Cette invention a pour objet un procédé et un appareil ou engin utilisable pour soulever des charges à partir d'un vaisseau flottant et les abaisser dans ce vaisseau. l1invention est principalement applicable au soulèvement et à l'abaissement de charges puisées dans des navires ou introduites dans des navires amarrés le long de quais, d'appontements ou de je tuées de chargement ou de déchargement Elle peut également être utilisée sur les équipeLents d'extraction ou de manutention de pétrole tels que ceux qui sont prévus dans la mer du Nord et à d'autres endroits. l'es équipeents de ce genre peuvent être soit fixes, soit flottants. Ce procédé est utilisable aussi pour transborder des charges d'un navire à un autre navire, ces charges pouvant etre de n'importe quelle nature. Avec la plupart des engins ou appareils de levage, on se heurte à cet inconvénient qu'il arrive fréquemment que les mouvements de montée et de descente des navires dus à la houle font qu'il est tres difficile de charger ou de décharger les cargaisons car ces mouvements se produisent au hasard et indépendamment du levage de la charge. Un but de la présente invention est d'obvier à cet inconvénient. L'invention est matdrialisde en premier lieu dans un procédé polar soulever des charges à partir d'un vaisseau ou pour les abaisser dans un vaisseau flottant, ce procédé consistant à prévoir un dispositif grâce auquel les mouvements de montée et de descente du vaisseau dus à la houle sont répercutés à l'organe de support de la charge suspendue de l'engin de levage, de telle sorte que celleci puisse se mouvoir en synchronisme avec ces mouvements de montée et de descente du vaisseau. L'invention est également matérialisée dans un appareil ou engin de levage permettant de soulever et d'abaisser des charges à partir d'un vaisseau flottant ou dans un pareil vaisseau, cet appa- reil comprenant une grue ou un treuil de levage étudié de manière à pouvoir, grue à une corse ou chaîne de levage assurant la sus pension d'une charge, et portant des organes de soulevement et d'abaissement de cette charge, et une liaison de renvoi reliée entre le vaisseau qui flotte et la charge qui peut en effet allonger et raccourcir cette corde ou cette channe de levage lorsque le vaisseau s'élève ou s'abaisse, de telle sorte que la charte soit soulevée et abaissée synchroniquement aux mouvements dus à la houle dont le vaisseau flottant est le siège. le dispositif de renvoi peut être verrouillé de telle sorte que la charge puisse être soulevée sans que cette charge se meuve vers le haut ou vers le bas synchroniquement au vaisseau qui flotte. De mime, la grue ou le treuil de levage peut être freiné de façon à assurer un ancrage, et avec le dispositif de renvoi fonctionnant, la charge ne se meut qu'en synchronisme avec les mouvements de montée et de descente du vaisseau. La liaison de renvoi peut comprendre un ponton flottant sur le quel le vaisseau prenne appui et un filin ou cordage ou une chat- ne de compensation reliant ce ponton à la corde ou channe de soulèvement. A tigre de variante et de préférence, la liaison de renvoi comprend un organe de tension tel qu'un filin, cordage ou lien analogue, deseiné-à une liaison directe avec le vaisseau et relié à un contrepoids pour être tendu par lui, ce contrepoids étant étudié de manière à se mouvoir vers le haut ou vers le bas tandis que le vaisseau s'élève et s'abaisse de telle sorte que les mouvements du vaisseau et par conséquent de l'organe de tension soient transférés à l'engin ou appareil de levage de la charge. l'organe ôe tension est enroulé de préférence autour d'un des tambours d'un système à tambours différentiels, le contrepoids étant suspendu par un câbleS un cordage ou un lien analogue enroulé autour d'un autre tambour de ce système, la construction étant étudiée de telle sorte que le contrepoids se meuve dans la direction opposée à celle du mouvement du vaisseau. Plusieurs réalisations possibles de l'invention sont décrites ci-après, simplement à titre d'exemple d'ailleurs, en regard des dessins schématiques annexés dans lesquels : La fig. 1 est une vue en perspective schématisée d'un appareil constituant une première réalisation possible de l'invention. La fig. 1 a est une vue montrant une variante d'un détail de l'appareil visible dans la fig. 1. La fig. 2 est une vue en perspective schématisée d'un appareil constituant une deuxième réalisation possible de