2460324!t 1. La présente invention concerne des nouvelles compositions d'huile lubrifiante. Elle a plus particuliè- rement trait à de nouvelles compositions d'huiles lubri- fiantes qui renferment, comme anti-oxydants, des composés de molybdène. Le disulfure de molybdène est depuis longtemps un additif avantageux pour des compositions d'huiles lubri- fiantes. Toutefois, l'un de ses principaux inconvénients est son manque de solubilité dans l'huile. Le disulfure de molyb- dène est d'ordinaire finement broyé, puis dispersé dans la composition d'huile lubrifiante afin de conférer à cette dernière des propriétés de modification de la friction et des propriétés anti-usure. Le disulfure de molybdène finement broyé n'est pas un inhibiteur efficace d'oxydat4on dans des huiles lubrifiantes. A titre de variante relativement au broyage en fines particules du disulfure de molybdène, on a éprouvé plusieurs procédés différents impliquant la préparation de sels de molybdène. Un type de composé que l'on a préparé comprend les dithiocarbamates de molybdène. Des compositions représentatives sont décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 412 589 qui fait connaître des dialkyldi- thiocarbamates de dioxyde de molybdène (VI); dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique n0 3 509 051 qui fait connaître des dithiocarbamates d'oxymolybdène sulfurés; et dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 098 705, qui enseigne des dihydrocarbyldithiocarbamates de molybdène contenant du soufre. Un autre procédé consiste à former des dithio- phosphates au lieu de dithiocarbamates. Des exemples repré- sentatifs de ce type de composé de molybdène comprennent les composés décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 494 866 tels que le diisopropylphosphorodithioate d'oxymolybdène. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 184 410 décrit certains acétylacétonates de dithiomolybdényle desti- nés à être utilisés dans des huiles lubrifiantes. 2. Braithwaite et Greene décrivent dans Wear, 46 (1978), 405-432 divers composés contenant du molybdène, destinés à être utilisés dans des huiles pour moteurs. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 349 108 enseigne un complexe du trioxyde de molybdène avec la di- éthylènetriamine destiné à être utilisé comme additif pour l'acier fondu. Le brevet de l'U.R.S.S. n0 533 625 enseigne des additifs pour huile lubrifiante préparés à partir de molyb- date d'ammonium et de polyamines alcénylées. Un autre mode d'incorporation de composés de molybdène à une huile consiste à préparer un complexe colloïdal de disulfure ou d'oxysulfures de molybdène en dispersion, au moyen de dispersants connus. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 223 625 décrit un procédé dans lequel une solution aqueuse acide de certains composés de molybdène est préparée, puis extraite avec un éther hydro- carboné dispersé au moyen d'un agent dispersant soluble dans l'huile, puis débarrassée de l'éther. Le brevet des Etats- Unis d'Amérique n0 3 281 355 enseigne la préparation d'une dispersion de disulfure de molybdène par formation d'un mélange d'huile lubrifiante, d'agent dispersant et d'un composé de molybdène dans l'eau ou dans un alcool aliphatique en C1 à C4, mise en contact du mélange avec un générateur d'ions sulfure, puis élimination du solvant. Les dispersants considérés comme efficaces dans ce procédé sont des sulfo- nates de pétrole, des phénates, des sulfures d'alkylphénates, des oléfines phosphosulfurées et leurs mélanges. On vient de découvrir qu'on peut préparer un additif pour huile lubrifiante en associant un composé acide de molybdène, un composé basique contenant de l'azote, de préférence en présence d'un activateur polaire et une source de soufre pour former un complexe contenant du molybdène et du soufre. Des compositions d'huile lubrifiante contenant l'additif préparé comme décrit dans le présent mémoire sont efficaces à l'état fluide et à l'état de graisse (selon l'additif ou les additifs particuliers que l'on utilise) pour 3. inhiber l'oxydation, conférer des propriétés anti-usure et d'extrême-pression et/ou pour modifier les propriétés de friction de l'huile, en sorte que lorsque cette dernière est utilisée comme lubrifiant pour carter, elle peut réduire la consommation de carburant. La formule moléculaire précise des composés de molybdène de la présente invention n'est pas connue avec certitude; toutefois, on suppose qu'il s'agit de composés dans lesquels le molybdène, dont les valences sont satis- faites par des atomes d'oxygène ou de soufre, est ou bien complexé par le composé contenant de l'azote basique, ou le sel d'un ou plusieurs atomes d'azote de ce composé, utilisé dans la préparation desdites compositions. Les composés de molybdène utiliséspour préparer les compositions de l'invention sont des composés acides. On entend indiquer par le terme acide que les composés de molyb- dène réagissent avec un composé azoté basique, comme on peut le mesurer par la méthode de titrage ASTM D-664 ou D-2896. Normalement, ces composés de molybdène sont hexavalents et sont représentés par les composés suivants: acide molyb- dique, molybdate d'ammonium, molybdate de sodium, molybdate. de potassium et molybdate d'autres métaux alcalins et autres sels de molybdène tels que les sels acides, par exemple molybdate acide de sodium, MoOCl4, MoO2Br2, M0203C16, trioxyde de molybdène ou des composés acides similaires de molybdène. Les composés acides de molybdène que l'on apprécie sont l'acide molybdique, le molybdate d'ammonium et les molybdates de métaux alcalins. On apprécie particulièrement l'acide molybdique et le molybdate d'ammonium. 3O1 Le composé d'azote basique doit avoir une teneur en azote basique que l'on peut mesurer par la méthode ASTM D- 664 ou D-2896. Il est de préférence soluble dans l'huile. Des exemples représentatifs de ces composés comprennent des succinimides, des amides d'acides carboxyliques, des hydro- carbylmono-amines, des polyamines hydrocarbonées, des bases de Mannich, des phosphonamides, des thiophosphonamides, des phosphoramides, des agents améliorant l'indice de viscosité des dispersants, et leurs mélanges. Ces composés contenant de 4. l'azote basique sont décrits ci- après (il y a lieu de se rappeler que chacun d'eux doit avoir au moins un atome basique d'azote). L'un quelconque des composés contenant de l'azote peut être soumis à un post-traitement avec, par exemple, du bore, par des procédés bien connus dans la pratique, à condition que les composés continuent à renfermer de l'azote basique. Ces post-traitements sont applicables en particulier à des succinimides et à des bases de Mannich. Les monosuccinimides et polysuccinimides que l'on peut utiliser pour préparer des additifs pour huile lubrifiante décrits dans le présent mémoire sont indiqués dans de nombreuses références et sont bien connus dans la pratique. Certains types fondamentaux de succinimides et les matières apparentées couvertes par le terme "succinimideu sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 3 219 666, n 3 172 892 et n 3 272 746. Le terme "succinimide" désigne dans la pratique de nombreux amides, imides et amidines qui sont également formés par cette réaction. Toutefois, le