L'invention concerne un appareil d'hémostase, du type comportant un corps constituant une ligature hémostatique pouvant être placé autour d'un membre blessé afin d'arrêter la perte de sang. Le problème posé par l'arrêt d'une hémorragie provoquée par une blessure plus ou moins profonde est complexe. Il est d'abord nécessaire d'empêcher toute perte importante de sang en occluant la veine ou l'artère intéressée en amont de la plaie afin d'interrompre l'écoulement du sang dans cette veine ou cette artère. Ce résultat est obtenu au moyen des bandages hémostatiques connus placés autour du membre blessé et serrés sur ce dernier. Ce faisant, il est connu que non seulement la perte de sang au niveau de la blessure de la veine ou l'artère intéressée est stoppée mais,plus généralement, toute circulation de sang depuis la région d'application du bandage hémostatique jusqu'à l'extrémité du membre considéré est totalement empêchée. Il s'ensuit par conséquent que l'interruption de l'écoule- ment du sang dans la veine ou l'artère intéressée ne peut être que temporaire et périodique. Si l'interruption de l'écoulement du sang dans la veine ou l'artère est maintenue pendant le temps, pouvant être assez long, nécessaire à l'exécution d'un pansement complet, la partie de membre en aval de la plaie est dépouvue d'apport de sang ce qui risque d'entrainer des conséquences fâcheuses. Il faut donc stopper l'interruption de l'écoulement du sang afin que ce dernier puisse s 'écouler librement dans le membre considéré. Cela exige cependant de bouger le membre blessé alors que, précisément, celuici devrait rester immobile jusqu a l'arrêt définitif de l'hémorragie. Les ligatures hémostatiques connues utilisées comme moyen de premier secours pour interrompre une hémorragie sont constituées par un tube mince et souple appliqué sur le membre blessé, tournant une ou plusieurs fois autour de celui-ci en amont de la plaie et serré plus ou moins fortement Les deux bouts du tube en question sont noués ensemble afin que le lien ainsi réalisé soit maintenu serré sur le membre blessé Il est clair que pour permettre l'écoulement de sang en aval de la blessure, il faut desserrer le bandage hémostatique et le dérouler du membre ce qui conduit à faire bouger ce dernier. Cet inconvénient est aggravé par le fait que si l'hémorragie n'a pas cessé, il faut, immédiatement après avoir ôté laligature, la réappliquer autour du membre blessé. Ainsi, lorsque le temps séparant les premiers secours utilisant la ligature hémostatique et le traitement complet utilisant des moyens adéquats est très long, les opérations d'application et de desserrage du bandage hémostatique doivent être répétées plusieurs fois à la suite. Par conséquent, une ligature hémostatique doit pouvoir être appliquée de manière stable sur le membre blessé tout en autorisant périodiquement l'écoulement libre du sang en aval de la blessure sans avoir pour autant à retirer le lien et à effectuer des mouvements indésirables du membre blessé. L'appareil d'hémostase selon l'invention permet de résoudre ce problème et à cet effet il est pourvu de moyens destinés à interrompre l'écoulement du sang dans la veine ou l'artère atteinte et des moyens de commande, associés aux moyens d'interruption de l'écoulement du sang, destinés à rendre ces moyens d'écoulement actifs ou au contraire inactifs en fonction des besoins sans que le membre concerné doive pour autant être déplacé. A cet effet, l'invention propose un appareil pour hémostase comprenant un corps formant une ligature hémostatique, pouvant être place autour d'un membre blessé pour arrêter l'écoulement du sang, caractérisé en ce qu'il comporte une chambre étanche à parois souples, de volume approprié, incorporée au corps formant ligature sur une partie de la longueur de ce corps, des moyens de blocage pour maintenir la chambre appliquée sur le membre, des moyens de gonflage de la chambre destinés à envoyer de l'air dans cette chambre et faire exercer par cette dernière une pression sur le membre sur lequel elle est