La présente invention concerne le domaine de la métallurgie et a notamment pour objet un procédé et une installation pour le décapage de demi-produits métalliques, dans lesquels la couche superficielle des demi-produits est éliminée par action thermique en particulier. L'invention peut être appliquée, en particulier, d la fabrication d'électrodes et de lingots de refusion à 1 'arc sous vide en vue de leur transformation ultérieure (refusion, forgeage, laminage,etc.). On contact des procédés de décapage (écrottage) de lingots, de laminés et d'ébauches forgées, consistant à enlever par action mécanique la couche superficielle du métal, dans laquelle sont concentrés divers défauts d'origine métallurgique (soufflures, repliures, inclusions non métalliques, etc.). Un tel décapage mécanique (par fraisage, rabotage, tournage) entrain de grandes pertes de métal (Jusqu'd 3096) en copeaux. En outre, le rendement d'un tel décapage est assez bas, surtout dans le cas de demi-produits en aciers alliés et alliages à propriétés mécaniques proches de celles des outils de coupe. Il convient d'aJouter à ce qui vient d'être dit que la valorisation ou récupération des déchets du décapage mécanique est difficile, car elle implique un traitement spécial des copeaux et l'emploi d'un équipement spécial. On connait un procédé de décapage thermique de demiproduits, consistant à éliminer la couche superficielle du métal par action thermique au moyen de jets de plasma (voir Kurbyko N.S., Dajker A.L., et autres "Le décapage des aciers et alliages spéciaux au plasma d'arc", Bulletin d'information technico-scientifique, Sidérurgie, Moscou, 1974, N06, pop.33 à 35) et une installation pour le coupage au plasma d'arc qui peut autre utilisée pour le décapage de demi-produits au plasma d'arc (voir certificat d'auteur d'URSS NO 329 971). La couche superficielle du demi-produit, fixé dans un support relié électriquement à une source de courant, est soumise à l'action de jets de plasma produits par un dispositif de chauffage de la couche superficielle, comprenant une électrode-disque et une tête symétrique stabilisatrice à action intégrale. Le dispositif est relié électriquemént à la source de courant. Les jets de plasma font fondre le métal d? la couche superficielle et le chassent de la surface du demi-produit. Le décapage de la surface du demi-produit par des jets de plasma séparés prédétermine une profondeur de fusion irrégulière sur le demi-produit et l'élimination discontinue de la couche superficielle, ce qui rend pratiquement impossible l'obtention d'une surface lisse à l'issue du décapage. Le décapage au plasma d'arc entraine de grandes pertes de métal (3usqu'à 3096), dues à sa combustion dans l'oxygène. En outre, les déchèts de métal obtenus sous forme de fines particules d'oxydes ayant perdu les éléments d'addition par combustion, ne peuvent pratiquement pas être réutilisés Il convient de rapporter également aux inconvénients du procédé indiqué ses facteurs écologiques défavorables : niveau élevé du bruit, radiations lumineuses, dégagement de fumées, d'oxydes toxiques, etc. Il est à noter que l'emploi du plasma pour le décapage de certaines nuances d'aciers alliés est tout-àfait impossible, par suite du fort gradient de température à la périphérie du demi-produit, provoquant la fissuration de la surface décapée par fusion. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. L'invention vise à créer un procédé-de décapage thermiquedeAemi-produits métalliques basé sur une technique fondamentalement différente d'action thermique sur le demi-produit à traiter, permettant d'élever la qualité et le rendement du décapage des demi-produits, ainsi qu'à mettre au point une installation pour la mise en oeuvre dudit procédé, permettant, grâce à la modification des moyens servant à exercer l'action thermique et grtce à des dispositions constructives particulières du support de demi-produits , de décaper plusieurs surfaces, orientées de différentes manières, d'un demi-produit. La solution consiste en ce que, dans le procédé de décapage thermique de demi-produits métalliques, suivant lequel la couche superficielle à éliminer est soumise à une action thermique, d'après l'invention l'action thermique est exercée dans un bain de laitier par immersion du demi-produit dans ledit bain à une profondeur égale au moins à une partie de l'épaisseur de la couche superficie22e à éliminer, immersion suivie d'une refusion du métal de cette couche, le demi-produit étant plongé jusqu'à une profondeur correspondant à l'épaisseur de la couche superficielle à éliminer, tandis que la refusion du métal sous laitier électroconducteur est effectuée jusqu'à fusion du demi-produit à une profondeur égale à l'épaisseur de ladite couche. Le décapage des demi-produits par refusion sous laitier électroconducteur, c'est-à-dire par action thermique sur la couche superficielle des demi-produits à l'aide d'un laitier liquide surchauffé, dont est remplie l'enceinte de fusion à garnissage ou refroidie (par exemple une lingotière refroidie mobile ou fixe), permet d'assurer un chauffage uniforme de la surface des demi-produits; il en résulte la suppression des fissures se formant à la périphérie des demi-produits, 1'obtention, après fusion, d'une surface lisse qui répète exactement la forme que les demi-produits avaient avant le décapage. Le procédé faisant l'objet de l'invention permet de récupérer le métal de la couche superficielle des demi-produits enleuSs par fusion, vu que ce métal est protégé par le laitier liquide contre l'action oxydante de l'air, et, de plus, ce métal-peut subir un raffinage supplémentaire lors de son passage à travers la couche de laitier. Etant donné que la surface subit un traitement simultanément sur toute la longueur du demi-produit, et, dans le cas d'un demi-produit de forme polygonale, simultanément sur toute une face, le rendement d'un tel décapagè est bien plus grand que celui du procédé décrit plus haut de décapage au plasma d'arc. Le procédé conforme à l'invention présente aussi d'autres avantages comparativement au procédé au plasma d'arc : il diminue l'influence des facteurs défavorables sur le personnel, notamment, le bruit et les radiations lumineuses, et supprime les dégagements de fumées. Il est avantageux de plonger le demi-produit dans le bain de laitier jusqu'à une profondeur égale à l'épaisseur de la couche superficielle à éliminer progressivement, au fur et à mesure que le demi-produit fond. On assure ainsi un chauffage relativement uniforme du demi-produit à décaper, ce qui est particulièrement important quand il faut décaper des lingots en aciers sujets à la fissuration. En outre, un tel mode opératoire abaisse la consommation d'énergie pour le chauffage du demi-produit, car l'introduction progressive du demi-produit prévient le refroidissement excessif du bain de laitier et, par conséquent, la formation, sur la partie immergée de la surface du demiproduit, d'un autogarnissage épais en laitier rendant difficile la transmission de la chaleur. Pour éliminer la couche superficielle de différents côtés du demi-produit, il est avantageux, après fusion superficielle de l'un de ses côtés jusqu'à une profondeur égale à l'épaisseur de la couche à éliminer, de faire virer ou tourner