L'invention concerne des complexes de bismuth. Comme on le verra ci-après, l'invention concerne plus particulièrement certains complexes de bismuth nouveaux nouvellement isolés ou caractérisés qui possèdent des propriétés thérapeutiques directes ou indirectes ainsi que des compositions thérapeutiquement actives contenant ces complexes et convenant au traitement de diverses formes d'ulcération, mais en particulier de l'ulcération du tube digestif, par exemple des ulcères stomacaux et- duodénaux. L'utilisation de composés de bismuth pour le traitement de désordres gastro-intestinaux, en particulier de l'ulcération, est connue depuis quelques années. On connais de nombreuses préparations commerciales de bismuth destinées à ces usages et qui sont généralement définies comme formée de citrate de bismuth et d'ammonium (BAC), ou encore de tartrate. Le "BAC" que l'on trouve dans le commerce pour ces usages est en réalité le plus souvent un citrate de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine. Sa préparation est décrite dans diverses éditions du "3ritish Pharmaceutical Codex", par exemple celles de 1929, 1934 et 1949. L'addition de pepsine est due probablement au fait qu'd une certaine époque la pepsine elle-même était très appréciée dans le traitement des désordres gastriques, alors qu'actuellement il est connu que l'activité peptique de la pepsine se perd en grande partie et de façon irréversible dans le milieu alcalin et catalytique qui règne dans ces solutions de bismuth. De meme, l'utilisation de la cochenille ou du carmin qui contient 50,' d'acide carminique (Cr2H22015), colorant du type anthraquinone, est due apparemment au désir de rendre la composition plus attrayante. Les autres constituants normalement présents dans les solutions de "BAC", notamment le glycérol ou le sucre, sont présumés servir à stabiliser la solution. Toutefois, il y a de très fortes chances pour que les préparations fabriquées comme décrit dans le "3ritish Pharmaceutical Codex" n'aient aucune activité antiulcéreuse ou qu'elles produisent seulement des résultats bienfaisants lorsque les symptomes sont causés par des états autres que des ulcères, les résultats étant tout au plus limités et sans doute dûs en grande partie à des effets psychologiques. On ne connaît aucun moyen de s'assurer que différentes charges du produit, même provenant du même fabricant, aient le même degré d'activité ou meme une activité quelconque. De façon surprenante, on a maintenant trouvé qutil était possible de préparer des compositions de ce genre qui, d'après les essais cliniques, présentent une nette activité antiulcéreuse. En outre, on a trouvé possible, en comparant soigneusement ces compositions actives à des compositions inactivespréparées essentiellement selon le "British Pharmaceutical Codex", de définir certains critères utiles pour le choix de compositions actives et le rejet de compositions inactives, y compris celles qui donnent la même analyse élémentaire que les compositions actives et paraissent en général identiques à cellesci. Ces critères sont proposés, en outre, pour servir à des essais de contrôle de procédé dans la fabrication des compositions actives destinées au traitement d'ulcères et d'états apparentés. Selon l'invention, on prévoit, en tant que composition nouvelle de matière, une matière protéinée contenant du bismuth combiné sous la forme d'au moins un complexe protéiné de bismuth qui est essentiellement soluble dans l'eau, essentiellement précipitable de façon réversible par de l'alcool et dans lequel lue bismuth résiste à l'élimination par dialyse. Des complexes protéinés de bismuth sont connus dans la littérature, le bismuth ayant été utilisé comme agent de précipitation des protéines. Tout au contraire, l'invention concerne de nouveaux complexes protéinés de bismuth essentiellement solubles dans l'eau. On a trouvé que cette classe de composés présente d'exceilentes propriétés antiulcéreuses et/ou antiinflammatoires. Les composés peuvent aussi servir d'intermédiaires dans la fabrication de compositions utiles thérapeutiquement, de type chimiquement similaire. Les complexes préférés, qui sont pratiquement absents des compositions inactives de la technique antérieure, comprennent un ligand hydroxyacide, un ligand pour le bismuth et pouvant autre soit le carmin, soit un colorant azoSque, soit une substance capable de remplacer le carmin dans des complexes de bismuth, et au moins un composé aminé nucléophile, au moins un de ces composés aminés étant une substance protéinée qui, dans certains modes de réalisation, est représenté en grande partie par de la pepsine et des produits de dégradation de la pepsine ou par des substances protéinées ou peptides étroitement apparentés Un ligand préféré pour le bismuth est, en fait, le colorant carmin dont l'ingrédient actif est apparemment l'acide carminique.Une observation importante est que dans les compositions actives le carmin est présent au moins en partie sous forme de ligand, autrement dit comme constituant de certains composés chimiques à poids moléculaire élevé, plus ou moins stables comme cela ressort des essais d'électrophorèse, tandis que le carmin est essentiellement présent dans les compositions inactives sous forme libre ou sous forme de composés à faible poids moléculaire. Un hydroxyacide organique préféré dans le complexe est l'acide citrique, un autre acide préféré étant l'acide tartrique. Toutefois, dans l'aspect le plus large de l'invention, ils peuvent être remplacés totalement ou partiellement, dans les complexes selon l'invention, par d'autres hydroxyacides organiques qui forment des complexes avec le bismuth, par exemple par des drivés inférieurs hydroxylés en alpha, becta, gamma et delta, dl2eides gras, des diacides et triacides, tels que les acides citrique, malique, tartrique et lactique.Sont aussi utilisables ceux qui contiennent plus d'un groupe hydroxyle, ou bien les hydroxyacides qui contiennent des substituants autres que le groupe OH, y compris le groupe SH et qui forment des complexes avec le bismuth. Dans le cas des acides optiquement actifs, toutes les formes optiquement actives formant