La présente invention concerne les extrémités de boites et elle a trait plus particulièrement à l'extrémité de fond d'un récipient pour produits alimentaires en acier embouti en deux éléments, qui est conçu pour être emballé puis traité à haute température et à pression élevée dans un appareil de cuisson. Plus particulièrement, dans une boite dont le contenu doit être chauffé au-delà du point d'ébullition puis refroidi, l'extrémité de fond est soumise à une pression interne puis à une pression externe. Chaque récipient scellé doit être stérilisé pour empêcher une évolution des bactéries et une altération qui engendrerait des produits métaboliques tels que des acides organiques et du gaz carbonique, ce dernier ayant tendance à faire gonfler le récipient scellé en provoquant sa déformation ou la rupture du joint. Pour obtenir une stérilité au plan commercial, (sécurité), on doit chauffer le produit alimentaire jusque dans une condition qui le rend exempt de formes viables de micro-organismes pouvant exister ou qui se reproduiraient dans le futur dans des conditions normales de stockage. Un certain groupe de produits alimentaires très acides n'ont pas besoin d'être traités par une recuisson mais ces produits alimentaires acides sont emballés à chaud, c'est-à-dire qu'ils sont chauffés jusqu'à une température voisine de leur point d'ébullition puis ils sont emballés dans les récipients. L'emballage d'un produit encore chaud exerce une contrainte considérable sur le réci- pient. La combinaison du remplissage à chaud et de l'acidité équivaut à une stérilisation par recuisson de produits alimen- taires de faible niveau dracidité. Des produits alimentaires comportant un pH de l'ordre de 4,6 ou plus doivent être recuits pour obtenir une stérilité commerciale. Par le passé, il a été d'une pratique courante d'utiliser des tôles métalliques de haute résistance et de forte épaisseur pour résister aux contraintes de traitement lors d'un double sertissage sur l'extrémité de fond d'un récipient en trois éléments, par exemple de la tôle pour bottes à 38 kg par paquet de base. En général, le récipient en trois éléments est moins satisfaisant du fait qu'il est plus coûteux, qu'il peut néces- siter un brasage, qu'il donne lieu à un récipient inutilement lourd, qu'il est sujet à des fuites causées par le joint latéral et le double sertissage et qu'il consomme inutilement de l'énergie et des ressources. Il faut faire intervenir plus de phases opératoires pendant la fabrication d'un récipient en trois éléments. Plus particulièrement, ces récipients comportent à leurs extrémités une moulure prqfonde en creux destinée à augmenter la résistance et à donner du jeu à l'outil, cette moulure étant sujette à une déformation en cours de traitement. Une boite en deux éléments comportant un fond intégral ne nécessite pas une moulure en creux dans son fond pour un double sertissage mais il est nécessaire-de pré- voir un évidement de fond pour la fabrication d'une boite en -deux éléments ayant la même hauteur et la même capacité qu'une boite en trois éléments classique,-*de façon que l'une ou l'autre puisse être utilisée d'une manière interchangeable dans la même ligne de remplissage et de traitement. On a utilisé un processus de profilage pour former des nervures, des creux et des parties semblables, en vue d'augmenter la rigidité du fond d'une boite en deux éléments. La zone la plus faible d'une boite en deux éléments emboutis est le fond et par conséquent l'épaisseur de la tôle d'acier est fonction de la résistance imposée au fond (résistance au gondolement). Avec un profilage modéré le fond de la boite en deux éléments mise en pression peut avoir tendance à se déformer, la limite élastique du métal étant dépassée. Lorsque cela se produit, la boite devient inacceptable du fait qu'elle bascule autour de son fond déformé et qu'elle semble contenir des produits qui ont fermenté ou qui sont altérés. En conséquence, un évidement de fond améliore les performances de boites minces en deux éléments, lorsque cet évidement est conçu pour compor- ter des zones métalliques écrouies qui augmentent la limite élastique du métal du fond, en particulier dans la zone de forte contrainte. Le fond fortement écroui est plus rigide. Un contenu altéré a tendance à exercer une force dirigée vers l'extérieur par rapport à l'extrémité supérieure de la boite et cela simplifie le procédé de contrôle des boites remplies. Il est nécessaire d'investir de gros capitaux en équipe- ments de manutention de boites en trois éléments dans une installation