L'invention se rapporte à un procédé de nettoyage du cylindre d'appel d 'une machine pour uper une tranche de produit ainsi qu'à la machine mettant en oeuvre ce procédé et ce plus particulièrement mais non exclusivement, pour écorcher la viande et le poisson. On connaît déjà de telles machines (brevet français 942278) dans lesquelles la pièce à dépouiller est amenée à un cylindre d'appel la conduisant aussitôt sur le tranchant d'un couteau tenu, parallèlement à la génératrice du cylindre d'appel par un porte-couteau réglable. Le cylindre d'appel est creusé de gorges périphériques dans lesquelles, en aval du couteau, s'insèrent les dents d'un peigne, décollant du cylindre la peau que le couteau vient de détacher de la chair qui, quant à elle, poursuit sa course par-dessus le couteau. Pour l'appui de la pièce ne subsistent donc qu'une succession de bagues. L'entrainemet par ces bagues de la pièce à dépouiller doit être suffisant pour permettre à ladite pièce de lutter contre sa propre résistance au tranchage. Aussi, afin d'assurer cet entrainement, la face latérale des bagues du cylindre d'appel est-elle dentelée. Malheureusement, les dents se colmatent rapidement notamment par de la graisse, par des miettes de chair et/ou de peau, par des nerfs arrachés à la pièce de viande ou de poisson. Outre que ce colmatage des dents des bagues du cylindre d'appel conduit à un entrainement aléatoire de la viande ou du poisson, cela a surtout pour grave inconvénient de tenir du produit qui pourrait s'altérer et venir souiller les produits frais ultérieurement traités. Afin de remédier à cet inconvénient, il est connu d'équiper une telle machine d'un rouleau de nettoyage. A l'image du cylindre d'appel, ce rouleau est formé d'un cylindre présentant des gorges périphériques délimitant des bagues lesquelles sont également dentelées. Les gorges périphériques de ce rouleau de nettoyage connu ont une largeur supérieure à celle des bagues dentelées du cylindre d'appel qui pénètrent dacune dans l'une desdites gorges. Pour obtenirle nettoyage des dents des bagues du cylindre d'appel, le tambour de nettoyage est animé - d'un mouvement de va et vient selon une direction parallèle à l'axe du cylindre d'appel, afin que chacune des bagues dentelées du rouleau quitte sa gorge et traverse les dents de la bague dentelée du cylindre d'appel jusqu'à parvenir au moins au bord de la gorge voisine, en vue de chasser des dents de la bague dentelée du cylindre d'appel, la ma tière qui les colmatait - d'un wuvement de rotation synchronisé avec celui du cylindre d'appel, afin que les dents du tambour de nettoyage restent en concordance avec les creux entre les dents du cylindre d'appel. La matière ainsi chassée des dents du cylindre d'appel chute alors dans les gorges du rouleau de nettoyage où les dents d'un second peigne doivent s'insérer pour l'en ôter. Malheureusement, le second peigne, qui de plus doit suivre le va et vient du rouleau, de même que les moyens de guidage et de commande dudit rouleau tant en rotation qu'en translation, majorent fortement le prix de revient de la machine. Par ailleurs, du fait du cumul des jeux nécessaires à ces diverses commandes - dans le cas où les dents du rouleau et du cylindre sont parfaitement complémentaires, elles butent les unes sur les autres et se brisent - dans le os où entre ces dents est réservé un écartement su fisant pour éviter ces heurts, cet écartement est tel que le nettoyage du cylindre d'appel est inefficace. Un résultat que l'invention vise à obtenir est un procédé de nettoyage conduisant à une machine à écorcher dont les dents du cylindre d'appel sont efficacement nettoyées par un rouleau sans nécessiter de peigne supplémentaire, ni de commande en translation dudit rouleaF ans présenter de risques de bris des dents. A cet effet, elle a pour objet un procédé de nettoyage du cylindre d'appel d'une machine pour couper une tranche de produit du type cité plus haut, notamment caractérisée en ce que les dents du rouleau de nettoyage sont maintenues constamment engrenées avec les dents du cylindre d'appel sur lesquelles elles exercent une pression écrasant la matière qui a pu s'accumuler entre les dents des bagues du cylindre d'appel et la faisant fluer vers les gorges du cylindre d'appel d'oit elle sera extraite par le peigne déjà prévu pour décoller la tranche de produit qui venait d'être découpée. Elle a également pour objet la machine mettant en oeuvre ce procédé. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement - figure 7 : la machine vue de profil, en coupe partielle -fgure 2 : le cylindre d'appel et le rouleau de nettoyage vus de dessus. La machine représentée au dessin comprend une table 1 d'amende des pièces à dépouiller 2 sur la portion supérieure 3 de la surface latérale 4 d'un cylindre d'appel 5. Cette portion 3 est aussit8t suivie par un couteau 6 dont le tranchant 7 est situé sensiblement au niveau de la génératrice supérieure du cylindre. Le couteau 6 est fixé par pincement entre les deux machoires 8,9 d'un porte-couteau réglable 70. Le cylindre d'appel 9 est dentelé afin que ses dents 11 s'insèrent dans les pièces 2 et les entraient vers le couteau 6. De plus, il est creusé de gorges périphériques 12 dans lesquelles en aval du couteau 6 s'insèrent les dents 13 d'un peigne 14 décollant la peau 15 alors séparée de la chair 76 qui quant à elle a poursuivi sa course par-dessus le couteau 6. La machine est encore pourvue d'un rouleau de nettoyage 17 dont la face latérale 18 présente des cents 19 complémentaires à celles 11 du cylindre d'appel 3. Selon une caractéristique essentielle du procédé selon 1' invention, les dents 19 du rouleau de nettoyage 17 sont constamment engrenées avec les dents 11 du cylindre d'appel 3 sur lesquelles elles excercent une pression écrasant la matière qui avait pu s'accumuler entre ses dents 11 et la faisant fluer vers les gorges 12 du cylindre d'appel d'où elle sera extraite par les dents 13 du peigne 14 déjà prévu pour décoller la peau 15. Grâce à ce procédé, la machine est extrémement simple puisqu'il suffit de lui adjoindre un rouleau 17 sans peigne spécial et surtout sans moyen de guidage et de commande en translation. Dans la limite où les dents 17 des différentes bagues 20 du cylindre d'appel 5 sont toutes dans le prolongement les unes des autres, le tambour 17 de nettoyage peut avoir sur toute sa longueur une section constante. I1 peut également présenter des gorges mais alors celles-ci sont situées en regard des gorges du cylindre d'appel et donc dans des zones où le rouleau ne reçoit aucune des bagues den telées du cylindre d'appel. en acier inoxydable ou Dans un mode préféré, le rouleau 17 est en matiere plastique alimentaire par exemple en polyamide, et n'est entraSné en rotation que par l'engrènement des dents des bagues du cylindre d'appel dans celles du rouleau. Dans une variante de réalisation, afin d'éviter une usure prématurée des dents par frottements des unes sur les autres, un Jeu infime est laissé entre les deux dentures et afin de conserver ce jeu, le rouleau est entratné en rotation en syn chronisme avec le cylindre d'appel par exemple par des roues dentées 21,22 calées sur leurs axes 23, 24. Evidemment, la pression exercée par les dents du rouleau sur celles du cylindre peut être obtenu par tout moyen connu tel un ressort 25. REVENDICATIONS 1. Procédé de nettoyage du cylindre d'appel d'une machine pour couper une tranche de produit dans laquelle le produit est amené à un tranchant d'un couteau par un cylindre d'appel creusé de gorges périphériques délimitant des bagues dont la face latérale est dentelée afin que ses dents s'incrustant dans le produit l'entratne avec force vers le couteau qui découpera et détachera la tranche de produit qui sera décollée des dents du cylindre par les dents d'un peigne s'insérant dans lesdites gorges périphériques,lequel nettoyage s'opère à l'aide d'un rouleau dont la face latérale présente des dents complémentaires à celles des bagues du cylindre d'appel, ce procédé étant c a r a c t é r i s é en ce que les dents du rouleau de nettoyage sont maintenues constamment engrenées avec les dents du cylindre d'appel sur lesquelles elles exercent une pression écrasant la matière qui a pu s'accumuler entre les dents des bagues du cylindre d'appel et la faisant fluer vers les gorges du cylindre d'appel, d'où elle sera extraite par le peigne déjà prévu pour décoller la tranche de produit qui venait d'être découpée. 2. Machine pour couper une tranche de produit et plus particulièrement mais non exclusivement pour écorcher la viande et le poisson et notamment une telle machine comprenant un cylindre d'appq; parallèlement à la génératrice duquel est tenu le tranchant d'un couteau, lequel cylindre d'appel est creusé de gorges périphériques dans lesquelles, en aval du couteau, s'insèrent les dents d'un peigne décoRant la tranche de produit, et dont les bagues ainsi délimitées par ces gorges sont dentelées afin que leurs dents s'incrustent dans le produit et assurent son entratnement vers le couteau, laquelle machine, qui comporte encore un rouleau de nettoyage dont la face latérale présente des dents complémentaires à celles du cylindre d'appel, est caractériséeen ce qu'elle met en oeuvre le procédé selon la revendication 1. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le rouleau est en matière plastique. alimentaire. 4. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le rouleau est en polyamide. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le rouleau est mu en rotation par simple engrènement de ses dents dans celles des bagues du cylindre d'appel. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le rouleau est en mu en rotation en synchronisme avec celle du cylindre d'appel par des roues dentées calées sur les axes du rouleau et du cylindre. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications 2, 5 ou 6, caractérisée en ce que le rouleau est en acier inoxydable.