La présente invention concerne un dispositif de manoeuvre actionné par un fluide et comprenant: a) un cylindre ayant un axe et deux extrémités, à l'in térieur duquel est définie une cavité, b) une tige de piston axialement déplaçable, traversant un système d'étancheité et de guidage prévu dans au moins une des deux extrémités du cylindre, et c) des moyens de raccordement prévus sur le cylindre et servant respectivement à introduire dans la dite ca vité le fluide d'actionnement et à ltévacuer hors de cette cavité. Dans ce type de dispositif de manoeuvre actionné par un fluide, le problème se pose de maintenir la tige de piston dans une pluralité de positions relativement au cylindre, même si la pression à la source qui débite le fluide vers la cavité varie ou devient nulle. I1 est connu d'immobiliser la tige de piston relativement au cylindre au moyen de systèmes hydrauliques auxiliaires, qui comportent une pluralite de soupapes. Ces systèmes connus sont toutefois d'une construction assez compliquée et ils ne sont pas suffisamment fiables. L'invention a donc pour objet de réaliser un dispositif de manoeuvre du type précité, mais dans lequel la tige de piston peut être immobilisée e de façon sûre dans une pluralité de positions relativement au cylindre, et ce, par des moyens simples et fiables. A cet effet, le dispositif selon l'invention comprend: a) un cylindre ayant un axe et deux extrémités, à l'in térieur duquel est définie une cavité, b) une tige de piston axialemant déplaçable, traversant un système d'étanchéité et de guidage prévu dans au moins une des deux extrémités du cylindre, c) des moyens de raccordement prévus sur le cylindre et servant respectivement à introduire dans la dite cavi té le fluide d'actionnement et à l'évacuer hors de cet te cavité, d) et une unité de blocage, comportant:: dl) un cylindre de blocage ayant un axe et deux extré mités, à l'intérieur duquel est définie une cavité, d2) un ensemble de piston axialement déplaçable à 1' intérieur de la cavité du cylindre de blocage, en contact étanche avec le cylindre, définissant deux chambres dans ladite cavité, d3) une tige de piston, liée à l'ensemble de piston de façon à se déplacer axialement avec lui, la dite tige de piston traversant un système de guidage et d'étanchéité prévu à au moins une des extrémités du cylindre de blocage, d4) un fluide contenu dans la cavité du cylindre de blocage, d5) des moyens de passage du fluide reliant l'une à 1' autre les deux chambres du cylindre de blocage, d6) des moyens à soupape associés s au moyens de passage pour ouvrir et fermer ces derniers, respectivement, d7) des moyens de manoeuvre associés au moyens à sou pape pour commander ceux-ci de I'extérieur du cy lindre de blocage, un des deux éléments constitutifs (cylindre et piston) de l'unité de blocage étant relié à un des deux éléments constitutifs (cylindre et tige de piston) du dispositif de manoeuvre, tandis que l'autre des éléments constitutifs de l'unité de blocage est relié à l'autre des élé- ments constitutifs du dispositif de manoeuvre. Le dispositif de manoeuvre selon l'invention peut être utilisé pour déplacer des objets l'un relativement à l'autre; par exemple, il permet de déplacer le vantail d'une porte relativement au dormant. Dans les cas où la porte est déplaçable verticalement contre son propre poids, il suffit d'avoir une cavité non divisée dans le cylindre de manoeuvre et il n'est pas nécessaire de prévoir un ensemble de piston sur la tige de piston qui se déplace axialement dans cette cavité, la tige de piston déplacée vers l'extérieur de la cavité lorsque le fluide sous pression est admis dans cette dernière. Par contre, dans les cas où l'on désire déplacer de façon positive dans les deux sens un objet relativement à un autre, par exemple dans les cas où un vantail de porte doit etre déplacé horizontalement relativement au dormant, il est nécessaire de lier à la tige de piston un piston a' l'intérieur de la cavité du cylindre du dispositif de manoeuvre, piston qui divise cette cavité en deux chambres, dont chacune est reliée à un orifice de raccordement pour le fluide d'actionnement du dispositif. Il est possible d'utiliser une unité de blocage dont la tige de piston traverse les deux parois en bout du cylindre de blocage. Dans ce cas, le volume de la tige de piston qui se trouve à l'intérieur de la cavité du cylindre de blocage reste constant