L'invention concerne le génie civil et a notamment4Npour objet un procédé de construction de pieux moulés dans le sol et une installation pour realiser ce procédé. Elle peut être appliquée à la cssnstruction des fondations sur pieux en béton ou béton almé pour les~immeueles, les owrages industriels et d'hydraulique, étc. On connatt un procédé de construction de pieux moulés Le procédé décrit est de rendement très faible, par suite de la nécessité du forage du trou et, en outre, il ne permet pas l1exécution N de pieux en béton armé. L'installation pour la réalisation de ce procédé est de conception compliquée et d'encombrement important. Un rendement plus élevé est assuré par le procédé d'exécution de pieux moulés dans lessol selon lequel un tube de cuvelage est posé sur le sol, enfoncé dans le sol, puis, apres que le tube de cuvelage a atteint la profondeur requise, le béton est coulé dans ce tube avec extraction simultanée du tube de cuvelage, et enfin le béton est compacté (voir description de l'invention faisant l'objet du certificat d'auteur d'invention de 1'U.R.S.S., n 253 666, C.I.B. E 02 d 5/38). L'installation pour la réalisation du procédé indiqué (voir la même description) comprend un tube de cuvelage, un dispositif de levage destiné à poser le tube de cuvelage sur le sol, à le maintenir et à l'extraire du sol, un dispositif d'enfoncement exerçant une action sur le sol par l'intermédiaire du tube de cuvelage pour enfoncer celui-ci, et un dispositif de bétonnage, destiné à couler le béton dans le tube de cuvelage au fur et à mesure qu'il est retiré du sol, ces dispositifs étant liés au tube de cuvelage. Dans cette installation, le dispositif d'enfoncement est réalisé sous la forme d'un vibrateur fixé au tube de cuvelage et lié au dispositif de levage. Le vibrateur imprime au tube de cuvelage des vibrations-le long de son axe, assurant l'application d'efforts sur le sol pour l'enfoncement du tube jusqu'à la profondeur.requise. Surale bout inférieur du tube de cuvelage est emmanché par le bas un embout tubulaire interchangeable. A l'intérieur, cet embout a des nervures radiales et un diaphragme annulaire. Au cours de l'extraction du tube de cuvelage, les nervures radiales agissent sur le béton en le comprimant. Périodiquement, on arrête l'extraction du tube de cuvelage et on le laisse tomber en chute libre. Le diaphragme annulaire frappe alors le béton en le comprimant additionnellement jusqu'a la densité requise. Dans certains cas, par de telles actions percussives du diaphragme annulaire sur le béton, on arrive à refouler cellii-ci au-delà des limites du trou foré et à former ainsi sur le pieu, un renflement qui augmente sa force portante. Toutefois, le procédé décrit et l'installation pour le réaliser ~~ ntassurent pas exécution avec un grand rendement de pieux moulés dans le sol, car l'enfoncement du tube de cuvelage dans le sol par les méthodes connues s'effectue à une vitesse relativement basse, et la nécessité d'interrompre l'extraction du tube pour compacter additionnellement le béton augmente la durée de tout le processus d'exécution. De plus, l'action percussive extérieure du diaphragme annulaire sur le béton n'assure pas son compactage suffisamment énergique, aussi le procédé décrit ne permet-il pas d'exécuter des pieux moulés dans le sol de grande force portante. Quoique le procédé décrit donne la possibilité d'exécuter des pieux à renflements, il est impossible de déterminer à l'avance avec certitude les dimensions et la fomme de ces renflements; de plus, cette possibilité n'apparaît que dans les terrains meubles, car l'action percussive du diaphragme annulaire sur le béton est insuffisante pour vaincre la résistance d'un terrain ferme. En outre, par la méthode décrite on ne peut pas exécuter des pieux moulés dans le sol en béton armé, car la présence de nervures et d'un diaphragme annulaire dans le tube de cuvelage diminue notablement la section de passage du tube, ce qui rend difficile l'introduction de l'armature nécessaire dans le trou formé dans le sol par le tube de cuvelage, à travers le canal de ce tube. -L'introduction de l'armature dans le trou foré d'une autre manière en ltengageant sur le tube de cuvelage - fait aussi surgir.des difficultés notables, liées au fait que l'action mécanique que le vibrateur exerce sur le sol par l'intermédiaire du tube de cuvelage est insuffisante pour former autour du tube la cavité nécessaire à la mise en place de l'armature. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. On s'est proposé de mettre au point un procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol et un dispositif pour sa mise en oeuvre, qui permettraient d'accrottre la vitesse de pénétration du tube de cuvelage dans le sol et le degre de compactage du béton, grâce au changement du caractère de l'action des forces exercées sur le sol et sur le béton et de l'endroit où ces forces sont appliquées. La solution consiste en ce que, dans le procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol, du type dans lequel on pose sur le sol un tube de cuvelage, on enfonce ce tube dans le sol, puis, quand le tube de cuvelage a atteint la profondeur requise, on exécute simultanément la coulée du béton dans le tube de cuvelage, -I'extraction du tube de cuvelage et le compactage du béton, d'après l'invention le tube de cuvelage est enfoncé dans le sol en y admettant un liquide et en faisant circuler dans ce liquide des impulsions électriques provoquant des décharges électriques dont les paramètres sont tels qu'elles produisent à- la partie inférieure du tube de cuvelage des ondes de choc hydrauliques agissant sur le sol et le tube de cuvelage, et le béton est comprimé en y provoquant des décharges électriques analogues. Une telle technique d'exécution des pieux moulés dans le sol assure la formation continue dans le sol d'une cavité sous la tranche inférieure du tube de cuvelage enfoncé, grâce a l'application de forces de grande intensité sur le sol par les ondes de choc hydrauliques dont la source se trouve directement dans la zone de pénétration, et la descente rapide du tube dans cette cavité sous l'effet de son propre poids. En outre, l'enfoncement du tube de cuvelage est accéléré par sa vibration, résultant de L'action partielle des ondes due choc sur lui. La technique faisant l'objet de l'invention permet aussi d'élever la qualité du compactage du béton et d'améliorer de ce fait la structure du matériau du pieu, car le degré de compactage du béton sous l'effet des ondes de choc produites par les décharges électriques au sein d'un liquide est bien plus élevé que celui obtenu au moyen d'un vibrateur mécanique. En tant que paramètre assurant l'apparition d'ondes de choc hydrauliques à la partie inférieure du tube de cuvelage, on peut adopter la quantité d'énergie dégagée par les décharges électriques pendant l'unité de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des ondes de choc hydrauliques. Pour obtenir des pieux de section variable, il est avantageux de faire varier cette quantité d'énergie au cours de l'exécution des pieux. Une telle variation de la quantité d'énergie peut être obtenue en changeant, par exemple, la fréquence des décharges électriques, la quantité d'énergie de chaque impulsion, ainsi que la vitesse à laquelle le tube de cuvelage est extrait du sol, chacun de ces paramètres pouvant etre changés aussi bien séparément qu'en combinaison quelconque avec les autres paramètres. La fréquence des impulsions électriques provoquant les décharges électriques peut etre changée dans la plage de 0,1 à 10 Hz; la quantité d'énergie de chaque impulsion peut etre changée dans la plage de 0,1 à 300 kJ, et la vitesse d'extraction du tube de cuvelage peut etre changée dans la plage de 0,1 à 5 m/mn. Les plages indiquées permettent la réalisation technique économiquement avantageuse du procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol conforme à l'invention, à