d'emballage. Il en résulte qu'un récipient en deux éléments qui ressemble physiquement au récipient en trois éléments, doit permettre une utilisation continue d'un équipement existant pour récipient en trois éléments, par exemple les dispositifs d'étiquetage, les transporteurs, les dispositifs de recuisson, etc... Cette interchangeabilité à % a été reconnue dans l'art antérieur comme cela a été décrit par exemple dans le brevet US no 3.912.109, qui concerne plusieurs procédés permettant d'obtenir: ce résultat. De même, le brevet US no 3.272.383 décrit une boite en aluminium extrudé comportant un fond profilé en creux. Dans ces brevets, on a mis l'accent sur la duplication de la forme d'une boite en trois éléments, mais on n'a pas mis au point un récipient qui ait une résistance appropriée et qui protège le produit alimentaire sans corrosion et qui soit utilisable dans l'ins- tallation du client. Pour des raisons d'é-onomie, et de produc- tion à grande vitesse, une boite en deux éléments emboutie peut être formée d'un métal revêtu en bobine ou bien en revêtant ultérieurement un récipient embouti et mouluré, qui doit être conçu de façon que le revêtement intérieur reste intact même si le fond est pourvu d'un creux profond, et est profilé de manière à comporter une moulure analogue à un jable pour permet- tre un roulement dans la ligne de fabrication et au travers du dispositif d'étiquetage et d'autres équipements d'emballage et de conditionnement de produits alimentaires. Dans l'art antérieur, on prévoit sur le fond de la boîte des moulures en forme de jable. Il est très difficile de former une moulure de ce genre sans endommager la surface de revêtement intérieur. Plus particulièrement, l'utilisation d'outils intérieurs pour former une moulure en jable a une influence perturbatrice sur le revêtement. Selon l'invention, la formation d'une seule moulure de profil/ geterminé est réalisée de façon modérée, par comparai- son aux réalisations connues, et elle empêche une sollicitation excessive par les outils intérieurs nécessaires pour profiler une moulure en forme de jable. En conséquence, on élimine complètement le risque d'arrachement et de plis à bord vif pendant l'opération de profilage, car il en résulterait une fissuration du revêtement intérieur, ce risque étant éliminé du fait qu'il existe un espace suffisant, à l'intérieur du coin de fond de la boite, pour introduire un outil de moulurage. Puisque des récipients en deux éléments emboutis offrent de nombreux avantages, en particulier en ce qui concerne l'élimination du joint serti latéral et d'un joint serti extrême, il est commercialement important que le profil de fond formé conformément au procédé selon l'invention, puisse résister à une température de cuissson de 1260C, pendant trente minutes ou plus, et reste interchangeable à tous aspects avec un récipient en trois éléments qui devra être utilisé de temps à autre sur la même ligne d'emballage et de conditionne- ment. La présente invention a donc pour objet de fournir - - un fond profilé de boite en deux éléments qui résiste à une contrainte finale par amélioration de la limite élastique de la matière de boite, en particulier dans le fond; - une boite comportant une moulure de paroi latéraleplacée juste au-dessus du coin existant entre le fond et la paroi, qui a une forme prescrite et un diamètre extérieur essentiellement égal au diamètre extérieur du double joint serti supérieur du récipient fermé; - un fond profilé et une moulure inférieure de paroi laté- rale qui permet d'utiliser de façon interchangeable des boîtes en deux éléments et des boîtes en trois éléments classiques de manière que la vitesse de conditionnement des deux types de récipient soit essentiellement la même; - un fond profilé de boite et son procédé de fabrication, applicable sans destruction de l'intégrité du revêtement intérieur; - un récipient en deux éléments qui est formé d'une tôle métallique revêtue de faible épaisseur et de faible prix de revient, et qui est capable de résister à un gondolement provoqué par un échauffement et une pression se produisant- au cours de l'opération de cuisson et de refroidissement et qui est capable de résister à des charges d'écrasement engendrées lors de l'empilage.. Le principe de conception de profil qui permet d'atteindre les objectifs définis ci-dessus fait intervenir un procédé de formage à la presse, o le profilage est réalisé dans la matrice d'emboutissage final en fin de course, dans une presse d'em- boutissage/réemboutissage. A ce stade, le fond profilé possède