0^487 i 2079362 L'objet de la présente invention est un procédé pour la fabrication d'objets de verre présentant une résistance à la traction - flexion accrue et améliorée ainsi que des caractéristiques de rupture spécifiques» les objets de verre se-5 Ion l'invention sont en particulier destinés à servir de substrats à des éléments mémoire pour le traitement électronique des informations. Il s'agit de préférence de disques de verre de très grande planéité qui sont ultérieurement recouverts d'une couche-mémoire dans laquelle les données à mémoriser sont 10 introduites ou extraites sous forme d'impulsions électromagnétiques par des têtes magnétiques lors de la rotation du disque. L'utilisation de disques comme substrats pour couches à mémorisation électromagnétique est connue. On utilise à cet effet des disques d'aluminium. Ces disques d'aluminium 15 sont moulés, puis leur surface est polie et recouverte d'une c ouche-mémoire. En vue de l'évolution visant à des densités d'enregistrement de plus en plus importantes, il était devenu nécessaire d'amincir de plus en plus la couche-mémoire. Il y a 20 lieu de constater, toutefois, que plus la couche est mince,plus les influences des rugosités du substrat se font sentir sur sa surface dont l'épaisseur est alors irrégulière. L'emploi d'aluminium ne convient donc pas pour des couches particulièrement minces. 25 Depuis peu, on envisage par conséquent d'utili ser le verre comme nouveau matériau du substrat, attendu qu'à l'inverse de 1'aluminium, les défauts de surface du verre se "bouchent" lors du polissage qui, en outre, n'entraîne pas nécessairement un enlèvement de matériau. Un critère montrant 50 particulièrement bien les possibilités d'utilisation de tels disques est leur planéité qui se traduit par des rugosités et des ondulations de surface se situant dans la gamme de longueur du décimètre. Avec le verre, on peut, sans difficulté, obtenir des profondeurs de rugosités Sa de 0,05 micron. 55 Les disques précités pour le traitement élec tronique des informations présentent les dimensions suivantes : diamètre extérieur : 50 à 40 cm, diamètre intérieur 10 à 20 cm et une épaisseur allant de 1 à 5 eub» En raison de ces dimensions, les disques en verre sont particulièrement fragiles. Un 40 autre inconvénient de ces disques en verre est la complication 71 04487 2 2079362 de leur fabrication qui exige de longues et coûteuses opérations de doucissage et de polissage» L'objet de l'invention est la fabrication d'objets de verre à grande planéité, d'une résistance à la rupture 5 accrue, présentant des caractéristiques de rupture spécifiques et susceptibles, par exemple, de servir de substrats à des disques magnétiques pour mémoire. L'invention vise, en outre, à simplifier par des mesures appropriées la fabrication des disques de verre 10 c'est-à-dire, par exemple, à eupprimer par ces mesures les opérations de doucissage et de polissage lors de la fabrication. Ce résultat est obtenu en combinant plusieurs mesures différentes. Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait qu'à un mélange de verre de base on ajoute 15 des constituants qui réduisent la transmission dans l'étendue des spectres visible et infra-rouge. Ce mélange est fondu, le verre à vitres est extrait du bain de matières en fusion et les feuilles, ou les objets moulés à partir de ces feuilles, sont soumises à une trempe chimique par échange d'ions d'une façon 20 en soi connue. Les verres pour trempe chimique sont en général connus, cependant des essais techniques préalables ont montré qu'ils ne permettent pas de supprimer les opérations de doucissage et de polissage. 