La présente invention concerne le traitement des résidus organiques. Le traitement des résidus et déchets, par exemple des excréments humains et animaux, ainsi que des déchets industriels, a toujours posé un problème important au point de vue social et de la rentabilité. De tels résidus comprennent les excréments humains et animaux. De plus, les déchets liquides industriels, qui peuvent contenir de la pâte à papier et du papier, des déchets de l'abattage des animaux et de leur embal- - lage, du traitement du coton, de la mise en boute, des produits laitiers, du raffinage du sucre, des aliments et végétaux congelés, de la volaille, des tanneries, du lessivage du cuir et de la laine et analogues, sont caractérisés par une demande biochimique en oxygène qui est élevée, et une teneur élevée en solides en suspension et en organismes pathogènes, On a utilisé divers procédés pour rendre tous ces déchets pathogènes non nuisibles , et pour les traiter en tant que facteurs de pollution, Un grand nombre de tels procédés met en oeuvre une décomposition bactériologique. Les procédés de décomposition bactériologique nécessitent souvent d'énormes installations de stockage, étant donné le temps nécessaire à l'action bactérienne , de tordre de 30 à 60 jours. Dans un exemple de procédé de traitement des eaux usées brutes, celles-ci, qui contiennent les micro-organismes pathogènes, passent dans un dispositif de pulvérisation dans lequel les matières solides de grande dimension voient leur di- mension réduite, les eaux usées étant pompées dans une chambre aérée de retrait du sable. De telles eaux brutes contiennent moins de 1 % en poids de matières solides et, par exemple, moins de 2000 ppm de matière solide. Après retrait du sable, les eaux passent dans de grands réservoirs de sédimentation dans lesquels la matière séjourne pendant une longue période, permettant la sédimentation des solides.La matière oléophile, par exemple les graisses, est alors décantée à la surface du liquide des réservoirs de décantation, et le liquide surnageant est retiré de ce réservoir primaire de décantation et envoyé à un réservoir final de décantation et daération dans lequel les eaux subissent un traitement secondaire, avant de passer dans un réservoir de mise en contact avec du chlore dans lequel par exemple 99,8 0 environ des micro-organismes ou des bactéries pathogènes, mais moins de la totalité de ceux-ci, sont tués par-contact avec du chlore, le liquide résultant étant déchargé dans les cours d'eau ou à nouveau chloré et recyclé de manière à être réutilisé. Par exemple, les boues des eaux usées brutes retirées du réservoir de traitement primaire contiennent 3 à 10 % d'eau résiduaire , la boue étant retirée et envoyée dans un digesteur dans lequel les matières solides sont décomposées par réaction avec des bactéries introduites sous forme de germes qui décomposent les déchets hydrocarbonés, en créant ainsi du. méthane gazeux et en dégageant de la chaleur. le méthane gazeux créé dans les digesteurs est souvent retiré et utilisé comme combustible de chauffage des digesteurs ou à un autre effet. L'eau est retirée des solides décomposés du digesteur puis la boue brute aérée ou digérée par les bactéries est mise sous forme dtune matière analogue à un gâteau, soit à laide de filtres, soit à laide de lits de boue, de manière quelle forme un gâ- teau humide inodore.Le gâteau qui est riche en azote peut être utilisé dans une décharge, comme engrais, pour le conditionnement des sols,ou de toute autre manière. Un tel traitement est couramment utilisé dans divers pays. Les solides décomposés ou la boue quittant le digesteur et le liquide surnageant quittant le réservoir après contact avec le chlore sont souvent loin d'être pathologiquement purs ou de satisfaire aux normes minimales imposées par le réglage efficace de la pollution. De nombreux procédés chimiques sont disponibles pour la stérilisation de ces déchets organiques, mais le cott et la toxicité résiduelle ont rendu de nombreux procédés de ce type non intéressants au point de vue de la ren stabilité. Il existe de nombreux procédés de préparation de compositions azotées formant des engrais et contenant des condensats urée-formaldéhyde, par exemple, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d2Amérique N 2 592 809, N 2 644 806, N0 2 766 283, NO 2 830 036, N 3 076 700 et BO 3 227 543. De plus, les brevets des Etats-Unis d2Àmérique N 3 073 693 et N 3 226 318 sont destinés à l'utilisation de monomères polymérisables avec des matières solides d'eaux usées de manière à former un sous-produit synthétique contenant de ltazote et utilisé comme engrais. Par exemple, le brevet des Etats-Unis dtAmérique N 3 073 693 précité décrit la préparation d'un engrais azoté par réaction des boues d'eaux usées, de tourbe et d'une solution urée-formaldéhyde, puis, immédiatement après,la condensation de l1urée-formaldéhyde à 12 aide drun acide fort, de manière qu'il se forme une résine. Les réactifs sont mélangés pendant 0,5 à 2 minutes en solution acide, si bien que la polymérisation et la condensation de l2urée-formaldéhyde sont réalisées et que le mélange résultant est alors mélangé par de ltammoniaque de manière à former le sel d'ammonium de l2acide minéral fort.Les boues utilisées sont du type produit par le procédé dractiva- tion ou de digestion, ctest-à-dire qu'il stagit dtune boue stérile activée, qui a été retirée du digesteur et déshydratée. Le brevet des Etats-Unis d1Amérique N 3 226 318 précité est destiné à la consolidation par condensation d2une boue aqueuse, selon laquelle une solution phénol-formaldéhyde est ajoutée à la boue et peu après, la condensation est assurée par addition de formaldéhyde constituant un durcisseur. Ce traitement est destiné à une boue d'eaux usées contenant des matières solides digérées et environ 60 ffi d'eau, la solution phénolformaldéhyde étant condensée dans des conditions acides de manière à donner une boue