La présente invention, due aux travaux de M. Max Desplaces de la Société BECUWE, avec la collaboration de M. Kostitch de la Société Demanderesse, a pour objet un commutateur manuel et, plus particulièrement, un commutateur manuel dit démontable, c'est-à-dire séparable en ses parties fonctionnelles essentielles. Un commutateur manuel, à bouton-poussoir par exemple, comprend plusieurs parties fonctionnelles qui posent, chacune pour son compte, des problèmes particuliers. Ces parties fonctionnelles sont essentiellement le support, le mécanisme et au moins un bloc de contacts. Le support, dans le cas d'un bouton-poussoir notamment, est un élément en forme de bague monté dans un orifice d tun panneau de montage et rendu solidaire du panneau par exemple par vissage. A travers cet élément passe la touche du bouton-poussoir qui fait saillie sur la face avant du panneau. Côté face arrière, le support se prolonge par le mécanisme qui contient une pièce coulissante couplée à la touche et portant au moins une pièce d'actionnement, un galet par exemple. Un ressort au moins et des dispositifs de came confèrent au mécanisme le mode de fonctionnement désiré une position fixe, deux positions fixes, action brusque, etc. La pièce d'actionnement se déplace lorsque le bouton-poussoir change de position. Elle agit sur les lames mobiles du bloc de contacts et, ainsi, ouvre ou ferme des circuits électriques. Le commutateur étant monté et ltéquipement dont il fait partie étant câblé, il peut advenir que les contacts électriques se dérèglent. La solution est de les régler, par cambrage des lames de contacts. Cela demande de pouvoir accéder commodément au bloc de contacts ; or, en raison du manque de place côté face arrière du panneau de montage et-a cause du foisonnement du câblage, l'accès aux contacts est généralement malaisé. I1 en résulte aussi que les contacts sont exposés à un risque de détérioration lors de toute intervention dans ltéquipement. Le mécanisme quant à lui, s'il est généralement robuste, demande quelque fois à être changé, par exemple lorsque l'on désire un autre mode de fonctionnement. I1 n'y a pas d'autre possibilité actuellement que de décaler et démonter le commutateur pour le remplacer par un autre, ce qui présente un risque pour les circuits électriques et aussi pour le panneau avant qui peut être endommagé par inadvertance lors du démontage du support. La présente invention apporte une solution simple et pratique à ces difficultés en proposant un commutateur manuel aisément séparable en ses parties fonctionnelles essentielles. Selon la caractéristique principale de l'invention, le bloc de contacts est monté sur le mécanisme par des rainures et glissières ; un capot vient coiffer le bloc de contacts Le sorte que, caput en pièce, le bloc de contacts soit immobilisé ar le capot à l'emplacement approprié pour un bon fonctionnement des contacts et soit efficacement protégé contre les atteintes physiques et que, capot retire, le bloc de contacts puisse etre séparé du mécanisme et ainsi rendu aisément accessible. Seion une autre caractéristique de l'invention, le mécanisme et le support sont rendus solidaires l'un de l'autre par au moins une patte encliquetable de sorte que, le support étant fixé à demeure à un panneau de montage, il soit possible de retirer le mécanisme en séparant d'abord le bloc de contacts du mécanisme, puis en séparant le mécanisme du support, ce qui permet de remplacer le mécanisme en conservant en place support et bloc de contacts. Les différents objets et caractéristiques de l'invention seront maintenant détaillés dans la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant à la figure annexée qui représente un exemple de réalisation du commutateur manuel de l'invention. Le commutateur manuel de la figure annexée comprend essentiellement les parties fonctionnelles suivantes : un support 1, un mécanisme 2 et un bloc de contacts 3. Il comprend encore des capots 4 et 5. Le support 1 comprend un logement de touche 11 et une plaque de fixation 12 réunis par un canon 13. L'ensemble se monte sur un panneau de montage non représenté, la plaque 12 prolongée par le canon 13 étant d'abord présentée dans une ouverture circulaire du panneau, dont le diamètre correspond à celui du canon, par la face arrière du panneau. Le logement 11 coiffe ensuite le canon qui fait saillie cté face avant puis une bague de fixation non représentée, vissée par exemple sur le canon 13 dans le logement 11, rend le support 1 fermement solidaire du panneau. Ce support est prévu pour recevoir une touche 15 adaptée au logement 11 et qui se prolonge