toutes les caractéristiques essentielles du profil final désiré, notamment un évidement central. La boite emboutie comportant le profil préféré est pourvue d'une partie circonférentielle extérieure plane, qui s'étend à partir du coin vers l'intérieur jusqu'à une paroi annulaire placée concentriquement par rapport à l'axe de la boite. La paroi annulaire est légèrement inclinée en direction de l'axe et elle est orientée vers l'intérieur,à partir de la zone circonférentielle formant la lisière de l'évidement central. L'évidement central est essentiellement parallèle au plan de fond défini par la portion circonféren- tielle et il est formé par un dôme orienté vers l'intérieur le long de l'axe. Le profil résultant de fond augmente au maximum le travail d'écrouissage, ce qui se traduit par une augmentation de la limite élastique du métal de fond dans les zones Susceptibles de se gondoler et o la résistance au gondolement est améliorée. De même, l'évidement central en forme de dôme agit en coopération avec la paroi annulaire de sorte qu'une pression interne provoque une flexion de la paroi en l'écartant de l'axe et en outre l'évidement agissant à la façon d'un ressort, s'oppose à la tendance du dôme à s'écarter vers l'extérieur. Le profil décrit ci-dessus est réalisé pendant une opération d'emboutissage/ré-emboutissage de la tôle d'acier prérevêtue et cette partie profilée forme le fond d'un récipient comportant une paroi latérale essentiellement droite. Ce récipient est ensuite transféré dans la machine de moulurage o des moulures de paroi latérale et de fond (ou d'empilage) sont formées sur la paroi latérale de la botte. La moulure d'empilage de fond est placée sur la paroi latérale légèrement au-dessus du plan du panneau de fond (qui commence habituellement à environ 0,9mm au-dessus du plan de fond de boite).Un mandrin de moulurage peut être placé à l'intérieur de la boite et il fonctionne de façon à former la moulure d'empilage, disposée à l'extérieur, sans provoquer un arrachement ou un rayage du revêtement intérieur du fond et sans rendre le récipient vulnérable à la corrosion. La position de la paroi annulaire crée un espace suffisant pour permettre de réaliser le moulurage à un niveau très bas le long de la paroi latérale. Il est important que la moulure soit placée juste au-dessus de la zone o serait situé le centre d'un jable inférieur régulier sur une boite en trois éléments. Cela s'explique par le fait que les voies qui assurent le guidage et le transport de boîtes dans une machine de cuisson continue sont affectées, en cours d'usure, par la formation de rainures, dans lesquelles se déplacent les jables. Une moulure en forme de jable simulé, tout en ayant les dimensions d'un jable, ne suit pas nécessairement la rainure avec une aussi grande précision que la moulure de faible niveau décrite ci-dessus. Cela içignifie qu'il est plus facile qu'une moulure plus petite suive la plus grande rainure qu'une moulure en forme de jable suive une rainure usée par les jables. De même, la position de la moulure par rapport à la paroi latérale est importante. Une moulure qui est placée dans une position plus rapprochée de la zone o se placerait la partie supérieure d'un jable risque de se coincer dans la rainure usée par les jables alors qu'une moulure de faible niveau peut s'engager en toute sécurité dans une position plus centrale dans une rainure usée par les jables. L'écrouissage du panneau de fond qui forme l'évidement central est réalisé de manière que la quantité de matière intervenant dans le flan n'augmente pas. Plus particulièrement, l'évidement central est formé essentiellement par allongement du métal du panneau de fond et il en résulte que cela a peu ou pas d'influence sur la longueur de paroi latérale ou sur le rebord restant du récipient embouti. Cela est avantageux du point de vue des économies de matière et en outre, cela est important du fait qu'on n'a réalisé un travail d'écrouissage que sur le fond pour améliorer la limite élastique du panneau de fond. L'évide- ment de fond peut comporter des lignes de Luder qui indiquent qu'un niveau de contrainte de 1 à 2 %, c'est-à-dire un écrouissage du métal, s'est produit, de sorte que la résistance globale est augmentée. La boite terminée de fabrication comporte une hauteur et une capacité (volume) de valeur identique à celles d'une boite classique en trois éléments. En conséquence, on peut utiliser une étiquette de même hauteur que sur une boite en trois éléments, ét, de la même façon, cette boite en deux éléments peut rouler uniformément