La présente invention a pour objet une machine de boulangerie pour le dosage volumétrique des pâtons. Les pains sont réalisés a partir de pâtons de farine. Les pains d'un même type devant être d'un poids sensiblement égal, il convient de déterminer quelle est la quantité de pâte que doit contenir chaque pâton. La densité de la pâte étant sensiblement constante, il est possible de déterminer une constance dans le poids des pains d'un même type, en partant de pâtons de même volume. A cet effet, il existe des machines permettant de réaliser le dosage volumétrique des pâtons par aspiration d'une quantité de pâte déterminée dans un cylindre doseur, la pâte étant ensuite éjectée de ce cylindre avant mise en forme du pâton. Ces machines comportent généralement deux cylindres verticaux, ouverts vers le haut, et montés sur une tourelle, aptes être amenés successivement sous une trémie contenant la pâte, où est réalisée l'aspiration d'une certaine quantité de pâte, puis en un emplacement diamétralement opposé à la trémie, par rapport à l'axe de la tourelle, où est réalisée ltéjection de la pâte. Les tiges de ces deux cylindres, reliées par un palonnier articulé sur l'arbre assurant le pivotement de la tourelle, à un niveau réglable de celui-ci, reposent sur une came montée pivotante autour d'un arbre coaxial à celui de la tourelle. Cette came est agencée de façon à provoquer des mouvements alternatifs en sens inverses des deux pistons, de telle sorte qu'il soit procédé simultanément, lors du pivotement de la came, à l'aspiration de pâte dans un cylindre et au refoulement de pâte dans l'autre cylindre. Pour amener un cylindre de la position d'aspiration à la position de refoulement, et inversement, il convient de faire pivoter simultanément la came et la tourelle. La course effective des pistons est déterminée par la fraction du profil de la came susceptible d'agir sur leurs tiges. Le profil de la came occupe sensiblement une circonférence complète, et dans le cas où l'on désire obtenir un volume maximal pour chaque pâton, l'axe du palonnier est amené en position basse de telle sorte que la came agit à peu près constamment sur les tiges des pistons pour les faire monter et descendre. Dans ce cas, la course utile de la came pour chaque dosage est sensiblement de 180 degrés. Si l'on souhaite réaliser des pâtons de volume inférieur, il suffit de remonter l'axe du palonnier, afin de réduire la course utile de la came, et par suite celle des pistons. Pour obtenir un produit de bonne qualité, il convient que la vitesse d'aspiration de la pâte soit limitée à une valeur déterminée, la pâte étant par ailleurs sous pression à l'intérieur de la trémie de chargement. Par conséquent, la vitesse de pivotement de la came seule pour réaliser d'une part, l'aspiration dans un cylindre et, d'autre part, le refoulement de la pâte, ne doit pas dépasser une valeur déterminée. Par contre, lorsque l'ensemble tourelle et came pivote d'un demi-tour pour inverser les positions des cylindres, la vitesse de pivotement peut être beaucoup plus élevée, ce qui permet d'augmenter la cadence de fonctionnement de la machine. A cet effet, dans certaines machines il a été prévu deux vitesses de pivotement distinctes, -l'une relativement rapide correspondant au pivotement de l'ensemble tourelle-came, et l'autre, plus lente, correspondant au pivotement de la came seule. Or, comme il a été indiqué précédemment, la course utile de la came ntest pas toujours de 180 degrés, de sorte que dans ce cas, quelle que soit la course utile de la came et par conséquent le volume de pâte aspirée et refoulée, la cadence de la machine est la même, puisque le pivotement de la came s'effectue à vitesse lente et constante sur 180 degrés. Ceci est illustré par les figures 3 et 5 du dessin schématique annexé. Ces figures représentent un cycle de fonctionnement d'une machine du type précité. La portion supérieure 32 correspond à la rotation de la came seule, alors que la partie inférieure 33 correspond à la rotation de lrensemble tourelle + came. Le secteur de couronne 34 représente l'angle de pivotement de la came pendant laquelle celle-ci est active, alors que le secteur de couronne 35 correspond à la vitesse lente de la came. Le secteur de couronne 36 correspond au pivotement de loO de l'ensemble tourelle - came, et le secteur de couronne 37 correspond à la vitesse rapide de pivotement. Dans l'exemple de la figure 3, l'angle actif de pivotement de la came est de près de 180 degrés. Or, la came pivote à vitesse lente et constante sur 180 degrés. Dans le cas de la figure 5, l'angle actif de pivotement de la came est de 135 degres, la vitesse de pivotement de la came tant toujours constante et lente sur un angle de td0 degrés. On conçoit donc que de telles machines présentent des incon venients concernant les limites de leur capacite de nroduction. La présente invention vise à remédier a ces inconvénients en fournissant une machine dont la cadence de production est fonction du volume des