La présente invention se rapporte d'une façon générale au domaine des débitmètres qui sont..sensibles aux influences de tourbillons engendrés dans le courant de flui- de et elle concerne plus particulièrement des débitmètres de ce type dans lesquels le captage des effets dus à l'ac- tion des tourbillons est réalisé à distance du courant de fluide. Il est bien connu dans la technique de la con-. ception des débitmètres pour fluides qu'un corps non hydro- dynamique ou un obstacle placé de façon appropriée dans un courant de fluide engendre une série de tourbillons pério- diques habituellement connus sous la désignation de tour- billons de Von Karmann qui partent alternativement des deux côtés opposés du corps, la vitesse de génération de ces tourbillons étant fonction du débit du fluide. Il a déjà été imaginé de nombreux débitmètres dans lesquels un élé- ment capteur placé en aval du corps obstacle interagit d'u- ne certaine façon avec les tourbillons lorsque ces derniers, passent le long de cet élément en se propageant avec le flui- de. Par exemple, s'il est convenablement positionné l'élément capteur subit des impulsions de pression périodiques produi- tes par les tourbillons alternativement sur les deux côtés opposés de l'élément. Les éléments capteurs communément uti- lisés sont capables de convertir ces impulsions de pression alternatives, par exemple en un signal électrique qui est traité et interprété électroniquement pour fournir une re- présentation précise du débit du fluide. Toutefois, il y a différents inconvénients à pla- cer directement un élément capteur dans le courant de flui- de. Tout d'abord, l'exposition au fluide du processus, qui peut être très abrasif ou très corrosif ou qui peut posséder des valeurs extrêmes de température, détermine une détério- ration du capteur et diminue sa durée de vie utile. Même si le capteur n'est pas totalement détruit par les fluides du processus, il est très vraisemblable que la précision de ses mesures sera altérée au fur et à mesure de sa détérioration progressive. Deuxièmement, le remplacement de l'élément eú- fectivement capteur est extrêmement difficile puisque cette opération nécessite généralement une interruption de l'écou- lement du fluide du processus et un démontage du segment de canalisation dans lequel le capteur est placé, ce qui se tra- duit par un temps d'arrêt coûteux. Compte tenu de ce qui pré- cède, il est particulièrement avantageux de positionner l'é- lément capteur en dehors du segment de canalisation et à l'abri des effets destructeurs du fluide du processus, dans un endroit plus acceptable du point de vue de l'environne- ment. Dans un tel arrangement, il devient nécessaire de transmettre les effets mécaniques engendrés par les tourbil- lons, par exemple une vibration ou un mouvement angulaire ou rotatif de l'intérieur de la canalisation à l'emplacement du capteur. Divers dispositifs pour la transmission à l'ex- térieur du mouvement produit par les tourbillons ont déjà été proposés dans la technique antérieure. Il a été dévelop- pé avec différents degrés de succès des dispositifs non mé- caniques, utilisant, par exemple, un couplage magnétique ou des techniques ultra-sonores ou radio-actives. Un moyen de transmission communément utilisé est un dispositif dans le- quel des vibrations ou pulsations sont produites dans un corps placé sur le passage de tourbillons et sont transmi- ses à l'extérieur de la canalisation par une liaison méca- nique accouplée au corps. Le capteur interagit alors avec la liaison mécanique pour engendrer un signal de sortie qui correspond au débit du fluide. La liaison mécanique assure une transmission positive de l'information de débit au cap- teur extérieur. On trouve des exemples représentatifs de ces con- ceptions antérieures dans les brevets des E.U.A. no 3 116639, 3 946 608; et 4 033 189. Toutefois, chacun de ces exemples comporte une caractéristique qui affecte défavorablement l'aptitude du corps et de la liaison mécanique qui lui est combinée à transmettre des signaux d'information produits sous l'influence des tourbillons à l'extérieur de la canali- sation. Par exemple, dans le brevet 3 116 639 précité, une matière de garniture d'étanchéité analogue au caoutchouc, qui est utilisée comme joint d'étanchéité aux fluides autour de l'axe de rotation du corps, exerce inévitablement un frot- tement considérable sur l'arbre, réduisant sa liberté de ro- tation. Cette situation diminue la sensibilité du débitmètre, en particulier lorsqu'on mesure des courants possédant de très faibles débits. Dans les brevets 3 946 608 et 4 033 189 précités, on constate une restriction à la liberté du mouve- ment d'un corps rotatif qui résulte du fait qu'une partie du corps est fixée à l'intérieur de la paroi de la canalisa- tion. Dans chacun de ces cas, il y a dissipation de l'éner- gie cinétique initialement produite dans le corps rotatif par les tourbillons, de sorte que la quantité de mouvement qui est finalement transmise au capteur extérieur et détec- tée par ce capteur est atténuée. Cette atténuation se tra- duit par une perte d'information et une perte d'aptitude à mesurer les très faibles débits. Le but de l'invention est donc de réaliser un dé- bitmètre opérant par captage des tourbillons dans lequel un corps rotatif influencé par les tourbillons ne subit qu'une restriction minimale du mouvement de rotation à l'intérieur de la canalisation pour garantir la transmission maximum des signaux d'information à un capteur placé à l'extérieur de la canalisation. Un autre but de l'invention consiste à isoler le capteur de l'environnement du processus, afin d'éviter les influences destructives sur les capteurs et de faciliter leur entretien. Un autre but est encore de réduire au minimum la possibilité de réaction du débitmètre aux vibrations autres que celles provoquées par la génération des tourbillons. Un autre but de l'invention est enfin de réaliser un débitmètre qui possède une grande sensibilité à l'écoule- ment du fluide, même aux débits extrêmement bas et ceci d'u- ne façon fiable et précise. Un débitmètre à tourbillons suivant un mode pré- féré de réalisation de l'invention comprend une canalisation de transport d'un courant fluide et un corps générateur de tourbillons suspendu à l'intérieur de la canalisation dont les extrémités supérieure et inférieure sont espacées des pa- rois adjacentes de la canalisation et orientées perpendicu- lairement à la direction de l'écoulement. Ce corps est monté libre en rotation dans les parois de la canalisation par un arbre solidaire du corps, une partie de l'arbre débordant longitudinalement d'au moins une des extrémités du corps et faisant saillie à l'extérieur à travers la paroi de la cana- lisation. Le corps générateur de tourbillons comprend égale- ment des surfaces latérales aval d'une seule pièce avec lui qui réagissent aux tourbillons de fluide