Cette invention entre dans le cadre des systèmes mécanisés pour l'ai- tentation des animaux à l'étable. Les auges mobiles connues comportent un bac monté sur roues, se dépla- çant en continu au moyen de moteurs à explosion ou électriques alimentés par batteries. Le moteur thermique présente l'inconvénient des gaz d'échappement dans un local fermé et des risques d'incendie avec les fourrages secs et la paille des étables. Les batteries d'accumulateurs plus sûres à ce sujet, demandent l'immobilisation du chariot pour les recharges rdgulières. Ces auges mobiles présentent des difficultés d'installation dans des étables anciennes aménagées au moindre coût. (Dans ce cas, le couloir d'alimentation ne possède souvent pas de porte aux extrémités). Une simple auge mobile adaptée à un petit couloir d'alimentation pressente l'inconvénient d'une capacité insuffisante. Le système de trémie, objet de l'invention permet d'exploiter au mieux, dans un couloir étroit la place laissés libre par les têtes des animaux, pour réaliser le plus grand volume de stockage possible pour le fourrage, de façon que l'éleveur n'at à remplir l'ensemble qu'une fois par jour au maximum. L'utilisation directe de l'énergie électrique du réseau, distribuée dans pratiquement tous les bâtiments d'élevage, réduit au minimum les opérations de maintenance et d'entretien. La motorisation de l'ensemble, pour le motoréducteur, sa transmission, sa télécommande, emploie des éléments industriels standards du commerce, fabriqués en grande série, ce qui permet d'assurer la meilleure fiabilité pour le prix de revient minimum. La conception générale en éléments plats préfabriqués que l'en peut glisser entre les potelets dss stalles permet d'assembler l'engin à son emplacement définitif, seule solution possible pour certaines étables anciennes. L'engin, objet de l'invention comporte une auge I surmontée d'une tremie 2, qui servent à stocker le fourrage en le présentent aux animaux. Ceux-ci mangent soit dans l'auge, soit à travers le ratelier de la trémie, ce qui permet de faire descendre le fourrage dans le cas oW celui-ci se coince en formant voute dans la trémie. Le fourrage qui tombe à travers les barreaux du ratelier est récupéré dans l'auge où il se trouve toujours à disposition des animaux. L'auge et la trémie possèdent des flancs inclinés pour permettre l'écoulement du fourrage par son propre poids. La réalisation pratique comprend : FIG 1 et FIG 2 : - Un chassis 3 constitué de longerons 4 et de traverses 5 ainsi que du panneau 6 réalisant le fond de l'auge. - Deux essieux 7 montes sur palies à roulement 8, et munis chacun de deux galets porteurs 9 ainsi que d'un contre-golet 10 de guidage. - Un des deux essieux, moteur, porte, en plus, une poulie B gorges 11 qui lui transmet le mouvement d'un motoréducteur 12, également muni d'une poulie à gorges 13, par l'intermédiaire d'un jeu de courroies trapezot- dales 14, dont la tension convenablement réglée par un dispositif automatique, permet juste l'entrainement du chariot.Ainsi, en cas d'obstacle ou de coincement d'un animal, la transmission patine, sans dommage pour l'engin ni l'animal En variante, cette transmission peut se réaliser de diverses autres façons, soit : par chatne à rouleaux, sur deux pignons dentés, avec limiteur de couple par courroie crantée sur deux poulies crantées conjugues avec limiteur de couple également . par engrenages avec système limiteur de couple sur le moto- réducteur par l'emploi d'un motoréducteur à arbre creux directement centre sur Tessieu, avec système de mesure du couple transmis commandant l'arrêt électrique au-delà d'un effort prédéterminé - Un capot inférieur t5 et un capot supérieur 16 protègent le motoré- ducteur et la transmission des chutes de déchets de fourrage et des obstacles possibles dans le couloir. Des montants 17 munis de jambes de force 18 et de bras t9 assurent le supportage du poids de la trémie pleine. - Des allonges téléscopiques 20 permettent de régler l'ouverture 21 du fond de la trémie, suivant la nature et la consistance des fourrages employés. -Uh panneau 22 réalise la face avant de la trémie, Il comprend