La présente invention amour objet un procédé de formation en continu d'un ruban de fibres libériennes destiné à permettre de livrer aux filatures, du lin teillé sous forme de ruban continu, aux lieu et place des "poignées" ou "cordons" qui leur étaient fournis, et qui ne convenaient qu'à l'opération conventionnelle de peignage, sans satisfaire aux conditions d'alimentation requises par les matériels perfectionnés prévus en tête des nouvelles chatnes de fabrication des filatures modernes. On sait, que les turbines à grand débit, pouvant débiter en pointe jusqu'à 400 Kglh et en moyenne 200 Rg/h, qui sont utilisées à l'heure présente, ainsi que la grande longueur des fibres teillées, pouvant atteindre 1 mètre, et l'orientation de ces fibres, perpendiculaire à leur direction d'avance, constituent autant de facteurs peu compatibles avec les conditions courantes d'utilisation des machines de filature modernes. Le procédé objet de l'invention comporte une succession d'opérations, dont la première concerne la régulation préalable de l'épaisseur de Ia couche de lin teillé sortant du teillage, et acheminée vers l'entrée d'un dispositif de formation de ruban. Cette régulation se fait dans un premier temps de façon à remplacer les irrégularités d'alimentation en lin teillé d'une rampe de glissement sur laquelle -ce lin est disposé à cheval, par un entrainement continu par courroie jusqu'à un dispositif de pesée contrôlant le débit de la couche de fibres ainsi formée, et assurant la régularité du titre du ruban que l'on veut obtenir, qui doit rester compris entre 35 et 40 grammes par mètre, en commandant l'accélération ou la décélération de l'ensemble des éléments placés en aval de ce dispositif de pesée, par exemple par modulation de l'alimentation d'un moteur à courant continu entrainant lesdits éléments. L'opération d'étalage, qui suit celle de régulation du titre, sert à constituer une couche régulière de fibres disposées parallèlement à l'axe d'avancement. Cette opération, qui part d'une couche relativement régulière de lin teillé placé à cheval sur le sommet du dispositif de pesée, consiste à redresser les têtes et les pieds qui pendent des deux côtés de ce dispositif, de chaque caté d'un déflecteur servant à les amener jusqu'à une position horizontale dans laquelle ils sont maintenus par une courroie crantée, avant d'être déposés, par plis successifs, sur une bande transporteuse disposée perpendiculairement à la rampe d'alimentation en lin teillé, et qui est animée d'un mouvement de va-et-vient sensiblement parallèle à ladite rampe d'alimentation, en vue d'assurer une répartition correcte des tiges de lin teillé sur toute la largeur de ladite bande transporteuse. il opération d'étirage qui suit l'étalage, comporte un laminage de la couche régulière de lin teillé obtenue sur ladite bande transporteuse au cours de ladite opération d'étalage, laminage effectué à travers un champ de barrettes à pointes de grosseur et d'écartement variables suivant la nature et les caractéristiques dimensionnelles des fibres libériennes teillées sortant de la turbine. Cet étirage peut se faire éventuellement en recourant à deux champs de barrettes montées respectivement sur deux tambours rotatifs, avec transfert des fibres du premier tambour au deuxième, ce dernier étant en trafné à une vitesse supérieure à celle du premier, et lesdites barrettes étant munies de pointes dirigées respectivement dans des sens opposés dans chacun desdits tambours, et dans des orientations respectives maintenues invariables par des engrenages appropriés, sur toute la périphérie de ces tambours5 le deuxième tambour étant suivi d'une paire de rouleaux munis de condenseurs permettant de former des lisières avant de délivrer ledit ruban vers un empoteur. Toutefois, cet étirage est réalisé de préférence au moyen d'un champ de barrettes jointives, supportées par deux channes articulées sans fin tournant à grande vitesse, champ qui est placé au-dessus de la couche de fibres à étirer, lesdites barrettes jointives étant munies chacune de deux rangées de pointes parallèles destinées à entraîner ladite couche. Le dispositif comporte, dans ce cas, un enfonceur coopérant avec ledit champ de barrettes, et formé d'un ensemble de rouleaux tubulaires supportés par deux channes