Toutes les tables modernes de radiologie télécommandées existantes sont équipées d'un sériogrape (ou sélecteur), fonction nant avec des cassettes traditionnelles qui se font en huit formats différents. Dans ces cassettes sont collés deux écrans renforçateurs entre lesquels est placé un film radiologique préalablement conditionné à la dimension de chaque cassette. Cela suppose la mobilisation de nombreuses cassettes, avec leurs écrans respectifs, tous objets coûteux et délicats à manipuler. Leur chargement et leur rangement constituent des manipulations et une perte de temps considérables, qui retardent la prise de clichés, nuisant à la précision de ltexamen radiologique. Le but recherché est précisément de pallier ces différents inconvénie'ts. La présente invention a pour objet le produit industriel nouveau que constitue un sélecteur, non plus à cassettes multiples mais à films préalablement coupés en un format défini, contenus dans une botte-magasin. En général, les fabricants de films conditionnent ceux- ci dans des boîtes de contenances diverses. A l'intérieur des bottes, les films ont chacun un emballage particulier constitué par une double feuille de papier. Mais il existe aussi des bottes où cette double protection n'existe pas, les films étant alors empilés les uns sur les autres, par mesure d'économie. Nous utiliserons ces derniers dans le cas présent. Ce sélecteur est constitué par une botte complètement étanche a' la lumière (1, fig. 1 et 2), sur laquelle sont monté-es les différentes glissières servant aux mouvements successifs de l'appareil. On a d'ahord Tlfl diaphragme, constitué pat ut jeu de deux volets plombes (2 et 3). Ceux-ci se déplacent symétriquement par rapport à l'aie de la tahle SS'. ta longueur de ces déplace ments est fonction des lé coupages choisis onr le film.En général, les coupes utilisées sont de 10 - 12 - 15 et 20 cm., ou plein format 40 cm. Une grille antidiffusante (4) est placée immédiatement au-dessous des volets. Elle peut être actionnée par mateur électrique, et vibre de fanon déterminée par rapport à l'axe XX' de la table. Les diverses liaisons de coulissement et de commande entre les organes ci-dessus étant bien connues, ne seront pas exposées ici. Une cellule photoélectrique, pour déterminer le temps d'exposition du film, pourra, suivant le désir de l'utilisateur, y être adjointe (non représentée sur le dessin). Parallèlement à l'aie du sélecteur AIL' (fig. 2), sur le eôté gauche, est placé un caisson (5) contenant le film non exposé (6, fig.3). Ce caisson a la forme d'un parallèlépipède creux, dans le fond duquel sont deux ressorte bombés (7 et 8), recouverts par une plaque de tôle (9). Ces ressorts sont calculés de façon à ce que les films soient toujours poussés vers la surface, c'està-dire, vers le haut de la botte. L'orifice de chargement de films (fig. 3) est placé sur le dessus de la botte étanche; un couvercle (10) muni d'un petit loquet (11) en assure l'ouverture et la fermeture. La cassette (44) réceptionnant le film est constituée par une botte rectangulaire très plate (fig.3 et 4) dont le couver cle supérieur s'ouvre automatiquement en position chargement, gra- ce au ressort (13) une charnière (14) assurant son pivotement. Un écran renforçateur (16) est collé sur toute sa surface. Le fond de cette cassette est garni à l'intérieur de caoutchouc mousse ou de feutre (15), sur lequel est colle le deuxième écran renforçateur (17). Cette cassette est munie de quatre roulements (18) et circule dans le sens longitudinal du sélecteur, dans un chemin de roulement (19, fig.2) par n'importe quel moyen de traction (moteur, chaine ou vérin hydraulique), non représenté sur le dessin. A l'extrémité de la cassette et au c8té opposé à la char ni ère, se trouve un système de verrouillage. (20) qui, en percutant le buttoir (212 fig.2) libérera le couvercle; celui-ci s'entrouvi- ra alors sous la poussée de son ressort l3) Plus. terd, ce couver cluse fermera.aut ematiquement en glissant le long. de la pente(22) du caisson étanche. La manutention du film, objet essentiel de l'invention, se fait par un système de ventouses (fig. 3). L'ensemble se compo- se de quatre ventouses montées sur une armature en forme de cadre (2). De ces quatre ventouses partent des tuyaux souples (27) destinés à provoquer le vide (par un système de compresseur, éjecteur et vannes