La présente invention concerne un ensemble électronique perfectionné de commutation et, en particulier, de commutation téléphonique automatique, commandé par programmes0 On connatt à lrheure actuelle des dispositifs de commutation commandés par un programme, constitués par une mémoire centralisée contenant les données observées et des séquences drink tructionsv lies données caractérisent les éléments logiques concernant 12 établissement des communications entre des lignes dtabolulés et des circuits, à travers un réseau de commutation, du type spatial par exemple. lies fonctions de commande et de décision sont réalisées à leur tour par le dispositif commun centralisé qui fonctionne suivant le principe de partage du temps. Pour une information extraite de la mémoire, concernant une communication, il est possible dtexécuter une séquence d'ainsi tructions déterminées par le programme et ensuite de commander le résultat des décisions par 12 envoi d'ordres aux éléments dispersés que constituent les organes du réseau de commutation, les équipements des lignes dtabonnés et des circuits. lie dispositif commun de commande peut ensuite stoccuper successivement des autres communications.Pour pouvoir traiter de plus en plus d'informations, les dispositifs connus font appel à des organes centralisés de commande opérant à des vitesses de plus en plus grandes et dont les temps de réponse doivent se rapprocher d2un fonctionnement en temps réel. Ces organes centralisés sont soit des calculateurs spécialisés, soit des ordinateurs spécialement programmés pour réaliser les fonctions de commande et dtexploitation des installations téléphoniques. On constate que la partie programmation de ces organes constitue une sujétion très importante concernant son volume, la durée de réalisation et le nombre de programmeursan nécessaires pour l'établir, les difficultés pour modifier les programmes et pour introduire de nouvelles exploitations. La présente invention vise donc un ensemble de commutation téléphonique automatique perfectionné, commande par programme et de ce fait conservant les avantages de ce mode de fonctionnement, tout en en augmentant la sécurité et en réduisant cependant les coats des équipements et de la programmation nécessaire ainsi que de l'entretien de ces écuipements et des programmes. L'ensemble électronique perfectionné de commutation télé phonique selon l'invention, du type à programme enregistré, est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend un équipement de commande commun responsable uniqu~rlent du traitement des info-maions, comportant au moins une mémoire de programme et une mémoire de donnée, et des circuits périphériques individuels reliés chacun audit équipement de commande, lesdits circuits périphériques étant sous la forme de circuits logiques a programmes câblés spécialisés, tels qu'explorateur, élément de décision, élément de commande et élément de marquage, eux-mêmes reliés aux organes nécessaires comprenant équipement de lignes, réseau de connexion, circuits auxiliaires et circuits de rattachement au réseau général. Suivant d'autres caractéristiques - 1'équipement de commande commun est constitué par au moins un calculateur comportant la mémoire de programme et la mémoire de donnée, cette dernière étant reliée à une pluralité de circuits de liaison eux-mêmes reliés auxdits circuits périphériques spécialisés, ledit calculateur constituant un équipement autonome capable d'assurer l'acheminement de la totalité du trafic de l'installation téléphonique avec l'aide du programme enregistré dans la mémoire - l'équipement de commande commun peut comprendre deux calculateurs identiques dont les mémoires de programme et les mémoires de donnée peuvent être interconnectées pour des raisons de sécurité - les mémoires d'un calculateur sont du type à tores de ferrite à cycle lent - les circuits périphériques sont sous forme modulaire. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente un schéma synoptique de l'ensemble électronique de commutation selon l'invention ; et la figure 2 représente un schéma synoptique d'une forme portant deux calculateurs identiques montés en partage de trafic. En se référant à la figure 1, l'équipement de commande commun 10 est ltorgane de décision centralisé responsable au trafic tement des informations. Cet équipement 10 peut notre constitué par deux calculateurs à programme enregistré fonctionnant en par- tage de trafic reliés audit équipement 10, les modules périphériques spécialisés 20, 21, 22 et 23 assurent l'interface logique et teeElnologioue entre l'équipement de commande 10 et respectifs vement les éléments 32 et 33, 34, 35, 36, 37 du réseau de om- mutation. lies blocs 32 et 33 représentent les équipements de lignes respectifs de postes téléphoniques 30 et 31. lie rôle du bloc 20 est de gérer les équipements de lignes de postes. lie réseau de connexion 34 proprement dit est constitué d'étages de commutation à matrices de points de croisement, dont le nombre d'étages et la constitution dépendent de la capacité de l'installation téléphonique en nombre de lignes et de circuits. lie réseau de connexion commute trois fils, deux fils pour les voies de transmission des communications téléphoniques et un pour le test de disponibilité des mailles de liaison entre les étages de commutation. Ce réseau de connexion 34 est géré par le périphérique 21. lie circuit périphérique 23 est relié d'une part au circuit 35 qui permet le rattachement de l'installation au réseau téléphonique général par l'intermédiaire de lignes 38 et, d'autre part, au circuit 36 qui permet l'établissement de communications locales entre des postes téléphoniques locaux rattachés sur l'installation téléphonique considérée. lie rôle du périphérique 23 est de gérer les circuits 35 et 36. Reliés au circuit périphérique 22, des circuits auxiliaires 37 sont utilisés temporairement pour préparer l'établissement des communications téléphoniques ; ces circuits auxiliaires comprennent les circuits chargés d'observer les signaux de numérotation composés par les abonnés des postes téléphoniques 30 ou 31, les circuits d'opérateurs, les circuits adaptateurs de code de signalisation, etc. lies circuits 37 sont gérés par ledit circuit périphérique 22. La figure 2 représente la constitution modulaire de 12 équipement de commande commun 10 et le détail des liaisons de transmission d'informations avec chacun des sous-ensembos modulaires 200, 210, 22C,-27G qui compcsent respectivement les blocs 20, 21, 22 et 23 qu'il contrôle. li équipement de commande 10 est formé de deux calculateurs identiques comportant chacun une mémoire de données (MDa-MDb), une mémoire de programme (MPa-MPb) et des circuits de liaison (C1a, C2a, C3a, C4a-C1b, C2b, C3b, C4b) Chaque calculateur peut avantageusement et à titre d'exemple erre du type décrit dans le brevet français N 70 38 221 au nom de la Demanderesse Chaque calculateur constitue un écwi- pement autonome capable d'assurer l2acheminement de la totalité du trafic de l'installation téléphonique0 lies équipements sont doublés pour des raisons de sécurité et chaque mémoire de donnée qui constitue le système drentrées/sorties du calculateur, a, de plus, accès aux deux sous-ensembles MP,ce qui contribue à ajouter un facteur de sécurité supplémentaire0 Une mémoire de donnée collecte, trie et contrôle toutes les demandes de traitement émanant des périphériques pour les présenter à la mémoire de programme correspondante lies ordres élaborés par la mémoire de programme sont ensuite stockés dans la mémoire de donnée qui se charge de les distribuer en temps vou l Sux circuits périphériques concernés.La mémoire de donnée peat être par exemple une mémoire à tores de ferrite quicontient les informations relatives aux procédures pour 12 ensemble des communications en cours d'établissement0 La mémoire de programme contient tous les éléments d'exploitation et de gestion de l2ensemble, enregistrés également dans une mémoire à tores de ferrite. Bes différents circuits périphériques 20,21,22 et 23 sont constitués de sous-ensembles modulaires 200, 210, 220 et 230 respectivement dont les quantités entières respectives m, n, s et t dépendent du nombre d'abonnés, du réseau de connexion, du nombre de circuits et de circuits auxiliaires du système de com mutation considéré. Chaque scus-ensemble 200 peu49 desservir, à titre d'exemple non limitatif, 1024 circuits de lignes de postes. Un tel sousensemble peut avantageusement et à titre d'exemple être décrit dans le brevet français MO 70 44 603 au nom de la Demanderesse. Ce circuit périphérique sert d'interface entre l'équipement de commande commun 10 et les équipements de lignes de postes 30 ou 31, ladite interface étant de préférence du type décrit dans le brevet français nO 70 44 602 au nom de la Demanderesse. lies autres circuits périphériques sont constitués et opèrent d'une fa- çon similaire. lie brevet français nO 71 33 269 au nom de la Demanderesse décrit notamment la constltutior et le