-1- 2027934 La présente invention se rapporte à un dispositif de détection de rayonnement électromagnétique et plus particulièrement a un tel dispositif utilisant des composants cristallins ferroéief triques de détection et de référence de température stabilisés 5 avec un élément diélectrique non linéaire à stabilisation autos».: tique de température. Les dispositifs de détection de rayonneaeu électromagnétique (par exemple des détecteurs d'infra-rouge) cor tituent une grande variété d'instruments pour déterminer l'existence de rayonnements électromagnétiques de différents objets et 10 pour mesurer leur intensité. Par exemple, des photographies "the iniques" à infra-rouge sont utiles dans des recherches médicales et biologiques et peuvent être utilisées dans la détection de ma ladies. Des photographies thermiques ou de thermographie sont ut les dans la détermination de la distribution de température dans 15 des moteurs à réaction d'avion à réaction et de fusées dans des essais statiques et constituent une aide de valeur dans l'essai de modèles dans des tunnels aérodynamiques puisque les effets thermiques dans des conditions subsoniques et supersoniques sont indiquées graphiquement. Des systèmes de chauffage et de refrui--20 dissement peuvent être contrôlés en ce qui concerne leur efficacité de fonctionnement et leur uniformité. L'essai non destructeur de pièces coulées, des structures en nid d'abeilles, des r-o dures continues, etc... est possible par le chauffage ou le refroidissement d'un article à soumettre à des essais et par chsc. 25 vation de distributions thermiques servant à révéler des défait •> internes. Des détecteurs de rayonnement sont utilisés dans des instruments de missiles et de véhicules spaciaux tels que, par exemple, des détecteurs de poursuite, des spectromètres de sat-;À lites, des détecteurs de navigation dans l'espace et des dispos: 30 tifs de poursuite d'étoiles. La prévision du temps est pcssi^lv par la mesure de la densité des couches de nuages la nuit, de là température et de la composition de l'atmosphère terrestre. Les détecteurs d'infra-rouge sont utiles dans la détection de surchauffe de dispositifs mécaniques, tels que des essieux s u r " u ' 35 fés de trains dont l'état est provoqué par une déficience d' 1 •• lubrification. La détection du rayonnement infra-rouge de longueurs d: ~>n' comprises entre 0,8 micron et 30 microns a été accomplie pa: i dispositifs connus avec beaucoup de succès au moyen d'un bc. 70 00461 -2- 2027934 à thermistor, d'une thermopile et d'une cellule Golay. Plus récemment des matières pyroélectriques ont été utilisées comme détecteurs de rayonnement infra-rouge. Ces quatre types de dispositifs présentent des avantages spécifiques. 5 Le thermistor comprend un oxyde ayant une résistance élec trique à coefficient de température négative. Sa sensibilité, sa constante de temps et son impédance sont telles que c'est un détecteur très utile. Toutefois, pour obtenir une sensibilité maximale avec un tel dispositif il est nécessaire de faire fonction-10 ner le détecteur dans un montage en pont auquel une tension de polarisation est appliquée. Mais la tension de polarisation peut être une source de bruit qui limite les applications de détecteur. Les thermopiles ont l'avantage de ne pas nécessiter une ten-15 sion de polarisation, et elles produisent une tension continue qui dépend de l'intensité du rayonnement incident. Leur signal de sortie est de l'ordre de quelques microvolts pour une très basse impédance. Pour faire fonctionner un tel détecteur, il est nécessaire de moduler par tout ou rien son signal de sortie et de 20 l'amplifier par un amplificateur de courant alternatif. Dans des applications dans lesquelles une résistance aux chocs et à des vibrations est nécessaire, un modulateur par tout ou rien à photodiode est nécessaire. Une stabilité à long terme lors de variations thermiques ambiantes est difficile à obtenir par ce type de 25 modulateur à tout ou rien. L'emploi d'un modulateur par tout eu rien mécanique ne présente pas cette difficulté mais un tel modulateur mécanique n'est pas pratique dans un milieu ambiant dans lequel des vibrations se produisent. La cellule Golay est plus sensible que le thermistor et que 30 la tiieraopile mais elle a une constante de temps extrêmement grande qui limite son utilité à des situations dans lesquelles une longue période d'intégration est permise. Pour éliminer les inconvénients des theraistors, de la thermopile et de la cellule Golay, on c. utilisé récer;>:rlenc des matiè-pyroe.lactriques pour fabriquer des détecteurs d'infra-rouge . matière pyrcolec triqus est un cristal ayant la propriété d;e L3 sis-3 3 d'une polarisation ^pen ^nee , c'est-à-dire une po] ri 5<> t ion qui, dès qu' -si Le a ô té pjP'i.iui -;e, demeure -an l'absence sevt d'un champ eiec trique appliqué soit en l'absence d'une con 70 00461 -3- 2027934 trainte mécanique extérieure. Contrairement à ceci, une matière diélectrique ordinaire présente une polarisation seulement quand elle est sous l'action d'un tel champ ou d'un tel effort mécanique. 5 L'intensité de la polarisation instantanée qui existe à un moment donné dans une matière pyroélectrique donnée dépend de la température. La variation en fonction de la température de la polarisation spontanée de matières pyroélectriques est utilisée dans des détecteurs pyroélectriques de rayonnements électromagné-10 tiques. Le rayonnement à mesurer est concentré sur un cristal pyroélectrique. Si le cristal est isolé thermiquement de son milieu ambiant la température du cristal change par suite de son absorption de l'énergie du rayonnement incident. Cette absorption d'énergie peut être accomplie soit suivant un processus d'absorption 15 interne direct soit par transfert d'énergie à partir d'une pellicule à absorption secondaire réémettant un rayonnement, qui peut recouvrir la surface du cristal. Dans l'un ou l'autre cas, il se produit à la fois, (1) une variation de température qui est proportionnelle à l'intensité du rayonnement incident et (2) une va-20 riation interne, produite thermiquement, de la polarisation spontanée du cristal. Des détails complémentaires sur les détecteurs pyroélectriques sont donnés par exemple dans l'article de H. P. Beerman, "Pyroelectric Infrared Radiation Detector" Ceramic Bulletin, 46, 737-40 (1967). 