MATERIAU D'EMBALLAGE POUR LE STOCKAGE DE MATIERES FILIFORMES SOUS FORME D'ENROULEMENT A SPIRES PARALLELES. La présente invention concerne un perfectionnement appor- té au stockage de matières filiformes sous la forme d'enroule- ments constitués d'une pluralité de couches superposées de spi- res de fils parallèles. Elle a trait plus particulièrement à un nouveau type d'em- ballage perfectionné qui permet à la fois: - l'enroulement d'une quantité déterminée de matière dé- 1o terminée, - le maintien, la protection et éventuellement la présen- tation de cet enroulement de matière, - le dévidage de la matière ainsi stockée et éventuelle- ment son renvidage après dévidage. A ce jour, pour le stockage de matières filiformes telles que par exemple les crins synthétiques utilisés notamment pour la pêche, des échevaux de laine, de la ficelle ou autres ar- ticles similaires, diverses solutions ont été proposées. Ainsi, en ce qui concerne les écheveaux de laine, on uti- lise simplement des liens (capis) espacés qui entourent l'é- cheveau formé à intervalles réguliers. Lors de l'utilisation, on coupe ces liens. Il est évident qu'il est impossible de reformer l'écheveau après la coupe des liens de maintien. Dans le cas de pelottes de ficelles, notamment pour l'u- sage domestique, on utilise couramment des boites en matière plastique, en général transparente, dans laquelle la pelotte est disposée, lesdites boîtes comportant un orifice pour le passage de l'extrémité de la ficelle. Si une telle solution permet une protection efficace, on a constaté, qu'en cours d'usage, il arrivait très souvent qu'une grande quantité de matière se dévide, plus particulièrement à la fin de la pelotte. Dans ce cas,il est pratiquement impossible de réinsérer de manière satis- faisante la ficelle dévidée en surplus à l'intérieur de la boîte de stockage. Dans le cas des crins, notamment pour le fil de pêche, on utilise en général des bobines présentant des joues latérales ou des planchettes de bois(ou de liège). De telles bobines ou plaquettes n'offrent pas une protection satisfaisante et sur- tout le fil enroulé peut avoir tendance à se dévider. Or, on à trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente -2- invention, un nouveau type d'emballage, utilisable indifférem- ment pour tout type de matière filiforme (crins, laine, ficel- le...) qui surmonte les inconvénients des solutions antérieu- res et permet d'enrouler, de stocker et de protéger de manière efficace ladite matière tout en permettant un dévidage aisé de celle-ci ainsi que le renvidage si on le désire. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la pré- sente invention, un nouveau type d'emballage, simple et écono- mique à réaliser, qui non seulement permet de stocker la ma- tière sous la forme d'un enroulement à spires parallèles de la même manière qu'avec une bobine à joues conventionnelle mais qui, assure-une protection parfaite de ladite matière, évite les dévidages intempestifs et permet de renvider la ma- tière après dévidage. Par ailleurs, un tel type d'emballage peut également ser- vir par lui-même au stockage et à la présentation dudit enrou- lement. D'une manière générale, l'emballage selon l'invention est du type comportant un noyau central autour duquel la matière est enroulée sous la forme de spires parallèles et deux flas- ques latéraux qui définissent un volume de stockage et il se caractérise par le fait que les bords extérieurs des flasques latéraux sont repliés l'un vers l'autre de telle sorte qu'ils soient normalement maintenus en contact mutuel, lesdits flas- ques présentant une certaine flexibilité permettant de les é- carter l'un de l'autre lorsque l'on désire soit enrouler la matière, soit la récupérer. Avantageusement, les flasques présentent à leur périphé- rie des surfaces recourbées en sens inverse, qui facilitent le guidage de la matière lors de sa mise en place. Dans un mode de réalisation préférentiel conforme à l'in- vention, ledit emballage est constitué à partir d'une matière conformable (PVC, par-exemple). L'invention et les avantages qu'.elle apporte seront cepen- dant mieux compris grâce aux exemples de réalisation donnés ci- après et qui sont illustrés par les schémas annexés dans lesquels - la figure 1 illustre en