Le but de la présente invention est de soulager les efforts physiques importants nécessaires dans certaines (fris activités sportives et en particulier la pratique du sport nau '1i tique communément appelé "planches à voiles" ou la conduite des véhicules appelés "planches à roulettes à voiles". Ces efforts sont essentiellement concentrés sur les doigts, les mains, les avant-bras, les bras, le dos et les iambes. L'utilisation de la planche à voile est bien connue des pratiquants de sports nautiques et les éléments essentiels en sont rappelés ci-dessous en référence aux figures la, lb et lc. Il s'agit d'une embarcation plate et de forme oblongue, fermée et étanche, généralement remplie de mousse et constituée de matériaux très divers tels que bois, polyester armé, polyéthylène armé, etc... Les dimensions de cette embarcation 1, dite planche, sont telles qu'elle permet de supporter sans couler une charge de 150 à 200 kg. Les caractéristiques communes sont : longueur - 3,70 m - largeur P 0,70 m - épaisseur = 0,10 m - poids , 20 kg. La planche 1 est munie à sa partie arrière d'un aileron 2 et en son milieu d'une dérive généralement amovible 3. En avant de la dérive un orifice est aménagé pour recevoir le pied articulé d'un mât 4. Ce mât est pourvu d'une voile triangulaire 5 dont la surface peut varier de 5 à 10 m2. La baume traditionnelle qui équipe les dériveurs est dans ce cas remplacée par un double tube ou une double barre incurvée 6 fixée au mât par une extrémité à hauteur des épaules d'un homme debout sur la planche, et à la pointe de la voile par son autre extrémité. Ce dispositif est couramment appelé wish-bone, c'est l'appellation qui en sera faite dans la suite. Le principe de propulsion de cette embarcation est identique à celui des bateaux à voile dits dériveurs. Le ou les utilisateurs se tiennent généralement debout sur la planche en tenant à deux mains le wish-bone dont la hauteur se trouve habituellement au niveau des épaules. Le mât étant fixé à la planche par l'intermédiaire d'une articulation (type cardan, bloc de caoutchouc, bout du filin), l'utilisateur généralement placé dos au vent, tient le wish-bone à deux mains, en le tirant en arrière, de manière à équilibrer la pression exercée par le vent sur la voile. Le dé placement du mât vers l'avant ou l'arrière de l'embarcation per met de déplacer centre de poussée vélique par rapport & la dé- rive. Lorsque le centre de poussée vélique se trouve en avant du centre de poussée de l'eau sur la dérive, il se crée un mouvement tendant à faire tourner la planche vers la direction où va le vent. L'effet est inverse lorsque le centre de poussée vélique passe en arrière. Le principe des planches à voile à roulettes est indentique, mais la planche flottante est remplacée par une plaque munie de six roues orientables. L'équilibrage de la poussée du vent sur la voile étant réalisé par le poids de l'utilisateur qui doit exercer une traction vers l'arrière, il est nécessaire de tenir fermement le wish-bone avec les mains et de s'y *pendre par les mains en plaçant son centre de gravité plus ou soins loin du wish-bone selon la force du vent, comme permet de le comprendre la figure lb. La traction relative exercée par les deux bras sur les deux mains situées en avant et en arrière du wish-bone, permet de régler l'orientation de la voile par rapport au vent et donc de faire varier la vitesse de l'embarcation et la pression sur la voile. Lorsque le vent atteint ou dépasse 20 km/h, la traction continuelle sur le wish-bone entratne généralement des douleurs dans is doigts, les bras, le dos ou les iambes, pouvant même se traduire par des crampes nécessitant l'arrêt de l'utili- sateur. Le but de la présente invention est de réduire considérablement, voire de supprimer la fatigue musculaire, et de permettre la pratique de ce sport pendant de longues périodes, même par fort vent et ce, même pour des personnes n'ayant pas la stature ou l'entrainement nécessaire. Un dispositif permettant de limiter ces inconvénients et appelé "harnais" est bien connu, mais il présente de nombreux inconvénients. Le principe de ce type de dispositif est illustré à la figure lc ; le corps de l'utilisateur est accroché au wish-bone au moyen d'un crochet 7 solidaire d'un harnais 8 revêtu par l'utilisateur et d'un bout 9 solidaire du wish-bone qui vient s'amarrer sur ce crochet. L'utilisateur peut alors exercer sans effort une traction sur le wish-bone par l'intermédiaire de ce bout, ce qui soulage d'autant la traction exercée sur les doigts, les mains et les avant-bras. Divers systèmes d'accrochage et de décrochage du bout au harnais ont été imaginés, nécessitant ou non la libération d'une main. Tous ces systèmes présentent de graves inconvénients qui limitent considérablement leur utilisation. On peut souligner en particulier les inconvénients suivants : - difficulté d'accrochage du bout 9 au harnais 8 nécessitant dextérité et habitude car les mains sont indisponi- bles puisqu'elles tiennent le wish-bone - difficulté de décrochage pouvant même présenter un caractère dangereux en cas de chute (noyade en cas de chute arrière