périodiquement en- gendrés, en tendant ainsi à produire des oscillations angu- laires périodiques du corps et de l'arbre qui en est soli- daire. Le dispositif comprend également un tube relativement mince qui entoure une partie de l'arbre et est fixé à joint étanche à l'arbre par l'une de ses extrémités et à la cana- lisation par l'extrémité opposée. Le tube est suffisamment épais pour former un joint étanche qui empêche le fluide de fuir à l'extérieur du conduit le long de l'arbre et qui est cependant assez mince et souple pour n'exercer que des úor- ces de retenue négligeables sur la rotation de l'arbre. Le débitmètre comprend également un dispositif capteur qui est couplé à la partie extérieure de l'arbre. Le dispositif capteur comprend, d'une part,un mécanisme ex- térieur à la canalisation, destiné à limiter l'amplitude maximum des oscillations angulaires de l'arbre de manière à n'exercer qu'un couple négligeable sur le tube, et, d'autre part, une partie qui est sensible à ces oscillations angu- laires limitées et engendre un signal de sortie indicatif du débit du courant fluide. En raison de la libre rotation du corps générateur de tourbillons et de l'arbre qui en est so- lidaire par rapport à la canalisation, les oscillations an- gulaires produites dans le corps par les influences périodi- ques des tourbillons sont transmises au dispositif capteur, par l'intermédiaire du corps et de l'arbre de rotation avec le minimum d'atténuation. En d'autres termes, la plus grande proportion du signal porteur d'informations qui est produit dans le corps générateur de tourbillons atteint le disposi- tif capteur pour la détection et n'est pas dissipée en per- tes ni dans le conduit ni dans les structures de montage du corps générateur de tourbillons. Par ailleurs, étant donné que le signal est de nature rotatif ou torsionnel, il n'est influencé que dans une mesure minime par les vibrations extérieures qui affec- tent le débitmètre, vibrations qui sont typiquement linéai- res. Suivant un autre aspect de l'invention, le débit- mètre est logé dans un court segment de tube, pour faciliter l'installation dans un pipeline ou une autre canalisation. L'extrémité aval du corps générateur de tourbillons, lors- qu'il est dans sa position de fonctionnement normal, débor- de au-delà de la surface de montage de l'extrémité aval du segment de tube. Ordinairement, cette extrémité saillante serait un obstacle à la facilité de montage du débitmètre. Toutefois, le tube d'étanchéité peut être temporairement dé- solidarisé de la canalisation pour permettre de placer le corps dans une position perpendiculaire à sa position norma- le de fonctionnement. Cette manoeuvre rétracte entièrement l'extrémité débordante dans les limites du segment de tube. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue en élévation avant, en coupe partielle et avec arrachement, qui montre un débitmè- tre suivant l'invention; - la Fig. 2 est une vue de détail du débitmètre, en coupe verticale, qui montre le corps générateur de tour- billons et sa structure de montage - la Fig. 3 est une vue de détail en coupe verti- cale du capteur extérieur et de sa liaison avec l'arbre ro- tatif du corps générateur de tourbillons; - la Fig. 4 est une vue de détail en coupe hori- zontale du capteur extérieur; - les Fig. 5A et 5B sont des vues de détail du mécanisme de serrage de l'arbre rotatif respectivement hors service et en service; - la Fig. 6 est une vue en perspective d'une va- riante de mécanisme de capteur; - la Fig. 7 est une vue de détail en coupe du corps générateur de tourbillons prise suivant la ligne 7-7 de la Fig. 1. Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 1, un dé- bitmètre 11 comprend un bottier extérieur présentant la úor- me d'un court segment de tube 13, présentant un alésage in- térieur 15, et destiné à être intercalé dans une canalisa- tion (non représentée) de fluide en écoulement. Les extré- mités opposées, 17, 19, du segment de tube 13 possèdent des faces verticales l7a, l9a respectivement, qui sont adaptées pour s'appuyer contre des garnitures d'étanchéité classiques connues (non représentées)appuyées elles-mêmes sur les par- ties correspondantes de la canalisation. On peut également utiliser d'autres arrangements de montage tels que des bri- des d'une configuration appropriée pour s'adapter à une ins- tallation particulière. Un corps rotatif 21 générateur de tourbillons est placé à l'intérieur de l'alésage 15 du tube 13, avec son axe longitudinal 23 orienté à peu près transversalement à la di- rection de l'écoulement du fluide à l'intérieur du tube, qui est indiqué par une flèche 25. Ainsi qu'on peut le voir, une extrémité supérieure 27 et une extrémité inférieure 29 du corps générateur de tourbillons sont espacées toutes deux de la surface interne 31 du tube 13 de sorte que le corps n'est niattaché à cette surface interne 31 ni en contact de frotte- ment avec cette surface. Deux plaques 28, orientées dans le sens de l'écoulement du fluide, sont respectivement fixées à ces extrémités opposées 27, 29. Un arbre rotatif 33 est fixé intérieurement au corps générateur de tourbillons et déborde au-delà des deux extrémités 27,29 du corps 21, pour s'engager dans la surface interne 31 du tube. De cette fa- çon, l'arbre et le corps générateur de tourbillons qui en est solidaire sont adaptés pour tourner comme un seul bloc autour de l'axe 23. Dans le mode de réalisation représenté, l'extré- mité inférieure 33a de l'arbre 33 s'appuie dans un logement qui possède une surface interne 37 qui entre en contact avec l'arbre (voir également Fig.2), faite d'une matière an- ti-friction afin de réduire au minimum la résistance de frot- tement à la rotation de l'arbre. Etant donné que, ainsi qu' on l'a représenté, le logement ne traverse pas entièrement le tube 13, il n'est pas nécessaire de prévoir en cet endroit, autour de l'arbre, un mécanisme séparé d'étanchéité au flui- de, qui freinerait les mouvements de l'arbre. En variante, le logement peut 9tre remplacé par l'un quelconque d'une grande diversité de paliers ou dispositifs de flexion a très basse caractéristique de friction qui sont connus dans la technique classique. Le critère principal du choix du monta- ge rotatif approprié de l'arbre 33 consiste en ce que le mon- tage doit assurer à l'arbre le maximum de liberté de rota- tion, aussi bien à vide qu'exposé au fluide du processus. L'extrémité supérieure de l'arbre traverse entiè- rement la paroi du tube 13 pour ressortir à 1' extérieur du tube, o elle est accouplée à un mécanisme capteur 39 dont le fonctionnement sera décrit avec plus de détails dans la suite. L'extrémité supérieure de l'arbre est montée ro- tative sur le tube 13 d'une façon différente de l'arrange- ment utilisé pour monter son extrémité inférieure 33a. Comme on peut le voir en se reportant maintenant à la Fig. 2, un mince tube 41 en forme de fourreau flexible