La présente invention est relative à des perfectionnements apportés à la fabrication de fils ou câbles à plusieurs torons. Elle vise plus généralement la fabrication de fils comportant deux ou plusieurs torons assemblés ensemble. Des exemples de procédés permettant d'obtenir de tels fils, ainsi que de dispositifs pour la mise en oeuvre de ces procédés, sont décrits notamment dans les brevets australiens n 438. 072, etn 473. 153, déposés par la Demandresse, ainsi que dans les brevets britanniques n 1. 062. 594, n 1. 256.528, etn 1. 263. 285, et dans les brevets américains ne 3. 019. 593. et nO 3. 113. 413. Dans les fils décrits-dans ces diverses publications 3 les tcrons sont assemblés par retordage les uns avec les autres. ; ils peuvei : être retordus dans les torons individuels, en plus de l'opération de retors, comme le fil décrit dans les brevets australiens mentionnés ci-dessus, ou bien ils peuvent ne pas être retordus dans les torons ne subissant que l'opération de retors. La présente invention offre un intérêt tout particulier dans le cas oà les procédés mentionnés ci-dessus sont mis en oeuvre a l'aide de métiers à filer comportant au moins deux cents unités, sur lesquels i. ne paire ou plus de torons sont alimentés de façon séparée à partir d@@n poste d'étirage commun ou respectif, ces torons étant amenés à converger afin de former un fil unitaire qui alimente un fuseau approprié. Pendant le fonctionnement de tels métiers 3. filer, it peut arriver qu'un toron d'un groupe convergent de torons vienne à se rompre, et, alors, les torons résiduels continuent a être délivrés au fuseau sous la forme d'un fil défectueux, Lorsque le défaut,, par exemple n fil unique, ct détecté par l'opérateur, ou lorsque le toron résiduel vient également à se rompre, une longueur considérable de fil unique a en général été produite : un défaut très grave peut ainsi être introduit dans le matériau finalement obtenu, notamment dans le cas où le fil de sortie sert à alimenter un métier à tisser ou similaire. Selon l'invention, on résout ce problème en provoquant sans retard la rupture du ou des torons non cassés, de telle façon que toute unité particulière, dans laquelle vient à se produire un défaut de rupturecesse rapidement toute production plutôt que de continuer à produire un matériau de sortie non satisfaisant. Pour arriver à ce résultat, l'invention utilise une modification de la trajectoire de déplacement du ou des torons résiduels qui résultent de la perte d'un toron en déplacement provenant du faisceau de torons assemblés. En conséquence, selon l'une de ses aspects, la présente invention apporte un dispositif pour rompre des fils comportant un nombre de torons inférieur à celui désiré, dans lequel on assemble en un fil un ou plusieurs torons, ce dispositif comportant un élément de guidage pour solliciter latéralement, par rapport à leur direction générale de déplacement, les torons assemblés, ce dispositif étant caractérisé en ce que ledit élément de guidage est monté de façon à être soumis à un mouvement latéral sous la pression d'un toron résiduel, en l'absence de l'autre toron, afin que ce toron résiduel soit amené à suivre une trajectoire respective modifiée de déplacement, et en ce qu'il comporte des moyens pour rompre le toron, conçus et disposés afin d'agir sur un toron ayant suivi ladite trajectoire modifiée de déplacement, pour provoquer la rupture de ce toron. La nature exacte des moyens assurant la rupture d'un toron dépend essentiellement du procédé de production de fil utilisé. En général, ces moyens peuvent consister simplement en une surface abrasive, ou en une arête coupante, ou un système de cisaillement, avec lesquels vient en contact le toron résiduel se déplaçant latéralement. Dans le cas du procédé et du dispositif qui sont décrits dans le brevet australien n 473. 