On sait que l'une des difficultés majeures pour la ré diction des coûts de la constructiwn d'un bâtiment réside dans le fait que chaque construction constitue un cas particulier, fonction de la structure du batiment, de sa destination et de son environnement. La réalisation, cas par cas, des bâtiments nécessite l'utilisation d'une main-d'oeuvre importante et, jusqu'à ce jour, il n'a pas été possible de définir un système constructif permettant de réaliser tous les types de bâtiments possibles avec un nombre restreint d'éléments préfabriqués. La présente invention a pour but de définir un tel système constructif permettant de réaliser tous les bâtiments, que ceux-ci aient, comme éléments porteurs, des murs ou des poteaux, ou les deux, ce système étant donc aussi bien adapté 9 la réalisation des bâtiments d'habitation qu'd la réalisation de locaux des tinés à recevoir du public. Le procédé de construction selon l'invention s'adapte à toutes les conceptions de coordination dimensionnelle et permet, en particulier, le respect des contraintes dues aux conceptions modulaires, que les modules soient; repérés entre axes ou entre nus de parois.Le procédé de construction selon l'invention envisage de- réaliser les liaisons entre les compo- sants principaux préfabriqués par des joints de mortier -coulés sur place, ce qui garantit la qualité d'isolation phonique et d'isola-tion au feu, qu'on ne peut attendre habituellement que d'un bâtiment traditionnel. Par ailleurs, le procédé de constructipn selon l'invention permet d'utiliser des planchers, cloisons ou façades de type connu, la compatibilité de ces éléments connus ne néces-sitant qu'une relativement faible adaptation. La présente invention a, en conséquence, pour objet un procédé permettant la construction de bâtiments divers au moyen d'un nombre réduit d'éléments préfabriqués, ce procédé--mettant en oeuvre des moyens d'appui verticaux, des poutres horizontales et des panneaux plans verticaux réalisés en béton, ainsi que des planchers, caractérisé par le fait que l'on prévoit dans la zone de chaque moyen d'appui, qui est destinée à supporter une poutre, quatre moyens d'assemblage en attente régulièrement répartis autour d'un axe vertical ------------------------- sur la zone appui destinée à supporter une poutre ; que l'on réalise chaque poutre de façon qu'elle comporte, à chacune de ses extrémités, un chapi teau constitué d'un prisme droit délioité de part et d'autre du de préférence plan moyen de la poutre par un dièdre/de 900. symétrique par rapport audit plan moyen, l'extrémité du chapiteau comportant sur une partie de sa hauteur un embrèvement qui surmonte une embase de fixation, l'embase comportant dans le plan moyen de la poutre un moyen d'assemblage destiné à coopérer avec l'un de ceux du moyen d'appui destiné à recevoir le chapiteau ; que l'on met en place une poutre sur deux moyens d'appui, chaque chapiteau s'appuyant par au moins une partie de sa base inférieure sur la zone d'appui de l'un desdits moyens d'appui ; et que l'on fait coopérer les moyens d'assemblage des chapiteaux de la poutre et des moyens d'appui qui la soutiennent, les liaisons entre poutres et moyens d'appui comportant un coulage de mortier sur place après assemblage des éléments. I1 convient de remarquer que la forme prismatique adoptée pour les chapiteaux d'extrémité des poutres est particulièrement intéressante et constitue une caractéristique essentielle du procédé de construction selon l'invention. En effet, les chapiteaux de poutre peuvent s'appuyer sur des poteaux verticaux, un poteau étant susceptible de recevoir quatre extrémités de poutre, quelle que soit la dimension de sa section depuis un minimum jusqu'à un maximum. Lorsque des poutres arrivent sur un même poteau, l'assemblage est fait en mettant en oeuvre les moyens d'assemblage prévus sur les deux types d'éléments et la liaison est terminée par un coulage sur place de mortier, ce qui permet d'assurer la bonne isolation désirable. Dans un mode préféré de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on prévoit pour les moyens d'appui, des moyens d'assemblage constitués de trous verticaux, éventuellement équipés de douilles filetées, et pour les poutres, des moyens d'assemblage constitués de trous perpendiculaires à la ligne moyenne de la poutre, contenus dans le plan moyen de ladite poutre et traversant l'embase de part en part, et l'on fait coopérer les moyens