La présente invention est relative à un procédé pour débarrasser des fluides de forage aqueux l'hydrogène sulfuré qui les contamine fréquemment ainsi qu'un procédé pour éviter la corrosion métallique des tubes de forage en fer et analogues en utilisant des composés métalliques formant des sulfures insolubles en milieu aqueux, ces composés contenant des métaux ayant une force électro-motrice supérieure à celle du fer. Ce procédé consiste à introduire ces composés dans un fluide de forage aqueux et a faire circuler ce fluide dans le puits. Les composés métalliques peuvent être prépares en vue d'une addition ultérieur au fluide de forage ou peuvent être obtenus par des réactions in situ entre les matières et/ou les constituants du fluide de forage.Un procédé préféré utilise des composés métalliques choisis parmi le carbonate de zinc, le carbonate basique de zinc et l'hydroxyde de zinc. Une variante préférée de ce procédé utilise un compose de zinc que l'on fait réagir avec une matière organique pour provoquer la dispersion du composé de zinc, ce qui accroit les caractéristiques d'élimination du sulfure. Les composés métalliques utilisés dans la présente invention n'affectent pas les propriétés vitales du fluide de forage. Domaine de l'invention La présente invention est relative à un procédé pour débarrasser l'hydrogène sulfuré d'un fluide de forage aqueux et un procédé pour empêcher la corrosion par l'hydrogène sulfuré des surfaces métalliques des appareillages de forage utilisés dans toutes les phases pour le forage, l'achèvement et la mise en oeuvre des puits souterrains. Un procédé préféré utilise des composés de zinc choisis entre le carbonate de zinc, le carbonate basique de zinc et l'hydroxyde de zinc. Un autre procédé préféré fait appel à un composé de zinc dans un dispersant organique. L'application de ces composes de zinc est particulièrement utile du fait que les ions zinc ne sont pas refoulés de la solution par les surfaces de fer à plaquer. Ceci est un avantage particulier sur les composés de cuivre couramment utilisés par les techniciens des fluides de forage pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré trouvé dans les fluides de forage aqueux. Au surplus, l'emploi des composés métalliques selon l'invention a été trouvé sans effet nuisible sur les propriétés de fluide de forage, telles que la viscosité, l'aptitude à la filtration, etc. Art antérieur Quand on fore des puits souterrains dans le but d'extraire des dépôts de pétrole ou de gaz, et en particulier quand on utilise un procédé de forage rotatif comprenant une tête attachée à une tige de forage, on fait circuler un fluide de forage ou "boue" , comme la désigne couramment les spécialistes, pour l'amener dans le fond du forage, l'éjecter par de petites ouvertures à la tête de forage dans le fond du trou puis la faire retourner à la surface par l'espace annulaire entre la tige de forage et la paroi du puits où elle peut être mécaniquement et/ou chimiquement traitée ou remise en circulation. Quand un coffrage a été inserré dans le trou, le fLuide circule entre la tige de forage et la paroi interne du coffrage.On utilise par his une circulation inverse, dans laquelle le fluide de forage est injecté dans le trou par l'espace annulaire et retourne à la surface par la tige de forage. Les fluides de forage ont plusieurs fonctions et doivent avoir de nombreuses propriétés. Par exemple, un fluide de forage destiné à l'application précédente doit être un liquide ayant une viscosité telle qu'elle peut servir effectivement pour le transport des copeaux du forage jusqu'à la surface pour leur élimination. Un fluide de forage doit également éviter à des quantités excessives de fluide de s'écouler du trou dans les formations environnantes en déposant sur la paroi du trou une couche de gateau filtré mince mais pratiquement imperméable. Au surplus, un fluide de forage doit également être susceptible de maintenir les solides en suspension, pour éviter leur retour dans la zone de morsure quand la vitesse de forage est réduite ou que le forage est temporairement suspendu. On obtient cette propriété en utilisant des additifs qui donnent au fluide de forage une structure de gel pour des viscosités augmentées. Un fluide de forage doit également servir d'agent de lestage, exercant une pression sur les formations environnantes, pour empêcher la possibilité de défoncement du trou par l'effet de l'huile ou du gaz sous trop forte pression dans la formation. Finalement un fluide de forage doit également servir d'agent lubrifiant pour les roulements utilisés dans la tête de forage et sur la surface des dents de la tête Cela est le cas en particulier quand on utilise des fluides de forage aqueux.Cette caractéristique de fluidification d'un fluide de forage réduit les frottement sur l'appareillage de forage et par suite les frais du forage lui-même. Les fluides de forage aqueux ou à base d'eau sont composés d'une base d'eau qui peut être une saumure, de l'eau de mer ou de l'eau douce. I1 est possible, dans de nombreux cas d'utiliser de l'eau seule comme fluide de forage complet. Récemment, on a utilisé des fluides de forage polymères, qui sont des systèmes thixotropiques à cisaillement mince. Ces systèmes ne reposent pas sur l'incorporation de solides argilés mais n'exigent pas l'addition d'agent dispersant tel que le québracho ou les lignosulfonates. Ces systèmes peuvent utiliser un biopolymère , par exemple la gomme de polysaccharide produite par l'action des bactéries de l'espère Xanthomonas. Cette matière est sur le marché sous la marque "KELZANXC" fabriquée par la firme KELCO Corp. San Diego, Californie, USA. Au système aqueux peuvent être ajoutées des matières colloidales finement divisées tels que des argiles et des matières argileuses et des agents de lestage tels que la barite et analogues. Ces fluides de forage aqueux sont utiles pour le forage, l'achèvement, la réduction et/ou l'exploitation, y compris les opérations de récupération secondaires dans les puits de pétrole et de gaz et analogues. Cela doit être bien entendu, même quand on désigne ces fluides par fluides de forage ou boue de forage. Bien que l'on ait utilisé des systèmes de forage à base d'eau dans l'industrie du forage pendant de nombreuses années, on a néanmoins trouvé que ces systèmes présentent certains inconvénients dont le moindre n'est pas leur corrosivité potentielle. La corrosivité de ce système est due à la présence d'eau, d'oxygène et d'hydrogène sulfuré. Cela est le cas en particulier quand la base d'eau est une saumure. On incorpore de l'oxygène involontairemett dans le système à l'emplacement du raccord de cloche, ou on aspire de l'air dans la boue, à travers le dispositif de secouage des shistes et par l'action de mélangeage dans le puits à boue, en accroissant la corrosion wr l'oxygène des surfaces métalliques du puits. L'hydrogène sulfuré, composé indésirable mais souvent rencontré est probablement le composé le plus corrosif trouvé dans les systèmes de fluide de forage. L'hydrogène sulfuré peut apparaitre dans un fluide de forage comme résultat de la traversée d'une couche ou d'une formation très perméable contenant ce gaz. Dans de nombreux cas, l'eau souterraine contient des quantités contaminantes d'hydrogène sulfuré. En plus, des bactéries réductrices de sulfate transforment les sulfates en hydrogène sulfuré. Quand des gaz provenant de la formation pénètrent dans le forage, ils provoquent une coupe, c'est-à-dire un abaissement subit du poids de la boue de forage, ce qui provoque un "choc".Quand on utilise des fluides de forage alcalins à un pH d'environ 11 ou moins, il arrive souvent que l'hydrogène sulfuré gazeux se dissolve dans le fluide, ce qui réduit son pH et