laésente invention concerne le tra:i.temet d'argiles et plus particulièrement une méthode pour traiter des argiles de façon à en améliorer les propriétés ruéologiques. Des argiles susceptibles d'être utilisées dans-un procédé de moulage de barbotine pour fabriquer des céramiques, doivent former des barbotines ou suspensions dans de lteat, suffisanment fluides pour être versées, même lorsqutelles renferment un grand pourcentage en poids de solides, sans devoir être additionnées d'importantes quantités d'agent défloculant, comme le silicate de sodium. Ltargile doit aussi être telle que lorsque la barbotine de moulage est versée dans un moule en plâtre pour réaliser un article en céramique, l'eau de la barbotine doit s1 écouler rapidement à travers les parois du moule et le gâteau qui se forme sur ces parois. Des argiles utilisables comme pigments, par exemple pour enduire du papier, doivent de façon générale, présenter une bonne blancheur, des particules de petite dimension et de plus de bonnes propriétés rhéologiques; par exemple, elles doivent être capables de former une suspension aqueuse très riche en solides qui peut s'écouler dans un appareil à enduire le papier, pour qu'il - ait une quantité minimum d'eau à éliminer par évaporation du papier de base enduit. Dans un appareil moderne d'enduction de papier, on soumet une composition d'enduction de papier à des vitesses de cisaillement qui peuvent atteindre 10 000 -1 sec ou plus, et il est important que les propriétés rhéolo- giques d'un pigment d'enduction soient telles que la composition d'enduction reste fluide dans de telles conditions.Il est aus Fi très intéressant que le pigment d'enduction du papier reste fluide lorsqu'il se trouve en suspension aqueuse défloculée très riche en solides, même après stockage de plusieurs souris, pour que le pigment puisse être transporté sous forme de bouillie et pompé efficacement à son point d'arrivée. On trouve souvent des dépits naturels d'argile de bonne blancheur et petite dimension particulaire, mais dont les propriétés rhéologiques sont inférieures, si bien qu'elles ne peuvent pas être utilisées par exemple dans un procédé de moulage de barbotine ou comme pigments d'enduction de papier. Il serait très souhaitable de pouvoir améliorer les propriétés rhéologi ques de ces argiles, pour leur conférer des caractéristiques standard et les rendre utilisables dans des procédés de moula ge de barbotine ou comme pigments d'enduction du papier. La pré sente invention fournit donc un procédé de traitement d'une argile dotée de propriétés rhéologiques naturelles médiocres, pour améliorer celles-ci et rendre ces argiles utilisables comme pigment d'enduction du papier ou dans un procédé de mou lage de barbotine. Le brevet britannique nO I 228 538 décrit un procédé de formation de kaolinite enduite ayant des caractéristiques physi- ques améliorées, en particulier en ce qui concerne son utili sation dans des systèmes polymères organiques; selon ce procé dé, on forme une bouillie d'une kaolinite dans laquelle sont dissous un ou plusieurs composés'capables de former, soit seul, soit en association, un gel minéral lorsque le pH de la bouil lie est modifié et on ajuste le pH pour fournir un gel et pro voquer le dépôt de celui-ci sur la surface de la kaolinite. Ce brevet indique des gels minéraux convenables à ce propos qui sont le silicate de magnésium ou d'aluminium, de la silice ou de l'alumine.La méthode est illustrée par des exemples dans l'un desquels (exemple 4) une kaolinite est traitée par de l'hydroxyde d'aluminium en une quantité telle qu'il y a plus de 10 mg d'aluminium (Ài) par g d'argile. Selon la présente invention, on fournit une méthode de traitement d'argile pour en améliorer les propriétés rhéclogi- ques et qui consiste à former un mélange d'une suspension aqueuse de l'argile à un pH compris entre 5 et 9 et d'une quantité d'hydroxypolymère d'aluminium faiblement chargé posi tivememt telle qu!il y ait dans le mélange de 0,5 à 10,0 mg d'aluminium par gramme d'argile sèche0 On pense que lthydroxgpolgmère minéral d'aluminium faiblement chargé positivement utIlisé selon la méthode de l'invention, présente une structure similaire à celle du gibbsite mais avec seulement une ou deux couches moléculaires d'épaisseur C'est un polymère minéral ressemblant à un sel et contenant de l'aluminium, (qui peut être préparé sous forme de solide, de bouillie ou de solution) comprenant une gamme de différentes espèces polymères dans lesquelles les ions & uminiun sont par- tiellement hydrolysés par l'alcali et où le rapport moyen des ions hydroxyde à aluminium est compris entre 0,5 et 2,8.L'hy- droxypolymère d'aluminium inorganique, faiblement charité positivement, peut être précipité in situ dans le mélange, par in- corporation à une suspension d'argile d'un sel soluble dans l'eau de ltaluminium, le pH de la suspension au moment de l'ad- dition du sel étant tel que le polymère ne précipite pas; on ajuste alors le pH de la suspension à une valeur comprise entre 5 et 9 en ajoutant une base convenable ou un acide déquat selon le cas, afin de faire précipiter pratiquement complètement l'hydroxypolymère d'aluminium. On peut utiliser à ce propos des bases comme des carbonates ou des hydroxydes de lithium, sodium, potassium ou ammonium ou des acides comme les acides sulfurique, chlorhydrique ou nitrique.Le polymère obtenu de cette façon, peut être représenté de façon générale par la formule Al2(OH)n (3-n)X où 0,5 # n # 2,8 et X- et C1-, NO3- ou 1/2 S04 . Le polymère minéral d'aluminium peut être produit, par exemple, par titrage d'une solution d'un sel d'aluminium avec une base jusqu'à un rapport final OH/Al d'environ 2,7:1; si l'on utilise du sulfate d'aluminium, de la soude, on peut représenter la réaction qui se déroule de la façon suIvante Al2(SO4)3 + 5,4 NaOH 2[Al(OH)2,7,0,15 SO4] + 2,7 Na2804 (1) L'hydroxypolymère d'aluminium ainsi produit réait avec la surface des particules d'argile et déplace les cations d'é- change, qui peuvent être par exemple, des ions Na+, selon le schéma réactionnel suivant Na+ à la surface d & l'argile + 3,3 [Al(OH)2,7 ; 0,15 SO4] 3,3 Al(OH)2,7 sur l'argile + 0,5 Na2SO4 (2) Lorsque l'on forme l'hydroxypolymère minéral d'aluminium in situ, il est préférable, après avoir ajouté le ses soluble dans l'eau d'aluminium à la suspension aqueuse d'argile, d'ajuster le pli du mélange entre 6,G et 8,0 pour induire la préci pitation du polymère d'aluminium. il est préférable que la quantité de 1 'hydroxypolymère mi- néral d'aluminium mélangée à la suspension aqueuse d'argile ou formée in situ, soit telle qu'il y ait de 1,0 à 7,0 mg et mieux de 1,0 à 4,0 mg d'aluminium par gramme d'argile, calculée en poids sec. La quantité optimale d'hydroxypolymère minéral d'a luminium pour une argile particulière se trouve généralement dans la gamme préférée et peut être déterminée par expérience. Cependant, cette quantité ne doit pas être Aselle qu'il y ait plus de 10 mg d'aluminium produit par gramne-d'argile sèche, puisque l'amélioration des propriétés rhéologiques de l'argile atteint un maximum pour une dose d'aluminium inférieure à 10 mg d'Al/g d'argile et que plus il y a d'aluminium, plus il faut d'agent défloculant ensuite pour défloculer l'argile. Il est avantageux de soumettre l'argile sous forme d'une masse plastique à un traitement mécanique, par exemple dans un malaxeur, upe machine à malaxer le -mortier ou un moulin à meu- - les verticales, pendant un temps suffisant pour dissiper dans la masse plastique, au moins 1,3 x 105 joules/kg d'argile sè che : on peut effectuer cette opération avant ou après mélange de l'argile avec l'hydroxypolymère d'aluminium insoluble dans l'eau et faiblement chargé positivement. La suspension d'argile aqueuse obtenue avec cette méthode, peut être débarrassée de son eau par des moyens classiqv1es, par exemple par filtration ou centrifugation et fournir un gâteau. Ce dernier peut éventuellement être séché, de préférence à 12000 au maximum. Il peut être avantageux de