La présente invention se rÊLi-r à des perfectionnements apportes aux structures montées en portewà-faux par rapport à un support et qui constituent à titre d'exemple non limitatif une poutre destinée a soutenir une rampe de pulvérisation. On comprend aisément que de tels; dispositifs qui sont places de chaque côté d'un tracteur de telle sorte que lXenvergure totale peut atteindre une trentaine de metres doivent être replies lors du dEplacement sur route du tracteur. Deux solutions sont adoptées jusqu'alors. La prealère consiste a réaliser la poutre en deux pieces, c'est-à-dire un talon solidaire du support et une pointe prolongeant ledit talon. Cluî-ci est articulé par rapport au support autour d'un axe vertical ; il en va de nieme de la pointe par rapport au talon. Le repliage de chaque poutre s'effectue d'abord en rabattant la pointe contre le talon et en faisant ensuite pivoter 11 ensemble replié autour de l'axe d'articulation de ce dernier afin de placer la poutre dans le sens de la marche du tracteur.Etant donné le poids des deux éléments de la poutre on doit prévoir des articulations extremement résistantes,mais aussi une rigldite particulierement importante à la torsion du talon car lorsque la pointe se trouve perpendiculaire à lui son poids à tendance A le vriller. Pour que cette déformation du talon de la poutre n'ait pas lieu, il est nécessaire de lui faire comporter des renforts très importants qui d'une part 1' alourdissent et d'autre part augmentent son prix de revient. L'autre solution consiste à articuler la poutre, réalisée cette fois en une seule pièce autour d'un axe horizontal par rapport au tracteur de telle sorte que les deux poutres sont rabattues à la verticale pendant le transport sur route. Cette solution est acceptable quand les poutres sont de longueur réduite mais si chacune d'elle atteint une quinzaine de mètres elles risquent d'accrocher les fils de transport d'énergie électrique, les fils de téléphone ou tout autre obstacle de telle sorte que ce mode de repliage est de plus en plus abandonné en raison de ses dangers. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention, visent à remédier aux inconvénients précités et à permettre la réalisation d'une structure en porte-à-faux telle qu'une poutre pour rampe de pulvérisation de grande longueur qui réponde particulièrement bien aux desidereta de la pratique, c'est-à-dire dont le repliage se fasse de manière sûre, simple et économique. La structure en porte-à-faux réalisée conformément à l'invention est réalisée en deux pièces comme cela est bien connu dans la pratique, mais elle comporte des moyens de déplacer sa pointe pour l'amener au-dessus du talon, position dans laquelle ladite pointe repose sur la membrure supérieure dudit talon. Dans un mode d'exécution préféré de la disposition qui précedeJ la pointe de la structure est reliée à son talon par l'intermédiaire de deux jeux de bielles parallèles en vue de constituer un déformable assurant la translation de la pointe au-dessus du talon sous l'effet de moyens appropriés d'actionnement. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractérlstiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en élévation d'une structure établie conformément à l'invention à l'état déployé. Fig. 2 est une vue semblable à celle de fig. 1 mais illustrant la structure à l'état replié. Fig. 3 est une vue semblable à celle de fig. 2 mais illustrant d'autres moyens de commander le déplacement de la pointe. Fig. 4 et 5 illustrent la manière dont chacune des poutres supportant une rampe de pulvérisation est repliée A partir de sa position de fonctionnement en vue d'occuper une position de transport sur route. On a illustré en fig. 1 l'une des poutres support 1 d'une rampe de pulvérisation non représentée articulée autour d'un axe vertical 2 solidaire d'un support tel qu'un tracteur 3. La poutre 1 est réalisée en deux éléments soit un talon 4 et une pointe 5. Ces deux éléments sont établis sous la forme d'un treillis, c'est-à-dire comportant un assemblage de poutrelles métalliques entrecroisées et assemblées par soudure ou rivetage. L'extrémité libre du talon 4 est oblique c'est- à-dire que cette extrémité est constituée par l'une des poutrelles inclinées 4a du treillis. Cette poutrelle est tournée vers le haut de manière que l'extrémité correspondante Sa de la pointe 5 se trouve en appui sur la poutrelle 4a lorsque la poutre 1 est déployée. L'une des poutrelles du talon 4 de la poutre 1 supporte un pivot 6 auquel est articulée l'une des