La présente invention concerne un tissu stratifié et plus particulièrement un tissu composé d'une couche d'un textile tissé, tricoté ou autres et d'une couche d'une mousse de polymère souple. 5 Les rideaux sont généralement constitués d'une ou de plusieurs couches de textile. De façon caractéristique, un rideau est une pièce d'étoffe rectangulaire, dont les bords ont été repliés et ourlés. Le haut du rideau comporte généralement des plis qui améliorent son aspect. Un rideau constitué d'une seule couche 10 de textile est moins coûteux qu'un rideau doublé, mais présente l'inconvénient de ne pas être parfaitement opaque et les couleurs risquent de s'affaiblir au soleil. Doublé, il est constitué normalement d'un tissu de qualité relativement élevée, imprimé ou portant un dessin, et d'une doublure formée d'un textile tissé uni, 15 moins coûteux. La doublure est placée à l'extérieur, c'est-à-dire vers la fenêtre , devant laquelle le rideau est suspendu ; elle réduit la lumière traversant le rideau et les rayons solaires auxquels la couche intérieure, plus coûteuse, est soumise. Cela améliore la résistance à la lumière des couleurs de la couche inté-20 rieure. La doublure renforce également l'opacité du rideau, rendant plus difficile la vision à travers ce dernier, de l'extérieur de la fenêtre. De plus la doublure améliore les propriétés d'isolement thermique du rideau en emprisonnant de l'air entre elle et les couches extérieures et augmente le poids du rideau qui tombe 25 mieux. Cependant, les rideaux doublés sont plus coûteux en raison du prix delà doublure et de sa couture. On a précédemment proposé de revêtir l'envers des textiles pour rideaux de matières plastiques solides ou de résines synthétiques, telles que des polymères acryliques réticulés. Cependant, l'épaisseur appropriée de polymère 30 est trop lourde et trop coûteuse. Le brevet USA n° 3 527 654 décrit un rideau constitué d' un textile plaqué a une mousse de polymère en contact intime avec son revers. Le tissu stratifié, comportant une mousse, est fourni aux fabricants de rideaux avec la mousse en place, si bien qu'on 35 peut appliquer la mousse à bon marché à des longueurs continues de tissu pendant la fabrication. La mousse rend inutile la couture d* une doublure au tissu, lorsque ce dernier est transformé en rideaux. On découpe en même temps le rideau et la doublure en mousse du stratifié, ce qui supprime la coupe séparée de la doublure. Le 40 stratifié supprime également l'obligation de disposer de tissu de fl ObOii doublure pendant la fabrication. La mousse augmente l'opacité du tissu de façon plus efficace qu'une doublure légère, et possède tous les autres avantages d'une doublure. De plus en raison de sa faible densité, elle apporte plus de volume pour un poids donné 5 qu'une doublure. Un autre avantage principal du stratifié est que, comme le tissu et la mousse sont en contact intime, le produit est réellement lavable et nettoyable a sec et ne présente pas de risque de retrait ou de déformation du rideau ou de la doublure. La doublure de mousse est constituée d'une mousse qu'on 10 applique au tissu sous forme d'un liquide ou d'une matière capable de se liquéfier pendant le procédé, de façon à couler en contact intime avec le textile. Lorsqu'elle s'est écoulée en place, on gélifie la mousse liquide et, si nécessaire, on la fait prendre, pour qu'elle demeure de façon permanente en contact intime avec 15 une face du textile. Cependant on peut comprimer ou calandrer la mousse à plat, après gélification et avant la prise. On peut également, avant la prise, réaliser des dessins en relief ou des effets d'écrasement. Ensuite, on traite le stratifié avec une résine de réticulation pour plissage permanent et, s'il y a lieu, par d'au-20 très apprêts. On fait prendre la résine avant ou après formation du rideau, de façon à ce que la mousse reprenne mieux sa forme, lorsqu'elle est écrasée, et résiste plus longtemps aux lavages et aux nettoyages à sec. La résine également donne au textile une meilleure résistance au froissement. 