On a déjà proposé de réaliser un matériau céramique de revêtement en plaques préfabriquées par collage des carreaux sur des plaques supports de diverses natures. De telles plaques sont décrites notamment dans les brevets français n 1.085.222 et ne 1.085.241. Dans la pratique cependant des plaques de ce type sont assez difficiles à réaliser, notamment pour les revêtements de sols qui doivent satisfaire, d'une part, aux impératifs dtisola- tion thermique, d'autre part, aux impératifs contradictoires d'une isolation phonique élevée et d'une bonne résistance au poinçonnement et aux chocs.En effet, l'isolation thermique et l'isolation phonique conduisent à l'emploi de mousses qui n'offrent pas la résistance mécanique nécessaire et lton observe, après la pose, des décollements de carreaux ou une fissuration des joints Si, par contre, on adopte une plaque support rigide, les joints résistent correctement, le carreau tient, mais l'isolation thermique est difficile à réaliser et l'atténuation sonore est très faible. La présente invention a pour objet un matériau préfabriqué combinant la résistance mécanique, l'isolation phonique et l'isolation thermique recherchées. Le matériau, selon l'invention, est une plaque de revête- ment préfabriqué caractérisée en ce qu'elle se compose d'une plaque support sur laquelle sont collés des carreaux céramiques. Cette plaque support est composite.Elle est formée d'une lame de mousse plastique à cellules fermées de densité au noms égale à 800 kg/m3, d'épaisseur de l'ordre de 2 à 3 -, collé. sur une lame de matière plastique compacte, ou tout au moins de densité plus forte de l'ordre de 1.000 à 1.200 kg/m3. Sous cette dernière la-e est collée une couche de non tissé de fibres de haute résistance mécanique telles que fibres de verre ou de polyester. Les essais ont montré qutavec un tel matériau on obtient simultanément un coefficient &alpha; (coefficient d'atténuation phonique défini par les cahiers n 50 et 58 du Centre Scientifique et Tech- nique du Bâtiment à Paris) de l'ordre de 22 à 23 et une résistance à l'impact correspondant à la chute d'une bille de 150 grammes en viron d'une hauteur de 80 cm. A l'emploi, les plaques préfabriquées sont collées côte à côte de façon quinconcée, ainsi le jointoiement est effectué de manière discontinue et la trace dos plaques devient indiscernable une fois la pose terminée. La feuille support de mousse plastique est de préférence de type feuille de PVC expansée et la matière plastique compacte sera, par exemple une feuille de PVC de densité de l'ordre de 1.000 à 1.200 kg/m3. La réalisation du natériau selon l'invention pourra être effectuée par un procédé de transfert de type connu consistant à préparer les carreaux sur feuille transfert constituée, par exemple, de papier perforé, d'enduire de colle soit la face inférieure de la feuille transfert et des carreaux à travers les trous de cette dernière, soit la face supérieure de la sous couche de PVC, par exemple, avec une colle à réactivation. Les feuilles sont posées sur les plaques, la colle est amenée à la température de réactivation, puis on applique aux carreaux une faible pression permettant d'assurer un collage uniforme. L'invention vise également les dispositions suivantes 1- La feuille de matière plastique compacte a une épaisseur de l'ordre de 1 à 2 mm. 2- La couche de non tissé est du type mat ou aiguilleté de fibres de verre ou de polyester. Elle a une épaisseur de l'or- dre de 1 à 2 mm. 3- Pour les carreaux en forme, la plaque est découpée selon le contour des carreaux de telle manière que la bordure de ladite plaque se trouve en retrait de 0,5 à 1,5 - par rapport au contour des carreaux. Au moment de la pose, I,ensgmble des joints, y compris les joints entre plaques, est rempli au moyen d'un produit de jointoiement qui conservant une certaine souplesse dans le temps joue le double rôle de compenser les moments de flexion de l'ensemble carreaux + sous couche et d'éviter que se