La présente invention concerne le domaine technique des machines-outils et plus particulièrement celui des tours. Elle a pour objet un tour universel permettant d'usiner une pièce sous une incidence quelconque, c'est-à-dire notamment d'usiner une surface conique de révolution dont l'ouverture par rapport à l'axe de révolution est susceptible de varier entre O et 900. Les tours connus jusqu'à présent se composent essentiellement de - un bâti fixe, - un plateau tournant entraîné en rotation autour d'un axe fixe par rapport au bâti et perpendiculaire au plateau, la pièce à usiner étant fixée sur ce plateau, - un outil susceptible de se déplacer dans un plan au moyen d'un système classique coulant-chariot, ce plan passant sensiblement par l'axe de rotation du plateau. L'axe de rotation du plateau peut etre - horizontal, auquel cas le tour est dit horizontal Il comporte alors généralement une contrepointe montée coulissante dans l'axe de rota tion du plateau, cette contrepointe permettant de soutenir et centrer correctement la pièce à usiner pendant les opérations de tournage. - Vertical, auquel cas le tour est dit vertical. Cette forme de réalisa tion est essentiellement utilisée pour usiner les pièces lourdes dont le tournage horizontal est difficile (I'assise de la pièce -reposant sur une surface plane et horizontale en rotation- est naturellement stable). Dans les deux cas précités, les mouvements de l'outil dans son plan de déplacement s'effectuent suivant deux axes (translation rectiligne du chariot par rapport au bâti et du coulant par rapport au chariot) dont l'un est parallèle à l'axe de rotation et l'autre perpendiculaire à cet axe en le coupant. A l'aide de ces deux directions de déplacement de l'outil, il est ainsi possible d'usiner une pièce sur toute sa longueur et suivant une profondeur (direction orthogonale à l'axe de rotation) quelconque. L'usinage d'une large surface conique continue est par contre impossible en déplaçant l'outil suivant une seule de ces directions axiales0 Pour y parvenir on a proposé jusqu'à présent: - de combiner simultanément les mouvements du chariot et du coulant pour donner un mouvemerit composant oblique à l'outil ; le rapport entre la vitesse du coulant et la vitesse du chariot définit alors l'ouver ture du cane. La combinaison de ces mouvements n'a pu être réalisée de façon satisfaisante que par voie analogique dans les tours à commande numérique. Ces derniers, qui demandent un asservissement électronique des mouvements très poussé, s'avèrent d'un prix de revient substantielle ment élevé.De surcroit, la combinaison des mouvements de l'outil pour obtenir l'usinage de la pièce suivant le profil souhaité est assez comple xe ce qui exige la formation d'une main-d'oeuvre qualifiée. La déter mination des mouvements à donner au coulant et au chariot se fait en effet essentiellement de façon abstraite par calculs, et les mouvements de l'outil -qui travaille suivant une direction non matérialisée (combi naison de deux mouvements)- sont difficiles à visualiser par un opéra teur habitué à des références horizontales ou verticales de travail, - d'orienter le coulant autour d'un axe orthogonal au plan de déplacement de l'outil, autrement dit de faire varier l'angle d'incidence du coulant par rapport à l'axe de déplacement du chariot (cet angle étant habituel lement droit).De la sorte les mouvements du coulant peuvent eAtre obli ques par rapport à l'axe de rotation du plateau; l'angle formé entre cet axe de rotation et la direction du coulant définit alors l'ouverture du cone Comme la distance du chariot à l'axe de rotation du plateau s'accroit avec ce dernier angle et comme les possibilités de déplacement du cha riot et du coulant sont naturellement limitées, on ne peut guère envisa ger dans la pratique une orientation du coulant excédant 300 par rapport à la direction moyenne orthogonale à l'axe de translation du chariot (c'est-à-dire la direction de l'axe de