L'invention est relative à un paquet dévidable du genre pelote, d'un matériau flexible ainsi qu'à un procédé et à un appareillage pour la production d'une telle pelote. Les empaquetages sous forme de pelotes. de matériaux flexibles enroulés selon un enroulement universel et comportant un trou ménagé radialement sont bien connus, par exemple par le brevet américain nO 2.634.922 de Taylor. Ces empaquetages ont une section droite cylindrique. Un autre brevet américain nO 3.178.130 de Taylor signale que ces empaquetages peuvent s'affaiser de diverses manières, y compris suivant la circonférence. Toutefois t dans tous ces empaquetages, le matériau a tendance a sortir de l'intérieur de la pelote pour former des "nids d'oiseau", c'est-à-dire qu'un certain nombre de boucles ont tendance à se détacher en même temps de la paroi intérieure de l'empaquetage et à s'emmêlera empêchant ainsi le dévidement normal du matériau. Dune manière générale, l'invention porte sur un empaquetage d'un matériau souple produit sur un mandrin constitué par deux barres rondes disposées à une certaine distance l'une de l'autre, de telle sorte que lorsque la broche et le guide-fil sont entraînés à vitesse constante les points de croisement sont plus écartés aux extrémités repliées des spires que suivant leurs côtés allongés. Toutefois il en résulte l'établisse- ment d'une paroi plus épaisse suivant chacun des côtés, qui. lorsque l'empaquetage se trouve comprimé à l'intérieur d'un récipient à faces plates peut donner lieu à un bombement vers l'intérieur des parois les plus grandes. Un tel empaquetage peut être réalisé en comprimant simplement vers l'intérieur, suivant une direction transversale par rapport à l'axe de l'empaquetage, un empaquetage du type décrit dans les brevets américains précités. Cet empaquetage (ou pelote) aurait des parois latérales essentiellement de même épaisseur que les parois d'extrémités et ne serait pas sujet au bombement vers l'intérieur signalé ci-dessus, du fait que les points de croisement sont essentiellement équidistants sur tout le pourtour de l'empaquetage. Cependant avec de nombreux matériaux il est impossible de produire un empaquetage à ouverture intérieure ovale sans déformer ce matériau, ceci dans une mesure telle, qu'il ne peut être extrait correctement de ltempaquetage.Une telle compres sion peut s'effectuer avec des empaquetages à parois relativement minces ne contenant qu'une quantité limitée de matériau, mais n'est pas pratique avec la plupart des matériaux élastiques lorsque les parois de l'empaquetage sont franchement épaisses, ce qui est évidemment nécessaire si l'empaquetage doit contenir de grandes longueurs de matériau. Conformément à l'invention, la probabilité d'emmêlements en nids d'oiseaux se trouve fortement réduite si on forme l'empaquetage avec une ouverture axiale de section droite essentiellement en forme d'haltère ou de haricot, c'est-à-dire avec une partie centrale étroite. Une autre caractéristique de l'invention est la mise en oeuvre sur un tel empaquetage d'un tube distributeur fixé dans l'ouverture distributrice et présentant une partie, s'étendant vers l'intérieur, essentiellement en direction du plan central de l'empaquetage (ou pelote) > cette partie s'évasant vers l'extérieur à partir de la paroi intérieure de l'empaquetage. ses extrémités extérieures étant inclinées d'un angle d'environ 30". Une autre caractéristique de l'invention consiste à enrouler l'empaquetage sur une broche composée de deux rouleaux (ou tiges) qui sont montés sur un châssis commun, parallèlement et à une certaine distance ltun de vautre. laquelle broche est mise en rotation autour d'une ligne équidistante des rouleaux, tandis qu'un guide-fil est animé d'un mouvement de va-et-vient suivant la longueur des rouleaux. le matériau flexible étant amené par ce guide-fil. Il résulte de cette disposition et du fait que les extrémités courbes des rouleaux se déplacent plus rapidement devant le guide-fil que les parties centrales que les parties centrales essentiellement plates de l'empaquetage ainsi enroulé auront leurs points de croisement moins espacés que les parties d'extrémités à peu près cylindriques. En conséquence les parties latérales plates, lors de la formation des couches, seront plus épaisses que les parties d'extrémités.Si par la suite l'empaquetage (ou pelote) obtenu est enfermé dans un récipient simple de section droite ovale à