La présente invention concerne le domaine des monochromateurs, plus particulièrement celui des appareils de ce type qui sont utilisés dans les mesures pour 1'U.V. lointain et comprennent un réseau concave assuran + a focalisation et la dispersion des rayons lumineux. On sait que les monochromateurs sont des instruments destinés à fournir un faisceau de lumière monochromatique, c'est à-dire un faisceau présentant un intervalle spectral i aussi étroit que possible.Si l'intervalle N # est petit, on dit que l'appareil possède un bon pouvoir de résolution. Le faisceau fourni par l'appareil est utilisé dans les mesures optiques. Un monochromateur classique comporte deux fentes, une d'entrée et une de sortie. Une source lumineuse est disposée devant la fente d'entrée. Un dispositif de focalisation concentre la lumière sur la fente de sortie, qui sélectionne un intervalle spectral L \ particulier. Avec une fente fine de sortie et une bonne focalisation, la valeur N # est petite. Dans l'ultra-violet lointain, la transparence et le pouvoir réflecteur des matériaux optiques usuels sont mauvais; en particulier au-dessous de 1050 A , limite de transparence du flu oruuede lithium, il ntexiste plus de matériau transparent sous des épaisseurs suffisantes pour permettre la réalisation de prismes ou de lentilles. Pour l'U.V. lointain, on cherche donc un dispositif de focalisation comportant une réflexion unique pour concentrer la lumière. Les réseaux concaves dont il est question ici permettent de satisfaire à cette condition. Ce réseau est constitué de traits obtenus par intersection d'une calotte sphérique et de plans équidistants parallèles. La surface du/réseau est ensuite traitée pour améliorerAa réflexion. A titre de références bibliographiques générales concernant le domaine de l'invention, on peut citer les deux ouvrages suivants - James A.R. SAMSON "Techniques of Vacuum Ultraviolet Spectroscopy" John Wiley & sons (1967). - AN. ZAIDEL et E. Ya SHRRIDER "Vacuum Ultraviolet Spectroscopy" traduit par Z. terman, ann. Arbor. Humphrey Science Publishers London (1970). Dans les spectrographes et monochromateurs classiques on utilise des réseaux symétriques. On entend par réseau symétrique un réseau dans lequel le trait correspondant à un grand cercle de la sphère passe par le centre de la partie rayée de ce réseau. L'intersection de ce grand cercle avec îe,pîan méridien de symétrie constitue le sommet du réseau. Un grand inconvénient des monochromateurs à réseaux symétriques et à fentes situées à distance finie est que, pour objet nir les conditions optimales de focalisation, les éléments du système optique doivent se trouver sur le cercle de Rowland qui est lié au réseau. En cas de changement de longueur d'onde, il faut modifier la position du réseau, ce qui entraine un déplacement du cercle de Rowland associé. Les éléments du système optique se trouvent alors décalés et pour que les conditions de focalisation deviennent optimales, il faut calculer et modifier à nouveau la position des éléments optiques et les replacer sur le cercle de Rowland. L'utilisation d'un réseau dissymétrique permet d'éliminer cet inconvénient. L'invention a notamment pour objet d'éliminer cet ineon vénient. Elle a fondamentalement pour objet des monochromateurs à réseau concave dissymétrique. Un réseau est dit dissymétrique stil ne répond pas à la définition donnée précédemment du réseau symétrique, mais, au sens de la présente invention, un réseau dit dissymétrique reste symétrique par rapport à un plan perpendiculaire aux traits et passant par la droite qui joint le sommet du réseau au centre de courbure, c'est-à-dire le centre de la sphère sur laquelle est tracé le réseau. Selon l'invention, un réseau dissymétrique est rectangulaire. Pour être complet, il faut mentionner enfin un article antérieur de Mme JOHANNIN-GIttES (1971, Compte-Rendus de l'Aeadé- mie des Sciences, Paris, -ZZ, 952). Cet article est relatif à une observation qui conduit à constater que l'utilisation de réseaux concaves masqués permet d'augmenter la luminosité pour un pouvoir de résolution donné, par rapport aux performances des réseauxrec- tangulaires symétriques. La forme du masque correspond à celle de courbes obtenues à partir de tracés de rayons et ne présente aucun caractère