bien connu). Ce cadre ('G) possède à son extr8mité une plaque (2b) qui coulisse dans quatre tiges lisses (29); cette plaque est maintenue dans sa position haute par quatre ressorts (30) logés autour des tiges-. Ces tiges sont elles-mêmes fixées sur une plaque coulissante (31) le long d'une glissière à billes (82, fig. 1 et 2). L'entrainement se fait par moteur (38) et câbles (39) (ou tout autre moyen de traction). Placé parallèlement à cette glissière et au-dessus, se trouve un arbre (33, fig. 1 et 2) sur lequel sont clavetées deux cames (34 et 35), identiques et dans des positions similaires. Cet arbre est actionné par un motoréducteur pas-à-pas (G) à une ex trêmité, et repose sur un palier (3T) à son autre extrémité. Fonctionnement. La figure 6 explique le fonctionnement du système à cames; celles-ci auront trois positions pendant la manoeuvre: position a) : repos position b) : aspiration du film non exposé, dépôt du film dans la cassette (fig. 4) aspiration du film exposé dans la cassette ouverte. position c) : pour la projection du film dans la botte réceptrice. L'ensemble des ventouses préalablement décrit vient se placer en regard d capon contenant les films non exposés (figl et 2). La came placée en face dudit caisson est en position repos (fig. G & , ctest-a-dire que les ventouses sont a environ 1 cm au- dessus du film. Sous une impulsion du moteur pas-à-pas (36), la came tourne et vient en position b, ce qui descend les ventouses au contact du film; on fait le vide, le film est alors aspiré aux ventouses; la came revient à sa position reos (a), c'est-à-dire quelle remonte -les ventouses porteuses du film à 1 cm au-dessus du caisson. Le cadre à ventouses se déplaçant sur a glissière à billes (32),s'introduit dans la cassette ouverte (44, fig. 2).La seconde came (34, fig. 2) se remet en position b), descendant ainsi le film dans la cassette en contact avec l'écran (17). On rompt le vide et la came remonte en position a) abandonnant le film dans la cassette. Le chariot à ventouses revient vers la botte de films non exposés. La cassette est maintenant chargée et peut être transportée très rapidement à l'endroit souhaitable pour être exposée aux rayons I, soit dans la totalité de sa surface, soit si l'on veut la découper en bandes. La cassette avec son film exposé revient ensuite à sa position départ et s'ouvre grace au système précédemment décrit. Les ventouses viennent reprendre le film exposé par le même processes que ci-dessus et l'amènent au-dessus du caisson à films non exposés mais, le vide n'étant pas rompu, elles ne le lachent pas'. A ce moment la cassette est tractée vers l'avant du sélecteur, pour dégager le magasin récepteur (40, fig. 3) placé au-dessous d'elle'. Les ventouses reviennent, avec le film toujours maintenu, au-dessus du magasin récepteur la came prend alors la position c) la plus basse (fig. 6)t. On rompt le vide et le film est déposé dans le magasin (40). Celui-c est pratiquement identique au caisson contenant les films non exposés, à cette différence près qu'il est amovible et détachable manuellement; on le sort par le flanc droit du sélecteur (42, fig. 3) et, bien entendu, il a été préalablement fermé par un couvercle étanche. Le chariot à ventouses revient à sa position départ, 1 cm au-dessus du film, ainsi que la cassette, et ceci toujours en télécommande, pour recommencer le cycle. Pour continuer l'examen radiologique qui demande plusieurs clichés de suite, il n'est donc plus nécessaire, comme dans les systèmes traditionnels, de décharger à chaque fois la cassette, d'en remettre une autre à la place, toutes manipulations dont on connait les nombreux inconvé nient, Quand tous les clichés ont été pris, le praticien n'a plus qutà enlever le magasin récepteur, dans lequel se trouve l'examen complet, avec ses nombreux films exposés, et à le mettre à la dis position du laboratoire de développement. I1 est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit ne présente aucun caractère limitatif et pourra recevoir tout aménagement désirable sans sortir pour cela du cadre de l'in vention. REVENDICATIONS DisposiXt permettant la prise de clichés consécutifs sans intervention manuelle entre chaque exposition aux Rayons I, caractérisé par : 10) un système de ventouses aspirant et éjectant le fili. 20) un caisson-réservoir étanche avec ses films dimen tionnés.