25 Lors de l'essai visant à supprimer les opéra tions de doucissage et de polissage, on a utilisé un verre Fourcault particulièrement bien étiré tel qu'on le trouve dans le commerce et qui avait été poli au feu desdeux côtés. Il s'est révélé toutefois que la profondeur de rugosités E de ces ver- El 30 res était certes généralement assez faible, mais qu'ils présentaient par ailleurs, des ondulations et des stries dépassant la gamme de longueur du décimètre et qui paraissaient compromettre toute utilisation directe de ces verres sans doucissage et polissage ultérieurs. 35 On a alors découvert que l'on pouvait supprimer ou réduire ansidérablement les ondulations et les stries en jouant sur les caractéristiques de refroidissement du verre, c'est-à-dire en modifiant ses caractéristiques d'absorption dans l'étendue des spectres visible et infra-rouge. En ajoutant 40 des colorants, comme l'oxyde de cuivre, l'oxyde de vanadium, 71 04487 3 2079362 l'oxyde de fer, l'oxyde de nickel, et l'oxyde de cobalt, à un verre de base constitué par 49,0 - 65 s0 % en poids de formateurs de réseau Si02> "^2^5 •par 14 - 27 % en poids de stabilisateurs de réseau A^O^, ZrO£, ZnO et PbO, et con-5 tenant en plus de 11 à 16 % en poids d'oxyde de soude, de 3^4 à 4,7 % en poids d'oxyde de lithium, on a pu obtenir des résultats surprenants. On a constaté, qu'avec des compositions de verre de ce type et un certain pourcentage de colorants modifiant l'absorption dans l'étendue des spectres, visible et infra 10 rouge, on pouvait obtenir une diminution de 30 à 90 % des ondulations dépassant la gamme de longueur du décimètre en ajoutant des colorants dans les proportions suivantes : CuO 0 .- 1,0 % en poids ^0^ ® - 4,0 % en poids *e2°3 1,8-8,2 % en poids NiO 0 - 4,3 % en poids CoO 0 - 1,0 % en poids la somme totale de ces colorants devant être au moins de 2,9 % 20 en poids» On a constaté selon l'invention qu'en utilisant le système de verre de base et les colorants ci-dessus, le verre grâce à ses caractéristiques de cristallisation et de viscosité, pouvait être réalisé sous forme de verre plat, selon les procé-25 dés connus, de préférence sous forme de verre étiré poli au feu des deux côtés selon le procédé Fourcault et que ce verre pouvait être utilisé comme substrat pour le traitement électronique des informations et ce sans qu'il soit nécessaire de procéder à un doucissage ou -un polissage, au cours de la fabrication,, 30 La trempe chimique par échange d'ions des ver res modifiés dans leur structure et dans leur composition par des colorants n'est pas connue jusqu'à présent ; bien plus, on craignait que les colorants ne modifient tout au moins en partie les caractéristiques de relaxation du verre au point de réduire 35 ou d'annuler l'effet de trempe. On a toutefois observé selon l'invention qu'avec un choix judicieux de colorants, en particulier avec un pourcentage relativement élevé d'oxyde de fer, d'oxyde de vanadium, et d'oxyde de nickel, la trempe chimique peut donner d'excellents 40 résultats et que son effet est même apparemment renforcé. 