La présente invention a trait à un commutateur d'allumage de moteurs à combustion interne de véhicules, du genre comprenant un corps cylindrique ou barillet tournant pour la commande des circuits électriques par actionnement de la clé de contact, ainsi qu'un dispositif interdisant la répétition du mouvement de démarrage, réalisé gracie à une encoche de blocage formée dans la surface latérale du corps cylindrique et à un organe de blocage radial, qui agit élastiquement sur cette surface, cette encoche et cet organe de blocage coopérant entre eux par l'intermédiaire d'un organe dit de consentement. De la façon connue, le dispositif de non-répétition est inséré dans le commutateur d'allumage afin d'empocher le pignon du démarreur d'engréner avec la couronne dentée d'entraînement du moteur à combustion interne, lorsque par inadvertance le conducteur du véhicule ré- pete la manoeuvre de démarrage du moteur déjà en marche, afin d'éviter l'usure ou la détérioration des dents lors de l'accouplement des organes en mouvement relatif. Des interrupteurs d'allumage du genre précité sont bien connus dans l'art et une solution particulière du problème ainsi posé est décrite et représentée dans le brevet italien no 1 017 151 au nom de la Demanderesse. Le but de l'invention est de réaliser un commutateur d'allumage pourvu d'un dispositif anti-répétition qui soit à la fois de construction très simple, économique et d'un assemblage facile. Par conséquent, la présente invention a pour objet un commutateur d'allumage à dispositif anti-répétition, caractérisé en ce que le corps cylindrique tournant porte sur sa surface terminale interne des circuits électriques, deux butées axiales qui délimitent un arc de cercle en regard duquel la surface latérale du corps présente l'encoche de blocage, et que l'organe d'autorisation est constitué par une languette radiale qui tourne autour de l'axe du corps cylindrique, sur la surface terminale interne de celui-ci, entre les deux butées précitées, et se termine par une extrémité qui s'étend au-delà du bord de la face terminale afin de pouvoir coopérer avec l'organe de blocage tant au cours de la manoeuvre de démarrage qu'au cours de la phase de retour vers la position de marche, dans le premier cas pour recouvrir l'entrée de l'encoche de blocage et en permettre le franchissement par l'organe de blocage, et dans le second cas pour découvrir l'entrée de ladite enco che et permettre à l'organe de blocage de s'engager dans cette encoche afin d'empêcher la répétition directe de la manoeuvre de démarrage. Suivant un mode préféré de réalisation de l'invention, la surface latérale du corps cylindrique, au niveau de l'arc de cercle formé entre les deux butées, présente un bossage ou came qui fait saillie radialement, se raccorde à ladite encoche, et coopère avec l'organe de blocage afin de le soulever jusqu'à le placer sur l'extrémité de la languette radiale aussi bien durant la phase de franchissement de l'encoche de blocage (au cours de la manoeuvre de démarrage) que durant la phase de retour vers la position d'arrêt, en partant de la position de marche du moteur. Les autres détails et caractéristiques de l'invention ressortiront au cours de la description ci-après qui se réfère aux dessins annexés qui montrent à seul titre d'exemple non-limitatif comment le commutateur d'allumage suivant l'invention peut être réalisé dans la pratique. Sur les dessins La FIGURE 1 montre le commutateur d'allumage suivant l'invention, avec arrachement partiel fait au niveau du dispositif anti-répétition, ce commutateur comprenant, par exemple et comme il est courant, un mé- canisme antivol; La FIGURE 2 montre à une échelle agrandie la partie vue en coupe sur la Figure 1;; La FIGURE 3 est une coupe faite suivant la ligne A-A du commutateur représenté Figures 1 et 2, et La FIGURE 4 montre sous forme de schéma linéaire ou développé, la position des composants du dispositif anti-répétition dans leurs dif férentes positions de fonctionnement. Si l'on se réfère tout d'abord à la Figure 1, on voit en 1 le corps du commutateur, en 2 le corps cylindrique tournant actionné par la clé de contact 3 qui, comme on le sait, commande aussi bien la partie électrique du commutateur, contenue dans les blocs 4 et 5, par l'intermédiaire d'un profilage de la surface terminale interne 6, que le pène 7 du dispositif antivol, par l'intermédiaire de la came 8. Le ressort de torsion 9 commande le retour automatique en position de marche des organes tournants après le