On a décrit dans le brevet americain 3 655 722 un procédé de préparation et d'isolement de certains méthyl-7 octadiène-2,6 nitriles par condensation de l'acide cyanoacétique sur la méthyl-2 heptène-2 one-6 en présence d'une amine ou d'un sel d'addition d'amine ou d'un acide à une température comprise entre 40 et 1800C. On obtient un mélange de nitriles utilisables dans les compositions pour parfumerie. Parmi les composés préparés se trouvent le néronitrile et le géranonitrile. Ces compositions pour parfums peuvent être utilisées seules ou incorporées à des savons, des détergents, des aérosols ou des cosmétiques. Toutefois cette méthode donne des nitriles insaturés avec des rendements assez faibles ce qui conduit à un prix de revient relativement élevé de ces nitriles. Le rendement direct en géranonitrile et en néronitrile est d'environ 22 % tandis que le rendement réel après récupération de la méthylhepténone qui n'a pas réagi est enviez 40 %. Dans Angew. Chem. 84 767 (1972), Angew. Chem. Internat. Edit. Il 722 ( 1972) et dans la demande allemande publiée 2 135 666 on décrit la réaction de l'acétonitrile sur des cétones telles que la cyclohéxanone, pour préparer le cyclohéxylidène acétonitrile, en présence d'un alcoolate alcalin d'un alcool à haut point d'ébullition, c'est-à-dire ayant un point d'ébullition supérieur au point d'ébullition le plus élevé d'un constituant du mélange réactionnel. On utilise par exemple le n-octanol. On déclare que la réaction s'arrête avec un éthoxyde alcalin après un taux de conversion de 5 à 10 Z parce que l'éthanol formé au cours de l'hydrolyse de l'alcoolate s'élimine par distillation. La basicité de l'hydroxyde alcalin résiduel serait insuffisante pour arracher un proton à l'acétonitrile. On sépare l'eau par distillation azéotropique au fur et à mesure du déroulement de la réaction et l'on dit obtenir un rendement de 70 % dans le cas du cyclohexylidène acétonitrile. Selon la présente invention on a trouvé un procédé de préparation de nitriles aliphatiques a,\p non saturés à partir de réactifs peu couteux. On obtient d'excélents rendements ce qui entraine par conséquent l'obtention de nitriles tels que le géranonitrile et le néronitrile avec un bas prix de revient. Selon l'invention on fait réagir une cétone aliphatique sur 1' acé- tonitrile en présence d'un composé basique choisi dans le groupe constitué par les hydroxydes de métaux alcalin;, l'hydroxyde de baryum, les alcoolates de métaux alcalins et d'alcools inférieurs et les hydroxydes d'ammoniums quaternaires. L'acétonitrile insère un radical C CN à la place de l'oxygène du groupe carboxylique de la cétone avec formation d'une liaison insaturée à la position &alpha;, p entre le carbone méthylénique de l'acétonitrile et le carbone cétonique de la cétone.La réaction se déroule selon le schéma suivant I : composé basique Dans la formule ci-avant les symboles R, identiques ou différents, représentent des atomes d'hydrogène, des radicaux alcoyles ayant 1 à 20 atomes de carbone et des radicaux alcényles ayant 2 à 20 atomes de carbone. Quand on utilise une cétone aliphatique saturée on obtient un nitrile aliphatique a, p non saturé tandis que si on utilise une cétone aliphatique monoéthylénique on obtiendra un nitrile aliphatique deux fois non saturé. Quand on prépare le géranonitrile et le néronitrile, la cétone de départ est la méthylhepténone Conne autres cétones utilisables, on peut citer la diméthyl-3,6 heptène-5 one-2, la diméthyl-3,6 heptènone-2, la méthyl-7 octène-6 one-3, la méthyl-7 octènone-3, la méthyl-6 heptène-5 one-2, la méthyl-6 hepténone-2 la diméthyl-4,7 octène-6 one-3, la diméthyl-4,7 octénone-3, la diméthyl-2,7 octène-6 one-3 et la diméthyl-2,7 octénone-3. Comme autres cétones on peut citer également La réaction a lieu avec des rapports stoechiométriques de cétone et d'acétonitrile. Néanmoins on peut utiliser un excès de l'un ou l'autre des réactifs si on le désire. Quand on utilise un excès de cétone ou d'acétonitrile ou peut