dans un dispositif d'étiquetage et un équipement de conditionnement, ou bien sur une voie de transport conçue pour des récipients en trois éléments, du fait que les deux extrémités ont le même diamètre de roulement. Pour une production à grande vitesse et pour réduire l'importance du traitement ultérieur de post-pulvérisation, il est préférable que le métal du corps de la boite en deux éléments soit formé par emboutissage d'une tôle prérevêtue. Plus particulièrement, on peut utiliser des aciers tels que TFS-CT ou ETP, ce dernier acier étant pourvu d'étain déposé électrolytiquement en quan- tité comprise entre 4,5 et 61 kg par paquet de base. La tôle étamée est réalisée par coulée continue, soit à partir d'aluminium recuit de façon continue, soit à partir d'acier coulé en lingot qui a été partiellement désoxydé et stabilisé (avec du silicium). On peut utiliser une épaisseur d'acier correspondant à un poids compris entre 28 et 38 kg par paquet de base, avec un revenu compris entre T-1 et T-6, pour une plaque à simple réduction et une plaque à double réduction allant de DR-7 à DR-9. Il estpréférable d'utiliser une tôle d'acier T-4 du type TFS-CT. Cette matière est prérevêtue d'une résine époxy phénolique sur sa surface extérieure (du corps de boite) pour empêcher la corrosion et elle est pourvue d'une surface intérieure (du corps de boite) en organosol pour protéger le métal contre les produits alimentaires qui seront finalement emballés et conditionnés dans le récipient. Le métal prérevêtu est introduit dans une presse o il subit un découpage, un profilage, un emboutissage et un ré-emboutissage pour obtenir une boite de profil cylindrique comportant une paroi latérale et un fond intégral. La longueur latérale est presque égale au double du diamètre du corps de boite. On a trouvé que l'écrouissage du fond qui était réalisé en cours de profilage permettait d'augmenter la dureté de l'acier en T-4 jusqu'à une valeur se rapprochant du niveau de l'acier à double réduction DR-9. En conséquence, le récipient possède la résistance nécessaire dans le fond et dans la moulure inférieure, mais il est formé d'un métal plus facile à travaillera c'est-à-dire d'acier T-4 correspondant à 34 kg. Si on utilisait pour emboutir les boites du métal correspondant à de la tôle DR-9 à 29 kg, la résistance au gondolement resterait la même, même en réduisant la profondeur de l'évidement de fond. Il serait nécessaire de dépenser une certaine quantité d'énergie supplémentaire pour former chaque boite. D'autres avantages et caractéristiques de-l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels Figure 1 est une vue en élévation partielle d'un récipient en trois éléments selon l'art antérieur comportant des extrémi- tés supérieure et inférieure qui sont fixées par un double joint serti; Figure 2 est une vue en coupe partielle à échelle agrandie du coin inférieur du récipient selon l'invention, montrant l'outil de moulurage qui. est engagé dans le récipient, l'axe du récipient et l'axe de l'outil étant alignés l'un avec l'autre; Figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2, qui montre l'opération de moulurage dans laquelle le récipient est poussé à l'aide d'une matrice femelle sur]'outil de moulurage par déplacement de l'axe du récipient par rapport à l'axe de l'outil de moulurage. Figure 4 est une vue semblable à la figure 3, nais montrant le côté opposé du récipient et de l'outil de moulurage, et en particulier le jeu existant entre la matrice de moulurage.et l'évidement central Figure 5 est une vue en coupe partielle montrant l'ensemble du profil de fond, et 9 2475498 Figure 6 est une vue en coupe partielle montrant la relation d'empilage entre le double joint serti placé en dessous et le profil préféré de paroi de fond conforme à l'invention. La figure 1 est une vue en coupe latérale partielle d'un récipient 10 en trois éléments selon l'art antérieur, utilisé pour emballer des produits comestibles. De tels récipients sont constitués d'un corps roulé en forme de tube et pourvus d'un joint serti le long d'un côté longitudinal et de deux extrémités qui sont pourvues d'un double joint serti assurant la liaison avec le corps creux tubulaire. Il est souhaitable d'éliminer le joint serti latéral et de supprimer le double en joint serti additionnel prévu aux extrémités, en/supprimant le poids et les frais de réalisation. En conséquence, on a cherché à mettre au point un récipient en deux éléments formé par emboutissage et dans lequel une extrémité puisse être fixée par double joint serti. Ce récipient