x 2013260 La présente invention a trait à une agrafeuse à air comprimé opérant avec des agrafes métalliques, et pourvue, d ' une enclume destinée à rabattre ou coudeï les extrémités des agrafes. On connaît des agrafeuses de ce type, lesquelles, en plus du 5 cylindre principal, dans lequel coulisse le piston qui porte le marteau de percussion qui enfonce les agrafes métalliques, comportent également un cylindre auxiliaire également actionné par de l'air comprimé et dans lequel coulisse un piston qui actionne une tringlerie ou un système de levier qui commande l'enclume afin que celle-ci se déplace vers la plaquette qui expulse les agrafes, en serrant entre ladite plaquette et ladite enclume,le matériau à agrafer ou à coudre. Les principaux inconvénients que présentent ces types d'agrafeuses sont surtout dûs au fait que la transmission du mouvement du piston auxiliaire à l'enclume s'effectue par l'intermédiaire d'un ensem-15 ble complexe de leviers ou tringlerie, lequel non seulement comporte de nombreux organes d'accouplement et diverses articulations, mais produit le rapprochement et 1'éloignement de l'enclume par un mouvement de tenail le, de telle sorte que le plan de l'enclume ne peut pas se présenter, dans tous les cas et pour toutes- les épaisseurs des matériaux à agrafer 20 ou coudre, exactement perpendiculairement à l'axe du marteau et, par conséquent, des tiges des agrafes. Une autre cause d'inconvénients réside dans le fait que le marteau percuteur et l'enclume sont actionnés par leur piston respectif d'une façon simultanée ou presque, ce qui a pour conséquence que le ma-25 tériau à agrafer ou coudre ne se trouve pas suffisamment serré au moment où l'agrafe est expulsée et enfoncée, ce qui rend la pénétration de cette agrafe défectueuse, tandis que souvent les branches des agrafes se tordent à l'intérieur du matériau et ne parviennent même pas à atteindre l'enclume pour être régulièrement reliées. 50 Enfin, le retour ou rappel du piston auxiliaire et par consé quent l'ouverture de l'enclume sont toujours commandés par un ressort de rappel. L'agrafeuse suivant la présente invention supprime les inconvénients énoncés ci-dessus. En effet, elle est caractérisée par le 55 fait que le cylindre auxiliaire, qui commande l'enclume, est monté coaxialement ou presque et en opposition par rapport au cylindre principal destiné à assurer l'expulsion de l'agrafe, et que l'enclume, par l'intermédiaire d'un .étrier de support fait d'une seule pièce avec l'enclume, est rendue solidaire de la tige du piston auxiliaire afin ; 40 que l'enclume proprement dite effectue un mouvement rectiligne et coa- j 2 69 24361 2013260 . xial par rapport au canal de la plaquette qui guide les agrafes individuelles pendant la phase d'expulsion. L'étrier précité est monté coulissant dans des guides rectilignes et parallèles audit canal, et par conséquent l'enclume se déplace toujours parallèlement à elle-même» 5 en maintenant ainsi son plan de pliage ou de rabattage perpendiculaire au canal de la plaquette cte guidage des agrafes, quelle que soit 1® épaisseur du matériau à agrafer ou coudre. Une autre caractéristique- importante est due au fait que la' fermeture de l'enclume et l'expulsion de 11agrafe s'effectuent en deux phases distinctes, successives et interdépendantes, du fait que l'abaissement de la détente de commande ne détermine que 1'actionnement du cylindre auxiliaire et par conséquent le serrage du matériau à agrafer en-? tre l'enclume et la plaquettej tandis que 1'actionnement du cylindre principal, et par conséquent l'expulsion de l'agrafe., sont assurés automatiquement et successivement uniquement si et quand l'air comprimé qui se trouve dans le cyiisiâre auxiliaire atteint la pression de régime qui existe dans le réservoir et dans les autres chambres qui cceiuiu-niquent avec ce réservoir» Ainsi, l'opérateur a constamment la certitude que le matériau 20 à agrafer ou coudre est serré à fond avec la pression voulue entre 15enclume et la plaquette de guidage des agrafes, avant que l'agrafe métallique soit expulsée et enfoncée. Enfin, le cylindre auxiliaire est pourvu» à une hauteur adéquate, d'une lumière d'échappement qui empêche l'air comprimé d'attein--gjj dre la valeur .prévue au cas où le matériau à coudre ou agrafer serait absent» ou si l'enclume était sur le point de terminer sa course active et de venir frapper la plaauette en raison de l'absence dudit matériau. Cela constitue une sécurité supplémentaire et une commande qui .