L'invention, due à Brian Clifford SHXII{PRON, est relative à la production de cafe soluble et, plus particulièrement, à la production d'un café soluble présentant une saveur particulière, à prépondérance de nuance de saveur "vert/noisette". Plus particulièrement encore le procédé conforme à l'invention consiste à enrichir l'extrait de café concentré à l'aide d'une fraction sélectionnée de composants savoureux du café présentant la nuance de saveur désirée, puis à sécher et à agglomérer l'extrait dans des conditions de traitement qui facilitent la rétention par celui-ci de cette saveur et ntaffectent que d'une manière minimale la qualité des composants savoureux. Un grand nombre d'informations relatives à la production de café soluble ont été publiées. Une quantité importante de ceiles-ci portent sur diverses techniques destinées à améliorer l'arôme et la saveur du café soluble produit. Le but final était, et continue d'être, la production d'un café soluble qui fournisse un breuvage d'arôme et'de saveur identiques à ceux obtenus avec du café fraîchement torréfié et moulu. On peut affirmer que jusqu'à présent ce but n'a pas été atteint, tout au moins d'une manière commerciale. On a tenté pour améliorer la saveur des cafés solubles d'isoler les composants savoureux du café torréfié et moulu, soit avant d'extraire du café la masse de matières solides solubles, soit en les séparant, par évaporation, d'extraits de café de qualité commerciale, puis de ramener ces composants savoureux dans l'extrait, avant ou après dessication par pulvérisation. Ces tentatives de la technique antérieure visaient d'une manière générale à produire un café soluble qui soit équivalent en saveur et en arôme à un café normalement torréfié et moulu, du fait qu'en comparaison avec un tel café, un café soluble offre au consommateur l'avantage important de sa facilité de préparation oammeboisson, Par conséquent il existe un grand intérêt à poursuivre ces tentatives. Contrairement aux procédés de la technique antérieure, qui, en majeure partie, ont été développés à partir de tentatives de produire des cafés solubles ressemblant, en saveur et en arôme, au café torréfié et moulu, l'invention a pour but un procédé qui fournisse un café soluble présentant la saveur désirable à prépondérance de nuance de saveur "vert/noisette" et qui, bien que présentant une saveur et un arme nettement distincts de ceux du café torréfié et moulu, recueille la préférence des consommateurs en comparaison des cafés solubles produits selon une technique antérieure. En résumé, ce que la technique antérieure soit n'a pu mettre en évidence, soit a pu mettre en évidence sans en avoir tiré avantage est le fait que de l'extrait de café concentré, obtenu en extrayant du café torréfié et moulu ses substances solides solubles, dans un système commercial usuel de batterie d'extraction à colonnes, lorsqu'il est dilué jusqu'à une concentration en substances solides solubles équivalente à celle du café bu habituellement, ne reproduit pas l'arôme et la saveur caractéristiques du café Percolehabituel. la différence est probablement due en partie aux conditions de températures élevées et aux longues périodes de traitement utilisées dans la production commerciale. Dans ces conditions, en partant d'un extrait provenant d'un système d'extraction commercial, il est théoriquement impossible, par déshydratation ultérieure, de produire un café soluble qui reproduit, en saveur et en arôme, le caractère du cafépercolé après torréfaction et mouture. Dans un grand nombre de tentatives de reproduire la saveur et l'arme du café torréfié et moulu, on a essayé de récupérer tous les éléments aromatiques qui sont séparés au cours du processus de séparation par évaporation et de mélanger ces éléments aromatiques récupérés à l'extrait concentré à déshydrater. Du fait que l'addition de ces éléments aromatiques à l'extrait n'avait d'autre effet que de reproduire la qualité d'arôme et de saveur de l'extrait original fourni par la batterie de colonnes d'extraction, l'extrait ainsi renforcé par récupération de ses composants aromatiques et savoureux, ne peut constituer une matière de départ appropriée ppur la production d'un café soluble reproduisant la saveur et l'arôme du café torréfié et moulu percolé. A la différence de ces techniques antérieures, la caractéristique essentielle de l'invention est de récupérer sélectivement une fraction particulière de la totalité des composants savoureux qui sont isolés au moyen d'une technique de séparation par évaporation et de renforcer l'extrait de café, après que celui-ci a été convenablement concentré, à l'aide de cette fraction