en torsion, en- toure l'arbre 33 le long d'une partie intermédiaire de la longueur de cet arbre. Le tube 41 est fait par exemple d'un métal à grand coefficient d'allongement tel que l'acier ino- xydable ou d'une matière élastomère, pour lui permettre de se tordre sans engendrer de force de contre-rotation d'une intensité appréciable. Ainsi qu'on l'indique dans le mode de réalisation représenté, une partie inférieure 41a du tube 41 est rigidement fixée à la surface externe de l'marbre 33 en un point situé à l'intérieur du corps 21 générateur de tourbillons. Un évidement 45, taillé dans la surface exter- ne de l'arbre reçoit le tube mince 41 et contribue au bon positionnement et au bon logement de ce tube. Le tube 41 est fixé à l'arbre en utilisant une technique connue et clas- sique,telle que le soudage, le brasage, le collage ou un au- tre procédé approprié. Une goupille 47 traverse le corps gé- nérateur de tourbillons et est enfoncée dans l'arbre 33 pour bloquer rigidement le corps sur l'arbre et obliger ces deux éléments à tourner d'un seul bloc. Toutefois, on peut égale- ment utiliser n'importe quel autre arrangement approprié pour relier rigidement ces deux éléments. L'extrémité supérieure du tube mince 41 possède une collerette 49 disposée horizontalement et venue de matiè- re avec le tube. La surface inférieure 49a de la collerette 49 est appuyée sur une garniture d'étanchéité 50 en métal mou. Une vis 51 vissée dans un trou fileté 52 exerce une pression descendante sur la collerette en appliquant cette dernière à force contre la garniture d'étanchéité de maniè- re à établir un joint étanche au fluide. Ce joint empêche le fluide contenu dans le segment de tube 13 de s'écouler le long de la surface externe du tube 41, le long de l'arbre 33 et d'entrer en contact avec le mécanisme capteur 39 (voir Fig.1). Le tube flexible 41 n'exerce qu'une force résis- tante en torsion négligeable sur l'arbre lorsque cet arbre tend à tourner. Bien qu'on cherche à rendre le tube 41 aussi mince que possible, afin d'améliorer sa flexibilité et de ré- duire sa résistance à la torsion, ce tube doit cependant ê- tre capable de résister aux pressions hydrostatiques norma- lement présentes dans la canalisation sans se rompre. C'est pourquoi, selon la matière utilisée, il existe une épaisseur pratique minimum audessous de laquelle on ne doit pas des- cendre pour résister aux pressions de fluide engendrées par un courant de processus particulier. Cette situation implique inévitablement une certaine valeur de résistance à la torsion. Toutefois, par un choix approprié de la nature des matières et des dimensions de l'arbre 33 et du tube 41, on peut ren- dre la rigidité de l'arbre, qui transmet les mouvements du corps rotatif 21 à la région extérieure au tube 13, beaucoup plus grande que celle du tube. Ceci signifie que la faible et inévitable force de résistance à la torsion du tube est en fait comparativement négligeable et qu'elle n'affecte pas de façon perceptible la capacité de l'arbre à tourner. On peut encore réduire l'épaisseur du tube si l'on fait en sorte que le tube entoure l'arbre sous-jacent avec ajustement sans jeu, en utilisant ainsi le soutien additionnel de la surface de l'arbre pour résister à la pression du fluide du processus. L'ensemble de la structure décrite jusqu'à présent réduit à un minimum la perte de l'énergie porteuse d'informations pro- duite dans le corps générateur de tourbillons, soit par la paroi de la canalisation, soit par.les organes de montage sur lesquels l'arbre 33 tourne, o cette énergie serait dissipée en chaleur et perdue. De cette façon, l'énergie est transmise dans la proportion maximum possible du corps 21, par l'in- termédiaire de l'arbre 33, au mécanisme capteur externe 39, dans lequel elle est captée et traitée pour donner une indi- cation des débits de fluide circulant dans la canalisation. Dans les cas o l'on mesure de très faibles débits ou bien o il s'agit de fluides de très faible densité, il va de soi que la quantité d'énergie disponible pour être transmise au corps rotatif est minime. Dans ce cas, les pertes subies pendant la transmission de cette énergie au mécanisme cap- teur extérieur 39 pourraient affecter défavorablement la ca- pacité de mesure des débits faibles, par exemple si le ni- veau du signal restant est insuffisant pour entraîner le mé- canisme capteur. Ainsi qu'on le décrira avec plus de détails dans la suite de la description, bien que le mécanisme cap- teur ne permette pas au corps générateur de tourbillons et à l'arbre qui en est rigidement solidaire de tourner réelle- ment d'un angle appréciable, le corps et l'arbre sont néan- moins capablesd'e-fectuer une rotation pratiquement non frei- née à l'intérieur de la canalisation, ce qui porte au maxi- mum la force du signal porteur d'informations de débit qui est disponible pour être détectée par le mécanisme capteur. Il convient également de souligner qu'il est avan- tageux que le signal porteur d'informations soit transmis au mécanisme capteur par une rotation de l'arbre 33 plutôt que par des mouvements de translation. Ceci parce que, générale- ment, il se manifeste des signaux de bruit sous forme de mouvements linéaires, du type translation, sous l'effet d'ac- célérations linéaires qui résultent de chocs ou contraintes s'exerçant sur l'extérieur de la canalisation. En utilisant un mécanisme capteur qui réagit uniquement à des mouvements de rotation et est effectivement insensible à tous les mou- vements non rotatifs, on évite le grave problème de brouilla- ge par le bruit des signaux d'information de faible niveau. Pour réduire le risque de production de rotations aléatoires dans le corps générateur de tourbillons 21 par des forces extérieures exercées sur le débitmètre 11, l'ar- bre rotatif 33 du mode préféré de réalisation (voir Fig. 1 et 2) est placé au centre de gravité du corps 21, c'est-à- dire au point o la masse totale du corps y compris celle des plaques terminales 28, est répartie symétriquement autour de l'arbre. De cette façon, les accélérations dues aux for- ces extérieures sont appliquées simultanément a des masses égales situées de part et d'autre de l'arbre. Etant donné que la forcé appliquée est égale à la masse multipliée par l'accélération, les forces qui s'exercent sur un c8té de l'arbre et qui, autrement tendraient à faire tourner le corps il autour de l'arbre, sont équilibrées par des forces égales qui s'exercent de l'autre côté de l'arbre en laissant une force rotative résultante nulle. Bien que l'arbre soit de préférence placé au centre de gravité du corps générateur de tourbillons, on peut utiliser n'importe quel ensemble classique de masses d'équilibrage fixé à l'arbre pour obte- nir la symétrie de masse décrite plus haut par rapport à l'arbre. Un tel ensemble de masses d'équilibrage peut même être commodément fixé à la partie de l'arbre qui ressort à