La présente invention est relative à de nouvelles hydrazones biologiquement actives et, notamment, à de nouvelles hydrazones ayant une activité insecticide. L'invention vise également un procédé de préparation de ces composés ainsi que de nouvelles compositions insecticides les contenant. D'une façon générale, le mot "insecte" est utilisé ici dans son sens courant le plus large et englobe les araignées, acariens, nématodes et autres parasites qui ne sont pas classés comme des insectes dans le sens biologique strict du terme C'est ainsi que le mot insecte désigne ici non seulement de petits invertébrés appartenant pour la plupart à la classe des Insectes, comprenant des formes à six pattes, habituellement ailées, comme les blattes, les punaises, les mouches, etc, ainsi que d'autres classes voisines d'arthropodes non ailés et qui ont habituellement plus de six pattes, comme les araignées, les cloportes, etc.., et tout particulièrement l'ordre des Acarides qui englobent les acariens et les tiques. Le terme insecticide est utilisé dans le même sens large. Les composés visés par la présente invention répondent à la formule générale (I): dans laquelle les radicaux R1, R2, R3, R4, et R5 représentent indépendamment les uns des autres H, C1, Br, HO2 ou CF3; et X = H ou Br. Ces composés sont tous de puissants inhibiteurs de la phosphorylation oxydative des mitochondries hépatiques du rat et ont d'autres activités biologiques. Par exemple, le composé dans lequel R1 = R3 = 2 4 NO2, R2 = R4 = H et X = H présente des propriétés insecticides vis- à-vis des mouches domestiques (vis-à-vis à la fois des souches sensibles et des souches résistantes) des mouches bleues du mouton d'Australie et des- moustiques. I1 présente également une activité acaricide vis-à-vis de Tetranvchusurticae et Tetranychusludeni, ainsi que vis-à-vis des larves de Boophilus microplus (tiques du bétail du Queensland). Le composé est également actif contre les fourmis et est un agent de répulsion (de contact) des mouches.Les composés N-bromés, dans lesquels X = Br, ont une activité insecticide égale ou supérieure sur certaines espèces, lorsqu'on les compare avec le composé correspondant dans lequel X = H. La raison de l'activité accrue semble être la plus grande facilité de pénétration du composé N-bromé â travers la cuticule des insectes. L'invention vise non seulement les composés insecticides de formule (I) et leur utilisation comme insecticides, mais également les nouveaux composés eux-mêmes. Les composés préférés sont ceux dans lesquels les radicaux R1, R2, R3, R4 et R5 sont choisis parmi H, CF3 et NO2, de préférence ceux dans lesquels R1 et R3 sont indépendamment choisis parmi H, CF3 2 4 et N02 (de préférence CF3 et NO2) R2 et R sont indépendamment choisis parmi CF3 et H (de préférence H) et R5 est NO2 ou H (de préférence H). Des détails concernant l'activité biologique des composts suivant l'invention sont donnés dans les exemples ci-apres. Ces composés sont ainsi utiles comme insecticides pour lutter contre un grand nombre d'insectes nuisibles. Dans un article intitule "Addition of free radicales to unsatura- ted systems" (addition de-radicaux libres à des systèmes insaturés) R.N. Haszeîdine revendique la préparation du composé particulier cité ci-dessus (la 2:4-dinitrophénylhydrazone de l'hexafluoroacétone)(J. Chem.Soc., 1953, 3565). Dans cet article, on parle de la comparaison du spectre d'un "specimen connu" de ce dérivé et du spectre de la semicarbazone de l'hexafluoroacétone avec celui d'un "specimen connu I1 n'y a pas de mention de la préparation de l'un ou de l'autre, ni d'une référence antérieure ou de la source des specimens connus. D'autre part, dans l'étude