La présente invention se rapporte à des procédés permettant de manipuler et de modifier la fécondité génétiquement déterminée de certains bestiaux. Princi- palement, elle concerne des procédés permettant d'augmenter la fécondité individuelle de moutons ou chèvres dans un troupeau, à un degré dépassant de façon importante les niveaux naturels. Elle concerne du plus des substances pouvant produre les effets biologiques de l'invention et en particulier la façon dont on peut les utiliser. Du fait de leur importance économique considérable, des études sur la biologie de reproduction du bétail domestique ont depuis longtemps été dirigées vers des procédés permettant de manipuler la fécondité des animaux de ferme. Dans l'industrie de la production des animaux, on sait bien qu'il se présente, de temps en temps, dans une race de moutons,par exemple, une lignée présentant une plus forte fécondité naturelle que d'autresde la même race. Fréquemment, la base de cela est un phénomène génétiquement héréditaire qui, par des mécanismes mal compris, produit des ovulations multiples considérablement accrues chez des animaux de la lignée plus féconde et qui est au centre de toutes les tentatives pour augmenter la fécondité naturelle par des programmes de reproduction des animaux. En clair, pour que la fécondité naturelle du bétail soit accrue, il doit y avoir, à la fécondation, un motif de taux accru d'ovulation. Bien que la démonstration d'un taux accru d'ovulation soit nécessaire pour une fécondité accrue, c'est en aucun cas un déterminant suffisant à cause de la présence de pertesdes embryons pouvant se produire dans une race particulière pendant toute la gestation. Iléaumoins, on sait déjà dans l'art antérieur, qu'en augmentant artificiellement le taux d'ovulation dans une race de bétail domestique par l'administration de gonadotrophine de sérum de jument gravide par exemple, il est possible d'augmenter le taux d'ovulation et finalement la fécondité totale de la race. Par ailleurs, dans l'art antérieur, on a également montré que par l'immunisation des moutons pour produire des anticorps dirigés contre certaines hormones endogènes, le taux d'ovulation de ces animaux pouvait être accru. Les hormones étaient des stéroides de la classe des èstrogènE et des androgènes. La présente invention concerne un procédé pour augmenter la fécondité d'un troupeau de moutons ou chèvres femelles, consistant à immuniser les femelles du troupeau contre un oestrogène stéroideou androgène stéroide, pour produire un titre d'anticorps moyen liant le stéroidédans le troupeau de 1 sur 500 à 1 sur 3 000 au début d'une période d'accouplement et maintenir ce titre de façon qu'il ne dépasse pas la gamme de 1 sur 200 à 1 sur 1000 à la fin de la période d'accouplement à condition que le déclin total du titre d'anticorps moyen liant le. stéroide du troupeau ne dépasse pas 75 % pendant la période d'accouplement, cette période d'accouplement durant au moins le double de la longueur du cycle moyen de rut pour les animaux du troupeau. Dans la présente description, les termes qui suivent ont les significations indiquées Androgène stéroide: Toute substance seroic- qui stimule l'expresàlon des caractéristiques sexuelles secondaires du mâle. L'activité des androgènes peut être déterminée en mesurant la recroissance de la crête involutéed'un coq castré à la suite de l'administration d'androgènes ou en mesurant la réponse à la croissance des vésicules séminales chez des rats mal castrés à la suite de l'administration d'androgène. _ Oestrogène stéroide: Toute substance stéroide autre que l'oestradiol-17/ qui stimule l'expression des carac- téristiques sexuelles secondaires chez la femelle. L'activité des oestrogènes peut être déterminée par la mesure de la croissance utérine ou de la cornifica- tion de l'épithélium vaginale à la suite de l'adminis- tration d'oestrogènes à des rats ou souris femelles châitrés. L'immunisation contre l'oestradiol-179 s'est révélée rendre les femelles d'animaux ancestrales du fait