AUTOCOMMUTATEUR A TRANSMISSION EN MULTIPLEXAGE DANS LE TEMPS La présente invention concerne un autocommutateur à transmission en multiplexage dans le temps. Elle concerne plus particulièrement un autocommutateur à réseau de connexion du type "temporel-spatial-temporel", c'est-à-dire comportant un étage temporel entrants un étage spatial intermédiaire, et un étage temporel sortant. 1l est connu d'organiser chaque étage du réseau de connexion de façon modulaire, de sorte qu'une panne à l'intérieur du réseau de connexion n'affecte qu'un seul des modules, ou unités de sécurité, dont il est constitué, le nombre de communications traitées par chaque unité de sécurité étant déterminé en fonction des consignes de sécurité à respecter. Ainsi chaque unité de sécurité de type temporel de l'étage temporel entrant est munie de n entrées reliées à n jonctions temporelles entrantes, le nombre n étant par exemple choisi égal à 16 lorsque les consignes de sécurité à respecter sont telles qu'une panne ne doit pas perturber plus de 256 communications, et que le réseau de connexion est divisé en deux branches se répartissant statistiquement les communications. De la même façon, chaque unité de sécurité de type temporel de l'étage te;nporel sortant est munie de n sorties reliées à n jonctions temporelles sortantes. On désigne par jonction temporelle le support de transmission des signaux numériques multiplexés dans le temps, dits "multiplex" temporels, par jonction temporelle entrante le support de transmission des multiplex temporels entrants reçus par le réseau de connexion, c'est-à-dire destinés à subir une commtation au sein du réseau de connexion, et par jonction temporelle sortante le support de transmission des multiplex temporels sortants émis par le réseau de connexion, c'est-à-dire ayant subi une commutation au sein du réseau de connexion. Un multipléx temporel est composé de trames successives comportant chacune m voies temporelles, chaque voie temporelle comportant b éléments binaires.Selon les normes établies par la Conférence Européenne des Télécommunications, le nombre m est égal à 35 le nombre b à 8, et une trame a pour durée 125 microsecondes. Par ailleurs, pour assurer un bon écoulement du trafic à l'intérieur du réseau de connexion, il a été décidé d'effectuer les interconnexions entre étages temporels et étage spatial suivant une loi de "brassage" telle que les différentes entrées-sorties d'une même unité de sécurité de type temporel sont reliées à des entrées-sorties d'unités de sécurité de type spatial différentes afin d'avoir deux fois plus de mailles internes que d'accès. Le brassage résultant de cette loi présente des inconvénients, en particulier pour les autocommutateurs de faible capacité, c'est-àdire pour lesquels le nombre de jonctions temporelles raccordées est faible (par exemple inférieur à 48). En effet, pour ces autocommutateurs de faible capacité, ceci oblige à disposer d'un nombre d'unités de sécurité de type spatial relativement important par rapport au faible nombre d'unités de sécurité de type temporel nécessitées par de tels autocommutateurs. Une conséquence est que l'on doit disposer pour installer un autocommutateur de faible capacité d'une surface pratiquement égale à celle dont on devrait disposer pour installer un autocommutateur de forte capacité, ce qui est difficilement admissible. Cet inconvénient demeure toutefois limité lorsque, comme c'était le cas jusqu'à présent, les unités de sécurité de type temporel étaient regroupées dans une même baie, appelée baie temporelle, et les unités de sécurité de type spatial étaient regroupées dans une baie distincte, appelée baie spatiale. En effet, la présence d'une baie spatiale s'imposant alors quel que soit le nombre d'unités de sécurité de type spatial situées dans cette baie, le nombre d'unités de sécurité de type spatial influait finalement peu sur la surface nécessitée par l'autocommutateur. Ce regroupement d'unités de sécurité de même type à l'intérieur d'une même baie présente lui-même des inconvénients, relatifs cette fois à la commande du réseau de connexion au moyen de dispositifs de marquage. Dans un autocommutateur à commande centralisée, les dispo sitifs de marquage sont les organes qui, recevant des ordres