La présente invention concerne un dispositif de commande personnalisée, conçu pour personnaliser la commande ou L déclenchement d'un mécanisme, et plus particulièrement, 11 ouverture de moyens de verrouillage de sécurité grace à un signal de commande d'ouverture engendré par le dispositif de commande, uniquement dans le cas où il y a similitude entre un signal d'entrée émis par un opérateur et un signal de référence déterminé enregistré dans le dispositif de commande. Un tel dispositif de déverrouillage est utilisé notamment dans les meubles contenant des documents secrets ou des obaets de valeur, dans les zooSfres-forts par exemple. En pratique, un tel meuble est associé à un ordinateur ayant en mémoire un programme d'exécution pour l'ouverture des moyens de verrouillage. Pour commander l'ouverture de ces derniers, l'utilisateur doit fournir à l'ordinateur des instructions appropriées sous forme d'un code imprimé sur carte perforée ou enregistré sur bande magnétique par exemple. Ces instructions sont comparées au pro gamme de référence enregistré enrnmoire et, s'il y a concordance,l'ordinateur émet un signal commandant l'ouverture des moyens de verrouillage. Cependant, outre qu'un tel dispositif est d'utilisation malaisée du fait que l'utilisateur doit être muni constamment d'une carte perforée, de plus, il n'offre pas de garanties de sécurité totale. Ea effet, l'utilisateur doit veiller à garder secret le code servant à imprimer les cartes pour ne pas autre imité par une personne étrangère. D'autre part, on sait associer un dispositif dit "lecteur de badge" conçu pour "lire" une image quelconque dessinée sur une carte ou "badge", à un ordinateur qui compare ensuite le badge à une image de référence enregistrée dans les mémoires de l'ordinateur, afin de commander le fonctionnement d'un organe auxiliaire, un dispositif de déverrouillage par exemple, en cas d'identité entre les deux images. Les lecteurs de badge sont bien connus de l'homme de l'art et ne seront donc pas décrits. Oti pourrait certes, appliquer cette méthode pour commander l'ouverture d'un dispositif de déverrouillage, mais dans ce cas encore subsistent les risques d'imitation ou de perte. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en personnalisant la commande ou le déclenchement du dispositif de commande de fagon à ce quelle ne puisse titre effec tuée que par les propriétaires avec le maximum de garantie. A cet effet, le dispositif de commande selon l'invention se caractérise en ce que le signal d'entrée est directement fourni par les empreintes digitales de l'opérateur, lesdites empreintes digitales étant lues par un dispositif de lecture, soit par application soit par présentation d'un ou de plusieurs doigts devant une surface de lecture, puis comparées à des empreintes de réfé- rence mémorisées dans le dispositif de commande. L'invention concerne donc une application douvelle des dispositifs classiques de commande comportant un lecteur de badge". Les empreintes digitales sont en effet des marques distinctives et personnelles. Elles sont, quels que soient les doigts de l'une des deux mains drun homme, localisées d'une façon plus spéciale à~la phalange du sommet du doigt, c'est-à-dire la phalangette, celle qui porte l'engie. Les empreintes des phalangettes sont particularisées par des crètes qui sont divisées en quatre familles : 10 - les coupures 20 - les divisions 3 - les anneaux 40 - les ilotes. Ces familles se subdivisent elles-mêmes en les particularités suivantes : POUR LES COUPURES : 10 - les Interruptions 20 - les arrêts 30 - les déviations POUR LES DIflbION;3 : 1 - les bifurcations 20 - les trifurcations 30 - les doubles bifurcations 40 - les embranchements 5 - les crochets. POUR LES ANNEAUX 10 - les médians 20 - les latéraux POUR LES ILOTS : 1 - les simples 2 - les multiples 30 - les linéaires. es particularités sont strictement personnalisées et pour un même individu elles sont situées différemment selon chaque phalangette de chacun des dix doigts de la main. Lune des originalités de la présente invention porte sur le repérage par le lecteur de badge d'au moins 4 points et pouvant aller Jusqu'à 20 points, parmi les 13 particularités citées. Les points de repère dans l'empreinte seront par exemple des interruptions, des bifurcations, des ilots, des anneaux et des crochets, ou