fonctionnement d'un circuit périphérique de commande des circuits de conversation qui peut s'appliquer par exemple aux sous-ensembles modulaires 230 du périphérique 23 chargés d'observer des circuits tels que 36 décrits par exemple dans le brevet français n0 71 32 324 au nom de la Demanderesse. Dans l'exemple consI- déré, un sous-ensemble 230 peut desservir 512 circuits. De même, le réseau de connexion 34 peut être avantageu- semer constitué suivant l'ensemble de commutation à matrices de croisement décrit dans le brevet français n0 69 26 874 au nom de la Demanderesse, les matrices de croisement pouvant etre réalisées soit à partir de matrices de commutation à relais à tiges à contacts scellés tels que décrits dans le brevet français nO 69 24 398 ou à micro-sélecteurs électromécaniques tels que décrit dans le brevet français nO 70 25 039, au nom de la Demanderesse. lies différents sous-ensembles 200, 210, 220 et 230 sont constitués par des mémoires à tores de ferrite qui'contiennent toutes les informations propres aux équipemerts de lignes ou aux circuits qu'ils sont chargés d'observer individuellement. Une autre partie de là mémoire con'lent la partie des programmes d'exploitation qui permettent de soulager ltéquipement de commande commun 10 des tâches de détection, d'analyse et d'intér- vention sur les états des équipements 32 ou 33 et as circuits 35, 36 ou 37 que les sous-ensembles sont chargés d'observer. Certains autres programmes sont constitués par des éléments logiques à programmes cabrés sur des m moires mortes s. semi.- conducteurs qui font également partie des sous-ensembles consi gérés. lies fonctions de ces sous-ensembles périphériques sont multiples : - surveiller et détecter les changements d'état des circuits ; - modifier l'étant des circuits consécutivement aux ordres donnés par ltéRuipemellt de commande commun ; - élaborer les messages destinés à 11 équipement de comman- de commun à la suite d'un prétraitement local ; - contrôler les échanges d'informations avec lréquipement de commande commun. A titre d'exemple et pour préciser le fonctionnement dten- semble du système de commutation, la description suivante se réfère aux principales séquences qui interviem1ent dans la procédure de l'établissement d'une communication locale entre un poste d'abonné 70 considéré comme appelant vers un poste dtabon- né 31 considéré comme appelé0 L'équipement 32 contrôle le changement d'état de la ligne 30 qui passe en position "poste décroché". lie circuit périphérique 20 qui explore en permanence les équipements de lignes de postes détecte le changement d'état ; il élabore un message destiné à l'équipement de commande central 10, comprenant différentes informations concernant l2état "poste décroché", le numéro d'annuaire, la catégorie de l'abonné appelant. lie messa- ge est traité par l'un des deux calculateurs : il est reçu dans une zone de la mémoire de donnée, par exemple en MDa du premier calculateur, par l'intermédiaire du circuit de liaison ClaO Cette zone caractérise la communication en cours d'établissement ; elle est conservée jusqu'au terme de cet établissement. lie calculateur analyse le message reçu et marque dans la zone mémoire considérée l'état "demande de présélection locale". Il procède à l'émission d2un ordre vers le circuit périphérique 22 pour lui demander de rechercher un circuit de numérotation adapté au code de signalisation de ltabonné appelant, caractérisé par sa catégorie (numérotation au cadran ou numérotaJsion au clavier multifréquence, par exemple). lie circuit 22 opère alors sur lui-mme, choisit un circuit de numérotation libre et retourne un message vers le calculateur pour confirmer les résultats et lui indiquer le numéro d'adresse du circuit-choisi (37 dans le présent exemple). Àu cours de son cycle d'exploration, le calculateur constate un changement dans lrétat de la zone mémoire, ce qui lui permet de donner un ordre au circuit 21 de relier ltéquipement 32 au circuit 37. lie circuit 21 opère alors sur lui-même; il choisit un circuit de conversation local 36 libre qui peut être relié par des chemins de mailles libres à travers le réseau de connexion 34, à la fois au circuit 37 et à ltéquipement 32 du poste appelant 30. lie circuit 21 retourne un message vers le calculateur pour confirmer le résultat et lui indiquer le numéro dtadresse du circuit de conversation 36 choisi, Qu cours de son cycle, le calculateur constate un changement de L'étant dans la zone mémoire concernant cette communication