La présente invention concerne un réservoir pour fer à repasser à vapeur, destins à contenir l'eau à vaporiser. Elle concerne éga- lement, à titre de produit industriel nouveau, un fer å repasser b vapeur, équipé d'un tel réservoir. Les réservoirs pour fers B vapeur doivent répondre à un certain nombre d'impdratifs à priori difficilement conciliables. D'une part, entant situés au voisinage de la semelle chauffée, ils doivent etre réalises en un matériau présentant une bonne résistance à la chaleur. Autre part, ils doivent permettre un contrôle aisé de la quantité d'eau qu'ils contiennent. Enfin, ils doivent comporter un certain nombre de dispositifs annexes permettant leur fixation sur le fer, et leur remplissage. On connaît des réservoirs entièrement métalliques qui, de ce fait, résistent bien à la chaleur. On peut alors pour des raisons d'esthétique, les placer au voisinage immédiat de la semelle chauffée et les recouvrir d'un capot. Mais l'opacité de ces réservoirs est un obstacle au contrôle immédiat de la quantité d'eau qu'ils contiennent et lon est obligé de leur adjoindre un dispositif de contrôle de niveau qui est en général un tube transparent disposé horizontalement le long du réservoir et permettant une lecture au niveau en dressant le fer debout sur sa partie arrière. Ce dispositif rapporté est particulièrement coûteux. On connais d'autre part des réservoirs en matière plastique trans parente réalisés par la technique du soufflage sous vide. Ils permettent un contrôle aisé du niveau, mais ils sont sensibles à la chaleur et doivent être montés en dehors du capot, avec interposition d'un matelas d'air entre la semelle chauffante et eux. Il se pose alors un autre problème tenant à la fixation de la poignée et du réservoir sur le fer proprement dit. Sur les réservoirs métalliques, il est relativement facile de ménager des cheminées verticales traversant le réservoir verticalement et permettant le passage de boulons de fixation de la poignée au fer, le réservoir étant alors serré entre la poignée et le fer.Avec les réservoirs obtenus par thermo-soufflage, de telles réalisations sont impraticables, car cette technique ne permet pas d'obtenir me forme quelque peu compli quée. En outre, la matière utilisée présente une certaiPe iroupleS#se qui est nuisible à une fixation solide. r Dans les fers connus utilisant d#t.ls réservoirs, on est alors conduit à fixer directement la poignée sur le fer, l'avant du réservoir étant encastré dans la base de la poignes et l'arrière reposant, par deux prolongements latéraux, sur la base arrière de la poignée spécialement conformée à cet effet. Il en résulte une fixation méca- - - niquement peu satisfaisante. Il est également exclu de prévoir diverses pièces annexes telles qu'une goulotte de remplissage, ou un passage pour la commande du thermostat, pièces qui doivent être rapportées après coup, ce qui grève le prix de revient. Enfin le thermo-soufflage ne permet pas d'obtenir facilement une épaisseur constante des parois du réservoir. La présente invention vise à réaliser un réservoir qui, tout en présentant les mêmes avantages de tenue thermique et mécanique que les réservoirs métalliques, permette une lecture immédiate du niveau sans faire appel à des dispositifs compliqués, se prête à une fixation solide et esthétique, tout en étant d'un prix de revient beaucoup plus faible. Suivant l'invention, le réservoir pour fer à repasser à vapeur comprend un orifice de remplissage et un dispositif d'écoulement contrôlé, il est prévu pour être monté à plat au-dessus de la semelle chauffante du fer, au moins une partie de ses parois est transparente pour permettre -le contrôle du niveau d'eau, et il est caractérisé en ce qu'il comprend un fond et un couvercle assemblés, le couvercle étant en matière thermo-plastique translucide et étant obtenu par moulage par injection. Le niveau d'eau est ainsi rendu visible et, en même temps, les diverses formes annexes peuvent être obtenues directement par ce procédé de moulage, sans avoir à rapporter ensuite ces