la présente invention concerne un procédé de préparation d'un coulis de ciment à prise retardée et un coulis, notamment un coulis d'injection des gaines de câbles de précontrainte, obtenu par ce procédé. Parmi les propriétés qui caractérisent les coulis utilisés pour protéger les câbles de précontrainte dans leurs gaines, une des plus importantes est la durée de prise. En effet, dans la technique actuelle de la précontrainte du béton, les câbles sont de plus en plus longs. D'autre part, on procède souvent à une injection simultanée de plusieurs câbles. La durée des opérations d'injection peut donc etre longue et ia quantité de coulis mis en oeuvre importante. Or il importe que, pendant toute la durée des opérations d'injection, le coulis conserve sa propriété de fluidité, sans que cette fluidité soit obtenue par un excès d'eau qui serait nuisible pour la résistance du coulis durci et qui provoquerait la décantation d'une partie de cette eau. Il est donc nécessaire d'utiliser dans ces cas des coulis à prise retardée. De tels coulis peuvent être obtenus en incorporant des retardateurs de prise dans le mélange ciment-eau. Toutefois, ces retardateurs ne provoquent qu'un retard de prise très limité. L'augmen- tation de la quantité de ces retardateurs diminue la résistance du coulis durci et augmente le prix de revien-t du coulis. Dans le brevet français NO 70 40 767 la demanderesse a proposé un procédé de fabrication de coulis retardé selon lequel, après un premier malaxage des composants ciment-eau-adjuvant, , le coulis est gardé au repos pendant plusieurs heures jusqu'à l'apparition du phénomène de gélification du coulis, puis est malaxé une deuxième fois avant la prise. D'excellents résultats ont été obtenus par ce procédé qui, néanmoins, présente le grave inconvénient de nécessiter une installation de stockage du coulis entre les deux malaxages, qui est d'autant plus coûteuse que les quantités de coulis mis en oeuvre sont plus importantes.De plus, la remise du coulis dans les malaxeurs et son remalaxage constituent une perte de temps et demandent une main d'oeuvre supplémentaire, ce qui augmente le prix de revient. le procédé manque également de souplesse, puisque tout le coulis doit être utilisé et qu'il est souvent difficile de prévoir exactement la quantité de coulis dont on aura besoin dans la journée. La présente invention remédie à ces inconvénients en permettant de preparer un coulis dont la durée de prise est retardée de 4 à 12 heures par un procédé de malaxage continu, ne nécessitant aucune installation de stockage intermédiaire. Selon l'invention, le mode de préparation d'un coulis comprenant au moins du ciment, de l'eau et un adjuvant contenant un plastifiant, comporte un premier malaxage rotatif à grande vitesse de la quantité totale d'eau et de l'adjuvant avec 65 % à 85% de la quantité du ciment de la gâchée. Après un malaxage de quelques minutes, le restant du ciment est ajouté et le malaxage est poursuivi quelques minutes encore. Il a été constaté que le début de prise du coulis n'a alors lieu que 12 heures à 4 heures après le malaxage lorsque la quantité de ciment introduite pour le malaxage primaire varie de 65% à 85%. Avantageusement, le plastifiant contient un lignosulfonate de sodium ou de calcium, la quantité de plastifiant étant comprise entre 0,3 et 1,5% du poids de ciment. Le plastifiant peut contenir également des sucres dans la proportion de 2 à 7% de son poids. A titre d'exemple non limitatif on prépare un coulis en malaxant 36 litres d'eau, 1,5 kg d'adjuvant plastifiant connu sous le nom commercial de DV 40 et 0,500 kg d'entraîneur d'air connu sous le nom commercial de A E R avec 70 kg de ciment CPA 325. Après un malaxage de 5 minutes, on ajoute encore 30 kg de ciment et l'on poursuit le malaxage pendant encore 5 minutes. On obtient un coulis dont le début de prise n'a lieu que 10 heures après. REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation d'un coulis comportant au moins du ciment, de l'eau et un adjuvant, caractérisé par le fait qu'il prévoit d'abord un malaxage d'une partie du ciment avec la totalité de l'eau et de l'adjuvant, puis l'addition de la partie restante du ciment et le parachèvement du malaxage. 2.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la quantité de ciment introduite pour le malaxage en première phase est de 65% à 85% de la quantité totale du ciment. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel le plastifiant contient un lignosulfonate alcalin. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la quantité de plastifiant est comprise entre 0,3 et 1,546 du poids du ciment. 5.- Procédé selon l'une des revendications I à 4, dans lequel l'adjuvant contient des sucres. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel on ajoute un entratneur d'air au coulis. 7.- Coulis, notamment pour injection des gaines de cibles de précontrainte, obtenu par la mise en oeuvre du procédé spécifié sous l'une des revendications précédentes.