le rend ainsi davantage corrosif. Outre le fait qu'il s'agit d'une matière corrosive, l'hydrogène sulfuré gazeux affecte parfois la viscosité, la fluidité et les autres propriétés du fluide de forage. En présence d'humidité, l'hydrogène sulfuré attaque l'acier pour former des sulfures ferreux et de l'hydrogène libre. L'hydrogène libre peut pénétrer dans le métal, à savoir les tubes d'acier, provoquant ainsi une fragilisation. L'hydrogène sulfuré attaque les surfaces métallique, en pouvant créer des piqures augmentant la corrosion par contrainte et/ou les ruptures sous l'effet des contraintes provoquées par la présente d'hydrogène. Des fractures par fragilisation se sont produites avec des quantités très faibles d'hydrogène sulfuré présentes dans le système. Dans la récupération économique des hydrocarbures liquides dans les puits souterrains, il est parfois nécessaire de faire appel à des procédés de récupération secondaires tels que le flottage à l'eau. Dans de nombreux cas, seule de l'eau contaminée par de l'hydrogène sulfuré est la seule source disponible d'eau d'injection. L'emploi de cette eau provoque des dangers pour la santé du personnel de forage et peut également contribuer à une corrosion des surfaces métalliques des pompes et des appareillages semblables. Outre les problèmes précédents découlant de la contamination par l'hydrogène sulfuré, il est particulièrement important de noter que la présence de l'hydrogène sulfuré est extremement dangereuse pour la santé du personnel travaillant dans le voisinage d'un puits de forage. Quand on introduit un fluide de forage dans le puits, l'hydrogène sulfuré se dégage sous forme d'un gaz à haute densité, qui, étant plus lourd que l'air, se concentre dans les zones inférieures ou dans celles où il se trouve capturé.Bien qu'assez facile à détecter par son odeur, des concentrations supérieures peuvent paralyser les nerfs olfactifs de sorte que la détection après de longues périodes devient presque impossible Le potentiel corrosif est parfois réduit d'une certaine mesure dans les systèmes de fluide de forage par addition de matières coiloides, telles que la bentonite, des solides de forage, etc. En outre, des traitements chimiques du système pour le contrôle de la filtration, la stabilisation du forage, etc.. au moyen de lignites, de ligno-sulfonates et d'additifs semblables peuvent également aider à réduire la corrosivité. Les fluides de forage sont ainsi maintenus à un pH alcalin, ce qui réduit la corrosivité des gaz acides tels que l'hydrogène sulfuré. De nombreux procédés et de nombreuses compositions ont été décrites antérieurement pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré des fluides de forage aqueux avant injection et pendant circulation dans un puits souterrain. Cependant, ces procédés et ces compositions n'ont pas été satisfaisants pour diverses raisons. Par exemple, un procédé utilisé antérieurement pour éliminer l'hydrogène sulfuré est celui de la " combustion immergée" Ce procédé vise la combustion du méthane gazeux dans une zone aqueuse pour libérer l'hydrogène sulfuré du système. Bien que présentant une certaine efficacité pour ce qui est de l'élimination de I'hydrogne sulfuré, ce procédé a été trouvé indésirable et limité principalement aux systèmes aqueux contenant de l'eau comme unique constituant du fluide de forage. La combustion du méthane gazeux exige des appareillages du type brûleurs de surface qui sont couteux. En outre, le méthane, en tant que matière première de combustion est relativement coûteux et dans de nombreuses régions il est difficile à obtenir et à stocker. Un autre procédé qui a été décrit antérieurement est le traitement des systèmes aqueux par l'anhydride sulfurique et un gaz absorbant de l'hydrogène sulfuré, de prérérence un hydrocarbure gazeux, de l'hydrogène ou de l'anhydride carbonique, dans un domaine exempt d'oxygène. L'anhydride sulfurique réagit avec l'eau pour donner de l'acide sulfurique et ainsi abaisser le pH du système. Cette réduction du pH permet une élimination plus facile de l'hydrogène sulfuré par le gaz absorbant. L'hydrogène sulfuré est ensuite éliminé du gaz absorbant par l'utilisation de diverses méthodes et converti en anhydride sulfurique pour la réinjection dans le système sous forme d'un additif inoffensif, ce qui permet au gaz absorbant d'être réin jecté dans le système en vue de l'élimination d'une nouvelle portion d'hydrogène sulfuré. Ce procédé est assez couteux et en plus, quand on désire des fluides de forage à pH élevé il n'est pas efficace car les additions d'acide sulfurique provoquent un abaissement incontrôlable du pH dans de nombreux cas. Un autre procédé déjà décrit pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré consiste dans l'aération et la filtration de l'eau. Cependant, ce procédé n'est pas satisfaisant en raison des tendance corrosives supplémentaires de l'oxygène qui est nécessairement ajouté au cours du procédé. Un autre procédé encore utilisé dans la technique antérieure est l'oxydo réduction de l'ion sulfure de l'hydrogène sulfuré, avec production de soufre libre et d'eau. De nombreuses variantes d'utilisation de ce procédé ont été décrites. Par exemple, on a réalisé la précipitation du soufre contenu dans l'hydrogène sulfuré en soumettant les fluides contaminés par l'hydrogène sulfuré à traitement par de l'anhydride sulfureux gazeux. Ce procédé s'est révélé particulièrement inefficace, en raison du fait que le soufre est libéré sous forme de fleurs de soufre, produit qui est lui-même difficile à éliminer des systèmes aqueux et qui gêne notablement les propriétés des fluides de forage.En outre, on a trouvé que la totalité de l'hydrogène sulfuré d'un système aqueux ne réagit pas avec l'anhydride sulfureux, ce qui permet à une certaine quantité d'hydrogène sulfuré de demeurer dans le système et d'être renvoyée dans le puits souterrain. L'eau oxygénée a également été utilisée fréquemment bien que sans beaucoup de succès. La réaction qui intervient est la suivante Quand on l'utilise dans les fluides de forage, le soufre se comporte comme un solide inerte finement divisé dans le système. Cependant, on peut utiliser l'eau oxygénée avec succès, mais uniquement dans des applications très limitées dans les fluides de forage. Comme il est indiqué dans le brevet US NO 3.506.572 : " bien que l'eau oxygénée en solution soit adaptée au traitement de grandes quantités d'hydrogène sulfuré contaminant, sa nature réactive le rend inadapté pour un traitement systématique. Après peu de temps de contact avec la boue, il se dissipe par réaction avec les autres composants de la boue de forage". On a également utilisé des méthodes par précipitation. Ces méthodes ont impliqué l'emploi de complexes de cuivre tels que l'hydroxyde de cuivre, le carbonate de cuivre et l'oxyde cuivreux. Bien que ces composés se soient révélés efficaces pour précipiter l'ion sulfure, ils ne sont pas satisfaisants, du fait que les surfaces métalliques, c'est-à-dire la tige de forage et/ou le coffrage, provoquent l'extraction des ions cuivre de la solution et leur dépôt sur la surface métallique. Cette réaction chimique est bien connue sous le nom de dépôt électrolytique. Le résultat final de cet électro-dépôt des ions cuivre sur la surface métallique est une corrosion bimétallique. Cette dernière résulte de la tendance du fer métallique à acquérir des électrons des autres métaux en solution ayant une force électromotrice inférieure. Ce facteur provoque le passage du fer sous forme ionique à partir du métal libre. L'aptitude relative des éléments métalliques à perdre leurs électrons est illustrée graphiquement dans les tableaux des forces électromotrices qui énumèrent d'une manière générale les