L'invention est relative à un calibre pour la mesure d'un châssis de véhicule automobile, formé de longerons profilés avec un flanc de châssis. Après avoir été accidentés, les chassies de camions, d'on- nibus et d'autres véhicules automobiles doivent être redressés la preparation et le controAle de ces travaux de dressage rendent indispensable l,enrIol de calibres de mesure. Les calibres de mesure jusqu'à présent mis au point dans ce but sont constitués chacun par une paire de jauges réunies entre elles par une tige de jonction de longueur variable. Ces calibres de mesure sont suspendus en plusieurs suaires successives à droite et à gauche ee au chassis devant dressé. Ces calibres télescopiques permettent de mesurer des châssis de largeur différente.Au milieu de cha cun d'eux est fixée une jauge, qui est maintenue constamment à mi-distance des deux jauges extérieures par une construction ap propriée. Dans un autre type de calibres de mesure, il est Prévu un prolongement extérieur portant la jauge, de sorte que les jauges sont visibles sur le côté du véhicule. Ces deux catégories de calibres de mesure ont de sérieux inconvénients : Toutes deux sont suspendues à la membrure inférieure du châssis, qui représente toutefois un point de départ trop imprécis nour une mesure. Les longerons sont exécutés en effet par déformation à froid d'un matériau chanfreiné, dont les extrémités effilées ne peuvent pas etre utilisées pour une mesure exacte. La membrure inférieure ne peut pas servir d'ailleurs de point de départ à un calibre de mesure, car elle ne définit pas la voie et n'a qu'une fonction porteuse. les organes déterainant la voie nour un châssis de véhicule automobile sont les mains de ressort qui sont boulonnées au flanc du châssis. Ce flanc est donc l'élé- ment du châssis qui fixe la voie. La suspension ponctuelle de calibres à la membrure inférieure n'est pas assez sure, car la membrure inférieure subit souvent des déformations en service. l'ors de la vérification du châssis, les calibres de mesure connus n'indiquent en outre que la position de la partie inférieure du longeron. Des déformations dans la partie supérieure du châssis restent inaperçues, ce qui est particulièrement critique dans la zone du moteur et de la boute de vitesses, où de tels dommages ne peuvent pas être décelés, mtme avec le meilleur éclairage. De plus, les calibres de mesure connus ne peuvent être suspendus commodément que s'il existe une fosse. Dans le cas contraire, il faut ramper sous le véhicule automobile pour les suspendre. Les calibres de mesure connus sont enfin fragiles en ce qui concerne leur fonctionnement et leur agencement et souffrent rapidement des dures conditions de travail sur des camions. Ils peuvent se déformer, les capables de traction intérieurs peuvent se déplacer sans qu'on s'en aperçoive. Un réajustement n'est pas possible s'ils ne se déplacent plus centriquement. M8me leur Prix est relativement élevé par suite de leur construction compli quée. Les erreurs de mesure qui en résultent entraînent des dé faut s de dressage du châssis, ce qui est naturellemnht un inconvénient encore beaucoup plus grave. L'invention élimine ces inconvénients; elle a pour objet, pour la mesure d'un châssis de véhicule automobile, un calibre de fabrication peu conteuse, possédant une grande longévité, as sucrant une mesure exacte et de maniement simple. Pour résoudre ce problème, l'nvention est caractérisée en ce qu'il est prévu plusieurs calibres de mesure distincts avec des jauges, dont chacune possède individuellement au moins un aimant permanent servant à la fixation au flanc du cassis, et en ce qu'il est prévu au moins une butée disposée symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de la jauge à une certaine distance de cet axe et dans un plan situé devant lasjauge. Par ce moyen, les liaisons compliquées et fragiles entre les paires de calibres connues et décrites plus haut sont suppri- nées. Chaque calibre de mesure est fixe séparément par au moins un aimant permanent au flanc du cassis qui en est l'élément définissant la voies Un ajustement exact de chaque Sauge est alors assuré par le fait que les butées s'appliquent Sur la face inférieure de la membrure inférieure la manière selon laquelle les diverses mesures sont effectuées avec ce nouveau calibre sera expose plus loin en référence à