La présente invention se rapporte à un procédé et un appareillage pour isoler des métaux de leurs solutions. Elle comprend également une cathode perfectionnée qu'on met en oeuvre dans le procédé et l'appareillage cidessus, et un procédé de préparation de ladite cathode, Il existe de nombreuses applications dans lesquelles- il est nécessaire ou souhaitable d'isoler un métal de sa solu- tion. Ainsi par exemple, dans la fabrication d'articles de bijouterie, on applique des métaux précieux tels que l'or ou îO l'argent en doublage sur un métal de support. Une partie des métaux précieux s'accumule au cours de l'opération1 de doublage dans une solution de rinçage connue sous le nom && "rinîçage d'entraînement" et serait perdue si on ne les isolait pas du rinçage. Des considérations de protection de l'environnement exigent l'élimination de métaux polluants tels que le mercure, la cadmium et l'argent, de solutions qui en contiennent car ces solutions ne peuvent pas être rejetées dans les égouts et vers les installations de traitement des eaux usées. Les opérations photographiques exigent la récupération de l'argent qui s'accu- mule en solution au cours des opérations de développement des photographies. Il est clair qu'un procédé simple, efficace et économique pour isoler des métaux variés de leurs solutions présenterait des avantages considérables, On a souvent tenté, et depuis de longues années, de parvenir à un tel procédé. Ces tentatives visaient en général à des procédés et des appareillages pour électrolyser la solution et provoquer le dépôt électrolytique du métal sur une cathode dans une cellule. Ces cellules de récupération par électrolyse contiennent en général une cathode et une anode espacées à l'intérieur d'un logement et reliées à une source de courant continu. Le logement est plac.é dans une cuve de récupération. La solution contenant le métal est pompée vers la cuve de récupé- ration et au travers de la cellule de récupération, le métal se déposant sur la cathode. Périodiquement, on retire la cathode de la cellule et on la traite de manière à récupérer le métal. L'un des inconvénients principaux de l'application de ces techniques antérieures de récupération dès métaux, en parti- culier pour la récupération de l'or, réside dans la nécessité d'une cuve de récupération séparée dans laquelle on procède à la récupération du métal. En particulier, pour récupérer l'or du rinçage d'entraînement, il était nécessaire jusqu'à maintenant de disposer d'un appareillage permettant de. faire circuler le rinçage d'entraînement depuis la cuve le contenant jusqu'à la cuve de récupération, avec renvoi du liquide vers la cuve de rinçage. Ce système antérieur s'est avéré pénible pour un cer- tain nombre de raisons. En premier lieu, l'espace est toujours limité, et il est difficile de trouver un endroit permettant de disposer la cuve de récupération et les systèmes de circula- tion associés. En second lieu, le système de circulation peut fuir, provoquant-l'inondation de l'atelier et une perte totale de l'or et de la solution. En troisième lieu, il peut se produire des explosions dues à la production et à l'accumulation d'hydro- gène et d'oxyg-ène dans l'espace confiné de la cuve de récupéra- tion. Finalement, l'aération de la solution lors de sa circula- tion dans l'installation peut donner lieu à des formations de moisissures et de mousses. Un autre inconvénient important de ces techniques anté- rieures réside dans la construction de la cathode servant dans la cellule de récupération. On sait que la vitesse de déposition d'un métal sur une cathode au cours.d'une électrolyse dépend directement de la surface libre de la cathode et de la densité de courant. La déposition électrolytique du métal sur la cathode dans la cellule doit être accomplie aussi rapidement que possible, en particulier dans les installations o il y a addition constante de métal à la solution. Pour parvenir à des vitesses satisfai- santes de déposition électrolytique du métal sur la cathode, il a fallu employer des cathodes relativement importantes, apportant une grande surface libre et permettant une densité de courant suffisante. Mais naturellement, l'augmentation de la surface libre conduit à une augmentation du volume de la cellule de récupération. Les cathodes utilisées dans des cellules pour isoler par exemple l'or d'une solution en contenant étaient en général cons- tituées d'une couche de support métallique, par exemple une gril- le de titane ou de tantale déployé, doublée de nickel. On trouve- ra la description d'un exemple de ce type de cathode dans le brevet des Etats-Unis