au cours du déplacement de la dite tige relativement au dit cylindre et lton obtient un blocage rigide dans les deux sens du déplacement Dans une forme d'exécution préférée, la tige de piston de l'unité de blocage ne traverse toutefois qu'une seule extrémité du cylindre de blocage; dans ce cas, des moyens de compensation de volume compressibles sont associés à la cavité de ce cylindre pour compenser la variation du volume de la partie de la tige de piston qui se trouve dans la cavité du cylindre de blocage au cours du déplacement de cette tige relativement à ce cylindre.Cette forme d'exécution présente l'avantage d'être très compacte et de pouvoir être montée e très rapidement sur le dispositif de manoeuvre actionné par fluide. Ces moyens de compensation compressibles peuvent être constitués par un gaz comprimé à l'intérieur de la cavité du cylindre de blocage. Cette forme d'exécution est celle qui est la plus simple du point de vue de la construction; les autres lui sont toutefois préférées, car elle ne produit pas un effet de blocage absolument rigide. Selon une forme d'exécution plus avantageuse, les chambres du cylindre de blocage sont remplies d'un liqui de, au moins une des dites chambres étant définie par un élément de séparation mobile et des moyens de compression agissant sur la face de cet élément mobile éloignée du liquide. Cette forme d'exécution présente l'avantage con sidérable que l'effet de blocage est essentiellement rigide dans un sens de déplacement. En ce qui concerne l'autre sens, la force de blocage dépend de la section de 1' ensemble de piston de l'unité de blocage et de ? la pression du liquide agissant sur cette section. En choisissant pour l'ensemble de piston une section assez grande et pour le liquide une pression assez élevée, il est possible d' obtenir aussi dans cet autre sens un effet de blocage pratiquement rigide.D'autre part, la force nécessaire pour déplacer la tige de piston de l'unité de blocage à l'intérieur de la cavité du cylindre de cette unité peut être maintenue assez faible qu'on le désire en donnant à cette tige de piston une section relativement petite, car cette force est fonction du produit de la section de la tige de piston de l'unité de blocage et de la pression du liquide qui agit sur cette section, de sorte qu'unie petite section de la dite tige de piston lui donne une valeur peu élevée.Ceci revient à dire que pour obtenir une action de blocage pratiquement rigide dans les deux sens de déplacement tout en maintenant à une valeur faible la force nécessaire pour repousser la tige de piston vers l'in térieur de la dite cavité, il est nécessaire que le rap port entre la section de l'ensemble e de piston et celle de la tige de piston ait une valeur élevée, au moins égale à quatre et de préférence égale à huit. Les moyens de compression agissant sur ltélément de séparation mobile peuvent être constitués par un volume de gaz comprimé ou par des moyens à ressort mécaniques. En ce qui concerne la tige de piston du dispositif de manoeuvre, elle peut être guidée à travers un système d'étanchéité et de guidage à chaque extrémité du cylindre de ce dispositif. Toutefois, dans une forme d'exécution préférée, elle ne traverse qu'une seule extrémité de ce cylindre. Dans ce cas, on peut réaliser un dispositif de manoeuvre très compact en logeant la cavité de l'unité de blocage dans la tige de piston du dispositif de manoeuvre et en reliant la tige de piston de l'unité de blocage à l'autre extrémité du cylindre de manoeuvre. Dans une variante de réalisation extrêmement simple, le cylindre de l'unité de blocage peut etre constitué par la tige de piston du dispositif de manoeuvre. Bien qu'il soit possible de prévoir dans le cylindre de l'unité de blocage les moyens de passage du fluide qui relient l'une des chambres du cylindre de blocage à l'autre chambre, il est préférable, pour obtenir une construction plus simple, que les moyens de passages précites traversent l'ensemble de piston de l'unité de blocage. Dans ce cas, le problème se pose de savoir comment actionner les moyens à soupape de l'unité de blocage de I'exté- rieur du cylindre de celle-ci et, pour résoudre ce problème, il est prévu, selon une autre caractéristique de l'invention, de faire traverser la tige de piston de l'unité de blocage aux moyens de manoeuvre associés aux moyens a soupape. Par exemple, ces moyens de manoeuvre peuvent