La présente invention concerne un procédé pour la production de matières isolantes destinées à former des masselottes, les matières isolantes pour masselottes elles-mêmes et les procédés de production de lingots et de moulages métalliques utilisant ces matières isolantes pour masselottes. On sait, dans la technique de production de moulages métal liques et de lingots, que si on laisse le métal coulé refroidir librement, la surface du métal se solidifie tout d'abord, de sorte que le libre écoulement du métal en fusion en direction de la partie inférieure du moule, pour compenser le retrait qui se produit lors du refroidissement du métal, est gêné ou empêché. En conséquences le noulage ou lingot résultant présente des Ca- vités ou fissures1 qui sont connues sous la dénomination de "reassures". On sait en outre que ce phénomène peut titre empêché en in corporant à la masselotte du ioule ou de la lingotière un garnissage en une composition pouvant subir une combustion exothernique sous l'effet du létal en fusion, ou bien que ce phénomène peut titre réduit au minimum ou supprimé en utilisant, pour for ier la masselotte du ioule ou de la lingotière, nn garnissage en ine matière dénoncée dans cette technique "matière isolante pour masselottes1, étant donné qu'elle présente une conductibilité thermique nettement inférieure à celle de la lingotière ou du ioule lui-même.Dans les deux cas, la solidification du métal en fusion an niveau de la masselotte est retardée. Les compositions exothermiques sont habituellement coûteu- ses, étant donné que leur effet dépend de l'utilisation de com- bustibles qui sont eux-mêmes comparativement coûteux, et la plupart des matières isolantes pour masselottes connues présentent généralement une résistance insuffisante du point de vue manipu- lation, étant donné que la plus grande partie de ces matières isolantes ont un effet qui est fondé sur l'existence d'un grana nombre de trous ou de pores à l'intérieur desdites matières0 Etant donné que la matière isolante pour masselottes vient en contact avec le métal en fusion pendant la coulée, cette vaX tière isolante doit renfermer une matière réfractaire, c'est-à- dire une matière ayant un point de fusion qui, en général, n'est pas inférieur à 1500 C.La limite inférieure précise du point de fusion de la matière réfractaire, dans un cas particulier, dé- pend de la dimension du moulage ou lingot en cours de production de la nature du métal ou des métaux utilisés et de la températu- re à laquelle la coulée est effectuée. C'est parce que les matières isolantes pour masselottes sont à base de matières réfractaires ou d'agrégats réfractaires, que lesdites matières isolantes connues dépendent, en ce qui concerne leur action comme isolants, de l'existence d'un grand noibre de trous ou pores à l'intérieur desdites matières, ce qui, comme indiqué précédemment, a tendance à réduire la résistance de ces matières du point de vue manipulation0 Afin d'améliorer la résistance mécanique des matières considérées avant leur e- ploi, il est connu d'incorporer à agrégat réfractaire une matière organique fibreuse, et plus spécialement une matière fibreuse cellulosique, selon une gamme de pourcentages en poids allant par exemple de 4 à 20 %.Une matière cellulosique peu conteuse et donnant satisfaction lors de son incorporation à un agrégat réfractaire dans une matière isolante pour masselottes est constituée par du papier journal réduit en petits morceaux. La présence de la matière organique fibreuse améliore la ténacité ou la flexibilité d'une masselotte réalisée à partir de la matière isolante pour masselottes alors obtenue et permet une manipulation plus satisfaisante. L'amélioration des propriétés de la masselotte réalisée à partir des matières isolante s pour masselottes renfermant une matière organique fibreuse, et plus particulièrement une matière cellulosique fibreuse, peut titre expliquée en se référant au fait que la masselotte doit fréquement être insérée en totalité ou en partie dans la partie supérieure de la lingotière, qui a habituellement une section droite en forme de quadrilatire dans le cas d'une lingotière sensiblement carrée ou rectangulaire. Que la masselotte isolante soit constituée par une pièce monobloc telle qu'un garnissage en forme de manchon creux, ou soit réalisée au moyen de plusieurs plaques ou dalles en matière isolante pour masselottes, par exemple au moyen de quatre plaques combinées ou non à des pièces d'angle de verrouillage, la matiè- re isolante pour masselottes est manipulée assez brutalement et est amenée dans la position voulue par exemple en l'enfonçant à coups de marteau. alors qu'une matière isolante pour masselottes à base de matière réfractaire ne contenant pas de matière fibreux se organique va fréquemment se désagréger sous l'effet d'un tel traitement, une matière isolante pour masselottes à base de matière réfractaire contenant une certaine proportion de matière fibreuse organique, par exemple de matière fibreuse cellulosique, a une flexibilité suffisante pour, dans la plupart des cas, se bloquer fermement en place sans se rompre, et elle peut, à un certain degré, s'adapter en les épousant aux irrégularités de la lingotière. Toutefois, il est important que la matière isolante pour masselottes renfermant la matière organique fibreuse soit formée par dép8t à partir d'une barbotine dans l'eau. Des mélanges secs ou presque secs de matière réfractaire