Le problème de la préparation d'une mouture de café homogène et ayant conserve tout son arôme, avant d'être infuse dans de l'eau bouillante, n'a jamais été parfaitement résolu. En effet, la plupart des moulins è café de types connus tournent a très grande vitesse et sont du type dit "à couteaux", dans lequel les grains de café sont frappés au hasard a diverses reprises par les pales d'un batteur entrain par un moteur électrique approprie, sur lesquelles ces grains sont renvoyes par les parois de l'enceinte qui les contient. Or, ce type de moulin présente deux grands incouvenients. Le premier concerne le fait que les lois du hasard qui président a I'éclate- ment des grains de café et à leur scission en un grand nombre de particules ne permettent pas d'obtenir une mouture homogène, c'est-à-dire constituee par des grains ayant des dimensions comprises dans des limites relativement étroites. La plupart des moutures de cefe utilises a 11 heure présente soit dans des cafetières domestiques, soit dans des machines a café du type machines express, sont au contraire constituees par des grains de granulométrie très variable, avec des pourcentages très variables de particules relativement grosses et de particules fines. Or, l'experience a montre que le rendement d'une cafetière, c' est--dire la consommation de café moulu ou non moulu nécessaire pour obtenir une tasse d'infusion de café de force et de capacite déterminées, varie considérablement suivant le degré de finesse de la mouture. En effet, les moutures constituées par des particules relativement grosses, ne permettent pas, dans le temps relativement redut où elles sont en contact avec l'eau bouillante, d'extraire un pourcentage important des elements aromatiques contenus dans ces particules. Réciproquement, dans le cas d'une mouture trop fine, l'eau bouillante traverse de part en part et impregne complètement chacane des particules, et la mouture soumise à l'action de l'eau bouillante se présente sous la forme une boue freinant 1' entraînement par cette eau bouillante des produits aromatiques contenus dans lesdites particules. De plus, et c'est assurément l'inconvénient le plus grave, la vitesse d'entraînement très grande des couteaux dudit batteur et les rebondissements successifs des grains sur ces couteaux et sur les parois de l'enceinte du moulin, provoquent un échauffement: tres important de la mouture destinée à être soumise ensuite à l'action de l'eau bouillante. Or, cet échauffement notable de la poudre de café, se traduit par une fuite par evaporation des éléments aromatiques les plus legers, et rJtarmnent de-ceux qui, indépendamment du goût, conferent a l'infusion le parfum que l'amateur du café recherche lorsqu'il déguste son breuvage. Une autre catégorise de moulin, également utilisée pour la préparation d'infusions de café, utilise une vis de broyage à pas constant coopérant avec un étranglement d'une enceinte formant trémie, qui comporte également des nervures internes hélicoSdales susceptibles de coopérer par leur crête de diamètre minimum, avec celle des filets de la vis de broyage. Bien que ce type de moulin comporte en général un entraînement de la vis å une vitesse très réduite par rapport à celle utilisée dans les moulins à couteaux précités, la position rela'tive variable des filets du stator et du rotor de tels broyeurs, permet, suivant une loi de hasard, le passage de particules de diamètre relativement gros, tandis que, pour certaines positions relatives dudit rotor et dudit stator, les particules de ladite mouture qui peuvent passer, ont un diamètre maximum correspondant sensiblement à la différence des rayons des crêtes de filets respectives dudit rotor et dudit stator. La présente invention a pour objet un nouveau moulin å café tournant a vitesse réduite, et susceptible de fournir une mouture de café homogène, n' ayant subi!qu'un échauffement négligeable, et n'ayant pas perdu en conséquence, au cours du broyage, une partie notable des produits aromatiques contenus dans le café non moulu. Pour atteindre ce résultat, le demandeur a prévu une vis cylindrique à pas variable, comportant un filet de pas progressivement décroissant vers le bas, filet dont la partie supérieure présente une forte obliquité par rapport à l'horizontale, tandis que la sortie de la gorge comprise entre les