71 04487 4 2079362 Il convient de veiller, néanmoins, à ce que les températures de trempe soient adaptées aux caractéristiques de viscosité du verre qui ont été modifiées par l'addition des colorants» 5 En choisissant convenablement la température et la durée de la trempe, on peut tremper les objets de verre réalisés à partir des verres ayant la composition ci-dessus de façon qu'après leur destruction sur une machine d'essai selon DIÏT 52 306, ils présentent les caractéristiques de rupture spécifi-10 ques souhaitées. C'est surtout pour les disques magnétiques de mémoires avec substrat en verre qu'il est important d'obtenir après destruction d'un tel disque des fragments aussi petits que possible d'une fraction granulométrique aussi étroite que possible. On évite ainsi que les autres disques qui tournent au 15 voisinage de celui détruit subissent le même sort. Des éprouvettes de 60 mm de diamètre et de 2 mm d'épaisseur destinées à la trempe chimique par échange d'ions et constituées par un verre indiqué dans la littérature, se sont, au cours d'un essai de rupture sur une machine d'essais à bille 20 tombante selon DIÏT 52 306, comportant une bille selon DIÎT 20 401 (227 g)? après 15 heures de trempe par échange d'ions à 150°C en dessous de la température de transformation, rompues en fragments de forme irrégulière ayant en moyenne une longueur maximale de 23 mm. La composition de ce verre de comparaison 25 non conforme à l'invention était de 12,8 % en poids de Neu^O, 5,0 % en poids de Li2Û, 12,7 % en poids de A^O^ et 69,5 % en poids de Si0£« Par contre, la longueur des fragments d'éprouvettes de même dimension détruites sur tin appareil d'essais si-30 milaire et réalisées à partir d'un verre de base selon l'invention, mais sans colorant, de composition 60,34 % en poids de Si02» 18,49 % en poids de A^O^, 11,68 % en poids de Ea^O, 4,9 % en poids de Li20, 0,97 % en poids de Zr02? 1^27 % en poids de ZnO, 2,43 % en poids de ^2^5' 0 °^° erL P0^*3 PbO 35 et 0,24 % en poids de ^2^3 ' aPr®s ^5 heures de trempe par é-change d'ions à 150° en dessous de la température de transformation, était au maximum de 4 mm. Pour une même trempe et un même essai de rupture la longueur des fragments d'une éprouvette selon l'invention Jiré 40 sentant une même composition de verre de base et contenant en 71 04487 5 2079362 plus comme colorants 0,60 % en poids d'oxyde de vanadium, 0,20% en poids d'oxyde de nickel, et 3*00 % en poids d'oxyde de fer était au maximum de 2 mm. Les fragments de cet essai étaient à peu près tous de la même grandeur. L'influence des oxydes co-5 lorants sur la grandeur des fragments après l'essai de rupture est, certes, manifeste mais ne peut pas être expliquée. Lors des études effectuées pour établir la corrélation existante entre les caractéristiques d'absorption des verres selon l'invention et la planéité susceptible d'être ob-10 tenue lors de l'étirage, on a constaté que des réducteurs, comme par exemple le carbone ou le silicium métalliques avaient, par suite de la modification du degré d'oxydation des colorants, une influence sur la caractéristique d'absorption et, par conséquent, sur la planéité susceptible d'être obtenue avec les 15 verres étirés. Comme toutefois line conduite continue du four par suite des conditions instables d'oxydo-réduction est généralement plus difficile dans la pratique que la simple utilisation de colorants pour les degrés d'oxydation élevés, l'utilisation de réducteurs et leur action, par exemple sur la colora-20 tion du fer, ne paraît nécessaire que dans les cas extrêmes. Le tableau I montre quelques compositions appropriées avec différentes teneurs en colorants. Le tableau II indique les caractéristiques des verres selon le tableau I. Trois verres sélectionnés présentant les gam-25 mes de composition précitées