La présente invention concerne un nouveau papier autocopiant elle se rapporte également å un procédé pour fabriquer de tels papiers. Par "papier autocopiant11, on désigne un support, généralement en papier, revêtu d'au moins une enduction, permettant de reproduire une écriture ou un dessin par transfert d'un signe d'une surface a une-autre surface qui se trouve au dessous, sous l'effet d'une pression. En pratique, un utilise généralement les papiers autocopiants sous forme de liasses composées de plusieurs feuilles élémentaires, le plus souvent de couleurs différentes. Ce type de produits permet essentiellement d'établir simultanément un document et un certain nombre de copies, totales ou partielles, dudit document à l'aide, soit d'un instrument d'écriture manuelle, soit d'une machine écrire, chaque feuille de la liasse assurant le transfert des signes sur la feuille suivante et ce, sous l'action de la pression exercée sur le recto de la première feuille. En soi, ce type de produit est déjà largement connu et répandu. On en trouve d'ailleurs sur le marché une gamme trds étendue, plus ou moins sophistiquée, répondant des besoins très diversifiés. Sans entrer dans une description détaillée, on peut classer les papiers autocopiants en deux catégories principales - les papiers autocopiants "autonomes", c'est- -dire ceux qui n'ont pas besoin d'entrer en contact avec une contrepartie traitée, - les autocopiants "contact" ou "hétérocopiants", c'est- -dire ceux qui pour s'exprimer ont besoin d'entrer en contact avec une contrepartie traitée. Dans chacune de ces catSgcries, on peut distinguer trois types principaux en considérant le processus mis en oeuvre pour assurer la duplication - les autocopiants ("autonomes" ou "contact") dits "transfert" qui agissent, sous l'effet de la pression, par simple transfert de l'enduction colorée du verso d'une feuille sur le recto de la feuille suivante, - les autocopiants ("autonomes" ou "contact") dits "démasquables" qui agissent, sous l'effet de la pression, par élimination locale d'un film superficiel ou "masque" qui dévoile une couche sous-jacente colorée, - les autocopiants ("autonomes" ou "contact") dits l'chimiques" dans asquels une ou des couches actives d'aspect incolore ou blanc répondent à l'action de la pression par une réaction chimique chro moyenne localisée. Entre ces différents types d'autocopiants, le choix de l'utilise sateur se fait en fonction de différents critères : caractéristiques d'aspect , performances techniques, prix, etc.. Quel que soit leur type, les papiers autocopiants, pour être d'un emploi réellement économique, doivent répondre à un certain nombre de critères et satisfaire différentes exigences techniques ils doivent, en particulier, permettre l'établissement d'un nombre maximum de copies lisibles et propres pour un moindre prix. Pour obtenir ce prix réduit, on peut diminuer le grarmage (poids au mètre carré) et le prix du papier support ainsi que le coût de son traitement. Par ailleurs, le nombre et la qualité des copies dépendent essentiellement de deux facteurs principaux 1 -Ia qualité du papier-support qui doit être assez mince (pour bien transférer de manière homogène la pression localisée dans toute l'épaisseur de la liasse) sans toutefois laisser apparaitre au recto l'enduction appliquée au verso ; on a jusqu'ici résolu l'antagonisme entre minceur et opacité en faisant appel à des papiers non poreux, soit qu'ils aient été obtenus à partir de compositions papetières nobles, c'est-à-dire riches en fibres de haute qualité, soit qu'on les ait préalablement traités à l'aide d'un produit formant barrière dans un cas comme dans l'autre, le prix d'un tel papier-support en est fortement affecté ; 2 la ou les couches d'enduction qui doivent assurer un bon transfert sous l'action de la pression, sans pour autant "maculer", notamment au contact sans pression avec la feuille suivante ou en cours de manipulation ou de stockage ; ce qui nécessite un équilibre délicat,d'une part, entre la cohésion de la couche et sa discontinuité potentielle, d'autre part, entre la fixation de la couche au support et son aptitude à s'en séparer sous l'action de la pression. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir des papiers autocopiants utilisables sous forme de liasses avec un grand nombre de copies lisibles et ce, même à partir de supports minces et poreux de compositiom fibreuses de faible valeur, notamment de compositions à base de vieux papiers. Le nouveau papier autocopiant proposé est du type transfert,et comme il sera dit plus loin, il peut être utilisé soit comme transfert autonome, soit comme transfert contact. Cet autocopiant se compose essentiellement d'une feuille de papier-support revêtu sur ses deux faces d'une couche dite respectivement couche recto et couche verso, toutes deux formées à partir d'une composition aqueuse à base de cire. I1 se caractérise en ce que la couche recto contient également le colorant donnant la teinte au recto du papier autocopiant. Avantageusement, la couche recto comprend, en poids de matières sèches - de 49,5 % à 99 % de cire, - de O à 49,5 % d'un agent stabilisant au cisaillement de la cire, - au plus 1 % de colorant, - éventuellement, une faible quantité d'agent anti-mousse. La couche verso comprend, en poids de matières sèches : - au moins, 90 z de charges inorganiques, - de 1 à 3,5 % de cire, - de 3 à 6 % de matière colorante transférable sous l'effet de la pression, - au plus, 0,5 % d'agent épaississant. Le procédé selon l'invention, qui permet de fabriquer directement sur la machine à papier ce nouveau papier autocopiant et dans lequel, d'une manière en soi connue - on réalise une suspension aqueuse de fibres papetières, - on transforme cette suspension en une feuille humide, - on sèche partiellement cette feuille humide, jusqu't un degré d'humidité voisin du degré d'humidité du papier fini, - on enduit en continu, sur la machine à papier elle-même, le verso de cette feuille d'une dispersion aqueuse transférable sous l'effet de la pression, - et enfin, on post-seche l'ensemble obtenu, se caractérise en ce que, en continu, avant ou pendant I'enduction du verso de la feuille, on enduit le recto de ladite feuille d'une dispersion aqueuse contenant - une composition à base de cire, - une matière colorante choisie en fonction de la teinte que l'on désire donner audit recto. En pratique, l'enduction de la face recto et de la face verso s'effectue - soit en continu dans deux postes de couchage simple face classiques, - soit simultanément sur un poste de couchage classique symé-trique, dénommé également double face, - soit, pour le recto, par pulvérisation et pour le verso, par tout autre moyen classique. Ces appareils d'enduction par couchage simple ou double face, sont classiques dans l'industrie papetière et il n' y a donc pas lieu de les décrire ici en détail. A titre d'exemple, on peut citer la presse encolleuse de surfaçage dénommée "size-press", les coucheuses à lames, les coucheuses à barres enductrices, notamment type Champion, les coucheuses à rouleaux. Sur les machines papetières, ces coucheuses sont incorporées dans la sècherie. La plupart des autocopiants transfert fabriques au moyen d'enductions cireuses mettent en oeuvre, pour l'application des couches émettrices et/ou réceptrices des procédés "au fondu" et/ou des enductions en milieu solvant (acétone, chlorure de méthylène, trichloréthylène, etc.). De telles techniques ne permettent pas d'appliquer de telles couches sur le support directement au cours de sa fabrication sur la machine à papier. Ces procédés présentent en poutre l'inconvénient de favoriser la migration desdites couches dans le papier-support, ce qui implique l'emploi de supports de haute qualité, donc chers. Enfin, les solvants sont chers et polluants. L'utilisation de cire dans des enductions aqueuses appliquées directement sur la machine à papier qui fabrique le support a bien été suggérée dans le brevet américain 2 931 752 qui propose de préparer un papier carbone en enduisant directement le papier-support sur la machine papetière elle-même, lorsque le papier est déjà sé- ché mais encore à l'état humide, et avant son bobinage, d'une dispersion aqueuse de cire contenant une matière colorante