formes par collage. On peut également obtenir sans difficulté une épaisseur constante des parois. Suivant une réalisation particulière de l'invention, où le réservoir est destiné à être monté sous un capot recouvrant la semelle chauffante, le fond est réalisé en une matière présentant une bonne résistance à la température, telle qutun métal. On combine alors les avantages respectifs de la matière plastique transparente et du métal. Le joint entre le métal et la matière plastique comprend alors un composé siliconé doué d'une certaine élasticité interposé entre le fond et le couvercle pour assurer l'étanchéité désirable. Dans ce type de réalisation, le couvercle comprend avantageusement un bossage s'étendant longitudinalement en faisant saillie hors du capot pour former indicateur à niveau visible. De préférence, ce bossage est creusé suivant une rainure longitudinale pour améliorer la lisibilité du niveau. Suivant une autre réalisation particulière de l'invention, le fond est également en matière thermo-plastique translucide et est également obtenu par moulage par injection. Parmi les formes annexes qui peuvent, conformément à l'invention, venir directement de moulage, le réservoir comprend avantageusement une goulotte tubulaire verticale et munie d'une ouverture latérale pour permettre le remplissage du réservoir par l'avant du fer, dans une manoeuvre particulièrement commode. Cette ouverture est avantageusement obturable par une virole rotative. Un réservoir conforme à l'invention permet de réaliser une fixation particulièrement simple et économique sur le fer. Le mode de réalisation du réservoir permet en effet de le munir facilement de cheminées par où passent les boulons fixant la poignée au capot recouvrant la semelle. Le réservoir est alors entièrement apparent, de forme simple, et serré entre la poignée et le capot, la tenue mécanique de la matière plastique utilisée assurant la rigidité d'un tel montage. De préférence, des entretoises en matériau thermiquement isolant sont prévues pour ménager un matelas d'air entre le capot et le réservoir, pour préserver ce dernier des effets de la température. D'autres particularités de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un réservoir conforme à l'invention, - la figure 2 est une coupe suivant Il-Il de la figure 1, avec perspective partielle, - la figure 3 est une vue en élévation, avec arraché partiel, d'un fer à repasser utilisant un réservoir conforme à l'invention, - la figure 4 est une coupe partielle suivant IV-IV de la figure 3. En référence aux figures 1 et 2, le réservoir 1, qui repose sur une semelle chauffante 2 figurée en trait mixte, comprend un fond métallique 3 et un couvercle 4 en matière thermoplastique translucide obtenue par moulage par injection. Un bord tombé 5 pratiqué sur le fond 3 coopère avec un rebord 6 du couvercle 4 muni d'un talon 7 pour assurer l'assemblage du fond et du couvercle en procurant un positionnement convenable. L'étanchéité est obtenue par interposition d'un joint 6a en composé siliconé formant colle entre le bord tombé 5 et le rebord 6. Ce composé doit présenter-une certaine élasticité de manière à pouvoir absorber d'éventuelles différences de dilatation thermique entre le fond du couvercle, et il peut être par exemple, celui connu sous la marque "Silastène". Le fond 3 présente un creux 8 obtenu par exemple par emboutissage pour permettre le logement des bornes 9 de l'élément chauffant (non représenté) contenu dans la semelle 2. Il présente encore un creux analogue 11 pour permettre le logement d'un thermostat non représenté. A l'aplomb du creux 11, une douille 12 en matière plastique qui peut être, en tant que de besoin, différente de la matière du couvercle 4 est collée respectivement au fond 3 et au couvercle 4 au moyen du composé siliconé précité ou d'un composé analogue. A l'extrémité du réservoir correspondant à l'avant du fer, une goulotte tubulaire 13 venue de moulage avec le couvercle 4 permet le passage d'un pointeau 14 figuré en trait mixte qui sert, en coopération