Gant en caoutchouc ou en matière synthétique, et moule pour sa fabrication. L'invention concerne des gants en caoutchouc ou en matière synthétique, notamment des gants de laboratoire ou chirurgicaux, sans bord roulé, possédant une surface structurée dans la région de la manchette. Une des fonctions les plus importantes pour un gant de laboratoire ou chirurgical est qu'il aille bien à l'utilisateur, qu'il ne glisse pas de la main par inadvertance, et également, par exemple, qu'il entoure et maintienne le poignet du vêtement Dans le cas de gants munis d'un bord roulé ou d'une zone de renforce- ment en forme de bande, ce maintien en place, notamment par le rétrécissement de la manche du vêtement au niveau de l'avant-bras, se produit du fait que, dans la région du poignet, il existe un bourrelet que le fourreau du gant ne peut théoriquement pas surmonter. Cependant, au cours du perfectionnement de l'auto- matisation de la fabrication de gants de laboratoire ou chirurgicaux, il a fallu renoncer de plus en plus à un bord roulé et à la réalisation coûteuse de bandes de renforcement Dans le cas de gants fabriqués mainte- nant sansbord roulé, il existe le danger qu'un tel gant se retourne en direction de la main dans la région de la manchette, pendant une opération par exemple Par suite des mouvements de la main et du poignet du vêtement, cette manchette retournée, dont le côté contaminé est tourné vers l'extérieur, glisse de plus en plus loin du côté de la main Il en résulte, non seulement que le poi- gnet du vêtement est dégagé, mais aussi une contamination de la région stérile, étant donné que, dès que le gant est mis, il n'est plus stérile que du côté extérieur. Ceci est d'autant plus dangereux que le glissement de la région retournée peut avoir lieu dans certains cas jusqu'à la surface de la main. Il en résulte qu'un gant sans bord roulé ou sans bandes de renforcement présente nettement plus d'incon- -2 - vénients qu'un gant comportant un bord roulé, étant donné que le retournement du fourreau d'un gant possé- dant un bord roulé peut conduire à un enroulement du fourreau qui est cependant arrêté au plus tard par l'articulation du poignet. Pour éviter cette situation problématique dans le cas de gants sans bord roulé, on a déjà cherché à commu- niquer à ces gants, par une configuration particulière de la manchette, une rigidité qui les rend plus diffi- ciles à s'enrouler sur eux-mêmes Ainsi, par exemple, on a disposé, sur la périphérie du fourreau, plusieurs nervures longitudinales qui, en raison de leur action de renforcement, empêchent un retournement Cependant, l'effet de telles nervures était trop faible, ce qui a poussé à chercher d'autres perfectionnements Un tel gant perfectionné est décrit par exemple dans le brevet américain N O 4 133 624. Ce brevet américain résout le problème du retour- nement, du fait qu'en plus des nervures de renforcement prévues dans la région de la manchette du gant, on prévoit également des nervures annulaires rétrécissant le fourreau du gant La fonction de ces nervures annu- laires est similaire à celle d'un bord roulé ou res- pectivement d'une bande de renforcement Le gant glisse ainsi plus difficilement de la manche. Cependant, cet effet ne peut apparaître-que lorsque les forces élastiques du gant tendent et maintiennent celui-ci autour de la manche de façon correspondante. Il apparaît cependant l'effet secondaire extrêmement désagréable d'une sensation de pression dans la région de l'avant-bras, auquel est soumis le médecin - En outre, par suite des renforcements continus suivant la direction longitudinale sur la face intérieure du gant, la surface d'appui du gant qui le retient sur la manche est encore légèrement réduite, de sorte que cela augmente la possibilité de glissement sur la manche. De ce fait, dans ce mode de réalisation, Le problème du glissement n'est pas encore résolu. -3- L'invention se propose de fournir un gant en caoutchouc ou en matière synthétique qui, notamment lors de l'utilisation comme gant de laboratoire ou chirurgical, comporte, dans la région de la manchette, une structure qui empêche un enroulement, un retourne- ment et un glissement du gant par rapport à la manche ou à l'avant-bras du porteur, et qui, en outre, ne provoque aucun phénomène désagréable pour le porteur. Ceci est obtenu suivant l'invention grâce au fait que la structure du côté extérieur du gant est formée par des protubérances discontinues, tandis que, du côté intérieur, elle est formée par des cavités dis- continues correspondantes Ces protubérances discon- tinues en forme de nopes forment, dès qu'on cherche à rouler le gant, une sorte de denture interpénétrante qui rend impossible un retournement et, par conséquent, également un enroulement, étant donné