un exemple de réalisation. A l'extrémité de la jauge opposée à l'aimant permanent, peut être fixée avantageusement une pige orientée perpendiculai- rement au plan de la jauge. Cette pige est utile en particulier pour la mesure de la déformation Sur champ et porte de préférence une graduation millimétrique. Il est favorable en outre de prévois deux aimants perma- nents distants l'un de l'autre, qui s'appliquent sur le flanc du châssis dont ils définissent ainsi exactement le plan. Afin que le calibre puisse également être utilisé tour la mesure de longerons de hauteur différente, il est avantageux que la distance séparant les aimants permanents l'un de l'autre soit réglable. Il est fréquent que les longerons soient sales ou revêtus d'une couche de peinture, ce qui fausse ' le résultat de la mesure sur la face inférieure de la membrure inférieure du longeron. Pour cette raison, il est préférable que les butées soient cons tituées par des mandrins in pointus tournés vers les aimants perma- nents. lors de l'application du calibre de mesure sur le longeron, ces mandrins pointus perforent les couches précitées et s' & - pliquent directement sur le métal de la membrure inférieure du longeron. L'extrémité de la jauge opposée à l'aimant permanent présente avantageusement la forme d'une pointe, qui facilite également la mesure des différents défauts. Pour mesurer le décalage diagonal, il est judicieux de fixer à la jaune un niveau à bulle ou un fil à plomb. Pour la mesure de gauchissements, il est utile de prévoir des tiges de mesure susceptibles d'être fixées à la même hauteur aux jauges par leurs extrémités. Dans de nombreux cas d'application, les ressorts d'un camion peuvent porter obstacle au passage des jauges. Il est prévu pour cela une forme de réalisation comportant une jauge munie d'une courbure. Cette courbure correspond à peu près à la place occupée par les paquets de ressorts usuels, de sorte que ceux-ci ne peuvent plus orner la mesure. Lorsque le longeron de chassies dn véhicule automobile devant être mesuré présente un profil en U, les aimants permanents sont de préférence assujettis directement à l'un des côtés de la jauge, par exemple par vissage. Pour la mesure de châssis ayant un profil en H, il faut maintenir toutefois une distance suffisante entre la jauge et les aimants permanents. Dans ce but, il est favorable de placer, entre la jauge et le ou les aimants permanents, des entretoises franchissant cette distance. La longueur des jauges utilisées normalement n'est pas suffisante pour de gros camions. Pour cette application, la jauge peut être rallongée, par exemple au moyen d'une jauge auxiliaire, vissée à l'extrémité inférieure de la jauge ProPrement dite. Cette prolongation peut être réalisée également sous une forme télescopique ou par des fentes à coulisse. Des exemples de réalisation de l'invention, rec d'autres caractéristiques importantes de l'invention, sont décrits ciaprès en référence au dessin annexé, dans lequel Fig. 1 représente en élévation de face un calibre de mesu- re suivant l'invention; Fig. 2 est une vue en élévation de profil du calibre de mesure suivant la fig. 1, avec indication supplémentaire d'un longeron de châssis; Fig. 3 est un schéma de principe destiné à illustrer la mesure de gauchissement d'un châssis à laide de deux calibres suivant les fig. 1 et 2 et d'une tige de mesure suppléhentaire, en une élévation horizontale; Fig. 4 est un schéma de principe pour illustrer la mesure d'un décalage diagonal d'un châssis de véhicule automobile vu en plan;; Fig. 5 représente un calibre de mesure correspondant à la fig. 1, mais ne comportant qu'une butée; Fig. 6 montre une jauge auxiliaire servant de rallonge à la jauge suivant les fig. 1, 2 ou 5; Fig. 7 est une vue en élévation de profil correspondant a' la fig. 2 avec une courbure de la jauge et avec une jauge auxiliaire, des entretoises pour la mesure de longerons profilés en H étant représentées également. Fig. 8 représente un calibre pour la mesure de châssis en ventre de poisson. Le calibre de mesure est formé d'une jauge plane i, rectiligne sur toute sa longueur, dont 11 extrémité supérieure est munie de plusieurs taraudages 2, 3, 4 placés à distance l'un de l'autre sur l'axe de symétrie 5 de la jauge 1.Dans ces taraudages peuvent être visses deux aimants permanetlts 6, 7. Le Slus haut des