La présente invention concerne un procédé et un appareil de traitement de surfaces d'articles en matière plastique. On sait que le fait d'exposer la surface d'un article en polymère , par exemple une pellicule de polyéthylène, à une dé-5 charge sous tension élevée dans un gaz, formant une effluve, améliore l'affinité de la surface pour les colles, les encres et d'autres matières polaires. La zone de traitement d'un exemple de dispositif comprend une électrode de masse relativement grande séparée d'une ou de plusieurs électrodes relativement étroites par 10 deux ou de préférence trois matières diélectriques. Les matières essentielles de ce typ^sont un gaz ionisable, de l'air habituellement, et un corps en polymère qu'on doit traiter. Habituellement, on recouvre l'électrode de masse d'une matière diélectrique tampon, par exemple d'une pellicule de caoutchouc ou de polyester , qui 15 empêche qu'un arc faillisse entre les points de faiblesse de l'article en polymère. L'électrode à tension élevée qui peut comprendre une ou plusieurs barres de traitement montées en séries ou en parallèles, s'étend le long de toute l'électrode de masse et est reliée à un générateur de haute tension. 20 La plupart des systèmes de traitement du commerce utilisent le courant alternatif fourni à des fréquences pouvant atteindre 500 kHz ou môme plus. On utilise des tensions pouvant atteindre 15 kV ou plus de manière à traiter efficacement une pellicule de polymère qui passe de manière continue dans l'espace de décharge 25 à la vitesse atteignant 150 m par minute et plus. En pratique, on cherche, pour obtenir de bonnes caractéristiques d'adhérence en surface, à utiliser une densité d'énergie par unité de surface de la pellicule, de l'ordre d'environ 10 watts par minute et par mètre carré de surface, ou plus» 30 Bien qu'on ait effectué des recherches sur les divers composants d'un système de traitement de pellicule de temps à autre , on a en général négligé l'étude de la forme d'onde des impulsions à haute tension utilisées dans le système. Les généra-teure à éclateur et les alternateurs à moteur utilisés actuellement 35 ne sont pas efficaces et présentent d'autres inconvénients. En plus des interférences avec la réception radiophonique, du fait de la présence de hautes fréquences dans les ondes fournies par un générateur à éclateur, celui-ci a un faible coefficient 71 29780 2 2108206 d'utilisation. La puissance de sortie d'un générateur donné est très limitée par les caractéristiques de l'éclateur. D'autre part, l'alternateur à moteur est encombrant et il tombe fréquemment en panne mécanique. De plus, le signal qu'il 5 fournit est sinusoïdal, ce qui est loin d'être la forme d'onde idéale. Dans un exemple de système de traitement à haute tension, une tension alternative parvient à un générateur de haute tension et le signal que fournit oelui-oi parvient à un transformateur 10 relié au circuit utilisateur. On peut oonsidérer le circuit utilisateur comme un condensateur diasipatif dont les électrodes, étant donné leur surface et leur distance, délimitent la capacité, la matière diélectrique comprenant d'une part un espace d'air, la pellicule et la matière 15 tampon, le tout étant monté en série . Une fois atteint le seuil de l'effluve, les pertes varient non linéairenent. C'est la composante de perte qui est efficace pour le traitement, et la détermination du comportement capacitif-réactif du circuit utilisateur est importante. 20 Ce n'est que récemment qu'on a découvert que la fréquence variable était un paramètre important pour le réglage de l'utilisation et la mise en oeuvre optimale des opérations de traitement. En considérant la zone de traitement par effluve comme un condensateur dissipatif, l'énergie est proportionnelle à la fréquence 25 car, pour une tension d'entrée déterminée^ le courant dans un condensateur est proportionnel à la fréquence. Dans la demande de brevet des Etats-Unis on note qu'une tension électrique alternative de fréquence sonore, £' 30 utilisée pour le traitement de pellicules, peut avoir une fréquence très variable qu'on peut modifier pour assurer le traitement dans des conditions maximales d'utilisation. Cette demande de brevet décrit un système de traitement permettant de modifier largement la fréquence de la tension de traitement entre 20 et 20 000 Hz, 35 La variation de la fréquence de la tension dans la plage acoustique assure un transfert optimal d'énergie au circuit utilisateur. La variation delà fréquence du circuit d'horloge modifie la fréquence de sortie qui modifie la fréquence de la tension. 