25 Certaines difficultés se présentent, lorsqu'on expose des textiles de ce genre à des températures très basses, par exemple pendant le transport en hiver, en wagons. Dans ces conditions, par exemple entre -18 et -1°C, ils deviennent fragiles et se craquellent. La présente invention supprime ces inconvénients par l'incorpora-30 tion, à la composition de polymère à transformer en mousse, de petites quantités de plastifiants du polymère constituant la mousse. Bien que le plastifiant semble être éliminé lors du nettoyage à sec, il remplit son rôle pendant le transport et devient inutile lorsque les rideaux sont placés à l'intérieur de constructions où 3 5 il ne se produit pas de températures très basses. Comme dans le cas du brevet U.S. précité, on peut utiliser pratiquement n'importe quel textile, pour réaliser la couche de textile du stratifié de l'invention. On entend ici par "textile" des textiles tissés ou tricotés, ainsi que les non tissés, composes 40 de fibres disposées au hasard de matières semblables au papier, et à —« 72 06033 3 2126320 de divers textiles piqués, décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 030 786. Le textile peut être constitué de fibres ou de filaments quelconques tels que des fibres naturelles comme coton, laine, sisal, jute, lin et soie ; des fibres artificielles 5 telles que rayonne de cellulose régénérée, rayonne polynosique, esters de cellulose, comme l'acétate, 1'acétate-butyrate ou le triacétate? des fibres synthétiques telles qu'acryliques, comme le polyacrylonitrile, des fibres modacryliques, par exemple copo-lymères d'acrylonitrile et de chlorure de vinyle ; des polyamides, 10 comme polyhexaméthylène-adipamide (nylon 66) polycaproamide (nylon 6) et polyundécanoamide (nylon 11Ï ; des polyoléfines telles crue polyéthylène et polypropylène ; des polyesters du type téréphtalate de polyéthylène ; les caoutchoucs,naturel et synthétique, le saran, le verre, etc. Le textile doit avoir un poids de 60 à A 15 640 g/m , ce poids variant selon les utilisations finales. Il convient de noter que, si l'on désire que la résine de réticulation, utilisée dans l'invention, ait un effet sur la couche de textile, ainsi que sur la couche de mousse, la couche de textile doit comporter au moins une certaine quantité de fibres 20 ou filaments réticulables. Les fibres de ce type sont les matières cellulosiques telles que le coton, le lin et la rayonne. On peut utiliser ces fibres avec d'autres matériaux. Par exemple, on peut obtenir des produits très satisfaisants à partir de mélanges de polyester et de coton tels qu'un mélange de 60% de téréphtalate de 25 polyéthylène et 40% de coton. Peuvent aussi s'employer, de façon satisfaisante, d'autres mélanges, contenant des proportions plus élevées de coton, par exemple 85% de coton et 15% de téréphtalate ée polyéthylène. La mousse de polymère, utilisée pour la couche de mousse, 30 est constituée d'un polymère acrylique réticulable, par exemple un copolymère de styrène et d'acide acrylique, comme décrit dans le brevet USA n° 3 215 647, formé d'un latex contenant un copolymëre de styrène et d'un autre monomère ayant un groupe réactif tel que l'acide acrylique. Le latex peut également contenir une matière 35 réagissant avec les réticulations du polymère de styrène, matière soluble dans l'eau ou dans les solvants miscibles à l'eau. L'invention s'applique soit à la mousse préparée à partir d'un latex contenant des groupes réactifs sur le polymère de base, soit à des groupes coréactifs dans le latex lui-même. Elle s'applique égale-40 ment à un latex nécessitant ou non l'addition d'un agent de réticu- 72 06033 4 2126320 lation pendant la préparation du latex. On transforme le latex en mousse en y insufflant un gaz ou en y décomposant une matière libérant un gaz. Comme plastifiants des polymères constituant la couche de 5 mousse on peut citer des plastifiants de type phtalate comme les phtalates de dibutyle, dihexyle, dioctyle, didécyle et dibenzyle et leurs esters mixtes tels que les phtalates de butyle et décyle, de butyle et benzyle, etc., les plastifiants de type phosphate tels que les phosphates de tributyle, trioctyle et tricrésyle, et leurs 10 esters mixtes, les esters d'acide gras ou d'acide dibasique et d' alcool, glycol et polyglycol tels que le dipélargonate de di-et