Le présent brevet concerne des récipients pour culture rationnelle des plantes, couramment appelés bacs ou "jardinières", , du type à réserve incorporée d'eau ou de liquide nutritif, lesdits récipients assurant simultanément l'humidi iication ou l'alimentation de la masse terreuse de culture, une répartition ho morène de cette humidification ou alimentation, l'aération permanente de ladite masse terreuse et son isolement thermique dans ses zones de contact avec les parois du récipient. On connait déjà des récipients de ce genre, disposant d'une réserve in corporée d'eau ou de liquide nutritif, qui sont munis de dispositifs de régulation de l'humidification ou de l'alimentation de la masse terreuse de culture, mais qui n'apportent pas une répartition homogène, dans cette fonction ; on connait aussi d'autres récipients similaires qui permettent l'aération de la masse terreuse, mais qui n'apportent pas l'isolement thermique nécessaire dans les zones de contact de cette dernière avec les parois verticales du récipient, cette dernière fonction pouvant, à elle seule, fausser l'équilibre général recherché. On sait en effet que l'aération normale doit se faire à partir de la surface inférieure de la masse terreuse, l'ascendance naturelle se faisant en direction de la surface supérieure ; cette dernière diffuse aussi une part im Portante, par évaporation, de l'humidité apportée à ladite masse terreuse, et le nouveau courant d'échange se faisant également- par ascendance naturelle, l'humidification doit donc être faite de façon homogène à partir de toute la surface inférieure de cette masse terreuse. Un état d'équilibre serait ainsi obtenu si les zones de la masse de culture, en contact avec les parois verticales du récipient, ne subissaient l'influence de la température ambiante, notamment dans les locaux d'habitation ; dans ces zones, l'échauffement qui en découle entraine un assèchement plus rapide de cette masse terreuse, qui n'est pas compensé localement par un apport supplémentaire d'humidité ; on retrouve donc, sur la périphérie intérieure du bac considéré, une zone de masse terreuse dans laquelle la plante ne peut plus puiser les élément qui lui,sont nécessaires, meme si la conception de ce récipient permet une humidification théorique convenablement répartie, en dehors du cas signalé, ce qui n'est pas toujours réalisé. La présente invention permet de remédier à l'ensemble de ces inconvénients par l'adoption d'un bac extérieur étanche, dont la partie inférieure for réservoir d'eau, ou de liquide nutritif ; à la surface de ce volume liquide est prévue une couche d'air, en relation constante avec l'atmosphère, qui assure l'aération constante de la masse terreuse de culture, par sa face inférieure. Ladite masse terreuse est supportée par une grille, habillée ou non d'une toile poreuse, qui laisse passer l'air humidifié, montant à travers la masse ; cette grille peut accessoirement supporter également des mèches pendantes ou des crayons poreux reliant le liquide à la terre, qui assurent par capillarité, I'humidification verticale de cette dernière, à partir de sa surface inférieure. Enfin les quatre faces verticales intérieures du bac extérieur sont recouvertes par des plaques amovibles ou non, constituées de préférence d'un matériau rigide, poreux et isothermique, qui réalisent l'isolement thermique de la masse terreuse de culture sur l'ensemble de sa périphérie, et assurent l'humidi- fication de ces mêmes zones, par capillarité, à partir de leur base inférieure, baignant dans le liquide. On comprendra mieux le détail de la présente invention à la lecture de la description qui suit, concernant un exemple non limitatif, et des figures annexées, parmi lesquelles La figure 1, est une vue en coupe longitudinale, selon B-B', d'un répient conforme à l'invention. La figure 2, est une vue en coupe transversale, selon A-A', de ce meme récipient. La figure 3, est une vue en plan de l'un des angles du récipient, selon C. La figure 4, est une vue agrandie, en coupe transversale, selon A-A', montrant l'équipement du fond du récipient. La figure 5, est une coupe agrandie, selon D-D', montrant la mise en place d'une première version de jauge de niveau. La figure 6, est également une coupe agrandie, selon D-D', montrant la mise en place d'une seconde version de jauge de niveau. Dans une réalisation intéressante, le récipient pour la culture rationnelle des plantes, objet de la présente invention, est composé d'un bac extérieur, 1, étanche, dont les formes et les dimensions ne sont pas limitées, mais qui, de préférence, est de forme cylindrique ou variant du cube au parallélipipède rectangle, et est réalisé en gammes homogènes de capacités différentes; ce bac extérieur, 1, peut être métallique ou réalisé à partir de matériaux plastiques rigides, mais dans une solution préférée il est moulé à partir de béton ou d'amiante-ciment. Le fond intérieur, le, de ce bac extérieur, 1, forme réservoir d'eau ou de liquide nutritif, pendant que les parois verticales intérieures, la, lb, le, et ld, sont recouvertes, respectivement, de plaques fixes ou amovibles, 2a, 2b, 2c et 2di elles-mêmes réalisées à partir de mousses plastiques, de feutres imputréscibles, ou, de préférence de matériaux rigides, poreux et