Plaque d'impression photolithographique présensibilisee et procedé de fabrication d'une telle plaque L'invention a pour objet une plaque d'impression photolithographique présensibilisée comportant une plaque de base qui présente au moins une surface de travail metallique pourcons- tituer au moins l'un des elements du couple d'impression lithographique. I1 est bien connu que certains revêtements sensibles à la lumière ne sont pas compatibles avec les surfaces lipophiles ainsi qu'avec les surfaces hydrophiles telles que celles du cuivre, du chrome et de l'aluminium, et adhérent donc mal à ces surfaces. C'est pourquoi il a eté nécessaire d'utiliser des adhésifs tels que le produit connu sous le nom commercial d'Accobond, commercialisé par American Cyanamid. I1 en resulte que la production des plaques est plus onereuse sans aucun benéfice pour le fonctionnement de cette plaque. L'inconvénient ci-dessus des plaques présensibilisées connues a donc rendu impossible la fabrication d'une plaque presensibilisée très economique. En effet, pour produire une plaque de type économique, par exemple en aluminium sur laquelle on applique le revêtement de présensibilisation, il a éte necessaire jusqu'à maintenent de faire usage d'un adhesif organique pour ce revêtement ou a un procéde tel que l'oxydation anodique ou la granulation. L'inconvé- nient qui en résulte est que le prix des plaques est exagérément accru, que leur Jurée de vie est très courte et qu'elles ne peuvent étre utilisées que pour des tirages réduits car c'est le revêtement sensible à la lumière lui-même qui, une fois développé et fixé, sert de couche d'attraction de l'encre, tandis que la surface métallique de la plaque porteuse sert de surface de repulsion de l'encre. Il est clair qu'un revêtement organique sensible à la lumière, aussi dur soit-il, reste une matière organique et ne peut pas avoir une durée de vie raisonnablement longue. Cette circonstance laisse beaucoup à désirer en ce qui concerne la production de plaques presensibilisées à bas prix en vue d'une utilisation étendue.En outre, avec ce type de plaques, il n'est pas possible de durcir le revêtement jusqu'au point optimal, car le révélateur laisse des résidus sur la surface d'aluminium hydrophile, ce qui peut provoquer une impression defectueuse. Il est donc nécessaire que l'utilisateur effectue le durcissement final du revêtement après son développement si l'on désire une durée de vie plus longue de la plaque en cours d'usage. D'autre part, ce type d'inconvénient dû au défaut d'adhérence des revêtements presensibilisés sur les couches de chrome a rendu impossible jusqu'à maintenant la fabrication économique d'une plaque d'impression photoli-thographique positive multi metallique pouvant être présensibilisee par un revêtement sensible à la lumière et présentant des caractéristiques de prix raisonnables. En effet, dans cet exemple de réalisation particulier, il est egalement necessaire d'appliquer une couche d'adhesif relativement onéreuse. Cette couche est difficile à appliquer et présente quelquefois une adherence efficace redite, ce qui rend difficile la fabrication de plaques d'impression photolithographiques de haute qualité, presensibilisees par un revêtement sensible à la lumière fiable et permettant l'attaque chimique des plaques avec une précision suffisante pour qu'elles puissent être considérées comme des plaques de haute qualité. Il est également difficile que ces plaques soient traitées par le produit éliminateur sans qu'il y ait des résidus sur la couche hydrophile après traitement par ce produit. L'invention a pour but d'éviter ces inconvénients et concerne à cet effet une plaque du type ci-dessus caractérisée en ce qu'une couche métallique mince de cobalt est déposée par galvanoplastie sur la surface de travail métallique, un revêtement organique sensible à la lumière étant applique directement sur cette couche de cobalt sans disposer un adhésif quelconque entre eux. On a constaté avec surprise que l'application d'une couche mince de cobalt sur les couches de travail d'une plaque d'impression photolithographique, fournissait une couche exterieure hautement adhérente avec pratiquement tous les revêtements sensibles à la lumière, sans qu'il soit nécessaire de faire usage d'une résine adhésive ou d'un produit similaire. L'application de cette couche de cobalt ouvre donc un champ entièrement nouveau à la fabrication des plaques d'impression photolithographiques. En effet, elle rend