L'invention est du-domaine des transmissions de donnees en bande de base. Elle est relative plus particulièrement au contrôle de la qualité d'une ligne de transmission, c'est-à-dire a ltestimation du degre de reconnaissance des signaux circulant le long d'une ligne de transmission. Pour se rendre compte de la qualite d'une ligne de transmission, on a recours habituellement à l'étude du diagramme de 11 oeil. Ce diagramme est la figure obtenue en superposant toutes les configurations possibles d'un moment du signal transmis par la ligne. I1 s'obtient en analysant le signal l'aide d'un oscilloscope synchronise par la frequence de rythme du signal. Pour un signal bipolaire sa forme se rapproche du contour de deux yeux superposes. La reconnaissance du signal, ctest-à-dire des impulsions qui le composaient a I'origine, est d'autant plus facile que le diagramme de ltoeil est plus ouvert c'est-à-dire que sa surface interne est plus grande. L'etude du diagramme de ltoeil necessite un operateur experimente ainsi qu'un instrument de mesure coûteux. I1 est donc exclu de l'utiliser pour effectuer des contrôles permanents de la qualite d'un signal au cours de sa propagation de long d'une ligne de transmission. La presente invention a pour but de permettre la realisation, d'une maniere simple et peu coûteuse de contrôles permanents de qualite le long d'une ligne de transmission. Elle a pour objet un procédé de contrôle de la qualité d'un signal consistant à détecter la modulation de phase affectant sa fréquence de rythme, ainsi que des circuits pour la mise en oeuvre de ce procédé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront des revendications jointes et de la description ci-après de deux modes de réalisation donnés à titre d'exemple. Cette description sera faite en regard du dessin dans lequel les figures I et 2 sont des schémas de circuits de mesure conformes à 1' invention. Dans la méthode du diagramme de l'oeil on utilise en général deux criteres qui sont l'ouverture verticale et l'ouverture horizontale de l'oeil car ils sont plus accessibles que la surface. L'un de ces critères : ltouverture horizontale donne déjà, à lui seul, une assez bonne indication sur la qualité du signal car il correspond à la largeur de la plage, pendant la durée d'un moment du signal, où doit se situer l'instant de reconnaissance du signal. I1 peut être déduit de l'amplitude de la gigue affectant le signal, c'est-à-dire de l'amplitude des déplacements des impulsions par rapport à leur position nominale dans le temps et il se trouve que l'amplitude de la gigue affectant le signal peut être assez facilement mesurée par l'intermédiaire de la modulation de phase qu'elle provoque sur la fréquence de rythme du signal. On se propose donc de détecter la modulation de phase affectant la fréquence de rythme du signal pour en déduire l'amplitude de la gigue et en tirer une indication sur la qualité de la transmission. Les circuits de contrôle de la qualité d'un signal dont les schémas sont représentés aux figures 1 et 2 mettent en oeuvre ce procédé. Celui représenté à la figure 1 s'applique au cas où l'on dispose, par ailleurs, de la fréquence de rythme F1 du signal analysé et d'une fréquence de référence F2 non modulée très voisine de la fréquence de rythme que possède le signal analysé à la sortie du circuit qui le genère. Ce cas est assez fréquent ; Il se présente notamment avec les équipements d'extrémité d'une liaison bidirectionnelle qui comportent une partie émission disposant d'un oscillateur pilote définissant la fréquence de rythme du signal émis et une partie réception munie généralement d'un circuit de récupération de la fréquence de rythme F1 du signal reçu.L'un de ces équipements a été représenté, de façon sommaire et en pointilles, dans la figure 1, pour illustrer le mode de raccordement du circuit de contrôle de qualité. Cet équipement comporte une partie émission 1 munie d'un oscillateur pilote 2 déf i- nissant la fréquence de rythme F2 du signal émis, et une partie réception 3 munie d'un oscillateur 4 et faisant partie d'un circuit de récupération de la fréquence de rythme du signal reçu. Il ne sera pas détaillé davantage car il n'est pas concerné par l'invention et fait partie de la technique classique. Le circuit de contrôle proprement dit comporte un discriminateur de phase 10 attaqué par les fréquences F1 et F2 à la sortie duquel apparaissent - une composante de très basse fréquence due à l'écart inévitable existant entre la fréquence F2 et la fréquence de rythme F1 que possède le signal analysé au sortir du circuit qui le génère. - des composantes de fréquences moyennes dues à la modulation de phase de la fréquence F1 provoquée par la gigue du signal analysé. - des composantes de fréquences élevées correspondant aux fréquences F1 et F2 ainsi qu'a leurs combinaisons. Un filtre passe-bande 11 dispo-sé en sortie du discriminateur de phase 10 ne laisse subsister que les composantes de fréquences