ont été soumis à un essai d'étirage- Il s'agit en l'occursnce des compositions illustrées au tableau III. Ces verres ont été étirés dans les mêmes conditions techniques suivant un procédé d'étrirage vertical en une largeur de 1,20 m à partir du bain de fusion0 Après découpage des bords 30 d'au maximum 10 cm de large, les planéités ont été mesurées sur les feuilles de verre restantes qui présentaient une épaisseur de 2,5 mm. Ces mesures ont donné les valeurs de rugosité et d'ondulation indiquées au tableau IV. A titre de comparaison, on a pris deux verres XIX et XX étirés dans les mêmes condi-35 tions et dont la composition est également indiquée au tableau III. La mesure de la profondeur des rugosités de ces verres a été effectuée à l'aide d'un rugosimètre usuel du type Pert-O-Meter Universal S4-B en liaison avec un appareil enre-40 gistreur. La mesure des ondulations a été exécutée au moyen 71 04487 6 2079362 d'un indicateur de déplacement inductif réalisé sous la forme d'un palpeur circulant sur une longueur de 400 mm sur un lourd rail métallique servant de niveau de référence par rapport à la feuille de verre à examiner» L'ondulation a été con-5 vertie en rayons minimum de la surface courbe. La trempe chimique des verres XVI, XVII et XVIII figurant au tableau III pour la fabrication des substrats a été exécutée dans les conditions indiquées au tableau V„ Les effets de trempe obtenus ont également été portés au ta-10 bleau V» Bien qu'à des températures de 75° en dessous de la température de transformation et pour des durées de trempe de l'ordre de 20 minutes à 5 heures, il n'y ait à craindre ni d'effet de relaxation, ni de déformations susceptibles 15 de rendre un disque de verre préformé inutilisable en tant que substrat pour mémoire magnétique, on a, au cours des séries d'essais, utilisé des temps qui, à cause de leur longueur9 étaient certes peu rentables, mais qui, à cause de la température essentiellement plus basse qu'ils nécessitaient, a con-20 duit à des résultats particuliers. ~ Voir tableau I pages 7 et 8) - Ces compositions peuvent également contenir encore de 0 à 10 % d'autres oxydes compatibles,, BAD ORIGINAL TABLEAU I (% en poids) ii au Verre I II III IV V VI VII VIII IX Si02 56,86 54,61 53,95 53,26 54,51 53,46 60,17 59,75 51,74 B2O5 0,49 0,47 0,47 0,46 0,47 0,46 - 0,38 ■p2°5 1,96 1,88 1,86 1,84 1,88 1,84 1,03 1,02 0,94 ai2o3 14,71 14,12 13,95 13,77 14,10 13,82 15,58 15,47 19,38 Na20 15,69 15,07 14,88 14,69 15,04 14,75 11,43 11,39 11,95 k2o - - - - - - - - - Li20 3,92 3,77 . ' 3,72 3,67 3,76 3,67 3,92 3,89 3,57 Zr02 1,96 1,88 1,86 1,84 1,88 1,84 - - 0,38 ZnO 0,98 0,94 0,93 0,92 0,94 0,92 1,03 1,02 0,94 PbO 0,49 0,47 0,47 0,46 0,47 0,46 - - 1,69 OuO 0,69 0,19 0,65 0,18 0,38 0,28 0,84 - 0,47 v2o5 0,20 - 0,19 0,55 3,76 3,96 1,03 1,02 2,45 Fe205 1,96 6,12 2,79 8,17 1,88 3,78 2,71 2,69 5,36 WiO 0,10 0,09 4,28 0,09 0,94 0,74 2,24 2,78 0 ,t-8 CoO - 0,38 - 0,09 - - - 0,97 0,47 ^Colorants 2,95 6,78 7,91 9,81 7,34 8,76 6,82 7,46 9,03 O' JP- 4> oo *-sJ ~o IV) O VJD Usl On hO Tableau I (suite) % en poids h-* N° du verre X ZI XII XIII XIV XV XVI O Si02 49,46 50,08 52,08 61,00 49,00 49,18 "51,68 -P-00 B2°3 0,36 - - 0,88 1,00 - F2O5 0,90 2,50 2,60 3,00 - 3,00 3,00 18,53 13,81 14,36 13,02 15,82 19,00 19,00 Na^O c. 11,42 12,48 12,98 11,03 13,27 18,50 16,00 K^O c. « ■ ■« - - - 3,00 3,00 Li20 4,20 3,74 3,89 4,68 3,48 - - CO ZrOg 0,36 4,16 4,33 2,23 - - ZnO 1,80 1,41 1,93 - 2,50 1,60 1,60 P"bO 2,84 - - 3,06 1,87 - CuO 0,81 0,75 0,52 - 0,95 