laver ce gâteau à l'eau claire, par exemple de l'eau de rivière ou du robinet, en le remettant en bouillie et en enlevant l'eau au moins une fois avant de le sécher ou d'utiliser l'argile de quelque façon. Cette eau "claire" ne doit pas renfermer plus de 20 ppm de Ca++ et de Mg++, de 20 ppm de Na+ et de 20 ppm de silicate exprime sous forme de SiO2. Si l'on désire éviter les étapes de remise en bouillie du gâteau dans l'eau et de refiltration, parce que de telles opérations impliquent de grands volumes et sont coû teuses à grande échelle, on peut préparer séparément l'hydroxy- polymère d'aluminium de la suspension d'argile. Le polymère mi néral peut être obtenu sous forme d'un précipité par addition d'une solution de base à une solution d'un sel d'aluminium. On enlève alors l'eau du système et on remet le précipité er bouillie dans de l'eau claire La suspension de polymère miné- ral d'aluminium peut alors être mélangée à la suspension d'ar- gile en quantité convenable et le pH est ajusté si nécessaire à une valeur comprise entre 5 et 9.On peut enlever l'eau de la suspension résultante sans avoir à effectuer de lavage sup plémentaire, Une suspension aqueuse d'argile à traiter selon la méthode de la présente invention, contient, de préférence, au maximum 200 ppm et mieux 50 ppm seulement de silice dissoute exprimée en SiO2. S'il faut traiter une suspension d'argile contenant initialement davantage de silice dissoute, il faut la débarrasser de son eau et la redisperser dans de l'eau claire avant d'effectuer la méthode de l'invention. Bien que l'on puisse traiter l'argile selon la méthode de l'invention avant d'effectuer un traitement réducteur de blanchiment, il est avantageux de soumettre l'argile au procédé de l'invention pendant ou après le traitement de blanchiment tel que celui qui est décrit dans le brevet britannique N 520 498. Selon une méthode, on mélange d'abord l'argile avec de l'eaur pour faire une suspension Si ce n'est pas déjà fait; on ajuste la teneur en solides de cette suspension de sorte qu'elle soit comprise entre 5 et 20 % en poids, enfin, on ajuste le pli ne valeur comprise entre 2,5 et 5,5.La suspension est alors traitée avec un sel d'aluminium soluble dans l'eau, le pH est ajusté si besoin est avec une base ou un acide minéral, de manière à être compris entre 2,5 et 3,0 et un agent réducteur de blanchiment est ajouté. On élève alors le pH à l'aide d'une base convenable à une valeur comprise entre 5 et 9,-et l'on filtre la suspension. Le gâteau de filtre résultant est remis en bouillie dans de l'eau claire, refiltré et le gâteau est séché à une température qui ne dépasse pas 120 C.Seion une autre méthode, on réduit d'abord le pH de la suspension d'argile à une valeur comprise entre 2,5 et 3,0, on ajou- te ensuite imagent réducteur de blanchiment, on élève de préférence le pli à une valeur comprise entre 3,0 et 5,5 et on ajoute le sel d'aluminium soluble dans l'eau. Le pli est ensuite élevé à l'aide d'une base convenable, la suspension est filtrée, le gâteau'est remis en bouillie et refiltré et enfin le gâtean est séché. Dans une autre méthone encore, le pli de la suspension d'argile est sabord réduit à une valeur comprise entre 2,5 et 3,0, le sel d'aluminium soluble dans l'eau est ajouté, suivi par l'agent réducteur de blanchiment.Le pE est alors élevé à l'aide d'une base convenable, la suspension est filtrée, le gâteau est remis en bouillie et refiltré et le gâ- teau est enfin séché. Quelle que soit la méthode choisie, il est mauvais de laisser la suspension d'argile en présence du sel d'aluminium à un faible pli, c'est-à-dire à un pli inférieur à 5,0, pendant plus de 10 heures environ De préférence, on ne laisse pas la suspension d'argile en présence d'un sel d'aluminium à un pH inférieur à 6,5, pendait plus' de quelques heures. le procédé selon l'invention convient particulièrement bien pour traiter des argiles de type kaolin, par exemple le kaolin (connu aussi sous le nom de terre à porcelaine), mais il peut également servir pour d'autres argiles du groupe kandite qui comprend la kaolinite, la dickite, la nacrite et 1 'halloysite. Belon une mise en oeuvre préférée du procédé de l'invention, une suspension d'argile dans l'eau ayant de 5 à 20 en poids de matières solides et un pli ajusté à une valeur comprise entre 2,5 et 5,5, est traitée avec un sel d'aluminium soluble dans l'eau en une quantité telle qu'il y ait dans la suspension de 1,0 à 7,0 mg d'aluminium par gramme d'argile sèche. Le pli de la suspension est alors ajusté dans un bref délai, par addition d'une base convenable de façon à être compris entre 6 et 8. On élimine alors l'eau de la suspension aqueuse et on remet en bouillie dans de l'eau claire le gâteau obtenu, puis on le refiltre. L'argile débarrassée d'eau est soumise à un traitement mécanique avant d'être séchée, c'est-à-dire alors qu'elle se trouve sous forme de masse plastique, pendant un temps suffisant pour dissiper dans l'argile au moins 1,3 x joules/kg d'argile sèche. L'argile résultant est alors séchée à moins de 120 C. L'invention sera maintenant illustrée à l'aide des axen ples suivants. Le terme de "concentration (viscosité)" se a- porte à la concentration en % en poids de solides, d'une sç- pension d'argile complètement défloculée et qui présente ure viscosité à 220C de 5 poises.Dans chaque cas, cette "concen- tration (viscosité) est déterminée de la manière suivante on mélange un échantillon d'argile (a) avec suffisamment d'eau pour obtenir une suspension ayant une teneur connue en solides, supérieure à environ 2 % en poids à celle d'une suspension complètement défloculée qui s'écoulerait juste de l'est trémité d'une baguette de verre, et (b) avec 0,25 % en poids d'un défloculant de type polyaorylate de sodium ayant un poids roléculaire moyen en nombre de 1650, par rapport au poids d'argile -sèche, en effectuant ce mélange dans un mélangeur a grande vitesse avec un total de 20 000 tours. après mélange, on refroidit un échantillon de la suspension à 2200 et l'on mesure sa viscosité à l'aide d'un viscosimètre Brookfield, à la vitesse de 100 tpm et avec la broche N 3, ce qui correspond à la vitesse de cisaillement de 30 s-. On ajoute alors suffisamment d' eau pour réduire la teneur en solides de la suspension d'environ 2 % e poids et l'on remesure la viscosité après avoir corrigé la temperature à 22 C. On note la teneur en solides de la suspension diluée en pesant un échantillc > n avant et après évaporation à siccité. On calcule l'inverse de la racine carrée de la viscosité en poises, pour chaque teneur en solides et l'on reporte les deux points sur une courbe.En réunissant les deux points par une ligne droite, on peut alors déterniner la teneur en solides de la suspension qui aurait une viscosité de 5 poises à 2200. Dans la plupart des exemples, on utilise de l'eau désionisée, mais celle-ci peut être remplacée par de l'eau "claire1, telle que décrite plus haut. les exemples 1 à 17 concernent principalement~ la production d'une argile utilisable en tant que pigment d'enduction pour papier, tanais que les exemples 18 à 21 se rapportent à la prounction d'argile utilisable dans un procédé de moulage de bar- botine. EXEMPLE 1 On dispose de terre à porcelaine angleise dont la distribution des dimensions particulaires est telle que 80 % en poids consistent en particules ayant un diamètre sphérique équiva- lent inférieur à 2 microns, mais qui est dotée de médiocres propriétés rhéologiquos. On la-met en bouillie dans l'eau,de façon à former une suspension ayant une teneur en solides de 10 % en poids et un pH d'environ 4,5 On incorpore une solution environ 0,2 M de sulfate d'aluminium tout en agitant, en une quantité; suffisante pour fournir 1 mg d'l/g d'argile sèche. Très peu de temps après, on ajoute en agitant une solution environ 1 M de soude caustique jusqu'à ce que le pli de la suspension s'élève à 7,5. On filtre alors la suspension pour obtenir un gâteau de filtre contcnant environ 40 % en poids d'eau. Ce dernier est remis en bouillie