La présente invention est relative à un procédé de placage électrolytique de régions conductrices ; l'invention vise particulièrement le placage électrolytique de configurations conductrices discrètes, non continues et séparées dessinées sur 5 une base isolante. Le dépôt de revêtements métalliques sur des surfaces conductrices est souvent réalisé par électrolyse. Des techniques de placage électrolytique sont utilisées pour constituer des configurations métalliques sur des bases isolantes, c'est-1C à-dire, des circuits imprimés. En particulier, ces circuits sont fréquemment constitués en formant tout d'abord de minces configurations conductrices en mettant en oeuvre un stade de placage non électrolytique. Le placage non électrolytique - ou chimique-est terminé lorsqu'une épaisseur suffisante de la configuration, 15 susceptible d'acheminer des courants électrolytiques, a été formée. Le placage électrolytique est alors utilisé pour affermir la configuration mince obtenue par voie non électrolytique. Lorsque les configurations formées sur les bases sont continues du point de vue électrique, le placage électro-20 lytique est réalisé de manière relativement simple. Cependant, lorsque plusieurs configurations conductrices discrètes isolées sont formées sur une base, on éprouve certaines difficultés à effectuer le placage électrolytique simultané sur toutes ces configurations discrètes. 2 5 Diverses techniques mettant en oeuvre des trous tra versants, c'est-à-dire, des trous dont les parois sont revêtues de métal et qui joignent les unes aux autres les configurations discrètes sur les côtés opposés d'une base, si la disposition est telle, des interconnexions entre les configurations discrè-30 tes, destinées à être éliminées par la suite par morsure et toute' une série de conducteurs menant aux diverses configurations discrètes, sont utilisées pour connecter toutes les configurations discrètes à une cathode au cours de 1'électrodéposition. Cependant, comme cela paraît évident, ces techniques sont em-35 barrassantes, prennent du temps, ajoutent des stades opératoires et sont, de ce fait, coûteuses. Pour pallier partiellement aux difficultés énumérées ci-dessus, on a développé des techniques dans lesquelles un tambour ou rouleau d'acier inoxydable est utilisé à titre de 40 cathode dans un électrolyte. Une base ou substrat de circuit 71 44279 2 2117994 imprimé flexible, contenant plusieurs configurations métalliques minces discrètes, est ensuite acheminé autour du tambour ou -rouleau cathodique d'acier inoxydable. L acheminement de la base de circuit imprimé autour du tambour a pour effet d'amener certai-5 nés parties des configurations discrètes à venir en contact avec le tambour, réalisant ainsi le placage électrolytique sur la série de configurations discrètes. Cependant, un problème inhérent réside dans l'emploi du tambour cathodique d'acier inoxydable, car ce dernier subit 10 également un dépôt du métal de placage électrolytique. Le métal plaqué ou déposé n'adhère pas au tambour cathodique d'acier inoxydable et s'en sépare aisément. Si le revêtement appliqué au tambour doit être retiré, un autre stade est nécessaire. A certaines reprises, le revêtement tombe lui-même, ce qui affecte 15 de manière préjudiciable le revêtement en cours de dépôt par voie électrolytique sur les configurations. Par exemple, si l'on utilise des trous traversants, le revêtement aisément séparable obture les trous. Cette obturation entraîne fréquemment des discontinuités dans la formation du revêtement de métal déposé. 20 Dans le brevet britannique 867.560, on utilise une procédure de placage sur cylindre modifiée pour plaquer ou revêtir par voie électrolytique simultanément des configurations discrètes formées sur une base ou un substrat isolant. La procédure utilise une série de sphères d'acier inoxydables ou de 25 nickel qui recouvrent une partie de la surface de la base en sorte de venir en contact avec une série des configurations discrètes ainsi que l'une avec l'autre. Les sphères et la base, à leur tour, sont logées dans un cylindre ou réceptacle qui contient une anode et une solution électrolytique. Les sphères 30 sont mises en contact avec le pôle négatif d'une source de tension, et par suite, les sphères représentent collectivement la cathode du système de placage électrolytique. Le cylindre est soumis à une rotation en sorte que les sphères en contact intime l'une avec l'autre, viennent en 35 contact, au moins périodiquement, avec