Procédé de collecte et de compactage des ordures ménagères dans les grands ensembles d'habitation et centres commerciaux. La présente invention réunit le compactage et un système de collecte des produits ainsi réduits de volume sans intervention manuelle et favorise la récupération de certains produits commercialisables. Les techniques en usage conservaient le foisonnement des déchets de toute nature sans tenir compte de ce que leur stockage est polluant, onéreux et envahissant. La distribution s'oriente vers des emballages "un seul usage" qui semblent n'être qu'à leur début. Ils sont de plus en plus légers et rigides, mais leur développement se heurte à des prix sans cesse grandissant de transport pour les évacuer. Des densités comprises entre 6 et 50 kg au M3 interdisent tout stockage, meme de quelques heures et tout transport en l'état. Les ordures foisonnenantes causent la prolifération des vermines et des incendies. Les bennes de compactage sur la voie publique devraient disparaltre des grandes villes, en raison de la surcharge de la circulation et du carburant dépensé, avec un rendement énergétique déplorable. La lenteur des véhicules utilisés entraîne des pertes de temps et des troubles dans le trafic des voitures. De plus les pompes hydrauliques des bennes de collecte entraînées pa les moteurs des camions conduisent à des dépenses de carburant 20 fois supérieures à ce que nécessite le compactage des déchets en bas de chaque vide-ordures, par des presses adaptées à cet objet. Un système dit collecte éolienne est apparu utilisable pour les grands ensembles, mais il nécessite des immobilisations importantes en raison du volume des déchets qui ne sont pas compactés avant leur transport horizontal. Les essais de lacération par couteaux tournants se sont démontrés incompatibles avec l'hétérogénéité des déchets à traiter. Cette technique permet bien de réduire certains déchets de faible épaisseur, mais les nylons, bas, voiles et plastiques s'enroulént autour des arbres des machines et paralysent l'opéréation. Par ailleurs, le volume à éliminer manuellement tend à augmenter pour éviter de boucher les V.O.. L'opération de lacération est inutile quand finalement on doit incinérer les déchets. Les méthodes précédemment définies s'opposent à la récupération de certains déchets avant incinération où leur présence apporte aux fours de graves causes d'usure (verres, métaux, plastiques, etc..). Dans le procédé de notre invention on place en bas de chaque vide-ordures une presse à compacter à marche automatique. On réduit le volume des déchets au fur et à mesure de leur émission. On forme ainsi des balles qui, terminées, sont poussées dans un tube en attente de leur évacuation, soit par collecte éolienne, soit par tout autre procédé, chariot, sac container, évacués sans influence directe sur le cycle de production. De plus, chaque presse reliée directement en bas de chaque vide-ordures peut recevoir tous les déchets qui, par leurs dimensions ou leur nature, sont descendus manuellement. Le compactage des déchets des vide-ordures n'est interrompu, dans ce cas, que pendant l'intervention de l'Utilisateur qui se charge manuellement de la presse. Celle-ci ne peut repartir en automatique qu'après fermeture de la trémie de chargement manuel. Cette opération est signalée à l'extérieur pour éviter la mise hors service général pendant un temps trop long. Par ce précompactage, on réduit les volumes de tous les déchets évacués, sans pour autant en faire des blocs homogènes. En réduisant les volumes de 10/1 de moyenne, chaque élément est séparé par l'air comprimé, après desserage, sans reprendre sa forme antérieure. L'ensemble permet alors la récupération et la sélection des déchets par nature : métaux, verres, plastiques, qui peuvent être stockés et transportés sans autre pressage. A la fin de la chatne, les résidus urbains sont les seuls à passer dans le compacteur final à container mobile. En résumé, le dispositif de l'invention s'applique aux immeubles de toutes hauteurs et à un nombre quelconque de blocs d'habitation et de commerce. II assure la disparition des collectes en points multiples en les réduisant à un seul et supprime ainsi le parcours des camions-bennes utilisés jusqu'à présent, pour n'employer qu'un seul poste de chargement des produits collectés et traités. Selon l'invention, les gaines vide-ordures assurent l'évacuation