n0 4.007.347. Pour accroître la surface libre, on a utilisé des cathodes multiples, comme décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis no 4.039.444. Dans le brevet des Etats-Unis no 3.331.763, on décrit une cellule de récupération permettant d'isoler le cuivre d'une solution.en contenant et dans laquelle la cathode est constituée d'une feuil- le de matière plastique laminée entre deux feuilles de cuivre. Dans le brevet des Etats-Unis no 3.141.837, on décrit une cathode formée d'un support en verre ou d'une feuille de matière plasti- que à surface métallisée qu'on utilise pour la déposition élec- trolytique d'alliages fer-nickel. Dans le brevet des Etats-Unis no 3.650. 925, on décrit l'utilisation d'une cathode constituée d'une matière carbonée conductrice de l'électricité telle que le graphite ou le carbone et qu'on utilise pour isoler des métaux variés de leurs solutions. La présente invention concerne un procédé et un appareil- lage pour récupérer des métaux contenus dans des solutions, une cathode mise en oeuvre dans ce procédé et cet appareillage, ainsi qu'un procédé de préparation de ladite cathode. L'invention permet de remédier aux divers inconvénients de la technique anté- rieure. Dans l'un de ses aspects, l'invention concerne un système compact et efficace pour récupérer un métal de sa solution, dans lequel la cellule de récupération utilisée est placée directement dans la solution contenant le métal. Dans un autre de ses aspects, l'invention concerne une cathode mise en oeuvre dans le procédé et l'appareillage pour récupérer des métaux de leurs solutions, ladite cathode étant constituée d'une matière à grande surface libre par unité de volume, ce qui permet de réduire sa dimension sans diminuer l'efficacité de déposition et de récupération du métal. Plus précisément, l'invention concerne une cathode formée d'une couche de base alvéolaire non conductrice portant une couche extérieure de matière conductrice d'épaisseur suffi- sante pour permettre son utilisation dans la récupération d'un métal à partir de sa solution. Dans la cathode selon l'invention, la couche de base non conductrice est une mousse de matière plastique. L'invention comprend également un procédé pour préparer de telles cathodes. Plus précisément, et conformément à l'in- vention, on forme une couche conductrice sur une couche de sup- port de matière non conductrice par déposition chimique. On forme par ailleurs la couche de support pour la déposition chimique sans faire appel à des métaux précieux. L'invention comprend également un procédé pour déposer chimiquement-du cuivre sur une surface. Conformément à un aspect de l'invention, celle-ci con- cerne une cellule de récupération compacte destinée à être utili- sée dans un système pour la récupération de métaux à partir de leurs solutions, cellule de récupération qui est placée directe- ment dans la solution contenant le métal. Dans un mode de réali- sation particulier, la cellule de récupération comprend un logement cylindrique qui peut être constitué d'une matière plastique telle que le chlorure de polyvinyle. Le côté entrée du logement porte une unique ouverture axiale permettant de recevoir la solution qui contient le métal par l'intermédiaire d'un conduit d'alimentation relié à l'orifice de sortie d'une pompe à liquide. Le côté sortie du logement porte plusieurs orifices permettant la circulation de la solution hors de la cellule de récupération. A l'intérieur du logement et en disposi- tion concentrique par rapport à ce logement, se trouve une anode cylindrique et une cathode cylindrique en disposition concentri- que. La cathode a un diamètre plus grand que celui de l'anode et de préférence, le diamètre extérieur de la cathode est à peu près égal au diamètre inférieur du logement, de sorte que les parois de ce dernier constituent un support de structure supplémentaire pour la cathode. Entre l'anode et la cathode, on dispose une source appropriée de courant continu. En opéra- tion, l'orifice d'entrée de la cellule de récupération est relié à l'orifice de sortie d'une pompe à liquide, l'anode et la catho- de sont reliées à une source de courant continu et la cellule de récupération est placée au pied de la cuve contenant la sclu- tion. La pompe provoque la circulation de la solution contenant le métal vers l'entrée de la cellule de récupération, entre l'anode et la cathode, et vers la sortie, au travers des orifices de sortie de la cellule de récupération. Le métal contenu dans la solution se dépose sur la cathode. A intervalles réguliers la cellule de récupération est retirée de la