Certaines occupations professionnelles de notre temps imposent à l'homme des contraintes unilatérales, par exemple le fait de rester assis devant une machine à écrire ou au volant d'un véhicule automobile ce qui, en liaison avec la mauvaise position ou les secousses continuelles subies par le corps, soumet les muscles des épaules et de la nuque, et notamment les vertebres cervicales, à une contrainte qui n'est pas naturelle et qui peut déterminer des tensions douloureuses et meme de sérieux accidents à l'appareil moteur du cou et des épaules Les difficultés physiques qui en résultent, telles que les maux de tete, l'insomnie, etc. sont bien connues et sont traitées, selon le cas, par les médecins La therapeutique prévoit certains medicaments, un traitement thermique, des massages et, dans des cas difficiles, des mesures orthopédiques telles que des sangles, des bandages pour le cou,-l'appareil "Repona" ou encore la thérapeutique manuelle (chiropractie). En outre, il existe des moyens très simples auxquels la personne handicapée a recours, tels que par exemple la conformation de son oreiller ou l'utilisation du rouleau connu servant d1appui à la nuque. Egalement, il existe des bandages spéciaux tels ceux décrits dans le brevet allemand No. 1-90-2-605. L'objet de l'invention est un coussin de support et de détente, dénommé ci-après ortèse de soutien de la nuque, ou tout court ortèse, présentant par rapport aux dispositifs connus jusqu'à présent des avantages décisifs. Ces avantages résident dans le fait que le patient n'a plus besoin de perdre une partie de sa journée pour se déplacer et rester dans des salles d'attente pour se faire traiter par son médecin ou n'a plus besoin de porter de bandages ou autres accessoires gênant ses mouvements, mais que la détente de sa musculature fatiguée ou détendue ou contractee se régénère plus ou moins rapidement par un séjour plus ou moins long dans l'ortèse, ce qui lui procure le soulagement nécessaire Les dessins schématiques annexés montrent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation de l'objet de l'invention. Les fig 1 à 10 montrent différents types d'ortèses utilisables pour soutenir la nuque et redresser les vertèbres cervicales. Le principe de l'ortese suivant l'invention sera tout d'abord décrit en regard des fig. 1 et 2, l'ortèse étant représentée en perspective sur la fig. 1 et en coupe sur la fig. 2. Cette ortèse est constituée par un corps en matière élastique, mauvaise conductrice de la chaleur, par exemple par une matière cellulaire. Dans ce corps ou dans ce bloc est produite une empreinte des contours du cou et de l'occiput, d'une profondeur telle que, dans le cas de l'un des modes de réalisation, notamment pour le soutien statique de la nuque, la tête repose dans cette cavité jusqu'aux oreilles, mais avec toutefois un jeu latéral suffisant pour que la tête ne puisse tourner de côté que selon un faible déplacement angulaire. Dans un autre cas, comme représenté sur la fig. 9, il est prévu un chanfreinage qui, dans le sens indiqué par la flèche a et grâce à un façonnage plus important effectué sur les côtés du support de la tête dans le sens indiqué par la flèche b, assure à la tête une plus grande mobilité et également la possibilité au corps de se placer de côté. En outre, dans ces deux cas, une caractéristique essentielle de ce mode de réalisation est la reproduction des contours du cou depuis l'occiput jusqu'à l'épaule, de telle sorte que,dans cette zone, lorsqu'on utilise l'ortèse suivant l'invention il soit possible d'obtenir une légère traction automatique et permanente et par conséquent une élongation de 11 ensemble des vertèbres cervicales. Suivant le mode de réalisation représenté sur les fig. 3 et 4, on a indiqué la possibilité de modifier la tension de traction dans la région des vertèbres cervicales au moyen de pièces de renforcement formant supports sur lesquels la tête peut se poser. Sur les fig. 6 à 10, on a indiqué certaines possibilités permettant un réglage ou un déplacement constant pendant la position couchée ou une modification de réglage au moyen d'un organe de réglage 6 commandé de préférence par voie pneumatique. Cet organe ou cet élément de réglage est constitué par une matière élastique, extensible et dont la forme peut être modifiée au moyen d'air comprimé et, comme représenté par le support interchangeable représenté sur la