transférable sous l'effet de la pression. Toutefois, ce procédé vise à la fabrication de papier carbone classique dont la couche cireuse ne contient que le colorant à transférer et des agents dispersants et est appliquée sur un papier relativement solide et épais. Outre le fait qu'il nécessite une quantité importante de colorant, il faut noter qu'il aboutit à un produit dont l'usage peut s 'aoecmoant d'un maculage qui le rendrait invendable comme papier autocopiant. Les enductions proposées dans ce brevet, appliquées sur des papiers minces et poreux tels qu'on peut les utiliser avec le procédé selon l'invention, donneraient des produits inaptes à l'usage visé et, de plus, transparaîtraient fortement sur le verso de la feuille. Dans le brevet français publié sous le numéro 2 014 028, on a proposé d'enduire les deux couches recto et verso, c'est-à-dire respectivement réceptrice et emettrice,- du papier-support d'une dispersion aqueuse contenant respectivement - pour la couche émettrice, des charges minérales composées essentiellement de carbonate de calcium et de kaolin, un copolymère acrylique et un colorant, - pour la couche réceptrice, une cire synthétique émulsionnée et un agent dispersant. Le produit obtenu est un papier autocopiant du type "trans fert". Toutefois, la technique proposée pour sa fabrication n'est pas économique, car elle n'est pas mise en oeuvre sur la machine papetière elle-même, mais sur une machine séparée : "la patinatrice". Cette technique nécessite donc de partir d'un papier-support préalablement élabore et éventuellement coloré, ce qui augmente le prix du papier autocopiant ainsi obtenu, sans compter que les matières mises en oeuvre, telles que notamment les résines acryliques, sont assez chères et migrent facilement dans le papier-support, ce qui rend leur emploi pratiquement impossible avec des papiers-supports minces et poreux. Enfin, les polymères acryliques assurent, entre la couche verso et le support fibreux, des liaisons beaucoup trop tenaces, ce qui nuit à la qualité du transfert en ce qui concerne aussi bien la définition des signes transférés que le nombre de copies lisibles pour un grammage-donné du papier. I1 faut noter également que si on appliquait les compositions de la couche émettrice décrites dans ce brevet français 2 014 028 directement sur la machine à papier, on risquerait d'avoir des problêmes lors du séchage dans une sècherie classique en raison de la tendance des polymères acryliques à coller aux cylindres sècheurs alliée à la fragilité particulière des couches verso des autocopiants transfert. Dans le procédé selon l'invention, comme dit précédemment - la composition aqueuse d'enduction de la face recto comprend, en poids de matières sèches de 49,5 % à 99 % de cire, de O à 49,5 z d'un agent stabilisant au cisaillement de de la cire, au plus, 1 % de matière colorante, éventuellement, une faible quantité d'agent mouillant, - la composition aqueuse d'enduction de la face verso comprend, en poids de matieres sèches au moins 90 % de charges inorganiques, . au plus, 3,5 % de cire, . de 3 à 6 % de matiere colorante transférable sous l'effet de la pression, . au plus, 0,5 % d'agent épaississant, . et éventuellement, une faible quantité d'agent mouillant, de manière à régler la tension superficielle de cette couche à la valeur nécessaire pour assurer l'étalement de la composition en un film mince et continu, comme il est de pratique courante dans les techniques de couchage du papier. Corme cire, on utilise les cires connues pour ce type d'applications, seules ou en mélange. On a trouvé qu'il était souhaitable d'utiliser des cires de paraffine, notamment celles qui ont été activées par addition de polyéthylène, des cires microcristallines de pétrole, voire des cires naturelles, du moins dans la mesure où ces dernières sont dispersables dans l'eau et suffisamment régulières. En pratique, la cire de la face verso et celle de la face recto sont de même nature chimique. Si on désire obtenir un papier autocopiant transfert par contact, c'est-à-dire comme déjà dit, qui ne transfère pas sur un papier ordinaire, les cires du recto et du