La présente invention concerne un dispositif d'aérati a commande automatique notamment un dispositif d'aération tel qu'une grille, une trappe, un clapet ou un volet destiné à être monté dans ou sur une ouverture correspondante réalisée dans une paroi, un plafond ou autre pour permettre l'ouverture ou la fermeture de ce dispositif d'aération suivant les conditions d'utilisation. Certains dispositifs d'aération proprement dits so prévus pour rester ouverts de façon plus ou moins permanente. Par contre en cas d'incendie, il faut que ces dispositifs puissent se fermer pour éviter de favoriser le tirage. Inversement, certai autres dispositifs sont prévus pour être fermés dans des conditi normales et s'ouvrir cas d'incendie pour permettre l'évacuatio des fumées.Que le dispositif soit ouvert (ou fermé) dans les conditions normales et fermé (ou ouvert) dans les conditions exce tionnelles par exemple d'incendie, dans les deux cas, ces disposa seront appelés dans la suite de la description "dispositis d'aér tion". La présente invention a pour but de créer un disposit d'aération permettant de commander l'ouverture ou la fermeture automatique en fonction de signaux de détection tels que des sign fournis par un détecteur de fumées ou de chaleur. A cet effet, l'invention concerne un dispositif d'aér tion caractérisé en ce qu'il se compose d'un organe d'armement dont une extrémité est reliée d'une part au mécanisme de commande des éléments de fermeture ainsi qu'a un accumulateur de force agissant sur cette partie pour mettre les éléments de fermeture dans leur seconde position, et dont l'autre extrémité servant à la commande de l'armement, porte un organe de coopérant avec un moyen de verrouillage commandant la libération de l'organe d'armement, soit à partir d'un ou plusieurs détecteur soit manuellement, les parties de l'organe d'armement étant reliées par un fusible thermique. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le moyen de verrouillage se compose d'un levier pivotant portant un ergot coopérant avec un trou oblong réalisé dans l'organe de verrouillage souple, l'organe pivotant étant normalement maintenu en position par l'extrémité du poussoir d'un électroaimant commandé par les détecteurs ou par un levier manuel. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'ergot est beaucoup plus proche de l'axe de pivotement de l'organe que ne l'est le point d'action de l'extrémité du poussoir de l'électroaimant. Suivant une autre- caractéristique de l'invention, l'organe est un ressort lame à extrémité recourbée et muni d'un trou oblong de façon à pouvoir s' accrocher sur l'ergot lors du mouvement d'armement de l'organe. Grâce aux trois moyens indépendants de commande automatique des éléments de fermeture (ou d'ouverture), on a une grande sécurité de fonctionnement. La réalisation du dispositif est simple et peu coûteuse ; de plus, l'ensemble du dispositif se monte sur un châssis sans que sur le chantier, il ne soit nécessaire d'effectuer un autre travail que la mise en place du châssis dans l'ouverture et le branchement électrique. Comme dans la plupart des cas, du fait de la réglementation en vigueur, les ouvertures d'aération doivent avoir des surfaces de l'ordre de 82m2, la commande directe des volets, lamelles, etc. ... nécessiterait des moteurs ou électroaimants de dimensions relativement importantes. Il est donc préférable, selon l'invention, d'armer un accumulateur de force et de commander seulement la libération de cet accumulateur par un électro-aimant. Comme en outre, l'invention prévoit un organe pivotant multiplicateur de force entre l'électroaimant et l'organe d'armementt on peut avoir un électroaimant de dimensions relativement réduites. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide d'un exemple de réalisation d'un dispositif d'aération a commande automatique représenté schématiquement dans l'unique figure annexée. Selon la figure, le dispositif se compose d'un châssis 1 portant les éléments d'obturation 2 tels que par exemple des lamelles d'une grille, le volet d'une trappe, le clapet, etc.... Dans le cas de lamelles 2, celles-ci sont montées pivotantes autour d'axes 3 ; les différentes lamelles sont reliées en mouvement l'une à l'autre par une tringlerie non représentée. Par convention, la position normale des éléments d'obturation telle que la position de fermeture ou la position d'ouverture est dite "première position" alors que la position (exceptionnelle) est dite "seconde position". La première position correspond aux conditions d'utilisation normales du dispositif d'aération. Dans certains cas, dans la première position, les lamelles sont ouvertes et dans d'autres cas, les lamelles sont fermées. La seconde position est la position d'utilisation exceptionnelle, en cas d'incident. Cette seconde position est suivant le cas une position d'ouverture (par exemple pour évacuer les fumées) ou de fermeture (pour éviter d'attiser le feu en accentuant le