d'assemblage des poutres et des moyens d'appui grâce à des liaisons, qui traversent les embases et pénètrent dans les trous en attente des moyens d'appui ; on ménage sur la face horizontale des poutres, qui est adjacente à l'embrèvement d'extrémité, une rainure de liaison de continuité, de faible longueur par rapport à la poutre, disposée sensiblement dans le plan moyen de la poutre et débouchant dans ledit embrèvement ; on forme les chapiteaux prismatiques d'une poutre de façon que leurs embases de fixation soient tronquées à leur extrémité par un plan perpendiculaire à la ligne moyenne de la poutre correspondante et, à l'assemblage de plusieurs chapiteaux sur un même moyen d'appui, on remplit l'espace libre délimité par les extrémités tronquées des embases de fixation par un mortier coulé sur place ; dans un premier cas, on dispose l'extrémité d'une poutre sur un moyen d'appui constitué par un poteau vertical, tous les poteaux verticaux préfabriqués servant à la cons truction ayant la même longueur ; on utilise des poteaux verticaux de différents types, ayant des sections droites homotétiques , dans un deuxième cas, on met en appui un chapiteau de poutre horizontale sur une extrémité d'un voile plan sensiblement rectangulaire, ladite extrémité du voile plan comportant un- embrèvement pratiqué dans la partie haute du chant vertical correspondant dudit voile, ledit embrèvement ayant la hauteur d'une poutre et déterminant à sa base une embase destinée à recevoir la (ou les) poutre(s), la dite embase comportant les mêmes moyens d'assemblage en attente que les extrémités de poteaux ; on prévoit, sur toute la hauteur des chants verticaux des voiles constituant des moyens d'appui ou des panneaux plan utilisés pour la construction, une rainure de clavetage, qui revient en équerre sur les chants horizontaux, pour constituer une rainure de liaison de continuité de faible longueur par rapport à la longueur du voile ou du panneau et, après assemblage des éléments préfabriqués, on remplit lesdites rainures de clavetage par un mortier coulé sur place ; dans le fond des rainures declavetage des voiles et des panneaux, on prévoit des -moyens d'assemblage régulièrement espacés d'une distance a et l'on prévoit également sur au moins deux faces perpendiculaires d'un poteau, le long de la ligne moyenne desdites faces, des moyens d'assemblage régulièrement espacés de la même distance a, le moyen d'assemblage le plus proche de la tête de l'élément qui le porte étant toujours à la même distance b de cette tête ; avantageusement, les moyens d'assemblage des voiles, panneaux et poteaux sont des trous borgnes, éventuellement équipés de douilles ; on règle le niveau de la tête de chaque élément vertical en agissant sur le niveau de pose du pied de l'élément au moment de la réalisation de la liaison de cet élément avec le plancher de soutien ; on donne, à toutes les poutres préfabriquées, la même hauteur et on fait reposer les planchers sur la face supérieure desdites poutres, les planchers comportant, de préférence, en rive, à mi-épaisseur, des moyens d'assemblage régulièrement espacés permettant la fixation des fa çades ; on réalise la liaison de continuité entre poutres en disposant un ferraillage dans les rainures de liaison de continuité des poutres et en noyant ce ferraillage dans un mortier coulé sur place ; dans une variante, on prévoit, sur les bordures supérieures des poutres préfabriquées, des cadres sortants et on utilise lesdits cadres pour réaliser la liaison avec les planchers par un coulage de mortier sur place ; quand un moyen d'appui supporte un nombre de chapiteaux de poutre inférieur à quatre, on adjoint au(x) chapiteau(x) existant(s), au moins une pièce prismatique complémentaire destinée à remplir le(ou les) vide(s) éventuel(s) au niveau des poutres tout autour de la zone d'appui sur le moyen d'appui ; pour réaliser une trame biaise de poutres, on utilise des poutres dont le chapiteau d'extrémité est, ou bien le même que pour une trame droite, ou bien la moitié de ce dernier qui est définie par le plan de symétrie du chapiteau, la ligne moyenne de la poutre étant comprise entre-les deux faces du dièdre, qui limite latéralement le chapiteau. La présente invention a également pour objet, à titre de produit industriel nouveau, les éléments préfabriqués qui permettent la mise en oeuvre du procédé de construction selon l'invention, en particulier les poutres, poteaux, voiles et panneaux possédant les caractéristiques données dans la définition ci-dessus du procédé. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on- va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de mise en oeuvre représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente, en perspective, un chapiteau de poutres mis en place sur une extrémité de poteau - la figure 2 représente, en plan, l'assemblage des chapiteaux de quatre poutres portées par un même poteau - la figure 3 reprdsente, en plan, l'assemblage d'un chapiteau de poutres sur l1extrémité d'un voile vertical - la figure 4 représente une coupe selon IV-IV de la figure 3 - la figure 5 représente un schéma donnant les différentes sections droites des différents poteaux utilisables dans le procédé selon l'invention - la figure 6 représente l'assemblage d'une poutre sur un poteau, la vue correspondant à une coupe verticale passant par l'axe du poteau et par la ligne moyenne de la poutre - la figure 7 représente, sélon une coupe analogue à celle de la figure 6, la zone de raccordement entre un poteau et un panneau - la figure- 8 représente, en coupe verticale, la liaison de continuité entre deux poutres opposées reposant sur un même poteau, la coupe étant réalisée selon l'axe commun des deux poutres ; - la figure 9 représente, schématiquement en perspective, la disposition des ferraillages de la liaision de la figure 8 - la figure 10 représente, selon une coupe analogue à celle de la figure 8, un autre mode de réalisation de la liaison de continuité entre deux poutres supportées par un même poteau - la figure ll représente, schématiquement en perspective, la disposition du ferraillage de la liaison de continuité de la figure 10 en supposant que le poteau supporte quatre poutres à angle droit - la figure 12 représente, en perspective, une variante de réalisation des poutres, variante dans laquelle des cadres sortants sont en relief sur la bordure supérieure de la poutre - la figure 13 représente une utilisation de la poutre de la figure 12 pour la liaison avec un plancher réalisé au moyen d'une pré-dalle - la figure 14 représente schématiquement, en coupe ver tical, l'assemblage de deux poteaux superposés, de part et d'autre d'un plancher, et le réglage en hauteur du poteau supérieur - la figure 15 représente une variante de l'assemblage de la figure 14 - la figure 16 représente schématiquement la définition des pièces complémentaires destinées à éviter les vides au niveau des assemblages des chapiteaux sur les poteaux - la figure 17 représente,schématiquement, la définition des chapiteaux pour les poutres destinées à constituer des trames biaises - la figure 18 représente un premier mode d'assemblage de quatre voiles ou panneaux se croisant en équerre - la figure 19 représente une variante du mode d'assem- blage de la figure 18. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1, dans son ensemble, un poteau constituant un moyen d'appui des poutres horizontales 2. Les poteaux 1 du système constructif selon l'invention ont tous la même hauteur pour un même niveau de bât2- ment > par exemple, pour un local recevant du public, la hauteur pourra être de 3 m et, pour un local d'habitation, la hauteur pourra être de 2,50 m. Les poteaux l ont, suivant les contraintes mécaniques qu'ils subissent, des dimensions plus ou moins importantes et la figure 5 représente schématiquement les sections droites des différents poteaux d un même système constructif.On voit que ces sections droites sont des carrés homotétiques, le plus petit ayant 20 cm de côté et le plus grand ayant 60 cm de côté, ce qui donne six sections de poteaux disponibles. Les poteaux de 60 cm de c8té ont, dans la zone médiane de leur face, des rainures de clavetage la permettant en particulier les liaisons avec les façades. Les poteaux 1 comportent sur deux faces perpendiculaires des trous 3 constituant des moyens d'assemblage destinés à coopérer avec des moyens d'assemblage correspondants placés sur le chant de voiles ou panneaux destinés à s'assembler sur les poteaux. A leur-partie supérieure, les poteaux 1 comportent quatre trous 4 constituant des moyens d'assemblage destinés à coopérer avec des moyens d'assemblage correspondants portés par les extrémités des poutres 2. Les quatre trous 4 sont répartis tous les 90 autour de l'axe vertical du poteau 1. La poutre 2 comporte, à chacune de ses extrémités, un chapiteau constitué