La présente invention concerne un procédé et une installation de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent de gaz humide contenant un porteur de chaleur condensable tel que la vapeur d'eau. On connait déjà des systèmes de récupération travaillant suivant le principe de la pompe à chaleur a absorption. Mais ces systèmes, compliqués et chers, utilisent des fluides, souvent sous forte pression, qui posent des problèmes d'installation. On sait également que la vapeur d'eau contenue dans l'air humide ou dans des produits de combustion d'un hydrocarbure ou de l'hydrogène, peut céder au moins une partie de sa chaleur latente en se condensant. Cependant, la température de condensation à laquelle on peut réaliser une bonne récupération de la chaleur latente est, en général, trop faible pour permettre une bonne utilisation de la chaleur récupérée. La présente invention a pour but la réalisation d'un procédé et d'une installation de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent de gaz humide, procédé et installation permettant de travailler, d'une part, à des pressions voisines de ou égale$ à la pression atmosphérique et, d'autre part, à des températures de récupération plus élevées et adaptées à celles utilisées dans les circuits de chauffage domestique ou industriel. Pour le procédé de récupération, ce but est atteint du fait que l'on fait circuler l'effluent ou le courant de gaz humide avec une pression voisine de ou égalera la pression atmosphérique et on le met en contact direct, de préférence à contre-courant, avec un liquide absorbeur apte a sécher ledit effluent de gaz, que l'on régénère ensuite, par chauffage, au moins partiellement, le liquide absorbeur chargé du porteur de chaleur en phase liquide, de façon à évaporer ledit porteur de chaleur condensable, que l'on condense ensuite le porteur de chaleur évaporé en le mettant en contact indirect avec un fluide (liquide ou gazeux) à chauffer et que l'on refroidit le liquide absorbeur régénéré en le mettant, à contre-courant, en contact indirect avec le fluide (liquide ou gazeux) à chauffer avant de le renvoyer dans l'effluent ou courant de gaz humide. L'installation de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent de gaz humide est caractérisée en ce qu'elle comprend une source d'effluent ou de courant de gaz humide, une chambre d'absorption dans laquelle règne une pression voisine de ou égale à la pression atmosphérique, dont la partie inférieure comporte une conduite d'entrée raccordée à la source de courant ou d'effluent de gaz humide et dont la partie supérieure est munie d'une conduite d'échappement pour le courant de gaz séché ainsi que d'au moins un organe de répartition d'un liquide absorbeur, une unité de chauffage et d'expansion raccordée, d'une part, à l'aide d'une conduite de régénération, au fond de la chambre d'absorption et, d'autre part, à l'aide d'une conduite de retour, à l'organe de répartition, un condenseur muni d'un circuit échangeur de chaleur raccordé à l'extrémité supérieure de l'unité de chauffage et d'expansion, ainsi qu'un circuit échangeur de chaleur à contre-courant associé à la conduite de retour. Grâce à cette conception, on peut se passer de l'évaporateur nécessaire dans les pompes à chaleur à absorption, la vapeur d'eau est fournie directement par un gaz humide tel que de l'air humide et le cycle est un cycle ouvert. En outre, la chambre d'absorption et l'unité de chauffage et d'expansion fonctionnent pratiquement à la pression atmosphérique et la différence entre la pression atmosphérique de la chambre d'absorption et la pression partielle de la vapeur d'eau contenue dans l'air ou dans les produits de combustion d'hydrocarbure ou d'hydrogène, est assurée par la présence d'un troisième fluide inerte, à savoir l'air. Ce procédé de récupération de la chaleur sensible et latente ainsi que l'installation peuvent être appliqués avantageusement à un système de chauffage central