encore seulement les uns ou les autres ; on pourrait encore repérer ces cinq particularités sur la ou les empreintes d'un ou de plusieurs doigts des mains. Selon les diagrammes de BALTHAZARD, 4 points de repérage dans une empreinte digitale donnent une possibilité de similitude sur 256 personnes, 12 points de repérage, une possibilité de si solitude sur 16 772-000 personnes et 17 points de repérage, une possibilité de similitude sur 17 milliards de personnes Ces points de repérage sont mis en-mémoire et notés pour servir de badge de référence ou de mémoire pour le lecteur électronique de badge qui s'en servira comme élément de comparaison avec l'em- preinte digitale du doigt que l'on présente devant la surface de lecture du lecteur de badge ou encore avec l'attouchement de contact fait par l'opérateur avec son doigt eu ses doigts, sur une touche d'un clavier ou sur un bouton individuel récepteur de l'empreinte, chaque fois que la personne voudra obtenir soit le déclenchement d'une manoeuvre, soit l'actionnement d'un mécanisme, soit le blocage d'un circuit, soit la mise sous tension d'un circuit électrique selon le cas. Chaque touche de contact digital et de commande peut être analogue à une touche de piano à surface plane ou incurvée. Plus précisément, les dimensions de chaque touche seront approximativement égales à celles de la phalangette, ctest-à-dire entre 1 et 3 cm de largeur sur 1,5 à 4 cm de longueur et pour chacune des phalangettes de référence. Les touches peuvent Autre habillées d'un revêtement sur lequel les empreintes laissent des traces repérables par le lecteur de badge. Elles peuvent être, par exemple métallisées, caoutchoutées, plastifiées ou encrées, attendu que les empreintes digitales pourront y hêtre imprimées en clair et pourront être comparées aux empreintes de référence préalablement enregistrées. Le technicien saura facilement réaliser un mécanisme dans lequel l'attouchement actionne soit un ressort à crochet d'attirance qui fera glisser ou basculer la surface réceptrice de l'empreinte vers l'intérieur du bottier contenant le lecteur pour eAtre présentée à ce dernier. Cette surface est ensuite renvoyée en retrait ou par rotation dans sa position initiale après avoir reçu un balayage d'effacement de l'empreinte par gommage, ou par tout autre moyen connu d'effacement. ûn peut utiliser comme lecteur tout moyen connu tel que lecteur de badge,impulsion magnétique, impulsion photoscopique, micro-analyseur à faisceau électronique ou tout autre moyen par rayonnement de l'impact du faisceau électronique sur l'empreinte ou bien le dépouillement de l'analyse décomposée spectralement en fonction 'de la longueur d'onde ou des niveaux énergétiques déposés par les composants superficiels de l'empreinte digitale, sueur ou graisse, ou tout autre moyen de microanalyse connu Ca- pable d'agir par rapport au badge de référence. Touts ces moyens étant parfaitement connus dans la technique, leur description est superflue et sortirait du cadre de l'invention. Il est également possible d'éliminer les touches sur lesquelles sont imprimées les empreintes, et d'utiliser ltun des procédés de lecture cités pour effectuer la lecture directe des empreintes sur simple présentation d'un ou de plusieurs doigts devant une surface de lecture du lecteur. Un tel dispositif de commande est remarquable en ce qu'il offre des garanties maximum de sécurité étant donné que seul le propriétaire en peut commander le fonctionnement. En effet, le signal n'étant plus fourni par un badge ou un code imprimé sur carte, mais étant engendré par lecture directe ou imprimée de l'empreinte digitale de l'utilisateur, on élimine ainsi les inconvénients précédemment cités. Llinvention sera de toutes façons bien comprise en se reportant à la description qui va suivre-faite en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemples nullement limitatifs, et dans lesquels La figure 1 représente les différentes particularités des croates des empreintes digitales des phalangettes La figure 2 illustre l'application du dispositif selon l'invention, à la commande de de-l'ouverture d'un coffre-fort La figure 3 représente un dispositif à touche pour l'enre- gistrement des empreintes digitales et leur effaçage ; et La figure 4 est une vue agrandie d'un détail de la figure 3 La figure a montre les