La présente invention se rapporte à une machine à vendanger agissant par pressage sur pied, et plus particulièrement, elle concerne une machine à vendanger conçue pour éclater et écraser les grains de raisin sur pied au moyen de rouleaux élastiques presseurs, essuyer le Jus qui dégoutte des feuilles et sarments au moyen de rouleaux spongieux, récupérer ce jus, le filtrer et le stocker dans un réservoir associé à elle, ce réservoir étant ensuite vidangé toutes les fois que cela est nécessaire dans une citerne de desserte servant au transport du jus. Dans la technique actuelle des machines à vendanger , on connatt de nombreux types de machines automatiques parmi lesquelles on peut citer : les machines à barre de coupe, les machines agissant par percussion, les machines agissant par secouage. Les machines à barre de coupe nécessitent un palissage horizontal ou un palissage incliné dissymétrique, en général très onéreux à réaliser et actuellement peu répandu dans les vignobles, et par ailleurs, ces machines ont un inconvénient majeur en ce sens quelles laissent sur pied un pourcentage assez élevé de la récolte pouvant être situé entre 25 et 75 %, ce qui est inacceptable.Les machines agissant par percussion sont conçues essentiellement pour l'égrenage des grappes, cet égrenage étant réalisé au moyen de deux ensembles verticaux portant des aiguilles rétractables et supportés par des panneaux animés d'un mouvement alternatif horizontal, de fréquence variable et déphasé dans son application entre les deux faces du rang chevauché par la machine. Ces machines permettent de récolter les baies de façon convenable à partir d'une hauteur minimale située aux environs de 35 cm, mais occasionnent néanmoins certaines pertes au sol lors de la réception des baies sur des tapis transporteurs inférieurs à la machine, pertes qui ne sont pas négligeables. En ce qui concerne les machines agissant par secouage, elles sont actuellement de deux types, à secouage vertical et à secouage transversal. Les machines à secouage vertical comportent généralement deux ou plusieurs éléments secoueurs ou "impacteurs" constitués par un ou plusieurs doigts d'acier se mouvant selon une orbite verticale et heurtant les fils de palissage dans leur course ascendante. Sous lteffet de ces chocs répétés, les grappes se détachent des sarments ou les baies se détachent des grappes. Ces machines présentent cependant un inconvénient majeur en ce sens qu'elles ne peuvent fonctionner efficacement que sur des palissages verticaux spéciaux dont le prix atteint sensiblement le double de celui d'un palissage ver tical simple et que des frais supplémentaires sont occasionnés par la taille supplémentaire des bois qui est nécessitée par leur emploi.En ef fet, ces palissages spéciaux comportent deux fils écartés l'un de l'autre à une distance constante de 90 cm sur toute leur longueur, le fil inférieur étant situé à environ 90 cm du sol, ces fils supportant les sarments fructifiés nécessitant généralement que les bois de taille soient installés, en Guyot double. De plus, des écarteurs de fils sont nécessaires pour maintenir ceux-ci à bonne et égale distance dans un même plan horizontal, ce qui augmente encore le prix de tels palissages, sans compter un ébourgeonnage manuel en cours de végétation, nécessaire pour supprimer tous les sarments en dehors des longs bois et les grappes portées par ces sarments car les machines à secouage vertical telles que conçues actuellement ne pourraient pas les récolter.Les machines à secouage transversal utilisent des secoueurs cylindriques ou plats, mobiles et souples. Les grappes et les baies ainsi récoltées sont alimentées par l'intermédiaire d'un dispositif à plaques chevauchantes, inclinées et mobiles, se rejoignant autour des ceps et des pieux de palissage, à des tapis transporteurs, puis sur des tapis élévateurs où elles sont soumises àun courant d'air pour occasionner un effeuillage complet avant d'être transportées par deux élévateurs à godets àun transporteur transversal qui les alimente à une remorque benne attenante à la machine.Comme on peut le reconnaître de cet te description, ces machines présentent l'inconvénient d'être très com- pliquées, sans compter la destruction considérable des sarments et des feuilles occasionnée par les secoueurs, qui de plus ébranlent fortement les ceps ainsi que les palissages. On vient de voir que toutes ces machines à vendanger connues présentent toutes des inconvénients