rotation du plateau). Les possibi lités d'usinage d'un tel tour sont alors grandement limitées.Au surplus, l'orientation du coulant demande une très grande précision mécanique et le calcul de la position du chariot pour attaquer la pièce à usiner suivant le bon angle d'incidence est assez délicat. La présente invention a pour but de pallier tous les inconvénients des tours précédemment décrits. Elle propose à cet effet un tour entièrement nouveau de caractère totalement universel c'estù-dire permettant d'usiner une surface conique de révolution, l'ouverture du cane pouvant varier dans une gamme comprise entre 0 et 900. Elle a pour objet également un tour universel aisément ma nipulable par tout opérateur sans formation particulière, les opérations d'usinage de ce tour ne différant pas de celles d'un tour classique. Enfin, la présente invention propose un tour qui, à capacité et possibilités de travail égales, s'avère d'un prix de revient particulièrement compétitif. Un tour universel selon l'invention comprend, comme tout tour classique, - un bâti fixe, - un plateau de fixation de la pièce à usiner tournant autour d'un axe de rotation perpendiculaire et fixe par rapport à ce plateau et, - un coulant porte-outils susceptible de se déplacer dans un plan fixe par rapport au bâti et contenant sensiblement ledit axe de rotation du plateau (le plan de déplacement du coulant est défini comme étant ce lui de l'outil ou plus exactement encore de la partie coupante de l'outil qui travaille). il est caractérisé en ce que le plateau de fixation est orientable autour d'un axe perpendiculaire au plan de déplacement du coulant -dit axe d'orientation du plateau- et situé au-dessus du plateau dans le demi espace qui contient la pièce à usiner. Au cours de l'orientation du plateau, l'axe de rotation de ce dernier se déplace ainsi dans le plan de déplacement du coulant; l'outil peut alors usiner une surface conique sur la pièce en rotation en translatant celui-ci simplement dans une direction fixe par rapport au bâti (mouvement simple du chariot ou mouvement simple du coulant), tondis que ledit axe de rotation du plateau est verrouillé dans une position déterminée. En outre, du fait de la situation de l'axe d'Drientation du plateau audessus de ce même plateau, le centre de gravité de la pièce à usiner se trouve, quelle que soit l'orientation de ce plateau, dans une position voisine de cet axe ce qui est particulièrement favorable à l'équilibrage général du tour (réduc- tion des porte-à-faux et constance des déplacements à imprimer à l'outil quelle que soit l'orientation du plateau, encombrement réduit). De préférence, l'axe d'orientation du plateau est horizontal et fixe par rapport au bâti, Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, l'orientation du plateau peut varier d'au moins 1800, de préférence de 900 de part et d'autre d'une position moyenne verticale (cas ou ledit axe d'orientation du plateau est horizontal). De la sorte, t'axe de rotation du plateau peut etre calé dans une position aussi bien horizontale que verticale ce qui permet au tour de fonctionner aussi bien comme un tour horizontal que comme un tour vertical ; en orientant le plateau dans toutes les positions intermédiaires, il est possible d'usiner, par simple translation du chariot ou du coulant porte-outil, la surface conique choisie. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, le tour universel à plateau orientable décrit comporte une contrepointe mobile par rapport au bâti susceptible d'entre dirigée, suivant l'orientation du plateau, dans l'axe de rotation du plateau ; cette contrepointe montée coulissante a pour objet de soutenir et centrer correctement la pièce à usiner pour les positions fortement inclinées du plateau de fixation et notamment dans la position d'un tour horizontal. De préférence, cette contrepointe est démontable afin de pouvoir I 'ter en cas de non utilisation (tour vertical). Selon une forme préférée