L'invention concerne un procédé pour la production d'éthyldiphényles en général et, plus particulièrement, d'éthyldiphényles plus spécialement utilisables comme milieux de transfert de chaleur et dans lesquels la proportion des isomères 3- et 4- d'éthyldiphé-5 nyle est accrue tandis que la formation de sous-produits tels que 2-éthyldiphényle et 9-méthylfluorène est supprimée. L'invention concerne aussi des compositions d'éthyldipH'ényles avantageusement utilisables comme milieux de transfert de chaleur. Dans le brevet E.U.A. n° 3 247 275, il a été indiqué que les 10 éthyldiphényles sont déshydrogénés en vinyldiphényles qui, par co-polymérisation avec du butadiène, donnent un élastomère utilisable pour préparer des résines de polystyrène à haute résistance aux chocs.. Il est précisé que les éthyldiphényles produits par mise en oeuvre du mode opératoire décrit dans le susdit brevet contiennent 15 des proportions considérables de l'isomère 2-. Cet isomère particulier affecte défavorablement la réaction de déshydrogénation des é-thyldiphényles. En conséquence, il a été proposé diverses méthodes pour supprimer la formation de l'isomère •2"lors de la production des éthyldiphényles, mais même alors les éthyldiphényles produits 20 par la méthode classique ne sont pas convenables comme milieux de transfert de chaleur. Ceci est dû. au fait que les éthyldiphényles produits par aise en oeuvre de la méthode classique contiennent des quantités relativement grandes de 9-méthylfluorène en plus de l'i-soaère 2-, et que ces sous-produits (en particulier le 9-méthylflu-25 orène) détériorent considérablement la stabilité thermique quand on se sert des éthyldiphényles comme de milieux de transfert de chaleur. L'invention apporte un remède aux inconvénients sus-mentionnés par mise au point d'une méthod# pour la production d'éthyldiphényles 30 contenant des proportions tolérables de 2-éthyldiphényle et 'de 9-méthylfluorène. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé pour la production d'éthyldiphényles qui soit de aise en oeuvre facile et s'accompagne d'un moindre dégagement de chaleur. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé pour la 35 production d'éthyldiphényles qui puisse être mis en oeuvre dans des conditions tout-à-fait avantageuses sur une échelle industrielle, la réaction pouvant être conduite en phase liquide et dans un appareillage simple, ce qui évite l'utilisation de 1*appareillage complexe et coûteux qui est généralement nécessaire en vue de la con-40 duite les réactions en phase gazeuse. Encore un autre but de l'in 69 44154 2 2026801 vention est la réalisation d'un excellent milieu de transfert de chaleur possédant un bas point de congélation, un point d'ébulliti-on élevé, une faible toxicité, et qui ne soit pas corrosif- L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'ai-5 de du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont,, bien entendu, donnés surtout à titre d1 indication-La fig- 1, de ces dessins, est une reproduction d'un spectro-10 photogramme d'absorption infrarouge d'une substance identifiée comme étant du 9-méthylfluorène- La fig. 2 est un chromatogramme en phase gazeuse du produit de réaction obtenu par mise en oeuvre de l'invention ; on a porté en abscisses le temps de rétention en minutes-1 5 La fig. 3 est un diagramme montrant les effets de la conversi on de diphényle et du rapport des éthylbenzènes au diphényle sur la formation de 9-méthylfluorène ; on a porté en. ordonnées le rapport 9-méthylfluorène/éthyldiphényles, et en ordonnées le taux de conversion fo. Le terme "éthylbenzènes" tel qu'il est utilisé au cours 20 de la présente description et dans les revendications ci-après doit s'entendre comme désignant n'importe lequel des dérivés éthylés du benzène tels qu'éthylbenzène, diéthylbenzènes, triéthylbenzènes, tétraéthylbenzènes, ou des dérivés éthylés du toluène tels que les