L'invention se rapporte à une machine destinée à découper automatiquement des tronçons d'une longueur prédéterminée dans un élément s'étendant en longueur qui défile dans une direction parallèle à sa longueur, notamment dans un fil métallique qui sort d'une dresseuse, ce dispositif comprenant un mécanisme de coupe et un dispositif de commande qui commande ce mécanisme, ce dispositif de commande comprenant une molette de mesure adåa- cente au dit élément et qui tourne en correspondance du mouvement de translation de l'élément. Dans les machines de ce type qui sont déjà connues, et qui sont montées en aval d'une dresseuse de fil, il est prévu un guide fermi par une barrette de recouvrement, dans lequel le fil avance jusqu'à une butée, son arrivée en butée déclenchant, en agissant par l'intermédiaire d'un câble ou d'un intertupteur de fin de course, un embrayage à un tour qui entraîne le mécanisme de coupe. Un inconvénient auquel on se heurte dans l'utilisation de ces dispositifs consiste en ce qu'ils ne sont pas appropriés pour les grandes vitesses de travail parce que la barrette de recouvrement ne peut pas s'ouvrir et se refermer assez rapidement et que, par ailleurs, l'énergie cinétique du fil est trop importante dans ce cas pour qu'on puisse faire buter le fil contre une butée.Un autre-inconvénient consiste en ce que le changement de réglage de la longueur des tronçons est long et difficile de sorte que ces dispositifs ne sont pas économiques pour les petites séries. Il est connu par ailleurs de fixer la longueur d'un tron çon de fil à découper en prenant pour base le nombre de tours des rouleaux d'introduction. Toutefois, la précision que l'on peut obtenir par ce procédé est insuffisante en raison du glissement qui se produit inévitablement entre le fil et les rouleaux d'introduction dans de nombreux cas. Par ailleurs, le ré glage de la machine sur une nouvelle longueur de tronçons est également long parce que cette opération exige de changer les roues interchangeables d'un mécanisme interposé entre l'arbre des rouleaux d'introduction et l'arbre de coupe qui entraîne le mécanisme de coupe. Finalement, il a déjà été proposé de presser élastiquement la roue motrice d'un capteur de pas angulaire sur le fil dres sé, en amont ou en aval des rouleaux d'introduction, et de transmettre, au moyen de ce capteur de pas angulaire des impulsions à un compteur d'impulsions qui produit une impulsion de déclenchement du mécanisme de coupe lorsque le nombre des impulsions qu'il reçoit atteint une valeur prédéterminée. La précision que l'on peut obtenir sur la longueur des segments est certes bonne de ce cas et le réglage de la machine sur une nouvelle longueur de tronçons peut également s'effectuer sans difficulté.Toutefois, cette machine ne permet pas de produire économiquement de petites séries parce qu'elle nécessite la présence d'un servant qui. surveille constamment les opérations de coupe afin de pouvoir arrêter la machine lorsqu'elle a découpé le nombre de pièces voulues et de pouvoir la régler sur un autre nombre de pièces. L'invention a pour but de réaliser une machine de coupe automatique capable de découper des pièces d'une longueur prédéterminée dans un élément de grande longueur, qui défile dans sa direction longitudinale, et qui soit capable de rendre plus rapide et par conséquent plus économique le découpage à longueur de séries de pièces de longueurs différentes et en nombre dif- férents. En prenant pour base une machine de coupe à longueur comprenant un mécanisme de coupe et un dispositif de commande qui commande ce mécanisme, ce dispositif de coupe comportant une molette de mesure appuyée sur 1' élément à découper et qui tourne d'un nombre de tours correspondant au mouvement de translation de cet élément, cette molette constituant la roue d'entre nement d'un capteur de pas angulaires qui se comporte comme un transformateur analogique-numérique dont la sortie est connectée au moins à un compteur d'impulsions qui, lorsque le nombre des impulsions de sortie du capteur est égal à un nombre de pulsions choisi par présélection, émet une impulsion de déclenchement du mécanisme de coupe, le problème est résolu suivant l'invention, par le fait que le compteur d'impulsions est associé à un dispositif programmeur qui, à chaque impulsion de déclenchement du mécanisme de coupe, produit une impulsion de commande d'un compteur de pièces, qui, lorsque le nombre de pièces atteint un nombre indiqué à l'avance par le dispositif programmeur, émet un signal de fin de programme et en ce que le dispositif programmeur comporte un dispositif de commutation des programmes qui répond au signal de fin de programme0 Le dispositif programmeur permet d'introduire le nombre de pièces aussi bien que la longueur des pièces de sorte que le servant de la machine n'a pas à surveiller le nombre de pièces découpées. Â la fin du programme, le dispositif de commande peut être commuté sur un nouveau programme, au moyen du signal de fin de programme et du dispositif de commutation des programmes, également sans intervention du servant de la machine,de sorte que la commutation de programme n'occasionne aucune perte de temps. Un avantage particulier de cette machine consiste en ce que le servant de la machine peut