L'invention concerne un procédé pour la construction d'un court de tennis. I1 est connu pour la construction des courts de tennis de disposer sur un fond de forme, une couche compactée de matériau tout venant et sur cette couche, une forme bitumineuse constituée d'au moins une couche d'enro- bés bitumineux, cette forme bitumineuse étant elle-même recouverte d'un "tapis" comportant également au moins une couche d'enrobes bitumineux de granulation plus fine, On recouvre ensuite les couches d'enrobés bitumineux, dont la granulométrie aura été choisie de façon convenable pour donner une bonne cohésion en même temps qu'une bonne imperméabilité, d'un revêtement de résine synthétique, notamment de résine polyvinylique, mélangée à un pigment, de façon à donner à la surface du court sur laquelle rebondissent les balles de tennis une structure aussi exempte que possible de défauts de planéité, et présentant une souplesse convenable. Ce revêtement multicouche est généralement appliqué à la raclette. Toutefois, ces procédés connus ne donnent pas entière satisfaction. Notamment, les défauts de planéité engendrés lors de l'exécution de la forme bitumineuse ne sont la plupart du temps qutimparfaitement atténués par ces revêements, et, d'autre part, la surface obtenue ne présente pas les qualités de souplesse, d'isolation thermique,de stabilité et d'étanchéité optimales, ni la possibilité d'avoir en surface une rugosité déterminée donnant un eu plus ou moins rapide. L'invention a en conséquence pour but de créer un procédé de construction de courts de tennis ne présentant pas les défauts précites. A cet effet, la présente invention concerne un procédé caractérisé en ce que, sur le tapis, on dépose une couche composite, constituée de résines bitumineuses, de ciment, de sable siliceux et d'eau, lissée suivant les cas à la raclette ou à la règle, puis, sur cette couche composite, on dépose une première couche à base de résine acrylique, lissée à la raclette, puis au moins une seconde couche de même composition à sec que la précédente, appliquée au pistolet, à la lance pneumatique, ou à la raclette et enfin on pose éventuellement un voile sur la partie centrale, délimitant le jeu de tennis proprement dit, de la surface totale du fond de forme. L'invention va entre décrite plus en détail, à laide d'un exemple de réalisation, en se référant aux dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 représente en coupe verticale les différentes parties constitutives du court de tennis dans le cas d'utilisatiDn d'une parure bitumineuse, la coupe étant faite suivant un plan perpendiculaire au grand axe du court; - La figure 2 est une vue arrachée en perspective, à échelle agrandie, des différentes couches constituant le court de tennis dans le cas d'utilisation d'une forme bitumineuse - La figure 3 est une vue schématique en plan du court de tennis. Selon la figure 1, dans le terrain 1 choisi pour l'implantation du court de tennis, on creuse "un fond de forme. La profondeur de ce fond de forme dépend des conditions locales et notamment de la nature des terrains. De toutes façons, on creuse à une profondeur suffisante pour enlever toute la terre végétale. Après quoi, on traite le fond de forme avec un désherbant actif, puis on compacte ce fond de forme pour donner au terrain une dureté suffisante afin d'éviter tout fléchissement ultérieur. Dans le fond de forme ainsi préparé, on amène du tout-venant 2, exempt de terre végétale. Ce toutvenant, de préférence emprunté aux terrains avoisinants, mais qui peut également être amené de l'extérieur, est ensuite compacté. L'épaisseur, après compactage, dépend de la profondeur du fond de forme, c'est-à-dire de la nature des terrains, mais en moyenne son ordre de grandeur sera d'une vingtaine de centimètres. Sur le tout-venant ainsi compacté, on vient déposer et compacter une forme 3 constituée d'enrobées bitumineux. Cette forme aura une épaisseur moyenne de l'ordre de 4 centimètres, et sa surface supérieure présentera, de part et d'autre de l'axe longitudinal du court, des pentes pour l'écoulement des eaux. Sur la forme proprement dite ainsi compactée, on dépose un tapis 4 constitué également d'enrobés bitumineux mais de granulométrie plus faible que ceux constituant la forme, et présentant, après compactage, une épaisseur de l'ordre de 2 centimètres. Les opérations décrites jusqu'à maintenant sont classiques et on y procède pour la construction de tous les courts de tennis du type précité. Par contre, les opérations qui vont suivre sont caractéristiques de 11invention. Sur le tapis, on vient déposer une très mince couche bitumineuse pour servir de couche d'accrochage, puis on dépose une couche 5 constituée d'un mélange de résine bitumineuse, de ciment et de sable siliceux, le tout additionné d'eau, dans les proportions suivantes - résine bitumineuse 6 volumes - ciment Portland 1 volume - sable siliceux 15 yolumes - eau 5 volumes Si