La présente invention a pour objet des N-acyloyl-N' -alkyl-alkylène -diamines et un procédé permettant de les préparer. Ces nouveaux composés répondent i la formule générale dans laquelle R représente un reste bivalent, qui peut entre aliphatique, cyclo-aliphatique aro matique, ou bicyclique et qui forme, avec le groupe dicarbonyl-amino, un cycle à 5, à 6 ou à 7 maillons, R1 représente un atome d bydrogène ou un reste allyle ayant de 8 à 12 atomes de carbone, représente un reste alkyle ayant de 8 à 22 atomes de carbonée, et n est un nombre entier de 2 à 6. Dans les composés répondant à la formule générale I, la chine carbonée du reste R2 peut être interrompue par le soufre, le groupe -NH- ou, de préférence, 1 oxygène. Dans la formule générale I, le symbole R peut représenter plus particulièrement les restes bivalents suivants : -CH2CH2- , -CH2CH2CH2- , -CH2CH2CH2CH2-, -CH=CH- , où R3 = H ou où R4, R5 R6, R7 = H ou des restes alicyles ayant chacun de I à 6 atomes de carbone. où R4, R5, R6, R7, R8, R9 - H ou des restes alicyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone. où R4 à R11 = H ou des restes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone R2 représente de préférence un reste alkyle provenant du suif et n est de préférence égal à 3. On peut préparer les composés répondant à la formule générale I en faisant réagir une N-alkyl-alkylènediamine répondant à la formule générale II avec un agent d'acylation répondant à la formule générale III Dans ces formules R, R1, R2 et n ont les significations déjà indiquées, X et X1 représentent chacun, indépendamment l'un de 1'autre, le chlore, le brome, le radical OH, un radical GR13 (où R13 est un reste alkyle en C1-C4, ou X et X représentent conjointement dans la formule III un pont oxygène. Normalement, X et X1 ont la mEme signification ou représentent ensemble un pont -O-. Les agents d'acylation répondant à la formule générale TTT sont alors des chlorures, des bromures, des esters allyliques ou des anhydrides d'acides dicarboxyliques répondant à la formule générale IV ou sont ces acides dicarboxyliques eux-mEmes. Les acides dicarboxyliques répondant à la formule générale IV sont des composés connus. On peut envisager plus particulièrement, pour la préparation des composés répondant à la formule générale I, les acides dicarboxyliques suivants, ainsi que les bromures, chlorures, esters allyliques et anhydrides qui en dérivent ; l'acide succinique, 11 acide glutarique, l'acide adipique, l'acide maléique, l'acide citraconique, l'acide itaconique, l'acide dichloro-1,2 succinique, des acides succiniques porteurs de radicaux allyles répondant à la formule générale où R3 , H ou CH3 l'acide cyclohexane-dicarboxylique-1,2, l'acide cyclopentane dicarboxylique-1,2, acide phtalique, l'acide tétrachloro- phtalique, l'acide tétrahydrophtalique, des acides phtaliques alkylés répondant à la formule où R4 à R7 sont des restes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone 11 acide naphtalique, des acides naphtaliques alkylés répondant à la formule ou R4 à R9 sont des testes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone l'acide endométhylene-tétrahydrophtalique, l'acide diphénique, des acides diphéniques aikylés répondant à la formule où R4 à R11 sont des restes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone. On peut préparer les anhydrides des acides alkyl-succiniques indiqués en faisant réagir un hydrocarbure répondant à la formule générale V, dans laquelle R3 représente l'hydrogène ou le radical CH3, selon le schéma réactionnel suivant (voir schéma page suivante) avec l'anhydride maléique (formule VI) , à des températures réactionnelles comprises entre 120 et 1700, en présence de peroxydes, par exemple de Na202 ou de peroxyde de benzoyle. Les autres acides dicarboxyliques indiqués sont des composés bien connus, à partir desquels on peut préparer, selon des procédés connus pour la préparation des produits en question, les chlorures d'acides, les bromures d'acides, les anhydrides et les esters. On peut préparer facilement les N-alkyl-alkylène- diamines répondant à la formule Il, lorsque dans cette formule n est égal à 3, en fixant une amine répondant à la formole 12 