La présente invention concerne un procédé et un appareil pour déterminer l'efficacité de joints d'étanchéi- té à la vapeur ou à un gaz, par exemple des joints d'étan- chéité de cuves de stockage de liquides à voûte ou toit flottant. Dans le domaine des appareils industriels, il existe de nombreux cas o il est nécessaire de laisser sub- sister un intervalle ou jeu entre deux surfaces ou objets, bien qu'il soit souhaitable, si cela est possible en pra- tique, d'éviter l'intervalle par une liaison directe des deux surfaces l'une avec l'autre. L'élimination d'un intervalle est particulièrement souhaitable lorsqu'on a affaire à un liquide peu ou très volatil qui peut dégager des vapeurs ou des gaz susceptibles de s'échapper par l'intermédiaire de l'intervalle dans l'atmosphère ou dans un autre environnement. Puisqu'un intervalle est sou- vent inévitable, on a utilisé différents types de joints d'étanchéité pour empêcher un passage de vapeur ou de gaz. Un type de structure industrielle qui est utili- sé pour stocker des produits liquides de nature volatile, et qui comporte un certain nombre d'intervalles ou espaces de jeu entre des surfaces ou objets adjacents, est consti- tué par une cuve à voûte ou toit flottant qui peut être ouverte à sa partie supérieure ou bien recouverte par un toit extérieur. Il se forme des intervalles ou espaces de jeu lorsque des appareils pénètrent au travers du toit flottant, par exemple des conduits de ventilation, des dispositifs d'évent automatiques, des puits à jauges ou à flotteurs, des zones de pénétration de poteaux de gui- dage, des zones de pénétration d'échelles, des zones de pénétration de colonnes, des purges d'eau à double paroi et des zones de pénétration d'éléments porteurs de tuyaux. Dans de telles zones de pénétration, on a utilisé diffé- rents joints d'étanchéité pour limiter le passage de pro- duits gazeux émis par un liquide volatil dans la cuve par lesdits intervalles. La source principale d'émissions est cependant située dans la zone de bordure d'une cuve à toit flottant. Dans une cuve à toit flottant classique, il est prévu un intervalle de jeu entre la paroi latérale de la cuve et la bordure ou lisière verticale du toit. Il est nécessaire de prévoir un intervalle de jeu pour per- mettre un déplacement vertical sans entrave du toit à l'intérieur de la cuve. L'intervalle de jeu a une lar- lo geur suffisante pour que des variations dimensionnelles localisées se produisant sur la périphérie de la paroi latérale ou virole de la cuve, couramment appelées des défauts de rotondité et pouvant résulter d'une adapta- tion inégale des fondations, d'imprécisions de fabrica- tion ou de montage, ou bien de charges inhabituelles telles que des vents élevés et des causes semblables, n'empêchent pas un déplacement vertical du toit de la cuve. Un système classique pour centrer un toit flot- tant dans une cuve, et pour assurer simultanément l'étan- chéité de l'intervalle existant entre la bordure du toit et la paroi latérale intérieure de la cuve, fait interve- nir comme moyen d'étanchéité un anneau élastique qui est suspendu au toit et qui s'étend depuis une zone de con- tact avec la bordure de toit jusqu'à une zone de contact avec la paroi de cuve. L'anneau peut être formé d'une feuille de matière flexible et il peut contenir un flui- de, à savoir un liquide ou un gaz, comme de l'eau ou de l'azote, ou bien une matière élastique telle qu'une mous- se de matière polymère. Dans les brevets des E.U.A. Nos 3 136 444, 3 120 320, 3 075 668, 3 055 533, 2 973 113 e t 2 968 420 on a décrit des joints d'étanchéité de ces différents types. D'autres appareils servant à maintenir le toit centré dans la cuve et à créer un joint d'étanchéité évi- tant une perte par évaporation utilisent plusieurs sabots verticaux qui sont agencés pour entrer en contact glissant avec la totalité de la paroi latérale intérieure verticale circulaire de la cuve ainsi que des moyens supportés par le toit, par exemple des supports à pantographes, pour appliquer les sabots contre la paroi latérale intérieure ainsi que pour les supporter. Une fuite de vapeur entre le toit et les sabots est emppchée par une barrière en tissu non perméable et flexible, qui s'étend depuis la partie supérieure des sabots jusqu'au bord supérieur du toit flottant. Un appareil de ce genre a été revendiqué dans de nombreux brevets des E.U.A., notamment les bre- vets n s 2 587 508, 2 630 937, 2 649 985 et 2 696 930. Bien que de tels types de joints d 'é - tanchéité fonctionnent assez bien dans les installations industrielles, il peut encore s'échapper de la vapeur par le joint. Cette possibilité est sensiblement augmentée lors de journées venteuses puisque de l'air s'écoulant sur le toit flottant crée une différence de pression sur une partie de la circonférence du joint d'étanchéité. La plus grande pression exercée par le vent se manifeste habituel- lement dans la partie semi-circulaire de l'intervalle de jeu de bordure qui est située en aval du centre du toit, en considérant la direction d'écoulement du vent, alors que la pression la plus faible est située en amont, tou- jours en considérant la direction d'écoulement du vent. Dans la zone d'établissement de la faible pression de vent, la plus grande pression de vapeur a tendance à produire à partir du dessous du joint d'étanchéité, et entre ce joint et la paroi intérieure de cuve, un écoulement de vapeur qui s'échappe dans l'atmosphère. De même, dans la zone de plus forte pression-de vent, de l'air pénètre à l'intérieur du récipient, ce qui établit dans le volume intérieur du ré- cipient un circuit d'écoulement de la vapeur entre le côté de forte pression de vent et le côté de basse pression de vent, la vapeur s'échappant alors à l'extérieur et aug- mentant la pollution atmosphérique. Pour déterminer l'efficacité des joints de bordu- res de toits flottants de récipients en ce qui concerne la limitation des émissions de vapeurs, on a mis au point par le passé différents procédés et appareils. Un procédé consiste à mesurer la diminution du volume de la matière stockée tandis qu'un autre procédé consiste & mesurer des variations des propriétés de la matière stockée. Cepen- dant ces deux procédés nécessitent une période comprise entre plusieurs mois et plusieurs années pour obtenir des résultats significatifs du fait des très faibles modifica- tions qui se produisent au cours du temps en ce qui concer- ne le volume et les propriétés initiales de la matière sto- ckée, comme la pression de vapeur et la densité de liqui- de. Il se manifeste par conséquent le besoin de disposer d'un procédé et d'un appareil permettant de mesurer et d'évaluer l'efficacité des joints de bordure d'un toit flottant ainsi que des joints utilisés en d'autres endroits dans