1. L'invention concerne d'une manière générale des systèmes de tuyauteries de décharge destinés à relier une sortie de fluide sous pression d'un navire à un puits en mer au moyen de conduites souples. L'invention concerne plus particulièrement, mais à titre nullement limitatif, de tels systèmes de tuyauteries -comprenant une bouée flottante et des -conduites souples qui relient cette bouée au navire et au puits marin. Les puits de pétrole et de gaz réalisés sur terre sont souvent stimulés par pompage de fluides de traitement sous pression élevée dans ces puits pour traiter les forma- tions souterraines productives du puits. L'équipement utilisé pour effectuer de telles opérations de stimulation à terre comprend une pompe à haute pression montée sur un camion ou sur un traîneau, et une canalisation d'acier résis- tant aux pressions élevées et montée entre la sortie de refoulement de la pompe et le puits de pétrole ou de gaz afin que le fluide de traitement soit introduit dans le puits par pompage sous haute pression. Cependant, de telles opérations de stimulation ne sont pas aisées à réaliser sur des puits forés en mer. Parfois, on a hissé en place sur une plate-forme marine, placée à proximité du puits marin, un équipement de pompage du type terrestre classique, monté sur traîneau, et on a branché des tuyaux d'acier classiques. Cependant, ce mode opératoire n'est généralement pas possible en raison de l'espace de travail très limité sur une plate-forme marine. Il n'existe généralement pas une place disponible suffisante pour permettre la mise en place, sur une plate-forme marine, d'équipements de pompage sur traîneau. Les équipements ou unités de pompage montés sur traîneau ont également été placés sur des navires de travail ou d'exploitation. Ces navires ont ensuite été amenés à proximité de la plate-forme marine et amarrés à cette dernière au moyen de câbles classiques d'amarrage. On a ensuite branché le côté de refoulement de la pompe au puits marin à l'aide de canalisations classiques en acier munies de joints tournants ou articulés. Ce mode opératoire s'est éga- lement avéré insatisfaisant pour plusieurs raisons. 2. Les difficultés posées par l'utilisation de canalisations d'acier classiques entre le refoulement de la pompe portée par le navire et la tête de puits disposée sur la plate-forme marine résultent généralement des conditions imprévisibles et souvent difficiles de l'environnement marin. La manipulation et le branchement de conduites de décharge classiques en acier entre un navire et une plate- forme marine constitLent des opérations dangereuses et qui demandent du temps, et il est fréquent que l'accouplement réalisé ne soit pas sûr. Le maintien d'une pression conve- nable est souvent compromis par le desserrage de raccords au cours des mouvements constants de balancement et de rotation provoqués par le mouvement des vagues. De plus, les conduites d'acier de dimensions plus petites, pouvant être généralement manipulées au moyen de l'équipement de levage-disponible sur la plate-forme marine, ne sont pas suffisamment résistantes, du point de vue méca- nique, pour supporter les charges élevées de traction et de flexion rencontrées. En outre, des pertes d'énergie très élevées se produisent entre la pompe et la tête de puits si l'on utilise des conduites faiblement dimensionnées. Les vitesses d'écoulement des fluides deviennent très élevées et, lorsque le fluide de traitement contient des agents d'acti- vation, ces derniers érodent très rapidement les conduites, ce qui peut entraîner leur détérioration pendant l'intervalle de temps correspondant à une seule opération de traitement. Dans les meilleures conditions, la liaison entre un navire et une plateforme marine au moyen d'une conduite d'acier classique n'est possible que par mer très calme, aussi bien en ce qui concerne l'aménagement que le pompage du fluide de traitement. En outre, la position du navire par rapport à la plate-forme marine est limitée aux points d'amarrage dispo- nibles sur la plate-forme. Selon la direction du vent, le navire peut être orienté favorablement ou non par rapport aux vagues. Une dernière difficulté soulevée par l'utili- sation des conduites en acier classiques pour relier un 3. navire à une plate-forme marine est l'absence de moyens de débranchement d'urgence ou d'accouplements détachables. Si un câble d'amarrage reliant le navire à la plate-forme marine se rompt, le navire s'éloigne souvent en dérivant et la conduite d'acier, reliant les équipements de pompage montés sur traîneau à la tête de puits, exerce une traction qui déplace les traîneaux sur le pont du navire et risque de provoquer d'importants dommages aussi bien aux personnes qu'aux équipements. L'art antérieur comprend également des systèmes dans lesquels un navire tel qu'un pétrolier est relié à un puits sous-marin ou à un point de collecte du pétrole prove- nant du puits au moyen d'une conduite souple de décharge reliée à un dispositif d'articulation canalisant les fluides et placé sur une bouée flottante, et au moyen d'un conduit souple intermédiaire monté entre le dispositif d'articu- lation et le puits sous-marin. Cependant, ces systèmes sont conçus pour des pressions très inférieures (par exemple 7 MPa) à celles utilisées dans les opérations de stimulation (par exemple 70 MPa), et il semble qu'aucun-de ces systèmes antérieurs ne comporte des éléments appropriés de distribu- tion et des conduites multiples permettant d'établir des communications répétées et choisies entre le navire et le puits. L'invention concerne un appareil et un procédé conçus pour relier de manière rapide, sûre et commode une sortie de fluide à haute pression d'un navire à un puits en mer. A cet effet, on utilise une tuyauterie de décharge ou de refoulement comprenant plusieurs conduites souples, montées en parallèle, du point de vue hydraulique, entre la sortie de fluide à haute pression du navire et le puits en mer. Des vannes, disposées à chacune des extrémités de chaque conduite souple, sont elles-mêmes reliées à une tuyauterie de manière que toutes les conduites souples communiquent entre elles. Le système selon l'invention permet d'établir des communications répétées et pouvant être choisies entre la sortie de fluide du navire et le puits marin. 