dans le canon 13 par un corps cylindrique faisant saillie en 16 au-delà de la plaque 12. Ce corps cylindrique est creux et fendu en 17. Il est destiné à accoupler la touche 15 au mécanisme 2. La plaque 12, en dehors de son orifice central 18, porte sur une face latérale un crochet 19 en forme de H et deux tétons 20 et 21 ; des éléments semblables sont portés par la face latérale opposée. Le rôle de ces éléments apparaltra ultérieurement. On peut cependant indiquer immédiatement qu'ils servent au montage du mécanisme 2 et des capots 4 et 5. Le mécanisme 2 comprend essentiellement une monture 22 de forme générale en U dont la base est-indiquée en 23 et les branches en 24 et 25. Entre les branches de cette monture, une coulisse 26 est montée sur au moins une tige de guidage 27 et comprime au moins un ressort 28. Par des moyens non représentés, mais qui peuvent être une simple portion circulaire de la coulisse 26, cette coulisse peut etre rendue solidaire du corps 16 de la touche 15. La branche 24 de la monture 22 comprend en 29 et 30 deux ergots destinés à s'engager entre les branches parallèles du H formé par le crochet 19. La branche 25 est dotée de moyens semblables non visibles sur la figure. Ainsi, moyennant des portées inclinées appropriées, à ltextrémité du crochet 19 par exemple, et en conférant à celui-ci, tout comme au crochet opposé, une élasticité appropriée, on réalise l'assemblage du mécanisme 2 et du support l par encliquetage, tandis que la touche 15 est couplée à la coulisse 26 par simple pression. La séparation de ces parties est tout aussi aisée, en jouant notamment sur l'élasticité des branches 24 et 25. Le mécanisme 2 possède encore des rainures 31 et 32 pratiquées dans les flancs de gauche, sur la figure, des branches 24 et 25 de la monture 22. Des rainures semblables sont pratiquées dans les flancs de droite. Elles sont utilisées pour le montage de deux blocs de contacts, un à gauche, l'autre à droite. La figure ne représente cependant, pour simplifier, que le bloc 3 destiné à etre monté a' droite. De plus, toujours pour coopérer avec les blocs de contacts, la coulisse 26 porte deux galets opposés dont on ne voit que celui de gauche en 33 sur la figure. Ce galet se déplace avec la coulisse lorsque l'on enfonce la touche 15 et fait fonctionner des contacts électriques. En effet, le bloc 3 comprend des lames de contacts fixes telles que 34 et des lames de contacts mobiles telles que 35, ces dernières prolongées par une portée inclinée destinée à coopérer avec le galet non visible, opposé et identique au galet 33. Ces lames de contacts sont montées entre des intercalaires isolants tels que 36 et sont prolongées par des queues de connexion telles que 37, pour former un empilage classique. Le bloc de contacts S comprend encore une plaque de base 38, plus large que l'empilage et å laquelle ce dernier est fixé par des vis telles que 39. Cette plaque de base comprend des indentations 40 et 41, dans les angles inférieurs. Elle est destinée a' à 'engager comme une glissière dans les rainures de droite, homologues des rainures 31 et 32. Les dimensions relatives des pièces considérées sont telles que la plaque de base 38 coulisse avec le jeu latéral minimal entre les rainures et, lorsqu'elle est engagée à fond, c'est-à-dire en butée a' I ltextrémité des rainures, se trouve telle que les bords supérieurs des indentations 40 et 41 soient au ras de ltextrémité des rainures, tandis que la face inférieure de la plaque de base 38 et les intercalaires sont au niveau de la face inférieure de la monture 22. Les parties 1, 2 et 3 étant assemblées comme on vient de le décrire et si l'on ne tient pas compte pour l'instant du fait que rien n'interdit que le bloc de contacts 6 ne quitte la position indiquée, car il peut coulisser librement d.^ns les ruinures, les positions relatives des galets constituant les pièces d'actionnement du mécanisme 2 et des extrémités des lames de contacts mobiles sont telles que, la touche 15 et la coulisse 26 étant en position haute, les lames de contacts mobiles sont en position de repos. Par contre, en appuyant sur la touche 15, on l'enfonce et, avec elle, la coulisse 26 et les galets tels que 33, contre l'action du ressort 28. Les galets appuient sur les lames de contacts mobiles qui passent en position de travail.Quand cesse la pression sur la touche, le bouton-poussoir retourne à ltétat de repos grâce à l'action du ressort 28, à moins qu'un système de came de verrouillage de type connu ne retienne la coulisse en position basse et les contacts en position de travail. Les capots 4 et 5 sont destinés à