La présente invention se rapporte d'une façon générale à encrage des rubans de machines, et elle concerne plus particulièrement l'encrage des rubans de grande largeur, tels que ceux utilisés de façon courante sur les ordinateurs ou les na- chines imprimantes analogues. I1 est connu de réaliser l'encrage des rubans de machines à écrire, ayant une largeur de l'ordre de 12 à 15 mm, par pincement entre deux rouleaux ou cylindres, dont l'un est alimenté en encre à sa surface, afin d'appliquer cette encre sur la matière formant le ruban. Toutefois, un tel processus ne donne pas satisfaction dans le cas de rubans de plus grande largeur, tels que ceux employés couramment sur les ordinateurs ou autres machines imprimantes équipées de rubans de grande largeur, qui atteignent ou même dépassent 40 cm de large, étant donné qu'il en résulte une déformation de la bande de matière, par exemple de nylon, constituant le ruban, lors de son passage entre les cylindres. Le but de l'invention est de remédier à cet inconvénient des processus connus et de créer un appareil pour l'encrage des rubans de machines, notamment des rubans de grande largeur, permettant d'effectuer cette opération sans déformation de la bande de matière constituant le ruban, et en fournissant un encrage uniforme sur toute la largeur de cette bande. I1 existe déjà, dans cette industrie de la fabrication de rubans de machines, des appareils dénommés broyeurs à encres, qui comportent des cylindres tournant sensiblement en contact les uns avec les autres, en sens inverses et avec des vitesses différentes. Il résulte de cette rotation des cylindres avec des vitesses périphériques différentes un effet de laminage de l'encre entre ces cylindres, ce qui à la fois réalise un broyage efficace des pigments et fournit une encre de coloration uniforme. L'invention tire parti de cette disposition connue, en la modifiant, pour réaliser un encrage uniforme des rubans de grande largeur sans pincement entre deux cylindres. L'invention est matérialisée à cet effet dans un appareil pour l'encrage de rubans de machines, notamment de rubans de grande largeur, caractérisé en ce qutil comporte un premier cylindre à axe horizontal entraîné en rotation à une première vitesse, un second cylindre à axe horizontal, entrainé en rota tion à une seconde vitesse supérieure b celle du premier cylindre, les périphéries de ces deux cylindres étant sensiblement en contact, en ménageant simplement un interstice de laminage, leurs sens de rotation étant opposés et étant orientés de telle sorte que des points de la périphérie de chaque cylindre situés à la partie supérieure desdits cylindres se déplacent vers l'interstice de laminage ménagé entre lesdits cylindres, ce premier et ce second cylindres délimitant ensemble une réserve d'encre, un troisième cylindre à axe horizontal, écarté des deux premiers cylindres et entraîné à une vitesse supérieure à celle du premier cylindre et dans le même sens que celui-ci, et des moyens pour guider un ruban à encrer provenant d'une bobine de ruban vierge pour le faire passer en contact avec la périphérie du premier cylindre en dehors de la zone correspondant à l'in- terstice de laminage et en contact avec le troisième cylindre pour son entraînement par celui-ci. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont montré qu'il se produit, entre le premier et le second cylindres tournant en sens opposés, un laminage de l'encre de consistance pateuse ou semi-liquide constituant la réserve d'encre, sous l'effet de la rotation plus rapide du second cylindre, et qu'on obtient sur le premier cylindre une couche d'encre régulière résultant de ce laminage. Cette encre est alors appliquée de façon uniforme sur la bande de matière formant le ruban, qui se déplace en contact avec la périphérie de ce premier cylindre, à l'extérieur de la commissure ménagée entre le premier et le second cylindres, à une vitesse supérieure d la vitesse périphérique de ce premier cylindre du fait de l'appel assuré par le troisième cylindre tournant plus rapidement que ce premier cylindre. Etant donné que le ruban ne passe pas entre deux cylindres agissant par pincement comme dans les agencements connus, on évite avec certitude toute déformation de la matière constituant le ruban, même si celui-ci est de grande largeur, et cette absence de déformation est encore renforcée par le