L'invention est relative à un procédé et à un dispositif pour déchiqueter des souches d'arbres enracinées dans le sol au moyen d'un rouleau fraiseur disposé à l'avant d'un véhicule et muni de couteaux fraiseurs, qui est réglable en hauteur et est entraîné autour d'un axe de rotation horizontal, perpendiculaire à la direction longitudinale du véhicule. D'une manière usuelle, les souches d'arbres qui subsistent après un déboisement sont arrachées du sol au moyen de véhicules à chenilles ou d'engins analogues et poussées de côté jus qutà ce qu'elles pourrissent ou qu'on les évacue. Ce procédé présente des inconvénients considérables. Lorsque les souches d'arbres demeurent rassemblées dans un emplacement, elles occupent une place qui ne peut être utilisée à d'autres usages. L'évacuation entrain des frais supplémentaires importants. Lorsque la souche est poussée de côté sur la surface déboisée, elle entratne avec elle de la bonne terre végétale qui se trouve perdue pour les futures cultures.D'autre part,lorsqu'on remplit le trou produit par l'extraction de la souche, on introduit de la terre végétale à une profondeur où elle n'a aucune utilité pour la future plantation, tandis qu'inversement une quantité notable de terre non cultivée, par exemple de la glaise ou du sable, dépourvue d'humus, est amenée à la surface. Pour surmonter ces difficultés, on a proposé encore d'autres dispositions destinées à déchiqueter les souches d'arbres qui subsistent dans le sol. Selon un procédé et un dispositif du genredécrit au préambule (brevet américain n' 1.312.450), le bout de tronc relativement haut d'une souche d'arbre, qui subsiste au-dessus de la surface du sol, est éliminé par fraisage, en abaissant un rouleau fraiseur, d'en dessus, sur le bout de tronc et en fraisant ainsi le bois. 'opération de fraisage ne peut toutefois & re prolongée, en dessous de la surface du sol, que sur une faible longueur, et ceci n'est possible qu'en utilisant des rouleaux fraiseurs renflés dans leur région centrale, qui n'agissent pas sur les racines disposées latéralement. Aussi, au cours de 1'im- plantation ultérieure de la nouvelle culture, la surface où se trouve la souche et son entourage immédiat ne peuvent être cultivés.Le procédé connu est en fait limité à l'élimination des parties de souches dépassant de la surface du sol, ce qui permet de passer librement avec des véhicules sur la surface déboi sée mais laisse subsister des restrictions relativement aux nouvelles cultures à mettre en place sur la surface déboisée. L'invention a donc pour but de réaliser un procédé du genre décrit au préambule sous une forme telle que, sans avoir à évacuer les souches d'arbres et sans perdre de précieuse terre végétale, on puisse, après déchiquetage des souches, utiliser sans inconvénients la surface déboisée pour la mise en place de nouvelles cultures, D'autre part, elle a pour but de fournir un dispositif avantageux pour la mise en oeuvre du procédé. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que le rouleau fraiseur est abaissé partiellement dans le sol en avant de la souche et le véhicule est mis en marche en direction de la souche, et que les couteaux fraiseurs, à l'a- vant du rouleau fraiseur, attaquent la souche essentiellement de haut en bas. Dans ces conditions, la souche et les racines qui y sont rattachées sont déchiquetées jusqu'à la profondeur désirée, qui peut être choisie en fonction de la profondeur de la plantation future. Il subsiste, à l'emplacement où se trouvait la souche, un terrain ameubli, composé en majeure partie de terre végétale et, pour une faible partie, de bois déchiqueté.L'attaque de haut en bas des couteaux fraiseurs,suivant la direction longitudinale des fibres du bois,permet d'obtenir un déchiquetage efficace, de sorte qutil ne reste pas de morceaux de bois suffisamment importants pour gêner la nouvelle plantation et le traitement du sol à la machine. La souche ne peut échapper latéralement à l'attaque de la fraise ; sous l'action de la force s'exerçant d'en haut, la souche prend appui dans le sous-sol, de