La présente invention concerne un dispositif élévateur mobile, pour le levage d'une charge sur une hauteur limitée ; elle vise en particulier un dispositif de ce type, muni d'un ou de plusieurs vérins de levage dans lesquels on envoie un fluide liqui-5 de sous pression, de l'huile par exemple, au moyen d'un groupe motopompe. Ces vérins permêttent de soulever et de maintenir des charges importantes, mais ils présentent l'inconvénient que la hauteur de levage est déterminée par 1a. course du piston, qui est elle-même limitée par l'espace disponible pour le cylindre. 10 Afin d'augmenter le mouvement de levage pour une cour se donnée d'un vérin, on utilise souvent, un câble ou une chaîne dont une extrémité est attachée aux moyens de levage et dont l'autre extrémité est reliée à un point fixe du chariot de l'élévateur, le câble ou la chaîne étant guidé sur une poulie ou un pignon 15 porté par la tige de piston du vérin, les moyens de levage étant guidés dans des rails sensiblement verticaux, par exemple de la façon décrite dans le brevet hollandais 75 084. On connaît également un dispositif élévateur analogue, dans lequel, toutefois, les guidages des moyens de levage ne sont 20 pas montés sur un chariot, qui est en général constitué par un véhicule ou un tracteur, mais sur les extrémités libres de bras longitudinaux articulés sur ce chariot et formant une paire de parallélogrammes de guidage. Les guidages des moyens de levage constituent chacun un bras transversal du parallélogramme, l'au-25 tre bras transversal étant une partie du chariot. Les câbles sont guidés par des poulies fixées aux guidages, de telle sorte que, lorsqu'on lève les bras longitudinaux, la longueur de câble comprise entre le point d'attache sur le chariot et ces poulies augmente. On obtient ainsi une élévation supplémentaire des moyens 30 de levage. Chaque vérin attaque un bras longitudinal correspondant, en un point situé entre les extrémités de ce bras, de sorte que le déplacement de l'extrémité libre du dit bras est plus important que celui de l'extrémité de la tige de piston, et qiiil est encore amplifié par les moyens auxiliaires déjà cités. 35 Un tel dispositif convient particulièrement bien par exemple pour le gerbage de bottes de paille ou de foin, pour lesquelles on peut utiliser comme moyens de levage une fourche à griffe capable de saisir, sur le dessus, une pluralité de bottes. Ainsi, avec une course très limitée des vérins et une longueur re-40 lativement faible des bras longitudinaux, on peut obtenir les hau- BAD ORIGINAL 72 15824 2 2135274 teurs de levage importantes qui sont souvent requises pour ce gerbage. Un inconvénient de ce dispositif est que les barres verticales de guidage de l'élévateur sont souvent trop hautes pour 5 passer dans l'ouverture d'une porte de grange, en particulier lorsque des cornières sont prévues aux angles supérieurs. Un autre inconvénient est que les moyens de levage doivent être solidement guidés dans leurs rails, au moyen de galets ou dispositifs analogues, ce qui est relativement coûteux par rapport aux autres par-10 ties de l'appareil et augmente considérablement le poids. En outre, ces guidages nécessitent un entretien et un nettoyage fréquents. La présente invention évite, d'une manière nouvelle, ces inconvénients des dispositifs connus. Elle a pour objet un dispositif élévateur économique, robuste et qui demande moins d* 15 entretien. Le dispositif suivant l'invention comporte un deuxième groupe de parallélogrammes de guidage,, ayant chacun un bras transversal commun avec un premier parallélogramme correspondant, le câble en question étant attaché à un bras longitudinal du second 20 parallélogramme et l'extrémité libre du second parallélogramme étant reliée aux moyens de levage. Plus particulièrement, un bras longitudinal de chaque second parallélogramme se prolongé au delà de son articulation sur le bras transversal commun, l'extrémité libre de ce prolongement étant connectée au câble correspondant. 25 L'invention sera mieux comprise à la lumière de la des cription de sa forme de réalisation, non limitative, schématisée sur le dessin annexé. Le dispositif élévateur représenté sur ce dessin comprend un chariot 1 qui peut, par exemple, être monté à l'avant 30 d'un tracteur ou d'un véhicule semblable. Ce chariot porte deux parallélogrammes de guidage, disposés parallèlement et a une distance donnée l'un de l'autre, un seul de ces parallélogrammes étant visible sur le dessin. Chaque parallélogramme comprend un bras porteur 2 et un bras de guidage 3, qui sont articulés sur le 35 chariot 1 , par des pivots 4 et 5 respectivement. A leur autre extrémité, les bras 2 et 3 sont reliés, par des pivots 6 et 7 res-pectivementj à un bras transversal 8 qui est sensiblement parallèle à la ligne reliant les pivots 4 et 5. Le bras 8 se prolonge vers le haut, au dessus du pivot 7. 