153 mentionné plus haut, appliqué à des tnrons fibreux, on pourra utiliser des galets de blocage de torsion d. c façon que la. longueur de La partie circonférentielle dégagée de l'un des galets soit maintenue dans des limites prédéterminées pour que la production de fil puisse continuer de façon appropriée pendant que les torons demeurent intacts, mais de façon que, lors de la rupture d'un toron, le toron résiduel soit amené à se déplacer latéralement jusqu'à ce qu'il rencontre le bord de la partie dégagée dudit galet, et soit alors serré entre les galets de blocage pour s'opposer, de façon indéfinie, à ce que la torsion s'étende à la région du toron qui est située entre les galets de torsion et le point d'alimentation du toron à partir du mécanisme d'étirage. A l'intérieur de cette région, il existe une détérioration rapide de la valeur de la torsion du toron, alors que celui-ci continue à être alimenté vers le fuseau, jusqu'à ce que les fibres constituant le toron, et le toron lui-même, viennent à se briser. L'élément de guidage sus-mentionné, qui peut être un élément de guidage de convergence, peut être monté en vue d'être soumis audit mouvement latéral, tout en étant supporté, en vue de pouvoir être soumis à un mouvement de pivotement dans un plan transversal à la direction générale du déplacement des torons assemblés. En pratique, on a trouvé que, même avec les deux torons intacts, il peut se produire une oscillation incontrôlée ou aléatoire de l'élément de guidage, due par exemple à des variations de la tension du toron ou à des variations de la densité de fibres du toron. Cependant, on pense que, si l'on prévoit des moyens d'amortissement, agissant sur l'élément de guidage avec une amplitude suffisante, on peut réduire de façon substantielle ces mouve- ments aléatoires, mais cependant de façon insuffisante pour empêcher l'élément de guidage de répondre de la façon prescrite à la rupture de l'un des torons en cours de convergence. La présente invention apporte également un procédé pour assurer la rupture de fils comportant un nombre de torons inférieur à celui désiré, selon lequel on délivre deux torons en déplacement à partir de points d'alimentation espacés, et on les assemble en un fil unique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on laisse un toron résiduel suivre une trajectoire respective modifiée de déplacement lorsqu'un des torons vient à se rompre, et on agit sur ce toron ré- siduel, dans sa trajectoire modifiée, pour réaliser également la rupture de ce toron. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés, de divers exemples de réalisation et de mise en oeuvre donnés à titre non limitatif. Sur les dessins : - la Figure 1 est une vue schématique, partiellement en coupe et en élévation latérale, d'une section de production de fils comportant le dispositif de rupture réalisé selon la présente invention. - la Figure 2 est une vue frontale schématique de la partie supérieure de la se ction de la Figure 1, en fonctionnement avec des torons en déplacement intacts ; - la Figure 3 correspond à la Figure 2, mais elle montre la même section peut de temps après que se soit produite la rupture d'un des torons ; - la Figure 4 est une vue en perspective du dispositif de rupture fai- sant partie de la section de production de fils représentée à la Figure 1 ; - la Figure 5 est une vue en coupe, selon la ligne 5-5, de la Fig. 1 ; - la Figure 6 est une vue latérale selon la ligne 6-6 de la Fig. 5 ; - la Figure 7 est une vue en coupe selon la ligne 7-7 de la Fig. 1 ; - la Figure 8 correspond à la Figure 7, mais dans les conditions de fonctionnement de la Figure 3 ; et, - les Figures 9, 10 et 11 sont relatives à des variantes de réalisation du dispositif selon la présente invention. La section de production de fil représentée sur les dessins constitue une variante du dispositif décrit dans le brevet australien n 473. 153 mentionné plus haut, et elle est, en conséquence, destinée à produire un fil fibreux à deux torons, comme représenté à la Figure 3 de ce brevet australien. La sec- tion représentée constitue l'une des sections d'un métier à filer à multisections. Elle comprend des moyens d'alimentation en torons ayant la forme de rouleaux d'étirage classiques 2 qui, en cours de fonctionnement, utilisent une paire de torons fibreux 3, 3', et délivrent ces torons, par l'intermédiaire d'un guide-fil 4, au curseur 5 d'une broche de fuseau 6, qui est entraînée en rota- tion afin de retordre ensemble les torons en vue de former un fil 9. Un tuyau d'aspiration 20, connecté à une source de vide, est prévu en dessous des galets ou rouleaux d'étirage 2, afin de collecter les extrémités libres des torons lorsque l'un de ces torons (ou les deux torons 3, 3') vient à se briser. Un système de guidage de torons 12 comprend l'entrée 21 du tuyau d'aspiration 20, et il comporte un élément de guidage fendu 14 qui est positionné de façon à faire converger les torons en un point Y pour former le fil 9. Le système 12 fait partie du dispositif de rupture, qui comprend en outre des moyens assurant la rupture du toron, qui sont disposés en-dessous du système 12 et au-dessus du guide-fil 4. Les moyens assurant