le demi-produit sur lui-même avant de plonger la couche superficielle du côté non décapé suivant dans le bain de laitier. Le décapage des demi-produits ayant la forme d'un corps de révolution à génératrice rectiligne est exécuté en faisant tourner le demi-produit autour d'un axe coinci- dant avec son axe géométrique au cours de sa fusion superficielle. Si le demi-produit a la forme d'un corps de révolution à surface latérale bombée, au cours de sa fusion superficielle on peut faire varier l'angle d'inclinaison de son axe de rotation dans une plage déterminée par la longueur de la génératrice. Afin d'éviter les pertes de métal et d'assurer la récupération du métal enlevé du demi-produit, il est avantageux d'accumuler le métal fondu de la couche superficielle sous une couche de laitier liquide au fur et à mesure qu'il est enlevé. La solution consiste également en ce que l'installation pour le décapage thermique de demi-produits métalliqlPR comprend, selon l'invention, une enceinte de fusion pour la réalisation d'un bain de laitier et l'accumulation du métal enlevé par fusion, ayant une partie de fond conductrice reliée électriquement à une source de courant, et au moins un support de demi-produit comprenant un sousensemble porteur placé auprès de l'enceinte de fusion, une paire de bras liés entre eux et montés à une certaine distance l'un de l'autre sur le sous-ensemble porteur, de façon qu'ils puissent basculer autour d'un axe commun pour passer d'une position de travail, dans laquelle le demiproduit se trouve engagé dans l'enceinte de fusion, à une position de chargement dans laquelle le demi-produit se trouve hors de l'enceinte de fusion, et inversement, une paire d'organes de serrage conducteurs, reliés électriquement à la source de courant et montés en vis-à-vis aux extrémités desdits bras de façon qu'ils puissent tourner autour de leur axe commun parallèle à l'axe de basculement des bras, et un mécanisme de rapprochement des organes de serrage, liés cinématiquement à au moins lun de ces organes de serrage. L'installation permet la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique pour des demi-produits métalliques de formes géométriques diverses. Il est recommandé de monter les bras sur le sousensemble porteur de telle façon qu'au moins l'un d'eux puisse autre déplacé le long de l'axe de basculement, ce qui permet d'utiliser l'installation pour décaper les demi-produits dans une gamme étendue de longueurs. Pour le décapage de demi-produits à faces latérales inclinées ou à surface latérale bombée , on peut prévoir dans l'installation un dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras, cinématiquement lié au sous-ensemble porteur. Cela permet à l'installation de décaper non seulement les demi-produits à section rectangulaire et cylindrique, mais aussi les demi-produits de forme conique,pyramidale et sphérique, ainsi que les demi-produits en forme de corps de révolution à surface latérale bombée. Le mécanisme de rapprochement des organes de serrage peut être réalisé sous la forme d'une vis montée dans des alésages des bras parallèlement à leur axe de basculement. Une telle réalisation assure non seulement le serrage du demi-produit par les organes de serrage, auxquels la vis est liée par l'intermédiaire des bras qui les portent, mais aussi les déplacements de réglage d'un bras ou des deux bras pour la mise de l'installation à telle ou telle longueur du demi-produit. En outre, la vis crée une liaison rigide entre les bras pendant le déplacement et le décapage du demi-produit serré entre eux. Il est avantageux, au point de vue fabrication, de monter les bras sur un arbre reposant sur deux montants du sous-ensemble porteur, avec possibilité de rotation autour de son propre axe coincidant avec l'axe de basculement des bras, ledit arbre étant lié cinématiqumment à un actionneur de basculement. Il est commode de réaliser le dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras sous la forme de deux mécanismes élévateurs, liés cinématiquement aux montants du sous-ensemble porteur. Il est, dans ce cas, avantageux que chacun des mécanismes élévateurs ait un actionneur individuel pour le déplacement indépendant de chacun des bouts de l'arbre. Cela rend possible une répartition uniforme du poids du demi-produit (dont la valeur peut être assez élevée) et des bras sur les deux mécanismes supportant ledit poids, et le changement de l'angle d'inclinaison de l'axe. L'un au moins des organes de serrage conducteurs peut être lié cinématiquement à un actionneur de rotation du demi-produit, ce qui permet, en particulier, d'animer les demi-produits en forme de corps de révolution d'un mouvement de rotation continu lors de leur plongée dans le bain de laitier. Dans un cas particulier, -l'installation peut avoir deux supports de demi-produits, situés de part et d'autre de l'enceinte de fusion, ce qui assure la présentation alternée des demi-produits dans ladite enceinte et la simultanéité du décapage par fusion d'un demi-produit et du remplacement du demi-produit venant d'être décapé par un demi-produit à décaper dans les organes de serrage de l'autre support . L'actionneur de rotation du demi-produit peut alors être commun aux deux supports et comprendre un réducteur dont l'arbre d'entrée est lié cinématiquement à un moteur, et une transmission mécanique constituée par un premier pignon monté sur l'arbre de sortie du réducteur et par un second pignon monté sur l'un des organes de serrage conducteurs de chacun des supports.L'arbre de sortie du réducteur est disposé dans ce cas entre les supports, à une distance de chacun des axes de basculement des bras telle que, lorsque ceux-ci basculent et viennent occuper la position de travail, le premier pignon engrène avec le second. Chaque organe de serrage conducteur du support est avantageusement réalisé sous la forme d'une pointe tournante~refroidie, équipée d'un patin d'amenée de courant. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaitront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels :: - la figure 1 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique pour un demi-produit métallique rectangulaire, d'après l'invention, dans une lingotière fixe refroidie; - la figure 2 illustre la mise en oeuvre du même procédé dans une lingotière refroidie mobile; - la figure 3 illustre la mise en oeuvre du même procédé avec élaboration de trois lingots à partir du métal enlevé par fusion de la couche superficielle , dans une lingotière refroidie fixe; -la figure 4 illustre la mise en oeuvre du même procédé dans une enceinte de fusion à garnissage; - la figure 5 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le cas du démasselottage d'un lingot;; - la figure 6 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le cas où le décapage doit être fait sur différents cOtés d'un lingot; - la figure 7 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le cas où ce demi-produit est cylindrique; - la figure 8 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le cas où ce demi-produit est conique; ; - la figure 9 représente un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le cas où ce demi-produit a la forme d'un corps de révolution, avec plongée immédiate du demi-produit jusqu'd une