Ia présente invention se rapporte en général à 1' appareillage pour mêler ou mélanger des fluides en une opération continue et elle concerne plus particulièrement un appareil pour neutraliser les déchets industriels. Dans la technique du contrôle de l'environnement, on a mis au point de nombreux moyens pour nettoyer et décontaminer les dangereux déchets industriels. Par exemple, des produits de rebut sous la forme de liqueurs de décapage ou décapants, utilisés dans le traitement des métaux pendant leur production et contenant des pourcentages élevés d'acides, doivent être traités pour neutraliser ces acides usés pour que l'effluent résultant puisse arriver dans l'environnement en accord avec divers codes de diminution de la pollution. Bien que les étangs de neutralisation soient efficaces pour neutraliser les acides usés, ils exigent des zones à grande surface et le processus de neutralisation prend du temps.Par conséquent, divers types d'appareils et de matériels ont été étudiés pour accélérer le processus de neutralisation, lesdits appareils effectuant normalement des opérations discontinues et utilisant des agitateurs, pompes et matériels comateux comportant des pièces mobiles soumises à l'usure et au remplacement. De plus, ce matériel coflteux doit entre fréquemment nettoyé et remplacé périodiquement à cause des conditions hautement corrosives auxquelles il est soumis. Non seulement le prix du matériel est enormalement élevé, mais encore de grandes puissances installées sont nécessaires, ce qui augmente les dépenses, et la production est limitée aux valeurs correspondant aux charges discontinues. La présente invention a paruconséquent pour objet un réacteur perfectionné de dimension relativement petite, de construction simple et résistante, de prix suffisamment bas pour pouvoir le remplacer économiquement, d'utilisation durable en service dur, qui utilise le minimum de puissance, qui ne comporte pas de pièces mobiles, et qui puisse fonctionner en continu pour effectuer une réaction complète à grande vitesse. Selon un de ses aspects, le réacteur selon la présente invention est caractérisé par une petite enveloppe compacte comportant une portion conique inférieure se terminant par une sorte de décharge. Une entrée tangentielle est prévue près de l'extrémité supérieure de l'enveloppe pour diriger un courant de réactif tangentiellement dans l'enveloppe le long de ses surfaces internes, le réactif formant une pellicule descendant hélicoidalement le long de ces surfaces. Un second réactif pénètre par l'extrémité supérieure de l'enveloppe dans un arroseur présentant des ouvertures dans sa partie inférieure pour diriger le second réactif en une pulvérisation contre le premier réactif dans une direction sensiblement perpendiculaire à ce dernier pour effectuer avec lui un mélange complet et une réaction complète à vitesse élevée. Les figures du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les mêmes références désignant les mêmes pièces dans les différentes figures. La figure 1 est une élévation d'un réacteur centrifuge selon la présente invention. La figure 2 est une coupe longitudinale, à échelle agrandie, du réacteur centrifuge selon la présente invention. La figure 3 est une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de la figure 2. La figure 4 est une coupe transversale suivant la ligne 4-4 de la figure 2. La figure 5 est un schéma d'une installation comprenant le réacteur centrifuge selon l'invention. La figure 6 est un schéma d'une autre installation dans laquelle le réacteur centrifuge selon l'invention est utile. La figure 7 est un schéma d'une autre installation encore comprenant le réacteur centrifuge selon l'invention. Dans le mode de réalisation représenté, les figures 1 et 2 montrent un réacteur centrifuge construit selon la présente invention et portant la référence d'ensemble 10, lequel comprend une enveloppe 12 comportant une paroi terminale supérieure 14, une paroi latérale cylindrique supérieure 16 et une paroi latérale conique inférieure 18 se raccordant à l'extrémité inférieure de la paroi cylindrique 16. la paroi latérale conique 18 a la forme d'un tronc de c8ne s'effilant vers le bas suivant un diamètre interne décroissant continuellement jusqu'à un point du diamètre interne minimal délimitant une sortie de