de la neutralisation de l'effet hormonal puissant et ce n'est donc pas approprié à ureutilisation dans la présente invention. Titre d'anticorps: Défini ici comme la dilution de lantisérum qui lie 50 % de la quantité maximum de stéroide marqué lié par l'antisérum pendant l'incubation d'environ 50 picogrammes du stéroide pendant environ 18 heures à 4 C en utilisant ensuite soit du charbon de bois enduit de dextraneou du polyéthylèneglycole pour libérer le stéroide lié à l'anticorps. Le procédé selon l'invention a pour résultat, comme on peut s'y attendre par l'art antérieur, un motif de taux d'ovulation considérablement accru que l'on peut observer par endoscopie. Cependant, le procédé, de façon surprenante a pour résultat, à l'accouplement, un motif de fertilisation multiple considérablement accru qui se produit parce que, à la fin de la gestation, la proportion des naissances multiples parmi les brebis immunisées, par exemple, est considérablement accrue en comparaison aux naissances dans un troupeau de brebis témoins non immunisées. Dans la gestion pratique d'un troupeau, il n'estpas possible de garantir qu 'une femelle donnée sera accouplée et fertilisée dans un cycle oestral. C'est par conséquent une caractéristique essentielle de l'invention que l'immunisation est effectuée de façon que le titre d'anticorps souhaité dans le troupeau soit maintenu dans la gamme spécifiée pendant une période d'accouplement égale à au moins 2 et préférence 3 cycles oestraux, en moyenne, du mouton. Les animaux qui sont immunisés doivent être en condition bonne à modérée pour l'age au moment de l'accouplement. Le cycle oestral naturel est perturbé si les animaux sont soumis à des conditions sévères de sécheresse et, en conséquence, ces animaux ne sont pas sensibles au procédé selon l'invention. Il est préférable que le titre d'anticorps moyen liant le stéroide- du troupeau ne tombe pas de plus de 50 % pendant la période d'accouplement mais cependant, une chute pouvant atteindre 75 9% est acceptable à condition que le titre ne tombe pas en dessous du niveau minimum pour la fin de la période d'accouplement. Les immunisations selon l'invention sont accomplies en utilisant des conjugués d'androgènes stéroides et d'oestrogènesstéroides avec des protéines immunogènes et dans ces conjugués, ces composés stéroides sont définis comme l'haptène dans le cadre de la présente invention. Le maintien du titre moyen du troupeau est essentiel- lemuntcontrôlé en ajustant la teneur en haptène de l'immunogène, c'est-àdire le nombre de moles du stéroide incorporées dans chaque mole de pxrtéine conjuguée et en contrôlant le temps s'écoulant entre une première immunisation et une immunisation de renfort. La teneur en haptène est de 17 à 26 et de préférence de 19 à 23 moles par mole de protéine quand cette protéine est- de l'albumine du sérum, cependant, de légèresvariations par rapport à cette gamme peuvent être possibles en faisant varier la durée entre les injections de l'antigène. Quand un lot d'antigène a été préparé il doit être.injecté, avec un adjuvant approprié, à un petit nombre d'animaux d'essais et le titre d'anticorps de ces animaux doit être observé régulièrement sur une certaine période. Cette simple expérimentation peut révéler l'intervalle approprié entre les injections de tout lot donné d'antigène. Selon l'invention, par exemple, on peut obtenir une augmentation de la fécondité des animaux domestiques sur pieds par des immunisations en utilisant desoonjugués de protéine et des dérivés de 4-androstène-3,17dione ou des dérivés de testostérone. Les anticorps formés qui sont dirigés vers la 4-androstène-3, 17-dione doivent de préférence être très spécifiques. Dans la préparation des immunogènes, des substances déjà connues dans la pratique peuvent être utilisées. Les immunogènes préférés sont préparés par la conjugaison, à la protéine, de dérivés de 4androstène-3, 7-dione fonctionnalisés avec un groupe acideaux positions 1, 7, 11 ou 15 du noyau stéroide, par exemple.