des cuves à toit flottant et d'autres structures qui comportent des joints d'étanchéité servant à limiter l'é- coulement de vapeurs ou de gaz dans des intervalles ou espaces de jeu. Conformément à un aspect de la présente inven- tion, il est prévu un procédé pour contrôler l'efficacité d'un joint d'étanchéité placé dans un intervalle existant entre deux surfaces, ce procédé consistant à positionner et fixer une enveloppe destinée à couvrir le joint et l'in- tervalle et à s'étendre entre les deux surfaces de façon à former ainsi une cavité ou espace fermé qui est défini par les deux surfaces, le joint d'étanchéité intermédiaire et l'enveloppe, à introduire un courant gazeux dans la cavi- té et à évacuer ce courant gazeux de ladite cavité puis à analyser le courbant gazeux évacué en vue de déterminer l'existence d'un contaminant potentiel qui aurait fui par le joint placé dans l'intervalle. L'enveloppe peut être formée d'une matière rigide mais elle est avantageusement constituée d'une membrane flexible et imperméable aux gaz. Lorsque l'intervalle a une grande longueur, et aussi bien lorsqu'il est droit que curviligne, la membrane peut être formée par une bande allongée qui est reliée par ses bords longitudinaux aux deux surfaces de façon à définir ainsi une cavité allongée. Pour établir un écoulement approprié de gaz dans la cavité, et pour mesurer l'efficacité d'une longueur appropriée du joint d'étanchéité, il est souhaitable de faire pénétrer le courant gazeux par une extrémité de la cavité et d'évacuer ce courant gazeux par l'autre extrémi- té de la cavité. La cavité peut par exemple constituer essentiellement tout l'intervalle circonférentiel situé au-dessus du joint d'étanchéité d'un toit flottant. On peut faire en sorte que le gaz s'écoule dans les deux di- rections depuis une zone d'entrée dans la cavité jusqu'à une sortie placée dans une position à peu près diamétrale- ment opposée par rapport à l'entrée ou bien on peut con- trôler l'écoulement.de gaz de façon qu'il pénètre par une entrée dans la cavité et qu'il soit dirigé vers une sortie proche, mais séparée de ladite entrée, par exemple une sortie placée à environ 3600 de ladite entrée. Le procédé décrit ci-dessus est notamment appli- cable au contrôle de l'efficacité d'un joint d'étanchéité prévu dans l'intervalle séparant la bordure d'un toit flot- tant d'une cuve contenant ledit toit, par exemple un toit flottant sur un produit liquide contenant un composant vo- latil qui constitue le contaminant potentiel. Dans un tel essai, l'enveloppe peut être positionnée et fixée de manière à s'étendre de la bordure du toit flottant jusqu'à la paroi de cuve sur au moins une partie de la longueur de l'intervalle de jeu, en formant ainsi une cavi- té ou espace fermé qui est défini par la paroi de cuve, le joint d'étanchéité, là bordure de toit et l'enveloppe. Pour simuler plus étroitement la distribution de la vites- se de l'air et de la pression circonférentielle au-dessus du joint d'étanchéité du toit flottant sous l'influence de l'écoulement naturel du vent sur le réservoir, on peut dis- poser radialement dans la cavité des écrans verticaux espa- cés l'un de l'autre. Conformément à un second aspect de l'invention, il est prévu un appareil pour évaluer l'efficacité d'un joint d'étanchéité à la vapeur, cet appareil comprenant un premier objet pourvu d'une première surface, un second objet pourvu d'une seconde surface, un intervalle existant entre la première et la seconde surface, un joint d'étan- chéité placé dans l'intervalle et destiné à limiter l'écou- lement de vapeur depuis un côté de l'intervalle jusqu'à son autre côté, une enveloppe couvrant le joint et l'inter- valle et reliée auxdites première et seconde surfaces de façon à former une cavité ou espace fermé qui est défini par lesdites première et seconde surfaces, le joint d'é- tanchéité et l'enveloppe, un premier conduit servant à introduire un courant gazeux dans la cavité par l'intermé- diaire de l'enveloppe et un second conduit servant à éva- cuer un courant gazeux de la cavité, par l'intermédiaire de l'enveloppe, et à canaliser au moins une partie du cou- rant évacué jusqu'à un analyseur destiné à détecter une vapeur de contamination potentielle d'atmosphère qui a fui au travers du joint d'étanchéité. Le premier conduit dudit appareil peut communi- quer avec une extrémité de la cavité tandis que le second conduit peut communiquer avec son autre extrémité. Ega- lement l'intervalle peut avoir une grande longueur et, dans ce cas, l'enveloppe peut avoir également une grande lon- gueur, aussi bien lorsqu'elle est rigide que flexible. L'enveloppe peut être constituée par une membrane allongée, flexible et imperméable aux gaz,qui se présente sous la forme d'une bande reliée par ses bords longitudinaux aux- dites première et seconde surfaces de façon à définir une cavité allongée. Selon une caractéristique de l'invention l'appa- reil d'évaluation d'efficacité du joint d'étanchéité de bordure du toit flottant, d'une cuve de stockage pourvue d'une paroi verticale cylindrique circulaire et dans la- quelle flotte le toit circulaire de façon à laisser subsis- ter un intervalle entre la bordure du toit et la paroi de cuve, comprend en combinaison une enveloppe fixée sur la bordure du toit flottant, s'étendant sur au moins une par- tie de la longueur dudit intervalle et fixée sur la paroi de cuve de manière à former une cavité ou espace curviligne fermé qui est défini par la paroi de cuve, le joint d'étan- chéité, la bordure de toit et l'enveloppe, un premier con- duit pour introduire un courant gazeux au travers de l'en- veloppe dans ladite cavité et un second conduit pour éva- cuer le courant gazeux de ladite cavité au travers de l'en- veloppe et pour canaliser au moins une partie du courant évacué jusqu'à un analyseur servant à détecter une vapeur de contamination potentielle de l'atmosphère qui a fui au travers du joint d'étanchéité. L'enveloppe peut s'étendre complètement autour de la bordure de toit, au-dessus de tout l'intervalle de jeu, jusqu'à la paroi de cuve de ma- nière à définir ainsi une cavité circulaire. Le premier conduit et le second conduit peuvent être placés dans des positions diamétralement opposées de façon que le gaz in- - troduit dans la cavité soit divisé en deux courants qui suivent, avec des volumes essentiellement égaux, un tra- jet demi-circulaire pour aboutir à la sortie définie par le second conduit. En variante, on peut placer une barriè- re dans la cavité de façon à empêcher pratiquement un écou- lement de gaz ou de vapeur depuis un côté de la barrière jusqu'à son autre côté, et on peut positionner le premier conduit de manière qu'il communique avec la cavité en un point situé à proximité d'un côté de la barrière et le