La présente invention vise un capitonnage pneumatique spécialement conçu pour être utilisé comme emballage de protection ou comme matériau de remplissage, caractérisé par son faible prix de revient et le volume réduit qu'il occupe lorsqu'il est stocké et transporté. On connait déjà des capitonnages pneumatiques constitués par un double corps lamellaire, en matière plastique, dans lequel on ménage, par soudures, plusieurs chambres contenant une certaine quantité d'air, créant ainsi des coussinets les uns à côté des autres qui permettent d'obtenir l'effet de capitonnage recherché. Bien que ce type de capitonnage remplisse incontestablement sa fonction, il est certain que pour être réellement efficaces, les chambres ou cellules doivent contenir une quantité suffisante d'air, ce qui implique un volume considérable, qui est souhaitable dans la phase d'utilisation, c'est-à-dire pour remplir la fonction d'emballage ou de protection, mais qui constitue un inconvénient majeur du point de vue du stockage et du transport du capitonnage lui-même. Le capitonnage de la présente invention, tout en offrant les mêmes garantie de protection dans l'emballage et constitué lui aussi de cellules remplies d'une certaine quantité d'air sous pression, présente en outre l'avantage substantiel d'occuper un faible volume dans les phases de stockage et de transport, car les cellules ou chambres sont alors vides et le capitonnage prend donc une forme lamellaire dont le seul volume est celui occupé par la matière plastique dont il est constitué. A cet effet, le capitonnage est obtenu à partir de trois feuilles ou films plastiques, naturellement flexibles, qui sont thermosoudées de manière à former plusieurs chambres ou alvéoles reliés par de petites canalisations, de telle sorte que dans chacun de ces alvéoles soient constituées deux chambres séparées par la feuille intermédiaire et reliées entre elles par un orifice situé en un point quelconque de ladite feuille intermédiaire, tous les alvéoles étant euxmêmes reliés entre eux par le réseau correspondant de canalisations. I1 est évident que le capitonnage ainsi obtenu occupe un volume équivalent à l'épaisseur des trois feuilles qui le constituent, puisque les alvéoles ou chambres sont totalement vides d'air. Au moment de son utilisation comme élément de protection ou emballage, on insuffle de l'air sous pression par un canal principal, ce qui entraîne le remplissage de toutes les doubles chambres des alvéoles au sein d'une partie parfaitement délimitée du capitonnage. Lorsqu'on cesse d'injecter de l'air, celui-ci tend à ressortir; il en résulte que dans chaque alvéole la pression d'une de ses chambres est légèrement inférieure à la pression de l'autre, de sorte que cette différence de pression repousse la pellicule centrale et provoque sa déformation, ce qui ferme hermétiquement la canalisation de sortie, laissant tous les alvéoles parfaitement gonflés et obturés afin qu'ils remplissent leur fonction de coussinet lors de l'utilisation du capitonnage. I1 ressort de ce qui précède qu'avant d'être gonflé le capitonnage occupe un volume minimum en position repliée ou enroulée, ce volume étant considérablement inférieur à celui qu'il occupe en condition d'utilisation. La forme et les dimensions des alvoles sont très variables et n'influent en aucune manière sur le comportement du dispositif qui est déterminé par l'existence de la pellicule centrale et par l'intercommunication entre tous les alvéoles du capitonnage ou d'une partie de celui-ci. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 représente une section des trois films de matière plastique à partir desquels est obtenu le capitonnage pneumatique par emballages, objet de l'invention. La Figure 2 est une vue en plan d'une partie du film intermédiaire de la Figure 1. La Figure 3 montre un détail en coupe de la liaison entre ces trois films. La Figure 4 correspond à une vue en plan des alvéoles représentés sur la Figure 3. La Figure 5 représente un alvéole en coupe au moment où il est gonflé. La Figure 6 montre le même alvéole, également en coupe, après injection d'air. Ces dessins montrent comment le capitonnage est constitué de trois pellicules ou films de plastique 1, 2 et 3, grâce auxquels on obtient par thermosoudage unepluralité d'alvéoles 4 dans lesquels la pellicule intermédiaire forme deux chambres 5 et 6 en communication par un orifice 7 ménagé dans la pellicule intermédiaire 9 en correspondance avec chaque alvéole. Par ailleurs, les alvéoles 4 sont reliés les uns aux autres par un réseau de canalisations 8 de telle sorte que toute la surface du capitonnage constitue un élément unique, ou bien le capitonnage peut être divisé en secteurs indépendants dont chacun comporte un canal principal d'injection d'air. Pour le stockage ou le transport, le capitonnage a la forme représentée sur la Figure 3; son volume est faible car les trois pellicules 1, 2 et 3 se touchent et il correspond seulement au volume du matériau constitutif. Avant d'utiliser le capitonnage, on remplit ses alvéoles 4 d'air injecté sous pression par le canal principal de chaque secteur; les alvéoles prennent alors la forme représentée sur la Figure 5, la pression étant la même dans tous les alvéoles en raison de l'intercommunication par les canalisations 8. Lorsque l'air n'est plus sous pression, il tend à ressortir vers l'extérieu ce qui crée momentanément une légère différence de pression entre les chambres 5 et 6 de chaque alveole; cette différence de pression provoque la deformation de la pellicule intermédiaire 2 qui vient adhérer à la paroi interne de la chambre 6, comme le montre la Figure 6. Cette déformation entratne l'obturation des canalisations 8 qui relient les alvéoles entre elles; les alvéoles sont donc parfaitement fermées et le capitonnage est en parfait état d'utilisation. Les matériaux, formes, dimensions et dispositions des éléments composant le capitonnage peuvent varier sans modifier l'esprit de l'invention. Bien entendu, la presente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATION Capitonnage pneumatique pour emballages, caractérisé en ce qu'il est cons titué de trois pellicules de matière plastique réunies par thermosoudage de manière à former une pluralité d'alvéoles reliés entre eux au moyen de petites canalisations elles-mêmes reliées à un canal principal, la pellicule intermédiaire étant en communication avec chaque alvéole par un orifice qui relie les deux chambres formées par ladite pellicule, de telle sorte que les trois feuilles soient en contact, occupant un volume minimum, jusqu'à ce qu'on injecte de l'air sous pression par le canal principal, ce qui gonfle les alvéoles qui restent hermétiquement fermés lorsque l'air n'est plus injecté, en raison de la déformation provoquée sur la pellicule intermédiaire par la section produite par l'air qui sort, déformation qui entraîne la fermeture des canalisations qui relient les alvéoles entre eux.