La présente invention se rapporte aux mélanges à fumer manufacturés, et elle concerne plus particulièrement un mélange préparé par la combinaison des constituants aromatiques du tabac et d'un substrat synthétique. On a proposé antiérieurem ant de séparer les principes aromatiques de la partie feuillue du tabac, de traiter la feuille séparément et de remettre les principes aromatiques. Un tel traitement péut améliorer le tabac du point de vue cancérogène, bien que les constituants cellulosiques du matériau reconstitué puissent toujours conduire à la production de substances polycycliques. Selon l'invention, un procédé de production d'un mélange à fumer consiste à séparer les substances aromatiques de la feuille de tabac, et à supporter celles-ci sur un substrat qui est constitué de matière cellulosique sous Norme de fibres. L'inYention englobe également le produit obtenu par le procédé et les cigarettes et autres mélanges à fumer constitués par ce produit. Le mélange à fumer est préparé à partir de fibres de matière cellulosique, qui peuvent être des fibres naturelles mais sont de préférence des fibres de cellulose reconstituée obtenues, par exemple, par le procédé à la viscose. Les substances donnant 1' arme au tabac sont incorporées dans les fibres cellulosiques, qui peuvent par exemple être des fibres discontinues et sous la forme d'un ruban. Un tel ruban peut alors entre introduit directement dans la garniture d'une machine à faire les cigarettes, ou il peut entre traité d'une autre manière pour obtenir d'autres produits à base de tabac. Avant l'incorporation des substances donnant l'arôme au tabac, on soumet de préférence la matière cellulosique fibreuse à un traitement par une solution alcaline. Cette solution peut contenir n'importe quel hydroxyde de métal alcalin, mais elle est i préférence une solution d'hydroxyde de sodium dans l'eau. Des concentrations appropriées d'hydroxydes de sodium sont par exemple de 20 à 40 grammes de NaOH par litre d'eau. On plonge la matière cellulosique fibreuse dans la quantite minimale nécessaire de solution, puis on la sèche. Les fibres cellulosiques utilisées titrent de préférence un denier relativem.ent bas. C'est ainsi que l'on a trouvé que, pour un ruban de 1,5 denier de fibres de cellulose reconstituée, imprégnéesde substances donnant ltarôme au tabac, la production de goudron était d'environ la moitié de celle que l'on obtient pour une cigarette ordinaire. Certains autres constituants volatils, en particulier les aldéhydes, sont présents dans la fumée en quantités appréciables, mais cet effet peut entre diminué en traitant les fibres par une solution de soude caustique et en incorporant dans les fibres de petites quantités, par exemple au moins 2 % en poids, de certains sels métalliques.Les sels préférés comprennent 1 sulfate de magnésium et le chlorure ferrique, mais des exemples de sels intéressants sont aussi les nitrates et sulfate de cobalt, lithium, sodium, potassium, calcium, ma gnésium et manganese. La quantité. de sel ou de sels métalliques que l'on ajoute est de préférence suffisante pour neutraliser efficacement l'alcali qui reste dans le substrat en fibres cellulosiques. Il peut également être avantageux d'ajouter un oxydant pour favoriser la combustion. Des oxydants appropriés sont les nitrates ou les persulfates de métaux alcalins, avec préférence pour-le persulfate de sodium. Lorsque l'on utilise des imprégnants en métaux alcalins, ils servent à imprégner les fibres avant incorporation des substances qui donnent l'ar8me au tabac. Une matière cellulosique qui a été soumises au traitement par un alcali a l'avantage de rendre possible d'uti Liser des fibres titrant en denier plus élevé que dans le cas contraire, sans production de grandes quantités de matière particulaire ou de quantités excessives d'acroléine. Les mélanges à fumer produits par des fibres titrant un denier plus élevé ont une texture plus ferme et moindre résistance au tirage. On peut incorporer dans les fibres les substances qui donnent l'arôme au tabac par imprégnation en partant d'une solution aqueuse ou d'une solution dans un autre solvant. Pour des tabacs à fumer normaux, ces substances aromatiques peuvent atteindre jusqu'à 50 e/o en poids, et lton peut désirer d'arriver aussi près que possible de cechiffre dans le mélange à fumer selon la présente invention. Une forme prérérée de mélange à fumer fabriqué par le procédé selon 1'invention contient de la cellulose sous forme plus pure que celle qui est contenue dans la feuille de tabac, et les acides gras, les résines et la matière insoluble sont sensiblement absents. La cellulose est aussi sous une òrme qui permet une combustion plus complète, ce qui peut en soi contribuer de manière appréciable à l'absence de substances nuisibles dans la Buvée produite. On prépare un substrat pour un mélange à fumer produit selon l'invention en soumettant de la fibre cellulosique "Vincel" titrant de 3 à 8 deniers à un traitement avec une solution dthydroxyde de sodium semi-normale, et en traitant le produit avec une solution à 2 % en poids de chlorure ferrique et une solution à 5 % en poids de persulfate de sodium. La combustion de cette matière dans les conditions où elle est fumée produit 4 mg/g de goudrons et 70 pg/g dtaldéhyde exprimée en acroléine. De la fibre "Vincel" non soumise à traitement produit 54 mg/g de goudrons et 260pg/g dsaldéhyde expriméeen acroléine. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé de production d'un mélange à fumer qui consiste à séparer les substances aromatiques de la feuille de tabac et à rapporter celles-ci sur un substrat, caractérisé en ce que le substrat est constitué de matière cellulosique sous forme de fibres. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière cellulosique est de la cellulose reconstitube sous forme de fibres. 3.- Procédé selon la re-endication 2, caractérisé en ce que la cellulose reconstituée a été obtenue par un procédé à la viscose. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière cellulosique est constituée par les fibres discontinues sous forme de ruban. 5.- Procédé selon l1une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la matière cellulosique est soumise à un traitement avec une solution d'alcali avant incorporation des substances donnant 1 arme au tabac. 5.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la solution d'alcali est une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la solution d'alcali contient de 20 à 40 grammes d'ii- droxyde de sodium par litre d'eau. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendiatioiis 1 à 7, caractérisé en ce que les fibres cellulosiques sont de plus imprégnées avec au moins un sel métallique. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que de sel métallique est le sulfate de magnésium ou le chlorure ferrique. 10.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le sel métallique est un nitrate ou un sulfate de cobalt, de chrome , de lithium, de sodium, de potassium, de magnésium ou de manganèse. 11.- Procédé selon la revendication 5 et l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que la proportion de sel métallique incorporée est différente pour neutraliser l'alcali restant dans les fibres. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé en ce que la proportion de sel métallique incorporée n'est pas inférieure à g basé sur le poids total du substrat. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendicatiors 1 à 12, caractérisé en ce que les fibres cellulosiques contiennent également un oxydant. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'oxydant est un nitrate ou un persulfate de métal alcalin. 15.- Mélange à fumer comprenant un substrat qui supporte les subtances aromatiques extraites de la feuille de tabac, caractérisé en ce que le substrat est constitué de matière cellulosique sous forme de fibres.