et de matière cellulosique donnent des propriétés intérieures. Il semble que ceci soit dû au fait que la matière organique fibreuse se dépose à partir de l'eau dans des conditions telles que les plans des fibres soient orientés sensiblement dans la n8ze direction, c'est-àdire que les fibres se déposent en se plaçant d'une façon gén6- rale parallèlement à la surface de la forme perméable sur laque le elles sont déposées et à travers laquelle l'eau est évacuée. C'est cette orientation approximative des fibres qui aaéliore la ténacité et la flexibilité de la matière isolante. Les matières isolantes pour masselottes connues renfermant des matières fibreuses organiques sont obtenues habituellement par l'non ou l'autre de deux procédés de dép8t à partir d'une barbotine. Suivant l'un de ces procédés, on verse la barbotine, qui renferme principalement la matière réfractaire et la matiè- re fibreuse organique dans l'eau, dans un ioule dont les surfaces sont perméables aux liquides. Une dépression est alors produite au voisinage de la matière perméable, ce qui aspire le constituant liquide de la barbotine à travers cette matière perméable, en provoquant le dépit des solides. La pièce résulten- te, fermée par les solides déposés, est extraite du ioule et déposée sur une plaque on un supports puis séchée dans un four. Toutefois, la résistance de cette pièce après son extraction du moule, par exemple en retournant celui-ci, est habituellement très faible, étant donné qu'une forte proportion d'eau y demea- re présente, et on doit procéder avec un grand 90in pour éviter la déforiation de ladite pièce. Par suite, il est nécessaire de prévoir un support considérable, et l'élimination par séchage de l'eau qui reste dans la pièce exige un temps appréciable. Suivant ltautre procédé connu, au lieu de créer une dépression dans la partie perméable du moule après que celui-ci a été rempli avec la barbotine, on place sur le moule un couvercle résistant, et de 1'air comprimé est introduit dans ledit mou- le de telle sorte que le liquide soit refoulé à travers partie perméables0 Uné différence de pression beaucoup plus grande peut être obtenue, grâce à ce procédé, entre les faces des parties perméables du moule, par rapport à ce qui ëst le cas lorsqu'on utilise le procédé à dépression décrit précédemment.Toutefois, la difficulté qui apparat au cours de la mise en oeuvre de ce second procédé réside dans le fait que, plus la pression d'air utilisée au-dessus de la barbotine est élevée, plus la force qui doit être absorbée par le moule et le couvercle est grande, et plus l'appareillage nécessaire doit être résistant et encombrant. Ces deux procédés connus exigent une pression d'air diffé- rentiélle et tous deux présentent l'inconvénient que les pièces formées par dép8t ont des surf aces supérieures irrégulières, de sorte que, lorsqu'une surface lisse est nécessaire, omette face supérieure doit ensuite être aplatie, lissée ou rendue régulière d'une autre manière, une fois le dépit effectué, c'est-à-dire avant le séchage final, ou bien cette surface doit entre rectifiée par meulage ou usinée d'une autre manière aprbs que le séchage a eu lien. L'invention est matérialisée dans un procédé pour la production d'une matière isolante pour masselottes consistant à soumettre une barbotine aqueuse renfermant une matière fibreuse et une matière réfractaire à l'effet d'une pression exercée par le mouvement d'un plateau afin d'expulser l'eau de la barbotine, le mouvement de ce plateau se poursuivant d'une manière contrôlée au fur et à mesure que ltean est expulsée de la barbotine. Le mouvement du plateau d'une manière contrôlée est un mouvement qui, selon une caractéristique essentielle, ne s'effec- tue pas, une fois qu'il a débuté, selon une loi absolue. Au contraire, ce mouvement du plateau s'adapte au temps mis par l'eau à être expulsée de la barbotine. Par suite, le mouvement du plateau exerce une pression sur la barbotine, de sorte que l'eau est expulsée hors de celle-ci; au fur et à mesure de l'expulsion de l'eau, le plateau peut se déplacer, de sorte que la pression continue d'être exercée sur le volume réduit de barbotine qui demeure présente. L'opération est poursuivie de préférence jusqu'à ce que la pression exercée par le plateau a assuré l'expulsions à partir de la barbotine, d'une quantité d'eau aussi grande que possible. Â ce moment, on exerce de préférence une pression nettement plus élevée, afin d'assurer une nouvelle compression des solides qui demeurent présente, D'une façon plus particulière, l'invention est matériali- sée dans un procédé pour la production d'une matière isolante pour masselottes, consistant à introduire une barbotine aqueuse renfermant une matière solide contenant essentiellement une matière organique fibreuse et une matière réfractaire à l'intérieur d'une matrice munie d'organes permettant l'échappement de l'eau à partir de cette matrice, tandis que la matière solide demeure dans ladite matrice, et à exercer une pression sur la barbotine qui se trouve dans la matrice du fait du mouvement an plateau afin d'expulser l'eau de la barbotine, le mouvement de ce plateau se poursuivant d'une manière contr8lée au fur et à mesure que l'eau est expulsée de la barbotine, afin d'assurer la consoli- dation de la matière solide. La matrice à l'intérieur de laquelle la barbotine est com- primée peut Entre placée dans une presse classique d'un type ut sé