par un prisme droit symétrique par rapport au plan moyen de la poutre 2. Le chapiteau a étd désigné par 5 dans son ensemble. Le prisme droit constituant le chapiteau 5 est délimité latéralement par les faces d'un dièdre de 90 et, sur ces faces latérales, on a prévu des rainures verticales 6 régulièrement espacées. La position des rainures 6 est fonction des divers dimensionnements des poteaux pouvant être utilisés dans le système constructif selon l'invention. A la partie supérieure du chapiteau 5 on a prévu un embrèvement 7 dans lequel débouche une rainure de liaison de continuité 8. L'embrèvement 7 est délimité à sa partie inférieure par une embase 9 qui est traversée par un trou vertical 10. L'embase 9 est la partie de la poutre 2, qui repose sur le moyen d'appui de l'extrémité de la poutre quel que soit le dimensionnement de ce moyen d'appui ; il est bien clair que plus la section du poteau 1 est grande, plus la surface d'appui du chapiteau 5 sur le poteau est importante ; le dimensionnement de 1'em- base est tel que la totalité de la section droite de l'embase repose sur le poteau 1 de plus petite dimension. Le trou 10 est un moyen d'assemblage, qui est destiné coopérer avec l'un des trous 4 pratiqués sur la face d'extrémité supérieure du poteau 1. La rainure 8 est destinée, comme il sera explicité plus loin, à assurer la liaison mécanique entre deux poutres se faisant vis-àvis et stappuyan. sur le même poteau 1.On peut envisager, lorsqu'il est nécessaire de réaliser des porte-à-faux, de prévoir dans le système constructif selon l'invention des poutres-consoles, dont une seule extrémité comporte un chapiteau 5. Dans tous les composants du système de construction selon l'invention, les réservations de liaison entre composants pour les divers accrochages qui sont nécessaires, sont réalisées en creux et tramées, ce qui assure le maximum de compatibilité. Par exemple, les trous 3 sont disposés tous les 10 cm d partir de la tête de poteau ; les tolérances de pose de ce système constructif sont celles des éléments préfaqués habituels : les joints constructifs verticaux ont une possibilité de variation de l cm et les joints constructifs horizontaux sont sans épaisseur, le réglage du niveau de la tête des éléments s'effectuant par le réglage du niveau du pied au moment de la mise en place de l'éldment. Sur la figure 2, on a représenté l'assemblage de quatre poutres 2 sur un même poteau 1. Les liaisons, par exemple par boulons, sont mises en place dans les trous 10 et 4 pour assurer l'assemblage et il est clair que les quatre embrèvements 7 définissent un espace libre qu'il convient de remplir de mortier coulé sur place pour terminer la liaison. Le coulage du mortier implique que les interstices 11, entre les dièdres de deux poutres adjacentes, soient obturés à une extrémité. On met en place des languettes verticales (non représentées) dans celles des rainures 6, qui se font vis-à-vis et qui se trouvent au voisinage de la bordure latérale du poteau 1. On bouche ainsi, vers l'extérieur, les interstices 11 puisque ceux-ci sont fermés, à leur partie inférieure, par la face supérieure du poteau 1.On peut donc, sans difficulté, couler le mortier pour remplir l'espace vide défini par les embrèvements 7 et les interstices 11. Les figures 3 et 4 représentent l'assemblage d'une poutre 2, identique à celle représentée sur les figures 1 et 2, avec un voile vertical désigné par 12 dans son ensemble. Le voile 12 est un panneau rectangulaire comportant, à son extrémité qui supporte la-poutre 2, un embrèvement 13. L'embrèvement 13 est limité, à sa partie inférieure, par une embase 14 qui, vue en plan, a sensiblement la forme d'un carré de 20 cm de côté. L'épaisseur du voile 12 est de 20 cm. L'embase 14 comporte des moyens d'assembla ze constitués par des trous 15 disposés tous les 900 autour d'un axe vertical de sorte que l'embase 14 se présente, vueen plan, comme la surface supérieure d'un poteau 1 qui au-.