La présente invention se rapporte à une barrette de gill-box, ou organe de peignage, perfectionnée, et à un procédé de fabrication de cette barrette, et plus particulièrement une barrette de poids considérablement allégé et remarquablement améliorée pour permettre des vitesses élevées de production dans diverses conditions opératoires difficiles, ainsi qu'un procédé simplifié pour fabriquer une telle barrette. La barrette qui fait l'objet de l'invention est particulièrement bien adaptée pour les gill-box à entrainement par vis comportant des guides de barrettes. Dans la description qui suit, l'expression "course de peignage" entend désigner un mouvement horizontal de la barrette le long des glissières de guidage pendant l'action de peignage, au cours de laquelle les dents de la barrette agissent sur les rubans de fibres traités. L'expression "course de retour" entend désigner un mouvement horizontal de la barrette le long de ses glissières, mouvement au cours duquel la barrette revient horizontalement à son point de départ sans que ses dents agissent sur le ruban de fibres traité. L'expression "mouvement ou course de changement de plan" entend désigner un mouvement vertical de la barrette le long de ses guides, mouvement pendant lequel la barrette passe du plan de peignage au plan de retour et inversement. La plupart des barrettes de gill-box classiques présentent des inconvénients qui sont principalement dus au procédé utilisé pour leur fabrication. Une barrette classique comporte une partie intermédiaire, adaptée à recevoir un certain nombre de dents de peigne alignées avec un espacement prédéterminé, et deux parties d'extrémité adaptées à coopérer avec le mécanisme d'entrainement et qui prolongent latéralement cette partie intermédiaire. Les dents de peigne sont fixées dans la partie intermédiaire de la barrette en encastrant leurs gros bouts dans des trous, ou des cavités verticales formés dans ou à travers cette partie intermédiaire. Dans un autre procédé, les gros bouts des dents sont fixés à un ou plusieurs dosserets et ceux-ci viennent s'insérer dans une ou plusieurs rainures brumées longitudinalement dans ou à travers la partie intermédiaire. Dans tous les cas, il est nécessaire de former une ou plusieurs cavités pour fixer les dents et la partie intermédiaire de la barrette est inévitablement pourvue de telles cavités. De plus, les extrémités de la barrette doivent être profilées pour coopérer de façon précise et stable avec le mécanisme d'entratnement des barrettes et ce profilage est, le plus souvent, réalisé par une opération d'enlèvement de matière. Les caractéristiques décrites ci-dessus de gill-box classiques et de leurs procédés de fabrication sont à l'origine-de graves difficultés. En premier lieu, il convient d'examiner le problème de la concentration des contraintes pendant le fonctionnement. Comme il a été indiqué cidessus, la partie intermédiaire des barrettes présente un ou plusieurs évidements et quand elle est soumise à des efforts pendant le peignage, les contraintes tendent à se concentrer aux limites de ces évidements. A cela s'ajoute que, du fait que les extrémités de la barrette sont profils par une opération d'enlèvement de matière et présentent, par conséquent,.- des parties ayant des épaisseurs différentes, les diverses contraintes ont tendance-à se concentrer aux limites entre ces parties plus moins épaisses. Or, tous les techniciens savent bien qu'une concentration de contraintes sur une partie donnée d'un organe a souvent pour conséquence d'accélérer la rupture de celui-ci à cet endroit.En conséquent les: procédés classiques de fabrication des barrettes de gill-box ont pour --résultat inévitable une usure rapide des barrettes obtenues. En second lieu, on ne saurait négliger le problème du poids total des barrettes. Deux raisons principales -sont la cause du poids élevé des barrettes classiques. La première est que, pour donner aux extrémités de -la barrette la forme qui convient pour coopérer avec les mécanismes d'entraînement et de guidage, par-uné opération d'enlèvement de matiere,les extrémités de celle-ci doivent avoir une épaisseur suffisante pour être profilées par cette opération. La seconde raison est que, du fait qu'un ou plusieurs évidements doivent être formés dans la,partie intermédiaire