triéthylène-glycol ; le sébate de dibutyle ou de dibenzyle j le polyadipate de polyéthylèneglycol. Au lieu d'ajouter un plastifiant comme composant séparé 15 dans la composition de la mousse, on peut incorporer le plastifiant au polymère lui-même, qui constitue un polymère à plastification interne. Par exemple, les polymères du type précédemment indiqué peuvent contenir des motifs monomères, ayant des chaînes latérales d'environ la même taille qu'une molécule de plastifiant, par exemple 20 du stéarate de vinyle ou des acrylates ou méthacrylates d'alcools gras à longue chaîne tels que l'acrylate et/ou le méthacrylate de n-hexadécyle. Cependant, la plastification interne est moins satisfaisante que la plastification externe car les produits à plastification interne résistent moins au nettoyage à sec. 25 Diverses techniques d'enduction sont utilisables à l'ap plication des mousses liquides. On peut par exemple opérer avec une lame sur un cylindre, enduire au cylindre, couler, enduire avec une lame ou un racloir sur une table. Ces diverses techniques appropriées d'enduction de polymère sont bien connues, et il est inutile de 30 les décrire en détail. Les mousses contiennent normalement des pigments ou des colorants qui rendent le tissu opaque et apportent un effet ornemental. L'opacité est apportée à la fois par la mousse et le colorant ou le pigment. La mousse, comportant de nombreuses interfaces 35 air-polymère sous différents angles, disperse la lumière même si le polymère lui-même est transparent. Par conséquent, la transmission de la lumière incidente est faible ou nulle. La dispersion de la lumière augmente également 1*effet produit par le colorant ou le pigment. La lumière dispersée, dans la limite où elle traverse la 40 couche de mousse, a un trajet irrégulier, par conséquent plus long 72 06033 5 2126320 dans la mousse qu'il ne le serait à travers une masse de polymère de même épaisseur non transformé en mousse. Comme la quantité de lumière absorbée augmente de façon exponentielle avec la longueur -du trajet, l'effet produit par les pigments augmente considérable-5 ment. On peut pratiquement utiliser tous les colorants ou pigments compatibles avec le polymère. Certaines charges, telles que le dioxyde de titane, constituent des pigments, et on peut les ajouter à la composition de mousse. Les charges constituent égale-10 ment des diluants et apportent l'opacité. La quantité de colorant ou de pigment varie généralement selon l'effet désiré , mais elle est comprise entre 0 % et environ 75% du poids de la mousse. Si on utilise des agents chimiques porogènes, ils doivent être inertes vis-à-vis des colorants ou pigments, le choix des matières ap-15 propriées appartenant à l'homme de l'art. Il est également possible d'imprimer ou décorer en relief la surface apparente de la mousse ou l'écraser, pour provoquer d'autres effets ornementaux. La résine de réticulation de plissage permanent, utili-20 sée selon l'invention, est de préférence un aminoplaste, c'est-à-dire un aminoplaste durcissable bien connu. Cette expression désigne ici des précondensats durcissables de carbamide et de mélami-ne éventuellement éthérifiés, qui sont solubles ou partiellement solubles dans l'eau, et qui s'obtiennent de façon connue, par la 25 condensation du formaldéhyde ou d'autres aldéhydes ou cétones avec des composés tels que par exemple l'urée, la thiourée, le cyanamide, le dicyandiamide, l'éthylèneurée cyclique, le biguanide, la mélamine, le formamide, la formoguanamine, le carbamate d'éthy-le, l'acétoguanamide, des triazones et similaires et des mélanges 30 de ces composés, ainsi que leurs dérivés alkylés et acylés. Il est souvent avantageux de réaliser une méthylation ou autre modification ultérieure des dérivés N-méthylols obtenus ou des triazines. On obtient en particulier de bons résultats, en utilisant la N,NLdiméthyloléthyléneurée cyclique et divers autres produits de 3 5 condensation du formaldéhyde et de la mélamine avec l'urée. On entend ici par précondensats, partiellement mais fortement solubles dans l'eau, des intermédiaires colloïdaux formés par condensation continue du produit avec un aldéhyde ou une cé-tone, après le stade d'obtention du dérivé méthylolé cristallin. 