La présente invention est relative à un procédé et à un dispositif pour mesurer les intensités lumineuses d'un luminaire. On sait que lorsqu'un luminaire, c'est-à-dire une source lumineuse pourvue d'un réflecteur, occupe une position particulière dans l'espace, l'intensité lumineuse émise selon une direction donnée constitue une caractéristique dudit luminaire. Pour réaliser une exploitation optimale d'un luminaire, il est donc nécessaire de connaître la valeur des intensités lumineuses dans toutes les directions. La mesure de toutes ces caractéristiques est un travail long et fastidieux qui doit être effectué par un technicien hautement qualifié. Dans la pratique, on a créé des installations permettant de faciliter les mesures. Ainsi, on connaît une installation dans laquelle on utilise une cellule, sensible aux rayons lumineux, disposée sur le sol et dont le plan de la fenêtre est constamment dirigé selon une direction perpendiculaire au plan dans lequel on veut mesurer l'intensité lumineuse. Dans une telle installation, la distance de la source à la cellule varie constamment ce qui complique les calculs de la détermination des intensités lumineuses. Sur le plan de la réalisation pratique, une telle installation nécessite un grand local mais aussi long que celui-ci puisse être il n'est pas possible d'effectuer des mesures pour des rayons voisins de l'horizontale. Pour effectuer de telles mesures il est nécessaire d'abaisser progressivement le luminaire mais, dans ce cas, on introduit un paramètre supplémentaire : la hauteur du luminaire. On comprend donc qu'il existe une discontinuité dans les mesures qui se prete mal à l'exploitation automatique de celles-ci. On connalt aussi un autre type d'installation selon lequel le luminaire, qui peut pivoter autour d'un axe vertical, est placé au centre d'un corps cylindrique rotatif entraînant un miroir plan disposé obliquement par rapport à l'axe dudit cylindre et renvoyant les rayons lumineux vers une cellule fixe. Une telle installation ne donne pas satisfaction car le miroir absorbe une partie des rayonnements lumineux faussant ainsi la mesure. Par ailleurs, comme les dimensions du miroir doivent être de 1 'ordre de deux mètres sur un mètre cinquante, celui-ci représente une masse importante qui nécessite une structure de support très résistante donc onéreuse.Enfin, malgré tous les soins apportés à la fixation du miroir dans sa cage rotative il est pratiquement impossible d'empêcher celui-ci de se déformer en raison de sa masse ce qui fausse aussi la mesure. Le procédé de l'invention, qui remédie à tous ces inconvénients, est remarquable en ce que la cellule est astreinte à suivre une trajectoire circulaire dont le rayon passe par le centre photométrique de la source lumineuse du luminaire dont on désire relever les caractéristiques et est confondu avec la normale au centre de la fenêtre de ladite cellule. La cellule est donc située à une distance constante du luminaire et elle débite un courant électrique qui est toujours proportionnel à la grandeur physique mesurée en l'occurence l'intensité lumineuse. De cette façon, la mesure peut être facilement automatisée et les résultats facilement exploités par l'ordinateur central de l'entreprise. L'invention sera mieux comprise par la description qui va suivre faite en se référant aux dessins schématiques annexés à titre d'exemple indicatif seulement, sur lesquels La figure 1 est une vue en coupe montrant le dispositif permettant de placer le luminaire à la hauteur et dans la position convenables pour effectuer les mesures La figure 2 est une vue en coupe effectuée selon la ligne II-II de la figure 1 montrant uniquement l'ensemble permettant de déplacer la cellule; La figure 3 est une vue en coupe, à plus grande échelle, effectuée selon la ligne III-III de la figure 2 et limitée à la section des rails. En se reportant aux dessins, on voit que 1 schématise le local ( chambre noire) contenant l'installation, objet de l'invention. Le luminaire 2 est porté par une poutre 3 dont les extrémités sont guidées le long de deux rails 4 rigides parallèles et verticaux. Dans la pratique, chaque extrémité de la poutre 3 est pourvue d'un chariot 5 accroché à l'extrémité inférieure d'un câble 6 s'enroulant à la partie supérieure du local sur deux poulies respectivement 7 et 8 et dont l'extrémité libre s'enroule sur un treuil entraîné par un moto-réducteur 9 porté par la dite poutre 3. La poutre 3 supporte une console 10 sur laquelle est fixé le luminaire 2, ladite console pouvant pivoter autour d'un axe vertical entraîné par un moto-réducteur 11. Des câbles méplats 12 assurent l'alimentation électrique des moto-réducteurs et du luminaire 2. Le guidage de chaque chariot sur son rail, le système de freinage parachute et le guidage des câbles méplats 12 le long des rails sont assurés, de préférence, par des dispositifs tels que ceux décrits dans le brevet Français NO 71 37 067, publié sous le NO 2 157 044 au nom de la demanderesse. La cellule sensible 13 est astreinte à suivre une trajectoire circulaire selon au moins un quart de cercle, dans un plan vertical