L'invention concerne une méthode et un appareillage pour le blanchiment à l'oxygène gazeux de la pâte de cellulose. Lorsqu'on blanchit à l'oxygène gazeux de la pâte de cellulose à l'échelle industrielle, il statère difficile d'obtenir les mêmes bons résultats de blanchiment que ceux obtenus en faisant des essais de laboratoire, sans créer des inconvénients tels que des conditions d'hygiène détériorées, des pertes supplémentaires de produits chimiques et de chaleur, et la nécessité de faire de grands investissements pour l'appareillage de traitement à ajouter entre le lessiveur servant à lessiver le bois et le réacteur à oxygène gazeux existant. La Demanderesse a maintenant découvert que l'on peut éliminer ces inconvénients et que l'on peut convenablement récupérer des substances chimiques et organiques,à la fois en fin de lessivage et en fin de blanchiment, tout en obtenant une pate de très bonnes propriétées mécaniquez, Si la pâte obtenue par un processus continu de lessivage, pouvant conserver totalement ou partiellement sa structure en copeaux, est soumise à une phase de traitement par la liqueur de blanchiment pour en éliminer la lessive, puis est imprégnée par les corps chimiques utilises pour la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux pendant que la pate est encore sous pression. En onséquence, l'invention concerne une méthode pour perfectionner la séquence de blanchiment dans la préparation de la pate de cellulose au gaz contenant de l'oxygène, dans laquelle la pate de cellulose obtenue en lessivant le bois sous pression dans un lessiveur en continu est débarrassée de la majeure partie de la lessive en traversant, encore sous ladite pression, une zone de lavage où la lessive est déplacée par la liqueur de blanchiment de la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux, la méthode étant caractérisée en ce que la pate lavée et encore sous ladite pression traverse une ou plusieurs zones d'imprégnation, où la pâte est imprégnée par la dose d'alcali nécessaire pour la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux et, facultativement, par des inhibiteurs de décomposition de la cellulose. la méthode selon l'invention peut être employée en combinaison avec les processus alcalin, neutre, acide, de lessivage de la cellulose, avec les lessives contenant du sodium comme principal cathion métallique. Des exemples de tels processus comprennent les processus de lessivage ou sulfite acide, les processus de lessivage au bisulfite, les processus de lessivage au sulfite neutre, les processus cle las- sivage au sulfite alcalin, et les processus multiphases de lessivage dérivant du processus au sulfite, et aussi les processus de lessivage au sulfate, les processus de lessivage au polysulfure, les processus de lessivage à l'hydrogène sulfure alcali, les processus de lessivage à la soude caustique (digestion sodique), les processus de lessivage à l'oxygène gaz-alcali, et les processus de lessivage à l'oxygène gaz-bicarbonate. ta méthode s'est avérée convenant aussi à l'emploi avec les processus de lessivage au sulfate et de lessivage au polysulfure. Dans la méthode selon l'invention, la påte, obtenue par un processus de lessivage du bois en continu, est, en restant sous la pression agissant dans ledit processus, débarrassée de la majeure partie de la lessive contenue dans la påte, en déplaçant la lessive par la liqueur de blanchiment obtenue dans la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux, ce après quoi la pute, restant encore sous ladite pression, est imprégnée par les corps chimiques utilisés pour la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux. Parce que, conformément à l'invention, la pâte et la lessive ne viennent pas en contact et avec l'atmosphère ambiante, on élimine les inconvénients hygiéniques tels que des gaz toxiques et malodorants, ainsi que les dangers de liquides s'éclaboussant au voisinage de personnel alors qu'ils sont toxiques et agressifs pour les yeux. En outre, la chaleur contenue dans la pâte lessivée et la liqueur usée est utilisée de façon à réduire le besoin global d'énergie pour le chauffage des phases de traitement. Dans l'application de la méthode selon