L'invention est relative à l'assemblage de deux ou plusieurs feuilles et s'applique en particulier à l'incustrie de la manutention, de l'emballage, voire de la présentation dans laquelle les feuilles à assembler constituent des cloisons verticales déterminant entre elles des compartiments ou alvéoles de réception des objets. Actuellement, on utilise un dispositif d'assemtlage constitué par une entaille rectiligne s'étendant sur la moitié de la hauteur de chaque feuille. Chaque entaille reçoit la partie non entaillée dune autre feuille qui prolonge l'entaille correspondante. Ce dispositif d'assemblage est simple mais présente cependant un inconvénient ; en effet, les feuilles sont trop facilement séparables puisqu'il suffit de les faire coulisser l'une par rapport à l'autre pour qu'elles se séparent. I1 en résulte que l'assemblage est peu stable et que, accidentellement, il peut se défaire. L'invention a principalement pour but de remédier à cet inconvénient en fournissant un dispositif d'assemblage grâce auquel les feuilles, tout en restant séparables, ne puissent pas se désolidariser accidentellement. A cet effet, le dispositif selon I'invenion est caractérisé par le fait qu?il est constitué, sur une première feuille, par une boutonnière allongée et, sur une deuxième feuille, par une entaille partant d'un bord de cette deuxième feuille et déterninant, dans le plan de celle-ci, une dent d'accrochage propre à pénétrer dans la boutonnière de la première feuille, pour le blocage mutuel des deux feuilles, quand la première feuille est glissée à travers l'entaille de la deuxième jusqu'à ce que la boutonnière viEnne en regard de la dent. Suivant un mode de réalisation particulier, les feuilles ont la même hauteur et la premiere feuille comporte, dans l'alignement de la boutonnière, une entaille qui débouche sur un bord libre de la feuille pour la réception de la partie non entaillée de la deuxième feuille qui prolonge l'entaille. On comprendra bien l'invention à l'aide de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel Fig. 1 est une perspective éclatée montrant deux feuilles, comportant le dispositif selon l'invention, en position dégagée Fig. 2 est une perspective montrant les feuilles de la fig. 1 en position engagée Fig. 3 et 4 sont des vues analogues aux fig t et 2 mais re latives à une variante ; et Fig. 5 est une coupe selon V-V de la fig. 4. Dans le mode de réalisation montré aux fig. 1 et 2, une première feuille 1 comporte une boutonnière étroite 2 qui s'étend perpendicllairement t à un bcrd longitudinal la de la feuille, et une seconde feuille 3 comporte, à partir d'un de ses bords longitudinaux 3a, une entaille 4. La largeur de la boutonnière 2 et/ou de l'entaille 4 est par exemple égale à l'épaisseur du matériau constituant les feuilles mais elle peut être sensiblement supérieure ou inférieure à cette épaisseur. Toutefois, la boutonnière 2 et/ou l'entaille 4 peuvent être constituées par un simple trait de découpe. L'entaille 4 est formée, à partir du bord 3a, par une partie rectiligne 4a, par une partie non rectiligne 4b et par une partie rectiligne terminale 4c située dans le prolongement de la partie rectiligne 4a. La partie non rectiligne 4b de l'entaille 4 détermine sur la feuille 3 une dent d'accrochage 5 destinée à pénétrer dans la boutonnière 2 pour le blocage mutuel des deux feuilles. Cette partie 4b est par exemple sous forme d'une ligne brisée pour que la dent 5 comporte un épaulement 6 d'accrochage. La partie 4b pourrait cependant avoir toute autre forme, par exemple au moins en partie courbe. La boutonnière 2 a une longueur a qui est égale à celle de la dent 5 et se trouve à une distance b du bord la égale à la longueur de la partie rectiligne 4c de l'entaille 4. Pour l'assemblage des feuilles, celles-ci sont rapprochées, comme montré par les flèches (fig. 1) pour que la feuille 1 pénètre dans la partie 4a. Quand le bcrd la vient en contact avec le début de là dent 5, les feuilles peuvent être plus ou moins rabattues l'une contre l'autre pour le passage de la dent sur la partie pleine de la feuille 1, puis la dent pénètre dans la boutonnière 2 ; on fait alors pivoter les feuilles ainsi assemblées pour leur faire occuper la position montrée à la fig. 2. On peut aussi ne pas rabattre les feuilles l'une sur l'autre, mais rabattre à la main ou à la machine la dent 5, pour le passage de la partie pleine de la feuille 1, puis la faire pénétrer dans la boutonnière 2. Quand les feuilles 1 et 3 sont assemblées, la dent 5 constitue un verrou qui empêche les feuilles de se séparer accidentel liement. Dans le mode de réalisation des fig. 1 et 2, les bords supérieurs des