sur 1'hexafluoroacétone dans Fluorine Chemistry Review, Vol.1, Ed. P. Tarrant, publié par Marcel Dekker Inc., New York 1967, les auteurs, G.C. Krespan et W.J. Middleton disent, a' la page 155: "On n'a pas découvert de conditions permettant l'élimination préférentielle de l'eau d'autres types de produits d' addition -NH2 de l'hexafluoroacétone... Un bon exemple est la préparation de la semicarbazone de l'hexafluoroacétone. Comme initialement rapporté par plusieurs chercheurs, elle a apparemment été obtenue sous forme d'hydrate, c'est-à-dire sous la forme du produit d'addition du semicarbazide sur l'hexafluoroacétone.On n'avait pu, avant que Zeifman et al. fassent réagir ie semicarbazide avec la N-phényl imine de l'hexafluoroacétone, obtenir un produit d'addition pouvant être dissocié en une semicarbazone vraie." Dans cette étude, il n'y a pas de mention d'une hydrazone substituée. En l'absence de toute indication de procédé de préparation de la 2,4-dinitrophénylhydrazone de l'hexafluoroacétone, la Demanderesse a supposé que le procédé essayé par Haszeldine était la réaction courante de la 2,4-dinitrophénylhydrazine avec la cétone ou son hydrate dans un solvant, en faisant appel à une catalyse acide classique. Les tentatives effectuées par la Demanderesse pour utiliser ce mode de préparation ont échoué; après avoir chauffé au reflux de 1' hexafluoroacétone ou son mono ou sesquihydrate dans l'éthanol, le diméthoxyéthane, ou avoir chauffé dans le diméthylsulfoxyde, avec de la 2,4-dinitrophénylhydrazine ou son sel avec un acide pendant un laps de temps de 30 minutes à 8 jours, on n'a pas pu isoler d'hydrazone. Un précipité, qui s'est formé dans trois cas où on a utilisé un excès d'acide sulfurique comme agent de condensation a été isolé et s'est avéré être du sulfate de 2,4-dinitrophénylhydrazine. Dans deux essais consistant à chauffer au reflux de façon prolongée en présence d'un excès d'acide, on a isolé de la 2,4-dinitroaniline comme seul produit de la réaction. Ces produits ont été identifiés par leurs spectres infrarouges et leurs points de fusion en mélange avec des échantillom authentiques. Le seul produit identifié comme phénylhydrazine a été préparé par le procédé décrit dans la présente invention. Les résultats de 1' analyse élémentaire, le spectre infrarouge, le spectre de masse et le spectre de résonance magnétique protonique de ce produit sont tous conformes à la structure correcte. La Demanderesse en conclut que Haszeldine n'a pas, en fait, préparé la 2:4-dinitrophénylhydrazine de l'hexafluoroacétone. L'invention vise également un procédé de préparation des composés de formule (I). Lorsque, dans la formule (I) X = H, on prépare les composés en faisant réagir la phénylhydrazine substituée de façon appropriée (II; R1 à R5 comme définis ci-dessus) avec de l'hexafluoroacétone (ici) dans un solvant organique basique (par exemple la pyridine en présence d'un agent de déshydratation acide (comme l'oxychlorure de phosphore ou.le chlorure de thionyle). I1 est préférable que l'agent de déshydratation (qui a également une action catalytique) soit présent en une proportion à peu près équimolaire (ou plus élevée) par rapport à la phénylhydrazine. Les composés dans lesquels X = Br peuvent être préparés à partir du composé correspondant dans lequel X = H, par bromation directe, de préférence par réaction avec du brome, dans de l'acide acétique cristallisable tamponné à l'acétate de sodium. Les composés décrits ici peuvent être présentés sous forme de compositions insecticides, en association avec des véhicules solides ou liquides appropriés, soit sous la forme de compositions utilisables ayant une concentration inférieure à 5% en