l'aide d'une installation mobile. Pour exécuter les pieux en béton armé, on peut, avant d'admettre le liquide, engager sur le tube de cuvelage l'armature destinée au pieu, ou bien introduire le tube de cuvelage dans l'armature. Une fois le tube de cuvelage sorti du sol, les décharges électriques pour le compactage du béton peuvent être provoquées dans le coffrage de la semelle, monté au préalable sur le sol, ce qui assure la formation de la partie du pieu au-dessus du sol. Ceci donne la possibilité d'exécuter des fondations à semelle sur pieux. I1 est extrêmement avantageux d'utiliser en tant que liquide, au sein duquel on provoque les decharges électriques, un liquide ayant les propriétés d'un liant, par exemple le verre soluble. Une telle technique permet, simultanément avec l'exécution du pieu moulé dans le sol, de consolider le sol entourant le pieu en l'imprégnant de liant, ce qui est particulièrement important dans le cas de construction de fondations sur pieux dans les sols faibles ou sur les pentes sujettes aux glissements. Pour accroître le rendement de -l'exécution des pieux, il est avantageux que, simultanément avec la production des décharges électriques pour ltenfoncement du tube de cuvelage, celui-ci subisse une action mécanique, de préférence dans la direction de-l'enfoncement. Une telle action peut être produite par une charge statique, percussive ou vibratoire, chacun de ces genres de charge pouvant être mis en oeuvre aussi bien séparément qu'en combinaison quelconque avec les autres. La solution au problème exposé plus haut consiste également en ce que, dans l'installation pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, comprenant un tube de cuvelage, un dispositif de levage pour poser ce tube sur le sol, le soutenir et l'extraire du sol, un dispositif d'enfoncement agissant sur le sol par l'intermédiaire du tube de cuvelage pour enfoncer ce tube, et un dispositif de bétonnage pour couler le béton dans le tube de cuvelage au cours de son extraction du sol, lesdits dispositifs étant liés au tube de cuvelage, d'après l'invention le dispositif d'enfoncement comporte un système d!alimentation en liquide mis en communication avec le tube de cuvelage et un dispositif impulsionnel comp-renant un générateur d'impulsions électriques installé auprès du tube de cuvelage et des électrodes montées dans la partie inférieure du tube de cuvelage et reliées électriquement au générateur d'impulsions électriques, de telle façon que, lorsque celui-ci débite des impulsions électriques, ces impulsions provoquent des décharges électriques qui produisent dans le liquide, admis dans le tube de cuvelage par ledit système d'alimentation, des ondes de choc hydrauliques agissant sur le sol, grâce à quoi le tube de cuvelage s'enfonce dans le sol. Une telle conception de l'installation permet d'augmenter notablement la vitesse d'enfoncement du tube dans le sol comparativement aux installations connues, et par conséquent d'accroître le rendement des travaux d'exécution des pieux. Enoutre, grâce à la disposition des électrodes à la partie inférieure du tube de cuvelage, quand l'installation fonctionne, des vibrations sont engendrées également au sein du béton, aussi obtient-on un compactage de haute qualité du béton. L'installation peut comporter au moins une électrode annulaire coaxiale au tube de cuvelage, le rôle de cette électrode pouvant être joué, dans le cas le plus simple, par le tube de cuvelage lui-meme. On obtient une variante extrêmement avantageux de réalisation de l'installation en disposant les électrodes dans le tube de cuvelage de façon que les lignes d'action des décharges électriques provoquées entre ces électrodes soutent à peu près parallèles à l'axe dudit tube de cuvelage. Quand les électrodes sont ainsi disposées, la cavité créée dans le sol par suite de l'action des ondes de choc hydrauliques est formée non seulement sous la tranche inférieure du tube de cuvelage, mais aussi autour d'elle. Ceci accélère l'enfoncement du tube de cuvelage. En poutre, il devient possible d'exécuter des pieux de diamètre plus grand que celui du tube de cuvelage, ainsi que des pieux à renflements locaux. De plus, quand les électrodes sont ainsi disposées, le compactage du béton est plus énergique et l'action des ondes de choc hydrauliques s'exerce sur le tube de cuvelage, ce qui provoque sa vibration dans la direction de l'enfoncement. L'installation peut être réalisée de façon que les autres électrodes soient montées au-dessus de l'électrode annulaire et réalisées sous la forme de tiges disposées suivant les génératrices d'un corps de révolution fictif, coaxial au tube de cuvelage. Une telle conception assure l'égalité des forces résultant de l'action des ondes de choc hydrauliques sur la paroi du tube de cuvelage. Ceci permet d'enfoncer le tube de cuvelage rigoureusement dans la direction prescrite. On peut réaliser une variante de l'installation dans laquelle les électrodes sont groupées au moins en une paire d'électrodes superposées. Une telle disposition assure le parallélisme, indiqué plus haut, des lignes d'action des décharges électriques à l'axe du tube de cuvelage. I1 est dans ce cas souhaitable que l'électrode inférieure-de la paire d'électrodes soit appointie vers le sol. Ceci facilite la pénétration du tube dans le sol et accélère par conséquent tout le processus d'exécution des pieux. I1 est avantageux que le dispositif d'enfoncement soit doté d'au moins un écran directeur, monté auprès de la tranche inférieure du tube de cuvelage et servant à focaliser et à localiser les ondes de choc hydrauliques. Ceci permet d'utiliser plus complètement l'énergie desdites ondes de choc pour réaliser des pieux de forme voulue et, notamment, d'exécuter des pieux ayant des renflements excentrés par rapport à leurs axes. Pour simplifier la conception on peut aussi réaliser l'installation de façon que le rôle due l'écran directeur soit joué par la surface côté électrode supérieure de l'électrode inférieure de lapaire d'électrodes. Une variante très avantageuse de réalisation de l'invention est obtenue en montant l'électrode inférieure de la paire d'électrodes de façon qu'elle puisse se déplacerpar rapport au tube de cuvelage, le long de son axe. Grâce à un tel montage, les décharges électriques provoquent une action vibratoire del'électrode inférieure sur le sol, ce qui accélère davantage l'enfoncement du tube de cuvelage. Pour accélérer ltenfoncement du tube de cuvelage il est également avantageux de réaliser l'installation de façon qu'elle ait une masse pesante placée sur la tranche supérieure du tube de cuvelage et assurant l'application d'une charge statique sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol. Pour les mêmes raisons, on obtient,une variante avantageuse de l'installation en la dotant d'un vibrateur monté sur la tranche supérieure du tube de cuvelage et exerçant une action vibratoire sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol. I1 est possible deréaliserune autre conception, dans laquelle l'installation comporte - un- manchon - placé au-dessus de la tranche supérieure du tube de cuvelage et servant à exercer périodiquement une action percussive sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol. Une telle conception permet elle aussi d'accélérer l'enfoncement du tube de cuvelage. I1 est à noter que la masse pesante, le vibrateur et le mouton peuvent etre utilisés dans l'installation aussi bien séparément qu'en combinaison quelconque. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparattront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue schématique d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol, conformément à l'invention; - la figure 2 représente en coupe la partie inférieure du tube de cuvelage de l'installation, d'après l'invention, avec les électrodes montées dans ce tube; - la figure 3 représente la partie inférieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation avec une seule électrode annulaire négative et plusieurs électrodes positives montées au-dessus d'elle;; - la figure 4 représente la meme partie inférieure du-tube de cuvelage que la figure 3, en vue de dessus (le porte-électrodes ntest pas montré); - la figure 5 représente la meme vue que la figure 4, pour la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle les électrodes positives ne sont pas équidistantes sur la circonférence; - la figure 6 représente la partie inférieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle les électrodes positives sont montées au-dessous de l'électrode annulaire négative;; - la figure 7 représente la partie inférieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle le rôle de ltélectrode annulaire est joué par le tube de cuvelage; - la figure 8 représente en détail la partie inférieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle une seule paire d'électrodes superposées est montée dans le tube de cuvelage; - la figure 9 représente une variante de réalisation de la partie inférieure du tube de cuvelage de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle un sabot est engagé sur la partie inférieure du tube de cuvelage par le bas;; - la figure 10 représente la partie inférieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle plusieurs paires d'électrodes superposées sont montées dans le tube de cuvelage; - les figures 11 a, b, c, d, e représentent la séquence de déroulement du processus d'exécution d'un pieu moulé dans le sol, d'après l'invention (les flèches indiquent le sens de déplacement du tube de cuvelage); - la figure 12 représente la partie supérieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de -l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle une masse pesante est montée sur la tranche supérieure du tube de cuvelage;; la la figure 13 représente la partie supérieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de-l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle un vibrateur est monté sur la tranche supérieure du tube de cuvelage; - la-figure 14 représente la partie supérieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle un mouton est placé au-dessus de la tranche supérieure du tube de cuvelage; - la figure. 15 représente la partie supérieure du tube de cuvelage dans la variante de réalisation de l'installation, conforme à l'invention, dans laquelle un vibrateur et un mouton exercent en conjugaison une action mécanique sur le tube de cuvelage; - la figure 16 représente un coffrage de semelle servant à réaliser l'une des variantes du procédé conforme à l'invention;; - -les figures 17 a, b, c, d, e représentent -la séquence de déroulement du processus d'exécution d'un pieu en béton armé, selon la variante du procédé, conforme à l'invention, dans laquelle on engage le tube de cuvelage sur l'armature (les fièches indiquent le sens de déplacement du tube de cuvelage); - - les figures 18 a, b, c, d, é.représentent la séquence de déroulement du processus d'exécution d'un pieu en béton armé, selon la variante du procédé, conforme à l'invention, dans laquelle on introduit le tube de cuvelage dans l'armature. Le procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol, faisant l'objet de l'invention, est réalisé à l'aide d'une installation comprenant un tube de cuvelage 1 (figure 1), un dispositif de levage 2 pour poser ce tube sur le sol, le maintenir et l'extraire du sol, un dispositif d'enfoncement 3 servant à agir sur le sol par l'intermédiaire du tube de cuvelage 1 afin de l'enfoncer, et un dispositif de bétonnage 4 destiné à couler le béton dans le tube de cuvelage 1 au cours de son extraction du sol, lesdits dispositifs étant liés au tube de cuvelage. Le dispositif de levage 2 est une grue, notamment, comme dans le cas représenté sur la figure 1, une grue automotrice, au crochet 5 de laquelle est suspendu le tube de cuvelage 1. Le dispositif de levage 2 peut aussi être une machine à mât, laquelle, grâce à ses guidages pouvant être mis sous n'importe quel angle par rapport à la verticale, permet d'enfoncer le tube de cuvelage 1 obliquement et d'exécuter ainsi des pieux inclinés. Le dispositif de levage 2 peut etre un dispositif de levage quelconque, susceptible d'assurer le maintien du tube de levage dans la position requise pendant son enfoncement et son levage. Le dispositif d'enfoncement 3 comporte un système 6 pour l'alimentation en liquide, mis en communication avec la cavité du tube de cuvelage 1 par une conduite 7, et un dispositif impulsionnel 8 comprenant un générateur d'impulsions électriques 9, placé sur le sol auprès du tube de cuvelage 1, et des électrodes 11 et 12 montées auprès de la tranche inférieure du tube de cuvelage 1, dans sa partie inférieure. Un câble 10 relie les électrodes 11 et 12 au générateur 9. Les électrodes sont décrites en détail plus bas. Le système 6 d'alimentation en liquide comprend une pompe raccordée à une capacité pour le liquide, ou bien, dans la variante la plus simple, à une conduite de distribution deau (non représentée). Le générateur d'impulsions électriques'9 est choisi de façon qu'il fournisse une tension suffisante pour provoquer des- décharges électriques entre les électrodes 11 et 12 au sein du liquide. Le dispositif de bétonnage 4 est une pompe à béton 13, raccordée par un flexible 14 au tube de cuvelage 1. I1 peut aussi être réalisé sous une autre forme connue i par exemple, sous la forme d'une benne suspendue au crochet d'un dispositif de levage au-dessus de la tranche supérieure du tube de cuvelage. Les variantes décrites plus bas de réalisation de l'installation pour l'exécution de pieux moulés dans le sol, conformes à l'invention, diffèrent par la réalisation de la partie du dispositif d'enfoncement 3 lié constructivement à la partie inférieure du tube de cuvelage 1.Ces différences sont déterminées par les prescription techniques concrètes présentées au pieu à exécuter et par les conditions des travaux de réalisation des pieux. L'une des variantes de conception simple est celle représentée par la figure 2, dans laquelle ltélectrode 11, reliée électriquement à la sortie négative du générateur 9 (figure 1), est réalisée annulaire et rendue solidaire de la paroi du tube de cuvelage 1 par des colonnettes 15 (figure 2). L'électrode 12, reliée électriquement à la sortie positive du générateur 9 (figure 1), est réalisée sous la forme d'une tige. Les deux électrodes sont disposées coaxialement au tube de cuvelage 1 (figure 2). Le dispositif peut comporter plusieurs électrodes 12 (positives). Les figures 3 et 4 représentent une variante a'installation dans laquelle, au-dessus de l'électrode annulaire 11 (negative), sont montées dans un porte-électrode 16 plusieurs électrodespositives 12 constituées par des tiges disposées suivant les génératrices d'un corps de révolution fictif coaxial au tube de cuvelage 1. Une telle organisation assure l'égalité des forces résultant de l'action des ondes de choc hydrauliquessurla paroi du tube de cuvelage 1. Un tube de cuvelage équipe d'électrodes ainsi disposées peut être enfoncé dans une direction rigoureusement déterminée. Si le corps de révolution fictif mentionné plus haut est un cylindre, les lignes d'action des décharges électriques provoquées entre les électrodes 12 et l'électrode annulaire ll sont parallèles à l'axe du tube de cuvelage 1. Ceci permet de produire des ondes de choc hydrauliques non seulement dans la direction axiale par rapport au tube de cuvelage 1, mais aussi dans la direction radiale,; ce qui donne la poâsibilité de former une cavité autour du tube 1. Une telle cavité est nécessaire, par exemple, pour accélérer l'enfoncement du tube de cuvelage 1, ainsi que lorsqu'on veut que le pieu ait des renflements, ou bien quand il faut exécuter un pieu en béton armé par introduction du tube de cuvelage 1 dans l'armature. Il est à noter que les électrodes positives' 12 