chaque configuration discrète. Ce contact entraîne la formation d'un dépôt électrolytique sur les configurations discrètes. Le problème présenté dans cette procédure de revêtement électrolytique modifiée est que le métal de placage se dé-40 pose également sur les sphères cathodiques. L'adhérence du 71 44279 3 2117994 métal plaqué aux sphères est médiocre et, sous l'effet d'un roulement ou d'une rotation des sphères sur le substrat, le métal plaqué sur les sphères s'écaille et se pulvérise en sorte de former une poudre. Ici encore, le métal pulvérisé ou pulvéru-5 lent perturbe la formation du revêtement de métal électrolytique ou obture les trous traversants qui sont utilisés pour plaquer les deux côtés du substrat, entraînant ainsi un placage discontinu. La présente invention concerne un procédé de placage 10 électrolytique de configurations ou régions conductrices ; l'invention vise plus particulièrement le placage électrolytique de configurations conductrices discrètes non continues et séparées, dessinées sur une base isolante. Le procédé consiste tout d'abord à choisir un bain 15 de placage électrolytique approprié. Les configurations ou régions discrètes, individuellement ou collectivement supportées par une base isolante, c'est-à-dire, sous la forme d'un circuit imprimé, sont immergées dans le bain électrolytique. Une anode adéquate est choisie et introduite dans le même bain. 20 Les régions discrètes, lorsqu'elles sont immergées dans le bain, viennent en contact avec une cathode constituée d'une matière susceptible de conduire le courant électrique nécessaire pour 1'électrodéposition, mais qui est passif en ce qui concerne 1'électrodéposition sur la matière de la cathode. Une telle 25 matière appropriée appartient notamment au groupe des métaux connus sous le nom de métaux-soupapes. Par introduction des régions discrètes dans la solution et par contact avec la cathode formée de métal-soupape, une densité de courant suffisante est maintenue à x'extérieur du bain, si bien que les parties ou les 30 régions conductrices discrètes sont plaquées ou revêtues. Le procédé est un procédé qui optimise l'accumulation de matière de dépôt (1) en éliminant la nécessité d'une série de conducteurs cathodiques raccordés à chaque région discrète, (2) en éliminant la nécessité d'interconnexion entre les régions 35 conductrices, lesquelles interconnexions sont destinées à être éliminées ultérieurement et (3) en mettant en contact chaque région conductrice, au cours de 11 électrodéposition, avec une matière cathodique qui conduit l'électricité, mais qui est pas-sivée a. l'égard de tout dépôt électrolytique sur ses propres 40 surfaces, c'est-à-dire qu'il ne se produira aucun dépôt élec- 71 44279 4 2117994 trolytique de métal sur ces surfaces dans les conditions électro-lytiques mises en oeuvre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va sui-5 vre et en se référant aux dessins ci-annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe transversale d'une forme générale de réalisation d'un appareil de placage électrolytique permettant de mettre en oeuvre le nouveau procédé selon l'invention au cours de 1'électrodéposition d'un métal 10 sur un substrat conducteur j - la figure 2A est une vue en coupe transversale de l'appareil de revêtement électrolytique de la figure 1, au cours de la formation initiale d'un dépôt de métal sur une série de parties conductrices discrètes supportées par une base isolante ; 15 - la figure 2B est une vue en coupe transversale de l'appareil de revêtement électrolytique de la figure 2A après la formation du revêtement de métal sur les parties conductrices discrètes ; - la figure 3 est une vue en coupe transversale d'une 20 autre forme de réalisation d'un appareil de revêtement électrolytique général, mettant en oeuvre un rouleau de métal-soupape à titre de cathode dans un bain électrolytique, auquel appareil on a associé la forme de réalisation du procédé selon l'invention de la figure 1 ; 25 - la figure 4 est une en coupe transversale d'une seconde forme de réalisation d'un appareil électrolytique général, mettant en oeuvre une série de rouleaux de métal-soupape à titre de cathode dans un bain électrolytique, auquel appareil on a associé la forme de réalisation du procédé selon l'invention de 30 la figure 1 ; - la figure 5 est une vue en coupe transversale d'un appareil de revêtement électrolytique typique à cylindre auquel on a associé la forme de réalisation du procédé selon l'invention de la