l'invention, les quantités d'alcali et d'inhibiteurs de décomposition de la cellulose qu'il faut ajouter dans le système, pour obtenir le résultat désiré, sont moindres que dans le processus jusqu'à présent connu, entre autres, parce que la perte d'alcali et d'inhibiteurs est réduite à un minimum par la méthode selon l'invention.La méthode assure en outre la récupération efficace et intrinsèque de la lessive et de la liqueur de blanchiment dans un dispositif de construction très simple. La Demanderesse a découvert le fait, inattendu et suprenant, qu'en appliquant la méthode selon l'invention,les propriétés mécaniques de la pâte obtenue à un degré donné de délignification sont supérieures à celles de la pate obtenue selon les méthodes de blanchiment à l'oxygène gazeux antérieurement connues. Ceci est particulièrement net lorsque la phase d'imprégnation est effectuée en deux zones : on introduit dans une première zone une solution aqueuse contenant des ions magnésium, par exemple du sulfate de magnésium, du chlorure de magnésium, de l'acétate de magnésium, ou des sels complexes de magnésium, et on introduit dans une deuxième zone une solution alcaline ayant un pH qui précipite les composés du magnésium difficiles à dissoudre, par exemple l'hydroxyde de magnésium et le carbonate de magnésium. En pratique, il a été trouvé particulièrement approprié d'introduire dans la première zone de la liqueur usée de blanchiment qui contient dea ions magnésium et qui est recomplétée par addition, par exemPle,de sulfate de magnésium, de carbonate de magnésium, ou d'oxyde de magnésium. Quand on emploie des sels de magnésium difficiles à dissoudre, par exemple le carbonate ou l'oxyde, il convient de les mettre en contact avec la liqueur usée de blanchiment pendant un temps suffisant pour obtenir une dissolution substantiellement complète, avant d'alimenter la zone d'imprégnation en liqueur usée contenant du magnésium. Cette durée de contact dépend, entre autres, de la grosseur des particules des sels et de l'efficacité du mélangeage. Une durée d'environ 5 à 60 minutes est généralement suffisante. De préférence, on règle la charge totale en composés de magnésium de façon que la quantité totale de magnésium à l'état dissous et précipité restant dans la pâte après la phase d'imprégnation finale soit de 0,05 à 1 %, et de préférence de 0,05 à 0,3 %, calcule en poids de MgO par rapport au poids sec de la pA- te.La Demanderesse a trouvé un avantage particulier à choisir les conditions pendant la phase d'imprégnation telles qu'une partie de la teneur en magnésium est précipitée, par exemple l'hy- droxyde, tandis qu'unie partie de la teneur en magnésium existe à l'état dissous, de préférence des composés complexes de magnésium, lorsque le complexe magnésium a réagi avec des liqueurs organiques du type acides, hydroxydes et acides contenant au moins deux radicaux carboxydes présents dans la liqueur usée . Afin d'obtenir un résultat optimal, au moins 0,03 fo, de préférence 0,05 à 0,1 %, de magnésium,calculé en MgO par rapport au poids sec de la pate, doit exister en sel soluble de magnésium après la phase d'imprégnation finale. Dans la première phase d'imprégnation, la majeure partie, et de préférence la totalité, de la teneur en magnési doit exister sous forme dissoute, afin que la pâte soit uniformément imprégnée et qu'un effet optimal soit obtenu pendant la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux.Dans certaines circonstances, il peut être approprié d'ajouter à la liqueur usée de blanchiment pour la phase d'imprégnation d'autres agents complexants, par exemple des polyphosphates, ou des quantités modérées d'acides polycarboxyliques azotés, de préférence ceux donnant avec le magnésium des complexes relativement faibles, par exemple l'acide amino-di-acétique ou l'acide nitrile tri-acitique, et, pour certaines påtes, de préférence les pâtes contenant du cobalt, d'ajouter une petite quantité, par exemple 0,1kg par tonne de pAte, d'éthylène diamine. La phase de lavage précédant le processus d'imprégnation peut être effectuée de manière connue dans un lessiveur opérant en continu, ou autre appareillage connu dans lequel la pâte est lavée en la