par gravité des ordures ou déchets d'appartements. A la base de chaque gaine se place un compacteur qui réduit le volume des déchets dans le rapport de 5 à 1 jusqu'à 16 à 1 de leur volume initial suivant la nature des déchets traités. La présence d'une station de moto-dépresseur permet d'assurer le transport entre les gaines et le container final. L'air est introduit dans les points hauts de gaines et à l'origine de la canalisation de transport. Le diamètre des vide-ordures peut être plus fort que la section des collecteurs d'aspiration généraux dans le cas de collecte éolienne. L'expérience conduit à l'adaption d'une section ronde ou carrée de 450 mm pour les gaines videordures. Le collecteur général placé sous les presses peut n'avoir qu'un diamètre de 400 mm. La réduction de 500 mm à 400 mm que le procédé permet fait économiser 36% de puissance, tout en conservant une vitesse de 25 à 35 m seconde.On obtient une économie de force motrice pour l'aspiration, des volumes d'air.réduits en rapport avec les volumes véhiculés et on compense alors les 40% de déchets supplémentaires quq le chargement manuel de la presse permet d'absorber par rapport à ce qui existe actuellement. Le compactage dans la presse et l'évacuation dans le collecteur général étant indépendants, les déchets ne se stockent jamais dans les vide-ordures , d'où gain appréciable de hauteur de stockage. Le pressage s'effectue au fur et à mesure que se présentent les déchets à évacuer. La presse est mise en route par une cellule photo qui ne commande qu'une seule compression en l'attente d'un autre signal d'arrivée. Quand la balle compactée atteint un volume maximum prévu à l'avance, le signal "balle réduite" commande l'évacuation dans le collecteur (4) en attente de l'évacuation elle-même commandée par la programmation générale qui ouvre et ferme la vanne (9) au mieux des possibiliétés d'ensemble. L'automatisme du transfert de la balle réduite suit le cycle suivant Le manocontact commandant l'inversion du plateau de pressage de la presse recevant son impulsion, à une hauteur donnée; au lieu de renvoyer le plateau vers le haut dans sa position d'attente, comme pour la marche normale, limite sa remontée à une position de décompression (quelques centimètres) . Le poussoir (7) recule également pour libérer l'ouverture de la vanne (8) qui provoque le déplacement du poussoir (7) vers 8 et 9 pour transférer la balle vers son lieu de stockage (4) sous volume réduit décomprimé et à l'abri de l'air. La vanne (8) se ferme pendant que le poussoir (7) revient à son point de départ. Dès son arrêt en bonne position, le plateau presseur remonte dégageant ainsi la trémie AR qui a pu recevoir quelques déchets pendant le court temps de transfert d'une minute ou deux maximum. Le tout est figuré sur la planche Il 1/4. Les déchets tombent à nouveau dans le compacteur et le cycle recommance, commandé par la cellule photo de passage des déchets. L'ouverture de la vanne (9) étanche à la dépression, libérée de la presse est commandée par la programmation générale, sans tenir compte du pressage. Les avantages suivant découlent de ces manoeuvres A) compactage, broyage en bas des vide-ordures, au fur et à mesure de leur émission réduisant ainsi les volumes transportés (soit: par dépression, par wagonnet ou tout autre procédé). B) de presser également et manuellement tous les gros déchets 1/2 monstres qui ne peuvent passer par les gaines vide-ordures et qui ainsi ne nécessitent pas de transport spéciaux (soit au minimum 40% du total à évacuer). Les gros déchets appelés monstres par les Services de Voierie qui ne passent ni dans le vide-ordures, ni dans les presses représentent moins de 1% de l'ensemble à évacuer. En broyant les déchets par écrassement, on obtient une bien meilleure dispersion qu'en les lacérant et déchiquetant, opération inapplicable à des produits hétérogènes allant du fer à repasser qu'aucun appareil courant ne peut réduire, aux plastiques et nylon dont aucun broyeur tournant ne peut se séparer. En fermant le volet de commande manuelle de la trémie arrière, on protège l'opérateur pendant l'usage normal de la presse jusqu'au signal "balle réduite". Après utilisation en manuel la presse se remet automatiquement à la disposition du vide-ordures. On peut aussi procéder à l'évacuation des déchets dans des cartons classiques. Leur chargement se fait par trémie avant et par