Volant de véhicule, comprenant : - une armature (10), - un module de sécurité (20) comprenant une première pièce décorative (21), - une pièce de base (30), - au moins une pièce de centrage (40), rapportée et fixée à la pièce de base (30) selon une liaison irréversible et agencée pour positionner le module de sécurité (20) par rapport à la pièce de base (30), - au moins une deuxième pièce décorative (50) montée sur l’armature (10), dans lequel la liaison irréversible est agencée pour permettre un ajustement de la position de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30) avant de fixer la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30), caractérisé en ce que la liaison irréversible est assurée par une soudure laser de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30). Figure pour l'abrégé : Fig. 1 Volant de véhicule Domaine technique de l'invention La présente invention concerne de manière générale un volant de véhicule automobile, et en particulier un volant équipé d’un module de sécurité (autrement appelé airbag) et de pièces décoratives visibles par un utilisateur. État de la technique On connait dans l’art antérieur des volants de véhicule le document GB2414717A qui divulgue un procédé d’assemblage de volants comprenant des étapes de mesure et de reprise pour améliorer la symétrie, les jeux ou les accostages entre diverses pièces décoratives. En contrepartie, ce système peut présenter l’inconvénient d’être compliqué à mettre en œuvre, et de ne pas assurer de manière robuste le réglage, en raison de déréglages possibles dans le temps. Un but de la présente invention est de répondre aux inconvénients de l’art antérieur mentionnés ci-dessus et en particulier, tout d'abord, de proposer un volant de véhicule comprenant des pièces décoratives et un module de sécurité, simple à fabriquer et dont la symétrie, les jeux ou les accostages entre diverses pièces décoratives sont maîtrisés de manière fiable et robuste. Pour cela un premier aspect de l'invention concerne un volant de véhicule, comprenant : - une armature, - un module de sécurité comprenant une première pièce décorative agencée pour être visible par un utilisateur, - une pièce de base solidaire de l’armature, - au moins une pièce de centrage, rapportée et fixée à la pièce de base selon une liaison irréversible et agencée pour positionner le module de sécurité par rapport à la pièce de base, - au moins une deuxième pièce décorative montée sur l’armature et agencée pour être visible par un utilisateur, dans lequel la liaison irréversible est agencée pour permettre un ajustement de la position de la pièce de centrage sur la pièce de base avant de fixer la pièce de centrage sur la pièce de base, de sorte à positionner la première pièce décorative par rapport à la deuxième pièce décorative, caractérisé en ce que la liaison irréversible est assurée par une soudure laser de la pièce de centrage sur la pièce de base. Une telle soudure laser présente l’avantage de ne pas requérir de posages ou d’outillages volumineux, ce qui procure la possibilité de prévoir des encombrements réduits. Par ailleurs, une telle soudure laser offre la possibilité de positionner correctement et de manière irréversible la pièce de centrage sur la pièce de base. Par exemple, une soudure laser ne nécessite pas de vibrer ou déplacer les pièces entre elles comme pour une soudure par ultrason, ce qui limite les écarts de tolérance sur les pièces finies. Il est entendu que chaque pièce décorative est agencée pour être au moins partiellement visible par l’utilisateur (des portions sont nécessairement invisibles, cachées, ou recouvertes par d’autres pièces). Selon un mode de réalisation, la pièce de base est une pièce sans aucune possibilité de mouvement par rapport à l’armature. On peut typiquement mentionner une pièce surmoulée sur l’armature, soudée sur l’armature ou vissée, clipsée emboîtée à demeure. Selon un mode de réalisation, la pièce de base est une pièce mobile par rapport à l’armature. On peut typiquement mentionner une pièce rapportée, articulée, en liaison glissière, pouvant être démontée ou non. Selon un mode de réalisation, la soudure laser de la pièce de centrage sur la pièce de base peut former une portion soudée discrète ou qui s’étend le long d’une courbe ouverte. On peut noter qu’une courbe ouverte signifie que la zone de jonction entre la pièce de centrage et la pièce de base forme ou suit une trajectoire qui n’est pas fermée. On peut prévoir une zone soudée en quart de cercle, sur un