l'extérieur de la canalisation 13. A ce point de l'exposé, il peut être utile d'indi- quer la façon dont les oscillations angulaires désirées sont produites dans le corps générateur de tourbillons 21. En se reportant à nouveau à la Fig. 1 les contours du corps 21 sont d'une forme particulièrement choisie pour qu'une partie 21a du corps orientée vers l'amont, qui est venue de matière avec le corps, présente un profil non hydrodynamique au cou- * rant de fluide incident et soit capable d'engendrer une sé- rie de tourbillons alternés dans le courant de fluide, tout d'abord d'un premier c8té du corps puis de l'autre, d'une fa- çon qui est bien connue dans la technique des débitmètres à tourbillons. Une description détaillée du profil particulier du corps qui est appropriée pour la génération de tourbil- lons est contenue dans le brevet des BUA 4 088 020. Les tourbillons sont engendrés à une fréquence proportionnelle au débit du courant de fluide. Lorsque les tourbillons se déplacent dans le sens de la flèche 25, le long de la partie aval du corps générateur de tourbillons, ils exercent une influence alternativement sur une surface latérale avant 53 et une surface latérale arrière 54 du corps (voir Fig.7) . Lorsque l'action du tourbillon produit une pression sur la surface latérale avant 53 du corps gé- nérateur de tourbillons 21, le corps tend à tourner vers l'arrière, pour s'enfoncer au-delà du plan du dessin. Peu après, lorsque l'action des tourbillons produit une pression analogue sur la surface latérale arrière 54 du corps, ce der- nier tend à tourner vers l'avant, dans le sens opposé du sens de l'influence précédente des tourbillons. Lorsque le courant de tourbillons continue à passer le long du corps tournant et exerce une pression alternativement sur les deux côtés de ce corps, ilse crée une tendance à faire tourner ou osciller le corps générateur de tourbillons, ainsi que l'arbre 33 qui en est solidaire alternativement dans les deux sens autour de l'axe de rotation 23. La fréquence à la- quelle cette tendance à osciller se manifeste est la même que la fréquence à laquelle les tourbillons sont engendrés et, ainsi qu'on l'a décrit plus haut, elle dépend du débit d'écoulement du fluide dans la canalisation. Le maximum d'action sur les faces latérales du corps générateur de tourbillons et le maximum de transmis- sion d'énergie à ce corps se produisent lorsque chaque tour- billon est engendré en une nappe unique, en phase, qui s'é- tend sur toute la hauteur ou toute la portée du corps, c'est- à-dire depuis son extrémité supérieure 27 jusqu'à son extré- mité inférieure 29. Dans les débitiIètres à tourbillons de la technique antérieure, dans lesquels les extrémités supé- rieure et inférieure du corps sont en appui contre la face interne de la paroi de la canalisation et sont fixées à cet- te paroi, la présence de la paroi s'oppose à la création d'u- ne turbulence destructive ou"d'effets d'extrémités tridimen- sionnels"-qỉ pourraient être dus à l'écoulement du fluide dans l'espace laissé libre entre les extrémités du corps gé- nérateur de tourbillons et la paroi du tube. Ces effets tri- dimensionnels se traduisent par des tourbillons déphasés, non périodiques, qui empêchent de fournir une information préci- se sur le débit. Etant donné que les extrémités hautes et basses 27, 29, du corps générateur de tourbillons 21 suivant ltinvention sont intentionnellement maintenues à distance de la surface interne 31 de la paroi de la canalisation 13, pour améliorer la capacité de rotation du corps, les plaques de protection horizontales 18 (voir Fig. 1 et 7) sont utilisées en qualité de substituts fonctionnels de la paroi, pour évi- ter ces effets indésirables. Ainsi qu'on l'a représenté sur les Fig. 1 et 7, ces plaques sont relativement minces et possèdent une forme générale rectangulaire bien qu'il soit possible d'adopter d'autres formes et configurations. Les bords des plaques 28 s'étendent de tous côtés au-delà de la périphérie du corps, sur une distance suffisante pour s'op- poser à un écoulement transversal du fluide dans les régions comprises entre les extrémités du corps et la paroi du tube. Dans le mode de réalisation représenté, ces plaques débordent davantage du corps vers l'aval que dans les autres direc- tions. En ce qui concerne la génération effective de tourbil- lons les plaques de protection 28 jouent le même r8le que la paroi de la canalisation. En raison de la nature librement rotative du corps générateur de tourbillons 21 et de l'arbre rotatif 33, qui a été décrite plus haut et en raison de la valeur négligea- ble des forces de freinage du tube 41, les pressions exercées par les tourbillons peuvent créer une rotation mesurable du corps en l'absence de toute retenue imposée de l'extérieur. Toutefois,le corps et l'arbre qui en est solidaire ne sont jamais réellement autorisés à subir des rotations libr L'important est que, plus le corps est libre de tourner à l'intérieur du tube, plus facilement il peut être mis en ro- tation par des tourbillons même relativement faibles engen- drés par des fluides en écoulement lent. Lorsque ce mouve- ment périodique produit par les tourbillons, qui contient l'information de débit, a été transmis avec le minimum d'at- ténuation à l'extérieur de la canalisation par l'intermédiai- re de l'arbre 33, il peut être capté par n'importe lequel d'une grande diversité de détecteurs classiques capables de transformer ce mouvement de vibration en un signal de sortie indicatif du débit. Toutefois, une rotation non freinée de l'arbre imposerait inutilement des contraintes et des fati- gues au tube 41, qui conduirait à une défaillance prématurée du joint étanche au fluide. Il est donc souhaitable d'utili- ser un mécanisme capteur qui s'accouple à la partie extérieu- re de l'arbre et qui applique à cette partie de l'arbre une force de retenue afin de limiter fortement l'excursion an- gulaire de l'arbre. Comme on peut le voir en se référant maintenant à la Fig. 3, un mécanisme capteur 39 de cette configuration particulière est contenu dans un robuste boîtier 59 qui est monté iigidement dans un réceptacle complémentaire 61 lui- même monté sur l'extérieur du tube 13. Le mécanisme 39 est représenté sous la forme d'une unité d'une seule pièce, au- tonome, qui peut être facilement désaccouplée de l'arbre 33 et remise en place suivant le besoin sans perturber l'écoule- ment du fluide à l'intérieur de la canalisation, et qui est isolé des effets perturbateurs du fluide lui-mtme. Un moyeu cylindrique central 63, qui présente une cavité intérieure 65 rétrécie en cône vers le haut, s'ajuste sans jeu sur une partie extrême 67 de ltarbre 33 qui présente une conicité analogue. Un écrou 69, auquel on peut accéder en enlevant un chapeau 71 est vissé sur une partie filetée 73 de l'arbre 67 et exerce une pression descendante sur le moyeu 63 en maintenant ce dernier en prise