La présente invention concerne des dispositifs destinés à la destruction des mouches synanthropes et constitués par des pièges-appâts particulièrement efficaces et économiques. Les mouches synanthropes sont des insectes gênants et/ou nuisibles vis- -vis de l'homme, en particulier à cause des germes de maladie qu'ils vehiculent (Trypanosomes, Rickettsies, bacille tuberculeux, bacille de la lèpre, vibrion chlolérique, bacille typhique, bacille dysentérique, bactéridie charbonneuse, bacille diphtérique, amibes, protozoaires divers et virus des fièvres éruptives) et dont les larves peuvent provoquer, en outre, des myases intestinales ou cutanées. Tels sont, notamment, les dip tères des familles muscidae, sarcophagidae et tachinidae. On comprend pourquoi l'homme cherche à détruire, partout dans le monde, les insectes de cette catégorie. De nombreux moyens de destruction ont été élaborés tels que poudres, liquides, aérosols et vapeurs insec tic ides mais tous ces moyens sont plus ou moins dangereux pour l'utilisateur et, plus généralement, pour son environnement par les matières toxiques qu'ils épandent sur les surfaces et/ou dans l'atmosphère.Pour cette raison on a cherché à réaliser d'autre dispositifs destructeurs d'insectes, statiques ou dynamiques, parmi lesquels on peut citer les systèmes dynamiques électriques ou à électrocution qui sont encombrants, onéreux et peuvent être dangereux, les systèmes statiques a la glu connus jusqu'à présent, qui sont inesthétiques, peu efficaces et ont une courte durée d'utilisation et les appâts se présentant de diverses manières telles que liquides, granulés ou plaques, utilisés isolément ou dans une enceinte formant piège. C'est dans ce dernier cas que sont généralement notés les meilleurs résultats. De tels dispositifs ont déj été décrits notamment dans le brevet allemand 262 132, dans les brevets américains 1,364,949, 1,700,517, 1,714,666, 3,708,908 et 3,803,753 ainsi que dans les brevets francais 1 463 757, 2 143 723 et 2 191 841 . Dans tous ces dispositifs les ouvertures permettant le passage des insectes a l'intérieur de l'enceinte sont situées sur les parois latérales du dispositif. Un des pièges-appats statiques les plus élaborés et les plus efficaces a été décrit dans le brevet francais 2 143 723 déposé par la Société CIBA-GEIGY. I1 est constitué par un appât réparti sur un support allongé maintenu dans une enceinte ajourée de même forme, enveloppant l'appât. Les expérimentations qui figurent dans ce brevet montrent abondamment l'intérêt d'un tel dispositif. Toutefois, ce dernier est, par sa forme et ses dimensions encombrant et d'un prix de revient élevé, ce qui constitue des inconvénients importants. I1 a maintenant été trouvé par le Déposant, un dispositif statique qui est beaucoup plus simple, plus petit et beaucoup plus économique, tout en possedant une efficacité aussi bonne. Ce dispositif constitue l'objet de la présente invention. L'invention vise donc un piege-appat destiné a la lutte contre les mouches synanthropes constitué par: A - une enceinte d'une capacité comprise entre 200 et 2 000 cm3, B - un appât situé l'intérieur de l'enceinte et comprenant une matière alimentaire appréciée par les insectes a détruire et une matière insecticide et/ou une glu, l'enceinte étant caractérisée en ce qu'elle est fermée de toutes parts sauf dans sa partie haute ot sont ménagées une a quatre ouvertures allongées dont l'ensemble représente deux a quinze pour cent de la surface totale extérieure de l'enceinte. Conformément à l'invention, les ouvertures se trouvent situées dans la partie haute de l'enceinte. Par partie haute de l'enceinte " on désigne plus particulière ment la portion qui comprend la moitié supérieus du du volume de l'enceinte, plus précisément le tiers supérieur de ce volume et de préférence la partie de l'enceinte visible d'un point quelconque situé a