Dans les appareils de mesure numériques, l'indica tion ou affichage de la grandeur mesurée codée sous forme numérique, prend de plus en plus d'importance. Loin des cadrans de galvanomètres, l'affichage numérique fait intervenir maintenant des techniques lumi- neuses, qui sont passées des tubes à cathode froide aux diodes électro-luminescentes, t plus récemment aux cristaux liquides. On tend à i heure actuelle à un affichage qui donne satisfaction ans les conditions les plus variées. En particulier, la taills des chiffres lumineux est souvent choisie très grande, afin de permettre une utilisation à une distance déjè respectable. L'invention intéresse un domaine d'application qui est au contraire généralement ignoré. Dans certaines conditions, l'obscurité peut être requîse, ou inéluctable, ce qui empêche l'utilisation d'un affichage numérique lumineux. De même, ce genre d'affichage ne peut sertir directement pour un utilisateur situé hors - de vue, dans une pièce contiguë. A cet affet, l'invention propose un dispositif indicateur pour un appareil de mesure à sortie numérique codée, qui comporte de façon générale les éléments suivants: un générateur d'une pluralité de signaux électriques audiofréquences, traluisibles chacun en un son distinctif, - un transducteur électro-acoustique et un amplificateur associé, - ttn sélecteur, placé entre le générateur et l'amplificateur du transducteur, et susceptible d'être commandé pour fournir sélectivement à l'amplificateur l'un desdits sigmaix électriques audiofréquences afin de le faire traduire en son, par ladit transducteur, et - un moyen logique de commande, pour scruter dans un ordre préétabli les différentes sorties de chiffre de l'appareil électronique de mesure et commander séquentiellement le sélecteur selon les chiffres codés qui se trouvent ainsi successivement scrutés. Ceci permet une expression sonore séquentielle de la sortie numérique del'appareil de mesure. Dans un mode de réalisation préférentiel, le générateur comporte une bande magnétique sur laquelle est disposée une pluralité d'enregistrements comprenant chacun l'expression vocale d'un chiffre, ainsi qu'un lecteur de la bande magnétique. La bande magnétique formant avantageusement une boucle, le lecteur comprend une pluralité de têtes magnétiques définissant une pluralité de pistes sur la bande magnétique. Ltune de ces pistes est marquée pour subdiviser la boucle de bande magnétique en un nombre entier de sections. Pour ce marquage, chaque section peut être définie par un top à une fréquence prédéterminée, un kilohertz par exemple, suivi d'un silence. Chaque section comprend un enregistrement de l'expression vocale des dix chiffres: zéro, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf. Chaque section peut comprendre aussi un enregistrement d'un mot représentant ltexpression vocale d'un symbole fractionnaire, tel que "VIRG" (pour virgulé) ou "MILLI" (sous multiple du millième). Le signe est traduit, de même, sous forme sonore, par exemple en utilisant la fréquence de un kilohertz du marquage pour indiquer un signe négatif, avant les chiffres mesurés eux-mêmes. Dans une variante de réalisation, le générateur comporte une source d'une pluralité de fréquences distinctes, associées chacune à un chiffre respectif, ou à l'un des symboles auxiliaires de l'affichage numérique, tel que le signe ou la virgule. frès préférentiellement, ces fréquences appartiennent à la gamme musicale, et sont sensiblement centrées sur le LA3. D'un autre côté, le sélecteur comprend normalement une pluralité de commutateurs, tels que des transistors à effet de champ, montés entre le générateur et l'amplificateur du transducteur. Le moyen logique de commande comprend un scrutateur des sorties de chiffres de l'appareil électronique de mesure, un décodeur susceptible de réagir au code de chaque chiffre en excitant sélectivement un conducteur associé à ce chiffre, et chacun de ces conducteurs commande un commutateur respectif dudit sélecteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en reférence aux dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 illustre le schéma de principe général du dispositif de l'invention; - la figure 2 illustre les sections sur la bande magnétique utilisée dans le mode de réalisation préférentiel;. - la figure 2a illustre le schéma du circuit