Les sérums bruts de fromagerie contiennent du lactose et des protéines qu'on désire généralement récupérer ainsi que diverses matières minérales qui doivent être éliminées en totalité ou en partie, de préférence sans production d'eau résiduaires nocives. L'invention a pour but essentiel d'obtenir, à partir des sérums de fabrication de fromage, doux ou acides, un liquide déminéralisé pouvant être séché par des moyens classiques pour la récupération des éléments utiles. le liquide déminéralisé peut également servir, éventuellement après un traitement complémentaire, pour la récupération du lactose à partir de ce liquide, ce qui permet d'augmenter le rendement de récupération du lactose par rapport à une récupération du lactose à partir du sérum brut et de valoriser les eaux-mères, car elles contiennent très peu de minéraux. le procédé de dévinéralisation qui fait l'objet de l'invention peut aussi stappli- quer aux mélasses de sucrerie de canne ou de betteraves, ou d'industries similaires, dont le pourcentage en matières minérales est voisin de celui des sérums et, dans ce dernier cas, il permet d'obtenir un produit nouveau pouvant se sécher plus facilement que les mélasses brutes et se trouvant nettement valorisé. Le procédé selon l'invention est basé sur la déminéralisation à l'aide de résines échangeuses d'ions mais la composition complexe des sérums et notamment leur teneur en protéines et leur acidité éventuelle soulèvent des problèmes que l'invention résoud par l'utilisation de méthodes originales de déminéralisation ainsi que par les modes de régénération des résines échangeuses d'ions en permettant d'éliminer pratiquement la totalité des impuretés indésirables et en outre de valoriser les effluents de régénération des résines en évitant leur rejet ou leur traitement complémentaire motteux. Pour bien faire comprendre l'invention, on exposera ci-aprè séparément le cas des sérums doux de fromagerie et des sérume acides. Un sérum doux de fromagerie a une composition voisine des deux suivantes indiquées à titre d'exemples (1) (2) extrait sec (en g/kg) 58,4 60,3 matières minérales (en g1kg) 5,00 5,50 lactose (en g/kg) 37,? 45,1 protéines (en g/kg) 9,3 8,6 pH 6,2 6,2 titre hydrotimétrique TX (titre français) 2000 2000 pourcentage de chlorures (C1 Na) de l'extrait sec 3,45 3,24 L'extrait sec peut dépasser 65 g/kg, mais le pourcentage de matières minérales reste toujours voisin de 9,5 à 10 % de l'extrait sec. Il s'agit d'obtenir un sérum déminéralisé dont le taux de minéralisation soit compris entre 0 et 50 % du taux du sérum brut et dont le taux en chlorures soit très faible.Une grande proportion des matières minérales à éliminer est constituée par des sels de calcium. Pour cette déminéralisation, on fera passer le sérum brut sur une résine échangeuse de cations fortement acide, puis sur une résine échangeuse d'anions faiblement basique dont le volume sera légèrement supérieur à celui de la résine échangeuse de cations (par exemple dans un rapport de 7/6). Cependant, si on opère avec le sérum à la façon classique pour la déminéralisation d'une eau minéralisée par la traversée successive des deux résines comme indiqué ci-dessus, or constate tres rapidement une baisse du pH de sortie de la résine anionique qui devient très vide acide.Par exemple, si on opère avec 1 litre ae résine cationique et 1,2 litre de résine anionique et qu'on mesure le pH du sérum sortant de chaque résine tous les deux litres, on obtient une succession de résultats telle que la suivante pH à la sortie de la p11 à la sortie de la résine cationique résine anionique 1 1,50 8,80 2 1,50 7,10 3 1,50 6,50 4 1,50 6,00 5 1,50 5,70 6 1,50 4,70 7 1,50 3,50 Cette chute des pH dans l'échange anionique est due au passage d'une acide non ionisé provenant du sérum en l'état ou de la transformation d'une acide aminé et ce phénomène a deux effets nuisibles:: 10) il s'oppose au contrôle du pH de sortie qui ne peut être amené dans tous les cas à la valeur désirée pour l'évaporation ultérieure du sérum déminéralise' qui, étant acide, doit être reminéralisé pour l'ajustage de son pH variable selon la qualité du sérum, ce qui entraînera beaucoup de difficultés pour la régulation