tirage). Le dispositif comporte un organe d'armement 4 relié a la tringlerie de manoeuvre (non représentée) des éléments 2 par un organe de liaison 5 ainsi qu'd l'accumulateur de force 6 ou ressort de rappel. L'organe d'armement 4 se compose d'une tringle 41 reliée par un fusible thermique 7 à une bielle 42, elle-même reliée aux organes 5 et 6. L'élément thermo-fusible 7 est en général constitué par deux plaquettes métalliques collées l'une à l'autre par l'organe a l'aide d'une colle dont le point de ramollissement ou de fusion correspond a une température déterminée dite "température de mise en oeuvre du fusible". La tringle 41 porte un ressort lame 8 muni d'une ouverture allongée 9 pour permettre l'introduction d'un organe décrit ultérieurement. L'organe d'armement 4 se tire dans le sens de la flèche A en agissant contre l'action du ressort 6 pour mettre les éléments 2 dans leur première position. Pour arrêter cet organe d'armement 4 dans cette position, le ressort lame 8 vient s'encliqueter par son trou oblong 9 sur un ergot 10 solidaire d'un organe 11 pivotant autour d'un axe 12. Cet organe 11 est poussé dans le sens de la flèche B autour de l'axe 12 par le ressort 13 qui prend appui sur l'ergot 14. Le mouvement de basculement de l'organe il dans le sens de la flèche B sous l'effet du ressort 13 est limité par une butée 15 solidaire du châssis 1. Un électro-aimant 16 relié par un câble 17 a un ou plusieurs détecteurs ou une centrale de détection 18 est commandé en position normale (première position) de façon que L'extrémité té 19 du poussoir 20 de cet électro-aimant 16, soit en position dite "basse", telle que celle représentée de façon que l'extrémit 19 vienne s'appliquer contre l'organe 11. L'organe 11 est ainsi maintenu entre la butée 15 et l'extrémité 19. Le poussoir 20 est maintenu dans cette position par le ressort 21 qui prend appui sur la patte 22 fixant l'électroaimant 16 sur le châssis 1.. L'extrémité supérieure 23 du poussoir 20 est en forme de tête aplatie pour coopérer avec le levier 24 d'ouverture manuelle. Ce levier 24 est par exemple un levier pivotant autour de l'axe 25. Pour libérer l'électro-aimant, on commande a la main le pivotement du levier 24 dans le sens de la flèche C. FONCTIONNEMENT DU DISPOSITIF On suppose que le dispositif est dans sa première position, c'est-à-dire que le levier d'armement est maintenu dans la position représentée, sa lame'flexible 8 étant accroché a l'ergot 10 interdisant le mouvement du levier dans le sens de la flèche D. Les éléments d'obturation 2 restent ainsi dans leur première position. Ce n'est que si l'un des trois éléments tels que le détecteur 18, le levier d'ouverture manuelle 24 ou le fusible thermique 7 sont sollicités que le dispositif se déclenche- et passe dans la seconde position. a) Commande d'ouverture par le détecteur de fumées Lorsque, en présence de fumées, le détecteur envoie un signal de commande par le câble 17, cette impulsion de courant dans l'électro-aimant 16 agit sur le poussoir 20 pour le déplacer dans le sens de la flèche E. n'organe 20 peut alors basculer librement dans le sens de la flèche F autour dè l'axe 12 sous l'effet de la traction'exercée dans le sens de la flèche D par le ressort 6 ; cette traction transmise par la lame 8 et l'ergot 10 fait ainsi pivoter cet organe 11. Le pivotement se poursuit jusqu'à ce que la lame 8 et l'ergot 10 se soient séparés. L'organe d'armement 4 est alors libre de poursuivre son mouvement dans le sens de la flèche B jusqu'a ce que les éléments 2 se trouvent dans la seconde position. 'b) Commande par le fusible thermique En cas d'élévation de la température atteignant le point de fusion de l'élément thermo-fusible 7, le fusible s'ouvre et bien que la tringle 5 soit retenue dans la position représentée du fait de l'accrochage de sa languette 8 sur l'ergot 10, la bielle de l'organe de réarmement 4 situé au-delà du fusible 7, peut suivre le mouvement du ressort 6 et commander le mouvement des éléments 2 jusque dans leur seconde position par l'intermédiaire d'une tringlerie non représentée mais connue, de commande des éléments 2. c) Commande manuelle I1 est également possible par mesure de sécurité de commander manuellement le passage du dispositif dans sa seconde position, même si, ni le détecteur de fumées 18, ni le détecteur de température ou élément thermo-fusible 7, n'ont été sollicités Pour cela, il suffit de faire basculer le levier d'ouverture manuelle 24 dans le sens de la flèche C pour commander le mouvem du poussoir 20 d' 1 'èlèctro'a1:a-'t dan le sens de la flèche E E la suite du mouvement de libération est celle déjà décrite à pro de la commande par le détecteur de fumées. d) Mouvement d'armement Pour mettre de nouveau les éléments 2 dans leur première position, après leur commande décrite ci-dessus, on tir le levier d'armement 41 dans le sens de la flèche A. Comme l'or 11 se trouve dans la position représentée, en appui contre la butée 15 en étant