La présente invention concerne le domaine du bâtiment et elle a trait, plus particulièrement, à une articulation de sécurité destinée à assurer une liaison pivotante entre deux panneaux quelconques. Elle trouve notamment son application lorsqu' il s'agit d'articuler une porte, une fenêtre ou une grille par rapport à un dormant, ou encore d'articuler entre eux deux battants d'un volet. Les portes, fenêtres, grilles, volets, etc., sont généralement articulés autour de gonds ou de charnières, et chacun sait les dangers que présentent de tels dispositifs : il suffit, pour les connaître, de s'être pincé un doigt entre les bords d'articulation d'une porte lors de sa fermeture, et rares sont ceux qui n'ont jamais eété victimes d'un tel accident. Il a déjà été proposé de munir de telles articulations de protections diverses, afin de pallier les dangers rappelés cidessus, mais ces tentatives n'ont jamais été couronnées de succès, notamment à cause de l'inefficacité de tels dispositifs de protection, de leur coût élevé résultant d'une fabrication complexe, et/ou de leur aspect inesthétique. Aussi, l'objet de la présente invention est une articulation de sécurité du genre spécifié ci-dessus qui supprime radicalement tout risque de pincement lors des mouvements des deux panneaux reliés par cette articulation-, Un autre objet de l'invention est une articulation de ce type qui soit à la fois esthétique et peu onéreuse. Ces objets sont réalisés au moyen de l'articulation de sécurité selon l'invention qui relie deux panneaux et comprend essentiellement deux organes de pivotement qui articulent entre eux ces panneaux au voisinage des extrémités de leurs bords en regard, ainsi qu'un rouleau cylindrique qui est monté fou entre ces organes de pivotement et dont l'axe est sensiblement confondu avec l'axe d'articulation défini par les organes de pivotement, les bords en regard des panneaux épousant aussi étroitement que possible la forme de la surface latérale du rouleau cylindrique, lequel peut être réalisé en tous matériaux, tels que métal ou alliage, bois, matière plastique, verre, pierre, marbre, etc. On comprend que l'articulation selon l'invention supprime les risques de pincement lors des mouvements des panneaux qu'elle relie, puisque son rouleau s'oppose à la pénétration de tout objet, et notamment d'un doigt, dans l'espace où un tel pincement se produit dans les dispositifs classiques. En outre, le fait que ce rouleau soit monté libre en rotation écarte la possibilité d'un pincement par entraînement du doigt dans les interstices qui existent, par construction, entre le rouleau et les panneaux articulés : le doigt placé sur le rouleau fait tourner ce dernier lors du mouvement des panneaux, ce qui évite son entraînement par frottement. Avantageusement, les faces des panneaux à articuler, au voisinage du rouleau spécifié ci-dessus, sont conformées de manière à ce qu'elles ne viennent point en contact lorsque les panneaux sont dans leurs positions extrêmes, Du point de vue technique, cette disposition peut se traduire de multiples façons : il est possible, par exemple, de chanfreiner les faces des panneaux au voisinage du rouleau, ou encore de les arrondir. Quelle que soit la solution adoptée, elle supprime les risques de pincement qui pourraient se produire, non plus par rapprochement des bords des panneaux - ceci est rendu impossible par le rouleau que comprend le dispositif selon l'invention - mais, cette fois, par rapprochement des faces ellesmêmes de ces panneaux.En effet, ces faces ne venant pas en contact, même lorsque les panneaux sont en position extrême, il leur est impossible de coincer un objet entre elles. Toutefois, il est également possible de conformer les faces des panneaux, du côté de leur ouverture, de telle manière que le plan de ces faces passe sensiblement par l'axe du rol all prévu par l'invention. Dans ce cas, une ouverture des panneaux à 1800 est possible, sans qu'un pincement puisse avoir lieu pour autant, bien que les faces en regard des panneaux viennent sensiblement en contact : le rapprochement de ces faces est trop progressif pour qu'il y ait aucun risque. En ce qui concerne maintenant les organes de pivotement spécifiés ci-dessus, chacun d'eux comprend, de préférence, deux pattes dont chacune est solidaire de l'un des panneaux à articuler et présente un prolongement s'étendant par-dessus l'extrémité du rouleau spécifié ci-dessus, un tourillon fixé sur le