-1 2080735 L'invention concerne les tampons absorbants tels que les serviettes hygiéniques* On a fait de nombreux essais pour fabriquer des serviettes hygiéniques et autres tampons absorbants pour qu'ils puissent Stre entraînés d'une manière 5 srftre dans les cuvettes des w<>c* Bien que chacune des parties absorbantes d'une serviette hygiénique, c'est-à-dire le duvet de cellulose, les plaques de coton absorbantes, tes ouata-ges de cellulose et autres soient d'une constitution telle qu'elles peuvent Stre facilement désagrégées quand elles sont 10 jetées dans l'eau, la résistance nécessaire de l'enveloppe perméable aux fluides contenant les composants est habituellement telle que l'enveloppe ne sera pas désagrégée même après avoir été longtemps au contact de l'eau* En conséquence, ces éléments d'enveloppe doivent d'abord être enlevés par l'uti-15 lisatrice quand elle essaie de jeter la serviette dans les ir*c*;'dans le cas contraire les composants absorbants ne seront pas désagrégés parce qu'ils ne peuvent pas sortir des limites de l'enveloppe* Comme ces serviettes conserveront la plus grande partie de leur volume si elles sont retenues dans 20 une enveloppe qui ne se désagrège pas dans l'eau^ elles causeront fréquemment des engorgements dans le système d'évacuation quand ces serviettes y sont jetées soit accidentellement, soit intentionnellement, si l'enveloppe n'a pas été retirée d'abord* Naturellement l'enveloppe peut être retirée mais ce 25 moyen est extrêmement incommode et peu hygiénique et c'est pourquoi l'utilisatrice préfère habituellement ne pas prendre cette peine: elle jette la serviette usée dans un sac ou autre récipient pour les déchets solides* Aussi, on a. besoin de réaliser des serviettes hy— 30 giéniques et des tampons absorbants similaires avec une enveloppe qui est suffisamment solide pour remplir ses fonctions en cours d'usage et qui sera facilement désagrégée après un court moment dans un courant d'eau. Des essais ont été faits pour lier des étoffes non-tissées par application d'adhésifs solu-35 bles dans l'eau froide, par exemples l'alcool polyvinylique, le méthyl-éther polyvinylique, le glycol cellulose, le gly-. colate de cellulose, le méthyl cellulose et autres, pour former des enveloppes de tampons hygiéniques pouvant Stre facilement désagrégées dans un excès d'eau* Cependant, bien que cette 71 06313 2 2080735 dernière caractéristique puisse aisément être obtsnue, on a constaté que ces adhésifs solubles à l'eau tendaient à se ramollir et à se dissoudre prématurément en présence de l'humidité du corps produite par la transpiration et par 1* éciu-5 lement des fluides corporels, ce qui a pour résultat regrettable que l'enveloppe devient souvent gluante et s'affaiblit au point de se rompre prématurément en cours d'usage» Dans ces conditions, ces enveloppes ont été considérées comme non satisfaisantes pour un usage générale 10 On a réalisé une étoffe non-tissée pouvant être éva cuée et convenant comme enveloppe de serviettes hygiéniques et autres tampons absorbants, qui est obtenue en appliquant d'abord à un tissu de fibres un liant à l'alcool polyvinylique soluble dans l'eau froide par arrosage, imprégnation, impres-15 sion ou autre. Avant que cette étoffe traitée à l'alcool po-lyvinyàâque soit séchée, elle fait l'objet d'un autre arrosage avec une solution d'un agent insolubilisant tel que le borax» Cet agent, quand il est appliqué à une étoffe traitée à l'alcool polyvinylique avant que le polymère ne se soit for-20 mé en film, enchaîne par entrecroisements au Moins les zones de surface exposées du polymère suffisamment pour rendre celui-ci assez résistant à l'eau après séchage de l'étoffe» Les étoffes traitées de cette manière se sont révélées avoir des résistances beaucoup plus grandes