1'invention concerne un instrument à usage dentaire destiné; notamment, à la taille de la zone extra-coronnaire des dents devant subir une mutilation en vue de la fixation d'une prothèse en particulier, pour l'application d'une couronne à base de céramique, de rosie, de métal ou autre. Les dents malades ou mal implantées nécessitent fréquemment l'emploi de prothèses coronnaires dont le but essentiel, outre ltesthétioue, est de consolider mécaniquement la dent afin d'éviter qu'elle s'effrite, se fende ou se fragmente sous les importantes pressions auxquelles elle est soumise. En effet, les dents dévitalisées ou m!me celle atteintes seulement de carie dite "irréversible" ne peuvent être protégées contre une-dégradation progressive que par l'apport d'une prothèse qui, d'une part , évite l'éclatement de la dent et constitue une protection prophylactique, d'autre part permet, en cas d'implantation disgracieuse, d'améliorer le caractère esthétique de la dentition. La pose de telles prothèses rebute parfois le praticien qui ne méconnait pas les dif-ficultés d 'intervention qu' elle entrasse et les conséquences qu'elle peut avoir sur le patient lorsqu'elle n'est pas pratiquée dans les meilleures conditions.En effet, la fiabilité et la longévité de la fixation de la prothèse sont essentiellement fonction de la dextérité du praticien et de bons résultats ne peuvent entre atteints que si la taille de la zone extra-coronnaire 1 (figure I) de la dent atteinte, descend jusqu'à une zone sous-gengivale 2 située sensiblement à égale distance du sommet du manchon épithélial 3 et la pointe du sulcus 4, cette taille devant 9 'arrêter sous la forme d'un épaulement droit 5 (figure 2) oui servira d'assise à la prothèse 6, cet épaulement étant ensuite masqué par la gencive ou ligament 3. Il est en effet souhaitable, pour des raisons mécaniques, prophylactiques et esthétiques, que la zone 2 de jonction entre la prothèse 6 et la dent 7 se situe en deça du ligament 3.Or, la réalisation d'un tel épaulement sous-gengival est délicate compte tenu de la proximité du ligament et des risques de traumatisme'qui sont à-craindre dans le cas où la fraise, tournant à grande vitesse, le léserait. On sait, en effet, qu'un tel traumatisme pourrait entraîner une dégradation du manchon épithélial, voire sa résorption partielle, ce qui aurait pour conséquence de laisser apparattre la cavité du sulcus. Or, cette béance constituerait de toute évidence un nid de bactéries dA à l'accumulation de restes de denrées alimentaires qui, en fermentant engendreraient rapidement un foyer dinfeftion. En outré 9 la résorbe on du manchon aurait 9 sur le plan esthétique9 un effet règrettable car la ligne de jonction séparant la zone coronnaire de la zone sous-gengivale deviendrait apparente et cela pourrait, en outre, aller Jusquqà un déchaussement de la dent. Pour toutes ces raisons, les praticiens sont rebutés, en l'absence d'un instrument spécialement adapté pour ce genre d'intervention, à pratiquer de telles tailles sous-gengivales. invention a donc pour objet la réalisation d'un tel instrument qui présente l'intér8t de comporter des moyens assurant une protection du ligament pendant l'intervention de la fraise, des moyens de réglage pour ajuster la course de la fraise et, par suite, sa profondeur d'introduction et enfin des organes de réglage latéral permettant une variation dans la position des moyens de protection du ligament afin que l'instrument puisse être utilisé sur toutes le dents quelles que soient leur forme9 leur orientation ou leur position. Suivant un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif, l'instrument est constitué d'une pièce à main ou corps dans lequel est montée la fraise9 celle-ci étant dirigée vers le bas et étant en relation avec des moyens de commande pour autre entraînée à grande vitesse de rotation, cet instrument étant caractérisé en ce que la pièce à main est équipée d'un limiteur de course préréglé ajustant la profondeur d'introduction de la fraise dans la zone sous-genvivale et d'un organe de protection, parallèle à la fraise, dont l'extrémité comporte un doigt venant en appui sur le sommet du manchon épithélial pour le tenir à l'abri de la fraise pendant la taille de la dent Suivant une caractéristique de l'invention, la pièce à main est surmontée d9ur. embout vissé sur lequel coulisse l'organe de protection cet embout étant pourvu d'un bouton moleté de réglage en appui sur l'extrémité dun organe élastique lequel est en butée, par son autre extrémité9 sur la partie coulissante de l'organe de protection.L'organe élastique peut entre, notamment, un ressort en spirale taré et le bouton moleté de réglage peut, pour des nuestions d'ajustement , entre gradué t'Instrument selon liinvention est illustré à titre d'exemple non limitatif9 sur les figures ci-jointes dans lesquelles - la figure 3 est une vue plan de l1ins- trument, - la figure 4 est une vue agrandie et en coupe de la partie opérationnelle de l'instrument Dans le mode de réalisation illustré sur les figures 7 & 4;; l'instrument est constitué essentiellement d'un bras 8 relié à l'appareil de commande assurant la rotation de la fraise, d1une pièce à main ou corps 9 dans lequel est introduite axialement une fraise 10 dirigée vers le bas, la queue 11 de cette fraise étant engagée dans un organe d'accouplement non représenté, eut-mêmes en relation avec des organes de commande assurant la rotation de la fraise à très grande vitesse. L'originalité de l'invention réside dans le fait que la pièce