La présente invention concerne un procédé de construction d'édifices et de locaux, par exemple à usage dthabi- tation ou industriel ou commercial, ainsi que les édifices et locaux construits grâce à la mise en oeuvre de ce procédé. Les procédés de construction d'édifices et de locaux sont extrêmement nombreux et variés, mais la plupart d'entre eux nécessitent d'effectuer les travaux en étage à une certaine hauteur au-dessus du sol, ce qui implique non seulement certains dangers, mais une grue et également un grand nombre de montées et de descentes du personnel, de matériaux et d'outillage entre le rez-de-chaussée et ltetage, d'où une perte de temps considérable; la plupart font également appel à des coffrages verticaux, ce qui est ainsi un facteur extrêmement important entraînant des coûts de construction élevés, étant donné le prix du boisagé nécessaire. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et notamment de réaliser pratiquement au sol, sans nécessiter l'emploi de grue ni de coffrage, un maximum d'ouvrages, et notamment les planchers, pointes de pignons et refends, charpentes, couvertures, aménagements de combles, etc. A cet effet, l'invention concerne un procédé de construction d'édifices et de locaux comportant au moins un niveau inférieur tel qu'un rez-de-chaussée, chaque niveau ayant un plancher bas, des murs et une partie haute, caractérisé en ce que l'on réalise le plancher bas du niveau inférieur, puis, dessus, la partie haute du niveau inférieur, dn dispose des vérins que l'on cale verticalement, on relie les pistons des vérins à la partie haute par l'intermédiaire d'élingues, on actionne les pistons des vérins en translation -verticale ascendante pour élever la partie haute suspendue aux pistons par les élingues, puis, lorsque au moins une partie de la partie haute a atteint sa hauteur définitive, on l'étaye, et enfin on construit les murs du local. I1 en résulte qu'un grand nombre de travaux peuvent être effectués pratiquement au niveau du sol, par exemple éventuellement la réalisation en position horizontale de cloisons sans qu'il soit besoin de coffrage. L'invention concerne également l'édifice ou le local construit grâce à la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un plancher bas de rez-de-chaus- sée, une partie haute édifiée dans une position plus basse que sa position définitive, et des parois édifiées après mise en place en position haute de ladite partie haute. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux des exemples qui font l'objet de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue de dessus montrant schématiquement une disposition possible des vérins autour d'une dalle à soulever placée sur une autre dalle au sol, avant que les pistons des vérins aient été reliés à ladite dalle à soulever par des élingues la figure 2 est une vue de face du dispositif de la figure 1 comportant, au lieu d'une seule dalle à soulever, deux dalles solidarisées, la dalle supérieure portant des murs pignons et un mur de refend la figure 3 est une vue de dessus montrant schématiquement une autre disposition possible des vérins la figure 4 est une vue de dessus montrant schématiquement encore une autre disposition possible des vérins la figure 5 est une vue Schématique d'un immeuble dont le plancher haut du 4è étage est en cours de mise en place la figure 6 est une vue de dessus d'un bâtiment long montrant une disposition possible des vérins pour la construction en quatre parties d'un tel bâtiment la figure 7 est une vue de dessus montrant les emplacements où sont coulées les différentes cloisons d'un niveau (combles) à soulever la figure 8 est une vue de dessus montrant des emplacements possibles pour les étais de contreventement destinés à soutenir un plancher venant d'atteindre sa position définitive la figure 9 est une yue de face en coupe montrant la configuration d'un étai de sécurité destiné à retenir le plancher en cours de levage en cas de bris d'une élingue la figure 10 est une vue de dessus montrant les emplacements préférentiels des parties porteuses et de contreventement du local. Dans les exemples ci-après, le procédé est décrit relativement à la construction de locaux comportant au moins un rez-de-chaussée avec un plancher bas et une partie haute comportant un plancher haut et/ou une toiture, supportée par des murs au moins partiellement porteurs construits après mise en place de la partie haute. Pour