fait que l'appel du ruban exercé par le troisième cylindre s'effectue de façon régulière sur toute la largeur de celui-ci, avec une force de traction relativement faible. Suivant une disposition paraissant avantageuse, il est prévu sur la machine un support pivotant recevant un noyau enrouleur ou élément équivalent sur lequel le ruban encré vient s'enrouler, ce support étant disposé de telle sorte que, lors du fonctionnement de la machine, le ruban s'enroulant sur ce noyau se trouve en contact, sous l'effet du poids du support ou de moyens prévus à cet effet, avec la périphérie du troisième cylindre, ce qui assure l'appel du ruban à la vitesse de rotation de ce troisième cylindre, comme indiqué précédemment. Le support pivotant peut être constitué, selon une réalisation particulièrement simple, par deux bras montés à pivotement sur le bâti de la machine vers une extrémité, et dont l'autre extrémité forme un palier pour le noyau d'enroulement du ruban, qui tourne librement dans chaque palier ainsi formé. Sous l'effet du poids des bras et du noyau recevant le ruban encré, on obtient une application du rouleau de ruban encré en cours d'enroulement sur la périphérie du troisième cylindre, pour l'appel de ce ruban. Afin dtaméliorer encore cette fonction d'appel du ruban, le guidage du ruban encré s'effectue avantageusement de telle sorte qu'il vienne en contact avec la périphérie du troi sième cylindre sur un arc d'enroulement suffisant pour éviter un glissement sur ce troisième cylindre. Suivant une autre particularité encore, les organes de guidage du ruban prévus au voisinage du premier cylindre sont disposés de telle sorte que ce ruban vienne en contact avec la périphérie de ce premier cylindre sur un arc d'enroulement relativement grand, voisin par exemple de 1800, ce qui assure un encrage particulièrement satisfaisant du ruban. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. l est une vue schématique de profil d'un appareil pour l'encrage de rubans de machines suivant l'invention. La Fig. 2 est une vue d'extrémité correspondante de cet appareil. Si l'on se reporte aux dessins, on voit que l'appareil faisant l'objet de l'invention comprend d'une façon générale un bâti de support 1 dans lequel sont tourillonnés, au moyen de paliers appropriés, trois cylindres 2, 3 et 4 à axe horizontal, dont les axes sont situés ici dans un même plan horizontal. Le premier cylindre 2 est entraîné de façon positive, par des moyens en soi classiques, à une première vitesse, dans le sens de rotation indiqué par la flèche 5. Le second cylindre 3 est entraîné lui-mOme en rotation, par des moyens classiques, dans le sens indiqués par la flèche 6, c'est-à-dire en sens opposé par rapport au sens de rotation du cylindre 2, la vitesse d'entrarnement en rotation du second cylindre 3 étant supérieure à la vitesse de rotation de ce cylindre 2. On voit d'après le sens des flèches 5 et 6 que des points de la périphérie des cylindres 2 et 3 situés à la partie supérieure de ces cylindres se déplacent vers la commissure ménagée entre lesdits cylindres. Suivant le mode de réalisation considéré, le cylindre 3 est monté dans des paliers fixes, tandis que le cylindre 2 est monté dans des paliers (non représentés) qui sont réglables dans le sens horizontal au moyen de volants de réglage 7 et de renvois 8, ce qui permet ainsi de rapprocher ou d'écarter le cylindre 2 du cylindre 3. Cette possibilité de déplacement permet de régler la largeur de l'interstice de laminage ménagé entre les cylindres 2 et 3, qui est de l'ordre de quelques microns. Le troisième cylindre 4 de l'appareil est entraîné en rotation dans le sens indiqué par la flèche 9, c'est-à-dire dans le même sens que le cylindre 2, à une vitesse qui est supérieure à la vitesse de rotation de ce premier cylindre 2, et de préférence égalèrent à celle du second cylindre 3. On voit à l'examen de la Fig. 1 que ce cylindre 4 est écarté des deux autres cylindres. Sa position peut être réglée au moyen de volants 10 et de renvois ll, les paliers de montage de ce troisième cylindre n'ayant pas été représentés. On a indiqué en 12, sur les dessins, deux bras montés à pivotement vers une extrémité en 13 sur le bti 1 de l'appareil, et dont l'autre extrémité constitue un palier pour la rd- ception d'un noyau 14 d'enroulement du ruban encré. On voit å l'examen de la Fig. l que les bras 12, qui