La présente invention concerne un procédé pour developper une plaque de tirage planographique photosensible positive, communément dénommée "plaque présensibilisée", et plus particulièrement un procédé pour développer une plaque présensibilisée positive contenant un composé o-quinone diazide comme substance photosensible, dans un appareil de traitement automatique. Les plaques présensibilisées positives couramment utilisées jusqu'à présent comportent un support en aluminium enduit d'une couche photosensible d'un composé de type o-quinone diazide. Ce composé peut être représenté par la formule générale (I) indiquée ci-dessous. On sait que quand il est exposé à la lumière actinique, ce composé o-quinone diazide se décompose en un composé contenant un groupe carboxyle représenté par la formule générale (II) ci-dessous, suivant la réaction schématisée ci-après (cf. O. Sus, Liebigs Annalen der Chemie, vol.556, p.65, 1944). Ainsi, lorsqu'une plaque présensibilisée positive, constituée d'un support d'aluminium et d'une couche photosensible d'un composé o-quinone diazide, est exposée à la lumière actinique à travers une diapositive, le composé o-quinone diazide présent dans les zones exposées de la couche photosensible se transforme en acide carboxylique correspondant. Par conséquent, le développement de la plaque présensibilisée exposée, au moyen d'une solution aqueuse alcaline, entraîne l'élimination des zones exposées de la couche photosensible uniquement, et la surface correspondante du support se trouve découverte. Etant donné que la surface du support d'aluminium est hydrophile,les zones découvertes du support, c'est-à-dire les zones non-image maintiennent l'eau et repoussent l'encre grasse utilisée en planographie. Les zones correspondant à l'image, où la couche photosensible reste après développement, sont oléophiles et repoussent l'eau mais maintiennent l'encre grasse. On connait diverses solutions aqueuses alcalines utilisables comme révélateurs pour le traitement de telles plaques présensibilisées positives, mais on utilise de préférence une solution aqueuse de silicate de sodium. Une telle solution aqueuse de silicate de sodium possède un faible pouvoir décapant, ctest-à-dire que la quantité décapée est moins importante lorsque la plaque d'aluminium est plongée dans une solution de silicate de sodium que dans une solution d'hydroxyde de sodium, au même pH, et de plus son aptitude au développement peut être ajustée dans une certaine mesure en faisant varier le rapport de la silice SiO2 à l'oxyde de sodium Na2O dans le silicate de sodium et la concentration de la solution. Récemment, on a utilisé de plus en plus souvent dans l'industrie, des appareils automatiques de traitement de plaques présensibilisées afin d'améliorer et de standardiser le procédé de tirage des plaques. Les appareils les plus couramment utilisés sont des appareils à pulvérisation de la solution de développement dont une représentation schématique est donnée sur les figures 1 et 2 annexées. Ce type d'appareil comporte un couloir dans lequel passe une plaque présensibilisée 2 dans le sens de la flèche (figs.l et 2) par un moyen approprié tel qu'un rouleau 1, et une pluralité de conduits pulvérisateurs placés dans la partie supérieure du couloir de défilement. Le cas échéant, des conduits pulvérisateurs peuvent également être placés dans la partie inférieure du couloir comme indiqué en pointillés sur les figures 1 et 2. La plaque présensibilisée 2 étant déplacée dans le sens de la flèche, le révélateur 5 provenant du réservoir 4 est pulvérisé sur la surface de la couche photosensible de la plaque au moyen des têtes de pulvérisation 3. Le cas échéant, la surface de la couche photosensible est brossée par des rouleaux, non représentés, ou d'autres moyens équivalents. La plaque présensibilisée exposée est alors traitée. Le révélateur est recueilli après passage dans un filtre 6 pour éliminer les particules insolubles, et est ensuite renvoyé dans le réservoir 4. Dans un appareil de traitement automatique du type représenté sur la figure 1, la surface de contact du révélateur avec l'air dans le réservoir est inférieure à la surface de contact dans l'appareil de traitement automatique représenté sur la figure 2, et par conséquent le révélateur subit dans une moindre mesure l'influ- ence du gaz carbonique présent dans l'air. Dans le traitement des plaques présensibilisées dans un appareil automatique du type décrit ci-dessus, il est préférable, du point de vue de l'efficacité du travail, qu'un nombre aussi important que possible de plaques présensibilisées puisse être traité sans qu'il soit nécessaire de renouveler le révélateur dans le réservoir, une fois que celui-ci a été rempli en début d'opération. Pour renouveler le révélateur usé, le fonctionnement de l'appareil automatique doit être interrompu pendant plusieurs minutes, et les plaques présensibilisées ne peuvent donc pbs être développées pendant cette période. Le révélateur est une solution aqueuse alcaline, et les parties exposées dela couche photosensible de la plaque présensibilisée contiennent un composé carboxylique comme indiqué ci-dessus, et par conséquent le révélateur se trouve dégradé au fur et à mesure que la quantité de plaques présensibilisées exposées et développées augmente. De plus, l'accumulation des ingrédients de la couche photosensible exposée qui se sont dissous dans le révélateur, la neutralisation du révélateur par le dioxyde de carbone de l'air, et la diminution de la quantité de révélateur dans le réservoir par suite de son entrainement par les plaques présensibilisées traitées, accélèrent encore la dégradation du révélateur. Quand on utilise comme révélateur une solution aqueuse de silicate de sodium à concentration en Si02 relativement importante, possèdant une latitude de développement relativement large, (c'est-à-dire le domaine des conditions de développement dans lequel on obtient des résultats satisfaisants), la silice SiO2 précipite dans les têtes de pulvérisation de l'appareil au fur et à mesure que le nombre de plaques présensibilisées traitées augmente, ce qui pose le problème de l'obstruction des têtes de pulvérisation. I1 en résulte qu'il est nécessaire d'augmenter la fréquence des renouvellements du révélateur dans le réservoir et des lavages de l'appareil automatique. Par contre, quand on utilise une solution aqueuse de silicate de sodium à concentration en SiO2 relativement faible, le pouvoir-tampon du révélateur diminue et le révélateur lui-même possède une capacité de traitement relativement faible, c'est-à dire que les zones de la plaque présensibilisée susceptibles d'être développées sans diminution appréciable de la sensibilité par unité de révélateur, sont relativement faibles. De plus, le révélateur subit facilement une dégradation au contact du dioxyde de carbone présent