générale HNR R sur la double liaison C=C de l'acrylonitrile, et en réduisant le groupe nitrile du composé intermédiaire en un groupe amino. Pour préparer des composés répondant à la formule générale II, on peut également alkgler, de manière connue, des diamines répondant à la formule générale H2N(CH2)nNH2, à l'aide d'agents d'allylation. On peut citer, comme exemples d'agents d'alkylation appropriés, des chlorures d'alkyles répondant à la formule Cl-R2. On obtient ainsi des composts répondant à la formule H2N(CH2)nNHR2. On peut acyler ces composés, par exemple les acétyler, puis les allyle à l'aide d'un agent dtalkylation, par exemple à l'aide d'un chlorure d'alkyle répondant à la formule Cl-Rl. Après élimination du groupe acyle on obtient des composés (II) dans lesquels R1 et R2 représentent chacun un reste alkyle du type déà indiqué. La réaction de la N-alkyl-alkylène-diamine répondant à la formule générale II avec l'agent d'acylation répondant à la formule générale III s'effectue avantageusement au sein d'un solvant inerte. On peut citer, comme exemples de solvants appropriés, entre autres des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, par exemple les xylènes, le toluène, la décaline, la tétraline, etc...On réalise normalement la réaction à des températures de 80 à 18Q ; elle est générale ment terminée au bout de 1 à 3 heures. il y a intérêt à chasser continuellement du mélange réactionnel, par distillation, les produits qui se forment lors de la réaction, en l'espèce de l'eau lors de l'acylation au moyen des acides dicarboxyliques libres ou de leurs anhydrides, et un alcool inférieur lorsque l'acylation est faite à l'aide d'un ester. Pour l'acylation au moyen d'anhydrides d'acides dicarboxyliques il est particulièrement recommandé d'opérer à des températures comprises entre 140 et 1500.Le domaine de températures que l'on préfère pour l'aoylation au moyen d'esters est compris entre 120 et 1300, et, quand l'acylation se fait au moyen d'acides libres, on préfère opérer à 1200. Pour mener la réaction à son terme, il peut s'avérer nécessaire, en particulier quand l'acylation est faite à l'aide d'acides libres, d'effectuer une postcondensation - autrement dit de chasser, par distillation, des produits provenant de la réaction, comme l'eau ou l'alcool - à des températures allant de 100 à 1100, pendant 1 à 2 heures, sous pression réduite, de préférence sous une pression de 20 à 25 torrs. Les composés répondant à la formule générale I sont des produits hautement visqueux, de consistance cireuse et d'une couleur brun jaune, qui n' ont pas de point de fusion bien défini et qui, contrairement à toute attente, conviennent bien, en tant que retardateurs temporaires présentant une permanence très réduite et un pouvoir d'unisson élevé, comme adjuvants pour la teinture du poly-acrylonitrile ou de polyesters à 11 aide de colorants basiques. Les produits fibreux à base de poly-acrylonitrile ou de polyesters modifiés par les acides peuvent Etre teints au moyen de colorants basiques. Si l'on n'ajoute pas d'adjuvants d'unisson, il existe cependant, en particulier quand il s'agit de nuances claires, le risque d'obtenir des teintures mal unies. Pour pouvoir obtenir malgré tout, par teinture des fibres indiquées ci-dessus au moyen de colorants basiques, des colorations bien unies, il est nécessaire de mettre en jeu des adjuvants d'unisson particuliers, couramment dénommés "retardateurs".Par exemple, pour obtenir un bon unisson sur des articles en poly-acrylonitrile, on connatt un procédé selon lequel on utilise comme retardateurs des composés dtalcoxy-alkyl-ammoniums quaternaires (cf. 2ème fascicule imprimé de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 1 123 286). Toutefois, les composés comportant des restes hydrocarbonés hydrophobes à longueschatnes pré~ sentent l'inconvénient capital que > dans le cas d'un surdosage accidentel, ils créent des réserves tenaces sur les fibres en poly-acrylonitrile à tendre, et rendent ainsi pratiquement impossible d'obtenir la profondeur de couleur ou la nuance souhaitées.On désigne les agents d'unisson présentant ces propriétés sous le nom de retardateurs permanents. Pour éviter ces défauts de teinture