spires contiguës de ladite vis, se fait horizontalement. Par ailleurs, le filet de cette vis à pas variable définit, entre ses spires successives, une gorge de forme générale hélicoîdale, dont la profondeur décroit également vers le bas de façon progressive, en même temps que le pas. Ladite vis a pas variable, dont la hauteur est réglable par rapport à la base cylindrique de l'enceinte qui l'entoure, et où se trouve le café en grains, en vue de permettre un réglage simultané de la finesse de mouture et du débit dudit moulin, coopère avec une enceinte se présentant comme un tronc de cssne de section elliptique se prolongeant vers le bas par une partie cylindrique de part et d'autre de laquelle sont prévues au moins deux rainureaverticales équidistantes de faible profondeur, de l'ordre de 5110 de mm environ, ouvertes à Sieur partie inférieure, et dont certaines permettent la descente de la mouture vers une goulotte d'éjection du café moulu par gravité. Entre lesdites rainures,lejeu prévu entre la vis et la partie inférieure cylindrique de ladite enceinte est de l'ordre de 1/10 de mm. Grâce à la forme elliptique de cette enceinte, les grains decafé se trouvant dans la gorge de ladite vis, sont entraînés progressivement vers le bas par la rotation de la vis, au fur et à mesure qu'ils tendraient à passer individuellement d'une partie de diamètre maximum à une partie de diamètre minimum dudit tronc de cône, de façon à demeurer constamment dans la partie de ce tronc de cône correspondant au grand axe de l'ellipse génératrice. Lorsque ces grains atteignent la partie inférieure cylindrique de faible diamètre qui entoure ladite vis avec un faible jeu de l'ordre de 1/10 de mm, la rotation de la vis tend à produire simultanément un concassage, et à faire pénétrer les particules broyées à l'intérieur desdites rainures, où ces particules se tassent en formant des bouchons susceptibles de s'opposer à toute remontée éventuelle de vapeur dans le café en grains, lorsque ledit moulin est placé par exemple au-dessus d'une machine à infuser le caf avec moulin incorporé On remarquera, que la finesse de la mouture est déterminée par la profondeur de la gorge de la vis au niveau de la partie inférieure desdites rainures verticales. En effet, au cours de la descente des particules de café se trouvant dans lesdites rainures, ces particules sont constamment soumises à l'action de broyage de ladite vis, jusqu'à ce que leurs dimensions maximales correspondent à la distance entre le fond de ladite gorge hélicoîda- le et le cylindre dans lequel tourne ladite vis de broyage, au niveau de la partie inférieure desdites rainures verticales. Si l'on descend la vis à l'intérieur de l'enceinte précitée, la mouture obtenue sera relativement grosse, car, au niveau de la partie inférieure desdites rainures verticales, la profondeur de gorge de la vis de broyage est plus grande, et comme cette partie inférieure est en communication avec la partie supérieure d'une goulotte de descente de café moulu le diamètre maximum des particules pourra être sensiblement plus grand que si ladite profondeur de gorge était nulle par exemple à l'endroit considéré. Si, au contraire, on soulève davantage la vis, en utilisant à cet effet un dispositif banal de bouton moleté, et un filetage coopérant avec un taraudage d'un support fixe, le mouvement de rotation dudit bouton moleté, se transforme aisément en un mouvement de translation de ladite vis, dont la rotation sans frottement appréciable est assurée par l'intermêdiaire d'une butée à bille. Bien entendu, la pression exercée par la rotation de la vis sur les particules qui se trouvent accumulées et tassées dans les rainures ver ticales précitées, s' exerce sur toute la hauteur de ces rainures, mais cependant c'est au niveau de la partie inférieure desdites rainures, que cette pression est la plus élevée, du fait de la profondeur de gorge plus réduite de la vis de broyage à ce niveau, et lesdites particules sont alors éjectées dans une enceinte collectrice de café moulu, d'où la mouture peut descendre, par exemple par gravité, dans un récipient prévu pour la recevoir. Indépendamment de cette question d'homogénéité de la mouture, et de la possibilité de régler la finesse de cette dernière, le nouveau moulin selon la présente invention présente également