feuilles 1, 3 ne peuvent pas se trouver dans un rnême plan car le bord supérieur la de la feuille 1 vient- buter au fond de la partie 4c de l'entaille 4 (fig. 2). Dans le mode de réalisation des fig. 3 à 5, dans lesquelles les mêmes références numériques que dans les fig. 1 et'2 sont utilisées pour désigner des éléments identiques ou analogues, on prévoit des moyens supplémentaires qui permettent aux bords supérieurs des feuilles 1 et 3 d'être dans le même plan. Ces moyens supplén;entaires sont constitués, sur la feuille 1, par une entaille 7 qui part du bord la de la feuille 1 et s'étend, dans l'alignement de la boutonnière 2, sur une longueur c égale à la distance du bord de la feuille 3 à laquelle s'arrête la partie rectiligne 4c de l'entaille 4. Les feuilles 1, 3 ont la même hauteur et la boutonnière 2 et l'entaille 4 sont analogues à celles des fig. 1 et 2. La boutonnière 2 et la dent 5 sont de préférence situées pratiquement à mi-distance des bords longitudinaux de leur feuille ; mais cela n'est pas une obligation, la boutonnière 2 et la dent 5 peuvent être décalées par rapport à la mi-hauteur de leur feuille, tout en restant à la même hauteur l'une par rapport à l'autre. Quand les feuilles sont assemblées, leurs bords supérieurs, ainsi que leurs bords inférieurs, se trouvent dans un même plan. Quel que soit le mode de réalisation, les entailles et la boutonnière peuvent facilement être réalisées par simple découpage. Les feuilles 1, 3 peuvent être en tout matériau contienable, pcr exemple du carton, en métal ou en matière plastique. Dans l'application particulière à la manutention, à l'emballage ou à la présentation, on dispose de plusieurs feuilles constituant des lattes verticales entrecroisées qui déterninent les alvéoles ou compartiments et qui sont logées dans une boîte. Dans ce cas, chaque feuille comporte, espacés, des moyens d'accrochage établis selon l'invention. A cet égard, une même feuille peut soit ne comporter que des boutonnières 2, éventuellement associées à leur entaille 7, ou que des entailles 4, soit comporter à la fois des boutonnières 2 et entailles 4. I1 est à noter que les feuilles, une fois entrecroisées et assemblées, peuvent être rabattues les unes sur les autres, pour leur stockage, sans que les dispositifs d'assemblage constituent une gêne. PEVENDI CATI ONS 1. Dispositif d'assemblage de feuilles ou aralogues, caractérisé par le fait qu'il est constitué, sur une première feuille 1, par une bcutonnière 2 allongée et, sur une deuxième feuille 3, par une entaille 4 partant d'un bord 3a de cette deuxième feuille et déterminant, dans le plan de celle-ci, une dent d'accrochage 5 propre à pénétrer dans la boutonnière 2 de la première feuille 1, pour le blocage mutuel des deux feuilles, quand la première feuille 1 est glissée à travers l'entaille 4 de la deuxième jusqu'à ce que la boutonnière 2 vienne en regard de la dent 5. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la boutonnière 2 et/ou l'entaille 4 ont une largeur sen sbleme égale à l'épaisseur des feuilles 1, 3. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la boutonnière 2 et/ou l'entaille 4 sont constituées par un trait de déccupe. 4. Dispositif selon l'une des revendications l à 3, caractérisé par le fait que la dent 5 est bordée par deux parties rectilignes 4a, 4c de l'entaille 4, dans le prolonement I'une de 1 'autre. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la boutonnière 2 a sensiblement la même longueur a que la dent 5. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la partie rectiligne intérieure 4c de l'en- taille 4 a la même longueur que la distance b séparant une extrémité de la boutonnière 2 d'un bord longitudinal la de la feuille 1. 7. Dispositif selon lune des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la première feuille 1 comporte, dans le prolongement de la boutonnière 2, une entaille 7 qui s'étend, à partir d'un rebord de la feuille la, sur une longueur égale à la distance c séparant l'extrémité intérieure de l'entaille 4 du bord de la feuille 3 opposé au bord entaillé, pour que les bords supérieurs, ainsi que les bords inférieurs, des feuilles 1, 3, qui sont de mêe hauteur, soient dans un même plan. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la dent 5 présente un épaulemert 6 de blocage. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la dent a un profil au moins en partie courbe. 10. Ensemble de plusieurs feuilles entrecroisées ou à entrecroiser, notamment pour la réalisation d'emballages, caractérisé par le fait que chaque paire de feuilles assemblées ou à assembler est munie du dispositif selon l'une des revendications 1 à 9.