de l'unité de commande centrale de l'autocommutateur, les exécutent dans le réseau de connexion. Les transmissions entre les dispositifs de marquage et le réseau de connexion sont synchrones. Pour que le déphasage introduit par cette transmission soit compatible avec un fonctionnement simple, il est nécessaire d'installer le dispositif de marquage et les unités de sécurité qu'il commande dans une même baie. On est donc conduit à équiper chaque baie d'un dispositif de marquage. L'établissement d'une communication nécessite alors autant d'échanges entre dispositifs de marquage et unité de commande centrale que de baies distinctes dans lesquelles sont situées les unités de sécurité de types différents impliquées dans l'établissement de cette communication. Ceci présente évidemment des inconvénients car plus le nombre d'échanges relatif à l'établissement d'une même communication est élevé, et plus la capacité de l'autocommutateur, c'est-à-dire le nombre de communications distinctes qu'il peut traiter, est réduite. La présente invention a pour but d'éviter cet inconvénient. L'invention vise en effet à équiper une même baie avec des unités de sécurité de types différents, de manière à économiser les échanges entre dispositifs de marquage et unité de commande centrale, relativement à une même communication, et par la même à accroître la capacité de l'autocommutateur. Selon l'invention, l'autocommutateur à transmission en multiplexage dans le temps, du type "temporel-spatial-temporel", organisé en unités de sécurité dont des unités de sécurité de type temporel et des unités de sécurité de type spatial, elles-mêmes agencées en baies contenant chacune, outre des unités de sécurité, un dispositif de marquage commandant les unités de sécurité situées dans cette baie, cet autocommutateur est tel qu'une même baie contient des unités de sécurité de types différents commandées par le dispositif de marquage situé dans cette baie. Corrélativement, l'invention propose une nouvelle interconnexion entre les étages temporels et l'étage spatial du réseau de connexion, compatible avec la présence d'unités de sécurité de types différents dans une même baie. La loi de brassage évoquée précédemment serait en effet difficilement conciliable avec ce nouvel agencement des unités de sécurité puisqu'elle fait intervenir un nombre relativement élevé d'unités de sécurité de type spatial dans ces interconnexions, alors que la place disponible pour ces unités de sécurité de type spatial dans une seule baie serait limitée. Selon l'invention, l'autocommutateur comporte p unités de sécurité de type temporel munies chacune de M entrées-sorties, et p x Mm unités de sécurité de type spatial munies chacune de M entrées-sorties, oU m est un entier tel que 2 % de type temporel. Il peut se produire que les dimensions d'une baie soient insuffisantes pour accueillir l'ensemble des unités de sécurité formant un sous-ensemble du réseau de connexion comportant des unités de sécurité de types différents. L'invention propose alors de commander les unités de sécurité situées dans deux baies adjacentes au moyen d'un seul dispositif de marquage situé dans l'une d'elles. Selon l'invention, l'autocommutateur dans lequel l'ensemble des unités de sécurité occupe plus d'une baie, est tel que ces baies sont réparties par groupes de deux baies adjacentes dont une seule comporte un dispositif de marquage commandant à la fois les unités de sécurité de la baie dans laquelle il est situé et les unités de sécurité de la baie adjacente. Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins ciannexés dans lesquels: La figure 1 représente la répartition des unités de sécurité du réseau de connexion à l'intérieur d'une même baie conformément à un premier exemple de réalisation d'un autocommutateur conforme à l'invention. La figure 2 représente la répartition des unités de sécurité du réseau de connexion à l'intérieur de deux baies adjacentes conformément à un second exemple de réalisation d'un autocommutateur conforme à l'invention. La figure 3 représente les interconnexions entre unités de sécurité de type temporel et unités de sécurité de type spatial dans un autocommutateur conforme à l'invention. Sur la figure 1, on a représenté une baie 1 d'un réseau