côtés plats. les parties latérales plus épaisses seront amenées à se bomber vers I1 intérieur de manière à former l'espace intérieur en forme d'haltère > signalé ci-dessus. tandis que si une pression est exercée sur la partie centrale d'une seule des parois latérales l'espace axial intérieur prendra une section droite en forme de haricot. Une autre caractéristique de l'invention. d'application gé nérale, est la mise en oeuvre d'une pièce amovible dans le tube distributeur dont un élément intérieur s'applique contre la surface intérieure de la paroi opposée de l'empaquetage, au cours du transport. La raison d'entre de l'enroulement ovale ou elliptique est de remédier à certains inconvénients inhérents à l'enroulement circulaire lorsque le matériau est extrait d'un espace vide intérieur à travers un orifice radial ménagé dans l'enroulement, ainsi qu'on l'expose ci-dessous. a) L'invention permet d'empecher. au cours de l'extraction du matériau, que celui-ci se détache de lui-même de la paroi de l'enroulement et forme des boucles circulaires libres immédiatement avant l'ouverture distributrice. Presque tous les matériaux ont une certaine tendance à le faire, ceci d'autant plus que leurs caractéristiques d'élasticité sont plus grandes par rapport à leurs poids. La forme non circulaire de l'enroulement ou de l'empaquetage, s'ajoutant à la forme plate ou rectiligne des parois latérales de l'enroulement ovale, accrue par le bombement intérieur, ainsi qu'on le décrira ci-après. empoche la formation de boucles circulaires libres. b) L'invention permet de réduire ou éliminer la tendance d'un matériau relativement raide, mais susceptible de se nouer, à prendre des courbures favorables à la formation de noeuds (supérieures à une courbure de pliage maximale), avant d'être extrait par le trou distributeur radial. Dans ces conditions du fil de cuivre relativement mou, sortant par le côté plat de l'ovale de l'enroulement, à travers le trou radial ménagé dans ce côté, n'a pas tendance et n'est pas amené à prendre cette courbure maximale et, du fait de l'absence de cônes utilisés dans les enroulements circulaires (pour empOcher aussi les boucles- de stemmeler) a de la place pour prendre le meilleur angle de sortie. c) L'invention permet de réduire l'espace occupé par l'empaquetage en réduisant le volume de son espace vide intérieur. d) L'invention permet de fournir une forme d'empaquetage plus pratique dans certains cas. par exemple lorsque des empaque tages liés par un rub-an doivent passer à travers des espaces étroits. notamment lorsque le trou distributeur peut autre placé dans l'extrémité circulaire de l'enroulement ovales ce qui permet ainsi d'extraire le matériau suivant la direction du mouvement de l'empaquetage. e) L'invention permet de réduire les légères fluctuations de tension sé produisant dans un enroulement circulaire en pla çant le trou distributeur dans l'extrémité circulaire d'un enroulement ovale, diminuant ainsi la gamme de fluctuationsangulaires, au voisinage du trou, du brin de sortie. La production de l'enroulement ovale peut s'effectuer de deux manières : en premier lieu en exerçant une pression sur le côté extérieur d'un enroulement circulaire. lui imprimant ainsi une forme elliptique et le transformant en un enroulement ovale, en second lieu en appliquant une pression moindre à un enroulement elliptique. en utilisant un mandrin à extrémités semi-circulaires situées à une certaine distance l'une de l'autre. Lorsqu'on envisage l'utilisation d'un mandrin de forme réellement ovale, une plus grande quantité de matériau, d'une certaine raideur, tendra à se bomber vers l'extérieur suivant les côtés plats, ce qui produit un effet elliptique. ceci sauf lorsque la distance entre les extrémités semi-circulaires est très grande pour le matériau utilisé.Un mandrin entièrement elliptique peut ainsi constituer la solution la plus pratique pour certains matériaux. Lorsque l'enroulement contient un nombre relativement petit de couches, c'est-à-dire présente une paroi mince, la pression nécessaire pour transformer un enroulement absolument circulaire en un enroulement de forme ovale se trouve bien dans les limites de pressions admissibles par le matériau, tandis qu'un enroulement à paroi épaisse ou à nombreuses couches ne peut être transformé de cette manière sans soumettre le matériau à des pressions inadmissibles. Dans ce dernier cas un enroulement ovale