La présente invention est relative à une technique de restitution d'enregistrements d'images utilisable pour fournir des images à partir des composantes de cette image. Les composantes sont enregistrées par voie photographique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 044 358 décrit une technique dans 5 laquelle on forme simultanément trois réseaux de diffraction sur un matériau thermoplastique par l'intermédiaire d'une image de charges obtenue par un faisceau électronique. Les différents réseaux correspondent, point par point, aux composantes rouge, verte et bleue d'une image de télévision à reproduire. L'image de télévision apparaît sur l'écran lorsque le dispositif optique de 10 projection envoie un faisceau lumineux qui est divisé en plusieurs faisceaux par un premier masque. Ces faisceaux sont repris par un deuxième masque afin de limiter l'ouverture de chacun d'eux à une plage contenant les divers réseaux enregistrés sur un film, puis ils traversent un troisième masque qui arrête la lumière parasite. Ensuite, les premiers ordres de chacun des spectres de raies 15 données par les réseaux sont focalisés sur l'écran et forment l'image de télévision. Dans une autre technique connue, on illumine des hologrammes de phase, obtenus en lumière monochromatique, grâce à un amplificateur de lumière à émission stimulée de radiation connu dans la technique sous le nom de laser et le 20 signal fourni après la traversée de l'hologramme est repris par un tube Vidicon^ bien connu des spécialistes de télévision, qui l'analyse et le transforme pour donner une image en couleurs. Ce mode de réalisation est compliqué et coûteux et, de plus, on utilise une largeur de bande supérieure afin de pouvoir séparer les différentes composantes colorées. 25 Cette technique est utilisée, par exemple, par la Société Radio Corporation of America et elle est connue sous le nom de "Selectavision". Dans cette technique on enregistre la scène grâce à un faisceau d'électrons pour obtenir un film 'original couleurs" qui est ensuite développé puis transformé, par l'intermédiaire d'un laser et de réseaux, en un hologramme de phase sur un support plas-30 tique recouvert d'une couche photosensible capable de donner une réserve après traitement. L'épaisseur de cette réserve dépend de l'intensité lumineuse reçue par la couche photosensible. Après traitement du support et delà couche photosensible, on obtient un hologramme de phase grâce à cette réserve. On recouvre cette réserve d'une couche de nickel qui après pelliculage donne une matrice 35 en nickel que l'on utilise pour fabriquer des hologrammes se présentant sous forme d'une bande en matière plastique vinylique transparente. Dans cette technique, on utilise deux bandes latérales pour obtenir les composantes bleue et verte qui sont obtenues, grâce à des filtres électroniques, à partir de l'image originale puisque le Vidicon est éclairé par un faisceau 40 monochromatique provenant du laser modulé par l'hologramme. Les deux bandes 71 34357 2 2107978 latérales apparaissent sous la forme de fines lignes sur l'écran du Vidicon qui, de ce fait, doit avoir une largeur de bande un peu plus grande pour interpréter les informations portées par ces deux bandes latérales. On connaît d'autres techniques permettant d'obtenir une image à partir 5 d'informations multiples enregistrées côte à côte, mais de ce fait, les surfaces d'enregistrement sont beaucoup plus importantes que lorsqu'on utilise la technique suivant l'invention, ceci pour une même quantité d'informations. Un procédé de reproduction sur un écran de télévision d'une image colorée formée par la superposition d'au moins deux composantes de couleurs différentes 10 enregistrées sur un support photosensible en coopération avec des réseaux de diffraction, est caractérisé suivant l'invention en ce que l'on balaie^grâce à un faisceau dont l'ouverture est définie par un orifice, le support photosensible, afin d'obtenir, grâce aux différents réseaux, des spectres de diffraction de divers ordres dont la modulation est représentative de la modulation des 15 composantes de l'image, en ce qu'on forme grâce à un objectif des images de