dans l'air, ce qui implique encore la nécessité d'accroitre la fréquence de son renouvellement. La présente invention a pour objet un procédé perfectionné de développement de plaques présensibilisées permettant de développer un grand nombre de plaques au moyen d'une quantité prédéterminée de révélateur. Le procédé de l'invention permet également de développer un grand nombre de plaques présensibi lisées positives, sans provoquer la formation de matières inso lubles dans le révélateur. La présente invention a encore pour objet un procédé de développement de plaques présensibilisées,dans un appareil de traitement automatique permettant d'éviter l'obstruction des têtes de pulvérisation disposées dans l'appareil pour pulvériser le révélateur sur la surface de la couche photosen sible, même lorsqu'un grand nombre de plaques présensibilisées sont traitées dans l'appareil. L'invention a encore pour objet un procédé de développement de plaques présensibilisées positives, permettant le traitement d'un grand nombre de plaques dans un appareil automatique sans qu'il soit nécessaire de renouveler le révélateur pendant une durée prolongée. Conformément au procédé de l'invention, on expose une plaque de tirage planographique photosensible positive, comportant une plaque d'aluminium enduite d'une couche photo sensible d'un composé de type o-quinone diazide, puis on développe la plaque exposée par un révélateur constitué d'une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin, on ajoute une solution supplémentaire consistant en une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin, pour compenser la dégradation du révélateur au cours du développement et sous l'effet du dioxyde de carbone de l'air, et conformément à une caractéris tique de l'invention le révélateur est constitué par une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin dont le rapport SSiO22 tM5estcompris entre 0,5 et 0,75, et la concentration en SiO2 est comprise entre 1 et 46 en poids par rapport au poids total du révélateur, tandis que la solution supplémentaire est constituée par une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin où le rapport[SiO[M)est compris entre 0,25 et 0,75. IiO 7 représente la concentration en silice par unité de volume exprimée en molécules/gramme, et{Mjreprésente la concentration du métal alcalin par unité de volume exprimée en atomes/gramme. Par ailleurs, on a constaté que lorsqu'un trop grand nombre de plaques présensibilisées positives sont traitées en utilisant le révélateur et la solution supplémentaire décrits ci-dessus, des matières insolubles se forment dans le révéw lateur et adhèrent aux rouleaux portant les plaques présensibilisées, provoquant l'obstruction des têtes de pulvérisation et du filtre de l'appareil de traitement automatique. Ce phénomène est plus spécialement accentué quand on développe des plaques présensibilisées positives comportant un support d'aluminium dont la surface a été oxydée par oxydation anodique. On a trouvé cependant que cet inconvénient pouvait être éliminé si le révélateur et la solution supplémentaire contiennent tous deux du potassium à raison d'au moins 20% par rapport à la quantité totale de métal alcalin présent, exprimée en atomes.g. Comme indiqué ci-avant, les figures 1 et 2 représentent des appareils de traitement automatiques couramment utilisés dans la technique du développement des plaques présensibilisées. La plaque présensibilisée positive destinée à être développée suivant le procédé de l'invention est constituée d'une plaque d'aluminium sur laquelle est formée une couche photosensible d'un o-quinone diazide. Comme support d'aluminium approprié, on peut utiliser une plaque d'aluminium pur ou une plaque d'alliage d'aluminium. Des pellicules en matière plastique portant une couche d'aluminium déposée par laminage ou par dépôt sous vide, peuvent également etre utilises. Il est préférable que la surface de la plaque d'aluminium soit traitée au préalable par diverses méthodes, par exemple par grainage, immersion dans une solution aqueuse de silicate de sodium, de fluorozirconate ou de phosphate de potassium, oxydation anodique, etc. On peut utiliser en particulier une plaque d'aluminium traitée par grainage, puis immergée dans une solution aqueuse de silicate de sodium, comme décrit au brevet US 3181.461, et une plaque d'aluminium traitée par oxydation anodique, puis immergée dans une solution aqueuse de silicate de sodium. L'oxydation anodique peut être effectuée, par exemple, en faisant passer un courant dans une solution d'un électrolyte constituée au moins d'une solution aqueuse ou non aqueuse d'un acide minéral tel que l'acide phosphorique, chromique, sulfurique, ou borique, ou d'un acide organique tel que l'acide oxalique ou sulfamique, ou d'un sel, en utilisant l'aluminium comme anode. L'électrodéposition d'un silicate décrite au brevet US 3.658.662 est également utilisable. Un support d'aluminium traité par grainage électro lytique comme décrit au brevet US 4.087.341 ainsi qie dans les publications de brevets japonais 27481/71 et 30503/72 puis traité par oxydation anodique comme décrit ci-dessus, peut également s'avérer utile. Un autre support approprié est constitué par une plaque d'aluminium obtenue par grainage d'un support d'aluminium comme décrit au brevet US 3.834.998 puis soumis à un décapage chimique et à une oxydation anodique. De tels traitements d'hydrophilisation sont effectués non seulement pour rendre hydrophile la surface du support d'alu minium, mais aussi pour éviter toute réaction indésirable avec une composition photosensible enduite sur le support, et pour accroitre l'adhérence de la couche photosensible sur le support. La couche photosensible formée sur la surface hydrophile du support d'aluminium contient un composé de type o-quinone diazide et de préférence de type o-naphtoquinone diazide. Des composés de ce type sont décrits dans diverses publications, et on pourra utiliser par exemple les composés décrits dans les brevets US 3.046.110-3.046.111-3.046.115 3.046.118 à 123, 3.061.430 - 3.102.809 - 3.106.465 - 3.635.707 et 3.647.443. Les naphtoquinone diazides préférés sont des esters d'acide sulfonique ou d'acide carboxylique et de composés hydroxy-aromatiques, ainsi que des amides de ces acides et de composés aminoaromatiques. En particulier, le produit obtenu par estérification d'un condensat de pyrogallol et d'acétone, avec l'acide o-naphtoquinone diazide sulfonique décrit au brevet US 3.635.709, le produit obtenu par estérification d'un polyester à terminaison hydroxy avec l'acide o-naphtoquinone diazide sulfonique ou -carboxylique décrit au brevet US 4028.111, le produit obtenu par estérification d'un homopolymère de p-hydroxystyrène ou d'un copolymère à base de p-hydroxystyrène, avec l'acide o-naphtoquinone diazide carboxylique, et le produit