notables,que ce soit du point de vue des frais élevés qu'elles occasionnent par la construction de palissages spéciaux et actuellement peu utilisés,que de celui des pertes sensibles de récolte qui ne peuvent être actuellement évitées du fait soit de leur inadaptation à certains plants de vigne,soit de leur mise en oeuvre trop compliquée et de leur fonctionnement trop brutal qui détériore les sarments,ébranle les ceps et les palissages et fournit une récolte de raisins mélangés àun volume trop important de feuilles et de sarments cassés. En consésuence, c'est un des principaux objets de la présente invention de fournir une machine à vendanger qui élimine la majeure partie des inconvénients présentés par les machines de la technique antérieure et énoncés ci-dessus,qui soit peu onéreuse par rapport à ces machines tout en ayant de meilleures performances,et soit facile à entretenir et d'un maniement peu compliqué tout en permettant un réglage à la demande sans nécessiter l'arrêt de tous ou partie de ses organes. Un autre objet de la présente invention est de fournir une telle machine à vendanger qui fonctionnera "en douceur",ctest-à-dire en minimisant les cassures de sarments,les chutes de feuilles,lsébranlement des ceps ainsi que des palissages,et qui,en outre,évitera les étapes de transport de récolte et de pressage, nécessaires avec l'utilisation des machines actuelles, car elle agit directement par pressage des grains sur pied, récupère le jus qui s'écoule, le filtre et le stocke dans un réservoir qui lui est propre, et ceci sans occasionner de perte sensible de récolte. Un autre objet de la présente invention est de prévoir une telle machine à vendanger dans laquelle le pressage des grains de raisin sera réalisé efficacement,cXest-à-dire sans laisser en place des raisins non écrasés,ou tout au moins non éclatés,et sans perte de jus,au moyen de séries de rouleaux élastiques presseurs et de rouleaux spongieux absorbeurs de jus pressés eux-mêmes pour extraire ce jus et le récupérer, ces rouleaux presseurs et absorbeurs agissant deux par deux et serrant entre eux chaque rang de vigne. Selon 1 'invention,une telle machine à vendanger agissant par pressage sur pied est constituée d'un cadre principal de support du type "enjambeur de rang de vigne" sur lequel sont articulés à porte-à-faux deux cadres secondaires verticaux,mobiles latéralement et encadrant en long le rang de vigne,chaque cadre secondaire supportant verticalement au moins un rouleau élastique presseur suivi d'au moins un rouleau spongieux absorbeur et essuyeur de jus et surmontant un bac récupérateur de jus muni d'une bavette côté ceps, l'agencement de ces cadres secondaires étant tel que lorsqu'ils sont poussés l'un vers l'autre leurs rouleaux presseurs se faisant face enserrent le rang de vigne et écrasent les grappes, les rouleaux spongieux se faisant face et suivant le meAme mouvement absorbent le jus qui dégoutte et l'évacuent dans les bacs,ces bacs étant eux-mêmes montés pour laisser passer sans gêne les ceps entre eux alors que leurs bavettes s'appliquent en pente montante sur ces ceps mais toutefois se chevauchent en toit entre ceux-ci. De manière plus spécifique et selon l'invention,le cadre principal de support est équipé de roues montées sur des bras réglables en hauteur, chaque bras étant commandé individuellement par un vérin de manière que l'ensemble de la machine puisse être surélevée et abaissée, et que sur terrain incliné les cadres secondaires avec leurs rouleaux puis-sent être maintenus verticaux et les bacs maintenus horizontaux à distance convenable du sol mais très proche de celui-ci.Chaque cadre secondaire est supporté àporte-à-fauxvers l'axe longitudinal du cadre principal au moyen de biellettes articulées sur les montants avant et arrière de celui-ci, et commandé en déplacement latéral par des vérins, un à chaque ex trémité articulé sur le montant correspondant du cadre principal, si bien que ces cadres peuvent être orientés au long du rang de vigne de manière parallèle, convergente ou divergente par rapport à celui-ci. Les rouleaux presseurs et spongieux de chaque cadre secondaire sont commandés en rotation à la même vitesse circonférentielle et en sens contraire à la marche de la machine en cours de fonctionnement, cette vitesse circonférentielle ayant la même valeur que la vitesse de déplacement de la machine, afin qu'il n'existe pas de frottement sensible entre les rouleaux et le rang de