La présente invention concerne un type nouveau de maté riau d'emballage matelassé utile notamment à la confection de pochettes d'expédition destines au transport d'objets fragiles ainsi que des procédés pour la fabrication de e matériau et de ces pochettes. La technique antérieure connait deux types principaux de tels emballages et de pochettes d'expédition matelassées. Un premier type de pochettes matelassées est constitué d'une enveloppe extérieure en papier kraft associée à un matelassage intérieur en polyéthylène. Chaque face d'une telle pochette comprend donc 3 épaisseurs qui sont en partant de ltex- térieur : le papier kraft, une couche de polyéthylène thermofor mée et une couche de polyéthylène. L'air emprisonné entre ces couches sert de matelas pneumatique destiné à protéger les objets enfermés dans de telles pochettes contre les chocs,les vibrations, l'abrasion de surface et divers autres facteurs susceptibles de les détériorer pendant leur transport. La fabrieatian de telles pochettes se fait par collage de polyéthylène alvéolaire sur du papier kraft. En pratique on opère ainsi : on dévide sicaltanémenttun rouleau de papier kraft et un rouleau de polyéthylène alvéolaire, i papier kraft étant un peu plus large que le polyéthylène ; de sorte que, après collage des deux bandes issues des deux rouleaux on obtienne une bande matelassez bordée de chaque côté par une petite largeur dq papier kraft. Après découpage d'une portion de la bande matelas sée ainsi obtenue et pliage transversal au milieu de la portion, il ne reste plus qu'à réunir les petites bandes latérales de papier kraft par pliage et collage.On obtient ainsi une pochette fermée sur 3 côtés, le 4ème côté étant destiné au système de fermeture de la pochette. Ce type de pochettes présente plusieurs inconvénients : l'étanchéité sur les 2 côtés latéraux n'est pas parfaite puisqu' elle nt assurée par un contact kraft/kraft, la solidité de la pochette n'est pas très oonne du fait que le matelassage en polyéthylène est collé sur le papier kraft et de plus la fabrication en est relativement complexe puisqu'elle comprend notamment des opérations de découpage et de pliage. Un deuxième type de pochettes matelassées est constitué d'une enveloppe extérieure en polyéthylène et d'un matelassage intérieur en polyéthylène, le tout étant assemblé par thermosou darse ou par un procédé équivalent. Chaque face de la pochette est ainsi composée de 3 épaisseurs de polyéthylène : une feuille de polyéthylène thermoformée prise en "sandwich" entre 2 feuilles de polyéthylène, la feuille extérieure étant plus résistante que la feuille intérieure. me matelassage remplit les mêmes fonctions que dans le cas précédemment cité. La fabrication de ces pochettes se fait par soudage sur 3 cotés des deux faces de la pochette, l'une des deux faces étant plus longue de façon à former une partie rabattable constituant le système de fermeture de la pochet te.Ce type de pochettes présente certains inconvéents : on on ne peut pas faire figurer de mentions manuscrites ou mécanographiques sur de telles pochettes aùtrement qu'en collant une étiquette qui risque de se décoller ; de plus le dispositif de fermeture est peu commode. En effet, lorsqu'on rabat la partie destinée à la fermeture, on constitue une 3ème épaisse-ur de matelassage. Les pochettes fabriquées à partir du matériau faisant l'objet de la présente invention permettent d'éviter les inconvénients cités plus haut. Il est possible de faire figurer des ventions manuscrites ou mécanographiques sur toute la surface de ces pochettes. La solidité est nettement améliorée et l'étanchéi- té en est parfaite. Un autre avantage réside dans le procédé de fabrication de ces enveloppes par rapport aux procédés antérieurs. Ce procédé évite des opérations compliquées et le coût de fabrication est donc notablement réduit. Le matériau d'emballage selon l'invention est constitué de 4 épaisseurs, ce sont de l'extérieur vers l'intérieur a) une feuille de papier kraft, b) une pellicule de matière plastique souple solidarisée au papier kraft précédent par enduction, contre-collage à froid ou à chaud, c) une feuille de matière plastique souple thermoformée avec un moule positif ou négatif figurant une série d'alvéoles cylindriques, hémisphériques ou tronconiques, thermscellée à la couche précédente, d) une feuille de matière plastique souple, thermoscellée à la feuille précédente. La figure 1 montre