25 Les matières ferroélectriques font partie d'une sous-classe appartenant à la classe des matières pyroélectriques, et elles sont très utiles dans des détecteurs pyroélectriques. Une matière ferroélectrique est une matière pyroélectrique dont la polarisation peut, par suite de la structure cristallographique de la ma-30 tière ferroélectrique, être inversée par application, dans une direction opposée à la direction de la polarisation, d'un champ électrique d'une intensité suffisante. Une propriété caractéristique d'une matière ferroélectrique réside dans l'existence d'une ou plusieurs températures de transition cristallographiques aux ■ 35 quelles la matière ferroélectrique se transforme en une autre structure cristallographique. La structure cristallographique dans laquelle la matière ferroélectrique est transformée est, dans certains cas, une autre structure polaire mais le plus souvent c'est une structure non polaire, et le cristal perd sa pola 70 00461 -4- 2027934 rité. Quand, le cristal est ramené à sa température précédente, il est à nouveau polarisé, mais non uniformément, ni dans une seule direction. Au contraire, un cristal ferroélectrique qui est transformé par chauffage (ou refroidissement) en un élément non 5 polaire, puis par refroidissement (ou chauffage) en un élément ferroélectrique, présente habituellement une polarisation nette nulle. Ce processus est appelé dépolarisation et détruit, la sensibilité d'un détecteur qui nécessite un.élément détecteur polarisé . 10 Au voisinage de telles températures de transition cristallo- graphiques, les matières ferroélectriques présentent d'une manière caractéristique un accroissement prononcé anormal, non linéaire, de leurs propriétés électriques, telles que leur capacité, leur coefficient pyroélectrique et le module piézoélectrique dont 15 les valeurs résultent d'une manière typique du produit par des puissances de 10 des valeurs caractéristiques de la même substance à une autre température, ou d'un composé non ferroélectrique analogue. Cet accroissement anormal du coefficient pyroélectrique d'une matière ferroélectrique dans la zone de la température de 20 transition permet à des détecteurs pyroélectriques de rivaliser avec des détecteurs de rayonnements décrits dont il a été question dans la description précédente. Des détecteurs actuellement disponibles dans le commerce utilisent par exemple du sulfate de triglycine, (N^C^COpH), comme élément détecteur. Le sul-25 . fate de triglycine est une matière ferroélectrique au-dessous de 49°C et subit une transition cristallographique du second ordre à environ 49°C en prenant une forme paraélectrique non polaire. Aux fins de la discussion ci-après, l'expression "zone de la température de transition" est la gamme de températures dans la-30 quelle une matière cristalline ferroélectrique a des propriétés électriques accentuées. La température de transition est la température à laquelle la transformation cristallographique se produit . Lorsque la température d'un détecteur pyroélectrique s'ap-35 proche de la température de transition, son coefficient pyroélectrique et, par suite, sa sensibilité, tendent à augmenter rapidement. Toutefois, des détecteurs pyroélectriques existants ne fonctionnent pas près de la température de transition, mais sont d'une manière plus typique stabilisés bien au-dessous de cette 70 00461 -5- 2027934 température (à savoir au voisinage de 40° dans le cas du sulfate de triglycine). Il existe deux raisons principales qui exigent une température de fonctionnement inférieure à laquelle la matière est moins sensible. Premièrement, on éprouve des difficultés 5 pratiques à réaliser par des procédés classiques un dispositif compact de stabilisation de température qui assure la stabilité h thermique nécessaire (de l'ordre de 1 x 10 °C) pour permettre un fonctionnement juste au-dessous de la température de transition. Deuxièmement, même avec un tel dispositif, le fonctionne-10 ment d'un détecteur pyroélectrique à la température de transition n'est pas souhaitable à cause du risque de dépassement de la température de transition par le cristal, auquel cas la polarité du cristal serait perdue. Même si la température de transition était dépassée momentanément, par exemple lorsque le thermostat dépasse 15 accidentellement mais légèrement la température de transition, ou quand le rayonnement électromagnétique mesuré présente un accroissement d'intensité suffisant pour élever la température de l'élément pyroélectrique au-dessus de sa température de transition, la polarisation spontanée serait perdue. Dès qu'elle est perdue, un 20 abaissement de la température ne ramène pas la même polarisation spontanée nette, et le détecteur doit être démonté et l'élément doit être polarisé à nouveau ou remplacé. Ainsi, bien qu'on puisse rendre extrêmement sensible un détecteur pyroélectrique en utilisant le grand coefficient pyro-25 électrique d'un cristal ferroélectrique dans la zone de la température de transition, cette sensibilité n'a pas été réalisée dans des dispositifs connus à cause du risque d'une dépolarisation accidentelle de l'élément, ainsi qu'à cause des difficultés pratiques de la stabilisation de la température par des techniques 30 connues. L'invention se propose en conséquence de fournir : - un dispositif de détection de rayonnement électrofr-fr.gnéti-que ayant une plus grande sensibilité à un rayonnement 2ctro-magnétique en comparaison avec des détecteurs existante ; 35 - un détecteur de rayonnement capable d'utiliser -'accrois sement anormal de propriétés électriques sans risque ,.e perce de sensibilité par suite d'une dépolarisation accidentelle de l'élément détecteur ; - un procédé nouveau et utile pour mesurer l'intensité d'un 70 00461 -6- 2027934 rayonnement électromagnétique. . Ces buts et d'autres buts de l'invention sont atteints au moyen d'un dispositif de détection de rayonnement électromagnétique comprenant : 5 (1) un composant détecteur de rayonnement électromagnétique comportant : (a) au moins un élément ferroélectrique cristallin détecteur d'un rayonnement ; (b) au moins un élément cristallin ferroélectrique de 10 référence, le nombre des éléments détecteurs étant égal à celui des éléments de référence, et les éléments de détection et de référence étant constitués par la même matière cristalline ferro-électrique de base ; et : (c) un moyen pour comparer des propriétés dépendant de 15 la température des éléments détecteurs et de référence ; et : (2) un moyen pour maintenir les températures de l'élément détecteur et de l'élément de référence à moins de 0,1°C des températures de transition cristallographiques de l'élément détecteur et de l'élément de référence. 20 D'autres caractéristiques et avantages de la présente inven tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif des formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins : 25 - la figure 1 est une vue en perspective schématique d'un premier mode d'exécution préféré de l'invention dans lequel les capacités d'un seul élément détecteur et d'un seul élément de référence sont comparées, les deux éléments étant la? parties d'un raêuie corps monccristallin ferroélectrique ; 30 - la figure 2 est une co'.ipe verticale du mode d'exécution de 1'invention représenté par 1i figure 1, suivant la ligne 2-2 le la figure 1 ; - la figura 3 esv une ccur-v verraioale du même mode d'exécu-'• Lor. de l'invention, suivant 1?. lie; 3-3 de la figure 1 et la 35 ii".r.e 3-3 de la figure 2, 1» fi «r-.re 2 étant une c^upe suivant la •• ■ ■ tt -.ir.•? -:u-- *.r\ pl.:.-. du cristallin ferro- elsc triquî dm fig..re~ '--5 -ont *nar.t I ' élément détecteur et l'élément ce référ.