La présente invention concerne d'une manière générale les dispositifs amortisseurs de torsion qui comportent, au moins, deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rap- port à l'autre dans les limites d'un secteur de débattement angulaire déterminé, et des moyens élastiques, dits ci-après moyens élastiques à action circonférentielle, interposés cir- conférentiellement entre lesdites parties. Ainsi qu'on le sait, un tel dispositif amortisseur de torsion entre usuellement dans la constitution d'une friction d'embrayage, notamment pour véhicule automobile, l'une de ses parties coaxiales portant alors un disque de friction destiné à être solidarisé en rotation avec un premier arbre, en prati- que un arbre menant, l'arbre de sortie du moteur dans le cas d'un véhicule automobile, tandis que l'autre de ces parties coaxiales est portée par un moyeu destiné à être solidarisé en rotation avec un deuxième arbre, en pratique un arbre mené,l' arbre d'entrée d'une boite de vitesses dans le cas d'un tel véhicule automobile. Un tel dispositif permet en effet d'assurer une transmis- sion régulée du couple de rotation appliqué à l'une de sespar- ties coaxiales lorsque l'autre est elle-même l'objet d'un cou- ple de rotation, c'est-à-dire de filtrer les vibrations sus- ceptibles de prendre naissance tout au long de la chatne ciné- matique sur laquelle il est inséré, qui va du moteur aux arbres de roue commandés dans le cas d'un véhicule automobile. Pour certaines applications particulières au moins, une double exigence est à respecter dans la réalisation de ces dis- positifs amortisseurs de torsion, qui est, d'une part, d'assu- rer, tout au long d'un débattement angulaire plus ou moins im- portant la transmission d'un couple moyen, ce qui implique nor- malement la mise en oeuvre de moyens élastiques de moyenne rai- deur, et, d'autre part, de permettre malgré cela la transmis- sion, au terme du débattement angulaire final, ou débattement terminal, d'un couple final important, ce qui implique norma- lement la mise en oeuvre de moyens élastiques de forte raideur. Or, les moyens élastiques à action circonférentielle usu- ellement mis en oeuvre sont formés d'une pluralité d'organes élastiques, en pratique des ressorts, qui sont chacun globale- ment allongés tangentiellement par rapport à une circonférence de l'ensemble, et qui sont chacun individuellement disposés dans des logements formés pour partie de fenêtres ménagées dans une pièce de l'une des parties coaxiales du dispositif amortisseur de torsion concerné, et pour partie de fenêtres ménagées dans une pièce de l'autre desdites parties coaxiales. Pour une première de ces parties coaxiales, et il s'agit par exemple de celle portée par le moyeu, la pièce en question comporte au moins un voile que présente à cet effet transver- salement une telle partie coaxiale, et,. pour l'autre de celles- ci, et il s'agit par exemple de celle porteuse d'un disque de friction, cette pièce comporte au moins une rondelle annulaire que présente à cet effet transversalement une telle partie co- axiale, parallèlement au voile de l'autre. En pratique, à contraintes mécaniques égales pour lesres- sorts, ceux-ci doivent être d'autant plus longs que, d'une part, pour un couple final voulu, le débattement angulaireter- minal souhaité est plus important, et que, d'autre part, pour un débattement angulaire terminal voulu, le couple final sou- haité est lui-même plus important. Or, plus le débattement angulaire terminal et/ou le cou- ple final sont importants, plus le rapport entre, d'une part, le développement circonférentiel des fenêtres du voile et des rondelles de guidage nécessaires au logement des ressorts mis en oeuvre, et, d'autre part, le développement circonférentiel de matière subsistant entre ces fenêtres est élevé. Il en résulte que la résistance mécanique du voile et des rondelles de guidage, qui se trouvent amoindris par les fenê- tres qui les affectent, est alors réduite, et, qu'en conséquen- ce, une limite1ipérative existe pour le couple maximal qu'un tel voile et de telles rondelles de guidage sont susceptibles de transmettre, et/ou pour le débattement terminal susceptible d'être développé. Ainsi, l'exigence suivant laquelle un couple moyen doit pouvoir être transmis tout au long d'un débattement angulaire plus ou moins important, dont dépend évidemment le débattement angulaire terminal, et celle suivant laquelle, pour le débat- tement angulaire terminal, un couple final maximal doit être possible, sont difficiles à concilier. En pratique, par exemple pour un véhicule de tourisme, soit le débattement terminal est relativement important, de l'ordre par exemple de 150, et le couple final est alors re- lativement réduit, de l'ordre par exemple de 15 m.kg, soit le couple final est important, de l'ordre par exemple de 25 m.kg, et, alors, le débattement terminal est relativement réduit, de l'ordre par exemple de 80, toutes les solutions intermé- diaires étant cependant possibles entre ces deux cas extrêmes. Pour tenter de surmonter la difficulté résultant de la double exigence rappelée ci-dessus, diverses solutions ont été proposées. Tout d'abord, il a été proposé des dispositifs amortis- seurs de torsion doubles, c'est-à-dire des dispositifs amor- tisseurs de torsion comportant en série, axialement l'un à côté de l'autre, un premier dispositif amortisseur de torsion, qui intervient aux faibles couples et un deuxième dispositif amortisseur de torsion, qui intervient ensuite aux couples plus élevés, après saturation du premier. Mais de tels dispositifs amortisseurs de torsion doubles ont un inconvénient: ils présentent inévitablement un encom- brement axial non négligeable, rédhibitoire pour certaines applications au moins. Il a également été proposé des dispositifs amortisseurs de torsion dans lesquels, pour faciliter l'implantation des organes élastiques à action circonférentielle à mettre enoeu- vre, ceux-ci sont établis suivant plusieurs circonférences, de rayons différents, de l'ensemble, certains de ces organes élastiques étant *ainsi décalés radialement par rapport aux au- tres. Mais, une telle répartition radiale des divers organes élastiques à action