L'invention concerne l'identification de micro- organismes et, plus particulièrement, des perfectionnements apportés à un plateau contenant des traces de réactifs pour l'identification de micro-organismes. La demande de brevet français N0 80 22359, dépo- sée le 20 octobre 1980 au nom de la Demanderesse, décrit un plateau contenant des traces de réactifs pour l'identi- fication de micro-organismes. Les cellules de ce plateau contenant une suspension bactérienne sont alignées en con- tinu les unes à côté des autres, le long du corps du plateau, perpendiculairement à leur direction. Par conséquent, il est difficile de verser de façon uniforme la suspension bactérienne dans les cellules respectives devant recevoir cette suspension, ces cellules communiquant avec les petites cellules respectives, et il est également difficile de maintenir des quantités déterminées de sus- pension bactérienne dans les cellules devant recevoir une telle suspension. En outre, étant donné que les crêtes de séparation permettant une certaine cmmunicaticn entre les cellules contenant la suspension bactérienne et les petites cellu- les respectives présentent,sur leur deux côtés, des pentes relativement faibles, la suspension bactérienne peut par- fois s'écouler à contre-courant des petites cellules vers les cellules devant la contenir. L'invention a donc pour objet un plateau pour l'identification de microorganismes, conçu pour éliminer les inconvénients et défauts mentionnés ci-dessus et affec- tant les plateaux d'identification classiques. Le plateau selon l'invention permet d'accroître la précision avec laquelle une suspension bactérienne est versée uniformément dans des cellules destinées à la recevoir. Ce plateau permet de fixer de façon exacte la capacité de retenue d'une suspension bactérienne versée de façon uniforme dans les cellules correspondantes. Il empêche totalement une suspension bactérienne examinée de s'écouler à contre-courant des petites cellules vers les cellules correspondantes contenant cette suspension bactérienne. De plus, le plateau permet d'améliorer la stabilité d'ingrédients de milieu et le pouvoir de séchage de réactifs placés dans les petites cellules. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure I est une vue en perspective, avec arrachement partiel du couvercle, d'une forme préférée de réalisation du plateau selon l'invention; -10 la figure 2 est une vue partielle en plan, à échelle agrandie, du corps du plateau montré sur la figu- re 1 la figure 3 est une coupe du corps du plateau, suivant la ligne IIIIII de la figure 2; et la figure 4 est une élévation à échelle agrandie du couvercle associé au corps de plateau montré sur la figure 1. Les figures,et plus particulièrement la figure 1, repréentnt une forme préférée de réalisation du plateau selon l'invention dont le couvercle est représenté avec arrachement partiel. La figure 2 montre à échelle agrandie une partie du corps du plateau représenté sur la figure 1. Les mêmes références numériques désignent les mêmes éléments sur les différentes figures. Le plateau selon l'invention comprend un corps I en forme de caisson mince et rectangu- laire, et un couvercle 2. Un certain nombre de cellules 4, divisées par un certain nombre de cloisons 3 alignées le long du corps 1, à intervalles sensiblement réguliers et perpendiculairement aux cellules 4, sont formées dans le corps i du plateau. Chaque cellule 4 est divisée en une cellule 6 destinée à recevoir une suspension bactérienne et en une petite cellule 7, ces deux cellules étant sépa- rées par une crête 5 formée sensiblement au centre de la cellule 4. Comme montré sur la figure 3, le sommet de chaque crête 5 de séparation se trouve à un niveau inférieur à celui de la surface supérieure de la cloison 3, et chaque crête 5 comprend une partie faiblement inclinée s'élevant 2 50 2 1 7 3 de la cellule 6 devant recevoir la suspension bactérienne, et une partie à forte inclinaison qui descend à peu près verticalement sur le côté de la petite cellule 7. La cloison 3 est d'une hauteur sensiblement égale à celle de la paroi périphérique la du corps 1, sauf à l'extrémité de la cellule 6 pour suspension bactérienne. La largeur et la hauteur de la cloison 3 sont inférieures d'environ 2 mm à celles du fond de la cellule 6 pour sus- pension