L'invention concerne les dispositifs de calage ou de verrouillage d'organes mobiles d'appareils de voie, par esemple.d'aiguil- lages, du type comportant une ou deux agrafes transversales d'enclenchement dont une extrémité est articule sur une patte fixée sur l'organe mobile de voie correspondant, tandis que son autre extrémité, le plus souvent en forme de queue de poisson, coopère avec une came fixe solidaire d'une pince d'enclenchement et avec une came mobile solidaire d'une barre transversale de calage qui coulisse dans ladite pince d'enclenchement. Dans les appareils connus de ce type, chaque pièce d'enclenchement est solidaire d'un élément fixe de rail de l'appareil de voie, ce qui présente un certain nombre d'inconvénients. En effet, chaque pince d'enclenchement est constituée par une pièce moulée de forme variable établie spécialement en fonction du profil dudit rail; cela nécessite également un usinage complémentaire du rail pour la fixation de la pibce d'enclenchement.Dans un aiguillage, la tige de manoeuvre coulisse dans deux pièces d'enclenchement solidaires respectivement des deux éléments de rails fixes, de sorte que si l'on ne prenait pu soin de la faire en deux pièces as- semblées bout i bout de manière telle qu'elles soient isolées élec triquenent l'une de l'autre, on créerait des perturbations dans l'installation de signalisation électrique de la voie. Enfin, la mise en place et le réglage de tels appareils ne sont pas simples, notamment sur des appareils d4ji posés en voie.Par ailleurs, ces inconvénients techilqies entraluent non seulement des prix de revient relativement élevés, notamment en raison des frais de noCèles de ionderie è orEeX et des usinages complémentaires à exécuter mais aussi une augmentation des délais de fourniture et dtingtil- lation Le but de l'invention est de réaliser un dispositif de comman- de qui ne présente pas les inconvénients précités des dispositifs connus. Â cet effet, suivant l'invention, la pièce d'enclenchement est fixée sur des traverses de l'appareil de voie, à une certaine distance des rails dudit appareil Grâce à cette structure particulière, on n'a plus à se soucier de donner aux pièces d'enclenchement une forme particulière adaptée spécialement au profil des rails de l'appareil à équiper, puisque cette pièce peut autre fixée à plat sur des traverse quelconques, en bois ou métalliques. On économiste donc des pièces de fonderie et des usinages complémentaires des rails.Enfin, les agrafes peuvent être articulées sur les éléments de rails mobiles par les pattes mêmes sur lesquelles on articule normalement les tringles d'écartement des éléments de rails mobiles d'aiguillage, c'est-àdire des pattes dans les alésages desquelles sont déåà montés des canons isolants normalisés, ce qui supprime les prblèmes d'iso- lation électrique du dispositif L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à ltexasen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'un dispositif suivant l'invention pour le calage ou le verrouillage d'organes mobiles d'appareils de voie Sur ces dessins La Fig. 1 représente en plan, avec des arrachements, l'en- semble du dispositif appliqué au calage d'un aiguillage Les Figes. 2 à 6 illustrent schématiquement les phases succes- grives du fonctionnement du dispositif de la Fig. 1 La Fig. 7 est une vue en plan illustrant la manière d'inital- ler le dispositif et, Les Figs. 8 à 11 représentent schématiquement deux variantes du dispositif à une seule agrafe Le dispositif de commande et de oalage d'aiguille représenté sur la Fig. 1 est constitué essentiellement d'une pièce fixe d'enclenchement 1, d'une barre de calage 2 ,et de deux agrafes 3,4 constituées respectivement par deux bielles dont les pieds sont articulés, par des axes verticaux 5,6, sur deux pattes 7,8 fixées respectivement aux deux éléments de rails mobiles ou aiguilles 11,12 de l'appareil de voie dont les deux éléments fixes ou contre aiguilles sont désignés par 13,14. La pièce d'enclenchement 1 est constituée par un bottier par exemple en métal, fixé entre les rails de l'appareil de voie au moyen de tirefonds ou de vis 17 sur deux traverses 15,16 en