maintenant sous pression, par exemple dans un ou plusieurs diffuseurs sous pression. Selon une exécution préférée de l'invention, la phase de lavage est effectuée en déplaçant la lessive usée par la liqueur usée de blanchiment de la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux, c'est-à-dire une solution aqueuse contenant la liqueur usée de ladite phase de blanchiment à l'oxy- gène gazeux.Ainsi, cette liqueur usée de blanchiment peut aussi contenir d'autres solution, par exemple introduites en lavant la pâte blanchie à l'oxygène gazeux, telles que des liqueurs condensées et autres liqueurs de lavage obtenues, par exemple, par les phases de lavage exécutées après d'autres phases de blanchiment ou par la régénération d'agents adsorbants sur lesquels des substances organiques ont été adsorbées de manière connue. le degré auquel la lessive est éliminée de la pAte est réglé de manière telle que la majeure partie des substances organiques de la lessive usée est déplacée de la pâte et retournée au système de récupération chimique ou au lessiveur, tandis qu'une mineure partie, de façon appropriée 1 à 20 kg, de préférence 1 à 10 kg, pour 100 kg de pâte de cellulose sèche, passe en phase de blanchiment à l'oxygène gazeux.La phase de lavage est effectuée de façon appropriée dans une pluralité de zones de lavage, la liqueur usée de teneur sèche la plus élevée étant récupérée depuis la première zone et envoyée à un système d'évaporation puis à un système de combustion, tandis que la liqueur usée depuis la dernière zone est utilisée comme ingrédient de la lessive.Les liqueurs usées peuvent aussi être soumises à une combustion humide sous pression qui peut, an variante,ttre effectuée sans évaporation préalable de façon connue en e;.le-même. Pour obtenir une bonne économie de chaleur, il est approprié de laver la liqueur usée de blanchiment de la pate après le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux à contre-courant, de façon à obtenir une haute teneur de substance organique Jans la liqueur de blanchiment. Un avantage particulier obtenu en maintenant la pression sur la pâte pendant le processus d'imprégnation est de simplifier le transport de la pAte de cellulose dans les zones d'imprégnation et à l'appareillage de blanchiment à l'oxygène gazeux après la zone d'imprégnation finale. En outre, la Demanderesse a constaté qu'on orEtient un effet de blanchiment à l'oxygène gazeux lus régulie-s-avec une moindre décomposition des hydrocarbonates, lorsqu'on effectue sous pression l'imprégnation à l'alcali. La pression pendant la phase d'impré 2 2 gnation doit être de 3 à 30 kg/cm , de préférence 5 à 20 kg/cm2. La température à laquelle la lessive est lavée de la p te par la liqueur de blanchiment n'est pas franchement critique pour le processus et peut se tenir dans la bande 170 -500C, bien qu'on note qu'une haute température cause un rapide déplacement de la lessive. En lessivant la pâte selon des méthodes de lessivages alcalins, par exemple le processus de lessivage au sulfate, la température est de façon appropriée maintenue dans la bande 150-800C, alors qu'une température quelque peu plus basse est de préférence employée après un lessivage en milieu acide, par exemple le processus du lessivage au sulfite, dans la bande 11Q- 0 C. Approximativement, la même bande de températures que celle pour déplacer la lessive de la pâte peut aussi être celle des zones d'imprégnation. Toutefois, pour I'imprgnation à l'alcali, on a trouvé particulièrement appropriée une température plus basse, par exemple dans la bande 130-700C pour les pâtes lessivées alcalines.Dans le cas des putes produites par lessivage en milieu acide, il convient de maintenir la température dans la bande 100-300C, de préférence 60-400C. La méthode selon l'invention peut être exécutée par une combinaison de dispositifs comprenant a) un ou plusieurs récipients de lavage de la pâte (zone de déplacement) b) un ou plusieurs récipients pour imprégner la pâte avec des inhibiteurs (zone d'imprégnation) c) un ou plusieurs récipients pour imprégner la pâte avec de l'alcali (zone d'imprégnation) d) si nécessaire, des appareils pour convoyer la pS e et lçs solutions entre les divers