0,52 0,52 v2°5 . - 2,91 2,60 0,67 1,85 0,10 0,10 Fe20-z 8,09 4,91 4,73 1,81 7,50 4,30 4,30 C- NiO 0,63 2,66 0,30 0,30 ro 0 CoO 0,61 0,58 0,85 0,53 0,50 0,50 ^0 £ Colorants 10,95 11,81 7,85 4,00 10,83 5,72 5,72 ui o\ 71 04487 2079362 TABLEAU II 10 15 20 25 30 N° du verre Dilatation x 107/°C •Température de transformât ion Tg en °C Transparence 300 en pourcen-tage pour line ^ épaisseur de 700 verre de 0,5 mm et pour différentes 1100 longueurs d1ondulations" en nm„ 2000 II in 104 s5 104,4 106,0 900 1800 35 2300 3000 '4-000 Résistance à.la traction-flexion après trempe à 75°C en dessous de la température de transformation en kg/cm^ Résistance à 1 traction-flexion après trempe à 120°C en dessous de la température de transformation en kg/cm Caractéristiques de rupture après trempe à 120°C en dessous de la température de transformation caractérisées par le diamètre maximum du grain après rupture 463° 0 67 84 79 77 85 85 86 67 76 465° 0 15 40 42 41 50 58 68 58 73 mm 3 mm 458° 0 2 53 21 27 34 32 41 44 68 IV 98,9 455° 0 10 34 33 34 59 63 69 58 72 V VI VII 106s0 104,6 n.b. 450° 0 22 70 54 56 73 72 76 63 75 4500 0 6 50 41 40 69 69 74 64- 77 5 mm 2 mm. 8 mm 7 mm n,b, 0 6 59 36 41 50 51 59 62 78 5200 5086 n.b. 5930 4218 4736 5109 4107 3682 3695 4202 4009 3862 4762 5 mm 71 04487 10 2079362 TABLEAU II (suite) 10 15 20 25 30 du verre Dilatation x 107/°0 Température de transformation VIII 12 2 21 211 2III XIV 106,3 88,0 90,9 94*4 85,2 95,8 Tg en °G n.i. 457° 472° 500° 495° 485° 459 Transparence 300 0 0 0 0 0 0 0 en pourcen , 500 0 0 0 0 8 10 0 tage pour une épaisseur de 700 15 4 1 1 44 26 13 verre de 0,5 mm et pour 900 26 23 5 14 50 74 40 différentes 1100 27 26 7 17 50 55 39 longueurs d! ondulations 1800 21 45 24 40 77 38 46 en nm 2000 28 50 34 4-9 78 51 54 2300 42 60 47 60 80 64 65 3000 51 61 52 62 69 64 63 4000 71 73 66 76 79 75 70 Résistance 3. la flexion-traction après trempe à 75°C en dessous de la température de transforma— tion en kg/cm^ Résistance S. la traction-flexion après trempe à 120°G en dessous de la température de transformation en kg/cm.2 5527 4707 5262 5326 4918 5700 5582 4529 4307 5001 4876 3627 4073 4862 35 Caractéristiques de rupture après trempe à 120°C en dessous de la température de transformation caractérisées par le diamètre maximum du grain après rupture 3 mm 5 mm 2 mm 4 mm 5 mm 3 mm 2 mm 71 04487 ii 2079362 TABLEAU III » en poids) Verre noir pour substrats de mémoires magnétiques verre noir Verre noir pour substrats de mémoires magnétiques Verre blanc Glace polie N° du verre . XVI XVII XVIII XIX XX Si02 57,55 56,58 50,02 71,41 71,94 B2°3 0,76 0,43 - _ 0,20 P2°5 2,02 — 1,93 0,40 — A12°3 13,07 17,56 14,65 2,02 0,89 Na20 11,96 12,86 13,62 13,91 12,12 l±2o 3,98 4,20 4,02 - - k2o — — — — 2,05 Zr02 0,88 - 2,82 0,92 - ZnO 0,79 - 1,26 - - PbO — 1,97 1.12 — Q,26 CaO - - - 8,66 7,92 HgO - - - 2,68 4,62 CuO 0,47 - 0,59 - - V2°5 1,08 3,34 - - - Fe205 7,02 4,26 8,02 - - NiO - 0,20 1,08 - - CoO 0,40 0,60 0,87 — — 71 04487 12 2079362 TABLEAU IT {% en poids) N° du verre Résultat géné- 5 ^ ral concernant la planéité XVI XVII_ sans sans stries stries et et sans sans ondes ondes XVIII 1 strie par piste d'étirage ,pas d'ondulations __XIX verre dulé, 1 strie on- _XX__ fortement strié Profondeur de rugosité Ra en jm 0,02 0,04 0*02 0,05 0,06 Ondulation calculée sous forme de rayon de courbure 15 minimum en m 158 84 108 19 32 Transparence en % pour une épais- seur de verre 300 0 0 0 8 0 de 0,5 H"0- et différentes 500 6 4 0 84 73 longueurs d1 on 700 53 25 