înoe du dëtac; :• -, 70 00461 -7- 2027934 - la figure 5 est un schéma électrique d'une partie (un circuit) du dispositif illustré par les figures 1-4 ; - la figure 6 est une vue en plan d'une partie d'un second mode d'exécution préféré de l'invention, dans lequel les capaci- 5 tés de quatre éléments de détection et de quatre éléments de référence sont comparées ; - la figure 7 est une coupe verticale d'éléments du mode d'exécution de l'invention représenté par la figure 6, suivant la ligne 7-7 de la figure 6 ; 10 - la figure 8 est un schéma électrique d'une partie d'un circuit du dispositif illustré par les figures 6-7 ; et : - la figure 9 est un schéma électrique du montage tout entier qui est illustré partiellement de la figure 8, mais avec omission du détail représenté sur la figure 8. 15 Avant de décrire les modes d'exécution préférés dans le dé tail, il est souhaitable de définir la terminologie suivante qui sera utilisée dans la description. Une matière "cristalline ferroélectrique" ou un élément cristallin ferroélectrique est une matière ou élément qui lorsqu'elle 20 (il) est dans au moins un état cristallographique présente une polarisation spontanée réversible. Bien qu'une matière cristalline ferroélectrique présente une polarisation spontanée réversible seulement quand sa température est comprise entre des températures de transition appropriées (c'est-à-dire pendant que la 25 matière ferroélectrique est dans son état ferroélectrique), l'expression "matière cristalline ferroélectrique" sera utilisée pour désigner la matière non seulement dans l'état ferroélectrique mais encore dans les zones des températures de transition, mentionnées précédemment, qui entoure les températures de transition 30 elles-mêmes et dans lesquelles la matière cristalline ferroélectrique présente des propriétés électriques accentuées. Un "élément cristallin ferroélectrique" est une partie d'un morceau de matière ferroélectrique qui accomplit une fonction particulière, par exemple qui détecte un rayonnement électromagnéti-35 que, qui sert de référence à des fins de comparaison, ou qui stabilise les températures d'autres éléments. Un "corps cristallin" est un morceau unique d'une matière monocristalline utilisé dans un dispositif de détection de rayonnement et pouvant contenir un ou plusieurs éléments. 70 00461 -8- 2027934 Un cristal "tiré" est un morceau d'une matière cristalline tiré d'une solution, avant que le cristal soit découpé en corps cristallins destinés à être utilisés dans des dispositifs de détection. Des corps cristallins obtenus à partir d'un même cristal 5 tiré tendent à avoir des propriétés plus voisines que celles de corps cristallins qui ne proviennent pas du même cristal. Une "matière ferroélectrique de base" est une substance ayant une composition globale particulière comme, par exemple, le sulfate de triglycine ou un mélange de sulfate de triglycine et 10 de fluobérylate de triglycine dans lequel le sulfate et le fluo-• bérylate sont dans un rapport particulier. Des corps cristallins qui sont constitués par la même matière ferroélectrique de base peuvent (1) contenir des quantités variables de corps étrangers inclus dans la composition sous forme d'impuretés (d'oxyde de 15 deutérium) qui ont pour but de modifier des propriétés d'un des corps cristallins ou de plusieurs des corps cristallins ou peuvent (2) contenir des proportions de matières composantes légèrement différentes, dans le cas de mélanges de deux ou plus de deux matières semblables. Une "matière ferroélectrique spécifique" est 20 une substance qui n'offre pas cette latitude sur la composition approximative. Les "directions d'axes ferroélectriques" sont des directions suivant lesquelles la polarisation d'une matière ferroélectrique peut exister. Certains cristaux comme, par exemple, le sulfate de 25 triglycine, ont -on seul axe ferroélectrique, auquel cas le cristal peut présenter une polarisation spontanée seulement dans deux directions (chaque direction coïncidant avec l'axe unique); d'autres cristaux ont plusieurs axes ferroélectriques, de sorte qu'une polarisation spontanée peut exister dans plusieurs directions. 30 L'utilisation de matières à axe ferroélectrique unique est préférable selon l'invention. La "capacité" dans la direction d'un axe ferroélectrique est la capacité mesurée entre des électrodes qui sont pratiquement perpendiculaires à cet axe. Les transitions cristallographiques sont classées tradition-35 nellenent dans la catégorie des transitions du premier ordre ou dans la catégorie des transitions du second ordre, selon la nature de la transition. Les transitions du premier ordre sont celles dans lesquelles l'énergie, le volume et différentes autres grandeurs physiques changent d'une manière discontinue. Les transi 70 00461 -9- 2027934 tions du second ordre sont celles dans lesquelles l'énergie, le volume et différentes autres grandeurs physiques changent d'une manière continue. L'expression "transition faible du premier ordre" concerne des cas limites dans lesquels une petite disconti-5 nuité existe mais, étant donné que la discontinuité est faible, la transition peut dans certains buts être classée dans la catégorie des transitions de second ordre. On appelle aussi "transitions faibles du premier ordre" celles que l'on ne peut pas classer nettement dans la catégorie des 10 transitions du premier ordre ou dans la catégorie des transitions du second ordre à cause d'une absence de données physiques. L'expression degrés centigrades est utilisée pour désigner des variations de températures ou des gammes permises de variation de la température; ce symbole "°C" est utilisé pour désigner 15 des températures. Les dessins représentent deux modes d'exécution de l'invention. Les figures 1 à 5 représentent schématiquement un premier mode d'exécution préféré de l'invention dans lequel les capacités d'un seul élément de détection de rayonnement électromagnétique 20 et d'un seul élément de référence sont comparés, ces deux éléments étant des parties d'un seul corps monocristallin. Une structure fonctionnellement équivalente comprend un corps cristallin pour chaque élément; dans ce cas l'élément de détection et l'élément de référence sont constitués de préférence par la même matière 25 ferroélectrique spécifique et sont réalisés de préférence à partir du même cristal tiré. Toutefois, l'incorporation de l'élément de détection de l'élément de référence dans un corps cristallin est préférable. On va se référer maintenant en particulier à la figure 1 : 30 un premier corps cristallin ferroélectrique 11 comprend un. élément 12, détecteur de rayonnement électromagnétique, et un élément de référence 13- Des matières pouvant être utilisées peur constituer ce corps cristallin ferroélectrique et d'autreo corps cristallins ferroélectriques à la fois dans ce mode d'exécution 35 de l'invention et dans le second mode d'exécution de l'invention sont, par exemple, le sulfate de