bois ou en métal . il est fermé par un couvercle 21 fixé audit boîtier par des vis 22 Les tatas 23,24 en forme de queues de poisson des deux agrafes 3,4 ainsi que la barre de calage 2 peuvent coulisser dans une gli- sière transversale 25 de la pièce d'enclenchement 1.En saillie dans cette glissière 25, se trouve une came fixe 27 avec laquelle coopère un côté des têtes des deux agrafes 3 et 4 tandis que leur autre côté coopère avec une came mobile matérialisée par deux encoches obliques 28,29 pratiquées dans la barre de calage 2 et par les parties de cette barre située de part et d'autre desdites en e coches et entre celles-ci. Les inclinaisons des parties obliques de la came fixe 27 et de la came mobile 28,29 corresponaent aux inclinaisons des têtes 23,24 en forme de queue de poisson des deux agrafes 3,4. La distance entre le fond des encoches 28,29 de la came mobile et le dessus de la came fixe 27 est égale sensiblement à la largeur des têtes 23,24 des deux agrafes.La distance entre la partie centrale 31 de la came mobile et la partie en saillie de la came fixe 27 est également sensiblement égale à la largeur des têtes 23,24 des deux agrafes et la largeur de la came mobile de part et d'autre des deux encoches 28,29 au voisinage de celles-ci est un peu plus grande que sa largeur à l'endroit de sa partie centrale 31, c'est-à-dire que la distance entre les becs 33,34 de la came mobile et les parties de la paroi verticale de la glissière 25 de la pièce d'enclenchement qui se trouvent en regard desdits becs est un peu inférieure à la largeur des têtes 23,24 des deux agrafes les longueurs des deux agrafes 3,4 sont telles que leurs totems sont en contact l'une contre l'autre dans chacune des deux positions extrnes de service de l'appareil de voie (voir aussi Figes. 2 et 6). On peut faire coulisser la barre de calage 2 dans la pièce d'enclenchement 1 au moyen d'une tige de manoeuvre 36 terminde par une chape 37 articulée au moyen d'un axe 38 sur une extrémité de ladite barre de calage Le fonctionnement du dispositif est le suivant Dans l'une des deux positions de calage de l'appareil de voie, comme représenté sur les Figs. 1 et 2, la tête 23 de l'agrafe 3 prend appui contre l'une des deux extrémités en saillie de la came fixe 27 et cale par conséquent l'aiguille 11 en position active Pour amener l'appareil de voie dans son autre position de service, c'est-à-dire pour amener l'aiguille 12 contre le rail fixe 14, on exerce au moyen de la tige de manoeuvre 36, sur la barre de calage 2,un effort de traction dans le sens de la flèche f (Fig.3); la tête 24 de l'agrafe 4, engagée dans l'encoche 29 de la came mobile subit un déplacement dans le sens de la flèche f et provoque, par l'intermédiaire du corps de l'agrafe 4 et de la patte 8, un déplacement correspondant de l'aiguille 12, tandis que l'autre agrafe 5 et l'autre aiguille 11 sont demeurées immobiles pendant cette première phase du mouvement .Lorsque la face de l'encoche 28 de la came mobile, adjacente au bec 33 de ladite came, atteint la tQte 23 de l'agrafe 3, elle entraine celre-ci dans le sens de la flèche f (Fig. 4),de sorte que la tête 23 est engagée dans le fond de l'en, coche 28 de la came mobile par la partie en saillie de la came fixe 27 sur laquelle elle commence à glisser pendant que la tête 24 de l'autre agrafe 4 va atteindre l'extrémité correspondante de la saillie de la came fixe 27. Pendant cette deuxième phase du mouvement, l'aiguille li commence à être déplacée dans le sens de la flèche f, tandis que l'aiguille 12 continue à se rapprocher du rail fixe 14. Dans la poursuite du mouvement, la tête 23 de l'agrafe 3 continue à glisser sur la came fixe 27 en même temps que l'aiguille 11 continue à s'8loigner du rail fixe 13 tandis que la tête 24 de l'aur tre agrafe 4 quitte la partie en saillie de la came fixe 27 sous l'effet de l'inclinaison de l'encoche 29 de la came mobile et que l'aiguille 12 arrive en contact avec le rail fixe 14 (Fig. 5) Dans la dernière phase du mouvement, l'aiguille il achève de s'ouvrir (Fig. 6), tandis que la tête 24 de l'agrafe 4 est maintenant emprisonnée entre la partie centrale 31 de la came mobile