de l'invention, ledit plateau de fixation est monté tournant sur une console creuse orientable par rapport au bâti ; l'orientation de la console par rapport au bâti définissant ltorientation du plateau par rapport à ce même bâti. Tout le mécanisme d'entrnfhement du plateau peut ainsi être logé dans cette console creuse dont les dimensions sont appropriées pour obtenir une bonne rigidité de la liaison avec le bâti. Au cours de l'orientation de la console, tout le mécanisme d'enfraînement du plateau qu'elle contient pivote dans un meme mouvement. Selon une caractéristique complémentaire de la forme préférée, ladite contrepointe est fixée sur cette console dans une position donnée par rapport à l'axe de rotation du plateau. En la situant dans cet axe et en la montant coulis sante le long de cet axe, le tour selon l'invention dispose alors d'une contrepointe de support et de centrage quelle que soit la position d'orientation du plateau. Selon une autre caractéristique complémentaire, la console est solidaire d'au moins un cylindre monté#tournant à l'intérieur d'une lunette cylindrique ménagée dans te baii fixe. La lunette et le cylindre sont d'un diamètre approprié autorisant le glissement rotatif de l'un par rapport a l'autre sans jeu ; l'axe de rotation dudit cylindre définit alors ledit axe d'orientation du plateau. Les dimensions de la lunette et du cylindre sont suffisamment larges pour donner une bonne rigidité à la liaison cylindre-b#ti. De préférence, le bâti comporte une seule lunette cylindrique dans laquelle la console solidaire du cylindre est engagée, cette console étant alors en porte-à-faux par rapport au bâti. Cette forme de réalisation très simple n'est naturellement nullement limitative; on pourrait concevoir par exemple, sans sortir du cadre de l'invention, une console solidaire de deux cylindres qu'elle relie en berceau, ces deux cylindres tournant dans deux lunettes ménagées dans deux parties du bâti situées de part et d'autre du plateau. Selon une autre caractéristique complémentaire, ledit cylindre monté tournant est creux; le diamètre intérieur de ce cylindre est de préférence supérieur ou égal à celui du plateau tournant ce qui présente les deux avantages suivants - d'une part, une partie du plateau peut tourner à l'intérieur du bâti à travers l'alésage du cylindre creux ce qui conduit à rapprocher du bâti l'axe de rotation du plateau et à diminuer le porte-à-faux corres pondant de la pièce à usiner par rapport au bâti; l'équilibrage de I'en- semble du tour se trouve ainsi accru, - d'autre part, la large ouverture que constitue l'alésage du cylindre tournant permet à l'opérateur de voir la pièce sous toutes ses faces au moment de sa mise en place sur le plateau de fixation. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'axe de rotation du plateau tournant et l'axe d'orientation du plateau se coupent en un point fixe par rapport au bâti. L'opérateur dispose alors d'un point fixe de repérage au cours des opérations d'orientation du plateau et de tournage proprement dit. Selon une caractéristique subsidiaire de l'invention, un système optique est prévu pour repérer et mesurer les déplacements angulaires du plateau autour de l'axe d'orientation de ce plateau. Il est clair que le tour qui vient d'être décrit permet d'usiner toutes surfaces coniques sur une pièce. La conception générale de ce tour résulte de la position relative des différents axes de déplacement, de l'outil et du plateau. Il va de soi qu'un tour qui reprend ces caractéristiques générales fait intégralement partie du cadre de l'invention. En particulier toutes possibilités de déplacements supplémentaires données à l'outil ou au plateau ne sauraient constituer une quelconque nouveauté par rapport au tour universel selon l'inven- tion. La forme de réalisation préférentielle décrite, dans laquelle l'axe d'orientation du plateau est horizontal, n'est également pas limitative. Cet axe peut en effet etre