la présente invention concerne un procédé de purification des eaux usées et des eaux résiduaires industrielles. Plus particulièrement, l'invention vise un procédé par boues activées destiné au traitement des eaux résiduaires. On accorde depuis quelque temps une importance consi dérable au problème croissant de la pollution de l'eau.~Par le passé, on a purifié l'eau contaminée par des polluants industriels ou domestiques (eaux résiduaires) par sédimentation des matières solides en suspension dans les eaux résiduaires. Ce procédé de sédimentation a pris le nom de traitement "primaire". On effectue fréquemment un traitement supplémentaire de l'eau par l'action de bactéries aérobies sur les polluants des eaux résiduaires. Ce traitement supplémentaire, que l'on appelle traitement "secondaire", comporte la décomposition biologique des polluants des eaux résiduaires par amenée d'oxygène aux bactéries qui se nourrissent de la combinaison d'oxygène et des substances nutritives présentes dans les eaux résiduaires, ce qui donne lieu à la décomposition d'une grande partie des déchets en matières solides éliminables et en gaz carbonique. Ce traitement "secondaire" est communément mis en oeuvre au moyen du procédé de filtration par ruissellement ou du procédé aux boues activées.On effectue parfois un traitement "tertiaire", qui est habituellement un traitement par des produits chimiques et qui a pour objet d'éliminer des matières indésirables particulières, par exemple, on peut utiliser des résines échangeuses d'ions pour diminuer la teneur en matières minérales ou on peut utiliser du charbon activé pour éliminer la coloration. On détermine communément la quantité des matières polluantes dans les eaux résiduaires en mesurant la quantité d'oxygène dissous nécessaire pour effectuer la décomposition biologique des déchets organiques présents dans l'eau polluée. Cette mesure que l'on appelle DEO(demande biologique en oxygène), four nit un indice de la pollution organique de l'eau. Certains produits de contamination organiques, tels que les produits aromatiques chlorés, ne sont pas sensibles à la décomposition biologique classique et dans ces cas on utilise des tests tels que la demande chimique en oxygène (DCO) et le carbone organique total (COT). En raison de l'accroisseent de la population et de l'industrialisation, il est souhaitable de diminuer la durée de traitement de l'ensemble des eaux résiduaires et d'augmenter la capacité des installations de traitement. En outre, étant donné que la dégradation biologique n'est pas entièrement satis- faisante pour ce qui est des eaux résiduaires industrielles, par exemple, les eaux résiduaires provenant d'usines chimiques, il est souhaitable de disposer d'un procédé de traitement d'eaux résiduaires destiné à ces résidus industriels présentant une souplesse telle qu'il soit utile à la fois pour les eaux résiduaires industrielles et celles des zones urbaines d'habitation. On a trouvé à présent un procédé permettant de réduire d'une façon efficace la demande biologique en oxygène, la demande chimique en oxygène et la teneur totale en matières or ganiques des eaux résiduaires d'une façon exceptionnellement rapide. Rn outre, la procédé de la présente invention augmente considérablement la rapidité ainsi que le degré d'achèvemen du ddptt des boues après le traitement des eaux résiduaires et élimine efficacement de nombreuses impuretés organiques non bio- dégradables qui ne sont pas normalement éliminées par le traitement aux boues activées.En outre, le procédé de la présente invention permet même de' traiter d'une façon efficace les eaux ré iduaires renfermant des substances habituellement toxiques vis-à-vis des espèces bactériennes couramment utilisées dans le procédé aux boues activées. La présente invention concerne un perfectionnement au procédé de purification en continu des eaux résiduaires qui comprend (1) la mise en contact dans un récipient de traitement d'un mélange (a) d'eaux résiduaires dont le pH est compris entre 4 et Il et qui a été facultativement soumis à un traitement pri maire pour éliminer les matières solides, et (b) de boues activées en une quantité suffisante pour que la teneur totale en matières solides de la liqueur mixte soit comprise entre 300 et 15 000 parties par million, (2) l'agitation du mélange et l'introduction d'un gaz contenant des molécules d'oxygène dans le mélange, et (g) l'enlèvement du mélange du récipient de traitement et la séparation des matières solides de l'eau surnageante; le perZectionnement consistant à ajouter au mélange de 5 à 1 5CC parties de charbon activé ou de 25 à 2 500 parties de terre à foulon adsorbante par million de parties d'eau résiduaire introduite, ce charbon ou terre h foulon ayant une surface spécifique d'au moins 100 mètres carrés car gramme et une grosseur de articules permettant leur passage à travers un tamis des mailles de 0,074 d'ouverture. Le dessin est une représentation schématique des étapes impliquées dans le traite en des eaux résiduaires conformément a l'invention. On traite d'abord l'eau résiduaire à purifier ai moyen du procédé de la présente invention, comme requis et si nécessaire, de arçon à amener le pH à une valeur comprise entre 4 et 11, de prof rence entre 6 et 9, et avantageusement à 7 + 0,5. Ceci peut être effectué par traitement des eaux résiduaires acides par de la chaux, de la pierre calcaire, de la soude ou une autre base, et par traitement des eaux résiduaires alcalines par un acide tel aue l'acide sulfurique ou chlorhydrique. Lorsque ces procédés de neutralisation donnent lieu à une précipitation excessive, ou lorsque l'eau résiduaire contient, par ail leurs, des quantitésw excessives de natières solides, on la clarifle par sédimentation, décantation ou filtration de manière à obtenir une effluent pratiquement dépourvu de produits solides. @ormalement, les eau résiduaires domestiques ntexigent -as de neutralisation, riais il convient de les soumettre d'abord au traitement primaire de façon à séparer de l'eau résiduaire brute la majeure partie des matières solides en suspension, lorsque celles-ci sont présentes en quantités excessives. Ensuite, l'eau résiduaire est passée dans un récipient de traitement où elle est purifiée par le procédé aux boues activées en présence de charbon adsorbant (activé) ou de terre à foulon. Le charbon adsorbant ou la terre à foulon