produit prédominant est un succin- imide et ce terme a été adopté d'une façon générale pour désigner le produit d'une réaction d'un acide succinique à substituant alcényle ou d'un anhydride d'un tel acide avec un composé contenant de l'azote. Des succinimides que l'on apprécie du fait qu'ils sont disponibles dans le commerce sont les succinimides préparés à partir d'un anhydride hydro- carbylsuccinique dont le groupe hydrocarbyle renferme environ 24 à environ 350 atomes de carbone, et d'une amine éthylénique, les amines éthyléniques étant illustrées en particulier par l'éthylènediamine, la diéthylènetriamine, la triéthylènetétramine et la tétraéthylènepentamine. On apprécie particulièrement les succinimides préparés à partir d'anhydride polyisobuténylsuccinique ayant 70 à 128 atomes de carbone et de tétraéthylènepentamine ou de triéthylène- tétramine ou de leurs mélanges. Le terme succinimide couvre également les co- oligomères d'un acide hydrocarbylsuccinique ou de son anhydride et d'une polyamine secondaire renfermant au moins un atome d'amine tertiaire en plus de deux ou plus de deux 5. groupes amino secondaires. Ordinairement, ce composé a un poids moléculaire moyen de 1500 à 50 000. Un exemple repré- sentatif de composé de ce genre serait le composé préparé par réaction d'anhydride polyisobuténylsuccinique avec l'éthylènedipipérazine. Des composés de ce genre sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 816 063. Des amides carboxyliques constituent également des matières de départ avantageuses à utiliser pour préparer les produits de l'invention. Des exemples représentatifs de ces composés sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 405 064. Ces composés sont ordinairement préparés par réaction d'un acide carboxylique ou de l'anhy- dride ou d'un ester de cet acide, ayant au moins environ 12 à environ 350 atomes aliphatiques de carbone dans la chaîne aliphatique principale et, le cas échéant, un nombre suffi- sant de groupes aliphatiques latéraux pour rendre la molécule soluble dans l'huile, avec une amine ou une hydrocarbyl- polyamine, par exemple une éthylène-amine, pour former un amide d'acide mono-ou polycarboxylique. On apprécie des amides préparés à partir (1) d'un acide carboxylique de formule R2COOH, dans laquelle R2 est un groupe alkyle en C12 à C20 ou d'un mélange de cet acide avec un acide polyiso- buténylcarboxylique dont le groupe polyisobutényle contient 72 à 128 atomes de carbone et (2) d'une amine éthylénique, notamment la triéthylènetétramine ou la tétra-éthylène- pentamine ou leurs mélanges. Une autre classe de composés que l'on peut utiliser conformément à l'invention comprend des hydro- carbylpolyamines, de préférence du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 574 576. Le groupe hydro- carbyle, qui est de préférence un groupe alkyle ou un groupe oléfinique ayant un ou deux sites d'insaturation, renferme habituellement 9 à 350, de préférence 20 à 200 atomes de carbone. On apprécie particulièrement des hydrocarbylpoly- amines qui sont obtenues par exemple par réaction de chlorure de polyisobutényle et d'une polyalkylènepolyamine telle qu'une éthylèneamine, par exemple l'éthylènediamine, la diéthylènetriamine, la tétra-éthylènepentamine, la 2-amino- 6. éthylpipérazine, la 1,3-propylènediamine, la 1,2-propylène- diamine, etc. Une autre classe de composés fournissant utile- ment de l'azote basique comprend les bases de Mannich. Ces composés sont préparés à partir d'un phénol ou d'un alkyl- phénol en C9 à C200o, d'un aldéhyde tel que le formaldéhyde ou un précurseur de formaldéhyde, tel que le paraformaldéhyde, et d'une amine. L'amine peut être une mono-amine ou une polyamine et des composés caractéristiques sont préparés à partir d'une alkylamine telle que la méthylamine ou d'une éthylène-amine telle que la diéthylènetriamine ou la tétra- éthylènepentamine, etc. La matière phénolique peut être sulfurée et il s'agit de préférence du dodécylphénol ou d'un alkylphénol en C80 à C100. Des exemples de base de Mannich que l'on peut utiliser dans le procédé de l'invention sont les bases décrites dans la demande de brevet des EtatsUnis d'Amérique n 838 197, déposée le 30 septembre 1977 et dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 3 649 229, n 3 368 972 et n 3 539 663. Ce dernier brevet décrit des bases de Mannich préparées par réaction d'un alkylphénol ayant au moins 50 atomes de carbone, de préférence 50 à atomes de carbone avec le formaldéhyde et une alkylène- polyamine HN(ANH)nH dans laquelle A est un radical alkyle divalent saturé ayant 2 à 6 atomes de carbone et n a une valeur de 1 à 10 et le produit de condensation de ladite alkylènepolyamine peut encore être amené à réagir avec l'urée ou la thiourée. L'intérêt de ces bases de Mannich comme matières de départ pour la préparation d'additifs pour huile lubrifiante peut souvent être notablement améliorée par traitement de la base de Mannich par des procédés classiques pour introduire du bore dans le composé. Une autre classe de composés utiles pour la préparation des additifs de l'invention comprend les phosphoramides et phosphonamides tels que ceux qui sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 3 909 430 et n 3 968 157. On peut préparer ces composés en formant un composé de phosphore ayant au moins une liaison P-N. On peut les obtenir par exemple par réaction d'oxy- 7. chlorure de phosphore avec un hydrocarbyldiol en présence d'une monoamine ou par réaction d'oxychlorure de phosphore avec une amine secondaire difonctionnelle et une amine mono- fonctionnelle. On peut préparer des thiophosphoramides en faisant réagir un composé hydrocarboné insaturé renfermant 2 à 450 ou plus de 450 atomes de carbone, tels que poly- éthylène, polyisobutylène, polypropylène, éthylène, 1- hexène, 1,3-hexadiène, isobutylène, 4-méthyl-1-pentène, etc., avec le pentasulfure de phosphore et un composé contenant de l'azote comme défini ci-dessus, notamment une alkylamine, une alkyldiamine, une alkylpolyamine ou une alkylène-amine telle que l'éthylènediamine, la diéthylène- triamine, la triéthylènetétramine, la tétra-éthylène- pentamine, etc. Une autre classe de composés renfermant de l'azote que l'on peut utiliser dans la préparation des composés de molybdène de l'invention comprend les agents améliorant l'indice de viscosité (IV) des dispersants. Les agents améliorant l'indice de viscosité sont ordinairement préparés par fonctionnalisation d'un polymère d'hydro- carbure, notamment un polymère dérivé d'éthylène et/ou de propylène, renfermant éventuellement des motifs additionnels dérivés d'un ou plusieurs comonomères tels que des oléfines ou des dioléfines alicycliques ou aliphatiques. La fonction- nalisation peut être conduite par divers procédés qui intro- duisent sur le polymère un ou plusieurs sites réactifs ayant habituellement au moins un atome d'oxygène. Le polymère est ensuite mis en contact avec une source azotée afin d'intro- duire des groupes fonctionnels contenant de l'azote sur la chaîne principale du polymère. Des sources d'azote habituel- lement utilisées comprennent tout composé basique d'azote, notamment les composés et compositions azotés décrits dans le présent mémoire. Des sources appréciées d'azote sont des alkylène-amines telles que des éthylène-amines, des alkyl- amines et des bases de Mannich. Des composés azotés basiques dont on apprécie l'utilisation dans la présente invention sont des succinimides, des amides d'acides carboxy- liques et des bases de Mannich. 