l'orifice vues à travers les réseaux portés par le support, en ce qu'on analyse les spectres formant les images de l'orifice par l'intermédiaire d'organes de réception qui envoient des signaux représentatifs de la modulation de chacun des spectres et en ce qu'on applique les signaux provenant des organes à un 20 circuit qui traite les informations reçues de manière à les transmettre à un récepteur de télévision sous une forme appropriée. Un appareil de reproduction sur un écran de télévision d'une image colorée constituée par la superposition d'au moins deux composantes de couleurs différentes enregistrées sur un support photosensible en coopération avec dès réseaux 25 de diffraction, est caractérisé, suivant 1'invention^en ce qu'il comprend des moyens de balayage envoyant un faisceau qui est diffracté par les réseaux du support en spectres d'ordres distincts, et dont l'ouverture est réglée par un orifice, spectres représentatifs chacun d'une des composantes de l'image enregistrée sur le support, un objectif pour faire converger les spectres en images, 30 des organes de réception excités par les images des spectres pour envoyer des signaux représentatifs de chacune des composantes et un circuit pour traiter les signaux envoyés par les divers organes et les transmettre au récepteur de télévision pour reproduire l'image en couleurs. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la 35 lecture de la description et des revendications qui suivent et à l'examen du dessin annexé, dans lequel : - la Fig. la est une représentation schématique du dispositif optique de restitution suivant l'invention ; - la Fig. lb est une coupe schématique d'un réseau de phase ; 40 - la Fig. le est une coupe schématique d'un réseau d'amplitude ; 71 34357 3 2T07978 - la Fig. ld est un schéma sur lequel on a superposé trois réseaux présentant des orientations différentes ; - la Fig. 2 est un mode de réalisation préféré suivant l'invention ; - la Fig. 3 est une vue perspective du dispositif de projection utilisé 5 pour 1'invention ; - les Fig. 4 et 5 sont d'autres modes de réalisation du dispositif représenté à la Fig. 3. Une image en couleurs peut être reproduite sous la forme d'une image composée grâce à la présente invention. Cette image est enregistrée sur un support 10 que l'on décrira maintenant. L'image composée est la résultante, obtenue par exemple par voie optique, suivant l'invention, de la superposition de trois composantes images de différentes couleurs. Chaque composante colorée est enregistrée sur un support photographique, par exemple, présentant plusieurs couches, chacune sensible à une 15 couleur déterminée. Les différentes couches sont sensibles, respectivement, à trois couleurs formant un système trichrome telles que, par exemple le rouge, le vert et le bleu. On enregistre sur chaque couche une image colorée différente, composante de l'image finale. Chaque couche est exposée au travers d'un réseau de diffraction différent, correspondant à chaque couleur. Ainsi, on obtient trois 20 réseaux de diffraction de fréquences spatiales déterminées, différentes les unes des autres et sur lesquelles on enregistre les différentes composantes colorées de l'image finale. Ces réseaux peuvent être superposés sur l'émulsion photographique afin de minimiser la surface d'enregistrement utile pour une quantité d'informations données. 25 On peut utiliser des supports d'enregistrement ne présentant qu'une seule couche photosensible sensible aux différentes couleurs des composantes des images, si l'on utilise, lors de l'enregistrement, des réseaux présentant soit des pas différents, soit des angles d'orientation différents les uns par rapport aux autres lors des expositions aux différentes couleurs. 