L'objet de la présente invention est un procédé de fabrication de bordures à appliquer sur les semelles en matière thermoplastique des chaussures et plus particulièrement sur les semelles de chaussures fabriquées en caoutchouc thermoplastique appelé T.R. ( de l1anglo-saxon Thermoplastic Rubber ). Ainsi qu'on le sait, depuis un temps immémorial et pour les exigences de la chaussure, les souliers sont munis sur tout leur pourtour d'une bordure. Celle-ci est devenue si congénitale au soulier qu'elle a survécu, même lorsque la chaussure est fabriquée-avec des méthodes ne comportant pas l'existence de la bordure. Aussi, sur le soulier dont la fabrication ne demande pas une bordure, celle-ci représente une finition qui, d'une façon ou d'une autre, est présente sur tout le soulier et son application demande un travail particulier, qui est le travail particulier nécessaire au façonnage de la bordure, le tout constituant un véritable procédé industriel. En l'état actuel de la technique, la bordure est en général produite en extrudant un cordon de matière plastique sur un support de toile ou similaire apte à recevoir la colle et à etre appliqué sur la semelle du soulier.Bien que le support eut la fonction d'assurer une bonne adhérence de la colle et qu'il servit à obtenir une adhérence tout aussi bonne entre la colle et la surface supérieure de la chaussure, la bordure était sujette à se décoller assez facilement de la semelle. Malgré la médiocrité du résultat, le procédé tant de la production de la bordure que d'application sur la chaussure était plutôt complexe outre que coûteux. En substance, il entrait dans le procédé quatre matières différentes, à savoir : la matière thermoplastique de la semelle du soulier, généralement un caoutchouc thermoplastique T.R., la colle qui devait avoir une affinité, d'une part, avec le caoutchouc et, d'autre part, avec le support, lequel est décrit par la suite, un tissu de fibre textile constituant le support et une matière plastique constituant le cordon de la bordure.Toutes ces matières devaient être réduites à un état d'homogénéité pour qu'elles puissent constituer un ensemble indissoluble. Malgré toutes les précautions prises, sans sacrifices économiques, les résultats étaient assez mauvais, ainsi qu'il a été dit. Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients précités et d'offrir, en outre, différents avantages. Les inventeurs ont conçu, avec une intuition originale, un procédé de fabrication de la-bordure qui se greffe à la perfection sur le procédé de fabrication normal de la semelle et se termine avec le façonnage de cette dernière, la bordure étant, outre cela, incorporée et, bien plus, essentiellement homogénéi- sée dans la semelle. En effet, les inventeurs ont imaginé de faire la bordure dans une matière homogène à celle de la semelle et de la faire en une seule pièce et dans la même matière.Le procédé consiste, par suite, à extruder une ou plusieurs bordu- res en caoutchouc thermoplastique appelé T.R., à le subdiviser en bordures particulières au cas où la bordure est produite en pluralité, à exécuter les opérations accessoires éventuelles, telles que par exemple la couture et le vernissage, et particulièrement à préparer les surfaces intéressées à se souder et à s 'incorporer à la semelle, elle aussi faite de caoutchouc thermoplastique T.R., dans la phase d'estampage de la semelle La présente invention apporte, par conséquent, des simplifications et des économies tant dans la fabrication de la bordure que dans celle de la semelle.Dans la fabrication de la bordure, parce qu'on doit approvisionner une matière unique, oa- doit alimenter en une matière unique, on doit travailler une matière unique, il n'existe pas de problème de soudure entre deux matières et dans la fabrication de la semelle, parce que l'union intime entre bordure et matière de la semelle est plus spontanée que celle entre la matière de la semelle et la colle thermoplastique et le produit final n'exige au fond pas meme un centrale. Pour mieux expliquer les caractéristiques de la présente invention, on se réfère aux dessins annexés, lesquels montrent une forme de réalisation pratique possible, de façon schématique et seulement explicative. La fig. 1 est une vue en perspective très schématique de la phase d'extrusion d'une paire de bordures en une seule pièce donc dans une seule matière. La fig. 2 représente schématiquement en perspective la couture éventuelle de la bordure simulant la couture des chaussures de la vraie bordure. La fig. 3 est une vue en perspective schématique de la phase dans laquelle la bordure est vernie par immersion. La fig. 4 est une vue en perspective représentant la phase dans laquelle la surface inférieure de la paire de bor dures est rendue rugueuse. La fig. 5 est une vue en perspective schématique mon trant la subdivision de la paire de bordures en bordures parti culières, suivant un mode du reste classique. La fig. 6 représente en perspective la préparation à ltestampage d'une semelle par le procédé et la bordure de la présente invention. La fig. 7 est une vue en coupe plus grande échelle du bord d'une semelle finie selon le procédé et avec la bordure selon la présente invention. En se référant aux dessins, selon la présente invention, on charge des granulés 1 d'un mélange de caoutchouc thermoplastique appelé T.R. dans une trémie 10 d'une extrudeuse 11 par la filière 12 de laquelle est extrudé un profilé 2 qui est refroidi en 13, tiré en 30 et enroule sur la bobineuse 31. Dans le cas représenté aux dessins, le profilé extrudé a la forme, les dimensions et les caractéristiques propres à constituer non une seule bordure, mais deux, 2' et 2", une fois qu'il a été coupé convenablement, ainsi qu'il est expliqué