sorte que des essences de bois très dures peuvent être déchiquetées sur un sol relativement meuble ou mou. Les forces de réaction produites par l'attaque de la fraise et agissant sur le véhicule sont dirigées essentiellement verticalement, ce qui empêche le véhicule d'échapper latéralement ou longitudinalement .Le bois et la terre soumis à l'action des couteaux fraiseurs sont projetés vers le bas ou vers l'arrière en direction du véhicule, de sorte qu'ils demeurent en-majeure partie dans la cavité fraisée ; les travaux ultérieurs de nivellement du sol sont donc réduits dans une tres grande mesure ou même sont superflus. On connaît déjà un procédé pour déchiqueter des souches d'arbres enracinées dans le sol dans lequel un disque fraiseur, équipé de couteaux fraiseurs, dont la direction de rotation est orientée suivant la longueur du véhicule, est abaissé en partie dans le sol en avant de la souche, et le véhicule est mis en marche en direction de la souche. La profondeur d'action et, en particulier, la hauteur de la souche à traiter sont limitées dans ce cas par le diamètre du disque fraiseur. Le disque fraiseur n'agit sur la souche que par sa région inférieure, de sorte que des forces considérables sont exercées sur le véhicule. La terre et le bois sont projetées latéralement sans remplir la cavité creusée. Du fait que la force mise en jeu s'exerce sur la souche essentiellement horizontalement, la souche peut échapper latéralement .A proximité de l'axe du disque où il s'agit de déchiqueter la quantité maximale de bois, la vitesse d'attaque des couteaux fraiseurs est faible, ce qui ne fournit pas un déchiquetage satisfaisant du bois. Dans un dispositif particulièrement avantageux pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, on prévoit que le rouleau fraiseur est monté dans un support qui est articulé au véhicule et qui peut autre amené au moyen d'un vérin hydraulique à pivoter dans un plan vertical. Le rouleau fraiseur peut ainsi, très facilement, être soulevé et abaissé de sorte qu'il peut être amené à la profondeur désirée, immédiatement en avant de la souche, et être relevé immédiatement à l'arrière de la souche. D'une manière avantageuse, sur le support de rouleau, au-dessus du rouleau fraiseur, est prévu un moteur d'entratne- ment du rouleau et ce moteur est accouplé au rouleau fraiseur par un engrenage. Dans ces conditions, on n'a plus besoin de dispositifs supplémentaires pour la transmission de la force, car le moteur d'entraSnement et le rouleau fraiseur peuvent être déplacés d'un seul bloc en hauteur. Pour que le dispositif convienne aussi à des profondeurs de plantation relativement profondes, on prévoit, selon un autre aspect de l'invention, que la surface latérale,qui porte les couteaux fraiseurs, du cylindre fraiseur, dépasse au-delà des surfaces d'extrémité du rouleau fraiseur, pour former en ces extrémités un espace pour le logement des paliers du cylindre et, éventuellement, d'une partie de l'engrenage. Le montage du palier, éventuellement constitué par une partie de l'engrenage, ne gêne donc pas l'introduction du rouleau dans le sol jusqu'au-delà du centre de cemuleau Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, le moteur d'entrainement du rouleau est constitué par un moteur hydraulique à vitesse de rotation réglable, qui est entratné par une pompe disposée sur le véhicule.La puissance d'entrat- nement relativement grande du rouleau est alors développée par un moteur qui, en raison de ses faibles dimensions, de son faible poids et de la simplicité d'amenée de la puissance au moyen de tuyaux flexibles, peut être monté très simplement, au point de vue de la construction, sur le support du rouleau fraiseur, de sorte que la puissance mise en jeu pour I'entraînement du rouleau n'est pas limitée par la mobilité verticale indispensable du rouleau fraiseur. D'autres caractéristiques, avantages et possibilités d'application de l'invention ressortent de la description ci-après d'un de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, effectuée en se référant aux