ta présente invention concerne l'utilisation de déchets contenant des fractions combustibles. Le renchérissement des sources d'énergie classiques rend maintenant nécessaire le dgveloppement de nouvelles sources d'énergie. Les matières résiduaires et déchets contenant des fractions combustibles sont particulièrement intéressants, car ils présentent un certain pouvoir calorifique que l'on n'a pas pu utiliser è ce jour, par exemple parce que ces déchets ne peuvent etre mis que difficilement sous une forme permettant la combustion, ou bien parce que leur pouvoir calorifique est trop variable, ou encore parce qu'ils laissent d'importants résidus de combustion dont la composition varie fortement, et dont l'utilisation ou le rejet pose des problèmes. Des exemples de matières résiduaires ou déchets appartenant au premier groupe, présentant un fort pouvoir calorifique, sont les déchets industriels de matières plastiques ainsi que les pneumatiques usagés. Le pouvoir calorifique est dans ce cas du meme ordre de grandeur que pour les combustibles classiques intéressants, mais les déchets considérés doivent Entre fragmentés par une opération très coûteuse, et doivent etre débarrassés des matières gênantes, comme par exemple les pièces métalliques. A l'état non particulaire, ces déchets ne peuvent pas entre introduits dans les dispositifs classiques de combustion.On a tenté de transformer certains déchets, par exemple les pneumatiques, en particules utilisables, en utilisant l'azote ou l'acide carbonique liquide, A -600C, mais ce procédé ne s'est pas imposé. De meme, les possibilités d'utilisation de pneumatiques mis sous forme de particules, de meme que de revêtements de sols (isolants thermiques), tapis de bain, semelles de chaussures et analogues, ne sont pas satisfaisantes pour diverses raisons. D'autre part, pour des raisons de pollution, il ntest pas possible de déposer des pneumatiques usagés et des déchets plastiques en grande quantité,dans les dépits classiques. Des exemples de déchets appartenant au second groupe sont les ordures ménagères, les résidus pétroliers se présentant sous forme de boues huileuses, les huiles usagées, les résidus de laques et vernis, les cadavres d'animaux, les boues activées et analogues. Ces produits présentent un pouvoir calorifique extrêmement variable en fonction du temps, relativement faible, et laissent de plus souvent des résidus de combustion dont l'importance et la composition varient également fortement. En raison des difficultés mentionnées, il est en général nécessaire de brûler les déchets, éventuellement après un traitement coûteux de préparation, dans des dépits particuliers, sans pouvoir utiliser leur énergie propre. En ce qui concerne les déchets dont le pouvoir calorifique varie fortement, il est même souvent nécessaire, au moins a certains intervalles de temps, d'alimenter la combustion par un apport supplémentaire de chaleur,. par exemple par un gazole, ou par du gaz naturel. Par conséquent, dans ce cas, non seulement on n'utilise pas l'énergie des déchets, mais on consomme une certaine quantité supplémentaire d'énergie de haute valeur. Un tel chauffage supplémentaire est souvent indispensable pour éviter la pollution de l'environnement, en particulier pour éviter une combustion incomplète qui, dans le cas de déchets plastiques, de pneumatiques et d'autres matières organiques, conduit non seulement a une odeur dzplaisante, mais présente également des risques physiologiques, ce que le chauffage supplémentaire permet d'éviter avec une sécurité absolue. Meme dans le cas d'une combustion totale, le stockage des résidus de combustion pose en général d'importants problèmes. Un stockage a l'air libre pose des problèmes en raison de la contamination des nappes d'eau, ou de la pollution atmosphérique par des poussières. Le retraitement des résidus de combustion présente donc un intérêt particulier. De nombreuses solutions ont déjà été envisagées pour utiliser les déchets mentionnés ci-dessus, ou pour s'en débarrasser sans problèmes. On a par exemple cherché a utiliser les ordures ménagères comme matières premières dans l'industrie du ciment, par traitement dans des fours de combustion. On peut ainsi utiliser le pouvoir calorifique propre, les cendres de combustion réagissant sur la masse se trouvant déjà dans le r, four, pour donner un clinker de ciment. Dans ce procédé, les difficultés viennent du fait que le pouvoir calorifique des ordures ménagères, ainsi que la composition du résidu de combustion, varient fortement. Pour cette raison, on doit connaitre le pouvoir calorifique des ordures ménagères avant leur utilisation, ainsi que la composition exacte des résidus de combustion, pour adapter la quantité de combustible classique utilisée, et pour pouvoir concilier les résidus et la masse brute de clinker de ciment.Ceci est naturellement très coûteux et nécessite au moins de grandes aires de stockage des ordures ménagères, et des unités coûteuses d'homogénéisation. La demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne DT-OS nO 2 410 320 décrit un procédé de séparation des couches de caoutchouc et de matières plastiques sur les éléments métalliques, en obtenant totalement les caractéristiques métalliques. Selon ce procédé, on n'utilise pas le pouvoir calorifique des gaz de pyrolyse en dehors du procédé. Le pouvoir calorifique des gaz de pyrolyse n'est pas utilisé, ce qui est le cas le plus fréquent, ou bien n'est utilisé que pour le préchauffage des éléments metalliques ou pour maintenir la combustion lente. Le procédé global est donc exclusivement destiné a se débarrasser ou a brûler une certaine classe,. très particulière et très limitée, de déchets, c'est-a-dire les couches de matières plastiques sur des éléments métalliques, dans une unité conçue a cet effet. La pyrolyse des déchets ne sert qu'a effectuer la combustion des déchets d'une manière plus contràlée et mieux régulée que par une combustion classique, pour éviter le rejet d'une grande quantité de gaz résiduaires polluants dans l'atmosphère.Ce procédé implique donc une dépense industrielle relativement importante et des pertes concomitantes importantes du pouvoir calorifique des déchets traités, une utilisation de cette chaleur a des fins industrielles n'étant pas prévue. Selon ce procédé, une grande partie de la chaleur des gaz de pyrolyse, ou de la chaleur libérée par la combustion, est perdue dans une zone de refroidissement se trouvant en aval de la chambre de combustion, par injection dfair ou d'eau. La demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne DT-OS nO 2 510 339 décrit un procédé selon lequel on soumet des déchets halogénés et/ou soufrés a une pyrolyse, les gaz de pyrolyse étant tout d'abord purifiés puis finalement détruits par combustion. La pyrolyse n'est alors effectuée que pour réduire la quantité des composés soufrés ou halogénés, nuisibles, å éliminer des gazrésiduaires. L'appareillage utilisé pour la mise en oeuvre de ce procédé consiste donc en une chambre de pyrolyse, en un dispositif séparé d'élimination des halogènes et des composés soufrés, et en un brûleur permettant d'effectuer la combustion des gaz de pyrolyse. L'énergie des gaz de pyrolyse, comme dans la demande précisée ci-dessus1 n'est pas utilisée, ou seulement dans une tres faible proportion, comme par exemple pour entretenir la pyrolyse elle-meme ou pour chauffer le dispositif séparé drélimlnation des halogènes et des composés soufrés. Une utilisation des gaz de pyrolyse en dehors de l'unité de combustion des déchets n'est pas envisagée. De plus, ce procédé est