consolidée. La présente invention concerne un procédé de traitement d'eaux usées brutes, de boue d'eaux usées et d'autres solutions aqueuses de déchets contenant des solides, par exemple des déchets organiques industriels, le produit final étant un produit organique pathologiquement stérile. L'invention concerne aussi le produit ainsi préparé. Plus précisément, l'invention concerne le traitement des déchets organiques, par exemple des eaux usées brutes et des boues d'eaux usées, contaminées par des micro-organismes pathoganes, selon lequel les déchets sont stérilisés puis mis sous forme itun produit stérile facile à jeter ou à utiliser.En particulier, un tel procédé concerne une stérilisation à laide dtun composé contenant des groupes méthylol et solubles dans liteau, la condensation donnant un résidu solide contenant de l'azote et pathogéniquement stérile qu'on peut utiliser comme engrais azoté.En particulier, elle concerne le traitement d'eaux usées non décomposées contenant des déchets organiques solides et contaminés par des microorganismes pathogènes , selon lequel on stérilise la solution par addition d2une solution urée-formaldéhyde dans des conditions alcalines, la solution contenant un monomère soluble dans 12 eau de N-méthylol, et on maintient les matières au contact des déchets organiques pendant une période suffisante à la stérilisation de la matière, le monomère étant ensuite condensé par réduction du pH, si bien qutil se forme des #déchets organiques solides pathologiquement stériles quton peut utiliser comme engrais azoté-. L2invention concerne donc la stérilisation de déchets organiques en solution aqueuse par mise en contact de la matière dans des conditions alcalines avec un agent de stérilisation so- luble dans lteau,le contact durant suffisamment longtemps pour assurer la stérilisation voulue de la matière organique, ltagent de stérilisation étant destiné à etre condensé ou polymérisé après la stérilisation, par exemple par réduction du pH de la solution, si bien qutil se forme des déchets solides pathogéniquement stériles contenant la matière condensée ou polymérisée. Les agents de stérilisation qui conviennent selon ltinvention sont par exemple des composés tels que les phénols et les alkyî- phénols, par exemple dans lesquels le groupe allyle à 1 à 4 atomes de carbone, le résorcinol, les aldéhydes, par exemple le formaldéhyde, l'acétaldéhyde, le propionaldéhyde et/ou les promoteurs de formaldéhyde, ainsi que les amines, telles que la mélamine et Lourée, sous forme de monomères, de dimères, de trimères ou de polymères solubles dans 12 eau, notamment les com posés monomères et ires de méthylol solubles dans Ire, De tels composés de mébl~ylol comprennent les dérivés de Phénols d'allylphénol et d2urée-méthylol, pour que ces composés assu- rent efficacement la stérilisation des déchets organiques avant la condensation ou la polymérisation. Dans un mode de réalisation préféré de ltinventionp les monomères contenant de ltazotea par exemple la mono-ou la di méthylol-urée, c2est-à-dire les produits solubles dans lteau de la réaction de lourée et du formaldéhyde, sont préférables, car ils contiennent des groupes N-méthylol qui sont d'efficaces agents de stérilisation, alors que 12 azote de lourée introduit une quantité supplémentaire d'azote dans le produit final formé, le rendant a t autant plus utile comme engrais.De plus, un tel condensat urée-formaldéhyde donne un produit brut peu coflteux et un polymère à chatne courte et à faible poids moléculaire de type linéaire qui est facilement brisé par un procédé métabolique lorsquton Htutilise comme aliment pour les animaux, ou par les bactéries du sol Lorsqu'on l'utilise comme engrais. Les déchets organiques pathogéniquement stables, condensés ou solides de ltinvention sont des déchets organiques dans lesquels les matières hydrocarbonées sont intactes et non digérées, notamment lorsque la matière organique provient d'eaux usées brutes ou de boues non activées ou non digérées, le produit obtenu étant excellent pour la digestion dans le sol ou la mise en oeuvre du procédé métabolique. En général, les composés de stérilisation utiles selon ltinvention sont utilisés en quantité comprise entre 10 et 100 /?D des déchets organiques dans la solution, et par exemple entre 50 et 80 % des déchets organiques. Cependant, il faut noter que de telles quantités sont variables et dépendent de 12 effet vou- lu de stérilisation du composé et de la quantité de résine nécessaire pour donner des propriétés finales voulues pour le produit. Selon 12 invention, il est essentiel et primordial que la stérilisation efficace des déchets organiques contenant des organismes pathogènes soit réalisée par mise en contact des dé chets, dans les conditions alcalines1 avec un composée tel qutun monomère de méthylo ] 5 capable de se condenser et/cu de se polymériser ultérieurer#ent pendant un temps suffisant pour assurer la stérilisation voulue. ses procédés connus dans lesquels les solution d'urée-formaldéhyde ou de phénol-formaldéhyde sont incorporées à une matière provenant d'eaux usées, utilisent des conditions acides ou autres pour favoriser la condensation rapide et efficace do polymère sous forme de déchets solides con teneur une résine. De tels procédés ne permettent pas le contact efficace et la destruction des organismes pathogenes. Ainsi, les déchets utilisés dans de tels procédés sont souvent les boues activées/ou digérées et non pas les eaux usées brutes, ou les boues non activées provenant du réservoir de sédimentation. Le procédé de ltinvention est particulièrement avantageux car la stérilisation efficace des déchets avec un monomère de méthylol, par exemple de N-méthylol, permet L'utilisation du composé de stérilisation dans une réaction de condensation don nuant un sous-produit contenant de ltazotes qui peut etre utilisé comme engrais libérant lentement azote. De plus, on constate que de très petites quantités