La présente invention concerne les équipements utilisés dans l'industrie poissonnière et a plus précisément-pour objet un dispositif à fileter les poissons. Le dispositif de l'invention peut être mis en oeuvre avec le maximum de succès dans les machines de traitement de pois sons installées sur les bateaux de pêche, dans les combinats de production poissonnière et d'autres usines de l'industrie poissonnière. I1 est avantageux d'employer l'invention pour le filetage de n'importe quelle espèce de poisson rond dont la longueur est comprise entre 25 et 80 cm. On connaît des dispositifs à fileter les poissons, qui sont équipés de couteaux circulaires jumelés servant à l'incision des poissons du côté de leur dos et de leur ventre jusqu'à la colonne vertébrale. Les filets de poisson sont définitivement séparés de la colonne vertébrale par une paire de couteaux spéciaux lors du transport ultérieur du poisson dans la machine équipée de ces dispositifs. Le jeu entre les plans des couteaux circulaires jumelés est constant. La valeur de ce jeu est déterminée par la taille du plus grand poisson devant être traité par la machine. Par conséquent, les poissons dont la taille est plus petite sont coupés en filets avec de grandes pertes de produit alimentaire. Cette circonstance est un sérieux inconvénient du traitement mécanise des poissons, surtout à l'heure actuelle, où l'insuffisance des protéines dans l'alimentation se fait sentir dans le monde entier. Dans le cas d'un jeu plus petit, les filets sont coupés avec des restes de colonne vertébrale, ce qui est aussi inadmissible. Pour varier le jeu entre les couteaux circulaires jumelés, on recourt à des moyens composés de mécanismes à cames et à leviers construits en tenant compte d'une loi déterminée de la relation entre la taille du poisson à la conicité de sa colonne vertébrale. Mais tant donné que, pour une conicité approximativement égale des colonnes vertébrales de poissons de tailles et d'espèces différentes, les bases des cônes des colonnes vertébrales diffèrent en dimensions, on est forcé de régler le mécanisme de variation du jeu entre les couteaux jumelés pour le traitement des poissons dont les bases du cône de la colonne vertébrale sont les plus grandes. Par conséquent, lors du traitement des poissons dont la taille est plus petite, les pertes en produit alimentaire sont, dans ce cas aussi, importantes. Avec un autre réglage du jeu, certaines parties de la colonne vertébrale restent sur les filets des grands poissons, ce qui est aussi inadmissible. On connaît aussi un dispositif à fileter les poissons, dans lequel le jeu entre les plans des couteaux circulaires jumeles est varié en plaçant un volant? à cliquet dans des positions déterminées en fonction de la taille du poisson à traiter, c'està-dire que ce jeu est réglé au préalable. Le réglage préalable du jeu nécessite un triage préalable des poissons en fractions selon leur taille, ce qui réduit sensiblement ltefficacite du traitement mécanisé des poissons et ne permet pas d'augmenter considérablement le rendement en produit alimentaire. Pour établir le jeu requis entre les plans des couteaux circulaires jumelés, le volant et les couteaux sont reliés entre eux par deux tiges placées à l'intérieur d'un arbre creux sur lequel sont montés les moyeux des couteaux. Chaque moyeu de couteau est rigidement lié à sa tige et au volant comportant un cliquet qui peut être fixé dans plusieurs échancrures d'un disque immobilisé sur l'arbre creux. Le volant possède deux cannelures hélicoi- dales de sens contraires, dans lesquelles s'engagent des goupilles rigidement fixées dans les tiges. En tournant le volant à la main on réalise le déplacement synchrone des couteaux en sens contraires le long de l'arbre à partir de leur position initiale. Le dispositif possède un mécanisme de centrage du poisson, composé d'une auge de transport, de vis coniques à filets multiples servant à transporter le poisson, et d'un organe de fixation de forme prismatique enveloppant le poisson et destiné à le guider correctement vers les couteaux circulaires jumelés. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. Le poisson étêté et éventré est posé sur l'auge de transport pour être amené par cette dernière jusqu'aux vis coniques rotatifs à filets multiples, qui le transportent jusqu'aux couteaux circulaires jumelés. Pour régler préalablement le jeu entre les plans des couteaux, le volant relié par les tiges aux moyeux des couteaux est mis manuellement dans une position déterminée dépendant de la taille du poisson, et est bloqué dans cette position par le cliquet. Dans un tel dispositif, ne peuvent être réalisées que les incisions du dos et du ventre jusqu'à la colonne vertébrale. Les filets de poisson sont définitivement séparés de la colonne vertébrale par une paire de couteaux spéciaux. Le poisson est centré d'en dessus par l'organe de fixation à re-ssort de forme prismatique, qui assure le guidage nécessaire de la colonne vertébrale du poisson amené sous les couteaux circulaires jumelés. On connaît aussi largement un dispositif à fileter les poissons, comprenant un mécanisme de centrage du poisson et des couteaux circulaires jumelés montés dans des moyeux disposés sur un arbre de façon à pouvoir' être déplacés le long de l'arbre en fonction de la taille du poisson. Pour permettre aux couteaux de se déplacer le long de l'arbre, sur ce dernier sont prévues des fentes ou des clavettes. Le rapprochement synchrone des couteaux est assuré par un système de leviers ou de secteurs dentés reliEs cinématiquement aux moyeux des couteaux. L'autopositionnement des couteaux jumelés en fonction des variations des dimensions des sections de la colonne vertébrale s'effectue sous l'action de la colonne vertébrale sur les tranchants des couteaux circulaires jumelés pour les faire déplacer. en sens contraires le long de l'arbre. Pour le centrage du poisson avant l'introduction de sa nageoire caudale entre les couteaux, on utilise une auge prismatique et des paires de plaques engagées d'en dessus et d'en dessous entre les couteaux et séparées par un jeu laissant passer la nageoire caudale, ainsi que des paires de volets montés avec un jeu entre eux pour le passage de la nageoire caudale et s'écartant en synchronisme sous l'action des flancs du poisson. Cependant, ces dispositifs se carac térisent par une faible sensibilité à l'action de la colonne vertébrale sur les tranchants des couteaux par suite des gauchissements des moyeux des couteaux sur les arbres, et par conséquent, de leur coincement. Cet inconvénient rend nécessaire le réglage du jeu initial entre les couteaux à une valeur élevée (jusqu'à 7 à 10 mm), ce qui conduit à des pertes excessives de produit alimentaire, c'est-à-dire à un filetage non économique du poisson. Donc, les dispositifs connus dans lesquels les couteaux circulaires jumelés sont montés sans possibilité de varier le jeu entre eux, ou dans lesquels la loi de variation du jeu est pro grammée au moyen d'un mécanisme à cames, ou dans lesquels le jeu est réglé par la rotation du volant avant le traitement ou par l'effort excentrique de pression de la colonne vertébrale, appli qué aux tranchants des couteaux, n' assurent pas le traitement universel de poissons de tailles et d'espèces différentes et nécessite un triage préalable. De plus, le traitement du poisson à l'aide de tels dispositifs n'assure pas un rendement élevé en produit alimentaire. La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients. L'invention est destinée à résoudre le problème de la mise au point d'un dispositif à fileter les poissons, dans lequel serait assurée la possibilité de déplacement des couteaux circulaires jumelés le long de l'arbre, et qui permettrait de ce fait de realiser d'une manière très économique la séparation des filets de poisson de la colonne vertébrale et des nageoires dans les conditions de la production en masse. Ce problème est résolu à l'aide d'un dispositif à fileter les poissons, du type comprenant un mécanisme de centrage du poisson et des couteaux circulaires jumelés montés dans des moyeux disposés sur un arbre de façon à pouvoir se déplacer le long de l'arbre, caractérisé, selon l'invention, en ce que la possibilité de déplacement des couteaux le long de l'arbre est obtenue par l'intermédiaire d'assemblages par filets de sens opposés de