et ces pertes de colorants, on met souvent en jeu des retardateurs temporaires, d'un maniement plus facile, par exemple le chlorure de benzyl-pyridinium (cf. le brevet français NO 1 235 3579. Lors de leur application, les retardèurs temporaires sont faciles à manier. ns permettent, mEme dans le cas d'un surdosage accidentel, d'obtenir un bon épuisement du bain dans les intervalles de temps couramment utilisés en teinture et les profondeurs de coloration souhaitées. ns présentent néanmoins l'énorme inconvénient qu'à des doses d'application égales, ils sont moins efficaces que les retardateurs permanents. Or, la Demanderesse a observé le fait absolument imprévisible que les composés répondant à la formule générale I réunissent en eux à la foie le remarquable pouvoir d'unisson des retardateurs permanents et la faible permanence des retardateurs temporaires. ns sont d'une efficacité étonnante comme adjuvants d'unisson pour toutes les teintures effectuées sur des articles en poly-acrylonitrile, en copolymères contenant de l'acrylonitrile, ainsi qu'en fibres polyesters modifiées par des acides ; on les met en jeu de préférence sous la forme de leurs sels, répondant à la formule générale VIII (voir formule page suivante) comme dispersions ou solutions à environ 50 . Dans la formule générale VIII, R, R1 R2 et n ont les significations déjà indiquées, et X représente l'anion d'un acide minéral ou d'un acide carboxylique, plus particu lièrement l'un des anions suivants : PO43- , SO42- , NO3- , Cl- HCOO , CH3COO et C2H5COO . On préfère l'anion acétate. On prépare les sels répondant à la formule générale VIII en mélangeant les composés répondant a la formule générale I avec les quantités calculées d'acides. Comme solvants ou dispersants pour les composés répondant à la formule générale I, ou leurs sels répondant à la formule générale VIII, on peut envisager, par exemple, lteau ou l'isopropanol et, pour les sels répondant à la formule générale VIII, également des acides, en particulier l'acide formique et l'acide acétique. On peut réaliser les teintures à l'aide de colorants basiques, par exemple à 11 aide de colorants azoïques et anthraquinoniques basiques, de colorants induliniques, cyaniques et méthiniques, de colorants des séries des quinoléines et des acridines, ainsi que de colorants appartenant aux séries des di- ou tri-aryl-méthanes, des oxazines, des thiazines et des diazines. Pour l'application, on amène généralement la marchandise à teindre dans un bain de teinture porté à l'é- bullition, avec une longueur de bain comprise entre 1:3 et 1:200 , plus particulièrement entre 1:10 et 1:20. Le bain de teinture contient, en plus des colorants indiqués de 0,01 à 5 g/litre > et, plus particulièrement de 0,025 à 3,5 g/litre, de composés répondant à la formule générale I, de préférence sous la forme des sels répondant à la formule générale VIII. Par exemple, pour une longueur de bain égale à 1:3, la concentration des composés répondant à la formule générale I, ou de leurs sels, est comprise entre 0,8 et 3,5 g/litre, et, pour une longueur de bain égale à 1 :100, elle est comprise entre 0,025 et 0,1 g/litre. On introduit dans les bains de teinture les composés répondant à la formule générale I, ou leurs sels, de préférence sous la forme de dispersions ou de solutions à environ 50 %. Comme solvants ou dispersants, on peut utiliser par exemple l'eau, l'isopropanol ou des acides, en particulier l'acide acétique. On peut effectuer la teinture de la manière habituelle, en présence dTadditifs, par exemple d'acides, entre autres l'acide formique et l'acide acétique. fl est également loisible d'opérer avec des mélanges des substances conformes à l'invention. Dans beaucoup de cas, il est apparu que les substances actives répondant aux formules I et VIT: présentent, quand on les utilise comme agents d'unisson, une certaine sensibilité aux électrolytes. Des quantités assez importantes de sels, par exemple de sulfate de sodium ou de chlorure de sodium, qui sont introduites dans le bain de teinture, par exemple à titre de diluants pour les colorants, peuvent provoquer une floculation des substances actives. Il est cependant possible de supprimer de manière simple