L'invention concerne un contrefort de chaussure cons- titué d'une pièce préformée en matière synthétique thermoplastique. Le but de l'emploi d'un contrefort dans une chaussure est de conférer un maintien solide au pied d'une part et de conserver pendant longtemps la forme d'origine de la chaussure d'autre part. C'est pourquoi, dans l'état de la technique, les contreforts sont faits de matières très dures, à base de pâte de cuir par exemple. Ces matières sont fabriquées habituellement sous forme de plaques, les contreforts étant produits par emboutissage. Comme les matières en plaques ont ordinairement la même épaisseur partout, le contrefort doit ensuite être biseauté, au moins sur son bord supérieur, si l'on désire obtenir une transition esthétique-entre la chaussure et le pied. Or ce biseautage demande beaucoup de travail et est coûteux. Pour éviter cet inconvénient, il a déjà été proposé de produire des contreforts par moulage par injection de matières synthétiques thermoplastiques. Cela demande toutefois la réalisation de moules coûteux. De plus, comme les temps de refroidissement néces- saires sont relativement longs, les cadences de production réalisables sont assez faibles. Cette solution ne répond donc pas de façon satis- faisante au problème à résoudre. L'invention vise à créer un contrefort qui puisse être produit très économiquement d'une part et qui confère d'autre part un maintien sûr au pied malgré le fait qu'il se laisse façonner facilement. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la pièce préformée est une feuille de matière synthétique thermoplas- tique de 0,3 à 2,5 mm d'épaisseur, qui a été soumise à un emboutis- sage profond et dont le côté intérieur est revêtu d'une couche de mousse à cellules fermées de polyoléfine réticulée, dont l'épaisseur diminue de façon uniforme vers les bords. La feuille de matière syn- thétique est de préférence une feuille de polyéthylène haute densité de 0, 3 à 1,3 mm d'épaisseur. Elle possède partout la même épaisseur et il n'est pas nécessaire de lui donner un biseau dans la région du bord supérieur du contrefort. La couche de mousse de polyoléfine appliquée sur le côté intérieur de la feuille de matière synthétique est de préférence une couche de mousse à cellules fermées de polyéthylène réticulé d'une épaisseur maximale de 2,5 mm. Le plus simple est de la fixer par toute son étendue sur la feuille de matière synthétique par un processus de revêtement ou de doublage à la flamme. Il suffit de faire en sorte que le soudage ensemble des matières apparentées s'effectue de manière que la structure alvéolaire de la mousse ne soit pas altérée, Le matériau stratifié ainsi obtenu possède une stabilité propre si grande que la transformation en contreforts peutaussi être effectuée à un autre endroit que celui o est produit le matériau de départ. Pour la transformation ou mise enforme, on chauffe le matériau uniformément à la température de mise en forme et on l'em- boutit, éventuellement dans un outillage-combiné de découpage et de pressage. Il est préférable de réduire l'épaisseur de la couche de mousse dans le même processus par augmentation de la densité de la structure poreuse dans la région des bords. L'effet recherché, la réduction uniforme de l'épaisseur totale vers les bords supérieurs, peut ainsi être obtenue de façon particulièrement simple et efficace. Un autre effet avantageux est que la structure alvéolaire rendue plus dense dans la région des bords ne présente pas de diminution notable de la solidité mécanique comparativement à celle de-la mousse de départ. Le contrefort possède en outre un rembourrage intérieur, ce qui augmente le confort et empêche en plus le glissement de la chaussure sur le talon du porteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que du dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue en perspective, prise d'en haut, d'un contrefort selon l'invention; et la figure 2 est une coupe transversale du contrefort de figure 1. - Le dessin montre un contrefort sous forme d'une pièce emboutie faite d'une feuille 1 de polyéthylène haute densité. Il n'est pas obligatoire d'utiliser du polyéthylène, une feuille d'acrylo-buta- diène-styrène oude chlorure de polyvinyle pouvant être employée aussi. Cependant, en cas d'utilisation de matières de natures différentes pour la feuille principale et pour la mousse de revêtement, il faut déterminer par des essais les conditions de transformation à obser- ver, respectivement les conditions optimales. Une feuille de mousse 2 dont l'épaisseur diminue uni- formément vers les bords est appliquée sur le côté intérieur de la feuille 1 en matière synthétique exempte de pores. L'épaisseur de la couche de mousse se laisse réduire le plus simplement par augmenta- tion de la densité de la structure alvéolaire de la feuille 2. Le fait que le contrefort fini est très esthétique favorise son emploi dans des chaussures élégantes, en particulier dans des chaussures pour femmes. RE V E N D I C A T I 0 N S 1. Contrefort de chaussure constitué d'une pièce préformée en matière synthétique thermoplastique, caractérisé en ce que la pièce préformée est une feuille (1) de matière synthétique thermo- plastique de 0,3 à 2,5 mm d'épaisseur, qui a été soumise à un embou- tissage profond, et en ce qu'une couche (2) de mousse à cellules fermées de polyoléfine réticulée, dont l'épaisseur diminue de façon uniforme vers les bords, est appliquée contre le côté intérieur de la feuille (1). 2. Contrefort selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille (1) est en polyéthylène et possède une épaisseur de 0,3 à 1,3 mm. 3. Contrefort selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la couche (2) de mousse de polyoléfine est une couche de mousse à cellules fermées de polyéthylène réticulé et en ce qu'elle possède une épaisseur maximale de 2,5 mm. 4. Contrefort selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la feuille de matière synthétique (1) et la couche de mousse (2) sont reliées l'une à l'autre par un processus de revêtement ou de doublage à la flamme. 5. Contrefort selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'épaisseur de la couche de mousse (2) est réduite localement par augmentation de densité de la structure poreuse.