mis en oeuvre en discontinu. Un objet de l'invention est de proposer un procédé selon lequel on réalise une combustion incomplète des matières résiduaires, par exemple avec une pyrolyse, éventuellement après une adaptation, ce nouveau procédé permettant d'utiliser le pouvoir calorifique (et également la chaleur de la pyrolyse) important des gaz de pyrolyse libérés par les matières résiduaires ou déchets combustibles d'un type quelconque, par un procédé industriel, en dehors du procédé proprement dit de combustion des matières résiduaires le procédé selon l'invention répond aux exigences de la protection de l'environnement, en ce qui concerne notamment la pureté des gaz résiduaires sortant de la zone de combustion des déchets, sans toutefois nécessiter de dépenses supplémentaires, le procéda selon l'invention ne faisant par exemple pas appel à une étape intermédiaire de purification, qui serait conteuse non seulement en matériel, mais également en frais de fonctionnement. Selon l'invention, les déchets ne sont pas soumis en eux-mêmes à un traitement dsns un appareillage de chauffage, selon un procédé industriel, mais les dschets sont tout d'abord brillés incomplètement dans un appareillage séparé, que l'on désignera ci-après pour plus de simplicité par "four de combustion lente". Les gaz qui se forment lors de cette étape de chauffage dans le four de combustion lente, et qui présentent, en fonction du type des déchets utilisés, un pouvoir calorifique plus ou moins important, sont alors conduits vers une unité de chauffage-combustion où ils subissent une combustion totale éventuellement avec des combustibles classiques. Les résidus de chauffage restant éventuellement dîns le four de combustion lente peuvent être sortis en continu ou en discontinu et réutilisés. L'invention a donc pour objet un procédé drutilisation de déchets comportant des fractions combustibles, dont la composition peut varier, en particulier en ce qui concerne la teneur en eau, la teneur en fractions donnant par chauffage une réaction endothermique, et/ou en ce qui concerne le pouvoir calorifique, par exemple des déchets de matières plastiques, en particulier polyéthylène, acétate de polyvinyle, polyamide, chlorure de polyvinyle, et analogues, en particulier cordons, lacets, chaus-settes, tricots usagés, déchets de matières plastiques difficiles a fragmenter, produits caoutchouteux naturels ou synthétiques, en particulier pneumatiques d'automobiles, caoutchoucs, ordures, en particulier ménagères, et/ou résidus d'équarissage, déchets de boucherie, graisses, cadavres d'animaux, acides résiduaires, produits toxiques oxydables, par exemple cyanés, textiles, papiers, bois, pailles, lessives de sulfite, produits résiduaires contenant des phénols, produits résiduaires contenant des produits pétroliers, provenant des unités de purification des eaux résiduaires des raffineries ou des complexes pétrochimiques, ainsi que sédiments provenant de réservoirs de produits pétroliers, de séparateurs d'huiles, des boues d'abrasifs contenant des produits pétroliers, des boues d'unités de clarification, émulsions contenant des huiles, déchets de séparateurs pour essence, huiles usagées, solvants résiduaires, résidus de laques et vernis, produits poreux, par exemple des pierres, imprégnés de produits pétroliers, de laques et vernis, ou de produits organiques semblables, en particulier perlite, terres contaminées, ou chaux vive, par exemple en cas de rupture d'un réservoir, boues de raffinerie, noir d'imprimerie, boues putréfiées, boues fraîches, boues de préclarification et/ou boues de refus. Selon ce procédé, les déchets sont soumis à l'abri de l'air, ou dans une atmosphère pauvre en air, à une dégradation avec libération des fractions volatiles et/ou à une combustion incomplète. Les gaz qui se forment sont ensuite brillés, éventuellement å l'aide d'un récipient intermédiaire, et éventuellementavec des combustibles classiques.Le procédé selon l'invention se caractérise en ce que la volatilisation, la dégradation et/ou la combustion incomplète des déchets ont lieu dans une première étape, qui est combinée directement avec une deuxième étape dans laquelle les gaz de pyrolyse se formant lors de la volatilisation, dé gradation et/ou combustion incomplète des déchets, et éventuellement avec des combustibles classiques, sont brûlés dans une chambre de "chauffage', en particulier une chambre de combustion, pour chauffer, ou cuire, les produits bruts de départ servant a l'élaboration de matériaux de constructon, de préférence pour les liants hydrauliques ou non hydrauliques ; éventuellement, pour réguler, régler, et éventuellement maintenir constant, a la valeur nécessaire ou souhaitée, le pouvoir calorifique total des gaz introduits, qui se forment par volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète, et des combustibles classiques, la quantité desdits combustibles classiques est réglée dans la chambre de chauffage, en particulier la chambre de combustion, de la deuxième étape, de préférence par l'intermédiaire de la mesure de la température etloa de l"'etat de chauffage", en particulier du taux de désacidification,des matériaux de construction subissant le traitement de chauffage, en particulier les liants. Le procédé selon l'invention associe pour la première fois, et d'une manière non décrite a ce jour, un procédé selon lequel on effectue une combustion incomplete degdschets, avec un procédé de fabrication de matériaux de construction, en particulier de liants, ce qui réalise un progres technique et industriel, la fraction essentielle des matériaux subissant un chauffage, et en particulier une combustion. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on a montré que, de manière totalement inattendue, non seulement on pouvait utiliser totalement, de manière avantageuse, l'énergie des gaz de pyrolyse ou des déchets qui n'était pas utilisée dans les procédés de destruction des déchets de l'état de la technique, ou qui était utilisée en pure perte, mais que, de plus, les gaz de pyrolyse pollués par des substances présentant un danger pour l'environnement, par exemple des oxydes de soufre, du zinc, du plomb ou des halogènes, ne perturbaient absolument pas, ce qui est surprenant, les réactions delicates de cuisson permettant d'obtenir des matériaux de construction, par exemple la cuisson du clinker de ciment, ce qui est surprenant.On a également montré que l'on obtient un gaz résiduaire dont la composition n'est pas différente des gaz résiduaires obtenus dans les procédés de combustion classiques, et que l'on pouvait même obtenir un gaz plus pur, les substances polluantes de la combustion des déchets pouvant être rendues totalement inoffensives d'une manière simple et simultanément utile. Un autre effet secondaire réside dans l'amélioration éventuelle des caractéristiques de résistance mécanique d'un clinker de ciment ayant subi une cuisson à l'aide d'un chauffage par les gaz de pyrolyse. D'autres effets résident dans le fait que l'on peut supprimer la chambre de (post-)combustion prévue dans l'état de la technique, car cette chambre est formée par le four de chauffage ou de cuisson du matériau de construction, qui est directement relié. Un refroidissement ou un ddpoussiérage convenable des gaz de pyrolyse ayant subi la combustion est inutile, ces opérations ayant lieu pratiquement lors du procédé de chauffage ou de cuisson des matériaux de construction, et/ou dans le dispositif aval nécessaire pour ce processus de refroidissement ou de dépoussiérage. On ne doit également pas oublier la réduction du risque