La présente invention est relative à un système de coupe ou "tête de coupe"pour un dispositif d'assemblage de filtres qui est constitué par une machine de fabrication de cigarettes à embouts filtrants, conçue de façon à rac- corder des portions de filtre à des tiges de tabac par l'intermédiaire de bandes de liaison. Ces bandes de liaison sont découpées à partir d'une bande ou d'un ruban qui présente souvent l'aspect du liège et qui, pour cette raison, est souvent appelée "liège". Unmodè de réalisation classique d'une tête de coupe comprend un tambour portant, sur sa périphérie, une pluralité de couteaux circonféren tiellementespacés qui coopèrent avec des enclumes encastrées dans un tambour portant la bande de liège, chaque coupe étant réalisée par une action de pincement. Selon un mode de réalisation connu de ces tettes de coupe, chaque couteau individuel est monté à rotation sur son tambour support, et il est radialement réglable par rapport à l'axe du tambour. On peut ainsi ajuster l'arête coupante de chaque couteau à une distance désirée de l'axe du tambour, cependant que la liberté du mouvement de pivotement absorbe tout défaut de parallélisme entre l'axe du tambour de la tete de coupe et celui du tambour portant la bande ou le ruban de liège. Il y a généralement moins de couteaux sur le tambour de coupe que d'enclumes sur le tambour de liège. Enconséquence, il n'est pas possible de régler chaque couteau de façon à tenir compte de toutevariation légère par rapport à la distance séparant chaque surface d'enclume de l'axe du tambour de liège. I1 en résulte que la pression des couteaux sur les enclumes peut varier, notamment lorsque le tambour de liège est chauffé, ce qui est le cas dans la machine de fixation de filtres PA8, fabriquée par la présente demanderesse. On se trouve confronté au même problème avec le tambour de coupe décrit dans le brevet britannique n 1 469 684 de la demanderesse, dans lequel chaque couteau est fixé au tambour de coupe, qui peut lui-memepivoter universellementpar rapport à son arbre d'entraînement. La présente invention concerne une tete de coupe pour une machine de fixation de filtre qui comprend un tambour portant un certain nombre de couteaux, chacun de ces couteaux étant sollicité radialement vers l'extérieur par au moins un ressort contre un dispositif de maintien réglable, afin de permettre de régler la distance normale de l'arête coupante par rapport à l'axe du tambour. Pendant la coupe, chaque couteau se déplace radialement vers l'intérieur, à l'encontre de l'action du ou des ressorts, ce qui procure une force de coupe (effort tranchant) contrôlée. Cette force de coupe contrôlée diffèredes systèmes selon la technique antérieure, dans lesquels l'effort de coupe est transmis par l'intermédiaire d'un pivot sans flexibilité inhérente (en dehors de celle de l'arbre supportant le tambour de coupe), ce qui présente l'inconvénient qu'il peut se développer une force de coupe excessive, si la tête de coupe n'est pas correctement réglée par rapport à la position radiale d'un ou de plusieurs couteaux et/ou par rapport à la distance séparant la tête de coupe du tambour de liège. Selon une forme de réalisation du système selon l'invention, le dispositif de maintien réglable de chaque couteau comprend une broche située sensiblementle long d'une corde du tambour (c'est-b-dire à mi-chemin entre les extrémités du couteau),cette broche comportant une partie excentrée venant en prise avec le couteau de telle façon que la rotation de la broche modifie la position radiale normale du couteau (c'est-à-dire sa position lorsqu'il n'effectue pas une coupe). De préférence, chaque couteau est en prise avec deux ressorts , placés à ses extrémités opposées ou près de ses extrémités opposées. Selon un mode de réalisation possible de cette invention, on prévoit une bague d'un matériau élastique près de chaque extrémité du tambour, qui fait office de ressort venant en prise avec tous les couteaux. En variante, chacun des couteaux peut comporter son ressort séparé àchaque extrémité, ce ressortpouvant etre réalisé sous la