la sensibilité des substances actives aux électrolytes ; pour cela, il suffit d'utiliser les substances actives en mélange avec des dispersants non ionogènes.Comme dispersants non ionogènes appropriés, on peut citer, entre autres, des produits d'éthoxylation d' alkyl-phénols (par exemple du nonyl-phénol, qui a réagi avec de 8 à 20 moles d'oxyde d'éthylène), des produits d'éthoxylation d'amides d'acides gras supérieurs, d'alcools gras supérieurs ou d'acides gras supérieurs. Des acides gras et alcools gras supérieurs convenant pour l'éthoxvlation sont ceux qui ont de 7 à 30 atomes de carbone, que l'on rencontre, par exemple, dans des graisses et huiles naturelles, entre autres dans la lanoline. Les amides d'acides gras supérieurs convenant pour l'éthoxylation ont de 12 à 20 atomes de carbone.Le degré d'éthoxylation des produits convenables est normalement compris entre 8 et 90, de préférence entre 10 et 80 ; en d'autres termes, ces produits ont été obtenus à partir d'une mole d'acide gras, d'alcool gras ou d'amide d'acide gras et de 8 a' 90 moles, de préférence de 10 à 80 moles d'oxyde d'éthylène (ou oxiranne). Des dispersants convenant particulièrement bien sont ceux qui ont été préparés en faisant réagir l'alcool stéarylique, l'alcool oléylique et/ou l'alcool de l'huile de coprah avec 25 moles d'oxyde d'éthylène.En faisant réagir des mélanges d'acides gras, d'alcools gras et/ou d'amides d'acides gras, on obtient également des dispersants non ionogènes convenables, Une bonne préparation prête pour 11 emploi non sensible aux électrolytes, de l'adjuvant d'unisson est constituée, par exemple, d'une solution ou dispersion présentant la composition suivante - de 40 à 60 ffi en poids, et mieux 50 % en poids, de substance active (composés de formule I et/ou VIII) - de 1 à 10 % en poids, et mieux de 1 à 5 ffi en poids, d'un dispersant non ionogène, en particulier des produits d'éthoxylation de 11 alcool stéarylique, de l'alcool oléylique ou de l'alcool gras du coprah - pour le reste, un solvant (eaux isopropanol, acide acétique glacial ou acide formique). Une préparation de la substance active sous cette forme s'est montrée dans la pratique totalement insensible aux électrolytes. Pour réaliser la préparation, on peut également utiliser des mélanges de dispersants non ionogènes et/ou des mélanges de solvants et/ou des mélanges de substances actives. Les exemples qui suivent ont pour but dtillus- trer la présente invention. Sauf indication contraire expresse, les parties et pourcentages s'entendent en poids. Les températures sont exprimées en degrés Celsius. EXEMPLE 1 : Dans une masse fondue constituée de 223 g (soit 0,6 mole) dune alkyl-propylène-diamine dont le reste alkyle provient du suif, on introduit, à une température de 80 à 85 , en environ une heure, 70 g (soit 0,7 mole) d'anhydride succinique, et on porte la température à 1600 en une heure. On condense ensuite pendant 2 heures, à une température intérieure de 150-160 , et on chasse continuellement par distillation l'eau provenant de la réaction. Pour finir, on chasse le reste de l'eau provenant de la réaction par distillation sous pression réduite à une température de 105 à 110 . Le produit obtenu, visqueux et de couleur brun jaune, répond à la formule Le produit donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial et peut être utilisé en technique dans la préparation suivante, stable aux électrolytes on fait fondre, à 50-60 , 50 parties du produit de la réac tion avec 5 parties d'un dispersant obtenu en faisant réagir le-stéaramide avec 10 moles d'oxyde d'éthylène, puis on dissout dans 45 parties d'acide acétique glacial. - Analyse Poids moléculaire : environ 452 N calculé = 6,2 ffi ; N trouvé = 6,0 y-. De manière analogue, on fait réagir avec 70 g (soit 0,7 mole) d'anhydride succinique, - 214 g (soit 0,6 mola) d'une allyl-éthylène-diamine, ou - 230 g (soit 0,6 mole) d'une allyl-butylènediamine, ou - 247 g (soit o,6 mole) d'une allyl-hexylène-diamine, les restes allyles desdites diamines dérivant du suif. Les produits ainsi obtenus sont également bien solubles dans l'acide acétique glacial et peuvent entre utilisés sous la forme de solutions à environ 50 ffi dans cet acide. On