La La présente invention se rapporte & des procédés et a des appareils pour déterminer les caractéristiques du terrain entourant un trou de forage et concerne plus particulierement des proe6+is ,et des appareils de diagraphie ohmique a haute fréquence au moyen desquels on détermine la résistivité véritable des formations géologiques, la résistivité des ones noyées et le diamètre d'envahissement au moyen de mesures effectuées sur place dans le trou de forage. I1 est classique de mesurer les caractéristiques électriques des formations géologiques entourant un trou de forage pour déterminer l'emplacement des strates pétrolifères. Il n'y a que trois paramètres qui influencent les ondes électromagnétiques, que celles-ci se propagent d'un point a un autre par induction ou par propagation directe. Ces paramètres sont la conductivité ou la résistivité, la susceptibilité magnétique et la constante diélectrique. La conductivité fournit une indication sur les propriétés d'absorption d'énergie du milieu, tandis que la susceptibilité magnétique et la constante diélectrique donnent une mesure de la capacité d'accumulation d'énergie du milieu.La susceptibilité magnétique de la plupart des terrains n'a que peu d'effet sur les ondes électromagnétiques et ne joue qu'un très petit rôle dans les techniques de diagraphie électrique. La constante diélectrique varie considérablement dans le sol et a, par contre, une grande influence sur la propagation des signaux de haute fréquence, mais son influence est faible aux basses fréquences. Enfin, comme l'on sait, la conductivité ou la résistivité peut varier entre des limites étendues selon la composition des terrains et a une forte influence sur toutes les ondes électromagnétiques. Une onde électromagnétique qui se propage dans un milieu a deux caractéristiques fondamentales qui sont l'amplitude et la phase. En comparant l'amplitude et la phase d'une onde électroma gnétique passant dans des récepteurs, on peut étudier les conditions de propagation dues a la formation géologique. Des mesures de ces deux caractéristiques, mesures concernant le temps de propagation des ondes et leur atténuation, on peut déterminer les constantes diélectriques et/ou la résistivité du milieu dans dans lequel les ondes se sont propagées. Des études ont indiqué qu'il existe quatre gammes de fréquences qui permettent de mesurer les caractéristiques des formations. Ces quatre gammes de fréquences permettent de déterminer l'induction, la propagation des ondes de basse fréquence, la propagation des ondes de haute fréquence et la propagation des ondes UHF. L'influence relative de la résistivité R t et de la constante diélectrique et dans ces quatre gammes sont indiquées dans le tableau ci-après (où Rt= 20 Dm et st = 20). INFLUENCE RELATIVE Type de mesure Résistivité Constantes Longueur d'onde Diélectriques approximative dans la forma tion géologique Induction (20 à 50 kHz) 1,0 0,0004 3,4 km Propagation à basse fréquence 1,0 0,004 34 m (2 MHz) Propagation à haute fréquence 1,0 0,7 2,2 m (30 MHz) UHF (1 à 3 GHz) 1,0 22,0 0,061 m I1 ressort du tableau que la résistivité est le seul paramètre qui influence effectivement les mesures de l'induction et de la propagation à basse fréquence. La résistivité et la constante di électrique ont approximativement la même influence sur la propagation des ondes de haute fréquence. En ce qui concerne les ondes UHF, la constante diélectrique domine le temps de propagation, tandis que la résistivité influence l'atténuation. La diagraphie par induction est déjà pratiquée depuis de nombreuses années. La procédure classique consiste à utiliser une sonde comportant une bobine d'émission (ou une série de bobines) et une bobine de réception ou une série de bobines de réception longitudinalement espacées de la bobine d'émission. Habituellement, on fait passer un courant alternatif, dont la fréquence se situe entre 20 et 50 kilohertz dans la bobine d'émission. Les champs électriques ainsi produits par ce courant alternatif dans la formation géologique entourant le trou de forage sont détectés par les bobines de réception espacées et induisent des courants ou des tensions dans cette bobine. La diagraphie par induction est principalement utilisée avec des boues de forage ayant des résistivités élevées mais, au cours de ces dernières années, on a commencé à l'utiliser même avec du liquide de forage à faible résistance. Comme il a été indiqué plus haut, la constante diélectrique n'a pratiquement aucune influence sur la propagation