Appui de rebord pour lunettes de sport. L'invention concerne un appui de rebord à base de mousse pour lunettes de sport, en particulier lunettes de ski. Les lunettes de ski comprennent, en règle générale, une monture en matière synthétique, par exemple en polychlorure de vinyle, dans laquelle est adapté, d'un côté, un écran de vision. Pour que l'appui des lunettes de ski sur le visage de l'utilisateur soit le plus étanche possible, il est connu que la monture en matière synthétique présente un appui de rebord à base de mousse. De tels appuis de rebord connus sont découpés ou estampés dans une mousse molle à porosité ouverte et collés ensuite à la monture des lunettes de ski. Ces appuis de rebord estampés présentent en pratique divers inconvenients. L'un des plus grands inconvénients consiste dans le fait que de tels corps estampés ou découpés ne présentent qu'un très faible pouvoir d'arrêt de l'eau, de sorte que de la transpiration provenant des parties du visage situées à l'extérieur des lunettes de ski peut pénétrer dans les lunettes de ski. Il en résulte d'une part l'embuvage connu de 1 r écran de vision et d'autre part, éventuellement, au surplus, la pénétration de la transpiration dans les yeux, -ce qui peut également conduire à une entrave considérable à la vision. Un autre inconvénient des appuis de rebord estampés connus réside dans leur relativement faible résistance mécanique. En raison du fait que l'utilisateur est amené à mettre et à retirer fréquemment ses lunettes de ski, avec de tels appuis à base de mousse de type connu, appa- raissent très vite des déchirures ou analogues qui non seulement confèrent à l'appui de rebord un aspect défavorable, voire peu appétissant, mais encore nuisent à leur activité fonctionnelle. Cet inconv#énient est encore renforcé par le fait que les pores découverts par découpage ou estampage ont tendance à fixer les salissures. Un autre inconvénient pratique des appuis de rebord connus réside dans leur mauvaise adhésivité à la monture de lunettes. Pour mettre en place le produit de collage, on dispose principalement des "passerelles" ( entre les alvéoles) des surfaces de coupe de la mousse ; cependant, ces "passerelles" ne représentent qu'un pourcentage relativement faible des surfaces à relier. De plus, la colle ne tient que relativement mal sur ces "passerelles", de sorte qu'il est difficile d'en utiliser la quantité appropriée. En fait, si on utilise trop de colle, elle pénètre dans les pores et ne peut y manifester ses effets. Au contraire, un tel excès de colle conduit à un durcissement des points d'encollage qui se traduit à nouveau par des effets défavorables sur la durée de vie de l'agent d'encollage et le confort lorsqu'on porte les lunettes. L'invention a par conséquent pour but de mettre au point un appui de rebord pour lunettes de sport ne présentant pas les inconvénients mentionnés ci dessus. Ces but a été atteint selon l'invention grâce à un appui de rebord à base de mousse pour lunettes de sport, en particulier de ski, caractérisé en ce que ladite mousse est une mousse molle de polyuréthane hydrophilisée par traitement thermique à une température d'environ 150 à 2200C et compression jusqu a environ 20 à 50 % de son épaisseur initiale. Des recherches ont permis d'établir que des appuis de rebord constitués à partir d'une mousse molle de polyuréthane hydrophilisée de cette façon présentent une aptitude remarquable à absorber la transpiration, ce grâce à quoi l'aptitude fonctionnelle des lunettes de sport est notablement améliorée. Contrairement aux appuis de rebord découpés ou estampés connus, l'appui de rebord selon l'invention possède également une aptitude remarquable à retenir la transpiration, ce qui produit un effet favorable en ce qui concerne l'embuvage de l'écran de vision. Un effet secondaire avantageux de l'appui de rebord selon l'invention réside dans sa très bonne adhésivité à la monture en matière synthétique, en raison du fait que grâce au traitement thermique comprimant, il se produit une compression de la surface qui empeche une pénétration de la colle en profondeur et fournit ainsi une plus grande surface de collage. Un autre avantage de l'appui de rebord selon l'invention réside dans sa résistance mécanique améliorée, ainsi que dans sa capacité, également améliorée, à supporter les chocs. Grâce à cette dernière propriété, le risque d'endommagement lors des chutes est considérablement di minuté. Enfin, l'appui de rebord selon l'invention présente encore l'avantage d'offrir, par rapport aux corps découpés ou estampés à base de mousse, des possibilités relativement importantes en ce qui concerne la configuration des surfaces, par exemple l'application de