L'invention concerne un appareil pour le compactage de matières encombrantes, notamment compacteur domestique d'ordures ménagères comprenant un dispositif de pressage dont le poussoir de pression, entraîné par un moteur électrique, de préférence par l'intermédiaire d'un mécanisme réducteur, plonge dans un récipient récepteur de la matière à compacter, hors duquel il revient dans sa position de départ à la suite d'une inversion du sens de rotation du moteur d'entraînement, déclenchée par une tension de commande prélevée par un organe commutateur, en fonction du couple du moteur d'entre nenent et convertie, par un organe intermédiaire, en un signal de commande. Dans des appareils connus de ce genre, la force de pressage produite par le poussoir est dépendante dans une grande mesure de la compressibilité de la matière à compacter. C'est ainsi par exemple que, lors du pressage d'objets durs, l'inertie de la masse rotative du rotor du moteur d'entraînement, et le cas échéant également de son mécanisme de transmission, se trouve freinée pendant quelques fractions de seconde, de telle sorte que l'inertie de la masse d'entre nement rotative s'additionne au moment du couple de rotation du moteur.Par contre, lors du pressage de matières molles, l'inertie de la masse d'entraînement est annulée par freinage pendant un intervalle de temps plus long, de sorte que, lors de la commutation d'inversion de la direction de rotation du moteur d'entraînement, seule la fraction de force de pressage produite par le couple de rotation du moteur reste encore efficace. La dépendance de la force de pressage des appareils connus par rapport à la compressibilité de la matière à presser se révèle désavantageuse, notamment dans les compacteurs domestiques, car on rencontre là une composition très hétérogène des ordures à comprimer. La force de pressage totale, composée du couple du moteur et de l'inertie de la masse d'entraînement rotative, est alors atteinte seulement lorsque le poussoir de pression de l'appareil rencontre directement dans sa course un objet dur non élastique, tel que par exemple une bouteille ou analogue. C'est donc seulement dans ce cas que, dans les appareils connus, le poussoir de pression est capable de broyer une bouteille ou des composants durs de la masse d'ordures, tels que, par exemple, des boîtes métalliques et des emballages. Si cependant des composants durs de ce genre, comme cela est généralement le cas dans des ordures ménagères, sont intercalés entre des éléments composants mous et élastiques, tels que du papier, des épluchures de légumes et analogues, la force de pressage du poussoir qui, en raison du freinage relativement lent des forces dynamiques, n'est exercée finalement que par le couple du moteur, n'est plus suffisante pour broyer les composants durs et pour les compacter en un volume réduit. Dans le cas où, dans les compacteurs domestiques d'ordures, même les objets les plus durs enrobés dans une composante élastique de la masse doivent être sans défaillance brisés et compactés, il est donc nécessaire d'accroître considérablement la fraction de force de pressage provenant du couple du moteur, par un accroissement de ce couple, de telle sorte que cette seule fraction de la force de pressage soit capable de briser ces objets durs et de les compacter en un faible volume. Il faut cependant tenir compte alors que, dans des cas extremes, par exemple dans le cas de bouteilles dressées directement sur le fond de l'appareil, en raison de leur dureté et des forces dynamiques supplémentaires ainsi pleinement efficaces, il est nécessaire qu'une force de pressage considérablement plus grande puisse intervenir temporairement. Cette condition doit être prise en compte dans la conception de construction de l'appareil. Ce dernier doit donc être constitué spécialement pour ce cas extrême, ce qui n'est généralement réalisable que par une mise en oeuvre accrue et coûteuse de matériau de construction, qui a pour conséquence une augmentation indésirable du poids de l'appareil. L'invention a pour but, dans le cas d'un appareil pour le compactage de matière en vrac et notamment d'un compacteur domestique d'ordures ménagères, d'influencer la force de pressage exercée par le poussoir d'une manière telle, que celle-ci soit largement dépendante de la compressibilité des divers éléments constituants de la matière à compacter. Dans ce but, le compacteur conforme à l'invention est caractérisé en ce que le signal de commande est transformé, par un organe intermédiaire dépendant de la fréquence, de telle manière qu'il soit proportionnel à la fraction dynamique de la force de pressage. Grâce à cette mesure, on obtient que le moteur