-1 JOINT DE PROTHESE. La présente invention se rapporte à des appareils orthopédiques. Plus particulièrement, l'invention se rapporte à des prothèses d'articula- tions et, en particulier, à des prothèses pour le remplacement d'articula- tions métacarpiennes. On connaît des dispositifs de prothèses servant au remplacement d'ar- ticulations métacarpiennes qui ont été endommagées par de l'arthrite rhu- matismale, une infection ou un traumatisme. Comme exemples de dispositifs de ce genre, on peut citer les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 3 462 765, 3 875 579, 3 681 786, 3 593 342 et 3 739 403. Bien que certaines des articulations de prothèses précitées aient ob- tenu un certain degré de succès commercial, elles sont affectées par divers inconvénients. Les difficultés courantes sont dues à la déformation en "col de cygne" qui provoque une rupture de la prothèse dans l'interface entre la tige et l'articulation, à une pénétration du tissu dans la zone d'articula- tion et à une flexion de la prothèse à l'extérieur de la zone du joint. En conséquence, l'invention a pour but de fournir une prothèse d'articula- tion qui ne soit pas affectée par les inconvénients mentionnés ci-dessus. La prothèse d'articulation selon l'invention apporte des perfection- nements aux prothèses d'articulations métacarpiennes connues. La partie centrale répartit plus uniformément les forces de compression se produisant dans une articulation métacarpienne normale et, du fait que sa hauteur est égale ou supérieure à sa largeur, le risque de déformation en "col de cygne" de la prothèse est par conséquent réduit, de même que le risque de rupture dans l'interface entre la tige et l'articulation. La fente inclinée ou incur- vée ménagée dans la partie centrale s'étendant de l'extrémité plus distale de la partie supérieure de la zone palmaire vers l'extrémité proximale de la partie de base, permet un positionnement correct du centre de mouvement, conformément à la structure proximale et palmaire de l'articulation qui s'adapte étroitement à l'anatomie normale, et il est en outre possible de créer un "rebord" qui empêche la pénétration du tissu dans la zone d'articulation. 2 2458275 L'agencement de la fente permet également de créer une action de retenue qui permet une flexion seulement dans une direction. Les tiges sont également conçues pour réduire la rotation et permettre une orientation de la prothèse. La présenite invention se rapporte à une prothèse d'articulation agencée en particulier pour remplacer la jointure métacarpienne et la jointure proxi- male inter-phalanges des phalanges de la main. La prothèse comprend un corps monobloc formé d'une matière inerte flexible. Cette prothèse est pourvue d'une partie centrale située entre deuxtiges intra- médullaires et pourvue d'une fente la traversant depuis la surface dorsale approximativement jus- qu'à la surface palmaire pour créer une articulation avec cette surface palmaire. La fente s'étend depuis approximativement l'extrémité distale de la surface dorsale en direction de l'extrémité proximale de la surface pal- maire. La partie centrale a également une hauteur égale ou supérieure à sa largeur. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 est une vue en coupe partielle d'une jointure métacarpienne d'une main humaine dans laquelle on a implanté une prothèse d'articulation agencée conformément à la présente invention. La Figure 2 est une vue en élévation latérale de la prothèse selon l'invention. La Figure 3 est une vue en plan de la prothèse. La Figure 4 est une vue en coupe, faite sur la ligne 4-4 de la Figure 3 et montrant la prothèse d'articulation dans une position infléchie. La Figure 5 est une vue en coupe à échelle agrandie de la tige distale, faite suivant la ligne 5-5 de la Figure 2. La Figure 6 est une vue en coupe à échelle agrandie de la partie centrale, faite suivant la ligne 6-6 de la Figure 2. La Figure 7 est une vue en coupe à échelle agrandie de l'extrémité pro- ximale, faite sur la ligne 7-7 de la Figure 2; et la Figure 8 est une vue en élévation latérale d'un autre mode de réa- lisation de la prothèse selon l'invention. La Figure 1 représente la prothèse selon l'invention, désignée par 10 et mise en place dans les canaux médullaires 31,32 d'un os métacarpien de la main. La prothèse est implantéedans une jointure métacarpienne de la main par un processus qui consiste généralement à enlever partiellement, dans une opération chirurgicale, la jointure métacarpienne, à dégager les canaux médul- laires 31 et 32 et à introduire la jointure de prothèse en position dans les canaux médullaires. 