démarrage du moteur, tandis que le ressort hélicoidal de compression 10 sert à actionner le pène 7. Il est évident que si l'on ne prévoit pas de mécanisme antivol, le corps tournant 2 assure uniquement la commande des circuits électriques renfermés dans les blocs 4 et 5, dont les différents fils de sortie sont désignés en 11. Suivant l'invention, le corps tournant 2 porte sur sa face terminale interne 6 deux butées axiales 12 et 13 qui délimitent un arc de cercle en regard duquel la surface latérale 14 du corps 2 présente l'encoche radiale de blocage 15 dans laquelle peut s'engager l'organe ou doigt de blocage radial 16 qui coulisse dans un siège approprié formé dans le corps 1, afin de constituer le dispositif anti-répétition. La coopération entre ladite encoche 15 et le doigt 16, soumis à la sollicitation d'un ressort 17, s'effectue par l'intermédiaire d'un organe d'autorisation constitué, suivant un aspect important de l'invention, par une simple patte radiale 18 montée sur l'axe 19 du corps cylindrique 2 et contre la face terminale 6 de celui-ci, cette patte pouvant effectuer une excursion angulaire entre les deux butées 12 et 13.La patte 18, qui peut être réalisée en tout matériau métallique ordinaire approprié, présente une extrémité coudée 18a qui s'étend au-delà du bord de la face terminale interne 6, de manière à rencontrer le doigt de blocage 16, afin de coopérer avec ce doigt tant durant la manoeuvre de démarrage du moteur que durant la phase de retour de la clé de contact en position de marche, ainsi qu'il sera expliqué plus loin. Cette extrémité coudée 18a, dans le mode de réalisation représenté, s'applique contre la surface latérale 14 du corps 2 afin de former un bec qui se déplace, pendant une fraction de son mouvement, sur une surface cylindrique, et pendant une fraction suivante sur l'encoche de blocage 15 qui se trouve à proximité immédiate de la butée 13. Au cours du fonctionnement du commutateur, il est prévu que le doigt de blocage 16 puisse remonter sur l'extrémité 18a de la patte 18. Pour faciliter ce déplacement, le doigt de blocage 16 présente une extrémité interne arrondie 16a (Figure 3), et en outre la surface latérale du corps cylindrique 2, toujours au niveau de l'arc de cercle formé par les butées 12 et 13, et dans une zone axiale adjacente à la zone cylindrique explorée par le bec 18a, présente une came ou un bossage radial 20 qui se raccorde à l'encoche 15 sur laquelle prend appui, pendant la rotation du corps cylindrique 2, le doigt de blocage 16 de manière à soulever ce dernier jusqu'à ce qutil se superpose à l'extré- mité 18a de la patte 18. Bien entendu, ce doigt de blocage 16 présente un développement axial tel qu'il couvre, ne serait-ce que partiellement, aussi bien la came 20 que l'extrémité coudée 18a de la patte 18 qui sont disposées cate-à-côte.L'encoche radiale 15 présente bien entendu le m8me développement axial afin de pouvoir recevoir le doigt de blocage 16. Le fonctionnement du dispositif anti-répétition suivant l'invention est démontré par le schéma du développement linéaire de la Figure 4, où les mêmes symboles et chiffres servent à désigner les organes correspondants représentés sur les autres Figures. En outre, on a indiqué par une flèche le sens de la rotation suivante du corps cylindrique 2 ou de la clé 3, pendant les phases de démarrage et d'extinction ou d'arrêt du moteur. Sur ce schéma de la Figure 4 on a indiqué - en a), la position des composants 2, 16 et 18 du dispositif anti-répétition dans la position d'arrêt (moteur arr8té); on observera que le doigt de blocage 16, par suite de l'effet du ressort 17, est en contact avec la surface 14 et ne s'engage pas dans l'encoche 15, ce qui permet à la clé de contact ou au corps 2 de tourner dans le sens de la flèche pour amorcer la manoeuvre de démarrage du moteur; on supposera que la patte 18 et par conséquent son extrémité coudée 18a se trouvent soit en contact direct avec la butée 12, soit à proximité immédiate de celle-ci; - en b), la position des composants dans la première phase de rotation du corps 2; on remarquera que l'extrémité 18a de la patte 18 est entrée en contact avec le doigt de blocage 16 par lequel elle a été poussée vers l'encoche de blocage 15 mais sans toutefois la recouvrir, pour l'instant; - en c) la position des composants dans une phase qui fait suite à b); on remarquera que l'extrémité 18a a été déplacée complètement jusqu'à atteindre la butée 13 et à recouvrir l'encoche 15, ou tout au moins à en obstruer