peuvent être réparties au-dessus de l'électrode annulaire négative 11 de façon qu'elles soient équidistantes sur la circonférence autour de 1 taxe du tube de cuvelage (voir figure 4), ou bien non équidistantes (voir figure 5). La répartition non équidistante est avantageuse quand il faut exécuter un pieu avec des renflements excentrés par rapport à son axe, ou bien un pieu à surface nervurée. Les électrodes 12 peuvent être disposées par rapport à l1électrode annulaire 11 suivant d'autres variantes. Par exemple, les électrodes 12 pewent être disposées au-dessus de l'électrode annulaire 11, comme montré par la figure 6, sur laquelle -l'électrode annulaire ll est fixée à l'intérieur du tube de cuvelage 1 sur un élément intercalaire isolant 17, et les électrodes 12 sont montées sur un porte-electrodes annulaire 18 situé à un niveau plus bas que celui de l1électrode 11. La figure 7 représente une variante de réalisation de l'installation dans laquelle, pour simplifier la conception, le rôle de l'électrode annulaire représentée sur.les figures 2, 3 et 6 est joué par le tube de cuvelage 1. I1 est évident que, dans ce cas, le tube de cuvelage est réalisé en matériau conducteur. Sur la figure 7 on nta représenté qu'une seule électrode positive 12, située dans l'axe du tube de cuvelage 1. I1 va de soi que l'on peut monter dans le tube de cuvelage 1 plusieurs électrodes positives 12, disposées, par exemple, suivant les génératrices d'un cylindre fictif coaxial au tube de cuvelage 1, comme montré sur les figures 3 et 4. Le parallélisme des lignes d'action des décharges électriques par rapport à l'axe du tube de cuvelage 1 peut aussi être obtenu par des combinaisons de formes et de disposition des électrodes autres que celles décrites concernant les variantes de réalisation de l'installation représentées par les figures 3 à 5. En particulier, on peut réaliser des variantes de l'invention avec une seule ou plusieurs paires d'électrodes superposées. Dans la variante représentée par la figure 8, ltélectrode positive 12 et l'électrode négative 11 sont montées dans l'axe du tube de cuvelage 1 sur un porte-électrodes, constitué par un tube 19 coaxial au tube de cuvelage 1 dont il est solidaire. L'électrode positive 12 est montée dans une douille isolante 20 et dotée d'une amenée de courant 21 pour son raccordement au générateur d'impulsions électriques 9 (figure 1). La douille isolante 20 (figure 8) a un embout interchangeable 22 qui, lorsque le degré de dégradation du à l'action des décharges électriques dépasse la valeur admissible, peut facilement être remplacé par un embout neuf. Pour abaisser l'intensité de l'action exercée sur le tube de cuvelage 1 par les sollicitations dynamiques brutales engendrées par les décharges électriques et prévenir ainsi sa déformation, on place un élément intercalaire amortisseur 24 entre un diaphragme d'appui 23 fixé au tube de cuvelage 1 et la douille isolante 20. La largeur du diaphragme d'appui 23 est choisie de valeur telle que le diaphragme ne s'oppose pas au passage du liquide amené par le tube 19 aux électrodes ll et 12. Sous l'électrode positive 12 est disposée l'électrode négative 11, montée de façon qu'elle puisse se déplacer le long de l'axe du tube de cuvelage 1, dans le diaphragme de guidage 25, rigidement fixé au bout du tube 19. L'électrode 11 a deux branches 26 dirigées vers le haut et dotées de têtes 27 destinées à limiter la course de l1électrode 11. L'une des branches 26 est connectée à une amenée de courant 28 qui raccordé l'électrode 11 au générateur d'impulsions électriques 9 (figure 1). La fixation mobile de l'électrode 11 (figure 8) rend possible sa vibration le long de l'axe du tube de cuvelage 1 lors des décharges électriques; il s'ensuit une action de cette électrode sur le sol, accélérant l'enfoncement du tube de cuvelage 1 jusqu'à la profondeur requise. C'est pour cette raison que la fixation indiquée est préférentielle, quoique, en principe, la variante avec fixation rigide de I'électrode 11 au tube soit également possible. Une forme préférentielle de l'électrode 11 est aussi celle représentée sur la figure 8, sur laquelle l'électrode 11 a la forme d'un embout appointi vers le sol afin de faciliter l'enfoncement du tube de cuvelage 1. La surface 29 de l'électrode négative Il côté électrode positive 12 est réalisée concave et sert d'écran directeur pour la focalisation et la localisation des ondes de choc hydrauliques. Dans une autre conception des électrodes (par exemple, comme celle décrite plus haut concernant les variantes de réalisation de l'installation représentée par les- figures 3 à 6), les fonctions de l'embout et de l'écran directeur peuvent être remplies par d'autres éléments du tube de cuvelage. Dans la variante représentée par la figure -9, les deux fonctions indiquées sont remplies par un sabot 30 qui est emmanché sur le tube de cuvelage 1 par le bas. Ce sabot, tout en ne gênant presque pas l'action des ondes de choc hydrauliques sur le sol, facilite l'enfoncement du tube de cuvelage 1 et le protège contre l'encrassement excessif par les particules de terre. La surface intérieure 31 du sabot est réalisée concave. Dans un cas particulier elle peut être conique, comme montré en figure 9, et servir à réfléchir les ondes de choc dans la direction radiale par rapport à l'axe du tube de cuvelage 1. Les variantes de réalisation de l'installation à une seule paire d'électrodes superposées --ne se limitent pas à la conception représentée par la figure 8. On peut indiquer encore d'autres possibilités de conception; par exemple, les deux électrodes de l'installation peuvent être annulaires ou en forme de tiges. La figure 10 représente une variante de réalisation de l'installation avec plusieurs paires d'électrodes 11, 12 (respectivement négatives et positives), constituées par des tiges superposées. Les électrodes 11 sont placées dans un porte-électrodes 18, et les électrodes 12, dans un porte-électrodes 16, sur une circonférence concentrique au tube de cuvelage 1. Dans ce cas, lesdites paires d'électrodes ainsi montées peuvent etre équidistantes ou non sur la circonférence mentionnée, comme montré sur les figures 4 et 5. Dans le second cas, l'installation permet d'exécuter des pieux ayant des renflements excentrés. I1 va de soi que, outre les variantes de disposition des électrodes décrites plus haut et montrées sur les figures 2 à 10, il est possible de réaliser d'autres variantes permettant d'obtenir au sein d'un liquide des décharges électriques produisant des ondes de choc hydrauliques de puissance voulue dans telle ou telle zone de la partie inférieure du tube de cuvelage. Les figures 11 et 18 illustrent des exemples de réalisation du procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol à l'aide de l'installation décrite. Le procédé est mis en oeuvre de la façon suivante. Le tube de cuvelage 1 (figure 1), dans la partie inférieure duquel sont montées les électrodes 11 et 12 disposées, par exemple, en accord avec la variante montrée en figure 8, est posé sur le sol, verticalement ou sous l'angle requis par rapport à la verticale, à l'endroit où doit etre moulé le pieu, à l'aide du dispositif de levage 2 (figure 1). La surface du sol constitue alors le fond du tube de cuvelage 1 en limitant ainsi son volume intérieur. Le tube 1 se trouve dans la position de départ représentée sur la figure lla. Ensuite on admet dans le tube de cuvelage 1, par la conduite 7 du système 6 (figure 1), par portions ou en continu, un liquide, par exemple de l'eau, en quantité suffisante pour remplir en permanence l'espace entre les électrodes 11 et 12 (figure 8).On branche le générateur d'impulsions électriques 9 (figure 1)- qui provoque des décharges électriques au sein du liquide. I1 en résulte l'apparition d'un effet électrohydraulique dans la partie inférieure du tube de cuvelage 1. Les ondes de choc hydrauliques qui sont alors produites agissent sur le sol