Etant donné la qualité élevée des techniques modernes appli quées par les faussaires, il est souvent très difficile de déceler à l'aide de moyens simples, notamment à l'oeil nu, les falsifications ou contrefaçons qui sont faites sur des objets de valeur en papier.-C9est en particulier aux non-specialistes ne disposant d'aucun moyen de contrôle spécial, qu'il est pratiquement impossible de faire la distinction entre un faux habile et un objet de valeur aùthentique enpapier. Par "objets de valeur en papier", on n'entend pas seulement les billets de banque, lettres de change, effets de commerce, traites et titres analogues du marché financier, mais également d'autres objets en papier tels que tickets de transport, billets d'avion et de théâtre et analogues dont la falsification est ren due/9facale en raison d'un choix moins differencié du papier que, par exemple, pour les billets de banque. L'invention a donc pour but de proteger de façon sûre les objets de valeur en papier contre les falsifications. Selon l'invention, ce but est atteint par le fait que, pour la fabrication des objets de valeur en papier et par exemple pour leur impression, on utilise des couleurs, par exemple pour encres d'impression, qui donnent lieu à un effet de métamérie optique distinctement reconnaissable. Selon la norme DIN 6172 de la République Fédérale d'Allema- gne, on designe comme métamères deux échantillons qui ont des pouvoirs dereémission ou de transmission différents, mais dont les valences colorées sont les mêmes pour une lumière d'un genre déterminé et pour un observateur déterminé. De tels échantillons métamères ont un aspect différent si on les observe sous un clairage dû à une lumière d'un autre genre. Alors que normalement, et notamment dans la teinture des tissus, on considère ces phénomènes comme indésirables (exemple changements de teinte le soir) et qu'on s'efforce donc de maintenir la métamérie optique aussi faible que possible, voire de la supprimer complètement, on vise le but contraire selon l'invention c'est-à-dire qu'on recherche un effet de métamérie aussi grand que possible. Pour évaluer quantitativement la métamérie, on se sert de l'indice de métamérie. Cet indice de métamérie MT constitue une mesure de la différence de coloration E que deux échantillons, qui possèdent sous un éclairage d'un genre déterminé les mêmes valeurs normalisées de coloration, manifestent lorsque le genre de la lumière change. Pour déceler le changement de coloration, lorsqu'on passe d'un genre de lumière à l'autre, il n'est absolument pas nécessaire que, pour l'un des genres de lumière, il y ait une identité absolue de nuance entre les deux couleurs méta- mères ; l'important est seulement que, lorsque change le genre de lumière, la différence de couleur initiale apparaisse soudain bien contrastée et devienne ainsi nettement visible.Cette condition est remplie quand la différence contrastée de coloration est au moins trois fois plus grande que la différence de coloration obtenue avec le genre de lumière pour lequel les couleurs doivent être identiques. Avantageusement, on ne devrait pas descendre au dessous de la limite inférieure de deux unités I-rE pour les deux couleurs différentes, SE étant la différence de coloration calculée d'après le système CIE 1964 (voir Colorimetry, Public.CIE nO 15 (E-1.3.1.) 1971, page 69), car alors la différence ne peut être constatée qu'après une analyse visuelle critique et demandant par conséquent beaucoup de temps. On peut mettre en pratique l'invention selon deux solutions différentes. Selon la première de ces solutions, on utilise une paire d'échantillons métamères qui ont la même apparence lorsqu'on les observe à la lumière du jour et des apparences différentes lorsqu'on les observe à la lumière artificielle, notamment à la lumière de l'ampoule à incandescence d'une simple lampe de bureau. La deu xième solution consiste à inverser ce principe. Le premier mode de réalisation se distingue par le fait qu'il peut être appliqué de façon simple et telle que toute personne non spécialisée soit en mesure de vérifier elle-même l'authenticité de billets de banque douteux. Le deuxième mode de réalisation a l'avantage que les conditions d'éclairage pour l'identité des couleurs peuvent être réalisées de façon plus précise qu'à la lumière du jour, puisque cette lumière est par nature sujette à des fluctuations. La conséquence en est un examen plus précis