être constitués s par une tige de manoeuvre passant dans un alésage axial de la tige de piston de blocage. Il est possible de commander les moyens de manoeuvre précités en fonction de moyens qui commandent l'ôcou- lement du fluide d'actionnement vers la cavité du cylindre du dispositif de manoeuvre ou à partir de cette cavité. Gracie à cette dépendance, il est possible d'ouvrir les moyens à soupape lorsque ces moyens de commande provoquent le déplacement de la tige de piston du dispositif de manoeuvre relativement au cylindre de ce dispositif et de fermer les moyens à soupape lorsque les dits moyens de commande sont amenés dans un état d'où il résulte une immobilisation de cette tige de piston relativement à ce cylindre. Il est toutefois également possible de commander les moyens de manoeuvre des moyens à soupape en fonction de la position axiale de la tige de piston du dispositif de manoeuvre relativement au cylindre de manoeuvre. Cette forme d'exécution du dispositif selon l'invention permet d'immobiliser la tige de piston relativement au cylindre sans interrompre l'admission du fluide sous pression dans la cavité de ce cylindre et de régler avec précision la dite tige dans une position désirée relativement au dit cylindre. L'invention embrasse également la caractéristique suivant laquelle les moyens de manoeuvre des moyens à soupape sont commandés s par une unité de programmation qui peut être indépendante de la commande de l'écoulement du fluide d'actionnement vers la cavité du cylindre de manoeuvre et à partir de cette cavité. Grâce à cette unité de programmation, on peut arrêter le mouvement de la tige de piston de manoeuvre relativement au cylindre de manoeuvre dans une succession de positions axiales sans interrompre l'admission du fluide d'actionnement comprimé dans la cavite de ce cylindre ou ltévacuation du dit fluide hors de cette cavité. Lorsqu'on désire arrêter le mouvement de la tige de piston relativement au cylindre du dispositif de manoeuvre simplement en ouvrant et fermant les moyens à soupape de l'unité de blocage, il convient de remarquer que la force exercée e par le fluide d'actionnement sur la tige de piston est toujours plus faible que la force de blocage fournie par l'unité de blocage. Un ressort à gaz qui peut être utilisé avec le dispositif de manoeuvre selon l'invention comme unité de blocage est décrit, par exemple, dans la demande de brevet allemand DE-AS N" 15 54 479. Le fluide d'actionnement utilisé dans les dispositifs de manoeuvre selon l'invention peut être un liquide. Toutefois, ce fluide est de préférence un gaz, car dans les dispositifs de manoeuvre actionnés par de l'air comprimé ou un autre gaz sous pression, le problème d'un positionnement précis de la tige de piston relativement au cylindre de manoeuvre est est.encore plus important que dans un dispositif de manoeuvre fonct ionnant avec un liquide. L'unité de blocage utilisée dans le dispositif de manoeuvre selon l'invention peut aussi fonctionner comme des moyens d'amortissement, qui égalisent la vitesse du déplacement de la tige de piston relativement au cylindre de manoeuvre. On peut y parvenir en prévoyant des moyens étranglants dans les moyens de passage qui relient entre elles les deux chambres du cylindre de blocage. Ces moyens étranglants fournissent une résistance à l'écoulement qui augmente avec le débit, de sorte que l'effet d'amortissement de l'unité de blocage qui résiste au déplacement dela tige de piston relativement au cylindre du dispositif de manoeuvre augmente en même temps que la vitesse de ce déplacement et vice versa. Pour obtenir l'effet d'amortissement désiré, il est préférable d'utiliser un liquide comme fluide de blocage.Lorsque la tige de piston de l'unité de blocage est fixée à une partie du cylindre de manoeuvre et lorsque les moyens de manoeuvre des moyens à soupape comprennent une unité de manoeuvre commandée par fluide,prévue sur une partie de la tige de piston qui stétend à I'extérieur de la cavité du cylindre de blocage, la dite unité de manoeuvre peut être logée dans la partie de cylindre précitée. Pour simplifier la construction de l'unité de manoeuvre des moyens à soupape, il est prévu, selon une caractéristique de l'invention, de solliciter cette unité, par exemple par des moyens à ressort mécaniques, vers un premier état correspondant à la position de fermeture des moyens à soupape et de faire passer