immobillsée, des moyens formant soupape pour permettre l'évacuation périodique de l'air introduit dans la chambre afin que cette dernière soit desserrée du membre sur lequel elle reste appliquée et bloquée. Les caractéristiques de l'invention seront mieux comprises à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif en référence au dessin annexé dans lequel La figure 1 est une vue en perspective de l'appareil selon l'invention. La figure 2 es une vue de l'appareil selon l'invention appliqué sur le bras d'un utilisateur. La figure 3 est une vue de côté, partiellement en coupe, illustrant le corps formant ligature hémostatique. Sur les figures I à 3, est représenté un appareil pour hémostase comprenant un corps formant une ligature hémostatique 1, destiné à être disposé autour d'un membre blessé tel qu'un bras 2 afin d'arrêter une hémorragie. L'appareil comporte en outre une chambre étanche à parois souples 3, de volume approprié, incorporée au corps formant ligature hémostatique 1 sur une partie de la longueur de ce corps. La chambre étanche 3 est constituée par une chambre à air en caoutchouc ou toute autre matière appropriée . La longueur L de la chambre 3 est beaucoup plus grande que la largeur M ce qui confère à la chambre une forme générale de bande. Naturellement, la longueur L est choisie pour que l'appareil puisse s'adapter en moyenne aux dimensions d'un membre quelconque en vue d'entourer complètement ce membre. La chambre 3 est garnie d'un revêtement 4 en tissu, de la toile par exemple, recouvrant totalement cette chambre. Des moyens de blocage 5 sont associés à la chambre étanche 3 de manière à maintenir cette dernière appliquée autour du bras 2 soit de façon serrée, sr)it de façon tâche. Ces moyens de blocage 5 sont constitués par une bande 6 en tissu ou tout autre matériau analogue, bande destinée à être placée autour du bras 2. La bande 6 est solidaire, à l'une de ses extrémités , de la chambre étanche 3. En particulier, la bande 6 peut être fixée par couture au revêtement 4 ou bien le revêtement 4 et la bande 6 peuvent être réalisés en une seule pièce. A son extrémité libre, la bande 6 comporte un moyen d'accrochage constitué par un crochet 7. D'autres moyens d'accrochage complémentaires, constitués par des cavaliers 8, sont fixés sur la bande 6 d'une part et sur le revêtement 4 de la chambre 3 d'autre part. Le crochet 7 est destiné à être engagé avec l'un des cavaliers 8 en vue de maintenir la chambre étanche 3 immobilisée sur le bras 2. L'appareil comporte également des moyens 9 de gonflage de la chambre étanche 3. Ces moyens de gonflage sont constitués par une petite pompe à fonctionnement manuel ou "poire" 10, reliée à la chambre étanche 3 par l'intermédiaire d'un conduit 11. La poire 10 permet donc d'envoyer de l'air dans la chambre 3 laquelle en étant gonflée, est serrée autour du bras 2 sur lequel elle a été préalablement appliquée et immobilisée et arrête donc l'écoulement du sang en aval de la blessure. Enfin, l'appareil selon l'invention comporte des moyens formant soupape 12 permettant d'évacuer périodiquement de la chambre étanche 3 l'air qui a été préalablement introduit. Ces moyens 12 sont constitués par une soupape 13 connue en soi, montée sur le conduit 11 et pourvue d'un petit volant 14 qui en étant tourné dans un sens ou dans l'autre permet d'ouvrir ou de fermer la soupape 13 pour mettre en communication ou non la chambre étanche 3 avec l'extérieur. L'évacuation de l'air contenu dans la chambre étanche 3 lorsque cette dernière est appliquée et immobilisée autour du bras 2 provoque le desserrage ou relâchement de la chambre sur le bras. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description du fonctionnement de l'appareil pour hémostase selon l'invention. On applique le corps formant la ligature hémostatique I sur un membre blessé en faisant passer autour de ce membre d'abord la chambre étanche 3 et ensuite le bandage 6. La chambre étanche 3 se trouve à l'état dégonflé. Le crochet 7 est engagé dans celui des cavaliers 8 permettant d'immobiliser le corps 1 sur le membre blessé tout en maintenant ce corps à l'état lâche sur le membre. Le volant 14 est actionné dans le cas où la soupape 13 est ouverte afin de fermer cette soupape et on actionne ensuite la poire 10 pour envoyer de l'air dans la chambre étanche 3. La chambre est gonflée et appuie donc avec une certaine pression sur le membre blessé pour arrêter à la fois la circulation du sang dans le membre et l'évacuation du sang par la-plaie. Lorsqu'il est nécessaire;de rétablir la circulation du sang vers l'extrémité du membre considéré, en aval de la blessure, la soupape 13 est ouverte en tournant le volant 14 dans le sens opposé au sens précédent. Selon une caractéristique fondamentale de l'invention, cette dernière opération peut être effectuée sans que le membre blessé ait à être déplacé. La chambre 3 en étant vidée de l'air précédemment introduit est desserrée du membre blessé. Si l'on constate que l'hémorragie n'a pas cessé, on procède de nouveau, comme on l'a décrit précédemment, à la fermeture de la soupape 13 et (t l'admission d'air par actionnement de la poire 10 afin de resserrer la chambre 3 autour du membre blessé. Selon l'invention, cette autre opération peut être effectuée sans aucun mouvement du membre concerné. Les différentes opérations précédemment décrites peuvent être répétées ainsi aisément et sans danger jusqu'à l'arrêt définitif de l'hémor- ragie. Ainsi, les avantages que présente l'appareil pour hémostase selon l'invention peuvent être résumés ainsi Coût de fabrication peu élevé. Facilité d'application et de manipulation. Sécurité d'emploi puisque la manipulation n'exige aucun mouvement du membre blessé pendant toutes les opérations nécessaires à l'arrêt complet d'une hémorragie. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour hémostase comprenant un corps formant une ligature hémostatique, pouvant être placé autour d'un membre blessé pour arrêter l'écoulement du sang, caractérisé en ce qu'il comporte une chambre étanche 3 à parois souples, de volume approprié, incorporée au corps formant liga ture 1 sur une partie de la longueur de ce corps, des moyens de blocage 5 pour maintenir la chambreÉappiiquée sur le membre 2, des moyens de gon flage 9 de la chambre?destinés à envoyer de l'air dans cette chambre et faire exercer par cette dernière une pression sur le membre 2 sur lequel elle est immobilisée, des moyens formant soupape 12 pour permettre l'évacua- tion périodique de l'air introduit dans la chambre 3 afin que cette dernière soit desserrée du membre 2 sur lequel elle reste appliquée et bloquée. 2. - Appareil pour hémostase selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chambre étanche et souple 3 est constituée par une chambre à air en caoutchouc ou tout autre matériau équivalent, ayant une longueur L net tement plus grande que la largeur M et conférant à la chambre 3 une for me générale de bande. 3. - Appareil pour hémostase selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de gonflage 9 sont constitués par une petite pompe 10 à fonctionnement manuel, reliée à la chambre étanche et souple 3 par l'in termédiaire d'un conduit 11. 4. Appareil pour hémostase selon l'une quelconque des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les moyens formant soupape 12 permettant l'évacua tion de l'air contenu dans la chambre étanche et souple 3 sont constitués par une soupape 13 branchée sur le conduit 1 1 reliant la chambre 3 et les moyens de gonflage 9. 5. - Appareil pour hémostase selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de blocage 5 destinés à maintenir la chambre étanche 3 appliquée autour d'un membre 2, sont constitués par une bande 6 en tissu ou autre matériau équivalent, pouvant être appliquée autour du membre 2, solidaire à l'une de ses extrémités de la chambre étanche 3 et comportant à son autre extrémité, des moyens d'accrochage 7 susceptibles de pouvoir être engagés avec d'autres moyens d'accrochage 8 prévus, d'une part sur la bande 6 et, d'autre part, sur la chambre étanche 3