profondeur égale à l'épaisseur de la couche superficielle à enlever, suivie de sa rotation autour de son axe géométrique; - la figure 10 illustre la mise en oeuvre du même procédé avec descente progressive du demi-produit, jusqu'à élimination de la couche superficielle à enlever, et rotation simultanée du demi-produit autour de son axe géométrique; -la figure Il illustre un schéma constructif illustrant la mise en oeuvre du procédé de décapage thermique d'un demi-produit métallique dans le'cas où ce demi-produit a la forme d'un corps de révolution à surface latérale bombée;; - la figure 12 représente une vue d'ensemble d'une installation pour le décapage thermique d'un deni-produit métallique, d'après l'invention, avec utilisation d'une enceinte de fusion à garnissage; - la figure 13 est une vue d'ensemble d'une variante de réalisation de l'installation, d'après l'invention, avec utilisation d'une enceinte de fusion refroidie; - la figure 14 représente une vue de dessus de l'installation de la figure 12; - la figure 15 représente une vue en coupe suivant XV-XV de la figure 12 (à plus grande échelle); - la figure 16 représente une vue en coupe suivant XVI-XVI de la figure 14 ( à plus grande échelle);; - la figure 17 est une vue d'ensemble d'encore une variante de réalisation de l'installaton conforme à l'invention, avec utilisation d'un dispositif d'inclinaison de l'axe de basculement des bras; - la figure 18 représente une vue en coupe suivant XVIII-XVIII de la figure 17 (à plus grande échelle); - la figure 19 représente une vue en coupe suivant XIX-XIX de la figure 18 (à plus grande échelle); - la figure 20 est une vue d'ensemble d'enoore une variante de réalisation de l'installation conforme à l'invention, avec utilisation de deux paires de bras; - la figure 21 représente une vue de dessus de l'installation de la figure 20. Le procédé de décapage thermique de demi-produits, faisant l'objet de l'invention, consiste en ce qui suit. Dans une enceinte de fusion 1 (figures 1 à 4) on obtient, par un procédé connu quelconque, un bain de laitier 2. L'enceinte de fusion 1 peut être soit à garnissage (figure 4), soit refroidie (figures 1 à 3). Quand le laitier a atteint la température prescrite, on dispose le demi-produit 3 (figures 1 à 4) au-dessus de la surface du bain de laitier 2, de telle façon que la surface de la couche superficielle à éliminer 4 soit parallèle à la surface du bain de laitier 2. Ensuite on plonge le demi-produit 3 dans le bain de laitier 2 jusqu'à une profondeur t égale à ltépaisseur de la couche 4. Le demLip dait 3 peut, soit être plongé dans le bain de laitier 2 immédiatement jusqu'à la profondeur t, soit être descendu progressivement, au fur et à mesure que le métal fond. Puis on fait circuler un courant électrique à travers le demi-produit 3 et le bain de laitier 2, de façon que le métal de la couche superficielle 4 fonde sous l'effet du laitier électroconducteur.Ce processus se déroule de la même façon que le processus connu de refusion d'une électrode sous laitier électroconducteur, mais, à la différence du processus connu, dans lequel le produit est le métal de l'électrode refondue presque totalement, dans le procédé faisant l'objet de l'invention le produit obtenu à l'issue du processus est le demi-produit 3 qui, quoique jouant aussi le r81e drectrode à refondre, n'est refondu que jusqu'à une profondeur égale à l'épaisseur de la couche superficielle à éliminer. Après fusion du demi-produit 3 jusqu'à la profondeur t égale à l'épaisseur de la couche à éliminer, on coupe le circuit demi-produit 3 - bain de laitier 2,,et la fusion du demi-produit 3 s'interrompt. On sort le demi-produit 3 de l'enceinte de fusion 1. Le procédé venant d'être décrit peut être appliqué, en particulier, au démasselottage (élimination de la masselotte 5) d'un lingot 6, comme montré en figure 5, où l'on a représenté en traits continus le lingot 6 avant le démasselottage, et en traits interrompus, le lingot 6 démasselotté. Si le décapage doit être exécuté sur les différents côtés d'un demi-produit rectangulaire, on sort le demiproduit du bain de laitier 2, on le fait virer ou tourner autour d'un axe parallèle à la face latérale à décaper (voir figure 6), puis on le redescend dans le bain de laitier 2 de façon que son côté non décapé s'enfonce lui aussi jusqu'd la profondeur t égale à l'épaisseur de la couche à enlever 4, la descente pouvant être soit immédiate, soit progressive. Si le demi-produit 3 à décaper a la forme d'un cylindre ou d'un cône (figures 7 à 10 on le dispose aussi au-dessus de la surface du bain de laitier, de façon que la génératrice de la surface de sa couche à enlever 4 soit parallèle à la surface du bain de laitier 2 (figures 7 et 8 et on le plonge dans le bain de laitier. Dans ce cas aussi, la descente peut s'effectuer soit immédiatement jusqu'à la profondeur t égale à l'épaisseur de la couche à enlever, comme montré en figure 9, soit progressivement, comme montré en figure 10 (sur les figures 9 et 10, le contour du demi-produit décapé est montré en traits interrompus). Simultandment, on fait tourner le demi-produit 3 autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique. Le procédé décrit permet aussi de décaper des demi-produits ayant la forme d'un corps de révolution à surface latérale bombée. A cet effet, on dispose le demiproduit 3 (figure 10) de telle façon que son axe géométrique soit incliné et que sa portion 7 adjacente au sommet de l'angle formé par sa surface latérale bombée et sa face en bout, soit vis-à-vis de la surface du bain de laitier 2. Le demi-produit 3 étant dans cette position, on le plonge dans le bain de laitier 2 et on le fait tourner autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique. Après un tour complet du demi-produit 3 on change graduellement angle d'inclinaison de l'axe géométrique du demi-produit 3 par rapport à la surface du bain de laitier 2, jusqu'à ce que la couche superficielle 4 d'épaisseur t soit-enlevée de toute la surface à décaper du demi-produit. La variante décrite du procédé, avec inclinaison de l'axe de rotation du demi-produit 3, est aussi applicable au décapage de demi-produits sphériques. Le procédé décrit permet de récupérer le métal de la couche superficielle 4, enlevée par fusion, du demiproduit 3, vu que ce métal va s'accumuler au fond de l'enceinte de fusion 1, sans réaction avec l'atmosphère ambiante et en subissant un raffinage supplémentaire au cours de son passage à travers le bain de laitier 2. Au fur et à mesure que le métal s'accumule, on l'évacue. Si l'enceinte de fusion 1 est à garnissage (figure4 le métal enlevé par fusion est évacué périodiquement ou en continu par coulée à ltétat liquide dans une lingotière, à travers un trou de coulée. Si l'enceinte I est refroidie (figures 1 à 3), le métal enlevé par fusion se solidifie en formant un seul lingot (figures 1,2) ou plusieurs lingots (figure 3), qui sont extraits de l'enceinte au fur et à mesure de la solidification, ou bien à la fin du processus. Le procédé décrit permet non seulement d'obtenir une surface lisse répétant exactement la forme de la surface du demi-produit avant décapage, mais aussi, au besoin, de protéger cette surface contre l'oxydation quand le demi-produit est chaud. A cet effet, on