décharge 20. L'extrémité inférieure de la paroi latérale conique 18 présente une bride annulaire 22 agencée pour être fixée à un re & rvoir de stockage ou à un agencement de tuyauteries, à volonté, par des moyens appropriés (non représentés) pour recueillir ou transporter le produit sortant. Une conduite 24, formée d'un seul tenant avec l'enveloppe 12 ou fixée fermement à celle-ci d'une autre manière, rejoint tangentiellement l'extrémité supérieure de la paroi cylindrique 16 (figure 4) de manière à diriger un courant passant par la conduite 24 tangentiellement le long des surfaces internes de la paroi cylindrique 16. L'extrémité intérieure de la conduite 24 délimite une sortie 26 pour l'enveloppe 12. L'autre extrémité de la conduite 24 présente une bride annulaire 28 agencée pour entre reliée à une tuyauterie d'alimentation 29 (figure 4) par un raccord approprié (non représenté). Un tube allongé 30 descend à travers la paroi terminale supérieure 14 et lui est fixé par soudure ou autrement de manière étanche aux fluides. le tube 30 est concentrique à la paroi cylindrique 16 et se termine à son extrémité inférieure au-dessous de l'entrée 26. L'autre extrémité, ou extrémité extérieure, du tube 26 présente une bride annulaire 32 de montage fixée à une bride de support 34 par tous moyens appropriés (non représentés), par exemple par des boulons traversant des ouvertures alignées dans les brides 32 et 34. Un arroseur 36, sous la forme d'un tube creux allongé (ou conduite) est fixé rigidement à la bride 34 et est concentriquement disposé dans le tube 30. L'arroseur 36 dépasse vers le bas de l'extrémité inférieure du tube 30 et comporte plusieurs ouvertures 38 près de son extrémité inférieure pour diriger radialement une pulvérisation de fluide à partir de l'arroseur 36. le nombre d'ouvertures 38 et leur motif de distribution peuvent varier à volonté. Un chapeau 40 est installé sur l'extrémité éloignée de l'arroseur 36 pour fermer ce dernier. L'extrémité supérieure de l'arroseur 36 est filetée, en 42 sur la figure 2, pour le relier à un raccord approprié 44 connecté à une conduite d'alimentation 46. Une conduite 48 d'alimentation en eau peut entre branchée dans le raccord 44 pour nettoyer éventuellement l'intérieur de l'enveloppe 12. Alots; que l'appareil pr6cité peut être utilisé dans tout procédé où il faut mélanger deux composants fluides dans un rapport stoechiométrique et où il faut un mélange et une réaction conplets, on décrira son fonctionnement en détail en se référant plus particulièrement au procédé de neutralisation d'un produit de rebut tel qu'un décapant usé, par exemple, qui est utilisé dans le traitement de l'acier et contient un mélange de H2S04 et de FeSO4. En se référant au schéma de la figure 5, on a représenté un réservoir 50 pour le liquide décapant et un réservoir 52 pour stocker une liqueur alcaline usée contenant environ 207o d'oxyde de calcium.Un conduit 54 contenant une vanne classique 56 relie le réservoir 50 à une pompe doseuse 56 comportant une sortie reliée à la conduite 46 qui, à son tour, est reliée à l'arroseur 36 par le raccord 44. Une conduite 60 contenant une vanne classique 62 relie le réservoir 52 à une pompe doseuse 64 comportant une sortie reliée à une conduite 29 allant jusqu'à la conduite 24. les pompes doseuses 58 et 64 sont classiques et sont réglables pour délivrer les liquides à une certaine vitesse sous une pression prédéterminée. En fonctionnement, la bouillie de chaux est transportée en un courant à vitesse élevée, par la conduite 24 et l'entrée 26, tangentiellement dans l'enveloppe 12 le long de la surface interne de la paroi cylindrique 16. le tube 30 définit une chambre annulaire à l'extrémité supérieure de l'enveloppe 12, et tend à guider le courant de bouillie vers cette surface interne et le long de celle-ci.Ce courant de bouillie forme une pellicule mobile sur la surface interne de la paroi 16 et est dirigé suivant un trajet hélicoïdal en forme de cyclone vers le bas le long de cette surface et le long de la surface interne de la paroi conique 18 qui facilite le mouvement hélicoidal de la pellicule de bouillie. le décapant s'écoule dans l'arroseur 36 par le réservoir 50, la vanne 56 ouverte, la pompe 58 et la conduite 46, et il est déchargé dans l'enveloppe 12 par les ouvertures 38 en une pulvérisation