La présente invention concerne les fauteuils de repos repliables, dont les éléments constitutifs, considérés de chaque côté du fauteuil, forment les côtés et sensiblement une diagonale d'un quadrilatère déformable, et dont le déploiement est limité et la stabilité assurée en position d'utilisation. Dans le brevet français NO 1 371 919, le Demandeur a déjà décrit un fauteuil de repos repliable, dans lequel les points d'articulation de ses éléments constitutifs forment les sommets d'un paralléloqramme articulé et dont la stabilité est assurée, lorsque le fauteuil est en position d'utilisation, par un élément monté pivotant au voisinage de l'un des sommets de ce parallélogramme articulé, formant ainsi sensiblement l'une des diagonales de celuici, le point d'articulation du dossier sur le siège du fauteuil constituant le sommet opposé de ce parallélogramme. Selon ce brevet, le siège du fauteuil est relié à la partie inférieure du dossier à l'aide de deux éléments, dont l'ex- trémité inférieure forme une queue engagée à force dans la partie postérieure du siège et dont l'autre extrémité, engagée dans une entaille pratiquée dans la partie inférieure du dossier, comporte l'axe d'articulation de celui-ci sur le siège.Chacun de ces axes d'articulation fait saillie de part et d'autre du dossier, afin de constituer un tourillon, et il est relié à l'aide d'une biellette à chaque pied arrière, ce dernier comportant, au voisinage de son axe d'articulation relié à chaque biellette', une rampe incurvée qui se raccorde avec un évidement pr-atiqué dans sa partie supérieure et sur laquelle vient prendre appui chaque tourillon lorsque le fauteuil est déployé, afin de limiter son déploiement, chaque évidement étant destiné à recevoir chaque accoudoir lorsque le fauteuil est replié, et chaque accoudoir portant une ferrure sur laquelle sont articulées séparément les extrémités supérieures de chaque pied avant et de chaque pied arrière. Cependant, le Demandeur a constaté que l'amincissement des pieds arrière entraînait une certaine fraqilité de ces derniers et était particulièrement préjudiciable à la solidité générale du fauteuil, la partie amincie constituant évidemment une zone de rupture préférentielle. De plus, le fait de percer l'extrémité supérieure amincie des pieds arrière, pour les articuler sur une ferrure portée par les accoudoirs, rend cette extrémité encore plus fragile et augmente les risques de détérioration ou de rupture du pied au niveau de cette ferrure. Par ailleurs, en ce qui concerne la rampe incurvée prévue à la partie médiane des pieds, c'est-à-dire à l'extrémité inférieure de l'évidement formant la partie amincie, il faut noter que c' est toujours exactement le même emplacement de ladite rampe qui subit l'appui du tourillon associé. Or, il est clair qu'un petit tourillon métallique portant de façon répétitive contre la surface tendre d'un pied en bois tend à y pénétrer de plus en plus profondément et à y créer son propre logement. I1 peut en résulter un coincement du tourillon dans ledit logement, ce qui entraîne un blocage du fauteuil en position ouverte, ou encore une rupture du pied arrière au niveau du logement ainsi formé. En outre, le Demandeur a constaté l'insuffisance de la fixation par engagement à force, dans la partie postérieure du siège, de la queue de l'élément portant l'axe d'articulation avec le dossier. En effet, cet engagement à force est réalisé perpendiculairement au siège, c'est-à-dire exactement selon la direction résultante des forces exercées par l'utilisateur assis sur le fauteuil. I1 en résulte à l'évidence que le fait de s'asseoir brutalement, en particulier sur la zone postérieure du siège, peut déclencher la libération ou le dégagement brusque d'au moins l'un des deux éléments fixés sur le siège, ce qui rend le fauteuil inutilisable. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients précités et d'apporter une solution à ces problèmes en permettant la réalisation d'un fauteuil dans lequel l'usure des pieds arrière et la fixation de la queue des éléments sur le siège sont nettement moins préjudiciables à son bon fonctionnement et à sa solidité, tout en permettant de réduire les coûts de fabrication. Plus précisément, l'invention est matérialisée dans un fauteuil de repos repliable, du type dans lequel, de chaque côté du fauteuil, les points d'articulation entre le siège, le dossier, les accoudoirs et les pieds avant forment les sommets d'un quadrilatère déformable, dont l'une des diagonales est sensiblement formée par le pied arrière, le point d'articulation entre le siège et le dossier étant constitué par un axe d'articulation qui est solidaire de l'extrémité inférieure du dossier, d'un élément de support à queue engagée à force dans la face supérieure de l'extrémité postérieure du siège, et d'une biellette de liaison articulée sur un axe de pivotement associé à la partie médiane dudit pied arrière, fauteuil caractérisé par le fait que la queue engagée dans le siège présente une longueur supérieure à l'épaisseur dudit siège, son extrémité libre étant coudée et rabattue contre la face inférieure du siège, que chaque pied arrière est parallélépipédique et pré sente une épaisseur uniforme, sans rampe incurvée ni évidement, et que le fauteuil comprend un organe de butée associé, au moins d'un côté, à l'extrémité inférieure du dossier et coopérant avec la face plane en regard dudit pied arrière pour assurer la stabilité du fauteuil en position d'utilisation. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de plusieurs de ses formes de réalisation possibles, données à titre d'exemple uniquement, et en se référant aux dessins annexés, donnés à titre non limitatif et dans lesquels les figures 1 et 2 sont respectivement des vues de cbté et de face, à échelle très réduite, montrant l'ensemble d'un fauteuil selon l'invention, en position ouverte. ou déployée ; la figure 3 est une vue de côté montrant en position fermée ou repliée le fauteuil visible sur les figures 1 et 2 la figure 4 est une vue partielle, à échelle réduite, montrant l'essentiel d'un fauteuil relevant de l'art antérieur la figure 5 est une vue partielle, à échelle réduite et avec arrachement partiel, montrant les détails d'une forme de réalisation perfectionnée selon l'invention ; ; la figure 6 est une représentation en perspective montrant les détails d'une autre forme de réalisation perfectionnée selon l'invention. Sur ces figures, les pièces identiques sont désignées par les mêmes références numériques. Si l'on se réfère maintenant aux-figures 1 à 3, cellesci montrent l'ensemble d'un fauteuil selon l'invention, dont les éléments constitutifs sont en bois ou en une autre matière et qui comprend, d'une -façon connue, un siège 1 et un dossier 2, ainsi que des paires de pieds avant 3, d-e pieds arrière 4 et d'accoudoirs 5. Les parties inférieures des pieds avant et arrière sont respectivement entretoisées par des traverses 6 (seule la traverse avant étant visible sur la figure 2), tandis que le siège et le dossier comportent des lattes 7 qui, dans la forme de réalisation représentée, sont transversales, larges et planes, étant entendu qu'elles peuvent aussi bien être longitudinales, étroites et courbes, par exemple. D'une façon classique, le fauteuil comporte un certain nombre d'axes d'articulation reliant respectivement le siège, les pieds avant, les accoudoirs et le dossier. Plus précisément, le siège 1 porte, à sa partie médiane, des axes 8 saillant extérieurement et sur chacun desquels s'articule une partie sensiblement médiane de chaque pied avant 3 L'extrémité supérieure de chacun des pieds avant 3 s'articule sur un axe 9 monté dans une ferrure 10 supportée par une partie médiane de chaque accoudoir 5. L'extrémité postérieure de chacun des accoudoirs 5 est articulée sur un axe 11 faisant saillie à l'extérieur d'une partie médiane du dossier 2 et mieux visible sur les figures 4 et 5.L'extrémité inférieure de chaque montant du dossier 2 présente de préférence une fente verticale et longitudinale qui est traversée par un axe horizontal et transversal 12 sur lequel s'articule l'extrémité supérieure d'un élément de support 13 dont l'autre extrémité est fixée sur l'extrémité postérieure du siège 1. Les points ou axes d'articulation 8, 9, 11 et 12 forment d'une façon connue, de chaque côté du fauteuil, les sommets d'un quadrilatère déformable. Si l'on se réfère plus précisément à la figure 4, celle-ci montre l'essentiel d'un fauteuil relevant de l'art antérieur tel que décrit dans le brevet français NO 1 371 919 précédemment cité. Selon cette forme de réalisation connue, la partie inférieure de chaque élément de support 13 forme une queue 14 qui est engagée à force dans la face supérieure de l'extrémité postérieure du siège 1. Comme cela a déjà été indiqué au début du présent mémoire descriptif, chacune des queues 14 risque de se désolidariser brutalement du siège 1, rendant ce dernier inutilisable. Pour éviter cet inconvénient, la présente invention prévoit de prolonger la queue 14, de telle sorte que sa longueur soit supérieure à l'épaisseur du siège 1. Comme le montre le mieux la figure 5, l'extrémité libre ou dépassante 15 de ladite queue 14 peut alors être coudée et rabattue contre la face inférieure du siège 1, permettant ainsi d'obtenir une fixation inamovible. Si l'on se réfère maintenant aux figures 1, 4 et 5, celles-ci montrent une autre particularité relevant de la technique antérieure et décrite dans le brevet NO 1 371 919. Dans cette forme de réalisation connue, l'extrémité supérieure de chaque pied arrière 4 est articule sur un axe 16 porté par la ferrure 10, tandis que la partie médiane dudit pied arrière est articulée sur un axe de pivotement 17 porté par une extrémité d'une biellette de liaison 18, dont l'autre extrémité tourne librement sur l'axe d'articulation 12. De ce fait, chaque pied arrière 4 forme sensiblement l'une des diagonales du quadrilatère déformable précédemment mentionné. Cependant, dans le brevet antérieur NO 1 371 919, il est prévu que les axes d'articulation 12 font saillie de part et d'autre du dossier 2 afin de constituer des tourillons 12a coopérant chacun avec une rampe incurvée 19 (figure 4) ménagée dans la face en regard du pied arrière 