La présente invention est relative à la technique de séparation par adsorption sur lit solide. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé de séparation de l'éthylbenzène d'un mélange de charge comprenant de l'e'thylbenzène et des isomères du xylèné, procédé utilisant un adsorbant solide qui sépare sélectivement les xylenes isomères du mélange de charge, produisant ainsi un courant de raffinat fluide constitué par de l'éthylbenzène. On sait bien, dans la technique de la séparation, que certains aluminosilicates cristallins peuvent être utilisés pour séparer des hydrocarrures particuliers de mélanges les contenant. La séparation des paraffines normales d'avec des paraffines à chaîne ramifiée, par exemple, peut être effectuée en utilisant une zéolithe de type A dont les pores ont des ouvertures de 3 à 5 Angströms environ. Un procédé de séparation de ce type est décrit dans les brevets des E.U.A. n 2.985.589 et 3.201.491. Ces adsorbants permettent d'effectuer une séparation sur la base des différences de dimensions physiques entre les molécules, en laissant passer les hydrocarbures plus petits ou normaux dans les cavités de l'adsorbant zéolithique tout en excluant les molécules plus grosses ou à channe ramifiée. Les brevets des E.U.A. N 3.265.750 et 3.510.423, par exemple, décrivent des procédés dans lesquels des zéolithes ayant des pores de gros diamètres, notamment les zéolithes à structure de type X ou de type Y, peuvent être utilisées pour séparer des hydrocarbures oléfiniques. Les zéolithes de type X ou de type Y ont été utilisées non seulement pour séparer des types d'hydrocarbures différents, mais ont également été utilisées dans des procédés de séparation d'hydrocarbures isomères distincts. Dans le procédé décrit dans le brevet des E.U.A. n0 3.114.782* par exemple, on utilise une zéolithe particulière comme adsorbant pour séparer un benzène trialcoylsUbstitué; et dans le brevet des E.U.A. n0 3.668.267, on utilise une zéolithe par ticulière pour séparer des naphtalènes alcoyl-subst'itués particuliers. Du fait de l'importance industrielle du para-xylène, l'isomère hydrocarboné le plus connu et le plus utilisé, les procédés de séparation visent la séparation du para-xylène. le para-xylène est utilisé dans la préparation de l'acide téréphtalique qui, pour sa part, ent ensuite utilisé pour la réparation de diverses fibres synthétiques comme le Dacron (marque déposée pour un produit fourni par la Société duPont Company). Dans les procédés décrits dans les brevets des E.U.A. n 3.558.732 et 3.686.342, par exemple, on utilise des adsorbants à base de zéolithes particulières pour séparer le paraxylène de mélanges de charge contenant du para-xylène et au moins un autre isomère du xylène, par adsorption sélective du para-xylène par rapport aux autres xylènes isomères.Dans ces procédés, les adsorbants utilisés sont sélectifs vis-a-vis du para-xylène, le para-xylène est adsorbé sélectivement et recueilli à titre de constituant d' extrait tandis que les autres xylènes et les éthylbenzènes sont tous relativement non adsorbés par rapport au para-xylène et sont recueillis comme constituants de raffinat. Dans le procédé décrit dans le brevet des E.U.A. n' > 3.917.734, l'ethylbenzène est recueilli sous forme très pure à partir d'un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et-des xylènes isomères. Le procédé consiste fondamentalement à mettre le mélange de charge en contact avec un adsorbant constitué par des zéolithes de type X ou de type Y échangées avec du calcium, à sélectivement adsorber lés xylènes isomères, puis à recueillir 1'éthylbenzène å titre de constituant de raffinat. C'est ainsi que l'adsorbant utilisé est entièrement sélectif vis-à-vis des xylènes et non vis-à-vis du para-xylène, tout comme les adsorbants utilisés dans le procédé de séparation du para-xylène. Les xylènes adsorbés peuvent ensuite être recueillis suivant un mode de mise en oeuvre, en mettant l'adsorbant en contact avec un désorbant, constitué de préférence par du toluène, désorbant ainsi les xylènes, puis à séparer les xylènes désorbés de l'adsorbant.Suivant un autre mode de mise en oeuvre, on effectue l1adsor- ption et la désorption en continu, dans un dispositif à écoulement à contre-courants, de type à lit mobile simulé, dont les principes opératoires et l'ordre des opérations sont décrits dans le brevet des E.U.A. n 2.985.589. La Demanderesse a découvert que lorsque le mélange de charge envoyé dans ce dispositif contient du para-xylène et qu'on utilise le désorbant préféré, le toluène, la sélectivité de cet adsorbant est plus élevée vis-à-vis du toluène utilisé comme désorbant que vis-à-vis du para-xylène.Cela fait que le procédé ne permet pas d'obtenir simultanément un produit très pur et des rendements élevés lorsque la concentration en éthylbenzène de la charge est à peu près la même ou moindre situe la concentration en para-xylène. Suivant un de ses modes de mise en oeuvre, le procédé suivant 1' invention èlimine ce problème. En particulier, la Demanderesse a découvert que les adsorbants constitués par des zéolithes de type X ou de type Y échangées avec du potassium présentent une sélectivité visà-vis de tous les isomères du xylène, par rapport à l'éthylbenzène, et présentent également la sélectivité plus élevée souhaitée vis-àvis du para-xylène que vis-à-vis du toluène, ce qui permet, pour toute concentration en éthylbenzene de la charge, de séparer ltéthyl- benzène des isomères du xylène à la fois sous forme très pure (à plus de 98S ou plus, exprimée en pourcentage de composés aromatiques en C8 présents) et avec des rendements élevés (95% ou plus). L'éthylbenzène utilisé comme matière première pour la préparation de styrène monomère est produit industriellement par l'alcoylation du benzine à l'aide d'éthylène. Toutefois, le coût et les demandes concurentielles pour les courants de charge nécessaires de ben zène et a d'éthylbenzène ont été à l'origine de nouvelles recherches vi- sant à récupérer l'éthylbenzène contenu dans divers courants de charge de composés aromatiques en C8 contenant déjà de l'éthylbenzène. Par exemple, ces courants de charge contiennent des extraits aromatiques en C8 produits par un procédé d'extraction au solvant typique pour une essence de pyrolyse, ou à partir d'un naphta qui a été réformé à l'aide d'un catalyseur halogéné et contenant du platine. En outre, les fractions de composés aromatiques en C8 de naphtas de pyrolyse hydrogénés et de produits de réformation préparés par fractionnement sans extraction au solvant contiennent des quantités variables d'éthylbenzène. En conséquence, le procédé suivant l'invention est particulièrement utile en ce qu'il fournit un procédé permettent de séparer l'éthylbenzène d'un courant de charge qui contient déjà de ltéthylbenzène. fl est bien entendu que l'éthylbenzène peut être séparé des isomères du xylène par fractionnement, mais, comme son point d'ébullition diffère d'environ 20C de celui du para-xylène, le frautionnement ne peut être réalisé qu'avec des dispositifs de super-fractionnement très compliqués. Les dispositifs de fractionnement de l'éthyl- benzène habituellement utilisés