prolongement de l'une de ces pattes traversant le prolongement de l'autre patte et pénétrant avec jeu dans un passage mé axialement dans le rouleau. Avantageusement, l'une au moins des pattes du paragraphe précédent comprend des ergots de positionnement qui pénètrent sans jeu dans des trous borgnes correspondants qui sont pratiqués dans le panneau dont ladite patte est solidaire. En outre, dans un mode préféré de réalisation, ces pattes sont des plaquettes allongées fixées sur les chants des panneaux qui sont perpendiculaires à l'articulation. De préférence, l'un au moins des panneaux articulés selon l'invention est muni sur une partie au moins de son chant en regard du rouleau spécifié ci-dessus, d'une bordure profilée qui peut être réalisée en divers matériaux tels que le bois, le métal, la matière plastique, etc., selon le décor dans lequel elle vient s'insérer. Dans ce cas, la bordure profilée en question peut être montée sur le panneau correspondant, soit directement, soit par l'intermédiaire des pattes solidaires de ce panneau qui font partie des organes de pivotement, comme cela a été exposé ci-dessus. Dans le cas où un panneau est muni d'une bordure profilée du côté de l'articulation, les faces accolées de la bordure et du panneau présentent avantageusement un méplat de positionnement qui peut servir en outre à la fixation directe de la bordure : des organes de fixation, comme des vis ou des boulons, traversent alors la bordure et sont vissés dans le méplat du panneau. Bien entendu, il est également possible que ces organes de fixation traversent le panneau et soient vissés dans le méplat de la bordure. On voit que les dispositions précédentes garantissent un positionnement et une fixation parfaits des divers éléments qui constituent l'articulation de sécurité selon l'invention. Il convient en outre de noter que le rouleau cylindrique spécifié ci-dessus présente avantageusement la forme d'une colonne dont la réalisation peut laisser libre cours à l'expression artistiqueb pour autant que cette colonne#soit un volume de révolution. La description qui va suivre, et qui ne présente aucun caractère limitatif, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. Elle doit être lue en regard des figures annexées, parmi lesquelles - La figure 1 montre, en perspective et de manière extrêmement schématique, la partie supérieure d'une articulation de sécurité selon l'invention, plus spécialement destinée à permettre le pivotement d'une porte par rapport à un dormant - La figure 2 représente une vue de dessus du dispositif de la figure 1 - La figure 3 est une vue en coupe du dispositif de la figure 2, prise selon la ligne A-A de cette figure. La description suivante sera limitée tout d'abord au cas où l'articulation selon l'invention est destinée, comme le montre la figure 1, à permettre le pivotement d'une porte 1 par rapport à un dormant 2 autour d'un axe vertical X-X, et ce, dans le sens de la flèche F. C'est par référence à cette figure 1 que seront définies les expressions comme "supérieur", inférieur, "antérieur", etc., qui reçoivent ainsi une définition sans aucune ambiguïté, Comme on le voit sur cette figure 1, et de manière plus détaillée sur les figures 2 et 3, le chant de la porte 1 en regard du dormant 2 est muni sur toute sa hauteur d'une bordure profilée 3, et le chant correspondant du dormant 2 est rendu solidaire, également sur toute sa hauteur, d'une bordure profilée 4. La face libre de ces deux bordures 3 et 4, du côté de l'articulation, épouse la forme d'un rouleau cylindrique 5, de même hauteur, qui est de préférence en une matière correspondant à l'architecture des lieux, tout comme les bordures profilées 3 et 4. Ces bordures épousent la forme du rouleau 5 sur une surface suffisamment grande pour ne pas laisser passer la lumière. En outre, l'articulation selon l'invention comprend un organe de pivotement 6 à sa partie supérieure et un organe de pivotement 6a, symétrique du premier, à sa partie inférieure, l'axe de pivotement défini par ces organes 6 et 6a étant confondu avec l'axe géométrique 7 du rouleau cylindrique 5 qui, par ailleurs, est monté fou entre les organes de pivotement 6 et 6a. De préférence, les plans la et 2a des faces antérieures respectives de la porte 1 et du dormant 2 passent sensiblement par l'axe 7 du rouleau 5, alors que les faces postérieures sont chanfreinées au voisinage de l'articulation selon des plans lb pour la porte et 2b pour le