segment, en fer à cheval, en forme de ligne courbe quelconque, … On entend par portion soudée discrète une portion soudée qui comporte plusieurs points ou parties séparés. On peut prévoir une zone soudée formée par des pointillés ou des segments ou des portions de ligne successifs. En combinaison avec une soudure laser, on peut noter que même si la portion soudée est asymétrique ou décalée ou décentrée par rapport à la forme générale de l’une de la pièce de base ou de la pièce de centrage, une telle portion soudée discrète ou selon une courbe ouverte ne générera pas de déplacement de travers ou désaxé lors de la soudure (en d’autres termes, l’enfoncement ou la consommation matière seront homogène sur toute la zone soudée). Par ailleurs, les zones non soudées (entre les zones discrètes ou entre les extrémités de la courbe ouverte) permettent de prévoir un outillage qui serait disposé du même côté de la pièce que la source de soudure laser. Les interruptions de soudure sont en regard des parties de l’outillage, de sorte à le contourner. Selon un mode de réalisation, l’invention peut se rapporter à un volant de véhicule, comprenant : - une armature, - un module de sécurité comprenant une première pièce décorative agencée pour être visible par un utilisateur, - une pièce de base solidaire de l’armature, - au moins une pièce de centrage, rapportée et fixée à la pièce de base selon une liaison irréversible et agencée pour positionner le module de sécurité par rapport à la pièce de base, - au moins une deuxième pièce décorative montée sur l’armature et agencée pour être visible par un utilisateur, dans lequel la liaison irréversible est agencée pour permettre un ajustement de la position de la pièce de centrage sur la pièce de base avant de fixer la pièce de centrage sur la pièce de base, de sorte à positionner la première pièce décorative par rapport à la deuxième pièce décorative, caractérisé en ce que la liaison irréversible est assurée par une soudure de la pièce de centrage sur la pièce de base pour former une portion soudée qui s’étend le long d’une courbe ouverte. Selon un mode de réalisation, la courbe ouverte peut être un arc de cercle qui s’étend sur un secteur angulaire de plus de 180°, et de préférence sur un secteur angulaire compris entre 200° et 290°. Un tel secteur angulaire permet de souder correctement les pièces entre elles, tout en laissant une place suffisante pour le passage d’un outillage qui ne peut pas être traversé par le rayon de soudage laser. Selon un mode de réalisation, l’une de la pièce de centrage ou de la pièce de base peut comprendre, par exemple au moins avant soudure, au moins une zone épaulée ou amincie faisant partie de la portion soudée. Une telle zone épaulée ou amincie permet de localiser l’apport de chaleur et de garantir une élévation rapide de température pour faire fondre ou ramollir fortement la matière à souder. On peut typiquement prévoir un bourrelet ou une nervure de matière. La pièce comprenant la zone épaulée ou amincie peut être avantageusement la pièce sur laquelle l’effort de soudage est appliqué. Le faisceau laser est agencé pour chauffer le plan sur lequel il est focalisé, en pratique le plan sur lequel est posé le bourrelet. Le bourrelet va fondre au fur et à mesure de l’affaissement de la pièce de centrage. Selon un mode de réalisation, la pièce de centrage peut comprendre : - une première interface d’accostage agencée pour coopérer et procurer une orientation avec un outillage de soudage, - une deuxième interface d’accostage agencée pour coopérer et procurer une liaison de positionnement et/ou de guidage avec le module de sécurité. Selon un mode de réalisation : - la première interface d’accostage peut comprendre une première empreinte et/ou une première saillie pour coopérer et procurer une orientation avec un outillage de soudage, - la deuxième interface d’accostage peut comprendre une deuxième empreinte et/ou une deuxième saillie pour coopérer et procurer une liaison de positionnement et/ou de guidage avec le module de sécurité. Ainsi, l’outillage procure une orientation comme désirée à la pièce de centrage, qui peut être soudée correctement, et servir ensuite à positionner la pièce de base par rapport au module de sécurité de manière précise. Selon un mode de réalisation, au moins l’une de la pièce de centrage ou de la pièce de base peut être une pièce plastique, de préférence thermoplastique. Selon un mode de réalisation, la pièce de centrage peut être en matière plastique, telle que de