La présente invention a pour objet un procédé pour démarrer un moteur à combustion interne, ainsi qu'un démarreur mettant ce procédé en oeuvre. Ce démarreur est plus particulièrement destné à équiper un appareil léger, voire portatif, tel que : tondeuse à gazon, motoculteur, scie portative, c'est-à-dire tout appareil agricole ou forestier animé par un moteur à deux ou quatre temps, généralement à essence. Sur les appareils connus de ce type, la mise en route se fait en général manuellement, par exemple par traction sur un Ca- ble de démarrage. Cette opération peut être pénible, en particulier si elle est entreprise par une personne âgée ou par une femme. I1 est connu d'utiliser, en vue du démarrage d'un moteur à combustion interne, dans le cas où ce dernier équipe un véhicule routier ou ferroviaire, ou encore dans le cas d'un aéronef, un moteur électrique à courant continu muni d'un débrayage automatique et alimenté en courant électrique par un accumulateur dont la recharge est assurée, soit par une dynamo, soit par un alternateur suivi d'un redresseur de courant alternatif, entraîné par le moteur à démarrer. Le dispositif est très efficace, mais il est d'un poids trop élevé pour pouvoir être monté sur un appareil léger ou même portatif. De plus il est coûteux et l'accumulateur doit être remplacé tous les deux a trois ans. L'objet de l'invention est un procédé pour démarrer un moteur à combustion interne au moyen d'un moteur électrique qui ne met en oeuvre qu'un appareillage léger et peu coûteux. Un autre objet de l'invention est constitué par un appareillage qui met ce procédé en oeuvre. Dans le procédé selon l'invention, on alimente le moteur électrique à partir du secteur électrique. Le démarreur selon l'invention comprend un moteur électrique à courant continu reliable au moteur à démarrer, ainsi qu'un dispositif d'alimentation comportant un transformateurredresseur; le primaire du transformateur étant relié au secteur et le redresseur étant relié au moteur électrique. L'ensemble de ces éléments constituant le démarreur qui peut atre monté a demeure sur la machine à faire démarrer; et il suffit de brancher le fil du démarreur à une prise de courant classique pour permettre de commander le démarrage du moteur de la dite machine. Lorsque l'ensemble est trop lourd, ou trop encombrant, pour la machine à faire démarrer, le groupe moteur peut être monté seul sur la machine et être relié par un ft 1 électrique au dispositif d'alimentation (séparé), lequel peut être à poste fixe ou portatif, et connecté au secteur. Lorsque le groupe mateur est encore trop lourd ou que l'on veutiutiliser pour plusieurs machines, on le monte sur un châssis spécial amovible (avec ou sans le dispositif dtalimenta- tion) indépendant de la machine à faire démarrer. Pour chaque démarrage de machine il faut alors disposer convenablement le démarreur face à la machine avant de procéder à la commande de démarrage. Pour mieux faire comprendre l'invention il est donné ciaprès des exemples de réalisations en référence aux dessins annexes dans lesquels Fig. 1 montre sehématiquement un bloc moteur de démarreur monté sur une machine, Fig. 2 est un schéma du dispositif d'alimentation électrique, Fig. 3 et 4 montrent de c8té et de dessous un démarreur amovible, Fig. 5 montre un détail d'entrainement d'arbre (dent de loup). Un exemple particulier de réalisation de l'invention est illustré par la Fig. 1, où l'on voit le groupe moteur monté directement sur la machine à faire démarrer. Ce groupe comprend, monté sur un bâti en "U" 1, un moteur basse-tension a courant continu 2. L'arbre 3 de ce moteur porte un pignon i qui attaque une couronne 5 montée en rotation sur le bâti 1 par l'intermédiaire d'un roulement à billes 6. La couronne 5 entraine, par une clavette 7 susceptible de coulisser dans une rainure 8, un arbre 9 monté en rotation dans une colonne glissante 10 par deux roulements à billes 11. Dans l'exemple représenté, l'arbre 3 du moteur et l'arbre 9 sont verticaux, et un poussoir 12 permet d'imprimer à la colonne glissante 10 un mouvement vertical vers le bas, selon la flèche 13, mouvement rappelé par un ressort 14. Un bras 15 de la colonne glissante 10 agit, en position basse de cette dernière, sur un interrupteur électrique 16 monté en série dans le circuit d'ali mentation du moteur électrique 2 de façon à fermer son contact. L'arbre 9 porte, à sa partie inférieure, un dispositif d'embrayage constitué dans l'exemple représenté, par un clabot dont la partie mâle 17 est montée sur l'arbre 9 et la partie femelle 18 sur l'arbre 19 du moteur à combustion interne à démarrer. Le dispositif d'alimentation du moteur électrique 2 est schématisé par la Fig. 2. I1 comprend un transformateur électrique dont le primaire 20 est relié, par l'intermédiaire d'un interrupteur 21 et d'un fusible 22, au secteur électrique 23. Le secondaire 24 attaque un redresseur 25 qui fournit, en 26, un courant continu basse-tension. Ce dispositif d'alimentation peut être intégré dans le démarreur, et par conséquent monté directement sur l'appareil à équiper, ou encore monté dans un coffret séparé 27 et relié au moteur 2 par un ciblez Le fonctionnement du démarreur est expliqué dans ce qui suit. On relie le moteur 2 au coffret d'alimentation 27, dans le cas d'un coffret aéparé, et l'on enclenche l'interrupteur 21. On appuie alors wur le poussoir 12, ce qui provoque le déplacement vers le bas du bras 15 de l'arbre 9. D'une part, la partie mâle 17 du clabot vient en prise avec sa partie femelle 18, et la clavette 7 s'engage dans la fente 8 de la couronne 5 : la couronne de démarreur 5 est dès lors solidaire de l'arbre 9 qui attaque l'arbre 19 du moteur à démarrer. D'autre part, le bras 15 vient appuyer sur l'interrupteur électrique 16, ce qui provoque la mise sous tension du moteur électrique 2 qui entraîne le moteur à démarrer. Dès que le démarrage est obtenu, on relâche le poussoir 12 ce qui provoque la remontée, sous l'action du ressort 14 de la colonne glissante 10. L'arbre 9 remonte à sa position initiale, désolidarisant les parties male 17 et femelle 18 du clabot et la couronne 5 de l'arbre 9. Le bras 15 remonte également, libérant l'interrupteur électrique 16, ce qui provoque l'arrêt du moteur électrique 2. il reste à couper l'alimentation du coffret 27 par action sur I1 interrupteur- 21 et à débrancher du coffret le câble souple qui le relie au démarreur. Différentes formes de réalisation sont possibles sans sortir du cadre de l'invention. On a vu que le démarreur peut être construit en un ou deux éléments selon que le dispositif d'alimentation (transformateurredresseur, etc....) est incorporé ou non au démarreur proprement dit. Le démarreur (seul ou combiné avec le dispositif d'alimentation) peut être ont( en permanence sur la machine à démarrer (exemple précédent), ou constituer un appareil indépendant fixe, anovible ou portable (exemple suivant). La Fig. 3 représente un démarreur 28 indépendant amovible Il est monté sur un châssis ou dans un carter 29 comportant un piètement 30, d'écartement réglable, muni de roulettes 31. Chaque pied est constitué de deux tiges 32-33 articulées entre-elles à l'aide d'une rotule 34. La machine à faire démarrer est par exemple une tondeuse a gazon 35 dont le moteur est à arbre vertical 19, l'on place le démarreur 28 au-dessus de la dite machine en prenant soin de mettre dans le prolongement l'un de l'autre les arbres 9 et 19 des démarreur 28 et moteur 35. Cette mise en place est facilitée par des moyens de guidage approprié fixés sous le châssis 29. Ces moyens peuvent être constitués par des joues inclinées 39-39' entre lesquelles la partie supérieure de la machine à démarrer peut être glissée, jusqu'à une butée 40. Des moyens non représentés sont prévus pour écarter et incliner plus ou moins chaque joue 39-39' et déplacer la butée 30. La hauteur du châssis est réglable; il est muni de douilles 41 qui peuvent glisser sur les tiges 33 et être bloquées à l'aide de vis à la hauteur voulue. Le châssis peut donc être réglé en hauteur, sur un piètement dont les roulettes peuvent être plus ou moins écartées les unes des autres. La machine à faire démarrer doit être légèrement aménagée pour permettre l'sntraînement de l'arbre à sa partie supérieure. Le moyen d'entraSnement du deuxième arbre 19 par le premier arbre 9 peut être de tout type connu ou non. Suivant une variante, on peut utiliser le système dit à dents de loup représenté en Fig. 4. Dans ce cas l'arbre 9 est muni d'une goupille 36 qui lui est perpendiculaire. L'arbre 19 est muni d'une douille 37 comportant deux lumières 38-38' ayant une rampe sensiblement hélicoidale. Lorsqu'on appuie sur le poussoir 10 la goupille 36 s'engage dans les lumières 35-35' et dès que la goupille 36 est insérée dans les lumières, le moteur 2 se met en rotation entratnant l'arbre cl et la dite goupille 36 qui elle entraine la dent de loup 37 solidaire du volant magnétique. Le moteur de la tondeuse démarre, et ayant une vitesse de rotation supérieure à la vi tesse imprimée par le moteur de démarrage 2 à la goupille 36, cette dernière se trouve expulsée à l'extérieur de la dent même si l'utilisateur continue à excercer une pression sur le poussoir 10. L'invention s'applique à tout appareil léger voire portatif animé par un moteur à combustion interne. REVENDICATIONS 1. Procédé pour démarrer un moteur à combustion interne au moyen d'un moteur électrique, caractérisé en ce que l'on alimente ce dernier moteur à partir du secteur électrique. 2. Démarreur mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur électrique à courant continu relié au moteur à démarrer, un dispositif transformateur-redresseur, le primaire du transformateur étant relié au secteur, et le redresseur étant relié au moteur électrique. 3. Démarreur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la liaison entre le moteur électrique et le moteur à combustion interne comprend : un pignon porté par l'arbre du moteur électrique, une couronne attaquée par ce pignon, un arbre monté en rotation sur une colonne glissante, un poussoir susceptible d'imprimer à la colonne glissante une translation rappelée par un ressort, un moyen d'entrainement de de l'arbre du moteur à démarrer par l'ar- bre de la colonne glissante, enfin un interrupteur électrique monté en série dans le circuit d'alimentation du moteur électrique et un bras de la colonne glissante susceptible de fermer le contact de l'interrupteur lorsqu'on agit sur le poussoir. 4. Démarreur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen d'entraînement de l'arbre mené par l'arbre menant est un clabot. 5. Démarreur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen d'entrainement de l'arbre mené par l'arbre menant est une dent de loup. 6. Démarreur selon l'une quelconque des revendications précédentes 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est constitué par un groupe moteur (avec ses commandes) monté à demeure sur la machine à faire démarrer, un dispositif transformateur-redresseur monté dans un coffret indépendant, une liaison électrique pouvant être mise en place lors de chaque démarrage entre le moteur et le dispositif, ce dernier étant relié à volonté au réseau. 7. Démarreur selon l'une quelconque des revendications précédentes 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est monté sur un châs- sis indépendant de la machine à faire démarrer. 8. Démarreur selon la revendication 7, caractérisé en ce que le châssis est amovible et comporte un piètement réglable en hauteur et écartement. 9. Démarreur selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que le châssis est muni par en-dessous de moyens de guidage de la partie supérieure de la machine à faire démarrer, afin de faciliter la mise en place de l'arbre du démarreur en prolongement de l'arbre du moteur à combustion interne de la machine à faire démarrer.