contiennent de 300 à 400 plateaux effectifs et nécessitent un rapport de reflux à charge compris entre 25/1 et 50/1. En conséquence, le procédé suivant l'invention fournit une alternative compétitive à la séparation de l'éthylbenzène par super-fractionnement. L'invention vise un procédé de séparation de l'éthylbenzène d' un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et plusieurs isomères du xylène, lequel procédé consiste à mettre ledit mélange en contact, dans des conditions d'adsorption, avec un adsorbant constitué par des zéolithes de type X ou de type Y échangées avec du strontium, à sélectivement adsorber pratiquement tous lesdits isomères du xylène, pratiquement à l'exclusion de l'étbylbenzène, puis à recueillir l'éthylbenzène sous forme très pure I1 est préférable de mettre le mélange en contact avec un adsorbant constitué par des zéolithes de type X ou de type Y échangées avec du strontium et du potassium. Le mode,opératoire préférable, pourrecueillir l'éthylbenzène très pur, consiste à retirer de l'adsorbant un courant de raffinat contenant l'éthylbenzène moins sélectivement adsorbé, à mettre 1' adsorbant en contact, dans des conditions de désorption, avec un dé sorbant ayant un point d'ébullition sensiblement différent de celui du mélange de charge afin de séparer-les xylènes isomères sélectivement adsorbés, et à retirer du lit solide d'adsorbant un courant d' extrait contenant lesdits xylènes isomères. Les mélanges de charge utilisables dans le procédé suivant l'invention contiennent de l'éthylbenzène et plusieurs isomères du xylène. Les mélanges contenant des quantités importantes d'éthylbenène et de xylènes isomères sont généralement produits par des procédés de réformation et d'isomérisation. Dans les procédés de réformation, une charge de naphta est mise en contact avec un catalyseur halogéné et contenant du platine, dans des conditions de sévérité choisies -de façon à obtenir un effluent contenant des isomères aromatiques en C8. Les procédés d'isomérisation du xylène isomérisent un mélange de xylènes présentant une carence en un ou plusieurs isomères, pour produire un effluent contenant des quantités à peu près à l'équilibre des isomères aromatiques en C8. Les compositions à l'équilibre des xylènes isomères et de l'étbylbenzène, à diverses températures, sont indiquées au tableau 1 ci-dessous. T?BLEAU 1 Compositions à l'équilibre en composés aromatiques en C8 Température, OC 327 427 527 Pourcentage molaire des isomères Ethylbenzène 6 8 11 Para-xylène - 22 22 21 Méta-xylène 50 48 45 Ortho-xylène 22 22 23 * Sur la base de sources API Les courants de charge utilisables dans le procédé suivant 1' invention peuvent contenir deux quelconques des xylènes isomères, ou les trois, en plus de l'éthylbenzène. Les courants de charge à traiter par le procéda suivant 1 'inven- tion peuvent également être des courants d ' effluents de procédés dans lesquels on a éliminé des quantités variables d'un ou plusieurs xylènes isomères. Par exemple, une partie au moins de l'ortho-xylène peut avoir précédemment été séparée par fractionnement d'un mélange de charge contenant les xylènes isomères, L'ortho-xylène a un point d'ébullition d'environ 30C supérieur 4 celui du composé aromatique en C8 le plus voisin (méta-xylène) et peut donc etre retiré comme produit de queues de tours de fractionnement de l'ortho-xylène.La concentration en ortho-xylène dans l'effluent ou le produit de tête de ce procédé de fractionnement qui péut être utilisé comme charge dans le procédé suivant l'invention est inférieure à la concentration en para- ou en méta-xyîènes. Une partie au moins du para-xylène peut, suivant un autre exemple, avoir été préalablement séparée d'un mélange de charge contenant les xylènes isomères, par cristallisation fractionnée et/ou par adsorption sélective sur lit solide. Dans ce cas, la concentration en para-xylène, dans l'effluent qui est alors chargé dans le procédé suivant l'invention, sera inférieure aux concentrations en ortho-xylène et en méta-xylène.Il peut également se faire qu'une partie au moins de l'ortho- et du para-xylène ait été préalablement séparée, par les procédés décrits ci-dessus, d'un mélange de charge contenant les xylènes isomères. La concentration en ortho- et en para-xylène dans ce courant de charge à traiter par le procédé suivant l'invention sera, pour l'un comme pour l'autre, inférieure à la concentration en méta-xylène. Pour separer l'êthylbenzène d'un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et au moins un isomère du xylène, on met le mélange en contact avec l'adsorbant particulier choisi et les xylènes isomères sont plus sélectivement adsorbés et retenus par 11 adsorbant tandis que 1 ' éthylbenzène moins sélectivement adsorbé est retiré des espaces vides interstitiels entre les particules d'adsorbant et la surface de l'adsorbant. L'adsorbant contenant les xylènes isomères les plus slectivement adsorbes est dit "adsorbant riche", riche en les xylènes isomères les plus sélectivement adsorbés. Un isomère plus sélectivement adsorbé est couramment appelé un "constituant d'extrait "du mélange de charge, tandis qu'un constituant moins s:lectivernent adsorbé est appelé"constituant de ra--finat". Les courants de fluides sortant de l'adsorbant et contenant un constituant d'extrait et contenant un constituant de raffinat sont appelés, respectivement, courant d'extrait et courant de raffinat. Comme tous les xylènes isomères sont sélectivement adsorbés, par rapport a i' éthylbenzène, le courant d'extrait contient, comme constituants d' extrait, tous les xylènes isomères présents dans le mélange de charge et le courant de raffinat ne contient essentiellement que de 1' éthylbenzène-comme constituant de raffinat. L'adsorbant peut être contenu dans une ou plusieurs chambres dans lesquelles la séparation des isomères est réalisée par écoule- ment programmé dans les-et hors des chambres. I1 est préférable de @@ mettre l'adsorbant en contact avec un désorbant capable de déplacer les xylènes isomères adsorbés de l'adsorbant. On peut également séparer de l'adsorbant les xylènes isomères adsorbés, en purgeant, ou en élevant la température de l'adsorbant ou en réduisant la pression de la chambre ou du récipient contenant l'adsorbant, ou par une association de ces moyens. L'adsorbant peut être utilisé sous la forme d'un lit fixe, dense et compact, qui est tour a tour mis en contact avec le mélange de charge et un désorbant (décrit ci-après avec plus de détails). Suivant le mode de mise en oeuvre le plus simple de l'invention, l'adsorbant est utilisé sous la forme d'un lit statique unique, auquel cas le processus n'est que semi-continu. On peut utiliser une série - de deux lits statiques, ou plus, pour une-mise en contact en lits fixes, dans un dispositif muni de vannes appropriées pour que le mélange de charge passe dans un ou plusieurs lits d'adsorbant tandis que le désorbant passe dans un ou plusieurs des autres lits de la série.T 'écoulement du mélange de charge et du adsorbant peut être ascendant ou descendant dans le désorbant. On peut utiliser l'une quelconque des installations classiques utilisées dans les mises en contact