à l'eau ou à un système de chauffage d'air. Dans ces cas, la source d'effluent ou de courant de gaz humide est constituée, soit par le foyer d'une chaudière, soit par un séchoir parcouru par un gaz de préférence préchauffé tel que de l'air chaud. La présente invention sera encore mieux comprise à l'aide de la description suivante de plusieurs modes de réalisation, description faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique d'une installation de récupération de chaleur, - la figure 2 est une vue schématique d'un deuxième mode de réalisation d'une unité de chauffage et d'expansion faisant partie de l'installation selon la figure 1, - la figure 3 est une vue schématique d'une installation de récupération de chaleur associée à un circuit de chauffage central, et - la figure 4 est une vue schématique de l'installation de récupération de chaleur associée à un séchoir industriel. L'installation de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent de gaz humide contenant un porteur de chaleur condensable telle que de la vapeur d'eau comprend essentiellement une source de courant ou d'effluent de gaz humide 1, une chambre d'absorption 2, une unité de chauffage et d'expansion 3, un condenseur 4 et un échangeur de chaleur 5. La chambre d'absorption est délimitée par une enceinte, de préférence cylindrique verticale 6 dont la partie inférieure est raccordée #par une conduite d'entrée 7 à la source d'effluent de gaz humide 1. En dessous de l'embouchure de la conduite d'entrée 7, la chambre d'absorption 2 présente une cuve collectrice 8 et, à sa partie supérieure, ladite chambre d'absorption est munie d'une conduite d'échappement 9 pour l'effluent ou courant de gaz ainsi qu'au moins un organe de répartition 10 pour un liquide absorbeur.Cet organe de répartition 10 peut présente la forme d'une rampe ou de plusieurs rampes d'arrosage ou encore d'un plateau perforé ou d'un distributeur ou p#lvérisateur. Dans certains cas, il est avantageux de suspendre, dans la chambre d'absorption 2, en dessous de l'organe de répartition 10, des fils, filaments ou bandes le long desquels s'écoule le liquide absorbeur et qui sont léchés par l'effluent de gaz ascendant. Le fond de la cuve collectrice, c'est-à-dire de la chambre d'absorption 2, et raccordée, à l'aide d'une conduite de régénération Il, à l'uni- té de chauffage et d'expansion 3. qui peut être constituée par un bouilleur. Dans ce cas, la conduite de régénération 11 débouche dans l'enceinte du bouilleur 3, par exemple à mi-hauteur de celui-ci. Ce bouilleur 3 peut être chauffé par un circuit de chauffage 12 qui peut Btre constitué par exemple par un circuit de produits de combustion de gaz ou de fuel ou d'un autre combustible ou par une résistance électrique ou un fluidecaloporteur chauffe par une chaudière séparée, etc. Le fond du bouilleur 3 est raccordé par une conduite de retour 13 à l'organe de répartition 10 du liquide absorbeur. Cette conduite de retour 13 traverse l'éèhangeur 5 qui est par couru à contre-courant par le fluide à chauffer (liquide ou gazeux) d'un circuit échangeur 14 appartenant à un système de chauffage central à l'eau ou à un système de chauffage d'air. La partie supérieure de l'unité de chauffage et d'expansion 3 est raccordée au condenseur 4 qui est traverse par un circuit échangeur 15, faisant également partie, soit du chauffage central à l'eau, soit du chauffage d'air et qui peut etre monté en parallèle ou en série avec le circuit échangeur 14. En amont de l'unité de chauffage et d'expansion 3, la conduite de régénération 11 peut être raccordée par une conduite de liaison 16 à la conduite de retour 13, de préférence avant l'entrée de celle-ci dans l'échangeur 5. La conduite de liaison 16 peut etre munie d'une vanne obturable. De préférence, cette vanne obturable est constituée par une vanne à trois voies 17, qui est-placée à la jonction entre la conduite de régénération 11 et la conduite de liaison 16. L'extrémité