pent être ajouté à l'eau juste avant l'introduction de l'eau dans le réci peut de traitement, ou bien il peut etre présent dans le récipient de traitenent avant l'introduction de l'eau dans le récipiont, ou encore on pent l'ajouter au récipient après l'introduction de l'eau résiduaire, Lorsqu'il s'agit d'un procédé en continu, Il est préférable de l'ajouter au récipient à decure de l'introduction d'eau résiduaire fraîche. Il est important que la quantité de charbon ou terre à foulon utilisée fournisse entre 4 et 1 000 mètres carrés de surface par litre d'eau résiduaire traitée. Le charbon ou terre à foulon doit etre finement divisé. le terme "finement divisé" signifie que la grosseur des particules du charbon ou de la terre à foulon dol-t permettre leur passage à travers un tamis adorant des mailles de 0,074 mm d'ouverture. En outre, le charbon ou la terre doit avoir une surface spécifique d'au moins 100 mètres carrés par gramme. On peut mesurer la surface spécifique au moyen de la méthode de Brunauer et AI., J. Ani. Chem. Soi. 60, 309 (1938). On peut obtenir du charbon activé d'une surface spécifique d'environ i 400 mètres carrés par gramme dans le commerce, mais cette valeur ne représente pas un maximum pour l'utilisation dans le procédé de la présente invention. Â titre d'exemples de charbon activé ou de terre à foulon utilisables dans le procédé de la présente invention, on peut citer le charbon obtenu par distillation sèche de matières végétales telles que la lignite, la houille, les résidus des moulins à pulpe, les coquilles de noix et les résidus du pétrole. Le terme terre à foulon, tel qu'un l'utilise dans le présent mémoire, désigne le groupe d'argiles fortement adsorbantes que sont les silicates de magnésium et d'aluminium hydratés cristallins ayant une structure en channe et une grande surface spéci fique. A titre d'exemples de terres à foulon, on peut citer l'argile à base d'attapulgite (constituée par 80 à 90% d'attapulgite). On préfère le charbon activé en raison de sa plus grande surface spécifique et de ses propriétés de surface particulières qui donnent une plus grande efficacité au procédé. Du fait que le charbon activé présente habituellement une surface spécifique par gramme supérieure à celle de la terre à foulon, par exemple, le charbon activé peut présenter une surface spécifique comprise entre 600-1 400 mètres carrés par gramme (1'Aqua Nuchar présente une superficie de 675 mètres carrés par gramme), tandis que la terre à foulon Emathlite du commerce présente une surface spécifique de 124 mètres carrés par gramme, la quantité préférée de charbon activé utilisé dans le procédé est inférieure à la quantité de terre à foulon nécessaire. Il va de soi que, comme les caractéristiques des eaux résiduaires ne sont pas constantes, il nrest pas possible de donner des indications absolues pour ce qui est de la surface spécifique. En outre, le taux d'application du charbon ou de la terre à foulon variera en fonction de l'veau résiduaire traitée. Normalement, le rapport du charbon en parties par million à la DBO en parties par million est compris entre environ 0,25 et 3,5. Dans de nombreuses expériences des rapports plus faibles de charbon à la DBO n'ont donné aucune amélioration mesurable. Des rapports plus élevés, bien que possibles, ne sont pas souhaitables du point de vue économique. La boue activée utilisée peut être dû même type que celle actuellement utilisée dans le procédé de-purification d'eau que lton appelle communément procédé "aux boues activées". n est nécessaire dans la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, que l'eau résiduair dans le récipient de traitement contienne une concentration de boue activée comprise entre environ 300 et 15 000 parties par million. Lorsqu'fil s'avare nécessaire dlajouter de la boue activée pour satisfaire aux exigences de concentration de boues, on peut ajouter de la boue d1 égouts domestiques, par exemple provenant d'un aérateur de boue activée d'une usine de traitement des eaux urbaines. Bien entendu, une fois que le procédé produit sa propre boue, on la recycle habituellement de façon à assurer un niveau convenable de concentration an bactéries. Le terme "boue activée", tel qu'on l'utilise dans le présent mémoire, a sa signification normale dans les procédés de traitement secondaire des eaux résiduaires. D'une façon précise, il désigne le sédiment oxydé et floconneux renfermant différents types de bactéries, formé par la mise en contact d'eau résiduaire, de bactéries et d'oxygène. Lorsque l'eau résiduaire, la boue activée et le charbon ou terre à foulon sont dans le récipient de traitement, on introduit de 1 'oxygène dans le mélange, en général par introduction d'air, au moyen de conduits perforés ou de distributeurs analogues de manière à provoquer la saturation du mélange liquide en oxygène et à produire un mouvement d'agitation en vue de mélanger les constituants du mélange. On peut opérer une agitation supplémentaire au moyen d'agitateurs mécaniques. Le temps de réaction peut aller d'environ 2 à environ 24 heures. On effectue commodément le procédé à des températures comprises entre 50C et 350C, et sous pression atmosphérique. Ces conditions de temps, température et pression ne sont pas critiques. On effectue, de préférence, le procédé en continu, et on règle les débits de façon à obtenir un temps de réaction compris entre deux et dix heures. L'azote et le phosphore sont tous deux essentiels au métabolisme des formes de vie biologiques, et s'ils ne sont pas déjà présents dans les eaux résiduaires, on peut les y ajouter, par exemple sous forme de phosphate d'ammonium. Bien que non critique, le rapport pondéral DBO/atomes d'azote/atomes de phosphore est en général de 100:5:1, bien que des quantités supérieures d'azote et de phosphore puissent être présentes. Après traitement dans le récipient de traitement, on fait passer le mélange liquide dans une zone de séparation dans laquelle on sépare la boue activée et le charbon ou terre à foulon de l'eau, d'ordinaire, par sédimentation. Habituellement, on renvoie une partie de la boue activée au récipient de traitement de façon à maintenir une concentration convenable de boue, ce qui est une particularité essentielle du procédé en continu. Le procédé de la présente invention réduit en général de plus de 95% l'importance de la DB05 (demande biologique en