La présente invention concerne les lits du type de ceux dans les- quels un patient est supporté sur une nappe flexible suspendue à deux tiges sensiblement parallèles sur lesquelles les extrémités de la nappe s'enroulent respectivement. Ainsi, on peut faire tourner les tiges dans le même sens pour transférer la nappe d'une tige à l'autre, permettant de retourner un patient couché sur la nappe en vue de lui changer de position, ou on peut les. faire tourner dans des sens opposés pour écarter ou rapprocher le patient d'un matelas ordinaire ou autre surface de support située au-dessous de la nappe. Lorsque la nappe est sous forme de filet, comme le décrivent le brevet britannique n0 1 447 163 et le brevet américain n0 3 905 055, un tel lit s'avère utile dans la prévention et le traitement d'escarres. les lits du type concerné seront désignés ci-après "lits de filet", terme qui englobe de manière appropriée une nappe flexible de n'importe quelle forme, c'està- dire non nécessairement à mailles ou en forme de filet, bien que cette forme soit ordinairement à préférer. Ces lits de filet sont en général fixés sur des lits d'h8pital déjà existants et comprennent un châssis de support muni de quatre fourches espacées destinées à porter les tiges rotatives que l'on peut écarter des fourches pour qu'elles pendent à coté du lit. Dans la demande de brevet française n0 79 25511 on décrit un tel lit doté d'un châssis démontable qui est universel, dans le sens que l'on peut l'utiliser avec pratiquement tous les lits existants sans la nécessité de prévoir des accessoires ou adaptateurs spéciaux et même sans la nécessité d'utiliser des outils. Quant aux lits existants, il est possible que le châssis soit endommagé si l'on ne sort pas la tige de manière franche de ses deux étriers de support. Lorsqu'elle-ne prend appui que par une extrémité, ce qui arrive lorsqu'on la soulève d'une seule main, elle joue le rôle de levier, d'o le risque de la transmission à l'étrier de moments de torsion nuisibles qui peuvent entraîner l'endommagement et la déformation du châssis. Le but de l'invention est de réaliser un système de tiges et d'étriers permettant de dégager et de baisser une tige par une extrémité seulement sans entraîner la détérioration du chAssis. Pour ce faire, la présente invention propose un lit du type concerné dont les tiges comprennent des ensembles d'appui portés de manière démontable dans des fourches de support espacées d'un châssis du lit de manière à permettre au niveau de chaque fourche un rayon admissible disponible de mouvement angulaire, chaque extrémité de chaque tige étant retenue captive, par rapport au châssis, par une chaîne, un cordon ou analogue, d'une longueur telle que, lorsqu'une extrémité d'une tige est écartée de sa fourche de support et pend librement au bout de la chaîne ou cordon associé, elle est obligé de suivre un arc de sorte que le mouvement angulaire résultant de l'autre extrémité de la tige, cette extrémité restant dans sa fourche de support, se situe dans ledit rayon admissible. Dans le lit décrit dans la demande de brevet précitée, chaque tige comporte un ensemble comprenant des dispositifs terminaux constituant les ensembles d'appui. A une extrémité, un ensemble d'appui est constitué d'un organe annulaire simple qui s'engage directement dans une fourche de support, tandis que l'autre l'extrémité comprend un ensemble composé d'appui et de frein/embrayage d'entraînement muni d'un bottier non circulaire qui s'engage de manière non rotative dans la fourche correspondante. Une disposition de l'ensemble tige sensiblement analogue peut être utilisée pour un lit conforme à la présente invention, et pour cela il suffit de réaliser l'organe d'appui, le bottier d'entraînement et/ou les fourches de façon à assurer un rayon admissible de mouvement angulaire libre. En ce qui concerne l'extrémité de chaque tige, le rayon admissible de mouvement angulaire peut être aisément assuré en réalisant l'organe d'appui pour qu'il existe un espace libre adéquat par rapport à la fourche correspondante. Toutefois, à l'extrémité d'entraInement il est assuré de préférence, grâce au mode de réalisation ou de montage de la fourche, pour que le bottier d'entratnement en position fonctionnelle de la tige garde un bon ajustement non rotatif à l'intérieur de la fourche pour éviter l'usure des surfaces en contact. Pour ce faire de manière simple, on utilise une fourche qui est montée à rotation sur le châssis à la manière d'une demoiselle de nage d'un bateau à rames. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue d'extrémité en perspective d'un lit de filet complet monté sur un lit ordinaire d'h8pital; - la figure 2 est une vue analogue du lit en position autoportante; - la figure 3 montre un détail, en coupe transversale, d'une fourche de support d'extrémité de ce mode de réalisation; - la figure 4 est une vue en coupe transversale suivant la ligne III-III de la figure 3 - la figure 5 est une vue de la fourche prise selon la flèche IV de la figure 3; - - la figure 6 est un détail en coupe transversale suivant la ligne V-V de la figure 3; et - la figure 7 représente un détail d'un autre mode de réalisation. Le lit de filet illustré comprend une nappe flexible 1, à mailles ou en forme de filet, suspendue à deux tiges parallèles d'enroulement 2 et 3, sur lesquelles les extrémités du filet 1 s'enroulent respectivement, comme on le voit clairement sur les figures 1 et 2. Un chassis de support démontable 4, de construction sensiblement tubulaire, comprend, à une extrémité, des fourches de support espacées 5 et 6 et, à, l'autre extrémité, des fourches de support 7 et 8 espacées de la même manière. Les extrémités adjacentes des tiges 2 et 3 sont portées respectivement par ces fourches et le chtssis 4 peut 9tre supporté, comme le montre la figure 1, sur la base 9 d'un lit ordinaire au-dessous du matelas (non représenté) ou en position auto-portante, comme le représente la figure 2. Le châssis 4 comprend des traverses inférieures 10 qui, dans le premier cas représenté sur la figure 1, s'étendent d'un c8té à l'autre et supportent le lit de filet sur la base 9. Les ensembles tige 2 et 3 comprennent chacun un organe tubulaire formant tige, autour duquel l'extrémité correspondante du filet 1 s'enroule, s'étendant entre les dispositifs terminaux 11, 12 et 13, 14. Chacun des dispositifs terminaux 12. et 14 comprend une manivelle 15 permettant de tourner la tige par l'intermédiaire d'un dispositif de freinage/embrayage d'entraînement 16 ou 17. Ces dispositifs 16 et 17 comprennent chacun un bottier de profil externe carré destiné à s'engager de manière non rotative dans les fourches de support correspondantes 5 et 6. Les ensembles tige 2 et 3 ne peuvent être montés que du c8té gauche ou du coté droit du châssis 4, respectivement. A cette fin, les bottiers des dispositifs 16 et 17 sont de dimensions différentes pour que le plus grand entre eux ne peut 9tre introduit que dans la fourche de support correct 5 ou 6. - Les dispositifs terminaux 11 et 13 sont identiques et chacun comprend un organe d'appui simple annulaire qui prend appui sur la fourche de support correspondante 7 ou 8 et permet à la tige correspondante de tourner librement lorsqu'on agit sur la manivelle associée 15. Les dispositifs terminaux 11, 12, 13 et 14 des ensembles tige 2 et 3 et les fourches de support d'extrémité 7 et 8 sont décrits avec plus de détails dans la demande de brevet précitée nO 79 25511 à laquelle on peut se reporter pour des renseignements supplémentaires. Les dispositifs terminaux 11 et 13 prennent appui, sans être serrés, sur les fourches de support 7 et 8 de façon à permettre de dégager l'un ou.. l'autre des dispositifs terminaux 12 ou 14 de la fourche de support 5 ou 6 et de le laisser pendre à c8té du ch9ssis 4 au bout d'un cordon 18 ou 19 par lequel l'extrémité correspondante de l'ensemble tige concerné est retenu par rapport au ch9ssis 4. L'ajustement entre les dispositifs terminaux 11 et 13 et les fourches 7 et 8 dans lesquelles ils s'engagent est tel à permettre un mouvement angulaire de l'ensemble tige lorsqu'on le sort de la fourche de support correspondante 5 ou 6 et le laisse pendre au bout du cordon correspondant 18 ou 19 sans création d'un moment de torsion nuisible au niveau de la fourche de support d'extrémité correspondante 7 ou 8 en raison du bras de levier constitué par la tige concernée. La disposition du dispositif terminal et de la fourche de support à l'autre extrémité du châssis 4, permet également un mouvement angulaire des ensembles tige 2 et 3 lorsqu'on les sort des fourches de support