L'invention est relative aux ralentisseurs à courants de Foucault pour véhicules et plus spécialement à ceux, de ces ralentisseurs, dits autonomes, c'est-à-dire dont le stator est directement supporté par le châssis du véhicule et dont le rotor, interposé entre 1e boîte de vitesses et le pont de ce véhicule, est relié par deux arbres à double cardan ou par deux ensembles homocinétiques équivalents respectivement à l'arbre de sortie de la boîte et-à l'arbre denturée du pont. Elle concerne plus spécialement encore, parce que c'est dans leur cas que son application semble devoir offrir le plus d'intérêt, mais non exclusivement, parmi ces ralentisseurs, ceux équipant les transmissions courtes dans lesquelles l'un au moins des arbres à double cardan de liaison ou ensembles équivalent est soumis à des debattements angulaires de relativement grandeWmRlitude, comme c'est le cas de certains tracteurs de semi-remorques, de certains autocars à cabine avancée etc... Elle se rapporte plus particulièrement à ceux, des ralentisseurs du genre en question, dont l'ossature statorique - qui supporte les bobines inductrices et les pôles inducteurs - est constituée par deux cuvettes en tôle juxtaposées en sens inverses par leurs fonds plats et présentant des parois latérales perpendiculaires à ces fonds. Elle a pour but, surtout, d'augmenter la résistance des cuvettes aux efforts de flexion et de torsion auxquels elles sont soumises, efforts qui risquent à la longue de casser ces cuvettes ou tout au moins de les déformer au point de modifier les épaisseurs des entrefers compris entre les pôles inducteurs et les disques rotoriques défilant en regard de ces pâles. Les ralentisseurs conformes à l'invention sont essentiellement caractérisés en ce qu'ils comportent une ceinture rigide entourant jointivement l'ensemble des parois latérales, des deux cuvettes, juxtaposées par leurs bases. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - la ceinture est constituée par une bande métallique plate recourbée de manière à s'appliquer jointivement contre les faces extérieures des proies latérales des cuvettes, - la bande métallique selon l'alinéa précédent présente sur toute sa longueur une épaisseur uniforme et une largeur constante égale à la hauteur globale maximum des deux parois latérales juxtaposées recouvertes par ladite bande, - la ceinture est composée de deux demi-ceintures recourbées en U et symétriques l'une de l'autre par rapport à un même plan axial, - la ceinture est soudée par points sur les parois laté rales qu'elle enveloppe, - dans un mode de réalisation où les parois latérales des cuvettes sont équipées extérieurement de bossages, éventuellement percés de trous taraudés, servant à la fixation du stator sur le chassis du véhicule, la ceinture est évidée par des lumières propres à livrer passage à ces bossages, lesquels sont avantageusement soudés sur les bords desdites lumières après montage de la ceinture, L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales,certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-apres. Dans ce qui suit l'on va décrire un mode de réalisation préféré de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. La figure unique, de ce dessin, montre en vue perspective, portions arrachées,l'ossature statorique établie conformément à 1'inventidn d'un ralentisseur à courants de Foucault. Le ralentisseur dont il s'agit est du type "autonome", c'est-à-dire dont le stator est directement porté par le châssis du véhicule, indépendrmment de la boîte de vites9 et du pont de ce véhicule, le rotor dudit ralentisseur, porté par des roulements montés sur le stator, étant relié respectivement à l'arbre de sortie de la boite de vitesse et à l'arbre d'entrée du pont par deux arbres à double cardan ou organes homocinétiques équivalents. Le ralentisseur est en outre du type pour lequel l'ossa- ture statorique, qui supporte les bobines inductrices et les pôles inducteurs, est constituée par deux cuvettes 1 et la juxtaposées en sens inverses par leurs fonds plats 2 et 2a, ces cuvettes présentant des parois latérales 3 3a perpendiculaires à leurs fonds. Ces cuvettes sont généralement réalisées par emboutissage. Chaque fond présente de préférence la forme générale d'un carré à coins arrondis et pour faciliter la déformation de la paroi latérale au voisinage de ces coins lors de l'emboutissage, la hauteur de cette. paroi latérale est réduite en lesdits coins comme visible en 4 et- 4a sur la figure. Pour augmenter la résistance aux déformations des fonds de cuvettes, on prévoit dans ceux-ci des rainures de raidissement 5. Des trous pratiqués en regard les uns des autres dans les deux fonds juxtaposés sont - les uns (6, 6a) destinés à être traversés par des boulons qui servent R fixer sur ces fonds la collerette (non représentée) d'un moyeu central portant lui-meme les roulements de guidage du rotor, - les autres (non représentés), localisés entre lesner- vures 5, destinés à être traversés par les noyaux magnétiques de bobines inductrices. Sur les faces extérieures des parois latérales sont soudés des bossages ou macarons 7,7a permettant de fixer l'os- sature sur le châssis du véhicule, notamment sur les longerons de celui-ci, å l'aide de vis vissées dans des trous borgnes 8,8a taraudés dans ces bossages. Une telle ossature statorique connue a été décrite en particulier. dans l'addiction France n" 67.680 déposée le 11 mars 1955 au nom de la COMPAGNIE TELMA, addition perfectionnant le brevet principal nO 1.102.524. Cette ossature,particulièrement simple à fabriquer, donne largement satisfaction dans la pratique. Nais dans