polyamide, avec au moins une portion exempte de matière de charge agencée pour être traversée par un rayon laser lors de l’opération de fixation de la pièce de centrage sur la pièce de base. Typiquement, la portion exempte de matière de charge peut présenter une épaisseur comprise dans une plage allant de 1 mm à 6 mm, et de préférence de 2 mm à 4 mm. Selon un mode de réalisation, la pièce de base peut comprendre une portion de centrage en matière plastique, telle que du polyamide, avec de préférence un matériau de charge tel que des fibres de verre à environ 30% en poids, destinée à recevoir la pièce de centrage. Selon un mode de réalisation, la pièce de base peut comprendre une âme métallique surmoulée avec de la matière plastique. Selon un mode de réalisation, la pièce de base peut être montée en liaison glissière par rapport à l’armature. La liaison glissière peut permettre d’actionner le klaxon. Dans ce mode de réalisation, la soudure des pièces de centrage permet de compenser les jeux nécessaires à la glissière. Selon un mode de réalisation, le volant de véhicule peut comprendre deux pièces de centrage chacune agencée pour s’engager avec le module de sécurité selon un degré de liberté en translation Z, avec : - une première pièce de centrage agencée pour bloquer deux degrés de liberté en translation X et Y, - une deuxième pièce de centrage agencée pour bloquer un seul degré de liberté en translation Y. Le module est alors parfaitement positionné en X et Y. Selon un mode de réalisation, les deux pièces de centrage peuvent être identiques. Cela permet de limiter la diversité des références et les risques de mélange ou d’inversion. Selon un mode de réalisation, l’armature et/ou de préférence la deuxième pièce décors peut comprendre au moins un point de référence (ou une portion de référence) agencé pour permettre une mesure optique de détection de position de référence avant de réaliser l’ajustement de la position de la pièce de centrage sur la pièce de base avant la fixation de la pièce de centrage sur la pièce de base. On peut prévoir un relief particulier, une saillie, un creux, un plat, une mire qui sera aisément détectée par un capteur optique pour prendre ou reconnaitre une position et ainsi repositionner la pièce de base ou la pièce de centrage sur la pièce de base avant soudure. Autrement dit, la position de soudure de la pièce de centrage est déterminée en fonction de la position de la deuxième pièce décorative, et non en fonction de la position de la pièce de base. Selon un mode de réalisation, la pièce de centrage peut comprendre une portion telle qu’un épaulement, agencée pour être traversé par un rayon laser lors de la soudure laser, et dans lequel ladite portion présente une épaisseur comprise dans une plage allant de 1 mm à 6 mm, et de préférence de 2 mm à 4 mm. Selon un mode de réalisation, la pièce de base peut supporter ou embarquer le module de sécurité. Un deuxième aspect de l’invention concerne un véhicule automobile comprenant un volant selon le premier aspect. Un troisième aspect de l’invention concerne un procédé de fabrication d’un volant de véhicule selon le premier aspect, comprenant une opération de soudure laser de la pièce de centrage sur la pièce de base après l’ajustement de la position de la pièce de centrage sur la pièce de base. Selon un mode de réalisation, le procédé de fabrication peut comprendre une étape de positionnement de la pièce de centrage dans un outillage de soudage, et dans lequel l’opération de soudure laser comprend un contournement d’au moins une partie de l’outillage de soudage. Selon un mode de réalisation, le procédé de fabrication peut comprendre les étapes consistant à : - placer la pièce de centrage en appui sur la pièce de base, - parcourir une zone à souder avec un rayon laser, - enfoncer la pièce de centrage vers ou dans la pièce de base pour imposer un déplacement d’au moins 0.1 mm et de préférence d’au moins 0.2 mm. Description des figures D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple nullement limitatif et illustré par les dessins annexés, dans lesquels : représente une vue en perspective d’une vue éclatée d’un volant selon l’invention, comprenant une armature, un module de sécurité avec une première pièce décorative, et une pièce de base entourée d’une deuxième pièce décorative ; représente une vue de dessus de la pièce de base du volant de la ; représente une vue de dessous en perspective d’une pièce du module de sécurité du volant de la ; représente une vue en coupe du volant