d'entraînement, lorsqu'on presse directement des composants durs, se trouve, en raison de l'accroissement très rapide de la tension de commande, connecté beaucoup plus tôt que lors du compactage de matières molles. En conséquence, même dans le cas d'une proportion élevée de force de pressage dynamique, la force de pressage effective est maintenue constante par abaissement de sa proportion dépendante du couple de rotation et ainsi, celle-ci est compensée de la quantité de la fraction à attribuer à l'accroissement de la force dynamique. D'une manière très simple, la proportionnalité recherchée conformément à l'invention entre le signal de commande et la fraction dynamique de la force de pressage est obtenue par la mise en circuit d'un organe intermédiaire constitué comme un organe R.C., dont le condensateur est connecté en parallèle avec une résistance ohmique pour obtenir une tension de base dans le cas d'un accroissement lent de la tension de commande. La description ci-après se rapporte, à titre d'exemple de réalisation de l'invention, à un compacteur domestique d'ordures équipé avec un mécanisme à parallélogramme, représenté sur les dessins annexés, avec le montage de circuits pour son entraînement électrique, dans deux diagrammes montrant l'allure normale de la force de pressage, en opposition à l'allure de force de pressage compensée, conformément à l'invention, par transformation du signal de commande. Dans les dessins - La figure 1 est un schéma de principe d'un compacteur domestique d'ordures, équipé avec un mécanisme à parallélogramme, entouré, comme carter, par une unité de construction d'une installation de cuisine; - La figure 2 est un schéma montrant le montage de connexion du moteur d'entraînement, ainsi que les organes essentiels de connexion et de commande pour I'entra- nement, avec l'organe de commande proportionnel à l'accroissement de la force de pressage; - Les figures 3 et 4 montrent chacune un diagramme, dans le premier desquels l'accroissement de force de pressage à attribuer à l'augmentation de la partie dynamique de la force de pressage n'est pas compensé, tandis que, dans le second diagramme, cet accroissement se trouve compensé. Dans une enveloppe 10 formée par un élément unitaire d'une installation de cuisine, est monté un compacteur domestique d'ordures ménagères 11. Celui-ci se compose essentiellement d'un bâti 12, supportant un mécanisme de transmission à parallélogramme 13, un poussoir de pressage 14, ainsi qu'un récipient 15 pour recevoir la matière à compacter ou celle déjà compactée. L'entraînement du mécanisme à parallélogramme 13 actionnant le poussoir 14 a lieu au moyen d'un moteur d'entraînement 16, disposé verticalement dans le bâti 12,-qui met en rotation une vis sans fin 18 par l'intermédiaire d'un mécanisme réducteur 17. A l'aide de la vis sans fin 18, le levier du mécanisme à parallélogramme est déplacé entre les deux positions extrêmes, qui correspondent à la course "h".Dans la figure 1, la position extrême supérieure du poussoir 14 est représentée en traits pleins, et la position extrême inférieure est représentée en traits-points. D'après le montage de connexion "A" du moteur d'entraînement 16 représenté dans le schéma de la figure 2, ce moteur présente un rotor 20 et un enroulement de champ avec les deux enroulements 21 et 21'. Dans la branche de courant entre l'enroulement 21 et le rotor 20, d'une part, ainsi que, d'autre part, entre l'enroulement 21' et le rotor 20, sont respectivement disposés des contacteurs 22 et 22', constitués comme des commutateurs et pourvus chacun d'un contact mobile et de deux contacts fixes. Dans le domaine du rotor 20, sont en outre disposés deux conducteurs de court-circuitage 23 et 23' qui rendent possible, en commun avec les contacts correspondants des deux contacteurs 22 et 22', une inversion de polarité du rotor, et ainsi une inversion de direction de rotation du moteur d'entraînement 16. D'après le schéma "A", le moteur 16 est en outre équipé avec un contacteur thermique de surcharge 24 qui est connecté entre le rotor et le contacteur 22'. Le branchement bipolaire du moteur d'entrai- nement 16 est raccordé, d'un côté, à un conducteur 25 pouvant être raccordé au réseau, et, de l'autre côté, à une résistance 26, qui est elle-même raccordée à un conducteur 25', pouvant également être raccordé au réseau. Dans l'exemple de réalisation représenté, la résistance 26 est constituée par un enroulement qui, en vue d'une compensation inductive et thermique, est enroulé à deux fils sur le stator du moteur d'entraînement 16. Le moteur d'entraînement 16 et la résistance 26 sont connectés en série pour le passage du courant. Entre le