une coupe schématique de ce matériau destinée à illustrer la disposition relative des 4 couches a, b, c, d,. La matière plastique employée dans les épaisseurs b, c et d est de préférenoe la même et plus particulièrement du polyéthylène. Le complexe composé des deux épaisseurs a et b ci-dessus peut être éventuellement remplacé par un papier kraft spécial rendu soit thermoscellable au polyéthylène, soit scellable au polyéthylène par ultrason ou autre procédé ondulaire, avec ou sans incorporation dans la pâte d'agents convenables. Selon un mode de réalisation particulier du matériau d'emballage matelassé, selon l'invention, on fabrique ce matériau à partir de deux composés : un papier kraft enduit, ctest-à-dire recouvert d'une pellicule de matière plastique souple et un matelas de matière plastique souple alvéolée en particulier de polyéthylène alvéolé du type de ceux vendus dans le commerce sous les marques "Bulpak", 'Xircap', "Airbul", etc... Selon ce mode particulier, le matelas de polyéthylène alvéolé est thermoscellé sur le papier kraft enduit. Le matériau d'emballage matelassé faisant l'objet de la présente invention peut être utilisé à de nombreuses fins et particulièrement à la confection de pochettes d'expédition. Ces pochettes peuvent être fabriquées dans toutes les dimensions eourantes et principalement aux formats postaux. Elles sont constituées de 2 faces de hauteurs différentes ou identiques selon que le système de fermeture de ces pochettes comporte un rabat ou non. Cependant dans tous lee cas les épaisseurs c et d seront moins longues que les épaisseurs a et b de façon à supprimer le matelassage à la hauteur de la fermeture et ce, pour chacune de deux faces de la pochette. Les figures 2 et 3 annexées montrent de façon schématique l'absence de matelassage à hauteur de la fermeture pour 2 modes de réalisation de pochettes conformément à l'invention. La figure 2 représente une portion de coupe longitudinale schématique en perspective d'une forme de réalisation possible d'une pochette sans rabat, la coupe étant représentée au niveau de la fermeture de cette pochette. La pochette se compose de deux faces 1 et 2, la face 1 étant composée de 4 dpaisseurs a, b, c, et d et la face 2 de 4 épaisseurs a', b', c', et d'. a et a' désignent une feuille de papier kraft ; b et b' désignent une pellicule de matière plastique souple solidarisée au papier kraft par enduction, contre-collage à froid ou chaud c et c' une feuille de matière clastique souple thermoformée avec un moule positif ou négatif figurant une série d'alvéoles cylindriques, hémisphériques, ou tronconiques, thermoscellée à la feuille précédente d et d' une feuille de matière plastique souple thermoscellée à la feuille précédente. Le matelassage constitué par les épaisseurs c et d pour la face 1 et c' et d' pour la face 2 est absent au niveau de la fermeture, par contre la pellicule de matière plastique souple b pour la face 1 et b' pour la face 2 s'étend jusqu'au bord de fermeture de la pochette. La figure 3 représente une portion de coupe longitudinale schématique en perspective d'une forme de réalisation possible d'une pochette munie d'un rabat, la coupe étant représentée au niveau de ce rabat. La pochette se compose de 2 faces 1 et 2, la face 2 étant plus longue que la face 1 et pliée au niveau de l'extrémité de la face 1 de façon à former un rabat. La face 1 se compose de 4 épaisseurs a, b, c, d ; la face 2 de 4 épaisseurs a', b', c' et d'. Les épaisseurs a, a' ; b, b' ; c, c' ; et d, d' désignent les mêmes éléments que dans le cas de la figure 2. Le matelassage de la face 1 constitué par les épaisseurs c et d, ainsi que celui de la face 2 constitué par les épaisseurs c' et d' ne s'étendent pas jusqu'au bord du côté de la fermeture. Les deux faces de la pochette sont scellées sur 3 côtés sur une largeur minimale de 5 mm soit à plat, soit gaufrés, le 4ème côté non scellé étant destiné au dispositif de fermeture. La fabrication des pochettes est de ce fait relativement simple puisqu'elle ne comporte alors que des opérations de soudage une fois que les faces des pochettes sont prêtes & être assemblées. Les pochettes selon l'invention peuvent être confectionnée suivant 2 modes de réalisation principaux Un premier mode de réalisation consiste à munir les pochettes d'un rabat. Ce rabat est particulièrement avantageux car il autorise toute une variété de systèmes de fermeture comprenant notamment les