produisant le signal qui permet de matérialiser ces sections; - la figure 3 illustre le schéma électrique détaillé du scrutateur et du décodeur qui font partie du moyen logique de commande, du sélecteur qui est commandé par eux, ainsi que du transducteur électro-acoustique et de son amplificateur de basses fréquences; - la figure 4 illustre le schéma électrique détaillé du bloc logique de commande de cycle, qui fait partie du moyen logique de commande, et définit les séquences d'opération dans le dispositif indicateur; - la figure 5 illustre le schéma électrique détaillé d'un système d'indication de virgule faisant partie du mode de réalisation préférentiel. Dans le mode de réalisation préférentiel, qui va entre maintenant décrit, le dispositif indicateur est prévu pour fonctionner avec un appareil électronique de mesure bien particulier, à savoir un voltmètre à affichage numérique (VN sur figure 1. Ce voltmètre VN a une capacité d'affichage. de cinq chiffres, et est muni de sortiesZentrées pour un raccordement direct à une imprimante.Les conducteurs destinés à ce raccordement sont sur la figure 1 les suivants: - sorties de chiffres ou'digits (DG), cinq fois quatre sorties binaires, pour les cinq chiffres exprimés en décimales codées binaires, les sorties binaires étant en logique positive; - quatre sorties binaires en logique positive donnant la position de la virgule, par exemple parmi six positions possibles en tout, à savoir quatre positions pour un nombre affiché supérieur à 1, et deux positions pour un résultat inférieur à 1; - une sortie S de signe, en binaire, le niveau 1 correspondant à un résultat positif et le nivèau-0-e un résultat négatif; - une entrée NN de "nouvelle mesure",qui permet le déclenchement d'une nouvelle mesure lorsqu'elle est mise à la masse;; - une sortie MA de "mesure achevée, qui donne une impulsion négative lorsqu'une mesure est--achèvée, et que les éléments du résultat sont disponibles sur les sorties de chiffres, de virgules, et de signes; - une sortie de surcharge 0V, qui est au niveau 1 lorsque la capacité de mesure du voltmètre sé trouve dépassée. Sur la figure 1, l'entrée Nde de nouvelle mesure et les sorties de mesure achevée MA, de signe S et de surcharge 0V, sont appliquées à un bloc logique de commande de cycle 1, qui fait partie du moyen logique decommande, et définit les séquences d'opérations. Ce bloc 1 réalise plus précisément la commande d'un cycle,dont les opérations correspondent à l'indication complète d'un résultat de mesure. Un générateur de signaux de son 2 est capable d'engendrer une pluralité de signaux électriques audiofréquences, traduisibles chacun en un son distinctif. Un scrutateur 3 reçoit les cinq groupes DG de quatre sorties binaires représentant les cinq chiffres de la mesure faite par le voltmètre numérique. Sous la commande du bloc de commande de cycle 1, iiitransmet les chiffres dans un ordre prédéterminé à un sélecteur de signaux de son 4. Ce sélecteur 4 a pour fonction de prélever parmi les signaux de son du générateur 2, celui qui correspond au chiffre qui lui est présenté par le scrutateur 3. Avant les chiffres proprement dits, un circuit de signe 5 agit sur le sélecteur de signaux de son 4 pour lui faire transmettre un signal spécial d-e signe. Les sorties FP de position de virgule (ou plus généralement de position de symbole fractionnaire) du voltmètre numérique sont appliquées à un ensemble pas à pas dé position virgule 6. Ce dernier interagit avec le bloc logique de commande de cycle 1 de façon à inhiber provisoirement le sélecteur de signaux de son 4 par rapport à sa commande en provenance du scrutateur 3, tout en lui faisant choisir l'un des symboles fractionnaires "VIRG" et "E1ILLIw donnés par le générateur de signaux de son 2. En présence d'une indication de surcharge OV par le voltmètre numérique, le bloc logique 1 con mande un oscillateur de surcharge 7. Cet oscillateur de surcharge 7 donne une fréquence spéciale, qui pourrait de façon équivalente être fournie par le générateur de signaux de son 2. Le sélecteur de signaux de son 4, aussi bien que l'oscillateur de surcharge 7, sont couplés à un amplificateur de basses fréquences 8, qui mène un haut-parleur 9. La figure 2 illustre la boucle magnétique qui constitue le générateur de signaux de son 2 dans le mode de réalisation préférentiel