et donc une sécurité plus grande. En dehors des genres de lumière susindiqués, savoir la lumière du jour et la lumière d'ampoules à incandescence, on peut bien entendu utiliser aussi d'autres genres de lumière, par exemple la lumière de tubes fluorescents qui comme on le sait peut avoir les teintes les plus diverses. On n'exclut d'ailleurs abso pour la lumière lument pas/des teintes inhabituelles telles que grisâtre, bleuâtre, pourpre ou rougeâtre qui peuvent être obtenues facilement par exemple à l'aide de filtres colorés.Au contraire, de telles teintes inhabituelles et réalisables-seulementXà l'aide de filtres spéciaux ou de moyens équivalents, avec une répartition tout à fait spéciale dans le spectre lumineux,rendent encore plus difficile le travail des faussaires lorsque ces filtres et moyens analogues sont tenus secrets et ne sont mis à la disposition que d'instituts spécialisés. En raison du caractère inaccessible de telles colora tions- de la lumière, les faussaires ne sont pas en mesure de contrôler eux-mêmes-les objets de valeur en papier qu'ils ont falsifiés ou contrefaits et-de vérifier si leur falsification est réussie. Pour l'exécution pratique de la fabrication d'objets de valeur en papier à l'abri des falsifications selon l'invention, il existe divers modes de réalisation. Par exemple, on peut imprimer avec une encre d'une première couleur une zone A de la surface totale de l'objet en papier et avec une encre d'une autre couleur 'la zone restante B de cette surface.Les deux zones A et B ont alors le même aspect coloré à la lumière du jour par exemple et on ne peut donc les distinguer l'une de l'autre. Si l'on observe 1'impression à la lumière à incandescence qu'une simple lampe de bureau à ampoule à incandescence usuelle suffit à donner, l'ensemble de la surface imprimée se décompose alors en deux zones A et B imprimées à l'aide des deux couleurs métamères car elles prennent maintenant des aspects différents au point de vue des colorations, ce que l'on peut déceler, si l'effet de métamérie est suffisamment fort, sans moyens supplémentaires, cest-à-dire rien qu'à l'oeil nu. Lors du comptage routinier du papier-monnaie, un billet contrefait se fait ainsi remarquer rapidement et sûrement sous une lampe à incandescence (lumière de contrôle) du fait qu'il ne présente pas aspect uniforme qu'il a habituellement à la lumière du jour (lumière d'utilisation), mais se scinde en zones de couleurs différentes et d'agencement inhabituel. Les zones A et B, qui sont imprimées à l'aide d'encres ayant les deux couleurs donnant l'effet de métamérie optique et qui sont juxtaposées, se rencontrent de préférence par une bordure tranchée, un chevauchement à bord fin ou encore un bord fin intercalaire pouvant aider à différencier les deux zones au point de vue de leur coloration. Les dimensions, forme et agencement des zones sur la surface totale de objet de valeur en papier ne sont soumis à cet égard à aucune limitation. On peut citer à titre d'exemple les possibilités de formes suivantes. La ligne séparant la zone A de la zone B peut être disposée à la perpendiculaire, en diagonale, en oblique ou parallèlement par rapport aux bords de l'objet de valeur en papier, à travers toute la surface de cet objet, c'est-à-dire à travers toute la représentation imagée. La ligne de séparationpeut tout aussi bien être droite que brisée, dentelée ou ondulée. Il peut également être réparti, régulièrement ou irrégulièrement sur toute la surface, des figures géométriques quelconques telles que triangles, quadrilatères, cercles, croix à branches diagonales ou parallèles aux côtés de l'objet en papier. De plus, les zones A et B peuvent être formées de rectangles allongés ou d'autres-figures en zig-zag ou ondulées qui sont disposés parallèlement l'un par rapport à l'autre et qui sont imprimés alternativement avec l'encre de l'une ou l'autre couleur. En plus des figures géométriques, on peut faire intervenir des signes particuliers tels que lettres d'imprimerie, chiffres et combinaisons de ces signes.Enfin, les zones A et B peuvent aussi être imprimées sur l'objet de valeur en papier sous forme de zones spéciales de contrôle, par exemple de triangles ou quadrilatères ayant un côté commun, ou de cerc-les, quadrilatères, triangles etc.disposés concentriquement, la figure intérieure étant imprimée avec l'encre de l'une des couleurs et les zones encadrées que se succèdent vers l'extérieur