par ailleurs également bloqué par l'extrémité 19, lorsqu'on tire sur la tringle d'armement, l'extrémité avant courbe de la lame 8 glisse élastiquement sur l'ergot 10. Lorsque la fente 9 arrive au niveau de l'ergot, la lamelle 8 s'accroche sur cet ergot : l'armement est alors termin Dans le dispositif décrit ci-dessus, le détecteur de fumées ou tout autre détecteur de sécurité se trouve au voisinag du dispositif d'aération. En fait, ce détecteur peut se trouver a une certaine distance de celui-ci, étant donné qu'il suffit qu'il soit relié à l'electro-aimant par un câble électrique. De même que dans l'exemple ci-dessus, l'armement se fait de façon manuelle en agissant sur l'organe d'armement 4 ou la tringle 41, il est également possible d'actionner cet armement a partir d'un poste centralisé en utilisant un vérin pneumatique, électromagnétique, etc.... En conclusion, il convient de remarquer que l'effet multiplicateur réalisé par l'organe 11, évite tout grippage du mécanisme pour passer dans la seconde position. Cet effet multiplicateur permet de n'utiliser qu'un électro-aimant 16, de petites dimensions donc peu coûteux, puisque l'effort qu'il doit fournir pour commander le retrait du poussoir 20 et libérer l'organe 11 est extrêmement faible précisément à cause de l'effet multiplicateur.Il n'en serait pas de même si le poussoir de l'électro-aimant remplaçait par exemple la tige 10 ou venait directement dans un trou oblong réalisé dans la tringle d'armement. Le poussoir 20 serait alors soumis à un effort de cisaillement important exercé par le ressort 6 ; cet effort augmenterait considérablement les forces de frottement du poussoir 20 à l'intérieur d'un logement d'accrochage réalisé dans l'organe de réarmement et nécessiterait un électro-aimant beaucoup plus puissant pour être sûr du déclenchement. Il est également à remarquer que le mouvement d'armement est toujours possible après un déclenchement par le détecteur de fumée 18 car celui-ci ne fournit pas une impulsion de très courte durée mais un courant qui subsiste aussi longtemps que le détecteur détecte de la fumée. Comme entretemps (en supposant que le fusible 7 n'ait pas été atteint), l'organe d'armement a eu le temps de remonter et qu'il reste dans la position remontée, l'organe 11 peut pivoter librement dans le sens de la flèche B pour venir contre la butée 15 sans rencontrer l'obstacle que constituerait ltextrémité-19 du poussoir 20 toujours maintenue en position haute. Ce n'est qu'après la disparition de la fumée que le détecteur 18 n'envoie plus de courant dans l'électro-aimant, que le poussoir 20 descend et son extrémité 19 bloque l'organe 11. On peut alors réarmer le dispositif en tirant l'organe 41 à la main. Le dispositif selon l'invention peut avantageusement se réaliser en usine, prêt au montage puisque le seul branchement est l'alimentation électrique du détecteur 18. Ainsi, la mise en place du dispositif ne demande pratiquement pas plus de temps que la mise en place d'une grille non automatique. REVENDICATIONS 10) Dispositif d'aération à commande automatique destiné à équiper une ouverture de paroi de mur, de plafond, pour permettre son ouverture ou sa fermeture, ce dispositif comportant des éléments de fermeture tels que des lamelles volets, etc...., mobiles entre une première position ou position normale et une seconde position ou position exceptionnelle, dispositif de commande caractérisé en ce qu'il se compose d'un organe d'armement (4) dont une extrémité (42) est reliée d'une part au mécanisme de commande des éléments de fermeture (2r ainsi qu'à un accumulateur de force (6), agissant sur cette partie (42) pour mettre les éléments de fermeture dans leur seconde position, et dont l'autre extrémité (41) servant à la commande de l'armement, porte un organe de verrouillage (8) coopérant avec un moyen de verrouillage (10, 11, 19, 20, 16, 17, 18, 24) commandant la libération de l'organe d'armement (4), soit à partir d'un ou plusieurs détecteurs ('lui soit manuellement (24), les parties (41, 42) de l'organe d'armement (4) étant reliées par un fusible thermique (7). 20) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen de verroui.lage se compose d'un levier pivotanl (11) portant un ergot (10) coopérant avec un trou oblong (9) réalisé dans l'organe de verrouillage souple (8), l'organe pivota (11) étant normalement maintenu en position par l'extrémité (19) du poussoir (20) d'un électro-aimant (16) commandé par les détecteurs (18) ou par un levier manuel (24). 30) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ergot (10) est beaucoup plus proche de l'axe de pivotement (12) de l'organe (11) que ne l'est le point d'action di l'extrémité (19) du poussoir (20) de l'électro-aimant (16). 40) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe (8) est un ressort lame à extrémité recourbée et muni d'un trou oblong (9), de façon à pouvoir s'accrocher sur l'ergot (10) lors du mouvement d'armement de l'organe (4).