de l'invention. La référence numérique 20 désigne la bande magnétique formant la boucle, que l'on suppose coupée et étalée sur le plan de la figure. Bien entendu dans cette hypothèse, la dimension transversale de la bande magnétique est environ six fois agrandie, puisque sa largeur réelle est de 12,7 mm (1/2 pouce). On peut aussi considérer la représentation de la bande magnétique sur la figure 2 comme une portion de la boucle, portion qui se répèterait un certain nombre de fois dans la boucle, par translation. On suppose que la bande magnétique est entraSnée pour se déplacer de la droite vers la gauche de la figure. De façon connue en soi, la mécanique d'entrarne- ment de la bande magnétique comprend, non représentés - un cabestan solidaire d'un volant, et entraîné par un moteur à courant continu; - un galet presseur commandé par un plongeur électro-magnétique; - quatre guide-bandés fixes à roulement à billes et un cinquième mobile pour assurer une tension correcte de la bande. Dans la suite de la description on appellera "commande de galet presseur" l'actionnement de ce plongeur électro-magnétique; bien entendu, il-en résulte la mise en mouvement de la bande. Sur la figure 2 apparaissent deux groupes A et B comportant chacun 7 têtes magnétiques. Au moment de la fabrication du dispositif indicateur de l'invention, l'un de ces groupes, par exemple le groupe A, est utilisé pour faire des enregistrements sur la bande magnétique. Les têtes AO, A2, A4, A6, A8, Ad, et Avi enregistrent en parallèle, sur leurs pistes respectives, en alternance une première et une seconde série de signaux, respectivement. La première série comprend les signaux correspondants à l'expres- sion vocale de "ZERO", "DEUX", "QUATRE", "SIX", "HUIT", un signal à un kilohertz, et l'expression vocale de "VIRG", respectivement pour les têtes dans l'ordre ; la seconde série comprend "UN", "TROIS", "CINQ", "SEPT", "NEUF", un silence, et "MILLE", respectivement pour les mêmes têtes. La durée de ces enregistrements élémentaires est choisie d'après la vitesse de défilement de la bande pour que la boucle contienne autant de fois- la première série d'enregistrements que la seconde; bien entendu, l'enregistrement est arrêté dès qu'un tour complet de la boucle est réalisé. On obtient ainsi sur la bande magnétique des "sections" d'enregistrement, que l'on a fait apparattre sur la figure 2, bien qu'elles ne se manifestent pas visuellement. Chaque section comprend deux demi-sections adjacentes, comme on peut le voir sur la figure 2, qui est incorporée à la présente description pour illustrer la répartition des enre gistreents sur la boucle de bande magnétique. Globalement, chaque section comprend ainsi l'expression vocale de tous les chiffres de zéro à neuf, ainsi que des symboles "VIRG" et "MOLLI". La présence du signal à un kilohertz définit la première demi-section, tandis que la deuxième demi-section est définie par le silence sur la même piste. Cette piste qui porte alternativement le signal un kilohertz et le silence, est la piste de marquage. Dans ce mode de réalisation particulier, la longueur de bande magnétique affectée au signal à un kilohertz est égale à la longueur affectée au silence. Les deux demisections sont donc de même dimension. Le secona groupe de tête B est alors décalé du premier groupe de têtes A, le long de la bande, d'un nombre impair de demi-sections. Comme on le voit sur la figure 2, tandis que le premier groupe de têtes A lit la première demi-section, le second groupe de têtes B lit la seconde demi-section. Cela permet d'utiliser une bande à sept pistes seulement pour engendrer simultanément les dix chiffres et d'autres symboles auxiliaires, sous forme sonore. Une variante fait intervenir une bande de 25,4 mm (1 pouce). On peut alors disposer du matériel de lecture à 14 ou16 têtes, et il n'est pas nécessaire d'utiliser 2 groupes de têtes comme sur la figure 2. L'enregistrement peut etre effectué de la façon suivante: chiffres de ZERO à NEUF sur les dix premières pistes, wV1RG" et "KILLI" sur les onzième et douzième pistes, indication de signe sur la treizième piste, signaux de commande sur la quatorzième, et, si elles existent, les pistes quinze et seize peuvent servir à indiquer la nature des mesures effectuées (volt, ampère, ou autre grandeur). Une autre variante encore consiste à