forme d'une ou de plusieurs rondelles à ressort. Selon un autre aspect de cette invention, celle-ci a pour objet une tette de coupe pour une machine de fixation de filtres pour cigarettes, dans laquelle chaque couteau est situé le long d'une tige-ressort qui est élastiquement flexible, et qui vient en prise avec le couteau de façon à le solliciter radialement vers l'extérieur. De préférence, le centre de la tige-ressort peut pivoter sur la surface du fond d'une rainure contenant le couteau et la tige-ressort, ou bien encore ce centre sert de palier au couteau. De préférence, le mouvement de pivotement est obtenu à l'aide d'une saillie arrondie prévue sur la surface intérieure de la tige servant de palier. En variante, on peut prévoir un palier pouvant etre réalisé sous la forme d'une pièce rapportée encastrée ayant une tête arrondie, positionnée dans le fond de la rainure. Pendant l'assemblage, la tige de chaque couteau peutêtre précontrainte à l'aide d'un dispositif de maintien qui déplace le couteau radialement vers l'intérieur, sur une distance réglable ou prédéterminée. Par exemple, ce dispositif de maintien peut comprendre une broche qui est introduite dans une ouverture prévue dans le corps du couteau, et qui possède une portion excentrée qui déplace le couteau lorsque Ia broche tourne autour de son axe. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après, en référenceaux dessins annexés, qui en illustrent divers exemples de réalisation non limitatifs. Sur les dessins - la Figure 1 est une vue en coupe selon I-I de la Figure 2, d'une tête de coupe selon l'mvention - la Figure 2 est une vue en bout du tambour représenté sur la Figure 1, une partie de la plaque d'extrémité étant représentée avec un arrachement, afin de montrer l'un- des couteaux; - la Figure 3 est une vue en bout de la broche faisant office de dispo sltif de maintien pour un couteau; - la Figure 4 est une vue en élévation latérale de la broche représentée sur laFigure 3;; - la Figure 5 est une vue partielle, en coupe, similaire à la Figure 1, avec une forme de réalisation différente de latête de coupe - la Figure 6 est similaire à la Figure 5, mais elle montre encore une autre forme d'exécutionde la tête de coupe ; et, - les Figures 7 à 11 illustrentencore une autre formede réalisation de tête de coupe. Ainsi qu'on peut le voir sur les Figures 1 et 2, la tete de coupe comprend un tambour 10 monté sur nn arbre 11, et entrainé par l'intermédiaire d'une clavette 12 Ce tambour estmuni, sur sa périphérie, de cinq couteaux 13,positionnés dans des fentes radlales 14, et espacés circonférentiellement. Un seul de ces couteaux a été représenté sur la Figure 1. Chaque couteau, ainsi qu'on peut levoir sur la Figure 2, comprend un corps 13A et une arête 133, munie d'un bord coupant ou tranchant 13C. A mi-cheminentre les extrémités du couteau est prévue une ouverture cylin dorique 14, au travers de laquelle passe un dispositif de maintien réglable 15, représenté plus en détail sur les Figures 3 et4. Près de chaque extrémité du couteau est positionné un plongeur ou piston 16, qui sollicite le couteau radialement vers l'extérieur sous l'action de rondelles-ressorts comprimées 17 et 18, placées entre la tête 1 6A du piston 16 et une surface fixe du tambour. Ainsi qu'on peut le voir sur les Figures 3 et4, chaque dispositif de maintien 15 comprend une broche ayant des parties terminales coaxiales de petit et grand diamètre, 20 et 21, respectivement. Entre ces parties terminales est prévue une portion cylindrique excentrée 22, dont l'axe 23 est parallèle à l'axe 24 des parties 20 et 21, mais décalé par rapportà cet axe 24. Le tambour 10 est muni d'alésages appropriés formant des paliers pour les portions 20, 21, et la portion excentrée 22 estpositionnée dans la fente 14 recevantle couteau. A l'extrémité de la partie 21, on prévoit une fente 25, permettant au dispositif 15 d'être entraîné en rotation par un tournevis, ou par tout outil similaire approprié. Lors du montage, après l'introduction des plongeurs ou pistons 16 dans le tambour, les dispositifs de maintien 15 sont mis