La présente invention concerne, un médicament à action antirhumatismale antiinfla-atoire et le procédé d'obtention de celui-ci. Pour le traitement des maladies rhumatismales, on connait et utilise de nombreux types de médicaments ; il s'agit notamment de produits tels que le salicylate de sodium, l'aspirine, le pyramidon, la phénylbutazone, l'irgapyrine, l'indométhacide, la chloroquine, les produits hormonaux, les médicaments pourvus de propriétés radioactives, les médicamentsà base d'iode, de soufre, d'arsenic, de vitamines, des médicaments à effet antibiotique ou bactériostatique, le stock-vaccin, l'auto-vaccin, les préparations d'origine microbienne telles que celles obtenues à partir de la flore microbienne du pharynx ou de l'intestin (P. Révault, G. Vignon - Rhumatologie Clinique, 1956, PARIS), les médicaments imunosu- pressifs, l'inmran, le chloramphénicol, l'endoxan (St. Suteanu, Victoria Ionescu Blaja, M. Moaga - Clinica si Tratamentul Bolilor Reumatice, 1977, Bucaresti). L'utilisation de la corticothérapie est aussi l'une des méthodes pour le traitement des rhumatismes (Schweiz. Med. IJochenschrifft, 1957, NO 9,p.208 ; Rev. Med. de Nancy, 1956, vol. 81, p. 314) et elle peut être associée à l'acide ascorbique ( Acta Medica Scandinavica, vol. 147, 153, fasc. I, 53 ; Les Fiches Médicales, 1953, NO 181). On connait égarement le traitement aux ultrasons (Laval Medicae, 1956, NO 10, p. 1359) ainsi que d'autres nombreux médicaments. Tous ces médicaments présentent des inconvénients dus surtout aux effets secondaires nocifs qu'ils produisent ; le salicylate de sodium provoque parfois des phénomènes d'intolérance, les dérivés pyrazoloniques produisent des effets secondaires digestifs et de la leucopénie ; la chrysothérapie peut produire des accidents rénaux, sanguins ou hépatiques ; l'hormonothérapie peut provoquer la dépendance, les effets positifs disparaissent à l'arrêt du traitement et elle ne peut être utilisée sans restrictions dans les traitements chroniques; la radiothérapie est un traitement à effets positifs inconstants et ne peut être répétée qu'à longs intervalles de temps ; la thérapie immunosupressive peut être mortelle dans certains cas. La présente invention ne possède plus ces inconvénients ; elle consiste dans un aiédicament antirhumatisxal se présentant sous la forme d'une solution claire jaunâtre ou opalescente, à pH 6 - 8, contenant deux catégories principales de chaînes polypeptidiques. Il s'agit d'un hydrolysat protéinique provenant du sérum normal de cheval, avec un contenu protéinique bas, obtenu par l'hydrolyse à chaud, à savoir dilution, acidification, réchauffage jusqu'au point d'ébullition, stabilisation et conservation, puis dilution et tamponnement en vue de son application parentérale. On donne ci-après quatre exemples de réalisation de l'invention : Exemple l: Le sérum normal de cheval après clarification par centrifugation est dilué au 1/8 avec de l'eau distillée et amené à pH 2, puis il est chauffé au bain-marie et porté à ébullition durant une heure. L'éventuel dépôt est éliminé par centrifugation. On répète le chauffage et la centrifugation, le surnageant est traité avec de l'acide paraaminobenzoique, on centrifuge le surnageant et on le stérilise. La solution ainsi obtenue est l'hydrolysat stock qui peut être conservé durant 6 mois à + SOC, lyophilisée ou non. Pour l'administration parentérale, on dilue extemporanément au 1/4 avec une solution physiologique tamponnée afin que le pH soit situé entre 6 et 8. Exemple 2 Le sérum normal de cheval est clarifié par centrifugation, dilué au 1/8 avec de l'eau distillée et chauffé jusqu'à l'ébullition au bain-marie durant une heure. On centrifuge, puis on répète le chauffage et la centrifugation de 10 à 15 fois. Le dernier surnageant est dilué au 1/4 avec du sérum physiologique, on le stérilise et on peut l'utiliser ainsi. Le produit obtenu peut être conservé 10 à 30 jours à + 50C. Exemple 3 Le sérum normal de cheval est clarifié par centrifugation. On le dilue au 1/8 avec de l'eau distillée, on l'amène à pH = 4 puis on le porte à l'ébullition au bainmarie durant une heure. On élimine le dépôt par centrifugation, on répète deux fois les opération de chauffage et de centrifugation. L'hydrolysat ainsi obtenu