des ondes à basse fréquence. Etant donné que le temps de propagation et l'atténuation sont principalement influencés, dans ce domaine de fréquences, par la résistivité de la formation géologique, les mesures des paramètres de propagation des ondes à basse fréquence fournissent essentiellement des informations concernant la résistivité. Divers problèmes se sont posés en ce qui concerne l'interprétation des diagrammes d'induction ou des informations de propagation à basse fréquence lorsqu'on rencontre des formations géologiques rélativement non-conductrices, renfermant de l'eau fraiche. Les formations ou les sables qui contiennent de l'eau fraiche présentent une résistivité élevée. qui est comparable à celle des formations contenant des hydrocarbures. Toutefois, étant donné que les hydrocarbures ont une faible constante diélectrique, tandis que l'eau a une constante diélectrique relativement élevée, les mesures de propagation à haute fréquence se sont révélées utiles dans ces cas. Dans le brevet américain nO 3 893 021 appartenant à la présente Demanderesse, est décrite une solution à ce problème consistant à utiliser un champ électromagnétique de haute fréquence, dans la gamme des vingt à quarante mégahertz. A ces fréquences, les propriétés diélectriques du milieu entourant le trou de forage influencent le champ magnétique en même temps que la conductivité ou la résistivité du terrain.En réalisant un appareil pour mesurer a la fois le déphasage (temps de propogation) et la variation d'amplitude (atténuation) du signal, on peut déterminer & la fois la constante diélectrique et la résistivité de la formation géologique au voisinage du trou de forage. Dans les mesures faites avec des ondes UHF, au-dessus de 300 mégahertz, le temps de propagation est essentiellement dépendant de la constante diélectrique. Cette région est caractérisée par de très courtes longueurs d'ondes et par une très forte atténuation de ces dernières. En conséquence, les diagraphies avec des ondes UHF exigent un espacement très étroit entre le récepteur et l'émetteur et ne permettent par conséquent, que des investigations a de très faibles profondeurs. Les procédés de diagraphie à courant continu ou a très basse fréquence (par exemple, à 60 hertz) pour mesurer la résistivité exigent un contact direct entre les électrodes de mesure et le terrain entourant le trou de forage. Ceci pose un problème, qui est celui de la réalisation d'une sonde qui peut être facilement introduite dans le trou de forage, tout en établissant le contact nécessaire avec les parois de celui-ci. C'est la raison pour laquelle la diagraphie par induction, qui ne nécessite pas un tel contact direct, est préférable. Toutefois, comme il a été indiqué plus haut, les systèmes de diagraphie par induction qui existent sont principalement utilisés avec des boues de forage à base d'huile, qui ont une résistivité élevée, et s'adaptent mal au trou de forage rempli avec des boues ayant une faible résistivité. De plus, les sondes à induction existantes ne donnent pas de résultats précis dans les formations géologiques ayant une résistance élevée, à quoi s'ajoute que les systèmes de diagraphie par induction et par résistance connus ne permettent pas d'obtenir des résultats précis quand il s'agit de lits géologiques dont l'épaisseur est inférieure à 1 m. On voit donc qu'il serait intéressant de disposer d'un système de diagraphie permettant d'obtenir des mesures précises de la véritable résistivité d'une formation géologique , de la résistivité d'une zone noyée et du diamètre d'envahissement, et ce aussi bien dans des puits de forage utilisant des bouts ayant une résistivité élevée (par exemple, des bouts de forage à base d'huile) ou des liquides de forage ayant une plus faible résistivité, et ce indépendamment de la résistance et de l'épaisseur des formations géologiques. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir un système de diagraphie qui permet de mesurer avec précision la véritable résistivité des formations géologiques, la résistivité des zones noyées et le diamètre d'envahissement au moyen d'ondes électromagnétiques à basse fréquence. Un autre but de la présente invention est de fournir un système de diagraphie ohmique dont les résultats ne sont pas affectés par la présence dans le trou de forage d'un liquide ayant une faible résistance. L'invention se propose également de réaliser un système de diagraphie ohmique qui permet des mesures précises aussi bien dans les formations géologiques à basse et à haute fréquence que dans celles relativement minces. Enfin, l'invention se propose d'apporter un système de diagraphie ohmique qui opère à des fréquences permettant de mesurer la véritable résistivité des formations géologiques sans se heurter à la plupart des problèmes qu'on rencontre avec les appareils de mesure par induction du commerce. L'invention atteint les buts qu'elle s'est fixés par un système de diagraphie qui utilise une sonde contenant un appareil de mesure à haute fréquence. L'appareil de mesure à haute fréquence comprend un émetteur de 2 mégahertz associé à quatre bobines de réception espacées longitudinalement. A la fréquence adoptée par l'invention les seules caractéristiques physiques des formations géologiques entourant le trou de forage qui sont influencées par les courants alternatifs induits par l'emet- teur sont la conductivité ou la résistivité du terrain au voisinage du trou. En mesurant le déphasage entre trois paires séparées de bobines de réception, on peut déterminer la résistivité avec un court espacement, avec un espacement intermédiaire et avec un long espacement des formations géologiques.L'invention prévoit de nouveaux moyens pour effectuer des mesures de déphasage, conjointement avec des moyens pour interpréter les trois déphasages mesurés afin de calculer à partir de ceux-ci la résistivité véritable de la formation, la résistivité de la zone noyée et le diamètre d'invasion de la formation géologique entourant le trou de forage. D'autres caravtéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple, nullement limitatif, en rcférence aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est un schéma par blocs illustrant la structure générale d'un système de diagraphie à haute fréquence conforme à la présente invention - la figure 2 est un schéma par blocs de la partie électronique du système de la figure 1 qui descend dans le trou de forage ;; - la figure 3 est un diagramme théorique de la différence de phase se rapportant à des mesures avec un court espacement, un espacement moyen et un grand espacement, mesures obtenues avec l'appareil de la figure 1 et qui indiquent la résistivité de la formation géologique - la figure 4 montre une partie d'une bande d'enregistrement obtenue avec un système de diagraphie à haute fréquence conforme à la présente invention, et qui montre les tracés indiquant les différences de phases avec un court espacement, un espacement moyen et un grand espacement, en fonction de la profondeur du trou de forage - la figure 5 est un diagramme de la résistivité véritable de la formation géologique et du diamètre de la zone envahie pour les différences de phases particulières relatives à des mesures avec un court espacement, un espacement moyen et un grand espacement ; et, - la figure 6 est un graphique de la résistivité d'une zone envahie, de la résistivité véritable de la formation géologique calculé à partir du diagramme de la figure 5, en fonction des mesures de déphasage avec un court espacement. En se référant à la figure 1, on voit la représentation schématique d'un système de diagraphie ohmique à basse fréquence conforme aux principes de la présente invention. Ce système utilise une sonde 10 qui est constituée par un mandrin cylindrique portant un bobinage et par des circuits électroniques associés à celui-ci, le tout pouvant être enfermé dans un boitier étanche à la pression fait d'une matière non-conductrice, par exemple en fibre de verre. Comme on le voit, la sonde 10 est suspendue a un câble 11 à l'intérieur d'un trou de forage non-tubé 12. Le trou 12 est repli avec un liquide de forage 13 et est entouré par des fonnations géologiques 14 dont on se propose de mesurer les propriétés électriques. La partie inférieure de la sonde de diagraphie 10 comprend un émetteur 15 qui sera décrit plus en détail par la suite, et auquel sont associées une bobine 16 et une batterie 17.. L'émetteur 15 est relié aux bornes de la batterie-81ectrique 17 par un dispositif à bague collectrice 18. La bobine i6 de l'émetteur travaille à une fréquence de 2 mégahertz et sera décrite plus en détail par la suite. A une certaine distance de la bobine d'émission 16, la sonde comporte quatre bobines réceptrices 19, 20, 21 et 22. Ces bobines sont espacées respectivement de 254 mm, 559 mm, 864 mm et 1168 mm de la bobine d'émission 16. Les bobines de réception sont utilisées deux par deux. Plus précisément, les bobines 19 et 20 servent aux mesures à court espacement, les bobines 20 et 21 aux mesures à des espacements