une zone pleine 23 à sa partie haute, au-dessus Ptlun ratelier 24 aux barreaux 25 suffisamment espaces pour que les animaux puissent facilement manger au travers, soit 11O à 180 millimètres. Il est fixé sur les allonges réglables 20 et mainte- nu par des tirants 26 à sa partie supérieure. - Un panneau 27 constitue la face arrière de la tre'ie, un autre, 28 la face arrière de l'auge, incliné afin que les animaux puissent en consommer aisément le contenu, à pente raide pour faciliter l'écoulemnt du fourrage. - Un autre panneau amovible, 29, constitue la face avant de l'auge. Son inclinaison permet aux animaux d'accéder dans l'angle inférieur. Il porte deux rampes de sécurité, 30, inclinées et rasant le sol, afin d'inciter les butes couchées à lever la tête à l'arrivée du chariot, pour que celles-ci ne se fassent pas coincer. Ces rampes, 30 peuvent être fixes directement sur le châssis. Les panneaux avant 29 et 22, ainsi que les rampes 30, et toutes les parties que peuvent atteindre les animaux, ne comportent aucun angle vif susceptible d'occasionner des blessures. - Des portes en 31 et 32, ferment les extrémités de l'ensemble et facilitent le nettoyage - aux extrémtes du châssis, deux dispositifs racleurs - 33 et 34 nettoient le couloir et les rails å chaque passage du chariot. Les détritus sont repoussés aux deux bouts du couloir. Ces racleurs (FIG 3) comportent un guide 35 qui repousse les obstacles, une brosse 36 pressée au sol par un poids 37 -Un cabAle électrique, 38, rond ou plat, multiconducteurs assure l'ali- mentation en énergie. Il est suspendu à des trolleys 39 qui roulent sur un câble tendu 40 ou dans un profile spécial du commerce. Il assure ainsi l'alimentation électrique du chariot en mouvement. - Un eoffret électrique, 41, abrite l'appareillage de coa"ande. A sa partie inférieure, sortent les câbles de raccordement du moteur, du contact inverseur de fin de course, et du contact détecteur des positions d'arrêt. - L'ensemble du chariot roule sur un jeu de deux rails comprenant un rail simple lisse 42 et un rail de guidage 43 qui porte en plus un profil 44 destiné i assurer le guidage latéral de l'engin. - Pour les étables en exploitation, dans lesquelles on ne peut exécuter ni soudure ni meulage X cause des risques d'incendie, un système de jonction des éléments de rail est réalisé suivant FIG 4r 0 Des coupes biaises 45 conjuguées permettent aux roues de changer de rail sans heurts 0 Des doigts 46 qui s'entrecroisent lors de l'assemblage placent et maintiennent automatiquement les deux éléments de railla en prolongement l'un de l'autre Les profils de guidage latéral 44 portent des facettes 47 qui font riper les galets du chariot lors de leur passage, en cas de legers défauts d'alignement En équipant le chariot de roues caoutchoutées ou plastifiées de dimensions convenables, on peut le faire rouler directement sur le sol bétonné. Seul le profil de guidage est alors nécessaire, fixé au sol par de simples chevilles à expansion - De meme, sur des couloirs d'alimentation djX bétonnés, que l'on ne veut pas refaire, on peut réaliser des rails plats fixés par chevilles, qui feront alom saillie par rapport au sol - Les dimensions de l'engin, suivant la coupe FIG 2 sont adaptées dès la conception aux dimensions du couloir en largeur et en hauteur. Sa longueur est un multiple de l'intervalle séparant deux animaux. Elle dépend de la capacité désirée et du nombre d'animaux de la range - Le remplissage, dans le cas de FIG 2, s'effectue au moyen d'une trappe 48 munie d'une goulotte 49 qui guide le fourrage dans sa chute.Un interrupteur 50 (FIG 7) placé à l'étage, près du poste de chargement, permet de commander des déplacements du chariot afin de remplir successivement tous les coiparti- ments. Ce système convient particulièrement pour des bâtiments modernisés du Massif Central qui possèdent les réserves de fourrage au premier étage - Dans le cas de bâtiments de plain-pied, on peut employer les moyens connus, manuels ou mécaniques - En marche automatique, l'engin exécute un va-et-viet continuel devant les animaux.Dans un des sens de marche, repéré "avant" AV, il marque