La présente invention concerne une machine pour la récolte mécanique de fruits ou baies tels que raisins, groseilles, cassis, framboises, etc.. On connaît de nombreuses machines destinées à la récolte mécanique de baies telles que les machines à vendanger comportant, par exemple, un chassies apte à enjamber le rang de vigne et des moyens le plus souvent constitués par des batteurs souples animés d'un mouvement alternatif de pivotement pour détacher les raisins des ceps. Les grappes ou les baies ainsi récoltées sont recueillies sur des tapis récepteurs constitués en boucle sans fin et acheminant le produit de la récolte vers des moyens d'évacuation. Ces tapis récepteurs comprennent communément des plaques articulées dotées d'une inclinaison transversale, dites "écailles de poisson ou "oreilles d'éléphant", sur lesquelles tombent les fruits détachés des ceps ou arbustes et gracie auxquelles ils sont déviés sur la surface de convoyage proprement dite Les divers matériels connus présentent un certain nombre dincon- vénients qui se retrouvent, parfois, réunis dans une même machine. La plupart des matériels de récolte de baies tels que les machines à vendanger sont constitués par des ensembles compacts dans lesquels les divers organes des machines (châssis porteur et tracteur, moteurs d'actionnement des éléments de frappe, moteurs du système de collecte et de convoyage, etc....) sont inséparables. Ces machines encombrantes et coûteuses ne sont pas rentables pour les petites et moyennes exploitations, car elles ne sont utilisées que quelques jours dans l'année et ne peuvent être employées à d'autres usages. Une autre cause du prix élevé de ces machines résulte du àit qu'elles comprennent généralement de nombreux moteurs pour l'en- traSnement de leurs divers organes. Un autre inconvénient des matériels connus réside dans le fait qu'ils perdent une partie de leur efficacité lorsqu'ils sont utilisés sur des terrains pentés. En effet, dans ce cas, les tapis de collecte et de convoyage des machines prennent une inclinaison transversale parallèle à la pente, de sorte que les fruits détachés des ceps ou autres arbustes sont déviés en position déclive et provoquent un engorgement du tapis récepteur situé au niveau le plus bas, tandis que le second tapis récepteur fonc tionne pratiquement à vide. De plus, une quantité non négligeable de fruits stationnent sur les déflecteurs mobiles du tapis transporteur situé en amont, compte tenu du fait que lesdits déflecteurs ont alors une position proche de l'horizontale, et ces fruits tombent au sol lorsque les plaques mobiles s'écartent pour permettre le passage d'un pied de vigne. Un autre inconvénient des machines utilisées à ce jour découle du fait qu'elles ne permettent pas de récolter les fruits ou baies disposés au-dessous d'une quarantaine de centimètres du sol. Il est en effet indispensable de ménager une garde relativement importante entre le sol et la surface externe du brin inférieur des convoyeurs longitudinaux euxmemAes constitués par un tapis de plusieurs centimètres d'épaisseur, tandis que l'inclinaison, par exemple de l'ordre de 150 à 200 des plaques chevauchantes et mobiles ou nécailles de poisson s'étendant du plan médian de la machine jusqu'auxdits convoyeurs, exige une distance verticale d'environ 125 mm. Dans le meilleur des cas, l'addition de la garde au sol, de la hauteur du système de convoyage et de l'espace vertical occupé par les déflecteurs mobiles, permettra de recueillir les fruits situés jusqu'à une quarantaine de centimètres du sol, mais pratiquement pas au-dessous.Effectivement, dans ce cas, lors de la vendange, on recueille les fruits situés au-dessus des plaques formant déflecteurs, tandis que les grappes pendant audessous desdites plaques ne sont pas détachées ou tombent au sol et ne sont donc pas récoltées. Un pourcentage important de la vendange est ainsi sacrifié ou reste à récolter. Il s'agit d'un sérieux désavantage si l'on considère qu'il existe des superficies