le récupérer à la fin de la réaction et le recycler. On peut utiliser n'importe quel composé basique fort. Par exemple les hydroxydes de métaux alcalins comme les hydroxydes de sodium et de potassium et les alcoxydes alcalins d'alcools aliphatiques inférieurs ayant 1 à 4 atomes de carbone, comme le tertio-butylate de potassium, le propylate de sodium, l'isopropylate de potassium, l'éthylate de sodium, le méthylate de potassium, le butylate de sodium, l'isobutylate de potassium, le butylate de potassium, l'isopropylate de sodium ; on peut aussi utiliser l'hydroxyde de baryum.On utilise également les hydroxydes d'ammoniums quaternaires qui sont connus pour être des bases fortes et qui ont pour formule dans laquelle les symboles R1, identiques ou différents, représentent des radicaux alcoyles, cycloalcoyles, aryles, halogéno-aryles ayant de 1 à 30 atomes de carbone, ces radicaux pouvant être substitués par des groupes hydroxyles, alcoyles, hydroalcoyles ou par des atomes d'halogène. Le composé basique demeure inaltéré au cours de la réaction et peut dont être employé aux doses les plus variées, de préférence entre 0,01 mole et 10 moles par mole de cétone. En général on utilise entre 0,1 et 5 moles de composé basique par mole de cétone. En principe il n'est pas besoin d'utiliser plus d'une mole de composé basique par mole de cétone. Il est avantageux que le composé basique soit en solution au moins partiellement, au quel cas la vitesse de réaction est accrue. Ainsi on peut dons ajouter au mélange réactionnel un solvant organique pour le composé basique (en particulier l'hydroxyde de baryum) tels que le diméthylsulfoxide ou le m-pyrrole. De tels solvants augmentent l'activité du composé basique. Il n'est toutefois pas indispensable d' ajouter un solvant inerte car l'acétonitrile peut être utilise non seulement comme un réactif mais aussi comme un solvant et à cette fin on peut l'employer en excès. La présence d'acétonitrile est en outre avantageuse en ce que i' acétonitrile peut servir à retenir l'eau. L' eau engendrée au cours de la réaction est fixée au cours de l'hydrolyse en milieu basique de l'acétonitrile sous forme d'acétamide. On peut également employer d'autres capteurs d'eau tels que des filtres moléculaires. Il peut être aussi avantageux d'ajouter un solvant inerte qui peut ou non entre un solvant pour le composé basique Mais qui forme un azéotrope avec l'eau de telle faucon que l'eau produite au cours de la réaction puisse être chassée par distillation azéotropique. Cette eau par exemple peut entre rassenblée sous reflua dans un piège à eau et ne pas être recyclée au mélange réactionnel. Comme e solvant azéotropique convennable on peut indiquer le toluène, le benzène et les xylènes. La réaction se déroule déjà à la temperature ambiante ou légèrement en dessous? Elle est toutefois accélérée par l'élévation de la température. La température maximale de réaction est toutefois limitée par la température de décomposition du nitrile a, ss non saturé. En général la température de réaction ne dépasse pas 2OO"C et peut s'abaisser jusqu'à 20 C ou en dessous. L'interval- le préféré de température est compris entre 50 et 125 C. On peut exécuter la réaction sous pression atmosphérique. Toutefois si on utilise un solvant volatil et une température réactia-lelle au voisinage de son point d'ébullition sous pression atmosphérique il est alars préférable d'opérer dans un réacteur fermé tel qu'un autoclave afin de maintenir le solvant sous forme liquide dans le mélange réactionnel ; ; ou ou encore il convient d'opérer sous reflux. La réaction \est terminée environ en 30 minutes Mais dans certains cas cela peut exiger jusqu' à 120 heures ou plus. Ceci ne présente pas d'incon- vénient parce que le nitrile a, ss non saturé est le produit final et qu' il n'apparat pas de transformation de ce produit. On pe raccourcr la durée de réaction en élevant la température de réaction, en améliorant l'efficacité de l'agitation et en utilisant les réactifs à