préparer ou introduire de nouveaux programmes au cours même de l'exécution d'autres programmes. Un autre avantage consiste en-ce que la vitesse de travail que l'on peut obtenir par cette machine, grâce à l'exécution automatique des programmes et à la commutation automatique sur le nouveau programme, est suffisamment grande pour que l'installation suivant l'invention puisse être montée en aval d'une machine à dresser à défilement rapide ou même en aval d'un banc dBé- tirage. L'introduction du programme dans le dispositif programmeur peut s'effectuer à la main, au moyen de boutons de réglage ou organes équivalents. Dans une autre forme d'e -ution, le dispositif programmeur comprend un dispositif d'introduction capable de lire les données enregistrées sur un support de données. L'introduction du programme peut dans ce cas s'effectuer au moyen de cartes perforées, de bandes perforées ou éléments équivalents. C'est surtout lorsque l'introduction des programmes ne s'effectue pas au moyen de supports de données qu'il est avantageux que le dispositif programmeur présente plusieurs unités de programme qu'il est possible de régler indépendamment les unes des autres sur le nombre de pièces et des longueurs de pièces voulues, et il est alors prévu un dispositif de commutation qui commute sur l'unité de programme suivante à chaque signal de fin de programme. Dans ce cas, le servant de la machine peut intro duire de temps à autre un nombre considérable de programmes, qui sont ensuite exécutés de façon entièrement automatique dans l'ordre de succession voulu. La précision avec laquelle le mécanisme de coupe travaille présente, entre autres, une grande importance pour la précision obtenue sur la longueur des pièces. Dans une forme préférée de réalisation, et pour tenir compte du fait que les spécifications de précision de travail du mécanisme de coupe sont particulièrement sévères dans le cas des grandes vitesses de travail, ce mécanisme de coupe doit être accouplé à un dispositif d'entraînement, par l'intermédiaire d'un embrayage pneumatique, à serrage et desserrage rapides. Ce type d'embrayage travaille avec une grande précision, de sorte que, non seulement le temps qui s'écoule entre le signal de déclenchement et l'opération de coupe est faible mais que ce temps peut être déterminé avec une grande précision.Le positionneur garantit que le mécanisme de coupe prend toujours la même position de départ, ce qui est important également pour la précision de la longueur des tronçons. Il est avantageux d'utiliser une cisaille isolante en qualité de mécanisme de coupe afin de pouvoir entraîner l'élément à découper en mouvement continu. La description qui va suivre, en référence aux dessins annexés donnés surtout à titre d'exemple, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée. Le dessin représente schématiquement un exemple d'exécution de l'invention. Un fil 1, qui se déroule d'une bobine d'alimentation non représentée ou qui arrive d'un banc d'étirage, est introduit par une paire de rouleaux d'introduction 2 dans une dresseuse 3 réalisée d'une façon connue, non représentée en détail, et qui, dans l'exemple de réalisation considérée, est du type d'un organe dresseur rotatif 4. En aval de la dresseuse 3, est agencée une deuxième paire de rouleaux d'introduction 5, qui introduit le fil dressé 1 dans un mécanisme de coupe 6 constitué ici par une cisaille volante. Entre le mécanisme de coupe 6 et la paire de rouleaux d'introduction 5, est agencé un capteur de pas angulaire 7, connu en soi et par conséquent non représenté en détail, ce capteur étant agencé de manière que sa molette de mesure soit appuyée sur le fil dressé 1 avec la pression nécessaire et que le mouvement de translation du fil fasse tourner cette molette du nombre de tours correspondant. Le capteur de pas angulaire 7 constitue un transformateur analogique-numérique qui produit un nombre d'impulsions proportionnel à l'angle de rotation. Ces impulsions sont transmises par des conducteurs 8 à un dispositif programmeur désigné dans son ensemble par la référence 9 et qui, dans l'exemple d'exécution considéré, est composé de dix unités de programme 9'.Chaque unité de programme 9' comporte un dispositif d'entrée pour l'introduction de la longueur des tronçons et le nombre de tronçons qu'on désire obtenir. Dans l'exemple de réalisation, l'introduction de ces données s'effectue à la main c'est pourquoi on a représenté symboliquement un bouton moleté 10 ou Il comme dispositif pour l'introduction des longueurs ou des nombres de pièces. Â chaque unité de programme 9'- sont associés deux compteurs d'impulsions 21 et 22. Le compteur d'impulsions 21 compte les impulsions fournies par le capteur de pas angulaires 7 et, lorsque le nombre d'impulsions produites par le capteur 7 correspond au nombre d'impulsions de la longueur introduite au moyen du bouton moleté 10, le compteur 21 produit une impulsion de déclenchement qui déclenche une opération de coupe et qui est par ailleurs compté par le compteur 22.Lorsque le nombre d'impulsions compté par ce compteur 22 correspond au nombre de pièces qui a été introduit au moyen du bouton moleté Il, le compteur 22 produit un signal de fin de programme qui est utilisé, dans l'exem- ple d'exécution représenté, pour