de la , avec le module de sécurité monté sur la pièce de base ; représente une pièce de centrage du module de sécurité, fixée sur la pièce de base ; représente une vue en perspective de la pièce de centrage de la , avant sa fixation sur la pièce de base ; représente une vue en perspective de la deuxième pièce décorative ; représente une machine de soudure, servant à fixer la pièce de centrage sur la pièce de base ; représente une coupe d’un outillage de la machine de soudure de la recevant la pièce de centrage et la pièce de base ; représente une vue de dessus de l’outillage de la . Description détaillée de mode(s) de réalisation La représente un volant avec une armature 10 qui forme une carcasse ou une ossature pour une jante 11, un moyeu 13 et des branches 12. Le volant comprend un module de sécurité 20 ou coussin gonflable, ou airbag qui comprend une première pièce décorative 21, visible pour un occupant du véhicule équipé du volant en question. Le volant comprend aussi une pièce de base 30, montée sur l’armature 10, et entourée d’une deuxième pièce décorative 50 ancrée ou montée statique sur l’armature 10, également visible de l’occupant du véhicule. L’armature 10 est réalisée en matière métallique (par exemple du magnésium injecté) et comprend à certains endroits un surmoulage en matière plastique (du polyuréthane par exemple). Cependant, d’autres matières et formes de réalisation sont possibles. De manière classique, le module de sécurité 20 est attaché à la pièce de base 30 via un jonc élastique non représenté solidaire de l’un du module de sécurité ou de la pièce de base 30 qui s’engage avec un crochet (ou plusieurs crochets) solidaire(s) de l’autre du module de sécurité ou de la pièce de base 30. Comme on peut le voir ou 4, la pièce de base 30 est une platine qui est montée mobile sur l’armature 10, selon une liaison glissière assurée par des vis épaulées 31 vissées dans l’armature 10 (le module de sécurité est mobile pour assurer la commande d’avertisseur sonore). Cependant, la pièce de base 30 pourrait être statique par rapport à l’armature (on peut prévoir un moussage, une pièce rapportée et fixée à demeure…). La pièce de base 30 comprend une carcasse métallique (une tôle emboutie) et des portions surmoulées 301 en plastique et visibles . On peut prévoir pour les portions surmoulées 301 par exemple un thermoplastique tel que du polyamide, avec éventuellement des fibres de renfort. Afin de parfaitement centrer et positionner le module de sécurité 20 sur le volant et comme illustré figures 1 et 2, des pièces de centrage 40 sont prévues sur la pièce de base 30 pour garantir un positionnement selon des axes X-Y de la . En effet, afin de proposer une bonne qualité perçue, la première pièce décorative 21 doit être parfaitement centrée par exemple sur la deuxième pièce décorative 50. Comme on le voit sur la qui représente une vue de dessous du boîtier 22 du module de sécurité 20, des logements femelles 221A et 222B sont prévus pour s’engager avec les pièces de centrage 40. Le logement femelle 221A est un alésage, et va bloquer les deux translations selon les axes X et Y du plan de la , et le logement femelle 221B va quant à lui bloquer uniquement le degré de liberté en translation Y dans le plan de la . La translation en Z reste possible pour permettre un montage – démontage du module de sécurité 20 sur le volant. La montre le volant en coupe, avec notamment la pièce de base 30 montée sur l’armature 10 via les vis épaulées 31, et les logements femelles 221A, 221B sont engagés avec les pèces de centrage 40 pour positionner la première pièce décorative 21 (portée par le boîtier 22) de manière centrée sur la deuxième pièce décorative 50. Comme le montrent les figures 5 et 6, les pièces de centrage 40 ont une forme générale de plot, avec une embase 401, d’où part un arbre 406 avec un alésage 402. Une encoche 403 est prévue dans l’embase 401, pour s’aligner avec un repère 302 de la pièce de base 30. Sur la , on peut noter la présence d’un bourrelet périphérique 405 qui s’étend sur un arc de cercle d’environ 270°. Les pièces de centrage 40 sont réalisées en plastique, et on peut notamment prévoir que l’embase 401 soit exempte de matière de charge. On peut prévoir par exemple un thermoplastique tel que du polyamide. La deuxième pièce décorative 50 est représentée et se présente sous la forme d’une coque circulaire. Des méplats 501 sont prévus sur la surface intérieure non visible par l’occupant du véhicule, pour permettre une mesure optique en cours