12 92 91 des en nm. 900 53 50 25 93 91 1100 47 42 26 93 91 1800 50 39 25 92 84 2000 60 47 32 91 84 2300 70 61 45 88 68 3000 65 59 52 22 18 4000 74 72 69 0 6 20 11 s'est révélé en effet que, contre tou te attente, une température et une durée de traitement lors de la trempe chimique en dessous de la température de transformation pouvaient , dans des cas extrêmes, avoir des effets inattendus sur les résultats obtenus,, 35 II est généralement admis et reconnu que lesdits procédés d'échange d'ions peuvent être considérés comme des moyens de diffusion, pendant lesquels l'intensité de l'échange d'ions est proportionnelle à la racine carrée de la durée pendant laquelle s'effectue cet échange d'ions,la condition pré-40 alable essentielle étant que tous les autres paramètres restent 71 04487 13 2079362 constants. Comme le coefficient de diffusion dépend de la température, on choisit des températures aussi élevées que possible pour réduire au maximum la durée de l'échange. Comme température limite, on considère la température à laquelle une re-5 laxation des tensions produites par l'échange d'ions intervient au cours de cette opération. Des durées se situant entre 20 minutes et 3 heures sont indiquées dans la littérature pour les verres contènant du lithium et dans lequel du sodium doit être diffusé. Des durées de 3 à 16 heures sont indiquées pour les 10 glaces contenant de la soude. En général, on admet que dans les conditions suivantes d'échange d'ions en dessous de la température de transformation, on obtient à peu près des solidifications de même type : 15 à 300°C 16 heures à 350°C 8 " à 400°C 4 " à 500°C 1 " à 550°C 15 minutes 20 II va de soi que différents verres pré sentent différentes conditions de trempe optimale. Ces chiffres sont donnés dans l'unique intention de démontrer que les auteurs des articles déjà parus dans la littérature, estiment que la relation fonctionnelle indiquée ci-dessus entre la tem-25 pérature et la durée de traitement conduit toujours aux mêmes résultats,, TABLEAU Y N° du verre XVI XVII XVIII 30 Conditions de trempe 30 mn 42° en dessous de la température de transformation 30 mn 30 mn 40° en dessous 43° au-des-de la tempé- sous de la rature dt. tempérât» de transforma^ transfor-tion mation Résistance à la traction-flexion en kg/cm2 2828 3097 1589 Caractéristiques gros gros gros de rupture fragments fragments fragments 35 40 71 0Uk87 14 2079362 TABLEAU V (suite) N° du verre Conditions de trempe XVI 120 min„ 76° en dessous de la température de transformation XVII 120 min» 73° en dessous de la température de transformation XVIII 120 min. 74° en dessous de la tempér„ de transformation 10 15 Résistance à la traction-flexion en kg/cm.2 5031 5389 4766 Caractéristiques de rupture tous les fragments Conditions de trempe 18 h. 118° en dessous de la température de transformation 18 h. 18 h» 123° en dessous 125° en de s-de la tempéra- sous de la ture de trans- temp. de formation transforma tion 20 Résistance à la flexion-traction en kg/cm2 3788 4208 4007 25 Caractéristiques de rupture tous les fragments L, 4 mm tous les fragments Z 5 mm tous les fragments ^3 mm 30 35 On a constaté, par contre,que les caractéristiques de rupture d'ëprouvettes traitées différemment s mais toujours sur la "base de la mime relation fonctionnelle précitée entre le temps et la température du traitement changeaient considérablement. Le tableau V donne une vue d'ensemble des essais qui ont été exécutés à cet effet sur trois verres différents ; les résultats