la présente invention concerne les vêtements pour sports de haute montagne et d'hiver, Elle vise à fournir un vêtement qui soit parfaitement isotherme tout en permettant une ventilation suffisante de son porteur pour éviter des phénomènes de transpiration0 En outre, elle vise à fournir un vêtement dont le port soit agréable et de bonnes qualités aérodynamiques0 De fait, l'invention vise à fournir un vêtement procurant tous les avantages mentionnés ci-dessus et qui permette de se passer de sous-vtements. On y parvient, selon l'invention, par le fait que le vêtement est totalement ou partiellement confectionné dans un matériau comportant, comme constituant essentiel, une couche en caoutchouc cellulaire à cellules fermées traversée par des perforations rendant cette couche perméable à l'air, les dimensions des perforations étant telles que les perforations sont substantiellement imperméables à l'eau. les passages de ventilation constitués par ces perforations ont une largeur qui, conformément à l'invention, est de préférence au plus égale à 3 mm, et mieux encore au plus égale à 2 mm, cette largeur étant de préférence au moins égale à 1,5 mm. Ces passages sont répartis dans la couche de caoutchouc cellulaire avec une distribution qui, de préférence, est choisie de façon que la ventilation soit maximale dans les zones correspondant aux régions du corps les plus susceptibles d'échauffement (par exemple aisselles, dos des cuisses) et minimale dans les zones les plus exposées à une source de refroidissement extérieure (par exemple devant des cuisses). Conformément à l'invention, les passages de ventilation sont de préférence répartis à raison de 10 à 80 perforations par dm2 de surface. Pour des raisons de confort, d'aspect et d'aérodynamisme du vêtement, les faces interne et externe de la couche en caoutchouc cellulaire sont de préférence recouvertes de tissus appropriés. Le mot tissu est pris ici dans son acceptation la plus large et comprend aussi bien les tissus tissés que les tissus tricotés, donc aussi bien les tissus sans mailles que les tissus à mailles. Par contraste avec les tissus utilisés jusqu'à présent pour la confection des vêtements de sports de haute montagne et d'hiver, les tissus utilisables pour doubler extérieurement et/ou intérieurement la couche de caoutchouc cellulaire conformément à la présente invention peuvent être des tissus ordinaires du point de vue de leur tenue propre au point qu'ils seraient inutilisables tels quels. Par contre, il est important que ces tissus aient une élasticité propre qui ne compromette pas l'élasticité du caoutchouc cellulaire et l'on utilise donc essentiellement des tissus élastiques en tous sens, en sorte que l'élasticité globale du matériau constitué par le caoutchouc cellulaire perméable à l'air et imperméable à l'eau doublé de tissus soit pratiquement l'élasticité propre de la couche de caoutchouc cellulaire. Pour ces raisons, on donne la préférence aux tissus tricotés. La souplesse des tissus utilisables conformément à l'invention contraste encore avec la rigidité des tissus utilisés auparavant. Dans la pratique, l'invention permet d'utiliser des tissus d'une épaisseur de 0,3 à 0,5 mm, c'est-à-dire significativement inférieure à la gamme des épaisseurs des tissus utilisés jusqu'à présent, gamme de l'ordre de 10/15 mm à 2 mm. Le tissu de doublage extérieur est choisi lisse ; il peut éventuellement étre imperméabilisé. On décrira ci-après un exemplaire de réalisation d'un tel matériau et d'un vêtement fabriqué avec ce matériau, en référence aux figures du dessin joint sur lequel - la figure 1 est une coupe dans l'épaisseur du matériau - la figure 2 est une perspective du matériau, et - la figure 3 et la figure 4 sont des perspectives d'un skieur revêtu d'un vêtement conforme à l'invention. le matériau représenté en coupe dans son épaisseur sur la figure 1 est constitué par une feuille 1 de néoprène à cellules fermées, d'une épaisseur de 2,5 à 3,5 mm, sur une face la de laquelle est fixé un tissu 2 en matière polyamide extensible en tous sens et de