et la partie basse de la came fixe 27, contre la saillie de celle-ci de sorte que l'aiguille 12 ge broute oomplbtemeat caler contre le rail fixe 14 Un effort de poussée sur la tige de manoeuvre 36 ou de traction sur l'aiguille li maintenant ouverte, ferait repasser tous les éléments de l'appareil à la position de la Fig. 2 par les diffé- rentes positions intermédiaires qui viennent d'être décrites, mais dans l'ordre inverse le dispositif qui vient d'être décrit ne nécessite pas de pinces de fonderie spéciales, puisque la pièce d'enclenchement 1 est fixée directement sur des traverses et non pas contre la partie profilée d'un rail comme dans les dispositifs antérieurs rappelés plus haut. Aucun travail d'usinage complémentaire n'est nécessaire, non plus, sur les rails pour le montage du dispositif de commande. De plus, les canons isolants normalisés montés dans les pattes 7,8 pour le passage des axes 5,6 ,utilisés normalement pour le montage des tringles d'écartement des aiguilles, assurent l'isolement élec trique nécessaire ; L'installation de l'appareil peut se faire très simplement de la manière suivante Si les tringles d'écartement des aiguilles et la tige de ma- noeuvre sont déjà en place, on commence par les enlever puis on ferme les deux aiguilles en s'assurant de leur bon placage contre les rails fixes en utilisant éventuellement des serre-joints a) Cas des aiguillages posés sur des traverses en bois On mesure la cote x (voir Fig. 7) d'entraxe des trous des pattes 7,8, on calcule la cote exacte de perçage des deux agrafes 3, 4n fonction de la cote x et de l'écartement C entre les deux têtes 23,24 des agrafes loroqu'elles sont en contact respectivement avec les deux extrémités de la partie centrale en saillie de la came fixe 27, on perce dans les agrafes les trous de passage des axes 5, 6 en fonction de cette cote, on positionne la pièce d'enclenchement 1 sur les traverses en l'orientant convenablement.On attelle les agrafes 3,4 sur les pattes d'articulation 7,8, les têtes desdites agrafes étant maintenues en appui contre la came fixe au moyen d'une fausse barre de calage 39, on établit un cordeau entre les centres des axes d'articulation pour régler convenablement la pince d'en clenchement 1, puis on fixe cette dernière sur les traverses, on enlève la fausse barre de calage 39 et les i erre-Joints, et l'on monte la barre de calage 2 (Fig. 1) avec les tetes 23,24 des agra fes 3,4 en place dans les encoches 28,29 de la came mobile. On rb- gle à la même ouverture les aiguilles 11 et 12 et on les cale avec des coins en bois.On attelle la nouvelle tige de manoeuvre 36 (Fig. 1) et on règle sa longueur en maintenant le dispositif de commande à mi-course. On enlève les coins qui immobilisent les ai guilles. On vérifie le bon fonctionnement de l'ensemble et lton met en place le couvercle de fermeture 21. b) Cas des aiguillages posés sur des traverses métalliques On fixe la pièce d'enclenchement 1 sur les traverses préalablement percées, on mesure directement la cote Y (Fig. 7) et l'on perce les agrafes 3,4 ; enfin on monte le calage et la tige de commande comme dans le cas des aiguillages posés sur des traverses en bois Lorsque l'appareil est en service, on peut rattraper l'usure en interposant des cales métalliques d'épaisseur appropriée entre chaque patte d'articulation 7,8 et l' & e de l'aiguille correepon- dante 11 ou 12 Sur la Fig. 8, on a représenté une autre application du dispositif suivant l'invention à la commande d'un dérailleur qui comporte un seul élément de rail mobile 41 qui fait partie d'une voie 42.Lorsque le dérailleur est fermé, comme représenté sur cette figure, l'aiguille 41 est verrouillée contre le rail 43 par l'agrafe 3 dont la tête 23 est maintenue calée contre la came file 27 par la partie centrale 31 de la came mobile solidaire de la barre de calage 2. Lorsque le dérailleur est ouvert comme représenté sur la Fig. 9, l'aiguille 41 n'est plus verrouillée ni calée et l'amplitude de son mouvement est limitée par un épaulement 45 de la came fixe 27 de forme spéciale à cet effet. Dans l'exemple représenté, on a utilisé la même barre de calage que dans le mode de