fluide-solide de type à lit statique. Toutefois, les dispositifs à écoulement à contre-courants, de type à lit mobile ou à lit mobile simulé ont un pouvoir séparateur bien supérieur à celui des dispositifs à lit d'adsorbant fixe et, en conséquence, sont préférables. Dans les procédés à lit mobile ou a- lit mobile simulé, les opérations d'adsorption et de désorption ont lieu en continu, ce qui permet à fois de produire en continu un courant d'extrait et un courant de raffinat et d'utiliser en con tinu les courants de charge et de désorbant. Un schéma d'écoulement opératoire préférable, utilisable pour la raise en oeuvre clu procédé uvant l'invention, comporte ce u'on appelle dans la technique un dispositif à coutre-courants à lit mobile simulé. Les principes opératoires et l'ordre des opérations dans un tel dispositif sont dé crits dans le brevet des E.U.A. nO 2.985.589. Les conditions d'adsorption et de désorption, pour les procédés de séparation par adsorption, peuvent être en phase liquide et/ou en phase vapeur; mais, dans les procédés de séparation d'isomères aromatiques utilisant-un adsorbant zéolithique et le schéma d'écoulement décrit ci-dessus, les opérations tout en phase liquide sont habituellement préférables. Les conditions d'adsorption préférables, pour le procédé suivant l'invention, comprennent une température de 21 à 2320C et une pression de 1 à 35 atmosphères. Les conditions de désorption, pour le procédé suivant l'invention, comprennent d'une fa çon générale les mêmes gammes de température et de pression que pour les opérations d'adsorption. Les désorbants utilisables dans les divers modes de traitement utilisant ces adsorbants sont variables, suivant le type d'opération utilisée. Par "désorbant on veut désigner ici toute substance fluide capable de séparer de l'adsorbant un constituant de la charge sélectivement adsorbé. Dans le dispositif à lits alternés, dans lequel le constituant sélectivement adsorbé de la charge est séparé de l'adsorbant par un courant de purge, des désorbants constitués par des hydrocarbures gazeux comme le méthane, l'éthane, etc., ou d'autres types de- gaz comme l'azote ou l'hydrogène peuvent être utilisés à température élevée-et/ou sous pression réduite pour efficacement séparer de l'adsorbant, par purge1 le constituant de la charge qui a été adsorbé. Toutefois, dans les procédés de séparation par adsorption qui utilisent des adsorbants zéolithiques et au'on fait généralement fonctionner à température et pression pratiquement constantes pour assurer une opération en phase liquide, le désorbant auquel on fait appel doit eAtre judicieusement choisi de façon à satisfaire à plusieurs critères.Tout d'abord, le désorbant doit deplacer les constituants d'extrait de l'adsorbant avec des débits de masse raisonnables sans être lui-meme adsorbé-au point d'empêcher le constituant d'extrait de déplacer le désorbant lors d'un cycle d'adsorption suivant En termes de sélectivité (qu'on décrira avec plus de détails ci-après), il est préférable que l'adsorbant soit plus sélectif pour tous les constituants d'extraits, par rapport à un constituant de raffinat, qu'il l'est pour le désorbant par rapport à un constituant de raffinat. Secondo, les désorbants doivent être compatibles avec l'adsorbant particulier utilisé et le mélange de charge particulier traité. Plus particulièrement, ils ne doivent pas réduire ou détruire la sélectivité d'importance critique de l'adsorbant vis-à-vis des constituants d'extrait, par rapport au constituant de raffinat. Les désorbants à utiliser dans le procédé suivant l'invention doivent en outre être des substances aisément séparables, du mélange de charge qu'on fait passer dans le procédé. Après désorption des constituants d'extrait de la charge, on sépare le désorbant et les constituants d'extrait, en mélange, de l'adsorbant De même, le constituant de raffinat, l'éthylbenzène, est séparé de l'adsorbant en mélange avec le désorbant. Sans un procédé de séparation du désorbant, comme la distillation, la pureté tant des constituants d'extrait que du constituant de raffinat ne serait pas très élevée. En conséquence, suivant i'invention, tout désorbant utilisé doit avoir un point d' ébullition moyen sensiblement différent de celui du mélange de charge. L'utilisation d'un désorbant ayant un point d'ébullition moyen sensiblement différent de celui de la charge permet la séparation du désorbant des constituants de la charge, dans les courants d'extrait et de raffinat, par simple fractionnement, permettant ainsi de réutiliser le désorbant dans le procédé. Par "sensiblement différent" on veut dire que la différence entre les points d'ébullition moyens du désorbant et du mélange de charge doit être d'au moins 80C environ. Le désorbant peut bouillir dans des limites de température plus ou moins étendues que celles du mélange de charge. Suivant le mode de mise en oeuvre préférable, isotherme, isobare et en phase liquide du procédé suivant l'invention, la Demanderesse a découvert que les désorbants constitués par des hydrocarbures mono-aromatiques sont particulièrement efficaces. En particulier, les désorbants constitués par du toluène sont particulièrement préférables pour ce type d'opération. Des mélanges de toluène et de paraffines sont également efficaces comme désorbants. Ces paraffines doivent être compatibles avec l'adsorbant et le mélange de charge, comme décrit ci-dessus, et doivent être aisément séparables du mélange de charge.Les paraffines peuvent être des paraffines à chaîne linéaire ou ramifiée ou des cycloparaffines qui répondent à ces critères Dans ces mélanges, le toluène peut être présent, notamment, en une concentration de quelques pour cent en volume jusqu a environ 100% en volume du mélange total de désorbant, mais ces concentrations représentent de préférence d'environ 50 à 1000 du volume du mélange. Du point de vue de la mise en oeuvre du procédé suivant 1 'inven- tion, il est bien entendu qu'il est très souhaitable, sinon absolument nécessaire, que les adsorbants présentent certaines caractéris tiques pour que lSadsorption sélective soit couronnée de succès. Parmi ces caractéristiques, on citera: un pouvoir absorbant pour un certain volume d'un constituant d'extrait par volume d'adsorbant; I' adsorption sélective des constituants d'extrait, par rapport à un constituant de raffinat et au désorbant; et des vitesses d'adsorption et de désorption suffisamment rapides des constituants d'extrait vers et hors de l'adsorbant. Il va de soi qu'il est nécessaire que l'adsorbant ait le pouvoir d'adsorber un volume particulier d'un ou plusieurs constituants d'extrait; sans ce pouvoir adsorbant, l'adsorbant est inutilisable dans une séparation par adsorption. En outre, plus l'adsorbant a un pouvoir adsorbant élevé pour un constituant d'extrait, meilleur il est. Plus un adsorbant particulier a un pouvoir adsorbant élevé, plus on peut réduire la quantité d'adsorbant nécessaire pour séparer le constituant d'extrait contenu dans un déb-it d'alimentation particulier du mélange de charge. Une réduction de la quantité d'adsorbant nécessaire pour un procédé de séparation par adsorption particulier réduit le