On connait depuis longtemps des montres, horloges ou autres instruments dans lesquels, en plus de la fonction usuelle de garde-temps, il est possible de prérégler le mécanisme sur un intervalle de temps prédéterniné pour, cet intervalle étant écoulé, engendrer un signal qui peut être utilisé à des fins diverses. La plupart des dispositifs connus sont de conception fondamentalement mécanique et font appel à des affichages analogiques traditionnels a la fois pour le garde-temps et pour le préréglage de la durée de l'intervalle de temps désiré. Avec l'avènement des pièces d'horlogerie électroniques, dont les montres-bracelets équipées d'affichages électroniques de type numérique, il est désirable de pouvoir proposer la fonction décompteur de temps (minuterie). Diverses difficultés ont été rencontrées pour ce faire. Ainsi, par exemple, si on veut prérégler un intervalle de temps donné dans une pièce d'horlogerie à affichage numérique, il est nécessaire, ce qui est inhérent à leur nature, de passer par tous les niveaux de comptage possibles dans chacun des compteurs. Une telle opération peut s'avérer très dispendieuse de temps ou, si des dispositifs accélérateurs sont prévus, le risque est grand pour l'utilisateur de dépasser l'intervalle de temps désiré.D'autres dispositifs connus impliquent l'utilisation de commutateurs de commande séparés pour chacune des colonnes numériques de l'affichage et compliquent egalement la procédure de préréglage tout en étant préjudiciables à la présentation esthétique quand le compteur de temps fait partie d'une montre-bracelet. L'invention propose l'utilisation d'un organe de commande unique pour effectuer l'introduction d'intervalles longs ou courts dans un décompteur de temps utilisé avec un affichage de type numérique dans une pièce d'horlogerie, la précision des signaux représentant les données ainsi introduites diminuant quand l'intervalle de temps augmente. Par ce moyen,l'utilisateur peut tirer profit de l'appareil dans une plus grande mesure qu'il n'é- tait usuel jusqu'à présent, compte tenu du fait que la complexité des dispositifs connus et le temps dépensé pour faire les préréglages tendent à en diminuer fortement l'intérêt. I1 s'avère que dans la plupart des cas, les intervalles courts, pour lesquels la précision est la plus grande, sont en pratique ceux qui sont le plus utilisés. Bien que l'invention ne soit aucunement limitée aux montres-bracelets à affichage numérique, c'est dans cette utilisation qu'elle peut être le plus utilement mise en oeuvre et le fait qu'un seul commutateur de commande soit nécessaire, la fait particulièrement apprécier de l'utilisateur. L'invention est exposée dans la description qui suit et pour l'intelligence de laquelle on se référera aux dessins parmi lesquels : la figure 1 montre un circuit logique électronique simplifié qui peut être utilisé pour realiser l'invention, et la figure 2 un second exemple d'exécution de circuit logique. Le circuit logique représenté forme une partie d'un circuit plus complexe qui peut être inclus dans un appareil décompteur de temps ou un garde-temps complet, comme par exemple une montre-bracelet. Comme les détails du circuit entier ne sont pas nécessaires à la compréhension de l'invention, ils ne sont ni représentés, ni décrits de façon exhaustive. Il semble suffisant de mentionner ques comme il est maintenant bien connuS un garde-temps du type considéré peut comprendre un étalon de haute fréquence à quartz 29 avec des circuits diviseurs de fréquence appropriés 30 suivis par un affichage qui dans le cas présent est du type numérique, utilisant ou bien des éléments à cristaux liquides ou bien des diodes electrolumines- centes. Un trait commun au circuit de l'ensemble de l'appareil et au circuit utilisé ici en particulier est cependant la présente de plusieurs décodeurs 7, 23, 25. Des décodeurs additionnels peuvent être utilises lorsque la capacite de l'affichage est plus grande et chaque decodeur est capable de fournir l'information à une colonne numérique 28, et d'en commander l'affichage. Dans le contexte plus large de l'ensemble de la pièce d'horlogerie, les décodeurs reçoivent leur information des différents étages du diviseur de fréquence associé à l'étalon