-Comme on l'a précedemment indiqué, la gamme de titres d'anticorps critiquesque l'on doit atteindreà la fertilisation pour obtenir une augmentation de la fécondité est de préférae ce dans la gamme considérablement faible de 1:500 à 1:3000 au début de la période d'accouplement, pour décliner jusqu'à une gamme de 1:200 à 1:2000 à la fin d'une période d'accouplement. Si cette gamme critique est dépassée, la fécondité du troupeau diminue d'un maximum tandis qu'une partie progressivement de plus en plus importante d'animaux ne peut plus présenter un rut ou une ovulation à la suite de l'immunisation. Avec des titres d'anticorps moyens du troupeau pour cett3 hormone qui sont considérablement plus faibles que cette gamme, la présence d'ovulations multiples aura tendance à diminuer et la fécondité du troupeau s'approchera de celle caractéristique des animaux non immunisés. Par ailleurs, selon l'invention, des immunisations appropriées avec l'oestrogène, l"oestronewpeuvent -35 favoriser une augmentation de la fécondité du bétail domestique sur pieds. Quand l'immunisation est dirigée contre l'oestrone, il ne doit pas y avoir de développement sensible de populations d'anticorps contre l'estradiol-171. Cette nécessité détermine la nature du stéroide qui peut le mieux être utilisé pour former-le conjugué stéroide immunogène-pmtéine nécessaire pour l'immunisa- tion. Les dérivés préférés d'oestrone sont ceux qui, après conjugaison avec la pitéine et administration à un animal produisent un anticorps spécifique à l'oestrone. On peut citer, comme exemplesnon limitatifs de tels dérivés d'estrone déjà connus, l'estrone-3-hémisuccinate, 1'oestrone-3-carboxyméthyl ether, l'estrone-6-carboxymé- thyloxime et la 15-carboxyméthylestrone. Comme on l'a précedemment indiqué, dans le cas particulier des immunisations à l'oestrone, le titre d'anticorps moyen à l'accouplement est de préférence compris entre 1:500 et 1:3000 au début d'une période d'accouplement pour décliner jusqu'à une gamme de 1:200 à 1:2000 à la fin d'une période d'accouplement. Avec des titres d'anticorps pour cette hormone considé- rablement plus faibles que cette gamme, la présence des ovulations multiples aura tendance à diminuer. Avec des titres d'anticorps pour cette hormone considérablement plus forts que cette gamme, une proportion croissante d'aminaux peut ne pas présenter de rut et dans les deux cas, la fécondité totale du bétail diminuera à partir de la valeur maximum pouvant être atteinte par des immunisations produisant des tires d'anticorps dans la gamme critique pendant une période efficace de temps. On reconnait, dans la présente invention, que les titres optimaux peuvent varier légèrement avec le dérivé d'hormone utilisé dans l'immunisation et avec la race de moutons qui est immunisée. La présente invention ne limite pas la protéine utilisée pour former l'antigène immunisant selon l'invention mais la protéine préférée est l'albumine du sérum, typiquement l'albumine du sérum humain ou bovin. Ceux qui sont compétents en la matière reconnaîtront que d'autres protéines peuvent être utilisées et que, pour obtenir les gammes critiques spécifiées de titres d'anticorps dans l'invention, la teneur en haptène dans les antigènes dérivés de ces autres protéines peut varier légèrement parmi les valeurs spécifiées ici pour les albumines de sérum. Dans les exemples donnés, les effets biologiques obtenus sont une conséquence du développement des anticorps antistéroides parce que les immunisations d'un troupeau témoin de bétail sur pieds contre le protéine véhicule seule n'ont pas d'effet importait sur la fécondité des animaux témoins. La présente invention n'est pas limitée aux effets sur les moutons mais elle s'applique égalementàdes immunisationsde chèvres. Le cadre de l'invention n'est pas limité à des procédés employant des protocoles actifs d'immunisation car des immunisations passives utilisant des processus homologues avec des anticorps antistéroides formés dans des animaux ddnneurs peuvnt être utiliséespour obtenir les