la verticale ou sur l'axe vertical de cette enceinte. De préférence, la surface ouverte est comprise entre 4 et 10, voire 4 et 8 pour cent de la surface extérieure totale. De préférence, la capacité de l'enceinte est comprise entre 300 et 750 cm3. La forme de l'enceinte n'est pas critique; elle peut, notamment, être cubique, parallélépipédique, cylindrique, cylindro-conique,. prismatique ou de forme irrégulière quelconque. On cherchera, toutefois, préférablement a créer des arêtes angle vif, dont la présence est généralement appréciée par les diptères de la catégorie considérée. La forme des ouvertures allongées n'est pas critique mais, de préférence, la largeur n'excède pas 25 pour cent de la longueur. Mieux encore, la largeur n'excède pas 10 pour cent de la longueur, étant bien entendu que la largeur reste suffisante pour permettre un passage facile des insectes visés. De préférence, le nombre des ouvertures n'excède pas 2. Conformément a l'invention les ouvertures donnent accès directement, sans détour et en ligne droite l'intérieur de l'enceinte. Elles peuvent être facultativement associées à une surface ou a un rebord formant déflecteur destiné a rendre la sortie des insectes plus difficile que leur entrée mais leur configuration est de préférence telle qu'il est théoriquement aussi facile pour une mouche de pénétrer l'intérieur de l'enceinte que dten ressortir. L'enceinte peut être réalisée en tout matériau opaque, transparent ou translucide se prêtant à l'obtention de la forme désirée comme, par exemple, le carton, le carton bouilli, le cuir, le bois, le verre, la porcelaine, la faïence, les métaux tels que le cuivre, l'aluminium, le zinc, le fer, le nickel et leurs alliages et les matières plastiques telles que les polyéthylènes, les polypropylènes, les chlorures de polyvinyles, les polystyrènes, les polyesters, les polyamides et leurs mélanges en masse ou en feuilles multicouches. Une partie de l'enceinte et en particulier la partie haute peut par exemple être réalisée en un matériau transparent ou translucide. L'enceinte est obtenue par tous moyens connus de l'homme de l'art tels que moulage par injection, thermoformage, injection-soufflage, tournage, emboutissage, matriçage et/ou pliage. L'état de surface du matériau constituant l'enceinte n'est pas critique; il peut, par exemple, être lisse, satiné, mat ou travaillé de façon a présenter un relief quelconque. Un état de surface brillant est toutefois préféré. La couleur de l'enceinte n'est pas critique mais les couleurs sombres et chaudes telles que les rouges, les bruns et surtout les noirs sont préférées. L'enceinte peut être monocolore ou pluricolore, la disposition des couleurs lorsqu'il y en a plusieurs n'étant pas critique. En particulier, la couleur des parois internes peut être différente de celle des parois externes. L'enceinte peut être réalisée en une seule pièce ou en plusieurs pièces assemblées par tous moyens connus tels que collage, agrafage, rivetage, soudure, etc..., ou laissées libres de façon à permettre une ouverture et/ou un démontage en vue, par exemple, d'éliminer les insectes morts et/ou de changer l'appât. L'appât constitue un élément fondamental indissociable du dispositif selon l'invention, car c'est l'association de l'appât et de l'enceinte telle que décrite ci-dessus qui conduit au piège-appat nouveau selon l'invention qui possede une efficacité et une fiabilité remarquables, par rapport a celles des dispositifs antérieurs. L'appât situé a l'intérieur de l'enceinte est un appât solide de préférence sec. ta forme et la disposition de l'appât situé a l'intérieur de 1'enceinte ne sont pas critiques. L'appât peut, notamment, se présenter sous l'aspect d'un élément unique de forme plate dans lequel une matière alimentaire et une matière insecticide peuvent être fixées sur un support inerte ou absorbées dans celui-ci, ou sous