importantes de vignobles, par exemple les vignes basses taillées en gobelet, produisant des fruits dont certains pendent très près du sol. Un objet de la présente invention est de réaliser une machine simple, peu conteuse et pleinement efficace, dont la force motrice puisse être fournie par un tracteur enjambeur de type courant, de sorte que ce dernier puisse être utilisé à d'autres fins en dehors des périodes d'usage de ladite machine. Un autre objet de l'invention réside dans la conception de moyens gracie auxquels le dispositif de réception et de convoyage de la récolte conserve sa position de pleine efficacité, quelle que soit l'inclinaison du sol. Un autre but poursuivi par l'objet de l'invention est de permettre une récolte des fruits ou baies situés très près du sol. Un autre résultat obtenu à l'aide de l'objet de l'invention est l'obtention d'une réduction sensible de l'encombrement transversal des machines de récolte telles que les machines à vendanger, sans complication constructives. Selon une première caractéristique, le châssis de la machine portant le système de réception et de convoyage des fruits ou baies détachés des ceps ou autres arbustes, est suspendu, avec une aptitude de libre balancement ou oscillation, au chssis de l'engin porteur et moteur, par exemple constitué par un tracteur enjaa- beur. Selon une autre caractéristique, le dispositif collecteur de récolte comprend deux couloirs longitudinaux crantés assujettis à des moyens permettant de leur imprimer un mouvement axial de vaet-vient. Selon une autre caractéristique, le dispositif collecteur de récolte comporte deux tapis déflecteurs constitués, chacun, par une bande de matière dotée d'une capacité de déformation élastique et dont le bord libre est pourvu d'une succession d'entailles convenablement espacées. Ces buts et caractéristiques et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue de face de la machine de récolte installée sur un tracteur du type "interligne stabilisé". La figure 2 est une vue de c8té de ladite machine dont on a principalement représenté les organes entrant dans le cadre de la présente invention. La figure 3 est une vue schématique illustrant les principaux moyens de l'invention. La figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'un couloir de convoyage. La figure 5 est une vue en plan de l'un des dispositifs de collecte et de convoyage constitué d'un tapis récepteur et déflecteur et d'un couloir de convoyage. La figure 6 est une vue en coupe transversale des dispositifs de collecte et de convoyage représentés de part et d'autre d'un pied de vigne. La figure 7 est une vue partielle, en coupe longitudinale, d'un couloir de convoyage, au droit des moyens de roulement La figure 8 est une vue en plan de la partie postérieure de l'un des dispositifs de collecte et de convoyage. La figure 9 est une vue schématique des moyens dentraSnement des couloirs de convoyage et des élévateurs à godets latéraux. Les figures 10 et 11 sont des vues schématiques représentant des positions opérationnelles de la machine lors de déplacements sur des terrains pentés. On se réfère auxdits dessins pour décrire un exemple de réalisation particulièrement avantageux de la machine de récolte selon l'invention. Cette machine comprend un chassies désigné dans son ensemble par la référence 1, lequel peut Autre constitué par deux portiques la - la1 rigidement assemblés au moyen de longerons lb - lb' eux mêes reliés par une ou plusieurs entretoises verticales intermédiaires îc. Ce chassies est rigidement solidaire de deux pièces longitudinales 2 en forme de gouttière à fond plat ; chacune de ces gouttières étant fixée, par soudure ou autrement, à la base et à l'intérieur de chacun des cOtés dudit châssis. Au voisinage de chacune de ses extrémités, chaque gouttière 2 est avantageusement renforcée par deux cornières 3 disposées symétri quement en vis-à-vis dans le fond de ladite gouttière et fixées par soudure ou autrement. Dans chacune des gouttière est