de la neutralisation ainsi que pour la marche de l'évaporation ;; 20) en outre, fait beaucoup plus grave, la variation du pli dans l'échangeur d'anions entraine une précipitation importante de protéines darus la réserve, ce qu'il faut éviter non seulement à cause des pertes de protéines mais encore parce que cette précipitation, en colmatant la résine, empêche son action et elle se poursuit dans le liquide dminéralisé. l'invention permet d'éviter cette difficulté en ajoutant au sérum décationné un peu de sérum brut (1 à 10 %) pour faire passer à travers l'échangeur d'anions un sérum mixte dont le pH acide (1,7 à 1,8) permet la coupure des sels de façon que lsalcalinité de la résine échangeuse d'anions suffise à neutraliser l'acide non ionisé. On pourrait évidemment remplacer l'addition de sérum brut par celle du sérum adouci ou d'une base qui éviterait le risque de précipitation de sels de calcium qu'on yourrait redouter avec la réintroduction de sérum brut, mais l'expérience démontre qu'une addition de 1 à 10 % de sérum brut, combinée au mode de régénération des résines proposé par l'invention, ne présente aucun risque de précipitation des sels de calcium. En opérant avec une telle addition de sérum brut au sérum décationné, on obtient alors, par mesure des pH pour les mêmes volumes de résines et de sérums que précédemment, la succession de résultats suivante pH à la sortie de pH à la sortie de l'échangeur de cations l'échangeur d'anions 1 1,50 9,80 2 1,50 9,60 3 1,50 9,60 4 1,50 9,60 5 1,50 9,60 6 1,50 9,50 7 1,60 9,40 8 1,60 9,30 9 1,80 9,20 le pH du sérum mixte avant passage par l'échangeur d'anions était de 1,70. On obtient ainsi un sérum déminéralisé d'une grande stabilité et on ne constate aucune précipitation de protéines dans 11 échangeur d'anions. On obtient un rendement de déminéralisation de 90 % (dans le cas de la réintroduction de 10 % de sérum brut) et on peut monter jusqu'à 99 % dans le cas de la réintroduction de 1 ffi de sérum brut pour une quantité de minéraux admise de 100 à 110 g par litre de résine échangeuse de cations. La composition du sérum déminéralisé ainsi obtenu est voisine de la suivante extrait sec (en g/kg) 48,6 matières minérales (en g/kg) 0,71 lactose (en g/kg) 40,9 protéines (en g/Rg) 7,0 chlorures 0 pH 9,20 TH Pour l'évaporation de ce sérum, on règle son pH à la valeur désiré@ (par exemple 6,5) soit par addition de sérum brut, si on désire plus cie minéralisation, soit par addition de sérum décationné à bas @ , soit par addition des deux. Il suffit de l'addition de 3 à 5 % de sérum decationné par rapport au sérum déminéralisé pour obtenir le point d'équilibre. On peut effectuer la neutralisation sur le sérum déminéralisé conoentré av@@ le @érum décationné ou un acide approprié, ce qui évite ce précipiter 1 les protéines pendant la concentration du sérum qui s'effectue à pH alcalin. L'invention comprend encore un mode spécial de régénération des résines échangeuse d'ions qu'on exposera maintenant successivement pour la résine échangeuse d'anions et la résine échangeuse de cations. Sur la résine échangeuse d'anions on fait passer d'abord une solutien d'acide nitrique à faible concentration de façon à éliminer la choux qui a pu être retenue par la résine par suite de l'addition de 5 à 10 % de sérum brut, riche en sels de calcium, au sérum décat nné. Cette solution d'acide nitrique permet également d'éliminer de la résine les protéines qui ont pu s'y fixer et qui ne s'éliminent qu'en milieu acide et particulièrement par l'acide nitrique. En même temps, on élimine les matières colorantes. Après rinçage de la résine, on lui envoie une liqueur ammoniacale à 34 g de NH3 (c'est-à-dire à 2 moles) par litre de résine pour la régénération de na résine qui avait été préalablement débarrassée des sels de alcium, des protéines et des matières colorAntes comme indiqué ci-dessus. I.n ce qui concerne a résine échangeuse de cations, on y fait passer d'abord les effluents provenant du passage d'acide nitrique G travers la résine échangeuse d anions en utilisant ainsi l'excès d'acide nitrique de ces effluents pour amorcer la régénération de la résine échangeuse de cations Cette régénération est achevée