l'état concentré, La réaction terminée an traite le mélange avec un acide pour traliser le composé basique. On dissout alors le produit de réaction dans un solvant organique tel que le benzène qui n' est pas miscible à la phase aqueuse et ainsi on sépare la phase aqueuse de la phase organique contenant le produit de réaction. Pour optimiser le rendement on peut extraire la phase aqueuse plusieurs fois avec le solvant. Selon une autre méthode, on peut laver à l'eau la tasse rFactionnel- le pour éliminer la plus grande partie du composé basique et l'acétaide. On lave alors la phase organique restante avec me solution aqueuse diluée pour s'assurer de l'élimination de tous les résidus de composés basiques. On peut obtenir le même résultat par filtration du mélange réactionnel brut pour élimi- ner la majeure partie du composé basique et de l'acét-ide et en utilisant de nouveau le lavage acide pour éliminer les éventuels résidus de composés basiques.On peut combiner les lavages acides et les extraire avec un solvant organique à bas point d'ébullition pour optimiser la récupération du produit. On peut concentrer les phases organiques pour chasser le solvant, de préférence sous pression réduite et à basse température, puis distiller le résidus sous pression réduite pour séparer les matériaux de départ qui n'ont pas réagi, c'est-à-dire la cétone de départ et l'acétonitrile. Il reste les nitriles &alpha;, ss non saturés sous forme de mélange cis, trans, quand les stéréoi monères sont possibles, lais leur séparation n' est généralement pas nécessaire. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1 On chauffe sous reflux à 840C, sous agitation mécanique et sous atmosphère d'azote pendant 72 heures un mélange de Hydroxyde de sodium (1 mole) .g 40 g Acétonitrile (10 moles) .................................. 410 g Diméthyl-3,6 heptène-5 one-2 (contenant environ 15 % de méthyl-7 octène-6 one-3) ........................................ 135 g On laisse refroidir la masse réactionnelle et lui ajoute sous agitation 550 g d'une solution aqueuse à 1O X d'acide acétique pour neutraliser le composé basique. On ajoute 50 cm3 de benzène, agite le mélange puis décante et sépa re la couche aqueuse. On traite la co z e aqueuse deux fois avec 50 cm3 de benzène puis deux fois avec 25 cm3 de benzène, et rassemble les extraits benzéniques. Les couches benzéniques sont rassemblées, le benzène est éliminé sous 40 mm de mercure et on distille le résidu sous une pression de 2 à 5 mm de mercure avec une température en tete de colonne comprise entre 50 et 1 300C, la température de la masse étant comprise entre 58 et 1580C. De cette façon on obtient 111,6 g de la cétone de départ qui n' a pas réagi et 20,4 g d'un mélange de triméthyl-3,4,7 octadiène-2,6 nitrile et d'éthyl-3 méthyl-2,6 octadiène2,6 nitrile. Le rendement direct en nitrile diénique est 13 % et le rendement réel est 75 %. Ce mélange de nitrile possède une odeur d'hespèridées qui rappelle celle du citral, fraiche, propre et intense. Son caractère volatil et vivant est très attrayant et dans le ton des odeurs naturelles d'hespèridées très en vogue de nos jours. Un soupcon de note verte distinctive renforce son attrait. Une odeur intense et tenace sont des catactéristiques supplémentaires~importan- tes. Outre son emploi à des coupositions à odeur hespèridées telles que orange, neroli, citron et cologne, ce mélange est un excellent ingrédient pour les bouquets lavande, fougère, aiguille de pin, mousse, foin coupé et boisé. Il est efficace dans les parfums fleuris tex que rose et muguet, quand on l'utilise à faibles doses. On peut en utiliser 25 % et plus dans les parfums note citron, selon l'usage terminal. Le mélange des nitriles est très stable aux milieux acides et alcalins et par conséquent utilisable dans des produits tels que les détergents, les savons, les dépilatoires, les permanentes et les rinçages capillaires. EXEMPLE 2 On chauffe à reflux sous agitation mécanique et sous atmosphère d'azote pendant 15 heures un mélange de Hydroxyde de potassium (1 mole) ............................... 