30 II est clair que^lorsqu'on enregistre une image en noir et blanc^il suffit d'enregistrer une seule des composantes colorées ; ainsi, on n'a pas besoin d'utiliser la superposition de différentes images ou cette superposition peut être utilisée pour enregistrer des informations supplémentaires. ne Par la suite, afin de simplifier les explications, on utilisera des scènes/ 35 présentant que deux composantes colorées. Appelons et R£ les densités ponctuelles de deux réseaux de diffraction et et les densités ponctuelles correspondantes des deux composantes colorées d'une image. Il est évident que l'on peut utiliser plus de deux réseaux et plus de deux scènes colorées. Les transmittences complexes en amplitudes du support d'information sont de 40 la forme : 71 34357 4 2107978 - soit TAaC(t1R1S1+*'2R2S2) (1) - soit TA - soit TAoCei^lRl(1"Sl) 2R2(1_S2^ (2b) - soit une combinaison quelconque de ces diverses expressions. Dans ces expressionset ^ sont des constantes réelles fonctions des signaux enregistrés. Les amplitudes complexes sont obtenues grâce à des supports fabri- la demande français qués par exemple de la manière décrite dans/de brevet/deposéece jour par la 5 demanderesse et intitulé : ''Nouveau procédé d'enregistrement d'images en couleurs, produit et support d'enregistrement obtenus par la mise en oeuvre de ce procédé". La modulation de la lumière dans les hologrammes de phase, peut être obtenue soit par variation locale de l'indice de réfraction, soit par une variation d'épaisseur de matière traversée, soit à la fois par variation locale 10 de l'indice et de l'épaisseur. Gomme on le voit sur la Fig. 1, on forme l'image de l'écran d'un dispositif de balayage 10 sur un support transparent 12 grâce à un objectif 14 convergent. Le support 12 comprend un réseau 18, une scène enregistrée, non représentée, et reçoit une image du dispositif 10. On appellera moyens de balayage l'ensemble 15 formé par l'objectif 14 et le dispositif de balayage 10. Le réseau 18 peut être un réseau de phase tel que représenté à la Fig. lb où il porte la référence 18', ou être un réseau d'amplitude tel que représenté à la Fig. le où il porte la référence 18" et dans lequel il y a alternance de régions de grande densité 19 et de régions de petite densité 21. Il est clair que l'on peut utiliser à 20 la fois un réseau d'amplitude combiné à un réseau de phase. Il est non moins clair qu'à la place du support transparent^on peut utiliser des supports réfléchissants présentant des réseaux utilisés par réflexion. Il est clair que le support porte non seulement les réseaux, mais que ceux-ci sont modulés par la scène à reproduire. 25 On associe à l'objectif 14 un écran 16 percé d'un orifice 17 qui sert aussi à limiter l'ouverture du faisceau d'éclairage. Le dispositif de balayage envoie un faisceau qui traverse l'orifice 17 et l'objectif 14, puis vient former une image du point correspondant de l'écran du dispositif de balayage sur le support 12. Du fait du réseau de diffraction 18 situé sur le support 12, la lumière 30 est diffractée en au moins deux spectres du premier ordre 20 et 22 pour chaque longueur d'onde. Ces deux spectres du premier ordre sont situés de part et d'autre de l'ordre zéro ou image géométrique 24. Bien sûr, il existe des spectres d'ordre supérieur^mais pour la simplicité du dessin ceux-ci ne sont pas représentés. Ces spectres d'ordre supérieur peuvent être utilisés, mais en général 35 les spectres du premier ordre ont une intensité suffisante pour que l'on n'ait 71 34357 5 2107978 pas besoin de recourir à ceux des ordres supérieurs. Un deuxième objectif 26 forme Les images des spectres du premier ordre 20 et 22 dans un plan image 28. On dispose dans ce plan un écran 38 percé de deux fenêtres 30 et 32 dont les dimensions correspondent aux images des spectres du 5 premier ordre 31 et 33 de l'orifice 17 vu à travers le réseau 18 et l'objectif 26. Chacune de ces fenêtres 30 et 32 est disposée de part et d'autre d'une plage centrale 34 opaque sur laquelle se forme l'image d'ordre zéro de l'orifice 17 vu à travers le réseau 18 et l'objectif 26. Il est clair que l'orifice 17 peut présenter une forme quelconque, soit circulaire, carrée, triangulaire ou autre, 10 soit des trous multiples de forme quelconque ; mais,en aucun cas^les images des spectres du premier ordre de cet orifice et celle de l'ordre zéro ne doivent se recouvrir mutuellement. La séparation des images du spectre du premier ordre 31 et 33 dépend de la fréquence spatiale du réseau 18. Sur le dispositif représenté à la Fig. la, on 15 dispose une cellule photosensible