cuve contenant la solution, la cathode démontée de la cellule de récupération et le métal récupéré sur la cathode. Dans le cas ou on récupère de l'or à partir de sa solution, cette dernière opération est réalisée en plaçant la cathode dans une solution d'eau régale, selon une technique bien connue. Dans un autre aspect spécifique de lrinvention, on forme une cathode à utiliser pour la récupération d'un métal à partir de sa solution, cathode qui est formée d'une couche de support non conductrice portant une couche conductrice d'épaisseur suf- fisante pour que la cathode puisse être utilisée dans la récupé- ration par électrolyse d'un métal en solution. De préférence, la couche de support consiste en une mousse de matière plastique à alvéoles ouverts, par exemple une mousse d'uréthanne à environ % de porosité, sur laquelle on a appliqué en doublage une couche intermédiaire de cuivre qui la rend conductrice puis une couche extérieure de nickel qui confère la rigidité à la structure de cathode et la rend résistante aux attaques par les agents chimiques éventuellement présents dans les solutions dans les- quelles on doit l'utiliser. La cathQde ainsi obtenue a une grande surface libre, une forte porosité, une bonne conductivité et elle est légère, toutes ces propriétés étant essentielles à l'égard d'une cathode convenant au mieux dans le système de récupération *des métaux. Conformément à une autre caractéristique spécifique de l'invention, la cathode est formée par un procédé qui consis- te à préparer la surface de la couche de support en mousse à alvéoles ouverts de manière à ce qu'elle soit réceptrice pour les couches conductrices extérieures puis à appliquer les cou- ches conductrices en dépôt sur la surface préparée. Pour préparer la surface de la couche de support en -mousse, on nettoie la surface afin d'en éliminer les graisses, les souillures et autres impuretés, on l'attaque de manière à créer des pores microscopi- ques servant de sites de déposition du métal et finalement on l'active de manière à ce qu'elle soit réceptrice pour le métal conducteur. Jusqu'à maintenant, l'activation d'une couche de support exigeait l'utilisation d'un métal précieux tel que le palladium, le platine ou l'or, Une caractéristique importante de l'invention réside en ce qu'il n'est nullement nécessaire d'u- tiliser un métal précieux pour l'activation, d'o une diminution considérable du prix de revient de la cathode. Après activation de la couche de support, on applique en doublage une couche de cuivre par déposition chimique. Finalement, sur la couche de cuivre, on applique en doublage, par déposition électrolytique, une couche de nickel. - D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description détaillée donnée ci-après en référence aux figures du dessin annexé sur lequel La figure 1 représente en section longitudinale la cuve de rinçage d'entraînement utilisée dans une opération de dorure et faisant apparaître une cellule de récupération placée au fond de la cuve, une pompe reliée à la cellule de récupération et permettant la circulation de rinçage d'entraînement au travers de cette cellule et -une source de courant continu branchée entre l'anode et la cathode de la cellule La figure 2 représente en élévation et de face, la cel- lule de récupération de la figure 1. La figure 3 représente la cellule de récupération en section prise le long de la ligne 3-3 de la figure 2 et dans la direction des flèches, avec coupe partielle, faisant ainsi appa- raitre la construction intérieure de la cellule. -2463822 La figure 4 représente la cellule de récupération en section prise le long de la ligne 4-4 de la figure 2 et dans la direction des flèches-, faisant ainsi apparaître la construction en section de ladite cellule et la figure 5 représente en élévation la face de sortie de la cellule de récupération, faisant apparaître les orifices au travers desquels la solution circule vers l'extérieur de la cel- lule, ainsi que la connection entre les câbles électriques et l'anode et la cathode. En référence tout d'abord à la figure 1 du dessin annexe, celle-ci représente une cuve typique de rinçage d'entraînement telle qu'utilisée dans des opérations de dorure, en partie d'une ligne type de déposition d'or sur des métaux de support. La cuve 10 contient le liquide de rinçage et d'entraînement 12 consistant en une solution diluée d'or dans l'eau. La concentra- tion de l'or dans la solution est couramment de 900 parties par million. Pendant de nombreuses années, les industriels ont fait appel à des systèmes compliqués pour récupérer l'or contenu dans le liquide de