dessins,très simplifiés, annexés dans lesquels - la figure 1 représente, en vue latérale, un véhicule équipé à l'avant d'un rouleau fraiseur pour déchiqueter des souches d'arbres, ce rouleau étant disposé en position soulevée;; - la figure 2 est une coupe axiale du rouleau fraiseur abaissé et enfoncé dans le sol - la figure 3 est une vue latérale du rouleau fraiseur en train d'attaquer une souche d'arbre, au début de l'opération de déchiquetage - la figure 4 représente le rouleau fraiseur de la figure 3 à la fin de l'opération de déchiquetage - les figures 5a et 5b montrent la fixation des couteaux fraiseurs sur la surface latérale du rouleau fraiseur - la figure 6 représente le schéma de principe hydraulique de l'entrainement des roues du véhicule - la figure 7 représente le schéma de principe hydraulique de l'entrainement du rouleau fraiseur - la figure 8 représente le schéma de principe hydraulique correspondant au mouvement élévatoire du rouleau fraiseur - la figure 9 est un développement sur un plan de la surface latérale du rouleau fraiseur, où on distingue le nombre et la disposition des couteaux fraiseurs, et - la figure 10, enfin, est une coupe analogue à la figureSa d'une variante de réalisation de la fixation des couteaux fraiseurs Le véhicule, représenté d'une manière simplifiée en vue latérale sur la figure 1 comporte un châssis 1 qui porte une cabine de conducteur 2 et un moteur d'entratnement principal 3. A la partie antérieure du véhicule, un rouleau fraiseur 4, de forme cylindrique, est monté dans un chassis 5, porté par deux bras 6 qui sont articulés au châssis 1 du véhicule, de manière à pivoter chacun dans un plan vertical. Dans le mode de réalisation représenté ici, les roues arrière 7 du véhicule sont directrices ; les roues avant 8, accouplées, sont montées sur un essieu rigide. Toutes les roues du véhicule peuvent être mises en rotation par le moteur d'entrat.lement principal 3, par l'intermédiaire d'un dispositif d'entrainement représenté schématiquement sur la figure 6 ; par exemple, il peut s'agir d'un dispositif hydrostatique à conversion d la vitesse de rotation réglable du- ne manière continue. Le moteur d'entraînement principal 3 en traSne d'autre part une pompe hydraulique 9 qui, par des canalisations souples 10, entrain elle-même un moteur hydraulique Il (fig. 2 et 7), qui est disposé sur le chassies 5 du rouleau fraiseur 4. Les bras 6, qui portent le châssis 5 du rouleau fraiseur 4, sont réglables en hauteur au moyen d'un vérin hydraulique 12, dont la tige de piston est articulée aux bras 6 et qui est monte, de manière à pouvoir pivoter, sur le châssis 1 du véhicule. En plus des dispositifs de manoeuvre nécessaires à la conduite du véhicule, tels que la direction, les freins, le dispositif de manoeuvre de la botte de vitesses, on prévoit, à l'intérieur de la cabine du conducteur 2, un levier de manoeuvre pour faire varier le rapport de démultiplication du dispositif de transmission hydraulique constitué par la pompe 9 et le moteur hydraulique 11, pour entratner le rouleau fraiseur 4, de même qu'un levier de manoeuvre pour le vérin hydraulique 12 qui est alimenté en liquide hydraulique par une pompe entraînée par le moteur d'entranement principal 3.De son siège, le conducteur peut soulever et abaisser le rouleau fraiseur et faire varier sa vitesse de rotation ; en utilisant un dispositif de transmission hydrostatique,réglable d'une manière continue, entre le moteur d'entratnement principal 3 et les roues motrices du véhicule, le véhicule peut être entraîné à une vitesse variable, notamment à une vitesse très faible mais avec un couple d'entraînement très élevé, ce qui est essentiel pour le mode de fonctionnement décrit ci-après du véhicule.Le levier de commande,que le conducteur doit manoeuvrer pour agir sur la vitesse et le sens de rotation du dispositif de transmission hydrostatique réglable d'une manière continue, peut pivoter dans deux sens, son pivotement dans lé premier sens produisant l'avancement du véhicule et son pivotement dans l'autre sens produisant la