L'invention concerne une installation âë-chauffage comportant une enceinte de chauffage, accessible aux objets â chauffer et à laquelle est amende de la chaleur provenant d'au moins une source de chaleur. 5 Les installations de ce genre sont connues et sont utilisées pour des buts de nature très diverse. C'est ainsi qu'elles sont utilisées, par exemple, pour sécher des objets vernis, pour cuire des couches en màtériau céramique, pour maintenir des substances fondues à la température requise pendant leur transport à travers une canalisation 10 afin d'empêcher la solidification du liquide dans la canalisation de transport, pour maintenir du verre fondu à la température requise pendant l'étirage de tubes ou de barres, pour chauffer un matériau, tungstène par exemple, en vue de la fabrication de fils, avant passage dans la filière etc. 15 D'une façon générale, comme source de chaleur, on utilise en pratique des fils de résistance électrique chauffés par passage de courant (voir entre autres le brevet néerlandais ÏTé 34^607 et le brevet amérieain 3.O63.268) ou des brûleurs à gaz (voir par exemple le brevet américain 11° 3«253.898 ét la demande de brevet français mise 20 à la disposition publique K° 2.007.949)» Les installations connues présentent plusieurs désavantages. Dans un grand nombre de processus de fabrication, il importe notamment que la température régnant dans l'enceinte de chauf-25 fage présente partout la même valeur, surtout lorsque dans l'enceinte de chauffage les objets subissent, outre le traitement thermique, également d'autres traitements, par exemple la déformation de plaques de verre décrite dans ledit brevet américain IT° 3-253.898. ïïne température non uniforme dans l'enceinte de chauffage se traduit par des tensions dans 30 le matériau, ce qui entraîne la rupture du matériau et un rebut élevé de produits. De même, une ambiance isotherme est très importante pour de nombreuses mesures, telles que la vérification de coupl® thermiques dans un :'our. Dans les installations de chauffage comportant comme système ie chauffage un fil de résistance électrique, afin d'obtenir une en-35 ceinte de chauffage aussi isotherme que possible, les fils sont enroulés sur toute la longueur de l'installation autour de l'enceinte de chauffage et iaolés autant que possible de l'ambiance. Gela complique la construction de l'installation et la rend coûteuse, surtout dans le cas d'enceintes de trave'rsée de grande longueur. Il faut y ajouter qu'aux extré-40 i.:ités de l'enceinte de traversée, les pertes thermiques sont toujours ^ - 71 24858 2098219 - plae grandes que celles se produisant au milieu, de sorts que Isb températures y Bont plus basses. Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, il faut prévoir quelques modifications de construction et par exemple prévoir un pas de l'enroulement du fil de résistance plus petit 5 aux extrémités de l'enceinte de traversée qu'au milieu. Dans les installations comportant un système de chauffage à gaz, telles que celles décrites dans ledit brevet américain N° 3.233.898, on s'est efforcé de réaliser le caractère isotherme de l'enceinte de traversée en utilisant un grand nombre de brûleurs à gaz dans ladite enceinte. 10 Cela oomplique également l'installation qui, de ce fait, devient coûteuse. Il en est de mSme pour les installations de chauffage comportant un grand nombre de lampes à incandescence, sous forme de lampes d'irradiation infrarouge. De plus, le réglage de la température de l'enceinte de chauffage re-15 qulert un réglage spécial de chaque brûleur à gaz, ou de chaque lampe d'irradiation infrarouge. La présente invention a pour but de fournir une installation de chauffage de structure simple, peu coûteuse, dont l'enceinte de chauffage lors du fonctionnement, est isotherme suivant toutes ses dimensions. 