correspond à ce qu'on appelle une boite sanitaire en deux éléments, de tels récipients étant utilisables pour emballer des produits comestibles. Ils sont plus compacts, sous l'angle de l'utili- sation des matériaux, et plus propres, sous l'angle du nombre de joints par récipient. Des tentatives faites pour obtenir une interchangeabilité totale des récipients en deux éléments avec des récipients en trois éléments de type connu n'ont pas donné satisfaction jusqu'à maintenant. L'invention a pour objet de résoudre ce problème, l'objectif le plus important étant de former une moulure inférieure en forme de jable qui serve à remplacer le jable inférieur du récipient en trois éléments selon l'art antérieur. Une telle moulure doit remplir un certain nombre de fonctions. Plus particulièrement, la moulure doit avoir le même diamètre que le jable supérieur d'un réci- pient à double joint serti, afin que le récipient en deux éléments terminé de fabrication roule sans coincer dans les voies de transport et les équipements de traitement. De même, la moulure inférieure, doit comporter un espace pour l'étique- tage, c'est-à-dire que la distance s'étendant le long de la paroi latérale, entre la partie supérieure de la moulure inférieure et la partie inférieure du jable supérieur, doit être égale à la distance existant entre-les deux jables à double joint serti d'un récipient en trois éléments. En outre, la moulure inférieure doit remplir une fonction semblable à celle d'un jable, du fait qu'elle doit produire une augmentation de résistance en vue de faciliter le roulage et l'empilage des récipients conditionnés. En conséquence les perfectionnements apportés selon l'invention permettent d'atteindre deux objectifs, à savoir le profil particulier de la moulureintérieure qui remplace le jable et le profil d'ensemble de la boite (fond et paroi latérale inférieure) qui permet de former une moulure appropriée sans détruire la surface intérieure du récipient ou bien sans diminuer la résistance au gondolement de l'ensemble du fond. Le récipient est constitué d'un métal prérevêtu qui est amené au profil final du récipient par découpage, emboutissage et ré-emboutissage. Juste avant la terminaison des opérations d'emboutissage, un fond profilé est ajouté de manière à créer l'évidement de fond nécessaire et à donner au fond la résistance imposée. L'évidement permet d'obtenir pour le récipient en deux éléments le même volume intérieur que celui d'un récipient en trois éléments. Un profilage est également nécessaire pour améliorer la résistance globale du fond par écrouissage du métal. Des boites sanitaires pour produits comestibles doivent résister à des pressions internes et externes auxquelles elles sont soumises en cours de conditionne- ment. On a choisi spécifiquement la configuration de l'évidement de fond pour satisfaire à cet impératif. Le récipient peut résister à des pressions de gondolement pouvant atteindre 3 bars. Par comparaison aux fonds de boite de type connu dont la résistance au gondolement ne dépasse pas une pression de 2,3 bars, on obtient par conséquent grâce à l'invention une augmentation de 38 % de la résistance au gondolement. En considérant maintenant la figure 2, on voit qu'on a représenté un outil de moulurage 11 qui pénètre dans le récipient jusqu'à la profondeur à laquelle la moulure doit être réalisée. L'outil 11 comporte un nez de-moulurage lla qui est profilé à 1l la forme de moulure et qui agit de façon à créer dans le récipient une moulure inférieure en forme de jable. L'outil il pénètre dans la boite concentriquement par rapport à son axe, c'est-à-dire que l'outil 11 est cylindrique et que son axe central est aligné avec l'axe central du récipient 12 lors de la pénétration de l'outil, dans ce récipient, qui a été formé dans l'opération d'emboutissage/ré-emboutissage. Le récipient 12 est transféré dans une machine de moulurage qui comprend une matrice femelle 13 de moulurage, déplaçable excentriquement, et positionnée à l'extérieur du récipient 12 et déplacée dans la direction A; comme indiqué par la flèche 3, sur les figures 3 et 4. La matrice femelle de moulurage 13 comprend une surface complémentaire de moulurage l3a qui coopère avec la surface lla de l'outil 11. En fonctionnement, la matrice de moulurage 13 est déplacée excentriquement en direction du récipient 12, c'est-à-dire de la gauche vers la droite en regardant la figure 3, de sorte que le récipient 12 et l'outil 11, qui sont entraînés en rotation, sont obligés de rouler contre la matrice femelle 13. D'une manière bien