marche arrière du véhicule ; l'amplitude du pivotement du levier de commande , par exemple une pédale, détermine la vitesse de circulation du véhicule dans le sens désiré. De cette manière, le conducteur peut commander le mouvement du véhicule, même dans la région intermédiaire entre la marche avant et la marche arrière, avec beaucoup de précision et très rapidement. Le moteur hydraulique d'entrainement 11 du rouleau fraiseur 4 entratne, par l'intermédiaire d'engrenages 25 qui peuvent être réalisés par exemple sous la forme d'engrenages à roues dentées droites, le rouleau fraiseur 4. D'un côté du rouleau fraiseur, les engrenages intermédiaires 25 constituent en même temps le palier de l'axe 13 du rouleau fraiseur 4 dans le chås- sis 5, tandis que de l'autre côté est prévu un palier 14 qui peut être également lié au châssis 5. Le poids du châssis 5, du rouleau fraiseur 4, de I'engrenages 25'et du moteur Il est par exemple d'environ 3.000 kg dans un mode de réalisation particulier de l'invention. La vitesse de rotation du rouleau fraiseur 4 peut varier de zéro à environ 200 tours par minute. Sur la figure 2, on peut voir que les deux surfaces d'extrémité 15 sont décalées vers l'intérieur par rapport aux extrémités du rouleau fraiseur 4, de manière à former un espace d'extrémité où est logé l'un des deux bottiers d'engrenage 25 ou le palier 14. Le soutien de ces deux pièces est assuré tout d'abord dans une région qui est située bien au-dessus de l'axe du rouleau, à partir de l'espace d'extrémité formé des deux c6- tés du rouleau fraiseur vers l'extérieur et en direction du support, de telle manière que le rouleau fraiseur 4, comme on le voit sur la figure 2, puisse être introduit suffisamment profondément dans la terre pour que son axe 13 soit situé en dessous de la surface du sol. Le rouleau fraiseur 4 est garni sur son pourtour de couteaux fraiseurs 16 qui sont disposés suivant plusieurs rangées et sont décalés l'un par rapport à l'autre de telle manière que leur distribution sur toute la longueur du cylindre entrain l'uniformité de l'opération de fraisage Les couteaux fraiseurs 16 sont dirigés de manière à faire un angle d'environ 350 avec une tangente au pourtour du rouleau de fraisage 4. Il en résulte que les couteaux fraiseurs, lorsqu'ils entrent en contact avec le bois, font un angle pouvant atteindre à peu près 35 avec la verticale. Les figures 3 et 4 illustrent la manière dont fonctionne le dispositif pour déchiqueter une souche d'arbre 17, enracinée dans le sol. Le rouleau fraiseur 4, qui tourne dans le sens indiqué par la flèche 18, est partiellement abaissé et introduit dans le sol, devant la souche 17 et ceci au moins à une profondeur égale à celle intéressée par les plantes de la future culture, par exemple 30 cm. A cette profondeur le véhicule est mis en marche en direction de la souche 17, de sorte que les couteaux fraiseurs 16 du rouleau fraiseur 4 déchiquètent la souche 17. Les couteaux fraiseurs situés à l'avant du rouleau fraiseur attaquent alors, essentiellement de haut en bas, la souche, c'est-à-dire que le bois est réduit en copeaux essentiellement suivant la direction longitudinale de ses fibres. Le bois déchiqueté de la souche ainsi que la terre attaquée par les couteaux fraiseurs sont projetés par le rouleau fraiseur vers l'arrière où ils remplissent en majeure partie la cavité produite par le rouleau fraiseur et sont dans une plus faible mesure projetés en dehors. Afin d'empêcher une trop importante éjection vers l'extérieur de la terre et du bois déchiqueté, on peut disposer,à l'avant du véhicule ou sur le châssis 5 qui porte le rouleau fraiseur, une tôle de rétrodéflexion, non représentée plus en détail sur les figures, qui reçoit le matériau projeté. La figure 4 montre le rouleau fraiseur à la fin de l'opération de déchiquetage ; le rouleau fraiseur est alors relevé au-dessus du sol. Le trajet suivi par l'axe de rotation, disposé perpendiculairement à la direction longitudinale du véhicule, du rouleau fraiseur est indiqué en trait interrompu 19 sur les figures 3 et 4 . On