L'invention a pour objet un revêtement pour chaussées, notamment chaussées routières, plus particulièrement autoroutes et chaussées à grand trafic. Les revêtements de chaussées peuvent être divisés en trois groupes essentiels - ceux à base de beton hydraulique; - ceux dits enrobés constitués par l'application de diverses compositions de matériaux hydrocarbonés fabriqués dans des centrales d'enrobage; - et ceux dits "enduits superficiels" réalisés directement sur la chaussée. Les premiers, peu-répandus en BRANCHE, présentent l'inconvénient majeur d'être ou de devenir extrêmement glissants par temps humide. Pour diminuer leur coefficient de glissance et les risques d' "aquaplaning" auxquels ils donnent lieu, il est d'ailleurs connu de les rainurer longitudinalement, ce qui présente cependant l'inconvénient de diminuer la stabilité de certains véhicules, en rendant difficile leur "tenue de cap". Les revêtements du type "enrobés" présentent l'avantage d'être de mise en place assez facile, peu dépendante des conditions atmosphériques; mais ils présentent aussi souvent l'inconvénient de devenir glissants par temps de pluie. Les revêtements du type "enduits" ne présentent pas ces inconvénients de glissance, même par temps de fortes pluies, mais par contre, ils ont plusieurs inconvénients, notamment d'être bruyants, en ce- sens qu'ils provoquent un roulement de niveau sonore élevé et surtout d'être d'une mise en oeuvre fonction des conditions atmosphériques, c'est-à-dire que lorsqu'il pleut, il est pratiquement impossible i les appliquer et ils présentent un autre grave inconvénient résidant dans le fait que les gravillons qui constituent l'enduit et dont la quantité primitive est pratiquement toujours supérieure à la quantité théoriquement nécessaire, donnent lieu à un excès de gravillons qui ne sont pas ou mal liés et qui, au passage des véhicules, provoquent des bris de pare-brises. Il arrive- aussi que, lorsque ce dernier type de revêtement est placé sur un supportdutype enrobé", les gravillons arrivent à pénétrer dans le support sous l'action du trafic lourd,notamment par temps de chaleur,et qu'ainsi les gravillons n'apparaissent plus en surface, de telle sorte que finalement le revêtement devient plus glissant. L'invention a pour objet un revêtement qui reprend les avantages de ceux précités du type enduits, sans en présenter les inconvénients. Elle a pour objet, à cet effet, un revêtement constitué en combinaison - par une couche inférieure d'un matériau primitivement liquide, passant à l'état solide après refroidissement, sèchage, polymérisation ou tout autre moyen; - par une couche de gravillons durs dont l'épaisseur est supérieure à celle de la couche inférieure, de manière à ce que ces gravillons s'ancrent par leur base dans la couche inférieure; - et par un matériau de remplissage de fine granularité ayant des propriétés auto-agglomérantes pour réaliser un sertissage des gravillons,mais dont ltépaisseur est telle que les gravillons n'y soient pas entièrement noyés. Concernant la mise en oeuvre de ce revêtement, sa première phase est l'épandage du liant ou colle constituant sa couche inférieure. A titre d'exemple, cette couche inférieure peut être constituée notamment par un liant hydrocarboné, modifié ou non, ou par une résine synthétique ou naturelle. Cet épandage peut être fait à chaud ou à froid. Après épandage de cette couche inférieure, les gravillons sont répandus de la façon habituelle. Ils sont de dimensions comprises entre 10 et 20 mm, durs, angulaires, propres, et de forme prismatique ou cubique. Après mise en place des gravillons, il reste à épandre le matériau de garnissage. Il peut être constitué par des petites rognures d'enrobés hydrocarbonés, par des enrobés fins, fabriqués à chaud ou à froid, ou par un matériau fin à base de poudre d'asphalte ou encore par toute composition minérale ou organique apte à s'auto-agglomérer sous l'effet du trafic. Cet épandage peut être fait à chaud ou à froid. Les trois phases de cette mise en oeuvre sont suivies d'un cylindrage, et éventuellement d'un balayage qui a pour but de supprimer l'excès éventuel de la matière de remplissage non agglomérée. A titre d'exemple non limitatif, sont ci-après indiquées les coordonnées de mise en oeuvre d'un revêtement conforme à l'invention - épandage à chaud de 0,500 kg à I kg par m2 d'un bitume pur de pénétration 80/100; - gravillonnage de 5 à 10 kg par m2 de granulats concassés: porphyre ou de nature porphyrique, de dimensions 10-14mm; - répandage mécanique à froid de 5 à 10 kg par m2 d'un sable enrobé avec un bitume fluidifié. Les avantages d'un tel revêtement de chaussée sont nombreux et parmi eux, il convient de citer notamment ceux ci-après : - le revêtement présente d'excellentes qualités pour la tenue de route des véhicules, même par temps de pluie, car les gravillons sont des éléments efficaces d'accrochage des pneumatiques, tout en permettant lR drainage des eaux; - malgré les gravillons qui forment des aspérités à sa surface, le revêtement est moins sonore que- les revêtements de type "enduits" en raison de la présence de la matière réalisant leur blocage; - il est possible de régler les qualités anti-dérapantes et de résonance de la chaussée en donnant au matériau de rembourrage une épaisseur plus ou moins grande afin que les gravillons forment des aspérités plusou moins importantes par rapport à ce matériau; ; - il permet de diminuer considérablement les risques de bris de pare-brises à la mise en oeuvre et après mise en oeuvre car les granulats ou gravillons ne sont pas en simple appui latéral les uns contre les autres; ils sont séparés les uns des autres par le matériau de remplissage qui joue non seulement son propre rôle de rembourrage, mais aussi celui d'élément de liaison latérale entre eux; - le revêtement placé suer un support du type "enrobé" n' a pas tendance à pénétrer dans -le support sous l'effet du trafic lourd et par temps de chaleur; en effet, la matière de remplissage jouant le rôle d'un mortier permet de répartir les charges qui s'exercent sur les parties en relief des gravillons. EEVEN1 > IC ATI0N 1.- Revêtement de chaussée caractérisé en ce qu'il est constitué en combinaison par - une couche inférieure d'un matériau primitivement liquide, passant à l'état solide après refroidissement, sèchage, polymérisation ou tout autre moyen; - une couche de gravillons durs dont l'épaisseur est supérieure à celle de la couche inférieure, de manière à ce que ces gravillons s'ancrent par leur base dans la couche inférieure; - et par un matériau de remplissage de fine granularité, ayant des propriétés auto-agglomérantes pour réaliser un sertissage des gravillons,mais dont l'épaisseur est telle que les gravillons n'y soient pas entièrement noyés. 2.- Procédé de mise en oeuvre du revêtement de chaussée selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à épandre sur le support de base le liant ou colle constituant la couche inférieure du revêtement,àrépandre des gravillons sur cette couche inférieure, à épandre le matériau de garnissage, à cylindrer et à balayer.