71 29780 3 2108206 La demande de brevet des Etats-Unis d1 Amérique n0 106 376 décrit un procédé et un appareil d'exposition de la surface d'un article en matière plastique à une tension élevée, avec une effluve, 5 la tension comprenant une série d'impulsions alternatives de fréquence acoustique. Cette demande de brevet note l'importance de la forme d'onde de tension, et celle-ci a une forme d'onde d'impulsions à une fréquence acoustique. Les impulsiongproviennent d'un circuit placé dans le générateur qui comporte un élément capacitif et un 10 élément inductif montés en série . L'appareil comprend une entrée de courant continu destiné au circuit de formation d'impulaiona, un dispositif de commande du déclenchement de ce circuit par un signal minute, et un transformateur de sortie destiné à appliquer des impulsions créées à fréquence sonore au circuit utilisateur. 15 L'invention concerne un procédé et un appareil de traite ment du type décrit, tels que les impulsions proviennent d'un réseau dans lequel l'inductance et la capacitance sont exclusivement dues au transformateur et au circuit utilisateur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-20 sortiront mieux de la description qui va suivre, donnée en référence aux dessins annexés sur lesquels : - les figures 1 et 2 sont des diagrammes théoriques illustrant des formes d'ondes permettant de mieux comprendre l'invention; - la figure 3 représente le schéma électrique du mode de réa-25 lisation préféré de l'appareil de l'invention; - la figure 4 représente une variante du dispositif de la figure 3; - la figure 5 est un schéma détaillé d'un exemple de circuit de l'appareil de l'invention; 30 - les figures 6 et 7 sont des diagrammes montrant les formes d'ondes observées en divers points et en fonction de la charge; - la figure 8 représente des enregistrements montrant les formes d'ondes obtenues selon l'invention; et - la figure 9 représente des courbes expérimentales donnant en 35 ordonnée la puissance continue d'entrée en Kw et en abscisse la fréquence en Hz. La forme d'onde optimale pour un générateur d'effluve est une impulsion destinée à un circuit utilisateur à comportement 71 29780 4 21082*06 ^ \ toujours capacitif.-Comme le courant dans un condensateur est tel que i = Cdv/dt, une dérivée élevée par rapport au temps dv/dt assure un courant important lors de la décharge. Il est idéal d'utiliser une impulsion qui croît et décroit rapidement, ayant une 5 forme d'onde d'impulsion, les ondes rectangulaires et sinusoïdales utilisées pour la tension excitatrice selon la technique antérieu- v - re, sont loin de la configuration voulue. Par exemple, les ondes rectangulaires laissent seulement passer du courant dans l'effluve au cours de la transition des valeurs positive à négative et né-10 gative à positive. Dans la zone de constance dv/dt = 0, il n'y a pas d'effluve mais il existe toujours des pertes d'énergie dans - de nombreux composants électriques. Ceci est aussi vrai d'une onde, sinusoïdale, mais à un moindre degré. Les diagrammes^des figures 1 et 2 illustrent ce principe. 15 Dans la forme d'onde a , pour une période entière 0-T, l'onde trapézoïdale (équivalent réalisable d'une onde rectangulaire) donne la configuration b au point de vue des courants. Si on supprime xi ® onde o, les parties 1-2 et 3-4 de la forme d'onde a, on obtient la formqi' de/^ouri^rm6me période. Cette configuration, lorsqu'on l'utilise 20 pour former une effluve, donne la forme d'onde en courant de la figure 2b. Il faut noter que les valeurs moyennes et quadratiques des ondes de courant b /fet £ JSn? identique s ? mais, du fait de la suppression des parties 1-2 et 3-4, le circuit reste à vide. On ^u-tilise que la période de croissance et de diminution. Si on 25 applique ce principe à une onde sinusoïdale, on doit remplacer l'impulsion triangulaire à des zones 6-7 et 8-9 par une impulsion sinusoïdale, pour l'onde a de la figure 2, Un avantage de cette onde est qu'elle réduit la consommation