La présente invention à laquelle a collaboré monsieur Robera PERRON concerne un procédé de carbonylation d'halogénures d'arylalkyle en vue de former des acides arylpyruviques de façon prépondérante, et plus particulièrement la présente invention a trait à la carbonylation des halogénures de benzyle pour former de l'acide phénylpyruvique. L'intérêt pratique des acides &alpha;-cétoniques réside dans la possibilité de préparer par réaction d'amination réductrice, ou par réaction d'hydrogé nation sélective, les acides &alpha;-aminés ou les acides &alpha;-hydroxylés correspondants, dont le raie est considérable en biochimie. Dans le cas précis de l'acide phényl -pyruvique, on peut ainsi obtenir la phénylalanine et l'acide hydroxy-2 phényl-3 propionique. lia préparation de l'acide phénylpyruvique a déjà fait l'objet d'un nombre important de travaux, que l'on peut résumer comme suit . transposition de l'acide phénylglycidique par l'acide chlorhydrique concentré ; . deshydratation de l'acide ss-phényglycerique inactif par l'acide sulfurique à 50 % ou l'acide chlorhydrique concentré. . hydrolyse acide ou alcaline des acides &alpha;-acétaminocinnanmique ou &alpha;-benzoylaminocinnamique. . hydrolyse du phényloxalacétate d'éthyle; , hydrolyse de l'ester phénylcyanopyruvique, ou du mononitrile de l'ester de l'acide oxalacétique, obtenu par condensation du cyanure de benzyle avec l'oxa- late d'éthyle au moyen de sodium ; condensation de l'ester N-diéthyloxamique avec le bromure de benzylmagnésium; . actgion d'un excès de pyridine sur le dérivé dibromé du cinnamate de méthyle et hydrolyse du derivé &alpha;,ss-dipipéridinique résultant; . oxydation de l'&alpha;-hydroxy N-tertiobutylamide de l'acide phényl-3 pro pionique préparée a partir de la cyanhydrine correspondante et hydrolyse acide de l'&alpha;;-céto N-tertiobutylamide résultant On peut noter que les dåfférentes voies d'accès à l'acide phénylpyru vique proposées jusqu'ici sont assez laborieuses et en raison des divers trai tements qu'elles impliquent , elles ne peuvent pas constituer des méthodes d'ob tention utilisables à l'échelle industrielle. Il a maintenant été trouvé et c'est ce qui constitue l'objet de la présence invention qu'il est possible d'obtenir de façon simple et avec des tons rendements les acides arylpyruviques et notamment l'acide phénylpyruvique par carbonylation des halogénures d'arylméthyle par l'oxyde de carbone dans un milieu solvant liquide, en présence d'un catalyseur de carbonylation habituel et d'un agent basique approprie. Cette voie d'accès a l'acide phénylpyruvique présente un caractère inattendu. Antérieurement on a déjà proposé plusieurs procédés de carbonylation du chlorure de benzyle dans le but d'obtenir de l'acide phénylacétique. Ainsi on peut citer le brevet américain nO 3 116 306 qui effectue la carbonylation de chlorure de benzyle à l'aide.-d'oxyde de carbone (à pression atmosphérique ou sous pression) dans un milieu solvant consistant en un composé à hydrogène mobile (eau, alcool, amine, phénol, ammoniaque) en présence d'un sel d'un métal hydrocarbonyie(cobalt tétracarbonylate de sodium ; fer tétracarbonylate disodique) et d'une base (hydroxydes, carbonates alcalins ou alcalino-terreux ; oxydes alcalino-terreux ; bases azotées tertiaires). On citera encore le brevet belge n 807 910 qui décrit la préparation d'acide phénylacétique par carbonylation du chlorure de benzyle en milieu hydroalcoolique au moyen d'oxyde de carbone (à pression atmosphérique ou sous pression) en présence de quantités catalytiques d'un métal carbonyle (C02(CO)8 ; Fe(CO)5)et d'un agent basique (hydroxydes ou carbonates alcalins; oxydes, hydroxydes ou carbonates alcalino -terreux). Bien qutil soit spécifié dans les brevets précités quelles procédés qui:y sont décrits conduisent uniquement à l'acide phénylacétique (en partie sous forme d'ester) et que les résultats obtenus sont les mêmes (acide phényl- acétique uniquement) quelles que soient les modalités pratiques de mise en oeuvre (pression, nature du catalyséur, nature de la base), il a été constaté que par un choix judicieux de la pression de CO et de l'agent basique employés, il est possible d'orienter la carbonylation vers la production majoritaire d'acide phénylpyruvique. Plus précisément la présente invention se rapporte à un procédé de carbonylation d'un halogénure de benzyle qui consiste à faire réagir le dérivé orga -nique halogéné, dans un milieu solvant liquide approprié,avec de l'oxyde de carbone en présence d'une quantité catalytique d'un composé métallique carbonylé et d'un agent basique, caractérisé en ce que la réaction est conduite à une pression d'oxyde de carbone comprise entre 5 et 200 bars et que l'agent basique employé est une base minérale alcalino-terreuse. Les halogénures de benzyle employés sont notamment les dérivés chlorés et bromes. En ce qui concerne la base minérale alcalino-terreuse mise en oeuvre dans le procédé selon l'invention, il peut s'agir indifféremment d'un hydroxyde d'un oxyde ou d'un carbonate d'un métal alcalino-terreux. Comme exemples d'agents basiques appropriés, on citera : Ca(OH)2; CaO; CaCO3; Ba(OH)2; BaO; BaCO3 Mg(OH)2; MgO; MgCO3. La quantité d'agent basique utilisée peut varier dans de larges limites.- On fait appel en général à une quantité qui est d'au moins une mole par mole d'halo- génure de benzyle engagé ; de préférence on opère avec une quantité supérieure à cette valeur, par exemple de l'ordre de 1,1 à h moles de base par mole d'halogénure de benzyle. On a constaté que si lton remplace dans le procédé de l'invention les bases alcalino-terreuses précitées par des bases alcalines ou des bases azotées tertiaires , notamment NaOH ou l'éthyldiisopropylamine, il n'y a alors aucune formation d'acide phénylpyruvique.Pour des pressions de CO inférieures à 5 bars par exemple voisine de la pression atmosphérique, la proportion d'acide phénylpyruvique formée à côté de l'acide phénylacétique est faible,par exemple de l'ordre de 20 % en poids Seule l'utilisation conjointe d'une base alcalino- terreuse et d'une pression de CO comprise entre 5 et 200 bars, permet d'orienteur la carbonylation vers la production majoritaire d'acide phénylpyruvique (teneurs supérieures à 50 %) ; dans cet- intervalle, des pressions comprises entre 20 et 100 bars conviennent particulièrement bien pour conduire le procédé selon la présente invention. En ce qui concerne le catalyseur de carbonylation on peut faire appel aux sels d'hydrocarbonyles de métaux tels que le fer, le cobalt ou le nickel. Plus précisément on peut employer les sels de ferdihydrotetracarbonyle ou les sels de cobalt hydrotétracarbonyle. Le reste lié aux entités fertétracarbonylates ou cobalt-tétracarbonylates n'est pas critique ; par exemple il peut s'agir de restes métalliques comme des restes alcalins (sodium ; potassium) ou alcalino- terreux (baryum). Parmi ces sels on peut citer notamment le fertétracarbonylate disodique le fertétracarborylate dipotassique, le cobalt-tetracarbonylate de sodium, le cobalt~tétracarbonylate de potassium, le cobalt-tetracarbonylate de baryum. le cobalt-tétracarbonylate de sodium convient bien en général pour catalyser la réaction. Les sels de métaux hydrocarbonyles peuvent