peut, de façon analogue faire réagir 185 g (soit 0,5 mole) d'une allyl-propylène-diamine dont le reste alkyle dérive du suif, avec 52 g (soit 0,53 mole) d' anhydride maléique EXEMPLE 2 A une température de 95 à 100 , on introduit dans une masse fondue constituée de 223 g (soit 0,6 mole) d'une alkyl-propylène-diamine dont le reste alkyle provient du suif, 84,5 g (soit o,65 mole) d'acide itaconique. On chauffe ensuite pendant une demi-heure à une température de 110 à 115 , puis, pendant 2 heures, à 1200, après quoi on chasse, par distillation sous pression réduite, l'eau formée. Le produit obtenu, de couleur brun sombre, répond à la formule - Analysa Poids moléculaire : 480. N calculé = 5,8 % ; N trouvé = 6,0 %. Le produit donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial et peut tre utilisé en technique dans la préparation suivante, stable aux électrolytes. On fait fondre, à 50-600, 50 parties du produit de la réaction avec 7,5 parties d'un dispersant préparé en faisant réagir l'alcool oléylique avec 20 moles d'oxyde d'éthylène, puis on dissout cette masse fondue dans un mélange constitué de 20 parties d'isopropanol et de 32,5 parties d'acide acétique glacial. Grc à cette préparation à base du composé indiqué, on obtent, quand on teint des pièces en poly-acrylonitrile au moyen de colorants basiques, un bon effet d'unisson. EXEMPLE 3 A une température de 80 à 90 , on introduit, en une heure, dans une masse fondue constituée de 41 g (soit 0,22 mole) de N-octyl-propylène-dTamin, 34,5 g (soit 0,233 mole) d'anhydride phtalique. On agite encore pendant 20 minutes à 100-110 , puis on amène, en une heure et demie. la température à 140-1500. On poursuit ensuite la condensation pendant 2 heures à une température de 140 à 1500, tout en chassant continuellement par distillation, pendant la réac tion, l'eau qui s'est formée. On élimine les derniers restes d'eau, à une température de 100 à 110", sous le vide de la trompe à eau. Le produit obtenu, visqueux et de couleur brune, répond à la formule - Analyse Poids moléculaire : environ 316. N calculé = 8,8 % ; N trouvé = 8,2 k. Le produit donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial. En fondant 50 parties de ce produit avec 3 parties d'un produit provenant de la réaction de l'alcool stéarylique avec 25 moles d'oxyde d'éthylène, à une tempéra- ture allant de 60 à 80 , et en dissolvant cette masse fondue dans un mélange constitué de 27 parties d' acide acétique glacial et de 20 parties dtisopropanol, on obtient un mélange stable aux électrolytes ajoutés. Avec cette composition, on peut rdaliserJau moyen de colorants basiques, des teintures d'unisson impeccable sur des fibres en poly-acrylonitrile. De manière analogue, on fait réagir 39 g (soit 0,18 mole) de N-décyl-propylène-diamine avec 29 g (soit 0,196 mole) d'anhydride phtalique, 38 g (soit 0,127 mole) de N,N-dioctyl-propylène-diamine avec 20,7 g (soit 0,14 mole) d'anhydride phtalique, 42,8 g (soit 0,125 mole) de N,N-dilauryl-éthylène-diamine avec 20,7 g (soit 0,14 mole) d'anhydride phtalique, ou 163 g (soit 0,5 mole) de N-octadécyl-propylène-diamlne avec 74 g (soit 0,5 mole) d'anhydride phtalique. On obtient les produits répondant aux formules suivantes Les produits obtenus sont bruns et visqueux, se dissolvent très facilement dans l'acide acétique glacial, On les utilise sous la forme de préparations dissoutes, constituées de 50 parties du produit de la réaction, de 5 parties dlun dispersant préparé en faisant réagir l'alcool stéarylique avec 80 moles d'oxyde d'éthylène, ainsi que de 45 parties d'acide acétique glacial. Ces mélanges se signalent avant tout par une haute stabilité a l'égard, surtout, du sulfate de sodium et du chlorure de sodium, composés que les colorants contiennent fréquemment à titre de diluants. EXEMPLE 4 A une température de 90 à 1000, on introduit 24 g (soit 0,16 mole) d'anhydride phtalique dans une masse fondue constituée de 41,5 g (soit 0,149 mole) de N-isononyloxypropyl-propylène-diamine. On chauffe encore pendant une heure à 100110, puis on porte, en 15 minutes, la température à 150-155 . On condense pendant encore 2 heures à la même température, tout en chassant continuellement par distillation l'eau