20 Afin d'atteindre le but visé, l'installation de chauffage conforme à l'invention est caractérisée en ce que la limitation de l'enceinte de ohauf— fage est constituée par au moins la face d'une paroi transmettant de la chaleur, appelée première paroi, dont la face opposée délimite en partie un réservoir fermé oontenant un fluide transportant de la chaleur, fluide qui ab— m 25 sorbe de la chaleur provenant de la source, à travers une autre paroi appelée seconde paroi dudit réservoir, et passe ainsi de l'état liquide à l'état >• vapeur, puis oède cette chaleur & l'enceinte de ohauffage à travers la première paroi en passant ainsi de l'état vapeur à l'état liquide, alors que le réservoir contient une masse poreuse reliant les deux dites parois, de 30 sorte que tout le fluide condensé sur la première paroi peut refluer, par effet capillaire, à travers ladite masse poreuse vers la seconde paroi. Du fluide liquide, qui s'évapore sur la seconde paroi se déplace à l'état vapeur vers la première paroi par suite de la pres-35 sion de vapeur plus basse qui y règne à cause de la température relativement plus basBe se produisant à cet endroit. Puis, la vapeur se condense sur la première paroi, tout en cédant la chaleur d'évaporation à cette paroi, après quoi le condensât est ramené, du fait sa tensio-eoti- vité et par effet oapillaire, à travers la masse poreuse \ers la seconde 40 paroi pour y Stre évaporé à nouveau. Du fait que la vapeur se condense 71 24858 3 2Ô98219 continuellement là où règne la pression de vapeur la plus basse, une température localement différente est immédiatement compensée, de sorte que la première paroi transmettant de la chaleur présente partout la même température. 5 Etant donnl la valeur relativement élevée de la cha leur d'évaporation des liquides, il est possible, par unité de temps, d'accumuler une grande quantité de chaleur dans la vapeur et de la transporter de la seconde à la première paroi, alors que la condensation assure une bonne transmission de la chaleur entre le liquide et les pa-10 rois. De la sorte, la grande capacité de transport de chaleur du fluide permet d'obtenir par chauffage d'une seconde paroi, de faibles dimensions, qu'une première paroi de grandes dimensions soit portée à une température uniforme par le processus d'évaporation et de condensation. Cela a pour avantage de requérir l'utilisation d'un seul élément de 15 chauffage, tel qu'une résistance électrique (serpentin de chauffage) ou un brûleur à gaz disposé au niveau delà seconde paroi, de sorte que l'installation est notablement plus simple et moins coûteuse que les installations connues présentant des fils de chauffage enroulés sur toute la longueur ou comportant un grand nombre de brûleurs. De plus, il est 20 possible de commander simultanément plusieurs installations de chauffage à l'aide du même élément de chauffage, et dans tous les cas, il suffit d'utiliser un seul dispositif pour le réglage de la température. Par suite de la grande capacité de transport de chaleur du fluide contenu dans le réservoir, il n'existe pratiquement pas 25 de chute de température entre la seconde et la première paroi. La température de la première paroi devient donc pratiquement égale à celle de la seconde paroi. Cela augmente le nombre de possibilités concernant la mesure de température pendant le fonctionnement de l'installation. Il suffit d'utiliser un seul indicateur de température disposé à un endroit 30 quelconque. La présence de la masse poreuse assure la ramenée du condensât de la première à la seconde paroi dans toutes les conditions , donc même à 1'encontre de la pesanteur ou sans l'effet de la pesanteur. L'installation de chauffage n'est donc pas tributaire de la position, ce 35 qui permet une grande liberté en ce qui concerne la disposition de l'ensemble. La masse poreuse peut être constituée par des matériaux céramiques, de la toile métallique ou du matériau en forme de bande métallique ou en un alliage métallique ou par une disposition de tuyaux. 40 De plus, on peut utiliser un système de rainures ménagées dans la paroi a r Sp Vfl, 24858 ; 4 ■- ' '■ ' - 2098239 du. réserv-dir,' alétiîodé '" " ' £e choix du fluide transportant" de là, chaleur est dé- : • terminé en preiàiôr 'll'eù'^par -la température dé' fonctl'ornement de l'en- 5 ceinte de chauffage.' Si cette température est- située dans 1&; gamme comprise entre 600 et Î50CT°C, cin peut choisir du sod'ium par exemple. On peut utiliser également l'es métaux potassium, lithium, cadmium, césium ,les sels métalliques, tels que les halogénures métalliques chlorure de zinc, bromure d'aluminium, iodure de cadmium, iodure de calcium, bromure de 10 zinc ou leurs mélanges, les nitrates et les nitrites ou leurs mélanges. Le choix du matériau du réservoir est évidemment tributaire de la température de fonctionnement et du choix d'ù fluide transportant de la chaleur. C'est ainsi que dans le cas d'utilisation de sodium, on peut utiliser l'acier au nickel-chrome. 