en position, l'axe 23 de la partie excentrée 22 de chaque dispositif de maintien étant positionné à l'extérieur de l'axe 24. Ensuite, la rotation du dispositif 15 dans l'un ou l'autre sens amène la partie excentrée 22 à déplacer le couteau vers l'axe du tambour 10,à l'encontre de l'action des rondelles-ressorts. Ceci per met d'ajuster la distance normale de l'arbre coupante 1 3C de chaque couteau par rapport au tambour 10. Onnotera que le dispositif de maintien 15 a été représenté sur le dessin après avoir subi une rotation de 180", ce qui donne au couteauun déplacement maximal vers l'intérieur. Le frottement tend à empêcher une rotation non intentionnelle du dispositif de maintien 15 lors de l'utilisation. Cependant, on prévoit un dispositif de verrouillage pour chaque dispositif de maintien. Ce dispositif de verrouillage comprend une broche 26 parallèle à'axe du tambour 10 et pouvantvenir en prise avec la partie 21 de plus grand diamètre du dispositif de maintien, en le verrouillant. Ainsi qu'on peut le voir sur les Figures 1 et 3, la broche de verrouillage 26 possède une partie évidée 26A, partiellement cylindrique, qui reçoit le côté de la partie 21 du dispositif de maintien, et une extrémité filetée 26B qui est en prise avec un écrou 27. Le serrage de cet écrou 27 amène la paroi de l'évidement 26A contre le dispositif de maintien, qui est ainsi verrouillé à l'encontre de toute rotation non intentionnelle. Des plaques d'extrémité circulaires 28 et 29 recouvrent les extrémités du tambour 10, ces plaques étantmaintenues en position par les vis 35. Les rondelles ressorts 17, 18 peuventêtre des rondelles Belleville. L'une des rondelles de chaque paire (par exemple la rondelle 18) peut pré- senter une rigidité inférieure à l'autre. Par exemple, la rondelle 17 peut être une rondelle exigeant sensiblement une charge de 11 ordre de 200 kg pour l'aplatir, alors que la rondelle 18 peut présenter une charge d'aplatissement égale à environ le quart de cette valeur. Ceci permet d'effectuer un réglage de la position radiale de chaque couteau à l'encontre d'une force de ressort relativement légère. De même, chaque couteau se déplace légèrement radialement vers l'intérieur,pendant l'opération de coupe, à l'encontre d'une force de ressort relativement légère, avant d'appliquer un effort tranchant total, par l'intermédiaire de l'action de la rondelle la plus rigide.En outre, ceci permet à chaque couteau de staligner avec la surface de l'enclume coopérante (c'est-à-dire dans l'hypothèse où le couteau n'est pas exactement parallèle à l'enclume), àl'encontre de la résistance d'une force de ressort légère. La surface de la tête 16 adjacente à la rondelle 18 peut être légèrement conique (par exemple, avec un angle d'inclinaison de 3 40') afin d'éviter un aplatissement total de la rondelle 18. Ona représenté, sur la Figure 5, une partie d'une forme de réalisation différente de la tête de coupe 30. Dans cet exemple de réalisation, la tête comporte cinq couteaux 31 qui sont similaires aux couteaux décrits dans l'exemple précédent, sauf que la surface interne de chaque corps de couteau présente une forme différente, ainsi qu'on peut le voir sur le dessin. Comme dans l'exemple décrit précédemment, chaque couteau est maintenu en position par un dispositif de maintien réglable 32 qui est identique au dispositif 15 décrit dans l'exemple précédent, et qui fonctionne de la même façon. La Figure 5 diffère de l'exemple de réalisation décrit ci-dessus en ce que, au lieu d'utiliser des rondelles-ressorts, on met en oeuvre un man cen 33 en caoutchouc uréthane, ou en toute autre matière élastomère,ptacé à chaque extrémité du tambour. Les manchons 33 sont ajustés dans des évidements annulaires prévues aux extrémités du tambour, et ils viennent en prise avec tous les couteaux, en agissant sur ceux-ci. Des plaques circulaires d'extrémité 34, fixées par des vis aux extrémités du tambour, maintiennent les manchons 33 en position. Chaque manchon peut comporter des parties concentriques dont la partie extérieure est plus molle et plus fine que la partie intérieure, afin