de connexion du type "temporel-spatial-temporel". Conformément à l'invention, cette baie contient des unités de sécurité de types différents. Ainsi, dans une première alvéole 2 de la baie 1 sont localisées les unités de sécurité de type temporel formant les étages temporels entrant et sortant. Dans une deuxième alvéole 3 de la baie 1 sont localisées les unités de sécurité de type spatial formant l'étage spatial. Dans une troisième alvéole 4 de la baie 1 sont localisées des unités de sécurité constituant un etage de sélection de branche destiné à assurer la répartition des comunications entre les deux branches du réseau de connexion Et, dans une quatrième alvéole 5 de la baie 1 est localisé le dispositif de marquage assurant la commande de l'ensemble des unités de sécurité situées dans la baie 1. L'unité de commande centrale étant composée de deux calculateurs, deux dispositifs de marquage sont nécessaires, chacun d'eux étant relié à l'un des deux calculateurs. Ces dispositifs de marquage communiquent d'une part avec les différentes unités de sécurité équipant la baie 1, d'autre part avec l'unité de commande centrale 6 de l'autocommutateur. Selon un mode préféré de réalisation chaque dispositif de marquage équipant l'alvéole 5 comporte un microprocesseur. Le logiciel de ce microprocesseur est alors adapté à la commande d'unités de sécurité de types différents. La structure des unités de sécurité ne constitue pas l'objet de la présente invention et ne sera donc pas décrite de manière plus détaillée. Pour une description de la structure des unités de sécurité on se reportera à l'article de P.Voyer, A.Régnier, K.B.Kevorkian et J.P.Lager, intitulé "Réseau de connexion pour grands centres temporels", et publié dans la revue Commutation et Electronique, nO 49, avril 1975. La structure des dispositifs de marquage ne sera pas non plus décrite de manière plus détaillée car elle ne constitue pas l'objet de la présente invention. Pour une description de la structure des dispositifs de marquage, on se reportera à l'artide de J.P.Lager et M.Cauhapé, intitulé "Marqueurs pour centre de transit temporel", et publié dans le Bulletin Technique d'information Socotel, tome XIX, janvier 1977, N" 1. Sur la figure 2 on a représenté deux baies adjacentes 1 et 7, la baie I étant identique à celle représentée sur la figure 1. Dans une alvéole 8 de la baie 7 sont localisées des unités de sécurité n'ayant pas pu être logées dans la baie 1, les autres alvéoles de la baie 7 étant inoccupées (ce qui correspond à l'espace hachure . Dans ce cas, les dispositifs de marquage situés dans la baie 1 assurent également la commande des unités de sécurité situées dans la baie 7. I1 est alors nécessaire de prévoir entre ces dispositifs de marquage et les unités de sécurité qu'ils commandent, des émetteurs-récepteurs différentiels 9 et 10, destinés à éviter les problèmes dus aux différences de tensions de référence entre baies adjacentes ainsi gérées par un même dispositif de marquage. Sur la figure 3, on a représenté les interconnexions entre étages temporels et étage spatial du réseau de connexion d'un autocommutateur conforme à l'invention. Pour simplifier on a représenté seulement les interconnexions entre sorties de l'étage temporei entrant et entrées de l'étage spatial. Les interconnexions entre sorties de l'étage spatial et entrées de l'étage temporel sortant s'en déduisent par symétrie. On désigne par P le nombre de jonctions temporelles raccordées à l'autocommutateur, et par N le nombre de jonctions temporelles raccordées à une même unité de sécurité de type temporel. Le nombre d'unités de sécurité de type temporel de l'étage temporel entrant est alors 'P égal à . On désigne par ailleurs par M le nombre de sorties d'une unité de sécurité de type temporel, c'est-à-dire aussi le nombre d'entrées d'une unité de sécurité de type spatial. Conformément à l'invention, un nombre m (avec 2 % P M M P N x m ou encore à p x m avec p = N, contrairement au cas où une seule sortie d'une unité de sécurité de type temporel est reliée à une entrée d'une unité de sécurité de type spatial, où ce nombre est égal à p x M. Le même raisonnement peut être tenu pour les connexions entre sorties d'une unité de sécurité de type spatial et entrées