i 2007702 La présente^invention est-relative à un procédé .pour enregistrer une image sur une plage prédéterminée d'un produit photographique,cet enregistrement pouvant être répété sur différentes plages de ce produit dé telle sorte que l'exposition d'une plage n'ait aucune influence sur la plage voisine, contenant 5 soit des halogénures d'argent non exposés, soit une image latente. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'enregistrer plusieurs images photographiques dans un même produit. On cherche à réaliser-une image composée de dessins, de cartes, etc. en collant différents éléments de l'image sur un support commun, et ensuite, en préparant à partir de ce montage une planche 10 d'impression suivant un procédé photographique. Il est souhaitable de pouvoir remplacer les étapes dé ce collage par un mode opératoire ne mettant en jeu que des procédés photographiques. De même, lorsqu'on, désire, réaliser un procédé .de reconnaissance des caractères mettant en jeu l'utilisation des fibres optiques, lesquelles trans-15 mettent une image lumineuse depuis un plan d'entrée jusqu'à un plan de sortie, des masques sont nécessaires pour la reproduction en clair de chaque caractère.. Ces masques peuvent être disposés sur un support commun. Les fibres optiques, par exemple des fibres de verre, sont elles-mêmes disposées en faisceaux, au sein desquels les fibres sont alignées avec précision, de telle 20 sorte que l'image ne subisse aucune diskocsion entre le plan d'entrée et le plan de sortie. Cependant, des fibres peuvent être alignées de façon telle que l'image transmise soit, à la sortie du faisceau,divisée suivant une configuration de points lumineux. Dans le cas de la reconnaissance des caractères, ■ "" on doit, pour chaque caractère devant être reproduit en clair, placer un masque 25 particulier sur le planl.de sortie du faisceau des fibres optiques. Le faisceau transmettra, soit une quantité de lumière inférieure à une certaine valeur limite, (cas d'un masque négatif), soit une quantité de lumière supérieure à une certaine valeur limite, (cas d'un masque positif). Pour cela, il est nécessaire de pouvoir disposer différents masques respectivement sur diffé-30 rentes plages d'un fragment de film photographique. On peut envisager de réaliser des masques utilisables dans les systèmes comprenant les faisceaux de fibres optiques suivant des-procédés photographiques au moyen, par exemple, d'émulsions aux halogénures d'argent. Toutefois, si l'on utilise une couche d'émulsion aux halogénures d'argent que l'on dis-35 pose sur le plan de sortie du faisceau de fibres, il est nécessaire que cette émulsion soit sensibilisée seulement dans une plage, correspondant à la zone exposée à la lumière qui est transmise par un caractère donné. Après exposition, la plage exposée doit être désensibilisée. De cette façon, lorsqu'un nouveau caractère est disposé dans le plan d'entrée, la lumière qu'il transmet 43 n'impressionnera pas la plage déjà exposée, mais seulement une autre plage 14049 2 200770.2 qui a été sensibilisée à cette lumière. La présente invention a pour objet un nouveau procédé photographique et un nouveau produit nécessaire à la mise en oeuvre de ce procédé suivant lequel, successivement, on sensibilise spectralement, on expose et on déseng^b^lisç^ 5 une plage d'un produit photographique, ce procédé permettant notamment/des images latentes distinctes dans différentes plages d'un même produit photographique sans que le caractère développable de/produit soit affecté d'une façon générale. Suivant un mode de réalisation particulier, le procédé de la présente invention est très utile pour enregistrer sur un même produit un ensemble 10 d'images transmises au moyen d'un système de fibres optiques. Le procédé de l'invention est également très utile pour réaliser un masque utilisable dans un dispositif de reconnaissance de caractères, dont les images sont transmises au moyen de fibres optiques. Suivant la présente invention, on peut enregistrer au moins une image 15 photographique sur une couche d'émulsion aux halogénures d'argent qui n'est pas sensibilisée.spectralement, suivant un procédé comprenant les étapes suivantes : a) on sensibilise spectralement une plage déterminée de la couche ; b) on expose la plage sensibilisée spectralement de cette couche 20 c) on désensibilise la plage exposée ; d) on développe et on fixe l'image photographique enregistrée, de cette plage. On peut, par exemple, procéder ainsi son applique un sensibilisateur spectral sur une plage,déterminée à 1'avante^d'une couche d'émulsion photographique aux halogénures d'argent. Puis, après exposition à une image lumineuse, 25 on applique un agent désensibilisateur sur la plage sensibilisée contenant une image latente. Grâce à ce traitement, on empêche l'halogénure d'argent d'être impressionné à nouveau lorsque la couche est soumise à une autre exposition, la lumière ne pouvant alors être absorbée dans cette plage par le sensibilisateur spectral. De cette façon, on peut sensibiliser spectralement, exposer 30 . et désensibiliser des plages adjacentes de cette couche aux halogénures d'argent sans affecter les plages déjà exposées de cette couche. Finalement, on développe toute la couche d'halogénures d'argent de façon à former un produit photographique contenant des masques occupant chacun une plage déterminée de la couche des halogénures d'argent. 35 Pour réaliser cette couche aux halogénures d'argent, on peut par exem ple utiliser une émulsion aux halogénures d'argent photosensible et développable, mais ne contenant pas de sensibilisateur spectral. On peut par exemple utiliser du bromure d'argent, du chlorure d'argent, de l'iodure d'argent, du chlorobromure d'argent, du bromoiodure d'argent, du chlorobromoiodure 40 d'argent, etc. On peut choisir par exemple du chlorure d'argent pour préparer 14049 3 2007702 des émulsions du type de celles décrites par TRIVELLI & SMITH, (Photo. Journal, 79, 1939, p. 330). - On peut également préparer les produits photographiques utilisés dans l'invention à partir de couches d'halogénures d'argent obtenues par évaporation 5 sous vide. On forme de telles couches sans utiliser de colloïde, par exemple, par dépôt d'un mélange d'halogénures d'argent, sous vide, à partir d'une vapeur. On effectue en général ce dépôt sur un support transparent tel qu'un film plastique ou un support en verre, etc. Des procédés pour préparer par évaporation des couches d'halogénures d'argent sont décrits par exemple aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 316 096 et 3 335 008. Pour sensibiliser les différentes plages de la couche aux halogénures d'argent, on peut utiliser n'importe quel setlsibilisateur spectral classique. Ces sensibilisateurs sont en général des colorants de la classe des cyanines, des mérocyanines, etc. On choisit de préférence des colorants sensibilisateurs 15 solubles dans l'eau ou dans un solvant polaire, par exemple solubles dans l'alcool. Les colorants de ce type sont par exemple décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 1 846 301, 1 846 302, 1 942 854, 1 990 507, 2 112 140, 2 165 338, 2 493 747, 2 493 748, 2 503 776, 2 519 001, 2 666 761, 2 734 900 et 2 739 149 et au brevet anglais 450 958. 