figure 1 ; et 3 5 - la figure 6 est une vue en coupe transversale d'un bain de revêtement électrolytique contenant une cathode de métal-soupape en sorte de simuler une cellule de Hull, ce bain étant associé au procédé selon l'invention de la figure 1. La présente invention sera décrite principalement en 40 se référant à 1'électrodéposition de cuivre métallique en mettant 71 44279 5 2117994 en oeuvre des cathodes de tantale, de niobium, de molybdène et de tungstène. Cependant, il est bien entendu que cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple sans vouloir en aucune façon en limiter la portée» Le concept inventif illustré est 5 également applicable à toutes les cathodes de métal-soupape qui sont chimiquement compatibles, c'est-à-dire, qui ne subissent pas d'interaction chimique avec une solution de revêtement électrolytique susceptible d'être utilisée pour réaliser 1'électrodéposition d'un métal particulier désiré, lequel métal n'est pas 10 limité au cuivre seul. On se réfère à présent à la figure 1 des dessins ; on y a représenté un substrat approprié 60 qui est constitué de n'importe quelle matière capable de conduire le courant électrique. Pour déposer une couche métallique 65 sur le substrat 60, 15 ce dernier est soumis à un traitement électrolytique. Un réceptacle isolant et inerte approprié 74 est choisi. Le réceptacle 74 sera approprié dans la mesure où il ne réagit pas avec les réactifs du bain électrolytique qu'il est destiné à contenir. Le réceptacle 74 contient une solution de revêtement électroly-20 tique métallique 76, telle que, par exemple, une solution type au sulfate de cuivre, au fluoborate ou au cyanure et sel de Sei-gnette. Il est à noter que la solution de placage électrolytique choisie dépend du métal que l'on veut déposer, de la 25 compatibilité de la solution de revêtement avec le substrat 60 et de la compatibilité de la solution de revêtement avec la matière contenant un métal-soupape particulière destinée à être utilisée comme cathode. Les exigences requises, dont il a été question ci-dessus, sont celles quisont bien connues ou dofit 30 les spécialistes peuvent aisément s'assurer par expérimentation. A l'intérieur du réceptacle 74 est logée une cathode appropriée 77, qui peut être supportée sur un socle inerte 78 et qui est connectée par un dispositif approprié 75 au pôle négatif d'une source de tension 80, par exemple, une batterie. 35 Une cathode appropriée est une cathode constituée d'une matière, par exemple de tantale, qui conduit l'électricité, mais qui est inerte ou passivée vis-à-vis de l'action électrolytique de la solution 76, c'est-à-dire une matière qui n'est pas revêtue de métal par voie électrolytique en cours du placage électroly-40 tique du métal, par exemple, du cuivre, sur le substrat 60 à 71 44279 6 2117994 partir de la solution 76. Comme matières adéquates autres que le tantale, on peut citer les métaux choisis parmi les métaux du groupe connu sous le nom de métaux-soupapes « L'expression "métal-soupape" 5 désigne un groupe de métaux comme décrit par L. Young, Anodlc 0x41e ^ilm. Àcademic Press Inc. , 1961, page 4» ayant la propriété caractéristique fondamentale de tendre à former un film d'oxyde protecteur de résistance électrique élevée par polarisation anodique à l'exclusion de tous les autres processus basés 10 sur des électrodes. En général, on peut utiliser n'importe quel métal classé comme métal-soupape, susceptible de former des films d'oxyde sur sa surface, lesquels films se comportent d'une manière analogue à ceux formés sur du tantale. Les métaux-soupapes choisis sont les métaux qui (1) 15 sont de former des oxydes protecteurs de bonne intégrité électrique, c'est-à-dire, des métaux-soupapes qui forment de bonnes résistances, (2) sont chimiquement compatibles aux solutions de revêtement électrolytique particulières utilisées, c'est-à-dire que les métaux-soupapes et/ou leurs oxydes ne sont pas 20 solubles dans une mesure élevée quelconque dans l'agent électrolytique et (3) ont des oxydes qui se régénèrent d'eux-mêmes, c'est-à-dire des métaux-soupapes qui forment spontanément des oxydes lorsqu'ils sont exposés à l'air ou à l'oxygène. Les exemples les plus typiques sont les métaux suivants : Ta, Fb, 25 Al, Mo, Cr, W et Ti. Il est bien entendu que l'on'peut utiliser n'importe quel métal-soupape répondant aux critères mentionnée ci-dessus. De même, on peut utiliser comme matière cathodique une combinaison de métaux-soupapes, par exemple, un alliage de ces métaux. 