que le rayon d'enroulement qui doit être surmonté pour permettre un retournement est maintenant suffisamment important pour que les forces élastiques n'y suffisent plus. Grâce aux cavités discontinues sur le côté intérieur du gant, on obtient simultanément une augmentation du frottement par adhérence, ce qui rend nettement plus difficile un glissement de la manche Pour rendre le gant plus résistant à la fatigue lors de l'enfilement, l'épaisseur de paroi dans-la région de la surface structurée est choisie légèrement plus importante. Ces différences d'épaisseur de paroi n'étaient pas possibles jusqu'ici du fait que, lors du processus d'immersion, c'est tout le gant qui doit être immergé et que, par conséquent, une augmentation de l'épaisseur de paroi dans la région de la manchette s'accompagne obligatoirement d'une augmentation de l'épaisseur de paroi dans la région de la main Cependant, grâce à la constitution de la structure suivant l'invention, on obtient automatiquement la possibilité, par suite de la faible capacité d'égouttement dans la région de ladite structure, de choisir une épaisseur -4- de paroi légèrement plus importante que dans la région de la main. Suivant un autre mode de réalisation de l'inven- tion, les protubérances ont une apparence pyramidale, définissant de façon optimale l'effet d'interpénétra- tion En outre, de ce fait, le gant est plus facile à saisir dans la région de la manchette, ce qui facilite l'enlèvement Les cavités complémentaires sont égale- ment pyramidales, en correspondance avec les protu- bérances, ce qui assure une bonne interpénétration avec le tissu de la manche Cette interpénétration augmente nettement la résistance due au frottement et rend nettement plus difficile un glissement du gant par rapport à la manche. Pour pouvoir fabriquer un gant suivant l'inven- tion, suivant un mode de réalisation de l'invention, le moule comporte des cavités discontinues dans la région de la manchette Le dépôt du caoutchouc ou de la matière synthétique sur ce moule a lieu lors de la fabrication du gant suivant l'invention de façon connue en soi. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'un mode de réalisation préféré mais non limitatif représenté aux dessins annexés sur lesquels la fig l représente un gant comportant des nopes, à échelle très agrandie, dans la région du fourreau, et la fig 2 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne AB de la fig 1, du fourreau d'un gant suivant l'invention. Le gant l est subdivisé en plusieurs doigts 4, une main 5 et une manchette 6 Les doigts 4 et la main 5 ont la même constitution que dans des gants classiques connus Cependant, dans la région de la manchette 6, sont disposées des protubérances pyramidales 2 qui confèrent au gant l un aspect _ 5- de nopes dans cette région Le gant l ne comporte pas de bord roulé au niveau de l'extrémité 3 de la manchette Les protubérances pyramidales 2 agissent comme une denture, de sorte qu'il est pratiquement impossible que la manchette 6 roule en direction de la main 5 Les protubérances pyramidales 2 com- portent,du côté intérieur du gant, des cavités pyramidales 7 possédant la même surface de base, comme on le voit sur la fig 2 On remarquera encore que les protubérances et les cavités pyra- midales 2 et 7 ont été représentées à échelle très agrandie pour mieux faire ressortir leur fonction, et qu'en pratique leur hauteur n'est que d'environ 1 mm. Tous les types de protubérances discontinues dans la région de la manchette, par exemple des protubérances en forme de calottes, entrent dans le cadre de l'invention, même s'ils ne sont pas décrits en détail ici. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ail- leurs déjà qde, l'invention ne se limite nullement à ceux d e S d'application_ et de réalisation qui ont été plus pa Affament envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. -6- REVENDICATIONS 1. Gant en caoutchouc ou en matière synthétique, notamment gant de laboratoire ou chirurgical, sans bord roulé, comportant une surface structurée dans la région de la manchette, caractérisé par le fait que la structure du côté extérieur du gant ( 1) est formée par des protubérances discontinues ( 2), tandis que, du côté intérieur, elle est formée par des cavités discontinues ( 7) correspondantes. 2. Gant suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'épaisseur du matériau dans la région de la surface structurée ( 6) est légèrement plus importante que dans la région de la main ( 5). 3. Gant suivant la revendication l ou 2, carac- térisé par le fait que les protubérances ( 2) ont une apparence pyramidale. 4. Moule pour fabriquer un gant suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte des cavités discontinues dans la région de la manchette. N