La présente invention se rapporte à un procédé de rev8tement pour sols et notamment pour sols dits industriels, tels que sols d'usine, planchers, ou sous-sols d'immeubles, sols de zone urbaines routes aires de stationnement9 garages souterrains, tabliers de ponts ou autres surfaces dont les revêtement doivent répondre à certaines caractérsstiques. Pour de tels sols, les revêtements actuels sont généralement constitués par des matériaux enrobés, à l'aide de bitume ou de goudron. Ces revEtements présentent l'davantage d'être d'un prix de revient relativement peu élevé , mais il présente l'inconvénient d'être particulièrement sensible à la chaleur et d'être relativement malléables, c'est-à-dire de présenter une faible résistance à l'enfoncement et au ponçonne- nient. En outre, ils ne sont pas étanches et n'offrent qu'une faible résistance à certains agents corrosifs, tels que les huiles, graisses et les solvants. D'autres revêtements actuellement employés sont constitués par des bétons bruts, traitée mécaniquement de façon connue, avec éventuellement apport en surface d'un mélange durcisseur suivant également des méthodes connues.Ces revêtements offrent une surface très résistante et d'une bonne finition mais ils présentent l'inconvénient de nécessiter suivant un espacement régulier, des joints pour absorber les dilatations ou les retraits éventuels du béton. En outre, ces revEtements sont froids, c'est-à-dire mauvais conducteurs de la chaleur, ce qui, en hiver notamment, peut favoriser la formation de verglas Ils sont de plus d'un prix relativement élevé, et sont de mauvais isolants phoniques L'invention vise à remédier à ces inconvénients. À cet effet, elle concerne un procédé de revêtement de sols permettant par intégration d'une chape à asile ciment dans un enrobé, la réalisation d'un revêtement alliant les avantages des revêtements constitués par des matériaux enrobés au bitume ou au goudron et ceux des revêtements à base de béton, sans présenter les inconvénients inhérents à chacun d'eux, procédé caractérisé enoe qu'il consistez après mise en place d'un tapis d' enrobé bitumeux ou de goudron, imprégné dans toute son épaisseur d'un coulis de ciment, amélioré ou non par apport de plastifiants ou d'additifs spéciaux, tels que substances hydrofu ges ou autres, à saupoudrer à sec, @@ mélange composé principalement de ciment et d'un matériau durcisseur naturel ou synthétique en grains, et -a oser mécaniquement la surface ainsi traitée, jusqu'à obtention d'une surface unie et de planéité régulière. Ainsi, le présent procédé permet d'obtenir à partir d'un enrobé bitu-meux ou de goudron imprégné d'un coulis de ciment, un revêtement dont les qualités mécaniques, telles que résistance au poinçonnement, au choc et à k'usure, sont analogues à celles d'un béton renforcé superficiellement tel qu'actuelle nent employé, mais qui n'en présent pas les inconvénients, a savoir qu'il ne nécessite des joints de retrait ou de dila- tation.De plus, ce revêtement possède de bonnes qualités d'isolation phonique et est d'un prix de revient plus faibles En outre, un revêtement selon l'invention présente par rapport à un simple enrobé bitumeux ou de goudron imprégné d'un coulis de ciment, les avantages d'être dépourvu de rugesité, ce qui facilite l'entretien, d'offir un meilleure résistance au gel et aux agents chimiques et d'offrir un bonne résistance à l'usure, au poinçonnement et au choc. Le procédé selon l'invention permet encore d'obtenir une bonne planimétrie et une bonne imperméabilité de la surface traitée. Suivant une forme de mise en oeuvre préférée de l'invention, le mélange saupoudré à sec, se compose, en poids, d'environ 25 % de sable siliceux, 25 % de ciment, et d'environ 50 % d'un matériau durcisseur synthétique en grains, tel que de l'alumine ou du carbure de silicium, avec éventuellement ap- port dans de faibles proportions de plastifiants et de colorant. Suivant une autre forme de mise en oeuvre de l'invention, le mélange saupoudré a se: se compose, en poids, d'environ 66,50 % de matériau durcisseur naturel en grains, tel que du quartz et d'environ 33,50 % de ciment avec éventuellement apport dans de faibles proportions de plastifiants et de sol rant. Les qualités mécaniques des revêtements traités avec ce dernier mélange, sont légèrement inférieures à celles des e- vêtements traités avec le mélange premièrement cité. Ces re v@tements possèdement néanmoins l'ensemble des qualités ap portées par le présent procédé et reste particulièrement avantageux par rapport aux revêtements classiques. L'invention sera de toute façon bien comprise, à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes de mise en oeuvre de ce prodédé, dessins dans lequel Figure 1 montre un revêtement traité selon le présent procédé, et réalisé à partir d'un sol compacté; Figure 2 montre un revêtement selon le présent procédé réalisé à partir d'un revêtement ancien ou sur un enrobé déjà mis en place. La réalisation d'un revêtement selon le procédé objet de la présente invention, s'effectue de la façon suivante Sur une forme compactée 2, c'est-à-dire sur un sol brut compacté, on met en place en premier lieu, une couche d'enrobé 3, bitumeux ou de gouirond,texture relativement dense et d'une épaisseur de sensiblement 5 cm. Cet enrobé peut être constitué par exemple, par du gravier dit tout venant enrobé de bitume ou de goudron. Il peut toutefois être remplacé par un simple traitement du sol brut 2 à l'aide dtinfiltration de ciment Sur cet enrobé 3 est mis en place un second enrobé 4 également bitumeux ou de goudron, présentant une texture plus ouverte c'est-à-dire moins dense que l'enrobé 3 et sur une épaisseur d'environ 4 cm.Cet enrobé 4 peut être constitué, par