245822? i L'invention concerne une technique, un dispositif et un procédé perfectionnés pour la commande de l'arrêt d'urgence d'un appareil automatique de bourrage d'enveloppes de produits alimentaires, et elle a trait plus particulièrement à un dispositif de commande d'arrêt de l'écoulement d'une émulsion, ce dispositif réagissant à une chute de pression au-dessous d'une pression normale et prédéterminée de bourrage, par exemple une chute-telle que celle se produisant en cas de rupture de l'enveloppe ou peau en cours de bourrage, ou bien une chute telle que celle pouvant se produire lors d'un défaut de l'attache de fermeture d'une enveloppe. La chute de pression occasionnée par une telle rupture de l'enveloppe ou un tel défaut est, selon l'invention, détectée et transformée en un signal approprié de commande qui est transmis de manière à provoquer un arrêt rapide de l'écoulement de l'émulsion, ce qui minimise la perte de produit et le temps d'arrêt pour défaut de fonctionnement. Dans l'industrie des viandes traitées, il existe des techniques connues mises en oeuvre pour le remplissage automatique et le remplissage semiautomatique de divers types de peaux ou enveloppes avec une émulsion de viande visqueuse afin de préparer des produits sous forme de petites saucisses telles que des saucisses de Francfort et autres, et, plus récemment, grâce au progrès de la technologie, des produits sous forme de saucisses de plus grande dimension, par exemple des mortadelles, des salamis, des saucisses à base de foie et autres, qui étaient traditionnellement et communément préparés par des procédés essentiellement manuels et non automatisés. En général, ces techniques consistent à placer un tronçon d'enveloppe continue et plissée, constitué d'une pellicule, sur un mandrin de bourrage, puis à déplisser en continu et bourrer l'enveloppe déplissée avec une émulsion visqueuse à base de viande, introduite sous pression, par l'intermédiaire du mandrin de bourrage, à l'intérieur de l'enveloppe. Le terme "enveloppe" ou l'expression "enveloppe tubulaire" utilisé dans le présent mémoire désigne un tube en matière naturelle ou synthétique, et l'expression "tronçon d'enveloppes" ou 'longueur d'enveloppes" désigne des tronçons d'enveloppes tubulaires continus. Des enveloppes tubulaires plissées sont connues de l'homme de l'art sous le nom de "bâtons", ces "bâtons" étant de grande longueur d'enveloppes qui ont été plissées et comprimées en éléments courts, peu volumineux et autoportants; en variante, il peut s'agir d'une enveloppe plissée et comprimée, logée à l'intérieur d'un manchon ou d'un emballage de maintien s'ajustant sur elle. Des appareils et des procédés de production d'enveloppes tubulaires cellulosiques plissées pour produits alimentaires sont bien connus dans le domaine des enveloppes pour produits alimen- taires, comme c'est le cas, par exemple, des appareils et des procédés décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 2 983 949 et NO 2 984 574. Des bâtons d'enveloppes plus petits sont parfois conditionnés ensemble pour former des articles emballés d'un seul bloc, comme décrit, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 764 351. Jusqu'à une époque relativement récente, on ne disposait, sous une forme plissée, que d'enveloppes de faible diamètre convenant à la préparation de saucisses de Francfort ou autres saucisses en chapelet, les techniques de production de saucisses de plus grande dimension consistant à utiliser des tronçons coupés d'enveloppes déplissées. L'industrie peut cependant disposer à présent d'enveloppes de plus grande dimension sous des formes plissées pour la préparation de mortadelles et de produits analogues, de plus grande dimension, de telles enveloppes étant décrites, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 4 007 761. Des appareils convenables de bourrage de produits alimentaires permettent le bourrage de tronçons d'enveloppes de faible diamètre ou de grand diamètre pour former des chapelets de dimensions uniformes, constitués de matières visqueuses hachées ou en particules, d'émulsions de viande ou d'autres matières, permettant la préparation de saucisses de Francfort et d'autres produits de faible dimension ou bien, suivant le cas, de mortadelles et d'autres produits de plus grande dimension. Dans le domaine de la production de saucisses et de produits alimentaires analogues, les compositions à base de viande finement divisée, communément appelées émulsions, sont classiquement bourrées dans des enveloppes tubulaires de grande longueur qui, comme indiqué précédemment, peuvent