l'aspect d'éléments multiples tels que poudres, granulés, confetis, etc... pouvant aussi comporter un support inerte sur lequel lesdits éléments se trouvent fixés. Le support inerte, lorsqu'il existe, peut être constitué, par exemple, de papier, de buvard, de carton, de matière plastique telle que polystyrène, chlorure de polyvinyle, d'acétate de polyvinyle et d'acétate de cellulose, de verre, de pierre ponce, de marbre concassé, de silice ou de silicates minéraux. L'appât contient obligatoirement une matière alimentaire appréciée par les insectes en association avec, soit une matière insecticide, soit une glu. L'appat se présente sous la forme d'une poudre sèche obtenue par concassage et mélange des ingrédients qui la composent, ladite poudre étant fixée sur un support inerte. La matière alimentaire comprend un ou plusieurs constituants préférablement deshydratês ou lyophilisés choisis parmi les protéines, les glucides et les matières contenant au moins un de ces constituants. Comme exemples de matière alimentaire convenable, on peut. citer les suivants: - les sucres tels que le saccharose, le maltose, le lactose, le glucose, le fructose, le galactose, le raffinose, le sucre interverti et le miel; - les fruits séchés tels que raisin, prune, pomme, poire, pêche, abricot; - les poudres de viande, de poisson, d'oeuf, de lait ou de levures. tes appâts les plus intéressants sont ceux qui contiennent un mélange de glucides et de protéines et parmi ceux-ci ceux qui contiennent au moins 45% de protéines, cette proportion étant calculée par rapport au poids total de 1 t app t sec. L'appât peut aussi, facultativement, renfermer une matière attractive et/ou appétitive choisie parmi celles connues de l'homme de l'art comme, par exemple, les arômes naturels ou artificiels de fromage, de viande et de fruit, les acides aminés, les extraits de pollen, le thymol, le scatole, l'indole, l'eugénol, le paraformaldéhyde, l'hexaméthylènetétramine, le carbamate d'ammonium, les amines aliphatiques, la papale, la pancréatine, les acides aliphatiques, la vanilline, le chloro-3méthyl-3 butène-l, le chloro-l méthyl-3 butène-2 et les alcènes supérieurs en chaîne droite ou ramifiée ayant 20 à 24 atomes de carbone et dont la liaison éthylénique est située après l'atome de carbone de rang compris entre 8 et 11 tel que par exemple le (cis)-tricosene-9. La matière insecticide peut entre choisie parmi toutes celles agissant par ingestion ou par contact sur les insectes: les matières insecticides préférées sont choisies parmi les esters carbamiques aromatiques ou hétéroaromatiques N-substitués et les composés organophosphorés non volatils ou très peu volatils a la température ambiante. Comme exemples d'esters carbamiques convenables, on peut citer: - le diméthylcarbamate de méthyl-3 pyrazolyle-5, - le diméthylcarbamate de diméthylcarbamyl-l méthyl-5 pyrazo lyle-3 (Dimetilan), - le méthylcarbama*e d'isopropoxy-2 phényle (Arprocarbe), - le diméthylcarbamate de phényl-l méthyl-3 pyrazolyle-5 (Pyrolan), - le diméthylcarbamate de propyl-2 méthyl-4 pyrimidyle-6 (Pyramat), - le méthylcarbamate de (dioxolanne-1,3 yl-2)-2 phényle (dioxacarbe), - le N-méthylcarbamate de tétrahydro-5, 6, 7, 8 naphtyle-2, - le N-méthylcarbamate de méthyl-2 quinolyle-8, - le N-méthylcarbamate d'orthotertiobutylphényle, - le N-méthylcarbamate d'orthotertiobutoxyphényle, - le N-méthylcarbamate d'.ortho-(propyne-2 yloxy) phényle, - le N-méthylcarbamate dlortho-sec-butylphényle, - le N-méthylcarbamate d'ortho-sec-butoxyphenyle, - le N-méthylcarbamate de di-tert-butyl-2,6 phényle, - le N-méthylcarbamate de di-sec-butyl-2,6 phényle, - le N-méthylcarbamate de diisopropyl-2,6 phényle, - le N-méthylcarbamate de teitiobutyl-2 méthyl-6 phényle, - le diméthylcarbamate de diméthyl-5,5 cyclohexène-l one-3 ylel(Dimetan), - le N-méthylcarbamate d'isopropylidène dioxy-2,3 phényle (bendiocarbe). Comme exemples de composés organophosphorés convenables, on peut citer: - le phosphate de O,O-diméthyle et O-(dichloro-2,2 vinyle) (dichlorvos) - le phosphate de O,O-diméthyle et O-(dibromo-1,2 dichloro-2, 2 vinyle) (dibrome) - le thiophosphate de 0,0 diméthyle et S-(aza-4 chloro-6 oxo-2 benzoxazolyl-3) méthyle (azaméthiphos). le (diméthoxy-thioxo-phosphoranylthio)-2 succinate d'éthyle (malathion), - le thiophosphate de O,O-diéthyle et~O-(isopropyl-2 méthyl-6 pyrimidyle-4) (diazinon) - le thiophosphate de O,O-diméthyle et O-(bromo-4-dichloro-2,5 phényle) (bromophoséthyl). - le thiophosphate de O,O-diméthyle et O-(méthyl-3 nitro-4 phényle) (fénitrothion) - le thiophosphate de O,O-diméthyle et O-(méthoxycarbonyl-2 propéne-l yle) le thiophosphate de O,O-diéthyl-e et O-(trichloro-3,5,6 pyridyle-2) - le thiophosphate de O,O-diméthyle et O-(trichloro-2,4,5 phényle) (fenchlorphos) - le thiophosphate de O,O-diméthyle et O-(dichloro-2,5 iodo-4 phényle) (iodfenphos) - le (trichloro-2,2,2 hydroxy-l éthyl) phosphonate de diméthyle (trichlorphon). En plus des esters carbamiques et des composés organophosphorés, ou en association avec ces substances, d'autres matières insecticides, sont utilisables-telle que les pyréthrines naturelles, la roténone, les pyréthrinoi"des de synthèse, le N-N'-dibutyl parachlorobenzene-sulfonamide, I'octachloro-1,2,4,5,6,7,8,8 tétrahydro-3a, 4,7,7a méthano-4: 7 indane, le stéréoisomère gamma de lthexachloro-1,2,3,4,5,6 cyclohexane, l'endo-exo-hexachlor-1,2,3,4,10,10 époxy-6,7 octahydro-l,4,4a,5,6,7,8,8a diméthano 1: 4,5 : 8 naphtalène, le fluorure de sodium, l'acide borique et ses sels. Une matière insecticide particulièrement efficace dans les pidges-appâts selon l'invention est, par exemple, l'azaméthiphos qui présente la fois un excellent pouvoir insecticide et une remarquable innocuité vis- -vis des animaux a sang chaud, La concentration en matière active insecticide dans l'appât sec peut varier. Elle se situe avantageusement entre 0,01 et 5% en poids et de préférence entre 0,2 et 3%, ces proportions étant calculées par rapport au poids total de l'appât sec. L'appât peut aussi, facultativement, renfermer un agent liant tel qu'une colle naturelle ou synthétique et/ou un agent colorant tel qu'un colorant ou un pigment et/ou un agent stabilisant. L'appât présente de préférence un aspect mat et coloré différent de celui de l'intérieur et/ou de l'extérieur de l'enceinte. On préfère même en général les appâts de couleur brun-rouge ou rouge sombre et plus particulièrement ceux de couleur rouge sombre avec une pointe de bleu dans la nuance. L'association d'un tel appât coloré et d'une enceinte dont l'intérieur et/ou l'extérieur présentent une couleur noire mate ou brillante est particulièrement avantageuse pour les pièges-appâts selon l'invention. Des pièges-appâts selon 11 invention particulierement efficaces sont par exemple ceux qui résultent de l'association d'une enceinte selon l'invention et d'un appât qui comprend une matière alimentaire choisie parmi les hydrates de carbone, les matières organiques aminées et leurs mélanges ainsi qu'une matière insecticide non volatile agissant par ingestion et au moins une matière attractive choisie parmi les alcènes supérieurs en chaîne droite ou ramifiée ayant 20 a 24 atomes de carbone et dont la liaison éthylénique est située après l'atome de carbone de rang compris entre 8 et 11. Parmi les pièges-appâts selon l'invention, ceux dont l'appât comprend 0,01 a 2% en poids, calculé par rapport au poids de l'aPPt,de cis-tricosène-9 comme substance attractive sont tout particulièrement efficace L'intérêt des pièges-appâts selon l'invention est illustré par les expérimentations qui suivent Expérimentation A On a réalisé un appât par mélange et broyage au mortier des constituants ci-après (pourcentages en poids): Lactose: 81-,23 Mélasse: 18,00 Azaméthiphos: 