La pressente invention concerne un procédé pour la dépose précise, sur un support, d'une charge portée par un ballon dirigeable, ainsi qu'un appareillage pour mettre en oeuvre ce procédé. Pour amener un objet de dimension et de poids importants sur un support peu accessible, par exemple sur une plateforme établie en terrain accidenté, par exemple en montagne, il est connu d'utiliser un hélicoptère, ou même, pour des charges très lourdes, un ou plusieurs ballons, de préférence dirigeables. Dans sa demande de brevet NO EN 74.32747, notamment, la demanderesse a décrit un aérostat stabilisé et dirigeable au moyen de voilures tournantes, convenablement disposées la partie inférieure dudit aérostat. Si ces moyens connus permettent d'assurer dans de bonnes conditions le transport de la charge jusqu'au dessus de son aire de dépose, l'opération proprement dite de dépose de la charge suscite, notamment dans le cas oA elle est portée parut ballon dirigeable, des difficultés importantes, qui n'ont pasencore été résolues de façon satisfaisante.En effet, la sensi bilité des ballons dirigeables aux vents , même faibles, est telle qu'elle rend pratiquement impossible la dépose précise d'une charge, portée par un ballon irigeable, sur une aire déterminée, si l'on a recours aux moyens mécaniques de dépose, connus jusqu' présent ; parmi ces derniers figurent notamment des palonniers de levage, comportent un ou plusieurs points de suspension au ballon, et des moyens pour centrer la charge accrochée au palonnier ; on connait également des systèmes de câbles et de poulies , permettant de suspendre la charge au ballon et d'en assurer la descente sur l'aire de dépose.Aucun de ces moyens connus ne permet cependant un guidagé suffisamment précis et stable de la descente de la charge vers l'aire de dépose, compte tenu des déplacements inévitables du ballon dirigeable sous l'effet du vent, particulièrement sensible aux altitudes élevées. Le procédé et l'appareillage selon la présente invention permettent de déposer avec précision, sur-un support peu accessible, une charge portée par un ballon dirigeable, même lorsque ce dernier subit, au cours de la dépose, des déplacements importants, dus notamment à l'action du vent. Le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il consiste à suspendre la chnrge en dessous d'un cadre supporté en un point par le ballon d;eable, par l'intermédiaire d'un palan à limiteur d'effo, @ équilibrer horizontalement le cadre ainsi chargE, à l'assujettir avec précision en position horizontale au-dessus de l'aire de dépose du support, au moyen d'un système de cables, réunissant au moins trois points d'attache, non alignés, dudit cadre a des points d'ancrage, fixés audit support, à l'extérieur de l'aire de dépose, à régler la portance du ballon à une valeur suffisante pour maintenir tous les cables tendus, mais inférieur au seuil du limiteur d'effort du palan, puis à exercer simultanément sur tous les cables des efforts, de résultante supérieure au seuil dudit limiteur, de façon à faire descendre verticalement ledit cadre vers le support, tout en le maintenant horizontal, jusqu't ce que la charge repose sur l'aire de dépose. Dans la mesure où le cadre,portant la charge et supporté par le ballon dirigeable, ne peut pas suivre les déplacements erratiques de ce dernier, du fait qu'il est réuni par des cables tendus à des points d'ancrage du support, on conçoit que ledit cadre et sa charge descendent d'une façon parfaitement verticale vers l'aire de dépose, tout comme un monte-charge, guidé verticalement ; la précision de la dépose de la charge sur le support ne dépend donc que de la précision avec laquelle le cadre et sa charge ont été assujettis en position horizontale au-dessus de l'aire de dépose, au moyen du système de cables. L'appareillage pour mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte essentiellement un cadre, suspendu par un point au ballon dirigeable, par l'intermédiaire d'un palan à limiteur d'effort, des moyens pour suspendre la charge au-dessous cle ce cadre, des moyens pour équilibrer horizontalement le cadre chargé, un système de cables réunissant au moins trois points d'attache, non alignés, dudit cadre, à des points d'ancrage, fixés au support, à l'extérieur de l'aire de dépose, ainsi que des moyens moteurs pour exercer simultanément sur tous les cables des efforts appropriés, de fa çon à faire descendre verticalement ledit cadre vers le support tout en le maintenant horizontal. Dans une forme de réalisation préférée de