installé, avec une aptitude de mouvement axial alternatif, un couloir longitudinal 4 dont la surface supérieure est constituée par une succession de crans transversaux 4a. Chacun desdits crans est délimité, d'une part, par une paroi transversale verticale et, d'autre part, par un fond penté, par exemple suivant un angle de 600 à 650 et, de préférence, selon un angle de 630 par rapport à ladite paroi verticale. Autrement dit, chaque cran est délimité par un fond penté suivant un angle de 25 à 30 et, de préférence, un angle de 270 par rapport au plan horizontal dans lequel est théoriquement disposé le fond plat des gouttières 2. Les crans 4a sont formés par une succession de dents 4d ayant un profil complémentaire, c'est-à-dire comportant une paroi verticale arrière 4a' et une face supérieure 4a" pentée suivant un angle de l'ordre de 63 par rapport à ladite paroi ou de l'ordre de 270 par rapport au plan horizontal dans lequel est théoriquement disposé le fond plat des gouttières 2. Chaque couloir de convoyage 4 est, par exemple, constitué à l'aide d'une t8le convenablement pliée pour présenter une succession de crans et dents et soudée ou autrement fixée, par ses bords latéraux, sur deux parois longitudinales 4b - 4c ayant une hauteur su périeure à celle desdites dents. A proximité de ses extrémités, chaque couloir de convoyage est doté de moyens de roulement, lesquels peuvent titre constitués par des galets orthogonaux 5 roulant sur la face interne des ailes des cornières 3. Chaque gouttière 2 comporte une extrémité postérieure courbe 6 en forme de secteur de couronne, débouchant en direction du caté extérieur de la machine. Dans cette extrémité courbe, est logée, avec une aptitude de pivotement alternatif, l'extrémité arrière 7 du couloir de convoyage ayant une forme de secteur de couronne complémentaire. La partie terminale pivotante 7 de chaque couloir de convoyage comporte une succession de crans radiaux 7a dont la largeur progresse en direction de l'extérieur et délimités, chacun, par une paroi verticale et un fond pente, par exemple suivant un angle de 600 à 650 et, de préférence, selon un angle de 64 par rapport à ladite paroi ou un angle de l'ordre de 260 par rapport au plan horizontal dans lequel ut théoriquement disposé le fond plat de l'ex trémité postérieure courbe 6 des gouttières. Les crans 7a sont formés par une succession de dents 7d ayant un profil complémentaire, c'est-à-dire comportant une paroi verticale arrière et une surface supérieure pentée suivant un angle de 600 à 650 et, de préférence, selon un angle de 640 par rapport à ladite paroi ou suivant un angle de l'ordre de 250 à 300 et, de préférence, selon un angle de 260 par rapport au plan horizontal dans lequel se trouve, théoriquement, le fond plat de la partie postérieure courbe 6 des gouttières. Latéralement, les crans 7a sont délimités par des parois 7b - 7c en Porme d'arc de cercle, ayant une hauteur supérieure à celle des dents ~ , la paroi 7b disposée à l'extérieur du secteur s'élevant en outre progressivement en direction de l'extérieur de la machine. La partie terminale mobile 7 de chaque couloir de convoyage est, par exemple, montée pivotante à l'aide d'un tourillon axial 8 logé dans un palier vertical 9 solidaire de l'extrémité postérieure courbe 6 de la gouttière correspondante, au moyen des roulements appropriés. La portion rectiligne 4 et la partie terminale courbe de chaque couloir de convoyage sont reliées au moyen d'une bielle 10, de préférence à longueur règlable, articulée, par ses extrémités, par exemple sur le sommet des parois 4b - 7b desdites portion rectiligne et partie courbe, respectivement, à l'aide de tout organe de liaison approprié. De la sorte, lorsque la portion rectiligne 4 des couloirs de convoyage est animée d'un mouvement axial de va-et-vient, la partie terminale courbe indépendante 7 desdits couloirs de convoyage se trouve automatiquement entraînée dans un mouvement de pivotement alternatif. Ce double mouvement peut être