obtenu par réaction d'amidation d'un copolymère à base de p-aminostyrène avec l'acide o-naphtoquinone diazide sulfonique ou -carboxylique décrit au brevet US 3.759.711, sont utilisés de préférence dans l'invention. Bien que ces o-quinone diazides puissent être utili sés isolément, il est préférable de les mélanger à une résine soluble dans les alcalis et d'utiliser le mélange comme couche photosensible. Des résines solubles dans les alcalis appro priées peuvent être des résines phénoliques de type novolaque, en particulier une résine formophénolique, une résine o-crésolformaldéhyde, et une résine m-crésol-formaldéhyde. De plus, comme décrit dans la demande de brevet US 756.653, on utilise de préférence un mélange d'une résine phénolique du type décrit ci-dessus avec un condensat de phénol ou crésol substitué par un groupe alkyle de 3 à 8 atomes de carbone, et de formaldéhyde et par exemple une résine t-butylphénol-formaldéhyde. La quantité de résine soluble dans les alcalis utilisée est com prise entre environ 50 et 85% en poids et de préférence entre 60 et 80% en poids par rapport au poids de la couche photo sensible, le reste étant constitué par le composé o-quinone- diazide. Le cas échéant, la couche photosensible comprenant le composé o-quinone diazide peut contenir des additifs tels que des colorants, des plastifiants, ou des ingrédients pro curant des propriétés spécifiques d'impression. Ces substances sont bien connues dans la technique et peuvent être utilisées sans restriction. Des colorants sont utilisés pour faire ressortir le contraste entre les zones image et les zones non image (la surface du support) après exposition et développement d'une plaque présensibilisée, Les colorants préférés sont les colo rants solubles dans les alcools tels que ceux correspondant à la classification Color Index C.I.26, 105 (Oil Red RR), CI 21, 260 (Oil Scarlet 308), CI 74,150 (Oil Blue), CI 52,015 (bleu de méthylène) et CI 42,555 (Cristal violet). Un tel colorant est ajouté en quantité suffisante pour procurer un contraste net entre la couleur de la surface hydrophile du support découvert et la couleur de la couche photosensible restante. En général, la quantité de colorant ajouté ne dépasse pas 4% en poids par rapport au poids de la composition photosensible. Des plastifiants sont utilisés pour donner une certaine flexibilité à la couche photosensible formée sur le support. Comme exemples de plastifiants utilisés efficacement dans l'invention, on peut citer des esters et notamment des phtalates tels que les phtalates de diméthyle, de diéthyle, dibutyle, diisobutyle, dioctyle, octyle et capryle, dicyclohexyle, di-tridécyle, butyle et benzyle, diisodécyle, diallyle; des esters de glycols tels que le phtalate de diméthylglycol, le glycolate d'éthylphtallyle et d'éthyle, le glycolate de méthylphtallyle et d'éthyle, le glycolate de butylphtallyle et de butyle, et le dicaprylate de triéthylèneglycol; des phosphates tels que le phosphate de tricrésyle ou de triphényle; des esters de diacides aliphatiques tels que l'adipate de diisobutyle ou de dioctyle, le sébaçate de diméthyle ou de dibutyle, l'azélate de dioctyle et le maléate de dibutyle; un méthacrylate de polyglycidyle; le citrate de triéthyle; un triacétylester de glycérine; et le laurate de butyle. La quantité de plastifiant utilisé ne dépasse pas généralement 5% en poids par rapport au poids de la composition photosensible. Un additif de tirage peut être ajouté pour permettre la formation d'une image visible immédiatement lors de l'exposition de la couche photosensible de la plaque présensibilisée. Il peut s'agir par exemple d'un indicateur de pH comme décrit au brevet anglais 1.041.463, de la combinaison du chlorure de o-naphtoquinone diazide-4-sulfonyle et d'un colorant décrite au brevet US 3.969.118, et du composé photochrome décrit dans la publication de brevet japonais ne6413/69. De plus, comme indiqué au brevet US 4.115.128, un anhydride d'acide cyclique peut être incorporé dans la couche photosensible pour accroitre sa sensibilité. La composition photo sensible contenant le composé o-naphtoquinone diazide est enduite sur un support à partir d'une solution dans un solvant approprié. Le solvant peut être par exemple un éther de glycol tel que l'éther monométhylique ou monoéthylique d'éthylèneglycol, et l'acétate de 2-méthoxyéthyle, une cétone telle que l'acétone, la méthyléthylcétone, et la cyclohexanone, et des hydrocarbures chlorés tels que le dichlorure d'éthylène. La couche photo sensible à base de composé o-quinonediazide formée sur le support est enduite à raison de 0,5 à 7g/m2 et de préférence 1,5 à 3g/m2. Lorsque la plaque présensibilisée positive ainsi préparée est exposée à une source abondante de lumière actinique, par exemple une lampe à arc de carbone, une lampe au mercure, à halogénure métallique, au xénon ou au tungstène, à travers une diapositive, la partie exposée devient soluble dans les alcalis. En conséquence, la partie exposée de la couche photosensible est éliminée par lavage au moyen d'une solution aqueuse alcaline pour faire apparaitre la surface hydrophile du support. Conformément à la présente invention, on utilise comme révélateur une solution aqueuse d'un sel de métal alcalin dont le rapport[SiO2tM]est compris entre 0,5 et 0,75 et de préférence entre 0,5 et 0,65 et dont la concentration en SiO2 est comprise entre 1 et 4% en poids, et de préférence entre 1 et 2% en poids. Lorsque le révélateur est une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin, dont le rapport Si0 est inférieur à 0,5 et dont la concentration en SiO2 est inférieure à 1% en poids, le pouvoir tampon de pH du révélateur est faible. Il en résulte que lors de l'addition de la solution supplémentaire décrite ci-après, les propriétés du révélateur sont modifiées dans des proportions importantes, et il n'est plus possible d'obtenir une plaque de tirage planographique de qualité uniforme. A l'opposé, lorsque le révélateur possède un rapport |siO2ytg supérieur à 0,75 et une concentration en Si02 supérieure à 4X en poids, les têtes de pulvérisation de l'appareil de traitement automatique sont obstruées en quelques jours par la précipitation de SiO2. De plus, la viscosité du révélateur augmente, ce qui empêche le traitement d'un nombre important de plaques. La solution supplémentaire utilisée dans l'invention est une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin dont le rapport[SiO21tM0est compris entre 0,25 et 0,75 et dont la concentration en SiO2 est comprise entre 0 et 4% en poids. Quand le rapport iO2M] dans la solution supplémentaire est inférieur à 0,25 , la latitude d'addition de quantité de solution supplémentaire est étroite et un dispositif très précis serait alors nécessaire pour ajouter la quantité appropriée de solution supplémentaire. Inversement, quand la solution supplémentaire