40 De façon caractéristique, on les prépare, par addition d'eau, à n 06033 eLJL*LKjJc.\j leur solution aqueuse concentrée. Les produits de condensation solubles en toutes proportions dans l'eau, utilisables également selon l'invention, sont employés sous forme de solutions aqueuses, tandis queceux/partiellement solublès dans l'eau sont utilisés 5 sous la forme de solutions des produits de condensation solubilisés par des acides, ou sous la forme de dispersions. La quantité de résine de réticulation, mise en oeuvre, varie avec la nature du tissu et la destination de celui-ci. Cependant, on préfère en utiliser d'environ 4 a 25% par rapport au 10 poids du textile stratifié, constitué par la couche de textile et celle de mousse. Les résultats sont particulièrement bons, lorsque la fixation de matières solides est d'environ 12%. On applique les aminoplastes ou les autres résines de réticulation, en solutions ou dispersions aqueuses qui peuvent contenir diverses autres 15 matières normalement associées. Par exemple, la matière peut contenir divers agents adoucissants tels que polyéthylène émulsifié, monostéarate de glycérol et similaires. Elle peut également contenir une silicone hydrofuge et un catalyseur pour la prise de la résine de réticulation. Des exemples de catalyseurs ou d'agents 20 de réticulation sont les acides formique, chlorhydrique ou sulfu-rique, l'anhydride maléique et similaires. On peut également utiliser d'autres acides ou sels organiques ou minéraux d'acides forts et de bases faibles, tels que sels d'ammonium des acides sulfuri-que, nitrique,oxalique, lactique et autres acides forts, divers 25 chlorhydrates d'amine ou d'autres sels d'acide, comme fluoborate de zinc, nitrate de zinc, chlorure de magnésium, ainsi que des acides de Lewis tels que chlorure d'aluminium. On peut en pratique ajouter le catalyseur à une concentration d'environ 1 à 10%, de préférence environ 2 à 5%, par rapport au poids de résine présente 30 dans le bain. Dans la mise en pratique de l'invention, on revêt la couche textile de la couche de mousse, et on gélifie cette dernière. La température de gélification dépend de la nature de la mousse utilisée, mais généralement elle est d'environ 121 à 204°C. 35 On peut appliquer la mousse en une ou plusieurs couches, en gélifiant entre les applications mais généralement ce n'est pas nécessaire. S'il faut faire prendre la mousse, cela peut également être réalisé avant de procéder au stade suivant. Cependant, selon un mode préféré de réalisation de l'invention, on ne fait pas pren-40 dre le polymère à ce stade. Le polymère de la mousse est capable r 72 06033 7 2126320 de se réticuler avec lui-même, en laissant quelques sites de réticulation n'ayant pas réagi sur le copolymère. De tels sites, au moins à la surface de la couche de mousse, peuvent réagir avec les résines d'aminoplaste réticulantes, ce qui fixe de façon plus sûre 5 la couche de mousse à la résine d'aminoplaste. Le textile, après gélification de la mousse et traite-• ment mécanique, est traité à 1'aminoplaste soit en solution soit en dispersion. Cependant, on préfère donner au textile une prise partielle à ce moment, c'est-à-dire après le traitement mécanique 10 et avant le traitement avec 1'aminoplaste. Ce stade améliore considérablement le textile et en particulier diminue le caractère poisseux. Les conditions de cette prise partielle sont des températures de 135° à 204°C pendant environ 0,5 à 3 minutes. Ensuite, après traitement par 1'aminoplaste, on sèche le textile, de préférence 15 à une température de 93° à 204°C pendant environ 30 secondes à 5 minutes et en tout cas jusqu'à"ce qu'il ait une teneur en humidité inférieure à sa teneur normale. On réalise alors la prise, la température peut atteindre 427°C pour une prise éclair, mais elle est généralement d'environ 93° à 204°C pour une durée d'environ 30 20 secondes à 6 minutes. On préfère'opérer pendant environ 2 minutes à 171°C. Finalement on réalise le retrait du textile par compression. Le retrait par compression est un procédé connu, normalement utilisé pour stabiliser les dimensions et empêcher un retrait 25 ultérieur, pendant