étant imprimées alternativement avec l'encre de l'une et de l'autre couleurs. En plus des deux zones A et B, on peut prévoir une troisième zone C, adjacente à l'une au moins des deux premières zones, qui est identique à la zone B lorsqu'elle est éclairée par exemple par une lampe à incandescence, en sorte qu'il existe une identité de couleur entre les zones A et B à la lumière du jour mais entre les zones B et C à la lumière à incandescence. Ce mode de réalisation a pour avantage que le changement de coloration de B peut aussi être contrôlé quantitativement par la condition d'identité B=C, 'ce qui permet de déceler des falsifications imparfaites et assure ainsi une sécurité supplémentaire. Un autre mode de réalisation pratique du procédé conforme à l'invention,pour fabriquer des objets de valeur en papier à' l'abri des falsifications, consiste à imprimer ces objets sur ia'totali- té de leur surface, avec une encre d'une seule couleur qui éveille des impressions visuelles colorées très différentes selon la nature de ltéclairage (lumière du jour ou lumière de lampe à incandescence).Comme une comparaison directe est impossible dans ce cas, 'l'écart de coloration entre la ncouleur-mémoire" (ctest- à-dire par exemple l'impression visuelle colorée à la lumière du jour) et la "'couleur-test" (c'est-à-dire par exemple l'impression visuelle à la lumière dune lampe à incandescence) doit être très important, c'est-à-dire être au moins égal à 10 unités hE environ selon la formule-CIE-1964. L'efficacité du procédé conforme à l'invention réside dans le fait 'que les faussaires se heurtent à des difficultés pratiquement insurmontables,pour imiter les couleurs d'encres utilisées sur l'objet de valeur en papier qui donnent l'effet de métamérie optique et qui ne sont pas disponibles dans le commerce, comme il est pratiquement impossible d'imiter l'allure spectrale d'une couleur déterminée quand on ne connaît pas ou qu'on n'a pas à sa disposition les pigments colorés qui, par mélange, produisent les couleurs d'encres qui sont utilisées selon l'invention. Mais même si ces pigments étaient connus individuellement, l'imitation des couleurs à utiliser selon 11 invention soulèveraîicultés ~ considérables car les proportions de ces pigments dans l'encre sont inconnues. Un autre facteur de sécurité offert par les objets de valeur en papier conformes à l'invention consiste en ce que la reproduction photographique de ces objets soulève des difficultés quasi insurmontables pour le faussaire. Les couleurs métamères onten effet la propriété de perdre leur identité non seulement lors d'un changement du genre de lumière, mais encore lorsqu'elles sont enregistrées par un récepteur photo-électrique dont le système a une sensibilité spectrale différente de celle de l'oeil.En d'autres termes,même lors de la décomposition ou réalisation d'extraits de couleurs à l'aide de trois filtres d'extraction Bleu, Vert et Rouge, qui, en liaison avec la sensibilité spectrale de la pellicule d'extraits de couleurs,ment pour un récepteur photoélectrique un tel système différent de celui de I'oeil, les couleurs qui paraissent identiques à l'oeil sont enregistrées sur les extraits colorés, et par conséquent en impression, comme des couleurs différentes. Le faussaire ne peut donc même pas, dans la reproduction des couleurs qui représente le premier pas sur la voie du faux, établir des extraits colorés ayant les couleurs exactes. Ceci est vrai en particulier pour le tiers du spectre où les fonctions de réémission des deux couleurs métamères s'écartent au maximum l'une de l'autre et ne se recoupent pas.On préfère à cet effet le tiers du spectre rouge allant de A = 600 nm aux plus grandes longueurs d'onde (voir exemple et la fig.2 dont il sera question ci-après). Ceci constitue à nouveau une circonstance favorable car c'est justement dans la forme d'imprimerie au cyan (bleu-vert complémentaire du rouge), qui est précisément associée à ltextrait du filtre rouge, que des différences même minimes dans l'application des couleurs d'imprimerie provoquent des écarts de couleur manifestes à l'oeil par rapport à une restitution exacte des couleurs. Comme aucun pigment coloré pur n'entre en ligne de compte selon l'invention pour fabriquer les couleurs d'impression à utiliser/, mais des mélanges de pigments, un facteur supplémentaire de sécurité contre les falsifications est assuré par l'immense complication mathématique