Coffrage de section réglable pour la coule de poteaux en matériau moulable tel le béton éventuellement armé. Pour la coulée de poteaux en béton, il est connu d'une part, d'utiliser des banches, c1est-à-dire des feuilles coffrantes raidies dans deux directions perpendiculaires, ces banches étant de largeur correspondant chacune à celle, des faces du poteau qu'elle coffrera et, d'autre part, de les assembler par paires au moyen d'équerre garantissant la correction angulaire des demi coquilles rigides ainsi réalisées. Avant de les relier entre elles,au moyen de tirants ou de boulons à oeils saisissant en leurs extrémités libres, les branches desdites équerres qui forment alors ensemble des ceintures complètes. Ces coffrages de poteau sont très pratiques mais ont toutefois l'inconvénient d'être adaptés.excIusivement à un poteau de section particulière. Or, en construction, on rencontre des poteaux dont les faces ont des largeurs variant de cent cinquante millimètres à cinq cents millimètres. Aussi, pour les réaliser, ltentrepreneur doit-il disposer de nombreux coffrages, ce qui est très coûteux et nécessite par ailleurs une airEe de stockage importante. Afin d'obvier cet inconvénient, sont apparus sur le marché des coffrages pour poteaux de section réglable, lesquels peuvent 8tre classés en deux catégories. Dans la pre@ière catégorie (voir brevet français 1.144.216), on trouve des coffrages du type précité dont les équerres ont des branches aptes à recevoir les panneaux coffrant de la largeur des poteaux de plus grande section, mais sur lesquelles équerres ne sont en fait fixés que des panneaux de la largeur correspondante à la plus petite section et à côté desquels peuvent être fixés plusieurs panneaux étroits jusqu'à atteindre la largeur nécessaire. Avec les coffrages de cette catégorie, les inconvénients rési- dent dans la coinplexité du montage côte à côte des divers panneaux réalisant une même face et dans la multiplication des plans de joints qui en découle et nécessite donc généralement des retouches sur le poteau ainsi moulé poureen ôter les bavures du béton. Dans la seconde catégorie de coffrages, on trouve un matériel dont les quatre banches sont indépendantes et de largeur suffisante pour coffrer les poteaux de plus grande section et disposées toutes avec leur excédent de largeur d'un même côté par exemple sur leur côté gauche, pour que leur autre côté puisse prendre appui contre la face coffrante de l'amorce de l'excédent de largeur du panneau adjacent et y être fixé au moyen dtorganes tels des boulons traversant l'un des perçages exécuté à cet effet dans ledit panneau adjacent. Grâce à cette disposition particulière des panneaux, ceux-ci peuvent réaliser des coffrages allant de la plus petite à la plus grande section des poteaux et ce, par paliers correspondant à l'espacement desdits perçages prévus dans les panneaux. Le montage de ce type de coffrage est plus simple. Toutefois, outre que la correction angulaire du montage par boulons est incertaine et de plus qu'il est fréquent que des boulons s'égarent, des défauts à retoucher sont créés sur les poteaux par les per çages prévus pour des positions des boulons correspondant à des sections inférieures à celles en cours de coulée, à moins de prévoir des moyens capables de les boucher, mais qui alors compliquent le montage et majorent le prix de revient. Un résultat que l'invention vise à obtenir est.-un coffrage permettant de réaliser des poteaux de section réglable qui est néanmoins de montage simple, sans perçage des parois coffrantes, sans autres plans de joints qu'auxarêtes et oui garantit une parfaite correction angulaire. Â cet effet, l'invention a pour objet un tel coffrage notamment caractérisé en ce que ses parois coffrantes sont dépourvues de tout perçage et en ce que ses troyens de jonction consistent Srincipale- ment en des brides, d'une part, saisissant une première banche en passant par son bord situé du côté de l'excédent de largeur, et, d'autre part, l'appliquant contre la rive de la banche adjacente en saisissant cette banche adjacente ,ar l'intermédiaire de bras répartis au long de cette rive et visés à la paroi externe de c -- te banche. T'invention sera bien comprise à l'aide d-- la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement : - Figure 1 : un détail de la jonction des banches - Figure 2 : le coffrage vu de dessus en position coffrante - Figure 3 : le coffrage vu de dessus en position de coffrage. Ce coffrage