récipients. Conformément à une exécutionpréférée de l'invention, les susdits récipients a) b) c) sont formés par des zones dans un lessiveur en continu. En ce cas la pate est transportée entre les différents zones sans être perturbée et sans exiger aucun appareillage technique pour transporter la påte entre les uifférantes zones. Conformément à une exécution préférée de l'invention, le processus d'imprégnation est effectué dans le lessiveur en cont nu. Il faut pour celà,Eien entendu,que le lessiveur sôit prévu avec une zone pour laver la pâte en continu. La pâte est impré gnée en une ou plusieurs zones d'imprégnation situées après la zone de lavage. Ce type d'équipement convient particulièrement aux usines nouvellement construites, pourvu que les conditions lo cales ne soient pas prohibitives.Conformément à une autre exécu- tion de l'invention, particulièrement appropriée s'il faut adapter la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux à de la pite fabriquée dans un lessiveur continu existant, le processus d'imprégnation est exécuté dans un appareil séparé, à l'extérieur du lessiveur, par exemple dans un ou plusieurs diffuseurs travaillant sous pression. L'appareil d'imprégnation est, ici aussi, connecté immédiatement après la phase de lavage, qui peut être effectuée soit directement dans le lessiveur soit dans un appareil de lavage placé entre le lessiveur et l'appareil d'imprégnation. l'appa- reil de lavage et l'appareil d'imprégnation peuvent aussi être combinés, par exemple en un récipient unique dans lequel la pâte traverse d'abord la zone de lavage puis une ou plusieurs zones d'imprégnation. lorsque les zones d'imprégnation font partie d'un lessiveur en continu, la pite est normalement alimentée en haut du lessiveur et le traverse de haut en bas, de la mdme manière que lorsque les zones de lavage font partie dlun lessiveur continu. Si l'on emploie un appareil séparé d'imprégnation, il peut être approprié d'y passer la pâte en sens inverse, c'est-à-dire à partir du fond du récipient à travers les zones d'imprégnation, le déplacement de la pâte étant produit par la pression régnant dans le lessiveur. Dans certains cas il peut être approprié de disposer avant ou dans la zone d'imprégnation un appareil mécanique, tel qu'un agitatour, par exemple, dans le dessein de défibrer la pâte, ceci accélérant le processus d'imprégnation.A ltopposé, un tel appareil produit certaines complications et, entre autres, augmente le risque de colmatage des filtres. En de tels cas, des méthodes connues peuvent être employées pour maintenir les filtres libres de colmatage. Pour éviter des difficultés, on peut employer des filtres doubles ou, dans le cas de filtres séparés, on peut alterner le courant. Des appareils appropriés au processus d'imprégnation sont, en principe, les mêmes que ceux employés avec des zones de lavage incorporée dans un lessiveur en continu d'un type connu, et comprennent, entre autres,des filtres et des conduits pour introduire, distribuer et évacuer, le liquide. En outre il convient de prévoir des diapositifs tels que des conduits, des pompes, et autres appareils nécessaires pour alimenter la zone d'imprégnation en liquide usé, le recomplètement du liquide évacué en produits chimiques, par exemple alcali et inhibiteurs, l'introduction de tels produits chimiques dans les zones d'imprégnation, ainsi que des moyens pour évaeuer le surplus de liqueur hors des zones d'imprégnation et pour envoyer ce surplus au lessiveur ou à une zone de lavage par exemple.L'équipement doit en outre être muni de moyens qui permettent l'exécution du procesus d'imprégnation sous des concentrations de pâte convenant au procédé, c'est-à-dire à une concentration de 8 à 25 %, et de préférence de 10 à 18 %, en réglant les quantités de liquide admis et repris au système. On peut avantageusement effectuer la phase d'imprégnation dans laquelle la pate est traitée par une solution aqueuse contenant des ions magnésium, d'une manière dans laquelle on fait circuler la solution aqueuse à travers la zone d'imDrégnation et on la recomplète en y ajoutant des composés magnésiens et, lorsqu'on effectue le procesus d'imprégnation de manière telle qu1on