circonférentielle à mettre en oeuvre ne manque pas de soulever également des problèmes d'implantation, notamment à l'égard des entretoises axiales reliant par ail- leurs usuellement l'une à l'autre les rondelles annulaires mi- ses en oeuvre pour la constitution d'une des parties coaxiales concernées. La présente invention a d'une manière générale pour objet un dispositif amortisseur de torsion dans lequel est adoptée une disposition permettant notamment de concilier, si désiré, l'exigence d'un couple moyen tout au long d'un débattement an- gulaire plus ou moins important et celle d'un couple final ma- ximal, même dans le cas de ressorts disposés sur une même cir- conférence de l'ensemble. D'une manière plus précise, la présente invention a pour objet un dispositif amortisseur de torsion du genre comportant au moins deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l'autre dans les limites d'un secteur de débattement angulaire déterminé et à l'encontre de moyens élastiques in- terposés circonférentiellement entre elles, dits ci-après moyens élastiques à action circonférentielle, lesdits moyens élastiques à action circonférentielle comportant une pluralité d'organes élastiques dont certains au moins sont associés en série pour la configuration de repos de l'ensemble, ce dispo- sitif amortisseur de torsion étant caractérisé en ce que des moyens de modulation sont prévus, qui, au-delà d'une valeur déterminée du débattement angulaire entre lesdites parties, assurent une association en parallèle de certains au moins des- dits organes élastiques. En pratique, les deux parties coaxiales du dispositifamor- tisseur de torsion concerné comportant chacune transversale- ment, parallèlement l'une à l'autre, au moins un voile annu- laire, en coopération avec au moins une rondelle annulaire, dite rondelle de guidage, qui, disposée transversalement pa- rallèlement aux voiles desdites parties, est mobile angulaire- ment par rapport à ceux-ci, et les organes élastiques apparte- nant aux moyens élastiques à action circonférentielle étant chacun individuellement disposés dans des logements formés pour partie de fenêtres ménagées dans le voile de l'une et de l'autre desdites parties coaxiales, et pour partie de fenêtres ménagées dans la rondelle de guidage, et étant associés par groupes d'au moins deux organes élastiques tous engagés, sans jeu circonférentiel, pour la configuration de repos de l'en- semble, dans les fenêtres correspondantes dela rondelle de gui- dage, pour chaque groupe d'organes élastiques, et pour ladite configuration de repos de l'ensemble, chacun des organes élas- tiques que comporte un tel groupe est suivant l'invention en- gagé avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondan- te du voile le l'une au moins desdites parties. Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention, chaque groupe d'organes élastiques comportant au moins deux organes élastiques, l'un de ceux-ci est engagé sans jeu cir- conférentiel dans la fenêtre correspondante du voile d'une première des parties coaxiales, et avec un jeu circonféren- tiel dans la fenêtre correspondante du voile de la deuxième desdites parties coaxiales, et, conjointement, l'autre des- dits organes élastiques d'un tel groupe est engagé avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de ladite première partie coaxiale et sans jeu circonféren- tiel dans la fenêtre correspondante du voile de ladite deux- ième partie coaxiale. Quoi qu'il en soit suivant l'invention, les organes élas- tiques à action circonférentielle mis en oeuvre sont utilisés de deux manières différentes selon la valeur du débattement entre les deux parties coaxiales constitutives du dispositif amortisseur de torsion concerné: pour les premières valeurs de ce débattement, les deux organes élastiques de chaque grou- pe d'organes élastiques à action circonférentielle mis enoeu- vre se trouvent en série l'un avec l'autre, tandis que pour les valeurs finales dudit débattement ils se trouvent en pa- rallèle l'un par rapport à l'autre. Or, ainsi qu'on le sait, lorsque deux organes élastiques sont en série, ce sont leurs flèches, et donc les débattements angulaires correspondants, qui s'additionnent, tandis quelors- qu'ils sont en parallèle, ce sont leurs raideurs. par suite, dans le dispositif amortisseur de torsion sui- vant l'invention, pour chaque groupe d'organes élastiques à action circonférentielle mis en oeuvre, la raideur globale de ce groupe est relativement faible pour les premières valeurs du débattement angulaire, et, alors que les mêmes organes élastiques sont en jeu, elle est relativement élevée pour les valeurs finales de ce débattement angulaire. Il en résulte qu'il est possible, si désiré, d'obtenir un débattement angulaire à couple moyen relativement important tout en assurant, pour le débattement angulaire terminal, un couple final également relativement important, avec, si dési- ré, des ressorts situés sur une même circonférence de l'en- semble. En outre, il est également possible, si désiré, grâce à la disposition suivant l'invention, d'avoir, pour un débat- tement angulaire déterminé, une raideur plus importante dès l'origine, et donc de mieux assurer la filtration des bruits et vibrations à couple moyen. Certes, il est connu, notamment par le brevet français déposé sous le No 78 16117 et publié sous le No 2.393.199, de disposer, dans un dispositif amortisseur de torsion, les organes élastiques à action circonférentielle mis en oeuvre en plusieurs groupes, lesdits groupes travaillant en parallè- le les uns par rapport aux autres, tandis que, au sein de chaque groupe, les organes élastiques constituant un telgrou- pe travaillent en série. Mais, une telle disposition, qui n'est pas celle objet de la présente demande, puisqu'elle ne dépend pas du débattement angulaire entre les parties coaxiales du dispositif amortis- seur de torsion concerné, présente des inconvénients. Tout d'abord, elle ne peut se satisfaire de la mise en oeuvre d'organes élastiques tous identiques. En outre, elle conduit, comme c'est le cas d'ailleurs dans les dispositifs amortisseurs de torsion usuels, à une saturation plus ou moins rapide des organes élastiques de faible