construire un tel local, on coule un plancher bas 1 de rez-de-chaussée et on le surface, on applique si nécessaire sur ce plancher bas une feuille de carton 2 ou un autre matériau de séparation et de décoffrage tel gu'une huile de décoffrage, on coule sur le plancher bas du rez-de-chaussée ou sur le matériau appliqué un plancher haut 3 et éventuellement des cloisons ou analogues, on place-verticalement des vérins 11, 12, 13 de caractéristiques appropriées en des empla cementsrespectifs A, B, C prédéterminés, et on les maintient en position verticale grâce à des élingues 111, 112, 113, 121, 122, 123, 131, 132, 133 (comme il sera expliqué plus loin dans l'exposé), on construit une toiture ficela est possible et on relie la partie haute ainsi-constituée aux pistons des vérins également par des élingues, on actionne les pistons des vérins en translation verticale ascendante pour élever en traction la partie haute ainsi suspendue jusqu'à la hauteur désirée, on étaye cette partie haute, on retire les vérins, on construit les parois du local destinées à supporter la partie haute, et on retire les étais si ceux-ci sont destinés simplement à soutenir la partie haute du rez-de-ehaussée pendant la construction du local. Ilest utile que les charges soient correctement réparties en fonction des caractéristiques des vérins placés aux emplacements A, B, C ; pour ce faire, dans le cas de trois vérins, ceux-ci peuvent être disposés par exemple en triangle équilatéral (fi-gures 1 et 3), en triangle isocèle, ou en ligne si la partie haute à soulever a une forme en rectangle DEFG, et si les vérins sont disposés en triangle isocèle ou équila téral, il est avantageux que la bissectrice AH de l'angle au sommet A du triangle passe par le point d'intersection I des diagonales DF et EG du rectangle, qui est généralement le centre de gravité de la partie haute à soulever. Bien entendu, il est possible d'adopter des configurations particulières, par exemple une disposition des vérins en triangle isocèle.ou équilatéral avec l'intersection des médianes du triangle (centre de gravité) confondue avec le centre de gravité de la partie haute à soulever. Une disposition des vérins particulièrement avantageuse consiste à placer ceux-ci à l'extérieur du rectangle DEFG, le plus près possible des.côtés:dudit rectangle, un vérin étant dans la région du milieu de l'un des grands côtés, et les deux autres étant à égale distance du milieu de l'autre coté (figure 1) , par exemple, pour des raisons de symetrie d'élingage entre dalle à soulever et piston, à une distance du milieu egale au quart de ce cEté ; les vérins sont alors relies nar des élingues113, 123, 133 en triangle, chacun etant élingué au sol dans le prolongement des cotes du triangle qui y aboutissent. Dans une autre disposltion, les trois vérins sont disposés en triangle équilatéral ABC à l'intérieur du rectan gle DENG formé par la dalle (figure 3), par exemple écartés d'une distance égale à la moitié du grand côté GD du rectangle, le centre de gravité I du triangle étant confondu avec celui du -rectangle ; enfin, une troisième solution intéressante consiste à disposer deux vérins en ligne sur la grande médiane du rectangle formé par la dalle (figure 4) ; il est évident que si les vérins sont à l'intérieur du rectangle, leur passage doit être réservé dans ledit rectangle. tes vérins devant tirer les dalles vers le haut à l'aide d'élingues, il peut être nécessaire de renforcer les dalles dans les régions où les élingues sont accrochées ; pour ce faire, on crée un renforcement 31 sous la forme d'un rebord proéminent i.ci au-dessus de la dalle à soulever 3 (figure 1). Lorsque les vérins sont disposés à l'extérieur du rectangle, les seuls points d'élingage imposés pour la dalle sont sur les lignes DG et B? ; il est donc suffisant de renforcer les côtés DG et EF de la dalle en y créant des rebords 31 comme il a été vu plus haut. Cette disposition a l'important avantage de permettre l'exécution sur la dalle de murs pignons et de murs de refend ainsi que de travaux intérieurs et de charpente, à condition de réserver le passage des élingues 113, 133 en vue de l'élévation de la dalle ou bien de travailler avec des vérins dont le corps est suffisamment haut ; dans ce dernier cas, il est même possible de procéder à l'exécution de la couverture. Par exemple, si l'on se réfère à la figure 2, pour construire un local à deux niveaux, après avoir