aux degrés d'humidité inter-25 médiaires normalement rencontrés au cours d'utilisation, que les étoffes liées par l'alcool polyvinylique non traité ou non modifié» Ensuite, dans un grand excès d'eau tel qu'il est rencontré quand l'article est entraîné dans la cuvette des tr»c», la nature insoluble du liant traité est annulée, et l'étof-30 fe formée par le liant traité au borax se désagrège presque aussi vite qu'une étoffe liée par de l'alcool polyvinylique non traité^ Le grand excès d'eau est déterminant pour évacuer le borax en détruisant suffisamment les entrecroisements dans le polymère, afin de réduire la résistance à l'eau à un degré qui ne soit plus efficace» Bien que l'application du borax de la manière ci-dessus à l'alcool polyvinylique dans une étoffe non-tissée et fraîchement traitée, améliore les propriétés de résistance fonctionnelle comme indiqué plus haut, on a constaté quel- 40 ques inconvénients» 71 06313 3 2080735 Premièrement,le procédé lui-même exige une opération en deux phases, c'est-à-dire une application initiale sur l'étoffe d'un liant à l'alcool polyvinylique suivie d'une application de borax. Secondement le traitement au borax qui 5 est la seconde phase décrite, tend à produire un article qui n'est pas très uniforme, probablement parce que le borax recouvre l'alcool polyvinylique sans discrimination et aussi parce que la surface d'alcool polyvinylique ia première en contact avec le borax forme un gel qui empêche une pénétration ulté-10 rieure du sel et dont le résultat «at l'entrecroisement superficiel des zones quand l'article est ensuite chauffé. Afin d'obtenir un produit mieux adapté, on a essayé d'ajouter le borax directement à la solution d'alcool polyvinylique avant d'appliquer le liant aux étoffes non» ;ssées. 13 Cependant cette manière de procéder n'a pas' été une réuss~ parce que le borax a déterminé le gel du polymère à des coii-centrations relativement basses rendant virtuellement imposai ble l'application de l'alcool polyvinylique à l'étoffe dans des quantités utiles par des méthodes connues. Par exemple 20 on a constaté qu'une solution à 2% d'alcool polyvinylique forme rapidement un gel en présence de k% de borate de soude (borax) sur la base du polymère. On a découvert à présent dans le cadre de l'invention que cette difficulté peut être surmontée par les opé— 23 rations consistant à préparer une solution d'alcool y.yvi— nylique normalement soluble à l'eau froide, à préparer un mélange d'acide borique et de bicarbonate de soude dans de l'eau et à ajouter le mélange à la solution d'alcool polyvinylique. Une étoffe non-tissée, de préférence de fibres textiles Ion— 30 guesi peut être traitée avec la solution, l'étoffe traitée étant ensuite chauffée à line température suffisante pour faire réagir l'acide borique et le bicarbonate de soude et former le borax, l'étoffe étant séchée de manière que le borax enchaîna l'alcool polyvinylique uniformément dans toute sa 33 structure et rende temporairement insoluble à l'eau l'acide polyvinylique. En utilisant ce procédé, l'alcool fJolyvi-nylique ne forme pas prématurément un gel et ne devient pas trop visqueux pour être traité. Il peut être appliqué en quantité suffisante pour donner une résistance utile. 71 06313 k 2080735 Par exemple une solution à k% du mime type d'alcool polyvinylique contenant 5% d'acide borique et 3>50 % de bicarbonate de soude sur la base du polymère à.\ une viscosité d'environ 1000 centipoises seulement. 