pâtons réalisés. A cet effet, cette machine du type précité est équipée de moyens de commande du pivotement a vitesse rapide de la came puis de l'ensemble tourelle-came associés aux fins de course haute des cylindres et des moyens de commande du pivotement C une vitesse inferieure de la came seule, associes au début des mouvements des pistons dans les cylindres. De ce fait, la came pivote a vitesse lente sur le seul angle correspondant a sa zone active tandis qu'elle pivote a vitesse rapide pendant sa course correspondant au complément de l'angle précité a 180 degrés Les moyens de commande de pivotement à vitesse rapide et à vitesse lente sont constitués par deux contacts fixes montés de part et d'autre de la tourelle dans un plan diamétral de celle-ci, dont Itun est apte a commander le pivotement a vitesse rapide et dont l'autre est apte à commander le pivotement a vitesse lente, ces contacts étant associés respectivement a la fin de course haute du piston dans le cylindre dans lequel se produit le refoulement de la pâte, et au début du déplacement du piston du cylindre dans lequel se produit lraspiration de la pâte, par ltintermédiaire d'organes actionnés par les tiges respectives des pistons se déplaçant dans ces deux cylindres. Avantageusement, chaque organe d'actionnement d'un contact est constitue par un levier articulé a proximité de l'une de ses extrémités autour d'un axe solidaire de la tourelle et normal à l'axe de pivotement de cette dernière, cette extrémité etant normalement maintenue en appui sur une butée située au-dessus de l'axe de pivotement sous l'action de moyens élastiques, une butte prévue sur la tige du piston du cylindre auquel est associé ce levier étant apte a faire pivoter ce dernier, qui peut prendre appui par l'une de ses extrémités sur l'un des contacts précités. De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin sehematique annexé représentant, a titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécu tion de cette machine. Figures 1 et 2 sont deux vues en perspective de cette machine, dans deux positions différentes de son cycle de fonctionnement. Figures 4 et 6 sont deux vues qui illustrent le cycle de fonctionnement de cette nachine dans les cas envisagés préc-édemment en référence aux figures 3 et 5. Figures 7 a 9 sont trois vues très schématiques en coupe par un plan diamétral de la tourelle dans trois positions différentes. La machine, selon l'invention, comporte une tourelle 2 montée pivotante autour d'un axe 3, et entraînée en rotation autour de cet axe par un arbre 4. Dans cette tourelle sont ménagés symétriquement par rapport à l'axe, deux cylindres 5 aptes à être amenés successivement sous une tremie 6 contenant la pâte 7. Les pistons 8 de ces cylindres 5 sont actionnés par des tiges 9, reliées par un palonnier 10 articulé autour d'un axe 12 transversal a l'axe 3 dont le niveau est réglable sur celui-ci. Les extrémité des tiges 9 reposent sur une came 13 montée pivotante autour de l'axe 3, et entraînée par un plateau 14 à partir d'un arbre 15. La came 13 provoque les mouvements alternatifs des tiges 9 et par conséquent des pistons 8 permettant de réaliser une aspiration de la pâte sous la trémie et l'e'jection de la pâte dans l'autre position du cylindre, chaque cylindre pouvant occuper successivement ces deux positions. Après qu'ait été réalisé le refoulement de la pâte dans un cylindre, et l'aspiration de pâte dans l'autre cylindre, il est procédé à une inversion des positions des deux cylindres par pivotement simultané de la tourelle 2 et de la came 13. Dans la mesure oti l'on réalise des pâtons de faible volume, l'axe d'articulation 12 du palonnier 10 se trouve en position relativement haute sur l'arbre 4. De ce fait, les tiges 9 ne sont pas constamment en appui sur la came 13 lors d'un pivotement de 1800 de celle-ci. Pour éviter qu'au cours de la totalité du pivotement de la came seule, celle-ci soit animée d'un mouvement de rotation lent, l'invention prévoit le dispositif suivant De part et d'autre de la tourelle 2 sont montés deux contacts fixes i6 et 17 aptes a commander respectivement, le pivotement à vitesse rapide et le pivotement a vitesse lente. Sur la face inférieure de la tourelle 2 sont montés symétriquement par rapport -à l'axe 3 deux leviers 18 ayant les mêmes fonctions. Chaque levier 18 est monté pivotant, a proximité de l'une de ses extrémités et du milieu de la tourelle autour d'un axe 19, solidaire de la tourelle, et normal à l'axe de pivotement 3 de cette dernière. Ce levier 18 est associé à un ressort 20 maintenant normalement son extrémité 22 en appui sur le fond de la tourelle qui forme butée. I1 est à noter que la distance entre l'axe 19 et l'extrémité 22 du levier est très inférieure à la distance entre l'axe 19 et l'autre extrémité 23 du levier. Une butée 24 est fixée sur chaque tige 9 de telle sorte que lorsque le piston se mouvant dans un cylindre arrive en position haute, le levier 19 pivote à l'encontre de l'action du ressort 20 par