l'appareillage selon la pressente invention, le cadre supporte ou fait partie d'une caa à ond ouvert, entourant la charge suspendue au cadre, et les paros latérales de cette cage sont munies d'organes, de préférence élastiques, pour le calage de la charge à l'intérieur de ladite cage. D'autre part, le point de suspension du cadre est monté de préférence mobile sur la face supérieure dudit cadre ; ce dernier peut comporter pàr exemple une poutrelle transversale, le long de laquelle le point de suspension du cadre est monté mobile, par exemple par l'intermédiaire d'un chariot coulissant, éventuellement motorisé, par exemple au moyen d'une vis-mère. Les bords du cadre ou les parois latérales de la cage sont munis d'organes pour recevoir des masselottes d'équilibrage. Les points d'attache des différents cables au cadre sont montés de préférence mobiles sur un même nombre de potences, horizontales ou verticales ascendantes, qui sont elles-mêmes fixées à des endroits appropriés des bords dudit cadre ; chaque potence peut être articulée sur le bord correspondant du cadre, des moyens étant prévus pour l'immobiliser en position horizontale ou verticale. Enfin, les moyens moteurs peuvent être disposés au niveau des différents points d'ancrage du support, chacun de ces moyens moteurs étant constitué par exemple par un treuil, aménagé pour produire l'enroulement contrôlé des extrémités des cables aboutissant au point d'ancrage correspondant. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement aux dessins annexés plusieurs formes de réalisation de l'appareillage pour mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention. Les figures 1 à 4 représentent schématiquement quatre formes de réalisation différentes de l'appareillage pour mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention. Les figures 5 et 6 sont respectivement une vue en élé- vation et une vue en plan d'une forme de réalisation de la cage de l'appareillage illustré sur la figure 2. La figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6. La figure 8 montre à plus grande échelle 'un détail de la cage des figures 5 a 7. La figure 9 montre l'appareillage de la figure 1 dans le cas où le ballon dirigeable et soumis à l'action du vent. L'appareillaae selon l'invention, qui est illustré sur la figure 1, est suspendu à un aérostat 4, par exemple du type décrit par la demanderesse dans sa demande de brevet N EN 74.32747. Cet appareillage comporte une cage 3, qui est reliée, d'une part, à l'aérostat 1 par un câble porteur 4,et, d'autre 4art, à des points d'ancrage 5, 6, 7 et 8, disposés autour d'un support 9, par l'intermédiaire de couples de câbles 10-11, 12-13, 14-15, 16-17. La liaison entre la cage 3 et le câble porteur 4 est réalisée par une attache 3a (non représentée en détail sur la \ figure 1 mobile le long d'une poutre 3b (voir les figures 5 MM à 8), tandis que des points d'attache 18, 19, 20 et 21, placés respectivement sur des potences horizontales 3c, 3d, 3e et 3f, assurent la fixation des couples de câbles, cités précédemment, sur ladite cage 3.La configuration représentée sur la figure 1, estutilisable pour une charge disposée symétriquement autour du câble porteur 4, à l'intérieur de la cage 3. Pour cette configuration, l'attache mobile 3a est placée sensiblement au milieu de la poutre 3b (point de levage central). Dans cette forme de réalisation de l'invention, les points d'attache 18, 19, 20 et 21 peuvent être disposés avantageusement aux extrémités des potences correspondantes, disposées elles-mêmes aux sommets d'un rectangle P1. Cette disposition permet d'obtenir, entre les points d'attache, de grands bras de levier, ce qui facilite le réglage en position de la cage 3,tout en augmentant la stabilité générale de l'appareillage. Les points d'attache 18, 19, 20 et 21 peuvent être mobiles sur les potences 3c à 3f, étant alors de préférence constitués chacun par une attache du genre représenté à la figure 8 (attache 3a). Chaque attache peut être alors déplacée sur sa potence grâce à une vis-mère, actionnée par un moteur électrique, télécommandé (voir les éléments 3g et 3h sur la figure 8). La réalisation de la figure 1 est utilisable dans le cas où il n'existe aucun obstacle autour du support 9. Dans ces conditions, les points d'ancrage 5, 6, 7 et 8 sont disposés symétriquement par rapport à deux axes perpendiculaires a et b, qui constituent les axes de symétrie d'un losange P2, situé dans un plan horizontal, parallèle à celui du rectangle P1. L'inter- section O des axes a t b, dans le