La présente invention concerne l'industrie du laminage, en particulier la fabrication de demi-produits métalliques plats, et a notamment pour objet un procédé de fabrication de laminés plats tels que par exemple des tôles, feuilles, flans ou analogues en acier inoxydable, alliage d'aluminium ou autres métaux, présentant à l'issue du traitement, une surface spéculaire et/ou mate. On connatt universellement des procédés de fabrication de laminés plats prévoyant le traitement de la surface d'un demiproduit plat des deux côtés de ce dernier, afin de rendre leur surface spéculaire ou mate, Ce traitement commence, d'ordinaire par l'admission d'un flux de matière pulvérulente sur la surface à traiter du demi-produit métallique plat, qui est ensuite traité chimiquement et laminé dans les cylindres des cages d'un laminoir. Ainsi, par exemple, le demi-produit plat métallique provenant d'un laminoir à chaud est présenté à une installation de grenaillage qui traite sa surface à l'aide d'un flux ou jet de grenaille d'une grosseur de 2 à 5 mm comprenant des particules à arêtes vives permettant de détruire la calamine. Au cours de ce traitement on peut détruire et éliminer partiellement la calamine couvrant la surface du demi-produit métallique plat.Le demi-produit est ensuite soumis à un traitement chimique dans des bains alcalins, suivi d'un lavage, après quoi, le demi-produit passe dans des bains acides pour son décapage, puis il est à nouveau lavé et séché. Le demi-produit ainsi pré-traité est alors présenté au laminoir. Le laminage du demi-produit métallique plat s'effectue en une ou plusieurs étapes, après chacune desquelles il est soumis à un traitement thermique, suivi d'un décalaminage de sa surface. Pour cela, le demi-produit métallique plat est traité à plusieurs reprises à la grenaillecUmneiMB4uéplushaut, * maintenu dans des bains alcalins et acides, lavé et séché. En outre, à la dernière étape, le demi-produit est passivé dans une solution d'acide nitrique. Ensuite, le laminé plat obtenu dans un laminoir à froid est dressé par une planeuse, après quoi il est découpé en tales ou analogues individuelles dont chacune est poncée et polie sur des machines appropriées. A l'issue d'un tel traitement on peut obtenir un laminé plat en acier inoxydable à surface spéculaire. On comprend qu'un tel procédé de fabrication de laminé plat à surface spéculaire soit onéreux, car sa mise en ouvre requiert d'importantes aires de production, par suite de l'utilisation d'un équipement auxiliaire, de réactifs et d'eau en importantes quantités. En outre, un tel procédé demande beaucoup de temps et requiert un personnel qualifié, devant toujours travailler en présence de produits chimiques. D'autre part, au cours du décapage du demi-produit métallique plat dans des solutions acides, a lieu une corrosion ponctuelle qu'il est impossible d'éliminer par un traitement ultérieur. Au cours du décapage , des défauts de surface apparaissent sur la bande laminée à froid, sous la forme de zones insuffisamment ou excessivement décapées. Les principaux inconvénients, résident dans les dépenses importantes de main-d'oeuvre nécessitées par le ponçage et le polissage à étapes multiples des tôles ou analogues sur des machines appropriées, et le bas rendement de ces opérations, qui ne donnent pas toujours les résultats escomptés, à cause des défauts occasionnés par les opérations précédentes de décapage à plusieurs reprises. On connaît universellement un procédé de fabrication de tôles spéculaires (de revêtement) en alliages d'aluminium, dans des laminoirs à froid avec emploi d'huile. L'obtention d'une tôle spéculaire par ce procédé est tributaire, dans la majorité des cas, de la qualité de la surface de la bande obtenue dans le laminoir à chaud, aussi le résultat final ntest-il pas toujours très bon. En outre, le laminage avec emploi d'une huile pure est lié à des risques d'incendie accrus. En règle générale, le prix des moyens anti-incendie à prévoir pour ces laminoirs atteint jusqu'à 15% du prix du laminoir Cependant, même ceci n'exclut pas l'éventualité d'incendies sérieux.Quand le laminage des tôles de revêtement est exécuté avec emploi d'une émulsion eau-huile, les conditions d'apparition