changements des motifs de fécondité faisant partie du cadre de l'invention. Toutes les technologies antérieures d'immunisation que l'on peut utiliser pour obtenir les titres d'anticorps antistéroides critiques et la réponse biologique de l'invention sont contenues dans les procédés de l'invention. Néanmoins, la présente invention concerne une technique préférée d'immunisation. Pour produire une réponse de l'anticorps à l'haptène êistércÈdedes conjugués stéroide -protéine, il est nécessaire d'accomplir l'immunisation avec de tels conjugués à l'aide d'un immunoadjuvant dont de nombreux sont bien connus mais dont le mieux connu est probablement l'adjuvant complet de Freurnd(FCA). On peut utiliser FCA avec les antigènes de la protéine faisant partie de la présente invention pour produire les changements de fécondité décrits mais en faisant ainsi, cela provoquera la formation de granulomes dans les tissus du bétail immunisé. -De telles lésions diminuent la valeur commerciale du bétail et pour éviter cette caractéristique de FCA, on utilise, dans le procédé préféré, le diéthylaminoéthyldextrane (DEAE dextrane)pour rendre possibleles réponses humoral d'anticorps selon l'invention. DEAE dextrarene produit pas s fortes réactions locales des tissus non souhaitables qui sont fréquemment caractéristiquesde FCA. Avec les immunogènes préparés comme on l'a décrit et ayant la composition de ceux décrits ici en association avec un immunoadjuvant comme DEAE dextrarne de façon surprenante, il est possible d'obtenir un contôle précis du taux de déclin du titre d'anticorps en contrô- lant le temps s'écoulant entre une immunisation primaire et une immunisation secondaire. Par ce moyen, il est possible d'agencer les gammes moyennes spécifiées de titres d'anticorps du troupeau àl'acccuplemenit qui dimntri encorepour des tires moyens d'anticorps du troupeau en dessous de 1:50, pour des immunisationscl'oestroneoul'aidrost6nédmne au moment de la parturition du bétail. Ce résultat assure que seules de faibles concentrations de l'anticorps liant le stéroide seront transférée de façon passive dans le colostrum et le lait, au nouveau né, et il y a diminution de la possibilité que cet anticorps transféré de façon passive puisse affecter la performance de reproduction post-pubérale de la descendance du bétail immunisé. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, carautéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la descr;ition explicative qui va suivre faite en référence au desin schématique annexé donné uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention, et dans lequel: - la figure unique illustre, dans un sens général, l'effet de l'intervalle laissé entre les immunisations primaire et secondaire en semaines,sur l'axe des abscisses, sur la réponse de l'anticorps liant le stéroîde, rendue possible par DEAE dextraneà des conjugués immunogènes stéroidealbumine du sérum chez les moutons, l'inverse du titre étant indiqué en ordonnées et la ligne en trait plein indiquant -un intervalle de sept jours, la ligne en pointillés de 10, 14 jours et la ligne en traitmixtes de 21, 28 jou-s. La technologie d'immunisation préférée selon l'invention présente une caractéristique particulière, en effet, un niveau de mémoire immunologique est établi dans les troupeaux sensibjisés et ainsi, dans les s.aisons subséquentes, de simples immunisations de renfort avec seulement 0,4 mg d'immunogène peuvent régénérer les gammes spécifiées de titres d'anticorps moyens du troupeau à l'accouplement avec les augmentations qui en dcoulent du taux d'ovulation et de la fécondité. La teneur en haptène dans les immunogènes utilisés dans ce but est mons. critique et peut varier entre 5 et 30 moles d'haptène stéro5de "par moles d'albumine du sérum. Les exemplesqui suivent sont donnés pour illustrer les procédés préférés faisant partie du cadre de l'invention. Exemple 1 (a) Préparation de l'immunogène stéroide-protéine:à une quantité de 200 mg de 70 - carboxyéthylthio-4-androstène- 3, 17-dione