L'invention est relative à un appareil, du genre des lithotriteurs, destiné à réduire en miettes des concrétions, par exemple pour broyer des calculs à l'intérieur des uretères ou de la vessie et de l'urètre au moyen de chocs hydrauliques qui sont provoqués par des décharges électriques, se produisant sous forme d'impulsions, entre deux électrodes concentriques isolées introduites dans les uretères, la vessie ou les cavités analogues. Pour réduire en miettes des concrétions, ou pour broyer des calculs à l'intérieur des uretères, de la vessie ou des cavités naturelles analogues, on sait (brevet allemand n" 1.218.112) utiliser des sondes élastiques flexibles qui sont introduites,à travers un cystoscope,à l'intérieur de la vessie, des uretères,ou des cavités naturelles analogues, la sonde étant amenée et guidée à la manière d'un cathéter, par l'intermédiaire d'un levier d'Albarran jusqu'aulx concrétions ou aux calculs.Ces sondes sont traversées par des conducteurs électriques reliés à une source de tension lesquels, à l'extrémité, opposée à l'opérateur, de la sonde, sont raccordés à deux électrodes concentriques,formant un espace de décharge, auxquelles on applique des impulsions électriques, et produisent ainsi dans le liquide organique remplissant la cavité des chocs hydrauliques intenses qui réduisent en miettes ou broient les concrétions, les calculs de la vessie, ou les concrétions analogues. Dans ce cas, l'électrode centrale ne doit pas faire saillie au-delà de l'électrode isolée qui l'entoure concentriquement. L'expérience a montré que ces électrodes se carbonisent relativement rapidement et nécessitent le remplacement précoce de la sonde par une nouvelle sonde ; l'expérience a en outre montré que les décharges se produisant sous forme d'impulsions entre les électrodes ne s'effectuent souvent pas à une distance suffisante du système optique, c'est-à-dire s'effectuent à proximité de l'objectif ou de la fenêtre d'objectif du système optique d'un cystoscope.On risque de cette façon, par suite de la faible distance de l'espace,où se produit la décharge, à l'ob- jectif du système optique, sous l'action des chocs hydrauliques intenses qui sont créés au moment des décharges électriques, de détériorer la fenêtre d'objectif ou même l'objectif du système optique, et qu'aussi les prismes du système optique se détachent, rendant ainsi plus difficile ou impossible toute observation au cours de la réduction en miettes ou du broyage des concrétions ou des calculs. L'invention a donc pour but, d'une part d'éviter le remplacement de sondes munies d'électrodes par des sondes neuves, et d'autre part d'obtenir qu'en aucun cas les décharges électriques se produisant par impulsions et les chocs hydrauliques qu'elles créent n'entraînent de détériorations de la fenêtre d-'objectif et de l'objectif ou un détachement des prismes du système optique. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que, dans le lithotriteur du genresité au préambule, les conducteurs, transportant les charges électriques se produisant sous forme d'impulsions, sont amenés à travers un conduit de la tige d'un cystoscope muni d'un dispositif optique d'observation et d'au moins un conduit d'irrigation, où ils---sont électriquement isolés, et sont fixés en formant des contacts concentriques à l'extrémité coudée, opposée à l'opérateur, du cystoscope et qu'à I'extrémité, opposée à l'opérateur, de la tige du cystoscope, on peut encastrer une tête amovible concenant les électrodes concentriques, rigidement fixées, et munie des contacts opposés correspondants. Si dans ces conditions, au bout d'un certain temps d'utilisation, il s'est produit une carbonisation des électrodes, il suffit d'enlever. la tête,portant les électrodes,de l'extrémité coudée, opposée à l'opérateur, du cystoscope, et de la remplacer par une tête neuve sans avoir à toucher les conducteurs et leurs contacts de raccordement contenus dans le cystoscope.Du fait que la tête, portant les électrodes, fixée à l'extrémité coudée, opposée à ltopérateur, du cystoscope peut être détachée, on obtient un écartement suffisant prédéterminé par construction, entre l'espace de décharge et l'objectif ou la fenêtre d'objectif du système optique introduit dans la cavité naturelle par le cystoscope, de sorte que, grâce à cet-écartement, les chocs hydrauliques produits par les décharges électriques se trouvent déjà suffisamment affaiblis pour que la fenêtre d'objectif ou l'objectif ne puissent se détériorer. Dans ces conditions on évite aussi tout détachement du prisme du système optique. Les concrétions, les calculs ou les corps analogues réduits en miettes ou broyés peuvent d'autre part être évacués par le courant de liquide d'irrigation. L'invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide d'un exemple, uniquement illustratif mais nullement limitatif, de réalisation de l'invention en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figures est une vue latérale d'un cystoscope à extrd- mité,opposée à l'opérateur, coudée, dans laquelle on a représenté en trait mixtiligne le système optique et - la figure 2 est une vue partielle, à grande échelle, de la tige d'endoscopie, avec en coupe l'extrémité opposée à ltopé- rateur de la tige ; le système optique a encore été représenté en trait mixtiligne. Le cystoscope se compose, d'une manière connue,d'une tige 1 munie d'une pièce de raccordement 2, équipée d'une prise de courant 3 pour les conducteurs et d'au moins un robinet 4 pour l'amenée et l'évacuation du liquide d'irrigation de la vessie ou de la cavité naturelle analogue. A la pièce 2 est fixée une pièce 5 qui est munie d'un raccord 6 pour un guide de lumière, auquel on peut accoupler un câble-guide de lumière allant à un projecteur et'duquel part un guide de lumière allant à