de fabrication comme cela sera expliqué ci-dessous. Deux méplats 501 sont visibles, mais on peut en prévoir au moins trois pour une bonne localisation optique. Dans le but de procurer un bel ajustement avec des jeux réguliers et homogènes notamment entre la première pièce décorative 21 et la deuxième pièce décorative 50, il est prévu de fixer les pièces de centrage 40 sur la pièce de base en tenant compte de la position relative de la deuxième pièce décorative 50. Selon un mode de réalisation, il est proposé de fixer les pièces de centrage 40 par soudure laser sur la pièce de base. En effet, une soudure laser procure des précisions de positionnement supérieures par exemple à une soudure par ultrason, notamment en raison de l’absence de vibrations. En outre les outillages nécessaires à la soudure laser sont plus compacts ce qui laisse plus de libertés quant au positionnement et aux dimensions des pièces de centrage 40. La représente une machine de soudure pour fixer les pièces de centrage 40 sur la pièce de base 30. Une source laser 300 est prévue en partie supérieure, le volant est positionné sur une palette 200 sous la table qui porte la source laser 300, et un module de détection optique 400 est prévu au dessus du volant. Une fois le volant équipé de la pièce de base 30 et de la deuxième pièce décorative 50, il est positionné dans la machine de soudure comme le montre la et le module de détection optique 400 peut alors mesurer la position des méplats 501 de la deuxième pièce décorative 50 afin de connaître la localisation en X et Y (en référence à la ). Une fois la position de la deuxième pièce décorative 50 connue, il est possible de repositionner le volant en X et Y par rapport au châssis de la machine soudure, au moyen de moteurs pas à pas 201 et 202 embarqués sur la palette 200. On pourrait prévoir de déplacer la source laser ainsi que les pièces de centrage 40, à titre d’alternative plus compliquée à mettre en œuvre. Comme le montre la , des posages 310 portant les pièces de centrage 40 peuvent alors être descendus pour contacter les pièces de centrage 40 sur la pièce de base 30 afin de les fixer par soudure laser. En effet, la mesure de position via les méplats 501 et le repositionnement du volant avant la descente des posage 310 permet de garantir que les pièces de centrage 40 ont une position sur la pièce de base 30 qui compense toute variation de positionnement de la deuxième pièce décorative 50 par rapport à l’armature 10 et à la pièce de base 30. Il est alors possible d’effectuer la soudure laser via un faisceau laser FLa, au travers de l’embase 401 qui est justement exempte de matière de charge, dont la matière est choisie pour pouvoir être traversé par le faisceau laser, et qui comprend sur sa face inférieure le bourrelet périphérique 405 qui fondra ou ramollira de manière rapide et préférentielle. Une force axiale verticale orientée vers le bas sur la peut être appliquée aux posages 310 afin de bien plaquer les pièces de centrage 40 sur la pièce de base 30 et on peut prévoir d’imposer un enfoncement d’au moins 0.1 mm ou 0.2 mm. La mesure d’un tel enfoncement (au cours ou après la soudure) permettant de contrôler que la soudure est réalisée correctement. Comme expliqué ci-dessous, l’enfoncement ne peut excéder la hauteur du bourrelet 405, en raison de la surface centrale de l’embase 401 qui empêcherait les pièces de centrage 40 de trop s’enfoncer sur la pièce de base 30. La montre l’outillage de soudure vue de dessus avec les posages 310 qui portent les pièces de centrage 40. En raison de la présence des posages 310, il est proposé de n’effectuer la soudure laser que sur un arc de cercle, pour éviter toute opération de reprise qui peut induire des défauts de positionnement ou des pertes de temps de fabrication. En effet, le faisceau laser FLa ne peut pas traverser les posages 310. Cependant, une soudure laser formant une zone soudée qui suit une courbe ouverte, permet de convenablement fixer les pièces de centrage 40 sur la pièce de base 30. En effet, même si la portion soudée présente des interruptions ou suit une courbe ouverte pour éviter par exemple les posages 310, l’enfoncement axial demande moins d’efforts qu’une soudure ultrason par exemple, et ne génère pas de déplacement parasite (basculement, glissement en X ou Y, rotation selon X ou Y). Dans l’exemple donné, la portion soudée sera sensiblement formée le long du bourrelet périphérique 405 présent avec soudure, c’est-à-dire le long d’un arc de cercle de 