principales particularités des empreintes digitales qui sont divisées en quatre familles.On désignera par la référence générale 1, les coupures, par la référence 2 les divisions, par la référence 3 les anneaux et par la référence 4 les îlots. Les coupures 1 se subdivisent en interruptions de lignes la, en arrêt de ligne lb et en déviation de ligne Ic. De même les divisions 2 se subdivisent en bifurcations2a, 2b en trifurcation 2c en double bifurcation 2d, en embranchemen2e, 2f et en cro cnet 2g. Les anneaux 3 comportent les anneaux médians 3a et les anneaux latéraux 3b. rnfin les ilots 4 peuvent être soit simples 4a, 4b QU 4c, multiples 4d, 4e ou linéaires 4f. La figure 2 montre un coffre-fort 5 équipé d'un dispositif de commande de déverrouillage selon l'invention. Ce dispositif comprend un lecteur de badge et un effaceur 6 logés à l'intérieur du coffre-fort et dont le fonctionnement est commandé par une touche de contact 7 accessible de l'extérieur du coffre-fort. Le lecteur de badge est connecté à un vérin pneumatique ou électrique 8. Le coffre-fort peut être ouvert en appuyant avec un ou plusieurs doigts sur la touche 7, puis en la libérant. La touche imprimée par l'empreinte digitale du ou des doigts qui l'onten foncée?opère mécaniquement une rotation vers l'intérieur pour se présenter devant le lecteur de badge 6. Ce dernier compare l'image de l'empreinte imprimée avec l'image de l'empreinte de référence enregistrée dans la mémoire du lecteur. En cas de similitude entre les deux images, le lecteur de badge 6 commande le fonctionnement du vérin 8 qui dégage les fiches de blocage 9 de la porte. Celle-ci étant libérée, elle peut Btre alors ouverte. La fermeture et le fichage de la porte s'opèrent par simple poussée de la porte. Au cours de la rotation de la touche vers sa position initiale, l'empreinte digitale est effacée par un des moyens décrits précédemment. Par esprit de simplification on pourrait repérer uniquement quelques points sur l'empreinte de référence, ces points étant choisis parmi les différentes particularités représentées à la figure 1. D'après les diagrammes de BALTHAZARD, la sécurité d'une telle serrure de coffre-fort est pratiquement totale pour un repérage de 12 à 17 points. On pourrait naturellement remplacer le dispositif à touche par un dispositif à impression directe du lecteur. Dans ce cas il suffit de présenter le ou les doigts devant une surface de lecture, pour déclencher le fonctionnement du lecteur.Un tel dispositif est remarquable en ce qu'il ne nécessite pas l'adJonction d'un dispositif d'effacement car 1' empreinte digitale disparaît automatiquement aussitot que le doigt est retiré de devant la surface de lecture. Dans le but d'assurer l'ouverture du coffre-fort malgré une déformation des empreintes digitales du propriétaire, due à la blessure d'un doigt, par exemple, on pourrait enregistrer dans la mémoire du lecteur l'image du doigt qui est le moins exposé à Qtre blessé. On pourrait également réaliser un lecteur ayant en mémoire les images des empreintes de plusieurs doigts et tel que son fonctionnement soit déclenché lorsque limage d'un doigt seulement est concordante avec l'empreinte présentée par ltopé- rateur. De façon analogue, l70uverture dlune porte d'entrée d'un local peut s'effectuer par la pression d'un ou de plusieurs doigts sur une touche 10 comme on peut le voir sur la figure 3. La touche est capitonnée d'une pellicule ou d'un papier 11 sur lesquels s'imprime l'empreinte digitale. La feuille de papier est enroulée autour de deux cylindres 12 et 13 susceptibles de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre autour de leur axe respectif, lors de l'actionnement d'un mécanisme d'avancement 14 qui sera décrit en détail ci-après. La feuille 11 passe devant un lecteur de badge 15 puis entre deux rouleaux effaceurs 16. Le mécanisme d'avancement 14 comprend un levier coudé 16 susceptible de pivoter autour d'une de ses extrémités 17 fixée à l'intérieur du cylindre 12 lorsqu'on appuie sur la touche 10 située sur l'autre extrémité du levier. Le levier, et, par conséquent la touche 10, sont rappelés à leur position initiale gracie à un ressort hélicoïdal 18. Le levier 16 est articulé en un point 19 voisin de son extrémité 17, à un ergot 20 dont l'extré- mitré est bloquée sur une dent d'une denture à rochet 21 prévue