verso pourront être de même nature, mais toutefois, la cire du verso pourra être un peu plus dure que celle du recto. Comme agent stabilisant de la cire au cisaillement on utilise également des produits connus en tant que colloïdes protecteurs, tels que notamment les carboxyméthylcelluloses ou CMC, les protéines animales ou végétales, les alginates, les produits amylacés tels que, par exemple, les amidons, les fécules, etc.. La matière colorante destinée à être introduite dans la couche recto pour donner à la feuille sa coloration apparente est également d'un type connu, tel que notamment pigments, laques, etc.. De même, la matière colorante destinée à être mélanyée à la couche du verso et transférable sous l'effet de la pression, est d'un type en soi connu.A titre d'exemple, pour le colorant de la couche recto, on peut citer les colorants répertoriés dans la classification "Color Index", dans la rubrique CI - Direct, seules ou en mélange, et pour le colorant de la couche verso (c'est-a-dire la couche émettrice) on peut citer tous les produits du commerce utilisés pour les papiers carbones ou les autocopiants, par exemple: le noir de carbone, le bleu de méthyle, les phtalocyanines, le violet de méthyle, les carbasols, etc., seuls ou en mélange. De même, si on désire obtenir un papier autocopiant très blanc, on peut ajouter, de manière connue, à la couche recto un colorant blanc, tel que le bioxyde de titane. Les charges minérales qui composent l'essentiel de la couche verso sont également d'un type connu, seules ou en mélange. Avantageusement, ces charges finement divisées se composent en poids - de 60 à 80 % de kaolin de couchage, - et de 40 à 20 % de bioxyde de titane (Ti 02). Ces charges adsorbent le colorant de transfert et le retiennent dans l'épaisseur de la couche émettrice évitant ainsi sa migration dans le support et le maculage de la feuille suivante. Le bioxyde de titane (Ti 02), par son fort pouvoir couvrant connu, donne un bon contraste entre l'inscription et la surface de report tout en autorisant une quantité réduite de colorant et une faible épaisseur de la couche émettrice. Le choix des charges minérales finement divisées permet d'avoir dans la couche émettrice un fin réseau de discontinuités potentielles qui, sous l'action de la pression, réalise la rupture de cette couche émettrice selon des contours nets et précis, assurant ainsi aux caractères transférés, une très bonne définition. Avantageusement, la composition cireuse d'enduction du verso peut contenir en outre, si nécessaire, une faible quantité d'un agent épaississant. En pratique, on choisit la carboxyméthylcellu- lose (CMC) dans des proportions inférieures à 1 % en poids, de préférence voisine et même inférieure à 0,5 %, et avantageusement voisine dé 0,2 %. La concentration des compositions d'enduction est assurée par addition d'eau au niveau désiré et cela en fonction du matériel utilisé, du papier-support choisi, et des résultats visés. Une concentration en poids de I'ordre de 10 % est souvent souhaitable. La dispersion aqueuse de cire déposée au recto s'étale rapidement et très régulièrement à la surface du papier-support et bouche ou colmate les pores, ce qui permet d'obtenir une coloration uniforme avec une couche très mince, même avec une faible quantité de colorant et même sur un papier de qualité médiocre. Ainsi, par rapport aux procédés classiques de coloration dans la masse ou en "si ze-press", on économise une quantité importante de matières colorantes, qui, comme on le sait, sont des matières très chères. En outre1 par rapport aux procédés de coloration dans la masse, le procédé selon l'invention permet de changer rapidement de couleur sans avoir à procéder à un lavage soigneux des différents circuits de la machine, ce qui en outre diminue notablement les risques de pollution. Par rapport au procédé de coloration de la feuille papier-support en "size-press", le procédé selon l'invention se traduit non seulement comme déjà dit par une économie substantielle de matière colorante (environ deux fois moins), mais également par une éconc-mie importante d'énergie de sèchage, du fait