d'énergie. Comme le coefficient d'utilisation (durée d'u-30 tilisation/période) est réduit, on peut faire glisser les impulsions l'une vers l'autre et accroître proportionnellement l'énergie. Par exemple, b'1 il y a un grand nombre d'impulsions au cours du temps de fonctionnement à vide, on accroît d'autant la puissance d'entrée. On obtient la puissance.maximale disponible lors-35 . que les impulsions se touchent de manière continue. Ainsi, on règle l'énergie en réglant la position des impulsions ou le coefficient d'utilisation, toutes les impulsions ayant la même amplitude et étant équivalentes à une énergie déterminée par impulsion. ' COPY 71 29780 5 2108206 \ i Un autre avantage de ces ondes est la symétrie essentielle au fonctionnement satisfaisant d'un générateur d'effluves destiné au traitement de la surface de matière plastique. Au cours de l'effluve, la surface prend une charge superficielle nécessaire au mécanisme de l'effluve. On doit retirer cette charge à l'aide d'une effluve inverse. L'onde symétrique due au fonctionnement équilibré donne après traitement une surface électriquement neutre. Si on ne ramène pas à 0 la valeur de la charge, la pellicule ou la surface de matière plastique peut accumuler une charge et causer un grand nombre de problèmes de manutention. Cette onde symétrique est une caractéristique unique des générateurs d'effluve que n'ont pas tous des générateurs. L'invention concerne aussi un procédé de traitement de surface d'un corps en matière plastique, selon lequel on expose la surface à une tension élevée à une fréquence acoustique ( 20 à 20.000 Hz) accompagnée par une effluve, et selon lequel on utilise comme tension une série d'impulsions alternatives produites par un réseau tel que l'inductance et la capacitance proviennent exclusivement du transformateur et du circuit utilisateur. L'avantage de l'invention est son auto-commutation. On obtient cette caractéristique en créant une onde formée par une impulsion dont le retour interrompt le cycle de conduction. La majorité des générateurs à semi-conducteurs utilisés comme sources de tension alternative doivent comprendre un mécanisme destiné à interrompre le cycle de conduction et à faire commencer le cycle alterné. Selon l'invention, une oscillation inverse due à la nature capacitive du circuit utilisateur assure la coupure indépendante ou l'auto-commutation. L'énergie capacitive emmagasinée dans le circuit utilisateur, ramène le système à une tension nulle pendant la marche à vide. Le procédé et l'appareil de l'invention sont uniques, car ils nécessitent un circuit utilisateur capacitif pour un fonctionnement convenable, et ils conviennent tout à fait aoxcircuit^tilisateurs à effluve. Parmi la grande variété de générateurs à semi-conducteurs disponibles, la majorité est destinée à fonctionner avec des circuits utilisateurs inductifs ou résistifs. En plus de ces caractéristiques d'auto-commutation et d'impulsion, on peut verrouiller rapidement l'appareil de COPY 71 29780 e 2108206 l'invention en interrompant simplement l'impulsion de déclenchement. Dans certaines applications de traitements sélectifs, il est essentiel d'arrêter rapidement puis de faire démarrer à nouveau le traitement (traitement par bonds). Bien que ce ne soit pas une ca-5 ractéristique essentielle, elle est très souhaitable pour les opérations de traitements par effluve. L'appareil selon l'invention comprend un générateur destiné à fournir à un circuit utilisateur, par l'intermédiaire d'un transformateur, une tension élevée sous forme d'impulsion à une 10 fréquence acoustique (20 à 20.000 Hz de préférence 20 à 5.000 Hz) accompagnée d'une effluve. Le générateur comprend un premier circuit électrique destiné à fournir de l'énergie unidirectionnelle, un second circuit destiné à fournir un signal de minutage alternatif en tension et un circuit de sortie comprenant un dispositif 15 de commutation à thyristor et un transformateur de sortie destiné à appliquer les impulsions directionnelles alternatives en tension au circuit utilisateur d'effluve. Le transformateur et le circuit utilisateur comprennent le réseau qui forme les impulsions de ten- dans sion élevée à une fréquence sonore. Plus précisément,/l'appareil 20 de l'invention, l'inductance et la capacitance du