surface 2a lisse, et sur l'autre face lb de laquelle est fixé un tissu 3 en matière polyamide extensible en tous sens ayant une contexture bouclée et grattée donnant à la face 3a du tissu l'aspect d'un velours. L'épaisseur de chaque tissu est comprise dans la gamme de 0,3 à 0,5 mme Le caoutchouc cellulaire 1 et le tissu 3 présentent des perforations telles que schématisées en 4 qui établissent une communication d'air entre la face 3a du tissu 3 et la face 2b du tissu 2. Ces perforations sont telles qu'elles constituent chacune un passage d'air de section équivalente à la surface d'un cercle dont le diamètre serait au plus égal à 3 mm et, de préférence compris entre 1,5 et 2 mm. En règle générale, les perforations sont telles qu'il existe de 10 à 80 passages par dm2 de surface. Le but de ces perforations est de permettre la ventilation de la face 3a du matériau qui constituera la face interne du vêtement, la face 2a devant eanstituer la face externe du vêtement, et les dimensions des perforations sont telles que le vêtement bien que perforé reste cependant étanche à la pluie ou à la neige dufait des phénomènes de capillarité. En principe, les perforations sont uniformément réparties dans la majeure partie de l'étendue du vêtement constitué avec un tel matériau, mais il est préférable à certains endroits que la "porosité" du vertement due aux perforations soit supérieure ou au contraire inférieure à la porosité du reste du vêtement. On a désigné sur les figures 3 et 4 les endoits où il convient d'adopter une porosité particulière. Dans les régions 5a et 5b du vêtement, c1 est-à-dire au niveau des aisselles et au dos des cuisses, on considère comme préférable que la porosité du vêtement soit plus élevée tandis que dans les régions 5c, c'est-à-dire sur le devant des cuisses et jusqu'à 5 cm au-dessus des genoux, on considère qu'il est préférable que la porosité du vêtement soit plus faible. les essais ont montré que si la porosité du vêtement due au passage de ventilation est généralement de 1 cm2 par dm2 de surface, cette porosité peut être augmentée jusqu'à 30 % environ au niveau des aisselles et au dos des cuisses, et elle peut au contraire être diminuée jusqu'à 50 ffi environ sur le devant des cuisses et jusqu'à 5 cm au-dessous des genoux. Ces inégalités de porosité tiennent compte par conséquent des régions où se produit un dégagement de chaleur plus intense et également des régions exposées à un refroidissement plus important. Un tel vêtement réunit des qualités d'imperméabilité, d'aération, d'isolation thermique et de souplesse, ensemble de qualités que ne présente aucun des vêtements connus de l'art antérieur. Jusqu'à présent, en effet, on ne pouvait utiliser de tissus élastiques en tous sens car ces derniers, de par leur contexture, sont légers, déformables à l'extrême, froids et manquant de tenue, aussi utilisait-on des tissus plus lourds ayant de par leur contexture une élasticité limitée à un seul sens. On a aussi utilisé des combinaisons brillantes et laquées enduites de polyuréthane formant vernis et donnant l'imperméabi- lité, mais ces combinaisons nécessitent des soufflets d'aisance en tricot ou autres montages élastiques aux aisselles, aux épaules, etc... ce qui prouve à l'évidence l'insuffisance d'élastici- té du matériau de la combinaison. Quant aux combinaisons comportant une couche de polyuré- thane ou chlorure de polyvinyle ou autre plastique à cellules ouvertes, il s'agit d'un matelassage présentant les inconvénients d'être spongieux et d'avoir une porosité élevée à l'eau et à l'air, le premier inconvénient pouvant être pallié par un rev!