L'invention, due à la collaboration de Messieurs Jacques BBRBETTA, Michel CHARBONNEAU et Joseph REBESCO, est relative à une armoire de distribution électrique à ossature métallique de forme parallélépipédique comprenant - des montants profilés perforés, - au moins une paire de traverses latérales s'étendant parallèlement dans un même plan et susceptible dTêtre fixées à différents niveaux prédéterminés aumdits montants, - au moins un rail profilé à rebords rempliés disposé perpendiculairement auxdites traverses latérales et dont chaque extrémité est assemblée à la traverse associée au moyen d'une équerre. Dans les dispositifs connus du genre mentionné renfermant des appareils électriques, notamment des disjoncteurs, tinter rupteurs, contacteurs, fusibles, etc..., le châssis ou l'ossature de support des appareils est réalisé par 1 t assemblage de profilés standard par des boulons, des perforations multiples autorisant différents montages et positionnements appropriés aux encombrements et types d'appareils. Le nombre de combinaisons est néanmoins limité et pour ce type de châssis, l'aceessibilité à la face arrière est indispensable pour une modification ultérieure de l'agencement de armoire. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précédents et de réaliser des éléments métalliques d'assemblage permettant un montage rapide et simple approprié à l'encombrement de l'appareillage électrique à incorporer dans l'armoire et utilisant un minimum de moyens de fixation tels que boulons ou rivets. Selon l'invention, lune des ailes de ladite équerre est subdivisée en une patte centrale bordée de deux languettes adjacentes décalées de manière à permettre un enfourchement de chant de ladite aile sur Ne dudit rail profilé, lesdites languettes coopérant avec lesdits rebords et la surface interne de ladite âme, et ladite patte centrale avec la surface externe de ladite âme. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'une des extrémités de chaque traverse latérale comporte deux griffes séparées par une échancrure et pliées à angle droit en sens inverse l'une de l'autre; les griffes étant agencées pour s 'emboîter par pivotement dans des perforations d'un montant profilé. Chaque traverse latérale est pourvue d'une lumière oblongue permettant un réglage du positionnement du rail ou de la plaque profilée associé le long de la lumière. L'équerre comporte d'autre part un ergot plié vers l'extérieur et pénétrant dans la lumière oblongue de la traverse latérale en position assemblée. Les traverses latérales et les plaques profilées sont assemblées de façon démontable permettant respectivement un réglage selon la hauteur et la profondeur. Les plaques profilées sont avantageusement constituées par des rails DIN asymétriques. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de l'exposé qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente une vue partielle en perspective d'un châssis d'une armoire, selon l'invention, montré à l'état assemblé; la figure 2 est, à échelle agrandie, une vue de détail de la figure 1, montrant l'assemblage du rail DIN asymétrique sur une traverse latérale au moyen d'une équerre; la figure 3 est une vue de profil de la figure 2; la figure 4 est une vue en perspective de l'équerre d'assemblage de la figure 1; la figure 5, analogue à la figure 2, illustre une variante de réalisation dans laquelle le rail DIN asymétrique est remplacée par une cornière; la figure 6 est une vue de profil de la figure 5;; les figures 7 et 8 montrent en détail et en perspective, respectivement en position démontée et en position assemblée, un assemblage sans vis de la traverse latérale, selon la figure 1, sur un montant profilé en U du châssis. La figure 1 montre a titre d'exemple une traverse latérale 10 fixée à deux montants profilés en U 12, 14 d'une armoire électrique en forme de parallélépipède droit, dont les autres éléments identiques ou symétriques ne sont pas représentés et constituent un châssis rigide à quatre montants profilés verticaux en U reliés par une pluralité de traverses latérales identiques. Les montants et les traverses sont réalisés en tôle d'acier. Les ailes de chaque montant 12, 14 en U sont munies de perforations 16 échelonnées suivant la hauteur du montant. Chaque traverse latérale 1G présente également une forme en U dont la base 18 comporte une ouverture oblongue 20 stétendant sur la quasi-totalité de la longueur de la traverse.La distance de séparation des deux montants 12, 14 correspond à la profondeur de l'armoire, les montants 12, 14 étant respectivement situés dans des plans définissant les faces arrière et avant de l'armoire. Une des extrémités de chaque traverse 10 est pourvue d'un dispositif à griffes, désigné par le repère général 22 et décrit plus en détail