l'avantage, du fait de la vitesse réduite d'entraînement de ladite vis, et de la suppression de toute denture interne sur le stator, de permettre l'obtention d'une mouture à basse température et n'ayant pas eu le temps de s'échauffer au cours de son broyage. Cette possibilité évite des pertes notables, par évaporation, de produits aromatiques contenus dans le café non moulu. Le moulin à café objet de la présente invention, peut être doté en outre d'un certain nombre de perfectionnements. I1 peut notamment comporter un dispositif d'arrêt automatique par pesée, permettant, par exemple à une plateforme pivotante supportant un récipient collecteur de mouture, est soumise par ailleurs à l'action d'un ressort de rappel, de commander un microrupteur inséré dans l'alimentation du moteur d'entraînement de ladite vis, dès que la quantité de mouture désirée est obtenue. De plus, dans une variante préférée de mise en oeuvre de l'invention, Le stator du moulin est solidaire d'une came horizontale permettant, en combinaison avec un ressort de rappel, de n'assurer l'alimentation dudit moteur qu'au niveau d'un bossage de rayon accru de ladite came, un arrêt automatique étant obtenu au moyen de ladite came, lorsque le moulin à café est vide ou lorsqu'un couple résistant anormal se développe entre rotor et stator, par exemple s'il se trouve, parmi les grains à moudre, un corps anormalement dur. Toute rotation de faible amplitude de cette came solidaire du stator, soit dans le même sens que celle de la vis, dans le premier cas envisagé, ou sous l'effet d'un couple résistant anormal dû à la présence, dans les grains de café, d'un corps anormalement dur, et susceptible de provoquer le pivotement d'une bielle de transmission normalement actionnée par ladite plateforme pivotante, soit en sens opposé, sous l'effet d'un deuxième ressort de rappel ne pouvant agir que lorsque l'enceinte contenant le café en grains est vide et n'a donc plus tendance à etre entraînée en rotation par frottement dans le meme sens que ladite vis, se traduit donc par une coupure de l'alimentation dudit moteur. Dans une variante de réalisation, la goulotte d!alimentation dudit récipient collecteur peut être solidarisée avec ledit stator. On peut alors utiliser cette goulotte pour commander manuellement le démarrage ou l'arrêt dudit moteur. Un autre avantage du nouveau moulin suivant la présente invention, réside dans le fait que-l'entrainement de ladite vis est assuré par l'intermédiaire d'un ergot et d'un dispositif centrifuge à masselotte, de telle façon que le démarrage se fasse à vide et que le moteur électrique n'ait a vaincre un couple résistant important que lorsque ce moteur a atteint sensiblement sa vitesse de synchronisme. Un tel dispositif destiné à permettre-le démarrage à vide d'un moteur synchrone, et dont le principe est connu n'avait jamais été appli qué jusqu'ici au cas d'un moteur de moulin à café de faible puissance, en combinaison avec un moyen d'entraînement aussi économique qu'un simple ergot. Or, c'est la prévision de cette combinaison, qui permet de diminuer considérablement le poids, l'encombrement et le prix de revient du moteur synchrone dudit moulin. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de moulin à café conforme à ladite invention, mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif, et décrit en se référant au dessin annexé sur lequel :: - la fig.l est une coupe verticale dudit mode de réalisation de moulin à café selon l'invention, représenté en fonctionnement - la fig.2 est une vue en élévation de la partie inférieure du moulin de la fig.l avec arrachement partiel de l'enveloppe de ce moulin - la fig.3 est une vue par le dessous de ladite partie inférieure suivant III-III de la fig.2-;; - la fig.4 est une vue en élévation de la même partie inférieure, comparable à la fi.2, et comportant également un arrachement partiel de ladite enveloppe, ledit moulin étant représenté en position d'arrêt et de coupure de l'alimentation de son moteur d'entrafnement par suite de la présence dans l'appareil, d'un grain anormalement dur, ou de celle d'une quantité suffisante prédéterminée de café moulu dans le récipient prévu pour le recevoir -à la sortie dudit moulin - la fig.5 est également une vue par le dessous de ladite partie inférieure, suivantV-V de la fig.4 - la