plan horizontal du support 9, est confondue avec la projection pontuelle du câble porteur 4 sur ce plan. P + suite de la disposition symétrique des points d'attache de la cage et des points d'ancrage du support, les couples de cibles reliant ladite cage aux points d'ancrage dudit support sont tendus suivant les côtés obliques de quatre triangles, deux a deux égaux et symétriques par rapport aux plans de symétrie, confondus, du rectangle P1 et du losange P2. qui passent par les axes a et b. Bien entendu, les quatre triangles mentionnés peuvent être identiques il suffit pour cela de disposer judicieusement les points d'ancrage. Ces triangles, dont la base de chacun correspond à 'a distance entre deux points d'attache consécutifs de la cage, et dont le sommet inférieur de chacun correspond à un point d'ancrage du support, déterminent une structure de câbles qui est parfaitement stable après la mise en tension de tous les câbles de la façon qui sera indiquée par la suite. Dans le cas où il n'est pas possible de choisir à volonté quatre points d'ancrage aux alentours du support, mais seulement trois points d'ancrage, la réalisation Illustrée sur la figure 2 peut etre utiliste. Selon la figure 2, les deux points d'attache 20 et 21 (figure 1! sont remplacés par un unique troisième point d'attache 22, disposé à l'extrémité d'une potence horizontale 31, fixée elle-même au milieu du bord supérieur 3j de la cage 3.Ce point d'attache 22,ainsi que les deux autres points d'attache. 18 et 19 de la cage 3, sont disposés aux sommets d'un triangle isocèle ou équilatéral Pl, d'ou les câbles 10 à 13 et 16, 17 partent vers les points d'ancrage 5, 6, 7 du support 9. Dans 'e cas d'une charge répartie symétriquement autour du câble porteur central 4, les points d'ancrage du support 5, 6 et 7, sont également disposés aux sommets d'un triangle isocèle ou équilatéral P2, dont la b ssectrice c de l'angle au sommet 7 se trouve dans le même plan vertical que 1a bissectrice c' de l'angle au sommet 22 du triangle P1.L'axe d, qui est perpendiculaire à la bissectrice c,et sur lequel sont situés symétriquement les points d'ancrage S et 6, vivent Intercepter l'aire de dépose A du support 9, qui est représentée Jar un rectangle hachuré. La position de l'axe d est déterminée de façon à permettre la dépose correcte de la charge sur l'aire A tout en assurant le dégagement complet du support 9 à dro-te de L'aire A. les angles &alpha; que former@ les différents couples de câbles 10-11, 12-13 et 16-17 peuvent être choisis éventuellement égaux. Cette seconde dispo@@tion des points d'ancrage permet d'établir, entre les différents points d'attache et ancrage, une structure complètement triangulée, oui est très stable lorsque les dIfférents câbles sont --'-endus. Lorsque,par contre, Le guidage de la cage vers le support doit avoir lieu @rés d'une paroi verticale, surplombant l'aire de dépose, la variante illustrée .a figure 3 peut être avantageusement adoptée. Selon cette variante de la figure 2, des potences verticales ascendantes 3c, @@ et et @j sont fixées sur les bords supérieurs de La cage 3. On ce fait, moyennant un positionnement adéquat des points d'ancrage 5 et 6, la paroi verticale de la cage 3,couronnée par la pou@@e 3j,est entièrement dégagée. La droite D désignant la trage du pian de la paroi verticale sur le plan horizontal du support q, ce résultat peut être obtenu en faisant passer 'axe d sur lequel sont situés les points d'ancrage 5 et 6, à l'intérieur de l'aire de depose A, par exemple en son milieu o, c'est-à-dir@ une distance,L,de D, supérieure à la distance,l,entre D et la projection, sur le plan de 9, du bord 3j de la cage 3. Lorsque la dépose d'une charge nécessite l'utilisation de trois points d'ancrage étroitement juxtaposés à l'aire de dépose, la figure 4 indique comment es points d'ancrage peuvent être disposés pour obtenir en plus un dégagement total d'une paroi latérale de la cage et un d @agement partiel d'une de.ses parois adjacentes. Selon la figure A, qui correspond encore à l'hypothèse d'un chargement répart symétriguement, es trois points d'attache 18, 20 et 21 de la cage 3, sont disposés aux sommets d'un premier triangle rectangle P1, à l'intérieur duquel, ou bien sur le pourtour duguel, se trouve 'e point d'attache 3a du câble porteur 4. Autour de l'aire de dép@se A, les noints d'ancrage 23 et 24 sont placés à égale distange du centre O de ladite aire rectangulaire de dépose A, c'est-à-dire de l'intersection de ses deux axes,perpendiculaires,de symétrie,a1 et b1, passant