dormant, qui coupent les plans antérieurs correspondants la et 2a au voisinage de la périphérie du manchon 5. On voit que l'articulation ainsi réalisée écarte tous les risques d'accident, puisque le rouleau cylindrique 5 occupe pratiquement tout l'espace dans lequel viennent s'engager les objets - et en particulier les doigts - qui se trouvent pincés ou coincés dans les articulations classiques. De plus, le fait que ce rouleau 5 soit monté fou augmente encore la sécurité en supprimant le risque qu'un objet ou qu'un doigt soit entraîné par frottement dans les interstices présents entre le rouleau 5 et les bordures 3 et 4, interstices qui sont inévitables dans ce genre de construction et qui résultent du jeu nécessaire au pivotement. Enfin, le chanfreinage des faces postérieures de la porte et du dormant selon les plans lb et 2b évite tout rapprochement excessif de ces plans lors de la fermeture de la porte et, par voie de conséquence, contribue à supprimer tout rique d'accident par pincement, alors que, de l'autre côté de la porte, la disposition des plans la et 2a permet l'ouverture à 1800de cette porte. L'organe de pivotement supérieur 6, représenté de manière plus détaillée sur les figures 2 et 3, comprend, d'une part, une patt#e horizontale 8 qui est montée sur le chant supérieur de la porte 1 et de sa bordure profilée 3 et qui présente un prolongement circulaire 8a percé en son centre, ce dernier s'étendant au-dessus du rouleau cylindrique 5. L'organe de pivotement 6 comprend, d'autre part, une patte horizontale analogue 9 fixée sur le chant supérieur de la bordure profilée 4 du dormant 2 et présentant également un prolongement circulaire 9a qui recouvre le prolongement circulaire 8a de la patte 8.Enfin, un tourillon vertical 10 s'étend vers le bas à partir du centre du prolongement circulaire 9a de la patte 9, et il est rendu solidaire de cette dernière par tout moyen convenable, comme par exemple par soudage ou par montage à force, et il traverse le centre percé du prolongement circulaire 8a de la patte 8 pour pénétrer dans un passage axial ménagé dans le rouleau cylindrique 5. L'organe de pivotement inférieur 6a monté en bas du dispositif est symétrique de l'organe de pivotement 6 qui vient d'être décrit par rapport à un plan horizontal médian et, par voie de conséquence, il est inutile d'en donner ici une description plus détaillée. Bien entendu, la hauteur du rouleau 5 doit être égale à la distance comprise entre les pattes 8 inférieure et supérieure de la porte 1, ou, plus exactement, très légèrement inférieure à cette distance afin de tenir compte du jeu nécessaire pour que le rouleau 5 puisse tourner librement après montage. La patte horizontale 8 s'étend, de préforence, au a dessus de la porte 1 sur laquelle elle est fixée au moyen,par exemple, de vis 11. Elle est munie en outre de deux ergots de positionnement 12 s'étendant vers le bas et pénétrant sans jeu dans deux trous borgnes correspondants ménagés dans la bordure profilée 3. Enfin, un boulon 13 permet de bloquer la patte 8 sur la bordure profilée 3. Pour sa part, la patte 9 recouvre seulement la bordure profilée 4 sans s'étendre plus loin du côté du dormant 2, et, de manière analogue à la patte 8, elle est rendue solidaire de la bordure 4 au moyen d'un boulon 14 et d'ergots de positionnement 15. C'est directement que cette bordure 4 est montée sur le dormant 2, et plusieurs solutions techniques peuvent être envisagées dans ce but. Toutefois, une façon particulièrement avantageuse consiste à tailler le chant du dormant, du côté de l'articulation et, de préférence, sur toute sa hauteur, de manière à ce qu'il présente un méplat 16, la bordure profilée 4 présentant un méplat correspondant sur sa face en regard. Des vis horizontales 17, vissées dans le méplat 16 du dormant après avoir traversé la bordure, assurent la cohésion de l'ensemble.Un méplat analogue 18 peut d'ailleurs être pratiqué sur les faces accolées de la porte 1 et de la bordure profilée 3 correspondante pour améliorer le positionnement de cette partie du dispositif. L'organe de pivotement inférieur- 6a comporte, hien entendu, des moyens de positionnement et de fixation analogues à ceux qui viennent d'être décrits. Le montage de l'articulation selon l'invention a lieu en commençant par l'organe de pivotement inférieur 6a, dont l'assemblage ne présente pas de difficultés particulières, puisque ses divers éléments sont libres. Il suffit ensuite de