15 Le réservoir de l'enceinte de chauffage peut avoir une forme quelconque par exemple celle d'une cylindre creux comportant deux tubes coaxiaux,; dont le tube intérieur constitue la première paroi et une partie de la surface du tube extérieur constitue la seconde paroi, alors que les autres parties de paroi de l'enceinte annulaire fermée 20 comprise entre les deux tubes sont isolées thermiquement de l'ambiance. La masse poreuse reliant les deux parois peut recouvrir une partie plus ou moins grande de la surface de la paroi du réservoir. Dans une forme de réalisation avantageuse de l'in-25 stallation de chauffage conforme â l'invention, la masse poreuse recouvre toute la surface de la paroi du réservoir. Cela offre lës avantages suivants. Dans une telle construction, la seconde paroi est humectée uniformément par le condensât. Cela réduit le riBque d'une surchauffe locale de cette paroi. Près de la première paroi, la masse poreuse contri-30 bue à la formation d'une température uniforme de la face de la paroi opposée à ladite masse poreuse. Cela est dû au fait que la masse poreuse empêche une formation locale de gouttes se produisant sous l'influence de la pesanteur. Si les gouttes se produisent d'un côté de la paroi transmettant de la chaleur, cela provoque une résistance thermique localement 35 plus élevée, donc une température différente de l'autre côté de ladite paroi. Du fait que le processus d'évaporation et de condensation du fluide transportant de la chaleur contenu dans lè réservoir se déroule convenablement, ce réservoir est normalement évacué. Dans plusi-40 eurs cas, suivant le choix du fluide transportant de la chaleur, non 71 24853 5 2Ô98219 seulement à la. température ambiante normale mais également à la température de fonctionnement élevée de l'installation de chauffage,- la pression de vapeur du fluide contenu dans le réservoir est inférieure à celle de 1'ambiance. C'est ainsi que si le réservoir évacué contient du sodium 5 comme fluide transportant de la chaleur, la pression de la vapeur est de 8 Torrs (1 Torr J« 1 mm de la pression de mercure) à une température de 800°K et de 450 Torrs à une température de1100°K. Cela implique que surtout dans des réservoirs de grandes dimensions présentant de grandes parois planes, ces parois sont soumises à une charge mécanique notable 10 par suite de la pression atmosphérique, charge qui sera encore plus élevée lorsque l'installation de chauffage fait partie d'une construction plus grande et que d'autres pièces de construction exercent des forces sur le réservoir, par exemple le poids propre de l'installation. Or, aux températures de fonctionnement élevées auxquelles la rigidité des parois du 15 réservoir est notablement plus faible qu'à la température ambiante normale, cela se manifeste par la déformation (pliage) ou la fissuration des parois du réservoir, entraînant un risque d'implosions. Dans ce cas, la casse poreuse peut se détacher de la paroi du réservoir et/ou sa structure capillaire peut être endommagée de 20 sorte qu'elle n'assure plus la ramenée du condensât. D'une façon générale, il est impossible d'utiliser des parois plus épaisses et de ce fait plus solides pour le réservoir, ceci à cause du poids, du prix de revient ou des dimensions admissibles, et de plus les parois transmettant de la chaleur sont en outre tenues à 25 certaines limites concernant l'épaisseur, ceci en vue de la résistance thermique. Afin d'obvier à ces inconvénients d'une façon simple et peu coûteuse, une forme de réalisation avantageuse de l'installation de chauffage conforme à l'invention est caractérisée en ce qu'on a dis-30 posé dans'le réservoir un ou plusieurs éléments jouant le rôle de support des parois du réservoir afin de compenser les forces exercées à partir de l'extérieur, ces éléments de support admettant un courant de vapeur de fluide dans la direction de transport de la chaleur. Dans ces conditions, les parois du réservoir concervent 35 leur forme initiale, ce qui empêche la fissuration des parois, l'implosion ou des endommagements de la structure capillaire de la masse poreuse. En outre, la masse poreuse se trouvant maintenue par les éléments de support, elle ne risque plus de se détacher de la paroi par suite des tensions thermiques se produisant entre les parois du réservoir et la 40 masse poreuse ou sous l'effet de chocs ou vibrations. 