8. Des exemples de sources de soufre comprennent le soufre proprement dit, l'hydrogène sulfuré, le monochlorure de soufre, le dichlorure de soufre, le pentasulfure de phosphore, un composé de formule R2Sx dans laquelle R est un radical hydrocarbyle, de préférence un radical alkyle en C1 à C40 et x est au moins égal à 2, des sulfures et polysulfures minéraux tels que (NH4)2Sx o x est au moins égal à 1, le thio-acétamide, la thiourée et des mercaptans de formule RSH dans laquelle R a la définition donnée ci-dessus. On peut aussi utiliser comme agents de sulfu- ration des anti-oxydants classiques renfermant du soufre tels que des sulfures et polysulfures de cires, des oléfines sulfurées, des acides carboxyliques sulfurés et leurs esters, des esters oléfiniques sulfurés et des alkylphénols sulfurés ainsi que leurs sels métalliques. On prépare les esters d'acides gras sulfurés en faisant réagir du soufre, du monochlorure de soufre et/ou du dichlorure de soufre avec un ester d'acide gras insaturé, à des températures élevées. Des esters représentatifs compren- nent des esters d'alkyle en C1 à C20 d'acides gras insaturés en C8 à C24 tels que les acides palmitoléique, oléique, ricinoléique, pétrosélinique, vaccénique, linoléique, linolénique, oléostéarique, licanique, paranarique, tari- rique, gadoléique, arachidonique, cétoléique, etc. Des résultats particulièrement avantageux ont été obtenus avec des esters d'acides gras insaturés mixtes tels que ceux qui sont tirés de graisses animales et d'huiles végétales, par exemple tall-oil, huile de lin, huile d'olive, huile de ricin, huile d'arachide, huile de colza, huile de poisson, huile de spermaceti, etc. Des exemples d'esters gras comprennent le tallate de lauryle, l'oléate de méthyle, l'oléate d'éthyle, l'oléate de lauryle, l'oléate de cétyle, le linoléate de cétyle, le ricinoléate de lauryle, le linoléate d'oléyle, le stéarate d'oléyle et des alkylglycérides. On peut aussi utiliser des mélanges d'esters et d'oléfines à sulfuration croisée, par exemple un mélange sulfuré d'oléfines en C10 à C25 avec des esters d'acides gras 9. en C10 à C25 et d'alcools alkyliques ou alcényliques en C1 à C25, l'acide gras et/ou l'alcool étant insaturé. Des oléfines sulfurées sont préparées par réac- tion de l'oléfine en C3 à C6 ou d'une polyoléfine de bas poids moléculaire qui en dérive, avec un composé contenant du soufre, tel que le soufre élémentaire, le monochlorure de soufre et/ou le dichlorure de soufre. On peut aussi utiliser les sulfures aromatiques et sulfures alkyliques tels que sulfure de dibenzyle, sulfure de dixylyle, sulfure de dicétyle, sulfure et polysulfure de deux molécules de cire paraffinique, produits de craquage d'une cire et d'une oléfine, etc. On peut les préparer par traitement de la matière de départ, par exemple, des composés à insaturation oléfinique, avec le soufre, le monochlorure de soufre et le dichlorure de soufre. On apprécie particuliè- rement les thiomères de cire paraffinique décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 346 156. Des alkylphénols sulfurés et leurs sels métal- liques comprennent des composés tels que le dodécylphénol sulfuré et ses sels de calcium. Le groupe alkyle renferme ordinairement 9 à 300 atomes de carbone. Le sel métallique peut être de préférence un sel du groupe I ou du groupe II, notamment le sel de sodium, calcium, magnésium ou baryum. Des sources appréciées de soufre comprennent le soufre élémentaire, l'hydrogène sulfuré, le pentasulfure de phosphore, des produits de formule R2SA, dans laquelle R est un radical hydrocarbyle, de préférence un radical alkyle en C1 à C10 et x est au moins égal à 3, des mercaptans dans lesquels R est un groupe alkyle en C1 à C10, des sulfures et polysulfures minéraux, le thioacétamide et la thiourée. Les sources de soufre les plus appréciées sont le soufre élémen- taire, l'hydrogène sulfuré, le pentasulfure de phosphore et des sulfures et polysulfures inorganiques. L'activateur polaire qui est utilisé de préfé- rence dans le procédé de l'invention est un activateur qui facilite l'interaction entre le composé de molybdène acide et le composé d'azote basique. Des exemples très variés de ces activateurs sont bien connus de l'homme de l'art. Des acti- 10. vateurs représentatifs comprennent le 1,3-propanediol, le 1,4butanediol, le diéthylèneglycol, le butylcellosolve, le propylèneglycol, le 1,4-butylèneglycol, le méthylcarbitol, l'éthanolamine, la diéthanolamine, la N-méthyldiéthanol- amine, le diméthylformamide, le N-méthylacétamide, le diméthylacétamide, le méthanol, l'éthylèneglycol, le diméthylsulfoxyde, l'hexaméthylphosphoramide, le tétrahydro- furanne et l'eau. On donne la préférence à l'eau et à l'éthylèneglycol. On apprécie particulièrement l'eau. Bien que l'activateur polaire soit d'ordinaire ajouté séparément au mélange réactionnel, il peut souvent être présent, en particulier dans le cas de l'eau, comme composant de matières de départ non anhydres ou comme eau d'hydratation dans le composé acide de molybdène, par exemple (NH4) 6Mo7024.4H20. De l'eau peut être ajoutée également sous la forme d'hydroxyde d'ammonium. Un procédé de préparation de composés de la présente invention consiste à former une solution du précur- seur acide de molybdène et d'un composé contenant de l'azote basique, de préférence en présence d'un activateur polaire, avec ou sans diluant. Le diluant est utilisé le cas échéant pour ajuster une viscosité convenable en vue d'une agitation aisée. Des exemples de diluants comprennent des huiles lubri- fiantes et des composés liquides ne contenant que du carbone et de l'hydrogène. Le cas échéant, on peut aussi ajouter de l'hydroxyde d'ammonium au mélange réactionnel pour former une solution de molybdate d'ammonium. Cette réaction est conduite à une température allant du point de fusion du mélange à la température de reflux. On la conduit ordinairement à la pression atmosphérique, bien qu'on puisse utiliser le cas échéant des pressions plus hautes ou plus basses. Ce mélange réactionnel est traité avec une source de soufre, comme défini ci-dessus, à une pression et à une température conve- nables pour que la source de soufre réagisse avec le composé acide de molybdène et le composé contenant de l'azote basique. Dans quelques cas, l'élimination de l'eau du mélange réactionnel peut être désirable avant l'achèvement de la réaction avec la source de soufre. i1. Dans le mélange réactionnel, le rapport du composé de molybdène au composé d'azote basique n'est pas déterminant; toutefois, à mesure que la quantité de molyb- dène augmente par rapport à l'azote basique, la filtration du produit devient plus difficile. Attendu que le composé de molybdène subit vraisemblablement une oligomérisation, il est avantageux d'ajouter autant de molybdène qu'on peut en maintenir facilement dans la composition. Ordinairement, le mélange réactionnel est additionné de 0,01 à 2,00 atomes de molybdène par atome d'azote basique. On ajoute de préférence au mélange réactionnel 