0,27 Colorant rouge:0,50 5 grammes de l'appât pulvérulent ainsi obtenu ont été étalés de façon régulière au fond d'une enceinte parallélépipédique de 435 cm3 de volume réalisée par découpage, pliage et collage de feuilles de carton de couleur noire, la base de l'enceinte ayant une surface carrée de 100 cm2 et la face supérieure portant deux ouvertures allongées de 11 cm2 chacune (5,9% de la surface de l'enceinte au total). Le piège-appât ainsi préparé a été placé dans une salle de 28 m2 maintenue a la température de 250C et 100 mouches domestiques ont été lâchées. Toutes les 15 minutes, le nombre de mouches mortes dans le piège-appât, ou a proximité, a été compté pendant 3 heures. Cette opération a été faite six fois de suite. Le pourcentage moyen des mouches mortes ou en position de décubitus dorsal a été calculé pour chaque échéance et enregistré. D'autre part, on a opéré de la même manière en utilisant un piBge constitué par une plaque de carton présentant une surface de 672 cm2 enduite de glu. Le nombre de mouches collées sur le piege, aux mêmes échéances, a été noté pour chacun des six essais qui ont été faits et les moyennes ont été calculées et notées. Le tableau ci-après résume les résultats ainsi obtenus: Tableau I Echéances en Pidge-appât Piège a la glu minutes 15 31,7 8,1 30 46,4 12,1 45 51,6 14,0 60 57,1 16,2 75 61,3 18,5 90 64,3 21,1 105 66,7 22,1 120 68,5 i 23,0 135 70,1 1 24,2 150 71,2 25,2 165 72,4 26,6 180 75,6 27,7 Les résultats de cette expérimentation montrent qu'un piège-appât selon l'invention présentant une surface d'appât de 100 cm2 est beaucoup plus efficace qu'un piège a la glu présentant une surface utile près de 7 fois plus grande. Expérimentation B On a utilisé un piège-appât constitué par une enceinte de forme et dimensions définies dans l'expérimentation A, mais réalisé en polystyrène noir par thermoformage et assemblage de la partie inférieure et de la partie supérieure par emboîtage. Les deux ouvertures supérieures avaient une surface de 15 cm2 chacune, ce qui équivaut a 8% de la surface totale de l'enceinte. L'appât était constitué comme suit (pourcentage en poids): Farine de viande séchée : 68,0 Saccharose: 20,0 Azaméthiphos: 0,5 Arôme de viande rôtie: 10,0 (Cis)-tricosene-9: 0,2- Colorant rouge: 0,8 Sorbate de potassium: 0,5 Un gramme de ce mélange, réduit en poudre, a été réparti de façon régulière et fixé sur la surface d'une plaque de polystyrène de 9 x 9 cm trempée dans le chlorure d'éthylène pour la rendre adhésive et la plaque ainsi enduite et séchée a été placée au fond de l'enceinte. D'autre part, on a utilisé un piège-appât cplindro- conique réalisé en polystyrène noir conformément a la description contenue dans le brevet francais 2 143 723. Ce piège-appât est constitué par une enceinte cylindroconique ayant un diamètre de base inférieure de 10 cm, un diamètre de base supérieure de 7.7 cm, une hauteur de 22 cm, présentant latéralement 8 fentes verticales de 1.4 cm de largeur et de 15 cm de hauteur et ayant en outre sur la face supérieure 6 trous circulaires de I cm de diamètre. Logé a l'intérieur et centré sur l'axe de l'enceinte se trouve un support cylindrique également en polystyrène de 16 cm de diamètre et de 20 cm de hauteur sur lequel on fixe au moyen du même procedé que ci-dessus, en la répartissant régulièrement sur toute la surface 2 g de l'appât en poudre précédemment décrit. Les différentes pièces constituant ce dispositif avaient été obtenues par moulage sous pression. Les deux pièges-appâts ont été placés ensemble dans une salle de 28m3 maintenue à 250C et des mouches domestiques ont été lâchées dans la salle; on a noté, chaque quart d'heure, le nombre de mouches mortes dans chacun des pièges-appâts ou a proximité immédiate. Apres chaque essai, les pièges étaient permutés de façon a ce que chaque piège soit passé neuf fois à la même place. A la