l'arbre et des moyeux des couteaux, et d'un élément élastique relié cinématiquement aux moyeux et à l'arbre. L'idée essentielle de l'invention est fondée sur le fait que, au cours de la coupe, il apparaît sur les tranchants des couteaux une différence entre les efforts circonférentielsde coupe des tissus mous et osseux du poisson. A leur tour, les efforts circonférentiels créent un couple moteur et, par conséquent, provoquent la rotation des couteaux autour de l'axe de l'arbre. La présence des assemblages par filet à droite et par filet à gauche des moyeux des couteaux et de l'arbre, en combinaison avec l'élément élastique qui supporte l'effort de coupe des tissus mous et tourne lors de la coupe de ltos, assure le déplacement synchrone des couteaux le long de l'arbre dans les sens opposés et, par conséquent, l'autoréglage des couteaux circulaires jumelés par rapport à la section transversale de la colonne vertébrale du poisson trait. Grâce à la construction proposée du dispositif on arrive à obtenir une grande économie lors de la séparation des filets de la colonne vertébrale et des nageoires du poisson, ce qui est surtout important dans les conditions de la production en masse. Cette conception du dispositif ne nécessite pas un triage préalable des poissons selon la taille et l'espèce, ni un réglage préalable du jeu requis entre les couteaux jumelés pour le filetage des poissons triés selon leur taille. I1 est avantageux, du point de vue de la technologie, de réaliser les assemblages par filets sous forme de filets carrés pratiqués sur l'arbre et sur les moyeux. Un tel assemblage est caractérisé par la simplicité de son exécution, car les filets carrés sont usinés sur des tours, et, à la différence des filets triangulaires et trapézoldaux, permet de réaliser des ajustements glissants des moyeux des couteaux suivant le diamètre intérieur de l'arbre. Pour assurer une meilleure résistance à l'usure des surfaces conjuguées des moyeux et de l'arbre, il peut être avantageux de réaliser les assemblages par filets sous forme de rainures hélicordales pratiquées sur l'arbre et sur les moyeux. Les rainures hélicoidales ne forment qu'un seul pas et, par conséquent, ne détériorent que dans une faible mesure la surface de l'arbre. En utilisant, en tant qu'élément élastique, un ressort de torsion à pas agrandi (relativement grand), dont une extrémité est fixée au moyeu, et l'autre, à l'arbre à l'aide d'un cylindre, on assure une valeur minimale de l'effort circonférentiel de coupe des couteaux circulaires jumelés, valeur qui est suffisante pour la coupe des tissus mous du poisson et insuffisante pour la coupe de l'os. En outre, le ressort de torsion constitue la forme la plus simple de réalisation de l'élément élastique. Pour assurer le déplacement synchrone des moyeux avec les couteaux le long de l'arbre, il est avantageux d'équiper les moyeux des couteaux d'un accouplement en bout. Pour simplifier la technologie de fabrication et la construction, l'accouplement en bout peut être réalisé sous forme d'un embrayage à griffes. Dans ce qui suit, la présente invention est illustrée par la description détaillée d'exemples de réalisation concrets mais non limitatifs, et par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue d'ensemble du dispositif conforme à l'invention, dont le corps est partiellement enlevé (en coupe longitudinale) - la figure 2 est une vue suivant la flèche A de la figu re 1 - la figure 3 est une vue d'ensemble en perspective du dispositif selon l'invention ; - la figure 4 est une vue similaire à la figure 3, mais à échelle agrandie et en coupe partielle ; - la figure 5 est une variante de réalisation du disposi tif proposé (vue en coupe longitudinale) - la figure 6 est une vue en coupe suivant VI-VI de la figure 1 - la figure 7 est une vue en coupe suivant VII-VII de la figure 1 ;; - la figure 8 est une vue en coupe suivant VIII-VIII de la figure 2 - la figure 9 est une vue suivant la flèche B de la figu re 1 - la figure 10 est une vue en coupe suivant X-X de la fi gure 2. Le dispositif à fileter les poissons comporte un corps 1 (figure 1) dans lequel sont fixés un mécanisme 2 (figure 2) de centrage du poisson