d'incendies sont supprimées, mais il est impossible d'assurer un processus de production stable avec obtention d'un grand pourcentage de tôles de qualité satisfaisante. Le procédé connu de fabrication d'un laminé plat, de préférence en alliages d'aluminium, ne prévoit pas l'obten- tion, directement au laminoir, de tôles ayant la surface mate nécessaire pour l'application ultérieure de peintures. D'ordinaire cette opération de préparation de la surface est exécutée dans les usines travaillant les métaux, en règle générale sur les produits finis, par diverses méthodes parmi lesquelles on peut citer le traitement par microsphères0 Par microsphères on entend des corps solides pleins de forme sphéroidale, dont le diamètre se mesure en microns. Pour le traitement par microsphères, il faut aussi un équipement supplémentaire et, par conséquent, des aires de production et un personnel supplémentaires. Les procédés connus de fabrication de laminés plats à surface spéculaire contribuent à la pollution de l'atmosphère et des bassins d'eau par suite de l'utilisation d'alcalis et d'acides pour le décapage de la surface des demi-produits. Compte tenu de ce qui précède, on est confronté à l'heure actuelle, du fait de la croissance de la production de laminés, au problème de la création d'un nouveau procédé plus économique que ceux connus et polluant moins l'environnement. En outre, il est nécessaire que le laminé à surface polie soit fabriqué directement dans les laminoirs à froid, avec un rendement plus élevé et une dépendance plus faible vis-avis de la qualité de la surface du demi-produit fabriqué sur le laminoir à chaud. Le but de l'invention est de supprimer toutes les complications et tous les inconvénients indiqués. On s'est proposé pour cela de créer un procédé de fabrication de laminés plats, dans lequel les opérations successives seraient exécutées de façon à augmenter le rendement et à améliorer la qualité de la surface des tales polies (spéculaires) en aciers inoxydables et en alliages d'aluminium, de supprimer l'emploi d'alcalis et d'acides, d'huiles pures et d'équipements de ponçage et de polissage, c'est-à-dire de simplifier tout le procédé et d'abaisser son cott. La solution consiste en un procédé de fabrication de laminés plats, du type prévoyant le traitement des surfaces de demi-produits métalliques plats, des deux côtés de ceux-ci, à l'aide d'un flux de matière pulvérulente, suivi d'un laminage du demi-produit dans les cylindres des cages d'un laminoir, procédé dans lequel, d'après l'invention, la matière pulvérulente employée est constituée de corps solides pleins sphéroidaux,de préférence de 40 à 200 microns de diamètre, projetés par un courant de gaz avant chaque laminage du demi-produit dans les cylindres des cages d'un laminoir réversible. L'emploi de corps solides sphéroidaux (microsphères) pour le traitement de la surface du demi-produit métallique plat permet de la décalaminer plus efficacement qu'avec la grenaille employée dans les procédés connus. En même temps, un tel traitement permet de faire disparattre les défauts mécaniques du type rayures. En outre, l'emploi de tels corps crée des conditions optimales pour la distribution du liquide lubrifiant-refroidissant sur le microrelief créé à la surface du demi-produit La grosseur recommandée des corps solides sphéroidaux assure la formation, à la surface du laminé traité, demicro-aspérités de valeur telle qu'il devient possible d'obtenir ensuite une surface spéculaire par laminage, sans recourir à aucun autre mod3 de traitement. La projection des corps solides sphéroidaux par un courant de gaz est la méthode se prêtant le mieux à la mise ffi wune et permet d'agir facilement sur les deux surfaces du demi-produit métallique plat avant chaque laminage dans les cylindres des cages du laminoir réversible. Le plus avantageux est d'utiliser des corps solides sphéroldaux en une matière telle que le verre, l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de zirconium, les alliages chrome-nickel ou la glace. Ces matières ne laissent pas de rayures sur la surface à traiter du demi-produit, à la différence de la majorité des matières connues employées pour le nettoyage préliminaire de la