conduit le processus de façon à obtenir un émaillage de laitier sur la surface du demi-produit 3 décapée par fusion. Pour cela, en particulier, on emploie un laitier liquide dont la température est plus élevée que la température du liquidus du demi-produit à décaper. Pour appliquer le procédé décrit plus haut à certains genres de demi-produits, on peut utiliser les installations connues de refusion sous laitier électroconducteur. Dans une installation de ce type, à la place de l'extroW à refondre , on monte sur le portpélectrode le demi-produit à décaper. Toutefois, une telle installation ne peut être utilisée que pour des demi-produits nécessitant un traitement dgun seul côté, par exemple pour le démasselottage de lingots. Le traitement sur plusieurs côtés de produits polygonaux, quoique possible dans les installations de conception existante, est peu productif, car il requiert des temps supplémentaires de reprise du demi-produit. De plus, si le produit doit être décapé sur son cOté long, ce qui est le cas le plus fréquent, il doit être disposé de façon que ce côté soit horizontal.Les porte-électrode de conception existante ne permettent pas le montage des électrodes dans une telle position Pour le décapage de demi-produits ayant la forme de corps de révolution, les installations connues ne conviennent pas non plus, car, au cours de ltenlèvement du métal par fusion , elles ne permettent pas la rotation des électrodes autour d'un axe passant à travers elles et disposé horizontalement ou presque horizontalement. L'installation conforme à l'invention comprend une enceinte de fusion 1 ' (voir figure 12) prévue pour y réaliser un bain de laitier et accumuler le métal enlevé par fusion, et un support de demi-produit disposé auprès de la capacité de fusion 1'. La capacité de fusion 1' est dotée d'un garnissage. Elle a dans son fond une ou plusieurs électrodes 8 de fond, reliées électriquement à une source de courant 9. Dans la paroi de l'enceinte 1' à garnissage il y a un trou de coulée 10.Le niveau auquel se trouve ce trou par rapport au fond de l'enceinte 1' est déterminé par le niveau du métal à accumuler, dépendant de l'utilisation prévue pour le métal enlevé du demi-produit par fusion I1 est aussi possible de réaliser une variante de l'installation dans laquelle l'enceinte de fusion est refroidie. La figure 13 représente une installation dans laquelle l'enceinte de fusion 1" est une lingotière 11 à cavité débouchante, une plaque 12 de fond disposée au des d'elle venant obturer sa cavité. Un conducteur d'alimentation en courant 13 raccorde la plaque 12 de fond à une source de courant 9.- La plaque 12 de fond est mobile. Elle est liée cinématiquement à un mécanisme 14 d'extraclion du lingot, comprenant une vis de translation 16 liée à un actionneur 15. Le support de demi-produit comprend une paire de bras 17 et 18 (figures 12, 13, 14), montés sur un sous-ensemble porteur 19 et séparés l'un de l'autre par une distance déterminée par la longueur du demi-produit à décaper 3, une paire d'organes de serrage conducteurs 20 et 21 (figure 14), montés respectivement aux extrémités des bras 17 et 18, et un mécanisme 22 (figure 15) de rapprochement des organes de serrage 20 et 21 (figure 14) lié cinématiquement à ces organes de serrage. Le sous-ensemble porteur 19 (figure 15) comporte une paire de montants 23 et 24 avec des alésages 25 alignés suivant un axe commun A-A et dans lesquels sont montés des roulements 26. Les bras 17 et 18 sont assemblés aux montants 23 et 24 du sous-ensemble porteur 19 à l'aide d'un arbre 27 tourillonnant dans les roulements 26. Ils ont ainsi la possibilité de basculer autour de l'axe A-A, de la position de travail I (figures 12, 13), dans laquelle le demi-produit est en fait à l'intérieur de enceinte de fusion 1' ou 1", à la position de chargement II dans laquelle le demiproduit 3 se trouve hors de ladite enceinte de fusion, et inversement. il est à noter que l'assemblage décrit des bras 17 et 18 atec le sous-ensemble porteur 19 n'est pas le seul possible. A la place de l'arbre tournant 27 on peut monter dans les montants 23 et 24 un axe fixe, sur lequel les bras seront montés de façon qu'ils puissent tourner. Chacun des bras 17 et 18 est une structure en caisson en forme de L (figure 15), comportant à l'une de ses extrémités un moyen 28 avec un alésage 29 pour le montage sur l'arbre 27. L'un des bras, le bras 17, est monté fixe sur l'arbre 27, et l'autre, le bras 18, est monté sur cet arbre de façon qu'il puisse coulisser le long de l'axe A-A. L'arbre 27 est lié cinématiquement à un actionneur 30 de basculement des bras 17 et 18 , comprenant un moteur 31 et un réducteur 32. Aux autres extrémités des bras 17 et 18 sont respectivement fixés les organes de serrage conducteurs 20 ou 21 (figure 14) comprenant un bottier 33 (figure 16) refroidi par eau, avec des roulements 34 et 35, et une pointe tournante 36 montée sur ces roulements. La pointe 36 est elle aussi refroidie par eau; sa cavité 37 est parcourue par de l'eau arrivant et s'en allant à travers un collecteur 38 monté sur la pointe 36 et dont le tube d'amenée 39 et le tube d'évacuation 40 sont raccordés à un circuit d'eau de refroidissement (non représenté sur le dessin). Entre le bottier 33 et la pointe 36 est placé un patin d'amenée de courant 41, contactant la surface de la pointe 36. Un câble électrique 42 connecté à ce patin 41 raccorde l'organe de serrage conducteur 20 ou 21 à la source de courant 9 (voir figure 12). Les organes de serrage conducteurs 20 et 21 sont montés sur les bras 17 et 18 de façon qu'ils soient alignés, leurspointa 36 étant orientées l'une vers l'autre. L'axe commun B-B de rotation des pointes est parallèle à l'axe A-A de basculement des bras 17 et 18. La conception des organes de serrage conducteurs 20 et 21 peut être différente de celle qui vient d'être décrite. Notamment, à la place des pointes tournantes on peut utiliser des éléments de serrage à faces actives lisses. Toutefois, dans toutes les variantes de réalisation le montage des organes de serrage sur les bras doit rendre possible leur rotation autour de leur axe commun B-B. L'un-des organes de serrage conducteurs (par exemple l'organe 20)est lié cinématiquement à un actionneur 43 (figure -14) de rotation du demi-produit 3, comprenant un moteur 44 et un réducteur 45 dont l'arbre d'entrée est accouplé au moteur 44, ainsi qu'une transmission mécanique constituée par un premier pignon 46 monté sur l'arbre de sortie du réducteur 45 et un second pignon 47 montd sur la pointe tournante 36 de l'organe de serrage 20. Les bras 17 et 18 portant les organes de serrage conducteurs 20 et 21 lient ces organes au mécanisme 22 (figure 75) assurant leur rapprochement et servant à les déplacer pour les régler à la longueur du demi-produit 3 à décaper et pour serrer ce demi-produit. Dans la variante représentéé par les figures 12 à 15, le mécanisme 22 est constitué par une vis 48 montée dans des alésages 49 et 50 des bras 17 et 18, parallèlement à l'arbre 27. Dans le bras 17 monté fixe sur l'arbre 27, la vis 48 est montée de façon qu'elle puisse tourneur, mais est immobilisée en déplacement axial. L'alésage 50 du bras 18 comporte un taraudage correspondant au filetage de la vis 48. Le bout de la vis 48 