La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux faisselles destinées à l'égouttage de la pâte à fromage et aux moules multiples comportant un certain nombre de ces faisselles assemblées entre elles. En vue de la fabrication en grande série de fromage il est en effet nécessaire de prévoir des moules multiples dont les faisselles présentent en section horizontale toutes les formes désirées (circulaire, carrée, ovale et tous autres profils géométriques ou de fantaisie). L'invention vise encore à permettre la réalisation de moules susceptibles d'être retournés afin que le sérum s'écoule toujours à l'extérieur des faisselles. A cet effet, le fond de chaque faisselle comporte sur ses deux faces des rainures rayonnantes décalées angulairement, celles de la face intérieure du fond débouchant dans des fentes pratiquées dans la paroi latérale. La partie haute de chaque faisselle comprend une collerette a plus grand diamètre comportant des fentes disposées au-dessus de celles pratiquées au niveau du fond. Les deux faces du fond sont avantageusement granitées, striées ou gravées de manière à faciliter le décollement de la pâte à fromage au moment du retournement. La base de chaque faisselle ainsi que sa collerette sont prévues coniques mais de diamètre légèrement différents. Ainsi lorsque les moules sont retournés, les faisselles supérieures reposent contre la face extérieure du fond des faisselles de dessous par l'intermédiaire d'un épaulement, le sérum s 'écoulant vers l'extérieur par l'intermédiaire de l'espace constituté grâce au jeu existant entre le fond de chaque faisselle et la collerette de celle qui la coiffe. Pour réaliser un moule multiple on assujettit entre elles ses différentes faisselles directement ou par l'intermédiaire de talons. On obtient ainsi un moule multiple constitué soit par des bandes de faisselles, soit par un ensemble de bandes. Dans certains cas on désire retourner mécaniquement les moules multiples au moyen d'engins appropriés. Dans ce but on fait comporter à chaque faisselle périphérique du moule multiple au moins un talon tourné vers l'extérieur et qui s'engage dans une barrette la térale s'étendant sur la majeure partie du côté du moule. Le tenon est préférablement soudé à la barrette. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective partiellement éclatée d'un moule multiple suivant l'invention. Fig. 2 en est une vue partielle par dessus avec arrachements. Fig. 3 est une coupe partielle à plus grande échelle d'un ensemble de moules suivant l'invention placés les uns sur les autres. Fig. 4 est une coupe agrandie du fond d'une faisselle. Fig. 5 est une vue en coupe partielle & encore plus grande échelle montrant deux faisselles emboitées après retournement des moules. Fig. 6 est une vue en perspective montrant deux faisselles assemblées et comportant chacune une cheminée centrale en vue du moulage d'un fromage en forme de couronne. Fig. 7 est une coupe partielle à plus grande échelle d'une des faisselles de fig. 6. Fig. 8 et 9 illustrent partiellement en coupe comment coopèrent les cheminées des moules suivant fig. 7 et 8. On a représenté en fig. 1 un moule multiple destiné à l'égouttage de la pâte à fromage et comportant une multiplicité de faisselles 1. Dans l'exemple représenté le moule comprend vingt faisselles dont l'écartement est assuré au moyen de talons la solidaires de la face extérieure de leur paroi latérale. Les talons en visà-vis des faisselles voisines sont soudés entre eux de sorte qu'on forme un ensemble alvéolaire rigide de plusieurs faisselles. Leur nombre est déterminé en fonction de leur diamètre propre et des systèmes mécaniques destinés à pratiquer le retournement des moules. Bien entendu les faisselles pourraient être soudées directement les unes aux autres sans utiliser de talons. On note que les faisselles périphériques présentent au moins un tenon lb orienté vers l'extérieur et qui est destiné à s'engager dans une perforation correspondante 2a, 2'a de barrettes latérales 2, respectivement 2'. C'est ainsi que les faisselles se trouvant en bordure comportent un seul tenon, tandis que celles situées en coin en portent deux, chacune s'engageant dans une barrette différente. Les tenons et les barrettes sont ensuite soudés par tout moyen approprié. Bien entendu la barrette 2 qui est associée au c- té le plus court du moule est moins longue que l'autre. Il est éga lement évident que les longueurs des barrettes sont constantes pour un même engin de retournement, mais que le nombre de leurs perforations varie en fonction du diamètre des faisselles 1. Comme montré en fig. 2 une fois