l'invention. La fig. 2a représente une variante d'un détail de cet appareil visible dans la fig. 2. La fig. 3 est une vue en perspective schématisée d'un appareil constituant une troisième réalisation possible de l'invention. La fig. 4 est une vue en perspective schématisée d'un appareil constituant une quatrième réalisation de l'invention. La fig. 5 est une vue en élévation avec coupe verticale dessinée à plus grande échelle d'une partie de 1 'appareil que montre la fig.4. Si l'on examine tout d'abord la fig. 1, on voit que l'appareil de levage servant à soulever des charges à partir de vaisseaux flottants ou à les abaisser dans ces derniers comprend une flèche 10 montée en vue de pouvoir exécuter un mouvement de pivotement de la manière connue sur une jetée, un quai ou un appontement fixe ou flottant désigné par 11. La corde Â (quelle que soit sa nature) passant sur une poulie 14 montée sur un moufle accroché 15 passe aussi sur des poulies prévues sur la titre de la flèche 10. La partie 13 de la corde A est reliée au tambour 17 d'un treuil; son autre partie 12 est reliée à la partie de plus grand diamètre d'un tambour compensateur 18. Le tambour 17 du treuil est actionné par une source de force convenable et équipé d'un frein et d'embrayages (non représentés) de soulèvement et d'abaissement destinés à maintenir et à soulever ou abaisser des charges à l'aide d'un crochet 16 de levage de la manière connue. Le tambour compensateur 18 présente des diamètres échelonnés de façon qu'un brin de la corde A passant sur sa partie de plus grand diamètre soit égal à deux brins de la corde de signal B enroulée et ancrée sur sa partie de plus petit diamètre. Le tambour 18 est monté à rotation libre sur son arbre et équipé d'un frein 27 capable de résister à la rotation dans un sens ou dans l'autre. La corde de signal B qui passe à travers l'axe de rotation pivotant du treuil passe autour de poulies de renvoi 22 placées sous l'eau dont les axes sont fixes par rapport à la jetée immobile ou flottante et par conséquent au ponton flottant 20. C'est cet agencement qui forme le dispositif de rappel qui enroule et déroule la corde à partir du tambour compensateur 18 synchroniquement à la montée et à la descente du ponton 20. Le fonctionnement de l'appareil s'opère de la manière suivante :- Si le frein 27 est desserré et que le crochet 16 soit ancré à la jetée, la corde A s'enroule sous l'action du treuil en tirant le ponton 20 de haut en bas dans l'eau, de telle sorte que le vaisseau 23 puisse se mouvoir jusqu'à une position située audessus du ponton 20. La corde A est ensuite dévidée du treuil jusqu'à ce que le ponton 20 vienne occuper la position que montre la fig. 1 en portant contre la paroi du dessous du vaisseau, le crochet 16 pendant librement. Si l'on serre maintenant le frein 24 du treuil, le crochet 16 monte et descend par rapport à la jetée mais demeure à une distance constante du vaisseau 23 qui s'élève et s'abaisse. le serrage du frein 27 du tambour compensateur 18 maintient le crochet 16 en position statique par rapport à la jetée tandis que la distance entre ce crochet et le vaisseau 23 subit des fluctuations. Ainsi, le soulèvement ou l'abaissement obtenu gracie au fonctionnement du treuil peut s effectuer à une vitesse uniforme par rapport à la jetée en maintenant serré le frein 27 du tambour compensateur 18. Le soulèvement ou l'abaissement peut être maintenu à une vitesse constante par rapport au vaisseau 23 en maintenant desserré le frein 27 du tambour compensateur 18. Dans la pratique, la charge est soulevée ou abaissée par rapport au vaisseau 29 alors que le frein 27 est desserrés La charge est alors soulevée ou abaissée sur la jetée tandis que le frein 27 est serré. L'engagement ou le dégagement du frein 27 va, en toute hypothèse, s'effectuer quand la charge se trouve à une hauteur convenable au-dessus du vaisseau. A titre de sécurité, la flottabilité du ponton 20 est rendue égale à la capacité de soulèvement maximum permissible du crochet 16 augmentée d'une surcharge admissible. Des tentatives pour soulever des charges supérieures à cette marge de sécurité se traduiraient simplement par une traction vers le bas du ponton 20 hors de contact avec le vaisseau 23. Dans l'exemple représenté dans la fig. 1, le soulèvement est effectué sur un moufle 15 portant le crochet 16 à deux brins passant sur la poulie 14. I'apEareil peut autre étudié en vue de fonctionner