0,4 à 1,0 et, notamment, 0,4 à 0,7 atome de molybdène par atome d'azote basique. La source de soufre est habituellement intro- duite dans le mélange réactionnel dans un rapport choisi de manière qu'il y ait 0,1 à 4,0 atomes de soufre par atome de molybdène. On ajoute de préférence 0,5 à 3,0 atomes de soufre par atome de molybdène et notamment 1,0 à 2,6 atomes de soufre par atome de molybdène. L'activateur polaire, qui est utilisé éventuel- lement et de préférence, est d'ordinaire présent en propor- tion de 0,1 à 50 moles d'activateur par mole de molybdène. De préférence, il y a 0,5 à 25 et notamment 1,0 à 15 moles d'activateur par mole de molybdène. Les compositions d'huile lubrifiante renfermant les additifs de l'invention peuvent être préparées par mélange, par des opérations classiques, de la quantité convenable de composé contenant du molybdène avec une huile lubrifiante. Le choix de l'huile de base particulière dépend de l'application à laquelle le lubrifiant est destiné et de la présence d'autres additifs. Généralement, la quantité d'additif contenant du molybdène varie de 0,05 à 15 % en poids et de préférence de 0,2 à 10 % en poids. L'huile lubrifiante qui peut être utilisée conformément à l'invention comprend une grande variété d'huiles hydrocarbonées telles que des bases naphténiques, des bases paraffiniques et des huiles de base mixtes de même que des huiles synthétiques telles que des esters, etc. Les huiles lubrifiantes peuvent être utilisées individuellement 12. ou en association et leur viscosité Saybolt se situe généra- lement dans la plage de 50 à 5000 secondes universelles, et ordinairement de 100 à 15 000 secondes universelles à 380C. Dans de nombreux cas, il peut être avantageux de former des concentrés de l'additif contenant du molybdène dans un véhicule liquide. Ces concentrés constituent un moyen pratique de manipulation et de transport des additifs avant leur dilution et leur utilisation subséquentes. La concen- tration de l'additif contenant du molybdène dans le concentré peut varier de 0,25 à 90 % en poids, bien qu'il soit préfé- rable de maintenir une concentration de 1 à 50 % en poids. L'application finale des compositions d'huile lubrifiante de l'invention peut résider dans des lubrifiants pour cylindres de marine, par exemple dans des moteurs Diesel à entretoise, comme lubrifiants pour carters, par exemple dans des véhi- cules automobiles et ferroviaires, des lubrifiants pour l'industrie lourde, par exemple pour des laminoirs d'acié- ries, etc., ou comme graisses pour paliers, etc. La consis- tance fluide ou solide du lubrifiant dépend ordinairement de la présence d'un agent épaississant. Des exemples d'agents épaississants comprennent des acétates de polyurée, le stéarate de lithium, etc. Le cas échéant, d'autres additifs peuvent être inclus dans les compositions d'huile lubrifiante de l'inven- tion. Ces additifs comprennent des anti-oxydants ou des inhibiteurs d'oxydation, des dispersants, des inhibiteurs de rouille, des agents anticorrosion, etc. On peut aussi inclure des agents anti-mousse, des agents stabilisants, des agents anti-salissure, des agents d'adhésivité, des agents anti-cognement, des agents améliorant le point de goutte, des agents anti-grincement, des agents d'extrême-pression, des agents désodorisants, etc. Certains produits de molybdène qui peuvent être préparés par le procédé de l'invention peuvent aussi être utilisés dans la production de garnitures pour freins, dans des matériaux de construction résistant aux hautes tempéra- tures, dans les alliages de fer et d'acier, dans des matériaux de gainage, dans des solutions d'électro- 13. déposition, comme composants pour électrodes destinées à des machines à décharge électrique, comme additifs pour carbu- rants ou combustibles, dans la production de structures auto- lubrifiantes ou résistant à l'usure, comme agents de démou- lage, dans des compositions destinées à la phosphatation de l'acier, dans des fondants de brasage, dans des milieux nutritifs pour micro-organismes, dans la production d'un support d'enregistrement sensible à l'électricité, dans des catalyseurs de raffinage de la houille, du pétrole, du schiste, des sables bitumineux, etc., ou comme agents stabi- lisants ou agents de vulcanisation de caoutchouc naturel ou des polymères. La mise en oeuvre de l'invention est illustrée par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. EXENPLE 1 On charge dans un ballon de 500 ml 290 g d'une solution de concentré à 45% dans l'huile du succinimide préparé à partir d'anhydride polyisobuténylsuccinique et de tétra-éthylènepentamine et dont le poids moléculaire a une moyenne en nombre pour le groupe polyisobutényle d'environ 980, et 150 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 1200C. On ajoute ensuite en 45 minutes à 100-110 C une solution contenant 28,8 g de trioxyde de molybdène dans 12,9 g d'hydroxyde d'ammonium concentré dilué à 100 ml avec de l'eau (0,21 mole d'ammoniac). On chauffe le mélange réactionnel au reflux (environ 1550C) et on le maintient à cette température pendant 1 heure. On ajoute de l'hydrogène sulfuré à 115'C. On ajoute au total 10 g d'hydrogène sulfuré, puis on purge le mélange réactionnel à l'azote pendant 1 heure à 1100C. On chauffe ensuite le mélange à 1550C et on le maintient à cette température pendant 1 heure. On ajoute au mélange 100 ml de diluant hydrocarboné, puis on filtre le mélange à chaud sur de la terre de diatomées. On distille le produit à 1600C sous un vide de 2,63 kPa pour obtenir 316,6 g de produit contenant 4,94 % de molybdène, 2,77 % d'oxygène, 2,10 % de soufre et 1,91 % d'azote. 14. EXEMPLE 2 On ajoute goutte à goutte en 45 minutes à 100- C une solution de 28,8 g de trioxyde de molybdène dans 0,2 mole d'ammoniac contenu dans 12,9 ml d'hydroxyde d'ammo- nium concentré, à une solution de 290 g du succinimide défini dans l'exemple 1. On chauffe le mélange réactionnel au reflux à environ 1550C et on le maintient à cette température pendant 1 heure. On chauffe ensuite le mélange à 1400C et on y ajoute 4 g de soufre. On élève la température au reflux à 1550C et on la maintient à cette valeur pendant 1 heure. On élève ensuite la température à 165-1701C et on la maintient dans cette plage pendant 2 heures. On ajoute ensuite au mélange 100 ml de diluant hydrocarboné chaud pour obtenir environ 200 ml de solvant dans le ballon réactionnel. On filtre le mélange à chaud sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 1600C sous un vide de 2,63 kPa pour obtenir 312,8 g de produit contenant 5,39 % de molybdène, 1,75 % d'azote, 3,50 % d'oxygène et 1,30 % de soufre. EEMPLE 3 On charge dans un ballon de 1 litre 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 150 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange réactionnel à 651C et on y ajoute 28,8 g de trioxyde de molybdène et 50 ml d'eau. On maintient la température à 65-701C pendant une demi-heure, puis on l'élève à 1500C. Au bout de 50 minutes à 1500C, on ajoute 5 g de soufre élémentaire et 50 ml de diluant hydro- carboné. On élève la température à 155-160OC (reflux) en une période d'une demi-heure. On chasse un peu de solvant et on élève la température à 165-1700C. On maintient le mélange à cette température pendant 2 heures. On ajoute au mélange ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 1600C sous un vide de 2,63 kPa pour obtenir 314,5 g de produit contenant 4,93 % de molybdène, 3, 53 % d'oxygène, 1,92 % d'azote et 1,49 % de soufre. 