être en matière naturelle ou synthétique. Des saucisses de grande dimension, découpées en tranches pour constituer des préparations emballées contenant plusieurs tranches, sont en général réalisées dans des enveloppes d'un diamètre compris entre 73 et 170 mm. Dans la production de saucisses de grande dimension, un tronçon d'enveloppe plissée, fermé par une attache à une extrémité et ouvert à l'autre extrémité, est enfilé sur l'extrémité d'un mandrin de bourrage faisant partie d'un appareil de bourrage, puis rempli d'une émulsion alimentaire. Au fur et à mesure de la progression de l'opéra- tion de bourrage, l'extrémité de l'enveloppe fermée par une attache s'éloigne du mandrin de bourrage et l'enveloppe proprement dite se déplisse et finit par reprendre sa longueur initiale ou une longueur sensiblement proche de sa longueur initiale. L'enveloppe bourrée est ligaturée ou fermée au moyen d'attaches afin de constituer des saucisses cylindriques de longueur unitaire prédéterminée, au fur et à mesure de la progression du bourrage, jusqu'à ce que l'enveloppe soit utilisée sur toute sa longueur. A ce moment, l'écoulement de l'émulsion est arrêté et un nouveau tronçon d'enveloppe plissée est mis en place sur la machine. L'émulsion alimentaire ainsi bourrée et envelop- pée est ensuite cuite et fumée selon l'un quelconque de procédés classiques, suivant le produit à réaliser, puis le produit ainsi obtenu, dans le cas o son diamètre est important, est généralement découpé en tranches et conditionné en emballages ayant un poids prédéterminé et un nombre prédéterminé de tranches, pour la vente au détail. Depuis de nombreuses années, les appareils et procédés utilisés pour la préparation de ces produits alimen- taires enveloppés, en particulier des produits alimentaires entourés d'enveloppes de grand diamètre, reposent largement, voire exclusivement, sur des opérations manuelles pour commander le bourrage de l'émulsion alimentaire en chapelets ou des enveloppes de saucisses de longueur prédéterminée. Des enveloppes utilisées dans ces appareils de bourrage de type antérieur sont fournies en longueurs déplissées coupées au préalable, devant être imbibées avant d'être placées sur les mandrins de bourrage. Des progrès récents dans ce domaine ont permis d'obtenir un appareil présentant une plus grande automatisation des opérations de bourrage pour la production de saucisses de grand diamètre et comportant des dispositifs destinés à préparer des produits de dimensions supérieures et uniformes, avec une précision, une vitesse, une régularité de la reproductibilité et une fiabilité de fabrication comparables à celles obtenues, jusqu'à présent, uniquement avec les techniques de préparation de saucisses de plus faible dimension. Un tel appareil est décrit notamment dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 4 044 426. Une technique automatique de bourrage d'enveloppes de saucisses, telle que celle décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 4 044 426 précité, utilise, en combinaison, un anneau ou un disque de calibrage disposé à l'intérieur de l'enveloppe à bourrer et coopérant avec un anneau ou une bague annulaire de frottement ou de retenue, disposé à l'extérieur de l'enveloppe, à une distance réglable, le long de l'enveloppe, de la bague de calibrage. Le bord extérieur de cette dernière présente une circon- férence supérieure à la circonférence intérieure de l'enveloppe et la bague annulaire de retenue présente une circonférence intérieure plus petite que la circonférence extérieure de la saucisse finie ainsi produite. Le disque de calibrage et la bague de retenue sont disposés en alignement coaxial avec le mandrin de bourrage de la machine de fabrication de saucisses et il est possible de régler la distance linéaire comprise entre le disque de calibrage et la bague de retenue. En diminuant la distance linéaire comprise entre le disque de calibrage et la bague de retenue, on fait passer plus brusquement l'enveloppe de la position dans laquelle elle est étirée circonférentiellement en se déplissant sur le disque de calibrage vers la position dans laquelle sa circonférence atteint la valeur prescrite en passant dans l'espace compris entre la surface extérieure du mandrin de bourrage et la circonférence intérieure de la bague de retenue. Il en résulte un accroissement des forces de frotte- ment apparaissant dans les zones de contact de l'enveloppe avec ces organes de réglage et, par conséquent, un accrois- sement de l'effet de freinage ou de retenue exercé sur l'enveloppe. Inversement, lorsqu'on augmente la distance