des complexes sont utilisables ainsi que les produits racémiques. Les complexes préférés sont les produits réactionnels donnés par des ingrédients de compositions qui sont essentiellement d'un type chimiquement apparenté au citrate commercial de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine (produit connu en pharmacie sous ltappellation latine : Mistura Pepsini et Bismuthi Composition sine tinctura nucis vomi cal et acid hydrocyanicum). On peut accentuer la formation et/ou la stabilisation de ces complexes par (a) l'addition contrôlée d'un excès de citrate et d'ammoniac ou d'équivalents, (b) la présence de glycérols ou glycols, y compris les sucres, comme stabilisants. les complexes se forment dans des conditions décrites plus loin. Selon l'invention, le constituant aminé nucléophile peut être remplacé par des substances protéinées autres que celles qui dérivent de la pepsine. Ces substances protéinées peuvent comprendre des enzymes, des hormones, des protéines tissulaires, etcj que l'on peut faire réagir avec le bismuth pour former des complexes. Ainsi, toutes les protéines (qu'elles soient partiellement ou totalement dénaturées ou modifiées chimiquement, hydrolysées ou dégradées d'une autre manière) qui peuvent servir à préparer des complexes de bismuth ayant une solubilité mesurable dans l'eau ou les liquides physiolobiques à des pli appropriés, sont comprises dans la définition ci-dessus. Dans le présent contexte, l'expression "solubilité mesurable" se réfère à la formation de solutions vraies aussi bien que de solutions colloidales. Ces complexes protéinés solubles de bismuth peuvent donc jouer le rale de porteurs de bismuth à différents pH comme l'indique le schéma suivant : protéine + récepteur iE3i-récepteur + protéine On peut modifier les protéines pour former des complexes solubles de bismuth, en les hydrolysant partiellement avant réaction sur un sel approprié de bismuth. En variante, on peut solubiliser des protéinates de bismuth par hydrolyse partielle (enzymatique, acide ou alcaline) du protéinate de bismuth insoluble. Selon certains modes de réalisation préférés, la matière protéinée est choisie parmi les protéines globulaires que l'on a modifiées chimiquement à un degré qui va d'une dénaturation partielle à une dégradation chimique partielle de manière à rendre disponibles dans la molécule de la protéine de nouveaux emplacements nucléophiles occupés au moins en partie par le bismuth. Parmi les protéines globulaires que l'on peut utiliser de cette manière figurent diverses protéines tissulaires, des enzymes, des protéines porteuses d'oxygène, des hormones protéiniques, des albumines (albumine d'oeuf, différents types d'albumines de sérum), les globulines, le-s histones. Des complexes solubles dérivés de protamines (salmine, clupéine, sturine) sont également utilisables. Les divers types de protéines cités peuvent aussi contenir différents types desgroupes prosthétiques. Ainsi, les protéines conjuguées, spécialement les nucléoprotéines, mucoi- des et mucoprotéines sont incluses. On a trouvé que les protéines contenant une proportion relativement grande de groupes nucléophiles comme les protamines, les histones et les mucoprotéines donnent des complexes de bismuth qui sont solubles dans l'eau dans une certaine mesure ou que l'on peut rendre partiellement solubles dans l'eau. Les complexes de bismuth susdits sont aussi inclus lorsqu'ils sont dérivés de protéines fibreuses comme les collagènes, les élastines et les kératines. On peut solubiliser les collagènes avant formation des complexes de bismuth en les faisant bouillir dans de l'eau, des acides dilués ou des alcalis. les élastines et kératines peuvent être partiellement hydrolysées (acide, alcali, enzymes) avant la formation des complexes de bismuth. D'autres caractétstiques préférées des complexes destinés à des usages particuliers ressortiront de la description ci-après qui concerne des usages des compositions de matière ainsi que des préparations pharmaceutiques. Ainsi, l'invention comprend Zlusage des compositions susdites in vivo selon le schéma bismuth-protéine + récepteur bismuth-récepteur + protéine dans lequel le récepteur est un emplacement tissulaire doué d'affinité pour le bismuth. La matière protéinée peut être choisie spécifiquement en fonction du tissu à traiter. Par exemple, on peut en choisir une qui a un point isoélectrique convenant au pH qui règne à l'endroit à traiter. Ainsi, pour apporter le bismuth à des emplacements de l'estomac, on peut la choisir avec un point isoélectrique inférieur à 5, de préférence inférieur à 2, en à la séparation des peptides et protéines globulaires d'un poids moléculaire d'environ 4000-150 000, donnant deux pics dont le premier représente plus de 10io dudit bismuth. De préférence, le premier pic représente 20-80 dudit bismuth et, de préférence, la quantité de bismuth soluble mentionnée est supérieure à 29 mg/ml. Par exemple, quand la préparation est sous la forme d'un sirops la concentration de bismuth est avantageusement comprise entre 30 et 40 mg/ml. ou- tefois, on peut mettre la préparation sous une forme active encore plus concentrée, y compris la forme solide, par exemple de poudre, soit pour l'administrer sous cette forme, par exemple après incorporation à des capsules ou tablettes, à des comprimés dragéifiés, soit pour la stocker ou la transporter et la redissoudre ensuite. Toujours selon l'invention, on propose un procédé de fabrication d'une préparation pharmaceutique résultant essentiellement d'une modification du type représenté par le citrate de bismuth et d'ammonium à la pepsine conforme au "British Pharmaceutical Codex" et douée d'une activité antiulcéreu- se, procédé qui consiste, dans un ordre facultatif, à ajuster la concentration de cette préparation en bismuth soluble dérivé du citrate de bismuth etrS'nmmoniumpou d'un équivalent de celui-ci à au moins 27 mg/ml et à effectuer une "activation" qui consiste à convertir au moins une part notable du bismuth en complexes protéinés de bismuth solubles dans l'eau qui, lors qu'on ajoute une quantité appropr g d'alcool, sont facilement précipitables sous la