rinçage. On citera en particulier une cellule de récupération placée dans une cuve de récupération séparée de la cuve de rinçage et un système compliqué de tuyauteries pour la circulation de la solution vers la cuve de récupération et en retour vers la cuve de rinçage. Ces systèmes antérieurs ont été utilisés malgré les nombreux inconvénients connus, y compris: (1) les difficultés de trouver l'espace permettant de loger la cuve de récupération et le système de circulation; (2) les fui- tes du système de circulation provoquant des inondations et des pertes totales de l'or; (3) la création d'une atmosphère explo- sive en raison de la production d'hydrogène et d'oxygène. et (4) les formations de moisissures et de mousses résultant de l'aéra- tion de la solution. Parmi les autres difficultés rencontrées dans les systèmes de récupération de métaux de la technique antérieure en général et de récupération d'or en particulier, on citera le choix du matériau de la cathode de cellule et en particulier d'un matériau de cathode à haute surface libre et faible volume, permettant une déposition efficace du métal sur la cathode. Conformément à l'un des aspects de l'invention, on évite ces inconvénients des systèmes de récupération de la technique antérieure en plaçant directement la cellule de récu- pération dans la solution contenant le métal, par exemple dans la cuve de rinçage d'entraînement 10. Ces systèmes de récuuéra- tion sont encore améliorés lorsqu'on forme la cathode à partir d'une couche de support non conductrice de matière à alvéoles ouverts, par exemple de mousse de polyuréthanne, portant une couche de matière conductrice qui permet l'utilisation de la cathode dans la récupération d'un métal à partir de sa solution. Toujours en référence à la figure 1 du dessin annexé, le système de récupération de l'or contenu dans le rinçage d'en- traînement 12 comprend une cellule de récupération 14 placée au fond de la cuve 10. La cellule de récupération 14, du côté entrée 16, porte un orifice axial 17 (cf. figure 3) qui reçoit un condudt souple 18 relié à l'orifice de sortie 19 de la pompe de -circula- tion 20 elle-même montée sur un support approprié 22 immédiate- ment au voisinage de la cuve 10. Le côté admission 24 de la pompe est relié au conduit 25 par l'intermédiaire duquel le liquide de rinçage 12 est aspiré. Le côté refoulement 27 de la cellule de récupération 14 porte des orifices multiples 42 (cf. figure 5) permettant la sortie du liquide de rinçage 12 de la cellule de récupération 14 et son retour dans la cuve de rinçage 10. Une source de courant continu 26 est reliée à l'alimentation 28 à un dispositif de fourniture de courant alternatif à la tension de 120 Volts et réglée de manière à donner à la sortie 30 un voltage réglable de courant continu. La sortie 30 de la source de courant continu 26 est reliée par des câbles électriques 32 et 34 à des bornes 36 et 38 qui traversent des orifices de la face de sortie 27 de la cellule 14 et qui sont reliés électriquement à l'anode et à la cathode respectivement dans la cellule de récupération comme décrit plus en détails ci-après, En opération, la pompe 20 admet la solution 12 par le conduit d'aspiration 25, couramment à un débit de 19 litres/ minute, et la refoule au travers de la cellule de récupération 14 par l'orifice 17 de la paroi 16. Entre l'anode et la cathode de la cellule de récupération 14, par l'intermédiaire des câbles 32 et 34 reliés aux bornes 36 et,8, on fait passer un courant continu de 1,5 à 15 Volts. Couramment, le courant qui passe entre l'anode et la cathode est à une intensité de 15 à 45 ampères, comme habituellement. Au fur et à mesure que le liquide de rinçage circule au travers de la cellule de récupération 14, l'or se dépose sur la cathode. Après passage au travers de la cellule de récupération 14, la solution est refoulée -par les orifices 42 (cf. figure 5) et retourne dans la cuve de rinçage 10. Périodiquement, on retire la cellule de récupération 14 de la cuve de rinçage 10 et on démonte la cathode de la cellule de récupération 14. L'or déposé sur la cathode est récupéré par des techniques connues consistant en général à immerger la cathode dans l'eau régale. En référence maintenant aux figures 2 à 5 du dessin annexé, on pourra trouver sur ces figures d'autres détails rela- tifs à la construction interne de la cellule de récupération 14. Celle-ci comporte un logement cylindrique 43 dont la paroi laté- rale cylindrique 44 est fermée à ses deux extrémités par la paroi d'admission 46 et la paroi de refoulement 48. La paroi d'admis- sion 46 a un orifice axial 17 dans