commun avec les réseaux dissymétriques conformes à l'invention, qui sont rectangulaires. L'invention propose donc d'utiliser des réseaux dissymétriques et elle concerne en particulier un procédé permettant d'adapter les monochromateurs aux caractéristiques de tels réseaux. Sous sa forme la plus générale, l'invention a pour objet un procédé de production d'un faisceau monochromatique par utilisation d'une source lumineuse, d'une fente d'entrée, d'un dispositif de dispersion et de focalisation et d'une fente de sortie, sélectionnant les rayons issus dudit dispositif, celui-ci comportant un réseau sphérique concave pour la dispersion et la focali- sation du faisceau provenant de la fente d'entrée,ledit réseau pouvant tourner autour d'un axe passant par le sommet du réseau et perpendiculaire au plan de symétrie, c1est-à-dire au plan perpendiculaire aux traits du réseau et passant par la droite qui joint le sommet du réseau au centre de courbure, caractérisé en ce qu'on utilise un réseau concave dissymétrique associé à des fentes fixes d'entrée et de sortie et qu'on réalise les conditions optimales de focalisation en déplaçant le sommet du réseau sur une courbe arbitrairement choisie, de préférence une droites qui est en particulier la médiatrice du segment de droite joignant les fentes, et en déterminant par le calcul la distance séparant le sommet du réseau et la droite joignant les fentes, en fonction de l'angle de rotation du réseau, ainsi que 1' asymétrie du réseau, c'est-à-dire la distance du sommet du réseau au centre de la partie rayée du réseau dissymétrique, également en fonction dudit angle, ce qui permet d' obtenir pour chaque valeur de la longueur tonde, et par conséquent de Angle de rotation du réseau, une position et une seule du sommet du réseau ainsi que de la valeur de It asymétrie dudit réseau. Selon une variante, on peut renoncer à déplacer le sommet du réseau, qui, de la sorte, est animé d'un simple mouvement de rotation autour de l'axe défini précédemment, auquel cas on ddter- mine par le calcul 1' angle des droites joignant le sommet du réseau aux centres de chacune des fentes d'entrée et de sortie, les longueurs des distances du sommet aux centres desdites fentes ainsi que l'asymétrie du réseau. Les caractéristiques du réseau ainsi que sa position sôrit donc ainsi parfaitement déterminées. Dans le cas de ce dernier mode de réalisation, on peut calculer l'asymétrie en fonction de l'angle de rotation du réseau, de sorte que, si la longueur d'onde est modifiée, il convient de modifier aussi l'asymétrie, par exemple en disposant un cache mobile sur le réseau. Il est à noter qu'on dispose théoriquement d'une possibilité supplémentaire de modification en faisant varier l'angle des droites joignant le sommet du réseau aux centres des fentes. En variante, et si l'on se contente-d'une focalisation moins fine, l'asymétrie du réseau peut autre choisie à une valeur fixe correspondant au centre d'un intervalle spectral donné, auquel cas l'ensemble des paramètres du système est fixé. On se réferera maintenant aux figures 1 à 5 des dessins annexés qui illustrent le procédé de 11 invention. En référence à la figure 1, A' represente le centre de la fente d'entrée S le sommet du reseau 1, B' le centre de latente de sortie. A est un point quelconque de la fente d'entrée, B un point de la fente de sortie. La figure 1 montre aussi un point P quelconque du réseau 1. On a représenté le système de coordonnées de sommet S, à trois axes rectangulaires respectivement z, 1 w, y et u, x. Les coordonnées de P sont u, w, 1. Les coordonnées de A sont x, y z et celles de B x', y', zl Les longueurs A'S,APJ B'Sa BP sont désignées respectivement par les références r, s, r' et s'.Les traits du réseau 1 sont tracés dans des plans parallèles à xSz. Le rayon de la calotte sphérique (centrée en C) est R. Pour étudier les conditions de focalisation et de dispersion du réseau, il est admis qu'on peut raisonner sur un modèle à deux dimensions, les calculs étant alors effectués dans le plan méridien de symétrie, c'est-à-dire dans le plan A'S 31 (figure 2). Ce plan contient évidemment le centre de courbure C du réseau. Dans ce modèle à deux dimensions, un point P' du réseau correspondant au point P est défini par sa coordonnée w, car