de la barrette tout en lui conservant une résistance suffisante pour supporter les efforts transversaux pendant le pei-gnage et les impacts pendant les mouvements de changement de plan, cette partie intermédiaire doit aussi être relativement épaisse. Une telle augmentation d'épaisseur conduitnécessairement à une élévation du poids total de la barrette. Or, cette augmentation de poids de la barrette a souvent pour conséquence le déplacement irrégulier de celle-cipendant ses mouvements horizontaux., ctest-à-dire, pendant ses courses de peignage et de retour. De plus, cette augmentation de poids- entraine l'-angmentation de-l'énergie d'impact, au moment du changement des plan de latiarrette et, comme l'on saint, conduit inévitablement à-des rupturës rapides et fréquentes de la barrette et des pièces de la machine auxquelles elle est liée.En outre, cette augmentation deipoids a naturellement-pour conséquence une--augmentation de la friction pendant les mouvements horizontaux de la barrette le long des glissières de guidage et cette friction accrue accélère l'usure de celle-ci et des pièces de la machine avec lesquelles elle coopère. Il convient également de noter qu'unie barrette épaisse exige ùne plus grande quantité de. matière première, ce dont résulte une augmentation indésirable du prix de revient. En troisième lieu,se se pose le problème de la résistance à la fatigue de la barrette-en relation avec le problème de la facilité de ss fabrication. Comme il a déjà été expliqué, une ou plusieurs cavités doivent être formées de manière précise à travers ou dans la partie intermédiaire de la barrette. Or, les techniciens savent bien-qu'il est très difficile de former des trous ou des- rainures dans une pièce dure, par exemple, -en acier, et notamment, des trous ou des-rainures-dont les cotes horizontales sont beaucoup plus petites que leurs cotes verticales. Ceci est encore plus difficile quand il s'agit d'un travail de précision comme celui nécessaire pour la fabrication d'une barrette de gill-box.Pour pallier cette difficulté, on recommande-d'utiliser des aciers doux pour la fabrication des barrettes. Toutefois, l'utilisation de tels aciers s'accompagne inévitablement d'une diminution de la résistance à la fatigue. En conséquence, la durabilité de la barrette sous l'action d'efforts répétés est diminuée. De plus, on constate également, 'lors. derl'utilisation pratique de barrettes en acier doux qu'il est beaucoup plus diffidle de les redresser ou de les dégauchir quand elfes se sont déformées. Diverses solutions ont été proposées pour pallier ou éliminer les inconvénients ci-dessus rencontrés dans les barrettes -de gill-box classiques et dans leurs techniques de fabrication. Parmi ces diverses tentatives, on relève une amélioratin typique dans une barrette du type "non réutilisable't décrite dans le brevet américain n 3.344.484 dans la demande de brevet anglais n lI.215/65 ou encore dans le brevet français nO 1.438:932. Ce type de barrette comprend un corps en matière- plastique moulée dans lequel est encastré longitudinalement un ressort élastique d'armature.L'utilisation d'un corps en matière plastique moulée permet de remédier, dans une large mesure, aux inconvénients qui résultent d'une construction lourde. Toutefois, ce type de barrette ne résout pas le problème- des contraintes qui ont plus particulièrement tendance à se concentrer aux terminaisons latérales de l'élément de renfort et à la terminaison intérieure de la partie coopérant avec la vis d'entrainement. Dans certaines variantes de réalisation de ce type de barrette, la -partie coopérant avec la vis d'entrainement est faite d'acier. Toutefois, dans cette variante de réalisation aussi; les contraintes ont tendance à. se concentrer à la limite entre llextrémité en acier et l'élément de renfort. A cela s'ajoute que > cette~-barrette étant principalement réalisée en matière plastique, les coins de la partie coopérant avec la vis d'entrainement et la surface de base de la partie s'appliquant contre ks glissières de guidage ont tendance à s' user sous les impacts répétés et sous l'action du contact à friction avec la came, la vis d'entrainement ou les glissières. Dans ces barrettes en matière plastique, on se heurte également à l'inconvénient de la déformation facile de celles-ci sous