dirigé dans une direction quelconque et en particulier être en position verticale. Dans ce dernier cas, le tour fonctionne, quelle que soit l'orientation du plateau, comme un tour horizontal dont l'axe de rotation du plateau peut etre orienté continûment dans le plan de déplacement de l'outil alors horizontal. De même la forme de réalisation préférée comportant un bâti percé d'une lunette cylindrique dans laquelle la console de support du plateau est montée en rotation, n'est qu'une solution technique parmi d'autres possédant des avantages certains du point de vue de l'équilibrage et de l'encombrement de l'ensemble. Cette forme conçue essentiellement pour un tour dont l'axe d'orientation du plateau est horizontal, peut dextre adaptée pour un tour selon l'invention dont l'axe d'orientation du plateau est vertical (dans ce dernier cas, la console supportant la pièce à usiner et le plateau de rotation alors vertical ne travaille pas en effet de la même façon que pour un tour dont l'axe d'orientation du plateau est hori zontal). Enfin la présence meme d'une lunette cylindrique n'est également nullement limitative. Cette lunette associée au cylindre tournant ne représente qu'un moyen pour orienter le plateau suivant un axe immatériel fixe coupant la pièce à usiner, tout autre moyen d'orientation faisant intégralement partie du cadre de l'invention. Cet axe en particulier peut etre mobile dans la mesure où l'axe de rotation du plateau reste contenu dans le plan de déplacement de l'outil. Dans le meme ordre d'idées il est évident que la lunette et le cylindre tournant ne sont pas nécessairement fermés, l'un ayant seulement pour rôle de guider l'autre au cours des mouvements d'orientation du plateau. L'invention ayant maintenant été exposée sous sa forme générale, elle sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels, description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins - La figure I est une vue en perspective montrant la configuration générale d'une forme de réalisation de tour selon l'invention, - la figure 2 représente en perspective le tour de la figure 1 vu suivant F, montrant en particulier le mécanisme d'orientation du plateau, - la figure 3 montre schématiquement la position prise par le plateau et la contrepointe d'un tour conforme aux figures 1 et 2 pour deux orientations différentes de la console. Sur les figures I et 3 on peut voir la face dite "avant" d'un tour selon l'invention vue respectivement en perspective et en élévation. Ce tour comporte un bâti fixe I de préférence moulé en une seule pièce (pièce de fonderie par exemple) reposant sur le sol de façon très stable. Des bou lons 6 sont prévus dans des logements appropriés de l'assise du bâti 1 pour fixer cette dernière au sol. A la partie supérieure du bâti apparait un coulant porte-outil 22 coulis sant suivant un axe vertical z à l'intérieur d'un fourreau guide 7 solidaire d'un chariot 9. Le chariot 9 est mobile en translation suivant une trajectoire rectili gne horizontale x. L'outil du tour est ainsi mobile dans un plan vertical fixe déterminé par 1 'axe horizontal x de translation du chariot 9 et par l'axe vertical z de transla tion du coulant 22 à l'intérieur du fourreau guide 7 solidaire du chariot 9. Les mécanismes permettant de mettre en mouvement respectivement le chariot 9 par rapport au bsiti I et le coulant 22 par rapport au fourreau 7 n'ont pas été représentés. Ces mécanismes sont en effet classiques. On peut voir sim plement sur les figures 1 à 3 le moteur 11 enftaihant le chariot 9 et le moteur 8 entrnajnant le coulant 22 à l'intérieur du fourreau 7.De façon courante, ces en trarnements sont réalisés au moyen chacun d'un dispositif comportant une vis sans fin dont la rotation déplace l'organe mobile (chariot, coulant), la translation de cet organe mobile étant guidé au moyen d'un système de glissières; en particu lier, la vis entraînant le chariot 9 placée par exemple dans l'axe du moteur 1 I (confondu avec l'axe x sur les figures), ainsi que les glissières de guidage du chariot 9, sont cachées sur les figures par le carter télescopique de propreté 10. Le bati I est percé d'une vaste lunette cylindrique 20 dans laquelle est monté en rotation un cylindre 2. Le détail du montage du cylindre02 dans la lu nette 20 n'a pas été représenté (roulements, lubrification, etc...) car les solu tions employées font partie du domaine de la mécanique classique. La liaison mobile (rotation) du cylindre 2 avec le bâti 1 est réalisée sans jeu de façon à la rendre aussi rigide que possible. Le cylindre 2 est lui#meAme creux; une large ouverture cylindrique co axiale 17 le traverse de part en part; le diamètre de l'alésage du cylindre 2 constituant cette large ouverture 17étant de préférence supérieur ou égal à celui du plateau rotatif circulaire 5. Une console 3 est solidaire du cylindre 2, cette console 3 dépassant du bâti 1 en porte-à-faux. De préférence, afin de rendre la liaison cylindre 2 console 3 aussi rigide que possible, l'ensemble cylindre 2-console 3 est moulé en une seule pièce de fonderie. La console 3 est creuse et renferme à l'intérieur tout le mécanisme d'entraînement, non représenté, d'un plateau 5 rotatif autour d'un axe t perpendiculaire au plan de la table 4 formant la partie supérieure de la console 3. Ce dernier mécanisme également classique comprend, d'une façon courante un moteur entraînant le plateau 5 à vitesse variable (boite à engrenage ou moteur à vitesse variable), tout l'ensemble étant logé à l'intérieur de la console 3. On peut voir simplement sur la figure que la table 4 peut être séparée de la console 3 le long du trait 16 afin de permettre l'accès au mécanisme précité. L'axe immatériel de rotation du cylindre 2 est référencé en y. Cet axe y est fixe par rapport au bâti I. L'axe t de rotation du plateau est perpendiculaire à l'axe y (il coupe ce dernier suivant un angle droit en un point 0 également fixe par rapport au bâti I). Au cours des mouvements d'orientation du plateau 5, l'axe t tourne dans le plan vertical fixe de déplacement de l'outil déterminé par les axes de déplacement x, y, respectivement du chariot 9 et du coulant 22 autour de ce point fixe 0. A la partie inférieure du bâti I (figure 1) on peut apercevoir le réceptacle 19 permettant de recueillir le liquide lubrifiant déversé en cours de tournage sur l'objet à usiner au niveau de l'outil. Ce liquide est ensuite filtré et recyclé par un dispositif classique dont on aperçoit seulement à la figure 2 le moteur de pompe 42 et le carter de pompe 43 mis en place sur une console 44 solidaire du bati 1. Une contrepointe 12 dessinée en traits pointillés fins à la figure I peut entre fixée au cylindre 2 au moyen de boulons 21 vissés dans des logements prévus cet effet du cylindre 2. L'axe du pointeau 13 de cette contrepointe 12 est confondu avec l'axe t de rotation du plateau 5 (ces deux derniers axes sont fixes par rapport à la console 3). Le pointeau 13 est monté coulissant le long de l'axe t par vissage dans le corps de la contrepointe 12 (le corps étant également désigné par 12). Le volant 14 permet ce vissage sans effort. Cette contrepointe 12 de conception classique peut naturellement être remplacée par tout dispositif équivalent. Toutes les commandes des différents mouvements des organes mobiles de ce tour (translation du coulant 22 et chariot 9, rotation du plateau 5, orientation de la console 3) ont été rassemblées en 24 sur un boitier de commande sur lequel on peut également afficher les mesures de ces mouvements. Tout le cabla ge permettant de relier cette boite de commande 24 aux différents mécanismes d'entraînemenf de ces mouvements passe à l'intérieur du pendentif 23 auquel est suspendue la boite 24. En particulier, la mesure de l'inclinaison du plateau 5 (orientation de la console) par rapport à la verticale ou l'horizontale (mesure de l'angle de rotation du cylindre 2) est réalisée de préférence