270° environ. Cependant, d’autres formes sont possibles : en fer à cheval, succession de segments, de portions de courbes, une courbe quelconque… On peut noter également que la hauteur du bourrelet 405 permet de garantir que l’échauffement de la matière provoqué par le cheminement du faisceau laser FLa sera localisé à cet endroit, mais que la hauteur du bourrelet est limitée à par exemple moins de 0.5 mm, de sorte à garantir que le reste de la face inférieure des pièces de centrage 40 arrive en contact avec la pièce de base 30 afin de limiter l’enfoncement de la pièce de centrage 40, même en cas de forte élévation de température. Au surplus, cela permet de garantir l’absence de basculement et l’arbre 406 est bien perpendiculaire à la pièce de base 30. Les encoches 403 peuvent permettre de placer les pièces de base 40 avec la bonne orientation dans l’outillage de soudage et forment aussi un repère visuel une fois la pièce finie, car elles sont en regard de la marque 302 de la pièce de base 30 ( ). On peut aussi prévoir un index de détrompage dans l’outillage de soudure qui garantit que les encoches 403 sont au bon endroit. On peut aussi noter un méplat dans l’alésage 402, qui peut aussi procurer une orientation angulaire lors du montage dans l’outillage de soudure. La soudure laser entre les deux pièces plastique (la pièce de centrage 40 et la portion surmoulée 301 de la pièce de base 30) permet de former une portion soudée avec une élévation de température notable pour générer une zone où les deux pièces sont fondues ou quasi fondues. Ainsi en appliquant un faible effort axial, les deux pièces sont rapprochées l’une de l’autre (entre 0.1 mm et 0.5 mm), ce qui provoque une interpénétration et mélange des matières entre elles. Une telle soudure, effectuée au travers de l’épaisseur de l’embase 401 de la pièce de centrage permet de garantir une précision de positionnement élevée, car l’effort axial de poussée est limité (par rapport à une soudure ultrason par exemple). De plus, les posages 310 ont seulement une fonction de localisation et d’application d’un effort de poussée limité, ce qui permet de les prévoir de faible taille, ce qui permet de prévoir un passage de faibles dimensions et de libérer de la place pour d’autres composants du volant. En conséquence, la soudure des pièces de centrage 40 étant effectuée après repositionnement du volant, les variations dimensionnelles de positionnement de la pièce de base 30 sont compensées, et on peut garantir un ajustement précis entre la première pièce décorative 21 du module de sécurité 20 et la deuxième pièce décorative 50 préalablement fixée sur l’armature 10. Il est à noter que la pièce de base 30 est ici mobile sur l’armature 10, mais on peut prévoir de souder les pièces de centrage directement sur un surmoulage ou une pièce plastique statique par rapport à l’armature, dans le cas où il n’est pas nécessaire d’avoir une pièce de base mobile, par exemple dans le cas où le volant est équipé d’un système de klaxon normalement fermé positionné entre le module de sécurité et l’armature. La première pièce décorative, comme la deuxième pièce décorative peuvent présenter des formes tout à fait différentes de celles de l’exemple donné. Il peut s’agir par exemple de parties surmoulées, de pièces métalliques… De préférence, les matières plastiques des deux pièces (la pièce de centrage 40 et la pièce de base 30) soudées par laser sont thermoplastiques, mais on peut prévoir une seule pièce en thermoplastique. La deuxième pièce peut être métallique, ou même en plastique thermodurcissable par exemple. Un volant de véhicule selon la présente invention, et sa fabrication, sont susceptibles d'application industrielle. On comprendra que diverses modifications et/ou améliorations évidentes pour l'homme du métier peuvent être apportées aux différents modes de réalisation de l’invention décrits dans la présente description sans sortir du cadre de l'invention. Volant de véhicule, comprenant : - une armature (10), - un module de sécurité (20) comprenant une première pièce décorative (21) agencée pour être visible par un utilisateur, - une pièce de base (30) solidaire de l’armature (10), - au moins une pièce de centrage (40), rapportée et fixée à la pièce de base (30) selon une liaison irréversible et agencée pour positionner le module de sécurité (20) par rapport à la pièce de base (30), - au moins une deuxième pièce décorative (50) montée sur l’armature (10) et agencée pour être visible par un utilisateur, dans lequel la liaison irréversible