La présente invention concerne la réalisation des circuits de câbles, et plus particulierement celle des circuits de câbles de chauffage en serpentins plans. Elle a pour objet un gabarit de câblage qui par sa conception convient tout spécialement,bien que non limitativement, a la définition des circuits de câbles de chauffage électrique pour l'industrie du bâtiment. Il est devenu courant par exemple d'assurer dans les immeubles un chauffage électrique collectif par des câbles résistants noyés dans le béton des planchers. Ces câbles sont montés en atelier selon des circuits de formes déterminées et en général maintenus sur des bandes souples, facilitant leur manipulation et leur stockage jusqu'à leur mise en place sur le chantier, juste avant le coulage du béton. Mais les techniques classiques de fabrication de ces circuits ne permettent d'obtenir que des formes simples ou le tracé du circuit est un serpentin à pas constant occupant une surface rectangulaire. L'invention permet au contraire, par des moyens simples et faciles à mettre en oeuvre, de définir en atelier, des circuits de formes plus complexes et variables à volonté, en fonction des profils de surfaces auxquels ils sont destinés, ou même avec divers pas dans un même circuit en fonction des variations de puissance par unité de surface à réaliser pour assurer des températures uniformes dans les locaux ainsi chauffés. Un gabarit de câblage selon l'invention se caractérise en ce qu'il comporte deux chemins de roulement fixes longitudinaux supportant au moins deux traverses auxdits chemins de roulement, dont l'une au moins est mobile longitudinalement sur lesdits chemins de roulement pour faire varier leur écartement mutuel, chacune des traverses portant des cintres régulierement espacés pour le guidage d'un câble en serpentin d'une t-raverse à une autre. Dans l'un de ses modes de réalisation préférés, le gabarit de câblage comporte une traverse fixe dont les cintres sont disposés en quinconce par rapport à ceux d'uneouplusieurs traverses mobiles. Toutefois, cette traverse fixe peut elle-même être remplacée par une, ou de préférence, par plusieurs traverses mobiles. La forme des circuits à réaliser est facile à définir en déplaçant la ou les traverse(s) mobile(s) et en les bloquant dans des positions déterminées qui peuvent avantageusement être choisies parmi des positions repérées par rapport aux chemins de roulement, et en sélectionnant ensuite les cintres à utiliser sur chaque traverse. Le gabarit de câblage selon l'invention peut en outre comporter des moyens pour fixer les cintres en des positions relatives réglables sur chaque traverse, de manière à permettre de modifier à volonté le pas du serpentin. Toutefois, une solution préférée pour autoriser une variation de pas consiste en ce que chaque traverse soit constituée par une barre à section polygonale dont chaque face porte une série de cintres régulièrement espacés suivant un pas qui varie d'une face à une autre, chacune de ces faces pouvant être amenée dans le plan du circuit à réaliser en faisant pivoter la barre. De préférence, chaque barre est montée pivotante sur des axes par lesquels elle est supportée sur les chemins de roulement. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description ci-après d'un mode de réalisation particulier du gabarit de câblage, faite en se référant aux figures 1 à 4 jointes, dans lesquelles la figure 1 représente schématiquement un gabarit de câblage vue de dessus; la figure 2 représente plus particulièrement le montage d'une traverse sur un chemin de roulement, en coupe transversale partielle; la figure 3 représente un circuit de chauffage électrique pouvant être réalisé au moyen du gabarit de câblage; la figure 4 représente schématiquement une variante de réalisation des traverses; la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 2 de la variante de la figure 4. Le gabarit de câblage représenté sur la figure 1 est essentiellement constitué par une armature fixe comprenant deux chemins de roulement parallèles 1 et 2, orientés dans le sens longitudinal du gabarit, et une traverse fixe 3 montée transversalement entre les chemins de roulement 1 et 2, à l'une de leurs extrémités. Deux autres traverses 4 et 5 sont mobiles longitudinalement sur les chemins de roulement à l'autre extrémité. Elles sont supportées à leurs extrémités par des chariots tels que 6 (figure 2) dont les galets 7 sont guidés dans les chemins de roulement. Le déplacement des traverses 4 et 5 permet de régler l'ecar- tement entre chacune d'elles et la traverse fixe 3. Une série de positions différentes déterminées sont repérées par une graduation .9 sur le côte d'un longeron 10 supportant chaque chemin de roulement, ou sur le chemin de roulement lui-même. A chacune de ces positions correspond une perforation ménagée sur le côté du chemin de roulement, dans laquelle on peut engager une goupille Il, à travers une patte solidaire d'une traverse mobile telle que 4 (figure 2), de manière à immobiliser le chariot correspondant. On peut ainsi bloquer les traverses 4 et 5 dans des positions choisies en fonction de la forme du circuit à réaliser. Les différentes traverses, aussi bien la traverse fixe 3 que les traverses mobiles 4 et 5, portent des cintres constitués ici par des poulies 13, toutes disposées dans un