t'invention a pour objet un appareil destiné au relevé précis de contours d'un corps solide, plus particulièrement du corps humain. La radiothérapie transcutanée effectuée avec des généra- teurs de haute énergie exige une répartition correcte des doses entre le "volume-cible" tumoral et les tissus sains voisins. A cet effet, il est connu d'effectuer ce qu'on appelle le "centrage balistique" du volume-cible à l'aide d'un simulateur, appareil de radiodiagnostic dont le faisceau peut prendre des dimensions équivalentes de celles des faisceaux qui seront utilisés pour le traitement. Pour effectuer le calcul des doses qui seront effectivement reçues dans l'organisme, il faut alors relever avec une grande précision le contour du corps du malade, au moins dans un plan qui passe par ce qu'on appelle le "point-moniteur" des volumecibles.A cet effet, il est connu d'utiliser un appareil conformateur comportant des pal peurs mécaniques mis en place manuellement. Le relevé effectue par cet appareil n'est ni rapide, ni précis et le contour relevé n'est pas repéré par rapport au point moniteur. L'invention a pour objet un appareil conformateur apte à fournir, en un temps très bref et de façon automatique, les coordonnées précises des différents points du contour par rapport à des lignes de coordonnées définies par rapport au point-nloniteur. Suivant une première particularité de l'invention, cet appareil est du type "suiveur de courbe". Un appareil suiveur de courbe particulièrement remarquable a été décrit dans le brevet franç#ais No 73 00459 déposé le 8 Janvier 1973 au nom de Claude DAGUILLON, pour "Dispositif electronique d'analyse bidimensionnelle d'une grandeur physique, effectuant la sélection et la mémorisation des points d'égale valeur, et, en particulier, dispositif de relevé de courbes d'isodensite, et dans sa première addition, No 73 37817, déposée le 23 Octobre 1973. L'appareil breveté est destine à l'analyse d'un document plan exploré au moyen d'un organe capteur qui opère par détection d'un rayonnement engendré, transmis, absorbe ou réfléchi par le document. chaque fois que l'amplitude du signal électrique détecté atteint une valeur prédéterminée, un signal de coincidence est engendre et les coordonnées du capteur à cet instant sont relevées. Des organes de commande du déplacement du capteur sont prévus et agences pour que celui-ci effectue, à partir de chaque point de coincidence, un balayage suivant une courbe de forme prédéterminée, Jusqu'au point de coincidence suivant Dans l'application brevetée, l'axe du faisceau reçu par l'organe capteur se déplace en restant perpendiculaire au plan du document. Il en résulte qu'un tel appareil est impropre au relevé d'un contour d'un corps solide, dès que ce dernier a une forme susceptible de faire obstacle au passage d'un faisceau d'analyse perpendiculaire au plan du contour à relever. L'invention se propose de vaincre cette difficulté et de réaliser un appareil du type général susvisé , qui soit propre A réaliser le relevé automatique et précis d'un contour solide. L'appareil suivant l'invention comporte un organe détecteur du contour de corps solide à relever, des organes de commande du déplacement de l'organe détecteur suivant des portions de courbe de forme déterminée, agencés pour que celui-ci explore des points successifs dudit contour et un organe de mémorisation des coordonnées de l'organe détecteur à l'instant de chaque détection dlun point, et est caractérisé en ce que l'organe détecteur est monté de façon que son axe de détection (faisceau d'analyse) soit situé dans le plan du contour et orientable dans ledit plan. Suivant un mode de réalisation préféré, lesdits organes de commande sont agencés pour combiner une translation de l'organe détecteur, suivant des lignes de coordonnées situées dans le plan dudit contour et définies par rapport à un point fixe, et une rotation dans ledit plan autour d'une position approchée de détection obtenue par la translation. Gracie à la rotation autour de la position approchée de détection, l'organe detecteur /oriente de façon telle que le faisceau d'analyse puisse atteindre, sans rencontrer d'obstacle, n'importe quel point du contour, quelle que soit la forme de celui-ci. L'invention concerne également des perfectionnements au mode de balayage décrit dans le brevet susvisé. Selon ledit brevet, l'organe