L'invention, concernant des fours, est plus spécifiquement relative à la pose de soles carrelées de fours métallurgiques et vise à y apporter un perfectionnement; en particulier, à fournir un procédé et un appareil de pose de ces 9o- les qui puisse être appliqué par des opérateurs non qualifiés et permette de poser ces soles très rapidement avec une planéité approchant de la perfection. La possibilité de poser une sole carrelée de four avec une planéité parfaite à de très petites tolérances près ctest-à-dire +0,5 mm) sur de grandes surfaces, par exemple sur un diamètre de 15 m, a une importance particulière lorsqu'on pose une sole de haut fourneau, car si les couches inférieures de blocs réfractaires ne sont pas posées de façon suffisamment plane, on rencontre inévitablement des difficultés pendant la construction ou le regarnissage du four. L'invention a pour but d'atténuer au moins ces difficultés. Selon un aspect de l'invention, on propose un procédé pour poser une sole carrelée de four métallurgique avec une planéité parfaite, à de très petites tolérances près, qui consiste à poser au moins deux rangées espacées de carreaux, chaque rangée étant posée entre des éléments parallèles qui constituent un cadre et qui sont convenablement mis en place et de niveau avant la pose de la rangée de carreaux entre eux, puis à poser des rangées intermédiaires de carreaux entre les susdites rangées espacées, en utilisant un bord rectiligne ou un élément dit d'accrochage pour franchir les rangées de carreaux.L'étape de pose des carreaux intermédiaires peut consister à poser une seule rangée de carreaux entre des rangées espacées de carreaux posés précédemment. D'autre part, l'étape de pose des carreaux intermédiaires peut consister à poser plusieurs rangées de carreaux entre des rangées espacées de car reaux posés précédemment. On peut poser les rangées de carreaux entre les éléments parallèles qui constituent le cadre et les enfoncer vers le bas jusqu'à un niveau commun en utilisant un organe presseur conçu pour s'appuyer par ses extrémités opposées sur les éléments parallèles.D'autre part, les carreaux qui doivent être posés entre les éléments parallèles constituant le cadre peuvent entre initialement fixés à un élément d'accrochage qui suspend les carreaux au niveau voulu dans l'espacement entre les éléments parallèles lorsqu'il est supporté par eux à ses extrémités opposées. Dans un cas comme dans l'autre, les carreaux que l'on pose entre les éléments parallèles peuvent constituer une seule rangée ou bien deux ou plusieurs rangées de carreaux adjacents. Selon un autre aspect de l'invention, on propose un four métallurgique dont la sole a été posée avec une planéité parfaite, à de très petites tolérances près, par le procédé décrit ci-dessus. Selon un autre aspect de l'invention, on propose un procédé pour vérifier l'aptitude à l'utilisation de multiples blocs réfractaires encastrés, pour Aaconstruction ou le garnissage d'un four métallurgique, procédé dans lequel, en une étape initiale, on pose avec une planéité parfaite, à de très petites tolérances près, une surface servant de fondation à ces blocs, la pose de cette surface consistant à poser au moins deux rangées espacées de carreaux, chaque rangée étant posée entre des éléments parallèles qui constituent un cadre et qui sont convenablement mis en place et de niveau avant la pose de la rangée de carreaux entre eux, puis à poser des rangées intermédiaires de carreaux entre les rangées espacées susdites, en utilisant un bord rectiligne ou un élément dit d'accrochage pour franchir les rangées de carreaux, et en une étape finale, on pose les blocs réfractaires encastrés sur la surface en question et on contrôle leur exactitude d'ajustement. Selon un autre aspect de l'invention, un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé cidessus comprend au moins deux éléments allongés munis de moyens de poussée (avantageusement des vérins à vis) au moyen desquels on peut les mettre de niveau, et au moins un organe d'appui ou d'accrochage conçu pour franchir la distance entre les éléments allongés et pour enfoncer vers le bas, ou pour suspendre à un niveau voulu, une série de carreaux posés entre les éléments allongés. les deux éléments allongés ou paires d'éléments allongés, suivant le cas, peuvent être reliés entre eux par des éléments de pontage. D'autre part, ils peuvent aussi être entièrement séparés, de sorte qu'on peut les mettre en place parallèlement, avec