éthyltoluènes et diéthyltoluènes ou tout mélange d'au moins deux 25 des substances sus-indiquées, et a été abrégé PEB dans les dessins-La fig. 4 est un diagramme illustrant la relation entre la conversion de diphényle et le rapport molaire, des éthyldiphényles produits au diphényle constituant la charge traitée (le taux de conversion fo étant porté en abscisses et le susdit rapport en ordon-30 nées), quand on fait varier respectivement les rapports des éthylbenzènes au diphényle et des diéthyldiphényles au diphényle. La fig- 5 est un diagramme illustrant la relation entre le taux de conversion % de diphényle (en abscisses) et le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- (en ordonnées)-35 La fig. 6 est un diagramme illustrant la relation entre le temps de réaction (en heures, porté en abscisses) et le taux de conversion de diphényle (%, porté en ordonnées) à différentes températures de réaction. - La fig. 7 est un diagramme montrant comment, une modification 40 dans le rapport molaire des diéthyldiphényles au diphényle (cour™ 9 44154 3 2026801 bes) affecte le taux % de conversion molaire de diphényle (en abscisses) et la formation de 9-méthylfluorène (rapport molaire du 9-méthylfluorène aux éthyldiphényles porté en ordonnées). La fig. 8 est un diagramme illustrant le comportement de la 5 composition d1éthyldiphényles selon l'invention quand on la chauffe à 400°C ; on a porté en ordonnées la surpression en kg/cm , et en abscisses le temps en heures. La fig. 9, enfin, est un diagramme illustrant la relation entre le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- dans la composition 10 d'éthyldiphényles selon l'invention (rapport porté en abscisses) et le point de congélation en °G d'une part (porté en ordonnées à gauche) et la teneur % en 9-méthylfluorène d'autre part (portée en ordonnées à droite). Dans les dessins et par la suite au cours de la description, 15 les abréviations DP, PEB, MED et DED désignent respectivement le diphényle, des éthylbenzènes, des éthyldiphényles et des diéthyldiphényles. Au cours de la recherche en vue de la mise au point d'une méthode permettant de minimiser la formation de 2-éthyldiphényle et 20 de 9-méthylfluorène lors de la production d1éthyldiphényles, il a été découvert que ce but peut être atteint en conduisant la réaction du diphényle avec des éthylbenzènes en présence d'un catalyseur de Friedel-Grafts tout en utilisant au moins 1,5 mole d'éthylbenzènes (calculé en radicaux éthyle) par mole de diphényle, à une tem-25 pérature comprise entre 70 et 130°C, et tout en maintenant la conversion de diphényle au-dessous de 75 en poids. Selon le brevet E.U.A. n° 3 247 275 sus-mentionné, 1 mole de diphényle est admise à réagir avec dé 0,3 à 0,7 mole d'éthylène ou avec de 0,3 à 1,0 mole d'un composé donnant de 1'éthylène tel que 30 du diéthylbenzène en présence d'un catalyseur de Friedel-Cràfts• Le rapport de la somme des isomères 3- et 4- à l'isomère 2- se monte à 11,8. Lors de l'examen chromatographique (en phase gazeuse) des produits de réaction, on constate que la stabilité thermique des é-35 thyldiphényles comme milieux de transfert de* chaleur varie avec la teneur d'une substance dont le maximum apparaît immédiatement après celui du 4-diéthyldiphénylè, cette substance étant identifiée comme étant du 9-méthylfluorène sur la base d'une chromatographie en phase gazeuse et de son spectre d'absorption infrarouge (fig. 1 et 2). 