5 Au cours du chauffage de cette solution, les deux sels réagissent pour donner k% de borate de soude sur la base de l'alcool polyvinylique. Lé borax nouvellement formé détermine un gel de la solution d'alcool polyvinylique et en même temps forme les entrecroisements. Le gel de l'alcool polyviny-10 lique par le système acide borique-bicarbonate de soude, semble Stre, au moins en partie, fonction du pH. Une solution de 0,2 % d'acide borique et de 0,14 % de bicarbonate de soude, c'est-à-dire la solution à 4# mentionnée ci-dessus a un pH de 7,6 et ne formera pas un gel dans un volume égal d'une so-15 lution à k% d'alcool polyvinylique. Quand cette solution de sels mélangés est chauffée, le bioxyde de carbone est libéré et le pH monte à 8 environ. La solution de sels devient ensuite un agent gélifiant pour la solution d'alcool polyvinylique ci-dessus mentionnée. 20 Par cette découverte, il est à présent possible d'imprégner ou de traiter par tout autre moyen une étoffe avec des quantités contrôlées d'alcool polyvinylique et en conséquence d'enchaîner la résine in situ. Les produits chimiques sont d'abord ajoutés à la solution d'alcool polyvinylique et 25 la solution contenant les produits est ensuite appliquée sur l'étoffe comme précédemment; l'étoffe traitée est ensuite chauffée pour former le borax in situ, qui gèle l'alcool polyvinylique en formant simultanément des entrecroisements pour rendre celui-ci à peu près insoluble à l'eau. Cette insolubilité 30 est de nature temporaire car elle est effective dans des conditions très haute d'humidité tandis qu'elle est détruite après un court trempage dans un excès d'eau. Une enveloppe évacuable pour serviettes hygiéniques ou autres tampons absorbants, conforme à l'invention, est 35 liée avec de l'alcool polyvinylique uniformémement entrecroisée donnant à l'étoffe une résistance suffisante à l'humidi--té pour qu'elle conserve son intégrité au cours d'un usage normal en présence de l'humidité corporelle mais se désagrégeant facilement après un court moment d'immersion dans l'eau 71 06313 5 2080735 d'une curette de w.c., et quand elle est agitée par le passage à travers le système d'évacuation* L'invention sera décrite plus en détails au moyen d'un exemple avec références aux dessins annexés dans lesquels ; 5 La figure 1 est un graphique comparant les résistan ces à l'éclatement d'une étoffe liée par une seule opération, par d.e l'alcool polyvinylique boraté, conforme à l'invention, avec les résistances à l'éclatement d'une étoffe liée par deux opérations, par de l'alcool polyvinylique boraté ; 10 La figure 2 est un graphique comparant les résis tances à l'éclatement d'étoffes liées, par une seule opération, par de l'alcool polyvinylique boraté et modifiées par des plastifiants divers, avec une étoffe non plastifiée et boratée au cours d'une seule opération, et avec l'une et l'autre, montrant 15 en outre une autre réalisation de l'invention. Dans un exemple de mise en oeuvre d'une méthode suivant l'invention, une solution à 3 # d'alcool polyvinylique soluble dans l'eau froide contenant 0,15 % d'acide borique, 0,10 % de bicarbonate de soude, est vaporisée sur une étoffe 20 cardée pesant approximativement 15,31 grammes par mètre carré et comprenant des fibres discontinues de rayonne titrant 1,5 denier et d'une longueur de 39,7 mm, pour donner un supplément de 10 S d'alcool polyvinylique. L'étoffe traitée est ensuite séchée à une température suffisante pour déterminer la réac-25 tion des produits chimiques, à savoir 20 minutes à 90*-100"C. Dans ces conditions, on a calculé que pour une quantité d'acide borique et de bicarbonate de soude utilisée la quantité de borax formée et entrecroisée dans l'alcool polyvinylique est d'environ k % en poids de l'alcool polyvinylique ou de 0,4 S 30 en poids des fibres. Par comparaison, une seconde étoffe de base du type décrit ci-dessus est arrosée d'une solution à 3 % d'alcool polyvinylique soluble dans l'eau froide pour constituer un enduit résistant d'environ 10 % par rapport au poids d e l'étoffe; 35 elle est ensuite arrosé par une solution de borax à 2 54 de sel par rapport au poids de l'alcool polyvinylique ou d'environ 0,5?