4. La tuyauterie située à une première extrémité des conduites souples est de préférence montée sur une bouée flottante. Cette tuyauterie communique avec un dispositif d'articulation porté par la bouée et canalisant les fluides. La sortie de fluide à haute pression du navire est reliée au dispositif d'articulation, canalisant les fluides et placé sur la bouée flottante, au moyen d'autres conduites souples. Ainsi, le navire peut tourner librement sur 3600 autour de la bouée flottante pendant l'opération de pompage, sans que les conduites souples, montées entre la bouée et la plate-forme marine, en soient affectées. D'autres caractéristiques souhaitables compren- nent la présence de plusieurs compartiments pouvant être noyés sélectivement et situés sur la bouée flottante, et des dispositifs de réglage de la flottabilité destinés à remplir et vider sélectivement les'compartiments afin de faire varier la flottabilité de la bouée. Un treuil à moteur, porté par la bouée, est relié à une ancre qui est commandée par un dispo- sitif de télécommande afin que la flottabilité de la bouée et sa position par rapport à la surface de l'eau puissent être déterminées à distance. Des raccords à enclenchement rapide sont disposés entre le navire et la bouée flottante et entre cette dernière et le puits marin, afin que des branchements puis- sent être rapidement réalisés entre les diverses parties. Chacune des vannes comprend avantageusement un élément de commande à moteur et les vannes sont également actionnées par un dispositif de télécommande placé soit sur le navire, soit sur la plate-forme marine, à proximité du puits. Plusieurs flotteurs annulaires, espacés les uns des autres, sont fixés aux conduites souples, entre la bouée et le puits, afin de soutenir les conduites au-dessus du fond de l'océan. Ces flotteurs présentent un compartiment qui peut être noyé sélectivement afin qu'il soit possible de faire varier la flottabilité desdits flotteurs. La présente invention n'est pas seulement utile dans les opérations de stimulation effectuées en mer, mais 5. elle convient également au pompage de fluides de traitement dans un puits de secours placé à proximité d'un puits fou en cours d'éruption, de manière que ce puits fou puisse être tué par le pompage réalisé dans le puits de secours. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: - la figure 1 est une élévation schématique d'un navire et d'une plate-forme marine entre lesquels le système de tuyauteries de décharge selon l'invention est monté; - la figure 2 est une vue de dessus du système représenté sur la figure 1; - la figure 3 est un schéma montrant les divers dispositifs du. système représenté sur la figure 1; - la figure 4 est une élévation, avec coupe partielle, d'une première forme de réalisation de la bouée flottante et d'éléments fixés directement sur cette bouée; - la figure 5 est une élévation schématique d'un navire et d'une plate-forme marine entre lesquels est monté un système de tuyauteries de décharge selon l'invention ne comportant pas de bouée flottante; - la figure 6 est une vue de dessus d'un système de tuyauteries de décharge selon l'invention destiné à être utilisé sans bouée flottante, par exemple le système repré- senté sur la figure 5; - - la figure 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 6, montrant l'un des flotteurs annulaires; - la figure 8 est une vue de dessus d'un système de tuyauteries de décharge selon l'invention destiné à être utilisé sans bouée flottante, ce système comprenant des tronçons constitués d'un tuyau d'acier classique à chacune des extrémités duquel des conduites souples sont reliées, ce système pouvant être utilisé à la place d'un système consti- tué uniquement de conduites souples; et - la figure 9 est un schéma d'un système de tuyauteries de décharge et de renfort comportant une pompe disposée sur la plate-forme marine de production et faisant circuler à la fois un fluide de traitement sous haute -2483004 6. pression et un fluide de commande sous haute pression du navire vers la plate-forme afin que la pression du fluide de traitement soit augmentée par la pompe placée sur la plate- forme marine de production. Les figures, et plus particulièrement les figures 1, 2 et 3, représentent globalement en 10 un système de tuyauteries de décharge à bouée marine selon l'invention. Les figures 1 et 2 représentent un navire ou une barge 12 de travail ou d'exploitation, une bouée flottante 14 et une plate-forme marine 16 placés à proximité d'un puits marin. Dans une forme préférée de réalisation, la bouée 14 est de forme à peu près cylindrique et a un diamètre de l'ordre de 3 m et une longueur d'environ 15 m. Un ensemble 18 de conduites souples de décharge est monté entre le navire 12 et la bouée 14. Des première et seconde conduites souples intermédiaires 20 et 22 sont montées entre la bouée flottante 14 et la plate-forme marine 16. La figure 1 représente une petite grue qui dépasse du navire 12 et à laquelle la conduite 18 de décharge est suspendue. En variante, dans le cas o le navire 12 est suffisamment rapproché de la bouée flottante 14, il n'est pas nécessaire de prévoir un support intermédiaire pour le tronçon de la conduite 18 de décharge compris entre le navire 12 et la bouée 14, mais, au contraire, un tronçon libre de la conduite 18 de décharge peut simplement être étendu sur le pont du navire 12. Dans une autre variante, il est possible de laisser simplement la conduite 18 de décharge descendre entre le navire 12 et la bouée 14 afin que le tronçon inter- médiaire de cette conduite 18 soit situé au-dessous de la surface de l'eau. Les diverses conduites souples indiquées dans le présent mémoire sont de préférence des tuyaux souples armés d'acier, résistant à une pression de travail de 70 MPa et portant des garnissages non métalliques convenables et des revêtements extérieurs, ces conduites pouvant être, par exemple, du type fabriqué par la firme Coflexip and Services, Inc., Houston, Texas, E.U.A., sous la marque "Coflexip". 7. La bouée flottante 14 est reliée à une ancre 24 par un câble 26 d'ancrage. Des éléments de flottaison, comprenant plusieurs flotteurs annulaires 28, sont fixés aux conduites souples intermédiaires 20 et 22, sur une certaine partie de leur longueur, afin de les maintenir au-dessus du fond 30 de l'océan. Les extrémités des conduites intermédiaires 20 et 22 adjacentes à, la plate-forme marine 16 sont reliées à une colonne montante 32, en un point proche de la surface 34 de l'océan. La figure 3 représente schématiquement et plus en détail les divers éléments montrés sur les figures 1 et 2. Le navire 12 est un navire d'exploitation portant des première et seconde unités 36 et 38 de pompage montées sur traîneaux ou patins. Le côté d'aspiration des unités 36 et 38 de pompage reçoit un fluide de traitement d'une source également placée sur le navire 12. L'extrémité de décharge ou de refoulement des première et seconde pompes 36 et 38, qui peut être désignée d'une manière générale par l'expres- sion "sortie de fluide sous pression", porte avantageusement des raccords tournants classiques 42 et 44. Des première et seconde conduites souples 46 et 48 de décharge et de refoulement constituent l'ensemble 18 de conduites de décharge. Ces conduites 46 et 48 de décharge sont reliées aux sorties de décharge de fluide sous pression des pompes 36 et 38 par l'intermédiaire des raccords tournants ou articulés 42 et 44, respectivement. Les éléments de tuyauteries placés sur la bouée flottante 14-seront à présent décrits. Une première tuyau- terie 50 est portée par la bouée 14 et comprend une entrée 52- et des première et seconde sorties 54 et 56, respectivement. Chacune des sorties 54 et 56 communique avec l'entrée 52. Un dispositif d'articulation 58, conduisait ou canalisant les fluides, est relié à l'entrée 52 de la première tuyauterie 50. Le dispositif 58 d'articulation et de canalisation est de préférence analogue à la structure décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 967 841. 