de frequence à quartz. Le présent circuit comprend un commutateur d'entrée de données 1, qui peut prendre la forme d'un bouton-poussoir,~ce commutateur étant couplé à un circuit conformateur d'impulsions 3 avec un circuit anti-rebond 2. La manoeuvre du commutateur 1 peut ainsi engendrer une impulsion unique de sortie du circuit 3 ou bien, dans certains cas, le circuit 3 peut être conformé de maniere à produire un train d'impulsions à haute fréquence, cette dernière disposition se rapportant au cas où l'on veut introduire des données à grande vitesse. Les impulsions de sortie du circuit 3 arrivent à des portes ET, respectivement 4 et Il. Un commutateur de remise à zéro 12 associé de façon analogue à un dis- positif anti-rebond 13 est également prévu. Ce commutateur de remise à zéro 12 peut être à commande manuelle, mais il pourrait aussi bien être commandé automatiquement à partir d'autres circuits présents dans l'ensemble de la pièce d'horlogerie. Le commutateur de remise a zéro 12, lorsqu'il est actionné, a pour effet de remettre à zero tous les compteurs et ramener à leur état initial de repos d'autres circuits, ce qui permet d'introduire de nouvelles informations.Une autre fonction du commutateur de remise à zéro 12 est d'assurer que le circuit verrou 16 ("latch") va fournir un signal "1" ou a niveau "haut" à la porte ET 8 pour une raison qui deviendra évidente dans la suite de la description. De même, la porte ET 8 reçoit un signal de sortie du décodeur 7 par la ligne 26 et on comprendra que le decodeur 7 est conçu pour fournir un signal "l" ou à- niveau "haut" pour tous les états tels que l'information reçue par le décodeur est differente de "9". Dans le cas ou un "9" est décodé., la sortie du décodeur sera "O" (zero), ce qui bloquera la porte ET 8.Au début des opérations, on verra que le compteur 6 a été remis a zéro, et en consequence le decodeur 7 fournira un signal de sortie "1" et la porte ET 8 fournira une sortie "1" a l'entrée de la porte ET 4. Par suite, un signal en provenance du circuit 3 sera transmis à la porte NON-OU 5. La porte NON-OU 5, peut recevoir en seconde entre un signal en provenance de la ligne 17 qui fournit des impulsions de décomptage a une cadence prédéterminée, par exemple une par minute ou une par seconde. La sortie de la porte NON-OU 5 est appliquée a l'entrée horloge ("clock") CP d'un compteur-décompteur 6. Une autre entrée du compteur 6 sera constituée de signaux en provenance de la ligne 18 qui est indicatrice du fait que le compteur 6 doit compter ou décompter. A la réception d'un signal "1" sur la ligne 18, le compteur 6 va compter. La sortie 27 du compteur 6 se présente sous la forme d'un signal de report et aussi sous la forme de signaux appliques au decodeur 7 comme il a déjà été exposé.Le signal de report, comme on le comprend, est utilisé pendant les opérations de comptage et est applique à la porte NON-ET 20 dont la sortie passe par la porte NON-OU 21 à un second étage compteur-decompteur 22, conçu dans ce cas pour compter de "O" a "5". Un autre étage compteur 24 est represente avec un décodeur 25 et d'autres étages peuvent être prévus si la capacité envisagée pour le circuit du décompteur de temps le rend nécessaire. Bien que les détails relatifs aux étages compteurs suivants 22 et 24 ne soient pas représentés, comme par exemple les circuits verrous et les circuits de blocage, on comprendra que, fondamentalement, ils sont analogues aux circuits qui vont maintenant être décrits en relation avec le premier étage compteur 6, chaque étage compteur fonctionnant a son tour de maniere similaire. Ainsi, en supposant que le signal "comptage" ou "1" soit présent sur la ligne 18, on voit que la série d'impulsions reçues à partir du circuit 3 va être transmise à travers la porte ET 4 et, en tant que signaux de ni veau "bas à partir de la porte NON-OU 5, pour commander par pas le compteur-décompteur 6 progressivement du chiffre 10" au chiffre "9". Pendant que ce compteur progresse pas à pas, son contenu est affiché par l'intermédiaire du décodeur 7 et la colonne d'affichage 28 qui lui est as sociee. En arrivant a "9", la sortie du décodeur 7 va changer pour un "O" et bloquer la porte ET 8.Le signal de blocage sur la porte ET 8 