-ait 20 cm de côté. L'embase 14 peut donc constituer une surface (l'appui pour trois poutres 2, les embases 9 de ces poutres venant s'appuyer sur l'em- base 14. Le voile 12 comporte, sur ses bordures verticales, une rainure de clavetage 16 permettant la liaison avec un autre voile de même type. L'embase 14 est à un niveau, qui est distant de la bordure supérieure du voile 12 de la hauteur d'une poutre 2, hauteur que, dans cet exemple, on fixe à 40 cm. Les voiles 12 portent, sur leur bordure supérieure, des rainures de liaison de continuité 17 permettant la mise en place d'un ferraillage comme dans le cas de la liaison entre deux poutres 2. On voit donc que les moyens d'appui des poutres peuvent être constitués soit par des poteaux 1, soit par des voiles 12.En plan, la trame de la construction est fixée à une valeur comprise entre 1,80 m et 6 m par pas de 30 cm. Pour réaliser le remplissage vertical entre voiles ou entre poteaux, on prévoit des panneaux rectangulaires dont la longueur est fonction de la trame choisie et dont la hauteur est égale à la hauteur sous plafond diminuée de la hauteur des poutres. Ces panneaux, désignés par 18 et représentés sur la figure 7, comportent sur leurs chants verticaux des rainures de clavetage 19 identiques- aux rainures 16, lesdites rainures 19 se prolongeant, grâce à un retour en équerre sur les bordures supérieures, par des rainures de liaison de continuité 20 identiques aux rainures 17. L'assemblage des panneaux 18 avec les éléments de constructions adjacents, s'effectue en coulant sur place du mortier dans les rainures de clavetage.Dans les rainures de clavetage 16 et 19, on prévoit, tous les 10 cm à partir de la tête des éléments, des moyens d'assemblage constitués par des trous analogues aux trous 3 des poteaux 1, de façon à réaliser l'assemblage entre les éléments. Les éléments qui viennent d'être décrits permettent donc de réaliser des fixations sur deux faces perpendiculaires d'un poteau et sur la tranche des murs, tous les 10 cm en altitude, à miépaisseur ; les panneaux 18 sont tous de même forme rectangulaire les voiles 12 peuvent comporter soit un embrèvement 13 à l'un de leurs angles supérieurs, soit un embrèvement 13 à chaque angle supérieur.La longueur des panneaux et des voiles est fonction de la trame choisie pour le plan du bâtiment et toutes les structures peuvent être obtenues avec des longueurs L (en cm) de panneaux ou de voiles : L = (m x 30 + O) ou (m x 30 + 15) ou (m x 30 + 5) ou (m x 30 t 10), m étant un entier compris entre 6 et 20, selon que l'on choisit une trame repdrde entre axes ou entre nus de murs. Dans les mêmes conditions, les poutres ont une longueur (en cm) égale à (m x 30) ou (m x 30 + 20), selon que l'on choisit une trame repérée entre axes ou entre nus de murs. On voit donc qu'avec un nombre réduit d'éléments préfabriqués, on peut réaliser toutes les structures désirables. Les figures 8 à 19 montrent des détails de réalisation des systèmes constructifs selon l'invention. Les figures 8 et 9 représentent la réalisation d'une liaison de continuité entre deux poutres 2 portant sur un même poteau 1. Les poutres 2 ont, à leur partie supérieure, des fers 21, qui dépassent dans les rainures de liaison de continuité 8 et que l'on associe à des fers de chevauchement 22 allant d'une rainure 8 à la rainure 8, qui lui fait vis-à-vis. L'ensemble des fers 21 et 22 est noyé dans un mortier de liaison 23 coulé en place Dans chaque rainure 8, on prévoit deux fers 21 parallèles. Les figures 10 et ll représentent un autre mode de réalisation d'une liaison de continuité, utilisable par exemple pour la liaison entre quatre poutres 2 se raccordant sur un meme poteau 1. Les poutres 2 présentent intérieurement des fers longitudinaux 23, deux fers 23 parallèles s'étendent au-dessous de chacune des rainures 8. Sur les fers 23 on a soudé des platines 24 qui affleurent sur le fond des rainures 8.Des fers de chevauchement 25 sont soudés entre les platines 24 de deux poutres se faisant vis-d-vis, chaque liaison comportant deux fers 25 parallèles disposés dans les rainures 8. Pour les deux poutres perpendiculaires, la liaison s'effectue de la même façon au moyen de fers de chevauchement 27, mais pour permettre le croisement des fers 25 et 27 on soude, sur les platines 24 des deux poutres perpendiculaires aux premières ci-dessus décrites, des platines de surélévation 26. L'ensemble est noyé dans un mortier de liaison 28. Il convient de remarquer que cette liaison de continuité permet le passage de fers verticaux lorsque cela est utile pour la liaison entre le poteau inférieur 1 qui soutient les poutres 2, et un poteau supérieur disposé à l'aplomb du premier. Les figures 12 et 13 représentent une variante de réalisation des poutres 2. Dans cette variante, les poutres comportent des cadres sortants en forme d'étrier 29, régulièrement disposés en saillie sur les bordures