surface des demi-produits. L'emploi du verre pour la fabrication des corps solides sphéroidaux (microsphères) permet d'obtenir une surface de qualité suffisamment élevée sur le demi-produit métallique plat traité. Les corps solides sphéroidaux en oxyde d'aluminium, oxyde de zirconium ou alliages chrome-nickel sont doués d'une résistance mécanique suffisante, et ceux en glace ne nécessitent aucune régénération. Des corps solides sphéroldaux de diverses compositions chimiques peuvent être utilisés soit en diverses combinaisons, soit successivement. L'utilisation de corps solides en combinaisons permet de constituer des mélanges ayant des propriétés mécaniques prédéterminées, tout en tenant compte de leur colt. L'utilisation successive de corps solides sphéroidaux permet d'opérer d'abord avec les corps les plus résistants, par exemple en alliages chrome-nickel, et les moins chers, par exemple en oxyde d'aluminium ou en glace, puis d'opérer avec des microbilles de verre. Les corps solides sphéroidaux qui sont projetés sur la surface à traiter du demi-produit métallique plat sont contenus dans le courant d'air comprimé à un taux pondéral (concentration en poids) de préférence de 0,05 à 0,5. Une telle quantité de microcorps solides pleins est suffisante pour le traitement de la surface de demi-produits plats à laminer constitués de métaux de diverses duretés. La limite inférieure du taux pondéral indiqué est suffisante pour le traitement de métaux tels que les alliages d'aluminium et la limite supérieure du taux pondéral assure le traitement des demi-produits en acier inoxydables. Il est souhaitable que les corps solides sphéroidaux soient projetés sur la surface à traiter du demi-produit métallique plat à une vitesse de 20 à 300 m/s Les vitesses utilisées pour le traitement sont choisies dans la plage indiquée selon la qualité de la surface du demi-produit à traiter, le caractère de l'adhérence de la calamine à la matière du demi-produit et la présence de certains défauts mécaniques à la surface du demi-produit. Le traitement à des régimes proches de la limite inférieure indiquée de la vitesse est préférable pour les demi-produits en alliages d'aluminium. L'intervalle supérieur de vitesse peut être utile pour le traitement intensif des demi-produits à laminer en aciers inoxydables ayant d'importants défauts à leur surface. Le flux de corps solides sphéroidaux peut entre amené à la surface du demi-produit à traiter par impulsions. La projection par impulsions des microcorps sphéroldaux assure un nettoyage plus efficace des zones de la surface du demiproduit présentant des défauts importants et une forte adhérence de la calamine à la surface du demi-produit à traiter. Il est souhaitable que le flux de corps solides sphéroldaux soit amené à la surface à traiter du demi-produit avant son entrée au moins dans la seconde cage du laminoir. Cela assure l'obtention d'une surface spéculaire sur un demi-produit plat à laminer en acier inoxydable,ce qui crée les conditions voulues pour les améliorations successives de la qualité de la surface du demi-produit à traiter qui, au cours de son laminage, est en même temps poli de la première à la dernière cage, car le laminage est exécuté dans chaque cage avec un microrelief optimal sur la surface du demiproduit et avec une distribution uniforme du lubrifiant dans la zone de déformation. Il est avantageux d'amener en amont de la première cage du laminoir un flux de corps solides sphéroldaux plus gros qu'en amont de la seconde cage et des cages suivantes du laminoir. On obtient ainsi des conditions de laminage optimales, selon la variation de la réduction dans chaque cage du laminoir, ce qui a une influence favorable sur les caractéristiques d'utilisation du laminoir. On peut amener un flux de corps solides sphéroldaux sur la surface active des cylindres du laminoir avant d'y admettre l'émulsion. On obtient ainsi un microrelief approprié sur la surface active des cylindres au cours même de leur utilisation et directementdanslelaminoir, ce qui exclut l'aluminage des cylindres lors du laminage des alliages d'aluminium. On peut amener le flux de corps solides sphéroidaux sur la surface spéculaire traitée du laminé, sur au