15. EXEMPLE 4 On charge dans un ballon de 1 litre 290 g de succinimide décrit dans l'exemple 1 et 150 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 651C et on y ajoute 28,8 g de trioxyde de molybdène et 50 ml d'eau. On maintient la température à 651C pendant une demi-heure et on l'élève à WC en une période de 55 minutes. On ajoute au mélange 7 g de soufre élémentaire et 100 ml de diluant hydrocarboné. On maintient le mélange réactionnel à la température de reflux à environ 1551C pendant 45 minutes, puis on élève la tempéra- ture à 165-1700C et on la maintient à cette valeur pendant 2 heures. On ajoute au mélange 50 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange réactionnel à chaud sur de la terre de diatomées. On distille le filtrat à 160WC sous un vide de 2,63 kPa pour obtenir 316,5 g de produit contenant 6,35 % de molybdène, 3,57 % d'oxygène, 1,86 % d'azote et 2,15 % de soufre. EXEMPLE 5 On charge dans un ballon de 1 litre 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1, 28,2 g de trioxyde de molybdène, 50 ml d'eau et 150 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 650C et on le maintient à cette tempéra- ture pendant une demi-heure. On ajoute ensuite 6 g d'hydro- gène sulfuré à 63-651C pendant une période de 15 minutes. Après l'addition, on maintient la température à 63-65WC pendant 1 heure en agitant énergiquement et sous atmosphère d'azote. On élève ensuite la température à 1000C pour chasser la majeure partie de l'eau, puis à 155160WC, et on maintient le mélange au reflux pendant 1 heure. On le filtre à chaud sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 160WC sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 314,15 g de produit contenant 5,87 % de molybdène, 3,64 % d'oxygène, 2,05 % d'azote, 0,75 % de soufre et 0,08 % de sédiment. EXEMPLE 6 On charge dans un ballon de 1 litre 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 150 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange réactionnel à 65WC et on 16. y ajoute 28,8 g de trioxyde de molybdène et 50 ml d'eau. On maintient la température à 650C pendant une demi-heure et on l'élève lentement à 1200C, puis on ajoute 10 g de soufre élé- mentaire. On élève la température à 1550C, et on la maintient à cette valeur pendant 30 minutes, à 1600C pendant 15 minutes, 1700C pendant 30 minutes, 1750C pendant 30 minutes et 1800C pendant 30 minutes-. On ajoute ensuite 120 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange réactionnel sur de la terre de diatomées, puis on distille le filtrat à 1600C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir un produit contenant 5,70 % de molybdène, 2,88 % d'oxygène, 1,83 % d'azote et 2,94 % de soufre. EXEMPLE 7 On charge dans un ballon de 3 litres 1160 g de succinimide décrit dans l'exemple 1 et 800 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange réactionnel à 651C et on y ajoute 200 ml d'eau et 116 g de MoO3. On chauffe le mélange à la température de reflux (98>C) et on le maintient à cette température pendant 2 heures et demie jusqu'à ce que la solution prenne une teinte vert clair. On chasse l'eau jusqu'à ce que les queues aient atteint une température de 1400C. On ajoute ensuite 60 g de soufre. On élève la tempéra- ture à 1551C en une période de 15 minutes et on la maintient à cette valeur pendant une demi-heure. On porte ensuite la température à 1800C en une période de 30 minutes et on maintient cette température pendant 3 heures et demie. On refroidit ensuite le mélange et on le laisse au repos pendant environ 18 heures. On ajoute ensuite 200 ml de diluant consistant en un solvant hydrocarboné et on chauffe la solution à 1300C. On la filtre ensuite sur de la terre de diatomées et on la distille à 2000C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 1287 g de produit contenant 4,49 % de soufre, ,82 % de molybdène et 2,58 % d'oxygène. EXEMPLE 8 * On charge dans un ballon de 3 litres 1160 g d'un polyamide préparé à partir d'un acide carboxylique en C18 et 17. de tétra-éthylènepentamine et contenant 6,29 % d'azote, et 800 ml de diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 651C et on ajoute 200 ml d'eau et 116 g de MoO3. On élève la température au reflux, c'est-à-dire à environ 950C, et on maintient le mélange à cette température pendant 4 heures jusqu'à ce que la solution prenne une teinte vert clair. On chasse le solvant à une température maximale de 1501C, puis on refroidit le mélange à 1400C et on ajoute 28 g de soufre. On élève la température à 1550C en une période de 15 minutes et on la maintient à cette valeur pendant une demi-heure. On élève à nouveau la température à 1750C en une période de minutes, puis on la maintient entre 175 et 1801C pendant 2 heures. On refroidit le mélange et on le laisse reposer pendant environ 18 heures, puis on y ajoute 200 Ml de solvant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 1300C, on le filtre sur de la terre de diatomées, puis on le distille à une tempéra- ture des queues de 1800C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 1282 g de produit contenant 5,45 % d'azote, 2,15 % de soufre, 5,51 % de molybdène et 5,73 % d'oxygène. EXEPLE 9 On charge dans un ballon de 1 litre 400 g du produit de réaction entre un chlorure de polyisobutényle dont le groupe polyisobutène a une moyenne en nombre du poids moléculaire de 1400 et l'éthylènediamine dans un solvant hydrocarboné. On distille le mélange à une température de queue de 1600C sous pression de 2,63 kPa et on le refroidit pour obtenir 289 g de produit contenant 1,58 % d'azote. On ajoute à ce produit 200 ml de diluant hydrocarboné, 50 ml d'eau et 29 g de MoO3. On agite le mélange au reflux, à environ 1010C pendant 2 heures, puis on le distille jusqu'à une température des queues de 1401C. On ajoute ensuite 7 g de soufre et on élève la température à 1550C en une période de minutes et on la maintient à cette valeur pendant une demi-heure. On élève ensuite la température à 1800C en une période de 10 minutes et on la maintient à 180-1850C pendant 2 heures. On refroidit le mélange et on y ajoute 100 ml de diluant hydrocarboné. On filtre ensuite le mélange sur de la 18. terre de diatomées et, après une addition de 100 g d'huile lubrifiante neutre, on la distille à une température des queues de 1801C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 409 g de produit. EXEMPLE 10 On charge dans un ballon de 1 litre 290 g d'une base de Mannich préparée à partir de dodécylphénol, de méthylamine et de formaldéhyde, ayant un indice d'alcalinité de 110 et contenant 2,7 % d'azote, et 200 ml d'un diluant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 650C et on y ajoute ml d'eau et 29 g de trioxyde de molybdène. On agite le mélange au reflux (104-1100C) pendant 4 heures et demie. La solution limpide prend une couleur d'un brun foncé, puis elle est distillée à une température des queues de 1751C. On laisse refroidir le mélange à 1400C et on ajoute 7 g de soufre. On élève la température à 1551C en une période de 7 minutes et on la maintient