La présente invention, due à la collaboration de Messieurs : Michel L$SUS et André BATT concerne un dispositif de sécurité destiné à assurer la protection dlun moteur eTectrmque-en c s-~;de dépassement d'un seuil- déterminé de ittntensi- té du courafit d'alimentation de ce moteur. L'invention vise tout d'abord à réaliser un tel dispositif sous la forme d'un ensemble que l'on peut facilement intercaler en un point quelconque d'un circuit, entre un interrupteur de commandent un moteur que lton désire équiper, ce qui procure une grande facilité d'implantation. L'invention a également pour but de prévoir un réglage de sensibilité du relais pour tenir compte des variations de courant absorbé par le moteur électrique, suivant sa conception, et pour compenser la dispersion des caractéristiques du relais magnétique. Il est alors possible d'ajuster le seuil de déclenche ment du relais à une valeur trés faible de surcharge du moteur. De plus, un relais possédant une large plage de réglage peut être utilisé, en postmontage pour un grand nombre d'applications (par exemple, pour un toit ouvrant et un lève vitre de véhicule automobile). L'invention vise enfin à créer un tel dispositif qui évite le déclenchement de la sécurité sur le front de courant -qui suit immédiatement la mise sous tension du moteur. Elle a donc pour objet un dispositif de protection d'un moteur électrique contre les surcharges, comprenant un relais d'inversion ou de coupure de l'alimentation du moteur lorsque le courant d'alimentation de celui-ci atteint un seuil prédéterminé, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un redres seur commandé dont le trajet anode-cathode est connecté en série avec le bobinage dudit relais d'inversion ou de coupure et dont l'électrode de commande est connectée à un interrupteur à lames branché entre les bornes d'alimentation du dispositif en série avec une résistance de polarisation dudit redresseur et disposé dans le champ d'une première et d'une seconde bobines connectées en série auxdites bornes du dispositif, lesdites première et seconde bobines étant agencées de façon à engendrer des champs de signes opposés. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre,faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple et sur lesquels - la Fig. 1 est une vue schématique d'un dispositif de commande de toit ouvrant de véhicule automobile, auquel est appliqué le dispositif de protection suivant l'invention ; - la Fig. 2 est un schéma électrique du dispositif de protection suivant l'invention. On voit sur la Fig. 1 un panneau mobile 1 commandé par un moto-réducteur 2 grâce a un;cotacteur-inverseur 3. Un dispositif de protection suivant l'invention est représenté sous la forme d'une boite 4 branchée sur les fils de liaison entre le contacteur 3 et le moto-réducteur 2. Le dispositif de commande comprend également un contact de fin de course 5 destiné à neutraliser l'action c dud*pQaitif 4,-, lorsque le panneau mobile 1 arrive en fin de course de fermeture, afin que le moto-réducteur puisse fournir l'effort supplémentaire nécessaire pour écraser les joints d'étanchéité et pour verrouiller le panneau. On va maintenant décrire en détail le contenu de la boîte 4 représentée à la Fig. 2. Le circuit 4 comporte deux premières entrées 6 et 7 connectées chacune à un contact mobile de l'inverseur 3. L'une de ces premières entrées 6 est connectée à un premier contact fixe 8 d'un inverseur 9 du sens de rotation du moteur 2, par l'intermédiaire d'une première bobine 10, tandis que l'autre entrée 7 est connectée directement à un second contact fixe 11 dudit inverseur 9. L'inverseur 9 est actionné par un bobinage 12 connecté en série avec le contact de fin de course 5 du panneau mobile 1 et le trajet anode-cathode d'un thyristor 13, entre les contacts fixes 8 et 11 de l'inverseur 9. Le circuit comporte en outre une seconde bobine 14 connectée en série avec une résistance fixe 15 et une résistance variable 16, entre les contacts fixes 8 et 11 de l'inverseur 9. Dans le champ des bobines 10 et 14 est placé un interrupteur à lames souples 17 branché entre les entrées 6 et 7 du circuit, en série avec un interrupteur 18 d'un relais 19 et une résistance 20. Les résistances 15 et 16 permettent le réglage du courant circulant dans la bobine 14 et par conséquent du seuil de fermeture de l'interrupteur à lames 17. Le point commun à l'interrupteur 17 et à la résistance 20 est connecté à l'électrode de commande du thyristor 13 de sorte que la résistance 20 assure la polarisation du thyristor. Le bobinage 21 du relais 19 est connecté entre les entrées 6 et 7, en série avec une résistance 22 qui fait partie d'un circuit RC de temporisation dont le condensateur 23 est branché en parallèle sur le bobinage 21. Les connexions du contact de fin de course 5 avec d'une part le bobinage 12 de l'inverseur 9 du sens de rotation du moteur 2 et d'autre part l'anode du thyristor 13 constituent les secondes entrées 24, 25 du circuit tandis que les connexions de l'inverseur 9 au moteur 2 forment les sorties 26 et 27 de ce circuit. Le fonctionnement du circuit qui vient d'être décrit est le suivant. On suppose que l'entrée 6 du circuit de la Fig. 2 se trouve connectée à la borne positive d'une source de tension d'alimentation qui, dans le cas présent, est la batterie d'accumulateur (non représentée) du véhicule, que l'entrée 7 du circuit est à la masse et que l'inverseur 9 se