La présente invention concerne une prothèse, à savoir plus spécifiquement une prothèse capillaire, celle-ci étant plus particulièrement destinée aux personnes, et notamment aux hommes, atteints de calvitie partielle. Elle a pour objet notamment des moyens pour réaliser une telle prothèse, et un procédé utili sant de tels moyens pour cette réalisation. De tout temps certaines personnes ont tenté de masquer leur calvitie par le port diune perruque ou de cheveux postiches. Les anciens dispositifs de ce genre étaient lourds et favorisaient peu la circulation de l'air à travers la chevelure posti che ; ils étaient facilement amovibles et on les enlevait, par exemple, pour dormir. Les prothèses capillaires modernes partent du principe que tout en ayant un aspect parfaitement naturel et indissociable des vrais cheveux, elles sont légères et faciles à porter, notamment parce qu'elles assurent une bonne aération du crâne par conséquent, elles sont établies pour rester à demeure, ou presQue, en permettant même de faire des shampooings. le brevet français 72 09.165 au nom du demandeur, constitue une étape importante dans cette direction. La présente invention marque une amélioration encore notable dans le même sens, car elle permet de réaliser une prothèse encore plus légère. De plus, son prix de revient peut être abaissé par rapport aux dispositifs connus. Selon l'invention, la matière de la prothèse rapportée sur le crâne de l'usager, pour reconstituer "in situ" la chevelure, est formée par du fil souple portant des cheveux postiches, répartis sur sa longueur, que l'on vient arrimer sur les cheveux restants de part et d'autre de la zone dégarnie en lui faisant suivre un trajet contourné, par exemple en zig zag, de manière que les cheveux postiches viennent couvrir la zone dégarnie. Le fil souple est de préférence transparent et incolore pour entre invisible, au mieux en nylon, non attaqué par la sueur ou les matières sébacées, ledit fil préparé à l'avance ayant en outre toute la longueur voulue, par exemple un mètre ou plus pour permettre l'opération en une seule longueur de préférence. Ainsi l'invention permet d'éviter toute pièce de toile, tulle plastifié ou autre devant être conformée selon le crâne de l'usager, et la chevelure est reconstituée avec le minimum d'élé ments autres que les cheveux postiches. Le fil ou support filiforme muni des cheveux postiches peut être fabriqué industriellement en très grande longueur et livré par exemple sous forme de bobines, pour réaliser de nombreuses opérations au cours desquelles on coupe chaque fois sur ce fil la longueur nécessaire. Le procédé de réalisation de la prothèse est, en conséquence, différent de la technique habituelle, tout en relevent de l'art de la coiffure0 I1 suffit de fixer le fil à cheveux postiches parmi les vrais cheveux restants, comme il sera expliqué plus loin, puis de couper l'extrémité ou les extrémités en trop du fil support, Il est clair qu'à la rigueur, sans sortir du cadre de l'invention, on pourrait employer plusieurs tronçons de ce fil dans une mme opération. L'invention sera mieux comprise par la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux dessins sur lesquels - la figure 1 montre un fil support selon l'invention, supportant ses cheveux postiches - la figure 2 montre un crâne en projection horizon tale et illustre le procédé de réalisation d'une prothèse selon l'invention, et - la figure 3 montre un genre de noeud qui peut être utilisé, Sur la figure 1, on voit un fil-support souple 1 mince et transparent, par exemple en nylon incolore, de grande longueur et sur lequel on a fixé à l'avance, à intervalles réguliers a, des touffes de cheveux postiches 20 Cette fixation des cheveux postiches sur le fil 1 peut se faire de toute façon appropriée, par exemple à l'aide d'un noeud en forme de demiclef renversée (voir figure 3) immobilisé par une goutte d'adhésif ou de colle transparente à prise rapide. Le nombre de cheveux de chaque touffe 2 peut être par exemple de 3 à 5, les cheveux étant pris dans le même sens et la fixation de ces cheveux sur le fil se faisant près de leur racine, Mais naturellement, le mode de fixation pourrait titre modifié, L'intervalle a peut entre plus réduit que sur le dessin afin que les touffes de cheveux successives se suivent en juxtaposition. On peut disposer avantageusement d'un lot de tels fils sur lesquels