et des couteaux circulaires jumelés 3, 4 (figures 1 à 4) montés respectivement sur des moyeux 5 et 6 engagés sur un arbre 7 de façon à pouvoir se deplacer le long de cet arbre. Une commande (non représentée) met en rotation les couteaux 3, 4. Selon l'invention, les couteaux 3, 4 ont la possibilité de se déplacer le long de l'arbre i grâce à l'utilisation d'assemblages par filets de sens mutuellement contraires ménagés respectivement sur l'arbre 7 et les moyeux 5, 6 des couteaux 3, 4, et d'un élément élastique relié cinématiquement aux moyeux 5, 6 et à l'arbre 7. Les assemblages par filets montrés sur la figure 1 sont réalisés sous forme de filets carrés à droite 8 et à gauche 9 pratiques sur l'arbre 7, et de filets correspondants prévus sur les moyeux 5, 6 des couteaux 3, 4. Selon une variante de réalisation des assemblages par filets, montrée sur la figure 5, l'arbre 7 comporte des rainures hélicoldales 10, 11 de sens mutuellement contraires, tandis que dans les moyeux 5, 6 sont montés des taquets 12, 13. Dans les mo yeux'5, 6 sont incorporées soit des douilles filetées 14, 15 (figures 1, 4) soit des douilles 16, 17 (figure 5) dans lesquelles sont montés les taquets 12, 13. Les douilles 14, 15 et 16, 17 sont fabriquées en matières antifriction anticorrosives et sont prévues pour permettre de ne pas fabriquer les moyeux 5, 6 entièrement en métal anticorrosif antifriction non ferreux, par exemple en bronze. Les douilles 14, 15 et 16, 17 sont fixées dans les moyeux 5, 6 à l'aide d'une goupille 18 et d'une vis 19. En tant qu'élément élastique on utilise de préférence un ressort de torsion 20 dont une extrémité est fixée au moyeu 6 du couteau 4, et l'autre, sur un cylindre 21 monté sur l'arbre 7 et fixé sur ce dernier à l'aide d'une vis 22 (figure 6) et d'un contre-écrou 23. Le cylindre 21 sert à régler la valeur du couple initial du ressort de torsion 20 en le faisant tourner par rapport à l'arbre 7. Le pas des spires du ressort 20 est agrandi (relativement grand) afin de permettre le déplacement des moyeux 5, 6 des couteaux 3, 4 le long de l'arbre 7. Pour régler le jeu entre les couteaux 3, 4, sur l'arbre 7 est prévué une bague 24 (figure 1) dans laquelle est montée une butée 25 (figure 7) qui s'engage dans une gorge annulaire non fermée 26 du moyeu 5 du couteau 3. La bague 24 est fixée sur l'arbre 7 de la même manière que le cylindre 21. Les extrémités coniques des vis 22 s'engagent dans des dents 27 (figure 6) pratiquées dans les collets ou tourillons intermédiaires de l'arbre 7 en interdisant d'une manière fiable la rotation spontanée du cylindre 21 et de la bague 24. Une telle fixation du cylindre 21 et de la bague 24 donne la possibilité, en cas de besoin, de les faire tourner par rapport à l'arbre 7 au cours du réglage du dispositif. En tournant le cylindre 21 on règle l'effort circonférentiel minimal nécessaire sur le tranchant des couteaux circulaires jumelés 3, 4 (figures 1, 2, 8) lors de la coupe des parties molles de la colonne vertébrale 28 des poissons, tandis qu'en tournant la bague 24 on règle le jeu minimal nécessaire entre les couteaux circulaires jumelés 3, 4. Les couteaux 3, 4 sont montés sur des disques de protection 29, 30 (figure 1) comportant des chanfreins 31. A leur tour, les disques 29, 30 sont montés sur les moyeux 5, 6 des couteaux 3, 4, respectivement. Les moyeux 5, 6 des couteaux 3, 4 sont reliés par un accouplement en bout. Des saillies 32 (figure 9) prévues sur le moyeu 5 entrent dans des rainures 33 du moyeu 6 en formant un embrayage à griffes qui ne permet pas aux couteaux 3, 4 de tourner l'un par rapport à l'autre, mais qui permet aux moyeux 5, 6 de se déplacer le long de l'arbre 7 en assurant le synchronisme complet du déplacement en sens contraires des couteaux 3, 4 le long de l'arbre 7. Pour diriger correctement les nageoires caudales 34 (figure re 2) des poissons dans le jeu entre les couteaux circulaires 3, 4, il est prévu un mécanisme de centrage 2 comprenant une auge 35 en forme de V (figure 1) et des volets 37 dont le pivotement en synchronisme se fait à l'aide de secteurs dentés couplés 36 - (f igu- re 2) ou à l'aide d'un mécanisme à rotule (charnière) et à levier, et