ne peut être obtenu que par l'emploi d'un mandrin elliptique de forme aussi proche que possible de la forme ovale désirée. De plus il y a lieu de noter qu'un matériau raide. lourd et non pliable tel que du fil de cuivre plein ne peut être que déformé par pression à partir d'un enroulement circulaire si la paroi est mince, non seulement en raison de la résistance à la pression de la paroi épaisse, mais parce que les spires intérieures d'une paroi épaisse seraient finalement ramenées à une courbure circulaire supérieure à la courbure de pliage maximale admissible par le matériau. Dans le cas d'une telle transformation à partir d'enroulements elliptiques ou circulaires, chaque couche, en se dépla çant de 1 'extérieur vers l'intérieur. occupe une surface légèrement inférieure à celle qu'elle occupait avant l'application de la pression. Il en? résulte que l'un ou les deux côtés plats de l'ovale obtenu se courbent vers l'intérieur en produisant un léger effet de sablier. Chaque couche intérieure tend à se courber un peu moins que la couche précedente et dans ces conditions un enroulement à paroi épaisse tend à augmenter un tel effet.De plus cette courbure ou cet effet de sablier se trouve accentué par le fait que la vitesse d'enroulement plus lente le long de la face du grand côté de l'ovale tend à augmenter le nombre de points de croisement et par conséquent à augmenter l'épaisseur de la paroi dans cette région. Cet établissement de points de croisement tend à augmenter lorsqu'on va des extrémités circulaires au centre. Pour des matériaux très légers à faibles caractéristiques d'élasticité et à grande flexibilité, l'effet décrit ci-dessus n'est pas avantageux pour la distribution du matériau. loin de là, du fait que l'effet de relachement tend à modifier les positions relatives des spires voisines qui sont suffisamment légères pour agir l'une sur l'autre par frottement.Lorsque le matériau est à la fois relativement lourd et relativement élastique et que sa flexibilité ou son absence d'élasticité n'augmente pas trop par rapport à son poids, ce bombement peut au contraire, constituer un avantage pour la distribution du matériau. du fait qu'il tend à jouer dans le même sens que la forme ovale en empêchant des boucles détachées de se former en avant du trou distributeuroet du fait qu'il tend aussi à diriger le brin. au voisinage du trou, vers un emplacement situé au-dessus du trou. notamment lorsqu'on utilise un tube distributeur, et à faciliter ainsi sa sortie. Pour des matériaux pour lesquels la forme ovale est avantageuse au point de vue de leur extraction. le matériau le plus flexible peut être sorti par un trou distributeur situé soit dans l'extrémité circulaire, soit dans le côté plat. Le premier cas peut être avantageux lorsque l'ensemble de 1'empa- quetage doit être déplacé à travers des espaces étroits et qu'il est souhaitable de disposer d'une sortie directe-dans la direction de ce mouvement. Les mêmes matériaux peuvent être avantageux du fait de la plus grande constance de la tension, lors de l'opération d'extraction à travers un trou distributeur ainsi placé. Pour d'autres matériaux la disposition de l'emplacement de distribution sur la paroi latérale peut être plus avantageuse. du fait que les extrémités circulaires tendent à diminuer l'espace nécessaire à un matériau raide. élastique et/ou susceptible de se nouer pour prendre la courbure convenant à sa sortie par le trou distributeur. La disposition à plat du matériau et la longueur de l'espace libre de la paroi latérale tend aussi à être moins stricte. De plus le bombement vers l'intérieur de la couche tend à faciliter l'écoulement d'un tel matériau par le trou distributeur et en même temps évite la formation de boucles détachées. L'invention est expliquée plus en détail civaprès en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente un empaquetage produit conformément à l'invention, sur la broche sur laquelle il a été enroulé. - la figure 2 représente le même empaquetage. enlevé de la broche et renfermé dans un récipient, - la figure 3 représente schématiquement une machine pour réaliser un empaquetage conforme à l'invention. - la figure 4 représente le tube distributeur. - la figure 5 représente un schéma d'enroulement d'une couche de l'empaquetage conforme à l'invention. - lc figure 6 représente une variante d'empaquetage. - la figure 7 représente, en plan. le support de la