détecteur effectue une succession de déplacements circulaires, les signaux de coïncidence fournis aux instants d'intersection du cercle d'exploration et de la courbe étant utilisés pour commander la translation dudit cercle d'une longueur égale à son rayon. Plus précisément, des moyens sont prévus pour que chaque balayage circulaire engendré sous la commande de deux tensions sinusoïdales déphasées de 90t l'une par rapport à l'autre, ne soit déclenché qu'à l'instant ou les données relatives au point d'exploration précédent ont été saisies et exploitées et s'arrête sensiblement à l'instant où le point a analyser est atteint.En outre, le point de départ de chaque balayage circulaire est situé à l'extrémité d'un vecteur de lancement, de module égal au rayon du cercle, ayant pour origine le point analysé précédemment et dirigé suivant l'une des quatre directions définies par les passages par la valeur zéro des deux tensions sinusoîdales susvisées. On dispose ainsi de quatre "vecteurs de lancement", et un choix est effectué, pour chaque balayage, entre ces quatre vecteurs, au moyen de circuits logiques appropriés, en fonction de la pente du segment de droite qui relie le point à analyser au point précédent de l'analyse. Cette solution permet de faire progresser l'analyse de manière unidirectionnelle, sans retour en arriére et ce, quelle que soit la forme de la courbe à analyser. Elle présente cependant l'inconvénient de ne pas aboutir, dans tous les cas, à un temps d'analyse minimal, du fait qu'il peut être nécessaire de parcourir une portion de cercle relativement grande pour atteindre le point à analyser. Suivant une particularité de la présente invention, la vitesse et la précision de l'analyse sont accrues en imposant à chaque vecteur de lancement, une direction sensiblement normale à la courbe ou au contour ? relever. Un autre inconvénient de la solution brevetée est lié à la génération des cercles de balayage par une voie analogique (action de deux tensions sinusordaler déphasées sur les organes moteurs). En effet, à chaque point à analyser, cette méthode oblige à attendre l'instant ou les tensions sinusoîdales ont atteint les phases qui correspondent au vecteur de lancement. Suivant une seconde particularité de l'invention, la commande des organes moteurs qui déterminent le balayage est obtenue au moyen d'impulsions dont la chronologie est programmée a partir d'une table de valeurs numériques de consigne mise en mémoire, des moyens étant prévus pour lire cette table au fur et à mesure que le balayage progresse. Cette commande numérique du balayage présente un certain nombre d'avantages importants. Tout d'abord, chaque balayage peut démarrer instantané- ment, la lecture-des valeurs de consigne qui définissent chaque vecteur de lancement étant instantanée. Ensuite, les organes moteurs, du type pas à pas, ne progressant qu'à chaque impulsion, il ne sera pas nécessaire de val i- der l'organe détecteur en permanence pendant toute la durée de 1' exploratiotn, mais seulement à la fin de chaque exploration. Ceci permet, en particulier, d'utiliser des sources d'energie très intenses (laser à impulsions par exemple) pour actionner le détecteur et, par consequent, de relever une caractéristique variable dans de larges limites (densité optique atteignant des valeurs très grandes par exemple). Par ailleurs, cette commande par impulsions permet de multiplier, sans aboutir à une complexité plus grande de l'appareillage, les pas de l'exploration (donc, les vecteurs de lancement). Il est alors possible de tester la caractéristique a chaque pas et d'arrêter les organes moteurs des qu'elle aura atteint la valeur de référence, ou dès qu'un nombre prédéterminé de pas (affiché sur la table de valeurs de consigne) a été effectue sans que cette valeur soit atteinte.Si la courbe à explorer présente des discontinuités, des points de rebroussement, des angles aigus ou plus généralement des formes qui s1 inscrivent dans un cercle de rayon égal ou inférieur au vecteur de lancement, on évite ainsi le risque d'effectuer un balayage à travers une discontinuité et d' atteindre un point de la courbe situé en deça du point précédem- ment analyse. Il suffit, en effet, d'arrêter chaque balayage avant qu'un tel point ait pu être atteint : si, au cours de ce balayage limite, aucun point de la courbe n'a été rencontre, cela signifie