de composé contenant des groupes méthylol suffisent à la destruction de la majorité des organismes pathogrènes, en général, en moins de 30 minutes.De plus, selon l:invention, on peut traiter des eaux brutes à faible teneur en matières solides bien que, dans un mode de réalisation préféré, on traite les boues avant digestion, si bien qu'il est possible de supprimer la phase de digestion qui nécessite de grands réservoirs de stockage, des investissements importants et de longues périodes de traitement. Un tel traitement réduit de façon notable brodeur des eaux usées traitées. Evidemment, le cas échéant, on peut mettre en oeuvre le procédé de ltinvention avec tous les types de résidus contenant des organismes pathogènes, m#me les boues digérées, de manière à favoriser la stérilisation avant la consolidation. De plus, les déchets organiques solides et pathogénique ment stériles obtenus par mise en oeuvre du procédé de ltinvention, selon lequel la matière n2 est pas soumise à une décomposi tion bactérienne ou à une digestion, sont caractérisés par d'excellentes propriétés coflJm-e engrais ou comme matière à digérer, car la rupture des matières hydrocarbonées à channe longue a lieu lorsque la matière est utilisée comme engrais dans le sol ou pour la nourriture des animaux.Ainsi, 12 invention concerne une composition nouvelle, unique et excellente dtengrais, qui comprend des matières solides provenant dteaux usées, pathogéniquement stériles et non digérées, contenant une matière condensée ou polymérisée ayant des ponts méthylène, notamment un condensat dimérisé ou trimérisé à bas poids moléculaire d'#urée-formaldéhyde, la composition étant particulièrement utile comme engrais sous forme d'un gEteau humide à forte teneur en matière solide ou dtune poudre sèche.Le cas échéant, après traitement, le produit peut titre concentré et séché en partieou en totalité et utilisé sous forme dtun gâteau humide, d'une poudre, de granulés, en pastille ou sous drauire forme. On peut incorporer dtautres additifs avant la condensation ou après, le cas échéant, par exemple des charges, des additifs améliorant la couleur ou le goal, des additifs favorisant le traitement, par exemple des floculants, des additifs favorisant l2utilisa- tion prévue comme engrais, par exemple de lturéet d'autres engrais naturels ou synthétiques ou dtautres composés utilisés dans les engrais, ou, dans le cas de ltutilisation comme aliment pour animaux, des vitamines, des matières protéinées, des matières hydrocarbonées, etc. Dans le présent mémoire, 1 expression "déchets organiques" désigne les eaux usées brutes, les boues contenant les matières solides dteaux usées récupérées des installations municipales de traitement, ainsi que les matières solides contenant des hydrocarbures et des protéines, récupérées de liqueurs i-ndustrielles effluentes du traitement du cuir, de la laine, des aliments, des produits de la viande, des produits laitiers et analogues, ces déchets organiques contenant notamment des micro-organismes pathogènes. Dans un mode de réalisation préféré de ltinvention, de tels déchets organiques sont des eaux usées brutes et des boues non activées, c'est-à-dire avant activation ou digestion. Cependant, le cas échéant, le procédé convient avantageusement pour la stêrilisatioei de boues diverses ou non activées ou dtautres matières, qui ont été traitées de manière que la totalité ou une partie des micro-organismes pathogènes ait été retirée. On constate selon ltirlvention que la stérilisation efficace des déchets organiques peut autre réalisée dans un mode de réalisation par incorporation dtune solution dturée et de for aldéhyde, dans des conditions alcalines, dans les déchets organiques, le rapport molaire urée-formaldéhyde étant par exemple supérieur à 1:1, notamment compris entre 1:1 et 2:1 et de préférence entre 1,4:1 et 1,8:1, si bien que lourée est toujours en excès par rapport au formaldéhyde.Dans ces conditions, 12 urée et le formaldéhyde réagissent en formant la mono- ou la diméthylol-urée. Le monomère soluble dans 12 eau et contenant des groupes N-méthylol, lorsqu'il est maintenu en contact pendant un temps suffisant à une température convenable avec les déchets, assure la stérilisation efficace ce ceux-ci. Les composés de la stérilisation peuvent autre réalisés séparément puis ajoutés aux déchets organiques en solution dans les conditions alcalines, ou ils peuvent autre formés in situ de préférence par réaction dans les conditions alcalines d'urée et de formaldéhyde, jusqutà méthylolisation convenable Irturée, sous forme cristalline, granulée, en solution ou sous toute autre forme, est ajoutée au formaldéhyde en présence dteau, et un tampon convenable maintient le pH entre 7,5 et 9, de manière qu'il se forme le monomère de mono- et/ou de diméthylol-urée.La concentration de lourée et du formaldéhyde dépend dans une grande mesure des conditions physiques des déchets organiques utilisés, En général, on pense que le procédé le plus efficace consiste à dissoudre lourée cristalline ou en granulés dans une solution aqueuse à 37 % de formaldéhyde qui a été tamponnée, puis à diluer cette préparation en fonction des propriétés et des déchets organiques à stériliser. Be traitement des déchets avec des composés de méthylol en vue de la stérilisation doit etre réalisé à ltétat fluide ou dans une boue semi-fluide de manière à permettre la pénétration de la solution de méthylol au contact des matières solides particulaires contenues dans les déchets organiques fluides ou semi-fluides. On va décrire l:invention appliquée à 11 utilisation de condensats urée-formaldéhyde, mais il faut noter quton peut utiliser d'autres composés connus à groupe aldéhyde à la place de la solution de formaldéhyde, par exemple du paraformaldéhyde, du crotonaldéhyde, de l'acétaldéhyde, du propionaldéhyde, du furfural et analogue, pour la préparation du monomère de N- méthylol.On peut utiliser divers autres composés