sélectionnée. En procédant ainsi, l'inventeur a bien conscience qu'on n'obtiendra pas un café soluble présentant le même arôme et la même saveur que le café torréfié et moulu.Toutefois, ce que l'on obtient, notamment par la combinaison de l'additi n sélective de fractions savoureuses et de la déshydratation de l'extrait concentré renforcé par une technique de dessication par pulvérisation à basse température, est un café soluble particulier, présentant une saveur "vert/noisette", qui est nettement différent des produits de techniques antérieurs. Le terme "vertZnoisette" utilisé ici, tel qu'il est défini par les experts en saveurs, désigne l'association de la saveur rappelant les noisettes grillées, légèrement sucrée et douce, et de la saveur de produit vert, associée aux végétaux crus et au cafe vert. L'invention porte essentiellement sur un procédé consistant: 1) à enlever une proportion substantielle de tous les composants savoureux volatils de l'extrait de café produit par une batterie d'extraction, 2) à récupérer une fraction sélectionnée de ces composants savoureux volatils, 3) à rajouter cette fraction sélectionnée de composants savoureux volatils à la masse d'extrait, qui se trouve ainsi concentrée, et 4) à procéder ensuite à une dessication par pulvérisation, à basse température, de l'extrait liquide concentré ainsi renforcé. Une opération de traitement supplémentaire, consistant à agglomérer la poudre de café séchée par pulvérisation pour former des granules (en vue de fournir un aspect et une densité apparente plus recherchés) constitue un prolongement du procédé conforme à l'invention. Le produit fourni par l'invention, sous.forme soit de poudre séchée par pulvérisation, soit de granules de poudre agglomérée permet d'obtenir un breuvage qui présente une saveur "vert/noisette" spéciale. Bien que dans son ensemble il diffère en arôme e;t en saveur d'un breuvage obtenu chez soL par pasantion2parlrde café torréfié et moulu, le breuvage obtenu à partir du produit conforme à l'invention a été très bien accueilli par de nombreux consommateurs. Le procédé conforme à l'invention tire avantage du fait que les facteurs, qui interviennent, en ce qui concerne la quantité de composants volatils séparés par évaporation de l'extrait, sont la volatilité relative des composants (prise è une dilution infinie) et le pourcentage d'eau évaporée de l'extrait. La température (et la pression absolue) dans la zone d'évaporation dans laquelle les composants volatils sont séparés par évaporation de l'extrait, est relativement sans importance en ce qui concerne la quantité totale de composants savoureux enlevés de l'extrait. Pour assurer la quantité désirée de composants savoureux enlevés, toutefois, on utilise une pression absolue relativement élevée, comprise entre 406,4 mm de mercure et la pression atmosphérique (et une température d'équilibre correspondante élevée) et, pour un extrait de café provenant d'une batterie d'extraction et présentant une concentration en substances solides solubles de 12 à 30,' (en poids), il faut enlever, avec les composants savoureux, au moins 5- à 15,' de l'eau contenue dans 1' extrait utilisé. L'extrait issu de la batterie à colonnes doit être maintenu à une température inférieure à 200C afin de réduire au minimum l'altération des composants savoureux contenus dans l'extrait et doit être clarias. La séparation des fractions savoureuses de l'extrait de café peut aussi être effectuée à des faibles pressions absolues et à basse température de la manière décrite par le brevet Grande Bretagne nO 871 984 et à des pressions absolues intermédiaires comprises entre 152,4 et 381,0 mm de mercure (à des températures correspondantes intermédiaires), de la manière décrite par le brevet Grande-Bretagne nO 1 265 206. Toutefois la séparation d'une partie sélectionnée de composants savoureux de la qualité désirée, par réglage de la pression absolue dans la zone d'évaporation seule est difficile. La condensation partielle de la vapeur aqueuse, contenant les composants aromatiques et savoureux, provenant du séparateur constitue cependant un procédé, à la fois praticable et réglable, pour récupérer une fraction sélectionnée des composants savoureux afin de les rajouter à l'extrait de café concentré. La fraction sélectionnée de substances volatiles séparées de l'extrait de café au cours du processus d'extraction par évaporation est obtenue par un processus de condensation soigneusement réglé. On a découvert qu'une opération de condensation soigneusement réglée fournissait une fraction sélectionnée de substances aromatiques extraites, sous la forme d'un condensat aqueux présentant