La tendance compréhensible d'utiliser au mieux ltespace entouré de murs d'un batiment a conduit à des toitures dites "toit chaud qui permet d'agencer en pièces à utilisation normale des locaux mansardés inutilisables ou difficilement utilisables autrement.-Le toit chaud introduit sous le nom de thermotoit s'est avéré particulièrement efficace et a été décrit dans le DT-OS I 904 404. La couverture réalisant le toit chaud est composée d'éléments calorifuges à alvéoles formés dans une feuille et de garnitures isolantes qui y sont logées Les garnitures isolantes peuvent être expansées dans les alvéoles En général on préférera cependant introduire les garnitures calorifuges sous forme de plaques de dimensions stables, en particulier de plaques en mousse dure de matière synthétique. Les alvéoles comportent des arêtes marginales qui sont posées sur les lattes ou voliges, de sorte que les arêtes, qui se font face et se suivent dans le sens de la pente, recouvrent les voliges. Les élements de couverture proprement dits, tuiles1 plaques et analogues sont posés ensuite sur les éléments cabri fugues Pour des couvertfires en tuiles1 par exemple, la pose est telle que le nez de la tuile vienne s'engager d ns les dégage ment s formés dans le bord inférieur de la plaque calorifuge et stappuient, après pose, sur les voliges. De nombreuses expériences de ces éléments de thermotoit sur des bâtiments terminés ont démontré leur possibilité d'emploi et leur utilitô. Mais comme pour toute novationS la tendance aux parachèvements et au-x améliorations a amené des problèmes nouveaux qui, quoique n'étant pas fondamentaux, doivent être résolus dans le sens d'une optimisation. Un de ces problèmes, dont traite également l'invention, est d'éviter les ponts froids (ponts thermiques) qui sont des sources de contrariétés pour tous les couvreurs. De tels ponts thermiques peuvent se produire également sur le "thermotoit", plus précisément à l'endroit où les bords de feuille posent sur les voliges dans la zone de recouvrement q Le pouvoir calorifuge des lattes-voliges est nettement moindre que celui des garnitures calorifuges dans les alvéoles.Le recouvrement des bandes marginales sur les voliges Beat donc former un pont thermique. Etant donné le grand nombre d'éléments calorifuges d'un thermotoit, les différents ponts thermiques s'ajoutent pour atteindre un effet total non négligeable qui pourrait cependant etre diminué par la pose de bandes isolantes ou autres. I1 est à remarques cependant que toute mesure de ce genre est onéreuse et prend du temps. Invention a pour but de réaliser la suppression des ponts thermiques par une voie nouvelle, voie qui selon la construction peut amener à une modification du thermotoit traditionnel en ce sens qu'on peut renoncer aux alvéoles de la feuille. L'invention est caractérisée, en ce que, en conservant les plaques calorifuges, en particulier des plaques en matière synthétique expansée dure, au moins sur l'arête inférieure d'une plaque calorifuge supérieure est prévue une languette de prolongation qui recouvre la volige correspondante La plaque calorifuge recouvre donc la volige et empêche la formation d'un pont thermique au-dessus de la volige. L'invention est explicitée au moyen d'une série d'exemples d'application avec référence aux dessins dans lesquels - la figure i est un schéma du principe du montage selon l'invention, - lesigures 2 et 2a montrent une première variante de la figure 1, - la figure 3 montre une yariante d'un genre différent, - la figure 4 montre un autre genre d'exécution, - les figures 5a à 5d sont des vues d'un détail d'exécution, - la figure 6 montre une possibilité de réalisation de l'assemblage. La figure 1 représente la forme d'exécution la plus simple de l'invention. Par 1 on a désigné une latte-volige, par 2 une plaque calorifuge supérieure et par 3 une plaque inférieure calorifuge, plus particulièrement en mousse dure de matière synthétique7 qui se suivent dans le sens de la pente. Cette disposition correspond approximativement au montage selon DT-OS 1 904 484. Les plaques calorifuges 2 et 3 peuvent être engagées dans des alvéoles en matière synthétique 4 et 5 dont les bords repliés en équerre 6 et 7 se recouvrent sur la volige i. Cependant ce montage ne présuppose pas la présence d'alvéoles dans la feuille.Les bandes marginales qui se recouvrent 6 et 7 de 1'execution selon DT-OS i 904 484 donnent lieu, comme il a déjà été dit, à la formation d'un pont thermique