d'obtenir un effet double de ressort similaire à celui obtenu par les rondelles Belleville de 11 exemple de réalisation représenté aux Figures 1 à 4. En variante, dans la disposition représentée aux Figures 1 et 2, les rondelles-ressorts prévues à chaque extrémité de chacun des couteaux peuvent être remplacées par un tampon de caoutchouc ou en tout autre matériau élastique, ou par un autre type de ressort. La Figure 6 est une vue en coupe longitudinale d'une partie d'une tette de coupe selon une variante de l'invention, qui comprend un arbre 109 portant un tambour 110 pourvu d'un certain nombre de fentes longitudinales 111 circonférentiellement espacées, chacune de ces fentes recevant un corps de couteau 112 ayant une arête coupante 113, Les couteaux sont positionnés par des plaques d'extrémité 114 et 115 sur le tambour, ces plaques comportant àcet effet des flasques 114A et 115A, venant en prise sur les extrémités des corps de couteaux. Une tige-ressort 116 (par exemple en acier à ressort) s'étendparallèlementau corps de couteau, et elle possèdedes saillies radiales 116A et 116B à ses extrémités, et une saillie centrale arrondie 116C. Cette dernière saillie 116C sert de palier sur lequel le couteau peut pivoter par rapport au tambour, afin d'absorber tout défaut de parallélisme entre l'arête 113 du couteau et la surface de l'enclume du tambour de liège (non représenté). Un dispositif de maintien 117 s'étend au travers d'une ouverture 118, prévue dans le corps du couteau, ce dispositif étant similaire au dispositif de maintien décrit dans les exemples de réalisation précédents. Le réglage de la position normale du couteau (ctest-à-dire lorsqu'il n'effectue pas une opération de coupe) peut hêtre réalisé en faisant tourner le dispositif de maintien selon des angles différents (jusqu'àun maximum de 180" ). On peut prévoir une broche de verrouillage pour bloquer le dispositif de maintien dans toute position désirée, comme dans les exemples précédents. En variante, le dispositif de maintien peut être conçu et réalisé de façon à pouvoir etre verrouillé dans une seule position (après 180 " de rotation), afin d'obtenir un déplacement prédéterminé du couteau. L'espace libre 119 entre la tige-ressort 116 et le fond de la fente 111 a été représenté sensiblement agrandi. En pratique, un petit espace libre peut être prévu, afin de limiter la quantité selon laquelle peut fléchir la tigeressort 116, afin d'éviter une surcontrainte de cette tige. En variante au dispositif représenté, la saillie radiale 116 peut s'étendre vers l'intérieur, pour venir en prise avec la surface de fond 119 de la fente du tambour. Dans ce cas, les saillies 116A et 116B doivent s'étendre vers ltextérieur, afin de venir en prise avec la surface interne du corps du couteau. Une autre forme d'exécution possible consiste à former ou à monter sur le couteau du fond de la fente 111 la saillie centrale servant de palier. On peut alors former, sur le fond de la fente 111 ou sur les extrémités du couteau} selon le cas, des saillies venant en prise avec les extrémités de la tige-ressort. Dans ce cas, la tige-ressort peut présenter une section droite uniforme sur toute sa longueur. Dans chacun des exemples de réalisation décrits ci-dessus, il est possible d'utiliser, à la place d'un dispositif de maintien central unique pour chaque couteau, une paire de dispositifs de maintien similaires, agissant sur le couteau en des emplacements-longitudinalement espacés le long du couteau, par exemple près des extrémités respectives du couteau. En outre, au lieu de prévoir des dispositifs à ressorts doubles (ctest-à-dire ceux situés près des extrémités respectives du couteau), on peut prévoir un dispositif à ressort central unique (rondelle Belleville, manchon de caoutchouc, ou système équivalent), positionné entre les deux dispositifs de maintien. Chaque dispositif de maintien mentionné ci-dessus peut etre modifié de la façon suivante. La partie d'extrémité étroite 20 de la broche peut être supprimée, et la longueur de la partie excentrée réduite. La partie excen centrée raccourcievient