L'invention concerne la signalisation, à fréquence vocale dans la bande, des systèmes de transmission téléphonique, et plus précisément, procédé utilisant, à l'émission, des signaux de signalisation à deux fréquences vocales présentant des caractéristiques particulières et, à la réception, des moyens de reconnaissance desdits signaux ainsi que les appareillages d'émission et de réception propres à la mise en oeuvre-de ce procédé. On utilise couramment à la signalisation une ou deux fré séquences vocales, le plus souvent choisies au-dessus de 1400 Hz. Les procédés connus de signalisation à une ou deux fréquences vocales assurent généralement à la signalisation une bonne immunité contre les perturbations apportées par les courants de parole. Guette immunité est obtenue par l'emploi d'un circuit de garde, commandé par des courants de parole, qul inhibe la réception de la signalisation lorsque des composantes de ces couran-ts, principalement situées dans la bande basse du spectre où est concentrée la plus grande partie de l'énergie, atteignent une amplitude suffisante. Les autocommutateurs qui-assurent l'échange des signaux nécessaires à l'établissement d'une liaison entre denandeur et demandé engendrent des bruits divers qui occupent surtout la partiebasse de la bande vocale. Ges organes peuvent émettre des bruits sur les circuits de conversation auxquels ils sont connectés ; ces bruits peuvent déclencher le circuit de garde et bloquer la réception de la signalisation, interdisant ainsi, même en l'absence de parole, la transmission de toute séquence de signalisation, par exemple les signaux d'appel. Les systèmes connus prévoient un isolement entre les au tocommutateurs et les circuits de conversation pendant les séquences de signalisation. Le système de signalisation à deux fréquences vocales utilisé par l'Administration des P.T.T. française et les circuits correspondants sont décrit dans l'article page 618 de la revue " Câbles et Transmission It publiée en Octobre 1971 et intitulé " Signaleurs et sources à fréquences vocales ". Ges circuits sont compatibles avec les systèmes n 4 et 5 du CCITT. Une réalisation de circ'z:ts compatibles avec le système n 9 du CCITT est décrite dans le Post uffice Electrical tngineer Journal, page 51 du numéro d'Avril 1962. La présente invention a essentiellement pour objet un procédé nouveau de signalisation permettant de signaler dans des systèmes dont les autocoremutateurs restent constamment connectés aux circuits de parole. Le procédé de l'invention repose sur la base suivante : lorsque les valeurs sont convenablement choisies, il existe une probabilité faible de trouver, soit dans les courants de parole, soit dans les bruits dûs aux autocommutateurs, deux composantes si nusoldales, de fréquences différentes données, dont les niveaux, supérieurs à une valeur de seuil fixée, diffèrent d'une valeur inférieure à un écart déterminé, dit écart de discrimination, pendant une durée supérieure à une valeur également fixée, dite durée de reconnaissance. Lt experience montre que cette probabilité est négligeable lorsque les valeurs des deux fréquences sont choisies au-dessus de la bande de fréquences transmettant la plus grande partie de l'é- nergie du spectre de parole et de bruits, soit au-dessus de 1400 Hz environ, que leurs niveaux de réception sont supérieurs à un seuil de - 20 dBmO environ, que l'écart de discrimination est fixé au voisinage de 3 dB et que la durée de reconnaissance est de l'ordre de 10 ms. La présente invention est essentiellement caractérisée par une signalisation effectuée au moyen de signaux et de circuits de reconnaissanceers,pondant aux conditions précédentes dont le produit des probabilités négligeable. De tels appareillages de signalisation à fréquences vocales sont immunisés contre les perturbations par la parole et les bruits introduits par les autocommutateurs sur les circuits de conversation pendant les séquences de signalisation. Belon une caractéristique préférée du procédé de l'invention, le signal