articulées identiques aux précédentes. Cet enfonceur, qui est placé au-dessous de ladite couche à étirer, et dont les rouleaux se logent respectivement entre les deux rangées de pointes de chacune desdites barrettes jointives, fait pénétrer les fibres de ladite couche dans les pointes de ces barrettes et assure le maintien de cette couche au voisinage de la base de ces pointes. L'étirage est assuré en outre par un groupe de rouleaux éti- reurs, disposés à la sortie dudit champ de barrettes, et de façon à faciliter l'engagement de la couche de fibres entre lesdits rouleaux étireurs, tout en empêchant des enroulements intempestifs de fibres autour desdites barrettes5 et un entratnement de la couche par le brin supérieur du champ de barrettes. Le groupe de rouleaux étireurs précité est complété par une série de rouleaux cannelés de calandrage de la couche de fibres, placés à l'endroit ou la couche de fibres ainsi étirée, est devenue mince, et peut oestre travaillée avec des dentures fines. La formation du ruban est complétée ensuite par un passage de ladite couche entre deux rouleaux munis de condenseurs logés à l'entrée de ces rouleaux, et permettant de réaliser des lisières propres. Enfin, il est possible de procéder à une opération de conditionnement du ruban de type classique, et consistant à envoyer d'abord le ruban ainsi formé, à l'intérieur d'un empoteur à bobineur de type connu et couramment utilisé dans l'industrie textile, ce ruban étant ensuite envoyé dans une presse à pots pour former des paquets de dimensions et de poids acceptables pour le matériel placé en tête des chaines de fabrication des filatures modernes. Pour faciliter la manutention, les paquets peuvent être groupés en balles de 100 à 200 Rg, comme dans le cas du peignage de la laine. L'invention a également pour objet un appareillage permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit de deux modes de réalisation d'appareillage permettant la mise en oeuvre du procédé susvisé de formation de ruban, modes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs et décrits en se référant au dessin annexé sur lequel - la fig.l est une vue en perspective montrant les différentes opérations successives du nouveau procédé - la fig.2 est une vue partielle en élévation de l'appareillage utilisé, montrant en particulier les opérations d'étalage, et d'étirage des fibres, 'et-l'empotage du ruban - la fig.3 est une vue partielle en élévation de l'appareillage utilisé, montrant en particulier les opérations de régulation et d'étalage desdites fibres ;; - la fig.4 est une représentation schématique destinée à illustrer le mouvement de va-et-vient de la bande transporteuse sur laquelle on forme le ruban, et la façon dont les fibres se répartissent sur toute la largeur de ladite bande transporteuse, au fur et à mesure de son déroulement - et la fig.5 est une représentation schématique d'une variante du dispositif d'étirage. On voit sur la figure 1, que l'appareillage en question comporte une rampe inclinée 1, à la partie supérieure de laquelle les fibres de lin teillé sont déposées automatiquement à la sortie d'une turbine de teillage non représentée sur la figure, et sont disposées à cheval sur ladite rampe 1, leurs extrémités pendant de chaque côté du sommet de la rampe. A l'extrémité basse la de cette rampe, où les fibres parviennent de façon irrégulière et s'accumulent par gravité, ces fibres sont reprises par une courroie transporteuse 2 dont la largeur correspond sensiblement à celle de la rampe 1. La courroie 2 est entraînée à une vitesse appropriée, et est soutenue dans son trajet supérieur par une talle de guidage 2a. La courroie 2 entraîne les fibres régulièrement, de façon à compenser les irrégularités d'alimentation par la turbine de teillage, et à obtenir une nappe d'épaisseur sensiblement constante de fibres restant à cheval sur ladite courroie5 avec leurs têtes et leurs pieds respectifs pendant de part et d'autre de cette courroie. Pour la clarté du dessin, on n'a représenté qu'une partie des fibres ainsi disposées, tant sur la rampe 1 que sur la courroie 2, de façon à pouvoir faire apparaître les différents éléments le long desquels ces fibres se déplacent par gravité ou sont entrainées. Un dispositif de pesée est placé en aval de la courroie 