perspective et en coupe trans- versale, un emballage conforme à l'invention, - la figure 2 est également une vue en perspective d'un _3- même emballage, vu sous un autre angle et qui montre plus en détail la manière dont peut être réalisé le noyau central, - la figure 3 illustre schématiquement, en coupe trans- versale, le stockage d'une pluralité d'emballages conformes à l'invention, - les figures 4 et 5 sont des vues en coupe transversale de variantes d'emballages réalisées conformément à l'invention. Dans la suite de la description, les mêmes références se- ront utilisées pour désigner les mêmes éléments. Si l'on se reporte aux figures annexées, l'emballage con- forme à l'invention est constitué essentiellement d'un noyau central 1 autour duquel la matière 2 filiforme est enroulée en spires parallèles. Les flasques latéraux 3, 4 définissent, avec la base du noyau central 1 le volume de stockage de la matière. Conformément à l'invention, les bords extérieurs 5, 6 des flasques latéraux 3, 4 sont repliés l'un vers l'autre de. telle sorte qu'ils sont normalement maintenus en contact mutuel, les- dits flasques 3, 4 présentant cependant une certaine flexibili- té permettant de les écarter l'un de l'autre lorsque l'on dé- sire soit enrouler la matière 1 ou au contraire la récupérer. Avantageusement, les extrémités 7, 8 des flasques 5, 6 sont recourbées en sens inverse ce qui facilite le guidage du fil 2 lors de sa mise en place. Un tel emballage est obtenu de préférence à partir d'une matière conformable tel que par exemple au moyen de feuil- les à base de PVC. Dans l'exemple de réalisation illustré par les figures 1, 2 et 3, l'emballage conforme à l'invention est réalisé à partir de deux feuilles mises en forme préalablement, chacune de ces feuilles comportant - une partie centrale circulaire 9, - une surface courbe 10 reliée à ladite partie centrale" circulaire 9 et formant avec cette dernière le noyau central autour duquel la matière filiforme 2 est enroulée, - une partie plane formant le flasque latéral 3 prolongé par une partie recourbée formant le retour 5. L'extrémité de ce retour 5 est repliée de manière à former, lorsque l'embal- lage est terminé une lèvre permettant le passage du fil 2. -4- L'emballage proprement dit est formé en assemblant, par exemple par soudure à haute-fréquence les parties circulaires centrales 9 de deux feuilles ainsi mises en forme. Dans la partie centrale-9 est également prévu un orifice 20 non circulaire, par exemple de forme parallélépipédique permettant le maintien de l'emballage et son entraînement lors de la mise en place de la matière voire même, ainsi que cela est illustré à la figure 3, le stockage d'une pluralité d'en- roulements ainsi réalisés sur un seul et même support 11. Avantageusement, ainsi que cela apparaît bien aux figures 1 et 2, les parties planes 3 comportent des zones en relief 12 et en creux 13 complémentaires permettant de maintenir côte- à-côte une pluralité d'emballages tel que cela est illustré à la figure 3. Cela est particulièrement avantageux lorsque l'on bobine la matière. En effet, pour réaliser cette opération, comme cela est illustré à la figure 3, on dispose une pluralité d'emballages conformes à l'invention côte-àcôte sur un même support 11, les parties en relief et en creux 12, 13 évitent donc que les emballages ne glissent par rapport aux autres. Dans la partie centrale 9 peuvent également être prévus des orifices 14, 15, 16 (voir figure 2) facilitant l'utilisation d'un tel emballage soit pour permettre d'y introduire un ou plusieurs doigts ou éventuellement des moyens (tiges) en fonc- tion de l'utilisation désirée. Une partie cônique 17 creuse, radiale, peut éventuellement être également prévue afin d'y introduire l'extrémité 18 du fil de l'élément filiforme 2 lors- que l'on commence l'opération de bobinage (figure 2). Dans le mode de réalisation illustré par les figures an- nexées, la flexibilité des flasques latéraux 3, 4 est obtenue uniquement par la forme arrondie 10 qui tend à faire se rap- procher les-bords extérieurs 5, 6. Les figures 4 et 5 illustrent deux variantes d'un embal- lage conforme à l'invention, variantes dans lesquelles on utilise également deux feuilles soudées dans leur partie centrale 9, ces feuilles ayant cependant