figure 8. - la figure 8 représente une partie d'un empaquetage avec un élément stabilisateur fixé dans le tube distributeur. - la figure 9 représente. en plan. cet élément stabilisateur. - la figure 10 est un schéma illustrant le fonctionnement de la machine de la figure 3. - la figure Il représente schématiquement une variante de machine, - la figure 12 représente un mandrin oblong sur lequel est disposé un empaquetage et - la figure 13 enfin. représente une autre forme d'empaquetage. Sur les figures 1 et 3 est représentée une broche 2 entrai- née par un moteur 4 et portant des traverses 6 qui supportent des rouleaux 8. Un guide-fil 10 est animé d'un mouvement de vaet-vient en même temps que la broche formée par les rouleaux 8 est animée d'un mouvement de rotation, le mécanisme d'entraSne- ment étant par exemple du type décrit et représenté dans le brevet américain n- 2.767.938 de Taylor. Le guide-fil fait essentiellement un aller-retour complet pendant deux tours consécutifs de la broche, mais est légèrement déphasé par rapport au mouvement de celle-ci de manière que les points de croisement progressent autour de la broche. Cn obtient ainsi un empaquetage de matériau flexible, dont une couche caractéristique est représentée sur la figure 5, cette couche étant composée d'un certain nombre de configurations en forme de "8". Sur cette figure 5 est représenté un trou 12 produit dans chaque couche, du fait que les points de croisement ne font pas complètement le tour de l'empaquetage.Il y a lieu de remarquer aussi que les espacements 14 entre les points de croisement dans les parties de l'empaquetage passant autour des rouleaux, l'une de ces parties par exemple étant située entre les lignes 16 du côté gauche de la figure 5 sont essentiellement plus grands que leurs espacements 18 dans les régions des parois latérales de l'empaquetage. Il s'ensuit, comme on le voit sur la figure 1, que les parois latérales de l'empaquetage prennent une plus grande épaisseur que les parties d'extrémités. essentiellement cylindriques, de ces parois. La figure 2 montre l'emballage de la-figure 1. logé à l'intérieur d'un récipient essentiellement rigide 20 comportant une paroi latérale plate et muni d'un trou 22 situé en face du trou 12 de l'emballage. Il y a lieu de noter, à propos de cette figure, que l'intérieur de l'emballage résultant a la forme d'un haltère. Le trou 12 constitue, en quelque sorte une ouverture radiale et l'extrémité intérieure, du matériau, comme visible sur la figure 1. est sortie à travers cette ouverture radiale 12. On notera que l'ouverture radiale 12 est disposée à peu près au centre de l'un des côtés allongés de l'ouverture axiale en forme de haricot. Il est également avantageux d'utiliser un tube distributeur, tel que celui représenté sur la figure 4. qui comporte une partie 24 destinée à se loger à l'intérieur du trou 12 et une partie évasée 26, en forme d'entonnoir qui commence au niveau de la paroi intérieure de l'empaquetage original et s'étend à peu prs jusqu'au milieu de l'ouverture en forme d'haltère. L'angle entre la paroi de l'entonnoir et le rayon de l'empaque- tage est de préférence situé dans la gamme de 15 à 400, de préférence voisin de 300. Cette forme évasée aide à entraîner les spires une par une en les écartant de la paroi de l'empaquetage. les parties des spires les plus voisines du trou étant guidées vers l'extérieur par leur contact avec la surface inclinée. L'extrémité intérieure libre 28 du matériau flexible est extraite de l'entonnoir. ce qui a pour conséquence, comme on le souligne dans le brevet précité de Taylor, que le matériau est extrait de l'empaquetage ou de la pelote, essentiellement sans torsion. La figure 1 montre une attache 30 fixée sur l'un des rouleaux 8 et destinée à maintenir l'extrémité de départ du matériau (indiquée en trait interrompu sur la figure 1) au cours de l'enroulement. Bien qu'une seule configuration en forme de "8" soit représentée sur le dessin, il va de soi que des enroulements multiples en forme de 8 peuvent être envisagés sans sortir du cadre général de l'invention. La figure 6 montre un enroulement analogue, tenu par un châssis (voir aussi figure 7) de telle manière que l'ouverture axiale intérieure ait la forme d'un haricot. Le châssis est composé, d'un côté, de deux barres 32 espacées l'une de l'autre et s'appliquant contre l'empaquetage au voisinage des extrémités de l'un des longs