linéaire comprise entre le disque de calibrage et l'anneau de retenue, le changement de direction de l'enveloppe entre ces deux organes qui entrent en contact avec ladite enveloppe est moins brusque, ce qui entraîne une diminution des forces de frottement dans les zones de contact avec l'enveloppe et, par conséquent, une diminution de l'effet de freinage ou de retenue exercé sur cette enveloppe. Ainsi, pour un ensemble donné et restant raisonnablement restreint de paramètres de travail tels que le type et l'état de l'enveloppe, la consistance de l'émulsion, la vitesse de pompage de l'émulsion et la pression de sortie et, par exemple, l'état d'usure des pièces de l'appareil de bourrage, une force de retenue accrue, exercée sur l'enveloppe, tend à élever la pression régnant à l'intérieur de cette enveloppe et à accroUtre la circonférence du produit, alors qu'une force de retenue diminuée, exercée sur l'enveloppe, tend à faire descendre la pression régnant à l'intérieur de cette enveloppe et à diminuer la circonférence du produit. Etant donné que l'on souhaite conserver au produit une circonférence constante, convenant aux opérations automatiques qui suivent et qui consistent à découper le produit en tranches, à le peser et à l'emballer, la distance linéaire comprise entre le disque de calibrage et l'anneau de retenue est réglée afin de compenser les variations et les erreurs apparaissant dans les autres paramètres de travail précités, qui ne sont pas aussi aisément maîtrisés. Ainsi, étant donné que les. opérations de bourrage, décrites ci-dessus, influent inévitablement sur la pression régnant à l'intérieur de l'enveloppe, il est possible de noter, de temps à autre, une détérioration de l'enveloppe, par exemple une rupture ou l'apparition d'un point d'affaiblissement dans l'enveloppe. Il est également possible de noter un défaut de pose d'une attache ou d'une ligature. Ces deux défauts résultent dans une expulsion de l'émulsion avec, pour conséquence, une perte de produit, des interventions d'arrêt d'urgence et de nettoyage, et une perte du temps de production. Lorsque les techniques de bourrage étaient beaucoup moins automatisées et plus lentes, des ruptures d'enveloppes et des défaillances d'attaches n'avaient pas autant d'importance, car l'opérateur de bourrage devait, par nécessité, rester constamment à son poste, à côté de la machine de bourrage, une main retirant l'enveloppe du mandrin de bourrage, et il pouvait donc effectuer rapidement les opérations d'arrêt nécessaires lors de l'apparition de tout défaut de fonctionnement. Cependant, avec les procédés et les machines actuels, fonctionnant à grande vitesse et plus automatisés, les opérateurs ne se trouvent pas toujours à portée immédiate des commandes et une rupture d'enveloppe ou un défaut d'attache peut avoir des conséquences extrêmement fâcheuses, en particulier lors du bourrage de saucisses de grande dimension, car les quantités d'émulsions traitées sont beaucoup plus grandes que celles utilisées dans la fabrication des saucisses de faible dimension. Ceci étant l'état actuel de la technique, l'invention est conçue et mise au point pour permettre la détection d'une chute anormale de la pression de l'émulsion au cours d'une opération de bourrage d'une enveloppe pour produits alimentaires, la transformation de détection d'une telle condition en une indication pouvant être captée, par exemple un signal de commande, et la transmission et l'application de cette indication ou de ce signal à un élément de commande de l'appareil afin de provoquer l'arrêt de l'écoulement de l'émulsion et l'arrêt automatique de l'appareil de bourrage. L'invention prévoit également l'utilisation et la mise en oeuvre d'un dispositif de temporisation qui est monté dans le circuit de commande afin de court-circuiter ou de rendre sans effet momentanément le signal d'arrêt provenant du détecteur automatique de rupture jusqu'à ce que l'opération de bourrage reprenne sur un tronçon d'enveloppe nouvellement posé, ou jusqu'à une reprise de fonctionnement consécutive à un arrêt. L'invention concerne donc d'une manière générale un appareil de bourrage d'enveloppes de produits alimentaires comportant un dispositif destiné à arrêter de manière déterminée une opération de bourrage en réponse à une chute de pression jusqu'à une valeur inférieure à une pression connue, représentative d'une détérioration de l'enveloppe. Cet appareil comprend un élément de détection de la pression de bourrage qui est monté de manière à détecter la pression d'un produit alimentaire bourré à l'intérieur d'une enveloppe et à