certaines conditions de travail, et en particulier lorsque le ralentisseur concerné équipe une transmission courte, les sollicitations de flexion et/ou torsion auxquelles sont soumises les cuvettes risquent à la longue-de les déformer, voir de les fendiller ou briser localements On remédie à ces inconvénients, conformément à l'invention, en renforçant les parois latérales 3s3a par une ceinture ou frette 9 entourant jointivement ces parois. Cette ceinture de renfort se présente avantageusement sous la forme d'une bande métallique plate recourbée de manière à épouser exactement la surface extérieure des parois latérales 3,3a. Dans le mode dé réalisation préféré illustré - ladite bande présente sur toute sa longueur une épaisseur uniforme (généralement comprise entre 2 et 10 mm, de préférence de l'ordre de 5 mm si le matériau constitutif de la bande est un acier) et une largeur L égale à la somme des hauteurs axiales maxima h des parois latérales 3 et 3a axialement juxtaposées, ladite largeur L étant donc égale à 2h, - la bande en question est fixée sur les parois 3, 3a par soudage par points (en 10), de préférence selon deux lignes périphériques entourant respectivement les deux cuvettes. La bande 9 se présente en outre ici sous la forme de deux arceaux en U disposés symétriquement par rapport à un même plans axial, c'est-à-dire passant par l'axe du ralentisseur (plan ici vertical), ces arceaux chevauchant chacun une moitié de la paire de cuvettes à renforcer. On évide dans la ceinture 9 des trous correspondant aux bossages 7 de façon telle que, lors de la mise en place de chaque demi-ceinture à cheval sur une moitié de l'appareil-selon une direction horizontale dans le cas illustré pour lequel les bossages se trouvent sur les parois latérales verticales des cuvettes-, lesdits bossages pénètrent exactement dans ces trous. A la fin de leur pénétration dans lesdits trous, les bossages sont soudés (en 11) sur les bords de ces trous. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose finalement d'un ralentisseur à courants de Foucault dont l'ossature statorique est particulièrement robuste, mais suffisamment déformable pour échapper à des ruptures dues à des concentrations de contraintes. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se. limite nullement àoeuxde ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment : celles où la ceinture serait composée d'un nombre de morceaux différent de un ou deux, par exemple égal à quatre, correspondant respectivement aux quatre coins arrondis de l'ossature, - celles où la ceinture, composée de plusieurs morceaux, serait discontinue en ce sens que des intervalles non renforcés seraient interposés entre les zones renforcées par lesdits morceaux, - celles où les extrémités de ceinture sont soudées entre elles et/ou sur les cuvettes, - celles où la ceinture et les parois latérales des cuvettes sont reliées entre elles le long de leurs bords par soudage autogène. REVENDICATIONS 1. Ralentisseur à courants de Foucault pour véhicule dont le stator est directement supporte par le châssis du véhicule et dont le rotor, interposé entre la boite de vitesses et le pont de ce véhicule, est relié par deux arbres à double cardan ou par deux ensembles homocinétiques équivalents respectivement à l'arbre de sortie de la boite et à l'arbre d'entrée du pont, l'ossature statorique de ce ralentisseur étant constituée par deux cuvettes en tôle juxtaposées en sens inverses par leurs fonds plats et présentant des parois latérales perpendiculaires à ces fonds, caractérisé en ce qutil comporte une ceinture rigide (9) entourant jointivement l'ensemble des parois latérales (3, 3a), des deux cuvettes, (1, la) juxtaposées par leurs bases, 2.Ralentisseur à courants de Foucault selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ceinture-est constituée par une bande métallique plate recourbée de manie à s'appliquer jontivement contre les faces extérieures des parois latérales des cuvettes. 3. Ralentisseur à courants de Foucault selon l'une des revendications I et 2, caractérisé en ce que la bande métallique selon l'alinéa précédent présente sur toute sa longueur une épaisseur uniforme et une largeur constante (L) égale à la hauteur globale maximum (2 h) des deux parois latérales juxtaposées recouvertes par ladite bande. 4. Ralentisseur à courants de Foucault selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que la ceinture est composée de deux demi-ceintures recourbées en U et symétriques l'une de l'autre par rapport à un même plan axial. 5. Ralentisseur à courants de Foucault selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que la ceinture est soudée par points (en 10) sur les parois latérales quelle enveloppe. 6. Ralentisseur à courants de Foucault selon l'une des précédentes revendications, pour lequel les parois latérales des cuvettes sont équipées extérieurement de bossages servant à la fixation du stator sur le châssis du véhicule, caractérisé en ce que la ceinture est évidée par des lumières propres à livrer passage à ces bossages (7, 7a), lesquels sont avantageu- sement soudés (en 11) sur les bords desdites lumières après montage de la ceinture. 7. Ralentisseur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les extrémités jointives de la ceinture sont soudées entre elles. 8. Ralentisseur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les extrémités de la ceinture sont soudées sur les cuvettes 9 Ralentisseur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la ceinture et les parois latérales des cuvettes sont reliées entre elles le long de leurs bords par soudage autogène.