L'invention concerne un procédé de dialyse péritonéale assurant une mesure précise de la quantité d'ultrafiltration. le principe de la dialyse péritonéale consiste àutiliser la paroi du péritoine comrre membrane de dialyse pour épurer le sang des urémiques, cette raroi étant perméable et #err'ettant des échanges entre le sang qui l'irrigue et un liquide de dialyse introduit dans la cavité du péritoine. Ce type de dialyse est utilisé pour les urémiques aigus traités en réanimation, et pour les urémiques chroniques qui ne peuvent supporter lthomodialyse. Cette dialyse s'effectue suivant le cycle répétitif injec tion-dif#usion-drainage. L'injection consiste à introduire une quantité déterminée de liquide dans la cavité péritonéale. La diffusion est la phase pendant laquelle s'efectuent les échanges entre le sang qui irrigue la paroi du péritoine et le liquide. C'est au cours de cette phase que le sang est épuré, notamment des déchets azotés, et que liteau en excès dans ltorganisme est éliminée. Cette élimination d'eau s'effectue par ultrafiltration et est obtenue en chargeant plus ou moins en glucose le liquide de dialyse. Enfin, le drainage consiste à vider la cavité périto- néale du liquide qui y est contenu, Pour obtenir une exécution automatique de ce cycle, on utilise un moniteur comprenant des moyens pour régler le volume de l1injection et des moyens, par exemple des minuteries, pour régler la durée de l'inJection, de la diffusion et du drainage. Ce type de moniteur présente l'inconvénient que les volumes injectés et drainés ne sont pas-nesurés avec précision. Il en résuite que le volume ultrafiltré ne peut etre controlé à chaque cycle, et la perte de poids ne peut être évaluée que par pesée du patient en début et en fin de dialyse. Ceci est gênant, en particulier, dans le cas des urerlinues aigus traités en réani- maton. En outre, il faut ajouter et, éventuellement, corriger les durées d'injection et de drainage pour maintenir ltéruilibre des volumes injectés et drainés. L'invention vise un procédé de dialyse péritonéale permettant un contrôle précis de l'ultrafiltration. A cet effet, dans le procédé selon l'invention, on injecte par pompage dans la cavité péritonéale un volume déterminé de liquide de dialyse et, après une diffusion de durée déterminée, on draine i liquide présent dans la cavité péritonéale en deux temps : dans le premier temps, on draine par pompage et on rejette à l'extérieur un volume de liquide exactement égal au volume injecté et, dans le deuxième temps, on draine et on recu#fls la quantité restant encore dans la cavité péritonéale, cette quantité étant la quantité ultrafiltrée. 'injection et le drainage du premier temps sont effectués de préférence au moyen du même groupe de pompage et, pour le drainage du deuxième temps, on peut, soit laisser s'écouler le liquide par gratité, soit utiliser le groupe de pompage précité. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description qui va suivre de deux exemples de réalisation représentée sur le dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 est un schéma d'un appareil pour la mise en oeuvre du procQdé selon l'invention dans le cas où le drainage du deuxième temps s'effectue par gravité, et - la figure 2 est un sclléma analogue à la figure 1, mais pour le cas où tout le drainage s'effectue par nompage, le groupe de pompage étant également d'un autre type. Sur la figure 1, la ligne reliée à la cavité péritonéale du patient est repérée en 1 et est associée à deux flèches de sens opposés. L'appareil comprend essentiellement un groupe de pompage constitué par une pompe volumétricue 10 et un compteur volumétrique 20, un groupe distributeur formé par les électro-vannes 30, 31, 32 et un ensemble électronique de commande comprenant un moniteur central 40 et les organes de comu#ande de la pompe 10, du compteur 2G et des électro-vannes 30, 31, 32 désignés respectivement par les références 41, 42 et 43. L'appareil est alimenté en dialysat par un générateur sgmbolisé par la flèche G. Ce générateur est de type connu et fournit un dialysat de composition appropriée. les moyens de chauffage du dialysat n'ont pas été représentés et peuvent être incorporés, soit au générateur, soit à l'appareil lui-m#me. 