l'action des efforts- permanents dus au peignage. De- plus, tous les techniciens savent bien qu'il existe un poids optimal pour les barrettes. I1 est vrai que ce type de barrette apporte une solution au problème de la construction robuste mais, par contre, il s'accompagne de difficultés opposées à celles mentionnées ci-dessus en raison de sa légèreté excessive. En effet, à cause de sa trop grande légèreté, ce type de barre te est souvent susceptible de ne pas fonctionner correctement du fait que ses dents sont incapablés de pénétrer dans le ruban de fibres d'épaisseur augmentée selon la tendance actuelle. Or, cette pénétration insuffisante des dents de la barrette dans la masse dz fibres entraine parfois une position défectueuse de celle-ci par rapport à la vis d'entraînement et se traduit par des incidents de fonctionnement sérieux d'entraînement. Un autre perfectionnement caractéristique est l'agencement des dents convenablement alignées dont les gros bouts sont encastrés dans une couche dz caoutchouc ou matière analogue interposée entre deux parties intermédiaires en acier. Or, même dans ce cas, les problèmes que soulève l'usinage des parties d'extrémité ne sont pas résolus et une concentration des contraintes apparaît à la limite entre les parties d'extrémité épaisses et les deux parties intermédiaires minces séparées. Le but principal de l'invention, est; de fournir une barrette de gill-box perfectionnée, qui ne présente pas les inconvénients ci-dessus dus à la concentration des contraintes-et-qui, de ce fait, est de meilleure résistance mécanique. L'invention a également pour but d'apporter une barrette de gill-box remarquablement légère dont le mouvement est régulier et l'usure résultant du contact à friction avec les pièces mécaniques associées est réduite, de mEme que son prix de fabrication qui a une résistance remarquable aux impacts, qui peut etre redressée quand elle s'est déformée et ayant une résistance accrue à la fatigue, assurant un long service, même dans des conditions de fonctionnement sévères ;; - qui a un poids optimal par rapport à l'épaisseur du ruban de fibres traité, assurant ainsi une diminution considérable de la fréquence des incidents de fonctionnement, tout en maintenant une action de peignage convenable - qui est particulièrement bien adaptée aux grandes vitesses de production augmentant ainsi le rendement du gill-box ; - dont le fonctionnement est beaucoup moins bruyant que celui des barrettes antérieures ; et qui diminue l'usure des vis d'entraînement, des glissières de guidage, des cames et des autres pièces de machine avec lesquelles elle coopère. L'invention apporte également un procédé perfectionné pour fabriquer, de manière très simple, les barrettes de gill-box ci-dessus et n'utilisant pas de l'acier doux comme matière première. Pour atteindre les objectifs ci-dessus, la barrette de gill-box de l'invention, plus pariculièrement adaptée à être utilisée dans un gillbox à entraînement par vis comportant des glissières de guidage, est pourvue d'au moins un corps ayant une partie intermédiaire adaptée à recevoir des dents, que prolongent deux parties d'extrémité latérales pouvant coopérer avec les mécanismes d'entraînement et de guidage, ces deux parties étant formées d'une seule plaquette ayant une épaisseur pratiquement uniforme. Le placement des dents sur la partie intermediaire-est réaliste à l'aide d'ure ou plusieurs couches de matière plastique couvrant, au moins partiellement, cette partie intermédiaire. Pour fabriquer la barrette ci-dessus, le contour désiré du corps de celle-ci est formé dans une plaquette unie, par exemple, par une opération de découpage à la pressé. Ensuite, les extrémités de la plaquette sont pressées, de préférence, à chaud, afin de leur conférer la forme voulue pour coopérer avec les mécanismes d'entraînement et de guidage avant de mettre en place les dents sur la partie intermediaire. Quand une grande précision est nécessaire pour profiler les extrémités de la barrette, on peut avoir recours à l'opération dassique d'enlèvement de matière. Les dents sont, de préférence, mises en place en utilisant une ou plusieurs couches de matière plastique couvrant, au moins partiellement, la partie intermédiaire et qui enserrent fermement les gros bouts des dents. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue latérale d'un corps de barrette conforme à l'invention - les figures 2A et 2B sont des vues en plan de deux modes de réalisation des extrémités du corps de barrette de la figure 1 1 - la figure 3 est une vue partielle en perspective d'une barrette de gill-box selon l'invention - les figures 4A à 4D sont des coupes transversales montrant divers modes de plantage des dents dans le corps de barrette de l'invention - les figures 5A à: 5E sont des coupes transversales montrant divers modes de réalisation de la partie intermédiaire du corps de barrette de la figure 1 - la figure 6 est une vue en perspective d'un gill-box utilisant des barrettes conformes à l'invention - la figure 7 est une coupe transversale d'un mode de réalisation de la barrette selon l'invention dans laquelle les dents sont disposées le long des deux côtés du corps - les figures 8A à llB sont des vues partielles en plan et des vues en coupe transversales de diverses variantes d'exécution de la barrette selon l'invention - la figure 12 est une coupe transversale d'une barrette conforme à l'invention comportant un bord de nettoyage - la figure 13 est une vue latérale explicative montrant l'action de nettoyage de la barrette de la figure 12 - les figures 14A et 14B sont des coupes transversales de variante de la barrette de la figure 12 - les figures 15A à 15C sont des coupes transversales de diverses variantes de réalisation de la barrette selon l'invention conçues pour faciliter le remplacement des dents ; et - les figures 16A à l-6D sont des coupes transversales illustrant différentes variantes de réalisation de barrette selon l'invention. En se référant à la figure 1, on voit de face le corps d'une barrette de gill-box conforme à l'invention. Le corps de barrette 1 se compose d'une partie intermédiaire 2 adaptée à recevoir les dents de peigne et de deux parties d'extrémité prolongeant latéra-lement la partie intermédiaire 2. Les parties d'extrémité 3 sont adaptées à coopérer avec le mécanisme d'entrainement et de guidage de la barrette. Les figures 2A et 2B montrent les détails de deux modes de réalisation typiques de la partie d'extrémité 3. Dans lé mode de réalisation de la figure 2A, la partie d'extrémité 3 se compose d'une partie 4, prolongeant lateralement la partie intermédiaire 2 et qui est adaptée à s'appliquer contre les glissières de guidage et contre les extrémités des rails pendant le mouvement de changement de plan d'une partie terminale 6 adaptée à coopérer avec la vis d'entraînement et d'une partie de liaison 7 reliant les parties 4 et 6. Dans une barrette comportant ce type de partie d'extrémité 3, un seul côté de la partie 4, -c'est-à-dire le côté inférieur de celle-ci sur le dessin, coopère avec les glissières de guidage pendant le mouvement de changement de plan de la barrette.Un autre mode de réalisation typique est illustré par la figure 2B où la partie d'extrémité 3 est également composée d'une partie 4, d'une partie terminale 6 et d'une partie de liaison 7. Toutefois, dans ce cas,les deux côtés de la partie 4 coopèrent avec les glissières pendant le changement de plan. C'est ainsi, par exemple, qu'un coin 8 s'applique contre la glissière pendant un certain mouvement de changement de plan tandis que le coin opposé 9 coopère avec la glissière pendant l'autre mouvement de changement de plan. Dans ces deux modes de réalisatti, les parties d'extrémité 3 et la partie intermédiaire 2 sont formées dans une môme plaquette ayant une épaisseur pratiquement uniforme comme ongle voit~cIairement sur le dessin. Cet agencement est l'une des particularités essentielles de la structure de la barrette de gill-box selon l'invention. En effet, l'absence de variations d'épaisseur supprime, dans cette barrette del'invention, les difficultés qui résultent d'une concentration indésirable des contraintes, constituant un inconvénient majeur des barrettes classiques. Cette élimination de la concentration des contraintes réduit .considérablement la fréquence des ruptures accidentelles et prolonge remarquablement la durée de la barrette. Pour fabriquer le corps 1 de la barrette de l'invention, on réalise d'abord le c o n t o u r de celui-ci dans une plaquette plane, par exemple, par une opération de découpage à-la presse. Ensuite, on procède