coulé le plancher haut 3 du rez-de-chaussée (qui constitue donc également le plancher bas du premier étage) et réservé l'emplacement de la cage d'escalier, puis procédé de la même manière que pour le plancher bas 1 du rez-de-chaussée, avec un matériau de décoffrage 4, on coule un second plancher haut 5 pour le premier étage, on solidarise.le plancher haut 3 du rez-de-chaussée et le plancher haut 5 du premier étage,-par exemple par des boulonnages 6, on place les vérins et on les élingue au sol à l'extérieur de la dalle inférieure, et on procède comme il a été vu précédemment pour un local sans étage, pour soulever cette fois les deux planchers 3, 5 à la fois par suite de leur solidarisation ; ici, la disposition des vérins permet même de monter, en même temps que le plancher haut 5 du premier étage, deux hauts de pignons7 et le haut d'un mur de refend central 8, en position verticale, que l'on a préalablement coulés à plat sur le plancher 5 puis que l'on a dressés dans leur position définitive ; lorsque le plancher haut 3 du rezde-chaussée est étayé, on désolidarise les deux planchers 3, 5 et on actionne à-nouveau les pistons jusqu'à ce que le plancher haut 5 du premier étage ait atteint sa place définitive puis on étaye le plancher haut du premier étage et on retire les vérins, et on poursuit la construction comme précédemment en construisant les parois et en retirant éventuellement les étais.Bien entendu, pour lever ainsi deux planchers destinés à constituer leseplanchers hauts de deux niveaux différents, il est nécessaire que les vérins soient plus puissants et plus hauts que dans le premier cas (par exemple avec un corps de vérin de 6 mètres au lieu de 4 mètres dans le premier cas). Une autre possibilité est que les pistons de vérin soient.réalisés en deux parties coaxiales télescopiques, la partie extérieure étant actionnée pour élever à la fois les deux planchers, et la partie intérieure étant actionnée lorsque,l'un des planchers étant en place, il ne suffit plus que de lever un seul plancher. I1 est possible d'étendre cette technique à la construction de locaux comportant plus de deux niveaux, si les vérins sont intérieurs au c ontour de la dalle ; pour cela, deux niveaux étant montés comme il vient d'être vu (mais sans pi- gnon ni refend), on monte les vérins sur le plancher haut du premier ou du second niveau, et on se sert de celui-ci comme s'il s'agissait d'un plancher bas de rez-de-chaussée, c'està-dire que l'on maintient en place les vérins après étaiement de leur corps, on applique un matériau de décoffrage, on coule un ou deux planchers hauts selon le nombre de niveaux que l'on désire encore construire et/ou on exécute éventuellement les travaux de charpente, couverture et aménagement nécessaires si cela est possible, on solidarise les différents éléments de l'ensemble à soulever s'il y a lieu, on relie cet ensemble, par exemple un plancher haut supérieur aux pistons des vérins par des élingues, on actionne les pistons des vérins en translation verticale ascendante jusqu'à ce que cet ensemble ait été élevé de la hauteur d'un niveau, on étaye cet ensemble, et, s'il y a lieu, on désolidarise les différentes parties de l'ensemble, par exemple deux planchers, et on actionne à nouveau les pistons åusqulà augmenter la hauteur du local d'un autre niveau ; il est possible de répéter cette opération plusieurs fois, et à chaque fois d'élever la base des vérins d'un ou deux niveaux-, et pour chaque nouveau niveau du bas des vérins de monter un ou deux planchers, Jusqu'à atteindre la hauteur désirée pour le toit du local. Un mode de construction particulièrement intéressant consiste à couler le plancher bas 1 du rez-de-chaussée, puis, après élingage des corps de vérins 14 au sol, à lever dans une première phase comme il a été vu deux planchers 3, 5 à la fois puis un seul plancher 5 de manie à constituer un bâtiment à deux niveaux, et dans les phases ultérieures à monter les vérins 14 d'un niveau seulement pour les faire lever seulement un plancher 9 à la fois, ce qui permet que le corps des vérins 14 soit maintenu vertical par les parois des trémies des deux derniers planchers 9 qui ont été mis en place (figure 5), le plancher suivant à mettre en place étant séparé du dernier plancher mis en place par-un moyen de décoffrage placé avant son coulage, et étant- ensuite- soulevé grâce aux élingues 141. Bien entendu, à chaque fois qu'un nouveauplancher 9 est