second conduit de manière qu'il communique avec la cavité en un point situé à proximité dudit autre côté de la bar- rière. D'autres avantages et caractéristiques de l'in- vention seront mis en évidence, dans la suite de la descrip- tion, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référen- ce aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en plan d'une cuve à toit flottant qui est équipée d'un système d'évaluation d'efficacité d'un joint d'étanchéité d'intervalle de bor- dure; - la figure 2 est une vue en coupe faite suivant la ligne 2-2 de la figure 1; - la figure 3 est une vue en coupe faite suivant la ligne 3-3 de la figure 1; - la figure 4 est une vue en coupe verticale du bord d'un toit flottant comportant un joint d'étanchéité d'intervalle de bordure qui est formé d'une mousse de ma- tière polymérisée élastique; - la figure 5 est une vue en coupe verticale du bord d'un toit flottant comportant un joint d'étanchéité en tissu qui s'étend du toit jusqu'à des sabots, supportés par la bordure de toit et en contact avec la paroi de la cuve; - la figure 6 est une vue en coupe verticale du bord d'un toit flottant comportant un joint d'étanchéité d'intervalle de bordure en mousse de matière polymère élastique et une enveloppe fixée sur le bord supérieur de la cuve; - la figure 7 est une vue en coupe verticale du bord d'une cuve à toit flottant, comportant un toit exté- rieur conique; - la figure 8 est une vue en plan d'une cuve à toit flottant qui est équipée d'un système d'évaluation de l'ef- ficacité d'un joint d'étanchéité d'intervalle de bordure par division du courant de gaz entrant qui passe dans une cavité contenant des écrans espacés l'un de l'autre, et - la figure 9 est une vue en coupe faite suivant la ligne 9-9 de la figure 8. Autant qu'il est possible, les parties identiques ou semblables qui apparaissent sur les différentes figures ont été désignées par les mêmes références numériques. En considérant les figures 1 à 3, on voit que la cuve à toit flottant comprend une cuve 10 et un toit flot- tant 15. Cette cuve 10 est pourvue d'un fond métallique circulaire horizontal plan il et d'une paroi circulaire cy- lindrique verticale 12. Le toit flottant 15 comporte une partie centrale métallique circulaire 16 essentiellement plane et pourvue d'un ponton annulaire ou flotteur 17 en- tourant la périphérie de la partie centrale 16. Le flot- teur 17 comporte une paroi verticale extérieure 18 qui est espacée intérieurement de la surface intérieure de la paroi de cuve 12, de façon à définir entre elles un intervalle de jeu ou espacement de bordure 19. Sur la paroi 18 du toit flottant est fixé un joint d'étanchéité 20. Ce joint d'étanchéité 20 est formé d'une tôle métallique verticale 21 sur laquelle est fixé par collage, le long de la partie latérale extérieure, un anneau horizontal 22 en mousse de matière polymère élastique. Un tissu imprégné de caout- chouc 24 est ensuite enroule autour de l'anneau en mousse 22 et il est déplacé vers le haut en direction des bords supérieurs avant et arrière de la tôle métallique 21. Des boulons ou d'autres organes de fixation assurent alors la jonction des bords supérieurs de la tôle métallique 21 et du tissu 22 avec la collerette 25 prévue à la partie supérieure du bord de toit. Un tel joint d'étanchéité est d'une construction classique. Le toit flottant 15 est déplacé jusqu'à proximité de la partie supérieure de la cuve par pompage d'un produit de stockage, tel qu'un produit à base de pétrole ou un au- tre liquide contenant un composant volatil risquant de con- taminer fortement l'atmosphère. L'enveloppe 30 est ensuite positionnée de façon à recouvrir l'intervalle de bordure 19. Cette enveloppe 30 est constituée, dans le mode de réalisa- tion représenté sur les figures 1 à 3, par une membrane flexible allongée. Elle peut être aussi constituée par une bande de tissu imprégné de caoutchouc, de polyéthylène ou d'un matériau équivalent qui est imperméable aux vapeurs ou aux gaz. Elle pourrait également être-formée d'un maté- riau rigide ou semi-rigide tel qu'une tôle d'acier ou d'alu- minium. Cependant, l'enveloppe 30 est formée de préférence d'un matériau flexible non métallique tel qu'une feuille de matière plastique transparente renforcée par du nylon. Un bord longitudinal de l'enveloppe 30 est relié au bord supérieur de la paroi de cuve 12 tandis que l'au- tre bord longitudinal de l'enveloppe 30 est relié au bord supérieur du toit flottant 15. On peut utiliser tous - moyens de fixation appropriés tels que des agrafes, des attaches, des boulons, une bande adhésive sensible à la pression, des aimants et des organes semblables, à condi- tion d'établir un joint temporaire essentiellement étanche aux gaz. L'enveloppe 30 définit en coopération avec la partie adjacente de la paroi de cuve 12 le joint d'étan- chéité 20 et le bord supérieur du toit flottant, une cavi- té fermée 35 qui peut s'étendre autour de l'intervalle de bordure sur la distance désirée. Le mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 1 à 3 est desti- né à évaluer l'efficacité du joint d'étanchéité 20 sur toute sa longueur en une opération au lieu d'opérer de fa- çon fractionnée. La cavité 35 s'étend par conséquent presque sur la totalité de l'intervalle de bordure mais elle est terminée, sans former tout à fait un cercle com- plet, par une barrière 36 qui remplit verticalement, ou occupe une zone verticale de la cavité de manière à ar- réter l'écoulement circulaire d'un gaz ou vapeur dans cette cavité. Cette barrière 36 peut être formée par exemple par une tôle verticale, un bloc de mousse polymère élasti- que ou bien une vessie gonflée sous une faible pression. Cette barrière 36 crée ainsi une cavité 35 fermée aux deux extrémités. Il est évident que, si on doit seulement véri- fier une partie du joint d'étanchéité 20, on utilise deux barrières espacées l'une de l'autre de manière à isoler pour le contrôle une partie correspondante du joint d'étan- chéité. Un ventilateur ou une pompe 40 (figures 1 à 3), de préférence installé sur le sol, communique avec une ca- nalisation d'air 41 à partir de laquelle de l'air est in- troduit dans un conduit 42 qui aboutit à une extrémité de la cavité 35, d'un côté de la barrière 36. Une vanne 46 est branchée dans le conduit 42 de façon à régler le débit d'air. -Unirdicateur de débit d'air 43, un indicateur de température de sortie d'air de ventilateur 44 et un irdicateur de pression de sortie d'air de ventilateur 45 sont reliés au conduit 42. Un tuyau de prélèvement d'air de sortie de ventilateur 50, comportant une vanne 51, relie- le conduit 42 à un tuyau 52 qui commu- nique avec la pompe de prise d'échantillon 53. Cette pom- pe de prise d'échantillon 53 assure le transfert de l'échantillon d'air ou