aimants permanents peut être visse à volonté dans le taraudage médian 3 ou dans le araudage supérieur 4, ce qui ner- met de régler la distance entre les deux aimants permanents et d'effectuer la mesure sur des longerons de hauteur difforente. Les surfaces des aimants permanents 6 et 7 tournées vers le longeron 8 dans la fig. 2 sont planes et orientées dans un plan parallèle à celui de la jauge 1. À une faible distance au-dessous de l'aimant permanent in férleu 6 est soudée à la jauge 1 une barre transversale 9 ayant un profil en L. Elle porte à ses extrémités deux mandrins pointus 10 (ou un seul mandrin suivant la fig. 5), par exemple filetés et fixés par des écrous à la barre transversale 9. La hauteur des mandrins pointus 10 au-dessus de la barre transversale 9 peut eAtre ainsi réglée. Cette hauteur peut être fixée au moyen des écrous Il après le réglage. Les pointes 12 des mandrins 10 doivent se trouver à une faible distance de l'aimant permanent inférieur 6 dans un plan perpendiculaire à l'axe de symétrie 5 et passant par les faces externes des aimants permanents 6, 7. En outre, elles doivent être placées à une légère distance devant ce plan 13 des faces externes des aimants 6, 7. le longeron de châssis 8 comporte une membrure inférieure 14, une membrure supérieure 15 et un flanc 16. La jauge 1 du calibre de mesure sus-décrit s'applique par ses aimants permanents 6, 7 sur la face externe de ce flanc, le plan 13 constituant alors le plan de mesure. les pointes 12 des mandrins 10 stappli- quent de plus sur la face inférieure de la membrure inférieure 14, de sorte que le calibre de mesure est ajusté dans le plan du dessin de la fig. 1. La jauge 1 forme à son extrémité inférieure une pointe 17, dont le sommet se trouve sur l'a e de symétrie 5. Un peu audessus de cette pointe 17 est disposée une pige 18 se terminant pareillement par une pointe 19. La pige 18 est orientée perpendiculairement à la jauge 1 et est munie d'une graduation millimétrique tournée vers le haut. Au voisinage du milieu de la jauge 1 peut être prévu en outre un niveau à bulle ou un fil à plomb 20. A laide de plusieurs de ces calibres de mesure identiques entre eux décrits ci-dessus, les diverses mesures sont effectuées comme suit Pour mesurer la déformation latérale du châssis, on suspend au moins deux des calibres décrits à la fig. 2 l'un derrière l'autre à un longeron. tes jauges 1 permettent de déceler des déformations latérales de toute nattret en particulier des flé chissements masqués de faible longueur dans la zone supérieure du longeron. Pour mesurer la déformation sur champ, on fixe les cali bres de mesure ci la membrure inférieure 14 et ce, non à lte,ztmé- mite imprécise de celle-ci, mais sur l'angle définissant la voie, où la membrure inférieure 14 et le flanc 16 du châssis se rencontrent. Pour tous les calibres, la distance séparant les deux pointes 12 des mandrins 10 de la pige inférieure horizontale 18 est la même. En observant les piges inférieures, on détecte chaque déformation sur champ. Avec les calibres de mesure connus, une telle déformation sur champ peut se présenter à l'observateur comme une torsion, ce qui peut entraîner des erreurs lourdes de conséquences.Le calibre de mesure décrit permet de localiser une déformation sur champ tout aussi rapidement et exactement qu'une déformation latérale ordinaire. Pour la mesure d'un gauchissement (voir aussi la fig. 3), on suspend à égale distance aux longerons du châssis deux ou trois paires de calibres de mesure. Dans les piges horizontales inférieures 18 on suspend en même temps de légères tiges de mesure 21 qui réunissent chacune entre eux les calibres d'une paire. Ces tiges sont constituées par des tubes dont le diamètre in trieur libre doit être sensiblement plus grand que l'épaisseur des piges, ce qui facilite la suspension des tiges de mesure et évite également une déformation éventuelle des piges en cas de fort gauchissement du châssis.En observant les tiges de mesure successives 21, on détecte le degré de gauchissement et son emplacement, comme indiqué dans la fig. 3 par la position en traits mixtes de la tige de mesure 21 À la fig. 3, la référence 22 désigne une traverse reliant entre eux les longerons 8. La mesure d'un décalage diagonal du chassies n'est pas pos subie avec les calibres connus. le plus souvent, on ne dispose pas non