retenu dans le bras 17 est accouplé à l'actionneur 51 du mécanisme 22 de rapprochement des organes de serrage 20 et 21, comprenant un couple vis-roue. il est à noter que la réalisation décrite du mécanisme 22 de rapprochement des organes de serrage 20 et 21 n'est pas la seule possible. Dans une autre variante, ce mécanisme peut être un actionneur électromécanique à mouvement de translation, avec un système à créraillère, accouplé directement à l'organe de serrage 20 ou 21, qui est monté dans ce cas sur le bras 17 ou 18 de façon qu'il puisse coulisser le long de l'axe B-B. Toutefois, comme la course d'un tel organe de serrage mobile ne peut autre importante, il est avantageux d'utiliser un mécanisme ainsi conçu dans les installations décapant des demiproduits de longueurs égales ou proches. I1 est aussi possible de réaliser une variante d'installation dans laquelle sont utilisés les deux types de mécanismes décrits, à savoir : un actionneur de translation de l'organe de serrage, pour le serrage du demi-produit, et une vis 48 pour le déplacement de réglage des organes de serrage 20 et 21 lors du réglage de 11installation en vue du décapage de demi-produits d'une autre longueur. Pour rendre commode l'enlèvement et la mise en place du demi-produit 3, l'installation comporte aussi un support auxiliaire 52 placé auprès des montants 23 et 24, du côté opposé à celui de l'enceinte de fusion 1' ou 1" (voir figures 12, 13). La conception décrite plus haut de l'installation pour le décapage thermique de demi-produits permet de décaper des demi-produits rectangulaires et cylindriques ainsi que des demi-produits ne nécessitant pas leur rotation pendant le décapage. Dans la variante préférentielle de réalisation de l'invention, il est prévu dans l'installation un dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras, lié cinématiquement au sous-ensemble porteur, ce qui permet à l'installation de décaper des demi-produits à faces latérales inclinées et à génératrice curviligne (cône, pyramide, sphère, etc.). Ce dispositif comporte deux mécanismes élévateurs 53 et 54 (figures 17,18), liés cinématiquement aux montants 55 et 56 du sous-ensemble porteur 19, qui, dans ce cas, sont des chapes (voir figures 18,19) dans lesquelles sont articulés les roulements 26 portant l'arbre 27. Chacun des mécanismes élévateurs 53 et 54 (figure 18) comprend une vis élévatrice 57, liée cinématiquement à un actionneur de levage 58 constitué par un moteur 59 et un réducteur 60. La vis 57 est solidaire du montant 55 ou 56. Pour que l'inclinaison de l'arbre 27 n'affecte pas sa liaison avec l'actionneur de basculement 30, cet actionneur est monté sur une plaque 61 solidaire du bottier de l'un des roulements (figures 18,19). Le réducteur et le moteur de rotation du demi-produit sont dans ce cas montés sur le bras portant l'organe de serrage conducteur lié à cet actionneur (non représenté sur le dessin). La réalisation du dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras 17 et 18 sous la forme de deux mécanismes élévateurs 53 et 54, assure une distribution uniforme de la charge due au poids du demi-produit 3 et des éléments le portant (bras, arbres , montants). En outre, à l'aide des vis élévatrices 57 de ces mécanismes, il est facile de régler l'installation pour le décapage de demi-produits 3 à différentes dimensions transversales. Dans les installations conçues pour le décapage de demi-produits de dimensions relativement réduites, le dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras 17 et 18 peut être un mécanisme de rotation assurant le basculement de l'arbre 27 autour d'un axe horizontal perpendiculaire à l'axe de l'arbre 27 et coupant cet axe à peu près à la même distance des bouts de l'arbre 27 (non représentés sur le dessin). Le dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras 17 et 18 peut aussi être tout autre mécanisme connu approprié. Pour augmenter le rendement du décapage, on peut équiper l'installation non pas d'un seul support de demiproduit, comme montré sur les figures 12 à 19, mais de deux supports (voir figures 20 et 21). Les sous-ensembles porteurs 19 de ces supports sont disposés de part et d'autre de l'enceinte de fusion, ce qui permet aux bras 17 et 18 de basculer l'un vers l'autre, en amenant alternativement un demi-produit dans l'enceinte de fusion 1 et, de la sorte, de réduire les temps improductifs, gracie à la réalisation simultanée du déchargement -chargement des demi-produits 3 dans les positions II (l'installation a également deux supports auxiliaires 52) et du décapage par fusion d'un demi-produit dans la position I.Une installation à deux supports conçue pour le décapage de demi-produits rectangulaires ou cylindriques peut n'avoir qu'un seul actionneur 43 de rotation du demiproduit , avec deux seconds pignons 47, à condition que l'arbre de sortie du réducteur 45, portant le premier pignon 46, soit situé entre les arbres 27 des bras 17 et 18, à des distances de ces arbres telles que le second pignon 47 de l'organe de serrage respectif 20 ou 21 des deux supports puissent engrener avec le premier pignon 46 quand les bras 17 et 18 viennent se placer en position I. I1 est dans ce cas évident que, lors de la détermination de ces distances, l'entraxe des premier et second pignons 46 et 47 (ou sa projection) doit dans un cas être retranché de la distance entre l'axe de basculement des bras 17 et 18 et l'axe de rotation des organes de serrage 20 et 21 (pour le support de demi-produit représenté à droite sur le dessin), et, dans l'autre cas (pour le support de gauche sur le dessin), additionné à ladite distance.-ll va de soi que la variante d'installation à actionneur individuel pour la rotation du demi-produit sur chacun des supports est elle aussi possible. I1 est évident pour un spécialiste que le rendement de l'installation peut être accru encore plus et que la surface occupée peut être utilisée d'une manière plus rationnelle en disposant plusieurs supports de chaque côté de la capacité de fusion, laquelle aura dans ce cas des dimensions appropriées plus grandes. L'installation décrite fonctionne de la façon suivante. Le demi-produit 3, dans les faces en bout duquel on a réalisé au préalable des trous de centrage, est posé sur le support auxiliaire 52 (figures 12,13) se trouvant en position Il de chargement. Les bras 17 et 18 sont basculés à la position Il à l'aide de l'actionneur 30, après avoir été écartés à une distance déterminée par la longueur du demi-produit 3, par déplacement à l'aide de la vis 48 (figure 15) le long de l'arbre 27. Ensuite les bras sont rapprochés à l'aide de la vis 48, de façon que les organes de serrage 20 et 21 serrent le demi-produit. L'écartement et le rapprochement des bras peuvent s'effectuer à des vitesses différentes. -En même temps, par un procédé connu quelconque, on réalise un bain de laitier 2 dans enceinte de fusion 1' ou 1". Puis on met en marche l'actionneur 30 de basculement des bras 17 et 18, qui transfèrent le demi-produit 3 à la position de travail I, où le demi-produit 3 est plongé dans le bain de laitier immédiatement jusqu'à la profondeur t égale à l'épaisseur de la couche à enlever 4, ou bien a une partie de cette épaisseur.Quand le demi-produit 3 contacte le laitier, on branche