triglycine, le fluobérylate de triglycine, le niobate de baryum, le niobate de strontium, et le tantrate de potassium tétrahydraté. On peut employer des mélanges de matières semblables comme, par exemple, -un mélange de sulfate 70 00461 -10- 2027934 de triglycine et de fluobérylate de triglycine ou un mélange de niobate de baryum et de niobate de strontium. Il est préférable que la matière ait un axe ferroélectrique unique et qu'elle ait une transition cristallographique du second 5 ordre ou une transition cristallographique faible du premier ordre . La direction d'un axe ferroélectrique (de préférence le seul axe) est représentée par la flèche double 14. Des rainures 15 et 16 sont formées dans le corps cristallin 11 à peu près perpendicu-10 lairement à l'axe représenté par la flèche 14, par exemple au moyen d'un fil métallique très chaud. Des électrodes 17, 18 et 19 sont déposées dans les rainures 15 et 16, par exemple par obturation à l'aide d'un cache de la partie supérieure du cristal dans les régions où les électrodes ne sont souhaitées, et par dépôt 15 par évaporation d'or sur le cristal par des techniques connues. Un espace est laissé entre les électrodes 18 et 19, de sorte que les capacités de l'élément de détection et l'élément de référence peuvent être mesurées entre les paires d'électrodes 17-18 et 17-19, respectivement. On règle ensuite les électrodes de telle sor-20 te que l'on observe des capacités approximativement égales (du 0 "t moins à moins de 1 % près,/de préférence à moins de 0,1 %) entre les électrodes de deux paires d'électrodes (17-18 et 17-19). Selon une variante, les surfaces d'extrémité peuvent être recouvertes d'électrodes, mais la formation des rainures est préférable à cau- 25 se de sa commodité. Les électrodes 17, 18 et 19 sont ensuite pourvues de fils de connexions respectifs 20, 21 et 22 qui sont connectés de manière à réduire au minimum les capacités antre les connexions, conformément à des procédés connus des spécialistes. 30 Cr. voit eue l'élément de détection 12 est pourvu d'un revête ment 23, facultatif, absorbant un rayonnement électromagnétique et ré émettant ur. rayonnement. En ncdiflant le revêt eaoat, on change la longueur •! ' onde du rayonnement détecté. Par exo:aole, du r.oir de carbone e.bsorbe un iuit.-.neux etenv-i et réémet sous 35 "1 ' \-r. r.-..V'or.r.ement 1 ' énergie absorbée dans l'élément de détec- ' La vas-- .'...r.e * ' -.u •; •• - ; r, -osorbe ne préférence un TH.; , L' é Jie::" de d-> t1. jérature p", constitue un se con-i corps oristc.llir. fer.ro-.-'-1.r. : :'i.que, La dirso tien de l'axe 70 00461 -11- 2027934 ferroélectrique est indiquée par des flèches doubles 32 et 33-L'élément de stabilisation de température 31 est isolé électriquement de l'élément de détection 12 et de l'élément de référence 13 tout en étant relié thermiquement à ceux-ci par une feuille 5 34, électriquement isolante et thermiquement conductrice, qui est recouverte par une feuille 35 conductrice de l'électricité et de la chaleur. Des exemples de matières propres à un tel usage sont le téréphtalate de polyéthylène vendu sous le nom commercial "My-lar" (entre autres), pour la feuille 34, et l'or pour la feuille 10 35- Evidemment, on peut utiliser d'autres pellicules appropriées. Des électrodes 36 et 37 sont représentées des deux côtés de l'élément de stabilisation de température 31- L'électrode supérieure 36 peut être formée par application d'un revêtement d'or sur 1'élément 31, ou, selon une variante, par utilisation d'un ci-15 ment conducteur de l'électricité et de la chaleur (par exemple contenant en suspension de l'argent colloïdal). Dans le premier cas, qui est préféré parce qu'un meilleur contact électrique est obtenu, l'électrode 36 est fixée à la feuille 35 par un moyen (non représenté), tel qu'un ciment conducteur de l'électricité, 20 qui n'empêche pas un contact électrique entre la feuille 35 et l'électrode 36. L'électrode inférieure 37 est, de même, formée de préférence par un revêtement d'or. Les électrodes 36 et 37 sont ensuite équipées de fils de connexion 38 et 39 constituant des moyens pour soumettre l'élément 25 de stabilisation de température 31 à un champ électrique alternatif. Le conducteur 38 est avantageusement connecté directement à l'électrode 37, mais il est de préférence relié à la feuille conductrice de l'électricité 35» Le corps cristallin 11, qui comprend l'élément de détection 30 12 et l'élément de référence 13, est fixé à une feuille électriquement isolante 34, par exemple par un ciment conducteur de la chaleur (non représenté). Un écran eu blindage 40 du rayonnement électromagnétique est fixé à la feuille 34 de façon à protéger l'élément de référence 13 contre le rayonnement. 35 Les figures 2 et 3 sont des coupes verticales du dispositif de la figure 1 sur lesquelles les directions des axes ferroélectriques sont indiquées par les flèches doubles 41, 42 et 43. La figure 4 est une vue en plan du premier corps cristallin ferro-électrique et d'éléments associés qui illustre plus clairement la 70 00461 -12- 2027934 configuration des électrodes 17, 18 et 19» La figure 5 représente le circuit électrique servant à comparer les capacités 12a et 13a de l'élément de détection. 12 et de l'élément de référence 1J. Un transformateur d'adaptation d'iiapé-5 dance 44 est relié à une source 45 d'une tension alternative de moins de 1 volt environ (de crête à crête). Le conducteur de connexion 46 est réglé de telle sorte que lorsque les capacités 12a et 13a sont à "la même température, les conducteurs de connexion 20 ou 46 présentent entre eux une tension nulle. 10 II est préférable que le dispositif tout ent-ier* tel qu'il a été décrit précédemment, soit enfermé dans une enceinte étanche à l'air qui est vidée de gaz jusqu'à l'obtention d'une basse près sion absolue (de préférence inférieure à 10"^ mm de mercure) pour réduire la quantité de chaleur évacuée par convection à partir 15 de l'élément de stabilisation de température 31. Lors du fonctionnement, la température de l'élément de stabi lisation de température 31 est établie par l'application d'une tension alternative entre les conducteurs de connexion 38 et 39* La fréquence de l'amplitude de la tension appliquée dépend de la 20 matière ferroélectrique particulière utilisée, de l'épaisseur de l'élément 31, de la différence entre la température ambiante et la température de transition de la matière ferroélectrique, de la température de fonctionnement souhaitée, de la stabilité de tempé rature requise et du degré de couplage thermique entre l'élément 25 - de stabilisation de température et le milieu ambiant. Des disposi tifs de stabilisation de température du type général décrit sont connus, et certains d'entre eux sont décrits par exemple par A. Glane, J. Àppl. Phys. 35, 1870-75 (1964) et V. Dvorak, J. Appl. Phys. 35, 1875-78 (1964). Le dispositif est connu sous le nom 30 "d'élément diélectrique non linéaire à stabilisation automatique de température", et il n'est pas nécessaire