dissous dans 40 ml de dioxane,on ajoute, goutte à goute et tout en agitant, une solution fraichement préparée de 120 mg de 1-éthyl-3(3-diméthyl aminopropyl)- carbodiimide de chlorhydate (ECDI) dissous dans 12 ml d'eau distillée. On laisse la réaction se passer pendant 30 mn à 25 C et ensuite on ajoute goutte à goutte, tout en agitant, une solution de 300 mg d'albumine de sérum humain (HSA) dissoutedans 40 ml d'un tampon au phosphate à un pH de 7,85, 0,05 M. On laisse la réaction continuer pendant 20 heures et ensuite on ajoute encore 60 mg de ECDE sous forme solide, directement et en agitant, dans le mélange. Au bout de 4 heures supplémentaires à 25 C, le mélange réactionnel est transféré auxtubes de dialyse et est dialysé avec de l'eau distillée. L'eau est changée au bout de 2, 4 22, 48 et 72 heures. Le produit (androstènedione - 7O.-CETE:HSA) retenu dans le sac de dialyse est alors lyophilisé et pesé. On obtient 320 mg. La teneur en stérolde dans l'immunogène stéroide- protéine est calculéeen incorporant, dans la réaction, une trace de 3 H7QX -carboxyéthylthio-4. androstène-3i7 dione, ainsi, à partir de l'activité spécifique de ce dérivé stéroide marqué et de l'immunogène stérolde- protéine, les deux étant déterminés par comptage à scintillation liquide de quantités dosées des composés, on peut dériver la valeur d'incorporation apparente du stéidde marqué (AILS). Dans l'exemple donné, on obtient pour la valeur de AILS, une valeur de 25 moles de stéroide / mole de HSA. Dans une préparation semblable, un oestrone -3- carboxyméthyl-ether est conjugué à de l'albumine de sérum humain pour obtenir un produit (oestrone-3CM:HSA) ayant une valeur AILS de 25 moles stéroide /mole HSA. Dans une préparation semblable, mais différente parce que l'on conjugue 200 mg d'oestrone 6-carboxyméthyl- oxime à de l'albumine de sérum humain, on obtient un produit (oestrone6CM0:HSA) ayant une valeur AILS de 23 moles stéroide/mole HSA. Dans des préparations analogues ou l'on réduit la teneur de l'haptène stéroide à 150 mg et ou le réactif ECDI est réduit proportionnelleIment, tous les autres paramètres de la réaction restant constants on peut obtenir un conjugué stéroide-protéine ayant une valeur AILS de 17-19 moles de stéroide/mole de HSA. l1 (b) Immunisation du mouton à l'immunogène stéroide- HSA d'essai: On tranforme en pâte 12 mg de 4-androstène-3, 17- dione-70-CETE:HAS ou d'oestrone 3CM:HSA immunogène dans 0,2 ml d'une solution saline stérile à 0,9 % et l'on obtient un volume totale de 15 ml de solution saline stérile à 0,9 %. Alors, on ajoute 15 ml d'un solution DEAE-dextram.La solution est préparée en disolvant 15 g dans 100 ml d'eau distillée en ajustant le pH à 7,5-7,7 en utilisant un tampon de tri(hydroxyméthyl)-méthylamine saturé (500 g/l d'eat et en diluant fmiaemet à 150ml avec de l'eau distillée. Quatre moutons mérinos ont été injectés, chacun de 3 ml du vaccin, chaque mouton recevant des injections de l'ordre de 0,9 ml par voie intramusculaire dans chaque patte arrière et 6 injections delbrdre de 0, 2 ml chacune en six sites sous-cutanés sur la région dorsale. Une injection intra-musculaire de 0,5 ml de vaccin B. pertussis est également administrée. Dix à quatorze jours après, on répète le même processus d'injection avec l'immunogène dans DEAEdextrane en solution saline. Des échantillons de sang sont prélevés par véniponcture jugulaire 1, 5 et 10 semaines à la suite des second traitements d'injection. Le sang est recueilli dans des tubes héparinisés, stocké sur de la glace et centrifugé, à 4 C. Le plasma ainsi obtenu est stocké à moins 10 C jusqu'à lanalyse du titre d'anticorpsaux stércides Les titres d'anticorps obtenus dans des essais typiques avec les immunogènes 4-androstène-3,17-dione- 7-OGCETE:HSA et estrone-3CM-HSA sont indiqués au tableau 1. 