l'alimentation et le courant débité par la source 9 circule dans le circuit fermé : organes de serrage conducteurs 20 et 21 - demi-produit 3 - bain de laitier 2 -électrode 8 de fond (ou plaque 12 de fond), en maintenant à l'état liquide le laitier, qui fait fondre le demi-produit 3 superficiellement. Si le demi-produit 3 doit être descendu progressivement, on fait tourner les bras 17 et 18 en continu à l'aide de l'actionneur 30, pendant l'enlèvement du métal par fusion, d'un angle correspondant à un déplacement vertical du demi-produit égal à la valeur t. Si le demi-produit 3 a une section rectangulaire ou polygonale, après enlèvement par fusion d'une couche superficielle d'épaisseur t à l'un de ses côtés, on fait remonter les bras 17 et 18 d'un angle suffisant pour que le demi-produit 3 soit soulevé au-dessus du bain de laitier 2, les pignons 46 et 47 de l'actionneur 43 restant engrenés, on met cet actionneur en marche et l'on fait tourner le demi-produit de façon que son côté non décapé soit présenté au bain de laitier 2, puis, de nouveau, avec l'actionneur 30 de basculement des bras 17 et 18, on fait descendre le demi-produit 3 (immédiatement ou progressivement) dans le laitier de la valeur t égale à l'épaisseur de la couche à enlever 4. On procède de la sorte jusqu'à ce que toute la surface du demi-produit 3 soit décapée à la profondeur t.Ceci fait, on coupe l'alimentation et, par basculement des bras 17 et 18, on transfère le demi-produit 3 décapé à la position II où on le pose sur le support auxiliaire sa Après changement du demi-produit dans les organes de serrage 20 et 21, le processus se répète dans l'ordre décrit plus haut. Pour le décapage d'un demi-produit cylindrique, on fait tourner les pointes 36 des organes de serrage 20 et 21 pendant la fusion superficielle du demi-produit 3 dans le bain de laitier 2, et l'on éloigne le demi-produit3 du bain de laitier 2 seulement après l'achèvement du processus. La rotation du demi-produit 3 peut être, dans ce cas, soit intermittente, soit continue (après une certaine temporisation initiale). Pour le décapage d'un demi-produit à faces latérales inclinées ou à génératrice curviligne convexe (pyramide, cône, corps de révolution à surface latérale bombée, sphère, etc.), on utilise un dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras 17 et 18 (voir figures 17 à 19). Pour décaper un demi-produit conique ou pyramidal, on incline au préalable l'arbre 27 à un angle égal à la moitié de l'angle au sommet du cône ou de la pyramide à décaper, de telle façon que la génératrice ou la face latérale inférieure à décaper du demi-produit soit parallèle à la surface du bain de laitier 2 (en position de travail). A cet effet, on met en marche l'actionneur 58 de l'un des mécanismes élévateurs et l'on fait ainsi monter la vis élévatrice 57, en commun avec le montant 55 qui lui est assemblé, jusqu'à une hauteuroerrespondant à l'angle indiqué. Le décapage du demi-produit 3 s'effectue ensuite de la façon décrite plus haut. Pour le décapage d'un demi-produit ayant la forme d'un corps de révolution à surfacelatemGe bote,onSdt2rfer l'angle d'inclinaison de l'axe de basculement des bras 17 et 18 pendant l'enlèvement du métal par fusion. Au moment initial, on incline l'arbre 27, à l'aide de l'un des mécanismes élévateurs , par exemple du mécanisme 53, comme décrit plus haut. L'angle initial d'inclinaison est choisi de façon que la portion de la génératrice de la surface latérale bombée, située auprès de la face en bout du demi-produit 3, en position de travail du demi-produit 3, soit parallèle à la surface du bain de laitier 2. Après plongée du demi-produit 3, mis dans cette position, jusqu'à la profondeur t égale à l'épaisseur de la couche à enlever 4, on le fait tourner d'un tour complet à l'aide de l'actionneur 43.Puis on change l'angle d'inclinaison en faisant descendre le montant 55, remonté auparavant, à l'aide du mécanisme élévateur 53, et l'on fait encore tourner le demi-produit 3 d'un tour. Après avoir ainsi décapé la portion médiane de la surface latérale du demiproduit (portion où le diamètre du produit est amximal), on fait varier l'angle d'inclinaison de l'arbre 27 (ou, ce qui revient au même, de l'axe de basculement des bras 17 et 18) en remontant le second montant 56 à l'aide du mécanisme élévateur 54. Le décapage s'achève quand toute la couche 4 a été enlevée par fusion, le demi-produit 3 étant dans la position où l'arbre 27 est incliné vers le côté opposé à celui de l'inclinaison initiale.Il est évident que lors du décapage d'un demi-produit de ce type, la variation de l'angle d'inclinaison de l'arbre 27 après la temporisation initiale peut être continue, avec rotation simultanée du demi-produit autour de l'axe B-B des organes de serrage 20 et 21. Dans une installation à deux supports de demi-produit (figures 20,21), le décapage des demi-produits s'effectue pour l'essentiel de la nême façon que celle décrits plus haut. La particularité consiste en ce que, simultanément avec l'extraction du demi-produit hors du bain de laitier à l'aide des bras 17 et 18, la seconde paire de bras transfère le demi-produit suivant, déjà fixé dans ses organes de serrage, de la position II à la position de travail I, ce qui permet d'accrottre le rendement du décapage. Si l'installation comporte plusieurs paires de bras disposés de différents côtés de l'enceinte de fusion, le décapage est exécuté simultanément sur plusieurs demiproduits, en alternance avec d'autres demi-produits qui sont alors en cours de préparation aux positions II de chargement. Au cours de la fusion superficielle du demi-produit 3, le métal de la couche à enlever 4 descend au fond de l'enceinte de fusion 1' ou 1" (figures 12, 13). Dans l'enceinte 1' (figure 12) à garnissage, le métal enlevé par fusion s'accumule à l'état liquide. Quand son niveau atteint le trou de coulée 10, on incline l'enceinte 1' et le métal se déverse dans une lingotière. Le laitier liquide reste dans l'enceinte 1', qui, de la sorte, se trouve prête au décapage ultérieur des demi-produits. Dans une enceinte de fusion 1 H (figure 13) refroidie, le métal, au fur et à mesure de son enlèvement par fusion, se solidifie en lingot qui est extrait par déplacement de la plaque 12 de fond par rapport à la lingotière 11, à l'aide du mécanisme 14. Quand la longueur du lingot élaboré a atteint la valeur voulue, on évacue le laitier et, à l'aide du même mécanisme 14, on dégage le lingot complètement solidifié de la lingotière 11. Pour recommencer le décapage après évacuation du lingot, on rapproche la plaque 12 de fond de la lingotière 11 et l'on verse ou l'on fait fondre du laitier dans enceinte 1" ainsi obtenue, afin d'y réaliser le bain de laitier 2. Le métal de la couche superficielle accumulé après sa fusion (liquide dans une enceinte à garnissage ou sous la forme d'un lingot élaboré dans une enceinte refroidie) peut être utilisé en tant que charge pour la refusion, ou bien en tant que métal pour transformation ultérieure (de même que le métal des demi-produits décapés). Pour une meilleure compréhension de la substance de l'invention, plusieurs exemples concrets mais non limitatifs de mise en oeuvre du procédé de l'invention vont être décrits ci-après. ExemPle 1. On décape un demi-produit