présente un rapporttSiOS supérieur à 0,75, la quantité de solution supplémentaire devient plus importante et la quantité de solution à récupérer augmente, ce qui, par conséquent, contribue à obstruer les têtes de pulvérisation de l'appareil de traitement automatique. Le silicate de métal alcalin peut être un silicate de sodium, de potassium ou de lithium, tant dans le révélateur que dans la solution supplémentaire. Un révélateur et une solution supplémentaire utilisés suivant une forme de mise en oeuvre préférentielle de l'invention sont décrits ci-dessous. Le révélateur et la solution supplémentaire sont de préférence des solutions aqueuses de silicate de métal alcalin. Au moins 20% du métal alcalin, exprimés en atomes.g. dans la solution aqueuse, sont constitués par le potassium. En utilisant des solutions aqueuses de silicate contenant de telles quantités de potassium, on évite la formation de matières insolubles dans le révélateur, même lorsqu'un grand nombre de plaques présensibilisées positives sont traitées. On évite ainsi l'obturation des têtes de pulvérisation de l'appareil de traitement automatique et du filtre à travers lequel passe le révélateur récupéré. I1 est surprenant qu'un tel résultat soit également obtenu lorsqu'on développe un grand nombre de plaques présensibilisées positives comportant comme support une plaque d'aluminium traitée par oxydation anodique, car dans ce cas, suivant les procédés conventionnels, on observe une importante formation de matière insoluble. La quantité de potassium peut aller jusqu'à 100% mais la quantité préférée est comprise entre 20% et 86% environ et plus particulièrement entre 30 et 80% par rapport à la quantité totale de métal alcalin. Ce qui précède n'implique pas qu'un révélateur et une solution supplémentaire ne contenant pas de potassium ne puissent pas convenir. En fait, de telles solutions contenant du potassium s'avèrent efficaces mais la présence du potassium est surtout requise pour améliorer la stabilité des solutions dans le cas d'un développement à grande échelle. La présence du potassium n'est pas essentielle lorsque l'on traite des plaques de tirage ne comportant pas de plaque d'aluminium anodisé. L'apport en potassium se fait de préférence au moyen d'hydroxyde, de borate, de pyrophosphate, de phosphate tertiaire, de polyphosphate et de silicate de potassium. Ces sources de potassium peuvent être utilisées isolément ou en combinaison. On n'observe pratiquement aucun effet lorsqu'on utilise des sels de potassium possèdant une constante de dissociation relativement élevée, dans le cas par exemple du chlorure, du iodure, du nitrate, du citrate, ou acétate de potassium. Le métal alcalin inclus dans le silicate peut être par exemple le lithium ou le sodium, outre le potassium. Les métaux alcalins préférés sont le potassium et le sodium. Un révélateur particulièrement préféré pour le procédé conforme à la présente invention est une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin présentant un rapport Si02/M compris entre 0,5 et 0,75 et une concentration en SiO2 comprise entre 1 et 4% en poids. On utilise également de préférence une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin dont le rapportlSiOcM est compris entre 0,5 et 0,75 et dont la concentration en SiO2 est comprise entre 1 et 3% en poids. Le révélateur préféré suivant l'invention est une solution aqueuse de silicate dont le rapporttSiO;4M0est compris entre 0,5 et 0,65 et dont la concentration en SiO2 est comprise entre 1 et 2 en poids. Dans l'expression du rapport{sîo2J/j jiO ] représente la concentration en SiO2 par unité de volume exprimée en molécules.gramme, et (MJ représente la concentration en métal alcalin par unité de volume exprimée en atomes.gramme. En ce qui concerne la solution supplémentaire, une solution particulièrement préférée est une solution aqueuse de silicate de métal alcalin dont la concentration en potassium est d'au moins 20% et dont le rapport(sîoÇîM]est compris entre 0,25 et 0,75. La solution supplémentaire est ajoutée pour compenser la consommation d'ingrédients dans le révélateur (essentiellement des ingrédients alcalins) au cours du traitement des plaques présensibilsées, la perte de révélateur par entraînement sur les plaques,et la consommation d'ingrédients alcalins neutralisés par le dioxyde de carbone de l'air. Par conséquent, la solution supplémentaire peut être toute solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin qui, lorsqu'elle est ajoutée au révélateur, permet de maintenir la composition dans le domaine indiqué ci-dessus lorsque le révélateur est utilisé en cours de traitement,ou avec le temps. Par exemple, quand on utilise comme solution supplémentaire une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin ayant le même rapportlSiO2HMjque le révélateur, sa concentration en silicate de métal alcalin peut être supérieure. Quand la solution supplémentaire possède la même concentration en SiO2 que le révélateur, son rapport SSiO2J+] peut être inférieur à celui du révélateur. L'homme du métier pourra aisément choisir les combinaisons de révélateur et de solution supplémentaire qui conviennent. La solution supplémentaire peut être divisée en deux ou plusieurs parties, par exemple en une solution aqueuse d'hydroxyde de potassium et une solution aqueuse de silicate de sodium qui peuvent être combinées de façon appropriée pour procurer des solutions supplémentaires présentant des concentrations en potassium variées, et ces parties peuvent être mélangées au moment de l'addition au révélateur. Par exemple, on peut procéder en préparant la solution supplémentaire sous forme de solution concentrée que l'on dilue avec de l'eau au moment de l'addition au révélateur. Quelle que soit la composition de la solution aqueuse de silicate de métal alcalin, la proportion de potassium exprimée en atomes.gramme doit toujours être d'au moins 20% du total des métaux alcalins contenus dans le révélateur ou dans la solution supplémentaire, conformément à la forme préférentielle de mise en oeuvre de l'invention. Si la quantité de potassium est inférieure à 20%, des matières insolubles risquent de se former dans le révélateur lorsqu'il est utilisé pour traiter des plaques présensibilisées positives. Ces matières insolubles risquent d'obstruer les têtes de pulvérisation et le filtre du circuit de récupération du révélateur usé. Il est donc extremement important de maintenir à au moins 20% la concentration du potassium dans le révélateur. En général, le révélateur est fourni à l'utilisa- teur sous forme concentrée que l'on peut diluer avec de l'eau. Quand une solution aqueuse concentrée de silicate de sodium ayant un rapport(SiO2MJ inférieur ou égal à 0,75 est diluée avec de l'eau contenant un ion métallique de valence au moins égale à 2, tel que le calcium, le magnésium ou