le blanchissage des textiles tissés par exemple. Ce procédé est décrit en détail dans l,American Cotton Handbook (deuxième édition) 1949, et les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 1 861 422, n° 1 861 423, n° 1 861 424, n° 1 944 001, n° 2 078 528; n° 2 082 981, n° 2 084 367, n° 2 450 022"et 30 n° 2 721 370. Dans ce procédé on fait passer les textiles à travers un appareil connu de retrait par compression. Selon une forme d'appareil utilisée dans le procédé, on fait passer un^èouverture épaisse sur un cylindre de diamètre relativement faible puis autour d'un tambour large. Le trajet de la couverture est en S, 3 5 si bien qu'une des surfaces de la couverture est à l'extérieur, lorsque la couverture passe sur le petit cylindre, puis vient au contact du tambour. La couverture peut, par exemple, être constituée d'un empilement épais de textile. Lorsqu'elle passe sur le petit cylindre, les extrémités des touffes de la couverture s'écar-40 tent. Quand elle revient contre le tambour, les pointes des touffes 72 06033 8 2126320 se réunissent. Le textile à rétrécir par compression est déposé sur la couverture, les touffes étant écartées. Lorsque les touffes se réunissent, le textile est amené à rétrécir pour s'adapter à la surface réduite de la face extérieure de la couverture. Le tex-5 tile est à ce moment contre le tambour et, par conséquent, ne peut pas se gondoler. Il s'exerce donc une sorte de compression mécanique sur le tissu dans la direction de la machine qui provoque un retrait mécanique. A l'échelle microscopique, ce retrait est provoqué par un réarrangement des fibres du textile. 10 On peut bien entendu utiliser d'autres types d'appareil pour le retrait par compression des textiles. Dans tous les cas, on comprime le textile dans la direction de la machine en empêchant le gondolage. Généralement, on humidifie le textile avant de 1*insérer 15 dans 1*appareil de retrait par compression, pour permettre aux fibres de se réarranger facilement ; une semelle chauffante peux reposer sur le cylindre de petit diamètre précité. Dans la plupart des cas, le tissu passe à travers deux machines de retrait par compression, entre lesquelles il est inversé, La raison en est que 20 le textile est repassé, pendant son contact avec le tambour chauffé En inversant le textile entre les passages, on repasse ses deux surfaces. On peut régler le retrait dans une gamme donnée, en modifiant la tension de la couverture et la vitesse relative de la cou-25 verture et du tambour de grand diamètre. Dans la présente invention le retrait est normalement d'environ 0,5 à 4%. On préfère particulièrement l'ordre des stades précédemment décrits. Si on rétrécit le textile par compression avant d'appliquer la mousse, le rétrécissement disparait pendant le revéte-30 ment de la mousse. C'est dû à la tension exercée sur le textile pen dant l'application de la mousse et à la légère humidification du textile par l'eau présente dans la composition de la mousse. De plus le retrait par compression a des effets souhaitables sur la mousse elle-même. Si on applique la résine de réticulation au tex-35 tile, avant la mousse, en l'appliquant ainsi uniquement au textile et non à la couche de mousse, celle-ci n'est pas améliorée par la résine. La résine contribue à ce que la mousse reprenne sa forme lorsqu'elle est comprimée, et lui donne une meilleure résistance au lavage et au nettoyage à sec. Dans le cas d'une mousse écrasée 40 ou gaufrée, le traitement par la résine améliore la durée de l'as 72 06033 9 2126320 pect aplati, désiré, et également améliore la résistance à des nettoyages multiples. Egalement, si la mousse ne réagit pas avec la résine, il se produit des plis et autres lorsqu'on enroule le textile. Le retrait par compression de la mousse, pratiqué avant 5 le traitement par la résine au lieu de l'être après ce traitement, comme dans le mode préféré de réalisation, entraîne une perte de travail plus grande et un moins bon contrôle du retrait. On peut soumettre le textile terminé à d'autres traitements. Par exemple, on peut traiter le textile avec un revêtement 10 antisalissant, ou on peut le soumettre à d'autres traitements. Le textile