2 et comprend une balance ou bascule 3 munie d'une partie mobile de guidage 3a sensiblement de même largeur que la rampe 1 et inclinée comme elle. Sur la partie mobile 3a de la bascule 3,-les fibres 4 sont encore disposées à cheval, avec leurs têtes et leurs pieds pendant de part et d'autre de ladite bascule et elles se déplacent par gravité. Cette bascule 3 est équipée d'un capteur non visible sur le dessin, et qui module llalimentation d'un moteur à courant continu, également non représenté sur le dessin, qui entrain les différents éléments de l'installation prévus en aval pour l'étalage à lthorizontale, l'étirage et I'eo- tage dudit ruban. A la sortie de la bascule 3, les fibres 4 sont reprises de fa çon continue par une courroie crantée 5, se déplaçant dans le sens de la fle- che 6, et qui entraîne les fibres pendant qu'elles se redressent à lthorizon- tale, en s'élevant le long des bords arrondis d'un déflecteur 7, sous l'action d'une soufflerie débouchant entre les têtes et les pieds desdites fibres, et qui effectue ledit redressement. Cette soufflerie ntest pas visible sur la figure 1. Une t81e plane 7a de largeur réduite disposée au-dessus du déflecteur reçoit la portion centrale des fibres et permet de répartir I'air de soufflage. Sous lteffet de l'entraînement par la courroie crantée 5, les fibres venant d'être redresses se déplacent horizontalement sur une t81e 7a placée au-dessus des tuyères de soufflage de ladite soufflerie, jusqu'à la bande transporteuse 8, en restant parallèles à la direction longitudinale moyenne de cette bande, sur toute la largeur de laquelle les fibres tombent et se répartissent. Cette bande transporteuse est montée sur un bflti oscillant autour d'un axe 0 visible sur les figures 2 et 4, et qui est placé à une certaine distance de ladite bande transporteuse 8, cl Le on le verra plus en détail à propos desdites figures 2 et 4, la bande 8 pouvant effectuer un mou vement oscillant de va-et-vient sensiblement parallèle à la rampe 1 et la partie de guidage 3a. On aperçoit sur la figure 1 sous forme d'un zigzag visible en 9, les extrémités des fibres réparties régulièrement sur toute la largeur de la bande transporteuse 8, du fait dudit mouvement d'oscillation de l'ensemble dudit bati. La couche de fibres reposant sur la bande transporteuse 8, et qui progresse dans le sens de la flèche 8a, passe ensuite entre deux rouleaux 10 et 11. Le rouleau 10 est disposé au-dessus du brin supérieur de la bande 8, tandis que le rouleau 11 se trouve calandré, avant d'atteindre le brin inférieur d'un champ de barrettes 12 comportant chacune deux rangées transversales de pointes 13. Les rangées transversales de pointes 13 de ce brin inférieur traversent la couche de fibres, sous l'effet des rouleaux tubulaires voisins 14a d'un enfonceur 14 constitué par une chaîne de rouleaux disposés transversalement de façon à venir se loger entre les différentes pointes 13 de deux rangées transversales voisines prévues sur chacune des barrettes constituant le champ de barrettes 12. L'installation comporte ensuite un ensemble de trois rouleaux étireurs 15, 16 dont l'un référencé 15 est placé en amont du rouleau aval d'extrémité 17 autour duquel circule ledit champ de barrettes 12, la chaîne de rouleaux 14 s'arroetant au contraire en aval de ce rouleau d'extrémité 17, de façon à faciliter la pénétration de la couche de fibres 4a entre les deux rouleaux 16 dSspqsds immédiatement.en aval du rouleau 15. Cette disposition est particulièrement visible sur la figure 2 sur laquelle on remarque que le rouleau 15 est placé sensiblement à la verticale du rouleau 17 et au-dessous de ce dernier. A la suite de ce groupe de rouleaux étireurs 15, 16 se trouve un ensemble de rouleaux cannelés 18 assurant un calandrage final de la couche de fibres 4a. On remarquera que la couche de fibres 4a a vu son épaisseur se réduire entre sa sortie de la bande 8 et sa sortie du champ de barrettes 12 grace à l'étirage pratiqué par les rouleaux 15, 16. La couche de fibres ainsi amincie est reprise après calandrage par les rouleaux 18,par les deux derniers rouleaux cannelés 18a et 18b qui jouent le rale de rouleaux délivreurs de ladite couche calandrée 4b à un empoteur à bobineur rdférencé 19. On retrouve sur la figure 2, la courroie crantée 5 