fig.6 est également une vue par le dessous de la même partie inférieure, comportant un arrachement de ladite enveloppe, le moulin étant représenté en position d'arrêt et de coupure de l'alimentation de son moteur d'entraînement, par suite d'un manque d'alimentation dudit moulin en café non moulu - la.fig.7 est une coupe verticale à plus grande échelle de l'enceinte de broyage dudit moulin et la fig.8 est une vue de ladite enceinte par le dessus,montrant la forme elliptique de la partie supérieure de cette enceinte tronconique destinée à recevoir le café en grains. On voit sur la figure 1, que la vis de broyage la est constituée par entaille d'une tige cylindrique 1 suivant un pas variable, décroissant régulièrement depuis la partie supérieure lb jusqu'à la partie inférieure le de ladite partie entaillée. Comme on l'a dit plus haut, la profondeur du filet varie progressivement de la même façon que le pas, en décroissant depuis la partie supérieure lb de la vis de broyage, jusqu'à sa partie inférieure lc, où la gorge séparant deux spires voisines est orientée horizontalement. Cette vis de broyage coopère avec une enceinte tronconique 2, de section elliptique, se raccotdant -à une partie inférieure cylindrique à l'intérieur de laquelle la vis 1 peut tourner avec un faible jeu, et qui est munie de deux rainures verticales diamétralement opposées, dans lesquelles le café moulu tend à descendre et à se tasser sous l'effet de la rotation de ladite vis de broyage. On a indiqué précédemment l'intérêt des bouchons ainsi'formés, en particulier dans lé cas de cafetières ou de machines à café à moulin incorporé. I1 est facile de comprendre, que, lorsque la vis de broyage rencontre la résistance du café à moudre, elle a tendance à remonter, mais elle est bloquée vers le haut par une bille de butée 3, sur laquelle agit d'autre part, une tige de réglage 4 comportant une partie filetée coopérant avec un taraudage ménagé dans une partie fixe 5 permettant un réglage en hauteur de ladite tige de réglage 4, de la bille de butée 3 et de la tige de broyage 1, réglage se faisant en agissant sur un bouton 6 contre l'action d'un ressort 7 maintenu en compression par un écrou 8 et un contre-écrou de blocage 8a coopérant également avec le filetage de la tige 4. Comme on l'a déjà signalé, le réglage en hauteur de la vis 1 par rapport à 1! enceinte tronconique 2, permet de régler la finesse de mouture obtenue,comme on le verra plus en détail, & propos de la figure 8 ci-après. La tige de broyage 1, peut être entrainée en rotation par un moteur 9 par l'intermédiaire d'un embout rotatif 10, sur lequel est montée une masselotte 11, qui, sous l'effet de la force centrifuge, tend à pivoter autour d'un axe 12 et à venir entraîner ladite vis de broyage par poussée exercée sur un ergot 13 de la partie inférieure de cette vis, lorsque le pivotement de ladite masselotte est suffisant pour amener son extrémité supérieure lla au niveau dudit ergot 13. Comme on l'a déjà mentionné, la combinaison de cette vis dont la gorge a une profondeur et un pas décroissant vers le bas avec une enceinte présentant une section elliptique, est la caracstéristique principaie du moulin suivant la présente invention. Toutefois, la prévision de la masselotte 11 et de son montage pivotant autour de l'axe 12, permet de n'entraîner la vis de broyage que lorsque le moteur 9 a atteint sensiblement sa vitesse de synchronisme, et peut déployer un couple moteur suffisant pour vaincre le couple résistant dû à la présence des grains de café à moudre C'est cette dernière caractéristique qui permet d'obtenir une réduction sensible des dimensions, du poids et du prix de revient du moteur synchrone 9 servant à entraîner la vis de broyage. Si l'on se reporte en particulier maintenant, aux figures 2 à 5, on voit que le stator 2a, dont la paroi interne forme l'enceinte tronconique 2 precitée, est normalement entraîne en rotation par frottement, du fait de la présence des grains de café contenus dans ladite enceinte, cet entraînement se faisant dans le sens de rotation de la vis de broyage 1. Toutefois, ce stator 2a présente, sur une partie de sa périphérie, un profil 2b en forme de came, qui coopère avec le poussoir 14a d'un microrupteur 14 inséré dans le circuit d'alimentation du moteur 9. Le stator 2a est maintenu normalement dans