é d'enduit de sel par rapport au poids de l'étoffe* Cette étoffe est ensuite séchée de la même manière pour entrecroiser le borax dans l'alcool polyvinylique. 71 06313 6 2080735 Les deux étoffes sont ensuite soumises à des mesures de résistance à l'éclatement, d'abord à sec puis arec des quantités diverses d'humidité, enfin après trempage pendant des durées variées. Il a été constaté que la première étoffe a une 5 plus graade résistance à sec ainsi qu'une plus grande résistance à l'éclatement dans toutes les conditions d'humidité que la seconde étoffe liée par le procédé à deux opérations. Le graphique de la figure 1 illustre ces différences. Il faut noter que l'acide polyvinylique boraté par 10 une seule opération commence avec une résistance à l'éclatement à sec de plus de l40 ; il a un éclatement à l'humidité d'environ 8i, à 100 % d'humidité ; et environ 23, à 500 % d'humidité- | il tombe à 0,0 % d'éclatement après 1 minute et demi de trempage. 15 D'autre part, l'alcool polyvinylique boraté en deux opérations avec 20 % de borax additionnel commence avec une résistance à l'éclatement à sec de plus de 120 ; il a un éclatement à l'humidité dé 52, à 100 % d'humidité, et environ 11, à 500 % d'humidité. Il perd toute résistance à un degré supé-20 rieur de trempage, comme on pouvait le prévoir. Les résistances améliorées de l'acide polyvinylique boraté au cours d'une seule opération comme indiqué par ce graphique, montrœfcqu*il a un avantage fonctionnel marqué sur l'étoffe d'ancien style. Les figures montrent aussi qu'une 25 quantité moindre de borax est suffisante pour obtenir des résistances équivalentes ou plus grandes. On a découvert aussi qu'un adhésif à l'alcool polyvinylique plastifié et boraté par une seule opération est souvent plus solide dans des conditions extrêmes d'humidité 30 que l'adhésif à l'alcool polyvinylique boraté seul, et que l'usage d'un plastifiant convenablement choisi peut améliorer la fonction de l'alcool polyvinylique boraté sans nuire à la possibilité d'évacuation d'une étoffe ainsi liée, et en fait il accélère sa dispersion dans un excès d'eau. Tous les plas-35 t'ifiants ne procurent pas les caractéristiques nécessaires de résistance à l'humidité. Certains rendent l'étoffe trop solide pour être désagrégée dans l'eau. D'autres tendent à affaiblir le pouvoir de liaison initial ou de résistance à sec. Il est évident que le choix du plastifiant utilisé dans l'adhésif à 71 06313 7 2080735 un effet déterminant dans la résistance de liaison des produits dans les diverses conditions d'humidité* Les composés de glycérine et de polyglycol sont les plastifiants les plus fréquemment utilisés pour l'alcool poly-5 vinylique. On a constaté que la glycérine était nuisible à la résistance à sec de l'alcool polyvinylique et qu'elle ne se désagrège pas facilement dans l'eau comme on le désirait, alors que certains composés de polyglycol améliorent la résistance à sec de l'alcool polyvinylique et d'une manière inattendue se 10 désagrège plus rapidement dans l'eau que l'alcool polyvinylique non plastifié • 11 est probable que ces derniers plastifiants polyhydroxy réagissent avec l'ion borate d'une manière sit^laire à l'alcool polyvinylique» Ces composés tendent ainsi à rel~ r 15 les chaînes d'alcool polyvinylique à l'ion borate agissant .,,ime agent d'entrecroisement. On a constaté que lorsqu'une série de polyglycols de poids moléculaire différent sont utilisés comme plastifiants, il y a une variation considérable dans les résistances à l'écla-20 tement à des niveaux divers d'humidité et après trempage» Dans la plupart des cas, les résistances à l'éclatement après trempage commencent haut avec les plastifiants de faible