qu'il existait une discontinlritéou une forme telle qu'indiquee ci-dessus.Le vecteur sera alors ramené au point précédemment analyse et un nouveau balayage sera effectue à partir d'un vecteur de lancement de module différent. Suivant une autre particularité de l'invention, des moyens sont en effet prévus pour faire varier le module du vecteur de lancement (donc le rayon du cercle de balayage), chaque fois que cela s'avérera nécessaire pour améliorer la finesse de l1explo- ration. Si la courbe est par exemple explorée à l'interieur d'un point de rebroussement, il devient ainsi possible d'affiner l1ex- ploration au voisinage de ce point en réduisant le rayon du cercle d'exploration, des que ce dernier atteint le coté de l'angle rentrant opposé a celui que le détecteur est en train d'explorer. Il convient de faire observer que ces variations du nombre, de la dimension et de la direction des vecteurs de lancement, ou ces limitations de l'angle d'exploration, seraient difficilement réalisables par commande analogique. Elles sont au contraire très faciles à obtenir#par commande numérique, comme cela sera montré dans la suite. La commande numérique permet d'ailleurs, non seulement d'optimiser la dimension du cercle d'exploration et l'angle d'exploration en fonction du cas concret à résoudre, mais encore, si cela est avantageux, d'utiliser une courbe de balayage différente d'un cercle, les tables appropriées de valeurs de consigne pouvant en effet permettre de programmer un déplacement quelconque, .ine- aire, en dents de scie, polygonal, ou autre. Les avantages, ainsi que les différentes particularités de l'invention, apparaitront plus clairement a l'aide de la description détaillée ci-après. Au dessin annexé la figure 1 représente schématiquement un appareil conformateur conforme à une forme d'exécution préférée de l'invention; la figure 2 est un schéma de principe des circuits electroniques que comporte un tel appareil et la figure 3 est destinée à illustrer le balayage efrectlJé par l'organe détecteur. A la figure 1, l'organe détecteur a été représenté sous la forme d'un doigt 1 capable d'effectuer une rotation de 2700 autour de l'extrémité A d'un bras vertical 2, lui-même supporté par un bras horizontal 3, a son tour monte à l'extrémité d'un bras vertical 4. Le bras 4 peut subir un mouvement de translation verticale parallèle à un axe OY et un mouvement de translation horizontale parallèle à un axe rectangulaire OX. Le point 0, dans l'application à la radiothérapie, est le "point moniteur" susvisé. Les organes de commande de ces déplacements seront décrits plus complètement dans la suite en se référant à la figure 2 qui en montre un exemple d'exécution. On les a symbolisés, à la figure 1, par une roue motrice 5, qui entraîne le bras 4 verticalement, et par une roue motrice 6, qui entraîne horizontalement un element 7 auquel le bras 4 est solidarisé en C. L'ensemble 1-7 est lui-même apte a subir une translation herizontale, perpendiculaire au plan XOY, ce qui est symbolisé au dessin par une roue motrice 8 entraînant un élément 9 qui entraîne luienseme l'élément 7 (ou le bras 9), la liaison étant agencée pour autoriser la translation verticale de l'élément 7 et du bras 4. La rotation du doigt 1 autour du point A s'effectue dans le plan XOY et est commandée par un organe symbolisé par un moteur 10 dont la liaison avec le doigt 1 a ete simplement figurée par un trait mixte 11. On a symbolisé par un trait 12 une liaison entre l'elé- ment horizontal 9 et le plafond P de la salle d'examen et de traitement, agencée pour n'autoriser que la translation linéaire de l'appareil le long du plafond, jusqu'au plan fixe de butée XOY. Les translations du doigt 1 peuvent l'amener dans les quatre quadrants du plan XOY. Les coordonnées cartésiennes du point A et la position angulaire du doigt 1 sont relevées a chaque instant par des organes capteurs 51, 61 et 101 respectivement associés aux organes moteurs 5, 6 et 10. Ces capteurs sont d'un type connu approprié, par exem ple appareils synchros destinés à transmettre à distance des indications angulaires, sous la forme de tensions proportionnelles au sinus et au cosinus de l'angle. Le détecteur 1 est par exemple du type photo--électrique opérant par réflexion sur la peau du malade M. Une impulsion est alors engendrée chaque fois que l'extrémité du doigt 1 se