étroite, sans glissementavec la partie 67 de l'arbre. Cet arrangement garantit que le moyeu tourne comme un seul bloc avec l'arbre. Le moyeu 63 lui-même tourillonne dans des surfaces de portée 75, 77 for- mées dans des supports respectivement supérieur 79 et infé- rieur 81, qui sont fixés rigidement au bo tier. Des bagues toriques respectivement supérieure et inférieure 83, 85, en- tourent le moyeu pour former un joint étanche s'opposant à la pénétration de l'humidité extérieure. Comme on peut le voir en se reportant maintenant aux Fig. 3 et 4, quatre ensembles 87 formant des bras de ro- tor qui s'étendent dans des directions radiales sont fixés solidairement au moyeu 63, ces bras étant disposés à des in- tervalles égaux, de 90 autour de la circonférence du moyeu. Bien que le mode de réalisation représenté comprenne quatre de ces ensembles, il est également possible d'adopter des configurations utilisant des nombres d'ensembles différents. _ Chaque ensemble 87 comprend un corps 89 présentant des sur- faces verticales 90 de forme générale rectangulaire et qui s'étend verticalement le long d'une partie du moyeu 63, avec son axe longitudinal parallèle à celui de l'arbre 33. Des plaques métalliques rectangulaires 91 sont montées pa- rallèlement entre elles sur les surfaces verticales opposées de chaque corps 89, ces plaques étant approximativement de mêmes dimensions que les surfaces verticales 90. Les quatre ensembles rotors 87 sont positionnés respectivement dans quatre cavités verticales 93 ménagées dans le bottier 59 (voir également Fig.4) entre les supports supérieur et inférieur 79 et 81 (voir Fig.3). Des plaques métalliques 97 sont fixées aux parois verticales qui définis- sent les cavités 93, chaque plaque étant disposée en face de la plaque 91 correspondante de l'ensemble bras de rotor 87 correspondant et à distance de cette plaque 91. Les espa- ces vides 101 compris entre les plaques fixes 97 et les pla- ques 91 des ensembles bras de rotors mobiles 87 sont remplis d'une matière diélectrique élastique 102 qui ne permet que des variations limitées de l'intervalle entre les plaques opposées, quelle que soit la valeur du couple développé par l'arbre. Cette matière élastique possède de préférence une caractéristique d'élasticité appropriée telle que des ampli- tudes typiquement petites du couple engendré par les tourbil- lons associés à un courant très lent du fluide en mouvement puisse produire une rotation perceptible de l'arbre et, par conséquent, une variation perceptible de l'intervalle entre plaques, tandis que les valeurs de couple considérablement supérieures correspondant à des écoulements rapides du flui- de ne se traduisent pas par des rotations excessives. Par exemple, on peut utiliser avantageusement une matière ayant une caractéristique élastique non linéaire. Ainsi qu'on l'a mentionné brièvement plus haut, cette restriction de la rb- tation de l'arbre évite la fatigue du tube d'étanchéité 41. Chaque ensemble composé d'une plaque fixe 97, de la plaque mobile 91 correspondante et du diélectrique 102 interposé forme effectivement un condensateur variable- et les variations de l'intervalle entre plaques qui ont été mentionnées plus haut se traduisent par des variations de la capacité de ce condensateur. Il est évident que la capa- cité varie périodiquement sous l'effet des mouvements pério- diques que l'arbre décrit sous l'influence des tourbillons. Chacun des condensateurs est relié par une interconnexion appropriée (non représentée> à un circuit électronique clas- sique 103 représenté schématiquement sur la Fig. 1, qui est capable de réagir aux variations périodiques de la capacité et de les convertir en un signal de sortie indicatif du dé- bit du fluide. Les détails spécifiques d'un circuit capable d'assurer une telle fonction seraient évidents pour l'homme d'art et on a donc omis de les indiquer dans le présent mémoire. Bien que le capteur travaille sur le principe consistant à détecter une valeur de capacité qui varie pé- riodiquement, il est possible de concevoir d'autres métho- des de détection tout aussi acceptables. Par exemple, un cristal piézoélectrique peut être interposé dans la masse de la matière diélectrique élastique pour produire des impul- sions électriques périodiques lorsque le cristal subit des contraintes mécaniques. En variante, on peut utiliser un capteur optique convenablement placé pour détecter visuelle- ment les mouvements des ensembles rotors et produire un si- gnal de sortie approprié. Il convient de remarquer que, étant donné que, pour mesurer le débit, il suffit de détecter la fréquence et non pas l'amplitude de l'excursion, le signal de sortie en fréquence produit par le capteur est particulièrement adaptable à un dispositif numérique. On n'a pas à effectuer de conversion d'analogique en numérique du signal de sortie. Etant donné que le mécanisme capteur 39 repré- sente la seule structure du débitmètre qui exerce intention- nellement une restriction appréciable à la rotation de l'ar- bre, il se pose un problème lorsqu'il est nécessaire de dé- connecter le mécanisme capteur pour le remplacer ou le ré- parer. Si l'écoulement du fluide dans la canalisation ne doit pas être interrompu pendant cette opération, les tour- billons risquent d'imprimer des rotations excessives au corps générateur de tourbillons qui est libre en rotation, imposant ainsi des contraintes inutiles au tube d'étanchéi- té 41. En conséquence, pour éviter cet effet potentiellement destructif, on prévoit suivant l'invention un mécanisme ajus- table de serrage de l'arbre. En se reportant maintenant aux Fig. 3 et 5A, on voit que le réceptacle 61 en forme de godet utilisé pour contenir le mécanisme capteur présente un épau- lement 105 en saillie vers l'extérieur qui s'étend le long de sa circonférence. Une bague d'accouplement 107 comporte une lèvre 109 en saillie vers l'intérieur qui porte contre cet épaulement. La surface interne 107a de la bague d'accou- plement est vissée sur un bossage fileté 111 prévu sur la face externe du tube 13. Une série de ressorts en C 113 sont fixés à la face inférieure du réceptacle 61 au niveau de leur extrémité supérieure et à la face supérieure du bossage 111 au niveau de leur extrémité inférieure. Les ressorts 113 sont régulièrement espacés le long de la circonférence inté- rieure de la bague d'accouplement 107 et ils exercent une sollicitation vers le haut sur le réceptacle 61 de manière à maintenir un passage libre 115 entre ce réceptacle et la face supérieure du bossage 111. En tournant la bague d'ac- couplement filetée 107, on fait varier la compression des ressorts 113 et on modifie la hauteur de ce passage 115. Le passage contient un disque 117 venu d'une seu- le pièce avec l'arbre 33 et qui fait saillie sur cet arbre radialement vers l'extérieur. Pendant le fonctionnement nor- mal du débitmètre, ce disque 117 est libre de tourner avec l'arbre 33 à l'intérieur du passage 115. Au contraire, lors- qu'il est nécessaire de déconnecter le mécanisme capteur 39 de la partie 67 de l'arbre, on tourne la bague d'accouplement 107 dans le sens approprié pour attirer le réceptacle 61 vers le bas, en comprimant ainsi les ressorts 113, jusqu'à ce que le disque 117 soit serré entre la surface supérieure 1lla du bossage et une saillie annulaire 119 qui pend de la surface inférieure du réceptacle (voir Fig.5B). Cet arrangement s'op= pose à toute rotation de l'arbre en dépit des influences des tourbillons sur le corps générateur de tourbillons 21. Lors- qu'on a remplacé le mécanisme capteur extérieur 39, on tour- ne la bague d'accouplement 107 dans le sens inverse pour laisser le réceptacle 61 s'élever, sous l'influence des res- sorts 113, jusqu'à ce que le disque 117 soit à nouveau libre de tourner. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, le mode de réalisation représenté utilise un segment de tube 13 relati- vement court comme bottier extérieur. Ceci facilite la mise en place du débitmètre dans une canalisation et a également pour effet de faire de cet appareil un organe capable de remplacer d'autres débitmètres à profil étroit. Toutefois, cet avantage est perdu si le corps 21 générateur de tourbil- lons ou d'autres éléments solidaires de ce corps font saillie au-delà de l'extrémité du bottier. Par exemple, sur la Fig.2, les plaques de protection 28 sont représentées dans une forme qui déborde à l'extérieur du tube 13. Toutefois, la largeur du corps 21 c'est-à-dire sa dimension mesurée perpendiculai- rement à la fois à la direction de l'écoulement du fluide et à son axe longitudinal 23 est généralement plus petite que sa longueur, c'est-à-dire sa dimension mesurée dans la direc- tion de l'écoulement du fluide. Lorsque la vis 51 (voir Fig. 2) a été desserrée, la nature librement rotative du corps permet pour le montage de faire tourner le corps jusqu'à ce que sa partie de largeur plus étroite soit alignée dans la direction de l'écoulement du fluide et qu'aucune partie du corps rotatif-ne déborde au-delà des limites du bottier. Na- turellement, cette rotation implique la désolidarisation en- tre le mécanisme capteur 39 et la partie supérieure 67 de l'arbre, et la manoeuvre du mécanisme de serrage de l'arbre qui a été décrit plus haut, pour maintenir le corps en posi- tion de montage. Lorsque l'ensemble du débitmètre a été con- venablement monté dans la canalisation, on libère l'arbre, on ramène manuellement le corps générateur de tourbillons à sa position de travail normale et on accouple le mécanisme capteur à l'arbre. Il peut être prévu des repères appropriés sur l'arbre et sur le bottier pour indiquer la position re- lative du corps rotatif par rapport à la direction de l'é- coulement, afin de garantir le bon alignement du corps rota- tif au début du fonctionnement normal. En se reportant à la Fig. 6, on voit qu'on a re- présenté une variante de capteur extérieur 121 qui est par- ticulièrement utile dans un débitmètre suivant l'invention. Comme dans le cas du capteur 39 décrit précédemment, le cap- teur 121 peut être désaccouplé du débitmètre sans exiger l'interruption de l'écoulement du fluide du processus. Un bottier 123 comprend une plaque de montage inférieure hori- zontale 125 destinée à fixer le capteur au tube 13 (voir Fig. 1). L'arbre 33 s'élève au travers à la fois d'un trou d'accès 127 ménagé dans la plaque 125, d'un bloc de liaison rotatif 129 et d'un trou d'accès ménagé dans la surface su- périeure du bottier 123 et se termine par un écrou 131 qui est vissé sans jeu sur la partie supérieure filetée 73 de l'arbre. Une vis d'arrêt (non représentée) prévue à l'arriè- re du bloc de liaison rotatif fixe rigidement ce bloc à l'arbre, et contraint le bloc à osciller conjointement avec l'arbre. Dans le mode de réalisation représenté, une bande d'acier inoxydable 132 est fixée de façon réglable au bot- tier 123 à chacune de ses extrémités au moyen de brides de serrage 133 qui sont maintenues en place par des vis 135. La bande traverse le bloc de liaison 129 et lui est rigide- ment fixée de sorte que les oscillations du bloc de liaison font varier périodiquement la tension appliquée à la bande. Il est clair que, lorsque le bloc tourne dans le sens des ai- guilles d'une montre (vu de dessus), de façon à augmenter la tension exercée sur la partie droite de la bande,il di- minue en même temps la tension exercée sur la partie gauche. L'inverse se produit lorsque le bloc change de sens et tour- ne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Un réglage approprié de la tension initiale de la bande effectué alors que le bloc de liaison 129 est au repos, garantit que le capteur 121 assure le type approprié de re- tenue qui est nécessaire pour l'efficacité du fonctionnement du débitmètre. Un léger mou dans les parties droite et gauche de la bande permet au bloc de liaison de tourner légèrement dans les deux sens avant qu'il ne s'établisse dans la bande une tension suffisante pour résister à la poursuite du mouve- ment. De cette façon, le capteur demeure sensible aux petits mouvements de l'arbre qui se produisent aux faibles débits tandis que, grâce à la très grande résistance à la traction de la bande, il fixe une limite à l'amplitude maximum du mouvement qui peut se manifester à des débits beaucoup plus élevés. Lorsque les parties de droite et de gauche de la bande sont alternativement tendues et relâchées, leurs sur- faces planes fléchissent alternativement vers l'avant et l'arrière dans les sens indiqués par la flèche 136. La vites- se du mouvement de l'arbre, qui est déterminée par le débit circulant dans la canalisation, est captée par la détection des fléchissements périodiques de la bande. Dans le mode de réalisation représenté, un ajutage 138 est placé à petite distance derrière la bande, pour former un dispositif volet- ajutage classique. Lorsqu'une source d'air (non représentée) est reliée à l'ajutage, le mouvement de rapprochement de la bande par rapport à l'ajutage provoque un accroissement de la pression intérieure de l'ajutage, tandis que le mouvement d'éloignement diminue inversement la pression. Des mouvements périodiques de la bande, même de l'ordre de quelques centiè- mes de millimètre, produisent un signal pneumatique périodi- que représentatif du débit. En variante, le fléchissement de la bande peut être détecté, par exemple au moyen de disposi- tifs capteurs magnétique ou optiques. Il convient de souligner que le débitmètre suivant l'invention peut être adapté pour mesurer le débit massique aussi bien que la vitesse de l'écoulement. Alors que la vitesse du mouvement de rotation de l'arbre 33 est proportion- nelle à la vitesse V du courant de fluide, le fluide exerce également en même temps une force supplémentaire sur l'en- semble arbre-corps, dans le sens de l'écoulement du fluide, et