avec deux, quatre ou six brins de corde en augmentant le rapport entre le petit diamètre et le grand diamètre du tambour compensateur 18 d'une quantité semblable c'est-à-dire 1 à 2 pour deux brins, 1 à 4 pour quatre brins, 1 à 6 pour six brins. Dans chaque cas, la flottabilité du ponton 20 doit dépasser la charge de travail de sécurité maximum admissible. Une variante de la construction que montre la fig. 1 est représentée par la fig. la. Ici, le tambour compensateur 18a a un diamètre constant, et la corde A s'enroule autour de ce tambour et est ancrée à lui. Une autre corde C attachée au tambour et enroulée autour de lui forme en fait un prolongement de la corde A. Pour un soulèvement à deux brins, la corde C passe autour d'une seule poulie mouflée 26 à laquelle est attachée une corde-signal B, la corde C étant elle-même attachée à une partie statique de la grue ou de la plate-forme du treuil en assurant ainsi une compensation à deux brins. Pour un soulèvement à quatre brins et à six brins, il est nécessaire de prévoir une compensation à quatre et à six brins. Comme précédemment, la flottabilité du ponton doit dépasser la charge de travail de sécurité maximum admissible. Dans la fig. 2, ltinvention est représentée dans son adaptation à un appareil de levage à une seule corde. Dans ce cas, en effet, une corde unique s est fixée au moufle porte-charge 15 et cette corde passe autour d'une seule poulie 31 montée à la partie supérieure de la flèche 10. L'autre extrémité de la corde À est enroulée autour d'un tambour 32 de treuil et fixée à lui, ce tambour étant relié à un premier planétaire 33 d'un engrenage différentiel. L'autre planétaire 33a est relié à un tambour compensateur 34. La corde-signal B venant du ponton 20 qui est semblable à ce que montre la fig. 1 est enroulée autour du tambour 34 et fixée à lui, ce tambour étant équipé d'un frein 35 pour le verrouillage de l'effet de compensation.Autour du tambour 34 mais dans la direction opposée à la corde B est enroulée une autre corde D à l'extrémité libre de laquelle est suspendu un contrepoids 37 dont le poids est égal à la capacité de levage maximum du crochet 16 augmentée d'une surcharge admissible. Au cours de l'usage, la source de force (non représentée) du treuil entraine la roue 38 formant couronne différentielle, de sorte que les charges sont soulevées et abaissées malgré l'effet de fixation du tambour compensateur 34. Si le ponton 20 s'élève, ce tambour tourne, de sorte que grâce aux satellites 37A qui font tourner le tambour 32 du treuil dans le sens opposé, le crochet se soulève de la meme quantité que le ponton 20 s'élève. La compensation se produit que la roue formant couronne 38 tourne ou soit fixe. Si la charge dépasse le maximum admissible, la charge n'est pas soulevée, mais c'est le contrepoids 37 qui l'est. La flottabilité du ponton 20 doit être inférieure au poids du contrepoids 37 faute de quoi il serait tiré de haut en bas dans l'eau hors du contact avec le navire 23. Dans la construction décrite, la corde-signal et le contre poids 37 se meuvent toujours de distances égales. Dans le cas d'un équipement de levage à deux, trois ou plusieurs brins, la distance parcourue par la corde-signal B doit astre égale à 1/2, 1/3, 1/4, etc... de celle du contrepoids. Dans ces cas, le contrepoids demeure sans changement mais la flottabilité du ponton doit toujours dépasser'la charge de travail de sécurité maximum permissible. Dans la fig. 2a est représentée une variante permettant de transformer la disposition que montre la fig. 2 en vue d'un équipement de levage à deux brins. Dans la fig. 3 est représentée une autre construction de l'ap pareil de levage que prévoit l'invention suivant laquelle, comme précédemment, le ponton 20 et la corde-signal B sont utilisés pour faire tourner le tambour compensateur 18. À la tête de la flèche est monté un palonnier pivotant 40 dont une extrémité est reliée par une corde 42 au tambour compensateur 18 de façon telle que la rotation de ce tambour oblige la poulie 41 montée sur la flèche 40 à s'élever et à s'abaisser en harmonie avec le vaisseau. La corde A provenant du tambour 17 du treuil passe sur les poulies 91 et 41 pour gagner ensuite le moufle porte-crochet 15.Entant donné que la poulie 41 monte et descend synchroniquement aux mouvements de montée et de descente du vaisseau ou navire 23 sous l'action de la houle, un système à plusieurs torons peut être