I On connaît des bâtis-porteurs sur lesquels la raideur d'une suspension mécanique sur laquelle ils prennent appui peut être réglée, par exemple par varia- tion de la longueur active d'un bras de levier, pour a- dapter les caractéristiques de la suspension à la charge variable constituée par le poids différent des malades. Le réglage peut se faire à la main. On connaît également des suspensions hydropneumatiques. L'invention a pour but d'assurer de façon simple et efficace une adaptation de la suspension aux différen- tes charges du bâti-porteur, tout en rendant la tâche plus facile au personnel de service. L'invention résoud ce problème par une suspen- sion pneumatique (par exemple à piston, à membrane ou organe similaire) o le volume et la pression du fluide pneumatique se règlent automatiquement de telle sorte en fonction de la charge supportée par le bâti-porteur oscillant que lorsque la charge varie (au moins à l'in- térieur d'une certaine plage), une position zéro déter- minée se trouve réglée pour le bâti-porteur, en deçà de laquelle le volume et la pression du fluide sont augmen- tés et au-delà de laquelle volume et pression sont ré- duits. La suspension pneumatique ainsi réalisée évite au malade les chocs désagréables et répond sans diffi- cultés aux variations de charge. Grâce à un système de régulation simple, le volume et la pression de la suspension pneumatique peuvent s'adapter automatique- ment aux variations de charge. Le personnel est dé- chargé de la tâche de réglage de la raideur des ressorts et de leur précontrainte et peut se consacrer à ses au- tres tâches, en particulier aux soins à donner aux ma- lades. Les autres revendications se rapportent à des mesures avantageuses complétant et développant l'inven- tion. Les particularités et les avantages de ces mesu- res sont présentées dans la description qui suit d'un exemple d'exécution. Sur le plan 10, qui peut être en particulier le plancher d'un véhicule ambulance, le bâti-porteur 11 est installé sur suspension de la façon qui suit. Il comporte un bâti 12 dont les deux longerons 13 sont cons- titués par des cornières en U dans lesquelles est monté un chariot-porte civière 14 constituant un bâti supérieur rendu mobile en direction longitudinale par des roulet- tes 15. Le chariot porte-civière 14 sert à recevoir un brancard 16 reposant luimême par des roulettes 17 sur les cornières longitudinales du chariot et pouvant être déplacé dans le sens longitudinal de celui-ci. Des dis- positifs arrêtoirs peuvent assurer le brancard sur le chariot 14 contre un déplacement longitudinal fortuit. Le bâti 12 et, par conséquent, le bâti-porteur 11 en entier, est à son extrémité arrière, c'est-à-dire lorsqu'il est employé sur une ambulance, dans la zone de la porte arrière du véhicule, monté de façon articulée sur le plancher 10 par l'intermédiaire d'une articula- tion 18 à axe transversal horizontal. Par son extrémité avant, il est positionné en hauteur et assuré contre le dévers latéral par un système articulé 19 comportant par exemple deux paires de bras articulés disposés de chaque côté du plan médian vertical du bâti-porteur. Le bâti-porteur est suspendu par une suspension pneumatique qui peut présenter, par exemple, une ou plusieurs mem- branes élastiques tendues à l'intérieur d'un ressort pneu- matique, ou un ou plusieurs pistons se déplaçant dans les cylindres des ressorts pneumatiques ou un ou plusieurs organes élastiques similaires. Cette suspension pneuma- tique peut être fixée, par exemple, sur un support 21 monté sur le plancher 10. Une tige 22 solidaire de la membrane (ou d'un organe similaire) ou un ou plusieurs éléments de transmission de ce type transmettent le mou- vement de la membrane au bâti 12 et à la totalité du S4564705 bâti-porteur 11, de telle sorte que celui-ci oscille verticalement autour de l'articulation 18. Le système de suspension pneumatique 20 ou sa chambre disposée au-dessous de la