La présente invention concerne une poche souple destinée à contenir un liquide, comme doublure intérieure de caisse-palette, et pourvue d'une bonde de remplissage et de vidange du liquide. Les caisses-palettes sont parfaitement connues pour le stockage et la manutention de produits solides. Bien qu'il n'y ait jamais eu de véritable raison pour exclure le transport de liquides de leurs applications, il est un fait qu'on leurra toujours préféré, en l'occurence, d'autres récipients palettisés. Ces derniers récipients se présentent généralement soit sous forme de fûts carrés ou de containers Citernes parallélépipédiques, soit sous d'autres formes permettant, de toutes manières, leur reprise au chariot à fourche. L'existence de tels récipients ne peut certainement pas favoriser la standardisation des matériels utilisés, et constitue même une entrave pour les industriels qui ont à stocker et manutentionner et des produits solides et des produits liquides. La présente invention vise à pouvoir utiliser les caisses-palettes classiques pour les produits liquides, en procurant pour ces caisses une doublure intérieure agencée pour recevoir un liquide. A cet effet, la présente invention concerne tout d'abord une poche souple destinée à contenir un liquide, utilisée comme doublure intérieure de caisse-palette, et pourvue d'une bonde de remplissage et de vidange du liquide, caractérisée par le fait qu'elle a une forme parallélépipédique et que sont fixés le long de quatre arêtes parallèles du parallélépipède quatre éléments rigides d'une longueur légèrement plus grande que celle des dites arêtes et telle que les extrémités de ces éléments puissent être fixées de façon amovible sensiblement aux huit coins de la caisse-palette. La poche de l'invention, qui est par conséquent avantageusement amovible, peut en outre, grace à sa souplesse, être repliée sur elle-même. Ainsi, les caisses-palettes agencées pour recevoir la poche de l'invention, ne sont pas limitées au transport de produits liquides, et peuvent, une fois la poche retirée, être utilisées de fa çon classique pour les produits solides, ce qui aboutit à la standardisation souhaitée. De plus, l'entreposage et le transport mêmes des poches de l'invention ne nécessitent aucune place importante, puisqu'elles peuvent être empilées pratiquement à plat les unes sur les autres. L'invention concerne également un procédé de fabrication de la poche de l'invention, caractérisé par le fait qu'à partir d'une feuille souple rectangulaire pourvue d'une bonde de remplissage et de vidange du liquide, on forte une première enceinte fermée à auatre sommets, on transforme cette première enceinte en une deuxième enceinte fermée à six sommets définissant deux surfaces opposées réunies entre elles par deux des dits sommets, et on enroule les coins des dites surfaces s'étendant depuis les quatre autres des dits sommets respectivement autour de quatre éléments rigides, et on fixe les dits éléments aux parois de la poche ainsi formée. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'une forme de réalisation préférée de la poche de l'in- vention et de son procédé de réalisation, illustrés sur le dessin annexé, sur lequel : - les figures 1 à 6 représentent la poche de llinvention aux différents stades de sa fabrication, - la figure 7 représente une vue de profil de la poche prête à l'emploi, et - la figure 8 représente une vue d'une caisse-palette doublée de la poche de la figure 7. La figure 1 représente une feuille 1 rectangulaire, dont la longueur CE est égale au double de la somme de la largeur et de la hauteur de la caisse-palette à garnir, et dont la largeur CD est égale à la somme de la longueur et de la largeur de cette meme caisse. Dans l'exemple représenté, la longueur CE est, de plus, sensiblement égale au double de la largeur CD, la caisse à garnir étant cubique. Ma feuille 1 est en un matériau souple, par exemple en matière plastique. Une bonde 2 a été soudée à la feuille 1, pour le remplissage et la vidange ultérieurs d'un liquide, une fois la poche de l'invention prête à l'emploi. On plie la feuille 1 suivant la ligne médiane 5 tau), pour amener, selon la figure 2, le carré 3 (BBDC) sur le carré 4 (ABFE). On soude ensuite les cités ÂC, CD, DB du carré 3 respectivement aux c8tés 9E, EF, EB du carré 4 pour réaliaer, mise à part l'ou- verture de la bonde 2, une enceinte fermée 6 à quatre sommets. On rigidifie les deux arêtes opposées 5 et 7 de l'enceinte 6, par exemple en les rendant solidaires respectivement de deux tiges 8 et 9, comme l'illustre la figure 3. Après avoir repéré les eentres 10 et il des carrés 3 et 4, et les arêtes 5 et 7 étant maintenues rigides, on tire de façon connue en soi, perpendiculairement au plan de l'enceinte 6 et en sens inverses, les deux carrés 3 et 4 par leurs centres respectifs 10 et 11, pour déformer progressivement l'enceinte 6, d'abord en un polyèdre 12 représenté sur la figure 4 puis, à la fin de L'étirage, en une nouvelle enceinte plate 13, représentée sur la figure 5 et ayant la forme d'un hexaèdre aplati à six sommets 10, 11, 16, 17, 18 et 19 formant notamment deux nouveaux carrés 14 et 15. Après avoir dégagé les tiges 8 et 9 des c8tés 5 et 7, devenus des diagonales des carrés 14 et 15, plus petits que les carrés 3 et 4 puisque la longueur des diagonales des carrés 14 et 15 est égale à la longueur des côtés des carrés 3 et 4, on enroule les quatre coins de l'enceinte 13 s 'étendant depuis les sommets 16, 17, 18, 19, respectivement autour de tasseaux 20, 21, 