une saveur prédominante de nuance "vert/ noisette". Ce condensat, lorsqu'il est rajouté à la masse concentrée d'extrait de café et que le mélange est ensuite soumis aux conditions de température de l'opération de dessication par pulvérisation à basse température, réglée (opération décrite ci-dessous), donne au produit final obtenu après dessication par pulvérisatinn une saveur "vert/noisette". Des conditions d'agglomération soigneusement réglés, bien qu'elles n'ajoutent rien de plus à la saveur "vert/noisette", sont utilisées pour compacterla poudre,séchée par pulvérisation, sous forme de granules. Dans ces conditions le produit obtenu est constitué par une poudre séchée par pulvérisation, présentant une saveur particulière "vert/noisette" ou, selon une variante, une poudre séchée par pulvérisation qui a été agglomérée sous forme de granules avec une légère perte de sa saveur de noisette. Les facteurs déterminants, quant à la quantité et à la qualité des composants savoureux présents dans le condensat de vapeurs issues de la zone de séparation par évaporation, sont la pression absolue régnant à l'intérieur du condenseur (qui peut ou non être la même que dans la zone de séparation par évaporation), la température du condensat (fonction de la température de la surface de refroidissement utilisée) et, d'une manière importante, la quantité de gaz non condensables provenant des condenseurs (ou, plus précisément, le rapport de volume de gaz non-condensables au poids de condensat par unité de temps). les gaz non condensables peuvent provenir de défauts d'étanchéité de l'installation ou de gaz emprisonnés dans l'extrait introduit dans les évaporateurs. En résumé plus la température des condenseurs est élevée, plus la température du condensat est élevée et plus le rapport de gaz non condensables est faible, meilleur sera le rendement de condensation. La compDeition du condensat est, par conséquent, nettement déterminée par les conditions précises qui règnent dans les condenseurs et ces conditions sont plus importantes pour sélectionner la fraction désirée de composants savoureux que la température absolue dans la zone de séparation par évaporation. Dans la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, les composants savoureux volatils contenus dans l'eau sont séparés de l'extrait de café, de préférence en faisant passer, d'une manière continue, l'extrait à travers un évaporateur à plaque à un seul étage, fonctionnant à une pression (absolue) comprise entre 406,4 mm de mercure et la pression atmosphérique, de manière que 5 à 15%, de préférence 5 à 10%, de l'eau contenue initialement dans l'extrait soit évaporée. On peut utiliser n'importe quel genre d'évaporateur bien qu'un évaporateur de type à film ou en couche mince soit préférable.Il est souhaitable de travailler au voisinage immédiat des conditions d'équilibre en prévoyant une surface d'évaporation appropriée.L'enlèvement de 80 à 96,' des substances volatiles qui présentent une valeur de volatilité relative supérieure à 80 pour une dilution infinie constitue en pratique un guide avantageux et s'obtiendra en fait pour une élimination de 5 à 15 de l'eau contenue dans i'extrait de café. La quantité de substances volatiles peut, à cet effet, être évaluée avantageusement à partir de mesures chromatographiques globales effectuées en phase gazeuse dans l'espace situé au-dessus d'une faible quantité d'extrait, par des méthodes usuelles en injectant du gaz provenant de cet espace dans un équipement approprié de chromatographie en phase gazeuse, en enregistrant le résultat et en intégrant la région correspondant au maximum pointu de la courbe. Les vapeurs entratnées sont ensuite partiellement condensées dans des conditions soigneusement réglées. La condensation de ces vapeurs entraînées peut être effectuée dans un condenseur à parois et à tubes d'une capacité de condensation appropriée. Pour obtenir le condensat contenant la fraction savoureuse 'Vert/noisette", conforme à l'invention, une température de condensat de O à 210C s'est révélée satisfaisante et souhaitable, la pression absolue étant essentiellement la même que dans la zone de séparation par évaporation (entre 406,4 mm de mercure et la pression atmosphérique). De même, le système condenseur et la pompe à vide sont de préférence équipés de moyens pour déterminer la quantité ou le volume de gaz non condensables (mesuré pour plus de facilité à la pression atmosphérique). Ce paramètre peut être réglé par introduction de gaz non condensables dans une partie du système condenseur. Les gaz non condensables ont un effet important sur la composition des produits non condensés