qui se forme. On élimine les derniers restes d'veau à 100-110 , sous pression réduite. Le produit formé, visqueux et de couleur brun jaune, qui répond à la formule donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial. De manière analogue, on fait réagir, dans les conditions qui viennent d'être indiquées 38,5 g (soit 0,124 mole) de N-isotridécyloxy-propyl- propylène-diamine, ou 39,2 g (soit 0,124 mole) de N-(isotridécylthio-propyl)-propylène-diamine, avec, dans les deux cas, 20,3 g (soit 0,137 mole) d'anhydride phtalique, et 48,1 g (soit 0,125 mole) da N-(octadécyl-amino propyl)-propylène-diamine, ou de N-(octadécyl-amlno-éthyl)- éthylène-diamine, avec 23,2 g (soit 0,137 mole) d'anhydride naphtalique.On obtient les produits répondant aux formules suivantes (voir page suivante) EXEMPLE 5 A une température de 90 à 95 , on introduit 119 g (soit o,6 mole) de l'anhydride de 1'acide naphtalènedicarboxylique-1,2 (anhydride naphtalique) dans une masse fondue constituée de 185 g (soit 0,5 mole) dune alkyl-propylène- diamine dont le reste alkyle dérive du suif. On amène ensuite, en une heure, la température à 140Si500 et on condense pendant 2 heures à la mSme température, tout en chassant continuellement par distillation l'eau qui se forme. Le produit jaune brun obtenu, qui répond à la formule donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial et présente, lors de la teinture d'articles en poly-acrylonitrile à 11 aide de colorants basiques, de bonnes propriétés d'agent d'unisson. Analyse Poids moléculaire : environ 550. N calculé : 5,1 5% N trouvé : 4,9 %. EXEMPLE 6 A une température de 90 à 100", on introduit 80,6 g (soit 0,53 mole) de l'anhydride de l'acide tétrahydro- phtalique dans une masse fondue constituée de 185 g (soit 0,5 mole) d'une alkyl-propylène-diamine dans laquelle le reste alkyle provient du suif, puis on porte, en une heure, la température à 1501600 . On condense ensuite pendant deux heures et demie à cette température, tout en chassant continuellement l'eau par distillation. Il se forme un produit brun et visqueux, répondant à la formule qui donne une solution limpide dans l'acide acétique glacial. Dans les mêmes conditions opératoires, on fait réagir 185 g (soit 0,5 mole) d'une alkyl-propylène-diamine, dans laquelle le reste allyle dérive du suif, avec 87 g (soit 0,53 mole) de l'anhydride de l'acide endométhylène- tétrahydrophtalique. On obtient le produit répondant ê' la lequel donne également une solution limpide dans L'acide acétique glacial. EXEMPLE 7 On introduit 10 g d'un filé de poly-acrylonitrile dans un appareil pour teinture de laboratoire, à une longueur de bain égale à 1:40, dans un bain chauffé à 980, qui contenta par litre 0,225 ml d'acide acétique glacial, 0,45 g d'une solution à environ 50 % du composé dans un mélange de 5 parties d'un produit provenant de la réaction de 1 mole d'alcool stéarylique avec 40 moles d'oxyde d'éthylène et de 45 parties d'acide acétique glacial. On teint pendant 90 minutes à 980 ; on obtient une teinture impeccable, de coloration violet rouge, ayant un bon unisson. On obtient d'aussi bons résultats avec des préparations du m8me genre contenant les composés suivants (voir page suivante) EXEMPLE 8 Si, en opérant comme décrit à l'exemple 7, on remplace le colorant qui y est indiqué par 0,1 g du colorant du commerce répondant à la formule et que l'on remplace également les adjuvants y indiqués par les produits de l'exemple ), à la mSme concentration, on obtient des teintures vertes ayant un unisson remarquable et un bon épuisement du bain. EXEMPLE 9 Si, dans le procédé décrit à l'exemple 7, on remplace le colorant indiqué audit exemple par 0,5 g du et que l'on remplace les adjuvants qui y sont cités par les produits de exemple 4, à la mSme concentration, on obtient des teintures rouges ayant un très bon unisson. EXEMPLE 10 Si, dans le procédé décrit à 11 exemple 7, on remplace le colorant indiqué audit exemple par 0,5 g du colorant (voir formule page suivante) et que l'on ajoute 0,225 ml d'acide acétique glacial et 0,45 g du produit décrit à l'exemple 6 sous la forme d'un mélange à environ 50 ffi avec un dispersant non ionogène dans l'acide acétique glacial, on obtient, avec une durée de teinture égale à 90 minutes, des teintures bleues ayant un très bon unisson. Par contre, sans l'addition de ces adjuvants, les teintures ont un aspect tacheté. REVENDICATIONS 1.