la rupture du toron comprennent essentielle- ment une paire de galets 7, 8, conçus et disposés de façon à tourner à une vi- tesse périphérique sensiblement égale à la vitesse de sortie du fil, et de façon à procurer un serrage intermittent entre eux. L'un des galets 8 est un galet lisse, alors que l'autre galet 7 comporte une partie dégagée 11 semi-cylindrique (Figures 2 et 3), découpée sur une partie de la longueur d'un de ses côtés. La partie dégagée 11 de ce galet est positionnée de telle façon que, lorsque les galets tournent, les torons assemblés en cours de déplacement soient amenés à passer au travers de cette partie, à des intervalles intermittents. Cependant, selon une caractéristique préférée de la présente invention, ainsi que représenté aux Figures 2 et 3, la partie dégagée 11 est dimensionnée de telle façon que son étendue, longitudinalement au rouleau 7, est sensiblement inférieure à l'espace séparant les torons 3, 3'sur les rouleaux d'étirage 2. L'élément de guidage de convergence 14 est situé sensiblement à la position qui serait occupée par le point naturel de convergence du toron si les rouleaux 7, 8, étaient absents : cette position étant, de façon typique, située à environ 3 cm des points auxquels les torons sont serrés par les rouleaux d'étirage frontaux 2. L'élément de guidage 14 est mobile latéralement par rapport au sens de déplacement général des torons, par suite d'une sollicitation latérale qui est appliquée par le toron résiduel lorsqu'un des Torons se brise. Lors du fonctionnement normal du dispositif ; Flgure 2), les torons 3, 3'sont tirés par les rouleaux d'étirage frontaux du mécanisme d'étirage, et ils alimentent, par l'intermédiaire de l'élément de guidage de convergence 14, la paire de galets 7,8, ainsi que le guide-fil 4, sur le fuseau 6. Les galets 7 et 8 étant en rotation, le serrage simultaré des deux galets sur Is. partie non dégagée du galet 7 amène le bloc de retjrclae ou de torsion à s'insérer entre le fuseau et l'élément de guidage de convergence 14. De cstte façon, on bloque périodiquement le passage de La torsion le long des @orons en conver- gence au point Y, et l'équilibre de torsion, en ce pcir. t Y (lqael est fixe), varie de façon périodique. Ainsi que ce@a a été explique dans le brevet australien n 473. 153 mentionné plus haut, la modification périodique de l'équi- libre de torsion au point fixe de convergence enraîh des alations cycliques de la torsion dans les torons individuels 3 J 3', et il en resalt que le fil résultant comporte une torsion unidirectionnel ? riE. l-n c/cliq-ie. La Figure 3 illustre, en particulier, le fo'-tlonn & ei : L'extrémité rompue de ce toron est aspirée par l'entrée 21 du tuvo. a d'aspira- tion 20, cependant que l'autre toron 3 continue a se déplacer vers le fuseau 6 sous la forme d'un fil monotoron défectueux. Une force latérale de, par exemple, 3 environ 0, 7. 10 dynes est immédiatement appliquée, par suite de la tension, à l'élément de guidage déplaçable latéralement 14. Cette force est suffisante pour libérer cet élément de guidage, afin de permettre au toron 3 de se déplacer latéralement vers sa trajectoire de déplacement. La partie dégagée 11 du galet 7 présente une largeur telle que le toron vient alors croiser le bord de la partie usinée du galet, et prend sensiblement la position représentée à la Figure 3. Le toron 3 est alors serré indéfiniment entre les galets 7 et 8, et la valeur de la torsion entre ce point de serrage et les rouleaux d'étirage fron- taux décroît rapidement, alors que le toron continue à se déplacer vers le fuseau 6. De cette façon, la cohésion du toron est affaiblie, au point que les fibres se séparent et que le toron se casse, l'extrémité résultante étant recueillie par le tuyau d'aspiration 20. On a constaté que cette rupture est réalisée relativement rapidement, au point que les sections uniques du fil (fil monotoron défectueux) n'atteignent pas le fuseau 6. On notera que la grandeur axiale de la partie dégagée 11 du galet 7 peut être choisie en fonction d'un certain nombre de considérations. Elle doit déterminer un espacement ou un écartement suffisamment faible pour laisser une marge raisonnable de serrage indéfini à l'autre côté de la portion dégagée, cet espa. cem. ent étant toutefois suffisamment important pour permettre des variations de la position des torons assemblés résultant simultanément de fluctuation naturelles de courte durée et du pas de bobinage de la machine. Les Figures 4 à 6 illustrent en détail le dispositif