dans de l'eau désionisée en une suspension contenant 10 % en poids de solides, puis la suspension est filtre'e à nouveau0 Le gâteau est séché à 80 C pendant 16 heures dans un four bien aéré et la concentration (viscosité) de l'argile sèche est déterminée. On répète la procédure avec diverses quantités d'aluminium et recueille les résultats rassemblés dans le tableau 1 ci-dessous. TABLEAU 1 Dose d'aluminium ] Concentration (viscosité) (mg Al/g d'argile) (% en poids) O 52,3 1,0 62,8 2,0 65,2 2,5 66,9 3,0 67,7 3,5 67,9 4,0 67,0 On constate que la concentration (viscosité) atteint un maximum lorsque la dose d'aluminium est d'environ 3,5 mg d'Al/g d'argile et commence à acro-tre lorsque la dose d'Al s' élève au-delà de cette valeur optimale. EXEMPLE 2 On dispose d'une terre à porcelaine anglaise dont 75 % des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns et caract6risée par de bonnes propriétés rhéologi- ques. On traite selon la procédure de l'exemple 1, et cm consta- te que la dose optimale n'aluminium est de 1,5 mg dgAl/g d'argile sèche. On répète alors la-procédure de l'exemple I enutili- sant cette dose optimale, à la différence que le pli final apis addition de soude caustique n'est que de 5,5. On filtre, lave, refiltre et sèche l'argile traitée, comme dans l'exemple 1 et on détermine la concentration (viscosité).L'expérience est répétée pour divers pli finaux et les résultats sont rassemblés dans le tableau 2 ci-dessous. TABLEAU 2 pH final Concentration (viscosité) en en poids) 5,5 69,2 6,0 69,7 6,5 70,5 7,0 70,3 7,5 70,5 8,0 69,9 9,a 59,3 On constate que le pH optimum final se trouve entre environ 6,5 et 7,5. EXEMPLE 3 Une suspension de la terre à porcelaine décrite dans l'exemple 2, est divisée en deux portions A et B. La portion A est traitée selon la procédure de l'exemple 1 et la portion B également, si ce n'est que l'on supprime les étapes de mise en bouillie du gâteau et de refiltration. La concentration (viscosité) de chaque échantillon d'argile est mesurée et les résultats sont rassemblés dans le tableau 3. TABLEAU 3 Dose d'aluminium Concentration (viscosité (mg d'Al/g d'argile) (% en poids) A B 0 68,0 68.0 0,5 68,7 68.8 0,75 69,2 69,2 1,0 69,7 69,5 1,5 70,4 68,6 2,0 70,5 68,1 2,5 70,5 On constate que la suppression des étapes de lavage provoque une diminution de la concentration (viscosité) maximale qui peut être obtenue. EXEMPLE 4 On prépare une suspension contenant 10 % en poids d'une terre à porcelaine anglaise dont 75 % des particules ont un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns et ayant de bonnes propriétés rhéologiques. On la traite selon la pro édure de l'exemple 1 et l'on trouve que la dose optimale d'aluminium est de 2 mg d'Al/g d'argile. On met en bouillie d'autres échantillons de la même argile dans de 11 eau, pour former des suspensions ayant diverses teneurs en solides comprises entre 2,5 et 30 yÓ en poids. On les traite selon la procédure de l'exemple 1 et détermine la concentration (viscosité). Les résultats sont fournis dans le tableau 4 sous lten-tête "Essai 1". Une autre série de suspensions de diverses teneurs en solides, est préparée et celles-ci sont traitées selon la procédure de exemple 1, si ce n'est que les étapes de remise en bouillie dans de l'eau désionisée et de refiltration, sont ef facturées à deux reprises supplémentaires, ce qui fait un ensemble total de 7 étapes de lavage. On mesure les concentrations (viscosité) et les indique dans le tableau 4 sous l'en-tête "essai 2". TABLEAU 4 Teneur en solides Concentration (visco ité) (%) en poids) (% en poids) Essai ' @@@@@ @@@@ Essai 2 2,5 70,9 5,0 70,5 10,0 70,8 71,1 15,0 70,2 71,0 20,0 70,4 71,2 25,0 69,5 70,8 30,0 69,0 70,7 On constate que Si l'argile traitée à l'aluminium est lavée très complètement, il yna une nette réduction de la tendance à décroître de la concentration $viscosité), alore que la teneur en solides augmente. Une troisième série de suspensions à 10 % en poids de l'argile, est traitée selon la procédure de le'xemple 1, si ce n'est que l'on supprime les étapes de remise en bouillie du gteau dans de l'eau désioniséc et de refiltration et qu'à la place, on met le gâteau en bouillie dans des solutions de sulfate de sodium à diverses concentrations. Dans chaque cas, la bouillie est refiltrée, le gâteau est séché et la concentra- tion (viscosité) de l'argile Sèche est déterminée. les résultats sont indiqués dans le tableau 5. TABLEAU 5 Na+ calculé sur Concontration (viscosité l'argile (ppm)* (% en poids) 73 70,0 106 69,6 153 69,4 166 69,2 * Cela représente le nombre de grammes de Na+ pour 106 g d'ar gile. Ces résultats montrent que la tendance de la concen- tration (viscosité) à décroître alors que la teneur en so lides augmente, est une fonction de la quantité d'ion Na+ ou plus généralement d'ion de métal alcalin, adsorbée sur les solides constituant l'argile. EXEMPLE 5 On dispose de terre à porcelaine anglaise raffinée à l'ai de d'un agent dispersant de type polyacrylate de sodium ayant un poids moléculaire moyen en nombre de 1650, de telle sorte que 72 % en poids des particules présentent un diamètre sphé rique équivalent inférieur à 2 microns. On met 100 tonnes de cette argile en bouillie dans de l'eau et l'on épaissit la suspension en laissant sédimenter jusqu - une teneur en solides de 17 % en poids. On traite en laboratoire des échan tillons de cette suspension selon la procédure de l'exemple 1 et l'on constate que la dose optimale d'aluminium est de 3,0 mg d'AlZg d'argile.La concentration (viscosité) initiale de l'argile non traitée est de 59,0 % en poids et la concentra tion (viscosité maximale obtenue en laboratoire est de 67,2 % en poids. Le reste de la suspension est alors traité dans l'appa reil montré dans la figure 1 ci-jointe. La suspension entre dans une cuve 1 pourvue d'un système d'agitation, par un con duit C et une solution environ molaire de sulfate d'aluminium est ajoutée par le conduit A en une quantité telle que la dose d'aluminium soit de 3,0 mg d'Al/g d'argile sèche (correspon dant à I 928 kg de sulfate d'aluminium)* La suspension mélan gée passe par le conduit 2 dans une cuve 2, dans laquelle est introduitLaussi de l'hydroxyde de sodium par un conduit 3 jusqu'à ce que le pH soit de 7,5. On ajoute au total 72,6 kg de soude. La suspension d'argile quitte la cuve 3 par le con duit 4 et 75 % de cette susponsion compruntent le conduit 5 vers le filtre-presse 7/ et 25% jprennent le conduit 6 vers le filtre-presse 8. La quantité de suspension fournie au filtrée 7 nc remplit que 75% du volume total des @@@@@ de ce filtre-presse. La suspension d'argile dans le filtre presse 8 est d'abord pressée et le gâteau est déversé dans un systèms convenable 9 dans lequel il est remis en bouillie dans de l'eau propre apportée par le conduit W et fournit une suspension contonant 17 % en poids de solides. Cette suspension est pompée à travers le conduit 10 pour compléter le ren- plissage du filtre-presse 7. La suspension est filtrée et le gâteau enlevé. On choisit au hasard 10 gâteaux de filtre-presse et pré- lève un total de 29 carottes dans l'ensemble de 10 gâteaux, chaque échantillon traversant l'épaisseur d'un gâteau unique. Ces échantillons sont séchés à 800C pendant 16 heures et pulvérisés, puis leur concentration (viscosité) est déterminée. La valeur moyenne est de 66,9-,ó en poids, ce qui concorde bien avec la valeur de 67,2 % obtenue en laboratoire. On prépare une autre suspension contenant 100 tonnes de la même argile à 17 % en poids de solides et on le traite dans l'appareil montré par la figure 2 ci-jointe. On prélève d'abord des échantillons de la suspension que l'on traite en laboratoire selon la procédure de l'exemple 1, si ce n'est que l'on effectue deux cycles supplémentaires de remise en bouillie dans de l'eau désionisée et de refiltration, de telle sorte qu'il y ait 3 étapes de lavage comme dans l'essai 2 de l'exemple 4. On trouve que la concentration maximale pour la viscosité donnée est de 69,0 % en poids, ce qui est nettement