'l'appareil est relié, d'autre part, pour l'évacuation du liquide drainé, à l'égout s?,'mbolisé par la flèche E et à une capacité graduée 50. les électro-vannes 30, 31 et 32 sont montées et commandées de telle manière que le groupe de pompage réalise l'injection d'un volume déterminé de liquide et le drainage du mtme volume de liquide, le liquide drainé étant rejeté b l'égout, et que la ttnn tité restant dans la cavité péritonéale après ce drainage et drainée naturellement 7!ar gravité soit recueillie dans la capacité graduée 50. Se fonctionnement des ëlectro-vannes sera expliqué en détail ci-après. Le groupe de pompage doit satisfaire les conditions suivantes : il doit pouvoir être stérilisé par voie chimique et rester stérile au cours du fonctionnement ; il doit avoir un débit réglable ; il doit permettre un comptage précis du volume pompé. Ia pompe 10, de préférence une pompe péristaltique, délivre un débit proportionnel à sa vitesse d'entrainement, et pour asservir sa vitesse à une valeur de consigne fixée par le moniteur 40, une génératrice tachymétrique (non représentée) est associée de façon classique au moteur d'entrainement de la'pompe, qui est un moteur à courant continu. le compteur volumétrique représenté sur la figure 1 est un compteur bicylindre à simple ef-et dont les deux pistons 22, 22t sont liés rigidement par une tige 23. I1 étanchéité entre les cylindres 21, 21' et les pistons respectifs 22, 22' est assurée par des membranes 24, 24', par exemple des membranes BSSOPRll' (marque déposée de la société lE JOINT #TCAIs). le déplacement des pistons provoque le déroulement des membranes qui se trouvent plaquées, tantôt sur la paroi des cylindres, tantôt sur la jupe des pistons. Un tel compteur présente l'avantage entre facile à stériliser chimiquement et de rester stérile en cours de fonctionnement, car il ne comporte aucune- partie en contact avec l'exté- rieur et ses organes (pistons, membranes, cylindres) sont entièrement en contact avec le liquide de dialyse en circulation et ne présentent pas d'#espaces morts" favorisant la prolifération microbienne. Il est prévu du c8té admission du compteur des moyens d'obturation 25 et 2501 et du c8té échappement des moyens d'obturation 26 et 26', ces moyens d'obturation étant, de préférence, des électro-vannes. les moyens d'obturation sont commandés par le dispositif 42 de manière que 25 et 26' soient ouverts quand 26 et 25' sont fermés, et réciproquement. Beur état s'inverse automatiquement à la fin de chaque course de refoulement, le dispositif 42 recevant des signaux de position émis par exemple par des micro-contacts actionnés par un ergot fixé à la tige 23. lorsque 25 et 26' sont ouverts, la pompe refoule du liquide dans le cylindre 21 et le piston 22' refoule du liquide vers l'électro-vanne 32. Lorsque 25' et 26 sont ouverts, c'est le piston 22 qui refoule et le cylindre 21' qui se remplit. Ses signaux précités servent également à compter le nombre de courses de refoulement accomplies par les pistons lors de l'injection et du premier temps de drainage. le moniteur 40 comprend, à cet effet, un compteur-décompteur qui compte les impulsions émises à l'injection et décompte les impulsions émises au drainage. Par suite, au moment où le compteur revient à zéro, le volume drainé est égal au volume injecté, et le moniteur 40 déclenche l'organe 41 pour arrêter la pompe 10. Il faut noter que le volume injecté est déterminé par1 Etne minuterie prévue dans le-moniteur 40, le débit de la pompe/étant, quant à lui, fixé par la valeur de consigne précitée. le groupe de pompage comprend, en outre, un régulateur de pression 11 entre le compteur 20 et l'électro-vanne 32, qui empêche la pression relative dans le compteur de s'inverser. Ceci garantit la précision et la fidélité de fonctionnement du compteur. 