plus d'assez de place pour poser sur le châssis une équerre de grande longueur. On sgest contenté jusqu'à présent d-'abais- ser quatre fils à plomb sur le plancher et de les comparer l'un à l'autre. Cette opération échouait toutefois souvent sur un sol d'atelier huileux. La mesure effectuée sur le plancher est inexacte, car les moyens auxquels on a recours sont peu surs, Cfest ainsi, par exemple, qu'il faut tracer des traits de craie sur un sol inégal, déterminer des points au millimètre près avec ces traits de craie et les retrouver, etc. L'invention remédie à cet inconvénient grâce à l'utilisation de quatre des calibres de mesure décrits, qui sont désignés par 23 dans leur ensemble à la fig. 4 et sont posés soigneusement en équerre sur des points identiques ee faisant vis-à-vis des deux longerons 8. Bien qu'il soit suffisant que les calibres soient placés exactement en équerre par rapport à la membrure inférieure, on obtient une mesure plus précise en ayant recours aux niveau: à bulle ou aux fils à plomb 20 garantissant la verticalité des calibres.Des points identiques du chassies sont, par exemple, des mains de ressort, des perçages situés au même emnlacement des deux côtés, des bords d'une traverse, ou d'autres points trouvés identiques de part et d'autre par une mesure. A llaide d'un mètre à ruban 24, on peut déterminer et comparer les distances diagonales comprise s entre les pointes 17 des calibres 23. On détecte ainsi le décalage diagonal éventuels Les calibres de mesure sont généralement posés tournés vers le bas comme représenté dans les fig. 2 et 3. Si les châssis sont mis à nu, par exemple par enlèvement de la caisse du véhicule, les calibres peuvent être également posés dirigés vers le haut. Â la place de l'ensemble formé de la barre transversale 9 et des mandrins à pointe 10, on peut fixer aussi à la jauge 1 un profilé en U placé debout. Cette solution est toutefois moins favorable que celle représentée au dessin, Car les faces supérieures des ailes du profilé en U n'coffrent pas des points de départ aussi exacts que les sommets des mandrins pointus. Pour des motifs de poids, les calibres 23 et les tiges de mesure 21 doivent être exécutés en un métal léger, de préfé- rence en aluminium ou un alliage d'aluminium. Pour faciliter la pose des tiges de mesure 21 su- les piges 18, il est avantageux de prévoir aux extrémités de chaque tige de mesure des fentes 25 un peu plus larges que l'épaisseur des piges 18 et léèrenent plus longues que celles-ci. De ce fait on peut emboîter une tige de mesure sur deux piges dans la position selon la fig. 3 sans être obligé d'enlever préalablement l'un des calibres 23. les tiges de mesure 21 reposent sur les piges de façon ~larticulièremenU stable, si elles possèdent intérieurement et extérieurement un profil rectangulaire. les tiges de mesure peuvent être munies en outre, exactement en leur milieu, d'une jauge supDlémentaire 26 qu'on peut faire intervenir accessoirement dans la mesure. Cette jauge est orientée de préférence vers le bas et porte à son extrémité supérieure un anneau permettant de l'extraire de la tig-e de mesure. Pour nouvoir être utilisée en vue de la mesure de déforma- tions latérales sur tout le châssis, la jauge 26 doit être centrée par rapport aux deux calibres de mesure se faisant vi s-à- vis. Cette mesure centrale à mi longueur est importante lorsqu'il s'agit d'un châssis dit "en ventre de poisson". Ces châssis sont plus larges dans la partie avant jusqu t au milieu, s'effilent ensuite et sont plus étroits dans les longerons au voisinage de l'essieu arrière. Ce rétrécissement dans cette zone est souvent utilisé parce que les pneumatiques jumelés arrière occupent plus de place au détriment de la largeur du châssis. Si l'on veut mesurer avec le calibre la déformation latérale d'un tel châssis en ventre de poisson sur toute sa longueur, on doit donc poser à gauche et à droite trois calibres de mesure dans la zone avant la plus large et faire de même dans la zone arrière. Par suite du décalage du rétrécissement, on peut hésiter sur la manière de poursuivre la mesure. Sur les piges 18 sont gravées pour cette raison des graduations millimétriques partant à "0" de la jauge 1 et allant en croissant vers l'extérieur. Etant donné que les tiges 21 sont toutes d'égale longueur, on peut les centrer exactement des deux côtés