d'un autre gaz à un analyseur 54. Un conduit 60 communique par une extrémité avec l'extrémi- té de sortie, ou extrémité d'aval, de la cavité 35, et il est relié par son autre extrémité à une partie de mélange d'écoulement d'air 61 à partir de laquelle l'air est déchargé dans l'atmosphère par l'intermédiaire d'un tuyau 62. Un tuyau de pxise d'échantillon 63 communique avec le tuyau 62 par une extrémité et avec le tuyau 52 par - l'autre extrémité. Une vanne 64 est branchée dans le tuyau 63 pour commander l'écoulement de gaz-ou d'air. On utilise l'appareil ainsi décrit pour contrôler l'efficacité du joint d'étanchéité 20 ou empêcher les émis- sions d'hydrocarbures à partir d'un produit pétrolier se trouvant dans la cuve en effectuant d'abord l'enclenchement du ventilateur 40. Le courant d'air débité par le ventila- teur 40 parvient, par l'intermédiaire de la canalisation 41, dans le conduit 42 qui le canalise jusqu'à l'extrémité d'entrée de la cavité 35. L'air suit un trajet curviligne le long de la cavité et il en résulte que des émissions d'hydrocarbures qui ont fui au travers du joint d'étanchéité sont alors mélangées avec l'air. Le courant d'air est déchargé de la cavité 35, en même temps que les émissions entraînées, par l'intermédiaire du conduit 60. Des échantillons d'air sont prélevés dans le cou- rant d'entrée en un point d'échantillonnage X, puisqu'il est important de connaître si l'air contient des émissions avant de l'introduire dans la cavité, de sorte que les quantités initiales peuvent être soustraites du total des émissions qui est mesuré dans l'échantillon prélevé au point d'échantillonnage Y du courant sortant. La vanne 64 est fermée, et la vanne 51 ouverte, lorsque l'échantil- lon prélevé au point d'échantillonnage X est analysé tan- dis que la vanne 51,est fermée, et la vanne 64 ouverte, quand l'échantillon prélevé au point d'échantillonnage Y est analysé. Le signal de sortie de l'analyseur 54 peut être enregistré de façon à obtenir un enregistrement con- tinti soit du niveau de concentration des émissions péné- trant dans la cavité soit de la concentration des émissions sortant de la cavité. Lors de l'exécution des opérations de contrôle des émissions par ce procédé, il est important d'utiliser un débit d'air contrôlé de manière que, lorsque l'air se déplace dans la cavité de contrôle de joint d'étanchéité, il assure non seulement la collecte des émissions traver- sant le joint en vue de leur échantillonnage et de leur analyse mais également il simule la même distribution loca- le de vitesse d'air et de pression circonférentielle que celle que le vent produirait au-dessus du joint d'étanchéi- té. Pour obtenir la distribution de pression correcte autour de la cavité de contrôle du joint d'étanchéité, il est prévu un indicateur de pression différentielle 47 qui mesure la différence de pression d'air à chaque extrémité de la cavité de contrôle de joint, cet indicateur permet- tant de sélectionner et de régler le débit d'air correct. En plus de la barrière d'arrêt d'écoulement d'air 36 qui est placée à l'intérieur de la cavité de contrôle de joint d'étanchéité, il peut être nécessaire de placer un barrage d'arrêt temporaire de gaz en dessous du joint d'étanchéité et au même endroit que la barrière d'arrêt d'écoulement d'air afin d'éliminer une fuite d'air de con- * trôle en aval du joint d'étanchéité et en-dessous de la barrière d'arrêt d'écoulement d'air vers la sortie de la cavité de contrôle. Un tel agencement a été représenté sur la figure 4. Le joint d'étanchéité 20 représenté sur la figu- re 4 est semblable à celui indiqué sur les figures 1 à 3, excepté que sur la figure 4 le joint 20 n'est pas placé tout à fait aussi bas sur le côté 18 du toit. Pour empê- cher un écoulement de vapeurs ou d'émissions sur un trajet circulaire horizontal, il est prévu un barrage 70 en dessous du joint d'étanchéité 20. Ce barrage 70 est formé par un panneau 71 de mousse polymère élastique qui est recouvert d'une feuille de matière étanche à la vapeur 72. Un panneau semblable 75, constitue d'une ratière polymère élastique et recouverte d'une feuille de matière étanche à la vapeur 76, est utilisé comme barrière 77 au-dessus du joint d'étanchéité 20 pour obturer pratiquement la partie supé- rieure de l'intervalle de bordure et créer ainsi une cavi- té fermée à ses extrémités. La figure 5 montre comment l'invention peut être utilisée pour le contrôle du joint d'étanchéité d'un toit flottant utilisant des sabots et des supports à pantogra- phe pour les sabots. Les supports à pantographe 80 sou- tiennent les sabots 81 de manière qu'ils soient en contact glissant avec la surface intérieure de la paroi de cuve 12. L'espace compris entre les sabots 81 et le côté 18 du toit flottant 15 est recouvert d'un tissu flexible 82 imperméable à la vapeur et relié au toit et aux sabots sur leurs bords latéraux. Une barrière 85 est disposée dans l'espace situé en-dessous du tissu 82. Cette bar- rière peut être constituée d'une feuille de tissu, d'une mousse polymère ou d'une vessie à basse pression. Une barrière 36 est disposée au-dessus de la barrière 85 de façon à empêcher l'écoulement de vapeur ou de gaz suivant un cercle entourant la bordure de cuve. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 5, le bord extérieur de l'enveloppe 30 est tempo- rairement relié à la surface de paroi de cuve par une sé- rie d'aimants 87. Ce moyen de fixation évite de ménager des trous dans la paroi de cuve, ou bien d'utiliser un adhésif pour établir la liaison désirée, ou bien de faire monter le toit flottant jusqu'à proximité du bord supérieur de la cuve pour le relier à l'enveloppe, comme indiqué sur les figures 1 à 4. La figure 6 montre l'utilisation d'attaches 90 pour fixer temporairement le bord supérieur de l'enveloppe sur le bord supérieur de la cuve. Elle montre également comment le conduit 60 (ou 42) peut être commodément relié à l'enveloppe d'une manière étanche aux fuites. Une tôle 91 est fixée à l'extrémité du conduit 60 et une tôle sein- blable 92 est placée à l'intérieur de l'enveloppe. Chaque tôle 91, 92 comporte un trou central qui est aligné avec un trou correspondant de l'enveloppe. Des boulons ou des organes de fixation semblables peuvent alors traverser les deux tôles, entre lesquelles est disposée la matière de l'enveloppe de façon à relier l'extrémité du conduit t490343 correspondant à l'enveloppe. La figure 7 montre l'application de l'inven- toit flottant comportant un toit conique extérieur 95. Le toit flottant 15 est relevé, par flotta- tion sur le produit liquide se trouvant sur la cuve 10, jusqu'à proximité du toit extérieur 95. Ensuite, on dis- pose l'enveloppe 30 de manière qu'elle s'étende depuis le bord du toit flottant jusqu'à une collerette 96, prévue à