l'espacement voulu. On peut utiliser des bandes d'étanchéité élastiques pour empêcher le ciment ou le mortier (sur lequel on veut poser les carreaux) de s'échapper entre les éléments allongés. Si l'on veut mettre en place bout à bout un certain nombre de ces éléments allongés, on peut prévoir des joints élastiques aux extrémités opposées des éléments, pour empêcher le ciment ou le mortier de stéchapper par les interstices entre éléments successifs.Quand l'élément d'appui ou d'accrochage ou chacun de ces éléments est destiné à suspendre une série de carreaux à un niveau voulu entre les éléments allongés, les moyens prévus pour fixer initialement les carreaux à l'élément d'appui ou d'accrochage peuvent être constitués par des chevilles expansibles respectives qu ton peut engager dans des trous borgnes de la future surface supérieure des carreaux. Selon un autre aspect de l'invention, un jeu d'accessoires destinés au carrelage d'une sole de four métallurgique comprend : au moins deux éléments allongés munis de moyens de poussée permettant de les mettre en place en position parallèle et de les régler soigneusement de façon que leur surface supérieure soit véritablement horizontale et contenue dans un plan horizontal commun; une multiplicité de carreaux destinés à carreler la sole et dont chacun présente au moins un trou, de préférence borgne, dans une surface destinée à constituer la surface supérieure une fois le carreau posé; au moins un élément d'accrochage destiné à franchir la distance entre les deux éléments allongés; et un certain nombre de chevilles aJustableFau moyen desquelles on peut fixer initialement un carreau à l'élément d'accrochage ou à chacun de ceux-ci, les chevilles étant susceptibles d'être insérées dans les trous des carreaux. Afin que l'invention puisse titre pleinement comprise et facilement mise en oeuvre, on la décrira maintenant, à titre d'exemple seulement, avec référence aux dessins annexés sur lesquels - les figures 1 et 2 montrent, respectivement en plan et en élévation latérale, un cadre servant à poser une sole de four métallurgique par un procédé selon 11 invention; - la figure 3, une vue de profil du cadre, montrant un carreau qu'on pose à l'intérieur du cadre; - la figure 4 montre un élément marginal rectiligne dont on parlera plus loin; - la figure 5 est une vue en perspective, illustrant une étape initiale de la pose d'une sole de four métallurgique par un procédé modifié; - les figures 6 et 7, des vues en perspective, illustrant d'autres étapes du procédé modifié; et - la figure 8, une coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 7. On considèrera maintenant les figures 1 à 3; le cadre représenté comprend deux éléments parallèles 10 et 12, placés longitudinalement, et une série d'éléments de pontage 14, qui tiennent les éléments parallèles écartés. Des glissières respectives 16 sont montées sur les éléments 10 et 12 et présentent des surfaces supérieures planes destinées à servir de surfaces de référence. Une série de vérins à vis 18 est fixée à la surface extérieure des éléments parallèles, comme il est représenté et une fois qu'on a convenablement positionné le cadre parallèlement à un cordeau ou à un fil métallique préalablement tendu en travers de la surface à carreler, on peut mettre le cadre à niveau en utilisant les vérins 18. le cadre représenté est conçu pour la pose de carreaux de 46 x 23 cm dont les cotés de 23 cm seront parallèles à la longueur du cadre.Par conséquent, les éléments parallèles 10 et 12 sont espacés de plus de 46 cm pour recevoir des plaques polies 19 d'espacement et pour laisser de petits interstices permettant d'enlever plus facilement d'abord ces plaques d'espacement, puis le cadre, sans déranger les carreaux posés. les éléments 10 et 12 ont 3 cm de longueur environ chacun. la façon dont le cadre est mis à niveau n'est pas représentée, mais on peut utiliser un appareil optique, monté sur une base de manière à tourner autour d'un axe vertical, en effectuant des lectures comparées de la hauteur d'un indicateur vertical qui peut être monté sur n'importe quelle partie des glissières 16; ou encore, on pourrait ajuster le cadre en utilisant un bras disposé pour osciller suivant un arc autour de l'axe d'un pilier droit et on pourrait faire des mesures entre ce bras et les surfaces de référence constituées par la surface supérieure des glissières montées sur les éléments du cadre. Dans la pose d'une sole carrelée de four, après la