que l'invenv tion s'est fixé comme tache d'éviter Cette tàche est remplie sur l'exemple de la figure 5 par. le fait que la plaque calorifuge 2 comporte une languette marginale 8 qui recouvre la volige 1. La volige 1 est donc calorifugée de telle manière que son pouvoir d'isolation plus faible par rappDrt à celui des plaques 2 et 3 n'apparat plus; il ne peut donc plus- se former de pont thermique. Si on n'utilise pas d'alvéoles en matière synthétique, la plaque 5, qui n'est plus épaulée contre la volige 1; doit etre soutenue par un support 9 dont la forme est naturellement arbitraire. Si une telle isolation thermique doit être utilisée avec des tuiles à nez, les plaques 2 peuvent comporter des dégagements 10 obtenus par formage et indiqués en pointillé, adaptes à la forme du nez, de sorte que les- nez des tuiles viennent s'appuyer contre la volige 1. Dans l'exécution décrite d'après la figure 1, la languette de prolongation 8 et la plaque calorifuge 13 sont placées bout à bout en il. Ceci peut amener éventuellement des diffiultés au point de vue étanchéité, car l'écartement des voliges 1 entre elles n'est- toujours le même Il se forme donc éventuellement des interstice & qui doivent être calfeutrés par la suite; Il paraît donc plus intéressant dans bien des cas de choisir la forme d'exécution selon la figure 2, dans laquelle la languette de prolongement 8 est allongée au delà de la volige 1 et recouvre la plaque 3 qui, dans ce but, est étagée en 12. La figure 2 montre une autre exécution dans laquelle la surface de ia plaque calorifuge 3 comporte des rainures ou des canaux 13, permettant ltécoulement de l'eau quia pu pénètrer dans l'intervalle entre les plaques calorifuges. La figure 3 montre essentiellement la même forme, mais avec la différence qu'â la place des dégagements 10 correspondant aux nez des tuiles des barrettes ou épaulements 14 sont formés à la surface de la plaque calorifuge 2, contre lesquels viennent s'appuyer les nez des tuiles De telles proéminences au dessus de la- surface de la plaque calorifuge 2 ne sont pas seulement favorables aux couvertures en tuiles,mais conviennent également aux recouvrements en plaques (ardoise, fibrociment et analogues), parce qu'elles permettent une aération à l'arrière des éléments de couverture. Si les proéminences 14 sont des barrettes s'étendant sur toute la largeur de l'élément, elles doivent comporter des passages pour éviter une retenue de l'eau. Bien entendu les dégagements 10 de la figure 2 peuvent être comhXnés aux proéminences 14 de la figure 3. Les proéminences 14 pourront dans ce cas avoir un relief moindre. Un exemple en est donné par la figure 4. Mais la figure 4 sert également de représentation d'une autre possibilité d'extension en ce sens que, non seulement la plaque 2 comporte un prolongement en languette 8 qui recouvre la volige i, mais que la plaque 3 comporte une languette-corres- pendante 15. Ces deux languettes 8 et 15 se recouvrent au dessus de la voliges. Cette figure fait voir une série d'avantages. Comme la plaque 3 est épaulée à son extrémité supérieure par sa languette 15 sur la volige 1, l'appui spécial 9 n'est plus nécessaire. Les alvéoles porteuses de la feuille elles aussi ne sont plus nécessaires. Des.différences d'écartement entre es voliges 1 ne sont plus nuisihles. Elles sont compensées par des décalages relatifs des languettes 8 et 15 l'une par rapport à l'autre. Dans le cas d'un matériau de couverture fixé par clous, ceux-ci passent à travers les languettes 8 et 15 et fissent par conséquent les plaques 2 et 3 sur les voliges en empêchant tout glissement. La figure 1 montre les dégagements pour le nez des tuiles, qui. sont ouverts vers la volige i, de telle sorte que les tuiles appuient directement sur la voliges. Les dégagements 10 ne sont pas des rainures s'étendant sur toute la largeur de la plaque, ce-qu'on a déjà fait remarquer, puisque dans ce cas la languette de prolongement 8 ne serait pas en liaison avec la plaque 2. Il ne peut donc y avoir que des dégagements isolés. Ceci présente un certain inconvénientJ du fait que les dégagements doivent être formés selon le genre de tuile utilisée, les nez des tuiles n'étant pas toujours de la même forme. Il est donc rationnel de choisir une exécution dais laquelle les dégagements 10 forment une gouttière continue comme représenté sur la figure 2a. Ceci ne peut cependant être réalisé qu'a condition-que la gouttière 10- soit placée dans la face de la plaque