réagir aux variations de cette pression, un générateur de signaux qui est connecté à l'élément de détection et qui est destiné à produire des indications, pouvant être captées, correspondant aux variations de pression détectées par ledit élément de détection, un élément qui transmet les indications produites par le générateur de signaux au dispositif de commande de l'écoulement d'émulsion de l'appareil de bourrage, et un élément- qui transforme les indications en actions portant sur ledit dispositif de commande. Dans des formes particulières de réalisation de l'appareil selon l'invention, l'élément de détection de la pression de bourrage est un organe placé en contact avec la surface extérieure d'une enveloppe en cours de bourrage et monté de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif entre une première position correspondant à une pression intérieure élevée et prédéterminée de l'enveloppe, et une seconde position correspondant à une pression intérieure basse et prédéterminée de l'enveloppe. Cet organe peut se présenter avantageusement sous la forme d'un anneau de retenue faisant partie d'une machine de bourrage et monté dans un panneau pivotant dont le déplacement correspond à la pression intérieure de l'enveloppe et qui actionne un trans- ducteur produisant le signal demandé. Le générateur de signaux, un circuit de trans- mission à boucle de commande et l'élément de transformation des signaux peuvent comprendre -des transducteurs trans- formant des informations mécaniques en informations électriques, pneumatiques, hydrauliques et électroniques, ou bien des combinaisons de ces transducteurs. L'appareil selon l'invention peut également comporter un dispositif de temporisation monté dans le circuit de commande afin d'inhiber l'effet du signal de chute de pression pendant une durée prédéterminée. Dans une autre forme de réalisation de l'appareil selon l'invention, on utilise un anneau de pression ou de retenue fendu ou en deux pièces, permettant un fonctionnement efficace des éléments capteurs-détecteurs dans deii conditions de travail telles que l'anneau de calibrage est remonté et serré contre l'anneau de pression afin de produire un effort maximal de retenue sur l'enveloppe. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue schématique de dessus, avec arrachement partiel, de l'appareil selon l'invention monté sur une machine de bourrage automatique dans laquelle une enveloppe est bourrée avec une émulsion, cette vue montrant la machine dans des conditions normales de fonction- nement; la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, montrant l'appareil selon l'invention dans des conditions de chute de pression de l'émulsion correspondant à une rupture de l'enveloppe ou à un défaut d'une attache; la figure 3 est une élévation d'une plaque pivotante de pression montrée sur les figures 1 et 2; la figure 4 est une vue en bout de la plaque de pression représentée sur la figure 3; la figure 5 est un schéma du circuit de commande d'une forme de réalisation de l'appareil selon l'invention, montrant le trajet suivi par un signal de commande; et 245822? les figures 6 et 7 sont des coupes longitudinales partielles montrant le fonctionnement de l'appareil selon l'invention avec un anneau de pression fendu ou en deux pièces. La figure 1 montre schématiquement une opération de bourrage dans laquelle une enveloppe 11 est remplie d'une émulsion au moyen d'un mandrin 13 de bourrage. L'émulsion s'écoule de la gauche vers la droite dans l'orientation de la figure 1 et au fur et à mesure que le bourrage progresse, l'enveloppe 11 se déplisse sur un anneau intérieur 15 de calibrage, passe dans un anneau extérieur 17 de pression et dans un anneau extérieur 19 d'étanchéité situé à l'extrémité de décharge du mandrin 13 de bourrage. L'anneau 17 de pression est monté fixement dans une plaque 21 de pression qui devrait être normalement constituée par une partie fixe du châssis principal de la machine de bourrage mais qui, dans ce cas, c'est-à-dire selon l'invention, est montée de manière à pouvoir pivoter sur le châssis principal 23 de la machine ou sur tout autre élément relativement fixe de l'appareil, par exemple le chariot de pose des attaches, au moyen d'un axe 25 qui tourillonne dans des supports 27, l'ensemble du pivot et des supports fonctionnant comme une charnière autour de laquelle la plaque 21 de pression pivote sur une course limitée d'environ 0,32 cm à son extrémité libre ou non articulée, représentée à gauche sur les figures 1 et 2. L'extrémité non articulée de la plaque 21 de pression, représentée à gauche