dont les bords de sortie forment entre eux un jeu 38 (figure 10) qui est égal ou inférieur au jeu existant entre les couteaux 3, 4. Les bords de sortie des volets 37 se trouvent à proximité immédiate des tranchants 39 des couteaux 3, 4 et forment un jeu 40 (figure 2) non supérieur à 0,5 mm, qui permet d'éviter la sor tie des nageoires caudales 34 du poisson du coté extérieur des couteaux 3, 4. A l'extrémité de sortie de l'auge 35 sont prévues des lamelles minces 41, 42 (figure 10) entre lesquelles est formé un jeu pour assurer le guidage fiable des nageoires caudales 34 du poisson entre les couteaux 3, 4. L'auge de guidage 35, avec les éléments de centrage 37, 41, 42, est fixée sur le corps 1 du dispositif sous un angle par rapport à l'horizontale pour permettre l'amenée des poissons aux couteaux 3, 4 sous l'effet de leur propre poids, sans utiliser des mécanismes de transport spéciaux. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. On règle au préalable le jeu minimal entre les couteaux circulaires jumelés 3, 4 en tournant la bague 24 autour de l'arbre 7 ; ensuite la bague 24 est fixée sur l'arbre 7 au moyen de la vis 22 et de l'écrou 23. En faisant passer un lot de poissons d'essai on règle l'effort circonférentiel minimal sur les tranchants des couteaux 3, 4, de manière que cet effort soit suffisant pour couper les parties molles du poisson, mais provoque la torsion du ressort 20 lorsque les couteaux 3, 4 entrent en contact avec la colonne vertébrale 28 du poisson. Ce réglage s'effectue par rotation du cylindre 21 autour de l'arbre 7, suivie de la fixation du cylindre 21 sur l'arbre 7 au moyen de la vis 22 et de l'écrou 23. Sur l'auge de guidage 25 les poissons avancent sous l'effet de leur propre poids, nageoire caudale 34 en avant et ventre en haut, vers les couteaux circulaires jumelés 3, 4. Les nageoires caudales 34 centrées dans le plan vertical dans le jeu 38 sont introduites dans le jeu entre les couteaux 3, 4. Lors de la progression du poisson entre les couteaux 3, 4, sont coupés les tissus mous se trouvant au début de la queue. Lorsque le tranchant 39 d'un des couteaux 3 ou 4 entre en contact avec la colonne ver -tébrale 28 du poisson, la queue est poussée vers le tranchant 39 de l'autre couteau 3 ou 4. D'abord a lieu l'autoréglage de la position de la colonne vertébrale 28 du poisson par rapport aux couteaux 3, 4. Ensuite, la progression du poisson entraîne une augmentation de l'effort de coupe sur les tranchants 39 des couteaux 3, 4 par suite de l'accroissement des sections de la colonne vertébrale 28. Un affûtage inverse spécial du tranchant 39 des couteaux 3, 4 augmente le frottement entre les couteaux 3, 4 et la colonne vertébrale 28. Les couteaux 3, 4, en surmontant la résistance du ressort de torsion 20, tournent d'un certain angle par rapport à l'axe de l'arbre 7 et, en même temps, s'éloignent de leur position initiale en synchronisme mais en sens contraires le long de l'arbre 7, par suite de la présence dans leurs assemblages des filets carrés de sens contraires (filet à droite 8 et filet à gauche 9). Les couteaux 3, 4, en glissant, en quelque sorte, le long des deux cotés de la colonne vertébrale 28, coupent les couches de tissu mou 43 (filets de poisson), sans toucher l'os 28. A ce moment le poisson est transporté grâce au frottement entre les couteaux 3, 4 et la colonne vertébrale 28, ainsi que sous l'action d'une des composantes de l'effort de coupe. Les filets de poisson 43 coupés de la colonne vertébrale 28 sont évacués dans la direction requise pour subir le traitement suivant. Rejetées hors du dispositif par les couteaux 3, 4, la colonne vertébrale 28 et les nageoires 34 sont envoyées dans un endroit déterminé pour subir une transformation, par exemple en farine de poisson, en soupe au poisson, etc. Une fois les couteaux 3, 4 passés près du poisson, le ressort de torsion 20, en tournant les couteaux 3, 4 par rapport à l'arbre 7, ramène ceux-ci à leur position de départ, dans laquelle le jeu entre les couteaux 3, 4 est de nouveau minimal et les couteaux sont prêts à recevoir un nouveau poisson. L'accouplement à griffes en bout, formé par les rainures 33 et les saillies 32 sur