- tement imperméable, mais la porosité excessive du revêtement n'assure pas une protection thermique suffisante : fie tels vete- ments nécessitent le port de sous-vêtements. Un vêtement réalisé dans un matériau conforme à l'invention, outre qu'il présente toutes les qualités voulues comme indiqué plus haut, permet de se dispenser de sous-vêtements. En outre, le vêtement est enfilé avec facilité, s'adapte bien au corps, reste ajusté et suit les mouvements d'extension du corps ; de ce fait le bas du pantalon n'a pas besoin de souspattes pour éviter de remonter lorsque le skieur fléchit. Pour fabriquer le matériau du vêtement de l'invention, on peut opérer de la façon suivante I - encollage d'une face (ou des deux faces) d'une feuille de caoutchouc élastique à cellules fermées, avec un adhésif liquide de caoutchouc, et séchage du film de colle pour en chasser le solvant II - application sur une telle face encollée d'un tissu en nylon ayant une contexture velours, suivie de pressage à chaud pour réactiver la colle III - encollage (s t il n'a pas déjà été effectué) de l'autre face de la feuille de caoutchouc et séchage à l'étuve IV - perforation multiple, après séchage complet, de ltensemble constitué par le caoutchouc et le tissu V - application d'un tissu brillant et élastique en tous sens, sur cette autre face, suivie de pressage à chaud pour réactiver la colle. Un tel procédé, dans lequel les perforations du caoutchouc cellulaire sont pratiquées postérieurement à tous encollage assure que des perforations ne risquent pas d'être bouchées par 1' adhésif. Si on le désire, la perforation peut être pratiquée avant toute application de tissu. REVENDICATIONS 1. Matériau pour la ccnfection de vêtements pour sports de haute montagne et d'hiver, comportant comme constituant essentiel une couche en caoutchouc cellulaire à cellules fermées traversée par des perforations de ventilation rendant cette couche perméable à l'air, les dimensions des perforations étant telles que les perforations sont pratiquement imperméables à l'eau, caractérisé par le fait que les passages de ventilation constitués par ces perforations ont une largeur au plus égale à 3 mm, et par le fait que les passages de ventilation sont répartis à raison de 10 à 80 perforations par dm2 de surface peforée. 2. Matériau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les passages de ventilation constitués par ces perforations ont une largeur au moins égale à 1,5 mm. 30 Matériau selon la revendication 1 Ou 2, caractérisé par le fait que les passages de ventilation constitués par ces perforations ont une largeur au plus égale à 2 mm. 4. Matériau selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le caoutchouc cellulaire a une épaisseur comprise entre 2,5 et 3,5 mm. 5. Matériau selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'un tissu extensible en tous sens est collé sur une face au moins de la couche de caoutchouc cellulaire. 6. Matériau selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit tissu a une épaisseur comprise entre 0,3 et 0,5 mm. 7o Matériau selon la revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait que la couche de caoutchouc cellulaire est doublée sur une face par un tissu qui comporte les mêmes perforations que le caoutchouc cellulaire0 8. Matériau selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé par le fait qu'il est doublé sur une face par un tissu en matière polyamide ayant un contexture bouclée et grattée et, sur son autre face, par un tissu lisse en matière polyamide0 9.Procédé de fabrication d'un matériau selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une ou des opérations d'encollage de chacune des faces d'une feuille de caoutchouc destinée à être doublée par sur tissu et par le fait qu'il comporte une opération de perforation de la feuille de caoutchouc réalisée postérieurement à toutes les opérations d'encollage. 10. Les vêtements fabriqués en un matériau tel que décrit dans l'une des revendications 1 à 8, ou tel que fabriqué par un procédé selon la revendication 9. 11. Vêtements selon la mvendication 10, et caractérisé par le fait que les passages de ventilation sont répartis de façon que la porosité du vêtement soit généralement de 1 cm2 environ par dm2 de surface du vêtement sauf dans la région des aisselles et du dos des cuisses où cette densité peut augmenter jusqu'à 1,5 cm2, ou mieux jusqu'à seulement 1,3 cm2, et sauf dans la région du devant des cuisses où cette densité peut être diminuée jusqu'à 0,5 cm2.