La présente invention concerne un nouveau dispositif de serrage pour tubulure en matière plastique souple. Ce dispositif est plus spécialement destiné aux tubulures réalisées en P V C, ou autres matières ayant tendance à fluer. De tels dispositifs existent déjà où la tubulure est serrée entre deux parties planes; ces dispositifs présentent un double inconvénient : tout d'abord, il est très difficile d'avoir un serrage complet, e'est-à-dire aboutissant à une étanchéité totale, et de plus, lorsque ladite étanchéité est obtenue il est pratiquement impossible de maintenir ultérieurement un débit constant lorsqu'on desserre lesdits dispositifs pour laisser s'écouler un débit donné du fluide circulant dans ladite tubulure. D'autres dispositifs sont également utilisés, dans les milieux hospitaliers, consistant en une gaine métallique, telle que l'aluminium, enserrant la tubulure; la gaine est repliée en S, d'où un écrasement partiel de la tubu lure. Toutefois, dans ce. cas, outre les inconvénients précités, une manipulation prolongée de ces dispositifs, par serrage et desserrage, aboutit inévitablement à une rupture de la-gaine à l'endroit des pliages, d'où un manque de fiabilité au niveau de ces dispositifs. Le présent dispositif pallie ces divers inconvénients et conduit à un dispositif qui assure à la fois une étanchéité parfaite, et la possibilité d'avoir par la suite un débit constant, tout en permettant une manipulation sans limitation dudit dispositif. De façon plus précise1 le dispositif de serrage pour tubulure selon la présente invention, et qui est du type gù deux surfaces, mo#biles en translatien l'une par rapport àl'autre, sont rapprochées en vue d'obtenir le serrage de la tubulure placée entre lesdites deux surfaces et où circule un fluide, est notamment remarquable en ce que l'une desdites surfaces, dite première surface, présente une partie concave et de part et d'autre une partie convexe, l'autre desdites surfaces, dite seconde surface, présentant une partie concave en regard de la partie concave de la première surface, la partie concave de ladite seconde surface recouvrant au moins la partie concave de ladite première surface, la tubulure dépassant de chaque côté de la partie concave de ladite première surface, sur une longueur au moins égale à l'épaisseur de la paroi constituant ladite tubulure. Selon un mode préférentiel de réalisation, la partie concave de ladite première surface se prolonge, de part et d'autre par des portions planes, coplanaires. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des. figures données à titre indicatif et nullement limitatif, parmi lesquelles - la figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif classique à deux surfaces planes, - la figure 2 représente schématiquement les deux surfaces concaves selon l'in- vention, en position écartées, - la figure 3 est semblable à la figure 2, mais une tubulure est serrée entre lesdites surfaces, et - la figure 4 est une vue en coupe du dispositif selon l'invention Référence étant maintenant faite à la figure 1, où est représenté un dispositif classique, on voit que les surfaces planes 1 et 2 enserrent une tubulure 3.Cette dernière est très agrandie dans cette figure, ce qui permet de constater la configuration prise par ladite tubulure; c'est ainsi que l'on voit que la partie centrale 4 est bien fermée, d'où une bonne étanchéité, mais que de chaque coté apparaissent des orifices capillaires 5 qu'il est particulièrement difficile de fermer, d'où une perte de l'étanchéité. Classiquement,pour éliminer ces orifices 5, on écrase complètement la tubulure 3 en resserrant au maximum les surfaces 1 et 2. Lorsquton desserre ces dernières, un léger écoulement se produit, mais il se produit par les orifices capillaires 5 qui réapparaissent.De plus, le fait d'avoir écrasé la tubulure a modifié ses propriétés mécaniques, surtout s'il s'agit de P V C, et la matière constituant la tubulure à tendance à fluer, c'est-à-dire qu'elle s'éerase, petit à petit, d'où une diminution non prévue du débit, ce qui à la limite aboutit à un arrêt complet de l'écoulement du fluide dans la tubulure, ce qui oblige le manipulateur à desserrer à nouveau le dispositif. On comprend mieux ainsi 1 1inconvénient majeur de ce type de dispositif. Selon l'invention, illustrée à la figure 2, le dispositif comprend deux surfaces, dont une première 6 présent#e une concavité 7 avec de part et d'autre des parties convexes 8, et dont la seconde 9 présente également une concavité 10 se prolongeant par deux portions planes coplanaires 11. Avantageusement, comme cela apparait dans cette figure 2, les concavités 7 et 10 ont la même longueur L, et se trouvent en vis-à-vis; il est également envisageable d'avoir une eoneavitélébordant de chaque cèté de la concavité 7. Préférentiellement, le rayon de courbure de la concavité 10 est légèrement supérieur à celui de la concavité 7. La figure 3 permet de voir les surfaces 6 et 9 en position serrée, avec la tubulure 12 coincée entre lesdites surfaces De façon inattendue, divers phénomènes ont été observés en utilisant ce type de surfaces. Tout d'abord, la tubulure lorsqu'elletest écrasée a une configuration en arc de cercle reposant sur les parties convexes 8, la partie centrale de la tubulure étant plaquée contre la concavité 10. En outre, les orifices capillaires de la figure 1 n'apparaissent pas, ce qui signifie que l'étanchéité est réalisée sans avoir à serrer démesurément les surfaces 6 et 9; de la même fanon, lorsqu'on redésserre lesdites surfaces, c'est la zone eentrale de la tubulure qui s'entrouvre, et non pas les parties latérales par des orifices capillaires, comme c'était le cas dans le dispositif de la figure 1. Le débit de l'écoulement de liquide est rigoureusement constant ce qui évite d'avoir à corriger le serrage pour maintenir ledit débit. Comme cela apparait à la figure 