20 Des colorants sensibilisateurs particulièrement avantageux sont ceux qui sont solubles dans l'eau, c'est-à-dire par exemple ceux dont la formule comporte des groupes sulfo, sulfoalcoyle, sulfoaryle, carboxyalcoyle, sulfo-carboxyalcoyle, dialcoylaminoalcoyle, etc. Les exemples des colorants que l'on peut ainsi utiliser suivant la présente invention correspondent à la formule 25 générale suivante : 1 2 jZ\ sZ v ' K ■ s \ / \ , \ 2 I. R-N C=CH(-C=CH) , -C N-R 'i "-1 © R De niême^les exemples des colorants de la classe des mérocyanines que l'on peut utiliser pour sensibiliser spectralement la couche d'émulsion selon l'a présente invention correspondent à la formule générale suivante : /Qv ' \ ✓ « 3 ' y A 4 II. R-N C(=CH-CH) .=G C=0 n-l Dans ces formules 1 et 2 : 2 3, 30 -R, R , R , représentent chacun un groupe alcoyle inférieur, par exemple méthy-le, éthyle, propyle, isopropyle, butyle, butyle secondaire, butyle tertiaire, etc.; un groupe alcoyle substitué, par exemple un groupe sulfoalcoyle dont le motif alcoyle contient de 1 à 4 atomes de carbone comme sulfométhyle, sulfo-éthyle, sulfopropyle, sulfobutylej un groupe carboxyalcoyle dont le motif 69 14049 4 2007702 alcoyle contient de 1 à 4 atomes de carbone, comme carboxyméthyle, carboxyéthy-le, carboxypropyle, carboxybutyle, etc.; un groupe hydroxyalcoyle dont le motif alcoyle contient de 1 à 4 atomes de carbone, comme hydroxyméthyle., hydroxy-éthyle, hydroxypropyle, hydroxybutyle, etc ; 5 - R* représente un atome d'hydrogène ou un groupe alcoyle inférieur tel que méthyle, éthyle, propyle, butyle, etc. ; . - - n représente un nombre entier égal à 1, 2 ou 3 ; 12 - Z, Z et Z représentent les atomes non métalliques nécessaires pour compléter un noyau hétérocyclique basique à 5 ou 6 maillons et contenant fua, ou des 10 hétéroïtomes choisis dans la classe constituée par l'azote, le soufre, l'oxygène, le sélénium, l'un au moins de ces.hétéroatomes étant un hétéroatome 12 d'azote ; de cette façon Z, Z et Z représentent dés noyaux d'hétérocycles tels que des noyaux thiazole(par exemple thiazole, 4-méthylthiazole, 4-phényl-thiazole, 5-méthylthiazole, 5-p-sulfophénylthiazole, 4,5-diméthylthiazole, 15 4,5-diphénylthiazole, 4-(2-thiényl)thiazole, etc.), benzothiazole (par exemple benzothiazole, 4-chlorobenzothiazole, 5-sulfobenzothiazole, 6-sulfobenzothia-zole, 7-sulfobenzothiazole, 4-méthylbenzothiazole, 5-méthylbenzothiazole, 6-méthylbenzothiazole, 5-bromobenzothiazole, 6-bromobenzothiazole, 4-phényl-benzothiazole, 5 phénylbenzothiazole, 4-méthoxybenzothiazole, 5-méthoxybenzo-20 thiazole, 6-méthoxybenzothiazole, 5-iodoHenzothiazole, 6-iodobenzothiazole, 4-éthoxybenzothiazole, 5-éthoxybenzothiazole, tétrahydrobenzothiazole, 5,6-diméthoxybenzothiazole, 5,6-dioxyméthylènebenzothiazole, 5-hydroxybenzoth±a-zole, 6-hydroxybenzothiazole, etc.), naphtothiazole (par exemple a-naphtothia-zole, P-naphtothiazole, 5-méthoxy-p-naphtothiazole, 5-sulfo-P-naphtothiazole, 25 8-méthoxy-a-naphtothiazole, 7-méthoxy-Q?-naphtothiazole, etc.), thionaphéno- 7',6',4,5-thiazole (par exemple4'-méthoxythianaphténo-7',6',4,5-thiazole, etc.) oxazole (par exemple 4-méthyloxazole, 5-méthyloxazok^ 4-p-sulfophényloxazole, 4.5-diphényloxazole, 4-éthyloxazole, 4,5-diméthyloxazole, 5-phényloxazole, etc.), benzoxazole (par exemple benzoxazole, 5-chlorobenzoxazole, 5-méthylben- 30 zoxazole,5-carboxybenzoxazole, 6-sulfobenzoxazole, 5,6-diméthylbenzoxazole, 4.6-diméthylbenzoxazole, 5-méthoxybenzoxazole, 5-éthoxybenzoxazole, 5-chlorobenzoxazole, 6-méthoxybenzoxazole, 5-hydroxybenzoxazole, 6-hydroxybenzoxazole, etc.), naphtoxazole, (par exemple a-naphtoxazole, P-naphtoxazole, etc.), sélénazole (par exemple 4-méthylsélénazole, 4-p-sulfophénylsélénazole, etc.), 35 benzosélénazole ( par exemple, benzosélénazole, 5-chlorobenzosélénazole, 5-méthoxybenzosélénazole, 5-hydroxybenzosélénazole, tétrahydrobenzosélénazole, etc.), naphtosélénazole (par exemple a-naphtosélénazole, 3-naphtosélénazole, etc.), thiazoline (par exemple thiazoline, 4-méthylthiazoline, etc.), 2-pyridine (par exemple 2-pyridine, 5-méthyl-2-pyrid.ine, etc.), 4-pyridine, 40 (par exemple 4-pyridine, 3-méthyl-4-pyridine, etc.), 2-quinoléine (par exemple 14049 5 2007702 2-quinoléine, 3-méthyl-2-quinoléine, 5-éthyl-2-quinoléine, 6-sulfo-2-quino-léine, 8-chloro-2-quinoléine, 6-méthoxy-2-quinoléine, 8-éthoxy-2-quinoléine,, 8-hydroxy-2-quinoléine, etc.), 4-quinoléine (par exemple 4-quinoléine, 6-méthoxy-4-quinoléine, 7-méthyl-4-quinoléine, 8-sulfo-4-quinoléine, etc.), 5 1-isoquinoléine (par exemple 1-isoquinoléine, 3,4-dihydro-l-isoquinoléine, etc.), 3-isoquinoléine (par exemple 3-isoquinoléine, etc.), 3,3-dialcoylindo- lénine (par exemple 3,3-diméthylindolénine, 3,3,5-triméthylindolénine, 3,3,7- triméthylindolénine, etc.),' imidazole (par exemple imidazole, 1-alcoylimida- zolte, l-alcoyl-4-phénylimidazole, l-alcoyl-4,5-diméthylimidazole, etc.), 10 benzimidazole (par exemple benzimidazole, 1-alcoylbenzimidazole, l-aryl-5,6- dichlorobenzimidazole, etc.), naphtimidazole (par exemple l-alcoyl-Q'-naphti- midazole, 1-aryl-P-naphtimidazole, l-alcoyl-5-méthoxy-P-naphtimidazole, etc.); dans ces noyaux hétérocycliques, Z comporte un groupe sulfo ou un groupe 1 2 ' carboxy et au moins 1'un des deux groupes Z ou Z comporte un groupe sulfo ou 15 ' un groupe carboxy ; Q représente n'importe quel noyau acide du type de ceux figurant comme •noyau terminal dans les mérocyanines ; les noyaux de ce type comprennent les cycles cétométhyléniques à 4, 5 ou 6 maillons tels que particulièrement 3-thiétanone-l,l-dioxyde (par exemple 3-thiétanone-l,1-dioxyde, 2-méthyl-3- 20 thiétanone-1,1-dioxyde, 2,2-diméthyl-3-thiétanone-l,1-dioxyde, 