produise un pont phonique entre le carrelage et la dalle support par l'intermédiaire dos joints inter-plaques. L'invention est illustrée par le dessin annexé sur lequel - La figure 1 est une vue perspective schématique d'un exemple de plaque préfabriquée selon l'invention montrant sa coupe. - La figure 2 rend compte de la pose en quinconce des plaques préfabriquées. En se reportant à ces figures, on voit que la plaque est formée de carreaux 1 collés sur un support composite constitué d'une succession de couches collées les unes sur les autres. Couche 2 - couche de papier transfert noyé dans la colle. Couche 3 - la-e de PVC expansé de densité élevée de l'ordre de 850 kg/m , de 2 - environ d'épaisseur. Couche 4 - lame de PVC compacte ou légèrement expansé de densité de 1.000 à 1.200 kg/m3 - d'épaisseur 1,5 - environ. Couche 5 - mat ou aiguilleté de polyester ou de verre d'épaisseur 1,2 mm. Les dimensions ci-dessus sont des ordres de grandeur. Néanmoins, on ne peut les varier considérablement sans perdre le bénéfice du matériau selon l'invention. Ainsi, lorsque la densité de la mousse 3 descend au-dessous de 750 à 800 kg au m3, on obtient une légère amélioration des qualités phoniques et thermiques, mais également une rapide dégradation des qualités mécaniques tant sur le plan de la résistance aux chocs, que sur celui do la résistance au poinçonnement. L'épaisseur de la lame de matière plastique quasicompacte peut varier dans de plus larges limites, mais il n'y a aucun intérêt à augmenter cette épaisseur au-delà de 2 . Le mat, ou aiguilleté, de polyester peut être replacé par un autre non tissé de fibres mécaniquement résistantes, par exemple des fibres de verre. Cette couche inextensible dans le plan de la plaque présent. l'avantage de maintenir la fixité dimensionnelle de la plaque des carreaux sur sa face supérieure, Par ailleurs, elle améliore les qualités phoniques et thermiques du rovbtement grâce à la multiplicité des points de contacts de très faible surface qu'elle assure avec le sol et à l'air occlus que retient cette couche. Comme représenté figure 1, l'utilisation d'un produit de Jointoiement légèrement souple et fortement insonore lié à une haute précision des dimensions de chaque plaque, permet l'imbrica- tion des plaques en quinconce à la pose. De cette façon, les irrégularités de largeur de Joints qui pourraient être décelées en limite des plaques ne s'alignent pas sur l'étendue du sol carrelé. Il est, de cette fanon, impossible de repérer sur ledit sol carrelé les irrégularités possibles. La feuille support, selon 11 invention, est souple, elle peut donc être réalisée industriellement en rouleaux de grandes dimensions pouvant autre éventuellement découpés directement au ao- ment do la pose. REVENDICATIONS 1.- Matériau préfabriqué de revêtement, formé d'une plaque support préfabriquée sur laquelle sont collés des carreaux céramiques, caractérisé en ce que cette plaque support est formée d'une lame de mousse plastique à cellules fermées de densité au moins égale à 800 kg/m3 et d'épaisseur de l'ordre de 2 à 3 mm collée sur une lame de matière plastique compacte sous laquelle est collée une couche de non tissé de fibres de haute résistance mécanique telles que fibres de verre ou de polyester. 2.- Matériau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de matière plastique compacte a une épaisseur de l'ordre de 1 à 2 m. 3.- Matériau selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la couche de non tissé est du type mat ou aiguilleté de fibres de polyester ou de fibres de verre et a une épaisseur de l'ordre de 1 à 2 mm. 4.- Matériau selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la plaque support est découpée selon le contour des carreaux et en retrait de celui-ci d'environ 0,5 à 1,5 mm. 5.- Matériau selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les carreaux sont collés sur la plaque support par l'intermédiaire d'une feuille transfert qui reste noyée dans la colle.