correspondantes 7 et 8 et les laisse pendre au bout des cordons de retenue , représentés sur la figure 1. Toutefois, vu-la fonction d'entraînement/ freinage assurée par les dispositifs 16 et 17, l'ajustement de ceux-ci ne peut 8tre t-el à permettre un mouvement angulaire approprié à l'intérieur des fourches de support 5 et 6 si l'on désire éviter l'usure des bottiers. Par conséquent, les fourches de support reçoivent de manière étroite les bottiers rectangulaires des dispositifs de freinage/entratnement 16 et 17 et sont montées dans des pièces d'angle 21 du ch9ssis 4 de façon à leur permettre de tourner à la manière d'une demoiselle de nage d'un bateau à rames. Cette disposition, et les longueurs rigoureusement choisies des cordons 18, 19 et constituent les différences importantes entre l'appareil décrit dans la présente demande et celui décrit dans la demande précitée nO 79 25511. La nouvelle disposition de la fourche est représentée avec plus de détails sur les figures 2 à 5 des dessins, la fourche de support 6 étant illustrée. La fourche comprend un évidement de support rectangulaire 22 qui reçoit étroitement le bottier rectangulaire 17a du dispositif correspondant 17 (représenté en pointillé sur la figure 2). A part les dimensions de cet évidement 22, dimensions relatives au caté droit-ou au côté gauche, les fourches 5 et 6 sont identiques. La fourche 6 comporte un axe 23 reçu à rotation dans un coussinet 24 prévu dans la pièce d'angle angulaire correspondante 21 du châssis 4. Le maintien dans le sens axial est assuré par une rondelle de mise en position 25 retenue sur l'extrémité de l'axe 23 par une vis 26 qui s'engage dans un trou borgne central fileté 27 de l'axe 23. Une rondelle de poussée 28 est interposée entre la fourche 6 et la pièce 21 et une autre rondelle similaire 29 est interposée entre la pièce 21 et la rondelle 25. La pièce d'angle 21 a une forme symétrique comprenant deux branches saillantes inclinées l'une par rapport à l'autre 30 et 31 qui sont alésées pour recevoir, respectivement, un élément tubulaire supérieur 32 et un élément tubulaire latéral 33 du châssis. L'élément tubulaire 32, qui réunit directement dans le châssis 4 les deux pièces d'angle 21, est disposé horizontalement pour réaliser un axe incliné 34 de pivotement de la fourche 6, cet axe étant incliné de 550 par rapport à l'horizontale. Comme on le voit sur les vues de détails des figures 4 à 6, l'évidement 22 de la fourche est délimité par des faces latérales parallèles planes 35 et une face inférieure plane 36, de sorte que le bottier 17a du dispositif correspondant 14 est reçu étroitement et s'adapte solidement dans la fourche de support 6 sans aucun mouvement-de frottement relatif lorsqu'on tourne la manivelle correspondante 15. La figure 7 illustre un autre mode de réalisation qui prévoit un certain degré préréglé de freinage par frottement au niveau des paliers de pivotement des fourches de support 5 et 6. Par rapport à la vue représentée sur la figure 3, la figure 7 montre que ce mode de réalisation fait appel à une rondelle élastique"èndulée" 40 interposée entre la rondelle de mise en position 25 et la rondelle de poussée 29. Cette rondelle 40 est mise sous une pression axiale préréglée de façon à assurer un degré préréglé de freinage par frottement au niveau du palier pour que la fourche 6 (ou 5) ne puisse tourner librement et reste par conséquent là o on la place. Cela facilite le montage d'un ensemble tige, et laisse à l'infirmière chargée de monter le lit la possibilité de se servir de ses deux mains pour manipuler chaque ensemble tige lors de son montage. Pour contrôler la pression axiale exercée sur la rondelle 40, l'extrémité de l'axe 23 de la fourche présente un diamètre réduit, réalisant un épaulement 41 sur lequel la rondelle 40 prend appui, o elle est maintenue en place par la rondelle 25. La rondelle 40 peut 9tre en cuivre au beryllium, tandis que les rondelles. de poussée 28, 29 peuvent 9tre en nylon, par exemple. REVENDICATIONS 1. Lit du type de ceux dans lesquels un patient est supporté sur une nappe flexible suspendue entre deux tiges sensiblement parallèles sur lesquelles les extrémités de la nappe s'enroulent respectivement, caractérisé en ce que les tiges (2,3) comportent chacune des ensembles d'appui (11, 12, 13, 14) portés de manière