ou produits chimiques, réagissant avec l'aldéhyde, par exemple 1e formal déhyde, tel que des composés aliphatiques hydro#yles, des mercaptans, des phénols et notamment des amides, des amines et des nitriles autres que l'urée, de manière qutil se forme le monomère de méthylol qui est ensuite condensé ou polymérisé, par passage du pH dtune valeur alcaline à une valeur acide ou par changement des, autres conditions de durcissement, par exemple par chauffage dans le catalyseur.Cependant, dans le mode de réalisation préféré, le monomère préféré est un monomère uréeformaldéhyde, car cette matière contient de azote qui donne des groupes N-méthylol, et l'azote de lourée assure la formation dtune composition d'engrais libérant lentement l'azote. On peut déterminer des limites de concentration du monomère de méthylol utilisé, ctest-à-dire de la solution uréeformaldéhyde nécessaire à la désinfection des déchets organiques, en considérant les réactions parasites du formaldéhyde ou de avec dérivés de métylol-urée, avec les matières des dérivés de méthylol-urée > /qui peuvent #tre présentes dans les déchets , par exemple l'ammoniaque, le bisulfure de sodium et analogue, qui, lorsqu'elles sont mélangées, ont tendance à réduire les propriétés bactéricides minimales. Cependant, en général, la concentration admise de 50 ppm de formaldéhyde assure une action antiseptique empochant la croissance des bactéries, alors qu'une concentration de 40 000 ppm (4 %) de formaldéhyde est souvent suffisante pour la destruction de toutes les formes bactériennes végétatives et de la majorité des formes bactériennes pathogènes en moins de 50 minutes0 lies limites de la concentration utilisées selon 12 invention varient avec l'utili- ati- lisation finale prévue pour le produit. rar exemple, si on veut utiliser le produit uniquement comme décharge hygiénique ou comme combustible, si bien que le coft du traitement n'est pas du tout récupéré ou à peine, on utilise des concentrations mir;ima- les qui suffisent à lrobtention de la stérilité voulue, c2est-à- dire pour empêcher la formation de mauvaises odeurs. Cependant, si le produit final doit être utilisé comme engrais ou comme complément alimentaire pour les animaux, des concentrations relativement importantes sont souvent avantageuses, car le prix peut en être récupéré parla teneur élevée en azote obtenu par le traitement réduit le prix de transport de l'alimentation au point de distribution.Il est théoriquement possible drobtenir une concentration de 12 ordre de 18 % de formaldéhyde, donnant un produit final dont la teneur en azote est de 12 ordre de 35 %. Cependant, la concentration des déchets organiques est alors si faible que le produit n2 est pratiquement plus utile0 La limite maximale pour le formaldéhyde est par exemple de ltordre de 13,5 #. Il est essentiel lors de la mise en oeuvre de ltinvention que la concentration de la solution de monomere de méthylol et le temps de contact avec les déchets organiques à la température de contact soient suffisants pour assurer la stérilisation voulue. Le temps de contact dépend beaucoup de la température de la suspension résultante des déchets organiques et de la présence d'autres agents catalytiques bactéricides, par exemple de savons, de détergents synthétiques, d'alcool et analogues, qui peuvent avoir un effet sur ltactivité bactéricide des monomères de méthylol. En général, on constate que ltefficacité bactérienne augmente notablement lorsque la température du mélange augmente.Par exemple, la stérilisation totale de déchets organiques à une température de 5 à 100C nécessite un temps de contact pouvant atteindre 3 à 4 heures, alors qu'à une température de 2O0C seulement, il suffit de 30 minutes environ. A 600C et plus, la stérilisation est très rapide, de tordre de i à 10 secondes avec la méthylol-urée. Un temps de contact avantageux lors de ltutilisation d'une solution monomère urée-formaldéhyde-méthylol selon 12 invention est compris entre 5 minutes et 1 heure par exemple, à une température de 30 à 800C. Dans le mode de réalisation préféré de ltinvention, une solution urée-formaldéhyde, c1 est-à-dire une solution de monomère de méthylol-urée, est incorporée à des déchets organiques solides sous forme d'une boue contenant les micro-organismes pathogènes, dans des conditions alcalines. Cependant, il faut noter selon llinvention que la solution méthylol-urée-formaldéhyde peut etre préparée in situ dans la boue, ou 12 urée et le formaldéhyde peuvent être incorporés séparément à la boue ou par exemple le formaldéhyde étant ajouté à la boue de manière à assurer la stérilisation, lourée étant ajoutée ensuite dans des conditions acides de manière à assurer la condensation in situ de lourée et du formaldéhyde.Un tel procédé n2 est pas souhaitable dans le cas dtune solution d'eau usée brute dans laquelle la teneur en solides est faible, mais elle peut être souhaitable lorsque la quantité de matières solides est suffisamment élevée, c'est-à-dire supérieure à 5 %, la condensation ayant lieu rapidement après addition de l'urée.De plus, dans un autre mode de réalisation, la solution urée-formaldéhyde peut etre directement incorporée aux eaux usées brutes contenant moins de I 7b de matières solides, de manière à assurer la stérilisation puis la condensation. Evidemment, les monomères de méthylol utilisés selon 12 invention doivent être des monomères solubles dans 12 eau ou des mélanges de tels monomères ainsi que des polymères soumis aux phases ultérieures de condensation et/ou de polymérisation in situ. La réaction de lourée et du formaldéhyde dans les conditions alcalines, pour la production d'une solution de monomère de méthylolurée utile selon ltinvention comprend la méthylolisation en présence d'une base organique ou minérale, par exemple une base organique telle qu'une amine, notamment la triéthanolamine ou analogue, ou une base minérale telle que la soude, la potasse, la chaux ou