coût du procédé de séparation. I1 est important que le bon pouvoir adsorbant initial de l'adsorbant soit conservé au cours de son utilisation dans le procédé de séparation, au-delà d'une durée de vie utile souhaitablè, d'un point de vue économique Ladeuxième caractéristique nécessaire, pour l'adsorbant, est le pouvoir de l'adsorbant de séparer des constituants de la charge; en d'autres termes, l'adsorbant doit présenter une sélectivité d'ad sorption, (B), vis-à-vis d'un constituant, par comparaison avec un autre constituant. On peut exprimer la sélectivité relative non seulement pour un constituant de la charge par com?araison avec un autre, mais entre tout constituant de la charge et le désorbant. La sélectivité, (B), est définie ici comme le rapport des deux constituants de la phase adsorbée sur le rapport des memes deux constituants dans la phase non adsorbée, dans les conditions d'équilibre. La sélectivité relative est représentée par l'équation (1) cidessous: Sélectivité (t3) - pourcentage volumique de C/pourcentage volumique de g pourcentage voluniPue de C/poeircentarte volumique de 'ar fuelle C et D sont deu: constituants de la charge représentés en pourcentage volumique et A et U repréntent respectivement les phases adsorbée et non adsorbée. Les conditions d'équilibru sont déterminées lorsque la charge passant sur un lit d'adsorbant ne change pas de composition après avoir été mise en contact avec le lit d' adsorbant. En d'autres termes, il n'y a pas de transfert net de produit entre les phases non adsorbe et adsorbée. Lorsque la sélectivité vis-à-vis des deux constituants est voisine de 1,0, il n'y a pas adsorption préférentielle d'un constituant, de la part de l'adsorbant, par rapport à l'autre; ils sont tous deux adsorbés (ou non adsorbés) au meme degré l'un par rapport à l'autre. Lorsque (B) devient inférieur ou supérieur à 1,0, il y a adsorption préférentielle, de la part de l'adsorbant, vis-4-vis d'un constituant par rapport à l'autre. Lorsqu'on compare la sélectivité de l'adsorbant pour un constituant C par rapport à un constituant D, une- (B) supérieure à 1,0 indique qu'il y a adsorption préférentielle du constituant C dans l'adsorbant. Une (B) inférieure à 1,0 indique que le constituant D est préférentiellement adsorbé, laissant une phase non adsorbée plus riche en constituant C et une phase adsorbée plus-- riche en constituant D.Pour présenter une performance optimale, les désorbants doivent avoir une sélectivité égale à 1 environ, ou à moins de 1, vis-à-vis de tous les constituants d'extrait, de sorte que tous les constituants d'extrait puissent être extraits en tant que classe et que tous les constituants de raffinat puissent être jetés dans le courant de raffinat. La troisième caractéristique importante est la vitesse d'échange du constituant d'extrait du mélange de charge ou, en d'autres- termes, la vitesse relative de désorption du constituant d'extrait Cette caractéristique est directement en relation avec la quantité de désorbant qui doit etre utilisée dans le dispositif pour séparer le constituant d'extrait de l'adsorbant; plus la vitesse d'échange est rapide, plus la quantité de désorbant nécessaire pour séparer le constituant d'extrait est réduite, permettant ainsi une réduction du coût opératoire du procédé. Plus la vitesse d'échange est rapide, moins il faut faire passer de désorbant par pompage dans le dispositif et le séparer du courant d'extrait aux fins de réutilisation dans le procédé. Afin d'effectuer des essais sur divers adsorbants et désorbants avec un mélange de charale particulier, pour mesurer les caractéristi- ques e pouvoir sortant et e sélectivité de l'adsorbant et la vitesse d'échange, on utilise un appareil d'essai dynamique L'appareil est constitué par une chambre d'adsorption ayanat un volume de 70 cm3 environ présentant des portions d'entrée et de sortie aux extrémités opposées de la chambre. La chambre est contenue dans un dispositif régulateur de la température et, en outre, on utilise un dispositif régulateur de pression pour faire fonctionner la chambre å une pression prédéterminée constante.Un dispositif d'analyse chromatographique peut être fixé sur le conduit de sortie de la chambre et être utilisé pour analyser le courant d'effluent sortant de la chambre d' adsorption. Un essai d'impulsions,effectué en utilisant cet appareil et le mode opératoire général suivant, est utilisé pour déterminer les sélectivités et autres indications pour divers systèmes adsorbants. L' adsorbant est rempli 4 l'équilibre avec un désorbant particulier, en faisant passer le désorbant dans la chambre d'adsorption. A un moment approprié, on injecte une impulsion de charge contenant des concentrations connues de traceur paraffinique non adsorbé (n-nonane, par exemple) et des isomères aromatiques en C8 particuliers, tous dilués dans le désorbant, pendant une durée de plusieurs minutes. On fait à nouveau s'écouler le désorbant, et on élue le traceur et les isomères aromatiques, comme dans une opération chromatographique liquidesolide.On peut analyser l'effluent à l'aide d'une installation chromatographique en circuit et on peut développer les tracés des enveloppes des pics des constituants correspondants. On peut également prélever des échantillons d'effluent, à intervalles de temps réguliers et, ultérieurement, les analyser séparément par chromatographie gazeuse. D'après les renseignements fournis par les tracés chromatographiques, on peut évaluer la performance en termes d'indice d'adsorption pour un constituant d'extrait, de sélectivité vis-à-vis d'un isomère par rapport à l'autre, et de vitesse de désorption du constituant d'extrait par le désorbant. On peut caractériser l'indice d' adsorption par la distance entre le centre de l'enveloppe du pic de l'isomère sélectivement adsorbé et de l'enveloppe du pic du traceur ou autre point de référence connu. On l'exprime en volume en cm3 de désorbant pompé au cours de ce laps de temps.La sélectivité, (B), vis-à-vis d'un constituant d'extrait par rapport à un constituant de raffinat, peut eAtre caractérisée par le rapport de la distance entre le centre de l'enveloppe du pic du constituant d'extrait et l'enveloppe du pic du traceur (ou autre point de référence) à la distance corredpondante entre le centre de l'enveloppe du pic du constituant de raffinat et l'enveloppe du pic du traceur. La vitesse d'échange d' un constituant d'extrait par le désorbant peut, d'une façon générale, être caractérisée par la largeur des enveloppes des pics à mi-intensité. Plus la largeur des pics est étroite, plus la vitesse de désorption est rapide.On peut galement-caractériser la vitesse de désorption par la distance entre le centre dé l'enveloppe du pic du traceur et la disparition d'un constituant d'extrait qui vient d'être désorbé. Cette distance représente, 1à encore, le volume de désorbant pompé au cours de ce laps de temps. Pour mieux évaluer des systèmes adsorbants prometteurs et pour traduire ce type d'informations par un procédé de séparation pratique, il faut soumettre le meilleur système à des essais réels dans un -dis- positif de mise en contact continu à contre-courants liquide-solide