supérieure du bouilleur 3 et celle du- condenseur 4 sont reliées chacune par une conduite 18 et 19 à la conduite d'entrée 7 de la chambre d'absorption 2.La conduite 18 est munie d'une soupape de sécurité 20 qui évite que le bouilleur 3 soit en dépression, en particulier à l'arret , et la conduite 19 est munie d'une soupape de sécurité 21 qui évite les surpressions dans l'ensemble bouilleur 3-condenseur 4. Le bouilleur 3 comporte encore un régulateur de niveau 22 pour la solution liquide qu'il contient et le fond du condenseur 4 est muni d'une conduite de purge 23 comportant une vanne de purge 24. Une ou plusieurs pompes 25 sont montées sur les différentes conduites, par exemple sur la conduite de retour 13, pour assurer la circulation du liquide absorbeur, c'est-à-dire de la solution. Le liquide absorbeur utilise dans le cadre de la présente invention est constitué par une solution aqueuse d'un absorbant (par exemple du bromure de lithium, du glycol ...). Ce liquide absorbeur est introduit à la partie supérieure de la chambre d'absorption 2 et y est réparti à l'aide de l'organe de répartition 10 par exemple sous forme de fines gouttelettes 26 qui tombent à l'encontre de l'effluent de gaz humide ascendant provenant de la source 1. Lors de la mise en contact du gaz humide avec le liquide absorbeur, ce gaz est desseché et cède la chaleur d'absorption au liquide absorbeur qui est recueilli dans la cuve collectrice 8. Le gaz sec quitte la chambre d'absorption 2 à travers la conduite d'échappement 9. Le liquide absorbeur contenu dans la cuve collectrice 8 comporte une certaine quantité d'eau provenant de l'absorption de la vapeur d'eau du gaz humide. La solution d'absorption , c1est-à-dire le liquide-absorbeur de la cuve collectrice 8 doit donc être régénéreeet est donc envoyéeà travers la conduite de régénération 11 dans l'unité de chauffage et d'expansion 3, constituée dans cet exemple par un bouilleur. Dans le bouilleur 3, la solution d'absorption est régénérée à haute température et a une pression proche de la pression atmosphérique.Grâce à l'apport extérieur de chaleur par le circuit de chauffage 12, la solution d'absorption chargée en eau absorbée est régénérée du fait que l'eau absorbée est évaporée et s'échappe à travers l'ex trémité supérieure du bouilleur 3 vers le condenseur 4. Dans le condenseur 4, la vapeur d'eau libérée au bouilleur 3 se condense en cédant sa chaleur au fluide à chauffer circulant à travers le circuit échangeur 15. L'eau condensée contenue dans le condenseur 4 peut être purgée à travers la conduite 23 et être utilisée éventuellement à des fins de chauffage. La solution d'absorption, c'est-à-dire le liquide absorbeur régénéré, est soutirée du bouilleur 3 et renvoyée par la conduite de retour 13, à l'aide de la pompe 25. et à travers l'organe de répartition 10 dans la chambre d'absorption 2. Dans l'é- changeur 5, le liquide absorbeur régénéré est refroidi et cède une grande partie de sa chaleur au fluide à chauffer passant à travers le circuit échangeur 14 destiné à l'utilisation. Il se comprend de soi-même que l'installation de récupération peut comporter un certain nombre d'autres organes de régulation appropriés pour l'utilisation concernée. Comme on peut le voir sur la figure 2, l'unité de chauffage et d'expansion 3, au lieu d'être matérialisée par un bouilleur, peut comprendre un conduit ou serpentin hélicoïdal 27, as soucié à un brûleur 28 et raccordé, d'une part, à la conduite de régénération 11 et, d'autre part, à un séparateur 29. Le conduit helicoldal de chauffage 27 débouche par exemple à mi-hauteur dans le sépara teur 29 dont le fond est relié à la conduite de retour 13 et dont l'extrémité supérieure est raccordée par le conduit 30 au condenseur 4. Le séparateur 29 comprend, comme le bouilleur 3 de l'exemple précédent, un régulateur de niveau 22 et communique, à travers la soupape 20 et la conduite 18, avec la conduite d'entrée 7 de la chambre d'absorption 