poids moléculaire, décroissent quand cas poids augmentent, s'élèvent encore quand les poids augmentent encore» Le tabler-1 1 illustre 25 cet effet. Le tableau montre,qu'en général, les résistaaces au trempage des étoffes liées sont nettement hautes quand elles sont plastifiées avec des composés de poids moléculaire faible . Par exemple, en utilisant le polyéthylène glycol d'un poids 30 moléculaire de 106, la résistance au trempage après 3° secondes de trempage est haute. A un poids moléculaire de 200, la résistance au trempage décroît jusqu'à 3*1 environ et à un poids moléculaire de 300, la résistance au trempage descend à zéro. ' Ainsi, quand le poids moléculaire du polyéthylène glycol est 35 augmenté, la résistance au trempage augmente aussi d'une manière remarquable. Alors que pour le méthqxypolyéthylène glycol deux poids moléculaires seulement ont fait l'objet d'expérimentations, il est évident que la tendance est similaire à celle du poly - 71 06313 8 2080735 éthylène glycol» Une matière d'un poids moléculaire de 350 a une résistance au trempage de zéro et une matière plus lourde d'un poids moléculaire de 750 a une valeur de résistance au trempage de 5,3* Les essais avec les polypropylènes glycols 5 ont confirmé aussi ce point» Pour un poids moléculaire de 76 ce dernier a montré une résistance au trempage de 19»9 décroissant jusqu'à 1,6 pour un poids moléculaire de 425» Des poids moléculaires plus hauts pour le méthoxypolyéthylène glycol et le polypropylèné glycol montreraient très probablement une 10 augmentation des valeurs d'éclatement» Apparemment au moins deux facteurs concurrents sont responsables de la résistance d'entrecroisement des polyglycols» Ils semblent Stre la solubilité du polymère et la dimension moléculaire. Pour les buts de l'invention, le polyéthylène 15 glycol d'un poids moléculaire de 300 semble présenter l'équilibre convenable de la solubilité et de la dimension moléculaire pour donner une rapide rupture du complexe dans un excès d'eau. Au dessous d'un poids moléculaire d'environ 300, Oljb polyéthylène glycol peut former des entrecroisements si solides 20 de l'alcool polyvinylique et de l'ion borate que l'excès d'eau ne peut pas aisément rompre le complexe. Au dessus d'un poids moléculaire de 300, le polyéthylène glycol peut former des entrecroisements nettement plus faibles à cause de l'empêchement stérique, mais il devient aussi moins soluble et ainsi moins 25 propre à Stre attaqué dans un excès d'eau. Comme précédemment indiqué, quand le méthoxypolyéthylène glycol est utilisé comme plastifiant, la matière d'un poids moléculaire de 350 a une résistance à l'éclatement de zéro après 30 secondes de trempage tandis que la matière d'un 30 poids moléculaire de 750 à une résistance à l'éclatement plus haute, de 5,3 après trempage. Le poids moléculaire de 350 doit être préféré pour ce plastifiant particulier. Quand le polypropylèné glycol est utilisé comme plastifiant, la matière d'un poids moléculaire faible de 76 a 35 une haute résistance à l'éclatement de 19,9 après trempage de 30 secondes. Cette valeur descend à 8,7 pour la matière d'un poids moléculaire de 150 et descend encore jusqu'à une valeur de 1,6 pour la matière d'un poids moléculaire de 425 qui doit donc être préféré pour constituer ce plastifiant. 