au moyen d'un dispositif optique 15 vu plus en détail à la figure 2. Sur cette figure 2 on aperçoit en effet la face dite "arrière" du tour de la figure I. On peut voir notamment que la console creuse 3 solidaire du cylindre 2 dépasse également de ce cAoté du bsiti I à travers la large ouverture 17 pratiquée dans le cylindre 2. L'orifice 45 situé à la liaison 16 de la table 4 et de la console 3 est prévu pour le passage des câbles d'alimentation et de commande de tout le mécanisme d'entraînement du plateau rotatif 5 situé à l'intérieur de la console 3. Sur le cylindre 2 est fixée une couronne cylindrique 34 nervurée (nervures de rigidité 35) au moyen d'une série de vis 36 placées en cercle sur la couronne 34 et vissées dans des logements correspondants du cylindre 2. Cette couronne 34 a pour rôle de maintenir le cylindre 2 dans la lunette cylindrique 20 ; elle sert en outre de pièce intermédiaire dont la rotation est transmise au cylindre 2 c'est à-dire a la console 3 (mouvement d'orientation de la console 3). Cette dernière rotation est en effet assurée par une chaise 33 dont les deux extrémités sont fixées en 37 sur la couronne 34. Cette chai'ne placée dans le plan de la couronne 34 qui la guide partiellement est entraînée par un pignon susceptible d'être mis en mouvement par le moteur 38. Tout le mécanisme permettant d'entrnlner en rotation ce pignon, des plus classiques, est situé à l'intérieur de la boite 41 a l'extérieur de laquelle on peut simplement apercevoir l'axe 39 du moteur 38 muni d'un dispositif amortisseur de couple 40. La couronne 34 porte sur sa tranche 32 parallèlement au chemin da guidage de la chai'ne 33 des graduations régulières correspondant, chacune, à un angle de rotation déterminé du cylindre 2. Ces graduations peuvent etre ainsi lues par un dispositif optique 15 les lisant suivant l'axe 31 en regardant à travers le collimateur 30. Cette lecture peut être reportée par tout moyen (électronique ou autre) sur le boitier de commande 24 (non représenté sur la figure 2). Le fonctionnement d'un tour selon l'invention tel qu'il vient d'etre décrit en regard des figures 1 et 2 est le suivant: la pièce à usiner est fixée sur le pla teau rotatif 5. L'usinage de la pièce est réalisé par translation simple de l'outil suivant l'axe horizontal x de déplacement du chariot (mouvement du chariot seul) ou l'axe vertical z de déplacement du coulant (mouvement du coulant seul). Le plan fixe de déplacement de l'outil passant par l'axe de rotation t du plateau 5, il est clair, qu'en orientant cet axe t par orientation de la console 3 c'est-à-dire rotation du cylindre 2 autour de l'axe yt il est possible d'usiner toutes surfaces coniques de révolution autour de l'axe t. L'ouverture du cône usiné correspond à l'angle formé entre l'axe t de rotation du plateau 5 et la direction de déplacement de l'outil (horizontal y ou vertical z).La contrepointe 12 pourra être montée dès que l'inclinaison du plateau 5 ne permet plus de tourner la pièce avec une précision suffisante (la fixation de la pièce à usiner sur le plateau 5 -en porte-à-faux par rapport à ce plateau- n'est plus assez rigide) ; c'est le cas pour toutes les positions fortement inclinées du plateau 5 notamment, la position dans laquelle l'axe t est horizontal pour laquelle le tour se comporte comme un tour horizontal classique. Sur les schémas de la figure 3, on a représenté en élévation la face "avant" du tour pour deux orientations de la console. Sur ces schémas les numéros correspondant aux parties du tour précédemment décrit ont été reportés. On peut voir également deux positions différentes du chariot 9 sur le bâti I. Sur le schéma inférieur de la figure 3 la contrepointe 12 a été montée pour soutenir et centrer la pièce en cours de tournage fixée au plateau 5 fortement incliné par rapport à l'horizontale. De préférence, l'axe de rotation t du plateau 5 est orientable de 900 de part et d'autre de la position moyenne dans laquelle