possible la production d'un type quelconque de plaque d'impression photolithographique, qu'elle soit non métallique ou multimétallique, avec un revêtement sensible à la lumière d'efficacité accrue et adhérant avec une force inhabituelle à la couche de cobalt ainsi appliquée.On peut ainsi fabriquer soit des plaques de très bas prix pour une utilisation étendue, soit des plaques d'impression de haute qualité sans que l'on ait à utiliser des procédés complexes. D'une façon generale, la présente invention a pour objet un nouveau procédé pour préparer des plaques présen sibilisées en faisant usage de cobalt métallique pour preparer des couches adhérentes par elles-mêmes aux matières sensibles à la lumiere, ces couches étant utiles pour préparer ces plaques présensibilisées pour impression photolithographique sans qu'il soit nécessaire de faire appel à un adhésif. L'invention se rapporte plus particulièrement à des plaques prêsensibilisées perfectionnées comportant,en tant qu'adhésif pour le revêtement sensible à la lumière, une couche de cobalt appliquee sur la surface de travail exterieure. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés representant des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - la Fig. 1 est une vue en coupe transversale schématique d'une plaque d'impression photolithographique bimetallique presensibilisée, une partie de cette plaque étant déjà développée et gravée, la constitution de la plaque étant conforme à un exemple de réalisation préférentiel de l'invention; - la Fig. 2 est une tue similaire à ld Fig. 1, mais represente une plaque d'impression photolithographique mono metallique presensibilisee constituée conformément à un second exemple de réalisation de l'invention; ; - la Fig. 3 est une vue similaire à la Fig. 1, mais représente une plaque d'impression photolithographique positive multimetallique presensibilisée constituée conformément à un troisième exemple de réalisation préférentiel de l'invention, une partie de cette plaque étant déjà développée et gravée; - la Fig. 4 représente la plaque de la Fig. 3, les couches supérieures étant éliminees pour constituer la plaque d'impression finale; - la Fig. 5 est une vue similaire aux figures précédentes mais représente une plaque d'impression photolithographique négative multimétallique présensibilisée et constituée conformément à un quatrième exemple de réalisation préférentiel de l'invention. D'une façon générale, la présente invention consiste dans la constatation surprenante que les couches de cobalt metallique déposées par galvanoplastie présentent la caractéristique d'une puissance adhésive élevée vis- -vis des revêtements sensibles à la lumière. Ces couches de cobalt déposées par galvanoplastie ont pour avantage de présenter un pouvoir de rétention élevé vis-à-vis des matières organiques grasses telles que l'encre utilisée dans les procédés d'impression lithographiques. Ces couches peuvent donc servir de couches de rétention d'encre et de couches de répulsion d'eau pour former l'un des éléments constituants du couple lithographique d'une plaque d'impression photolithographique. Les propriétés ci-dessus présentées par les couches de cobalt métallique déposées par galvanoplastie permettent la préparation de plaques d'impression photolithographiques présensibi ljsées dans lesquelles il n'est pas nécessaire d'utiliser une couche de résine adhésive, dont l'application est difficile et pratiquement incontrôlable, pour assurer l'adhérence du revêtement sensible à la lumière sur la surface extérieure drune plaque constituée par un métal ou plusieurs métaux, ce qui est nécessaire pour produire une plaque présensi biliée ayant une longue duree de vie. Il est évident que ce qui précède ouvre un large champ d'application aux couches de cobalt métallique déposées par galvanoplastie en liaison avec les arts graphiques. En effet, on peut transformer pratiquement toute plaque d'impression photolithographique monométallique ou multimétallique en une plaque présensibilisée avec presque tous types de revêtements sensibles à la lumière et avec un maximum de sécurité et de maîtrise. On se réferera maintenant plus particulièrement aux dessins annexés qui représentent plusieurs exemples de réali- sation de plaques d'impression photolithographiques auxquelles on a ajouté une couche de cobalt déposée par galvanoplastie en tant que couche de travail finale pour obtenir une plaque terminée présentant des caracteristiques d'adhérence