normalement pour la production de briques réfractaires ou d'autres objets réfractaires céramiques. Cette possibilité est toutefois soumise à la condition que la presse ne soit pas du ty- pe à genouillère ou du type à vis et balancier, dans lequel un volant entraîne la plateau supérieur de la presse vers le bas0 En effet, dans une presse du type à genouillère et dans une presse du type à vis et balancier, une fois que l'entraînement du pla- teau supérieur a débuté, cet entraînement ne peut pas être contrôlé en vue de son adaptation au temps nécessaire à l'expulsion de l'eau à partir de la barbotine, de sorte qu'une presse de ce type se coince ou se bloque. De préférence, le procédé suivant l'invention est mis en oeuvre en utilisant une presse dans laquelle l'entraînement du plateau ondes plateaux mobiles s'effectue par une pression de fluide, par exemple une presse hydraulique ou une presse à impact, dans laquelle le poinçon animé d'un mouvement de va-et-vient agit sur le plateau mobile. Le plateau mobile de la presse peut se déplacer dans n'im porte quelle direction appropriée. Par exeple, il peut s'agir d'un plateau supérieur se déplaçant vers le bas ou d'un plateau inférieur se déplaçant vers le haut. On peint également déplacer l'un vers l'antre les deux plateaux ou platines de la presse.De préférence, la presse utilisée est wae presse hydraulique et, le plus avantageusement, l'eau est expulsée de la barbotine dans au moins une direction sensiblement parallèle à la direction de mouvement du plateau ou des plateaux, et ainsi en principe coaxiale à cette dernière direction0 Le plateau ou les plateaux mobiles de la presse et égale ment le plateau fixe éventuellement présent peuvent titre perforés ou bien ils peuvent présenter chacun une surface continue. La matière solide qui se trouve dans la barbotine peut renfermer de 4 à 30 % en poids de matière cellulosique et de 70 à 96 % en poids de matière réfractaire. Toutefois, de préférence, la matière solide renferme de 5 à 20 % en poids de matière cellulosique et de 80 à 95 % en poids de matière réfractaire0 Cette barbotine peut renfermer de 2 à 4 parties d'eau et de préférence 3 parties d'eau pour une partie en poids de matières solides. La pression exercée sur la barbotine suivant l' invention, est d'une façon générale, d'an moine 7 kg/cm2, et elle est comprise de préférence entre 14 et 28 kg/cm/ Des matières isolantes excellentes sont obtenues par un procédé suivant l'invention en utilisant des pressions comprises dans la partie supérieure de cette gamme, et même des pressions plus élevées si cela est désirable; On décrira ci-après un exemple au cours duquel on utilise une pression finale de 31,5 kg/cm pour obtenir un produit très satisfaissant. L'invention concerne également une matière isolante pour masselottes produite par le procédé suivant l'invention. Etant donné que l'expulsion d'eau à partir de la barbotine est ainsi rendue comparativement simple grâce à l'utilisation du procédé suivant l'invention, cette barbotine peut être beaucoup plus hu mide que cela n'est le cas habituellement lorsqu'on applique les processus connus mentionnés ci-avant, et la présence d'eau additionnelle dans la barbotine n'augmente pas de façon inadmissible la durée du cycle ne'cessaire à la production de chaque plaque ou dalle en matière isolante. Toutefois, l'utilisation d'eau addi tionnelle fournit nn meilleur produit, en ce sens que le produit est plus résistant du point de vue mécanique et plus flexible, et il est possible que cette aniélioration des propriétés du produit soit attribuable à une meilleure orientation des fibres cellulosiques, en ce sens qu'un plus grand nombre de ces fibres se trouvent dans des plans parallèles du fait de la présence d'une quantité d'ean additionnelle. Suivant un aspect de l'invention se rapportant à cette Ca- ractéristique, on utilise une matière isolante pour masselottes renfermant de 70 à 91 % en poids d'agrégat réfractaire classique, par exemple de sable de silice, de briques réfractaires broyées ou de substances magnésiennes, et de 9 à 30 % en poids de matière organique fibreuse, de préférence de matière fibreuse cellulosique, le reste étant formé éventuellement par une matière fibrense minérale et par un liant minéral ou organique, pris isolément ou conjointement, la matière isolante pour masselottes ayant une densité supérieure à 0,88 kg/dm3. Ces matières isolantes pour masselottes présentent une résistance mécanique améliorée par rapport aux produits connus jusqu'ici, qui est représentée en partie par la densité plus éle- vée de la matière obtenue à partir d'un mélange donné d'agrégat réfractaire, de fibres organiques et d'autres constituants. Un inconvénient résultant de l'incorporation de matière fibreuse cellulosique aux matières isolantes pour masselottes connues jusqu'ici est la possibilité de décomposition de cette matière organique fibreuse par le métal en fusion qui vient en contact avec la masselotte, et en conséquencé la pénétration de ce métal dans les espaces ou interstices qui apparaissent alors dans la masselotte du fait de cette décomposition.Un lingot obtenu à partir d'une lingotière comportant une telle masselotte dans laquelle ce phénomène s'est produit présente une surface comparativement rugueuse dans sa partie supérieure, dans la zone formant la teste du lingot correspondant à la masselotte résiduel- le, et il ne peut pas Outre considéré comme un produit parfaite ment satisfaisant. Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir des ma- tières isolantes pour masselottes à base de matière réfractaire et de matière organique fibreuse présentant la résistance mécanique nécessaire, fournissant des masselottes évitant la pénétration du métal en fusion dans leur épaisseur étant donné quelles sont réalisées selon un nouveau principe qui est dénommé ici "principe de continuité réfractaire". L'importance du principe de continuité réfractaire est due au fait qu'un produit dans lequel une continuité réfractaire est présente évite la pénétration du métal en fusion dans son épaisseur lorsque la matière considérée est incorporée à une masselotte. Le principe de la continuité réfractaire sera maintenant expliqué et défini. Quand un agrégat de particules réfractaires est placé dans un espace délimité, correspondant par exemple à 1 dm , un certain poids d'agrégat réfractaire, qui est par exemple égal à 1 kg, est nécessaire pour remplir cet espace. Si au c'me autre substance n'est mélangée à l'agrégat réfractaire, il s'ensuit que les particules de matière réfractaire sont en contact l'une avec l'autre par leurs surfaces. Par suite, si du métal en fusion vient en contact avec la surface que présente une telle masse de particules, cette surface va opposer au métal en fusion une surface réfractaire continue. Ceci est dû au fait que la tension superficielle du métal en fusion empoche le métal de pénétrer dans les petits interstices qui sont inévitablement présents entre certaines des particules réfractaires.Même si la surface réfractaire effectivement continue n'est pas exactement plane, il n'en résulte pas la formation de canaux ou traJets permettant la pénétration du métal en fusion dans la masse de matière réfractaire à un degré suffisant pour fournir une surface d'une rugosité indésirable dans le cas d'une tette de lingot formée à partir da métal en fusion, à condition bien entendu que le métal en fusion n'entraîne pas simplement par lavage les particules réfractaires en l'absence de liant ou d'ag glomérant. La continuité réfractaire présente dans un tel ensemble de particules réfractaires en vrac est reproduite dans les produits préférées résultant de l'invention. On dit que ces produits présentent une continuité réfractaire. L'état de continuité réfractaire exacte est désigné ici par la référence "continuité réfractaire à 100 %". Toutefois, la condition représentée par K kg d'agrégat réfractaire remplissant un espace d'un dm3 et versés en vrac dans cet espace n'est pas admissible en pratique. Elle ne donne pas non plus, comme cela apparaîtra plus loin, une condition pouvant être reproduite de façon individuelle Dans la pratique, avant l'utilisation de l'agrégat réfractaire, l'espace délimité qui le contient est soumis à un damage, à une vibration, à un secouage ou à une autre perturbation.Après ce traitement, on constate que ki kg d'agrégat sont nécessaires pour remplir un espace d'un dm3 k étant un facteur supérieur à l'unité. Ceci est dfl au fait que la vibration de l'espace délimité provoque un réarrangement des particules, qui ont probablement une forme non régulière et une taille non uniforme, à partir de la disposition au hasard qui r6- sorte du simple déversement en vrac, pour fournir une disposition plus dense selon laquelle les particules plus petites sont logées ou partiellement logées dans les interstices ménagés entre les particules plus grosses. La densité de l'agrégat après la vibration est donc égale à kX kg/dm au lieu de Xk/dm , et l'agrégat de densité kX denne satisfaction en vue d'une utilisation pratique. On comprend que l'évaluation et la définition du facteur k présentent une certaine difficulté du fait que, ESme si un opérateur est capable de reproduire un agrégat de densité k' en répétant sa propre séquen- ce de stades de perturbations ou de damage, des opérateurs diffé rents vont inévitablement damer, vibrer, secouer ou perturber d'une autre manière l'espace délimité considéré, à nn degré plus ou moins grand. Par ailleurs, quand un agrégat est versé en vrac dans un réceptacle, la répartition des particules s'effectue entièrement au hasard et la densité de l'agrégat ainsi versé en vrac varie selon la disposition de ces particules. Le poids dtagrégat égal à x kg qui occupe un espace d'un dm lorsqu'il est versé en vrac dans cet espace n'est par conséquent pas reproductible quand en passe d'une condition de remplissage en vrac de l'agrégat à une autre. Un poids de référence normalisé peut être obtenu en pre- nant la moyenne d'un certain nombre de conditions de remplissage en vrac obtenues par exemple à partir de six déversements en vrac différents de l'agrégat.C'est cette condition moyenne de rep1is sage en vrac par l'agrégat qui fournit une valeur moyenne de la densité X, laquelle est la condition qui, lorsqu'elle est repro- duite, est désignée ici par l'expression "continuité réfractaire égale à 100%". Quand une masse de matière thermo-isolante est formée à partir de 1 kg d' agrégat versés en vrac on de kZ kg d'agrégat réfractaire damé, conjointement à Y kg de matière organique fi- breuse, avec ou sans autres constituants éventuels, par exemple une matière minérale fibreuse, comme de la fibre d'amiante, le volume est naturellement supérieur à 1 dm3. les recherches gui ont abouti à l'invention ont montré que, lorsque la composition renfermant l'agrégat réfractaire