La présente invention concerne un embout pour pulvérisateur des finé à projeter un produit sur des muqueuses situées dans une cavité du corps humain. On cannait déjà des embouts constitués par une coiffe insérée de façon mobile sur le col d'un récipient et équipée d'une tige extérieure percée d'un canal longitudinal et dont l'extrémité libre est munie d'un organe diffuseur maintenu en place par un manchon engagé sur la tige de façon à etre solidaire de celle-ci. Ce type d'embout est d'un emploi assez répandu pour la pulvérisafion de produits pharmaceutiques, par exemple dans la bouche ou le nez. Toutefois, son utilisation pour des projections dans certaines cavités fermées par une membrane (cas par exemple de J'oreille) nécessite certaines précautions. En effet, pour administrer efficacement le produit dans de telles cavités, il convien drait d'engager l'embout dans l'orifice, mais si l'introduction est trop importante, l'embout s'appliquant contre les cloisons de la cavité ne permet pas de laisser échapper l'air ou l'excès de produit emprisonné dans la cavité et la surpression créée par la projection du produit risque alors de léser la membrane d'obturation. Par ailleurs, si l'on effectue la projection en dehors de la cavité, une certaine partie du produit risque de ne pas y pénétrer. Pour remédier à ce type de problème, clesf-à-dire permettre l'introduction d'un embout dans une cavité tout en évitant la création d'une surpression dans celle-ci consécutive à la projection, on a déjà proposé de réaliser un embout sous la forme d'un cône percé d'un passage axial pour la projection du produit dans la cavité, la surface extérieure du cône présentant des canaux qui permettent de faire communiquer l'intérieur de la cavité avec l'extérieur lorsque l'embout est introduit dans la cavité. Toutefois, ce type d'embout présente un certain nombre d'inconvénients . Du fait que les canaux débouchent sur la surface du cane de l'embout qui est en contact avec les muqueuses de la cavité, on comprend que 10) les arêtes des canaux risquent de blesser les muqueuses ; 20) si l'embout est en contact avec des parties molles, les chairs risquent de venir obturer plus ou moins les canaux du fait de leur grande plasticité. Dans ce cas, les canaux sont empêchés de jouer leur rôle, ce qui risque d'entrufner des lésions des tissus à traiter; 30) l'air et le produit chassés vers l'extérieur par ces canaux circulent en contact avec des parties saines des muqueuses, ce qui peut provoquer des irritations locales ; 40) les éléments éjectés sont libres de s'écouler sur la peau à l'entrée de la cavité, ce qui peut etre désagréable pour le patient. Par ailleurs, aussi bien le manchon que l'embout qui est décrit succinctement ci-dessus sont conçus pour un emploi très spécifique et leur constitution ne permet pas l'interchangeabilité. Or, il peut se faire que l'on ait besoin, pour certains soins, d'un embout rainuré et, pour d'autres, du simple manchon plus mince. La perfection voudrait donc que l'on puisse changer alors la totalité du système pulvérisateur, ce qui implique que l'on dispose de deux tels systèmes, ce qui est encombrant, motteux et nécessite des manipulations. La présente invention propose un nouveau type d'embout composite qui allie les avantages des deux types de dispositifs rappelés plus haut tout en en éliminant les inconvénients. Elle propose, en outre, un embout composite permettant de façon simple une adaptation aux divers types de pulvérisations requises. Selon l'invention, on part du premier système décrit précédemment, à savoir celui qui est constitué par un manchon engagé sur une tige de coiffe insérée sur le col d'un récipient contenant le produit à administrer, et on adapte sur le manchon une noix tronconique creuse amovible, cette noix présentant une paroi extérieure pleine à partir de laquelle s'étendent radialement des nervures délimitant un espace intérieur correspondant à la forme du manchon. Lesdites nervures déterminent d'autre part entre elles des canaux faisant communiquer les faces avant et arrière de la noix, ces canaux étant également ouverts vers l'axe de la noix de telle sorte que lorsque celle-ci coiffe le manchon, la surface extérieure de ce dernier obture les canaux vers l'intérieur, ceux-ci faisant ainsi communiquer exclusivement l'espace se trouvant en avant de la noix avec l'espace situé en arrière. De plus, pour l'engagement de la noix sur le manchon, la partie arrière au moins de la noix est él astiquement déformable pour permettre son glissement sur le manchon puis son verrouillage sur celui-ci lorsqu'elle est en place. Ce verrouillage est d'ailleurs obtenu par des becs que présente chaque extrémité des nervures de la noix, becs qui font saillie vers l'axe de la noix. De préférence, le manchon sera lui-meme légèrement conique et les aretes intérieures des nervures de la noix constituent un passage axial conique. On décrira maintenant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de llinvention en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective partielle du nouveau type d'embout composite, la noix d'embout étant dégagée du manchon ; - la figure 2 est une coupe à plus grande échelle selon la ligne 2-2 de la noix de la figure 1 ; - la figure 3 est une-coupe longitudinale de l'embout composite de la figure 1 et - la figure 4 montre, en exemple, l'embout de l'invention engagé dans une oreille. A la figure 1, on a représenté en 1 un récipient contenant un produit à pulvériser. En 2 est représentée