-interdit de déclencher et d*expulser à vide- des agrafes» pointes ou olotis• Les caractéristiques de l'agrafeuse suivant l'invention rassortiront plus clairement si l'on se réfère à un mode de réalisation ào cette machine que montre schématiquement et à titre d'exemple non limitatif le dessin annexé, sur lequel : La figure 1 est une vue en perspective de la machine. Les figures E et 3 sont des vues en coupe axiale du corps ave» les pistons précités dans deux positions distinctes, à savoir en fia de course de rappel (au repos) et en fin de course active (travail), La figure 4 est une vue en eaupe partielle suivant la ligne IY-IV de la figure 5. 35 BAO ORIGINAL 69 24361. 2013260 La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. La figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne "VT-VI de la figure 9. 5 La figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 9. La figure 8 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 6. La figure 9 est une vue en coupe suivant la ligne IX-IX de la 1Q figure 7. La machine à agrafer ou à coudre suivant l'invention est constituée par un outil ou pistolet pneumatique comprenant un corps principal creux 1 qui est prolongé par une poignée également creuse 2, munie d'un raccord 3 pour relier l'outil à une source d'air comprimé, ainsi 15 qu'un magasin ou chargeur 4 pour alimenter l'appareil en pointes, agrafes ou cj.ous métalliques. Dans le corps 1 est monté un cylindre principal 5 dans lequel coulisse le piston 6 solidaire du petit marteau percuteur 7 lequel, ainsi qu'il est connu, sert à expulser énergiquement l'agrafe ou pointe préalablement engagée dans la plaquette de guidage 8 20 lorsque ledit marteau se déplace entre la position supérieure représentée figure 2 à la position de fin de course ou point mort bas que montre la figure 3* Sur la culasse ou tête du corps 1 est monté un cylindre auxiliaire 9 coaxialement opposé au cylindre principal 5, une pièce 10 étant 25 interposée hermétiquement entre les deux cylindres. Dans le cylindre auxiliaire 9 est monté coulissant un piston annulaire 11 dont la tige tubu-laire 12 est rendue solidaire, grâce à un cavalier 13 et une vis 14,d' un étrier à double tige 15 dont l'extrémité inférieure 16 est coudée en forme de C et porte au bout de sa branche libre l'enclume 17 qui sert à 30 rabattre et replier les branches de l'agrafe ou pointe métallique ayant traversé le matériau à coudre ou à agrafer. Il convient de souligner que la disposition décrite ci-dessus permet à l'enclume 17 de faire bloc a-vec le piston 11 et de se déplacer avec un mouvement rectiligne le long de l'axe commun des cylindres 5 et 9, ce qui la maintient constamment 35 parallèle à elle-même, quelle que soit l'épaisseur du matériau serré entre la plaquette 8 et l'enclume 17, attendu que les tiges 15 coulissent dans des organes de guidage rectiligne 18 parallèles audit axe et fixés aux flancs du corps 1. 69 24361 4 2013260 La cavité cylindrique de la tige tubulaire 12 est divisée en deux chambres 19, 20 par un piston 21 fixé à l'extrémité d'une autre tige tubulaire 22 coaxiale et rendue solidaire de la pièce intermédiaire 10, cette tige tubulaire 22 présentant un orifice transversal 23 situé ^ juste au-dessous du piston 21. Il convient en outre de noter que le cylindre auxiliaire 9 communique avec l'atmosphère par 1'intermédiaire de deux lumières 24 et 25. Dans la pièce intermédiaire 10 est pratiqué un trou à différents diamètres 26, qui relie à l'atmosphère la chambre supérieure 30 du distributeur dans laquelle se déplace la soupape différentielle 27 qui commande l'admission de l'air comprimé dans le cylindre principal 5. Dans ce trou 26 est montée une autre soupape différentielle 28 dont la plus grande surface est dirigée vers la chambre du cylindre auxiliaire 9, cette soupape étant soumise à la sollicitation d'un petit ressort 29 qui tend à la soulever, c'est-à-dire à fermer la communication entre la chambre 30 et l'orifice 26. Ainsi que cela est déjà connu, la soupape différentielle 28 détermine la course du piston principal uniquement si l'air-comprimé est détendu dans la chambre 30, c'est-à-dire quand ladite soupape 28 pas-20 se de la position de repos indiquée figure 2 à la position de travail que montre la figure 3, ce qui ouvre l'accès de l'air comprimé provenant du réservoir 31 pour alimenter l'ouverture supérieure du cylindre 5» On voit en outre en 32 la détente de commande qui assure le déplacement de la tige de commande 33 munie d'un orifice coaxial 34 dont une extrémité 25 débouche dans la chambre 35 tandis que l'autre extrémité est borgne mais communique cependant avec le trou radial 36. La chambre 35 communique par l'intermédiaire de la conduite 37, 38 avec le cylindre 9 (voir figures 2 et 3). De plus, la conduite 39-40 (figure 6) fait communiquer le ré- 30 servoir 31 avec l'intérieur de la tige tubulaire 22 par l'intermédiaire d'un orifice 41 et enfin (figure 7) une conduite 42 fait communiquer, par 1'intermédiair d'un trou calibré 43 et d'une cohduite 44, le réservoir d'air compri. ;1 avec la chambre 30 qui surmonte la soupape différentielle 27. 