mise en place et le réglage de niveau convenable du cadre, indiqués cidessus, une étape initiale consiste à poser une rangée de carreaux constituant une rangée de référence, entre les éléments parallèles 10 et 12, mais en les séparant de ceuxci par les plaques d'espacement 19, sur une assise de ciment ou de mortier humide, les carreaux étant chacun posés à distance égale en dessous des surfaces de référence constituées par les surfaces supérieures planes des glissières 16. On peut alors retirer le cadre, le remettre en place plus loin et ajuster son niveau parallèlement au cordeau ou au fil métallique susdit et à la même distance de celui-ci, de manière à prolonger la rangée de carreaux de référence précédemment posée.On pose alors de la meme façon une autre rangée de carreaux au moins, constituant une autre rangée de référence, après avoir convenablement remis en position et réglé le niveau du cadre, la rangée supplémentaire ou chaque rangée supplémentaire étant espacée d'au moins une largeur de carreau de la première rangée, ou d'une rangée posée précédemment. Comme le montre la figure 3, pour poser les carreaux de chaque rangée de référence, à égale distance en dessous des surfaces de référence constituées par les surfaces supérieures planes des glissières 16, on utilise un organe presseur constitué par une plaque de pression usinée 21, boulonnée à un élément d'appui 22 et espacée de celui-ci par des cales rectifiées 23. L'utilisation de ces cales permet d'ajuster grossièrement la distance verticale entre la surface intérieure de la plaque de pression 21 et la surface de référence 16, quand l'élément de pression est monté sur le cadre. L'élément dap- pui de l'élément de pression repose sur les surfaces de référence quand le carreau a été poussé vers le bas jusqu'au niveau voulu.Pour enfoncer le carreau dans la couche de ciment ou mortier humide, un ouvrier peut monter sur l'élément de pression, ou bien on peut taper sur celui-ci ou le faire vibrer (mécaniquement), ou bien on utilisera une combinaison de ces procédés. Une étape suivante de la pose de la sole consiste à poser des rangées intermédiaires de carreaux, à nouveau dans une assise de ciment ou mortier humide, entre les rangées de carreaux de référence, en utilisant un bord rectiligne ou un agencement similaire pour franchir les rangées de carreaux de référence et pour indiquer la hauteur à laquelle il faut damer les carreaux intermédiaires. Comme l'indique la figure 4, un tel bord rectiligne peut être constitué par la plaque de pression 21 et un élément d'appui usiné large 24, boulonnés ensem blet et on peut les utiliser de la façon décrite plus haut pour amener les carreaux intermédiaires à la position correcte. On a trouvé qu'une sole de four métallurgique posée de la façon décrite ci-dessus peut être réalisée avec le degré voulu d'exactitude, en moins de temps et à moins de frais qu'il n'était possible par d'autres procédés plus classiques. On considèrera maintenant les figures 5 à 8, dans une variante du procédé cidessus, deux rangées séparées, mais prallèles, d'éléments 100, formés chacun d'une pièce à section en U posée de chant et constituant un cadre, ont été ici aussi mis en place et convenablement mis à niveau avant qu'on ne pose entre eux des carreaux T. les éléments 100 représentés sont munis de vérins à vis 118 au moyen desquels on peut ajuster individuellement leur niveau et des ponts 114 sont fixés de façon détachable aux éléments 100 pour faciliter la pose des éléments en position parallèle (les ponts empêchent aussi les éléments 100 de basculer de c8té).Mais dans le cas présent, pour poser les carreaux entre les éléments nivelés 100, on a fixé initialement au moins un carreau 2 à chacun des éléments de suspension, dits d'accrochage 102 (également formés par des pièces à section en U posées de chant), puis on a placé les carreaux côte à cbte dans l'espacement entre les éléments parallèles 100, les éléments d'accrochage étant supportés à leurs extrémités opposées par lesdits éléments parallèles comme le montre la figure 5. Dans le cas présent, il faut que le ciment ou mortier humide ait une consistance relativement fluide. Par conséquent, il est nécessaire de prévoir des bandes élastiques formant joint (non représentées) pour empêcher le ciment ou mortier de s'échapper en dessous de ces éléments. De même, d'autres joints élastiques (non représentés) sont prévus aux extrémités opposées des éléments 100 et ceux-ci s'appliquent