prévu sans qu'il soit nécessaire de prévoir une autre variante sauf pour ce qui est du ponton 20 qui doit,dans tous les cas de systèmes multiples, posséder une flottabilité supérieure à la charge de travail de sécurité maximum qui doit être soulevée. Dans l'utilisation des constructions sus-décrites, on peut vérifier qu'avec le ponton flottant 20, si les conditions atmosphériques sont mauvaises et que la masse d'eau est le siège d'une forte houle, il est parfois difficile d'assurer l'emplacement correct du vaisseau 23 et que, pour de semblables conditions atmosphériques, il peut ne pas être possible de charger ou de décharger le vaisseau aussi effectivement qu'on le désirerait. Suivant la variante que montre la fig. 4, le ponton 20 prévu dans les réalisations précédentes peut être supprimé. En pareil cas, le vaisseau est désigné par 50, et la jetée, la digue ou le navire par 52. Sur la jetée 52 est montée une grue 54 pourvue d'une flèche 56 s'étendant vers l'extérieur et vers le haut par rapport à elle et au sommet de laquelle sont montées deux poulies 58 et 59. La grue 54 est munie d'un tambour de treuil 60 à partir duquel s'étend une corde de levage passant sur la poulie 58 pour descendre ensuite verticalement et passer autour dtune poulie de charge 62. le prolongement de la corde de levage forme une corde d'ancrage qui se prolonge depuis la poulie 62 pour passer autour de la poulie 59 et sur une poulie de guidage 64 prévue sur la grue 54. A partir de la poulie 64, la corde d'ancrage s'étend de haut en bas le long de l'axe d'un système pivotant 66 de la grue 54 et traverse la jetée, l'appontement ou le navire 52. L'extrémité de la corde d'ancrage est assujettie à la partie la plus grosse du tambour dans l'hypothèse d'un système à deux tambours différentiels, ce tambour étant pourvu d'un frein du type à rochet monté sur lui comme le montre la fig. 5 et dont le rôle est indiqué ci-après. Tandis que la corde d'ancrage s'étend le long de 1 'axe du système de pivotement 66, la grue 54 peut pivoter librement dans cette construction sans provoquer de mouvement vertical de cette corde. Une liaison de renvoi entre le vaisseau 50 et l'appareil de levage décrit comprend une corde de tension 70 reliée à une ex extrémité au vaisseau et dont l'autre extrémité passe sur le tambour le plus petit d'un système 68 à tambours différentiels. La corde 70 est maintenue sous tension par un contrepoids 72 qui est suspendu à cette corde 70, et une corde 74 enroulée autour et fixée au plus petit tambour du système 68 à tambours différentiels. Chacune des cordes 70 et 74 est capable de supporter indépendamment le contrepoids 72 si l'une d'elles vient à se casser. Une barre égalisatrice 76 est montée à cet effet sur le contrepoids 72. Ce dernier est muni dtun guide (non représenté) destiné à le protéger de l'impact dû aux vagues de la mer. La corde de tension 70 et la corde d'ancrage sont enroulées autour des tambours respectifs de leur système à tambours 68 dans le m9me sens, tandis que la corde 74 supportant le contrepoids 72 est enroulée autour de son tambour du système 68 mais en sens opposé. Les dimensions des tambours du système 68 peuvent varier selon les exigences pratiques. Nais il est préférable de prévoir des tambours mesurant respectivement 90 cm et 180 cm. Dans tous les cas, si un équipage de soulèvement à deux brins est prévu pour la poulie 62, les dimensions du plus gros tambour da système 68 doivent être égales à deux fois celles du plus petit tambour sur lequel est enroulée la corde de tension. En effet, pendant les mouvements de soulèvement et d'abaissement du vaisseau 50, les mouvements de la corde d'ancrage doivent être deux fois plus grands que le mouvement de la corde de tension 70. Ceci implique que le mouvement de la poulie de levage 62 soit le même que le mouvement du vaisseau ou navire 50. le contrepoids 72 est relié au tambour le plus petit du système à tambours différentiels simplement pour assurer que les mouvements du contrepoids 72 seront limités à un minimum. Le moment de rotation effectif du tambour du contrepoids est égal au moment de rotation du tambour de la charge de levage maximum de la poulie 62. Grâce à cette disposition, si une charge dépassant la charge maximum est reliée à la poulie 62 et qu'une tentative soit faite pour la soulever, il se produit ceci que le contrepoids 72 se soulève au lieu de la charge pesant sur la poulie 62. Cette