peut également subir ces traitements en un stade antérieur, par exemple avant le retrait par compression, mais après la prise de la résine de réticulation. L'invention est illustrée par lés exemples suivants 15 donnés à titre purement explicatif mais nullement limitatif. EXEMPLE 1 La mousse préparée a la composition suivante. Parties Parties % de sèches humides solides 20 Hycar 2679* B.F. Goodrich (copolymère acrylique réactif) 100 222,2 45 Phtalate d e butyle et de benzyle 16 16 100 25 Dispersion de dioxyde de titane 20 40 50 Argile lavée à l'eau 30 30 100 Stéarate d'ammonium 6 40 15 Résine Aerotex M-3** 2 2,5 80 30 *1'Hycar 2679 est un latex acrylique réagissant à chaud, ayant les propriétés suivantes : solides 49,7% ; pH 4,0 ; densité 1,063 ; densité du polymère 1,135 ; viscosité Brookfield (LVF-60 t/mn) 220 cP ; tension superficielle 46,2 dynes/cm ; stabilité Allen {% de coagulum) 0,01. D'autres propriétés sont décrites dans le 3 5 Bulletin intitulé "Technical Data", Hycar 2679 (révisé en janvier 1965) publié par B.F. Goodrich Chemical Company. **Condensat de mélamine et de formaldéhyde. On transforme le composé ci-dessus en une mousse de masse voluraique à l'état humide d'environ 75 g/500 ml, et on l'en-40 duit à la lame au revers d'un textile pour rideaux à chaîne de rayonne et a. trame de coton, de façon à déposer erviron 102 g de 72 06033 1U 2126320 constituants solides de mousse sèche au mètre carré. On sèche ensuite la mousse dans une enceinte à 138°C pendant 1 minute. On écrase ensuite le renforcement de mousse en faisant passer le textile revêtu entre des cylindres d'écrasement réglés à une force 5 de compression de 10 tonnes. On réalise ensuite la prise partielle du revêtement de mousse écrasée, en faisant passer le textile revêtu sur une série de 12 éléments de chauffage à sec, réglés à 154°C. On traite alors le tissu revêtu avec une résine de composition suivante. 10 946 litres de mélange 227 kg de résine urée-formaldéhyde à 25% de solides 45,4 kg de résine urée-formaldéhyde méthylée à 50% de solides 27,2 kg de silicone hydrofuge à 40% de solides 36,2 kg de polyéthylène assouplissant à 30% de solides 15 27,2 kg d'agent assouplissant non ionique à 25% de solides 18,1 kg de nitrate de zinc (catalyseur) à 30% de solides. Le tissu est revêtu de mousse dans la composition ci-dessus, avec une reprise d'humidité d'environ 100%. On sèche ensuite le textile dans une enceinte pendant 1 minute à 163°C, puis on le soumet 20 à un lavage à 46°C dans un appareil de lavage à transporteur continu ; suit un essorage pour chasser l'excès d'eau, un séchage dans une enceinte, puis un retrait par compression. On obtient un bon textile pour rideaux à garniture incorporée. Le revêtement de mousse écrasé résiste à 5 lavages et à 5 nettoyages à sec et ne se cra-25 quelle pas lorsquton le plie à -18°C ou au-dessus. EXEMPLE 2 Dans la composition de mousse suivante, un polymère acrylique mou est employé au lieu de l'addition séparée d'un plastifiant 30 Parties sèches Parties humides % de solides Poly-Tex 6304 (copolymère 100 222,2 45 Dispersion de dioxyde de 20 40 50 30 30 100 6 40 15 2 2,5 80 *Le poly-Tex 6304 est un latex acrylique autoréactif, assez mou, qui fait prise par chauffage. Le latex est constitué de 46% de ma-40 tières solides, a une viscosité (Brookfield RVT axe 3, 20 t/mn à 25 °C) de 1 000 cP, un pH de 6,5, une tension superficielle de 52 72 06033 n 2126320 dynes/cm, une viscosité inhérente de 2,3 et une transition vitreuse Tg de -80°C. Condensé de mélamine et de formaldéhyde. On transforme la composition ci-dessus en mousse, on l'enduit à 5 la lame sur un textile pour rideaux, on la sèche, on la fait prendre partiellement, puis on traite le textile enduit avec une résine d'apprêt ; on sèche, on fait prendre et on lave, après quoi on soumet à un retrait par compression comme dans l'exemple 1. On obtient un excellent textile pour rideaux à doublure incorporée. 