cette force est proportionnelle à eV, e étant la masse volumique du fluide. On peut utiliser des transducteurs d'u- ne conception connue pour mesurer la force en e v2. Le cal- cul e v donne le débit massique du fluide. V Il va de soi que l'on peut apporter diverses mo- difications au mode de réalisation représenté sans sortir du cadre de l'inventions par exemple, il est évident qu'on peut utiliser d'autres formes de surfaces de portée pour as- surer la liberté de rotation de l'arbre et d'autres formes de mécanismes capteurs pour réagir aux rotations limitées de l'arbre. REVENOICATIONS R E VT E NT O I C A T I 0 N S 1 - Appareil pour mesurer le débit d'un courant de fluide caractérisé en ce qu'il comprend: un conduit (13) pour transporter ledit courant de fluide; un corps généra- teur de tourbillons (21) de forme allongée, placé dans ledit conduit (13) et disposé de manière que son axe longitudinal (23) soit perpendiculaire à la direction de l'écoulement du fluide pour engendrer des tourbillons alternativement sur ses deux faces opposées, de sorte que ce corps subisse un couple alternatif autour de son axe longitudinal, des moyens formant arbre porteur (33) fixes audit corps (21) et alignés sur ledit axe longitudinal (23), ces moyens (33) étant mon- tés pour tourner dans ledit conduit (13) autour dudit axe (23) et ayant une extrêmité (67) qui sort de la paroi du conduit à travers une ouverture de ce conduit; un tube fle- xible (41) relativement mince qui entoure une partie desdits moyens formant arbre porteur (33) dans la région adjacente à ladite extrémité (67) et qui est coaxial à ces moyens, l'extrémité extérieure du tube (41) étant fixée à la paroi dudit conduit (13) à joint étanche et l'extrémité intérieure Ela) du tube (41) étant fixée auxdits moyens formant arbre porteur (33) à joint étanche, de manière à empêcher le flui- de de s'échapper par ladite ouverture, et des moyens cap- teurs (39), extérieurs au conduit (13) et accouples auxdits moyens formant arbre porteur (33), pour développer un signal représentatif du débit de courant de fluide. 2 - Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que les extrémités dudit corps générateur de tourbillons (21) sont physiquement espacées dudit conduit (13) et que le corps (21) est maintenu en position dans le- dit conduit par lesdits moyens formant arbre porteur (33). 3 - Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que ledit tube (41) est fait d'acier inoxyda- ble. 4 - Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que ledit tube (41) est fait d'une matière é- lastomère. - Appareil suivant la revendication 2, caracté- risé en ce qu'il comprend en outre des moyens (28) servant a empêcher le fluide de passer dans les régions comprises entre les extrémités du corps (21) et les parois du conduit (13). 6 - Appareil suivant la revendication 5, caracté- risé en ce que lesdits moyens (28) comprennent deux plaques parallèles (28) fixées respectivement aux extrémités oppo- sées dudit corps et qui font saillie au-delà de la périphé- rie extérieure de ce corps. 7 - Appareil suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que lesdits moyens capteurs extérieurs (39) com- prennent desmoyens destinés à restreindre l'amplitude du mouvement de rotation dudit arbre sous l'action dudit couple alternatif et des moyens qui réagissent au dit mouvement de rotation restreint en développant un signal indicatif du débit du fluide. 8 - Appareil suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que lesdits moyens capteurs (39) comprennent: un bottier (59) fixe par rapport audit conduit (13); un moyeu central (63) logé dans ce bottier et adapté pour être fixé rigidement à ladite extrémité (67) des moyens formant arbre porteur (33) et pour se déplacer avec ces derniers; plu- sieurs rotors (87) fixés rigidement au moyeu (63), qui font saillie radialement vers l'extérieur sur ce moyeu et qui sont espacés dudit bottier (59); une matière élastique (102) qui comble les espaces compris entre les rotors (87) et le bottier (59), cette matière restreignant l'amplitude du mou- vement des rotors (87) par rapport au bottier (59); et des moyens sensibles au mouvement restreint des rotors pour dé- velopper un signal représentatif du débit du courant de flui- de. 9 - Appareil suivant la revendication 8, caracté- risé en ce que lesdits moyens sensibles comprennent un cris- tal piézo-électrique placé dans la masse de ladite matière élastique (102) et qui subit les contraintes mécaniques pro- duites par le mouvement desdits rotors (87). - Appareil suivant la revendication 8, carac- térisé en ce que lesdits moyens sensibles comprennent des moyens optiques disposés de manière à détecter les mouvements desdits rotors (87). 11 - Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que lesdits moyens capteurs comprennent un bot- tier (59) fixe par rapport audit conduit (13), un moyeu cen- tral (63) logé dans ledit bottier (59) et adapté pour pou- voir être fixé rigidement à ladite extrémité de ladite par- tie (67) de l'arbre porteur (33) et se déplacer conjointement avec elle; et un jeu de rotors (87) qui font saillie radia- lement vers l'extérieur sur le moyeu et sont espacés dudit bottier (59), chacun de ces;rotors comprenant @ un corps (89) fixé rigidement audit moyeu (63) et au moins une première plaque métallique (91) disposée sur les surfaces externes du corps; un jeu de deuxièmes plaques métalliques (97) fixes par rapport au bottier (59), espacées des rotors (87) et desdites premières plaques métalliques (91) et disposées re- lativement à ces rotors et à ces plaques métalliques de ma- nière à former un jeu de condensateurs avec ces plaques mé- talliques (91); et une matière diélectrique élastique (102) qui remplit les espaces entre lesdites premières plaques mé- talliques (91) et lesdites deuxièmes plaques métalliques (97), cette matière limitant l'amplitude du mouvement des rotors par rapport auxditesdeuxièmes plaques métalliques (97), de sorte que le mouvement périodique desdits rotors relative- ment auxdites deuxièmes plaques métalliques résultant des rotations de l'arbre (33) produit une variation périodique de capacité à une fréquence qui correspond au débit. 12 - Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que lesdits moyens capteurs comprennent: un bottier (123); un bloc de liaison (129) logé dans ledit bottier (123), fixé rigidement à ladite partie de l'arbre et capable de se déplacer conjointement avec cette dernière; une mince bande métallique (132) fixée audit bloc de liaison (129) et qui fait saillie au-delà de ce bloc à chacune de ses extrémités, les extrémités de ladite bande (132) étant fixées rigidement audit bottier, ladite bande présentant un mou suffisant pour qu'il puisse se produire une rotation limitée dudit bloc et de la partie de l'arbre à laquelle il est fixé avant que la bande ne soit tendue; et des moyens de détection (133) destinés à saisir le mouvement périodique de ladite bande lorsque cette bande se tend et se détend al- ternativement sous l'effet des rotations de l'arbre. 