isothermes, tels que ceux connus dans le commerce sous les désignations de :PICAL-A, PICA LUX, etc...; la hauteur de ces plaques est sensiblement égale à la hauteur intérieure du bac extérieur, 1, et leurs bases inférieures portent obligatoirement sur le fond intérieur, le, du bac extérieur, 1, pendant que leurs angles inf6- rieurs, 2aa, 2ab, 2ca, 2cb, etc..., sont avantageusement découpés comme repré sentés figures 1 et 2, et que leur longueur est légèrement inférieure à la dimen- sion intérieure correspondante du bac extérieur, 1, pour ménager à chaque angleun vide, 10, comme représenté figure 3 ; pour améliorer la mise en place, on adopte les chanfreins verticaux, 3, qui permettent un chevauchement partiel et une iaaobilisation relative avant l'apport de la masse terreuse de culture, 9, dans le récipient. Les bases inférieures des plaques, 2a, 2b, 2c et 2d, qui portent sur le fond intérieur, le, du bac extérieur, 1, reçoivent des découpages, 4, de forme quelconque, lesquelles limitent la surface totale de contact avec le fond, le, au bénéfice d'une surface totale des découpages, 4, devenue libre pour un contact avec le liquide, 5. Le ion intérieur, le, du bac extérieur, 1, reçoit une grille amovible perforée, 6, réalisée en plastique rigide ou en métal, de préférence inoxydable un certain nombre de perforations de cette grille, 6, sont traversées par des mé- ches pendantes, 7, et une toile poreuse, 8, peut éventuellement recouvrir la grille perforéee, 6, et les extrémités supérieures, rabattues horizontalement, des mèches pendantes, 7, avant mise en place de la masse terreuse de culture, 9, dans le récipient. Dans une version économique, non limitative, la grille perforée, 6, porte sur le fond intérieur, le, du bac extérieur, 1, grâce à deux plia ges longitudinaux, 6a et 6b, qui comportent des perforations du genre de celles déjà prévues pour la grille perforée, 6, elle-meme. Enfin un dispositif de jauge graduée est prévu pour surveiller le niveau du liquide, 5 ; dans une première version, représentée figure 5, il est coi- posé d'une tige mobile, 11, à flotteur, située dans l'un des vides, 10, prévus à chaque angle intérieur du bac extérieur, 1, entre les extrémités verticales des plaques, 2a, 2b, 2c et 2d : la tige mobile, 11, porte dans ce cas, à sa partie supérieure, des graduations qui indiquent, par rapport à un point fixe, matérialisé par exemple par la surface supérieure, 12, du bac extérieur, 1, les écarts de niveau admisssbles pour le liquide, 5, prévu entre les hauteurs, h et h'. Dans une seconde version, représentée figure 6, une jauge fixe, 13, plongeante, a été adoptée, qui porte à sa partie inférieure les graduations définies ci-dessus, pendant qu'elle est elle-même suspendue au point fixe, 12, par un pliage adéquat, en forme de crochet de son extrémité supérieure, et qu'elle est mise en place dans l'un des vides, 10, déjà décrits. Dans un ensemble conçu comme décrit ci-dessus, la mise en place des plantes concernées et de la masse terreuse de culture adoptée étant effectuées, le fonctionnement devient le suivant a) L'aération permanente de la masse terreuse complète est obtenue à partir de la couche d'air contenu dans ltespace situé entre les hauteurs, H et h ou h' ; cette couche d'air agit sur la surface inférieure totale de cette masse, et elle est renouvelée en permanence, grâce à ses communications ouvertes sur l'atmosphère, aux quatre angles du récipient, constituées par des vides, 10, verticaux, b) Le niveau du liquide peut être contrôlé en permanence par des jauges graduées, 11 et 13, passant par l'un des vides, 10, verticaux, et compensé périodiquement en utilisant les vides, 10, comme orifices de remplissage, alors que la couche d'air permanente, ci-dessus, ntest pas affectée. c) L'humidification par ascendance verticale à partir de la surface inférieure totale de la masse terreuse de culture est obtenue grâce aux mèches, 7, pendantes, trauersant la grille perforée, qui remontent le liquide par capillarité ; le nombre et la répartition de ces méches pendantes permet d'adapter l'hu- aidification obtenue de la masse terreuse utilisée. d) La toile perforée qui recouvre la grille perforée et les extrémités supérieures rabattues des méches pendantes, évite que les perforations ne soient obstruées et n'arrêtent, de ce. fait, les ascendances d'air et de vapeur d'eau. e) Les plaques poreuses verticales apposées sur les parois verticales intérieures du bac, et dont les bases inférieures baignent dans le liquide en étant alimentées par les surfaces des découpages, 4,au travers des perforations existantes dans les pliages longitudinaux, 6a et 6b, humidifient par montée capillaire, puis par diffusion horizontale la totalité des faces verticales de la masse terreuse de culture, et les isolent thermiquement des apports calorifiques en provenance des parois verticales du bac ; il y a donc, non seulement suppression de l'assèchement déjà décrit de ces zones, mais on obtient au contraire une seconde source d'humidification générale qui coopère, sur toute la périphérie, à l'homogénéité d'humidification de la masse totale de terre ; le nombre et la répartition des découpages, 4, permettent d'adapter cette coopération aux besoins réels des plantes en culture et la nature de