moyennes dues à la gigue. Un dispositif de détection de valeurs de crête 12, formé d'un amplificateur séparateur 13 suivi d'une diode de détection 14 chargée par une capacité d'intégration 15 délivre un courant proportionnel à l'amplitude de l'enveloppe du signal de modulation, à un galvanomètre 16. Le galvanomètre 16 peut être complète ou remplacé par un circuit d'alarme déclenché dès que l'amplitude de l'enveloppe dépasse un certain seuil. La fréquence de rythme F1 du signal en bande de base reçu peut éventuellement, pour simplifier le raccordement du circuit de contrôle, Xtre remplacée par le signal reçu. Le circuit de contrôle de qualité représenté à la figure 2 est autonome. I1 comporte une boucle à verrouillage de phase 21 connectée à son entre 20 sur laquelle est appliquée le signal reçu sous contrôle, Cette boucle à verrouillage de phase 21 se compose, de manière connue en soi, d'un discriminateur de-phase 22 attaqué d'une part par le signal reçu soumis au contrôle et d'autre part, par le signal de sortie d'un oscillateur 25 à fréquence variable commandé en tension, d'un filtre passe bas 23 connecte à la sortie du discriminateur de phase 22, d'un amplificateur séparateur 24 connecté a la suite du filtre passe bas 23 et dudit oscillateur 25 à fréquence variable commandé par la tension de sortie de l'amplificateur séparateur 24.La tension d'erreur de la boucle à verrouillage de phase 21, est appliquée par l'intermédiaire d'un filtre passe haut 26 à un circuit de détection de valeur de crête 27. Ce circuit de détection de valeur de crête 27 est formé au moyen d'un amplificateur séparateur 28 et d'une diode de détection 29 chargée par une capacité d'integration 30. Il alimente en courant un galvanomètre 31 qui peut être complète ou remplacé par un circuit d'alarne à seuil. L'intervalle de variation de la fréquence de l'oscillateur 25 à fréquence variable est limité autour de a valeur de la fréquence de rythme que possède le signal numérique de transmission au sortir du circuit qui le génère, de manière que la boucle a verrouillage de phase 21 s'accroche effectivement sur la fréquence de rythme F1 du signal reçu. Le signal de sortie du discriminateur de phase 22 est privé de ses composantes à fréquences éloejées par le filtre passe bas 23 de sorte que le signal d'erreur de la boucle à verrouillage de phase 21 ne comporte qu'une composante continue déterminant la fréquence moyenne de l'oscillateur 25 à fréquence variable et des composantes de fréquences moyennes représentant la modulation de phase de la fréquence de rythme du signal analysé. Le filtre passe haut 26 permet d'isoler les composantes à frequences moyennes du signal d'erreur de la boucle à verrouillage de phase 21 pour les acheminer vers le détecteur de crête 27 qui mesure l'amplitude de leur enveloppe. Les circuits de contrôle qui viennent d'être décrits, sont d'une grande simplicité et peuvent de ce fait être incorporés à divers équipements le long d'une ligne de transmission pour réaliser une surveillance constante en plusieurs points, de la qualité d'un signal de données en bande de base. En outre l'exploitation des indications données par ces circuits de contrôle, qui peuvent se borner à une alarme, ne nécessitent pas un personnel spécialisé. REVENDICATIONS 1/ Procédé de contrôle de la qualité d'un signal de données en bande de base caractérisé en ce qu'il consiste à détecter la modulation de phase affectant la fréquence de rythme dudit signal. 2/ Dispositif pour la mise en oeuvre du procéde selon la revendication 1 dans un appareillage tel qu'un émetteur récepteur de signaux de transmission où sont disponibles la fréquences de rythme F1 reconstituée à partir du signal conidéré et une fréquence de reférence F2, non modulée très voisine de la fréquence de rythme que possède le signal considéré au sortir du circuit qui le génère, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte ; - un discriminateur de phase (10) recevant la fréquence de rythme F1 et la fréquence de référence F2, - un filtre passe bande (11) connecté à la sortie du discriminateur de phase (10) - et un dispositif détecteur (12). 3/ Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, carac térisé en ce qu'il comporte une boucle à verrouillage de phase (21) à laquelle est appliqué le signal de transmission et un dispositif détecteur (27) alimente par la tension d'erreur de ladite boucle à verrouillage de phase (21) privée au préalable de sa composante continue et des composantes à fréquences élevées. 4/ Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que le dispositif detecteur (12, 27) est un détecteur de valeur de crête. 5/ Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que le dispositif détecteur (12,27) alimente un galvanomètre (16, 31). 6/ Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérise en ce que le dispositif détecteur (12, 27) alimente un circuit d'alarme déclenché lorsque la tension détectée dépasse un certain seuil.