meilleur que la valeur de 67,2 * en poids obtenue en laboratoire après un seul cycle de lavage.On traite la suspension avec du sulfate d'aluminium dans une cuve 1 pourvue d'un systeme d'agitation et avec de la soude caustique dans la cuve 2 pourvue également d'un système d'agitation, comme il est décrit à propos de l'appareil de la figure 1. On envoie suffi samment de suspension par le conduit 4 pour remplir le filtre presse Il; on filtre l'argile et recueille les gâteaux sur une plateforme P. 75 % des gâteaux sont dirigés par le chemin 13 dans des malaxeurs 17 du type à hélice, puis vers un sécheur D. Les 25 % restants empruntent le chemin 14 vers un système 15 suffisamment alimenté en eau propre parole conduit W, pour fournir une suspension à 17 % en poids de solides.Dans le cycle suivant, le filtre-presse il est rempli aux trois quarts avec la suspension traitée amenée par le conduit 4, le quart restant étant rempli avec de la suspension propre venant par l conduit 16. A nouveau, après filtration, 75 % des gâteaux sont envoyés vers les malaxeurs et les 25 c; restants son remis en bouillie avec de l'eau propre. Lorsqu'on a effectué trois fois le cycle comprenant la remIse en bouillie d'une partie des gâteaux dans de l'eau propre et la refiltration, on choisit au hasard 8 gâteaux et y prélève un total de 21 carottes dans leur épaisseur. On détermine la concentration (viscosité) pour chaque échantillon.La valeur moyenne est de 68,3 % en poids, ce qui n'est que légèrement inférieur à la valeur que l'on a déterminé en laboratoire (69,0 %). EXEMPLE 6 On traite selon la procédure de l'exemple 1 une suspension à 10 % en poids de terre à porcelaine anglaise, dont 75 ,0 en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. La concentration Initiale (viscosité) de l'argile est de 66,6 %en poids, la dose optimale est de 1,5 mg d'Al/g d'argile sèche et la concentration maximale de l'argile traitée est de 70,1 % en poids. Dans un autre essai, on traite la suspension selon la procédure de l'exemple 1, si ce n'est que l'on arrête l'addition de soude caustique 1 N lorsque le pi atteint 4,5 et on laisse la suspension reposer pendant 48 heures. On poursuit alors l'addition de solution de soude caustique jusqu'à ce que le pli atteigne 7,5, puis la suspension est filtrée et lavée une fois selon la procédure de exemple 1. La concentration finale (viscosité) est de 69,0 % en poids. Dans un troisième essai, la suspension est traitée selon la procédure de l'exemple 1, si ce n'est qu'après l'addition de solution solaire de soude caustique pour amener le pi à 7,5, la suspension est laissée reposer pendant 48 heures à pli 7,5 avant d'être filtrée, lavée et refiltrée, puis séchée. Dans ce cas, la concentration finale (viscosité) est de 70,0 % en poids, si bien qu'il est clair qu'en maintenant la suspension à pli 4,5 pendant 48 heures, on obtient un effet nuisible alors que le maintien à pli 7,5 pendant 48 heures n'exerce aucun effet contraire. EXEMPLE 7 On divise en cinq portions égales A, B, C, D et E, une - pension contenant 10 , de terre à porcelaine anglaise, dont 75 5? des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. On constate qu'un échantillon de la suspension renferme 200 ppm (200 g /106 g de solution aqueuse) de silicate dissous, exprimé en SiO2, dans la phase aqueuse. La portion A est filtrée et le gâteau obtenu est remis en bouillie dans de l'eau propre en une suspension à 10 /J en poids de solides et d'un pH de 4,5, pour réduire la teneur en silicate. On effectue des additions de silicate, sous forme de s- licate de sodium, aux portions C, D et E pour obtenir les teneurs en silicates indiquées dans le tableau 6 ci-dessous TABLEAU 6 Portion Teneur en silicate de la phase aqueuse (ppm de SiO2 A 20 B 200 C 450 D 600 E 800 Chaque portion est traitée selon la procédure de l'exemple 1. Les concentrations (viscosité) correspondant aux diverses doses d'aluminium sont déterminées et reportees graphiquement sous forme des courbes A à E de la figure 3 ci-jointe. La portion A fournit la meilleure augmentation de concentration (viscosité) en passant de 69,5 à 71,4 fo, tandis que la portion B présente une amélioration plus faible à 70,8 %. La portion C fournit une amélioration encore plus faible et les portions D et E n'en présentent aucune. On constate que 1 ion silicate exerce un effet nuisible sur la réponse de l'argile au traite ment selon l'invention. EXEMPLE 8 Un échantillon de terre à porcelaine anglaise brute est mis sous forme de bouillie dans de l'eau propre et la suspension résultante est bien mélangée et répartie en deux portions A et 3 La portion A est raffinée et fournit un produit dont 80 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équiva- lent inférieur à 2 microns. Pour cela, on utilise à titre de déflocalant, du silicate dè sodium en une quantité équivalente à 4,5 kg de silicate de sodium P 60 par tonne d'argile (le si- licate de sodium 260 est ure solution de verre soluble ayant une densité de 1,300).La portion B est raffinée à l'aide d'un défloculant de type polyacrylate de sodium ayant un poids molé- culaire moyen en nombre de 1650, à raison de 0,67 g de défloculant sec par kg d'argile sèche. On obtient un produit dont 80 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. Chaque portion est ensuite floculée à l'aide d'acide sulfurique et laissée épaissir jus qu'à une teneur en solides d'environ 10 % en poids. Â cette concentration, la portion A renferme 104 ppm de SiO2 dans la phase aqueuse. Chaque portion est traitée selon la procédure de l'exemple 1 et la concentration maximale (viscosité) est déterminée. Dans un autre essai, on filtre un échantillon de portion A à 10 % en poids de solides et l'on remet le gâteau en bouillie dans de l'eau propre pour obtenir une suspension à 10 % en poids de solides. la suspension est alors traitée selon la procédure de l'exemple 4. Lès résultats-sont rassemblés dans le tableau 7 ci-dessous TABLEAU 7 Cocentration Portion A Portion B Portion A (viscosité) lavée Portion B PortIon À lavée initiale 56,5 56,4 56,5 maximale 64,0 66,5 66,4 Ces résultats montrent que si l'argile à traiter selon l'invention a été raffinée avec du silicate de sodium à titre de défloculant, l'argile doit être lavée avant d'être traitée. Si l'on emploie un défloculant sans silicate, le lavage préliminaire n'est pas nécessaire. EXEMPLE 9 On dispose d'une suspension à 10 % en poids d'une terre à porcelaine anglaise, dont 75 % en poids des particules orésen- tent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. On la traite selon la procédure de l'eemple 1 mais avec les modifications suivantes 1.- Après l'addition de solution de sulfate d'aluminium, on ajoute du dithionite de sodium sous forme de solution di - luée et en une quantité équivalente à 2,2 g de dithionite de sodium par kg d'argile sèche 2.