La présente invention se rapporte à un nouveau procédé pour fabriquer des plaques minéralogiques et aux plaques minéralogiques ainsi obtenues. A l'heure actuelle, les plaques minéralogiques qui servent à l'identification des véhicules automobiles sont fabriquées selon deux modalités successives. Dans un premier temps on fabrique des plaques nues ne comportant pas de numéro qui sont destinées soit à l'approvisionnement des voitures neuves soit au changement de plaques pour les voitures d'occasion. Dans un deuxième temps le concessionnaire, le grossiste ou le garagiste, après attribution du numéro définitif figurant sur la carte grise, compose le numéro destiné à être apposé sur la plaque nue avec des matrices comportant des chiffres et des lettres. Les caractères sont formés soit avec une presse manuelle effectuant le formage des caractères au coup par coup soit au moyen d'une presse adaptée à permettre l'emboutissage de tous les caractères d'un seul coup. Ces modalités s'appliquent aussi aux plaques réflectorisées ou aux plaques réfléchissantes, qu'elles soient en métal ferreux ou en métal non ferreux, peintes ou revêtues d'une pellicule plastique, que les caractères soient lisses ou à relief. Le procédé de fabrication actuel présente de ce fait de nombreux inconvénients. I1 convient de souligner d'abord la multiplicité de méthodes de fabrication de plaques différentes. On voit ainsi sur le marché des plaques en aluminium de 10/10, 12/10, 14/10, 17/10 et 18/1U mm, certaines d'entre elles en une seule plaque, d'autres en deux plaques de 10, 12, 13 ou 14 dizièmes recouvertes d'une deuxième plaque de 0,2 - 0,3 ou 0,4 mm, d'où des propriétés et des méthodes d'emboutissage très différentes les unes des autres. Chaque constructeur a dû mettre au point sa presse manuelle ou sa presse automatique pour emboutir sa propre plaque, d'où il résulte a) une différence de présentation des caractères d'un constructeur à l'autre, b) une différence des méthodes de fabrication, certains films réflectorisant ou non se décollent beaucoup trop facilement par manque de polymérisation auprès des caractères. c) le grand nombre de presses que chaque constructeur a dû mettre d la disposition de ses clients. On peut estimer qu'il y a en France plus de lO.OOO presses livrées par 6 ou 7 fabricants différents, les presses d'un constructeur ne pouvant pas réaliser les plaques d'un autre constructeur, d) chaque garage doit disposer d'un jeu d'une centaine de matrices pour couvrir les chiffres et les lettres nécessaires. On peut estimer que i'investissemsnt total ainsi mis à la disposition des garages s'éiev à 35 millions pour les presses et à 26 millions pour les matrices, soit 61 millions travaillant en moyenne moins d'une heure par jour, e) presses et machines doivent être entretenues sur place, ce qui pose des problèmes de tous ordres. Bref, en face d'un marché de 8 à 10 millions de plaques, la fabrication apparat morcelée à l'extrême, ce qui empêche d'avoir un excellent prix de revient et une qualité aussi homogène qu'il serait souhaitable. Tout cela se traduit en outre par des temps de mise en oeuvre de 5 à 7 minutes pour deu plaques dans chaque garage, ce qui est assez élevé. Il se pose donc un problème industriel et un problème éco nomique qui tiennent à l'importance des investissements rdali- sés par les garages, à l'import2nce des nécessités d'entretien du matériel, à l'hétérogénéité des qualités des différentes fabrications, ainsi qu'à l'importance des temps de mise en oeuvre pour la réalisation des deux plaques minéralogiques portées par chaque véhicule. L'invention vise à résoudre ces difficultés. Elle vise notamment à permettre de faire l'économie chez les installateurs des presses, des matrices, et de la réalisation des caractères. Elle vise aussi à centraliser en usine la fabrication des caractères et à réduire à un simple montage l'intervention des garagistes. Elle vise encore une réduction substantielle des coûts de fabrication ainsi qu'une homogénéisation de la qualité des produits. L'invention offre à cet effet un procédé de fabrication de plaques minéralogiques caractérisé en ce qu'il comporte l'élaboration d'une plaque de base avec une zone de réception de caractères, l'élaboration d'une collection de plaquettes de caractère, ladite zone de réception de caractères étant adaptée à recevoir un nombre prédéterminé de plaquettes de caractère, le garnissage de la zone de réception de caractères par le nombre prédéterminé de plaquettes