l'intérieur du toit extérieur 95 et sur laquelle elle est fixée temporairement. Une barrière 36 est placée dans l'espace situé au-dessus du joint d'étanchéité 20 s'étendant jusqu'au toit extérieur 95, jusqu'à l'envelop- pe 30 et jusqu'à la paroi 12 pour empêcher des émissions de suivre un trajet circulaire d'écoulement, comme expli- qué précédemment. Un tuyau de ventilation 98 est obturé, ou bien le cas échéant un des conduits 42 ou 60 peut être relié à ce tuyau s'il est positionné de façon appropriée. Lors de l'exécution d'opérations de contrôle d'émissions en utilisant le procédé selon l'invention, il est important de faire intervenir un débit d'air soi- gneusement contrôlé de manière que, lorsque l'air se dépla- ce au travers de la-cavité de contrô]e de joint d'étanchéi- té, il assure non seulement la collecte des émissions pas- sant au travers du joint en vue de leur échantillonnage et de leur analyse mais également il simule la même distribu- tion locale de vitesse d'air et de pression circonféren- tielle que celle que le vent établirait autrement au-de- sus du joint d'étanchéité. Pour que ces deux conditions soient remplies, on peut disposer un nombre approprié de tamis verticaux, placés radialement dans des positions espacées l'une de l'autre à l'intérieur de l'enveloppe de contrôle de joint d'étanchéité. La baisse de pression caractéristique se produisant seulement dans l'espace d'écoulement d'air qui est situé à l'intérieur de l'en- veloppe de contrôle de joint d'étanchéité ne permet pas généralement de simuler d'une façon très étroite des effets du vent sur les émissions traversant le joint d'étanchéité. Cependant, en utilisant un nombre approprié de tamis d'un type approprié qui sont répartis à l'intérieur de l'enve- loppe de contrôle de joint, il est possible de simuler très étroitement les effets du vent. Il est connu que la vitesse moyenne de l'air au dessus du joint d'étanchéité d'une cuve à toit flottant du commerce est à peu près égale à 25 % de la vitesse du vent s'écoulant sur la cuve à toit flottant. En mesurant la vitesse du vent sur la cuve, et en effectuant des mesu- res de pression d'air en différents points espacés sur le joint d'étanchéité, on peut déterminer la distribution de pression autour de l'intervalle de bordure pour une vitesse de vent spécifique. Les données résultantes per- mettent d'établir un modèle qui peut être reproduit par le système de contrôle selon l'invention en vue de simuler ainsi des conditions de fonctionnement. Il est évident que d'autres modèles peuvent être déterminées de la même manière pour différentes vitesses de vent. Une fois qu'on a défini les conditions de vitesse de vent à simuler, on peut régler la vitesse de l'air dans la cavité et on peut contrôler la baisse de pression dési- rée dans celle-ci en plaçant dans cette cavité des tamis espacés l'un de l'autre, disposés verticalement et posi- tionnés radialement. On peut définir les dimensions et le nombre des tamis à utiliser en faisant intervenir des courbes caractéristiques connues donnant la baisse de pres- sion en fonction de l'écoulement au travers des tamis. Pour le contrôle des joints d'étanchéité dans une cuve à toit flottant conformément à la présente invention, on peut établir une baisse de pression ou perte de charge appropriée en utilisant un tamis à insectes standard et commodément disponible, tel que celui utilisé pour des fe- nêtres et portes d'habitations. Un tamis approprié est constitué d'un treillis de 16 x 18 mailles (c'est-à-dire 16 fils par 2,54 cm de longueur de tamis et 18 fils par 2,54 cm de largeur de tamis), le fil ayant un diamètre de 0,28 mm. Sur les figures 8 et 9 on a mis en évidence l'utilisation de l'appareil selon l'invention avec un joint d'étanchéité du type à remplissage de liquide. L'appareil utilise des tamis dans la cavité pour créer une baisse de pression prédéterminée lorsque l'écoulement de gaz de con- trôle passe dans la cavité. L'appareil représenté sur la figure 8 utilise des pompes, des vannes et des manomètres comme décrit ci-dessus en référence aux figures 1 et 2, de sorte que ces éléments, visibles sur la figure 8, ne seront pas à nouveau décrits. Comme le montrent les figures 8 et 9, la paroi latérale 18 du toit flottant supporte un joint d'étanchéi- té 100 dans l'intervalle de bordure existant entre le toit et la paroi de cuve. Ce joint d'étanchéité 100 comporte une poche flexible 102 en tissu, qui contient un liquide 101 et qui s'étend complètement autour de la bordure de toit en étant supporté par une collerette 103. Dix cadres 105 de forme triangulaire sont posi- tionnés verticalement en étant espacés d'intervalles égaux de façon à entrer en contact avec la paroi de cuve et avec le bord de toit flottant, et ils s'étendent vers le bas dans l'intervalle de bordure existant entre le joint d'étanchéité 100 et la paroi de cuve. Chaque cadre comporte une barre verticale en bois 106 et une barre in- clinée en bois 107. Un tamis approprié en fils 110 est fixé sur chaque côté de chaque cadre 105, mais, en donnant au tamis une structure appropriée, il est possible d'en utiliser un seul pour chaque cadre. Dans le mode de réa- lisation considéré, on utilise au total vingt tamis placés sur dix cadres. Pour empêcher pratiquement toute fuite de gaz en dessous et autour du tamis 110, on dispose des longueurs de bande adhésive sensible à la pression 111 en- tre les bords inférieurs de tamis et les surfaces du toit flottant 15 et le joint d'étanchéité 100 d'autre part. Une enveloppe 115 formée d'un film de matière plastique transparente est fixée par des agrafes à la par- tie supérieure de chaque barre inclinée en bois 107 de cha- que cadre 105. L'enveloppe s'étend complètement autour de l'intervalle de bordure et son bord intérieur 116 est fixé à l'aide de la bande adhésive 117 sur la partie supé- rieure du toit flottant. Le bord extérieur 118 de l'enve- loppe 115 est fixé sur la paroi de cuve à l'aide d'une ban- de adhésive 119. De cette manière, une cavité 125 essen- tiellement exempte de fuites est formée en dessous de l'en- veloppe 115. Le conduit 42 canalise le gaz de contrôle, ha- bituellement de l'air, en dessous de l'enveloppe 115 jus- qu'à la cavité 125. L'écoulement d'air est divisé essen- tiellement en deux moitiés dont l'une s'écoule vers la droite en suivant une moitié de la cavité tandis que l'au- tre s'écoule vers la gauche en suivant l'autre moitié de la cavité. Les deux courants se rejoignent après avoir parcouru la moitié de la cavité, jusque dans une zone o un conduit 60, communiquant avec la cavité 125, assure l'éva- cuation du courant total. Chaque moitié du courant d'air initial, qui a été divisé de la manière décrite ci-dessus, passe au travers de dix tamis, de sorte qu'il se produit