'l'appareil comprend enfin un détecteur de pression 60 monté sur la ligne 1 reliant l'appareil au patient et relié au moniteur central 40. A ltinjection, ce détecteur provoque une alarme sila pression s'élève de façon anormale et, au drainage, il agit sur la valeur de consigne précitée en limitant le débit de la pompe 10 pour que la dépression dans la ligne 1 ne dépasse pas une valeur déterminée. La dérivation représentée en trait pointillé et reliant ltélectro-vanne 32 à la ligne 1 n'est utilisée que pour la stérilisation et le rinçage. le fonctionnement de l'appareil est le suivant : Pendant l'injection, les électro-vannes 30, 31 ne sont pas excitées, le groupe de pompage fonctionne et l'électro-vanne 32 est excitée. le dialysat provenant du générateur G traverse les électro-vannes 30 et 31, et est refoulé par le groupe de pompage vers la ligne 1 par l'intermédiaire de l'électro-vnnne 32. Cette phase se termine 9. à l'expiration dtune durée définie par la minuterie d'injection, durée pendant laquelle un volume V, correspondant à N courses du compteur 20, a été injecté. Le groupe de pompage s'arrête et l'électro-vanne 32 revient en position de repos, mettant l'échappement du compteur en communication avec lté- gout .Aucun liç#ide n1 est plus injecté, et la phase de diiiusdon commence. La durée de cette phase est commandée par une minuterie prévue dans le moniteur 40. A l'expiration de cette phase le drainage commence. Dans sa première phase, le drainage s'effectue par le groupe de pompage à un débit asservi à une valeur de consigne compatible avec la dépression détectée dans la lime 1 par le détecteur de pression 60. L'électro-vanne 30 est excitée tandis que ltélectro- vanne 31 reste au repos, de manière que la ligne 1 communique avec l'admission de la pompe. L'électro-vanne 32 reste au renos, si bien que le liquide refoulé par le groupe de pompage est rejeté à l'égout. Le volume drainé est mesure, confie z l'injection, par le compteur 20, et lorsque celui-ci a effectué ij courses de refoulement, la première phase de drainage est terminés et le moniteur arrête le groupe de pompage.'le volume drainé au cours de cette phase est donc égal au volume injecté. De drainage du liquide qui reste dans la cavité péritonéale s'effectue naturellement par gravité. Dans cette deuxième phase du drainage, l'électro-vanne 30 est au repos et l'électro-vanne 31 est excitée, si bien que le liquide arrivant par la ligne 1 passe dans la capacité graduée 50. La quantité de liquide drainée dans cette deuxième phase est la quantité ultrafiltrée, et peut être mesurée puisqu'elle est recueillie dans la caoacité 50. ma durée de cette deuxième phase est définie par une minuterie prévue dans le moniteur 40. Tes dispositifs électroniques de commande, à savoir le moniteur 40 et les organes de commande 41, 42 et 43, n'ont pas été décrits ici, car il s'agit de circuits tout à fait classiques dont la conception est à la portée du spécialiste. Le moniteur 40 comprend, corne on l'a dit, des minuteries définissant la durée de l'injection, de la diffusion et celle de la deuxième phase de drainage, des éléments fixant la vitesse de consigne de la pompe 10 ( donc le débit de consigne de la pompe) a l'injection et au drainage et un compteur-décompteur recevant les si graux en provenance du compteur volumétrique 20. On va maintenant décrire, en se référant à la figure 2, un appareil dans lequel la deuxième phase du drainage s'effectue par pompage et non plus par écoulement naturel, de manière à abréger la durée du drainage. Sur la figure 2, les éléments identiques à des éléments de la figure 1 portent les mêmes références. Le moniteur central et les organes de commande n'ont pas été représentés. il n'y a aucun changement en ce qui concerne les électrovannes 30 et 32, mais le groupe de pompage comprenant la pompe 110 est monté directement en aval de l'électro-vanne 30, et une électro-vanne 131 est montée en aval du groupe de pompage. Ainsi, pendant la deuxième phase de drainage où 1'électro-vanne 30 est excitée, le liquide est aspiré par la pompe 110, et l'électrovanne 131 étant excitée, le liquide refoulé par la pompe 110 parvient dans la capacité 50. D'autre part, le groupe de pompage n'est pas du meme type que celui de la figure 1, et comprend simplement la pompe volumétrique 110 et deux régulateurs de pression 111 et 112 montés respectivement en aval et en amont de la pompe 110. La pompe 110 est, de préférence, une pompe péristaltique. 