éléments par ordre de tendances décroissantes à passer sous forme ionique par perte d'électrons. Tout élément figurant dans ces tableaux réagira avec les ions de tout élément situé au-dessous dans le même tableau avec libération d'énergie.Ainsi, on peut s'attendre qu'une réaction se produira si on introduit du fer dans une solution aqueuse contenant des ions d'un élément métallique dont la force électromotrice sera inférieure à celle du fer. Une telle réaction provoque le dépôt du métal libre sur le fer et inversement l'apparition d'ions fer-libres dans la solution. Cela est me explication du passage en solution du fer quand on introduit un complexe contenant du cuivre, métal situé au-dessous du fer dans l'échelle électromotrice dans une solution. On illustre graphiquement cette réaction en se référant au potentiel électro-chimique d'ensemble des cellules qui peut être calculée comme suit (3) E = EO ++ +EO ++ ++ Fe, Fe Cu , Cu0 Le potentiel de la cellule d'ensemble est E = + 0,777 L'énergie libre du système peut être exprimée par FO = -EOn F FO = -55,000 cal. Cette réaction est donc spontanée et provoque la réduction du ++ Cu en Cu0 par le fer ce qui entralne le passage du fer en solution. Cela est encore illustré par la réaction du fer avec le carbonate de cuivre, matière qui a été utilisée comme éliminateur de l'hydrogène sulfuré dans les fluides de forage aqueux. L'équilibre du carbonate de cuivre dans un système aqueux peut être exprimé par la concentration en cuivre en équilibre avec le CuCO3 solide est 1,6 x 10 5 mole par litre, ce qui représente une quantité insignifiante d'ions cuivre. Néanmoins, à chaque fois qu'un ion cuivre est éliminé de la solution par réduction en cuivre-métal, un autre ion cuivre passe en solution à partir du carbonate de cuivre solide présent. Cette réaction se poursuit aussi longtemps 'il y a du carbonate de cuivre solide et du fer dans le même système aqueux. Li résultat final de l'électro dépôt du cuivre ionique sur la surface métallique est la corrosion métallique finale, c'est-à-dire que plus il y a de cuivre métallique déposé sur la surface, moins du fer sera présent. On a déjà antérieurement envisagé l'emploi de nombreuses matières contenant des métaux comme additifs dans les fluides de forage. Par exemple, le brevet US NO 2.605.221 décrit l'emploi de composés de métaux lourds comme floculants en même temps que de composés peptisants défloculants pour réduire la consistance du fluide de forage. On utilise ces matières conjointement dans i but de réduire par un effet synergétique la viscosité et la solidité du gel d'un fluide de forage. Ce procédé doit nécessairement utiliser des composés métalliques solubles comme conditions préalables pour la réaction avec les surfaces d'argile.Comme indiqué précédemment, le présent procédé utilise des composés métalliques insolubles, donc incapables de réagir avec les surfaces colloi- dales tels que l'argile et analogues. Le brevet US NO 3.307.625 décrit l'utilisation d'un hydroxyde alcalin choisi entre les hydroxydes de sodium, potassium et lithium pour neutraliser le fluide de forage jusqu'à un pH d'environ 7, en vue de traiter dans une certaine mesure l'hydrogène sulfuré. A ce pH, l'ion sulfure réagit avec le fer élémentaire de l'appareillage de forage, c'est-à-dire la tige de forage, le coffrage, pour former un revêtement de sulfure ferreux agissant comme " barrière vis à vis des agents corrosifs du fluide de forage. Cette matière provoque une augmentation du pH jusqu'à environ 9 à 10, en raison de la formation de sulfures ionisés.On doit ajouter tii sulfure alcalin tel que le sulfure de sodium, aux fluides de forage pour une protection allant au-delà de 9 à lo. Ces additifs n'ont pas été satisfaisants en raison de la présence du sulfure i sodium qui représente lui-même un danger pour la santé vis à vis du personnel travaillant dans le voisinage du puits de forage, car il provoque un adoucissement et une irritation de la peau. En plus de ce danger, l'addition de ce produit est couteuse, ce qui provoque une augmentation des frais de forage. Il est également important de noter que ce procédé exige un contrôle constant du pH. Ce procédé assure une protection contre la corrosion de l'hydrogène sulfuré par la formation d'un revêtement protecteur sur la tige de forage et les autres sur faces plutôt que par l'élimination de l'hydrogène sulfuré du système. On a utilisé comme agent pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré dans les pipe-lines de transport de pétrole brut des sels métalliques solubles dans l'eau. Par exemple, on a trouvé efficace à cet égard le sulfate de zinc. On a trouvé que certains composés métalliques peuvent être introduits sans danger dans les fluides de forage aqueux ou produits in situ dans ces fluides, en vue de réagir avec l'hydrogène sulfuré de manière à fournir une matière extrêmement insoluble qui n'affecte pas elle-même les propriétés essentielles du fluide de forage. Les composés métalliques utili sés dans la présente invention sont eux-mêmes insolubles dans les solutions minérales tels que les systèmes de fluide de forage aqueux.En outre, on a découvert que l'application de ces composés métalliques ne provoque pas la corrosion des surfaces métalliques ou d'acier et l'empêchent même, alors que cela se produit habituellement quand on utilise des matières métalliques contenant des sels tels que le carbonate de cuivre. Une découverte particulièrement importante est celle que les composés métalliques selon la présente invention peuvent être utilisés dans les fluides de forage aqueux, y compris ceux qui contiennent un additif bio-polymère, sans affecter d'aucune façon l'une quelconque des propriétés désirables du fluide. Au surplus, la découverte de l'application des composés métalliques particuliers selon l'invention comme agents d'élimination de l'hydrogène sulfuré dans les fluides de frage aqueux permet également le traitement de ce gaz nuisible et gênant d'une manière économique. La présentè invention-a donc pour principal objet un procédé pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré dans les fluides de forage aqueux par utilisation d'une matière ne provoquant pas la corrosion métallique des appareillages de forage de puits souterrains. Un autre objet est un procédé pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré par introduction d'un composés métallique dans le fluide de forage aqueux en circulation ou encore la production de ce composé métallique in situ. Un autre objet encore de l'invention est un procédé pouvant être utilisé pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré dans les fluides de forage aqueux sans affecter les propriétés essentielles de ce fluide. D'autres buts et avantages du procédé selon l'invention apparaitront de la description et des exemples suivants donnés à titre d'illustration. La présente invention vise un procédé pour l'élimination d'e l'hydrogène sulfuré des fluides de forage aqueux utilisés dans lestuits de forage souterrains ainsi qu'un procédé pour éviter la corrosion métallique des appareillages utilisés dans le forage de ces puits. On a découvert que les composés métal liques contenant un métal situé au-dessus du fer dans le tableau des forces électro-motrices et qui forme un sulfure insoluble en milieu aqueux, ayant un produite solubilité inférieur à celui du composé métallique, peuvent être utilisés pour éliminer l'hydrogène sulfuré sans provoquer la corrosion des tubes métal liques de forage et analogues.Par éliminer, et élimination, on désigne l'addition ou la préparation des composés métalliques dans les fluides de forage dans le but de consommer ou de convertir en forme inactive une certaine quantité des impuretés ou des