dans chacun des deux courants une baisse de pression équi- librée. Puisqu'un écoulement d'air naturel passant sur une cuve à toit flottant produit un écoulement d'air divi- sé d'une façon semblable dans l'intervalle de bordure, il est clair que l'appareil de contrôle décrit ci-dessus simule assez étroitement les conditions existant en réali- té. Bien qu'on ait représenté dans le mode de réali- sation des figures 8 et 9 des tamis formés de fils, il va de soi qu'on pourrait aussi bien utiliser d'autres tamis constitués par une tôle métallique perforée ou une plaque de matière résineuse perforée. On pourrait aussi utiliser des tamis formés par moulage et comportant des trous appro- priés. Bien que l'application de l'invention décrite ci- dessus concerne plus particulièrement la mesure de l'effi- cacité d'un joint d'étanchéité de toit flottant à des émissions provenant de produits pétroliers stockés dans des cuves, il est possible, en apportant des modifications appropriées au type d'équipement de contrôle d'émissions, de mesurer d'autres types d'émissions, les mesures étant faites séparément ou en combinaison. La cavité de contrôle, formée en partie par l'enveloppe, doit avoir une section droite uniforme pour obtenir un débit uniforme d'air ou d'un autre gaz. Egale- ment la section droite de la cavité doit être maintenue en pratique à une valeur appropriée pour réduire au mi- nimum les dimensions du ventilateur nécessaire pour simu- ler l'effet du vent sur la zone du joint d'étanchéité. Cependant, la section droite doit être suffisamment grande pour réduire au minimum des effets localisés de frotte- ment à grande vitesse. En outre, en réduisant au minimum la section de passage de l'écoulement d'air, on réduit également au minimum la pression totale s'exerçant sur l'enveloppe de contrôle de joint, et par conséquent les forces de retenue exercées sur les attaches de fixation de l'enveloppe sur le toit flottant et la paroi de cuve. En plus des procédés déjà décrits ci-dessus pour la fixation temporaire de l'enveloppe sur le toit et la cuve, il est également possible d'utiliser des dis- positifs de fixation sous vide, des dispositifs de fixa- tion à ressort, des dispositifs à contrepoids, des dispo- sitifs de fixation par câbles ou tendeurs, et toutes combinaisons desdits dispositifs. Il est également important de veiller à assurer correctement la ventilation de la cavité de contrble de joint d'étanchéité pour éviter une accumulation dangereu- se d'hydrocarbures ou d'émissions pendant les périodes o on n'effectue pas le contrôle d'efficacité du joint d'étanchéité. Le procédé et l'appareil qui ont été décrits ci- dessus sont simples à utiliser et leur mise en pratique peut être effectuée par des opérateurs peu entraînés. L'appareil est portatif et il peut être aisément déplacé d'une cuve jusqu'à une cuve adjacente ou en tout autre endroit. Le procédé de contrôle décrit ci-dessus convient particulièrement bien pour définir l'équivalence d'un joint d'étanchéité par rapport à un autre joint, tel qu'un joint agréé pour l'environnement. En mesurant les émis- sions qui passent au travers de deux joints différents pour un débit d'air et une pression d'air identiques, on compare directement leur efficacité. Le temps de réponse avec ce procédé de contrôle est assez rapide et l'opération est terminée souvent en quelques minutes après la mise en place de l'appareil. Du fait de la rapidité du procédé de contrôle, il est possi- ble de mesurer l'effet de différentes variables sur le débit d'émissions. Ces variables peuvent être des varia- tions de la pression barométrique ambiante, des variations de la température ambiante, des pertes dues à un processus de vidage de cuve, les conditions de serrage de différents composants du joint d'étanchéité, la pression de vapeur du produit et la vitesse du vent. Le procédé de contrôle selon -l'invention peut être utilisé avec de nombreux types de joint d'étanchéité, notamment des joints à sabots métalliques, des joints à remplissage de mousse, des joints à remplissage de liquide, des joints à frotteurs, des joints à clapets, etc. Il 249034? peut également être utilisé avec de nombreux types de structures à joints multiples comportant des éléments d'étanchéité primaire, secondaire et tertiaire. Ce procédé de contrôle peut être appliqué à la plupart des types de cuves à toit flottant, aussi bien neuves qu'an- ciennes, de structure rivée ou soudée, notamment des cuves à toit flottant interne et des cuves à toit flottant externe, des cuves à virole métallique et à virole non métallique, à virole revêtue (ou à garnissage) et à vi- role non revêtue, et du type à contact et sans contact (du type flottant). Au lieu de placer une enveloppe d'étanchéité sur toute la circonférence d'un toit flottant, il est éga- lement possible de la disposer sur de petits segments du joint d'étanchéité afin de déterminer l'efficacité locale de ce joint. Cela permet, au cours d'une vérification d'entretien, de localiser des zones o le joint d'étan- chéité a subi une forte détérioration. Pour effectuer des essais sur des segments du joint, il est nécessaire de placer un barrage approprié d'arrêt temporaire d'écou- lement de gaz aux extrémités du segment de joint à con- trôler. Le procédé de contrôle peut être utilisé avec de nombreux produits liquides stockés différents, notam- ment une large gamme d'hydrocarbures tels que des huiles brutes (huiles légères, huiles visqueuses, huiles à hau- te teneur en souffre, etc..), des essences (automobile et aviation), des distates, des naphtas, des fractions à plage d'ébullition étroite, des composés purs, des huiles de base à pression de vapeur élevée et basse, etc. Il est à noter que la méthode de variation de densité pour la mesure de pertes d'hydrocarbure à partir de cuves à toit flottant n'est pas applicable à certains produits comme des huiles brutes visqueuses, des fractions à plage d'ébullition étroite, des huiles de base à haute pression de vapeur et des composés purs. Ce procédé peut être considéré comme un procédé de mesure directe des émissions du fait qu'il permet de collecter et de mesurer les émissions directement, à la différence d'autres procédés de contrôle qui ont une action indirecte et qui mesurent des variations du volume ou des propriétés de la matière première considérée, ou bien qui utilisent un gaz comme traceur. Du fait que le temps de réponse obtenu avec ce procédé de contrôle est rapide, on réduit au minimum le temps de mise hors service de la cuve pour le contrôle. La précision obtenue dans les mesures individuelles, telles que les mesures du débit d'air, de la température d'air, de la pression d'air et de la concentration totale en hydrocarbures dans l'air entrant-et l'air sortant, peut être assez élevée et en conséquence on peut-obtenir une très bonne précision globale-de mesure d'émissions. Les instruments utilisés fonctionnent bien dans les limi- tes de conception et les quantités mesurées ne sont pas extrêmement petites, comme c'est le cas pour certains autres procédés de contrôle qui nécessitent de mesurer de très petites modifications des propriétés de la matière à contrôler. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présen- te invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de contrôle de l'efficacité anti- fuite d'un joint d'étanchéité placé dans un intervalle existant entre deux surfaces, caractérisé en ce qu'on positionne et on fixe une enveloppe (30) de manière qu'elle recouvre le joint d'étanchéité (20) et l'intervalle (19) et s'étende jusqu'aux deux surfaces (12, 15) en vue de former ainsi une cavité ou espace fermé (35) et défini par les deux surfaces, le joint intermédiaire et l'enve- loppe, en ce qu'on introduit un courant gazeux dans la ca- vité, et en ce qu'on évacue ce courant gazeux de la cavi- té et en ce qu'on analyse le courant gazeux sortant pour détecter un contaminant puissant qui aurait fui au travers du joint dans l'intervalle. 2.- Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que des tamis (110) espacés l'un de l'autre sont disposés latéralement dans la cavité de façon à aug- menter la baisse de pression ou perte de charge dans le courant gazeux 3.risé en ce que ne flexible et 4.- risé en ce que qui est reliée faces de façon 5. risé en ce que entre un côté des tamis et l'autre côté. Procédé selon la revendication 1, caracté- ladite enveloppe (30) comprend une membra- imperméable aux gaz. Procédé selon la revendication 3, caracté- la membrane {30) est une bande allongée par ses bords longitudinaux aux deux sur- à définir ainsi une cavité allongée (35). Procédé selon la revendication 4, caracté- 1-e courant gazeux est introduit à une ex- trémité de la cavité (35) et est évacué à l'autre extré- mité de cette cavité. 6.- Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le joint est placé dans une cuve de stocka- -24 ge d'un produit liquide contenant un composant volatil qui constitue ledit contaminant puissant. 7.- Procédé de contrôle d'efficacité anti-fui- te d'un joint d'étanchéité placé dans l'intervalle de bor- dure existant entre une bordure de toit flottant et une cuve contenant ledit toit, procédé caractérisé en ce qu'on positionne et on fixe une enveloppe (30) de manière qu'elle s'étende du bord du toit flottant (15) jusqu'à la paroi de cuve (12). sur au moins une partie de la longueur de l'intervalle de bordure en vue de former ainsi une cavité ou espace fermé qui est défini par la paroi de cuve (12), le joint d'étanchéité (20), le bord de toit (15) et l'en- veloppe (30), en ce qu'on introduit un courant gazeux- dans la cavité, en ce qu'on l'évacue de la cavité et en ce qu'on analyse le courant gazeux sortant pour détecter un contaminant puissant dégagé par un produit stocké dans la cuve et qui aurait fui au travers du joint. 8.- Procédé selon la revendication 7, caracté.- risé en ce que des tamis (110) sont disposés latéralement dans la cavité (35) de manière à augmenter la baisse de pression quand le courant gazeux s'écoule dans ladite ca- vité. 9.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que ladite enveloppe (30) est fermée aux deux extrémités. 10.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que ladite enveloppe (30) comprend une membrane flexible et imperméable aux gaz. 11.- Procédé selon la revendication 10, caracté- risé en ce que la membrane (30) est formée par une bande allongée définissant ainsi une cavité allongée et en ce qu'on introduit à une extrémité de la cavité le courant gazeux qui est évacué à son autre extrémité. 12.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que le toit (15) flotte sur un Produit liquide. contenant un composant volatil qui constitue ledit conta- minant puissant. 13.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que l'enveloppe (30) s'étend complètement autour du bord de toit sur la totalité de l'intervalle de bordure formé avec la paroi de cuve en définissant ainsi une cavité circulaire (35), en ce qu'une barrière (36) est placée dans la cavité de façon à empêcher pratiquement un écoule- ment de gaz d'un côté de la barrière à l'autre côté, en ce que le courant gazeux est introduit dans la cavité en un point situé à proximité d'un côté de la barrière (36) et en ce qu'il est évacué de la cavité en un point situé à proximité de l'autre côté de la barrière (36). 14.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que le joint d'étanchéité (20) comprend des sa- bots (81) qui sont supportés par le toit (15) par l'inter- médiaire de supports à pantographe (80) et en ce qu'un tissu flexible et imperméable aux gaz (82) s'étend du bord de toit (15) jusqu'à la partie supérieure.des sabots (82). 15.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que le joint d'étanchéité (20) comprend un an- neau horizontal en mousse polymère élastique (22) qui est placé entre le toit (15) et la paroi de cuve (12). 16.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que le joint d'étanchéité (20) est constitué d'une feuille flexible délimitant une-poche (102) remplie de liquide ou de gaz et placéedans un anneau horizontal situé entre le toit (15) et la paroi de cuve (12). 17.- Procédé selon la revendication 7, caracté- risé en ce que l'enveloppe (30) est fixée sur le bord supérieur de la paroi de cuve (12). 18.- Procédé selon la revendication 8, caracté- risé en ce qu'on choisit le nombre et les dimensions des tamis (110) et en ce qu'on commande le débit du courant de gaz à une valeur présélectionnée, afin de simuler la même distribution locale de vitesse d'air et de pression circonférentielle que celle qui serait obtenue avec une vitesse spécifique de vent sur la cuve à toit flottant ( 10). 19.- Appareil, caractérisé en ce qu'il comprend: - un premier objet (10) comportant une première surface, - un second objet (15) comportant une seconde surface, - un intervalle formé entre lesdites première et seconde surfaces, - un joint d'étanchéité (20) placé dans l'in- tervalle et destiné à limiter l'écoulement de vapeur d'un côté à l'autre dudit intervalle, - une enveloppe (30) recouvrant le joint d'é- tanchéité et l'intervalle et relié auxdites première-et seconde surfaces de façon à former une cavité fermée (35) définie par lesdites première et seconde surfaces, le joint d'étan- chéité et l'enveloppe, - un premier conduit (42) pour introduire un courant gazeux dans la cavité (35) par l'inter- médiairede l'enveloppe (30), - un second conduit (60) pour évacuer le cou- rant gazeux introduit dans la cavité et pour transférer au moins une partie du courant sor- tant jusqu'à un analyseur servant à détecter une vapeur de contamination puissante de l'atmos- phère qui aurait fui au travers du joint d'étan- chéité. 