vigne.La rotation des rouleaux est commandée par une transmission accouplée à l'une des roues de la machine, cette transmission étant constituée par des channes reliant en série sur chaque cadre secondaire des pignons d'entraînement des rouleaux, des arbres à cardans reliant chacun un arbre à pignon de commande de chaste placé à une extrémité d'un cadre secondaire à une boute de transmission montée à la partie supérieure du montant correspondant du cadre principal, un arbre de transmission réunissant les deux bottes de transmission et étant protégé par la traverse supérieure du cadre principal, et une transmission entre une extrémité de ce dernier arbre et la roue motrice. Chaque bac récupérateur de jus est monté sur ressort à chaque extrémité de manière à pouvoir s'effacer élastiquement latéralement en cas de rencontre avec un cep et à pouvoir s'effacer en meAme temps que son cadre secondaire lorsque celui-ci est écarté latéralement vers les montants du cadre principal. Chaque bac comporte en outre un tamis de filtrage du jus et sa bavette est constituée de plusieurs lamelles se recouvrant entre elles et rappelées à leur position initiale, inclinée en pente montante vers l'axe longitudinal du cadre principal, au moyen d'organes élastiques. Le cadre principal supporte en outre à son sommet un réservoir de stockage du jus aspiré dans les bacs récupérateurs au moyen d'une pompe commandée par la transmission de commande de rotation des rouleaux, ce réservoir étant en outre muni d'au moins un robinet de vidange rapide. On doit noter, en outre, que chaque rouleau spongieux est pourvu d'un rouleau essoreur qui le presse, supporté par le cadre secondaire correspondant du côté de celui-ci opposé à l'axe longitudinal du cadre principal et au-dessus du bac récupérateur corres pondant, chaque rouleau essoreur étant entravé en rotation par son propre rouleau spongieux. Par ailleurs, le cadre principal de support comporte un timon latéral de traction agencé pour être accroché sur un engin tracteur et pour pouvoir être réglé au moyen de vérins aussi bien en hauteur, qu'en débattement transversal, de l'axe du cadre principal pour la traction sur route,à l'axe de l'intervalle entre deux rangs de vigne pour la traction dans cet intervalle,en position de fonctionnement. En ce qui concerne les divers vérins de cette machine, ils sont tous du type hydraulique et à double effet, et commandés par une source de pression hydraulique coopérant avec 11 engin tracteur par l'intermédiaire d'un ensemble de valves à tiroir situé sur un côté de la machine et manoeuvré par un opérateur assis sur un siège de la machine à une position d'où il peut surveiller aisément le travail des rouleaux.Chaque vérin de roue, ainsi que le vérin de manoeuvre verticale du timon et le vérin de débattement transversal de celui-ci sont commandés individuellement, alors que les deux vérins d'une extrémité des cadres secondaires, de même que les deux vérins de 11 autre extrémité de ces cadres sont commandés par paire de manière que ces deux cadres secondaires s'ouvrent et se referment symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du cadre principal, aussi bien en parallèle, qu'en positions divergentes et convergentes. D'autres caractéristiques de la présente invention, appa raieront de la description suivante faite en relation avec les dessins ci-joints représentant schématiquement un mode de réalisation non limitatif de la machine à vendanger par pressage sur pied, et dans lesquels La figure 1 est une vue en élévation latérale de la machine à vendanger selon la présente invention, la roue, son bras de support et le vérin qui commande sa position en hauteur ayant été représentés en traits mixtes pour faciliter la compréhension. La figure 2 est une vue en plan de la machine, prise suivant la ligne C-C de la figure 1. La figure 3 est une vue de la face avant de la machine, prise suivant la ligne A-A de la figure 1. La figure 4 est une vue de la face arrière de la machine, prise suivant la ligne B-B de la figure 1. Comme représenté dans les figures 1 à 4, la machine à vendanger agissant par pressage sur pied, objet de l'invention, est constituée d'un cadre principal de support du type "enjambeur de rang de vigne" supportant deux cadres secondaires 1 mobiles latéralement sur lesquels sont montés en rotation des rouleaux élastiques presseurs 2 et des rouleaux spongieux 3 situés au-dessus de bacs 4 récupérateurs de jus suspendus