oxygène pour cinq jours), alors que le procédé classique aux boues activées est limité en général à une élimination de la DBO, comprise entre 70% et 90%. Dans un cas typique, comme on peut le voir ci-dessous, les résultats de la purification d'une eau résiduaire industrielle par le procédé aux boues activées avec et sans addition de charbon activé sont comme suit Procédé aux boues activées Sans charbon Âvec charbon (400 Pnm) DBO, ppm avant 156 148 après 36 6,5 DCO, ppm avant 351 351 après 168 54 % d'élimination de la DBO 79 96 Sur le dessin, qui représente schématiquement un mode de mise an oeuvre des traitements décrits ci-dessus, le courant (1) représente l'eau résiduaire sédimentée entrant dans le système de traitement. La colonne 2 représente une colonne à garnissage dans laquelle on peut neutraliser toute acidité trop forte. L'effluent de la colonne (2) est dirigé via la conduite (3) au clarificateur (5), le pH de l'eau étant réglé en cours de route à une valeur comprise entre environ 6,5 et 7,5 par addition d'une base, par exemple d'une solution de soude caustique, par l'intermédiaire de la conduite (4). Dans le clarificateur (5), toutes les Qatiéressolides formées au cours de la neutralisation se déposent et sont éliminées via la conduite (6). L'effluent limpide sortant du clarificateur (5) est dirigé via la conduite (7) vers le récipient de traitement ou de liqueur mixte" (10), où se produit l'oxydation biologiqile. On ajoute une suspension aqueuse de charbon activé par l'intermédiaire de la conduite (8), et on ajoute, si cela est nécessaire, des matières nutritives pour les bactéries sous forme de phosphate et/ou de sels d'ammonium en solution aqueuse par l'intermédiaire de la conduite (9).Ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus, tandis que les eau}. résiduaires municipales contiennent des quantités abondantes de ces matières nutritives, les types d'eaux résiduaires plus spécialisées provenant d'installations industrielles peuvent en manquer et il est nécessaire de les y ajouter de fa çon à maintenir une action bactérienne vigoureuse. l'oxydation bactérienne des déchets, dans le récipient (10), se produit en présence du charbon activé et de l'air ou oxygène introduit par l'intermédiaire de la conduite (11). On ajoute l'air ou l'oxygène à l'aide d'une conduite perforée ou autre dispositif aidant à agiter le contenu de la cuve à réaction et fournissant aussi l'oxygène aux bactéries aérobies.On a trouvé qu'un temps d'aération d'environ 2-1/2 heures est suffisant pour mener à bonne fin l'oxydation des déchets d'une usine chimique. Le récipient (10) doit être dimensionné de façon à permettre le degré souhaité de contact entre l'eau résiduaire, les bactéries, l'oxygène et le charbon activé. On ajoute également au mélange se trouvant dans le récipient (io) un courant de boue sédimentée provenant du clarificateur (13) par l'intermédiaire des conduites (i4). Cette boue renouvelle d'une façon constante et maintient l'activité bacté-rienne nécessaire pour que s'effectue l'oxydation et l'6- limination des impuretés se trouvant dans l'eau résiduaire. Après le temps de séjour nécessaire, l'eau résiduaire traitée, qui s'écoule de façon continue, est acheminée au clarificateur (13) par l'intermédIaire de la conduite (12). La boue renfermant le charbon se dépose en (13), et l'eau effluente limpide qui déborde est envoyée dans la rivière ou le fleuve, ou à un poste de ré-utilisation par l'intermédiaire de la conduite (15). Ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, une certaine partie de la boue déposée provenant de (l3) est renvoyée par l'intermédiaire des conduites (14) à la cuve de réaction (in). Le restant de la boue passe dans la conduite (16) pour autre traité de façon à récupérer et réactiver le charbon, ou, lorsque cela est plus avanta geux du point de vue économique, pour être jeté.Le procédé peut autre mis en oeuvre d'une façon analogue en remplaçant le charbon activé par de la terre à foulon adsorbante. Bien entendu, dans la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, certaines étapes supplémentaires peuvent lui succéder ou le précéder. Ces étapes supplémentaires sont fonction des conditions locales. Par exemple, une telle étape supplémentaire est une aération en vue de l'élimination de gaz odorants, tel que l'hydrogène sulfuré. Un autre exemple est la coagulation de produits contaminants solides par des substances minérales ou des polymères organiques. le procédé de la présente invention est compatible avec de telles étapes, puisqu'il n'a pas de rapport avec le traitement primaire des eaux résiduaires, ni avec l'élimination d'odeurs ou de colorations en soi, ni avec le traitement de la boue eîle-mme. On peut considérablement améliorer le procédé aux boues activées de traitement des eaux résiduaires en utilisant du charbon activé ou de la terre à foulon finement divisé. La présence de ces additifs permet non seulement d'éliminer un plus grand pourcentage de DBO, mais encore de le faire en un temps beaucoup plus court.Par exemple, en suivant des modes opératoires identiques, le procédé aux boues activées, sans charbon activé, donne un pourcentage d'élimination de la DBO de 68, et un pourcentage d'élimination du COT de 60% pour un temps d'aération de 7,6 heures, tandis que, lorsqu'on ajoute du charbon activé, le pourcentage d'élimination de la DBO est de 95% et le pourcentage d'élimination du COT est de 85,S, pour un temps d'aération de 2,5 heures seulement (ce qui représente une réduction de 67 du temps d'aération). Un autre avantage important découlant de l'utilisation du charbon activé ou de la terre à foulon porte sur la rapidité et le degré d'achèvement du dépôt de boue après le traitement dans le récipient de traitement. La présence de ces additifs entrain apparemment un dépôt rapide de la boue, dépit qui est plus complet que lorsque les additifs sont absents. En outre, la densité de la boue est supérieure à celle d'une boue d'unprocédé n'utilisant pas de charbon ou de terre à foulon. Des quantités même minimes de charbon ont permis d'obtenir une réduction de 50% de l'indice volumique de la boue. Un autre avantage découlant de l'utilisation de charbon activé ou de terre à foulon porte sur le "nivellement" des variations de l'efficacité engendrées par des modifications de la concentration des impuretés dans l'eau résiduaire. Le charbon