moins un ctté de ce dernier. Ceci permet d'obtenir dans un même laminoir aussi bien un laminé à surface polie spéculaire, qu'un laminé à surface mate devant ensuite recevoir un revêtement. Il est souhaitable que les corps solides sphéroidaux soient projetés par un courant de gaz refroidi jusqu'à une température comprise entre -50 et -2000C, le demi-produit étant refroidi en conséquence. Dans ce cas, on peut réaliser le laminage de certaines nuances d'aciers à propriétés mécaniques améliorées et obtenir en même temps, à l'issue du laminage, une surface spéculaire. On peut amener le courant de corps solides sphéroidaux à la surface d'un demi-produit en alliage d'aluminium. Cela permet d'obtenir sur le laminé en alliage d'aluminium une surface de haute qualité à moindres frais, ainsi qu'avec une dépendance plus faible vis-à-vis de la qualité du demi-produit de départ. Il est avantageux d'amener le flux de corps solides sphéroidaux à la surface d'un demi-produit en acier inoxydable. Cela permet,dans le cas de traitement d'un demi-produit plat en acier inoxydable, de supprimer complètement le décapage et le polissage. Le procédé conforme à l'invention peut être appliqué avec une efficacité maximale à la fabrication des laminés largement employés dans les constructions aéronautiques, la radiotechnique, le génie nucléaire, les industries du froid et alimentaire. Pour mieux illustrer l'invention, deux exemples concrets mais non limitatifs de mise en oeuvre du-procédé proposé de fabrication de laminés plats à surface spéculaire et/ou mate sont décrits ci-après. Exemple 1 Une bobine de demi-produit en acier inoxydable ou chrome nickel, laminé à chaud, est engagée par des moyens connus dans un laminoir réversible à froid à quatre cages. Dès que le laminage commence, on assure, en amont de la zone de déformation de la première cage, le traitement des deux côtés du demi-produit plat par des corps solides pleins sphéroIdaux, qui, dans ce qui suit, seront appelés plus brièvement "microcorps solides". Dans l'exemple considéré on utilise des microcorps solides en alliage chrome-nickel, ayant un diamètre de 150 microns. Ces microcorps sont projetés à une vitesse de 120 m/s. Les microcorps solides sont projetés par impulsions, à la fréquence de 10 impulsions par seconde, la vitesse de laminage étant de 3m/s. Le taux pondéral (concentration) des microcorps solides dans le courant d'air comprimé est de 0,2. Le traitement de la surface active des cylindres de la première cage par le flux de microcorps solides est exécuté en amont de la zone d'admission de l'émulsion sur les cylindres lamineurs. On utilise pour çela aussi des microcorps solides d'un diamètre de 150 microns. Ces microcorps sont projetés en continu à une vitesse de 60 m/s, leur taux pondéral dans le courant d'air comprimé étant de 0,1. Pour prévenir la pénétration des microcorps solides dans la zone de déformation, la surface des cylindres lamineurs est soufflée en continu par un jet d'air comprimé. Le flux de microcorps est amené à la surface active des cylindres lamineurs sous un angle de 600. Le laminage est exécuté dans la première cage avec une réduction relative de 15,7 %. Ensuite le traitement du demi-produit et de la surface active des cylindres est exécuté dans la quatrième cage du laminoir, en amont de la zone de déformation. On emploie à cet effet des microcorps solides en verre. Le diamètre des microcorps est de 80 microns ; leur taux pondéral dans le courant d'air comprimé est de 0,4 et leur vitesse est de 60 m/s0 L'angle d'amenée du courant de microcorps solides à la surface des cylindres lamineurs est de 150. La réduction relative dans la quatrième cage est de 5,696. L'angle d'amenée du courant de microcorps solides à la surface du demi-produit plat à laminer est de 700 dans toutes les cages. A la sortie de la dernière cage du laminoir on obtient un laminé plat à surface spéculaire. Ce laminé est transmis à la ligne de découpe où il est découpé et remballé. Pour obtenir une surface mate sur le laminé plat, on soumet celui-ci à un traitement complémentaire par un flux de microcorps solides. Les paramètres de ce traitement de la bande prdes micrcorps sdideS coincident avec ceux du traitement