sur les piges 18 en se référant aux graduations. lorsque l'on suspend au moins trois paires de calibres au châssis et qu'on centre trois tiges de mesure sur les piges 18, les jauges 26 indiquent donc la position latérale des longeons sur tout le châssis, étant donné qu'elles sont dans l'alignement de llaxe longitudinal de symétrie du châssis si cenui-ci n'est -zas déformé. La jauge représentée dans la fig. 5 se distingue de la jauge suivant les fF,, 1 et 2 en ce aÈe la barye transve-sale 9 est sensiblement de meme largeur que la jase, de soute qu'il est prévu seulement un mandrin pointu 10 sur l'axe de symétrie 5 de la jauge L'extrémité supérieure de celle-ci porte en outre un nombre de taraudages 3 plus grand que dans la première forme de réalisation suivant les fig. 1 et 2. Un perçage 27 est pratiqué à l'extrémité inférieure de la jauge suivant la fig. 5.Pour nesure des gauchissements, on introduit dans ce perçage, ou dans l'un des perçages 29,30 prévus à des emplacements co-es-ondants des jauges, une tige de mesure mince démontable en son milieu et on la suspend des deux côtés du châssis dans une telle jauge 1. procédé de mesure est prévu en variante de celui selon la fig. La fig. 6 montre une rallonge 28 qui peut être vissée à la jauge 1 par ses perçages 29 et pa- le perças 27 de la jauge 1. le peçage le plus bas 30 de la rallonge 28 exerce la mgme fonction que le perçage 27 de la jauge 1. Au lieu d'être vissée à la jauge 1, la rallonge 28 peut être abattante, télescopique ou coulissante. La fig. 7 représente une autre force de réalisation, dans laquelle la jauge 1 possède une courbure 31 de forme générale rectangulaire laissant place au paquet de ressorts 32 d'un camion. Cette jauge peut être réunie également à une rallonge 28 à la manière décrite. La rallonge se termine en une pointe 33. En haut de la fig. 7, il est indiqué de plus que, pour la mesure de profilés en double T du chassies d'un camion, des entre toises 34 sont intercalées entre les aimants permanents 13 et la jauge 1. Par ce moyen, les aimants permanents peuvent être appliqués sur le flanc de l'âme 37 du profilé en double T malgré la saillie formée par la membrure supérieure 35 et la menkmure inférieure 36 du châssis, Une catégorie de véhicules automobiles possède un châssis dont les longerons sont profilés de telle façon que la membrure inférieure vue en direction longitudinale s1 effile, tandis que la membrure supérieure reste dans un plan, comme pour les autres châssis, par exemple en vue de la fixation d'une caisse sur les membrures supérieures planes. Ces chassies sont dits en ventre de poisson. Pour mesurer également une déformation de ces châssis en ventre de poisson au moyen des calibres décrits, on peut prévoir en complément une entretoise de longueur réglable et fixable, qui porte un aimant permanent sur sa face supérieure et une surface d'application pour la butée sur sa face inférieure. Pour determi- ner la déformation d'un tel chassies en ventre de poisson, on mesure l'effilement précité dans le profil du longeron et on le règle sur l'entretoise séparée de la jauge proprement dite. La longueur de 11 entretoise -qui est la distance entre le bord supérieur de 11 aimant permanent et la surface d'application inférieu- re- correspond donc à l'effilement du châssis. Cette distance est arrentée après le réglage. L'entretoise est alors fixée par son aimant permanent à la face inférieure de la membrure inférieure du chassies en ventre de poisson dans la zone de l'efile- ment mesuré. Par sa butée, )jauge décrite est ensuite amenée sur la surface d'application inférieure. Grâce aux dispositions mentionnées, l'effilement du profilé du longeron est compensé au moyen de l'entretoise, de soute que des déformations éventuelles du châssis en ventre de poisson peuvent être mesurées à la manière décrite précédemment. Ce mode de réalisation va entre explicité en référence à la fig. 8, qui montre schématiquement en élévation de profil une jauge pourvue de l'entretoise précitée en application sur une partie effilée d'un châssis profilé en U d'un véhicule automobi le. entretoise est constituée par un aimant permanent 4D, muni sur sa face supérieure d'un pergage central évasé, dans lequel peut entre introduite une longue tiOe filetée 41. Sur llextré- mité inférieure de la tige filetée est vissé un écrou moleté 42. Il