est amené à un pH situé entre 6 et 8, est centrifugé et dilué en 1/4 au moyen de sérum physiologique ; on le stérilise et on peut l'utiliser ainsi. Le produit peut être conservé 10 à 30 jours à + 5"C. Exemple 4 Le sérum normal de cheval est clarifié par centrifugation, puis dilué au 1/8 avec de l'eau distillée ; il est ensuite amené à pH = 2, chauffé au bain-marie jusqu a ébullition durant une heure et centrifuge. On répète deux fois l'ébulli- tion et la centrifugation. L'hydrolysat ainsi obtenu est dilué au 1/4 au moyen d'une solution physiologique, on le neutralise et on ajoute de l'acide paraaminobenzoique. On le stérilise. Le produit peut être conservé six mois à + 5"C. L'hydrolysat protéinique obtenu pour injection présente un contenu protéinique de 1,5-4,5 mg/ml et par analyse chromatographique sur Sefadex G200, on a pu constater l'existence de deux grandes chaînes polypeptidiques en proportion égale ; un groupe contient des polypeptides à poids moléculaire comprisentre 150 000 et 200 000, l'autre entre 4 000 et 10 000. L'hydrolysat ainsi obtenu ne produit pas d'effets secondaires indésirables, excepté une légère réaction locale peu durable. Correctement appliqué, le traitement peut être répété sans aucune restriction jusqu'au résultat positif désiré. Le produit n'a pas d'antigénicité décelable. Les inoculations sur des lapins et sur des cochons d'Inde n'ont pas induit la formation d'anticorps. On a utilisé l'immunodiffusion en gel. L'intradermoréaction est également négative. L'invention présente les avantages suivants - elle élargit la sphère des meoicaments antirhumatismaux par un nouveau produit à efficacité supérieure ; - le produit manque d'antigénicité et ne provoque pas d'effets secondairis indésirables ; - il est simple à préparer. Il est encore à noter que le nouveau médicament selon l'invention n'est pas toxique, En effet, administré quotidiennement à des souris à une concentration protéinique de 20 mg/kg de poids corporel, ce médicament n'entraine qu'une très faible mortalité, meme après une administration répétée pendant 60 jours. Par ailleurs, le médicament selon l'invention est recommandé dans le traitement de l'arthrite rhumatoide, de la spondylarthrite ankylosante, de l'ostéo-arthrose avec effet inflammatoire, du syndrome de l'épaule douloureuse, des cellulites rhumatismales et de toutes autres formes non septiques d'affections rhumatismales. Les états fébriles, septiques et les maladies infecto-contagieuses constituent des cas de contre-indications pour l'administration dudit médicament. Le mode d'action de ce dernier étant local, il sera administré en injections subcutanées ou intramusculaires locales selon la méthode du Dr. Alexandre Savulesco. Pour les adultes, on peut mettre en oeuvre des doses comprises entre 5 et 3 20 crs par infiltration (teneur proteinique O,l - 1 mg/kg de poids corporel) et par jour. Ces injections peuvent être répétées chaque jour. On préfère des séries de 10 à 15 infiltrations avec une courte pause (semaines) ou une pause plus longue (mois) entre les différentes séries. Pour les enfants, il est nécessaire d'établir des doses, en rapport avec l'âge, par tâtonnements. REVENDICATION8 1. Médicament antirhumatismal-antiinflammatoire, caractérisé en ce qu'il est constitué par un hydrolysat protéinique du sérum normal de cheval, se présentant sous la forme d'une solution claire ou légèrement opalescente, d'un pH situé entre 6 et 8, au contenu protéinique situé entre 1,5 et 4,5 mg/mi et à proportion égale de composants ayant un poids moléculaire compris entre 150 000 et 200 000 et de composants ayant un poids moleeulaire eompris entre 4 000 et 10 000. 000. 2. Procédé de préparation du médicament selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à clarifier un sérum normal de cheval par centrifugation, à le diluer au 1/8 - 1/10 à l'aide d'eau distillée, à acidifier la solution ainsi obtenue, à la porter à ébullition au bain-marie durant 30 à 180 minutes, à la réchauffer 1 à 3 fois, à la centrifuger, à traiter le surnageant avec un stabilisateur et à conserver le produit obtenu, ce dernier étant au moment de l'utilisation, dilué au 1/25 - 1150 avec une solution saline tamponnée pour obtenir une molarité de 0,15 M en Nacl et un pH neutre.