une halte minutée (de l'ordre de cinq minutes) w chaque intervalle séparant deux animaux (généralement 1,10 mètre), Les positions d'arrêt sont décalées par rapport aux limites de stalles (l'engin long de 4 intervalles alimente 5 botes ensemble). Cette disposition dissuade les bêtes extérieures 51 (FIG S > de forcer pour atteindre la nourriture, celle-ci se trouvant alors franchement hors de leur portée. Aux extrémités du couloir on commande plusieurs mouvements très courts (0,1 mètre environ) afin que la bête extrême puisse disposer du stock assez longtemps (15 X 20 minutes environ). Si l'étable comporte une pente légère, on choisit le sens "descente" comme sens "Avant"AV, ce qui représente le moins de résistance pour les démarrages fréquents du moteur. Le motoréducteur 12 est commandé électriquement, pour son circuit de puissance (FIG 6 > par un contacteur Avant-Arrière 52 qui permet de le lancer au choix dans un des deux sens de marche possibles. Un relais thermique 53 réalise la protection électrique contre les surcharges. Un interrupteur tétrapolaire i fusibles incorporés, 54, assure le sectionnement et la protection générale de l'ensemble de l'installation. Il est installé dans l'étable, au point de départ du raccordement électrique. Les masses de tous les appareillages électriques, ainsi que le châssis de l'engin, sont reliés A la terre. Quant au circuit de commande (FIG 7 > son appareillage comprend : , Des fusibles de protection, 55, pour chaque circuit unitaire , Un contact f ouverture Arrêt d'urgence, 56, coup de poing, à tourner pour déverrouiller qui permet d'arrêter l'engin Deux contacts temporisés i l'ouverture des contacteurs, 57 et 58 permettent un temps d'arrêt réglable aux changements de sens de marche Un Un contact à conmande mécanique, 59, placé sur le châssis 3 (FIG 81 inverse ses contacts lorsqu'il accroche les butées fixes de fin de course constituées par des goupilles longues 60 dans le profil de guidage 44 (FIG 8) ou par des tiges 61 scellées dans le mur de l'étable (FIG 9 et FIG 2 > . Sa tige de commande passe sans accrocher au-dessus des butées courtes de posi- tion 62 gui elles, commandent les arrêts intermédiaires. Il commande l'inversion du sens de marche lorsque le chariot arrive en bout de couloir d'alimentation avec un léger temps d'arrêt donné par les temporisateurs 57 et 58 Deux commutateurs à trois positions, 63 et 64, permettent de programmer le cycle de fonctionnement désiré soit :: 63 sur O et 64 sur 0 = Arrêt du chariot 63 sur a et 64 sur O = marche AV continue et arrêt en bout de couloir 63 sur 0 et 64 sur a = marche AR continue et arrêt en bout de couloir 64 sur b = position inutilisée, mêmes fonctions que 0 63 sur a et 64 sur a = marche AV et AR continue = va-et-vient continu 63 sur b et 64sur 0 = marche AV avec haltes puis arrêt en bout de couloir 63 sur b et 64 sur a = marche AV avec haltes puis marche AR continue en cycle ininterrompu Cette position donne le cycle normal automatique de travail Un contact à commande mécanique, 65, s'inverse momentanément à chaque fois que son doigt 72 accroche une des butées courtes 62 dans le sens de marche AV. Dans le sens de marche AR, le doigt accroche les utées, et s'escapote sans commander le contact. En marche automatique, cette brève coupure sur le circuit d'limentation de la bobine KAV-66, ramène le contacteur AV 52 au repos et arrête donc le moteur 12, arrêt qui sera prolongé et réglé par la minuterie 67 . une minuterie a nbrayago inversé 67 permet de régler le temps des haltes à une valeur convenable. A l'ouverture du contacteur 52, commandée par la coupure du contact 65, son électro-aimant 68 reçoit une impulsion électrique autorisée par le contact temporisé 57 avant que celui-ci ne revienne au repos. Cet électro-aimant 68 arme alors la minuterie, inverse tous ses contacts, ce qui met en marche son moteur M trace au contact A. Lorsque cesse l'impulsion, seuls les contacts C et D reviennent au repos alors que B et A reviendront au repos à la fin du temps affiché. Cette configuration, B actionné, C au repos, autorise grâce au cablages 69,70,71, une brève remise en route du