que les barrettes ont été solidarisées aux faisselles comme indiqué plus haut, on obtient un moule multiple rigide qui peut être aisément saisi par un engin ou système mécanique de retournement coopérant avec les barrettes. Comme montré en fig. 3 après remplissage à un niveau donné des faisselles d'un même moule on remplit celles d'un second moule qui est emboîté sur le premier et ainsi de suite. On observe que la partie haute de chaque fais selle est pourvue d'une collerette 1 de plus grand diamètre à l'intérieur de laquelle vient se placer la base de la faisselle supérieure. La face interne 3 de la collerette lc est prévue tronconique avec ouverture vers le haut. Elle détermine avec la paroi latérale de la faisselle un épaulement 4 orienté également vers le haut. On a ménagé dans la collerette des fentes 5 qui la traversent radialement de part en part, la base -Sa de chaque fente étant oblique en direction du bas à partir du niveau de l'épaulement 4. Bien entendu la paroi latérale de chaque fais selle est pourvue de perforations 6 assurant l'écoulement latéral du sérum. La base de chaque faisselle, ctest- -dire la partie inférieure de sa paroi latérale est prévue tronconique, sa conicité étant égale à celle de la face intérieure 3 de la collerette 1. Par contre le diamètre de cette face est plus important que celui correspondant de la base de la faisselle. Le pourtour tronconique de la base de chaque faisselle est pourvu de fentes 7 qui la traversent de part en part, la partie basse 7a de chaque fente étant prévue oblique à partir du niveau de la face intérieure du fond 8 de la faisselle. Cette face est pourvue de rainures rayonnantes 8a partant approximativement du centre du fond 8 pour déboucher dans chaque fente 7. Le fond 8 de chaque faisselle (fig. 4) comporte sur sa face extérieure des sillons rayonnants 8b légèrement décalés angulairement par rapport aux rainures 8a précitees. Les deux faces de ce fond sont gravées de manière à reproduire par exemple les dessins des rstoresw utilisés usuellement, cette gravure 8c, 8d facilitant le décollement de la patte. Lorsque les faisselles sont empilées avec leur ouverture tournée vers le haut le sérum qui s'échappe de la pâte & fromage s'écou- le en traversant successivement les fentes 7 et 5 (fig. 3) de ma fière a autre rejeté a l'extérieur de chaque empilage de faisselles. Grâce au mécanisme de retournement dont on a déjà parlé plus haut, l'ensemble des moules est saisi par l'intermédiaire de leurs barrettes 2 et 2' et cet ensemble est retourné de manière que les faisselles prennent la position illustrée en fig. 5. On remarque que la faisselle supérieure repose contre le fond 8 de la fais selle inférieure par l'intermédiaire de l'épaulement 4. Du fait de la présence des sillons 8b le sérum qui arrive contre le fond 8 de chaque faisselle retournée est guidé vers un espace 9 qui s'étend entre la face 3 de la collerette lc et la partie correspondante de la faisselle inférieure.On note que la partie haute -7b de chaque fente 7 est inclinée en direction de l'intérieur de la faisselle si bien que lorsque les moules sont en position retournée, le sérum qui s'écoule dans l'espace 9 ne peut pas se déverser vers l'intérieur de la faisselle renversée. Si l'on désire fabriquer un fromage présentant la forme d'une couronne on place à l'intérieur de chaque faisselle (fig. 6 et 7) une cheminée 10 comportant une paroi latérale 10a partiellement fermée au niveau de la collerette 1c par une cloison transversale perforée lob. La jonction de cette cloison avec la paroi 10a comporte des fentes 11 qui traversent de part en part la jonction entre la paroi latérale 1Oa de la cheminée 10 et la cloison transversale perforée 1Ob. On note que cette jonction comporte un épaulement 10c orienté vers le haut. La jonction entre la paroi latérale 10a de la cheminée 10 et le fond annulaire 12 de la faisselle comporte des fentes 13 tandis que l'alésage de la cheminée est prévu conique a ce niveau pour déterminer un épaulement 10d tourné vers le bas. Ainsi lorsque deux faisselles & cheminée centrale sont emboitees dans leur position normale (fig. 8) ctest-a-dire avec leur ouverture tournée vers le haut, rien n'est changé par rapport a fig. 3 en ce qui concerne la coopération des parois latérales des faisselles. Par contre l'épaulement lOd de la cheminée 10 prend appui contre la paroi transversale 10b en meme temps que le prolongement du fond annulaire 12 qui a été référencé 1Oe, vient reposer sur l'tpauSenant lOc. Les faisselles sont orientées dans chacun des elle. de manière que les fentes 13 de la fais selle supérieure