mettre en oeuvre une seule tête de lecture montée sur une glissière lui permettant un déplacement vertical sur toute la largeur de la bande. Le sélecteur de l'invention commanderait alors le déplacement pas à pas de cette tête de lecture unique de façon à l'amener dans l'une des seize positions correspondant aux seize pistes de l'enregistrement. On peut encore combiner les principes de ces différentes variantes en utilisant un lecteur bi-piste, qui se contente alors de huit positions de déplacement. Néanmoins, si l'on ne dispose pas d'un entrarnement a vitesse très précise de la bande, qui permette une commande purement tesmporelle, il reste nécessaire d'utiliser une tête fixe et mono-piste pour la lecture de la piste des signaux de commande. Revenant maintenant au mode de réalisation illustré sur la figure 2, on va s'intéresser aux signaux de commande qui sont extraits de la piste de marquage, par la tête de lecture Ad. Cette tête de lecture va capter répétitivement un top à I khz, suivi d'un silence de durée égale à celle du top, tant que la bande magnétique défile. On se rappellera que ce défilement se manifeste lorsque le plongeur électromagnétique du galet presseur est actionné. Sur la figure 2a, la tête de lecture Ad est couplée à un étage de redressement et filtrage 21, à la sortie duquel on obtient l'enveloppe du signal lu. Il est suivi d'un circuit de mise en forme 22, à la sortie duquel on obtient un signal appelé D. Ce signal D est au niveau O tant que la tête Ad lit le top à I Khz et est au niveau 1 lorsque la tête Ad lit le silence. Ce signal D va servir en quelque sorte de base de temps, liée au mouvement de la bande magnétique pour commander les séquences d'opération dans le dispositif indicateur. Cela présente l'avantage de s'accomoder facilement des irrégularités à ltenregistrement, des fluctuations de défilement de bande, et de nombreux problèmes de conditions initiales, en même temps que celui d'éviter la nécessité d'une base de temps fondée sur une source de fréquence stable. Sur les figures 1 et 3, le générateur de signaux de son 2 est relié à un sélecteur de signaux de son 4, qui comprend une pluralité de portes analogiques, numérotées de 40 à 52, et qui sont par exemple des transistors à effet de champ du type P. Leurs électrodes, drain et source sont montées en série entre d'une part l'entrée d'une tête magnétique respective pour chaque transistor à effet de champ, et-d'autre part,l'entrée de.l'amplificateur basse fréquence 8, en commun pour toutes les têtes. Cet amplificateur de basse fréquence 8 attaque ensuite le haut-parleur 9. Les portes 40 à 49 sont respectivement reliées aux têtes magnétiques AO, B1, A2, B3, A4, ag, A6, B7, A8 et B9. La porte analogique 50 est couplée à la tête magnétique Bs. Enfin les portes analogiques 51 et 52 sont reliées aux têtes magnétiques Avi et Bmi. Si lton retourne à la figure 2, il apparat que toutes les têtes lisent le signal auquel elles sont affectées pendant leur passage sur la première demi-section, et au contraire le signal de l'autre tête travaillant sur la même piste pendant la deuxième deni-section. En fait, on utilise ces têtes dans le sélecteur 4 pendant la première demi-section seulement, c'est--dire pendant la lecture par la tête Ad du signal à 1 khz ou encore lorsque le signal D est au niveau 0. Une exception toutefois est faite pour la tête Bs qui est utilisée pendant la seconde deai-section pour donner le signal à 1 khz représentant le signe négatif. Enfin, si l'on revient à la figure 3, entrée de l'amplificateur de basses fréquences 8 reçoit aussi la sortie de l'oscillateur commandé de surcharge 7. Les portes analogiques 40 à 49 ont leurs électrodes de commande ou grille respectivement reliées aux sorties O à 9 d'un décodeur 54. Il s'agit d'un décodeur classique, qui permet le passage du décimal codé binaire (entrées A, B, C, D) à une sortie UN parmi DIX, sur ses sorties O à 9. Les entrées A à D du décodeur 54 reçoivent respectivement les sorties de portes NON-ET 55 à 58 à deux entrées. Ces portes reçoivent en commun sur l'une de leurs entrées un signal H, qui réalise une autorisation de décodage par le décodeur 54. L'autre entrée sera vue ci-après. Toujours sur la figure 3, les cinq chiffres DG1 à DG5 du voltmètre numérique sont exprimés chacun en décimal codé binaire, sur quatre conducteurs