qui ont été obtenus sur un seul verre pris comme exemple sont illustrés en détail au tableau Vlo II en ressort que les fragments obtenus par une seule rupture sont de plus en plus petits à mesure que la durée du traitement augmente et que la température baisse. Cet essai BAD ORIGINAL 71 04487 15 2079362 10 de rupture a été exécuté selon DIN 52 306 avec une bille selon DIN 5^01 (227 g)- En ce qui concerne les valeurs de résistance à la traction-flexion figurant dans ce texte, il s'agit toujours d'une résistance à la flexion-traction déterminée après un traitement à l'émeri qui diminue la dispersion des valeurs mesurées. TABLEAU VI Type de verre XVI, dimension des éprouvettes 0 40 mm, épaisseur 3 mm, l'essai a porté chaque fois sur 10 é-prouvettes dont la surface avait été passée à l'émeri avant l'essai de traction-flexion. Conditions de trempe _Sêsïstânce~â_ la traction-flexion en kg/crn^ 15 "Caractéristiques de rupture (grosseur maximale du grain à larup- Seins trempe 608 40 15 mn , 25° en dessous de la tempé 1976 40 rature de transformation 20 1 h., 40° -d°- 4468 30 4 h., 00 o 0 -d°- 5428 15 8 h., 100° -d°- 4876 5 16 h., 120° -d°- 4729 3 25 48 h. , 180° -d°- 4237 2 30 55 Exemple 1 Un mélange constitué par 232,4 g de sable, 3,56 g de HjBOj, 91»04 g d'hydrate d'alumine, 110,32 g de carbonate de soude, 3»76 g de sel ordinaire, 35>48 g de carbonate de lithium, 8 g d'oxyde de zirconium, 4 g d'oxyde de zinc, 8 g d'anhydride phosphorique, 2,04 g de minium, 0,80 g d'oxyde de cuivre noir, 26,96 g de trioxyde de fer, 0,4 g d'oxyde de nickel et 1,72 g d'oxyde de cobalt est malaxé placé dans un pot à 1350°C, fondu, affiné à 1435°0 pendant une heure, ramené de cette température à la température de 1385°C pour la coulée, puis refroidi dans un four électrique de 495°C à la température ambiante en l'espace de 12 heures. Il en résulte un verre noir apte à subir une trempe chimique par échange 71 04487 16 2079362 d'ions effectuée en dessous de la température de transformation. Un contrôle standard de cette aptitude à la trempe en effectuant une trempe dans un bain de nitrate de soude à 75° erL dessous de la température de transformation du verre pendant 2 5 heures a montré, comme l'a révélé un essai de traction—flexion 2 consécutif , que la résistance de ce verre était de 5300 kg/cm . Le verre présente une absorption accrue dans l'étendue du spectre visible et infra-rouge, comme l'a montré la mesure de l'extinction effectuée avec une petite é-10 prouvette de 0,5 mm d'épaisseur sur un spectro photomètre ordinaire. Une trempe chimique par échange d'ions à 120° en dessous de la température de transformation du verre et pendant 19 heures dans un bain de nitrate de soude a donné pour ce verre, après essai de rupture effectué selon la norme, une gros-15 seur de grains à la rupture ayant une longueur maximale moyenne de 2 mm. Exemple 2 Un mélange de 64,40 parties en poids de sable, 0,83 partie en poids de H^Bo^, 1,17 partie en poids de 20 36,56 parties en poids d'hydrate d'alumine, 24,10 par ties en poids de carbonate de soude, 2,46 parties en poids de sel ordinaire, 12,10 parties en poids de carbonate de lithium, 0,47 partie en poids d'oxyde de zirconium, 2,34 parties en poids d'oxyde de zinc, 3»78 parties en poids de minium, 1,05 25 partie en poids d'oxyde de cuivre noir, 10,91 parties en poids de fer trivalent, 0,85 partie en poids d'oxyde de nickel et 0,85 partie en poids d'oxyde de cobalt est malaxé dans un mélangeur et introduit dans 1'enfourneuse d'un