059:L 001:1 0089: sano ge IL vSH:No9Dg-auois0O 059:1 oo0: 00?: O0: s.mor L O:L. 00Q9z:L OOO4L:L sanoç 8z çZ VSH:Nç-auojsao 059:1 OOUL:1 000ç:1 slnoC i7 vsii:say-/O L 0551-: 000: 000 8: sino E -euoTpeuesoJpuv seuTeis 01 seuTemes 4 euTemas suemeTs% (VSHeIoNl/s@ToN) %uemaeTeq. puooes el s9jdB sel ea.ue auadeH euQSounmmI 2uBs ep a2euoIllueqo9,al ap %uemoN aleIBA8euI ue aneuel VSH-epXoa9ls (adnoa2 aed suonom g inod sauuaXom sanealA) saploi, .s xnre sdiooF;uup eaJ.T, I nealquZ rls %0 o c... (- c\.I cM Exemple 2 Immunisation de brebis mérinos contre l'androgène pour augmenter le taux d'ovulation et le pourcentage d'agnblement En utilisant une préparation prétestée d'androstène dione-7 --CETE:HSA, on immunise un groupe de 50 brebis mérinos par le procédé décrit. Un groupe témoin de 50 brebis reçoit des injections du véhicule, DEAE dextrane en solution saline. Les brebis sont accouplées avec des béliers, aussi bien les animaux agnçlés témoins que ceux immunisés à l'androstène dione étant maintenus ensemble en un troupeau. On continoe l'accouplement comme dans la pratique courante, pendant 5 semaines sur la période de 6-11 semaines après la fin du traitement d'immunisation. Pour obtenir des données expérimentales, mais ne faisant pas partie d'un processus essentiel, la présence d'accouplement ostral et effectif est observée en utilisant des harnais sur les béliers ainsi que des crayons de marquage "Sire- Sine". De même, le taux d'ovulation est observé par endoscopie sur les moutons en enregistrant une semaine de cycle oestral. Les agneaux sont enregistrés et identifiés avec leur mère au jour de la naissance. Les résultats sont indiqués au tableau 2, indiquant le taux accru d'ovulation sans perte de cycle astral et le pourcentage accru d'agnèlement chez les brebis immunisées en comparaison aux animaux témoins. Tableau 2 Réponse avantageuse de brebis mérinos à une immunisation aux androgènes Témoin Immunisées avec 4- Androstène-3,17-dione 7-P CETE:HSA Grosseur du troupeau 50 50 Titre d'anticorps moyen d'androstène- dione du troupeau au début de l'accou- plement Nul 1:650 Titre d'anticorps moyen d'androstène- dione du troupeau à la fin de l'accou- plement Nul 1:209 Taux d'ovulation du troupeau* 1,45 1,90 % oestral 98 98 Nombre de brebis ayant agnelé 46 47 Agneaux Nés (i) seuls 31 20 (i) jumeaux 30 54 % naissance multiples 32 57 Total d'agneaux nés 61 74 * Le taux d'ovulation du troupeau, est défini ici comme le rapport de la somme des corps jaunes comptés à l'endoscopie sur les ovaires des brebis oestrales dans le rou- peau pendant leur cycle de conception et le nombre de corps jaunes comptés sur les ovaires des brebis non oestrales dans le troupeau à la fin de la période d'accouplement en divisant par le nombre total de brebis dans le troupeau. Exemple 3 Immunisation de brebis Dorset Horn contre les androgènes pour augmenter le taux d'ovulation et le poucentage d'agnelement. En utilisant une préparation prétestee de 4-androstène- 3, 17-dione-7o6CETE:HSA, on immunise un troupeau de brebis Dorset Horn par le procédé décrit. Un groupe témoin de 50 brebis reçoit des injectionsdu véhicule DEAE dextie-solution saline. Les brebis sont accouplées avec des béliers à la façon décrite à l'exemple 2 et aussi bien les témoins que les groupe immunisés à l'androstènedione sont maintenus en un troupeau au paturage pendant toute la gestation. Les agneaux sont enregistrés et identifiés avec leur mère au jour de leur naissance. Les résultats montrant une augmentation du taux d'agnelement dans le troupeau et du pourcentage de naissances multiples dans le groupe immunisé sont indiqués au tableau 3. Tableau 3. Réponse avanweuse de brebis Dorset Horn à l 'immunisation aux androgènes 5 Témnoin immunisées avec 4-Androstène-3,17- dione 7C -CETE: HSA Grosseur du troupeau 50 50 Titre d'anticorps moyen d'androstène- dione du troupeau au début de l'accou- plement nul 1:925 Titre d'anticorps moyen d'androstène- dione du troupeau à la fin de'l'accou- plement nul 1:240 Taux d'ovulation * du troupeau % 1,32 1,70 Nombre de brebis accouplées pré- sentes pour agneler 46 42 Nombre de brebis agnelant 36 35 Taux d'agnèlement des brebis agnelant 1,39 1,57 Taux d'agnèlement du troupeau entier 1,02 1,20 % naissances