de signalisation est formé de deux composantes si nusoidales de fréquences vocales différentes et de mime niveau dont l'émission est commandée par les séquences de signalisation ; les caractéristiques de ces signaux remplissent les conditions précédentes, la durée de' reconnaissance étant choisie inférieure à la durée liminale des impulsions constituant les séquences de signalisation. Ce signal sera désigné dans la suite par " signal bifré quence ". Selon une mise en oeuvre du procédé de l'invention : à la réception, les composantes ayant lesdites fréquences choisies sont isolées du signal reçu, leurs niveaux sont comparés à celui du seuil fixé et comparés entre eux ; si l'écart des niveaux est inférieur à l'écart de discrimination pendant une durée de comparaison au moins égale à la durée de reconnaissance, le signal est reconnu comme signal de signalisation. Il est considéré comme signal de parole ou de bruit dans tous les autres cas. Le signal bifréquence présente, de préférence, les caractéristiques suivantes : - les valeurs des deux fréquences sont choisies de nmni8re que les effets de leurs interférences soient négligeables et que 1' écart de leurs équivalents de transmission sur le circuit, avant égalisation, soit suffisamment faible pour permettre une égalisation stable dans le temps - les valeurs des deux fréquences ne présentent pas de diviser commun dans la bande transmise, pour réduire les risques de perturbation pas des signaux harmoniques ; - les deux fréquences sont choisies dans un intervalle de quelques centaines de hertz situé au-delà de 1400 Hz, inclus dans la bande vocale ; ; - le niveau nominal d'émission en ligne de chacune des composantes du signal bifréquence est de l'ordre de - 9 dBmO, c'està-dire supérieur de 6 dB environ au niveau moyen des courants de parole, pour réduire les risques de perturbation par ces courants tout en évitant de surcharger les lignes de transmission. Les moyens de mise en oeuvre de l'invention comportent - à l'émission, une source de signal bifréquence et un circuit d'mission commandé par les séquences de signalisation en provenance de 11 autocommutateur, appliquant le signal bifréquence au circuit de transmission - à la réception, des moyens pour extraire les deux compo santes de fréquences choisies, deux redresseurs qui délivrent un couple de tensions continues qui alimente, d'une part, un retransmetteur de signalisation vers la réception, par l'intermédiaire d'un circuit de colincidence à seuil associé à un circuit de retard dont le délai, de valeur préétablie, détermine la durée de reconnaissance, ledit couple de signaux est, d'autre part, appliqué aux entrées d'un comparateur dont le signal de sortie, jouant le rôle de signal de décision, inhibe le fonctionnement des circuits précédents si la différence d'amplitude des deux signaux redressés correspond à un écart de niveaux qui dépasse l'écart de discrimination. Selon une variante, un appareillage d'émission et de réception de la parole et de la signalisation, pour la mise en oeuvre du procédé défini précédemment, comprend des moyens de commande a- fectés ou non de délais déterminés, pour satisfaire aux règles ré gissant l'exploitation des réseaux téléphoniques : blocage des trajets respectifs d'émission et de réception de la parole et de réception de la signalisation pendant émission d'une séquence de signalisation, d'une part, blocage des trajets de parole et du trajet d' émission de la signalisation pendant la réception dune séquence de signalisation, d'autre part. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaltront mieux à la lecture des descriptions et explications qui suivent et au vu des figures jointes, lesdites descriptions et figures étant données à titre d'exemple non limitatif. Dans ces figures - la figure 1 est un schéma fonctionnel d1un appareillage émetteur et récepteur pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention appartenant à une station terminale de système de transmission téléphonique - la figure 2 montre le schéma fonctionnel d'un circuit de reconnaissance de signalisation 13 inclus dans l'appareillage de la figure 1 - la figure 3 montre le schéma fonctionnel du circuit de commande 6 inclus dans 1' appareillage de la figure 1 ;; - la figure 4 est un diagramme des signaux en divers points du circuit 6 - la figure 5 est une réalisation du circuit conparateur 14 de la figure 1; - la figure 6 est une réalisation du circuit à retard 15 de la figure 1. La figure 1 est un schéma fonctionnel d'un appareillage de mise en oeuvre de l'invention se rapportant à un système permettant la transmission de la conversation et de la signalisation sur un circuit deux fils, éventuellement chargé. L1 appareillage est relié, d'une part, à un central (côté W) par la ligne 1 pour la conversation et par les conducteurs 3 et 4 (fils Tron et Ron) pour la transmission de la signalisation, à l'émission et à la réception respectivement et, d'autre part, à travers une ligne de transmission 2 comportant éventuellement des répéteurs, à une station termna1e éloignée contenant un appareillage identique non représenté (c8te es Les lignes 1- et 2 sont supposées à 2 fils : l'appareillage comprend en conséquence deux termineurs 10, 2O, associés à leurs équilibreurs, pour assurer le couplage entre les lignes deux fils et la partie quatre fils de l'appareillage. La source 5 fournit en permanence deux ondes sinusoidales de fréquence respective Fa et F2 et de même amplitude. Ces deux ondes sont appliquées par 51 au circuit de commande 6, qui les dé- coupe au rythme de la séquence de signalisation, en signaux de signalisation et, par 52, au coitparateur 14 qui les utilise comme signal auxiliaire pour la comparaison ainsi qu'il est précisé sur la figure 5 et la description correspondante. Cette dernière connexion résulte de la réalisation particulière du circuit comparateur qui est donnée à titre d'illustration. Si un autre-comparateur est utilisé, cette connexion n'est plus nécessaire.Le circuit de commande 6 reçoit par ailleurs la séquence de signalisation issue du central, côte W, à travers le fil TkON 3, utilisée ainsi qu'il a été dit. Le signal de signalisation est appliqué par 61 à 11 entrée 7a de l'am- plificateur 7 commun à la conversation et à la signalisation à l'é- mission. Une réalisation particulière du circuit 6 est représentée schématiquement our la figure v. le signal amplifié est transmis par le conducteur 71 au termineur 20 qui alimente le conducteur 2 ae liaison vers E.Pendant l'émission du signal de signalisation, le circuit de commande 6 bloque, par l'intermédiaire des signaux apparaîssant sur les conducteurs 62 et 63 respectivement, le termineur 10 de conversation émission et les circuits de réception (conversation et signalisation), ainsi qu'il est expliqué plus en détail ultérieurement. On a représenté en 13, 14, 15, 16 les éléments utilisés à la reconnaissance du signal de signalisation à la réception et en 17 le retransmetteur. Une réalisation particulière du circuit 13 est représentée en détail sur le schéma de la figure 2. Ce circuit a es sentiellement pour r81e de séparer les deux composantes du signal bifréquence arrivant du circuit de transmission par le conducteur 2 après égalisation. bulles sont transmises par le termineur 20 et la connexion 21 à ltentrée 21b du circuit 13 qui fournit un couple de tensions continues ;;proportionnelles aux amplitudes de ces deux com posantes. les deux tensions continues sont appliquées, d'une part, au circuit comparateur 14 et, 'autre part, au circuit à coTnciden- ce 15 qui commande, par l'intermédiaire du circuit à retard 16, le circuit retransmetteur 17. Le circuit comparateur 14 a essentiellement pour rôle de comparer les amplitudes relatives des deux composantes isolées et redressées par le circuit 13. Une réalisation particulière du circuit 14, objet de la demande de brevet déposée par la Demanderesse le 4 octobre 1973 pour " Circuit comparateur de tensions ", est représentée sur la figure 5. Il inhibe respectivement en 15a et 16b