forie d'un précipité gélatineux épais qui se dépose rapidement, cette préparation, lorsqu'on la soumet à une filtration sur gel à un pli de 9,0 sur une colonne saturée de polydextrane réticulé de qualité propre à la séparation des peptides et protéines globulaires d'un poids moléculaire d'environ 4000-150.000, donnent deux pics dont le premier représente plus de 10% dudit bismuth. On considère aussi les préparations obtenues par ces procédés comne rentrant dans le cadre de l'invention. Le procédé peut comprendre une étape consistant à concentrer les complexes en les précipitant par un agent de précipitation approprié des protéines; par exemple une solution aqueuse "active" peut autre soumise à la précipitation d'une fraction "active" concentre au moyen d'un solvant organique soluble dans l'eau comme l'alcool ou l'acétone. D'autres techniques de précipitation normalement utilisées pour la précipitation de macromolécules - spécialement de protéines - et consistant par exemple à utiliser des sels (sulfate d'ammonium) ou du polyéthylèneglycol, pourraient aussi servir à cet effet. L'alcool est considéré comme particulièrement approprié. Quand on ajoute plus de 2 volumes environ d'alcool, par exemple 3-5 volumes, à une solution "active" de citrate de bismuth et d'ammonium ou substance similaire, on obtient un précipité rougeâtre gélatineux épais qui se dépose rapidement au fond du récipient. On peut facilement décanter le liquide qui surnage, dissoudre le précipité dans de l'eau pour obtenir une solution rouge cerise très similaire à la solution primitive et de laquelle on peut tirer à nouveau un précipité coloré qui n'adhère pas aux parois de verre du récipient. Après des précipitations répétées de cette nature, on peut sécher la matière (par exposition à l'air ou dans un dessiccateur à vide) pour obtenir une substance solide rosâtre contenant du bismuth.On -peut redissoudre cette substance dans de l'eau pour obtenir une solution rouge cerise similaire à bien des égards à la solution "active" initiale. La préparation et les applications pharmaceutiques d produits cristallins, semi-cristallins ou amorphes obtenus de cette manière à partir de solutions "activées" de citrate de bismuth et d'ammonium, sont considérées comme rentrant dans l'invention. Le demandeur a trouvé que les précipités "actifs" pulvérulents préparés de cette manière sont utiles pour le traitement de divers états pour lesquels on utilise normalement les solutions "actives". L'usage de ces préparations pulvérulentes peut avoir des avantages économiques considérables relativement à l'usage des solutions plus volumineuses. Ainsi, on considère que l'invention comprend l'utilisation à des fins pharmaceutiques de préparations "actives" pulvér1lentes obtenues de cette manière, que ce soit telles quelles, sous forme de tablettes ou de capsules, ou pour enrichir davantage des solutions "actives". Ces poudres sont plus faciles à emballer et moins à la séparation des peptides et protéines globulaires d'un poids toléculaire d'environ 4000-150 000, donnant deux pics dont le premier représente plus de 10,' dudit bismuth. De préférence, le premier pic représente 20-80So dudit bismuth et, de préférence, la quantité de bismuth soluble mentionnée est supérieure à 29 mg/ml. Par exemple, quand la préparation est sous la forme d'un sirop, la concentration de bismuth est avantageusement comprise entre 30 et 40 mg/ml. Tou- tefois, on peut mettre la préparation sous une forme active encore plus concentrée, y compris la forme solide, par exemple de poudre, soit pour l'administrer sous cette forme, par exemple après incorporation à des capsules ou tablettes, à des comprimés dragéifiés, soit pour la stocker ou la transporter et la redissoudre ensuite. Toujours selon l'invention, on propose un procédé de fabrication d'une préparation pharmaceutique résultant essentiellement d'une modification du type représenté par le citrate de bismuth et d'ammonium à la pepsine conforme au "Bri- tish Pharmaceutical Codex" et douée d'une activité antiulcéreuse, procédé qui consiste, dans un ordre facultatif, à ajuster la concentration de cette préparation en bismuth soluble dérivé du citrate de bismuth et d'ammonium ou d'un équivalent de celui-ci à au moins 27 mg/ml et à effectuer une "activation" qui consiste à convertir au moins une part notable du bismuth en complexes protéinés de bismuth solubles dans l'eau qui, lorsqu'on ajoute une quantité appropriée d'alcool, sont facilement précipitables sous la forme d'un précipité gélatineux épais qui se dépose rapidement, cette préparation, lorsqu'on la soumet à une filtration sur gel à un pH de 9,0 sur une colonne saturée de polydextrane réticulé de qualité propre à la séparation des peptides et protéine globulaires d'un poids moléculaire d'environ 4000-150.000, donnent deux pics dont le premier représente plus de 10,' dudit bismuth. On considère aussi les préparations obtenues par ces procédés comme rentrant dans le cadre de l'invention. Le procédé peut comprendre une étape consistant à concentrer les complexes en les précipitant par un agent de précipitation approprié des protéines; par exemple une solution aqueuse "active" peut être soumise à la précipitation d'une fraction "active" concentrée au moyen d'un solvant organique 50- luble dans l'eau comme l'alcool ou l'acétone. D'autres techniques de précipitation normalement utilisées pour la précipitation de macromolécules - spécialement de protéines - et consistant par exemple à utiliser des sels (sulfate d'ammonium) ou du polyéthylèneglycol, pourraient aussi servir à cet effet. L'alcool est considéré comme particulièrement approprié. Quand on ajoute plus de 2 volumes environ d'alcool, par exemple 3-5 volumes, à une solution "active" de citrate de bismuth et d' ammonium ou substance similaire, on obtient un précipité rougeâtre gélatineux épais qui se dépose rapidement au fond du récipient. On peut facilement décanter le liquide qui surnage, dissoudre le précipité dans de l'eau pour obtenir une solution rouge cerise très similaire à la solution primitive et de laquelle on peut tirer à nouveau un précipité coloré qui n'adhère pas