mis en place, il est immédiatement étayé grâce à des étais 15 en divers emplacements de sa périphérie (comme il sera vu plus loin), et la base du corps de vérin est également étayée par des étais 16 de façon que leffort exercé sur le vérin 14 soit transmis au sol. On remarquera qu'en général la disposition des vérins en triangle intérieur aux dalles ne permet pas l'exécution des travaux de charpente, couverture et aménagements. La disposition en ligne nécessite un ajustement plus précis des vérins en cours de montage. Comme il est bien entendu nécessaire que le passage des vérins à travers chaque plancher soit prévu, ce passage, sous forme de trémie, peut servir éventuellement de guide pour le maintien en place desdits vérins, comme il a été vu pour le mode de construction dont des phases ont été décrites en référence à la figure 5. La figure 4, qui représente deux vérins disposés le long de la grande médiane du rectangle DEFG, montre plus précisément la disposition des élingues lorsque les vérins sont disposés en des emplacements A et B ; la dalle est décomposée en deux rectangles élémentaires égaux placés côte à côte, dont la longueur est égale à la largeur de la dalle et dont la largeur est égale à la moitié de la longueur de la dalle, chaque vérin occupant le centre A, B d'un rectangle élémentaire ; ;avantageusement, chaque vérin est relié par des élingues GAM, JAF, JBE, DBM aux coins du rectangle élémentaire GJNF, JDEM dont il occupe le centre ; d'autres points d'an crage pour des élingués sont prévus sur- les grands côtés de chaque rectangle élémentaire symétriquement à la grande médiane de la dalle, ces points étant espacés lrun de l'autre d'une distance égale au tiers dudit grand côté du rectangle élémentaire (élingues PAR, QAN, QBS, KBR) ; enfin, des points d'ancrage sont prévus sur les grands côtés de chaque rectangle élémentaire, à leur tintersection avec la grande médiane du rectangle de la dalle (élingues SAT, 'PBU), Dans la pratique, les élingues joignent donc un point d'ancrage donné au'point d'ancrage opposé en passant sur un réa monté sur le piston du vérin correspondant.En fait, pour des raisons de répartition symétrique des efforts, chaque point d'ancrage est relié au point d'ancrage opposé par une ou deux élingues passant de part et d'autre du même réa de piston selon la position des réas. Le dispositif comporte donc lQ ou 20 élingues solidarisant la dalle aux pistons des vérins ; on peut admettre une charge de 1500 kg par tirant ; cette disposition des vérins peut être utilisée pour la construction d'immeubles ; il est également possible par exemple dans le cas où l'on désire construire un bâtiment long comportant plusieurs dalles juxtaposées, de disposer trois vérins à l'intérieur du contour d'une dalle + l'un d'entre eux étant en un emplacement A au milieu de la largeur de la dalle et les deux autres parallèlement à cette largeur en des emplacements B et C symétriques par rapport à l'axe longitudinal de la dalle (figure 6). Les vérins, tels le vérin 12, compprtent (figure 2) un corps 12A et une embase 12 B à rotule, un piston 12 C mobile en translation dans le corps 12 A, un anneau d'amarrage inférieur 12 D et un anneau d'amarrage supérieur 12 z pour les élingues, un niveau sphérique 12 F, et un système à simple ou double réas 12 G ; le corps 12 A a par exemple une hauteur de 4 mètres ou de 6 mètres suivant l'application envisagée, avec une course de 3 mètres ou même 6 mètres pour le piston 12 G, ce piston pouvant éventuellement être double, avec une partie extérieure 12 Cl et une partie illtérieure 12 C2 formant un dispositif télescopique permettant respectivement d'élever un premier plancher, puis lorsque celui-ci a atteint son empla cement définitif, un second plancher, après désolidarisation des 2 planchers (mode aefonctionnement décrit en référence à la figure 2). L'anneau d'amarrage inférieur 12 D sert à réaliser un premier amarrage provisoire des vérins lors de leur mise en place ; une fois les vérins correctement ppsitionnés, ils sont amarrés sur le sol, par exemple à quelques mètres à l'extérieur du contour de la dalle rectangulaire, par leur anneau d'amarrage supérieur 12 E, les élingues reliées à l'anneau inférieur i2 D étant enlevées pour permettre l'élévation du plancher ; -de plus, lorsqu'il n'est pas possible de fixer les élingues au sol suffisamment loin de la dalle, il peut arriver que les élingues accrochées à