et fournissent un autre moyen d'effectuer le fractionnement sélectif de la totalité des composants savoureux extraits, qui entraîne la récupération d'une fraction particulière de composants savoureux. Une quantité de gaz non condensables comprise entre 2,8 et 56 litres (dans les conditions normales de pression et de température) entrant dans la zone de condensation, pour une quantité de 453 grammes de condensat est avantageuse. Dans ces conditions, toute possibilité de perte de composants volatils particuliers, notamment les plus volatils, c'est-àdire ceux présentant les valeurs supérieurss de volatilité relative (pour une dilution infinie), eu égard aux faibles quantités de ces substances présentes, est régie principalement par la température et la pression (dépression) régnant à l'intérieur du condenseur et par la quantité de gaz non condensables qui s'échappent, Comme on l'a mentionné ci-dessus, on a remarqué qu'il était souhaitable d'admettre certaines pertes de composants volatils pour obtenir une saveur finale optimale et que la rétention maximale, au stade de condensation, ne constitue pas nécessairement le critère essentiel de qualité de la saveur, comme certains l'avaient supposé antérieurement.En fait on a trouvé qu'un condensat retenant 40 à 90 o des composants savoureux extraits donnait au produit final la saveur la plus souhaitable. La fraction sélectionnée de substances aromatiques condensées est rajoutée à l'extrait de café après que celui-ci a été concentré à une concentration d'au moins 37% en poids de matières solubles, cette concentration pouvant en fait atteindre 55%. L'évaporation de l'extrait tiré de la masse primitive peut être effectuée dans un évaporateur approprié, de préférence dans un évaporateur å film à deux étages. Des pressions appropriées à l'intérieur de l'évaporateur sont d'au moins -A81 mm de mercure (pressions absolues) pour le premier étage et d'au plus 101,6 mm pour le second étage. le condensat issu de cet évaporateur est rejeté. Les substances extraites doivent être immédiatement introduites dans le concentrat, en proportions stoechiométriques convenables en fonction de la quantité de substances solides solubles prése--es, selon un mélange homogène, pour la dessication par pulvérisation à basse température qui suit.Du fait que l'adjonction des substances extraites au concentrat abaisse nécessairement la concentration en substances solubles de celui-ci de quelques pourcents, la concentration de l'extrait avant dessication par pulvérisation ne doit pas être inférieure à 35%. L'extrait de café concentré renforcé obtenu est ensuite séché par pulvérisation, de manière qu'il conserve sa saveurrntoute la mesure désirée. Avec des concentrations d'extrait d'environ 35 à 40, en utilisant un dessicateur par pulvérisation usuel à buses de pulvérisation centrifuge, on peut avantageusement suivre la technique décrite dans le brevet US nO 1 289 439. il s'est révélé souhaitable d'introduire l'extrait à une température ne dépassant pas 210C et une température descendant jusqu'à - 2,80C stest révélée avantageuse. Un choix convenable du type, des dimensions des buses et de la surpression de fonctionnement de celles-ci est important ; par exemple, pour une concentration d'extrait de 36%, une surpression de fonctionnement des buses de 49 à 98 kg/cm2, une température de sortie relativement basse de 93,3 à 98,90C et une température d'entrée relativement basse de 215,5 à 226,70C devraient être utilisées ; pour une concentration d'extrait de 38% une température d'entrée d'air atteignant 287,80C peut être utilisée.Ces conditions évidemment dépendent dans une certaine mesure de la concentration réelle de l'extrait et des dimensions désirées pour les gouttelettes à sécher. On voit facilement qu'elles diffèrent des conditions de dessication par pulvérisation classiques, par les surpressions de fonctionnement inférieures des buses centrifuges et par les températures supérieures de l'air utilisé pour la dessication par pulvérisation à "atomisation" réglée. Une caractéristique particulière est que les particules de poudre obtenues seront de dimensions plus petites, comprises entre 100 et 300 microns, de préférence de l'ordre de 200 microns. Si le produit doit être présenté sous forme de granules de poudre agglomérée, selon la variante mentionnée ci-dessus, il suffit de sécher par pulvérisation la poudre jusqu'à une teneur en humidité d'environ 4 à 6 , qui fournit un avantage supplémentaire en ce qui concerne la rétention de la saveur. Cependant si le produit final doit se présenter sous forme de poudre sèche, il doit être séché jusqu'à une teneur en humidité de 