qui tourne autour de supports solidaires d'un bati fixe 24. On retrouve également la courroie transporteuse 8 de la figure 1, les rouleaux 10 et ll, le-champ de barrettes 12 avec ses pointes 13, l'en fonceur 14 avec ses rouleaux tubulaires 14a, les rouleaux 15 et 16 dont l'un est moteur pour recueillir la bande de fibres et la diriger entre lesdits rouleaux 15 et 16, de façon que cette bande passe ensuite entre les rouleaux supérieurs et inférieurs d'un ensemble de neuf rouleaux 18 suivis par deux rouleaux délivreurs 18a et 18b à partir desquels la nappe 4b peut descendre jusqu'à l'empoteur à bobineur 19. Comme on l'a dit plus haut, les supports de la courroie transporteuse 8 sont montés sur un b ti oscillant 21. Le bâti 21 est solidaire d'un parallélogranme 22 visible sur la figure 3. Sur cette dernière figure, on retrouve la rampe inclinée 1, la courroie d'entraînement 2 soutenue à sa partie supérieure sensiblement horizontale par la tôle 2a, et qui tourne autour d'une poulie motrice 2b entraînée par un moteur dont la partie inférieure est visible en 2c. On retrouve également sur la figure 3, la bascule 3 avec sa partie mobile inclinée 3a, la courroie crantée 5 se déplaçant dans le sens de la flèche 6 et le déflecteur 7 sur lequel se déplacent les brins sortant de la bascule 3. Une tOle plane 7a disposée au-dessus de la partie centrale du déflecteur 7 à un faible ecartement, se prolonge jusqu'à la partie mobile 3a de la bascule.Une soufflerie 23 dont la tuyère de soufflage est fermée à son extrémité antérieure 23a, est prolongée par un tube 23b dont l'extremité supérieure coudée 23c est disposée entre la tOle 7a et le déflecteur 7, et présente de chaque côté des trous latéraux permettant d'insuffler de l'air entre le déflecteur 7 et ladite tôle 7a, facilitant le redressement progressif à l'horizontale, amorcé par les parois incurvées du déflecteur 7, des brins de la nappe de fibres. La courroie crantée 5 est supportée par un bâti fixe 24 sur lequel est monté un dispositif à manivelle 25 visible sur la figure 3, lequel commande le mouvement oscillatoire de va-et-vient de la bande transporteuse 8 et du bSti 21 par l'intermédiaire d'une bielle de transmission 25a reliée au bai oscillant 21 par un axe d'articulation 25b. Ce bati 21 est supporté par un ensemble de poutres formant le pa rallélogramma 22 qui se déforme de façon à permettre l'oscillation du bati 21, la bande transporteuse 8 restant dans un plan horizontal. Les points d'articulation supérieurs 22a et 22b se déplacent le long des arcs de cercle 22c et 22d centrés sur les points d'articulation inférieurs fixes 22e et 22f. Sur la figure 4, on a représenté par la flèche double 26 le mou- vement oscillatoire du bati 21, l'ensemble de ce bati et de la bande 8 tournant autour de l'axe 0 d'un angle a. On a représenté schématiquement et dans une direction parallèle à la position moyenne de la bande 8 et du bati 21, différentes fibres 4c, 4d, 4e, et 4f de longueur supposée constante et égale à la largeur de la nappe 4 entraînée par la courroie crantée 5. Dans la réalité, les fibres se répartissent sur la largeur de la bande 8 entraînée dans le sens de la flèche 8a avec une inclinaison légèrement variable, suivant qu'on se rapproche de l'un ou l'autre des bords de la bande transporteuse 8 compte tenu-du mouvement d'oscillation dans un plan horizontal de la bande 8. Pour la simplification du dessin, et étant donné la grande longueur de la bande 8 par rapport à sa largeur, les différentes fibres ont été représentées toutes parallèles à la direction transversale de la nappe 4, sans se préoccuper de leur position relative par rapport au bord de la bande transporteuse 8. Les fibres W se répartissent sur la bande 8 sous la forme d'une nappe à. bords en biais par rapport à la nappe 4 entraînée par la courroie crantée 5. L'inclinaison des bords de la nappe des fibres 4f, dépend de la vitesse de translation de la bande 8. Les fibres 4e forment une nappe recouverte par la nappe 4f et dont les bords sont en biais dans l'autre sens. La nappe 4e a en effet été formée avant la nappe 4f et au cours du mouvement d'oscillation dans un sens de la bande 8, tandis que la nappe 4f a été formée au cours du mouvement d'oscillation de la bande 8 dans l'autre sens. On voit que les nappes 4c