lequel on a fixé le raccord coudé 52. Le côté admission du raccord coudé 52 est relié au tuyau souple 18 par lequel il reçoit le liquide de rinçage 12 provenant de l'orifice de refoulement 19 de la pompe 20. En disposition concentrique à l'intérieur du logement 43 et au voisinage de la paroi latérale 44 se trouve la cathode cylindrique 54. Celle-ci est constituée d'une matière conductrice quelconque convenant pour la déposition électrolytique d'un métal à partir de sa solution. De préférence, la cathode 54 est constituée d'une couche de support non conductrice alvéolaire portant une couche de matière conductrice d'épaisseur suffisante pour permettre son utilisation dans la cellule 14. La couche de support peut consister par exemple en une mousse de polyuréthanne du type polyester à alvéoles ouverts, à structure alvéolaire grossière, comportant environ 3 à 6 alvéoles par cm, doublée d'une couche de cuivre. La couche de support et la couche con- ductrice peuvent ensuite être doublées d'une couche extérieure de métal, par exemple de nickel, qui confère la- rigidité à la cathode. Pour former celle-ci, on prépare d'abord la couche de base de manière à la rendre réceptrice pour les-couches conduc- trices extérieures: on la nettoie, on la décape et on l'active. Ces opérations peuvent être effectuées comme suit: 1) on place la couche de support en mousse de polyuré- thanne de 29 x 35,6 x 1,27 cm dans une solution à 10 % en poids d'acétate de plomb dans l'acide acétique glacial à température ambiante pendant une minute environ. 2) On retire la couche de support de polyuréthanne de la solution et on élimine l'excès de la solution par lavage. 3) On place la couche de support en polyuréthanne dans une solution à 50 g/l de bichromate de potassium dans un mélange de 3 parties d'eau et d'l partie d'acide sulfurique à 98 % pen- dant une minute environ. 4) On retire la couche de support en polyuréthanne et on la lave. 5) On répète les opérations 1 à 4 ci-dessus. 6) On immerge la couche de support en polyuréthanne dans une solution aqueuse de borohydrure de potassium à 3 g/l pendant minutes environ. La couche de support en polyuréthanne alvéolaire est alors prête à la déposition chimique de cuivre dans une solution de cuivrage consistant essentiellement en les composés ci-après: Composé Concentration éthylènediamino tétracétate disodique 25 g/l sulfate de cuivre cristallisé 25 g/l sel de Rochelle 50 g/l hydroxyde de sodium 18 g/l carbonate de sodium 7,5 g/l solution de formaldéhyde à 37 % 160 rl7/l Il faut un volume d'environ 0,4 à 0,6 1 de solution de cuivrage chimique par dm2 de la couche de support. La solution de cuivrage chimique est formée comme suit: on dissout.l'éthylène-diamine tétracétate disodique et le sulfa- te de cuivre cristallisé dans l'.eau à une température de 43 à C sous agitation. Après dissolution complète de ces deux composés, on ajoute le sel de Rochelle et on le dissout complè- tement puis l'hydroxyde de sodium et finalement le carbonate de sodium en s'assurant que chacun des composés est entièrement il dissous avant d'ajouter le composé suivant. La solution est ensuite coulée dans une cuvette large et peu profonde et mainte- nue à une température de 43 à 600 C; on ajoute la solution de formaldéhyde à 37 %. Immédiatement après cette addition, on re- tire la couche de support de la solution de borohydrure de sodium, on l'essore et on la lave puis on la couche horizonta- lement dans la solution de cuivrage chimique pendant environ 20 à 30 minutes. Périodiquement, on retourne la couche de manière à assurer un doublage uniforme, Au bout de 25 minutes environ, la couche de support prend de la rigidité, ce qui indique qu'il s'est déposé une couche adhérente de cuivre d'environ 2,5 microns d'épaisseur. On retire la couche de support de la solution et on vérifie qu'elle est conductrice selon des techniques bien connues. Lorsqu'on retire la couche de support de la solution de cuivrage chimique, sa surface est doublée de cuivre, elle présente une coloration rouge brillante et est beaucoup plus rigide que la couche de support originelle. On peut également rendre la couche de support conductri- ce en déposant d'autres métaux et par exemple, sans que cette énumération soit nullement limitative, de l'argent, du nickel, du plomb, du cadmium et des alliages. On la sèche ensuite à l'air à température ambiante puis on la prépare pour le nickelage. La cathode cuivrée est placée autour d'un tube de matière plastique de 100 mm environ de diamètre extérieur et cousue, agrafée ou maintenue en place par tout autre mode opératoire. Ce tube de matière