trouve une distance prédéterminée de la peau. Tout autre type approprié de deteeteur pourra être utilisé. La commande des organes moteurs et le traitement des informations de position du doigt 1 et de l'impulsion de détection pourrait s'effectuer de manière analogue à celle qui est décrite dans le brevet français susvisé et sa première addition. Dans cette première forme d'exécution, les organes de commande de déplacement comprendront un générateur fournissant, en permanence, deux tensions sinusoïdales déphasées de 900 l'une par rapport a l'autre ; des organes de mise en mémoire de la valeur atteinte par chacune de ces deux tensions sinusoidales a l'instant de la détection d'un point du contour et des organes d'addition qui font la somme des valeurs mises en mémoire au point précédent de l'analyse et des valeurs atteintes pour le point actuellement analysé. La mise en mémoire utilise des comparateurs analogiquesnumériques, et permet d'obtenir le déplacement du cercle d'analyse défini par les deux tensions sinusofdales. Pour ne déclencher, en vue de l'analyse d'un point, l'application des deux tensions sinusoTdales à l'organe détecteur qu'après exploitation, par l'organe de memorisation, des coordonnées du point précédent de l'analyse, et pour faire cesser cette application sensiblement à l'instant ou le point à analyser est atteint, l'on prévoit des circuits interrupteurs commandant la transmission des tensions sinusoldales aux organes d'addition et ouverts par la conjonction d'un signal de fin d'exploitation et d'un signal indiquant la mise en mémoire des résultats de l'analyse du point précédent. Ces interrupteurs sont fermés lorsque la mise en mémoire des résultats de l'analyse du point considéré est terminée. Ce procédé permet de supprimer la nécessité d'utiliser une mémoire intermédiaire et de réduire le temps d'analyse, puisqu' une portion de cercle seulement sera parcourue par l'organe détecteur pour chaque point analyse. La transmission des tensions sînusoîdales aux organes d'addition est en outre commandée par un comparateur des coordonnées de deux points successifs de l'analyse. En fonction du résultat de cette comparaison, c'est-à-dire de la pente du contour, un circuit logique approprie fournit un signal nécessaire, en conjonction avec les deux signaux mentionnés ci-dessus, à l'ouverture des interrupteurs. Ce signal intervient à l'un des quatre instants de passage par zéro des deux tensions sinuso#dales. Il en résulte que les cercles d'analyse ne peuvent être lancés qu'à partir de l'une des quatre origines de quadrants, choisie en fonction de la pente du contour. Le cercle d'analyse est évidemment celui qui est parcouru par le point de détection B qui est ici le point de focalisation du faisceau. Le point B recule, avant chaque nouveau lancement, c'està-dire s'écarte du contour, dans la direction du vecteur de lancement précédent. Le doigt 1 s'oriente alors dans la direction du nouveau vecteur de lancement. Cette orientation est assurée par un dispositif analogique d'asservissement dont la réalisation est à la portée de l'homme du métier. La figure 2 représente l'organisation générale de la logique de commande des organes moteurs déterminant le balayage circulaire et l'organe de mise en mémoire des données, dans un second mode d'exécution où cette commande est numérique. Les organes moteurs repérés 5 et 6 à la figure 1, sont ici constitués par des moteurs pas à pas. Un certain déplacement linéaire du capteur suivant l'un des axes OX et OY correspond alors à un nombre déterminé de pas du moteur, eux-mêmes définis par un nombre déterminé d'impulsions. Une table, mise en mémoire dans un organe 14, donne la valeur du sinus et la valeur du cosinus définissant un certain nombre de positions angulaires. Deux pointeurs, symbolisés par les fleches 143 et 144, permettent de lire respectivement les sinus et les cosinus dans l'ordre de progression de la table, et les informations numériques correspondantes sont fournies, sous la forme parallèle, sur les groupes de sorties symbolisais par les doubles flèches 141 et 142 respectivement. Des organes convertisseurs parallele-skrie 22 et 23 fournissent chacun un nombre d'impulsions correspondant à ces informations numériques respectives. La cadence de ces impulsions est déterminée par une horloge 21 et est compatible avec la cadence de commande des