chacun par l'un desdits points d'an@rage 23 et 24. Le troisième point d'ancrage,25,est disposé à l'intersection des axes e et f, qui passent respectivement par les points d'ancrage 23 et 24 et sont parallèles aux axes b1 et al.Le deuxième triangle rec tangle,P21aux sommets duquel sont disposés les points d'ancrage 23, 25 et 24 est ainsi homothétique du premier triangle rectangle Pl,aux sommets duquel sont disposés les points d'attache de la cage 3. Comme le montre la figure 4, des couples de câbles 26-27, 30-31, 28-29, sont tendus entre les points d'attache de la cage et les points d'ancrage du support, de manière a former un treillis en IXXI. Un treillis en XX pourrait être obtenu en supprimant les câbles 26 et 29. Comme visible sur la figure 4, les câbles 30 et 31 interceptent les câbles 27 et 28 du fait que les cotés 18-21 et 20-21 du triangle P1 sont respectivement parallèles aux cOtés 23-25 et 24-25 du triangle P2. Dans cette structure triangulée, les triangles formés par les couples de câbles 26-27 et 28-29, sont isocèles. Comme représenté sur la figure 1, des moyens moiteurs, par exemple des treuils 32, 33, 34 et 35, sont assujettis aux extrémités des câbles aboutissant aux points d'ancrage 5, 6, 7, 8 du support 9. Par ailleurs, entre le point d'attache 3a de la cage 3 et le ballon 1,un palan à limiteur d'effort, 36, est inséré dans le câble porteur 4. Un palan de ce type connu, dont le seuil du limiteur d'effort peut être pré-réglé, autorise, seulement lorsqu'un effort supérieur audit seuil s'exerce sur le câble porteur 4, le déroulement contrôlé dudit câble, et,par suite, la descente de la cage 3 et de sa charge à une vitesse uniforme. Selon la position du centre de gravité de l'appareillage il est presque toujours nécessaire d'effectuer, soit avant le transport de la charge, soit au moment de sa dépose, un équilibrage horizontal de la cage 3. Dans le cas, par exemple, d'une charge globale P ayant son centre de gravité G en un point quelconque (figures 5 à 7), I'équilibraae horizontal de la cage 3 est effectué de la manière suivante Après suspension de la charge S à l'intérieur de la cage 3, au moyen de vérins,de préférence électriques,3 et 3m, et calage de ladite charge S dans la cage 3 à l'aide d'organes élastiques, notamment du type à ressorts,3n et 3q, le point de levage 3a est déplacé sur la poutre 3b (voir figure 6) pour être amené dans le plan vertical VII - VII contenant le centre de gravité G.Ce déplacement permet l'équilibrage autour de l'axe Y. Pour réaliser l'équilibrage autour de l'axe X, des masselottes additionnelles M, constituant un lest, sont déposées sur une tablette 3p, réunie à la cage 3 par des filins 3q. Ce lest est déposé au droit du plan VII-VII, l'opérateur contrôlant, par exemple à l'aide d'un niveau à bulle, l'horizontalité de la cage 3; du lest peut par contre être déposé sur la tablette 3r, selon le sens du déséquilibre. La portance Fz du ballon nécessaire pour assurer l'équilibre vertical de l'appareillage vaut donc Fz = P + M. Conformément au procédé selon la présente invention, après cette opération d'équilibrage, la cage et sa charge sont amenées à proximité et au-dessus du support l'aide du ballon dirigeable 1. Selon les possibilités d'ancrage aux alentours du support, on choisit l'un quelconque des systèmes de câbles représentés à titre d'exemple sur les figures 1 à 4. Ce choix conduit l'opérateur à adapter convenablement les potences de la cage et à régler judicieusement les différents points d'attache de la cage. Après la mise en place des câbles et la fixation de leurs extrémités aux moyens moteurs, un supplément de portance #Fz est produit par les voilures tournantes sustentatrices,la et lb,de l'aérostat 1 (figure 1).Ce supplément de portance Fz donne naissance à une effort de tension A Fz,au droit de chaque câble, ce qui confère à l'ensemble formé par la cage et les câbles, une rigidité les rendant parfaitement stables. En effet, les câbles tendus entre les côtés de la cage et le support, forment une structure auto-équilibrée" : tant qu'elle n'est soumise à aucun effort tendant à annuler la tension de l'un quelconque de ses câbles, ladite structure reste stable. Si une rafale du vent V (figure 9) déplace le ballon 1, depuis sa position en pointillé jusqu' sa position en trait plein, une traction supplémentaire R peut s'exercer sur le câble porteur 4.Cette traction R, qui se décompose en une composante verticale AF' et une composante z horizontale Ft, applique par exemple au câble 14, un effort de tension