une coiffe insérée sur le col du récipient et mobile selon la flèche F pour actionner un système classique de valve distributrice non représentée. La coiffe est prolongée par une tige 3 percée d'un canal intérieur 4 (figure 3) permettant le passage du produit. Ce canal débouche à l'extrémité libre de la tige dans une cavité 5 obstruée par un organe diffuseur 6 en forme de cuvette percé axialement d'un orifice 7 par lequel est éjecté le produit. L'organe diffuseur est maintenu en place par un manchon 8 qui, dans l'exemple représenté, est légèrement conique et qui est emmanché sur la tige 3 par un système de crans 9 et rainure 10. Il s'agit là d'une disposition classique qu'on ne décrira donc pas davantage. La noix d'embout désignée de façon générale en il qui fait plus spécifiquement l'objet de l'invention est réalisée dans une matière légèrement déformable élastiquement et notamment en matière plastique. Elle se présente sous la forme d'un tronc de cane creux dont la paroi extérieure 12 est continue. Des nervures radiales 13 s'étendent vers l'axe de la noix et leurs faces intérieures 14 délimitent un espace central 15 ayant une forme correspondant à celle du manchon 8. Les extrémités de chacune des nervures 13 présentent une forme en bec respectivement 16 et 17 s'étendant vers l'axe de la noix. A l'avant, les becs 16 s'évasent en 18 pour faciliter l'éjection du produit à projeter. Les becs 16 et 17 permettent, comme le montre la figure 3, d'immobiliser la noix par rapport au manchon lorsque le montage est effectué. Les nervures 13 déterminent par ailleurs entre elles des canaux 19 qui font communiquer la face avant 20 de la noix avec sa face arrière 21. On comprend dans ces conditions que lorsque la noix est mise en place sur le manchon, l'air ou l'excès de produit évacués pour éviter les surpressions cheminent d'avant en arrière de la noix dans les passages définis par les trois parois des rainures de la noix et la surface extérieure 8 du manchon. On notera que l'engagement de la noix sur le manchon se fera aisément grace à la possibilité de déformation élastique que présente au moins la partie arrière de la noix. La figure 3 montre, en trait interrompu, la noix en cours d'engagemment selon la flèche E. La déformation élastique de l'arrière de la noix a été exagérée pour la rendre visible. A titre d'exemple, on a représenté à la figure 4 l'embout composite de l'invention introduit dans l'orifice d'une oreille 0, le tympan étant figuré en T. Les zones Z de l'oreille en contact avec l'embout ne peuvent etre blessées quel que soit l'enfoncement de l'embout. En outre, il n'existe aucun risque d'obturation malencontreux des canaux par les chairs. On constate de plus que l'évacuation de l'air ou des produits en excès effectué selon les flèches R et C a lieu à l'air libre dans une zone bien en retrait de l'entrée de l'oreille. La flèche P indique le sens de la projection du produit dans le conduit auditif. Comme on l'a déjà dit, le fait que la noix puisse etre par structure enlevée et remise en place à volonté autorise l'emploi du pulvérisateur, soit avec le manchon seul (pour projeter un produit plus profondément dans un conduit), soit avec la noix 11. L'invention ayant été décrite et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, le demandeur s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Embout de pulvérisateur destiné à la projection d'un produit de traitement sur des muqueuses situées dans une cavité du corps humain, ledit embout étant constitué de façon connue par une coiffe insérée de façon mobile sur le col d'un récipient et équipée d'une tige extérieure qui est percée d'un canal longitudinal et dont l'extrémité libre est munie d'un organe diffuseur maintenu en place par un manchon engagé sur la tige de façon à autre solidaire de celle-ci, ledit embout étant caractérisé en ce qu'il est complété par une noix tronconique creuse amovible destinée à coiffer le manchon fixe, ladite noix présentant une paroi extérieure pleine à partir de laquelle s'étendent radialement des nervures délimitant un espace intérieur correspondant à la forme du manchon. 2. Embout selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lorsque la noix est détachée du reste de l'embout, les nervures déterminent entre elles des canaux ouverts longitudinalement vers l'intérieur et débouchant sur les faces avant et arrière. 3. Embout selon les revendications 1 et 2 prises ensemble, caractérisé en ce que, lorsque la noix coiffe le manchon, la surface extérieure de ce dernier obture l'ouverture longitudinale des canaux qui font ainsi communiquer l'espace se trouvant en avant du manchon avec l'espace se trouvant en arrière du manchon. 4. Embout selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que chaque nervure de la noix présente à chacune de ses ex trémités avant et arrière un bec en saillie vers l'axe de la noix. 5. Embout selon la revendication 4, caractérisé en ce que au moins la partie arrière de la noix est élastiquement déformable pour permettre le glissement de celle-ci sur le manchon de l'embout, puis son verrouillage lorsqu'elle est en place. 6. Embout selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que la paroi externe pleine de la noix est conique. 7. Embout selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, dans lequel le manchon fixé à la tige est conique et caractérisé en ce que les arêtes intérieures des nervures de la noix délimitent un passage axial conique correspondant à la forme du manchon.