au profilage des partiesd'extrémité par un pressage dL celles-ci, donnant ainsi les profils représentés sur les figures 2A et 2B. I1 est à remarquer qu'aucune opération d'enlèvement de matière nlintervient pour profiler les parties d'extrémité 3. Ilressort clairement de I'exposé précédent que l'élimination de cette opération d'enlèvement de matière supprime la nécessité que les parties d'extrémité soient suffisamment épaisses pour permettre un tel profilage qui a forcément pour conséquence de les amincir.Cette diminution d'épaisseur a natureliement pour résultat un allégement du poids de la barrette et permet, par conséquent, d'obtenir une barrette plus légère. L'élimination de toute opération d'enlèvement de matière est l'un des avantages majeurs du procédé de fabrication selon l'invention. En conséquence, les difficultés qui découlent d'une -construction lourde sont éliminées par l'utilisation du procédé de l'invention. A cela s'ajoute que l'élimination de l'opération d'enlèvement de matière a une autre conséquence importante. En effet, cette élimination rend inutile l'utilisation d'aciers à faible teneur de carbone pour la fabrication de la barrette, ce qui permet d'éliminer les problèmes que soulève la résistance à la fatigue et aux impacts. On va expliquer maintenant la manière dont les dents de peign.e sont placées sur le corps de barrette 1 en se référant au mode de réalisation représentétsur la figure 3. Les dents -de peigne 11 sont disposées sur la surface latérale de la partie intermédiaire 2, leurs pieds 12 étant fermement encastrés dans une couche de matière plastique 13 qui couvre, au moins partiellement, la partie intermédiaire 2 du corps 1 de la barrette. Cette couche de matière plastique 13 peut être divisée latéralement en deux ou plusieurs sections alignées le long de la partie intermédiaire 2. Divers modes de placement des dents sont illustrés sur les figures 4A à 4D en même temps que des variantes dans la combineison de la couche de matière plastique 13 avec le corps 1 de la barrette. C'est ainsi, par exemple, (figure 4A) que le corps 1 est entièrement couvert d'une couche de matière plastique 13 alors qu'il n'est couvert que partiellement dans les autres modes d'exécution. Pendant la mise en place des dents 1I sur le corps I de la barrette, ces dents 11 sont tenues dans la disposition voulue par un gabarit ou un montage. Ainsi tenues-, les dents Il sont placées dans un moule, en même temps que le corps 1 de la barrette de façon que leurs pieds .12 occupent des positions prédéterminées par rapport à la surface latérale du corps l. EnTempTissant ensuite le moule avec une matière plastique en fusion, les dents 11 sont fermement fixées au corps 1 quand la matière plastique est solidifée. Dans un autre mode de mise en oeuvre du procédé, deux corps de b-arrette sontréunis en les accolant côte à c8te, tout en ménageant un intervalle dans une partie correspondant aux parties intermédiaires. Ensuite, on unit un certain nombre de dents de peigne avec une ou plusieurs bandes de matière plastique suivant une disposition prédéterminée.Les bandes de matière plastique garnies de dents, ainsi obtenues, sont ensuite introduites dans I'-intervalle et y sont fixées d'une manière quelconque. On voit- que pour la mise en- place des dents, il est inutile de former des cavités dans ou à travers le corps de la barrette. Comme il a ét & expliqué plus haut, l'élimination de cette opération supprime dans la barrette de l'invention le problème de la concentration des contraintes, la nécessité d'une construction épaisse et celle d'utiliser des aciers doux. En particulier, la suppression des travaux d'usinage de précision exigés par une telle opération contribue grandement à abaisser le prix de revient de la barrette. La stabilité de la fixation des dents sur le corps de la barrette peut être facilement réalisée, à volonté, par un choix judicieux de la matière plastique utilisée et des conditions de moulage. Quand la partie intermédiaire du corps 1 de la barrette doit présenter diverses résistances particulières, on peut modifier le--contour de la section de la partie intermédiaire 2, comme il convient, en faisant subir à cette partie un pressage en môme temps qu'aux parties d'extrémité 3. Les figures 5A à 5E illustrent certains contours pouvant