8. La seconde extrémité de l'ensemble 18 de conduites souples de décharge, adjacent à la bouée flottante 14, est reliée à un dispositif 58 d'articulation et de cana- lisation des fluides au moyen d'un élément 60 de branchement, de manière que l'ensemble 18 de conduites puisse pivoter autour de la première tuyauterie 50. L'élément 60 de branchement comprend une seconde tuyauterie 62 qui présente des première et seconde entrées 64 et 66 et une sortie 68 reliée au dispositif articulé 58. Des première et seconde conduites descendantes et 72 partent des première et seconde entrées 64 et 66. La seconde extrémité de la première conduite souple 46 de décharge est reliée à une première conduite descendante 70 et, par conséquent, à la première entrée 62 au moyen d'un premier raccord 74 à enclenchement rapide. Ce raccord 74 comprend des première et seconde parties 71 et 73. Il est avantageusement réalisé d'une manière analogue au raccord représenté sur les figures 2 et 3 du brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 318 382. - De même, la seconde extrémité de la seconde conduite souple 48 de décharge est reliée à la seconde conduite descendante 72 et, par conséquent, à la seconde entrée 66 au moyen d'un second raccord 75 à enclenchement rapide. Des première et seconde vannes 76 et 78 sont reliées aux première et seconde sorties 54 et 56 de la première_ tuyauterie 50. Les vannes 76 et 78 sont de préférence des vannes à opercule du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 813 695. Des premier et second tubes à brides 80 et 82 sont reliés respectivement aux première et seconde vannes 76 et 78. La première conduite souple intermédiaire 20 est reliée par une première extrémité 84 au premier tube à brides et, par conséquent et au moyen de ce- dernier, à la première vanne 76. La seconde conduite souple intermédiaire 22 est reliée par une première extrémité 86 au second tube à brides 82 et, par conséquent et au moyen de ce dernier, à la seconde vanne 78. 9. Le système de tuyauteries placé sur la plate- forme marine 16 de production sera à présent décrit. Il comporte une troisième tuyauterie 88 qui présente des première et seconde entrées 90 et 92 et une sortie 94. Chacune des entrées 90 et 92 communique avec la sortie 94. Des troisième et quatrième vannes 96 et 98 sont reliées aux première et seconde entrée 90 et 92, respecti- vement. La seconde extrémité de la première conduite souple intermédiaire 20 est reliée à la troisième vanne 96 au moyen d'un raccord 100 à enclenchement rapide et d'un premier adaptateur 102. Ce dernier relie la troisième vanne 96 à l'une des parties du raccord 100 à enclenchement rapide. De même, la seconde extrémité de la seconde conduite souple et intermédiaire 22 est reliée à la quatrième vanne 98 au moyen d'un raccord 104 à enclenchement rapide et d'un second adaptateur 106. Un clapet 108 de retenue est relié à la sortie 94 de la troisième tuyauterie 88. La colonne montante 32 relie le clapet 108 de retenue à une vanne 112 de tête de puits adjacente à la tête 114 du puits. Lorsque le système de tuyauteries 10 de décharge à bouée fonctionne, le fluide de traitement provenant de la source 40 est mis en circulation par les première et seconde pompes 36 et 38 dans les conduites souples 46 et 48 de décharge de manière à arriver à la deuxième tuyauterie 62 puis, par l'intermédiaire du dispositif articulé 58, à la première tuyauterie 50. Ce fluide de traitement passe ensuite dans les première et seconde vannes 76 et 78, dans les première et seconde conduites intermédiaires 20 et 22 et dans les troisième et quatrième vannes 96 et 98 afin de pénétrer dans la troisième tuyauterie 88 puis, par l'intermédiaire du clapet 108 de retenue, de la colonne montante 32 et de la vanne 112, dans la tête de puits 114 qui fait descendre alors le fluide de traitement dans le forage du puits et le fait pénétrer dans la formation souterraine destinée à être traitée par ce fluide. 10. 2483004 Les première, deuxième, troisième et quatrième vannes 76, 78, 96 et 98 et les première et seconde conduites souples et intermédiaires 20 et 22 constituent un dispositif permettant d'établir sélectivement et de manière répétée une communication entre la première tuyauterie 50 et le puits marin représenté par la tête de puits 114. Il est souhaitable, pour les raisons suivantes, de pouvoir établir sélectivement et de manière répétée une telle communication lors d'une opération de stimulation effectuée sur le puits marin 114. Le temps disponible pour la réalisation d'une opération de stimulation sur un puits en mer est souvent limité en raison des variations des condi- tions atmosphériques et, de plus, il est souhaitable que l'opération de stimulation ne soit pas interrompue à cause d'une détérioration de l'une des conduites intermédiaires avant l'achèvement normal de cette opération de stimulation. L'utilisation de première et seconde conduites souples inter- médiaires 20 et 22 constitue un dédoublement de sécurité dans le cas o l'une des conduites se détériore pendant l'opéra- tion de stimulation. De plus, il est possible d'accroître le débit d'écoulement du fluide de traitement. Il est préférable, au cours d'opérations normales de stimulation, que le fluide de traitement soit mis en circulation dans les deux conduites souples intermédiaires 20 et 22. Dans le cas o l'une de ces deux conduites 20 et 22 se détériore pendant l'opération de pompage, les vannes appropriées reliées aux extrémités de la conduite intermé- diaire défaillante peuvent être fermées afin que la totalité de l'écoulement du fluide de traitement passe par l'autre conduite intermédiaire. Il est donc nécessaire que les première et seconde pompes 36 et 38 présentent une puissance de pompage suffisante pour refouler, par une seule des conduites souples intermédiaires 20 et 22, le fluide de traitement au débit d'écoulement souhaité. Lorsque l'opération de stimulation est achevée, il est parfois nécessaire de retirer le fluide de traitement du puits 114 avant de procéder à d'autres opérations sur ce puits. 1 1. Dans le cas de puits terrestres, le problème posé par la récupération du fluide de traitement est en général insignifiant, car le fluide de traitement peut souvent être déversé dans un lieu commode de mise au rebut. Dans le cas des puits en mer, l'élimination du fluide de traitement récupéré pose cependant et fréquemment un problème plus difficile à résoudre en raison de considérations d'environ- nement. L'élimination de ce fluide de traitement de récupération a été réalisée jusqu'à présent par brûlage du fluide de traitement résiduel dans un brûleur monté sur un navire qui est relié au puits 114 par une conduite. Selon l'invention, il est possible d'utiliser un système beaucoup plus sûr et meilleur en plaçant un tel brûleur 116 sur la bouée flottante 14. Un conduit souple 118 de retour des déchets est relié à une vanne 120 de retour montée sur la tête du puits 114 afin que le fluide de traite- ment puisse être ressorti du puits 114 et dirigé par la conduite 118 de retour vers le brûleur 116 monté sur la bouée 14. La conduite 118 de retour des déchets est de préférence reliée aux bouées annulaires 28 de flottaison (figure 1), en même temps que lés première et seconde conduites intermédiaires 20 et 22 afin que la conduite 118 de retour soit soutenue par les bouées 28. Il est préférable que les première, deuxième, troisième et quatrième vannes 76, 78, 96 et. 98, respecti- vement, soient toutes équipées d'organes 122 de commande à moteur. Ces organes 122 de commande sont du type pneumatique. Des organes de commande motorisés équivalents- peuvent comprendre des organes de commande hydrauliques et élec- triques. Les organes 122 de commande fixés aux première et seconde vannes 76 et 78, sur la bouée flottante 14, sont reliés par des conduites 126 et 128 à une source 124 d'ali- mentation en air comprimé qui est également placée sur la bouée flottante 14. 