- On laisse reposer la solution pendant 15 minutes après addition du dithionite de sodium pour effectuer le blanchiment de l'argile. On élève alors le p9 de la suspension à 7,5 à laide de solution de soude caustique et; continue la procédure selon l'exemple 1. On détermine la concentration maximale (viscosité) et indique les résultats obtenus dans le tableau 8, ave ceux que l'on recueille en traitant un échantillon de la même suspension d'argile selon la procédure de l'exemple 1 et sans addi tion de dithionite de sodium. TABLEAU 8 Concentration Avec dithionite sens dithionite (viscosité) initiale 63,9 63,9 maximale 69,1 On détermine la blancheur de l'argile avant et après traitement par le dithionite de sodium. A titre de comparaison, on blanchit un autre échantillon de suspension de 11 argile avec la même quantité de dithionite, mais en supprimant l'addition de sulfate d'aluminium. On recueille les résultats ras semblés dans le tableau 9 ci-dessous. TABLEAU 9 avec sul- sans fate sulfate d'aluminium d'aluminium Taux de réflexion) initial 86,5 86,5 de la lumière ) final 89,8 89,6 (# = 458 nm) ) Taux de réflexion) initial 92,0 92,0 de la lumière ) final 92,2 92,1 (# = 574 nm) Il est clair que le traitement selon l'invention n'a pas exercé d'effet nuisible sur le procédé de blanchiment. EiPLE 10 Une suspension d'argile selon l'exemple 1, est divisée en deux portions À et B. La portion À est traitée selon la procédure de l'exemple 1 et après la seconde étape de filtration, une partie du gâteau est séché à 800C et l'argile sèche est associée au reste du gâteau pour fournir une matière ayant 28 % en poids d'eau. La portion B est filtrée sans traitement préliminaire selon l'invention et une partie du gâteau obtenu est séchée et l'argile sèche est mélangée au reste du gâteau pour fournir une matière ayant encore 28 % d'eau en poids. La masse plastique provenant de ces portions A et B sont alors soumises à diverses quantités de travail mécanique dans un malaxeur du type à hélice et les concentrations (viscosité) des argiles traitées sont déterminées. Les résultats sont indiqués dans le tableau 10. TABLEAU 10 Energie dissipée Concentration (viscosité0 joules/kg x 104 % en poids À 3 0 0 67,8 52,4 30 7,9 69,3 60,9 60 15,9 70,0 63,8 90 23,8 70,3 64,7 Cela montre que le traitement selon la présente invenfo fournit une meilleure amélioration des propriétés rnéologiques que le fait un traiteilent classique en malaxeur et qu'on peut obtenir une amélIoration supplémentaire des propriétés rhéslogiques en soumettant un échantillon d'argile traitée selon l'invention à un travail mécanique, par exemple dans un malaxeur de tape à hélice. EXEMPLE 11 On divise en deux portions A et 3, une suspension contenant 10 % en poids de terre à porcelaine anglaise, dont 75 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. La portion A est traitée selon la procédu- re de l'exemple 1, avec 2 mg d'aluminium par gramme d'argile sèche, puis divisée en deux sous-portions A1 et A2. La sous-portion A2 ee la portion B sont alors filtrées, séchées partiellement et traItées dans un malaxeur selon la technique de 11 exemple 10, mais avec une quantité de travail de 13,2 x 104 joules/kg. Les concentrations (viscosité) de 1 argile initiale, de la sous-portion A1, de la sous-portion A2 et de la portion B sont alors mesurées. Chaque suspension utilisée dans les essais de recherche de concentration (viscosité) est ensuite diluée avec de l'eau jusqu'à ce que la viscosité atteigne 200 cp. On laisse ensuite reposer chaque suspension pendant une semaine dans un becher, puis on détermine à nouveau les viscosités de ces suspersions. Les résultats sont indiqués dans le tableau 11. TABLEAU 11 Argile Concentration Augmentation de viscosité (viscosité) en une semaine (% en poids) (cp) initiale 66,7 150 A1 69,6 100 A2 71,2 620 B 68,8 640 L'argile traitée AI est légèrement plus stable que l'argile initiale et l'argile A2 traitée selon l'invention et soumise à un malaxage présente la nême augmontation de viscosité que l'ar- gile initiale qui a été malaxée. EXEMPLE 12 On dispose de terre à porcelaine anglaIse, dont 80 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. Elle est séchée à une teneur en eau de 10,8 ,0 en poids. Une partie de cette argile est séchée à 80 C à O % d'eau et le reste est mis-en bouillie dans de l'eau pour former une suspension contenant 10 % en poids d'eau. On traite cette dernière selon la procédure de l'exemple 1 avec 2 mg d'Al par g d'argile sèche. L'argile traitée par de l'aluminium est divisée en deux parties; la première est séchée à 800C à 10 % d'eau et la seconde est séchée à 800C à 0 % d'eau. Chaque échantillon d'argile est alors mélangé à de l'eau contenant 0,25 % en poids de pyrophosphate tétrasodique et 0,05 % en poids d'un agent de dispersion de type nolyacrylate de sodium ayant un poids moléculaire moyen en nombre de 1650, la quantité de chaque agent dispersant étant calculée d'après le poids d'argile sèche. Les mélanges résultant sont agités dans un mélangeur à turbine de laboratoire, fabriqué par les Etablissements Cellier S.A. pour donner deux suspensions dont le pli est de 7,5. A certains intervalles de temps, on mesure la teneur en solides, la température et la viscosité de la suspension.On ne détecte aucune différence entre les comportements de l'argile humide traitée et de l'argile traitée séchée à O % d'eau; les deux suspensions ont une viscosité plus basse pour une teneur en solides donnée que l'argile non-traitée. La suspension d'argile traitée qui n'a été que partiellement séchée (1Q ,ó d'eau) est diluée dans l'eau, jusqu'à ce que sa viscosité soit de 200 cpO On laisse alors reposer cette suspension dans un becher pendant une semaine et on mesure à nouveau la viscosité. L'augmentation de viscosité n'est que de 150 cp. EXEMPLE 13 On divise en deux portions, une terre à porcelaine anglaise, dont 71 cZo en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. La première portion est mise en bouillie dans de l'eau et traitée selon la procéur- reste l'exemple 1, avec 1,5 mg d'Al/g d'argile sèche. Après la seconde étape de filtration, une partie de l'argile traitée est séchée et l'argile séchée est mélangée au gâteau de presse p2r donner un produit ayant 28 % en poids d'humidité. Des échantil- lons de ce produit sont soumis à diverses quantités de travail mécanique dans un malaxeur du type à hélice.La seconde portion d'argile est mise en bouillie dans de l'eau et la teneur en eau est ajustée à un volume de 28 % en poids selon la méthode décrite à propos de la première portion. Des échantillons de ce produit sont également soumis à diverses quantités de travail mécanique dans le malaxeur. Chaque échantillon provenant des deux portions est mis en bouillie dans de l'eau contenant 0,25 % en poids de pyrophos- phate de sodium et 0,05% % en poids d'agent dispersant de type polyacrylate de sodium ayant un poids moléculaire moyen en nombre de 1650, ces pourcentages étant calculés par rapport au poids d'argile sèche; on recueille ainsi des suspensions contenant 65 * en poids de solides. La viscosité de chaque suspension est mesurée avec un viscosimètre Ferranti-Shirley à plaque et cône avec la vitesse de cisaillement de 11.200 zec-1 1 On trace des courbes de la viscosité en fonction de l'énergie dissipée. On observe que l'argile traitée selon l'invention fournit des viscosités nettement inférieures à celles de l'argile non-traitée. Des données représentatives des courbes sont indiquées dans le tableau 12. TABLEAU 12 Energie dissipée viscosité à la vitesse de cisaille ment de 11 200 sec- (cp) (joules/kg x 104) @ argile traitée non-traitée 7,9 130 185 13,2 75 105 18,5 @ 40 70 EXEMPLE 14 On raffine un échantillon de terre à porcelaine anglaIse brute dans un laboratoire en utilisant du silicate de sodium comme défloculant; on filtre et remet en bouillie dans de l'ean d6sionisée pour fournir une suspension contenant 10 c; en poids de solides. La suspension est divisée en deux portions A et 3. La portion À est traitée selon la procédure de l'exemple 1 et la concentration (viscosité) est mesurée pour aiverses doses d'aluminium. tes résultats sont indiqués dans le tableau 13 ci-dessous TABLEAU 13 Dose d'aluminium Concentration (mg d'AlZg d'argile sèche (viscosité) en en poids) O 52,5 1,0 58,5 2,0 63,0 3,0 66,1 3,5 66,1 On traite la portion B en ajoutant de la solution à peu près molaire de soude caustique pour élever le pH de la suspension à 11,8.On prépare une solution d'aluminate de sodium en ajoutant une solution II de soude caustique à une solution 0,2 M de sulfate d'aluminium, jusqu'à redissolution du précipité qui se forme d'abord. te pH de cette solution est de 11,8 On ajoute alors la solution d'aluminate de sodium à la suspension d'argile tout en agitant, de façon à fournir une dose de 3 mg d'Al/g d'argile. Ensuite, on ajoute une solution molaire d'acide sulfurique jusqu'à ce que le pli de la suspension descende à 7,5. Enfin, on filtre la suspension et on remet en bouillie le gâteau de presse dans de l'eau désionisée jusqu'à ce qu'il y ait 10 i; en poids de solides.La suspension est filtrée une seconde fois et le gâteau est séché; la concentration (viscosité) est