4% au plus. Pour une concentration d'extrait comprise entre 40 et 55%, qui peut aussi être facilement obtenue, les conditions de dessication par pulvérisation nécessaires, pour une rétention maximale des composants savoureux volatils, sont analogues, sauf que, pour obtenir une pulvérisation satisfaisante pour des particules de dimensions de même ordre de grandeur, il faut disposer, à l'arrivée, d'un extrait à une température plus élevée, atteignant 93,30C, avec cependant des surpressions de fonctionnement de buses de l'ordre de grandeur précisé ci-dessus. On constatera qu'on obtient une rétention légèrement supérieure des composants volatils à ces concentrations supérieures, notamment si on utilise des températures d'entrée plus basses. Par exemple, un extrait présentant une concentration de 40 à 55 peut être séché par pulvérisation en utilisant des buses centrifuges fonctionnant à une'surpression de 63 à 175 kg/cm2 dans une chambre de dessication par pulvérisation dans laquelle l'air entre à une température de 121,10C à 287,8 C et sort à une température de 82,2 à 93,3 C, la température d'entrée de l'extrait dans le dessicateur étant comprise entre 60 et 93,30C. Selon une variante, considérée de beaucoup comme préférable en raison de l'aspect et de la densité apparente du produit, la poudre après dessication par pulvérisation peut être agglomérée pour former des granules, de préférence dans l'installation décrite par le brevet Grande-Bretagne nO 1 224 807. La poudre séchée par pulvérisation est tout d'abord moulue jusqu'à de fines dimensions de particules, de l'ordre de celles citées ci-dessus, mais la poudre moulue est agglomérée par fusion à la vapeur dans des conditions de température d'air bien inférieures à celle généralement indiquée. Les conditions préférentielles de température sont ainsi - température d'air à l'entrée : 137,8 à 148,90C - température d'air à la sortie : 71,1 à 93,30C La caractéristique importante du procédé d'agglomération est de fournir la température de fusion nécessaire à la formation d'agglomérats (entre 37,8 et 121,10C) avec une température d'air aussi basse que possible. De cette manière, les composants savoureux volatils sont retenus dans une plus grande mesure que ce n'était possible autrement avec ce procédé.La teneur en humidité du produit aggloméré ou granulaire peut toutefois aller jusqu'à 6 à 7%. Cette teneur en humidité est alors abaissée ensuite à 4%, de préférence pas au-delà de 3,5% et moins, valeur nécessaire pour une bonne stabilité àlazonservation du produit fini, par une opération de post-dessication peu énergique. Les produits préparés selon ce procédé se sont révélds considérablement plus savoureux que ceux dans lesquels l'extrait de café est directement évaporé ou séché par pulvérisation et aggloméré par des procédés classiques sans qu'on lui ait rajouté les constituants savoureux volatils et sans qu'on ait veillé à une rétention maximale de la saveur au cours des opérations de dessication/agglomération. Comme il ressort de la description ci-dessus, l'invention, sous sa forme la plus générale, consiste à rajouter une fraction sélectionnée de composants savoureux volatils à un extrait concentré de café qui a été préalablement débarrassé de ces composants savoureux volatils et à soumettre ensuite cet extrait concentré de café, ainsi renforcé, à une opération de déshydratation qui rend maximale la rétention de la fraction sélectionnée des substances aromatiques de café dans le produit fini, de manière à fournir un café soluble présentant une saveur "vert/noisette" particulière, qui s'est révélée plaire à de nombreux consommateurs. La caractéristique principale de l'invention se décompose en fait en deux parties portant respectivement sur 10) la technique de condensation partielle des fractions savoureuses par réglage soigneux des conditions régnant dans les condenseurs, afin d'obtenir juste la fraction de la totalité des composants savoureux initialement présents dans un extrait de café de fabrication commerciale, qui fournit un produit fini à prépondérance de saveur "vert/noisette" et 2 ) l'opération de dessication/agglomération à basse température de l'extrait concentré, enrichi à l'aide de la fraction sélectionnée de composants savoureux du café. Tout spécialiste de ces techniques se rendra compte facilement que l'on peut utiliser des systèmes à condenseurs multiples pour obtenir des effets de condensation partiels semblables et qu'on peuteffeCtivemgten faisant varier les conditions de fonctionnement des condenseurs, sélectionner diverses fractions de composants savoureux, qui fourniront des cafés présentant des saveurs différentes