côtés, tandis qu'une seconde barre 34 munie d'un anneau central 36 pour l'extraction du matériau s'applique contre la partie centrale de l'autre long côté. Ces barres sont reliées par des éléments 38 du chassies. La figure 8 montre, en combinaison avec le tube distributeur, une tige 40 de matière plastique qui s'adapte, avec un serrage approprié, à l'intérieur de la partie 24 du tube distributeur et qui comporte à son extrémité des doigts élastiques 42 tendant normalement à s'écarter. Si les doigts sont réunis et la tige introduite dans le tube distributeur. les doigts en avant, ceux-ci vont s'écarter et pourront s'appliquer contre la paroi intérieure opposée de manière à stabiliser l'empaque- tage au cours de son transportetdesamanipulation. Au moment de dévider l'empaquetage, la tige 40 est enlevée et les doigts 42 seront comprimés et passeront à travers le tube. L'extrémité intérieure 28 du matériau peut être attachée à la tige 40 de sorte qu'elle se trouve extraite de l'emballage lorsqu'on enlève la tige 40. Lorsqu'un certain nombre d'empaquetages doivent être montés en cascade, c'est-à-dire en série, les tubes distributeurs peuvent être détachés lorsque chaque empaquetage est dévidé si l'extrémité extérieure du matériau est amenée vers l'intérieur, à travers le trou radial. du côté extérieur du tube et ensuite sortie à travers le tube. Pour permettre cet agencement sans qu'il gène la distribution normale, le tube peut être muni d'une rainure 44 dans laquelle peut reposer cette partie d'extrémité extérieure au cours de l'enlèvement. L'utilisation d'une broche tournant à vitesse constante se traduit par une variation de la vitesse linéaire du matériau en cours d'enroulement suivant une loi sinusoidale. La vitesse maximale se produit au diamètre maximal et la vitesse minimale au diamètre minimal. Comme on le voit sur la figure 10, si A et B sont respectivement les rayons maximal et minimal - la vitesse maximale par tour est égale à 2nB - " n minimale " " " " 2 TT A - 'I Il moyenne " " " | 2 n C1/2 (A2+B2) ] ) La courbe de vitesse linéaire (mètres par minute) par tour se présente alors sous forme sinusoidale et les points de croisement sont plus rapprochés au diamètre minimal de la circonfé- rence de l'enroulement et s'écartent lorsqu'on se rapproche du diamètre maximal, comme on le voit sur la figure 5. Une vitesse linéaire d'enroulement constante par tour d'un enroulement de forme ovale peut être obtenue en faisant varier la vitesse de rotation du mandrin suivant une loi sinusoidale. La courbe engendrée est la meme qu'avec un mandrin tournant à vitesse constante, sauf que la vitesse de rotation varie alors que la vitesse linéaire est constante. Il résulte de ce mode d'enroulement que les points de croisement sont espacés d'une manière équidistante sur la circonférence de l'enroulement. L'épaisseur de paroi demeure constante, lorsqu'on comprime l'enroulement. avec une légère surépaisseur, à l'emplacement du petit axe. par rapport à l'enroulement à vitesse de rotation constante, provoquée par le resserrement des points de croisement dans cette région. Lorsqu'une tension constante est appliquée au matériau en cours d'enrouement, la tension demeure constante dans le cas de l'enroulement à vitesse linéaire constante. Dans le cas d'un enroulement à vitesse de rotation constante, la tension varie avec la vitesse linéaire du matériau au cours de la rotation du mandrin. Comme le montre la figure 11 une broche oblongue 50 est entraSnée par une courroie 52 par un moteur à vitesse variable 54 commandé de telle manière que la vitesse périphérique du mandrin demeure constante.. Le guide-fil 56 est animé d'un mouvement de va-et-vient par un moteur à vitesse constante, par exemple par l'intermédiaire d'un mécanisme à came du type de celui décrit et représenté dans les brevets américains de Taylor. La figure 12 montre la manière dont un empaquetage peut être produit sur un mandrin ovale tel que le mandrin 81 de la figure 11. L'empaquetage 82 est d'épaisseur à peu près uniforme à la fois à ses extrémités et suivant ses grands côtés. La figure 13 montre un empaquetage qui peut être produit par la machine représentée sur la figure 11, en utilisant un mandrin du type représenté sur la figure 3. ou qui peut être produit par enroulement sur un mandrin rond et en comprimant l'empaquetage obtenu > vers l'intérieur, à l'emplacement du trou distributeur et du côté opposé. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Empaquetage d'un matériau flexible. caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison un certain nombre de couches formées chacune par un certain nombre de configurations en forme de "8" dont les points de croisement progressent autour de l'empaquetage. cet empaquetage présentant une ouverture axiale et ayant essentiellement une forme ovale, considéré en coupe transversale perpendiculairement à l'axe de cette ouverture axiale, avec des côtés allongés et des extrémités courbes, et comportant une ouverture radiale, ltextrémité intérieure du matériau étant sortie à travers cette ouverture radiale. 2. Empaquetage selon la revendication 1, caractérisé en cé que l'ouverture radiale est disposée à peu près au centre de l'un des côtés allongés. 3. Empaquetage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parois intérieures de l'ouverture axiale sont plus rapprochées l'une de l'autre à la partie centrale des côtés allongés qu'aulx parties d'extrémités. 4. Empaquetage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les points de croisement. dans les extrémités ccurbess sont plus écartés l'un de l'autre que les points de croisement dans les côtés allongés. 5. Empaquetage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les côtés allongés sont plus épais que les extrémités courbes. 6. Combinaison d'un empaquetage selon la revendication 5 ; et d'un dispositif de recouvrement caractérisée en ce que le dispositif de recouvrement est essentiellement ovale en section transversale et muni de côtés plats s'appliquant contre les côtés allongés de l'empaquetage de manière que ces côtés se bombent vers l'intérieur de la cavité axiale. 7. Empaquetage selon la revendication 5, caractérisé en ce que les points de croisement dans les extrémités courbes sont plus écartés l'un de l'autre que les points de croisement dans les côtés allongés. 8. Empaquetage selon la revendication 1 > caractérisé en ce qu'il comporte un tube distributeur, dont une partie est maintenue à l'intérieur de l'ouverture radiale et dont une partie évasée vers l'extérieur se termine sur la paroi intérieure de l'empaquetage. 9. Empaquetage selon la revendication 8. caractérisé en ce que la partie évasée vers l'extérieur forme un angle de 15 a' 40 avec Saxe longitudinal du tube distributeur. 10. Empasuetage selon la revendication 8, caractérisé en ce qutil comporte une piece amovible fixée à l'intérieur du tube et préentant des moyens s'appliquant contre la paroi intérieure opposée de l'empaquetage. 11. Empaquetage selon la revendication 1. caractérisé en ce que les points de croisement sont régulièrement espacés autour de l'emballage. 12. Machine pour enrouler un emballage de matériau flexible selon l'une quelconque des revendications précédentes, laquelle machine comporte une broche, des moyens pour faire tourner cette broches un guide-fil pour le matériau flexible et des moyens pour animer ce guide-fil d'un mouvement de va-et-vientnpar rap- port à la broche à raison dcau moins environ un aller-retour complet pour deux révolutions consécutives de la broche, ce mouvement de va-et-vient étant légèrement déphasé par rapport à la rotation de la broche, laquelle machine est caractérisée en ce que la broche a une section droite à peu près ovale. 13. Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce que la broche comporte des éléments d'extrémités allongés, espacés l'un de l'autre, ayant des surfaces extérieures d'extrémités à peu près semi-cylindriques. 14. Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour produire un mouvement relatif variable entre la broche et le guide-fil, la broche tournant relativement plus vite par rapport au guide-fil lorsque les extrémités de la broche reçoivent le matériau sortant du guidefil, de manière que les points de croisement soient espacés d'une manière essentiellement uniforme autour de l'emballage obtenu. 15. Procédé pour réaliser un empaquetage de matériau flexible caractérisé en ce qu'on enroule le matériau flexible sur un mandrin rotatif de section transversale ovale, et qu'on fait passer le matériau flexible dans un guide-fil animé d'un mouvement de va-et-vient par rapport au mandrin à raison d'au moins environ un aller-retour complet pour deux révolutions cons écu- tives du mandrin, ce mouvement de va-et-vient étant legèrement déphasé par rapport à la rotation du mandrin.