réalisé de toute manière connue. Les moyens d'entratnement des couloirs de convoyage comprennent, par exemple, comme illustré à la figure 9, un moteur hydraulique il installé à la partie supérieure arrière du châssis 7 et actionné, de préférence, au moyen du système hydraulique du tracteur enjambeur associé à la machine de récolte proprement dite pour assurer sa sustentation et son déplacement. Ce moteur hydraulique entratne un plateau-manivelle 12 sur le maneton duquel est articulée l'une des extrémités d'une bielle 13 dont l'autre extrémité est articulée sur l'une des branches d'un levier coudé pivotant 14. Ce levier 14 est, par exemple, solidaire d'un'axe tourillonnant dans un palier fixe 15 porté par le châs- sis 1. Sur ltextrémité de l'autre branche du levier coudé 14, est articulée l'une des extrémités d'une bielle 16, de préférence pourvue de moyens connus en soi permettant de régler sa longueur, et dont l'autre extrémité est reliée à la paroi latérale 4c du couloir de convoyage 4 placé le plus près du plan longitudinal dans lequel est situé le moteur hydraulique 17. Sur l'arbre de sortie dudit moteur est encore calée une roue dentée 17 ou une poulie à une ou plusieurs gorges,reliée au moyen d'une channe 18 disposée transversalement, ou d'une ou plusieurs courroies, à une autre roue dentée 17a, ou à une autre poulie à une ou plusieurs gorges, calée sur un arbre monté à rotation libre dans un palier 19 porté par la partie supérieure du portique arrière la' du châssis 1. Sur cet arbre, est encore calé un plateau-manivelle 12a relié au second couloir de convoyage 4, au moyen d'un système de transmis- sion identique à celui qui vient d'entre décrit pour assurer la liaison entre le plateau-manivelle 42 et le premier couloir de convoyage. Selon une autre disposition caractéristique, le dispositif collecteur de récolte de la machine selon l'invention comprend deux tapis déflecteurs longitudinaux 20 constitués, chacun, par une bande de matière dotée d'une certaine capacité de déformation élas tique telle que caoutchouc naturel ou synthétique, renforcé ou non. Chaque tapis déflecteur est, de préférence, réalisé d'une seule pièce, mais il est évident qu'il pourrait être constitué de plusieurs portions de bande placées en succession. Chacun desdits tapis déflecteurs est fixé, par l'un de ses bords longitudinaux, sur le bord incliné 2a de la paroi intérieure des gouttières 2 respectives, par exemple au moyen de boulons, rivets ou autrement. Le bord de fixation 2a des gouttières a une inclinaison de l'or- dre de 250 par rapport au plan horizontal, de sorte que les tapis déflecteurs 20 fixés sur ledit bord ont une inclinaison correspondante. Le bord interne des tapis déflecteurs est doté, sur la totalité de sa longueur, d'une succession d'entailles 20a,par exemple régulièrement espacées de 50 à 60 mm. Ces entailles ont avantageusement une inclinaison de l'ordre de 1200 par rapport à l'axe longitudinal des tapis récepteurs et déflecteurs, ladite inclinaison étant considérée d'avant en arrière à partir du fond desdites entailles. Pour supprimer toute tendance à la déchirure, le fond des entailles 20a a, de préférence, une conformation circulaire. Les tapis récepteurs et déflecteurs sont ainsi pourvus, sur toute leur longueur, dtune pluralité de doigts souples 20b placés en succession-et qui, lors de l'avancement de la machine, se trouvent placés de part et d'autre du rang de ceps ou autres arbustes et se déforment au passage des pieds de vignes ou troncs des plants (et, éventuellement, de leurs tuteurs) qu'ils entourent intimement, comme le montre la figure 6, quelles que soient leurs formes et dimensions périphériques. De cette façon, les fruits détachés des plants ou arbustes ne peuvent tomber au sol, mais sont reçus en totalité sur les tapis récepteurs et déflecteurs 20 qui les dévient dans les couloirs de convoyage 4. Pour améliorer l'imperméabilité dans le plan médian P-P de la machine, le bord interne des tapis récepteurs et