le circuit à con- cidence 15 et le circuit à retard 16 qu'il alimente. Le circuit à coïncidence 15 reçoit également les deux tensions redressées issues de 13. lorsque l'écart des niveaux de ces deux tensions est inférieur à l'écart de discrimination, le circuit 15 délivre un signal de sortie pendant la durée ou les deux composantes de fréquence F1 et P2 existent dans le signal reçu. Lorsque cette durée est supéricure au retard dû à 16, le retransmetteur 17 émet. de dernier assure la transmission de la séquence de signalisation à travers le contact 17a du relais 19 au conducteur 4(RON). De même, il applique par le contact 17b et le conducteur 17c un signal d'inhitition à l'entrée 6a du circuit de-colmmande 6 pendant la réception d'un signal de signalisation. Le mame contact 17b bloque, par l'entrée 8b, l'amplificateur 8 de conversation à la réception. La figure 2 est un schéma d'une réalisation du circuit 13 de la figure 1. Ainsi qu'il apparat, le circuit de commande 6 commande le fonctionnement de 1' amplificateur 131 (entrée 13a + conducteur 53b) qui reçoit le signal provenant de l'équipement situé à l1 extrémité E à travers le conducteur 21b, et le filtre passe haut 130 transmettant la bande de fréquence F1 - F2 des signaux de signalisation. Deux filtres 132 et 133 permettent de séparer les deux composantes F1 et F2 du signal. Après amplification et redressement et filtrage respectivement en 134 et 135, les signaux de tension continue sont appliqués au comparateur 14 et au circuit 15 à coinci- dence par les conducteurs 13b et 13c respectivement. La figure 3 est un schéma d'une réalisation particulière du circuit de commande 6 de la figure 1. Ce circuit est essentiellement composé de trois parties, à savoir - un premier sous-ensemble, dit d'émission de signalisation, composé des éléments 601 à 606 inclus, actionne le contact 607 du relais 606 qui permet la transmission sur 61 du signal bifréquence produit par le générateur 5 et appliqué par 51 ;; - un second sous-ensemble, dit dtiiblbition à la réception, composé des éléments 608 à 610 inclus, actionne le contact 611 du relais 610 et assure, par le jeu de ce contact et par l'intermédiaire de la connexion 63b, l'inhibition des circuits de reconnaissance de signalisation 13 par la borne 13a (par blocage de l'ampli- ficateur 131 voir figure 2) et d'amplification de conversation 8 de la channe de réception par le conducteur 63a et la borne 8a - un troisième sous-ensemble, dit d'inhibition de conversation à l'émission, composé des éléments 612 à 627 inclus, actionne le contact 628 du relais b27 et assure, par le ieU de ce contact et de la connexion 62, l'inhibition du circuit d1 émission de conversation au niveau du termineur 10 (borne 10a). Le conducteur 3 (TRON) applique aux trois sous-ensembles la séquence de signalisation venue du central appelant (W). Le conducteur 17c applique à ces mêmes sous-ensembles, par l'accès 6a, le signal d'inhibition commandé par le fonctionnement du retransmetteur 17 lors de la réception 'une signalisation et servant à interdire la fermeture du contact 607. Les éléments 630, 631, 632 et 633 sont respectivement trois sources de tension de commande et la source alimentant le circuit 6. La figure 5 représente une réalisation du circuit comparateur de niveau 14 de la channe de reconnaissance des signaux de signalisation. Elle correspond à la figure 1 de la demande de brevet déjà citée déposée par la Demanderesse le 4 octobre 1973 ; seuls les numéros de référence ont dû être modifiés pour tenir compte de la numérotation utilisée dans la présente demande. Le fonctionnement du circuit, décrit en détail dans la demande ci-dessus, est résumé ici. Les deux tensions continues à comparer délivrées par le circuit 13 sont appliquées respectivement en 13b et 13c à deux ponts-diviseurs de tension constitués respectivement par les circuits résis- tance - diode 141 - 142 et 143 - 144 dont les deuxièmes extrémités sont reliées à la masse. Les résistances d'entrée sont représentées en 145 et 146 