La présente invention concerne une cathode pour tube à rayons cathodiques et, plus particulièrement, une cathode utilisée dans les tubes de télévision. De nombreux types de cathodes sont déjà connus. Ainsi, la demande de brevet allemand nO 2 313 911 décrit une cathode comportaTlt un manchon dont une extrémité est obturée par le porteur du revêtement émetteur d'électrons, l'autre extrémité étant libre et associée à un disque d'isolement au moyen du support de manchon de cathode, le filament étant introduit dans ltextrémité ouverte. Le manchon de cette cathode est en nickel-chrome tandis que le porteur du revetement émetteur d'électrons constituant la coiffe de la cathode est en nickel, ce qui n'occasionne pas de réactions indésirables avec le revêtement émetteur d'électrons et, ainsi, ne l'empoisonne pas. Mais le nickel-chrome utilisé pour le manchon est bien plus mauvais conducteur thermique que le nickel de la cathode ; ce matériau crée un accroissement de chaleur et, en conséquence, une augmentation de la chaleur à dissiper, dissipation se faisant de préférence par la coiffe revetue du matériau émetteur d'électrons ; celle-ci devient donc l'endroit le plus chaud de la cathode. Le manchon et la coiffe de la cathode sont deux pièces qui doivent être fabriquées separement, etre associées, soudées ensemble, et ensuite nettoyées avant application du revetement émetteur d'électrons. I1 serait donc préférable que ces deux pièces puissent constituer une seule et même pièce. Ce désir est ancien. Une étude de K. M. Tischer "Pie Oxydkathode in der Bildrohre und ihre Probleme" (La cathode à oxyde dans les tubes à image, et ses problèmes) publiée en 1967 dans le nO 21 de la revue "Funkschau" représente une cathode utilisant une meme pièce de nickel pour associer le tube et la coiffe de cathode. Cependant, cette étude mentionne également la répartition de température àéfavorable, une amélioration étant apportée par l'utilisation de radiateurs métallioues En pratique, cette structure de cathode n'a jamais été utilisée. La présente invention reprend cette idée et propose une méthode de fabrication de cathodes dans laquelle une meme pièce étirée sert de coiffe et de manchon de cathode, une telle cathode ayant des performances au moins équivalentes aux cathodes à coiffes et manchons séparés. L'avantage principal de la présente invention est une réduction importante des prix de revient, en raison de l'élimination de plusieurs opérations de fabrication. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant a la figure annexée, dans laquelle la référence 1 représente la pièce étirée remplaçant la coiffe de cathode e@ nicke@ et le m@@@hon en nickel- chrome utilisés usqu'alcrs. Le t@lament 2 es -rtroduit dans cettr pièce 1 dont l'extrémité comporte le revêtement émetteur d'électron 7. Le support du manchon 4 associe la cathode au disque isola : 5, ce dernier logeant les broches 6 d'alimentation du filament 2. Pour pouvoir utiliser une pièce étirée 1, au lieu de la coiffe classique en nickel comme porteur du revêtement émetteur d'électrons et du manchon, on doit utilisen un matériau dont la résistance thermique doit être comparable à celle du nickel-chrome employé pour les manchons de cathode en outre, ce matériau doit présenter un degré de réductibilité correspondant à celui du nickel comparé aux oxydes de barium, de strontium et de calcium et etre suffisamment étirable. Mais les matériaux utilisés usqu'alors ne remplissent que l'une de ces exigences. Conformément à l'invention, la pièce 1 est en alliage de nickel contenant au moins 10% en poids d'un ou de plusieurs éléments tels que l'iridium, le mclybdène, le rhénium, le rhodium, le tantale, le zirconium, le tungstène ou le platine. Jusqu'à présent, on a utilisé des métaux d'alliage dans la proportion de 15 à 35%, ce qui augmentait la résistance thermique dans le rapport de 7 à 12 par comparaison avec le nickel des cathodes. Avec l'invention, on notera que Je revêtement émetteur d'électrons n'a subi aucune influence nocive. Le temps de chauffage n'a pas été augmenté au contraire, on peut en observer une certaine réduction. On obtient la même répartition avantageuse de température avec la cathode de l'invention (pièce unique 1 en un des alliages de nickel précédents) construite-comme décrit dans la demande de brevet dénua mentionnée ; en effet, le revêtement émetteur d'électrons forme le point le plus chaud de la surface de la cathode, la température superficielle diminuant au fur et à mesure que l'on s'éloigne vers le jonction entre le manchon et son support. Avec l'invention, on ne fabrique donc que la seule pièce étirée 1 au lieu d'une coiffe et d'un manchon comme dans les autres nethodes connues éliminant ainsi les opérations suivantes a) fixation par pression de la coiffe sur le manchon b) soudure de la coiffe et du manchon c) nettoyage de la soudure, en admettant que, dans les deux cas, les pièces soient nettoyées immédiatement après l'étirage. On fait ainsi des économies substantielles sur le court de production. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATION Cathode pour tube @ rayons cathodiques caractérisée par le fait qu'elle compo@te une même pièce constituant le manchon de cathode et le support du revêtement émetteur d'électrons, cette pièce étirée étant en alliage de nickel comportant @@ moins 10% en poids d'un ou de plusieurs des éléments tels que l'inidium, le molybdène, le rhénium, le rhodium, le tantale, le zirconium, le tungstène ou le platine.