30 Enfin, on peut utiliser comme matière cathodique une combinaison d'au moins un métal-soupape approprié et d'au moins un autre métal choisi, par exemple, sous la forme d'un alliage. De préférence, le métal-soupape formera le constituant principal de la combinaison ou de l'alliage, c'est-à-dire qu'il y aura au moins 35 30 io en poids de métal-soupape présent, selon le type de métal. Dans cette optique, les métaux choisis sont les métaux qui sont (1) chimiquement compatibles avec les métaux-soupapes choisis et (2) chimiquement compatibles avec la solution de placage électrolytique utilisée. 71 44279 7 2117994 Il est à noter, à ce stade, qu'il est assez difficile, comme on le sait, de plaquer par voie électrolytique un métal du groupe des métaux-soupapes, par exemple, le tantale. Il esfc cependant surprenant de constater que l'on peut revêtir un 5 substrat conducteur, par exemple, en cuivre, en contact avec un métal-soupape sans avoir d'électrodépôt sur le métal-soupape lui-même. Dans la solution 76 est immergés une anode appropriée 79, par exemple, une anode de cuivre, qui est connectée par un 10 système approprié 81 au pôle positif de la source de tension 80. Le substrat 60 est immergé dans la solution électrolytique 76 et abaissé dans cette dernière jusqu'à ce que le contact soit fait avec la cathode 77 de métal-soupape, par exemple de tantale. Une densité de courant suffisante est maintenue à l'inté-15 rieur de la solution 76 pour que le métal, par exemple, du cuivre, soit déposé sur le substrat 60 pour former la couche métallique 65 ayant l'épaisseur désirée. Pour une cathode de tantale, utilisée dans 1'électrodéposition de cuivre, la densité de courant maximum que l'on peut mettre en oeuvre sans observer la 20 disparition de la passivation, c'est-à-dire la disparition de la résistance de la cathode de tantale à 1'électrodéposition sur sa surface, tout en obtenant un placage de cuivre, se révélait 2 être de 0,269 ampère par cm de la surface du substrat sur laquelle le cuivre doit être électrodéposé. 25 Dans la figure 1, est représentée une section trans versale de la cathode de métal-soupape 77. Un métal-soupape souhaitable, par exemple du tantale, du niobium, etc. naturel, présente un film d'oxyde 82 qui recouvre sa surface. Le film O d'oxyde naturel 81 a une épaisseur de l'ordre de 5 à 25 A pour 30 du tantale à 25°C. On suppose que ce film d'oxyde a pour effet de passiver la cathode, c'est-à-dire de l'empêcher d'être revêtue tout en jouant le rôle de cathode au cours de 11 électrodéposition. Par suite, pour le métal-soupape particulier utilisé à titre de cathode 77, le bain électrolytique 76 choisi doit 35 être un bain qui n'attaquera pas ce film d'oxyde 82 et qui ne mènera de ce fait pas à un dépôt sur la cathode , entraînant 11écaillement possible successif du métal par pulvérisation de ce dernier et l'obturation des trous traversants que l'on rencontrait précédemment avec des cathodes d'acier inoxydable et/ou 40 de nickel. 8 71 44279 2117994 Un métal-soupape qui a tendance à former un tel film d'oxyde naturel 82, c'est-à-dire, un film d'oxyde formé spontanément par exposition du métal-soupape à l'air ou à l'oxygène, est naturellement souhaitable. Cependant, les oxydes formés par 5 voie thermique ou électrique peuvent jouer les mêmes rôles que l'oxyde naturel. Par suite, un métal-soupape peut être anodisé avant son emploi à titre de cathode pour laisser s'accumuler la couche d'oxyde naturel ou pour former une couche d'oxyde et pour ainsi améliorer les capacités de travail de la cathode de métal-10 soupape. On a constaté, dans le cas du tantale, que la cathode de tantale pouvait avoir une couche d'oxyde équivalant à un 0 film d'oxyde de 100 volts (10 à 20 A/volt), après quoi son rendement de contact commençait à baisser, lorsque l'on utilisait cette cathode avec un bain de cuivrage standard. 