à la partie basse de ce cadre principal. Ce cadre principal est constitué d'un cadre enjambeur avant 5 et d'un cadre enjambeur arrière 6, en forme de U renversé, reliés à leur partie inférieure par des longerons latéraux 7, si bien que les faces latérales de ce cadre ont la forme d'un U.Cette machine est supportée par deux roues 8, chaque roue étant montée sur un tourillon à porte-à-faux extérieur situé à l'extrémité d'un bras 9 articulé en 10 sur un des longerons, ce bras étant commandé en position à la verticale par un vérin hydraulique 11 commandé individuellement, si bien que le cadre principal de support peut être soulevé ou descendu à la demande en restant toujours en position verticale même lorsqu'il doit se déplacer sur un terrain incliné par exemple à flanc de côteau. Chaque cadre secondaire 1 est monté verticalement à porteà-faux vers l'axe longitudinal du cadre principal au moyen de deux bielles 12 articulées sur son montant avant 13 et sur le montant correspondant 14 du cadre enjambeur avant 5 et de deux bielles 15 articulées sur son montant arrière 16 et sur le montant correspondant 17 du cadre enjambeur arrière 6. Chaque cadre secondaire 1 est également commandé en déplacement latéral par un vérin avant 18 articulé sur son montant avant 13 et sur le montant correspondant 14 de cadre enjambeur avant 5, et par un vérin arrière 19 articulé sur son montant arrière 16 et sur le montant correspondant 17 du cadre enjambeur arrière 6. Chaque cadre secondaire porte une série de rouleaux verticaux équidistants, cette série comprenant de lavant à l'arrière de la machine, un rouleau élastique presseur 2, un rouleau spongieux absorbeur 3, un rouleau élastique presseur 2 et deux rouleaux spongieux absorbeurs 3 et en même temps essuyeurs du jus pouvant encore séjourner sur les feuilles et sarments. Chaque rouleau est monté sur un arbre 20 tourillonné dans des paliers 21, 22 fixés aux longrines supérieure et inférieure du cadre secondaire. Chaque arbre 20 porte à son extrémité supérieure un ou deux pignons moteurs 23, ces pignons étant reliés deux à deux par une channe de transmission ou en série par une seule channe sans fin reliant les deux pignons extrêmes et s'engrenant sur les pignons intermédiaires de part et d'autre de ceux-ci. L'arbre du rouleau extrême avant est entraîné par une channe de transmission engrenée sur un pignon 24 d'un arbre menant, fixé à l'avant du cadre secondaire. Cet arbre menant est lui-même entraîné en rotation par un arbre 25 à cardans et télescopique coopérant avec l'arbre de sortie d'une boîte 26 de transmission à engrenages d'angle, fixée en tête du montant correspondant du cadre enjambeur avant.Un arbre de transmission 27, protégé par la traverse supérieure du cadre enjambeur avant relie les deux bottes de transmission 26 et est entraîné en rotation à une de ses extrémités au moyen d'une transmission (non représentée) embrayable et débrayable commandée par la roue 8 de la machine, correspondant à cette extrémité, ou bien commandée par l'intermédiai- re d'un réducteur de vitesse (non représenté) coopérant avec l'arbre moteur de sortie arrière de l'engin tracteur de la machine. L'ensemble de toute cette transmission est conçu de manière que chaque rouleau, lorsque la machine est en fonctionnement, tourne à une vitesse circonférentielle, en sens inverse de la marche sensiblement égale de l'avance de la machine, de manière à éviter tout frottement de ce rouleau sur les feuilles, sarments et ceps et afin qu'il agisse comme un rouleau compresseur et non comme un rouleau entratneur. Bien entendu, on doit comprendre que chaque rouleau d'un type sur un cadre secondaire fait face à un rouleau de meAme type sur l'autre cadre. On doit noter également que chaque rouleau spongieux est pressé, sur son caté opposé à l'axe longitudinal du cadre principal, par un rouleau essoreur rigide 28, supporté par le cadre secondaire et entraîné en rotation par le rouleau spongieux 3 luimême. Chaque bac 4 récupérateur de jus est muni d'une bavette 29 caté cep et est supporté par ses extrémités sur un support inférieur 30 aux montants correspondants des cadres enjambeurs avant et arrière, de manière à pouvoir coulisser et s'effacer latéralement lorsqu'il heurte un cep ou autre obstacle, ou bien lorsque le cadre secondaire correspondant au-dessous duquel il est installé l'entratne en effacement, ce bac étant toujours rappelé en direction de l'axe longitudinal du cadre principal