analogue. Après stérilisation efficace des déchets organiques, le composé utilisé comme agent de stérilisation est soumis à une réaction de condensation ou de polymérisation, par exemple, par transformation des groupes méthylol très toxiques, par exemple du groupe N-méthylol, par exemple la mono- ou diméthylol-urée, en ponts méthylène non toxiques. Un procédé de réalisation de la condensation de la solution urée-formaldéhyde dans laquelle 12 urée est en excès, consiste à réduire le pH de la solution vers les valeurs acides, par exemple entre 2 et 5, par addition d'un acide organique ou minéral convenable. La phase de condensation ou de polymérisation est réalisée dans les conditions de température et de pH qui assurent que, dans le temps voulu, la condensation ou la polymérisation est totale.Par exemple, lorsquton utilise une solution urée-formaldéhyde, une réduction du pH à 5 environ et une température environ 150C nécessite environ 2 jours pour la condensation ou méthylénisation totale. Cependant, lorsque la température atteint 8O0C, la condensation est souvent terminée en 2 à 10 minutes. Dans la phase de condensation, les limites préférées correspondent à ltutilisation d'un pH de l'ordre de 3 à 4,5 pour la solution urée-formaldéhyde à une température comprise entre 60 et 8O O, si bien que la condensation a lieu en 1 à 20 minutes, par exemple en 1 à 5 minutes. Evidemment, le cas échéant, on peut incorporer dtautres monomères ou monomères ou polymères polymérisables aux déchets organiques pathologiquement stériles et condensés ou interpolymérisés avec les composés de méthylol, utilisés comme agents de stérilisation. Par exemple, dans un mode de réalisation, la solution urée-formaldéhyde dans laquelle le rapport molaire formaldéhyde-urée est compris entre 1 et 5 peut être utilisée pour la stérilisation des déchets organiques, de l'urée étant ensuite ajoutée séparément de manière qutelle soit en excès, la solution résultante urée-formaldéhyde étant condensée par réduction du pH obtenue par addition d'un acide. Par exemple, on peut utiliser pour réduire le pH un acide, un composé acide ou un sel acide quelconque, par exemple un acide minéral, tel que ltaci e sulfurique, l'acide suIf onique, acide chlorhydric#ue, l'acide phosphorique ou analogue. Suivant ltubilisation prévue pour le produit, les déchets traités pathologiquement stériles obtenus selon ltinvention peuvent étre utilisés comme décharge hygiénique, comme combustible ou dans d'autres utilisations, ou ils peuvent être traités de toute autre manière sans recyclage vers le milieu extérieur ou peuvent être avantageusement jetés sous forme de déchets organiques pathologiquement purs.Cependant, si les déchets organiques doivent titre recyclés dans le cycle alimentaire comme engrais ou comme aliment animal ou comme complément alimentaire pour les animaux, il peut être traité, par exemple par neutralisation ou préparé convenablement de manière à être admis sur le marché. il est souhaitable dtobtenir un produit utile comme engrais et comme aliment complémentaire des animaux, contenant un condensat linéaire à bas poids moléculaire, c2est-à-dire dont le poids moléculaire est compris par exemple entre 120 et 200, par exemple inférieur à 800, ou lorsque la condensation urée-formaldéhyde est essentiellement sous forme de méthylène- diurée ou de triméthylène-tétra-urée ou analogue, il est souhaitable selon l'invention, lorsque le produit doit ttre utilisé comme engrais ou comme aliment, que le condensat soit à chat- ne droite, à chaine ramifiée ou sous forme greffée, pouvant Etre facilement brisé par les bactéries agissant sur 11 azote et présentes dans le sol, ou par le procédé métabolique dans ltappa- reil digestif de l'animal. Dans un tel cas, le polymère ou condensat formé-ne doit pas titre un complexe très réticulé, mais plut8t un dimère, trimère ou tétramère à bas poids moléculaire. On peut utiliser une phase de neutralisation pour stabiliser le condensat méthylène-urée-formaldéhyde qui peut avoir tendance autrement à former des condensats très réticulés plut8t que des condensats à chaîne droite, à chaise ramifiée ou greffée recherchés selon l'invention.La neutralisation peut Autre réalisée par addition de diverses bases organiques ou minérales convenables au produit final ou aux déchets organiques obtenus après mise en oeuvre du procédé de ltinvention. Pour des raisons de rentabilité et de disponibilité,on préfère utiliser de la hawr éteinte, de l'ammoniaque, un sel dtammonium ou du carbonate de calcium comme agent de neutralisation. Apyres neutralisation ou lorsque le produit ne doit pas autre neutralisé, le produit final peut être préparé sous forme sèche ou sous forme de granulés facilement admis, la matière étant soumise à une phase de séchage, par exemple par atomisation ou analogue, et étant alors prête à être emballée et distribuée ou traitée d'une autre manière. D'autres caractéristiques et avantages de ltinvention ressortiront mieux de la description qui va suivre d'exemples particuliers de mise en oeuvre d#une solution urée-fcrmaldéhyde avec des déchets organiquesO Exemple 1 On obtient 12 échantillon de boue d'eaux usées non décom- posée, c2est-à-dire non activée, à ltinstallation de traitement d'eaux usées de Woonsocket, Rhode Island, Etats-Unis dtAméri- que. B'analyse de la matière donne les résultats suivants :: Teneur totale en matières solides 6 % Teneur totale en azote (solides) 2 % Rapport bactériologique Les résultats de culture indiquent la présence de Streptococcus (alpha) Gr. O Escherichia coli Groupe Enterobacter B. Subtilis Résultats de frottis Bâtonnets Gram neg. Gram pos. diplocoque s-('#ram- positif On traite 1000 g de cette boue brute avec 100 g dtune so- lution urée-formaldéhyde préparée de la manière suivante. On neutralise 50 g de formaldéhWrde à 37 % disponible dans le commerce avec de la triéthanolamine jusqutà un pH de 8. On ajoute alors 50 g d'urée en granulés disponible