2.Ce mode de réalisation assure, d'abord, le chauffage du liquide absorbeur chargé par un chauffage extérieur (brûleur 28) du serpentin 27 et la séparation de la vapeur d'eau et de la solution d'absorption régénérée 31 dans le séparateur 29. Le procédé de récupération de la chaleur sensible et latente d'un courant de gaz humide sera expliqué ci-après à l'aide d'un exemple chiffré. On suppose que la source d'effluent du gaz humide 1 fournit à la conduite d'entrée 7 de la chambre d'absorption 2 de l'air humide avec une température de 1000 et avec une 3 vapeur en teneur d'eau de 140 gr par m d'air sec, ce qui corres- pond à une température de rosée d'environ 540 Celsius. En outre, on désire réchauffer un fluide tel que de l'eau dlun chauffage central, dont la température de retour à l'entrée 32 du circuit échangeur 15 dans le condenseur 4 est de 600 Celsius. On comprend très aisément que, dans ces conditions, il ne peut y avoir de condensation avec les techniques connues. L'échangeur à contre-courant 5 est dimensionné et conçu de telle sorte que la température du liquide absorbeur régénéré possède, à la sortie 33 dudit échangeur 5, une température de 700 Celsius. Le liquide absorbeur a une teneur en poids de bromure de lithium égale à x = 60%, le reste étant de l'eau. Cette solution d'absorption est envoyée par la pompe 25 au sommet de la chambre d'absorption 2 avec un débit ql;pour ces conditions (x = 60%, T= 700 Celsius) les courbes d'équilibre bromure de lithium -eau montrent que la pression partielle de vapeur d'eau est de 40 millibars, ce qui correspond à une température de rosée de 31 Celsius et à une teneur en eau d'environ 37 gr. par m3 d'air sec. L'air desséché sortant à travers la conduite d'échappement 9 de la chambre d'absorption 2 contiendra environ 40 gr de vapeur d'eau par m d'air sec. Le complément d'eau (140 - 40 = 100) c'est-àdire 100 gr. d'eau par m d'air est absorbé par le liquide absorbeur au cours du contact direct réalisé à contre-courant dans la chambre d'absorption 2 entre la solution d'absorption pulvérisée et l'effluent d'air humide. La chaleur d'absorption Fa est ainsi transmise à la solution d'absorption qui est recueillie dans la cuve collectrice 8 et atteint, au bas de la chambre d'absorption 2, la température de 1000 Celsius et possédera une teneur x2 en bromure de lithium de 59 % en poids car la solution d'absorption 34 contenue dans la cuve collectrice 8 a été légèrement diluée par l'eau condensée à partir de l'effluent de gaz humide.Le débit q2 de liquide absorbeur chargé 34, soutiré de la cuve collectrice 8, est égal à la somme du débit qu de liquide absorbeur nouveau ou régénéré envoyé à travers l'organe de répartition 10 dans la chambre d'absorption 2 et de débit d'eau condensée qe (q2- qls q#).Ainsiî pour maintenir constant le niveaudela solution chargée 34 dans la cuve cbîlectrice 8, on s'arrange, de préférence, de telle sorte que la somme des débits de liquide absorbeur entrant dans la chambre d'absorption 2 et d'eau condensée produit dans ladite chambre d'absorption 2 soit égale au débit du liquide absorbeur chargé soutiré de ladite chambre 2.A 1'en- droit de la vanne 17, le débit q2 de liquide absorbeur chargé peut être subdivisé en un débit q3 qui va vers l'unité de chauffage et d'expansion 3, c'est-à-dire le bouilleur et en un débit q4 qui est directement renvoyé à travers la conduite de liaison 16 dans la portion de la conduite de retour 13 se trouvant en amont de 1 échangeur 5.La solution d'absorption chargée es#t chauffée dans le bouilleur 3 à une température d'environ 1550 Celsius, ce qui permet d'assurer, à la pression atmosphérique1 l'évaporatibn de la quantité d'eau condensée Le régulateur de niveau 22 peut agir sur la vanne 17 de telle sorte que le débit q3 soit juste suffisant pour maintenir constant le niveau de sc3ution à l'intérieur du bouilleur 3, le reste de la solation d'absorption chargée étant renvoyé avec un débit q4 à la