supplémentaire TA fa mais également un effort de sens contraire TFt Compte tenu de sa tension initiale T# FZ (figure 1) le câble 14 ne reste alors tendu que si T #Fz + T #F'z > TF@ @ Ainsi, plus le supplément de portance # Fz est important et plus l'auto-stabilisation de l'appareillage est efficace. La limitation de la portance supplémentaire #Fz dépend notamment des contraintes mécaniques admissibles pour les câbles et pour les points d'attache et d'ancrage.Cependant, la valeur de la composante Ft,due à l'effort R,est généralement très faible, car l'aérostat piloté possède des détecteurs d'écarts et des moyens de sustentation qui permettent de compenser rapidement l'in@linaison ss (voir la figure 9!. Grâce éventuellement à l'effet bénéfique du supplément de portance AF' et aux possiz bilités de pilotage de l'aérostat 1, l'appareillage selon l'invention offre donc une grande sécurité de fonctionnement. Dès que la mise en tension des câbles est terminée, les moyens moteurs 32, "3, 34 et 35 sont mis simultanément en action. Ces moyens moteurs appliquent des tractions supplémentaires (non représentées) aux extrémités correspondantes de tous les câbles. Ces tractions supplémentaires transmettent au câble porteur 4 une traction résultante, dirigée vers le bas, dont la valeur dépasse le seuil du limiteur d'effort du palan 36, si bien que la partie dudit câble qui est enroulée sur le palan se déroule, permettant la descente de la cage 3 et de sa charge vers le support 9. Pendant cette descente,l'action combinée des moyens moteurs 32 à 35 et du palan 36 assure une tension constante pour tous les câbles, ce qui permet d'effectuer la dépose de la charge sur l'aire A sans à coup, tandis que l'aérostat 1 se maintient à une hauteur constante au-dessus du support 9. Les différents organes de la cage,tels que les vérins électriques 3, 3m,soutenant la charge S, les potences 3c à 3f ou 31 sur lesquelles les ponts d'attache sont montés,de pré rérence mobiles, ainsi que le point de levage 3a,peuvent être disposés et réalisés de toutes façons appropriés, sans sortir du cadre de l'invention. Comme indiqué sur les figures 5 à 7, la cage 3 est de préférence composée de cadres, formés par des.poutres verticales et horizontales, de façon à constituer un ensemble très rigide, apte à recevoir une charge de forme quelconque. Bien entendu, les parois latérales de la cage 3 peuvent être supprimées, la charge étant alors suspendue à la face inférieure d'un cadre horizontal, tel que celui constituant la parci supérieure de ladite cage 3 sur les figures 1 à 9. REVENDICATION' 1. Procédé pour la dépose précise, sur un support, d'une charge portée par un ballon dirigeable, caractérisé en ce qu'il consiste à suspendre 'a charge en dessous d'un cadre, supporté en un point par le ballon dirigeable, par l'intermédiaire d'un palan à limiteur d'effort,à équilibrer horizontalement le cadre ainsi charaé, A l'assujettir avec précision en position horizontale au-dessus de l'aire de dépose du support, au moyen d'un système de cables, réunissant au moins trois points d'attache, non alignés, dudit cadre à des points d'ancrage,fixés audit support à l'extérieur de l'aire de dépose, a régler la portance du ballon à une valeur suffisante pour maintenir tous les cables tendus, mais inférieure au seuil du limiteur d'effort du palan, puis à exercer simultanément sur tous les cables des efforts de résultante supérieure au seuil dudit limiteur, de sayon à faire descendre verticalement ledit cadre vers le support tout en le maintenant horizontal, jusqu'à ce que la charge repose sur l'aire de dépose-. 2. Appareillage pour mettre en oeuvre le procédé selon la revèndication 1, caractérisé en ce qu'il comporte essentiellement un cadre, suspendu par un point au ballon dirigeable, par l'intermédiaire d'un palan à limteur d'effort, des moyens pour suspendre la charge en dessous de ce cadre, des moyens pour équilibrer horizontalement le cadre chargé, un système de cables réunissant au moins trois points d'attache, non alignés, dudit cadre à des points d'ancrage,fixés au support à l'extérieur de l'aire de dépose, ainsi que des moyens moteurs pour exercer simultanément sur tous les cables des efforts appropriés, de façon à faire descendre verticalement ledit cadre vers le support tout en le maintenant horizontal. 3. Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que le cadre supporte ou fait partie d'une cage à fond ouvert, entourant la charge suspendue au cadre. 