car le mât et la voile tombent sur l'utilisateur qui risque de ne pouvoir dégager le crochet, blessure en cas de chute avant dQe è une survente, l'utilisateur étant alors projeté sur le grément sans pouvoir se décrocher) ; - difficulté de réglages de la voile et du mât par rapport au vent ;; - manque de liberté de mouvement de l'utilisateur qui ne peut pas en toutes circonstances placer son corps dans toutes les positions par rapport au mât et au wish-bone ; - nécessité d'une modification ou d'une adaptation parfois encombrante et onéreuse du wish-bone ; - risques d'accrochages ou de décrochages intempestifs. La présente invention permet d'apporter les mêmes avantages que ceux du harnais, mais sans en présenter les inconvénients. A cet effet, le dispositif conforme à l'invention comprend des systèmes d'accrochage sur le wish-bone, associés à deux gants et reliés entre eux par un lien adapté pour pouvoir passer dans le dos de l'utilisateur. Par "gant", il faut entendre soit un gant au sens traditionnel du terme, soit tout dispositif apte à devenir solidaire de la main et autorisant la liberté de mouvement des doigts, tel que plaque en plastique ou en caoutchouc moulé munie de trous pour le passage des doigts et sanglée à la main par des courroies ou par tout autre système. La description qui suit en référence aux des sins annexés, illustre l'invention et en présente & titre d'exemples non limitatifs plusieurs variantes ; sur ces dessins - les figures la, lb et lc dé3d commentées présentent une planche 9 voile traditionnelle et son utilisation classique, - la figure 2 illustre le principe de l'invention, - les figures 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10, présentent plusieurs variantes de gants et systèmes d'accrochage associés, - la figure 11 est une vue schématique en perspective montrant un dispositif conforme à l'invention et son utilisation. Le dispositif dont le principe général est illustré à la figure 1 comprend deux systèmes d'accrochage 10 et 11 sur le wish-bone, solidaires. de gants liés à chaque main de l'utilisateur. Chaque stme est fixé à un lien ou sangle 12 qui passe dans le dos de l'utilisateur en le reliant à celui de l'autre main. L'ensemble : bras, avant-bras, mains, doigts, est alors soulagé par l'ensemble t systèmes d'accrochage, sangle. L'utilisateur ne se sert alors de ses bras et de ses mains que pour les réglages de la voile par rapport au vent (en faisant coulisser la sangle dans son dos, l'utilisateur peut plier un bras en tendant l'autre) ou pour le réglage du mdt d'avant en arrière. Ce procédé ne nécessite, selon les cas, aucun ou tr & peu de dispositifs spéciaux solidaires du wish-bone. Il permet un accrochage ou un décrochage immédiat, simple, sans danger et sans changement d'attitude ou de geste par rapport à l'utilisation de la planche à voile traditionnelle sans dispositif spécial. On va décrire ci-après en référence aux figures 3 å 10 plusieurs variantes de système d'accrochage. Variante reDrésentbe aux figures 3 et 4 Un crochet 13 dont la courbure est sensiblement égale à celle de la section du wish-bone, dont la longueur est égale à 1/3 ou 1/4 de sa circonférence et constitué dans un matériau permettant à une personne adulte de s'y suspendre sans déformation irréversible, est cousu dans la paume d'un gant 14. La partie crochet courbe est revêtue d'un tuyau en plastique le rendant non glissant (ou de tout autre matériau anti-drapant) la partie droite du crochet est aplatie et est fermement cousue dans la paume du gant, de'sorte que la partie courbe soit toujours en position très approximativement perpendiculaire à la paume de la main. L'extrémité de cette partie plate est percée d'un trou 15 permettant d'y fixer un bout. L'accrochage au wish-bone s'effectue en posant simplement la main munie du gant et de son crochet, sur le wishbone ; le décrochage s'effectue en la soulevant tout en effectuant un léger mouvement de rotation avec le poignet (fig. 4). Ce dispositif permet un usage pratiquement normal de la main pour toutes les autres manoeuvres puisqu'il est possible de fermer la main en positionnant le crochet de manière à ce qu'il se situe entre deux doigts. Variante représentée à la figure 5 Le crochet est d'une longueur plus faible ou est même remplacé par une tige droite 16 munie d'un ergot 17 pouvant s'engager dans un trou 18 ou une fente préalablement pratiqué dans le wish-bone sur sa partie supérieure. Selon une autre variante, la tige peut être munie d'un trou ou d'une fente dans lequel un ergot fixé sur le wish-bone peut être engagé. Il est également possible de remplacer ces tiges rigides par des tiges souples qui sont dans ce cas rendues solidaires de l'un des doigts du gant (doigt du milieu), par exemple. Variante représentée à la figure 6 La partie du creux de la main ainsi que la partie interne des doigts d'un gant est revêtue de tissu autoadhésif 19 du type bien connu "Velcros" ; le wish-bone est luimême recouvert de la partie symétrique adhésive 20 du même tissu. L'accrochage s'effectue alors simplement en fermant les doigts sur le wish-bone. Le dispositif de cette