La présente -invention se rapporte d'une façon générale à la réalisation d'aires sportives extérieures en particulier de courts de tennis, de plateaux d'évolution et de surfaces analogues. Afin que de telles aires sportives extérieures puissent être utilisées dans des conditions favorables pendant un temps maximum, il est indispensable d'éviter la stagnation des eaux de pluie, qui gênerait l'évolution des sportifs et s'opposerait en conséquence pendant des temps importants à l'utilisation de l'aire sportive. Pour résoudre ce problème, il est connu et même usuel de donner aux aires sportives une certaine pente, et plus spécialement une forme de toit, afin de faciliter le ruissellement des eaux de pluie et d'accélérer par conséquence le retour à des conditions d'utilisation acceptables. Nais on comprendra qu'une telle pente ne peut pas, si l'on veut conserver des conditions d'évolution satisfaisantes, ne gênant pas le sport pratiqué, recevoir une valeur élevée, de sorte que l'écou- lement des eaux ne peut être que lent. Les aires sportives du type considéré ici sont souvent réalisées en béton ou bien en enrobés bitumineux. Afin d'apporter une solution au problème d'évacuation rapide des eaux de pluie, il est actuellement connu de réaliser de telles aires sportives, en particulier les courts de tennis, en béton poreux ou bien en enrobés bitumineux poreux ou "ouverts". Ainsi, les eaux de pluie peuvent traverser la couche formant l'aire sportive pour rejoindre une couche drainante ou un système de drainage sous-jacent. Toutefois, le béton poreux est relativement coûteux à l'application, à cause de la difficulté de réaliser un béton réellement poreux et de l'impossibilité d'effectuer cette préparation à grande échelle, par exemple à l'aide de centrales à béton. Pour leur part, les enrobés bitumineux ouverts manquent généralement de tenue, de sorte qu'une réfection de l'aire sportive devient rapidement nécessaire. On a déjà proposé également de résoudre le pro blème sus-mentionné en réalisant de telles aires sportives, notamment des courts de tennis, à l'aide de dalles en béton de petites dimensions, préfabriquées, posées en principe de ni veau sur un support approprié, notamment sur des longrines en béton, et munies d'un ou plusieurs trous d'écoulement des eaux de pluie. On comprendra toutefois que la pose de petites dalles préfabriquées pour réaliser une aire sportive, donc une surface relativement grande, est une opération manuelle nécessairement longue, d'autant plus qu'îl est nécessaire d'obtenir un assemblage parfait entre les dalles, pour éviter les défauts qui pourraient résulter d'un aussi grand nombre de lignes de joints, en particulier les faux-rebonds des balles ou ballons. Le but de l'invention est de créer un procédé permettant la réalisation d'aires sportives, en particulier de courts de tennis, de plateaux d'évolution et de surfaces analogues, de niveau ou à faible pente, sur lesquelles il ne se produit pas de stagnation gênante des eaux de pluie, tout en conservant naturellement la planéité de surface requise d'une aire sportive, et dans des conditions de mise en oeuvre rapides et simples, permettant de faire appel éventuellement à des appareillages ou machines de grandes dimensions et correspondant à un faible prix de revient. Le procédé faisant l'objet de l'invention consiste à couler ou appliquer le matériau destiné à constituer l'aire sportive d'une façon en soi connue et par des moyens qui peuvent être classiques, sur un support sous-jacent à caractère drainant, et à disposer des drains à intervalles convenables dans la couche de matériau ainsi appliquée, avant ou après cette application, dans des conditions telles que ces drains fassent communiquer la face supérieure de ladite couche avec le support sous-jacent. Les drains utilisés suivant l'invention peuvent être des éléments creux, tels que des bandes ou de petits tubes, par exemple en matière plastique, noyés dans la couche formant l'aire sportive et affleurant sa surface pour rejoindre le support drainant sous-jacent, ou bien ce peut être également des éléments pleins à caractère très poreux, par exemple des éléments à structure cellulaire à cellules ouvertes, permettant un écoulement aisé des eaux. Il est possible d'obtenir un écoulement satisfaisant des eaux de pluie au moyen de drains ayant une section droite suffisamment faible pour qu'ils ne soient pas gênants à la surface de l'aire sportive. Ainsi, il suffit, pour permettre un tel écoulement, de prévoir des drains ayant par exemple de,5 à 2 cm de diamètre ou de dimension transversale.Gn concoit qu'une telle section droite n'est guère susceptible de