particularité garantit qu'aucune situation grave ne se produit si le crochet vient à se prendre dans une partie fixe de la superstructure du vaisseau. Le poids effectif du contrepoids 72 peut, bien entendu, être modifié. En pareil cas, il sera nécessaire de faire varier le diamètre du tambour auquel est fixée la corde de suspension 64 pour assurer le rapport approprié entre la charge d'équilibrage et la charge de soulèvement maximum.En outre, le poids du contrepoids 72 peut être augmenté et sa course par là même diminuée en prévoyant dans le système 68 un tambour à trois diamètres. Des modifications de la construction sont concevables et pou- vent impliquer l'emploi de systèmes d'entraSnement par engrenages ou par chaines, afin d'obtenir les rapports de vitesse désirés pour les tambours. Pour dégager ce dispositif compensateur et rendre la construction de la grue orthodoxe quand la charge est soulevée sur la jetée ou à l'écart de celle-ci, le frein à rochet dont il a été parlé (voir la fig.5) monté sur le système 68 à tambours différentiels doit Autre serré Comme le montre la fig. 5, le frein à rochet comprend une partie externe 78 formant tambour et une partie interne 80 formant de même tambour. La partie externe 78 est la partie qui est engagée par la bande de freinage 82 quand le frein est serré; elle comporte une denture 84 formant rochet comme représenté. La corde d'ancrage est attachée à la partie externe 78 du tambour. La partie interne du tambour supporte des cliquets 86 en prise avec les dents 84.Cette partie interne 80 du tambour est reliée au tambour sur lequel sont enroulées la corde de tension 70 et la corde 74 du contrepoids 72. Ainsi, quand le frein est serré, la corde d'ancrage est maintenue de façon que la grue puisse fonctionner d'une manière classique. L'engagement des dents 84 avec les cliquets 86 empêche le contrepoids 72 de descendre. Zizis ce poids peut autre soulevé si le vaisseau 50 s'abaisse dans le creux plus profond d'une vague que cela n'a été le cas précédemment, auquel, cas, les cliquets 86 se meuvent dans le sens horaire (en regardant la fig. 5) et glissent par-dessus les dents 84. Suivant une variante, il peut être prévu des organes tels que des poulies supplémentaires placées entre la corde de tension 70 et le contrepoids 72 afin que le mouvement de ce dernier ne représente qu'une fraction du mouvement de cette corde 70. De même, la liaison me'canique entre le vaisseau et la corde de tension 70 peut autre assurée par un dispositif à dégagement rapide wtomatique afin que, si le vaisseau part à la dérive, la corde 70 se détache automatiquement et serre en même temps le frein du contrepoids. L'invention est applicable au transfert de n'importe quel type de charge, par exemple des marchandises ou des passagers d'un navire à un autre ou d'une jetée à une autre jetée ou vice versa. Les détails de réalisation peuvent autre modifiés, sans sté- carter de 1 'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVEND i C AT 10 NS i .- Procédé pour soulever et abaisser des charges à partir d'un vaisseau flottant ou dans ce dernier consistant, à titre caractéristique, à utiliser un dispositif grâce auquel les mouvements de montée et de descente du vaisseau dus à la houle sont répercutés à l'organe suspendu portant la charge d'un engin de levage de la charge, de telle sorte que la charge puisse se déplacer en synchronisme avec ces mouvements de montée et de descente subis par le vaisseau. 2.- Engin ou appareil de levage pour soulever et abaisser des charges à partir d'un vaisseau flottant ou dans un pareil vaisseau, caractérisé en ce qu'il comprend une grue ou un treuil de levage étudié de façon que grâce à une corde ou channe de levage assurant la suspension d'un organe portant la charges il puisse soulever et abaisser la charge, et une liaison de renvoi reliée entre le vaisseau flottant et la charge qui peut en fait allonger et raccourcir la corde ou channe de levage, tandis que le vaisseau s'élève ou s'abaisse sous l'action de la houle, de telle sorte que la charge soit soulevée et abaissée en harmonie avec ces mouvements de montée et de descente du vaisseau flottant. 3.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la liaison de renvoi peut être bloquée de telle sorte que la charge puisse être soulevée ou abaissée sans que la charge se meuve vers le haut ou vers le bas en synchronisme avec le vaisseau. 4.