et en fonction des résultats et de -la catégorie du poste appelant peut, par exemple, donner un ordre au circuit 22 de commander dans le circuit 37 ltémission de la tonalité d2invi- tation à numéroter. Stabonné du poste 30 compose le numéro dtannuaire de l'abonné du poste appelé 31 qui peut être différent du numéro dtéquipement de ligne 33. lies manoeuvres du cadran ou du clavier de numérotation du poste 30 sont interprétées par le circuit 37. lie circuit 22 qui explore les circuits 37 rétablit la numérotation et la transmet par commandes envoyées chiffre après chiffre, vers le calculateur qui les enregistre puis les analyse au fur et à mesure de leur arrivée, Cette analyse permet de déterminer qutil stagit dtune communication locale, dans l'exemple considéré. lie calculateur ayant enregistré le numéro d'annuaire de ltabonné du poste 31 dans la zone mémoire réservée à cette com munication, il interroge le circuit 20 pour connaître l'adresse de l'équipement 33o lie circuit 20 opère alors sur lui-meme et lorsqu'il a trouvé ltinformation dans le sous-ensemble modulaire 210 qui gère ltéquipement 37, il envoie un message au calculateur, comportant également la catégorie de l'abonné du poste 31. Au cours de son cycle, le calculateur constate un changement d'étant de la zone mémoire concernant cette communication et s'il y a compatibilité entre les catégories des deux abonnés, il envoie une commande au circuit 21 pour demander de relier l'autre branche du circuit de conversation 36 à ltéquipement 33, à travers le réseau de connexion 340 lie circuit 21 opère alors sur lui-m8me et s'il trouve des mailles libres permettant d'établir la connexion, il retourne un message de confirmation0 lie calculateur envoie ensuite une commande vers le circuit périphériqwe 22 pour demander la libération du circuit de numérotation 37 et une autre commande vers le circuit périphérique 23 pour fRire passer le circuit 36 en position de sonnerie du poste -31. lit échange d'informations à ltintérieur de l'équipement de commande 10, entre les mémoires de donnée et les mémoires de programme est décrit dans le brevet français N 70 38 221 susmentionné. Pour l'établissement dtune communication locale telle que décrite précédemment, il intervient : 5 fonctionnements du circuit 20 d'exploration des équipe ments de lignes de postes, dont 4 fonctionnements en échanges dtinformations et 1 fonctionnement en recherche du numéro d'abonné appelé. La durée d'un échange entre le circuit 20 et l'équipement de commande 10 est de tordre de 120 microsecondes. 2 fonctionnements du circuit 21 de test des itinéraires. 9 fonctionnements du circuit 22 d'exploration des circuits 37. Un échange d'informations entre le circuit 22 et 1'équipement de commande 10 a une durée de l'ordre de 500 microsecondes. 4 fonctionnements du circuit 23 dfexp1oration de circuits 36. Un échange d'informations o--n%re e circuit 23 et 1t équipement de commande i0 a ure duréc de l'ordre de 100 microsecondes. 30 appels de sous-pro rammes dSexpLoitation dans l'équipe- ment de commande 10. La durée globale d'exploitation de ces progravr,es est de l'ordre de 25 millisecondes. Pour- l'établissement d'une communication locale il y a donc au total 20 fonctionnements des circuits 20, 21 > 22 et 23 qui constituent les modules spécialisés dont la fonction est de réaliser des opérations qui, normalement, devraient entre effectuées dans l'équipement de commande centrale 10. Pour certaines foncions, les modules précédents peuvent ensuite opérer à leur rythme propre t : par exemple pour le cir- cuit 20, le fonctionnement en recherche du numéro d'abonné appelé dure en moyenne 100 millisecondes ; pour le circuit 21, la fonction de test et de marquage des itinéraires à travers le rc- seau de commutation 34 dure environ 60 millisecondes ; pour le circuit 22, sur les 9 fonctionnements 2 iécessitent d'effectuer une commande d'intervention sur le circuit 37 et chaque inter Invention dure environ 50 millisecondes ; enfin pour le circuit 23 chaque fonctionnement nécessite d'effectuer une commande tin- tervention sur le circuit 36 dont la durée est d'environ 50 millisecondes L'équipement de commande centrale 10 opère de son côté à son rythme propre0 La mémoire de donnée interviens sur la communication en cours d'établissement uniquement lorsqu'elle constate au passage un changement de l'état de cette communication dans la zone de mémoire qui lui est réservée, changement qutelle détecte par comparaison avec l'état antérieur. Par