réseau qui forme les impulsions sont exclusivement celles du transformateur et du circuit utilisateur , et sont essentiellement l'inductance du transformateur et la capacitance du circuit utilisateur. Des inducteurs et des condensateurs accordables supplé-25 mentaires ne sont ni nécessaires ni souhaitables, et on doit éviter toute résonance à la fréquence de travail. En conséquence, dans le mode de réalisation préféré de l'invention, on met en oeuvre l'inductance du transformateur et la capacitance du circuit utilisateur comme seuls éléments du 30 réseau qui forme les impulsions. Le schéma de la figure 3 représente le mode de réalisation préféré de l'invention. Comme le montre cette figure, de l'énergie alternative de l'alimentation générale, monophasée ou polyphasée est transformée en alimentation continue par un redresseur biphasé 35 en pont et un filtre 10. Le redressement empêche aussi la réaction sur l'alimentation alternative. Q1 et Q2 sont des thirystors triodes à blocage inverse qui fonctionnent comme des commutateurs commandés par un signal de déclenchement. Chaque thyristor a une 71 29780 7 2108206 diode montée en inverse Dl«tD2 assurant la conduction en sens inverse ou le retour. Au cours de la conduction de ces diodes, une tension négative aux bornes du thyristor le ramène dans son état non conducteur. 5 Le circuit de minutage 12, destiné à exciter les thyristors, fournit successivement des impulsions qui déclenchent ceux-ci. Ce circuit, qui peut avoir de nombreuses formes diverses, est bien connu dans la technique. Le signal fourni doit être étroit et suffisamment énergique pour provoquer la conduction des thyristors. 10 Pour permettre le réglage de l'énergie, la fréquence des impulsions doit être variable, de préférence entre 40 et 10.000 impulsions par seconde (c'est-à-dire deux fois la fréquence de base ). Comme il faut deux impulsions pour un cycle unique, la fréquence est égale à la moitié de ces valeurs. Il faut noter que l'ensemble ne 15 comprend pas de composants réactifs. Le transformateur élévateur fournit de l'énergie au circuit utilisateur capacitif 14 et à une réactance de fuite L^ suffisante pour le fonctionnement par impulsion de tension élevée. La figure 4 représente un circuit équivalent, utilisé com-20 me modèle pour comprendre le fonctionnement du générateur. Les thyristors sont remplacés par le commutateur momentané 16, normalement ouvert, qui est équivalent à la combinaison des thyristors Q1 et Q2 fonctionnant successivement. Le fonctionnement symétrique est simulé par une alimentation * E continue excitant un trans-25 formateur unique, alternativement de manière positive et négative. Le transformateur T-j est remplacé par un circuit simple équivalent comprenant une conductance G- placée en shunt, une inductance Ljvj magnétisante placée en shunt, une réactance de fuite équivalente L^ (comprenant l'élément secondaire réfléchi dans le primaire) et 30 la capacité totale de shunt CT comprenant la composante principale du circuit utilisateur. La résistance ra est une résistance variable non linéaire représentant l'effluve et les pertes diélectriques qui varient avec l'amplitude de la tension d'utilisation. La tension aux bornes de la capacité peut être appliquée au trans-35 formateur maintenant idéal qui élève la tension à la valeur créant l'effluve. Comme tout le circuit utilisateur est représenté par le primaire, on peut ignorer dans l'analyse la tension élevée. La figure 5 représente un schéma d'exemple de circuit 12, 71 29780 8 2108206 destiné à l'excitation des thyristors. Cette figure représente un circuit qui fournit un signal de déclenchement. Le système représenté comprend un circuit redresseur, un circuit de minutage, un étage d'isolement, un multivibrateur bistable et un étage de sortie. Le réglage de fréquence du circuit de la figure 5 est assuré par la variation des éléments résistifs 18, 20 et 22. Les éléments 18 et 20 règlent les limites supérieure et inférieure en fréquence du circuit de minutage et en conséquence les limites de la plage de fréquence du système. La variation de. l'élément 22 permet de régler l'énergie fournie au circuit utilisateur par un réglage en fréquence du signal de sortie. L'élément 24 est utilisé de préférence comme relai ayant des caractéristiques