extrémités d'une bielle 7 dont l'extrémité opposée peut tourillonner autour d'un axe 8 solidaire de la pointe 5. La membrure inférieure 4b du talon 4 porte un tourillon 9 avec lequel coopère l'une des extrémité d'une seconde bielle 10 de même longueur que la première, dont l'extrémité opposée est articulée à un second axe il porté par la pointe 5. Les positions relatives du pivot 6 et du tourillon 9 et des deux axes 8 et 11 sont telles que les bielles 7 et 10 se trouvent parallèles l'une à l'autre. En réalité il existe deux bielles 7 et deux bielles 10 disposées de part et d'autre du talon 4 et de la pointe 5 du fait que les pivots et les axes précités s'étendent des deux côtés de ces deux éléments.On observe que la membrure supérieure 4c du talon 4 est pourvue d'une béquille 12 dont l'extrémité supérieure comporte une fourche 12a dont le rôle sera mieux expliqué plus loin. Le talon 4 est pourvu d'une chape 4d à l'axe de laquelle est articulée un vérin 13 dont l'extrémité de la tige de piston 13a tourillonne par rapport à un axe 14 porté par la paire de bielles 7. En partant de la position déployée de la poutre 1 telle quelle est illustrée en fig. 1 on peut déplacer la pointe 5 de manière qu'elle vienne reposer sur la membrure supérieure 4c du talon 4. A cet effet on contracte le vérin 13 dont la tige fait tourner le jeu de bielles 7 autour de son pivot 6, ce mouvement entraînant bien entendu une rotation semblable du jeu de bielles 10. Les deux jeux de bielles et les éléments 4 et 5 de la poutre 1 constituant un parallélogramme déformable, la rotation des bielles entraient un déplacement subséquent de la pointe 5 qui vient en fin de course reposer sur la membrure supérieure 4c du talon 4 comme illustré en fig. 2, la membrure inférieure 5b de la pointe 5 venant reposer en outre dans la fourche 12a de la béquille 12. Bien entendu le vérin 13 qui travaille à la traction pour commander la rotation des bielles 7 et 10 pourrait au contraire travailler à la poussée à condition que l'extrémité 13a de sa tige de piston soit articulée à un prolongement 7a des bielles 7 (fig. 3). On illustré en fig. 4 et 5 la manière dont les deux poutres 1 supportant une rampe de pulvérisation associée à un tracteur 3 sont repliées de la position d'épandage à celle de déplacement sur route. Chacune des rampes est tout d'abord repliée comme on l'a expliqué plus haut en référence aux fig. 2 et 3, puis chaque poutre 1 en position repliée est ensuite déplacée angulairement autour de l'axe 2 pour l'amener parallèlement à l'axe longitudinal du tracteur 3 (fig. 5). On a ainsi réalisé un système de repliage d'une structure en porte-à-faux telle qu'une poutre destinée à soutenir une rampe de pulvérisation qui ne nécessite aucun renfort particulier de la résistance de son treillis puisque le repliage de cette poutre s'effectue dans son propre plan vertical en éliminant ainsi toutes les contraintes de torsion. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'A titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Structure en porte à faux par rapport à un support (3), notaient poutre (1) de soutien d'une rampe de pulvérisation de grande longueur constituée en deux parties soit un talon (4) solidaire du rapport (3) et une pointe (5) prolongeant ledit talon, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (7, 10, 13) de déplacer la pointe (5) au-dessus du talon (4) et de faire reposer celle-là sur la rneubrre r'péreura (4e) de ce dernier. 2. Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que sa pointe (5) est reliée à son talon (4) par l'intermédiaire de deux jeux de bielles parallèles (7, 10) en vue de constituer un parallélogramme déformable assurant la translation de la pointe (5) sous l'effet de moyens d'actionnement (13). 3. Structure suivant la revendication 2, caractérlsG en ce que les moyens d'actionnement des jeux de bielles (7, 10) sont réalisés sous la forme d'un vérin hydraulique (13) dont la tige de piston (3a) est assujettie à l'un des jeux de bielles (7). 4. Structure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité libre de son talon (4) est pourvue d'une arête oblique tournée vers le haut contre laquelle l'extrémité (5a) correspondante de sa pointe (5) vient reposer en position déployée. 5. Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la membrure supérieure (4c) de son talon (4) est pourvu d'une béquille (12) située au niveau de son extrémité libre (4a) et sur laquelle vient reposer la membrure inférieure (5b) de la pointe (5) en position repliée.