à cette valeur pendant une demi- heure. On élève ensuite la température à 1800C en une période de 10 minutes et on l'y maintient pendant 2 heures. On laisse ensuite refroidir le mélange et on le laisse reposer pendant une demi-heure. Le lendemain, on ajoute 100 ml de solvant hydrocarboné. On chauffe le mélange à 1000C et on le filtre sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 1801C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 317 g de produit. EXEMPLE 11 On charge dans un ballon de 3 litres 1160 g de succinimide comme décrit dans l'exemple 1 et 800 ml d'un diluant hydrocarboné. On chauffe ce mélange à 650C et on y ajoute 200 ml d'eau et 116 g de MoO3. On agite le mélange au reflux (960C) pendant 2 heures. On le refroidit et on y ajoute encore 116 g de MoO3. On agite ce mélange au reflux (970C) pendant 10 heures. On refroidit le mélange et on le laisse reposer pendant environ 18 heures. On le distille ensuite à 1801C, on le refroidit à 1401C et on y ajoute 60 g de soufre. On élève ensuite la température à 1550C en une période de 15 minutes et on la maintient à cette valeur 19. pendant une demi-heure, puis on chauffe à 1800C en une période de 15 minutes et on maintient cette température pendant 3 heures. On refroidit le mélange et on y ajoute ml de diluant hydrocarboné. On chauffe ensuite la solu- tion à 1300C et on la filtre sur de la terre de diatomées en ajoutant un diluant hydrocarboné pour faciliter la filtra- tion. On distille le filtrat à 2000C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 1325 g de produit. EXEMPLE 12 (B-3721-49) On charge dans un ballon de 1 litre 400 g de l'hydrocarbylpolyamine décrite dans l'exemple 9, qu'on distille à 160WC sous pression de 2,63 kPa, puis on ajoute ml de diluant hydrocarboné, 50 ml d'eau et 29 g de MoO3. On agite le mélange à 1011C pendant 2 heures, puis on le chauffe à 1400C pour chasser l'eau. On ajoute 7 g de soufre et on élève progressivement la température à 180-1851C et on la maintient à cette valeur pendant 2 heures. Après refroidissement, on ajoute 100 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 180WC sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 409 g de produit contenant du molybdène (4,67 % d'après l'acti- vation neutronique, 4,93 % d'après la fluorescence aux rayons X), 1,37 % d'oxygène et 1,94 % de soufre. EXEMPLE 13 On charge 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre contenant, à 650C, 289 g de la polyamine rectifiée de l'exemple 12 et 200 ml de diluant hydrocarboné. On agite le mélange au reflux pendant 2 heures, puis on le distille à 1750C. Après refroidissement à 110-1151C, on ajoute 10 g d'hydrogène sulfuré. On chauffe ensuite le mélange à 155-160WC et on le maintient à cette température pendant 1 heure. Après refroidissement, on ajoute 75 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées. On ajoute 100 g d'huile neutre et on distille le mélange à 1800C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 412 g de produit contenant 0, 90 % d'azote, 2,31 % de soufre, 20. 4,21 % (activation neutronique) ou 4, 67 % (fluorescence aux rayons X) de molybdène et 1,01 % d'oxygène. EXEMPLE 14 On charge dans un ballon de 1 litre contenant 300 g de base boratée de Mannich préparée à partir d'un alkylphénol en C80 à C100, de formaldéhyde et de tétra- éthylènepentamine ou de triéthylènetétramine ou de leurs mélanges et contenant de l'urée ("Amoco 9250") et 200 ml de diluant hydrocarboné, à 650C, 40 ml d'eau et 25 g de MoO3. On agite le mélange au reflux pendant 4 heures et demie, puis on le distille à 165 C. Après refroidissement à 140 C, on ajoute 7 g de soufre et on élève progressivement la température à C, valeur à laquelle on la maintient pendant 2 heures. On ajoute ensuite 75 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 307 g de produit contenant 1,04 % d'azote, 2,53 % de soufre, 4,68 % (acti- vation neutronique) ou 4,99 % (fluorescence aux rayons X) de molybdène, 2,53 % d'oxygène et 0,22 % de bore. EXEMPLE 15 On charge dans un ballon de 3 litres 500 g d'un concentré d'anhydride polyisobuténylsuccinique dont le groupe polyisobutényle a une moyenne en nombre du poids moléculaire d'environ 980 et 36 g de diméthylaminopropyl- amine. On élève la température du mélange réactionnel à 1600C, on la maintient à cette valeur pendant 1 heure, puis on distille le mélange à 170 C sous pression de 2,63 kPa. On ajoute à ce mélange 350 ml de diluant hydrocarboné, 50 ml d'eau et 29 g de MoO3. On agite le mélange au reflux pendant 2 heures, puis on le distille à 140 C pour chasser l'eau. On ajoute ensuite 7 g de soufre et on maintient le mélange à -185 C pendant 2 heures. Après refroidissement, on intro- duit une quantité additionnelle de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 336 g de produit contenant 1,17 % d'azote, 1,55 % de soufre, 3,37 % 21. (activation neutronique) ou 3,31 % (fluorescence aux rayons X) de molybdène et 2,53 % d'oxygène. EXEMPLE 16 On charge dans un ballon de 1 litre contenant 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 200 ml de diluant hydrocarboné à 65 C, 50 ml d'eau et 29 g de MoO3. On agite le mélange au reflux pendant 1 heure et demie, puis on le distille à 165 C pour chasser l'eau. Après refroidissement à 100 C, on ajoute 40 g de disulfure de butyle et on chauffe le mélange à 180-185 C pendant 2 heures et demie. On intro- duit ensuite une quantité additionnelle de 100 ml de diluant hydrocarboné avant de filtrer sur de la terre de diatomées et on distille à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 305 g de produit contenant 1,90 % d'azote, 0,47 % de soufre, 6,21 % (activation neutronique) ou 6,34 % (fluorescence aux rayons X) de molybdène et 4,19 % (activation neutronique) d'oxygène. EXEMPLE 17 On charge 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 200 ml de diluant hydrocarboné à C. On fait refluer le mélange pendant 1 heure et demie, puis on le distille à 200 C pour chasser l'eau. Après refroi- dissement à 100 C, on ajoute 19 g de thio-acétamide et on chauffe graduellement le mélange à 200 C, température à laquelle on le maintient pendant 0,75 heure. Ensuite, on ajoute 150 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir un produit contenant 1,46 % d'azote, 2,05 % de soufre, 4,57 % de molybdène (par activation neutronique), 4,70 % de molybdène (par fluores- cence aux rayons X), 2,38 % d'oxygène. Avant les essais, ce produit est dilué avec 100 g d'huile lubrifiante neutre. 