intermédiaires et les bobines 21 et 22 a des mesures à plus grand espacement. Tous les techniciens avertis comprendront aisément que les espacements indiqués ci-dessus entre l'émetteur et les bobines de réception, s'ils se sont révélés adaptés pour la mise en pratique des principes de la présente invention, n'ont aucun caractère limitatif. En effet, il peut se révéler avantageux d'utiliser d'autres espacements entre l'émetteur et les bobines de réception ou bien d'utiliser un nombre différent de bobines de réception, par exemple, six bobines formant trois paires séparées. I1 est bien évident que toutes ces variantes entrent dans le cadre de l'invention. On comprend aisément que la profondeur radiale de mesure d'une paire de bobines du système de diagraphie de la présente invention est influencée par l'espacement entre les bobines d'émission et de réception. Cette profondeur radiale de mesure va en augmentant de la paire rapprochée 19 et 20, à la paire ayant un espacement intermédiaire 20 et 21 et la paire la plus espacée 21 et 22. Un treuil classique (non représenté) peut être utilise à la surface du trou de forage 12 pour mouvoir le câbla 11 et la sonde qui y est fixée dans le forage pendant une opération de diagraphie. Ce treuil peut être pourvu d'un dispositif électrique ou mécanique classique pour enregistrer la profondeur de pénétration de la sonde, afin de constituer une référence pour les signaux enregistrés par la sonde 10. L'énergie électrique d'alimentation de la section électronique 23 du récepteur est fournie par un conducteur prévu à l'intérieur du cabale de suspension 11 qui est relié à une alimentation électrique de surface 24. Cette alimentation peut être un montage classique à courant alternatif ou continu. Sur la figure 2, la partie électronique de la sonde est représentée sous la forme d'un schéma par blocs. On voit que la batterie d'alimentation 17, qui peut être connectée aux circuits électroniques de l'émetteur par un dispositif à bague collectrice 18, comme représenté sur la figure 1, peut être constitué par un accumulateur rechargeable nickel-cadmium, ou autre. L'utilisation d'une connexion par une bague collectrice permet de tourner facilement la batterie d'alimentation sur le terrain et constitue un moyen pour mettre en place une nouvelle batterie, pendant que les batteries déchargées sont rechargées. L'émetteur comprend un montage classe C 25 à trois étages, opérant à deux mégahertz et qui est stabilisé par un quartz, ce montage utilisant des circuits HF traditionnels. La bobine 16 de l'émetteur peut comprendre quatorze spires de fil de cuivre émaillé n" 12 (1,63 mm) bobinées à spires jointives sur le mandrin. Les quatre bobines de réception 19, 20, 21 et 22 sont des bobines identiques à une seule spire, blindées électrostatiquement. Le blindage électrostatique diminue les risques d'un couplage capacitif avec l'émetteur, de sorte que seules les ondes qui se sont propagées dans le terrain sont captées par les paires de bobines. Comme il a été indiqué plus haut, les bobines de réception 19 et 20 sont utilisées pour les mesures à courtes distances, les bobines 20 et 21 pour les mesures à des distances intermédiaires et les bobines 21 et 22 pour les mesures à longues distances. Le signal de chaque bobine de réception est appliqué à un récepteur changeur de fréquence qui opère à deux mégahertz, 26, 27, 28 et 29 et qui convertit les signaux d'entree en signaux de 4 kilohertz. Un oscillateur local 30 au quartz, accordé sur 2,004 mégahertz est utilisé pour le changement de fréquence des quatre récepteurs 26, 27, 28 et 29. Ceci permet de maintenir toutes les informations de phase présentes dans les signaux de deux mégahertz qui se sont propagées dans le terrain dans les signaux de 4 kilohertz. Danses récepteurs, chaque signal de 4 kilohertz est appliqué à un amplificateur à réglage automatique debgain 31, 32, 33 et 34, ce qui a pour résultat une amplitude de sortie constante. Les signaux des amplificateurs 31-34 sont ensuite appliqués à des déclencheurs de Schmidt 35, 36, 37 et 38 qui engendrent des ondes rectangulaires dont les phases correspondent exactement à celles des signaux reçus. Ces ondes rectangulaires sont appliquées à des circuits logiques NON-OU exclusif 39, 40 et 41 qui produisent des impulsions de sortie dont les largeurs sont proportionnelles aux différences de phases entre deux signaux d'entrée, le circuit 39 étant destiné aux mesures à courtes distances, le circuit 40 aux mesures intermédiaires et le