alors déterminée. On répète l'expérience avec différentes doses d'aluminium et recueille les résultats rassemblés dans le tableau 14 TABLEAU 14 Dose d'aluminium Concentration (mg d'Al/g d'argile) (viscosité) (% en poids) 0 52,5 3,0 62,3 3,5 62,4 4,0 64,3 4,7 62,0 En comparant les résultats obtenus dans les tableaux 13 et 14, on constate que l'on peut améliorer utilement la concentra- tion (viscosité) en ajoutant l'aluminium sous forme d'ion aluminate, plutôt qu'ion aluminium, mais l'amélioration n'est pas tout-à-fait aussi importante que dans le cas de l'ion alumin m. EXEMPLE 15 On prépare une suspension contenant 10 % en poids d'une terre à porcelaine anglaise dont 80 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 mI- crons. La suspension est divisée en trois portions A, B et C qui sont traitées de la manière suivante. La portion À est traitée selon la procédure de l'exemple 1 avec différentes doses d'aluminium et la concentration (viscosi- té) est déterminée dans chaque cas. La portion B est d'abord ajustée à pli 7,5 par addition de solution molaire de soude caustique. On prépare une suspension d'hydroxypolymère d'aluminium en ajoutant une solution molaire de soude caustique à une solution 0,2 N de sulfate d'aluminium jusqu a ce que le pH s'élève à 7,5 LUrydroxypolymère d'alumi- nium est alors filtré et remis en bouillie dans l'eau désionisée. Après addition de la suspension d'hydroxypolymère à la suspension d'argile, le pli du schème est élevé à 7,5 à nouveau par addition d'une autre petite dose de solution molaire de soude caustique. La bouillie est alors filtrée et l'argile est séchée sans étape de lavage intermédiaire.La concentration (viscosité) de l'argile traitée est mesurée et l'expérIence est rotétée avec différentes doses d'aluminium. Le pH de la portion C est d'abord ajusté à 4,5, puis cette portion est ensuite additionnée d'une suspension d'hydroxypolymère d'aluminium qui a été préparée par addition d'une solution molaire de soude caustique à une solution 0,2sM/d'aluminium jusqu'à ce que le pH s'élève à 4,5, puis filtration et remise en bouillie de cet hydroxypolymère d'aluminium dans de l'eau désionisée. La quantité d'hydroxypolymère est suffisante pour fouinir 2 0 m d'Al/g d'argile sèche. On ajoute ensuite une solution molaire de soude caustique pour élever le pH à 7,5, puis on filtre la bouillie et sèche l'argile sans lavage intermédiaire.On détermine la concentration (viscosité) de l'argile traitée et l'on répète l'expérience avec différentes doses d'aluminiun. Les résultats sont fournis dans le tableau 15. TABLEAU 15 Dose d'aluminium Concentration 1 (mg d'Al/g d'argile0 (viscosité) (% en Portion Portion portion A B C 0 55,8 58,8 58,8 2,0 68,1 65,0 67,2 2,5 68,1 65,7 67,6 3,0 67,5 65,0 65,3 Ces résultats montrent qu'on obtient des résultats similaires lorsqu'on prépare l'hydroxypolymère d'aluminium en présence de l'argile ou qu'on l'ajoute sous forme de bouillie déjà préparée.Si l'on ajoute séparément l'hydroxypolymère d'aluminium, il est préférable de l'ajouter à de l'argile à un pH de 4,5, puis d'élever le pli à 7,5. EXEMPLE 16 En utilisant la procédure de l'exemple 1, on détermine la dose optimale d'aluminium à utiliser pour quatre échantillons de kaolin de sédimentation, A, B, C et D provenant de divers sites de Georgie, USA. On effectue alors la procédure de l'exem- ple 1 avec cette dose optimale. L'argile traitée est filtrée, lavée, refiltrée et séchée et la concentration (viscosité) est déterminée. Les résultats sont rassemblés dans le tableau 16 ti- dessous. TABLEAU 16 kaolin % en poids de Concentra- Dose osti- tion (vise particules de tion (visco- male d'Al + Uion (visco d.s.e. infé- sité) initia- (mg/g) sité) fina tieurs à 2 p (55 @@@@ le (% en poids) À 81 66,7 2,0 71,1 B 83 68,1 2,0 71,1 C 84 72,0 1,0 73,8 D 83 70,3 1,5 72,6 Ces résultats montrent que des kaolins de Georgie qui aent d'crigine sédimentaire, alors que la terre à porcelaine anglai- st étudiée plus haut est trouvée dans des dépôts primaires, réa- glissent également au traitement de l'Invention0 Les produits obtenus par traitement des kaolins A et B selon la présente invention, sont soumis sous forme d'une masse plastique à un travail mécanique dans un malaxeur de type à hé- lice et la concentration (viscosité) de chaque produit malaxé est déterminée.La quantité d'énergie dissipée dans le malaxeur et la concentration (viscosité) finale dans chaque cas sont indiquées dans le tableau 17 TABLEAU 17 Xaolin i Energie dissipée dans le Concentration | kaolin t (viscosité) (Joules/kg x 10@) finale (w en poids) À 20,6 I 71,3 B 16,1 Ces résultats montrent qu'on peut obtenir une petite aug mentation supplémentaire de la concentration (viscosité) en soumettant à un travail mécanique ultérieur, le kaolin de Georgie traité selon l'invention. EXEMPLE 17 de comparaison On dispose de terre à porcelaine anglaise dont 79 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns0 On le traite selon la procédure décrite dans l'exemple 4 du brevet britannique N 1 228 538. Un échantillon de l'argile sèche (500 g) est mis en bouillie dans de l'eau (1,5 l) et cette bouillie est additionnée de sulfate d'aluminium (65 g) de À12(S04)3, 18H20) dans 650 ml d'eau. La quantité de sulfate d'aluminium ajoutée équivaut à 10,5 mg d'Al3+ /g d'argile. Après 10 minutes de mélange, le pH est de 3,3. On ajoute de l'hydroxyde d'ammonium (250 ml à 10 eo) pour amener le pH à 7,6 et former un gel d'hydroxyde d'aluminium qui enduit les particules de kaolinite.La bouillie est filtrée et l'argile enduite de gel est lavée deux fois avec de l'eau désio- nisée, puis séchée seize heures à 90 C. Un second échantillon de la même terre à porcelaine arglaise est traité belon la présente invention, de la façon décrite dans l'exemple 1. On ajoute suffisannent de sulfate d'a- luminium pour fournir 2 mg d'Al +/6 argile sèche. La concentration (viscosité) de l'argile sèche traitée selon chacune des deux méthodes et de l'argile non-traitée et sèche, est mesurée, avec u défloculant composé par un mélange de 0,25 co en poids de pyrophosphate tétrasodique et 0,05 C3 en poids d'un polyacrylate de sodIum ayant; un poids moléculaire moyen en nombre de 1650, la quantité de chaque défloculant se rapportant au poids d'argile sèche. On détermine la stabilité rhéologique d'une suspension aqueuse de chacun de ces trois échantillons, en diluant.la suspension utilisée dans l'es- sai de concentration (viscosité) avec de l'eau pour obtenir une viscosité de 200 cp.On laisse ensuite reposer chaque suspension dans un becher pendant une semaine et l'on mesure, à nouveau la viscosité des suspensions. Les résultats sont rassemblés dans le tableau 18. TABLEAU 18 Dose d'aluminium Concentration Augmentation de la (mg Al+/g d'argile) (viscosité) viscosité en une (% en poids) semaine (cp) 0 66,7 92 2 2 71,Q 37 10,5 42,1 500 Ces résultats montrent que le traitement de l'argile selon l'invention avec 2 mg d'Al3+/g d'argile, améliore utilement à la fois la concentration (viscosité) et la stabilité rhéologique.Cependant, si la même argile est traitée avec 81Q,5 mg d'Al +/g d'argile selon la méthode du brevet britannique NO 1 228 538, on constate une concentration (viscosité) et une stabilité rhéologique nettement inférieures à celles de l'argi- le Ilon traitée. La concentration (viscosité) de l'échantillon traité avec 10,5 mg d'A13+/g d'argile peut être améliorée par addition d'une plus grande quantité de défloculant; l'amélioration maximale est obtenue lorsqu'il y a 1,25 % en poids de déllocu- lant par rapport à l'argile sèche. Même alors, la concentration (viscosité) n'est que de 64,4 czO, inférieure à celle de l'échan- tillon non-traité et l'augmentation de viscosité en une semaine est de 1,585 cp, ce qui est beaucoup trop élevé. Dans les exemples suivants 18 à 21, on détermine la concentration, la vitesse de moulage et le module de rupture des divers produits. Les valeurs de des divers paramètres sont évalués de la façon suivante (a) Concentration de-moulage L'argile