3 2458275 La prothèse 10 représentée sur les Figures 2 à 8 est constituée par un corps monobloc formé d'une matière flexible et physiologiquement inerte, telle qu'un caoutchouc de silicone ou du polyéthylène, et elle est de préférence réalisée par moulage. La prothèse peut être moulée en une pièce ou bien en deux pièces ou plus; par exemple, les tiges et la partie centrale peuvent être moulées séparément et collées ensemble à l'aide d'un adhésif tel que l'adhésif médical "SILASTIC", type Silicone A, vendu sous cette dénomination par la Société Dow Corning. La prothèse comprend une partie centrale élargie 11 de laquelle partent dans des directions opposées deux parties en forme de tiges 12 et 13. La tige proximale 13 est légèrement plus longue que la tige distale 12. De préférence, les tiges ont une section droite semi-rectangulaire et elles comportent des parois latérales incurvées 22 et 23 leur permettant d'épouser le profil du canal intra-médullaire existant dans l'os. La forme semi-rec- tangulaire des tiges a tendance à réduire la rotation de la prothèse après qu'elle a été implantée et elle permet une meilleure orientation de la pro- thèse pendant l'opération chirurgicale d'implantation. La partie centrale élargie 11, représentée sur les Figures 1 et 4, a une hauteur h égale ou supérieure à sa largeur w. Les conditions imposées à la largeur et à la hauteur augmentent fortement la résistance de la partie centrale et diminuent sensiblement le risque de déformation en "col de cygne" de la prothèse, ainsi que le risque de-rupture dans l'interface entre tige et partie centrale. Une fente 14 s'étend de la surface dorsale 15 pratiquement jusqu'à la surface palmaire 16 de la partie centrale. La fente commence à l'extrémité distale de la surface dorsale et elle s'étend en direction de l'extrémité proximale de la surface palmaire, de préférence suivant un angle d'environ à 600. Sur la Fig. 2, la fente a été représentée avec un profil légère- ment incurvé ayant un rayon d'environ 30 . Sur la Figure 8, on a représenté un autre mode de réalisation de l'invention o la fente 14 est rectiligne. Les distances a et a' sont de préférence égales, et elles correspondent chacune à environ 20 à 25% de la longueur x de la partie centrale, comme indiqué sur les Fig. 3 et 8. Comme le montre la Fig. 4, une articulation 30 est créée par la fente 14 à proximité de la surface palmaire de la partie centrale et elle est décalée en direction de l'extrémité proximale de cette partie centrale. Ce décalage permet, comme le montre la Figure 1, un positionnement correct du centre de mouvement en direction de l'extrémité proximale de la partie centrale, dans la zone proximale et palmaire de l'articulation, en se 4 22458275 rapprochant ainsi de la condition existant dans une jointure naturelle. La position de la fente dans la surface dorsale crée un rebord 41 qui empêche une pénétration de-tissu dans la zone d'articulation 14 et la conception de la fente et de l'articulation se traduit par une action de retenue qui permet une flexion ou un pliage de la prothèse seulement dans une direction. On voit par conséquent que la prothèse selon l'invention permet de remédier à différents inconvénients des prothèses de jointures métacar- piennes de types connus et représente un progrès important dans ce domaine. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. 2458275 REVENDICATIONS 1.- Prothèse d'articulation destinée à remplacer les jointures d'os, caractérisé en ce qu'elle comprend un corps monobloc (10) formé d'une matière flexible et physiologiquement inerte, ledit corps comportant une partie cen- trale élargie(11)et deux parties formant des tiges proximale et distale (12, 13), dirigées vers l'extérieur et agencées chacune pour être insérées dans un canal médullaire (31, 32) d'un os de ladite jointure, ladite partie cen- trale (11) ayant une hauteur (h) égale ou supérieure à sa largeur (w), et en ce qu'il est prévu une fente (14) ménagée au travers de la partie centrale à partir de son extrémité distale (15) et en direction de l'extrémité proxi- male de ladite partie centrale, en formant une articulation qui est décalée par rapport au centre de ladite partie centrale en direction de l'extrémité proximale de cette partie centrale. 2.- Prothèse d'articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite fente (14) est inclinée d'un angle compris entre environ 55 et 600. 3.- Prothèse d'articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit corps est formé d'un caoutchouc de silicone. 4.- Prothèse d'articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite fente est rectiligne. - 5.- Prothèse d'articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite fente est incurvée.