raideur mis en oeuvre, qui n'interviennent dès lors plus, et ne sont donc pas utilisés au mieux tout au long du débattement angulaire entre les deux parties coaxiales cons- titutives du dispositif amortisseur concerné. Enfin, le couple final obtenu au terme du débattement an- gulaire global entre ces deux parties demeure faible. Grace à la disposition suivant l'invention, les organes élastiques à action circonférentielle mis en oeuvre peuvent au contraire, si désiré, être tous identiques, et, notamment, présenter tous une même raideur, et, si désiré, ils peuvent tous intervenir tout au long du débattement angulaire entre les deux parties coaxiales correspondantes. En outre, comme souligné ci-dessus, le couple final obte- nu pour le débattement terminal entre lesdites parties coa- xiales peut, si désiré, être important, même dans le cas o le débattement angulaire à couple moyen est lui-même impor- tant. Par exemple, suivant l'invention, pour un véhicule de tourisme de haut de gamme, il est possible d'obltenir un couple final de l'ordre de 35 à 36 m.kg pour un débattement angulairetermi- nal de l'ordre de 15 ,la partie de ce débattemenhqui se fait aux couples faibles ou moyens s'étendant sur par exemple 10 à 12 . Il a également été proposé, dans certains dispositifs amortisseurs de torsion déjà connus, de doter transversalement d'un. voile annulaire chacune des parties coaxiales que comJ.Lr- te un tel dispositif amortisseur de torsion, parallèlement 1' une à l'autre, le voile d'une desdites parties coaxiales étant porté par un. moyeu tandis que le voile de l'autre de celles- ci estporteurd'un disque de friction lorsqu'il s'agit d'une friction d'embrayage à moyeu amortisseur, et d'associer auxdi- tes parties coaxiales au moins une rondelle annulaire, dite rondelle de guidage, qui, disposée transversalement, parallè- lement aux voiles desdites parties coaxiales, est mobile angu- lairement par rapport à ceux-ci, les organes élastiques à ac- tion circonférentielle interposés entre lesdites parties co- axiales étant chacun individuellement disposés dans des loge- ments formés pour partie de fenêtres ménagées dans le voile de l'une et l'autre desdites parties coaxiales et pour partie de fenêtres ménagées dans une telle rondelle de guidage. C'est le cas notamment dans l'addition. No 88.012 ratta- chée au brevet français No 1.411.155; c'est le cas également dans la demande de brevet français déposée sous le No 75.23273 et publiée sous le No 2.279.973. Dans l'addition No 88.012 au brevet français No 1.411.155 par exemple, les organes élastiques à action. circonférentielle mis en. oeuvre sont associés par groupes d'au moins deux orga- nes élastiques qui, pour la configuration de repos de l'ensem- ble, sont tous engagés sans jeu circonférentiel dans les fenê- tres correspondantes des deux rondelles de guidage que comporte le dispositif amortisseur de torsion. concerné, et l'un des deu-c organes élastiques de chacun de ces groupes se trouve simulta- nément, pour cette configuration de repos, engagé sans jeu dans les fenêtres correspondantes du voile de l'une et de l'autre des parties coaxiales constitutives de ce dispositif amortis- seur de torsion, l'autre desdits organes élastiques d'un. tel groupe étant engagé sans jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de l'une desdites parties coaxiales et avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de l'autre de ces parties coaxiales. Mais ces dispositions qui sont en fait prévues pour dé- velopper des effets d"'hystérésis" variables avec le débatte- ment angulaire, c'est-à-dire une modulation, suivant celui-ci, de la différenciation intervenant, pour une même valeur du dé- battement angulaire, entre la valeur du couple pour une évolu- tion croissante de celui-ci et sa valeur pour une évolution décroissante, ne conduisent pas à une association, d'abord en série, puis en parallèle, d'une quelconque partie des organes élastiques mis en oeuvre. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue partielle en élévation, suivant la flèche I de la figure 2, d'un dispositif amortisseur de torsion suivant l'invention; la figure 2 en. est une vue en coupe axiale, suivant la ligne brisée II-II de la figure 1; les figures 3 et 4 en sont des vues partielles en coupe transversale, suivant respectivement les lignes III-III et IV-IV de la figure 2; la figure 5 en est une vue partielle en coupe circonfé- rentielle, supposée développée à plat, suivant la ligne brisée V-V de la figure 1; les figures 6 et 7 sont des vues analogues à celle de la figure 5 et se rapportent à deux phases successives du fonction- nement du dispositif amortisseur de torsion suivant l'invention; la figure 8 est un bloc diagramme illustrant ce fonction- nement; la figure 9 est une vue analogue à celle de la figure 5, pour une variante de réalisation; les figures 10, 11, 12, sont des vues analogues à celle de la figure 9 et se rapportent à diverses phases successives de fonctionnement de cette variante; la figure 13 est un bloc diagramme illustrant ce fonction- nement les figures 14 et 15 sont des vues respectivement analo- gues à celles des figures 1 et 2, et concernent une autre va- riante de réalisation; la figure 16 est une vue partielle circonférentielle,sup- posée déployée à plat, de cette variante, suivant la ligne brisée XVI-XVI de la figure 14; les figures 17 et 18 sont des vues analogues à celle de la figure 16 et se rapportent à deux phases successives de fonctionnement de cette variante; la figure 19 est un bloc diagramme illustrant ce fonc- tionnement. 