déflecteurs 20 s' étend au-delà dudit plan médian, sur une distance de quelques millimètres ou centimètres. La machine selon l'invention peut être équipée de divers moyens fonctionnant, par exemple par secouage, vibration, projection d'air, frappe, etc..., pour détacher les fruits ou baies des plants ou arbustes. Ces moyens peuvent titre avantageusement constitués par des batteurs souples 21 dont il ne parant pas nécessaire de décrire en détail le mécanisme habituel d'actionnement comprenant, par exem- ple, un second moteur hydraulique porté par le ch ssis 1 de la machine et relié au plateau-manivelle 22 monté au sommet des arbres verticaux 23 supportant lesdits batteurs, au moyen d'une transmission comportant un arbre à excentriques et des bielles à longueur règlable, de manière à imprimer un mouvement de pivotement alternatif auxdits arbres verticaux. Lors de l'avancement de la machine chevauchant le rang de ceps ou autres arbustes, les fruits ou baies détachés par l'action de frappe des batteurs 21 tombent sur les tapis récepteurs et dFflec- teurs 20 qui les dirigent dans les couloirs de convoyage 4. La portion rectiligne desdits couloirs de convoyage étant animée d'un mouvement de va-et-vienti les fruits ou baies subissent des secousses provoquant leur glissement d'avant en arrière sur la surface pentée des dents 4d et leur chute dans le cran 4a suivant. De la sorte, les raisins ou autres baies se trouvent progressivement entraînés, par saccades, en direction de la partie terminale courbe 7 des couloirs de convoyage. Cette dernière étant animée d'un mouvement de pivotement alternatif, agit de manière identique et détourne les fruits ou baies récoltés en direction des moyens d'évacuation installés latéralement à la partie arrière de la machine. Ces moyens d'évacuation comprennent, par exemple, comme illustré schématiquement à la figure 3, deux convoyeurs-élévateurs à godets 24 connus en soi, à la partie inférieure desquels se déversent les fruits ou baies provenant de la partie terminale courbe 7 des couloirs de convoyage. L'entrainement de ces convoyeurs-élévateurs peut être avantageusement réalisé au moyen d'une poulie motrice calée sur l'arbre du moteur hydraulique 11 et d'une poulie calée sur l'arbre du plateaumanivelle 12a, respectivement. Ces poulies peuvent, de manière intéressante, se confondre avec les plateaux-manivelles 12 et 12a lesquels présentent, dans ce cas, une gorge périphérique pour le logement d'une courroie 25 s'enroulant sur une poulie 26 calée sur une extrémité de l'arbre inférieur desdits convoyeurs-élévateurs portant le tambour sur lequel stenroule le tapis sans fin souple supportant les godets. Les godets ascendants de ces convoyeurs-élévateurs déchargent leur contenu, lors de leur changement de direction, dans une trémie 27 installée entre le sommet desdits convoyeurs-élévateurs. Cette trémie se déverse, au moyen d'une conduite souple appropriée, dans une benne ou remorque circulant dans l'un des interlignes jouxtant ceux dans lesquels se déplace la machine. De manière également connue, la machine est équipée d'un aspirateur (non représenté) dont les deux entrées sont raccordées, chacune, à une gaine d'aspiration souple dont ltembout de succion plonge dans la partie terminale des couloirs de convoyage,pour réaliser un effeuillage complet de la récolte, tout en la débarrassant des saletés et débris. Selon une autre disposition caractéristique de l'invention, la machine qui vient d'être décrite est suspendue, avec une aptitude de libre balancement, au chissis de l'engin porteur et moteur avantageusement constitué par un tracteur enjambeur de type connu. Dans l'exemple illustré aux figures 1, 2, 10 et 11, ce dernier est constitué par un tracteur T du type n interligne stabilisé" comprenant un châssis moteur portant les principaux équipements habituels et relié au ch ssis d'une roue stabilisatrice au moyen d'une ou plusieurs poutres à longueur règlable Ta. On comprendra cependant aisément que la machine à