15 On se réfère à présent à la figure 2A où est représen tée une plaque de circuit imprimé 70. La plaque 70 comprend un substrat diélectrique 71 choisi parmi les matières diélectriques bien connues utilisées dans la technique. Sur le substrat 71» dans des régions discrètes, sont formées des configurations con-20 ductrices métalliques minces 72, par exemple en cuivre, par des techniques de masquage et de revêtement electroless ou d'évapora-tion bien connues ou encore par le procédé décrit dans le brevet français ÏT° 69 10083i La connexion des configurations discrètes 72 sur les côtés opposés du substrat 71 peut se faire par un ou 25 plusieurs trous traversants 73. Pour former - ou accroître l'épaisseur - des configurations métalliques discrètes 72 sur le substrat 71> les configurations 72 sont soumises à un traitement d'électrodéposition. Un appareil similaire à celui de la figure 1 est choisi, qui 30 comprend un réceptacle isolant chimiquement inerte approprié 74» Un réceptacle approprié 74 est un réceptacle qui n'est pas à même de réagir avec les réactifs du bain d'électrodéposition qu'il est destiné à contenir. A l'intérieur du réceptacle 74 se trouve une solution d'électrodéposition métallique 76 telle que 35 par exemple, une solution type au sulfate de cuivre, au fluo-borate, ou au cyanure et sel de Seignette. On doit de nouveau noter que la solution de revêtement électrolytique choisie dépend du métal que 1'"on désire plaquer, de la compatibilité de la solution électrolytique avec les 40 configurations métalliques 72 et de la compatibilité de la solu 71 44279 9 2117994 tion électrolytique avec la cathode. Les exigences mentionnées ci-dessus sont de nouveau celles qui sont bien connues ou dont des spécialistes du domaine électrochimique peuvent aisément s'assurer par expérimentation. 5 A l'intérieur du réceptacle 74 se trouve une cathode de métal-soupape 77 qui peut être supportée sur un socle inerte 78 et qui est connectée par un système approprié 75 au pôle négatif d'une source de tension 80, par exemple, une batterie. Dans la solution 76 est immergée une anode appropriée 10 79» par exemple, une anode de cuivre, qui est connectée par un système approprié 81 au pôle positif de la source de tension 80. Le circuit imprimé 70 est immergé dans la solution électrolytique 76 et abaissé dans cette dernière jusqu'à ce que les configurations discrètes ou régions discrètes 72 viennent 15 reposer en contact avec la cathode 77 de métal-soupape, par exemple, de tantale. Une densité de courant suffisante est maintenue à l'intérieur de la solution 76 pour que le métal, par exemple, le cuivre soit électrodéposé sélectivement uniquement sur les régions discrètes 72 et non sur la cathode 77 de métal-20 soupape. Cependant, comme les configurations conductrices supérieures 72a sont exposées à la majeure partie de la solution électrolytique 76 et à la densité de courant maintenue dans cette dernière, 1'électrodéposition se produit de manière sélective ou ^référentielle sur les configurations supérieures 72^, com-25 me indiqué dans la figure 2A. Une fois que l'épaisseur requise de métal électrodéposé a été obtenue dans les régions 72a, le circuit imprimé 70 peut être soumis à une rotation de telle sorte que les configurations fraîchement revêtues 72a soient à présent en contact direct avec la cathode 77, comme montré dans 30 la figure 2B. L'électrodéposition est alors prolongée jusqu'à ce qu'une épaisseur de métal égale soit obtenue sur les configurations nouvellement exposées 72. On doit naturellement comprendre qu'il peut y avoir des configurations discrètes sur un côté seulement du substrat 35 71, lesquelles configurations peuvent être épaissies ou formées par contact entre les parois revêtues de métal des trous traversants 73 et la cathode 77. Il est également à noter que, lorsqu'une cathode de tantale est utilisée pour 1'électrodéposition de cuivre, on a constaté que la densité de courant maxi-40 mum que l'on peut utiliser avant que la cathode de tantale semi- 71 44279 10 2117994 2 passive fasse défaut est de 0,269 A/cm de la surface de la configuration revêtue ou électrodéposée. On se réfère à présent à la figure 3 où est représentée une autre forme de réalisation de l'invention. Un .-irruit 5 imprimé-ou nappe-flexible continu 83 présentant sur sa svria.ce des parties conductrices minces discrètes 84, par exempxe en. cuivre, formées en utilisant des techniques standard bien connues, est acheminé autour d'un rouleau de chargement 86, dans un premier réservoir ou réceptacle 87. Le rouleau b6 et le réeepta-10 cle 87 sont constitués d'une matière isolante chimiquement inerte, par exemple de verre ou de matière plastique. A l'intérieur du réceptacle 87 se trouve une solution de revêtement électrolytique métallique standard 88, par exemple, une solution de cuivrage telle qu'une solution au sulfate ae cuivre, au fiucborate, 15 ou au cyanure et sel de Seignette. A l'intérieur du réceptacle 87 est logé un tambour ou rouleau 89 constitué de métal-soupape. A un axe de métal-soupape 9C, sur lequel le rouleau 69 x.urne, est fixé un système