l'aluminium (par exemple de liteau ayant un degré de dureté de 36C suivant les normes allemandes), la solution devient turbide et blanchâtre et il se forme un précipité qui risque d'obstruer le filtre de l'appareil de traitement. Au contraire, cet inconvénient ne se manifeste pas lorsque le révélateur et la solution supplémentaire sous forme concentrée, contenant du potassium conformément à la mise en oeuvre préférentielle de l'invention, sont utilisés1 même dilués avec une eau très dure. Il en résulte que le révélateur et la solution supplémentaire conforme à l'invention conviennent particulièrement pour les appareils de traitement automatique. Quand on traite des plaques présensi révélateur, c'est-à-dire la quantité de couche photosensible qu'une unité de volume du révélateur peut dissoudre et éliminer, et qui élargit le domaine des conditions de développement, c'est-à-dire la température et la durée, procurant un résultat optimum. Les agents tensio-actifs préférés sont des agents tensio-actifs anioniques et amphotères. Des exemples spécifiques d'agents tensio-actifs anioniques sont les sels d'acide altylbenzène sulfonique, dont le groupe alkyle comporte 8 à 18 et de préférence 12 à 16 atomes de carbone, tels que le dodécylbenzène sulfonate de sodium, des sels d'acide alkylnaphtalène sulfonique dont le groupe alkyle contient 3 à 10 atomes de carbone tels que l'isopropylnaphtalène sulfonate de sodium, un condensat de formaldéhyde et de- sel d'acide naphtalène sulfonique, des sels d'acide dialkylsulfosuccinique dont le groupe alkyle contient 2 à 18 atomes de carbone, et des sels d'acide dialkylamido sulfonique dont le groupe alkyle contient 11 à 17 atomes de carbone. Des exemples spécifiques d'agents tensio-actifs amphotères sont les dérivés d'imidazoline et des composés de type bétarne, du type N-alkyl-N,N,N-tri(carboxyméthyl)ammonium dont le groupe alkyle contient 12 à 18 atomes de carbone, ou N-alkyl-N-aarboxyméthyl-N,N-dihydroxyéth ammonium dont le groupe alkyle contient 12 à 18 atomes de carbone. La quantité d'agent tensio-actifs n'est pas particulièrement limitée, mais d'une manière générale on incorpore l'agent tensio-actif dans le révélateur ou dans la solution supplémentaire de telle sorte que sa concentration dans le révélateur en cours d'utilisation soit maintenue entre environ 0,003 et 3t0 en poids, et de préférence entre 0,006 et 1% en poids par rapport au poids total du révélateur. Le révélateur et la solution supplémentaire utilisés conformément à l'invention peuvent encore renfermer un antimousse du type décrit par exemple dans les brevets US 3250727 3.545.970, et anglais 1.382.901 et 1.387.713. Parmi ces antimousses, on utilise de préférence les composés organiques du type silane. Conformément au procédé de développement de l'invention, la solution supplémentaire est ajoutée en une quantité permettant de compenser la perte des ingrédients du révélateur consommé par le traitement des plaques présensibilisées positives, la perte de révélateur entratné par le mouvement de défilement des plaques, et/ou les composés alcalins qui sont neutralisés par le dioxyde de carbone de l'air. Par exemple, si 1 litre de révélateur peut traiter 2m2 de plaque présensibilisée positive, on ajoutera la solution supplémentaire chaque fois qu'on aura traité 2m2 de plaque présensibilisée par litre de révélateur. Il est également possible de mesurer la surface de chaque plaque présensibilisée à traiter et la solu- tion supplémentaire est alors ajoutée en une quantité correspondant à la surface mesurée à chaque fois qu'une plaque a été traitée. D'une manière générale, la capacité de développement d'un révélateur est déterminée comme suit: Une plaque présensibilisée est exposée à travers un coin photométrique, par exemple un coin à 21 échelons, dont le premier échelon a une densité optique de 0,10, la différence de densité entre deux échelons successifs étant de 0,15, puis la plaque est développée. Quand le nombre d'échelons noirs traités par le révélateur usé est inférieur d'une unité au nombre traité par un révélateur frais, on considère que la capacité de développement du révélateur a atteint sa limite. En déterminant la quantité de solution supplémentaire permettant à un tel révélateur, à sa limite de traitement, d'effectuer le développement équivalant à celui d'un révélateur frais, on peut évaluer la quantité de solution supplémentaire à ajouter au révélateur ainsi que l'intervalle entre deux additions successives. Par ailleurs, si l'on mesure le pH d'un révélateur à sa limite de traitement et le pH d'un révélateur frais, on peut déterminer la quantité de solution supplémentaire qu'il faut ajouter afin de maintenir le pH du révélateur en cours d'utilisation à la même valeur que le pH d'un révélateur frais. Ceci peut être fait par exemple en incorporant un pH-maitre dans le réservoir d'un appareil de traitement automatique. Quelle que soit la méthode d'addition, la solution supplémentaire est ajoutée pour compenser les modifications des ingrédients du révélateur au cours du temps ou au cours du traitement des plaques présensibilisées positives. Le procédé conforme à la présente invention permet de réduire la fréquence de renouvellement du révélateur, et autorise par conséquent une utilisation continue de l'appareil de traitement automatique pendant une période de temps prolongée sans lavage intermédiaire de l'appareil. Le procédé de développement conforme à l'invention présente encore l'avantage d'éviter la formation de matières insolubles dans le révélateur, même lorsque des plaques présensibilisées positives sont traitées en grand nombre sans renouveler le révélateur. Le procédé conforme à l'invention s'applique donc tout particulièrement aux appareils de traitement automatique. Quand on traite une plaque présensibilisée positive comportant un support en aluminium anodisé enduit par des méthodes conventionnelles, on observe une tendance à la formation de matières insolubles dans le révélateur. Conformément au procédé de développement de l'invention, cette formation de matières insolubles n'est pas observée, même lorsque l'on traite un grand nombre de plaques présensibilisées de ce type. En conséquence, le procédé de l'invention s'avère particulièrement avantageux pour le traitement de plaques présensibilisées positives à support d'aluminium anodisé dans un appareil de traitement automatique. Les exemples suivants illustrent l'invention sans en limiter la portée. Sauf indications contraires, tous les pourcentages, rapports et parties sont indiqués en poids. EXEMPLE 1 Une partie de naphtoquinone-1,2-diazide-5-sulfonate de polyhydroxyphényle obtenue par polycondensation d'acétone et de pyrogalol, comme décrit à l'exemple 1 du brevet US 3635709, et 2 parties de résine formophénolique de type novolaque, sont dissoutes dans 20 parties d'acétate de 