dans le commerce et contenant 46 % azote. La chaleur négative de dissolution provoque une chute de la température à 50C. On porte doucement la température de la solution à 30 C, et lturée est en solution avec le formaldéhyde. Après 10 minutes, la température de la solution stélève à 600CI et on ajoute alors celle-ci aux 1000 g de la boue. Le mélange résultant (masse très visqueuse) est maintenu sous agitation constante à une température de 20 à 250C. La température est portée à 600C et maintenue à cette valeur pendant 30 minutes environ, et on ajoute alors une quantité suffisante diacide chlorhydrique dilué pour que le pH atteigne 3. La dispersion résultante commence à épaissir très rapidement à ce moment et elle passe dans un malaxeur mécanique destiné à la traiter ultérieurement. Après 5 minutes supplémentaires, on considère que la méthylénisation est totale, du fait de lrabsence de toute odeur de formaldéhyde. On vérifie alors des propriétés du composé par le procédé Deniges et à laide d'un réactif modifié de Schiff, et on ne constate pas la présence de formaldéhyde. Â ce moment, on ajoute une quantité de carbonate de calcium suffisante pour la neutralisation du mélange et au passage du pH entre 6,5 et 7. Sans traitement ultérieur, on soumet le produit à la m#me analyse que la boue brute utilisée et on obtient les résultats suivants : Teneur totale en matières solides 10 ss Teneur totale en azote (solides) 21 % Rapport bactériologique Culture - - pas de croissance Frottis - - pas de bactérie On fait passer une partie de 12 échantillon ci-dessus dans un tamis à orifice de 2,5 mm. Le granulé résultant est alors soumis à un séchage à 1000C pendant 30 minutes. On analyse alors ltéchantillon de manière à déterminer son utilité agronomique, comme engrais organique azoté riche. Les qualités quton demande à une matière organique utilisée comme engrais sont les- suivantes. I. Teneur en azote dtalimentatiorl des plantes La plupart aes engrais organiques azotés contiennent environ 6 % d'azote, alors que les engrais minéraux moyens contiennent entre 10 et 20 % de cet élément essentiel à l'alimentation des plantes. Du point de vue de la rentabilité du transport et de l'utilisation comme engrais, cela signifie que les sources couramment disponibles d'engrais organiques sont 100 à 300 % plus coûteuses que leurs contreparties minérales. En conséquences un composé organique ayant une teneur compétitive en azote est très souhaitable. Il. Teneur en azote insoluble Les formes organites de l'azote ont toujours imposé un prix élevé sur le marché des engrais, du fait de l'insolubilité relative de 7.'azote d'alimentation des plantes.Oette insolubilité donne de ltazote durant longtemps et peu entraîné par les eaux. Du point de vue de la protection du milieu, les formes insolubles de l'azote emp8chent son lavage ou sa lixiviation vers les couches aquifères environnantes, les rivières, les cours d'eau, etc. Les formes insolubles de l'azote dépendent habituellement de la libération des aliments azotés des plantes, par décomposition bactérienne naturelle dans le sol. La libération est donc progresslve ainsi que la stimulation de la microflore et microfaune du sol. III. Qualité de l'azote insoluble De nombreux types d'azotes insolubles sont liés si fermement dans des molécules complexes qu'au point de vue pratique ils sont disponibles pour la rupture bactérienne et en conséquence ne peuvent pas pénétrer dans le cycle alimentaire. Un travail récent a montré que la disponlbilité de azote insoluble peut être obtenue par détermination du pourcentage d'azote insoluble dans 12 eau qui se dissout lorsqu'un échantillon de 0,25 g du produiXtsVporté à 10000 pendant 30 minutes dans 250 cm3 dteau neutralisée.Le pourcentage ainsi obtenu est appelé indice d'activlté. On admet en général qu'un produit ayant un indice d'activité supérieur à 40 donne ltessentiel de son azote pendant une période d2incubation de six mois dans le sol. L'analyse du produit obtenu dans cet exemple est : Teneur totale en azote 21 % Azote insoluble 15 % Indice d'activité 55 Exemple 2 On traite 1000 g de farine de poisson destiné à l2ali mentation du bétail comme aliment complémentaire, et contenant 9 % d1azote, contaminé par la salmonella pathogène avec 10? 20, 30, 40, 505 60, 70, 80, 90 et 100 g respectivement d'une solution urée-formaldéhyde préparée comme décrit dans exemple 1. La solution est ajoutée à la farine sèche de poisson sous forme d tune fine pulvérisation alors que la farine tourne dans un cylindre d'aspect analogue à un mélangeur de ciment de petite dimension. La température du mélange est portée à 30 Oc. Le produit est maintenu à cette température pendant 2 minutes environ, et la méthylénisation est déclenchée par pulvérisation d'une solution diluée d'acide chlorhydrique jusqu'à 12 obtention d'un pH de 3. Les produits sont maintenus dans cet état jusqutà la fin de la. méthylénisation, indiquée par des essais décrits dans exemple 1. On ajoute alors une quantité de carbonate de calcium suffisante pour que le pH soit neutre. Sans traitement ultérieur, on soumet les échantillons à une analyse bactériologique et chimique et on obtient les résultats suivants : Salmonella % Protéine Référence Traitement O g + 56,25 10 g - 57,09 20 20 g - 57,93 " 30 g - 58,78 OO 40g - 59162 " 50 g - 60,46 60 60 g - 61,30 70 70g - 62,14 80 80 g - 62,98 90 90 g - 63,82 100 g - 64,66 E#xe#rn On soumit au traitement de l'invention un échantillon de boue de tannerie contenant environ 10 % de matières solides et composé de matières telles que des lambeaux de chair, les poils, les entrailles, et en général, les raclures de peau (en plus de ces constituants organiques, il existe une quantité suffisante de contamination par les sulfures pour que les problèmes posés par ltodeur soient considérables), en ajoutant 166 g de solution urée-formaldéhyde, préparée comme décrit dans exemple 1, à 1000 g de boue. comme décrit précédemment, la