à peu près perpendiculaire au trajet du mouvement de la bouillie de chaux en hélice, en produisant une force de cisaillement pour mélanger intimement les réactifs afin de former un mélange sems-solide qui sort par la sortie 20. le processus est continu et les réactifs sont fournis continuellement dans l'enveloppe 12 à des vitesses prédéterminées. Comme on le voit sur la figure 5, le produit neutralisé peut être déchargé dans un réservoir-tampon, ou bien la sortie 20 peut être reliée à un tuyautage ou un système transporteur pour amener le produit fin- à un remplacement éloigné en vue d'un éventuel traitement ultérieur. Dans l'un ou l'autre agencement, une sonde 68 est placée dans le trajet de l'écoulement sortant et est reliée fonctionnellement à un régulateur 70 de pH pour détecter la neutralité du produit fini. le régulateur 70 est aussi relié à la pompe doseuse 64 pour en ajuster la sortie selon l'acidité ou l'alcalinité du produit sortant, telle que détectée par la sonde 68.Ainsi, si l'effluent est acide au-delà de limites tolérables, le régulateur 70 agit pour augmenter la sortie de la pompe 64. En variante, le régulateur 70 peut être relié à la pompe doseuse 58 pour en augmenter ou diminuer la sortie, à la demande, selon la teneur acide de effluent déchargé. Un avantage important de la présente invention est la compacité et la diminution relativement faible du réacteur par rapport au volume du produit de rebut qu'il est capable de traiter. Â titre dtillustration, un réacteur 10 typique dont l'enveloppe a une longueur globale d'environ 38 cm et un diamètre maximal de paroi cylindrique de 10 cm, avec une entrée de 2,5 cm de diamètre, peut traiter plusieurs dizaines de milliers de litres de matières de rebut par heure. Par exemple, une bouillie de chaux contenant 20 d' oxyde de calcium peut pénétrer dans une enveloppe 12 ayant les dimensions ci-dessus à raison de 240 1/mon, en produisant une pellicule de bouillie de 3,6 mm d' épaisseur le long de la surface interne de la paroi 16. Un décapant contenant l'équivalent de 20* d' acide sulfurique libre peut être introduit dans l'enveloppe 12 à raison d'environ 480 l/mn pour réagir avec la bouillie de chaux et produire un mélange semi-solide entièrement neutre, par exemple du sulfate de calcium et de l'hydroxyde ferreux ou ferrique, déchargé en continu par la sortie 20. Un tel mélange est sans danger et peut être utilisé comme remplissage légal de sol, ou peut autre traité ultérieurement et converti en un produit commercial, par exemple en panneaux muraux. le temps de séjour des produits de rebut de l'entrée à la sortie, dans une enveloppe 12 ayant les dimensions ci-dessus, est d'environ 1/4 s. Alors que l'exemple ci-dessus illustre la petite dimension de l'appareil par rapport au volume de la matière de rebut manipulée, il est évident que ces dimensions constituent un exemple seulement et qu'elles peuvent varier selon l'application particulière. Il s'est avéré que, dans la neutralisation des acides usés avec le réacteur centrifuge selon l'invention, on peut utiliser des bouillies de chaud allant jusqu'à 5020 d'oxyde de calcium, et que des concentrations d'acide allant jusqu'à 987 sont pratiques. Par exemple, un effluent contenant 50%0 de matières solides est obtenu avec une bouillie de chaux à 30Fo et un liquide à 40 d'équivalent d'acide sulfurique, alors qu'une bouillie de chaux à 20 et un liquide à 98yLo diacide sulfurique produisent aussi un produit final à 50 de matières solides. Le décapant usuel, qui contient de 4 à 7fui0 H2S04 et de 12 à 18 FeSO4 produit un gâteau neutre contenant de 30 à 35k environ de matières solides. Comme on l'a dit précédemment, le réacteur centrifuge selon l'invention n'est pas limité à l'utilisation pour neutraliser des produits de rebut contenant de la chaux et de l'acide sulfurique. Par exemple, on peut faire réagir des solutions d'acide phosphorique avec des bouillies de chaux pour produire des phosphates de calcium insolubles, ou bien la base peut être l'hydroxyde de sodium et le produit une solution de phosphate de sodium. On peut utiliser toute base appropriée à condition qu'elle puisse être mise sous forme de bouillie ou qu'elle puisse se dissoudre dans l'eau. De même, on peut utiliser tout liquide acide. Par ailleurs, des liquides de placage contenant