î 2010246 L*invention concerne une coque double, nommée également sandvich, destinée à des constructions légères et dont la résistance est déterminée par l'agencement particulier de son noyau à cellules. 5 Dans la construction légère, on connaît des constructions en sandwich, ou coques doubles, dont les couches de revêtement sont supportées par un noyau solide. Ce noyau de support peut être fait, soit de la même matière que les couches de revêtement ou d'une autre matière. Lorsque la matière des noyaux de support est identi-10 que à la matière des couches de revêtement,,» les noyaux présentent toujours des cavités, des creux en forme de nids d'abeilles, des cellules etc, avec des structures géométriques différentes ; les noyaux de support en une matière autre que les couches de revêtement par contre peuvent présenter des cavités ou doivent être faits 15 en une matière dont le poids spécifique est moindre que celui de la matière des couches de revêtement. De tels noyaux de support peuvent également présenter des creux mais peuvent aussi être massifs. De toutes façons, le poids par imité de volume du noyau de support doit être plus petit que celui des couches de revêtement. Les pro-20 blêmes qui peuvent être résolus par de telles constructions sandwichs connues sont toutefois autres que ceux auxquels l'objet de l'invention est destiné. L*invention se distingue de l'état de la technique qui vient d'être décrit, par une coque double composée de deux couches de re-25 vêtement solides et d'un noyau flexible ou solide, qui est caractérisée en ce que les cellules du noyau sont remplies d'un fluide liquide ou gazeux qui se trouve sous pression, afin de fournir un soutien et une préhension aux parois des cellules du noyau. La forme géométrique de chaque cellule du noyau peut être choisie de 50 telle manière que la force de la tension initiale résultante soit égale à zéro. Dans une coque double réalisée de cette manière, aucune force provenant de la pré-^tension des cellules du noyau est transmise aux couches de revêtement. Les formes géométriques idéales pour les cellules du noyau sont la sphère et le cylindre creux. 35 II est particulièrement indiqué que la pression sous laquel le se trouve le fluide soit réglable. La résistance du noyau du sandwich peut ainsi être réglée par rapport à la résistance des 69 17659 2 2010246 couches de revêtement. Ce réglage de la pression peut être obtenu soit directement dans ion système ouvert, soit de l'extérieur dans un système fermé, en e±erçant une influence thermique. Dans des noyaux de sandwichs à système de réglage fermé, une pression nomi-5 nale d'une grandeur donnée peut être intégrée dans les cellules du noyau ou bien les chaînes de cellules du noyau pendant la fabrication, par exemple par une réaction chimique avec expansion contrôlable ou d'une autre manière. Pour la meilleure compréhension de l'idée de l'invention, 10 le dessin montre schématiquement un exemple de réalisation de l'objet de l'invention en comparaison avec une coque double réalisée à la manière connue jusqu'ici. La figure 1 représente, soumise à un effort de flexion, une coque double selon l'invention avec un corps de noyau à soutien 15 et pré*-tension par pression et la fig. 2 montre une coque double d'une construction conventionnelle soumise au mi:ie effort. Dans ces figures, 1 et 2 sont les couches de revêtement entre lesquelles sont disposées les cellules de noyau 3. Dans les 20 creux entre les cellules de noyau 3 et les couches de revêtement 1 et 2 règne dans les deux cas la pression ambiante P qui existe dans la réalisation conventionnelle suivant la fig. 2 également à l'intérieur des cellules de noyau 3» Dans la réalisation selon l'invention d'après la figure 1 par Êontre, les cellules de noyau 3 sont 25 remplies d'un fluide liquide ou gazeux qui présente une surpression P.^ et donne de ce fait un renfort et une prétension aux parois des cellules de noyau. Lorsque la coque double, qui est fixée unilatéralement à un corps rigide 4, est soumise à son extrémité libre à une charge K 30 il en résulte dans l'exécution suivant l'invention de la fig. 1, une flexion f^ qui est considérablement plus petite que la flexion f de la coque double de construction conventionnelle selon la figure 2. La rigidité plus grande de la coque double selon l'invention résulte du fait que les cellules de noyau 3, grâce à la sur-35 pression P^ du fluide qui les remplit, ne sont pratiquement pas déformées par la pression K, tandis que les cellules de noyau 3 selon la figure 2, à l'intérieur desquelles il ne règne que la pression 17659 3 2010246 ambiante P, sont comprimées ou écrasées par la charge K et confèrent en conséquence à la coque double seulement une rigidité moindre* le comportement des coques doubles selon l'invention par 5 rapport aux coques doubles conventionnelles est analogue, lorsqu'elles sont soumises, non pas à un effort de flexion, mais à tin effort de pression ou de poussée. 69 17659 * 2010246 BE9BNPI0AII0H3 lfi Coque double composée de deux couches de revêtement solides et d'un noyau flexible ou solide, caractérisée en ce que les cellules du noyau sont remplies d'un fluide liquide ou gazeux qui se 5 trouve sous pression, afin de fournir un soutien et une prétension aux parois des cellules du noyau. 22 Coque double selon la revendication 1, caractérisée en ce que la forme géométrique de chaque cellule du noyau est choisie de telle manière que la force de la tension initiale résultante 10 soit égale à zéro. 3e Coque double selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le noyau est constitué partiellement ou entièrement de matière flexible. 4® Coque double selon les revendications 1 à 3, caractérisée en ce 15 que le fluide de soutien contenu dans le noyau se trouve dans un système de circulation ouvert et que sa pression est réglable directement et/ou par influence thermique. 52 Coque double selon les revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le fluide de soutien est scellé dans le noyau de sorte que 20 sa pression n'est réglable que par influence thermique. 62 Coque double selon la revendication 5, caractérisée en ce que dans les cellules ou bien les chaînes de cellules du noyau règne une pression nominale d'une grandeur donnée qui y est intégrée par réaction chimique ou d'une autre manière.