comparaison avec les 20 fonctionnements des circuits 20, 21, 22 et 23 nécessaires pour l'établissement d'une communication locale, il faut de plus 30 opérations dans l'équipement de commande centrale 10 Chacune de ces opérations entraîne un échange d'informations entre la mémoire de donnée considérée et la mémoire de programme correspondante. Les fonctions sont ainsi reportées au maximum dans les modules décenbralisés d ltéquipement de commande centrale. Celui-ci est utilisé uniquement pour les fonctions qui ne peuvent pas entre réalisées dans les modules périphériques, Cette organisation permet d'utiliser dans ':équipement de commande central des calculateurs équipés de mémoires à cycle d'exploration relativement lent, Dans exemple décrit, le temps de cycle des mémoires utilisées est de l'ordre de 15 à 20 microsecondes seulement. Cette définition correspond effectivement aux caractéristiques des mémoires magnétiques à tores de ferrite qui, pour les capacités en volume mémoire nécessairet ou nombres de bits, présentent actuellement le meilleur facteur de coût par bito Un temps de cycle plus rapide aurait nécessité des mémoires plus coûteuses à l'achat et également plus coûteuses à la mise en oeuvre compte tenu des précautions supplémentaires qu'il aurait été nécessaire de prendre pour se prémunir de l'influence des parasites perturbateurs. Les mémoires à cycle lent ont en outre une consommation de courant réduite ; en conséquence, il n'est pas nécessaire de prévoir des éléments de ventilation forcée pour assurer ltéva- cuation de la chaleur produite, ce qui contribue également à la réduction du coût global des équipements des calculateurs et des circuits qui utilisent ces mémoires0 Ltutilisation de mémoires à cycle lent est une caractéristique de l'invention en opposition avec la tendance actuelle de la technique des systèmes de commutation commandés par programme de disposer de mémoires très centralisées à cycles dtexplora- tion de plus en plus rapides, pouvant à la limite faire appel à la technologie des mémoires à semi-conducteurs qui reste encore très onéreuse. lies fonctions réalisées dans les circuits 20, 21, 22 et 23 sont normalement répétitives et ne font généralement appel qutà des programmes de traduction, de fonction ou de décision en logique câblée. lies travaux de programmation sont donc réduits et ils ne concernent dans l'équipement de commande 10 que les processus qui risquent de changer pàr suite d'une modification de l'exploitation ou de l'adjonction de nouveaux services. lie cycle d'exploration des sous-ensembles respectifs 200, 210, 220 et 230 des circuits d'exploratson 20, 21, 22 et 23 est adapté à la fois à la fréquence et à la rapidité de changement d'état des équipements et des circuits qu'ils sont chacun chargés d'observer. C'est ainsi que le cycle d'observation des équipements de lignes de postes 32 ou 33 par le circuit 20 est par exemple de 20 ms ; celui des circuits 37 par le circuit 22 est par contre de 5 ms. A titre de comparaison, le temps de cycle des calculateurs de l'équipement de commande 10 est de l'ordre de 20 microsecondes. Ces derniers peuvent opérer à leur rythme propre indépendamment des temps de cycles des différents sous-ensembles périphériques. L'indépendance relative entre le fonctionnement des circuits 20, 21, 22 et 23 et des calculateurs de l'équipement de commande 10 qui centralisent la totalité des instructions des programmes d'exploitation permet de simplifier la programmation par suite de la suppression des possibilités d'interrompre des séquences du programme en cours pour intercaler des séquences de programmes plus prioritaires, ce qui constitue une autre caractéristique de l'invention ainsi qu'un autre avantage par rapport aux ensembles de la technique antérieure. L'ensemble selon l'invention permet donc de décentraliser certaines fonctions d'exploration, de décision, de commande qui sont habituellement contenues dans le dispositif commun de commande centralisé, vers des équipements modulaires périphériques disposant dtune certaine autonomie, mais propres à réaliser des fonctions spécialisées pour lesquelles ils sont spécialement programmés. Ces fonctions sont donc réalisées à partir d'éléments logiques à programmes câblés équipés dans ces modules, ce qui permet de réduire en conséquence le volume de la mémoire des programmes enregistrés dans le dispositif commun de commande cen- tralisé, à la seule partie susceptible d'être modifiée rapidement, et pour un coût