la masse terreuse utilisée. f) Dans un tel ensemble, seule la surface supérieure de la masse terreuse de culture est en contact avec l'atmosphère et peut conduire à un assèchement parasite, par évaporation, et à une perte d'air, répartis et proportionnels b elle-même ; mais toutes les compensations obtenues sont faites au travers de l'ensemble total de la masse terreuse, et à partir d'alimentations également réparties sur les cinq autres surfaces de cette masse ; on obtient donc, dans ces conditions, une homogénéité des conditions optimum de culture pour l'ensemble de ladite masse terreuse qui permet un développement complet des racines des plantes en cause, dans toutes les directions. g) Enfin un tel ensemble est constitué de pièces élémentaires simples, en nombre réduit, intercheangeables, et simplement posées dans le bac extérieur, sans aucune fixation ; il s'agit d'une production d'un prix de revient particulièrement économique, et ne posant aucun problème d'équipement industriel ou de qualification de main-d'oeuvre. Tous les résultats pratiques définis au début de la présente description sont donc atteints, et de tels récipients pour la culture rationnelle des plantes, conforme à la présente invention, représente donc un réel progrès par rapport aux solutions connues ; la simplicité de la conception adoptée et les possibilités de réalisations économiques qui en découlent en font un produit industriel nouveau particulièrement intéressant. REVENDICATIONS - 1 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, du type à masse terreuse de culture, à réserve incorporée d'eau ou de liquide nutritif, et à dispositif de contrôle permanent et de compensation du niveau dudit liquide, caractérisé par un isolement thermique et une humidification 'permanente et répartie des faces verticales de la masse terreuse de culture, conjugués avec une hu midification et une aération réparties, à partir de la surface inférieure totale de la masse terreuse, en vue de l'obtention d'une homogénéïsation totale de ces deux alimentations appliquées à la totalité de la masse de culture. - 2 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendication nO 1, dans lequel l'isolement thermique et l'humidification des faces verticales de la masse terreuse de culture sont obtenus par le recouvrement des faces intérieures verticales du récipient par des plaques constituées de mousses plastiques ou de feutre imputrescible, poreuses et isothermes, de nature connue. - 3 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendication nO 1, dans lequel l'isolement thermique et l'humidification des faces verticales de la masse terreuse de culture sont obtenus par le recouvrement des faces intérieures verticales du récipient par des plaques rigides, poreuses et isothermiques, constituées de matériaux du genre de ceux connus dans ie commerce sous la désignation de : PICAL-A, PICALUX, et autres. - 4 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendications nO 2 et 3 dans lequel les plaques isolantés baignent, par leurs bases inférieures, dans la réserve de liquide, portent sur le fond intérieur du récipient, et remontent ledit liquide par capillarité à partir d'une alimentation obtenue par la surface d'entailles appropriées, pratiquées dans leurs bases. - 5 - Récipient pour la culture rationnelle-des plantes, selon revendications nO 2 et 3, dans lequel l'isolement thermique réalisé comprend des vides verticaux, à chaque angle du récipient, utilisés pour la mise à l'athmosphère de la surface dy liquide, et pour le contrôle permanent et la compensation du niveau de ce liquide. - 6 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendications nO 1 et 5, dans lequel une couche permanente d'air est prévue à la surface du liquide, qui est en relation permanente avec l'atmosphère par les vides verticaux compris dans l'isolement thermique, et est utilisée pour l'aération permanente de la masse terreuse de culture, à partir de sa surface totale inférieure. - 7 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendu cation nO 1 dans lequel la masse terreuse de culture est séparée de la nappe de liquide et de la couche d'air par une grille perforée, et éventuellement une toile de protection poreuse, ladite grille supportant des mèches pendantes, ou des crayons poreux, traversant des perforations de la grille selon une répartition adaptée, pour assurer par capillarité l'humidification de la masse terreuse, à partir de sa surface inférieure totale. - 8 - Récipient pour la culture rationnelle des plantes, selon revendication ne 7, dans lequel la grille perforée comprend deux pliages longitudinaux de bordure, utilisés comme pieds portant sur le fond intérieur du récipient, les perforations étant maintenues sur ces deux pliages pour permettre l'alimentation en liquides, des plaques isolantes. - 9 - Récipient, pour la culture rationnelle des plantes, selon revendications nO 1 - 2 - 3 - 4 - 5 et 7, vues dans leur ensemble, ce récipient étant considéré comme produit industriel nouveau comprenant, en combinaison, l'humidi- fication répartie et permanente, par capillarité, des faces inférieures et verticales de la masse terreuse, son aération à partir de sa face inférieure, et l'isolement thermique de ses faces verticales.