Les principes opératoires généraux d'un tel dispositif ont été précédemment décrits dans le brevet des E.U.A. nO 2.985.589. Un appareil de laboratoire particulier utilisant ces principes est décrit dans le brevet des E.U.A. n 3.706.812. La possibilité de la séparation de l'éthylbenzène d'un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et plusieurs xylènes isomères par adsorption sélective des xylènes isomères sur l'adsorbant particulier décrit ici, qui a été mise en évidence par les Sisultats des essais d'impulsions, a été confirmée par des essais continus dans I' appareil de laboratoire. On sait que des adsorbants à base de zéolithes à structure de type X et de type Y peuvent être utilisés dans certains procédés de séparation par adsorption. Ces zéolithes sont décrites et définies dans les brevets des E.U.A. n 2.882.244 et 3.120.007 respectivement. Par zéolithes"4 structure de type X" et "4 structure de type Y" on veut ici englober toutes les zéolithes dont la structure générale est telle que représentée dans les deux brevets précités. Pour le procédé de séparation particulier suivant l'invention, dans lequel l'éthylbenzène doit être recueilli sous forme très pure sous forme de constituant de raffinat, il est nécessaire que l'adsorbant zéolithique présente une sélectivité vis-à-vis de tous les xylènes isomères, par rapport à l'éthylbenzène, de facon que l'éthylben- zène soit rejeté et non adsorbé par l'adsorbant. Bien que la séparation soit théoriquement possible lorsque toutes les sélectivités visà-vis des xylènes, par rapport à l'éthylbenzène, sont supérieures à 1, il est préférable que ces sélectivités soient au moins égales à 2. Tout comme la volatilité relative, plus la sélectivité est élevée, plus la séparation est facile à réaliser. Plus la sélectivité est élevée, moins on doit utiliser d'adsorbant. En outreJes seec'tivités vis-à-vis des trois xylènes, par rapport à l'éthylbenzène, doivent être à peu près les mêmes, pour permettre l'extraction nette des xylènes, entant que classe de composés.Pour séparer l'éthylbenzène sous forme très.pure et avec des rendements élevés, en particulier lorsque la concentration de l'éthylbenzène dans la charge est-infé- rieure ou à peu près identique à celle du para-xylène, il est également nécessaire que l'adsorbant présente des sélectivités vis-à-vis de tous les xylènes isomères, par rapport à l'éthylbenzène, qui soient supérieures à la sélectivité du désorbant souhaité vis-à-vis de 1' éthylbenzène. Bien que l'effet nuisible (rendements plus bas en éthylbenzène) d'un désorbant fortement retenu soit sensiblement - réduit ou éliminé si la concentration en éthylbenzène est supérieure à celle en paraxylène, il est souhaitable que le procédé puisse séparer l'éthylbenzène sous forme très pure et avec. des rendements. élevés d'une varié- té de charges possibles. La Demanderesse a découvert que, pour le procédé suivant l'invention, des adsorbants å base de zéolithes de type X ou de type Y échangées avec du strontium ou avec du strontium et du potassium satisfont ces conditions de sélectivité et les autres conditions précitées que doivent présenter les adsorbants. L'adsorbant à utiliser dans le procédé suivant l'invention contient, de façon représentatiuh une zéolithe- de type X ou de type Y échangée avec du strontium ou avec du strontium et du potassium en une-concentration pondérale représentant généralement de 75 à 98% de l1adsorbant -(sur la base d' une composition exempte de constituants volatils).Le restant de 1' adsorbant est généralement constitué par de la silice et/ou de l'alumine amorphe présente(s) en mélange intime avec le matériau zéolithi- que, afin d'aider à mettre la zéolithe sous la forme de particules ayant les dimensions souhaitées. Ce matériau amorphe peut être un élément au miliaire du procédé de préparation de la zéolithe de type X ou de type Y (par exemple, du fait d'une purification intentionnellement incomplète de la zéolithe au cours de sa préparation) ou il peut être ajouts à la oolithe relativement pure afin d'aider d la mise en forme de la zéolithe en particules t--.'lles qu'extrudats, agrégats, comprimés, pilules ou macrosphères.L'adsorbant utilisable dans le procédé suivant l'invention est de préférence sous forme de petites particules d'environ 0,84 à 0,42 mm qu'on peut obtenir en broyant les particules plus grosses précitées et en les passant au crible On peut préparer des adsorbants appropriés en soumettant des zéolithes de type X ou de type Y à un échange d'ions1 jusqu'à obtention de la teneur souhaitée en strontium ou en strontium et en sium. Une zéolithe fournie par la Société Linde Company, Tonawanda, New York, E.U.A., sous la marque "Molecular Sieves 13X" peut, par exemple, être soumise à un échange d'ions pour obtenir un adsorbant appropiré. Bien qu'un adsorbant à base de zéolithe de type X ou Y partiellement échangée avec du strontium ou avec du strontium et du potassium puisse etre utilisé dans le procédé suivant l'invention, in Da- manderesse a découvert que les adsorbants à base de zéolithes de type X ou Y essentiellement complètement échangées avec du strontium ou essentiellement complètement échangées avec du strontium et du potassium sont préférables.Suivant l'invention, on considère qu'une zéolithe de type X ou Y est essentiellement complètement échangée lorsque la teneur en sodium résiduel de la zéolithe, exprimé en Na2O, est inférieure à 2,0% environ, en poids. Lorsque la zéolithe est échange gée de cette manière avec du strontium, la teneur en strontium est généralement d'environ 20 à 27 S0 de SrO, en poids Lorsque la zéolithe est échangée avec du strontium et du potas-- sium on peut, outre le degré d'achèvement de l'échange d'ions, faire également varier les concentrations des divers cations echangés dans la zéolithe.Dans le procédé suivant l'invention, on a découvert que des proportions relativement faibles de potassium dans la zélithe améliorent les vitesses de transfert et produisent un adsorbant plus uniformément sélectif vis-à-vis des trois xylènes, par rapport 4 l' éthylbenzène, permettant ainsi une extraction nette de tous les xylè- nes, en tant que classe, sans résidu de l'un quelconque des isomères, au cours de la désorption, dans l'éthylbenzène produit. Les proportions relatives strontium/potassium peuvent le mieux être caractérisées par le rapport pondérai strontium/potassium présents dans l'adsorbant. Par exemple, le ra:?ort pondéral strontium/potassium dans l'adsorbant peut être compris entre 1 et 275.Dans ces limites éten- dues, le pourcentage pondéral de potassium dans l'adsorbant est notamment de G,1 à 10" de K20 et le pourcentage pondéral de strontium dans l'adsorbant est de 20 à 27% de SrO. De préférence, toutefois, le rapport pondéral strontium/potassium est de 1 2 100. I1 est particulièrement préférable que le rapport strontium à potassium soit de 5 à 50 et, mieux, de 5 è 25. Dans le procédé suivant l'invention on a découvert, en outre, que la quantité d'eau présente sur l'adsorbant, telle que mesurée par la perte au feu (PAF) à une certaine température, peut être importante pour la performance de l'adsorbant. I1 en est particulièrement