de répéter des détail du fonctionnement d'un tel dispositif. Le dispositif peut être stabilisé à des températures juste au-dessus ou juste au-dessous d'une température de transition de la matière ferroélectrique uti 35 lisée, selon les conditions de fonctionnement. Après stabilisation de la température de l'élément de stabilisation de température 31, le circuit représenté par la figure 5 est utilisé pour mesurer 1'intensité du rayonnement électromagnétique incident sur l'élément de détection 12. Avant que l'élément 70 00461 -15- 2027934 de détection 12 ne soit exposé à un rayonnement, la tension alternative de la source 45 est appliquée et la position du conducteur 46 est réglée de façon à ce qu'une tension nulle soit développée entre les conducteurs 20 et 46. L'élément de détection 12 5 est alors exposé au rayonnement incident et, là-dessus, sa température augmente, la capacité 12a augmente (ou diminue, si la température de l'élément de détection 12 est supérieure à la température de transition de la matière ferroélectrique employée), et une tension alternative apparaît entre les fils de connexion 20 10 et 46. L'amplitude de cette tension est prise comme mesure de l'intensité de rayonnement électromagnétique incident sur l'élément détecteur 12. La construction et le fonctionnement de ce mode d'exécution préféré de l'invention sont illustrés davantage par l'Exemple 15 suivant. EXEMPLE 1 Un dispositif de détection de rayonnement électromagnétique a été fabriqué conformément à l'illustration donnée par les figures 1-5. Les deux corps cristallins ferroélectriques 11 et 31 de 20 la figure 1 ont été obtenus à partir d'un même monocristal "tiré" de sulfate de triglycine. Le premier corps cristallin 11 a été taillé sous forme d'une plaque rectangulaire pleine ayant pour dimensions 2,9 mm x 9,7 mm x 0,2 mm, de telle sorte que l'axe ferroélectrique unique était 25 sensiblement perpendiculaire aux faces de 9,7 mm x 0,2 mm. Des rainures 15 et 16 sensiblement parallèles et à peu près perpendiculaires à l'axe ferroélectrique ont été creusées dans le corps 11 jusqu'à une profondeur de l'ordre de 0,075 mm par l'utilisation d'un câble mouillé pour enlever, en la dissolvant, la matiè-30 re cristalline contenue dans les rainures. Le corps 11 a ê~é obturé par des caches métalliques et de l'or a été déposé par év^pora-tion dans les rainures 15 et 16 de façon à former des électrodes 17, 18 et 19- L'intervalle compris entre les électrodes ''S et 19 était de I ' ordre de 0,5 millimètres. 55 L'élément cristallin ferroélectrique de stabilisai ion de température 31 a été taillé sous forme d'une plaque rectangulaire ayant pour dimensions 7 mm x 12 mm x 0,7 mm, de telle sorte que l'axe ferroélectrique unique était sensiblement perpendiculaire aux faces de 7 mm x 12 mm. Les électrodes 36 et 3^ ont été formées 70 00461 -14- 2027934 par dépôt par évaporation d'or sur la surface de l'élément de stabilisation de température 31. Une feuille 34, électriquement isolante et conductrice de la chaleur, a été formée à partir d'une pellicule de "Mylar" 5 (nom commercial) d'une épaisseur de 0,025 mm. La feuille de "Mylar" a été tendue par dessus un anneau d'aluminium d'un diamètre intérieur de 30 mm et recouverte par une mince couche d'or, déposée par évaporation (d'une épaisseur'de l'ordre de 5.000 angs-troms) de façon à constituer la feuille conductrice de l'électri-10 cité 35- Les corps cristallins ferroélectriques 11 et 31 ont été ensuite fixés par un ciment à la feuille 34 de "Mylar" suivant l'orientation indiquée sur la figure 1, par utilisation d'un ciment conducteur de la chaleur et de l'électricité (contenant de l'argent colloïdal en suspension). Des conducteurs de connexion 15 20, 21, 22, 38 et 39 ont été ensuite fixés aux électrodes 17, 18, 19 et 37 et à la pellicule d'or 35, respectivement. Ces conducteurs de connexion étaient constitués par un fil d'argent de 0,1 mm et des connexions ont été établies au moyen d'un ciment conducteur de l'électricité. Les conducteurs 17, 18 et 19 ont été 20 terminés par des éléments coaxiaux conformément à des techniques bien connues pour réduire au minimum les capacités entre conducteurs de connexion. Les dimensions des électrodes 18 et 19 ont été ensuite réglées de telle sorte que l'élément de détection 12 et l'élément 25 de référence 13 avaient approximativement la même capacité (environ 15,2 picofar&ds ; différence entre deux capacités inférieure à 0,1 picofarad) à la même température (48,2°C). Un blindage 40, de prctecMon contre le rayonnement électromagnétique , constitué par une feuille de laiton de 0,25 millimè-50 tre, qui av&it été noircie optiquement par une lessive de cyanure l'arsenic, a été installé per dessus l'élément de référence 13, comme représenté sur la figure Un revêtement absorbant 24, facultatif, est apcliqué à 2e moment si on le souhaite : dans cet le. aucun, revêtement n ' . =ui. te enfermé ians une enceinte hermétique qui a été ce „4e v- /m;' ue" ' v' u;;.e pcemsion absolue de l'ordre de . :0 •"•*■" ■ nie.; -• ,:e . c\er vé -• .. ir-: leiî trajecs le déperdition rr.ique par co-.v.-.eà ar' . r .le \ élément de stabilisation ie temeérsture 3'' vers le ai li-.- •. ' -jiant extérieur. 70 00461 -15- 2027934 Une tension alternative de 7>2 volts d'une fréquence de 10 mégacycles par seconde a été ensuite appliquée entre les conducteurs de connexion 58 et 39 de l'élément de stabilisation de température 31. L'élément de stabilisation de température 31 a été 5 ensuite stabilisé à une température de 4-9,135°C, soit 0,115°C au-dessus de la température de transition de 49>02°C qui a été mesurée pour le cristal tiré à partir duquel les corps cristallins ferroélectriques 11 et 31 ont été obtenus. L'élément de détection 12 a ensuite été exposé au rayonnement d'une source de rayonne-10 ment électromagnétique, et la tension entre les conducteurs de connexion 20 et 46 a été prise comme mesure de l'intensité du rayonnement électromagnétique incident sur l'élément de détec- , tion 12. On a trouvé que le dispositif ainsi construit et fonctionnant 15 de cette façon était un dispositif de détection de rayonnement électromagnétique très sensible. Les figures 6-9 représentent schématiquement un second mode d'exécution préféré de l'invention qui est encore plus sensible au rayonnement électromagnétique que le premier mode d'exécution 20 de l'invention. La figure 6 est une vue en plan d'une partie du dispositif. Un premier corps cristallin ferroélectrique 51, ayant une température de transition cristallographique un peu au-dessous de la température de stabilisation prévue, comprend des éléments de détection 53 et 5^- Un second corps cristallin ferroélectrique 25 ayant une température de transition cristallographique un peu au-dessus de la température de stabilisation prévue, comprend deux éléments de détection supplémentaires 55 et 56. Un troisième corps cristallin ferroélectrique et un quatrième corps cristallin ferro-électrique (non représentés) ont des températures de transition 30 cristallographiques approximativement égales à-celles du premier corps 51 et du second corps 52, respectivement, et comprennent quatre éléments de référence correspondants aux éléments de détection 53-56. Huit électrodes 57-64 sont reliées aux éléments de détection 53-5^? 