sur les figures 1 et 2, porte un ensemble à transducteur et détecteur-capteur qui comprend une plaque 29 de frappe fixée sur le châssis principal 23 de la machine ou, en variante, sur tout autre élément fixe de la machine, par exemple le chariot de pose des attaches, une entretoise 31 qui fait saillie de la surface de la plaque de frappe vers la plaque de pression et qui est disposée pour limiter la course de la plaque de pression dans la direction *de bourrage du produit, une valve pneumatique 33 commandée par tige, montée sur la plaque 21 de pression et comportant un organe 35 de commande qui passe dans un trou de la plaque de pression afin d'entrer en contact avec la plaque de frappe 29, et un vérin pneumatique 37 monté sur la plaque 21 de pression et comportant une tige mobile 39, actionnée par la pression de l'air et passant dans un autre trou de la plaque 21 afin d'entrer en contact avec la plaque 29 de frappe, ce vérin assumant la fonction d'un ressort pneumatique qui tend à pousser la plaque 21 de pression à l'écart de l'entretoise 31. Un ensemble de maintien est destiné à stabiliser et limiter la course de la plaque de pression dans le sens opposé au sens de bourrage du produit. Cet ensemble comprend une fourche 41 ouverte à une extrémité et maintenue en place par un verrou vissé 43. Une vis épaulée 45 passe dans un trou de la plaque 21 de pression et se visse dans un trou taraudé de l'entretoise 31 de manière que l'épaulement de cette vis porte contre la fourche 41. Le verrou 43 est utilisé pour dégager la fourche 41 du dessous de l'épaulement de la vis afin de permettre à la plaque de pression de pivoter vers l'arrière, de se dégager de l'ensemble de retenue et de s'éloigner afin de faciliter les opérations de nettoyage et d'entretien de la machine. Un bouton 47 de blocage est vissé sur le corps du verrou 43 et peut se bloquer sur la fourche 41 afin de la maintenir en place contre la surface arrière de la plaque 21 de pression. L'ensemble est ainsi stabilisé sur une course pivotante limitée dans un sens, à savoir le sens du bourrage, par l'entrée en contact de la plaque 21 de pression avec l'entretoise 31, et dans l'autre sens par l'entrée en contact des dents de la fourche 41 avec la face inférieure de l'épaulement de la vis 45. Un régulateur 49 de pression (figures 3 et 4) peut être avantageusement monté sur le vérin pneumatique 37 afin de régler et de fixer la force de rappel en arrière demandée pour une opération donnée de bourrage. Des conduites d'air 51, 53 et 55, représentées seulement en partie sur les figures 1 et 2 pour plus de clarté, mais en totalité sur la figure 5, assurent l'alimentation en air nécessaire à la commande et au contrôle des éléments pneumatiques de l'appareil. Les figures 3 et 4 montrent la plaque de pression et les ensembles décrits ci-dessus séparés de l'appareil de bourrage, les conduites d'air étant supprimées pour plus de clarté. Dans les conditions normales de fonctionnement montrées sur la figure 1, une émulsion refoulée à travers le mandrin 13 de bourrage dans l'enveloppe 11 en cours de déplissage et d'expansion provoque l'application d'une pression résultante sur l'anneau 17 de pression, dans le sens d'écoulement du produit. Sous l'effet de cette pression résultante orientée vers l'avant, la plaque 21 de pression est déplacée vers l'avant contre l'entretoise 31, de manière à enfoncer l'organe 35 de commande dans la valve pneumatique 33 et maintenir cette dernière en position de blocage ou de "coupure d'air", la distance comprise entre la plaque 29 de frappe et la face de la plaque 21 de pression étant indiquée en "y" dans cette condition. Le régulateur 49 de pression est réglé sur le vérin pneumatique 37 à une pression assurant un retour élastique positif de la plaque de pression à partir de la tige mobile 39 qui exerce une poussée contre la plaque 29 de frappe. La force de rappel élastique demandée dépend de la tension statique retenue exercée sur l'enveloppe 11 qui, elle-même, dépend de la dimension et du type de cette enveloppe, de la pression de bourrage et de divers autres paramètres et réglages de commande de la machine de bourrage. La tension de retenue est cependant essentiellement constante durant toute passe de production particulière, de sorte qu'il faut régler et ajuster le régulateur 49 de pression uniquement au début d'une passe pouvant utiliser une enveloppe de type ou de dimension différant de celui ou de celle de l'enveloppe utilisée au cours de la passe précédente. En cas d'une rupture d'enveloppes comme montré sur la figure 2 ou, suivant le cas, d'un