1O Ces figures illustrent l'application de l'invention à la constitution d'une friction d'embrayage propre par exemple à l'équipement d'un véhicule automobile. Globalement, le dispositif amortisseur de torsion quefor- me une telle friction d'embrayage comporte deux parties co- axiales A, B, qui sont montées rotatives l'une par rapport à l'autre dans les limites d'un débattement angulaire déterminé, et des moyens élastiques, dits moyens élastiques à action cir- conférentielle, détaillés ci-après, qui sont interposés circon- férentiellement entre lesdites parties A, B. Dans l'exemple de réalisation illustré par les figures 1 à 8, la partie A comporte transversalement un voile annulaire , porteur, à sa périphérie externe, d'un disque de friction 11 destiné à être solidarisé en rotation avec un premier arbre, en pratique un arbre menant, l'arbre de sortie du moteur dans le cas d'un véhicule automobile (non représenté). La partie B comporte transversalement, parallèlement au voile 10 de la partie A, deux voiles annulaires 12, qui sont disposés chacun respectivement de part et d'autre du voile an- nulaire 10, à distance de celui-ci, et qui sont portés radiale- ment en saillie par un moyeu 13 destiné à être solidarisé en rotation avec un deuxième arbre, en pratique un arbre mené, l' arbre d'entrée de la boîte de vitesses dans le cas d'un véhicu- le automobile (non représenté). Dans l'exemple de réalisation représenté, les voiles 12 sont rapportés par sertissage, suivant une technique connue, sur le moyeu 13, mais tout autre moyen de fixation peut être mis en oeuvre pour solidariser en rotation des voiles 12 à ce moyeu 13, par exemple un rivetage. Le dispositif amortisseur de torsion suivant l'invention comporte en outre au moins une rondelle annulaire 15, dite rondelle de guidage, qui, disposée transversalement, parallè- lement aux voiles 10 et 12 des parties A, B, est mobile angu- lairement par rapport à ceux-ci. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 8, deux rondelles de guidage 15 sont prévues, qui s'éten- dent chacune respectivement de part et d'autre des voiles 12, à distance de ceux-ci. Ces rondelles de guidage 15, qui sont libres en rotation par rapport au moyeu 13, sont reliées axialement l'une à l'au- tre par des entretoises 16. Ces entretoises 16, qui sont au nombre de six dans l'exem- ple de réalisation représenté, traversent, avec jeu, suivant des modalités décrites plus en détail ci-après, les voiles 10 et 12 des parties A,B. Les moyens élastiques à action circonférentielle interpo- sés entre ces parties comportent une pluralité d'organes élas- tiques; il s'agit, en pratique, de ressorts, dont chacun est sensiblement allongé tangentiellement par rapport à une cir- *conférence de l'ensemble. Dans l'exemple de réalisation illustré sur les figures 1 à 8, ces ressorts sont au total au nombre de six, tous situés sur une même circonférence,et ils sont associés par groupes de deux ressorts 18,18'. Il y a donc, dans l'exemple de réalisation représenté, trois de tels groupes, dont un est visible isolément à la fi- gure 5. pour simplification des figures 5 à 7, seul ce même groupe de ressorts 18,18' a été représenté sur celles-ci. Globalement, dans leur ensemble, les divers ressorts 18, 18' mis en oeuvre sont répartis circulairement régulièrement, les ressorts 18 alternant circulairement avec les ressorts 18', ainsi qu'il est visible à la figure 1. Ces ressorts 18,18' sont, chacun individuellement, dispo- sés dans des logements formés pour partie de fenêtres 20,20' ménagées dans le voile 10 de la partie A, pour partie de fenê- tres 21,21' ménagées dans les voiles 12 de la partie B, et pour partie de fenêtres 22,22' ménagées dans les rondelles de guida- ge 15. il Pour la configuration de repos de l'ensemble, tel que représenté sur les figures 1 à 5, les ressorts 18,18' de cha- que groupe sont tous engagés sans jeu circonférentiel dans les fenêtres correspondantes 22,22' des rondelles de guidage 15; autrement dit, pour cette configuration de repos, les ressorts 18,18' portent à chacune de leurs extrémités sur la tranche correspondante des fenêtres 22,22' des rondelles de guidage 15. Ainsi, pour la configuration de repos de l'ensemble,-es ressorts 18,18' sont en série, tel qu'explicité en détail ul- térieurement. Suivant l'invention, des moyens de modulation sont prévus, qui, au-delà d'une valeur déterminée du débattement angulaire entre les parties A,B, assurent une association en parallèle de certains au moins des ressorts 18,18', et en pratique, de l'ensemble de ceux-ci, tel qu'explicité ci-après. Dans les exemples de réalisation représentés, ces moyens de modulation résultent de ce que, suivant l'invention, pour la configuration de repos de l'ensemble, et pour chaque groupe de ressorts, chacun des ressorts 18, 18' que comporte un tel groupe est engagé avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de l'une au moins des parties A,B. En pratique, dans l'exemple de réalisation représentésur les figures 1 à 8, les fenêtres 21 des-voiles 12 de la partie B dans lesquelles est engagé chaque ressort 18 ont un dévelop- pement circonférentiel égal à celui des fenêtres 22 des ron- delles de guidage 15, en sorte que, pour la configuration de repos de l'ensemble, un tel ressort 18 est engagé sans jeu circonférentiel dans ces fenêtres 21, ou, autrement dit, que, par chacune de ses extrémités, il porte sur la tranche corres- pondante de ces fenêtres; par contre, la fenêtre 20 du voile de la partie A dans laquelle est engagé chaque ressort 18 a un.développement circonférentiel supérieur au précédent en sorte que, pour la configuration de repos de l'ensemble, un tel ressort 18 est engagé avec un jeu circonférentiel dans une telle fenêtre. Dans l'exemple de réalisation représenté, un tel jeu cir- conférentiel se répartit également, pour la configuration de repos de l'ensemble, de part et d'autre de chaque ressort 18, et, mesuré angulairement, il a par exemraple la valeur J1, figu- res 3 et 5. Ainsi, pour la configuration de repos de l'ensemble,cha- que ressort 18 est, à chacune de ses extrémités, à distance de la tranche correspondante de la fenêtre 20 du voile 10 de la partie A. Conjointement, la fenêtre 20' du voile 10 de la partie A dans laquelle est engagé chaque ressort 18' a un développement circonférentiel égal à celui des fenêtres 22' des rondelles de guidage 15, en sorte que, comme pour celles- ci, pour la configuration de repos de l'ensemble, un tel ressort 18' est, à chacune de ses extrémités, au contact de la tranche corres- pondante d'une telle fenêtre 20'. Par contre, le développement circonférentiel des fenêtres 21' des voiles 12 de la partie B dans lesquelles est engagé chaque ressort 18' est supérieur à celui des rondelles de gui- dage 15, en sorte que, pour la configuration de