l'anneau supérieur 12 E empêchent la poursuite du mouvement d'élévation du plancher au-dessus d'une certaine hauteur ; alors, des élingues sont accrochées à l'anneau inférieur 12 D (qui est par exemple à 1,7 m du sol), et les élingues accrochées à l'anneau supérieur 12 E sont enlevées, ce qui permet la poursuite de-l'élévation de la dalle. lia figure 7 représente, dans le cas d'une maison individuelle ayant un toit à quatre pentes, les différentes cloisons qui peuvent être misés en place avant levage du plancher, et leur disposition lors du coulage ; dans ce cas, on coule sur le plancher à lever deux contreventements tronqués 7' et deux refends tronqués 8' avant l'élévation dudit plancher, on relève les contreventements 7' et on les solidarise au plancher, puis grâce à eux on relève les refends 8', on pose entre les deux ensembles contreventement-refend une poutre de raidissement par exemple du type poutre métallique treillis, et on procède à l'élévation de l'ensemble formant la partie haute de la maison et constitué par le planc-her, les contreventements, les refends, et la poutre.Si l'on désire que les contreventements et les refends ne soient-pas tronqués, il est nécessaire de couler d'abord un contreventement et un refend d'un côté et de les relever, puis de couler ensuite l'autre contreventement -et l'autre refend de l'autre côté et de les relever. Pour réaliser un toit à deux pentes, on procède de la même manière, seules les formes des contreventements et des refends étant légèrement différentes ; les refends 8' ne sont pas tronqués, et les contreventements 7' ne sont pas en forme de trapèze rectangle ou de triangle, mais en forme de rectangle. I1 est bien entendu que l'on peut procéder de même pour réaliser des cloisons intérieures, de forme rectangulaire cette fois, des ouvertures étant prévues dans ces cloisons aux emplacements des portes. 'tes pignons peuvent être en matériau traditionnel ou en bois, et l'on peut envisager dans ce dernier cas des éléments préfabriqués en usine finis, compris l'ossature, le revêtement extérieur, l'isolant, les baies et le revêtement intérieur, les pannes venant reposer sur ces pignons ; il est possible de couler en périmétrie un relevé, par exemple d'une trentaine de centimètres de haut. Moyennant des aménagements du domaine de l'homme de l'art, il est possible également d'appliquer le procédé de l'invention à des dalles terrasses, à des planchers terrasses avec acrotère, etc. L'étaiement d'un plancher mis en place peut être réalisé grâce à des étais de contreventement dont la configuration est représentée sur la figure 8 ; ce plancher est soutenu par un groupe d'étais triangulés 10 (un à chacun des quatre coins du plancher et un au milieu de chaque grand côté du rectangle) et -6 étais normaux 20 (par exemple deux par petit côté du plancher, et deux sous la petite médiane du rectangle). lies étais triangulés peuvent former un triangle rectangle isocèle dont le côté de l'angle droit mesure un mètre ; ces trois étais peuvent être réunis par un groupe d'étresillons à proximité du bas et un autre groupe à proximité du haut, et être ajustables avec une hauteur de course d'une vingtaine de centimètres, chaque étai étant par ailleurs muni d'une anse de transport. Le nombre et la répartition des étais pour étayer un plancher dépend évidemment de la forme et du poids de celui-ci, et également des caractéristiques des étais. I1 est également utile de prévoir-des étais de sécurité 30 (figure 9) fixés à la dalle 3 à soulever par exemple par l'intermédiaire d'une pièce 3 A solidaire de la dalle 3 (les fixations ne sont pas représentées sur la figure). On peut envisager six étais de sécurité dont quatre occupent respectivement les quatre coins de la dalle et deux une position en refend, lesdits étais de sécurité descendant au fur et à mesure de lrélévation de la dalle. lie rôle de ces étais de sécurité 30, équipés de cliquets doublés décalés, est de supporter le plancher en cas de rupture d'élingue, en empêchant toute descente du plancher par exemple supérieure à un centimètre.Ces étais de sécurité 30 peuvent être constitués par-des barres ou tubes métalliques à section rectangulaire de 60 x 80 mm susceptibles de supporter une charge due 10 tonnes, crénelés sur toute leur longueur l'exception de leur extrémité inférieure ; ils traversent ici un logement prévu dans la pièce 3 A. Au-dessus de ce logement, est placée une hotte à