alors s'engager dans un évidement du couteau, au lieu de traverser le couteau. Une variante de la tête de coupe selon l'invention, illustrée par les Figures 7 à 11, est en principe réalisée de la façon suivante. Chaque corps de couteau est verrouillé sur le tambour-support par des dispositifs de maintien venant en prise avec les extrémités du corps du couteau, et on prévoit une couche interposée de caoutchouc ou de tout autre matériau élastique positionnée au moins dans la région située en-dessous du milieu du corps du couteau, chaque corps de couteau, ses dispositifs de maintien et sa couche de caoutchouc étant disposés de façon que, lorsque le corps du couteau est maintenu fixe en position par les dispositifs de maintien, il fléchisse légers ment afin que son arête tranchante soit légèrement convexe. La demanderesse a découvert qu'une arete coupante légèrement convexe était désirable, notamment lorsque le couteau est souple etlorsqu'il est soutenu élastiquement, étant donné que chaque opération de coupe commence alors au centre de l'arbre coupante et progresse vers l'extérieur, vers les extrémités du couteau. En principe, à la place du dispositif décrit ci-dessus, on peut usiner le corps du couteau de façon qu'il présente une arête coupante légèrement convexe (au lieu d'une arête rectiligne), et faire supporter le corps par ses deux extrémités, ce qui lui perme de fléchir vers l'intérieur pendant l'opération de coupe, en raison de sa propre élasticité, avec ou sans appui ou maintien par caoutchouc ou par ressort. Une autre possibilité est la suivante. Chaque corps de couteau peut etre porté dans une rainure pratiquée dans le tambour-support et qui est légèrement inclinée par rapport à l'axe du tambour, de façon que chaque opération de coupe commence à une extrémité du couteau et continue vers l'autre extrémité. En d'autres termes, l'arete du couteau est, dans ce cas, très légèrement hélicoïdale. L'angle de l'hélice peut être si faible (par exemple, inférieur à 1') que son effet sur les cigarettes terminées est sensiblement invisible à l'oeil nu, touten produisant néanmoins la coupe progressive désirée. A cet effet, le tambour qui porte les corps de couteaux peut être monté rigidement sur un arbre d'entraînement sensiblement rigide. Dans l'exemple de réalisation représenté aux Figures 7 à 11 - la Figure 7 est une vue en bout de la tête de coupe - la Figure 8 est une coupe partielle, selon VIII-VIII, de la Figure 7 - la Figure 9 est une vue en plan d'un corps de couteau et, - la Figure 10 est une vue à plus grande échelle d'une extrémité de la Figure 8. Latere de coupe représentée sur les dessins comprend un tamboursupport 200 muni à chaque extrémité d'un arbre 201, par l'-intermédiaire duquel la tête est montée et entraînée en rotation. Un certain nombre de rainures longitudinales sontusinées dans la surface du tambour, chacune de ces rainures recevant un corps de couteau 202, comportant une arête coupante 203, réalisée sur une pièce rapportée durcie 204, brasée ou soudée sur la partie principale du corps du couteau. En dessous du corps du couteau est prévue une bande 205 d'un matériau élastomère, telque, par exemple, du caoutchouc, contre laquelle le corps du couteau est verrouillé, par l'intermédiaire de dispositifs de maintien réalisés sous la forme de vis 206 traversant des fentes 207, prévues dans des flasques 208 aux extrémités du corps du couteau. Autour de-chaque vis 206 est prévue une collerette 209. Lorsque les vis sont serrées, une tête 210, sur chaque vis, vient en prise avec- une rondelle 211, qui, à son tour, vient en prise sur l'une des extrémités de la collerette, l'autreextrémité de cettedernière venant s'engager dans le fond de la rainure prévue dans le tambour. Par conséquent, la longueur des collerettes détermine la valeur selon laquelle le caoutchouc est comprimé.Cependant, le corps du couteau est, de préférence, suffisamment flexible sur sa longueur, afin de pouvoir se recourber légèrement sous l'action des vis et de la résistance du caoutchouc, de manière que l'arête coupante 203 devienne légèrement