aux parois de verre du récipient. Après des précipitations répétées de cette nature, on peut sécher la matière (par exposition à l'air ou dans un dessiccateur à vide) pour obtenir une substance solide rostre contenant du bismuth.On peut redissoudre cette substance dans de l'eau pour obtenir une solution rouge cerise similaire à bien des égards à la solution "active" initiale. La préparation et les applications pharmaceutiques de produits cristallins, semi-cristallins ou amorphes obtenus de cette manière à partir de solutions "activées" de citrate de bismuth et d'ammonium, sont considérées comme rentrant dans l'invention. Le demandeur a trouvé que les précipités "actifs" pulvérulents préparés de cette manière sont utiles pour le traitement de divers états pour lesquels on utilise normalement les solutions "actives". L'usage de ces préparations pulvérulentes peut avoir des avantages économiques considérables relativement à l'usage des solutions plus volumineuses. Ainsi, on considère que l'invention comprend l'utilisation à des fins pharmaceutiques de préparations "actives" pulvérulentes obtenues de cette manière, que ce soit telles quelles, sous forme de tablettes ou de capsules, ou pour enrichir davantage des solutions "actives". Ces poudres sont plus faciles à emballer et moins coûteuses à transporter que les solutions initiales. Au lieu de cela ou de surcroit, le procédé peut comprendre une étape consistant à concentrer les complexes par évaporation de l'eau dans des conditions où les complexes sont substantiellement stables. Àu lieu de cela ou de surcroit, le procédé peut comprendre une étape consistant à concentrer les complexes par filtration sur gel. Au lieu de cela ou de surcroit, on peut préparer les complexes solubles de protéine en commençant par préparer une solution du type "BAC" conformément aux enseignements du "British Pharmaceutical Codex" et en soumettant cette solution à une étape d"'activation" dans laquelle on combine les ingrédients protéiné et bismuthé de la solution du type "BAC" sous la forme des complexes, et on opère la concentration, au moins en partie, en introduisant notablement plus de matière protéinée dans la solution, relativement au bismuth, que ne le prescrit le "3ritish Pharmaceutical Codex". Par exemple, après avoir préparé la solution essentiellement selon le "3ritish Pharmaceutical Codex", mais avant l'étape d'"activation", on introduit de la matière protéinée en quantité supérieure à celle qui est prescrite par ledit "Codex". Selon une autre caractéristique, on peut ajouter un colorant formateur de ligand en quantité supérieure à celle qui est prescrite, par exemple de la cochenille ou du carmin qui contient 5096 d'acide carminique, colorant du type anthraquinone. Au lieu de cela, il est possible d'utiliser de l'"Azo- Rubrium" (solution à 0,1 de "Bordeaux B" dans de l'eau saturée de chloroforme). I1 est avantageux aussi d'augmenter la concentration de citrate ou de son équivalent. On peut aussi obtenir des concentrations améliorées de substance "active" en exécutant l'étape d"'activation" sur une solution de "BAC" commercial avec ou sans addition de pepsine et/ou de colorant, mais avec addition de citrate et ajustement du pH de façon que la dilution obtenue ne contienne pas moins de 27 mg/ml de Bi, de préférence pas moins de 30 mg/ml. On considère comme important, dans le traitement des ulcères peptiques, que le point isoélectrique de l'ingrédient protéiné soit inférieur à 2, de préférence inférieur à 1. La pepsine est un exemple remarquable de protéine ayant un point isoélectrique aussi bas et comme elle est facilement accessible, elle est donc préférée. DescriPtion de modes de réalisation Préférés exemple 1 : Procédé de préparation 1. Matières de départ On peut utiliser comme matières de départ des préparations commerciales de "citrate de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine" contenant 0,1% de colorant cochenille (appelées ci-après BAC). Des préparations de ce genre sont décrites, entre autres, dans les éditions 1907, 1934 et 1949 du "British Pharmaceutical Codex". Selon un processus type donné à titre d'exemple, on dissout du citrate de bismuth à l'aide d'ammoniaque et on ajuste le pH à 9,6. On ajoute alors les quantités désirées de pepsine (dissoute dans de l'eau distillée), de colorant cochenille (concentration finale o,i%), de citrate de potassium et de sirop simple et on dilue finalement la solution pour obtenir la concentration désirée de bismuth par millilitre. la composition de différentes fabrications commerciales varie et voici une analyse type bismuth (en Bi) 54,9 mg/ml acide citrique 36,8 mg/ml carmin 1,O mg/ml N total 9,74 mg/ml On peut remplacer la cochenille par de l'11Âzorubrium" ("azorubri liquide BPC") ou par tout autre colorant approprié formateur de complexe (voir Processus C). Pour la préparation de solutions "actives de "BAC", on utilise les matières additionnelles suivantes - sirop simple - citrate de potassium C6E55 07H20 (ou citrate d'ammonium C6H507(NH4)5) - solution concentrée d'ammoniaque (ou solution de potasse à 2000) - eau distillée 2.Procédé de maturation On l'effectue de préférence en effectuant une courte période d'irradiation d'amorçage à l'ultra-violet, suivie d'une irradiation à linfra-rouge ou au moyen dtune autre source dite, nergie, pour élever graduellement la température du mélange à 600 C. Cette "activation" ou maturation comporte des réactions chimiques délicates et complexes entraînant des modifications de la molécule de protéine (pepsine) qui comprennent une dénaturation et éventuellement une décomposition en fragments peptides plus ou moins grands, dont certains entrent dans la formation de complexe avec le bismuth, de préférence en présence de citrate. On doit donc exécuter la maturation très soigneusement. Processus A A 60 litres de solution de "BAC", on ajoute du sirop simple pour obtenir une concentration de 3% de sucre dans le produit final. On dissout du citrate de potassium (900 g) dans le mélange, on dilue la solution à environ 75 litres et on ajuste le pH à 9,6 à l'aide d'ammoniaque. On amorce alors la maturation, de préférence par