supérieures. Entant donné que les poutres 2 sont destinées à recevoir les planchers, on voit que les cadres 29 vont pouvoir être utilisés pour la liaison des planchers avec les poutres 2. Cette liaison est représentée, à titre d'exemple, sur la figure 13 pour un plancher réalisé avec une pré-dalle 30. La pré-dalle 30 préfabriquée est disposée sur les bordures supérieures de poutres, de part et d'autre des cadres sortants 29 et l'on coule ensuite sur place le plancher proprement dit 31 en noyant les cadres sortants 29. La réalisation des planchers dans le procédé de construction selon l'invention peut s'effectuer de toute façon connue, soit en coulant une dalle sur place au moyen d'un coffrage, soit en utilisant une pré-dalle comme indiqué sur la figure 13, soit en utilisant des planchers préfabriqués ou des planchers en corps creux. Le réglage des éléments verticaux en hauteur s'effectue en réglant le niveau de leur base, qui peut a'enfoncer plus ou moins dans le béton coulé en place du plancher, pour monter le niveau supérieur des éléments verticaux exactement à la hauteur voulue par rapport au niveau brut du plancher, quelles que soient les tolérances de fabrication. Les figures 14 et 15 représentent, à titre d'exemples, deux modes de liaison possibles entre deux poteaux superposés d'une construction selon l'invention. Sur la figure 14, on voit que le poteau supérieur 1 est muni d'éléments de liaison verticaux 32 insérés dans les trous 4 de la base du poteau 1. Le poteau inférieur 1 est muni d'éléments de liaison 33, qui coopèrent à la fois avec les trous 4 de l'extrémité supérieure du poteau inférieur et avec les trous 10 des poutres 2 qui viennent en appui sur ce poteau inférieur. Un plancher 34 est coulé en place sur cet ensemble et vient, d'une part, remplir l'espace libre constitué par les embrèvements des poutres 2 et, d'autre part, fixer la base du poteau supérieur 1. La hauteur du poteau supérieur 1 est réglée en l'en- fonçant plus ou moins dans le béton coulé en place pour constituer le plancher 34. Sur la figure 15, l'assemblage représenté est analogue à celui de la figure 14 mais les éléments de liaison 32 et 33 sont différents étant donné qu'il s'agit de fers 35 vissés dans les trous 4 des poteaux 1, fers dont les extrémités libres sont en forme de crosse, lesdites crosses se trouvant dans l'espace délimité par les embrèvements 7 et dans l'épaisseur du plancher 34. On obtient ainsi une liaison supportant les tractions. La figure 16 représente schématiquement la définition des pièces complémentaires permettant de combler les vides existant au niveau des raccordements de poutres lorsqu'un moyen d'appui, poteau ou voile, ne reçoit qu'un nombre de poutres inférieur à celui qu'il est susceptible de supporter. En effet, dans ce cas, il existe des vides à la place des chapiteaux des poutres manquantes et, pour remplir ces vides, on utilise des pièces complémentaires telles que les pièces 36, 37 et 38 représentées schématiquement sur la figure 16, ces pièces ayant la forme de prismes droits et ayant une hauteur égale à celle des poutres. On voit que, pour pouvoir combler les vides dans tous les cas, il suffit d'une pièce 36 et de deux jeux symétriques de pièces 37 et 38. La figure 17 représente le cas particulier où l'on désire une trame biaise. Dans ce cas, on a représenté deux possibilités de conformation pour les poutres du système constructif selon l'invention. Selon la première possibilité, représentée sur la partie gauche de la figure, la poutre 102 est associée à un chapiteau 105 ayant exactement la même constitution que le chapiteau 5 précédemment décrit ; la seule différence provient du fait que la poutre 102 a une ligne moyenne qui fait un angle d'environ 22,5 avec le plan de symétrie du chapiteau 105. Sur la partie droite de la figure, on a représenté une deuxième possibilité : dans ce cas, le chapiteau 205 de la poutre 202 est constitué de la moitié du chapiteau 105, celui-ci ayant été coupé en deux par son plan de symétrie.Le chapiteau 205 peut donc s'assembler avec un chapiteau 205a d'une poutre 202a symétrique de la poutre 202 par rapport au plan de raccordement des chapiteaux 205 et 205a. Les poutres (202, 205) sont donc symétriques par rapport à un plan des poutres (202a, 205a) et ces deux poutres sont susceptibles de s'appuyer sur un moyen d'appui, poteau ou voile, de la même façon que dans le cas des poutres 2. Sur les figures 18 et 