obtient un surplus de liqueur, on retire ce surplus et on le passe au procesus de lavage, par exemple pour y déplacer de la påte la lessive usée. Ceci peut être effectué dans une zone séparée de lavage final ou en mélangeant le surplus de liqueur avec la liqueur usée de blanchiment depuis la phase de blanchiment à l'oxy- gène gazeux. Après le passage de la pate dans les zones d'imprégnation, la pâte est envoyée à un réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux. Ceci peut être effectué en déchargeant la pâte de façon classique depuis le lessiveur et les récipients séparés, par exemple les diffuseurs en continu ou analogues où est placée la zone d'imprégnation finale, en amenant la pâte en contact avec l'air ambiant; puis la pâte, au moyen de mécaniques connues, par exemple des convoyeurs à vis et/ou des presses à pistons ou des pompes pour pâte épalsse, est envoyée au réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux par des dispositifs de réglage connus.Entre la zone d'imprégnation finale et le réacteur à oxygène gazeux on peut disposer des moyens pour laver la pite dans des presses, par exemple des presses à vit, et des moyens pour défibrer et pelucher la pâte de façon connue, par exemple des broyeurs. Le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux peut comprendre, par exemple, une tour de réaction sans aucun accessoire que ceux nécessaires pour y entrer et en sortir la pate.Ce type de réacteur est particulièrement approprié lorsque la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux est effectuée sur des pates de haute concentration, par exemple des pâtes de concentration de l'ordre de 25-40 %. Mais le réacteur peut aussi être muni de mécaniques connues pour y agiter la pâte et l'y déplacer. On peut aussi employer des réacteurs à blanchiment de la pite en lits fluidisés. Conformément à une autre exécution préférée de l'invention, qui permet de simplifier l'équipement de traitement, les zones d'imprégnation sont maintenues sous une pression de valeur telle qu'elle alimente en pâte imprégnée d'alcali le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux. En ce cas, un moyen de transport, par exemple une pompe à pâte épaisse, peut être disposé entre la zone d'imprégnation et le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux. La pompe débite contre la pression existant dans le réacteur et atteignant environ 3 à 10kg/cm . Une vanne de débit, par exemple une vanne à obturateur tournant, est disposée de fa çon appropriée entre la zone d'imprégnation finale et le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux.Le principal but des moyens de débit est d'interdire au gaz du réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux d'atteindre les zones d'imprégnation. La susdite pompe à pâte épaisse peut aussi servir de moyen de débit. Comme dans les cas précédents, on peut faire passer la pâte par des dispositifs placés entre la zone d'imprégnation et le réacteur de blanchiment à l'oxygène gazeux pour déshydrater la pate et pour mécaniquement en dégager les fibres. Lorsqu'on emploie une telle phase de déshydratation, il est approprié de renvoyer à la zone d'imprégnation la solution récupérée sur la pate de cellulose et, lorsqu'on obtient un surplus de solution, d'employer le surplus pour le lessivage et la préparation de la lessive.La Demanderesse a toutefois découvert le fait inattendu et surprenant, que ces dispositifs peuvent entre supprimés et qu'on peut soumettre la ptte à un blanchiment dans un réacteur de blanchiment à oxygène gazeux,directement depuis la zone d'imprégnation finale. Ceci diminue le cobt de l'équipement et aussi améliore l'économie du fonctionnement, puisque on élimine ainsi les colts d'entretien et de surveillance des broyeurs et des presses. Le mot alcali,tel qu'employé ci sçant et ci-aprè3, omprend non seulement les -lydroxydes de métaux alcalins, par exemple la soude, mais encore, selon l'usage dans les techniques de la celle lulose, les autres sels à réaction alcaline des métaux alcalins, d'abord les sels de sodium, et leurs mélanges. Des sels d'appropriation particulière sont le carbonate de sodium, le bicarbonate de sodium, le sulfure de sodium, et