membrane et recevant le fluide pneumatique est raccordé par une tuyauterie d'arrivée sur laquelle est monté un étranglement régla- ble 23 à un réservoir à pression 24 dans lequel le fluide pneumatique peut être emmagasiné. Le réservoir à pression 24 reçoit de son côté le fluide pneumatique par une tuyauterie 25, 26, 27, une valve de régulation 28 étant montée entre les sections 25 et 26 de la tuyau- terie. La valve de régulation, à tiroir rotatif par exemple, est commandée par un levier 29 ou autre élément raccordé de façon articulée par une tringlerie 30 au bâti 12. Un contacteur de fin de course 31 monté sur la tuyauterie 26, 27 ouvre la communication entre les sec- tions 26 et 27 de cette tuyauterie lorsque le chariot porte-brancard 14 se trouve sur sa position de fin de course avant (à gauche sur la figure). Lorsque le cha- riot porte-brancard est tiré vers l'arrière, la commu- nication entre les deux sections de tuyauterie 26 et 27 est interrompue et l'arrivée ou le départ du fluide pneu- matique du réservoir à pression cesse. Cela se produit en particulier lorsque le chariot porte-brancard 14 est tiré sur la position de chargement et de déchargement 14' pour la sortie d'un malade de l'ambulance ou l'instal- lation dans celle-ci d'un autre malade. Le volume du gaz dans la suspension pneumatique 20 et dans le réservoir 24 demeure inchangé. Dans la position représentée sur la figure, on suppose que le brancard 16 et, par conséquent, le bâti-porteur, sont chargés du poids P d'un malade de façon telle que le contacteur de fin de course 31 ait libéré le fluide pneumatique et que la valve de régula- tion 28 ait fait prendre au bâti-porteur 11 la position zéro prédéterminée par un apport approprié de fluide pneumatique au réservoir à pression 24 et à la suspen- sion pneumatique 20. Le bâti-porteur 11 peut donc osciller autour d'une position nulle qui est ici la position moyenne optimale correspondant à la charge. Si le malade est enlevé et qu'un nouveau ma- lade est pris, le chariot porte-brancard 14 est amené vers l'arrière, le distributeur servant de contacteur de fin de course 31 se ferme, de sorte que durant l'en- lèvement du malade et la prise en charge du malade sui- vant, la suspension 20 demeure inchangée. Lorsque le chariot 14 est à nouveau poussé jusqu'à sa fin de course avant, la communication entre les tronçons de tuyaute- ries 26 et 27 est à nouveau rétablie de sorte que le ré- glage du niveau du bâti-porteur 11 par la valve de ré- gulation 28 s'opère à nouveau. Si le nouveau malade est plus léger que le précédent, le bâti-porteur chargé vient se positionner au-dessus de la position zéro. Dans ce cas, la valve 28 libère du gaz jusqu'à ce que la position zéro soit à nouveau atteinte. Si le nouveau malade est plus lourd que le précédent, le bâti-porteur chargé vient sur une position située au-dessous de la position zéro. Dans ce cas la valve 28 laisse s'écouler du gaz dans le système des tuyauteries, et, par le réservoir à pression 24, dans la suspension pneumatique 20, jusqu'à ce que le bâti - porteur revienne au repos sur la position zéro et puisse osciller autour de cette position zéro. L'étranglement 23 agit comme amortisseur d'os- cillations, amenant l'arrêt d'une oscillation du bâti- porteur 11 après un temps prédéterminé, pour que des oscillations désagréables pour le malade ne puissent se former. Comme fluide pneumatique, tout gaz pouvant ê- tre prélevé à partir d'une bouteille de type usuel peut être utilisé, par exemple de l'oxygène. L'invention est utilisable en premier lieu pour les ambulances et pour le transport des malades, mais elle peut aussi être utilisée à des buts similaires, par exemple, pour des bâtis supportant des lits ou des siè- ges. L'invention ne se limite pas à l'exemple d'exé- cution représenté. Ainsi, le bâti-porteur peut être constitué de façon différente, par exemple sans chariot porte-brancard particulier, le contacteur de fin de