être préparés, de préférence juste au moment de leur emploi, en appliquant les divers procédés connus qui ont été décrits de façon détaillée. Ainsi les sels de cobalt hydrotétracarbonyle ou les sels de ferdihydrotétracarbonyle peuvent être prépares par réaction respec tivement du dicobaltoctacarbonyle ou du ferpentacarbonyle avec un agent basique approprié, notamment une base alcaline, alcalino-terreuse, ou une base azotée tertiaire (cf. W. HIEBER et collez Z. Anorg. Allgem. Chem. 232, 17 (1937) et 232, 29 (1937) ; Ber 86, 700 (1953) g. STERNBERG et coll. J. Amer. Chem. Soc. 74 1216 (1952)/. Selonlaanéthode décrite dans Z.Naturforsch, 13B > 192 (1958), on peut préparer le cobalt tétracarbonylate de sodium ou le fertétracarbonylate lisodique en agitant le métal carbonyle correspondant avec un excès d'amalgame de sodium. Le sel de métalhydrocarbonyle peut être employé à l'état solide ou bien sous forme de sa solution dans le solvant choisi pour conduire la réaction. Comme autres dérivés métalliques carbonylés auxquels on peut faire appel pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention, on peut citer les métaux carbonyles comme le ferpentacarbonyle, le dicobaltoctacarbonyle, le nickel tétracarbonyle ; le dieobaltoctacarbonyle convient tout particulièrement bien. Ces catalyseurs peuvent etre ajoutés dans le milieu à l'état solide ou également sous forme de solution dans le solvant réactionnel. La quantité de sel de métalhydrocarbonyle ou de métal carbonyle employée pour catalyser la réaction, exprimée en nombre d'at.gr de métal par mole d'halogénure de benzyle, peut etre comprise entre 0,001 et 1 ; plus précisément cette quantité est choisie dans l'intervalle précité de manière qu'elle apporte dans le milieu de réaction de 0,01 à 0,4 at.gr de métal par mole d'halogénure de benzoyle. Les solvants appropriés auxquels on fait appel pour conduire la réaction peuvent être des alcools, de l'eau, ou des mélanges alcool/eau. Comme alcools utilisables figurent des composés mono-ou polyhydroxylés aliphatiquesrlinéaires ou ramifiésvde préférence saturés,comportant de 1 à 10 atomes de carbone ; aes alcools cycloaliphatiques saturés comportant de 5 à 12 atomes de carbone; des alcoo arylaliphatiques .A titre d'exemple spécifique on peut citer : l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool propylique, l'alcool isopropylique, l'alcool butylique, l'éthylèneglycol, le propanediol-1,2, le butanediol-1,4, le cyclopentanol, le cyclohexanol, l'alcool benzylique, l'alcool ss-phényléthylique, Le procédé de carbonylation selon l'invention s'applique tout particulièrement bien quand la réaction est conduite au sein de mélanges eau/alcool. Dans ce groupe préféré de solvants, les mélanges eau/méthanol, eau/éthanol, eau/propanol conviennent bien. La concentration de l'halogénure de benzyle mis en oeuvre dans le solvant réactionnel n'est pas critique et peut varier dans de larges limites ; ainsi elle peut être comprise entre 1 et 40 % en poids, mais on pourrait sortir sans inconvénient de ces limites. La composition des mélanges solvants eau/alcool n'est pas non plus critique. Une manière pratique d'exécuter le procédé de l'invention consiste å mettre çn contact dans un réacteur convenable résistant à la pression, le mélange, en solution dans le solvant choisi, constitué par l'halogénure de benzyle, le catalyseur métallique carbonylé et la base alcalino-terreuse, avec un large excès d'oxyde de carbone (quantité supérieure à 2 moles de CO par mole d'halogénure de benzyle) chargé à la pression désirée, suivant les techniques propres à assurer la réaction entre