fig. 3, montee rigidement dans la cavité 1 de la partie inférieure du coussin, prévue à cet effet au-dessous du support de la nuque. Cette cavité présente des contours en corrélation directe avec l'élément de réglage 6 On décrira maintenant l'élément de réglage tel qu'il est représenté sur la fig. 7, en corrélation avec le dispositif de réglage entier Le dispositif de réglage est constitué dans son principe par une pompe à air et par l'élément de réglage 6 dont les-dimen- sions peuvent être modifies en actionnant cette pompe. En particulier, comme représenté sur la fig. 7, une soupape d'échappement 2 est montée sur l'orifice d'échappement ainsi qurune poire élastique 3 constituée par exemple par du caoutchouc et servant de pompe à air. En aval de la poire de caoutchouc 3 est montée une soupape 4 d'admission et de décharge combinée. Par le tuyau 5, on envoie de l'air à l'élément de réglage 6 au moyen de la pompe ou, au contraire, on le dégon fle en vue de modifier sa forme. L'élément de réglage 6 modifie sa forme en fonction de la quantité d'air qu'on lui insuffle, et ce d'une façon déterminée qui correspond à la conformation des contours de la nuque, à l'ortèse et à la cavité 1.En vue de limiter son expansion, l'élément de réglage 6 est entouré d'un tissu 7 de telle sorte que le corps, normalement creux, ne pusse être dilaté que jusqu a une valeur maximum. Dès lors Si, en actionnant la pompe à air, on envoie de 1lair a l'élément de réglage 6 à travers la soupape d'admission et d'échappement combinée 4, cet élément modifie alors sa forme et par conséquent sa tension dans la zone de la nuque du patient utilisant cette ortèse. En actionnant la pompe et en ouvrant ou fermant sélectivement la soupape d'admission et d'échappement combinée 4, le patient peut lui-même régler dans la région de ses vertèbres cervicales une tension qui lui soit personnellement agréable. Lorsqu'on ouvre la soupape de sortie, la dilatation de l'élé- ment de réglage 6 diminue et l'air comprimé s'échappe à l'air libre. Un état de tension agréable peut être obtenu de façon durable en fermant la soupape d'admission et d'échappement 4 au moment où est atteint le réglage correct, à supposer que l'ensemble du dispositif de réglage soit parfaitement étanche. En actionnant de façon convenable ce dispositif de réglage fonctionnant par voie pneumatique, il est ainsi possible d'obtenir toutes modifications désirées de l'élément de réglage 6 et ainsi une précontrainte et une adaptation aux contours du cou lorsqu'on utilise cette ortèse, ce réglage pouvant être effectué de l'extérieur par le patient sans qu'il ait à modifier sa position Lutilisateur de cette ortèse à réglage pneumatique peut ainsi déterminer lui-même dans le cadre de son traitement, jusqu'à quel point il peut utiliser ce réglage, étant donné que lui seul peut trouver le réglage correct en actionnant le dispositif de réglage pneumatique. Grâce au dispositif de réglage tel qu'il vient d'être décrit, il est possible de traiter au moyen d'un seul et même coussin, des Patients dont le cou et les épaules présentent des contours différents, à condition, ainsi qu'il a déjà été dit, que celuici soit chanfreiné de façon convenable et soit conformé latéralement à l'endroit où repose la tête. Par conséquent, il est également possible dans ce cas (pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une position du dos exclusivement et obligatoirement stationnaire) de se contenter d'un seul type de coussin. Afin de garantir le mode de fonctionnement de l'élément de réglage 6, il est nécessaire de l'appuyer sur un support. Ce résultat est obtenu au moyen d'un support 8 approprié, rigidement relié au coussin, comme représenté sur la fig. 10. En augmentant les dimensions du coussin comme indiqué par la flèche b en fig 9, il est possible, lorsque le patient repose sur une couche tendre, que cotte ortèse remonte sur le côté et réduise les dimensions de l'endroit où le patient repose sa tête et son cou. Pour éviter cet inconvénient, il est prevu sur la partie postérieure du coussin, comme représenté sur la fig. 10, un renfort approprié 9 rigidement solidaire de la matière du coussin. La matière de base constituant l'ortèse est recouverte d'une matière appropriée agréable à la peau et au corps, par exemple d'une housse en étoffe ou en peau naturelle, les exigences de l'hygiène de la clinique (que le patient soit