moteurs. Des circuits de format, 52 et 62 respectivement, établissent un coefficient entre le nombre des impulsions transmises par les organes 22 et 23 et le nombre des impulsions appliquées aux moteurs 5 et 6. Ce coefficient tient compte des caractéristiques des moteurs et des organes de transmission du mouvement au capteur, et il est possible de le faire varier, a ce quipevidemment pour effet de modifier le rayon du cercle d'ana- lyse. La progression des deux pointeurs dans la table est ellemême gérée par un générateur d'impulsions 145 dont la fréquence est commandée par l'horloge 21. La table est également associée à un dispositif 147 qui permet de décaler simultanément les deux pointeurs d'une distance correspondant à un décalage angulaire de 900 et à un détecteur 148 de position qui teste la valeur d'angle lue en la comparant à 2700. Les roules respectifs des dispositifs 147 et 148 seront décrits plus complètement dans la suite. L'organe moteur 10 (figures 1 et 2) est lui-mêifte~du type pas à pas et reçoit des impulsions de commande fournies par un convertisseur parallèle-série 15 situé à une sortie parallèle 161 d'un organe de calcul 16. A chaque détection d'un point à analyser par le détec- teur 1 (figures 1 et 2), un signal de coincidence est transmis aux trois capteurs 51, 61, 101 ainsi qu'au dispositif 147 Les données transmises alors par les capteurs 51, 61, 101 à l'organe de calcul 16, respectivement en 162, 163, 164, sont traitées et les résultats du traitemeht sont mis en mémoire dans un organe 18 où ils sont disponibles comme coordonnées des points du contour relevé. La figure 3 illustre les mouvements du point B de foca- lisation du faisceau du détecteur 1 lors de la recherche d'un point de coincidence B2 à partir d'un point de coincidence précédent B1. Lors de la coincidence en B1 entre le point de focalisation et la courbe, le doigt 1 a conservé, comme on le verra dans la suite, S'orientation qu'il avait à la fin du cycle d'analyse qui l'a amené au point B1. Au moment de la coincidence, les capteurs 51 et 61 transmettent à l'organe de calcul 16, les coordonnées cartés-;;ennes XA1 et YA1 du point A1 qui correspond au point de coincidence B1, A1 B1 étant la distance L qui comprend la longueur du doigt 1, à laquelle s'ajoute la distance de focalisation. La capteur 101 fournit à l'organe de calcul 16 (entrée 164) la coordonnée O. es trois coordonnées ainsi que la longueur L susvisée permettent à l'organe 16 d'en déduire les coordonnées vraies du point de coTncidence B1 obtenues en ajoutant (L cos O) à XA1 et (L sin ô) à YA1. Ces coordonnées vraies XB1 et rB1 sont mémorisées dans l'organe 18. Simultanément, le détecteur de coïncidence commande 1' organe 147 qui décale les deux pointeurs de 900 ; les valeurs du sinus et du cosinus qui sont alors lues-dans la table et transmises à l'organe de calcul (entrees 166-167) donnent la direction du nouveau vecteur de lancement perpendiculaire à la corde Bo B1. Le capteur va maintenant reculer, dans la direction B1 A1, jusqu'à ce que son extrémité atteigne un point A'1 situé au delà de A1.Ce recul, nécessaire pour que le doigt 1 ne risque pas d'être gêne par certaines structures du corps du patient au cours de l'opération d' orientation qui suit, est obtenu au moyen d'impulsions envoyées aux organes 52 et 62 par l'organe de calcul (sorties 164 et 165), lequel dispose à cet effet de la distance de recul, prédéterminée par l' opérateur. L'organe 16 dispose par ailleurs du cosinus et du sinus de la direction du vecteur de lancement et peut donc calculer 1' angle que fait ce vecteur avec l'axe OY. Il envoie alors à l'organe 15 les impulsions nécessaires pour que le moteur 10 oriente le doigt 1 dans cette direction A'1N. Après cette orientation, le doigt 1 est amené par une translation (qui ne modifie donc pas son orientation; en une position A"1 telle que A"1Bl= L. A cet effet, l'organe de calcul, disposant des coordonnées X et Y du pont B1, de la longueur L et de la direction B1 A"1, envoie les impulsions nécessaires aux organes 52 et 62. Il calcule ensuite, en tenant compte du rayon R du cercle d'exploration (c'est-a-dire du module du vecteur de lancement), les coordonnées du point A " 1 qui correspond à la position d lancement et envoie les impulsions nécessaires aux organes 52 et 62 pour que le doigt 1 subisse le recul nécessaire au