3e même que les électrodes 17-19 étaient reliées 35 au corps cristallin 11 du mode d'exécution précédent de l'invention, sauf que les deux rainures sont constituées au moyen de masques destinés à constituer deux électrodes par rainure. Huit électrodes supplémentaires (non représentées) sont reliées pareillement aux quatre éléments de référence. Les éléments de détection 70 00461 -16- 2027934 et de référence sont ensuite réglés de façon à avoir tous la même capacité à moins de 1 % et, de préférence, à moins de 0,1 %, à la même température. L'élément de stabilisation de température 65 est séparé des éléments de détection et de référence par une 5 feuille 66, électriquement isolante et conductrice de la chaleur, une feuille 67, conductrice de l'électricité et de la chaleur, et une électrode 68. Des conducteurs d'interconnexion 69-72 relient des éléments de détection des corps cristallins ferroélectriques alternés 5"1 et 52, comme représenté. Les connexions d'entrée 73 10 et 74 sont reliées aux conducteurs d'interconnexion 72 et 70 relies aux électrodes 57 et 60 des éléments de détection différents 53 et 54 ayant la même température de transition, et constituent un moyen pour appliquer -un champ électrique alternatif entre des électrodes d'éléments de détection différents du même corps cris-15 tallin ferroélectrique. Les connexions de sortie 75 et 76 sont reliées aux deux autres conducteurs d'interconnexions 69 et 71. Les conducteurs d'interconnexion correspondants, les connexions d'entrée et les connexions de sortie correspondants sont connectés de la même manière aux électrodes des quatre éléments de réfé-20 rence. La connexion 77 est reliée à la feuille conductrice de l'électricité 67. La figure 7 est une coupe verticale suivant la ligne 7-7 de la figure 6. Les directions des axes ferroélectriques sont indiquées par des flèches doubles 78, 79 et 80 ; l'orientation des 25 . axes ferroélectriques des éléments de référence (non représentés) est semblable à celle des axes des éléments de détection. L'électrode 81 est adjacente à l'élément de stabilisation de température 65 et la connexion 82 est reliée à l'électrode 81. La figure 8 représente une partie du montage électrique de 30 la figure 6 dans laquelle les éléments de détection 535 54-, 55 et 56 sont représentés par des capacités respectives 53a, 5^-aj 55a» et 56a. La tension de la source de tension alternative 85 est appliquée entre les connexions d'entrée 73 et 7^-. La figure 9 représente le montage électrique tout entier 35 dont le circuit de la figure 8 est une partie, le détail représenté par la figure 8, qui est un pont à capacités 86, étant omis sur la figure 9 70 0046T -17- 2027934 cuits électriques qui est associé aux éléments de référence et qui est semblable à l'ensemble de circuits qui a été décrit précédemment à propos des éléments de détection. Un système 87 amplificateur différentiel de tension et détecteur de phase consti-5 tue un moyen pour comparer la tension développée entre les conducteurs 75 et 76 à la tension développée entre les conducteurs de sortie 75a et 76a. A moins de spécifications contraires ou à moins de spécifications données par le contexte, les caractéristiques préfé-10 rées du premier mode d'exécution comme, par exemple, la nécessité d'enfermer le dispositif dans une enceinte hermétique qui est ensuite vidée de gaz, le choix de matières préférées, etc...., sont valables pour le second mode d'exécution de l'invention tout aussi bien. 15 Lors du fonctionnement, l'élément de stabilisation de tem pérature est stabilisé à une température à mi-chemin entre (1) la température de transition des éléments de détection 53 et 54-et des éléments de référence correspondants, et (2) la température de transition des éléments de détection 55 et 56 et des élé-20 ments de référence correspondants. Des tensions d'amplitudes et de fréquences égales sont appliquées aux deux paires de conducteurs d'entrée. Quand les quatre éléments de détection sont tous à une même température à mi-chemin entre les températures de transition des corps 51 et 52, leurs capacités sont toutes essen-25 tiellement égales, et une tension nulle apparaît entre les conducteurs 75 et 76. Quand la température des éléments de détection est augmentée, les capacités des éléments de détection 53 et 3L-diminuent, et celles des éléments de détection 55 et 56 augmentent, étant donné que les éléments respectifs s'éloignent davan-50 tage (éléments 55 et 54-} ou se rapprochent davantage (éléments 55 et 56) des températures de transition respectives. Ce déséquilibre entre les capacités provoque l'apparition entre 1er. :onduc-teurs de sortie 75 et 76 l'une tension dont l'amplitude -.-sû proportionnelle à l'accroissement de température des éléments de dé-55 tection. La tension entre les conducteurs de sortie 75'; et ?6a est de même une mesure de la température des éléments le référence. Par comparaison de ces deux tensions, l'accroissement de température dû au rayonnement électromagnétique incident sur les éléments de détection est déterminé et est pris comme mesure,de 70 00461 -18- 2027934 l'intensité de rayonnement incident. Ce second mode d'exécution de l'invention a pour avantage que de légères augmentations ou diminutions de la température de l'élément de stabilisation de température ne modifient pas la 5 sensibilité du dispositif dans son ensemble, parce que, lorsque certains éléments de détection et de référence deviennent moins sensibles, leurs contre-parties ayant des températures de transition différentes deviennent plus sensibles et vice-versa. Différentes variantes paraîtront évidentes aux spécialistes, une de 10 ces variantes résidant par exemple dans l'emploi d'éléments supplémentaires ayant d'autres températures de transition qui, lorsqu'ils sont incorporés dans des montages en pont plus compliqués, stabilisent davantage la sensibilité du dispositif dans son ensemble. 15 Le second mode d'exécution de l'invention va être illustré ci-après par l'Exemple suivant : EXEMPLE 2 Un élément de stabilisation de température 65 a été taillé dans un morceau de sulfate de triglycine ayant une température de 20 transition de 49°C et les dimensions suivantes: 15 mu x 20 mm x 0,7 mm. L'axe ferroélectrique unique était sensiblement perpendiculaire aux faces de 15 mm x 20 mm. Des électrodes 68 et 81 ont été appliquées comme dans l'Exemple précédent. Des morceaux de sulfate de triglycine ayant des températures 25 ie transition élevées ont été préparés par introduction de quantités minimes de deutérium (sous ferme d'eau lourde, D£0) dans les solutions à partir desquelles les cristaux de sulfate de triglycine ont été tirés. Voir Compô. Rend., 24Q, 1332-33 (1959)- On a remplacé à peu près 1 # au moins ie l'eau par T^O , on a utilisé 30 Aiff érentes quantités, et dlf Mrents cristaux ont é ïé tirés et examinés. On a choisi des cri3t3ux pour lesquels on av?it trouvé des températures le transition nos; prises entre /l9,05'C et 49,15°0. 