poids, soit sous la forme de concentrés ayant une concentration de 5 å 95% en poids. C' est ainsi qu'on peut les incorporer dans un solvant inerte (ou dans un mélange de solvants) approprié, ou dans un mélange solide, avec ou sans autres substances telles que des agents mouillants, dispersants et liants.Dans ces compositions, les composés peuvent être utilisés soit comme seul agent toxique2 soit en association avec d' autres insecticides comme le pyrèthre la roténone, ou avec des agens fongicides ou bactéricides, de façon å fournir des compositions utilisables sous la forme de poudres et pulvérisations domestiques et agricoles, comme revêtements et pour imprégnation de textiles, etc. Les composés peuvent être dissous dans des solvants organiques appropriés, de façon à obtenir des solutions plus utilisables. Les nouveaux composés peuvent également être mis en suspension aqueuse, en dispersant dans l'eau des solutions des composés dans des solvants organiques. Les nouveaux composés peuvent également être mélangés avec un diluant ou véhicule solide, inerte et finement divisé. Les composés insecticides peuvent être mélangés sous leur forme initiale ou en solution. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de la préparation et des propriétés des composés suivant l'invention. Toutes les températures sont en OC, (A) Préparation du chlorhydrate de 3,5-bis-(trifluorométhyl)- phényl hydrazine On diazote 6,7 g de 3,5-bis(trifluorométhyl)aniline à l'aide de 2,07 g de NaNO2 dans 20 ml d'acide chlorhydrique concentré. On filtre l'insoluble. On refroidit la solution limpide à -100 et on ajoute goutte à goutte 27g de SnC12.2HZO. On abandonne une nuit= on filtre la solution et on sublime le précipité orangé. On obtient 5,7 g (67,7%) de chlorhydrate). (B) Préparation du chlorhydrate de 4-nitro-2-trifluorométhylphényl hydrazine On ajoute 16,45 g d'hydrate d'hydrazine dans 110 ml d'éthanol à 22,5 g de 2-chloro,s-nitrobenzotrifluorure et on chauffe la solution au reflux pendant 22 heures. On refroidit à l'eau et on extrait la solution au chlorure de méthylène; après évaporation, on obtient une huile qu'on dissout dans l'éther et qu'on sature à l'aide de chlorure d'hydrogène. On filtre le chlorhydrate de la phenylhydrazine, et on obtient 7,4 g de produit caractérisé comme l'hydrazone de l'acétone (p.f. 1220). (C) Procédé général de préparation de phénylhydrazones de l'hexafluoroacétone On refroidit à OOC la phénylhydrazine appropriée (0,01 mole) et 0,012 mole d'hexafluoroacétone (anhydre, trihydratée ou sesquihydratée) dans 10 ml de pyridine, et on ajoute progressivement l'agent déshydratant acide (par exemple l'oxychlorure de phosphore ou le chlorure de thionyle). Lorsque la forte réaction exothermique cesse, on chauffe le mélange sur le bain-marie pendant 20 minutes. Après refroidissement, on décompose le mélange solidifié à l'eau, et on extrait à l'aide d'un solvant (éther, chloroforme, benzène ou chlorure de méthylène).On lave l'extrait dans le solvant à l'aide d'un acide, à l'eau, et on sèche. Âpres évaporation, on purifie les dérivés solides par recristallisation: lorsqu'on obtient des huiles, on les purifie par chromatographie sur gel de silice en utilisant du chloroforme comme éluant. (D) Procédé général de N-bromation des hydrazones On dissout 0,003 mole de l'hydrazone appropriée dans 20 ml d' acide acétique cristallisable. On ajoute 0,0063 mole de brome et 0,0122 mole d'acétate de sodium et on abandonne le mélange à température ambiante pendant 72 heures. On le porte ensuite à 500C pendant 2 heures et on évapore à sec à 800C sous vide. On refroidit le résidu à l'aide de 50 ml d'eau distillée, on sépare l'insoluble qu'on sèche à 500C sous