par passage d'une solution normale d'acide nitrique (9 à 4 moles de N03H par litre de résine) et ildya aucun risque de précipitation de sels de calcium dont le nitrate est soluble. On peut également envoyer directement la solution ammoniacale à 34 g par litre de NH directement sur les résines anioniques et envoyer sur les résines cationiques une solution a 120 g de NO3H par litre de régénérant qui a pour effet d'éliminer les protéines et la totalité des sels de calcium, toujours à raison de 3 à 4 moles par litre de résine cationique. Ce mode de régénération des résines qu'on vient d'exposer présente les avantages suivants : 10) élimination des sels de calcium, des protéines, des matières colorantes fixés sur la résine échangeuse d'anions qui est ainsi totalement régénérée 20) prix de revient aussi bas que possible par suite du bas prix de l'acide nitrique et de l'ammoniaque (par comparaison par exemple à d'autres réactifs tels que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique accompagné de chlorure de sodium qui pourraient être employés sans présenter les mêmes avantages) 30) obtention de rendements de déminéralisation très élevés pouvant atteindre 99 %, par suite de la très bonne régénération des résines, ces rendements pouvant être prédéterminés à volonté entre 80 % et 99 % environ 40) possibilité d'utiliser les impuretés minérales et organiques, éliminées du sérum et fixées sur les résines, telles que les phosphates, la potasse, l'azote organique qui, combinées à l'azote nitrique et à l'azote ammoniacal utilisés pour la régénération, constituent un engrais très riche quton peut commercialiser en mélangeant les effluents de régénération des deux résines. Par le mélange de ces effluents, on obtient entre 5 et 7 litres d'effluents par litre de résine cationique dans le cas de la déminéralisation de sérums doux et de 9 à 10 litres dans le cas du traitement de sérums acides qu'on expliquera dans la suite de l'exposé. le pB du mélange des effluents de régénération est de l'ordre de 2, mais on neutralise avantageusement ce mélange par addition de calcaire ou de chaux qui transforme l'acide nitrique en excès en nitrate de calcium avec dégagement de gaz carbonique jusqu'à un pH de l'ordre de 6 pour que l'ammoniac ne soit pas chassé des sels d'ammonium. Ainsi, dans le cas de sérums doux, on obtient par exemple un liquide de la composition suvante : extrait sec 4,87 % azote nitrique 0,83 % azote organique 0,68 ffi azote ammoniacal 0,57 % potasse 0,374 % acide phosphorique 0,200 % Ce liquide très riche peut être épandu directement sous forme d'engrais liquide, éventuellement après addition d'éléments complémentaires assurant un équilibre des produits actifs. On peut aussi l'évaporer pour l'utiliser sous forme liquide plus concentrée et m8me le sécher par atomisation. Au lieu de neutraliser le mélange des effluents de régénération des résines par du calcaire ou de la chaux, on peut neutraliser par de l'ammoniaque jusqu'à un pH de 5,5 - 5,6 qui correspond à la stabilité des sels d'ammonium. Le liquide ainsi obtenu pourra être équilibré par toutes additions convenables et on pourra procéder à son épandage directement sur des terrains par des canalisations munies de pulvérisateurs. On peut également chercher à obtenir à partir du mélange d'effluents un engrais liquide à haute concentration ou même un engrais sous forme solide. Dans ce cas, on procèdera comme suit. On mélangera les effluents cationiques et anioniques comme précédemment et on ne neutralisera pas le mélange à pH = 2. On évaporera en milieu acide, de façon à ne pas précipiter les protéines et on pourra atteindre de cette façon une concentration de l'ordre de 500 g/l d'extrait sec. Il faudra que l'évaporation soit rapide de façon à éviter la formation de nitrites qui proviennent de la réduction des nitrates par les matières organiques. Pour éviter cette réaction, on pourra additionner le mélange d'un peu de permanganate de potassium qui oxydera ces matières organiques. Pendant l'évaporation, il y aura transformation partielle de l'azote organique en azote ammoniacal. Une fois l'évaporation effectuée, on obtint un liquide relativement clair et pratiquement sans