bactérienne, cette cloison s'élevant légèrement, sous la forme d'une paroi extrême 3a, du fond de la cellu- le 6, à proximité de l'extrémité de cette dernière. Cette paroi extrême 3a de la cloison 3 ne cause aucune gêne lorsque la suspension bactérienne est versée dans les cellules respectives 6 destinées à la recevoir, mais elle sert à retenir avec précision la quantité de suspension bactérienne versée dans les cellules respectives 6 desti- nées à la recevoir. En outre, deux évidements ou alvéoles peu pro- fonds 8 sont formés dans le fond de chaque petite cellu- le 7, ces alvéoles étant réalisés de façon à disperser des ingrédients de milieu devant être placés dans les petites cellules 7. Comme montré sur la figure 4, le couvercle 2 recouvrant le corps i dubac ou plateau présente plusieurs trous d'évent 9, à savoir quatre dans la forme de réalisation montrée à titre d'exemple sur les figures 1 et 4, ces trous d'évent étant bombés vers l'extérieur, dans la direction verticale, en des points prédéterminés de la paroi périphérique 2a afin de faire communiquer l'inté- rieur du corps 1 du bac avec l'atmosphère et, par consé- quent, de permettre une circulation d'air entre les petites cellules et l'atmosphère pendant la culture de micro- organismes dans ces cellules, ce qui permet une identifi- cation précise de ces micro-organismes. En outre, le couvercle 2 comporte un épaulement 10 replié légèrement vers l'intérieur, à partir de l'extrémité supérieure de la paroi périphérique 2a, et il présente une surface supérieure 2b située sur l'extrémité supérieure de la paroi Il s'élevant de l'épaulement 10. Ainsi, l'intérieur du corps 1 du bac est espacé de la surface supérieure 2b du couvercle 2. De cette manière, on empêche les projec- tions de la suspension bactérienne d'adhérer au-dessous de la surface supérieure 2b du couvercle 2 au moment o la suspension bactérienne est versée, et, de plus, lorsque plusieurs corps 1 de bac sont empilés, le fond du corps d'un bac placé sur le dessus peut porter sur l'épaulement du couvercle 2 fermant le corps 1 d'un bac inférieur, ce qui assure un empilage précis des corps 1 de bac. Lors de l'utilisation d'un tel corps 1 de bac, des réactifs secs sont préparés à l'avance dans les alvéoles des petites cellules respectives 7; une quantité déterminée de suspension bactérienne est versée dans chacune des cellules 6 destinées à la recevoir; le corps 1 du bac est maintenu horizontalement afin d'établir un niveau uniforme de la suspension bactérienne dans les cellules 6; puis l'ensemble du corps 1 du bac est incli- né afin que les cellules contenant la suspension bacté- rienne s'éevEint par rapport aux petites cellules, ce qui a pour effet de faire passer la suspension bactérienne dans les petites cellules correspondantes, par-dessus les crêtes de séparation, la suspension bactérienne étant en même temps inoculée dans ces petites cellules. Si l'on place les réactifs de façon isolée dans les ingrédients respectifs contenus dans les alvéoles correspondants dans le cas o ces réactifs se détérioreraient en se mélan- geant les uns aux autres, il est possible d'assurer la stabilité desdits réactifs.- Il convient de noter que le couvercle 2 peut être placé sur le corps 1 du plateau après que la suspen- sion bactérienne a été versée, ou bien qu'il peut être placé sur le corps 1 du plateau après inoculation de la suspension. Ainsi, les bactéries inoculées sont cultivées par le processus classique pour réagir conformément au type des caractéristiques biochimiques, et le changement de couleur doit être observé. Ainsi, ce corps 1 de plateau permet d'identifier avec précision les propriétés 2502 17 3 biochimiques des bactéries, sans erreur de manipulation à brève échéance. Il ressort de la description précédente que le plateau d'identification de micro-organismes selon l'invention comprend donc un corps réalisé en matière plastique ou en verre, et un couvercle, le corps pré- sentant un certain nombre de cellules divisées par un certain nombre de cloisons qui sont alignées le long du corps du plateau, à intervalles sensiblement réguliers et perpendiculairement aux cellules, chaque cellule étant divisée en une cellule destinée à recevoir une suspension bactérienne et en une petite cellule, par une crête de séparation formée sensiblement