fin des essais, le pourcentage de mouches mortes ou en décubitus dorsal a été calculé pour chaque piège-appât par rapport au nombre total des mouches mortes ou en décubitus dorsal compté dans l'ensemble des essais. Les résultats enregistrés sont résumés dans le tableau ci-après: Tableau II échéances en Piège-appât selon Piège-appât minutes brevet francais selon l'invention 2 143 723 15 32,1 36,2 30 37,7 37,9 45 42,7 44,3 60 1 44,7 45,4 75 46,1 45,5 90 47,5 46,0 105 48,2 46,7 120 49,1 47,2 150 50,1 48,1 Ces résultats montrent qu'il n'existe aucune différence significative entre un piège-appât très élaboré, mais aussi d'un cotit élevé, tel que celui décrit dans le brevet francais 2 143 723 et un piège-appât simple et économique tel que préconisé par la présente invention. Expérimentation C On a préparé des pièges-appâts parallélépipédiques tels que définis dans l'expérimentation B, l'appât étant constitué comme suit (pourcentages en poids): Farine de viande séchée: 63,5 Saccharose: 20,0 Dimétilan: 5,00 Arôme de viande rôtie: 10,0 (Cisl-tricosène-9: 0,2 Colorant rouge: 0,8 Sorbate de potassium: 0,5 D'autre part, on a préparé des pièges-appâts cylindriques en polystyrène noir ayant un volume identique a celui des pièges parallélépipédiques et une base de 80 cm2 au fond de laquelle a été placée une plaque circulaire de polystyrène occupant toute la surface et supportant 1 gramme d'appât tel que défini ci-dessus.Sur la surface circulaire supérieure était découpée une ouverture en couronne de 30 cm2 (9% de la surface de l'enceinte). Des essais insecticides ont été faits dans le courant de l'année 1978 dans 44 habitations de la région de Poitiers (France). Un piège-appât parallélépipédique et un piège-appât cylindrique étaient placés dans une même pièce de chaque habitation et, deux fois par semaine, le nombre de mouches mortes dans chaque pièce et dans chaque dispositif était compté, la position des pièges étant permutée au même moment. Au bout de 5 semaines, l'expérimentation a été arrêtée et les résultats notés (portant sur 19821 mouches au total) ont fait l'objet d'une transformation angulaire pour permettre une analyse de variance qui a montré qu'aucune différence significative n'existait entre les valeurs trouvées pour le piège-appât parallélépipédique et celles trouvées pour le piège-appât cylindrique. Les résultats de cette expérimentation montrent que la forme des pièges-appâts conformes a l'invention, ayant même volume, même surface d'un même appât et même surface d'ouverture supérieure, n'est pas critique. Expérimentation D On a préparé trois enceintes parallélépipédiques de 775 cm3 ayant une base carrée de 102 cm2 et dont la face supérieure était percée de deux ouvertures allongées de 15 cm2 (15xi00 mm) situées parallèlement a une distance de 36 mm l'une de l'autre (5,9% de la surface de l'enceinte au total). Les enceintes avaient été obtenues l'aide de feuilles de carton noir, decoupées, pliées et agrafées. Dans chacune de ces enceintes on a placé un appât collé sur du polystyrène comme il est dit dans l'expérimen- tation A et constitue comme dans l'expérimentation C. Pour le premier piège-appât préparé (D-l), l'appât était adhérent a une plaque de polystyrène carrée de 100 cm2 qui était placée a plat au fond de l'enceinte. Pour le deuxieme piège-appât (D-2), l'appat était adhérent à chacune des faces d'une plaque en polystyrène de 50 cm2 qui était placée debout, perpendiculairement au fond de l'enceinte et parallelement aux ouvertures, a mi-distance de celles-ci. Pour le troisième piège-appât (D-3), l'appât était adhérent à la surface externe d'un tube de polystyrène placé debout au centre de l'enceinte, perpendiculairement au fond, et occupant toute la hauteur (surface totale 100 cm2). Les trois pièges-appâts ont été placés ensemble dans une salle de 28 m3 maintenue à 250C et des mouches domestiques ont