- N-Acyloyl-N'-alkyl-alkylène-diamines répondant à la formule générale I dans laquelle R représente un reste bivalent, qui peut autre aliphatique, cycloaliphatique, aromatique ou bicyclique et qui forme, avec le groupe dicarbonyl-amino, un cycle à 5, à 6 ou à 7 maillons, R1 représente un atome d'hydrogène ou un reste alkyle ayant de 8 à 12 atomes de carbone, R2 représente un reste alkyle ayant de 8 à 22 atomes de carbone, et n est un nombre entier de 2 à 6. 2.- N-Acyloyl-N' -alkyl-alkylène-diamines selon la revendication 1, caractérisées en ce que la chatne carbonée du reste R2 est interrompue par l'oxygène. 3. - N-Acyloyl-N' -alkyl-alkylène-diamines selon la revendication 1, caractérisées en ce que la channe carbonée du radical R2 est-interrompue par le soufre ou 'par le reste -NH-. 4.- N-Acyloyl-N' -alkyl-alkylène-diamines selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractéristes en ce que R représente ltun des groupements (voir page suivante) -CH2CH2- , -CH2CH2CH2- , -CH2CH2CH2CH2- , -CH=CH oÙ R3 = H ou CH3 où R4, R5, R6, R7 = H ou des restes allyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone. où R4, R5 R6, R7, R8, R9 = H ou des restes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone. où R4 à R11 = H ou des restes alkyles ayant chacun de 1 à 6 atomes de carbone. 5.- Procédé de préparation de composés selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait réagir une N-alkyl-alkylène-diamine répondant à la formule générale II avec un agent d'acylation répondant à la formule générale III formules dans lesquelles R, R1 -R2 et n ont les significations données dans l'une quelconque des revendica tions 1 à 4, et X et X1 représentent chacun, indépendamment l'un de l'autre, Cl, Br ou -OH, ou bien X et X représentent conjointement le reste -O-. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on effectue la réaction à des températures comprises entre 80 et 1800. 7.- Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'on effectue une post-condensation sous pression réduite. 8.- Procédé permettant d'obtenir des teintures ayant un bon unisson sur des articles à base de poly-acryloni trile ou de polyesters modifiés par des acides, avec utilisation de colorants basiques, procédé caractérisé en ce que l'on utilise, comme adjuvant d'unisson un composé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, ou un sel de ce composé, 9.- Procédé permettant d'obtenir des teintures bien unies sur des articles à base de poly-acrylonitrile ou de polyesters modifiés par des acides, avec utilisation de colorants basiques, selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on utilise l'adjuvant d'unisson en association avec un dispersant non ionogène. 10.- Procédé selon la revendication 9, carac- térisé en ce que l'on utilise, comme dispersant non ionogbne, un produit de poly-éthoxylation d'un acide gras supérieur, d'un amide d'acide gras supérieur, ou d'un alcool gras supérieur, dont le taux d'éthoxylation est con'pris entre 8 et 90. 11,- Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ee que le taux de poly-éthoxylation est compris entre 10 et 80. 12. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que l'on utilise, comme dispersant non ionogène, un produit résultant de la poly éthoxylation de l'alcool stéarylique, de l'alcool oléylique ou de l'alcool gras du coprah par 25 moles d'oxyde d'éthylène. 13.- Préparation, prête pour l'emploi, d'un adjuvant d'unisson, utilisable selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisée en ce qu'elle est constituée de 40 à 60 % en poids d'un composé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, ou d'un sel de ce composé, et de 1 à 10 ss en poids d'un dispersant non ionogène, le reste étant un solvant. 14.- Préparation selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle est constituée de 50 % en poids d'un composé selon l'une quelconque des revendications i à 4, ou d'un sel de ce composé, et de 1 à 5 % en poids d'un dispersant non ionogène, le reste étant un solvant.