L'invention a pour objet un dispositif pour le positionnement des plaquettes rapportées et enlevables d'outils relatifs notamment aux machines pour le travail du bois telles que toupies. L'objet de l'invention se rattache notamment au secteur technique du travail du bois. Compte tenu de ltévolution des approvisionnements en bois, de l'utilisation de bois exotiques, de bois silicieux, d'agglomérés, de contreplaqués divers et compte tenu des problèmes rencontrés pour l'affûtage des outils, on fait de plus en plus appel à des outils équipés de plaquettes rapportées et enlevables. Ces plaquettes sont parfois dénommées "plaquettes à jeter" signifiant ainsi que la plaquette, ne pouvant plus être utilisée, doit être enlevée et remplacée par une plaquette neuve. Généralement, ce genre de plaquette se rencontre sur les outils équipant les machines destinées au travail du bois, telles que les toupies et est utiliséqpar exemple pour l'usinage de parties droites appelées feuillures, de chanfreins ou brise-arêtes, ou autres formes complexes. Pour exécuter ces différents usinages, il s'avère parfois né- cessaire d'avoir un positionnement précis et/ou règlables des plaquettes par rapport à une face ou partie de référence des outils. Actuellement, les "plaquettes à jeter" du type de celles employées pour exécuter les feuillures, sont mal adaptees pour l'usinage de formes complexes. On se heurte à un problème de positionnement en hauteur desplaquettes. De même, dans le cas de plaquettes conformées pour exécuter des chanfreins, on n'a pas jusqu'à ce jour proposé tout au moins pas dans les conditions de l'invention, un montage règlable de ces plaquettes. L'invention s'est fixée pour but de résoudre ces différents problèmes dtune manière simple, rapide et économique. Suivant une première caractéristique, les plaquettes sont solidaires, directement ou d'une manière rapportée, d'un oll de moyens permettant leur positionnement par rapport à une face ou partie de référence de l'outil. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter dans les dessins annexés : La figure 1 est une vue en perspective d'unoutildestiné à être monté sur une toupie notamment, et équipé selon l'invention de plaquettes pour l'usinage de feuillures et de formes complexes. La figure 2 est une vue partielle en perspective montrant une première variante deréalisation de la figure 1. La figure 3-estune vue partielle de face d'une deuxième variante de réalisation de la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe transversale considérée selon la ligne brisée 4-4 de la figure 3. La figure 5 est une vue semblable à la figure 4 correspondant à la variante de la figure 2. La figure 6 est une vue de face, avec coupe partielle, d'un outil destine à être monté sur une toupie notamment, et susceptible d'être équipé de différentes plaquettes et plus particulièrement de plaquettes règlables selon l'invention, pour 1'exécution de chanfreins ou brise-arêtes. La figure 7 est une vue de profil de la figure 6. La figure 8 est une vue partielle en coupe considérée selon la ligne 8-8 de la figure 7. La figure 9 est une vue en perspective montrant le dispositif de règlage des plaquettes relatives à l'exécution de chanfreins. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une manière non limitative en se référent aux exemples de réalisation des figures des dessins. On a illustré aux figures 1 à 5, un outil (O) destiné à être monté notamment sur les machines de travail du bois telles que les toupies. D'une manière connue, l'outil (O) présente axialement une portée circulaire de centrage (01) pour son montage, d'une manière fixe, sur l'arbre d'entrainement de la toupe par exemple. Radialement à l'ouverture (01) sont formés, en étant diamétralement opposés, deux secteurs (02) et 03) nervurés périphériquement et intérieurement à l'opposé de la face de travail (04). Des rainures transversales (05) sont respectivement usinées de part en part à la périphérie ét dans l'épaisseur de chaque secteur (03) et (04) pour permettre le montage des plaquettes (1) au moyen d'un organe mécanique (2). D'une manière préférée, les rainures (05) ont une section trapézoidale avec notamment une face droite et une face inclinée. Ces plaquettes à jeter (1), conformes au point de vue de leur partie active, aux plaquettes employées pour l'usinage de feuillu res par exemple, c'est-à-dire avec une face d'attaque bisautée (la) sous forme de bec, sont montées facialement en appui contre la face droite (05a) des rainures trapézoldales (05). La base des plaquettes (1) est en appui sur un épaulement (06) formé transversalement à l'intersection du fond de la creusure (05) avec la face droite (05a). Généralement, l'organe mécanique de fixation 42) se présente sous la forme d'un bloc de section complémentaire à celle de la creusure (05) et coopère avec une vis de règlage (3) pour être déplacé en hauteur ou horizontalement en vue d'assurer, par