sulfures indésirables. Par " produit de solubilité", on désigne le produit maximum des concentrations ioniques d'un sel difficilement soluble pouvant exister en équilibre avec la phase solide à une température définie, chaque concentration étant élevée à sa propre puissance. D'une manière générale, si A bBxcC représente l'équilibre entre la molécule A et ses ions B et C dans une solution saturée, lebproduit de solubilité K est donné par l'équation K = K5p= BJ x C3 dans laquelle WB3 et exprimés en poids/gramme-ionique par litre.Dans le cas de l'hydroxyde de zinc par exemple, le produit de solubilité serait -14 de 1,8 multiplié par 10 Le produit de solubilité du sulfure -23 de zinc résultant serait 1,2 x 10 . Bien que tout métal situé au-dessus du fer dans le tableau des forces électro-motrices puisse être effectivement utilisé dans le procédé de l'invention, on préfère, pour des raisons économiques, de disponibilité et de commodité utiliser des composés contenant des métaux tels que le tellure, le chrome, le zinc, le vanadium, le manganèse, le zirco nium, le titane et analogues. Parmi ces métaux on préfère le manganèse et le zinc. Un mode de réalisation préféré utilise un composé métallique choisi entre le carbonate de zinc, le carbonate basique de zinc et l'hydroxyde de zinc.Un autre mode de réalisa tion consiste à utiliser des composés de zinc dans un dispersant organique. D'une manière générale, toute quantité du composé métal lique de l'invention suffisante pour éliminer l'hydrogène sulfuré peut être utilisé. Dans certains cas, la proportion stoéchiométri que suffit. De préférence on utilise une proportion de 3 pour 1 du complexe métallique par rapport à l'hydrogène sulfuré pour obtenir une élimination rapide et plus efficace. Par exemple, on peut utiliser l'hydroxyde de zinc dans un rapport d'environ 2, 4 à 1 et le carbonate basique de zinc dans un rapport d'environ 2,7 à 1. D'une manière générale, les composés métalliques utilisés dans la présente invention doivent être ajoutés au fluide de forage à des doses, exprimées en gramme/litre, suffisantes pour assurer un léger excès de l'agent éliminateur par rapport à la quantité d'hydrogène sulfuré présente ou prévue dans le système de fluide de forage, dans le but d'assurer une élimination complète et rapide. On peut facilement déterminer cette quantité en prélevant des échantillons de la boue dans le puits de temps en temps et en contrôlant la teneur en sulfure, par l'utilisation de techniques de mesures classiques. Dans la plupart des cas cette quantité sera supérieure à environ 3,8 g/l et redépassant pas généralement 18,5 g/l.Dans certains autres cas, par exemple quand on rencontre des poches concentrées en hydrogène sulfuré,des concentrations plus élevées peuvent être nécessaires. Ces valeurs peuvent être utilisées sans que soient affectées la rhéologie du fluide de forage,la perte de charge par filtration ou d'autres propriétés essentielles. On peut également faire réagir in situ dans le fluide de forage des matières donnant naissance aux composés métalliques de la présente invention pour obtenir un matériau d'élimination d'une efficacité égale. Par exemple, quand on doit obtenir un agent d'élimination contenant du zinc par une préparation in situ, on peut faire réagir du sulfate de zinc avec du carbonate de sodium pour obtenir du carbonate de zinc et du sulfate de sodium. D'une efficacité égale, on peut citer la réaction in situ du sulfate de zinc avec la soude pour donner naissance à de l'hydroxyde de zinc et à du sulfate de sodium. Du fait que les composés métalliques utilisés dans la présente invention sont inertes et insolubles dans les systèmes aqueux, il peut être commode ou souhaitable, dans certains cas de faire usage d'une matière provoquant la dispersion du composé métallique, ce qui assure une capacité d'élimination plus élevée. L'emploi d'un agent dispersant organique assure une répartition plus élevée des particules réactives du composé métallique, en augmentant la superficie du composé et en permettant à ce dernier/être dispersé sous forme colloïdale dans tout le système contaminé par l'hydrogène sulfuré. Des exemples de ces dispersants sont le quebracho et les lignosulfonates que l'on utilise fréquemment dans les fluides de forage comme dispersants pour les matières argileuses et les autres matières solides.On peut faire réagir les composés métalliques avec le dispersant ou dans certains cas on peut les faire réagir in situ dans le fluide de forage avec le dispersant. Il est important de noter que l'emploi des composés métalliques n'est pas limité aux fluides de forage aqueux exigeant ou contenant un dispersant. Ces composés métalliques sont également efficaces dans des fluides de forage non dispersés, tels que les fluides de forage composés d'eau et d'un biopolymère. Les composés métalliques utilisés dans la présente invention peuvent être utilisés dans ces systèmes sans affecter les caractéristiques rhéologiques ou sans diminuer par ailleurs l'efficacité du biopolymère. Un processus préféré pour l'introduction des composés métalliques de la présente invention dans un puits souterrain consiste à ajouter une quantité prédéterminée du composé métallique dans le fluide de forage et à faire circuler ce fluide dans le puits. Ce procédé utilise un complexe métallique obtenu par la réaction du composé de zinc préféré avec des dispersants organiques connus dans le but d'assurer une élimination accrue de l'hydrogène sulfuré dans tout le système de fluide de forage. Ces matières dispersantes comportent généralement dans leur structure un cycle aromatique auquel sont fixés des groupes méthoxyle et hydroxyle, en même temps qu'éventuellement un groupe latéral alkylé. Les polymères contenant de la lignine sont particulièrement utiles. Les matériaux contenant de la lignine sont courants sous forme de sous-produits cellulosiques de l'industrie de la pulpe et du papier. En général n'importe quel type de matériau à base de bois ou cellulosique que l'on peut mettre sous forme de pulpe de bois constitue une source satisfaisante de matière contenant de la lignine.Bien qu'il soit préférable, habituellement de soumettre ces matières à une purification et à une concentration, on peut utiliser les sous-produits. contenant de la lignine des processus de pulpe de bois sus forme brute ou sous forme purifiée avec les composés de zinc de la présente invention Par exemple, les sels métalliques d'acide ligno-sulfoniques modifiés comprenant les matériaux dégradés condensés ou polymérisés peuvent être utilisés. Divers lignosulfonates de métaux légers ou lourds tels que ceux de chrome, d'aluminium, de fer, de zirconium, de sodium, de pdassium, de calcium et d'ammonium peuvent ainsi être utilisés.La lignine Kraft provenant du procédé de puipage;au sulfate ainsi que la lignine sodée provenant du procédé de pulpage à la soude, toutes deux sous forme des sels de lignine non sulfonée peuvent également être utilisés. En outre, on peut également utiliser à cet effet des matières contenant du tanin, tels que des extraits d'écorce, du bois de québracho, et des extraits de claies. Dans les exemples ci-après on a utilisé un ligno-sulfonate de sodium polymérisé et désucré ayant réagi avec du carbonate de zinc basique. Cette matière contient environ 24,6 % de ligno-sulfonate, 1,5% de soude et 73,8% de carbonate de zinc basique. On utilise cette matière uniquement à titre illustratif.Comme indiqué précédemment, procédé selon l'invention ne dépend pas de l'emploi des composés métalliques avec un dispersant particulier, l'emploi de ce dispersant étant entièrement facultatif et n'ayant pour objet que d'accroître la superficie du composé métallique et de le disperser sous forme colloïdale