monter dans l'ordre le rouleau 5, puis, à la partie supérieure, la patte 8 préalablement rendue solidaire de la porte 1, et la patte 9 que l'on fixe enfin sur la bordure profilée 4 du dormant 2. On obtient ainsi une articulation de sécurité dans laquelle la porte 1, par l'intermédiaire des pattes 8, pivote autour des tourillons 10 solidaires du dormant 2, tout en s'appuyant par la patte inférieure 8 sur la patte inférieure 9 du dormant, cependant que le rouleau 5, moyennant les précautions indiquées ci-dessus quant à sa hauteur, reste libre en rotation. Cette articulation selon l'invention présente en outre l'avantage que la porte 1 est indémontable en position fermée, ce qui introduit une sécurité supplémentaire. il est bien clair que, sans sortir du cadre de la présente invention, de nombreuses variantes pourraient etre apportées au dispositif qui vient d'être décrit. C'est ainsi que, par exemple, les bordures profilées 3 et 4 pourraient être omises et remplacées respectivement par les bords de la porte 1 et du dormant 2 eux-mêmes. D'autre part, les ergots 12 et 15 pourraient être remplacés par tout autre dispositif de positionnement, et, de même, #il est possible de substituer aux organes de fixation 11, 13, 14 et 17 d'autres dispositifs techniquement équivalents. Le dispositif qui vient d'être décrit dans le cas de l'articulation d'une porte par rapport à un dormant peut être adapté sans difficultés à l'articulation d'autres types de panneaux, moyennant des modifications mineures qui ne seront pas exposées ici, du fait qu'elles sont à la portée des spécialistes en la matière. - REVENDICATIONS 1. Articulation de sécurité entre deux panneaux, caractérisée par le fait qu'elle comprend deux organes de pivotement qui articulent entre eux lesdits panneaux au voisinage des extrémités de leurs bords en regard, ainsi qu'un rouleau cylindrique qui est monté fou entre lesdits organes de pivotement et dont l'axe est sensiblement confondu avec l'axe d'articulation défini par lesdits organes de pivotement, les bords en regard des panneaux épousant aussi étroitement que possible la forme de la surlatérale dudit rouleau. face 2. Articulation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les faces desdits panneaux, au voisinage dudit rouleau, sont conformées de manière à ce qu'elles ne viennent pas en contact dans les positions extrêmes des panneaux. 3. Articulation selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisée par le fait'que chacun desdits organes de pivotement comprend deux pattes dont chacune est solidaire de l'un desdits panneaux et présente un prolongement s'étendant pardessus l'extrémité dudit rouleau, un tourillon fixé sur le prolongement de l'une desdites pattes traversant le prolongement de l'autre patte et pénétrant avec jeu dans un passage ménagé axialement dans ledit rouleau. 4. Articulation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que l'une au moins desdites pattes comprend des ergots de positionnement qui pénètrent sans jeu dans des trous borgnes correspondants pratiqués dans le panneau dont ladite patte est solidaire. 5. Articulation selon les revendications 3 et 4, prises séparément, caractérisée par le fait que lesdites pattes sont des plaquettes allongées fixées sur les chants desdits panneaux qui sont perpendiculaires à ladite articulation. 6. Articulation selon les revendications 1 à 5, prises séparément, caractérisée par le fait que l'un au moins desdits panneaux est muni d'une bordure profilée sur une partie au moins de son chant en regard dudit rouleau. 7. Articulation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que ladite bordure profilée est montée directement sur le chant du panneau correspondant. 8. Articulation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que ladite bordure profilée est fixée sur le chant du panneau correspondant par l'intermédiaire des pattes qui font partie des organes de pivotement et qui sont solidaires dudit panneau. 9. Articulation selon les revendications 6 à 8, prises séparément, caractérisée par le fait que les faces accolées de ladite bordure profilée et du panneau correspondant présentent au moins un méplat de positionnement. 10. Articulation selon les revendications 6 et 9, prises dans leur ensemble, caractérisée par le fait que ladite bordure profilée est montée directement sur le chant du panneau correspondant au moyen d'organes de fixation en prise avec ledit méplat de positionnement.