voit que le rouleau fraiseur est déplacé vers l'avant dès son introduction dans la terre et que, même lors de son relevage, il se déplace encore vers l'avant, c'est-à-dire que le véhicule circule pendant toute l'opération de déchiquetage ou, en d'autres termes, que, tandis que le véhicule roule lentement, on abaisse le rouleau fraiseur, on le pousse contre la souche et on le relève ensuite.La vitesse du véhicule pendant l'attaque de la souche par le rouleau fraiseur peut alors être réduite presque Jusqu'à l'arrêt afin de maintenir dans des limites acceptables les contraintes subies par le rouleau fraiseur. On voit, à la lumière de cette description du déroulement de l'opération de déchiquetage, que lion peut déchiqueter successivement et rapidement des souches disposées à la suite l'une de l'autre sans interrompre le déroulement de l'opération. Pendant cette opération, le vérin hydraulique 12 soutient la suspension du rouleau fraiseur 4 par rapport au véhicule, de sorte que les forces de réaction tendent à soulever ltextrémi- té antérieure du véhicule sans cependant qu'il se produise de composantes de force horizontales, tout au moins de manière appréciable. Dans ces conditions on est assuré, d'une part, que le rouleau fraiseur est poussé et maintenu vers le bas avec une force suffisamment élevée et que, d'autre part, on évite toute force d'intensité inadmissible ; sous l'action de telles forces l'extrémité du véhicule échappe vers le haut, ce qui empêche toute détérioration des couteaux fraiseurs.Le véhicule est réalisé de telle manière que son poids à l'avant, c'est-à-dire au voisinage du rouleau fraiseur, soit le plus élevé possible, afin que-le rouleau fraiseur puisse être poussé vers le bas avec la force la plus grande possible. La figure 5a montre, par une coupe à travers une partie de la surface latérale du rouleau, le mode de fixation réglable des couteaux fraiseurs 16 sur des cornières de fixation 20 dont les deux branches sont soudées sur la surface latérale du rouleau 4. Une plaquette de serrage 21, appliquée sur le couteau 16, laquelle est vissée par des vis 22 traversant des trous de l'une des branches de la cornière 20, à une contreplaquette 23, maintient fermement le couteau fraiseur 16. Pour le réglage-, ou le remplacement,des couteaux 16 on desserre les vis 22 et on les resserre ensuite. Les couteaux 16 sont fabriqués très simplement en sectionnant obliquement une bande d'acier. De ce fait, les deux extré mités du couteau présentent un tranchant, ce qui fait qu'après usure d'un tranchant, on peut retourner le couteau avant qu'un réaffutage soit nécessaire. La figure 5b est une coupe suivant la ligne 5b-5b de la figure 5a. Comme on le voit sur la figure 5a le tranchant du couteau 16 est réalisé sous forme de coin, de sorte que le bois peut être déchiqueté avec le minimum de force. La figure 6 montre, d'une manière fortement simplifiée la constitution du dispositif hydrostatique d'untrainement des roues. Le moteur d'entraSnement principal 3 entraîne une pompe à piston axial 30 qui peut être réglée d'une manière continue, d'un sens de refoulement à l'autre, au moyen d'un vérin hydraulique 31. Des canalisations 32 raccordent la pompe 30 à un moteur à piston axial 33 non réglable, qui entraîne les roues 7 ou 8 du véhicule. Une pompe de remplissage 34 a pour action de remplacer, dans le système de canalisations 32, les fuites d'huile qui, par les canalisations 35, 36, reviennent de la pompe 30 ou du moteur 33 à un réservoir 37. Autre part, la pompe 34 alimente, par une soupape de commande 38, le vérin hydraulique 31 de commande de la pompe 30.L'entraînement des roues dans les deux sens de rotation est commandé par la manoeuvre de la soupape 38. Le circuit hydraulique de commande, représenté d'une manière fortement simplifiée sur la figure 7, destiné à entraîner le rouleau fraiseur 4, est constitué d'une manière analogue à celui de la figure 6. Du fait que le rouleau fraiseur ne doit être mis en rotation que dans un seul sens, la pompe à piston axial 9, qui est entraînée par le moteur