22, 23. les tasseaux 20 à 23 ont une longueur égale à la largeur in térietire de la caisse, en l'occurrence le côté de la caisse cubique qui, dans ce cas, est aussi sensiblement égale à la moitié de celle des diagonales des carrés 14 et 15. Pour faciliter l'enrou- lement des coins, on peut avantageusement, par exemple, y former des languettes 24, gracie auxquelles les tasseaux peuvent venir en prise avec les coins respectifs.On enroule ces quatre coins jus qu'à ce que les tasseaux pris deux (20, 21) à deux (22, 23) ne soient plus écartés l'un de l'autre que d'une distance égale à la longueur intérieure de la caisse, en l'occurrence le côté de la caisse cubique qui, dans ce cas, se trouve être aussi égale à la longueur des tasseaux. Après s avoir fixé définitivement les tasseaux aux différentes parties de la feuille, par exemple avec de la colle ou un ruban adhésif, on obtient alors la poche de l'invention 25 de la figure 6, dans sa forme repliée, prête à titre expédiée chez l'utilisateur, ou à être entreposée. On peut avantageusement rabattre les coins de la poche 25 repliée, formés -depuis les sommets 10 et 11, de façon à en réduire encore lten- combrement. Pour doubler la caisse-palette 26 de la figure 8 avec la poche 25, il suffit de disposer cette dernière, par exemple sur le fond intérieur de la caisse 27, en plaçant les extrémités des tasseaux inférieure 22, 23 dans des encoches, par exemple à balonnette, ménagées à cet effet dans les parois 28, 29 de la caisse 27, ce qui maintient en place le fond 30 de la poche 25. Pour donner à la poche 25 da forme utile, il fant élever les tasseaux supe- rieurs 20, 21 et t lacer leurs extrémités dans les deux autres encoches 31 prévues dans les parois 28, 29 de la caisse 27. Pour faciliter cette mise en forme, on ouvrira avantageusement la bonde 2 de façon à ce que l'air puisse pénétrer dans la poche 25. On notera que la poche 25 peut mètre maintenue en place dans caisse 27 autrement quten plaçant les extrémités des tasseaux dans des encoches de la caisse 27 ; on peut également prévoir de fixer leurs extrémités aux parois de la caisse au moyen de tous autres dispositifs appropriés, comme par exemple des pinces. Il est clair que les modifications devant Qtre effectuées sur une caisse-palette classique, pour lui permettre être doublée d'une poche de l'invention, sont très mineures. La poche de stockage et de manutention de produits liquides, selon l'invention, permet donc de résoudre très simplement le problème de la standardisation des caisses-palettes, tout comme d'ailleurs celui du coflt du transport des produits liquides, la poche de l'invention étant d 'un prix de revient particulièrement bas. Il faut enfin souligner que 1' encombrement de la poche de l'invention, une fois pliee, est excessivement faible et que son transport et son stockage s 'en trouvent simplifiés. REVENDICATIONS 1 - Poche souple destinée à contenir un liquide, utilisée comme doublure intérieure de caisse-palette, et pourvue d'une bonde de remplissage et de vidange du liquide, caractérisée par le fait qu'elle a une forme parallélépipèdique et que sont fixés le long de quatre arêtes parallèles du parallélépipède quatre éléments rigides d'une longueur légèrement plus grande que celle des dites arêtes et telle que les extrémités de ces éléments puissent être fixées de façon amovible sensiblement aux huit coins de la caisse-palette. 2 - Procédé de fabrication de la poche selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'à partir d'une feuille souple rectangulaire pourvue d'une bonde de remplissage et de vidange du liquide, on forme une première enceinte fermée à quatre sommets, on transforme cette première enceinte en une deuxième enceinte fermée à six sommets définissant deux surfaces opposées réunies entre elles par deux des dits sommets, et on enroule les coins des dites surfaces s'étendant depuis les quatre autres des dits sommets respectivement autour de quatre éléments rigides, et on fixe les dits éléments aux parois de la poche ainsi formée. 3 - Procédé selon la revendication 2, dans lequel on forme la première enceinte en pliant la feuille en deux parties égales et en réunissant les -cotés adjacents respectifs de ces deux parties. 4 - Procédé selon la revendication 3, dans lequel on forme la deuxième enceinte en rigidifiant l'arête de pliage et l'arête opposée de la première enceinte, on tire perpendiculairement au plan des dites parties et en sens inverses les centres respectifs des deux parties, et on supprime la précédente rigidité. 5 - Procédé selon ltune des revendications 2 à 4, dans lequel la longueur de la feuille souple est sensiblement égale au double de sa largeur. 6 - Procédé selon la revendication 5, dans lequel la longueur des dits éléments rigides est sensiblement égale à la moitié de la dite largeur. 7 - Procédé selon la revendication 6, dans lequel on enroule les coins des dites surfaces jusqu'à ce que les dits éléments rigides, pris deux à deux, ne soient plus écartés l'un de l'autre que d'une distance sensiblement égale à leur longueur. 8 - Caisse-palette comprenant comme doublure la poche souple selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les panneaux de la caisse sont équipés de dispositifs agencés pour maintenir en place les extrémités des éléments rigides de la poche. 9 - Caisse-palette selon la revendication 8, dans laquelle les dits dispositifs sont des encoches à baïonnette dans lesquelles les extrémités des dits éléments rigides sont destinées à venir se loger.