de connexion 91 qui mène au côté négatif d'une source de tension 92, par exemple une batterie, le rouleau 20 89 jouant donc le rôle l'une cathode. Dans la solution électrolytique 88 est immergée une anode appropriée 93, par exemple, une anode de cuivre, qui est fixée par un système approprié 94 au pôle positif de la source ae tension 92. En service, la nappe - ou circuit imprimé - flexible 25 83 présentant des régions conductrices mince liscrëtes 34 sur les deux côtés, reliées entre elj.es par des ous traveisants 95, est acheminée du rouleau de chargement inerte 86 au rouleau cathodique 89 qui vient en contact intime avec les parties discrètes 84 du dessous de la nappe 83 « Une d -sité de courant 30 suffisante est maintenue à l'intérieur d».- J se ,/ution 88 de sorte que 1 ' électrodépc-sition se produise à-, manière préférentielle, en raison des restrictions d'exposition, sur les configurations discrètes 84 de la partie supérieure de la nappe 83 plutôt que sur les configurations 64 en ccntact avec le roseau 35 89. De même, il est à remarquer que, comme il n'y a pas d'élec-trodépositien métalxique qui se l'ait sur la cathode de métal-soupape, c'est-à-dire sur le rc.uj.eau 69, il n-'y a aucune chance d'obturer les trous traversants 95 ce qui provoquerait des discontinuités du revêtement de métal. BAD ORIGINAL 71 44279 n 2117994 La nappe 83 est acheminée dans la solution 88 à l'intérieur du réceptacle 87 et en est évacuée à une vitesse qui donnera l'épaisseur de revêtement désirée sur les parties discrètes 84 qui ne sont pas en contact direct avec le rouleau 89-5 La nappe 83 est acheminée autour d'un second rouleau de chargement inerte 96 qui dirige la nappe revêtue 83 hors du premier réceptacle 87, après quoi la nappe flexible est tordue, via n'importe quel dispositif standard (non représenté), en sorte que les parties discrètes revêtues 84 de la surface supérieure 10 de la nappe 83 soient de nouveau en contact avec un troisième rouleau de chargement inerte 86A. La nappe 83 est alors acheminée du rouleau 86A dans un second réceptacle 87A qui contient une solution de revêtement 88, un rouleau cathodique 89 et une anode 93 identiques à ceux du réceptacle 87. ïïn courant suffi-15 sant est maintenu à l'intérieur de la solution 88 pour que se produise le revêtement métallique électrolytique, de nouveau préférentiellement, sur les configurations 84 qui étaient précédemment au-dessous de la nappe 83, mais qui sont à présent complètement exposées à la solution 88 et à la densité de courant 20 qui y est maintenue. La nappe 83 est envoyée à travers la solution 88, puis elle est évacuée hors du réceptacle 87A à une cadence qui donnera l'épaisseur désirée dans les régions précédemment -plaquées 84. Oijfse réfère à présent à la figure 4 des dessins où 25 a été illustré un autre processus de-revêtement électrolytique typique auquel a été incorporée la forme de réalisation selon la présente invention. Une nappe - =jpu un circuit imprimé -flexible continue 97 comportant sur sa surface des parties conductrices minces et discrètes 98, par exemple, en cuivre, pré-30 parées en utilisant des techniques standard connues est acheminée autour d'un rouleau de chargement électriquement isolé et chimiquement inerte 99 dans un réservoir ou réceptacle 101 électriquement isolant et chimiquement inerte, c'est-à-dire inerte vis-à-vis de la solution électrolytique qu'il est destiné à 35 contenir. A l'intérieur du réceptacle 101 est située une solution de placage métallique standard 102, par exemple, une des solutions de cuivrage mentionnées précédemment. A l'intérieur du réceptacle 101 est logée une série de rouleaux 103* Les rouleaux 103 sont constitués de l'un des métaux-soupapes, par 40 exemple, de tantale, de niobium, etc. A la série de rouleaux 71 44279 12 2117994 103 est fixée une barre de contact en métal-soupape 104 qui est connectée par un système 106 au pôle négatif d'une source de tension 107, par exemple, une batterie. Dans la solution électrolytique 102 est immergée une anode appropriée 108, par exem-5 pie, une anode de cuivre, qui est connectée par un système approprié 110 au pôle positif de la source de tension constante 107. En service, la nappe - ou le circuit imprimé- flexible 97 comportant sur un côté des régions conductrices minces dis-. 