56 g Acétonitrile (10 moles) .................................... 410 g Diméthyl-3,6 heptène-5 one-2 (contenant environ 15 X de méthyl-7 octène-6 one-3) ............................................... 135 g Après refroidissement on verse le mélange réactionnel dans 900 cm3 d'une solution aqueuse à 10 % d'acide acétique pour neutraliser la basicité. 3 On ajoute alors 50 cm de benzène, on agite la masse réactionnelle 3 et sépare la couche benzénique. On extrait la couche aqueuse par 50 cm de benzène, on combine les couches benzéniques, chasse le benzène sous 40 mm de mercure. L'huile résultante est lavée trois fois par 25 cm3 d'acide chlorhydrique à 10 % et chaque extrait est lui-même extrait 4 fois par 10 cm de benzène. On combine les extraits benzéniques, chasse le benzène sous 40 mm de mercure et distille l'huile résiduelle sous 1 à 5 imn de mercure et à une température en tête de colonne comprise entre 50 et 121 C tandis que la température de la masse est comprise entre 78 et 1520C. On obtient ainsi 11,2 g de la cétone de départ inaltérée et 113,6 g d'un mélange de triméthyl-3,4,7 octadiène-2,6 nitrile et d'éthyl-3 méthyl-7 octadiène-2,6 nitrile. Le rendement direct est 72,3 % et le rendement réel 78,9 %. EXEMPLES 3 A 21 On chauffe à reflux à 840C sous agitation mécanique et sous atmosphère d'azote pendant 4,5 heures un mélange de Hydroxyde de potassium (0,2 mole) ......................... 11,2 g Acétonitrile (2 moles) .................................... 82 g Méthylhepténone ........................................... 25,2 g Après refroidissement on verse sous agitation la masse réactionneile 3 dans 125 cm d'acide acétique aqueux puis agite le mélange avec 25 cm3 de benzè- ne et sépare la couche benzénique. On lave deux fois la couche benzénique par 3 10 cm d'acide chlorhydrique à 10 X et extrait trois fois la couche aqueuse par 3 15 cm de benzène. On rassemble les couches benzéniques et chasse le benzène sous vide puis distille l'huile résiduelle sous 4,5 à 0,8 mm de mercure à une température en tête de colonne comprise entre 80 et 950C tandis que la température de la masse réactionnelle est comprise entre 94 et 1640C. On récupère ainsi 0,5 g de méthylhepténone n'ayant pas réagi et 16,9 g de géranonitrile. Le rendement direct est 56,8 X et le rendement réel 58 %. En utilisant ce mode opératoire on a fait réagir différentes cétones selon les conditions données dans le tableau ci-après MOLES PAR MOLE % PAR CHROMATOGRAPHIE DE CETONE GAZ-LIQUIDE ACETO- TEMP. DUREE RENDEMENT % DE CETONE % DE EXEMPLE CETONE ET NITRILE CATALYSEUR NITRILE C HEURES DIRECT REEL DE DEPART NITRILE N 4 10 1 NaOH 81 80 13,0 74,6 84,7 15,3 5 Diméthyl-3,6 heptèn- 10 4 NaOH 85 35 81,4 18,6 5 one-2 6 Triméthyl-3,4,7 octa- 10 1 KOH 88 16 75,4 84,4 10,8 89,2 diène-2,6 nitrile 7 10 0, NaOCH3 84- 42,5 87,2 12,8 86 8 et 10 0,1 KOH 84- 91 63,0 77,2 19,3 76,8 85 9 10 1 NaOCH3 82- 45,3 63,5 66,4 5,2 91,5 83 Méthyl-7 octèn-6 10 one-3 10 1 NaOCH3 76- 45,5 49,5 68,2 32,0 67,6 77 Ethyl-3 méthyl-7 octadiène-2,6 nitrile 11 10 5 KOH 87- 2,5 63,0 76,2 18,6 79,7 100 12 Méthyl-6 heptèn-5 10 1 KOH 30-35 46 52,1 45,2 one-2 60 6 37,7 61,6 46,1 52,9 Diméthyl-3,7 octadi13 ène-2,6 nitrile 10 0,1 KOH 83 25 56,5 63,6 13,6 80,9 MOLES PAR MOLE % PAR CHROMATOGRAPHIE DE CETONE GAZ-LIQUIDE EXEMPLE CETONE ET NITRILE ACETO- CATALYSEUR TEMP. DUREE RENDEMENT % DE CETONE % DE N NITRILE C HEURES DIRECT REEL DE DEPART NITRILE 14 Diméthyl-4,7 octèn-6 10 1 KOH 83- 112 34,1 36,6 13,9 58,8 one-3 119 Ethyl-3 diméthyl-4,7 octadiène-2,6 nitrile 15 Diméthyl-2,7 octèn-6 one-3 10 1 KOH 84- 88 42,7 67,5 43,6 51,1 109 Méthyl-7 isopropyl-3 nonadiène-2,6 nitrile 16 Diméthyl-3,6 heptèn-5 1 0,1 KOH 128- 46 21,8 50,7 69,4 30,5 one-2 139 Triméthyl-3,4,7 octa17 10 0,1 NaOH 84- 0,6 47 54,4 19,6 80,4 diène-2,6 nitrile 105 et Méthyl-7 octèn-6 18 50 1 KOH 84 24 70,3 96,4 22,6 77,4 one-3 Ethyl-3 méthyl-7 octa diène-2,6 nitrile 19 