2,2-dipropyl-3-thiétanone-1,1-dioxyde, etc.), rhodanine (par exemple rhodanine, 3-éthylrho-danine, 3-sulfobutylrhodanine, 3-carboxyéthylrhodanine, 3-phénylrhodanine, 3-carboxypbénylrhodanine, 3-(N,N-diétliylaminoéthyl)-rhodanine, etc.) acide 2-thiobarbiturique (par exemple les acides 2-thiobarbiturique, 3-éthyl-2-25 thiobarbiturique, 3-sulfobutyl-2-thiobarbiturique, l,3-diéthyl-2-thiobarbitu-rique, 3-phényl-2-thiobarbiturique, l-éthyl-2-thiobarbiturique, 1,3-disulfo-phényl-2-thuobarbiturique, etc.), acide barbiturique (par exemple les acides barbiturique, 3-éthylbarbiturique, 3-sulfobutylbarbiturique, 1,3-diéthyl-barbiturique, l-éthyl-3-(2-morpholinoéthyl)barbiturique, l-éthyl-3-phényl-30 barbiturique, 1,3-disulfophénylbarbiturique, etc.), 2-thiohydantoïne (par exemple 2-thiohydantoïne, 3-éthyl-2-thiohydantoïne, l-(2-diéthylaminoéthyl-3-éthyl-2-thiohydantoîne, 3-carboxyéthyl-2-thiohydantoïne, 3-phényl-l-sulfobutyl- 2-thiôhydantoïne, etc.), hydantoïne (par exemple hydantoïne, 3-éthylhydantoïne, 3-sulfobutylhydantoïne, 3-éthyl-l-phénylhydantoïne, 1-éthy1-3-suifophénylhy-35 dantoïne, 3-tolylhydantoïne, etc.), 2-thio-2,4-oxazolidinedione (par exemple 2-thio-2,4-oxazolidinedionë, 3-éthyl-2-thio-2,4-oxazolidinedione, 3-butyl-2-thio-2,4-oxazolidinedione, 3-sulfobutyl-2-thio-2,4-oxazolidinedione, 3-phényl-2-thio-2,4-oxazolidinedione, 3-sulfophényl-2-thio.-2,4-oxas:olidinedione, etc.), 2-thiazoline-4-one (par.exemple thiazoline-4-one, 2-diphénylamino-2-40 thiazoline-4-one, diéthylaminor2-thiazoline-4-one, 2(N-éthyL-N-phénylanjino)- 14049 6 2007702 2-thiazoline-4-one, etc.), 2-pyrazoline-5-one (par exemple 2-pyrazoline-5-one, 3-méthyl-l-p-sulfophényl-2-pyrazoline-5-one, 3-p-sulfophényl-l-méthyl-2-pyrazoline-5-one, l-chlorophényl-3-phénylcarbonamino-2-pyrazoline-5-one, etc.), 2-imidazoline-4-one (par exemple 3-éthyl-l-phényl-2-thioxoimidazoliiie-4-one, 5 l,3-dibutyl-2-thioxoimidazoline-4-one, 1-méthy1-3-phényl-2-thioxoimidazoline- .4-one, etc.), 2-imidazoline-4-thione (par exemple 3-éthyl-l-phényl-2-thioxoimi- dazoline-4-thione, l,3-diéthyl-2-thioxoimidazoline-4-thione, etc.), 2-imidazo- line-4-sélénone (par exemple 3-éthyl-l-phényl-2-thioxoimidazoline-4-sélénone, l,3-diéthyl-2-thioxoimidazoline -4-sélênone, etc), un hétérocycle carbocyanique 10 notamment les hétérocycles carbocyaniques à 4, 5 ou 6 maillons tels que 1,3- cyclopentanedione (par exemple 1,3-cyclopentanedione, 2-méthyl-l,4-cyclopenta- nedione, etc.), 1,3-cyclohexanedione (par exemple 1,3-cyclohexanedione, 5-méthyl l,3-cyclohexanediot% etc.). Suivant un mode préféré de réalisation on utilise comme colorants correspondant à la formule II ceux dont le groupe Q porte un 15 groupe solubilisant tel que sulfo, carboxy ou dialcoylaminoalcoyle. On donne dans la liste ci-dessous des exemples de colorants correspondant aux formules I et II. Hydroxyde d'anhydro-9-éthyl-3,3'-diméthyl-4,5,4',5'-dibenzothiacarbo-cyanine disulfoné Hydroxyde d'anhydro-5'-chloro-9-éthyl-3-méthyl-31 (3-sulfobutyl)-4,5 benzothiacarbocyanine monosulfoné Hydroxyde d'anhydfo-5'-chloro-9-éthyl-3-méthyl-3'-(3-sulfobutyl)-4,5-benzosélénacarbocyanine monosulfoné 4-/4-(3-éthyl-2(3H)-benzoxazolylidène)-2-butènylidène/-3-niéthyl-l-p-sulfophényl-2-pyrazoline-5-one monosulfoné 4—_/(3-éthy1-2(3H)-benzoxazolylidène)éthylidène/-3-méthyl-l-p-sulfo-phény1-2-pyra zo1ine-5-one mono s ulfoné Hydroxyde d'anhydro-3,3',9-triéthyl-5,51-di(p-sulfophényl)-oxacarbocyani-ne Hydroxyde d'anhydro-3,3'-di-(3-suifobutyl)-9-méthylthiacarbocyanine Hydroxyde d'anhydro-51-chloro-9-éthyl-3-méthyl-3'-(carboxyméthyl)-4,5-benzothiacarbocyanine monosulfoné On peut encore utiliser les colorants suivants : Hydroxyde d'anhydro-3-éthy1-3'-bêta-(4-sulfobutoxy)éthylthiacarbocyanine Hydroxyde d1anhydro-1'-éthyl-3-bêta-(3-sulfopropoxy)éthylthia-2'-cyanine Hydroxyde d'anhydro-1'-éthy1-3-bêta (sulfobutoxy)éthylthia-2'-cyanine 3-(2-diéthylaminoé_thyl)-5-J_ (l-éthylnaphto-/_l,2-d/-thiazoline-2-ylidène)-1-phényléthylidène/rhodanine 3-(2-diéthylaminoéthyl)-5-(l-éthyl-4(lH)pyridylidène)-rhodanine l-(2-diéthylaminoéthyl) -3-éthy 1-5-/^(3-éthyl-2-benzothiaî;oliny lidène)-é thy 1 id ène/2 - thi ohy dan to ïne Acide l-éthyl-5-/ (3-éthyl-2-benzothiâzolinylidène)-éthylidène/-3-(2-morpholinoéthyl)-barbiturique 69 14049 7 2007702 ■Acide l-éthyl-5-/(3-éthyl-2-benzothiazolinylidètte)-éthylidène/-3-(2- morpho1inoéthy1)-2-thiobarbitûrique 3-(3-diméthylaminopropyl)-5-(l-méthyl-2(lH)-quinolylidène)-rhodanine 2-/(benzothiazolyl-éthoperchlorate)méthylène£3-(3-diméthylaminopropyl)- 3-/_ (l-méthylnaphto-Vl,2-d/-thiazoline-2-ylidène) - 1-phény lé thy lidène/- 4-thiazolidinone Acide l-(2-diéthylaminoéth^l)-5-/(l-éthylnaphto-/^l,2-d/-thiazoline-2-^ ylidène)-(l-méthylnaphto-/l,2-d/-thiazoline-2-ylidène)-i sopropylidène/- 3-phényl-2-thiobarbiturique Les colorants sensibilisateurs dont on a donné la liste ci-dessus peuvent être préparés en suivant les modes opératoires décrits dans les brevets ci-dessous. On trouve également dans les dits brevets des exemples d'autres colorants utilisables suivant le procédé de l'invention : brevet des Etats-5 Unis d'Amérique 3 148 187, brevets français 1 359 761, 1 444 772, 1 445 548 et 1 450 521. L'agent de sensibilisation spectrale est incorporé à la couche aux halogénures d'argent à raison de proportions très variables. On peut par exemple utiliser des .solutions contenant depuis 10 mg de sensibilisateur par 10 litre de solvant jusqu'à la quantité de sensibilisateur représentant la limite de solubilité pour 1 litre de solvant. Le solvant peut être de l'eau ou un alcool inférieur. On applique l'agent sensibilisateur sur des plages déterminées à l'avance de la couche d'émulsion, laquelle, initialement, n'est pas sensibilisée 15 spectralement. On utilise pour ce faire n'importe lesquelles des techniques classiques, par exemple, on peut appliquer cet agent sensibilisateur au moyen d'un tampon de feutre, au moyen d'une étoffe préformée ou par pulvérisation. En général, on conduit une telle opération bous la pression et la température ambiantes. La durée du contact pour incorporer le sensibilisateur spectral à 20 la couche aux halogénures d'argent peut être très variable, mais lorsque cette couche aux halogénures d'argent est une couche d'émulsion, le temps de contact est avantageusement supérieur à 30 secondes. Cependant, si la couche est obtenue par vaporisation, le temps de contact est très inférieur et par exemple de l'ordre de 12 secondes ; dans chaque cas, les conditions opérationnelles sont 25 déterminées expérimentalement, et dépendent de l'agent sensibilisateur utilisé, de sa concentration et de la nature de l'halogénure d'argent présent dans la couche photosensible. A ce stade, le produit photographique présente certaines plages qui sont sensibilisées spectralement ; on expose alors le produit de façon à former une 30 image latente dans les plages sensibilisées. On expose de préférence à une source de lumière dont les radiations impressionneront seulement les plages sensibilisées spectralement, les autres plages^qui ne sont pas sensibilisées spectralement,restant insensibles à cette exposition. 