une courte irradiation ultra-violette (10 secondes) avec une lampe on opère ordinaire à ultra-violet de laboratoire, puis/une irradiation infra-rouge (ou avec une autre source d'énergie) pour élever lentement la température de la solution à un niveau final de 60-650C en l'espace de 5 heures ou davantage, et on maintient cette température jusqu'à ce qu'on ait atteint un degré satisfaisant d'activité d'après les tests empiriques suivants (I) Prendre un petit échantillon de la solution et ajouter 9 volumes d'alcool absolu. Si une "activité" appréciable s'est formée, il se forme immédiatement un précipité gélatineux rouge caractéristique qui se dépose facilement au fond et que l'on peut redissoudre dans de l'eau. Si le test est fortement positif, exécuter le test suivant (II) Faire gonfler 12 g de "Sephadex G 100" (un polydextrane réticulé de qualité propre à la séparation des peptides et protéines globulaires d'un poids moléculaire de 4000 150.000) dans une quantité appropriée de tampon "Tris" 0,05 M, pH 9,0, pendant 72 heures, et bourrer une colonne du gel gonflé (dimensions environ 35 x 2,5 cm après tassement). Appliquer 2 ml de solution "active" et développer la colon ne de façon usuelle avec du "Tris" 0,05 M (débit 50 ml/h) pour saturer la colonne. Répéter avec une autre portion de 2 ml de solution "active" jusqu'à ce que la colonne soit saturée et que 1' on puisse éluer et recueillir la bande rose. Appliquer alors exactement 1,0 ml de solution "activen et développer avec du tampon "Tris", pH 9,0 (débit 25-30 ml/h) et recueillir en totalité la première bande colorée. Compléter cette fraction à un volume commode à l'aide d'eau distillée et utiliser une portion appropriée pour la déter mination quantitative du bismuth. La préparation est considérée comme propre aux usages thérapeutiques quand la bande rose totale contient une concentration de 3,0 mg de bismuth (ou davantage) par millilitre de préparation appliquée à la colonne. En pratique, on atteint habituellement des valeurs d'environ 5,0 mg/ml de Bi ou davantage. Des préparations actives obtenues de cette manière contenaient 30-36 mg/ml de bismuth total (pH final 9,6-9,8). Processus B On exécute celui-ci de façon similaire au processus en utilisant du citrate d'ammonium au lieu de citrate de potassium et en utilisant une solution de potasse (20%) pour ajuster le pH de la solution. Processus C (pour préparations contenant un pourcentage accru de protéine ajoutée (pepsine)) On dissout 6030 g de citrate de bismuth à l'aide d'un mélange comprenant 430 ml de solution concentrée (à 25%) d'ammoniaque et 21,2 litres d'eau distillée (le pH de la solution doit autre de 9,6 à ce stade). On dissout 2000 g de pepsine dans une quantité minimale d'eau distillée et on ajoute la solution à la solution de bismuth. On ajoute alors 810 ml de chloroforme aqueux BP, 2070 ml d'Azo-rubri BPC liquide, 680 g de citrate de potassium et 21,6 litres de sirop simple, on dissout le tout dans le mélange et on ajuste finalement le volume à 78,0 litres avec de l'eau distillée; on dissout alors dans la solution 900 g de citrate de potassium et on ajuste le pH final à 9,6 avec une solution de NH OH On fait alors mArir ce mélange comme indiqué au Processus A. Processus D On pratique le procédé selon le processus A mais en utilisant seulement 45 litres de solution de "BAC". La solution finale contient seulement environ 20-26 mg/ml de Bi et quand on fait mûrir la solution dans des conditions identiques à celles d'une fabrication type selon le Processus A, on trouve qu'il est difficile d'atteindre la norme empirique d' "activité"indi- quée. On renforce 1 'activité comme suit (I) A la moitié de la solution mûrie, on ajoute 4 volumes d'al cool. Il se forme un précipité que l'on ajoute à l'autre moitié de la solution mûrie, ou (II) On extrapole le test (II) du Processus A. On chromatogra phie une portion de la solution mûrie pour isoler la ban de rose et on ajoute suffisamment de celle-ci à lasolu- tion mûrie primitive pour porter sa teneur totale en bis muth au-dessus de 27 mg/ml. Processus E On traite I volume de solution "BAC" mûrie par 3-4 volumes d'alcool pour obtenir un précipité gélatineux rouge tre épais qui se dépose rapidement au fond du récipient. On décante le liquide qui surnage et on redissout le précipité dans de l'eau; on obtient une solution rouge cerise très similaire à la solution "active" initiale: En précipitant à gusieurs reprises par l'alcool de cette manière, on obtient finalement un précipité coloré qui n'adhère pas aux parois de verre du récipient. On recueille la matière par décantation et/ou filtration, on la lave avec de 1' alcool à 80 et on la sèche par exposition à l'air ou dans un dessiccateur à vide pour obtenir un solide rosâtre contenant du bismuth, que l'on réduit facilement en poudre par broyage. On utilise la poudre finale ainsi obtenue pour la préparation de tablettes ou capsules contenant 50 mg de bismuth chacune, une seule dose unitaire étant représentée par 1-3 capsules ou tablettes. Processus F On modifie le processus A en ajoutant 500 g de pepsine supplémentaire à la solution avant l'étape d1,,activation" (maturation). 1. AsPect clinique On compare le produit I obtenu selon le Processus D, avant les étapes (I) ou (II) et le produit II provenant du Processus A. Analvses 1 ml contient : I II bismuth total 20 - 26 mg 30 - 34 mg bismuth dans la bande rose 2,7 - 5,0 mg - 4,5 - 5,5 -mg Résultats cliniques On administre les préparations à des patients atteints d'ulcère peptique, à raison de 5 ml, trois fois par jour, une demi-heure avant chaque repas, en évitant les agents qui visent à accroître l'alcalinité. La durée du traitement est d'environ 6 semaines. On considère une guérison complète ou une réduction considérable des ulcères comme indiquant la réussite du traitement. Préparation I Sur un laps de temps prolongé, le taux de réussite est d'environ 50-60%. Praration II Sur plusieurs mois, on observe une amélioration nette dans le taux de guérison ainsi que dans le pourcentage de réussite qui est maintenant estimé à 70% au moins. Dans un hôpital, on a traité 14 patients qui ont tous été complètement