modifier la trajectoire d'une balle ou d'un ballon ou de gêner l'évolution des sportifs. L'écartement entre les drains peut varier dans des limites relativement larges ; en particulier, on peut prévoir un écartement rel2tivement faible si l'aire ainsi réalisée est de niveau, pour éviter une stagnation des eaux de pluie entre les drains, et un écartement un peu plus grand lorsque l'aire sportive est réalisée avec une faible pente, tant donné que dans ce cas un certain écoulement ou ruissel lement des eaux peut se produire entre les drains.On comprendra toutefois que l'invention permet d'utiliser une pente nettement plus faible que celle qui serait nécessaire, dans le cas dtune surface imperméable, si de tels drains n'étaient pas prévus, puisque la distance a'écoulement des eaux est limitée ici à la distance séparant les drains et est donc réduite. Ainsi un écarter;ent des drains allant de 3C cm à 2 mètres paraît judicieux, selon les conditions de réalisation, la nature du matériau appliqué, etc... Suivant un mode de mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention, utilisable notamment pour la réalisation d'une- aire sportive en béton, on prépare d'une fa çon en soi-connue un support sous-jacent à caractère drainant, qui peut être consitué par exemple par une couche sous-jacente drainante, par une couche sous-jacente comportant un système de drainage, par un fond de forme à caractère drainant, par des longrines en béton ou par un support analogue, on dispose sur ce support sous-jacent des drains maintenus verticalement, selon des intervalles réguliers prédéterminés, puis on coule le béton de la façon classique jusqu'au niveau désiré et on le lisse. Si l'on utilise des drains formés par exemple par des bandes ou de petits tubes en matière plastique ou d'un type analogue, on peut prévoir des drains ayant une hauteur supérieure à l'épaisseur de la couche de béton appliquée. Apres lissage du béton et après la prise, on peut alors sectionner ces drains à l'affleurement de la surface de l'aire sportive. Cn évite ainsi la pénétration du béton liquide à l'intérieur des drains, qui ne manquerait pas de se produire, en bouchant éventuellement certains drains, si la coulée était réalisée jusqu'à l'affleurement des drains tubulaires. On peut d'ailleurs marquer sur les drains, après repérage, le niveau auquel la coulée du béton doit s'effectuer. Nais il est également possible d'utiliser, pour ménager les drains, des éléments pleins ou creux, en bois, en métal ou en tout autre matériau, qui sont disposés à des intervalles convenables sur l'aire sportive avant l'application du béton. Dans un tel cas, la coulée peut avoir lieu par exemple jusqu'à l'affleurement des éléments précités. Après la prise du béton, on peut ensuite retirer lesdits éléments par extraction, ce qui ménage dans la surface du béton autant de petits puits de drainage pour l'écoulement des eaux. Les caractéristiques mécaniques du béton évitent dans ce cas son effritement autour des petits puits de drainage ainsi formés et la dégradation résultante de l'aire sportive. Le maintien en place des drains avant et pendant la coulée du béton peut être réalisée de toute manière désirée sans s'écarter de l'invention. Ce qui importe, c'est que les drains débouchent à la fois sur le dessus et sur la face inférieure de l'aire en béton ainsi coulée, pour assurer l'évacua- tion des eaux de pluie vers le support drainant sous-jacent. Le procédé suivant -l'invention permet également de réaliser des aires sportives en béton armé, ctest-à-dire ayant une grande résistance, ce qui n'est pas possible comme on le conçoit dans le cas d'une aire en béton poreux. Dans ce cas, les fers d'armature peuvent être posés par exemple sur des longrines ou un support équivalent, et les drains peuvent être fixés, avant l'application aux endroits voulus sur ces fers d'armatureX par exemple à l'aide de simples fils de fer. Le problème du maintien des drains pendant la coulée est ainsi résolu de façon simple. Les conditions d'application des enrobés bitumineux ou de l'asphalte sont différentes de celles convenant pour le béton. En-outre, de tels enrobés ou l'asphalte sont beaucoup moins durs que le béton. En conséquence, il semble judicieux pour la mise en oeuvre de l'invention, lors de la réalisation d'une aire sportive en enrobés bitumineux ou en asphalte, de réaliser d'-abord la coulée sur un fond de forme ou un autre support convenable à caractère drainant, puis de percer le revêtement résultant à intervalles prédétermin s ce qui est une opération simple et pouvant être effectuée par des moyens classiques, et d'insérer des drains dans les trous