dans les directions axiale et radiale- en l'écartant et en y formant une cavité au-dessous du tube de cuvelage 1 et autour de lui. Le tube de cuvelage 1 descend dans cette cavité sous l'action de son propre poids. Au fur et à mesure de la descente du tube de cuvelage 1, la cavité est appronfondie par l'action des ondes de choc hydrauliques produites par les décharges électriques. Le liquide au sein duquel sont provoquées les decharges électriques peut être un liquide doue de propriétés de liant. Ceci pérmet de réaliser, simultanément avec le moulage des pieux, une consolidation du sol les entourant en les imprégnant de liant. Une telle technique est avantageusement appliquée à l'exécution des fondations sur pieux dans les sols faibles et sur les pentes sujettes aux glissements. Le liant peut être une substance quelconque employée dans la pratique pour la consolidation du sol, par exemple le verre soluble, une boue de tamponnage à la bentonite et au silicate ou un coulis d'argile et de ciment. Après enfoncement du tube de cuvelage 1 jusqu'à la profondeur prescrite par projet (figure Ilb), on commence son extraction à l'aide du dispositif de levage 2 et, ayant mis en marche le dispositif 4 (figure l),on coule le béton dans le tube 1. Le trou formé dans le sol par le tube de cuvelage 1 est progressivement rempli par le béton 32 (figure llc). En même temps, pour compacter le béton, on y provoque, vu qutil est doué des propriétés d'un fluide, des décharges électriques analogues à celles provoquées au stade d'enfoncement du tube de cuvelage 1. Etant donné que les pressions impulsionnelles agissant sur le béton sous l'effet des décharges électriques sont bien plus grandes que les efforts produits mécaniquement par les vibrateurs connus, ltefficacite du du compactage du béton est bien plus élevée. Ceci donne la possibilité d'exécuter des pieux moulés dans le sol à haute force portante. De plus, la technique décrite permet de compacter des bétons de tres faible fluidité, dont l'utilisation permet dtaccélérer le durcissement des pieux. En outres la technique conforme à l'invention rend possible le compactage du béton sans interruption de l'extraction du tube de cuvelage 1 (comme ctest le cas dans la technique connue), ce qui accroît notablement le rendement de l'exécution des pieux. Dans le cas où il est nécessaire d'exécuter un pieu à base renflée, avant de commencer l'extraction du tube de cuvelage 1 on change la quantité d'énergie dégagée par les décharges électriques par unité de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des ondes de choc hydrauliques, et, de la sorte, on forme dans le sol une cavité élargie 33 de forme et dimensions requises (figures llc, d). Le changement de la quantité indiquée d'énergie s'effectue par variation de la fréquence des décharges électriques, déterminée par la fréquence des impulsions électriques du générateur 9. On peut aussi changer la quantité d'énergie de chaque impulsion, ou bien la vitesse d'extraction du tube de cuvelage. Ledit changement peut être obtenu soit par variation de l'un des paramètres indiqué d'exécution du pieu, soit par variation de quelques paramètres simultanément, dans une combinaison voulue quelconque. Selon les dimensions géométriques des pieux à exécuter, le rendement requis et les propriétés du sol et du béton, on fait varier les paramètres indiqués dans les plages suivantes fréquence ... de 0,1 à 10 Hz; quantité d'énergie de chaque impulsion ... de 0,1 à 300 kJ; vitesse d'extraction du tube de cuvelage ... de 0,1 à 5 m/mn. Le choix de la limite inférieure de chacun des paramètres indiqués est conditionné par la nécessité d'opérer avec un rendement économiquement rationnel, et le choix de la limite supérieure, par la nécessité d'assurer une bonne qualité du compactage du sol et du béton, ainsi que d'avoir une installation mobile économique, fiable et facilement déplaçable pour réaliser le procédé. En particulier, l'augmentation de la fréquence des impulsions au-dessus de la limite supérieure indiquée entratne une augmentation du nombre de décharges à blanc, ne produisant pas d'ondes de choc hydrauliques. Ceci abaisse la qualité du compactage du sol et du béton. De surcroît, une telle fréquence implique un accroissement de la puissance de l'installation. Si la quantité d'énergie de chaque impulsion dépasse la limite supérieure indiquée, l'usure des électrodes s'accélère et la fiabilité de l'installation baisse. En outre, ceci implique un accroissement de lsencombre- ment du générateur d'impulsions électriques, et, par conséquent, nuit à la mobilité de l'installation. L'extraction du tube de cuvelage à une vitesse dépassant la limite supérieure indiquée altère la compression du sol et du béton, ce qui nuit à la résistance mécanique des pieux exécutés. La forme du renflement dans sa section transversale est principalement déterminée par la disposition des électrodes. Ainsi, dans le cas d'une seule paire d'électrodes 11, 12,-disposées dans l'axe du tube de cuvelage 1 (figures 2, 7, 8, 9), ou de plusieurs paires d'électrodes ll, 12 distribuées uniformément suivant une circonférence concentrique au tube de cuvelage 1, comme montré en figure 4, on obtient un renflement dont la section transversalealaforme d'une figure concentrique au tube de cuvelage 1. Avec des électrodes disposées d'une façon non uniforme (voir figure 5), on peut obtenir un renflement excentré par rapport à l'axe du tube de cuvelage 1. La forme du renflement 33 est aussi influencée par la forme de la surface réfléchissante 29 ou 31 de I'écrandirecteur (figures 8 et 9), déterminant la distribution spatiale de -l1énergie des ondes de choc hydrauliques. Dans les variantes représentées par les dessins (figures 8 et 9), cette énergie est distribuée uniformément dans toutes les directions à partir de l'axe du tube de cuvelage- 1. Si la forme des surfaces 29 et 31 est asymétrique, le renflement obtenu est lui aussi asymétrique. Le nombre de renflements suivant la hauteur du pieu à exécuter peut varier. De la sorte, en agissant sur les paramètres énergétiques du processus, en faisant varier la forme et la disposition des électrodes et des écrans directeurs, on obtient des pieux de section variable dans une gamme étendue de configurations et dimensions prédéterminées. La figure ll--e montre la position du tube de cuvelage 1 au dernier stade du processus d'exécution d'un pieu : le tube de cuvelage 1 est entièrement extrait du trou et le trou-est rempli de béton 32. Pour accélérer l'enfoncement du tube de cuvelage 1, de pair avec la production de décharges électriques, on exerce additionnellement sur le tube de cuvelage 1 une action mécanique, de préférence dans la direction de son enfoncement. En particulier, une telle action mécanique peut être obtenue en appliquant une charge statique sur le tube de cuvelage 1. La figure 12 représente une variante de réalisation de l'installation pour l'exécution de pieux moulés dans le sol, dans laquelle la charge statique est produite par un corps pesant 34 placé sur la tranche supérieure du tube l. Selon une autre variante du procédé, l'action mécanique exercée est une vibration. La variante de réalisation de l'installation conforme à l'invention mettant en oeuvre cette variante du procédé est représentée par la figure 13. L'installation comporte un vibrateur 35 réalisé d'une manière connue et lié cinématiquement au tube de cuvelage 1. Ce vibrateur monté sur la tranche supérieure du tube de cuvelage 1 remplit non seulement sa fonction principale, mais aussi la fonction de corps pesant 34 décrite plus haut. Il est possible de réaliser une variante du procédé conforme à l'invention, dans laquelle le tube de cuvelage 1 subit périodiquement une action percussive. Dans la variante de réalisation de l'installation mettant en oeuvre cette variante du procédé, on monte au-dessus de la tranche supérieure du tube de cuvelage un mouton ou analogue 36 (figure 