une phase liquide et une phase gazeuse. La réaction de carbonylation est conduite à une température comprise entre 200C et 1500C, de préférence entre 40 C et 7O0C, et est arrêtée lorsque l'absorption de CO cesse. Le milieu réactionnel peut être ensuite traité de différentes tanières en vue de récupérer les produits de la carbonylation, notamment l'acide phénylpyruvique. Un traitement préféré, et ceci constitue un autre objet de la présente invention, consiste à soumettre une solution hydro-alcoolique du produit brut résultant de la carbonylation, de préférence chauffée entre 50-60 C, à une filtration de manière à séparer une partie solide renfermant un sel alcalino-terreux de l'acide phénylpyruvique, d'une partie liquide hydro-alcooliqu renfermant un sel alcalino-terreux dev l'acide phénylacétique. La solution contenant le produit brut résultant de la -carbonylation qui fait l'objet du traitement défini ci-avant peut provenir directement de la carbonylation de l'hAlogénure de benzyle dans un milieu eau/alcool, et dans ce cas précis, il suffit de filtrer à la temperkture désirée la masse réactionnelle obtenue, oubien il peut provenir de l'addition d'eau (ou d'alcool) au produit brut résultant de la carbonylation en milieu alcoolique (ou aqueux). Le solide retenu sur le filtre est ensuite traité au moyen d'une solution aqueuse d'un acide minéral, comme l'acide chlorhydrique, de manière à déplacer l'acide phénylpyruvique de son sel alcalino-terreux. La solution obtenue est extraite au moyen d'un solvant approprié, par exemple de l'éther, puis l'extrait organique est soumis à une distillation sous pression réduite progressivement sans dépasser 400C dans la masse. Le résidu final est constitué par de l'acide phénylpyruvique de grande pureté. Le filtrat réactionnel peut être traité, le cas échéant, pour récupérer l'acide phénylacétique qu'il contient. Par exemple on peut le AQbarrasser de l'eau et de l'alcool qu'il renferme par distillation à pression atmosphérique. Après refroidissement, on acidifie à l'aide d'un acide minéral, comme HCl, puis on extrait le milieu au moyen d'un solvant convenable, par exemple de l'éther. L'extrait organique est ensuite lavé à l'aide d'une solution aqueuse alcaline, puis la solution aqueuse de lavage est acidifiée et extraite pour conduire, après élimination du solvant d'extraction, à un mélange résiduel constitué essentiellement d'acide phénylacétique. Les- exemples ci-après illustrent l'invention et montrent comment elle peut être mise en pratique. 2TEMPLE 1 Dans un autoclave en acier inoxydable de 0,5 litre, équipé d'un système d'agitation par secousses, on charge rapidement - 200 cm3 d'alcool éthylique, - 40 cm3 d'eau, - 31 g (0,418 mole) d'hydroxyde de calcium, - 34,1 g (0,270 mole) de chlorure de benzyle, - I g (0,0029 mole) de dicobaltoctacarbonyle, soit 0,0058 at.gr.de Co. On purge le réacteur 5 fois de suite avec 20 bars de CO, puis on établit une pression de CO de 50 bars. On met l'agitation en marche, en maintenant pendant l'opération, la pression à la valeur citée ci-avant et la température du milieu à 60 C. On arrente la carbonylation lorsque l'absorption de CO cesse. La durée de la réaction est de 4 heures et la quantité de CO absorbée correspond à 167 % de la théorie (monocarbonylation). Au bout de ce temps, l'autoclave est dégazé, puis on filtre aussitôt le mélange réactionnel encore chaud. Le réacteur et le solide sur le filtre sont lavés ensuite, l'un après l'autre, avec 3 fois 50 cm3 d'eau. a) Traitement du solide cbtenu sur le filtre Le solide obtenu, est récupéré et introduit dans un ballon avec 50 cm3 