4. En outre, cette rampe incurvée 19 est raccordée à un évidement 20 qui la prolonge jusqu'à l'extrémité supérieure du pied arrière 4 et qui correspond à une partie amincie de ce dernier. De ce fait, la partie inférieure de chaque pied arrière 4 présente une épaisseur longitudinale L tandis que sa partie supérieure présente, à partir de la rampe incurvée 19, une épaisseur longitudinale réduite Xi. Comme cela a déjà été indiqué, la partie supérieure amincie des pieds arrière 4 offre donc une certaine fragilité et constitue une zone de rupture préférentielle pour l'ensemble du fauteuil. Le risque de rupture des pieds arrière est évidemment aqgravé au niveau de l'extrémité supérieure de leur partie amincie, qui est percée transversalement pour permettre le passage de l'axe d'articulation 16. En ce qui concerne l'extrémité inférieure de cette partie amincie, c'est-à-dire la rampe incurvée 19, cette dernière coopère avec le tourillon 12a qui est constitué par un prolongement de l'axe 12 et qui, par conséquent, présente généralement un diamètre relativement faible. En outre, ce tourillon tourne selon le rayon constant de la biellette 18 autour de l'axe de pivotement 17 qui est fixe.De ce fait, le tourillon métallique 12a s'appuie toujours exactement au même endroit de la rampe en bois 19 et y crée petit à petit son propre logement, ce qui détermine un affaiblissement progressif du pied arrière à ce niveau. Pour éviter cet inconvénient, la présente invention prévoit, en premier lieu, de supprimer la rampe incurvée 19 et l'évidement 20, de telle sorte que la partie supérieure des pieds arrière 4 présente une épaisseur longitudinale L qui est la même que celle de leur partie inférieure, chaque pied arrière ayant une forme parallélépipédique et une épaisseur uniforme. En second lieu, il est prévu de remplacer le tourillon 12a par un organe de butée présentant une surface suffisamment importante pour répartir la charge sur la zone de portée en regard du pied arrière considéré. A cet effet, selon une première forme de réalisation, l'organe de butée est constitué par une pièce 21 du genre tourilloin, rapportée sur l'axe 12 ou faisant partie intégrante de ce dernier, cette pièce pouvant être cylindrique et présenter par exemple une section droite circulaire, elliptique ou carrée, ou encore posséder un méplat de portée. Dans le cas visible sur la figure 5, la pièce cylindrique 21 présente une section droite circulaire, dont le diamètre est à l'évidence relativement important. Selon une autre forme de réalisation, l'organe de butte est constitué par une patte 22, rapportée sur l'extrémité de la biellette 18, qui est associée à l'axe d'articulation 12, ou faisant partie intégrante de celle-ci. Sur la figure 6, on a représenté une forme de réalisation préférée dans laquelle la patte 22 est formée par un prolongement de la biellette 18, qui est replié et rabattu parallèlement à la face en regard du pied arrière 4 lorsque le fauteuil est en position ouverte. Les deux formes de réalisation précitées assurent la stabilité du fauteuil en position d'utilisation, même dans le cas où l'on ne prévoit qu'un unique organe de butée coopérant avec la face plane en regard de l'un des pieds arrière 4. D'autres modifications peuvent être apportées aux formes de réalisation décrites, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. Fauteuil de repos repliable, du type dans lequel, de chaque côté du fauteuil, les points d'articulation entre le siège, le dossier, les accoudoirs et les pieds avant forment les sommets d'un quadrilatère déformable, dont l'une des diagonales est sensiblement formée par le pied arrière, le point d'articulation entre le siège et le dossier étant constitué par un axe d'articulation qui est solidaire de l'extrémité inférieure du dossier, d'un élément de support à queue engagée à force dans la face supérieure de l'extrémité postérieure du siège, et d'une biellette de liaison articulée sur un axe de pivotement associé à la partie médiane dudit pied arrière, fauteuil caractérisé par le fait que la queue engagée dans le siège présente une longueur supérieure à l'épaisseur dudit siège, son extrémité libre étant coudée et rabattue contre la face inférieure du siège, que chaque pied arrière est parallélépipédique et présente une épaisseur uniforme, sans rampe incurvée ni évidement, et que le fauteuil comprend un organe de butée associé, au moins d'un côté, à l'extrémité inférieure du dossier et coopérant avec la face plane en regard dudit pied arrière pour assurer la stabilité du fauteuil en position d'utilisation. 2. Fauteuil suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe de butée présente une surface destinée à répartir la charge sur la zone de portée en regard dudit pied arrière. 3. Fauteuil suivant l'une des revendications l ou 2, caractérisé par le fait que l'organe de butée est un tourillon solidaire d'un prolongement de l'axe d'articulation. 4. Fauteuil suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par- le fait que l'organe de butée est une patte solidaire de l'extrémité de la biellette qui est associée à l'axe d'articulation.