10 Le revêtement de mousse écrasée résiste à 5 lavages et à 3 nettoyages à sec. Le revêtement ne se craquelle pas lorsqu'on le plie à -18°C. Dans les exemples ci-dessus toutes les parties et pourcentages sont exprimés en poids. La résistance aux craquelures à 15 basse température a été déterminée selon la technique d'essai suivante ï Détermination de la fragilité à basse température selon la technique au cylindre. But 20 Cette technique tend à déterminer la température à laquel le le rideau recouvert de mousse présente une cassure dans des conditions de force de flexion déterminées. Les résultats obtenus selon cette technique permettent de prévoir le comportement du rideau revêtu de mousse à basse température lorsqu'on le plie ou 25 lorsqu'on le soumet à un poids à basse température. Appareil Equipement de conditionnement maintenant les températures de -18°C. Cylindre. Il est réalisé en acier laminé à froid, pèse 30 4,53kg et mesure 91 mm par 89 mm ; une poignée de bois est fixée au rouleau. Une matrice de 203 x 203 mm pour découper les échantillons. Un thermomètre allant jusqu'à -29°C. 35 Une plaque d'acier de 152 x 254 mm. Echantillons On découpe des échantillons de 203 x 203 mm parallèlement à la chaîne et à la trame. On plie l'échantillon avec la mousse à l'intérieur pour former un échantillon de 101 x 203 mm ; une pe— 40 tite boucle se forme lorsqu'on a replié l'échantillon. On fixe 1* 72 06033 2126320 échantillon plié par 4 agrafes à environ 32 mm de l'extrémité parallèlement au pli, le pliage étant réalisé à la température ordinaire. Conditionnement 5 On conditionne les échantillons avant l'essai pendant 30 minutes ou plus. Te£hnic[ue On place le cylindre de 4,53 kg et la plaque d'acier de 152 x 254 mm dans la chambre de conditionnement à froid à la tempé-10 rature d'essai désirée pendant une durée d'une heure. On expose les échantillons à la température d'essai pendant 30 minutes. On vérifie avec le thermomètre si la température désirée est obtenue. On place chacun des échantillons pliés séparément sur la plaque d' acier et la boucle étant environ à 25 mm du bord de la plaque. On 15 fait passer une fois le cylindre de 4,53 kg sur la boucle. On doit prendre soin de n'exercer aucune pression sur le cylindre. On opère ainsi avec tous les échantillons étudiés. On retire- les échantillons et on les examine. On considère qu'une cassure partielle est un échec ainsi qu'une division complète enjdeux ou plusieurs mor-20 ceaux. On règle la température de la chambre de conditionnement à froid et on conditionne un second groupe de dix échantillons pendant 30 minutes à une température appropriée dépendant des résultats de l'essai du premier groupe d'échantillons. On répète l'essai et l'examen. Lorsqu'on détermine la conformité des spécifica-25 tions on soumet un nombre minimal d'échantillons pour déterminer la limite de température. Pour réaliser des rideaux à partir des articles finis de l'invention on utilise la technique décrite dans le brevet USA n° 3 399 714 et en particulier celle des figures 6 à 13. En résumé, 30 on prélève sur un rouleau ou un autre dispositif de stockage une longueur continue de textile fini pour rideaux et on la plie en continu puis on la coud avec un ourlet, tout d'abord selon un bord latéral puis selon l'autre bord latéral, ou simultanément selon les deux bords. On coupe la longueur ourlée transversalement en seg-35 ments qui seront ultérieurement transformés en rideaux. Les segments découpes doivent être suffisamment longs, pour permettre de réaliser un ourlet en haut et en bas, si bien qu'après pliage et ourlage les rideaux terminés aient la longueur désirée. On peut effectuer la coupe automatiquement, pendant que le tissu est ourlé, 40 ou bien la réaliser de façon discontinue ultérieurement. 72 06032 2126320 Ensuite, on plie de façon précise le bord inférieur du rideau coupé pour former deux lignes de pliage transversales pour l'ourlet du bas. L'une des lignes de pliage peut être située à 50 mm au-dessus du bord inférieur et la ligne suivante 100 mm au-des-5 sus de la ligne précédente. On réalise le pliage aveç un appareil conçu à cet effet. Le pli à 50 mm cache le bord/etU5e pli 100 mm au-dessus permet d'obtenir un ourlet net avec suffisamment de tissu pour permettre le réglage ultérieur par l'utilisateur. Chaque ourlet est cousu transversalement à la machine. 