71 24858 - 6 ■' 2(^98219 10 Les éléments de support' peuvent êt'rë constitués par des plaquettes métalliques perforées, éventuellement teliéed entre elles, par des toiles métalliques pliées en zigzag-ou pgr une structure de tuyaux ou de tiges. ' Dans une autre forme de réalisation avantageuse de l'installation de chauffage conforme à l'invention, les éléments de support sont constitués par une masse de remplissage poreuse comprimée, en matériau en forme de fil ou de bande, dont les pores ont une grandeur telle qu'on satisfait à la relations 2]f cos 0 2V cos 0^ -i_ Ap.? ! R * i 6 / R1 dans laquelle ^ représente la tensio-activité du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide, R le rayon hydraulique des pores dans la masse poreuse, cWBni par la 15 relation! 2 x des pores, 0 l'angle de contact du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans les pores de la masse poreuse, angle compris entre la surface du liquide et la paroi du pore. R.j le rayon hydraulique des pores de la masse de remplissage, 20 61 l'angle de contact du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans les pores de la masse de remplissage, ^ la perte de pression du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans la masse poreuse comprise entre la première paroi et la seconde paroi, par suite de la résistance à la circulation de 25 cette masse, ^ la densité du fluide transportant de la chaleur â l'état liquide, g l'accélération provoquée par la pesanteur, h la différence en hauteur entre la seconde et la première paroi. Une telle masse de remplissage permet de remplir le 30 réservoir d'une façon simple et peu coûteuse. Les fils ou les bandes peuvent être posés simplement dans le réservoir et ensuite comprimés, ce qui est avantageux dans le cas de réservoirs pour lesquels certaines parties de l'enceinte sont difficilement accessibles; la compression peut éventuellement suivie de frittage, peut être effectuée préalablement. 35 La partie gauche de la relation mentionnée ci-dessus représente la force capillaire résultante exercée sur le fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans la masse poreuse. Pour un liquide déterminé, l'angle de contact 6est tributaire du matériau de la paroi du pore et du caractère de la surface 71 .24858 7 -'2098219 de la paroi.- Si le matériau de la 'massé'de-remplissage est différent de celui, de la masse ponreus-é, la montée capillaire peut différer pour un rayon hydraulique égal. " En faisant en sorte qu'on satisfasse la.susdite 5 relation, la masse poreuse présente un effet d'aspiration pour le liquide supérieur à celui de la masse de remplissage de façon qu'à l'endroit de la première paroi tout le condensât est absorbé par la masse poreuse et rien n'est absorbé par la masse de remplissage, tandis que dans la direction de la première vers la seconde paroi, le condensât ne circule pas 10 de la masse poreuse vers la masse de remplissage. Un transport ée vapeur de la seconde paroi vers la première paroi par la masse de remplissage ne rencontre donc guère d'obstacles. En pratique, les pores de la masse de remplissage 15 doivent présenter un plus grand rayon hydraulique que les pores de la masse poreuse. Des dimensions relativement grandes des pores de la masse de remplissage sont également désirables pour réduire les pertes de circulation de la vapeur et, de ce fait, pour maintenir le gradient de températures, entre les deux parois transmettant de la chaleur, aussi petit 20 que possible. Conformément à l'invention, comme matériau pour la masse de remplissage, on utilise de préférence de la laine d'acier. La laine d'acier, d'un bas prix de revient, se laisse en outre facilement comprimer dans toutes sortes de formes et peut ab-25 sorber, à l'état comprimé, des pressions superficielles notables. La description ci-après, en se référant au dessin annexé fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1a et 1b montrent une installation de chauffage réalisée comme four tunnel. 30 Les figures 2a et 2b représentent une installation de chauffage réalisée sous forme d'un four, dont une extrémité est fermée. Les figures 3a, 3b et 4 montrent des installations de chauffage constituant une partie intégrante d'une canalisation de transport pour des liquides pouvant facilement être solidifiés.. 