peuvent pivoter librement autour des points 13, ont tendance à basculer vers le bas autour de ces points de montage de telle sorte que le ruban encré qui s'enroule autour du noyau ou fût 14 vienne reposer sur la périphérie du troisième cylindre 4.Les bras 12 basculent progres sivement vers le haut, autour des points 13, par un mouvement orienté dans le sens anti-horaire, au fur et à mesure de l'augmentation de diamètre du rouleau de ruban encré qui se forme autour du noyau 14. Les volants permettent de régler la position du cylindre 4, et d'obtenir un contact satisfaisant entre ce cylindre 4 et le noyau 14 ou le ruban s'enroulant sur lui au début de 1' opération. On a montré en 15, sur la Fig. 2, le réservoir d'encre, qui porte à sa partie inférieure un embout de distribution 16, afin que l'encre soit déversée dans la cavité ménagée entre les deux premiers cylindres 2 et 3, pour former une réserve d'encre qui est visible en 17 sur la Fig. 1. On a indiqué en 18 sur cette Fig. 1 un rouleau de ruban vierge, le ruban lui-meme étant indiqué en 19. On voit que le ruban quittant le rouleau 18 passe d'abord sous un premier rouleau de guidage 20, puis autour de deux rouleaux de guidage 21, 22 qui sont disposés de telle sorte que le ruban 19 s'enroule autour du premier cylindre 2 sur un arc voisin de 1800, qui est ici de 150Q environ. En quittant le rouleau 22, le ruban passe autour de deux autres rouleaux 23, 24 prévus à la partie supérieure de l'appareil, puis sous un rouleau de renvoi 25, avant de venir s'enrouler autour du noyau 14 comme indiqué en 26. On voit qu'entre le rouleau de guidage 25 et le noyau d'enroulement 14, le ruban 19 vient en contact avec la périphérie du troisième cylindre 4 sur un arc d'enroulement notable. On a en outre montré en 27 sur la Fig. l une goulotte de récupération de l'encre qui peut s'égoutter depuis la commissure ménagée entre les cylindres 2 et 3, en 28 une tle de protection dont le rôle sera indiqué plus loin, et en 29 une lampe prévue sur l'appareil. Le fonctionnement de l'appareil faisant l'objet de l'invention se comprend aisément à la lecture de la description qui précède. Comme indiqué précédemment, cet appareil est utilisable en particulier pour l'encrage de rubans de grande largeur tels que les rubans utilisés couramment sur les ordinateurs, qui peuvent avoir des largeurs de l'ordre de 30 à 40 cm. Au début de l'opération, un rouleau de ruban vierge est placé dans la position indiquée en 18 sur la Fig. 1, dans un support (non représenté) qui permet la libre rotation de ce rouleau. Le ruban est ensuite engagé sous le rodEau 20, puis autour des rouleaux 21 et 22, de façon à venir entourer en partie le premier cylindre 2 comme indiqué, et il est passé ensuite autour des rouleaux 23, 24 et sous le rouleau de guidage 25, puis il est engagé autour du noyau 14, sur lequel l'extrémité du ruban est fixée. La tôle de protection 28 empêche l'extrémité du ruban de tomber dans la réserve d'encre 17 si cette extrémité est IS- chée au cours de la manipulation du ruban pour sa mise en place à l'intérieur de l'appareil. Le réservoir 15 est rempli d'encre, qui est amenée selon la quantité voulue à la réserve 17 par l'embout ou le bec 16. Il va de soi que des moyens sont prévus pour retenir encre de cette réserve 17 entre les cylindres, par exemple par des joues latérales. Lorsque l'appareil a été mis en route, le premier cylindre 2 tourne comme indiqué à une vitesse inférieure à celle du second cylindre 3. Il se produit en conséquence entre les deux cylindres, qui tournent en sens opposés, un laminage de l'encre provenant de la réserve 17, d'une façon comparable à celle assurée dans le cas des broyeurs à encre, et il se forme à la périphérie du premier cylindre 2, qui tourne le plus lentement, une pellicule d'encre qui est entratnée avec ledit cylindre. Comme indiqué précédemment, le troisième cylindre 4 tourne à une vitesse supérieure à celle du premier cylindre 2 et dans le même sens que celui-ci. Il se produit en conséquence, du fait de la venue en contact du ruban 19 avec la périphérie de ce troisième cylindre 4, un appel du ruban à une vitesse supérieure à la vitesse périphérique du cylindre 2. Le frottement qui s'exerce alors entre le ruban 19 et la périphérie du cylindre 2 assure l'entrainement de l'encre par le ruban 19 et la fixation de cette encre sur ce ruban. Le ruban encré