l'unité de manoeuvre à un second état en réponse à l'admission de fluide sous pression, le second état correspondant à la position d' ouverture des moyens a soupape de l'unité de blocage. L'unité de manoeuvre commandée e par fluide peut être reliée à une source de fluide comprimé qui débite aussi le fluide d'actionnement à la cavité du cylindre de manoeuvre. Ceci est très dôsirable pour simplifier les circuits de fluide du dispositif de manoeuvre selon l'invention. On obtient un circuit de fluide extrêmement simple en reliant l'unité de manoeuvre des moyens à soupape à 1' une des chambres de blocage et en la faisant réagir à une augmentation de la pression dans cette chambre. Lorsqu'on désire ouvrir les moyens a' soupape de 1' unité de blocage chaque fois que la pression de fluide augmente dans une des deux chambres du cylindre de manoeuvre pour que la tige de piston se déplace relativement a ce cylindre dans l'un ou l'autre sens, on obtient un circuit extrêmement simple lorsqu'on relie la dite unité de manoeuvre aux deux chambres du cylindre de manoeuvre par l'inter médiaire d'une porte OU fonctionnant de façon à relier cette unité à celle des dites chambres dans laquelle règne la pression la plus élevée du fluide d'actionnement et a iso ler les chambres du cylindre demana te l'une de l'autre. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce dispositif: Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une première forme d'exécution d'un dispositif de manoeuvre actionné par fluide et comportant un premier type de circuit de fluide; Fig. 2 est une vue en coupe longitudinale d'un dispositif de manoeuvre comportant un deuxième type de circuit de fluide; Fig. 3 est une vue en coupe longitudinale d'un dispositif de manoeuvre comportant un troisième type de circuit de fluide. A la fig. 1, le cylindre de manoeuvre est désigné par la référence 10. il comporte deux parois d'extrémité 12 et 14. La paroi 12 est munie dans sa partie centrale d' un système d'étanchéité et de guidage 16. Une cavité 18 est définie à l'intérieur du cylindre de manoeuvre 10. Une tige de piston 20 traverse le système d'étanchéité et de guidage 16 et s'étend ainsi à l'intérieur et à l'extérieur de la cavité 18. Un piston 22 est monté à l'extrémité intérieure de la tige de piston 20. Ce piston est muni d'un joint d'étanchéité annulaire 24, qui est en contact étan- che avec la face de révolution interne du cylindre de manoeuvre 10.La tige de piston 20 est munie à son extrémité extérieure d'un prolongement 26, par lequel elle est reliée à l'un des deux objets qui doivent être déplacés l' un relativement à l'autre. La paroi d'extrémité 14 du cylindre de manoeuvre 10 est apte à être reliée à l'autre de ces deux objets. Le piston 22 définit dans la cavité 18 deux chambres 18a et 18b, dont celle 18a communique avec un orifice de raccordement 28 pour le fluide, tandis que celle 18b communique avec un autre orifice de raccordement 30. La tige de piston 20 du cylindre de manoeuvre est creuse et définit un cylindre de blocage. Un ensemble de piston 32 est monté dans une cavité 33 à l'intérieur de la tige de piston creuse 20. Cet ensemble 32 est monté à l'extrémité intérieure d'une tige de piston de blocage li Cette tige de piston 34 s'étend à l'intérieur et à 1' extérieur de la cavité 33 et traverse un système d'étanchéité et de guidage 36 prévu dans le piston 22 de manoeuvre, lequel sert en même temps de paroi d'extrémité de la cavité 33. L'extrémité extérieure de la tige de piston de blocage 34 est fixée dans un alésage 38 de la paroi d1ex- trémité 14 du cylindre de manoeuvre 10.Un joint détan- chéité annulaire 40 est prévu autour de l'alésage 28 et il est en contact avec la tige de piston 34 de façon à fermer hermétiquement la chambre 18b. L'ensemble de piston 32 comprend un piston proprement dit 42 muni d'un alésage central 44, qui communique par un orifice étranglant 46 à la chambre de blocage 33b.L'alésage central 44 est fermé par un bouchon 48, qui est en contact étanche avec l'ex- trémité de l'alésage 44 éloignée de la tige de piston de blocage 34. Ce bouchon 48 est relié à une tige 50 munie d' un joint 52, qui est en contact étanche avec la face qui définit l'alésage 44.Un ressort de compression hélicot- dal 54, qui est retenu par une bague d'appui 56 logée dans la face interne précitée, agit sur le joint 52 de façon à maintenir le bouchon 48 en contact