moteur 16 et la résistance 26, est dérivé un conducteur de commande 27, de telle sorte que, entre celui-ci et le conducteur 25' conduisant au réseau, puisse être prélevée une tension partielle dont la grandeur correspond au rapport de partage de tension réalisé par la connexion en série du moteur 16 et de la résistance 26. Dans le type de diviseur de tension ainsi réalisé, le point de jonction 28 du conducteur de commande 27 représente le plot de prise, tandis que le conducteur 25' représente le pied du diviseur de tension. Entre le conducteur de commande 27 partant du point de jonction 28 et le conducteur 25' est monté, d'abord, un organe de filtrage "B" avec une diode 29, une résistance 30 et un condensateur 31. L'organe de filtrage "B" a pour fonction de redresser, avec la diode 29, la tension de commande prélevée au point de jonction 28, et, au moyen du filtre passe-bas formé de la résistance 30 et du condensateur 31, d'aplatir les pointes de tension résultant de la commutation du moteur d'entraînement 16, ainsi que du réseau. L'organe de filtrage "B" est suivi, dans le conducteur de commande 27, d'un organe R.C. servant de filtre passe-haut, comprenant une résistance 32, montée entre le conducteur de commande 27 et la canalisation 25', et un condensateur 33 monté en parallèle avec une résistance 34 montée dans le conducteur de commande 27. Ainsi qu'il sera décrit dans la suite, l'organe R-C a pour fonction d'influencer le signal de commande prélevé au point de jonction 28 dans le conducteur de commande 27 de telle manière qu'il soit converti en une tension proportionnelle à l'accroissement de la force de pression. L'organe R-C est suivi dans le conducteur de commande 27 par un diviseur de tension, désigné dans son ensemble par "D", constitué par une première résistance montée dans le conducteur de commande 27 et une seconde résistance montée sur le conducteur de liaison vers le conducteur 25'. La première résistance montée dans le conducteur de commande 27 est, en cas de besoin, court-circuitable à l'aide d'un contacteur, monté en parallèle avec elle, présentant un contact fixe et un contact mobile. Le diviseur de tension "D" a pour fonction, en cas de besoin, de diminuer la force de pressage du compacteur domestique, en augmentant la tension de commande qui règne dans le conducteur de commande 27, par fermeture des contacts du contacteur. Comme autre organe intermédiaire, il est prévu, dans le conducteur de commande 27, un étage amplificateur désigné par "E", avec un potentiomètre à curseur comme dispositif d'ajustement. Le dernier organe dans le conducteur de commande 27 est un diviseur de tension, désigné dans son ensemble par "F", dont une résistance, composée de plusieurs résistances partielles, est constituée par un potentiomètre à étages pourvu d'un curseur de prise. Le diviseur de tension "F" sert d'organe de compensation pour la force de pressage du compacteur domestique et il a pour rôle de compenser la courbe caractéristique force de pression/course du mécanisme à parallélogramme suivant une fonction tangente en dépendance de l'angle d'inclinaison du parallélogramme. L'extrémité du conducteur de commande 27 est raccordée à une électrode de commande ou une grille d'un thyristor 35, dont la cathode est brançhée sur le conducteur 25', tandis que son anode est raccordée au conducteur 25 conduisant au réseau. En parallèle avec le thyristor 35, est monté un contacteur 36 avec un contact fixe et un contact mobile. A l'aide de ce contacteur 36, le thyristor 35 peut être courtcircuit. Dans le conducteur 25 conduisant de l'anode du thyristor 35 au réseau, est monté, en parallèle avec le moteur d'entraînement 16 (A), un relais 37, à l'aide duquel les contacts mobiles du contacteur 22 et 22' (figure 2 (A)) peuvent être connectés dans le sens d'une inversion de direction de rotation du moteur d'entraînement 16. Le relais 37 présente en loutre un contact mobile servant de contact de maintien du relais, qui correspond au contacteur 36 de court-circuitage du thyristor 35. Dans chacun des deux conducteurs 25 et 25' conduisant au réseau, est monté un contacteur général d'appareil du type bipolaire avec des contacts mobiles 38 et 38' affectés aux conducteurs respectifs correspondants. Dans le conducteur 25', se trouve en outre un contacteur de fin de course 39, constitué comme un commutateur, dont le contact mobile peut être commuté alternativement entre un contact fixe monté dans le conducteur 25, et un contact fixe prévu à l'extrémité d'un conducteur 40 servant de conducteur de court-circuit. Ce contacteur de fin de course 39 peut être court-circuité à l'aide d'un contacteur de démarrage 41, monté en parallèle