L'invention concerne un procédé et un dispositif d'ensemencement en arbre forestiers, directement dans une couche d'humus. L'ensemencement naturel en forêt se fait dans la mousse en fin d'hiver et début de printemps. De grandes quantités des-semences naturelles sont mangées par les oiseaux et les rongeurs avant qu'elles aient le temps de germer. Parmi les semences qui ont réussi à germer dans la mousse, une grande partie se dessèche et périt avant que les racines soient assez longues pour atteindre une couche de terre humide. De plus, beaucoup des pousses néanmoins obtenues sont endommagées par les insectes qui s'en nourrissent. Pour remédier aux inconvénients qui viennent d'etre énoncés, les semences d'arbres forestiers sont normalement placées sur couche minérale de laquelle mousse et humus ont été éliminés. La préparation de ces couches, qui se fait à l'aide d'engins tractés spéciaux, est longue et onéreuse. De plus, une telle préparation ne peut pas se faire dans les terrains à forte pente ou rocheux. On a recours, depuis quelques années, à des écrans coniques en plastique que l'on place sur les semences, lorsque ltensemen- cernent a été fait sur ouche minérale mise à nu. Ces cônes en plastique, qui protègent les semences des oiseaux et des rongeurs, entre autres, sont places, avec leur base vers le bas, sur un sol préparé par scarification, lequel reste continuellement humide, l'eau remontant par capillarité depuis les couches de terre plus profondes. On a tenté de placer directement les semences dans la couche d'humus en utilisant cette technique, mais les résultats ont été très décevants, car l'humus se dessèche fortement, même sous un cône.De plus, une telle végétation se développe dans le cône à partir de racines et de souches exposées à la lumière, si bien que les pousses d'arbre sont complètement étouffées. L'invention a pour but essentiel l'établissement d'un procédé et la réalisation d'un dispositif permettant d'ensemencer directement en arbres forestiers une couche d'humus, ce qui élimine les inconvénients précédemment mentionnés. Conformément à l'invention, on procède à un compactage local et permanent de la couche d'humus aux endroits où les semences doivent etre placées, en enfonçant dans cette couche un écran en forme d'entonnoir dont l'extrémité la plus étroite est tournée vers le bas, un écran étant laissé en chaque endroit précité, et les semences étant placées sur l'humus compacté au niveau de l'extrémité inférieure de l'entonnoir. Ce procédé conduit à une très bonne germination des semences et se traduit, si l'extrémité supérieure, la plus large, de l'en- tonnoir est scellée au moyen d'un élément transmetteur de lumière convenable, à une protection efficace de la pousse, contre les insectes -notamment. La bonne germination des semences est due, en premier lieu, au fait que l'humidité dans l'humus compacté est relativement élevée, le compactage conduisant à-un drainage d'eau plus efficace que celui obtenu dans les couches d'humus non compactées ou traitées pour un drainage par capillarité. En raison de la forme en entonnoir de l'écran, l'humidité qui se condense sur la paroi de cet écran, du fait que la température nocturne dans l'entonnoir est considérablement plus basse que la température de l'humus à l'extérieur de l'entonnoir, est dirigée vers l'humus proche des semences, puis vers l'humus compacté. Pour obtenir la plus grande humidité possible au niveau des semences, il est préférable que la surface d'ouverture de l'entonnoir au niveau de son extrémité la plus étroite ne soit que très légèrement supérieure à la surface occupée par le nombre de semences placées en chacun des endroit précités. Cela permet de réduire au minimum la végétation parasite dans l'entonnoir De plus,-on enfonce plus facilement l'entonnoir dans la couche d'humus si sa surface d'extrémité est petite. De préférence, l'élément transmetteur de lumière a la forme d'un cône présentant, à son extrémité supérieure, des fentes suivant des génératrices. On peut, bien entendu, réaliser l'ensemble sous forme d'un seul dispositif dont la partie inférieure en forme d'entonnoir se prolonge par une partie supérieure conique, ltécran ainsi formé étant divisé axialement en deux parties articulées au niveau d'une génératrice de la partie conique. L'invention sera maintenant décrite plus en détail à propos de modes de réalisation préférés mais non limitatifs, en se référant au dessin annexé qui représente - figure 1, un écran en forme d'entonnoir. selon lrinvention, avec un couvercle conique amovible, - figure 2, un écran en forme d'entonnoir selon l'invention, combiné à un couvercle conique, et - figure 3, l'écran de la figure 2 en position d'ouverture. Sur la figure 1, l'écran en forme d'entonnoir 1 a été enfoncé, à travers une couche de mousse 2, jusqu'au niveau d'une couche d'humus sous-jacente 3. L'humus au niveau de l'ouverture inférieure de l'écran 1 a été compacté (voir en 4). On a désigné en 5 une couche minérale sous-jacente qui reste constamment humide du-fait que, par capillarité, l'eau y remonte depuis des couches de terre plus profondes. Lorsque l'écran 1 a été enfoncé dans la couche d'humus, un certain nombre de semences 6, généralement de trois à cinq semences, sont placées sur l'humus compacté 4, au niveau de l'ouverture inférieure de l'écran 1 ; puis un couvercle 7 est placé sur l'écran. Le couvercle 7 est constitué en matériau transmetteur de lumière, et, dans le cas illustré, il est conique pour éviter que les feuilles ou l'herbue ne viennent faire obstacle pour la lumière -dirigée vers l'écran 1. A son extrémité supérieure, le couvercle conique 7 présente un certain nombre de fentes pratiquées selon des génératrices pour former des languettes 8. Cette disposition interdit que des insectes viennent attaquer le plant en train de pousser dans l'entonnoir, mais permet à l'extrémité supérieure de ce plant de traverser le couvercle 7 en