plastique est placé dans une cuve de nickelage et nicke- lé sous un courant de 50 ampères pendant 1 h. La cathode est ensuite retirée de la solution de nickelage; on retire ensuite le cylindre de matière plastique qui est à l'intérieur de la cathode. La cathode, cette fois sans support, est renvoyée dans la cuve de nickelage et nickelée à 50 ampères pendant encore 2 h. La cathode 54 est ensuite retirée de la cuve de nickelage, lavée et séchée en atmosphère sèche à température ambiante. Finalement, on place sur la cathode un sac d'anode en polypropylène 59. Le sac d'anode 59 permet à la solution contenant l'ion or d'entrer en contact avec la cathode 54 mais il empêche l'or métallique de retourner en solution. En disposition concentrique avec la cathode 54 on trouve l'anode 60 qui consiste en un cylindre intérieur 62 de titane déployé entouré d'un cylindre extérieur 64 de toile de titane doublée de platine et fixée sur le cylindre intérieur 64, par exemple par soudure par points. Le cylindre intérieur 62 est plus long que le cylindre extérieur 64 et les extrémités oppo- sées du cylindre intérieur 62 reposent sur des sièges 66 et 68 formés par les parois terminales 46 et 48 respectivement de la cellule 14, et supportant l'anode 60. Conformément à d'autres 1C détails de construction de la cellule de récupération 14, une borne de titane 36 est soudée sur la plaque de titane 70, per- mettant la liaison électrique à l'anode 60 à une extrémité de cette dernière. La borne de titane 38 est reliée électriquement à l'une des extrémités de la cathode 54 par les boulons 72 et 74. Les bornes 36 et 38 traversent les orifices 76 et 68 de la paroi terminale 48 de la cellule 14 et son reliées électriquement avec les câbles électriques 32 et 34. Le câble électrique 32 est fixé à la borne 36 de l'anode 60 au moyen d'un boulon de titane 80 qui traverse l'orifice 81 et relie électriquement la borne 36 à l'extrémité de cuivre nu du câble 32. La surface de contact entre le cuivre et le titane doit être protégée par un mastic qui pro- tège le câble de cuivre contre la dissolution qui se produirait au contact avec une solution anionique telle que le liquide de rinçage 12. Pour la liaison avec la cathode 54, l'extrémité du câble 34 forme un anneau de cuivre qui est boulonné à la borne 38 par un boulon de titane 82 traversant l'orifice 83 dans la borne 38. L'extrémité du câble est isolée (non représenté) pour empêcher une déposition de l'or sur la borne 38 ou l'extrémité du câble 34. Finalement, la paroi terminale d'admission 46 et la paroi terminale de refoulement 48 sont fixées sur la paroi latérale 44 de la cellule de récupération 14 par un anneau de colle fusible chaude 86. Il est clair que l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'exem- ples et que l'homme de l'art peut y apporter des modifications sans pour autant sortir de son cadre. Ainsi, la cellule de récu- pération peut être utilisée pour récupérer d'autres métaux en solution, par exemple de l'argent, du cadmium et du mercure, comme le comprendront facilement les techniciens en la matière. De nombreux types de couches de support alvéolaires non conductrices peuvent être utilisées pour former la cathode et il en est de même des couches conductrices, En outre, pour que la cathode fonctionne, il suffit d'une-seule couche conduc- trice. Le mode opératoire utilisé pour former la cathode peut également varier sans nuire à l'efficacité de la cathode. La cellule de récupération peut être utilisée directement dans la cuve contenant la solution du métal ou dans une cuve de récupé- ration séparée. Ainsi donc, la description ci-dessus est donnée à titre purement illustratif et ne saurait nullement limiter le cadre de l'invention. 24538?2 REVENDICATIONS 1. Appareillage pour la récupération électrolytique d'un métal de sa solution contenue dans une cuve, caractérisé en ce qu'il est placé directement dans ladite cuve (10), ledit appareillage comprenant un logement (43) avec orifice d'entrée (16) et orifice de sortie (27) permettant la circulation de la solution contenant le métal à récupérer au travers dudit logement, une anode (60) disposée à l'intérieur dudit logement, une catho- de (54) disposée à l'intérieur dudit logement et espacée de l'a- node, permettant l'écoulement de la solution entre l'anode et la cathode, celles-ci-pouvan-t être reliées à une source de courant continu, de sorte qu'on peut faire-circuler la solution au travers dudit logement et provoquer la déposition du métal contenu dans la solution sur la cathode, d'o on peut le récupé- rer. 2. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en que la cathode (54) comprend une couche de support en matière alvéolaire non conductrice portant une couche conductrice d'é- paisseur suffisante pour que la cathode puisse fonctionner dans l'appareillage de récupération par électrolyse. 3. Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en que le métal en solution est l'or. 4. Appareillage selon la revendication 2 ou 3, caracté- risé en ce que la matière alvéolaire non conductrice est une mousse de matière plastique et la couche conductrice comprend du cuivre. 24658t2 5. Appareillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que la couche de cuivre est formée sur la couche de sup- port par déposition chimique. 6. Appareillage selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'or est contenu dans un liquide de rinçage, le liqui- de de rinçage pénètre dans le logement par ledit orifice d'admis- sion et sort du logement par ledit orifice de sortie. 7. Procédé pour récupérer un métal d'une solution conte- nue dans une cuve, caractérisé en ce que l'on utilise une cellu- le de récupération comprenant un logement pourvu d'un orifice d'entrée et d'un orifice de sortie qui permettent la circulation de la solution dans ledit logement, une anode disposée à l'inté- rieur dudit logement et une cathode disposée dans ledit logement, espacée de ladite anode, permettant l'écoulement de la solution entre l'anode et la cathode, on relie l'anode et la cathode à une source de courant continu, on fait circuler la solution par l'orifice d'entrée, à l'intérieur dudit logement, et hors dudit logement par l'orifice de sortie, le métal se déposant de la solution sur la cathode d'o on peut le récupérer. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit logement est placé dans la cuve contenant la solution. 9. Procédé selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que le métal est de l'or contenu dans un rinçage lui-même contenu dans une cuve de rinçage et en ce que l'on fait circuler le rinçage de l'orifice d'entrée à l'orifice de sortie du loge- ment et entrela cathode et l'anode. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'on utilise une cathode comportant une couche de support en matière alvéolaire non conductrice portant une couche conductrice d'épaisseur suffisante pour que la catho- de puisse fonctionner dans la cellule de récupération. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la couche conductrice extérieure est choisie dans le groupe formé par le nickel et le cuivre et la couche alvéolaire non conductrice consiste en une mousse de matière plastique. 12. Cathode pour utilisation dans la récupération électro- lytique d'un métal à partir de sa solution, cette cathode se ca- 246382,2 ractérisant en ce qu'elle consiste en une couche de support en matière alvéolaire non métallique sur laquelle on a appliqué en revêtement une matière conductrice choisie dans le groupe formé par le nickel et le cuivre, en quantité suffisante pour que la cathode présente une conductivité permettant son utilisation dans la récupération de métaux à partir de leur solution par électrolyse. 13. Cathode selon la revendication 12, caractérisée en ce que, avant la déposition de la matière conductrice, on décape la couche de support de manière à créer des pores multiples à sa surface. 14. Procédé de préparation d'une cathode pour utilisation dans la récupération électrolytique de métaux en solution, carac- térisé en ce que l'on part d'une couche de support en matière plastique alvéolaire, on décape cette couche de support de maniè- re à créer des pores à sa surface, on la sensibilise de manière à la rendre réceptrice à un catalyseur à former sur place, on active la surface sensibilisée sans faire appel à des métaux précieux, par déposition d'un catalyseur, ôn dépose une couche de matière conductrice à la surface de la couche de support par déposition chimique, de manière à former une cathode suffisam- ment conductrice pour pouvoir être utilisée dans la récupération de métaux en solution par électrolyse. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'on dépose une couche de cuivre adhérant à la couche de support par déposition chimique et ou dispose ensuite une couche de nickel sur la couche de cuivre par déposition électrolytique. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'on dépose la couche de cuivre par déposition chimique en immergeant la matière de support dans une solution consistant essentiellement en sel de Rochelle, éthylène-diamino-tétracétate disodique, sulfate de cuivre cristallisé, hydroxyde de sodium, carbonate de sodium et formaldéhyde.