de-calorifugeage 2, c'est-â--dire obturée en direction de la volige 1. La force exercee par les tuiles s'applique donc à la plaque de calorifugeage et est transmise par celle-ci à la volige. Ceci pose quelques problèmes parti- culiers. La section qui subit le plus grand effort est indiquée en pointillé 16 sur la figure 2a. En dimensionnant la profondeur de la gouttière 105 respectivement de la proéminence 14 (figure 4), il faut veiller à ce que la section 16. ainsi que sa position, soient choisies de façon telle que la section 16 reste suffisamment grande. Il sera donc nécessaire en général de reculer la gouttière 10 par rapport à la volige 1 puisque plus la gouttière 10 est rapprochée de la volige 1, plus la section 16 devient faible. Lorsque les nez des tuiles sont épaulés contre la paroi interne de la gouttière ou contre les proéminences ou tasseaux de la plaque de calorifugeage, il peut être utile, afin de tenir les sections de plaque calorifugeage à des valeurs les plus faibles possibles, de prévoir une armature.Une telle armature est représentée par exemple sur la figure 3 sous forme de fil en 17 Cependant, il est également possible de prévoir l'armure non pas à l'intérieur du matériau calorifuge mais de lui donner la forme d'une armature. Des exemples de ces renforcements sont représentés sur les figures5a......5d. Les figures 5a 5c partent de la forme d'exécution selon la figure 3, alors que la figure 5d part de l'exécution de la figure 4. Toutes ces armatures ont de commun le renforcement de l'arête 18 par un profilé qui sera en général un profilé métallique. Il serait à examiner si cette armure peut se faire également par un profilé en matière synthétique; ceci n'est d'ailleurs pas décisif puisqu'il s'agit uniquement d'armer l'arete 18 par un profil qui évite des forces de déformation nuisibles sur le matériau calorifuge par les nez des tuiles. Sur les figures Sa. .. .5c la bande de renfmrcement a un profil en L. On suppose qu'elle est une bande métallique avec pointes rapportées 20, soit d'un côté (figures Sa, 5b) soit des deux côtés (figure 5c). De cette façon le montage des bandes de renforcement est très simple. Dans l'exemple selon 5d on a supposé qu'une gouttière 22 sert de logement aux nez des tuiles. - Pour l'armure, on ut-lise dans ce cas un profilé en''U replié à angle droit au moins d'un côté pour appui sur la plaque calorifuge.Une fixation spéciale des profilés sera superflue dans la plupart des cas puisque les-nez des tuiles les maintiennent Les réalisations précédentes ont traité d'une exécution de la plaque calorifuge dans le sens faite - gouTtière Mais les plaques d'isolation thermique sont placées également les unes a coté des autres dans le sens du falote. L interstice entre elles doit etre ponté ou recouvert Dans ce but, on pensera en tout premier lieu à des aretes à emboitement connues par ailleurs.Un exemple d'applicaticn est représenté sur la figure 6, dans lequel on est parti de la supposition que les plaques de calorifugeage 2 2', placées l'une à côté de l'autre dans le sens du faîte, sont logées dans des alvéoles 23, 23' reliées en 24 par un repli débordant. Par 13 sont représentés les canaux ou rainures d'écoulement d'eau (figure 2) Sur les plaques 2, 2', sont formées des languettes d'emboîtement 25, 25' qui s'engagent l'une dans l'autre à la façon de crochets. En même temps, les languettes en forme de crochets 25, 25 ont une forme telle qu'une rainure de logement 26 du repli 24 des alvéoles reste ouverte. Les figures 7, 8 et 9 montrent une variante du mode de réalisation de la figure4. Le principe de base est le même en ce sens que la plaque isolante de la chaleur 2, supérieure dans la direction de la pente, est engagée au dessus de la plaque isolante inférieure 3 qui repose sur la latte de toit 1. Dans la réalisation de la figure 4 la plaque supérieure 2 s'appuyait. directement par son bord-antérieur, contre la latte de toit 1. La différence de réalisation des figures 7, 8 et 9 réside en ce que la plaque d'isolation thermique 3 est engagée par sa forme sur la latte 1- et que la plaque supérieure 3 vient s'appliquer avec son arete inférieure 2.7 contre le bord frontal supérieur 28 de la plaque 3. La transmission des forces à partir de la plaque supérieure 2 vers la latte de toit 1 ne s'effectue donc pas directement sur cette latte, mais par l'intermédiaire de la plaque isolante inférieure 3-. Dans l'exemple de la figure 7, la face inférieure de la plaque isolante 