et 4d formées auparavant, sont recouvertes par les nappes successives 4e et 4f et présentent également des bords en biais d'inclinaisons alternées. Cette inclinaison et l'épaisseur de la couche transportée par la bande 8 dépendent de la vitesse de la bande 8. Le mouvement d'oscillation dans un plan de la bande 8 combiné à l'avance de ladite bande et de la courroie crantée 5, entraîne la formation des zigzags .9 visibles également sur la figure 1, qui correspondent aux extrémités des tiges déposées par plis successifs sur ladite bande transporteuse 8. Le mode de réalisation décrit sur la figure 5 est relatif à une variante de l'invention,dans laquelle le dispositif d'étirage monté en aval de la bande transporteuse 8, est un dispositif d'étirage à tambours. Cette variante comprend un dispositif d'amenée par courroie transporteuse crantée Sa se déplaçant dans le sens de la flèche 6a, et sur laquelle appuie un galet presseur 27. Les deux tambours 28 et 29 tournent en sens opposé, correspondant aux flèches 28a et 29a. La nappe de fibres arrivant par la courroie crantée Sa est trans gérée sur le tambour 28 par l'intermédiaire de pointes 30 disposées au voisinage de sa périphérie et orientées toutes vers le bas et maintenues dans une orientation constante par des engrenages représentés schématiquement en 31. De la même fanon, le tambour 29 qui est entraîné à une vitesse plus rapide que le tambour 28, présente des pointes 32 en-nombre moins important, disposées au voisinage de sa périphérie et tournées en sens opposé par rapport aux pointés 30, c'est-à-dire vers le bas. La vitesse du tambour 29 peut être de dix à douze fois plus importante que celle du tambour 28. Les pointes 32 sont maintenues également dans une orientation constante, quelle que soit la position dudit tambour 29, par des engrenages 33. La nappe étirée des fibres entraînées par les pointes 32, arrive entre deux rouleaux délivreurs 15a et 16a, avant d'atteindre un empoteur ou d'être soumise à un nouvel étirage au moyen de rouleaux non représentés sur la figure 5 et comparables à l'ensemble de rouleaux 18 de la figure 2. I1 est bien entendu que l'on peut apporter aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits divers changements, perfectionnements ou additions, et que l'on peut remplacer certains éléments par des éléments équivalents sans altérer pour cela ltéconomie.générale de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation en continu d'un ruban de fibres libériennes sortant d'une turbine de teillage et disposées à cheval sur une rampe inclinée comportant une succession d'opérations, d ' é t a 1 a g e à l'horizontale, d'étirage, et éventuellement de condensation pour formation de lisières, puis de conditionnement, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre une opération préalable de régulation de l'épaisseur de la couche de fibres sortant du teillage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ltopération de régulation comporte trois phases successives, dont une d'accumulation par gravité à la base de ladite rampe inclinée, la seconde comportant une reprise desdites fibres maintenues dans la même position par le brin supérieur, sensiblement horizontal, d'une courroie transporteuse comportant, à sa partie inférieure un entrainement par galet moteur, et la dernière consistant à acheminer lesdites fibres, sans redresser à l'horizontale leurs extrémités, sur un élément mobile incliné d'une balance équipée d'un capteur modulant l'alimentation d'un moteur à courant continu entrainant les éléments de l'installation placés en aval de ladite balance, et permettant de réaliser lesdites opérations d'étalage à l'horizontale, d'étirage, de condensation et de conditionnement. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, dans lequel ledit étalage consiste à redresser progressivement les têtes et les pieds desdites fibres qui pendent des deux côtés de ladite balance, le long des deux cOtés d'un déflecteur, pour amener ces fibres jusqu'à une position horizontale tandis que leur avance, au cours dudit étalage, est obtenue au moyen d'une courroie crantée placée au-dessus de la partie médiane desdites fibres, caractérisé par le fait que le redressement des fibres est obtenu au moyen d'un courant d'air se déplaçant horizontalement. 