est prévu en outre une fourrure 43 avec un taraudage ce-tral 44, dans lequel se visse la tige filetée 41. Après avoir mesuré l'effilement du profil du chassis en ventre de poisson, on visse la tige filetée 41 dans la fourrure 43 jusqu'à ce que la distance entre la face supérieure de l'ait mant permanent 40 et la face inférieure 45 de la fourrure 43 corresponde à l'effilement mesuré du profil du châssis en ventre de poisson à cet emplacement.Cette longueur réglée est arrêtée par vissage de l'écrou moleté 42 sur la face supérieure de la fourrure 43. L'entretoise décrite est fixée ensuite à la membrure inférieure 14 d'un longeron de châssis profilé 8 par apmlica- tion de la face supérieure lisse de l'aimant permanent sur la face inférieure de la membrure inférieure comme le montre la fig.8. Une jauge 1 peut alors etra amenée en application sur la surface 42 par sa butée 12. Grace à ces dispositions, il est certain que la butée 12 se trouve à la meme hauteur que celle d'autres jauges 1 fixées à la partie non effilée du chassis en ventre de zois- son. À la manière décrite, on peut alors effectuer la mesure de la déformation de ce châssis en ventre de poisson en visant des point s identiques superposés aux extrémités inférieures des jauges 1, par exemple au moyen des piges 1' ou des pointes 17. L'aimant permanent 40 est maintenu de façon imperdable sur la tige filetée 41. L'invention couvre également les variantes et équivalents à la portée de l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1. Calibre pour la mesure d'un châssis de véhicule auto- * mobile, formé de longerons profilés avec un flanc de châssis, caractérisé en ce qu'il est prévu plusieurs calibres de mesure distincts (23) avec des jauges (1), dont chacune possède individuellement au moins un aimant permanent (6, 7) servant à la fixation au flanc (16) du châssis, et en ce qu'il est prévu au moins une butée (12) disposée symétriquement par rapport à l'axe longitudinal (5) de la jauge (1) à une certaine distance de cet axe et dans un plan situé devant la jauge. 2. Calibre de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que, à l'extrémité de la jauge (1) opposée à l'aimant permanent (6, 7), peut être fixée une pige (18) orientée perpendiculairement au plan de la jauge. 3. Calibre de mesure selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il est prévu deux aimants permanents (6, 7) distants l'un de l'autre. 4. Calibre mesure selon la revendication 3, caractérisé en ce que la distance séparant l'un de l'autre les aimants permanents (6, 7) est réglable. 5. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la butée est constituée par un mandrin pointu (îo) tourné vers l'aimant permanent. 6. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'extrémité de la jauge (1) opposée à l'aimant permanent (6, 7) présente la forme d'une pointe (17). 7. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qutun niveau à bulle ou un fil à plomb (20) est fixé à la jauge (1). 8. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce qu'il est prévu des tires de mesu- re (21) susceptibles d'entre fixées de façon séparable par leurs extrémits à des emplacements se correspondant entre eux des jauges (1). 9. Calibre de mesure selon la revendication 8, carac -'ri- sé en ce que les tiges de mesure (21) sont munies 8 leurs e-vré- mités de fentes (25) pour l'emboîtement des piges (18). 10. Calibre de meSure selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que les tiges de mesure (21) possèdent en leur milieu une jauge (26). 11. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caracterisé en ce que la pige (18) porte une graduation de longueur. 12. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à il, caractérisé en ce que la jauge (1) est pourvue d'une courbure. 13. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications i à 12, caractérisé par des entretoises (34) intercalées entre la jauge (1) et-le ou les aimants permanents (ils). 14. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications i à 13, caractérisé en ce que la jauge (1) peut être rallon gée. 15. Calibre de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il est prévu une entretoise de longueur réglable et fixable, qui porte un aimant pe-manent sur sa face supérieure et une surface d'application pour la butée (12) sur sa face inférieure.