qu'il y a beaucoup moins d'eau à évaporer (environ quatre fois moins). Et cela, pour obtenir en plus une meiEbure dispersion de la matière colorante. Par ailleurs, la couche cireuse s'oppose au transpercement éventuel du support par la couche d'enduction du verso (effet de bar rière). Cela est particulièrement appréciable dans le cas d'enduction simultanée double face. Enfin, la cire contenue dans la couche recto facilite le glissement des feuilles entre elles, sans compter qu'elle augmente également la qualité du transfert. D'une manière générale, on peut appliquer sur la face recto une enduction contenant au moins 99 % en poi-ds de cire. Toutefois, selon le matériel employé pour réaliser l'enduction du recto, notamment lorsqu'on utilise à cet effet une presse encolleuse, on pourra etre confronté à des problèmes de -stabilité de la cire- au cisaillement. On remplacera alors avantageusement dans la composition de ladite couche recto, une partie de la cire par l'un des colloïdes protecteurs cités plus haut. Si l'on choisit d'utiliser les carboxyméthylcelluloses (CMC), les protéines, les alginates, on introduira avantageusement dans la couche recto une proportion d' au plus 5 % en poids de matières sèches du produit choisi. Si l'on choisit d'utiliser les colloldes protecteurs du type amylacés, on introduira avantageusement dans la couche recto une proportion d'au plus 4S,5 % du produit choisi. Cette composition particulière de la couche recto ne nuit en rien aux propriétés apportées par la cire ni aux qualités du papier autocopiant et les produits employés sont généralement bon marché. Dans le procédé selon l'invention, la couche recto étant extrê mement mince, c'est-à-dire inférieure au gramme par mètre carré, permet la réception d'encres ordinaires ou à bille. De la sorte, les feuilles ainsi traitées pourront recevoir des annotations diverses, manuscrites ou autres, sans que l'on ait pour autant à modifier la composition de la couche, par exemple par addition de savons métalliques ou de silices colloidales, comme cela a été fait dans les procédés connus à ce jour. Dans les cas de réalisation où la couche recto contient un colloïde protecteur du type amylacés, cette aptitude à la réception des encres ordinaires et/ou à bille est particulièrement élevée. Dans la couche verso, la cire assure la cohésion de la couche et l'adhésion de la couche au support et s'oppose à la migration du colorant de transfert dans le papier-support tout en facilitant la dispersion uniforme des différents composants de l'enduction. Comme déjà dit, on améliore ces différentes propriétés des cires de la couche verso en les additionnant de faible quantité d'agent épaississant tel que notamment la carboxyméthylcellulose (CMC) qui a l'avantage dlêtre efficace,-bon marché et très souple d'emploi, sans compter qu'elle participe également au colmatage des pores du support (ce qui est favorable au maintien des colorants à la surface dudit support) et à la cohésion de la couche (ce qui s'oppose au maculage). Comme papier-support, on peut utiliser n'importe quel papier connu pour ce type d'applications, et ce, dans une gamme très va rivée. Economiquement, on utilise des papiers à base de fibres papetières de récupération, par exemple des papiers contenant 50 % en poids, et de préférence environ 70 % de telles fibres. Ces papiers peuvent être de faible grammage, par exemple, papier pelure de l'ordre de trente grammes au mètre carré (30 g/m2), avantageusement non colorés. L'emploi de tels papiers-supports était pratiquement exclu jusqu'à ce jour pour l'obtention de papiers autocopiants. Le traitement d'enduction peut, comme dit précédemment, être appliqué à l'aide de tout appareil classique de couchage. On peut donc utiliser commodèment une machine à papier pourvue soit d'un poste de couchage double face soit de deux postes de couchage une face, soit de moyens de pulvérisation combinés à un poste de cou tachage simple face. On peut aussi équiper facilement de tels dispositifs une machine à papier ordinaire sans investissements prohibi tifs et sans augmentation de la main-d'oeuvre, ce qui n'était pas le cas des procédés industrialisés pour la préparation des papiers autocopiants transfert, ces procédés étant généralement réalisés sur du matériel annexe, à partir de papier déjà totalement élabore et coloré. La combinaison de tous ces éléments connus, mais agencés selon des dispositions particulières, permet de réaliser de façon économique, rapide et efficace, des papiers autocopiants de bonne qualité. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif et non limitatif. Exemple 1 On prépare d'une manière connue en soi une suspension aqueuse de fibres papetières à partir de (en poids) - 60 % de rognures "brocheur" (c'est-à-dire de papiers non encore imprimés), - 10 % de vieux papiers désencrés, - 30 % de pâte de pin mi-blanchie. On fabrique à partir de cette suspension, de manière en soi connue, sur une machine à table plate, une feuille de papier pelure de vingt-huit grammes par mètre carré (28 g/m2) environ. On règle la pré-sècherie de manière à ce que la feuille de papier arrive au poste de couchage avec un taux d'humidité voisin de 7 %. Avantageusement, ce taux d'humidité doit entre compris entre 5 et 10 %. Dans cet exemple, le poste de couchage comprend successivement deux barres Champion, la première pour l'enduction du recto, la deuxième pour l'enduction du verso. Sur le recto de cette feuille, on dépose à l'aide de la premi ère barre Champion une couche de zéro virgule six grammes par mètre carré (0,6 g/m2) (couche recto), d'une enduction préparée de manière en soi connue et composée de (en poids de matières sèches) - cire de paraffine additionnée de polyéthylène (vendue dans le commerce sous l'appellation MULREX 136 E par MOBIL) cire ayant un pH de 9,9 et une viscosité brookfield de 1420 Cpo 9,90 % - matière colorante (Rouge pour papier 4 B de BAYER) 0,09 % - agent anti-mousse (Antimoussol WL vendu par SANDOZ) 0,01 % - eau 90'0 Cette composition arrive à la première barre Champion à une température voisine de celle de la feuille de papier, c'est-à-dire entre 40 et 60 degrés Celsius. Sur le verso de la feuille, on dépose ensuite à l'aide de la deuxième barre Champion, une couche de quatre grammes au mètre carré (4 g/m2) (couche émettrice) d'une enduction préparée de manière en soi connue et composée de (en poids de matières sèches) - kaolin 24,17 % - bioxyde de titane (Ti 02) 6,00 % - cire de paraffine additionnée de polyéthyléne (MULREX 136 E) 1,10 % - carboxyméthylcellulose (CMC) 0,04 % - noir de carbone (colorant transférable sous l'effet de la pression) 1,67 % - agent tensio-actif (vendu dans le commerce sous l'appellation SOFTEX parHOUGHTON) 0,39 % - eau 66,65 %. On évapore dans la post-sècherie l'eau apportée par les deux couches recto et verso pour ramener l'humidité du papier fini à un taux d'humidité voisin de 7 %, c'est-à-dire avantageusement compris entre 6 et 8 %. Après passage sur le cylindre refroidisseur, le papier est lissé dans une lisse à trois rouleaux. On enroule en fin de machine le papier autocopiant à recto rose prêt à la transforma tionsen liasses. Avec le papier obtenu, mis en liasse, on obtient en écriture manuelle au moins sept copies parfaitement lisibles et avec une frappe machine au moins douze copies parfaitement lisibles. On peut également utiliser ce papier pour copier sur un papier ordinaire. Exemple 2 On fabrique, à partir d'une suspension fibreuse identique à celle de l'exemple 1 une feuille de papier pelure de même grammage sur une machine à table plate pourvue d'un poste de sèchage compre nuant - ure presse encolleuse ou "size-press" pour l'enduction du recto, - une barre Champion pour l'enduction du verso. tOn opère dans des conditions identiques à celles de l'exemple 1 à l'exception de la composition d'enduction recto qui, dans le cas présent, se compose, en poids de matières sèches,de : - cire de paraffine additionnée de polyéthylène (MUREX E 136) 4,95 % - amidon oxydé (Amisol 55-91, de la Société des Produits du MaTs) 4,95 % - matière colorante (Rouge pour papier 4 B de BAYER) 0,09 % - agent anti-mousse (Antimoussol fL vendu par SArDOZ) 0,01 % - eau 90,00 F. Le papIer autocopiant rose obtenu en fin de machine