se trouvent en face de celles il de la faisselle inférieure de sorte que le s6r'a provenant de la pate P située dans le compartiment annulaire de chaque faisselle s'écoule en direction de l'intérieur 4* la chrwio8e de la faisselle du dessous. Lorsqu'on retourne les moules, les faisselles à cheminée prennent la position représentée en fig. 9. On constate que les sillons 12b ne débouchant pas en direction du centre l'écoulement du sérum est bloqué dans cette direction par coopération de l'épaulement lOc qui appuie de manière pratiquement étanche contre la couronne lisse 12c entourant l'ouverture centrale de la cheminée, si bien qu'il ne se déverse que vers l'extérieur, comme on l'a décrit en référence à fig. 5. On a ainsi réalisé des moules et plus généralement des faisselles destinées à l'égouttage de la pâte à fromage susceptibles d'éviter l'écoulement du sérum dans la pâte contenue par la faisselle inférieure, que cette faisselle soit pourvue ou non d'une cheminée centrale, et ces faisselles étant empilées en position normale ou retournée. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n' a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier chaque cheminée pourrait être réalisée exactement comme une faisselle sans fond avec le meme agencement des moyens d'égouttage. REVENDICATIONS 1. Faisselle pour l'égouttage de la pâte à fromage, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de permettre l'écoulement du sérum de la pâte à fromage en direction de l'extérieur quelle que soit la position relative de cette faisselle par rapport à au moins une autre, c'est-à-dire dans les positions normales et renversée. 2. Faisselle suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'au niveau de sa paroi latérale elle est prévue tronconique avec ouverture vers le haut. 3. Faisselle suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'au niveau de sa partie tronconique sa paroi latérale comporte des fentes traversantes dont les faces supérieure et inférieure sont divergentes en direction de l'extérieur. 4. Faisselle suivant la revendication 3, caractérisée en ce que son fond comporte des rainures rayonnantes qui débouchent dans chaque fente de sa paroi latérale. 5. Faisselle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les deux faces de son fond présentent des gravures. 6. Faisselle suivant la renvendication 5, caractérisée en ce que le haut de sa paroi latérale comporte une collerette dont la face intérieure est prévue tronconique de manière à présenter un diamètre plus grand que celui de la partie tronconique inférieure de cette paroi, ladite face déterminant un épaulement tourné vers l'ouverture tandis que cette collerette comporte des fentes à faces inférieures obliques en direction du bas situées en correspondance avec celles disposées au niveau du fond. 7. Faisselle suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la face extérieure de son fond comporte des rainures-rayonnantes décalées angulairement par rapport à celles ménagées sur la face interne dudit fond. 8. Faisselle suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'en position renversée ses épaulements reposent contre la face extérieure du fond de celle inférieure. 9. Faisselle suivant l'une quelconque des revendications l à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte une cheminée comportant des moyens d'assurer l'écoulement du sérum en direction de l'intérieur de cette cheminée lorsque les faisselles sont empilées normalement tandis que ce sérum ne peut se déverser qu'en direction de l'extérieur lorsqu'elles sont retournées. 10. Faisselle suivant la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens d'assurer l'écoulement du sérum vers l'intérieur des cheminées sont réalisés sous la forme de fentes correspondantes pratiquées dans la base et le haut de chaque cheminée. 11. Faisselle suivant la revendication 10, caractérisée en ce que les sillons de la face externe de son fond annulaire ne débouchent pas en direction du centre de manière à constituer une couronne contre laquelle appuie un épaulement correspondant de la cheminée de la faisselle supérieure. 12. Moule multiple caractérisé en ce qu'il comporee une série de faisselles suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11 assemblées entre elles à des entre axes de terminés, directement ou par l'intermédiaire d'un talon. 13. Moule suivant la revendication 12, caractérisé en ce que ses fais selles périphériques comportent au moins un tenon tourné vers l'extérieur et destiné à coopérer avec une barrette latérale permettant le retournement du moule par un dispositif approprié.