le V.O. En vue d'un tri après transport horizontal, sous volumes réduits, les produits compactés ont une densité augmentée. Les liquides ont tout le temps de s'évacuer pendant le pressage et l'attente d'autres déchets, ce qui évite la pollution des collecteurs et de conduire aux incinérateurs des eaux à évaporer en pure perte. L'entretien des presses peut être fait par un personnel de même qualification, puisque toutes les presses fonctionnent sur le même principe que le compacteur général de transfert. La suppression totale du stockage dans le bas des gaines videordures permet de récupérer 2 niveaux dlhabitation ou de commerce, par suppression de la galerie piétonnaire indispensable dans certains autres procédés. Plus de stockage vertical foisonnant. Enfin, la conduite permettant la desserte de toutes les presses est en acier, étanche à l'air comprimé ou déprimé et peut être soit suspendue à un plancher en sous-sol, par des brides scellées à intervalles réguliers dans les plafonds, assurant la surveillance visuelle de l'étanchéité de la conduite ou bien encore peut être posée en galerie de faibles dimensions respectant la place de passage du personnel de surveillance, en respectant le même profil en long que la canalisation ci-dessus visée. Enfin, la station finale comprend tfig.l5 et 16)) un trommel assurant l'élimination des verres par différence de densité et un transporteur à courroie permettant, avec des tambours magnétiques, la récupération des produits ferreux. Elle comprend également une station de motodépresseurs (11). Les déchets proprement dits sont séparés de l'air dans un cyclone (14) avant d'être compactés et stockés dans des containers mobiles (17), ensuite évacués par des moyens de transports appropriés les conduisant soit à des incinérateurs de grands puissance avec production de courant électrique et récupération des machefers pour fabrication de parpaings pour la construction ou bétons de fondation pour voies à circulation légère. Les déchets non incinérables sont conduits à des industriels assurant leur conditionnement pour utilisation ultérieure. Le précompactage qui a permis entre autre de récupérer des produits ramenés à une densité valable, favorise encore le dernier compactage, par application du principe des passes successives, dont les effets s'ajoutent toujours. REVENDICATIONS 10 - Dispositif permettant de réduire le volume des ordures ménagères à la sortie même des vide-ordures, supprimant ainsi tout stockage foisonnant, et de les convoyer au moyen d'air en dépression ou de tout autre moyen de transport jusqu'à une station unique de chargement et avant évacuation vers l'utilisation : la décharge ou l'incinération. 110 - Dispositif suivant la revendication 10 - caractérisée par le fait que les ordures passent avant évacuation dans un compacteur, puis à intervalles prédéterminés sont envoyés dans une canalisation et véhiculés par air comprimé jusqu'à une station d'attente. Ce transport peut se faire aussi par wagons automoteurs électriques. Au cours du transport les produits ferreux et les verres ou récipients PCV sont évacués mécaniquement. 111 - Dispositif suivant la revendication 110 - caractérisée par le fait que les déchets compactés sont mis en mouvement par des tableaux de mise en marche, arrêt, et protection des moto-compresseurs électriques jusqu'à l'arrivée au container de départ. IV - Dispositif suivant la revendication 111 - qui permet à la station d'attente de départ de faire un tri des déchets métalliques par l'intermédiaire de tambours magnétiques et un tri mécanique des verres dans des trommels utilisant les différences de densité, par exemple. Vo - Dispositif suivant la revendication 10 - caractérisée par le fait que: les canalisations des ordures compactées sont disposées au niveau des caves dans des caniveaux d'une section calculée pour permettre la surveillance mécanique des parties métalliques et que le dégagement des compacteurs, vérins vannes sont limités au strict minimum, mais nécessaires pour assurer le déplacement éventuel des travailleurs. Cette limitation du génie civil permet une économie considérable par rapport aUx systèmes différents qui exigent des surfaces très importantes. Vl - Dispositif suivant la revendication 10 - assurant le chargement manuel des compacteurs par la trémie AV permettant l'introduction des 1/2 monstres n'ayant pu passer dans les V.O.