qu'entralne le calcul des rapports de mélange car, outre une connaissance approfondie de la théorie, le faussaire a besoin ~d~appareillages coûteux, en particulier d'un ordinateur programmé à cet effet et d'un colorimètre pour la mesure spectrale des couleurs isolées, au cas où elles seraient connues.Si la couleur d'impression à contrefaire possède encore un indice de métamérie optique élevé, la probabilité d'une falsification peut être considérée comme extrêmement faible, rien qu'en ce qui concerne les -couleurs d'impression. Au lieu d'un procédé d'impression, on peut utiliser d'autres procédés pour appliquer sur l'objet de valeur en papier une couleur qui s'étend sur des zones seulement ou sur toute la surface de cet objet. On peut par exemple utiliser un procédé mécanique pour coller ou badigeonner une marque colorée ou pour appliquer la couleur par imprégnation ou par pulvérisation. L'invention va être maintenant expliquée plus en détail à l'aide de l'exemple qui suit. La fig.1 illustre les pouvoirs de réémission des composants d'une couleur qui donne un gris à la lumière du jour (genre de lumière D 65) et avec un rapport de mélange convenable. La fig.2 montre la courbe de réémission d'un vrai gris par comparaison avec une couleur métamère par rapport à la précédente, telle qu'elle a été obtenue par mélange des composants colorés selon la fig.1. La fig.3 représente schématiquement un objet de valeur en papier à deux zones colorées. Pour lune des deux couleurs dtimpression métamères, on utilise un non-multicolore qui présente, sur tout le spectre visible, une réémission ss (X)=-0,10 (ce que lton appelle un "vrai" gris, c'est-à-dire un gris absolument uniforme). On le réalise à l'aide de toute couleur d'irnpression noire-que l'on trouve dans le commerce, dont le pigment de base est, comme on le sait, le noir de fumée qui réémet dans la même mesure toutes les longueurs d'onde du spectre visible. La courbe de réémission de ce vrai gris est indiquée par la droite en tirets e à la fig.2. la 'fig.2. Pour obtenir la réémissionss(A)~ 0,10, on doit seulement di- luer convenablement la couleur d'impression noire et l'imprimer en pleine teinte (= 100% valeur de trame, voir norme DIN 16.600). Au lieu de cela, on peut garnir la surface à imprimer à l'aide dune trame ayant une grandeur de point relative de 0,10 (c'est-àdire une trame de 10%, voir norme DIN 16.600) en utilisant alors la couleur d'impression non diluée. La réémission R (X)=,0,10 se produit de façon connue. Comme deuxième couleur d'impression, on utilise une couleur métamère dont les propriétés de réémission sont représentées par la courbe d de la fig.2. Pour cette deuxième couleur, on peut utiliser un mélange formé des couleurs fondamentales Jaune, Pourpre et Cyan pour impression offset (norme DIN 16.509). La fig.1 donne l'allure des pouvoirs de réémission de ces composants colorés a (Jaune), b (Pourpre) et c (Cyan). Les couleurs en'question sont imprimées en pleine teinte. A partir de là, on peut calculer les proportions à donner au mélange de ces couleurs pour obtenir une couleur grise qui a le même aspect à la lumière du jour (genre de lumière D65) que le susdit vrai gris (droite e).Ce calcul peut se faire par des méthodes connues servant à établir des formules ou dosages colorés, telles quton les utilise couramment par exemple pour le réglage fin des couleurs dans l'industrie textile (voir par exemple tFarbmessung in der Textilindustrie", c'est-àdire "Colorimétrie dans ltindustrie textile'1, Bayer Farben-Revue, Numéro spécial 3 de la Bayer AG, Leverkusen). Le calcul, qui est compliqué, se fait avantageusement à l'aide d'un ordinateur qui est déjà muni d'un programme au point (pour le calcul des formules de l'industrie textile). Si lton désigne par 100 la concentration desdites couleurs DIN qui constituent le point de départ du mélange de gris, le cal cul à l'ordinateur donne, pour la couleur non-multicolore métamère cherchée,les concentrations suivantes Jaune : 0,48 ; Pourpre . 