amovible par des fourches de support espacées (5, 6, 7, 8) d'un châssis (4) du lit de façon à assurer, au niveau de chaque fourche, un rayon admissible disponible de mouvement angulaire et en ce que chaque extrémité de chaque tige (2,3) est retenue captive par rapport au châssis (4) à l'aide d'une chaînes un cordon ou analogue (18, 19, 20) d'une longueur telle que, lorsqu'uieextrémité d'une tige est dégagée de sa fourche de support et vient pendre librement au bout de la chalne ou du cordon correspondant (18, 19, 20), elle est contrainte à se déplacer à l'intérieur d'un arc de sorte que le mouvement angulaire résultant de l'autre extrémité de la m9me tige, cette autre extrémité restant toujours engagée dans la fourche de support associée, se situe à tout moment lors du mouvement vers le bas à l'intérieur du rayon admissible. 2. Lit selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque tige (2,3) comprend des dispositifs d'extrémité constituant respectivement lesdits ensembles d'appui, à savoir, à une extrémité, un dispositif d'appui simple (11,13) comprenant un organe d'appui annulaire qui s'engage directe- ment dans la fourche de support correspondante tandis que l'autre dispositif terminal est constitué par un ensemble composé d'appui (12,14) et de frein/ embrayage d'entrafnement (16,17) muni d'un bottier non circulaire qui s'engage de manière non rotative dans la fourche correspondante, l'organe d'appui, le bottier d'entraînement et/ou les fourches étant réalisés de façon à assurer ledit rayon admissible de mouvement angulaire libre au niveau de chaque fourche. 3.ALit selon la revendication 2, caractérisé en ce que, à ladite extrémité de chaque tige (2,3), ledit rayon admissible de mouvement angulaire est assuré en réalisant l'organe d'appui simple (11 ou 13) de façon à ce qu'il existe un espace libre adéquat par rapport à la fourche correspondante. 4.Lit selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que, à l'autre extrémité de chaque tige (2,3), ledit rayon admissible de mouvement angulaire est assuré par une réalisation ou un montage approprié de la fourche correspondante pour que le bottier non circulaire s'engage, à ajustement non rotatif, à l'intérieur de la fourche (5,6) pour éviter l'usure du bottier et des surfaces de la fourche qui sont en contact. 5. Lit selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bottier non circulaire s'engage, à ajustement non rotatif, à l'intérieur de la fourche (5,6) qui est montée pivotante sur le châssis de façon à pouvoir pivoter de la manière d'une demoiselle de nage d'un bateau à rames. 6. Lit selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux fourches pivotantes (5,6) du chtssis (4) qui reçoivent les autres dispositifs terminaux des tiges comportent des évidements non circulaires qui reçoivent étroitement les bottiers non circulaires de ces autres dispositifs terminaux, respectivement, évidements qui sont de dimensions différentes pour que la combinaison tige/ chassis soit à montage à gauche ou à droite, les deux tiges (2,3) ne pouvant par conséquent être montées que. du côté correct du lit. 7. Lit selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisé en ce que chacune des deux fourches pivotantes (5,6) comprend une partie de support de tige ayant un évidement rectangulaire destiné à recevoir le bottier du dispositif terminal de la tige correspondante (2,3) et un axe de pivotement saillant (23à reçu pivotant dans un coussinet (24) prévu dans une pièce d'angle angulaire correspondante (21) du châssis (4). 8. Lit selon la revendication 7, caractérisé en ce que les axes de pivotement des fourches pivotantes (5,6) sont inclinés vers le haut et vers l'extérieur sous un angle de l'ordre de 550 sur l'horizontale. 9. Lit selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce que le mouvement des fourches pivotantes (5,6) est sujet à un freinage par frottement, de sorte qu'elles ne tournent pas librement dans les coussinets mais tendent à rester en place, ce qui facilite le travail d'un opérateur lors du montage des tiges (2,3) sur le châssis (4). 10. Lit selon la revendication 9, caractérisé en ce que le freinage par frottement est assuré par des rondelles élastiques préarmées axialement (40) associées respectivement aux axes (23) des fourches pivotantes (5,6).