conduite de retour 13. Le liquide absorbeur régénéré sort du bouilleur avec un débit g5 - g3 - ge La solution sortant du bouilleur 3 se trouve+! la température de 1550 Celsius et possède une teneur en bromure de lithium de 61 % en poids. Les débits de la solution d'absorption chargée go et de la solution d'absorption régénérée q5 se mélangent au point de jonction entre les conduites 13 et 16 et donnent à la solution son titre initial de 60 % en poids de bromure de lithium, mais avec une température proche de 1300 Celsius. Dans l'échangeur 5, la solution, au moins partiellement régénérée, cède, en se refroidissant de 130 à 700 Celsius, sa chaleur F1 au fluide à. chauffer traversant le circuit échangeur 14. Par ailleurs, la vapeur d'eau libérée au bouilleur 3, s'échappe au condenseur 5 oû elle cède au fluide à chauffer tra versant le circuit échangeur 15 la chaleur de condensation F2 à une température d'environ 1000 Celsius. Le bilan thermique montre qu'aux pertes dues à llimper- fection de l'isolation thermique près, la somme des chaleurs fournie au fluide à chauffer dans les échangeurs 5 (14) et 15 (condenseur 4), c'est-à-dire F1+ F2 est égale à la somme de la quantité de chaleur F fournie au bouilleur 3 par exemple par le circuit de chauffage 12 et de la quantité de chaleur Fa récupérée dans la chambre d'absorption 2, ce qui correspond à la relation (F1 + F2 = F + Le procédé de récupération conforme à la présente invention permet d'atteindre un résultat comparable à celui d'une pompe à chaleur à absorption avec les avantages complémentaires suivants Le procédé selon l'invention n'a pas besoin d'un évaporateur, la vapeur d'eau étant fournie directement par l'air humide et le cycle étant un ~cl ouvert. La chambre d'absorption fonctionne pratiquement à la pression atmosphérique, la différence entre la pression atmosphérique et la pression partielle de la vapeur d'eau étant assurée par la présence d'un troisième fluide inerte, c'est-à-dire l'air ou un autre gaz provenant de la source d'effluent de gaz 1. Le bouilleur ou plus généralement parlant, l'unité de chauffage ou d'expansion 3, travaille également pratiquement à la pression atmosphérique si on se limite, pour le condenseur 4, à une température de 1000 Celsius. Bien entendu, les valeurs données dans l'exemple précédemment décrit ne sont pas limitatives. On pourrait prévoir des conditions initiales telles que la température de rosée de l'air humide fourni par la source d'effluent de gaz 1, soit comprise entre 30 et 1000 Celsius. Il est évident que lorsque les températures de fluide à chauffer et les caractéridtiques de l'air humide sont différentes, les valeurs pour les conditions de travail dans chaque élé- ment constitutif de 11 installation, sont également différentes. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3, la source de courant de gaz humide 1 est constituée par le foyer 35 d'une chaudière 36. Dans ce cas, l'unité de chauffage et d'expansion comprend un conduit hélicordal ou serpentin 27, disposé dans l'enceinte de la chaudière 36 au-dessus du brûleur 28 ainsi qu'un séparateur 29 disposé à l'extérieur de la chaudière. Le circuit de chauffage d'eau 37, disposé au-dessus du serpentin 27 dans le foyer de la chaudière 36 est monté en série avec les circuits échangeurs d'eau 14 et 15 dont l'un traverse l'échangeur 5 et dont l'autre traverse le condenseur 4.Selon une autre particularité de ce mode de réalisation, un troisième échangeur 38 permet l'échange de chaleur entre la solution d'absorption. chargee traversant la conduite de régénération 11 et la solution d'absorption régénérée traversant la conduite de retour 13. Dans le cas du mode de réalisation selon la figure 3, l'effluent de gaz humide entrant dans la chambre d'absorption 2, est constitué par un mélange de gaz de combustion et d'air quittant le foyer 35 de la chaudière 36. Il faut noter que les autres éléments constitutifs de l'installation de récupération tels