dépôt. On procédera alors seulement à sa neutralisation par du carbonate de chaux ou de l'ammoniaque, de façon à amener son pH aux environs de 6, pour la stabilité des sels d'aemonium. On peut sécher ce liquide par atomisa+ion pour obtenir un engrais pulvérulent. Enfin, au leu de mélanger complètement les effluents de régénération des deux résines, on pourra recueillir séparément une fraction des effluents de la résine anionique, particulièrement denses par suite de leur teneur en protéines solubles et éliminer les minéraux par passage sur résine anionique régénérée à l'acide carbonique (qui ne retiendrait pas les protéines) et sur résine faiblement acide (qui retiendrait l'ammonium) afin d'obtenir ainsi des protéines solubles de grande valeur. Si on considère maintenant le traitement ies sérums acides de fromagerie, on indiquera d'abord que leur comyosttion est voisine de la suivante extrait sec (en g/kg) 52,2 matières minérales (en g/kg) 7,2 protéines (en g/kg) 9,2 lactose (en gfkg) 37 acide lactique (en g/kg) 4,2 pH 4,85 pourcentage de chlorures (Na Cl) de l'extrait seo 5,49 L'extrait sec peut atteindre 65 g/kg. les arums acides sont plus minéralisés que les sérums doux (13 à 14 % de matières minérales dans l'extrait sec au lieu de 9,5 %) et ils contiennent en outre une forte proportion d'acide lactique.Comme la désacidification par passage sur une résine anionique faiblement basique provoquerait la précipitation de sels de calcium sur la résine, on procédera à la déminéralisation avant la désacidification en faisant encore passer le sérum sur un échangeur de cations fortement acide, puis sur un échangeur d'anions faiblement basique avec un rapport des volumes de résines anionique et cationique encore voisin de 7/6 et on procèdera encore à une addition de 1 à 10 % de sérum brut au sérum décationné avant le passage sur la résine anionique pour éviter sur cette dernière une précipitation de protéines. Si on mesure les pH (tous les deux litres) aux sorties des échangeurs d'ions avec utilisation d'un litre de résine cationique et 1,2 litre de résine anionique, on obtient par exemple la succession de résultats suivante pH à la sortie pH à la sortie de l'échangeur de cations de l'échangeur d'anions 1 1,75 9,60 2 1,70 9,60 3 1,70 9,30 4 1,70 9,30 5 1,70 9,20 6 1,70 8,00 7 3,00 7,00 On arrêtera le passage au claquage du p11 des résines cationiques n 7) -::ui est plus rapide que pour un sérum doux du fait de la exte minérailsation du sérum traité, ou mieux de la fuite de l'ion oileium@ A @@ moment, la résine anionique retient les acides lihérés par @@éch@@geur de cations mais ne retient plus l'acide lactique qui est relâché au fur et à mesure de la fixation des acides forts. On enverra alors le sérum déminéralisé sur un second échangeur d'anions qui est constitué par une résine faiblement basique comme le premiar et dans lequel le sérum déminéralisé abandonnera son excès d'acidité (dfl à l'acide lactique). On peut également opérer en parallèle sur les deux échangeurs d'anicns, avec sertie alcaline, ce qui permet également la retenue de l'acide lactique et interdit toute précipitation de protéines par baisse de pH mais le premier mode opératoire (traversée des échangeurs d'anions en série) permet une récupération plus facile de l'acide lactique qui se concentre dans le deuxième échangeur d'anions, cette récupération pouvant se faire par régénération de la résine à l'amm@@@aque ou à la soude. On peut enfin n'opérer qu'avec un seul échangeur d'anions dont le volume de résine sera déterminé en fonction du pourcentage d'acide lactique du sérum à- traiter, Itre d'exemple,le rapport des volumes anion/cation = 10/6 pour un sérum contenant 5 g/kg d'acide lactique (environ 50 degrés Dornic). On obtient ainsi un sérum acide déminéralisé et désacidifié dont la composition est voisine de la suivante extrait sec (en g/kg) 36 matières minérales (en g/kg) 0,3 protéines (en g/kg) 5,4 lactose (en g/kg) 30,6 acide lactique 0 chlorures 0 pH 9,2 le réglage du pli peut se faire, comme pour les sérums doux, par addition de sérum brut ou de sérum décationné. La régénération des résines s'effectue comme on l'a indiqué pour les sérums doux. De même, ie