avec une portée 15 en matière résiliente, à régler le débit d'eau admis dans une chambre de vaporisation non représentée pratiquée dans la semelle 2. Une bague d'étanchéité 16 en matière résiliente assure la sortie étanche du pointeau 14. De même, la portée 15 est fixée de façon étanche au fond 3 au moyen d'une colle qui peut être le composé siliconé mentionné plus peut. A sa partie supérieure, la goulotte 13 présente une ouverture latérale 17 permettant le remplissage du réservoir par l'avant du fer. Cette ouverture est normalement fermée par une virole rotative 18 ma noeuvrable au moyen d'un levier 19. L'ensemble du réservoir est recouvert et immobilisé par un capot 21 (figure 2) fixé à la semelle 2 par des moyens connus non repré sentés. Cette immobilisation résulte d'appuis tels que des bossages 22 ménagés dans la semelle 2, et dont la répartition est à la portée de l'homme de l'art. Sur la figure 2, le jeu entre le capot et le ré servoir a été exagéré par souci de clarté. Un bossage 23 venu de moulage avec le couvercle 4 s'étend lon gitudinalement sur sensiblement toute la longueur du réservoir et il fait saillie hors du capot 21 de manière à être visible de l'exté rieur sans aucune manoeuvre. Une rainure longitudinale 24 est creusée dans le bossage 23 de manière que les épaisseurs résiduelles de ce bossage soient du même ordre de grandeur que l'épaisseur du couvercle 4. Le réservoir ainsi réalisé présente ltavantage de permettre une lecture directe du niveau d'eau par le bossage 23, en dressant le fer sur sa partie arrière. Cette lecture est facilitée par la rainure 24 qui diminue l'épaisseur du bossage et améliore sa translucidité. Elle facilite aussi le démoulage et simplifie le moulage par injection en éliminant toute surépaisseur importante. On bénéficie également des autres avantages du moulage par in jection, à savoir l'obtention facile d'une épaisseur constante des parois et la venue directe par moulage de toutes les formes annexes du réservoir, qui n'ont pas à être rapportées. Il ne sortirait pas du cadre de 11 invention de faire venir de moulage la douille 12. Il faut noter également que le moulage par injection, qui utilise une matière première brute, est plus économique que le procédé du ther mo-soufflage qui exige de partir d'une feuille préformée. En particulier, la goulotte 13 est obtenue de façon simple et économique, et son orifice de remplissage 17 situé à l'avant du fer permet d'éviter, au cours de I'opération,.le contact de l'eau avec poignée généralement réalisée en résine thermo-durcissable du genre phénoplaste à laquelle l'eau est préjudiciable. Aux avantages retirés de la réalisation du couvercle 4 en ma tière thermo-plastique translucide moulée par injection s'ajoutent ceux résultant de la réalisation du fond 3 en métal, ce qui permet de placer le réservoir au voisinage immédiat de la'semelle chauffante et de le recouvrir d'un capot sans avoir à craindre les effets de la température. Il ne sortirait pas du cadre de l'invention de réaliser le fond 3 dans une matière autre que métallique mais présentant une tenue suffisante en ambiance chaude. On va maintenant décrirez en r#férence aux figures 3 et 4, une seconde réalisation de l'invention et son application à un fer à repasser à vapeur de construction particulière. Un réservoir 25 comprend un couvercle 26 en matière thermo-plastique translucide obtenu par moulage par injection. Ce couvercle comprend des parties annexes venues de moulage et analogues à celles décrites à propos du couvercle 4 du réservoir 1, telles que par exemple une goulotte de remplissage 13 munie d'un orifice s'ouvrant sur l'avant du fer,et une douille 12 de passage de la commande du thermostat. Le couvercle 26 est assemblé de façon étanche avec un fond 27 réalisé lui aussi en matière thermo-plastiquetranslucide et obtenu par moulage par injection. Cette matière peut être la même que celle du couvercle 26, mais elle peut aussi #tre choisie de maniere à présenter une meilleure tenue à la température. L'assemblage étanche du couvercle 