rainures ou de nervures et analogues. Pour atteindre une capacité optimale de fixation et de#rétention d'eau, il est avantageux que la mousse molle de polyuréthane non traitée présente un nombre de pores d'au moins 18 pores/cm. De plus, il est avantageux que la mousse molle de polyuréthane non traitée présente une densité spécifique comprise entre environ 20 et environ 35 kg/m3 et un indice de dureté (selon la norme DIN 53.576) compris entre environ 6 et environ 15. Ces dernières propriétés favorisent la solidité mécanique et la propriété de protection contre ltendommagement. Il est en outre avantageux pour l'hydrophilie de l'appui de rebord que la mousse molle de polyuréthane présente un indice d'environ 105 au maximum. L'indice est un nombre qui donne une indication en ce qui concerne le degré de réticulation d'une mousse de polyuréthane. On a ainsi établi qu'une mousse possède l'indice 100 lorsque, pour sa préparation, on a utilisé les quantités d'isocyanate correspondant aux proportions stoechiométriques, à savoir théoriquement nécessaires. L'indice se calcule alors ainsi : indice = quantité d'isocyanate(utilisée en pratique) par 100 fois la quantité d'isocyanate (théorique). Un indice d'environ 105 au maximum correspond à des mousses qui ne sont presque pas surréticulées. De telles mousses peuvent être particulièrement bien transformées en appuis de rebord selon l'invention. Il est favorable pour la résistance mécanique et l'utilisation en tant que protection contre l'endommagement que les bords des appuis de rebord prévus pour reposer sur le visage soient arrondis ; cela confère aussi aux lunettes un comportement agréable lorsqu'elles sont portées. Pour obtenir une bonne assise des lunettes de sport munies de l'appui de rebord selon l'invention, on peut conférer, au niveau du-nez, à l'appui de rebord, une forme au nions sensiblement anatomique. Pour préparer un appui de rebord selon l'invention, on peut utiliser par exemple les processus suivants 1. Découpe de plaques de 25 mm d'épaisseur à partir de blocs de mousse molle de polyuréthane (indice de la mousse : 103, indice de dureté selon la norme DIN 53.576 2 10, densité spécifique : 25 kg/m ). 2. Estampage de pièces brutes à l'aide d'un appareil à estampage multiple. 3. Introduction dans un moule métallique (aluminium, acier) chauffé des deux côtés. 4. Maintien dans le moule pendant 7 minutes à environ 2000C. 5. Retrait de l'appui de rebord terminé. L'invention sera mieux comprise à l'aide des dessins représentés sur la planche unique annexée dont la description suit et qui représentent des exemples non limitatifs de sa mise en oeuvre. Dans cette planche - la figure 1 représente un appui de rebord selon l'invention en coupe selon un plan horizontal - la figure 2 représente ce même appui en perspective : et - la figure 3 le représente monté sur un corps de lunettes. L'appui de rebord 1 représenté aux figures 1 et 2 a une épaisseur d'environ 5 à 6 mm et peut, du côté particulier devant reposer sur le visage, être profilé de façons différentes, par exemple par adjonction de nervures longitudinales ou transversales. Au niveau du nez, l'appui de rebord est formé de façon sensiblement anatomique. La figure 3 représente l'appui de rebord 1 lorsqu'il est collé sur un corps de lunettes 3 comprenant une lanière de fixation 4. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui ont été plus spécialement envisagés : elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Appui de rebord à base de mousse pour lunettes de sport; en particulier lunettes de ski, caractérisé en ce que ladite mousse est une mousse molle de polyuréthane hydrophilisée par traitement thermique à une température d'environ 150 à 2200C et compression jusqu'à environ 20 à 50 % de son épaisseur initiale. 2. Appui de rebord selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mousse molle de polyuréthane non traitée présente un nombre de pores d'au moins 18 pores/cm. 3. Appui de rebord selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la mousse molle de polyuréthane non traitée présente une densité spécifique comprise entre 3 environ 20 et environ 35 kg/m3 et un indice de dureté (selon la norme DIN 53.576) compris entre environ 6 et environ 15. 4. Appui de rebord selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la mousse molle de polyuréthane présente un indice d'environ 105 au maximum. 5. Appui de rebord selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les bords prévus pour reposer sur le visage sont arrondis. 6. Appui de rebord selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, -caractérisé en ce que, au niveau du nez, il est formé de façon au moins sensiblement anatomique.