12. 2483004 Les organes 122 de commande des troisième et quatrième vannes 96 et 98, disposés sur la plate-forme marine 16 de production, sont reliés par des conduites 140 et 142 à une source 130 d'alimentation en air comprimé qui est égale- ment disposée sur la plate-forme marine 16. Chacune des sources 124 et 130 d'alimentation en air comprimé n'est représentée que très schématiquement sous une forme englobant la source proprement dite d'air comprimé et tous les organes de distribution nécessaires pour transmettre l'air comprimé, par les conduites précitées, aux vannes souhaitées. La circulation de l'air comprimé entre les sources d'alimentation et les diverses vannes est commandée par un dispositif de télécommande qui actionne les organes 122 de commande à moteur en fonction d'un signal de commande provenant du navire 12 ou de la plate-forme marine 16 de production. 'Le dispositif de télécommande comprend des premier et second émetteurs 140 et 142 de signaux radio- électriques, placés sur le navire 12 et sur la plate-forme marine 16, respectivement. Des premier et second récepteurs radio 144 et 146 sont placés sur la bouée flottante 14 et sur la plate-forme marine 16, respectivement, de. manière à recevoir des signaux radio-électriques de commande provenant de l'un ou l'autre des émetteurs 140 et 142. Le dispositif de télécommande du type radio peut être remplacé par tout autre type équivalent de dispositif de liaison et de commande à distance. En réponse à un signal de commande, les récep- teurs radio 144 et 146 transmettent, par des connexions électriques 148 et 150, des signaux électriques aux sources 124 et 130 d'air comprimé, respectivement, de manière que ces sources 124 et 130 appliquent des signaux pneumatiques, par l'intermédiaire de la conduite d'air comprimé appropriée, à l'organe 122 de commande de la vanne qu'il est souhaité ouvrir ou fermer. De même, chacun des raccords 74, 76, 100 et 104 à enclenchement rapide comporte un organe 152 de libération à commande pneumatique destiné à commander le dégagement des 13. raccords. Les organes 152 de libération des raccords 74 et 76 sont reliés par une conduite 154 à la source 124 d'alimen- tation en air comprimé placée sur la bouée flottante 14. Les organes 152 de libération pneumatique des raccords 100 et 104 sont reliés par une conduite 156 à la source 130 d'alimentation en air comprimé placée sur la plate-forme marine 16 de production. L'écoulement de l'air dans les conduites 154 et 156 est commandé par les sources 124 et 130 d'alimentation en réponse à des signaux de commande provenant des récepteurs radio 144 et 146, respecti- vement. La bouée 14 comporte un équipement supplémen- taire destiné à assurer son positionnement. Un dispositif d'ancrage, représenté globalement en 158, est relié à la bouée flottante 14 afin de l'ancrer au fond 30 de la mer. Ce dispositif d'ancrage 158 comprend un treuil 160 relié à un câble d'ancrage 26. L'effort de traction exercé sur ce câble 26 peut être modifié par enroulement du câble 26 sur le treuil 160. Ce dernier est commandé par un moteur électrique 162 qui reçoit de l'énergie d'une source 164 d'alimentation par l'intermédiaire d'une connexion électrique 166. La source 164 de puissance assure également l'alimentation de la source 124 d'air comprimé et du récep- teur radio 144 par l'intermédiaire de connexions électriques 168 et 170, respectivement. La bouée flottante 14 comprend également plusieurs compartiments 172, 174, 176 et 178 pouvant être noyés sélectivement. Ces compartiments 172, 174, 176 et 178 sont reliés à la source 124 d'alimentation en air comprimé par des conduites 180, 182, 184 et 186, respectivement. Des vannes 188, 190, 192 et 194 sont reliées aux compartiments 172, 174, 176 et 178 afin de permettre à ces derniers d'être noyés. Les vannes 188, 190, 192 et 194 sont reliées au récep- teur radio 144 par une connexion électrique 196 qui transmet un signal auxdites vannes afin de les ouvrir et de les fermer d'une manière appropriée. Ainsi, les compartiments 172, 174, 176 et 178, les vannes 188, 190, 192 et 194, la source 124 d'alimentation 14. en air comprimé et le récepteur radio 144, ainsi que les diverses conduites d'air comprimé et les connexions élec- triques réalisées entre ces éléments constituent un dispo- sitif destiné à remplir et vider sélectivement les compar- timents 172, 174, 176 et 178 pour faire varier la flotta- bilité de la bouée 14. Tous ces éléments peuvent être commandés par des signaux radioélectriques reçus par le récepteur 144. La bouée flottante 14, le dispositif d'ancrage 158 et les compartiments 172, 174, 176 et 178 pouvant être noyés sont de préférence conçus de manière que, lorsque les compartiments 172, 174, 176 et 178 sont complètement noyés, le treuil 158 puisse tirer totalement la bouée 14 audessous de la surface 34 de la mer afin que cette bouée 14 puisse être protégée des conditions atmosphériques- sévères rencontrées parfois à la surface 34 de la mer. Les divers composants électriques placés sur la bouée flottante 14 doivent être logés dans des compartiments étanches ou protégés de l'environnement de toute autre manière. Le système marin 10 de tuyauteries de décharge à bouée est installé de la manière suivante. L'ancre 24 de la bouée flottante 14 est tout d'abord mouillée à partir d'un point se trouvant directement au-dessus de l'emplacement souhaité pour la bouée 14. Le câble d'ancre 26, relié à l'ancre 24, doit comporter une bouée de récupération (non représentée) fixée à son extrémité supérieure afin que sa position puisse être identifiée. Après que l'ancre 24 a été mise en place, la bouée de récupération est enlevée et le câble 26 de l'ancre est enroulé sur le treuil 160. Cette opération est effectuée avant que la bouée flottante 14 soit lancée du navire de lancement (non représenté). Les valves appropriées, reliées aux compartiments 172, 174, 176 et 178 de la bouée flottante 14, sont ensuite convenablement positionnées afin de permettre l'immersion souhaitée de la bouée 14. La bouée flottante 14 est ensuite lancée et elle est commandée au moyen du treuil 126 pendant l'opération d'immersion. 