14049 8 2007702 Après avoir exposé le produit, on désensibilise ensuite les plages sensibilisées spectralement de la couche aux halogénures d'argent. On utilise pour cela un agent désensibilisateur qui rend l'halogénure d'argent insensible à la lumière que pourrait absorber l'agent sensibilisateur. 5 Les agents désensibilisateurs que l'on incorpore aux plages de la cou che aux halogénures d'argent que l'on avait sensibilisées spectralement et exposées, comprennent des sels de métaux .lourds tels que des sels de mercure ou des sels de rhodium.'On peut en outre choisir comme désensibilisateur des composés hétérocycliques contenant au moins un hétérocycle. Ces composés hété-10 rocycliques comprennent de plus au moins un noyau benzénique, lequel peut porter d'une façon avantageuse au moins.un substituant nitro. Des exemples de tels agents désensibilisateurs sont par exemple les composés du benzotriazo-le, dont le groupe benzo porte au moins un substituant nitro ; on peut citer en particulier le 5-nitrobenzo-l,2,3-triazole, le 4-nitrobenzo-l,2,3-triazole 15 et les dérivés halogénés correspondants tels que les dérivés 5-chloro, 6-chloro, etc. On peut en outre utiliser des agents désensibilisateurs qui sont des composés aromatiques non hétérocycliques mais présentant aussi au moins un substituant nitro comme par exemple le 3,5-dinitrobenzhydrazide. Parmi les 20 autres agents désensibilisateurs que l'on peut utiliser, on peut encore citer des colorants styriliques comportant au moins un substituant nitro sur un noyau benzénique, des colorants du type anile et de la série de la safranine, des colorants hydroquinoniques comportant un radical sulfo, alcoyle, amino, sul-fone. On a rassemblé dans la liste ci-dessous quelques composés particulièrement 25 utiles pour désensibiliser les couches d'émulsion aux halogénures d'argent de la présente invention. Chlorure de mercure II Rhodium III hexachlorure d'ammonium 3,5-dinitrobenzhydrazide 30 5-nitrobenzo-l,2,3-triazole 4-nitro-6-chlorobenzotriazole p-toluènesulfonate de 2,3-diméthyl-6-nitrobenzothiazolium bromure de 2-phénylbenzo-l,2,3-thiadiazolium N,N'-décaméthylène-bis(perchlorate de quinoxalinium) 35 chlorure de bleu de méthylène p-toluènesulfonate de l-méthyl-2-(p-nitrostyryl)-6-éthoxyquinoléinium chlorure de 2-(p-diéthylaminophényliminométhyl)-1,6-diméthylquinoléinium éthoâulfate de 2-(p-diméthylaminophényliminométhyl)-3-éthyl-benzo-thiazolium 40 Phénosafranine (chlorure) 14049 9 2007702 vert Pinakryptoi (chlorure) chlorure de 1,3-diamino-5-méthylphéna zinium 3-méthyl-2-bis(phénylazo)-méthylène benzothiazoline anthrâquinoné-2-sulfotauridè. 5 On trouve des exemples de tels agents désensibilisateurs utilisables suivant l'invention décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 1 653 314, 1 760 756, 2 196 162, 2 541 472, 2 669 515, 2 794 302 et 3 250 618,au brevet anglais 465 343, au brevét français 1 049 896, à la première addition n° 64 756 à ce brevet français et au brevet français 1 092 537. 10 On trouve un mode de préparation du bromure de 2-phénylbenzo-l,2,3- thiadiazolium, décrit par A. BUR0W0Y, A. CHAUDHURY et C.E. VELLINS dans "Journal Chemical Society" Londres, page 90 (1956). Le mode opératoire pour la préparation du chlorure de 2-(para-diéthylaminophényliminométhyl)-1,6-dimé-thylquinoléinium est décrit par MEES dans "Theory of photographie process" 15 (MacMillan) 2e édition p.422, ainsi qu'au brevet anglais 447 109. Le mode opératoire pour préparer la 3-méthyl-2-bis phénylazométhylènebenzothiazoline est décrit au brevet français 1 049 896. Parmi les agents désensibilisateurs qui sont décrits dans les brevets cités en référence, on peut distinguer en particulier les sels quaternaires 20 de cycloammonium correspondant à la formule générale suivante : / % ^ 1 (A) R-N(=CH-CH) 1=C-L=L-R , n-l X où R représente un radical alcoyle substitué ou non tel que méthyle, éthyle, propyle, butyle, éthoxycarbonylméthyle, P-hydroxyéthyle, etc.; - R représente un groupe aryle, par exemple, un groupe phényle portant éventuellement des substituants organiques classiques tels que les groupes 25 hydroxyle, hitro, amino, alcoylamine, méthyle, éthyle, éthoxyle, méthoxylej - L représente un groupe méthinique, par exemple, un groupe -CR'=, où R' représente un atome d'hydrogène ou un groupe alcoyle tel que méthyle, éthyle, etc.; - X représente un radical anionique par exemple un anion chlorure, 30 bromure, iodure, perchlorate, benzènesulfonate, paratoluènesulfonate, méthyl-sulfate, éthylsulfate ; - n représente un nombre entier égal à 1 ou 2 ; - Z représente les atomes non métalliques nécessaires pour compléter un dérivé hétérocyclique dont le noyau hétérocyclique proprement dit contient 35 de 5 à 6 atomes et au moins un hétéroatome d'azote. La formule A ci-dessus peut représenter des colorants styryliques 69 14049 10 2007702 contenant au moins un noyau benzénique substitué par un groupe nitro. Parmi les noyaux que peut représenter Z, il y a en particulier le benzothiazole, la quinoléine, le benzoxazole, l'indolénine, etc. Le noyau benzénique de chacun de ces dérivés hétérocycliques peut porter des substituants simples tels • que 5 les groupes méthyle, éthyle, méthoxy, éthoxy, hydroxy, amino, etc. L'agent désensibilisateur, ainsi qu'on l'a déjà mentionné, est incorporé à certaines plages choisies à l'avancé de la couche aux halogénures d'argent. On effectue cette opération à l'aide d'une technique classique, par exemple par application d'un tampon de feutre ou d'une bande d'imprégnation. 