été lâchées dans la salle; on a noté, chaque quart d'heure, le nombre de mouches mortes dans chacun des pièges ou a proximité immédiate. Après chaque essai les pièges étaient permutés de facon à ce que chacun d'eux soit passé quatre fois a la même place. A la fin des essais, le pourcentage de mouches mortes ou en décubitus dorsal a été calculé pour chaque piège-appât par rapport au nombre total de mouches mortes ou en décubitus dorsal compte dans l'ensemble des essais. Les résultats enregistrés sont résumés dans le tableau ci-après: Tableau III créances n minutes D-l D-2 D-3 15 18,2 18,1 18,5 30 22,6 23,7 22,6 45 26,1 25,7 24,8 60 28,0 27,1 25,9 90 29,3 28,2 27,6 120 30,3 28,9 29,1 Ces résultats, pratiquementS identiques l'un à l'autre, montrent que la position de l'appât dans le piège-appât, de même que la forme de l'appât, n'est pas critique. Expérimentation E On a préparé des pieges-appâts parallélépipédiques tels que définis dans l'expérimentation C. D'autre part, on a prépare des pièges-appâts différents des précédents en ce que la face supérieure était en chlorure de polyvinyle transparent, les ouvertures étant identiques. Des essais insecticides ont été faits dans le courant de la saison 1978 dans 44 habitations dans les conditions décrites dans l'expérimentation C. Au bout de 5 semaines, l'expérimentation a été arrêtée et les résultats notés (portant sur 17816 mouches au total) ont fait l'objet d'une transformation angulaire pour permettre une analyse de variance qui a montré qu aucune différence significative n'existait entre les valeurs trouvées pour le piège-appât a face supérieure opaque et celles trouvées pour lepiège-appât a face supérieure transparente. Les résultats de cette expérimentation montrent que la nature de la face supérieure des pièges-appâts conformes à l'invention n' est pas critique. Expérimentation F On a réalisé un appât en poudre par mélange des constituants ci-après (pourcentagesen poids): Sucre en poudre fine: 69,5 Farine de viande séchée: 30,0 Dimétilan: 0,5 Cette poudre a été collée sur chacune des faces de plaques de polystyrène de 10 x 12 cm, au moyen d'une colle a base d'acétate de polyvinyle et a raison de deux grammes par face. On a préparé, d'autre part, des botes cylindriques en polystyrène rouge, fermées de toutes parts, dont le diamètre était de 10 cm et la hauteur de 12 cm. A uneextrémité de chaque boite, se trouvaient quatre pieds répartis régulièrement et constitués par des rectangles de 2 x 2 cm prolongeant la paroi cylindrique. Dans chaque boite était fixée une plaque portant l'appât telle que décrite ci-dessus et partageant la boîte en deux demi-cylindres égaux. Dans une première boîte, F-l, on a découpé deux ouvertures rectangulaires de 7,5 x 2 cm (5,6% de la surface de l'enceinte au total) sur le côté supérieur (face circulaire opposée aux pieds) et symétriquement de part et d'autre de l'extrémité de la plaque portant l'appât. Dans une deuxième boîteF-2, on a découpé deux ouvertures rectangulaires de mêmes dimensions sur la partie cylindrique, et situées parallèlement au bord circulaire supérieur, a 2 cm de celui-ci, et symétriquement de part et d'autre de la plaque portant l'appât. Dans une troisième boîte F-3, on a découpé deux ouvertures comme dans le cas de F-2 mais à une distance égale des bords inférieur et supérieur. Dans une quatrième boîte F-4, on a découpe deux ouvertures comme dans le cas de F-2 mais à une distance de 2 cm du bord circulaire inférieur. Dans une cinquième boîte F-5, on a découpé deux ouvertures comme dans le cas F-l mais sur le côté inférieur (face circulaire située entre les pieds). Les cinq pièges-appâts ainsi préparés ont été placés, ensemble, posés chacun sur ses pieds, à une distance d'un mètre l'un de l'autre, dans une salle de 40 m3 maintenue à la température de 240C. On alors lâché 250 mouches domestiques dans la