guéris, sans réapparition de symptomes jusqu'à présent. Exemple 2 On opère comme à l'exemple 1, Processus C, en utilisant, au lieu de la solution d"'Azo-rubri", 80 g de colorant carmin dissous dans le volume minimal d'eau chloroformée. On utilise la préparation comme dans l'exemple 1. Exemple 3 On opère comme à l'exemple 1 en utilisant, au lieu de pepsine, l'une des protéines suivantes qui ont un point isoélectrique inférieur à 5 : ovalbumine, myoalbumine, gélatine, alpha-caséine, /alpha-ovomucoSde, alpha -ovomucoTde, thymonucléohistone. Exemple 4 On prépare une solution essentiellement selon le pro cédé de l'exemple 1 en utilisant au lieu de pepsine l'une des protéines suivantes ayant un point isoélectrique situé dans la gamme alcaline : trypsine, chymotrypsine. On prépare un concentré des complexes protéinés de bismuth en ajoutant à la solution quatre fois son volume d'al cool pour obtenir la p.récipitation des complexes. On conditionne le précipité dans des capsules conte nant 50 mg de bismuth chacune et d'un type qui se dissout immé daatement après avoir traversé l'estomac. On administre les capsules trois fois par jour, une dose unitaire étant de 1-3 capsules dans le traitement d'ulcères du duodénum, du jéjunum et de l'iléum. Exemple 5 : Tests qui distinguent les matières active et inactive On compare la solution "inactive" avant "maturation" de l'exemple 1, Processus A (échantillon "B") à la meme solution après maturation (échantillon "pu). 1. Test de précipitation par l'alcool (voir exemple 1 L'échantillon R peut aussi donner un précipité mais celui-ci est facile à distinguer d'après son apparence et sa texture et ne se dépose pas rapidement. 2. Différences de pression osmotique On la démontre très facilement par une expérience très simple qui est la suivante On prend un morceau de tube en cellulose régénérée (diamètre 5 cm) fermé à une extrémité et contenant 100 ml de la solution "active" et on le lie Par son extrémité ouverte par dessus un tube de verre (diamètre intérieur 4 mm, longueur 2 m) de façon telle qu'il n'y ait pas d'air emprisonné dans le sac de cellulose régénérée et que le contenu du sac s'élève dans le tube jusqu'à une hauteur où le ménisque du fluide est juste visible et où l'on peut marquer clairement sa position. On pré pare de façon similaire un tube de verre et un sac de cellulose régénérée contenant 100 ml de la solution "inactive" et on mar que à nouveau clairement la position du ménisque.On plonge alors les deux sacs de cellulose régénérée-dans un bain d'eau distillée de façon que les marques indiquant les niveaux de liquide dans chaque tube de verre soient au niveau de la surface de l'eau à l'extérieur. La caractéristique distinctive entre les préparations "active" et "inactive" est le taux d'accroissement de pression dans les sacs de cellulose régénérée, qui se traduit par le nombre de centimètres dont le liquide coloré s'élève dans les deux tubes de verre. On l'exprime commodément par la hauteur au bout de 1, 2 et 3 heures. Afin de déterminer l'activité d'une solution inconnue particulière, on la compare de cette manière à une préparation "active" étalon et à une préparation "inactive" étalon. On fait les comparaisons avec les solutions non diluées (contenant toutes la même concentration de bismuth) et avec des solutions diluées cinq fois.Avec les échantillons P et R, on obtient les résultats suivants Non dilué Hauteur (cm) au bout du temps indiaué Minutes : 40 60 155 185 210 265 510 "Active" 37,5 50,0 95 105 109,5 119 122 (P) "inactive" 18 23,5 47,5 52 55,5 61,5 65 (RY Dilué cina fois Hauteur (cm) au bout du temps indiaué Minutes : 40 60 90 120 150 80 210 240 330 "Active" 14 20,5 27,5 34,5 40,5 46,0 49,0 53,5 60,0 (p) "inactive" 8,6 13,5 17,0 21,7 25,3 29,2 31,3 34,0 39,0 (R) La différence des propriétés osmotiques entre les solutions "active" et "inactive" traduit la différence des grosseurs moléculaires dans les deux solutions.Le développement d"'activité" dans une solution "BAC" inactive s'accompagne d'un accroissement de la grosseur moléculaire, spécialement dans la fraction contenant le bismuth. Cela concorde aussi avec les résultats obtenus dans les expériences d'électrophorèse sur papier et sur gel indiquées au paragraphe 3, ainsi qutavec l'enrichissement démontrable des constituants à poids moléculaire élevé du pic A dans les expériences de filtration sur gel indiquées au paragraphe 4. 3. ElectroPhorèse (a) Electrophorèse sur gel Conditions :i7,5% de gel de polyacrylamide, pores fins; longueur de tube 7 cm; tension 4 MV; pH 8,5; temps 30 mn. Solutions ap pliques avec du sucrose. Résultats : Après coloration pour Bi de façon usuelle avec H2S, on voit que le mouvement de Bi en combinaison anionique vers l'anode est au moins 3 fois plus rapide dans les solutions inactives que dans les solutions actives. (b) Electrophorèse sur PaPier On soumet les deux préparations à des séparations électrophorétiques de la façon usuelle en utilisant l'une quelconque des qualités commerciales usuelles de papier communément utilisées pour la séparation de protéines. Voici le résultat obtenu dans une expérience type conduite dans les conditions suivantes Tampon : tampon borate d'ammonium 0,1 N, pH 9,6; Tension : 3-kV Temps : 1 1/2 heure Coloration : Après séparation électrophorétique, on pulvérise les chromatogrammes avec une solution 2 N d'iodure de potassium, puis on les traite par l'ammoniac et l'hydrogène sulfuré pour révéler les composés de bismuth. Résultats : Dans ces conditions, on voit que le bismuth présent dans "P" migre lentement versa cathode (zone 5). On peut distinguer deux zones différentes contenant du colorant dans le cas de "P", la zone proche de l'origine représentant le colorant libre tandis que l'autre est due à la migration d'un hydrosol collordal de bismuth contenant du colorant. Dans le cas de l'échantillon "R", il n'y a que du colorant libre (zone 3) (restant près de l'origine ou avec une légère migration vers la cathode) tandis qu'il se produit une migration importante du bismuth vers l'anode (zone 4) (trois fois plus rapide que la zone 5) indiquant la présence d'une matière colloïdale beaucoup plus petite et l'absence de colloSdes de bismuth contenant du colorant. La différence essentielle entre les deux préparations est ainsi clairement illustrée. On obtient un résultat similaire en utilisant un tampon phosphate 0,2 M, pH 7,0. 