4. Procédé-selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise par le fait que les fibres étalées à l'horizontale sont déposées par plis successifssur une bande tranSporteuse disposée sensiblement perpendicu lair3eent à la direction d'alimentation des fibres et animée d'un mouvement de va-etvent afin de instituer une coude r0fière de fibres disposées parilblement à la direction longitudinia Moyenne de ladite bande transporteuse et sur toute sa largeur. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait : que l'étirage est obtenu au moyen d'au moins un champ de barrettes munies de pointes, et entrainé à une vitesse supérieure à celle de ladite courroie transporteuse ; et que lesdites pointes traversent la couche de fibres à étirer de part et d'autre. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'on utilise un seul champ de barrettes constitué de manière connue en soi, par des barrettes jointives comportant chacune deux rangées de pointes de longueur sensiblement égale à la largeur de ladite couche de fibres à étirer, lesdites barrettes étant entraînées par deux channes sans fin articulées, tournant à grande vitesse, et ledit champ de barrettes coopérant avec un enfonceur constitué par un ensemble de rouleaux parallèles réunis entre eux par deux chaînes sans fin semblables à celles de ce champ de barrettes3 et susceptibles de se loger entre les deux rangées de pointes précitées de chacune desdites barrettes jointives. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait quton utilise de manière connue en soi, deux champs de barrettes ne comportant chacune qu'une seule rangée de pointes1 et montés respectivement sir deux tambours rotatifs tournant en sens inverses l'un de l'autre, et entraînant respectivement ladite couche de fibres à des vitesses de plus en plus grandes par rapport à celle de ladite bande transporteuse ; que le second tambour comporte moins de rangées de pointes que le premier ; et que les pointes de ces tambours sont orientées respectivement dans des directions opposées, maintenues invariables sur toute la périphérie de ces tambours par des engrenages appropries. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et-7, caractérisé par le fait:que d'une manière connue en soi, lesdits champs de barrettes sont suivis par une paire de rouleaux munis de condenseurs de formation de lisières. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait qu'on utilise un dispositif- d'étirage comportant un groupe de rouleaux étireurs tournant à grande vitesse et disposés de façon à faciliter l'acheminement de la couche de fibres sortant desdits champs de barrettes entre lesdits rouleaux étireurs, et comportant un groupe de rouleaux cannelés de calandrage, placés après lesdits rouleaux étireurs1 et susceptibles dtagir sur une couche de fibres préalablement amincie par étirage. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on utilise une installation, comportant, en aval des dispositifs d'étirage précités, deux rouleaux munis, du côté de leur entrée, de condenseurs permettant de réaliser des lisières propres, et comportant d'autre part une installation de conditionnement de type classique et un dispositif de groupage de paquets sortant de ladite presse à pots. 11. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait : que ladite courroie transporteuse est maintenue à sa partie supérieure par un ttle sensiblement horizontale ; et que l'élément mobile de ladite balance de régulation est incliné en direction de l'entrée d'une courroie crantée, utilisée pour l'étalage de ladite couche de fibres. 12. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait : que ladite bande transporteuse est solidaire dlun bâti oscillant solidaire d'un parallélogramme déformable soumis à l'action d'un dispositif à manivelle commandé par moteur, par l'intermédiaire d'une bielle de transmission, et qui oscille dans un plan sensiblement horizontal, en permettant aux fibres tombant sur ladite bande de se répartir régulièrement, sur toute la largeur de cette bande. 13. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que lesdits rouleaux à condenseurs prévus pour la formation de lisières propres sont utilisés comme rouleaux délivreurs de ladite couche de fibres en direction dudit empoteur à bobineur.