cylindrique de 320 mm de diamètre et de 2.400 mm de longueur, en alliage à base de nickel, contenant 0,05% de carbone, 20% de chrome, 2,5% de titane, 0,6% d'aluminium, 3% de fer (voir figures 7 et 10). On utilise un laitier à point de fusion de 13500C. Le décapage du demi-produit est effectué de la façon suivante. On réalise dans un récipient à garnissage, par un procédé connu quelconque, un bain de laitier d'une profondeur de 50 mm et lron chauffe ce bain jusqu'à une température de 17000C. On dispose le demi-produit de façon que son axe géométrique soit parallèle à la surface du bain de laitier. Puis on fait descendre le demi-produit dans le bain de laitier jusqu'à une profondeur de 5 sm et on le fait tourner autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique , à une vitesse de 0,2 tr/mn. Le courant circulant dans le circuit demi-produit laitier -électrode de fond est de 12 000 A sous une tension de 47 V. Après un tour complet du demi-produit, on le fait descendre d'encore 5 mm. En 15 minutes, le demi-produit effectue trois tours complets, avec trois plongées successives, puis on l'éloigne du bain de laitier. La surface du demi-produit décapé est lisse, exempte de fissures, et sa forme répète la forme qu'avait le demi-produit avant le décapage décrit. Exemple 2. On décape un demi-produit conique de 1.200 mm de longueur, à conicité de 3,7%, d'un diamètre maximal de 300 mm, en acier élaboré en contact avec l'air ambiant, contenant 0,2% de carbone, 13% de chrome (voir figure 8). On utilise un laitier à point de fusion de 12700C. Le décapage du demi-produit est effectué de la façon suivante. On réalise dans une enceinte à garnissage, par un procédé connu quelconque, un bain de laitier d'une profondeur de 60 mm et l'on chauffe ce bain jusqu'à une température de 1750 C. On plonge le demi-produit dans le bain de laitier à une profondeur de 1 mm, de façon que la génératrice de sa surface latérale soit parallèle à la surface du bain de laitier. On fait tourner le demi-produit autour d'un axe coïncidant avec l'axe géométrique du cône, à une vitesse de 0,6 tr/mn, et on le fait descendre progressivement dans le bain de laitier à une vitesse de 0,8 mm/mn. Le courant circulant dans le circuit demi-produit bain de laitier -électrodes de fond est de 7500 A sous une tension de 87 V. Le décapage est exécuté en 15 minutes. Une couche 42 InÉfl et d'épaisseur est enlevée du prxhIt par fusion. La surface décapée de ce dernier est exempte de fissures et a une forme correspondant exactement à la forme qu'avait le demi-produit avant le décapage. ExemPle 3. On décape un demi-produit (ébauche forgée) ayant la forme d'un corps de révolution à surface latérale bombée, dont le diamètre de base est de 400 mm, le diamètre de la partie médiane, de 500 mm, la longueur, de 150 mm, en alliage réfractaire à base de nickel, à durcissement structural, contenant 0,1,' de carbone, 15,' de chrome, 296 de titane, 2% d'aluminium, 4% de fer, 0,5,' de vanadium et de bas pourcentages de bore et de cérium (voir figure 11). On utilise un laitier à point de fusion de 1600 C. Le décapage du demi-produit est effectué de la façon suivante. Par un procédé connu quelconque, on réalise dans enceinte de garnissage un bain de laitier d'une profondeur de 80 mm et on le chauffe jusqu'à 18000C. Ensuite on plonge dans le bain de laitier, à une profondeur de 15 mm, la portion du demi-produit adjacente au sommet de l'angle formé par sa surface latérale bombée et sa face en bout. L'angle d'inclinaison X de l'axe géométrique du demiproduit par rapport à la surface du bain de laitier est alors de 400 . On fait tourner le demi-produit autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique, à une vitesse de 1 tr/mn. Après achèvement de chaque tour, on change l'inclinaison du demi-produit de 100. Le courant circulant dans le circuit demi-produit bain de laitier est de 7000 A sous une tension de*97 V. La durée du processus est de 8 minutes. Sur la surface décapée il se forme un émaillage (couche) de laitier qui se détache spontanément au cours du refroidissement du demi-produit. Exemple 4. On décape un demi-produit octogonal d'une longueur de 900 mm, à diamètre maximal du cercle circonscrit de 350 mm et conicité de 8 , en acier inoxydable élaboré en contact avec l'air ambiant, contenant 0,196 de carbone, 18% de chrome, 10% de nickel, 1,5% de manganèse. On utilise un laitier à point de fusion de 16000C. Le décapage du demi-produit est effectué de la façon suivante. Par un procédé connu quelconque, on réalise dans une enceinte à garnissage un bain de laitier d'une profondeur de 70 mm et on le chauffe Jusqu'd 1800 C. On dispose le demi-produit de façon que l'une de ses faces latérales soit parallèle à la surface du bain de laitier et on le plonge dans le bain de laitier à 1 mm de profondeur. Ensuite on fait descendre le demi-produit dans le bain de laitier à une vitesse de 5 mm/mn. Le courant circulant dans le circuit demi-produit laitier - plaque de fond est de 21 000 A sous une tension de 60 V. Après enlèvement de la couche superficielle jusqu'à une profondeur de 15 mm, on éloigne le demi-produit du bain et le fait tourner autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique, jusqu'à ce que la face latérale suivante soit mise dans une position telle qu'elle soit parallèle à la surface du bain de laitier. Le décapage de chaque face venant dans l'ordre s'effectue de la façon décrite plus haut. Après huit plongées avec sept rotations successives du demi-produit, ce qui prend 30 mn, toute la surface du demi-produit est uniformément décapée à une profondeur de 15 mm et recouverte d'un émaillage de laitier d'une épaisseur de 0,6 à 1,5 mm. La forme du demi-produit reste inchangée. Exemple On décape un demi-produit cylindrique de 400 mm de diamètre et de 2600 mm de longueur, en alliage réfractaire à base de nickel, contenant 0,0896 de carbone, 13% de chrome, 1,9F de titane, 1,796 d'aluminium, 3,5% de fer, 5% de tungstène, 2% de molybdène, 0,2,' de vanadium et de faibles pourcentages de cérium et de bore (voir figures 7 et 9). On utilise un laitier à point de fusion de 1650 C. Le décapage du demi-produit est effectué de la façon suivante. On réalise dans une enceinte refroidie, par un procédé connu quelconque, un bain de laitier d'une profondeur de 100 mm et l'on chauffe ce bain jusqu'à une température de 1800 C. On dispose le demi-produit de façon que son axe géométrique soit parallèle à la surface du bain de laitier. Puis on plonge le demi-produit dans le bain de laitier Jusqu'à une profondeur de 15 mm. Le courant circulant dans le circuit demi-produit bain de laitier - plaque de fond est de 20 000 A sous une tension de 74 V. Après fusion du métal immergé dans le bain de laitier, on fait tourner le demi-produit autour d'un axe concîdant avec son axe géométrique, à une vitesse de 0,1 tr/mn. Après un tour complet du demi-produit pendant 15 mn, sa surface latérale est uniformément décapée à une profondeur de 15 mm et recouverte d'un émaillage de laitier d'une épaisseur de 0,8 à 1,5 mm. La forme du produit reste inchangée. Exemple 6. On démasselotte un demi-produit conique (lingot coulé dans une lingotière en fonte) en acier élaboré en contact avec l'air ambiant, contenant O, 06% de carbone, 16% de chrome, 