L'invention se rapporte à un sectionneur et en particulier à un sectionneur pantographe supporté par une colonne unique et comprenant un point de contact principal comportant une pièce de contact mobile et une pièce de contact fixe qui est perpendiculaire à la pièce mobile, ainsi qu'un point de contact de rupture qui s'ouvre après le point de contact principal et qui absorbe l'arc. Les rupteurs ou disjoncteurs sont des appareils de commutation destinés à se fermer pratiquement sans courant et à établir des distances de coupure visibles. Il peut se produire à la fermeture un arc qui éclate avant Pétabllssement du contact définitif, mais qui en général n'a aucun effet néfaste sur les contacts principaux des appareils de commutation. La demande de brevet DE-OS NO 2 545 923 décrit un interrupteur à couteau comportant des doigts de contact dont l'un est plus long que les autres et qui constitue un contact de rupture. Cette disposition n'est toutefois pas applicable aux sectionneurs pantographes à colonne unique de support Par ailleurs, la demande de brevet DE-AS NO 1811378 décrit un interrupteur de puissance ou sectionneur de puissance comprenant un couteau principal de fermeture qui est associé à Un couteau auxiliaire constituant un contact de rupture et dont le mouvement suit celui du couteau principal aussi bien lors des coupures que des fermetures. Cette disposition n'est pas non plus applicable aux sectionneurs pantographes en raison de la différence du déroulement des mouvements des contacts de commutation par rapport à ceux des sectionneurs pantographes. Les sectionneurs pantographes à colonne unique de support ont posé récemment un nouveau problème auquel il importe d'apporter une solution technique et qui est soulevé par l'élévation des courants nominaux dans les installations de distribution, car lors de la commutation d'une barre omnibus à l'autre, les sectionneurs doivent commuter des courants sur la nouvelle barre omnibus devant etre branchée. I1 peut se produire alors une usure des contacts qui détruit la couche d'argent à la surface de ces derniers avec, pour conséquence, une élévation de la résistance de contact ou de passage. La demande de brevet DE-AS NO 1240156 décrit un sectionneur pantographe à colonne unique du type tel que spécifié. Dans ce mode de réalisation, le contact mobile ou les pièces de contact mobiles sont solidaires d'une tige de contact à auto-élasticité qui forme avec des tiges extremes relativement rigides le point de contact avec une pièce de contact fixe. Les tiges de contact à élasticité propre sont essentiellement destinées à empêcher les pièces de contact mobiles de se soulever de manière à permettre de transmettre de forts courants de choc en évitant les phénomènes dits de crachement.Bien que les tiges de contact à élasticité propre forment un point de contact de rupture avec les tiges de contact fixes, cette disposition n'empêche pas que la pièce de contact fixe subisse des détériorations par suite de l'éclatement d'un arc. L'invention a pour objet un contact de rupture destiné à un sectionneur, en particulier à un sectionneur pantographe à colonne unique, et réalisé par des moyens simples. Selon une particularité essentielle de l'invention, au moins deux tiges de contact sont destinées à former le point de contact de rupture,au moins l'une de ces tiges étant montée élastiquement sur la pièce de contact fixe, à peu près parallèlement à l'axe de cette dernière et au moins une autre de ces tiges étant montée élastiquement sur la pièce de contact mobile, aussi parallèlement à l'axe de cette dernière, ces deux tiges au moins qui forment le point de contact de rupture se croisant. La demande de brevet DE-OS NO 1 665 510 décrit certes déjà un interrupteur haute tension dans lequel un point de contact principal est associé à un point de contact auxiliaire. Le mode de fonctionnement de cette disposition est le suivant: lors d'une ouverture du point de contact principal, le point de contact auxiliaire demeure tout d'abord fermé, puis, lorsque le point de contact auxiliaire s'ouvre, la pièce de contact auxiliaire