40 La volatilité du 9-méthylfluorène est très proche de celle des 3- 69 44154 2026801 et 4-éthyldiphényles, et la séparation de ces composés par distillation est difficile. Conformément à l'invention, la formation de 2-éthyldiphényle et de 9-méthylfluorène est influencée à un degré considérable par 5 le rapport du diphényle aux éthylbenzènes dans la charge traitée, la conversion de diphényle, et la proportion de diéthyldiphényles ajoutés- On a donc découvert que la formation des sous-produits indésirables peut être fortement minimisée en faisant réagir des éthylbenzènes avec du diphényle de façon telle que les premiers 10 soient présents en une proportion représentant au moins 1,5 mole de radicaux éthyle par mole du dernier, en maintenant la conversion de diphényle au-dessous de 75 $ en poids, et en maintenant le rapport molaire des diéthyldiphényles au diphényle à une valeur inférieure ou au plus égale à 0,5-15 En ce qui concerne la température de réaction, il devient dif ficile de rester maître de la réaction quand la température s'élève au-dessus de 130°C. D'autre part, la réaction devient trop lente pour être économique quand la température tombe au-dessous de 70°C. On parvient à une claire compréhension des effets des conditions de 20 réaction en considérant les figures 3 à 7« Parmi les éthylbenzènes utilisables en vue de la mise en oeuvre de l'invention figurent des dérivés éthylés du benzène tels qu1 éthylbenzène, diéthylbenzènes, triéthylbenzènes et tétraéthylben-zènes ; des dérivés éthylés du toluène tels qu'éthyltoluènes et 25 diéthyltoluènes, et des mélanges d'au moins deux des susdites substances- lors de la mise en oeuvre de l'invention, il est économiquement désirable d'utiliser des éthylbenzènes formés comme sous-produits de la fabrication d'éthylbenzène à partir de benzène. De tels éthylbenzènes contiennent des diéthylbenzènes comme principal 30 constituant, avec de plus faibles proportions de mono-, tri- et tétra-éthylbenzènes, et quand on les utilise comme charge il est nécessaire d'ajuster le rapport molaire de façon telle que le nombre total de moles de radicaux éthyle dans le mélange de mono-, di7 tri- et tétra-éthylbenzènes soit d'au moins 1,5 par mole de diphé-35 nyle. Il convient que le taux de conversion soit de préférence maintenu au-dessous d'environ 60 fa en poids- La proportion de diéthyldiphényles du type sous-produits augmente au fur et à mesure que la valeur du taux de conversion croît- Les diéthyldiphényles peuvent être facilement séparés des éthyldiphényles par distillât!— 4° on, mais une augmentation de la proportion de diéthyldiphényles 69 44154 5 2026801 provoque une diminution du rendement en éthyldiphényles, ce qui est indésirable. Toutefois, la présence d'une notable proportion de diéthyldiphényles dans le système avant le début de la réaction améliore la 5 sélectivité de la conversion de diphényle en éthyldiphényles, et il est préférable d'opérer en présence d'au maximum 0,5 mole de diéthyldiphényles par mole de diphényle. Dans de tels cas, il convient de ne pas perdre de vue que la présence de plus de 0,5 mole de diéthyldiphényles tendrait à provoquer une augmentation de la for-10 mation de 9-méthylfluorène. Comme on l'a expliqué ci-dessus, conformément à l'invention, il convient de maintenir la température de réaction entre 70 et 130°C. Il est facile de régler la température étant donné que le point de solidification du mélange réactionnel est inférieur à 50°C 15 et que pratiquement la réaction ne s'accompagne d'aucun effet thermique (d'aucun dégagement de chaleur). Par contre, la méthode classique est difficile à mettre en oeuvre, car la réaction entre 1'éthylène gazeux et le diphényle est exothermique. Parmi les catalyseurs de Friedel-Crafts utilisables en vue de 20 la mise en oeuvre du procédé selon l'invention figurent le chlorure d'aluminium, le trifluorure de bore et analogues, et il convient que la proportion de catalyseur ajouté soit de préférence de l'ordre de 0,01 à 0,1 mole par mole de diphényle. La proportion de catalyseur n'affecte pas la composition des produits de réaction à 25 un degré tant soit peu appréciable, mais la vitesse de réaction croît au fur et à mesure que la proportion de catalyseur augmente, de sorte que lorsque cette dernière proportion excède 0,1 mole, la réaction devient trop rapide pour que l'on puisse rester