de la saveur ''vert/noisette' citée ci-dessus. De tels systèmes à condenseurs multiples peuvent être agencés de manière à présenter des pressions de fonctionnement dans la zone des condenseurs qui diffèrent des pressions de fonctionnement dans la zone d'extraction par évaporation proprement dite. L'un des condenseurs d'un système à condensation multiple peut être muni d'un système de réfrigération pour fournir des composants savoureux sous forme congelée. L'invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de mise en oeuvre, pris à titre illustratif mais nullement limitatif ; dans cette description, les pourcentages sont exprimés en poids sauf indication contraire. Exemple I. Unlmélange de cafés torréfié a été traité dans une batterie de percolation à contre-courant classique, pour fournir un extrait final de concentration égale à 20,0 o en poids de substances solubles, puis a été refroidi à 15,50C. Cet extrait a été clarifié par passage dans une centrifugeuse Westphalia puis a été traité par passage dans un évaporateur à plaques A.P.V. (série III, modèle PE, à 7 ensembles à plaques) à un débit de 726,4 Kg/ heure à une pression absolue de 457,2 mm de mercure. Ces conditions étaient choisies pour enlever par évaporation 7,5% du poids initial d'eau de l'extrait.Les substances séparées étaient condensées dans un condenseur vertical à parois et à tubes d'une surface de parois de 16,7 m2 alimenté en vapeur à sa partie supérieure, le condensat etant recueilli à sa partie inférieure d'où s'échappaient également les gaz. L'eau de refroidissement arrivait à une température de 10,00C et sortait à une température de 15,50C, égale à celle du condensat. L'extrait ainsi isolé a été amené directement dans un évaporateur à plaques A.P.V, à deux étages, fonctionnant à une pression absolue de 101,6 mm de mercure dans le premier étage et de 304,8 mm de mercure dans le second étage. les pressions de circulation dans la chemise de l'évaporateur ne dépassaient pas la pression atmosphérique. La concentration finale de l'extrait évaporé isolé était de 40,3%. L'extrait concentré était refroidi à 15,50C et mélangé en cours de route avec les substances isolées dans une canalisation allant à une cuve, alimentant l'opération de dessication par pulvérisation et où la concentration de l'extrait était alors de 36,0% en poids. La dessicatinn par pulvérisatinn a été effectuée dans une haute tour de dessication par pulvérisation de 7,2 m de diamètre équipée de quatre buses centrifuges de pulvérisation (Delavan-Watson, Uniswirl 125/109). L'extrait était refroidi à 4,4-10,00C au cours de son trajet jusqu'aux buses et on utilisait pour celles-ci une surpression de fonctionnement de 49 kg/cm2. La température d'entrée de l'air de dessication était de215,50C et sa température de sortie a été délibérément fixée à lavaleurbassede 93,30C. La totalité du produit en poudre provenant au dessicateur était recueillie. Ce produit présentait une teneur en humidité de 5,' et une dimension moyenne de particules d'environ 200 microns; La poudre séchée par pulvérisation a ensuite été moulue jusqu'à de fines dimensions de particules (inférieures à 50 microns) à l'aide d'un appareil Bauermeister Mill à un débit d'environ 1 715,2 kg/heure à la température ambiante.Cette poudre fine a été ensuite amenée à un appareil agglomérateur du type décrit dans le brevet Grande-Bretagne nO 1 224 807 mais fonctionnant avec une température d'entrée principale d'air de 137,80C et une température de sortie de 90,50C. Les agglomérés9rossiesobtenus étaient refroidis à 26,70C et tamisés à l'aide d'un tamis à ouvertures de 350 microns, puis d'un tamis à ouvertures de 890 microns. Les fines résiduelles étaient ramenées à l'appareil de mouture, tandis que le produit granulaire recherché (environ 50% sur le tamis à ouvertures de 1680 microns), d'une teneur en humidité d'environ 6% était amené immédiatement à traverser un séchoir à lit vibrant. Ce séchoir fonctionnait avec un courant ascendant d'air chaud à 93,30C dans une première section, suivie par une seconde sectinn traversée par un courant d'air déshumidifié à 20,0oC, avec un temps de passage d'environ 2 minutes. Le produit obtenu présentait une teneur en humidité de 4% et une densité apparente de libre écoulement de 23 g/100 ml il présentait la couleur sombre désirée et une distribution granule métrique de 25% sur le tamis à 2.380 microns, 25% sur le tamis à 1.680 microns, 47% sur le tamis à 429 microns et 3% à travers le tamis à 420 microns. Le produit granulaire présentait la résistance de particules souhaitable pour les opérations de manipulation ultérieures et pour son utilisation