d'acide chlorhydrique concentré et 200 cm3 d'eau. On agite le mélange en présence de 200 cm3 d'éther jusqu'à dissolution complète des particules solides. La masse liquide est ensuite mise à décanter, et la phase aqueuse qui est récupérée est extraite à nouveau avec 2 fois 200 cm3 d'éther. Les phases éthérées sont réunies, séchées sur sulfate de sodium. Après filtration, on évapore le solvant par chauffage de la solution sous pression réduite progressivement, sans dépasser 400C dans la masse ; il reste 32,5 g d'un. solide jaune clair de point de fusion l7l0C. Les résultats de l'étude de ce produit par spectroscopie infra-rouge, résonance magnétique nucléaire et spectrométrie de masse indiquent qu'il s'agit d'acide phénylpyruvique; la pureté en acide phénylpyruvique, déterminée par dosage acidimétrique, est de 97 % en poids. b) Traitement du filtrat réactionnel Le filtrat est soumis à une distillation à pression atmosphérique à l'aide d'une colonne de type VlGREUX de 200 mm de hauteur, la température de la chaudière étant de 60--1000C, on arrête l'opération quand la température en tête de colonne atteint 920C. La masse réactionnelle est ensuite refroidie à une température de 250C, puis acidifiée à l'aide de 50 cm3 d'acide chlorhydrique concentré et extraite avec 3 fois 200 cm3 d'éther. Les phases éthérées sont réunies et lavées avec 100 cm3 d'une solution aqueuse de NaOH à 10 % en poids, puis avec 2 fois 50 cm3 d'eau. La phase éthérée ayant subi le lavage, est séchée sur sulfate de sodium; après filtration, on évapore le solvant par chauffage de la solution sous pression réduite progressivement; il reste 0,150 g d'un liquide huileux. Les résultats de ltétude de ce liquide par chromatographie en phase vapeur indique qu'il s'agit d'un mélange d'alcool benzylique (60 %) et de phénylacétate dléthyle (40 % ). La phase aqueuse alcaline de lavage est acidifiée par 100 cm3 d'acide chlorhydrique concentré, et extraite au moyen de 3 fois 200 cm3 d'éther. Les phases éthérées sont réunies et séchées sur sulfate de sodium. Après filtration, le solvant est éliminé par chauffage de la solution (température inférieure à 400C) sous Pression réduite progressivement, et on obtient 7,8 g d'un solide blanc. Les résultats de l'étude de ce solide par chromatographie en phase vapeur (après méthylation d'une partie aliquote par le diazométhane) et par acidimétrie, indiquent qu'il s'agit d'un mélange d'acide phénylacétique (86 % en poids; soit 6,7 g) et d'acide phénylpyruvique (12 % en poids; soit 0,9 g). Le bilan s'établit comme suivant : le taux de transformation (TT) du chlorure de benzyle est quantitatif. Les rendements, exprimes par rapport au chlorure de benzyle engagé, en acide phénylpyruvique, en acide phénylacétique, en phénylacétate d'éthyle et en alcool benzylique sont respectivement de 73 %; 18,2 % ; 0,1 % ; et 0,3 % Le rapport des quantités : acide phénylpyruvique/acide phénylacétique est de 4,ou. EXEMPLE 2 On opère comme à l'exemple 1, mais en utilisant du cobalt-tétracarbonylate de sodium de formule Na Co (C0)4, à la place du dicobaltoctacarbonyle. a) Préparation du catalyseur Dans un erlenmeyer de 500 cm3, équipé d'un système d'agitation, et placé sous azote, on charge T 8 g (0,0234 mole) de C02 (Co)8, - 50 cm3 d'éthyldicyclohexylamine. On agite pendant 4 heures à une température voisine de 250C. On ajoute alors dans le milieu 100 cm3 d'une solution de NaOH N/2, puis on agite 2 heures et filtre le mélange réactionnel sous azote. Le filtrat est mis ensuite à décanter, et on récupère la couche aqueuse inférieure, limpide et incolore, qui contient le cobalt-tétracarbonylate