13 - Appareil suivant la revendication 12, carac- térisé en ce que lesdits moyens de détection comprennent un ajutage d'air (138) disposé par rapport à ladite bande métallique mobile (132) de manière à former avec elle une combinaison pneumatique volet-ajutage de sorte que ledit mouvement périodique de la bande (132) produit une variation périodique correspondante de la pression d'air régnant dans ledit ajutage (138). 14 - Appareil suivant la revendication 12, carac- térisé en ce que lesdits moyens de détection comprennent des moyens optiques. - Appareil pour mesurer le débit d'un courant de fluide caractérisé en ce qu'il comprend: un conduit (13) destiné à transporter ledit courant de fluide; un corps gé- nérateur de tourbillons (21) suspendu dans ledit conduit de manière que ses extrémités supérieure et inférieure soient espacées des parois adjacentes dudit conduit, et orienté per- pendiculairement à la direction de l'écoulement, ce corps (21) étant monté libre en rotation dans ledit conduit (13) au moyen d'un arbre (33) qui en est solidaire, une partie de cet arbre faisant saillie longitudinalement d'au moins l'une desdites extrémités du corps et ressortant à l'exté- rieur dudit conduit (13) en traversant ce dernier, et ledit corps (21) comprenant en outre des surfaces latérales aval venues d'un seul tenant avec le corps et qui sont sensibles aux tourbillons de fluide périodiquement engendrés, en ten- dant ainsi à produire des oscillations périodiques du corps et de tl'arbre (33) qui en est solidaire; un tube (41) re- lativement mince qui entoure ladite partie de l'arbre, qui est fixé a joint étanche audit arbre par l'une de ses extrémités et est adapté pour être fixé audit conduit (13) à joint é- tanche par son extrémité opposée, ce tube (41) étant suffi- samment épais pour former un joint étanche capable d'empe- cher le fluide de s'échapper à l'extérieur du conduit en pas- sant le long de l'arbre et étant cependant suffisamment min- ce et flexible pour n'exercer que des forces de retenue né- gligeables sur la rotation de l'arbre (33); des moyens cap- teurs (39) situés à l'extérieur du conduit (13) et accouplés a ladite partie de l'arbre et qui comprennent des moyens destinés à restreindre l'amplitude maximum des oscillations angulaires de l'arbre, de manière qu'il ne s'exerce qu'un couple négligeable sur ledit tube (41), et des moyens sensi- bles auxdites oscillations angulaires restreintes qui engen- drent un signal de sortie indicatif du débit dudit courant de fluide; de sorte que les oscillations angulaires produi- tes dans ledit corps (21) par les influences périodiques des tourbillons sont transmises auxdits moyens capteurs par l'in- termédiaire dudit corps (21) et dudit arbre (33) avec le minimum d'atténuation grâce à la nature librement rotative du corps et de l'arbre par rapport au conduit. 16 - Appareil suivant la revendication 15, carac- térisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (117, 119) pouvant être actionnés à volonté de l'extérieur pour empê- cher l'arbre de tourner lorsqu'on désaccouple lesdits moyens capteurs de ladite partie de l'arbre. 17 - Appareil suivant la revendication 15, carac- térisé en ce que ledit tube (41) est adapté pour être fixé audit arbre (33) à joint étanche par des moyens d'accouple- ment réglables et déverrouillables (51) qui compriment une portion (4-9) de ladite extrémité opposée du tube (41) contre le conduit (13) pour établir un joint étanche. 18 - Appareil pour mesurer le débit d'un courant de fluide, caractérisé en ce qu'il comprend: un conduit (13) destiné à transporter ledit courant de fluide; un corps générateur de tourbillons (21) suspendu dans ledit conduit de manière que ses extrémités supérieure et inférieure soient espacées des parois adjacentes dudit conduit, et orienté perpendiculairement à la direction de l'écoulement, ce corps (21) étant monté libre en rotation dans ledit conduit (13) au moyen d'un arbre (33) qui en est solidaire; une partie de cet arbre faisant saillie longitudinalement d'au moins l'une desdites extrémités du corps et ressortant à l'extérieur du- dit conduit (13) en traversant ce dernier, et ledit corps (21) comprenant en outre des surfaces latérales aval venues d'un seul tenant avec le corps et qui sont sensibles aux tourbillons de fluide périodiquement engendrés, en tendant ainsi à produire des oscillations périodiques ducorps et de l'arbre (33) qui en est solidaire; une paire de plaques pa- rallèles (28) fixées auxdites extrémités opposées dudit corps (21) et qui débordent au-delà de la périphérie exté- rieure de ce corps de manière à empêcher le fluide de passer dans les régions comprises entre les extrémités du corps et les parois dudit conduit (13); un tube (41) relativement mince qui entoure ladite partie (67) de l'arbre, qui est fi- xé à joint étanche audit arbre par l'une de ses extrémités et est adapté pour être fixé audit conduit (13) à joint étan- che par son extrémité opposée, ce tube (41) étant suffisam- ment épais pour former un joint étanche capable d'empêcher le fluide de s'échapper à l'extérieur du conduit en passant le long de l'arbre et étant cependant suffisamment mince et flexible pour n'exercer que des forces de retenue négligea- bles sur la rotation de l'arbre (33)>et des moyens capteurs extérieurs (121) couplés à ladite partie d'arbre et compre- nant: un bottier (123); un bloc de liaison (129) logé dans ledit bottier (123), fixé rigidement à ladite partie de l'ar- bre et capable de se déplacer conjointement avec cette der- nière; une mince bande métallique (132) fixée audit bloc de liaison (129) et qui fait saillie au-delà de ce bloc à chacune de ses extrémités, les extrémités de ladite bande (132) étant fixées rigidement audit bottier, ladite bande présentant un mou suffisant pour qu'il puisse se produire dans les deux sens, une rotation limitée dudit bloc et de la partie de l'arbre à laquelle elle est fixée avant que la bande ne soit tendue; un ajutage d'air (138) disposé par rapport à ladite bande métallique mobile (132) de manière à former avec elle une combinaison pneumatique voletajutage de sorte que ledit mouvement périodique de la bande (132) produit une variation périodique correspondante de la pres- sion d'air régnant dans ledit ajutage (138), des moyens sen- sibles auxdites variations périodiques de pression engendrant un signal de sortie indicatif du débit dudit courant de flui- de; de sorte que les oscillations angulaires produites dans ledit corps (21) par les influences périodiques des tourbil- lons sont transmises auxdits moyens capteurs le long dudit corps et dudit arbre avec le minimum d'atténuation grâce à la nature librement rotative du corps et de l'arbre par rap- port au conduit.