l'entrée.Entretemps, le doigt de blocage 16 a été soulevé par la came 20 et, dans la position représentée, iI est sur le point de monter sur l'extrémité coudée 18a; - en d), la position des composants à l'instant où se produit la fermeture des circuits électriques du commutateur; on observe ici que le doigt de blocage 18, en prenant appui sur l'extrémité coudée 18a, est en train de franchir l'encoche 15; par conséquent, celle-ci n'étant pas bloquée, le corps 2 peut poursuivre sa rotation.Il est évident que, pour pouvoir effectuer ce franchissement, il est indispensable que la largeur L1 de l'extrémité coudée 18a soit supérieure à la largeur L2 de l'entrée de l'encoche 15; - en e), la position des composants dans la phase extrême du démarrage (position instable); on voit que l'encoche 15 et l'extrémité coudée 18a de la patte 18 ont dépassé le doigt de blocage 16 qui s'est remis en contact avec la surface latérale 14; - en f), la position temporaire des composants pendant le retour automatique du corps 2 de la phase de démarrage e) à la position de marche g); on remarque que le doigt de blocage 16 commence à pénétrer dans l'encoche 15 en déplaçant temporairement, avec sa surface inclinée 16b, l'extrémité coudée 18a vers la butée 12; - en g), la position des composants lorsque le moteur est en marche, c'est-à-dire la position dans laquelle se place automatiquement le corps 2 au terme de la rotation de démarrage par suite de la sollicitation produite par le ressort de trosion 9; on voit que le doigt de blocage 16 est complètement engagé dans l'encoche 15 et que l'extrémité coudée 18a est renvoyée vers la butée 12. Dans ces conditions, le corps 2 est bloque et ne peut pas, lorsqu'on actionne la clé de contact 3, répéter Imrnédiatement la manoeuvre de démarrage, ce qui évite les inconvénients connus qui résultent de l'accouplement des pièces en mouvement au cas où le moteur tournerait déjà.En revanche, pour pouvoir répéter la manoeuvre de démarrage en partant de la position de marche g), il faut replacer la clé de contact 3 et par conséquent le corps 2 dans la position d'arrêt a), afin d'avoir la certitude que la manoeuvre suivante ait lieu alors que le moteur est arrêté et l'allumage coupé. Pendant le retour à la position d'arrêt, en partant de la position de marche g), le doigt de blocage 16 est d'abord soulevé par rapport à la face inclinée 15a de l'encoche 15, puis par la came 20, jusqu'à se replacer sur l'extrémité coudée 18a, puis en contact avec la surface 14 dans la position d'arrêt, comme il est représenté en a). Ainsi qu'il a été exposé ci-dessus, le doigt de blocage 16 et l'encoche 15 sont profilés en coin avec respectivement une rampe 16b, 15a et une partie droite 16c, 15b (Figure 4a). Ce profilage a pour but de permettre au doigt de blocage 16 de sortir de l'encoche 15 au cours de la manoeuvre de retour en position d'arrêt du moteur, indiquée en a), de la clé de contact 3. Ainsi qu'il a été exposé plus haut, pour obtenir une remontée aisée du doigt de blocage 16 il a été prévu une came 20 sur l'extrémité coudée 18a de la patte 18. Cependant, on pourrait supprimer cette came 20 et l'on pourrait faciliter la remontée sur l'extrémité 18a, plus ou moins coudée, en prévoyant un arrondi sur les deux côtés de cette extrémité. Dans la solution envisagée ici, l'arrondissement de l'extrémité 16a du doigt de blocage 16 non seulement facilite le coulissement de ce dernier, mais ré- duit l'usure de la surface 14 du corps 2, normalement prévu en matière plastique, lorsque ces deux pièces entrent en contact. La possibilité de réaliser le corps 2 en matière plastique mou- lée sous pression, la simplicité de construction de l'organe d'autorisation constitué par une simple patte en métal ordinaire, que l'on peut réaliser par estampage, et en outre l'absence de tout siège de guidage de la patte 18 dans le corps 2, contrairement à ce qui est prévu dans les commutateurs classiques, rendent le dispositif suivant l'invention particulièrement simple et économique. Un autre avantage réside dans la simplicité de montage du dispositif anti-répétition. En effet, le montage exige simplement l'appui de la patte 15 contre la surface terminale intérieure 6 du corps 2 autour de l'axe 19, et le logement du doigt de blocage 16 et du ressort correspondant 17 dans le siège prévu à cet effet dans le corps précité. Les butées 12 et 13 peuvent être réalisées sous différentes formes et dans différentes positions, par rapport à la disposition représentée; de toute