repoussant les languettes 8. Comme on l'a dit précédemment, la germination des semences 6, placées sur l'humus compacté 4 au niveau de l'ouverture inférieure de l'écran 1, sera très bonne. L'une des causes de cette bonne germination est que l'écran3 du fait de sa forme, permet de ramener l'humidité condensée vers l'humus compacté proche des semences, cette humidité étant amenée aux semences par effet de capillarité dans l'humus 4. C'est aussi par effet de capillarité que l'humidité est amenée des couches de terre plus profondes jusqu'aulx semences 6. En compactant l'humus au niveau de l'ouverture inférieure de 11 écran, on assure un meilleur drainage de l'humidité vers les semences. Pour que le taux d'humidité au niveau des semences soit le meilleur possible, il est important que la surface de l'ouverture inférieure de l'entonnoir soit la plus proche possible de la surface nécessaire pour que toutes les semences soient à même le sol. On a représenté figures 2 et 3 un autre mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention. Ce dispositif se compose d'une partie inférieure en forme d'entonnoir 9 et d'une partie supérieure en forme de cône 10 raccordée à la partie inférieure. Il s'agit donc d'un écran combiné qui est axialement divisé en deux moitiés articulées le long d'une génératrice lS du cane. Comme précédemment, la partie supérieure du cône 10 est fendue pour former des-languettes 8. Comme pour l'écran de la figure l, cet écran combiné est enfoncé jusqu' au niveau de la couche d'humus 3, avec l'extrémité la plus étroite de la partie en entonnoir tournée vers le bas. L'humus au niveau de l'ouverture inférieure de l'entonnoir 9 est donc compacté en 4, et les semences 6, en nombre requis, sont placées sur.lthumus compacté. Pour que l'écran combiné reste implanté dans le sol, sa partie en forme d'entonnoir est pourvue de deux bandes de barbillons 12. L'écran combiné des figures 2 et 3 a l'avantage d'être d'une seule pièce et de permettre à la partie inférieure du plant en cours de croissance de repousser l'entopnoir au niveau de son ouverture inférieure. Les deux dispositifs décrits peuvent être constitués en un matériau dégradable. L'invention permet donc d'ensemencer, avec de très bons résultats, directement en couche d'humus, ce qui est grandement bénéfique au point de vue temps et prix. On notera que l'on peut donner, à la surface de petite ouverture de l'entonnoir et à la surface de l'ouverture de raccordement du cône, toutes dimensions convenant à la méthode d'ensemencement et au type de terrain. Les parois latérales de l'entonnoir et du cône peuvent être fendues. La pente de la paroi d'entonnoir peut varier dans de larges limites bien que cet entonnoir soit d'autant plus facile à enfoncer que l'angle formé par ses parois est plus petit. Par ailleurs, une certaine valeur de pente est requise pour que la lumière pénètre jusqu'au plant et que ledit plant puisse se développer confortablement. Au lieu d'entre conique, le couvercle peut avoir toute autre forme qui permette à la lumière de parvenir jusqu'au plant. Si on le souhaite, le couvercle peut comporter une rainure périphérique faisant saillie dans l'entonnoir et pourvue de trous par lesquels l'eau de pluie pénètre dans cet entonnoir. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulie- rement envisagés ; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'ensemencement en arbres forestiers, directement en couche d'humus, caractérisé en ce qu'on procède à un compactage local et durable de la couche d'humus, aux endroits où doivent etre placées les semences, en enfonçant un écran en forme d'entonnoir, son ouverture la plus étroite tournée vers le bas, dans la couche d'humus, et en ce qu'on laisse un écran en place en chacun des endroits précités après avoir placé les semences sur l'humus compacté au niveau de l'ouverture inférieure de l'entonnoir. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un écranen forme d'entonnoir dont la surface d'ouverture, vers son extrémité la plus étroite, n'est que très legèrement supérieure à la surface occupée par le nombre de semences placées en chaque endroit précité. 3.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on protège l'entonnoir au moyen d'un élément transmetteur de lumière fermant l'extrémité de grande ouverture de cet entonnoir. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on utilise un écran dont la partie inférieure en forme d'entonnoir se prolonge par une partie supérieure se rétrécissant en forme de cône, lequel écran est axialement divisé en deux moitiés articulées le long d'une génératrice du cone. 5.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il se compose d'un écran en forme d'entonnoir destiné à être enfoncé, son extrémité la plus étroite tournée vers le bas, dans une couche d'humus de la foret, afin de compacter l'humus au niveau de l'ouverture inférieure de cet entonnoir, et d'un élément en matériau transmetteur de lumière fermant l'extrémité de grande ouverture de l'entonnoir. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la surface d'ouverture, au niveau de l'extrémité la plus étroite de l'écran en forme d'entonnoir, n'est que très légèrement supérieure à la surface occupée par les semences placées sur l'humus compacté au niveau de l'ouverture inférieure de l'entonnoir. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'élément en matériau transmetteur de lumière a la forme d'un cône dont l'extrémité supérieure est fendue selon un certain nombre de génératrices de ce cône. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte une partie inférieure en forme d'entonnoir se prolongeant par une partie supérieure qui se rétrécit en forme de cône, et en ce qu'il est axialement divisé en deux moitiés articulées selon une génératrice. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les deux moitiés du dispositif sont articulées le long d'une génératrice du cône supérieur.