15. Lorsque le noyage des compartiments souhaités est achevé, le câble 26 de-l'ancre est soumis à une tension finale par télécommande comme décrit précédemment. Lorsqu'on souhaite récupérer la bouée flottante 14, le câble 26 d'ancrage peut être détendu et les compar- timents 172, 174, 176 et 178 peuvent être vidés de leur eau par remplissage d'air comprimé provenant de la source 124. Après que la bouée flottante 14 a été lancée et immergée jusqu'à une position analogue à celle montrée sur la figure 1, les première et seconde conduites souples et inter- médiaires 20 et 22 sont disposées entre la bouée flottante 14 et la plateforme marine 16 de production. Leurs extrémités sont ensuite reliées aux tuyauteries appropriées situées à chacune desdites extrémités. Ensuite, en noyant sélecti- vement les compartiments pouvant être noyés des flotteurs annulaires 28, il est possible d'immerger à la profondeur souhaitée les conduites intermédiaires 20 et 22. Les flotteurs annulaires 28 assurent de préférence environ 70 % de la flottabilité positive du poids des conduites. On obtient ainsi une configuration relativement plate dans la partie médiane de la caténaire formée par les conduites 20 et 22, sensiblement comme montré sur la figure 1. Il est également possible d'immerger les conduites intermédiaires 20 et 22 sur toute leur longueur jusqu'au fond 30 de l'océan, mais il est en général préfé- rable de procéder autrement en raison du coût élevé des conduites souples et de la difficulté accrue pour les manoeuvrer lorsque leur longueur augmente. La bouée flottante 14 est de préférence ancrée à une distance de la plateforme marine 16 supérieure à la longueur d'un navire 12. Les conduites intermédiaires 20 et 22 sont ensuite immergées à une profondeur inférieure à celle du fond du navire 12 afin que ce dernier puisse tourner sur 360 autour de la bouée flottante 14 pour se placer dans la position la plus favorable par rapport aux vagues pendant les opérations de pompage. La figure 4 représente une forme particulière de réalisation de la bouée flottante 14, les mêmes références 16. numériques étant utilisées sur les figures 3 et 4 pour dési- gner les mêmes éléments. La bouée flottante 14 présente la forme d'un anneau et comprend une colonne tubulaire centrale 210 qui s'élève à une certaine distance audessus de la surface supérieure 212 de cette bouée 14. L'extrémité supérieure de la colonne centrale 210 comporte une bride 214 faisant saillie radialement vers l'extérieur. La première tuyauterie 50 est supportée par un élément 216 de structure comportant une bride 218 destinée à porter sur la bride 214. Dans des conditions normales de travail, la bride 218 est de préférence boulonnée sur la bride 214 au moyen de plusieurs boulons convenables 220. Cependant, si le dispo- sitif articulé 58 se bloque, les boulons 220 peuvent être desserrés, ce qui permet une rotation relative plus limitée, mais encore utile, entre les brides 218 et 214-en raison de la flexibilité en torsion de la tuyauterie 50 et des tubes à brides 80 et 82 qui partent vers le bas de cette tuyauterie. Une enveloppe 219 de cartouche, partant vers le bas de la bride 218, protège les éléments qu'elle entoure pendant l'assemblage des diverses parties de tuyauterie avec la bouée flottante 14. La tuyauterie 50 montrée sur la figure 4 comporte des premier et second tubes descendants intermédiaires 219 et 221 à brides. Un bâti cylindrique 222 d'amarrage, disposé concentriquement autour de l'extrémité supérieure de la colonne centrale 210, tourne autour de cette colonne centrale 210 sur des bagues 224 et 226. Une console 228 d'amarrage, qui part radialement vers l'extérieur du bâti 222 d'amarrage, comporte un oeil 230 fixé à son extrémité située radialement à l'extérieur. Le navire flottant 12 peut être amarré à la bouée 14 au moyen d'un câble d'amarrage (non représenté) relié à l'oeil 230. La bouée 14 est ancrée au fond 30 de l'océan par *plusieurs câbles 232 d'ancrage. 17. Il convient de noter que la bouée 14 représentée sur la figure 4, ainsi que la colonne centrale 210, le bâti 222 d'amarrage et la console 228 d'amarrage, sont des éléments classiques de l'art antérieur. Une telle bouée a été utilisée jusqu'à présent avec une colonne montante unique placée à l'intérieur de cette bouée pour charger des pétro- liers avec du pétrole brut et des produits analogues et les décharger. La figure 4 montre également de manière plus détaillée les raccords 74 et 75 à enclenchement rapide. Par exemple, le raccord 74 comprend des première et seconde parties 71 et 73. Ceci permet de relier le navire 12 à la bouée flottante 14 de la manière suivante. Tout d'abord, un câble de guidage (non représenté) est disposé entre la bouée 14 et le navire 12 et est relié à une extrémité de la conduite souple 46 de décharge. Le câble de guidage est ensuite enrou- lé sur un treuil vers la bouée flottante 14, afin de tirer la conduite 46 du navire 12 vers la bouée 14 pour tirer l'une vers l'autre les deux parties 71 et 73 du raccord 74 et réaliser un branchement par enclenchement rapide. Le câble de guidage et le treuil utilisés pour cette opération sont représentés sur la figure 4 respectivement en 234 et en 236, le treuil étant actionné à la main. Une autre caractéristique montrée sur la figure 4 concerne le mode de raccordement des divers éléments de tuyauterie. Comme représenté, par exemple, au branchement réalisé entre l'entrée 52 de la tuyauterie 50 et l'extrémité inférieure du dispositif 58 d'articulation et de canali- sation, deux brides sont disposées l'une contre l'autre. Ces brides sont de préférence du type leur permettant d'être reliées l'une à l'autre par une bague extérieure ou un élément d'accouplement monté sur le bord des deux brides afin de comprimer ces dernières l'une contre l'autre. Les brides peuvent également être boulonnées l'une à l'autre. Il est cependant préférable que les branchements soient du type non rotatif, c'est-à-dire qu'ils ne s'effectuent pas par vissage en raison des problèmes de desserrage posés par les accouple- ments filetés sous l'effet du mouvement constant des vagues. 18. La figure 5 représente schématiquement en éléva- tion une variante de l'invention. La figure 5 montre notam- ment un système 300 de tuyauteries de décharge. Dans ce système, un navire ou une barge 302 de travail ou d'exploi- tation, analogue au navire 12, communique avec un puits marin 304 adjacent à une plate-forme marine 306 au moyen de plusieurs conduites intermédiaires souples faisant partie du système 300 de tuyauteries de décharge. Ce système 300 ne nécessite pas de bouée flottante analogue à la bouée 14 montrée sur la figure 1. Le système 300 de tuyauteries de décharge est représenté plus en détail sur la figure 6. Ce système 300 comprend une première tuyauterie 308 qui présente une entrée 310 et des première, deuxième, troisième et quatrième sorties 312, 314, 316 et 318, respectivement,-communiquant toutes avec l'entrée 310. - Des première, deuxième, troisième et quatrième vannes 320, 322, 324 et 326 sont reliées aux première, deuxième, troisième et quatrième sorties 312, 314, 316 et 318, respectivement. Le système 300 de tuyauteries de décharge comprend également une seconde tuyauterie 328 qui présente une sortie 330 destinée à être reliée au puits marin 304. La deuxième tuyauterie 328 présente également des première, deuxième, troisième et quatrième entrées 332, 334, 336 et 338, respectivement, qui communiquent toutes avec la sortie 330. Des cinquième, sixième, septième et huitième vannes 340, 342, 344 et 346 sont reliées respectivement aux première, deuxième, troisième et quatrième entrées 332, 334, 336 et 338. Une première conduite souple 348 est montée entre les première et cinquième vannes 320 et 340. Une deuxième conduite souple 350 est montée entre les deuxième et sixième vannes 332 et 342. Une troisième conduite souple 352 est montée entre les troisième et septième vannes 324 et 344. Une quatrième conduite souple 354 est montée entre les quatrième et huitième vannes 326 et 346. 