traité à demeure ou en clinique ou qu'il se traite lui-même chez lui) devant être respectées. La housse doit pouvoir également être remplacée en vue de son nettoyage. Les éléments du dispositif de réglage pneumatique, par exem- ple la pompe, constitués par les éléments 2 à 4, y compris une partie du tuyau 5, quine trouvent a l'extérieur du coussin afin de pouvoir être actionnés par le patient, peuvent être logés à I'intérieur de la housse dans un évidement convenable 10 ménagé sur le côté droit ou gauche du coussin. Cette housse peut présenter à cet endroit un orifice pouvant être refermé par exem ple par une fermeture à curseur. Afin de permettre le transport du coussin par exemple lorsqu'il est utilisé par des voyageurs, par des automobilistes, etc., il est bon de pouvoir le conserver dans un coffre approprié servant en même temps de pharmacie familiale, de boite à pansements ou à accessoires médicaux utilisés par le patient, ainsi que représenté sur la fig 5, mais il peut être également conservé dans un espace libre de l'ortèse, à l'endroit correspondant à la tête ou à la nuque. Le mode d'action de cette ortèse destinée à soutenir la nuque est dû à la coopération des trois particularités suivantes 1 - Maintien constant à la chaleur dans la zone formant support, grâce à la chaleur du corps. 2 - Montage élastique de l'appareil permettant le deplace- ment de la tete et du cou. 3 - Détente automatique des muscles des épaules et de la nuque par conformation appropriée, et éventuellement modifiable, des contours du cou et de la partie postérieure de la tête. Suivant un autre perfectionnement de ce coussin, il est possible d'envisager la combinaison de mesures médicales connues en liaison avec ce coussin. On peut imaginer, outre la chaleur du corps, toujours disponible, qui est déjà mise à profit grâce à la mauvaise conductibilité thermique de la matière constituant le coussin, de monter un chauffage électrique supplémentaire pouvant être réglé, selon le principe connu du coussin chauffant. Ou bien encore, pour améliorer l'effet de détente, il est possible de monter,en vue dtune autre utilisation, des vibreurs fonctionnant à une fréquence fixe ou modifiable de 50 Hz ou même par ultrasons. A côté des possibilités purement médicales, il faut également songer que cette ortèse, telle qu'elle a été décrite en détail ci-avant, pourrait également avec ou sans réglage pneumatique, faire partie de 11 équipement d'un véhicule automobile, de telle sorte que l'équipement de secours préalablement décrit soit combiné à ce coussin et qu'en cas d'accident il soit immédiatement disponible pour servir à soutenir la tête d'un accidenté et, également, permettrait normalement au conducteur d'un véhicule de se détendre et de se reposer au cours d'un long voyage. On a représenté par exemple sur la fig. 5 une possibilité de loger l'ortèse pouvant faire partie d'un équipement de premier secours. Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATIONS 1.- Coussin de support et de détente pour la musculature des épaules et de la nuque, dénommé dans le texte "ortèse destinée à soutenir la nuque", caractérisé en ce qu'il est constitué par une matière analogue à de la mousse cellulaire, très élastique et mauvaise conductrice de la chaleur. 2.- Coussin de supportTde détente suivant lia revendication l, caractérisé en ce que les contours de l'occiput y compris la nuque, sont reproduits en creux dans le coussin, la profondeur à l'endroit de l'occiput jusqu'S environ l'arête supérieure du conduiL auditif extérieur devant être étudiée de telle sorte qu'au moins l'arête supérieure du conduit auditif extérieur des deux oreilles se trouve, lorsque la tête est en position symétrique, à l'intérieur du coussin. 3.- Coussin de support et de détente suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'extrémité des contours de l'occiput, du cou et de la nuque cozncade environ a la naissance des épaules. 4.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la forme extérieu- re de ce coussin n'est soumllse a aucune prescription, à condition que les épaules soient soutenues des deux côtés. 5.- Coussin de support et de-déee suive l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est possible de modifier la reproduction des contours de l'occiput et du cou au moyen d'étais ou de supports de formes appropriées. 6.