par des ressorts de compression (non représentés).La bavette de chaque bac est constituée d'une bande élastique unique ou de plusieurs lamelles se chevauchant par leurs extrémités, cette bande ou ces lamelles étant montées sur la lèvre du bac de manière à avoir une pente montante en direction des ceps ou de l'axe longitudinal du cadre principal, et de manière à se croiser en forme de toit avec la bande ou les lamelles du bac récupérateur opposé, lorsque la machine est en fonc tionnement. On comprendra facilement que ces bandes ou lamelles sont agencées de façon. qu'en cours de fonctionnement de la machine, elles se plaquent sur les ceps et se recouvrent entre ceux-ci de manière à former une surface unique de réception et de versement dans les bacs du jus qui dégoutte des rouleaux, des feuilles et sarments, cette surface étant, autant que faire se peut, assez étanche pour ne pas occasionner de pertes de jus ou tout au moins une perte infime de celui-ci.. On notera également que ces bandes ou lamelles sont contraintes ou ramenées toujours à leur position initiale par des organes élastiques (non représentés). Chaque bac 4 récupérateur comporte un dispositif de relevage 31 des sarments bas à l'avant, permettant d'amener ceux-ci avec les baies qu'ils portent entre les rouleaux, et comporte également un moyen de filtre, sous forme d'un tamis ou similaire pour l'évacuation des pépins, feuilles, cassures de sarments et autres, placé à distance de la paroi arrière-de ce bac pour constituer une chambre à jus d'où celui-ci est pompé pour être stocké provisoirement dans un réservoir 33 situé en tête des cadres enjambeurs et entre ceux-ci. A noter que le jus est pompé par une pompe 32 commandée par l'arbre de transmission 27, et que le réservoir 33 est muni d'un robinet 34 de vidange rapide par gravité pour transférer le jus dans une citerne de transport. Par ailleurs, le cadre principal de support comporte un timon latéral de traction 35 agencé en deux pièces, une pièce de réglage 36 à la verticale engagée et articulée dans une pièce de débattement latéral 37, et conçu pour être accroché en 38 sur un engin tracteur. La pièce de réglage 36 à la verticale est commandée par un vérin 39 et un autre vérin 40 commande la pièce de débattement latéral 37 pour que son anneau de traction 38 puisse être déplacé de sa position dans l'axe longitudinal du cadre principal, pour traction sur route, à sa position dans l'axe entre deux rangs de vigne, en traction de travail, et inversement. D'autre part, on doit noter que tous les vérins de cette machine sont du type "vérin hydraulique à double effet", et sont commandés par une source de pression hydraulique coopérant avec l'engin tracteur, par l'intermédiaire d'un ensemble 41 de valves à tiroir situé sur un côté de la machine et manoeuvré par un opérateur assis sur un siège 42 d'où il peut surveiller aisément le tra vail des rouleaux et rectifier la position de travail de récolte de la machine. Chaque vérin 11 de roue, ainsi que le vérin 39 de manoeuvre verticale du timon et le vérin 40 de débattement latéral de celui-ci sont commandés individuellement.Par contre, les deux vérins 18 de l'extrémité avant des cadres secondaires, de même que les deux vérins 19 de l'extrémité arrière de ces cadres sont commandés par paire de manière que ces cadres puissent être ouverts et/ou refermés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du cadre principal, aussi bien en parallèle, qu'en positions divergentes ou convergentes. Le fonctionnement de cette machine, suite à la description qui vient d'en être faite, est maintenant très facilement compréhensible. En effet, le cadre principal étant amené dans l'axe d'un rang de vigne et le tracteur étant situé dans l'intervalle entre ce rang et un rang voisin, les vérins de roues sont manoeuvrés pour amener les montants des cadres enjambeurs avant et arrière sensiblement à la verticale, ainsi que les bacs récupérateurs bien à l'horizontale le plus proche possible du sol suivant le type de vignoble à vendanger ; les vérins avant et arrière des cadres secondaires sont ensuite manoeuvrés pour amener les rouleaux à presser entre eux le rang de vigne de manière convenable pour écraser les grains de raisin ; la machine est alors tractée et les rouleaux presseurs agissent à la manière de rouleaux compresseurs alors que les rouleaux spongieux absorbent le jus de raisin qui dégoutte et, pressés par leurs rouleaux essoreurs s'égouttent