avec lui, dont le contact mobile peut être déplacé un court instant dans la position de fermeture au moyen d'un bouton-poussoir. Avec ce contacteur de démarrage 41, est accouplé mécaniquement un contacteur 42 qui est monté dans le conducteur 40 servant de conducteur de court-circuit.Dans le conducteur allant vers le contacteur de fin de course 39, se trouve un contacteur 36' servant de contacteur d'ouverture, connecté en série avec le contacteur de démarrage 41, et dont le-contact mobile est identique au contact mobile du contacteur 36, actionné à l'aide du relais 37, et court-circuitant le thyristor 35. Le mode de fonctionnement de l'installation décrite, et notamment de l'organe R-C désigné par "C", est expliqué ci-après à l'aide des deux graphiques représentés dans les figures 3 et 4. Le compacteur domestique d'ordures 11 est prêt à fonctionner après la fermeture des deux contacts 38 et 38' du contacteur bipolaire qui est monté sur les deux conducteurs 25 et 25' conduisant au réseau. Si maintenant on actionne le contacteur de démarrage 41, tout d'abord, les contacts du contacteur 42, accouplé mécaniquement avec celui-ci, sont ouverts et ainsi le circuit de court-circuit dans le conducteur 40 est interrompu. C'est seulement après l'ouverture des contacts du contacteur 42 que le contacteur de démarrage 41 établit le contact, de sorte que le circuit de courant est relié au réseau à travers le conducteur 25', la résistance 26, et le moteur d'entraînement 16 ("A") ainsi qutà travers le conducteur 25. Le moteur d'entraînement 16 démarre alors, de sorte que, par l'intermédiaire du mécanisme réducteur 17, la vis sans fin 18 est mise en rotation. A l'aide d'un écrou mobile, non représenté sur le dessin, et d'un organe de transmission approprié, le mécanisme à parallélogramme 13 est alors déplacé de telle manière que le poussoir de pressage 14 est déplacé vers le bas dans le récipient 15. Le déclencheur du contacteur de fin de course 39 actionné comme organe de commande, soit par le poussoir 14, soit par un levier du mécanisme à parallélogramme 13, suit le mouvement et agit de telle manière que le contact mobile du contacteur 39 s'applique contre le contact monté dans le conducteur 25', de sorte que, après une courte phase de démarrage du moteur d'entraînement, le contacteur de démarrage 41 peut être abandonné.Par cet abandon du contacteur de démarrage 41, ses contacts s'ouvrent tout d'abord, et, après un court instant,se ferment les contacts du contacteur 42 accouplé mécaniquement avec le contacteur 41. Etant donné, cependant, qu'avant cela le contact mobile du contacteur de fin de course 39 a été commuté, du contact placé à l'extrémité du conducteur 40, sur le contact monté dans le conducteur 25', le circuit de courant de court-circuit dans le conducteur 40 est maintenant coupé au contacteur de fin de course 39. lorsque le poussoir de pressage 14 pénètre dans le récipient 15, la masse d'ordure qui a été déversée dans le récipient exerce sur le poussoir 14 une force de réaction qui croît soit lentement, soit brusquement, suivant la composition de la masse, et qui a ainsi pour conséquence un prélèvement de courant accru du moteur d'entraînement 16. Sous l'effet de cette modification du prélèvement de courant du moteur d'entraînement 16, le rapport de partage de tension du diviseur de tension formé par le moteur 16 et la résistance 26 se modifie également. En conséquence, la tension de commande dans le conducteur de commande 27 croît jusqu'à ce que, pour un couple de rotation déterminé du moteur d'entraînement 16, la tension de commande influencée par les organes intermédiaires tBtt à "F", qui est appliquée à la grille du thyristor 35, soit suffisante pour allumer celui-ci. Le thyristor 35 est alors rendu conducteur et il ferme ainsi le circuit de courant à travers le conducteur 25, l'enroulement du relais 37 et la canalisation 25'. I1 en résulte que le relais 37 est momentanément commuté de manière que les contacts mobiles du contacteur 22 ou 22' sont déplacés entre les enroulements de champ 21 et 21' et le rotor 20 du moteur, hors de leur position en traits pleins, dans la position représentée en tireté. En même temps, le contact mobile du contacteur 36, qui est également actionné par le relais 37, est commuté, tandis que les contacts du contacteur 36', monté en parallèle avec le contacteur d'extrémité 39 et en série avec le contacteur de démarrage 41, est ouvert.Avec la fermeture du contacteur 36, le thyristor 35 se trouve court circuité, de sorte que le relais 37 se maintient accroché. L'ouverture des contacts du contacteur 36', monté en série avec le contacteur de démarrage 41, évite que, dans le cas d'une