14) réalisé d'une manière connue, par exemple sous la forme d'un mouton à cycle Diesel. On peut aussi combiner divers gehres de charges mécaniques; par exemple on peut exercer simultanément sur le tube une action vibratoire dans ur plan transversal par rapport à l'axe du tube et une action percussive dans la direction axiale. Une telle technique accélère la formation dans le sol de la cavité pour le tube, ainsi qu'autour du tube. Une variante de réalisation de l'installation mettant en oeuvre cette technique est représentée par la figure 15. L'installation comporte un vibrateur 35 monté sur le tube de cuvelage 1, auquel il est lié cinématiquement, et un mouton ou analogue 36 placé sur le vibrateur 35. I1 est à noter qu'une action mécanique, quoique d'intensité moindre, est exercée par l'installation sur le sol (de pair avec l'effet électrohydraulique) même en. l'absence de dispositifs spécialement prévus pour cela, car, en se propageant dans toutes les directions, les ondes de chocs agissent sur le tube de cuvelage, qu'elles font vibrer. L'enfoncement du tube de cuvelage 1 dans le sol est également accéléré par l'emploi d'un embout se terminant en pointe, ou embout appointi. Dans la variante décrite (figure 8), le rôle de cet embout est joué directement par l'électrode 11. Dans les autres variantes de réalisation de l'installation (figures 2, 3, 6, 7, 10), on utilise à cet effet un sabot 30 (figure 9), qui est emmanché sur le tube de cuvelage 1 par dessous avant de commencer l'enfoncement. Lors de ltextraction du tube de cuvelage 1, le sabot 30 est séparédutubepar le béton 32 coulé dans sa cavité, et reste au fond du trou. Pour la construction de fondations à semelle, le procédé d'exécution de pieux moulés dans le sol est réalisé de la façon suivante. On monte sur le sol le coffrage 37 (voir figure 16) de la semelle, réalisé d'une manière connue et comprenant, par exemple, un coffrage récupérable 38 et un coffrage perdu 39, ainsi qu'une plaque 40 d'arasage du béton, placée au-dessus des coffrages indiqués avec possibilité de rotation dans le plan horizontal. Le tube de cuvelage 1 est posé sur le sol à travers ce coffrage de la semelle. L'enfoncement du tube 1, son extraction, le bétonnage et le compactage du béton steffectuent de la manière décrite plus haut. Une fois le tube de cuvelage sorti du sol, les décharges électriques pour le compactage du béton sont provoquées dans le coffrage 37 de la semelle, et lton forme ainsi la partie du pieu au-dessus du sol. Ensuite on dégage le tube de cuvelage 1 du coffrage indiqué et l'on tranche l'excès de béton à l'aide de la plaque d'arasage 40. Quand il est nécessaire de mouler dans le sol un pieu en béton armé, le procédé décrit plus haut est réalisé de la façon suivante, en accord avec l'un des deux modes décrits plus bas (voir figures 17 a, b, c, d, e et figures 18 a, b, c, d, e). On pose sur le sol l'armature 41 (figures 17 aet 18 a), servant à armer le pieu à exécuter, puis, en accord avec l'un des modes de réalisation du procédé, on engage le tube de cuvelage 1 (figure 17 b) sur ladite armature, ou bien én accord avec l'autre mode de réalisation on introduit le tube de cuvelage 1 (figure 18 b) dans l'armature 41. Ensuite, par la technique décrite plus haut, on enfonce simultanément le tube de cuvelage 1 et -l'armature 41 jusqu'à la profondeur prescrite par le projettfigures 17 c et 18 c). Ceci fait, on commence l'extraction du tube de cuvelage 1 en y coulant en même temps le béton 32 et en comprimant ce béton (figures 17 d et 18 d). Le breton 32 mis en place retient l'armature 41 au fond du trou formé pendant l'enfoncement du tube de cuvelage 1. Les figures 17 e et 18 e montrent le dernier stade du processus de moulage d'un pieu len béton armé : le tube de cuvelage 1 est extrait du sol, et le trou foré, avec l'armature 41 mise en place à l'intérieur de celui-ci, est rempli de béton. Le premier des deux modes décrits d'exécution d'un pieu en béton armé (figures 17) est d'application commode dans le moulage des pieux en sols faibles, quand la paroi du trou risque de stébouler. Si les travaux sont exécutés en sols fermes et qu'un tel risque n'existe pas, on peut appliquer le second mode de réalisation du procédé (figure 18). I1 est à noter qu'un pieu en béton armé peut, de même que décrit plus haut pour un pieu classique en béton, être exécuté avec le nombre voulu de renflements 33 suivantsa hauteur. Plus bas on-donne des exemples concrets mais non limitatifs de mise en oeuvre du procédé d'execution de pieux moulés dans le sol, faisant l'objet de l'invention. Exemple 1. Un tube de cuvelage 1, d'un diamètre de 300 mm, a été enfoncé verticalement dans un sol sablonneux. La profondeur -d'enfoncement spécifiée par le projet était de 5 m. Dans la partie inférieure du tube de cuvelage étaient montées deux électrodes superposées 11 et 12, comme montré en figure 8. La surface de l'électrode 11 côté électrode 12 était concave, de sorte que la moitié de l'énergie des ondes de choc hydrauliques était dirigée latéralement suivant l'horizontale et écartait le sol, et que l'autre moitié de cette énergie était dirigée verticalement, de haut en bas, et assurait l'enfoncement du tube de cuvelage. La distance entre les électrodes était de 50 mm. Après la pose du tube de cuvelage 1 sur le sol (figuré 1), on y a admis 6 1 d'eau et, en faisant passer des impulsions électriques à travers cette eau, on y a provoqué des décharges électriques. Les paramètres électriques du processus étaient les-suivants tension de la source de courant - 50 kV; fréquence des impulsions - 2 Hz; énergie de chaque impulsion - 20 kJ. Au fur et à mesure que le tube de cuvelage s'enfonçait sous l'action des décharges électriques, on y admettait en continu de l'eau sous une pression de 10 kg/cm, avec un débit de 81/mn. Le tube de cuvelage a été enfoncé jusqu'à la profondeur prescrite par le projet en 3,5 mn. Ainsi, la vitesse d'enfoncement du tube a été de 1,42 m/mn, ce qui est 3,5 fois plus élevé que dans le cas de mise en oeuvre de la technique connue de moulage des pieux dans le sol. Une fois l'enfoncement du tube de cuvelage 1 achevé, on a coupé l'admission d'eau dans sa cavité et on a commencé à y débiter du béton à une vitesse de 0,11 m3/mn. La composition ponderale du béton était la suivante ciment ..... 16 % ; sable ...... 23,4 % granulats ... 53,4% eau ......... 7,2 % Simultanément, le tube de cuvelage 1 était extrait à une vitesse de 1,1 m/mn et des décharges électriques aux mornes paramètres que ceux indiqués plus haut étaient provoquées dans le béton. Par la technique décrite,on a obtenuunpieude5 mdehauteuret de 300 mm de diamètre, avec une haute qualité du compactage du béton (la charge de rupture du béton du pieu ainsi executé est élevee à 270 kg/cm, alors que cet indice ne dépasse par 135 kg/cm pour un pieu exécuté par les procédés connus). Les dépenses de temps pour tout le processus d'exécution du pieu se sont élevées à 8 mn, ce qui est 2,1 fois moins que dans le cas d'exécution du pieu par le procédé connu décrit plus haut (selon le certificat d'auteur soviétique -nO 253666). Exemple 2. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé à la même profondeur, selon le projet. Pour l'enfoncement on a monté sur la tranche supérieure du tube de cuvelage un vibrateur 35 (figure 13), qui a exercé sur le tube de cuvelage 1, au cours de son enfoncement, une action vibratoire à la fréquence de 420 Hz, La profondeur prescrite par le projet a été atteinte par le tube de cuvelage en 2,2 non: La vitesse d'enfoncement du tube s'est donc élevée à 2,25 m/mn. L'extraction du tube a été effectuée de la même façon que dans l'exemple 1. Les dépenses de temps pour -l'exécution du pieu se sont élevées à 6,7 mn. Exemple 3. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été engagé sur une armature 41 (voir figures 17 a, b, c, d, e) constituée par six barres d'acier de 30 mm de diamètre, liées entre elles par un fil d'acier de 8 mm de diamètre, soudé aux barres. Pour le reste, le processus d'exécution du pieu a été réalisé de la même façon que dans l'exemple 1. La durée de l'exécution du pieu, compte tenu des dépenses de temps pour l'engagement du tube de cuvelage sur -l'armature, s'est élevée à 9 mn. Exemple 4. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. Lors de son extraction, on a provoqué au début, à la profondeur prescrite, 20 décharges avec une fréquence des impulsions de 2 Hz et une énergie de chaque impulsion.de 30 kJ. On a ainsi formé dans cette partie du pieu un renflement de 750 mm de diamètre (figure llc). Pendant le reste de la remontée l'énergie de chaque impulsion était de 20 kJ. A l'issue de 1,36 mn, comptées à partir du début de l'extraction du tube de cuvelage, quand ce tube était à 1,5 m du fond du trou, on a provoqué durant 10 s vingt décharges, par des impulsions ayant chacune une énergie augmentée jusqu'à 30 kJ. On a ainsi formé sur le pieu un second renflement de 750 mm de diamètre (voir figure ll d). Ceci fait, énergie de chaque impulsion a de nouveau été abaissée jusqu'à 20 kJ et le processus a été continué de la même façon que dans exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées à 8 mn. La force portante du pieu a été accrue de 200 % comparativement à celle du pieu de l'exemple 1, grâce aux renflements réalisés. A titre comparatif il convient de noter que les procédés connus décrits plus haut permettent de réaliser sur le pieu des renflements de faible valeur, donnant une augmentation de sa force portante (par rapport au pieu sans renflements) ne dépassant pas 6 %. Exemple 5. Un tube de cuvelage identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. Lors de son extraction on a fait passer au début, à la profondeur prescrite, durant 10 s, des impulsions dont la fréquence était maintenue au niveau de 10 Hz. On a ainsi formé dans la partie inférieure du pieu un renflement de 750 mm de diamètre (figure llc). Ensuite la remontée a été continuée comme dans l'exemple 1, avec une fréquence des impulsions de 2 Hz. Au bout de 1,36 mn, comptées à partir du début de l'extraction du tube de cuvelage, quand ce tube était à 1,5 m du fond du trou, on a de nouveau augmenté la fréquence des impulsions jusqu'à 10 Hz et l'on a maintenu cette fréquence pendant 10 s. On a ainsi formé sur le pieu un second renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 d). Ceci fait, on a de nouveau abaissé la fréquence des impulsions jusqu'à 2 Hz et l'on a continué le processus comme dans l'exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées à 8 mn. Exemple 6. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. Son extraction a été commencée à une vitesse de 0,5 m/mn, avec les mêmes paramètres électriques que dans l'exemple 1. La vitesse d'extraction a été maintenue au niveau indique pendant 15 s, puis elle a été augmentée jusqu'à l,1m/mnet la remontée a été continuée comme dans l'exemple 1. On a ainsi formé à la partie inférieure du pieu un renflement de 750 mm diamètre (figure 11 c). Au bout de 1,4 mn, comptées à partir du début de l'extraction du tube de cuvelage 1, au moment où le tube se trouvait à 1,5 m au-dessus du fond du trou, on a de nouveau abaissé la vitesse d'extraction du tube jusqu'à 0,5 m/mn et on l'a maintenue à ce niveau pendant 15 s. On a ainsi formé sur le pieu un second renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 d). Ceci fait, la vitesse d'extraction du tube de cuvelage 1 a été augmentée jusqu'à 1,1 m/mn, puis on a continué le processus comme dans l'exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées de 8,5 mn. Exemple 7. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. L'extraction du tube a été commencée à une vitesse de 0,9 m/mn ; l'énergie de chaque impulsion était de 25 kJ (les autres paramètres électriques étaient les mêmes que dans l'exemple 1) et les paramètres ont été maintenus aux niveaux indiqués pendant 10 s. On a ainsi formé à la partie inférieure du pieu un renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 c). Ensuite, la vitesse d'extraction du tube de cuvelage a été augmentée jusqu a 1,1 m/mn et l'énergie de chaque impulsion a été abaissée jusqu'à 20 kJ, puis l'extraction a été continuée comme dans l'exemple 1. Au bout de 1,39 mn, comptées à partir du début de l'extraction du tube de cuvelage 1, au moment où le tube se trouvait à 1,5 m au-dessus du fond du trou, on a de nouveau abaissé la vitesse d'extraction du tube jusqu'à 0,9 m/mn et l'énergie des impulsions a été augmentée jusqu a 25 kJ ; ces paramètres ont été maintenus à ces valeurs pendant 10 s. On a ainsi formé sur le pieu un second renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 d). Ceci fait, la vitesse d'extraction a été augmentée jusqu'à 1,1 m/mn et l'énergie de chaque impulsion a été diminuée jusqu'à 20 kJ, puis le processus a été continué comme dans -l'exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées à 8,2 mn. Exemple 8. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. Pendant-les premières 8 s du processus l'énergie de chaque impulsion était de 25 kJ, et la fréquence des impulsions, de 5 Hz (les autres paramètres avaient les mêmes valeurs que dans l'exemple 1). On a ainsi formé à la partie inférieure du pieu un renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 c). Puis l'énergie de chaque impulsion a été diminuée jusqu 20 kJ, et la fréquence des impulsions, jusqu a 2 Hz, après quoi l'extraction a été continuée comme dans l'exemple 1. Au bout de 1,36 mn, comptées à partir du début de ltextraction du tube de cuvelage, au moment où le tube se trouvait à 1,5 m au-dessus du fond du trou, on a de nouveau augmenté l'énergie de chaque impulsion jusqu'à 25 kJ, et la fréquence des impulsions, jusqu'à 5 Hz ; on a maintenu ces paramètres aux valeurs indiquées pendant 8 s. On a ainsi formé sur le pieu un second renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 d). Ensuite l'énergie des impulsions a été diminuée jusqu'à 20 kJ, la fréquence des impulsions, jusqu'à 2 Hz, et le processus a été continué comme dans l'exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées à 8 mn. Exemple 9. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été enfoncé comme décrit dans l'exemple 1. Pendant les premières 11 s d'extraction du tube, la vitesse d'extraction était de 0,9 m/mn, et la fréquence des impulsions, de 7 Hz (les autres paramètres étaient les mêmes que dans l'exemple 1). On a ainsi obtenu à la partie inférieure du pieu un renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 c). Ensuite la vitesse d'extraction du tube de cuvelage a été augmentée jusqu'à 1,1 m/mn, et la fréquence des impulsions, diminuée jusqu'à 2 Hz, après quoi l'extraction a été continuée comme dans l'exemple 1. Au bout de 1,38 mn, comptées à partir du début de l'extraction du tube de cuvelage, au moment où le tube se trouvait à 1,5 m au-dessus du fond du trou, on a de nouveau abaissé la vitesse d'extraction du tube de cuvelage jusqu'à 0,9 m/mn et augmenté la fréquence des impulsions jusqu'à 7 Hz. Ces paramètres ont été maintenus aux valeurs indiquées pendant 10 s. On a ainsi formé un second renflement de 750 mm de diamètre (figure 11 d). Ceci fait, la vitesse d'extraction du tube de cuvelage a de nouveau été augmentée jusqu'à 1,1 m/mn, et la fréquence des impulsions, diminuée jusqu'à 2 Hz, après quoi le processus a été continué comme dans l'exemple 1. Les dépenses de temps pour l'exécution du pieu se sont élevées à 8,2 mn. Exemple 10. Un tube de cuvelage 1 identique à celui de l'exemple 1 a été placé à l'intérieur d'une armature (figures 18 a, b, c, d > e) constituée par six barres d'acier de 30 mmde diamètre, liées entre elles par un fil de 8 mm de diamètre, soudé aux barres. Le tube a été posé sur un sol argileux ferme et le processus a été réalisé comme décritdans exemple 1. La durée d'enfoncement du tube dans le sol s'est élevée à 3,9 mn ; la durée d'exécution du pieu, compte tenu des dépenses de temps pour placer le tube de cuvelage à l'intérieur de l'armature, s'est élevée à 9,4 mn. Les exemples concrets de réalisation de l'invention donnés plus haut admettent diverses modifications et divers compléments évidents pour les spécialistes dans ce domaine de la technique. Bien entendu, l'invention ntest nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'execution.de pieux moulés dans le sol, du type dans lequel on pose sur le sol un tube de cuvelage, on enfonce ce tube dans le sol, puis, quand le tube de cuvelage a atteint la profondeur requise, on exécute simultanément la coulée du béton dans le tube de cuvelage, l'extraction du tube de cuvelage et le compactage du béton, caractérisé en ce que le tube de cuvelage est enfoncé dans le sol en y admettant un liquide et en faisant passer dans ce liquide des impulsions électriques provoquant des' décharges électriques dont les paramètres sont tels qu'elles produisent à la partie inférieure du tube de cuvelage des ondes de choc hydrauliques agissant sur le sol et le tube de cuvelage, et que le béton est compacté en y provoquant des décharges électriques analogues. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le paramètre adopté pour la production d'ondes de choc hydrauliques à la partie inférieure du tube de cuvelage est la quantité d'énergie dégagée par les décharges électriques pendant l'unité de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des ondes de choc hydrauliques, et que lton fait varier cette quantité d'énergie pendant l'exécution du pieu afin d'obtenir un pieu de section variable. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que pour faire varier la quantité d'énergie dégagée par les décharges électriques pendant l'unité de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des ondes de choc hydrauliques, on fait varier la fréquence des impulsions. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la fréquence des impulsions électriques est choisie dans la plage de 0,1 à 10 Hz. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que pour faire varier la quantité d'énergie dégagée par les décharges électriques pendant l'unité de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des ondes de choc hydrauliques, on fait varier la quantité -d'énergie de chaque impulsion, 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la quantité d'énergie de chaque impulsion est choisie dans la plage de 0,1 à 300 kJ. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que pour faire varier la quantité d'énergie dégagée par.les' décharges electriques pendant-l'unitê de temps, rapportée à l'unité de surface du sol dans la zone d'action des~ondes de choc hydrauliques, on fait varier la vitesse d'extraction du tube de cuvelage. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la vitesse d'extraction du tube de cuvelage est choisie dans la plage de 0,1 à.5 m/mn. 9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, avant d'admettre le liquide dans le tube de cuvelage, on engage celui-ci sur une armature servant à armer le pieu à exécuter. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, avant d'admettre le liquide dans le tube de cuvelage, on introduit celui-ci dans une armature servant à armer le pieu à executer. 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que, une fois le tube de cuvelage sorti du sol, les décharges électriques pour le compactage du béton sont provoquées dans le coffrage de la semelle, monté au préalable sur le sol, ce qui assure la formation de la partie du pieu au-dessus du soi. 12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le liquide au sein duquel on provoque les décharges électriques est un liquide ayant les propriétés d!un liant. 13. Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que, simultanément avec la production des décharges électriques pour ltenfoncement du tube de cuvelage, on exerce sur ce tube une action mécanique. 14. Installation pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 13, du type comprenant un tube de cuvelage, un dispositif de levage pour poser ce tube sur le sol, le soutenir et l'extraire du sol, un dispositif d'enfoncement agissant sur le sol par l'intermédiaire du tube de cuvelage pour enfoncer ce tube, et un dispositif de bétonnage pour couler le béton dans le tube de cuvelage au cours de son extraction du sol, lesdits dispositifs étant liés audit tube de cuvelage, caractérisée en ce que le dispositif d'enfoncement comporte un système d'alimentation en liquide mis en communication avec le tube de cuvelage et un dispositif à impulsions comprenant un générateur d'impulsions électriques installé auprès du tube de cuvelage et des électrodes montées dans la partie inférieure du tube de cuvelage et reliées électriquement au générateur d'impulsions électriques, de telle façon que, lorsque celui-ci débite des impulsions électriques, ces impulsions provoquent entre les électrodes des décharges électriques qui produisent, dans le liquide admis dans le tube de cuvelage par ledit système d'alimentation, des ondes de choc hydrauliques agissant sur le sol, grace à quoi le tube de cuvelage s'enfonce dans le sol. 15, Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que qu'au moins l'une des électrodes est annulaire et fixée coaxialement au tube de cuvelage. 16. Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que les électrodes sont disposées dans le tube de cuvelage de façon que les lignes d'action des décharges électriques provoquées entre ces électrodes soient à peu près parallèles à l'axe dudit tube de cuvelage. 17. Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce que les autres électrodes sont montées au-dessus de l'électrode annulaire et sont réalisées sous la- forme de tiges disposées suivant les génératrices d'un corps de révolution fictif, coaxial au tube de cuvelage. 18. Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce que le rôle de l'électrode annulaire est joué par le tube de cuvelage. 19. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que les électrodes sont groupées au moins en une paire d'électrodes superposées. 20. Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que ltélectrode inférieure de la paire d'électrodes se termine en pointe orientée vers le sol. 21. Installation selon l'une des revendications 14 à 20, caractérisée en ce que le dispositif d'enfoncement est doté d'au moins un écran directeur, lié à la tranche inférieure du tube de cuvelage et servant à focaliser et à localiser les ondes de choc hydrauliques. 22. Installation selon la revendication 21 et selon l'une des revendications 19 et 20, caractérisée en ce que le rôle de l'écran directeur est joué par celle des surfaces de ladite électrode inférieure qui est orientée vers l'électrode supérieure. 23. Installation selon les revendications 19 et 20, caractérisée en ce que l'électrode inférieure de la paire d'électrodes est montée de façon qu'elle puisse se déplacer par rapport au tube de cuvelage, le long de son axe; de sorte que les décharges électriques provoquent une action vibratoire de l'électrode inférieure sur le sol. 24. Installation selon l'une des revendications 14 à 23, caractérisée en ce qu'elle est dotée d1un corps pesant placé sur la tranche supérieure du tube de cuvelage pour exercer une charge statique sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol. 25. Installation selon l'une des revendications 14 à 24, caractérisée en ce qu'elle est dotée d'un vibrateur monté sur la tranche supérieure du tube de cuvelage pour exercer une action vibratoire sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol. 26. Installation selon l'une des revendications 14 à 25, caractérisée en ce qu'elle est dotée d'un mouton ou analogue placé au-dessus de la tranche supérieure du tube de cuvelage pour exercer périodiquement une action percussive sur ce tube pendant son enfoncement dans le sol.