multiples brebis agnelant 39 55 Exemple 4 Immunisation de brebis mérinos contre les oestrogènes pour augmenter le taux d'ovulation et le pourcentage d'agnelement. En utilisant une préparation prétestée d3oestrone- 3-carboxyméthylether:HSA, on immunise par le procédé décrit, un troupeau de 49 brebis mérinos. Un groupe témoin de 50 brebis est maintenu non traité et autrement considéré de façon identique au groupe immunisé. Les brebis sont accouplées avec des béliers à la façon décrite à l'exemple 2 et aussi bien les témoins que les groupes immunisés à l'oestrone sont maintenus sous foerme d'un troupeau au paturage pendant toute la gestation. Les agneaux sont enregistrés et identifiés avec leur mère au Jour de naissance. Les résultats montrant une augmentation du taux d'amnélement dans les troupeaux et du pourcentage de naissances multiples dans le groupe immunisé à l'oestrone sont indiqués au tableau 4. Tableau 4 Réponse avantageuse de brebis mérinos à l'immunisation aux oestrogènes Témoin immunisées avec Oestrone-3CM:HSA Grosseur du troupeau Titre d'anticorps moyen d'oestrone du troupeau au début de l'accouplement Titre d'anticorps moyen d'oestrone du troupeau à la fin de l'accou- plement Nombre de brebis anoestrale: Taux d'ovulation du troupeai Nombre de brebis agnelant Taux d'agnèlement des brebi: agnelant Taux d'agnèlement du troupe entier -50 49 nul nul S SU ES 9 (18%) 1 02 (60%) 1 100 0,6 1:1803 1:1235 7 (14,3%) 1f18 38 (77%) 1t16 % de naissances multiples des brebis agnelant t8% au Exemple 5 Réponse désavantageuse des brebis mérinos à une hyper- immunisation à la 4-androstène-3,17-dione Cet exemple est donné pour illustrer la suppression désavantageuse de la fécondité du troupeau qddécoule quand des animaux sont immunisés à un degré tel que le titre d'anticorps moyen d'androstènedione dans le troupeau pendant l'accouplement dépasse la gamme spécifiée par l'invention. On immunise un troupeau de 49 brebis mérinos avec un conjugué de 11 0hydroxy-4-androstène-3, 17-dione hémisuccinate et de HSA en utilisant l'adjuvant complet de Freund pour obtenir les titres d'anticorps moyens du troupeau donnés au tableau 5. Un groupe témoin de 49 brebis et lE brebis immunisées sont accouplés avec des béliers et traités comme un troupeau comme on l'a décrit à l'exemple 2. Les résultats au tableau 5 confirmentun taux élevé d'ovulation dans le troupeau mais une fécondité diminuée du troupeau en comparaison avec le troupeau témoin non immunisé. Tableau 5 Réponse désavantageuse de brebis mérinos à l'hyper-immunisation à la 4-Androstène-3,17-dione - Grosseur du troupeau Titre d'anticorps moyen d'androstènedione du troupeau au début de l'accouplement Titre d'anticorps moyen d'androstènedione du troupeau à fin de l'accou- plement Taux d'ovulation du troupeau Nombre de brebis accouplées présentes pour agneler Nombre n'agnelant pas Agneaux nés pour brebis présentes pour agneler Nombre total d'agneaux nés dans le troupeau Témoin immunisée avec 4-Androstene-3,17- dione-11X-ol hemisuccinate:HSA 49 49 nul nul 1,59 o0 159% 1:4100 1:3460 2t20 % Exemple 6 Réponse désavantageuse de brebis mérinos à une hyper immunisation à l'oestrone Cet exemple est donné pour illustrer la suppression désavantageuse de la fécondité du troupeau quand des animaux sont immunisés à un degré tel que le titre d'anti- corps moyen d'oestrone du troupeau pendant l'accouplement dépasse la gamme spécifiée par l'invention. On immunise de façon répétée un troupeau de 24 brnis mérinos au moyen d'un conjugué d'oestrone-6-CMO:HSA en utilisant l'adjuvant DEAE dextrar2pour obtenir les titres d'anticorps moyensdu troupeau donnés au tableau 6. Un groupe témoin de 25 brebis et les brebis immunisées sont accouplés avec de béliers puis traités sous forme d'un troupeau comme on l'a décrit à l'exemple 2. Les résultats du tableau 6 confim"t un taux élevé d'ovulation dans le troupeau mais une fécondité diminuée du troupeau en comparaison aUxtémoins non immunisés. Tableau 6 Réponse désavantageuse des brebis mérinos à