est séchée à une température maximale de 600C à une teneur en humidité comprise entre 0,5 et 2 * en poids d'eau; l'argile incomplètement séchée est broyée de telle sorte qu'elle traverse un tamis B.S. de 10 mesh (ouverture nominale de 1,676 mm).La quantité d'argile incomplètement séchée qui est équivalente à 250 g d'argile parfaitement sèche, est alors ajoutée lentement-à suffisamment d'eau distillée pour former une barbotine ayant une teneur supérieure d'environ 1 Vo en pcids de solides par rapport à celle dont on a estimé par expérience préalable qu'elle correspond à la concentration de moulage de l'argile. On agite aussi peu que possible à l'aide d'une baguette de verre et ajoute si besoin est, une solution de silicate de so- dium par quantité de 0,2 ml pour empêcher la viscosité de s'éle- ver au-delà de 40 poises, qui est la viscosité pour laquelle la barbotine s'écoule tout juste de l'extrémité de la baguette do verre. On prépare la solution de silicate de sodium en complétant 50 g de silicate de sodium P84 à 100 ml, avec de l'eau distillée (le silicate de sodium P84 contient 9,35 % de Na2O, 30 ffi de SiO2 et 60,65 % d'eau, le rapport moléculaire moyen de SiO2 à Nc20 e'tant de 3,3:1). Si toute l'argile n'a pas encore été ajoutée et si l'addition de 0,2 ml de solution da silicate de sodium n'apporte pas de différence appréciable dans la fluidité de la barbotine, on ajoute de l'eau distillée selon les besoins, par portion de 1 ml, pour réduire le pourcentage pondéral des solides. Lorsque toute ''argile a été Incorporée, on doit obtenir une barbotine qui n'est pas encore complètement défloculée.On laisse reposer cette barbotine pendant 30 minutes, dans un becher couvert pour réduire les pertes d'eau par évaporation. A la fin de cette Sériode, , on agite le'gèement la barbotine pour s'assurer qu'il ne reste pas d'argile non dispersée et l'on mesure la viscosité de la barbotine avec un viscosimètre Brookfield en utilisant la broche N 9 à 20 tr/mn et en effectuant la lecture après le noème tour. On ajoute plusieurs portions de 0,2 ml de solution de silicate de sodium à 5 minutes d'intervalle et l'on agite légèrement la barbotine avec une baguette de verre et mesure la viscosité après chaque addition.On poursuit les additions de solution de silicate de sodium jusqu'à ce qu'une portion supplémentaire de 0,2 ml ne réduise plus la viscosité ou même l'augmente légèrement. La viscosité minimale doit être supérieure à 5 poises, si la procédure décrite ci-dessus est correctement suivie. On ajoute alors des portions de 1 ml d'eau distillée et on mesure la viscosité après chaque addition, jusqu'à ce qu'elle soit de 5 pGt ses. La quantité totale d'eau dans la barbotine sert alors à calculer le pourcentage en poids d'argile dans la barbotine ayant une viscosité de 5 poises. Cette valeur constitue la "concentration de moulage". (b) Vitesse de moulage. On mesure la température de la barbotine de moulage d'une viscosité de 5 poises préparée ci-dessus et l'on effectue des moulages en versant des portions de barbotines dans desmoules cylindriques en plâtre de 5 cm de hauteur et 5 cm de diamètre. On laisse les parties de barbotine reposer dans les moules pendant 5, 10 et 20 minutes respectivement, puis on rejette le surplus. On sèche le moulage et on mesure l'épaisseur de la paroi du moulage sec à ni-hauteur du cylindre. Le carré de l'épaisseur est proportionnel au temps de repos et en reportant sur une courbe, le carré de l'épaisseur en fonction du temps on obtient une ligne droite, dont la Bette est dénommée "la vitesse de moulage", et est évaluée en mmminute-.La vitesse de moulage à la température de t O est corrigée pour donner une vitesse à la température de 200 C, par multiplication de cette vitesse à tOC par le facteur R, où R - viscosité de l'eau à t C viscosité de l'eau à 200C (c) Nodule de tture On mélange 150 g d'argile sèche avec de l'eau, jusqu'à ce qu'elle soit complètement dispersée en une suspension ayant une teneur en solides comprise entre 25 ,ó et 50 % en poids. Cette suspension est versée dans un tamis 3S de 120 mesh (ou -verture nominale de 0,124 mm); puis, on la débarrasse de tout air en l'introduisant dans une fiole de filtration sous vide, travaillant sous une pression maximale de 2,5 cm de mercure. La suspension désaérée est alors soigneusement versée sur le papier-filDre d'un entonnoir Büchner et débarrassée d'eau. La masse plastique obtenue est travaillée à la main jusqu'à ce qu'elle puisse être extrudée. On veille à ne pas réintroduire d'air au cours de ces opérations. L'argile plastique est alors extrudée en tiges de 30 cm de longueur et 0,625 cm de diamètre. Elles sont séchées à l'air pendant 16 heures, puis dans un four à 60 G pendant quelques heures. Enfin, on conditionne ces tiges séchées, pendant 16 heures dans une boite contenant de l'air à 80 % d'humidité relative. On évalue le module de rupture de ces tiges en plaçant celles-ci sur le bord de 2 lames séparées par une distance P et en appliquant au milieu de cette distance, une charge en augmentant régulièrement.On exerce cette charge croissante en faisant couler de l'eau avec un faible débit régulier dans un becher muni d'un contre-poids. Àu moment où la tige se brise, le poids d'eau dans le becher fournit la charge L en kg, qui est suffisante pour provoquer le bris de la tige. Le module de rupture est calculé à partir de l'expres- sion Module de rupture ou u est le aiametre ae la 'ge en cm. EXEMPLE 18 On dispose d'un kaolin anglais, dont 41 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. On mélange 1 kg de kaolin sec avec 9 1 d'eau en agitant en continu pour former une suspension ayant 10 ó en poids d'argile sèche. On ajoute d-u sulfate d'aluni- nium À12(S04)3,16H20 de façon à fournir 0,5 mg d'Al/g de kao- lin sec tout en agitant, puis on verse goutte-à-goutte une solution de carbonate de sodium pour maintenir le pH à pH 6,7, pendant 5 à 10 miniutes.La suspension de kaolin traités est alors filtrée, le gâteau de filtre est remis en-bou-llie dans de l'eau désionisée en une suspension à 10 5t en poids du kaolin sec; la suspension est refiltrée et le gâteau est séché à un maximum de 60 C jusqu'à ce que la teneur en humidité soit comprise entre 0,5 et 2 % en poids. On mesure la concentration de moulage, la quantité de silicate de sodium P84 rapri- se pour fournir la viscosité minimale et la vitesse de moulage On répète le processus ci-dessus en utilisant des quantités de sulfate d'aluminium équivalents à 1,0 mg, 1,5 mg, 2,0 mg, 7,0 mg et 10,0 mg d'Al/g de kaolin sec respective- ment.Enfin, on répète le processus sans ajouter de sulfate d'aluminium.Les résultats sont rassemblés dans le tableau 19 ci-dessous. EXEMPLE 19 On répète l'expérience décrite dans l'exemple 18 en utilisant un kaolin anglais utilisable dans l'indus'rie céramique, dont 59 O,o' en poids des particules présentent u adia- mètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. Les résultats sont indiqués dans le tableau 2G. EXEMPEL 20 On répète la procédure décrite dans l'exemple 1d, en utilisant un kaolin anglais utilisable dans l'industrie céramique et dont 23 % en poids des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns. Les résultats sont portés dans le tableau 21. L'échantillon de kaolin traité avec 1 mg d'Al/g de kao- lin sec est ajusté de façon à renfermer 28 % en poids d'ean. On soumet des portions des masses plastiques formées ci un travail mécanique dans un malaxeur de type à hélice, en faisant varier les quantités d'énergie dissipées dans les masses. On évalue pour chaque portion soumise à ce travail méca- nique, la concentration de moulage, la quantité de silicate de sodium PS4 nécessaire pour atteindre la viscosité mininale, la vitesse de moulage et le module de rupture à 80 d'humi- dité relative. Les résultats sont reportés dans le tableau 22. On constate gue le travail mécanique réalisé sur le kaolin traité par de l'hydroxypolymère d'aluminium contribue à l'obtention d'une amélioration du module de rupture et fournit