élastique s'éloigne de la pièce de contact fixe à une vitesse de 2,0 m/s, la vitesse d'ouverture des contacts ainsi obtenue étant élevée, de sorte que l'arc qui éclate s'interrompt rapidement et de manière fiable sans l'aide de chambres d'extinction ou d'autres éléments d'étouffement.Cet interrupteur est moins un sectionneur qu'un interrupteur de puissance et le point de contact auxiliaire n'est pas non plus réellement un contact de rupture de l'arc comme le point de contact de rupture de l'invention. Dans cette dernière, la vitesse d'ouverture du contact importe peu. Selon un mode de réalisation avantageux, conforme à l'invention, les tiges de contact du point de contact de rupture de l'arc couvrent la totalité de la zone du point de contact parallèlement à la pièce de contact mobile et à la pièce de contact fixe. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, conforme à l'invention, les tiges du point de contact de rupture de l'arc sont montées aux deux extrémités sur les pièces du point de contact principal au moyen de lames de ressort. Ces lames de ressort sont fixées avantageusement au moyen d'un collier formé d'un ruban qui enserre la pièce correspondante du point de contact principal. Les avantages apportés par l'invention sont en particulier que le point de contact de rupture est en peu de pièces qui peuvent être réalisées simplement et qui se montent aussi sans difficulté. Les différentes tiges de contact sont facilement interchangeables et il est possible aussi d'équiper de ces points de contact de rupture d'arc en particulier les sectionneurs pantographes à colonne unique existants sans aucune difficultés L'invention n'est pas limitée aux sectionneurs pantographes supportés par une - colonne unique, mais elle est applicable aussi aux sectionneurs rotatifs normaux.Lorsqu'il existe en pratique deux points de contact dans les sectionneurs pantographes à colonne unique, car un sectionneur pantographe comprend deux pièces de contact mobiles, il existe aussi quatre tiges de contact qui forment ensemble deux points de contact de rupture d'arc qui sont affectés aux deux points de contact principaux. Dans les sectionneurs rotatifs dont le mode de- réalisation correspond à celui de l'interrupteur de la demande de brevet précitée DE OS No 1665 510, il suffit d'un point de contact de rupture formé d'une tige de contact associée à la pièce de contact fixe et d'une autre tige de contact associée à la pièce de contact mobile. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure I est une élévation schématique d'un sectionneur panto ,.aphte monté sur une colonne unique; la figure 2 est une élévation avec coupe transversale partielle d'un point de contact principal et d'un point de contact de rupture d'arc dans le sens de la longueur de la pièce de contact fixe; la figure 3 est - une élevation représentant un point de contact principal et un point de contact de rupture illustrés transversalement par rapport à la pièce de contact fixe; la figure 4 est une coupe dans le plan III-III de la figure 3 ; et la figure 5 est une coupe dans le plan IV-IV de la figure 4. La figure 1 illustre un sectionneur pantographe à colonne unique en position de fermeture, comprenant un pantographe 2 qui est monté sur une colonne d'isolateurs 1 et dont l'extrémité libre - constituant une pièce de contact 3 dite mobile - comprend une pièce gauche 3b et une pièce droite 3a qui logent entre elles une pièce de contact fixe 5 assujettie à une barre omnibus 4. La pièce de contact fixe est perpendiculaire aux deux pièces de contact mobiles 3a et 3b de manière à former au total deux points de contact principaux. Par la suite, le point de contact principal désignera la disposition se composant d'une pièce de contact 5 et des deux pièces de contact 3a et 3b. Un isolateur de commande (non représenté) monté à côté de la colonne d'isolateurs manoeuvre le pantographe 2. Les lignes en traits mixtes représentent le pantographe 2 à la position de coupure du sectionneur ou disjoncteur. Les figures 2 et 3 illustrent le point de contact principal formé de pièces de contact 3 et 5 qui