de rupture 10. Les moyens 13 assurant la rupture d'un toron comprennent un bâti 15 constitué d'une paire de plaques espacées et correspondantes 16, 17, reliées par des tiges, cmme indiqué en 18 à la Figure 5. Ces plaques 16, 17 définissent des surfaces d'appui partiellement circulaires 19, grâce auxquelles ce bâti 15 est supporté par un galet 8, de telle façon que ce galet serve de palier lorsque le bâti se trouve entraîné en rotas-on entre une condition de fonctionnement ou opérationnelle (Figures 4 et 5) et une condition d'effacement (traits mixtes, à la Figure 6). De façon typique, le galet 8 est commun à un certain nombre de bâtis fai' ; 2nt partie de sections de métiers adjacentes, et il est monté à rotation dans des supports 22, fixés à, ou faisant partie intégrante du métier. Par ailleurs, le galet 7 appartient à la section, et il est supporté, de façon libérable, par le bâti 15, en positionnant son axe dans des fentes ou rainures 23 ménagées dans les extrémités frontales des plaques 16, 17, de façon à ce que ce galet 7 soit en prise d'entraînement à friction avec le galet 8. L'extraction, facile à réaliser, du galet 7 du bâti 15, est nécessaire pour permettre l'accès aux extrémités du fil venant d'être produit, au travers de la section de la machine. Ceci est indispensable durant la levée, pour laisser libre le passage pour la bobine. Les extrémités postérieures des plaques 16 et 17 sont engagées, lors du fonctionnement du bâti, sous un arbre 24 fixe non rotatif, également soutenu par des supports 22. Les axes de l'arbre 24 et des galets 7 et 8 sont disposés dans un plan commun sensiblement perpendiculaire au sens de déplacement des torons. Le bâti est fixé axialement sur l'arbre 24, en coopérant avec un manchon 25 pouvant être fixé à l'arbre à l'aide de moyens tels que, par exemple, d'une vis sans tête 26 et de plaques de dimensionnement arquées portées par des tiges 18. Le manchon 25 supporte également un montant 29 qui permet de fixer le dispositif de guidage de torons à proximité de son extrémité supérieure. Le fait de prévoir un tel montant de liais Cti permet d'obtenir un positionnement approprié de l'élément de guidage de convergence et des galets de serrage les uns par rapport aux autres : on peut, si on le désire, prévoir des moyens permettant de régler l'espacement. Le système de guidage de torons 12 comporte un support 30 qui définit le tuyau d'aspiration 20, et qui porte une cheville 32 (Fig. 1) sur laquelle est monté à rotation un bras 34 comportant l'élément de guidage de convergence 14 à son extrémité extérieure. Le support 30 s'étend vers l'arrière, au travers d'une ouverture ménagée dans le montant de liaison 29, et il assure le couplage du tuyau 20 au tube d'aspiration du métier adjacent, par l'intermédiaire d'un joint mobile 36. Afin d'assurer un amortissement des mouvements latéraux aléatoires ou incontrôlés de l'élément de guidage, avec le risque de voir les torons convergeant en déplacement passer en dehors de la région dégagée 11 du galet 7, le bras 34 s'appuie entre une paire de portées 54, 55 inclinées (Fig. 7) sur une partie du support 30, chacune de ces portées définissant une courte face plus abrupte 54a, 55a, adjacente à son côté intérieur : cette face permet d'éviter les mouvements latéraux de l'élément de guidage en l'absence de réactions la- térales suffisantes s'exerçant entre l'élément de guidage et la portée. On a représenté, respectivement aux Figures 7 et 8, les positions du bras de gui- dage de convergence 34 pendant le fonctionnement normal et peu de temps après la-rupture d'un toron. Les Figures 9 à 11 montrent des variantes permettant de rompre le toron résiduel par frottement ou abrasion, au lieu d'une dispersion de fibres réalisée par les galets de serrage du dispositif de la Figure 1. Dans chacune de ces variantes, l'élément de guidage de torons déplia- çable latéralement est maintenu, mais les moyens assurant la rupture du to- ron sont fixés au support 30, ou font partie intégrante de ce support. De la même façon que dans le dispositif qui vient d'être décrit, le toron résiduel non rompu peut se déplacer latéralement avec l'élément de guidage mobile de con- vergence, comme indiqué à la Figure 3, pour prendre une position opérationnelle par rapport aux moyens de rupture. La Figure 9 représente la réalisation qui consiste à prévoir des surfaces abrasives 70,71, disposées en regard l'une de l'autre sur les côtés opposés de bras latéraux 72, qui s'étendent à partir du corps du support 