35 • La communication entre le réservoir 31 et la chambre 30 peut être réalisée plus facilement que par le passage 42 et l'orifice calibré 43, en prolongeant la conduite axiale de la tige tubulaire 22 jusqu* 69 24361 5 2013260 •à la faire communiquer avec la chambre 30 à travers un orifice calibré. Cela est rendu possible par le fait que la conduite de la tige tubulaire 22 communique constamment avec le réservoir 31 grâce aux conduites 39,40 et 41. ç la machine décrite ci-dessus fonctionne de la façon suivante : Le piston 11 qui commande l'enclume 17 est maintenu dans la position de repos (figure 2) grâce à la pression de l'air comprimé qui règne dans la chambre 20. En soulevant la détente 32, l'opérateur déplace vers le haut la tige de commande 33 dont le mouvement ferme les ori-fices d'échappement 45 et 46; ainsi, l'air comprimé traverse le trou 36 et les conduites 34» 37 et 38, pour alimenter le cylindre auxiliaire 9S ce qui sollicite le piston 11 vers le haut et du fait que ce dernier est solidaire de la tige 22 et de l'étrier 15, 16, il entraîne vers le haut l'enclume 17, serrant ainsi le matériau à agrafer ou à coudre en-^ tre l'enclume et la plaquette 8. Dès que l'air qui avait ainsi propulsé le piston 11 atteint sa pression nominale ou de travail, la soupape 28, par action différentielle, ouvre la communication entre la chambre 30 et l'orifice d'échappement 26, déterminant ainsi le déplacement vers le haut de la soupape différentielle 27 et la course active du piston 20 principal 6 dans le cylindre 5, et par conséquent l'enfoncement de la pointe ou agrafe métallique et le rabattage de la ou des tiges de celle-ci sur l'enclume (phase d'agrafage). On notera que, pendant la détente de l'air comprimée dans le cylindre 9 pour permettre la montée du piston 11, la petite soupape 28 reste fermée en raison de la sollicitation 25 du ressort 29' et de la pression existant dans la chambre 30, sollicitation qui n'est surmontée qu'au moment où la pression dans ledit cylin-re atteint la valeur nominale, c'est-à-dire la valeur de la pression qui existe dans le réservoir. Une fois terminée la phase de couture ou d'agrafage décrite ci-.30 dessus, il suffit de relâcher la détente 32 pour que la tige 33, sous la poussée de l'air comprimé, soit renvoyée dans sa position initiale (figure 2), ce qui amorce la phase de rappel de tous les organes mis en ] mouvement au cours de la phase d'agrafage. La tige 33 revenue à sa posi- ! tion de repos ferme l'orifice 36 et ouvre l'échappement pour l'air con-35 tenu dans le cylindre 9, à travers les trous d'échappement 45 et 46. Ainsi, l'air comprimé traverse les conduites 39, 40 et 41, ainsi que la tige tubulaire 22 et l'orifice 23, pour pénétrer dans la tige tubulaire ^ 12 et provoquer le retour ou rappel du piston 11 vers sa position ini- j tiale, ce mouvement entraînant celui de l'enclume 17 qui revient ainsi 40 à sa position ouverte init'iale. ; BAD ORIGINAL 69 24361 6 2013260 Simoltarxéiaeat, attendu qug la petite soupaps 28 cesse d1 être sollicitée vers le bas, celle-ci, scus l'impulsion d'une part de l'air comprimé qui continue d'alimenter la chambre 30 à travers la conduits 42 et le trou calibré 43 et d'autre part du ressort 29, se déplace et ^ atteint sa position initiale où elle ferme la communication entre 30 et 26. Gela permet d'augmenter la pression, de l'air dans la chambre 30 et de pousser vers le bas la soupape différentielle 27 qui ferme 11 extrémité du cylindre 5, cela permet au piston principal 6 d'effectuer sa course de rappel sous la sollicitation, connue en soi, de l'air compri-aé accumulé au cours de la phase de descente dans l'intervalle annulaire 47. Le trou 25 pratiqué dans la partie supérieure du cylindre 25 a pour but d'empêcher que la phase d'agrafage puisse se dérouler au cas où, pour une raison quelconque, il n'y aurait pas de matériau à agrafer 15 ou à coudre entre 1'enclume 17 et la plaquette 8. Sans ce cas, en effets le piston II, au cours de sa cours© ascendante, dès qu'il découvre le trou 25, évacue l'air contenu dans le cylindre 9 et empêche ainsi 1'actionnement de la soupape 28. bad original 69 24361 7 - REVENDICATIONS - 2013260 1.