OUI l'obtention de poteau 1 (figure 3) de section variable, comprend quatre banches 2, 3, 4,- 5 formées chacune (figure 1) d'une feuille o, telle une tole par exemple de quatre millimètres d'épaisseur, pourvue de raidisseurs horizontaux 7 et verticaux 8. Chaque banche à une largeur L au soins légèrement supérieure a celle de la face du poteau de la plus grande section susceptible d'être requise. Au montage, les excédents de largeur X sont tous situés du même côté des banches, par exemple vers leur rive droite 9, afin que leur autre coaté 10,soit dans cet exemple, leur rive gauche, puisse prendre appui contre la face coffrante Il de la feuille 6. A ce stade de la description, ce.coffrage correspond à un coffrage connu cité plus haut comme appartenant à la seconde catégorie Par contre, le coffrage selon l'invention n'a pas comme les coffrages connus de cette catégorie ses banches assemblées par des boulons traversant des perçages exécutés dans les parois coffrantes desdites banches, ses parois étant d'ailleurs dépourvues de tout perçage. Pour cet assemblage des banches, sont en effet utilisés les moyens nouveaux maintenant décrit. Ces moyens consistent principalement en des brides 12, dTune part saisissant une première banche en passant par son bord situé du côté de l'excédent de largeur et, d'autre part, l'appliquant de la banche adjacente contre la rive 10 en saisissant cette banche adjacente par l'intermédiaire de bras 13 répartis à cdt est au long de cette rive 10 et fixésperpendiculairement à la face externe de cette banche . Ces bras ont une longueur au moins légèrement supérieure à la diffé- rence de largeurs entre les faces des poteaux de section les plus grandes et les -zlus petites, afin de former une saillie par rapport à l'excédent de largeur de la première banche citée. Dans un mode préféré, chaque bride est fixée à son bras par l'intermédiaire d'une gouiillz ou broche 14 engagée dans un per- çage du pied de la bride et dans l'un des perçages 15 exécutés de place en place au long de ce bras. Pour obtenir des positions intermédiaires de la bride au long du bras, le pied 16 de la bride 12 peut présenter un second per çage 17 distant du précédent d'une valeur différente de l'espace- ment des perçages 15 du bras; -par exemple, les perçages du bras seront exécutés tous les cinquante millimètres et les deux per- çages de la bride seront distants de vingt cinq millimètres, ce qui permettrait un réglage par paliers de vingt cinq millimètres. Pour obtenir une bonne assise de la bride, il est avantageux de réaliser chaque bras 13 au moyen de deux profilés 18 en réservant entre eux un espace 19 ou fente dans laquelle s'insère le pied de la bride. Afin de ne pas égarer la broche 14, celle-ci peut être associée à l'une des banches par un lien 20 tel qu'une chaînette. Plutôt qu'un bridage par une patte plus ou moins engagée sur le pied de bride par un écrou, ce qui serait fragile et nécessiterait une clef de manoeuvre, ce bridage s'opère à l'aide d'un coin ou clavette 21 engagée dans une lumière 22 de la bride et repoussant la face arrière 29 de la première banche contre le champ de l'autre banche en prenant appui sur le fond de la lumière 22 de la bride 12. Afin de ne pas égarer le coin, celui-ci peut porter à chaque extrémité une butée 24, 25 limitant son coulissement, ce qui par ailleurs, élargit les surfaces permettant la commande du coin par chocs sur celles-ci au moyen d'un élément quelconque jouant le rale d'un-marteau De même, afin de ne pas égarer ou positionner défectueusement la bride, celle-ci reste avantageusement associée au champ 9 de l'excédent de largeur Jar une lame 'G tixge perpendiculairement à ce champ, traversant également la lumière @2 de la bride, avant de se terminer par une plaque de butée 27. De préférence, cette plaque de butée 27 a une largeur suffisante pour prendre aui d'une part, contre la face interne du coin Lt, et, d'autre part, contre le bras 13, ce qui augmente l'assise d'une banche sur le champ de autre et garantit ''équerrage rigou reux. Cette augmentation de l'assise peut encore être accentuée par l'utilisation d'une telle butée qui serait inclinée pour reporter son appui sur le bras plus loin du champ de l'autre banche. Pour le décoffrage, diverses méthodes peuvent être adoptes en plus de celle qui évidemment consisterait à séparer les quatre banches par déblocage des coins 21 puis retrait des broches 14 aux quatre angles du poteau, mais oui n' est suivie que dans