vide, puis on recristallise dans un mélange de white spirit et de tétrachlorure de carbone, ou on distille sous vide poussé. EXEMPLES 1à8 En utilisant les procédés généraux décrits ci-dessus, on prépare les composés indiqués au tableau I à partir des substances de départ portant les substitutions appropriées, avec les rendements indiqués. Les points de fusion ou d'ébullition sont indiqués, ainsi que les résultats des analyses élémentaires. Les structures des produits ont été confirmées par leurs spectres I.R. et de R.M.N. TABLEAU I EXEMPLESD'HYDRAZONES BIOLOGIQUEMENT ACTIVES Formule I Analyse élémentaire Rende Ex. ment No. p.f./Eb. Calculé/Trouvé % R1 R2 R3 R4 R5 X C H N F 1 H H H H H H 95 15mm 42,21/41,99 2,36/2,37 10,9/10,8 44,5/44,2 32 2 H CF3 H CF3 H H 88 2,0mm 33,69/33,85 1,03/1,09 7,2/7,2 58,1/57,9 40 3 NO2 H NO2 H H H 89 31,23/31,25 1,17/1,19 16,2/16,1 32,9/33,2 53 4 CF3 H NO2 H H H 58 32,53/32,63 1,09/1,21 11,4/11,3 46,3/46,3 18 5 NO2 H CF3 H H H 56 32,53/32,42 1,09/1,08 11,4/11,2 46,3/45,9 75 6 NO2 H NO2 H H Br 55 25,41/25,69 0,71/0,93 13,2/13,2 26,8/26,9 33 7 CF3 H NO2 H H Br 85 10-5mm 26,81/26,73 0,67/091 9,4/9,6 38,2/38,0 14 8 NO2 H CF3 H H Br 83 26,81/26,93 0,67/0,73 9,4/9,6 38,2/38,1 63 (F) Etude de l'activité On étudie l'activité biologique des nouvelles hydrazones à l'aide d'une série d'essais dont les résultats sont rassemblés au tableau II. On étudie l'activité insecticide et la répulsion sur la mouche domestique, Musca domestica, et la mouche du mouton, Lucilia cuprina. On mesure l'activité acaricide sur des larves de la tique du bétail d'Australie, Boophilus microPlus et sur les acariens Tetranechus.On les teste également sur les fourmis et-le moustique de la fièvre jaune, Aedes aeqvpki. Les protocoles opératoires sont les suivants: (i) Mouche domestique (a) Activité insecticide On effectue les essais en utilisant une souche étalon sensible au DDT (WHO/IN/1) de M. domestica. On applique le composé en solution acétonique, à l'aide d'une microseringue, sur la partie dorsale du thorax de mouches femelles de deux jours obtenues à partir de nymphes pesant en moyenne de 2,2 à 2,5 g/100 nymphes. Les mouches adultes ne sont nourries qu'à l'eau et au sucre et maintenues à 260C et à une humidité relative de 70%.On compte la mortalité 48 heures après le traitement et on compare avec des témoins traités à l'acétone. Les mouches incapables de se déplacer ou de tenir debout normalement sont considérées mortes. On obtient la valeur de DL50 à partir de 3 essais identiques sur 10 mouches à chaque niveau de dosage. La valeur de DL50 pour le DDT, déterminée dans les mêmes conditions, est de 0,26 pg/mouche. (b) Répulsion des insectes On procède à des tests de répulsion sur la même souche de mouche domestique que dans les tests de mortalité. Des mouches femelles d1 au moins deux jours, n'ayant pas précédemment ingéré de protéines, sont rassemblées la veille du test, anesthésiées au C02 et comptées dans des récipients retenant 20 mouches chacun. On leur fournit de l'eau et du saccharose solide. Le jour des essais, on retire la nourriture et l'eau le matin (à 9 heures). Comme les essais ne sont effectués qu'entre 12 heures et 17 heures 30, les mouches jeûnent au minimum trois heures avant les tests. Le test consiste à utiliser deh appàtsattiran1:ssur lesquels on applique le composé à étudier. On les expose aux mouches et on compte le nombre de mouches se posant sur chaque appât. Les appâts sont constitués par des capsules d'aluminium de 5,94 cm2 remplies de levure de boulanger mélangée à de l'eau et légèrement chauffée pour former une pellicule superficielle solide. On utilise 8 lots de 20 mouches dans un essai dans lequel on traite