maître du taux de conversion. En outre, l'utilisation de proportions exces-30 sives de catalyseur est indésirable aussi d'un point de vue'économique . Le procédé selon l'invention donne des éthyldiphényles dans lesquels le rapport de la somme des isomères 3- et 4- à l'isomère 2- est souvent au moins égal à 98 tandis que la proportion de 9-35 méthylfluorène est faible, de sorte que les éthyldiphényles produits peuvent constituer d'excellents milieux de transfert de chaleur. On a en outre constaté que les compositions à base d'éthyldiphényles dans lesquelles la somme des isomères 3- et 4- représente au minimum 80 % en poids, le rapport de l'isomère 4- à l*isomère 3-'40 est inférieur ou au plus égal à 2,5, l'isomère 2- est substantielle 69 44154 2026801 ment absent, et la proportion de 9-méthylfluorène est inférieure ou au plus égale à 20 fi, sont particulièrement adéquates comme milieux de transfert de chaleur. En général, la stabilité à de hautes températures est une exi-5 gence essentielle pour des milieux de transfert de chaleur, et une substance ayant un point d'ébullition (en abrégé : P.E.) suffisamment élevé pour éviter la nécessité d'application de pression est hautement désirable» En outre, un milieu de transfert de chaleur sous une forme liquide est facile à manipuler pendant qu'on le 10 charge dans un appareil, et il n'a pas tendance à obstruer les canalisations et passages de l'appareil quand celui-ci ne fonctionne pas- Un point de solidification de 0°0 ou plus bas est avantageux dans des circonstances ordinaires. Les P.E. du 3-éthyldiphényle, du 4-éthyldiphényle et du 9-mé-15 thylfluorène sont proches les uns des autres, et un mélange de ces trois composés bout à environ 290°0 sous la pression atmosphérique normale, bien qu'un écart de quelques degrés soit possible selon des variations de la composition du mélange. Le point de solidification du mélange n'est pas clairement défini comme dans le cas d1 20 une substance pure, et il peut être exprimé en fonction du point de congélation comme on l'a décrit dans les exemples suivants. Le point de congélation varie considérablement avec la composition des trois composés : le point de congélation (point de solidification) du 4—éthyldiphényle pur devient de 34° C, mais il est plus bas quand 25 la teneur en 3-éthyldiphényle augmente et il atteint environ -30°C quand le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- est d'environ 0,5. Le point de congélation s'abaisse aussi quand la proportion de 9-méthylfluorène augmente- Il est donc nécessaire de diminuer le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- de façon à obtenir un point 30 de congélation inférieur- Un rapport inférieur ou au plus égal à 2,5 est nécessaire pour obtenir un point de congélation comparable à celui d'un mélange eutectique de diphényle et d'éther diphényli-que, qui est un milieu de transfert de chaleur bien connu (un exemple étant le "Dowtherm A"). Un point de congélation inférieur ou 35 au plus égal à 0°G nécessite un rapport inférieur ou au plus égal à 2. La stabilité thermique de la composition d'éthyldiphényles commence à se détériorer notablement quand la teneur en 9-m.éthyl-fluorène y atteint la valeur d'environ 20 % en poids, 3t cette dé-40 térioration est particulièrement prononcée à une température d'en 69 44154 7 2026801 viron 400°C. Toutefois, un abaissement de la teneur en 9-méthylfluorène jusqu'à quelques pour cent minimise la détérioration même à 400°C. A une température de fonctionnement inférieure à 350°C, couramment pratiquée lors de l'utilisation de milieux de transfert 5 de chaleur, la présence du 9-méthylfluorène n'affecte pas appréci-ablement la stabilité thermique de la composition sus-mentionnée,' tant que la proportion de 9-méthylfluorène n'excède pas 20 ia en poids* Il apparaît donc que la composition à base d'éthyldiphényles 10 constitue un intéressant milieu de transfert