étanche avec I'extré- mité de l'alésage central 44 éloignée de la tige de piston de blocage 34. Celle-ci est munie d'un alésage axial 60, dans lequel coulisse une tige de manoeuvre de soupape 62. Cette tige 62 coopère avec une roue à cames 64 d'une unité de programmation 66 par son extrémité extérieure. Grâce à cette roue à cames 64, la tige de manoeuvre 62 peut être repoussée e vers la gauche de la fig. 1 et écarter ainsi le bouchon 48 de l'extrémité gauche du l'alésage central 44. Les chambres de blocage J3a et 33b sont remplies d'un liquide, par exemple une huile hydraulique. L'extréni- té gauche (à la fig. 1) de la chambre de blocage 3a est définie par un élément de séparation 68, qui est en contact étanche avec la face interne de la tige de piston creuse 20. Un ressort de compression hélicordal 70 est logé dans une chambre 72 définie à l'intérieur de la tige de piston creuse 20 entre une paroi en bout 74 à l'extré- mité extérieure de cette tige et l'élément de séparation 68.Le ressort 70 agit sur l'élément de séparation 68 de façon à maintenir sous une certaine pression le liquide dans les chambres de blocage 33a et j Les orifices de raccordement 28 et 30 sont reliés par des conduites respectives 76 et 78 v une unité de commande 80, elle-même reliée à une source P d'air comprimé et à l'atmosphère A. L'unité de commande 80 comporte un levier de manoeuvre 82, qui peut être déplacé de sa position neutre représentée à la fig. 1 vers une première et une seconde position de travail. Dans la position de travail de gauche (à la fig. 1) du levier de manoeuvre 82, la chambre 18a du cylindre de manoeuvre est reliée à la source P d'air comprimé, tandis que la chambre 18b est reliée à l' atmosphère.Dans ces conditions, la pression de l'air contenu dans la chambre 18a agit sur le piston 22 et tend à le déplacer de la gauche vers la droite de la figure. Tou tefois, la tige de piston 20 ne peut se déplacer tant que le bouchon 48 ferme l'alésage central 44, car le liquide contenu dans la chambre 33a ne peut s'écouler de cette chambre vers la chambre 33b. La tension initiale du ressort de compression hélicoïdal 70 logé dans la chambre 72 est telle qu'il résiste à la force exercée par la pression d'air qui règne dans la chambre 18a sur la face gauche (à la fig. 1) du piston 22.Ce n'est que lorsque le bouchon 48 décolle de I'entrée de l'alésage 44 que le passage de la chambre 3a à la chambre 33b via l'alésage central 44 et l'orifice étranglant 46 est ouvert et que le liquide peut s'écouler de la première à la seconde de ces chambres.Lt air comprimé agissant sur la face gauche du piston 22 peut alors repousser ce dernier et la tige de piston 20 dont il est solidaire vers la droite de la figure 1. il convient de noter que lorsque la tige de piston 20 se déplace de la gauche vers la droite de la figure 1, la tige de piston de blocage 34 occupe un volume de plus en plus grand à l'intérieur de la cavité 22. Cette augmentation du volume occupé par la tige de piston 34 est compensée e par un déplacement correspondant de ltélément de séparation mobile 68 vers la gauche de la figure contre la force du ressort hélicordal 70, ce qui signifie que l'unité de blocage s'oppose à un déplacement de la tige de piston 20 vers la droite1 même lorsque le passage de la chambre 3a vers la chambre 33b est ouvert; toutefois, la résistance est relativement faible, en raison de la petite section de la tige de piston de blocage 24, de sorte qu'elle peut être vaincue par la pression d'air agissant sur la face gauche du piston 22. Lorsque le levier de commande 82 de l'unité 80 est déplacé vers la droite de la fig. 1, de l'air comprimé passe de la source P dans la chambre 18b à travers 1' orifice 20, tandis que la chambre 18a est reliée par 1 'o- rifice 28 et la conduite 76 å l'atmosphère. il en résulte que l'air comprimé agissant sur la face droite du piston 22 tend à déplacer la tige de piston 20 vers la gauche. Dans ce cas aussi, la tige de piston 20 ne peut se déplacer tant que l'alésage central 44 est obturé par le bouchon 48; elle ne peut le faire que lorsque le bouchon 48 est repoussé vers la gauche par l'action de la roue .