robustes pour le démarrage en s'ouvrant et en produisant immédiatement des impulsions à la sortie du dispositif. Lorsque Q1 est fermé, les éléments Lj, et C^ assurent la formation d'un cycle entier unique d'oscillation, comme représenté sur la figure 6 a , avec t^ = t2 = % \J L^ C^ . L'amplitude du courant Im = Ejjq/ \J L^/C^. En supposant qu'il n'y a pas de pertes, les deux moitiés du cycle sont identiques, et comme la surface J idt = q correspond à la charge, la charge totale est nulle. La tension au niveau du condensateur est une impulsion sinusoïdale commençant et revenant à 0. Après élévation sur le rapport du nombre de tours du transformateur, elle représente la forme de l'impulsion de base à la tension secondaire d'effluve. Il ne passe pas d'énergie dans le circuit utilisateur et les ondes de la "figure 6 sont inversées autour de 0 par la fermeture de Q2 (figure 4) lors du signal ultérieur de déclenchement. Dans ce cas, t.j + ±2 dépend des paramètres du transformateur et du circuit utilisateur. 71 29780 9 2108206 Comme G, qui est la perte équivalente du transformateur, existe à tout moment, il existe un certain amortissement de la forme d'onde, au cours de la seconde moitié du cycle (t2), inférieur à celle qui existe au cours de la première moitié (t1). Avec des tensions très importantes qui assurent l'ionisation de l'air qui se trouve dans le circuit utilisateur (c'est-à-dire à des tensions supérieures à 5.000 volts), la composante essentielle non linéaire de perte agit dans (figure 4) comme une résistance sé- rie , ra. la valeur maximale instantanée des pertes d'effluves a lieu au voisinage de "p" dans les ondes en tension et en courant comme représentée sur la figure 6. A la tension maximale,le courant devient nul puisque dv/dt =0. Les pertes dttes au transformateur et à l'effluve donnent t1 >t2 et la tension du condensateur ne part pas de zéro et n'y revient pas. Du fait de la perte d'énergie au cours du premier demi-cycle t1, le second demi-cycle ne suffit pas à créer une effluve et la région t2 représentée sur la figure 6 donne un retour sans effluve. Pendant ce temps t2, les diodes conduisent et appliquent une petite tension négative au thyristor, en ouvrant le commutateur. L'énergie capacitive enmagasinée dans le circuit utilisateur est sensible à ce courant circulant en sens inverse. TJne surcharge du circuit utilisateur détruit la zone t2 et ne provoque pas de commutation. H est nécessaire qu'il existe un temps t2 minimal, qui est fonction du temps nécessaire à l*arrêt du thyristor La figure 7 montre la variation de la forme d'onde avec la charge. Le courant, qui existe au niveau de la prise centrale du transformateur comme représentée sur la figure 7 (a),est la somme des courants en phase/àouveau^Seclenchement de Q1 et Q2. Comme les surfaces ( où. les charges) ne sont pas égales, le condensateur conserve une charge ou une tension à la fin du cycle t1 + t2. Comme le montre la figure 7 (b), cette tension "VI", diminue avec une vitesse qui dépend essentiellement du circuit de shunt équivalent du transformateur (ï et LM, comme représenté sur la figure 4. L'impulsion suivante commence à une tension V2 et inverse la charge comme décrit précédemment. Du fait de la charge ou de l'énergie d'effluve accrue VI, le palier de l'onde en tension augmente. Aucun courant ne circule pendant ce temps. 71 29780 10 2108206 Comme toute l'energie provient de la source continue l'énergie fournie dépend du courant moyen suivant l'équation : 5 Energie = EDQ lj(t) dt + ^ 2 i2(t) dt Il faut noter |ue i2 (t) est une contribution négative, et que f = 1/0, "T" / ie^lemps nécessaire à l'armorçage de Q1 et Q2, c'est-à-dire à sa période moyenne de base. En conséquence l'énergie fournie est une fonction linaire de la fréquence. On peut comprendre le fonctionnement du dispositif à partir 15 des traces de la figure 8 des dessins. On doit lire toutes ces traces de droite à gauche, du fait de l'inversion due à l'appareil photographique associé à l'oscilloscope. La figure 8 (a) montre le courant de l'effluve pour des fréquences de 700 et 1400 hertz respectivement. On voit que t1 + t2 est très proche de 200 micro-20 seconde et, lors de l'accroissement de la fréquence, les impulsions sont plus proches, ce qui double l'énergie de l'effluve. On n'observe pas d'effluve sur la plus petite impulsion de re-cour et, comme on l'a vu pour les ondes idéales, deux impulsions négatives (ou positives) se suivent (figure 2 (b)). D. est claire que t2 En conséquence, on voit qu'il est essentiel que la période d'auto-oscillation t1 + t2, soit inférieure à la période de déclenchement . 