identifiés par convention aux moyen de lettres A, B, C, D, correspondant à celles du décodeur. Ces quatre conducteurs du chiffre DG1 sont amenés respectivement sur des portes NON-ET 310 à 313, qui reçoivent en commun sur une autre entrée un signal Ml. Il en est de même pour le chiffre DG2 avec les portes 320 à 323 et le signal lvrl2, pour le chiffre DG3 avec les portes 330 à 333 et le signal Psi3, pour le chiffre DG4 avec les portes 340 à 343 et le signal M4, et, enfin, pour le chiffre DG5 avec les portes 350 à 353, et le signal MS. Ces portes analogiques 310 à 353 forment le scrutateur 3. Les sorties des portes qui correspondent aux mêmes bits A, B, C ou D sont reliées entre elles, ainsi qu'à celle des portes55 à 58 qui est associée aux mêmes bits. Ces 4 points communs sont également reliés à des résistances 361, 362, 363 et 364 qui vont vers une ligne à + 5 volts, pour réaliser une fonction OU cablée sur les sorties des portes NON-ET. Les conducteurs Ml à M5 permettent, par excitation de l'un d'entre eux, la fonction scrutation, c'est-à-dire le choix de l'un des cinq chiffres, qui est alors présenté au décodeur, sous réserve d'une autorisation donnée par le signal H. La figure 4 fait apparaître le bloc logique de comman-de de cycle 1 sous forme de schéma électrique détaillé, et la figure 5 fait apparaître le pas à pas de position de virgule 6, également sous forme de schéma électrique détaillé. Sur la figure 4, le signal D déjà décrit à propos de la figure 2A est appliqué à un inverseur 101, dont la sortie est donc le signal D. Par un conducteur CPPV, ce signal 5 est tout d'abord appliqué au pas à pas de position de virgule 6 de la figure 5. Sur cette figure 5, il arrive à l'entrée de comptage d'un compteur pas à pas de virgule 61. Ce compteur 61 a pour rôle de compter les chiffres au fur et à mesure qu'ils sont scrutés, et de permettre de placer le symbole fractionnaire à l'endroit adéquat. Ce compteur 61 est suivi d'un décodeur 62, qui transforme les étages binaires A, B, C, D du compteur 61 en une sortie un parmi dix, au moyen de ses dix conducteurs de sortie numérotés de O à 9. D'un autre côté, les sorties FP du voltmètre qui définissent la position de virgule, ou plus exactement- la position de symbole fractionnaire, sous forme décimale codée binaire, sont appliquées aux autres entrées A, B, C, D d'un autre décodeur 63 similaire au premier. Les sorties des décodeurs 62 et 63 sont ensuite amenées à un comparateur numérique 64. Ce comparateur a pour fonction de détecter l'identité entre les sorties O à 4 du décodeur 62 et les sorties O à 4 du décodeur 63 d'une part, afin de commander le symbole fractionnaire "MILLI" en cas dtidentité, et d'autre part, l'identité entre les mêmes sorties du décodeur 62 et les sorties 5 à 9 du décodeur 63, afin de commander le symbole fractionnaire "VIRG" en cas d'identité. A cet effet, il comporte une première série de portes NI 640 à 644. Chacune de ces portes reçoit les deux sorties de même numéro des deux décodeurs, et ceci respectivement dans 11 ordre des sorties, de O à 4. Les portes 640 à 644 sont suivies respectivement d'inverseurs 645 à 649, qui forment avec une résistance 660 vers une ligne à + 5 volts la sortie définissant la coincidence evoquée plus haut.La sortie commune des inverseurs 645 à 649 est envoyée d'une part vers le bloc logique 1 de la figure 4 par un conducteur BbICC pour bloquer temporairement les chiffres, et d'autre part vers un inverseur 661, suivi d'une porte NON-ET 662 recevant également le signal 5. La sortie de la porte 662 est envoyée sur un conducteur CBmi pour la commande de la porte analogique 52 de la figure 3 ("MILLI"). Diautre part, les sorties O à 4 du décodeur 62 sont comparées aux sorties 5 à 9 du décodeur 63, chacune à chacune, respectivement au moyen d'une deuxième série de portes NI 650 à 654. Ces portes 65o à 654 sont suivies d'inverseurs respectifs 655 à 659, dont les sorties sont reliées en commun, et par l'intermédiaire d'une résistance 665 à une ligne à + 5 volts. Comme précédemment, la sortie commune des inverseurs n'est au niveau bas que lorsqu'il y a coincidence exacte. Par l'intermédiaire d'un conducteur BVCC elle va vers le bloc logique 1 de la figure 4, pour bloquer temporairement les chiffres. A travers un inverseur 666, suivi d'une porte NON-ET 667 qui reçoit également