et la matière organique fibreuse est comprimé de façon telle que son volute soit réduit au volume égal à 1 dm3 qui serait repli par une quantité moyenne égale à x kg d'agrégat en vrac, la composition présente à un métal en fusion une surface qui est effectivement une surface réfractaire, et en conséquence cette composition satisfait au principe de la continuité réfractaire. il est évident que des compressions de cette composition jusqu'à des volumes inférieurs à 1 dm3 fournissent un produit ayant une continuité réfractaire, et on peut déterminer que ces produits ont, par exemple, des continuités réfractaires égales à 110 % ou 120 %, L'invention concerne en conséquence également les matières isolantes pour masselottes renfermant à la fois un agrégat réfractaire et une matière organique fibreuse et présentant une con tinuité réfractaire telle que spécifiée ci-avant. Les exemples qui seront donnés ci-après concernent des cas dans lesquels on obtient simplement une continuité réfrac- tare égale à 80 %, mais ces exemples se rapprochent de la eondi- tion désirable à un degré suffisant peur éviter toute pénétration notable du métal en fusion dans la masselotte, et ils donnent de meilleurs résultats, à cet égard, que les matières isolantes pour sasselottes que l'on trouve actuellement dans le commerce. Dans les matières isolantes pour nasselottes préférées suivant l'invention, il semble que la matière organique fibreuse qui demeure entre les particules individuelles d'agrégat réfractaire après la compression de la composition pour obtenir la continnité réfractaire soient comprimées en une couche si mince que cette couche ne puisse pas être détruite par le métal en fusion avec lequel elle vient en contacts ou que tout interstice qui demeure entre les particules réfractaires après la destruction de la eouche de fibres soit trop petit pour permettre au métal en fusion de pénétrer entre les particules réfractaires, du fait de la tension superficielle de ce métal en fusion, ou m8me pour demeurer apparent sous forme d'un interstice une fois que la conche de fibres a été détruite. Toutefois, l'air, qui a une tension superficielle plus faible, peut pénétrer à travers les interstices qui demeurent entre les articules après la compression L'invention concerne d2une façon plus particulière les matières isolantes pour masselottes renfermant de 70 à 95 % en poids d'agrégat réfractaire et de 5 à 30 % en poids de matière organique fibreuse, de préférence de matière fibreuse cellulosi- que, le reste éventuellement présent étant formé par une ou plusieurs matières fibreuses minérales et par un liant minéral ou organique, la matière présentant une continuité réfractaire comme indiqué précédemment. Les matières isolantes pour masselottes ayant une continus té réfractaire conformément au produit préféré de l'invention peuvent avoir des continuités réfractaires supérieures à 100 %. L'invention concerne encore les masselottes réalises à partir d'une matière isolante pour masselottes suivant l'invention. Elle concerne plus spécialement une masselotte nnitaire destine à une lingotière ou à un moule de fonderie, cette masselotte étant réalisée en une seule pièce ou sous forme monoli- thique par le procédé suivant l'invention. L'invention concerne encore un procédé pour la production de moulages métalliques ou de lingots selon lequel le métal en fusion est refroidi et dans lequel le refroidissement du métal en fusion sur la surface supérieure de ce métal en fusion ou an voisinage de cette surface supérieure est retardé par la présence d'une matière isolante pour masselottes suivant l'invention. la description plus détaillée donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif permettra de lieux comprendre encore conment l'invention peut titre mise en oeuvre. On donnera tout d'abord une description générale d'un mode opératoire en mentionnant certaines possibilités, cette description étant suivie de plusieurs exemples spécifiques. Une presse classique dans laquelle le mouvement du plateau mobile peut être contrSlé, par exemple une presse dans la- quelle le plateau supérieur peut titre déplacé vers le bas sous l'effet d'une pression hydraulique, est utilisée dans le cas présent ; on fixe sur cette presse une botte formant matrice de dimensions et de forme convenables, dans une position telle que son contenu soit comprimé lors du mouvement du plateau mobile de la presse, La forme de cette botte servant de matrice peut Titre carrée ou rectangulaire, de façon à obtenir dans ladite botte une plaque ou dalle en matière isolante, ou bien ladite botte peut être telle que l'on obtienne une pièce creuse en matière isolante.Dans ce dernier cas, la boîte formant matrice peut se présenter sous la forme d'un annean ayant en plan une forme circulaire ou ovale, ou bien elle peut Stre constituée par un anneau présentant quatre 8tés formant sensiblement un carré ou un rectangle, qui sera dénommé ci-après "en quadrilatère". Les deux plateaux de la presse sont alors constitués par des anneaux ayant mSme forme. De préférence, la presse comporte un éjecteur associé à son plateau inférieur. La botte formant matrice est disposée dans la presse de telle sorte qu'un jeu soit ménagé entre le plateau inférieur de la presse et les côtés de la matrices ce jeu permettant le pas- sage de l'eau expulsée à partir de la barbotine qui remplit la botte formant matrice. Ce jeu est obtenu en utilisant un