vendanger ou autre machine de récolte selon l'invention, peut être utilisée en association avec n'importe quel genre de tracteur enjambeur. Dans ce but, la machine comprend encore un chissis de suspens ion 28 (figures 1, 2 et 3), par exemple constitué de trois longerons 28a régulièrement espacés et rigidement assemblés, à leurs extrémités, au moyen de traverses 28b. Au voisinage de son extrémité avant, le longeron médian porte une potence 28c dont le sommet est placé en débord de la traverse antérieure du châssis de suspension. Sur le sommet débordant de ladite potence, ainsi que sur la traverse postérieure dudit châssis de suspension 28 et à proximité des extrémités de ladite traverse, sont articulées, respectivement, au moyen de tout organe de liaison convenable, les tiges de trois vérins 29 à double effet. Lors de l'utilisation de la machine, le chassies de suspension repose sur les poutres Ta reliant le chassis principal à la roue stabilisatrice du tracteur. La face inférieure du chtssis est, de préférence* équipée de patis d'appai 28d dont la base présente une découpe pour épouser sensiblement le profil extérieur des poutres porteuses Ta. Des moyens de verrouillage classiques peuvent etre utilisés pour assembler rigidement ledit chassis de suspension et lesdites poutres. Lorsque la machine est utilisée avec d'autres types de tracteurs, le chassies de suspension est doté des pattes d'attache ou autres organes appropriés permettant de le fixer rigidement sous le chts- sis enjambeur desdits tracteurs. Le vérin relié à la potence 28c est articulé, par la partie postérieure de son corps, sur le sommet du portique avant 1adu chassies --I I, tandis que chacun des deux autres vérins est articulé, également par la partie postérieure de son corps, sur l'un des longerons supérieurs 1b, respectivement, dudit chassies 1, On comprend que ce dernier se trouve ainsi suspendu avec une libre aptitude de balancement ou d'oscillation au chtssis 28 porté par le tracteur T. Cet agencement est quadruplement avantageux, En premier lieu, il permet de règler, à l'aide des vérins 29, le niveau du chassies 1 portant les moyen; de secouage et les moyens de réception et de convoyage de la récolte. Il assure, d'autre part, par le moyen desdits vérins, la traction de la machine suspendue lorsqu'elle est opérationnelle. En outre, si l'on condidère que les plantes ont une tendance naturelle à croître verticalement, xtne dans les sols les plus in clins, ledit agencement autorise, grtce au libre balancement du chassies 1, la conservation de l'horizontalité des couloirs de convoyage et, d'une manière générale, le maintien de tous les organes de récolte dans leur position la plus efficace, quelle que soit t l'inclinaison du terrain, comme le montre/les figures 10 et 11. Enfin, grâce aux dispositions susmentionnées, la machine a une tendance naturelle ê l'auto-alignement sur le rang de plants ou arbustes tels que ceps C. Lorsque la machine est associée à un tracteur du genre "interligne stabilisé", certains équipements de la machine tels que la turbine d'aspiration, peuvent, de manière intéressante, être installés sur le chtssis de suspension. L'intértt et les avantages de la machine de récolte selon l'invention ressortent bien de l'exposé qui précède et des dessins annexés. Entrent également dans le cadre de l'invention, les niodifications ou substitutions susceptibles autre apportées par l'home de 1' art, aux dispositions originales décrites et qui, sans en altérer les caractéristiques, nten seraient que de simples équivalents techniques. REVEWDICATIONS 1. - Machine de récolte pour fruits ou baies, par exemple machine à vendanger, comportant des moyens pour détacher les fruits ou baies des plants ou arbustes et un dispositif de réception et de convoyage de la récolte, caractérisée en ce que ledit dispositif collecteur de récolte comprend deux couloirs longidutinaux de convoyage pourvus, sur leur face supérieure, de dents et crans transversaux, et assujettis à des moyens permettant de leur impri- mer un mouvement axial de va-et-vient. 