des sels de chrome peuvent être rendus insolubles en faisant passer d'abord le chrome et la forme hexavalente à la forme trivalente puis en neutralisant avec une bouillie de chaux. Des liquides nocifs comme les solutions de pyridine, les complexes de trifluorure de bore, les solutions phénoliques, et toutes les amines et tous les amides odorants peuvent être neutralisés avec un minimum de fumées et, dans la plupart des cas, sans fumées. En fait, le réacteur centrifuge selon l'invention est utile dans tout procédé où il y a lieu de mélanger deux composants fluides en rapport stoechiométrique et où il faut un mélange et une réaction complets.Bien qu'il soit préférable d'utiliser le réacteur centrifuge selon l'invention pour trouver des réactifs liquides, il va de soi que l'on peut aussi traiter des gaz dans ledit réacteur, comme on va maintenant le voir. La figure 6 représente schématiquement une installation pour le traitement de matières de rebut contenant du cyanure, telles que les rebuts de cyanure accumulés dans le processus de placage de métaux variés, par exemple . Habituellement, le contenu de cyanure a été détruit dans une opération discontinue, une installation classique manipulant environ 20.000 litres de rebuts de cyanure de placage et demandant onze heures pour la destruction complète du contenu de cyanure. Dans cette opération, on fait réagir le cyanure de sodium avec de l'hydroxyde de sodium et du chlore selon la formule 2NaCS:F8NaOH+5C12 Alors que la quantité de chlore nécessaire pour réagir selon la formule ci-dessus n' est que 3,62 kg par kg de cyanure de sodium, il s'est avéré que l'on utilisait 10 kg de chlore par kg de cyanure de sodium. Il est donc clair que cette opération discontinue classique a non seulement une capacité limitée, mais aussi qu'elle est estrêmement inefficace. Il s'est avéré que le réacteur centrifuge 10 selon l'invention pouvait être utilisé efficacement dans une telle application pour détruire le contenu de cyanure à une vitesse relativement élevée dans une installation telle que celle de la figure 6. Sur cette figure, on voit un réservoir 80 pour la solution de cyanure usée, un réservoir 82 pour une liqueur alcaline usée et un réservoir 84 de stockage de chlore liquide Des conduites 86 et 88 comportant des pompes doseuses respectives 90 et 92 relient les réservoirs SO et 82 à un conduit commun 94 allant jusqu'à la conduite 24 du réacteur centrifuge 10. Le réservoir 84 est relié à un évaporateur 96 par une conduite 98. Une conduite 100 contenant une pompe doseuse 102 relie l'évaporateur 96 à l'arroseur 36 situé dans le réacteur 10. les pompes doseuses 90, 92 et 102 sont classiques et réglables pour fournir des fluides à une vitesse donnée sous une pression prédéterminée. le produit de rebut traité est déchargé dans un réservoirtampon 104, qui contient aussi une quantité prédéterminée d'eau. Une conduite 106 relie le haut du réservoir 104 à une tour d'absorption ou de pulvérisation 108 comportant dans son fond une sortie de décharge reliée à une conduite 110 allant jusqu'à la partie supérieure du réservoir 104. Une pompe 112 de circulation reçoit du liquide du réservoir 104 par un conduit d'alimentation 114 et fournit ledit liquide sous pression à une série de conduits 116 espacés verticalement allant jusqu'à des ajutages de décharge placés dans la tour 108 pour y pulvériser le liquide vers le bas. Une sonde 118 est placée dans le réservoir 104 et est reliée fonctionnellement à un régulateur 120 de pH pour détecter la neutralité du produit final. le régulateur 120 peut aussi être relié à la pompe doseuse 90 ou à la pompe doseuse 92 pour ajuster leurs sorties respectives selon l'acidité ou l'alcalinité du produit déchargé, telle que détectée par la sonde 118. En fonctionnement, la solution de cyanure ou les déchets dans le réservoir 80 sont analysés en ce qui concerne le contenu de cyanure (teneur en cyanure). Connaissant la teneur en hydroxyde de sodium de la solution alcaline du réservoir 82, on peut déterminer les taux de consommation de base et de chlore et régler les pompes -90, 92 et 104 en conséquence. les solutions de cyanure et alcaline sont transportées en courant à haute vitesse par la conduite 24 et l'entrée 26, tangentiellement dans l'enveloppe 12 du réacteur le long de la surface interne