71 06313 9 2080735 En général, 1*indication est que les plastifiants au polyglycol d'un poids intermédiaire sont à préférer, particulièrement ceux qui entrent dans la gant de ceux qui sont compris entre un peu moins de 200 jusqu'à 500. Trois formules d'alcool polyvinylique boraté et plastifié ont fourni des caractéristiques particulièrement bonnes de résistance. Ce sont les adhésifs contenant (1) du polyéthylène glycol 300, (2) du méthoxypolyéthylène glycol 350, et (3) du polypropylèné glycol 425 comme plastifiants. Chacune de ces formules d'adhésif fournit une bonne résistance à sec de l'étoffe, conserve une résistance suffisante à des degrés intermédiaires d'humidité et se rompt rapidement dans un excès d'eau. La figure 2 montre les propriétés de résistance d'étoffes produites avec ces formules. Il faut noter que les résistances de ces étoffes tendent à devenir meilleures'dans des conditions de grande humidité et tombent brusquement quand elles sont soumises au trempage. Il faut noter aussi que les ifibres utilisées dans ces étoffes ont environ une longueur de 19 mm, et que les étoffes ont une résistance comparable à celle d'une longueur de fibres de 39,7 mm et liées avec de l'acide polyvinylique boraté et non plastifié. Il est évident que la plus grande résistance fournie par le liant plastifié et boraté permet l'usage de fibres plus courtes qui procurent des résistances équivalentes. L'alcool polyvinylique employé dans les exemples ci-dessus est d'un type qui est hydrolisé à environ 79-82 qui a une viscosité d'environ 22 centipoises (solution à 4 % 20*C), et qui est facilement soluble dans l'eau froide. D'autres alcools polyvinyliques ont donné aussi de bons résultats dans la mesure où ils étaient solubles dans l'eau froide. Par exemple les alcools polyvinyliques ayant un pourcentage d'hydrolyse dans la gamme de 74 à 98 environ sont généralement solubles dans l'eau froide et conviennent pour l'usage décrit. Quand on utilise des alcools polyvinyliques solubles dans l'eau froide du degré d'hydrolyse indiqué .plus haut, le traitement au borax s'est révélé donner à l'étoffe liée une meilleure résistance à l'éclatement à des hauts degrés d'humidité que les étoffes liées avec un liant d'alcool polyvinylique non traité de même degré d'hydrolyse, alors qu'il n'empêche 71 06313 10 2080755 pas la solubilité du liant dans un excès d'eau. Il est possible de préparer des enveloppes fonctionnelles utilisant de 5 à 15 % d'alcool polyvinylique par rapport au poids des fibres, et de 2 % à environ 8 % de borax par rapport 5 au poids de l'alcool polyvinylique (c'est-à-dire 0,1 à 1,5 % de borax par rapport au poids des fibres) . Au dessous de 2 ?4 de borax l'entrecroisement n'est pas suffisante pour fournir la résistance à l'humidité. Au dessus de 8 % l'entrecroisement tend à donner une résistance trop grande à l'humidité. 10 En ce qui concerne la quantité d'alcool polyvinylique utilisée pour ibier l'étoffe, les constatations suivantes ont été faites : lorsque la quantité est au dessous de 5 l'étoffe tend à être trop faible, et quand la quantité est au dessus de 15 % l'étoffe tend à devenir trop gluante quand elle est humide 15 dans les conditions d'utilisation. Outre, les fibres de rayonne de la longueur décrite dans les exemples spécifiques, d'autres fibres textiles synthétiques, spécialement d'autres types de cellulose régénérée peuvent Stre convenablement utilisés dans une enveloppe non-20 tissée, ainsi que des fibres de cellulose naturelle et divers mélanges de fibres synthétiques et naturelles. L'alcool polyvinylique peut être appliquée par vaporisation, imprégnation, impression ou autres. Cependant, une application par impression peut être mieux contrôlée et 25 donne habituellement de meilleures résistances pour des quantités équivalentes tout en fournissant de meilleures qualités de douceur et de séchage. Tout noyau absorbant convenable qui peut être désagrégé dans l'eau peut être utilisé pour garnir le tampon 30 de la serviette hygiénique « Des éléments de chicane solubles ou insolubles existant déjà dans diverses structures de serviettes hygiéniques peuvent être utilisés. Bien que les chicanes insolubles telles que les feuilles minces de polyéthylène en film ne soient pas désagrégées dans