réalisation de la Fig. 1, mais l'encoche 29 de cette barre est inutilisée, de sorte qu'elle pourrait ne pas exister. Par ailleurs, le dispositif de calage a été représenté à l'extérieur de la voie, mais il pourrait tout aussi bien être situé à l'intérieur de ladite voie . Sur la Fig. 10, on a représenté une autre variante, également à une seule agrafe 3, pour la commande d'un aiguillage dont les deux rails mobiles 11,12 sont reliés par la tringle d'écartement habituel 47. Dans la position représentée sur cette Fig. 10, la voie de droite est verrouillée par le fait que la tête 23 de l'agrafe 3 est immobilisée contre la partie centrale de la came fixe 27 par la partie centrale 31 de la came mobile solidaire de la barre de calage 2, l'aiguille il étant appliquée contre le rail fixe 13.Lorsque l'appareil se trouve dans son autre position représentée sur la Fig.11, c'est-à-dire la voie de gauche 12,13 étant en service, l'aiguille n'est alors ni verrouillée, ni calée et l'amplitude de la course des aiguilles est limite par l'entrée en contact de l'aiguille 12 contre le rail fixe 14. Ici encore le dispositif de calage pourrait être situé entre les rails au lieu de se trouver à l'extérieur de ceux-ci Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés ; on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention . C'est ainsi qu'on a pris des aiguilles comme exemples de parties mobiles, mais l'invention est également propre à caler ou verrouiller d'autres parties mobiles d'appareils de voie, telles des pointes ou des pattes de lièvre mobiles et, en général, toutes pièces mobiles à caler dans des positions définies . RVENDICATIONS lo Dispositif de calage ou de verrouillage d'organe mobile d'appareil de voie, par exemple d'aiguillage, du type comportant une ou deux agrafes transversales d'enclenchement dont une extrémité est articulée sur une patte fixée sur l'organe mobile de voie correspondant, tandis que son autre extrémité coopère avec une came fixe solidaire d'une pièce d'enclenchement et avec une came mobile solidaire d'une barre transversale de calage qui coulisse dans ladite pièce d'enclenchement, caractérisé en ce que la pièce d'enclenchement (1) est fixée sur des traverses (15,16) de l'appareil de voie à une certaine distance des rails (13,14) dudit appareil, et en ce que chaque agrafe présente une face transversale de butée qui coopère, en fin de course, avec une surface de butée conjuguée. 2 Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux agrafes (3,4) et une seule pièce d'enclenchement (i) à came fixe (27) symétrique située entre les rails (13, 14), la barre de calage (2) pressentant une came symétrique correspondante à deux encoches (28,29) et étant reliée à une tige de manoeuvre (36) qui sort de l'appareil de voie, d'un côté de celuici en dessous des rails, tandis que la face transversale de butée précitée appartient à l'une quelconque des deux agrafes et que la face de butée conjuguée appartient à l'autre agrafe. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une seule agrafe (3) et une seule pièce d'enclen chement(1), la face de butée conjuguée précitée (45) étant solidaire de la pièce d'enclenchement (1). 4. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'autre extrémité précitée de chaque agrafe (3,4) est en forme de queue de poisson (23,24) et la came fixe (27) présente une saillie d'une épaisseur sensiblement égale à la profondeur d'une encoche de la came mobile (28,29), ladite encoche étant limitée du côté de l'agrafe par un bec (33,34) de longueur supérieure à la profondeur de l'encoche et la distance entre le sommet de la saillie de la came fixe et le fond de l'encoche étant égale à la largeur de l'extrémité en queue de poisson de l'agrafe. 5. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'agrafe (3) est reliée à l'élément de rail mobile (41) d'un appareil de voie qui ne comporte qu'un seul élément de rail mobile. 6. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'agrafe (3) est reliée à l'un (12) des éléments.de rails mobiles d'un appareil de voie à deux éléments de rails mobiles (11,12) reliés entre eux par une tringle d'écartement (47).