choisies et solidarisation des plaquettes ainsi posées avec la plaque de base d'une part et entre elles d'autre part. L'invention offre également une plaque d'immatriculation caractérisée en ce qu'elle comporte en combinaison une plaque de base avec une zone de réception de caractères, une pluralité de plaquettes de caractère, ladite zone de réception de caractères étant adaptée à être couverte par un nombre prSdéter- min de plaquettes de caractère et au moins un moyen de solidarisation de l'ensemble ainsi constitué. Les caractéiistiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la descirption qui va suivre à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en plan d'une première forme de réalisation à solidarisation par adhésif la figure 2 est une vue en coupe selon le plan II-II de la figure 1 la figure 3 est une vue en plan d'une forme de réalisation à solidarZsation par glissières ;; les figures , 5 et 6 sont des vues en coupe transversale respectivement suivant les plans IV-IV, V-V et VI-VI de la figure 3 la figure 7 est une vue de détail montrant une variante de la forme de réalisation précédente avec verrouillage par emboîtement mutuel de plaquettes la figure 8 est une vue en plan d'une autre variante avec fente médiane d'accrochage la figure 9 est une vue de détail en coupe transversale selon le plan IX-IX de la figure 8 la figure 10 est une vue en plan d'une variante de réalisation avec fond de recouvrement la figure Il est une vue en coupe longitudinale selon le plan XI-XI de la figure 10 la figure 12 est une vue en coupe transversale selon le plan XII-XII de la figure 10 la figure 13 est une vue en perspectile d'une plaquette métallique la figure 14 est une vue de profil d!une plaquette en ma tière plastique avEc boite d'éclairage. Selon la forme de réalisation des figures 1 et 2, on a ménagé dans une plaque de base 1 une zone de réception de caractères constituée ici par une cuvette 2 de logement de plaquettes, cette cuvette étant une dépression de forme rectangulaire. Cette dépression est pratiquée à une profondeur sensiblement égale à l'épaisseur de plaquettes telles que 3, chacune de ces plaquettes, dite plaquette de caractère, pouvant porter en relief un caractère ou un chiffre tel que celui indiqué en 4 ou présenter une surface vide de caractère ou chif- fre pour former un intervalle. La hauteur H de la dépression formant cuvette 2 est sensiblement égaie à la hauteur des plaquettes de caractère tandis que la largeur L de la cuvette est égale à un multiple de la largeur 1 d'une plaquette, ce multiple pouvant être égal à 10 par exemple. La fixation des plaquettes de caractère 3 est assurée dons le cas présent par collage, ce collage étant avantageusement obtenu au moyen d'un autoadhésif susceptible d'opérer par application d'une pression sur les plaquettes de caractère une fois qu'elles sont. toutes en place. Les plaquettes de caractère peuvent être réalisées par emboutissage en tôle d'acier ou d'aluminium de faible épaisseur ou encore en matière plastique genre ABS. Ces plaquettes de caractère pourront être réalisées à partir de bandes de tôle revêtues de peinture ou de film noir adhésif découpé à l'endroit du caractère. Le revêtement peut aussi être un film réfléchissant. La plaque de base 1 peut elle-mênie être découpée dans de la bande prépeinte ou prérevêtue d'ure peinture ou d'un fiîn, adéquats. Dans la forme de réalisation des figures 3 à 6, on retrouve une plaque de base 11 avec une cuvette rectangulaire 12 de logement de plaquettes de caractère. Cependant dans ce cas une glissière de guidage et de retenue des plaquettes de caractère est ménagée le long de chacun des bords supérieur et inférieur de la cuvette 12. A cet effet, comme il est visible notamment sur la figure 4, la paroi de fond 13 de la cuvette comporte des arrachements 14 le long de son bord supérieur et des arrachements 15 le long de son bord inférieur, ces arrachements étant interrompus de place en place par des zones de liaison 16, 17 réalisées par des emboutissages localisés de profondeur P correspondant sensiblement au double de la profondeur d'emboutissage de la cuvette 12. A l'une des extrémités de la cuvette 12, par exemple du côté droit sur la figure 3, est ménagée une zone d'entrée 20 (fig. 6) où sur une largeur sensiblement égale à la largeur d'une plaquette de caractère, on a découpé dans le rebord supérieur d'encadrement de la cuvette 12 une fenêtre d'entrée 21. Les plaquettes de caractère 22, sur chacune desquelles peut