passe ensuite autour des rouleaux 22, 23, 24 et 25, avant de venir s'en- rouler en 26 comme indiqué précédemment. Etant donné qu'il ne se produit pas de frottement entre le cylindre d'appel 4 et le ruban, la pellicule d'encre portée par celui-ci est parfaitement ménagée. On voit que le résultat désiré est obtenu, comme indiqué précédemment, sans pincement du ruban entre des cylindres, par simple transfert d'une pellicule d'encre portée par la périphérie du prewier cylindre 2 au ruban 19 venant en contact avec cette périphérie à une vitesse de défilement supérieure à la vitesse périph-#rique dudit cylindre 2, l'uniformité d'encrage étant obtenue à la fois à cause de ce contact avec la périphérie du cylindre 2, sur un arc d'enroulement suffisamment grand, et du fait de la formation d'une pellicule d'encre régulière à la suite du laminage de l'encre qui se produit entre les deux cylindres 2 et 3 tournant en sens opposés à des vitesses différentes, le cylindre 3 tournant plus vite que le cylindre 2. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil pour l'encrage de rubans de machines, notamment de rubans de grande largeur, caractérisé en ce qu'il comporte un premier cylindre à axe horizontal entrainé en rotation à une première vitesse, un second cylindre à axe horizon- tal, entraîné en rotation à une seconde vitesse supérieure à celle du premier cylindre, les périphéries de ces deux cylindres étant sensiblement en contact, en ménageant simplement un interstice de laminage, leurs sens de rotation étant opposés et étant orientés de telle sorte que des points de la périphérie de chaque cylindre situés à la partie supérieure desdits cylindres se déplacent vers l'interstice de laminage ménagé entre lesdits cylindres, ce premier et ce second cylindres délimitant ensemble une réserve d'encre, un troisième cylindre à axe horizontal, écarté des deux premiers cylindres et entraîné à une vitesse supérieure à celle du premier cylindre et dans le même sens que celui-ci, et des moyens pour guider un ruban à encrer provenant d'une bobine de ruban vierge pour le faire passer en contact avec la périphérie du premier cylindre en dehors de la zone correspondant à l'interstice de laminage et en contact avec le troisième cylindre, pour son entraSnement par celui-ci. 2.- Appareil suivant la revendication l, caractérisé en ce qu'il est prévu un support pivotant recevant un noyau ou élément équivalent pour l'enroulement du ruban encré, ce support étant disposé de telle sorte que le ruban s'enroulant sur ce noyau se trouve, sous l'effet du poids du support ou de moyens prévus à cet effet, en contact avec la périphérie du troisième cylindre, afin d'assurer l'appel du ruban à la vitesse de rotation de ce troisième cylindre. 3.- Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le support est formé par des bras montés à pivotement vers une extrémité sur le bâti de l'appareil et supportant le noyau d'enroulement du ruban encré vers leur autre extrémité, de telle sorte que le ruban enroulé sur ce noyau repose sur la périphérie du troisième cylindre sous 11 effet du poids des bras et de ce noyau. 4.- Appareil suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le support ou les bras peuvent pivoter librement vers l'arrière au fur et à mesure de l'enroulement du ruban encré sur le noyau. 5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le guidage du ruban encré est assuré de telle sorte que ce ruban soit en contact avec la peri- phérie du troisième cylindre sur un arc d'enroulement notable, afin d'assurer l'appel de ce ruban à travers l'appareil sans glissement sur ce troisième cylindre. 6.- Appareil suivant la revendication l, caractérisé en ce que des organes de guidage du ruban sont prévus dans l'appareil, au voisinage du premier cylindre, pour assurer la venue en contact du ruban à encrer avec la périphérie de ce premier cylindre sur un arc d'enroulement notable. 7.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que cet arc d'enroulement est voisin de 1800. 8.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des organes sont prévus pour régler l'interstice entre le premier et le second cylindres, en vue d'assurer un laminage optimal de l'encre entre ces cylindres. 9. - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour le réglage du troisième cylindre relativement au support d'enroulement du ruban encré.