de sodium. Le volume de la solution aqueuse est amené exactement à 200 cm3. Le dosage de l'anion Co (CO)4 au moyen du chlorure de nickel o-phénanthroline indique que la solution contient 0,031 mole de Na Co (CO)4. b) Réaction de carbonylation On utilise 22,6.cm3 (0,0035 mole) de la solution aqueuse de NaCo (CO)4 précédente (0,0035 at.gr. de Co) que lton introduit dans le milieu; on ajoute également 17,4 cm3 d'eau de manière à avoir un volume total d'eau de 40 cm3. Le bilan de la réaction s'établit comme suit I ' r I I Durée 1Absorption I TT de I Rendement basés I I CO I I sur CHCl I Rapport 1 1% théorie I R CH Cl 2 I {uono carbo-! O / 2 1 . ICH2Cl I/Il I Invention ) ! I l Inylation ) I ' &commat; 2CO COOL &commat; O CH2COOH I I I~~~~~~~~~~~~ I I (l)(I) (11) ~~~~~~~~~~~ I I I I I I 1 4 heuresl 183 I iOO I 72 8 I 19% I 3,8 I I I I I I EXEMPLES 3 à 5 étude de l'influence de la pression. On opère la carbonylation comme indiqué à l'exemple 2 en présence de cobalt tétracarbonylate de sodium, mais en établissant dans l'autoelave une pression de CO : de 6 bars (exemple 3); de 20 bars (exemple 4); et de 100 bars (exemple 5). Un essai comparatif de carbonylation sous 1 bar de CO a été également effectué (essai A). Les résultats sont consignés dans le tableau ci-après Exemple Pression Durée Absorption TT de Rendements basés sur CO CO #CH2Cl Rapport: /Essai heures % théorie I/II bars (mono carbonylation #CH2Cl #CH2CO COOH #CH2COOH (I) (II) 3 6 5 147 % 100 % 45 % 44 % 1,02 4 20 5 162 % 100 % 57 % 28 % 2,04 5 100 4 h 30 mn 168 % 100 % 67 % 15 % 4,47 A 1 5 78 % 88 % 12 % 51 % 0,23 ESSAIS COMPARATIFS B et C. Etude de l'influence de la nature de la base utilisée On opère la carbonylation comme indiqué à l'exemple 1 en présence de dicobaltoctacarbonyle, en utilisant de l'éthyldiisopropylamine (76 g ; 0,590 mole) à la place de l'hydroxyde de calcium (essai B) .. comme indiqué à l'exemple 2 en présence de cobalt-tétracarbonylate de sodium, en utilisant de l'hydroxyde de sodium (34 g ; 0,850 mole) à la place de l'hydroxyde de calcium (essai C). Les conditions opératoires et les résultats obtenus sont consignés dans le tableau ci-après I I t t I ESSAI I B I C t t ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ I .. I l I I I I Catalyseur : nature I Co2(CO)8 I NacO (CO) I I rapport : Co g CH2Cl en at.gr/mole 0 > 021 1 0,013 I rapport I I 0 > 013 I I ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ I I ! - t I I I Base : nature !C2H5N(i-C3H7)2 Na OH I I ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ I ~~~~~~~~~~ I t Pression de CO I 50 50 t I en bars I ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ I bars t I 1 I I I I Température 60"c I 600c t 1 I I I I I Durée en heure 1 4 I 3 I ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~t CO : % I | t I I I t Absorption CO : 100 I t 100 % par rapport à la mono- t carbonylation i I , i I I I I I TT de (O) CH2C1 1 100 Z X 100 % I*======~~~==============================T= ============= ===========~~~~, t I I I Produits formés et rendements I I basés. sur X CH2Cl I I I t I I I I t t t t 2 H 1 - g 4 % I t I I t I t t I t I I t CL OC 1 59 X 59 1 t 225 I I I I I I I I t t CO CH2CO COOH l t t I I t I I I I ca CO I CU2COOH l 27 % : 36 % ! I I I I I t CII2COOV2H5 I I CH COOC H Il 54 % X - I îI2 25 t I I I I I I I I I REVENDICATIONS 1) Procédé de carbonylation dthalogènures de benzyle en vue de former de l'acide phénylpyruvique de façon prépondérante qui consiste à faire réagir le dérivé organique halogéné, dans un milieu solvant liquide, avec de l'oxyde de carbone en présence d'une quantité catalytique d'un composé métallique carbonylé et d'un agent basique, caractérisé en ce que la réaction est conduite à une pression d'oxyde de carbone comprise entre 5 et 200 bars, et que l'agent basique employé est une base minérale alcaline terreuse 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'hålo- génure de benzyle employé est le chlorure de benzyle, ou le bromure de benzyle. 3) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la réaction est conduite a une pression de CO comprise entre 20 et 100 bars. 4) Procédé selon la revendication 1; caractérisé en ce que l'agent basique utilisé est un hydroxyde, un oxyde, ou un carbonate de métal alcaline terreux. 5) Procédé selon la revendication 4 , caractérisé en ce que l'agent basique utilisé est choisi dans le groupe constitué par : Ca(OH)2; CaO CaCO3; Ba(OH)2 ; BaO ; BaC03 ; Mg(OH)2 ; MgO ; Mg C03 6) Prccédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la quan%i d'agent basique utilisée est comprise entre 1 et 4 moles de base minérale par mole d'halogénure de benzyle. 7) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le catalyseur de carbonylation est un sel d'hydrocarbonyle de métal pris dans le groupe formé par le fer, le cobalt et le nickel. 8) Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le catalyseur de carbonylation est un sel de cobalthydrotétracarbonyle ou un sel de fer dihydrotétracarbonyle. 9) Procédé selon la revendication 8 , caractérisé en ce que le sel employé est le cobalt-tétracarbonylate de sodium. tO) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le catalyseur de carbonylation est un métal carbonyle pris dans le groupe formé par : Fe(CO)S , Co2(CO)8 et Ni(CO)4. 11) Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le métal carbonyle employé est le dicobaltoctacarbonyle. 12) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité de catalyseur métallique carbone nylé utilisée est choisie de manière qu'elle apporte dans le milieu de carbonylation de 0,001 à l at. gr. de métal par mole d'halogénure de benzyle, et de préférence de 0,01 à 0,4 at.gr. de métal par mole d'halogénure de benzyle. 13) Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce que le solvant de réaction est constitué par de l'eau, un alcool, ou des mélanges eaulalcool. 14) Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'alcool utilisable est pris dans le groupe formé par l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool propylique, l'alcool isopropylique, l'alcool butylique, l'éthyleneglycol, le propanediol-1,2? le butane-diol-1,4, le cyclopentanol, le cyclohexanol, l'alcool benzylique, l'alcool ss-phénylé thylique. 15) Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on-conduit la réaction au sein de mélanges eau/alcool méthylique ; eauj alcool éthylique, eau/alcool propylique. 16) Procédé selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce que la réaction de carbonylation est conduite à une température comprise entre 200C et 150 C, de préférence entre 400C et 70 C. 17) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le traitement du milieu réactionnel en vue de récupérer l'acide phénylpyruvique consiste à soumettre une solution hydro-alcoolique du produit brut résultant de la carbonylation, de préférence chauffée entre 50- 600 C, à une filtration de manière à séparer une partie solide renfermantNun sel alcalino-terreux de l'acide phénylpyruvique, d'une phase liquide hydro-alcoolique renfermant un sel alcalin on terreux de l'acide phénylacétique, l'acide phénylpyruvique étant ensuite déplacé de son sel par acidification à l'aide d'une solution aqueuse d'un acide minéral.