La présente invention concerne la détection des rayons infrarouges et plus précisément un appareil pyroélectrique à semi-conducteur de détection de rayons infrarouges. Un détecteur ou convertisseur d'images infrarouges est un dispositif destiné à former une image visible d'une scène émettant des rayons infrarouges. On peut considérer qu'il s'agit d'un appareil analogue dans l'infrarouge à une caméra de télévision qui forme une image à partir des rayons de lumière visible-. Les applications des convertisseurs d'images et des~systèmes détecteurs infrarouges sont bien connues et sont notamment la poursuite des projectiles autopropulsés, la mesure à distance des températures, l'observation des scènes nocturnes, etc. Le type d'appareil de détection infrarouge peut-être utilisé le plus couramment actuellement est formé par des détecteurs quantiques à un seul élément à refroidissement cryogénique utilisant un miroir ou un ensemble de miroirs pour le recouvrement successif des points d'une scène sur le détecteur, à la manière d'un panoramique. Ce type de détecteur, bien qu'il soit très sensible, est aussi très coûteux et d'entretien difficile étant donné l'utilisation nécessaire de liquide de refroidissement. Un autre type d'appareil de détection infrarouge met en oeuvre une matière pyroélectrique pour la détection des rayons infrarouges incidents dont les signaux peuvent alors être presentes sur un type ou un autre de dispositif d'affichage. Dans la matière pyroélectrique, les rayons infrarouges incidents provoquent des changements de température et, en conséquence, un courant de déplacement proportionnel à la vitesse du changement de température est créé. Ainsi, les rayons infrarouges parvenant sur la matière pyroélectrique provoquent la production par la matière d'une polarisation et d'une charge superficielle qui varient si bien qu'un courant de déplacement apparaît. Une mesure convenable du courant de déplacement permet la production d'une image des rayons infrarouges incidents.On peut par exemple se référer à l'article "THE OUTLOOK FOR PYROELECTRIC IMAGING SYSTEMS" de C.N. Helmick, Jr, Proceedings of the 1973 Electro-Optical Systems Design Conference, pages 195-207 et au brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 581 092. Un critère auquel doivent satisfaire les appareils de détection infrarouge de type pyroélectrique précité est que la matière pyroélectrique doit subir une ou plusieurs varations de température entre les lectures des dessins de chargesélectriquesproduits dans la matière puisque le courant de déplacement dans la matière est produit par des changements de température. Ainsi, les rayons infrarouges tombant sur la matière pyroélectrique doivent d'une certaine manière être modulés dans le temps, et l'opération peut être réalisée à l'aide d'un découpeur optique infrarouge placé entre la matière et la scène produisnt les rayons infrarouges.Plus la fréquence de découpe estfaibleet plus le temps d'intégration de la chaleur des rayons infrarouges sur la matière pyroélectrique est important, provoquant ainsi des variations importantes de température donc des courants plus élevés de déplacement. Le résultat est une meilleure sensibilité, c'est-à-dire une meilleure aptitude à la détection des rayons infrarouges même de faible intensité. Cependant, dans les appareils pyroélectriques connus de détection, la faible fréquence de découpe donne une mauvaise résolution spatiale étant donné la diffusion thermique latérale dans la matière pyroélectrique.La diffusion thermique est simplement lte- coulement de la chaleur des zones chaudes vers les zones froides, provoquant un flou dans l'image Les faibles fréquences de découpe laissent du temps à la chaleur pour passer des zones chaudes aux zones froides entre les lectures des signaux sur la matière pyroélectrique. Dans les détecteurs pyroélectriques d'images infrarouges à semi-conducteur (ceux dans lequel s la matière pyroélectrique est adaptée à des circuits électroniques de lecture à semi-conducteur), une découpe lente pose un autre problème car la chaleur produite dans la matière a tendance à s'écouler à travers les connexions mécaniques des électrodes vers le circuit électronique à semi-conducteur et a ainsi tendance à réduire les variations détectées de températures dans la matière. Le courant de déplacement et les signaux produits par la matière pyroélectrique sont ainsi réduits. Ce problème est résolu -dans les arrangements pyroélectriques de faible densité par montage de la matière pyroélectrique sur un entrefer ou espace d'air, et par disposition d'électrodes de connexion distantes de la zone