l'hyper-immunisation à l'oestrone Témoin immunisées ave Oestrone-6-CMO:HSA Grosseur du troupeau 25 24 1Titre d'anticorps moyen d'oestrone du troupeau nul 1:5200 au début de l'accouplement Titre d'anticorps moyen d'oestrone du troupeau à la fin de l'accou- nul 1:1940 plement Taux d'ovulation du troupeau 1J00 1725 Nombre de brebis anoestrales à l'accouplement nul 7 Nombre de brebis ne pouvant agneler 3 12 Nombre total d'agneaux nés dans le troupeau 23 16 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en òuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I 0 NS 1. Procédé pour augmenter la fécondité d'un troupeau de moutons ou de chèvres caractérisé en ce qu'il consiste à immuniser les femelles dans le troupeau contre un androgène stéroide ou un oestrogène stéroide, pour produire un titre d'anticorps moyen liant le stéroide, dans le troupeau, de 1 sur 500 à 1 sur 3000 au début d'une période d'accouplement et pour maintenir ce titre de façon qu'il ne dépasse pas la gamme de 1 sur 200 à 1 sur 2000 à la fin de la période d'accouplement à condition que le déclin total du titre d'anticorps moyen liant le stéroide du troupeau ne dépasse 75 % pendant la période d'accouplement, ladite période d'accouplement durant au moins le double de la longueur du cycle oestral moyen pour les animaux du troupeau. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'androgène stéroide précité est choisi dans le groupe consistant en 4-androstène-3, 17-dione et testostérone. 3. Procédé selon la revendcation 1 caractérisé en ce que l'oestrogène stéroide précité est de l'oestrone. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la période d'accouplement précitée est égale à au moins 3 fois le cycle oestral moyen pour les animaux du troupeau. 5. Procédé selon l'une qulconque des revencications précédentes caractérisé en ce que le déclin moyen du titre moyen d'anticorps liant les stéroides dans le troupeau ne dépasse pas 50 % pendant la période d'accouple- ment. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications pr cédentes caratérisé en ce que le titre d'anticorps moyen liant les stéroides du troupeau au moment de la parturition est de moins de I sur 50. 7. Procédé selon l'une quélconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'immunisation précitée est accomplie avec un conjugué immunogène de l'androgène ou de l'oestrogène stéroide et une protéine immunogène. 8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que la protéine immunogène précitée est choisie dans le groupe consistant en albumine de sérum humain et albumine de sérum bovin. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8 caractérisé en ce que le conjugué précité contient 1I à 26 moles de dérivé d'androgène ou d'oestrogène stéroide par mole de protéine immunogène. 10. Procédé selon la revendication 9 caractérisé en ce que le conjugué précité contient 19 à 23 moles de dérivé d'androgène ou oestrogène stéroide par mole de protéine immunogène. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10 caractérisé en ce que conjugué stéroide-protéine est accompagné d'un immunoadjuvant. 12. Procédé selon la revendication 11 caractérisé en ce que l'immunoadjuvant précité est du diéthylamino- éthylde Xtrane. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 6 caractérisé en ce que l'immunisation est produite par administration passive d'anticorps produits dans des animaux donneurs afin d'obtenir les titres spécifiés moyens d'anticorps du troupeau. 14. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que le conjugué immunogène précité est un conjugué de 4-androstène-3,17-dione-4fccarboxyéthylthioether et d'albumine de sérum. 15. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que le conjugué immunogène précité est un conjugué d'mstrone-3-carboxyméthyl ether et d'albumine de sérum. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et 14 et 15 caractérisé en ce que les animaux sont immunisés activement par des immunisations primaire et secondaire espacées d'un intervalle de 7 à 35 jours.