l'eau, ces chicanes sonthabi-35 tuellement si minces, si flexibles et si petites qu'elles ne déterminent pas d'nngorgement dans les systèmes d'évacuation par des tuyaux d'un diamètre standard. Bien que les réalisations ci-dessus décrites de préférence concerne particulièrement les serviettes hygiéniques 71 06313 11 2080735 on comprend que l'enveloppe peut Stre aussi utilisable pour tout autre tampon absorbant tels que les couches, les tampons chirurgicaux: , les pansements absorbants et autres. m ro rv. o oo o CM ci TABLEAU 1 Résistance de liaison des adhésifs à l'alcool polyvinylique boraté, plastifiés Résistance à l'éclatement (g/cm ) Plastifiant Aucun Polyéthylène Glycol-- Pourcentage d'humidité Sec ÎOOS 200% 300# k00% 500# 1*7 58.3 35.5 24.7 17.5 15.5 Durée de trempage secoildes x minute 3.9 X .8 ( 2-, 2 ' Oxydiethanol ) 106 143 60 •& 50.9 38.1 41.5 26.3 10. ~ 3.9 200 118 49.0 48.3 41.9 34.5 36.9 3.1 0.0 300 128 51.2 36.4 30.5 30*8 30.0 0.0 400 10X 62.7 32, Z 36.5 34.6 25.6 8.1 0.0 600 146 40.1 22.3 21.6 16.0 16.8 7.5 4.2 1000 96 25.3 21.4 18.6 22.3 20.8 18.0 13.0 Méthoxypolyéthylène Glycol- 350 176 70.0 43.6 33.8 18.0 15.5 0.0 750 I65 42.5 4I.I 40.7 38.5 36.9 5.3 2.6 Polypropylène Glycol— (1,2 - Propanediol) 76 155 79.4 64.3 41.4 43.7 32.X 19.9 4.2 150 168 XI2.8 85.8 80 .6 56.2 42.8 8.7 3.0 425 192 77.4 46.6 40.0 26.8 25.6 1.6 0.0 Glycérine 87 63.9 45.6 45.3 40.0 17.7 3.3 1.0 I, 5 — Pentanediol 132 51.2 55.1 44.9 40.6 20.6 15.0 6.8 1, 2, 6 - Hexanetriol 138 59.5 5 8.8 49 »3 41.3 35.1 19.8 8.9 T~i vo O (X) Substrat d'étoffe de fibres cardées de rayonne de I9,0mm{ poids de base de 15,31 g par mètre-carré: IOJé d'alcool polyvinylique ajouté, 0,4 ji de borate, I % de plastifiant r^s 71 06333 2080735 REVENDICATIONS I*- Procédé de fabrication d'une enveloppe destinée particulièrement aux serviettes hygiéniques et tampons similaires, caractérisée en ce qu'il. comprend les opérations consistant à préparer une solution d'alcool polyvinyli-5 que normalement soluble dans l'eau froide, à préparer un mélange d'acide borique et de bicarbonate de soude dans de l'eau et à ajouter le mélange à la solution d'alcool polyvinylique pour traiter avec cette solution une étoffe non-tissée de préférence en fibres textiles longues, l'étoffe traitée 10 étant ensuite chauffée à une température suffisante pour faire réagir l'acide borique et le bicarbonate de soude et former le borax, l'étoffe étant séchée de manière que le borax enchaîne par entrecroisement l'alcool polyvinylique uniformément dans toute la structure et rende l'alcool polyvinylique tempo-15 rairement insoluble à l'eau* 2*- Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que la solution est une solution à 4# d'alcool polyvinylique, l'acide borique est présent dans une quantité de 5% P«*r rapport au poids de l'alcool polyvinylique et le bicarbonate ' 20 de soude est présent dans une quantité de 3«50?fc dans le même rapport « 3*- Procédb suivant les revendications 1 et 2,caractérisé en ce que ladite solution contient aussi un plastifiant* 4*- Procédé selon la revendication 3* caractérisé 25 en ce que le plastifiant est un polyglycol de poids moléculaire intermédiaire* 5*- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'alcool polyvinylique est présent en une quantité de 5% à I5% en poids par 30 rapport aux fibres* 6*- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le borax est présent dans une quantité comprise entre 0,1# à 1,5# en poids par rapport aux fibres* 35 7°- Enveloppe évacuable, caractérisée en ce qu'elle est fabriquée par le procédé de l'une quelconques des revendications précédentes* 71 06313 14 2080735 8*- Serviette hygiénique évacuable, caractérisée en ce qu'elle comprend un noyau absorbant contenu dans une enveloppe suivant la revendication 7»