P' appartient au cercle d'intersection de la sphère portant le réseau avec le plan considéré. Dans ces conditions la fonction chemin optique du réseau s'écrit F = A'P' + P'B + k n w A (1-) où k est l'ordre d'interférence n est le nombre de traits du'réseau par unité de longueur, w est la coordonnée de P' \ est la longueur d'onde émise par le pointsource A'. Les chemins géométriques A'P' et P'B' dépendant de w, la relation (1) apparat donc globalement comme une fonction du paramètre w. On peut développer la fonction (1) autour d'un point de coordonnée w@ par rapport à la variable w-w@, sous la forme Pour réaliser une focalisation optimale, il faut chercher à ce que F soit le plus voisin possible de la valeur stationnaire Fo, c'est-à-dire annuler le plus grand nombre possible de termes du développement. Selon l'invention, on choisit un réseau dissymétrique qu'on fait tourner d'un angle X autour de l'axe perpendiculaire en S au plan de Figure (figure 3). Les centres des fentes sont F1 et F2 Les paramètres du système sont, outre 1'angle - la distance F1S = r - la distance F2S =r' - l'asymétrie 2o du réseau, - l'angle d'incidence &alpha; avec la normale SN - l'angle de diffraction p - la longueur d t onde focalisée N La distance F1 F2 est fixée. Il s'agit donc d'un système à six variables. Dans le cas où l'on impose au sommet du réseau un déplacement sur une courbe, ceci revient à donner une relation entre r et r' que l'on peut écrire r = f (r') (3). Dans le cas particulier où le sommet S se déplace sur la médiatrice de F1 F2 la relation ()) s'écrit simplement r = rt (3t) Par le calcul on détermine, selon l'invention,l'asymé- trie wo en fonction de X et la distance U du sommet S à la droite F1 F2 en fonction de i également. Il existe par ailleurs de par les considérations géométriques de la figure, des relations du type &alpha; = #(U,&gamma;) (4) et ss = # (U,&gamma;) (5) Conformément à l'invention, on voit ainsi qu'il est possible de déterminer entièrement les 6 variables ci-dessus en annulant les termes du premier au troisième ordre inclus du développement (2) ci-dessus, à savoir Le système d'équations (3), (4), (5), (6), (7), (8), permet de déterminer les 6 variables définies précédemment.On sait d'ailleurs que la relation (6) fixe alors la valeur Par le procédé de l'invention, c'est-à-dire grâce à la détermination, en fonction de l'angle &gamma; , de la distance U et de l'asymétrie wo, on peut/déterminer les caractéristiques du système de manière à annuler les termes en w-wO, (w-wo)2 et (w-wO)) du développement du chemin optique F, ce qui conduit à des conditions optimales de focalisation En variante, si le sommet S du réseau reste fixe, c'està-dire si le réseau ne présente qu'un mouvement de rotation,la distance U est fixée. Dans ce dernier mode de réalisation, il n'est possible que d'annuler les termes en (w-wo) et en (w-wo)2 du développement (2) ci-dessus.Toutefois, on obtient ainsi pour de nombreux besoins pratiques, des conditions de focalisation entièrement satis faisantes. et,comme d'autre part, S, F1 et F2 sont fixes, les directions SF1 et SF2 restent invariables, ce qui présente parfois de sérieux avantages pour les mesures effectuées avec le monochromateur. Dans ce cas, les paramètres du- système sont, outre l'an gle &gamma; : r, r', wo, &alpha; , ss , # définis comme précédemment et l'an- gle C des droites joignant le sommet du réseau au centre des fentes. Mais on veut que r, r', w0 et C restent fixes. On peut calculer l'ensemble des variables déterminant le système de la manière suivante. On choisit une valeur arbitraire pour wO ; il existe d'autre part des relations simples (figure 3). = = # (C,) = # I1 faut déterminer r, r', C, # pour qu'aux environs d'une valeur particulière &gamma;o de &gamma;, ou, ce qui revient au même, d'une valeur particulière o de 4 , les termes en (w-wo) et (w-wO)2 du développement 2 ci-dessus restent aussi voisins de O que possible lorsque &alpha; varie. Pour cela, on développe en série la fonction F/w2 #wo en fonction de &alpha; autour de &alpha;o par rap- port à la variable i L'équation (6) ainsi que les équations fournissent les 5 équations permettant de déterminer r, r', C, &alpha; et #. Une série de calculs de ce genre permettront de choisir la série de parametres (r, r', C,&alpha;o