l'hydrosulfure de sodium. On peut employer avantageusement des solutions contenant plusieurs composants, telles que la liqueur blanche, la liqueur verte, et leurs mélanges, éventuellement en les recomplétant par addition des susdits sels. Ceci permet de simplifier la récupération des produits chimiques.En ce qui concerne la balance chimique du système, l'alcali employé est,e façon appropriée, sous la forme de liqueur blanche ou d'un mange de liqueur blanche et de soude et/ou de carbonate de sodium. En utilisant une telle charge d'alcali, dans laquelle la soude et le sulfure de sodium sont les inrédients de base, la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux est exécutée de façon appropriée à une température de 90-1200C. Lors- qu'on emploie de la liqueur verte, du carbonate de sodium, et de l'hydrocarbonate de sodium, on utilise avantageusement une température quelque peu plus haute, par exemple 100-i400C. Quand on emploie des solutions de sulfure ou contenant du sulfure, telles que la liqueur blanche et la liqueur verte, il convient, en raison de l'attaque des hydrates de carbone pendant la pliase de blanchiment à l'oxygène gazeux, d'exécuter,Ac façon crnue,une phase de pré-traitement où les sulfures sont, oxydés toba~ement ou partiellement, ce qui produit entre autres de l'éthyl-sulfure et/ou sulfate. La phase de pré-traitement est entreprise de façon appropriée comme une phase séparée dans laquelle les sulfures sont oxydés avant que les solutions contenant des sulfures soient mises en contact avec les pates à blanchir, bien que la phase d'oxydation puisse aussi être placée pendant ou après l'imprégnation de la pâte.La phase de pré-traitement d'oxydation diminue en outre la consommation d'oxygène gazeux pendant la phase ultérieure de blanchiment à l'oxygène gazeux La phase d'oxydation peut entre effectuée par de l'air ou de l'oxy gène à la pression atmosphérique ou sous pression. On peut ajou- ter, pour amorcer la réaction, un composéperoxyde, par exemple de l'eau oxygénée. On peut charger dans le système du soufre simple au lieu do la solution contenant du sulfure ou en combinaison avec un pre traitement oxydant de ladite solution, le soufre simple dans 1?. solution alcaline réagissant rapidement avec le sulfure pour don=- ner du polysulfure. Ceci convient particulièrement quand on appl= que la méthode selon l'invention aux pâtes lessivées à l'acide par exemple les pates au sulfite. On peut utiliser avantageusement un excès de liquide alcalin d'imprégnation dans la zone d'imprégnation où prend place la phase d'imprégnation alcaline. Ceci assure un degré uniforme d'imprégnation. Le surplus de liqueur depuis cette phase peut,de façon appropriée, être envoyé au lessivage ou être employé à p;- parer de la lessive neuve, en chargeant le surplus de liqueur à un étage approprié dans le processus chimique de récupération. Lorsqu'on fabrique de la pSte au sulfate, l'emploi de la liqueur blanche, éventuellement recomplétée en soude ou en carbonate de sodium, offre l'avantage que le surplus de liqueur peut être ef fectivement utilisé au lessivage du bois sans effectuer un processus intermédiaire de traitement chimique. L'invention sera maintenant décrite en se référant à la figure unique, donnée à titre d'exemple non limitatif, qui représente un appareillage approprié à l'application de la méthode selon l'invention. EXEMPLE 1 Des copeaux da bois de pin sont lessivés de manière classique dans la zone 1 de lessivage d'un lessiveur au sulfate en continu. La pâte obtenue, ayant après lessivage un nombre Kappa de 30, passe en continu par une zone de lavage 2, munie de filtres (non représentés) et divisée en deux sous-zunes 2A et 23 dans lesquelles la pâte est traitée par un contre-courant de liqueur usée de blanchiment venant de la zone de blanchiment à l'oxygène gazeux et arrivant par une conduite 3. Le contenu sec de la liqueur usée de blanchiment est de 1 %. De la lessive mélangée à de la liqueur de blanchiment est extraite de la sous-zone inférieure 23 par une conduite 4. La liqueur usée extraite par la conduite 4, à raison de 2m3 par tonne de pâte, est renvoyée à la phase de lessivage.De la lessive usée est extraite de la