respectivement.Le signal issu de 5 (comportant deux composantes sinusoldales de fréquence F1 et B2 ainsi qu'il a été mentionné) est appliqué à travers le condensateur de liaison 149 à un troisieme diviseur de tension 147 - 148 alimenté à partir de 1 3c par 150 et connecté à la masse comme les précédents. La fraction de signal alternatif apparaissant aux bornes de 148 est appliquée à travers les condensateurs de couplage 180 et 181 à l'entrée des deux premiers diviseurs de tension.Les signaux résultant de la superposition des signaux continus et alternatifs apparaissant aux points intermédiaires des deux premiers diviseurs de tension sont appliquées aux deux bornes d'entrée du circuit de sortie 182 qui commande le blocage du circuit à coSncidence 15 et du circuit à retard 16 de la chaîne de reconnaissance de signalisation. Le circuit de sortie 182 peut être réalisé ainsi qu'il est représenté sur la figure 5 de la demande citée. Il est essentiellement constitué d'un amplificateur symétrique alimentant un redresseur symétrique à sortie différentielle qui délivre une tension continue proportionnelle à la différence des niveaux des tensions appliquées aux entrées de 182. Cette tension est transmise par la borne 1 4a du comparateur à un circuit à seuil.Ce seuil est fixé en fonction dk l'écart de discrimination choisi. a figure 6 représente un schéma d'une réalisation des circuit 15 et 16 de la figure 1. Te circuit à coïncidence 15 est essentiellement constitué des éléments 151 à 156 qui transmettent Les signaux délivrés par 13, et correspondant aux niveaux des composantes à fréquence F1 et F2 du signal reçu, à la porte ET composée des diodes 157 - 158 ; le rôle du circuit 1o est assuré par 1' ensemble de la diode à seuil 164 et du transistor 165 polarisé par d'intermédiaire du circuit résistance - condensateur 160. Le dimensionnement de ce circuit définit le retard correspondant à la durée de reconnaissance. les diodes 161 à 162, insérées dans le circuit de commande d'inhibition 16b, introduisent une tension de seuil sur ce circuit dont le rôle sera précisé ultérieurement. La borne 150 est reliée à la source d'alimentation. Le fonctionnement ae l'appareillage peut entre résumé comme suit en se reportant au diagramme des temps de la figure 4. A l'arrivée d'une impulsion d'une sequence de signalisation, en provenance du central demandeur W, et transmise par le conducteur 3 à l'entrée du circuit de commande 6 (voir courbe 4A), le retransmetteur 17 n'étant pas commandé rar la channe de reconnaissance des signaux, un potentiel de fonctionnement est appliqué entre les accès 3 et 17c d'une part, et 3 et la source 633 d'autre part. Le relais 610 du sous-ensemble d'inhibition de la réception est sous tension dès réception de l'impulsion et par son contact 611 (courbe 40) inhibe les circuits de signalisation et de conversation de la chaîne de réception.On évite ainsi toute possibilité d'un fonctionnement simultané des ondines de signalisation d'émission et e réception ainsi que le renvoi éventuel vers la ligne 1 des com cosantes du signal de signalisation qui sont transmises par la chaî- ne d'émission et qui peuvent entre appliquées à la chaine de réception par suite du déséquilibre du t ermineur 20. Dans le sous-enseable d'inhibition de la chaîne de conver sation @ d'émission, le condensateur 619 se charge, avec un retard négligeable, par l'intermédiaire du circuit résistance - diode 621 et 622. Le transistor 624 dont la jonction émetteur - base est connectée aux bornes du condensateur 619 par la résistance 623, devient passant et actionne immédiatement le relais 627 dont le contact 628 inhibe la chaine de conversation d'e,nission en court-circuitant le termineur 10 par l'intermédiaire de 62 (courbe 4D).On évite ainsi toute possibilité de transmission de signaux de tonalité, de fréquences fondamentales inférieures à 1000 Hz, émis à fort niveau par les autocommutateurs, au cours de certaines opérations de signalisation pour des raisons qui sont exposées plus loin. Avec un