3, la tubulure 12 doit déborder de chaque caté de la concavité 7 sur une longueur au moins égale à l'épaisseur de la paroi constituant ladite tubulure. Les résultats précités sont obtenus grace-à la première surface 7, 8 et à la seconde surface 10, 11; bien entendu, divers agencements sont possibles pour relier lesdites surfaces et permettre un mouvement en translation de l'une des surfaces par rapport à l'autre. Un agencement particulièrement intéressant va maintenant être décrit, référence étant faite à la figure 4. Le dispositif de serrage ainsi illustré comprend essentiellement un corps 13, préférentiellement cylindrique, muni d'un évidement central 14, à l'intérieur duquel se déplace en translation un équipage mobile 15, dont la partie active est constituée par ce qui est précédemment dénommé "seconde surface"; le déplacement de cet équipage se fait grâce à une vis de serrage 16 manipulable de l'extérieur du corps 13. Dans la partie inférieure de ce dernier est disposé un élément cylindrique 17 dont la partie active constitue ladite "première surface", ledit élément 17 étant solidarisé audit corps 13. Au niveau de la partie supérieure dudit élément 17 est prévue une ouverture 18, sur au moins la moitié de la circonférence du corps 13, permettant l'introduction et le retrait de la tubulure, ladite ouverture étant sensiblement perpendiculaire à l'axe longitudinal du corps 13. Préférentiellement, 11 équipage mobile 15 présente une partie 19, dite arrière, plus longue que la partie 20, dite avant; de plus, les dimensions sont prévues pour que, lorsque l'équipage est en position haute, l'ouverture 18 soit dégagée afin de pouvoir introduire la tubulure, et que, dans cette position la base de la partie arrière 19 soit sensiblement au niveau de la partie concave de la première surface. Ainsi, il suffira d'introduire la tubulure jusqu'à ce qu'elle bute sur la partie arrière 19, l'épaisseur de cette dernière correspondant sensiblement à la distance séparant la paroi interne du corps 13, et le bord de l'élément 17. Avantageusement, la vis de serrage 16 n'agit pas directement sur lté- quipage mobile 15, mais on prévoit une vis différentielle 21 solidaire à l'une de ses extrémités à l'équipage mobile 15, l'autre extrémité pouvant se dépla cer dans la vis de serrage 16, coaxialement à celle-ci La précision obtenue grâce à cet agencement est donc tout à fait remarquable; ainsi pour une tubulure classique en P V C de 3 mm de diamètre interne et 4 mm de diamètre externe, et pour une longueur L de 2,5 mm, une vis de réglage 8/125 et une vis différentielle 4/70, un tour de la vis de réglage aboutit à un déplacement de l'équipage mobile de 5/10 mu, et le débit passe de I goutte/minute à 200 gouttes/minu#te lorsque l'équipage mobile se déplace de 1/10 mm; la sensibilité du réglage est donc bien démontrée, - REVENDICATIONS 1) Dispositif de serrage pour tubulure, du type où deux surfaces, mobiles en translation l'une par# rapport à l'autre, sont rapprochées en vue d'obtenir le serrage de la tubulure placée entre lesdites deux surfaces et où circule un fluide, caractérisé en eue que liune desdites surfaces} dite première surface, présente une partie concave et de part et d'autre une partie convexe, l'autre desdites surfaoes,--dite seconde surface, présentant une partie concave en regard de la partie concave de la première surface, la partie concave de ladite seconde surface recouvrant au moins la partie concave de ladite première surface, la tubulure dépassant de chaque eôté de la partie concave de ladite première surface, sur une longueur au moins égale à l'épaisseur de la paroi constituant ladite tubulure. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie concave de ladite seconde surface se prolonge, de part et d'autre, par des portions planes, coplanaires. 3) Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le rayon de courbure de la concavité de ladite seconde surface est supérieur à celui de la concavité de ladite première surface. 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, ca raetérisé en ce que la longueur de la concavité de la première surface est égale à celle de la concavité de la seconde surface, lesdites concavités étant exactement en vis-à-vis. 5) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite longueur est légèrement inférieure au diamètre interne de la tubulure. 6) Dispositif selon 11 une quelconque des revendications 1 à 5, ca caractérisé en ce que ladite première surface fait partie d1un élément cylindrique présentant une saignée concave, les axes longitudinaux de ltélément, de la saignée et de la tubulure étant parallèles. 7) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la deuxième surface fait partie d'un équipage mobile dans le corps dudit dispositif, une vis de serrage manipulable de l'extérieur dudit corps permettant le déplacement en translation dudit équipage mobile par rapport audit élément cylindrique solidaire dudit corps. 8) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une vis différentielle dont une extrémité est solidaire dudit équipage mobile et dont l'autre extrémité se déplace dans ladite vis de serrage coaxialement à celle-ci. 9) Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que ledit corps présente une ouverture perpendiculaire à son axe longitudinal, permettant l'introduction de la tubulure à l'intérieur dudit corps, 10) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 a 9, ca- Ca- ractérisé en ce que ledit équipage mobile a une partie arrière plus longue rgcre la partie avant située du coté de l'ouverture, la base de ladite partie arrière étant sensiblement au niveau de la concavité de la première surface lorsque ledit équipage mobile est en position haute, l'épaisseur de ladite partie arrière correspondant sensiblement à la distance séparant la paroi interne dudit corps et le bord dudit élément cylindrique,