d'explosion. Etant donné que les gaz qui se forment dans le four de combustion lente, qui consistent par exemple en hydrocarbures insaturés, sont envoyés directement vers l'unité de chauffage, dans laquelle ils subissent une combustion totale, on peut éviter une pollution de l'environnement par des odeurs, des substances toxiques du type produits de dissociation d'hydrocarbures saturés, et analogues, que l'on craignait dans les processus de combustion de déchets de la technique antérieure. Dans le cas du procédé selon l'invention, il n'est donc pas nécessaire, comme dans les procédés antérieurs, d'utiliser un grand excès d'air dans toutes les conditions, pour éviter de manière store, lors d'une augmentation soudaine du pouvoir calorifique, par exemple par des fractions plastiques dans les ordures ménagères, et/ou lors d'une diminution soudaine de la teneur en matériaux donnant par chauffage des réactions endothermiques, qu'il ne se produise une combustion incomplète libérant des polluants. Les déchets sont au contraire chauffés en présence d'un excès d'air insuffisant pour assurer une combustion totale, ou bien en présence d'une atmosphère pauvre en air, ou meme à l'abri de l'air. Donc, lors du chauffage, on recherche toujours une combustion incomplète. Etant donné que, lors de la combustion, un excès important d'air amoindrit le rendement thermique d'une manière extrêmement forte, le procédé selon l'invention conduit donc déjà pour cette raison a un rendement amélioré en ce qui concerne l'énergie des déchets, et on peut ainsi renoncer à une énergie d'appoint coûteuse.Les variations de la teneur en eau et/ou de la teneur en matières donnant une réaction endothermique par chauffage et/ou du pouvoir calorifique des déchets n'ont d'influence dans le procédé selon l'invention que sur le caractère incomplet de la combustion, ce qui n'a pas grande importance, car on recherche toujours dans le procédé selon l'invention une combustion incomplète des déchets. Une chambre de combustion ultérieure, telle qu'elle doit être prévue dans les procédés connus d'utilisation ou d'élimination des déchets, est totalement supprimée dans le cadre de l'invention. Les gaz qui se produisent lors du chauffage ou de la combustion incomplète des déchets, dans le procédé selon l'invention, étant donné qu'ils sont immédiatement utilisés pour chauffer un processus de fabrication d'un matériau de construction, subissent une combustion totale Ils ne doivent donc ni entre refroidis, ni entre purifiés, ni dépoussiérés ni traités d'une autre maniere. Leur chaleur est totalement utilisée.Lors de la combustion incomplète de la première étape du procédé selon l'invention, on peut éviter les explosions dues à des matériaux facilement inflammables, de bas point d'ébullition, d'une manière beaucoup plus sûre que dans l'état de la technique, les gaz produits sortant immédiatement et en continu du four de combustion lente pour être envoyés vers la chambre de chauffage de combustion où ils subissent une combustion totale. Il est préférable que les gaz formés à partir des déchets dans la première étape du procédé selon l'invention soient immédiatement brillés pour chauffer ou cuire les produits de départ bruts du clinker de ciment7 dans u n e seconde étape fonctionnant dans un domaine élevé de température. On désigne par cette expression une température supérieure à 6000C, en particulier supérieure à 8500C, de préférence supérieure à 1100 C7 et mieux encore supérieure à-1200 C. On obtient en outre de très bons résultats en ce qui concerne la pureté des gaz résiduaires. De préférence, la dégradation des déchets et/ou la libération des gaz se formant lors de la combustion incomplète sont effectuées dsns un appareillage approprié de chauffage des déchets, sous une pression réduite, en particulier comprise entre 0,2 et 0,8 atmosphère. Un mode de réalisation préfére du procédé selon l'invention est caractérisé en ce que la température dans l'appareillage de chauffage prévu pour la volatilisation, la dégradation et/ou la combustion incomplète des déchets, dans la première étape, est réglée et/ou maintenue essentiellement constante, à une valeur telle que, par augmentation de la température, on provoque le dégagement des gaz, tandis que, par un abaissement de la température, on réduit le dégagement des gaz. Si la température s'élève dans le four de combustion lente, par exemple par diminution de la teneur en eau des déchets, une quantité supérieure de gaz peut être éliminée du four, éventuellement automatiquement, ce qui évite une élévation supplémentaire de la température dans le four. Si la température baisse, on peut réduire la sortie des gaz, ce qui stoppe la baisse de température. La température régulée et régularisée de cette manière, dans le four de chauffage des déchets, assure la meilleure utilisation de l'énergie contenue dans les matières résiduaires.Par ce procédé préféré, on évite de manière sûre une surchauffe relativement fréquente dans le four de combustion lente des déchets, apparaissant dans les procédés connus, lors de modifications brusques de la composition et/ou des caractéristiques des déchets, cette surchauffe conduisant ah formation de produits fondus, de dépôts, au dégagement trop important de fractions volatiles, par exemple de composés alcalins, soufrés, chlorés ou fluorés, ainsi qu'à des phénomènes de corrosion, en particulier au niveau du revêtement réfractaire du four de combustion lente. Un mode préféré de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est le suivant. L'appareillage de chauffage prévu pour la combustion incomplète des déchets, dans la première étape, reçoit une quantité de chaleur additionnelle. Ceci peut entre réalisé par exemple par chauffage direct par un combustible habituel enflammé dans des brûleurs classiques. De préférence, lors de la première étape correspondant à la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets, on apporte la quantité de chaleur supplémentaire par introduction de produits bruts de départ chauffés dans la deuxième étape, en particulier dans une chambre de combustion, ces produits étant en particulier du clinker de ciment ou de la chaux vive.Selon une autre variante préférée, l'apport de chaleur a lieu par introduction de gaz chauds, en particulier de gaz résiduaires chauds prélevés par un processus séparé, se trouvant de préférence à une température de 200à 10000C, ou mieux encore de 300 à 8000C, en particulier de 400 600 C. Selon un mode de mise en oeuvre particulièrement préféré, on introduit dans la première étape correspondant à Ia volatilisation, d-gradation et/ou combustion incomplète les gaz résiduaires apparaissant dans la seconde étape, lors de la cuisson des produits de départ pour liants hydrauliques ou non hydrauliques, en particulier clinker de ciment7 et/ou l'air chaud ou les gaz chauds apparaissant lors du refroidissement des matières calcinées, en particulier du clinker de ciment, par échange de chaleur direct et/ou indirect, se trouvant en particulier à une température appartenant au domaine ci-dessus. I1 est particulièrement intéressant d'introduire directement ou indirectement une partie des gaz résiduaires du four, de cette manière, dans la première étape du procédé, lorsque, en raison de la présence de produits alcalins, de sulfates ou de chlorures, dans la seconde étape, au niveau de l'échangeur de chaleur, un système de dérivation ("by pass") doit être disposé. Par modification de la quantité de chaleur apportée de cette manière, on peut régler de manière souhaitée la température régnant dans le