détectrice active. Cependant, cette caractéristique ne peut être utilisée que lorsque l'espacement des éléments détecteurs est de 0,5 mm ou plus. Dans les arrangements de plus grande densité, tels que ceux qui peuvent être réalisés avec des circuits. électroniques de lecture de type intégré, les électrodes éloignées ne peuvent plus être utilisées en-pratique, notamment dans les arrangements bidimensionnels.La découpe des rayons infrarouges incidents une #fréquence plus. grande résout aussi le problème puisque la chaleur a moins de temps, entre deux échantillonnages des signaux de la matière pyroélectrique, pour passer de la matière au circuit électronique #à semiconducteur Cette solution parait plus rentable et plus commode que l'espacement précité des électrodes de connexion ou que d'autres techniques qui ont été essayées telles que la réalisation d'élèctrodes de très faible conductibilité thermique. L'invention concerne un appareil pyroélectrique de détection de rayons infrarouges qui est robuste, peu encombrant, fiable et peu coûteux. Elle concerne aussi un appareil pyroélectrique de détection. infrarouge à semi-conducteur dont la résolution spatiale ou la densité d'éléments détecteurs peut être élevée sans réduction importante de la sensibilité. Elle concerne aussi un appareil pyroélectrique de détection à semi-conducteur dont la fréquence de découpe des rayons infrarouges incidents est relativement grande et qui, dans certaines applications, permet l'accumulation ou l'intégration électronique de signaux produits par les rayons incidents. Elle concerne aussi un tel apparie pyroélectrique de détection infrarouge dans lequel le bruit à dessin fixe est pratiquement éliminé par traitement des signaux produits par les rayons incidents. Plus précisément,l'invention concerne, dans un mode de réalisation particulier, un appareil pyroélectrique de détection infrarouge qui comprend un arrangement détecteur pyroélectrique ayant plusieurs éléments détecteurs individuels destinés chacun à détecter les rayons infrarouges qui parviennent sur lui et à former des signaux représentatifs des rayons détectés. L'appareil comprend aussi un ensemble d'in- terruption successive de l'application des rayons à l1arran- gement et un ensemble de lecture des signaux des éléments détecteurs. Dans les applications mettant en jeu de faibles énergies, l'appareil comprend aussi un ensemble dtintégration ou d'accumulation dans une période prédéterminée des signaux produits par l'arrangement détecteur et lus sur celui-ci.Les signaux obtenus, intégrés ou non, peuvent être utilisés de diverses manières bien connues des hommes du métier pour l'obtention de l'information voulue sur la scène qui transmet les rayons infrarouges. L'ensemble d'interruption des rayons incidents est destiné à interrompre ou découper les rayons a une fréquence relativement élevée afin qu'il réduise la diffusion latérale et la diffusion verticale de la chaleur produit dans l'arrangement détecteur. Pratiquement tous les signaux qui pourraient être par ailleurs perdus à la suite de la découpe rapide peuvent être récupérés par le processus d'intégration. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est un schéma d'un appareil pyroélectrique de détection infrarouge selon l'invention - la figure 2 est une coupe de l'arrangement détecteur pyroélectrique et du circuit électronique de la figure 1 - la figure 3 est un schéma électrique en partie sous forme synoptique d'un mode de réalisation de configuration de circuit de l'arrangement détecteur pyroélectrique et du circuit électronique de la figure 1 ;et - la figure 4 est un diagramme synoptique d'un mode de réalisation de processeur du type utilisé dans l'appareil de la figure 1. La figure 1 représente schématiquement un appareil pyroélectrique de-détection infrarouge selon l'invention. Une flèche verticale 4 représente une scène qui émet des rayons infrarouges 8. La scène peut être fixe ou statique ou au contraire mobile ou active. Il peut aussi s'agir d'un laser infrarouge et dans ce cas l'optique 12 peut être superflue. Les rayons infrarouges 8 sont interceptés par une optique 12 destinée à focaliser et diriger les rayons sur un découpeur optique infrarouge 16 et vers un arrangement détecteur pyroélectrique 20. Le découpeur optique 16 représenté comprend un disque de forme générale circulaire monté afin qu'il tourne autour d1un axe 24, le-disque ayant des parties alternées 28 transparentes aux-rayons infrarouges et 32 opaques à ces rayons. -Lorsque le disque tourne, les parties opaques 32 interrompent successivement l'application des rayons infrarouges à l'arrangement