par la suite en référenee aux figures 7 et 8, s'emboîtant par pivotement dans les perforations 16 du montant arrière 12, l'autre extrémité comportant une plaque d'assemblage 24 munie de deux ouvertures pour le passage dTun boulon 26 de fixation de; la plaque 24 au profilé 14. L'armoire est complétée par un habillage (non représenté) maintenu par les montants et obturant les différentes faces du parallélépipède, une porte étant ménagée sur la face avant. Des appareils électriques (non représentés), notamment des disjoncteurs, contacteurs, interrupteurs et fusibles, sont encliquetés sur un rail profilé 28 du type dénommé "DIN;asymétrique", disposé perpendiculairement entre deux traverses latérales 10 espacées d'un même niveau. Le rail profilé 28 présente des rebords inférieur et supérieur 27, 29 de largeurs différentes reliés entre eux par une zame 31 commune. Plusieurs rails profilés 28 sont échelonnés à des niveaux différents suivant la hauteur de l'armoire, chacun étant pourvu d'une gamme d'appareils déterminés.L'ensemble des rails détermine à l'intérieur de armoire deux espaces partiels, le premier espace 30, situé entre les rails 28 et la face avant de l'armoire, renfermant l'appareillage, le sécond espace 32, disposé entre les rails 28 et la face arrière, contenant le jeu de barres et la filerie. L'assemblage du rail 28 avec les traverses 10 latérales correspondantes est assuré par un dispositif à équerre, désigne par le repère général 34 et représenté plus en détail sur les figures 2 à 4. Selon la figure 4, l'équerre 34 est obtenue par poin çonnage et pliage et présente une première face 36 munie de deux lumières, l'une oblongue 38, l'autre circulaire 40; la deuxième face 42 est pliée à angle droit par rapport à la face 36 et présente une découpe repoussée formant une patte 44 centrale décalée transversalement par rapport à deux languettes latérales 46, 48 à arAtes biseautées. La patte centrale 44, plus courte que les languettes 46, 48, est pourvue d'une ouverture circulaire 50, et une découpe 52 repliée vers'l'extérieur'est ménagée dans la zone de liaison avec la face 36 et forme un ergot 54. L'intervalle séparant les languettes 46, 48 de la patte 44 est légèrement supérieur à l'épaisseur de l'ame 31 du rail 28. Selon les figures 2 à 3, l'équerre 34 est enfilée latéralement par sa face 42 sur l'extrémité du rail profilé 28 de telle manière que les languettes 46, 48 et la patte centrale 44 enfourchent l'amie 31 du rail DIN 28. Les languettes 46, 48 prernent appui dans les rebords 29 et 27 du rail et la patte 44 coopère avec la surface externe de l'âme 31 du rail. I1 ressort de la figure 2, montrant l'équerre 34 semi-emmanchée sur le rail 28, que ce mode d'assemblage pallie des défauts de longueur du rail 28 dont l'extrémité peut bien entendu venir au contact de la face 36 de l'équerre 34. Llergot 54 est introduit dans l'ouverture oblongue 20 de la traverse latérale 10 et sert. à positionner le rail 28 et l'équerre 34 le long de la-traverse 10. Un boulon 56 passant par la lumière 40 et l'ouverture 20 fixe l'équerre 34 sur la traverse 10. La mise en oeuvre de l'agencement de l'armoire basse tension, selon l'invention, découle de la description précédente, et il suffit de rappeler que le nombre de rails DIN 28 et de traverses 10 fixées sur les deux côtés du châssis est adapté à l'encombrement de l'appareillage à incorporer et au type d'armoire. Sur chaque extrémité d'un rail DIN 28 est enfourchée une équerre 34 solidarisée à la traverse 10 correspondante par un boulon 56, et il est facile de voir que cet assemblage ne nécessite aucune. perforation ou usinage du rail 28. Un positionnement le long de - l'ouverture 20 est autorisé. Les figures 5 et 6 montrent une variante de réalisation dans laquelle le rail DIN asymétrique est remplaeé par une simple cornière 58 pourvue d'une pluralité de perforations sur toute sa longueur permettant le montage de l'appareillage au moyen de boulons. La fixation de la cornière 58 sur la traverse 10 s'effectue par l'intermédiaire de la même équerre 94 décrite en référence à la figure 4, mais en inversant la face en contact avec la base 18 de la traverse 10. La face 36 de ltéquerre est fixée sur l'extré- mité de la cornière 58 au moyen d'un boulon 60 introduit dans la lumière oblongue 38 et dans une perforaton (non représentée) de la cornière.La face 42 de l'équerre est ensuite solidarisée à la traverse 10 au moyen d'un boulon 56 introduit dans l'ouverture 50, l'ergot 54 servant encore à positionner l'ensemble de la cornière et de l'équerre le long de l'ouverture 20. Les figures 7 et 8 montrent l'assemblage 22 de la traverse latérale 10 sur le montant arrière 12 au moyen de deux griffes 62, 64 s'emboîtant par pivotement dans les perforations 16 du montant. Les deux