30 afin d'entourer l'élément de guidage de convergence 14. Les bords abrasifs sont positionnés de façon à venir au contact du toron non rompu en déplacement, alors qu'il se déplace latéralement avec l'élément de guidage 14, et pour rompre ce toron par usure. Les surfaces 70,71 peuvent être simplement constituées de métal rendu rugueux, ou bien elles peuvent être constituées d'un matériau du type"Velcro", comportant une pluralité de petits crochets en nylon. La Figure 10 illustre une variante dans laquelle on prévoit des éléments de serrage et de cisaillement 73,74, destinés à recevoir et à cisailler un toron non rompu. Au lieu des éléments de serrage 73,74, le support pourrait recevoir des paires respectives de lames de couteaux pour réaliser une action de découpage à la manière de ciseaux. Enfin, la Figure 11 représente un autre exemple de réalisation, qui utilise des arêtes coupantes opposées 78,37, portées par des lames 76, 77, qui sont disposées selon un angle supérieur à 900 par rapport à la direction de déplacement du toron. Tous les exemples de réalisation décrits ci-dessus comportent un élément de guidage mobile latéralement. On doit bien comprendre qu'un tel élément de guidage n'est pas nécessairement essentiel pour obtenir un fonctionnement convenable du dispositif selon la présente invention. Dans certains cas, notamment dans le dispositif décrit dans le brevet australien n 473. 153, dans lequel il est nécessaire de prévoir un élément de guidage fixe verticalement, il est indispensable que cet élément de guidage soit mobile latéralement pour permettre au dispositif selon l'invention de fonctionner de façon appropriée. Dans d'autres cas, l'élément de guidage peut simplement être souhaitable. notamment, peut-être, pour réduire les mouvements aléatoires, et, d'une façon générale, pour stabiliser le déplacement du fil afin d'éviter tout contact intempestif avec les moyens assurant la rupture du toron. Dans d'autres exemples de réalisation, on peut se dispenser de cet élément de guidage ; c'est le cas, notamment, d'un fonctionnement dans lequel les torons assemblés acquièrent leur point naturel de convergence par une simple opération de combinaison. Une autre caractéristique, qui n'est pas essentielle à la présente invention, est celle qui consiste à positionner les moyens de rupture de torons en vue d'agir sur le toron résiduel, en amenant le toron au contact des moyens de rupture. Dans une variante, on peut utiliser un moyen de détection pour déclencher un système de rupture agissant positivement en réponse a tout changement détecté dans la position d'un toron au-delà d'une limite permissible prédéterminée. Là encore, cependant, le fonctionnement dépend du changement projeté dans la trajectoire de déplacement du o@ des torons résiduels, lorsque l'un des torons vient à se rompre. Il demeure bien entendu que cette invention ne se limite pas aux divers exemples de réalisation et d'application décrits et représentés ici, mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1-Dispositif pour rompre des fils comportant un nombre de torons inférieur à celui désiré, dans lequel on assemble en un fil un ou plusieurs torons, ce dispositif comportant un élément de guidage pour solliciter latéralement, par rapport à leur direction générale de déplacement, les torons assemblés, ce dispositif étant caractérisé en ce que ledit élément de guidage est monté de façon à être soumis à un mouvement latéral sous la pression d'un toron résiduel, en l'absence de l'autre toron, afin que ledit toron résiduel puisse suivre une trajectoire respective modifiée de déplacement, et en ce qu'il com- porte-les moyens pour rompre le toron, disposés de façon à agir sur un toron ayant su. ivi ladite trajectoire modifiée de déplacement afin de provoquer la rupture de ce toron. 2-Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens assurant la rupture d'un toron comprennent une paire d'éléments coopérant disposés de façon à laisser dégagé, ou dégagé de façon intermittente, le passage des torons en déplacement, dans un espacement prédéterminé, laté- ralement ? leur direction générale de déplacement, tout en venant serrer les torons situés de l'un ou de l'autre côté de cet espacement. 3-Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en outre en ce que lesdits éléments coopérants comprennent une paire de galets rotatifs, l'un de ces galets comportant une partie dégagée, dans sa. surface incurvée, détermi- nant cet espacement. 