détecteur 20.Toutes ces caractéristi- ques sont bien connues dans la technique. L'arrangement détecteur pyroélectrique 20 est destiné à former des signaux représentatifs des rayons infrarouges incidents et à les transmettre à un processeur 36. Comme in diqué plus clairement dans la suite, l'arrangement détecteur 20 est réalisé afin qu'il comprenne un arrangement d'éléments détecteurs ou capteurs individuels formant chacun un signal représentatif des rayons infrarouges parvenant sur lui. Les signaux-provenant de chaque élément détecteur peuvent être transmis en parallèle,en série ou en parallèle et en série au processeur 36. Le~mode-de réalisation particulier d'arrangement détecteur décrit en référence aux figures 2 et 3 assure l'application séquentielle des signaux au processeur, mais il faut noter que l'application en parallèle peut aussi être utilisée.Par exemple, dans un arrangement bidimensionnel, les éléments d'une ligne peuvent transmettre leurs signaux en série mais les lignespeuvent transmettre les signaux en parallèle. Le processeur 36 est destiné à intégrer ou accumuler dans une mémoire les signaux produits par l'arrangement 20. Une position ou un emplacement de mémoire est utilisé pour chaque élément détecteur de l'arrangement afin que, dans les images successives (périodes pendant lesquelles les rayons infrarouges sont soit appliqués à l'arrangement 20, soit interrompus), le signal de chaque élément détecteur soit ajouté au signal déjà conservé à 1 'emplacement de mémoire attribué à cet élément. Le processeur 36 peut être un dispositif analogique ou numérique. Après l'intégration ou l'accumulation des signaux pendant un nombre prédéterminé d'images, le signal obtenu est transmis à un dispositif utilisateur 40 tel qu'un dispositif d'affichage visible, un calculateur ou un autre dispositif permettant la prise d'une décision.Le dispositif utilisateur 40 peut être par exemple un type de tube à rayons cathodiques sen sible aux signaux provenant du processeur 36 et destiné à former des images représentatives de la scene qui émet les rayons infrarouges. Comme-indiqué précédemment, il est souhaitable que les rayons infrarouges transmis à l'arrangement détecteur 20 soient interrompus ou découpés à une fréquence relativement élevée afin que la chaleur produite dans la matière pyroélectrique de l'arrangement détecteur (décrit dans la suite) n'ait pas le temps de s'écouler latéralement vers les zones adjacentes plus froides de la matière pendant une seule image. Cependant, lorsque la découpe est rapide, le temps d'intégration de la chaleur dans la matière pyroélectrique est réduit à chaque image.Ainsi, une compensation de ce phénomène est assurée par intégration ou accumulation des signaux successifs de chaque élément détecteur de manière électronique dans le processeur 36 L'intégration des signaux électroniques assure la récupération du signal perdu du fait de la découpe rapide afin que la sensibilité de l'appareil détecteur soit maintenue avec cependant une bonne résolution spatiale de la scène détectée. La fréquence de découpe est choisie afin quelle donne la qualité voulue de résolution. Une fréquence de découpe de 30 à 1000 Hz donne avantageusement une qualité souhaitable de résolution pour la plupart des types de matières pyroélectriques telles que le sulfate de triglycine et le tantalate de lithium.Pour cette plage de fréquences de découpe, le processeur 36 est avantageusement destiné à intégrer ou accumuler des signaux provenant des éléments détecteurs de l'-arran gement 20 sur une période comprise entre 1 et 100 images. La mise en oeuvre de ces techniques avec des arrangements dont l'espacement des éléments détecteurs est compris entre 0,5 mm- au maximum et 25 microns au minimum donne une bonne résolution spatiale avec de faibles diaphonies thermiques ou un faible flou de l'image thermique. Dans certaines applications, par exemple la détection des lasers infrarouges, l'intégration des signaux obtenus par la détection peut ne pas être nécessaire même avec une découpe rapide lorsque les rayons détectés sont suffisamment intenses. La découpe rapide est encore utilisée pour l'augmentation de la résolution mais, étant donné l'intensite des radiations, la sensibilité peut être conservée sans intégration. La figure 2 est une coupe transversale d'un arrangement détecteur pyroélectrique à semi-conducteur et d'un circuit électronique de lecture à semi-conducteur, constituant un exemple d'application. L'arrangement détecteur comprend une mince couche ou plaque d'une matiere monocristalline pyroélectrique 50 placée entre une électrode commune avant 54 transpar#ente