des formes différentes. Ainsi, dans la figure 4, l'une des feuilles est parfaitement plane, le volume de stockage étant défini par la seconde feuille. Dans la figure 5, les deux feuilles ont des formes dif- férentes. Dans les deux cas, les bords extérieurs des flasques -5latéraux sont maintenus en contact mutuel et peuvent être écartés l'un de l'autre pour permettre le passage du fil de l'élément filiforme 2. Par rapport aux solutions antérieures, un tel système d'emballage présente de nombreux avantages. Tout d'abord, il permet de stocker n'importe quel type de matière filiforme, que ce soit de la laine, des crins syn- thétiques, de la ficelle... Par ailleurs, il peut être utilisé non seulement pour l'opération de renvidage proprement dite de la matière mais également pour l'utilisation définitive de celle-ci tout en la protégeant parfaitement. Il permet en outre, si on le désire, de renvider la matière 2 après utili- sation. Il permet également, ainsi que cela est illustré à la fi- gure 3, de réaliser des chapelets constitués d'une pluralité d'emballages juxtaposés, la matière filiforme 2 n'étant pas coupée entre chacun des emballages. Cela présente l'avantage,. lors de la vente ou de l'utilisation, de pouvoir avoir des longueurs variables en fonction de la demande. Un tel emballa- ge peut également être utilisé tel quel chaque fois que l'on désire pouvoir dévider et renvider la matière filiforme par- exemple pour la pêche, pour commander un cerf-volant... Bien-entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits précédemment mais en couvre toutes les variantes réalisées dans le même esprit. Par ailleurs, toute matière conformable peut être utilisée pour réaliser un tel emballage et sera choisie en fonction des applications désirées par exemple pour offrir une protection contre les rayonnements ultra-violets. Enfin, un tel emballage assure une protection de la matière stockée contre toute attaque extérieure par- exemple de l'humidité, de la poussière, des mites... -6 - REVENDICATIONS 1/ Emballage permettant de stocker une matière filiforme (2) sous la forme d'un enroulement à spires parallèles, du ty- pe comportant un noyau central 111 autour duquel la matière (2) est enroulée et deux flasques latéraux (3), (4) qui définis- sent un volume de stockage caractérisé par le fait que les bords extérieurs (5), (6) des flasques latéraux (3), (4) pré- sentant une certaine flexibilité permettant de les écarter l'un de l'autre lorsque l'on désire, soit enrouler la matière filiforme, soit la dévider. 2/ Emballage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les extrémités (7), (8) des parties en contact de flasques sont recourbées en sens inverse. 3/ Emballage selon l'une des revendications 1 et 2, ca- ractérisé par le fait qu'il est à base d'une matière confor- mable. 4/ Emballage selon l'une des revendications 1 à 3, carac- térisé par le fait qu'il est constitué de deux éléments iden- tiques reliés l'un à l'autre par îoudure d'une partie centra- le commune circulaire 9. / Emballage selon l'une des revendications 1 à 4, carac- térisé par le fait que les flasques (3), -(4) sont plans et comportent des parties en relief (12) et en creux (13) complé- mentaires. 6/ Emballage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que chaque flasque (3)ou (4) ceuporte une partie en relief (12) et une partie en creux (13) complémentaire déca- lées de 1800 l'une par rapport à l'autre. 7/ Emballage selon l'une des revendications 1 à 6, carac- térisé par le fait que la partie centrale (9) comporte des orifices (14), (15), (16) destinés à faciliter son utilisation en permettant d'y introduire un ou plusieurs doigts ou éven- tuellement des moyens (tiges) en fonction de l'utilisation désirée. 8/ Emballage selon l'une des revendications 1 à 7, carac- térisé par le fait qu'une partie conique (17) creuse, radiale' est prévue dans la partie centrale (9) afin d'y introduire l'extrémité (18) du fil de l'élément filiforme (2) lorsque l'on commence l'opération de bobinage. 9/ Emballage selon l'une des revendications 1 à 8, carac- térisé par le fait qu'il permet de réaliser des chapelets cons- titués d'une pluralité d'emballages juxtaposés, la matière fi- liforme (2) n'étant pas coupée entre chacun des emballages.