22. EXEMPLE 18 On ajoute 200 ml de diluant hydrocarboné, 50 ml d'eau et 33,5 g de paramolybdate d'ammonium à 292 g de la matière de départ décrite dans l'exemple 13. On fait refluer le mélange pendant 21 heures, puis on le distille pour chasser l'eau. Après refroidissement à 140 C, on ajoute 7 g de soufre. On chauffe le mélange à 180-185 C et on le maintient à cette température pendant 2 heures. Après addition de 100 ml de diluant hydrocarboné, on filtre le mélange sur de la terre de diatomées. On ajoute 100 g d'huile neutre comme diluant et on distille le mélange à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 414 g de produit contenant 0,92 % d'azote, 2,02 % de soufre, 4,57 % de molybdène (acti- vation neutronique), 4,60 % de molybdène (fluorescence aux rayons X), 1,37 % d'oxygène. EXEMPLE 19 On ajoute 200 ml d'eau et 116 g de MoO3 dans un ballon de 3 litres de capacité contenant 1160 g du succin- imide décrit dans l'exemple 1 et 800 ml de diluant hydro- carboné à 75 C. On fait refluer le mélange pendant 3 heures, puis on le distille à 180 C pour chasser l'eau. A 110 C, on ajoute environ 64 g de H2S. On ajoute encore 200 ml de diluant hydrocarboné et on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 1290 g de produit contenant 1,85 % d'azote, 4,24 % de soufre, 5,92 % de molybdène (activation neutronique), 5,83 % de molybdène (fluorescence aux rayons X), 2,12 % d'oxygène. EXEMPLE 20 On ajoute 200 ml d'eau et 116 g de MoO3 à un ballon de 1 litre de capacité contenant 1160 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 800 ml de diluant hydrocarboné à C. On agite le mélange au reflux pendant 3 heures, puis on le chauffe à 186 C pour chasser l'eau. Après refroidissement à 1100C, on ajoute 35 g d'hydrogène sulfuré. On chauffe le mélange à 182 C, puis on y ajoute 200 ml de diluant hydro- 23. carboné et on filtre sur de la terre de diatomées. Par distillation à 1801C sous pression de 2,63 kPa, on obtient 1272 g de produit contenant 1, 93 % d'azote, 3,20 % de soufre, ,90 % de molybdène (activation neutronique) et 3,01 % d'oxygène. EXEMPLE 21 On charge 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 290 g de succinimide décrit dans l'exemple 1 et 200 ml de diluant hydrocarboné à 750C. On agite le mélange au reflux pendant 1 heure et demie, puis on le chauffe à 1870C pour chasser l'eau. On ajoute ensuite 100 ml de diluant hydrocarboné et, à 751C, 34 g de polysulfure de molybdène en solution aqueuse (31 % de soufre libre). On chauffe lentement ce mélange à 1800C et on le maintient à cette température pendant 2,25 heures. On le filtre ensuite sur de la terre de diatomées et on le distille à 1800C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 318 g de produit contenant 1,89 % d'azote, 4,07 % de soufre et 6,16 % de molybdène (activation neutronique). EXEMPLE 22 On charge 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 200 ml de diluant hydrocarboné à 750C. On fait refluer ce mélange pendant 3 heures, puis on le chauffe à 1950C pour chasser l'eau. Après refroidissement à 700C, on ajoute 58 g d'une solution technique à 52-60 % de sulfure d'ammonium. On chauffe le mélange réactionnel à 180- 1850C pendant 4 heures. Après refroidissement à 1150C, on ajoute 125 ml de diluant hydrocarboné, on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 1800C sous pression de 3,29 kPa pour obtenir 318 g de produit contenant 6,19 % de molybdène (fluorescence aux rayons X). EXEMPLE 23 On charge 50 ml d'eau et 22 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 330 g d'un concentré, 24. renfermant 1,50 % d'azote dans l'huile, d'un polyisobutényl- succinimide préparé à partir de triéthylènetétramine et d'un anhydride polyisobuténylsuccinique dont le groupe polyiso- butényle a un poids moléculaire (moyenne en nombre) de 980, et 200 ml de diluant hydrocarboné à 75 C. On agite ce mélange au reflux (environ 100 C) pendant 11 heures. On le chauffe ensuite à 180 C pour chasser l'eau. Après refroidissement à C, on ajoute 9 g de soufre et on chauffe lentement le mélange à 180 C, température à laquelle on le maintient pendant 3 heures. Après addition de 100 ml de diluant hydrocarboné, on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on le distille à 180 C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 347 g de produit renfermant 4,13 % de molybdène (activation neutronique) ou 3,98 % (fluorescence aux rayons X), 1,42 % d'azote, 2,66 % de soufre et 2,85 % d'oxygène (activation neutronique). EXEMPLE 24 On ajoute 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 à 291 g de la matière de départ utilisée dans l'exemple 13 et 200 ml de diluant hydrocarboné à 75 C. On agite le mélange au reflux pendant 3 heures, puis on le chauffe à 180 C pour éliminer l'eau. Après refroidissement à 140 C, on ajoute 15 g de soufre et on chauffe progressivement le mélange à 180-185 C, température à laquelle on le maintient pendant 2 heures et demie. Après addition de 200 ml de diluant hydrocarboné, on filtre le mélange sur de la terre de diatomées, puis on ajoute 100 g d'huile neutre comme diluant. Par distillation à C sous pression de 2,63 kPa, on obtient 410 g de produit contenant 4,68 % de molybdène (activation neutronique). EXEMPLE 25 On charge 404 g d'anhydride polyisobutényl- succinique ayant un indice d'anhydride polyisobutényl- succinique de 76,7 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 47 g de tétra-éthylènepentamine. On chauffe le mélange à 150-160 C et on le maintient à cette température pendant 1 heure et demie. On le distille ensuite à 160 C sous 25. pression de 2,63 kPa pour obtenir 439 g de polyisobutényl- succinimide. On ajoute à ce succinimide 300 ml de solvant hydrocarboné, 135 ml d'eau et 80 g de MoO3. On agite le mélange au reflux pendant 6 heures et demie, puis on le chauffe à 180WC pour chasser l'eau. Après refroidissement à 1401C, on ajoute 41 g de soufre et on élève progressivement la température à 180-185WC en la maintenant à cette valeur pendant 4 heures. Après l'addition de 200 ml de diluant hydrocarboné, on filtre le mélange sur de la terre de diato- mées, puis on le distille à 2000C sous pression de 2,63 kPa et on ajoute 300 g d'huile neutre pour obtenir 810 g de produit contenant 6,23 % de molybdène d'après la fluorescence aux rayons X. EXEMPLE 26 On charge 50 ml d'eau et 29 g de MoO3 dans un ballon de 1 litre de capacité contenant 290 g du succinimide décrit dans l'exemple 1 et 200 ml de diluant hydrocarboné à WC. On agite le mélange à 96-980C pendant 2 heures et demie, puis on le distille à 191'C. Après refroidissement à 751C, on ajoute 43 ml de 1-butanethiol et on fait refluer le mélange pendant 14 heures. On distille ensuite le mélange à 1800C sous pression de 2,63 kPa pour obtenir 318 g de produit contenant 6,17 % de molybdène (fluorescence aux rayons X), 1,97 % d'azote et 1,05 % de soufre. EXEMPLE 27 Des compositions d'huile lubrifiante contenant les additifs préparés conformément à l'invention ont été éprouvées dans divers essais. On reproduit ci-dessous les résultats obtenus dans certains de ces essais, qui sont décrits ci-après. Dans l'essai en Oxydateur B, on mesure la stabilité de l'huile d'après le temps nécessaire à la consommation de 1 litre d'oxygène par 100 g de l'huile d'essai à 1710C. Dans l'essai réel, on utilise 25 g d'huile et on ramène les résultats à des échantillons de 100 g. Le catalyseur qui est utilisé en proportion de 1,38 cm3 par 26. cm3 d'huile renferme un mélange de sels solubles corres- pondant à 95 ppm de cuivre, 80 ppm de fer, 4,8 ppm de manga- nèse, 1100 ppm de plomb et 49 ppm d'étain. Les résultats de cet essai sont exprimés en heures nécessaires pour la consom- mation de 1 litre d'oxygène et pour la mesure de la stabilité à l'oxydation de l'huile. Les propriétés anti-corrosion de compositions peuvent être déterminées d'après leur performance dans l'essai de corrosion de paliers CRC L-38. Dans cet essai, des bandes individuelles de cuivre et de plomb sont immergées dans le lubrifiant d'essai et ce dernier est chauffé pendant heures à une température de 146WC. La bande de cuivre est pesée, puis lavée avec une solution de cyanure de potassium de manière à éliminer les dépôts de composés de cuivre. Elle est ensuite pesée à nouveau. Les pertes de poids des deux bandes sont rapportées comme mesure du degré de corrosion sous l'effet de l'huile. L'essai sur bande de cuivre est une mesure de la corrosivité envers les métaux non ferreux et il est décrit sous le titre de méthode d'essai ASTM D-130. Les propriétés anti-usure sont mesurées par l'essai d'usure à quatre billes et l'essai de soudage à quatre billes. L'essai d'usure à quatre billes est décrit dans la norme ASTM D-2266 et il est conduit à 54WC pendant 30 minutes au moyen de billes d'acier et d'une masse de 40 kg et l'essai de soudage aux quatre billes est une variante de l'essai ASTM D-2783 mis en oeuvre à la température ambiante jusqu'au point de soudage avec des masses décroissant de 5 kg jusqu'à ce que la charge d'admis- sion à l'essai ait été déterminée. Le coefficient de friction d'une huile lubrifiante renfermant des additifs de l'inven- tion a été déterminé dans la machine d'essai d'onctuosité cinétique (KOTM) fabriquée par la firme G.M. Neely de Berkeley, Californie. La méthode utilisée dans cet essai est décrite par G.L. Neely dans Proceeding of MidYear Meeting, American Petroleum Institute 1932, pages 60-74 et dans ASLE Transactions, volume 8, pages 1-11 (1965) et ASLE Transactions, volume 7, pages 24-31 (1964). Le coefficient de friction a été mesuré dans les conditions limites à 150'C et 27. à 2040C en utilisant une charge de 1 kg et un anneau rempli de molybdène reposant sur un disque de fonte. Les résultats obtenus dans certains des essais portant sur des compositions de l'invention sont reproduits sur le tableau ci-après. Sauf spécification contraire, la formulation soumise à l'essai contenait, dans une huile lubrifiante neutre, 3,5 % d'un concentré à 50 % de polyisobutényl- succinimide, 20 mmoles/kg de phénate de calcium sulfuré, mmoles/kg de sulfonate de magnésium rendu surbasique, 5,5 % d'agent améliorant l'indice de viscosité et 22 mmoles/kg de produit de l'invention. (Le cas échéant, une quantité additionnelle de succinimide est ajoutée pour porter la quantité totale d'azote de l'huile finie à 2,1 %). T A B L E A U Exemple Oxydateur n B, h 1 1 9,6 13,1 11,8 11,0 ,4 9,5 7,8 9,0 8,7 8,0 7, 8 7,9 7,4 9,0 ASTM D-2266 mm 0,42 0,43 0,49 0,52 0,37 0,43 0,51 0,55 0,53 0,46 0,40 0,48. ASTM D-2783 kg Cu, mg 21,2 21,9 18,3 19,9 ,0 L-38 Pb, mg 0,5 1,0O ,3 1,2 0,4 D-130 Coefficient de friction oC 204 C 2a lb 2a 2a lb la(1) la (1) lb(1) lb(1) la (1) la(1) la(1) lb/2a (1) la(1) lb/2a (1) lb(1) la (2) 1a/lb (3) lb lc (1) 0,131 0,110 0,115 0,122 0,120 0,118 0,050 0,075 0,061 0,035 0,045 0, 100 0,081 0,060 0,040 0,039 No (1) Compos4 de molybdène gprouvé 4 % en eo.ds dans l'huile neutre. 2 Conose de molybdene e rouve a 6 % en poids dans l'huile neutre. f Eompose e molybdene eprouvé à 5 % en poids dans l'huile neutre. PO J-. 1', 4,' 29. REVENDICATIONS 1. - Procédé de production d'un composé contenant du molybdène, caractérisé en ce qu'il consiste à combiner un composé acide de molybdène, un composé renfermant de l'azote basique, de préférence un succinimide, un amide d'acide carboxylique, une hydrocarbylpolyamine, une base de Mannich, un phosphonamide, un thiophosphonamide, un phosphoramide ou un agent dispersant améliorant l'indice de viscosité ou leurs mélanges, et une source de soufre pour former un composé contenant du soufre et du molybdène. 2. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la source de soufre est le soufre, l'hydrogène sulfuré, le pentasulfure de phosphore, un composé de formule R2Sx, dans laquelle R est un groupe hydrocarbyle et x est au moins égal à 2, des sulfures inorganiques ou des polysulfures inorganiques, le thio-acétamide, la thiourée ou des mercaptans de formule RSH, dans laquelle R est un groupe hydrocarbyle, ou un anti-oxydant contenant du soufre, la source de soufre est de préférence le soufre, l'hydrogène sulfuré, le pentasulfure de phosphore, un composé de formule R2Sx dans laquelle R est un groupe hydrocarbyle en C1 à C4 et x est au moins égal à 3, un sulfure inorganique ou un polysulfure inorganique, le thio-acétamide, la thiourée, ou un composé RSH dans lequel R est un groupe alkyle en C1 à C40, et le composé acide de molybdène est choisi entre l'acide molybdique, le molybdate d'ammonium et les molybdates de métaux alcalins, et notamment, la source de soufre est le soufre, l'hydrogène sulfuré, un composé RSH dans lequel R est un groupe alkyle en C1 à C10, le pentasulfure de phosphore ou un composé de formule (NH4)2Sx,, dans laquelle x' est au moins égal à 1, le composé acide de molybdène est l'acide molybdique ou le molybdate d'ammonium et le composé renfermant de l'azote basique est un succinimide, un amide d'acide carboxylique, une hydrocarbylpolyamine ou une base de Mannich. 3. - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le composé renfermant de l'azote basique est un hydrocarbylsuccinimide en C24 à C350, un amide 30. d'acide carboxylique ou une base de Mannich préparée à partir d'un alkylphénol en C9 à C200, de formaldéhyde et d'une amine. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le composé renfermant de l'azote basique est un polyisobuténylsuccinimide préparé à partir d'anhydride polyisobuténylsuccinique et de tétra- éthylènepentamine ou de triéthylènepentamine, ou bien le composé d'azote basique est un amide d'acide carboxylique préparé à partir d'un ou plusieurs acides carboxyliques de formule R2COOH ou d'un dérivé correspondant qui donne, par réaction avec une amine, un amide d'acide carboxylique, R2 étant un groupe alkyle en C12 à C350 ou alcényle en C12 à C350, et d'une hydrocarbylpolyamine, R2 étant de préférence un groupe alkyle en C12 C20 ou alcényle en C12 à C20 et l'hydrocarbylpolyamine étant de préférence le tétra- éthylènepentamine ou la triéthylènetétramine. 5. - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le composé renfermant de l'azote basique est une hydrocarbylpolyamine préparée à partir de chlorure de polyisobutényle et d'éthylènediamine, d'éthylènetriamine, de triéthylènetétramine ou de tétra- éthylènepentamine ou leurs mélanges. 6. - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le composé renfermant de l'azote basique est une base de Mannich préparée à partir de dodécylphénol, de formaldéhyde et de méthylamine ou à partir d'un alkylphénol en C80 à C100, de formaldéhyde et de triéthylènetétramine ou de tétraéthylènepentamine ou de leurs mélanges. 7. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la réaction est conduite en présence d'un activateur polaire qui est de préférence l'eau. 8. - A titre de produit industriel nouveau, le produit préparé par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9. - Composition d'huile lubrifiante, 31. caractérisée en ce qu'elle comprend une huile de viscosité propre à la lubrification et une proportion de 0,05 à 15 % en poids de produit suivant la revendication 8. 10. - Composition concentrée d'huile lubrifiante, caractérisée en ce qu'elle comprend une huile de viscosité propre à la lubrification et une proportion de 15 à % en poids de produit suivant la revendication 8.