sept disques à l'aide d'une série de dilutions progressives du produit chimique d'essai, en utilisant de l'acétone comme solvant, ainsi qu'un disque témoin. traité à l'acétone. Les concentrations du composé vont de 0,031 pg/pl à 2,0 gel en doublant à chaque niveau de concentration. On applique uniformement, à la pipette, 100 1 de chaque solution sur la surface de chaque disque et on abandonne jusqu a évaporation de l'acétone. Les mouches à utiliser sont lâchées dans des cages standard de 205 mm x 205 mm x 255 mm en treillis métallique et on les laisse s' acclimater dans la chambre dans laquelle on effectue le test, maintenue à une température de 260C+ 10C et à une humidité d environ 60%, pendant 10 minutes, avant d'introduire les disques traités dans chaque cage. Avant utilisation, on marque les disques sur leur partie postérieure, puis on les mélange au hasard, de façon A éviter tout parti-pris lors du décompte. Pendant les trente minutes de l'essai, on compte le nombre de mouches sur la surface de chaque disque pendant la première et la seconde minute apres introduction des appâts, et, ensuite, toutes les deux minutes.On obtient ainsi 16 décomptes pour chaque concentration, décomptes dont on utilise ensuite les totaux pour une analyse de régression de l'effet de la concentration. On obtient également un nombre total d'aterrissages des mouches pour chaque concentration, et on l'utilise pour calculer 1'indice de répulsion (IR). Tous les essais identiques sont effectués avec des mouches fraîches et des appâts frais, et les composés sont testés par trois essais identiques. On additionne et fait la moyenne du nombre total de mouches comptées sur chaque disque pour les sept niveaux de concentration. Dans la formule suivante, cette valeur est désignée (N), (C) étant égal au nombre de mouches comptées sur le témoin: = Indice de Répulsion (IR) (ii) Lucilia cuPrtna (a) Activité insecticide On teste l'activité des composés sur une souche sensible à la dieldrine (1BB) qui a été recueillie avant utilisation de dieldrine dans le champ. On applique le composé d'essai en solution acétonique; on applique 0,5 pl à l'aide d'une micropipette Drummond sur le dos du thorax de femelles de 2 à 3 jours. Les mouches adultes ne sont nourries qu' à l'eau et au sucre et sont maintenues à 250C et à une humidité rela tive de 60 à 70o. On détermine les taux de mortalité au bout de 24 heures. On considère les mouches moribondes comme mortes. Les valeurs de DL50, en termes de concentration, sont interpolées à l'aide d'un graphique probit/log de la dose , en utilisant un programme d' ordinateur, et sont converties en pg au tableau II. A titre de comparaison, les valeurs de DL50 pour le DDT et la dieldrine sont de 0,17 et 0,025 Xg/insecte. (b) Répulsion On détermine la répulsion comme décrit plus haut à propos des mouches domestioues, mais en utilisant comme appâts un gel d'agaragar contenant du sang de boeuf frais. (iii) Tiques du bétail On détermine les mortalités sur des paquets de larves de 7 à 14 jours de Boophilus microplus, en utilisant le procédé décrit par B.F. Stone dans NInheritance of resistance to organophosphorus acaricides in the cattle tick Boophilus microplus". Aust. a. Biol. Sci. 21, 309-319,(1968). On compte les mortalités 24 heures après l'application des composés. (iv) Tetranychus On maintient les acariens, Tetranychus urticae et Tetranychus ludeni sur des plants de haricots verts nains. Pour les essais, on découpe des disques de feuilles de haricots sur des plants frais, à l'aide d'un perce-liège de 20 mm. On garnit des bottes de Petri avec du coton hydrophile humide et, par-dessus, trois disques de feuilles, la face ventrale de la feuille