Méthyl-6 heptèn-5 10 1 NaOH 27 30 22 51,8 48,2 one-2 50-65 1 28,4 31 20,2 79,8 Diméthyl-3,7 octadiène-2,6 nitrile MOLES PAR MOLE % PAR CHROMATOGRAPHIE DE CETONE GAZ-LIQUIDE EXEMPLE CETONE ET NITRILE ACETO- CATALYSEUR TEMP DUREE RENDEMENT % DE CETONE % DE N NITRILE C HEURES DIRECT REEL DE DEPART NITRILE 20 Diméthyl-3,6 heptèn- 10 1 NaOH 50-55 16 51,7 64,5 27,5 72,5 5 one-2 85-88 8 Triméthyl-3,4,7 octadiène-2,6 nitrile et 21 10 choline4 73 20,4 77,6 75,4 29,2 Méthyl-7 octèn-6 base 45 % 76 one-3 dans le mé Ethyl-3 méthyl-7 thanol octadiène-2,6 nitrile 1 3 Diméthyl sulfoxyde, 780 g/ mole de cétone Alcool méthylique, 324 g/mole de cétone 2 4 m-pyrrole, 1000 g/mole de cétone Choline base [(CH3)3 (CH3CH2OH) N] OH EXEMPLES 22 A 28 Dans un récipient en fer résistant à la pression et muni d'un barreau d'agitation magnétique revêtu de téflon, on verse Méthyl-6 heptène-5 one-2 (0,1 mole) ..................... 12,6 g Acétonitrile (1 mole) ................................... 41 g Hydroxyde de potassium (0,01 mole)....................... 0,55 g On ferme le récipient, on chauffe sous agitation pendant 2 heures entre 105 et 1140C puis refroidit. On verse alors le mélange réactionnel dans 125 cm d'acide acétique aqueux puis ajoute 25 cm de benzène. n sépare la couche benzénique de la cou3 che aqueuse et la lave avec 10 cm3 d'acide chlorhydrique à 10 Z. 3 On extrait la couche aqueuse par trois fois 15 cm de benzène. On rassemble les couches benzéniques et chasse le benzène sous vide. On distille l'huile résiduelle entre 4,5 et 0,8 mm de mercure à une température en tête de colonne comprise entre 80 et 950C tandis que la température de la masse est comprise entre 94 et 1640C. Ainsi on récupère 1,4 g de méthylhepténone qui n'a pas réagi et obtient 6,8 g de géranonitrile. En suivant le mode opératoire ci-avant on a utilisé différentes cétones dans les conditions décrites dans le tableau ci-après MOLES PAR MOLE % PAR CHROMATOGRAPHIE DE CETONE GAZ-LIQUIDE EXEMPLE CETONE ET NITRILE ACETO- CATALYSEUR TEMP DUREE RENDEMENT RENDEMENT % DE CETONE % DE N NITRILE C HEURE DIRECT REEL DE DEPART NITRILE 22 10 0,1 KOH 106- 7,75 61,2 69,4 13,0 79,1 Diméthyl-3,6 heptèn114 5 one-2 23 Triméthyl-3,4,7 oc- 10 0,1 NaOH5 108- 8,75 89,9 10,1 tadiène-2,6 nitrile 114 et 24 10 0,1 KOtBu 105 11,5 54,9 76,8 30,7 69,3 Mèthyl-7 octène-6 one-3 25 10 0,1 KOH 148- 4,5 49,8 63,6 26,4 73,6 Ethyl-3 méthyl-7 oc150 tadiène-2,6 nitrile 26 10 1,0 Ba(OH)42 105 53,71 15,2 44,0 78,2 20 124 4 Diméthyle sulfoxyde, 780 g/mole de cétone 5 36 g MeOH/mole de cétone Les nitriles &alpha;, ss nen saturés obtenus selon l'invention sont des composants utiles de bases pour parfums.On peut les utiliser seuls dans de telles bases ou en mélanges avec d'uatres composés organiques comme par exemple les alcools, les aldéhydes, les cétones, les esters, les hydrocarbures de telle façon que les préparations conduisent à des odeurs globales agréables. De telles bases pour parfums peuvent être utilisées seules ou additionnées à des savons, des détergents, des aérosols, des cosmétiques, des dépilatoires, des permanentes et des rinçages capillaires. Dans les bases pour parfums chaque composé contribue par sa note olfactive caractéristique, mais l'effet global sera la somme de chaque ingrédient. Les nitriles &alpha;, ss non saturés obtenus selon la présente invention peuvent être utilisés pour modifier les caractéristiques olfactives d'un produit pour parfums en réhaussant ou en diminuant la contribution olfactive des autres ingrédients de la composition. Les exemples suivants illustrent l'utilisation des nitriles &alpha;, non saturés obtenus selon l'invention. EXEMPLE 27 PREPARATION DE SAVONS On mélange 100 g de copeaux de savon avec 1 g de chacune des compositions données ci-dessous jusqu'à obtention d'une masse pratiquement homogène. Les deux savons présentent une odeur du type citron et la composition contenant le mélange obtenu à l'exemple 1 présente l'arôme le plus délicat. Ces compositions ont les ingrédients suivants : (parties en poids) Geranium bourbon ...................................................... 