appui de celle-ci. Le cycle de fonctionnement sera bien compris en se reportant aux figures 7 à 9 du dessin annexé. La figure 7 représente le dispositif dans un stade intermédiaire, la tourelle étant fixe et la came étant en cours de pivotement. Le piston monté à l'intérieur du cylindre dans lequel s'effectue le refoulement de la pâte est en période de montée alors que le piston situé dans le cylindre où se fait l'aspiration de la pâte est en période de descente.Aucune action n'est exercée sur les deux leviers dont les extrémites 23 sont en position basse Lorsque le piston monté dans le cylindre où se produit le refoulement arrive en position haute, comme montré figure 3, la butée 24 associée i sa tige 9, prend appui sur le levier t8 provoquant le basculement de celui-ci dont I'extrémité 23 vient prendre appui sur le contact 16 et provoque le pivotement à vitesse rapide de la came seule puis de l'ensemble tourelle-came. Il est ensuite procédé au pivotement de l'ensemble tourellecame d'un angle de 180-- Le levier 18 associé au cylindre qui vient d'être vidé, demeure en position haute sous la pression de la butée 24. La tourelle étant dans une position stable, la came débute un pivotement de 1800 à vitesse rapide. Lorsque la came commence à agir sur les tiges 9 de pistons, et que la butée 24 associée à la tige 9 du piston 8 situé du côté de l'aspiration de pâte commence à descendre, elle n'agit plus sur le levier 18 qui, sous l'effet de détente du ressort 20 qui lui est associé, pivote de manière à amener son extrémité 23 en position basse. Cette extrémité 23 prend appui sur le contact 17 qui commande le pivotement à vitesse lente de la came 13. Il est à noter que compte tenu de la différence des longueurs entre l'axe 19 et les extrémités 22 et 23 respectivement de chaque levier, un faible déplacement de la butée, de tordre de mm, suffit pour que la tige 18 vienne en appui sur le contact 17. Comme il ressort notamment des figures 4 et 6 du dessin, qui correspondent respectivement aux figures 3 et 5 présentées plus haut, ce dispositif apporte une grande amélioration à la technique existante, puisqu'il permet de ne réaliser un pivotement à vitesse lente que pendant le temps d'aspiration de la pâte. Il permet donc d'asservir la cadence de production de la machine au volume des pâtons à réaliser. Comme il va de spi, l'invention ne sé limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Machine de bolllangerie pour le dosage volumétrique des nâtons du tsme comportant. montés symetriquement sur une tourelle pivotante, deux cylindres verticaux ouverts vers le haut aptes à être amenés successivement sous une trémie fixe contenant la pâte, dont les tiges actionnant les pistons sont reliées par un palonnier articulé sur l'axe de pivotement de la tourelle à un niveau réglable sur celui-ci, reposent sur une came pivotant autour d'un axe coaxial R celui de la tourelle, apte a provoquer leurs mouvements alternatifs opposés de montée et de descente, la tourelle pouvant également pivoter à vitesse rapide1 en même temps que la came pour amener successivement chaque cylindre en position d'aspiration et en position de refoulement de la pâte, tandis que la came peut pivoter indépendamment de la tourelle a vitesse lente, pour commander le dôplacement des pistons dans les cylindres, caractérisée en ce qutelle est équipée de moyens de commande du pivotement à vitesse rapide de la came puis de l'ensemble tourelle-came, associôs aux fins de course haute des cylindres et des moyens de commande du pivotement à une vitesse inférieure de la came seule associes au debut des mouvements des pistons dans les cylindres. 2. - Machine selon la revendication l, caractérisée en ce que les moyens de commande de pivotement a vitesse rapide et à vitesse lente sont constitués par deux contacts fixes montés de part et d'autre de la tourelle dans un plan diamétral de celle-ci1 dont l'un est apte i commander le pivotement a vitesse rapide et dont l'autre est apte a commander le pivotement i vitesse lente, ces contacts étant associés respectivement a la fin de course haute du piston dans le cylindre dans lequel se produit le refoulement de la pâte, et au début du déplacement du piston du cylinere dans lequel se produit l'aspiration de la pâte, par l'intermé- diaire d'organes actionnés par les tiges respectives des pistons se déplaçant dans ces deux cylindres 3. - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque organe d'actionnement d'un contact est constitué par un levier articulé i proximité de l'une de ses extremités autour d'un axe solidaire de la tourelle et normal à l'axe de pivotement de cette dernière, cette extrémité étant normalement maintenue en appui sir une butée située e au-dessus de 1 l'axe de pivotement sous l'action de moyens élastiques, une butée prévue sur la tige du piston du cylindre auquel est associé ce levier étant apte à faire pivoter ce dernier, qui peut prendre appui par l'une de ses extrémités sur l'un des contacts précités.