les moyeux 5, 6, prévient la rotation des couteaux 3, 4 l'un par rapport à l'autre en assurant ainsi leur déplacement absolument précis, en synchronisme et en sens contraires, le long de arbre 7 à partir de leurs positions initiales respectives. Les disques de protection 29, 30 nettoient par leurs chanfreins vifs 31 les particules de poisson collées aux demi-manchons lorsque les couteaux 3, 4 reviennent à leur position initiale. La rotation des deux moyeux 5, 6 avec les couteaux 3, 4 autour de l'arbre 7 est limitée par la butée 25 de la bague 24, qui s'engage dans la gorge annulaire non fermée 26 du moyeu 5. Ainsi sont assurés les jeux minimal et maximal entre les couteaux 3, 4. Le dispositif proposé permet de mécaniser le processus de coupe de filets de dessus la colonne vertébrale des poissons, processus qui exigeait jusqu'ici beaucoup de travail et n'était pas exempt de dangers. En même temps, le dispositif proposé assure un rendement élevé en produit alimentaire. Le dispositif proposé diffère des machines à fileter les poissons, utilisées dans l'industrie poissonnière, par la simplicité de sa construction, par son exploitation n'exigeant que des efforts insignifiants de la part de l'opérateur, ainsi que par sa durée de vie prolongée. Le faible coût du dispositif le rend accessible tant aux grosses pêcheries et poissonneries qu'aux petites. Le dispositif peut être utilisé en tant que dispositif autonome de filetage de poissons, cette opération étant suivie d'un traitement ultérieur complémentaire(s'il est nécessaire de couper les os des cotés, de nettoyer le ventre de sa pellicule noirâtre, d'écorcher les poissons, etc.). I1 peut aussi être incorporé dans des machines de filetage de poissons réalisant plusieurs opérations, pour obtenir un rendement plus élevé et pour améliorer la qualité des filets de poisson. Le dispositif peut être exploité sur les bateaux de pêche ainsi que dans les usines côtières de traitement de poisson. Avec certaines modifications dans sa construction, le dispositif peut être utilisé pour l'écaillage du poisson et pour l'enlèvement des ostéophytes de la peau. En outre, le dispositif peut être utilisé (après certaines modifications) dans d'autres branches de l'industrie, où il est nécessaire de séparer les couches superficielles d'un produit de l'âme plus dure de ce dernier, par exemple pour écorcher les troncs d'arbres, etc. Le dispositif peut aussi être modifié pour réaliser le polissage de pièces profilées (rondes ou plates) en utilisant l'effort sur la périphérie des outils pour les faire tourner au tour de l'arbre, et, grâce à la présence, dans sa construction, d'assemblages par filets de sens contraires, pour assurer le parcours automatique du profil de l'article à travailler. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif à fileter les poissons, du type comprenant un mécanisme de centrage du poisson et des couteaux circulaires jumelés montés dans des moyeux engagés sur un arbre de façon à pouvoir se déplacer le long dudit arbre, caractérïsé en ce que la mobilité des couteaux le long de l'arbre est obtenue grâce à l'utilisation d'assemblages respectifs par filets de sens mutuellement contraires entre l'arbre et les moyeux des couteaux, et d'un élé- ment élastique relié cinématiquement audit arbre et auxdits moyeux. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque assemblage par filet est réalisé sous forme d'un filet carré usiné sur l'arbre et sur le moyeu correspondant. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque assemblage par filet est réalisé sous forme d'une rainure hélicoidale usinée sur l'arbre et sur le moyeu correspondant. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit élément élastique est un ressort de torsion à pas relativement grand, dont une extrémité est fixée au moyeu correspondant, et l'autre, à l'arbre par l'intermédiaire d'un cylindre. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, carac térisé en ce que les moyeux des couteaux sont reliés par un accouplement en bout. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, carac térisé en ce que l'on utilise un embrayage à griffes en tant qu'accouplement en bout précité.