La plupart des véhicules de terrassement, tels que les rétropelleteuses excavatrices, les pelles mécaniques et les grues à flèche, comportent des bras d'arc-boutement ou béquilles qui sont déployés vers le bas à partir de leur longerons pour venir en appui sur le sol et assurer une stabilisation latérale empêchant le basculement du véhicule. Ces bras d'arc-boutement sont, typiquement, actionnés hydrauliquement de façon à les ancrer dans le sol lorsque la machine est en fonctionnement et les ramener vers le haut à une position inactive lorsque la machine se déplace ou qu'elle n'est pas en fonctionnement.Si l'on se sert uniquement du circuidiydraulique proprement dit pour maintenir les bras d'arc-boutement de manière sûre dans leur position inactive, ces bras ont tendance à retomber du fait de divers facteurs, tels que le refroidissement du système après le fonctionnement et les fuites du circuit hydraulique. Toute retombée sensible du bras d'arc-boutement est indésirable en particulier lorsqu'un véhicule est transporté sur route. Des loquets actionnés manuellement, du type représenté dans le brevet des EUA-nO 3.365.214, par exemple, ont été utilisés dans le but de verrouiller un bras d'arc-boutement dans sa position rétractée. Le principal inconvénient de tels dispositifs de loquetage, tringleries et analogues réside en ce que le conducteur de la machine doit descendre de son siège afin de déverrouiller ou verrouiller le bras d'arc-boutement. L'un des principaux buts de la présente invention est de réaliser des moyens pour retenir un bras d'arc-boutement du type décrit, dans sa position inactive, rétractée. Conformément à la présente invention, il est prévu un mécanisme de loquetage à verrouillage et à déverrouillage automatiques pour fixer un bras d'arc-boutement contre le côté du chassis d'une lourde machine mobile lorsque le bras d'arc broutement est dans sa position relevée et inactive. Le mécanisme comporte, de préférence, un mécanisme d'arrêt élastiquement sollicité, qui est actionné en réponse à une force exercé par l'intermédiaire dii bras. Plus spécifiquement, la présente invention est mise en oeuvre dans une machine de forte puissance mobile comportant une flèche de levage de charge et au moins un bras d'arc-boutement monté pivotant sur un chassis et mobile entre une position basse en appui sur le sol et une position relevée sensiblement verticale et inactive, le bras d'arc-boutement étant conçu pour assurer la stabilisation latérale de la machine, et un mécanisme de verrouillage qui immobilise le bras d'arc-boutement contre le chassis de la machine lorsque le bras est dans la position relevée sensiblement verticale et inactive, la machine étant caractérisée en ce que le mécanisme de verrouillage comporte un premier élément et un second élément, montés respectivement sur le chassis et sur le bras d'arc-boutement, un des éléments étant un organe femelle et l'autre élément étant un organe mâle reçu dans l'organe femelle lorsque le bras d'arc-boutement est déplacé à la position inactive. Dans un mode de réalisation de l'invention, le mécanisme de verrouillage comporte une .tige qui est reçue dans une ouverture formée dans un organe en matière élastomère tandis que, dans un autre mode de réalisation, la tige est reçue entre les branches d'une pince à ressort. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui va suivre et à I'exar-en des dessins annexés dans lesquels la figure 1. est une représentation schématique, en perspective, d'une chargeuse-avant-rétropelleteuse comportant un mécanisme de loquetage du bras diarc-boutement conformément à la présente invention la figure 2. est une vue en perspective d'un bras d'arc-boutement dans sa position sortie ou déployée qui montre le mécanisme de loquetage selon la présente invention la figure 3. est une vue en élévation latérale du support de montage intérieur articulé du bras d'arc-boutement et du mécanisme de loquetage, ce dernier étant représenté en coupe partielle ; et la figure 4. est une vue en plan d'une forme de réalisation légèrement modifiée de l'un des éléments du mécanisme de loquetage. On décrira, en se référant à la figure 1, un mode de réalisation préférentiel de l'invention dans son application au type bien connu de matériel qui comporte un tracteur automoteur T qui porte une Margeuse à benne à commande hydraulique L à son extrtmité avant et une rétropelleteuse à commande hydraulique H à son extrêmité arrière. La rétropelleteuse classique H comporte une flèche articulée 2 portant un godet muni de dents 4. Au moyen de