élevees vis- -vis des revêtements organiques sensibles à la lumière tels que ceux utilisés habituellement pour fabriquer des plaques d'impression presensibilisees. En se référant plus particulierement à la Fig. 1 des dessins, on y voit une plaque bimétallique (sans tenir compte de la couche de cobalt de la présente demande) présentant des caractéristiques economiques améliores et prévue pour être utilise au lieu des plaques d'impression présensibiliées classiques comprenant une plaque de base en aluminium ou en zinc sur laquelle le revêtement sensible à la lumière est fixé par adhérence. De façon plus précise, cette plaque comporte une plaque de base en acier 1 sur laquelle on a déposé par galvanoplastie une couche de travail en chrome 2.Sur cette couche > on a encore déposé directement par galvanoplastie une couche mince de cobalt 3 sur laquelle le revêtement 4 en résine sensible à la lumière est directement fixé par adhérence pour realiser une plaque présensibilisée de prix relativement reduit et ayant cependant une durée de vie considerablement accrue par rapport aux plaques classiques en aluminium ou en zinc. La plaque constituee conformément à l'exemple de realisation représente sur la Fig. 1 des dessins peut être preparee par le procedé lithographique pour être utilisée directement dans les opérations dtimpression. Elle peut être utilise comme une plaque nega- tive si le revêtement est polymerise et rendu insoluble lorsqu'il est exposé à la lumière. Elle peut aussi être utilisée comme une plaque positive si le revêtement est depolymerise et rendu soluble lorsqu'il est exposé à la lumière.On expose le revêtement 4 sensible à la lumière par l'intermediaire d'un calque approprié et on développe ensuite ce revete- ment pour en eliminer les parties affectées par le révélateur apres l'exposition à la lumière, comme représente en 5 sur la Fig. 1. La plaque est ensuite gravee au moyen d'un fluide d'attaque chimique approprié pour éliminer la couche de cobalt 3 et decouvrir ainsi, sur la surface développée 5, la surface plane et lisse de la couche de chrome 2. Le couple lithographique voulu est ainsi formé par la surface 6 de la couche de chrome, qui repousse l'encre en attirant l'eau, et la surface du revêtement 4 qui attire l'encre en repoussant l'eau. En cours d'usage, on peut voir clairement que cette nouvelle plaque d'impression photolithographique bimétallique a une duree de vie fortement augmentée par rapport aux plaques présensi biliées classiques en aluminium ou en zinc. En effet, lorsque le reve- tement sensible 4 est complètement usé parce qu'il a une faible duree en tant que couche organique, la surface de la couche de cobalt 3 continue à agir en tant que couche capable de former le couple lithographique voulu avec la surface 6 de la couche de chrome 2.Cela est du au fait que la couche de cobalt conforme à la présente invention présente des propriétés d'attraction de l'encre et de repulsion de l'eau suffisantes en elles-mêmes pour que cette couche de cobalt agisse comme l'un des éléments du couple lithographique necessaire pour les opérations d'impression. En conséquence, lorsque le revêtement 4 a été use en service, la plaque continue à fonctionner en utilisant la surface de la couche de cobalt 3 conjointement avec la surface 6 de la couche de chrome 2. On forme ainsi le couple lithographique voulu pour poursuivre l'opération d'impression pendant une période très longue par rapport aux périodes dont on dispose avec les plaques connues comprenant seulement une plaque de base en aluminium ou en zinc qui repousse l'encre et un revêtement sensible à la lumière qui repousse l'eau.Lorsqu'elles sont usées, ce qui arrive en un temps court, ces plaques connues sont inutilisables pour poursuivre le processus d'impression lithographique. La Fig. 2 des dessins représente une plaque monométallique (sans tenir compte de la couche de cobalt qui fait l'objet de la presente invention) qui peut aussi être utilise essentiellement au lieu des plaques classiques présensibilisées en aluminium ou en zinc decrites précédemment. Mais, dans cette plaque, le revêtement peut être durci de façon optimale. Dans les plaques connues, le durcissement final devait au contraire être effectué après le développe- ment du revêtement si l'on désirait des tirages plus etendus. La plaque monométallique représentée sur la Fig. 2 comporte une plaque de base 1 en aluminium fournissant la surface hydrophile et sur laquelle une couche de cobalt 