apparaître en relief un caractère 23, comportent aussi le long de leur bord inférieur une patte d'accrochage 24 et le long de leur bord supérieur une patte de verrouillage 25. Comme il est visible sur la figure 6, pour la mise en place d'une telle plaquette, on introduit d'abord la patte d'accrochage 24 dans le passage ménagé à cet effet entre le bord inférieur 15 arraché et repoussé du fond 13 de la cuvette et le rebord adjacent de la plaque de base 11. On rabat ensuite la plaquette 22 au contact du fond 13 : la patte de verrouillage 25 passant dans la fenêtre 21 de la zone d'entrée vient se placer en arrière du rebord supérieur llB de la plaque de base venant prendre ainsi la position relative visible sur la figure 5. On notera que le profil de raccordement de la patte de verrouillage 25 au restant de la plaquette 22 épouse sensiblement le profil de la zone d'arrachement 14, ce même profil se retrouvant du côté interne des zones de liaison 16 et 17 (fig5). Dès qu'une plaquette se trouve ainsi mise en place dans la zone d'entrée, il devient donc possible de la faire repousser vers la gauche sur la figure 3 en la faisant glisser par ses pattes 24, 25 dans les glissières formées par les zones d'arrachement 14, 15 et se poursuivant dans les zones de liaison 16, 17. Lorsque toutes les plaquettes de caractère sont ainsi mises en place, une dernière plaquette placée dans la zone d'entrée est fixée par rivets contre le fond 13 de la cuvette rendant ainsi l'ensemble indémontable. Les plaquettes de caractère 22 pourront ici encore, si cn le désire, être munies d'un adhésif collant sous pression (genre Controîcal de Minnesota par exemple), la solidarisation avec la plaque de base se trouvant ainsi doublement assurée non seulement par I 'sccrec1age et le verrouillage mais encore par collage cote la paroi de fond 13 de 3a cuvette. Selon la variante illustrée à la figure 7, on aura aménagé en outre une solidarisation des plaquettes de caractère entre elles : les plaquettes 22A portent à cet effet le long de leurs bords verticaux des tenons 27 et mortaises 28 respecti- vement adaptés à coopérer par emboîtement mutuel. La forme de réalisation des figures ss et 9 se distingue de la précédente par le fait que l'on a ménagé au milieu de la cuvette 12A de la plaque de base 11A une ouverture 30 de hau tueur limitée. Comme il est visible sur la figure 9, cette ouverture est destiné à recevoir au moins une patte de verrouillage telle que 31 ménagée à cet effet en saillie sur la face dorsale de chacune des plaquettes de caractère 228. Ces pattes d'accrochage dorsales introduisent une sécurité supplimentaire dans la solidarisation des plaquettes de caractère avec la plaque de base. Dans la forme de réalisation représentée aux figures 10 à 12, la partie 1213 de la plaque de base 118, partie qui correspond sensiblement au fond de la cuvette des formes de réalisation précédentes, est entièrement découpée : la partie 12B ainsi découpée de la plaque de base présente donc une hauteur H correspondant à la hauteur de corps des plaquettes de caractère et une largeur L correspondant au multiple choisi de la largeur 1 des plaquettes de caractère. Les plaquettes de caractère comportent ici un corps 32 de forme en caisson : la paroi de fond portant le caractère 33 étant soulevée par rapport au rebord inférieur 34 et au rebord supérieur 35 par des parois latérales 36 et des parois transversales 37. Une telle plaquette en caisson peut être obtenue par découpage et emboutissage à partir d'une feuille ou bande métal lique (fig. 13). Elle peut également être réalisée par moulage en matière plastique. Pour la réalisation d'une plaque d'immatriculation on commence par juxtaposer la collection de plaquettes choisies sur la plaque de fond 12B. On pose ensuite sur la rangée de plaquettes ains-i constituées la plaque de base llB et l'on procède à la solidarisation de l'ensemble. Cette solidarisation peut avantageusement être obtenue par exemple au moyen de pattes 121 et 122 découpées de part et d'autre de la plaque de fond 12B, rabattues vers l'extérieur, ces pattes pouvant avantageusement être fixées par rivetage par exemple sur la plaque de base 118. Dans la variante de réalisation illustrée schématiquement à la figure 14 en coupe transversale, on retrouve des plaquettes de caractère 32 emboîtées dans l'ouverture ménagée à cet effet dans la plaque de base 118 tandis que la plaque de fond 12B est remplacée par un boîtier 12C pouvant être moulé par exemple en matière