convexe. Une telle convexité peut difficilement être détectée à l'oeil nu, et elle n a pas été représentée sur les dessins. Pour donner une idée de l'échelle, on précisera que l'épaisseur de la bande de caoutchouc peut être égale à 4 mm, et que la différence entre la longueur de la collerette 209 et les épaisseurs combinées du flasque 208 et de la bande de caoutchouc 205 peut être de l'ordre de 0,076 mm. Naturellement, la région médiane de la bande de caoutchouc est également comprimée (moins que les extrémités, cependant), de façon que la différence de "hauteur" entre le milieu de l'arête coupante et ses extrémités soit considérablement inférieure à 0,076 mm ; elle peut être, parexemple, de l'ordre de 0,0127 mm. On peut prévoir des collerettes de longueurs légèrement différentes, afin de permettre le réglage des hauteurs des extrémités de l'arête coupante. Ainsi que cela ressort de la description faite ci-dessus, (c'est-à- dire, notamment, en regardant directement au-delà de l'arête du couteau vers l'axe du tambour, sur la Figure 3), chaque couteau peutêtre légèrement incliné par rapport à l'axe du tambour, afin de fournir une action progressive de coupe, comme décrit ci-dessus. Dans ce but, le corps du couteau peut être réalisé de façon à être plus rigide, afin d'éviter toute courbure importante de l'arête coupante. L'angle d'inclinaison peut, par exemple, être choisi tel que, pour une arête de couteau de 90 mm de longueur, le décalage d'une extrémité par rapport à l'autre soit d'environ 1 mm. On peut utiliser d'autres moyens pour fixer un couteau légèrement incliné sur le tambour-support, de préférence des appuis élastiques ou souples tels que, notamment, une bande de caoutchouc. I1 demeure bien entendu que cette invention n'est pas limitée aux divers exemples de réalisation décrits et représentés, mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Tête de coupe pour une machine de fixation de filtres sur des cigarettes, caractérisée en ce qu'elle comporte un tambour portant un certain nombre de couteaux, et en ce que chacun de ces couteaux est sollicité radialement vers l'extérieur,par au moins un ressort. contre un dispositif de maintien réglable permettant de régler la distance normale séparant l'arête coupante du couteau de l'axe du tambour 2 - Tête de coupe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de maintien comprend une broche positionnée sensiblement le long d'une corde dudit tambour, et qui comporte une partie excentrée venant en prise avec couteau, de manière que la rotation de la broche modifie laposi- tion radiale normale du couteau 3 - Tête de coupe selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de verrouillage s'opposant àla rotation de la broche. 4 - Tête de coupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque couteau est en prise avec deux ressorts à ses extrémités opposées, ou près de ses extrémités opposées. 5 - Tête de coupe selon la revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif de maintien est situé entre les deux ressorts. 6 - Tête de coupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le ressort comprend un corps en un matériau élas tolère. 7 - Tête de coupe selon la revendication 6, caractérisée en ce que le corps en élastomère comprend un manchon qui est en prise avec tous les couteaux. 8 - Tête de coupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le ressort comprend au moins une rondelle-ressort. 9 - Tête de coupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le ressort comprend une tige élastique qui s'détend le long d'une face radialement intérieure du couteau et qui pew fléchir élastiquement, et en ce que cette tige-ressort est conçue et disposée de façon àvenir en prise avec le couteau pour le solliciter radialement vers l'extérieur. 10 - Tette de coupe selon la revendication9, caractérisée en ce qu'elle comprend une saillie centrale sur la tige-ressort, ou coopérant avec celle-ci, cette saillie centrale servant de palier sur lequel peut pivoter le ratpsu. 11 - Tête de coupe selon la revendicationl0, caractérisée en ce que la saillie centrale est prévue sur le côté de la tige-ressort adjacent au couteau. 