Pour protéger les bois de charpente et similaires contre divers parasites, on injecte dans le bois des produits destinés à l'imprégner pour le mettre à l'abri de attaque des parasites. Selon un procédé de traitement, le bois est percé de trous dans lesquels on introduit une cheville que l'on raccorde à une pompe d'injection qui envoie sous pression le produit dans le bois par l'intermédiaire de cette cheville. Un des inconvénients de ces chevilles est que l'air contenu dans le trou est comprimé lors de l'injection du produit liquide, ce qui nuit à la pénétration du bois par une quantité suffisante de produit La présente invention a pour but d'améliorer la pénétration du produit tant par l'amélioration du procédé que par une modification de la cheville empêchant l'air d'être comprimé dans le trou d'injection. L'invention a donc pour objet un procédé d'injection d'un produit dans du bois, caractérisé en ce que le produit est atomisé et injecté sous pression dans des trous pratiqués dans le bois. L'invention a égale ment pour objet une cheville d'injection pour bois, en particulier, constituée d'une douille munie de saillies annulaires et d'une collerette d'arrêt et pourvue d'un embout à clapet anti-retour pour raccord à une rampe d'injection, caractérisée en ce que chaque saillie annulaire ainsi que la collerette d'arrêt de la cheville comportent une saignée, les différentes saignées non alignées mettant en communication la chambre d'injection avec l'extérieur. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront plus clairement de la description détaille qui va suivre ainsi que du dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une coupe d'une cheville selon l'invention. - la figure 2 est une coupe d'une variante de cheville selon l'invention - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III - III de la figure 2. Selon le procédé de traitement des bois de l'invention pour améliorer la pénétration du produit dans le bois, il est atomisé et injecté sous pression par l'intermédiaire de chevilles introduites dans des trous ps ésdans le bois. Le fait d'atomiser le produit évite en partie l'effet de tampon, mais surtout permet une meilleure diffusion à travers les cellules du bois ainsi qu'une pénétration plus rapide Pour faciliter cette atomisation, on utilise une cheville comme représenté à la figure 1 ou 2. Cette cheville comporte une douille 1, munie de saillies 2 annulaires ainsi que d'une collerette 3 d'arr8t au dessus de laquelle s'étend un embout 4 pour raccord à une rampe d'injection. Pour permettre à-l'air comprimé de s'échapper,des saignées 5 sont pratiquées dans les saillies annulaires et la collerette. Ces saignées sont faites longitudinalement, mais dans chaque saillie, elles sont décalées angulairement pour provoquer des pertes de charge importantes qui permettent seulement 9 l'air de s'échapper, tandis que la viscosité du produit fait que la perte de charge est trop importante pour former une fuite réelle. L'intérieur de la douille est pourvu d'une buse 6 de pulvérisation encliquetée dans celle-ci par deux ergots 7 se logeant dans deux ouvertures 8 correspondantes. Entre cette buse et l'embout est monté un clapet 9 conique à ressort 10, qui prend appui sur la buse, le tout en plastique d'une seule pièce venue de moulage. Le clapet 9 vient en appui sur un siège 11 également conique. Après la buse 6, la douille comporte de larges ouvertures 12 permettant au produit pulvérisé d'atteindre facilement le bois du trou dans lequel la douille est rentrée à force. Selon une variante représentée à la figure 2, la collerette 3 est pourvue d'un pas de vis 13 pour vissage de capsules de produit préconditionné. A l'intérieur, la buse 6, entrée à force dans la douille, est à quatre canaux 14 de pulvérisation se trouvant à la périphérie de la pièce et elle-supporte un cylindre 15 de caoutchouc dont le bord supérieur s'écrase par compression contre le siège conique 11 dont il se décolle sous la pression du produit injecté. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre au contraire toutes les variantes. En particulier, les saignées peuvent être en hélice dans chaque saillie et la buse de pulvérisation peut être placée dans l'embout 4. REVENDICATIONS 1. Procédé d'injection d'un produit d' imprégnation,carac- térisé en ce que le produit est atomisé et injecté sous pression dans des trous pratiqués dans le matériau à imprégner. 2. Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que le produit est injecté par l'intermédiaire de chevilles placées dans les trous. 3. Cheville d'injection pour bois en particulier, constituée d'une douille munie de saillies annulaires et d'une collerette d'arrêt et pourvue d'un embout à clapet anti-retour pour raccord à une rampe d'injection, caractérisée en ce que chaque saillie annulaire ainsi que la collerette d'arrêt de la douille comportent une saignée , les différentes saignées non alignées mettant en communication la chambre d'injection avec l'extérieur. 4. Cheville selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte une buse de pulvérisation intérieure. 5. Cheville selon la revendication 4, caractérisée en ce que la buse est pincée après le clapet anti-retour et sert de support pour le clapet. 6. Cheville selon l'une des revendications 3 à 5, carac térisée en ce que le clapet est formé d'un cylindre en caoutchouc ou analogue, dont l'extrémité côté embout vient en appui sur un siège tandis que le cylindre logé concentriquement dans la douille laisse entre les deux un espace annulaire.