cour- se commandant la fermeture de la tuyauterie d'arrivée ou de départ du fluide hydraulique étant actionné directe- ment par le déplacement du brancard. Le bâti-inférieur peut aussi ne comporter pratiquement que deux rails de guidage longitudinal positionnés par un système de le- vier d'articulation commun et guidés contre les écarts latéraux. Le système de suspension pneumatique peut aussi être constitué et disposé de toute autre façon appropriée. A la place d'un guidage articulé avant, on peut aussi utiliser un autre système de guidage ou d'ap- pui protégeant contre les écarts latéraux. REVENDICATIONS 1) Bâti-porteur prenant appui sur une suspension réglable, en particulier pour brancards, caractérisé par une suspension pneumatique (20) (par exemple à pis- ton, à membrane ou organe similaire) o le volume et la pression du fluide pneumatique se règlent automati- quement de telle sorte en fonction de la charge suppor- tée par le bâti-porteur oscillant (11) que lorsque la charge varie (au moins à l'intérieur d'une certaine plage), une position zéro déterminée se trouve réglée pour le bâti-porteur (11), en deçà de laquelle le volume et la pression du fluide sont augmentés et au-delà de la- quelle volume et pression sont réduits. 2) Bâti-porteur selon la revendication 1, caracté- risé par une valve pilotée (28) commandant la charge et la décharge en fluide de la suspension pneumatique en fonction du niveau du bâti-porteur (1). 3) Bâti-porteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'-en amont de la suspension pneumatique (20), est monté un réservoir à pression (24) pour le fluide pneumatique. 4) Bâti-porteur selon l'une des revendications de 1 à 3, caractérisé par le fait que le bâti-porteur (11) est monté oscillant à l'une de ses extrémités autour d'un axe transversal (articulation 18) et se trouve guidé dans ses déplacements verticaux à l'autre extrémité. ) Bâti-porteur selon la revendication 4, caracté- risé par le fait que la suspension pneumatique (20) est disposée dans la partie médiane du bâti-porteur (11). 6) Bâti-porteur selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que l'articulation (18) ser- vant au montage pivotant du bâti-porteur (11) se trouve à l'extrémité de celui-ci par laquelle le brancard est chargé. Bâti-porteur selon l'une des revendications de 7) 4 à 6, caractérisé par le fait que le bâti-porteur (11) se trouve, à l'extrémité opposé au montage pivotant (articulation 18), guidé dans ses déplacements verticaux par un système extensible (19). 8) Bâti-porteur selon l'une des revendications de 1 à 7, caractérisé par le fait que le bâti-porteur (11) présente un bâti inférieur suspendu (12) ainsi qu'un chariot porte-brancard supérieur (14) guidé en direction longitudinale sur le bâti inférieur lors du chargement et du déchargement du brancard (16) et servant de support à celui-ci. 9) Bâti-porteur selon l'une des revendications de 1 à 8, caractérisé par un dispositif servant à interrom- pre l'arrivée du fluide à la suspension pneumatique (20) et son retour de celle-ci. ) Bâti-porteur selon la revendication 9, caracté- risé par un contacteur de fin de course (31) qui inter- rompt l'arrivée et le retour du gaz pneumatique en fonc- tion de la charge du bâti-porteur (11), en particulier en fonction du déplacement longitudinal d'un chariot porte-brancard supérieur (14) sur une position (14') de chargement et de déchargement. il) Bâti-support selon l'une des revendications de 1 à 10, caractérisé par le fait que la suspension pneu- matique (20) du bâti-support (11) est combinée à un a- mortisseur d'oscillations. 12) Bâti-porteur selon l'une des revendications de 1 à 11, caractérisé par le fait que, comme amortisseur d'oscillations, un étranglement amortisseur (23) est mon- té dans la tuyauterie alimentant la suspension pneumati- que (20), en particulier entre un réservoir à pression (24) agissant en accumulateur et la suspension pneuma- tique (20).