19. Les première, deuxième, troisième et quatrième conduites souples 348, 350, 352 et 354 et les vannes reliées à ces conduites souples constituent un dispositif permettant de faire communiquer de manière choisie et répétée la sortie de fluide sous pression du navire 302 et le puits marin 304. Les première, deuxième, troisième et quatrième conduites souples 348, 350, 352 et 354 sont toutes reliées à des éléments de flottaison comprenant plusieurs flotteurs annulaires 356 espacés le long d'un tronçon de ces conduites souples. La figure 7 montre en détail la réalisation de l'un des flotteurs annulaires 356. Les flotteurs annulaires 28 montrés sur les figures 1 et 2 sont réalisés de la même manière que les flotteurs 356, mais ils sont évidemment conçus pour ne porter que deux ou trois conduites souples au lieu des quatre conduites souples montrées sur la figure 7. Chacun des flotteurs annulaires 356 comprend des première et deuxième moitiés 358 et 360 qui sont reliées l'une à l'autre par plusieurs organes convenables de fixation 362. Lorsqu'elles sont assemblées, les moitiés 358 et 360 forment plusieurs ouvertures cylindriques 364, 366, 368 et 370 qui les traversent de part en part. Les conduites souples 348, 350, 352 et 354 sont logées respectivement dans les ouvertures 364, 366, 368 et 370. La première moitié 358 de chaque flotteur annu- laire comprend un premier compartiment qui présente une flot- tabilité positive permanente assurée par de -la mousse de remplissage placée dans cette première moitié 358. La seconde moitié 360 de chaque flotteur annu- laire comprend un second compartiment qui peut être noyé sélectivement au moyen de vannes 372 et 374 afin qu'il soit possible de faire varier la flottabilité de ce second compar- timent situé dans la seconde moitié 360 et que les conduites souples, reliées aux flotteurs 356, puissent être immergées au-dessous de la surface de l'eau. 20. Le système 300 de tuyauteries de décharge comprend des première et seconde aussières 376 et 378 qui présentent chacune des première et seconde extrémités 380 et 382 destinées à être reliées au navire 302 et à la plate- forme marine 306 de production qui peut également être consi- dérée comme étant une structure de support d'un puits marin 304. Les tronçons médians des aussières 376 et 378 sont accrochés à des attaches 377 et 379 d'aussières portées par les flotteurs 356. La figure 5 montre que le système 300 de tuyau- teries de décharge est suspendu à une grue 384 et à des câbles 386 de la plate-forme marine 306 de production. Dans la forme particulière de réalisation représentée sur la figure 5, les aussières 376 et 378 sont parfois inutiles. Le navire 302 peut alors être relié à la plate-forme marine 306 de production par des câbles d'amarrage séparés. Le système 300 de tuyauteries de décharge peut cependant être utilisé d'une manière autre que celle montrée sur la figure 5. Par exemple, la seconde. tuyauterie 328 peut être reliée à une colonne montante telle que la colonne 32 montrée sur la figure 1, en un point proche de la surface de la mer. Dans ce mode d'utilisation, les aussières 376 et 378 servent à relier le navire 302 à la plate-forme marine 306 de production. La figure 8 représente globalement en 400 une autre forme de réalisation du système de tuyauteries de décharge selon l'invention, cette forme de réalisation étant analogue à celle montrée sur les figures 5 et 6. Ce système 400 comprend des première et seconde tuyauteries 402 et 404 entre lesquelles des première et seconde conduites souples 406 et 408 sont montées. La conduite 406 comporte un tronçon médian 410 constitué d'un tuyau d'acier classique. Des premiers tronçons extrêmes 412 et 414, constitués de conduites souples, sont reliés aux première et seconde extrémités du tronçon médian 410. Plusieurs flotteurs annulaires et espacéS 416 sont fixés aux conduites 406 et 408. Ces flotteurs 416 sont réalisés sensiblement comme le flotteur 356 montré sur la figure 7. 21. La figure 9 représente schématiquement un système de tuyauteries de décharge et d'amplification ou de renforcement, ce système étant représenté globalement en 500. Le système 500 comprend un navire 502, une bouée flottante 504 et une plate-forme marine 506 de production adjacente à un puits marin 508. De même que précédemment, le puits 508 est représenté par sa tête. Le navire 502 comporte une première pompe 510 qui assure l'alimentation en fluide de traitement sous pression provenant d'une source S. Le navire 502 comporte également une seconde pompe 512 qui assure l'alimentation en fluide de commande sous pression. Ce fluide mis en circulation par la pompe 512 est de l'eau de mer arrivant par un conduit 514 d'aspiration. Une pompe 516 de renfort ou d'accroissement de débit, montée sur la plateforme marine 506, est destinée à élever la pression du fluide de traitement. La pompe 516 reçoit le fluide de traitement par un conduit 518 d'aspiration et le refoule vers le puits 508 au moyen d'un conduit 520 de décharge. Un dispositif 522 de transformation d'énergie, par exemple une turbine ou un mécanisme de conversion d'éner- gie du type à déplacement positif, est également monté sur la plate-forme marine 506 de production et est destiné, à l'aide du fluide de commande provenant de la pompe 512, à entraîner la pompe 516 de renfort. Une première tuyauterie 524 est montée entre la première pompe 510 et la pompe 516 de renfort afin de conduire le fluide de traitement de la pompe 510 à l'aspira- tion de la pompe 516 de renfort. Un second ensemble de canalisation 526 est monté entre la seconde pompe 512 et le dispositif 522 de transfor- mation d'énergie afin de conduire le fluide de commande de la seconde pompe 512 à ce dispositif 522. L'eau provenant du côté à basse pression du dispositif 522 de transformation d'énergie est renvoyée à la mer au moyen d'un conduit 528 de décharge. A, 22. Les deux ensembles 524 et 526 de canalisation sont d'une construction identique. L'ensemble 524 comprend une première tuyauterie 530 aux sorties de laquelle des première et seconde vannes 532 et 534 sont reliées. Une seconde tuyauterie 536 comporte une sortie 538 reliée au conduit 518 d'aspiration de laupompe 516 de renfort. Des troisième et quatrième vannes 540 et 542 sont reliées aux entrées de la seconde tuyauterie 536. Une première conduite souple 544 est montée entre les première et troisième vannes 532 et 540. Une seconde conduite souple 546 est montée entre les deuxième et quatrième vannes 534 et 542. Les première, deuxième, troisième et quatrième vannes 532, 534, 540 et 542 et les première et seconde conduites souples 544 et 546 constituent un dispositif qui permet d'établir sélectivement et de manière répétée une communication entre la première pompe 510, qui est une source de fluide de traitement sous pression, et le côté d'aspiration de la pompe 518 de renfort. La tuyauterie 530 du premier ensemble 524 de canalisation et la tuyauterie adjacente du second ensemble 526 de canalisations placé sur la bouée flottante 504 sont de préférence reliées aux pompes montées sur le navire 502 au moyen de dispositifs d'articulation et de canalisation et de. raccords à enclenchement rapide, comme représenté. Ainsi, les différentes formes de réalisation du système à tuyauteries de décharge selon l'invention sont bien conçues pour atteindre les objectifs et présenter les avan- tages indiqués précédemment. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au système décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 23. REVENDICATIONS 1. - Système de tuyauteries de décharge destiné à relier une sortie de fluide sous pression d'un navire (12) à un puits (114) foré en mer, caractérisé en ce qu'il comporte une bouée flottante (14), une tuyauterie (50) portée par la bouée et présentant une *entrée (52) et des première et seconde sorties (54, 56) qui communiquent chacune avec l'entrée, un dispositif (58) d'articulation et de canali- sation de fluide relié à l'entrée, un ensemble (18) de conduites souples de décharge dont une première extrémité est destinée à être reliée à la sortie de fluide sous pression du navire, un ensemble (60) de branchement destiné à relier une seconde extrémité de l'ensemble à conduites souples de décharge au dispositif d'articulation et de canalisation, de manière que l'ensemble à conduites de décharge puisse pivoter autour de la tuyauterie, des première et deuxième vannes (76, 78) reliées aux première et seconde sorties, respectivement, et des première et seconde conduites souples et intermé- diaires (20, 22) dont des premières extrémités (84, 86) sont reliées aux première et deuxième vannes, respectivement, et dont les secondes extrémités sont destinées à être reliées au puits marin (114), afin qu'un fluide sous pression, destiné au traitement de ce puits, puisse être mis en circulation dans l'ensemble (18) à conduites de décharge, puis dans le dispositif (58) d'articulation et de canalisation, puis dans la tuyauterie (50), puis dans les première et deuxième vannes (76, 78) et les première et seconde conduites intermédiaires (20, 22) jusqu'au puits (114), les première et deuxième vannes et les première et seconde conduites intermédiaires constituant un dispositif qui permet d'établir sélectivement et de manière répétée une communication de fluide entre la tuyauterie et le puits. 2. - Système selon la revendication 1, caracté- risé en ce que la bouée flottante (14) comprend plusieurs compartiments (172, 174, 176, 178) qui peuvent être noyés sélectivement et des moyens de réglage de la flottabilité permettant de remplir et de vider sélectivement les compar- timents afin de faire varier la flottabilité de la bouée. 24. 3. - Système selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'ancrage (158) qui comprend une ancre (24) posée sur le fond (30) d'une masse d'eau, un treuil (160) supporté par la bouée, et un câble d'ancrage (26) monté entre le treuil et l'ancre afin qu'il soit possible d'appliquer au câble d'ancrage un effort de traction en enroulant ce câble sur le treuil. 4. - Système selon la revendication 3, caracté- risé en ce qu'il comporte un dispositif de télécommande des moyens de réglage de la flottabilité de la bouée et du treuil à partir d'une position éloignée de la bouée, cette dernière et le dispositif d'ancrage étant plus particulièrement conçus de manière que, lorsque les compartiments sont noyés, le treuil puisse tirer la bouée totalement sous l'eau. 5. - Système selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'ensemble de branchement comprend un raccord (74) à enclenchement rapide comportant des. première et seconde parties (71, 73) qui sont reliées respectivement à l'ensemble (18) à conduites souples de décharge et au dispo- sitif (58) d'articulation et de canalisation, le système pouvant comprendre notamment un dispositif destiné à télécom- mander le dégagement du raccord (74) sous l'effet d'un signal de commande provenant du navire (12). 6. - Système selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les première et deuxième vannes (76, 78) peuvent comporter des organes (122) de commande à moteur, le système pouvant comporter notamment un dispositif destiné à télécommander la mise en oeuvre des organes de commande à moteur en réponse à un signal de commande provenant du navire (12). 7. - Système de tuyauteries de décharge destiné à relier la sortie de fluide d'un navire (12) à un puits (114) foré en mer, caractérisé en ce qu'il comporte une première tuyauterie (50) qui présente une entrée (52) destinée à être reliée à la sortie de fluide du navire, et des première et seconde sorties (54, 56) qui communiquent chacune avec l'entrée, des première et deuxième vannes (76, 78) reliées aux première et seconde sorties, respectivement, de la 25. première tuyauterie, une seconde tuyauterie (62) qui présente une sortie (68) destinée à être reliée au puits marin et des première et seconde entrées (64, 66) qui communiquent avec ladite sortie (68) de cette seconde tuyauterie, des troisième et quatrième vannes (96, 98) reliées respectivement aux première et seconde entrées de la seconde tuyauterie, une première conduite souple (20) montée entre les première et troisième vannes, une seconde conduite souple (22) montée entre les deuxième et quatrième vannes, les première, deuxième, troisième et quatrième- vannes et les première et seconde conduites souples constituant un dispositif qui permet d'établir sélectivement et de manière répétée une communication de fluide entre la sortie du fluide du navire et le puits marin. 8. - Système selon l'une des revendications 1 et 7, caractérisé en ce qu'il comporte des éléments de flottaison appliqués sur les première et seconde conduites intermédiaires et destinés à les maintenir au-dessus du fond d'une masse d'eau, ces éléments de flottaison pouvant notam- ment comprendre plusieurs flotteurs annulaires (28, 356) fixés aux première et seconde conduites intermédiaires et espacés le long de ces conduites, chacun desdits flotteurs pouvant notamment comprendre des premier et second comparti- ments, le premier compartiment ayant une flottabilité positive permanente et le second compartiment pouvant être noyé sélectivement afin que sa flottabilité puisse être modifiée. 9. - Système selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une troisième vanne (96) montée entre la seconde extrémité de la première conduite souple intermédiaire (20) et le puits marin, une quatrième vanne (28) montée entre la seconde extrémité de la seconde conduite souple intermédiaire (22) et le puits marin, chacune des troisième et quatrième vannes (96, 98) pouvant comporter un organe (122) de commande à moteur et le système pouvant notamment comporter un dispositif destiné à télécommander la mise en oeuvre des organes de commande à moteur des troisième et quatrième vannes, des clapets (108) de retenue pouvant en 26. particulier être montés entre les troisième et quatrième vannes et le puits marin. 10. - Système selon la revendication 9, caracté- risé en ce que les secondes extrémités des première et seconde conduites souples intermédiaires (20, 22) sont reliées aux troisième et quatrième vannes (96, 98) respecti- vement par des premier et second raccords (100, 104) à enclenchement rapide, le système pouvant comporter notamment un dispositif de télécommande du dégagement des premier et second raccords sous l'action d'un signal de commande. 