ou absorbant les radiations et plusieurs électrodes arrière 58. Comme indiqué précédemment, diverses ma tières conviennent pour la formation du monocristal pyroélectrique-50. L'épaisseur de la couche 50 peut être par exemple comprise entre 25 et 200 microns. L'électrode commune avant 54 est avantageusement formée par un morceau unique et continu de matière placé sur la matière pyroélectrique 50 dans la direction de la scène à détecter. La matière de l'électrode avant peut être le chrome, le nickel, le '^Nichrome", l'aluminium, etc., du-moment qu'elle est soit transparente, soit capable d'absorber les rayons infrarouges, suivant l'application et la longueur d'onde intéressantes. Lorsque l'élec- trode 54 doit avoir une absorption sur un large spectre, elle doit avoir une résistance d'environ 240 ohms par carre et lorsque la matière pyroélectrique 50 doit avoir une absorption- sur un spectre étroit, l'électrode 54 doit avoir une résistance comprise entre 1000 et 10 000 ohms par carré. L'électrode 54 peut être déposée sous vide sur la matière pyroélectrique 50. Plusieurs électrodes arrière individuelles 58 sont formées à la face arrière de la matière pyroélectrique 50, à l'opposé de 1'électrode 54. Ces électrodes arrière peuvent aussi être déposées sous vide sur la matière pyroélectrique puis délimitées à la configuration géométrique voulue par photogravure. Les électrodes arrière 58 peuvent être avantageusement formées de chrome revêtu d'or, de nickel, de "Nichrome", d'aluminium, etc. Les électrodes arrière 58 sont destinées à délimiter les zones de détection ou de résolution de 1 'arran- gement détecteur. Chaque électrode 58, en association avec le circuit électronique de lecture décrit dans la suite, forme un élément détecteur ou capteur de l'arrangement.La construction du type décrit est avantageuse dans le cas d'arrangements linéaires ayant un espacement des éléments inférieur à 0,5 mm environ, et dans le cas des arrangements bidimensionnels ayant plus de 9 éléments environ. Une électrode 62 de contact en saillie destinée à être au contact du circuit électronique de lecture portant la référence générale 66, est formée sur chaque électrode arrière 58. En particulier, chaque électrode 62 en saillie est au contact d'une électrode 70 formée par métallisation sur un arrangement 74 de photodiodes. La construction particulière représentée montre l'avantage principal de la découpe rapide car le dessin des électrodes arrière est imposé par la commodité de construction plutôt que par des considérations thermiques. L'arrangement 74 de photodiodes et les électrodes 70 font partie d'un substrat 78 de circuit intégré qui est avantageusement réalisé afin qu'il comprenne aussi un circuit électronique de lecture par multiplexage (qui n'est pas représenté sur la figure 2) et qui est décrit dans la suite. Un exemple convenable d'arrangement de photodiodes et de lecture est le dispositif de balayage de ligne à semi-conducteur RL-64 de Reticon Corporation. De nombreux autres types d'arrangement de circuits intégrés peuvent être utilisés selon l'invention bien que le procédé exact de connexion électronique entre l'arrangement pyroélectrique et l'arrangement du circuit intégré puisse varier comme indiqué sur les figures 2 et 3.Par exemple, l'arrangement à photodiodes à balayage automatique représenté sur la-figure 3 peut être remplacé par un dispositif à couplage par charge, par un dispositif à injection de charge, par un dispositif à chaîne, etc. L'électrode avant commune 54 est couplée au potentiel de la masse de la même manière que le circuit de lecture. Un fil 82 de sortie assure le transport de signaux produits par les éléments détecteurs successivement vers le processeur 36 représenté sur la figure 1. Le circuit de l'arrangement détecteur pyroélectrique et le circuit électro#nique associé sont représentés sur la figure 3 et comprennent sous forme schématique des éléments détecteurs pyroélectriques individuels 104. Ces éléments comprennent essentiellement un générateur 108 de charge, représentant la polarisation et la charge superficielle produites dans la matière pyroélectrique lors de l'irradiation par les rayons infrarouges. La représentation schématique de l'élément détecteur 104 comprend aussi un condensateur équivalent 112 dont l'électrode supérieure 116 représente une électrode arrière (repérée par la référence 58 sur la figure 2) et dont l'électrode inférieure 120 représente l'électrode commune avant (repérée par la référence 54 sur la figure 2). L'électrode inférieure 120 (électrode avant) de chaque élément détecteur 104 est couplée au potentiel de la masse par un