d'entrainement principal, n'est conçue que pour un sens de circulation du liquide. Le débit de la pompe 9 peut être réglé au moyen d'un vérin hydraulique 40. Dans ce circuit aussi une pompe de remplissage 41 alimente les canalisations 17 en liquide hydraulique pour compenser les fuites de la pompe 9 ou du moteur Il au réservoir 44 par les canalisations 42 ou 43. La pompe de remplissage fournit aussi, en même temps, le liquide hydraulique qui actionne le vérin de commande 40 au moyen d'une soupape de commande 45. Dans ces conditions, on peut faire varier d'une manière continue la vitesse de rotation du rouleau fraiseur 4. La figure 8 montre, d'une manière fortement simplifiée, le circuit hydraulique destiné à soulever le rouleau fraiseur 4 et le châssis 5. Une pompe 50, également entraînée par le moteur d'entraînement principal 3, alimente, à travers une soupape à plusieurs voies 51 servant de soupape de commande, le vérin hydraulique 12. La soupape de commande 51 comporte trois positions correspondant respectivement au soulèvement, à l'abaissement et à l'arrêt. Sur l'une des canalisations 52 qui vont au vérin hydraulique 12 est prévue une soupape de réglage de débit réglable 53. Sur la canalisation qui revient de la soupape de commande 51 au réservoir 44 est disposée une soupape de contre-pression 54 qui maintient à une valeur minimale la pression du côté à basse pression de la pompe. Au lieu du couplage direct, représenté sur la figure, de la pompe 50 et du moteur d'entratnement principal 30, on peut prévoir aussi pour la pompe 50 un moteur électrique d'entraînement séparé qui tourne à vitesse constante et évite ainsi que le mouvement de levage du rouleau fraiseur 4 soit fonction de la vitesse de rotation du moteur d'entrainement principal 3. La figure 9 représente un développement sur un plan de la surface latérale 4' du rouleau fraiseur, dont la largeur W est à peu près égale à 1,20 m et le périmètre L à peu près égal à 3,20 m. Les tranchants 16a des couteaux fraiseurs 16 sont disposés parallèlement à l'axe du rouleau fraiseur. Dans le mode de réalisation représenté sur cette figure, on a prévu cinquante deux couteaux fraiseurs sur le rouleau fraiseur. Comme on peut le voir sur la figure 9, les couteaux fraiseurs sont disposés avec un certain décalage relatif, en se recouvrant mutuellement, de sorte quton--obtient une action de coupe continue au cours de la rotation du rouleau fraiseur. On voit sur la figure 9 que cette disposition des couteaux fraiseurs sur l'une des moitiés du pourtour du rouleau est identique à celle relative à l'autre moitié.Les couteaux sont disposés de telle manière qu'au cours d'un tour du rouleau peuvent s'effectuer deux coupes ou enlèvements de copeaux complets, s'étendant sur toute la largeur W du rouleau. Les couteaux fraiseurs de la moitié de gauche de la surface latérale 4' du rouleau sont disposés selon un angle de 30 environ par rapport à un plan médian CL, tandis que tous les couteaux fraiseurs de la moitié de droite sont inclinés de 30 en sens opposé. Ceci a pour effet que les forces qui agissent en fonctionnement sur le rouleau se trouvent compensées, de sorte que le rouleau est constamment poussé en direction du milieu de la souche à déchiqueter. Lorsque le rouleau est appliqué latéralement, il se produit une force latérale qui tend à amener le rouleau fraiseur vers le milieu de la souche. La figure lOc représente un autre mode de réalisation d'un porte-couteaux 60 qui fixe un couteau fraiseur 16 sur la surface latérale 4' du rouleau fraiseur. Des parois 62 et 64, qui convergent vers l'extérieur et ont chacune la forme d'un parallélogramme, sont liées à la surface latérale 4' du rouleau et à des parois latérales (non représentées sur la figure), de préférence par soudage. A ces pièces sont liées des parois intérieures 70, 72 qui délimitent entre elles l'espace destiné à loger le couteau fraiseur 16 et une pièce de serrage 80. Le couteau fraiseur 16 est disposé à peu près suivant un angle de 680 par rapport à une tangente menée en cet endroit à la surface latérale 4' du