20.- Appareil selon la revendication 19, ca- ractérisé en ce que plusieurs tamis (110) espacés l'un de l'autre s'étendent au travers de la cavité (35) entre le premier conduit (42> servant à introduire le courant ga- zeux dans la cavité et le second conduit (60) servant à évacuer le courant gazeux dans la cavité. 21.- Appareil selon la revendication 19, ca.- ractérisé en ce que ledit intervalle est allongé et en ce que l'enveloppe (30) comprend une membrane flexible et imperméable aux gaz, ladite membrane étant constituée par une bande allongée qui est jointe par ses bords lon- gitudinaux avec lesdites première et seconde surfaces, de façon à définir ainsi une cavité allongée (35). 22.- Appareil selon la revendication 21, ca- ractérisé en ce que le premier conduit (42) communique avec une extrémité de la cavité (35) tandis que le se- cond conduit (60) communique avec l'autre extrémité de la cavité (35). 23.- Installation caractérisée en ce qu'elle comprend: - une cuve de stockage (10) comportant une paroi verticale cylindrique circulaire (12), - un toit circulaire flottant (15) dans la cuve, - un intervalle de bordure existant entre le bord du toit et la paroi de cuve, - une enveloppe (30) fixée sur le bord du toit flottant (15) et s'étendant sur au moins une partie de la longueur de l'intervalle d'espace- ment jusqu'à la paroi de cuve (12) sur laquelle elle est fixée, afin de former ainsi une cavi- té curviligne fermée (35) délimitée par la pa- roi de cuve (12), le joint d'étanchéité (20), le bord de toit (15) et l'enveloppe (30), un premier conduit (42) servant à introduire un courant gazeux, par l'intermédiaire de l'enve- loppe (30) dans la cavité (35) et un second conduit (60) servant à évacuer un courant ga- zeux de la cavité (35) par l'intermédiaire de l'enveloppe et à faire arriver au moins une par- tie de ce courant sortant à un analyseur servant à détecter une vapeur de contamination puissante d'atmosphère qui aurait fui au travers du joint d'étanchéité. 24.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que plusieurs tamis (110) espacés l'un de l'autre s'étendent au travers de la cavité (35) entre le premier conduit (42) d'introduction du courant gazeux dans - la cavité (35) et le second conduit (60) d'évacuation du courant gazeux de ladite cavité (35). 25.- Installation selon la revendication 23, caractérisée en ce qu'une extrémité d'entrée du conduit (42) est reliée à une pompe (40) servant à faire passer un courant d'air dans ladite cavité (35). 26.- Installation selon la revendication 23, caractérisée en ce que ladite enveloppe (30) est fermée aux deux extrémités. 27.- Installation selon la revendication 26, ca- ractérisée en ce que l'enveloppe (30) comprend une membrane flexible et imperméable aux gaz. 28.- Installation selon la revendication,27, ca- ractérisée en ce que la membrane (30> est une bande allon- gée définissant ainsi une cavité (35) curviligne allongée, en ce que le premier conduit (42) communique avec une ex- trémité de ladite cavité (35) et en ce que le second con- duit (60) communique avec l'autre extrémité de ladite ca- vité (35). 29.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que le toit (15) flotte sur un produit liquide contenant un composant volatil qui constitue ladite vapeur de contamination puissante d'atmosphère. 30.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que l'enveloppe (30) s'étend complètement autour du bord de toit (15) au-dessus de la totalité de l'intervalle formé avec la paroi de cuve (12) en définis- sant ainsi une cavité circulaire (35), en ce qu'il est pré- vu dans ladite cavité (35) une barrière (36) servant à empêcher du gaz ou de la vapeur de s'écouler d'un côté de la barrière à l'autre côté, en ce que le premier conduit (42) communique avec la cavité à proximité d'un côté de la barrière (36) et en ce que le second conduit (60) communi- que avec la cavité en un point situé à proximité de l'au- tre côté de la barrière (36). 31.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que le joint (20) comprend des sabots (80) supportés par le toit par l'intermédiaire de supports à pantographe (81) et en ce qu'un tissu flexible et imper- méable aux gaz (82) s'étendent d'un bord du toit (15) jusqu'à la partie supérieure des sabots (80). 32.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que le joint d'étanchéité (20) comprend un anneau horizontal (22) en mousse polymère élastique qui est disposé entre le toit (15) et la paroi de cuve (12). 33.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que le joint d'étanchéité (20) comprend une feuille de matière flexible délimitant une poche rem- plie de gaz ou de liquide et placée dans un anneau hori- zontal situé entre le toit (15) et la paroi de cuve (12). 34.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que la paroi de la cuve de stockage est réalisée par rivetage. 35.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que la paroi de la cuve de stockage est réalisée par soudage. 36.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que l'enveloppe (30) s'étend complète- ment autour du bord de toit (15) au-dessus de la totalité de l'intervalle d'espacement par rapport à la paroi de cuve (12) de façon à définir ainsi une cavité circulaire (35) et en ce que le second conduit (60) communique avec la la cavité dans une position à peu près diamétralement opposée à la position de communication du premier conduit (42) avec la cavité (35). 37.- Installation selon la revendication 36, caractérisée en ce que des tamis (110) espacés l'un de l'autre s'étendent au travers de- la cavité (35) et sont prévus en nombre et avec des espacements,égaux dans chaque segment demi-circulaire de la cavité définie par le pre- mier et le second conduit communiquant avec la cavité (35). 38.- Installation selon la revendication 23, ca- ractérisée en ce que le premier conduit (42) comporte un moyen (46) pour régler le débit du courant gazeux à une valeur présélectionnée pour simuler une distribution lo- cale de vitesse d'air et de pression circonférentielle au dessus du joint d'étanchéité qui est identique à celle établie par une vitesse spécifique de vent sur la cuve à toit flottant (10). 39.- Installation selon la revendication 24, caractérisée en ce qu'on choisit le nombre et les dimen- sions des tamis (110), ainsi que le débit du courant de gaz, de façon à simuler une distribution locale de vites- se d'air et de pression circonférentielle qui est identi- que à celle qui serait produite au-dessus du joint d'étan- chéité par une vitesse spécifique de vent sur la cuve à toit flottant (10).