l'intervalle a est différent suivant le degré de calvitie ou les besoins de l'usager, car on peut avoir affaire seulement à une chevelure clairsemée qu'il s'agit simplement d'épaissir, par mélange avec les cheveux postiches. Bien entendu également, la nature et les qualités de couleur, aspect, longueur, etc... des cheveux postiches varieront dans les lots Qu'on peut ainsi constituer. Les cheveux postiches peuvent entre de vrais cheveux ou des fibres synthétiques. Pour réaliser la-prothèse avec un tel fil, on part d'un point À d'un ctté de la zone dégarnie du crâne et on y amarre le fil 1 sur une touffe de cheveux vivants, puis on pose le fil sur le crante, en le tendant,pour l'amener de l'autre côté de la zone dégarnie en B où il est arrimé, On repart de B pour aller de mOrne en C où on l'arrime, puis en D, etc,.,, suivant un trajet en diagonale. On arrive ainsi en un dernier point Q où on fixe le fil sur une touffe de cheveux vivants, après quoi on coupe le fil en trop. Ma fixation du fil 1 aux points terminaux A et Q peut se faire de toute façon convenable, par exemple au moyen d'un noeud du genre de celui de la figure 3, la demi-clef renversée étant formée sur le fil par la touffe de cheveux vivants, près de la racine de ceux-ci. Le noeud est de préférence immobilisé par une goutte d'adhésif ou de colle transparente à prise rapide. Mais dans les points intermédiaire tels que 3, C... P, il y a avantage à ce que 1'arrimage du fil 1 aux cheveux vivants soit fait de façon telle que le fil puisse coulisser par rapport aux cheveux vivants en ses points d'arrimage, de la même manière qu'un lacet dans les oeillets d'une chaussure. De cette façon, il est possible en défaisant la fixation du fil en un point terminal tel que A ou Q de tirer sur le fil pour régler sa tension et ajuster ainsi la prothèse à la croissance des cheveux vivants au cours du temps. Les oeillets des points d'arrimage pourront être constitués par les cheveux vivants eux-mtmes, sur une touffe desquels on pratiquera par exemple de petites boucles dont les brins seront noués et collés avec un adhésif, le fil 1 étant engagé dans ces boucles au cours de sa dispaaition en zig-zagO Mais on peut aussi prévoir des oeillets très minces, en nylon par exemple, que l'on fixera de toute manière appropriée sur les cheveux vivants aux points d'arrimage B, C...P, pour y faire passer le fil lo Il est clair que le tracé du fil support, en zig-zåg avec des fils sensiblement perpendiculaires à l'axe longitudinal du crâne, n'est que le plus naturel, mais que d'autres tracés plus ou moins contournés ou autrement orientés pourraient être adoptés, en fonction notamment de la disposition des restes de chevelure de l'usager et de la densité de cheveux postiches à mettre en place, REVENDICATIONS 1. Le produit industriel nouveau, constituant en même temps un moyen nouveau de reconstitution ou de renforcement d'une chevelure, caractérisé par un support filiforme mince et souple, et de préférence incolore et transparent, portant des cheveux postiches répartis sur sa longueur. 20 Le produit selon 1 réalisé avec un fil de longueur indé- finie qui peut tre fourni sur bobine. 3. Le produit selon 1 réalisé avec un fil dont la longueur est suffisante pour couvrir dans un trajet en zig-zag le crante d'un individu0 4. Une prothèse capillaire, caractérisée en ee quelle est réalisée nin situez et se compose d'au moins un fil souple portant des cheveux postiches et arrimé sur les cheveux vivants. 5. Une prothèse selon 4, caractérisée en ce que le fil portant les cheveux postiches est fixé à ses extrémités sur une touffe de cheveux vivants, tandis qu'en des points intermédiaires de son trajet, le fil est arrimé sur les reveux vivants par des moyene permettant son coulissement, la tension du fil étant ainsi réglable 6. Procédé de reconstitution ou de renforcement d'une chevelure, caractérisé en ce qu'un support filiforme souple portant des cheveux postiches répartis sur sa longueur, conformément à l'une des revendications 1 à 3, est arrimé aux cheveux restants de part et d'autre de la partie dégarnie en suivant un trajet contourné du genre zig-zag, de manière à couvrir la zone dégarnie. 7. Procédé selon 1, caractérisé en ce que lsarrimage se fait par passage du fil des oeillets réalisés par les cheveux vivants eux-mêmes ou rapportés sur ceux-ci, ce qui permet de régler la tension du fil.