que représentés sur la figure 1 ou sur la figure 2 n'ont pas été décrits dans le cadre de l'installation de la figure 3 lorsque, dans cette dernière, ils. remplissent des fonctions analogues ou identiques. Il se comprend de soi ike que le brûleur 28 peut être aliment6, soit par du fuel, soit par du gaz ou par tout autre catustible hydrogéné. L'installation de réoppération utilisant une chaudière permet d'obtenir pour celle-ci un rendem,ent el'ord-e de 95% sur le pouvoir calorifique supérieur, ce qui correspond à un gain d'environ 20% par rapport à une chaudière classique. Un avantage essentiel de l'installation conforme à l'invention doit être vu dans le fait qu'elle n'a pas besoin d'un évaporateur du fait que la source froide est constituée ici par les produits de combustion. En outre, cette installation à chaudière fonctionne également pratiquent à la pression atmosphérique et la température de l'eau chaude qu'elle peut fournir correspond à celle des installations de chauffage actuelles. Comme on peut le voir sur la figure 4, l'installation de récupération est appliquée à un séchoir: Dans ce cas, la source d effluent de gaz humide 1 est constituée par l'enceinte 39 d'un séchoir contenant des produits à sécher 40 tels que des briques, des éléments en plus tre, des produits agricoles, etc. Suivant une particularité de ce mode de réalisation, le bouilleur 3 est placé dans une enceinte de chauffage 41 qui est raccordée à l-fentrée du séchoir et qui est parcourue par de l'air à chauffer.Cette enceinte 41 constitue un élément essentiel d'un système de chauffage d'air et comprend en amont du bouilleur 3 une chambre qui est ouverte à l'atmosphère à laide de l'ouverture 42 et qui fait fonction d'échangeur 5 puisqu'elle est parcourue par un tron çon de la conduite de retour 13 qui, à l'endroit de l'echamteur est conformée par exemple en serpentin L'extrémité supérieure du bouilleur 3 est raccordée à une conduite de condensation 43 qui peut être disposée dans l'espace compris entre l'enceinte 41 et le bouilleur 3 , de sorte que cet espace fait fonction de condenseur 4 puisqu'il est parcouru par l'air à chauffer et à envoyer, par exemple à l'aide d'un ventilateur 44,à l'entrée du séchoir 39.L'eau condensée dans la conduite 43 qui, avec l'espace délimité entre l'enceinte 41 et le bouilleur 3, joue en même temps le rôle d'un circuit échangeur analogue à celui référencé par le chiffre 15 de la figure 1, peut être envoyée à un réservoir de stockage, non représenté, d'où elle peut être utilisée à des fins industrielles ou domestiques. Le fond du bouilleur 3 est associé à un brûleur 28, disposé à l'intérieur de l'enceinte 41 et traversé, sur toute sa hauteur par un conduit de fumée 45 qui peut déboucher dans le raccord 46 reliant l'enceinte 41 à l'entrée du séchoir 39 ou qui, surtout lorsque le brûleur est alimenté en fuel, peut également être raccordé à l'atmosphère (voir le coude en pointillés sur la figure 4). Les autres éléments constitutifs du mode de réalisation représenté sur la figure 4 étant analogues ou identiques à celui de la figure 1 ou de la figure 2, il ne paraît pas nécessaire de les décrire à nouveau en détail. Pour sécher le produit humide stocké dans le séchoir 39, il faut élever le produit 40 à la température de séchage, compenser les pertes thermiques du séchoir 39, rompre la liaison entre le produit et l'eau qu'il contient et, ensuite vaporiser la quantité d'eau contenue dans le produit à sécher. Gracie à la conception de la présente invention, on peut récu gérer une grande partie de l'énergie nécessaire à la vaporisation . Le séchoir 39 peut ici être considéré comme l'évaporateur d'une pompe à chaleur à absorption.La chambre d'absorption 2 , associée au séchoir 39, permet de récuparer une grande partie de la chaleur contenue dans l'air du séchoir 39 et chargé d' midit6. Comme déjà mentionné lors de la description de l'installation représentée sur la figure 1, la solution d'absorption