7 est déposee par galvanoplastie conformément à l'invention. Sur cette couche de cobalt 7 est appliqué un revêtement 8 sensible à la lumière et pouvant être durci dans un four pour atteindre son point de dureté final, en vue de produire une plaque présensibilisée n'exigeant pas de durcissement supplémentaire par le consommateur qui l'utilise. La plaque conforme à l'exemple de réalisation représenté sur la Fig. 2 est preparée de façon similaire à ce qui a été décrit en se référant à la Fig. 1. Il y a lieu de remarquer que tout residu de revêtement demeurant sur la surface du cobalt après le développement du revêtement pour former le renfoncement 9 se trouve éliminé lorsque la couche de cobalt 7 est gravée par attaque chimique. Les zones 10 de la surface de la plaque de base 1 en aluminium sont ainsi découvertes de façon fiable et complète pour qu'elles servent d'elément hydrophile de la plaque, tandis que le revêtement 8 sert d'elément lipophile du couple lithographique. Les avantages présentés par cette plaque sont, en plus de ceux déjà décrits, équivalents aux avantages présentés par la plaque constituée conformément à l'exemple de realisation de la Fig. 1. Il n'est donc pas necessaire de les répéter ici. A partir de ce qui precede, on peut voir que les proprietes des couches de cobalt conformes à l'invention permettent d'obtenir des plaques d'impression photolithographiques qui, outre qu'elles évitent le recours à un adhésif pour le revêtement sensible à la lumière, présentent la particularite que lorsque ce revêtement est usé en service, la couche de cobalt appliquée sur la surface des plaques continue elle-même à agir en tant que l'un des éléments du couple lithographique. On augmente ainsi considérablement l'étendue des tirages pouvant être effectues avec ces plaques, contrairement à ce qui a lieu avec les plaques connues dans lesquelles, lorsque le revêtement sensible à la lumière est use, les plaques n'ont plus aucune possibilité de continuer le tirage d'impression. Les propriétés ci-dessus des couches de cobalt conformes à la présente invention permettent également d'obtenir des plaques d'impression photolithographiques multimetalliques presen sibilisées telles que la plaque d'impression positive trimétallique (sans tenir compte" de la couche de cobalt conforme à l'invention) repre- sentee sur la Fig. 3 et la Fig. 4 des dessins. Ces Fig. 3 et 4 des dessins representent une plaque d'impression trimétallique constituée par une plaque de base 1 en acier ou en une autre matiere traitée de façon appropriée pour qu'elle puisse recevoir une couche de travail déposée par galvanoplastie. Dans l'exemple de réalisation particulier represente, cette couche comprend une couche de cuivre alcaline 11, déposée par galvanoplastie sur la plaque de base 1, et une couche de cuivre acide 12 déposée sur la couche de cuivre alcaline 11, pour constituer l'un des éléments du couple d'impression lithographique. Sur la couche de cuivre 12, est appliquée de façon en soi connue une couche de chrome 13 qui complète le couple d'impression lithographique. Sur la surface de la couche de chrome 13 est appliquée la couche de cobalt 14 conforme à la présente invention destinée à recevoir directement le revêtement 15 sensible à la lumière.Ce revêtement est fermement fixé par adhérence sur la plaque d'impression positive trimétallique de façon à permettre la production d'une plaque présensibilisée terminée par un travail positif ou négatif suivant le type du revêtement utilisé. Cette plaque peut être vendue sans autre traitement. Pour preparer la plaque d'impression trimétallique positive constituée conformément a l'exemple d réalisation représenté sur la Fig. 3 des dessins, on expose à la lumière de façon bien connue le revêtement 15 sensible à la lumière à travers un calque approprié et on développe ensuite ce revêtement au moyen d'un révélateur approprié pour éliminer le revêtement dans les zones voulues qui sont désignes dans leur ensemble par la référence numérique 16 sur la Fig. 3 des dessins.La coucbe de cobalt 14 et la couche chrome 13 sont ensuite gravées par-attaque chimique pour éliminer ces couches dans les zones 16 ou le revêtement 15 sensible à la lumière a été eli-- miné précédemmentpar l'opération de développement pour exposer directement la surface 17 de la couche de cuivre 12 en constituant l'un des éléments du couple lithographique, c'est-à-dire plus précisément l'élé- ment attirant l'encre. Pour que le couple