four de combustion lente, et la maintenir éventuellement constante. Ceci est particulièrement convenable dans la première période du fonctionnement, ou lorsque l'on doit réduire ou forcer le four de temps en temps, ou lorsque les matières résiduaires présentent des caractéristiques très différentes ou un pouvoir calorifique trop faible. Des gaz chauds tels que décrits ci-dessus, aux températures indiquées, apparaissent en général dans de nombreuses industries comme gaz secondaires, que l'on ne peut pas utiliser à ce jour, ou seulement de manière insuffisante.On citera en particulier l'exemple de l'air de refroidissement, -qui est utilisé pour refroidir les clinkers de ciment de Portland chauds dans les procédés connus, et que l'on utilise que partiellement pour préchauffer l'air apporté aux brûleurs, tandis que le reste ne peut souvent pas etre utilisé. Comme dispositifs de chauffage (fours de combustion lente) dans lesquels on effectue le chauffage et la combustion incomplète des déchets, on citera entre autres les fours rotatifs, tels que ceux utilisés par exemple dans l'industrie du ciment, les fours droits, les fours à couche turbulente, les fours à étages, les fours à grilles, les bandes d'agglomération par frittage, et analogues. Selon une variante proférée, on règle la température dans ltappa- reillage de combustion incomplbte des déchets, et/ou on maintient essentiellement constante cette température, par le fait que les matières résiduairessont apportées et traitées dans l'appareillage de chauffage avec une vitesse différente et réglable.Lors d'une augmentation de la température, la vitesse de défilement augmente par exemple, et diminue lors d'une diminution de la température. Le réglage de la vitesse de défilement peut par exemple hêtre obtenu, dans le cas d'un four rotatif par modification de la vitesse de rotation, dans le cas d'un four droit par modification de la sortie du résidu de combustion, dans le cas d'un four à grilles ou d'une bande par modification de la vitesse d'avancement de la grille ou de la bande, et, dans le cas d'un four à étages, par modification de la vitesse de rotation des palettes.Une possibilité supplémentaire de réglage de la température de l'appareillage de chauffage consiste à modifier la quantité introduite de matières résiduaires, par exemple par modification de la hauteur de couches sur la grille ou la bande, dans le cas d'un four à grilles ou d'une bande de frittage. Bien entendu, on peut également utiliser deux de ces mesures, ou toutes les mesures, pour régler la température et éventuellement la réguler, simultanément ou l'une après l'autre, dans le four de combustion lente. I1 peut de plus autre avantageux de n'apporter de la chaleur qu'à certains intervalles de temps, selon les nécessités, lors de la mise en fonctionnement. Eventuellement, pour améliorer le caractère économique, la teneur en eau des matières résiduaires destinées à la combustion incomplète peut entre réduite avant l'introduction dans le four de combustion lente par déshydratation mécanique, par exemple sur un filtre rotatif sous vide, par centrifugation, dans un filtre sous pression, et analogues, et/ou par des moyens chimiques, par exemple par addition de chaux vive et/ou d'hydroxyde de calcium et/ou par séchage, des gaz résiduaires chauds éventuellement présents et d'autres apports de chaleur supplémentaires pouvant Entre utilisés. Comme combustibles classiques que l'on peut utiliser selon l'invention dans la deuxième étape, on citera par exemple le gaz naturel, le gazole, la poussière de charbon ou les mélanges de ces combustibles. Par introduction de combustibles classiques additionnels dans la seconde étape, on peut introduire par un brûleur commun les gaz se formant lors de la combustion incomplète et'le ou les combustibles classiques, dans la chambre de chauffage, en particulier la chambre de combustion/cuisson. En ce qui concerne l'efficacité de la combustion, il est intéressant que les gaz se formant lors de la combustion incomplète, éventuellement avec de l'air additionnel, servent de support pour le combustible classique, en particulier pour de la poussière de charbon et/ou pour améliorer la répartition d'un combustible liquide classique, par exemple un gazole, et/ou comme seconde fraction combustible gazeuse lorsqu'on utilise un combustible gazeux, par exemple le gaz naturel, en particulier pour régler la forme de flamme. Le procédé selon l'invention assure une température élevée dans le four de combustion de la seconde étape, cette température étant pour la cuisson du ciment d'environ 145000 et pour la chaux d'environ 1150"C, la température du four se trouvant etre-supérieure d'encore environ 100 C ; ainsi, les produits de dissociation qui se forment dans la combustion incomplète de la première étape sont brûlés sans résidus, ce qui évite toute pollution. Les gaz peuvent être introduits directement dans le four, ou de préférence, comme cela a été indiqué, entre utilisés comme support pour le combustible classique.Un avantage supplémentaire réside dans le fait que les gaz du four de combustion lente peuvent contenir également des fractions volatiles nuisibles, comme par exemple des composés- soufrés et/ou alcalins, car les gaz sont utilisés de manière classique, après leur combustion, comme gaz -résiduaires, de manière connue, pour sécher les produits de départ, par exemple dans une unité de séchage de produits broyés, les fractions volatiles étant condensées sur les produits de départ ou réagissent avec ces produits, et n'étant donc pas libérées a l'atmosphère. DeS gaz particulièrement intéressants sont dans ce contexte, par exemple, les gaz riches en oxyde de zinc, qui se forment lors du chauffage de produits caoutchouteux, en particulier de pneumatiques usagés, et qui représentent une source importante de pollution.Par utilisation du procédé selon l'invention en liaison avec une unité de production de clinker de ciment, les oxydes de zinc introduits dans le four de cuis s on avec les gaz incomplètement brûlés se déposent sur- la poudre de clinker de ciment, brute, et se lient en zincate de calcium. Ce composé est totalement inoffensif, et améliore de plus la résistance mécanique du clinker. En ce qui concerne la simplicité de la régulation du processus de chauffage dans la seconde étape du procédé, il est intéressant d'introduire un mélange des gaz se formant lors de la combustion incomplète, et d'un combustible classique, dans un rapport de 1:30 à 1:1, de préférence de 1:20 à 1:2,5, en particulier de 1:10 à 1:4, en mètres cubes normaux d'équivalent de gaz naturel. Une régulation très simple et efficace du chauffage dans la seconde étape, quel que soit le mode de chauffage des déchets à fractions combustibles, est pmze parune variante selon laquelle, dans la seconde étape, en particulier dans la chambre de chauffage, en particulier dans la chambre de combustion, par mesure de la tijmpérature etlou de l'état de chauffage des produits de départ bruts dans la zone de frittage de la chambre de cuisson, on règle et on régule le rapport entre les gaz formés dans la première étape lors de la dégradation et/ou de la combustion incomplète, et le combustible classique. En outre, la temperature de la zone de combustion os l'état de chauffage peuvent etre maintenus essentiellement constants. Selon une variante, dans la seconde étape, en particulier dans la chambre de combustion, par mesure de la température et/ou détermination de l'état de chauffage des produits bruts à cuire, de préférence par détermination de l'indice de désacidification, à