activé ou la terre à foulon absorbe davantage d'impuretés à mesure que la concentration des impuretés augmente et les désor- be lorsque leur concentration diminue, Un autre avantage encore du procédé de la présente invention est lié au problème posé par la présence d'impuretés toxiques dans les eaux résiduaires industrielles qui rendent le procédé aux boues activées inefficace.Des impuretés telles que les composés phénoliques et halogénés ainsi que les composés de métaux lourds, tant organiques que minéraux, ont un effet toxi- que sur certaines formes bactériennes des boues activées et on les rencontre fréquemment dans les eaux résiduaires industrielles. De façon surprenante, des quantités même très faibles de charbon ou de terre à foulon adsorbant sont efficaces pour empêcher le contact de ces substances toxiques avec les bactéries, ce qui permet au procédé aux boues activées de manifester une activité bactérienne normale. Le procédé de la présente invention convient particulièrement pour les eaux résiduaires industrielles renfermant des composés de métaux lourds, en particulier des ions métalli ques Cr++++++ ou Cotit. Il est préférable, pour de telles utili- sations, d'employer du charbon activé pluttt que de la terre à foulon, et il est préférable, en outre, d'utiliser des quantités de charbon comprises entre environ 40 et 1 500 parties par million de parties d'eau résiduaire. Un autre avantage encore du procédé de la présente invention réside en ce qu'il permet de réaliser, en un seul procédé continu, l'élimination efficace d'un grand nombre d'impuretés organiques non biodégradables qui font souvent partie des courants d'eau résiduaire industrielle. De surcroît, la présence de charbon activé ou de terre à foulon favorise l'élimination de la coloration et d'odeurs de liteau résiduaire. Un avantage supplémentaire du procédé de la présente invention porte sur la vitesse accrue de transformation de l'azote sous forme d'ammoniac en nitrates solubles. L'incorperation de charbon activé dans le procédé aux boues activées peut facilement doubler, tripler ou quadrupler la conversion de l'azote sous forme ammoniac ou de sels d'ammonium en azote sous forme de nitrates solubles. Bn résumé, le procédé de la présente invention permet de réduire le volume du matériel nécessaire au traitement d'un volume donné d'eau résiduaire par rapport à celui exigé par le procédé aux boues activées actuellement utilisé, ce qui permet ainsi d'abaisser le coft initial du matériel de traitement; il permet, en outre, d'augmenter l'efficacité du traitement par rapport à celle du procédé aux boues activées actuellement uti-- lisé pour un volume donné d'eau résiduaire à traiter en rédui sant le temps de traitement et en autorisant des débits plus élevés. Ainsi, le procédé de la présente invention permet la mise en oeuvre, dans une seule installation, d'un procédé qui élimine la DBO, les impuretés colorées et les composésorgani ques réfractaires, apportant ainsi une solution aux divers problèmes nouveau posés par la purification des eaux résiduaires. L'action synergique apparente du charbon activé et de la terre à foulon dans le milieu biologique du procédé aux boues activées est surprenante et inattendue et constitue un perfectionnement significatif dans la technologie du traitement des eaux résiduaires. Dans les exemples suivants, on détermine la DBO et la DCO suivant les modes opératoires indiqués aux pages 415 et 510, respectivement, de l'ouvrage "Standard Methods for Examination of Water and Waste Water", 12ème édition, 1965, publié par The American Public Health Association, The American Water Wôrks Association et The Water Pollution Control Pederation. On détermine la teneur totale en carbone organique à l'aide d'un analyseur-de matières carbonées (Beckman Instruments Co., Modèle 915). On peut déterminer la surface spécifique du charbon activé ou de la terre à foulon utilisé au moyen du procédé d'adsorption d'azote de Brunauer, Emmet et Seller, J. Am. Chem. Soc. 60, 309 (938). Les exemples ci-dessous sont présentés à titre illustratif seulement et ne doivent pas être considérés comme limitatifs. BI;PLE 1 On a effectué des expériences en utilisant la succession d'éléments représentés sur le dessin et en utilisant plusieurs doubles des appareils afin de comparer des variations du procédé. Lors de la mise en route des essais, on a introduit dans le récipient de traitement (10) une quantité de boue provenant du traitement secondaire d'une installation municipale de traitement des eaux usées afin d'assurer la présence d'une source de formes de vie biologique dans le récipient de traite ment. Environ une à deux semaines de fonctionnement sont nécessaires pour l'acclimatation des espèces biologiques au nouvel environnement lorsqu'on traite l'effluent d'une usine industrielle. Après acclimatation des espèces biologiques, on obtient des conditions de régime permanent. Dans la première expérience, l'eau résiduaire d'alimentation utilisée est un effluent d'eau résiduaire provenant de l'installation de sédimentation d'une usine chimique fabriquant des produits multiples. On amène l'eau résiduaire à la colonne (2) de traitement par de la pierre calcaire par l'intermédiaire de la conduite (1) à raison de 25 mi par minute. Le pH de 11 eau résiduaire à la sortie de la colonne (2) est d'environ 4,3 et on neutralise l'eau à un pH d'environ 7,0 en ajoutant une solution d'hydroxyde de sodium à 10% par la conduite (4). On transfère l'eau résiduaire neutralisée par la conduite (3) au clarificateur (5) où une faible quantité de matière solide se dépose et est jetée.On transfère le trop-plein clair (5) par l'intermédiaire de la conduite (7) au récipient de réaction (10). On ajoute une suspension aqueuse de charbon activé par l'intermédiaire de la conduite (8), et on ajoute une solution de phosphate d'ammonium par l'intermédiaire de la conduite (9) en une quantité suffisante pour maintenir le rapport pondéral DBO:N:P à environ 1QO:5::f. On maintient la teneur totale des matières solides en suspension dans la liqueur mixte dans le récipient (10) à environ 5000 ppm d'eau résiduaire en règlant le débit de boue recyclée provenant du clarificateur (13) par la conduite (14). le terme "teneur totale des matières solides dans la liqueur mixte" tel qu'on l'utilise dans le présent mémoire, désigne toutes les matières solides en