175 Citronellol -. 150 Geraniol .............................................................. 100 Alcool phényléthylique ................................................ 90 Aldéhyde amylcinnamique ............................................... 200 Cyclymal .............................................................. 20 4(méthyl-4 hydroxy amyl-4) cyclohéxène-3 carboxaldéhyde ............... 100 Tétrahydro linalol ........................................ 37,5 Tétrahydro myrcenol ................................................... 37,5 Linalol ............................................................... 75 Acétate de citronellyle .^ 1}25 e Acétate de phényléthyle ............................................... 5 Phényl acétaldéhyde diméthyl acétal ................................... 10 Alcool cinnamique - 35 35 Terpinéol e . ... e. 100 Acétate de linalyle ................................................ 25 Musc cétone ........................................ 10 Indole ............................................................... 10 Hélange des exemples 1 ou 2 ........................................ 10 EXEMPLE 28 PREPARATION D'UNE POUDRE COSMETIQUE On prépare une poudre cosmétique par mélange de 100 g de poudre de talc avec 0,25 g du mélange obtenu à l'exemple 1. La poudre a une odeur qui ressemble au citron. EXEMPLE 29 PREPARATION D'UN DETERGENT On mélange 100 g d'un produit détergent avec 0,15 g d'une composition odorante contenant le mélange obtenu à l'exemple 1 jusqu'à ce que l'on obtienne une composition pratiquement homogène à odeur du genre citron. La composition odorante contient les ingrédients suivants (parties en poids) Aldéhyde décylique, solution à 10 % dans le phtalate d'éthyle ....... 4 Acétate de terpinyle ................................................. 100 Terpineol ............................................................ 40 Acétate de linalyle ........................................ 100 Huile d'orange ........................................ 350 Acétate de géranyle ........................................ 100 Géraniol ............................................................. 35 Coumarine ............................................................ 2 Mélange de l'exemple 1 ............................................... 70 EXEHPLE 30 DETERGENT LIQUIDE CONTENANT DU HETHYL-7 METHYLENE-3 OCTENE-6 NITRILE On préparè des détergents liquides concentrés à odeur du genre citron contenant respectivement 0,1 ; 0,2 et 0,5 % du mélange de l'exemple 1. La quantité de mélange ou de composé selon l'invention qui sera nécessaire dans les compositions odorantes dépend des divers facteurs, y compris des autres ingrédients, leur quantité et les effets désirés. On a trouvé que les compositions odorantes contenant aussi peu que 0,02 % de composés selon l'inveRtion ou même moins peuvent être avantageusement employées pour certaines compositions odorantes. On peut utiliser jusqu'à 5 % en poids ou davantage. Habituellement on utilise dans les savons environ 1 à 3 % de mélanges odorants. Donc on peut utiliser aussi peu que 0,0002 % en poids d'un produit selon l'invention pour conférer une odeur du genre citron aux savons, aux cosmétiques et aux autres produits. REVENDICATIONS 1 - Procédé de préparation de nitriles aliphatiques &alpha;, ss non saturés de formule générale : dans laquelle les symboles R, identiques ou différents représentent des atomes d'hydrogène, des radicaux alcoyles ayant 1 à 20 atomes de carbone ou des radicaux alcényles ayant 2 à 20 atomes de carbone, caractérisé en ce que l'on fait réagir l'acétonitrile sur une cétone de formule générele (R)3C - CO C(R)3 à une temperature comprise entre 20 et 200 C en présence d'un agent fortement basique. 2 - Procédé selon la revendication 1 dans lequel on utilise la méthylhepténone. 3 - Emploi des nitriles préparés selon la revendication 1 à la fabrication de parfums.