conducteur 124. électrode supérieure 116 (électrode arrière) de chaque élément détecteur 104 est couplée à l'électrode D de drain d'un transistor correspondant à effet de champ 128. L'électrode G de grille de chaque transistor à effet de c#hamp est elle-même reliée à un compteur 132 à décalage et l'électrode S de source est reliée à un conducteur 82 qui est relié à la sortie du circuit électronique de lecture de l'arrangement de photodiodes. L'électrode supérieure 116 (électrode arrière) de chaque élément détecteur 104 est aussi reliée à l'anode d'une diode corr#espondante 136 dont la cathode est au potentiel de la masse. (Cette diode n'est pas un élément essen tiel de l'arrangement pyroélectrique mais est incorporée à l'arraqpment précité "Reticon" RL-64). Lors du fonctionnement, la matière pyroélectrique 50 (figure 2) est exposée aux rayons infrarouges si bien que ceux-ci parviennent sur la matière par l'intermédiaire de l'électrode commune avant 54. Les rayons infrarouges sont absorbés soit par cette électrode 54, soit par la matière pyroélectrique 50 elle-même comme décrit précédemment. Les rayons absorbés échauffent la matière 50 et provoquent la création par celleci de charges de polarités opposées sur les faces avant et arrière de la zone qui est chauffée. Evidemment, suivant le dessin des rayons infrarouges tombant sur l'électrode avant 54 í certaines des zones sont chauffées et d'autres non.Les dessins de charges produits dans les zones chauffées sont transférés du détecteur au circuit électronique 66 de lecture par l'intermédiaire des électrodes 62 de contact en saillie et des électrodes 70 formées par métallisation. La figure 3 permet de comprendre la détection du dessin de charges produit par les rayons incidents dans la matière pyroélectrique 50 et la lecture du dessin formé. Chaque condensateur 112 des détecteurs 104 ou bien possède une charge produite lorsque, la partie de la matière pyroélectrique autour de laquelle se trouve ce condensateur s'échauffe, soit ne possède pas de charge lorsque la partie correspondante n'est pas chauffée. Ainsi, divers condensateurs se chargent à une valeur déterminée par les rayons incidents (représentés par le générateur 108 de charge) et divers oodensateurs ne se chargent pas. A proximité de la fin de la première image ouverte (période pendant laquelle les rayons peuvent tomber sur le détecteur pyrcélec- trique),le compteur 132 à décalage commence à fonctionner sous la commande d'un signal transmis à un fil représenté à gauche du compteur 132 sur la figure 3. Des impulsions d'horloge sont appliquées en colncidence au compteur 132 par l'autre fil placé à gauche de celui-ci et le compteur 132 commandé par ces impulsions excite successivement tous les transistors 128. Après application d'un signal du compteur 132 à la grille G d'un transistor 128, la charge qui s'est accumulée dans le condensateur correspondant 112 est transmise par le transistor au fil 82 de sortie. Evidemment, si aucune charge ne s'est accumulée dans ce condensateur, aucun signal n'est alors transmis au fil 82 de sortie. L'excitation des transistors à effet de champ se termine pratiquement près de la fin de l'image ouverte. Dans l'image suivante qui est fermez (période pendant laquelle les rayons infrarouges sont arrêtés par le découpeur 16), les parties de matière pyroélectrique 50 qui ont été chauffés par les rayons dans l'image ouverte initiale commencent à se refroidir, par exemple par transfert de chaleur dans l'air, par réirradia- tion, etc. Les parties qui étaient tièdes et se refroidissent alors arment une charge de polarité opposée à celle qui a été créée dans l'-image antérieure. A proximité de la fin de l'image fermée,le compteur 132 recommence à exciter tous les transistors 128 afin qu'il lise la charge créée dans les condensateurs correspondants 112. Cette opération se poursuit à chaque image successive ouverte ou fermée. Les signaux produits par les éléments détecteurs 104 et transmis par les transistors à effet de champ au fil 82 de sortie parviennent au processeur 36 et en particulier à une mémoire ou ligne à retard 204 (figure 4) et simultanément à l'entrée d'inversion d'un amplificateur différentiel 208. La mémoire ou ligne à retard 204 comprend une zone séparée de mémorisåtion pour chaque élément détecteur de l'arrangement 20 et elle est destinée à retarder chaque signal provenant d'un élément détecteur d'une image. Ainsi,chaque signal d'un élément détecteur est appliqué immédiatement à l'entrée d'inversion de l'amplificateur 208 et est aussi appliqué pendant l'image suivante à l'entrée de non-inversion si bien que deux signaux de