sous-zone supérieure 2A par une conduite 5, la lessive étant déplacée vers la conduite 5 par la liqueur usée de blanchiment et chargée, et par conséquent étant légèrement diluée par elle. Le contenu de la liqueur en substance organique est de 16 fa. La liqueur extraite par la conduite 5 passe dans un étage d'évaporation et de combustion. La température dans la zone de lavage est environ 13000 et le temps total de séjour de la påte est 5 heures. La quantité totale de liqueur usée de blanchiment chargée dans les 3 zones de lavage est de 3m3 par tonne de pate.La pâte passe de la zone de lavage 2 à la première zone d'imprégnation 6, dans laquelle la pâte est imprégnée avec une ligueur circulante, comprenant principalement de la liqueur usée de blanchiment mais contenant aussi un pourcentage de lessive usée accompagnant la pAte dans la zone d'imprégnation. Approximatr-ent 30kg, par tonne de pâte, ue substance organique dissoute, obtenue de la les sive, passent de la zone de lavage à la zone d1Émprégnation 6. La liqueur circulante passe par un récipient tampon 7 et est mélangée en ce point avec du sulfate de magnésium dissous dans de la liqueur circulante.La solution obtenue est forcée dans la zone d'imprégnation 6 par une pompe 8 et une conduite 9, et la solution déplacée est extraite psr une conduite 10 et retournée au récipient tampon 7. L'excès de solution est enlevé par une conduite 11 et introduit comme liqueur de déplacement par la conduite 3. La quantité de magnésium chargée, calculée en MgO, est 2kg par tonne de pâte sèche. La température dans la phase d'imprégnation 6 est 1100C et la concentration de la pâte est 15 %. Le temps de séjour est 60 minutes. La pâte est transférée en continu de la zone d'imprégnation 6 à la zone d'imprégnation 12, dans laquelle la pâte est traitée par de l'alcali dissous dans une solution qui contient aussi, -,rincipalemenwv,se la liqueur usée de blanchiment venue de la phase de blanchimes à l'oxygène gazeux. L'alcali est chargé à 75 '7 de soude dans un récipient tampon 13 à raison de 25 kg de soude par tonne de pâte sèche.Une pompe 14 envoie la solution diluée du récipient tampon 13 dans la zone d'lmprégnation 12 par une conduite 15, et la liqueur déplacée dans la zone d'imprégnation est extraite par une conduite 16 et renvoyée au récipient tampon 13, dans lequel la liqueur est recomplétée en soude fournie par une conduite 18. La température dans la zone d'imprégnation 12 est maintenue à 9500 et la concentration de la pâte à 15 %. La durée de séjour en zone 12 est 60 minutes. L'excès de liqueur est enlevé par une conduite 17 et employé à déplacer de la pulpe la lessive usée ou à préparer la lessive. La pate traitée est déchargée du fond de la seconde phase d'imprégnation par une conduite 19 et transférée, sous sa propre pression, à un réacteur (non représenté) de blanchiment à l'oxygène gazeux doté de moyens d'agitation. La pate est traitée dans le réacteur à l'cxygène gazeux sous une pression partielle de 41kg/cm2 pendant 30 minutes à la température de 1000C. La pate blanchie à l'oxygène gazeux est lavée à contre-courant par de l'eau pour récupérer la liqueur de blanchiment usée qui est en continu renvoyée au système. Après cette phase de blanchiment, on obtient une pâte ayant un nombre Kappa de 14 et une brillance S C A N de 44, soit une réduction sur le nombre Kappa de 2 points et une augmentation de brillance de 4 Vo par rapport à un blanchiment classique utilisant la meme charge d'alcali. EXEMPLE 2 La pâte est lessivée au même nombre Kappa que dans l'exemple 1 et traitée e la même manière, sauf que l'alcali employé, au lieu de soude, est de la liqueur blanche ayant un indice du sulfure, de 35 Vo. La charge d'alcali est calculée comme la quantité d'alcali déterminée par titrage métrique acide au pH10. La charge d'alcali est calculée comme NaOH, bien que les ingrédients chimiques actifs comprennent aussi du sulfure et du carbonate de sodium. La liqueur blanche a une teneur en alcali, calculée comme NaOH, de 130 grammes par litre, déterminée comme sus indiqué. Afin d'obtenir le mdme nombre Kappa que celui obtenu en chargeant 25 kg de NaOH par tonne de pâte, la charge est augmentée à 28kg