chariot, si, après avoir accroché sa butée 62, et provoqué le cycle décrit, le contact 65 n'est pas revenu au repos, c'est-à-dire que son doigt 72 n'a pas échappé la butée 62. Cette remise en route cesse dès que 65 échappe sa butée et revient au repos.En fin de temporisation le contact B B de la minuterie 67 revient à sa position de départ, ce qui permet la remise en marche du chariot jusqu'à la halte suivante. Pendant ce temps, le contact A revient au repos et arrêt la minuterie. Le cycle peut reprendre au point de départ. L'engin, objet de l'invention, peut s'installer ou s'adapter X la majorité des étables a stabulation entravée, généralement du type à stalles courtes, possèdant un couloir d'alimentation devant les animaux. Il permet d'assurer aux eningux ane alimentation en libre service, ce qui, jusqu'alors, ne pouvait se faire que dans les stabalations libres. Il économise à l'éleveur du temps et de la peine, ourtout lorsqu'on emploie les fourrages ensilés, hemuscoup plus lords que les fourreges secs. E E V E N D I C A T I O N S 1 > Trémie d'alimentation, mobile, automatique, destinée X réaliser le libre service en stabulation entravée, c'est-à-dire a présenter un stock de nourriture devant des animaux attachés en une ligne, afin que chacun puisse se nourrir librement, k volonté, à tour de rôle, caractérisé par le fait que l'on réunit en un ensemble forint un chariot automoteur se déplaçant sur un système de rails, une trémie sans fond, dont le panneau avant côté animaux, incliné, plein à sa partie supérieure, forme ratlier X sa partie inférieure, et ménage avec un panneau arrière amovible supporté par des montants munis de jambes de force une ouverture réglable au moyen d'allonges télescopiques, un jeu de panneaux amovibles formant auge sous la trémie, un châssis muni de roues, un moyen d'entratnement des dites roues, un système racleur à chaque extrémité, nettoyant le couloir avant le passage des roues, des rampes de sécurité inclinées, rasant le sol sous les têtes des animaux, des portes pour nettoyage X chaque extrémité 2) Dispositif suivant revendication 1 caractérisé par le fait que le moyen d'entrainemeat des roues, conçu à partir d'éléments connus de la technique, anime automatiquement l'ensemble d'un lent va-et-vient, continu dans un sens, entrecoupé de haltes minutées dans l'autre sens, commandées par des goupilles fixes placées sur le profil de guidage, de sorte que pendant chaque halte les deux extrémités du chariot se trouvent chacune juste devant un animal, le chemin parcouru entre deux haltes étant égal à la distance qui sépare deux animaux, c'est-à-dire au pas de la stabulation 3) Dispositif pour stabulation i couloir central, suivant revendication 2, pour deux rangées d'animaux face à face caractérisé par le fait qu'il comporte deux trémies réunies dos a dos ainsi que deux jeux de panneaux formant auge, le tout monté sur un châssis automoteur commun 4) Dispositif suivant les revendications 2 ou 3 caractérisé par le fait que les rails sont noyés dans le sol, possèdent une face supérieure plane affleurant le niveau de la chape bétonnée, à lfexcep- tien du profil de guidage disposé en saillie, rails qui sont réalisés en éléments préfabriqués, raccordés entre eux par coupes biaises et doigts entrecroisés, avec les jointures du profil de guidage munies de facettes obliques. 5) Dispositif suivant les revendications 2 ou 3 caractérisé par le fait qu'il est muni de roues caoutchoutées ou plastifiées, qui roulent directement surle sol en béton lisse sur lequel est seule ment fixé le profil de guidage en saillie 6) Dispositif suivant la revendication 5, pouvant autre emmené à l'extérieur de l'étable pour son remplissage, caracterisé par le fait qu'il est muni de roues de diamètre plus grand et d'une flèche d'attelage pour tracteur 7) Dispositif suivant la revendication 2, pouvant s'installer en lieu et place des rateliers classiques dans les étables anciennes caractérisé par le fait que son chassis est disposé verticalement, n l'arrière de la trémie (coté opposé aux animaux) et les rails placés l'un au dessus de l'autre, fixés sur des supports scellés dans le mur.