à cames 64 sur la tige 62, permettant ainsi au liquide de s' écouler de la chambre 33b vers la chambre 33a. Aussi longtemps que l'alésage central'44 est fermé par le bouchon 48, l'effet de blocage est essentiellement rigide, en raison de l'incompressibilité du liquide contenu dans la chambre Il convient de noter que la position de la tige de piston 20 relativement au cylindre 10 du dispositif de manoeuvre reste constante aussi longtemps que l'alésage central 44 reste fermé par le bouchon 48, même si aucune pression n'est appliquée aux chambres 18a et 18b du cylindre de manoeuvre. Dans la position neutre du levier 82, les deux conduites 76 et 78 peuvent être reliées, soit a la' source d'air comprimé P, soit à l'atmosphère. L'extrémité extérieure de la tige de manoeuvre 62 peut être actionnée, soit manuellement, soit par une autre unité de programmation. il convient de noter en outre que ltécoulement du liquide entre les chambres de blocage 33a et 33b est toujours amorti par l'orifice étranglant 46. il en résulte un amortissement et une uniformisation de la vitesse de déplacement de la tige de piston 20 relativement au cylindre 10 du dispositif de manoeuvre. En supposant, par exemple, qu'une pression d'air égale est appliquée à la chambre î8 pour déplacer la tige de piston 20 vers la droite, et à la chambre 18b,pour la déplacer vers la gauche, la vitesse de déplacement sera sensiblement la même dans les deux sens malgré la différence de section entre les chambres 18a et 18b. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références qu'a la fig. 1, mais augmentées de 100. Cette forme d'execution présente par rapport à celle qui vient d'être décrite les différences suivantes: Le ressort de compression hélicoïdal 70 a été remplacé par de l'air comprimé à l'intérieur de la chambre 172. L'unité de programmation a été remplacée par une unité d'actionnement 184 commandée par fluide.Cette unité 184 comprend un cylindre 186, dans lequel coulisse un piston 188 sollicité en direction de la droite de la figure par un ressort 190. Le côté droit du cylindre 186 est relié par des conduites 187, 189 et par un organe de commutation 192 à la source d'air comprimé P. La conduite 189 comporte aussi un organe de commutation 194, qui ne s'ouvre que lorsque le levier 182 est amené dans sa position de droite ou dans sa position de gauche.L'organe de commutation 192 est ouvert dans ltétat du dispositif représenté à la fig. 2. Lorsque le levier 182 est amené dansisa position de droite, la pression est appliquée à la chambre 118b. En même temps, organe de commutation 194 s'ouvre, de sorte que la pression est aussi appliquée au côte droit du piston 188. Ce piston se déplace alors vers la gauche de la figure, de sorte que le bouchon 148 se déplace dans le même sens et cesse d'obturer l'alésage central 144. La tige de piston 120 peut alors se déplacer vers la gauche. Lorsqu'une came 196 formée sur la tige de piston 120 agit sur l'organe de commutation 192, celui-ci se ferme et la conduite 187 est isolée de la conduite 189 et reliée à 1' atmosphère. Le piston 188 peut alors se déplacer vers la droite de la figure sous l'action du ressort 190 et le bouchon 148 revient fermer l'alésage central 144. La tige de piston 120 ne peut donc continuer son déplacement; elle bloquée. Pour'le reste, le dispositif représenté à la fig. 2 fonctionne de façon identique à celui décrit en ré férence à la fig. 1. Il faut signaler en outre que le côté gauche du piston 188 est relié à l'atmosphère par un canal 199. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 3, le dispositif de manoeuvre représenté est identique à celui qui vient d'entre décrit en référence à la fig. 2, avec la seule différence que la cavité a l'intérieur de la tige de piston 220 est complètement remplie d'un gaz comprimé. il y a en outre une différence en ce qui concerne le circuit: L'unité de commande 280 est reliée par la conduite 276 à la chambre 218a et par la conduite 278 à la chambre 218b.Il est prévu en outre une porte OU 281. Cette porte OU 281 est constituée par un clapet muni d'un obturateur sphérique 283, qui coopère avec deux sièges 285 et 287. Le côté gauche de la porte OU 281 est relié par un canal 289 à la chambre 218b, tandis que son coté droit est relié par la conduite 276 a la chambre 218a. Lorsque le levier 282 est amené de sa position neutre représentée à la fig. 3 à sa position supérieure, la source P envoie de l'air comprimé par la conduite 276 à la chambre 218a. En même temps1 de l'air comprimé arrive sur le côté droit de la porte OU 281, repoussant ltobturateur 283 vers la gauche, le plaquant contre le siège 285. L'air