10 La quantité et les proportions suivant lesquelles on utilise cet agent désensibilisateur dépendent de la naturè de l'halogénure d'argent, de l'agent désensibilisateur lui-même et de facteurs variés. Néanmoins, on peut dire que la quantité d'agent désensibilisateur doit être suffisante pour abaisser la sensibilité de la couche d'halogénures d'argent 4e façon que, après exposition 15 des dernières plages de la couche devant être sensibilisées, on puisse observer des différenciations nettes de densité avec le reste du produit. La proportion d'agent-désensibilisateur que l'on doit incorporer à la couche pour obtenir un tel résultat, est déterminée expérimentalement dans chaque cas particulier. 20 On a déjà indiqué ci-dessus que l'on réalise le produit photographique de l'invention à l'aide essentiellement d'une couche aux halogénures d'argent qui n'est pas sensibilisée spectralement. Toutefois, on peut sensibiliser chimiquement une telle couche d'émulsion aux halogénures d'argent et, suivant n'importe lequel des procédés classiques utilisés, à cet effet, On peut éga-25 lement introduire dans cette couche d'émulsion aux halogénures d'argent des adjuvants tels que des agents antivoile, des agents tannants de la gélatine, des plastifiants de la gélatine, etc. Dans le cas où le produit est conçu pour fournir à la fois une image argentique et une image colorée, on peut incorporer au produit un coupleur formateur de colorant non diffusible, en suivant 30 par exemple un mode opératoire du type de ceux décrit par exemple aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 284 877, 2 322 027, 2 801 107 et 2 801 171. On peut aussi utiliser pour incorporer un coupleur la technique dite de FISCHER.. Habituellement, on forme une image bleu-vert en incorporant à la couche d'émulsion un coupleur de type phénolique ou naphtolique, on forme une image 35 de couleur jaune en incorporant à la couche d'émulsion un coupleur du type à chaîne ouverte cétométhylénique et on forme une image de couleur magenta en incorporant à l'émulsion un coupleur dérivé de la 5-pyrazolone. Pour disperser l'halogénure d'argent, et pour préparer la couche photosensible résultante, on choisit la gélatine ou quelques uns des autres col-40 loïdes hydrophiles ou des résines synthétiques utilisés de façon classique 14049 ii 2007702 pour cela. On peut par exemple disperser l'halogénure d'argent dans un composé de polyviny lique, par exemple, l'alcool polyvinylique ou un acétate/ polyvinyle hydrolyse, comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 286 215, un ester de cellulose très hydrolysé, par exemple un acétate de cellulose dont 5 le taux en groupes acétyle est compris entre 19/100 et 26/100, comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 327 808, un acétate d'éthanol— amine-cellulose soluble dans l'eau comme décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 322 085, un po'lyacrylamide, ou un polyacrylamide, comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 541 474, la zéine comme cela est 10 décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 563 791, un polymère d'alcool vinylique contenant des groupes acide uréthanne carboxylique, comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 768 154 ou un copolymàre contenant des motifs alcool vinylique et cyanoacétate de vinyle, comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 808 331. On peut encore utiliser pour 15 disperser les halogénures d'argent le produit résultant de la polymérisation . d'une protéine, ou du dérivé acylé d'une protéine, avec un monomère comprenant un groupe vinyle comme cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 852 382. On expose les plages sensibilisées du produit de l'invention à une 20 image lumineuse, par exemple en mettant en contact avec les plages sensibilisées un support transparent portant la dite image, et en exposant les deux produits ainsi accolés à une source de lumière. On peut également projeter un original tel qu'une image diapositive sur les plages sensibilisées du produit de l'invention ou encore, l'exposer dans une caméra de prise de vues. 25 Suivant ce que l'on a déjà indiqué ci-dessus, un mode particulier d'exposition consiste à placer en repérage les plages sensibilisées des produits de l'invention dans le plan de sortie d'un faisceau de fibres optiques, lequel transmet une image lumineuse placée dans son plan d'entrée. Dans ce cas, on peut réaliser l'exposition au moyen de n'importe quelle source de lumière, les 30 caractéristiques de cette source et de l'exposition elle-même, dépendant du produit utilisé et du résultat que l'on désire obtenir. On développe les couches d'émulsion aux halogénures d'argent en utilisant les solutions développatrices classiques, solutions qui contiennent par exemple des dérivés de polyhydroxybenzène (hydroquinone, dérivés hydroqui-35 noniques, catéchol, pyrogallol, etc.), des dérivés de 3-pyrazolidone (la 1-phényl-3-pyrazolidone), la l-tolyl-3-pyrazolidone, la 4-méthyl-l-phényl-3-pyrazolidone, la 4,4-diméthyl-l-phényl-3-pyrazolidone, etc.), un aminophénol (par exemple le N-méthyl-p-aminophénol, le p-P-hydroxyéthylaminophénol, le p-Qf-aminoéthylaminophénol, le 2,4-diaminophénol, etc.), une p-phénylènediamine 40 (par exemple la p-phénylènediamine, la diéthyl-p-phénylènediamine, la méthyl- 14049 12 2007702 p-phénylènediamine, le 2-amino-5-diéthylaminotoluène, la 4-/N-éthyl-N-(P-hydroxyéthyl)amino/aniline, etc.), etc. Excepté le cas du 2,4-diaminophényl, que l'on utilise pour le développement des halogénures d'argent en solution acide, tous les autres développateurs cités, sont utilisés, soit seuls, soit 5 en mélange, en solution alcaline. La solution développatrice peut contenir n'importe lequel des différents adjuvants habituellement utilisés, tels que les sulfites, les bromures ou les thiocyanates de métaux alcalins. Les solutions développatrices mentionnées - ci-dessus développent l'h&logénure d'argent exposé en une image argentique. Dans le cas ou lé produit photographique de 10 l'invention est conçu pour former une image en couleur, on peut introduire dans la solution développatrice un agent- développateur chromogène, par exemple une aminé primaire aromatique telle que le paraphénylènediamine que l'on fait réagir avec un coupleur formateur de colorant diffusible. On utilise un tel coupleur formateur de colorant diffusible seulement *dans le cas où on n'a 15 pas incorporé à la couche d'émulsion un coupleur non diffusible. On peut par exemple former une image bleu-vert à l'aide d'un coupleur du type phénol ou naphtol, former une image magenta à l'aide d'un coupleur du type 5-pyrazo-lidone, ou former une image jaune à l'aide d'un coupleur à fchaîne cétométhy-lénique ouverte, par exemple un coupleur du type acétoacétanilide. 14049 13 2007702: Les exemples suivants illustrent l'invention, EXEMPLES 1 à 5.- Sur un support en acétate de cellulose on dépose une couche d'émulsion de faible sensibilité au gélatino-bromure d'argent, du type de celle décrite par TRIVELLI & SMITH dans Photographie Journal" vol. 79 (1939) 5 p. 330 et suivantes. On prend ensuite un morceau de feutre ayant une surface 2 environ égale à 5 cm , que l'on imprègne avec une solution d'un sensibilisateur spectral, L'hydroxyde d'anhydro-3,3'-di-3-sulfobutyl-9-méthylthiacarbocyanine, à raison de 0,5 g de sensibilisateur par litre d'eau. La solution contient en outre une petite quantité de saponine. On presse ensuite le tampon de feutre 10 contre la surface de la couche aux .halogénures d'argent et on sensibilise ainsi une plage (A). On sensibilise de même une plage (B) avec le même sensibilisateur spectral, puis on expose ensuite le film au rayonnement transmis par un filtre rouge Kodak-Wratten n° 25. Après cette exposition, on applique sur la plage (B) un tampon de feutre imprégné avec une solution désensibilisatrice con-15 tenant en outre une petite quantité de saponine ; on utilise comme solution désensibilisatrice une solution contenant 0,18 g de vert Pinakryptol'par litre d'eau. On n'applique pas sur la plage (A) la solution désensibilisatrice. On sensibilise ensuite suivant le mode opératoire indiqué plus haut pour les plages (A) et (B), une plage (C), puis on expose le film et on désensibilise la 20 "plage (C) de la même façon qu'on avait désensibilisé la plage (B) ; on sensibilise ensuite une quatrième plage (D) que l'on expose, en suivant le mode opératoire mais qu'on ne désensibilise pas. Le film est alors traité en totalité pendant 3 mn dans une solution développatrice ayant la composition suivante : TABLEAU 1 25 30 Sulfate de £-méthylaminophényle Sulfite de sodium, desséché Hydroquinone Carbonate de sodium, monohydraté Bromure de potassium Eau q.s.p. 2 g 90 g 8 g 52,5 g 5 g 1 1 j5 g On fixe ensuite le film dans la solution décrite au tableau 2 ci-dessous, on le lave et on le sèche. TABLEAU 2 35 Thiosulfate de sodium Sulfite de sodium, desséché Acide acétique à 28% Acide borique cristallisé Alun de potassium Eau q.s.p. 240 g 15 g 48 ml 7,5 g 15 g 1 1 40 On indique au tableau 3 ci-dessous les densités photographiques des 14049 14 2007702 différentes plages . TABLEAU 3 Exemple n° Plage Densité 1 A 2,2 5 2 B 1,7 3 C 1,6 4 D 1,6 5 ' voile 0,1 Les résultats rassemblés au tableau 3 ci-dessus montrent que la 0 plage (A) que l'on n'a pas désensibilisée avec le vert Pynakryptol a été impressionnée lors des expositions suivantes et présente au développement une densité plus grande. D'autre part, les plages (B) et (C) que l'on a désensibilisé avant de les réexposer ne présentent pas, lors du développement intégral, de densité parasite. L5 EXEMPLES 6 et 7.- On dépose sur un film en acétate de cellulose une émulsion identique à celle utilisée à l'exemple précédent, et, de la même façon, on applique sur une plage (E) de cette couche d'émulsion un sensibilisateur qui est l'hydroxyde d'anhydro-3,3'-disulfobutyl-9^méthylthiocarbocyanine. On traite ensuite cette plage (E) avec une solution désensibilisatrice de vert Pynakryptol >0 avant toute exposition supplémentaire. On traite ensuite une plage (F) avec le même colorant sensibilisateur mais on ne désensibilise pas cette plage avant l'exposition. On soumet ensuite le film aux expositions successives cornue à l'exemple précédent, puis on lui fait subir un développement intégral, un fixage, un lavage et un séchage comme à l'exemple précédent. On mesure les 25 densités des plages et on obtient les résultats suivants. TABLEAU 4 Exemple n° Plage Densité 6 E 0,12 7 F 2,4 30 Les résultats du tableau 4 ci-dessus montrent que l'agent désensi bilisateur annule l'action de l'agent sensibilisateur, puisque dans la plage (E) la densité après développement ne s'élève pas au-dessus du niveau de voile, c'est-à-dire environ 0,12. Au contraire, dans la plage (F) que l'on a sensibilisée, mais non ensuite désensibilisée, on observe au développement une densité 35 plus importante. EXEMPLES 8 à 19.- On dépose sur un film en acétate de cellulose une émulsion au gélatino-bromure d'argent ne contenant pas de sensibilisateur spectral, on divise cette couche d'émulsion en douze plages ayant chacune une superficie de 2 5 cm , que l'on traite chacune à leur tour avec un colorant sensibilisateur. On ^0 expose de façon à former une image latente en utilisant une source de lumière 14049 15 2007702' qui impressionne chaque fois l'une des plages sensibilisées spectralement. On désensibilise ensuite chacune de ces plages avec du 4-nitro-6-chlorobenzo-triazole. Cependant, on utilise chacun des colorants sensibilisateurs indiqués au tableau 5 ci-dessous pour sensibiliser spectralement chacune des 12 plages 5 en employant respectivement les surfaces et les préparations mentionnées. o -o TABLEAU 5 Exemple n° 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 .18 19 Sensibilisateur Hydroxyde d'anhydro-9-éthy1-3,31-diméthy1-4,5,4',5•-dibenzothiacarbocyanine, disUlfoné Hydroxyde d'anhydro-51-chloro-9-éthyl-3-méthyl-3 *-(3-sulfobutyl)-4,5-benzothia-carbocyanine, monosulfoné 4-/4-(3-éthy1-2(3H)-benzoxazolylidène)-2-buténylidène/-3-méthyl-l-£-sulfophényl- 2-pyrazolon-5-one, monosulfoné 4-/^(3-éthy1-2(3H)-benzoxazolylidène)éthylidène/-3-méthyl-l-£-sulfophény1-2-pyra-zolii©-5-one, monosulfoné Hydroxyde d'anhydro-3,3•,9-triéthyl-5,5'-di(£-sulfophényl)-oxacarbocyanine Hydroxyde d'anhydro-3,3 *-di-(3-sulfobutyl)-9-méthyl-thiacarbocyanine Hydroxyde d1anhydro-51-chloro-9-éthy1-3-méthyl-3 *(carboxyméthyl)-4,5-benzothia-carbocyanine, monosulfoné Hydroxyde d•anhydro-3-éthy1-3*-p-(4-sulfobutoxy)éthylthiacarbocyanine Hydroxyde d1anhydro-1'-éthy1-3-p-(3-suifopropoxy)éthylthia-2'-cyanine Hydroxyde d1anhydro-1'-éthy1-3-p-(suifobutoxy)éthylthia-2'-cyanine 3-(2-diéthylaminoéthyl)-5-/(1-éthylnapht2-d/-thiazoline-2-ylidène)-1-phényléthylidène/-rhodanine 3-(2-diéthylaminoéthyl)-5-(1-éthy1-4(lH)pyridylidène)-rhodanine Solvant eau méthanol éthanoi m méthanol eau Quantité en mg/1. 