réduit, afin de répondre aux conditions qui risquent de changer par suite d'une modification du trafic, d'un changement d'exploitation, de l'adjonction d'un nouveau service, etc. On obtient ainsi un fonctionnement plus simple du dispositif de commande centralisé qui peut être réalisé avec un équipement plus réduit et plus facile à programmer. Be caiculateur central nta pas besoin de faire intervenir des programmes d'interruption pour intercaler des fonctions suivant des ordres de priorité multiples. Tous ces traitements particuliers sont effectués dans les modules décentralisés spécialisés en fonction des temps de cycles imposés par l'exploitation du type d'équipement ou de circuit qu'ils sont chargés d'observer. Be calculateur de commande peut donc opérer à son rythme propre et, en conséquence, il apparaît qu'il n'est pas déterminant de disposer de calculateurs ayant des cycles mémoires très rapides. On sait que les coûts des calculateurs croissent très rapidement en fonction de la diminuticn du temps de cycle, et de ce fait il y a intéret à utiliser des calculateurs relativement lents, plus économiques et qui sont mieux protégés contre les perturbations parasites. lie test des mailles disponibles est effectué directement dans le réseau de commutation, ainsi que le marquage des chemins choisis, par l'intermédiaire de circuits périphériques spzeia- lisés 21 désolidarisés du dispositif de commande centralisé 10. Ce dernier fait donc l'économie de l'équipement mémoire-image du réseau de commutation habituellement utilisé dans les systèmes connus très centralisés, pour effectuer la recherche des liaisons disponibles, et qui fait appel à des programmes complexes et volumineux dans la mémoire centrale, programmes qui doivent de plus être complétés au fur et à mesure des extensions réalisées sur l'installation téléphonique. L'ensemble selon l'invention permet donc de décentraliser les principales fonctions dans des équipements modulaires périphériques dont le nombre est proportionnel à la capacité du système de commutation téléphonique considéré et croît avec celle-ci, selon des pas d'extension adaptée. lia modularité des circuits 20, 21, 22 et 23 constitués de sous-ersembles 200, 210, 220, 230 respectivement permet d'adapter exactement l'équipement des centraux à la capacité demandée en nombre de lignes et de circuits. On peut ainsi effectuer une réalisation économique d'ins tallations de faible capacité qui peuvent se développer par l'adjonction de modules périphériques écentralisés du dispo-sitif de commande commun, les adjonctions s'effectuant alors avec le minimum d'interventions sur la partie commune centralisée. l'es extensions s'effectuent sans perturber l'installation en service, ce qui est difficilement réalisable dans les installations à dispositif de commande très centralisé. L'ensemble selon l'invention permet ainsi de faciliter et de diminuer les coûts de réalisation des modifications nécessaires à la suite d'un changement dans les conditions de fonctionnement de l:installation consécutives à un changement du trafic, une modification de l'exploitation, l'adjonction d'un nouveau service, etc. La combinaison des avantages précédents permet de rentabiliser l'utilisation et le coût de l'ensemble du dispositif de commande centralisé à-programme enregistré et de ses différents modules périphériques, pour une petite installation téléphonique comportant un nombre relativement faible de lignes et de circuits et que ne justifierait pas économiquement l'utilisation de dispositifs de commande très centralisés tels que ceux actuellement connus. lie calculateur utilisé conformément à l'invention peut être doublé si on le désire, pour des raisons de sécurité ; les deux calculateurs fonctionnent alors en partage de trafic. En outre, la décentralisation de fonctions importantes dans des circuits périphériques modulaires contribue à augmenter la sécurité de fonctionnement de l'ensemble, car un dérangement sur un circuit périphérique risque de mettre hors service un nombre limité d'équipements ou de circuits. De plus, certains circuits périphériques peuvent être mis en réserve et venir secourir un périphérique en cas de dérangement ou de défaillance momentanée de celui-ci. La décentralisation des fonctions contribue ainsi à réduire à la fois les coûts des équipements et des programmes et à augmenter la sécurité de fonctionnement de l'ensemble. lies coûts des extensions aussi bien en équipements que par l'adjonction de nouveaux services