'les pressions d'admission et de refoulement de la pompe 110 étant déterminées par les régulateurs 112 et 111, le débit est proportionnel à la vitesse d'entratnement de la pompe. Par suite, le volume pompé n'est fonction que du nombre de tours effectué par le rotor de la pompe. Pour mesurer le volume pompe, il suffit donc d'associer à la pompe 110 un capteur, nar exemple électro-optioue (non représenté) qui délivre une impulsion à chaque tour et est relié au compteur-décompteur prévu dass le moniteur central. Bien entendu, comme dans le cas de la figure 1, une génératrice tachymétrique est associée à la pompe 110 pour asservir la vitesse de la pompe à une vitesse de consigne fixée par le moniteur central. REVENDICATIONS 1.- Procédé de dialyse péritonéale, caractérisé par le fait qu'on injecte par pompage dans la cavité péritonéale un volume déterminé de liquide de dialyse et, après une diffusion de durée déterminée, on draine le liquide présent dans la cavité périto- néale en deux temps : dans#le premier temps, on draine nar pompage et on rejette à I1 extérieur un volume de liquide exactement égal au volume injecté, et dans le deuxième temps, on draine et on recueille la quantité restant encore dans la cavité péritonéale, cette quantité étant la q#ntité ultrafiltrée. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel le draine nage dans le deuxième temps s'effectue par écoulement naturel. 3.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel le drainage dans le deuxième temps stefSectue par pompage. 4.- Spnareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un circuit relié à une alimentation en liquide de dialyse, à une ligne aboutissant à la cavité péritonéale du patient, à une évacuation vers 11 extérieur et à une capacité, un groupe de pompage sur le dit circuit comprenant une pompe volumétriQue et des moyens de mesvre du volume refoulé par la pompe, des moyens d'obturation sur le dit circuit agencés pour provoquer l'injection, le drainage vers l'extérieur ou le drainage vers la dite capacité, des moyens pour fixer le débit du groupe de pompage, des moyens de commande du groupe de pompage et des moyens d'obtuiation, reliés aux dits moyens de mesure, agencés pour arrêter le drainage vers l1ezté- rieur lorsque le volume drainé atteint le volume injecté et pour déclencher alors le drainage vers la dite capacité. 5.- Appareil selon la revendication 4, dans lequel le drainage vers la dite canacité est assuré par un organe d'obturation monté en amont du groupe de pompage. 6.- Appareil selon la revendication 4, dans lequel le drainage vers la dite capacité est assené par un organe d'obturation monté en aval du groupe de pompage. 7.- Appareil selon la revendication 4, dans lequel le groupe de pompage comprend une pompe péristaltique et un compteur volumétrique à deux pistons reliés par une tige rigide, monté en aval de cette pompe, les moyens de commande recevant un signal à chaque coup de piston. 8.- Appareil selon la revendication 4, dans lequel le groupe de pompage comprend une pompe péristaltique et des régulateurs de pression montés en aval et en amont de cette pompe, et un capteur du nombre de tours parcourus par la pompe, relié aux moyens de commande. 9. Appareil selon la revendication 4, dans lequel un détec- teur de pression est monté sur la ligne aboutissant à la cavité péritonéale et est relié aux moyens pour fixer le débit du groupe de pompage de manière à limiter le débit lors du drainage pour que la dépression dans la ligne ne dépasse pas une valeur déterminée.