4. Dialyse On dialyse les échantillons dans des sacs de cellulose régénérée pendant 72 heures, vis-à-vis de l'eau distillée. On dose le bismuth dans les préparations dialysées Dans un essai type, 11 échantillon "B" contient encore environ 25% du bismuth primitif après dialyse, ce bismuth étant précipitable sous forme de complexe protéiné au moyen d'alcool. L'échantillon "R" ne contient que des traces' due bismuth résiduel. REVENDICATIONS 1. Nouvelle composition comprenant du bismuth et une matière protéinée, caractérisée en ce que le bismuth est combiné en au moins un complexe protéiné de bismuth qui est essentiellement soluble dans l'eau, essentiellement précipitad14 de façon réversible par alcool et dans lequel le bismuth résiste essentiellement à l'élimination par dialyse. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière protéinée est choisie parmi les protéines globulaires, celles-ci ayant subi une modification chimique à un degré qui va d'une dénaturation partielle à une dégradation chimique partielle de manière à rendre disponibles dans la molécule de protéine de nouveaux emplacements nucléophiles occupés au moins en partie par le bismuth. 3. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le point isoélectrique de la matière protéinée est inférieur à 5. 4. Composition selon la revendication 5,-caracté- risée en ce que le point isoélectrique est inférieur à 2. 5. Composition selon la revendication 4, caractérisée en ce que le point isoélectrique est inférieur à 1. 6. Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que la matière protéinée est une pepsine modifiée ohimiquement. 7. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le point isoélectrique de la matière protéinée se situe dans la gamme alcaline. 8. Procédé d'utilisation in vivo d'une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on utilise le schéma bismuth - protéine + récepteur bismuth - récepteur + protéine dans lequel le récepteur est un emplacement tissulaire ayant de l'affinité pour le bismuth. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière protéinée est choisie en fonction de sa spécificité pour le tissu à traiter. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que lton choisit une matière protéinée ayant un point iso-électrique convenant au pH régnant à l'emplacement à traiter. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'-une matière protéinée ayant un point isoélectrique inférieur à 2 est choisie comme support du bismuth pour des emplacements dans l'estomac. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on choisit une matière protéinée ayant un point isoélectrique situé dans la gamme alcaline comme support du bismuth pour des emplacements situés dans la portion alcaline du tube gastro-intestinal. 13. Préparation pharmaceutique, caractérisée en ce qu'elle comprend une quantité thérapeutiquement efficace d'une composition selon l'une quelconque des revendications j à 7. 14. Préparation selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle est essentiellement d'un type apparenté chimiquement au citrate commercial de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine, la pepsine pouvant être remplacée au moins en partie par une autre matière protéinée capable de combiner le bismuth sous forme de complexes hydrosolubles et au moins une part notable du bismuth présent dans ce type de préparation étant combinée sous la forme dudit ou desdits complexes protéinés. 15. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisée en ce que le bismuth est dérivé du citrate de bismuth et d'ammonium ou d'un équivalent de celuici, et en ce qutau moins 10% du bismuth ainsi obtenu est combiné de la façon indiquée. 16. Préparation selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'une quantité de 20-80% du bismuth ainsi obtenu est combinée de la façon indiquée. 17. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisée en ce que la matière protéinée est choisie en tant que support doué de spécificité vis-à-vis d'un tissu à traiter. 18. Préparation selon la revendication 17, caractérisée en ce que la matière protéinée est douée de spécificité pour le traitement d'inflammations et ulcères de l'estomac, par le fait qu'elle a un point isoélectrique inférieur à 2. 19. Préparation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le point isoélectrique est inférieur à 1. 20. Préparation selon la revendication 19, caracté rée en ce que la matière protéinée comprend de la pepsine qui au moins partiellement modifiée chimiquement à un degré compris entre une dénaturation partielle et une dégradation chimique partielle. 21. Préparation selon la revendication 17, caracté 'risée en ce que la matière protéinée est douée de spécificité pour le traitement d'inflammations et ulcères de la portion alcaline du tube gastro-intestinal par le fait que son point isoélectrique se situe dans la gamme alcaline. 22. Préparation selon la revendication 21, caractérisée en ce que la matière protéinée comprend de la trypsine ou de la chymotrypsine. 23. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 22, caractérisée en ce qu'elle est essentiellement une modification du type représenté par le citrate de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine, substantiellement conforme au "British Pharmaceutical Codex et présentant une activité anti-ulcéreuse, en ce qu'elle contient au moins 27 mg/ml de Bi soluble dérivés du citrate de bismuth et d'ammonium ou d'un équivalent de celui-ci, une part notable du bismuth étant présente sous la forme de complexes protéinés solubles qui, lorsqu'on ajoute une quantité appropriée d'alcool, sont facilement précipités sous la forme d'un précipité gélatineux épais qui se dépose rapidement, et en ce que cette préparation, lorsqu'on la soumet à une filtration sur gel à un pH de 9,0 sur une colonne saturée de polydextrane réticulé de qualité propre à la séparation des peptides et protéines globulaires d'un poids moléculaire d'environ 4000-150.000, donne deux pics dont le premier représente plus de 10% dudit bismuth. 