et wo) qui conviendront le mieux à ltutilisation du monochromateur aux environs dtune longueur d'onde demandée. On notera que le procédé de l'invention est applicable aux monochromateurs actuellement disponibles dans le commerce. En effet, dès lors qu'il est proposé d'utiliser un monoehroma- teur pour lequel les fentes F1 , F2 sont mécaniquement fixées et le rayon de courbure du réseau donné, le procédé permet de déterminer les conditions optimales de focalisation et l'asymétrie optimale du réseau ainsi qu'il a été indiqué en détails ci-dessus. Les moyens définis par le procédé se traduisent en effet de fa çon simple dans la modification pratique du monochromateur. Un dispositif pour le mise en oeuvre du procédé est essentiellement constituéd'un monochromateur comportant une source lumineuse au moins une fente d t 0ntrée,un dispositif de dispersion et de focalisation àréseau sphérioueconcave mobile et au moins une fente de sortie,caractérisé en ce qu'il présente unréseau sphérique concave dissymétrique et des moyens pour déplacer de façon connue en soi le réseau en rotation ou en rotation et en translation. Selon un mode préféré de réalisation, les moyens pour déplacer le réseau en translation et en rotation sont constitués par une glissière dans laquelle se déplace en translation le sommet dureseau, et par une tringlerie mécanique composée de deux bras, un premier bras étant solidaire du réseau et s'étendant normalement à celui-ci à partir du sommet en aboutissant sur une-arti- culation mobile et le deuxième étant disposé entre cette articulation et un point fixe de sorte que, lorsque l'articulation est entraînée sur un cercle centré sur ledit point fixe, le réseau subit à la fois un mouvement de rotation autour d'un axe perpen diculaire au plan passant par l'axe de la glissière et le centre de l'articulation et un mouvement de translation le long dè la glissière. A la figure 4, on a représenté schématiquement un tel dispositif. On voit le réseau G et son sommet S mobile sur une glissière T, qui, dans l'exemple particulier considéré, matérialise la médiatrice du segment F1 F2, F1 étant la fente d'entrée et F2 la fente de sortie. Le réseau G est solidaire d'autre part d'un bras # 1 aboutissant à une articulation 0'. Un deuxième bras f 2 lie l'articulation 0? à un point fixe B. L'articulation O se déplace sur un arc de cercle L centré en B.Tout mouvement de O' se traduit par un déplacement en rotation du réseau G pan rap- port à un axe perpendiculaire au plan de figure et par sa translation sur la glissière T. Un exemple de monochromateur correspondant à une telle définition mais comportant un réseau concave symétrique est décrit dans l'article de M.PRIOL, A. QUEMERAIS et S. ROBIN Optica Acta 1970, Vol. 17 N 8, p 605-607. On notera que la longueur des bras t1 et P 2 et la position du-point B (voir distances s et D sur la figure 4) sont déterminées pour que la relation liant la distance U à l'angle de rotation &gamma; du réseau réponde aux exigences du procédé de l'invention. Dans la pratique on dispose de toute une série de valeurs numériques traduisant U en fonction de , , telles qu'elles sont fournies par le calcul. On se fixe arbitrairement - 1 et on détermine 2 par l'équation On commence par se fixer D et ê . A chaque couple de valeurs (U , , # ) correspond une valeur de @ 2.Par calcul ité- ratif, on sélectionne les valeurs de D et # qui conviennent le mieux. On vérifie ensuite que la solution (#1 ,#2, D et &gamma; ) obtenue reproduit bien la distance U en fonction de &gamma; avec une précision suffisante et répond aux impératifs mécaniques (eneom brement par exemple). On sait en particulier qu'il existe de bonnes solutions pour P1 voisin de R . Ces modes de calcul sont bien connus de Ithomme de l'art. Dans la variante de réalisation où le réseau n'est soumis qu'-à une rotation, le réseau tourne autour d'un axe perpendiculaire en son sommet au plan passant par ledit sommet et par le centre des fentes d'entrée et de sortie. Un exemple de monochromateur répondant à une telle défini nition, mais dans le cas dtun réseau concave symétrique est décrit dans l'article de Y. LE CALVEZ, G. STEPHAN et Madame S.ROBIN Optica Acta 1968, Vol. 15 N 6, p.583-594. On donnera maintenant des exemples concrets de mise en oeuvre