cylindres hydrauliques, le godet est amené à effectuer des mouvement de piochage en pivotant verticalement suivant un traj-et en arc de cercle et en oscillant d'un côté à l'autre. Au cours des mouvements latéraux, décentrés, en particulier, la machine nécessite une stabilisation pour éviter qu'elle ne bascule sous l'effet de la charge portée au bout de la flèche allongée 2 et une telle stabilisation latérale est assurée par un bras d'arc-boutement extensible 6 disposé sur chacun des côtés du chassis du tracteur. Chaque bras d'arc-boutement 6 comporte une poutre en caisson en acier soudé qui est articulée à un support constitué par des pattes 8 soudées au chassis de la machine, au moyen d'un axe de pivot 10. Un patin en acier ondulé ou cranté 12 est monté pivotant sur l'extremité terminale de chaque bras d'arc-boutement au moyen d'un axe de pivot 14 et est destiné à venir en appui sur le sol pour ancrer statiquement le bras d'arc-boutement. Le bras d'arc-boutement 6 peut être soulevé et abaissé par la commande à distance d'un ensemble de cylindre et piston hydraulique 16 qui est raccordé de manière pivotante entre le support 8 et l'extrémité extérieure du bras 6 par des axes de pivots respectifs 18 et 20. Le perfectionnement constitué par un mécanisme de loquetage à verrouillage et déverrouillage automatiques qui fait l'objet de la présente invention est désigné par la référence générale 22 sur la figure 3. Une patte- support en forme de L 24 est soudée sur la face supérieure du bras d'arc-boutement 6. Une broche ou tige arrondie 26 a une extrêmité filetée fixée dans la patte support 24 au moyen d'une paire d'écrous 28 et son autre extrêmité en saillie comporte une partie de tête en gradins 30 de plus grand diamètre qui présente ensuite un angle de conicité de 30 pour former un bec pointu 31. Deux plaques espacées 32 munies d'ouvertures 33 sont fixées au support 8 et forment une structure pour maintenir une bague en matière élastomère 34 comportant une ouverture centrale 36 dont l'entrée présente un angle de conicité de 60 . Le dia- mètre intérieur de la bague 34, lorsqutelle est à ltétat détendu, est suffisamment inférieur au diamètre extérieur de lui ge 26 pour établir un ajustement serré lorsque la tête de la tige ou organe mâle 26 est enfoncée complètement à travers la bague ou organe femelle 34. Dans un mode de réalisation effectif, bien que non limitatif, de l'invention, le diamètre intérieur d de la bague 34 à l'état détendu a été de 15 mm et le diamètre de la partie de tête 30 a été de 15,9 mm.La nature appropriée ou non des diverses matières élastomères synthétiques disponibles dans le commerce apparaitra facilement aux spécialistes de la technique. Cependant, à titre d'exemple, un polyurêthane désigné sous l'appélation Disogrin n06545", qui peut être obtenu de la société Disogrin Industries, est considéré comme convenant à cet usage. Une caractéristique avantageuse de la bague ou premier élément 34 est qu'il est facile à enlever de sa monture dans le cas où un remplac-ement est désiré. La bague 34 comporte une lèvre 38 qui la retient en place lorsque la tige 26 est retirée. Une autre caractéristique avantageuse réside en ce que le mécanisme de loquetage 22 est auto-nettoyant, en ce sens que toute saleté présente sur la tige ou élément 26 en est retirée par frottement et amenée à tomber devant ou derrière la bague 34. Il résulte clairement de la description qui précède que, lorsque la machine est en fonctionnement, le conducteur de la machine n'a pas besoin de descendre de son siège afin de verrouiller ou de déverrouiller le mécanisme de loquetage 22, mais qu'il lui suffit d'actionner le cylindre hydraulique 16 et la force du déplacement du bras d'arc-boutement 6 est alors suffisante pour insérer la tige 26 dans la bague 34 en matière élastomère ou l'en retirer. La figure 4 représente une forme de réalisation légèrement modifiée de l'organe femelle ou élément 40 qui fait partie du mécanisme de loquetage et est constitué par une pince à ressort en épingle à cheveu qui supprime pratiquement tout besoin de renouvellement ou d'entretien. Comme représenté gur la figure 4, l'élément femelle 40 est constitué par une pince à ressort de forme générale en U 42 ayant une partie de base 44 et deux branches en vis à vis 46. Les parties intermdiaires des branches 46 sont arquées et coopèrent pour délimiter une douille servant à recevoir un élément mâle ou tige 26. L'élément femelle 40 comporte également une monture 50 qui supporte la pince à ressort ou fil en métal à ressort en forme de U 42 