dans les bacs récupérateurs ; la pompe aspire le jus filtré et le décharge dans le réservoir supérieur à la machine. On doit noter qu'en cours de fonctionnement, les vérins des cadres secondaires peuvent être manoeuvrés pour rapprocher ou dcarter plus ou moins ceux-ci, en parallèle, en positions divergentes et/ou convergentes, mais toujours symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du cadre principal. A titre documentaire, on peut noter que dans cet exemple de réalisation qui vient d'être décrit, les roues avaient un écartement entre axes de 1,80 mètre, les fonds des bacs pouvaient être amenés à environ 15 à 20 cm du sol, les rouleaux presseurs et spongieux avaient un diamètre de 300 mm et une longueur d'environ 800 mIn, les bacs avaient un écartement minimum entre leurs lèvres de 180 min les bavettes se recouvrant alors sur environ 30 mm, le passage sous les cadres enjambeurs avant et arrière était d'environ 2 mètres (avec les bacs à 20 cm du sol) et la hauteur hors tout de la machine était d'environ 2,50 mètres.De manière plus spécifique, on doit noter également que chaque rouleau presseur était constitué en mousse de caoutchouc assez dure présentant une surface extérieure sans alvéoles, alors que chaque rouleau spongieux était constitué de caoutchouc alvéolaire du genre éponge. On doit noter, en outre, que les rouleaux presseurs pourront être munis à la demande de pointes ou doigts élastiques qui tendraient à pénétrer dans le rang de vigne pour se rencontrer avec ceux des rouleaux opposés. Par ailleurs, cette machine a été décrite sous forme d'une machine tractée, mais on conviendra que sans sortir du cadre de la présente invention cette machine peut être conçue auto-motrice. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent dtêtre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Machine à vendanger conçue pour agir par pressage sur pied, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un cadre principal de support du type "enjambeur de rang de vigne" sur lequel sont articulés à porte-à-faux deux cadres secondaires verticaux, mobiles latéralement et encadrant en long le rang de vigne, chaque cadre secondaire supportant verticalement au moins un rouleau c-las- tique presseur suivi d'au moins un rouleau spongieux absorbeur et essuyeur de jus et surmontant un bac récupérateur de jus muni d'une bavette côté ceps, l'agencement de ces cadres secondaires étant tel que lorsqu'ils sont poussés l'un vers l'autre leurs rouleaux presseurs se faisant face enserrent le rang de vigne et écrasent les grappes, les rouleaux spongieux se faisant face et suivant le même mouvement absorbent le jus qui dégoutte et l'évacuent dans les bacs, ces bacs étant eux-mêmes montés pour laisser passer sans gêne les ceps entre eux alors que leurs bavettes s'appliquent en pente montante sur ces ceps mais toutefois se chevauchent en toit entre ceuxci. 2 - Machine à vendanger selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cadre principal de support est équipé de roues montées sur des bras réglables en hauteur, chaque bras étant commandé individuellement par un vérin de manière que l'ensemble de la machine puisse être surélevé et abaissé et que sur terrain incliné les cadres secondaires avec leurs rouleaux puissent être maintenus verticaux et les bacs maintenus horizontaux à distance convenable du sol mais très proche de celui-ci. 3 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque cadre secondaire est supporté à porte-à-faux vers l'axe longitudinal du cadre principal au moyen de biellettes articulées sur les montants avant et arrière de celui-ci, et commandé en déplacement latéral par des vérins, un à chaque extrémité articulé sur le montant correspondant du cadre principal, si bien que ces cadres peuvent être orientés au long du rang de vigne de manière parallèle, convergente ou divergente par rapport à celui-ci. 4 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les rouleaux presseurs et spongieux de chaque cadre secondaire sont commandés en rotation à la même vitesse circonférentielle et en sens contraire à la marche de la machine en cours de fonctionnement, cette vitesse circonfé rentielle ayant la même valeur que la vitesse de déplacement de la machine, afin qu'il n'existe pas de frottement sensible entre les rouleaux et le rang de vigne. 