four à bassin d'essai. A partir de ce four équipé d'une installation d'étirage vertical, 30 une bande de verre de 1,20 m de large est étirée "verticalement, selon un procédé connu,,après quoi la bande de verre traverse une gaine d'étirage à la sortie de laquelle elle est découpée en feuilles. Les bords de 10 cm de large maximum sont alors enlevés et les feuilles sont découpées en vue des différents 35 essais. L'épaisseur du verre étiré est de 0,25 cm. Les mesures effectuées sur ce verre montrent que l'absorption de la lumière dans l'étendue du spectre visible et infra-rouge est augmentée, que la planéité qui est représentée par les ondulations se situant dans la gamme de longueur du décimètre, est caractéri-40 sée par des rayons de courbure minimale dans la zone de 100 m et 71 04487 17 2079362 plus, que la profondeur de rugosité est de 0,02ya (®a) e"k que les ruptures, après un échange d'ions"à 117°C en dessous de la température de transformation pour une durée de 16 h, sont caractérisées par une grandeur maximale de grain après rupture de 0,33 cm. 71 04487 18 2079362 REVEND-I CATIONS 10 Procédé pour la fabrication d'objets de verre à grande planéité, présentant une résistance à la traction-flexion améliorée et des caractéristiques de rupture spé-5 cifiques, caractérisé par le fait qu'à un mélange de verre de base on ajoute des constituants qui diminuent la transmission dans l'étendue du spectre visible et infra-rouge, que l'on fond ce mélange, que l'on étire le verre à vitre à partir du bain de fusion et que l'on soumet les feuilles ou les objets 10 moulés à partir de celles-ci à une trempe chimique par échange d'ions d'une façon connue en soi. â. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que comme colorants, on utilise de l'oxyde de cuivre et/ou de l'oxyde de vanadium et/ou de l'oxyde de fer, 15 et/ou de l'oxyde de nickel, et/ou de l'oxyde de cobalt0 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que comme colorants on utilise O à 1,0 % en poids de CuO, O à 4 % en poids de V20^ , 1,8 à 8,2 % en poids de FegO^, 0 à 4-,3 % en poids de NiO et 0 à 1,0 °/o en 20 poids de CoO, la somme de ces colorants étant au moins de 2,9 % en poids» 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3» caractérisé par le fait que l'on effectue l'échange d'ions en dessous de la température de transfor- 25 mation par échange des ions de lithium contenus dans le verre contre des ions de sodium dont l'apport est assuré par un fluide approprié. 5- Procédé selon les revendications 3 et 4 caractérisé par le fait que l'on fond un mélange de verre de 30 base ayant la composition suivante en pourcentage du poids : Si02 49,0 - 61,0 ; B20^ 0 - 1,0 ; PgO^ 0 - 3,0- la somme de tous ces formateurs de réseaux étant 49,0 =65,0 ; A1203 13,0 - 19,0 ; Na20 11,0 - 16,0 et Li20 3,4 - 4,?, la somme de ces alcalis pouvant atteindre 14,4 à 20,7 , 35 Zr02 0 - 4,4 ; ZnO 0-2,5 et PbO 0 - 3,1, la somme de ces modificateurs de réseau étant de 1,0 à 7,0 ainsi que 0 à 10 % en poids d'autres oxydes compatibles avec la composition du verre« 6. Procédé selon l'une quelconque des re-40 vendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'on effectue 71 04487 19 2079362 la trempe chimique par échange d'ions à une température qui se situe au moins à 115°C en dessous de la température de trans-formationo 7o Objets de verre réalisés selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisés par le fait qu'ils sont utilisés comme substrats pour disques de mémoire magnétique.