exécuté en amont de la quatrième cage. Exemple 2 Une bobine de demi-produit en alliage d'aluminium laminé à chaud est engagée dans un laminoir à froid. Dès que le laminage commence, on assure, en amont de la zone de déformation de la première cage, le traitement des deux côtés du demi-produit plat par des microcorps solides en verre. Le diamètre des microcorps est de 100 microns. Les microcorps solides sont projetés sur la surface du demi-produit plat par un courant de gaz comprimé à une vitesse de 80 m/s, la vitesse de laminage étant de îm/s. Le taux pondéral de microcorps solides dans le courant de gaz est de 0,3. Le traitement de la surface active des cylindres de la première cage du laminoir par le courant de microcorps solides est exécuté en amont de la zone d'admission de l'émulsion sur les cylindres lamineurs. Les paramètres du traitement des cylindres lamineurs par le flux de microcorps solides sont analogues à ceux du traitement du demi-produit plat. Le flux de microcorps est amené à la surface active des cylindres lamineurs sous un angle de 600. Le laminage est exécuté dans la première cage avec une réduction de 2296. Ensuite, le traitement du demi-produit et de la surface active des cylindres lamineurs est exécuté en amont de la zone de déformation dans la seconde cage du laminoir. Les microcorps employés à cet effet sont en verre, d'un diamètre de 70 microns. Le taux pondéral des microcorps dans le courant d'air comprimé est de 0,4. La vitesse des microcorps dans le courant est de 45m/s. Le flux de microcorps est amené à la surface active des cylindres lamineurs sous un angle de 15 . La réduction relative dans la seconde cage est de 9%. Le flux de microcorps est amené à la surface de la bande à laminer dans les deux cages sous un angle de 700. A l'issue du laminage suivant l'exemple considéré, on obtient une tôle en alliage d'aluminium à surface polie. Les exemples décrits ci-dessus ne concernent, à titre d'illustration, que des demi-produits en alliages d'aluminium et en aciers inoxydables, mais il est bien entendu que ces métaux ne sont pas les seuls pouvant être traités conformément au procédé de l'invention pour l'obtention d'une surface spéculaire. On peut fabriquer un laminé plat à surface spéculaire en titane, en cuivre, et même en acier au carbone0 A cet effet on utilise de préférence des microcorps de 40 à 200 microns de diamètre. Les microcorps peuvent être fabriqués en matières douées de différentes résistances mécaniques et dont les prix de revient sont différents, ces matières étant choisies en fonction des prix des demi-produits de départ et des prescriptions relatives à la qualité de la surface polie. En tant que matières pour la fabrication des microcorps on peut utiliser les alliages chrome-nickel, l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de zirconium, le verre et la glace. Pour le traitement d'un demi-produit en acier au carbone, il est préférable d'employer principalement des microcorps en glace ou en oxyde d'aluminium, auxquels on peut ajouter des microcorps plus durs en alliages chrome-nickel. Dans ce cas, le cotit du traitement peut être abaissé. Vu que le laminage des demiproduits en aciers au carbone s'effectue à des vitesses plus grandes, il est souhaitable d'intensifier le traitement par microcorps en portant la vitesse de 20 à 300 m/s. Pour améliorer les propriétés mécaniques de certaines nuances d'acier, on exécute leur laminage à des températures inférieures à zéro, dans l'intervalle de -50 à -2000C. Pour obtenir notamment des tôles en aciers de ce genre, à surface spéculaire, par le procédé faisant l'objet de l'invention, il est avantageux d'utiliser, pour projeter les microcorps solides dans la zone de traitement, un gaz comme par exemple de l'air comprimé, de l'azote, etc., refroidi jusqu'à une température comprise entre -50 et -2000C. Ceci permet de conjuguer les opérations de création du microrelief à la surface du demi-produit à laminer, son nettoyage et son refroidissement approprié partiel, ou même, si le demi-produit est mince (moins de 1 mm), son refroidissement complet. Pour obtenir une classe de poli plus élevée et atteindre un état spéculaire plus poussé de la surface, le laminé plat