suspension est maintenue à un pH de 8 et à une température de DO"C pendant 30 minutes. Le pH est alors réduit à 3 par addition d'une solution diluée d'acide sulfurique et la température est portée à 60 C. On agite suffisamment pour qutil existe un équilibre entre les phases solides et liquides, On laisse la méthylénisation se poursuivre jusqu'à ce qu'on ne détecte plus de formaldéhyde libre par la méthode Deniges comme décrit dans exemple 1. Le mélange résultant est alors neutralisé avec une quantité suffisante de soude diluée (1 % NaOH) pour que le pH atteigne 7,5, on sèche en soumettant le mélange à un courant continu d'air chaud (110 C) en assurant un tonnelage dans un cylindre tournant pendant un temps qui suffit à la réduction de la teneur en humidité à 5 % environ, et on broie ensuite à une dimension uniforme de particules (1,2 à 2,5 mm). On analyse alors ce produit pour déterminer ses propriétés agronomiques, et on note les propriétés suivantes Teneur totale en azote 24,2 j?a Teneur en azote insoluble 19,0 % Indice d2activîté 52,0 Le procédé de ltinvention présente de nombreux avantages pour le traitement des déchets pathogènes dans la mesure où les investissements sont minimaux. Par exemple, un petit réacteur chemisé peut etre utilisé pour l réparation de la solution de méthy ] .ol. cette solution peut être ajoutée peu à peu ou constamment dans les déchets organiques. La méthylénisation peut autre réalisée par injection continue d'acide organique ou minéral. La neutralisation peut aussi être réalisée de la meue manière. Les deux phases peuvent être fortement accélérées par l2éléva- tion de la température des déchets organiques à traiter. Dans le cas d'une matière analogue à une boue, par exemple diune boue d'eaux usées brutes, et les déchets de tannerie utilisés dans les expériences décrites, la matière peut passer dans un échangeur de chaleur. La solution d:urée#formaldéhyde peut elle aussi etre traitée de la mëme manière.Dans le cas de matières sèches, par exemple de farine de poisson utilisée dans 12 expérience décrite, celles-ci peuvent passer dans un cylindre tournant, à contre-courant ou dans le sens d'un courant d'air chaud qui porte la température à une valeur de 12 ordre de 600d. Le procédé de 12 invention présente aussi 12 avantage de pouvoir réduire les déchets organiques en matières pathologiquement pures qui peuvent étre recyclés dans le milieu environnant en quelques minutes, alors que les procédés connus nécessitent 30 à 60 jours pour donner un résultat analogue. Ce procédé présente des avantages supplémentaires en ce que les produits peuvent autre rendus au milieu environnant avec des propriétés nettement supérieures à celles des produits biologiquement traités de manière analogue. Des produits biologiquement traités ne sont pas pathologiquement purs et en conséquence ne peuvent pas être utilisés comme aliment complémentaire pour les animaux et les titres humains. l'es produits de 12 invention sont pathologiquement purs et peuvent etre utilisés à ces effets. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, le procédé de traitement et de stérilisation des déchets organiques peut Autre utilisé pour la stérilisation et le traitement des aliments nutritifs, par exemple des bouillons de mycélium. De tels bouillons, après récolte du mycélium, par exemple de la pénicilline, des streptomycines, de la chloromycétine, de la néo forment myxine, des tétracyclines et dtautres antibiotiques, / normale- ment un résidu qu'il est difficile de jeter sans pollution due par exemple à la demande biologique en oxygène de la matière qui est élevée.Ainsi, le procédé de ltinvention permet le trai tement et la stérilisation des bouillons utilisés pour la pro réduction des antibiotiques, contenant des micro-organismes qui produisent les antibiotiques, en particulier des champignons, des bactéries et des actffiy#omycètes. xorsqutune résine urée ,50rmaldelyde est utilisée, le procédé donne un sous-produit utile comme engrais, à partir de tels bouillons.Ainsi, dtau- tres déchets organiques solides qui peuvent être utilisés selon 12 invention sont les bouillons de culture utilisés dans divers procédés pharmaceutiques pour la préparation des antibiotiques. Par exemple, un bouillon de culture de pénicilline peut être traité de la manière suivante: Un échantillon de 2000 g de bouillon de culture usé de mycelium à l'analyse suivante Teneur totale en matières solides 35 % Teneur totale en azote (solide) 1,6 % pH 2,8 Rapport bactériologique "--forte croissance d2organismesdu genre Candida--en plus, 32 colonies de moisissures du type pénl.cillium--" Demande biochimique en oxygène 60 000 ppm sont traités avec 233 g d'une solution d'urée-formaldéhyde préparée comme décrit dans exemple i. Les déchets ont ltaspect d'une boue épaisse. Après ltad- dition de la solution urée-formaldéhyde et au cours de la phase de méthylolisation, la matière a ltaspect de dispersion visqueuse. La température des déchets au cours de 12 addition d'uréeformaldéhyde est de 20 C. La température de la solution uréeformaldéhyde est abaissée de 60 à 200G avant addition aux déchets. Après un temps de contact d'environ 5 minutes, la température de la dispersion atteint 30 C, indiquant que la méthylénisation a lieu. L'addition d'une matière acide favorisant cette réaction n2 est pas nécessaire, étant donné la nature acide des déchets. Après 20 minutes environ, la température stélève à 600C et la nature physique de la masse passe d'une dispersion visqueuse à une matière solide granulaire. On détermine ensuite que la méthylénisation est terminée pendant la mêne période de 20 minutes, car on ne peut pas détecter de formaldéhyde libre par les procédés décrits dans les exemples 1 et 2. La matière est alors neutralisée par addition d'une quantité suffisante de chaux hydratée pour que le pH atteigne 7,5. Après neutralisation, la matière granulaire passe dans un cylindre rotatif dans lequel