chaque élément détecteur sont appliqués à l'amplificateur chaque image.L'amplificateur 208 forme un signal représentant la différence entre les deux signaux reçus et il transmet ce signal de différence à un commutateur 212. Le rôle de la mémoire ou de la-ligne retard 204 et de l'amplificateur différentiel 208 est l'élimination du bruit formant un dessin fixe. Ce bruit qui ne varie pratiquement pas, est forme par chaque élément détecteur et peut êtrepositif ou négatif. Comme l'amplificateur différentiel 208 forme un signal qui représente la différence entre des signaux créés dans des images successives du découpeur et comme il n'existe pas de différence entre le bruit à dessin fixe des images successives, ce bruit est pratiquement annulé par l'amplifisteur différentiel. Cependant, le signal produit par l'arrangement détecteur 20 dans les images alternées a des polarités opposées si bien qu'il s'ajoute dans l'amplificateur 208. Le commutateur 22 fonctionne en synchronisme avec le découpeur 16 afin qu'il transmette un signal reçu soit à l'entrée d'inversion, soit à l'entrée de non-inversion d'un amplificateur inverseur 216. Plus précisément, lorsque le découpeur 16 est ouvert ou transmet les rayons infrarouges, le commutateur transmet le signal de l'amplificateur 208 à l'entrée d'inversion de l'amplificateur 216 et, lorsque le découpeur est fermé ou interrompt l'application des radiations à l'arrangement détecteur 20, le commutateur 212 transmet le signal reçu à l'entrée de non-inversion de l'amplificateur 216. Le rôle de cette opération est la création d'une séquence de signaux ayant la même polarité. Ainsi, lonqu'un signal de polarité positive est produit par un élément détecteur de l'arrangement 20, l'amplificateur 208 forme un signal de polarité négative qui représente la différence entre le signal positif produit par l'élément détecteur et le signal négatif reçu antérieurement et produit par l'élément. Ce signal négatif de différence est alors transmis au commutateur 212 qui le transmet lui-meme à l'entrée d'inversion de l'amplificateur 216 puisque, à ce moment, le découpeur est ouvert. Lorsqu'un signal négatif est produit par un élément détecteur de l'arrangement 20, l'amplificateur 208 forme un signal positif qui représente la différence entre le signal négatif produit par l'élément détecteur et un signal positif reçu antérieurement. Ce signal positif de différence est transmis au commutateur 212 qui le transmet alors à l'entrée de non-inversion de l'amplificateur 216. De cette manière, ce dernier produit un train d'impulsions positives. Les signaux produits par l'amplificateur 216 parviennent à un circuit 220 d'atténuation ou de réduction de l'amplitude du signal d'un facteur 1/Z par rapport à sa valeur originale, Z étant un nombre quelconque supérieur ou égal à 1. Le signal est alors transmis à un noeud 224 d'addition au niveau duquel il est ajouté à un signal conservé dans une mémoire 228 et renvoyé par l'intermédiaire d'un autre atténuateur 232. La mémoire 228, dans ce mode de réalisation, est d'un type analogique ayant un emplacement ou une position de mémoire corres pondant chacun des éléments de détection de l'arrangement 20. Chaque fois qu'un signal d'un élément détecteur est appliqué au noeud 224, il est ajouté au signal conservé dans la mémoire 228 à l'emplacement attribué à cet élément détecteur.Ainsi, les signaux produits par chaque élément détecteur sont accumulés ou intégrés dans la mémoire 228 pendant une période prédéterminée. L'atténuateur 232 réduit les signaux conserves dans la mémoire à une valeur (X-1)/X du signal original, X étant un nombre quelconque supérieur à 1. Le rôle des atténuateurs 220 et 232 est simplement le maintien des signaux accumules ou-intégrés dans une plage prédéterminée d'amplitudes. Lorsque X est égal à Z, un signal accumulé ou intégré a une amplitude égale au signal d'entrée de l'atténuateur 220, après 2X images environ. Lorsque X diffère de Z, le signal accumulé a une amplitude X/Zfois celle des signaux d'entrée. La période pendant laquelle l'accumulation ou l'intégration a lieu est déterminée par la sensibilité voulue par l'utilisateur, comme indiqué précédemment, et elle est fonction de X comme indiqué ci-dessus. Le signal de sortie du processeur 36 et en particulier de la mémoire 228 parvient à un dispositif utilisateur 40 (figure 1) dans lequel l'information détectée par l'appareil peut être affichée, traitée, -etc. Les rayons infrarouges sont dé tectés comme décrit avec un arrangement détecteur à semiconducteur et la diffusion thermique dans l'arrangement est rendue minimale gracie à une découpe relativement