suspension dans le récipient de traitement indépendamment de leur type, c'està-dire boue, ordures, sable, charbon ou terre à foulon.On fait barboter vigoureusement de l'air dans la masse se trouvant dans le récipient (io) à l'aide du conduit perforé (11) On règle le temps de réaction dans le récipient (10) en modifiant les vitesses d'alimentation- tout en maintenant les rapports existant entre l'eau résiduaire, le charbon et la solution nutritive aux valeurs souhaitées. L'effluent débordant du récipient (10) est envoyé par la conduite (12) au clarificateur (13), où la boue se dépose au fond en vue de son recyclage par l'intermédiaire des conduites (14) et (7) au récipient (10) ou est soutirée par la conduite (16). L'effluent qui déborde du clarificateur (13) est évacué du système par la conduite (15). Cet effluent comprend l'eau purifiée produite par le procédé. les résultats d'essais faisant la comparaison du fonctionnement du procédé avec et sans charbon activé sont consignés au Tableau I ci-dessous. le charbon activé utilisé présente une surface spécifique disponible de 900-iC00 mètres carrés par gramme (Darco TCB fabriqué par l'Atlas Chemical Co.). Dans ces essais, le débit d'alimentation en charbon activé est de 400 parties par million de parties d'eau résiduaire, et la grosseur de par tipules du charbon activé est inférieure à 0,074 mm. Le rapport du charbon en ppm à la DBO en ppm est de 2,38. le temps de réaction est défini comme étant égal au volume de l'aérateur divisé par le débit d'alimentation en eau résiduaire. TM3-lEAU I Charbon Sans charbon Durée de fonctiomlernent, jours 6 6 Temps de réactioh, heures 7,3 7,3 DBO de l'affluent (non filtré), ppm 168 168 DBO de l'effluent (non filtré), ppm 5,4 73 DCO de l'affluent (non filtre), ppm 381 381 DCO de l'effluent (non filtré), ppm 63 182 TABLEAU I (suive) Charbon Sans charbon Coloration de l'affluent, unités A.P.H.A. 800 800 Coloration de l'effluent 40 800 % d'élimination de la DBO 96,3 78,6 ffi d'élimination de la DCO 85,8 55,9 Débit d'alimentation en charbon, ppm par rapport à l'alimentation en eau résiduaire 400 La combinaison de charbon et de la boue activée se dépose dans le décanteur-clarificateur (13) beaucoup plus rapiment et complètement que la boue correspondante dans l'essai comparatif sans charbon. On détermine la coloration par la méthode décrite dans "Standard Nethods for Examination of Water and Waste Water", 12ème Edition, page 127, publié en 1965 par The Arn. Publ. Health Association, The Amer. Water Works Association et The Water Pollution Control Federation. On appelle généralement les normes et les unités de coloration, normes et unités "A.P.H.A.". EXEMPLE 2 Dans cet exemple, on effectue un certain nombre d'essais comparatifs en utilisant deux charbons activés différents et des quantités différentes de ceux-ci. Les modes opératoires et concentrations sont identiques à ceux décrits à l'Exemple 1 (sauf indication contraire indiquée ci-dessous) et on utilise une eau résiduaire industrielle provenant de la grande usine chimique à produits multiples de l'Exemple 1. les résultats sont indiqués au Tableau Il suivant. TA3LEÂU Il Type de charbon Nuchar Ct15 Aqua Nuchar A Taux de traitement, ppm de charbon par rapport à liteau résiduaire 300 300 200 100 Surface spécifique, mètres carrés/gramme 846 675 675 675 Débit d'alimentation en eau résiduaire, ml/mn 32 32 30,5 31,3 Température, OC 24 24 24 24 TABLEAU II (suite) Type de charbon Nuchar Cils Aqua Nuchar A Volume de boue déposée, % du volume de la solution 10,3 10,9 8,9 8,4 DBO de l'alimentation, ppm 101 86 61 65 DBO du produit effluent,ppm 3,1 3,8 2,8 2,4 Carbone organique, alimentation, ppm 95 74 65 68 Carbone organique, produit effluent, ppm 10,3 13,2 13,4 18,3 % diélimination de la DBO 97 96 95 96 % délimination du COT 89 82 79 Coloration de 1' effluent incolore incolore très pâle jaune Jaune tres pâle pâle Temps d'aération (mn) 159 159 165 162 Grosseur des particules de charbon inférieure à 0,074 mm Lorsqu'on examine les résultats du Tableau Il, on constate que l'on obtient une élimination de la PBO très satisfaisante (950 même au taux de 100 ppm de charbon, mais que le degré d'élimination du COT est davantage fonction de la surface de charbon disponible. EXEMPLE 3 On effectue des expériences simultanées en suivant le mode opératoire décrit à l'Exemple 1 mais en utilisant 1' effluent provenant d'une installation municipale de traitement primaire des eaux usées comme charge d'alimentation, sans netralisation. Un des traitements expérimentaux utilisait le procédé classique aux boues activées tandis que les deux autres utilisaient un traitement au charbon à deux taux différents. Le carbone utilisé était l'Aqua Nuchar A (tel que décrit à l'Exemple 2). On a exé- cuté les essais en continu pendant une période de 15 jours. Les résultats' sont consignés au Tableau III suivant. TABLEAU III 213 ppm 83 ppm Sans de charbon de charbon charbon Temps de réaction, heures 3,7 3,7 4,0 Température, C 22 22 22 DBO dans l'alimentation (ppm) 183 183 183 COT dans l'alimentation (ppm) 84 84 84 % d'élimination de la DBO 87,7 86,8 82,2 % d'élimination du COT 84,9 84,9 80,7 DBO dans l'effluent (ppm) 23 24 32 COT dans effluent (ppm) 11 12 16 ppm de charbon/ppm de D30 dans l'alimentation 1,14 0,29 - Indice volumique de la boue 24 41 73 EXEMPLE 4 Dans un autre essai avec de l'eau usée municipale, on fait fonctionner de façon simultanée les unités de laboratoire comme décrit à l'exemple 3, en utilisant du charbon activé (Aqua Nuchar A comme décrit à l'Exemple 2) dans une unité.L'unité fonctionnant à la boue activée sans addition de charbon est suivie d'un réservoir à suspension à un seul étage -destiné à l'addition de charbon en vue d'effectuer un traitement tertiaire. Comme le montre le Tableau IV, l'unité fonctionnant à la boue activée avec addition de charbon élimine mieux la DCO et le COT que le procédé classique en série dans lequel le traitement tertiaire au charbon succède au traitement à la boue activée. TABLEAU IV Traitement au Traitement charbon de tertiaire sans Système l'invention au charbon charbon Temps de réaction, h 2,2 5,0 2,4 Charbon, ppm par rapport à l'alimentation 222 205 DBO dans l'alimentation, ppm 169 167 167 DBO dans l'effluent,ppm 15,0 -- 28,0 DCO dans 1' alimenta- - tion, ppm 247 247 247 DCO dans l'effluent,ppm 31 43 61 TABLEAU IV (suite) Traitement au Traitement charbon de tertiaire Sans Système l'invention au charbon charbon COT dans l'alimentation, ppm 93 93 93 COT dans l'effluent, ppm 10 12 19 % d'élimination de la DBO 91 -- 82 % d'élimination de la DCO 88 83 75 % d'élimination du COT 89 86 79 ppm de charbon/ppm de DBO dans l'alimentation 1,97. 