manoeuvre non voulue ou d'un collage du contacteur de démarrage 41, le contacteur de fin de course puisse être court-circuité. Comme il a déjà été indiqué à propos de la description du schéma de la figure 2, l'organe R-C, désigné par "C", monté dans le conducteur de commande 27, composé de la résistance 32 et du condensateur 33, a pour fonction de compenser l'accroissement de force de pressage provoqué par la fraction de pression dynamique, lors du pressage de constituants durs de la masse d'ordures. Cependant, avant de décrire le mode de fonctionnement de cet organe R-C, on peut se reporter au diagramme de la figure 3 qui montre la relation entre l'accroissement de force de pressage et l'allure de l'accroissement de force de pressage momentané dépendant de la compressibilité de la matière à compacter. Dans ce diagramme de la figure 3, la vitesse de variation de la force de pressage (dP/dt) est reportée en abscisses, et la force de pressage "P" est reportée en ordonnées. Les points sur la partie rectiligne horizontale "PM1" montrent la fraction de la force de pressage qui résulte uniquement du couple de rotation du moteur d'entraînement lors d'une commutation de celui-ci. Les points sur la branche de courbe "EP" ascendante, située au-dessus, représentent par contre la force de pressage totale augmentée de la fraction dynamique de force de pressage. Comme on le voit d'après ce diagramme, la fraction dynamique de force de pressage qui, dans les conditions les plus défavorables, dépend uniquement du couple de rotation du moteur d'entraînement, peut être accrue au-delà d'un multiple, étant d'autant plus grande que le rapport dP/dt a une valeur plus élevée, c'est-à-dire que la vitesse d'accroissement de la force de pression est grande.Cette augmentation de vitesse est cependant d'autant plus grande que la matière à compacter est plus incompressible et plus dure. C'est ainsi par exemple que le poussoir de pressage 14 se trouve presque bloqué lorsqu'il rencontre une bouteille en position debout, non élastique, auquel cas la masse en rotation de l'entraînement est immobilisée brusquement par freinage. Dans ce cas, il se produit par conséquent une force de pressage totale "bop" avec une fraction de pression dynamique extrêmement élevée. Si, par contre, la matière à compacter est molle et élastique, la force de pressage ne croît que lentement. Mais cela signifie un freinage d'immobilisation progressif des masses en rotation de l'entraînement, de sorte que la fraction de force de pressage dynamique devient de plus en plus faible après un intervalle de temps de durée correspondante. Finalement, avec un rapport dP/dt devenant plus petit, la force totale de pressage "bop" n'est plus déterminée que par le couple de rotation du moteur d'entraînement et se rapproche de la valeur "PM1". Dans les conditions représentées dans la figure 3, les relations de dépendance décrites ci-dessus agissent de telle manière que, par exemple, une bouteille qui pourrait résister à une force de pressage inférieure à la valeur "p" représentée dans la figure 3 par la ligne horizontale en tirets ne pourra être brisée en morceaux que lorsque la pression totale dépassera cette valeur "p". Comme le montre le point d'intersection de la droite lptt avec la courbe "EP", cela est seulement le cas lorsque la bouteille n'est pas enrobée, ou en tout cas n'est que faiblement enrobée entre d'autres matières plus molles. Si l'on désire cependant obtenir dans tous les cas la réduction de volume de la masse recherchée avec destruction de la bouteille, il est nécessaire, dans les conditions régnantes, de pouvoir accroître la force de pressage qui dépend seulement du couple de rotation jusqu a une valeur "PM2" qui se trouve au-dessus de la valeur "p" symbolisée par la ligne droite en tirets nécessaire pour briser la bouteille. Avec l'organe R-C désigné par "C" dans le montage suivant la figure 2, la fraction de force de pressage dynamique, qui croît proportionnellement avec la vitesse d'accroissement de la force de pressage, est compensée de telle manière que la force de pressage totale "EP", comme représenté dans la figure 4, reste constante dans l'ensemble du domaine. Ceci est obtenu en mettant à profit le fait que le changement momentané de la tension de commande prélevée au point de jonction 28 est sensiblement proportionnel au changement momentané de l'accroissement de force sur le poussoir de pressage. La tension de commande à la résistance 26, redressée et aplatie par l'organe de filtrage "B", est, dans le cas de vitesses d'accroissement élevées de la force de pressage, accrue, par l'organe-R-C, par rapport à des valeurs plus faibles, de telle manière