repos de l'en- semble, un tel ressort 18' est engagé avec un jeu circonféren- tiel dans de telles fenêtres 21'. Dans l'exemple de réalisation représenté, ce jeu circon- férentiel se répartit également de part et d'autre d'un ressort 18', et, mesuré angulairement, il a une valeur J2, figures 3 et 5. En pratique, dans l'exemple de réalisation représenté,les fenêtres 22,22' des rondelles de guidage 15 ont même déve- loppement circonférentiel, et les jeux circonférentiels J1,J2 précisés ci-dessus ont même valeur. Autrement dit, dans cette forme de réalisation, le déve- loppement circonférentiel des fenêtres 20 du voile 10 est égal à celui des fenêtres 21' des voiles 12, et, conjointement, le développement circonférentiel des fenêtres 20' du voile 10,qui est celui des fenêtres 22,22' des rondelles de guidage 15, est égal à celui des fenêtres 21 des voiles 12. Chaque voile 10, d'une part, et les deux voiles 12, d'au- tre part, présentent donc des fenêtres de plus grand développe- ment circonférentiel qui alternent circonférentiellement avec des fenêtres de plus petit développement circonférentiel, et, ainsi qu'il ressort notamment des figures 3 et 4, du voile 10 à un voile 12, les fenêtres de plus grand développement cir- conférentiel sont axialement en regard de celles de plus pe- tit développement circonférentiel, et réciproquement. En pratique, dans l'exemple de réalisation représenté,le long de leur bord circonférentiel radialement le plus interne, les fenêtres 20,21 et 20',21' des voiles 10 et 12 se prolon- gent chacune radialement, en direction de l'axe de l'ensemble, par une échancrure 23, pour le voile 10, et 24 pour les voiles 12, pour le passage des entretoises 16. Qu'il s'agisse du prolongement des fenêtres 21 ou qu'il s'agisse de celui des fenêtres 21', les échancrures 24 des voiles 12 ont toutes un nême développement circonférentiel et celui-ci est fait suffisant pour que, pour la configuration de repos de l'ensemble, il subsiste, de part et d'autre de chaque entretoise 16, un jeu circonférentiel J3 qui, mesuré angulai- rement, a une valeur au moins égale à celle des jeux Jl,J2pré- cisés ci-dessus, figures 3 et 5. Conjointement, qu'il s'agisse du prolongement radial des fenêtres 20 ou qu'il s'agisse de celui des fenêtres 20', les échancrures 23 du voile 10 ont toutes un même développement circonférentiel, et celui-ci est fait suffisant pour que, pour la configuration de repos de l'ensemble, il subsiste, de part et d'autre de chaque entretoise 16, un jeu circonférentiel J4 dont la valeur, mesurée angulairement, est supérieure à celle du jeu J3 précisé ci-dessus, figures 3 et 5. Le dispositif amortisseur de torsion ainsi constitué com- porte en outre, de manière usuelle, mais non détaillé sur les figures, des moyens de frottement, propres à introduire une "hystérésis" dans le fonctionnement de ce dispositif, c'est-à- dire une différenciation, pour une même valeur du débattement angulaire entre les deux parties A,B constitutives de celui-ci, entre, d'une part, la valeur du couple transmis entre ces par- ties pour une évolution croissante de celui-ci, et la valeur de ce couple pour une évolution décroissante de celui-ci. De manière usuelle, de tels moyens de frottement peuvent par exemple comporter des rondelles de frottement interposées axialement entre telle ou telle des pièces constitutives des- dites parties A,B, telles que les rondelles entretoises repré- sentées à titre d'exemple, sous la référence 30, entre, d'une part le voile 10, et d'autre part les voiles 12, à la figure 2. Mais il va de soi que la présente invention ne se limite pas à la présence de telles rondelles entretoises 30 faisant office de rondelles de frottement, tous les moyens de frotte- ment connus à ce jour dans les dispositifs amortisseurs de torsion de ce type pouvant au contraire être adoptés. De tels moyens de frottement ne faisant pas partie de la présente invention, ils ne seront pas décrits ici, et, dans ce qui suit, il en sera fait abstraction. On supposera tout d'abord que les ressorts 18,18' ont mê- me raideur. Soit K la valeur de celle-ci. On supposera ensuite que, en service, pour un fonctionne- ment en tirage du dispositif amortisseur de torsion suivant 1' invention, la partie A de ce dispositif tendant alors à entrai- ner la partie B de celui-ci, le sens de rotation de l'ensemble est celui repéré par la flèche Fl à la figure 1. Sur les figures 6 et 7, il a été supposé, enfin, que,pour un tel fonctionnement en tirage, les voiles 12 de la partie B, qui sont liés au moyeu 13, sont fixes, le voile 10 de la partie A se déplaçant au contraire suivant la flèche F2 des figures à 7, qui correspond au sens de rotation Fl de l'ensemble re- péré à la figure 1. Dans un premier temps, qui correspond à une première pla- ge du débattement angulaire possible entre les parties A,B du dispositif, le voile 10 de la partie A agit sur les seuls res- sorts 18', et, tel que sc'-.l.natisé par la double flèche entraits interrompus F3 à la figure 5, ceux-ci, tout en se comprimant, répercutent sur les rondelles de guidage 15 la sollicitation dont ils sont ainsi l'objet de la part du voile 10. Les rondelles de guidage 15 se déplacent donc par rapport au voile 10, suivant les flèches F4 de la figure 5. Du fait de leur déplacement, les rondelles de guidage 15 provoquent corollairement une compression des ressorts 18,ceux- ci étant en appui sur les voiles 12. En pratique, les ressorts 18,18' ayant même raideur, leurs compressions respectives ont simultanément des valeurs identi- ques. par réaction, et tout en se comprimant, les ressorts 18 répercutent sur les voiles 12, suivant les flèches en traits interrompus F5 de la figure 5, la sollicitation dont ils sont l'objet de la part des rondelles de guidage 15. Il en résulte que, en réponse au déplacement du voile 10 suivant la flèche F2, les voiles 12 ont tendance à se dépla- cer, conjointement, dans le même sens que ce voile 10, suivant les flèches F6 de la figure 5. Ainsi, pendant cette première phase de fonctionnement, dans la transmission faite par leur intermédiaire d'un. couple de rotation entre le voile 10 et les voiles 12 les ressorts 18 et 18' sont en série, le couple transmis