10 crêtes 98, est acheminée à partir du rouleau inerte 99 aux rouleaux de métal-soupape chargés négativement 103, en sorte qu'un contact soit maintenu entre les rouleaux cathodiques 103 et la, totalité des parties discrètes 98. Une densité de courant suffisante est maintenue à l'intérieur de la solution 102, en sorte 15 que se produise le dépôt de métal sur les configurations discrè-' tes 98, mais pas sur les rouleaux 103. nappe 97 est acheminée dans la solution électrolytique 102 et hors de cette dernière à une vitesse susceptible de conférer aux parties 98 l'épaisseur de métal déposé désirée. De nouveaux, il est à re-20 marquer que l'emploi de rouleaux cathodiques en métal-soupape empêche le dépôt de métal sur leurs surfaces, qui provoquerait des discontinuités d'épaisseur du métal. La figure 5 illustre une adaptation d'un appareil de placage électrolytique à cylindre ou tonneau typique auquel a 25 été incorporée la forme de réalisation selon l'invention. Un réceptacle cylindrique 109, qui est inerte aux solutions élec-trolytiques qu'il est destiné à loger et est constitué d'une matière isolante électriquement, est monté axialement sur un arbre rotatif 111 et est incliné vis-à-vis de la verticale. Sur 30 la base 112 du réceptacle 109 est placée une plaque de circuit isolante 113 présentant des régions ou configurations conductrices discrètes 114. Une solution d'électrodéposition typique 116 est logée dans le réceptacle 109 et recouvre la plaque 113. Des sphères - ou corps - séparées conductrices de l'électricité 117, 35 constituées du même groupe de métaux-soupapes, par exemple, le tantale, le niobium, etc., reposent sur la surface supérieure des parties conductrices 114 en contact intime l'une avec l1autres. Les sphères conductrices 117 sont agitées par rotation du réceptacle 109, de telle sorte qu'elles se déplacent sur les 40 parties conductrices discrètes 114» Des connexions électriques 71 44279 13 2117994 sont faites entre la borne négative d'une source de tension 118, par exemple, une batterie et les corps 117 par l'intermédiaire de goujons métalliques 119-119» Les goujons 119-119 sont situés dans la paroi du réceptacle 109 et leurs surfaces externes font 5 contact avec un contact frotteur externe 121 qui est connecté par un système approprié 122 à la borne négative de la source de tension 118. Dans la solution électrolytique 116 est immergée une anode appropriée 123, par exemple, une anode de cuivre, qui est connectée par un système approprié 124 au pôle positif 10 de la source de tension 118. En service, une densité de courant suffisante est maintenue à l'intérieur de la solution 116 pour déposer un métal, par exemple du cuivre, sur les parties discrètes 114. Il ne se produit pas d'électrodéposition sur les cathodes de métal-15 soupape, c'est-à-dire, sur les sphères et, de ce fait, il ne se produit pas d'écaillement ou de pulvérisation de métal qui pourrait conduire à des discontinuités d'épaisseur du revêtement métallique. EXEMPLE I 20 On se réfère à présent à la figure 6 ; on a choisi une cathode 126 qui est constituée de tantale (99,9$)• La cathode de tantale 126 a été polie chimiquement avec une solution de nettoyage constituée de deux parties en volume de-.HNO^, de deux parties en volume de HjSO^ et d'une partie en volume de HP. 25 Un fil de cuivre 127 de 0,051 cm de diamètre a été enroulé autour de la cathode de tantale polie 126, qui présentait sur sa surface une couche d'oxyde. Le fil a été enroulé en contact intime avec la cathode 126. Le fil 127 a été espacé de 0,318 cm entre les spires successives et la longueur totale du fil de cuivre 127 30 était de 267 cm. Une solution électrolytique du commerce 128, constituée de 50 io en poids de Cu(BF^)2, de 5 $ en poids d'acide fluo- borique et de 50 # en poids d'eau désionisée est disposée dans un réceptacle de polytétrafluoréthylène approprié 129. Une ano-35 de de cuivre 131 a été choisie, qui est immergée dans la solution électrolytique 128, cette anode étant connectée par un système approprié 132 au pôle positif d'une batterie 133» La cathode de tantale 126 comportant le fil 127 enroulé sur sa surface a été immergée dans la. solution et maintenue dans cette dernière 40 de manière à former une cellule de Hull simulée,, c'est-à-dire, 71 44279 14 2117994 une cellule dans laquelle on obtient par l'agencement géométrique de la cathode une plage de densités de courant d'une certaine ampleur. La température de la solution 128 a été maintenue à 5 31°C et un courant constant de 5 ampères a été envoyé dans la solution 128 pendant une période de temps de 15 minutes. Du cuivre métallique s'est déposé uniquement sur le fil de cuivre 127 en contact avec la cathode métallique 126. Il ne se produisait pas de dépôt sur la cathode de tantale 126 elle-même 10 au voisinage de zones du fil 127 ayant une densité de courant de 0,269 A/cm^. EXEMPLE II L'appareil et la procédure de l'exemple I ont été réutilisés, si ce n'est que la cathode 126 était constituée de 15 niobium (99,9$) présentant sur sa surface une couche d'oxyde et que le courant envoyé dans la solution était de 0,42 ampère. La longueur totale du fil de cuivre 127 était de 30,5 cm. Du cuivre métallique se déposait uniquement sur le fil de cuivre 127 en contact avec la cathode de niobium 126. 