du procédé de l'invention. EXEMPLE 1 Dans cet exemple, le sommet S du réseau est animé d'un mouvement simultané de translation et de rotation, conforme à la disposition de la figure 4. Les valeurs imposées du monochromateur étaient les suivantes FlFz = 242 mm R@@ = 999,8mm et le réseau G comportait 1200 traits par mm. Selon l'invention, il convient de définir les conditions de focalisation et la région rayée du réseau à utiliser en fonction de X (angle de rotation du réseau). On détermine la fonction U (Y) pour une série de valeurs de l'angle &gamma; . Les valeurs peuvent être calculées par ordinateur. On a indiqué dans le tableau I ci-après un exemple de valeurs. TABLEAU I &gamma; (degrés) U (mm) wo (mm) largeur du réseau # ( ) (mm) # 3 983,532 - 44,29 119,5 365,73 6 979,394 - 61,43 120,0 1728,94 9 972,595 - 61,90 119,7 2587,21 12 963,167 - 57,22 116,9 3438,08 15 951,128 - 52,86 113,5 4729,07 18 936,548 - 47,10 110,0 5107,73 # Cette largeur est celle de la première zone de Huy gens ; ce ne sera celle du réseau que si l'on désire le pouvoir de résolution maximum. Le mécanisme destiné à reproduire cette fonction U = f ( &gamma; ) aussi fidèlement que possible est formé comme le represente la figure 4 de deux bras inégaux : un bras de longueur f 1 matérialise la normale au réseau; son extrémité 0' est re- liée par l'intermédiaire d'un autre bras de longueur t à un point fixe B.Si a'on s'impose pour # 1 une longueur de 480 mm on trouve les valeurs optimales suivantes des autres paramètres = 480 = 470,4 = 3,11mm n = 34,65 mm Avec ces valeurs la fonction U = r ( &gamma; ) est reproduite avec un écart sur U plus faible que l pour 5 13 On détermine aussi les caractéristiques du réseau pour obtenir les conditions optimales de focalisation. On trouve ainsi une largeur w de la zone rayée w = 119 mm (correspondant à la première zone de Huygens) et une asymétrie wO de 60 min. On a compare les résultats fournis par l'invention à ceux d'un montage classique de monochromateur dans lequel le sommet du réseau est au centre de la zone rayée. Le réseau a été limité la téralement aux traits d'abscisse - 30 mm et + 30 min (bords de la zone de Ruygens). Le diagramme de la figure 5 donne dans le cas d'un point source les courbes de l'intensité, en fonction de la longueur d'onde pour la raie 2015,7 A . Le montage conforme à l'invention utilisait aussi une largeur de réseau égale à 12 cm. La courbe (a) correspond au montage de l'invention et la courbe (b) au montage classique. Les courbes sont è la même échelle et le maximum de la courbe (a) a été choisi égal à 10 unités arbitraires. On voit distinctement les avantages procurés par l'in- vention. Les conditions de focalisation sont nettement meilleures. La largeur à mi-hauteur n'est que 0,015 au lieu de 0,022 dans le montage classique. L'intensité du maximum est plus que doublée par rapport à l'art antérieur. On notera que la région optimale du réseau à utiliser varie avec la longueur d'onde A . On a représenté à la figure 6 les variations de wO exprime, en mm en fonction de &gamma; exprimé en degrés. La courbe passe par un maximum. Cette courbe est d'ailleurs indépendante du nombre de traits du réseau ; si l'on choisit la dispersion ou 11 intervalle spectral tels que Y soit voisin de ce maximum, cette région opti mum variera peu et il sera inutile de déplacer un cache devant le réseau. D'autre part, cette même courbe dépend, pour un rayon de courbure donné, de la distance des fentes ; celle-ci peut donc aussi dans une eertaine mesure être choisie en fonction d'une région spectrale et de la dispersion. Dans exemple envisagé, si Y varie de 6 à 9 A , la variation de wo est inférieure à 10 mm pour avec une largeur de réseau optimale de 119 mm (pour la plus grande résolution possible). La figure 7 représente le réseau dissymétrique selon 1'invention. La largeur de la zone rayée est w. L'asymétrie w0 est repérée entre le centre de la zone rayée et le sommet de la calotte sphérique sur laquelle esttracé le réseau. EXEMPLE 2 Cet exemple illustre le moyen-de changer la longueur d'onde sur la fente de sortie d'un monochromateur par rotation du réseau autour d'un axe perpendiculaire à son plan de symétrie et passant par son sommet S, étant entendu que ce réseau est dissymétrique au sens de la présente invention. On se référera de nouveau à la figure 3, Le montage est alors défini par la donnée de 1) r = F1S , distance de la fente d'entrée au sommet du réseau. 