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que la grue ou le treuil de levage peut être freiné de manière à former une ancre, la liaison de renvoi fonctionnant quand la charge se meut seulement en harmonie avec les mouvements du vaisseau. 5.- Engin ou appareil de levage suivant 1 'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la liaison de renvoi comprend un ponton flottant destiné à agir par sa flottabilité sur le vaisseau et une corde ou channe de compensation reliant fonctionnellement le ponton avec la corde ou channe de levage. 6.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la corde ou chatne de compensation est constituée par un filin, un cordage ou une chaîne compensateur dont une extrémité est reliée au ponton et dont l'autre extrémité est enroulée autour du tambour d'un frein, ce filin, cordage ou channe de levage étant fixé par une extrémité au tambour du treuil, son autre extrémité étant enroulée autour du tambour du frein dans un sens opposé au sens d'enroulement du filin ou câble de compensation, le filin ou câble de levage étant enroulé sur une partie du tambour de frein qui est égale à deux fois, quatre fois ou six fois le diamètre de la partie sur laquelle est enroulé le filin ou câble de compensation. 7.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le treuil comprend un engrenage différentiel pourvu d'un tambour relié à chacun de ses planétaires, et le filin ou cordage de compensation s'étend depuis le ponton en faisant le tour du premier tambour, le filin ou cordage de levage étant enroulé autour du second tambour et en sens opposé à celui du filin de compensation et s'étendant à partir de ce dernier jusqu'à un moufle de levage de charge et comprenant un contrepoids suspendu par un filin ou cordage de suspension à partir du premier tambour, le poids du contrepoids et la tension du filin ou cordage de compensation étant calculés de manière à être opposés l'unit par rapport à l'autre. 8.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le filin- ou cordage de compensation s'étend depuis le ponton et fait le tour du tambour de frein et en ce qu'il est prévu un filin ou cordage de commande enroulé autour du tambour de frein mais en sens opposé par rapport au premier filin ou cor dage, ce filin ou cordage de commande étant relié à l'extrémité postérieure de la flèche de la grue à partir de l'extrémité avant de laquelle la charge est suspendue par le filin ou cordage de levage. 9.- Engin ou appareil de levage suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la flottabilité du ponton est égale ou supérieure à la charge de travail maximum de sécurité de l'engin de levage augmentée d'une légère surcharge. 10.- Engin ou appareil de levage suivant l'une quelconque des rëvendications 2 à 6, caractérisé en ce que la liaison de renvoi comprend un organe de tension relié directement au vaisseau et relié fonctionnellement à un contrepoids pour être tendu par lui. 11.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 10, caractérisé en ce que cet organe de tension est constitué par un filin, un cordage ou une chatte dont une extrémité est fixée au vaisseau flottant, tandis que son autre extrémité s'enroule autour du tambour le plus petit ou de dimensions intermédiaires d'une poulie différentielle à deux ou trois tambours, le contrepoids étant suspendu par un filin ou cordage de suspension enroulé autour du plus petit tambour de cette poulie, tandis que le filin ou cordage de levage est enroulé autour du plus gros tambour de la poulie. 12.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 11, caractérisé en ce que cette poulie est associée avec un système de frein à rochet, de telle sorte que quand ce frein est serré, le tambour le plus gros soit empêché de tourner et que l'autre ou les autres tambours ne puissent tourner que dans un sens propre à 8Ou- lever le contrepoids. 1 Engin ou appareil de levage suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif à dégagement rapide associé avec le filin ou cordage ou la channe de tension, afin que ce dernier puisse se trouver automatiquement détaché du vaisseau au cas où celui-ci subit une dérive. 14.- Engin ou appareil de levage suivant la revendication 13, caractérisé en ce que ce dispositif à dégagement rapide est relié fonctionnellement au frein à rochet de telle sorte que ce frein soit automatiquement serré au cas où le vaisseau viendrait à être détaché du filin ou cordage de tension.