de chaleur du point de vue point de congélation et stabilité thermique^ à condition que le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- soit maintenu au-dessous de 2,5 et la proportion de 9-méthylfluorène au-dessous de 20 $ en poids- A cet effet, il peut être nécessaire de faire varier la 15 composition, par exemple en abaissant le rapport sus-mentionné au-dessous de 2 et la teneur en 9-méthylfluorène au-dessous de 10 $ en poids, selon les conditions dans lesquelles le milieu de transfert de chaleur doit fonctionner. On peut obtenir de telles variations par un choix adéquat des conditions de réaction comme on l'a indi-20 qué ci-dessus, et comme on l'explique ci-après dans les exemples- Une analyse chromatographique en phase gazeuse révèle que les produits de réaction sont composés de benzène, éthylbenzène, dié-thylbenzènes, diphényle, 3-éthyldiphényle, 4-éthyldiphényle (le 2-éthyldiphényle représentant moins de 1 % en poids du total des é-25 thyldiphényles), 9-méthylfluorène, diéthyldiphényles, et autres, et sont séparables par distillation en trois fractions : fraction de têtes, fraction constituant le produit, fraction de queues- La fraction constituant le produit est principalement composée de 3-éthyldiphényle, 4-éthyldiphényle et 9-méthylfluorène et est accom-30 pagnée par de petites proportions de diphényle et de diéthyldiphényles selon les conditions utilisées pour la distillation. Comme on l'a indiqué ci-dessus, la composition à base d*éthyldiphényles qui est particulièrement adéquate comme milieu de transfert de chaleur peut être produite relativement facilement à une 35 échelle industrielle par mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et la composition ainsi produite a un P.E. de 290°C environ, un bas point de congélation, et est facile à manipuler. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, de mise en oeuvre de l'invention. ■ - " 1 - ' ' " ' • - ^ ' - 69 44154 8 2026801 Exemple 1 •- Dans le présent exemple et dans les exemples suivants, on utilise un mélange à base d1éthylbenzènes ayant la composition spécifiée dans le Tableau 1. On obtient ce mélange comme sous-produit de la préparation d'éthylbenzène à partir de benzène 5 et d'éthylène par mise en oeuvre d'un mode opératoire connu- Tableau 1 Composition Composant (moles $) Remarque Ethylbenzène 1,5 le poids moléculaire moyen de 10 Diéthylbenzènes 78,4 cette composition est de 138,8 Triéthylbenzènes 12,5 et le nombre moyen de radicaux Tétraéthylbenzènes 2,3 éthyle est de 2,1. On prend Non-identifié 5,3 donc 66,1 g de cette composition pour une mole. 15 Pour étudier l'effet de la proportion d'éthylbenzènes ajoutés, on effectue les expériences à trois rapports molaires différents des éthylbenzènes au diphényle, à savoir 2,44, 2,03 et 1,62 en chargeant les éthylbenzènes et le diphényle dans un réacteur, en chauffant le mélange jusqu'à 90°C avec agitation, puis en ajoutant 20 0,03 mole de AlCl^ par mole de diphényle- On prélève des échantillons de mélange réactionnel à intervalles réguliers- On décompose AlCl^ par addition d'eau, et on analyse l'échantillon ainsi obtenu en le soumettant à une chromatographie en phase gazeuse pour voir comment se modifie la composition des produits de réaction au fur 25 et à mesure que la réaction progresse- On effectue l'analyse chro-matographique en phase gazeuse de la manière suivante : colonne en graisse "Apiezone" (30 %)/"Celite 545", 3 m ; température de colon- 3 ne 240°C ; gaz transporteur hydrogène ; débit 240 cm /minute ; température du détecteur 300°C. Un chromatogramme est reproduit fig-30 2 à titre d'exemple. Comme le montre la fig- 3, la formation de 9-méthylfluorène varie avec la conversion de diphényle et aussi avec le rapport des éthylbensènes au dipjiényle (PEB/DP). la relation entre la conversion de diphényle et le rapport des éthyldiphényles produits au 35 diphényle chargé est représentée