au-dessus. Les composés d'essai sont préparés dans un mélange acétone/eau 1/1 avec une goutte de Triton X-100 pour faciliter le mélange et 1' étalement sur la surface des feuilles. On effectue ensuite une série de dilutions, en utilisant le même mélange de solvants. On applique les solutions sur les disques à la pipette et on les étale, à raison de 30 pl/disque, et on laisse évaporer le solvant avant de placer les acariens sur les surfaces traitées. On prélève des acariens femelles adultes sur des feuilles infe tées, à l'aide d' un pinceau à poils fins, et on les place sur la surface, à raison de par disques. On obtient des echantillons de 15 acar-lens par concentration. Les bottes de Petri (y compris un témoin traité uniquement au solvant) sont ensuite transférées dans une étuve et maintenues à l'obscurité à 260C. On note la mortalité au bout de 24 heures (et plus, si nécessaire) et on compte le nombre d'acariens quittant les surfaces traitées. (v) Fourmis On prépare des séries de dilutions acétoniques des composés d' essai. On traite des boîtes de Petri en verre (de 9 cm de diamètre) sur leurssurfaces intérieures en faisant tourbillonner 0,5 ml de solution d'essai dans chacune, puis en laissant évaporer l'acétone. On obtient ainsi une surface relativement uniformément traitée sur laquelle placer les fourmis. On revêt les paros latérales des boîtes de fluon, afin d'éviter que les fourmis quittent les surfaces. On prépare également un témoin acétonique pour chaque test. On recueille les fourmis (Pheidole megacephala)en utilisant de la viande comme appât, à l'aide d'un récipient en matière plastique. Sans anesthésie, on secoue ensuite les fourmis sur les surfaces traitées. On note les mortalités au bout d'une heure et à nouveau au bout de 3 heures. (vi) Larves du moustique de la fièvre iaune On utilise une souche sensible au DDT de Aedes Aegypti. Cette souche avait été conservée dans le laboratoire pendant plusieurs années, à l'abri du contact avec des insecticides. On place environ 10 à 25 larves au premier stade de développement dans 10 ml d'eau distillée avec 100 1 de solution de la concentration appropriée du composé dans l'acétone. La concentration la plus basse, en ppm dans l'eau pour produire une mortalité complote au bout de 48 heures est prise comme LC1OO. On n'observe pas de mortalité dans les témoins contenant uniquement de l'acétone. (vii) Découplage de la phosphorylation oxydative. Préparation des mitochondries hépatiques du rat. On prépare des mitochondries hépatiques de rat par le procédé décrit par Hogeboonl dans un milieu contenant 0,25 M de saccharose; 10 mM de tris-HCl (pH 7,40); 0,5 mM d'EDTA et, enfin, on met en suspension dans le meme milieu additionné d'albumine de sérum de bovins (2 mg/m1). On mesure la phosphorylation oxydative par polarographie à 30 , comme décrit par Estabrook, R.W. et al2. Le milieu d'incubation contient 0,25 M de saccharose; 10 mM de tris-HCl (pH 7,4); 5 mM de K2HPO4 (pH 7,4); 0,5 mM d'EDTA et de l'albumine de sérum de bovins (2 mg/ml).On ajoute du DNP et on effectue des essais témoins en utilisant un pyruvate ou un succinate comme substrats. On étudie la respiration au stade 3 et au stade 4 par la méthode de Chance, B. et al3. Le pourcentage de découplage, en présence d'antimétabolites, est calculé à l'aide de l'équation: Respiration en présence d'antimétabolite - Respiration au stade 4 100 x Respiration au stade 3 - Respiration au stade 4 On compare le découplage relatif sous la forme des concentrations nEces- saires pour obtenir des effets à 50% Bibliographie 1. Hogeboon, G.H. (1955). Fractionation of cell components of animal tissues. Methods of Enzymology (Colowick, S.P. & Kaplan, N.O., Editeurs, Academic Press, New York) 1, 16-22. 