11. - Système selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'ensemble (18) à conduites souples de décharge comprend des première et seconde conduites souples (46, 48) de décharge dont des premières extrémités sont destinées à être reliées à la sortie de fluide sous pression du navire. 12. - Système selon la revendication 11, carac- térisé en ce que l'ensemble (60) de branchement comprend une seconde tuyauterie (62) qui présente des première et seconde entrées (64, 66) et une sortie (68) qui communique avec chacune des première et seconde entrées et qui est reliée au dispositif (58) d'articulation et de canalisation de fluide, les première et seconde entrées étant reliées respectivement aux secondes entrées des première et seconde conduites souples (46, 48) de décharge, notamment au moyen de premier et second raccords (74, 75) à enclenchement rapide, le système pouvant comporter notamment un dispositif qui télécommande le dégagement des premier et second raccords sous l'action d'un signal de commande provenant du navire. 13. - Système selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte un brûleur (116) porté par la bouée flottante (14) et destiné à brûler les fluides résiduels provenant du puits marin, et une conduite souple (118) de retour des déchets dont une première extrémité est destinée à être reliée au puits afin de recevoir de ce dernier le fluide qui a été précédemment conduit jusqu'à ce puits au moyen des conduites souples intermédiaires, et une seconde extrémité reliée au brûleur, le système pouvant notamment comporter des 27. éléments de flottaison fixés aux premières conduites souples intermédiaires (20, 22) et à la conduite souple de retour des déchets afin de supporter les conduites intermédiaires et cette conduite souple au-dessus du fond d'une masse d'eau, ces éléments de flottaison pouvant notamment comprendre plusieurs flotteurs annulaires (28) fixés aux première et seconde conduites souples intermédiaires et à la conduite souple de retour des déchets et espacés le long de ces conduites. 14. - Système selon la revendication 8, caracté- risé en ce qu'il comporte des aussières (376, 378) dont des première et seconde extrémités (380, 382) sont destinées à être reliées respectivement au navire (302) et à une structu- re de support du puits, et dont un tronçon médian est relié aux éléments (356) de flottaison. 15. - Système de tuyauteries de décharge et de renforcement destiné à conduire un fluide de traitement d'un navire (502) vers un puits (508) foré en mer, caractérisé en ce qu'il comporte un navire flottant comprenant une source (510) de fluide de traitement sous pression et une source (512) de fluide de commande sous pression, une pompe (516) de renfort destinée à accroître la pression du fluide de traite- ment et présentant un côté d'aspiration (518) destiné à recevoir le fluide de traitement et un côté (520) de refoulement relié au puits, cette pompe étant portée par une structure de support du puits, un dispositif (522) de conver- sion d'énergie destiné à utiliser le fluide de commande pour entraîner la pompe de renfort et supporté par ladite structure de support du puits, un premier ensemble (524) de canalisation de fluide destiné à conduire le fluide -de traitement de sa source (510) située sur le navire au côté d'aspiration de la pompe de renfort, et un second ensemble (526) de canalisation de fluide destiné à conduire le fluide de commande de sa source (512) située sur le navire au dispo- sitif de conversion d'énergie. 16. - Système selon la revendication 15, caractérisé en ce que le premier ensemble (524) de canali- sation comprend une première tuyauterie (530) qui présente 28. une entrée reliée à ladite source de fluide de traitement sous pression, et des première et seconde sorties communi- quant chacune avec ladite entrée, des première et deuxième vannes (532, 534) reliées aux première et seconde sorties, respectivement, de la première tuyauterie, une seconde tuyauterie (536) qui présente une sortie (538) reliée au côté d'aspiration (518) de la pompe (516) de renfort, et des première et seconde entrées communiquant chacune avec ladite sortie de cette -seconde tuyauterie, des troisième et quatrième vannes (540, 542) reliées respectivement aux première et seconde entrées de la seconde tuyauterie (536), une première conduite souple (544) montée entre les première et troisième vannes et une seconde conduite souple (546) montée entre les deuxième et quatrième vannes, les première, deuxième, troisième et quatrième vannes et les première et seconde conduites souples constituant un dispositif qui permet d'établir sélectivement et de manière répétée une communication de fluide entre la source de fluide de traite- ment sous pression et le côté d'aspiration de la pompe de renfort. 17. - Procédé de transport d'un fluide sous pression d'un navire jusqu'à un puits foré en mer, caracté- risé en ce qu'il consiste à ancrer une bouée flottante à une certaine distance du puits, cette bouée comportant une tuyauterie qui présente une entrée et des première et seconde sorties, l'entrée étant reliée à un dispositif d'articulation et de canalisation de fluide, et les première et seconde sorties étant reliées respectivement à des première et deuxième vannes, à relier les première et seconde extrémités d'un ensemble à conduites souples de décharge à une sortie de fluide situ&e sur le navire et au dispositif d'articulation et de canalisation, respectivement, à tirer des première et seconde conduites souples intermédiaires entre la bouée et le puits, à relier la première conduite intermédiaire à la première vanne et au puits, à relier la seconde conduite intermédiaire à la deuxième vanne et au puits, et à faire circuler par pompage ledit fluide à partir de ladite sortie du navire dans l'ensemble à conduites souples de décharge, 29. puis dans le dispositif d'articulation et de canalisation, puis dans au moins l'une des première et seconde conduites souples et intermédiaires, jusqu'au puits. 18. - Procédé selon la revendication 17, carac- térisé en ce que la mise en circulation du fluide par pompage consiste initialement à faire circuler le fluide simulta- nément dans les première et seconde conduites souples et intermédiaires, le procédé consistant également à fermer l'une des première et deuxième vannes à la suite d'une détérioration de l'une des première et seconde conduites souples et intermédiaires afin que le fluide de traitement continue de circuler dans l'autre desdites conduites inter- médiaires après que la première conduite citée a été dété- riorée. 19. - Procédé selon la revendication 17, carac- térisé en ce que l'opération d'ancrage est réalisée de manière que la bouée soit ancrée à une distance du puits supérieure à la longueur dudit navire, le procédé consistant également à immerger les première et seconde conduites souples et intermédiaires jusqu'à une profondeur supérieure à celle du fond du navire afin que ce dernier puisse tourner sur 360 autour de la bouée pour se placer dans la position la plus favorable par rapport aux vagues pendant l'opération de pompage.