retard de 5 ms (voir courbes 4A et 43) obtenu par le dimensionnement des éléments 602, 503, 604, 608 et 609, le relais 606 du sous-ensemble d'émission de signalisation assure, par-le jeu de son contact 607, la transmission du signal bifréquence délivré par la source 5 via le conducteur 51 au termineur 20 à travers L' amplificateur 7 par l'intermédiaire des éléments 61, 7a et 71. Le retard de 5 ms sur le signal de commande est prévu pour éviter certaines perturbations dans les signaleurs de réception à l'extrémité éloignée ; perturbations introduites par des phénomènes transitoires et/ou des constantes de temps. A la disparition de l'impulsion de le séquence de signalisation transmise par le conducteur 3, les diodes 601 et 622 isolent les sous-ensembles qui composent l'ensemble 6. Dans le sous-ensemble d'émission, le condensateur 604, dont la tensionaux bornes a été limitée par la diode à effet Zener 605, se décharge dans le relais 606 par l'intermédiaire de, la résistance 603. La constante de temps du circuit est dimensionnée pour que le contact 607 reste fermé 5 ms après la fin de l'impulsion de commande. Cette disposition permet de retransmettre les impulsions de signalisation sans distorsion de durée mais avec un simple retard de 5 ms (voir courbes 4A et 4B). De même, dans le sous-ensemble dlinlibition de la channe de réception, le condensateur 609 se décharge dans le relais 610 par l'intermédiaire de la résistance 608. La constante de temps de l'en- semble est réglée pour que le contact 611 s'ouvre 10 ms environ après la fin de l'impulsion transmise sur le fil TROIS (voir courbes 4A et 40). Cette disposition permet de maintenir l'inhibition des chaines de réception pendant la transmission du signal de signalisation à l'émission et de pouvoir néanmoins disnoser de ces channes très rapidement après cette transmission. Dans le sous-ensemble d'inhibition de la chaîne de conver sation d'émission, le condensateur 619 se décharge dans la jonction émetteur - base du transistor 624 par l'intermédiaire de la résistance 623 et peut maintenir le contact 628 fermé pendant au moins 500 ms après la disparition de l'impulsion sur le fil LIRON, si le retransmetteur 17 n'est pas commandé (voir courbes 4A et 4D en trait plein). Cette disposition est prise afin d'éviter aux signaux de tonalité, de fréquences fondamentales inférieures à 1000 Hz, émis à fort niveau par les autocommutateurs au cours de certaines opérations de signalisation, de venir perturber la channe locale de réception de signalisation du fait du déséquilibre du termineur 20. Si, à l'instant t3, à moins de 500 msEprès la fin de l'émission d'une signalisation commandée par le fil TRON, la channe de reconnaissance de signaux de signalisation reçoit un signal de durée t3, t4 provenant de l'extrémité E et quelle l'identifie comme n si gnal de signalisation ", 17 retransmet cette signalisation (courbe 4E) en commandant les contacts I7a - 17b La connexion 17c qui était maintenue par 631 au potentiel négatif de la source d'alimentation 633 est reliée, par le jeu de l'inverseur 17b, à un potentiel qui commande immédiatement le blocage des sous-ensembles d'émission de signalisation et d'inhibition de la chaine de réception (courbe 4F > . Cette disposition est prise pour éviter tout fonctionnement simultané des chaînes de signalisation à l'émission et à la réception. L'application du potentiel de commande dlinhibition par 17c a encore pour effet de rendre le transistor 615 passant en polarisant sa base positivement par 612 et 613. Le condensateur 619 qui est monté entre 11 émetteur et le collecteur du transistor 615, se décharge immédiatement à travers ce transistor ce qui devrait supprimer l'excitation de 627 ; mais, si multanément et immédiatement, le condensateur 618 se charge par 1' intermédiaire de la diode 614 et de la résistance 616. La tension aux bornes du condensateur 618 alimente par la résistance 620 la jonction base -émetteur du transistor 624 ce qui entretient le cou étant dans le relais 627 et maintient 