le signal D, la sortie commune des inverseurs est envoyée sur une ligne CAvi vers la porte analogique 51 de la figure 3. Le fonctionnement s'explique comme suit : le décodeur 63 donne par l'une de ses sorties qui est au niveau bas, la positionxdu symbole fractionnaire. Chaque fois qu'un nouveau chiffre est scrut, le compteur 61 est incrémentê, et le décodeur 62 va ainsi passer de la sortie O pour le premier chiffre à la sortie 4 pour le 5ème.Si, dans le décodeur 63, l'une des sorties O à 4 est basse, au moment de la coincidence avec la sortie de même numéro du décodeur 62, l'indication sonore,aes chiffres est interrompue pour laisser place à l'indication "liILLI". Si au contraire l'une des sorties 5 à 9 du décodeur 63 est basse, c'est à la coincidence avec la sortie correspondante de O à 4 respectivement, du décodeur 62 que l'on insère le symbole fractionnaire "VIRG", par commande de la porte analogique 51. Si l'on revient maintenant à la figure 4, il apparat que le signal D disponible à la sortie de l'inverseur 101 est également appliqué à une porte NON-ET 102, laquelle reçoit aussi les conducteurs BVCC et BMCC en provenance de la figure 5. L'un de ces signaux est au niveau bas au moment où le symbole fractionnaire-est énoncé, et la porte 102 ne pourra inverser le signal D pour en faire le signal Dc qu'en l'absence d'un énoncé de symbole fractionnaire. Après une nouvelle complémentation par l'inverseur 103, le signal Dc est appliqué à un compteur de chiffre 110. Ce compteur de module- 6 est donc capable de compter de O à 5. Ses sorties sont appliquées à un décodeur 111, lequel comporte à son tour six sorties de O à 5. Les sorties O à 4 du décodeur sont appliquées à des inverseurs 1110 à Il 14, pour donner les signaux Mi à M5, qui vont vers le scrutateur 3 de la figure 3. Toutefois le signal Dc est appliqué à une entrée d'inhibition du décodeur 111, de façon à bloquer-le décodeur pendant les périodes de silence-et ramène ses sorties au niveau 1. Ce signal Dc est encore combiné dans une porte NI 112 avec la sortie d'un inverseur 1115 couplé à la sortie numéro 5 du décodeur 111. La sortie de la porte NI 112 est le signal H, qui est envoyé sur les portes 55 à 58 de la figure 3, afin d'autoriser le décodage des chiffres par le décodeur 54. Ainsi, le signal H ne sera au niveau haut qu'à condition que le compteur 110 ne soit pas à 5 et que le signal Dc soit à 0. La sortie de l'inverseur 1115 est encore appliquée à un commutateur-inverseur 113, qui permet soit un fonctionnement automatique soit un fonctionnement manuel. Dans la position automatique, lorsque le compteur atteint le chiffre 5, la sortie de l t inverseur 1115 est haute, et elle commande par l'intermédiaire d'un transistor 1130 accompagné d'une diode 1131 la mise à la masse de 11 entrée NM du voltmètre numérique (figure 1), ce qui provoque une nouvelle mesure. Très rapidement (par rapport à la fréquence du signal D), la sortie IRA du voltmètre va passer une impulsion de mesure achevée, qui est appliquée à l'entrée de préréglage P d'une bascule 114, laquelle a pour fonction essentielle la commande du galet presseur. Sa sortie Q est à cet effet utilisée par un ensemble 115 destiné à l'actionnement du plongeur électromagnétique, de façon connue en soi. La bascule 114 peut être désarmée en présence d'un signal de surcharge sur la ligne OV venant du voltmètre, qui est amenée sur son entrée C par un iverseur 1140 suivi d'une résistance 1141. Dans la position manuelle de l'inverseur de contact 113, la bascule 114 est aussi désarmée lorsque le compteur 110 atteint 5, arrêtant ainsi le défilement de la bande. Dans la position automatique au contraire, le défilement de la bande n'est pas interrompu, et la nouvelle impulsion lIA arrivant sur la bascule de commande 114 ne pourra que la confirmer dans son état. Par contre, même en fonctionnement automatique, l'impulsion iA est ramenée en logique positive par un inverseur 1150, pour être appliquée à une porte NON-ET 1151 afin d'autoriser cette porte NON-ET à agir sur l'entrée de préréglage P d'une bascule de signe moins 116. A cet effet, l'autre entrée de la porte NON-ET 1151 reçoit l'information de signe S du voltmètre, par l'intermédiaire d'un autre inverseur Il 60. Ainsi, en présence du signe moins, la bascule 116 sera armée et sa sortie Q-est appliquée sur une ligne