commuter la commande du mécanisme de coupe 6 sur l'unité de programme suivante et, d'autre part, pour ramener à zéro les deux compteurs d'impulsions de l'unité de programme qui vient d'être utilisée. Le retour à zéro de ces compteurs d'impulsions pourrait naturellement être également lié à l'introduction de nouveaux programmes. Le dispositif programmeur 9 est construit de façon que, lorsque tous les programmes ont été exécutés successivement et que le dernier programme est également terminé, il se produise une commutation automatique sur la première unité de programme. Naturellement, on peut également se dispenser de cette commutation automatique de la dernière unité de programme à la derniè re. Pour indiquer au servant de la machine le programme qui est en cours à un moment donné, il peut être prévu un dispositif indicateur non représenté. Ceci facilite pour le servant de la machine l'introduction de nouveaux programmes, opération qu'il peut effectuer pendant le fonctionnement de la machine puisque l'introduction des programmes dans les diverses unités de programmes ne pertubent pas le mode de fonctionnement des autres unités. .Les impulsions de déclenchement sont transmises par un conducteur 13 à un embrayage pneumatique 14 à serrage et des serrages rapides, par l'intermédiaire duquel le mécanisme de coupe 6 peut être relié à un moteur d'entraînement 15. Cet embrayage 14 est suivi d'un positionneur 16 qui, après chaque opération de coupe, place les deux arbres 17 et 18 des porte-lames rotatifs 19 et 20 dans une position de départ exactement définie'# Les positionneurs de ce type sont connus et il n'est donc pas nécessaire de donner une explication détaillée du positionneur 16. Dès qu'une impulsion de déclenchement a été produite, l'em- brayage 14 accouple les deux arbres 17 et 18, les porte-lames 19 et 20.se plaçant alors dans la position de coupe représentée sur le dessin, et dans laquelle un tronçon de fil de la longueur voulue est séparé du fil 1. Ensuite, les arbres 17 et 18 tournent, au moins de manière à être ramenés approximativement à leur position de départ. Si le desserrage de l'embrayage 14 se produit à un instant qui ne conduit pas à immobiliser les arbres 17 et 18 dans la position de départ, le positionneur 16 ramène automatiquement les deux arbres 17 et 18 dans leur position de départ. Naturellement, il est encore possible d'utiliser le signal de fin de programme pour commander un mécanisme de manoeuvre d'un aiguillage qui dirige les tronçons de fil appartenant à différents groupes vers différents postes récepteurs correspondant à ces groupes. REVEND ICÂT IONS 1.- Machine destinée à découper automatiquement des tron çons d'une longueur prédéterminée dans un élément s'étendant en longueur qui défile dans une direction parallèle à sa longueur, notamment dans un fil métallique, qui sort d'une dresseuse, ce dispositif comprenant un mécanisme de coupe et un dispositif de commande qui commande ce mécanisme, ce dispositif de commande comprenant une molette de mesure adjacente audit élément et qui tourne en correspondance du mouvement de translation de l'élément entraîné, cette molette constituant la roue d'entraînement d'un capteur de pas angulaire qui fonctionne comme un transformateur analogique-numérique dont la sortie est connectée au moins à un compteur d'impulsions qui, lorsque le nombre des impulsions de sortie du capteur est égal à un nombre d'impulsions choisi au préalable, émet une impulsion de déclenchement du mécanisme de coupe, ce dispositif étant caractérisé en ce que le compteur d'impulsions est associé à un dispositif programmeur pouvant comporter au moins deux programmes, et qui, à chaque impulsion de déclenchement du mécanisme de coupe, émet une impulsion de commande d'un compteur de pièces qui, lorsque le nomdre de pièces est égal à un nombre indiqué à l'avance par le dispositif programmeur, émet un signal de fin de programme, et en ce que le dispositif programmeur comprend un dispositif de commutation de programme qui répond au signal de fin de program me. 2.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif programmeur comprend un dispositif dtintroduc- tion capable de lire un support de données. 3.- Machine suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le dispositif programmeur comprend plusieurs unités de programme indépendantes les unes des autres, qu'on peut régler chacune sur le nombre de pièces et la longueur des pièces qu'on désire obtenir et qui sont mises en action successivement au moyen du dispositif de commutation des programmes. 4.- Machine suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le dispositif de commutation des programmes est constitué par un dispositif de commutation qui, à chaque signal de fin de programme déclenche l'introduction d'un nouveau programme dans le dispositif programmeur. 5.- Machine suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le mécanisme de coupe est accouplé à un dispositif moteur par un embrayage pneumatique à serrage et desserrage rapides, et est muni d'un positionneur qui le place dans une position de départ prédéterminée après chaque opération de coupe. 6.- Machine suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le mécanisme de coupe est une cisaille volante.