circuit 41 aux mesures à longues distances. Ainsi, les signaux rectangulaires appliqués aux circuits 39, 40 et 41 représentent une mesure de la différence de phases ou de la vitesse de propagation des ondes entre les bobines 19 et 20, 20 et 21, et 21 et 22. Les signaux de sortie de chacun des trois circuits NON-OU exclusif 39, 40 et 41 sont intégrés au moyen de réseaux à résistance et à capacité 42, 43 et 44 afin de produire des tensions continues. Les trois tensions continues ainsi obtenues sont ensuite appliquées à des oscillateurs 45, 46 et 47 ayant chacun une fréquence centrale différente. Cette action transforme les différents signaux continus en un signal d'oscillateur de fréquence variable. En effet, quand chaque tension continue varie, la fréquence du signal de sortie de l'oscillateur commandée par cette tension varie également.Les trois fréquences variables sont appliquées à un amplificateur d'addition 48 et à un circuit de commande de câble 49 qui envoient un signal composite le long du cible 11 vers les circuits électroniques de surface qui seront décrits plus en détail par la suite, en se reportant & la figure 1. Etant donné que les mesures des différences de phases dépendent de l'amplitude des signaux appliqués par les différents amplificateurs à réglage de gain 31, 32, 33 et 34 aux déclencheurs de Schmidt correspondants 35, 36, 37 et 38, il est important de savoir quand lesdits amplificateurs ne maintiennent plus constante l'amplitude des signaux. La tension du circuit à réglage de gain du récepteur le plus espacé 29 (qui par conséquent reçoit les signaux les plus faibles) donne une mesure de cette importante information. La tension de l'amplificateur à réglage de gain est appliquée à un quatrième oscillateur commandé 50 et est additionnée avec les trois signaux de phase. En se reportant à la figure 1, on voit que le signal composite amené à la surface par le câble de suspension 11 est appliqué, par l'intermédiaire d'un condensateur de liaison 51, à l'entrée d'un amplificateur-tampon 52. Les signaux de sortie de l'amplificateur-tampon 54 sont divisés en quatre signaux par des filtres de bande 53, 54, 55 et 56. Chaque signal obtenu est appliqué à un démodulateur à phase fixe 57, 58, 59 et 60. Les démodulateurs 57, 58, 59 et 60 surveillent les changements de fréquence du signal d'entree et délivrent une tension de sortie continue proportionnelle à la fréquence du signal d'entrée. Les signaux de sortie des démodulateurs 57-60 sont appliqués à des amplificateurs différentiels 61, 62, 63 et 64 dans lesquels ils subissent une nouvelle amplification avant d'être appliqués à des enregistreurs classiques (non représentés). Les amplificateurs 65, 66, 67 et 68 des enregistreurs amplifient à nouveau les signaux et les utilisent pour commander le mouvement de la plume d'un enregistreur ou la déviation d'un faisceau de rayons cathodiques, lorsqu'on utilise ce type d'enregistreur. En se référant maintenant à la figure 4, on voit une bande d'enregistrement comportant quatre tracés, à savoir : un tracé s qui représente le déphasage des mesures à faibles espacements ; un tracé em qui représente le déphasage pour l'espacement intermédiaire ; un tracé 81 qui représente le déphasage des mesures à grands espacements ; et un tracé AGC qui représente la tension à réglage de gain de l'oscillateur commandé 50. Les trois tracés e9 , em et 91 peuvent être obtenus avec une sensibilité de 5e/25 mm.Ces trois tracés peuvent être utilisés avec des relations théoriques développes par un ordinateur pour obtenir les grandeurs Rt, Rxo et d. en résolvant trois équations non-linéaires simultanées relatives à ces grandeurs. Bien que ces calculs soient, de préférence, résolus par un programme d'ordinateur, leur solution, qui a été représentée sur les figures 5 et 6 sera décrite ci-après. Comme il a déjà été mentionné, étant donné que la mesure des différences de phase est fonction de l'amplitude des signaux émanant des amplificateurs à réglage de gain 31, 32 et 33, et qui sont appliqués aux déclencheurs de Schmidt correspondants 35, 36 et 37, il est important de savoir quand ces amplificateurs cessent de maintenir constante l'amplitude des signaux. Le tracé AGC représenté sur la figure 4 fournit cette importante indication. Lorsque l'amplitude des signaux est maintenue constante, le tracé est une ligne droite comme représenté sur la figure 4. Par contre, dans les régions où le signal n'est pas suffisant, le tracé AGC cesse d'être une ligne droite, indiquant ainsi ce fait. La