ainsi avec les adsorbants échangés avec du strontium. Lorsque l'adsorbant contient également du potassium, en les proportions précitées, la quantité d'eau présente sur l'adsorbant n'a pas une importance aussi critique. L'effet de l'eau sur les caractéristiques de performance des adsorbants est indiqué au tableau 2 ci-dessous. TABLEAU 2 Effets de la teneur en eau et de la teneur en potassium sur les performances des adsorbants adsorbant A B 5 D E F G 20r poids % O O O 0 4,4 4,4 4,4 Essai d'impulsion n 1 2 3 4 5 6 7 électivités: p/e 1,93 2,35 2,32 2,06 2,08 2,34 2,18 m/e 3,20 3,18 2,90 2,71 2,96 2,70 2,45 o/e 2,55 2,35 2,32 2,24 2,21 2,19 2,o4 Largeur de l'enveloppe du pic du m-xylène, cm3 13,7 15,3 13,1 11,2 13,3 13,4 12,5 Le tableau 2 indique les résultats de sept essais d'impulsions effectués sur des adsorbants A à G. Les adsorbants A, B, C et D sont des portions d'un adsorbant préparé en échangeant essentiellement complètement des tamis moléculaires Linde I3X avec du strontium.Les adsorbants E, F et G ont été préparés en échangeant avec du potassium l'adsorbant échangé avec du strontium, jusqu'à obtention d'une teneur en K20 de 4,4 ,0 en poids. Tels que préparés, les adsorbants ont des dimensions particulaires d'environ 0,84 à 0,42 mm et ont été séchés jusqu'à une perte au feu (PAF) d'essentiellement 0% à 500 C. Les portions d'adsorbants B, C, D et F sont réhydratées jusqu'à la teneur en eau indiquée en faisant passer de l'azote humide dans des lits des portions d'adsorbants particuliers; les adsorbants A et E ne contiennent essentiellement pas d'eau, comme mesuré par la PAF à 5000C. L'appareil utilisé pour les essais est une chambre d'adsorption contenant environ 70 cm3 de chaque adsorbant et contenue dans un dispositif régulateur de la tenpérature, afin d'opérer dans des conditions essentiellement isothermes dans la colonne. Pour chaque essai d'impulsion, la colonne est maintenue à une température de 100C et une pression de 8 atmosphères, afin de maintenir les opérations en phase liquide. Un dispositif d'analyse chromatographique est fixé sur le courant d'effluent de la colonne afin de déterminer la composition de l'effluent à intervalles de temps donnés.Le mélange de charge utilisé pour chaque essai contient 5% (en volume) d'éthylbenzène, 5% de para-xylène, 5S de méta-xylène, 5% d'ortho-xylène et 5% de n-nonane (utilisé -comme traceur) et 75% (en volume) de toluène0 Le matériau désorbant est le toluène. Les opérations effectuées pour chaque essai sont les suivantes. On fait passer le désorbant en continu, à une vitesse spatiale horaire du liquide (VSHL) nominale de 1,0 équivalente à un débit de charge du désorbant d'environ 1,17 cm3/ minute. Au bout d'un laps de temps approprié, on arrête l'introduction de désorbant et on fait passer le mélange de charge pendant 10 minutes à une VSHL de 1.Puis on fait à nouveau passer le courant de désorbant à une VSHL de 2 et-on continue à le faire passer dans la colonne d'adsorption jusqu'à ce que tous les composés aromatiques en C8 de la charge aient été élués de la colonne, comme mis en évidence par le chromatogramme de l'effluent sortant de la colonne d'adsor- ption. Cette séquence d'opérations prend habituellement une heure, environ. La pulsation de 10 minutes de charge suivie de désorption peut être répétée séquentiellement, aussi souvent qu'on le souhaite. D'après les renseignements fournis par les tracés chromatographiques, on calcule pour chaque essai d'impulsion, comme précédemment décrit, les sélectivités des adsorbants vis-à-vis des isomères du xylène, par rapporta l'éthylbenzène (p/e, m/e, et o/e) et la largeur de l'enveloppe du pic du méta-xylène. Les résultats de l'essai -l avec l'adsorbant A qui contient, en poids, 0% de K2O et 0% de PAF à 500 C indiquent un large écart entre la sélectivité-m/e (3,20) et la sélectivité p/e (1,93), indiquant que le méta-xylène a tendance à entre plus difficilement désorbé que le para-xylène ou l'ortho-xylène et peut, ainsi, avoir tendance à passer sous forme de résidu dans le courant de raffinat contenant l'éthylbenzène, réduisant ainsi la pureté de l'éthylbenzène. L'écart décroît lorsque la teneur en eau croît et on obtient les sélectivités les plus uniformes avec les essais 3 et.--4 où les adsorbants ont une teneur en eau de 3 à 4% en poids. A cette teneur en eau, l'adsorbant est plus uniformément sélectif vis-à-vis des trois xylènes, par rapport à l'éthylbenzène, permettant ainsi l'extraction nette des xylènes, en tant cue classe, sans traces résiduelles d'au cun des xylènes isomères dans l'éthylbenzène produit. Les vitesses de transfert plus rapides, à la teneur en eau de 3 à 4% en poids, sont également indiquées par les largeurs plus étroites des envelop- pes des pics du méta-xylène obtenues au cours des essais 3 et 4.Lesrésultats de l'essai 5 avec l'adsorbant E qui contient 4,4% en poids de K20 et 0% en poids de PAF å 5000C et de l'essai 6 avec l'adsorbant F qui contient 4,4% de K2O en poids et 1% de PAF, en poids, à 500 C, indiquent des écarts entre la sélectivité m/e et la sélectivité p/e plus étroits que ceux des essais 1 et 2 avec des adsorbants ayant la meme teneur en eau mais ne. contenant par de potassium, On obtient les sélectivités tes plus uniformes avec les essais 6 et 7, à une teneur en eau de l'adsorbant de 1 à 2% en poids de PAF à 5000C. En outre, l'écart entre les sélectivités m/e et p/e est plus faible dans ces essais avec les adsorbants F et G ayant respectivement une teneur en eau de 1 et 2% en poids de PAF à 500 C. Lorsqu'on compare les. sélectivités de l'essai 5 avec celles de l'essai 1, on voit que même si la teneur en eau d'un adsorbant à base de zéolithe échangée avec du strontium et du potassium contenant de 1 à 2% en poids de PAF à 500 C diminue à environ 0% en poids de PAF, la performance de l'adsorbant est meilleure que si la teneur en eau d'un adsorbant à base de zéolithe échangée avec du strontium diminuait de même jusqu'à environ 0% en poids de PAF.C'est ainsi que les résultats-mettent en évidence qu'un adsorbant à base de zeolithe échangée avec du strontium et du potassium est plus uniformément sélectif vi-à-vis des trois xylènes isomères à une teneur en eau plus basse qu'un adsorbant à base de zéolithe échangée avec du strontium, et que la teneur en eau n'est pas aussi déterminante pour que l'adsorbant présente des caractéristiques de performance acceptables qu' elle l'est lorsqu'il s'agit d'un adsorbant à base de zéolithe échangée avec du strontium Bien que l'adsorbant à base de zéolithe X ou Y échangée avec du strontium et du potassium ayant une teneur en eau d'essentiellement en en poids de PAF à 500 C soit utilisable dans le procédé suivant 1' invention, il est préférable que la teneur en eau de l'adsorbant soit surveillée et réglée pour que l'adsorbant présente des caractéristiques de performance optimales I1 en est particulièrement ainsi lorsqu'il s'ait d'un procédé à l'échelle industrielle contenant une quantité importante d'adsorbant et restant en circuit pendant de longs laps de temps La teneur en eau de l'adsorbant est initialement ajustée à la valeur souhaitée, au cours de sa préparation, ou peut être ajustée après l'introduction dans les chambres, avant la mise en route du procédé.On peut ensuite surveiller la concentration initiale connue de la zéolithe en prélevant des échantillons sur les courants entrants (de charge et de désorbant) et les courants sortants (d'extrait et de raffinat) et en analysant le eau par des modes opératoires -bien connus des 3g dustrie du pétrole et de la pétrochimie. On peut ensuite calculer la teneur en eau de l'adsorbant d'après les résultats obt Si la teneur en eau est trop basset on peut l'accroître tant de l'eau à l'adsorbant, soit de temps en temps, soit, de préférence, en continu, par elle-même ou en mélange avec la charge ou le désorbant.Si la teneur en eau est trop élevée, on la réduit au niveau approprié en faisant passer le désorbant et/ou la charge dans un dispositif de séchage et en laissant les courants sortants retirer un peu d'eau. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. EXEMPLE I Cet exemple permet de mettre en évidence la raison pour laquelle le procédé suivant l'invention permet d'obtenir des rendements élevés en éthylbenzène très pur pour toute concentration d'éthylbenzène dans la charge. Dans cet exemple, on effectues des essais d'impulsion sur un adsorbant à base de zéolithe de type X ée avec du cal- cium (Ca-X) et sur un adsorbant à base de zéolithe de type X échangée avec du strontium (Sr-X) ainsi que sur un adsorbant 4 base de zéoli- the de type X échangée avec du strontium et du potassium (Sr-K-X) en utilisant l'appareil pour essais d'impulsion, le mode opératoire, la charge et le désorbant précédemment décrits. Les adsorbants Sr-X et Sr-K-X sont préparés à partir de tamis moléculaires Linde 13X. L' adsorbant Ca-X est constitué par un tamis moléculaire Linde 13X. Les sélectivités vis-à-vis des trois isomères du xylène (p, m et o) et du toluène vis-à-vis de l'éthylbenzène sont indiquées au tableau 3 ci-dessous. TABLEAU 3 Sélectivités comparatives d'adsorbants Ca-X, Sr-X et Sr-K-X Adsorbant Ca-X Sr-X Sr-K-X Sélectivités: p/e 2,27 2,32 2,32 m/e 3,57 2,92 2,92 o/e 2,97 2,35 2,35 Toluène/e 2,61 1,82 1,82 I1 découle des résultats qu'avec l'adsorbant Ca-X la sélectivité toluène/e est supérieure à la sélectivité p/e et inférieure aux sélectivités m/e et o/e mais qu'avec les adsorbants Sr-X. et Sr-K-X la sélectivité toluène/e est inférieure à la sélectivité p/e ou toute autre sélectivité vis-à-vis des xylènes. C'est ainsi que les adsorbants Sr-X et Sr-K-X, au contraire de l'adsorbant. Ca-X,permetentue. adsorption et une désorption nettes, en tant que classe, de tous les xylènes. EXEMPLE II Cet exemple illustre le pouvoir qu' a le procédé suivant l'invention, lorsqu'il fonctionne suivant son mode de mise en oeuvre préférable comme une opération continue à lit mobile, de type à contrecourants, de séparer 1' éthylbenzène sous une forme très pure et avec un rendement élevé d'une charge contenant de 1' éthylbenzène en une concentration égale ou inférieure à celle du para-xylène. L'exemple présente les résultats d'essais obtenus avec des adsorbants Ca-X, Sr-X et Sr-K-X dans une installation d'essai à 1' échelle pilote dite "installation carrousel" décrite en détails dans le brevet des E.U.A. n 3.706.816. En résumé, l'installation est essentiellement constituée par 24 chambres d'adsorption aommuniquant en série ayant chacune un volume de 44 cm3 environ.Le volume total des chambres du dispositif est d'environ 1.056 cm3.; Les chambres d' adsorption individuelles communiquent en série les unes avec les autres à l'aide de conduits de communication de relativement faible diamètre et avec une vanne de type rotatif à l'aide autres conduis La vanne présente des orifices d'entrée et de sortie qui dirigent 1' écoulement de la charge et du désorbant vers les chambres et des courants d'extrait et de raffinat hors des chambres. En manipulant la vanne rotative et qn maintenant des pressions différentielles et des débits donnés dans les divers conduits passant dans et hors de la série de chambres, on produit un écoulement à contre-courant simulé. L'adsorbant reste stationnaire tandis que le fluide s'écoule dans les chambres montées en série d'une manière qui, lorsqu'on la considère de n'importe quelle position dans les chambres d'adsorptionr est un écoulement continu à contre-courants. Le déplacement de la vanne rotative est effectué par déplacement 4 intervalles de temps réguliers afin de permettre à une nouvelle opération d'avoir lieu dans les lits d'adsorbant situés entre les orifices actifs d'entrée et de sortie de la vanne rotative. Sont fixés sur la vanne rotative des conduits d'entrée et de sortie par lesquels les fluides passent dans le et hors du dispositif d'écoulement.La vanne rotative contient un con duit d'alimentation de la charge dans lequel passe un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et des xylènes isomères, un conduit de sortie du courant.d'extrait dans lequel passe le désorbant en mélange avec les xylènes isomères, un conduit d'alimentation du désorbant dans. lequel passent les désorbants, ainsi qu'un conduit de sortie du courant de raffinat dans lequel passe l'éthylbenzène en mé- lange avec le désorbant.En outre, un conduit d'alimentation d'un matériau de purge est utilisé pour admettre un matériau de purge afin de chasser les constituants de la charge, par purge, des conduits ayant précédemment contenu la charge et qui vont ensuite contenir le courant de raffinat ou d'extrait. Le matériau de purge utilisé est du désorbant qui sort ensuite du dispositif en constituant une partie du courant d'extrait et du courant de raffinat. Au cours des essais, on opère à une température de 1500C et à une pression de ll atmosphères. On utilise le toluène comme désorbant. On utilise quatre matériaux de charge dont deux ont des concentrations en éthylbenzène considérablement supérieures aux concentrations en para-xylène et dont deux ont des concentrations en éthylbenzène à peu près identiques ou inférieures aux concentrations en para-xylène. Les analyses des charges utilisées sont indiquées au tableau 4 ci-après L'adsorbant à base de zéolithe de type Ca-X est un tamis moléculaire Linde-lOX dont les particules ont une dimension d'environ 0,84 à 0,42 mm. L'adsorbant 4 base de zéolithe de type Sr-X est préparé à partir de tamis moléculaires Linde 13X, de la manière suivante. On pré-humidifie 2,1 litres de tamis moléculaires Linde 13X de 0,84 à 0,42 mm environ et on les lave à l'aide de 5 litres d'eau a 600C.On effectue l'échange d'ions en pompant 62 litres de Sr+++ 0,075M en écoulement ascendant, à raison de 1,3 litre/heure et à 600C. On purge les espaces interstitiels, en écoulement descendant, à l'aide de 2 litres d'eau désionisée à 250C , puis on lave, en écoulement ascendant, pendant 2 heures, à raison de 2 litres/heure et à 450C. Après séchage superficiel du matériau échangé, on sèche ensuite l'adsorbant dans un four à moufle, en débutant à 250C et en amenant à 5000C en % heure. On continue à sécher à 5000C pendant heure. L'analyse in dique que l'adsorbant contient, en poids, 40,85% de SiO2, 29,74% d' Al2O3, 0,98% de 1ga20 et 25,'c de SrO.D'après l'analyse de l'alumine, l'adsorbant est