628 fermé. L'excitation du re lais 627 est alors assurée à travers le circuit 618 - 620 et la jonction base -émetteur de 624 qui a une constante - de temps de dé charge de 100 ms.Donc 628 reste fermé 100 ms après la disparition du signal de signalisation reçu de E. La courbe^41), partie en pointillé, représente le comportement modifié du contact 628. Si la réception dun signal de signalisation s'effectue lorsque le sousensemble d'inhibition de la chaste d'émission n'est pas en fonctionnement, l'inhibition de la chaine de conversation d'émission s' ef- fectue de la m8me façon, le condensateur 619 ne s'étant pas chargé. La diode à effet Zener 617 limite la tension appliquée au condensateur 618 et, par suite, évite des variations de durée de retard après la fin du signal de signalisation reçue de E. Les dispositions précédentes permettent de maintenir le blocage de la channe d'émission de conversation pendant les réceptions de signalisation et de réduire le temps de blocage après cette réception afin de pouvoir disposer plus rapidement des circuits de conversation lorsque la réception des signaux de réponse est terminée, l'émission des signaux de tonalité ayant été préalablement coupée dans l'autocommutateur local. Le fonctionnement de la channe de signalisation à la réception s1 établit comme suit : le signal provenant de l'extrémité E, par la ligne 2, est appliqué, après égalisation éventuelle, au circuit 13 par l'intermédiaire du termineur 20 et des connexions 21, 21b. Dans le circuit 13, le filtre passe-haut 130 affaiblit les fréquences inférieures à 1400 Hz environ et transmet une bande contenant les fréquences F1 et F2 (entre 1700 et 2100 Hz par exemple). Ce signal est amplifié en 131. L'amplificateur 131 fonctionne puisqu'aucun signal de blocage n'est appliqué (voir courbe 4C). Les filtres 132 et 133, connectés en parallèle à la sortie de 131, séparent les composantes de fréquence P1 et F2 et les appliquent respectivement aux circuits de redressement et de filtrage 134 et 135-. Ces circuit s délivrent en 13b et 1 3c un couple de tensions continues proportionnelles aux amplitudes des deux composantes fournies par le circuit de transmission après égalisation. Ce couple est appliqué, d'une part, au comparateur 14, d'autre part, aux circuits de coïncidence et de retard 15 et 16. Quatre cas peuvent se présenter. Dans le premier cas considéré, les tensions apparaissant en i 3b et 1 3c sont inférieures à une valeur donnée de seuil défini par la diode 164. Le comparateur 14 ne délivre pas de signal de sortie et le circuit 15 non plus. Le transistor 165 du circuit 16 reste bloquer flans le second cas considéré, l'une des tensions appliquée en 13c par exemple devient supérieure à la vaieur de seuil et l'autre, appliquée en 13b reste inférieure a ce seuil. La diode 152 (figure 6) devient passante et le courant qui traverse cette diode, ainsi que les résistances 154 et 156, crée une chute de potentiel dans 156 qui contribue à bloquer la diode 158.Par contre, la diode 151 restant bloquée, la diode 157 reste conductrice et la base du transistor 165 polarisée par 155, 157 et la résistance de 160, maintient le transistor bloqué et le retransmetteur -17 reste inactif. Il est bien entendu que l'on obtient le même résultat si l'autre composant présente une valeur supérieure su seuil. flans le troisième cas, les deux tensions, appliquées en 13b et 13c, sont supérieures à la valeur de seuil mais l'écart de leurs niveaux dépasse l'écart de discrimination. Les diodes 151 et 152 sont alors passantes, ce qui amene les diodes 157 - 158 au blocage. Le Condensateur 160 commence à se décharger dans la résistance du circuit lO̲ et tend à modifier la polarisation de la base du transistor 165 pour le rendre conducteur, une dizaine de ms après le blocage des diodes 157 et 158.L'écart de niveaux des signaux re çus dépassant l'écart de discrimination, le comparateur 14 délivre en 15a avec un retard très inférieur à 10 ms, un potentiel négatif dtinhibition. de potentiel, transmis par les diodes 761 à 163, vient polariser négativement la base du transistor 165, le bloque et ar rets la décharge du condensateur du circuit 160.Dans ce cas encore, le retransmetteur reste au repos. Dans le quatrième cas enfin, les deux tensions appliquées en 1 3b et 13c sont supérieures à la valeur de seuil et sont suffisamment voisines pour que le comparateur 14 maintienne les diodes 161, ... 