venir recouvrir les blocs de contacts et, tout à la fois, à les maintenir dans la position prescrite et à les protéger contre toute atteinte physique. Ils sont identiques. Le capot 4 est mis en place lorsque le mécanisme 2 est accouplé au support 1 et lorsque le bloc de contacts 3 a été monté sur le mécanisme 2. Ce capot 4 a la forme d'un boltier ouvert côté mécanisme et côté queues de connexion. Il comprend un toit plat 42 destiné à venir dans le prolongement de la plaque 12 et qui, pour cette raison, ne s'étend pas jusqu'au bord des parois 43 et 44. En effet, ces parois (44) sont destinées à venir contre un contrefort (45) des branches (24) de la monture 22. Le crochet 19 a la même largeur que le contrefort correspondant (45) et remplit les espaces libres (en 46) entre le contrefort et les ergots d'encliquetage (29 et 30) dont les cotés extérieurs sont par ailleurs alignés avec ceux du contrefort (45).En définitive, en assemblant les parties 1 et 2, on obtient une structure latérale compacte de chaque coté du commutateur, comprenant le contrefort (45), les ergots (29 et 30), le crochet d'encliquetage (19), et présentant des flancs rectilignes, contre lesquels viennent s'appuyer les cotés correspondants des parois (44) des boîtiers (4). A cette fin, il faut d'abord engager des entailles 46 et 47 du capot 4 sur les tétons opposés de la plaque 12 (on ne voit que le téton 21 sur la figure). Ensuite, on plaque le capot 4 contre le mécanisme 2 en coiffant. le bloc de contacts 3, le toit 42 vient s'ajuster a' la plaque 12 et les parois 44 et 45 viennent s'ajuster contre les structures latérales précédemment définies. Pour retenir le capot 4 en place sur le mécanisme 2 on a prévu un encliquetage comprenant des saillies telles que 46 et des évidements tels que 47. On réalise ainsi une protection efficace du bloc de contacts par le capot. Mais, de plus, le capot 4 sert à retenir en place le bloc de contacts 3 engagé dans les rainures comme indiqué précédemment. En effet, le capot 4 comprend, à sa partie inférieure, des rebords 48, 49 qui viennent, lorsque le capot est en place, dans les indentations (40,41). Ces rebords bloquent la plaque de base 38 qui ne peut plus se déplacer par rapport au mécanisme 2. On mentionnera pour finir que le commutateur à bouton-poussoir décrit peut etre pourvu d t une lampe rendant la touche lumineuse. On voit sur la figure, en 50 et 51, deux lames conductrices montées de part et d'autre de la pièce de guidage 27. Cette dernière peut etre creuse et ouverte vers la touche pour contenir une ampoule lumineuse qui sera alimentée par les lames 50 et 51. L'avantage du commutateur que lton vient de décrire est que, si l'on doit intervenir sur les contacts, il faut au préalable retirer le capot. En même temps on libère le bloc de contacts du mécanisme. En prévoyant un câblage suffisamment lâche, cela permet de l'attirer à soi et donc d'y accéder aisément. Réciproquement, le bloc de contacts ne peut être valablement remis en place que recouvert de son capot, ce qui est un gage de sécurité. De meme, pour accéder au mécanisme, il convient de retirer les capots et les blocs de contacts. Cela évitera de faire subir au câblage des efforts inutiles. Le mécanisme peut alors être séparé aisément du support, ce qui permet de laisser en place le support et évite son démontage qui présente toujours un risque pour la face avant du panneau de montage. Il est bien évident que la description qui precède nta été donnée qu a titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent etre envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. On a considéré notamment le cas d'un bouton-poussoir, mais il va de soi que l'invention s'appliquerait tout aussi bien à un commutateur à clé. RE'vENDICATzONS 1. Comnutateur manuel comprenant notamment un support, un mécanisme et un bloc de contacts caractérisé par le fait que le bloc de contacts est monté sur le mécanisme par rainures et glissières, une pièce additionnelle pouvant etre fixée au mécanisme et comprenant au moins une face d'appui coopérant avec le bloc de contacts monté sur le mécanisme pour l'immobiliser. 2. Commutateur manuel tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que ladite pièce additionnelle est un capot recouvrant le bloc de contacts. 3. Commutateur manuel tel que défini en 2 et caractérisé par le fait que le capot est fixé au mécanisme par encliquetage. 4. Commutateur manuel tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que le mécanisme et le support sont deux parties distinctes rendues solidaires l'une de l'autre par au moins une patte encliquetable.