La présente invention concerne une baratte travaillant en continu, comportant un malaxeur orienté vers le haut dans une direction inclinée, recevant le mélange de grain de beurre et de babeurre provenant du cylindre de barattage, et dans lequel deux vis transporteuses tournant en sens opposés pressent le grain de beurre en un boudin, le babeurre s'écoulant en retour jusque dans un réceptacle disposé à la partie inférieure de l'extrémité arrière du malaxeur, une tubulure d'écoulement montée à rotation et recourbée en col de cygne étant disposée au voisinage du fond de ce réceptacle. Une baratte de ce type est décrite par exemple dans les brevets allemands nO 815.721 et 1.087.842. Les vis transporteuses partent, quand on considère le sens de transport, de l'extrémité arrière du malaxeur, et la tubulure d'écoulement en forme de col de cygne est réglée par rotation de telle sorte que, pendant le travail, les spires des vis pénètrent dans le babeurre dans la partie correspondant au réceptacle recevant celui-ci. De cette façon, les morceaux de beurre plus gros qui flottent et qui sont entratnés par le courant de babeurre sont repris par les vis transporteuses et sont acheminés jusqu' l'orifice de sortie du beurre, qui se trouve I 'extrémité supérieure du malaxeur. La vitesse de séparation des matières grasses du beurre, spécifiquement plus légères par rapport au babeurre de densité plus grande est, si l'on adret pour les particules une forme sphérique, proportionnelle au carré du diamètre de ces particules. Il en résulte que, dans un récipient orienté verticalement, le grain de beurre fin ne va s'élever que très lentement jusqu' la surface. Si les diamètres de deux particules sont dans un rapport de 1:10, les vitesses de séparation présentent alors entre elles un rapport égal à 1:100. Dans le réceptacle de réception du babeurre d'une baratte, le babeurre s'écoule depuis la surface jusqu' la tubulure d'écoulement située au voisinage du fond, avec une vitesse qui est un multiple de la vitesse de séparation vers la surface du grain de beurre plus fin. Il en résulte que le grain de beurre plus fin est entraSné par le babeurre et parvient avec celui-ci dans la tubulure d'écoulement en forme de col de cygne prévue dans le réceptacle à babeurre, et qu'il est entraîné à partir de cette tubulure d'écoulement au moyen d'une pompe. Afin de maintenir les pertes en matières grasses du beurre à une valeur aussi faible que possible, on place dans la cuve à babeurre un filtre en forme de crépine à mailles fines, qui retient au moins la fraction la plus grosse des matières grasses du beurre qui ont été entrainées. Quand une quantité importante de matières grasses s'est accumulée, il faut rever uer à la main ces matières grasses dans la baratte. Il arrive également que, par suite d'une insuffisance de surveillance du personnel et du fait de l'occiusion des mailles du filtre, le réceptacle à babeurre déborde. Finalement, on ne peut pas empocher non plus que le grain de beurre très fin traversant les mailles du filtre soit perdu pour l'entreprise de laiterie, ce qui réduit ainsi le rendement en matières grasses du beurre. Le but de l'invention est d'agencer une baratte travaillant en continu de telle sorte que l'on puisse renoncer à l'utilisation d'un filtre en crépine dans le réceptacle à babeurre, que la teneur en matières grasses du babeurre soit réduite, et qu'ainsi le rendement en matières grasses du beurre soit augmenté. La baratte suivant l'invention est caractériséepar le fait qu'un filtre à mailles fines, entratné mécaniquement, est disposé dans le réceptacle à babeurre du malaxeur, au-dessus de l'orifice d'écoulement du babeurre, la limite extérieure de ce filtre s'étendant jusqu'à la paroi intérieure du réceptacle à babeurre, en ménageant toutefois un étroit interstice. Etant donné que la surface du filtre se trouve penpendiculaire à la direction d'écoulement du babeurre et que la vitesse angulaire du babeurre est très faible par rapport à celle de la surface du filtre, le grain de beurre roule sur cette surface du filtre, et les particules de matières grasses individuelles s'agglomèrent lors de leur venue en contact, par suite de leur nature plastique. Ces particules de matières grasses, dont le volume augmente constamment, retiennent également le grain de beurre plus fin lors de leur venue en contact. Dès que les particules ont atteint une taille pour laquelle leur vitesse de séparation est supérieure à la vitesse d'écoulement du babeurre, elles s'élèvent et sont acheminées par les vis transporteuses en direction de l'orifice de sortie du beurre. Les vis transporteuses peuvent être garnies d'ailettes au voisinage de la cuve à babeurre, afin de réunir les particu les de beurre qui viennent flotter sur le babeurre en des particules encore plus grosses par un effet de battage. La description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, donné à titre non limitatif et montrant un mode de réalisation possible de l'invention, permettra de mieux comprendre cette dernière. Sur le dessin, on a désigné par la référence 1 le malaxeur incliné orienté vers le haut, dans lequel sont disposées deux vis transporteuses juxtaposées 2 tournant en sens opposés. A l'extrémité arrière du malaxeur, il est prévu à la partie inférieure de celui-ci un réceptacle à babeurre 3, conjugué à une tubulure d'écoulement 4 destinée au babeurre, qui est recourbée en col de cygne et qui part du voisinage du fond de ce réceptacle. Suivant l'invention, il est prévu dans le réceptacle à babeurre, au-dessus de cette tubulure d'écoulement, un filtre à mailles fines 5 qui est entraidé par un moteur 6 et dont la limite extérieure 7 s'étend jusqu'à la paroi intérieure du réceptacle à babeurre 3, en ménageant un étroit interstice. Au niveau du réceptacle à babeurre, les vis transporteuses 2 sont garnies de palettes 8, afin de réunir les particules de beurre qui flottent sur le babeurre en particules plus grosses par un effet de battage. Des modifications peuvent entre apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATION Baratte continue comportant un malaxeur orienté vers le haut dans une direction inclinée, recevant le mélange de grain de beurre et de babeurre provenant du cylindre de barattage, deux vis transporteuses tournant on sens opposés, disposées dans ce malaxeur, pressant le grain de beurre pour former un boudin, le babeurre s'écoulant en retour jusque dans un réceptacle disposé à la partie inférieure de ltextrémité arrière du malaxeur, une tubulure d'écoulement recourbée en col de cygne étant montée à rotation au voisinage du fond de ce réceptacle, caractérisée en ce qu'elle comprend un filtre à mailles fines (5) entraîné mécaniquement, disposé dans le réceptacle à babeurre (3) au-dessus de l'orifice d'écoulement (4) du babeurre, la limite extérieure (7) de ce filtre s'étendant jusqu'à la paroi intérieure du réceptacle à babeurre (3), en ménageant toutefois un étroit interstice avec cette paroi.