lancement d'une exploration. La translation du doigt et son recul qui amènent son extrémité A de A'1 en A"'1 pourraient d'ailleurs être remplacés par une translation unique déterminez par l'organe de calcul, ce qui inviterait de devoir inhiber l'organe détecteur pendant la fin de la translation vers A1 et le début du recul vers A"ï, afin d'éviter une nouvelle détection du point B1. Le cercle d'analyse est ensuite engendre, de la manière exposée ci-dessus, par lecture de la table mise en mémoire 14 et fournIture d'impulsions aux organes 22 et 23 pour provoquer la translation appropriée du doigt 1. Celle-ci se poursuit jusqu'à détection d'une nouvelle coïncidence en B2. Lors de cette coTnci- , 7'orientation du doigt est bien la même qu'a la fin du cycle d'analyse qui l'a amené en B1 pour la deuxième fois, après recul et orientation, et le cycle en cours peut donc se terminer, de la manitre indiquée ci-dessus, par un nouveau recul, suivi d'une orientation puis d'un retour en B2. A titre de variante, au lieu de conserver une orientation constante au cours de la translation circulaire d'analyse, le capteur pourrait effectuer un balayage angulaire rapide destiné à augmenter la précision de l'analyse, ou encore, prendre à chaque instant une orientation obéissant à une loi prédéterminée, correspondant par exemple à la développante du cercle d'analyse. res variantes, dont la mise en oeuvre pratique est a la portée de l'homme du métier, ne sont indiquées que pour montrer l'étendue des possi biliés du procédé d'analyse que l'on est en train de décrire. Un autre exemple destine à illustrer ces possibilités est donné ci-apres Si aucun point de coincidence n'est détecté au cours d'un parcours du cercle d'analyse correspondant à un balayage d'/ 270 , ce qui se produira par exemple dans le cas où le contour présente une discontinuité, l'organe 148 détermine cette absence de coincidence et commande (connexion 149) le transfert des coordonnées vraies du dernier point détecté, mémorisé dans l'organe 18, dans l'organe de calcul 16. Ce dernier transforme les coordonnées vraies en coordonnées du point A correspondant qui deviendra le point de départ d'une seconde recherche. Cette seconde recherche sera effectuée avec un module différent du vecteur de lancement (obtenu par un réglage différent des organes de format 52-62). Si elle échoue, une troisième recherche pourra être tentée. Bien que le suiveur de courbe décrit et représenté constitue le mode d'exécution préféré de l'invention, il convient de souligner que d'autres types de suiveurs de courbe pourraient être utilisés comme conformateurs, l'application au problème du relevé précis et automatique d'un contour solide, d'un dispositif suiveur de courbe constituant une caractéristique essentielle de l'invention et apportant des avantages considérables par rapport aux conformateurs mécaniques actuels. Il doit être bien compris, par ailleurs, que le capteur n'est pas nécessairement du type à rayonnement et qu'il pourrait opérer par contact matériel, à condition d'être apte à fournir des signaux électriques de co#ncidence. Le terme "axe de détection", tel qu'il est utilisé, pour la commodité de l'expression, dans la présente description et dans les revendications annexées, désigne donc en fait, soit l'axe du faisceau d'analyse, soit l'axe d'un organe mécanique allongé, le terme "point de détection1, désignant l'intersection de cet axe avec le contour, et le terme "longueur de l'axe de détection", la distance entre le point de détection et le point d'articulation autour duquel l'axe de détection s'oriente angulairement.Le terme "organe de mémorisation", de son côté, designe, pour la commodité, tout organe apte à enregistrer, à afficher ou à exploiter d'une manière quelconque les coordonnées des points détectés. Bien que les coordonnées utilisées dans le mode d'exécution préféré décrit pour définir la translation du capteur, soient deux coordonnées cartésiennes, il est possible de réaliser un conformateur suivant l'invention utilisant d'autres systèmes de coordonnées. Par exemple, étant donné un cercle centre en un point intérieur au contour, on pourrait utiliser comme coordonnées la longueur de l'arc, définie à partir d'un point origine et la distance au centre sur le rayon correspondant. L'organe détecteur pourrait évidemment, sans s'écarter de l'esprit se l'invention, être