1,56 - EXEMPLE -5 On neutralise l'eau résiduaire provenant d'une usine de fabrication de fibres textiles synthétiques à un pH d'environ 7 et on la traite dans un appareil à boues activées de laboratoire (appareil de bio-oxydation de laboratoire BSB-100 fabriqué par la Pope Scientific, Inc.). On effectue un essai de 17 jours en utilisant de la boue acclimatée provenant de l'unité à boues activées de l'usine de fibres textiles. l'addition de 150 ppm de charbon (Aqua Nuchar A décrit à l'exemple 2) et 10 heures d'aération donnent lieu à des éliminations moyennes de 97,4 de la DBO et de 72,2% de la DCO. il n'a pas été possible de faire fonctionner une unité parallèle sans addition de charbon pendant plus de deux jours en raison de la formation de mousses et de la flottation de la boue, ce qui ne se produit pas lorsqu'on utilise le procédé de l'invention. Par comparaison,l'unité à boues activées de l'usine, avec une aération de 10 heures, donne lieu à une élimination moyenne de 92,6 de la DBO et de 62,7% de la DCO pendant la même période de temps. Les résultats sont consignés au Tableau V. TABLEAU V Procédé de Boues activées Mode opératoire l'invention sans charbon Temps moyen d'aération (heures) 10 10 ppm de charbon dans l'alimentation 150 0 DBO de l'alimentation, ppm 470 642 DCO de l'alimentation, ppm 1 126 1 174 TABLEAU V (suite) Procédé de Boues activées Mode opératoire l'invention sans charbon DBO de l'effluent, ppm 12 49 DCO de l'effluent, ppm 304 421 Elimination de la DBO, % 97 93 Elimination de la DCO, % 72 63 ppm de charbon/ppm de DBO dans l'alimentation 0,32 EXEMPLE 6 On utilise pour cet exemple une eau résiduaire provenant d'une installation de finition de matières textiles renfer mant une moyenne environ 20% d'eaux usées domestiques.On neu- oralise l'eau à un pH d'environ 7 et on la traite dans des uni- tés parallèles à boues activées de laboratoire comportant un aérateur de 2,5 1 et un clarificateur de 1,25 1 ainsi qu'un dispositif de recyclage de la boue, comme à l'Exemple 1. Les résultats de ces expériences sont indiqués au Tableau VI. Le charbon utilisé est 1 'Aqua Nuchar A décrit à l'Exemple 2. Comme on peut le constater, l'addition de charbon favorise l'élimina- tion du COT, de la DCO et de la DBO. L'addition de charbon réduit également la formation de mousses. TABLEAU VI Procédé de Boues activées Mode oPératoire l'invention sans charbon Charbon, ppm dans l'alimentation 231 o Temps moyen d'aération, heures 4,27 4. 93 Matières solides mixtes en suspension dans la liqueur, grammes par litre 7,3 2,8 DBO dans l'alimentation, ppm 189 199 DCO dans l'alimentation, ppm 356 356 COT dans l'alimentation, ppm 137 195 DBO dans l'effluent, ppm 22 37 DCO dans l'effluent, ppm 85 140 COT dans l'effluent, ppm 34 54 Elimination de la DBO, % 88 80 Elimination de la DCO, % 76 60 Eliminatin du COT, % 75 60 Indice volumique de la boue 53 131 ppm de charbon/ppm de DBO dans l'alimentation 1,24 L'indice volumique de la boue indiqué dans cet exemple est égal au % en volume de boue déposée en 30 minutes divisé par le poids de la boue déposée séchée. Plus la boue est dense, plus l'indice volumique de la boue est faible. Le mode opératoire pour l'analyse de la DBO utilisé dans cet exemple, ainsi que dans exemple 5, comporte 1 'utili- sation de l'appareil manométrique, modèle 1791, de la Hach Chemical Company, pour la détermination des valeurs de la DBO. Un traitement de l'effluent provenant du procédé aux boues activées (dernière colonne) avec 200 ppm d'Aqua Nuchar A (comme décrit à 1 'Hzemple 2) donne lieu à un effluent présentant une élimination moyenne totale de la DCO de 68,5% et une élimination moyenne totale du OCT de 66,1%, ces deux valeurs étant inférieures aux valeurs correspondantes de 74-6% et 74,5 obtenues avec le procédé de l'invention. EXEMPLE 7 Dans cet exemple, on compare le comportement de la terre à foulon par rapport à du charbon activé Aqua Nuchar À (tel que décrit à l'exemple 2). On exécute des essais parallè- les au moyen du mode opératoire décrit à l'Exemple 1. leC résul- tats obtenus sont indiqués au Tableau VII pour ifférentr taux de traitement. TA3LHÂU VII Procédé de Procédé de Boues l'invention l'invention activées Mode opératoire sans char bon ni ar - gile Charbon, ppm dans l'alimentation 73 -- - Terre à foulon, ppm dans l'alimentation ("Emathlite" VMP-3000 de la Mid-Florida Mining Company -- 350 - % d'élimination du OCT 50 38 28 % d'élimination de la DBO 91 77 78 Temps d'aération, heures 2-1/2 5-1/2 5 ppm de charbon ou de terre à foulon/ppm de DBO dans l'alimentation 0,9 2,5 - La supériorité du procédé de l'invention est nettement démontrée.Les quantités de charbon et de terre è boulon utilisées se situent à l'extrémité inférieure de la gamme de proportions désirée. uEXRSIE 8 On met en route, simultanément, trois unités identiques de laboratoire de traitement aux boues activées, telles que celles utilisées à l'Exemple 1, en employant comme alimentation, l'eau résiduaire provenant d'une grosse usine chimique. Pour la mise en route, on introduit 1,25 litre de boue concentrée (environ 10 g/l) provenant d'une grande installation municipale de traitement d'eaux usées, dans des réservoirs de liqueurs mixtes de 2,5 litres, ainsi que 5 grammes de charbon Aqua Nuchar A (comme décrit à l'Exemple 2) dans les unités B et C. On fait arriver l'eau résiduaire neutralisée à chaque unité à raison de 8 ml/mn et on détermine le degré d'élimination du COT à intervalles de plusieurs jours. Comme on peut le constater en examinant le Tableau VIII, les unités comportant l'addition de charbon s'acclimatent plus rapidement à l'eau résiduaire et donnent des éliminations supérieures du COT et de la DBO. Cette expérience illustre la valeur du procédé de l'invention pour ce qui est de la mise en route d'une installation à boues activées après une perturbation au cours de laquelle les formes de vies biologiques ont été détruites ou très sérieu- sement décimées. La présence de charbon activé permet dlattein- dre un niveau de traitement satisfaisant en un temps beaucoup plus court que lorsqu'il est absent. TABLEAU