échangé à 90,8 moles tf. L'adsorbant à base de zéolithe Sr-K de type X est préparé à partir de tamis moléculaires Linde 13X, de la manière suivante. On soumet î;o litre du produit échangé avec du Sr, préparé comme décrit ci-dessus, à un échange d'ions avec du potassium en faisant recycler 5 litres de solution de K+ O,248M à un débit de 2 litres/heure sur le produit, à 500C, pendant 40 heures. On purge les espaces interstitiels, en écoulement descendant, à l'aide de 2 litres d'eau désionisée à 250C puis on lave, en écoulement ascendant, à l'aide de 2 litres d'eau désionisée en une heure et encore 2 litres en 2 heures, le tout à 60 C.Après séchage superficiel du produit échangé, on sèche l'adsorbant dans un four à moufle, en commençant à 250C et en passant à 500 C en heure. On continue à sécher à 500 C pendant heure. L'analyse indique que l'adsorbant contient, en poids, 42,63% de SiO2, 29,16% d'A1203, 1,04% de Na2O et 21,10% de SrO ainsi que 4,40% de K2O D'après l'analyse de l'alumine, l'adsorbant est échangé à 91,8 moles %. On charge l'appa- reil tout d'abord avec l'adsorbant Ca-X, puis avec l'adsorbant Sr-X et ensuite avec l'adsorbant Sr-K-X. Après l'introduction de chaque charge, on sèche les adsorbants pendant 20 heures par 2,5 mol.g/heure de toluène en phase vapeur à 1500C et à la pression atmosphérique. Après séchage, on réhydrate l'adsorbant jusqu a obtention d'une teneur en eau connue, en faisant passer de l'azote humide, provenant d un dispositif de barbotage à l'eau, sur les lits d'adsorbant. On effectue deul: essais avec chaque adsorbant, l'un sur-une charge ayant une concentration en éthylbenzène relativement élevée par rapport au para-xylène et l'autre sur une charge ayant une concentration en éthylbenzène relativement basse. Les six essais, effectués dans des conditions continues en régime permanent, sont effectues pour d terminer les relations entre la pureté ?e l'éthylbenzène et la récupération pouvant être obtenues avec une charge ayant une concentration relativement élevée et une concentration relativement basse en éthylbenzène. La "récupération" est déterminée en calculant la quantité d'éthylbenzène perdue dans le courant d'extrait, cette a.uan- tité étant déterminée en pourcentage de l'éthylbenzène introduit dans dispositif de traitement et en soustrayant ce pourcentage de 100%. n conséauence, la "récupération" indique le pourcentage d'éthylben- zne introduit dans le dispositif de traitement qui n'est pas perdu au profit du courant d'extrait. La rétartition des composés aronati- ques en C8 dans la charge, 1 extrait et le raffinat est déterminée par chromatographie gazeuse. Les résultats des essais sont rapportés dans le tableau 4 ci près TABLEAU 4 Résultats d'essais effectués dans une installation de type "carrousel" Essais 1 2 3 4 5 6 Adsorbants Ca-X Ca-X Sr-X Sr-X Sr-K-X Sr-K Charge Répartition des composés aromatiques en C8 e, volume % 32,0 20,0 29,2 17,0 21,6 19,3 p, volume % 14,3 20,5 18,0 20,9 16,8 19,7 m, volume % 33,3 44,2 39,8 47,4 47,2 46,0 o, volume % 20,4 15,3 13,0 14,7 14,4 15,0 Courant d'extrait Répartition des composés aromatiques en C8 e, volume % 2,8 12,4 0,7 0,1 0,1 0,3 p, volume % 19,7 22,2 23,0 22,1 28,2 26,3 m, volume % 48,1 49,9 59,3 60,8 52,2 20,5 o, volume % 29,4 15,5 17,0 17,0 19,5 20,5 Courant de raffinat Répartition des composés aromatiques en C8 e, volume % 98,2 98,7 98,2 97,5 99,2 99,7 p, volume % traces 0,4 0,6 0,2 0,2 traces m, volume % 0,3 0,8 0,8 2,1 0,4 0,3 o, volume % 1,5 0,1 0,4 0,2 0,2 traces Récuperation % de l' éthylbenzène dans le raffinat 96,6 34,1 98,0 99,0 99,0 99,0 Dans l'essai 1, l'éthylbenzène est séparé à l'état très pur (98,2 volumes %) et avec une récupération élevée (98,6%). L'effet nuisible du toluène désorbant fortement retenu est essentiellement élimin parce aue l'éthylbenzène est à une concentration suffisamment élevée dans la charge. La perte d'éthylbenzène dans l'extrait est indiquée par les résultats de l'essai 2 dans lequel on a utilisé une charge contenant une concentration en éthylbenzène inférieure à celle du para-xylène. Bien que la pureté soit élevée (98,7 volumes %), la récuperation est très faible (34,1%). D'autre part, dans les essais 3 et 4 avec l'adsorbant Sr-X et les essais 5 et avec l'adsorbant Sr-K-X, l'éthylbenzène est séparé à la fois sous forme très pure et avec un taux de récupération élevé de charges présentant des concentrations élevées et basses en éthylbenzène. REVENDICATIONS 1. Procédé de séparation de l1éthylbenzène d'un mélange de charge contenant de l'éthylbenzène et plusieurs xylènes isomères, caractérisé en ce qu'on met le mélange en contact, dans des conditions d' adsorption, avec un adsorbant à base de zéolithe de type X ou de type Y échangée avec du strontium, on adsorbe sélectivement les xylènes isomères à l'exclusion pratiquement totale de 1'éthylbenzène, puis on recueille de l'éthylbenzène très pur. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que 1' adsorbant est à base de zéolithe de type X ou de type Y échangée avec du strontium et du potassium. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport pondéral de strontium à potassium est de 1 à 275. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précéden tes, caractérisé en ce que la zéolithe est pratiquement complètement échangée avec du strontium ou avec du strontium et du potassium. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'adsorbant contient d'environ O à 4% d' eau, en poids, mesurée par la perte au feu à 500 C. 6. Procédé suivant 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mélange de charge contient du paraxylène, du méta-xylène et de i 'ortbo-xylène 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la concentration en ortho-xylene du mélange de charge est inférieure à la concentration en para-xylène ou en méta-xylène. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la concentration en para-xylène du mélange de charge est inférieure à la concentration en ortho-xylène ou en méta-xylène. 9. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les concentrations en ortho-xylène et en para-xylène du mélange de charge sont l'une et l'autre inférieures 4 la concentration en méta-xylène. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le mélange de charge contient deux xylènes isomères 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on sépare de l'adsorbant un courant de raffinat contenant de l'éthylbenzène, on met l'adsorbant en contact, dans des conditions de desorptsn , avec un désorbant afin de séparer les xylènes isomères et on sépare de l'adsorbant un courant d'extrait contenant les xylènes isomères. 12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le désorbant a un point d'ébullition moyen sensiblement différent de celui du mélange de charge. 13. Procédé suivant la revendication 11, caraxotérisé en ce que le désorbant est constitué par du toluène. 14. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les conditions d'adsorption et les conditions de désorption comprennent une température de 31 à 2320C et une pression d'une à trente-cinq atmosphères. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'on opère en phase liquide