contenue dans la cuve collectrice 8 de la chambre d'absorption 2, et constituée par le liquide absorbant et l'eau absorbée est reconcentrée dans le bouilleur 3 qui est ici disposé dans l'enceinte 41 parcourue par de l'air à chauffer et associé à l'échangeur 5 et au condenseur 4 de telle sorte que l'on puisse récupérer le maximum de chaleur contenu dans la solution régénérée (échangeur 5)dans le gaz de combustion du brûleur 28 (échange avec le contenu du bouilleur 3 et apport de chaleur à l'air à chauffer soit par contact indirect, soit par un mélange direct) et dans la vapeur d'eau extraite du bouilleur 3 et condensée dans le serpentin 43 du condenseur 4. En outre, les pertes thermiques des parois du bouilleur 3 sont ici avantageusement utilisées pour assurer au moins un chauffage partiel de l'air envoyé dans le séchoir 39. On constate que l'installation de récupération conforme à l'invention et appliquée à un séchoir, permet d'abaisser notablement la consommation en combustible, notamment dans tous les processus où le séchage est une étape indispensable de la fabrication d'un produit qui constitue un poste important de consommation d'énergie thermique. Bien entendu, les différents modes de réalisation peuvent subir un certain nombre de modifications sans que l'on sorte pour cela du cadre de protection de la présente invention, cadre qui est défini par les revendications annexées. Ainsi, on pourrait utiliser, en tant que liquide absorbeur, non seulement du bromure de lithium ou du glycol, mais tout autre liquide apte à absorber le porteur de chaleur, notamment la vapeur d'eau. Il est également possible d'utiliser un mélange d'au moins deux liquides absorbeurs. REVENDICATIONS 1. Procédé de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent ou courant de gaz humide contenant un porteur de chaleur condensable tel que la vapeur d'eau, caractérisé en ce que l'on fait circuler le courant ou effluent de gaz humide avec une pression voisine de ou égale à la pression atmosphérique et on le met en contact direct, de préférence à contre-courant, avec un liquide absorbeur apte à sécher ledit courant de gaz, que l'on régénère ensuite, par chauffage, au moins partiellement le liquide absorbeur chargé du porteur de chaleur en phase liquide, de façon à évaporer ledit porteur de chaleur condensable, que l'on condense ensuite le porteur de chaleur évaporé en le mettant en contact indirect avec un fluide (liquide ou gazeux) à chauffer et que l'on refroidit le liquide absorbeur régénéré en le mettant, à contre-courant, en contact indirect avec le fluide (liquide ou gazeux) à chauffer avant de le renvoyer dans le courant ou effluent de gaz humide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que seulement une partie du liquide absorbeur chargé de porteur de chaleur en phase liquide est régénérée, l'autre partie étant mélangée avec la partie régénérée avant que le mélange soit mis en contact indirect avec le fluide à chauffer. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, carac tersé en ce que l'on utilise, en tant que fluide à chauffer, l'eau d'un circuit de chauffage central. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on utilise, en tant que fluide à chauffer, de l'air servant au chauffage d'un local d'habitation, de travail ou d'un séchoir. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractéri- se en ce que l'on utilise, en tant qu'effluent ou courant de gaz humide, un courant de gaz comprenant le gaz d'échappement d'une chaudière. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise, en tant que courant ou effluent de gaz humide, le courant de gaz provenant d'un séchoir 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise en tant que courant ou effluent de gaz humide, les gaz d'échappement d'un brûleur à gaz ou à fuel faisant partie , de préférence, d'un bouilleur. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 , 2 et 3 à 7, caractérisé en ce que l'on mélange les gaz d'échappement d'un brûleur à l'air chauffé envoyé dans un séchoir dont le courant ou effluent de gaz de sortie est traité en tant que courant de gaz humide. 9. Procédé selon une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'on utilise en tant que liquide absorbeur, au moins l'un des produits suivants : bromure de lithium et glycol. 10. Installation de récupération de la chaleur sensible et latente d'un effluent ou courant de gaz humide, contenant un porteur de chaleur condensable telle que de la vapeur d'eau, caractérisée en ce qu'elle comprend une source de courant ou d'effluent de gaz humide, une chambre d'absorption dans laquelle règne une pression voisine de ou égale à la pression atmosphérique, dont la partie inférieure comporte une conduite d'entrée raccordée à la source de courant de gaz humide et dont la partie supérieure est munie d'une conduite d'échappement pour le courant ou effluent de gaz ainsi que d'au moins un organe de répartition d'un liquide absorbeur, d'une unité de chauffage ou d'expansion raccordée, d'une part, à l'aide d'une conduite-de régénération, au fond de la chambre d'absorption et, d'autre part, à l'aide d'une conduite de retour, à l'organe de répartition, un condenseur muni d'un circuit échangeur de chaleur raccordé à ltextremité supérieure de l'unité de chauffage et d'expansion, ainsi qu'un circuit échangeur de chaleur à contre-courant, associé à la conduite de retour. 11. Installation selon la revendication 10, carac tériséaen ce que les circuits échangeurs du condenseur et de la conduite de retour font partie d'un chauffage central à l'eau. 12. Installation selon la revendication 10, carac térisé en ce que les circuits échangeurs du condenseur et de la conduite de retour font partie d'un système de chauffage d'air. 13. Installation selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que la source de courant de gaz humide est constituée par le foyer d'une chaudière. 14. Installation selon l'une des revendications 10 a 12, caractrisée en ce que la source de courant de gaz humide comprend un séchoir parcouru par un gaz, de préférence, préchauffé. 15. Installation selon l'une des revendications 10 a 14, caractérisée en ce que l'unité de chauffage et d'expansion est constituée par un bouilleur. 16. Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce que le bouilleur comprend un brûleur a gaz ou à fuel et est placé dans une enceinte raccordée, d'une part, à une entrée d'air et, d'autre part, a l'entrée du séchoir. 17. Installation selon l'une des revendications 10 à 16, caractérisée en ce que lescircuitséchangeursdu condenseur et de la conduite de retour sont prévus dans l'enceinte entourant le bouilleur. 18. Installation selon l'une des revendications 10 a 14, caracteriseeen ce que l'unité de chauffage et d'expansion cemprend un conduit hélicoidal ou serpentin associé à un brûleur ainsi qu'un séparateur raccordé, d'une part, au conduit hélicoidal et, d'autre part, au condenseur. 19. Installation selon l'une des revendications 10 à 18, caractérisée en ce que le conduit hélicoïdal ou serpentin de l'unité de chauffage et d'expansion est disposé dans le foyer de la chaudière. 20. Installation selon l'une des revendications 10 a 19, caractérisée en ce que le conduit de régénération est raccordé a la conduite de retour, de préférence, entre l'unité de chauffage et d'expansion et le circuit échangeur de chaleur de ladite conduite de retour et comporte une vanne obturable. 21. Installation selon l'une des revendications 10 à 20, caractériséeen ce que la conduite de régénération et la conduite de retour sont associées dans un échangeur de chaleur. 22. Installation selon l'une des revendications 10 à 21, caractérisée en ce que le circuit échangeur associé à la conduite de retour, est monté en série avec le circuit échangeur du condenseur et, le cas échéant, le tronçon de conduite qui les relie, traverse en serpentin, le foyer de la chaudière.