par le Avant emballage dans des pots, le produit était revetu de 0,25% d'huile aromatique de café obtenue par pressage de café torréfié dans une atmosphère dénuée d'air. La teneur finale en oxygène du produit emballé était inférieure à 4%.Le produit présentait une saveur "vert/noisette", en comparaison de la saveur douce de produits granulaires analogues préparés de manière classique à l'aide du même mélange de cafés de départ. Dans un procédé classique, le même extrait initial était évaporé à environ 30% dans une opération et tout le condensat rejeté ; la dessication par pulvérisation était effectuée dans le même genre d'installation à des températures de 2600C eut 115,59C (sortie) avec une faible kg/cm2 surpression de fonctionnement des buses d'environ 21 kg/cm2 au- dessus de la pression atmosphérique et l'agglomération du produit desséché par pulvérisation était effectuée dans le même genre d'installation, mais à des températures supérieures, pour fournir directement une teneur finale en humidité de 4fui. Testé par des consommateurs, le produit conforme à l'invention s'est révélé plaire davantage que le produit classique. Dans la description relative à cet exemple, les quantités de substances volatiles ou les valeurs relatives aux divers extraits liquides obtenus au cours du déroulement du procédé étaient déterminées par une méthode de chromatographie en phase gazeuse et le rendement d'extraction/condensation des composants savoureux était obtenu par le calcul. Pour déterminer les valeurs totales par chromatographie en phase gazeuse d'un échantillon d'extrait, l'extrait était tout d'abord dilué jusqu'à une concentration standard de 15% en poids de matières solides. Un échantillon de 5 ml était ensuite placé dans un petit flacon de 30 ml bouché à l'aide d'une membrane. le flacon était ensuite placé dans un bain d'eau agitée à 400C pendant 20 minutes, pour obtenir l'équilibre entre l'extrait et le gaz situé en dessus. Un échantillon de 2 ml de ce gaz était prélevé ensuite à l'aide d'une seringue et injecté dans l'appareil de chromatographie, en phase gazeuse équipé d'un détecteur d'ionisation à flamme, dont la sortie était raccordée à un intégrateur numérique. Les valeurs chromatographiques étaient obtenues en se référant à un étalon de 2-butanol/eau (solution à 0,1%) directement injecté. Le rendement d'extraction était déterminé à partir du pourcentage des valeurs chromatographiques du rapport : (extrait original - extrait soumis à extraction)/extrait original et le rendement de condensation à partir de la différence (extrait évaporé + produits d'extraction ajoutés) - extrait évaporé extrait original - extrait soumis à extraction Les rendements correspondants obtenus par le calcul étaient les suivants - extrait amené à la zone d'extraction : 44.100 unités - extrait soumis à extraction,issu de la zone d'extraction 3400 unités - extrait évaporé 400 unités - extrait évaporé et produits d'extraction ajoutés 32.400 unités. - rendement d'extraction : 92% - rendement de condensation : 79%. Exemple II. Une masse de 227 kg d'extrait de café d'yne concentration de 16% en poids provenant d'une batterie d'extraction commerciale, a été refroidie à 21,1"C et divisée en deux parties. La première partie a été soumise à extraction,dans une installation pilote Luwa Wiped Film Evaporator" à un débit de 4,54 kg/h à une pression absolue de 254 mm de mercure,avec une extraction d'eau de 6,5% lorsque le rendement d'extraction obtenu était de 95% (mesuré de la manière indiquée ci-dessus).La seconde partie a été,d'une manière analogue, soumise à extraction à une pression absolue de 457,2 mm de mercure,lorsque le rendement d'extraction obtenu était de 95% (mesuré de la manière indiquée ci-dessus) Ces données illustrent la faible différence de rendements d'extraction aux deux pressions différentes.Les vapeurs extraites dans chaque cas étaient condensées aux pressions d'extraction correspondantes, dans un condenseur en verre à parois et à tubes, duquel le condensat sortait à une température de 20"C. On a remarqué que le débit d'écoulement de gaz non condensables était très faible (moins de 2,83 l/min.à la pression atmosphérique) soit un rapport en poids gaz non condensable/condensat de 12,5 1/mon et par kg.Les rendements de condensation obtenus aux deux pressions de 254 et 457,2 mm de mercure étaient respectivement de 89 et 92%, c'est-à-dire une faible différence derendemenkb condensation traduisant l'effet du faible débit de gaz non condensables. En comparaison avec des débits supérieurs de gaz non condensables, voisins de 14 litres/minute, et avec la même installation, on a observé des rendements de condensation d'environ 70 à 80%, tout en conservant les caractéristiques de saveur "vert/noisette" désirées. Ceci indique une influence importante du rapport du volume de gaz non condensables au poids du condensat sur le rendement de condensation, ce qui agit à son tour sur les qualités de saveur du condensat partiel. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus particulièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la préparation de poudre de café soluble obtenue par déshydratation d'un extrait aqueux de café torréfié et moulu, caractérisé en ce qu'il consiste a) à extraire par évaporation les composants savoureux volatils de l'extrait aqueux de café, dans une zone d'évaporation, dans des conditions dans lesquelles une pression absolue de 406,4 à 508 mm de mercure est maintenue et une proportion de 5 à 15% de l'eau contenue dans l'extrait aqueux de café est évaporée, cette vapeur d'eau contenant les composants savoureux extraits du café;; b) à condenser partiellement le mélange de vapeur d'eau contenant les composants savoureux volatils extraits, dans une zone de condensation, dans laquelle est maintenue une pression absolue comprise entre 406,4 mm de mercure et la pression atmosphérique et le condensat à sa sortie de la zone de condensation se trouve à une température comprise entre 0,55 et 21,1oC, pour récupérer une solution aqueuse de composants savoureux et aromatiques condensés; c) à concentrer l'extrait de solution aqueuse obtenu par L'opération a) pour former un extrait de café concentré présentant une concentration en substances solides de 37 à 55,' (en poids);; d) à introduire la solution aqueuse de composants savoureux fournie par l'opération b) avec l'extrait de café concentré fourni par l'opération c) e) à amener le mélange fourni par l'opération d) dans un dessicateur par pulvérisation, à une température appropriée pour que la dessication s'effectue dans une plage de température de -2,8 à 93,30C f) à dessécher par pulvérisation le mélange de l'opération e), à des dimensions de gouttelettes comprises entre 100 et 300 microns, en utilisant des buses de pulvérisation fonctionnant sous une surpression de 49 à 175 kg/cm2, une température d'entrée d'air comprise entre 121,1 et 287,80C et une température de sortie d'air comprise entre 82,2 et 1100C, ce mélange présentant une température comprise entre -2,8 et 93,30C à l'entrée du dessicateur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange fourni par l'opération d), présentant une teneur en substances solides solubles de 35 à 37%, est refroidi à une température comprise entre 4,4 et 10,00C et est séché par pulvérisation avec des dimensions de gouttelettes comprises entre 100 et 300 microns en utilisant des buses de pulvérisation fonctionnant sous une surpression de 49 à 70 kg/cm2, une température d'entrée d'air de 215,5 à 237,80C et une température de sortie d'air de 87,8 à 98,90C. 3. Procédé selon la revendication lou 2,caractérisé en ce que, tout en maintenant la pression absolve à une valeur comprise entre 406,4 et 762 mm de mercure dans la zone de condensation (opération b)), on introduit 12,5 à 12,5 litres (dans les conditions normales de pression et de température) de gaz non condensables dans la zone de condensation par kg de condensat sortant de la zone de condensation. 4. Procédé selon la revendication 1,2 ou 3,caractériséence que, en plus de la dessication par pulvérisation de l'opération f), les substances solides solubles du café, séchées par pulvérisation, sont moulues à une dimension moyenne de particules inférieure à 50 microns et sont agglomérées, par fusion à la vapeur des particules moulues, à une température comprise entre 37,8 et 121,10C pour former des granules de substances solides solubles de café présentant une teneur en humidité de 4 à 7fui, en passant -ces granules au tamis et en soumettant à une postdessication peu énergique la fraction tamisée désirée jusqu'à une teneur en humidité finale de 3,5%. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les granules obtenus, après séchage, sont revêtus d'huile aromatique de café obtenue par pressage. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange de vapeur d'eau contenant les composants savoureux volatils extraits est condensé dans une zone de condensation à -deux étages, dont la zone de condensation du second étage est maintenue à la pression atmosphérique t/ou le condensat est congelé à l'aide d'un fluide de refroidissement réfrigéré. 7-. Procédé selon la revendication 1, modifié en ce que la pression absolue utilisée dans l'opération a) est comprise entre 508 mm de mercure et la pression atmosphérique.