fig. 4- De l'examen de la fig- 3, il ressort que la formation de 9-méthylfluorène tend à croître avec une augmentation du taux de conversion du diphényle et avec une diminution du rapport PEB/DP à la même valeur du taux de conversion. D'autre part, la fig- 4 indiqué que le rapport des éthyldiphényles 40 produits au diphényle chargé ne dépend pas beaucoup de PEB/DP. On 69 44154 2026801 constate que la proportion d'isomère 2- se situe entre 0,1 et 1,0 i<> en poids- La relation entre le taux de conversion du diphényle et le rapport de l'isomère 4- à l'isomère 3- est représentée fig- 5- Exemple 2.- On suit le mode opératoire de l'exemple 1 à trois 5 températures différentes, à savoir 70, 90 et 130°G pour étudier les effets de la température et de la durée du temps de réaction sur le taux de conversion. Les résultats sont représentés fig- 6. On constate que la réaction est trop lente au-dessous de 70°G et est trop rapide au-dessus de 130°C. 10 Exemple 3-- On suit le mode opératoire de l'exemple 1 dans les conditions suivantes : PBD/DP = 0,07 et 0,30 ; température 120°G ; AlCl^/DP = 0,03- Les résultats sont représentés fig- 4 et 7. Le rapport de MED à DP de la charge croît au fur et à mesure que DED/DP augmente, mais la formation de 9-méthylfluorène augmente 15 en même temps» Par conséquent, une certaine addition de DED est favorable, mais une addition excessive tend à augmenter la formation de 9-méthylfluorène indésirable. Exemple 4.- On suit le mode opératoire de l'exemple 1 mais en utilisant des diéthyltoluènes dans les conditions suivantes : rap-20 port des diéthyltoluènes au diphényle = 2 ; température 120°G ; AlClj/DP =0,02 ; temps de réaction 2 heures. Les résultats sont les suivants : taux de conversion de diphényle = 65,6 % en poids ; rapport molaire des éthyldiphényles formés au diphényle chargé = 1,0 ; proportions négligeables de l'isomère 2 et du 9-méthylfluorè-25 ne ; rapport molaire des diéthyldiphényles formés au diphényle ayant réagi =0,3. Exemple comparatif.- On fond du diphényle à 90°C, on ajoute 0,03 mole de ilCl^ par mole de diphényle, et on introduit de 1'éthylène gazeux. On poursuit la réaction jusqu'à absorption de 0,98 30 mole d'éthylène par mole de diphényle, et on analyse le pro'duit de réaction. Les résultats de cette analyse sont rassemblés dans le Tableau 2 ci-après- De l'examen des données réunies dans le Tableau 2, il ressort que le rapport de la somme (isomère 3- et isomère 4-) à l'isomère 35 2- est égal à 5,15 ; le rapport du 9-méthylfluorène aux éthyldiphényles est égal à 0,24- En comparaison de ces résultats, le procédé selon l'invention donne des valeurs correspondantes respectivement égales à 98 % en poids et plus, et 0,1 $ en poids. 69 44154 10 2026801 Tableau 2 . Composants Composition (moles %) Diphényle 39,6 2-éthyldiphényle 3,8 5 3-éthyldiphényle 11,4 4-éthyldiphényle 8,2 9-méthylfluorène 5,7 Diéthyldiphényles 31 ,3 Exemple 5«- On éprouve la stabilité thermique sur trois é-10 chantillons ayant des rapports différents de l'isomère 4- à l'isomère 3- et différentes teneurs en 9-méthylfluorène. On conduit 1' essai comme suit : on charge 500 g de l'échantillon dans un autoclave d'un litre et on chauffe jusqu'à 200°C. On met l'intérieur de l'autoclave en communication avec l'atmosphère, on règle le ma-15 nomètre à zéro, et on chauffe l'échantillon à une température donnée en agitant. L'élévation de pression en fonction du temps à 400°C est représentée fig. 8. On répète le même mode opératoire pour un échantillon identique à 350°C et à 320°C, mais l'élévation de pression est extrême- 2 20 ment petite à ces température, par exemple inférieure à 1 kg/cm à 350°C après 390 heures pour l'échantillon n° 3- Les compositions des trois échantillons déterminées par chro-matographie en phase gazeuse sont indiquées dans le Tableau 3, et une comparaison de quelques propriétés avant et après chauffage 25 est