unique qui analyse l'intensité lumineuse reçue par les ouvertures 30 et 32. Seuls les faisceaux des spectres du premier ordre 20 et 22 traversent l'écran 28 et excitent la cellule photosensible 36, celui d'ordre zéro étant arrêté par la plage centrale 34. On remarquera que l'image du support transparent 12 formée par l'objectif 20 26 n'est pas située dans le plan image 28. Par contre, l'orifice 17 a ses images situées dans ce plan 28. Les limites du support 12 délimitent les contours de la scène. Le film contenant le support 12 est la seule partie du dispositif suivant l'invention qui a besoin d'une largeur de bande accrue pour loger un plus grand nombre de' 25 canaux. On remarquera que ceci est la partie la plus facile et la plus économique à changer pour accroître la largeur de bande transmise et de ce fait le pouvoir de séparation. Pour reproduire une scène déterminée à un instant donné^telle que par exemple une image de télévision en noir et blanc, on n'a besoin que d'une seule cellule 30 photosensible pour analyser le spectre du premier ordre, ou d'un ordre quelconque différent, qui traverse l'écran 38. Habituellement, il y a plusieurs images dans le plan 28, deux pour chaque ordre des spectres différentes par le support 12. Toutefois, l'intensité de la lumière diffractée par le réseau 18 est fonction de la modulation donnée par le réseau, c'est-à-dire fonction des informations 35 enregistrées. Si on utilise des cellules photosensibles séparées pour analyser les spectres du premier ordre de chacun des trois réseaux, ces cellules photosensibles envoient des signaux de sortie synchrones qui correspondent point par point aux trois images colorées composantes de l'image finale. Ces-signaux représentatifs de chacune des composantes colorées de l'image peuvent être 40 produits simultanément ou séquentiellement. Ces signaux servent à produire une 71 34357 2107978 image en couleurs de télévision sur l'écran d'un tube de télévision dont le balayage est synchrone de celui du dispositif de balayage 10 grâce à un signal 40 de synchronisation. passer L'écran 38 peut ne pas laisser/toutes les images d'un ordre donné. Il 5 suffit, par exemple, que l'écran laisse passer une seule des images du premier ordre correspondant à l'un des réseaux ; mais, si on le désire, on peut utiliser des ordres supérieurs ou plusieurs ordres à la fois. Dans le mode de réalisation représenté à la Fig. la^on remarque que les images du premier ordre de l'orifice formées par l'objectif 26 ne recouvrent pas 10 l'image de l'ordre zéro. Il est clair que^si l'on utilise d'autres orifices,il ne faut pas que les images du premier ordre recouvrent l'image de l'ordre zéro serait car ceci/gênant pour la détection. On peut minimiser le bruit de fond.si on adopte pour le dispositif suivant l'invention les paramètres suivants. Appelons 0 l'angle d'ouverture du faisceau éclairant le support transparent 15 12 et 0^ l'angle maximal entre deux rayons quelconques de chacun des spectres du premier ordre de diffraction, comme représenté à la Fig. la. Pour minimiser le bruit de fond^il faut que Si on utilise des angles petits, et en supposant que la longueur d'onde utilisée soit de 0,5^, environ, la condition ô^")0 est satisfaite lorsqu'on a : 2000 feff V, + Vmax. (3) 20 dans lequel V^c est la fréquence en nombre de traits par millimètre (fréquence du réseau 18), Vmax est la fréquence spatiale maximale de la scène à enregistrer sur le support 12 et est le nombre d'ouverture du faisceau éclairant le support 12. Lorsqu'on utilise plus d'un réseau 18, il est important que les spectres du premier ordre de chaque réseau donnent des images différentes qui ne 25 se superposent pas entre elles ni avec les images d'ordre zéro. Pour ce faire, il est nécessaire, quelquefois, d'utiliser des réseaux de fréquence supérieure à celle donnée par la relation (3). Lorsque les amplitudes transmises par le support 12 sont de la forme décrite par la relation (1) et s'il n'y a pas de superposition d'images d'ordres diffé-30 rents, on obtient des réponses pour chaque cellule photosensible fonction d'une seule composante de la scène à enregistrer. Pour des amplitudes