dans tout le système de fluide de forage. Les composés métalliques utilisés dans ce procédé ont été trouvés complètement satisfaisants avec ou sans l'emploi d'un dispersant. Les composés métalliques utilisés dans la présente inven tion peuvent être introduits dans le fluide de forage sous di verses manières commodes. Par exemple, on peut ajouter lentement le matériau au fluide de forage dans la trémie de boues en vue de leur circulation ultérieure dans le puits. On peut ajouter au besoin des quantités additionnelles des composés métalliques. Dans le but d'assurer une protection appropriée contre la corrosion par l'hydrogène sulfuré du système de fluide de forage, on doit de préférence ajouter la matière d'élimination à ce fluide avant le début de la circulation. Cependant, cette manière * introduire les composés métalliques de la présente invention n'est pas obligatoire. L'introduction de la matière dans un fluide de forage ayant déjà été exposé à une contamination par l'hydrogène sulfuré est également efficace. Dans les exemples ci-après, tous les composés métalliques utilisés peuvent être facilement obtenus. Bien que l'on ne trouve pas dans le commerce le carbonate de zinc ZnCO et l'hydroxyde 3 de zinc Zn(OH)2, leur préparation est aisée et économique par diverses méthodes qui sont connues des techniciens. Par exemple, B. méthode utilisée à l'exemple 1 donne naissance à un hydroxyde de zinc convenant pour les buts de la présente invention. Le carbonate basique de zinc ZnC03(0H)2 est cependant facilement disponible dans le commerce et par conséquent disponible pour l'achet par le public. L'invention sera plus complètement emprise grâce aux exemples suivants EXEMPLE 1 Le présent exemple illustre une méthode de préparation de l'hydroxyde de zinc utilisé dans les exemples suivants : on dissout 16,lgramme de ZnSO4, 7H20 dans 150 ml d'eau.On ajoute à la solution de sulfate de zinc 8 grammes de soude dissous dans 50 ml d'eau. On filtre l'hydroxyde de zinc obtenu de la solution et on lave à l'eau distillée et le sèche à température ambiante. On recueille par cette méthode 10 grammes d'hydroxyde de zinc. EXEMPLE 2 On prépare une composition dispersée contenant l'agent d'élimination d'hydrogène sulfuré de la manière suivante Solution de lignosulfonate à 29,0% en poids de solides 338,0 grammes Eau déionisée 317,0 grammes Solution de soude à 50% en poids de solide 12,0 grammes Carbonate basique de zinc 290,0 grammes On dilue la solution de ligno-sulfonate avec de l'eau déionisée dans le but d'obtenir une solution à 15,0% en poids de ligno-sulfonate solide. On chauffe cette solution jusqu environ 550C. On ajoute une solution de soude pour ajuster le pH à 7,0. On ajoute lentement du carbonate basique de zinc à la solution neutralisée. On agite la solution jusqu'à ce que la totalité du carbonate basique de zinc soit en solution. On soumet ensuite la composition à un séchage par pulvérisation. EXEMPLE 3 L'exemple suivant illustre l'aptitude des composés métalliques utilisés dans la présente invention à éliminer de façon efficace les sulfures solubles trouvés dans les fluides de forage aqueux contaminés par de l'hydrogène sulfuré. Le processus d'essai utilisé est de type standard dans l'industrie et il est décrit dans la publication : STANDARD METHODS FOR THE EXAMINATION OF WATER AND WASTE WATER, AMERICAN PUBLIC HEALTH Ass.,NEW YORK, N.Y. 12ème Edition, 1965, pages 427-428. On utilise une quantité équivalente à 3710 litres du fluide de forage suivant, ayant les composants ci-après Eau 7.760 ml "Milgel" 600 grammes 2 "Panther Creek Clay" 260 grammes "Ball Clay" 272 grammes 3 "Mil-Bar" 7.500 grammes "Uni-Cal" 180 grammes 1) Marque commerciale désignant une bentonite de première qualité du Wyoming vendue par la firme Milchem Incorporated 2) Marque d'une bentonite de calcium vendue par la firme American Cyanamid. 3) Marque commerciale désignant un agent d'alourdissement à base de barite à haute pureté vendue par la firme Milchem Incorporated 4) Marque commerciale désignant une composition polymère à base de lignine et vendue par la firme Milchem Incorporated. Le pH de cet échantillon de boue est ajusté à environ 11 au moyen de quantités additionnelles de soude. L'échantillon est agité avec un agitateur à palettes. On fait barboter de l'hydrogène sulfuré à travers cet échantillon de boue au moyen d'un tube de dispersion en verre fritté jusqu'à ce que le pH tombe à environ 8. On répète ce processus sur l'échantillon 4 fois, ce qui conduit à des charges de 1,5 kg contenant environ 1120 ppm d'ions sulfure solubles en moyenne. L'échantillon de boue contaminé par l'hydrogène sulfuré est réparti en cinq portions de 100 grammes. k premier échantillon n'est pas traité par une matière d'élimination de l'hydrogène sulfuré. Le second échantillon est traité par du carbonate basique de cuivre tandis que le troisième, le quatrième et le cinquième sont traités respectivement par du carbonate basique de zinc, par du carbonate de zinc et par de l'hydroxyde de zinc. On utilise une quantité de chaque complexe métallique telle que 1,00 gramme de métal est présent dans les échantillons traités. Chaque échantillon est secoué mécaniquement dans un secoueur Burrell possèdant une action de rotation pendant une demi-heure. On mesure le pH de chaque échantillon avant filtration à travers un filtrepresse Fann. On recueille le filtrat de chaque échantillon traité contenant du sulfure soluble et on le soumet à l'analyse pour sa teneur en sulfure et on le compare à la teneur en sulfure de l'échantillon non traité. Les résultats de ces essais sont réunis au tableau III. Dans cet exemple, et dans les exemples 4 à 8, le processus analytique utilisé pour la mesure de la teneur en sulfure a une précision de + 30 ppm. On doit tenir compte de cette particularité dans l'interprétation des résultats notamment dans les cas où la teneur en sulfure est indiquée de l'ordre de 30 ppm. TABLEAU III Composé pH de l'é- Teneur moyenne en sulfure soluble(ppm) chantillon avant traitement après traitement boue de base 9,3 1120 1120 CuCOi 3 basique 10,5 1120 50 ZnCO 3 basique 10,6 1120 40 ZnCO3 11,1 1120 40 Zn(OH)2 9,90 1120 150 EXEMPLE 4 On réalise des essais et on en évalue les résultats comme à l'exemple 3 sauf que chaque échantillon de boue traitée contient une teneur en métal de 0,500 grammes pour 100 grammes de boue contaminée par l'hydrogène sulfuré. Ces essais indiquent que l'hydrogène sulfuré peut être efficacement réduit au-dessous des valeurs minimum tolérables par l'emploi d'une matière d'élimination ayant cette teneur en métal.Les résultats de cet essai sont réunis au tableau suivant TABLEAU IV Composé pH de l'échan- Teneur moyenne n sulfure soluble tillon avant traitement après traitement Boue de base 9,21 910 910 CuC03 basique 10,4 910 50 ZnCO3 basique 110,6 910 40 ZnCO3 10,7 910 70 Zn(OH)2 9,21 910 180 EXEMPLE 5 On réalise des essais et on en évalue les résultats comme aux exemple s 3 et 4 sauf que chaque échantillon de boue traitée contient une teneur en métal de 2,00 grammes pour 100 grammes d boue contaminée par l'hydrogène sulfuré. L'hydrogène sulfuré est encore éliminé au-dessous des niveaux minimums tolérables. Les résultats de cet essai sont réunis au tableau suivant TABLEAU V Composé pH de l'échan- Teneur mgyebie en sulfure tiglon avant traitement après traitement Boue de base 9,3 1080 1080 CuCo 3 basique 10,4 1080 50 ZnC03 basique 10,6 1080 40 ZnCO 10,7 1080 70 3 Zn(OH) 10,0 1080 57 2 EXEMPLE 6 On réalise des essais et on évalue les résultats pour déterminer l'effet d'agent d'élimination utilisé dans la présente invention sur les fluides de forage aqueux dans lesquels le pH est de 12,0 ou plus. On rencontre fréquemment des pH dans cette zone notamment