le tapis, sur lequel est déposée cette couche, ne présente pas de défauts graves de planéité, la couche composite 5 peut être lissée à la raclette de caoutchouc, dont la longueur-est del'ordre de 90 centimètres. En fait, la couche composite sera constituée en deux étapes d'abord, une première épaisseur, lissée dans le sens transversal par rapport au grand axe du court, puis un complément d'épaisseur lissé dans le sens longitudinal. Si, au contraire, le tapis présente des défauts de planéité relativement importants, la couche composite 5 est étendue à la règle, cette règle prenant appui sur deux profilés noyés dans la couche et que l'on retirera ensuite. On procède alors à la pose de la couche par bandes parallèles dont la longueur est perpendiculaire au grand axe du court et dont la largeur est légèrement inférieure à celle de la règle. Partant d'une extrémité de l'axe longitudinal du court, on commencera par poser les bandes de rangs impairs puis on complètera les intervalles laissés libres avec les bandes de rangs pairs.Cette façon de procéder assure une bonne homogénéité de l'ensemble, et diminue les risques de fissuration dus au retrait. Après un laps de temps nécessaire pour permettre la prise complète de la couche composite, la surface supérieure de cette couche est raclée, pour éliminer les aspérités, notamment les grains non liés à la masse, puis soigneusement nettoyée. On dépose alors, sur la surface supérieure de cette couche, une couche 6 mince composée de résine acrylique, de sable siliceux, d'une émulsion et d'un pigment dans des proportions telles que la densité du mélange à sec soit voisine de 1,93. Ce mélange est additionné de 25 % d'eau en poids pour son utilisation à la raclette, après un mixage très pousse. Cette couche 6 à base de résine acrylique est lissée à la raclette caoutchouc dans le sens transversal au grand axe du court. La couche 6 à base de résine acrylique est alors grattée et nettoyée avec soin, puis on dépose au moins une seconde couche 7 de même formule en produits secs, mais avec une proportion d'eau éventuellement différente, sous une épaisseur encore plus faible que celle de la couche précédente, à l'aide d'un pistolet, d'une lance pneumatique, ou, pour obtenir des surfaces moins rugueuses, à l'aide d'une raclette caoutchouc, les couches étant toujours croisées. On ajustera également la rugosité en faisant varier la proportion d'eau ajoutée. Les caractéristiques des. couches 6 et 7 à base de résine acrylique ainsi déposées sont déterminantes pour la qualité du court de tennis. Ces couches doivent présenter une souplesse suffisamment grande et doivent permettre un rebondissement correct des balles de tennis.-L'emploi des résines acryliques permet de porter ces qualités à un degré nettement plus élevé que ne le permettait l'emploi des résines habituelles. L'ensemble des traitements précédents a été apporté sur la totalité de la surface 8 du fond de forme limité par la ligne 9. Sur cette surface totale 8, on va maintenant tracer la ligne 11 délimitant la surface 10 du jeu de tennis proprement dit. A l'intérieur de cette limite, sur la surface 10, on va projeter, par exemple au pistolet pneumatique, un voile coloré. La surface 10 sera ainsi colorée en une teinte, par exemple vert bleuté, la différenciant nettement de la surface totale 8 qui l'entoure. Il ne restera plus qu'à tracer à la peinture blanche, sur la limite Il et à l'intérieur de la zone 10, les différentes bandes délimitant les différentes parties du jeu de tennis. Le procédé selon l'invention viznt d'être décrit en supposant que l'infrastructure du court de tennis est réalisée selon les moyens classiques, comportant une forme bitumineuse recouverte d'un "tapis"-mais il sera avantageux, dans le cadre de l'invention, de substituer à ces moyens classiques ceux décrits ci-après. Comme dans la méthode classique on commence par enlever, sur une surface de terrain légèrement supérieure celle du court de tennis à construire, toute la terre végétalez Puis,sur la surface ainsi dénudée, on applique le stabilisateur de sols connu dans le domaine de la construction des routes, sous 1'abréviation R R P (REYNOLDS ROAD PACKER). Ce stabilisateur de sols est un produit catalyseur provoquant un échange d'ions, ayant pour résultat la suppression du phénomène d'adsorption d'eau par le-terrain et la disparition de la capillarité de ce dernier. Ce produit donne à l'infrastructure du court de tennis une résistance et une stabilité beaucoup plus grandes que celles obtenues par le moyen de la forme bitumineuse classique. En outre, par son action sur l'adsorption d'eau et la capillarité, il met l'infras- tructure hors gel" et évite les remontées d'eau. Alors que l'infrastructure classique, à forme bitumineuse, ne permet pas d'exploiter entièrement les remarquables possibilités des couches de revêtement 5 à 7 décrites plus haut, l'application à l'infrastructure du produit R R P