défaut d'attache, une chute de pression apparaît dans l'émulsion à l'intérieur de l'enveloppe et du mandrin de bourrage et il en résulte une diminution de la pression exercée vers l'avant contre l'anneau de pression et contre la plaque de pression jusqu'à ce que la force de rappel élastique exercée par le vérin pneumatique 37 et sa tige mobile 39 devienne supérieure à la force résultant de la pression orientée vers l'avant et ait pour effet d'exercer une pression résultante vers l'arrière, en sens opposé au sens du bourrage. Lorsqu'il en'est ainsi, la plaque 21 de pression pivote vers l'arrière jusqu'à la position montrée sur la figure 2; l'organe 35 de commande sort de la valve pneumatique 33 qui se place alors en position de passage ou de "conduction de l'air", et la distance comprise entre la surface de la plaque de frappe et la surface avant de la plaque 21 de pression s'accroît jusqu'à la valeur "x". Cette course vers l'arrière est limitée par l'ensemble de retenue décrit précédemment et la longueur totale de la course est égale à nxn-ny". La figure 5 montre schématiquement comment les déplacements des éléments de l'appareil selon l'invention, décrits ci-dessus, sont transformés en signaux de commande utilisables pour produire l'arrêt de la machine de bourrage. La valve pneumatique 33 et le vérin pneumatique 37 sont alimentés en air comprimé sous une pression classique de commande, par l'intermédiaire des conduites 51 et 53, comme représenté. Dans le cas du vérin pneumatique 37, l'alimentation en air passe par le régulateur 49 de pression dont la fonction et le fonctionnement ont été décrits précédemment. On suppose que la figure 5 montre une condition de défaut de fonctionnement, c'est-àdire une condition apparaissant dans le cas d'une rupture de l'enveloppe ou d'un défaut d'une attache. Les éléments de l'ensemble à capteur et détecteur sont représentés sous une forme schématique sur la figure 5. En réalité, la valve pneumatique 33 et le vérin pneumatique 37 sont montés sur la plaque 21 de pression de manière que l'organe 35 de commande et la tige mobile 39 portent contre la plaque 29 de frappe, comme montré sur les figures 1 et 2, la figure 5 montrant ces éléments fixés dans l'espace alors que l'organe de commande et la tige sont actionnés par la plaque 21 de pression. Sur la figure 5, l'air arrivant par les conduites 51 et 53 d'alimentation passe dans la valve pneumatique 33, qui est en position de passage ou de "conduction de l'air" et il sort par une conduite 55 sous la forme d'un signal pneumatique, par l'intermédiaire d'un relais 57 à temporisation, avant d'arriver à un relais 59 de multiplexage. Ce relais 59 transforme le signal pneumatique provenant de la valve 33 en deux signaux dont l'un est transmis par une conduite 61 d'air afin de provoquer la fermeture pneumatique de la valve d'arrêt du manchon de bourrage et d'arrêter l'écoulement de l'émulsion dans l'enveloppe, l'autre signal étant transmis par une conduite d'air 63 à un commutateur 65 commandé par pression qui transmet un signal électrique d'arrêt à l'élément 67 de commande du moteur de la pompe de bourrage. Le relais 57 à temporisation est destiné à empêcher momentanément le fonctionnement du dispositif d'arrêt à détecteur de rupture. A chaque fois que la machine commence à bourrer un tronçon neuf d'enveloppe, il existe une condition initiale d'absence de pression sur l'anneau de pression et, en l'absence du relais 57 à temporisation, cette condition pourrait provoquer l'apparition d'un signal inopiné de rupture et le maintien de la machine en position d'arrêt. En réglant à la main le relais 57 à temporisation, il est possible de réaliser le démarrage de la machine alors que le dispositif de détection de rupture est mis momentané- ment hors fonction. Les figures 6 et 7 représentent l'anneau de pression et la plaque de pression utilisés avantageusement en combinaison avec l'appareil selon l'invention. La caracté- ristique essentielle de l'appareil montré sur les figures 6 et 7 est constituée par un anneau de pression en deux pièces, appelé anneau fendu. Dans les -formes de réalisation antérieures des appareils de ce type, par exemple dans le cas de l'appareil décrit dans le brevet NO 4 044 426précité, le disque de calibrage ne se rapproche jamais à moins d'environ 0,16 cm de l'anneau de pression. Ce mode de fonctionnement permet toujours un certain mouvement de l'anneau de pression, ce mouvement pouvant être utilisé pour actionner les éléments à capteur et détecteur de l'appareil de détection de rupture selon l'invention. Cependant, dans certaines