VIII Mise en route simultanée Unité A B C Débit d'addition du charbon, mg de C/litre d'eau d'alimentation 0 50 200 % d'élimination du COT 3ème jour 26 28 62 6ème jour -- 49 63 1Oème jour 38 55 79 d'élimination de la DBO 3ème jour 60 62 76 6ème jour 38 77 82 EXaLE 9 opératoire On fait fonctionner simultanément, suivant le mode / de l'Exemple 3, quatre systèmes à boues activées de laboratoire, en utilisant de l'eau usée municipale primaire sédimentée.On prévoit des chicanes dans les aérateurs de ces systèmes de fa çon à réaliser quatre sections dans chacun d'entre eux de manière re que l'écoulement de l'eau résiduaire d'une section à l'aux tre se fasse par une fente étroite au fond du réservoir. On applique de l'air ou de l'oxygène à chacune des quatre sections. Un chicanage de ce genre donne lieu à un système en "cascade" ou à "écoulement en bloc", avec agitation dans chaque section. Toutes les sections sont ouvertes à l'atmosphère. les résultats mentionnés au Tableau 9 ci-dessous montrent que, outre llamélio- ration de l'élimination de, la DBO et du COT, le procédé de la présente invention transforme également l'azote de l'ammoniac en nitrates solubles dans une proportion beaucoup plus grande que le procédé classique aux boues activées. L'indice volumique de la boue est également considérablement amélioré. EXEPZPLE 10 On a utilisé une eau résiduaire industrielle provenant d'une grosse usine chimique à produits multiples comme charge d'alimentation. L'eau renfermait des produits chimiques organiques dissous, quelques métaux lourds, y compris du plomb, et 3000 parties par million de sels minéraux dissous. A l'aide de l'appareil représenté à la figure 1, on fait passer l'eau d'alimentation, après une sédimentation préliminaire de la majeure partie des matières solides, à travers un lit de morceaux de pierre calcaire, et on règle le pH à environ 7,0 à l'aide d'une solution d'hydroxyde de sodium. On sépare les matières solides précipitées par sédimentation et on traite l'eau résiduaire presque limpide au cours d'expériences parallèles, d'une part, dans un système à boues activées classique et, d'autre part, dans un système équivalent à boues activées comportant l'utilisation de charbon activé en poudre (Aqua Nuchar A).Après environ trois semaines de fonctionnement pour assurer la stabilisation des systèmes, on les fait fonctionner à environ le même débit d'alimentation pendant une période d'un mois. le système comportant l'utilisation de charbon selon les conditions exposées au Tableau 10 permet d'obtenir un effluent présentant une DBO inférieure, TABLEAU 9 Gaz oxydant A i r Oxygène Procédé Boues Procédé Boues Procédé activées de activées de sans charbon l'invention sans charbon l'invention Cherbon, ppm par rapport à l'alimentation 0 145 0 145 Temps d'aération, hrs 2,67 2;;41 2,22 2,40 Oxygène diesous dans les sections de l'aérateur,ppm 0,1 à 7,0 0,1 à 7,0 10,0 à 20,0 10,0 à 20,0 % élimination de la DBO 84 94 89 98 % élimination du COT 65 87 58 89 Azote d'ammoniac dans l'alimentation, ppm 34,6 34,6 34,6 34,6 Azote d'ammoniac dans l'efflusnt, ppm 22,1 6,2 28,2 65 Indice volumique de la boue, à la sortie de l'aérateur, ml/gramme 548 69 147 74 un COT inférieur et une élimination notable de la coloration par comparaison au système classique.L'indice volumique de la boue du système comportant l'utilisation de charbon est conidérable- mentinférieur et, donc, plus efficace que dans le système clas tiques les résultats de ces essais sont donnés au Tableau 10 cidessous. le temps d'aération est calculé en divisant le volume de l'aérateur par le débit d'alimentation en eau résiduaire. Tableau 10 Sans Avec Charbon Charbon Dosage du charbon, ppm par rapport à l'alimentation 0 52 Temps d'aération, heures 2,69 2,47 DBO de l'alimentation, mg/litre 69,2 6922 DBO de l'effluent, mg/litre 17,6 11,1 % d'élimination de la DBO 76,2 83,5 COT de l'alimentation, mg/litre 66,0 66,0 COT de l'effluent, mg/litre 35,0 28,4 % d'élimination du COI 46,9 57,0 Coloration - Normes ALPHA 500 100 Indice volumique de la-boue, ml/gramme 62 20 Matières solides en suspension dans 1,60 5,75 la liqueur mixte, g/litre On effectue les expériences ci-dessus à environ 2200. Il convient de noter que la teneur en matières solides en suspension dans la liqueur mixte dans le système comportant l'utilisation de charbon est beaucoup plus élevée que dans l'autre sys thème. Ceci provient du fait que le système au charbon permet une sédimentation beaucoup plus complète et donne lieu à une boue beaucoup plus dense, ce qui permet de renvoyer davantage de boue au réservoir d'aération.On a souvent constaté que les produits solides provenant d'eaux résiduaires industrielles traitées par des boues activées se déposent d'une façon peu satisfaisante, une forte proportion de boue étant ainsi évacuée en même temps que l'eau, ce qui a pour effet de nullifier l'efficacité de l'ensemble du traitement. le traitement au charbon de la présente invention est d'une grande valeur dans de telles situations. EXEMPLE 11 On répète les opérations de l'exemple 10 sauf que l'on ajuste l'eau d'alimentation, après le traitement à la pierre cal caire, à pH 9 par addition d'une solution d'hydroxy & de sodium, ce qui a pour effet de précipiter les métaux lourds, après quoi on la clarifie par sédimentation, puis on la réajuste à pH 7 par addition d'acide chlorhydrique avant l'entrée de l'eau dans laé- rateur. les résultats comparatifs portant sur un fonctionnement d'un mois avec de l'eau résiduaire ainsi traitée dans des systèmes à boues activées avec et sans charbon, sont donnés au Ta- bleau 11. TABLEAU Il Sans Avec Charbon Charbon Dosage du charbon, ppm par rapport à l'alimentation 0 49 Temps d'aération, heures 2,66 2,55 DBO de l'alimentation, mg/litre 91,8 91,8 DBO de l'effluent, mg/litre 26,8 13,2 5' d'élimination de la DBO 7128 85,5 COT de l'alimentation, mg/litre 73,7 73,7 COT de l'effluent, mg/litre 42,3 31,4 5' d'élimination du COT 42,9 56,8 Coloration - Normes APHÀ 500 100 Indice volumique de la boue, ml/gramme 104 30 Matières solides en suspension dans la 1,23 4,05 liqueur mixte, g/litre 2TRMELE 12 Une eau résiduaire traitée au préalable, analogue à celle de l'Exemple il mais renfermant 2 ppm de chrome sous forme d'anhydride chromique, est traitée comme à l'Exemple 11. On met en oeuvre simultanément trois systèmes d'essai de manière à comparer l'effet