4. Appareillage selon la revendication 3, caractérisé en ce que les parois latérales de la cage sont munies d'organes, de préférence élastiques, pour le calage de la charge à l'intérieur de ladite cage. 5. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la face inférieure du cadre est. munie de vérins, de préférence électriques, pour la suspension de la charge. 6. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le point de suspension du cadre est monté mobile sur la face supérieure dudit cadre. 7. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en ce que le cadre comporte au moins une poutrelle transversale, le long de laquelle le point de suspension du cadre est monté mobile, par exemple par l'intermédiaire d'un chariot coulissant, éventuellement motorisé, par exemple au moyen d'une vis-mère. 8. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que les bords du cadre ou les parois latérales de la cage sont munis d'organes pour recevoir des masselottes d'équilibrage. 9. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que les points d'attache des différentscables au cadre sont montés de préférence mobiles sur un même nombre de potences, horizontales ou verticales ascendantes, qui sont elles-mc-mes fixées à des endroits appropriés des bords dudit cadre. 10. Appareillage selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque potence est articulée sur le bord correspondant du cadre,et que des moyens sont prévus pour l'immobiliser en position horizontale ou vei-ticale. 11. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que les points d'attache du cadre et les points d'ancrage du support sont disposés respectivement aux sommets d'un premier et d'un second polygone, qui ont de préférence le même nombre de côtés, et sont situés dans deux plans horizontaux, les différents cables étant tendus suivant les côtés obliques de triangles dont les sommets coincident avec ceux desdits polygones. 12. Appareillage selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque point d'attache du cadre est réuni par deux cables aux deux points d'ancrage du Support, les plus voisins du point d'attache considéré. 13. Appareillage selon la revendication 12, caractérisé en ce que les points d'attache du cadre et les points d'ancrage du support sont disposés respectivement aux sommets d'un rectangle et d'un losange, dont les plans de symétrie respectifs sont confondus, les câbles étant tendus suivant les côtes obliques de quatre triangles, de préférence isocèles, deux à deux égaux et symétriques par rapport aux plans de symétrie du rectangle et du losange 14. Appareillage selon la revendication 12, caractérisé en ce que trois points d'attache du cadre et trois points d'ancrage du support, sont disposés respectivement aux sommets de deux triangles isocèles ou équilatéraux, dont les bissectrices de deux angles au sommet sont situées dans un même plan vertical. 15. Appareillage selon la revendication 14, caractérisé en ce que, dans le cas où une paroi sensiblement verticale surplombe l'air de dépose, un bord du cadre, placé parallèlement à et à faible distance de ladite paroi, supporte en son milieu une potence verticale ascendante, portant elle-même un point d'attache, que deux cables d'égales longueurs réunissent respectivement à deux points d'ancrage du support, disposés symétriquement par rapport au plan médiateur, vertical, dudit bord du cadre, et plus éloignés de la paroi verticale que ledit bord du cadre. 16. Appareillage selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'un au moins des côtés du premier polygone est para-llèle à un côté du second polygone, et que des cables sont tendus entre les extrémités de ces deux côtés de manière à former un treillis en X ou en IX. 17. Appareillage selon la revendication 16, caractérisé en ce que les points d'attache du cadre et les points d'ancrage du support sont disposés respectivement aux sommets d'un premier et d'un second triangle, qui ont leurs côtés respectifs parallèles, deux des côtés du premier triangle étant extérieurs au cadre, et ayant leurs sommets réunis aux sommets correspondants du second triangle par quatre cables formant un treillis en XX, ou bien par six cables formant un treillis en IXXI. 18. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 2 à 17, caractérisé en ce que les moyens moteurs sont disposés au niveau des différents points d'ancrage du support, chacun de ces moyens moteurs étant constitué par exemple par un treuil aménagé pour produire l'enroulement contrôlé des extrémités des cables aboutissant au point d'ancrage correspondant.