26 avec le fond 25 peut être obtenu par tout moyen convenable à la portée de l'homme de l'art, tel que la soudure au miroir ou le collage par une colle adéquate. De chaque côté du plan médian du réservoir, des cheminées 28 sont soudées ou collées sur. des manchettes 29 pratiquées dans le couvercle 26 et dans le fond 27. De préférence, ces cheminées sont de la même matière que le fond 27. Le fer comprend encore une semelle chauffante 32 sur laquelle est fixé un capot 31 par des moyens connus non représentés, et une poignée 33 reliée au capot par deux boulons 34 situés. de part et d'autre du plan médian du fer, vers l'arrière de ce dernier, et par un boulon 35 situé vers l'avant. Les boulons 34 traversent le réservoir par les cheminées 28 et le maintiennent serré entre le capot 31 et la poignée 33. La partie avant du réservoir est maintenue serrée dans une cavité 36 de la poignée, sans être traversée par le boulon 35. Des entretoises 37 en matériau thermiquement isolant sont disposées entre le capot 31 et le réservoir 25, ménageant ainsi un matelas d'air 38 entre les deux pièces pour préserver le fond 27 d'une température excessive. On obtient ainsi un réservoir entièrement apparent et translucide dans sa totalité, dont la bonne tenue mécanique permet un assemblage rigide simple, sans avoir recours à des formes compliquées. L'invention ne se limite pas aux réalisations décrites, et l'on pourrait prévoir de nombreuses variantes mineures sans sortir de son cadre. Ainsi, par exemple, on pourrait faire en sorte que le boulon 35 traverse également le réservoir. REVENDICATIONS 1. Réservoir pour fer à repasser à vapeur, comprenant une goulotte de remplissage et un dispositif d'écoulement contr8- lé, prévu pour titre monté à plat au-dessus de la semelle chauffante du fer, -et dont au moins une partie des parois est transparente pour permettre le contr8le permanent du niveau d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend un fond et un couvercle assemblés, le couvercle étant en matière thermoplastique translucide et étant obtenu par moulage par injection, et la goulotte de remplissage étant tubulaire et verticale, venue de moulage avec le couvercle et munie d'une ouverture latérale pour permettre le remplissage du réservoir par l'avant du fer. 2. Réservoir conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la goulotte comprend une virole rotative d'obturation de l'ouverture latérale. 3. Réservoir conforme à l'une des revendications 1 ou 2, prévu pour être monté sous un capot recouvrant la semelle chauffante, caractérisé en ce que le fond est réalisé en une matière présente tant une bonne résistance à la température, telle qu'un métal. 4. Réservoir conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un joint constitué par un composé siliconé doué d'une certaine élasticité, qui est interposé entre le fond et le couvercle et assure l'étanchéité de lajonction. 5. Réservoir conforme à l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que le couvercle comprend un bossage s'étendant longitudinalement en faisant saillie hors du capot pour former indicateur à niveau visible. 6. Réservoir conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que le bossage est creusé suivant une rainure longitudinale pour améliorer la lisibilité du niveau. 7. Réservoir conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le fond est en matière thermoplastique translucide et est obtenu par moulage par injection. 8. Application d'un réservoir conforme à l'une des revendications 1 à 8 à un fer à repasser à vapeur. 9. Fer à repasser à vapeur conforme à la revendication 8, comprenant une semelle recouverte d'un capot et une poignée fixée par des boulons sur le capot, caractérisé en ce que le réservoir est serré par au moins certains de ces boulons entre la poignée et le capot, des cheminées étant prévues pour le passage de ces boulons à travers le réservoir, et des entretoises en matériau thermiquement isolant étant disposées pour ménager un matelas d'air entre le réservoir et la poignée.