2-méthoxyéthyle et 20 parties de méthyléthylcétone pour former une solution photosensible. Une plaque d'aluminium brossée par sablage d'épaisseur 0,3mm, est traitée électrolytiquement pour y former une couche d'oxyde à raison de 2g/m2, lavée soigneusement, et séchée. La solution photosensible est enduite sur la plaque d'aluminium et séchée pour procurer une plaque présensibilisée positive portant une couche photosensible à raison d'environ 2,Sg/m2. Cette plaque est découpée en plusieurs éléments de 1,003 x 800mm. Ces éléments sont exposés à travers une diapositive à la lumière d'une lampe aux halogénures métalliques de 3 kw pendant 60 secondes à une distance de 1 m. Entretemps, le réservoir 4 d'un appareil de traitement automatique du type représenté sur la figure 2, comportant en outre des rouleaux à brosses, est rempli de 21 litres d'une solution aqueuse de silicate de sodium ayant un rapport SiO2/M de 0,6 et une concentration en SiO2 de 1,5% comme révélateur auquel on a ajouté lOg d'agent tensio-actif amphotère de type bétatne (N-alkyl-NZN-dihydroxyéthylbétaine). 25 éléments de plaque sont traités dans cette solution le matin, et 25 autres éléments sont traités l'après-midi. On laisse reposer le révélateur pendant la nuit dans l'appareil de traitement, et le développement est repris le lendemain. On n'observe aucune obstruction dans les têtes de pulvérisation de l'appareil. Toutefois, quand la plaque présensibilisée traitée est exposée à travers un coin photométrique ayant un pas de densité de 0,15 on constate une réduction de la densité de deux échelons par rapport à la valeur obtenue le jour précédent. En conséquence, on ajoute une solution supplémentaire de 1,3 litre, le produit étant concentré au 1/7, (le rapport Si02/Na est 0,60). La sensibilité revient alors à la valeur initiale. Ensuite, 0,5 litre de solution supplémentaire est ajouté à chaque interruption de milieu de journée. Les opérations précédentes sont répétées pendant 1 semaine. On n'observe alors aucune obstruction des têtes de pulvérisation ni aucun changement sensible de sensibilité. Il est donc possible d'obtenir des plaques de tirage de façon continue. Le mélange du révélateur et de la solution supplémentaire utilisés pendant ce laps de temps présente un rapport Si02/Na de l'ordre de 0,60 à 0,65 et une teneur en Si02 de 1,5 à 2%. D'autre part, des plaques présensibilisées préparées comme indiqué ci-dessus sont exposées et développées dans 21 litres d'une solution aqueuse de silicate de sodium présentant un rapport SiO2/Na de 1,9 et une teneur en SiO2 de 5%, dans le réservoir d'un appareil de traitement automatique. 25 plaques sont traitées le matin, et 25 autres plaques sont traitées l'après-midi. On laisse reposer le révélateur dans l'appareil pendant la nuit, et le traitement est repris le jour suivant. On observe le dépôt de cristaux blancs qui obstruent les têtes de pulvérisation du révélateur, ce qui gêne considérablement l'efficacité du traitement. En conséquence, l'utilisation de ce révélateur implique la nécessité de le renouveler chaque jour, et de procéder au lavage des têtes de pulvérisation. Dans ce dernier cas, la quantité de révélateur utilisé est de 147 litres, tandis que dans le premier procédé conforme à l'invention on a récupéré environ 22 litres de révélateur, c'est-à-dire 1/6 à 1/7. EXEMPLE 2 Des plaques présensibilisées positives, préparées comme indiqué dans l'exemple 1, sont exposées et traitées avec un révélateur présentant un rapport SiO2/Na de 0,59 et une teneur en Si02 de 1,3%. On prépare une solution supplémentaire A présentant un rapport Si02/Na de 0,3 en ajoutant une solution d'hydroxyde de sodium au révélateur. A partir du deuxième jour, on ajoute 3 litres de solution supplémentaire le matin, et 0,5 litre à l'interruption de midi. Le traitement des plaques est prolongé pendant 2 semaines. Aucune obturation des têtes de pulvérisation de l'appareil n'est observée, et pratiquement aucun changement n'apparait dans l'échelle des gris. Pendant cette période, le mélange du révélateur et de la solution supplémentaire présente un rapport SiO2/Na de 0,58 à 0,59 et une teneur en SiO2 de 1,3 à 1,5%. Par ailleurs, des plaques présensibilisées positives préparées comme dans l'exemple 1, sont exposées et traitées dans un appareil automatique pendant 2 jours en utilisant un révélateur présentant un rapport SiO2/Na de 0,85 et une teneur en SiO2 de 4,3%, et une solution supplémentaire B présentant un rapport SiO2/Na de 0,8 préparée en ajoutant au révélateur une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium. Dans ce cas, les têtes de pulvérisation sont obstruées et la viscosité du révélateur augmente. EXEMPLE 3 a Des plaques présensibiLjsées positives préparées comme dans l'exemple 1 sont exposées et traitées en utilisant un révélateur présentant un rapport SiO2/Na de 0,58 et une teneur en SiO2 de 1,4% , et une solution supplémentaire présentant un rapport SiO2/Na de 0,4,préparée par addition d'une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium au révélateur. Le premier jour on n'ajoute pas de solution supplémentaire, et on observe alors une modification d'un échelon dans l'échelle de gris. A partir du deuxième jour la solution supplémentaire est ajoutée le matin et à l'interruption de midi. De cette manière il est possible d'obtenir des plaques de qualité uniforme. Des plaques présensibilisées positives préparées comme dans l'exemple 1 sont exposées et traitées en utilisant un révélateur présentant un rapport SiO2/Na de 0,4 et une teneur en SiO2 de 0,8X , et la solution supplémentaire A décrite dans l'exemple 2. Le premier jour, la solution supplémentaire n'est pas ajoutée et on observe une diminution de trois échelons dans l'échelle des gris. Quand la solution est ajoutée toutes les 5 plaques, la modification dans l'échelle des gris peut être limitée à 1 échelon. A partir du deuxième jour il devient nécessaire d'ajouter la solution supplémentaire chaque matin et à chaque interruption de midi, ainsi que toutes les 5 plaques. EXEMPLE 4 On procède comme dans l'exemple 2, mais en remplaçant la solution supplémentaire A par une solution aqueuse de silicate de sodium présentant un rapport SiO2/Na de 0,23. La tolérance dans la détermination de la quantité de solution supplémentaire à ajouter se trouve alors réduite. Une variation de 10% de la quantité de solution supplémentaire ajoutée provoque un sur ou un sous-développement. Par contre, si on ajoute la solution supplémentaire A aucun problème n'apparaît, même si on fait varier les 10% de la quantité de solution ajoutée. EXEMPLE 5 On procède comme dans l'exemple 2 en remplaçant la solution supplémentaire A par une solution de silicate de sodium présentant un rapport SiO2/Na de 0,8 ; la quantité de solution ajoutée est alors le double de la quantité nécessaire quand on utilise la solution A, et le volume de révélateur récupéré augmente. De plus, on observe une obstruction des têtes de pulvérisation de l'appareil. EXEMPLE 6 Une plaque d'aluminium de 0,3mm d'épaisseur, brossée par sablage, est soumise à oxydation anodique dans l'acide sulfurique pour provoquer la formation d'une couche d'oxyde à raison de 3g/m2, puis cette plaque est soigneusement lavée et séchée. On y enduit la même solution photosensible que dans l'exemple 1 et on procède au sèchage pour procurer une plaque présensibilisée positive comportant une couche photosensible à raison de 2,5g/m2. Cette plaque est découpée en plusieurs éléments de dimension 1310x1050 mm. Chacun de ces éléments est exposé pendant 60 secondes sous une diapositive à la lumière d'une lampe aux halogénures métalliques de 3 kw placée à une distance de lm. Dans le même temps, le réservoir d'un appareil automatique identique à celui de l'exemple 1 est rempli avec 21 litres d'un révélateur préparé en diluant une solution concentrée de révélateur constituée de 332g de solution de silicate de sodium (n"3 normes JIS) la teneur en SiO2 étant de 29% en poids et la teneur en Na20 de 9,5%, 191g d'une solution aqueuse à 48% d'hydroxyde de potassium, 3,2g d'une solution aqueuse d'un agent tensio-actif amphotère (N-alkyl-N,N-dihydroxyéthyle bétoine), 0,72g d'un silicone organique à titre d'agent antimousse, et 688g d'eau pure, tous ces ingrédients étant dilués dans de l'eau pour parvenir à un volume de 6 fois celui de la solution concentrée de révélateur. Les plaques présensibilisées sont alors traitées dans un appareil automatique. Chaque fois qu'une plaque est traitée on ajoute 86ml de solution supplémentaire préparée en diluant une solution concentrée constituée de 238g de silicate de sodium (n"3 JIS) 328g de solution aqueuse à 48% d'hydroxyde de potassium, et 645g d'eau pure, ces ingrédients étant dilués dans de l'eau pour parvenir à un volume de 4 fois celui de la solution de révélateur concentré. Après avoir traité 15 plaques de cette manière, le traitement est interrompu pendant 1 heure, une certaine diminution de la sensibilité est constatée pendant cette période d'interruption, et on ajoute alors 640ml de solution supplémentaire de même composition que décrit ci-dessus. On traite à nouveau 15 plaques et on laisse reposer le révélateur dans l'appareil pendant 16 heures, puis on ajoute à nouveau 3,4 litres de solution supplémentaire, et on reprend le traitement. On répète ce processus de façon à traiter au total 180 plaques. On n'observe aucune obturation des têtes de pulvérisation et du filtre de l'appareil, ni aucune formation de précipité. On constate seulement un très léger dépôt blanc sur les rouleaux. On vérifie la sensibilité des plaques présensibilisées positives en utilisant un coin photométrique à 21 échelons, la différence de densité optique entre deux échelons successifs étant de 0,15. La différence de résultat est inférieure à 1 échelon entre le révélateur en fin de traitement et en début de traitement. La teneur en potassium (en atomes.gramme), le rapport SiO2/M et la teneur en SiO2 sont respectivement 61%, 0,58 et 1,14% pour le révélateur et 79%, 0,32 et 1,14 pour la solution supplémentaire. Par ailleurs, on prépare un rvé- lateur et une solution supplémentaire contenant une quantité équimoléculaire de SiO2 et une teneur en métal alcalin constitué uniquement par le sodium, identique au révélateur et à la solution supplémentaire décrits ci-dessus. Ainsi, on prépare un révélateur constitué de 360g de métasilicate de sodium, 66,0g de silicate de sodium (n"3 JIS), 3,2g d'agent tensio-actif amphotère identique à celui utilisé ci-dessus, 0,72g du même antimousse que ci-dessus, et 784g d'eau pure, ainsi qu'une solution supplémentaire constituée de 360g de métasilicate de sodium, 66,0g de silicate de sodium (n"3 JIS) 100g d'hydroxyde de sodium, et 12339 d'eau pure, ces solutions étant diluées dans les mêmes proportions que ci-dessus. Des plaques présensibilisées de même dimension que ci-dessus, suivant le même processus, sont traitées en utilisant le révélateur et la solution supplémentaire ainsi préparés. Après traitement de 60 plaques, on observe une forte adhérence d'un dépôt blanc sur les rouleaux. Au bout de 120 plaques, des quantités importantes d'un précipité boueux obstruent le filtre. I1 en résulte que la circulation du révélateur dans le circuit de recyclage de l'appareil se trouve considérablement gênée. EXEMPLE 7 Des plaques présensibilisées positives, de dimension 1310xi050mm, préparées comme indiqué dans l'exemple 6, sont exposées et traitées dans un appareil automatique identique à celui de l'exemple 1. Le réservoir de l'appareil est rempli avec 21 litres de révélateur préparé en diluant un révélateur concentré constitué de 684g de silicate de sodium (n"3 JIS) 128g de solution aqueuse à 48% d'hydroxyde de potassium, et 420g d'eau pure, ces ingrédients étant dilués 7 fois avec de l'eau. Chaque fois qu'une plaque est traitée, on ajoute 106ml d'une solution supplémentaire préparée à partir d'une solution concentrée constituée de 487g de silicate de sodium (n"3 JIS), 285,5g de solution aqueuse à 48% d'hydroxyde de potassium, et 440g d'eau pure, dilués 5 fois dans de l'eau. Dans ces conditions, on traite les plaques présensibilisées à raison de 3m2/litre de révélateur. Après traitement, on laisse reposer le révélateur dans l'appareil pendant 14 h, puis on ajoute 4,8 litres de la solution supplémentaire ci-dessus, et on reprend le traitement. Après le développement de chaque plaque, on ajoute 106ml de solution supplémentaire, et on traite des plaques présensibilisées à raison de 8m2/litre de révélateur. On n'observe aucun dépôt blanc sur les rouleaux porteurs, aucune obturation du filtre, et aucune formation de précipité. La sensibilité est vérifiée suivant la même méthode que dans l'exemple 6 et on constate que la variation de sensibilité est inférieure à 1 échelon. La proportion de potassium dans le métal alcalin, le rapport SiO2/métal alcalin, et la teneur en SiO2 sont respectivement 52%, 0,75 , et 2,34% pour le révélateur, et 62%, 0,58, et 2,33% pour la solution supplémentaire. EXEMPLE 8 On utilise le révélateur concentré de comparaison décrit dans l'exemple 6, que l'on dilue 7 fois dans de l'eau, et on place 21 litres du révélateur dilué dans le même appareil que dans l'exemple 6. On expose, puis traite des plaques présensibilisées positives, de dimensions 1003x800mm, préparées comme indiqué dans l'exemple 6. En ajoutant 60ml d'une solution supplémentaire obtenue en diluant 3 fois dans de l'eau le révélateur concentré ci-dessus, après le traitement de chaque plaque, on traite les plaques présensibilisées à raison de 3m2/litre de révélateur initialement introduit dans l'appareil. Quand on laisse reposer 1 litre de révélateur usé dans un bécher pendant 4 jours, il se forme un précipité boueux dont le poids à sec est d'environ O,5g. Par ailleurs, on dissout 98,7g de pyrophosphate de potassium dans 21 litres du même révélateur que ci-dessus, et solution est placée dans un appareil identique. On expose et traite des plaques présensibilisées positives identiques. Après le traitement de chaque plaque, on ajoute 60ml de solution supplémentaire préparée en diluant 3 fois dans de l'eau le révélateur concentré ci-dessus, et en dissolvant 2,0g de pyrophosphate de potassium dans 1 litre de solution diluée. Les plaques sont traitées à raison de 3m2/litre de révélateur et le révélateur usé est laissé au repos dans les mêmes conditions que ci-dessus. On n'observe aucune formation de précipité boueux. Quand on ajoute du pyrophosphate de potassium, la teneur en potassium du révélateur est de 24% par rapport au total des métaux alcalins. De même on dissout 88,2g de polyphosphate de potassium dans 21 litres du même révélateur que ci-dessus, exempt de potassium. Une solution supplémentaire est préparée en diluant 3 fois dans de l'eau le même révélateur concentré que ci-dessus, et en dissolvant 1,8g de polyphosphate de potassium dans 1 litre de solution diluée. Dans ces conditions, on répète les mêmes expériences que ci-dessus. Aucune formation de précipité boueux n'est observée. La teneur en potassium dans le révélateur par rapport au métal alcalin total est de 21%. EXEMPLE 9 Une plaque présensibilisée positive, préparée comme décrit dans l'exemple 6, est découpée en éléments de dimensions 1003x800mm. Les plaques sont exposées et dveloppe'es dans un appareil automatique du type représenté sur la figure 1. On place dans le réservoir de l'appareil 21 litres d'un révélateur préparé en diluant 7 fois dans de l'eau le révélateur concentré contenant 61% de potassium décrit dans l'exemple 6. Le premier jour, on traite 20 plaques dans la matinée,puis on ajoute 1 litre d'une solution supplémentaire en diluant 5 fois dans de l'eau la solution supplémentaire concentrée contenant 79 de potassium décrite dans l'exemple 6. Au cours de l'après midi on traite 20 autres plaques, et ensuite la solution supplémentaire est régulièrement ajoutée à raison de 3 litres le matin et 1 litre à l'interruption de midi, 40 plaques étant traitées par jour pendant 10 jours. On n'observe aucune obturation du filtre, ni aucune formation de précipité boueux. EXEMPLE 10 Des plaques présensibilisées positives, de dimension 1003x800mm, préparées comme indiqué dans l'exemple 6, sont exposées et traitées suivant la même méthode que dans l'exemple6. Le réservoir de l'appareil est alimenté par 35 litres d'une solution préparée en diluant 7 fois dans de l'eau le révélateur concentré contenant 61% de potassium décrit dans l'exemple 6, et on utilise une solution supplémentaire obtenue en diluant 3 fois ce même révélateur. Après traitement de chaque plaque, on ajoute 50ml de la solution supplémentaire qui est également ajoutée à raison de 500ml à l'interruption de midi, et 1450ml le matin avant le début des opérations à partir du second jour. 80 plaques sont traitées chaque jour pendant 6 jours dans ces conditions. On n'observe aucune formation de précipité boueux, le filtre n'est pas obstrué, et les conditions de traitement peuvent être maintenues de façon stable ce qui permet de traiter uniformément les plaques présensibilisées. REVENDICATIONS 1. Procédé de développement d'une plaque de tirage planographique photosensible positive exposée, comportant un support d'aluminium enduit d'une couche photosensible d'un composé de type o-quinone diazide, par développement de la plaque exposée au moyen d'un révélateur constitué d'une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin, en ajoutant une solution supplémentaire constituée d'une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin pour compenser la dégradation du révélateur au cours du développement et/ou sous l'effet du dioxyde de carbone de l'air, caractérisé en ce que le révélateur est une solution aqueuse d'un sel de métal alcalin présentant un rapport tS102 ]compris entre 0,5 et 0,75 et une teneur en SiO2 comprise entre 1 et 4% en poids par rapport au poids total du révélateur, et la solution supplémentaire est une solution aqueuse d'un silicate de métal alcalin présentant un rapport 1SiO. Ircompris entre 0,25 et 0,75 ,tSiO2|représentant la concention en Six2 par unité de volume exprimée en molécule.g. et [Mjla concentration en métal alcalin par unité de volume exprimée en atomes.g. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le révélateur et la solutionsupplmentaire contiennent au moins 206 de potassium, en atomes.g.par rapport au métal alcalin total. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce la source de potassium présent dans le révélateur et dans la solution supplémentaire, est constituée par l'hydroxyde, le borate, le pyrophosphate, le phosphate tertiaire, le polyphosphate, ou le silicate de potassium. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un agent tensio-actif anionique ou amphotère est ajouté au révélateur et à la solution supplémentaire. 5. Procédé pour développer un grand nombre de plaques de tirage planographique photosensibles positives exposées, dont chacune est constituée d'nne plaque d'aluminium oxydée anodiquement, portant une couche photosensible d'un composé o-quinone diazide, au moyen d'un révélateur constitué d'une solution aqueuse d'une silicate de métal alcalin pour éliminer les zones exposées de la couche photosensible, caractérisé en ce que la consommation de révélateur est continuellement compensée, de telle sorte que le rapport0SiO AH reste compris entre 0,5 et 0,75 et la concentration en SiO2 entre 1 et 4% en poids, et la teneur en potassium dans le révélateur reste supérieure ou égale à 20, en atomes.g., par rapport au métal alcalin total, (sio2jreprésentant la concentration en SiO2 par unité de volume exprimée en molécules.g., et Mj la concentration en métal alcalin par unité de volume exprimée en atomes.g. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche photosensible est enduite sur le support à raison de 0,5 à 7gZm2 environ. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche photosensible comprend un composé de type o-quinone diazide, et une résine soluble dans les alcalis. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la résine est une résine phénolique de type novolaque. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la résine soluble dans les alcalis représente environ 50 à 85%, et le composé de type o-quinone diazide 15 à 50% du poids de la couche photosensible. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche photosensible contient un additif faisant apparaitre par exposition et développement, une différenciation entre les zones du support couvertes par la couche photosensible et les zones découvertes.