dans le cas où de l'hydrogène sulfuré est présent ou même suspecté.Dans de nombreux cas, les composés métalliques réagissent avec les matières alcalines pour former une substance soluble qui leur fait perdre leur aptitude d'efficacité d'élimination. Dans le cas du zinc, cette substance est habituellement désignée sous le nom de"zincate". Pour soumettre à l'essai l'effet d'une alcalinité élevée sur l'élimination des sulfures solubles on traite une boue de base avec de l'hydrogène sulfuré comme dans les exemples précédents, On ajoute de la soude jusqu'à ce que l'alcalinité P du filtrat soit de 0,233 meq/ml (35,0 ml N/50 H2 SO ). On traite à nouveau des parties aliquotes de lOOg 4 de la boue avec des complexes métalliques à des taux équivalents à 2,00 grammes de métal.On secoue pendant une demi-heure, on filtre et on analyse le filtrat pour évaluer la teneur en sulfure soluble Les résultats de cet essai indiquent qu'il ne se forme pas de zincate dans le fluide de forage et que les composés métalliques éliminent efficacement l'hydrogène sulfuré. TABLEAU VI Composé pH de l'échan- Teneur moyenne en sulfure soluble tillon avant traitement après traitement boue de base 12,7 3000 3000 CuCO basique 12,6 3000 30 ZnC03 basique 12,5 3000 160 Zn(OH)2 12,5 3000 lo EXEMPLE 7 On réalise des essais et on en évalue les résultats dans le but de déterminer l'effet du vieillissement d'échantillons i boue contenant des composés métalliques sur l'élimination de l'hydrogène sulfuré. On prépare une boue de base comme dans les exemples précédents et on la traite par du carbonate basique de cuivre, du carbonate basique de zinc, de l'hydroxyde de zinc et du carbonate de zinc contenant l'équivalent de 2,00 grammes - de métal par 100 grammes de boue.On secoue ces échantillons pendant trois jours et trois nuits et on les filtre. On analyse ensuite le filtrat pour sa teneur en sulfure soluble. Les résultats *e cet essai indiquent que les composés métal liques selon l'invention éliminent efficacement le sulfure après vieillissement sur des périodes prolongées. Les résultats de cet essai sont réunis au tableau suivant TABLEAU VII Composé Teneur moyenne en sulfure soluble avant traitement après traitement boue de base 2000 2000 CuCO3 basique 2000 0 ZnCO3 basique 2000 30 3 ZnCO 2000 30 3 Zn(OH) 2000 60 2 EXEMPLE 8 On réalise des essais et on en évalue les résultats pour déterminer à quel point la réaction des composés d'élimination est complète.On prépare une boue d'essai comme dans les exemples précédents. On utilise dans l'essai trois portions d'échantillon de 100 grammes chacune, la première portion reste non traitée.Les deux portions restantes sont traitées par du carbonate basique de zinc, et de l'hydroxyde de zinc, respectivement. Les quantités de composés métalliques ajoutés sont telles qu'elles sont molairement équivalentes à la quantité de sulfure présente au total. (4,25 millimoles). Les échantillons sont ensuite " cylindrés à chaud" à 650C pendant huit heures. Les échantillons sont ensuite filtrés et le filtrat soumis à l'analyse pour sa teneur en sulfure soluble. Les résultats de cet essai indiquent que les composés métalliques utilisés dans invention éliminent efficacement le sulfure soluble quand ils sont utilisés pratiquement dans les proportions stoéchiométriques Les résultats de cet essai sont indiqués au tableau ci-dessous TABLEAU VIII Composé pH de l'é- Teneur moyenne en sulfure soluble chantillon avant traitement après traitement Boue de base 9,5 2230 2230 ZnC03 basique 10,0 2230 140 Zn(OH) lo,3 2230 60 EXEMPLE 9 Le présent exemple illustre la tendance d'un composé métallique contenant un métal situé au-dessous du fer dans le tableau des forces électro-motrices à corroder les surfaces de fer. On fait réagir du CuSO4. 5H O avec un filtrat de ligno-sulfonate 2 de sodium en quantité suffisante pour obtenir un produit final contenant 5oye/0 en poids de CuS04. 5H20 pour un poids égal pour cent de filtrat de ligno-sulfonate de sodium. Le sulfate cuivrique est transformé en hydroxyde cuivrique par addition de soude et le produit est ensuite séché par pulvérisation. On compare cet é échantillon à un échantillon contenant un mélange aqueux de carbonate cuivrique basique à 1,0 % en poids et avecun échantillon contenant un mélange aqueux de sulfate cuivrique à 1,0 pour cent en poids Tous les échantillons sont ajustés à pH 9,0 par addition de quantités suffisantes de soude.Les échantillons sont placés dans des récipients en verre contenant des plaquettes d'acier doux 1020 ayant pour dimensions 5 x 2,5 x 0,01 cm et secouées à 250C pendant 22 heures en utilisant un secoueur métallique à action de rotation. Les échantillons sont ensuite prélevés, lavés à l'eau et séchés à l'air. On répète l'expérience en laminant à chaud d'autres échantillons à 650C pendant 18 heures. L'analyse par diffractions de rayons X indique la présence de cuivre métallique sur chaque échantillon. Du sulfure de cuivre précipité par l'emploi d'agents d'élimination contenant du cuivre et ayant un produit de solubilité fini sont également trouvés être sujets au cuivrage sur les métaux ferreux. On prépare une boue à 57Grammes par litre de ligno-sulfonate comme à l'exemple 3 à pH 8,5. A des échantillons séparés on ajoute du sulfure cuivrique et du sulfure cuivreux, respectivement. Les échantillons sont laminés à chaud au contact des échantillons d'acier précédents pendant 17 heures à 650C. Les échantillons résultants apparaissent à l'oeil être revêtus de cuivre. On répète l'expérience en laminant à chaud les échantillons au contact des coupons d'acier pendant 72 heures à 650C. Après lavage à l'eau des échantillons et séchage à l'air,les techniques spectrographiques d'émission de rayons X montrent la présence de cuivre élémentaire sur les coupons, ce cuivre provenant à la fois des échantillons contenant du sulfure cuivreux et du sulfure cuivrique. Pour démontrer que le cuivre détecté sur les coupons d'acier est du cuivre de dépôt, on construit une cellule irréversible avec du chlorure de potassium 0,1 N comme électrolyte. Les coupons d'acier provenant des essais précédents et qui ont été soumis au sulfure cuivreux et au sulfure cuivrique sont utilisés comme l'une des électrodes de la cellule. Les coupons d'acier non traités sont utilisés comme autres électrodes. La force électromotrice produite est mesurée au moyen d'un voltmètre standard. Avant mesure, les échantillons sont nettoyés au moyen d'un bain ultrasonique, ce qui élimine la possibilité de la production d'un potentiel électrique pardes particules non fixées sur le métal. Le résultat de ces essais indique l'existence d'un revêtement de cuivre et sont réunis au tableau suivant TABLEAU IX Cellule fem (volts) t acier,-acier 0,003 acier-acier soumis au système de boue pendant 17 heures à 650C 0,001 Acier-cuivre (fil de cuivre) 0,3 Acier-acier soumis à Cu2S dans le système de boue pendant 72 heures à 650C 0,1 Acier-acier soumis à CuS dans le système de boue pendant 72 heures à 650C 0,03 tmoyenne de déterminationsrépétées EXEMPLE 10 On réalise des essais et on en évalue les résultats pour déterminer la tendance au revêtement par du zinc métallique provenant de composés de zinc sur un métal ferreux dans un système de fluide de forage aqueux. On prépare une boue allourdie à 57 grammes par litre comme à l'exemple 3. On ajuste le pH de cette boue à 8,5 avec de la soude. A des échantillons de 200 cc de cette boue on ajoute 2,0 grammes de carbonate basique de zinc et 2,0 grammes de la préparation de carbonate de zinc-lignosulfonique telle que décrite à l'exemple 2. Les échantillons sont placés dans des récipients en verre et on y ajoute à chacun un coupon d'acier doux 1020 mesurant 5 x 2,5 x 0,01 cm. Les échantillons sont