par les ressorts 18' traversant intégralement les ressorts 18. Pour un tel fonctionnement en série, la raideur globale de chaque groupe de ressorts 18,18' est égale à K/2. Sur le diagramme de la figure 8, sur lequel on a porté en abscisses le débattement angulaire D entre les parties A,B du dispositif et en ordonnées le couple C transmis entre ces par- ties, la courbe représentative de cette première phase de fonc- tionnement du dispositif est donc une droite I qui, issue de l'origine 0, a une pente proportionnelle à K/2. Cette première phase de fonctionnement se poursuit jusqu' à ce que, pour une valeur Dl du débattement D, le jeu Jl, pour le sens de déplacement concerné du voile 10, soit sbsorbé, et que, par conséquent, ce voile 10 vienne agir également sur les ressorts 18, figure 6. Conjointement, compte tenu de ce que, dans l'exemple de réalisation représenté, le jeu J2 est égal au jeu Jl, les res- sorts 18', sous la sollicitation du voile 10, viennent alors agir directement sur les voiles 12, suivant la double flèche en traits interrompus F'3 de la figure 6. parallèlement, et de manière semblable,sousla sollicitation du voile 10, les ressorts 18 agissent directement sur les voi- les 12, suivant la double flèche en traits interrompus F'5 de la figure 6. Ainsi, dans la transmission d'un couple par leur intermé- diaire du voile 10 aux voiles 12, les ressorts 18,18' sont dé- couplés et interviennent en parallèle, chacun de ces ressorts répercutant directement sur les voiles 12 la sollicitation dont il est directement l'objet de la part du voile 10. Pour un tel montage en parallèle, la raideur globale de chaque groupe de ressorts 18,18' est de K. Par suite, pour cette deuxième phase de fonctionnement, la courb>e représentative du fonctionnement est, après un saut vertical, à débattement constant, dû au changement de raideur, une droite II dont la pente est proportionnelle à 2K et est donc quatre fois supérieure à celle de la droite I précédente, figure 8. Cette deuxième phase de fonctionnement se poursuit jus'4 qu'à la valeur terminale D2 du débattement angulaire possible entre les parties A,B du dispositif, pour laquelle il y a un entraînement direct de la partie B par la partie A, soit que, tel que c'est le cas dans l'exemple de réalisation représenté, et tel que schématisé par un.e double flèche en traits inter- rompus F7 à la figure 7, les entretoises 16, sous la sollici- tation. directe du voile 10, assurent un entraînement direct des voiles 12, soit que, de manière connue en soi, les res- sorts 18,18' soient venus à spires jointives. Avec la disposition suivant l'invention., il est possible d'avoir un. débattement angulaire important aux couples faible-. ou moyens, c'est-à-dire pour la phase de fonctionnement cor- respondant à une intervention en série des ressorts 18,18', tout en ayant, pour le débattement terminal, une valeur finale de couple importante. par exemple, pour une valeur finale de couple C2 de l'or- dre de 35 à 36m.kg, le débattement terminal D2 peut être de l'ordre de 150, et le débattement aux couples faibles ou moyens Dl de l'ordre de 10 à 120. Dans la variante de réalisation illustrée par les figu- res 9 à 13, les dispositions sont identiques à celles décrites ci-dessus, à la différence cependant que pour chaque groupe de ressorts 18,18', le ressort 18 est, pour la configuration de repos de l'ensemble, sous précontrainte. Autrement dit, dans cette variante, dans laquelle, comme précédemment, les ressorts 18,18' sont identiques, le dévelop- pement circonférentiel des fenêtres 22 des rondelles de gui- dage 15 dans lesquelles est logé chaque ressort 18 est infé- rieur à celui des fenêtres 22' de ces mêmes rondelles de gui- dage 15 dans lesquelles est logé chaque ressort l82. Il en est de même pour les fenêtres 21 des voiles 12, celles-ci ayant, comme précédemment, un développement circon- férentiel égal à celui des fenêtres 22 des rondelles de gui- dage 15. Le fonctionnement de cette variante est identique à ce- lui décrit précédemment, à la différence, cependant, que,dans une phase préliminaire à compter de l'origine du débattement angulaire entre les parties A,B concernées, le ressort 18' est, pour chaque groupe de ressorts 18,18', le seul à se com- primer, cette phase préliminaire se poursuivant jusqu'à ce que ce ressort 18' atteigne ainsi un taux de compression égal à celui auquel est soumis dès l'origine le ressort 18 en rai- son de sa précontrainte. Sur le diagramme de la figure 13, cette phase préliminai- re est représentée par une droite 1 dont la pente est propor- tionnelle à la seule raideur des ressorts 18, soit K. A partir de la valeur D0 du débattement pour laquelle les compressions des ressorts 18, 18' sont égales, figures 10 et 13, le fonctionnement de cowtte variante est identique à celui de la forme de réalisation précédente, et est représen- té d'abord par une droite I parallèle à la droite I précéden- te, jusqu'à ce que les ressorts 18,18' viennent en parallèle, figure 11, puis, aprè s un saut vertical, comme précédem- ment, par une droite 111,parallèle à la droite II précédente, jusqu'à ce qu'il y ait un entraînement direct du voile 12 par les voiles 10, figure 12. Ainsi qu'on le notera, la valeur finale du couple C2 res- te identique à la précédente, mais le débatte:ïent angulaire terminal D'2 correspondant est légèrement inférieur au débat- tement angulaire terminal D2 précédent. Dans la variante de réalisation illustrée par les figu- res 14 à 19, la partie B ne comporte qu'un seul voile 12, et il n'existe plus que deux groupes de ressorts, un troisième ressort 18" étant adjoint aux ressorts 18,18' que comporte chacun de ces groupes. Les ressorts 18,18' sont identiques entre eux, comme pré- cédemment, et leur implantation est identique à la précédente: pour la configuration de repos de l'ensemble, ils sont engagés sans jeu circonférentiel dans des fenêtres 22,22' des rondel- les de guidage 15, le ressort 18 est engagé sans jeu circon- férentiel dans une fenêtre 21 du voile 12 de la partie B et avec, de part et d'autre, un jeu circonférentiel J1 dans une fenêtre 20 du voile 10 de la partie A, et le ressort 18' est engagé sans jeu circonférentiel