que, lors du pressage de matière dure et de, par conséquent, une vitesse d'accroissement plus élevée de la force de pressage, la tension d'allumage au thyristor 35 est atteinte nettement plus tôt que dans le cas d'une vitesse d'accroissement plus basse de la force de pressage.En conséquence, le relais 37 s'accroche beaucoup plus tôt, de sorte que la direction de rotation du moteur d'entraînement est commutée plus tôt. Par un dimensionnement approprié et un accord entre les éléments de l'organe de filtrage "B" et de l'organe "R-C", on arrive à influencer l'instant de commutation du moteur d'entraînement 16 d'une manière telle que la fraction de force de pressage dépendant chaque fois du couple de rotation soit diminuée d'une quantité correspondant à la fraction dynamique de force de pressage correspondante, de sorte que la force de pressage totale reste constante. La fraction de force de pressage dépendant du couple de rotation correspond alors à la branche descendante de la courbe "PM2" dans la figure 4. Grâce à la résistance 34 qui est montée dans le conducteur de commande 27, en parallèle avec le condensateur 33 de l'organe R-C, il est possible, même dans le cas d'un accroissement lent de la tension, de maintenir, dans le conducteur de commande 27, une tension de base dont l'accroissement produit, après une durée plus longue, l'allumage du thyristor 35. L'inversion de direction de rotation du moteur d'entraînement 16, déclenchée par l'accrochage du relais 37, s'effectue par l'intermédiaire des deux contacteurs 22 et 22' ainsi qu'à travers les conducteurs de court-circuit correspondants 23 et 23'. Sous l'action du moteur qui, après une courte phase de freinage, démarre dans la direction de rotation opposée, le poussoir de pressage 14 est soulevé, par le mécanisme à parallélogramme 13 jusqu'à ce que, peu avant d'avoir atteint sa position extrême supérieure représentée en traits pleins dans la figure 1, il commute le contacteur de fin de course 39. Ce dernier coupe le circuit de courant à travers le moteur d'ntranement 16 et la résistance 26, ainsi que le circuit de courant à travers le relais 37 et le thyristor 35, et le contacteur 36 court-circuitant celui-ci. En même temps, il ferme le circuit de courant de court-circuit à travers le conducteur 40. Le relais 37 se décroche, de sorte que les contacts mobiles actionnés par lui des contacteurs 22 et 22' ainsi que ceux des contacteurs 36 et 36' reviennent dans la position représentée en traits pleins dans la figure 2. Sous l'effet du moment d'inertie, encore agissant après la coupure du circuit de courant, le rotor 20 du moteur d'entraînement tourne encore dans le sens de rotation opposé à celui déterminé par la nouvelle inversion de pôles. Il agit ainsi comme producteur de courant qui, en raison du court-circuit établi à travers le conducteur 40, vient brusquement à l'arrêt. Grâce à l'actionnement suivant du contacteur de démarrage 41, on peut provoquer ensuite une nouvelle course du poussoir de pressage 14. Dans cette phase de déplacement du poussoir, le conducteur de commande 2i est court-circuité avec la canalisation 25' par le diviseur de tension "F", de sorte que le niveau de la tension de commande, produite par le courant de démarrage intense du moteur d'entraînement 16, ne peut pas provoquer l'allumage du thyristor. Ainsi, le moteur d'entraînement qui, par la coupure du circuit de courant, a été commuté de polarité sur un déplacement ascendant du poussoir de pressage, ne peut pas être commuté de polarité involontairement. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Appareil pour le compactage de matières encombrantes, notamment compacteur domestique d'ordures ménagères comprenant un dispositif de pressage dont le poussoir de pression, entraîné par un moteur électrique, de préférence par l'intermédiaire d'un mécanisme réducteur, plonge dans un récipient récepteur de la matière à compacter, hors duquel il revient dans sa position de départ à la suite d'une inversion du sens de rotation du moteur d'entraînement, déclenchée par une tension de commande prélevée par un organe commutateur, en fonction du couple du moteur d'entraînement et convertie, par un organe intermédiaire, en un signal de commande, appareil caractérisé en ce que le signal de commande transformé par l'intermédiaire d'un organe intermédiaire dépendant de la fréquence, est proportionnel à la partie dynamique de la force de pression. 20) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, comme organe intermédiaire, est prévu un organe R-C. 30) Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, en parallèle avec le condensateur de l'organe R-C, est montée une résistance ohmique.