3 est pourvue d'une gorge 29 dans laquelle s'engage la latte de toit 1, de sorte que celle-ci est en quelque sorte solidaire de la ma-sse de la plaque 3. La différence entre la figure 8 et la figure 7 réside en ce que la plaque d'isolation thermique inférieure est décrochée en 31 tandis que la plaque supérieure 2 se prolonge par une bande 30 qui s'appuie sur le décrochement 310 De cette manière on obtient un alignement- de surface supérieure de deux plaques se succèdant dans le sens de la fente. Dans l'exemple de la figure 9 la gorge 29 est suffisamment rapproche du bord- 28 pour qu'il ne subsiste à cet endroit qu'une petite barrette 32 à section transversal en forme de crochet. Cette disposition est possible parce que cette barrette est pressée par la plaque 2 contre la latte de toit 1 de sorte qu'elle ne subit pratiquement pas de déformations. Il est a' souligner que les fentes entre les plaques drisolation thermique n'ont été représentées aux dessins que pour une meilleure compréhension et qu'en réalité une fois posées, les plaques sont superposées sans. aucun joint. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10) Couverture de toit à isolation thermique avec des éléments calorifiques places sous les éléments de la toiture (tuiles, plaques) et ayant la forme de plaques en matériau calorifuge à placer entre les voliges du toit et supportées par elles, caractérisée en ce qu'au moins sur l'autre inférieure d1une plaque calorifuge supérieure (2) est formée une anguette de prolongement (8) recouvrant la volige (1) correspondante. 20) Couverture de toit selon la revendication 1, caractdrisée en ce que la languette de prolongation (8) de la plaque calorifique supérieure (2) est prA-ongée au-delà de la volige (1) et l'arête supérieure recouvre la plaque de calorifugeage inférieure (3) qui la suit. 30) Couverture de toit selon l'une des revendica tions 1 ou 2, caractérisée en ce que la surface de la languette supérieure (8) est dans le même plan que celui de la plaque calorifuge inférieure (3). 4 ) Couverture de toit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, our couvertures en tuiles, caractérisée en ce qu'en avant de la languette (8) formée sur la plaque calorifuge (2) sont ménagés des dégagements (10) pour les nez des 'tuiles. 50) Couverture de toit selon la revendication 4, caractérisée en ce que les dégagements (10) sont des cavités qui, vers la volige (1), sont adaptées à la forme des nez des tuiles (fig. 1) e 60) Couverture de toit selon la revendication 4, caractérisée en ce que les dégagements (10) sont des gouttières traversant toute la largeur de la plaque calorifuge (2), noyées dans la surface de la plaque calorifuge (2). 70) Couverture de toit selon la revendication 1, pour recouvrement en tuiles, caractérisée en ce que pour soutenir les nez des tuiles dans la zone avant ou au-dessus de la volige (1), des nez ou des listels sont formés, dépassant la face de la languette (8), 80) Couverture de toit selon la revendication 7, caractérisée en ce que les listels (14) formés sont pourvus de cavités servant à ltécoulement de liteau. 90) Couverture de toit selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caraoterisée en ce que les plaques calorifuges (2,3) sont montées de façon connue en elle-même, dans des alvéoles (4,5, 23,23') formées dans une feuille. 100) Cuverture de toit selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la plaque calorifuge (2,3) est équipée sur ses arêtes,dans le sens du faite, de languettes d'emboîtement (25,25') qui s'engagent lune dans l'autre. 110) Couverture de toit suivant la revendication 1 dans laquelle les plaques d'isolation thermique supérieure et inférieure chevauchent la latte de toit (1), caractérisée en ce que la plaque inférieure (3) est engagée par sa forme sur la latte, tandis que la latte supérieure (2) s'appuie avec son bord inférieur (27) contre le bord supérieur (28) de la plaque inférieure (3) et ainsi directement contre la latte de toit. 12 ) Couverture de toit suivant la revendication 11, caractérisée en ce que la plaque isolante inférieure (3) est pourvue dune gorge (29) dans laquelle est engagée la latte de toit (l). 130) Couverture de toit suivant l'une des revendi -cations il ou 12, caractérisée en ce que la gorge (29) s'étend en direction du bord supérieur (28) de la plaque inférieure (3), suffisamment loin pour que ne subsiste-dans la plaque qu'unie barrette (32) à section transversale en forme de crochet.