meme plan,celui du circuit à réaliser. Sur chaque traverse, les poulies sont montées par leurs axes de rotation qui coulissent dans une rainure s 'éten- dant d'une extrémité à l'autre de la traverse et qui peuvent y être fixés en des positions relatives réglables à volonté. De plus, plusieurs des poulies sont disponibles, avec des diamètres différents. Le montage est réalisé de manière que les poulies soient régulièrement espacées sur chaque traverse, l'intervalle entre deux poulies successives étant sensiblement gal au diamètre de chacune d'elles, et que les poulies des traverses 4 et 5 se disposent en quinconce par rapport à celles de la traverse fixe 3, comme le montre la figure 1. L'intervalle entre poulies successives détermine le pas du circuit à réaliser. Pour réaliser par exemple un circuit de chauffage électrique par le sol au moyen du gabarit de câblage décrit, on engage un cable résistant autour des poulies en le faisant passer alter nativement d'une traverse à l'autre, par exemple autour d'une poulie de la traverse fixe 3 et autour d'une poulie de l'une ou l'autre des traverses mobiles 4 et 5 pour obtenir un circuit en serpentin comme représenté sur la figure 3. Le passage de l'une à l'autre des traverses 4 et 5 permet de réaliser des redents adaptés au profil de la surface que doit couvrir le circuit obtenu. Les brins successifs du serpentin sont maintenus en les engageant par encliquetage dans des attaches 14 en forme de lyres, en matière élastique, qui sont portées à intervalles réguliers par des bandes souples 15.Le circuit peut alors être retiré du gabarit et être enroulé ou replié pour être conservé et transporté jusqu'à sa mise en place sur le chantier. Eventuellement, on peut faire varier le pas du serpentin entre différentes parties du circuit, de manière à réaliser des puissances de chauffage différentes par unité de surface. La variante de réalisation illustrée par les figures 4 et 5 facilite le changement de pas entre différents circuits. Dans ce cas, chaque traverse est constituée d'une barre 5 de section poly gonale, ou plus précisément carrée dans la réalisation représentée, et chacune des quatre faces porte une série de poulies régulièrement espacées, mais le pas, défini par l'intervalle entre deux poulies successives, varie d'une face à l'autre en même tempos que le diamètre de poulies. Par ailleurs, chaque traverse pivote à chacune de ses extrémités, sur son axe 17, dans le chariot 16 par l'intermédiaire duquel elle est supportée sur un chemin de roulement.Un disque 18 à chaque extrémité de la traverse 5 permet de l'immobiliser à l'emplacement et dans l'orientation voulue par une cheville 11' traversant des trous 19 du disque 18 et 20 du chemin de roulement. Suivant la face qui est amenée dans le plan du circuit, on peut ainsi définir des circuits différant les uns des autres par le pas. A titre d'exemple, quatre pas de respectivement 30, 25, 20 et 17,5 cm permettent, à partir d'un même câble électrique capable de dissiper une énergie de 33 Watts au mètre linéaire, de réaliser des circuits assurant des puissances de chauffage respec tivement de 100, 135, 160 et 190 Watts par mètre carré. Selon une autre variante du gabarit de câblage représenté sur la figure'l, la traverse fixe 3 est remplacée par deux autres traverses mobiles comme les traverses 4 et 5, mais sur lesquelles les poulies sont disposées comme sur la traverse 3. Un plus grand nombre de traverses mobiles à chaque extrémité des chemins de roulement permet de varier encore plus les formes des surfaces occupées par les circuits réalisés. Mais naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux variantes qui ont été spécifiquement mentionnées et la portée du présent brevet s'étend aussi bien à toutes les autres variantes. REVENDICATIONS 1.- Gabarit de câblage, caractérisé en ce qu'il comporte deux chemins de roulement fixes longitudinaux supportant au moins deux trayerses auxdits chemins de roulement, dont l'une au moins est mobile longitudinalement sur lesdits chemins de roulement pour faire varier leur écartement mutuel,- chacune des traverses portant des cintres régulièrement espacés pour le guidage d'un câble en serpentin d'une traverse à une autre. 2.- Gabarit de câblage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une traverse fixe dont les cintres sont disposés en quinconce par rapport à ceux d'une ou plusieurs traverses mobiles. 3.- Gabarit de câblage selon la revendication 1 ou 2, carac térisé en ce qu'il comporte des moyens de blocage de-la traverse mobile, en des positions différentes, repérées par rapport aux chemins de roulement. 4.- Gabarit de câblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour -fixer les cintres en des positions relatives réglables sur chaque traverse. 5.- Gabarit de câblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque traverse est constituée par une barre à section polygonale dont chaque face porte une série de cintres régulièrement espacés suivant un pas qui varie d'une face à une autre. 6.- Gabarit de câblage selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque barre est montée pivotante sur des aspes par lesquels elle est supportée sur les chemins de roulement. 7.- Gabarit de câblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les cintres sont constitués par des poulies.