circule un courant dtair chaud à 1100C. La matière tourne dans le cylindre pendant 20 minutes, et à ce moment, lthumidité dans le promit est réduite à environ 5 %. La matière est alors soumise à un essai bactériologique, ne montrant aucune croissance, la demande biologique en oxygène étant réduite de plus de 30 %. Il est bien entendu que ltinvention nta été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et quton pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de 1 > invention, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'une solution aqueuse de déchets organiques solides contaminés par des inicro-organismes pathogènes, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la stéri libation des déchets organiques solides en solution par mise en contact dos déchets dans des conditions alcalines, avec un monomère soluble dans liteau sujet à une polymérisation ou une condensation2 la durée du contact suffisant à la destruction des micro-organismes des déchets organiques, puis la condensation du monomère soluble dans l2eau, contenant des groupes mé thylol, par formation d'un condensat ou d'un polymère contenant des ponts méthylène, de manière à former un déchet solide patho géniquement stérile 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comprend la mise en contact des déchets organiques apec un monomère de méthylol-urée, puis la condensation du monomère sous forme d'un polymère de condensation urée-formaldéhyde. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la mise en contact, comme déchets organiques, dteaux usées brutes non décomposées ayant une teneur en matières solides inférieure à 1 % en poids 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qui comprend la mise en contact, comme déchets organiques, d'une boue d'eaux usées, non saturée et non digérée. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la mise en contact des déchets organiques avec un composé contenant un groupe méthylol à un pH de tordre de 7 à 9, puis la condensation du composé contenant un groupe mé- thymol en polymère de condensation par réduction du pH entre 3 et 4,5 environ. 6. Procédé selon la revendication 17 caractérisé en ce qu'il comprend la mise en contact des déchets organiques pendant 2 minutes à 2 jours environ à une température comprise entre 10 et 8000. 7. Procédé selon la revendication i, caractérisé en ce quril comprend la neutralisation du mélange contenant le poly mère de condensation par addition d'une base à un pH de 11 ordre de 7 à 8. 8. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qutil comprend la mise en contact, comme déchets organiques, de déchets de farine de poisson contaminés par la salmonella pathogène. 9. Procédé selon la revendicatioei 1, caractérisé en ce qutil comprend la mise en contact des déchets organiques avec une solution urée-formaldéhyde, dans des conditions alcalines, et un pH de 7 à 9 environ, et en ce que la solution urée-formal déhyde contient un rapport d'urée au formaldéhyde compris entre 1:1 et 2:1, le temps de contact étant environ 5 minutes à 11 heures à une température de 20 à 800c. 10. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend la condensation du composé contenant un groupe méthylol par réduction du pH à une valeur comprise entre 2 et 5 pendant un temps compris entre 2 minutes et 2 jours environ et une température comprise entre 15 et 800C environ. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le monomère qui contient un groupe méthylol est la mono méthylol-urée. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le monomère de stérilisation est un composé contenant un groupe N-méthylol. 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le monomère de stérilisation est le formaldéhyde et en ce qu'il comprend après stérilisation, addition durée dans les conditions acides assurant la phase de condensation. 14. Procédé selon la revendication i, caractérisé en ce qu'il comprend la mise en contact, comme déchets organiques, d'un bouillon usé de culture contenant du mycélium; 15. Déchet organique solide contenant de l'azote pathogéniquement stérile, caractérisé en ce qutil contient le polymère de condensation préparé par la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1. 15. PloccRe de t-raitement d'une boue d'eaux usées liquide non décomposée et non activée, contenant les déchets organiques contaminés par des micro-organismes pathogenes, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la stérilisation de la solution de déchets organiques par mise en contact des déchets dans la solution avec une solution urée-formaldéhyde à un pH de tordre de 7 à 9, la solution urée-formaldéhyde contenant un excès d2urée par rapport au formaldéhyde, excès ne dépassant pas 2::1, à une température comprise entre 20 et 60 C, la durée du contact étant comprise entre 2 minutes et 4 heures, puis la condensation de l2urée-formaldéhyde par réduction du pH du mélange entre 2 et 5 environ, et maintien la solution pendant environ 2 minutes à 2 jours à une température comprise entre 10 et 800C, de manière qutil se forme des déchets organiques solides pathologiquement stériles 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend pa neutralisation des déchets organiques pathogé niquement stériles par addition à cette matière de chaux éteinte, de carbonate de calcium ou dtammoniaque. 18. Déchet organique solide contenant de azote pathogé uniquement stérile, caractérisé en ce qu'il est obtenu par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 16. 19. composition solide de déchets contenant de ltazote, destinée à être utilisée comme engrais ou comme aliment pour les animaux, caractérisée en ce quelle est obtenue par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 16 et qutelle comprend des déchets organiques non digérés, contenant de ltazote pathogéniquement stérile, mélangés avec un condensat urée-formaldéhyde linéaire neutralisé et à channe courte, capable autre décomposé.