- Une agrafeuse à air comprimé pour enfoncer des agrafes ou pointes métalliques et pour en rabattre les extrémités sur le matériau à agrafer, du type fonctionnant par pression sur une détente et qui comprend un corps creux, un cylindre principal à piston coulissant soli-! daire d'un petit martêau de percussion pour assurer l'expulsion des agrafes métalliques provenant d'un magasin d'alimentation, ainsi qu'un cylindre auxiliaire actionné par l'air comprimé provenant de la même source que celui du cylindre principal, dans lequel coulisse un piston qui actionne une enclume de rabattage, destinée à serrer le matériau à 10 agrafer entre l'enclume et l'embouchure de sortie des agrafes métalliques et à replier les branches de celle-ci, caractérisée- par le fait que le cylindre auxiliaire , qui commande l'enclume, est monté en opposition et coaxialement par rapport au cylindre principal, et que l'enclume, par l'intermédiaire d'un étrier de support qui en fait partie intégrante, 15 est rendue solidaire de la tige du cylindre auxiliaire, afin que l'enclume elle-même n'effectue que des mouvements rectilignes, coaxialement par rapport au canal de la plaquette qui guide les agrafes pendant 1' expulsion de celles-ci, ledit étrier étant monté coulissant dans des'organes de guidage rectilignes et parallèles audit canal. 20 2.- Agrafeuse suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que 1'actionnement de la détente de commande détermine l'ac-tionnement du seul cylindre auxiliaire, puis le serrage du matériau à agrafer entre l'enclume et la sortie des agrafes, et que 1'actionnemenb1 du cylindre principal est déterminé par un organe intermédiaire qui se 25 déplace seulement si et quand la pression de l'air qui agit sur le cy- ! lindre auxiliaire a atteint la valeur de la pression nominale qui exis- ; te dans le réservoir d'air comprimé et dans toutes les chambres qui communiquent avec celui-ci. 3.- Agrafeuse suivant la revendication 2, caractérisée 30 par le fait que la détente commande une tige percée intérieurement qui,, au cours de sa course active, ouvre la corcmunication entre le réservoir d'air comprimé et le fond du cylindre auxiliaire, tout en fermant une lumière d'échappement, alors que pendant la course de rappel ou de retour ladite tige relie le fond du cylindre auxiliaire à l'échappement, 35 en fermant la communication avec le réservoir d'air comprimé. 8 69 24361 4.- Agrafeuse suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que l'organe intermédiaire précité est constitué par une petite soupape à effet différentiel, qui fait communiquer avec l'échappement la chambre du distributeur dans laquelle se déplace la soupape ej différentielle de command^du piston principal pour en déterminer la course active, ladite petite soupape étant maintenue en position de repo ou fermée par un ressort de rappel et par l'air comprimé contenu dans ladite chambre. 5.- Agrafeuse suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que le piston du cylindre auxiliaire comporte une tige tubulaire fermée, et que l'intérieur ae cette tige tubulaire est divisé en deux chambres par un piston fixe supporté par une barre tubulaire coaxiale et fixée au fond dudit cylindre auxiliaire, ladite barre tubulaire étant constamment reliée par sa base au réservoir d'air comprimé et à son jij sommet, par l'intermédiaire d'un orifice placé juste au-dessous dudit piston fixe, à ladite chambre intérieure. 6>- Agrafeuse suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que la chambre supérieure du distributeur, dans laquelle se déplace la soupape différentielle qui commande le piston principal, 2u communique constamment avec le réservoir d'air comprimé par l'intermédiaire d'un petit orifice calibré. 7.- Agrafeuse suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que dans la paroi du cylindre auxiliaire est percé un orifice d'échappement situé à proximité de la position de fin de course 2^ montante ou de- rappel du piston auxiliaire afin de mettre ce cylindre à l'échappement en cas de défaut de matériau à agrafer entre l'enclume et la plaquette de guidage des agrafes ou pointes, afin d'éviter ainsi l'actionnement du piston principal.