transmises par le support 12 qui répondent aux relations (2a) et (2b), il peut y avoir des interférences dans la réponse de chaque cellule photosensible siV^ et>^2 sont troP grands ; la réponse des cellules photosen-35 sibles est fonction, non seulement de l'image enregistrée grâce à l'un des réseaux, mais aussi de l'image enregistrée grâce à un autre des réseaux. Il faut que"Y^ et ^ soient suffisamment petits pour que l'image d'ordre zéro ait un éclairement indépendant de la scène enregistrée sur le support 12, comme 71 34357 2107978 indiqué dans la demande de brevet mentionnée précédemment. Il est clair que la fréquence spatiale des réseaux doit être telle que les différentes images des différents ordres de diffraction ne se recouvrent pas car il en résulterait des franges de moiré visibles sur l'écran du récepteur de 5 télévision. On préfère que le pouvoir de résolution du dispositif de balayage 10 soit égal à 625 lignes par image, c'est-à-dire égal au pouvoir de résolution utilisé dans les postes récepteurs de télévision du commerce. L'objectif 14, qui peut être constitué d'un verre unique ou de plusieurs verres, a au moins le même 10 pouvoir de résolution que le dispositif de balayage. La fréquence du réseau 18 qui est supérieure à celle du dispositif de balayage n'est pas résolue. La diffraction obtenue par plusieurs réseaux entraîne la séparation automatique des différents canaux de lecture et, par là-même, le dispositif suivant l'invention n'a pas besoin d'utiliser une largeur de bande plus grande que celle des récep- 15 teurs de télévision habituels puisque les réseaux n'ont pas besoin d'être réso- provoquée lus. L'addition d'une autre composante pour l'image est / simplement par l'émission d'un autre signal provoqué par l'adjonction d'un nouveau réseau sur le support 12. Il est clair que le support 12 peut représenter un négatif d'une scène 20 plutôt que la scène elle-même. L'inversion seraobtenue par exemple par un dispositif électronique. La Fig. 2 représente un dispositif suivant l'invention pour produire une image de télévision en couleurs utilisant trois canaux tels que par exemple un canal rouge, un canal vert et un canal bleu. Le dispositif comprend un disposi-25 tif de balayage 42 tel que, par exemple, celui- que l'on trouve aux Etats-Unis d'Amérique sous le nom de Golor Slide Scanner Ml-40514 de la Société Radio Corporation of America comprenant une source d'alimentation 44 et un circuit 46 pour commander la mise en oeuvre du dispositif 42. Lors de l'utilisation du dispositif 42, on enlève les filtres rouge, vert et bleu et on introduit dans 30 le dispositif suivant l'invention des écrans 56, 58 et 60 disposés devant des cellules photosensibles 48, 50 et 52. Ces écrans sont conjugués d'un écran 49, présentant un orifice 51, à travers le système optique. Des miroirs partiellement réfléchissants 53 et 55 permettent de diviser les faisceaux traversant l'orifice 51 et permettent d'illuminer les cellules photosensibles 48, 50 et 52 35 avec les faisceaux des couleurs appropriées grâce à une disposition exacte des orifices des écrans 56, 58 et 60. Chacun de ces écrans laisse passer le faisceau formant l'image du premier ordre correspondant au maximum de sensibilité de la cellule photosensible devant laquelle il est placé. Par exemple, l'écran 56 laisse passer le faisceau formant une image rouge, l'écran 58 laisse passer le 40 faisceau formant une image verte et l'écran 60 laisse passer le faisceau formant 71 34357 8 2107978 une image bleue. Les ordres supérieurs ainsi que l'ordre zéro sont arrêtés par les écrans 56, 58 et 60. Il est clair que, comme on l'a indiqué précédemment, l'invention n'est pas limitée à l'utilisation du premier ordre mais qu'on peut aussi utiliser les ordres supérieurs. On remarquera que;dans ce dispositif^on 5 n'a pas besoin d'utiliser des filtres de couleurs car une séparation des diverses couleurs est obtenue par la disposition des orifices et la séparation des faisceaux est obtenue par les réseaux de diffraction portés par le support 62. La composition spectrale de la lumière émise par le dispositif de balayage 42 cette n'est pas critique puisque / composition