5 - Machine à vendanger selon la revendication 4, caractérisée en ce que la rotation des rouleaux est commandée par une transmission accouplée à l'une des roues de la machine, cette transmission étant constituée par des channes reliant en série sur chaque cadre secondaire des pignons d'entraSnement des rouleaux, des arbres à cardans reliant chacun un arbre à pignon de commande de channe placé à une extrémité d'un cadre secondaire à une boIte de transmission montée à la partie supérieure du montant correspondant du cadre principal, un arbre de transmission réunissant les deux boites de transmission et étant protégé par la traverse supérieure du cadre principal, et une transmission entre une extrémité de ce dernier arbre et la roue motrice. 6 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que chaque bac récupérateur de jus est monté sur ressort à chaque extrémité de manière à pouvoir s'effacer élastiquement latéralement en cas de rencontre avec un cep et à pouvoir s'effacer en même temps que son cadre secondaire lorsque celui-ci est écarté latéralement vers les montants du cadre principal, et comporte en outre un tamis de filtrage du jus et sa bavette est constituée de plusieurs lamelles se recouvrant entre elles et rappelées à leur position initiale, inclinée en pente montante vers l'axe longitudinal du cadre principal, au moyen d'organes élastiques. 7 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le cadre principal supporte en outre à son sommet un réservoir de stockage du jus aspiré dans les bacs récupérateurs au moyen d'une pompe commandée par la transmission de commande de rotation des rouleaux, ce réservoir étant en outre muni d'au moins un robinet de vidange rapide. 8 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que chaque rouleau spongieux est pourvu d'un rouleau essoreur qui le presse, supporté par le cadre secondaire correspondant du côté de celui-ci oppose à l'axe longitudinal du cadre principal et au-dessus du bac récupérateur correspondant, chaque rouleau essoreur étant entraîné en rotation par son propre rouleau spongieux. 9 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des reven dications 1 à 8, caractérisé en ce que chaque cadre secondaire comporte de l'avant de cette machine à l'arrière, un rouleau presseur, suivi d'un rouleau spongieux, suivi d'un rouleau presseur, suivi de deux rouleaux spongieux, tous ces rouleaux étant verticaux, parallèles entre eux et distribués à égale distance les uns des autres. 10 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que chaque bac récupérateur comporte à l'avant un dispositif conçu pour relever les sarments bas et pour les amener à passer entre les deux lignes de rouleaux. 11 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que le cadre principal de support comporte un timon latéral de traction agencé pour être accroché sur un engin tracteur et pour pouvoir être réglé au moyen de vérins aussi bien en hauteur, qu'en débattement transversal, de l'axe du cadre principal pour la traction sur route, à l'axe de 1' intervalle entre deux rangs de vigne pour la traction dans cet in tervalle, en position de fonctionnement. 12 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que ses divers vérins sont tous du type hydraulique et à double effet, et commandés par une source de pression hydraulique coopérant avec l'engin tracteur par l'intermédiaire d'un ensemble de valves à tiroir situé sur un côté de la machine et manoeuvré par un opérateur assis sur un siège de la machine à une position d'où il peut surveiller aisément le travail des rouleaux, chaque vérin de roue ainsi que le vérin de manoeuvre verticale du timon et le vérin de débattement transversal de celui-ci étant commandés individuellement, alors que les deux vérins d'une extrémité des cadres secondaires, de même que les deux vérins de l'autre extrémité de ces cadres sont commandés par paire de manière que ces deux cadres secondaires s'ouvrent et se referment symétriquement, par rapport à l'axe longitudinal du cadre principal, aussi bien en parallèle, qu'en positions divergentes et convergentes. 13 - Machine à vendanger selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le cadre principal de support est agencé de manière qu'en position la plus basse, les bacs récupérateurs ont leur fond presque au ras du sol, les cadres secondaires étant agencés pour que la partie basse de chacun des rouleaux soit elle-même aussi proche que possible du fond des bacs sans pouvoir néanmoins affleurer le niveau du jus récupéré dans ceux-ci et sans pouvoir forcer sur leur bavette.