figure 3 a simplement pour but d'illustrer la relation entre le déphasage et la résistivité de la formation géologique pour de courts, de moyens, et de longs rayons de mesure dans le terrain entourant un trou de forage. Les courbes théoriques de la figure 3 se rapportent a un champ électromagnétique de deux mégahertz, et supposent l'absence de liquide de forage. En se référant maintenant aux figures 5 et 6, on voit qu'il est nécessaire de résoudre trois équations simultanées non-linéaires pour déterminer Rt, Rxo et di Aux fins de l'exposé on suppose que Os est égal à 11 et que pour cet angle deux familles de courbes peuvent être tracés pour R t et d. avec pour variables em et e, Sur la figure 5, les courbes se rapportant à R t ont été tracées en tirets, tandis que les courbes pour di sont en traits continus.Aux fins de l'exposé, on suppose, en se basant sur l'enregistrement, que quand Os est égal à 11 , em et 01 sont respectivement 9,30 et 8,70. En pointant ces grandeurs sur l'enregistrement de la figure 5, on voit qu'ils coupent un point a. A ce point, R t est égal à 20 Qm et di est égal à 0,8 m. Ainsi, la véritable résistivité Rt a été déterminÉe comme étant 20 Qm et di a été déterminé comme étant 0,8 m.Ces chiffres peuvent maintenant être utilisés sur l'enregistrement de la figure 6 pour déterminer la résistivité de la zone noyee, Rxo En supposant que la résistivité véritable est constante (Rt étant égal à 20 #m dans le cas présent) on peut tracer une famille de courbes de résistivité Rxo pour la zone envahie pour des déphasages variables à courts espacements Os et pour des diamètres di de la zone envahie. En utilisant maintenant le déphasage à faible espacement de 11 et le diamètre du de la zone envahie = 0,8 m, déterminés à partir de la figure 5, on obtient un point de lecture b sur le graphique de la figure 6.A partir de celui-ci on peut déterminer que Rxo = 3,95 Q/m. Ainsi, pour les 9,30, e, déphasage, 8 110, -= 9,30, 81 8,70, on obtient mesures de déphasage, e5 = ,,O, e = les déterminations suivantes pour la résistivité véritable, le diamètre de la zone envahie et la résistivité de la zone envahie Rt = 20, di = 0,8, Rxo = 3,95. Comme il a été déjà indiqué, ces solutions graphiques ont simplement pour but d'illustrer l'invention. Dans la pratique, les solutions graphiques peuvent être engendres sur un ordinateur et les solutions simultanées peuvent être calculées par celui-ci Un petit ordinateur universel, tel que le modèle PDP-11 de la Société "Digital Equipment Corp" peut être correctement programmé à cette fin dans un langage machine tel que le FORTRAN, en lui fournissant les relations graphiques des figures 5 et 6. On peut résumer le fonctionnement du système de diagraphie de la présente invention comme suit : on utilise un émetteur 15, descendu dans le trou de forage, pour exciter les formations géologiques du voisinage de celui-ci avec des signaux de haute fréquence de 2 mégahertz. Quatre bobines de réception espacées 19-22 captent les tensions induites dans le sol par les signaux de 2 mégahertz. Ces bobines de réception opèrent deux à deux, 19 et 20, 20 et 21 et 21 et 22 et mesurent respectivement les déphasages dus à des distances radiales relativement courtes, moyennes et longues par rapport au trou de forage. Ces mesures sont transmises à la surface sous la forme de signaux modulés en fréquence.A la surface, ces signaux sont. démodulés et sont appliqués à un enregistreur (non représenté) produisant un tracé qui est fonction de la profondeur du trou de forage, comme celui représenté sur la figure 4. Ces informations peuvent ensuite être utilisées dans un ordinateur judicieusement programmé pour déterminer Rt, di et Rxo Les grandeurs Rt, d. et Rxo ainsi déterminées peuvent être utilisées pour interpréter la nature des formations géologiques entourant le trou de forage. Ces informations peuvent aussi être combinées avec d'autres, déterminées par d'autres procédés de diagraphie, par exemple, par ceux déterminant les constantes diélectriques afin de permettre de faire une distinction entre les zones contenant de l'eau et celles contenant de l'huile. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples de réalisation représentés et décrits, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil de diagraphie pour déterminer les paramètres des formations géologiques situées au voisinage d'un trou de forage, qui comprend - des moyens pour engendrer, dans ledit trou de forage, un champ électromagnétique alternatif ; et, - des- moyens de détection. répondant au champ électroma gnétique total engendré par lesdits moyens ; caractérisé en ce que - lesdits moyens (16) engendrent ledit champ à une fréquence comprise pratiquement entre 2 mégahertz et 4 mégahertz ; - lesdits moyens de détection comprennent plusieurs bobines de réception (19-22) arrangées pour produire une première, une seconde et une troisième paire situées à des distances longitudinales successivement de plus en plus grandes desdits moyens de génération ; et, - des moyens de génération de signaux (26-29, 39-41) connectés auxdits moyens de détection pour engendrer un premier, un second et un troisième signal représentatifs respectivement de la différence de phases dans ledit champ aux deux bobines de ladite première, seconde et troisième paire de bobines, ce qui fait que lesdits signaux renferment des informations concernant les caractéristiques électromagnétiques desdites formations géologiques. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection comprennent quatre bobines de réception (19-22), la première et la seconde, la seconde et la troisième et la troisième et la quatrième bobine de réception formant, respectivement, ladite première, seconde et troisième paire de bobines de réception. 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection comprennent six bobines, la première et la seconde, la troisième et la quatrième, la cinquième et la sixième bobines de réception formant, respectivement, ladite première, seconde et troisième paire de bobines de réception. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens qui en réponse auxdits premier, second et troisième signaux de différence déterminent la résistivité véritable (Rt) de la formation géologique, la résistivité (Rxo) de la zone noyée et le diamètre d'envahissement (di) desdites formations géologiques au voisinage dudit trou de forage. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de génération de signaux comprennent des moyens (26-29) pour convertir le- signal de chaque bobine individuelle en un signal d'une autre fréquence et ayant une amplitude pratiquement constante. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de conversion comprennent un oscillateur à cristal (30) commun auxdites bobines (19-22), ledit oscillateur opérant à une fréquence qui est égale à ladite première fréquence du champ électromagnétique, plus ladite secondé fréquence. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de génération de signaux comprennent des moyens (35-41) pour convertir les signaux de sortie d'amplitude constante en une première, une seconde et une troisième impulsion dont les largeurs sont proportionnelles aux différences de phases apparaissant aux deux bobines de la première, de la seconde et de la troisième paire de bobines. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que lesdits moyens de génération de signaux comprennent des moyens (50) pour détecter les écarts d'amplitude du signal de la seconde fréquence et qui produisent un signal d'écart. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de génération de signaux comprennent des moyens (42-44, 48) pour intégrer et sommer lesdites première, seconde et troisième impulsions de sortie, et ledit signal d'écart, quant il est présent afin de produire un signal composite destiné à être transmis à la surface du sol. 10. Procédé de diagraphie pour déterminer les caractéristiques des formations géologiques situées au voisinage d'un trou de forage qui consiste à å engendrer, dans ledit trou de forage, un champ électromagnétique alternatif ; et, - à détecter, dans ledit trou de forage, le champ magnétique engendré, caractérisé en ce qu'on engendre ledit champ à une fréquence comprise entre environ 2 mégahertz et 4 mégahertz ; et en ce qu'on engendre un premier, un second et un troisième signal représen- tatif de la différence de phases dudit champ à deux emplacements espacés d'une paire située à une première, à une seconde et à une troisième distance longitudinale successivement de plus en plus grande par rapport à celles où ledit champ est engendré, ce qui fait que lesdits signaux contiennent des informations concernant les caractéristiques électromagnétiques desdites formations géologiques. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on détermine à partir desdits signaux la résistivité véritable (Rt) de la formation géologique, la résistivité (Rxo) de la zone noyée et le diamètre d'envahissement (di) desdites formations géologiques au voisinage du trou de forage.