de la paroi cylindrique 16.Ce courant forme une pellicule mobile sur ladite surface et est dirigé suivant un trajet hélicoldal vers le bas le long de cette surface et de la surface interne de la paroi conique 18. le chlore sortant du réservoir 84 se transforme en gaz dans l'évaporateur 96 et est introduit dans l'arroseur 86 par la conduite 100. le chlore gazeux est déchargé sous pression par les ouvertures 38 de l'arroseur et se détend pour remplir complètement le volume de l'enveloppe 12, de sorte que toute l'aire superficielle de la mince pellicule tourbillonnante de liquide est exposée à l'atmosphère de chlore gazeux pour effectuer une réaction pratiquement complète. le produit liquide de rebut est déchargé par la sortie 20 du réacteur dans le réservoir 104. Un très petit pourcentage de cyanure libre ne réagit pas dans le réacteur 10 et est déchargé dans le réservoir 104.Cependant, le liquide du réservoir 104 est transporté à la tour 108 par une conduite 114, la pompe 112 et les conduits 116 et il est déchargé par les ajutages de pulvérisation prévus dans la tour 108. En même temps, un peu de chlore gazeux libre qui n'a pas réagi et est expulsé dans le dessus du réservoir 104 coule par la conduite 106 dans le fond de la tour d'absorption 108. le reste du cyanure dans la tour 108 est amené à réagir avec l'excès de chlore gazeux pour terminer la réaction et le liquide sans danger qui en résulte est déchargé vers l'extérieur, du fond de la tour 108, dans la conduite 110 et, finalement, dans le réservoir 104. De cette manière, le liquide dans le réservoir t04 circule en continu pendant toute l'opération. Lorsque le réservoir 104 est rempli jusqu'à un niveau prédéterminé, l'opération par le réacteur 10 est terminée et la circulation du liquide à travers la tour 108 continue pendant une durée prédéterminée jusqu'à ce que tout le cyanure et pratiquement tout le chlore soient détruits. Dans un exemple, la solution de cyanure contient 12 g/l de cyanure de sodium et 6 g/l d hydroxyde de sodium libre. La solution alcaline dans le réservoir 82 contient environ 305; d1hydroxyde de sodium. Dans cet exemple, on utilise un réacteur plus grand ayant une partie cylindrique de 90 cm de long et de 30 cm de diamètre, et une partie conique de 1,8 m de long se terminant par une sortie de 5 cm de diamètre. On règle la pompe doseuse 90 pour qu'elle fournisse 230 1/mon et la pompe doseuse 92 pour qu'elle fournisse, en conséquence, 22 l/mn. On règle la pompe doseuse 102 de chlore à 3120 l/mn, ce qui correspond à environ 5,8 kg/mn. le régulateur 120 est établi à un pH de 9. La pompe de circulation 112 a un débit fixe de 150 l/mn et le réservoir tampon 104 contient assez d'eau pour permettre à la pompe 112 de maintenir le fonctionnement régulier des ajutages de pulvérisation dans la tour 108. La pellicule mobile de liquide le long de la surface interne du réacteur 10 a une épaisseur d'environ 2,2 mm et son temps de séjour est d'environ 0,56 s. Dans les conditions indiquées, 99six environ du contenu de cyanure sont détruits dans le réacteur 10, le reste étant complu' tement détruit dans la tour d'absorption 108. le temps total pour faire passer 20 000'litres est inférieur à 1,5 h et le produit final traité ne contient que 5 ppm de chlore, ce qui peut pénétrer sans danger dans l'environnement en accord avec tous les codes de diminution et la pollution. Ainsi, on voit que l'on peut facilement utiliser le réacteur centrifuge selon l'invention dans le traitement de déchets de cyanure et qutil est nettement plus efficace que les appareils utilisés communément à ce jour, tout en pouvant fonctionner à des vitesses supérieures. Une autre application pratique du réacteur centrifuge 10 selon l'invention est représentée schématiquement sur la figure 7. Dans la production du tétrachlorure de carbone par chloration du du sulfure de carbone dans la solution de chlorure de soufre, il y a augmentation de la quantité de chlorure de soufre dans l'installation et accumulation de chloroforme provenant d'une réaction annexe. Au cours du temps, cette matière de rebut en excès et accumulée dans l'installation doit être éliminée et/ou détruite. La figure 7 représente une installation, comprenant le réacteur centrifuge selon la présente invention, pour détruire les matières de rebut de ce