10 Le pliage précédemment indiqué facilite le repliage si bien qu* on peut former les ourlets de façon rapide et précise. Ensuite on peut fixer une bande de matière de renforcement telle que du bougran qui peut être fixée au bord supérieur du rideau. On réalise ceci en plaçant tout d'abord le bord inférieur 15 du bougran ou d'une autre bande sur le bord supérieur du rideau découpé et en piquant ensemble les deux couches. On replie ensuite la bande de bougran selon son bord inférieur pour placer la surface précédemment apparente de la bande de bougran contre le textile du rideau. 20 On retourne le rideau découpé et on peut plisser de fa çon appropriée l'ourlet supérieur constitué par le bougran ou une autre bande de renforcement et une partie du textile du rideau. Industriellement on le réalise en plaçant l'ourlet supérieur dans un appareil de plissage automatique, qui presse plusieurs plis triples 25 espacés dans le dispositif de façonnage, puis en cousant, pour maintenir les plis, ou en les cousant et en les fixant comme dans le brevet USA n° 3 399 714 avec le dispositif de maintien des plis. Normalement, on ne coud pas les faces des plis car cela aplatirait les parties extérieures et les immobiliserait, La mode veut un aspect 30 plissé mais non aplati. Bien entendu la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre purement explicatif mais nullement limitatif • et elle est susceptible de diverses variantes. De même, bien que les textiles de l'invention conviennent particulièrement pour des 35 rideaux, ils conviennent également comme housses, capitonnage, tapis de table et tentures murales, etc. 72 06033 14 2126320 REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un textile stratifié, comportant une mousse, utile pour réaliser des rideaux, des housses, des capitonnages, des tapis de table, des tentures murales et similaires, qui consiste à : appliquer à une face d'un textile une composition en mousse, ou transformable en mousse, à base d'un polymère acrylique réticulable ; faire s'écouler ladite composition à l'état fluide au contact intime du textile et la gélifier; appliquer au textile et à la composition gélifiée une résine réticulable ; puis chauffer le textile, ainsi revêtu, pour faire prendre la résine ; caractérisé en ce que ladite composition contient un plastifiant du polymère. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère acrylique est à plastification interne. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition de polymère contient un plastifiant externe, susceptible d'être éliminé lorsque le textile est nettoyé à sec mais améliorant la résistance à la cassure à froid pendant l'expédition à l'utilisateur. 4. Procédé selon une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on comprime le textile, pour écraser au moins partiellement la mousse. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la compression a lieu après la gélificatî§r$avant l'application de la résine réticulable. 6. Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'on fait prendre partiellement la mousse après l'écrasement, avant l'application de la résine réticulable. 7. Procédé selon une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on soumet le textile stratifié h un retrait par compression, après la prise. 8. Procédé selon une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la résine réticulable est un aminoplaste. 9. Procédé suivant une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qufil est appliqué à la confection de rideaux, housses, capitonnages, tapis, nappes, tentures murales et similaires. 10. Textile stratifié constitué d'une couche de textile et d'une couche de polymère acrylique transformé en mousse et réticulé, en contact intime avec une face de la couche textile, la couche de polymère en mousse ayant été imprégnée d'une résine amino- 72 06033 2126320 plaste réticulée, prise, améliorant la résistance de la mousse à l'écrasement et au blanchissage, caractérisé en ce que la couche de polymère contient un plastifiant du polymère acrylique . 11. Textile pour rideaux à doublure incorporée, constitué d'un textile stratifié selon la revendication 10, ourlé sur ses bords supérieur, inférieur et latéraux, la partie supérieure étant plissée et renforcée.