CBs, pour la commande de la porte analogique de signe moins 50 (figure 3). A ce moment, la bande défile, et peu de temps après, le passage du signal D au niveau bas va désarmer définitivement la bascule 116 jusqu'à une nouvelle impulsion lIA de mesure achevée. Enfin, la ligne OV portant le signal de surcharge est appliquée à un condensateur 1170 suivi díune résistance 1171 aboutissant à la masse, et le point commun de ces deux composants est couplé par une diode 1172 à l'oscillateur commandé de surcharge 7 de la figure 3, afin d'actionner ce dernier en présence d'une surcharge. On peut maintenant comprendre le fonctionnement du dispositif indicateur, tel qu'il est commandé par le bloc logique de commande de cycle 1. L'arrêt de la bande est commandé par le front arrière du signal de la sortie 5 du décodeur 111 (figure 4r, Donc l'arrêt est au début d'une deuxième demi-section. Après une impulsion de commande de nouvelle mesure, l'impulsion de mesure achevée arme la bascule 114 qui remet la bande en défilement. Le signal D est alors au niveau 1, et il va passer ensuite de 1 à O et inversement, respect vement au début de la première demi-section et à celui de la seconde. Dès l'impulsion iAN de mesure achevée, un signal sonore à 1 khz est donné sous la commande de la bascule 116, si le signe est négatif. Ensuite, les compteurs 110 et 61 vont fonctionner, et les chiffres seront énoncés un par un, dans l'ordre des poids décroissants, avec une interruption pour prononcer le symbole fractionnaire '1VIRG" ou ".:IILLI", d'après sa place définie par la sortie FP du voltmètre numérique. Lorsque le compteur 110 atteint le pas 5, une pause se fait; elle permet de séparer une mesure de la suivante, qui est enchaînée si la commutation 113 est en position automatique. S'il est en position manuelle, le défilement s'arrête, jusqu'à ce que le voltmètre soit actionné manuellement pour une nouvelle mesure. Dans l'un et l'autre cas, les deux compteurs 110 et 61 sont remis à zéro ensemble au premier signal D = O qui suit. En cas de surcharge, le défilement de la bande est arrêté, et l'oscillateur de surcharge fournit pendant deux secondes un signal sonore spécial. A la place de la boucle magnétique, on peut utiliser un enregistrement photographique sur pellicule de 6 ou 35 mm; la lecture se fait alors par photo-transistorss Pour obtenir un fonctionnement beaucoup plus rapide, le générateur de signaux sonores distinctifs 2 de la figure 1, peut, en variante, n'être pas un lecteur magnétique comme décrit ci-dessus mais simplement un oscillateur à transistors capable de délivrer quinze fréquences accordées sur 15 notes de la gamme musicale, et centrées sur le LA3. A partir des plus basses, les dix premières notes correspondent aux dix chiffres de O à 9. Deux autres servent aux symboles fractionnaires, une ou deux autres au signe, et la dernière à la surcharge. La base de temps est alors donnée par un générateur de signaux rectangulaires à récurrence ajustable, dont la sortie donne le signal D. Sauf la bascule de commande de galet presseur, qui disparaît, le reste de la logique de commande est inchangé. La lecture sonore se présente alors, dans le cas d'un nombre à cinq chiffres par exemple, sous la forme de six notes égrénées, dont cinq représentent les chiffres et une sixième la virgule. Le temps de- maintien de chaque note est déterminé par la base de temps. Bien entendu, on peut encore envisager d'autres façons de produire des signaux sonores distinctifs, pour représenter les chiffres et leurs symboles auxiliaires. REVENDICATIONS 1. Un dispositif indicateur, pour un appareil de mesure à sortie numérique codée, caractérisé en ce qu'il comporte: - un générateur d'une pluralité de signaux électriques audi9fréquences, traduisibles chacun en un son distinctif, - un transducteur électro-acoustique et un amplificateur de basses fréquences associé, - un sélecteur, placé entre le générateur et l'amplificateur du transducteur, et susceptible d'être commandé pour fournir sélectivement à l'amplificateur l'un desdits signaux électriques audiofréquences afin de le faire traduire en son, par ledit transducteur, et - un moyen logique de commande, pour scruter dans un ordre préétabli les différentes sorties de chiffres de l'appareil électronique de mesure, et, commander séquentiellement le sélecteur selon les chiffres codés qui se trouvent ainsi successivement scrutés, ce qui permet une expression sonore séquentielle de la sortie numérique de l'appareil de mesure. 