exemple, par des gravillons. Sur ce second enrobé 4, on procède ensuite à un coulis de ciment 5 qui pénètre dans ledit enrobé et dont la répartition et la pénétration sont assurées à l'aide d'engins mécaniques tels que dame vibrante ou rouleau vibrant. Ce coulis 5 est avantageusement amélioré par apport de plastifiants et d'additifs divers tels que substance hydrofuge ou autre. À l'issue de ce traitement on procède au semis d'un mélange sec 6 composé, en poids, sensiblement de 25 % de sable siliceux, 25 % de ciment et 50 % d'une matière durcisseuse synthétique en grains telle que de l'alumine ou du carbure de silicium, désignés dans le commerce -lun -sous le nom de "corindon", l'autre sous le nom de "carborundum".Des produits plastifiants et un produit colorant peuvent être adjoints dans de faibles proportions, à ce mélange selon le but recherché0 Ces proportions donnent par exemple, par m2 1 kg de sable siliceux, 1 kg de ciment, 2 kg de matière durcisseuse synthétique en grains, 100 g de colorant et 50 g de produit plastifiént. Une finition est ensuite réalisée par lissage de la surface ainsi traitée, jusqu'à obtention d'une surface unie et présentant une planéité régulières Ce lissage est notamment réalisé à l'aide d'un appareil nommé truelle mécanique, muni de pales rotatives permettant le talochage de la surface. Il se produit alors uneintégration du mélange sec 6 dans l'enrobé 4. En effet, le coulis de ciment 5 imprégnant l'en -robé vient nourrir les composants du mélange 6S d'une part par remontée de l'eau nécessaire à la prise du ciment que comprend ce mélange et, d'autre part, par transfert partiel des plastifiants et des additifs contenus dans l'enrobé 4. lia surface du revêtement bénéficie donc des avantages de ces additifs ce qui -permet d'obtenir une meilleure liaison du mélange 6 avec le support 4 et uneplus grande facilité de finition. Il faut noter que la présence de bitume ne nuit pas au lissage mécanique, malgré la surface grenuende l'enrobétsupport 4. -Suivant une autre forme de mise en oeuvre de l'invention illustrée à la figure 2, le revêtement selon celle-ci est obtenu à partir d'un revêtement ancien La tel que béton ancien, gravier tout venant, compacté et traité au ciment, ou autre. Sur ce revêtement ancien 3a est mis en place comme pré cédemment, un enrobé 4a, bitumeux ou de goudron, àtexture semi- ouverte ou semi-densee On assure ensuite la répartition et la pénétration dans cet enro@é 4a d'un coulis de ciment 5a, amélioré par apport de plastifiants et d'additifs spéciaux. On procède ensuite au damage de la surface à l'aide d'une dame vibrante ou d'un rouleau vibrants puis au semis d'un mélange 6a Comprenant par m2, 2 kg dDun matériau durcisseur naturel en grains, tel que du quartz et 1 kg de ciment, avec éventuelle ment apport de colorant. La finition est réalisée comme dans le cas précédent, à l'aide d'une truelle mécanique munie de pales de talochage. Les avantages d'un revêtement obtenn selon le premier exemple, par apport à un revêtement au bétonlenforcé, résident notamment dans l'absence de joints de retrait ou dedilata- tion, dans unemeilleure isolation phonique et dans un prix de revient moindre, les qualités mécaniques de ce revêtement étant analogues à celles du revêtement au béton0 En outre, le revêtement selon l'invention présente par apport à un enrobé bitumeux ou de goudron, renforcé par un coulis de ciment, les avantages d'être dépourvus de rugosité, de présenter une meilleure résistance au gel et aux agents chimiques et une meilleure résistance à l'usure et au choc. Les revêtements obtenus selon le second exemple,tout en ayant des qualités mécaniques moindres que ceux obtenus dans le premier exemple, s'avèrent néanmoins particulièrement avantageux par apport aux revetements classiques et présentent de toute façon les qualités inhérentes au présent procédé. Comme il va de soi et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite en aucune façon aux seules formes de mise en oeuvre qui viennent d'être décrites à titres d'exemples non limitatifs ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes REVENDICAUIONS 1.- Procédé de revêtement de sols de toutes sortes, permettant, par intégration d'une chape à base de ciment dans un enrobé, la réalisation d'un revêtement alliant les avantages des revêtements constitués par des matériaux enrobés au bitume ou au goudron, et ceux des revêtements à base de béton, sans présenter les inconvénients inhérents à chacun d'eux, procédé caractérisé en ce qu'il consiste, après mise en place d'un tapis d'enrobé bitumeux ou de goudron, imprégné dans toute son épaisseur d'un coulis de ciment, amélioré ou non par apport de plastifiant ou d'additifs spéciaux, tel que des substances hydrofuges ou autres, à saupoudrer à sec, un mélange composé principalement de ciment et, d'un matériau durcisseur naturel ou synthétique en grains et à lisser mécaniquement la surface ainsi- traitée jusqu'à obtention d'une surface unie et de planéité règulieré. 20- Revêtement obtenu selon le procédé spécifié en 1, caractérisé en ce que le mélange saupoudré à sec se compose, en poids, de sensiblement 25 % de sable siliceux, de sensiblement 25 % de ciment et de sensiblement 50 % de matériau durcisseur synthétique en grain, tel que de l'alumine ou du carbure de silicium, avec éventuellement, apport dans de faibles proportions de plastifiants et de colorants. 3.- Revêtement obtenu selon le procédé spécifié en 1, caractérisé en ce que le mélange saupoudré à sec, se compose, en poids, de sensiblement 66,50 % de matériau durcisseur naturel en grain, tel que du quartz et de sensiblement 33,50 % de ciment avec éventuellement, apport dans de faibles proportions de plastifiants et de colorants.