163 bloquées. le fonctionnement se déduit de celui du cas précédent mais coe aucun signal d'inhibi- tion n1 est appliqué en 15a, le transistor 165 devisent passant 10 ms après le blocage des diodes 157 et 158 et la signalisation est transmise au retransmetteur 17. A la disparition des signaux en 1jb et 13c, le condensateur 160 se recharge rapidement par l'intermédiaire des éléments 155, 156, 157, 158 ; il en résulte que le signal fourni par le transistor 165 en 17 est inférieur de 10 ms environ à la durée du signal de commande. Pour compenser cette distorsion et pour que le contact 17a du retransmetteur 17 applique un signal de durée convenable au conducteur 4 (RON) un retard d'environ 10 ms est introduit à la désexcitation du relais 17a du circuit retransmetteur 17o Les éléments et connexions JO, 11, 7b, 7, 71, 20, 21, 21a et 8 de la figure 1 servent à la transmission de la conversation entre les lignes 1 et 2 suivant les principes connus. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Procédé de signalisation en ligne à fréquence vocale à deux fréquences caractérisé par les points suivants : - les valeurs des fréquences Fj et F2 des deux composantes de signalisation, situées dans la partie supérieure de la bande de conversation, diffèrent de quelques centaines de Hz, et ne présentent pas de diviseur commun situé dans la bande de conversation ; - les niveaux des deux composantes de signalisation sont égaux;; - un signal est identifié comme signal de signalisation s'il présente les deux composantes de valeur de fréquence F1 et F2 à des niveaux supérieurs à un seuil fixé à l'avance, presentent une dif férence inférieure à une valeur fixée dite écart de discrimination pendant une durée supérieure à une valeur fixée dite durée de reconnaissance. 2 - Procédé de signalisation en ligne selon revendication 1 dans lequel des durées de garde sont prévues avant et après la transmission des signaux de signalisation. 3 - Procédé de signalisation selon la revendication 1 dans lequel les valeurs des fréquences des composantes de signalisation sont supérieures à 1400 Hz et ne présentent pas de diviseur commun dans la bande de conversation. 4 - Procédé selon la revendication 1 dans lequel les niveaux des composantes du signal de signalisation, à l'émission, sont supérieurs de 6 dB au niveau moyen de parole et diffèrent de moins de 0,15 dl3. 5 - Procédé selon la revendication 3 dans lequel les fréquences des composantes du signal de signalisation sont respectivement 1,7 et 2,1 . 6 - Procédé de signalisation selon la revendication 1 dans lequel l'écart de discrimination est fixé à 3 dE et la durée de reconnaissance à 10 ms. 7 - Circuit de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 comportant une source délivrant deux signaux sinusodaux, reliée au dispositif de transmission à l'émission par un circuit de commun de à la réception, un circuit de reconnaissance de signaux de signa irisation alimentant en parallèle un circuit comparateur d'amplitudes et un circuit à coSncidence à seuil commandé par ledit comparateur et alimentant, à travers un circuit à retard également commandé par ledit comparateur, un retransmetteur de signaux de signalisation commandant ledit circuit de commande. 8 - Circuit de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 7 dans lequel le circuit de reconnaissance de signaux de signalisation comporte un filtre passe-haut alimentant à travers un amplifi- cateur commandé deux filtres accordés respectivement sur chacune des fréquences des composantes du signal de signalisation, la commande dudit amplificateur étant assurée par le circuit de commande.