fermetures par collage, par masse adhésive ou par adhésif double face sous le rabat, par bande adhésive banale ou par toat autre type de fermeture préexistant y compris perforation, laçage, couture, languettes etc... Toujours selon ce mode particulier, la pochette peut être équipée d'un dispositif réversible de fermeture / ouverture destiné au contrôle. Selon un autre mode de réalisation concernant le cas où les deux faces sont de meme hauteur, la fermeture peut se faire par soudure, par impulsion thermique ou par un procédé ondula ire du polyéthylène de la deuxième épaisseur sur lui-même à travers le papier kraft ; une faible pression suffit du fait que le matelassage est inexistant au niveau de cette soudure. Il est à remarquer que dans ce dernier cas on dispose après fermeture d'une pochette absolument étanche puisque les quatre côtés sont alors scellés. Le matériau d'emballage matelassé selon l'invention et plus particulièrement les pochettes d'expédition élaborées à partir de ce matériau sont très utiles pour l'expédition de pièces détachées, de produits fragiles, de documents, de photographies, etc... De façon générale, ils se révèlent d'un grand intérêt pour le transport d'objets sensibles aux divers agents extérieurs susceptibles de les endommager pendant leur transport. Ces agents pouvant être notamment les chocs, les vibrations, l'humidité et l'abrasion de surface. Un autre intérêt de ces pochettes réside dans le fait que l'on peut y faire figurer des mentions manuscri- tes ou mécanographiques sur toute leur surface extérieure. De plus le procédé de fabrication de ces pochettes est beaucoup plus simple que les procédés antérieurs ce qui en diminue le coût de fabrication. Par exemple, dans une fabrication-continue, on peut dérouler deux groupes de deux euillee, comprenant chacun les constituants a et b d'une part et c et d d'autre part, et destinés à former les deux faces des pochettes. Dans une première opération, on solidarise les deux feuilles de chaque groupe entre elles par chauffage réalisant la fixation du matelassage c, d sur la pellicule b déjà liée au papier kraft a ; à cet effet on peut utiliser un cylindre chauffant ayant la longueur convenable pour effectuer la solidarisation soit sur une largeur de bande soit sur l'ensemble de la surface. Dans une deuxième opération, on solidarise entre eux les deux complexes identiques obtenus par la première opération pour former les pochettes. Cette opération peut se faire avec un moule chauffant monté sur un cylindre rotatif et qui forme les bords des pochettes en coopérant avec un contre-moule d'appui. On obtient ainsi une bande de pochettes en chapelet, qui défilent ainsi côte à cote. Il suffit ensuite de découper les pochettes au massicot. R E V E N D I C A T T O N S 1. A titre de produit industriel nouveau, un matériau d'emballage matelassé carsetérisé en ce qu'il est constitué de quatre épaisseurs qui sont, de l'extérieur vers l'intérieur a) une feuille de papier kraft b) une pellicule de matière plastique souple solidarisée au papier kraft par enduction, contre-collage à chaud ou à froid c) une feuille de matière plastique souple thermoformée avec un moule positif ou négatif, figurant une série d'alvéoles cylindriques, hémisphériques ou tronconiques, thermoscel lée à la précédente d) une feuille de matière plastique souple thermoscellés à la précédente. 2. Un matériau d'emballage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique employée est la meme pour les couches b, c et d. 3. Un matériau d'emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière plastique employée est du polyéthylène. 4. Un procédé de fabrication d'un matériau d'emballage selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'un M telas de polyéthylène alvéolé est thermoscellé sur un papier kraft enduit d'une pellicule de polyéthylène. 5. A titre de produits industriels nouveaux, des pochettes d'expédition matelassées fabriquées à partir d'un matériau suivant l'une des revendications 1 à 3. 6. Pochettes d'expédition matelassées selon 13 revendication 5, caractérisées en ce qu'elles ne comportent pas de matelassage à la hauteur de fermeture de la pochette. 7. Procédé de fabrication de pochettes d'expédition matelassées selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce 1u'on thermoscelle les deux faces de la pochette sur les trois côtés et sur une largeur minimale de 5 mm soit à plet, soi' à l'état gaufré.