24. Préparation selon la revendication 23, caractérisée en ce qu'elle contient plus de 29 mg/ml de bismuth soluble. 25. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 24, caractérisée en ce qu'elle comprend un concentré des complexes préparé à partir d'une solution aqueuse moins concentrée des complexes, par précipitation des complexes à l'aide d'un agent approprié de précipitation des protéines. 26. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 25, caractérisée en ce qu'elle comprend un concentré des complexes préparé à partir d'une solution aqueuse moins concentrée des complexes, par évaporation de l'eau dans des conditions où les complexes sont substantiellement stables. 27. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 26, caractérisée en ce qu'elle comprend un concentré des complegertDaapártir d'une solution aqueuse moins concentrée par filtration sur gel. 28. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 27, caractérisée en ce que les complexes solubles de protéine sont préparés en commençant d'abord par préparer une solution du type du citrate de bismuth et d'ammonium conforme au nBritish Pharmaceutical Codex", puis en soumettant cette solution à une étape d"'activation" dans laquelle on combine les ingrédients protéiné et bismuthé de la solution sous la forme desdits complexes, ces complexes étant formés après avoir introduit dans la solution, relativement au bismuth, notablement plus de matière protéinée que nten prescrit le "British Pharmaceutical Codex". 29. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 28, caractérisée en ce qu'elle est sous forme solide. 30. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 29, caractérisée en ceq'elle est sous forme de capsules. 31. Préparation selon l'une quelconque des revendications 13 à 30, caractérisée en ce qu'elle a été testée en ce qui concerne les complexes protéinés de bismuth en précipitant ces derniers par un agent de précipitation approprié et/ou par filtration sur gel. 32. Procédé de préparation d'une composition selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait réagir une matière protéinée soluble appropriée sur une source soluble de bismuth et on récupère une substance comprenant au moins un complexe protéiné de bismuth qui est essentiellement soluble dans l'eau, essentiellement précipitable de façon réversible par l'alcool et dans lequel le bismuth résiste essentiellement à 1 'élimination par dialyse. 39. Procédé selon la revendication 32, caractérisé en ce que l'on soumet la protéine à une modification chimique à un degré qui va d'une dénaturation partielle à une dégradation chimique partielle de manière à rendre disponibles dans la molécule de protéine de nouveaux emplacements nucléophiles destinés à être occupés par le bismuth. 34. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32 et 33, pour la production d'une préparation pharmaceutique qui est essentiellement une modification du type représenté par le citrate de bismuth et d'ammonium additionné de pepsine selon le "British Pharmaceutical Codex" et douée d'activité anti-ulcéreuse, caractérisé en ce que, dans un ordre-facultatif, on ajuste la concentration de la préparation en bismuth soluble dérivé du citrate de bismuth et d'ammonium ou d'un équivalent de celui-ci à au moins 27 mg/ml, et on effectue une étape d'activation qui consiste à convertir au moins une part notable du bismuth en complexes protéinés de bismuth solubles dans l'eau qui, lorsqu'on ajoute une quantité appropriée d'alcool, sont facilement précipités sous la forme d'un précipité gélatineux épais qui se dépose rapidement, et qui, lorsqu'on les soumet à une filtration sur gel à un pH de 9,0 sur une colonne saturée de polydextrane réticulé d'une qualité propre à la séparation de peptides et protéines globulaires d'un poids moléculaire d'environ 4000-150.000, donnent deux pics dont le premier représente plus de 10% dudit bismuth. 35. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32 à 34, caractérisé en ce que l'on concentre les complexes en les précipitant au moyen d'un agent approprié de précipitation des protéines. 36. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32 à 35, caractérisé en ce que l'on concentre les complexes en évaporant l'eau dans des conditions où les complexes sont pratiquement stables. 37. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32 à 36, caractérisé en ce que l'on concentre les complexes par filtration sur gel. 38. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32 à 37, caractérisé en ce que, pour préparer les complexes solubles de protéines, on commence par préparer une solution du type citrate de bismuth et d'ammonium essentiellement conforme au "British Pharmaceutical Codexn, et en ce que l'on soumet cette solution à une étape d'"activation" dans laquelle on combine les ingrédients protéiné et bismuthé de la solution sous la forme des complexes, la concentration mentionnée étant obtenue au moins en partie en introduisant dans la solution, relativement au bismuth, notablement plus de matière protéinée que n'en prescrit le "British Pharmaceutical Codex1,. 39. Procédé selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'après avoir préparé la solution essentiellement selon le "British Pharmaceutical Codex", mais avant l'étape d'activation, on introduit de la matière protéinée en quantité supérieure à celle qui est prescrite par le "British Pharmaceutical Codex". 40. Procédé selon l'une quelconque des revendications 38 et 39, caractérisé en ce qu'avant l'étape d'activation, on ajoute du colorant formateur de ligands en quantité supérieure à celle que prescrit le "British Pharmaceutical Codex". 41. Procédé selon l'une quelconque des revendications 92 à 40, caractérisé en ce que l'on ajuste la teneur en bismuth soluble total dérivé du citrate de bismuth et d'ammonium ou d'un équivalent de celui-ci de façon qu'elle dépasse 29 mg/ml. 42. Préparations obtenues par un procédé selon l'une quelconque des revendications 92 à 41.