être-adoptés pour la section de a partie intermédiaire-2. Le contour de la section de la partie intermédiaire 2 peut être choisi, suivant les bewoinssen se fondant sur une étude des efforts mécaniques auxquels elle est soumise pendant lrutilisation réelle de la barrette. Un mode de réalisation d'un gill-box intersecting utilisant des barrettes de l'invention est représenté sur la figure 6- où un certain nombre de barrettes 14 se déplacent le long de-glissières de guidage latérales 17 sous l'action de vis d'entraînement latérales 16. Le mouvement de changement de plan des barrettes I4 s'effectue le long de guides 18 placés près des extrémités des glissières 17 grâce à des cames 19. Toutes les opérations mécaniques se déroulent de la même manière que dans un gill-box elassique à entraînement par vis. Dans les mzdes de réalisation précédents, la barrette de l'invention est garnie d'aiguilles ou dents de peigne le long de l'un des côtés seulement de sa partie intermédiaire. Toutefois, danshne variante de réalisation représentée sur la figure 7, les dents de peigne 1I sont alignées des deux catés de la partie intermédiaire 2 du corps 1 de la barrette, leurs pieds étant encastres dans la couche de matière plastique 13 couvrant cette partie intermédiaire 2. Dans tous les exemples précédents, la-barrette de l'invention ne comporte qu'un seul corps. Toutefois, diverses variantes, comportant deux ou plusieurs corps, peuvent être développées conformément aux exigences del'opération de peignage effectuée. Plusieurs de ces variantes sont représentées sur les figures 8A à îlE. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 8A et 8B, la barrette 14 comporte deux corps la et lb réunis côte à côte et les dents 11 sont disposées sur l'une des faces latérales du corps la, leurs pieds 12 étant fermement tenus par la couche de matière plastique 13. Ce mode de construction permet à la barrette de mieux résister aux efforts extérieurs. Plus particulièrement, la partie intermédiaire de la barrette devient capable de supporter des efforts répétés dans de sévères conditions de peignage. Le mode de réalisation représenté sur les figures 9A et 9B est une modification du précédent. Dans cette variante, les parties intermédiaires 2a et 2b des corps la et lb sont espacées de façon à ménager un intervalle qui reçoit les pieds 12 des dents 11 dans une couche de matière plastique 13. Du fait que les pieds 12 des dents 11 sont fermement plantés entre les deux parties intermédiaires 2a et 2b de la barrette, on obtient une fixation stable et sure des dents 11. Le mode de réalisation représenté sur les figures lOA et 10B est presque identique à celui des figures 9A et 9B, sauf que les corps la et lb. de la barrette sont partiellement espacés à la partie 4, coopérant avec le guide, et à la partie, reliée à la terminaison de la partie intermédiaire 2. Ce typ; de barrette convient aux cas où une certaine épaisseur est" nécessaire à la partie de la barrette s'appliquant contre le guide, pour certaines raisons mécaniques. Sur les figures 1LA et 11B, un perfectionnement a été apporté aux barrettes des figures 9A, 9B, lOA et lOB. Les deux corps de barrette la et lb sont alors espacés sur toute leur longueur, et, dans la partie intermédiaire 2, l'intervalle est rempli.avec une matière plastique 13 dans laquelle les dents il sont plantées, tandis que dans les parties d'extrémité 3, un élément intermédiaire 21 est introduit dans lSntervalle. Par un profilage judicieux de l'élément intermédiaire 21, la forme du corps la peut être identique à celle du corps lb. I1 en résulte un abaissement considérable des frais de fabrication. Dans tous les modes de réalisation représentés, les dents peuvent être disposées sur une seule ligne ou en deux lignes sur le corps de la barrette. Pendant le peignage, les dents viennent au contact de la masse de fibres et après des contacts répétés, les fibres courtes et les matières étangères contenues dans la masse de fibres ont tendance à s'agglutiner et à s'accumuler progressivement aux pieds des dents. En conséquence, il est nécessaire de nettoyer fréquemment ces dents pendant le fonctionnement afin d'assurer constamment une action de peignage efficace de la masse de fibres traitée. Une solution à ce problème de nettoyage est apportée par le mode de