connue dans l'industrie, la moulure 12a est par conséquent formée par roulage dans la paroi latérale inférieure du récipient 12, comme indiqué sur la figure 4. Bien que la technique de formage de rainure par roulage soit bien connue, la moulure particulière 12a conforme à l'invention, et son emplacement également conforme à l'invention, ne sont pas connus. Cela s'explique par le fait que, par le passé, il a été difficile de réaliser une moulure 12a ayant la configuration et l'emplacement désirés dans un récipient 12 comportent l'évidement de fond nécessaire, sans endommager la surface interne dudit récipient. Plus particulièrement, il est nécessaire de donner de l'espace à l'outil de moulurage 11 pour qu'il existe un jeu entre la surfa- ce intérieure de base du récipient 12 et l'outil 11. Sur la figure 4, on a mis en évidence le jeu existant entre l'outil 11 et l'évidement de fond pendant l'opération de moulurage illus- trée sur la figure 3. Ce jeu est fonction du profil du fond du récipient. Si le récipient 12 devait avoir une moulure profilée qui ait une forme de jable en vue d'une interchangeabilité, et si le récipient comportait un fond évidé en vue d'augmenter la résistance et le volume, l'outil de moulurage ne serait pas capable de pénétrer dans l'espace disponible sans endomma- ger la surface intérieure du récipient ou sans qu'il en résulte une destruction de 1' outil. Il serait nécessaire d'utiliser un outil à paroi mince, qui serait par conséquent fragile. En conséquence, la combinaison d'un profil de moulure et d'une configuration évidée est nécessaire pour permettre la formation d'une nDulure inférieure 12a qui remplisse une fonction analogue à un jable sans en avoir cependant le profil. En outre, la moulure 12a doit avoir une profondeur qui donne à la paroi inférieure de boîte le même diamètre que le jable à double joint serti. On a trouvé que la moulure inférieure 12a conforme à l'invention permettait d'augmenter la résistance globale de la boite et plus particulièrement que l'écrouissage de la moulure 12a pendant le profilage permettait d'augmenter la résistance à l'écrasement vertical de la boite terminée de remplissage, le gain de résistance étant supérieur de 10 % à ce quipeut être obtenu avec une boite semblable pourvue d une moulure en forme de jable. De même, la résistance mécanique du coin inférieur de la boite est également augmentée de 30 % par comparaison à une moulure en forme de jable placée à proximité du fond de boite. Comme indiqué sur la figure 5, la partie profilée 14 correspondant à la zone inférieure de paroi latérale et au fond de boite comprend une partie centrale évidée, désignée dans son ensemble par 15. Cette zone centrale comporte une paroi intérieure annulaire 15a qui est essentiellement droite mais qui est inclinée vers l'intérieur, à son extrémité supérieure, en direction de l'axe central B du récipient 12. La paroi 15a est reliée, à sa partie supérieure, à une partie b en forme de dôme peu profond, qui a une courbure uniforme et qui rejoint un anneau 16, qui est dirigé vers l'extérieur par rapport au fond de récipient. Cet anneau 16 a un profil plan et il représente la partie-du récipient 12 qui est située le plus à l'extérieur sur son fond, c'est-à-dire la partie par laquelle le récipient s'appuie sur une surface de contact lorsqu'il est placé dans une position verticale. Entre l'anneau 16 et la moulure 12a, il est prévu une partie en creux 17 qui est formée par la matrice de moulurage 13a pendant l'opération de moulurage. La partie en creux 17, comme indiqué sur la figure 6, est conçue pour coopérer, dans la condition d'empilage, avec l'extrémité supérieure à double joint serti 18 d'un récipient analogue. En conséquence, un récipient ayant le même diamètre extérieur hors-tout peut être empilé sur un autre récipient par l'intermédiaire de la partie supérieure du fond à double joint serti 18 qui vient s'engager dans la partie en creux 17 quand les axes centraux C des deux récipients sont alignés l'un avec l'autre, comme indiqué en 19 sur la figure Dans un mode préféré de réalisation, le récipient 12 a un diamètre de 81 mm et le centre de la moulure 12a est placé J_ Ie fon rd à 2,5 mm audessus du plan de 1 anneau/16, l'ensemble de la moulure étant placé à une hauteur de 4,5 mm au-dessus du plan de l'anneau de fond 16 afin que, lorsque la boite doit être étiquetée, le bord inférieur de l'étiquette vienne se placer entre la zone o la moulure commence, et qui est située à 4,5 mm au-dessus du fond, et l'extrémité inférieure du double joint serti