remplit les mêmes performances techniques à l'utilisation que le papier de l'exemple 1. Exemple 3 On opère dans des conditions identiques à celles de l'exemple 2 et sur la même machine. Toutefois, la composition d'enduction de la face recto comprend, en poids de matières sèches - cire de paraffine additionnée de polyéthylène (MULREX E 136) 9,40 % - carboxyméthylcellulose (CMC) 0,50 % - matière colorante (identique à celle de l'exem- ple 1) 0,09 % - agent antimoussol (identique à celui de l'exem ple 1) 0,01 % - eau 90,00 %. Le papier autocopiant rose obtenu en fin de machine remplit les mêmes performances techniques à l'utilisation que les papiers des exemples précédents. On peut-évidemment appliquer le procédé selon l'invention à des papiers-supports de composition plus noble et/ou de grammage plus fort, selon les propriétés de présentation que l'on souhaite pour le produit fini. On réalise toujours des économies par rapport aux produits existants sur le marché grâce à la simplicité de mise en oeuvre du procédé et à l'économie de matières premières et d'énergie réalisée. Le fait d'utiliser pour les deux faces du support des enductions aqueuses à des degrés de concentration et de viscosité classiques en papeterie, permet de fabriquer des papiers autocopiants directement sur toute machine papetière munie d'au plus deux dispositifs classiques d'enduction ou de couchage : size-press, rouleau , barre doseuse, lame d'air, lame traînante. Comme déjà dit, ces dispositifs peuvent se trouver en deux points successifs de la machine ou en un seul poste de couchage double face, et cela en utilisant le ma tériel existant, qui peut donc être facilement reconverti. On peut aussi déposer la couche recto par d'autres moyens en soi connus, tels que notamment la pulvérisation, comme indiqué ci-dessus. De multiples agencements sont possibles en fonction de la morphologie spécifique de la machine à papier utilisée et des conditions habituelles de son exploitation. L'application des couches cireuses aqueuses minces sur les deux faces dtun support amené à un taux d'humidité pratiquement égal au degré d'humidité du papier fini sans sortir de la machine à papier, a également des avantages non négligeables. D'une part, le papier ne subit pas de contraintes asymétriques au séchage, ce qui évite les ennuis connus sous le nom de "tuilage". D'autre part, on obtient directement en bout de machine, un papier autocopiant prêt à la mise en liasses. Comme il n'y a pas de refroidissement de la feuille et que l'évaporation de l'eau est facilitée notamment du fait que la couche cireuse freine la pénétration de l'eau dans le support, l'économie d'énergie est très importante par rapport aux procédés discontinus. Ces différents facteurs permettent par rapport notamment aux procédés connus à ce jour et décrits plus haut, des économies importantes au niveau des investissements, de la maind'oeuvre et de l'énergie consommée, tous ces avantages qui s'ajoutent aux économies de matières citées plus haut, tant en prix qu'en quantité et en qualité. Les papiers ainsi réalisés peuvent être utilisés avec succès dans toutes les applications des papiers autocopiants, telles que notamment pour la fabrication de liasses, de manifolds, de brochures, etc.. L'amélioration très nette de leur prix de revient devrait élargir considérablement leur champ d'utilisation. REVENDICATIONS 1/ Papier autocopiant du type constitué essentiellczent par une feuille de papier-support revetu sur ses deux~faces d'une couche dite respectivement recto et verso, chacune de ces couches étant formée d'une composition à hase de cire, caractérisé en ce que la couche recto contient également un colorant donnant audit recto la teinte désirée. 2/ Papier autocopiant selon revendication 1, caractérisé en ce que la couche recto comprend, en poids de matières sèches - au moins, 99 % de cire, - au plus, 1 % de matière colorante, - éventuellement, une faible quantité d'agent anti-mousse. 