coincement, le blocage en position de la plaquette (1). Selon l'invention, pour positionner transversalement la plaquette (1) c'est-à-dire la face d'attaque (la) par rapport à la face de travail (04) de l'outil (O), la base de la dite plaquette (1) forme latéralement en débordement un doigt ou talon (lob) venant en appui contre la face interne (07) de l'outil, opposée à la face extrème de travail (04) (figure 1). Le talon (lb) est formé d'une manière perpendiculaire à la base de la plaquette (1). Il est bien évident qu'à partir de cette conception de base, on prévoit plusieurs variantes. Par exemple, comme le montre les figures 2 et 5, la base de la plaquette (1), présente transversalement une rainure en U renversé (lc) destinée à être centrée, sur un épaulement de section complémentaire (06a) formé dn débordement de l'épaulement (06). La plaquette (1) est donc doublement positionnée et centrée d' une part par le talon (lb) et d'autre part par la rainure (lc). Dans la réalisation des figures 3 et 4, l'organe mécanique de serrage (2) est solidaire d'un doigt ou goupille (4) monté en dé débordement de la face p enant appui contre la plaquette (1). Ce doigt ou cette goupille coopère avec un trou de logement (Id) formé dans l'épaisseur de la plaquette (figure 3). La sécurité de positionnement de la plaquette est encore améliorer. Il est bien évident que dans cette réalisation, l'organe mécanique de serrage (2) doit agir par poussée axiale et faciale eu égard à la plaquette (1) (figure 3) et non en tant déplacé en hauteur (tracé traits mixtes figure 1) toujours pour agir par coincement sur la plaquette. est Aux figures 6 à 9, l'outil (O)/destiné comme précédemment à être monté sur une machine du type toupie, en étant conformé, par exemple, pour effectuer trois types différents d'usinage, au moyen de plaquettes chacune de profils différents. Dans l'exemple illustré, l'outil présente périphériquement deux faces opposées rectilignes et parallèles (07) et deux faces opposées en arc de cercle de même rayon (08). Sur chacune des faces en arc de cercle apparaissent, en débordement ou non, les parties actives des plaquettes (5) - (6) et (7). Les plaquettes (5) et (6) permettent respectivement d' effectuer des opérations d'usinage de parties droites et des opérations de rainurage par exemple. La description des plaquettes (5) et (6) ainsi que leur montage sur l'outil (o) ne sont pas décrits en détail car parfaitement connus pour l'homme de l'Art (figure 6). D'ailleurs, il n'est pas impératif que ces plaquettes soient montées sur l'outil. Les plaquettes à jeter (7) permettent la réalisation de chanfrein ou brise-arêtes. Les plaquettes (7) sont réalisées d'une façon connue, sous forme d'une pastille sensiblement cernée avec quatre faces ou arêtes d'attaque. Selon l'invention, chaque plaquette (7) est solidaire, d'une manière démontable, d'un bloc (8) monté à coulissement libre dans uné creusure (9). Le bloc coulissant (8) coopère avec une vis de manoeuvre (10) pour son déplacement axial dans les deux sens. La vis (10) vissée dans le bloc (8) est engagée librement dans le fond de la creusure (9) en étant immobilisée en translation au moyen d'un circlips (11) par exemple (figure 8). Au moins une, mais généralement deux vis pointeaux (12) convenablement montées, assurent le blocage en position désirée du bloc coulissant (8). La creusure (9) est usinée transversalement à l'une au moins des extrémités des faces planes (07) de sorte que l'une des parties actives (7a) de la plaquette (7) est en léger débordement par rapport aux faces courbes (08) (figures 6 et 9). Dune manière préférée, quoique non limitative, la creusure (9) forme directement, ou d'une maniere rapportée,une section transversale trapézoïdale ou en queue d'aronde. Un doigt d'indexation (13) est monté en débordement sur la face du bloc (8) recevant la plaquette (7) pour permettre, lors d'un changement de la dite plaquette (7), de conserver le règlage -obtenu. (figure 9). L'on conçoit donc qu'en manoeuvrant dans un sens ou dans 1' autre la vis (10), on assure le déplacement du bloc (8) et conco mitamment celui de la plaquette (7) par rapport à une face de référence de l1outil, notamment une collerette (09), formée en bordure des faces en arc de cercle (08). On prévoit également de pratiquer sur une partie appropriée du corps de l'outil, notamment à proximité de l'intersection des faces planes et en arc de cercle où est formée la creusure (9), des graduations (14) pour contrôler et mesurer le positionnement de l'arête de coupe (7a) de la plaquette (7) par rapport à la collerette de référence (figure 9). Cette disposition s'avère particulièrement intéressante dans le cas où l'outil présente au moins deux plaquettes opposées (figure 6) que l'on peut positionner rigoureusement d'une manière identique. Comme indiqué précédemment, les plaquettes (7) sont montées fixement d'une manière démontable, sur leur bloc support coulissant (8), au moyen par exemple d'une vis (15) permettant ainsi différents positionnement circulaires pour utiliser les quatre arêtes de coupe des dites plaquettes avant leur changement. D'une manière préférée, on voit que l'une des diagonales de chaque plaquette (7) est positionnée sensiblement parallèlement aux faces planes en regard (07) (figure 7). Il est bien évident que les différentes formes de réalisation du dispositif de positionnement selon l'invention, peuvent s'appliquer à d'autres types d'outils et éventuellement de plaquettes c'est le cas notamment pour la réalisation des figures 7 i 9. Les avantages ressortent bien de la description, en particu- lier on souligne - La simplicité de réalisation - La rapidité de positionnement des plaquettes - La précision des positionnements permettant des usinages complexes d'une manière précise. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Dispositif pour le positionnement des plaquettes rapportées et enlevables d'outils, relatifs notamment aux machines pour le travail du bois telles que toupies, caractérisé en ce que les plaquettes (1) ou (7) sont solidaires directement ou d'une manière rapportée, d'un ou de moyens (lb ou 8) permettant leur positionnement par rapport à une face ou partie de référence de l'ou- til (o). -2- Dispositif selon la revendication 1 dans lequel chaque plaquette (1) avec au moins une face d'attaque bisautée (la) sous forme de bec, pour l'usinage de feuillures, est montée facialement en appui contre une face (05a) d'une rainure (05) formée transversalement dans l'épaisseur du profil circulaire de l'outil, la plaquette étant bloque par un organe mécanique de fixation (2), caractérisé en ce que chaque plaquette (1) forme à sa base, un doigt ou talon (lb) susceptible d'être positionné en appui contre la face interne (07) de l'outil, opposée à la face externe de travail ; le dit talon (lb) étant formé d'une manière perpendiculaire à la base de la plaquette (1). -3- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la base de la ssaquette (1) présente transversalement une rainure (tic) destinée à être centrée sur un épaulement de section complémentaire (06a) formé en débordement notamment d'un épaulement (06) établi transversalement à l'intersection du fond de la rainure (05) avec la face d'appui (05a). -4- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'organe mécanique de serrage (2) est solidaire, d'un doigt ou goupille (4), monté en débordement de la face prenant appui contre la plaquette (1), et coopérant avec un trou debgement (ld) formé dans l'épaisseur de la dite plaquette (1). -5- Dispositif selon la revendication 1 dans lequel chaque plaquette (7) est conformée sous forme d'une pastille avec notamment quatre faces ou arêtes d'attaque pour par exemple la réalisation de chanfreins ou brise-arêtes, caractérisé en ce que chaque plaquette (7) est solidaire, d'une manière démontable, d'un bloc (8) monté à coulissement libre dans une creusure (9), et coopérant avec une vis de manoeuvre (10) pour son déplacement axial dans les deux sens. -6- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la vis (10), vissée dans le bloc (8), est engagée librement dans le fond de la creusure (9) en étant immobilisé en translation notamment par un circlips (11) ; au moins une vis pointeau (12), convenablement mont assure le blocage en position désirée du bloc coulissant (8). -7- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6 où l'outil (o) présente deux faces planes opposées et parallèles (07) et deux faces opposées profilées en arc de cercle (08) avec une collerette de référence (09), caractérisé en ce que la creusure (9) est insérée transtersalement à l'une au moins des extrémités des faces planes (07) de sorte que l'une des parties actives (7a) de la plaquette (7) est en léger débordement par rapport aux faces courbes (08), la dite creusure (9) formant directement, ou d'une manière rapportée, une section transversale trapézoldale ou en queue d'aronde. -8- Dispositif selon lune quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'un doigt d'indexation (13) est monté en débordement sur la face du bloc (8) recevant la plaquette (7) pour permettre, lors d'un changement de ladite plaquette, de conserver le règlage obtenu. -9- Dispositif selon lune quelconque des revendications 5, 6, 7 et 8, caractérisé en ce que des graduations (14), pour contrôler et mesurer le positionnement de l'arrête de coupe (7a) de la plaquette (7) par rapport à la collerette de référence (09), sont formées notamment à proximité de l'intersection des faces planes (07) et en arc de cercle (08). -10- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisé en ce que chaque plaquette (7) est montée fixe- ment d'une manière démontable, sur leur bloc support coulissanL (8), au moyen d'une vis (15), l'une des diagonales de chaque plaquette étant positlonnée sensiblement parallèlement aux faces planes en regard (37).