2) r' = S distance de la fente de sortie au sommet du réseau )) l'angle C = (F2S, F1S) entre les deux bras. 4) l'angle &alpha;o valeur particulière de &alpha; = (SN,SF1) pour laquelle la distance r' théorique est stationnaire en fonction de la rotat-ion du réseau. 5' wo coordonnée du centre de la zone rayée utile, dans le plan méridien de symétrie. On défini ci-après les paramètres d'un montage à simple rotation utilisant un réseau dissymétrique en cherchant à rendre r' stationnaire en fonction de la rotation du réseau pour une va leur de &alpha; . La conditions sera réalisée rigoureusement pour le point correspondant aux paramètres (&alpha;o , r, r', C, wo) mais on peut déterminer # 2F # w 2 aussi voisin que possible de O pour de faibles variations de &alpha; avec r, r', C et wo constants. On se fixe wO et on calcule r, C, r' et &alpha;o , &alpha; o étant relié à la longueur d'onde moyenne #m par relation: sin &alpha;o - sin (C- &alpha;o) - n# m La largeur totale W du réseau peut encore être calculée comme dans l'exemple 1 d'après les bords de la première zone de Huygens si l'on veut obtenir le pouvoir de résolution maximum; on trouve alors que W reste voisin de 25 mm mais, si l'on désire plus de luminosité, on peut prendre W plus grand. Par exemple avec arbitraitement R = 1000 mm n n = 1200 traits/mm = 1513 (ou &alpha;o = radian) on devra prendre 1000 r = = 849,47 mm r = = 778,87 mm 1,2839 c = 1,2372 radian et pour le réseau : wo = 40 min. Les résultats pour wo variant de O à 90 mm avec un pas de 5 mm sont donnés dans le tableau II ci-après. Dans ce tableau, on notera que les chiffres de N moyen sont valables seulement pour un réseau comportant 1200 traits/mm, ce qui est le cas de l'exemple illustratif choisi. TABLEAU II wo &alpha;o C # #' #m mm mm radians radians 0. .6154797087 1.2309594173 1.2247448714 1.2247450214 .3226585665 E-17 5. .6005514748 1.2310653389 1.2183385981 1.2313349763 .2038502181 E-04 10. .5858398563 1.2313813839 1.2120983358 1.2381258142 .4060755598 E-04 15. .5714476909 1.2319024984 1.2060063849 1.2451339191 .6051416198 E-04 20. .5574648064 1.2326205918 1.2000454247 1.2523745613 .7996819688 E-04 25. .5439644812 1.2335249845 1.1941988847 1.2598617167 .9885531711 E-04 30. .5310017643 1.2346029445 1.1884512413 1.2676079991 .1170863251 E-03 35. .5186135321 1.2358402527 1.1827882240 1.2756246958 .1345974998 E-03 40. .5068198948 1.2372217415 1.1771969298 1.2839218842 .1513489352 E-03 45..4956264630 1.2387317722 1.1716658559 1.2925086035 .1673215766 E-03 TABLEAU II (suite) wo &alpha;o C # #' #m mm radians radians mm 50. .4850270087 1.2403546291 1.1661848689 1.3013930564 .1825136220 E-03 55. .4750061538 1.2420748259 1.1607451275 1.3105828203 .1969368191 E-03 60. .4655418446 1.2438773285 1.1553389767 1.3200850521 .2106130143 E-03 65. .4566074841 1.2457477039 1.1499598277 1.3299066788 .2235711508 E-03 70. .4481736753 1.2476722096 1.1446020334 1.3400545674 .2358447898 E-03 75. .4402095890 1.2496378355 1.1392607678 1.3505356739 .2474701479 E-03 80. .4326839952 1.2516323110 1.1339319124 1.3613571719 .2584845995 E-03 85. .4255660122 1.2536440855 1.1286119534 1.3725265629 .2689255739 E-03 90..4188256289 1.2556622932 1.1232968896 1.3840517712 .2788297719 E-03 Connaissant &alpha;o il est possible de déterminer les autres paramètres en se reportant à ce tableau, soit en acceptant les valeurs de la ligne la plus voisine de la valeur d calculée, soit en les déterminant par interpolation. Si R est le rayon de courbure du réseau choisi, les distances r et r' se calculent à partir des valeurs de 3 et # ' de la façon suivante -r' R Les moyens mécaniques utilisables pour la rotation du réseau sont bien connus de lthomme de l'art. Le procédé de l'invention peut être appliqué aux monochromateurs disponibles sur le marché. Les valeurs numériques choisies dans les exemplesci-dessus illustrent la possibilité d'adaptation ainsi offerte au constructeur. REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'un faisceau monochromatique par utilisation d'une source lumineuse, d'une fente d'entrée, d'un dispositif de dispersion et de focalisation et d'une fente