l'axe t est confondu avec l'axe vertical Z. Autrement dit l'axe de rotation t du plateau peut occuper toutes positions moyennes comprises entre les deux angles droits inférieur ou supérieur formés par les deux axes X et Z. Lorsque l'axe t est confondu avec l'axe Z le tour fonctionne comme un tour vertical. Lorsque l'axe t est confondu avec l'axe Y orienté indifféremment le tour fonctionne comme un tour horizontal. Il va de soi que la forme de réalisation de tour qui vient d'entre décrite en regard des figures 1, 2 et 3 n'est nullement limitative. Bien que présentant de nombreux avantages rappelés en préambule, il est clair que toutes variantes de tour qui ne feraient qu'orienter les différents axes de mouvement différemment tout en conservant des positions relatives identiques ou remplacer les moyens de mises en mouvement des parties mobiles par d'autres moyens équivalents font in tégralement partie de l'invention (certaines de ces variantes ont d'ailleurs également été rappelées au préambule). L'invention ayant maintenant été exposée et son intéret justifié sur un exemple détaillé les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1 - Tour universel comprenant - un b#ti fixe - un plateau de fixation de la pièce à usiner tournant autour d'un axe de rotation perpendiculaire et fixe par rapport audit plateau - un coulant porte-outil, susceptible de se déplacer dans un plan fixe par rapport au bâti et contenant sensiblement ledit axe de rotation du pla teau ledit tour universel étant CARACTERISE EN CE QUE ledit plateau de fixation est orientable autour d'un axe -dit axe d'orientation du plateau- de préférence horizontal et fixe par rapport au bâti, perpendiculaire au plan de déplacement du coulant et situé au-dessus du plateau dans le demi espace contenant la pièce a usiner. 2 - Tour universel selon la revendication 1 CARACTERISE EN CE QUE l'orienta tion du plateau peut varier d'au moins 1800. 3 - Tour universel selon l'une des revendications 1 ou 2 CARACTERISE EN CE QU'il comporte en outre une contrepointe mobile par rapport au bâti, susceptible d'entre dirigée suivant l'orientation du plateau dans l'axe de rotation du plateau et montée coulissante le long de cet axe. 4 - Tour universel selon l'une des revendications l à 3 CARACTERISE EN CE QUE l'axe de rotation dudit plateau est solidaire d'une console orientable par rapport au bâti contenant le mécanisme d'entraihement du plateau, l'orientation de la console par rapport au bâti définissant ladite orientation du plateau. 5 - Tour universel selon les revendications 3 et 4 prises ensemble CARACTERISE EN CE QUE ladite contrepointe est solidaire de la console et fixe par rapport a la console. 6 - Tour universel selon l'une des revendications 4 ou 5 CARACTERISE EN CE QUE la console est solidaire d'au moins un cylindre monté tournant à l'intérieur d'une lunette cylindrique d'un diamètre approprié ménagée dans le bâti fixe, l'axe de rotation dudit cylindre définissant ledit axe d'orientation dudit plateau. 7 - Tour universel selon la revendication 6 CARACTERISE EN CE QUE ledit cylindre monté tournant est creux, le diamètre intérieur de ce cylindre étant de pré férence supérieur ou égal a celui dudit plateau tournant 8 - Tour universel selon l'une des revendications précédentes CARACTERISE EN CE QUE ledit axe de rotation du plateau tournant et ledit axe d'orientation de ce plateau se coupent en un point fixe par rapport au bâti. 9 - Tour universel selon l'une des revendications précédentes CARACTERISE EN CE QU'il comporte un moyen pour repérer et mesurer les déplacements angulaires du plateau autour dudit axe d'orientation par rapport à une direction fixe. 10 - Tour universel selon les revendications 6 et 9 prises ensemble CARACTERISE EN CE QUE ledit moyen pour repérer et mesurer comprend - une échelle graduée tracée sur une couronne solidaire dudit cylindre tournant et coaxiale à ce cylindre et - un système de lecture optique de cette échelle.