griffes 62, 64 sont séparées par une échancrure 66 centrale et leurs extrémités sont pliées à angle droit et en sens inverse l'une de l'autre. La mise en place de la traverse 10 sur les montants 12 et 14 s'effectue en deux stades - en un premier stade, montré aux figures 7 et 8, on fait pivoter la traverse 10 dans le sens des aiguilles dlune montre et on dirige la traverse sur l'aile perforée du montant arrière 12 selon le sens de la flèche F. Un pivotement de la traverse 10 en sens inverse des aiguilles d'une montre introduit les griffes 62, 64 dans deux perforations 16 adjacentes du montant 12; - dans un deuxième stade, on fixe la plaque 24 de llau- tre extrémité de la traverse au montant avant 14 au moyén d'un boulon 26 ou d'un rivet. L'ensemble des traverses latérales et des rails DIN asymétriques ou cornières sont assemblés de façon démontable permettant un réglage en hauteur et en profondeur en fonction de l'encombrement de l'appareillage à incorporer dans l'armoire basse tension. Le démontage ou la fixation d'une traverse peut être effectuée à partir de la face avant de l'armoire. L'invention n'est bien entendu nullement limitée au mode de mise en oeuvre plus particulièrement décrit et représenté aux dessins annexés, mais elle s'étend bien au contraire à toute variante restant dans le cadre des équivalences mécaniques et électriques, notamment celle dans laquelle les rails DIN asymétriques ou les cornières seraient remplacés par d'autres éléments de support. REVENDI CATTONS 1. Armoire de distribution électrique à ossature métallique de forme parallélépipédique comprenant - des montants profilés perforés, - au moins une paire de traverses latérales s'étendant parallèlement dans un même plan et susceptible d'entre fixée à différents niveaux prédéterminés auxdits montants, - au moins un rail profilé à rebords repliés disposé perpendicu- lairement auxdites traverses latérales et dont chaque extrémité est assemblée à la traverse associée au moyen d'une équerre, caractérisée par le fait que l'une des ailes de ladite équerre est subdivisée en une patte centrale bordée de deux languettes adja- - centes décalées de manière à permettre un enfourchement de chant de ladite aile sur l'âme dudit rail profilé, lesdites languettes coopérant avec lesdits rebords et la surface interne de ladite âme, et ladite patte centrale avec la surface externe de ladite âme. 2. Armoire de distribution électrique, selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'une des extrémités de chaque traverse latérale comporte deux griffes séparées par une échancrure et pliées à angle droit en sens inverse l'une de l'autre, les griffes étant agencées pour s'emboîter par pivotement dans des perforations d'un montant profilé. 3. Armoire de distribution électrique selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que chaque traverse latérale est pourvue sur la quasi-totalité de sa longueur d'une lumière oblongue permettant un positionnement réglable de ladite équerre et du rail profilé associé le long de ladite lumière. 4. Armoire de distribution électrique selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite équerre comporte un ergot en saillie pénétrant dans ladite lumière oblongue en position assemblée du rail profilé et de la traverse associée. 5. Armoire de distribution électrique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit rail profilé comporte une âme verticale et des rebords de largeurs différentes. 6. Armoire de distribution électrique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'écartement entre ladite patte centrale et lesdites languettes de ladite équerre correspond à l'épaisseur de l'âme dudit rail profilé de façon à réaliser un montage sans jeu. 7. Armoire de distribution électrique, selon la revendication 1, 4 ou 6, caractérisée par le fait que les arêtes extérieures des languettes sont biseautées facilitant 1 t enfourchement de ladite équerre sur le rail profilé. 8. Assemblage de deux profilés perpendiculaires au moyen d'une équerre, l'un des profilés en forme de U comportant une âme munie de deux rebords inférieur et supérieur pliés à angle droit, caractérisé par le fait que l'une des ailes de ladite équerre, comportant une patte centrale séparée et décalée transversalement par rapport à deux languettes adjacentes, est enfourchée de chant sur l'âme dudit profilé en forme de U de telle manière que lesdites languettes coopèrent avec les rebords inférieur, supérieur, et la surface interne de ladite âme et ladite patte centrale avec la surface externe de ladite âme. 9. Assemblage de deux profilés selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'intervalle de séparation desdites languettes et de ladite patte centrale est sensiblement équivalent à l'épaisseur de ladite âme.