La présente invention, dûe à la collaboration de Monsieur Pierre DUGUET, concerne un dispositif permettant d'assurer le blocage d'un panneau mobile de toit ouvrant dans la position choisie et d'assurer son déblocage en vue de son deplacement d'une position à une autre. Elle se rapporte plus précisément à un dispositif dans lequel un joint d'étanchéité entre le panneau mobile et le pavillon présente une forme tubulaire telle qu'il exerce un serrage du panneau sur son pourtour, des moyens étant prévus pour assurer un écrasement temporaire du joint lorsque l'on désire libérer le panneau. Suivant un mode connu de réalisation d'un tel dispositif, l'écrasement du joint est obtenu en le soumettant à une dépression par mise en communication avec la tubulure d'admission du moteur. Cette conception présente deux inconvénients. D'une part, le niveau de dépression disponible limite la force de serrage que l'on peut faire exercer par le joint, et d'autre part, lorsque le moteur est arrêté, on ne dispose plus de la source de dépression pour assurer le déblocage du panneau mobile. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients. Elle a donc pour objet un dispositif de blocage d'un panneau mobile, notamment d'un toit ouvrant sur un véhicule automobile, comprenant un joint d'étanchéité formé par un premier tube et destiné à maintenir ledit- panneau en place par rapport au pavillon du véhicule, et des moyens pour assurer un écrasement temporaire du premier tube, en vue de la libération du panneau, caractérisé en-ce que lesdits moyens pour assurer 11 écrasement temporaire dudit premier tube sont constitués par un second tube accolé au premier tube, ledit second tube étant normalement aplati, mais susceptible d'être gonflé par un fluide sous pression, le gonflement du second tube provoquant l'écrasement du premier tube. La description qui suit montre deux exemples de réalisation de l'invention, en référence aux dessins joints dans lesquels: - la Fig 1 représente, en perspective, un pavillon muni d'un toit ouvrant selon l'invention; - les Fig 2 et 3 sont des coupes partielles à plus grande échelle selon les lignes 2-2 et 3-3 de la Fig I ; - la Fig 4 est identique à la Fig 2, le joint étant débloqué ; - la Fig 5 est une vue identique à celle de la Fig 1, pour une variante de réalisation - la Fig 6 est une coupe partielle à plus grande échelle selon la ligne 6-6 de la Fig 5 ; et - les Fig 7 et 8 montrent des détails de réalisation de la variante représentée à la Fig 5. On voit sur la Fig 1 un pavillon 1 de véhicule automobile comportant une ouverture 2 susceptible d'etre fermée par un panneau mobile 3. Dans l'exemple choisi, ce dernier est constitué par une simple plaque, opaque ou transparente, coulissant dans deux glissières 4 fixées au-dessus du pavillon 1. Le bord de l'ouverture 2 est délimité par une nervure 5 formée sur le pavillon, ou rapportée sur celui-ci. Cette nervure 5 comporte une bordure 6 sur laquelle est fixé un joint d'étan chéité 7 formant un anneau complet. Le joint 7, réalisé en matériau élastique, délimite deux tubes fermés 8, 9, n'ayant aucune communication entre eux. A l'état libre, le premier tube 8 est maintenu en état d'expansion de façon que le joint 7 exerce un effort de blocage du panneau 3 contre le bord des glissières 4, tandis que le second tube 9, disposé latéralement par rapport au premier, se trouve pratiquement aplati. Comme le montre la Fig 3, le joint 7 porte un raccord 10 sur lequel est monté un tuyau Il destiné à faire communiquer le second tube 9 avec le refoulement d'une pompe électrique 12 dont l'aspiration plonge dans un réservoir de liquide 13. De préférence, le liquide est de l'veau et la pompe 12 est une pompe identique aux pompes utilisées pour les lave-glaces de pare-brise ou de projecteurs. La pompe 12 peut être mise sous tension ou hors tensionàEazL tir d'un interrupteur 14 monté sous le pavillon 1 ou sur le tableau de bord. Une poignée 15, fixée sous le panneau 3, au voisinage de sa bordure avant, permet d'assurer son déplacement. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant Lorsque la pompe 12 n'est pas sous tension, aucune pression de liquide n'est exercée dans le second tube 9 et le joint 7 exerce un effort suffisant sur le panneau 3 pour interdire son déplacement. Lorsque la pompe 12 est mise sous tension1 du liquide sous pression est envoyé dans le second tube 9 qui tend à s'arrondir (Fig 4). Cette déformation provoque un écrasement du premier tube 8, ce qui libère le panneau 3 qui peut alors facilement être amené dans la position choisie, au moyen de la poignée 15. I1 suffit ensuite d'arrêter la pompe 12 pour que le liquide retourne au réservoir 13, à travers la pompe, le joint 7 reprenant alors sa position initiale de blocage du panneau 3. Dans le mode de réalisation des Fig 5 à 8, les éléments analogues à ceux de la Fig 1 sont repérés par les mêmes références numériques. Dans cet agencement, la mise sous tension ou hors tension de la pompe 12 est assurée par un interrupteur 16 associé à la poignée de manoeuvre 15. L'interrupteur 16 comporte un bouton poussoir 17 qu'un ressort 18 pousse vers l'extérieur Une vis 19, dont l'extrémité s'engage dans une rainure 20 du bouton poussoir, sert à limiter la course de ce dernier et assure son positionnement angulaire. Le bouton poussoir porte deux contacts métalliques 21, reliés électriquement entre eux et portant, au repos, sur la paroi intérieure d'une bague isolante 22. Dans cette bague sont fixés deux contacts 23 isolés l'un de l'autre. Chaque contact 23 est relié par un fil 24, noyé dans le panneau 3, à un frotteur 25 qui glisse sur une bande conductrice 26 disposée sur le bord latéral de l'ouverture 2, parallèlement aux glissières 4. La bande 26 est montée sur un support isolant 27 agrafé sur une gouttière 28 fixée sur la nervure 5. Les deux bandes conductrices 26 sont disposées dans le circuit d'alimentation électrique de la pompe 12 de telle sorte que l'enfoncement du poussoir 17, en assurant la liaison électrique entre les deux contacts 23, provoque la mise en marche de la pompe. Le fonctionnement de ce second mode de réalisation est le même que le premier, mais la manoeuvre est plus simple puisqu'en saisissant la poignée 15, il suffit de presser, avec le pouce, le bouton poussoir 17 pour mettre la pompe 12 en route et libérer ainsi la panneau 3. Saturellementr les formes du joint 7 n'ont été données qu'à titre d'exemple. On pourrait également prévoir un ressort métallique. a l'intérieur du premier tube 8, ou noyé dans la masse, pour accroître l'effort de blocage L'invention s'appliquerait également à un toit ouvrant s'escamotant sous le pavillon- ou à un agencement dans lequel seuls deux ou trois des côtés du cadre comporteraient un joint pouvant être relié a la source de fluide sous pression. REVENDICAtIONS 1.- Dispositif de blocage d'un panneau mobile, notamment d'un toit ouvrant sur un véhicule automobile, comprenant un joint d'étanchéité formé par un premier tube et destiné à maintenir ledit panneau en place par rapport au- pavillon du véhicule, et des moyens pour assurer un écrasement temporaire du premier tube en vue de la libération du panneau, caractérisé en ce que lesdits moyens pour assurer l'écrasement temporaire dudit premier tube sont constitués par un second tube (9) accolé au premier tube (8), ledit second tube étant normalement aplati, mais susceptible d'être gonflé par un fluide sous pression, le gonflement du second tube (9) provoquant l'écrasement du premier tube (8). 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits premier et second tubes (8, 9) sont venus de matière et forment ensemble ledit joint d'étanchéité (7). 3.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit second tube (9) est relié au refoulement d'une pompe électrique (12) dont l'aspiration plonge dans un réservoir de liquide (13). 4.- Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la pompe (12) est alimentée en courant électrique par l'intermédiaire d'un interrupteur électrique (14; 16). 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit interrupteur (16) comporte un bouton poussoir (17) monté coulissant dans la poignée de manoeuvre (15) du panneau (3) à l'encontre d'un ressort de rappel (18), ledit bouton poussoir ayant des contacts métalliques (21) reliés électriquement entre eux et portant au repos, sur la paroi intérieure d'une bague isolante (22), ladite bague montée dans la poignée (15) dans le prolongement dudit bouton poussoir (17) portant deux contacts fixes (23) isolés l'un de l'autre et connectés chacun,par l'intermédiaire de moyens à contact glissant (25, 26) prévus sur le panneau (3) et sur le bord de l'ouverture (2) du pavillon,dans le circuit d'alimentation de ladite pompe. 6.- Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens à contact glissant comprennent deux frotteurs (25) portés par le panneau mobile (3) et reliés chacun à un des contacts (23) dudit interrupteur (16), chaque frotteur glissant sur une bande conductrice (26) disposée sur le bord latéral correspondant de l'ouverture (2) du pavillon. 7.- Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que chaque bande (26) est montée sur un support isolant (27) rendu solidaire du bord correspondant de l'ouverture (2)