la fin de la zone de calcination de la chambre de combustion (en particulier, pour les fours à échange de chaleur et les fours Lepol, à l'entrée du four), on règle et on régule le rapport entre les gaz se formant dans la première étape par dégradation et/ou combustion incomplète et le combustible classique. Lorsqu'on utilisa le procédé selon l'invention dans l'industrie du estiment, pour déterminer l'état de chauffage des produits, on utilise de préférence un appareil permettant de déterminer l'indice de désacidification. L'appareil "Mesfuhler" peut etre disposé dans la zone de frittage d'un four rotatif, mais, de préférence, en particulier dans le cas d'appareils de détermination de l'indice de désacidification, ces appareils sont disposés à la sortie de la zone de calcination,de la chambre de combustion, en particulier, dans un four à échangeur de chaleur et dans un four Lepol, à l'entrée du four. I1 est également intéressant que les résidus de chauffage apparaissant lors de la combustion incomplète dans le four de combustion lente de la première étape, éventuellement, puissent etre réutilisés par le procédé selon l'invention, dans l'industrie du bâtiment, sans difficultés particulières. Les résidus de chauffage consistent notamment, en règle générale, essentiellement, en composés de la chaux, d'acide silicique, d'alumine et d'oxyde de fer. Selon un mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on peut de plus les utiliser éventuellement après homogénéisation comme matières premières, par exemple, pour le clinker de cimenta la chaux hydraulique, la chaux fortement hydraulique, ou le mortier des Romains. Par conséquent, les résidus de chauffage apparaissant lors de la combustion incomplète des déchets, ou une partie de ces résidus, sont avantageusement ajoutés à la masse brute que l'on brûle dans le second appareillage de combustion.Cette variante est en particulier avantageuse lorsque les résidus de chauffage contiennent encore de petites fractions non brillées, qui ne sont plus intéressantes en ce qui concerne le pouvoir calorifique, mais qui conduisent à des difficultés lors de l'utilisation des résidus. Les poussières et cendres sortant du four de combustion lente, qui se forment éventuellement dans ce four, à la première étape, avec les gaz de la combustion lente, peuvent immédiatement et directement être utilisées lors de la préparation de la masse brute pour le chauffage de laquelle on utilise lesdits gaz. Eventudiement, ces matières peuvent cependant hêtre séparées des gaz a la sortie du four de combustion lente, cependant avant l'utilisation ultérieure, par un procédé classique, et ces matières peuvent eventueUement être ajoutées à la masse brute avant son entrée dans le four de combustion Selon une autre variante, les residus de combustion apparaissant lors de la combustion incomplète des matières résiduaires peuvent étre utilisés de manière particulièrement avantageuse comme additifs ou agents broyés hydrauliques latents ou du type pouzzolane, lors de la fabrication de liants hydrauliques contenant des agents broyés, en particulier de ciment contenant des agents broyés, des liants mixtes, des liants pour maçonnerie et crépi, mortiers de maçonnerie, chaux blanches contenant des agents broyés, ou chaux hydrauliques contenant des agents broyé s, crépis préparés, crépis ou liants contenant du plâtre et/ou comme additifs pour la préparation de ces liants. La figure unique annexée represente un appareillage de mise en oeuvre du procédé selon l'invention Cet appareillage est formé essentiellement d'un premier dispositif de chauffage 1 pour la volatilisation, la dégradation etlou la combustion incomplète des matières résiduaires ou déchets contenant des fractions combustibles, muni éventuellement dlun dispositif d'apport de chaleur 3, et l'appareillage comporte encore un deuxième dispositif de chauffage 2, en particulier un four de combustion, ainsi qu'un premier conduit 4 pour éliminer les gaz qui se forment dans le premier appareillage de chauffage 1, ce conduit 4 étant relié a un brûleur 5 disposé dans le second appareillage de chauffage 2 ; l'appareillage comporte encore une seconde conduite 6 pour amener le combustible classique dans le second appareillage de chauffage 2, ainsi éventuellement qu'un orifice de sortie 8, fonctionnant de préférence en discontinu, disposé dans le premier appareillage de chauffage 1, pour éliminer les résidus de chauffage apparaissant lors du chauffage des déchets. Le système ainsi décrit n'exclut pas diverses possibi1its permettant une meilleure utilisation de la chaleur et des matières résiduaires introduites. Ainsi, par exemple, les produits chauds calcinés, par exemple le clinker de ciment, sortent par l'orifice de sortie 13 du four de combustion 2 et sont envoyés par le conduit 14, par exemple une goulotte, vers le dispositif de refroidissement 15, par exemple un refroidisseur pour clinker ; l'air de refroidissement qui y est chauffé par les produits chauds peut etre envoyé par le conduit 16 vers le premier appareillage de chauffage 1, pour le chauffage direct ou indirect des matières résiduaires. Une autre possibilité consiste à envoyer les matières chaudes du conduit 14, avant d'atteindre le dispositif 15, et par le conduit laya, dans le premier appareillage de chauffage 1, où ils cèdent leur chaleur aux matières résiduaires subissant la combustion lente. Les matières résiduaires A peuvent hêtre introduites dans l'appareillage de chauffage 1 soit directement par le conduit la, soit après (pré-)chauf- fage préalable dans l'échangeur de chaleur 17, par le conduit 9. Comme milieu de chauffage de l'échangeur 17, on peut envoyer les gaz résiduaires chauds sortant du second dispositif de chauffage 2, en particulier un four de cuisson, par les conduits 18 et 18a, ces gaz résiduaires chauds étant introduits finalement, éventuellement directement, dans le premier appareillage de chauffage 1, pour chauffer les matières résiduaires. Les résidus de combustion V sortent de l'appareillage de chauf- fage 1 par la sortie 8, ou sont envoyés par le conduit 20 pour entre ajoutés aux produits refroidis dans le refroidisseur 15, amenés par le conduit 19, provenant du processus de cuisson, et consistant par exemple en un clinker refroidi, le mélange étant effectué dans les proportions souhaitées.Le résidu de combustion V peut également, comme cela a déjà été indiqué, hêtre ajouté par un conduit non représenté à la masse brute introduite dans l'appareillage de chauffage 2 pour y être par exemple brûlez Une telle addition des résidus à la masse brute est particulièrement favorable lorsque les fractions facilement volatiles sont libérées dans le four de pyrolyse, et lorsque les résidus contiennent encore des résidus du type coke, difficiletrent volatils. Pour le chauffage éventuel des matières résiduaires par un combustible classique, on prévoit un conduit 3a relié au brûleur 3 disposé dans l'appareillage de chauffage 1. De préférence, le premier appareillage de chauffage 1, destiné à la volatilisation, la dégradation et/ou la combustion incomplète des matières résiduaires est un four droit, un four rotatif tubulaire, un four à couche turbulente, un four a étages, un four à grilles ou une bande de frittage. Pour régler et réguler le pouvoir calorifique total du combustible classique et des gaz résiduaires sortant du premier appareillage de chauffage 1, on prévoit, au niveau du second appareillage de chauffage 2, un dispositif li de régulation du débit, monté sur la deuxième conduite 6 d'amenée du combustible classique dans le