5r. a taillé , dans chaque cristal' corresr.on.d5 :r 3 i-5 trans i uinn , deu.:c cor os "ïr'.staliirs -' ' "■ - : • •• 1 : -• s -, =; i n ^ z. •" r -r 1' ^ ' ■j. chaque tea-oél5ctriques x C-2 -n dans cha- ue 4 sais or-i!:iquement per-n, uhaque corps ayant sérié. Le" quatre corps ont la manière décrite précé- 40 70 00461 -19- 2027934 Une feuille 66 en "Mylar" a été recouverte d'un revêtement d'or 67 et les cinq corps cristallins ferroélectriques (à savoir un élément de stabilisation de température, deux corps de détection et deux corps de référence) ont été fixés au moyen d'un ci-5 ment conducteur de la chaleur et de l'électricité contenant de l'argent colloïdal en suspension. On a réglé chaque paire d'électrodes de telle sorte que les quatre éléments de détection et les quatre éléments de référence avaient tous la même capacité, à moins de 0,1 % près. On a ensuite fixé les conducteurs d'inter-10 connexions, d'entrée, de sortie et de stabilisation de température de la manière précédente. Un blindage de protection contre le rayonnement électromagnétique a été installé de façon à recouvrir les éléments de référence, et un revêtement comprenant du noir de carbone en suspension a été appliqué sous forme de pein-15 ture sur les éléments de détection. Le dispositif assemblé a été ensuite enfermé dans une enceinte hermétique qui a été vidée de gaz jusqu'à une pression absolue _zl de l'ordre de 5 x 10 mm Hg. Une tension alternative de 10 volts à 10 mégacycles par seconde a été appliquée entre les conducteurs 20 77 et 82 de l'élément de stabilisation de température 65 à 4-9,1°C. Des tensions alternatives égales le 0,1 volt à 20 kilocycles par seconde ont été appliquées aux deux paires de connexions d'entrée. Un dispositif classique de comparaison de tension 87 a été connecté aux quatre conducteurs de sortie pour mesurer la différence 25 entre les tensions développées sur les deux paires de conducteurs de sortie. On a trouvé que le dispositif était très sensible et avait une sensibilité très compatible en dépit de légères variations de la température de l'élément de stabilisation de température 65. 70 00461 -20- 2027934 REVENDICATIONS 1. Dispositif de détection de rayonnement électromagnétique, caractérisé en ce qu'il comprend un composant de détection de r - rayonnement électromagnétique comportant au moins un élément cris-5 tallin ferroélectrique détecteur de rayonnement magnétique, au moins un élément cristallin ferroélectrique de référence, le nombre d'éléments de détection et le nombre d'éléments de référence étant égaux et les éléments de détection et de référence étant constitués par la même matière cristalline ferroélectrique de ba-10 se, un moyen servant à comparer des grandeurs, dépendant de la température, des éléments de détection et des éléments de référence, et un moyen régulateur servant à maintenir les températures des éléments de détection et de référence à moins de 0,1°C des températures de transition cristallographiques de ces élé-15 ments de détection et de référence. 2. Dispositif de détection de rayonnement électromagnétique selon la Revendication 1, caractérisé en ce que le moyen régulateur comprend un élément cristallin ferroélectrique de stabilisation de température constitué par la même matière cristalline 20 ferroélectrique de base que les éléments de détection et de référence et isolé électriquement des éléments de détection et de référence mais relié thermiquement à ceux-ci, et un moyen pour soumettre l'élément de stabilisation de température à un champ électrique alternatif orienté suivant la direction de l'axe ferro-25 électrique de l'élément de stabilisation de température. 3. Dispositif de détection de rayonnement électromagnétique selon la Revendication 2, caractérisé en ce que les grandeurs dépendant de la température qui sont comparées sont des capacités dans les directions des axes ferroélectriques, des éléments de 30 détection et des éléments de référence. 4. Dispositif de détection de rayonnement électromagnétique selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière cristalline ferroélectrique de base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont composés a un seul axe ferroélectrique. 35 5- Dispositif de détection de rayonnement ferroélectrique selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière ferro-électrique de base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont constitués a une transition cristallographique du second ordre ou une transition cristallographique faible du premier ordre. 70 00461 -21- 2027934 6. Dispositif de détection selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière cristalline ferroélectrique de "base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont constitués est du sulfate de triglycine, du fluobérylate de triglycine ou 5 uri mélange de ces matières. 7» Dispositif de détection selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière cristalline ferroélectrique de base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont constitués est du niobate de baryum, du niobate de strontium ou un mélange 10 de ces matières. 8. Dispositif de détection selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière cristalline ferroélectrique de base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont constitués est du tartrate de potassium tétrahydraté. 15 9- Dispositif selon la Revendication 2, caractérisé en ce que la matière cristalline ferroélectrique de base dont les éléments cristallins ferroélectriques sont constitués est du sulfate de triglycine. 10. Dispositif de détection selon la Revendication 2, carac-20 térisé en ce que les éléments de détection et de référence sont réalisés à partir d'un monocristal unique formé par tirage. 11. Dispositif de détection selon la Revendication 4, caractérisé en ce que le composant de détection de rayonnement électromagnétique comprend un premier corps cristallin ferroélectri- 25 que comportant un seul élément monocristallin ferroélectrique de détection de rayonnement électromagnétique et un seul élément monocristallin de référence, ces éléments de détection et de référence étant réglés de façon à avoir, dans la direction de l'axe ferroélectrique et à la même température, la même capacité à 50 moins de 1 %, un moyen servant à comparer les .capacités dans les directions des axes ferroélectriques des éléments de détection et de référence, et un moyen servant à protéger l'élément de référence contre un rayonnement électromagnétique, l'élément cristallin ferroélectrique de stabilisation de température consti-55 tuant un second corps cristallin ferroélectrique. 