laminés-à chaud à 650C pendant 88 heures les coupons résultants sont lavés à l'eau et séchés à l'air. On ne peut pas détecter la présence de zinc métallique sur les coupons par les techniques de diffraction de rayons X Pour déterminer si du zinc est présent sur les coupons en continuité électrique avec le métal ferreux (c'est-à-dire un revêtement de zinc), on construit une cellule irréversible avec du chlorure de pot as- sium 0,1 N comme électrolyte. Les coupons d'acier préalablement traités avec le carbonate de zinc basique et la matière à base de carbonate de zinc et de ligno-sulfonate sont utilisés respectivement comme l'une des électrodes de la cellule tandis que des coupons non utilisés sont utilisés comme autres électrodes. La force électro-motrice produite est mesurée avec un voltmètre standard. Avant mesure, les coupons sont nettoyés avec un bain ultra-sonique pour éliminer la possibilité d'un potentiel électrique produit par les particules non fixées sur le métal. Les résultats de cet essai indiquent qu'aucune force électro-motrice détectable ne peut être produite entre les coupons traités et les coupons d'acier non utilisés. Les résultats de cet essai sont réunis au tableau suivant TABLEAU X Cellule fem (volts) - acier-acier 0,002 acier-zinc métallique 0,15 acier-acier soumis au carbonate basique de zinc 0,001 acier-acier soumis au carbonate de zinc-ligno-sulfonate 0,001 EXEMPLE 11 Cet exemple démontre l'élimination de la fatigue du métal provoquée par la corrosion métallique quand on utilise les composés métalliques selon l'invention.On réalise les essais de fatigue en utilisant un appareil d'essai Conoco Plex , instrument qui soumet une surface métallique d'un échantillon à une contrainte. Cet instrument détermine le degré de fatigue du métal sur une surface par application d'une contrainte à l'échantillon, Plus la contrainte qui peut être appliquée à un échantillon sur une certaine période de temps, sans provoquer une craquelure de l'échantillon est élevée, plus l'échantillon est durable et moins il est sensible à la corrosion. La contrainte est appliquée par flexion du coupon du centre vers la gauche puis vers la droite, puis vers le centre à nouveau par cycles à approximativement 720 par minute. La mesure désignée par " rupture" désigne la quantité de temps nécessaire pour briser un coupon de cette manière. On prépare un échantillon de boue contenant 57 grammes/ litre de "Milgel", 7,6 grammes par litre de carboxyméthylcellu lose, 3,8 grammes par litre de chlorure de sodium et 22,8 grammes par litre de " Uni-cal".On ajuste le pH de ces échantillons à 9,0 , On sépare cet échantillon en trois portions, la première portion n'est pas traitée pour servir de base. La seconde portion est traitée par 5,7 grammes/litre de carbonate de cuivre tandis que la troisième portion est traitée par 7,6 grammes par litre de la matière carbonate de zinc basique + lignosulfonate préparée à l'exemple 2. Les essais de fatigue sont réalisés à 650C en exposant les coupons d'acier doux aux échantillons respectifs dans l'appareil d'essai Conoco Flex et en appliquant une con 2 trainte de 2212 kg par cm à chaque échantillon d'essai.Les résultats de cet essai indiquent que le carbonate de cuivre réduit la durée de fatigue du coupon dans le fluide traité d'environ 2/3 tandis que l'échantillon traité par le carbonate basique de zinc + lignosulfonate ne provoque aucun effet sur la durée de fatigue is coupons. Le nombre d'heures moyen jusqu'à rupture pour la boue de base est de 51,9 au lieu de 18,5 heures pour l'échantillon traité au carbonate de cuivre, et de 51,1 heures nouer l'échantillon traité au carbonate de zinc basique + lignosulfonate. L'examen des échantillons d'essai soumis à la boue de base révèle quelques piqures sous des dépôts solides. Les échantillons provenant des essais traités au carbonate de cuivre révèlent des piqures sous des dépôts solides. En outre, ces coupons révèlent un revêtement considérable de cuivre sur la surface avec des piqures profondes et des craquelures de fatigue sous les dépôts solides. De nombreuses craquelures transversales de fatigue figurent vers les bords des coupons. Ces coupons sont brisés près de leur extrémité, ce qui indique un degré de corrosion élevé. Cependant, les coupons exposés à l'échantillon traité au carbonate de zinc basique + lignosulfonate sont très semblables d'aspect à la boue de base; on note quelques piqures mais aucune piqure profonde et aucune craquelure transversale de fatigue. Les résultats de ces essais sont illustrés au tableau suivant TABLEAU XI Echantillon Temps avant rupture Nombre de cycles de (heure) flexion avant rupture Boue de base 45,7 2,03 x 10 53,6 2,38 x 106 56,4 2,51 x 106 Base + S,7g/litre 18,0 8,02 x 105 de CuCO3 5 20,5 9,12 x 10 17,0 7,57 x Base + 7,6g/litre 39,3 1,74 x 10 carbonate basique de zinc + lignosulfonate 56,0 2,48 x 106 58,1 2,58 x 106 EXEMPLE 12 On réalise des essais et on en évalue les résultats pour déterminer l'effet des composés métalliques selon l'invention sur la rhéologie de fluides de forage contenant un polysaccharide comme agent viscosifiant au lieu d'une matière argileuse. Le polysaccharide utilisé est le produit résultant de l'action des bactéries du genre Xanthomonas sur un hydrate de carbone et il est disponible dans le commerce sous la marque "KELZAN XC Polymer vendu par la Firme KELCO Corporation, de SAN DIEGO, Californie,USA. On mélange ce polysaccharide avec de l'eau contaminée par 380g/litre de calcium pour obtenir une solution à 3,8 gramme/litre de polysaccharide. On réticule cette matière avec 15,2g par litre de "OCP-7", additif réticulant des polysaccharides pour fluides de forage fabriqué et vendu par la firme MILCHEM Incorporated de HOUSTON, Texas USA On ajuste le pH de la solution à 9,0 avec des quantités successives suffisantes de soude. On prépare une autre solution de polysaecharide et on la réticule avec 0,95 gramme/litre d'alun de chrome, un agent réticulant classique pour les polysaccharides. Le pH de cet échantillon est à nouveau ajustéià 9,0. On laisse vieillir chaque échantillon jusqu'au lendemain à 650C et on le laisse refroidir à température ambiante. A une portion de chaque échantillon on ajoute 11,3 grammes par litre de la matière carbonate de zinc + lignosulfonate préparéeà l'exemple 2. On obtient les propriétés rhéologiques des quatre échantillons en utilisant un viscosimètre de marque FANN modèle 35, instrument classique pour la mesure des propriétés rhéologiques des liquides et largement utilisé dans de nombreuses industries où les valeurs rhéologiques sont importantes. Les viscosimètres Fann sont du type à cylindres concentriques où le fluide à soumettre à l'essai est contenu dans un espace annulaire entre les cylindres.La rotation du cylindre extérieur à vitesse connue est obtenue par un engrenage de précision, ce qui provoque un couple qui doit être transmis au cylindre intérieur par l'entrainement du à la viscosité du fluide. Ce couple est équilibré par un ressort hélicoïdal et on lit la déflexion annulaire sur un cadran ou sur un organe indicateur convenable; Le degré du couple pour une rotation en tour/minute donné est indiquée en degrés Fann, mesure arbitraire que l'on peut convertir en viscosité ou en viscosité apparente par un calcul approprié. On fait débuter les essais avant et après vieillissement jusqu'au lendemain.Les résultats des essais indiquent que l'addition du carbonate de zinc basique au système polymère n'affecte pas les propriétés rhéolo giques. I1 est particulièrement important de noter que le filtrat API est considérablement réduit par l'addition des matières d'élimination de l'hydrogène sulfuré selon la présente invention. Le tableau suivant illustre encore les