35 La fig. 1a représente en section longitudinale un ré servoir fermé désigné par le chiffre de référence 1. La fig. 1b représente en section transversale le même réservoir selon le plan Ib-Ib de la fig. 1a. Le réservoir 1 est muni d'une paroi 2 transmettant de 40 la chaleur, appelée première paroi, limitant une enceinte de chauffage 3 71 24858 (enceinte de circulait! ofi^ buVertë aux deux ëxtrémitiïè pour recevoir les objets â chàufr&feetvo'ïr comporté "une autre paroi4 transmettant de la chaièur ,appelée secorriè paroi, 'faont' la surface ne constitue qu'une fraction de celle de "la' pàroi. Ën outre, le réservoir 1 est isolé ther-5 iniquement de l'ambiance'par le matériau isolant 5• Intérieurement, les parois du réservoir 1 sont recouvertes d'une masse poreuse 6, qui présente une structure capillaire, alors que l'espace entre parois du réservoir est complété par une masse de remplissage poreuse, comprimée 7» dont les pores présentent des sec-10 tions plus grandes que celles des pores de la masse 6. Dans cette forme de réalisation, la masse de remplissage poreuse 7 est constituée par de la laine d'acier. Comme fluide transportant de la chaleur, le réservoir 1 comporte du sodium en quantité requise. 15 Un brûleur 8 permet d'amener de la chaleur à la se conde paroi 4. Lors du fonctionnement de l'installation, du sodium liquide s'évapore au niveau de la seconde paroi 4» par absorption de la chaleur provenant du brûleur 8 à travers ladite paroi transmettant de la 20 chaleur. En phase vapeur, le sodium se déplace à travers la masse de remplissage poreuse 7 vers la paroi transmettant de la chaleur 2 par suite de la pression de vapeur plus basse régnant près de cette paroi dont la température est légèrement inférieure. Puis, la vapeur de sodium se condense sur la paroi 2, en cédant la chaleur d'évaporation à cette paroi, 25 après quoi le condensât peut être ramené par l'intermédiaire de la masse poreuse 6,par eCfetcapillaire et du fait de la tensio-activité du condensât à la paroi 4 pour y être évaporé à nouveau. Le retour du condensât est donc possible, quelle que soit la position de l'installation de chauffage, même à 1'encontre de la pesanteur ou sans l'effet de celle-ci. Du 30 fait que les pores de la masse poreuse 6 présentent des sections plus petites que celles des pores de la masse de remplissage 7, et qu'ils exercent par conséquent une plus grande force d'aspiration, tout le condensât sera absorbé par les pores de la masse è au niveau de la paroi 2 et rien n'est absorbé par la masse de remplissage 7» Tous les pores de 35 la- masse 7 sont donc disponibles pour le transport de vapeur de sodium de la paroi 4 vers la paroi 2. La paroi 2 atteint donc automatiquement la même température sur toute la surface. En effet, la vapeur se condense continuellement là où règne la pression de vapeur inférieure, de sorte qu'une diffé-40 rence locale de température est immédiatement corrigée. L'enceinte de 71 24853 9 2098219 chauffage 3 est donc complètement isotherme. Far suite de la grande capacité de transport de chaleur de la vapeur de sodium, la première paroi 2, qui présente une grande superficie, est portée à une température uniforme par chauffage, à l'aide 5 d'un seul brûleur b, de la seconde paroi 4 dont la superficie est petite. Egalement, à cause de la grande capacité de transport de chaleur de la vapeur de sodium, il ne se produit pratiquement pas de chute de température entre les parois 2 et 4. 2e ce fait, une mesure de 10 la température peut s'effectuer près de la seconde paroi transmettant de la chaleur 4» au lieu de mesures en un grand nombre de points de l'enceinte de chauffage 3» comme il est d'usage jusqu'à présent. Le réglage de la température de l'installation de chauffage ne requiert que le réglage du brûleur 8. 