donnée dans le Tableau 4 ci-après pour l'échantillon n° 3• Tableau 3 Echan- Composition (en moles %) tillon n° Diphényle 3-éthyl- 4-éthyl- 9-méthyl- 30 diphényle diphényle fluorène 1 1,1 45,6 36,4 16,9 2 1,2 35,5 53,7 9,6 3 0,8 44,3 51,2 3,7 Les résultats d'essais indiquent une détérioration-de la sta-35 bilité thermique au fur et à mesure que la teneur en 9-méthylfluorène augmente, mais cette stabilité est suffisamment grande mène quand la teneur en 9-méthylfluorène atteint 17 % en poids. D'autre part, les échantillons contenant moins de 10 % de 9-méT.hylï,luo.rène 69 44154 n 2026801 en poids sont sans aucun doute d'excellents milieux de transfert de chaleur. Tableau 4 (Echantillon n° 3) 5 Conditions d'essai Résultats Avant chauffage Temp. 400°C temps 52 h Temp. 350°C temps 390 h Temp. 320°C temps 480 h Aspect Jaune clair Jaune clair Jaune clair Jaune clair Poids spécifique (20°C) 1,005 1,004 1,006 1,006 Point de congélation (°cj - 12 - 17 18 - 17 Viscosité (en cp à 20°C) 5,6 5,7 5,7 5,6 Carbone résiduel (en poids %) trace 0,11 0,09 0,02 Essai de distillation. 1ère goutte (°C) 289 257 278 279 5 i> (°C) 291 289 289 289 90 $> (°C) 294 294 295 292 Point de siccité (distillât total) (en °C) 305 (97,5 ?6) OQQ (95,0 %) 300 (96,0 *) 296 (97,8 fi) Exemple 6.- On détermine le point de congélation sur des é-chantillons possédant divers rapports de l'isomère 4- à l'isomère 3- ; les résultats sont représentés par la fig. 9- La teneur en 30 9-méthylfluorène pour chaque échantillon est indiquée aussi dans la fig. 9. Le mode opératoire mis en oeuvre est le suivant : on place l'échantillon dans un appareil pour la mesure du point de solidification du benzène conforme aux spécifications de la Norme JIS 4-2421, on le refroidit à l'allure de 1°C/minute, et on prend 35 comme point de solidification la température à laquelle la tige servant d'agitateur (qui mesure 1,4 mm de diamètre et pèse 3 g) tombe de 30 mm dans 1'échantillon en 20 secondes. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes 40 d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes* *- : 69 44154 12 2026801 Revendications 1. Procédé pour la production d1éthyldiphényles par alcoyla-tiorjde diphényle, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire réagir des éthylbenzènes avec du diphényle selon un rapport 5 molaire correspondant à au moins 1,5 mole d'éthylbenzènes (calculés en radicaux éthyle) par mole de diphényle à une température comprise entre 70 et 130°C tout en maintenant le taux de conversion du diphényle au-dessous de 75 °!» en poids, en présence d'un catalyseur de Friedel-Crafts. 10 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme éthylbenzènes, des diéthylbenzènes contenant de faible proportions de mono-, tri- et tétraéthylbenzènes- 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on maintient le taux de conversion de diphényle à environ 60 15 i<> en poids- 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on opère en présence d'au plus 0,5 mole de diéthyldiphényles par mole de diphényle dans le mélange réactionnel. 20 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce que l'on utilise de 0,01 à 0,1 mole de catalyseur de Friedel-Crafts par mole de diphényle. 6. Composition à base d'éthyldiphényles particulièrement adéquate comme milieu de transfert de chaleur, caractérisée en ce qu1 25 elle comprend essentiellement au minimum 80 % en poids de 3- et 4-éthyldiphényles, le rapport du 4-éthyldiphényle au 3-éthyldiphényle n'étant pas supérieur à 2,5, et le reste étant du 9-méthylfluorène et des traces de 2-éthyldiphényle. 7. Composition à base diéthyldiphényles selon la revendicati- 30 on 6, caractérisée en ce que le rapport du 4-éthyldiphényle au 3- éthyldiphényle n'est pas supérieur à 2. 8. Composition à base d'éthyldiphényles-selon la revendication 6, caractérisé en ce que la teneur en 9-méthylfluorène n'est pas supérieure à 10 fo en poids-