réalisation représenté sur la figure 12. Dans ce mode de réalisation, la barrette comporte au moins une saillie longitudinale 22 formée d'un côté de la couche de matière plastique 13. Dans l'exposé qui suit, cette saillie 22 sera appelée "bordure de nettoyage". L'action de cette bordure de nettoyage 22 ressort de la fwpre 13. Sur la figure 13, on suppose que la barrette précédente 14a est juste au commencement de son mouvement de changement de plan et que la barrette suivante 14b est juste à la fin de son mouvement de. peignage. On voit que la tige des dents 11 de la barrette précédente 14 glisse contre la bordure de nettoyage 22 de la barrette suivante 14b pendant son' mouvement vertical, ce qui en détache automatiquement les fibres courtes et les matières étrangères agglutinées à la tige des dents de celle-ci. Dans la variante de réalisation représentée sur la figure 14A, le corps 1 de la barrette comporte lui-même cette bordure, la couche de matière plastique 13 étant pourvue de la bordure de nettoyage 22, tandis que dans le mode de réalisation de la figure 14B, des brosses 23 sont plantées le long de la barrette dans la couche de matière plastique 13, ces brosses 23 ayant la même fonction que la bordure de nettoyage 22. Quand une dent se casse accidentellement pendant le peignage, elle doit être remplacée par une dent neuve. A cette fin, la couche de matière platique 13 doit d'abord être enlevée du corps 1 de la barrette. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 15A, 15B et 15C, la couche de matière plastique 13 présente un ou plusieurs renfoncements 24. Pour enlever une dent cassée, on utilise un outil, tel qu'un ciseau, que l'on introduit dans le renfoncement 24, puis en exerçant une force sur cet outil, la couche de matière plastique 13 peut être facilement cassée. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 15A, le renfoncement 24 est formé dans la couche de matière plastique 13, du côté opposé à la dent, approximativement à la partie intermédiaire 2 du corps 1 de la barrette, tandis que dans l'exemple de réalisation de la figure 15B, le renfoncement 24 s'étend jusqu'à la surface latérale de la partie intermédiaire 2-, à travers la couche de matière plastique 13. Le renfoncement 24 pourrait également être formé à un emplacement tel qu'indiqué sur la figure 15C. Diverses variantes peutent être réalisés en partant des particularités essentielles de la barrette de gill-box de l'invention. C'est ainsi, par exemple, que comme le montrent les figures 16A à 16D, la disposition des dents 11, de la couche de matière plastique 13 et des parties intermédiaires 2a et 2b pourrait être modifiée éventuellement, conformément aux exigences des conditions d'utilisation pratiques de l'appareil. Certaines modifications peuvent aussi être apportées au procédé de fabrication de l'invention. C'est ainsi, par exemple, que > quand une très.,grande précision est nécessaire- en ce qui concerne le contact mécanique entre la barrette et sa vis dientraînement, une petite- opération d'usinage peut être exécutée sur la partie terminale 6 adaptée à s'appliquer contre la vis. De plus, une légère opération de limage sur la partie 4 adaptée à s'appliquer contre les guides 18 assure un mouvement régulier des barrettes de l'invention. Quand les parties d'extrémité 3, destinées à s'appliquer contre les mécanismes d'entrainement et de guidage exigent une dureté particulière, on peut d'abord procéder à une trempe du corps 1 tout entier de la barrette, avant la mise en place des dents, puis on fait subir une o": plusieurs trempes supplémentaires uniquement aux parties d'extrémité 3. REVENDICATIONS 1 - Barrette pour un gill-box, notamment, à entraînement par vis, comportant des glissières de guidage de barrette qui comprend, au moins un corps, ayant une épaisseur pratiquement constante sur toute sa longueur et un certain nombre de dents de peigne disposées, de manière prédéterminée, sur ce corps, ledit corps se composant d'une partie intermédiaire adaptée à recevoir lesdites dents et de deux parties d'extrémité prolongeant latéralement ladite partie intermédiaire, la partie d'extrémité comportant une partie solidaire d'une terminaison de ladite partie intermédiaire et étant adaptée à s'appliquer contre un mécanisme de guidage dudit gîll-box, une partie terminale adaptée à s'appliquer contre un mécanisme d'entraînement dudit gill-box et une partie de liaison reliant les deux parties précédentes. 