résultats de ces essais. TABLEAU XII AVANT VIEILLISSEMENT Agent réticulant "OCP-7" Alun de chrome sans trai- traite- sans trai- traitement tement ment au tement au zinc zinc Fann, tpm 600 37 31 46 38 300 27 22 31 26 200 22 18 25 21 100 11 14 18 15 6 6 5 6 5 3 5 4 5 4 Gel initial 6 5 6 5 Gel 10 min. 13 10 8 8 Filtrat API 200,0 17,4 40,0 25,0 APRES VIEILLISSEMENT Agent réticulant "OCP-7" Alun de chrome sans trai- traite- sans trai- traitement - - Fann tement ment au tement au zinc tpm zinc 600 32 30 34 28 300 23 22 23 19 200 19 17 18 15 100 14 13 12 10 6 5 4 3 3 3 4 3,5 3 2,5 Gel initial 4 4 3 3 Gel 10 min. 8 7 3,5 4 Filtrat API 150,0 18,0 40,0 29,0 EXEMPLE 13 On réalise des essais et on en évalue les résultats pour déterminer l'effet des composés métalliques utilisés selon l'invention sur les propriétés rhéologiques d'une boue de forage préparée en Laboratoire. On prépare une boue au lignosulfonate et à l'eau fraiche titrant 54g/litre et contenant les ingrédients suivants Bentonite 95grammes/litre Bentonite du type Panther Creek 53grammes/litre Uni-Cal 22,2 grammes/litre NaCl g 3,8 grammes/litre. On ajuste le pH de cette boue à 9-9,5 . On laisse vieillir cette boue jusqu'au lendemain à 650C et on la laisse refroidir à température ambiante. On évalue les propriétés d'écoulement en utilisant un viscosimètre Fann modèle 35 tel que décrit cidessus après agitation de l'échantillon pendant 15 minutes dans un mélangeurRAMîLToN BEACH à basse vitesse. A deux échantillons de 350 ml, on ajoute respectivement 7,6 et 15,2 grammes/litre de carbonate de zinc de qualité analytique Baker. On mélange le carbonate de zinc avec la boue et on mesure la rhéologie et le filtrat API. On laisse ensuite vieillir les échantillons jusqu'au lendemain et on les refroidit et on les mélange comme précédemment.On mesure à nouveau la rhéologie et le filtrat API Les résultats de cet essai indiquent que le carbonate de zinc n'affecte pas la viscosité ou le filtrat de la boue d'essai, Les résultats de ces essais sont illustrés dans le tableau suivant TABLEAU XIII AVANT VIEILLISSEMENT Fann,tpm pas de trai- 7,6g/litre 15,2g/litre ZnC03 ZnCO . 600 96 114 112 300 54 67 66 200 40 49 49 100 23 30 30 6 4 9 9 3 3 8 8 Filtrat API 9,6 ml 9,6 ml 9,4 ml APRES VIEILLISSEMENT FANN, tpm pas de 7,6g/litre 15,2g/litre traitement ZnCO ZnC03 3 ~~~~~~ 3 ~~~~~~~~ 600 125 127 130 300 72 74 76 200 51 55 57 100 30 34 35 6 5 11 12 3 4 10 12 Filtrat API 8,5ml 8,8 ml 9,0 ml EXEMPLE 14 On réalise les essais et on en évalue les résultats dans le but de déterminer l'effet de l'addition de carbonate basique de zinc sur les propriétés rhéologiques d'une boue de laboratoire préparée à base de lignosulfonate et d'eau fraiche.On prépare des équivalents à 7,6, 11,4 et 22,8 grammes/litre d'une boue à 38 grammes/litre de lignosulfonate consistant en 80grammes/litre de Milgel, 11,2grammes par litre de Uni-Cal et 3,8 grammes/litre de NaCl. Le pH est ajusté à 9,5. Les propriétés rhéologiques sont déterminées comme dans les exemples précédents. Les résultats de ces essais indiquent que l'emploi de carbonate basique de zinc . ins une boue au ligno-sulfonate n'a pas d'effet nuisible sur les propriétés rhéologiques de la boue. Les résultats de ces essais sont encore illustrés dans le tableau suivant TABLEAU XIV AVANT VIEILLISSEMENT Fann,tpm pas de trai- 7,6g/litre llAg/litre 22,4g/litre tement de matière de matière de matière au ~~~~~~~~~~~~~ au zinc au zinc au zinc 600 48 49 49 53 300 27 27 27 31 200 20 19 20 22 100 12 12 12 14 6 4 4 5 6 3 4 4 5 6 APRES VIEILLISSEMENT Fann,tpm pas de trai- 7,6g/litre 11,4g/litre 22,4g/li tement de matière de matière tre de matiè au ~~~~~~~~~~~~~ au zinc au zinc re au zinc 600 49 51 55 56 300 25 27 29 30 200 17 19 21 21 100 9 10 11 11 6 1 2 2 2 3 1 1 1 2 EXEMPLE 15 Le présent exemple illustre les effets éliminateurs d'un imposé métallique préparé in situ dans un système de fluide de forage. On prépare une boue de base comme à l'exemple 3. On ajuste le pH de la boue à pH 11,0 avec une quantité suffisante de soude. A cette boue on ajoute 0,5 litre d'hydrogène sulfuré gazeux pour assurer une teneur de l'échantillon à 700 ppm de sulfure. On ajoute 3,8 grammes par litre de sulfate de zinc à l'échantillon pour réagir avec la soude et former de l'hydroxyde de zinc pour l'élimination de l'hydrogène sulfuré. On obtient le filtrat de cet exemple et on constate que la quantité de sulfure après traitement est efficacement réduite à 200 ppm. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'un certain nombre de modes de réalisation décrits en détail, il est bien entendu que ces modes de réalisation ne sont donnés'qu'à titre d'illustration et que l'invention ne leur est pas limitée, des variantes et des techniques opératoires pouvant apparaître aisément aux techniciens. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le traitement d'un fluide de forage aqueux en vue de l'élimination de l'hydrogène sulfuré à partir d'un fluide de forage aqueux contaminé par l'hydrogène sulfuré, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger le fluide de forage aveqdn agent d'élimination de l'hydrogène sulfuré, consistant essentiellement en un composé métallique insoluble dans l'eau et réagissant avecss'hydrogène sulfuré pour former un sulfure, ce sulfure ayant un produit de solubilité constamment inférieur à celui du composé métallique, procédé caractérisé en outre-en ce que le composant métallique de ce composé a une activité électromotrice supérieure à celle du fer de manière à empêcher la corrosion de la surface de fer de l'appareillage de forage souterrain exposé au fluide de forage aqueux, cet agent d'élimination étant ajouté au fluide de forage en quantités au moins égales à 3,8 grammes/litre. 2 - Procédé selon 1, caractérisé en ce que le composant métallique est choisi entre le manganèse, le tellure, le chrome, le vanadium, le titane et le zinc. 3 - Procédé selon 1 ou 2, caractérisé en ce que le composé métallique est un composé contenant du zinc et choisi entre le carbonate de zinc, le carbonate basique de zinc et l'hydroxyde de zinc. 4 - Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'agent d'élimination est mélangé au fluide de forage en quantité suffisante pour assurer une proportion de composés métalliques par rapport à l'hydrogène sulfuré de 3 à 1. 5 - Procédé selon une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la quantité d'agent d'élimination ajoutée peut aller jusqu'à 19 grammes/litre. 6 - Procédé selon 3, caractérisé en ce que le composé métallique est l'hydroxyde de zinc et le composé est ajouté au fluide de forage en quantité suffisante pour assurer un rapport composé métallique à hydrogène sulfuré de 2,4 à 1. 7 - Procédé selon 3, caractérisé en ce que le composé métallique est le carbonate de zinc et ce composé est mélangé au fluide de forage en quantité suffisante pour assurer un rapport du composé métallique à l'hydrogène sulfuré de 2,7 à 1. 8 - Procédé selon 3, caractérisé en ce que le composé contenant du zinc est obtenu in situ par réaction du sulfate de zinc avec un composé correspondant de sodium. 9 - Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composé métallique est apporté sous forme du produit de réaction du composé métallique et d'un dispersant organique. 10 - Procédé selon 9, caractérisé en ce que le dispersant organique est une matière contenant de la lignine. 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la matière contenant de la lignine est séchéepar pulvérisation. 12 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le fluide de forage aqueux est utilisé pour le forage du puits souterrain et en ce que le fluide de forage mélangé à l'agent d'élimination est mis en circulation dans le puits souterrain.