supérieur 18. La moulure s'étend approximativement sur une distance de 1 mm vers l'extérieur à partir de la paroi du récipient 12. Cela provoque une augmentation de son diamètre jusqu'à une valeur qui est approximativement égale au diamètre du double-joint serti supérieur. La combinaison de la hauteur du centre de moulure et de la distance sur laquelle elle s'étend permet de placer la moulure 12a dans une position correctement centrée dans des rainures qui ont été formées par usure provoquée par les jables de récipient dans les voies de transport ou les équipements de conditionnement. Le rayon du nez lla de l'outil de moulurage est d'environ 1 mm tandis que le rayon extérieur formé par la matrice 13a, au point qui est situé à 4,5 mm au-dessus du fond et o la paroi de récipient 12 est incurvée vers l'extérieur pour former la moulure est approximativement égal à 0,75 mm. Sur la figure 5, la paroi annulaire 15a est reliée à la zone centrale 15b en forme de dôme par une section ayant un rayon de 1,75 mm. De même, la zone de forme annulaire ou'anneau 16, rejoint la paroi annulaire 15a avec un rayon de 1,75 mm. Le rayon total de courbure dela partie centrale en forme de dôme 15b est de 76 mm tandis que la hauteur, au centre du récipient 12, de la partie centrale en forme de dôme 15b correspond à mm au-dessus du plan inférieur du récipientqui est défini par l'anneau plan 16. La paroi annulaire 15a est inclinée vers l'intérieur d'un angle d'environ 100 par rapport à la verticale. On a trouvé qu'un récipient 12 ayant le diamètre préféré indiqué cidessus résistait tout à fait bien à la température de conditionnement intervenant pendant la phase de stérilisa- tion d'un récipient hermétiquement scellé. Cela signifie qu'un tel récipient, comportant le profil de fond décrit ci-dessus, permet de résister à des pressions pouvant atteindre jusqu'à 3 bars sans qu'il se produise un gondolement du fond vers l'extérieur. Plus particulièrement, l'évidement central 15 conserve sa configuration et la déformation se produisant en cours de stérilisation est localisée sur l'anneau plan 16 qui a tendance à s'incurver vers l'extérieur à proximité de la paroi annulaire 15a en pivotant légèrement par rapport au point o il rejoint la zone en creux 17. Pour permettre l'empilage, la zone en creux 17 a un rayon de courbure de 0,75 mm, de façon que la partie supérieure du double joint serti 18 vienne s'emboîter dans la partie en creux 17 lorsque les récipients ont des diamètres semblables et sont alignés verticalement et axialement l'un par rapport à l'autre. Bien que la description ci-dessus ait été faite par rapport à une configuration particulière du profil de fond et de paroi inférieure d'un récipient en deux éléments, il va de soi qu'on peut envisager toute autre modification et variante sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Boite métallique en deux éléments comportant un corps sans joint serti, de section droite-circulaire, formé d'une matière mince de façon-à com. norte.r une paroi latérale solidaire d'une paroi de fond, une fermeture circulaire agencée pour être jointe à ladite paroi latérale par un double joint serti annulaire comportant des couches adjacentes métalliques imbriquées par pliage, caractérisée en ce que la partie profi- lée de la zone de coin de la paroi latérale et de la paroi de fond comprend: a) une moulure inférieure de paroi latérale s'étendant vers l'extérieur et atteignant le diamètre du corps de boite de manière que le point extrême distal de la moulure soit situé au-dessus du plan de base de la boîte, à une distance égale à environ les trois quarts de la longueur d'un jable à double joint serti; b) une partie annulaire essentiellement plane qui est orientée normalement au plan de ladite paroi latérale et qui est alignée avec le plan extrême extérieur du fond du récipient, c) une paroi latérale annulaire intérieure s'étendant vers l'intérieur du récipient, à partir du plan extrême extérieur dudit fond, et rejoignant le bord intérieur de ladite partie de forme annulaire sur un panneau central évidé, et en forme de dame, dudit fond, et d) un creux annulaire disposé entre la moulure analogue à un jable et ledit bord extérieur de ladite zone de forme annulaire. 2. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps de boite en tale mince et sans joint est formé par une opération d' emboutissage multiple puis par moulurage d'une tale métalliqe prérevêtue, le revêtement étant formé d'un organosol et le métal étant constitué par une tôle d'acier exempte d'étain et du type traité au chrome. 3. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps de boite sans joint est formé d'une tôle étamée électrolytiquement par une opération d'emboutissage multiple, suiviepar une opération de moulurage et ensuite par un revêtement. 4. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit creux annulaire est agencé pour coopérer avec une extrémité à double-joint serti d'une autre boite venant s'engager dans ledit creux quand les axes centraux des deux boites sont alignés dans une relation tête contre fond en cours d'empilage. 5. Boite selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite partie annulaire s'étend axialement vers l'exté- rieur sur une distance plus grande sur son bord extérieur que sur sa partie la plus rapprochée de la périphérie de la base de paroi latérale pendant la période o la boite est soumise à des pressions résultant d'un emballage, d'un remplissage à chaud ou d'un conditionnement. 6. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite moulure inférieure de paroi latérale et ladite partie de forme annulaire constituent un profil de boite relativement ouvert vers l'extérieur et servant à recevoir un outil de moulurage agencé pour dégager ledit évidement en forme de dôme afin de protéger la surface intérieure par rapport à l'outil de moulurage, sauf sa partie de formage. 7. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite étendue distale maximale de ladite moulure de paroi latérale inférieure est identique à l'étendue distale maximale du double joint serti annulaire d'un corps de récipient scellé hermétiquement. 8. Boite selon la revendication 7, caractérisée en ce que la distance longitudinale mesurée le long de la paroi latérale entre la moulure inférieure de paroi latérale et le double joint serti, a une valeur prédéterminée et essentiellement égale à l'espacement entre les double joints sertis sur un récipient en trois éléments de taille semblable. 9. Boite selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit panneau central évidé est décalé axialement vers l'intérieur de la distance nécessaire pour donner au volume intérieur final du récipient scellé une valeur égale à celle d'un récipient en trois éléments de dimensions extérieures semblables et en ce que le métal du fond est suffisamment allongé pour augmenter sa limite élastique. 10. Procédé de fabrication d'une boite métallique en deux éléments, comportant un corps sans joint, de section droite circulaire, formé d'une matière mince, afin de comporter une paroi latérale solidaire d'une paroi de fond, avec une moulure inférieure de paroi latérale, s'étendant vers l'extérieur au-dessus de la jonction de ladite paroi latérale avec ladite paroi de fond, ainsi qu'un panneau central évidé en forme de dôme qui est prévu dans ladite paroi de fond et qui est relié à la moulure par une partie annulaire circulaire plane et un creux annulaire, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer les opérations suivantes a) emboutissage d'un récipient en forme de gobelet allongé comportant une paroi latérale solidaire d'une paroi de fond, b) emboutissage et profilage dudit récipient et du fond de manière à former une paroi annulaire s'étendant jusqu'à un évidement central en forme de dôme à partir d'une partie annulaire plane, ladite paroi étant inclinée vers l'intérieur à son extrémité supérieure-en direction de l'axe de la boîte,et c) réalisation d'une moulure sous la forme d'une ondulation latérale dans ladite paroi latérale inférieure du corps du récipient, ladite moulure étant disposée au-dessus du coin inférieur de ladite paroi latérale afin de former un creux en dessous de la partie distale de ladite moulure et de la circonférence extérieure de ladite partie annulaire. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit creux comprend une ondulation annulaire qui est disposée essentiellement en son centre et qui est limitée à une étendue radiale égale au diamètre d'une extrémité à double joint serti de dimensions semblables. 12. Procédé selon la revendication I1, caractérisé en ce que ledit récipient est rempli et hermétiquement scellé à l'aide d'un couvercle circulaire agencé pour être joint à ladite paroi latérale par un double joint annulaire serti dans lequel des couches métalliques adjacentes sont pliées ensemble, le réci- pient étant ensuite soumis à une pression interne pour faire renfler ladite partie annulaire plane axialement vers l'exté- rieur, plus fortement sur ladite paroi latérale annulaire inté- rieure que sur ledit coin inférieur à proximité dudit creux.