variante utilise l'adhérence élevée entre le"Velcros"des gants et celui du wish-bone puisque l'effort de traction est exercé tangentiellement à la surface de contact. Cette adhérence peut être réduite simplement en allongeant les doigts. Le décollement du"Velcros'est aisé puisque l'effort est exercé normalement à la surface de contact. La partie du gant entourant le poignet est de préférence renforcée par une partie en cuir 21 ou en matière plastique, munie d'un trou 22de manière b lui accrocher la sangle qui passe dans le dos de l'utilisateur. Variante représentée & la figure 7 Une boucle 23 en coton, nylon ou toute autre matière est cousue en forme de U dans la paume d'un gant 24. Cette boucle peut alors s'accrocher à un ergot 25 dépassant du wish-bone lorsque la paume de la main y est posée. Variante rcprésentée à la figure 8 L'intérieur de la paume et les doigts des gants sont des plaques munies de stries 26 parallèles, en relief et en creux, de direction perpendiculaire à l'effort de traction de la main sur le wish-bone. Ce dernier est revêtu de stries identiques 27. Les stries peuvent par exemple être réalisées dans du caoutchouc et avoir une largeur et une profondeur de 1 mm. Variante représentée aux figures 9 et 10 Sur le dos d'un gant est fixée au niveau du poignet une plaque incurvée 28 suivant la courbure des doigts fermés sur le wish-bone. La longueur de cette plaque est telle qu'en allongeant fortement les doigts, la plaque s'éloigne de la main au niveau du poignet (fig. 10). Ce mouvement des doigts permet de se dégager facilement du wish-bone. La figure 11 montre dans son ensemble un dispositif conforme à l'invention ; les différents gants décrits dans les exemples précédents présentent tous un trou de fixation au niveau du poignet (ce trou étant fixé à la base de la partie plate d'un crochet dans les variantes des figures 3, 5 et 9 ou dans la partie entourant le poignet dans les variantes des figures 6, 7 et 8." Lorsque l'utilisateur est "pendu" au wish-bone par l'intermédiaire des gants précités, et qu'il exerce son poids pour contrebalancer l'action du vent sur la voile, les mains vont avoir tendance à sortir des gants; si ceux-ci sont fermement serrés au niveau du poignet, l'utilisateur risque de ressentir une gêne à ce niveau. D'autre part, une traction permanente sur les bras entrain une fatigue des muscles. Pour remédier à ces inconvénients et pour permettre de limiter les efforts exercés par les bras (ceux exercds par les doigts étant suppri més par les dispositifs d'accrochage précités), il est possible d'améliorer le procédé en accrochant au trouve fixation un filin 29, un bout ou une sangle réglable en longueur qui passe dans le dos de l'utilisateur, ce bout ou cette sangle doivent pouvoir coulisser dans un système de guidage à sangles solidaire d'un harnais type harnais de trapèze bien connu des utilisateurs de dériveurs, et prévus pour le confort des utilisateurs puisqu'ils comportent dans le dos une partie renforcée et revêtue de mousse 30. REVENDICATIONS 1/ - Dispositif permettant de réduire les efforts physiques nécessaires lorsqu'un utilisateur est amené å tenir fermement une barre, dite wish-bone, avec les mains en y exerçant une traction continue, ledit dispositif utilisable en particulier pour la pratique de sports du type "planche à voile" ou "planche à roulettes à voile", étant caractérisé en ce qu'il comprend deux systèmes d'accrochage sur le wish-bone, associés à deux gants et reliés entre eux par un lien adapté pour pouvoir passer dans le dos d'un utilisateur. 2/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie interne de chaque gant est munie d'un crochet. 3/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une tige souple solidaire d'un doigt ou rigide, munie d'un ergot pouvant s'engager dans un trou ou une fente dont est muni le wish bone. 4/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une tige souple solidaire d'un doigt ou rigide munie d'un trou ou d'ïne fente dans lequel un ergot fixé sur le wish bone peut s'engager. 5/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'intérieur de chaque gant est muni de tissu adhésif de type"Velcros"et que le wish-bone est muni du même tissu mais de nature opposée. 6/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans la paume de chaque gant, est cousue une boucle dans laquelle un ergot solidaire du wishbone peut venir s'engager. 7/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie intérieure de chaque gant est munie de stries parallèles en creux et en relief pouvant s'accrocher à des stries identiques solidaires du wish-bone. 8/ - Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie du dos de chaque gant est munie d'une plaque recourbée capable de maintenir les doigts en position repliée sur le wish-bone. 9/ - Dispositif d'accrochage selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que le lien qui relie les deux systèmes d'accrochage solidaires des deux gants, est réglable en longueur et peut coulisser dans le dos de l'utilisateur dans un système de guidage à sangles, solidaire d'un harnais que comprend le dispositif.