la position médiane de ladite came 2b, représentée en particulier sur la figure 3, du fait de l'action d'un ressort de rappel 15 agissant sur la tige 16a d'un galet 16, et du fait de la présence d'une partie oblique 17a d'une bielle de transmission 17, susceptible de pivoter autour de l'axe d'une partie linéaire 18, et dont ltextrémité 18a est soumise à l'action d'un ressort de rappel 19. En fonctionnement normal,lorsque l'enceinte 2 est pleine de café, le moteur 9 se trouve donc alimenté par coopération entre la partie médiane 2c de la came 2b et ledit poussoir 14a. Lorsque le récipient 20 prévu pour recevoir le café moulu, et qui est également visible sur la figure 1, a reçu une quantité prédéterminée de café, comme on le voit sur la figure 4, la plateforme pivotante 21 sur laquelle est monté ce récipient 20, pivote vers le bas autour d'un axe horizontal 22, en entraînant en rotation, par l'intermédiaire d'une bielle 23, la tige de blocage 17 du galet 16, contre l'action du ressort de rappel 19. Le galet 16 peut alors se déplacer vers la gauche contre l'action du ressort de rappel 15, ce qui permet de supprimer l'action du bossage 2c de la came 2b sur le poussoir 14a, et d'assurer la coupure de l'alimentation du moteur 9. Le moteur s'arrente alors, de même que la vis de broyage du moulin, ce qui arrête la descente de café moulu dans le récipient 20, par l'intermédiaire de la goulotte 24 visible sur les figures 1 à 5. Dans le mode de réalisation illustré par le dessin, la goulotte 24 est entraînée en rotation en même temps que le stator 2a, dans le sens de rotation de la tige de broyage 1, ce qui fait qu'on peut utiliser éventuellement cette goulotte pour la mise en route dudit moulin et, si on le désire, pour couper manuellement son alimentation. Ce mode de réalisation est toutefois facultatif, et l'on peut également prévoir une goulotte ayant une orientation fixe, indépendante de la position du stator 2a. On va expliquer maintenant ce qui se passe, non pas lorsque le récipient 20 a reçu une quantité prédéterminée de café moulu, mais lorsqu'il se présente parmi les grains, un corps anormalement dur. A ce moment l'entrainement du stator 2a par- l'intermédiaire des grains de café, devient suffisamment fort pour vaincre simultanément les ressorts 15 et 19 et permettre au galet 16 et à son axe 16a d'atteindre une position limite, illustrée par la figure 5, et pour laquelle cet axe 16a est en butée contre un téton fixe 25. Cette résistance anormale permet donc au galet 16 de repousser vers le bas la bielle 17 et la bielle de renvoi 23, comme dans le cas où le mouvement du galet 16 vers la gauche est créé par basculement de la plateforme 21. On comprend donc que, dans le cas d'un grain anormalement dur, l'alimentation du moteur 9 est coupée par rotation de la came 2bJ et cessation de l'action du bossage 2c sur le poussoir 14a, de la même façon que dans le cas du basculement de la plateforme 21 lorsque le récipient 20 a re çu une quantité prédéterminée de café moulu. L'extrémité de la bielle 17 est visible en 18a sur les figures 2 à 5, et cette extrémité est soumise à l'action du ressort de rappel l9, qui tend normalement à ramener la bielle 17 vers le haut. Le pivotement de la bielle 17 autour de sa partie linéaire 18 se comprend aisément d'après les figures 3 et 5, où l'on voit que cette partie 18 tourne à l'intérieur d'un palier cylindrique 18b fixé, par exemple, au moyen de deux vis 18c. On va expliquer maintenant ce qui se passe, lorsque 11 enceinte 2 se trouve vide, et que tout le café en grains qui sty trouvait a été moulu. Dans ce cas, le stator 2a n'a plus tendance à être entraîne en rotation par la vis de broyage, et le ressort 15 peut alors ramener le galet 16 vers son autre position extrême, pour laquelle son axe 16a vient en butée contre un deuxième teton 26. I1 est facile de comprendre, que, dans ce cas, la partie 2c de la came 2b cesse également d'agir sur le poussoir 14a du microrupteur 14, ce qui provoque de la même façon la coupure de l'alimentation du moteur 9. Le déplacement vers la droite du galet 16 et de son axe 16a jusqu'à venue en butée contre le téton 26 est sans action sur les bielles 17 et 23, l'extrémité 18a de la bielle 17 restant soumise à l'action de rappel du ressort 19. Grâce à la coopération entre la partie médiane 2c