au centre de la cellule principale, le sommet de chaque crête de séparation se trouvant à un niveau inférieur à celui de la surface supérieure de la cloison et cette crête comportant une partie à faible pente qui s'élève de la cellule pour suspension bactérienne, et une partie à forte pente qui descend sensiblement verticalement sur le côté de la petite cellule, deux alvéoles au moins étant formés dans chacune des petites cellules et les cellules pour suspen- sion bactérienne communiquant avec les petites cellules respectives pardessus les crêtes de séparation. Par conséquent, il est possible d'accroître la précision avec laquelle la suspension bactérienne est versée uniformément dans les cellules correspondantes et il est possible d'établir avec précision la capacité de suspension bacté- rienne retenue dans les cellules correspondantes en sépa- rant les cellules pour suspension bactérienne au moyen des cloisons. Etant donné que les crêtes de séparation ont la forme indiquée ci-dessus, elles s'opposent à tout écoulement àcontre-courant de la suspension bactérienne à examiner, des petites cellules vers les cellules corres- pondantes contenant cette suspension, et les réactifs à utiliser pour la culture et les examens peuvent être placés de façon dispersée dans au moins deux alvéoles ménagés dans les petites cellules correspondantes, ce qui améliore l'efficacité du séchage des réactifs au 2 50 2 1 7 3 moment de leur production, ou bien ce qui accroît la stabilité des ingrédients de milieu qui sont isolés les uns des autres lorsqu'ils ont tendance à se détériorer en se mélangeant dans les ingrédients de milieu contenus dans les alvéoles respectifs. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au plateau décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Plateau pour l'identification de micro- organismes, caractérisé en ce qu'il comporte un corps (1) réalisé en matière plastique ou en verre et un couvercle (2), le corps présentant un certain nombre de cellules (4) divisées par un certain nombre de cloisons (3) qui sont alignées le long du corps, à intervalles sensiblement réguliers et perpendiculairement aux cellules, chaque cellule étant divisée en une cellule (6) pour suspension bactérienne et en une petite cellule (7) par une crête (5) de séparation formée sensiblement au centre de la cellule (4), le sommet de chaque crête de séparation étant situé à un niveau inférieur à celui de la surface supérieure des cloisons du corps et chaque crête comprenant une partie à faible inclinaison qui s'élève de la cellule pour suspension bactérienne et une partie fortement inclinée qui descend à peu près verticalement sur le côté de la petite cellule. 2. Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la petite cellule de chacune des cellules (4) du corps du plateau présente au moins deux alvéoles (8) formés dans son fond. 3. Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les cellules pour suspension bactérienne commu- niquent avec les petites cellules correspondantes par- dessus les crêtes respectives de séparation. 4. Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque cloison présente une hauteur sensiblement égale à celle de la paroi périphérique (la) du corps du plateau, sauf à l'extrémité de la cellule pour suspension bactérienne. 5. Plateau selon la revendication 4, caractérisé en ce que la largeur et la hauteur de chaque cloison du corps sont inférieures d'environ 2 mm à celles du fond de la cellule pour suspension bactérienne, cette cloison étant légèrement surélevée par rapport au fond de la cellu- le pour suspension bactérienne à l'extrémité de cette dernière. 6. Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couvercle fermant le corps du plateau présente plusieurs trous d'évent (9) bombés vers l'extérieur, dans une direction verticale, en des positions prédéterminées de la paroi périphérique du corps du plateau, afin de faire communiquer l'intérieur du corps avec l'atmosphère. 7. Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couvercle comporte un épaulement (10) plié légèrement vers l'intérieur de l'extrémité supérieure de la paroi périphérique du corps et présentant une surface supérieure (2b) située à l'extrémité supérieure de la par- tie (11) de paroi s'élevant de l'épaulement dudit couver- cle.