0,49 ; Cyan : 0,72. Conformément à ces valeurs numériques, on doit bien mélanger en remuant ces couleurs en proportions de 28% pour le Jaune, 29% pour le Pourpre et 43% pour le Cyan, en utilisant les liants habituels tels que résines phenoliques modifiées à'la colophane et résines alkydes, et, par addition de quantités convenables de di usuels luants/(huile de lin pour laque, huile de pression 80, huiles minérales à point d'ébuLlition élevé et analogues), les amener-à la même densité de gris que le susdit vrai gris à réémission 0 ()0,10. Comme pigments colorés, on utilise à cet effét par exemple ceux qui sont définis par la norme DIN 16.509. Les couleurs ainsi obtenues peuvent être appliquées sur des papiers appropriés par impression offset. On peut aussi utiliser les couleurs non diluées si l'impression ne se fait pas en pleine teinte mais en tramage. La grandeur de point relative est alors de 48% pour l'impression en Jaune, 49 pour l'impression en Pourpre et 72 pour l'impression en Cyan Le pouvoir de réémission de la couleur mixte qui est métamère par rapport au vrai gris est illustré à la fis.2. Sous une lumière de genre D65, ces deux couleurs ont un aspect identique au point de vue de la teinte (différence de couleur = 0 > . A l'observation à la lumière d'une lampe à incandescence, on peut au contraire déceler une nette différence de coloration de 7 unités E environ. La fig.3 représente schématiquement l'objet de valeur en papierAqui comporte les deux zones colorées 2 et 3. La zone colorée 2 est faite par exemple d'un vrai gris alors que la zone colorée 3 possède une couleur qui est essentiellement identique à celle de la zone 2 pour une lumière d'un genre déterminé (par exemple lumière du jour-D65) mais qui apparat comme multicolore pour une lumière d'un autre genre (par exemple une lumière de contrôle). Pour fabriquer les objets de valeur en papier selon l'invention, on utilise de préférence couleurs d'impression. Au lieu d'être appliquées par impression, les couleurs métamères peuvent aussi être appliquées par badigeonnage ou par collage de marques ou timbres colorés. REVE MDI CAT IONS l - Objet de valeur en papier protégé contre les falsifications, caractérisé par le fait qu'il comporte, au moins par zones, au moins une couleur qui présente un effet de métamérie optique aisément décelable par rapport alune couleur de référence. 2 - Objet de papier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, si une seule couleur est utilisée, celle-ci donne lieu å un écart de coloration net lorsqu'on passe d'une lumière d'un premier genre, par exemple la lumière du jour, à une lumière d'un autre genre, par exemple la lumière artificielle, la couleur de référence étant formée par la couleur-memoire qui se manifeste sous l'effet de la lumière de l'un~ou de l'autre genre. 3 - Objet de papier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, si au moins deux couleurs différentes sont utilisées sur cet objet, ces couleurs donnent la meme impression visuelle avec la lumière d'un premier genre et des impressions visuelles différentes sous la lumière d'un autre genre ou inversement. 4 - Objet de papier selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'écart de coloration est égal à dix unités E environ selon le système CIE-1964. 5 - Objet de papier selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'écart de coloration entre les couleurs est égal à au moins deux unités AE selon le système CIE-1964. 6 - Objet de papier selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les zones colorées de couleurs différentes se touchent au moins localement par leur bordure. 7 - Objet de papier selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la bordure de la ou des zones colorées passe à travers la représentation imagée de l'impression typographique. 8 - Objet de papierXselon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait qu'il comprend, outre deux zones colorées de contre, une troisième zone colorée de contrôle qui est identique au point de vue de la coloration à l'une des deux autres zones de contrôle sons un premier éclairage, alors que l'autre des deux premières zones de contrôle est identique à la troisième zone sous une autre lumière de contrôle telle que la lumière du jour. 9 - Procédé de fabrication d'un objet de valeur en papier, selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la ou les couleurs sont appliquées par impression. 10 - Procédé de fabrication d'un objet de valeur en papier, selon 1 'une quelconque des revendications -i à 8, caractérisé par le fait que la ou les couleurs sont appliquées par badigeonnage. ll - Procédé de fabrication d'un objet de valeur en papier, selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la ou les couleurs sont appliquées,de préférence à la machine, sous forme de margues ou timbres adhésifs.