permet au contraire d'utiliser à fond les propriéte-s de ces différentes couches 5 à 7 et apparat ainsi comme un élément important du procédé selon l'invention. Cette application se fera de la façon suivante Sur le fond de forme dégagé de la terre végétale, on opèrera des prélèvements qui seront analysés, notamment en ce qui concerne la granulométrie, afin de déterminer, selon la technologie R R P connuepes conditions d'application du produit, notamment la concentration des solutions à employer. Puis, à laide d'instruments tels que des rateaux, on ameublit le sol sur une profondeur de 5 à 7 cm et on procède à un nivellement très soigneux de la partie ameublie, notamment pour donner les pentes choisies pour l'écoulément des-eaux. On arrose alors avec la solution R R P choisie le sol ainsi préparé, par temps sec afin de faciliter la pénétration du R R P. Cet arrosage peut se faire à l'aide de rampes, ou de préférence de lances ou de pistolets pneumatiques. On attendra ensuite une quinzaine de jours, pendant lesquels, si le temps est sec, on arrosera deux ou trois fois à quelques jours d'intervalle, à raison de 20 à 30 litres d'eau au m2. Jusque là, le terrain est resté meuble, afin de permettre aux gaz, qui se forment nécessairement, de s'échapper. Ensuite, on profilera définitivement le sol très soigneusement. On procèdera ensuite au compactage, de préférence par une dame vibrante plutot qu'au rouleau compresseur. On déterminera le moment optimal pour ce compactage en suivant l'évolution de l'humidité du sol par des essais ROTOR, Les défauts de planéité dus au compactage seront soigneusement éliminés, en utilisant au besoin de la terre préalablement mise de côté après traitement au R P P. Sur le sol profilé et exempt de défaut de planéité ainsi obtenu, on viendra poser la "couverture" ou "tapis" Quatre méthodes sont possibles pour cette pose Méthode A : Tirer à la règle et compacter un mélange de sable de TOURNAI et d'émulsion bitumineuse à 15 % Méthode B : Tirer à chaud une couche de bitume Méthode C : Tirer à froid une couche d'enrobés bitumineux et compacter. Méthode D : Compacter un empierrement de gravillons. Dans tous les cas, l'épaisseur de cette couche constituant le tapis 4 sera de l'ordre de 3 à 5 centimètres. On appliquera ensuite les couches 5 à 7 de la façon déjà décrite. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10) Procédé pour la construction d'un court de tennis du type comportant, sur un fond de forme, une infrastructure couverte d'un "tapis", procédé caractérisé en ce que, sur le tapis (4), on dépose une couche composite (5), constituée de résines bitumineuSes, de ciment, de sable siliceux et d'eau, lissée suivant le cas à la raclette ou à la règle, puis sur cette couche composite, on dépose une première couche (6) à base de résine acrylique, lissée à la raclette, puis au moins une seconde couche (7) de même composition à sec que la précédente, appliquée au pistolet, à la lance pneumatique où à la raclette, et enfin on pose évuellement un voile coloré sur la partie centrale, délimitant le jeu de tennis proprement dit, de la surface totale du fond de forme. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition de la couche composite (5) est, pour 5 volumes d'eau : 6 volumes de résine bitumi neuse, 1 volume de ciment Portland, et t5 volumes de sable siliceux. 30) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les couches (6) et (7) à base de résine acrylique sont constituées de résine acrylique, de sable siliceux, d'une émulsion et d'un pigment, dans des proportions telles que a densité du mélange à sec soit voisine de 1,93. 4 ) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le pistolet ou la lance pneumatique utilisée pour l'application des couches (6) et (7) à base de résine acrylique est alimenté en air comprimé à la pression de 6 bars et est alimenté en mélange liquide à la pression de 2,2 bars. 50) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le voile coloré est de couleur vert-bleu. 60) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractrisé en ce que l'infrastructure est obtenue par l'application sur le sol, préalablement dépouillé de sa terre végétale, du traitement RRP, un profilage saigneux étant fait avant compactage et une correction des défauts de planéité intervenant après compactage, puis un tapis étant disposé sur cette infrastructure. 70) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tapis est obtenu par tirage à la règle et compactage d'un mélange de sable de TOURNAI et d'émulsion bitumineuse à 15 , 80) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tapis, est obtenu par tirage à chaud d'une couche de bitume. 90) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tapis est obtenu par tirage à froid, et compactage d'une couche d'enrobées bitumineuses. 100). Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tapis est obtenu par compactage d'un empierrement de gravillons.