sur le support 8. La monture 50 est constituée par une structure support 52 portant deux plaques parallèles espacées 54 (dont une seule est représentée) similaires aux plaques 32 et comportant des ouvertures 55, le fil à ressort 42 étant disposé entre les plaques. La monture ou dispositif support 50 comprend également plusieurs tiges 56, 58 s'étendant entre les plaques 54. Deux tiges 56 sont disposées sur les côtés opposés de la partie de base 44 et constituent le support principal de la pince 42. Deux autres tiges 58 sont respectivement disposées adjacentes aux extrémités libres des branches 46 et constituent des moyens pour limiter le déplacement vers l'extérieur des branches 46 en éloignement l'une de l'autre. Il résulte clairement de la description qui précède et des dessins annexés que, lorsque le bras d'arc-boutement ou béquille est soulevé jusqu'à sa position inactive, la tige 26 passe automatiquement entre les parties intermédiaires des branches 46 et, étant donné que le diamètre de la partie élargie est supérieur à l'espacement entre les parties des branches alignées avec les ouvertures 55, elle provoque l'écartement des branches pour permettre le passage de la partie élargie de la tige 26. L'écartement ou déplacement vers l'extérieur des branches 46 est limité par les tiges 58 et, ainsi, les branches s'infléchissent entre leurs extrêmités opposées. Lorsque la partie de plus grand diamètre 30 de la tige 26 est passée au-delà des branches 46, l'élasticité du fil en acier ou en métal à ressort amène les branches à serrer fermement la tige 26 et à maintenir le bras d'arc-boutement 6 dans la position inactive. Lorsque l'opérateur désire déplacer le bras d'arc-boutement à une position basse ou inactive, il lui suffit de déployer le cylindre hydraulique 16 qui déplace la tige 26 hors d'engagement avec la pince à ressort en forme d'épingle à cheveu 42. On comprendra aisément que l'un et l'autre des modes de réalisation de la présente invention peuvent être facilement incorporés à des machines existantes à un coût minimal et-se verrouillent alors automatiquement lorsque le bras d'arc-boutement est relevé et se déverrouillent automatiquement lorsque le bras est abaissé. La tige 26, son extrémité de plus grand diamètre 30 et la bague en matière élastomère 34 ou la pince élastique constituent, en combinaison, un dispositif d'arrêt élastiquement sollicité qui peut être actionné uniquement par la force-relative exercée entre ces éléments. REVENDICATIONS 1 - Machine de forte puissance mobile comportant une flèche de levage de charge et au moins un bras d'arc-boutement monté pivotant sur un chassis et mobile entre une position basse en appui sur le sol et une position relevée sensiblement verticale et inactive, le bras d'arc-boutement étant conçu pour assurer la stabilisation latérale de la machine, etun mécanisme de verrouillage qui immobilise le bras d'arc-boutement contre le chassis de la machine lorsque le bras est dans la position relevée sensiblement verticale et inactive, la machine étant caractérisée en ce que le mécanisme de verrouillage comporte un premier élément et un second élément, montés respectivement sur le chassis et sur le bras d'arc-boutement, un des éléments étant un organe femelle et l'autre élément étant un organe mâle reçu dans l'organe femelle lorsque le bras d'arc-boutement est déplacé à la position inactive. 2 - Machine selonla revendication 1 caractérisée en ce que l'organe m le comporte une tige rigide ayant une partie élargie à une extrêmité libre et eue que l'organe femelle est élastique et comporte une ouverture pour recevoir cette tige. 3 - Machine selon la revendication 2 caractérisée en ce que l'organe femelle est constituée par une bague en matière élastomère délimitant l'ouverture précitée, la partie élargie de la tige étant plus grande que cette ouverture. 4 - Machine selon la revendication 2 caractérisée en ce que l'organe femelle est constitué par une pince à ressort comportant des branches mobiles en vis à vis délimitant l'ou- verture précitée et en ce que la partie élargie de la tige est réalisée de façon à pouvoir passer entre les branches en vis à vis et à retenir élastiquement le bras dans la position inactive. 5 - Machine selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que le premier élément comporte une monture fixée au chassis supportant de façon amovible l'organe femelle. 6 - Machine selon la revendication 5 caractérisée en ce que la monture comporte deux plaques parallèles espacées, l'organe femelle étant disposée entre les deux plaques.