second appareillage de chauffage 2, ce dispositif 11 étant commandé par un thermomètre 10, 10a et/ou par un appareil 10 lOa de détermination de l'état de chauffage des matériaux chauffés, la commande se faisant éventuellement par la liaison 12. De préférence, le thermomètre 10, lOs et/ou l'appareil 10, 10a permettant de déterminer l'état de chauffage des matériaux chauffés, en particulier un appareil pour déterminer le taux de désacidification des produits chauffés, sont situés à la fin de la zone de calcination, en parti culier,dans le cas d'un four a échange de chaleur et d'un'four Lepol > à l'entrée du four I1 est particulièrement avantageux que le premier conduit 4 de sortie des gaz se formant dans le premier appareillage de chauffage 1 et le deuxième conduit 6 d'amenée du combustible classique arrivent ensemble A l'entrée du brûleur 7, ou dans le brûleur 7 lui-meme, en particulier au niveau de l'injecteur.Le conduit correspondant est représenté par 4a sur la figure annexée. Comme cela a déjà été mentionné, on peut faire en sorte que ces gaz soient utilisés comme véhicules pour le combustible classique solide, par exemple poussières de charbon, ou soient utilisés pour améliorer la répartition dun combustible liquide classique, par exemple un gazole, et/ou soient utilisés comme seconde fraction combustible gazeuse lorsque l'on utilise un combustible classique gazeux comme le gaz naturel, en particulier pour régler la forme de flamme. Les exemples suivants illustrent ltinvention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 Dans unfour électrique, on place un récipient cylindrique de pyrolyse, muni d'un couvercle étanche aux gaz. Le couvercle présente en tete une tubulure calorifugée, reliée 3 un four de cuisson de ciment semiindustriel, et qui s'y ouvre dan un brûleur à gaz. Parallèlement à ce brûleur, on dispose dans ie four de cuisson un second brûleur, alimenté par un mélange classique de gaz naturel et d'oxygène. Le four rotatif pour ciment, qui se présente sous la forme d'une cuve, ne présente aucune inclinaison. Il est donc possible de laisser les produits calcinés se trouvant dans le four, jusqu'à achèvement du frittage. Après le four rotatif, se trouve un lit de"grenailled'("farine crue"), sous forme d'une grille Lepol, sur lequel on fait passer les gaz résiduaires chauds quittant le four. La grille sur laquelle se trouve les grenailles est animée d'un mouvement lent, de manière que les gaz résiduaires, après avoir traversé la grille, soient notablement refroidis durant la totalité de l'essai. Les grenailles sont ensuite cuites de manière connue en clinker de ciment, et ce point sera discuté ci-après. Conte matières résiduaires, on introduit dans le récipient de pyrolyse 8 kg de granulés de pneumatiques d'automobiles, la dimension des granulés étant de 3 nm. La température dans le récipient de pyrolyse est réglée à 7000C. Les gaz de pyrolyse qui se dégagent à cette température sont alors envoyés comme décrit ci-dessus vers le premier brûleur du four rotatif pour ciment.Le four est déjà en température gracie au broyeur alimenté par du gaz naturel (combustible classique) et, ilnédiatement avant l'essai, on recouvre par environ 7 kg de marne précalcimée formant des tablettes de farine crue (hauteur environ 10 mm, diamètre environ 10 mm, composition chimique : 65,0 Z CaO, 20,8 % SiO2, 7,1 % A1203 et 2,6 % Fe2O3). Durant l'essai, on règle les proportions de mélange entre les gaz de pyrolyse et le gaz naturel classique, dans le combustible envoyé au four, de manière que la température dans le four reste pratiquement constante.A la sortie du four, les gaz résiduaires qui se composent maintenant des gaz de pyrolyse brûlés, ainsi que du gaz naturel classique brûlé, sont envoyés de manière connue au travers du lit de farine crue. La composition de cette farine crue correspond à celle des matières du four, mais ce produit n'est cependant pas calciné et il présente donc une perte au feu de 36,2 %, et une humidité de 10,4 %. Les gaz de pyrolyse sont de cette manière brûlés dans le four de cuisson, en 60 mn. Au bout de cette période, le clinker se trouvant dans le four présente une teneur en chaux libre de 2,7 %. A partir de ce clinker, et avec addition de 5 % de gypse (34,5 % S03), on obtient par broyage dans un broyeur de laboratoire un ciment présentant une finesse correspondant à une 2 surface spécifique Blaine de 3100 cm /g. De manière parallèle, on prépare un clinker de meme composition pour lequel on n'introduit cependant pas de gaz de pyrolyse, mais seulement un gaz naturel classique pour chauffer le four. Ce clinker, qui présente une teneur en chaux libre de 3,0 %, est de même broyé dans un broyeur de laboratoire jusqu'à une surface spécifique Blaine de 3100 cm/g. Ces deux produits subissent des essais selon la norme autrichienne sur les ciments oN B 3310. Les résultats sont les suivants "Clinker de "Clinker de gaz pyrolyse" naturel" Surface spécifique Blaine 3100 cm/g 3100 cm/g Début de solidification 2 h 35 mn 2 h 20 mn Fin de solidification 3 h 50 mn 4 h 00 mn Résistance à la compression après 3 jours 212 kg/cm 203 kg/cm après 28 jours 396 kg/cm 374 kg/cm Le"clinker de pyrolyse" obtenu selon l'invention présente donc une résistance supérieure. Ainsi cela a déjà été mentionné, les grenailles sur lesquelles on fait passer les gaz résiduaires a la sortie du four sont cuites de manière classique pour former le clinker et on broie ce clinker, avec 5 % de gypse (34,5 % SO3) dans un broyeur de laboratoire. Entre le clinker obtenu à partir des "grenailles-gaz résiduaires de pyrolyse" et le clinker obtenu à partir de "grenailles-gaz résiduaires classiques", on trouve les différences suivantes lors d'un essai selon la norme autrichienne ÔN B 3310 Clinker de "Grenailles-gaz "Grenailles-gaz rés i- résiduaires de duaires classiques" pyrolyse" Surface spécifique Blaine 3170 cm/g 3180 cm/g Début de solidification 3 h 25 mn 3 h 05 mn Fin de solidification 4 h 15 mn 3 h 55 mn Résistance à la compression après 3 jours 204 kg/cm 201 kg/cm après 28 jours 425 kg/cm 366 kg/cm Tandis que les temps de solidification et les résistances initiales sont pratiquement identiques, le clinker obtenu selon l'invention présente une résistance nettement supérieure après 28 jours. On suppose que ceci est à attribuer à la teneur en zinc que les "grenailles" doivent aux gaz résiduaires de pyrolyse. Les grenailles traitées par le gaz résiduaire de pyrolyse présentent une teneur en zinc correspondant à 0,3 % ZnO, tandis que les grenailles traitées par un gaz résiduaire classique ne présentent à l'analyse aucune trace de zinc. D'une manière identique, on obtient un clinker en utilisant des gaz de pyrolyse obtenus à partir des matières résiduaires et déchets suivants a) granulés de pneumatiques usagés (8 mm), b) granulés de pneumatiques usagés (1 mm), c) rognures de polyéthylène, polyamide, polypropylène, acétate de polyvinyle et latex, d) rognures de chlorure de polyvinyle, e) terre décolorante imprégnée de matières grasses, f) textiles (chaussettes, rubans de matières plastiques, etc.), g) déchets de boucherie, h) lessives au sulfite, i) gable de coulée contenant des phénols, k) huiles usées non purifiées, 1) terre contaminée par des produits pétroliers, m) laques plastiques, n) boue en putréfaction. Dans tous ces cas; on obtient des résultats intéressants semblables, comme lorsque l'on utilise des granulés de pneumatiques usagés, cet exemple étant décrit ci-dessus. En particulier, on obtient les résultats suivants selon la norme ÖN B 3310. Tous les mélanges d'essai contiennent 5 % de