30 L'onde en tension au niveau du secondaire sous une charge faible apparait sur la figure 8 (b), et elle représente la forme d'onde idéale voulue- Sm/iigure 8 (c), le courant est la somme d'impulsions entation commune et la valeur moyenne (surface totale) dépend de l'énergie fournie. le courant du secondaire du 35 transformateur de la figure 8 (a) n'a pas de valeur moyenne. On note la présence d'une certaine dispersion sur les ondes des figures 8 (a) et 8 (c). 71 29780 n 2108206 Du fait du faible coefficient d'utilisation et du manque de perte réactive dans le réseau qui foime les impulsions, dans le générateur, l'énergie d'entrée en marche à vide ou sans circuit utilisateur (pas d'effluve) est insignifiante. Lorsque qu'un seul thyristor fonctionne , la tension inverse de pic ou de blocage qui s'exerce sur l'autre thyristor est limitée à 2EDCdu fait de l'action d'auto-transfozmation du primaire. Ceci est un avantage du circuit, car la tension de blocage est un paramètrçferitique du thyristor. La tension maximale de crête est le produit de deux fois Ejjq et du rapport des tensions au secondaire du transformateur et au demi-primaire. Par exemple, rapport de transformateur de 100s1:1 donne 30.000 volts si la tension d'alimentation est de 150 volts (E^ç). Le facteur 2 apparait sur la figure 6 (b) comme le résultat de la charge de C^. Des courbes expérimentales d'énergie fournie pour un géné-i sur , rateur apparais s entjla figure 9, en fonction de la fréquence d'excitation. La tension alternative est réglée dans cette expérience, de manière à montrer la charge non linéaire en fonction de la tension appliquée (qui suit une ligne verticale pour une fréquence constante). Il s'agit d'un ensemble triphasé dont la puissance nominale est de 6ieW? et la charge est une effluve réelle. Il est évident qu'il faut un réglage fin et précis pour régler l'énergie par la tension. Cependant à une tension fixe, le réglage est presque linéaire en fonction de la fréquence. Ceci suggère qu'il est préférable de prévoir le générateur avec une tension d'entrée constante, en utilisant la fréquence ( et non la tension comme dans les dispositifs antérieurs) comme paramètre de réglage de la charge ou de l'énergie fournie. La caractéristique de verrouillage du générateur est une conséquence de l'auto-commutation. Si le circuit de minutage est déconnecté,le signal de sortie devient immédiatement nul. Lorsqu' on le relie, à nouveau,l'énergie réapparaît. On peut placer un commutateur à action rapide en série avec le dispositif de minutage (par exemple l'élément 26 du circuit de la figure 5) pour bloquer le générateur. Il est aussi possible de limiter la surcharge en détectant la partie négative de la variation du courant ( figure 8 (c)) et, à un niveau,minimal,en déconnectant le dispositif de 71 29780 12 2108206 minutage. Cette courbe de retour est essentielle pour un fonctionnement convenable, et lors de l'augmentation de la charge, elle commence à diminuer. De manière analogue on peut détecter le courant moyen dans la ligne et déconnecter le dispositif de minutage 5 à une valeur de consigne. Les détails du dispositif de commande de surcharge ne font pas parti» de l'invention, mais le principe de la coupure du générateur par déconnection du dispositif de minutage est une caractéristique de l'invention. Dans un exemple de traitement de pellicule^selon l'inven-10 tion, on traite des pellicules de polyéthylène à faible coefficient de frottement. Les pelliculesfune largeur de 2$50 m, et une épaisseur de 50 microns,et elleejfpassent dans la zone de traitement à 21 mètres par minute. Les électrodes sont formées par 4 barres de traitement de 2,5m de long, placées deux par deux au- 1 5 dessus et au-dessous /à pellicule. On obtient une vitesse de trai- 2 tement de 104 m par minute. Au cours d'une série d'opérations, on utilise un dispositif de traitement à semi-conducteur, de puissance égale à 6,4 kW„ selon