trouve dans la position représentée à la Fig. 2. Alors, la bobine 10 est parcouru par le courant d'alimentation du moteur 2 qui tourne dans un sens déterminé. On suppose en outre que l'interrupteur 18 du relais 19 est fermé et que le contact de fin de course 5 est également fermé. Tant que le courant d'alimentation du moteur 2 ne dépasse pas un seuil déterminé, l'interrupteur à lames 17 reste ouvert de sorte que l'électrode de commande du thyristor 13 n'est pas sous tension. Le thyristor 13 étant bloqué,.: le bobinage i2 de l'inverseur 9 n'est pas alimenté. Si le courant d'alimentation du moteur 2 augmente, par exemple du fait d'un effort excessif exigé du moteur, l'augmentation du courant circulant dans la bobine 14 engendre un champ qui provoque la fermeture de l'interrupteur 17 et par conséquent l'application à l'électrode de commande du thyristor 13 d'une tension de polarisation déterminée par la résistance 20: Le thyristor 13 est rendu coBddceur, ce qui permet l'alimentation du bobinage 12 et celui-ci provoque l'inversion des contacts mobiles de l'inverseur 9. I1 en résulte une inversion du sens de rotation du moteur 2. Si le moteur 2 tourne dans le sens qui entraine la panneau 1 dans le sens de la fermeture, cette inversion provoque le recul du panneau dans le cas ou un obstable se trouve sur son trajet. Un tel fonctionnement ne peut plus avoir lieu en fin de course du panneau 1, après ouverture du contact de fin de course 5, car le bobinage 12 de l'inverseur 9 ne peut plus être alimenté. Le moteur peut donc fournir l'effort nécessaire à l'écrasement des joints et au verrouillage du panneau 1. Le circuit de temporisation 22, 23 est destiné à éviter la fermeture intempestive de l'interrupteur à lames 17, lors de la mise sous tension du moteur 2, sous l'effet de la surintensité passagère du courant d'alimentation du moteur. Lorsque la tension d'alimentation est appliquée aux bornes 6 et 7, le condensateur 23 se charge à travers la résistance 22. Pendant cette période de charge du condensateur 23, le bobinage 21 du relais 19 est court-circuité et n'est-donc parcouru par aucun courant L'interrupteur 18 reste ouvert de sorte que la fermeture éventuelle de l'interrupteur à lames 17 ne peut provoquer le déclenchement du thyristor 13 et ce n'est que lorsque la charge du condensateur atteint une valeur déterminée que le bobinage 21 est parcouru par un courant d'une intensité suffisante pour provoquer la fermeture de l'interrupteur 18. Dans le mode de réalisation qui vient d'être décrit, on assure la commande de l'inversion du sens de rotation du moto-réducteur 2, mais il est bien entendu que l'invention s'applique de la même façon si le relais 9, au lieu de provoquer une telle inversion, assure simplement l'arrêt du moteur. REVENDICARIONS 1. Dispositif de protection d'un moteur électrique contre les surcharges, comprenant un relais d'inversion de coupure de l'alimentation du moteur lorsque le courant d'alimentation de celui-ci atteint un seuil prédéterminé, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un redresseur commandé (13) dont le trajet anode-cathode est connecté en série avec le bobinage (12) dudit relais d'inversion ou de coupure (9) et dont l'électrode de commande est connectée à un interrupteur à lames (17) branché entre les bornes d'alimentations (6, 7) du dispositif, en série avec une résistance de polarisation dudit redresseur et disposé dans le champ d'une première et d'une seconde bobines (10, 14) connectées en série auxdites bornes (6, 7) du dispositif, lesdites première et seconde bobines étant agencées de façon à engendrer des champs de signes opposés. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit redresseur commandé (13) est un thyristor. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que des résistances (15, 16) de réglage du seuil de fermeture dudit interrupteur à lames (17) sont branchées en série avec ladite seconde bobine (14). 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce qu'en série avec ledit interrupteur à lames (17) est en outre branchés un interrupteur (18) commandé par un relais (19) dont le bobinage (21) est connecté à des moyens de temporisation (22, 23) destinés à empêcher la fermeture dudit interrupteur commandé (18) à l'instant de la mise sous tension dudit moteur (2). 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de temporisation sont constitués par une résistance (22) et un condensateur (23) branchés en série aux bornes d'alimentation (6, 7), le condensateur (23) étant en outre connecté en parallèle sur le bobinage (21) dudit relais temporisé (19). 6. Dispositif de commande des déplacements d'un panneau mobile, notamment d'un toit ouvrant d'un véhicule automobile, comportant un moteur d'entrainement dudit panneau alimenté par l'intermédiaire d'un contacteur-inverseur, un dispositif de sécurité destiné à couper ou à inverser l'alimentation du moteur lorsqu'un obstacle se trouve sur le trajet de fermeture dudit panneau et un contact de fin de course destiné à rendre le dispositif de sécurité inopérant pendant le verrouillage du panneau en position de fermeture, caractérisé en ce que le dispositif de sécurité est constitué par le dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, les entrées (6, 7) de ce dispositif étant connectées audit contacteur-inverseur (3) tandis que le contact (5) de fin de course est branché en série avec le redresseur commandé (13).