plateau formant un faux- ond, qui est placé sur le plateau intérieur proprement dit de la presse. Ce plateau formant faux-fond est réalisé judicieusement à partir de fil métallique de section triangulaire ou analogue formant un treillis ménageant de petits orifices et est ion- té dans un cadre de façon à obtenir un assemblage étroit entre ce cadre et les surfaces internes de la botte formant matrice, tandis que le cadre fournit le Jeu nécessaire entre lui-même et le plateau inférieur proprement dit de la presse.L'eau est par suite expulsée de la barbotine à travers les orifices ménagés par ce treillis et cette expulsion de l'eau se produit dans une direction coaxiale au mouvement du plateau mobile, Suivant une variante, on peut utiliser au lien de ce fil métallique de section triangulaire un treillis ou une gaze en fil métallique tissé fin, supporté éventuellement par une plaque métallique perforée ou par un treillis métallique plus gros, ou bien une ou plusieurs plaques métalliques frittées poreuses, constituant le plateau formant faux-fondO Dans ce cas, l'expulsion de l'eau s'effectue encore dans une direction coaxiale à la direction de déplacement du plateau. Le plateau inférieur présente de préférence plusieurs trous qui sont percés dans ledit plateau dans des positions judicieusement écartées, pour permettre le passage de l'eau à travers le plateau inférieur. Quand la presse se trouve au repos, par exemple lorsque le plateau supérieur commence à se déplacer, on verse une quantité suffisante de barbotine dans la bofte formant matrice et on provoque la descente du plateau supérieur de la presse. Par su-- te, la barbotine est comprimée entre le plateau supérieur, qui peut être perméable ou imperméable, et le plateau perne'able forment le faux-fond. L'eau qui est expulsée de la barbotine retenue à l'intérieur de la matrice pendant cette compresslon est alors éJectée à travers le plateau formant faux-fond et s'échappe par les trous prévus dans le plateau inférieur proprement dit et par le jeu ménagé entre ce plateau inférieur proprement dit et la botte formant matrice. Quand le mouvement vers le bas du plateau supérieur cesse, la pression exercée par l'intermédiaire du plateau supérieur de la presse augmente pour comprimer et accroftre la densité de la masse de matière solide qui se trouve maintenant à l'intérieur de la botte formant matrice. Suivant use variante, si l'on utili- se une presse du type à impact, c'est-à-dire une presse dans la- quelle un marteau pneumatique animé d'un mouvement de va-et-vient agit sur le plateau mobile, ce marteau est mis en service à ce moment pour comprimer la masse considérée. La masse de matière solide comprimée est extraite de la botte formant matrice en provoquant le soulèvement du plateau in férieur par rapport à cette botte formant matrice, puis la masse comprimée est évacuée de la presse, soit sur le plateau formant faur-fond et servant de support, soit en l'éjectant latéralement à l'écart du plateau formant faux-fond au moyen d'un vérin, La mas se de matière solide comprimée est finalement séchée pour four nir la matière isolante pour masselottes. Dans la description qui précède, on a mentionné l'utilisa- tion dans la presse d'un plateau inférieur formant faux-fond; on peut utiliser de même un faux-plateau supérieur, par exemple en fil métallique de section triangulaire. Une mince tôle, par exemple en étain, peut titre placée sur dessus de la barbotine avant que la pression ne soit exercée par le plateau supérieur de la presse. La présence de cette t8le ou fenille mince empoche l'adhérence des matières solides comprimées sur la face de la presse. Cette mince feuille ou tôle est ensui- te séparée de la face supérieure des matières solides comprimées après l'extraction hors de la presse et avant le séchage. EXEMPLE N 1 On utilise, suivant cet exemple, une boîte formant matri- ce comprenant quatre parois à l'intérieur de laquelle. on produit par compression une plaque ou dalle rectangulaire. Cette botte formant matrice est placée sur une presse du type à impact dont le plateau inférieur se trouve dans sa position la plus base, Qn pose sur ce plateau inférieur proprement dit de la presse un plateau formant faux-fond qui est constitué par du fil métallique de section triangulaire ménageant de petits orifices On verse dans la botte formant matrice 27 kg d'une barbotine renfermant, en poids : 21,25 % d'argile réfractaire à l'état broyé 3,75 % de papier à l'état finement divisé 75 % d'eau. Cette quantité de barbotine remplit une botte formant ma- trice rectangulaire ayant 60 cm x 45 cm sur une hauteur d'environ 7,5 cm. On provoque la descente sur la barbotine d'un plateau su parleur plat présentant une surface continue, avec une poussée vers le bas égale à 2,7 tonnes afin d'agir sur la barbotine avec une pression égale à 1,05 kg/cm, de sorte que l'eau est expulsée de la barbotine à travers le plateau formant faux-fond.Cette action est poursuivie Jusqu'à ce que le mouvement vers le bas du plateau supérieur cesse, puis le marteau pneumatique d'impact est mis en service pendant 15 secondes pour comprimer la masse de matière solide à un degré supplémentaire et pour éjecter les derniers restes d'eau à l'état libre0 Après quinze secondes, le plateau supérieur est enlevé et la masse de matière solide déposée, qui renferme l'argile réfractaire broyée le papier et la quantité d'eau qui, à ce moment, est encore