lithographique complet cuivre - chrome soit correctement découvert en vue de l'utilisation de la plaque d'impression trimétallique, de façon bien connue dans les arts graphiques, le revêtement 15 et la couche de cobalt 14 sont éliminés en utilisant un produit eliminateur de revêtements sensibles d'un type bien connu dans les arts graphiques et au moyen d'un fluide approprié d'attaque chimique du cobalt. La surface 18 de la couche de chrome décou- verte 13 est alors laissée intacte par ce fluide qui n'affecte pas la surface apparente 17 de la couche de cuivre 12.On obtient ainsi une plaque d'impression photolithographique correspondant à la Fig. 4 des dessins et comprenant simplement la base 1, la couche de cuivre alcaline 11 et les couches de travail 12 et 13 en cuivre et en chrome respectivement qui forment le couple lithographique classique entre les surfaces découvertes de cuivre 17 et de chrome 18. On peut également utiliser les avantages des proprietés des couches de cobalt conformes à la présente invention pour préparer des plaques d'impression photolithographiques multimétalliques négatives presentant une haute qualite d'impression telles que celle représentée de façon particulière sur la Fig. 5 des dessins. Cette figure représente une plaque d'impression multimétallique négative comprenant essentiellement une plaque de base 1 en acier ou en toute autre matiere preparée de façon appropriée pour recevoir des couches métalliques déposees par galvanoplastie sur sa surface. Une pre mière couche de cuivre 19, de préférence en cuivre alcalin, est appli quée pour assurer l'adhérence sur la plaque de la première couche de travail 20 qui est constituée par du chrome déposé par galvanoplastie. Sur cette couche est appliquee une couche très mince de nickel ou de cobalt, comme indiqué par la référence numérique 21, pour donner une adhérence suffisante à la couche de travail suivante 22 réalisée en cuivre et qui, autrement, n'adhérerait pas fermement à la couche de chrome 20, comme cela est bien connu dans la technique. Comme mentionné précédemment > la couche de cuivre 22 est réalisée en cuivre acide de haute qualité pour constituer finalement l'un des éléments du couple lithographique. Cette couche est appliquée par galvanoplastie sur la couche de nickel ou de cobalt 21. Sur cette couche de cuivre 22, on applique finalement une couche de cobalt 23 et un revêtement 24 sensible a la lumière, conformément à la présente invention, pour obtenir une plaque d'impression multimétallique négative présentant une très haute qualité d'impression et présensibilisee. Pour développer la plaque multimetallique négative conforme'à l'exemple de réalisation représenté sur la Fig. 5, on expose à la lumière, de façon bien connue, le revêtement 24 sensible à la lumière par l'intermédiaire d'un calque approprié. On développe ensuite ce revêtement et on en élimine certaines parties comme représenté en 25 sur la Fig. 4 des dessins. On grave ensuite par attaque chimique, simultanément, la couche de cobalt 23, la couche de cuivre 22 et la couche de nickel ou de cobalt 21, pour découvrir certaines zones 26 de la surface de la couche de chrome 20 qui formera l'un des éle- ments du couple lithographique, conformément à l'exemple de réalisation représente sur la Fig. 5. La plaque peut être utilisée directement après l'attaque de la couche de cobalt 23, de la couche de cuivre 22 et de la couche de cobalt ou de nickel 21. En effet, l'autre élément du couple lithographique est forme initialement par le revêtement 24 sensible à la lumière qui, lorsqu'il est usé, laisse la couche de cobalt 23 découverte à la surface de la plaque, cette dernière continuant à fonctionner en tant qu'élément d'attraction de l'encre du couple lithographique. En outre, après une très longue durée d'utilisation de la plaque, lorsque la couche de cobalt 23 est usez, la surface de la couche de cuivre 22 reste découverte vers l'extérieur et continue à agir en tant qu'élement d'attraction de l'encre du couple lithographique.Il en résulte que ces plaques d'impression multimetalliques negatives ont une durée de vie considérablement augmentée étant donné que même après usure complète du revêtement 24 et de la couche de cobalt 23, elles comportent encore la couche de cuivre 22 dont la durée de vie est tres longue et qui continue à agir en tant qu'élément d'attraction de l'encre du couple lithographique en liaison avec la surface découverte 26 de la couche de chrome sous-jacente 