de la came 2b, et le poussoir 14a du microrupteur 14, on peut donc provoquer la coupure de l'alimentation du moteur 9, dans les trois cas suivants a) obtention dans le récipient 20, d'une quantité predétermi- née de café moulu, réglable à volonté, b) présence dans les grains de café d'un corps anormalement dur, c) absence de café en grains dans ltenceinte de broyage 2. On va expliquer maintenant, en se référant aux figures 7 et 8, la. façon dont se produit le concassage des grains de café, en permettant d'obtenir, d'une part du café moulu n'ayant pas subi d'échauffement anormal au cours de son broyage, et n'ayant pas perdu de ce fait, une partie importante de son arôme, et d'autre part une mouture homogène,c'est-à- dire constituée par des particules ayant sensiblement la même grosseur. La tige 1 de la vis de broyage entralne dans sa rotation les grains de café se trouvant dans l'enceinte 2, de telle façon que ceux qui ne sont pas broyés et qui se trouvent dans la gorge comprise entre deux spires contiguës du filet de la vis de broyage, sont obligatoirement entraînés vers le bas lorsqu'ils se dirigent vers le petit axe des sections horizontales elliptiques de ladite enceinte tronconique Indépendamment du broyage progressif desdites particules ainsi obtenu du fait de leur descente vers la partie inférieure étranglée de enceinte tronconique précitée, les particules suffisamment fines pour atteindre la partie inférieure 2d de ladite enceinte peuvent pénétrer dans deux rainures ver ticales 27 ménagées dans le stator 2a, de part et d'autre de 1' évidement cylindrique dans lequel tourne la tige 1. Sous l'effet de la rotation de la vis de broyage et de la profondeur de gorge décroissante de cette vis, les particules de café moulu qui sont entraînées vers le bas, à l'intérieur desdites rainures 27, se trouvent broyées avant d'atteindre éventuellement un évidement 28 communiquant avec la partie inférieure d'au moins une de ces rainures, comme on le voit sur la figure 7, et qui est prévu pour recevoir la partie supérieure de la goulotte 24. Quant aux rainures qui sont fermées à leur partie inférieure, les particules qui s'y trouvent sont également soumises constamment à l'action de ladite vis de broyage et à un entrainement par cette vis jusqu'à une rainure en communication avec la goulotte précitée. C'est grâce à la possibilité d'obtention d'une telle mouture froide et homogène, que l'on peut obtenir ensuite une infusion de café ayant conservé toutes les fractions aromatiques du café en grains, avec un minimum de consommation de café. Comme on l'a dit d'autre part, le tassement du café moulu à l'intérieur des rainures 27 présente un autre avantage, celui de s'opposer à toute remontée de vapeur d'eau dans un tel moulin, lorsqu'il'est inçorporé à une machine à café ou à une cafetière domestique, et sert à alimenter en café moulu une chambre d'infusion alimentée d'autre part en eau à la température de l'ébulltion et placée au-dessous dudit moulin. I1 est bien entendu que l'on peut apporter au mode de réalisation qui vient d'être'décrit divers perfectionnements, changements ou additions, et que l'on peut remplacer certains éléments par des éléments équivalents sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. On peut, en réglant notamment la tension du ressort 19, faire varier la quantité prédéterminée de café pour laquelle le pivotement de ladite plateforme vers le bas provoque celui'de ladite bielle de transmis- sion et libère ledit galet. REVENDICATIONS 1. Moulin à café comportant une vis de broyage verticale de forme générale cylindrique, munie d'au moins une gorge de profondeur progressivement décroissante jusqu'à une valeur nulle depuis son extrémité supérieure jusqu'à son extrémité inférieure, et susceptible de coopérer avec une enceinte de broyage tronconique de section décroissante vers le bas et de section horizontale éventuellement elliptique se prolongeant par un alésage cylindrique de hauteur notable servant au guidage de la partie inférieure de ladite vis, ledit moulin étant caractérisé par le fait : que le pas de ladite gorge, de forme générale hélicoîdale et de profondeur progressivement décroissante vers le bas, décroît également de façon progressive vers son extrémité inférieure, jusqu'à une valeur nulle ; et que l'alésage cylindrique précité est en communication avec deux rainures verticales externes diamétralement opposées ménagées dans la paroi cylindrique dudit alésage et de faible profondeur radiale, rainures s'étendant sur une hauteur notable, et dont l'une au moins traverse, au voisinage de sa partie inférieure, un évidement ménagé dans la paroi dudit alésage cylindrique, et prévu pour recevoir la partie supérieure d'une goulotte de descente de café moulu par gravité. 