le cas ou le coffrage doit être ensuite réutilisé pour un poteau de section différente. Selon une première méthode qui est représentée figure 3, on ne démonte le coffrage comme ci-dessus Qu'aux deux angles opposés diagonalement, ce qui réalise deux demi coquilles formées chacune de deux panneaux déjà assemblés en bonne position pour le coffrage d'un autre poteau de même section d'où un gain de temps. Selon une autre méthode, comme-ci-dessus, on débloque tout d'abord les coins de deux angles opposés diagonalement seulement, mais ensuite on ne retire les broches que de l'un de ces mêmes angles, les broches de l'autre angle demeurant alors pour former l'axe d'une charnière, autour duquel axe les demi coquilles peuvent s'articuler d'un angle qui bien que limité à la valeur du jeu obtenu par le déblocage des coins-reste suffisant pour décoller les banches et permettre le coulissement du coffrage entier au long du poteau, ce qui accélère encore les opérations de coffrage d'un autre poteau. REVENDICATIONS 1. Coffrage de section réglable pour la coulée de poteaux en matériau moulable tel le béton éventuellement armé, comprenant, d'une part, quatre banches qui ont une largeur au moins légèrement supérieure à celle de la face du poteau de la plus grande section susceptible d'être réalisée et qui, au montage ont toutes leur excédent de largeur situé du iae & e c8té des banches, afin que leur autre côté puisse prendre appui contre la paroi coffrante de la banche adjacente à cet angle, et, d'autre part, des moyens de jonction des banches à chaque angle du poteau à réaliser, ce coffrage étant c a r a c t é r i s é en ce que ses parois coffrantes sont dépourvues de tout perçage et en ce que ses moyens de jonction consistent principalement en des brides, d'une part, saisissant une première banche en passant par son bord situé du caté de l'excédent de largeur et, d'autre part, l'appliquant contre la rive de la banche adjacente en saisissant cette banche adjacente par l'intermédiaire de bras répartis au long de cette rive et fixés à la paroi externe de cette banche. 2. Coffrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bras sont perpendiculaires à la paroi coffrante de la banche qui les port ont une longueur au moins légèrement supérieure à la différence de largeur entre les faces des poteaux de section les plus grandes et les plus petites, afin de former une sai -ie par rapport à l'excédent de largeur de la banche adjacent t en ce qu' ils jouxtent la rive de la banche pour servir d'ap@ui à l'excédent de largeur de la banche adjac-ente 3.Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque bride est fixée ç son bras par l'intermédiaire d'une broche engagé@ dans un perçage du pied de la bride et dans l'un des perçages exécutes de IAace an place au long de ce bras. 4. Coffrage selon la revendication 3, caractérisé en ce que le pied de la bride présente, pour loger la broche,@u avoirs un second perçage distant du premier dans le sens longitudinal du bras, d' une valeur différente de l'espacement entre les perçages exécutés dans ce bras. 5. Coffrage selon l'une quelconque ds revendications j - 4, caractérisé en ce que la bride présente une lumière d'axe sensiblement parallèle au bras et loge un coin s'arcboutant entre d' une part le bord antérieur de la lumière et, d' autre part le bord de la face externe d'une première banche pour l'appliquer contre le champ de l'autre banche. 6. Coffrage selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'à chacune de ses extrémités, le coin porte -une butée interdisant son retrait total de la lumière exécutée dans la bride. 7. Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 et 6, caractérisé en ce que la bride présente une lumière d'axe sensiblement parallèle au bras et loge une lame fixée perpendiculairment au champ de l'excédent de largeur de la banche correspondante. 8. Coffrage selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'extrémité de la lampe porte une plaque de butée retenant la bride près du champ de l'excédent de largeur- de la banche correspondante. 9. Coffrage selon la revendication 8, caractérise en ce que cette plaque de butée a une largeur suffisante pour prendre appui d'une part, contre la face interne du coin et d'autre part, contre le bras de la banche adjacente. 10. Coffrage selon la revendication 9, caractérisé en ce que la plaque de butée est inclinée pour reporter son appui sur le bras loin de la bride et du champ de la première banche.