des techniques de mise en oeuvre les plus récentes des machines de bourrage, il est apparu de plus en plus nécessaire ou souhaitable de rapprocher davantage le disque de calibrage de l'anneau de pression afin de ne pas laisser d'espace pour un mouvement vers l'arrière de l'anneau de pression ou de la plaque de pression en cas de rupture. Etant donné qu'un tel montage empêche la mise en oeuvre des capteurs et des détecteurs constituant l'ensemble de détection de rupture de l'appareil selon l'invention, il est devenu nécessaire de modifier et de mettre au point un nouveau type d'anneau de pression. L'anneau fendu ou anneau en deux pièces, mentionné précédem- ment, est représenté sur les figures 6 et 7. L'anneau de pression, représenté en coupe sur ces figures, comprend une partie principale 17 et une partie annulaire 17a à surface plane, montée concentriquement de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif axial le long de l'axe longitudinal de la machine de bourrage. La partie principale 17 de l'anneau de pression reste fixée rigidement à la plaque 21 de pression et la partie 17a peut se déplacer librement vers l'avant et vers l'arrière, dans l'évidement délimité entre la partie principale 17 de l'anneau et la plaque 21 de pression. La figure 6Gmontre l'appareil dans des conditions normales de fonctionnement ou en l'absence de défaut. Dans ces conditions, la pression de bourrage repousse vers l'avant de la partie 17a la partie principale 17 de l'anneau de pression et la plaque 21 de pression. La figure 6 montre les positions dans lesquelles finissent par se placer la partie 17 de l'anneau de pression et le disque 15 de calibrage, c'est-à- dire l'application étroite du disque de calibrage contre l'anneau de pression, qui est dans ce cas la partie supplémentaire 17a de cet anneau. Lors de l'apparition d'une détérioration de l'enveloppe ou d'une attache, la plaque 21 de pression et la partie principale 17 de l'anneau de pression pivotent vers l'arrière, comme montré sur la figure 7. Les organes montés sur la plaque 21 de pression se comportent comme décrit ci- dessus. Il convient de noter qu'en l'absence de déplace- ment entre les parties 17 et 17a de l'anneau fendu de pression montré sur les figures 6 et 7, il est impossible à la plaque 21 de pression de se déplacer vers l'arrière lors de l'apparition d'un défaut ou d'une rupture d'enveloppe. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. Il est possible et faisable, par exemple, de mettre en oeuvre des commandes totalement électriques à la place des commandes pneumatiques décrites précédemment. Ces commandes peuvent se présenter sous la forme de commutateurs de fin de course actionnés par levier, de bobines du type pour fonctions de commande comportant des enroulements à tension réglable, de relais électriques, etc., tous ces éléments pouvant fonctionner globalement de la même manière que la boucle de commande montrée sur la figure 5. De même, des composants hydrauliques, électroniques ou purement mécaniques peuvent être adaptés et conçus pour assumer les mêmes fonctions de commande. La façon exacte selon laquelle la diminution de pression dans l'enveloppe est détectée peut également faire l'objet de plusieurs variantes. Il est possible, par exemple, d'actionner les capteurs et les transducteurs par contact direct avec la partie principale 17 de l'anneau de pression, plutôt que par contact par l'intermédiaire d'une plaque de pression. De même, il est possible d'adapter des éléments destinés à entrer en contact direct avec l'enveloppe proprement dite afin qu'une diminution de la pression régnant à l'intérieur de cette enveloppe provoque la transmission d'une indication pouvant être détectée à des capteurs en contact avec la surface extérieure de.l'enveloppe. REVENDICATIONS 1. Appareil de bourrage d'enveloppes de produits alimentaires, dans lequel un produit visqueux est introduit dans un tronçon d'enveloppes (11) pour produits alimentaires, un dispositif arrêtant de manière déterminée une opération de bourrage en réponse à une chute de pression au-dessous d'une pression prédéterminée, représentative d'une détérioration de l'enveloppe, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de détection de la pression de bourrage disposé de manière à détecter la pression régnant à l'intérieur d'une enveloppe (11) en cours de bourrage et à réagir à des variations de cette pression, un générateur de signaux qui est connecté au dispositif de détection et qui est destiné à produire des signaux pouvant être captés et correspondant aux variations de la pression détectée par ledit dispositif de détection, des éléments qui transmettent les signaux du générateur à un dispositif de commande relié de manière fonctionnelle à l'appareil de bourrage, et des éléments qui transforment lesdits signaux en actions effectuées sur le dispositif de commande. 2. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte un dispositif de temporisation qui intervient dans le cycle de commande, entre le générateur de signaux et le dispositif de commande de l'appareil et qui est conçu et monté de manière à inhiber les effets desdits signaux sur le dispositif de commande pendant une durée prédéterminée. 3. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le dispositif de détection de la pression de bourrage comporte un élément qui est en, contact avec la surface extérieure d'une enveloppe en cours de bourrage et qui est monté de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif entre une première position correspondant à une pression intérieure élevée et prédéterminée de l'enveloppe et une seconde position correspondant à une pression intérieure basse et prédéterminée de l'enveloppe, cette basse pression indiquant une détérioration de l'enveloppe. 245822? 4. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le dispositif de détection de la pression de bourrage comprend un assemblage constitué d'un anneau (17) de pression faisant partie de l'appareil de bourrage et fixé dans une plaque mobile (21) conçue pour exécuter un mouvement alternatif entre une première position et une seconde position, le générateur de signaux comprenant un transducteur monté fixement et comportant un organe mobile de commande qui est en contact avec ladite plaque. 5. Appareil de bourrage d'enveloppes de produits alimentaires, qui comprend un anneau extérieur (17) de frottement sous pression, coopérant avec un disque (15) de calibrage, disposé à l'intérieur d'une enveloppe (11) en cours de bourrage, un élément étant destiné à arrêter de manière déterminée une opération de bourrage en réponse à une détérioration de l'enveloppe, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte des éléments au moyen desquels l'anneau de pression est monté de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif entre une première position correspon- dant à une pression normale de bourrage et une seconde position correspondant à une chute de pression indiquant une détérioration de l'enveloppe, un générateur de signaux de détection conçu et disposé de manière à détecter ledit mouvement entre lesdites première et seconde positions et à produire un signal lorsque l'anneau de pression est dans sa seconde position, un élément destiné à transmettre le signal du générateur à un dispositif de commande relié de manière fonctionnelle à l'appareil de bourrage, et un élément destiné à transformer ledit signal en une action effectuée sur le dispositif de commande afin d'arrêter le - fonctionnement de l'appareil de bourrage. 6. Appareil selon la revendication 5, caracté- risé en ce que le générateur de signaux de détection, l'élément transmettant le signal au dispositif de commande de l'appareil de bourrage et l'élément transformant ce signal en une action effectuée sur le dispositif de commande sont des éléments pneumatiques, électromécaniques ou hydrauliques. 7. Procédé pour arrêter de manière déterminée un appareil de bourrage introduisant un produit alimentaire visqueux dans un tronçon d'enveloppe pour produits alimen- taires, ce procédé arrêtant l'appareil lors de l'apparition d'une chute de pression au-dessous d'une pression prédéter- minée indiquant une détérioration de l'enveloppe, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer en continu la pression régnant à l'intérieur de l'enveloppe en cours de bourrage, à produire des signaux correspondant aux variations de cette pression, à transmettre ces signaux à un dispositif de commande relié de manière fonctionnelle à l'appareil de bourrage, et à transformer l'un quelconque de ces signaux, correspondant à la chute de pression au-dessous de ladite pression prédéterminée, en une action effectuée sur le dispositif de commande et provoquant l'arrêt de l'appareil de bourrage. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'une temporisation est ménagée entre la mesure de la pression et l'action effectuée sur le dispositif de commande pour arrêter l'appareil de bourrage. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la pression régnant à l'intérieur de l'enveloppe pendant le bourrage est mesurée par l'intermédiaire des mouvements relatifs de la surface extérieure de l'enveloppe.