2. Moulin à café suivant la revendication 1, dans lequel une vis de broyage verticale est maintenue en butée par un ressort, et par l'intermédiaire dtau moins une bille ou un roulement à billes, contre une tige filetée déplaçable axialement au moyen d'un volant, ledit moulin étant caractérisé par le fait : que ladite tige filetée et ledit volant sont placés au-dessus de l'extrémité supérieure de ladite vis de broyage ; et que la position relative de l'extrémité inférieure de ladite gorge hélicoidale de profondeur décroissante par rapport au niveau dudit évidement est réglable à volonté, ce qui permet d'ajuster la finesse de la mouture de café obtenue. 3. Moulin à café suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait : que lesdites rainures verticales, ont une hauteur suffisante pour provoquer, lors de la rotation de ladite vis de broyage, un tassement énergique du café moulu à l'intérieur de ces rainures, et autour de la partie inférieure de ladite vis, tassement s'opposant à toute remontée éventuelle de vapeur d'eau venant d'une chambre d'infusion de cafetière à moulin incorporé logée au-dessous de ladite enceinte de broyage. 4. Moulin à café suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel la paroi externe de l'enceinte tronconique coopérant avec ladite vis de broyage, peut être entraînée en rotation dans le même sens que cette vis de broyage par l'intermédiaire du café en grains se trouvant dans ladite enceinte, et dans lequel un élément solidaire de cette enceinte, peut actionner un microrupteur lorsque l'entrainement en rotation de ladite enceinte atteint une certaine amplitude, ledit moulin étant caractérisé par le fait: que la paroi de ladite enceinte est solidaire d'une came à double effet coopérant avec le poussoir d'un microrupteur de façon à n'assurer l'alimentation du moteur entraînant ce moulin, que pour une position moyenne dudit stator et de ladite came, normalement atteinte lorsque cette enceinte est entraînée en rotation par l'intermédiaire des grains de café qui s'y trouvent ; que ce stator est muni d'un galet, dont l'axe, a l'extrémité libre duquel est fixée celle d'un ressort de rappel s'opposant audit entrainement, peut coopérer avec deux butées de limitation des déplacements angulaires dudit stator ; et que ce galet est bloqué par ailleurs dans ladite position moyenne, par une partie oblique d'une bielle coudée, dont le pivotement autour d'un axe perpendiculaire au plan de ladite partie oblique, contre l'action d'un deuxième ressort de rappel agissant sur une des extrémités de ladite bielle, permet de débloquer ledit galet, de telle façon que toute variation sensible de ladite force d'entraînement dans un sens ou dans l'autre, soit sous l'effet d'un corps anormalement dur se trouvant dans ladite enceinte de broyage, soit lorsque cette enceinte ne contient plus de café en grains non moulu, entraine la coupure de l'alimentation du moteur synchrone d'entraînement dudit moulin. 5. Moulin à café suivant la revendication 4, caractérisé par le fait : que ladite bielle coopère, au voisinage de son autre extrémité, avec une bielle verticale de renvoi soumise à l'action d'une plate-forme pivotante supportant un récipient collecteur de café moulu placé au-dessous de la goulotte précitée : et que la tension dudit second ressort de rappel peut être ajustée de façon à régler à volonté le poids de café moulu contenu dans ledit récipient et pour lequel la force exercée par ce deuxière ressort de rappel peut être vaincue par ltensemble des forces s'exerçant sur ladite bielle par l'intermédiaire dudit galet et de ladite bielle verticale de renvoi, tandis que la tension du premier ressort de rappel est choisie de façon à être toujours inférieure à ladite force d'entraînement du stator par le café en grains se trouvant dans l'enceinte de broyage, même en l'absence de grains anormalement durs.