l'invention, et on forme une pellicule traitée qui satisfait 20 à tous les essais et donne les résultats suivants : Essai n° Energie consommée ( kW) Tension superficielle ^ ^ » 7 40 ( Dynes /cm) 2 3,2 41 3 4,8 42 25 4 6,4 42 On obtient les valeurs des tensions superficielles en mettant en avant l'essai AS3M 257&-Ô7 destiné à la détermination de la tension de mouillage de pellicule en polyéthylène. Au cours de ces opérations de traitement, l'espace entre 30 l'électrode et la pellicule est de 2,54 mm, et les barres d'électrode ont une largeur de 2,54 cm ( section WTW). l'appareil de l'invention tel qu^iteprésenté sur les figures 3 et 5 des dessins au cours de ces opérations, a les caractéristiques et les composants suivants : 35 Alimentation alternative triphasée 480 volts 60 Hz. Alimentation continue 160 volts Qt et Q2 î thyristors Westinghouse 2N3890 71 29780 13 2108206 D1 et D2:diodes International Rectifier IN3090 : transformateur monophasé de 10kVA, G.E., tension du primaire 120/240 , tension du secondaire 13.300 V (deux prises secondaires à 7,5$)« - 9P-28Y-5615 Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. 71 29780 u 2108206 BEVEroiCAIIOHS 1. Procédé de traitement de surface d'un corps en matière plastique, du type selon lequel on expose la surface à une tension élevée à une fréquence acoustique, accompagnée par une effluve, 5 caractérisé en ce qu'on utilise comme tension une série d'impulsions alternatives en tension produites par la mise sous tension d'un circuit dans lequel l'inductance et la capacitance sont exclusivement dues au transformateur et au circuit utilisateur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 10 l'effluve est produite par un générateur relié par l'intermédiaire d'un transformateur à un circuit de traitement constituant la charge. 3. Appareil de traitement de surface d'un corps en matière plastique, du type qui comprend un générateur destiné à fournir 15 une tension alternative élevée accompagnée d'une effluve à un circuit de traitement formant une charge, par l'intermédiaire d'un transformateur, caractérisé en ce qu'on utilise comme générateur un premier circuit électrique destiné à fournir une source unidirectionnelle d'énergie, un second circuit électrique destiné à 20 fournir un signal de déclenchement et un circuit électrique de sortie, le transformateur et le circuit de traitement étant les composants exclusifs du circuit destiné à fournir les tensions alternatives intenses à une fréquence acoustique . 4. Apparèil de traitement de surface d'un corps en matière 25 plastique, du type qui comprend un générateur destiné à fournir une tension alternative élevée accompagnée d'une effluve à un circuit de traitement formant une charge par l'intermédiaire d'un transformateur, caractérisé en ce qu'il comprend comme générateur un circuit électrique de sortie comprenant un dispositif de com-30 mutation à thyristors, un circuit électrique destiné à fournir de l'énergie unidirectionnelle audit circuit de sortie et un circuit de minutage du circuit électrique, destiné à fournir un signal de déclenchement au circuit de sortie, le transformateur et le circuit de traitement étant les composants exclusifs 35 du circuit destiné à fournir des impulsions alternatives de tension élevée à une fréquence acoustique. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que le circuit de sortie comprend un thyristor de commutation 71 29780 '5 2108206 et un dispositif d'auto-commutation à diodes, ainsi qu'un transformateur comportant une prise centrale. 6. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif à thyristors comprend un dispositif d'auto-commutation à diodes et un transformateur à prise centrale. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que le second circuit électrique ou le dispositif de minutage comprend un dispositif d'interruption destiné à empêcher rapidement le signal de déclenchement d'atteindre le circuit électrique de sortie. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif d'interruption comprend un commutateur à action rapide . 9. Appareil selon l'une des revendications 4 et 6, caractérisé en ce que le dispositif de minutage comprend un circuit redresseur, un circuit de minutage, un étage d'isolement, un multivibrateur bistable, et un étage de sortie.