les uns contre les autres lorsqu'on pose bout à bout plusieurs d'entre eux pour constituer une rangée d'éléments. Ainsi, le ciment ou mortier est empoché de s'échapper par les interstices entre éléments successifs 100. La figure e 6 montre les moyens adoptés pour fixer ini- tialement les carreaux T aux éléments d'accrochage 102, ces moyens étant constitués par des chevilles dilatables respectives 104 qu'on a passé au travers de trous 106 des éléments d'accrochage et fixé dans des trous brgnes de la future surface supérieure des carreaux. Une fois les chevilles serrées, la surface supérieure des carreaux est bloquée contre les surfaces 108 du dessous des éléments d'accrochage (surfaces rendues lisses et planes par usinage) de sorte que, dans un cas tel que celui représenté, où plusieurs carreaux sont fixés cbte à eifte à un seul élément d'accrochage, les surfaces supérieures des carreaux fixés à un même élément d'accrochage sont toutes disposées dans un même plan.La longueur de chaque élément d'accrochage est telle que ses extrémités opposées dépassent les extrémités du carreau ou des différents carreaux qu il porte, suivant les cas. Quand on pose alors les carreaux portés par les éléments d'accrochage, entre les rangées parallèles d'éléments 100 qui constituent le cadre, les extrémités opposées des éléments d'accrochage étant supportées par ces rangées d'éléments parallèles 100, les surfaces supérieures de tous les carreaux placés à l'intérieur du cadre sont situées dans un meme plan, sous réserve seulement de l'exactitude avec laquelle on a initialement ajusté le niveau des éléments parallèles et avec laquelle on a rendu lisses et planes par usinage les surfaces 108 des éléments d'accrochage, et aussi, bien entendu, à condition que la surface supérieure des carreaux soit plane.De cette manière, on peut poser une zone allongée de carreaux g i est une zone large de trois carreaux dans le mode d'exécution représenté) sur toute la surface à carreler, comme le montre la figure 7. Quand le ciment ou mortier a alors pris suffisamment, on peut démonter les rangées parallèles d'éléments 100 qui constituent le cadre et les poser à nouveau à quelque distance de la zone allongée de carreaux précédemment posés, mais bien entendu parallèlement à celle-ci, afin de mettre en place une nouvelle zone allongée de carreaux, l'espace- ment des zones adjacentes de carreaux étant un multiple de la largeur d'un carreau (plus un petit jeu) pour la pose de car reaux intermédiaires entre les zones allongées. l'étape finale du carrelage d'une sole de four métallurgique par ce procédé modifié est illustrée par les figures 7 et 8, où l'on peut voir qu'il est possible de poser des carreaux intermédiaires entre les zones allongées, de fa çon similaire à ce qu'on fait pour poser ces mêmes zones allongées. Autrement dit, on fixe cote à côte, comme indiqué plus haut, des carreaux en nombre approprié à plusieurs éléments d'accrochage, puis on descend les carreaux en place entre les zones allongées de carreaux déjà posés, de façon que les parties terminales dépassantes des éléments d'accrochage recouvrent les carreaux déjà posés et s'appuient sur ceux-ci. le nombre de carreaux fixés à chaque élément d'accrochage est bien entendu calculé pour remplir tout juste la largeur de l'espacement restant entre les zones allongées déjà posées;; c'est éventuellement le meme nombre de carreaux qui a été posé par chaque élément d'accrochage pendant la pose des zones allongées de carreaux, comme dans l'exemple décrit, et avantageusement, ce nombre permet de les manipuler facilement par un ou deux hommes travaillant ensemble, suivant les cas. On a trouvé que la pose d'une sole de four métallurgique par ce procédé modifié peut a'effectuer en un minimum de temps et à frais moindres que lorsqu'on utilise d'autres procédés plus classiques. Cela est dû au fait que la majeure partie du travail peut être effectuée par des ouvriers non qualifiés; par exemple, la fixation des carreaux cOte à côte aux éléments d'accrochage ne nécessite pas une grande habileté et la pose des carreaux entre les éléments allongés parallèles 100 (comme le montre la figure 5), puis la pose des carreaux intermédiaires entre les zones allongées de carreaux posés précédemment (comme le montre la figure 7) ne nécessite pas une grande habileté. La seule partie de l'opération qui soit délicate est la mise en place et à niveau initiale des éléments allongés 100 et cela peut être éventuellement