15 Le processus d'évaporation-condensation du sodium assure une bonne transmission de la chaleur entre le sodium liquide et les deux parois transmettant de la chaleur. Le réservoir 1 est mis sous vide pour que le processus d'évaporation-condensation du sodium puisse se dérouler convenable-20 ment. La pression de vapeur du sodium est notablement inférieure à 1 atmosphère, tant à la température ambiante normale qu'à une température de fonctionnement de 600°C, par exemple. De ce fait, des forces d'application importantes sont exercées par l'atmosphère, surtout sur les parois à grandes superficies 25 du réservoir. La masse de remplissage poreuse 7 sert d'élément de support et absorbe les forces d'application exercées sur la paroi du réservoir à partir de l'extérieur de manière que les parois du réservoir ne soient pas sujettes à pliage, à fissuration et à implosion ou à un 30 endommagement de la masse poreuse 6, affectant la structure capillaire de celle-ci. Dans le four représenté sur les figures 2a et 2b et dont une extrémité est fermée on a utilisé pour les pièces analogues à celles représentées sur les figures 1a et 1b, les mêmes chiffres de ré-35 férence. La fig. 2a montre le four en section longitudinale, la fig. 2b en section transversale selon le plan Ilb-IIb de la fig. 2a. Les éléments jouant le rôle de support absorbant les forces d'application provenant de l'extérieur sont omis sur ces figures. En effet, dans les fours de petites dimensions, dont le réservoir pré-40 sente des parois cylindriques ou semi-cylindriques assez robustes, il 71 24858 2098219 n'est pas toujours nécessaire de compenser les faibles ptesteions de vapeur du fluide transportant de la chaleur, par l'emploi de tels éléments. Le réservoir 1 contient, également dans ce cas, un fluide transportant de la chaleur parcourant, d'une façon identique à 5 celle du four tunnel représenté sur les figures 1a et 1b, un cycle d'évaporation-condensation, de sorte que la description du fonctionnement du 1 four peut être omise. Comme source de chaleur, on a prévu une résistance électrique 9» thermiquement isolée de l'ambiance et dont les extrémités 10 10 peuvent être raccordées à une source d'énergie électrique. En chauffant à l'aide de la résistance 9» la paroi 4, de petites dimensions, disposée â l'entrée du four, on obtient une température uniforme de toute la paroi 2. le four est donc complètement isotherme. 15 Sur les figures 3a et 3h, dont les éléments analogues à ceux utilisés dans leB figures précédentes présentent les mêmes chiffres de référence, le réservoir est cylindrique et annulaire et fait partie d'une canalisation de transport de liquide 11. La fig. 3a représente en section longitudinale la cana-20 lisation de transport de liquide et la fig. 3h la représente en section transversale à l'endroit du plan Illb - Illb de la fig. 3a. La seconde paroi transmettant de la chaleur 4 est constituée ici par une partie de la paroi extérieure du cylindre annulaire, à laquelle peut être amenée de la chaleur â l'aide de la résistance de chauffage 9i °e qui a 25 pour effet que la paroi intérieure complète dudit cylindre, c'est-à-dire la paroi 2, acquiert une température uniforme par suite du cycle d'évaporation-condensation du fluide contenu dans le réservoir 1. Si la température de fonctionnement est légèrement supérieure au point de solidification du liquide transporté par l'enceinte de chauffage 3, il njy a aucun 30 risque d'une solidification du liquide et, de ce fait,d'une obturation locale de la canalisation, puisque la température de la paroi 2 est uniforme . L'installation représentée sur la fig. 4 est pratiquement analogue à celle représentée sur la fig. 3« 35 La seconde paroi 4 se trouve ici â l'extrémité gauche de la canalisation de liquide et est disposée dans un réservoir de liquide 12 qui communique avec un réservoir 13 par l'intermédiaire de la canalisation de liquide 11. Si par exemple le réservoir de liquide 12 contient du 40 fluorure de lithium liquide LiP (point de solidification environ 848°C), 71 24858 11 2098219 qui doit être transporté au réservoir 13» par exemple à l'aide d'un siphon, le fluide transportant de la chaleur contenu dans le réservoir 1, tel que du sodium, absorbe de la chaleur provenant du bain de fluorure de. lithium à travers la seconde paroi 5 h. Le processus d'évaporation et de condensation du sodium, décrit ci-dessus, se déroule ensuite à l'intérieur du réservoir 1, de sorte que la paroi 2 acquiert une température uniforme sur tou te sa surface. Lors de la circulation de LiF dans l'enceinte 3» il ne se produit pas de solidification dans la canalisation de 10 liquide 11. Cette canalisation de transport de liquide 11 ne nécessite aucun chauffage indépendant. Evidemment, la température du réservoir 12 doit être entretenue. XI est évident que