20 II ne se produisait pas d'électrodéposition sur la cathode de niobium 126 elle-même au voisinage de zones du fil 127 ayant une 2 densité de courant de 0,215 A/cm . EXEMPLE III L'appareil et la procédure de l'exemple I ont été 25 réutilisés, si ce n'est que la cathode 126 était constituée de molybdène (99,5$) présentant sur sa surface une couche d'oxyde et que le courant envoyé dans la solution était de 0,171 ampère. La longueur totale du fil de cuivre 127 était de 30 ,5 cm. Du cuivre métallique se déposait uniquement sur le fil de cuivre 30 127 en contact avec la cathode de molybdène 126. Il ne se produisait pas d'électrodéposition sur la cathode de molybdène 126 elle-même au voisinage de zones du fil 127 ayant une densité de 2 courant de 0,086 A/cm . EXEMPLE IV 35 L'appareil et la procédure de l'exemple I ont été réutilisés, si ce n'est que la cathode 126 était constituée de tungstène (99,5$) présentant sur sa surface une couche d'oxyde et que le courant envoyé dans la solution était de 0,085 ampère. La longueur totale du fil de cuivre était de 18 cm. Du cuivre 40 métallique se déposait uniquement sur le fil de cuivre 127 en 71 44279 15 2117994 contact avec la cathode de niobium 126. Il ne se produisait pas de dépôt sur la cathode de niobium 126 elle-même au voisinage de zones du fil 127 ayant une densité de courant de 0,075 A/cm . Bien entendu, diverses modifications peuvent être 5 apportées par l'homme de l'art au procédé que l'on vient de décrire uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. 71 44279 16 2117994 REVENDICATIONS 1.- Procédé de placage électrolytique, consistant à immerger un corps, dont au moins une partie conductrice discrète doit être revêtue, dans un bain électrolytique, à mettre en con- 5 tact la partie conductrice discrète précitée du corps avec une cathode et à maintenir une densité de courant suffisante entre la cathode et l'anode pour revêtir la partie conductrice discrète précitée, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on utilise à titre de cathode une matière susceptible de conduire l'électrici-10 té sans permettre de placage électrolytique sur sa surface. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on choisit la matière cathodique dans les métaux du groupe des métaux-soupapes. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en 15 ce que l'on utilise à titre de cathode une combinaison de métaux, dont au moins 30 $ en poids sont formés d'un constituant choisi parmi le groupe des métaux-soupapes. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'on choisit le métal-soupape par- 20 mi le tantale, le niobium, le molybdène et le tungstène. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la cathode présente sur sa surface un fil d'oxyde du métal-soupape. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en 25 ce que, lorsque le métal-soupape est 1s tantale, on anodise partiellement ce dernier pour donner un fil d'oxyde de 100 volts maximum. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, lorsque le bain électroly- 30 tique contient des ions de cuivre et que la matière cathodique est le tantale, on maintient la densité du courant jusqu'à une valeur maximum de 0,269 A/cm . 8.- Emploi du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes pour la fabrication de circuits impri- 35 més, ce procédé consistant à augmenter par des techniques d'électrodéposition l'épaisseur d'un film conducteur agencé en configurations discrètes et un élément de support isolant, caractérisé en ce que l'on met en contact les configurations conductrices discrètes précitées avec une cathode constituée d'une matière 40 qui conduit l'électricité, mais qui ne peut subir d'électrodépo- 71 44279 17 2117994 sition, celle-ci ne se faisant que sur les configurations conductrices discrètes précitées. 9.- Article produit par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.