de la présence de chrome sur les systèmes à boues activées en présence et en l'absence de charbon, On a trouvé que le chrome gêne l'élimination de la DBO et du COT, mais que, toutefois, l'utilisation de charbon améliore considérablement les résultats, méme par comparaison au traitement classique de l'eau résiduaire ne renfermant pas de chrome. les résultats obtenus dans ces essais sont consignés au Tableau 12. TABlEAU 12 Avec Charbon Bans Charbon Avec Sans Chrome Avec Chrome Chrome Dosage du charbon, ppm O 0 44 Teneur en chrome ppm 0 2 2 Temps d'aération, heures 2,6 2,5 2,4 DBO de l'alimentation, mg/litre 83,7 83,2 83,7 DBO de l'effluent, mg/litre 19,7 26,0 17,3 X d'élimination de la DBO 77,4 68,0 78,9 COT dans l'alimentation, 71,2 71,2 71,2 mg/litre COT dans l'effluent, mg/litre 37,4 42,6 34,0 % d'élimination du COT 47,6 39,6 52,2 Coloration - Normes APHA 500 500 100 Indice volumique de la boue, ml/gramme 87 11 26 Matières solides en suspension dans la liqueur mixte, g/litre 1,5 2,7 3,0 EXE 13 On répète l'Exemple 12 en utilisant l'eau résiduaire de 1'Exemple 12 sauf que celle-ci contient 1,5 ppm de cobalt sous forme de (CoS04.7H2Q) au lieu de 2 ppm de chrome comme à l'Exemple 12. On obtient des résultats similaires. Le métal diminue l'efficacité de I'élimination de la DBO et du COT, mais la présence de charbon réduit cet effet au minimum. La plupart des résultats obtenus en utilisant du charbon sont équivalents ou supérieurs à ceux obtenus par le traitement classique, y compris le traitement classique d'eau résiduaire ne comportant pas de cobalt, les résultats sont indiqués au Tableau 13. On mesure la turbidité à l'aide d'un turbidimètre fabriqué par la Hachk Chemieal Co. et on l'exprime en unités de turbidité Jackson. TABLEAU 13 Avec Charbon Sans Charbon Avec Sans Cobalt Avec Cobalt Cobalt Dosage du charbon, ppz O o 40 Teneur en cobalt, ppm o 1,5 1,5 Temps d'aération, heures 2,8 2,6 2,3 DBO de l'alimentation, mg/litre 69,6 6926 69,6 DBO de l'effluent, mg/litre 9,3 2416 12,9 % d'élimination de la DBO 86,2 66,7 82,7 COT dans l'alimenta- tion, mg/litre 78,7 78,7 78,7 COT dans l'effluent, m litre 41,8 50,8 41,9 p d'élimination du COT 46,2 35,2 46,3 Coloration - Normes ALPHA 500 500 150 Indice volumique de la boue, mi/granine 86 67 42 Natières solides en suspension dans la liqueur mixte, g/litre 1,92 0,71 2,11 Turbidité - Unités de turbidité Jackson 14 18 16 EXENFLE 14 On répète l'expérience de l'Exemple 10 pendant 2 à 3 mois mais en utilisant un dosage de charbon inférieur (20 ppm). On ne constate que peu de différence dans cette expérience en ce qui concerne l'élimination de la DBO ou du COT, mais on obtient une amélioration significative de la coloration, de la turbidité et de l'indice volumique de la boue même pour ce faible niveau de traitement. au charbon, Les résultats sont présentés au Tableau 140 TABLEAU 14 Sans Avec Charbon Charbon Dosage du charbon, ppm 0 20 Temps d'aération, heures 2,47 2,51 DBO dans l'alimentation, mg/litre 84,1 84,1 1)30 dans l'effluent, mg/litre 11,9 13,6 % d'élimination de la DBO 85,4 83s7 COT dans l'alimentation, mg/litre 78,5 78,5 COT dans l'effluent, mg/litre 32,2 31,7 % d'élimination du COT 58,5 59,2 Coloration - Normes APHA 500 300 Indice volumique de la boue, ml/gramme 33 19 Turbidité de l'effluent - Unités de turbidité Jackson 53 32 Matières solides en suspension dans la liqueur mixte, g/litre 5,4 4,3 Grammes de DBO introduits par jour/gramme de matières solides en suspension dans la liqueur mixte 0,15 0,19 REVENDICATIONS 1.- Procédé perfectionné de purification en continu d'eaux résiduaires qui comprend (1) la mise en contact dans un récipient de traitement d'un mélange (a) d'une eau résiduaire dont le pH est compris entre 4 et 11 et que l'on a soumis facultativement à un traitement primaire de façon à en éliminer les matières solides, et (b) de boues activées en quantité suffisante pour que la teneur totale en matières solides de la liqueur mixte du mélange soit comprise en 300 et 15.000 parties par million; (2) l'agitation du mélange et l'introduction d'un gaz renfermant des molécules d'oxygène dans le mélange; et (3) l'enlèvement du mélange du récipient de traitement et la séparation des matières solides de l'eau surnageante; procédé caractérisé par l'addition au mélange de 5 à 1500 parties de charbon activé ou de 25 à 2500 parties de terre à foulon adsorbante par million de parties d'eau résiduaire d'alimentation, le charbon ou la terre à foulon ayant une surface spécifique d'au moins 100 mètres carrés par gramme et une grosseur de particules permettant leur passage à travers un tamis ayant des mailles de 0,074 min d'ouverture. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute le charbon activé à un débit suffisant pour fournir de 4 à 1000 mètres carrés de surface spécifique de charbon pour chaque litre d'eau résiduaire introduite dans le récipient. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que lton introduit des sels azotés, des sels phosphorés ou leurs mélanges dans le récipient de traitement au cours de la mise en oeuvre de l'étape (1). 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on combine l'eau résiduaire et la boue activée avant leur introduction dans le récipient de traitement. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau résiduaire introduite présente un pH compris entre environ 6,5 et 7,5; on fait arriver l'eau résiduaire dans un récipient renfermant une bouillie aqueuse de boue activée ainsi que du charbon activé ayant une surface spécifique comprise entre environ 600 et 1000 mètres carrés par gramme; on évacue d'une façon continue une partie du mélange sous agitation; et on introduit en continu, dans le récipient, de l'eau résiduaire, de la boue activée et du charbon activé à des débits tels que la teneur totale des matières solides de la liqueur mixte dans le récipient soit maintenue à une concentration comprise entre environ 300 et 150000 parties par million et on ajoute le charbon activé à un débit compris entre environ 50 et 500 parties par million de parties d'eau résiduaire introduite dans le récipient0 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton maintient le rapport desppm de charbon activé aux ppm de la DBO introduite à une valeur comprise entre 0,25 et 3,5. 7.- les eaux résiduaires purifiées au moyen d'un procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 6.