est agencée pour permettre un ajustement de la position de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30) avant de fixer la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30), de sorte à positionner la première pièce décorative (21) par rapport à la deuxième pièce décorative (50), caractérisé en ce que la liaison irréversible est assurée par une soudure laser de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30). Volant de véhicule selon la revendication 1, dans lequel la soudure laser de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30) forme une portion soudée discrète ou qui s’étend le long d’une courbe ouverte. Volant de véhicule selon la revendication 2, dans lequel la courbe ouverte est un arc de cercle qui s’étend sur un secteur angulaire de plus de 180°, et de préférence sur un secteur angulaire compris entre 200° et 290°. Volant de véhicule selon l’une des revendications 2 à 3, dans lequel l’une de la pièce de centrage (40) ou de la pièce de base (30) comprend au moins une zone épaulée ou amincie faisant partie de la portion soudée. Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel la pièce de centrage (40) comprend : - une première interface d’accostage agencée pour coopérer et procurer une orientation avec un outillage de soudage, - une deuxième interface d’accostage agencée pour coopérer et procurer une liaison de positionnement et/ou de guidage avec le module de sécurité (20). Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 5, dans lequel au moins l’une de la pièce de centrage (40) ou de la pièce de base (30) est une pièce plastique, de préférence thermoplastique. Volant de véhicule selon la revendication 6, dans lequel la pièce de centrage (40) est en matière plastique, telle que de polyamide, avec au moins une portion exempte de matière de charge agencée pour être traversée par un rayon laser lors de l’opération de fixation de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30). Volant de véhicule selon l’une des revendications 6 à 7, dans lequel la pièce de base (30) comprend une portion de centrage en matière plastique, telle que du polyamide, avec de préférence un matériau de charge tel que des fibres de verre à environ 30% en poids, destinée à recevoir la pièce de centrage (40). Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel la pièce de base (30) comprend une âme métallique surmoulée avec de la matière plastique. Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 9, comprenant deux pièces de centrage (40) chacune agencée pour s’engager avec le module de sécurité (20) selon un degré de liberté en translation Z, avec : - une première pièce de centrage (40) agencée pour bloquer deux degrés de liberté en translation X et Y, - une deuxième pièce de centrage (40) agencée pour bloquer un seul degré de liberté en translation Y Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 10, dans lequel l’armature (10) et/ou de préférence la deuxième pièce décors comprend au moins un point de référence agencé pour permettre une mesure optique de détection de position de référence avant de réaliser l’ajustement de la position de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30) avant la fixation de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30). Volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 11, dans lequel la pièce de centrage (40) comprend une portion telle qu’un épaulement, agencée pour être traversé par un rayon laser lors de la soudure laser, et dans lequel ladite portion présente une épaisseur comprise dans une plage allant de 1 mm à 6 mm, et de préférence de 2 mm à 4 mm. Procédé de fabrication d’un volant de véhicule selon l’une des revendications 1 à 12, comprenant une opération de soudure laser de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30) après l’ajustement de la position de la pièce de centrage (40) sur la pièce de base (30). Procédé de fabrication selon la revendication 13, comprenant une étape de positionnement de la pièce de centrage (40) dans un outillage de soudage, et dans lequel l’opération de soudure laser comprend un contournement d’au moins une partie de l’outillage de soudage. Procédé de fabrication selon la revendication 13 ou 14, comprenant les étapes consistant à : - placer la pièce de centrage (40) en appui sur la pièce de base (30), - parcourir une zone à souder avec un rayon laser, - enfoncer la pièce de centrage (40) vers ou dans la pièce de base (30) pour imposer un déplacement d’au moins 0.1 mm et de préférence d’au moins 0.2 mm.