d'une unité de sécurité de type temporel de l'étage temporel sortant. On regroupera ces deux propositions en utilisant le terme d'entrées-sorties pour désigner les deux types d'accès d'une unité de sécurité. La figure 3 représente plus particulièrement le cas où deux entrées- sorties d'une même unité de sécurité de type temporel sont reliées à deux entrées-sorties d'une même unité de sécurité de type spatial. Une première unité de sécurité de type temporel 111 de l'étage temporel entrant est alors munie d'une première et d'une deuxième sorties reliées respectivement à une première et à une deuxième entrées d'une première unité de sécurité de type spatial 121, d'une troisième et d'une quatrième sorties reliées respectivement à une première et à une deuxième entrées d'une deuxième unité de sécurité de type spatial 122,..., etc, d'une (Mî)ième et d'une Mième sorties reliées respectivement à une première et à une deuxième entrées d'une (ième unité de sécurité de type spatial 12M. 2 De même une deuxième unité de sécurité de type temporel 112 est munie d'une première et d'une deuxième sorties reliées respectivement à une troisième et à une quatrième entrées de la première unité de sécurité de type spatial 121, d'une troisième et d'une quatrième sorties reliées respectivement à une troisième et à une quatrième entrées de la deuxième unité de sécurité de type spatial 122, ..., etc, d'une (M-1) et d'une Mième sorties reliées respectivement à une troisième et à une quatrième entrées de la (M)ième unité de sécurité de type spatial 12 M. 2 2 Et ainsi de suite, une Mième unité de sécurité de type temporel llM est munie d'une première et d'une deuxième sorties reliées respectivement à une (M,l)ième et à une Mième entrées de la première unité de sécurité de type spatial 121, d'une troisième et d'une quatrième sorties reliées respectivement à une (M-1)ième et à une Mième entrées de la deuxième unité de sécurité de type spatial 122, ..., etc, d'une (M-1)ième et d'une Mième sorties reliées respectivement à une (M-1)ième et à une Mième entrées de la (M)ième unité de sécurité de type spatial 12M. 2 2 Pour simplifier la figure 3 on a représenté seulement les interconnexions du premier ensemble de M groupes temporels entrants avec le premier ensemble de Matrices. 2 L'ensemble des unités de sécurité de type temporel de l'étage temporel entrant du réseau de connexion est réparti par groupes de M temporels entrants, et chaque groupe de M unités de sécurité de type M temporel se trouve connecté à un ensemble de 2 unités de sécurité de type spatial suivant la même loi que celle décrite plus haut pour le premier groupe de M unités de sécurité de type temporel. REVENDICATIONS 1. Autocommutateur à transmission en multiplexage dans le temps, du type "temporel-spatial-temporel", organisé en unités de sécurité dont des unités de sécurité de type temporel et des unités de sécurité de type spatial, elles-mêmes agencées en baies contenant chacune, outre des unités de sécurité, un dispositif de marquage commandant les unités de sécurité situées dans cette baie, caractérisé en ce qu'une même baie (1) contient des unités de sécurité de types différents (2, 3, 4), commandées par le dispositif de marquage (5) situé dans cette baie. 2. Autocommutateur selon la revendication 1, dans lequel l'ensemble des unités de sécurité occupe plus d'une baie, caractérisé en ce que ces baies sont réparties par groupes de deux baies adjacentes dont une seule comporte un dispositif de marquage commandant à la fois les unités de sécurité de la baie dans laquelle il est situé et les unités de sécurité de la baie adjacente. 3. Autocommutateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les liaisons entre le dispositif de marquage (5) et les unités de sécurité des deux baies adjacentes qu'il commande sont équipées d'émette;rs- récepteurs différentiels (9 et 10). 4. Autocommutateur selon l'une des revendications 1, 2 et 3, comportant p unités de sécurité de type temporel (11) munies chacune de M entrées-sorties, et comportant également des unités de sécurité de type spatial (12) munies chacune de M entrées-sorties, caractérisé en ce que le nombre d'unités de sécurité de type spatial nécessaires est égal à p x M où m est un entier tel que 2 4 m