oblige celle-ci à faire sortir un signal "O" et bloquer la porte ET 4, mais cependant fournit un signal de niveau "haut" à partir de l'inverseur 9 pour l'appliquer à la porte ET ll qui est ainsi activée. En conséquence, l'im- pulsion suivante arrivant en provenance du circuit 3 ne sera pas transmise par la porte ET 4 mais le sera par la porte ET Il et, à partir de là, sera appliquée à travers l'inverseur 14 au circuit verrou 16 et, à travers la porte NON-OU 21, pour faire démarrer la procédure de comptage dans le compteur-décompteur 22. En même temps, un signal de remise à zéro sera transmis à partir de la porte ET 11 à travers la porte OU 10 dans l'entrée de remise à zéro du compteur-decompteur 6.Comme le verrou 16 a été remis à zéro, il s'ensuit que la porte 8 est bloquée et, par conséquent, le fait que le décodeur 7 engendre maintenant un "1" n'aura pas de signification et les signaux suivants reçus du circuit 3 vont continuer à être transmis à travers la porte ET 11. Ainsi, pendant cette étape suivante de comptage, le compteur-décompteur 6 est complètement mis en dérivation et les compteurs-décompteurs 22 et 24, qui fonctionnent ensemble, continuent à accumuler le comptage jusqu'à ce qu'eux aussi atteignent leur capacité maxi-. male et qu'à ce moment'un circuit similaire qui peut avoir été prévu assure que les compteurs 6, 22 et 24 soient mis en dérivation et que les signaux en provenance du circuit 3 soient transmis à un autre compteur décompteur (non représenté). Il s'ensuit qu'il n'est pas nécessaire de passer par tous les étages de chaque compteur pour accumuler un -comptage élevé dans l'ensemble du~dé- compteur de temps puisque chaque compteur pris individuellement est rempli puis mis à zéro et en dérivation. Pour des decomptages, on comprendra que le signal sur la ligne 18 est inverse de sorte que les divers étages compteurs comptent maintenant au lieu de décompter. Cependant, pendant le décomptage, il est clair que les divers circuits de dérivation ne seront pas enopération et le comptage passera par chaque étage individuel. Pendant le décomptage, les signaux de temps sont appliques par la ligne 17 et la porte NON-OU 5 au compteur 6. Comme aucun signal n'est reçu en provenance des circuits d'entrée 1, 2 et 3, la nature des signaux produits par le décodeur 7 et appliqués aux por tes ET 8, 4, 11, etc., n'a aucune importance. Le fait que le signal sur la ligne 18 est "O" va activer la porte NON-ET 20 par l'inverseur 19 et le signal de report en provenance du compteur-decompteur 6 est transmis à la porte NON-OU 21 pour agir ensuite sur les compteurs-décompteurs 22, 24 compte tenu du fait qu'un circuit similaire est prévu de la même manière pour les compteurs-décompteurs suivant le compteur 24. L'exemple de réalisation de la figure 2 est tout à fait analogue a celui de la figure 1, mais permet une plus grande précision. Ainsi, sur la figure 1, après le remplissage du premier compteur 6, la precision tombe à des intervalles de dix minutes et ensuite d'une heure. En divisant le compteur 6 en deux parties 6A et 6B, il est possible d'obtenir une précision d'intervalles de cinq minutes. Ainsi, la partie 6A peut comprendre trois étages compteurs alors que la partie 6B n'en comprend qu'un seul. Un codage biquinaire peut être utilisé comme le montre le tableau sur le dessin, la partie 6A enregistrant les informations binaires et pouvant compter seule de "O" a "4", la partie 6B enregistrant l'information quinaire "5" et les deux parties ensemble comptant de "O" à "9" comme dans l'exécution de la figure 1. Ainsi, quand un comptage de "9" est décodé, la porte ET 8 est bloquée et la porte ET 11 est activée, ce qui fait que l'impulsion d'entree suivante remet à zéro la partie 6A, change de "1" a "O" l'information quinaire dans la partie 6B et fournit un signal de report pour comnencer le comptage dans le compteur de dizaines de minutes 22. Les impulsions suivantes évitent ensuite la partie 6A pendant que le compteur quinaire 68 bascule de "1" à "O" et fournit un signal de report à chaque passage à zéro pour augmenter le comptage dans le compteur 22. Les opérations de décomptage se font de la même manière que dans l'exemple de la figure 1 et, à nouveau, la logique de dérivation