dans une fenêtre 20' de ce voile 10 et avec, de part et d'autre, un jeu circonférentiel J2, dans une fenêtre 21' du voile 12 de la partie A. Mais, dans cette variante de réalisation, ce jeu circon- férentiel J2, mesuré angulairement, a une valeur supérieure à celle du jeu circonférentiel J1. Conjointement, chaque entretoise 16 traverse le voile 10 avec, de part et d'autre, un jeu circonférentiel J4 qui,mesu- ré angulairement, a une valeur au moins égale à celle du jeu circonférentiel J1, et elle traverse le voile 12 avec, de part et d'autre, un jeu circonférentiel J3 qui, mesuré angu- lairement, a une valeur au moins égale à celle du jeu circon- férentiel J2. Le ressort 18" a une raideur K", différente de celle K des ressorts 18,18'. Comme ces ressorts 18,18', pour la configuration de re- pos de l'ensemble, le ressort 18" est engagé sans jeu circon- férentiel dans des fenêtres 22" des rondelles de guidage 15. Mais, pour cette configuration de repos de l'ensemble, il est engagé avec un jeu circonférentiel dans l'un et l'autre des voiles 10,12, et, dans l'exemple de réalisation représen- té, ce jeu circonférentiel est le même pour l'un et l'autre desdits voiles. Conne précédemment, pour la configuration de repos de 1' ensemble, le jeu circonférentiel en question se répartit éga- lement, suivant des valeurs J5, de part et d'autre du ressort 18". Dans l'exemple de réalisation représenté, ce jeu circon- férentiel J5 est égal au jeu circonférentiel J1. Enfin, dans l'exemple de réalisation représenté, le res- sort 18" est, dans les fenêtres 22" des rondelles de guidage , sous précontrainte. Comme précédemment, on supposera que le voile 12 est fixe et que le voile 10 se déplace suivant la flèche F2 des figures 16 à 18. Dans un premier temps, qui correspond à une première plage du débattement angulaire possible entre les parties A, B du dispositif, les ressorts 18,18' sont les seuls à inter- venir, compte tenu du jeu circonférentiel J5 des ressorts 18", et, comme précédemment, du voile 10 au voile 12, ces ressorts 18,18' interviennent en. série, tel que schématisé par les doubles flèches en traits interrompus F3,F5 à la figure 16. Sur le diagramme de la figure 19, la droite 12 représen.- tative de cette première phase de fonctionnement a donc une pente proportionnelle à K/2 comme précédemment. Cette première phase de fonctionnement se poursuit jus- qu'à ce que, pour une valeur D1 du débattement entre les par- ties A,B correspondant à l'absorption. du jeu circonférentiel J5, le voile 10 vienne à son tour solliciter les ressorts 18", figure 17. Après que la précontrainte du ressort 18" a été surmon- tée, ce qui correspond à la droite verticale IIo du diagramme de la figure 19, une deuxième phase de fonctionnement commence pour laquelle les ressorts 18" transmettent directement au voile 12 la sollicitation dont ils sont l'objet de la part du voile 10, suivant la flèche en traits interrompus F8 de la figure 17, et que, conjointement, les ressorts 18 transmettent également directement au voile 12 la sollicitation dont ils sont l'objet de la part du voile 18, suivant la flèche en traits interrompus F9 de cette figure 17. Ainsi, pour cette deuxième phase de fonctionnement, les ressorts 18,18" fonctionnent en parallèle, cependant que les ressorts 18' sont mis hors service. En. effet, compte tenu du jeu circonférentiel qui subsis- te encore entre chaque ressort 18' et la tranche correspondan- te de la fenêtre 21' du voile 12 dans lequel il est logé, un tel ressort 18' est alors sans action sur ce voile 12. Sur le diagramme de la figure 19, la droite II2 repré- sentative de cette deuxième phase de fonctionnement a donc une pente proportionelle à (K+K"). Cette deuxième phase de fonctionnement se poursuit jus- qu'à ce que, pour une valeur D2 du débattement angulaire entre les parties A,B, qui forme la valeur terminale de ce débatte- ment, il y ait un entran.ement direct entre les parties A,B, soit que, tel que représenté à la figure 18, le voile 10 en- traîne alors le voile 12 par l'intermédiaire des colonnettes 16, tel que schématisé par une flèche en traits interrompus * F7 sur cette figure 18, soit que certains au moins des res- sorts 18,18',18" soient alors venus à spires jointives. Suivant une variante de réalisation non représentée, le jeu circonférentiel J2 associé aux ressorts 18' est fait égal au jeu circonférentiel Ji associé aux ressorts 18, comme pour la forme de réalisation illustrée par les figures 1 à 8. Dans ce cas, pour la deuxième phase de fonctionnement, les ressorts 18' interviennent également, en parallèle avec les précédents, et la pente représentative du fonctionnement s'en trouve accrue, tel que schématisé en Il"2 à la figure 19 La valeur finale C'2 du couple pour le débattement angu- laire terminal entre les deux parties A,B s'en trouve corol- lairement accrue. Suivant une autre variante non représentée, les ressorts 18,18', au lieu d'avoir des raideurs identiques, ont des rai- deurs différentes. Le fonctionnement reste globalement le même, mais les pentes de droites qui le représentent sur le diagramme corres- pondant s'en trouvent modifiées en. conséquence. De même, pour la forme de réalisation illustrée par les figures 1 à 8, il est possible, par exemple, pour chaque grou- pe de ressorts 18,18', de mettre hors circuit l'un quelconque des ressorts 18,18' lors de la deuxième phase du fonctionne- ment, en associant à ce ressort un jeu circonférentiel supé- rieur à celui de l'autre, comme décrit en référence à la forme de réalisation des figures 16 à 19 pour le ressort 18'. Dans ce cas, et tel que schématisé en traits interrompus Il' sur le diagramme de la figure 8, la pente représentative de la deuxième phase de ce fonctionnement s'en trouve réduite d'autant. Ces multiples variantes illustrent la grande diversité des formes de réalisation possibles de l'invention, suivant les applications. La présente invention ne se limite d'ailleurs pas aux formes de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution. et/ou de combinaison. de leursdivezfs éléments. Le domaine d'application de l'invention ne se limite pas non plus à celui des seules frictions d'embrayage, mais s'étend de