travers le cystoscope à son extrémité opposée à l'opérateur pour illuminer la cavité naturelle. A travers le cystoscope passe, d'une manière connue, un- système optique 7, muni d'un oculaire évasé8, pour l'observation de l'emplacement éclairé de la cavité naturelle. D'une manière usuelle, l'extrémité la, opposée à l'opérateur, de la tige est coudée par rapport à l'axe longitudinal de la tige 1, comme on peut le voir sur les figures 1 et 2 et, dans cette partie coudée, débouche en 9 le conduit d'arrivée pour l'irrigation, le conduit-d'évacuation se trouvant du côté opposé. De la prise de courant 3 des conducteurs, qui peut être raccordée à une source de tension correspondante, partent , à travers un conduit isolé 10 ménagé dans la tige, deux conducteurs électriques 11 et 12 qui, à l'extrémité coudée la opposée à l'opérateur, de la tige, sont reliés à des contacts 13 et 14. L'un de ces contacts 13, de forme cylindro-annulaire, qui est isolé par une pièce isolante cylindrique 15 par rapport à une pièce encastrée lb de l'extrémité de la tige, entoure concentriquement une pie- ce isolante 16 dans laquelle est monté le contact central 14 qui, dans l'exemple de réalisation représenté ici, peut coulisser axialement, et ceci contre la force d'un ressort 17 s'appuyant d'une part sur un épaulement de la piece isolante 16, et d'autre part sur une rondelle de contact 18 du contact 14. Le con tact extérieur cylindro-annulaire 13, à l'extrémité opposée à l'opérateur, est prolongé au-delà-de la rondelle de contact 18, avec un certain échelonnement de diamètre,. et ce prolongement 13a est muni d'un filetage intérieur.A l'intérieur de ce filetage du. prolongement 13a du contact, on peut visser une tête, portant des électrodes,- que l'on a désignée dans son ensemble par la référence numérique 19. Cette tête se compose d'une électrode cylindro-annulaire 20 qui, du côté de l'opérateur, est munie sur une partie de sa longueur d'un filetage extérieur 20a, et est entourée d'un manchon isolant. A l'intérieur de l'électrode cylindro-annulaire 20 est monte un manchon isolant 22 qui entoure une électrode centrale en forme de tige 23. Cette électrode centrale 23 fait saillie, avec le manchon isolant 22, partiellement, du côté de l'opérateur, hors de l'électrode cylindroannulaire 20, sa partie 23a formant les contacts opposés aux contacts 14,18 . Du côté opposé à l'opérateur, les deux électrodes 20 et 23 se terminent sur un plan à peu près perpendiculaire à l'axe.La tête 19, portant les électrodes, est vissée à l'aide de son filetage extérieur 20a, avec interposition d'un joint 21a, dans le prolongement 13a du contact, la partie de contact 23a de l'électrode intérieure 23 repoussant le contact opposé 14, 18 contre le ressort 17, de sorte que cette pression du ressort assure un contact franc avec l'électrode intérieure 23, tandis que d'autre part le contact avec l'électrode extérieure 20 est assuré par le filetage extérieur 20a et le filetage intérieur du prolongement 13a du contact. Grâce à de mode de réalisation, conforme à l'invention, com- me on le voit sur les deux figures 1 et 2, on obtient un écartement suffisant de l'espace de décharge des impulsions électriques, entre les électrodes 20 et 23, et de la fenêtre d'objectif du système optique 7, de sorte que les chocs hydrauliques intenses, produits par les décharges électriques se produisant sous forme d'impulsions, dans le liquide organique de la cavité, lorsqu'ils atteignent la fenêtre d'objectif, sont déjà fortement affaiblis et ne peuvent plus donner lieu à détérioration de la fenêtre ou de l'objectif ou au détachement des prismes du système d'optique. Il est évident que la tête 19 portant les électrodes peut être échangée rapidement et facilementf lorsque la carbonisation des électrodes 20 et 23 est devenue trop importante. Il suffit d'échanger la tête 19 portant les électrodes sans toucher aux contacts 13 et 14 ni aux conducteurs électriques de raccordement 11 et 12 qui, par construction, font partie intégrante du cystoscope. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qi précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle én embrasse, au contraire, toutes les e varian- tes. REVENDICATIONS 1. Appareil du genre des lithotriteurs, destiné à réduire en miettes des concrétions ou à broyer des calculs à l'intérieur des uretères, de la vessie ou de l'urètre, au moyen de chocs hydrauliques qui sont provoqués par des décharges électriques, se produisant sous forme d'impulsions, entre deux électrodes concentriques isolées, introduites dans les uretères, la vessie ou les cavités analogues, lequel appareil lithotriteur est ca ractérisé en ce que les conducteurs (11,12), transportant les décharges électriques se produisant sous forme d'impulsions entre deux électrodes (20,23) sont amenés à travers un conduit (10) de la tige (l) d'un systoscope muni d'un dispositif optique d'observation (e'td'au moins un conduit d'irrigation, où ils sont électriquement isolés et sont fixés en formant des contacts couce-ntrigues (13,14) à l'extrémité coudée (la, lb), opposée à l'opérateur, de la tige du cystoscope et qu'à cette extrémité the-la tige du cystoscope est encastrée une tête amovible,conte nant les électrodes concentriques (20,23) rigidement liées et munie des contacts opposés (20a,23a) correspondants. 2. Appareil lithotriteur selon la revendication 1, caractéri sé en ce que le contact central (14,18) à l'extrémité, opposée à l'opérateur, du cystoscope, peut coulisser à l'intérieur de sa pièce d'isolation (16) contre la force d'un ressort (17) selon une course limitée du côté de l'opérateur, et que le contact de l'électrode centrale (23), à l'intérieur de la tête vissable (19) fait saillie au-delà,dans le sens de vissage, de l'électrode (20) entourant la tête.