rouleau, comme on le voit sur la figure 10. Le tranchant 16a du couteau dépasse d'environ 4 cm de la surface extérieure du rouleau.Les parois intérieures 70 et 72 font entre elles un angle d'environ 220. La pièce de serrage 80 présente des surfaces antérieure et postérieure 82, 84 ; une surface latérale fait également un angle de 220 par rapport aux surfaces antérieure et postérieure 82, 84. Un tasseau 92 est lié à la surface latérale 4' du rouleau. Une vis 97 à tête 98, munie d'une cavité à six pans, sert à tirer la pièce de serrage 80 à l'intérieur de l'espace intérieur en forme de coin entre le couteau fraiseur 16 appliqué contre la paroi 72 et la paroi 70, de manière à immobiliser par serrage le couteau 16. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation, qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes -REVENDICATIONS - 1.- Procédé pour déchiqueter des souches d'arbres enracinées dans le sol au moyen d'un rouleau fraiseur, disposé à l'avant d'un véhicule et muni de couteaux fraiseurs1 qui est réglable en hauteur et est entrarné autour d'un axe de rotation horizontal,perpendiculaire à la direction longitudinale du véhicule, lequel procédé est caractérisé en ce que le rouleau fraiseur est abaissé partiellement dans le sol en avant de la souche et le véhicule est mis en marche en direction de la souche, et que les couteaux fraiseurs, à l'avant du rouleau fraiseur, attaquent la souche essentiellement de haut en bas. 2.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, à l'aide d'un rouleau fraiseur qui est réglable en hauteur et est entrains autour de son axe de rotation disposé horizontalement, transversalement par rapport à la direction longitudinale du véhicule, lequel dispositif est caractérisé en ce que le rouleau fraiseur (4) est monté dans un support (5,6) qui est articulé au véhicule et qui peut être amené au moyen d'un vérin hydraulique (12) à pivoter dans un plan vertical. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que sur le support de rouleau (5) au-dessus du rouleau-fraiseur (4), est prévu un moteur d'entraînement (11) du rouleau (4) et ce moteur (11) est accouplé au rouleau fraiseur (4) par un engrenage (25). 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la surface latérale, qui porte les couteaux fraiseurs (16), du cylindre fraiseur (4),dépasse au-delà des surfaces d'extrmités (15) du rouleau fraiseur (4), pour former en ces extrémités un espace pour le logement des paliers du cylindre (14) et éventuellement d'une partie de l'engrenage (25). 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le moteur d'entraînement (11)durouleau4 est constitué par un moteur hydraulique à vitesse de rotation réglable, qui est entraîné par une pompe (9) disposée sur le véhicule. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les couteaux fraiseurs (16) sont réalisés par sectionnement oblique d'une bande d'acier et sont fixés,de manière à être réglables et interchangeables, par serrage au moyen d'une plaquette de serrage (21), sur une cornière de fixa tion (20), dont les deux branches sont liées à la surface latérale du rouleau fraiseur (4); 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le poids du véhicule, à son extrémité antérieure qui porte le rouleau fraiseur (4) est le plus élevé possible. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tranchant des couteaux fraiseurs (16) est réalisé sous forme de coin. 9.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour l'entraînement du véhicule, il est prévu un dispositif de transmission de vitesse de rotation et de sens de rotation réglables d'une manière continue, lequel est actionné par un levier de manoeuvre que l'on peut faire pivoter dans les deux sens, l'un de ces sens correspondant à l'avancement du véhicule et l'autre à la marche arrière de celui-ci. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le couteau fraiseur (16) est serré, au moyen d'une pièce de serrage (30) dans un espace en forme de coin compris entre deux pièces plates (70,72) liées au pourtour du rouleau fraiseur (4).