20 qui agit en tant qu'élément d'attraction de l'eau et de répulsion de l'encre du couple lithographique. Ce qui précède montre clairement que les couches de cobalt conformes à la présente invention peuvent être mises en application en liaison avec un type quelconque de plaques d'impression photolithographiques. Ces couches de cobalt peuvent être très minces car leur but essentiel consiste à donner une adhérence appropriée aux couches de travail, en aluminium, en chrome ou en cuivre, envers les revêtements sensibles à la lumière ainsi qu'à assurer une protection efficace de ces couches depuis leur dépôt par galvanoplastie ou leur preparation sur les plaques jusqu'au moment où elles reçoivent le revêtement sensible à la lumière. Bien qu'il y ait de nombreuses variantes pour effectuer le'depôt de couches de cobalt conformes à l'invention et qu'on ne desire pas être limité à un mode de réalisation de procédé quelconque ou a un bain galvanoplastique de cobalt pour le dépôt électrolytique de ces couches de cobalt, suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, on dépose lesdites couches de cobalt à partir d'un bain contenant essentiellement du chlorure de cobalt hexahydraté, de l'acide borique et de l'acide chlorhydrique, on applique la couche de cobalt en plongeant la plaque d'impression dans bain en tant que cathode et en disposant des anodes en carbone ou en cobalt dans ledit bain, on applique une tension comprise entre 3 et 16 Volts environ et un courant de 100 à 600 Ampères pour avoir une densité de courant comprise entre 1,4 et 8,7 Ampères/dm2, à une temperature de l'élec- trolyte comprise entre 20 et 600C environ, en realisant ainsi un dépôt de cobalt très efficace sur les surfaces d'aluminium5 de cuivre ou de chrome conformément à la presente invention. Le bain électrolytique pour le dépôt de couches de cobalt conformes à la presente invention contient de préférence de 50 à 100 g/l de chlorure de cobalt hexahydraté, de 5 à 25 g /1 d'acide borique et de 4 à 25 ml/l d'acide chlorhydrique à 37,8 % > ce qui permet d'obtenir un dépôt de cobalt très efficace en accord avec la présente invention, ce bain étant utilisé dans les, conditions de densité de courant et de température mentionnées précédemment. 'De façon plus particuliere, il est prfe- rable de faire usage, pour le dépôt de couches de cobalt conformes a l'invention sur des couches de chrome, des couches de cuivre ou des plaques d'aluminium, d'un bain électrolytique contenant 75 gil de chlorure de cobalt hexahydraté, 13,5 g/l d'acide borique et 10,2 ml /1 d'acide chlorhydrique à 37,8 %. Ce bain est un bain optimal pour effectuer un dépôt de cobalt a faible prix et avec un maximum d'effi cacité. Ce qui précède montre qu'on a realisé pour la première fois un progres technologique très important en ce qui concerne l'adhérence des revêtements sensibles à la lumière sur les plaques d'impression photolithographiques, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser une couche d'adhésif organique dont l'application est diffi cile, peu sûre et qui n'a aucune utilité pour les arts graphiques. On a en même temps créé des plaques d'impression photolithographiques présensibilisées qui peuvent être très économiques et ont une duree de vie remarquablement allongée par rapport aux plaques équivalentes connues. La presente invention est également très utile pour tous les types de plaques d'impression photolithographiques, mais présente une utilité encore plus grande pour de telles plaques dans lesquelles la couche lipophile est superposée à la couche hydrophile.En effet, les couches de cobalt conformes à la présente invention, outre qu'elles constituent des couches d'adhérence élevée pour les revêtements sensibles à la lumiere, constituent également des éléments d'attraction de l'encre qui permettent de continuer à utiliser les plaques présensibi lisees, même après l'usure complète du revêtement sensible à la lumière qui sert initialement d'élément d'attraction de l'encre dans le couple lithographique des plaques d'impression. Il est clair pour un spécialiste que les plaques sur lesquelles on peut appliquer les couches de cobalt conformes à la présente invention peuvent etre monométalliques, bimétalliques, trimétalliques ou multimétalliques. Ces plaques peuvent être positives ou négatives et peuvent être préparées suivant une technique connue quelconque étant donné que la construction de la plaque'elle-même ne fait pas partie de la présente invention qui consiste essentiellement dans l'application sur l'une quelconque de ces plaques d'une couche de cobalt et d'un revêtement sensible à la lumière pour les transformer en plaques présensibilisees conformément à la présente invention. 