rapide des rayons incidents. La réduction desensibilité due à la découpe rapide-est compensée par integration ou accumulation électronique des signaux produits par les éléments détecteurs. I1 est bien entendu-que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS I. Appareil pyroélectrique de détection infrarouge, caractérisé en ce qu'il comprend un arrangement détecteur pyroélectrique ayant plusieurs éléments détecteurs individuels destinés chacun détecter des rayons infrarouges transmis à l'arrangement et à former des signaux représentatifs des rayons détectés, un dispositif d'interruption successive de l'application des radiations à l'arrangement, et un dispositif d'intégration des signaux produits par l'arrangement détecteur pendant une période prédéterminée. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arrangement détecteur pyroélectrique comprend une couche de matière pyroélectrique, une électrode avant placée d'un premier côté de la couche de matiere pyroélectrique, les rayons infrarouges étant appliqués à la matière pyroélectrique par l'élec- trode, plusieurs électrodes arrière disposées sur l'antre côté de la matière pyroélectrique, c'est-a-dire du côté opposé à celui sur lequel est disposée l'électrode avant, et plusieurs dispositifs détecteurs couplés chacun à une électrode arrière différente et destinés à produire des signaux représentatifs des rayons appliqués à la partie de la matière pyroélectrique qui se trouve entre l'électrode avant et l'électrode arrière à laquelle est relié le dispositif détecteur. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'arrangement détecteur pyroélectrique comprend en outre un conducteur de sortie relié à chaque dispositif détecteur, et un dispositif destiné à provoquer l'application successive des signaux produits par chacun des dispositifs détecteurs au conducteur correspondant de sortie. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'intégration comprend une mémoire ayant plusieurs emplacements destinés à conserverles signaux qu'elle reçoit, et un additionneur destiné à ajouter les signaux produits par 11 arrangement détecteur à des signaux conservés dans la mémoire et à transmettre le résultat à la mémoire. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque élément détecteur de l'arrangement détecteur pyroélectrique est destiné à former un signal d'une première pola rité lors de l'application des rayons à l'élément et un signal de polarité opposée lors de l'interruption de cette application des rayons à l'élément, l'appareil pyroélectrique de détection infrarouge comprenant en outre un amplificateur ayant une entrée d'inversion et une entrée de non-inversion et une sortie reliée à l'additionneur, et un dispositif de commutation destiné à appliquer les signaux de la première polarité provenant de l'arrangement détecteur pyroélectrique à l'une des entrées de l'amplificateur et à appliquer les sigaux de l'autre pol#arité à l'autre des entrées de l'amplificateur. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un atténuateur monté entre la sortie de l'amplificateur- et l'additionneur et destiné à atténuer les signaux transmis par l'amplificateur à l'additionneur. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif monté entre l'arrangement détecteur pyroélectrique et le dispositif de commutation et destiné à former un signal de différence représentatif de la différence entre chaque signal produit par un élément détecteur de l'arrangement et le signal qui lui succède immédiatement et qui est produit par ltélément. 8. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'interruption est destiné à interrompre l'application des rayons à l'arrangement à une fréquence comprise entre environ 30 et I000 Hz, et le dispositif d'intégration est destiné à intégrer les signaux produits par chaque élément détecteur sur une période comprise entre environ 1 et 100 images délimitée par le dispositif d'interruption. 9. Appareil pyroélectrique de détection infrarouge, caractérisé en ce qu'il comprend un arrangement-détecteur pyroélectrique ayant plusieurs éléments détecteurs individuels séparés par une distance comprise entre 25 microns et 0,5 mm, chaque élément détecteur étant destiné à détecter les rayons infrarouges appliqués à l'arra-ngement et à former les signaux représentatifs des rayons détectes, un dispositif destiné à interrompre successivement l'application des rayons à# l'arrangement à une fréquence comprise entre 30 et 1000 Hz, un dispositif à conducteurs de sortie, et un dispositif destiné à appliquer les signaux produits par l'arrangement détecteur au dispositif à conducteurs de sortie.