peut être dressé notamment sur une planeuse. Dans ce cas, le laminé plat entrant dans la planeuse a une surface mate, obtenue directement dans le laminoir à froid après un traitement approprié par un flux de microcorps à la sortie de la dernière cage du laminoir. Le traitement du laminé par le flux de microcorps peut être exécuté avant le dressage, directement dans la planeuse. Dans ce cas, il est avantageux d'employer des microcorps de 40 à 80 microns de diamètre Le procédé faisant l'objet de l'invention a été essayé dans le laminage de tôles en alliage d'aluminium d'une épaiseur de 6,2 mm au moyen d'un laminoir à coinçage. Les demiproduits étaient des tôles en alliage d'aluminium obtenues sur un laminoir à chaud. Avant d'être présentés à la cage du laminoir, les demiproduits plats étaient traités par un flux de microcorps en verre. Le diamètre des microcorps était de 60 microns. Le taux pondéral des microcorps dans le courant d'air comprimé était de 0,4. La vitesse d'amenée des microcorps à la surface du demi-produit plat était de 70mise En exécutant le laminage avec une réduction de 11%, en deux passes, avec emploi d'une émulsion eau-huile à 3 , on a obtenu des tôles d'aluminium à surface spéculaire. Pour cela il n'a pas été nécessaire d'employer de l'huile pure lors du laminage du demi-produit plat, ce qui s'est évidemment traduit par un abaissement du coût du laminage. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de laminés plats, du type prévoyant le traitement de la surface du demi-produit métallique plat des deux côtés par des flux de matière pulvérulente, suivi d'un laminage dudit demi-produit dans les cylindres des cages d'un laminoir, caractérisé en ce que la matière pulvérulente employée est constituée de corps solides pleins sphéroidaux de préférence de 40 à 200 microns de diamètre, amenés par un courant de gaz avant chaque laminage du demi-produit dans les cylindres des.cages d'un laminoir réversible. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise des corps solides pleins sphéroidaux en une matière choisie dans le groupe comprenant : le verre, l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de zirconium, les alliages chrome-nickel et la glace. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on utilise en combinaison des corps solides pleins sphéroldaux ayant diverses compositions chimiques. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on utilise successivement des corps solides pleins sphéroidaux ayant diverses compositions chimiques. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené sur la surface à traiter du demi-produit à un taux pondéral ou une concentration en poids de 0,05 à 0,5. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface à traiter du demi-produit à une vitesse de 20 à 300 m/s. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface à traiter du demi-produit par impulsions. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface à traiter du demi-produit avant son entrée au moins dans la seconde cage du laminoir. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que, en amont de la première cage, on amène un flux de corps solides pleins sphéroidaux plus gros qu'en amont de la seconde cage et des cages suivantes, 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'un flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface active des cylindres du laminoir avant l'admission d'une émulsion sur ces cylindres. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface traitée spéculaire du laminé, au moins d'un côté de celui-ci. 12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les corps solides pleins sphéroidaux sont projetés sur le demi-produit dans un courant de gaz refroidi jusqu'à une température de -50 à-2000C, le demi-produit étant dans ce cas refroidi en conséquence. 13 Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface d'un demi-produit en alliage d'aluminium. 14. Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le flux de corps solides pleins sphéroidaux est amené à la surface d'un demi-produit en acier inoxydable. 15. Laminés plats tels que par exemple, tôles, feuilles, flans ou analogues, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 14.