offerts sont également et par conséquent réduits. Il est ainsi possible de gérer plus facilement une bibliothèque de programmes où il est possible de trouver exactement les fonctions, les exploitations et les services appropriés à chaque client. A partir d'un équipement standardisé, il est alors possible de concevoir et de réaliser des installations de commutation très diversifiees répondant aux besoins aussi différents de ceux des administrations exploitant des réseaux publics de centraux de commutation que des clients privés, uniquement par l'introduction de programmes pré-établis, existants dans la bibliothèque de programmes, choisis en fonction des besoins et qu'il suffit d'enregistrer dans les mémcires des équipements standards par des procédés classiques connus des hommes de l'art. Dans la description précédente, on a considéré les éléments constitutifs du système de commutation téléphonique ainsi que les fonctions principales qui interviennent dans l'établis: sement d'un type particulier de communication téléphonique. Il est évident qu'il existe d'autres possibilités d'établissement des communications qui doivent être réalisées dans les installations avec des exploitations ou des services soit habituels, soit particuliers adaptés aux besoins des clients. Ces possibilités peuvent être assurées grâce à la caractéristique de décentralisation conforme à l'invention. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICAXIONS 1. Ensemble élecronique perfectionné de commutation téléphonioue, du type à programme enregistré, caractérisé par le fait qu'il comprend un équipement de commande commun responsable uniquement du traitement des informations, comportant au moins une mémoire de programme et une mémoire de donnée, et des circuits périphériques individuels reliés chacun audit équipement de commande, lesdits circuits périphériques étant sous la forme de circuits logiques à programmes cablés tels qutex plorateur, élément de décision, élément de commande et élément de marquage, eux-mêmes reliés aux organes nécessaires comprenant équipements de lignes, réseau de connexion, circuits auxiliaires et circuits de rattachement au réseau général. 2. Ensemble électronique selon la revendication 1, dans lequel l'équipement de commande commun est constitué par au moins un calculateur comportant la mémoire de programme et la mémoire de donnée, cette dernière étant reliée à une pluralité de circuits de liaison eux-mêmes reliés auxdits circuits périphériques, ledit calculateur constituant un équipement autonome capable d'assurer l'acheminement de la totalité du trafic de l'installation téléphonique avec l'aide du programme enregistré dans la mémoire. 3. Ensemble électronique selon la revendication 2, dans lequel l'équipement comprend deux calculateurs identiques dont les mémoires de programme et les mémoires de donnée peuvent être interconnectées pour des raisons de sécurité. 4. Ensemble électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel les mémoires d'un calculateur sont du type à tores de ferrite à cycle lent. 5. Ensemble électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel les circuits périphériques sont sous forme modulaire. 6. Ensemble électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 dans lequel chaque module des circuits périphétiques constitue un équipement spécialisé ayant une certaine autonomie de fonctionnement pour sa spécialisation propre et qui ne fait appel audit équipement de commande commun. que pour,d'une part, obtenir les intormations qu'il ne peut obtenir sur lui-même et,d'autre part,lui apporter les informations qui seront utiles aux autres circuits péripheriques. 7.Ensemble électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 dans lequel chaque module opère à son rythme propre de fonctionnement aussi bien pour constituer les ordres qu'il établit à destination desdits organes nécessaires, à partir des informations reçues de la mémoire de données de l'équi- pement de commande, que pour transmettre les commandes qu'il interprète à partir d'informations reçues de ces mêmes organes nécessaires vers ladite mémoire de données. 8. Ensemble électronique selon ltune quelconque des revendications 1 à 7 dans lequel l'équipement de commande commun fonctionne à son rythme propre indépendamment des rythmes desdits modules des circuits périphériques. 9. Installation de téléphonie automatique comportant un ensemble électronique de commutation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8.