3/ Papier autocopiant selon revendication 1, caractérisé en ce que la couche recto comprend en poids de matières sèches - au moins, 49,5 % de cire, - au plus, 49,5 % de colloïde protecteur de type amylacés, - au plus, 1 % de matière colorante, - éventuellement, une faible quantité d'agent anti-mousse 4/ Papier autocopiant selon revendication 1, caractérisé en ce que la couche recto comprend, en poids de matières sèches - au moins, 94 % de cire, - au plus, 5 % de collorde protecteur de type autre qu'amylacés, - au plus 1 % de matière colorante, - éventuellement une faible quantité d'agent anti-mousse. 5/ Papier autocopiant selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche verso comprend, en poids de matières sèches - au moins 90 % de charges minérales, - au plus, 3,5 % de cire, - de 3 à 6 % de matière coloraiite transférable sous l'effet de la pression, - au plus, 0,5 % d'agent épaississant. 6/ Papier autocopiant selon revendication 5, caractérisé en ce que les charges minérales sont finement divisées et sont formées en poids de - 60 à 80 % de kaolin de couchage, - 40 S 20 % de bioxyde de titane (Ti 02). 7/ Papier autocopiant selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la cire de la couche du recto et la cire de la couche du verso sont de même nature chimique. 8/ Papier autocopiant selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le papier-support est un papier de 25 à 35 grammes par mètre carré et contient au moins 70 % en poids de fibres papetières de récupération. 9/ Procédé pour la fabrication d'un papier autocopiant selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel, d'une manière en soi connue - on réalise une suspension de fibres papetières dans l'eau, - on forme à partir de cette suspension une feuille humide, - on sèche partiellement cette feuille humide Jusqu'S un degré d'humidité voisin de celui du papier fini, - on enduit en-continu le verso de cette feuille sur la machine papetière elle-même, à l'aide d'une dispersion aqueuse à base de cire contenant la matière colorante transférable sous l'effet de la pression, - et enfin, on post-sèche l'ensemble obtenu, caractérisé en ce que, en continu, avant ou pendant l'enduction du verso de la feuille humide, on enduit le recto de ladite feuille à l'aide d'une dispersion aqueuse contenant une composition à base de cire et une matière colorante choisie en fonction de la teinte que lton désire donner au recto de cette feuille. 10/ Procédé selon revndication 9, caractérisé en ce que llen- duction du recto de la feuille support est réalisée à l'aide d'un dispositif de pulvérisation. 11/ Procédé selon revendication 9, caractérisé en ce que l'enduction des deux faces recto et verso de la feuille s'effectue simul tanément dans un poste de couchage double face. 12/ Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la dispersion aqueuse d'enduction de la face recto contient en poids de matières sèches - au moins, 99 % de cire, - au plus 1 % de matière colorante - éventuellement, une faible quantité d'agent anti-mousse. 13/ Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la dispersion aqueuse d'enduction de la face recto contient en poids de matières sèches - au moins, 49,5 % de cire, - au plus, 49,5 % de colloïde protecteur de type amylacés, - au plus, 1 % de matière colorante, - éventullement, une faible quantité d'agent anti-mousse. 14/ Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractr-isé en ce que la dispersion aqueuse d'enduction de la face recto, cjn- tient en poids de matières sèches - au moins, 94 % de cire, - au plus 5 % de colloïde protecteur de type autre qu'amylacés, - au plus, 1 % de matière colorante, - éventuellement, une faible quantité d'agent anti-mousse. 15/ Procédé selon l'une des revendications 9 à 14, caractérisé en ce que la dispersion aqueuse d'enduction de la face verso contient en poids de matières sèches - au moins 90 % de charges minérales, - au plus 3,5 % de cire, - de 3 à 6 % de matière colorante transférable sous l'effet de la pression, - au plus, 0,5 % d'agent dispersant tel que notamment le carboxyméthylcellulose. 16/ Procédé selon l'une des revendications 9 S 1m, caractérisé en ce que la cire de la couche émettrice (verso) est de teme nature chimique mais est plus dure que la cire de la couche réceptrice (recto).