monte dans un plan parallèle au plan XOY du contour et voisin de celui-ci, l'axe de détection devant alors être légèrement incliné pour atteindre le contour. L'axe de détection devrait dans ce cas être oriente pour que sa projection sur le plan du contour soit-sensiblement normale à celui-ci. REVENDICATIONS 1. Conformateur destiné au relevé précis de contours d'un corps solide, caractérisé en ce qu'il comporte un organe détecteur fournissant un signal de coincidence à chaque détection d'un point du contour à relever, des organes utilisant le signal de coincidence pour commander le déplacement de l'organe détecteur, d'un point de détection au suivant, selon des portions de courbe analyse de forme prédéterminée et des organes de relevé et de mémorisation des coordonnées des points de détection. 2. Conformateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe détecteur est monté de façon que son axe de détection soit sensiblement situé dans le plan du contour et orientable dans ledit plan. 3. Conformateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de commande du déplacement de l'organe détecteur comprennent des moyens de déterminer une translation définie par rapport à des lignes de coordonnées situées dans le plan du contour et des moyens de déterminer une rotation de l'axe de détection dans ledit plan autour d'une position approchée de détection obtenue par la translation. 4. Conformateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la courbe d'analyse subit, chaque point de détection, une translation par un "vecteur de lanceMent". 5. Conformateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les organes de commande du déplacement sont agencés pour définir une pluralité d'orientations du vecteur de lancement, de façon telle que chaque vecteur de lancement soit sensiblement normal au contour en chaque point de détection. 6. Conformateur selon la revendication 3 ou 5, caractérisé en ce que les organes de commande du déplacement comportent deux moteurs pas a pas déterminant respectivement les deux coordonnées de la translation, une mémoire contenant une table de valeurs numériques de consigne définissant des points successifs de la courbe d'analyse et des organes de lecture de la table fournissant des impulsions de commande des moteurs pas à pas. 7. Conformateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les organes de commande du déplacement sont agencés pour faire effectuer à l'organe détecteur, avant qu'il ne s'oriente suivant un nouveau vecteur de lancement, un recul de dégagement dans la direction du vecteur de lancement précédent. 8. Conformateur selon la revendication 4, caractérisé par des moyens de faire varier le module du vecteur de lancement. 9. Conformateur selon les revendications 6 et 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de faire varier le module du vecteur de lancement sont des circuits de détermination du nombre des impulsions appliquées aux deux moteurs pas pas pour un déplacement déterminé des organes de lecture de la table. 10. Conformateur selon la revendication 6, caractérisé par un troisième moteur pas à pas déterminant ladite rotation, par des organes capteurs relevant, à chaque détection, les deux coordonnées définissant la translation de l'organe détecteur et la coordonnée angulaire définissant sa rotation et par un organe de calcul effectuant, à chaque détection, le calcul des coordonnées du point de détection à partir desdites coordonnées définissant la translation, de ladite coordonnée angulaire et de la longueur de l'axe de détection. 11. Conformateur selon les revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'orientation du vecteur de lancement est obtenue, pour chaque point detecté, en effectuant une lecture de la table, après déplacement des organes de lecture d'une distance correspondant à un décalage angulaire de 900. 12. Conformateur selon les revendications 5 et 6, caractérisé par des moyens de comparer la position du point d'analyse sur la courbe d'analyse à une position limite définissant un parcours prédéterminé sur ladite courbe et par des moyens, quand aucun point détecté ne s'est presente lorsque la position limite a été atteinte, de modifier au moins un paramètre de la courbe d'analyse et d'effectuer une nouvelle analyse, à partir du dernier point détecté, en suivant la courbe d'analyse modifiée.