40 Un vérin 9 est monté sur le chariot 1, au moyen d'un BAD ORIGNAL 72 15824 3 2135274 pivot 10, et sa tige de piston 11 est reliée, de façon articulée, en un point 12 du bras porteur 2. Deux bras 13 et 14 sont reliés de façon pivotante, en des points 15 et 16 respectivement, au bras transversal 8. Les bras 5 13 et 14 sont situés du côté du bras transversal 8 opposé aux bras 2 et 3. Toutefois, le bras 13 se prolonge au-delà du bras transversal 8, comme représenté en 131. Les bras 13 et 14 portent des moyens de levage, schématiquement représentés en 17, par exemple une pince à fourche pour bottes de paille, dont une partie est 10 sensiblement parallèle au bras transversal 8. Un câble de traction 18 est attaché en 19 au chariot 1 et passe autour d'une poulie de guidage 20 qui est fixée sur le bras 2. L'autre extrémité du câble est attachée à l'extrémité 21 du bras 13'. Les bras 2, 3 et 8 constituent, avec le chariot 1, un 15 premier parallélogramme de guidage. Les bras 13, 14 et 8 constituent, avec les moyens de levage 17, un deuxième parallélogramme de guidage, la disposition des bras étant telle que les moyens de levage 17 se déplacent toujours parallèlement à eux-mêmes. Lorsqu'on envoie un fluide sous pression dans le vérin 20 9, le bras porteur 2 pivote vers le haut, comme représenté en traits pointillés sur le dessin. La partie du câble 18, comprise entre le point 19 et la poulie 20, s'allonge de sorte que la partie du câble comprise entre la poulie 20 et le point d'attache 21 se raccourcit en conséquence. Il en résulte que le bras 13 pivote 2 5 vers le haut comme représenté en pointillés sur le dessin. On obtient ainsi un accroissement supplémentaire du mouvement de levage. Le dispositif élévateur suivant l'invention peut être fabriqué de façon simple et cependant robuste, au moyen de fers profilés ou cornières, le poids de l'assemblage étant consiclérable-30 ment réduit. Grâce à la simplicité de structure et à l'absence de guidages coulissants ouverts, ce dispositif peut être utilisé même dans une ambiance très salissante, sans nécessiter beaucoup d'entretien, ce qui améliore considérablement sa durée d'utilisation. 35 On voit, sur le dessin, que la hauteur du bras transver sal 8 est relativement faible. Elle peut être encore réduite, si on place les pivots 15 et 16 plus bas, de telle manière que la hauteur, dans la position la plus basse, ne soit pas supérieure à la hauteur du véhicule sur lequel est monté le dispositif. Ce der-40 nier peut donc franchir des portes ou ouvertures à faible hauteur BAD 72 15824 4 2135274 libre. En variante, le dispositif peut fonctionner sans le pro longement du bras 13'. Dans ce cas, l'extrémité supérieure du bras transversal-8 est munie d'une autre poulie de guidage sur 5 laquelle le câble 10 est renvoyé puis attaché au bras 13 lui-même Le. dispositif suivant l'invention convient particulièrement à la manutention de bottes de paille ou de foin, mais cet usage n'est bien entendu pas limitatif puisqu'on peut utiliser comme moyens de levage une fourche à palettes, une pelle ou un 10 autre système, à la place de la pince 17. 72 15824 5 2135274 REVENDICATIONS 1. Dispositif élévateur, monté sur un chariot éventuellement mobile, qui comprend un groupe de bras longitudinaux munis de moyens moteurs et articulés sur le chariot, les dits bras formant un parallélogramme de guidage et leurs extrémités libres étant reliées de façon pivotante à des moyens de guidage supplémentaires des moyens de levage, ces derniers étant supportés par un ou plusieurs câbles dont une extrémité est fixée au chariot, chaque câble étant guidé par au moins une poulie reliée à un parallélogramme de sorte que le déplacement des bras longitudinaux communique un mouvement supplémentaire aux moyens de levage, de même sens par rapport à ces bras, caractérisé en ce que les moyens de guidage supplémentaires comprennent un deuxième groupe de bras longitudinaux formant une deuxième paire de parallélogrammes de guidage, ces derniers ayant chacun un bras transversal en commun avec un premier parallélogramme correspondant, le câble étant attaché à un bras longitudinal du deuxième parallélogramme, et les extrémités libres du deuxième groupe de bras longitudinaux étant reliées aux moyens de levage. 2. Dispositif élévateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un bras longitudinal de chaque second parallélogramme se prolonge au-delà du point d'articulation sur le bras transversal commun et en ce que l'extrémité libre de ce prolongement est reliée au câble.