11 est clair egalement que la plaque de base en acier représentée sur les dessins peut être remplacée par une plaque de base en un autre métal quelconque ou en une matière organique quelconque, telle qu'une résine plastique, convenablement traitée pour recevoir des couches métalliques par galvanoplastie, sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS - 10) - Plaque d'impression photolithographique presensibilisee comportant une plaque de base qui présente au moins une surface de travail métallique pour constituer au moins l'un des éléments du couple d'impression lithographique, caractérisée en ce qu'une couche métallique mince de cobalt (3, 7, 14, 23) est déposee par galvanoplastie sur la surface de travail métallique (6, 10), un revêtement organique (4, 8, 15, 24) sensible à la lumière étant appli qué directement sur cette couche de cobalt (3, 7, 14, 23) sans disposer un adhesif quelconque entre eux. 20) - Plaque d'impression selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque de base comprend une tôle d'aluminium (1), la surface de travail métallique (10) etant constituee par la surface de cette tôle d'aluminium. 30) - Plaque d'impression selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque de base comprend une tôle d'acier (1), la surface de travail métallique étant constituee par la surface (6) d'une couche de chrome (2) déposée par galvanoplastie sur cette tôle. 40) - Plaque d'impression selon la revendica-tion 1, caractérisée en ce que la plaque de base comprend une tôle d'acier (1), la surface de travail métallique étant constituée par les surfaces d'une couche de cuivre (128 et d'une couche de chrome (13) superposées, la couche de cobalt (14) etant fixée par adhérence sur la surface de la couche de chrome exterieur (13). 50) - Plaque d'impression selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque de base est constituée par une tôle d'acier (1), la surface de travail métallique étant constituée par les surfaces d'une couche de chrome (20) et d'une couche de cuivre (22) superposées, la couche de cobalt (23) étant directement fixée par adherence sur la surface de la couche de cuivre extérieure (22). 6 ) - Procédé de fabrication d'une plaque d'impression photolithographique presensibilisee, caractérisée en ce qu'il consiste a preparer une surface de travail (6, 10) sur une plaque de base (1-2, 1, 1-11-12-13, 1-19-20-21-22) pour que cette surface constitue l'un des éléments du couple d'impression lithographique, à déposer par galvanoplastie une couche mince de cobalt (3, 7, 14, 23) sur cette couche de travail, et à déposer directement sur cette couche de cobalt un revêtement (4, 8, 15, 24) sensible à la lumière sans faire usage d'un adhésif quelconque, ladite couche de cobalt assurant un effet d'adherence accru sur le revêtement sensible à la lumière. 7 ) - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on opere avec une plaque d'aluminium (1) en tant que plaque de base, la surface de travail étant formée en nettoyant la surface de cette plaque d'aluminium. 8 ) - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on opère avec une plaque d'acier (1) en tant que plaque de base, la surface de travail étant formee en déposant par galvanoplastie une couche de chrome (2) sur cette plaque d'acier. 90) - Procédé selon la revendication 6, caractérise en ce qu'on opère avec une plaque d'acier en tant que plaque de base, la surface de travail étant formée en déposant par galvanoplastie, l'une après l'autre dans un ordre quelconque, des couches de cuivre (12, 22),de chrome (13, 20),sur sur la plaque d'acier. 10 ) - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on depose la couche de cobalt par galvanoplastie à partir d'un bain électrolytique contenant du chlorure de cobalt hexahydrate, de l'acide borique et de l'acide chlorhydrique, sous une tension comprise entre 3 et 16 Volts et avec une densité de courant comprise entre 1,4 et 8,7 A/ dm2, à une température de l'électrolyte comprise entre 20 et 600 C. 110) - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on opère avec un bain électrolytique contenant de 15 a 100 gIl de chlorure de cobalt hexahydrate, de 5 à 25 g/l d'acide borique et de 4 à 25 ml /l d'acide chlorhydrique à 37,8 %.