2 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée de plus par une ou plusieurs couches de matière plastique couvrant, au moins partiellement, ladite partie intermédiaire et maintenant fermement les pieds desdites dents. 3 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite partie intermédiaire présente une section rectangulaire ou -carrée. 4 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite partie intermédiaire présente une section ayant une forme différente de la forme carrée ou rectangulaire. 5 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dents sont disposées en une seule ligne sur ladite partie inter médiaire. 6 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dents sont disposées en deux lignes sur ladite partie intermédiaire. 7 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée par deux corps réunis côte à côte sur toute leur longueur. 8 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée de plus en ce qu'elle comprend deux corps- réunis côte à côte et ménagent un intervalle entre leurs parties intermédiaires, ledit intervale étant adapté à recevoir lesdites dents. 9 - Barrette de gill-box selon la revendication 8, caractérisée en ce que ledit intervalle s'étend jusqu'à la terminaison intérieure desdites parties de liaison. 10 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée de plus en ce qu'elle comprend deux corps réunis côte à côte et ménageant un intervalle sur toute leur longueur, ledit intervalle étant rempli, dans ladite partie d'extrémité, par un élément intermédiaire, tandis que l'intervalle de ladite partie intermédiaire est adàpté à recevoir lesdites dents. 11 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée de plus en ce qu'elle comporte, sur l'une de ses surfaces latérales, une ou plusieurs bordures de nettoyage s'étendant sur une longueur correspondant à celle de la partie intermédiaire dudit corps. 12 - Barrette de gill-box selon la revendication 1, caractérisée de plus par des brosses de nettoyage disposées sur l'une de ses surfaces latéraIes sur une longueur correspondant à celle de ladite partie intermédiaire dudit corps. 13 - Barrette de gill-box selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite couche de matière plastique présente un ou plusieurs renfoncements. 14 - Procédé de fabrication d'une barrette de gill-box tel que spécifié sous 1 -qui consiste à donner à une plaquette plane un contour correspondant à celui du corps de ladite barrette en partant d'une plaque d'acier ayant une épaisseur sensiblement uniforme, par exemple, par découpage à la presse et par pressage des parties d'extrémité de ladite plaquette découpée afin de profiler lesdites extrémités. 15 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé ~ de plus par le placement dudit corps de barrette dans un moule, le maintien des dents suivant une disposition prédéterminée au moyen d'un gabarit le placement des -dents ainsi tenues dans ledit moule de manière que leurs pieds occupent une position prédéterminée par rapport audit corps dè barrette et le remplissage dudit moule par une matière plastique en fusion qui se solidifie ensuite. 16 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé de plus par la réunion de deux corps de barrette placés côte à côte de façon à ménager un intervalle au moins entre leurs parties intermédiaires, la mise en place desdites dents sur une ou plusieurs bandes de matière plastique, -suivant une disposition prédéterminée, et l'introduction des bandes de matière plastique tenant lesdites dents dans ledit intervalle. 17 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé de plus par un léger usinage de ladite partie terminale adaptée àvenir au contact de la vis d'entraînement du gilî-box. 18 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé de plus par une opération de limage sur ladite partie de la barrette adaptée à venir au contact du mécanisme de guidage du gill-box. 19 - Procédé selon la revendication 14 qui consiste à effectuer une trempe primaire sur toute la longueur du corps de la barrette, puis à effectuer uneou plusieurs trempes supplémentaires seulement sur lesdites parties d'extrémité.