passant par l'axe X- vertical contenant le centre photométrique de la source lumineuse du luminaire. Selon la figure 1 on a représenté en traits mixtes la position occupée par le luminaire durant une série de mesures, selon un azimut donné. Sur la figure 2, le centre photométrique de la source lumineuse est schématisé par le point C. La distance séparant le point C et la cellule 13, ou distance de mesure , est telle que vue de la cellule l'image de la source donnée par le réflecteur du luminaire soit considérée comme ponctuelle. Une très bonne précision est obtenue si cette distance est égale à cinq ou sept fois la longueur de l'image précitée. Ainsi, dans la pratique, cette distance a été choisie égale à huit mètres, valeur convenable pour tous les luminaires connus. Selon un mode de réalisation, la cellule 13 est portée par un chariot 14 guidé sur une armature rigide constituée par deux paires de rails concentriques respectivement 15 et 16. Le chariot 14 est rendu solidaire du brin supérieur d'une chaîne sans fin 17 guidée dans les rails précités à l'aide de galets 18 et entraînée par un moto-réducteur 19. Si on désigne par a l'angle formé par la verticale passant par le point C et le rayon issu dudit point et passant par le centre de la cellule 13 on voit qu'il est possible, en action nant le chariot par l'intermédiaire du moto-réducteur 19, d'effectuer de façon continue une série de mesures de a= 0 à a = 900. Lorsque le chariot est en partie haute on actionne le moto-réducteur Il pour modifier l'azimut du luminaire et on effectue en sens inverse une autre série de mesures et ainsi de suite. Un tel dispositif peut être facilement automatisé et fonctionner alors selon le processus ci-dessous. Ainsi, en admettant que la première mesure est faite lorsque a = 0 l'opérateur donne un signal de départ à un organe central de commande qui donne l'ordre à un photomètre digital de prendre en compte le signal transmis par le cellule, de le convertir dans l'unité lumineuse désirée, de donner l'ordre à la perforatrice de bandes d'enregistrer la donnée et, enfin, de lui adresser un signal snnonçant la fin des opérations précitées. L'organe central active alors le moto-réducteur de déplacement de la cellule. À cet effet, on peut interposer sur la trajectoire du chariot des capteurs 20 de proximité sensibles à la masse métallique dù chariot et qui provoquent l'arrêt du dit chariot. L'organe central est avisé de cet arrêt et le processus recommence. L'organe central est programmé pour compter les arrêts du chariot et inverser le sens de rotation de la chaîne sans fin lorsque ledit chariot est en position haute. A ce moment, l'orga- ne central donne l'ordre au moto-réducteur de faire pivoter le luminaire d'une fraction de tour ;.la nouvelle série de mesures s'effectue alors comme décrit ci-dessus. L'organe central est également programmé pour compter les différentes modifications d'azimut du luminaire de façon à arrêter la mesure lorsque tout l'espace situé sous le luminaire a été exploré. De préférence, le photomètre digital est lié à un dispositif de calcul qui convertit au choix de ltopérateur le débit électrique de la cellule en une autre unité et les résultats obtenus sont mis en mémoire sur une bande perforée. L'exploitation de ces résultats s'effectue par ordinateur qui, en fonction du programme reçu, dresse des tableaux donnant, par exemple:les courbes photométriques principales,les courbes isolux,les courbes isoluminances,etc.c'est-à-dire les renseignements permettant d'optimiser un projet d'éclairage. REVENDICA2IONS 1-Procédé pour mesurer les intensités lumineuses d'un luminaire consistant à déplacer la cellule sensible selon une trajectoire circulaire dont le centre est confondu avec le centre photométrique de la source lumineuse du luminaire-à étudier, le rayon de ia trajectoire étant au moins égal à cinq fois la longueur de l'image de ladite source lumineuse. 2-Procédé selon la revendication 1 consistant à déplacer la cellule selon une trajectoire circulaire alternative s'étendant sur au moins quatre vingt dix degrés et à faire pivoter le luminaire d'une fraction de tour lors de l'inversion du mouvement de ladite cellule. 3-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le luminaire est fixé sur un organe élévateur qui le place à la hauteur désirée et qui comporte des moyens pour le faire pivoter autour d'un axe vertical passant par le centre photométrique de la source lumineuse. 4-Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la cellule peut être déplacée dans un plan vertical passant par la verticale contenant le centre photométrique contenu dans le luminaire. 5-Dispositif selon l'une quelconque des revendications précé dents, caractérisé en ce que la cellule est portée par un chariot astreint à se déplacer sur une armature circulaire. 6- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'armature circulaire est constituée par deux paires concentriques de rails, chaque paire définissant une voie de roulement pour une chaîne sans fin pourvue de galets sur le brin supérieur de laquelle est fixé le chariot porte cellule