spectrale est determinee par la dispo-10 siton des orifices situés sur les écrans 56, 58 et 60. Lorsque les trois composantes d'une image sont des composantes colorées, on peut utiliser des réseaux ayant la même fréquence spatiale, telle que par exemple 125 traits par millimètre, disposés de façon à avoir leurs traits suivait des orientations différentes telles que, par exemple, 0°, 45° et 90° environ 15 par rapport à un axe de référence arbitraire. Cette disposition est représentée sur la Fig. ld qui montre la disposition des réseaux 65, 67 et 69 dont les traits sont respectivement parallèles aux lignes 71, 73 et 75. Un objectif 54 forme une image du point lumineux situé sur l'écran du dispositif de balayage 42 sur le support 62. L'orifice 51 de l'écran 49 détermine l'ouverture angulaire 20 du faisceau d'éclairage. Les différents écrans 56, 58 et 60 présentent des orifices dont la dimension est égale à la dimension des images de l'orifice 51 à travers le système optique. L'orientation et la disposition de ces écrans sont fonctiore de la disposition des réseaux 65, 67 et 69 contenus sur le support 62. Des verres 64, 68, 70 et 72 permettent d'obtenir des images de l'écran 51 ayant 25 un pouvoir de résolution donné. La disposition et le choix de ces verres sont bien connus dans la technique. La transmission de ces informations à un récepteur de télévision 82 comprenant un tube cathodique 83 est obtenue de manière bien connue dans la technique grâce à un circuit 74 de traitement des informations qui reçoit les signaux 30 de sortie des cellules photosensibles 48, 50 et 52. Ce circuit 74 transmet les informations au récepteur 82 sous une forme appropriée utilisable par ce récepteur. Les cellules photosensibles 48, 50 et 52 n'ont pas besoin d'avoir la même sensibilité bien que ceci soit préférable car leur signaux de sortie sont amplifiés séparément et traités de façon différente par le circuit 74. 35 La Fig. 3 représente un organe de réception des différentes images colorées composant l'image finale. Cet organe peut être utilisé soit dans le dispositif suivant l'invention représenté à la Fig. la, soit dans celui représenté à la Fig. 2. Cet organe est constitué d'un écran 86 situé dans le plan des images de l'ouverture. Cet écran présente plusieurs orifices permettant de transmettre les 40 faisceaux dœ spectres du premier ordre formant les différentes images du premier 71 34357 9 2107978 ordre pour les couleurs rouge, verte et bleue. Ces différents faisceaux sont analysés par des cellules photosensibles 88. Si l'on veut utiliser les deux images du premier ordre et n'utiliser qu'une seule cellule photosensible pour chaque composante de l'image, on peut relier les orifices, pris deux à deux et 5 situés en repérage par rapport aux images du premier ordre de la composante considérée, aux différentes cellules photosensibles grâce à des fibres optiques 90. Dans ces cas^1'utilisation d'un écran 86 muni d'orifices est même inutile car les fibres optiques sont suffisamment sélectives. La Fig. 4 représente un autre mode de réalisation des organes de réception 10 dans lequel on utilise un écran 38 portant des cellules photosensibles 39 de grandeur convenable, disposé de manière appropriée en repérage précis avec les images des premiers ordres correspondant à l'orifice 51. L'invention a été décrite en utilisant des réseaux présentant un pas constant et une orientation angulaire différente, mais on peut aussi utiliser des 15 couches photosensibles présentant plusieurs sous-couches ayant des sensibilités spectrales différentes qui ont été exposées à des réseaux de pas différents disposés parallèlement. Pour détecter les différents faisceaux représentatifs chacun d'une composante colorée de l'image finale, on peut utiliser un écran 92 représenté à la Fig. 5 ; cet écran comprend des orifices 94, 96 et 98, chacun 20 de ces orifices étant composé de deux trous correspondant aux différentes images colorées du premier ordre de l'orifice donné par les différents réseaux. Lors du fonctionnement, le dispositif de balayage 42 envoie un faisceau qui traverse l'orifice de l'écran 49 et est focalisé par l'objectif 54 sur le support 62 portant des réseaux 66 tels que par exemple ceux représentés à la Fig. ld.' 25 Des verres 64, 68, 70 et 72 coopèrent avec les miroirs partiellement transparents 53 et 55 afin de diviser les faisceaux rouge, vert et bleu qui traversent respectivement les écrans 56, 58 et 60 afin d'exciter les cellules photosensibles 48, 50 et 52 sensibles respectivement au rouge, au vert et au bleu. Les signaux produits par les cellules 48, 50 et 52 sont transmis au circuit 74. 