effectué par un seul homme.Par conséquent, si l'on doit poser une sole de four à l'étranger, on évitera les frais occasionnés par l'envoi de plusieurs hommes qualifiés pour faire le travail. On peut envoyer un seul homme qualifié pour effectuer la mise à niveau des éléments allongés et pour diriger la main d'oeuvre locale dans les tâches qui ne nécessitent aucune habileté spéciale. Bien entendu, on peut apporter diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, on peut positionner et régler à niveau de diverses façons le cadre ou les éléments allongés constituant le cadre, par exemple en utilisant un bras disposé de manière oscillante suivant un arc autour de l'axe d'un pilier vertical et on peut faire des mesures entre ce bras et les surfaces de référence constituées par la surface supérieure des glissières montées sur les éléments de cadre 10 et 12 ou par la surface supérieure des éléments allongés 100 suivant les cas. On comprend aussi que l'ap- pareil utilisé dans le procédé illustré par les figures 5 et 8 pourrait être constitué par exemple par des tronçons à section en I, au lieu de tronçons à section en U.On comprend aussi que lorsqu'on pose une sole carrelée par ce procédé, et surtout s'il est important que la sole finie soit exempte de dé fauts de surface, on peut fixer initialement les carreaux aux éléments d'accrochage par d'autres moyens, par exemple au moyen de ventouses ou d'un adhésif approprié, de façon qu'on puisse retirer les éléments d'accrochage des carreaux posés lorsque le ciment ou mortier. a suffisamment pris pour maintenir ferme- ment les carreaux en position.En effet, quand on pose les deux ou plusieurs rangées espacées de carreaux entre les éléments parallèles préalablement positionnés et mis à niveau, constituant un cadre, il est possible de fixer les carreaux aux élément d'accrochage en les serrant sur le coté, par exemple au moyen de vis ou d'éléments analogues1 disposés de manière à s'appliquer au moins contre un bord de chaque carreau ou de chaque groupe de carreaux fixés en dessous d'un élément d'accrochage (un bord opposé s'appliquant alors contre un épaulement fixe ou paroi latérale en dessous de l'élément d'accrochage, ou contre d'autres vis, etc.). Toutefois, il est probable qu'on ne pourra pas adopter cette variante pour poser les carreaux intermédiaires entre les rangées espacées de carreaux (car à ce stade les carreaux doivent être jointifs) et il faut alors poser les carreaux intermédiaires en utilisant un bord rectiligne ou un élément d'accrochage auquel on fixe les carreaux intermédiaires comme indiqué plus haut. le ciment ou mortier sur lequel on pose les carreaux intermédiaires peut avoir une consistance différente du ciment ou mortier sur lequel on pose initialement les deux rangées espacées de carreaux. La pose d'une surface avec une planéité parfaite à de très petites tolérances près, comme indiqué ci-dessus, peut consituer l'étape initiale d'un procédé visant à vérifier l'aptitude d'utilisation de multiples blocs réfractaires encastrés, pour la construction d'un four métallurgique, par exemple d'un haut fourneau. Quand on a posé la surface avec une exactitude satisfaisante pour simuler la sole du four, on peut assembler sur celle-ci les blocs réfractaires. S'ils ne s'ajustent pas entre eux de façon satisfaisante, on peut meuler un ou plusieurs de ces blocs jusqutà ce que ceci soit réalisé. RVENI)I CATIONS 1. Procédé pour poser une sole carrelée de four métallurgique avec une planéité parfaite, à de très petites tolérances près, qui consiste à poser au moins deux rangées espacées de carreaux, chaque rangée étant posée entre des éléments parallèles qui constituent un cadre et qui sont convenablement mis en place et de niveau avant la pose de la rangée de carreaux entre eux, puis à poser des rangées intermédiaires de carreaux entre les susdites rangées espacées, en utilisant un bord rectiligne ou un élément dit d'accrochage pour franchir les rangées de carreaux. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'étape de pose des carreaux intermédiaires consiste à poser une seule rangée de carreaux entre des rangées espacées de carreaux posés précédemment. 3. Procédé selon la revendication1, dans lequel étape de pose des carreaux intermédiaires consiste à poser plusieurs rangées de carreaux entre des rangées espacées de carreaux posés précédemment. -4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel on pose les rangées de carreaux entre les éléments parallèles constituant le cadre et on les enfonce vers le bas jusqu a un niveau commun, au moyen d'un organe presseur conçu pour s'appuyer par ses extrémités sur les éléments parallèles. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel les carreaux qui doivent etre posés entre les éléments parallèles constituant le cadre sont initialement fixés à un élément d'accrochage qui, lorsqu'il est supporté à ses extrémités opposées par les éléments parallèles, suspend les carreaux au niveau voulu dans l'espacement entre les éléments parallèles. 6. Procédé selon l'une des revendications 4 et 5, dans lequel les carreaux à poser entre les éléments parallèles constituent une seule rangée ou bien deux ou plusieurs rangées de carreaux adjacents. 7. Four métallurgique dont la sole a été posée par le procédé selon la revendication 1. 8. Procédé pour vérifier l'aptitude à l'utilisation de multiples blocs réfractaires encastrés, pour la construction ou le garnissage d'un four métallurgique, procédé dans lequel, en une étape initiale, on pose avec une planéité parfaite, à de très petites tolérances près, une surface servant de fondation à ces blocs, la pose de cette surface consistant à poser au moins deux rangées espacées de carreaux, chaque rangée étant posée entre des éléments parallèles qui constituent un cadre et qui sont convenablement mis en place et de niveau avant la pose de la rangée de carreaux entre eux, puis à poser des rangées intermédiaires de carreaux entre les rangées espacées susdites, en utilisant un bord rectiligne ou-un élément dit d'accrochage puur franchir les rangées de carreaux, et en une étape finale, on pose les blocs réfractaires encastrés sur la surface en question et on contre leur exactitude d'ajustement. 9. Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, et qui comprend au moins deux éléments allongés munis de moyens de poussée (avantageusement des vérins à vis) au moyen desquels on peut les mettre de niveau, et au moins un organe d'appui ou d'accrochage conçu pour franchir la distance entre les éléments allongés et pour enfoncer vers le bas, ou pour suspendre à un niveau voulu, une série de carreaux posés entre les éléments allongés 10. appareil selon la revendication 9, dans lequel les deux éléments allongés ou paires d'éléments allongés, suivant les cas, sont reliés entre eux par des éléments de pontage. 11. Appareil selon la revendication 9, dans lequel les deux éléments allongés sont tout à fait séparés, de sorte qu'on peut les mettre en place parallèlement avec l'espacement voulu. 12. Appareil selon l'une des revendications 9 à 11, comprenant des tronçons de bande élastique de j oint pouvant servir à empecher le ciment ou m-ortier (sur lequel doivent être posés les carreaux) de s'échapper en dessous des éléments allongés. 1S. appareil selon la revendication 12, dans lequel dans le cas où il s'agit de poser bout à bout plusieurs éléments allongés, des joints élastiques supplémentaires snnt prévus aux extrémités opposées des éléments, pour empêcher le ciment ou mortier de s'échapper par des interstices entre éléments successifs. 14. Appareil selon l'une des revendications 9 à 13, dans lequel dans le cas où l'élément d'appui ou d'accrochage, ou chacun de ces éléments, est destiné à suspendre une série de carreaux à un niveau voulu entre les éléments allongés, les moyens prévus pour fixer initialement les carreaux à ces éléments d'appui ou d'accrochage sont constitués par des chevilles dilatables respectives, qui peuvent s'engager dans des trous des futures surfaces supérieures des carreaux. 15. Jeu d'accessoires destinés ai carrelage d'une sole de four métallurgique, qui comprend : au moins deux éléments allongés munis de moyens de poussée permettant de les mettre n place en position parallèle et de les régler soigneusement de façon que leur surface supérieure soit véritablement horizontale et contenue dans un plan horizontal commun; une multiplicité de carreaux destinés à carreler la sole et dont chacun présente au moins un trou, de préférence borgne, dans une surface destinée à constituer la surface supérieure une fois le carreau posé; au moins un élément d'accrochage destiné à franchir la distance entre les deux éléments allongés; et un certain nombre de chevilles aXustables, au moyen desquelles on peut fixer initialement un carreau à l'élément d'accrochage ou à chacun de ceux-ci, les chevilles étant susceptibles d'être insérées dans les trous des carreaux.