l'invention n'est pas limitée aux 15 formes de réalisation décrites ci-dessus, mais que de nombreuses variantes sont possibles sans sortir du cadre de l'invention. L'installation de chauffage peut avantageusement ê-tre utilisée pour des buts de nature très diverses, parmi lesquels ceux déjà mentionnés dans le préambule du mémoire. Notam-20 ment, son application dans la technique des verres (réalisation et traitements des verres) est très intéressante. C'est ainsi que l'installation représentée sur la fi gure 2 peut servir d'une part, de four à vanne, de vanne de fusion au verre et, d'autre part, de réservoir d'alimentation pour 25 maintenir du verre fondu à une température déterminée. Le réservoir d'alimentation peut être raccordé à la vanne de fusion par l'intermédiaire d'une canalisation de transport pour du verre liquide, dont la structure est analogue à celle représentée sur les figures 3 ou 4. Une installation traitant du verre, par exem 30 pie pour l'étirage de verres tubulaires ou en forme de barre, comme celle décrite dans le brevet américain 3.063.268 peut être raccordée, à son tour audit réservoir d'alimentation par 1' intermédiaire d'une telle canalisation. La construction de l'ori fice d'écoulement de ladite installation d'étirage peut être ana 35 logue à colle de la figure 1 du présent mémoire. 71 24858 2098219 BETBHDlCATIQgS t ' asi' "ir " 1. ïristailâtiôn de chauffage comportant une enceinte de chauffage, accessible aux'objets â chauffer et â iaquelle est amenée de la chaleur provenant d'au moins une source de chaleur,"caractérisée en 5 ce que la limitation dé l'enceinte de chauffage est constituée par au moins la face d'une paroi transmettant de la chaleur, appelée première paroi, dont la face opposée délimite en partie un réservoir fermé contenant un fluide transportant de la chaleur, fluide qui absorbe de la chaleur provenant de la source de chaleur à travers une autre paroi trans-10 mettant de la chaleur, appelée seconde paroi, dudit réservoir et passe ainsi de l'état liquide à l'état vapeur, puis cède cette chaleur â l'enceinte de chauffage à travers la première paroi en passant ainsi de l'état vapeur â l'état liquide, alors que le réservoir contient une masse poreuse reliant les deux dites parois, de sorte que tout le fluide con-15 densé sur la première paroi peut refluer, par effet capillaire, à travers ladite masse poreuse vers la seconde paroi. 2. Installation de chauffage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la masse poreuse recouvre toute la surface de la paroi du réservoir. 20 3. Installation de chauffage selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que dans le réservoir est disposé au moins un élément jouant le rôle de support de la paroi du réservoir, absorbant les forces exercées sur celle-ci â partir de l'extérieur, ces éléments de support laissant passer un courant de vapeur de fluide dans la direction de 25 transport de chaleur, 4. Installation de chauffage selon la revendication 3, caractérisée en ce que les éléments de support sont constitués par une masse de remplissage poreuse comprimée, en matériau en forme de fil ou de bande, dont les pores ont une grandeur telle qu'on satisfasse à la 30 relationt 2Y cos 9 2 Jf cos ©i J_ 4p.| K„> JL_i dans laquelle ^ représente la tensio-activité du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide, 35 R le rayon hydraulique des pores de la masse poreuse défini par la , » surface , relation» 2 x °es pores, 0 l'angle de contact du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans les pores de la masse poreuse, angle compris entre la surface du liquide et la paroi du pore. 71 24853 13 2098219 R.j le rayon hydraulique des pores de la masse de remplissage, ô.| l'angle de contact du fluide transportant de la chaleur à l'état liquide dans les pores de la masse de remplissage, ^ la perte de pression du fluide transportant de la chaleur à 5 l'état liquide dans la masse poreuse comprise entre les deux parois par suite de la résistance à la circulation de ladite masse, ç la densité de fluide transportant de la chaleur à l'état liquide, g l'accélération provoquée par la pesanteur, h la différence en hauteur entre la seconde et la première paroi. 10 5. Installation de chauffage selon la revendication 4, caractérisée en ce que le matériau est constitué par de la laine d'acier.