gypse brut à 34,5 % SO3, et la surface spécifique selon Blaine est de 3050-3150 cm/g. Matières Début de solidifi- Fin de solidifi- Résistance à la compression résiduaires cation cation (kg/cm2) h mn h mn après 3 j après 28 j a) 2 40 3 50 205 405 b) 2 45 4 00 214 396 c) 2 35 3 45 199 388 d) 1 35 2 20 243 427 e) 3 00 4 10 188 402 f) 2 30 3 40 200 389 g) 3 OS 4 10 191 390 h) 2 S5 4 00 216 421 i) 2 55 3 45 177 383 k) 3 10 4 05 199 394 1) 3 00 3 50 206 411 m) 3 45 4 40 162 432 n) 2 50 3 40 185 401 L'apparition de la résistance du clinker cuit obtenu à partir des grenailles traitées par les gaz de pyrolyse est favorablement influencée lorsque les matieres résiduaires contiennent des composés du plomb, du zinc, ou des chlorures, et lorsque ceux-ci sont absorbes par le~clinker ou la farine crue, par 11 intermédiaire du gaz de pyrolyse. L'analyse des résidus de pyrolyse résultant de la pyrolyse des rognures de pneumatiques usagés montre que 47 7. des granulés de pneumatiques usagés sont passés dans les gaz de pyrolyse. Au cours d'un essai particulier, on condense ces gaz de pyrolyse et on détermine le pouvoir calorifique inférieur de ces gaz (brut) : 10 210 kcal/kg. On envoie au total dans le four de cuisson environ 38 390 kcal/kg, ce qui correspond à une économie de gaz naturel de l'ordre de 4,5 Nm. Etant donné que la pyrolyse est effectuée à l'abri de l'air, le résidu de pyrolyse contient 70 7 de carbone et 30 7 de fer métallique. Ce fer peut etre trié à la main, et le résidu du type coke peut entre utilisé comme combustible pour les fours à cuve. L'analyse des gaz résiduaires du four, après passage au travers de la farine crue, révèle que le gaz résiduaire consiste dans tous les cas en dioxyde de carbone (H2O) et en azote, ainsi qu'en trace d'oxygène, que les gaz de pyrolyse aient été brûlés conjointement ou non. Dans aucun des cas, on ne peut déceler dans l'essai selon l'exemple 1 et les essais a) - n) de monoxyde de carbone, d'hydrocarbures ou de chlorures, de composés soufrés, de composés du zinc1 du plomb, ou d'autres métaux lourds. EXEMPLE 2 Dans un recipient de pyrolyse tel que décrit dans l'exemple 1, on chauffe de la terre décolorante imprégnée de matières grasses (pouvoir calorifique 5680 kcal/kg), mais non plus à l'abri de l'air, mais dans une atmosphère pauvre en air. En outre, le récipient de pyrolyse reçoit toujours une quantité d'air telle que, dans les gaz de pyrolyse, on peut déceler une certaine quantité d'oxygène. On montre que quelque soit cet excès d'oxygène, les gaz de pyrolyse contiennent encore des quantités importantes d'hydrocarbures, ainsi que de monoxyde de carbone.La demanderesse a essayé de brûler ces fractions oxydables dans une chambre de combustion ulterieure, le temps de passage des gaz étant d'environ 15 mn à une température d'au moins 9000C, et l'excès d'air étant d'au moins 1,8, si l'on veut assurer une oxydation totale des gaz de pyrolyse. Le résidu de pyrolyse formé dans ces conditions présente la composition suivante Perte au feu (1000"C) 0 % SiO2 69,6 % A1203 18,3 % Fe203 4,2 % CaO 2,6 % MgO 2,0 % 503 0,1 % Reste 3,2 % Ce résidu, à peine 50 % des matières sèches de départs est broyé à une finesse correspondant à un tamis d'ouverture de maille 60 r et est mélangé à un ciment de Portland PZ 375 (surface spécifique Blaine 3680 cm/g).Si l'on effectue un essai selon la norme autrichienne pour ciments iN B 3310, on obtient les résultats suivants, que l'on compare avec les produits broyés classiques (laitier de haut fourneau) de finesse comparable Composition du ciment PZ 375 100 % 85 % 85 % 70 % 70 % "Résidu de pyrolyse" O % 15 % - 30 % laitier de haut fourneau O % - 15 % - 30 % Début de durcissement 3,10 h 3,25 h 3,15 h 4,00 h 4,15 h Fin de durcissement 4,25 h 4,30 h 4,40 h 5,10 h 5,25 h Résistance à la compression après 3 jours 273 221 229 175 168 après 28 jours 464 442 445 401 403 après 90 jours 572 595 577 554 563 Le mélange du résidu de pyrolyse au ciment PZ 375 n'a pas d'action néfaste, et, au contraire, la résistance à long terme est meme améliorée, en particulier si on cqmpare avec la résistance du produit obtenu avec les additifs classiques Lorsque l'on effectue l'essai selon l'exemple 2, on obtient les mêmes résultats que dans l'exemple 1 et lors des essais a) - n), en ce qui concerne l'économie de combustible et la pureté des gaz résiduaires. REVENDICATIONS 1. Procédé d'utilisation de déchets et matières résiduaires contenant des fractions combustibles, présentant éventuellement des variations de composition. et de caractéristiques, en particulier en ce qui concerne la teneur en eau, la teneur en fractions donnant par chauffage des réactions endotllermiques, et/ou des variations de pouvoir calorifique, par exemple déchets de matières plastiques, en particulier polyéthylène, acétate de polyvinyle, polyamide, chlorure de polyvinyle, et produits analogues, en particulier cordons, lacets, chaussettes, tricots usagés, déchets de matières plastiques difficiles à fragmenter, produits caoutchouteux naturels ou synthétiques, en particulier pneumatiques d'automobiles, caoutchoucs, ordures, en particulier ménagères, et/ou résidus d'équarissage, déchets de boucherie, graisses, cadavres d'animaux, acides résiduaires, produits toxiques oxydables, par exemple cyanés, textiles, papiers, bois, pailles, lessives de sulfite, produits résiduaires contenant des phénols, produits résiduaires contenant des produits pétroliers, provenant des unités de purification des eaux résiduaires des raffineries ou des complexes pétrochimiques, ainsi que sédiments provenant de réservoirs de produits pétroliers, de séparateurs d'huiles, des boues d'abrasifs contenant des produits pétroliers, des boues d'unités de clarification, émulsions contenant des huiles, déchets de séparateurs pour essence, huiles usagées, solvants résiduaires, résidus de laques et vernis, produits poreux, par exemple des pierres, imprégnés de produits pétroliers, de laques et vernis, ou de produits organiques semblables, en particulier perlite, terres contaminées, ou chaux vive, par exemple en cas de rupture d'un réservoir, boues de raffinerie, noir d'imprimerie, boues putréfiées, boues fraîches, boues de préclarification et/ou boues de refus, les déchets étant soumis à l'abri de l'air, ou dans une atmosphère pauvre en air, à une volatilisation, dégradation avec libération des fractions volatiles et/ou à une combustion incomplète, et les gaz qui se forment étant ensuite brûles, éventuellement à l'aide d'un réservoir intermédiaire, et éventuellement conjointement avec des combustibles classiques, caractérisé en ce que la volatilisation, la dégradation et/ou la combustion incomplète des déchets et matières résiduaires ont lieu dans une première étape, qui est combinée directement avec une deuxième étape dans laquelle les gaz de pyrolyse qui se forment lors de la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets, et éventuellement avec des combustibles classiques, sont brûlés dans une chambre de chauffage, en particulier une chambre de combustion-cuisson, pour chauffer ou cuire les produits bruts de départ servant à l'élaborjtion de matériaux de construction, de préférence de liants hydrauliques ou non hydrauliques, tandis que, éventuellement pour régler, réguler, et éventuellement maintenir constant, à la valeur nécessaire et souhaitée, le pouvoir calorifique total des gaz introduits, qui se forment. par volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète, et des combustibles classiques, on règle la quantité desdits combustibles classiques dans la deuxième étape, en particulier dans la chambre de chauffage-cuisson, par l'intermédiaire de la mesure de la température et/ou de l'état de chauffage, en particulier du taux de désacidification, des matériaux de construction soumis au chauffage, en particulier liants. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les gaz formés dans la première étape à partir des déchets sont dirigés immédiatement vers une seconde étape destinée à chauffer ou cuire les produits de départ permettant d'obtenir un clinker de ciment, et.sont brûlés à haute température, en particulier à une température supérieure à 6000C, de préférence supérieure à 85O0C, ou mieux encore supérieure à 11000C, et tout particulièrement supérieure à 12000C. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la dégradation des déchets et/ou la libération des gaz qui se forment lors de la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète, sont effectuées de telle manière que l'on maintient dans la première étape une pression réduite, en particulier une pression comprise entre 0,2 et 0,8 atmosphère. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la température dans la première étape, destinée à la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets, est réglée et/ou maintenue essentiellement constante, de manière qu'une élévation de la température provoque le dégagement des gaz, tandis qu'une diminution de la température diminue le dégagement des gaz. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la température, dans la première étape destinée à la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets, est réglée et maintenue essentiellement constante lors de variations de la composition et/ou des caractéristiques des matières résiduaires, par le fait que les matières résiduaires sont introduites dans la première étape avec une vitesse différente ou réglable. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1à 5, caractérisé en ce que, dans la première étape destinée à la volatilisation, dégradation etgou combustion incomplète des déchets, on apporte une quantité supplémentaire de chaleur grâce aux produits de départ bruts chauffés dans la seconde étape, en particulier dans la chambre de cuisson, ces produits consistant en particulier en clinker de ciment ou en chaux vive. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que, dans la première étape correspondant à la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète, on introduit les gaz sortant du four de la deuxième étape, correspondant 9 la cuisson des produits de départ des liants hydrauliques ou non hydrauliques, en particulier du clinker de ciment, et/ou l'air chaud ou les gaz chauds résultant du refroidissement des produits ayant subi la cuisson, en particulier du clinker de ciment, par échange de chaleur direct et/ou indirect, en particulier à des températures de 200 à 10000C, de préférence 300 à 8000cl ou mieux encore 400 a 6000C. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendication 1 à 7, caractérisé en ce que, dans la seconde étape, en particulier dans la chambre de combustioncuisson, par mesure de la température et/ou de l'état de chauffage des produits de départ bruts chauffes, dans la zone de frittage de la chambre de cuisson,on règle et on régule le rapport des gaz se formant dans la première étape lors de la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète, et du combustible classique introduit. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1à 7, caractérisé en ce que, dans la seconde étape, en particulier dans la chambre de combustioncuisson, par mesure de la température et/ou determination de l'état de chauffage des matières brutes de départ devant subir la cuisson, de préférence par détermination de l'indice de désacidification, à la fin de la zone de calcination de la chambre de cuisson (en particulier, dans le cas d'un four à échange de chaleur ou d'un four Lepol, à l'entrée du four), on règle et on régule le rapport entre les gaz se formant dans la première étape de volatilistation, dégradation et/ou combustion incomplète, et du combustible classique introduit. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les déchets de pyrolyse produits dans la première étape de volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets sont au moins partiellement ajoutés aux produits bruts de départ permettant d'obtenir les matériaux de construction, en particulier les liants, qui sont chauffés et, en particulier, cuits dans la seconde étape 11.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les résidus de pyrolyse apparaissant dans la première étape sont ajoutés comme agents broyés lors de la fabrication de liants hydrauliques, en particulier de ciment, contenant des additifs broyés, de liants mixtes, de liants pour maçonnerie et de crépis, de mortiers, de chaux blanche contenant des produits broyés, ou de chaux hydraulique, de crépis préparés, de crépis contenant du gypse ou de liants et analogues, et/ou sont introduits comme additifs lors de la préparation de ces liants. 12. Appareillage permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte un premier appareillage de chauffage ()muni éventuellement d'un système(3) d'apport de chaleur, servant à la volatilisation, la dégradation et/ou la combustion incomplète des matières résiduaires contenant des fractions combustibles, en ce qu'il comporte un second appareillage de chauffage (2), en particulier un four de cuisson, ainsi qu'un premier conduit (4) permettant d'envoyer les gaz se formant dans l'appareillage (1), relié à un broyeur (5) se trouvant dans le second appareillage de chauffage (2), en ce qu'il comporte éventuellement une deuxième conduite (6) permettant d'amener un combustible classique dans le deuxième appareillage de chauffage (2), ainsi, éventuel lement, qu'une évacuation (8) fonctionnant de préférence en discontinu, au niveau de l'appareillage de chauffage (1), permettant de sortir les résidus de pyrolyse apparaissant lors du chauffage des matières résiduaires. 13. Appareillage selon la revendication 12, caractérisé en ce que le premier appareillage de chauffage (1), servant à la volatilisation, dégradation et/ou combustion incomplète des déchets, est un four à cuve, un four rotatif tubulaire, un four à couche turbulente, un four à étages, un four à grilles ou une bande de frittage. 14. Appareillage selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que, sur la deuxième conduite (6) permettant d'amener un combustible classique dans le deuxième appareillage de chauffage (2), on prévoit un appareil de réglage du débit (11) commandé par un appareil de mesure de température (10, lOa) et/ou un appareil (10, lOa) de détermination de l'état de chauffage des produits bruts de départ subissant la cuisson, et ce éventuellement par la liaison (12). 15. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que l'appareil de mesure de température (10, lOa) et/ou l'appareil (10, loua) de détermination de l'état de chauffage des produits de départ devant être soumis à la cuisson, en particulier un appareillage de détermination de l'indice de désacidification de ces produits, sont disposés à la fin de la zone de calcination, et en particulier, dans le cas des fours à échangeur de chaleur et des fours Lepol, à l'entrée du four. 16. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 12d 15, caractérisé en ce que le premier conduit (4) permettant d'envoyer les gaz se formant dans l'appareillage (1) débouche avec la seconde conduite (6) d'amenée du combustible classique dans le brûleur (7) ou meme au niveau de l'injecteur de ce brûleur.