genre. Un réservoir 120 est utilisé pour contenir une solution alcaline appropriée et un réservoir 122 emmagasine la liqueur de rebut. Des pompes doseuses appropriées 124 et 126 sont placées dans des conduits 128 et 130 allant respectivement à la conduite 24 et à l'arroseur 36 du réacteur centrifuge 10. La sortie du réacteur 10 alimente un réservoir tampon 132 comprenant une sonde 134 reliée fonctionnellement à un régulateur 136 lui-même relié à la pompe 124 pour l'ajuster selon l'acidité et/ou l'alcalinité du produit de rebut reçu dans le réservoir 132, comme on l'a décrit précédemment.Une conduite 138 relie l'extrémité supérieure du réservoir 132 à un condensent 140 pour fournir à ce dernier les gaz engendrés dans le réacteur 10. Une sortie 142 est prévue au fond du condenseur 140 pour en déchargé ger le produit liquide dans un réservoir 144 comportant une conduite de décharge 146 allant à un stockage. Dans un exemple de fonctionnement, une liqueur de rebut typique, contenant environ 80o de chlorure de soufre (s2Cl2), 18% de chloroforme (CHCl3) et o' de disulfure de carbone (CS2) est détruite dans le réacteur centrifuge selon l'invention en utilisant une bouillie de chaux contenant tOss environ d'oxyde de calcium (CaO). Le chloroforme et le disulfure de carbone sont transformés en gaz dans le réacteur 10, puis condensés sous forme liquide dans le condenseur 140. Seul le chlorure de soufre réagit avec la chaux suivant la formule S2Cl2+Ca( OH)2 CaCl2 + 2S + H20 + chaleur. Suivant cette formule, 61 kg de chlorure de soufre réagissent avec 25 kg d'oxyde de calcium ou 35 kg d'hydroxyde de calcium.La liqueur de rebut a une masse volumique de 1,6 kg/l et chaque litre de cette liqueur exige cinq litres de la bouillie de chaux à 10% de CaO pour une réaction correcte. Par suite, avant l'opération, on règle la pompe 124 pour qu'elle débite 3800 l/mn de la bouillie de chaux au réacteur 10 et on règle la pompe 126 pour qu'elle débite 80 l/mn du réservoir 122 au réacteur 10. le régulateur 136 est établi à un pH de 7,5. En fonctionnement, on démarre les pompes 124 et 126 et on fait circuler de l'eau dans le condenseur 140 pour commencer l'opé- ration. Par suite de la chaleur intense dégagée dans le réacteur 10, de l'ordre de 1100C par exemple, il se forme du chloroforme gazeux, du disulfure de carbone et de la vapeur d' eau, Ces gaz passent dans une conduite 138 pour arriver au condenseur 140, où ils se condensent à l'état liquide, cette condensation sortant par la sortie 142 pour arriver dans le réservoir 144. À la fin de l'opération, le réservoir 132 contient une bouillie de solution de chlorure de calcium, de soufre et d'une petite quantité d'hydroxyde de calcium sans odeur nocive de disulfure de carbone. On voit donc que le réacteur sans selon 11 invention peut store utilisé efficacement, à haute vitesse de fonctionnement, dans le traitement de matières de rebut nocives et empoisonnées contenant du chlorure de soufre, du chloroforme et du disulfure de carbone, et qu'il est utile dans des applications où des gaz sont engendrés.Les installations décrites ci-dessus et représentées sur les figures 6 et 7 sont des exemples illustratifs seulement car il va de soi que le réacteur centrifuge selon l'invention est utile dans une grande variété d'applications et qu'il peut être intégré dans d'autres processus chimiques. Dc ce qui précède, on voit que les objectifs de la présente invention ont été pleinement réalisés. La présente invention a comme résultat un réacteur perfectionné pour mélanger continuellement deux réactifs à haute vitesse pour effectuer une neutralisation ou une réaction complète et précise dans un processus en continu. Le réacteur est petit et compact, donc facile à manier, et il peut être aisément fixé à des systèmes de canalisations existants pour produits de rebut. Eventuellement, on peut rendre mobile le réacteur pour décharger son effluent dans toutes dépression (ou creux) de terrain désirée. Par suite du bas prix, du réacteur, il peut être mis au rebut sans augmentation matérielle des frais de fonctionnement.Cependant, on peut éventuellement fixer par adhésif une chemise en matière plastique aux surfaces internes des parois du réacteur pour en prolonger sa vie utile. De plus, le réacteur lui-m8me ne comporte pas de pièces mobiles, ce qui