12 - Tête de coupe pour une machine fixant les filtres sur desciga- rettes, caractérisée en ce qu'elle comprend un tambour portantun certain nombre de couteaux, et en ce que chacun de ces couteaux est positionné le long d'une tige-ressort qui est fléchie élastiquement et qui vient en prise avec le couteau, afin de solliciter ce dernierraidalement vers l'extérieur. 13 - Tête de coupe selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle comprend une saillie centrale montée sur la tige-ressort ou coopérantavec cette tige et servant de palier sur lequel peut pivoter le couteau. 14 - Tete de coupe selon la reveùdicationl3, caractérisée en ce que la saillie centrale est située sur le côté de la tige-ressort adjacent au couteau. 15 - Tête de coupe selon l'une quelconque des revendications 9 à 14, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de maintien limitant le déplacement radial vers l'extérieur du couteau sous l'action du ressort, assurantainsi une précontraintede ce ressort. 16 - Tette de coupe pour une machine de fixation de filtres sur des cigarettes, caractérisée en ce qu'elle comprend un tambour portant un certain nombre de couteaux, et en ce que chacun de ces couteaux est monté à pivotement sur ledit tambour et est déplaçable radialement vers l'extérieur, àl'encontre de la résistance d'un ressort. 17 - Tête de coupe selon la revendication 16, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de maintien limitant le déplacement radial vers l'extérieur du couteau, sous l'action du ressort, assurant ainsi une précontrainte de ce ressort. 18 - Tête de coupe selon la revendicationl7, caractérisée en ce que les moyens de maintien sont réglables, afin d'ajuster radialement la position du couteau. 19 - Tête de coupe pour une machine servant à fixer des filtres sur des cigarettes, caractérisée en ce qu'elle comprend : un tambour de support muni, -en des emplacements circonférentiellement espacés, d'un certain nombre de corps de couteaux, chacun de ces corps étant verrouillé sur le tambour par l'intermédiaire de moyens de maintien venant en prise avec les extrémités du corps de couteau, et en ce qu'on prévoit une couche interposée de matériau élastique, tel que du caoutchouc, au moins dans la région située en-dessous du corps de couteau, chaque corps de couteau, ses dispositifs de maintien et sa couche de caoutchouc étant disposés de façon vile, lorsque le corps du couteau est maintenu en position par les dispositifs de maintien, il puisse fléchir légèrement afin que son arête coupante soit légèrement convexe. 20 - Tête de coupe selon la revendication 19, caractérisée en ce que les moyens de maintien comprennent des vis, et en ce que chaque vis est associée à un organe d'espacement limitant le mouvement de l'extrémité correspondante du corps du couteau vers le tambour lorsque l'on serre cette vis. 21 - Tete de coupe selon la revendication 20, caractérisée en ce que chacun desdits éléments d'espacement comprend une collerette qui entoure la vis et qui traverse une ouverture ou une fente prévue dans le corps du couteau. 22 - Tête de coupe pour une machine servant à fixer les filtres sur des cigarettes, caractérisée en ce qu'elle comprend un tambour-support qui comporte, en des emplacements espacés circonférentiellement, un certain nombre de corps de couteaux, chacun de cés corps comportant une arete coupante convexe et étant capable de fléchir lors de la coupe, de telle façon que cette coupe commence au centre du couteau et se poursuive vers l'extérieur, vers les extrémités du couteau. 23 - Tête de coupe pour une machine servant à fixer lesfiltres sur des cigarettes, caractérisée en ce qu'elle comporte un tambour-supportqui comprend, en des emplacements circonférentiellement espacés, un certain nombre de corps de couteaux, chacun de ces corps étant monté élastiquement et de façon légèrement inclinée par rapport à l'axe du tambour-support, afin que chaque opération de coupe commence à une extrémité du couteau et se poursuive vers l'autre extrémité dudit couteau.