2. Estabrook, R.W. (1967). Mitochondrial respiratory control and the polarographic measurement of ADP:O ratios. Methods in Enzymology (Colwick, S.P. & Kaplan N.O. éditeurs, Academic Press, New York) 10, 41-47. 3. Chance, B.T., & Williams, G.R. (1955). Respiratory enzymes in oxidative phosphorylation. J. Biol. Chem. 217, 409-427. EXEMPLE 12 On donnera ci-dessous des exemples de compositions insecticides ou acaricides suivant l'invention. Toutes les parties sont exprimées en poids. (a) Poudre dispersable à l'eau ra composition pulvérulente suivante est destinée à être dispersée dans l'eau, aux fins d'application par pulvérisation. Composé de formule (I) 50,0 Silice synthétique fine 30,0 Alcoyl aryl sulfonate de sodium 1,5 Méthyl cellulose (15 cp.) 0,25 Attapulgite 8,25 (b) Composition nour pulvérisations Composé de formule (I) 4,0 Pyrèthre 0,1 Kérogène désodorisé 79,4 Naphtalène alcoylé 16,0 (c) Aerosol Les produits suivants sont introduits dans une "bombe appropriée, scellée et munie d'une valve, de la manière habituelle. Composé de formule (I) 3,0 Chlorure de méthylène 10,0 "Fréon 12" 43,0 "Fréon 11" 43,0 TABLEAU II- ACTIVVITE BIOLOGIOUE D'HYDRAZONES Ex. Mouche domestique Lucilia Tetranychus Découplage de la Larves de moustques No. (Souche WHO/IN/1) cuprina phosphorylation (Aedes Spp.) oxydative (Poie du rat) DL50 Indice DL50 Indice T.urticae T.Ludeni A.australis A.aegypti g/in- de ré- g/ de ré- DL50 I50 mol/litre LC50 PPM LC50 PPM secte pulsion insect pulsion g/insecte 1 51 100% 32 2 0,8 2,6 x 1 2,6 x 10-8 3# 0,011 96 0,022 83 0,003 0,006 5 x 10-8 0,08 0,006 4 0,65 82 1,1 75 0,25 1,4 x 10-8 5 9,3 8,2 - 6,3 x 10-5 6 0,02 74 0,024 7 0,73 0,37 8 5,22 8,21 # Composé de l'Exemple 3: Larves de tiques du bétail plongées dans une solution à 0,1% - mortalité de 100% sur toutes les souches. Fourmis brunes: mortalité de 100% à 0,0019 ppm. REVENDICATIONS 1. Composés répondant à la formule générale (I) dans laquelle les radicaux R1, R2, R3, R4 et R5 sont indépendamment les uns des autres choisis parmi H, C1, Br, N02 et CF3: et X = H ou Br. 2. La phénylhydrazone et les 3,5-bis-(trifluorométhyl)-2,4dinitro-l, 4-nitro-2-trifluorométhyl- et 2-nitro-4-trifluorométhylphénylhydrazones de l'hexafluoroacétone. 3. Les 2,4-dinitro- , 4-nitro-2-trifluorométhyl- et 2-nitro4-trifluorométhyl-N-bromo-phénylhydrazones de l'hexafluoroacétone. 4. Procédé de préparation de composés répondant à la formule générale (I) telle que définie à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait réagir la phénylhydrazine de formule (II) substituée de façon appropriée, dans laquelle les radicaux R1 a R5 sont tels que définis à la revendication 1, avec de l'hexafluoroacétone (III) dans un solvant organique basique, en présence d'un agent de déshydratation acide. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le solvant organique basique est la pyridine et l'agent de déshydratation acide est l'oxychlorure de phosphore ou le chlorure de thionyle. 6. Procédé suivant la revendication 4 pour la préparation de composés de formule (I) définie à la revendication 1, dans laquelle les radicaux R1, R2, R3, R4 et R5 sont tels que définis a' la revendication 1 et X = Br, caractérisé en ce qu'on brome le composé correspondant de formule (I) dans lequel X = H. 7. Composition insecticide, caractérisée en ce qu'elle contient à titre de principe actif, un composé de formule générale (I) définie à la revendication 1, en association avec un solvant approprié ou un mélange de solvants appropriés, ou un diluant ou un véhicule solide inerte. 8. Application d'un composé de formule générale I définie à la revendication 1 comme insecticide.