comprimé ne peut donc pénétrer dans la chambre 218b par le canal 289. Il peut toutefois arriver sur le côté droit du piston 288 par le canal 293. Ce piston est alors déplacé vers la gauche et il décolle le bouchon de l'entrée de 1' alésage central (non représentés). La tige de piston 220 peut alors se déplacer vers la droite de la figure. il convient de signaler que le ressort de compression hélicoSdal 290 a une tension initiale. Le piston 288 ne peut donc se déplacer vers la gauche que lorsqu'une pression considérable s'est établie dans la conduite 276. Ceci est important, spécialement lorsque le levier 282 est ramené à sa position neutre. Dès que la pression diminue légèrement dans la chambre 218a, le piston 288 peut reprendre la position qu'il occupe à la fig. 3, de sorte que le dispositif de manoeuvre est bloqué dès que le levier 282 est ramené à sa position neutre. L'unité 280 peut donc commander avec précision la position du dispositif de manoeuvre. Lorsque le levier 282 est placé sur sa position in- férieure, l'air comprimé arrive par la conduite 278 à la chambre 218b et sur le coté gauche de la-porte OU 281. il en résulte que l'obturateur 281 est repoussé vers la droite1 dans la position représentée à la fig. 3. Dans cette position de l'obturateur 283, l'air comprimé arrive aussi sur le côté droit du piston 288, mais la chambre i. 218b est isolée de la chambre 2i8a. Cette dernière est reliée à l'atmosphère A . Le piston 220 peut se déplacer vers la gauche. On notera que le ressort de compression hélicoldal 54 du dispositif représenté à la fig. 1 n'est pas nécessaire, car le bouchon est sollicité vers sa position de fermeture par la pression du liquide contenu dans la chambre de l'unité de blocage. il en est de même pour les formes d'exécution des fig. 2 et 3. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de manoeuvre actionné par un fluide, comprenant: a) un cylindre (10) de manoeuvre, ayant un axe et deux extrémités (12,14), à l'intérieur duquel est définie une cavité (18), b) une tige de piston de manoeuvre (20) axialement dépla çable, traversant un système d'étanchéité et de guidage (16) prévu dans au moins une (12) des deux extrémités du cylindre, c) des moyens de raccordement (28,30) prévus sur le cylin dre et servant respectivement à introduire dans la cavi té de celui-ci le fluide d'actionnement et à l'évacuer hors de cette cavité, et d) une unité de blocages caractérisé en ce que cette unité de blocage comprend dl) un cylindre de blocage (20) ayant un axe et deux extrémités, à l'intérieur duquel est definie une ca vité (33), d2) un ensemble de piston (32) axialement déplaçable à l'intérieur de la cavité (33) du cylindre de bloca ge, en contact étanche avec le cylindre, définissant deux chambres (33a,33b) à l'intérieur de la dite ca vité, d3) une tige de piston de blocage (34), liee a l'ensem ble de piston (32) de façon à se déplacer axialement avec lui, ladite tige de piston traversant un systè me de guidage et d'étanchéité (36) prévu à au moins a une (22) des deux extrémités (22,74) du cylindre de blocage (20), d4) un fluide contenu dans la cavité (33) du cylindre de blocage, fluide qui fonctionne indépendamment de sources extérieures de fluide, d5) des moyens de passage (44,46) du fluide, reliant 1' une à l'autre deux chambres (33a,33b) du cylindre de blocage, d6) des moyens à soupape (48) associés aux moyens de passage (44,46) pour ouvrir et fermer ces derniers, respectivement, d7) des moyens de manoeuvre (62,66) associés aux moyens à soupape (48) pour commander ceux-ci de l'exté rieur du cylindre de blocage (20, et en ce qu'un des deux éléments de l'unité de blocage que sont le cylindre de blocage (20) et sa tige de piston (34) est relié à l'un des deux éléments du dispositif de manoeuvre que sont le cylindre de manoeuvre (10) et sa tige de piston (20), tandis que l'autre des éléments de l'unité de blocage est relié à l'autre élément du dispositif de manoeuvre. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérise en ce qu'un piston (22) est lié à la tige de piston (20) à l'intérieur de la cavité (18) du cylindre de manoeuvre, piston qui divise cette cavité en deux chambres (18a, 18b), dont chacune est reliée à un orifice de raccordement respectif (28,30) pour le fluide d'actionnement du dispositif. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige de piston (34) de l'unité de blocage ne traverse qu'une extrémité du cylindre de blocage (20) et en ce que des moyens de compensation de volume compressibles (68 à 74) sont associés à la cavité (33) de ce cylindre pour compenser la variation de volume que subit la partie de la tige de piston (34) qui se trouve dans la cavité (33) au cours du déplacement de cette tige relativement au cylindre de blocage. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la cavité du cylindre de blocage contient un gaz comprimé. 5. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les chambres (33a,33b) du cylindre de blocage sont remplies d'un liquide, une au moins de ces chambres étant définie par un élément de séparation mobile (68) et des moyens de compression (70) agissant sur cet élément, sur sa face éloignée du liquide. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de compression comprennent des moyens mécaniques a ressort. 7.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige de piston de manoeuvre (20) ne traverse qu'une seule (12) des extrémités du cylindre de manoeuvre (10) et en ce que la cavité de blocage (33) est définie à l'intérieur de cette tige de piston, tandis que la tige de piston de blocage (34) est reliée à l'autre extrémité (14) du cylindre de manoeuvre. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le cylindre de l'unité de blocage est formé par la tige de piston de manoeuvre (20). 9.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de passage (44,46) s'étendent à travers l'ensemble de piston (32) de l'unité de blocage. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (62) associés aux moyens à soupape (48). s'e'tendent à travers la tige de piston de blocage (34). 11. - Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre comprennent une tige de manoeuvre (62) qui passe dans un alésage axial de la tige de piston de blocage (34). 12. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (162,184) des moyens à soupape sont commandés s en fonction de moyens de commande (180) qui commandent l'écoulement du fluide d'actionnement vers la cavité (118) du cylindre de manoeuvre (110) ou à partir de cette cavité. 13*- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (162,184) des moyens à soupape sont commandés s en fonction de la position axiale de la tige de piston (120) du dispositif de manoeuvre relativement au cylindre de manoeuvre (110). 14.- Dispositif selon la revendication i, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (62) des moyens a soupape (48) sont commandés par une unite de programmation (66). 15.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre (162,184) des moyens soupape comprennent une unité de manoeuvre (184) prévue sur une partie de la tige de piston de blocage (134) qui s'étane à l'extérieur de la cavité de blocage (133). 16.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que la tige de piston de blocage (114) est fixée à une partie (114) du cylindre de manoeuvre (110) et en ce que l'unité de manoeuvre (184) est logée dans cette partie. 17.- Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'unité de manoeuvre (184) est sollicitée vers un premier état correspondant à la position de fermeture des moyens à soupape (148) et peut être comr.sutée dans un second état en réponse à l'admission de fluide sous pression, le dit second état correspondant à la position d'ouverture des moyens à soupape (148). 18.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'unité de manoeuvre (284) est reliée à une source (9) de fluide comprimé, source qui fournit aussi le fluide d'actionnement à la cavité (218) du cylindre de manoeuvre (218). 19.- Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'unité de manoeuvre (284) des moyens à soupape est reliée à l'une des chambres des chambres (218a, 218b) du cylindre de manoeuvre (210) et réagit en réponse zi une augmentation de la pression dans une de ces chambres. 20.- Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'unité de manoeuvre (284) des moyens à soupape est reliée aux deux chambres (218a,218b) du cylindre de manoeuvre (210) par une porte logique OU (281) fonctionnant de façon à relier la dite unité (284) à celle des dites chambres dans laquelle règne la pression la plus éle vée du fluide d'actionnement et à isoler les chambres précitées l'une de l'autre. 21.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de passage (44,46) comprennent des moyens d'étranglement (46).