sont perpendiculaires l'une à l'autre, des tiges de contact 6 et 7 ainsi que 8 et 9 étant disposées parallèlement à l'axe de ces pièces de contact, une tige 6, 7 étant affectée à chacune des deux pièces de contact mobiles 3a et 3b et deux tiges 8 et 5 qui sont parallèles l'une à l'autre étant affectées à la pièce de contact fixe 5.Les tiges de contact sont fixées par rivets aux deux extrémites à I'extrémité d'une lame de ressort 10 disposée autour des pièces de contact et fixée elle-même à chacune de ces dernières au moyen d'un collier en ruban 11, ce dernier comportant un trou par lequel passe la lame de ressort 10 ; la lame de ressort est fixée de manière à être placée entre le collier 11 et la pièce de contact correspondante et à être serrée au moyen d'un boulon 13. La figure 5 illustre la disposition correspondante pour la pièce de contact fixe. Le collier 11 comporte deux trous 12 par lesquels passe la lame de ressort 10 ; les tiges de contact 8 et 9 sont fixées par rivets aux deux extrémités de la lame de ressort.Comme mentionné plus haut, la lame de ressort ou les lames de ressort sont fixées sur les pièces de contact mobiles 3a et 3b de la même manière que la lame de ressort 10 est fixée sur la pièce de contact fixe 5. Le point de contact de rupture d'arc est réglé par le montage élastique, c'est-à-dire au moyen de la lame de ressort de manière qu'il ne s'ouvre qu'après ouverture du point de contact principal, de façon qu'à l'ouverture, l'arc éclate entre les deux contacts de rupture, alors qu'il n'existe plus d'arc entre les points de contact principaux. Le point de contact principal est ainsi mis à l'abri. La figure 2 représente par ailleurs la position de fermeture des points de contact du sectionneur ainsi que la position de rupture d'arc. La moitié droite de la figure 2 par rapport à l'axe de symétrie représente la position de fermeture: la pièce de contact fixe a repoussé la tige de contact 6 du point de contact de rupture et elle est appliquée contre la pièce mobile 3a. La moitié gauche de la figure 2 par rapport à l'axe de symétrie montre la position à laquelle la pièce de contact mobile 3b s'est déjà écartée de la pièce de contact fixe 5 le point de contact de rupture d'arc formé par les deux tiges 7 et 8 est encore fermé, de sorte que le courant continue de passer par ces tiges; pendant la suite de l'ouverture du sectionneur, I'arc éclate entre ces deux tiges. REVENDICATIONS 1. Sectionneur, en particulier sectionneur pantographe sur colonne unique, comprenant au moins un point de contact principal comportant une pièce de contact mobile et une pièce de contact fixe qui est transversale par rapport à la pièce mobile, ainsi qu'au moins un point de contact de rupture qui s ouvre après le point de contact principal et qui absorbe l'arc, sectionneur caractérisé en ce qutil comprend deux tiges de contact (7, 8 6, 9) destinées à former chaque point de contact de rupture d'arc, au moins l'une de ces tiges (8, 9) étant montée élastiquement sur la pièce de contact fixe (5) en étant approximativement parallèle à l'axe de cette dernière et une autre tige étant montée élastiquement sur chaque pièce de contact mobile (3a, 3b) en étant aussi parallèle à son axe, les deux tiges de contact qui forment le point de contact de rupture se croisant. 2. Sectionneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tiges de contact (8, 9 ; 7, 6) de chaque point de contact de rupture d'arc couvrent la totalité de la zone du point de contact parallèlement à la pièce de contact mobile (3a, 3b) et parallèlement à la pièce de contact fixe (5). 3. Sectionneur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les tiges de contact (6, 7 ainsi que 8, 9) de chaque point de contact de rupture d'arc sont montées aux deux extrémités sur les pièces de contact (3a, 3b, 5) du point de contact principal au moyen de lames de ressort. 4. Sectionneur selon la revendication 3; caractérisé en ce que les lames de ressort (10) sont fixées sur les pièces de contact au moyen d'un collier en ruban (11) qui entoure la pièce de contact correspondante du point de contact principal.