NaOH, déterminée comme susénoncé. La brillance de la pate blanchie est la même que lorsq'on emploie de la soude pure. R E V E N D I C A T I O N S 1.Méthode pour perfectionner la séquence de blanchiment dans la préparation de la pâte de cellulose au gaz contenant de l'oxygène, dans laquelle la pâte de cellulose obtenue en lessivant le bois sous pression dans un lessiveur en continu est débarrassée de la majeure partie de la lessive usée en traversant, encore soirs ladite pression, une zone de lavage où la lessive usée est déplacée par la liqueur de blanchiment usée de la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux, caractérisée en ce que la pate lavée et encore sous ladite pression traverse au moins une zone d'imprégnation, où la pâte est imprégnée par la dose d'alcali nécessaire pour la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux et, facultativement, par des inhibiteurs de décomposition de la cellulose. 2.- Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce que la température pendant le déplacement de la lessive usée par la liqueur de blanchiment usée est maintenue entre 170 et 500C, de préférence entre 150 et 800 cl ns le cas d'une pâte lessivée al calife, et entre 1100 et 50 0e :ns le cas d'une pâte lessivée acide. 3.- Méthode selon l'une aes revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la température pendant la phase d'imprégnation avec l'alcali est maintenue entre 130 et 7O0C dans le cas d'une pete lessivée alcaline et entre 100 et 300C, de préférence entre 0 et 400C, dans le cas d'une pâte lessivée acide. 4.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la pression dans les zones d'imprégnation est maintenue à une valeur telle que la pâte imprégnée d'alcali est envoyée par ladite pression au réacteur de blanchiment à l'oxy- gène gazeux. 5.- Méthode selon la revendication 4, caractérisée en ce que 2 la pression dans les zones d'imprégnation atteint de 3 à 30kg/cm2. 6.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le procesus d'imprégnation est effectué dans un iessiveur en continu. 7.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le processus d'imprégnation est effectué dans un appareillage séparé, placé à l'extérieur du lessiveur et comprenant au moins un diffuseur travaillant sous pression. 8.- Méthode selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la pate est traitée dans une première zone d'im prégnation par une solution aqueuse contenant des i'Jt iag.léXiUms puis est traitée dans une autre zone d'imprégnatioxa p--i tion alcaline dont le pH est tel que les composés du magnésium difficiles à dissoudre, tels que l'hydroxyde de magnésium et le carbonate de magnésium, précipitent dans les fibres de la pe. 9.- Méthode selon la revendication 8, caractérisée en ce que la solution aqueuse contenant des ions magnésium est en totalité ou en partie formée de liqueur de blanchiment usée versant de la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux. 10.- Méthode selon la revendication 9, caractérisée en ce que la quantité totale de magnésium restant dans la pâte après la phase d'imprégnation finale est maintenue entre 0,05 et 0, 1 % calculé en MgO sur le poids sec théorique de la påte. 11.- Méthode selon la revendication 10, caractérisée en ce que au moins 0,03 %, et de préférence entre 0,05 et 1 , de magnésium, calculé en MgO sur le poids sec théorique de la pte, existe comme sel soluble de magnésium après la phase finale d'imprégnation. 12.- Appareillage appliquant la méthode selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend la combinaison de a) au moins un récipient sous pression pour déplacer de la pite la lessive usée par la liqueur usée venant de la phase de blanchiment à l'oxygène gazeux b) au moins un récipient sous pression pour imprégner d'un inhibiteur de décomposition de la cellulose la pâte traitée en a c) au moins un récipient sous pression pour imprégner d'une solution contenant de l'alcali la pâte traitée en b d) des moyens pour convoyer la pâte et les solutions entre lesdits récipients sous pression. 13.- Appareillage selon la revendication 12, caractérisé en ce que les récipients sous pression a b c sont des zones d'un lessiveur en continu.