Ltinvention est relative au clivage de matériaux feuilletés, en particulier de schistes ardoisés et plus généralement au clivage de blocs de roche présentant des caractéristiques physiques différentes selon l'orientation du plan de section que lton considère et plus particulièrement des énergies de surface.On a reconnu ainsi l'existence d'un plan dit privilégié, selon lequel on doit avantageusement pratiquer l'opération dite de clivage. C1 est ainsi que dans l'antique travail au couteau, et dans le meilleur état de cette technique, on attaque localement au couteau dans le plan de clivage, en créant une encoche, avec plus ou moins destruction de matière, etn à partir de ce moment on travaille non pas à 11 approfondissement de l'encoche, mais à la propagation de la fissure qui stest former en avant de l'encoche, dans la direction de l'avancement et qui précède l'encoche avec tendance à se propager dans le plan privilégié. Nous laisserons ici de coté les perfectionnements assez récents selon lesquels, après l'opération préliminaire de formation de l'encoche et de la fissure qui la précède, on fait agir, de part et d'autre du plan privilégié et perpendiculairement à celui-ci, des forces propres à assurer la rupture du bloc, par annulation des forces de cohésion, internes au bloc. Ces procédés sont très élégants, mais exigent un appareillage assez délicat et couteux. La présente invention a une toute autre idée directrice, en ce qutelle se propose simplement dtaméliorer la propagation de la fissure qui précède l'encoche dans leXpBlvalégié. Ctest là revenir, semble t-il, au mode de travail au couteau, avec cette différence considérable que la propagation de la fissure s'obtient en agissant sur les lèvres, d1aoord sur les levures ori ginales de l'encoche, puis sur les lèvres propres de la fissure, à mesure qu'elles se forment et se poursuivent, avec cette remarque majeur que l'action s'exerce simultanément sur les deux lèvres, ou parties de lèvres qui se font face, et ce symétriquement pour les écarter l'une de l'autre, ce qui a comme effet immédiat de propager la fissure dans le plan privilégié. C'est cette symétrie dans le temps et dans l'espace qui caractérise l'invention en la séparant nettement du travail au couteau, qui est essentiellement discontinu et a-symétrique. Semblablement, on reconnait que l'invention n'entend pas agir par rupture entre deux surfaces, par effet de forces agissant perpendiculairement au plan privilégié, mais prétend agir par une sorte de déchirure qui progresse avec ltapprofondissement de la fissure, du fait que l'invention ne recherche pas l'instantanéité de la séparation, mais bien la progressivité, dans le temps, de la déchirure, ce que l'invention réalise en agissant, comme il a été expliqué sur les lèvres qui se forment au fur et à mesure de l'avancement. Pour mettre en oeuvre l'idée inventive restait à résoudre le problème d'agir sur les lèvres de ltapprofondissement de la fissure et la formation continue de nouvelles surfaces de lèvres, de plus en plus profondes et sur lesquelles l'action doit se poursuivre. Ce résultat est atteint en faisant au fond et contre le fond7 due 11 encoche un violent jet liquide, animé dtune très grande vitesse, qui vient s'y heurter En ce point, la force vive, lténergie se transforme en pression, pression-qui agit symétriquement sur les lèvres de l'encoche pour les écarter. L'encoche tencl donc à s'approfondir, provoquant de ce fait la progression de la fissure qui la précède. Telle est la description la plus simple que l'on puisse donner du phénomène auquel fait appel l'invention. Il est évident que l'on doit donner la préférence à un jet le plus mince possible, la fonne en étant cylindrique ou encore en éventail de faible épaisseur. Le liquide ayant perdu sa pression tend à s'échapper de part et d'autre du point d-'impact, dans le sens de la longueur de l'encoche. Il peut donc entre repris, puis remonté en pression et servir ainsi indéfiniment, aux pertes près. Comme ordre de grandeur, on peut indiquer que la pression de travail nta pas besoin d'être aussi grande que les vitesses utilisées pour le décapage des matériaux. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le clivage d'un bloc de matériau feuilleté, par exemple schistes ardoisiers, présentant des plans de clivages privilégiés, suivant lequel on établi, dans un plan de clivage choisi, et par tout moyen approprié, une entaille s étendant sur une certaine longueur, puis on sollicite en écartement les parois de l'entaille en sorte de provoquer la propagation d une fissure sur l étendue du plan de clivage, caractérisé par le fait qu'on utilise comme moyen de propagation de la fissure un jet de fluide animé d une vitesse de translation élevée qui est orienté suivant le plan de clivage normalement à l entaille, de telle manière que la pression due à l'énergie cinétique du fluide projeté suit le front de propagation de la fissure. 2. Procédé suivant la revendication l, caractérisé en ce que le fluide utilisé est préférentiellement de l'eau. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le jet de fluide présente une section cylindrique de faible diamètre. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le jet de fluide présente un profil en éventail avec une faible épaisseur.