un accroissement supplémentaire de la concentration de moulage ge -au prix d'un besoin plus grand èn défloculant et d'une vitesse de moulage plus basse. EXEMPLE 21 Un kaolin anglais utilisable dans l'industrie des céramiques comprend 39 % en poids de particules dont le diamètre sphérique équivalent est inférieur à 2 microns. Le kaolin est mélangé à de l'eau pour former une suspension contenant 10 % en poids de kaolin sec. On le divise en cinq portions, qui sont respectivement traitées avec diverses quantités de solution de nitrate d'aluminium telles que ces portions reçoivent respectivement 0,5; 1,G; 2,0; 4,0; 7,0; 10,0 et 0,0 mg d'Al/g de kaolin sec.On ajuste à 7,5 le pH de chaque portion à- l'aide d'une solution d'hydroxyde, puis on les filtre; on remet les divers gâteaux en bouillie dans de l'eau désionisée; on filtre une seconde fois les suspensions résultantes, puis on sèche les gâteaux à 800 C. On évalue la concentration et la vitesse de moulage pour chaque portion d'argile sèche. Les résultats sont rassemblés dans le tableau 23. TABLEAU 19 Addition d'aluminium (mg/g de kaolin sec) 0 0,5 1,0 1,5 2,0 7.0 Concentration de moulage 65,1 66,9 67,1 67,3 67,5 57,2 (% en poids de solides) Quantité de silicate de sodium P84 pour atteindre la viscosité minimale (g de P84/100 g de kaolin) 0,40 0,40 0,40 0,44 0,52 1,4 Vitesse de moulage 1,69 2,12 3,06 3,1 4,75 mm. min- TABLEAU 20 Addition d'aluminium (mg/g de kaolin sec) 0 0,5 1,0 1,5 2,0 7,0 Concentration de moulage 61,6 62,4 65,3 65,7 65,9 54,2 (% en poids de solides) Quantité de silicate de sodium P84 pour atteindre la viscosité minimale (g de P84/100 g de 0,48 0,48 0,48 0,52 0,60 1,6 kaolin) Vitesse de moulage (mm.min-) 1,1 1,1 1,2 1,2 1,37 - TABLEAU 21 Addition d'aluninium (mg/g de kaolin sec) 0 0,5 1,0 1,5 2,0 7,0 Concentration de moulage 64,3 65,2 65,9 64,4 63,5 48,5 (% en poids de solides) Quantité de silicate de sodium P84 pour atteindre la viscosité minimale (g de P84/100 g de 0,36 0,36 0,44 0,60 1,04 4,5 kaolin) Vitesse de moulage (mm.min- 6,8 9,6 11,9 15,6 27,9 - TABLEAU 22 Quantité d'énergie dissipée dans le kaolin (hp-hr.ton-) 0 9,2 26,8 44,5 93,5 (jkg- x 104) 0 2,4 7,1 11,8 24,7 Concentration de moulage (% en poids de solides) 65,9 68,4 69,8 71,1 71,8 Quantité de silicate de sodium P84 pour atteindre la viscosité minimale (g de P84/100 g de 0,44 0,48 0,40 0,48 0,60 kaolin) Vitesse de moulage (mm.min-) 11,9 2,1 2,1 1,6 1,35 Module de rupture à 80 % RH (Kgf. cm) 1,9 3,2 3,7 4,7 6,4 TABLEAU 23 Addition d'aluminium (mg/g de kaolin sec) 0 0,5 1,0 2,0 4,0 7,0 10,0 Conoentration de moulage (% en poids de solides) 65,5 67,9 68,5 68,0 65,7 58,6 48,6 Vitesse de moulage 1.94 2,74 2,45 3,21 5,04 - (mm.min- R E V E N D I C A T I O N S 1. - Méthode de traitement d'une argile afin d'en améliorer les propriétés rhéologiques, caractérisée en ce qu'en mélange une suspension aqueuse de l'argile à un pH compris ontre 5 et 9 avec une quantité d'hydroxyploymère minéral d'aluminium faiblement chargée positivement telle qu'il y ait dans le mélange de 0,5 à 10,0 mg d'aluminium par gramme d'argile; en poids de matières sèches. 2.- Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on forme un mélange de la suspension aqueuse de l'argile et d'une quantité d'hydroxypolymère minéral d'aluminium faiblement chargé positivement telle qu'il y ait dans le mélange de 1,0 à 7,0 mg d'aluminium par gramme d'argile sèche. 3. - Méthode selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le pH de la suppension aqueuse d'argile se trouve, ou est ajusté à une valeur comprise entre 6,0 et 8,0. 4.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'hydroxypolymère minéral d'aluminium est formé in situ dans le mélange. 5.- Méthode selon la revendication 4 "caractérisée en ce que l'hydroxypolymère minéral d'aluminium est forme par addition à la suspension aqueuse d'argile, d'un sel d'aluminium, puis d'une base en quantité suffisante pour élever le pH de la suspension aqueuse à au moins 5,0 et faire ainsi précipiter l'hydroxypolymère minéral d'aluminium, l'addition de cette base étant effectuée moins de 10 heures environ après l'addition du sel d'aluminium à la suspension aqueuse d'argile. 6.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la suspension aqueuse de l'argile présente une teneur en silicate dissous exprimée en SiO2 ; inférieure ou égale à 200 ppm. 7. - Méthode selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'on traite la suspension aqueuse d'argile pour que sa teneur en silicate dissous soit inférieure à 200 ppm, avant de la mélanger à l'hydroxypolymère d'aluminium. 8.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 7, caracté risée en ce que l'on soumet la suspension aqueuse d'argile à un procédé réducteur de blanchiment en même temps que l'on fr- me le mélange de la suspension aqueuse d'argile et de l'hydrexy- polymère d'aluminium. 9.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérise en ce que l'on soumet la suspension aqueuse d'argile à un procédé réducteur de blanchiment avant de procéder à la forma- tion du mélange de la suspension et de l'hydroxypolymère d'alu- minium. 10.- Méthode selon l'une des revendications 5 a 9, caractériséeen ce que l'on ajuste la teneur en solides de la suspension aqueuse de l'argile à une valeur comprise entre 5 et 20 % en poids. 11. - Méthode selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que l'on débarrasse de son eau le mélange de la suspension aqueuse argile et de l'hydroxypolymère, puis que l'on remet en suspension dans de l'eau propre le produit obtenu et que l'on filtre à nouveau la suspension formée. 12.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce qu'avant de mélanger la suspension aqueuse d'argile avec l'hydroxypolymère d'aluminium, on la soumet sous fr- me de masse plastique à un travail mécanique de telle sorte qu'au moins 1,32.105 joules/kg d'argile sèche soient dissipés. 13.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que l'on met le mélange sous forme d'une masse plastique, puis que l'on soumet celle-ci à un travail mécanique dans des conditions telles qu'au moins 1,32.105 joules/kg d'argile sèche soient dissipés. 14.- Méthode selon la revendicaticn 1, caractérisée en ce que l'argile est une argile kaolinitique, dont 70 % en poids au moins des particules présentent un diamètre sphérique équivalent inférieur à 2 microns; que l'on forme un mélange (a) d'une suspension aqueuse d'argile de pH compris entre 6 et S ct ayant de 5 à 20 % en poids de solides, et (b) d'un hydroxypolynère minéral d'aluminium faiblement chargé positivement, pouvant être représenté par la formule Al(OH)n, (3-n)X- où 0,5# n # 2,8 et X est C1 , NO3 ou 0,5 SO4 , et présent dans le mélange en une quantité telle qu'il y ait de 1,0 à 7,0 mg d'Ai/g d ' argi- le sèche; que l'on filtre ce mélange; que l'on remet en suspension dans l'eau propre le mélange d'argile et d'hydroxypolymère d'aluminium débarrassé ce son eau et que l'on filtre à nouveau cette nouvelle suspension. 15.- méthode selon la revendication 14, caractérisée en ce que le produit de filtraticn du mélange en suspension est séché à moins de 12O0C. 16.- Méthode selon la revendication 14, caractérisée en ce que le produit de filtration du mélange remis en suspension est soumis sous forme d'une masse plastique à un travail mécanique pendant un temps suffisant pour dissiper dans l'argile au moins 1,32 joules/kg d'argile sèche. 17.- Méthode selon l'une des revendications 14 à 16, caractérisée en ce que l'on forme le mélange de (a) et de (b) en ajoutant à la suspension aqueuse d'argile, un sel d'aluminium, puis une base de façon à élever le pH de la suspension aqueuse à au moins 6,0 et faire ainsi précipiter l'hydroxypolymère d'aluminium, cette addition de base étant effectuée moins d'environ 10 heures après l'addition du sel d'aluminium à la suspension aqueuse d'argile. 18.- Argile ayant des propriétés rhéologiques améliorées, caractérisée en ce qu'elle a subi le traitement décrit selon l'une quelconque des revendications 1 à 17.