10 50 100 40 60 100 500 150 200 100 150 400 -fcs. O vO Ou O o. NJ 14049 17 2007702 Ensuite on développe complètement le produit photosensible dans un bain ayant la composition suivante : TABLEAU 6 N-méthyl-£-aminophénol 3,1 g 5 Sulfite de sodium, desséché 45,0 g Hydroquinone 12,0 g Carbonate de sodium, desséché 67,5 g Bromure de potassium 1,9 g Eau q. s.p. 2,0 1 10 On fixe le produit, on le lave et on le sèche comme précédemment. On observe que chacune des 12 plages traitées présente des densités nettement distinctes. Par conséquent, on peut conclure que les plages sensibilisées spectralement ont été respectivement imprégnées chacune pour une exposition particulière, mais qu'après la désensibilisation,, aucune de ces plages ne 15 présente un caractère développable. EXEMPLES 20 à 31.- On reprend le mode opératoire de l'exemple précédent, mais on désensibilise chaque plage avec un désensibilisateur différent suivant ce qui est indiqué au tableau 7 ci-dessous. TABLEAU 7 20 Exemple n" Désensibilisateur 20 5-nitrobenzo-l,2,3-triazole 21 £-toluènesulfonate de 2,3-diméthyl-6-nitrobenzo-thiazolium 22 Bromure de 2-phénylbenzo-l,2,3-thiadiazolium 23 Perchlorate de N,N'-décaméthylène-bis-(quinoxazolinium) 25 24 Bleu de méthylène (chlorure) 25 £-toluènesulfonate de l-méthyl-2-(£-nitrostyryl)-6-éthoxy-quinoléinium 26 Vert pinakryptol (chlorure) 27 - Chlorure de 2-(£-diéthylaminophényliminométhyl)-l,6-diméthyl-30 quinoléinium 28 Ethosulfate de 2-(£-diméthylaminophényliminométhyl)-3-éthyl-benzothiazolium 29 Phénosafranine (chlorure) 30 Chlorure de l,3-diamino-5-méthylphénazinium 35 31 3-méthyl-2-bis(phénylazo)méthylène benzôthiazoline Après chaque exposition^on applique l'activateur au moyen d'un tampon de feutre. On utilise chaque fois le désensibilisateur à raison d'une concentration choisie à l'avance, de façon à ce que la sensibilité de l'émul-sion soit abaissée dans cette plage suffisamment pour qu'après la dernière 40 exposition, on puisse observer les différences de densité entre chaque plage sensibilisée lorsque le produit est complètement développé. 14049 18 2007702 Le développement, le fixage, le lavage et le séchage sont effectués suivant le mode opératoire indiqué à l'exemple 3 précédent. La couche d'émulsion développée comporte un certain nombre de plages qui, par rapport aux expositions partielles effectuées, ne présentent aucune densité parasite qui 5 aurait été provoquée par ce développement. EXEMPLE 32.- On reprend le mode opératoire des exemples 20 à 31 mais on dépose cette fois sur un support en acétate de cellulose une couche aux halogénures d'argent obtenue par dé^ôt à partir d'une vapeur. On utilise à cet effet un appareil pour coucher sous vide (modèle LC-18 B fabriqué par la firme 10 Consolidated Vacuum Corporation). Les parties métalliques de l'intérieur de l'appareil sont recouvertes d'un dépôt d'argent ou d'une substance résistant à l'action corrosive des halogènes. On place le produit devant être sublimé dans des nacelles constituées par de fines pièces de métal, à travers lequelles on fait passer un courant électrique afin de les chauffer en même temps que 15 leur contenu. Sous la cloche de l'appareil on place le support sur lequel on désire que se dépose le produit sublimé de façon à ce qu'il se trouve au-dessus des nacelles. Dans ce cas précis, dans une nacelle en argent dont les dimensions sont 15 x 120 x 24 mm, on place trois pastilles de bromure d'argent chacune ayant une masse de 0,25 g, et, dans une nacelle en tungstène de mêmes 20 dimensions, on place 0,5 g de cristaux de bromure de potassium. Les nacelles sont accrochées dans l'appareil sous vide sur des électrodes distinctes au-dessus du plateau de base. On fixe un film en cellulose sur la paroi interne de la cloche à une distance d'environ 50 cm des nacelles. Un volet amovible se trouve au-dessus des nacelles entre celles-ci et le substrat, et une glace 25 est disposée entre les échantillons du substrat. On ferme l'appareil et on fait le vide jusqu'à une valeur de 5.10~^mm Hg. On applique un potentiel aux électrodes de façon à faire passer dans la nacelle en tungstène un courant de 275 A, ce qui provoque la fusion du bromure de potassium. Lorsque le bromure est complètement fondu, on actionne l'ouverture du volet ce qui permet à la 30 vapeur de bromure de potassium de se condenser sur le substrat pendant un temps suffisant pour former un film d'environ 8 nm d'épaisseur. On actionne ensuite la fermeture du volet et on laisse le bromure de potassium se solidifier. On chauffe alors la nacelle en argent en y faisant circuler un courant de 370 A. Lorsque le bromure d'argent est fondu, on actionne de nouveau l'ouverture du 35 volet et on laisse se déposer sur la couche de bromure de potassium une couche de bromure d'argent d'une épaisseur égale à 206 nm. On actionne une nouvelle fois la fermeture du volet, on couvre le bromure d'argent fondu et on remet l'enceinte à la pression ordinaire en y faisant rentrer dé l'air. On recouvre le film ainsi obtenu avec une solution à 2% de gélatine inerte et contenant en 40 outre 0,010 g de formaldéhyde par gramme de gélatine. On maintient la solution 69 14049 19 2007702 " à la température de -145°C et on sèche le produit surcouché à l'air, à la température ambiante. On sensibilise spectralement certaines des plages du produit obtenu, on les expose et on les désensibilise suivant le mode opératoire indiqué à l'exemple 4. Le produit est ensuite développé, fixé et lavé./ 5 On obtient ainsi un négatif dont les plages présentent des différences de densité nettes suivant le traitement appliqué. On constate de la sorte que le procédé de l'invention est applicable aux couches d'halogénures d'argent obtenues par sublimation aussi bien qu'aux couches d'émulsion. EXEMPLE 33.- On prépare un produit photographique ne comportant pas de sensibi-10 lisateur spectral, comme à l'exemple 1. L'une des plages de ce produit correspond au plan de sortie d'un faisceau de fibres optiques ; cette plage est sensibilisée spectralement suivant Le mode opératoire indiqué à l'exempLe 1. On expose ainsi Le produit photosensible à L'image Lumineuse d'une Lettre de l'alphabet placée dans le pLan d'entrée du faisceau des fibres optiques. Après 15 une exposition suffisante, de façon à permettre La formation d'une image Latente dans La plage sensibilisée spectralement, on désensibilise cette plage par application d'une soLution de vert Pynakryptol suivant ce qui est décrit à 1'exemple i. On reprend ensuite le même mode opératoire pour former l'image latente.d'une seconde lettre de l'alphabet dans une seconde plage du produit. 