manière plus générale à celui des dispositifs amortisseurs de torsion. Il ne se limite pas non plus au cas o un tel dispositif amortisseur de torsion ne comporte que deux parties coaxiales, mais il s'étend au contraire aussi bien par exemple au cas o trois parties coaxiales sont prévues, le débattement entre la première et la deuxième assurant par exemple l'absorption des bruits de point mort, et les dispositions suivant l'invention intervenant alors entre la deuxième et la troisième. REVENDICAT IONS 1. Dispositif amortisseur de torsion du genre comportant au moins deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l'autre, dans les limites d'un secteur de débatte- ment angulaire déterminé et à l'encontre de moyens élastiques, interposés circonférentiellement entre elles, dits ci-après moyens élastiques à action circonférentielle, lesdits moyens élastiques à action circonférentielle comportant une pluralité d'organes élastiques dont certains au moins sont associés en série pour la configuration de repos de l'ensemble, caractéri- sé en ce que des moyens de modulation sont prévus, qui, au-de- là d'une valeur déterminée du débattement angulaire entre les- dites parties, assurent une association en parallèle de cer- tains au moins desdits organes élastiques. 2. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendica- tion 1 et dans lequel les deux parties coaxiales qui le cons- tituent comportent chacune transversalement, parallèlement 1' une à l'autre, au moins un voile annulaire, en coopération avec au moins une rondelle annulaire, dite rondelle de guida- ge, qui, disposée transversalement, parallèlement aux voiles desdites parties, est mobile angulairement par rapport à ceux- ci, les organes élastiques appartenant aux moyens élastiques à action circonférentielle étant chacun individuellement dispo- sés dans des logements formés pour partie de fenêtres ménagées dans le voile de l'une et (le l'autre desdites parties coaxiales et pour partie de fenêtres ménagées dans la rondelle de guida- ge, et étant associés par groupes d'au moins deux organes élas- tiques tous engagés sans jeu circonférentiel, pour la configu- ration de repos de l'ensemble, dans les fenêtres correspondan- tes de la rondelle de guidage, caractérisé en ce que lesdits moyens de modulation résultent de ce que, pour chaque groupe d'organes élastiques, et pour ladite configuration de repos de l'ensemble, chacun des organes élastiques que comporte un tel groupe est engagé avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de l'une au moins desdites parties co- axiales. 3. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendica- tion 2, caractérisé en ce que, chaque groupe d'organes élasti- ques comportant deux organes élastiques, l'un de ceux-ci est engagé sans jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile d'une première desdites parties coaxiales et avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de la deuxième desdites parties coaxiales, et, conjointement, l'autre desdits organes élastiques est engagé avec un jeu cir- conférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de ladite première partie et sans jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de ladite deuxième partie. 4. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendica- tion 3, caractérisé en ce que le jeu circonférentiel avec le- quel l'un des organes élastiques de chaque groupe d'organes élastiques est engagé dans la fenêtre correspondante du voile d'une première desdites parties coaxiales est égal à celui avec lequel l'autre organe élastique dudit groupe est engagé dans la fenêtre correspondante du voile de la deuxième desdi- tes parties coaxiales. 5. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendica- tion.3, caractérisé en ce que le jeu circonférentiel avec le- quel l'un des organes élastiques de chaque groupe d'organes élastiques est engagé dans la fenêtre correspondante du voile d'une première desdites parties coaxiales est différent de ce- lui avec lequel l'autre organe élastique dudit groupe est en- gagé dans la fenêtre correspondante du voile de la deuxième desdites parties coaxiales. 6. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelcon- que des revendications 3 à 5, caractérisé en. ce que le voile de chacune desdites parties coaxiales présente des fenêtres de plus grand développement circonférentiel qui alternent circon.- férentiellement avec des fenêtres de plus petit développement circonférentiel, et du voile d'une desdites parties coaxiales à celui de l'autre de celles-ci, les fenêtres de plus grand développement circonférentiel sont axialement en regard de cel- les de plus petit développement circonférentiel, et réciproque- ment. 7. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelcon- que des revendications 3 à 6, caractérisé en. ce que chaque groupe d'organes élastiques comporte un troisième organe élas- tique, qui, pour la configuration. de repos de l'ensemble, est engagé avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspon- dante du voile d'une première desdites parties coaxiales et avec un jeu circonférentiel dans la fenêtre correspondante du voile de la deuxième desdites parties coaxiales. 8. Dispositif amortisseur de torsion suivant la revendica- tion 7, caractérisé en ce que le jeu circonférentiel est le même pour l'une et pour l'autre desdites parties coaxiales. 9. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelcon- que des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que pour l'un au moins des groupes d'organes élastiques, les organes élasti- ques que comporte un tel groupe ont même raideur. 10. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelcon- que des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que, pour l'un au moins des groupes d'organes élastiques, les organes élasti- ques que comporte un.tel groupe ont des raideurs différentes. 11. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelcon- que des revendications 2 à 10, caractérisé enfce que, pour 1' un. au moins des groupes d'organes élastiques, l'un, au moins des organes élastiques que comporte un tel groupe est sous pré- contrainte pour la configuration de repos de l'ensemble.