2. - Machine de récolte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les couloirs de convoyage sont installés, chacun, dans une gouttière fixe servant de chemin de guidage auxdits couloirs de convoyage lesquels sont, de préférence, équipés de moyens de rou liement prenant nappai dans le fond et contre les parois latérales desdites gouttières. 3. - Machine de récolte selon l'une des revendications 1 ou 2, ca ractérisée en ce que les couloirs de convoyage comprennent, d'une part, une portion rectiligne animée d'un mouvement axial de vaet-vient et, d'autre part, une portion terminale courbe pourvue de dents et crans radiaux et animée d'une mouvement de pivotement alternatif et dont l'extrémité postérieure permet le déversement de la récolte dans les moyens d'évacuation de ladite machine des moyens permettant de synchroniser les mouvements des portions rectiligne et courbe, ces moyens étant, par exemple, constitués par une bielle articulée, par ses extrémités opposées, sur lesdites portions rectiligne et courbe, respectivement. 4. - Machine de récolte selon les revendications 2 et 3, caractéris-ée en ce que lesdites gouttières de guidage comprennent une partie droite dans laquelle se déplace la portion rectiligne des couloirs de convoyage, et une partie postérieure courbe dans laquelle se meut la portion terminale courbe pivotante desdits couloirs de convoyage. 5. - Machine de récolte selon l'une des revendications 1 ou 3, caractérisée en ce que les crans des couloirs de convoyage sont délimités transversalement par une succession de dents comportant une paroi arrière verticale et une surface supérieure inclinée, par exemple suivant un angle de l'ordre de 6à à 650 par rapport à ladite paroi. 6. - Machine de récolte pour fruits ou baies1 notamment machine i vendanger, comportant des moyens pour détacher les fruits ou baies des plants ou arbustes et un dispositif de réception de la récolte, selon l1une quelconque des revendications i à 5, caractérisée en ce que ledit dispositif collecteur de récolte comporte deux tapis collecteurs et déflecteurs constitués, chacun, par une bande de matière dotée d'une capacité de déformation élastique et dont le bord libre est pourvu d'une succession d'entailles espacées de manière à constituer une succession de doigts souples. 7. - Machine de récolte selon les revendications 2 et 6, caractérisée en ce que lesdits tapis collecteurs et déflecteurs sont fixés, par leur bord longitudinal opposé, sur le bord incliné de la paroi intérieure des gouttières. 8. - Machine de récolte selon la revendication 6, caractérisée en ce que lesdites entailles ou lesdits doigts souples sont inclinés d'avant en arrière, à partir de leur fond, par rapport b l'axe longitudinal des tapis collecteurs et déflecteurs. 9. - Machine de récolte pour fruits ou baies, par exemple machine à vendanger, comportant un châssis supportant des moyens pour détacher les fruits ou baies des plants ou arbustes et un système de réception et de convoyage de la récolte, selon l'une des revendications 1 ou 6, caractérisée en ce que ledit châssis est suspendu, avec une aptitude de libre balancement au châssis de l'engin porteur et moteur, de préférence constitué par un tracteur enjambeur. 10. - Machine de récolte selon la revendication 9, caractérisée en ce que le chassies de la machine proprement dite est suspendu au moyen de vérins au chassis de l'engin porteur et tracteur. 17. - Machine de récolte selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce qu'elle comporte un chtssis de suspension destiné à être instant sur les poutres des tracteurs enjambeurs du genre "interligne stabilisé" et pourvu, dans ce cas, de préférence, de patins d'appui présentant une découpe pour chevaucher lesdites poutres, ou destiné à être installé sous le châssis enja- beur des tracteurs enjambeurs d'autres types et doté, dans ce cas, de manière préférée, des organes d'attache nécessaires.