20 Finalement, le produit photographique contient les images latentes de chacune des lettrés de l'alphabet, à raison d'une lettre différente dans chaque plage. On développe ensuite le produit intégralement puis on le lave, on le fixe, de nouveau on le lave et on le sèche suivant le -mode opératoire décrit à l'exemple 1. Ce traitement fournit un masque qui est une image -négative de l'image 25 transmise par le plan d'entrée du faisceau de fibres optiques. On réalise un masque positif à partir de ce masque négatif en reproduisant par contact sur un film photographique classique, que l'on développe et traite suivant le mode opératoire déjà décrit. On obtient ainsi des masques que l'on peut utiliser dans les dispositifs de fibres optiques conçus pour la reconnaissance de 30 caractères. 69 14049 20 2007702 : -REVENDICATIONS ' 1. Procédé pour obtenir Unè--imagë photographique latente, sur une plage déterminée d'une couche aux halogénures d'argent non sensibilisée spectralement, image latente que l'on peut développer pour obtenir une image visible 5 ce procédé étant caractérisé en ce que (1) on sensibilise spectralement la dite plage déterminée de la couche aux halogénures d'argent, (2) on expose la dite plage sensibilisée à Himage lumineuse d'un original pour former l'image latente, et (3) on désensibilise la dite plage, ce qui permet de réutiliser la couche pour une série d'opérations analogues en vue 10 d'obtenir d'autres images sur d'autres plages. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, pour sensibiliser spectralement la plage déterminée de la couche aux halogénures d'argent, on applique sur cette plage un colorant sensibilisateur, soluble dans l'eau ou soluble dans un solvant polaire, avantageusement,un composé dont la 15 formule comprend des groupes solubilisants choisis dans la classe constituée par les groupes sulfo, les groupes sulfoalcoyle, les groupes sulfoaryle, les groupes carboxy, les groupes carboxyalcoyle, les groupes alcoylamino-alcoyle. 3. Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le colorant 2o sensibilisateur correspond à l'une des deux formules générales suivantes : 71 72 ^ Z \ 'Z x ' >■ \ / t y, 9 R-N C=CH(-C=CH) „ -C N-R *i a R Zx ,Q. ,, \ X' R3-N' C (=CH-CH) . =C C=0 n-l 2 où R et R représentent chacun un groupe alcoyle inférieur, R^ représente un atome d'hydrogène ou un groupe alcoyle inférieur, 3 R représente un groupe alcoyle inférieur, 12, Z, Z et Z représentent chacun Les atomes non métalliques nécessaires pour 25 compléter la formule d'un composé hétérocyclique basique dont l'hétérocycle proprement dit comprend cinq ou six atomes, Z et au moins l'un des radicaux 1 2 Z ou Z comportant un substituant sulfo ou carboxy, Q représente les atomes non métalliques nécessaires pour compléter un noyau 30 cétométhylénique comprenant de quatre à six atomes, n est un nombre entier égai à 1, 2 ou 3. 69 14049 21 2007702 . 4. Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que, dans les 12, formules Z, Z et -Z représentent chacun les atomes non métalliques nécessaires pour compléter la formule d'un dérivé de thiazole, de benzothiazole, de naphtothiazole, de thionaphténo-7',6',4,5-thiazole, d'oxazole, 5 • de benzoxazole, de naphtoxazole, de sélénazole, de benzosélénazole, de naphtosélénazole, de thiazoline, de 2-pyridine, de 4-pyridine, de 2-quino-léine, de 1-isoquinoléine, de 3-isoquinoléine, de 3,3-dialcoylindolénine, d'imidazole, de benzimidazole et de i\aphtimidazole, et en ce que Q représente les atomes non métalliques nécessaires pour compléter la formule 10 d'un noyau cétométhylénique choisi dans la classe constituée par les dérivés de 3-thiétanone-1,1-dioxyde, de rhodanine, d'acide 2-thiobarbiturique, d'acide barbiturique, de 2-thiohydantoïne, de 2-hydantoïne, de 2-thio-2,4-oxazolidinedione, de 2-thiazoline-4-one, de 2-pyrazoline-5-one, de 2-imi-dazoïine-4-one, de 2-imidazoline-4-thione, de' 2-imidazo!ine-4-sélénone, de 15 1,3-cyclopentanedione et de 1,3-cyclohexanedione.. 5. Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé oen ce que le coièrant sensibilisateur est l'hydroxyde d'anhydro-3,3'-di-3-sulfobutyl-9-méthyl-thiacarbocyanine. 6. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé 20 en ce que, pour désensibiliser la plage sensibilisée et exposée, on applique sur cette plage un composé désensibilisateur choisi dans la classe constituée par les sels de mercure, les sels de rhodium, les colorants anthra-quinoniques comportant un radical sulfoalcoylaminosulfone, les composés aromatiques non hétérocycliques, et comportant au moins un radical nitro, 25 les composés hétérocycliques comportant au moins un hétéro-atome choisi dans le groupe constitué par le soufre et l'azote. 7. Procédé conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que le composé désensibilisateur est choisi dans le groupe constitué par le chlorure de mercureII, le rhodium III hexachlorure d'ammonium, le 3,5-dinitroben- 30 zhydrazide, le 5-nitrobenzo-l,2,3-triazole, le 4-nitro-6-chlorobenzotria- zole, le p-toluènesulfonate de 2,3-diméthyl-6-nitrobenzothiazolium,'le bromure de 2-phénylbenzo-l,2,3-thiadiazolium, le perchlorate de N,N'- décaméthylène-bis-(quinoxalinium), le bleu de méthylène (chlorure), le p-toluènesulfonate de l-méthyl-2-(p-nitrostyryl)-6-éthoxyquinoléiaiium, 35 le chlorure de 2-(p-diéthylaminophényliminométhyl)-l,6-diméthylquitioléinium, 1 'éthosulfate de 2-(p-diméthylaminophényliminométhyl)-3-éthylbenzothiazo- lium, la phénosafranine (chlorure), le vert Pinakryptol (chlorure), le chlorure de l,3-diamino-5-méthylphénazinium, la 3-mëthyl-2-bis(phénylazo) un sel de méthylène benzothiazoline et/l'anthraquinone-2-sulfotaurine. 14049 22 2007702 8. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7', caractérisé en ce que l'original est placé dans le plan d'entrée d'un faiscfeau de fibres optiques, et en ce que dans le plan de sortie de ce faisceau de fibres optiques, on dispose une plage sensibilisée spectralement de la 5 couche aux halogénures d'argent. 9. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la couche aux halogénures d'argent est, soit une couche d'émulsion, soit une couche obtenue par dépôt à partir d'une vapeur.." 10. Application du procédé conforme à l'une des revendications 1 à 9, en vue 10 d'obtenir des images photographiques dans différentes plages d'une même couche aux halogénures d'argent non"sensibilisée spectralementjcaractérisée en ce qu'on répète la série d'opérations (1), (2) et (3) sur différentes plages, et on développe ensuite simultanément l'ensemble des images latentes obtenues.