salle. Toutes les 15 minutes, le nombre de mouches mortes dans chaque piège-appât, et 9 proximité, a été compté pendant deux heures. Cette opération a-été faite cinq fois de suite en changeant la position des pièges de façon a ce que chacun soit passé une fois a chaque emplacement. A la fin des essais, le pourcentage de mouches mortes ou en décubitus dorsal, soit dans le piège, soit au total, dans le piège et aux abords immédiats, a été calculé pour chaque piège par rapport au nombre total de mouches utilisées dans l'ensemble des essais. Les résultats enregistrés sont résumés dans le tableau ci-après: Tableau IV échéances F-1 F-2 F-3F-4 F-5 en minutes Mouches mortes au total ouches mortes au total 19,4 9,6 5,6 6,1 2,4 30 26,7 13,4 7,8 8,7 3,6 45 29,1 14,2 8,7 9,4 4,4 60 30,7 15,2 9,1 10,0 4,9 90 32,8 16,1 9,9 11,0 5,6 120 34,0 16,4 10,4 11,6 5,6 Mouches mortes dans les pièges 120 26,9 11,7 5,1 6,4 0 On voit q.ue les meilleurs résultats sort obtenus lorsque les ouvertures sont situées dans la partie haute du piège-appât, plus particulièrement lorsque ces ouvertures sont situées sur la face supérieure du piège-appât. Revendications 1. Piège-appât destiné a la lutte contre les mouches synanthropes comportant: A - une enceinte d'une capacité comprise entre 200 et 2'000 cm3, B - un appât situé a l'intérieur de l'enceinte et comprenant une matière alimentaire appréciée par les insectes à détruire et une matière insecticide et/ou une glu l'enceinte étant caractérisée en ce qu'elle est fermée de toutes parts sauf dans sa partie haute out sont ménagées une a quatre ouvertures allongées dont 1'ensemble represente 2 a 15 pour cent de la surface totale extérieure de l'enceinte. 2. Piège-appât selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une seule ouverture. 3. Piège-appât selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux ouvertures. 4. Piegeaappat selon l'une quelconque des revendications 1 à3, caractérisé en ce que la largeur des ouvertures est suffisante pour permettre le passage facile des insectes visés mais n'excède pas 25 pour cent de leur longueur. 5. Piège-appât selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que l'état de surface de l'enceinte est brillant. 6. Pi8ge-app t selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que l'enceinte est de couleur sombre et chaude. 7. Piège-appât selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'enceinte est de couleur rouge et/ou brune. 8. Piège-appât selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'enceinte est de couleur noire. 9. Pidge-appât selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que l'appât contient une matière alimentaire choisie parmi les protéines, les glucides et les matières contenant au moins un de ces constituants et environ 0,01 a 5* en poids, calculé par rapport au poids total de l'appât, dgun insecticide. 10. Piège-app t selon l'une quelconque des revendications I a 9, caractérisé en ce que l'appât contient un mélange de glucide et de protéine ou un tel mélange contenant au moins 45% en poids de protéine, cette proportion se référant au poids total de l'appât sec. 11. Piege-app t selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisé encre que l'appât contient une matière attractive et/ou appétitive choisie parmi les alcènes en chaîne droite ou ramifiée ayant 20 a 24 atomes de carbone et dont la liaison éthylénique est située après l'atome de carbone de rang compris entre 8 et Il. 12. Piège-appât selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière attractive est le (cis) tricosene-9. 13. Piege-appât selon l'une quelconque des revendications 1 a 12, caractérisé en ce que la matière insecticide contient ou est constituée par de llazaméthiphos. 14. Piege-appât selon l'une quelconque des revendications 1 13, caractérisé en ce que l'appât contient un colorant de couleur rouge sombre ou brune.