par la suite. La phase d'extrusiôn: du procédé qui a été décrite et la phase suivante encore à décrire ne peuvent etre convenablement organi sées dans un processus en continu, parce qu'elles ne peuvent se dérouler qu'à des vitesses très différentes entre elles et il convient, par conséquent, à chaque phase, d'enrouler et/ou de dérouler la bordure à façonner sur une bobineuse. Le profilé 2 représentant la paire de bordures 2' ou 2" et enroulé sur la bobineuse 31 peut passer à un travail de couture éventuel à exécuter de préférence comme indiqué à la fig. 2 à une échelle agrandie; ceci sur une machine à coudre 32 å deux aiguilles 32', 32" qui laissent deux points de couture 20' et 20" sur les bordures encore unies 2' et 2" guidées comme elles sont par le pied 33 qui agit dans le creux 20.Dans cette phase, le matériau est déroulé à partir de la bobineuse 31 et s'enroule sur la bobineuse 31', toutes deux non représentées. La bobineuse 31' passe à I'alimentation en vue du travail suivant, qui est le vernissage par inversion, représenté à la fig. 3. Dans le bac 34 est maintenu un niveau constant 34' d'un vernis qui contient un pourcentage suffisant de la matière caoutchoutée de base qui compose le corps de la bordure. Pour maintenir le contenu du bac à un niveau constant, d'une manière connue en soi, on alimente au moyen d'un tuyau 35 une quantité de vernis nettement supérieure à celle qui est absorbée par la bordure qui y est immergée et la quantité de vernis en excès 36 s'écoule par les trous 36'. La bordure 2 prélevée sur la bobineuse 31' s'enroule sur une série de quatre rouleaux 37 dont la paire inférieure#sous-tend une -longueur-de bordure 37' retournée et immergée dans le vernis 36 sur presque toute l'épaisseur. La bordure ainsi vernie passe dans l'armoire 38 de séchage, où elle stenroule en spirale sur une paire de rouleaux 38' et dans laquelle sont installés des émetteurs à rayons infrarouges 38". Ici, la bordure vernie sèche et s'enroule en sortant sur une bobineuse non représentée. De cette bobineuse, toujours non repré sentée, la bordure passe au travail suivant, lequel consiste à rendre rugueuse la surface inférieure de la bordure, qui est celle qui est destinée à constituer l'interface bordure-semelle. Ce traitement fait passer la bordure au contact d'un papier ou d'une toile abrasif 39, qui enlève la patine lisse et luisante du verso de la bordure. Ainsi se termine le travail conjugué du couple de bordures, avant que celles-ci soient divisées comme l'indique la fig. 5 avec un outil 39'. A ce point, les bordures 2' et 2" sont prêtes à etre utilisées. A cet effet, la-matrice pour llestampage de la semelle, représentée à la fig. 6, classiquement formée de deux parties 6' et 6", est tout à fait classique, sauf que le creux 60, qui classiquement est aussi profond que l'entière épaisseur de la bordure, accueille seulement, dans ce cas, la partie de l'épaisseur 22' qui émerge de la frange 22", si bien que cette dernière est incorporée dans l'épaisseur de la semelle 7, comme on le voit à la fig. 7. Puisque le matériau de la semelle 7 est classiquement un caoutchouc thermoplastique, celui-ci incorpore la bordure 2' d'une façon homogène. La semelle, la bordure et le vernis forment ainsi un tout homogène. On remarque à la fig. 6 que la bordure 2' est inscrite dans le creux 60; la matrice est ensuite fermée comme un livre et la presse 62 s1 abaisse sur celle-ci et finalement une seringue 63 injecte dans le trou 64 le matériau de la semelle. R E V E' N D I C A T I O N S 1. Procédé de fabrication de bordures pour chaussures, caractérisé en ce qu'il consiste à extruder un profilé à section de bordure ou sectionnable en deux bordures ou plus en alimentant l'extrudeuse et la filière exclusivement avec une matière thermoplastique unique. 2. Procédé de fabrication de bordures suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière qui alimente l'ex- trudeuse est une matière thermoplastique homogène à celle destinée à constituer la semelle sur laquelle la bordure est appliquée. 3. Procédé de fabrication de bordures suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la matière qui alimente l'extrudeuse est un caoutchouc thermoplastique appelé T.R. ( Thermoplastic Rubber ). 4. Procédé de fabrication de bordures suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu au moins une partie de la surface de la bordure destinée à être incorporée dans la semelle est rendue rugueuse. 5. Procédé de fabrication de bordures suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la rugosité est obtenue en faisant passer la surface inférieure de la bordure au contact d'un outil abrasif. 6. Procédé de fabrication de semelles pour chaussures incorporant la bordure, caractérisé en ce qu'il consiste à incorporer dans la semelle pendant l'estampage de celle-ci la bordure suivant l'une des revendications 1 à 5. 7. Procédé de fabrication de semelles pour chaussures suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matrice pour l'estampage de la semelle contient un creux capable de loger seulement la partie faisant saillie de la bordure et d'exposer à la concavité de la matrice et, par conséquent, à la matière thermoplastique au moins toute la frange. 8. Procédé de fabrication de semelles pour chaussures suivant les revendications 6 et i, caractérisé en ce que la bordure est vernie avec un vernis ayant au moins une matière de base homogène à la matière de la bordure et de la semelle. 9. Bordures pour chaussures, caractérisées en ce qu'elles sont fabriquées par le procédé suivant l'une des revendications 1 à 5. 10. Semelles pour chaussures avec bordures incorporées, caractérisées en ce qu'elles sont obtenues par le procédé suivant l'une des revendications 6 à 8.