plastique et constituer une boite d'éclairage avec des lampes comme indiqué schématiquement en 12D. Lorsque les plaquettes de caractère sont exécutées en matière plastique, on peut réaliser le fond des lettres avec un système catadioptre, ce qui évite l'utilisation de films et peut avantageusement se combiner avec une boîte d'éclairage. L'invention n'est bien entendu pas limitée aux détails des formes de réalisation ci-dessus décrites à titre d'exemple. AinsI, dans les types dc réalisation du genre décrit en référence aux figures 1 et 2, mettant en oeuvre une solidarisation par adhésif, il demeure naturellement possible, sans sortir du cadre de l'invention, de prévoir un moyen de solidarisation additionnelle, en particulier par agrafage ou rivetage soit du corps même des plaquettes de caractère, soit d'appendices ménagés à cet effet le long des bords supérieur et inférieur, en coopération éventuellement avec des trous percés dans la plaque de base. I1 est également possible de prévoir par ailleurs dans tous les cas où cela pourrait s'avérer souhaitable des nervures de raidissement dans la plaque de base, en particulier dans la plaque de fond 12B des figures 10 à 12 : ceci permet de réduire l'épaisseur de ces plaques. Dans ces mêmes figures 10 à 12 on peut également compléter la solidarisation de l'ensemble en ménageant des pattes d'attache 121 additionnelle, le long des bords longitudinau': de la plaque de fond 1213. Les diverses dispositions de l'invention sont adaptables enfin sans difficulté particulière aux plaques d'immatriculation où les caractères sont répartis en plusieurs rangées superposées. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de plaques minéralogiques, caractérisé en ce qu'il comporte l'élaboration d'une plaque de base avec une zone de réception de caractères, l'élaboration d'une collection de plaquettes de caractère, ladite zone de réception de caractères étant adaptée à recevoir un nombre prédéterminé de plaquettes de caractère, le garnissage de la zone de réception de caractères par le nombre prédéterminé de plaquettes choisies et solidarisation des plaquettes ainsi posées avec la plaque de base d'une part et entre elles d'autre part. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solidarisation est obtenue au moyen d'un adhésif appliqué sur les plaquettes de caractère. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la zone de réception de caractères est de forme rectangulaire allongée, de hauteur correspondant à la hauteur des plaquettes de caractère et de largeur correspondant à un multiple de la largeur des plaquettes de caractère. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par la mise en oeuvre, au titre de moyen de solidarisation, de glissières ménagées le long des bords inférieur et supérieur de la zone de réception de caractères et de rebords correspondants d'accrochage et de verrouillage ménagés selon les bords inférieur et supérieur des plaquettes de caractère. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par la mise en oeuvre de moyens de solidarisation par emboîtement des types tenons et mortaises le long des bords verticaux des plaquettes de caractère. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par la mise en oeuvre de moyens de solidarisation comportant au moins une lumière ménagée dans la plaque de base et des pattes d'accrochage complémentaires formées en saillie sur la face dorsale des plaquettes de caractère. 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la zone de réception de caractères est une fenêtre ménagée dans la plaque de base en coopération avec des plaquettes de caractère comportant un corps adapté à se loger dans la fenê- tre précitée et des rebords d'immobilisation adaptés à venir en butée sur la face dorsale de la plaque de base. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen de solidarisation est une plaque adaptée à se poser sur la face dorsale de la plaque de base. 9. Procédé selon la reendication 7, caractérisé en ce que le moyen de solidarisation est un boîtier d'éclairage adapté à que poser contre la face dorsale de la plaque de base. 10. Plaque d'immatriculation, aractérisée en ce qu'elle colporte en combinaison une plaque de base avec une zone de réception de caractères, une pluralité de plaquettes de caractère, ladite zone de réception de caractères étant adaptée à être couverte par un nombre prédéterminé de plaquettes de ca caractère, et au moins un moyen de so1idarisation de l'ensemble ainsi constitué.