2. Un dispositif indicateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le générateur comporte une bande magnétique sur laquelle est disposée une pluralité d'enregistrements comprenant chacun l'expression vocale d'un chiffre, et un lecteur de cette bande magnétique. 3. Un dispositif indicateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la bande magnétique forme une boucle, et en ce que le lecteur comprend une pluralité de têtes magnétiques définissant une pluralité de pistes sur la bande magnétique, l'une de ces pistes étant marquée pour subdiviser la boucle de bande magnétique en un nombre entier de sections. 4. Dispositif indicateur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que chaque section comprend un enregistrement de l'expression vocale des dix chiffres : "zéro", "un", "deux", "trois", "quatre", "cinq", "six", "sept", "huit", "neuf11. 5. Dispositif indicateur selon la revendication 4, dans lequel l'appareil de mesure comporte une sortie de virgule, caractérisé par le fait que chaque section comprend aussi un enregistrement de mots représentant l'expression vocale d'un symbole fractionnaire, telle que "VIRG" ou t'MILLI". 6. Dispositif indicateur salon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que chaque section est définie par un top à une fréquence prédéterminée suivie d'un silence, sur la piste qui est affectée au marquage. 7. Dispositif indicateur selon la revendication 6, dans lequel l'appareil de mesure comporte une sortie de signe, ceractérisé par le fait qutil comprend un moyen pour appliquer ou non cette fréquence prédéterminée à l'amplificateur-du transducteur selon ladite sortie de signe de l'appareil de mesure, ce qui permet d'indiquer le signe sous forme sonore. 8. Dispositif indicateur selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que, outre la piste de marquage, la bande magnétique comporte 5 pistes, en ce que, sur chaque section, les cinq pistes comportentrespectivement cinq chiffres différents en regard ou top de marquage, et cinq autres chiffres différents entre eux et par rapport aux cinq premiers, en regard du silence de la piste de marquage, et en ce que le lecteur comprend deux jeux de têtes magnétiques décalés entre eux d'un nonbre impair de åemi-sections. 9. Dispositif indicateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que la bande magnétique comporte une septième piste sur laquelle sont enregistrés dans chaque section succes- sivement les mots "VIRG" et "iNI". 10. Dispositif indicateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit générateur comporte une source d'une pluralité de fréquences distinctes, associées chacune à un chiffre. 11. Dispositif indicateur selon la revendication 10, caractérisé par le fait que lesdites fréquences sont des fréquences de la gamme musicale, sensiblement centrées sur le LA3. -12 Dispositif indicateur selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le sélecteur comprend une pluralité de commutateurs tels que des transistors à effet de champ, montés entre le générateur et l'amplificateur du transducteur. 13. Dispositif indicateur selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que le moyen logique de commande comprend un scrutateur des sorties de chiffres de 11 appareil électronique de mesure, et un décodeur susceptible de réagir au code de chaque chiffre en excitant sélectivement une ligne conductrice associée à ce chiffre, chacune de ces lignes commandant un commutateur respectif dudit sélecteur. 14. Dispositif indicateur selon l'une des revendications 1 à 13, dans lequel l'appareil de mesure comporte une entrée de commande de nouvelle mesure, et une sortie de mesure achevée, caractérisé par le fait que le moyen logique de commande est agencé pour commander une nouvelle mesure, et attendre le signal de mesure achevée, pour scruter ensuite lesdites sorties de chiffre et commander en conséquence le sélecteur. 15. Dispositif indicateur selon la revendication 14, caractérisé par le fait que le moyen logique de commande est agencé pour commander cycliquement une nouvelle mesure après la fin de la séquence d'expression sonore relative à chaque indication numérique complète.