devient inopérante et le comptage passe par tous les etages. On vient de décrire un dispositif simple par lequel un compteur, dans un appareil décompteur de temps (minuterie), peut être rapidement chargé mais déchargé à une vitesse normale, ce qui rend le décompteur plus pratique pour son utilisateur. D'autres exemples de réalisation selon l'enseignement précédent péuvent venir à l'esprit de l'homme du métier. Ainsi, au lieu du tableau logique aléatoire montré sur les dessins, on peut, de façon immédiate, envisager de remplacer la totalité du circuit par un microprocesseur dont plusieurs types sont bien connus et disponibles dans le commerce. Dans un tel dispositif, les fonctions décrites précédemment seront incorporées dans un pro gramme de mémoire morte ('tread-only memory") qui fournira les instruction appropriées pour commander les fonctions de dérivation nécessaires au moment voulu en réponse à une macro-instruction fournie comme dans le cas présent par un commutateur accessible de l'extérieur. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'introduction de données pour un compteur de temps, tel qu'une minuterie, utilisant un affichage numerique a plusieur colonnes ordonnes et des compteurs-décompteurs à étages multiples pour chaque colonne numérique à afficher, caractérisé par le fait que des moyens logiques sont associés avec au moins certains etages de chacun des compteursdécompteurs successifs pour bloquer et mettre en derivation ces mêmes etages pendant le comptage quand ce comptage a atteint un niveau prédéterminé et ce, en déclenchant un etage compteur suivant. 2. Dispositif d'introduction de données pour un decompteur de temps selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens logiques sont associés à chacun des étages de chacun des compteurs-décompteurs correspondant aux colonnes numériques. 3. Dispositif d'introduction de donnees pour un décompteur de temps selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les compteursdécompteurs d'ordre le plus faible peuvent enregistrer des comptages de "O" à "9" représentant des minutes, les suivants des comptages de O" à "5" représentant des dizaines de minutes, les suivants pouvant ensuite représenter des heures et des dizaines d'heures. 4. Dispositif d'introduction de données pour un compteur de temps selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'un decodeur est associé à chaque compteur-décompteur, le contenu de celui-ci pouvant être affiché, et des signaux de commande engendrés en fonction de ce contenu. 5. Dispositif d'introduction de données pour un décompteur de temps selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'à chaque compteur décompteur sont associés un circuit logique d'entrée à portes, un circuit logique à portes de mise en dérivation et un circuit verrou, l'état du circuit verrou et le décodeur servant à déterminer l'activation de l'un ou l'autre de ces circuits à portes. 6. Dispositif d'introduction de données pour un décompteur de temps selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'un circuit d'entrée à portes supplémentaires est associé à chacun des compteurs-decompteurs successifs, ce circuit supplementaire étant activé quand les compteursdécompteurs sont enclenchés pour décompter. 7. Dispositif d'introduction de données pour un décompteur de temps selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le compteur décompteur correspondant à la colonne numérique d'ordre le plus bas comprend quatre étages, les moyens logiques étant associés à trois des quatre étages, un comptage initial de "O" à "9" pouvant être enregistré et suivi par des comptages successifs de "O" à "5 correspondant à la sortie du quatrième étage, ces comptages représentant des minutes, des comptages suivants pouvant représenter des dizaines de minutes et des heures. 8. Dispositif d'introduction de données pour un compteur de temps selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif décompteur de temps est incorporé dans une pièce d'horlogerie électronique utilisant un étalon de temps à quartz. 9. Dispositif d'introduction de données pour un décompteur de temps selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la piece d'horlogerie est une montre-bracelet.