Le demandeur a montré entre 1926 et 1932 et publié dans des notes aux Sociétés Savantes notamment aux Académies des Sciences et Nationale de Médecine, Société Française d'Hématologie, Société de Biologie Clinique, qu'en hématologie, l'évolution de certaines maladies est liée à la modification de la répartition qualitative et quantitative des éléments figurés du sang. Cette répartition est appréciée, à chaque observation, après étalement d'une goutte de sang sur une plaquette de verre. Divers dispositifs ont été proposés pour réaliser un étalement aussi régulier que possible de la goutte de sang sur la plaquette, notamment dans le brevet français nO 996 621 déposé au nom du même inventeur, le 4 mai 1945. Cependant, l'affinement continu des méthodes d' analyse qui peuvent être mises en oeuvre à partir de ces étalements, a conduit à la conclusion expérimentale que l'erreur acceptable pour l'ensemble des résultats quantitatifs et qualitatifs chiffrés dégagés de l'observation d'un étalement donné ou de la comparai son de plusieurs étalements réalisés a des intersalles de temps déterminés, ne devaient en aucun cas être supérieur à 1%. Ceci suppose une très grande précision de chaque étalement dont la régularité doit satisfaire à la condition ci-dessous définie, ainsi qu'une très grande constance des conditions dans lesquelles sont réalisés des étalements successifs. En vue d'obtenir ce résultat, il doit être observé, en tout premier lieu qu'une modification de la répartition qualitative ou quantitative (par exemple une diminution) en une élongation quelconque de l'étale- ment d'une goutte de sang déterminée entraine nécessairement une modification ou distorsion corrélative (une augmentation dans l'exemple) de la dite répartition dans le reste de l'étalement. Par ailleurs, il a été constaté que, si l'étalement doit être, dans tous les cas, réalisé en venant tangenter la goutte de sang préalablement déposée sur une lame de verre, la goutte de sang s'étendant d' elle-même dans la gouttière qui lui est offerte par la lame et le bord d'attaque du curseur avec lequel elle est en contact, puis en déplaçant le chariot dans lequel cette lame est encastrée dans la direction opposée au bord d'attaque, il convenait, pour la réalisation correcte et précise du résultat défini ci-dessus, que le curseur - présente un bord de contact transversal plan con venablement étudié, correctement incliné par rapport au plan de la lame pour que la goutte de sang s'étale d'elle-même, - qu'il soit parfaitement en contact avec la lame porivobjet, - que la vitesse de déplacent du chariot à partir dussment ou la goutte de sang est étendue d'elle ie dans la gouttière soit constante, - que oette vitesse soit déterminée avec une grande précision. En effet, l'expérience a démontré que la forme en biseau atgu du bord du curseur qui vient en contact avec la lame et dans lequel la face du biseau qui vient tangenter la goutte de sang est sensiblement perpendiculaire au plan de ladite lame, est inacceptable. I1 en est de même pour une forme semi cylindrique du dit bord, chacune de ces dispositions déterminant les irrégularités de répartition évoquées ci-dessous et en présence desquelles le résultat de l'opération ne présente pas la précision et la régularité indispensables. Dans le cadre de toutes ces données, il a été établi par des calculs théoriques faisant intervenir notamment les notions de tension superficielle des éléments constitutifs du sang, et des matières constitutives du curseur et de la lame porte-objet, que, dans le cas ou ces dernières sont toutes deux constituées en verre, le curseur de l'hémo-étaleur devait présenter en regard de la goutte de sang à tangenter un bord de contact ici dénommé bord d'attaque, dont le plan fait un angle égal à 300 avec le plan de la lame porte-objet, ce bord de contact étant prolongé, parallèlement à la lame et en contact intime avec elle, par un biseau ou chanfrein de faible largeur s'étendant sur toute la longueur du dit bord d'attaque et dont le plan fait, dans ce but, avec celui du dit bord d'attaque, un angle de 1500. Ces calculs théoriques ont été vérifiés par expérience et celle-ci montre que dès que la goutte de sang est tangentée par la gouttière ainsi formée et deftnie, elle s'étend d'elle-même sur tout le long du dit bord d'attaque et ceci, quelque soit la température ambiante et la viscosité du sang. Selon l'invention, l'hémo-étaleur est également remarquable en ce qu'il comporte des moyens pour déplacer la lame porte objet ainsi en contact avec le curseur à une vitesse constante dans la direction perpendiculaire au bord d'attaque et opposée à ce dernier dès que la répartition de la goutte de sang a été réalisée sur toute la longueur du dit bord d'attaque. I1 a été détenniné expérimentalement que la vi- tesse de défilement de la lame sous le curseur de salut être comprise entre 2 et 3 centimètres par seconde et de préférence de 2,8 centimètres par seconde et qu'elle ne devait en aucun cas dépasser 3 cen timètres par seconde, car au delà de 3 centimètres par seconde, l'on constate que sont provoquées dans l'étalement des altérations qui augmentent avec la vitesse et avec la proximité de l'extrémité distale de cet étalement. Au contraire l'on constate en dessous de 3 centimètres par seconde qu'il n'existe plus, dans l'étalement,de position, ni de direction privilégiée. Selon une forme préférée de réalisation de 1' invention, le curseur est constitué par une lame de verre à faces parallèles de sensiblement 2,5 millimètres d'épaisseur dont le chant inférieur, en contact avec la lame porte-objet constitue le bord d' attaque sur l'arête inférieure duquel est ménagé un chanfrein plan d'une largeur sensiblement égale à 0,5 millimètre, incliné, comme il vient d'être dit, à 1509 par rapport au plan du bord d'attaque du curseur qui est maintenu de manière à faire lui-même avec la lame porte-objet, un angle de 600 dans le cas le plus simple à réaliser, ofl le dit curseur est constitué par une lame parallélépipédique. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un curseur conforme à l'invention et de la lame porte objet et la figure 2 une vue en perspective du curseur. Sur les figures, la référence 1 désigne le curseur maintenu, de façon classique dans le bâti de 1' ho-étaleur, tandis que 2 désigne la lame porteobjet qui est portée par un chariot dépendant de 1' hémo-étaleur et aménagé pour être déplacé à vitesse constante par rapport au curseur fixe perpendiculairement au bord d'attaque de celui-ci. Des moyens sont, en outre, prévus pour amener le bord d'attaque du curseur jusqu'à tangenter la goutte de sang déposée sur la lame et symbolisée sous la référence 3 sur la figure 1. Aucun de ces moyens de maintien ou de déplacement n'a été représenté puisqu'ils peuvent être constitués d'une manière quelconque en vue de réaliser les conditions qui ont été définies dans l'exposé préliminaire ci-dessus. Le bord d'attaque du curseur constitué par son chant inférieur 4 est maintenu incliné à 300 par rapport à la lame porte-objet 2 avec laquelle il vient en contact etroit sur toute sa longueur par un chanfrein 5 de faible largeur,de l'ordre par exemple, de 0,5 millimètre. Il en résulte que, si le curseur présente une épaisseur a de 2,5 millimètres, la largeur active du bord d'attaque 4 sera dun ordre de grandeur légèrement supérieur à 2 millimètres, tandis que, en vue de réaliser la condition de contact du plan du chan- frein 5 avec la dite lame, ce dernier doit présenter un angle de 1500 par rapport au plan du bord d'attaque 4. Dans la pratique, l'on envisage de préférence pour le curseur une longueur b de l'ordre de 20 millimètres, tandis que sa largeur c est de l'ordre de 13 millimètres. La goutte de sang 3 est de préférence la première goutte qui tombe de la légère blessure effectué mécaniquement sur la pulpe d'un doigt du patient en raison de ce que l'on a constaté qu'elle était la seule à présenter à une approximation de 1 à 2% près, les mêmes caractéristiques que le sang veineux de ce dernier, les gouttes ultérieures présentant des modifications par rapport à ce sang veineux et ne poutant, en conséquence, être prises en considération pour des mesures de grande précision. L'opération d'étalement s'effectue de la manière suivante : Le chariot portant la lame 2 est amené de préférence à l'aide de moyens commandés manuellement jus qu a ce que le curseur 1 tangente par son bord d' attaque 4 la goutte de sang 3 préalablement prélevée et déposée comme il vient d'être dit sur la lame porte-objet 2. La goutte de sang se répartit alors immédiatement, sous l'effet de capillarité, sur toute la longueur du bord d'attaque; dès que cette condition est réalisée, les moyens d'entrainement du chariot en translation perpendiculairement au bord d'attaque du curseur sont mis en action et la goutte de sang subit alors un étalement régulier sensiblement jusqu'à l'extrémité distale de cet étalement, l'opération étant effectuée à la vitesse de translation indiquée ci-dessus de 2,8 centimètres par seconde. La lame porte-objet peut alors être extraite du chariot de 1 'hémo-étaleur pour être soumise aux opérations d'examen que l'on se propose d'effectuer. Il doit être précisé que, pour que le phénomène de répartition par capillarité de la goutte de sang et de son étalement sur la lame porte-objet puisse se réaliser normalement, la dite lame, le bord d' attaque du curseur et le chanfrein doivent être parfaitement polis et également parfaitement plans. REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour réaliser un étalement de grande régularité d'une goutte de sang sur une lame porte-objet, du type comportant un curseur porté par des moyens de maintien tandis que sont aménagés des moyens d'entrainement en translation relative de la lame par rapport au curseur perpendiculairement au bord longitudinal ou bord d'attaque de celui-ci qui vient en contact avec la dite lame, le plan du curseur restant parallèle à lui-même, caractérisé en ce que le bord d'attaque est constitué par le chant inférieur plan (4) du curseur (1), que les moyens de maintien du dit curseur sont aménagés de manière telle que le plan du chant (4) fasse avec le plan de la lame porte-objet (2), un angle sensiblement égal à 30Q et que le chant soit prolongé par un chanfrein plan (5) de faible largeur dont le plan fait avec celui du chant (4) un angle de 1500 de manière à venir en contact étroit avec le plan supérieur de la lame (2) sur toute la largeur de l'étalement. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chant (4) constituant le bord d' attaque du curseur présente une largeur de l'ordre de 2 millimètres tandis que le chanfrein (5) présente une largeur de l'ordre de 0,5 millimètre. 3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens d'entrainement en translation relative de la lame porte-objet (2) par rapport au curseur (1), mis en activité après que le curseur ait été amené à tangenter la goutte de sang (3) par son bord d'attaque (4), sont aménagés de manière à déterminer une vitesse de translation relative comprise entre 2 et 3 centimètres par seconde. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la vitesse de translation relative du curseur (1) par rapport à la lame (2) est de pré férence fixée à 2,8 centimètres par seconde. 5 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le curseur (1) reste fixe par rapport au bati de l'appareil tandis que la lame porte-objet (2) est portee dans un chariot aménagé de manière à la déplacer en translation relative par rapport au curseur fixe (1).