cliquets 30 C, dont les cliquets 30 D coopèrent avec les crénaux successifs de l'étai 30 pour bloquer ce dernier sous l'action de moyens de pression 30 E tels que des ressorts.De la sorte, lors de l'élévation de la dalle, le poids de l'étai de sécurité 30 provoque l'écartement des cliquets 30 D, ce qui permet au fur et à mesure ladescente dudit étai de sécurité 30, son extrémité inférieure restant en contact avec la dalle inférieure constituant le plancher bas du niveau ; lors de tout incident tel .que le bris d'une élingue, -les moyens de pression 30 E maintiennent les cliquets dans les crénaux de l'étai et empêchent tout glissement de la dalle 3 vers le bas qui soit supérieur à une hauteur prédéterminée par l'espacement des crénaux du fait que la partie inférieure de l'étai de sécurité 30 prend alors appui sur la dalle inférieure constituant le plancher bas du niveau des moyens de déverrouillage manuel non représentés permettent d'écarter les cliquets afin d'obtenir si nécessaire un glissement libre destétais de sécurité. La course des recul des cliquets est limitée par des butoirs 30 F en haut et en-bas de la cavité intérieure de la boite à cliquets 30 C. La mise en place des étais de sécurité- 30 implique que, au coulage, on pose un feutre sur le socle de.l'étai, on pose le. socle sur lequel reposera l'about de l'étai, puis on pose le fourreau. lies différents planchers étant en place et étayés, il reste à construire les murs, au moins partiellement porteurs, en recherchant à réduire le contreventement tout en gardant une bonne marge de sécurité. Divers modes de construction sont envisageables. I1 est notamment possible de construire un coffrage traditionnel, d'effectuer un ferraillage en liaison avec les planchers haut et bas du rez-dechaussée, et de couler le béton par des alvéoles réservés dans le plancher haut. I1 est également possible de mettre en place des éléments préfabriqués 40 en béton armé, par exemple de 18 cm d'épaisseur, à proximité des angles de la construction et au milieu de la façade, et ensuite de couler sur place des poteaux 50 aux angles de la construction (figure 10); les éléments 40 d'angle peuvent par exemple être des éléments de 2,5 m x 0,85 m x 0,18 m, et les éléments 40 de façade des éléments de 2,5 m x 1,00 m x 0,18 m, ce qui donne dans les deux cas un poids de 1000 kg environ, la liaison des éléments avec le plancher bas du rez-de-chaussée étant assurée par les poteaux d'angle et par alvéoles réserves dans les-éléments de façade, et la liaison avec le plancher haut du rez-de-chaussée étant assurée également par les poteaux d'angle coulés sur place grâce à la réservation de quatre échancrures de 0,18 x 0,18 aux quatre coins dans le plancher haut du rez-dechaussée et liaison par les a-ciers, et par une réservation analogue pour les éléments de façade.La construction reposerait alors sur quatre zones d'angle de 1,85 m environ de long et deux zones de façade de 1 m de long, ce qui fait un total de 9,40 m ; si la charge est par exemple de 50 tonnes de béton et de 50 tonnes pour la couverture, la-charpente et les cloisons, il en résulte une charge de 10 tonnes environ par-mètre; à un so admettant une pression de 1 kg/cm2, il correspond donc une semelle de 1,00 m de large, et pour unsol adméttant 2 kg/cm27 une semelle de 0,50 m de large. I1 est évidemment possible de prévoir une longueur porteuse plus importante à la périphérie de la construction, mais la longueur ci-dessus permet de laisser une grande latitude de manoeuvre à l'architecte. lie procédé est particulièrement économique, puisque, -si l'on prend l'exemple de la maçonnerie dtune maison en rezde-chaussée uniquement, il nécessite la présence de quatre ouvriers qualifiés et d'un aide pendant 10 heures (soit 50 heures de travail dont 18 heures de coffrage, 12 heures de ferraillage, 6 heures de couplage, 4 heures de décoffrage, et 10 heures de travaux divers) ; bien entendu, il nécessite également la présence de l'équipe spécialisée responsable de l'élévation des planchers ; au total, pour la construction d'une centaine de maisons individuelles, il implique un investissement trois fois~plus faible que les procédés connus, et permet une économie de 50 % sur la main d'oeuvre et sur les matériaux. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes ni aux formes de réalisation décrits et représentés à titre d'exemples préférentiels, mais d'autres modes et d'autres formes de réalisation peuvent-être envisagés sans sortir du cadre de l'invention défini par les revendicationsannexees. REVENDICADIOMS 1. Procédé de construction d'édifices et de locaux comportant au moins un niveau inférieur tel qu'un rez-de-chaussée, chaque niveau ayant un plancher bas, des murs et une partie haute, caractérisé en ce que l'on réalise le plancher bas du niveau inférieur, puis, dessus, la partie haute du niveau inférieur, on dispose dés vérins que l'on cale verticalement, on relie les pistons des vérins à la partie haute par l'intermédiaire d'élingues, on actionne les pistons des vérins en translation verticale ascendante pour élever la partie haute suspendue aux pistons par les élingues, puis, lorsqu'au moins une partie de la partie haute a atteint sa hauteur définitive, on l'étaye, et enfin on canstruit les murs du local. 2. Procédé de construction selon la revendication-l, caractérisé en-ce que l'on réalise sur le plancher bas du niveau inférieur une partie haute comportant une dalle formant le plancher haut du niveau inférieur. 3. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on réalise sur le plancher bas du niveau inférieur une partie haute comportant au moins une partie de la toiture. 4. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'-on réalise sur le plancher bas du niveau inférieur une partie haute comportant deux dalles, la dalle inférieure constituant à la fois un plancher haut de niveau inférieur et un plancher bas du niveau immédiatement supérieur, et la dalle supérieure constituant le plancher haut dudit niveau immédiatement supérieur, on solidarise ces deux dalles, on élève la partie haute en actionnant les pistons des vérinsypuis lorsque le plancher haut du niveau inférieur a atteint son emplacement définitif, on arrête l'élévation des pistons, on étaye ledit plancher haut du niveau inférieur, on1 désolidarise les deux dalles, on reprend ltélévation des pistons, et lorsque ledit plancher haut du niveau immédiatement supérieur a atteint son emplacement définitif, on arrete l'élévation des pistons, on étaye ledit plancher, et on retire les vérins. 5. Procédé de construction selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'après-avoir retiré les vérins, on les monte d'au moins -un niveau, on réalise une nouvelle partie haute sur le dernier plancher mis enlace et on en solidarise les différentes parties si elle comporte plus d'une partie, on relie cette partie haute aux pistons des vérins par des élingues, on élève cette partie haute en actionnant les pistons des vérins, jusqu'à ce qu'au moins une partie de ladite partie haute ait atteint son emplacement définitif, on étaye cette partie de la partie haute, et si une autre partie de la partie haute n'a pas atteint son emplacement définitif on la désolidarise et on reprend l'élévation du piston vérin jusqu'à ce que ladite autre partie atteigne cet emplacement, puis on étaye cette autre partie de la partie haute, on retire les vérins, et on recommence ces opérations jusqu'à ce que le local ait atteint le nombre de niveaux désirés. 6. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on réalise sur un plancher une partie haute comportant au moins une partie de-la toiture qu'on soulève à l'aide des vérins jusqu'à son emplacement définitif et que l'on étaye avant de retirer les vérins. 7. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on -coule horizontalement sur au moins un plancher, avant son élévation, des éléments de construction verticaux tels que murs extérieurs de façade, murs pignons, murs de refends, que l'on positionne verticalement également avant élévation dudit plancher. 8. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé. en ce que l'on dispose sur chaque plancher un moyen de décoffrage avant de couler un autre élément tel qu'un autre plancher. 9. Procédé de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'on solidarise à chaque partie haute à soulever des étais de sécurité équipés d'une boite à cliquets, ces étais de sécurité comportant une barre verticale descendant par rapport à la partie haute lors que celle-ci est animée d'un mouvement de translation ascendant. 10. Local construit par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un plancher bas de rez-de -chaussée, une partie haute édifiée dans une position plus basse que sa position définitive, et des parois édifiées après mise en place en position haute de ladite partie haute.