19, on a représenté deux exemples d'assemblage de quatre voiles, qui se croisent à angle droit. Sur la figure 18, les voiles 39 et 40 viennent de part et d'autre du voile 41, qui traverse la zone d'assemblage, et sont reliés à lui par du mortier coulé sur place 42, 43 respectivement. L'assemblage du voile 41 avec le voile 44 s'effectue par du mortier coulé sur place 45 disposé entre les deux rainures de clavetage des chants verticaux des deux voiles 41 et 44. Bien entendu, l'assemblage, qui vient d'être décrit, est aussi bien valable pour des voiles que pour des panneaux.Sur la figure 19, les quatre voiles 46, 47, 48 et 49 sont disposés à égale distance de l'axe d'assemblage et la zone cruciforme, qui assure la liaison, est réalisée en coulant sur place du mortier, qui vient s'insdrer dans les rainures de clavetage des chants verticaux des quatre voiles. Là encore, cette liaison est aussi bien valable pour des voiles que pour des panneaux. Pour permettre un accrochage aisé des façades, on prévoit, sur les planchers, des moyens d'assemblage disposés sur rive tous les 30 cm et l'on utilise alors des accrochages de type classique. On voit que le procédé de construction selon l'invention permet de réaliser toutes les structures désirables, en utilisant seulement un nombre réduit d'éléments constructifs préfabriqués, qu'il s'agisse de poteaux, de voiles, de panneaux ou de poutres. On peut donc réduire le prix de revient de la construction en fabriquant industriellement les éléments constructifs et en les mettant en oeuvre avec une quantité de main-d'oeuvre réduite sur le chantier. De plus, étant donné que les éléments constructifs préfabriqués sont en nombre réduit, les problèmes de stockage pour la commercialisation de ces éléments sont considérablement diminués. I1 est bien entendu que le mode de mise en oeuvre ci-des stis décrit n'est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé permettant la construction de batiments divers au moyen d'un nombre réduit d'éléments préfabriqués, ce procédé mettant en oeuvre des moyens d'appui verticaux, des poutres horizontales et des panneaux plans verticaux réalisés en béton, ainsi que des planchers, caractérisé par le fait que l'on prévoit dans la zone de chaque moyen d'appui, qui est destinée à supporter une poutre, quatre moyens d'assemblage en attente régulièrement répartis autour d'un axe vertical ------------------------- sur la zone d'appui destinée d-supporter une poutre ; que l'on réalise chaque poutre de façon qu'elle comporte, à chacune de ses extrémités. un chapiteau constitué d'un Prisme droit délimité - cLe nretérence de part et d'autre du plan moyen de la poutre par un diedre,de 9pC, symétrique par rapport audit plan moyen, Il extrémité du chapiteau comportant sur une partie de sa hauteur un embrèvement qui surmonte une embase de fixation, l'embase comportant dans le plan moyen de la poutre un moyen d'assemblage destiné à coopérer avec l'un de ceux du moyen d'appui destiné à recevoir le chapiteau ; que l'on met en place une poutre sur deux moyens d'appui, chaque chapiteau s'appuyant par au moins une partie de sa base inférieure sur la zone d'appui de l'undesdits moyens-d'appui ; et que l'on fait coopérer les moyens d'assemblage des chapiteaux de la poutre et des moyens d'appui qui la soutiennent, les liaisons entre poutres et moyens d'appui comportant un coulage de mortier sur place après assemblage des éléments. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on prévoit, pour les moyens d'appui, des moyens d'assemblage constitués de trous verticaux, éventuellement équipés de douilles filetées, et pour les poutres, des moyens d'assemblage constitués de trous perpendiculaires à la ligne moyenne de la poutre, contenus dans le plan moyen de ladite poutre et traversant l'embase de part en part, et l'on fait coopérer les moyens d'assemblage des poutres et des moyens d'appui grâce à des liaisons, qui traversent les embases et pénètrent dans les trous en attente des moyens d'appui. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on ménage sur la face horizontale des poutres, qui est adjacente à Itembrèvement d'extrémité, une rainure de liaison de continuité, de faible longueur par rapport à la poutre, disposée sensiblement dans le plan moyen de la poutre et débouchant dans ledit embrèvement. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 a 3, ca ractérlsé par le fait que l'on forme les chapiteaux prismatiques d'une poutre de façon que leurs embases de fixation soient tronquées à leur extrémité par un plan perpendiculaire à la ligne moyenne de la poutre correspondante et qu'à l'assemblage de plusieurs chapiteaux sur un même moyen d'appui, on remplit l'espace libre délimité par les extrémités tronquées des embases de fixation par un mortier coulé sur place. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'on dispose l'extrémité d'une poutre sur un moyen d'appui constitué par un poteau vertical, tous les poteaux verticaux préfabriqués servant à la construction ayant la même longueur. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on utilise des poteaux verticaux de types différents ayant des sections droites homotétiques 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'on met en appui un chapiteau de poutre horizontale sur une extrémité d'un voile plan sensiblement rectangulaire, ladite extrémité du voile plan comportant un embrèvement pratiqué dans la partie haute du chant vertical correspondant dudit voile, ledit embrèvement ayant la hauteur d'une poutre et déterminant à sa base une embase destinée à recevoir la (ou les) poutre(s). 8 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'on prévoit sur toute la hauteur des chants verticaux des voiles constituant des moyens d'appui ou des panneaux plans utilisés pour la construction, une rainure de clavetage, qui revient en équerre sur les chants horizontaux, pour constituer une rainure de liaison de continuité de faible longueur par rapport à la longueur du voile ou du panneau et qu'après assemblage des éléments préfabriqués, on remplit lesdites rainures de clavetage par un mortier coulé sur place. 9 - Procédé selon les revendications 5 et 8 prises simultanément, caractérisé par le fait que dans le fond des rainures de clavetage des voiles et des panneaux on prévoit des moyens d'assemblage régulièrement espacés d'une distance a et que l'on prévoit également sur au moins deux faces perpendiculaires d'un poteau le long de la ligne moyenne des dites faces, des moyens d'assemblage régulièrement espacés de la même distance a, le moyen d'assemblage le plus proche de la tête de ltélement qui le porte étant toujours à la même distance b de cette tête. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les moyens d'assemblage des voiles, panneaux et poteaux sont des trous borgnes, éventuellement équipes de douilles Il - Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'on règle le niveau de la tête de chaque élément vertical en agissant sur le niveau de pose du pied dudit élément au moment de la réalisation de la liaison de cet élément avec le plancher de soutien. 12 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que l'on donne à toutes les poutres préfabriquées la même hauteur et que l'on fait reposer les planchers sur la face supérieure desdites poutres, les planchers comportant, de préférence, en rive, à mi-épaisseur, des moyens d'assemblage régulièrement espacés permettant la fixation des façades. 13 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que l'on réalise la liaison de continuité entre poutres en disposant un ferraillage dans les rainures de liaison de continuité des poutres et en noyant ce ferraillage dans un mortier coulé sur place. 14 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que l'on prévoit sur les bordures supérieures des poutres préfabriquées des cadres sortants et que L'on utilise lesdits cadres pour réaliser la liaison avec les planchers par un coulage de mortier sur place. 15 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que lorsqu'un moyen d'appui supporte un nombre de chapiteaux de poutre inférieur à 4, on adjoint au(x) chapiteau(x) existant(s) au moins une pièce prismatique complémentaire destinée à remplir le (ou les) vide(s) éventuel(s) au niveau des poutres tout autour de la zone d'appui sur le moyen d'appui. 16 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que pour réaliser une trame biaise de poutres, on utilise des poutres dont le chapiteau d'extrémité est ou bien le même que pour une trame droite, ou bien la moitié de ce dernier qui est définie par le plan de symétrie d'un chapiteau complet, la ligne moyenne de la poutre étant comprise entre les deux faces du dièdre qui limite latéralement le chapiteau. 17 - Elément préfabriqué permettant la mise en oeuvre du procédé de construction selon l'une des revendications 1 à 16.