sur la paroi interne du cylindre 12. Les dents de cette denture sont orientées de façon à ce que lorsque ltergot tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre il peut glisser librement sur la face inclinée d'une dent et venir se placer devant la dent suivante. Le dispositif représenté à la figure 3 fonctionne de la fa çon suivante : l'opérateur imprime l'empreinte digitale d'un ou de plusieurs de ses doigts sur la feuille 11. Les différents éléments du mécanisme d'avancement 14 se trouvent initalement dans les positions représentées à la figure 3 ou en pointillés à la figure 4. Simultanément, ltopérateur enfonce la touche 10, entrainant ainsi le pivotement du levier 16 autour de son extrémité 17. Ce mouvement est transmis à l'ergot 20 qui, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, avance d'une dent. Â ce stade, les différents éléments du mécanisme 14 sont dans les positions représentées en trait plein sur la figure 4. Lorsque l'opérateur relache la touche 10, le levier 14 est rappelé à èsa position initiale par le ressort 18. L'ergot 20 bloqué contre la dent suivante revient également à sa position initiale et entrain de ce fait le cylindre 12 en rotation dans le sens indiqué par la flèche sur la figure 3. La feuille Il est également entraînée en rotation de sorte que l'empreinte digitale vient se présenter devant le lecteur de badge 15, qui ordonnera la commande électrique de l'ouverture de la serrure. 'les dimensions des dents 21 seront avantageusement calculées, pour que lorsque l'ergot 20 avance d'une dent, la portion de feuille portant l'empreinte se présente exactement en face du lecteur 15. Au cours de l'opération suivante, la feuille Il continuant d'ava7lcer, elle passe entre les deux rouleaux effaceurs 16 qui font disparaltre l'empreinte. Le dispositif de commande selon l'invention peut également autre utilisé pour la mise en contact d'une voiture automobile ou d'un moteur quelconque. Dans le cas où plusieurs personnes devraient établir un contact ou manoeuvrer un dispositif de déverrouillage, il suffit de mettre en mémoire autant d'empreintes de référence que de personnes. De mamie, un tel dispositif peut servir à retrouver rapidement dans une collection d'empreintes ou d'images, celle qui est semblable à l'empreinte présentée devant le lecteur desbadge. il va de soi, par ailleurs, que la prêsente-invention est susceptible de nombreuses modifications de détail et d'applications, sans pour autant, sortir du cadre de l'invention. Par exemple, il est possible de remplacer les empreintes digitales par les empreintes plantaires, plus particulièrement cel les du gros orteil. Les empreintes digitales et plantaires étant formées dès le 6ème mois de la vie intra-utérine, elles peuvent permettre l'identification et éliminer les risques de substitu tion d'enfants après la naissance. RVENDI CÂT IONS 1.- Dispositif de commande personnalisée, conçu pour'person- naliser la commande ou le déclenchement d'un mécanisme, et plus particulièrement, l'ouverture de moyens de verrouillage de sécurité grâce à un signal de commande d'ouverture engendré par le dispositif de commande > uniquement dans le cas où il y a similitude entre un signal d'entrée émis par un opérateur et un signal de référence déterminé enregistré dans le dispositif de commande, caractérisé en ce que le signal d'entrée est directement fourni par les empreintes digitales de l'opérateur, lesdites empreintes digitales étant lues par un dispositif de lecture, soit par application soit par présentation d'un ou de plusieurs doigts devant une surface de lecture, puis comparées à des empreintes de référence mémorisées dans le dispositif de commande. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que quatre points de repérage au moins, sont pris comme empreinte de référence, lesdits points étant convenablement choisis parmi les différentes crètes particularisant les empreintes digitales. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lecture des empreintes est effectuée par un lecteur de badge ou par tout autre moyen de lecture. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un support destiné à recevoir I'àmpression de l'empreinte digitale, et un dispositif d'effaçage de ladite impression de façon à ce qie le support redevienne vierge pour une nouvelle application du doigt.