12. Dispositif de détection selon la Revendication 11, caractérisé en ce que l'élément de détection est recouvert d'un revêtement absorbant un rayonnement électromagnétique et réémettant un rayonnement sur la partie qui est exposée au rayonnement 70 00461 -22- 2027934 électromagnétique incident. 13. Dispositif de détection selon la Revendication 4, caractérisé en ce que le composant de détection de rayonnement électromagnétique comporte un premier corps cristallin ferroélectri-5 que ayant une température de transition cristallographique légèrement inférieure à la température prévue de stabilisation de l'élément de stabilisation de température cristallin ferroélectrique et comportant.un premier élément de détection et un second élément de détection, un second corps cristallin ferroélectrique 10 ayant une température de transition cristallographique un peu supérieure à la température prévue de stabilisation de l'élément de stabilisation de température cristallin ferroélectrique et comprenant un troisième élément de détection et un quatrième élément de détection, un troisième corps cristallin ferroélectrique 15 ayant une température de transition cristallographique approximativement égale à celle du premier corps cristallin ferroélectrique et comportant un premier élément de référence et un second élément de référence, un quatrième corps cristallin ferroélectrique ayant une température de transition cristallographique appro-20 ximativement égale à celle du second corps cristallin ferroélectrique et comportant un troisième élément de référence et un quatrième élément de référence, seize électrodes réparties en paires d'électrodes dont chacune est reliée respectivement à l'élément de détection respectif et à l'élément de référence respectif, 25 - chaque électrode étant approximativement perpendiculaire à l'axe ferroélectrique de la matière ferroélectrique employée et chaque paire d'électrodes ayant des dimensions et des positions telles que les capacités des huit éléments de détection et de référence sont égales à moins de 1 % près, des moyens servant à relier 30 électriquement une première électrode du premier élément de détection à une première électrode du troisième élément de détection, la seconde électrode du troisième élément détecteur à une première électrode du second élément détecteur, la seconde électrode du second élément détecteur à une première électrode du quatrième 35 élément détecteur, la seconde électrode du quatrième élément détecteur à la seconde électrode du premier élément détecteur, La première électrode du premier élément de référence à la première électrode du troisième élément de référence, la seconde électrode du troisième élément de référence à une première électrode du 70 00461 -23- 2027934 second, élément de référence, la seconde électrode du second élément de référence à une première électrode du quatrième élément de référence, et la seconde électrode du quatrième élément de référence à la seconde électrode du premier élément de référence, 5 un' moyen servant à appliquer un premier champ électrique alternatif entre la première électrode du premier élément de détection et la seconde électrode du second élément de détection, un moyen servant à appliquer un second champ électrique alternatif correspondant à une tension pratiquement égale à celle du premier champ 10 électrique alternatif entre la première électrode du premier- élément de référence et la seconde électrode du second élément de référence, un moyen servant à comparer la tension entre la seconde électrode du premier élément détecteur et la première électrode du second élément détecteur à la tension entre la seconde élec-15 trode du premier élément de référence et la première électrode du second élément de référence, l'élément cristallin ferroélectrique de stabilisation de température constituant un cinquième corps cristallin ferroélectrique. 14. Dispositif de détection selon la Revendication 1J, carac-20 térisé en ce que les éléments cristallins ferroélectriques sont tous réalisés à partir de la même matière cristalline ferroélectrique de base qui a une transition cristallographique du second ordre ou une transition cristallographique faible du premier ordre . 25 15- Dispositif de détection selon la Revendication 14, carac térisé en ce que les éléments cristallins ferroélectriques ayant des températures de transition cristallographiques différentes contiennent des matières sous forme d'impuretés suivant des quantités ou concentrations différentes. 30 16. Détecteur selon la Revendication 14, caractérisé en ce que la matière ferroélectrique de base contient de l'hydrogène, et que les éléments cristallins ferroélectriques ayant des températures de transition cristallographiques différentes contiennent des quantités différentes de deutérium. 35 17- Détecteur selon la Revendication 13, caractérisé en ce que les premier et troisième corps cristallins ferroélectriques sont des parties d'un premier cristal ferroélectrique obtenu par tirage, et en ce que les second et quatrième corps cristallins ferroélectriques sont des parties d'un second corps ferroélectri- 00461 -24- 2027934 que obtenu par tirage. 18. Dispositif de détection selon la Revendication 17, caractérisé en ce que les éléments détecteurs sont recouverts d'un revêtement absorbant un rayonnement électromagnétique et réémettant un rayonnement sur les parties de ces éléments détecteurs qui sont exposés à un rayonnement ferroélectrique incident. 19- Procédé pour mesurer l'intensité d'un rayonnement électromagnétique, caractérisé en ce qu'il consiste, simultanément, à soumettre au moins un élément cristallin ferroélectrique de détection de rayonnement électromagnétique au rayonnement d'une source de rayonnement électromagnétique à mesurer, à stabiliser les températures des éléments de détection de rayonnement électromagnétique et les températures d'un nombre égal d'éléments cristallins ferroélectriques de référence qui sont constitués par la même matière cristalline ferroélectrique de base que les éléments de détection à moins de 0,1°C des températures de transition cristallographiques des éléments de détection et de référence, et à comparer des propriétés dépendant de la température des éléments de détection et des éléments de référence. 20. Procédé selon la Revendication 19» caractérisé en ce que la température est stabilisée par application à un élément cristallin ferroélectrique de stabilisation de température d'un champ électrique alternatif dans la direction d'un axe ferroélectrique, l'élément de stabilisation de température étant constitué par la .même matière cristalline ferroélectrique de base que les éléments de détection et de référence, et l'élément de stabilisation de température étant isolé électriquement des éléments de détection et de référence mais étant thermiquement relié à ceux-ci. 21. Procédé selon la Revendication 20, caractérisé en ce que les propriétés des éléments de détection et de référence qui sont comparées sont les capacités dans les directions des axes ferro-électriques des éléments de détection et de référence.