façon, le rôle de ces organes est de stopper la rotation de la patte dans une zone qui comprend la came et 1' encoche de blocage. Même la patte 18 peut être réalisée de manière différente, à condition qu'elle présente une extrémité qui permet son entrainement par le doigt de blocage pendant la phase de démarrage et pendant la phase de retour en position de marche, dans la première phase pour obstruer l'entrée de l'encoche 15 et d'en permettre le franchissement de la part du doigt de blocage 16, et dans la seconde phase pour découvrir l'entrée de cette encoche 15 et permettre au doigt de blocage 16 de pénétrer dans cette encoche pour empêcher la répétition immédiate de la manoeuvre de démarrage. Enfin, il est clair que la face inclinée peut être prévue soit uniquement sur le doigt ou organe de blocage, soit uniquement dans l'encoche. REVENDICATIONS 1. Commutateur d'allumage de moteur à combustion interne de véhicules, du type comportant -an corps cylindrique (2) tournant pour commander les circuits électriques correspondants (11) lors de l'actionnement de la clé de contact (3), ainsi qu'un dispositif anti-répétition de la manoeuvre de démarrage, réalisé sous forme d'une encoche de blocage (15), formée dans la surface latérale du corps cylindrique, et d'un doigt radial de blocage (16), qui agit élastiquement sur ladite surface, l'encoche (15) et le doigt de blocage (16) coopérant entre eux par l'intermédiaire d'un organe d'autorisation (18), ce commutateur étant caractérisé en ce que :: - le corps cylindrique (2) est pourvu, sur sa face terminale interne (6) d'où partent les circuits électriques de commande (11), de deux butées axiales (12, 13) qui délimitent un arc de cercle le long duquel la surface latérale du corps cylindrique présente ladite encoche de blocage (15), et - l'organe d'autorisation est constitué par une patte radiale (18) pouvant tourner autour de l'axe du corps cylindrique (2), contre la face terminale interne (6) de celui-ci, entre les deux butées (12, 13) précitées, cette patte (18) se terminant par une partie coudée (18a) qui s'étend au-delà du bord de ladite face terminale interne (6) de manière à pouvoir coopérer avec le doigt radial de blocage (16) tant pendant la manoeuvre de démarrage que pendant la phase de retour de la position de démarrage, dans le premier cas pour recouvrir l'entrée de l'encoche de blocage (15) et, dans le second cas, pour découvrir l'entrée de l'encoche de blocage (15) et permettre au doigt de blocage (16) de pénétrer dans celle-ci pour empêcher la répétition directe de la manoeuvre de démarrage. 2. Commutateur de démarrage selon la Revendication 1, carac térisé en ce que la surface latérale du corps cylindrique, le long de l'arc de cercle délimité par les deux butées (12, 13) précitées, présente une came radiale (20) raccordée à l'encoche de blocage (15), qui coopère avec le doigt de blocage (16) afin de le soulever jusqu'à le placer sur l'extrémité (18a) de la patte (18) aussi bien durant la phase de franchissement de l'encoche de blocage (15), au cours de la manoeuvre de démarrage, que durant la phase de retour à la position d'arrêt, à partir de la position de marche. 3. Commutateur de démarrage selon l'une ou l'autre des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la largeur (L1) de la patte (18) est supérieure à la largeur (L2) de l'encoche de blocage (15). 4. Commutateur de démarrage selon l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'encoche de blocage (15) et/ou le doigt de blocage (16) présente une surface inclinée (15a, 16b) afin de permettre au doigt de blocage (16) de sortir de l'encoche (15) pendant la phase de retour entre la position de marche et la position d'ar rêt du moteur. 5. Commutateur de démarrage selon l'une quelconque des Revendications 1 à 4, caracérisé en ce que l'encoche de blocage (15) est située à proximité de la butée axiale (12) qui sert d'arrêt pour la patte au cours de la manoeuvre de démarrage. 6. Commutateur de démarrage selon l'une quelconque des Revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'extrémité (18a) de la patte (18) est coudée contre la surface latérale du corps cylindrique et coulisse sur une surface cylindrique qui se termine dans ladite encoche de blocage (15). 7. Commutateur de démarrage selon l'une quelconque des Revendications 2 à 6, caractérisé en ce que le développement axial du doigt de blocage est tel qu'il couvre au moins partiellement aussi bien l'extrémité (18a) de la patte (18) que ladite came (20).