à main (figure 4) est surmontée d'un embout 12 comportant un rebord annulaire 13 pourvu d'un filetage 14, cet embout venant se fixer sur la partie supérieure 15, également filetée, de la pièce à main ou corps 90 Cet embout , d'une hauteur de quelques millimètres seulement, est également fileté à son autre extrémité 16 et reçoit un bouton moleté 17 percé axialement d'un orifice 18 taraudé, ce boulon moleté se fixant sur I'embout. L' instrument comporte par ailleurs un curseur 19 dont la partie supRrieure 20 est coudée à angle droit par rapport à la branche 21, plus longue, s' étendant vers le bas dans un plan sensiblement parallèle à la fraise 10. Cette partie supérieure 20 est percée dtun orifice 22 et comporte un rebord coulissant librement sur l'embout 12. Be bouton moleté vissé sur cet embout est en appui sur un organe élastique 24 9 qui, dans ltesemple considéré, est un ressort spiralé taré.Ce ressort est maintenu prisonier entre la face inférieure 25 du bouton moleté et la face supérieure 26 de la partie pliée 20 du curseur 19 La branche 2t la plus longue de ce curseur comporte, pour son réglage latéral, un bouton moleté 27 se vissant dans un bossage taraudé 28 dont est pourvu le curseur, l'extrémité 29 de la tige de ce bouton moleté étant en appui contre la surface extérieure DOvdu corps 9. Cette extrémité est pourvue d'un organe d glissement qui peut être une bille, un gilet ou autre L'ex- trémité du curseur est pourvue d'un doigt 31 qui déborde de l'extré- mité 32 de la fraise d'une valeur correspondant à la course de ladite fraise; c'est-à-dire à sa profondeur d'introduction sous-gengivale. le fonctionnement de cet instrument est ex trèmement simple car il procède d'un déplacement relatif de la pièce à main par rapport au curseur. On constate en effet que le doigt 31 de ce curseur étant en appui sur le ligament et s'étendant presque jusqu'à la pointe du sulcus, ce curseur assure une protection de ce ligament pendant l'intervention de la fraise. Cette intervention est obtenue en faisant coulisser vers le bas toute la pièce à main ainsi que les accessoires qui lui sont rattachés c'est-à-dire l'embout vissé 12, le bouton moleté 17 et la fraise 10. Tout cet équipage mobile se déplace par rapport au curseur 19, fixe en appui sur le ligament et comprime le ressort taré 24. la course de la fraise est limitée par la valeur du ressort taré et l'on peut modifier cette course en faisant varier la valeur de tarage du ressort en agissant sur le bouton moleté 17. De même, on peut obtenir le réglage latéral du curseur vis-à-vis de l'axe de la fraise en agissant sur le bouton moleté 27 en appui sur la pièce à main 9. De la sorte, il est possible de procéder, avec cet instrument, à la réalisation en toute sécurité d'un épaulement sous-gengival 33 sans qu'aucune lésion soit enregistrée par le ligament. Ainsi la gencive, ni irritée ni enflammée , peut rapidement venir se replaquer contre la prothèse évitant ainsi les nids de bactéries ou le déchaussement de la dent. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à 11 exemple de réalisation ci-dessus décrit et l'on pourra prévoir d'autres variantes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E VE No I C AT I~O~NS 1 / Insttrument à usage dentaire, en particulier pour tailler la zone extra-coronnaire de dents devant subir une mutilation pour la fixaticn d'une prothèse telle que couronne, cet instrument comportant une pièce à main ou corps dans lequel est montée la fraise, celle-ci étant dirigée vers le bas et étant en relation avec des moyens de commande pour entre entraînée à grande vitesse de rotation, instrument caractérisé en ce que la pièce à main est équipée d'un limiteur de course préréglé ajustant la profondeur d'introduction de la fraise dans la zone sous-gengivale et d'un organe de protection parallèle à la fraise dont l'extrémité comporte un doigt venant en appui sur le sommet épithélial pour le mettre à l'abri pendant l'intervention de la fraise. 20/ Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce à main est surmontée d'un embout vissé sur lequel glisse l'organe de protection, cet embout étant pourvu d'un bouton moleté de réglage en appui sur l'extrémité d'un organe élastique, lequel est lui-meme en butée par son autre extrémité sur la partie coulissante de l'organe de protection. 30/ Instrument selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe élastique est un ressort en spirale taré et aue le bouton moleté est gradué. 40/ Instrument selon la revendication t, caractérisé en ce que l'organe de protection est constitué par un curseur, extérieur à la pièce à main, celui-ci comportant une partie coulissant sur l'embout vissé et une partie ou branche plus longue s'étendant vers le bas et dans un plan parallèle à celui de la fraise, ce curseur étant pourvu d'un doigt de protection qui dépasse la fraise, lorsque celle-ci n'est pas sollicitée, d'une hauteur sensiblement égale à sa profondeur d'introduction sous-gengivale. 5 / Instrument selon la revendication 4, caractérisé en ce que le curseur est pourvu d'un organe latéral permettant de faire varier la distance qui le sépare de l'axe longitudinal de la fraise. 60/ Instrument selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe de réglage est constitué d'un bouton moleté, vissé dans le curseur, et en appui sur la pièce à main l'extrémité de ce bouton étant pourvue d'un organe de roulement autorisant le déplacement de la pièce à main munie de sa fraise par rapport au curseur fixe, en appui sur le ligament.