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le coussin est pourvu d'un dispositif de chauffage électrique supplémentaire. 7.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications l à 6, caractérisé en ce que le coussin est équipé de vibreurs fonctionnant à une fréquence fixe ou modifiable. a.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est entre autre destiné à faire partie d'un équipement de premier secours d'un véhicule automobile. 9.- Coussin de support et de détente pour musculature des épaules et du cou, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le support des pièces décrit dans la revendication 5 peut être également remplacé par un dispositif de réglage pneumatique. 10.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications l à 9, caractérisé en ce que le dispositif de réglage pneumatique est constitué par une pompe à air agissant dans un seul sens en liaison avec un organe de réglage dont le rôle est de modifier la forme du coussin de telle sorte qu'elle corresponde aux contours de la nuque et du cou. ll.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que cet organe de réglage est constitué par une matière élastique extensible. 12.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelcon- que des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que cet organe de réglage est entouré par un filet non extensible l'entourant complètement afin q"il ne soit pas comprimé et conserve entièrement sa forme. 13.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications l à 12, caracterisé en ce que cet organe de réglage est monté dans une cavité ménagée à la partie inférieure du coussin, dont les dimensions sont adaptées aux modi fictions possibles de la forme de l'organe de réglage, permettant par cvnseguent de modifier les contours du cou et de la nuque afin de fournir la tension désiree. aq.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que cet organe de réglage prend appuI dans la cavit-, sur un support rigidement relié à la matière constituant le coussin et obturant cette cavite ménagée à la face inférieure du coussin. 15.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que, pour conserrer la forme et la rigidité du coussin pouvant être réduites par la présence de la cavité destinée à la tete du patient, il est prévu à Sa partie postérieure un élément de renforcement solidaire de la matière constituant le coussin. 16.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'un évidement est ménagé en un endroit approprié de la matière constituant le coussin en vue de la réception des organes se trouvant à l'exté- rieur du coussin , et permettant de commander le dispositif de réglage, par exemple la pompe. 17.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce- que la matière constituant le coussin est recouverte d'une housse agréable à l'épiderme du patIent. 18.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce qu'il est prévu une housse amovible comportant un orifice obturable par lequel peuvent être retirés les organes de commande du dispositif de réglage. 19.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que le coussin amovible est logé dans un coffre pouvant en même temps contenir une pharmacie familiale, un équipement de premier secours et autres accessoires analogues. 20.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à li, caractérisé en ce que grâce au montage d une soupape d'admission et d'échappement combinée entre la pompe à air et l'organe commandant le dispositif de réglage, il est possible, en combinant l'action de pompage et de désaération produite par l'organe de commande et la fermeture de la soupape d'admission et d'échappement combinée, de produire au moment approprié un réglage déterminé de l'organe de commande, en fonction de l'étanchéité de l'ensemble du dispositif de réglage, soit de façon permanente,soit pour un laps de temps déterminé. 21.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que, pour permettre une plus grande mobilité de la tete, le coussin est légè- rement chanfreiné dans le sens longitudinal depuis la tête jusqu'à l'épaule, la position de côté du patient étant rendue possible par l'élargissement de ltevidement menagé pour la tête, de chaque côté des oreilles. 22.- Coussin de support et de détente suivant l'une quelconque des revendications l à 21, caractérisé en ce que l'organe de reglage peut être également commandé par d'autres moyens.