de sortie, sélectionnant les rayons issus dudit dispositif, ce lui-ci comportant un réseau sphérique concave pour la dispersion et la focalisation du faisceau provenant de la fente d'entrée, ledit réseau pouvant tourner autour d'un axe passant par le sommet du réseau et perpendiculaire au plan de symétrique, c'est-à-dire au plan perpendiculaire aux traits du réseau et passant par la droite qui joint le sommet du réseau au centre de courbure, caractérisé en ce qu'on utilise un réseau concave rectangulaire dissymétrique associé à des fentes fixes d'entrée et de sortie et qu'on réalise les conditions optimales de focalisation en dépla çant le sommet du réseau sur une courbe arbitrairement choisie, de préférence une droite, qui est en particulier la médiatrice du segment de droite joignant les fentes, et en déterminant par le calcul la distance séparant le sommet du réseau et la droite åoi- gnant les fentes en fonction de l'angle de rotation du réseau, ainsi que l'asymétrie du réseau, ctest-à-dire la distance du sommet du réseau au centre de la partie rayée du réseau dissymétrique, également en fonction dudit angle, ce qui permet d'obtenir pour chaque valeur de la longueur d'onde, et par conséquent de l'angle de rotation du réseau, une position et une seule du sommet du réseau ainsi que de la valeur de l'asymétrie dudit réseau. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le sommet du réseau est animé d'un simple mouvement de rotation, auquel cas, on determine par le calcul l'angle~des droites joignant le sommet du réseau aux centres de chacune des fentes d'entrée et de sortie, les longueurs des distances du sommet aux centras desdites fentes ainsi que l'asymétri-e du réseau. 5. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on détermine l'asymétrie en fonction de l'angle de rotation du réseau, de sorte que, si la longueur d'onde est modifiée, il convient de modifier aussi l'asymétrie, par exemple en disposant un cache mobile sur le réseau. 4. Procédé selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce qu'on choisit l'asymétrie du réseau à une valeur fixe correspondant au centre d'un intervalle spectral donné, auquel cas l'ensemble des paramètres du système est fixé. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 essentiellement constitué d'un monochromateur comportant une source lumineuse, au moins une fente d'-entrée, un dispositif de dispersion et de focalisation à réseau sphérique concave mobile et au moins une fente de sortie, caractérisé en ce qu'il présente unréseau sphérique concave dissymétrique et des moyens pour déplacer de façon connue en soi le réseau en rotation ou en rotation et en translation. 6. Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que les moyens pour déplacer le réseau en translation et en rotation sont constitués par une glissière dans laquelle se déplace en translation le sommet du réseau, et par une tringlerie mécanique composée de deux bras, un premier bras étant solidaire du réseau et s'étendant normalement à celui-ci à partir du sommet en aboutissant sur une articulation mobile et le deuxième étant disposé entre cette articulation et un point fixe de sorte que, lorsque l'articulation est entraînée sur un cercle centré sur ledit point fixe, le réseau subit à la fois un mouvement de rotation autour dtun axe perpendiculaire au plan passant par l'axe de la glissière et le centre de l'articulation et un mouvement de translation le long de la glissière. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte uniquement des moyens pour faire tourner le réseau autour d'un axe perpendiculaire en son sommet au plan passant par ledit sommet et par les fentes d'entrée et de sortie. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7 caractérisé en ce que le réseau dissymétrique est un réseau réalisé par gravure spéciale des traits du réseau sur une calotte sphérique. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7 > caractérisé en ce que le réseau dissymétrique est un réseau réalisé par masquage d'un réseau symétrique déjà tracé. 10. Monochromateur utilisable en particulier pour les mesures dans 1'U.V. lointain caractérisé en ce qu'il comporte un réseau dissymétrique rectangulaire agencé conformément au procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.