30 Le circuit 74 traite les informations envoyées par les diverses cellules et les transmet à un récepteur de télévision 82 qui reproduit l'image finale à partir des différentes composantes de cette image. Si on doit transmettre une image en noir et blanc, on enregistre une scène sur le support 62 et on utilise une seule cellule photosensible. A ce moment là, un récepteur de télévision noir 35 et blanc du commerce permet de reproduire de manière appropriée une image enregistrée sur le support 62. Un des principaux avantages de cet appareil suivant l'invention réside dans la superposition des différentes composantes de l'image finale lors de l'enregistrement, ces composantes étant automatiquement séparées lors de la restitu-40 tion. 71 34357 10 2107978 REVENDICATIONS.- 1. - Procédé de reproduction sur un écran de télévision d'une image colorée formée par la superposition d'au moins deux composantes de couleurs différentes enregistrées sur un support photosensible en coopération avec des 5 réseaux de diffraction, procédé caractérisé en ce que l'on balaie r»râce à un faisceau dont l'ouverture est définie par un orifice, le support photosensible, afin d'obtenir, grâce aux différents réseaux, des spectres de diffraction de divers ordres dont la modulation est représentative de la modu- en r lation des composantes de l'image,/ce qu'on forme grâce à un objectif des 10 images de l'orifice vues à travers les réseaux portés par le support, en ce qu'on analyse les spectres formant les images de l'orifice par l'intermédiaire d'organes de réception qui envoient des signaux représentatifs de la modulation de chacun des spectres et en ce qu'on applique les signaux provenant des organes à un circuit qui traite les informations reçues de 15 manière à les transmettre à un récepteur de télévision sous une forme appropriée. 2. - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les images de l'orifice correspondant à des spectres d'ordres différents n'ont aucune partie commune. 20 3. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on arrête les spectres formant les images ne correspondant pas au premier ordre. 4. - Appareil de reproduction sur un écran de télévision d'une image colorée constituée par la superposition d'au moins deux composantes de couleurs 25 différentes enregistrées sur un support photosensible en coopération avec des réseaux de diffraction, appareil caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de balayage envoyant un faisceau qui est diffracté par les réseaux du support en spectres d'ordres distincts et dont l'ouverture est réglée par un orifice, spectres représentatifs chacun d'une des composantes de 30 l'image enregistrée sur le support, un objectif pour faire converger les spectres en images, des organes de réception excités par les images des spectres pour envoyer des signaux représentatifs de chacune des composantes et un circuit pour traiter les signaux envoyés par les divers organes et les transmettre au récepteur de télévision pour reproduire l'image en 35 couleurs. 5. - Appareil conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que l'orifice est adapté de manière à ce que les différentes images données par l'objectif n'aient pas de partie commune. 6. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé 40 en ce que les organes de réception comprennent des cellules photosensibles 71 34357 11 2107978 et un écran qui ne laisse passer que les spectres formant les diverses images du premier ordre de l'orifice vers les cellules. Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que les moyens de balayage comprennent un dispositif de balayage muni d'un écran dont l'image est formée sur le support.