ainsi percés, dans les conditions telles que les orifices supérieurs des drains affleurent la surface de l'aire sportive.Dans ce cas encore, de petits tubes de matière plastique donneront parfaitement satisfaction comme drains. Le bord supérieur de ceux-ci maintient alors le matériau formant l'enrobé ou l'asphal te autour des trous percés dans le revQtemenet évite que ces trous ne se referment, par exemple par déformation de ce matériau. Il va de soi que les trous ainsi percés dans le revêtement doivent rejoindre le support-drainant sous-jacent pour permettre l'évacuation des eaux. L'invention concerne encore les aires sportives, en particulier les courts de tennis, les plateaux d'évolution et les aires analogues réalisées par le procédé suivant l'invention. On conçoit que la réalisation de telles aires peut se faire avec des moyens classiques etSdans des conditions correspondant à un prix de revient nettement réduit par rapport aux réalisations connues. Ce procédé permet en outre d'obtenir des aires ayant de très bonnes propriétés mécaniques sans devoir accepter la sujétion d'une pente relativement importante, souvent gênante, comme cela est le cas des aires en matériaux imperméables. Comme indiqué précédemment, ce résultat peut être obtenu au moyen de drains suffisamment petits pour ne pas gêner l'évolution des sportifs. Suivant une autre particularité encore, on peut déposer sur une aire réalisée par le procédé suivant l'invention un revêtement poreux ou perméable de faible épaisseur, qui n'a pas besoin de présenter alors des caractéristiques mécaniques particulières et qui peut fournir pour l'aire sportive un état de surface convenant plus spécialement à certains sports. D'autres modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la réalisation d'aires sportives en particulier de courts de tennis, de plateaux d'évolution et d'aires analogues, caractérisé en ce qu'on coule ou on applique le matériau destiné à constituer l'aire sportive, d'une façon en soi connue et par des moyens qui peuvent être classiques, sur un support sous-jacent à caractère drainant, et on dispose des drains à intervalles convenables dans la couche de matériau ainsi appliquée, avant ou après cette application, dans des conditions telles que ces drains fassent communiquer la face supérieure de ladite couche avec le support sous-jacent à caractère drainant. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les drains sont des éléments creux tels que des bandes ou de petits tubes, notamment en matière plastique. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les drains sont des éléments "pleins" à struc- ture cellulaire à cellules ouvertes. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les drains ont un diamètre ou une dimension transversale allant de 0,5 à 2 cm environ. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les drains sont disposés selon des écartements variant de 30 cm à 2 mètres environ. 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes pour la réalisation d'une aire sportive en béton, caractérisé en ce qu'on prépare de façon en soi connue un support à caractère drainant, on fixe des drains à'in- tervalles prédéterminés sur ce support, on coule et on lisse le béton sur la surface ainsi préparée, de telle sorte que les drains soient noyés dans le béton, et si les drains font saillie au-dessus de la surface de l'aire réalisée, on sectionne ces drains à l'affleurement de cette surface. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les drains sont constitués par des éléments pleins et on extrait ces éléments après la prise du béton, de façon à ménager de petits puits de drainage dans la surface obtenue. 8.- Procédé suivant la revendication 6, pour la réalisation d'une aire en béton armé, caractérisé en ce qu'on pose les fers d'armature sur le support préparé de façon en soi classique, et on fixe les drains sur les fers d'armature pour leur maintien pendant l'application du béton. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des reven dicotions I à 5 pour la réalisation d'une aire sportive en enrobés bitumineux ou en asphalte, caractérisé en ce qu'on prépare de facon en soi connue un support sous-jacent à caractère drainant on coule les enrobés bitumineux ou l'asphalte selon l'épaIsseur voulue sur ce support, on perce la couche ainsi appliquée Jusqutau support drainant à intervalles prédéterminés et on introduit des drains dans les trous ainsi percés. 10.- Aires sportives, en particulier courts de tennis, plateaux d'évolution et aires analogues, caractérises en ce qu'ils sont réalisés par le procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes.