B'invention concerne une pièce de liaiso#-d'angle-pour entretoises profilées creuses doubles se faisant face et constituant des éléments de cadre de cloisons ou dispositifs analogues. Il est connu de disposer, sur la face arrière de plaques qui constituent les faces extérieures de cloisons et entre lesquelles se trouve un espace isolant, éventuellement rempli d'une matière isolante, des entretoises profilées creuses doubles, au moyen desquelles, d'une part, a lieu la liaison, par des pièces de liaison, des deux plaques se faisant face et, d'autre part, peut également être établie la liaison des plaques situées côte à côte dans la zone de leurs joints. On utilise, aux angles des plaques, des pièces de liaison d'angle, qui assurent l1alignement précis, l'une sur l'autre, des plaques se faisant face et constituent aux angles une liaison particulièrement rigide. On connait différents moyens de réalisation des liaisons A d'angle, par exemple des toles d'angle soudées, rivées ou vissées contre les profilés du cadre à relier. Dans le cas des liaisons par soudage et par rivetage, on utilise en général deux tôles d'angle ou des équerres pleines en fonte qui présentent des-trous destinés à recevoir les vis ou les rivets. On dispose les toles d'angle sur la face intérieure et sur la face extérieure du coin du cadre et on les relie aux profilés en serrant les vis ou par rivetage au moyen d'une liaison par pression. On introduit les équerres pleines en fonte dans les vides des entretoises profilées doubles, et on les visse, on les rive ou encore on les colle sur ces entretoises. Il est également connu de souder des pièces d'angle aux entretoises profilées. Ces types connus de liaisons d'angle entraient des frais élevés d'usinage et de montage, des déformations des profilés du cadre peuvent se produire lors de l'établissement des liaisons, et des bandes de ttle coudées ne présentent pas la résistance à la flexion nécessaire pour une liaison d'angle rigide. Des déformations supplémentaires apparaissent en outre dans le cas d'une liaison par soudage. Un autre inconvénient est en outre que pour enlever les pièces de liaison d'angle des entretoises du cadre, il faut beaucoup de temps et que ce n'est pas possible du tout dans le cas d'une liaison par soudage.Encore un autre inconvénient est que les pièces de liaison d'angle connues constituent, par la nature de leur liaison avec les entretoises, un pont de transmission du bruit et de la chaleur et nuisent ai#nsi à l'isolation désirée, parfois dans une mesure telle que l'isolation, assurée théoriquement en soi par la matière isolante d'une paroitdisparatt dans une large mesure. On a donc cherché à créer une pièce de liaison d'angle pour entretoises profilées creuses doubles se faisant face et constituant des éléments de cadre, de cloisons ou dispositifs analogues, c'est-à-dire pour des entretoises de cadre ou de dispositifs analogues, cette pièce de liaison d'angle reliant entre elles, sans usinage préalable particulier et sans déformation, les entretoises de façon qu'on puisse à tout moment les séparer, et évitant dans une large mesure la formation d'un pont de transmission du bruit et de la chaleur. On atteint ce but avec la pièce de liaison d'angle suivant l'invention du fait qu'elle est constituée, d'une part, par deux bandes plates identiques en équerre qui, au sommet de l'angle, sont reliées rigidement ensemble dans des positions parallèles et espacées l'une de l'autre et dont chaque bras présente sur ses bords des dents en saillie et une fente partant de son extrdmité libre, s'étendant sur à peu près la moitié de la longueur du bras et présentant un élargissement à peu près à la moitié de sa lon- gueur, et d'autre part par deux barres plates rectangulaires qui s'étendent chacune à travers les élargissements des deux bras qui se font face des équerres. On a ainsi créé une pièce de liaison d'angle dont on enfonce chacun des bras entre les bras en U du profilé creux qui s'é- tendent du coté de la liaison d'angle et que, pour leur fixation, on écarte en faisant tourner de 900 les barres rectangulaires, de manière que les dents se trouvant sur les bords des bras de la pièce de liaison d'angle viennent en contact avec les bras du profilé creux en exerçant une pression et assurent ainsi la liaison rigide.Du fait que chacune des deux bandes plates en équerre n'est en contact que par les dents avec une entretoise, les ponts de transmission de la chaleur et du bruit sont réduits à une valeur minimale, Il est en outre avantageux qu'avec une telle pièce de liaison d'angle, il ne soit absolument pas nécessaire que les entretoises qui se dirigent l'une vers l'autre à un angle se prolongent exactement jusqu'à l'angle car la pièce de liaison eonstitue en quelque sorte leur prolongement -jusqu'à l'angle, de sorte qu'elle peut compenser certaines différences de longueur des entretoises. Mais surtout le type de liaison indiqué ne peut donner lieu à aucune déformation, alors qu'elles sont inévitables en général dans le cas de liaisons par vissage, rivetage ou soudage. la pièce de liaison d'angle suivant l'invention est de pré A férence en tole d'acier, dans la mesure où il s'agit d'éléments de construction relativement grands, par exemple de cloisons ; mais l'utilisation d'autres matériaux, par exemple une matière plastique, n'est pas exclue. Dans une forme de réalisation de l'invention, les deux bandes plates en équerre sont maintenues écartées l'une de l'autre et reliées rigidement ensemble au moyen de bandes à coude multiple disposées transversalement aux bandes plates. De telles bandes coudées, qui s'étendent par exemple sur une partie de la longueur des bras de l'équerre, permettent de respecter très exactement l'écart entre les deux bandes plates et d'assurer le parallélisme de position des bras des équerres. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'élar- gissement des fentes longitudinales des bras de l'équerre peut avoir une forme sensiblement elliptique, de sorte que la barre plate intéressée s'étend dans sa plus grande largeur en direction longitudinale de la fente, et, quand on la fait tourner de 900, élargir l'ouverture et, par suite aussi la fente longitudinale, pour assurer ainsi le serrage de la pièce de liaison d'angle avec les entretoises. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les barres rectangulaires plates peuvent #présenter sur leurs faces frontales des pointes en saillie par lesquelles la barre prend appui sur le bras de base ou aile des entretoises, de sorte que, d'une part, l'intervalle entre les entretoises est fixé avec précision, à savoir par la longueur de la barre, et d'autre part un contact avec la barre n'a lieu que par ses pointes, de sorte qu'ici aussi il n'y a pratiquement pas, du fait de la barre, un pont de transmission du bruit et de la chaleur. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, les bandes à coude multiple servant à relier les deux bandes plates en équerre présentent sur leurs bords des tenons pénétrant à travers les bandes plates et rivées à elles, ainsi que des trous carrés de passage. On obtient ainsi, au moyen d'éléments constitutifs très simples, la liaison des deux bandes plates de la pièce de liaison d'angle, les trous de passage pour les tenons pouvant être percés d'avance par estampage dans les bandes plates. tes trous carrés supplémentaires de passage peuvent servir à recevoir et guider des vis d'ajustage et de serrage, par exemple pour relier l'ensemble des pièces de liaison d'angle voisines, par exemple quand on assemble côte à côte une série de cloisons. Un exemple de réalisation de l'invention est représenté sur la figure unique du dessin annexé. Sur cette figure, est représenté le coin d'un panneau de cloison dont les faces extérieures sont constituées par deux plaques reliées ensemble et écartées l'une de l'autre par des entretoises profilées creuses doubles 2. Ces entretoises 2 ont un profil en U double comprenant l'aile, ou bras de base 3 et les bras 4 et 5 s'étendant sùr les deux cillés, et les bras 4 s'étendant vers l'intérieur présentent encore un coude 6 dirigé vers l'intérieur, tandis que les bras diriges vers l'extérieur présentent un coude multiple 7. Ce dernier sert à l'insertion d'éléments élastiques, qui sont-prévus, d'une façon qui n'a pas été représentée, sur le panneau à monter. La pièce de liaison, dont l'ensemble est désigné par i, est constitué par deux bandes identiques 8 en équerre, disposées parallèlement entre elles, écartées l'une de l'autre, se faisant face et reliées rigidement entre elles par des bandes 9 à plis multiples. les bandes 9 présentent, en outre, sur leurs bords, des dents en saillie 10 qui passent à travers des trous pratiqués par estampage dans les bandes plates 8 et sont reliées à demeure à celles-ci par rivetage. les bandes 9 se trouvent dans l'angle de la pièce de liaison. Elles présentent en outre des trous carrés il qui servent au passage de vis de guidage ou de serrage servant à réaliser la liaison avec une pièce de liaison voisine formant l'angle d'un panneau de cloison voisin. tes bords 12 des bras des bandes plates 8 présentent une série de dents 13. Des fentes 14, qui présentent, à peu près au milieu de leur longueur, un élargissement 15, qui peut avoir la forme d'une ellipse, s'étendent en outre dans les bras 12 à partir de leur extrémité libre sur à peu près la moitié de leur longueur. Â travers l'élargissement 15 de chacun des bras 12 se faisant face de la pièce de liaison d'angle 1, s'étend transversalement une barre rectangulaire plate 16, qui, en tournant de 900, élargit la fente 14 et repousse ainsi les dents 13 vers l'extérieur0 Chacune des faces frontales de la barre 16 présente une pointe 17. La figure montre comment on utilise la pièce de liaison d'angle 1 suivant l'invention. Sur chacun des bras 12 des bandes plates 8, on enfile une entretoise 2, ou bien inversement on enfi- le les bras à l'intérieur des entretoises, les bras 12 venant se placer entre les bras 4, le bras de base 3 et les coudes 6. La barre 16-s'appuie alors par ses pointes contre les bras de base 3 et détermine ainsi l'intervalle entre les deux entretoises 2 et, par suite, aussi entre les plaques que celles-ci portent. Quand, après l'enfoncement de la pièce de liaison 1, les entretoises 2 se trouvent dans leur position de liaison prévue, on fait tourner, par exemple au moyen d'une clef plate, la barre 16 de 900, ce qui entraxe un élargissement des fentes 14 et par suite un écartement latéral des bras 12.Les dents 13 viennent alors s'appliquer fermement et fixement éontre les bras 4 des entretoises 2. Celles-ci sont ainsi maintenues à leur distance et reliées rigidement dans la région de l'angle : la pièce de liaison 1 n'est en contact avec les entretoises 2 que par les dents 13 et les pointes 17 portées par la barre 16, de sorte qu'il n'y a pratiquement pas de ponts de transmission du bruit ou de la chaleur, ou tout au moins dans une mesure bien plus faible que dans le cas des liaisons connues par vissage, rivetage ou soudage. On peut, sans difficultés particulières, enlever la pièce de liaison en ramenant la barre 16 à sa position initiale. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, c'est la tole d'acier qui est utilisable, en premier lieu, comme matière pour la pièce de liaison. Mais il est également possible d'utiliser d'autres matériaux métalliques ou encore une matière plastique. La nature du matériau dépend des forces que la pièce de liaison doit encaisser dans chaque cas. On peut donner leur forme à la fois aux bandes plates 8 et aux bandes coudées 9 servant à relier les bandes plates 8, en les découpant par estampage dans des plaques convenables, de sorte qu'un usinage préliminaire est inutile. Comme les bandes plates 8 sont de chant par rapport à la sollicitation à la flexion, une résistance particulièrement bonne à la flexion est assurée. Egalement par là le dispositif de liaison suivant l'invention se distingue avantageusement des dispositifs connus de liaison d'angle constitués par des tôles usuelles en équerre. REVEliDICADIOlSS 1. - Pièce de liaison d'angle pour entretoises profilées creuses doubles se faisant face et constituant des éléments de cadre de cloisons ou dispositifs analogues, caractérisé par le fait quelle est constituée d'une part, par deux bandes plates identiques en équerre qui, au sommet de l'angle, sont reliées rigidement ensemble dans-des positions parallèles et espacées l'une de l'autre et dont chaque bras présente sur ses bords des dents en saillie et une fente partant de son extrémité libre, s'étendant sur à peu près la moitié de la longueur du bras et présentant un élargissement à peu près à la moitié de sa longueur, et par, d'autre part, deux barres plates rectangulaires qui s'étendent chacune à travers les élargissements des deux bras qui se font face, des équerres. 2. - Pièce suivant la revendication 1, dans laquelle les deux bandes plates en équerre sont maintenues écartées l'une de l'autre et reliées rigidement ensemble au moyen de bandes à coude multiple disposées transversalement aux bandes plates. 3. - Pièce suivant la revendication 1, dans laquelle l'élar- gissement des fentes longitudinales des bras de l'équerre a une forme sensiblement elliptique. 4. - Pièce suivant la revendication 1 ,- dans laquelle la barre plate rectangulaire présente sur ses faces frontales des pointes en saillie. 5. - Pièce suivant la revendication 1, dans laquelle les bandes à coude multiple servant à relier les deux bandes plates en équerre présentent sur leurs bords des tenons pénétrant à travers les bandes plates et rivées à elles, ainsi que des trous carrés de passage.