traitement des effluents peut se faire comme pour les sérums doux. On obtiendra 9 à 10 litres d'effluents par litre de résine cationique et par cycle de fonctionnement. Après neutralisation, on obtiendra, comme indiqué précédemment, un engrais lde qu'on pourra sécher et qui contiendra en plus l'acide lactique combiné, mais on peut récupérer celui-ci, comme on l'a indiqué, en régénérant le second échangeur d'anions en série par l'ammoniaque et en faisant passer ce dernier effluent sur un échangeur de cations qui fixera l'ammoniac en libérant l'acide lactique. Les opérations de déminéralisation et de rée'nération des résines exposées ci-dessus ont été schématisées à titre d'exemples au dessin annexé dans lequel la figure 1 montre la déminéralisation d'un sérum doux la figure 2 montre la déminéralisation d'un sérum acide avec deux échangeurs d'anions traversés en série la figure ss montre la déminéralisation d'un sérum acide avec deux échangeurs d'anions traversés en parallèle ; la figure 4 montre la déminéralisation d'un sérum acide avec un seul échangeur d'anions ; ; les figures 5 et 6 montrent les deux stades de la régénération des résines de déminéralisation d'un sérum doux les figures 7 et 8 montrent les deux stades de la régénération des résines de déminéralisation d'un sérum acide (sans récupération séparée de l'acide lactique) ; et les figures 9 et 10 montrent deux schémas de traitement des effluents. Dans l'exemple de la figure 1, le sérum dovr en réserve en 1 est envoyé par une pompe 2 et une canalisation 3 à travers l'échangeur de cations 4 ; le sérum décationné passe par la canalisation 5 à travers l'échangeur d'anions 6 et le sérum déminéralisé obtenu est recueilli dans la cuve 7. Conformément à l'invention, une fraction de 5 à 10 % de sérum brut est envoyée directement de la canalisation 3 à la canalisation 5 par la conduite 8 pour s'ajouter ainsi au sérum décationné. On a schématisé en 9 un envoi de sérum brut à la cuve 7 pour l'ajustement du pli du sérum déminéralisé obtenu et en 10 un envoi de sérum décationné à un bac de réserve il utilisable aussi pour ajuster le pH du sérum déminéralisé obtenu dans la cuve 7. En référence à la figure 2, le sérum acide, en réserve en 12, est envoyé par une pompe 13 et une canalisation 14 à travers l'échangeur de cations 15 puis par une conduite 16 à travers les échangeurs d'anions en série 17-18. Le sérum déminéralisé est recueilli dans la cuve 19 et, conformément à l'invention une fraction de 5 à 10 % de sérum brut est env-oycepar la conduite 20, de la canalisation 14 à la conduite 15, pour s'ajoutes au sérum décationné. On a encore indiqué en 21 un envoi de sérum brut à la cuve 19 pour l'ajustement du pH et en 22 un envoi de sérum décationné à un bac de réserve 23 dans le rême but. La figure 3 montre l'utilisation de deux échangeurs d'anions 24--25 traversés en parallèle par le sérum acide décationné, les autres équipements de l'installation ayant été indiqués par les mêmes chiffres de référence que les éléments correspondants de la figure 2. La figure 4 montre l'utilisation d'un seul échangeur d'anions 24. les figures 5 et 6 montrent les deux stades de régénération des échangeurs 4-6 de la figure 1. Sur la figure 5, on a schématisé un passage d'acide nitrique, en réserve en 26, à travers les échangeurs 6-4 en série, tandis qu'on a indiqué en 27 une réserve d'ammoniaque. Après le passage schématisé sur la figure 5, destiné à débarrasser l'échangeur 6 des sels de calcium, des protéines et des matières colorantes, on procède au rinçage de l'échangeur d'anions, ruis à la régénération complète en envoyant encore (figure 6) l'acide nitrique à travers l'échangeur de cations 4, tandis qu'on fait passer de l'ammoniaque à travers l'échangeur d'anions 6.Les effluents sont indiqués respectivement en 28 sur la figure 5 et en 29-30 sur la ligure 6 labour etre mélangés et traités comme on l'a indiqué. les figure; 7 et 8 montrent les deux stades de régénération de- échangeurs d'ions 15-17-18 de la figure 2 et on a encore indiqué respectivement en 26-27 les bacs de réserve d'acide nitrique et d'ammoniaque. On commence par faire passer l'acide nitrique en parallèle à travers les deux