retenue sur le papier et sur les autres solides, est éJectée de la botte formant matrice en soulevant le plateau inférieur. La masse de matière solide déposée, qui a une épaisseur égale à 2,5 cm, est séchée afin d'éliminer l'eau encore retenue, et on constate que sa densité après séchage est égale à 0,92 kg/ dm . La masse de matière solide comprimée et séchée constitue une matière isolante pour masselottes ayant une résistance mécanique considérablement plus grande que les matières de composition similaire obtenues par l'un des processus connus faisant agir une pression d'air différentielle, par exemple par la technique utilisant une dépression, qui fournirait une matière isolen te de composition similaire ayant une densité d'environ 0,64 kg/ dm . La matière isolante pour masselottes obtenue par le procédé correspondant à cet exemple a des surfaces lisses et constitue une matière excellente pour la réalisation de masselottes destinées à isoler le métal en fusion à la partie supérieure des lingotières. Les masselottes sont réalisées en introduisant quatre plaques ou dalles dans la partie supérieure d'une lingotière et en les mettant en place à coups de marteau pour obtenir un emmanchement à force à l'intérieur de la partie supérieure ou t8te de la lingotière, en utilisant ou non des pièces d'angle. EXEMPLE N 2 On utilise dans cet exemple une boite formant matrice comportant quatre parois définissant un espace mesurant 52 cm x 73 ci. On mente cette boîte formant matrice sur le plateau inférieur d'une presse hydraulique de 50 tonnes et on verse dans cette boute formant matrice une bouillie renfermant :- 22,5 % d'agrégat réfractaire dont la totalité peut passer à travers un tamis N 10 (mailles de 1,67 mm) et ayant une densité en trac égale à 1,2, 2,5 % de papier à l'étant finement divisé, 75 % d'eau. On verse cette barbotine dans la botte fermant matrice jusqu'à ce qu'on obtienne une épaisseur de barbotine égale à 7,5 ci. On agit alors sur la barbotine qui se trouve dans la bof- te formant matrice au moyen du plateau supérieur mobile de la presse hydraulique, ce plateau de la presse exerçant une pression de l'ordre de 7 kg/cm pour expulser l'eau de la barbobine. Quand la presque totalité de l'eau à l'étant libre a été expulsée de la barbotine, la pression exercée par le plateau supérieur s'élève jusqu'à 12,6 kg/cm environ pour comprimer les matières solides qui restant dans la boîte fermant matrice. La pression de l'ordre de 12,6 kg/cm est exercée pendant 15 secondes. Le cycle de travail de la presse est égal à 1 minute 15 secondes, mesuré à partir du début de la coulée de la barbotine dans la botte formant matrice pour une opération de pressage, jusqu'au début de la coulée de la barbotine dans la bofte formant matrice pour l'opération de pressage immédiatement suivante. La matière isolante pour masselottes obtenue par ce procédé après séchage à une densité égale à 0,96 kg/dm et la continuité réfractaire de cette matière isolante pour masselottes est de l'ordre ae 80 %. EXEMPLE N 3 Dans cet exemple, la boîte formant matrice est conformée de telle sorte que la barbotine qui a été comprimée à l'intérieur de cette botte forme une masselotte monolithique en matière ther mo-isolante. Par suite, la bofte formant matrice est conformée de façon à contenir la barbotine sous la forme d'un annean qui comprend, dans ce cas, quatre côtés sensiblement perpendiculaires les uns aux autres, formant un quadrilatère, La diiension externe de chacun des côtés de ce quadrilatère est égale à 28 ci environ et l'écartement entre les bords internes des faces opposées dudit quadrilatère est égal à 22 cm environ. La bote formant matrice qui constitue le quadrilatère est munie de côtés ayant une hauteur égale an triple de la hauteur du produit désiré, qui est la masselotte monolithique. La boîte ou matrice en forme de quadrilatère est presque remplie avec une barbotine présentant, en poids, la composition suivante : 21,25 % d'agrégat réfractaire ayant une densité en Trac égale à 0,65, 3,75 % de papier journal finement divisé, 75 % d'eau. La barbotine contenue dans la bofte formant matrice est comprimée au noyen d'un plateau supérieur pouvant exercer une pression égale à 31,5 kg/cs2 ou plus et l'eau est expulsée de la barbotine en dix secondes. Pendant ce laps de temps, le2plateau exerce une pression effective de l'ordre de 3,5 kg/cs . l'eau à l'état libre a été expulsée de la barbotine, on exerce une pression égale à 31,5 kg/cm sur la masse de matière solide pendant 5 secondes, afin de comprimer cette masse et d'augmenter sa densité. La masse de matière solide comprimée est éjectée de la bofte formant matrice, extraite de la presse et séchée comme décrit dans l'exemple N0 1. Naturellement, les plateaux supérieur et inférieur de la presse utilisée dans ces exemples ont la même forme que la mas- selotte monolithique produite, c'est-à-dire qu'ils ont une forme de quadrilatère. La masselotte monolithique en matière thermo-isolante préparée par le procédé correspondant à cet exemple a une densité égale à 0,72 kg/dm3 et une continuité réfractaire d'environ 105%. Quand on utilise cette masselotte monolithique pour la production d'un lingot d'acier, la t8te du lingot présente une surface lisse excellente. La matière isolante pour masselottes obtenue suivant l'intention présente, comme on peut le constater, une ténacité ou une flexibilité améliorée par rapport à toutes les matières