procure les économies supplémentaires de frais de fonctionnement. Les seules demandes d'énergie nécessaires sont celles pour les pompes doseuses qui sont situées à l'extérieur de l'enveloppe du réacteur. Par ailleurs, le réacteur est pratiquement autonettoyant par suite du courant hélicoïdal continuel des réactifs liquides qui le traversent. Si c'est nécessaire, on peut laver entièrement le réacteur sans enlèvement ou démontage de pièces. Un autre avantage du réacteur selon la présente invention est que toute chaleur engendrée par la réaction ne gene pas la réaction ou ne limite pas la production, par contraste avec les opérations du type discontinu dans lesquelles la chaleur engendrée peut entre suffisante pour augmenter la durée de l'opération, ou pour exiger un refroidissement adéquat si l'on désire une réaction rapide. Il va de soi que des modifications peuvent entre apportées aux modes de réalisation qui viennent d'autre décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. i?NvENDICÂTION 1. Réacteur, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe présentant une partie supérieure et une partie inférieure se terminant par une partie de diamètre réduit délimitant une sortie, lesdites parties supérieure et inférieure comportant des surfaces de paroi internes, des moyens pour admettre un courant de réactif sous pression tangentiellement dans ladite partie supérieure, obligeant ledit réactif de former une pellicule se déplacent suivant un trajet hélicoïdal vers le bas le long desdites surfaces de paroi internes, et des moyens pour introduire un second réactif radialement sous pression dans ladite enveloppe sous forme dune pulvérisation contre ladite pellicule mobile du premier réactif dans une direction pratiquement perpendiculaire à ladite pellicule. 2. Réacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mentionnés en premier comprennent une première conduite reliée tangentiellement à ladite partie supérieure, et en ce que les moyens mentionnés en dernier comprennent une seconde conduite à l'intérieur de ladite enveloppe, espacée radialement desdites surfaces de paroi internes et présentant plusieurs ouvertures espacées circonférentiellement et disposées au-dessous de ladite première conduite. 3. Réacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un organe de fermeture sur l'extrémité intérieure de ladite seconde conduite, au-dessous desdites ouvertures espacées circonférentiellement. 4 réacteur selon la revendication i, caractérisé en ce que la partie supérieure est cylindrique et en ce que la partie inférieure est dirigée vers le bas à partir de ladite partie supérieure cylindrique et présente une configuration en tronc de conte qui s'effile vers le bas jusqu'à ladite sortie 5. Réacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie supérieure comporte une paroi terminale, un tube creux traversant ladite paroi terminale et s'étendant dans ladite enveloppe entre lesdites surfaces de paroi internes et ladite seconde conduite, en étant espacé radialement de ces éléments. 6. Réacteur selon la revendication 5 caractérisé en ce que l'une des extrémités dudit tube dépasse axialement vers extérieur de la paroi terminale et présente des moyens de liaison qui peuvent être fixés à une structure de support. 7.- Réacteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'autre extrémité dudit tube se termine par une partie terminale disposée au-dessous de la première conduite et au-dessus desdites ouvertures de la seconde conduite. 8.- Réacteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite seconde conduite est fixée rigidement, à son extrémité extérieure, à une bride annulaire constituant une fermeture pour le tube et qui peut être fixée auxdits moyens de liaison du tube. 9.- Application d'un réacteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 à un système pour neutraliser des produits de rebut. 10.- Réacteur selon la revendication i, caractérisé en ce que le premier réactif est un produit liquide de rebut et en ce que le second réactif est un gaz. 11.- Réacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens mentionnés en dernier comprennent une conduite située dans ladite enveloppe et comportant une extrémité fermée et plusieurs ouvertures espacées circonférentiellement pour décharger ledit second réactif.