échangeurs d'anions 17-18 (figure 7) à la sortie desquels l'acide nitrique est envoyé ptr la conduite 31 à travers l'échangeur de cations 15 pour en sortir en 32.Pour régénérer ensuite les échangeurs d'anions 17-18 après leur rinçage et achever la régénération de l'échangeur de cations 15, on fait passer de l'ammoniaque à travers les échangeurs 17-18 d'ou la liqueur ammoniacale sort en 33 et on fait encore passer de diacide nitrique à travers l'échangeur 15 d'où il sort en 34. Les effiuents de 32-33-34 peuvent litre traités coriime ceux de 28-29-30. Les figures 9 et 10 montrent deux schémas de traitement des effluents de régénération des résines déminéralisantes ; on a encore indiqué en 4 et 6 un échangeur cationique et un échangeur anionique traités respectivement par un passage d'acide nitrique amené en 26 et d'ammoniaque amenée en 27, les effluents aboutissant à un bac mélangeur 35. Dans l'exemple de la figure 9, le bac mélangeur reçoit de l'ammoniaque de neutralisation d'un bac 36 et/ou du carbonate de chaux d'un alimentateur 37 et on a schématisé en 38 une pompe de reprise du mélange neutralisé, pour son envoi en 39 vers un épandage direct sur les terrains. Dans l'exemple de la figure 10, le mélange des effluents du bac 35 est repris sans neutralisation (pS = 2 environ) par une pompe 40 qui le fait passer dans un évaporateur 41, le liquide concentré étant recueilli dans un bac 42 sous une forme contenant 300 à 500 g/l d'extrait sec. Il peut y recevoir de l'ammoniaque de neutralisation d'un réservoir 43 ou du calcaire et on a schématisé en 44 une pompe de refoulement pour la livraison du produit liquide en 45 ou pour son envoi en 46 h un traitement d'atomisation permettant d'obtenir un engrais sec. le procédé de déminéralisation exposé ci-dessus pour les sérums de fromagerie est applicable à la déminéralisation des mélasses, en permettant de faire sécher plus facilement le produit et d'obtenir un produit sec nettement valorisé par rapport à la mélasse brute séchée. R E V E N D I C A T I O N S. 1. Procédé pour l'obtention de sérums de fromagerie déminéralisés à partir de s::-'rums doux ou de sérums acides par passage du sérum à travers au moins un échangeur de cations et un échangeur d'anions, caractérisé par le fait qu'une fraction de 1 à 10 % de sérum @rut est ajoutée au sérums décationné par un échangeur de cations portement acide avant le passage du sérum décationné à travers un éeHan-geur d'anions faiblement basique. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la régénératin @@@ échangeurs d'ions comprend un passage préalable d'acide nitriqu@ à C~- faible concentration en série à travers l'échangeur d'anions et l' @ngeur de cations pour débarrasser le premier des sels de calci. des protéines et des matières colorantes, puis un passage d'ammonnaque à travers l'échangeur d'anions tandis qu'on fait encore passer de l'acide nitrique à travers l'échangeur de cations. . Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, jus@e le pH du sérum déminéralisé par passage à travers les échangeurs d'ions au moyen d'une addition de sérum brut et/ou de sérum décationé a@@nt du après concentration, de façon à obtenir un sérum déminéralisé pouvant être soumis à une évaporation ou à tout traitement désiré, par exemple à un traitement d'extraction des protéines ou de lactose. 4. Procéd selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, appliqué à la déminéralisation de sérum acide, caractérisé par l'utilisation d'un échangeur de cations et d'un ou de deux échangeurs d'anons, ces derniers étant traversés en série ou en parallèle, pour retenir l'acide lactique Qui peut etre récupéré par régénération de ces échang@urs d'anions. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel les effluents des régénérations, dont on a récupéré l'acide lactique éventuel, sontmélangés et, éventuellement après des additions d'équili@rage, utilisés comme engrait soit sous la forme liquide obtenu soit sous une crime liquide ec-lcentrée par évaporation, soit sous ferme solide après séchage. 6. Application du procédé selon l'une quelconque des revendicacation. 1 '5 à la déminéralisation des melasses de sucrerie de canne ou de betreraves