isolantes destinées à la réalisation de masselottes qui existent dans le commerce. Cette flexibilité supplémentaire de la matière isolante suivant l'invention est une propriété extrêmement désirable et permet dans la plupart des cas à la matière isolante d'être mise en place dans une lingotière sans rupture. Le procédé suivant l'invention permet la production d'une matière isolante pour masselottes d'une façon beaucoup plus rapide que par n'importe lequel des procédés antérieurement connus, du fait qu'on obtient un dépôt plus rapide des matières solides. On obtient également un degré plus élevé d'expulsion de l'eau à partir des matières solides pendant ce dépôt plus rapide, de sorte qu'il en résulte une rigidité accrue des matières solides à l'étant déposé. En conséquence, les supports permettant d'extraire la matière solide comprimée avant son séchage n'ont pas besoin d'être aussi compliqués et les systèmes de séchage néces saires peuvent également être plus simples que ceux qui sont utilisés avec les procédés de fabrication actuellement connus. Une matière isolante pour masselottes produite par le procédé suivant l'invention constitue un produit dans lequel la matière fibreuse organique, qui est avantageusement une matière fibreuse cellulosique, forme le seul liant réunissant les parti cules réfractaires. Des modifications peuvent être apportées aux modes de - se en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour la production d'une matière isolante pour masselottes, caractérisé en ce qu'on soumet une barbotine aqueuse renfermant une matière fibreuse et une matière réfractaire à l'ef fet d'une pression exercée par le mouvement d'un plateau, afin d'expulser l'eau de la barbotine, le mouvement de ce plateau se poursuivant d'une manière contrôlée au fur et à mesure que l'eau est expulsée de la barbotine0 2.Procédé pour la production d'ne matière isolante pour -masselottes, caractérisé en ce qu'on introduit une barbotine aqueuse formée par une matière solide renfermant essentiellement une matière organique fibreuse et une matière réfractaire à l'in- térieur d'une matrice comportant des organes permettant ltéchap- pement de l'eau à partir de cette matrice tout en retenant la matière solide dans ladite matrice, et en ce qu'on exerce une pression sur la barbotine à l'intérieur de la matrice, par le mouvement d'un plateau se déplaçant sous l'effet d'une pression de fluide, afin d'expulser l'eau de la barbotine dans une direction coaxiale à la direction de déplacement du plateau, le mouvement dudit plateau se poursuivant d1une manière contrelée au fur et à mesure que l'eau est expulsée de la barbotine, afin de com- primer la matière solide. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on exerce, à l'aide du plateau, une pression nettement plus élevée immédiatement apres que la plus grande partie de l'eau a été expulsée. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la matrice a la forme d'un anneau. So Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'anneau a, en plan, une forme de carré ou de rectangles 6. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la matière solide renferme je 4 à 30 % en poids de matière cellulosique et de 70 à 96 % en poids de matière réfractaire. 70 Procédé suivant la revendication 6, caractérise' en ce que la matière solide renferme de 5 à 20 % en poids de matière cellulosique et de 80 à 95 % en poids de matière réfractaire. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matière solide renferme en outre jusqu'à 5 % en poids de matière minérale fibreuse. 9. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la barbotine renferme environ une partie en poids de matière solide pour 2 à 4 parties en poids d'eau. 10. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la pression exercée sur la barbotine est une pression d'au soins 7 kg/cs20 11. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la pression exercée sur la barbotine est comprise entre 14 et 28 kg/cm. 12. Matière isolante pour nasselottes, caractérisée en ce qu'elle renferme de 70 à 91 % en poids d'agrégat réfractaire classique, par exemple de sable de silice, de briques réfractaires broyées ou de substances nagnésiennes, et de 9 à 30 % en poids de matière organique fibreuse, de préférence de matière fibreuse cellulosique, le reste éventuellement présent étant forné par une matière fibreuse minérale et un liant minéral ou organique, isolément ou conjointement, cette matière isolante pour masselottes ayant une densité supérieure à 0,88 kg/ds3. 13. Ratière isolante pour masselottes, caractérisée en ce qu'elle renferme de 70 à 95 % en poids de matière réfractitre et de 5 à 30 % en poids de matière organique fibreuse, de préférence de matière fibreuse cellulosique, le reste éventuellement présent étant formé par une matière fibreuse linéale et un liant minéral ou organique, isolément ou conjointement cette matière présentant use continuité réfractaire. 14. Matière isolante pour masselottes suivant la revendication 13, caractérisée en ce que sa continuité réfractaire est supérieure à 100 %. 15. Masselotte pour lingotières on moules de fonderie, caractérisée en ce qutelle est produite à partir d'une matière isolante pour masselottes suivant la revendication 12 ou 13o 16. masselotte unitaire pour lingotières ou ioules de fonderie, caractérisée en ce qu'elle est réalisée en une seale pièce par le procédé suivant la revendication 1.