4-Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'un desdits galets est supporté, de façon amovible, dans un châssis porté par l'autre galet, de telle façon que cet autre galet agisse à la façon d'un palier sur lequel peut tourner ledit châssis entre des conditions opérationnelles et d'effacement respectives. 5-Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de rupture comprennent une paire de surfaces abrasives opposées. 6-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en outre en ce qu'il comprend des moyens d'amortissement disposés de façon à agir sur ledit élément de guidage afin de diminuer son déplacement latéral avec les torons assemblés, résultant notamment d'oscillations incontrôlées. 7-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'élément de guidage est monté en vue d'être soumis audit mouvement latéral, tout en étant supporté, en vue de pouvoir être soumis à un mouvement de pivotement, dans un plan transversal à la direction générale du déplacement des torons convergents. 8-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, carac- térisé en outre en ce qu'il comprend des moyens de détection montés de façon à détecter tout mouvement latéral d'un toron par rapport à une ligne modifiée de déplacement, et en ce que lesdits moyens assurant la rupture d'un toron sont connectés auxdits moyens de détection pour être excités par les moyens de détection, afin de réaliser la rupture du toron résiduel lors de l'absence ou de la rupture de l'autre toron. 9-Dispositif pour former des fils composés d'au moins deux torons assemblés, ce dispositif étant conçu pour assurer la rupture des fils comportant un nombre de torons inférieur à celui désiré, et comprenant des moyens pour délivrer deux torons, selon des taux égaux, à partir de points d'alimentation espacés, des moyens pour retordre ensemble en un fil unique les torons en déplacement, et un élément de guidage de convergence définissant un point de convergence pour les torons, ce dispositif étant caractérisé en outre en ce que ledit élément de guidage est monté de façon à être soumis à un déplacement latéral sous la pression d'un toron résiduel, en l'absence de l'autre toron, afin que ledit toron résiduel puisse suivre une trajectoire respective modifiée de déplacement, et en ce que ce dispositif comprend des moyens pour rompre le toron, disposés de façon à agir sur un toron ayant suivi ladite trajectoire modifiée de déplacement, afin de provoquer la rupture de ce toron. 10-Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdits moyens assurant la rupture d'un rtoron comprennent une paire d'éléments coopérants disposés de façon à laisser dégagé, ou dégagé de façon intermittente, le passage des torons en déplacement, dans un espacement prédéterminé, latéralement à leur direction générale de déplacement, tout en venant serrer les torons situés de l'un ou de l'autre côté de cet espacement, ce dernier étant déterminé par une portion dégagée de la surface incurvée de l'un desdits galets. 11-Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'un desdits galets est supporté de façon amovible dans un châssis porté par l'autre galet, de telle façon que cet autre galet agisse à la manière d'un palier sur lequel peut tourner ledit châssis, entre des conditions opérationnelles et d'effacement respectives. 12-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, carac- térisé en outre en ce qu'il comprend des moyens d'amortissement disposés de façon à agir sur ledit élément de guidage, afin de diminuer son déplacement latéral avec les torons assemblés, résultant notamment d'oscillations incon- frôlées. 13-Procédé pour assurer la rupture de fils comportant un nombre de torons inférieur à celui désiré, selon lequel on délivre deux torons en déplacement à partir de points d'alimentation espacés, et on les assemble en un fil unique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on laisse un toron résiduel suivre une trajectoire respective modifiée de déplacement lorsqu'un des torons vient à se rompre, et on agit sur ce toron résiduel, dans sa trajectoire modifiée, pour réaliser également la rupture de ce toron. 14-Procédé selon la revendication 13, caractérisé en outre en ce que l'on agit sur ledit toron résiduel afin de réaliser sa rupture par serrage alors qu'il, continue son déplacement. 15-Procédé selon la revendication 13, caractérisé en outre en ce que l'on agit sur ledit toron résiduel afin de réaliser sa rupture par usure, par abrasion, ou par cisaillement, alors qu'il continue son déplacement.