1596 de nickel, 3% de molybdène, 0,8% de niobium. Le diamètre minimal de la masselotte est de 230 mm, son diamètre maximal, de 320 mm, sa hauteur, de 300 mm. On utilise un laitier à point de fusion de 13000C. Le démasselottage est effectué de la façon suivante. Par un procédé connu quelconque, on réalise dans la lingotière de l'installation un bain de laitier d'une profondeur de 80 mm et on le chauffe jusqutà une température de 17500C. On dispose le demi-produit de façon que la face en bout de la masselotte soit parallèle à la surface du bain de laitier. Puis on fait descendre le demi-produit dans le bain de laitier à une vitesse de 30 mm/mn, jusqu'à une profondeur égale à la hauteur de la masselotte. Au début du processus, le courant est de 15 000 A. Pendant l'enlèvement du métal le courant croit jusqu'à 22 000 A sous une pression de 105 V, et à la fin du prrcessus, après arrêt de la descente, il décroît sponta nément jusqu1à zéro. La durée du processus est de 10 minutes. La surface décapée est lisse, sans fissures. ExemPle 7. On décape un demi-produit à section rectangulaire de 500x300x50 mm, en alliage fer-nickel contenant 50% de nickel, élaboré dans une installation de coulée semicontinue (voir figures 1 à 4). On utilise un laitier à point de fusion de 12700C. Le bain de laitier d'une profondeur de 45 mm étant chauffé Jusqu'à une température de 1730 C, on y plonge la face large du demi-produit à une profondeur de 1 mm, puis, quand la fusion a commencé, on fait descendre le demiproduit dans le laitier à une vitesse de 1 mm/mn. Le courant est de 26 000 A sous une tension de 116 V. Au bout de 4 minutes on arrête la descente du demi-produit, mais la fusion continue Jusqu'd ce que la surface décapée se trouve au-dessus de la surface supérieure du bain de laitier, le courant tombant alors spontanément jusqu'à zéro. Ceci fait on remonte le demiproduit, on le fait tourner jusqu'à la position dans laquelle sa face latérale suivante, étroite , non décapée, est parallèle à la surface du bain de laitier, puis on replonge le demi-produit dans ce bain. L'enlèvement de métal se déroule de la manière décrite plus haut, le courant étant proportionnel (5000 A) et la tension étant la même. Par plongées et rotations du demi-produit autour de son axe horizontal exécutées successivement, on décape toute la surface du demi-produit à une profondeur de 5 mm pendant 20 minutes. La surface décapée est lisse, sans émaillage et exempte de fissures. Il est à noter que le principe de la fusion du métal d'une électrode sous l'effet d'un courant circulant à travers cette électrode et un bain de laitier, sur lequel est fondée la refusion sous laitier électroconduc- teur, quoique ayant reçu une grande diffusion au cours des trois dernières décennies, nta pas été appliqué jusqu'à présent au décapage des demi-produits métalliques. La présente invention, exploitant ce principe, permet d'obtenir un décapage de haute qualité sur les demi-produits. De plus, le procédé décrit plus haut et l'installation le mettant en oeuvre sont très économiques; ils permettent d'opérer à grand rendement et de décaper les demi-produits métalliques dans une vaste gamme de types et dimensions. Les exemples concrets de réalisation de l'invention donnés plus haut ne sont nullement limitatifs. Ils admettent diverses modifications et compléments évidents pour les spécialistes dans le domaine concerné de la technique. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de -réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu1à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé de décapage thermique de demi-produits, ébauches ou analoguesmedlUqiE,dutge consistant à exercer sur la couche superficielle à éliminer une action thermique provoquant l'élimination par fusion de la partie du demiproduit correspondant à l'épaisseur de cette couche, caractérisé en ce que l'action thermique est exercée dans un bain de laitier par immersion du demi-produit dans ledit bain jusqu'à une profondeur égale au moins à une partie de l'épaisseur dela couche superficielle à éliminer, immersion suivie d'une refusion du métal de cette couche sous laitier électroconducteur, ladite immersion du demi-produit s'effectuant jusqu'à une profondeur correspondant à l'épaisseur de la couche superficielle à éliminer, et ladite refusion du métal sous laitier électroconducteur s'effectuant jusqu'à élimination par fusion de la partie du demi-produit correspondant à l'épaisseur de ladite couche superficielle. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'immersion du demi-produit dans le-bain de laitier jusqu'à une profondeur égale à l'épaisseur de la couche superficielle à éliminer s'effectue progressivement, au fur et à mesure que le demi-produit fond. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, après avoir effectué ladite élimination par fusion du métal de l'un des côtés du demi-produit, on fait tourner le demi-produit sur lui-même pour plonger dans le bain de laitier la couche superficielle d'un côté non encore décapé du demi-produit. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, en cas de décapage par fusion d'un demi-produit ayant la forme d'un corps de révolution à génératrice rectiligne, on fait tourner le demi-produit autour d'un axe coïncidant avec son axe géométrique. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, en cas de décapage par fusion d'un demi-produit ayant la forme d'un corps de révolution à surface latérale bombée, on fait tourner le demi-produet autour d'un aie coincidant avec son axe géométrique et l'on fait varier l'angle d'inclinaison dudit axe dans une plage déterminée par la longueur de la génératrice. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le métal de la couche superficielle est accumulé sous la couche de laitier au fur et à mesure de son enlèvement par fusion. 7.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une enceinte de fusion pour la réalisation d'un bain de laitier et l'accumulation du métal enlevé par fusion, ayant dans son fond une partie conductrice reliée électriquement à une source de courant, et au moins un support de demi-produit comprenant un sousensemble porteur placé au voisinagé de l'enceinte de fusion, une paire de bras liés entre eux et montés à une certaine distance l'un de l'autre sur le sous-ensemble porteur, de façon qu'ils puissent basculer autour d'un axe commun pour passer d'une position de travail, dans laquelle le demi-produit se trouve engagé dans l'enceinte de fusion, à une position de chargement dans laquelle le demi-produit se trouve hors de l'enceinte de fusion; une paire d'organes de serrage conducteurs reliés électriquement à la source de courant et montés vis-å-vis l'un de l'autre aux extrémités desdits bras de façon qu'ils puissent tourner autour d'un axe commun parallèle à l'axe de basculement des bras, et un mécanisme de rapprochement des organes de serrage, lié cinématiquement à au moins l'un de ces organes de serrage. 8.- tnstalîation selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'au moins l'un des bras est monté sur le sous-ensemnie porteur de façon qu'il puisse se déplacer le long de l'axe de basculement des bras. 9.- Installation selon l'une des revendications 7 et 8, caractériséeen ce qu'elle oomporte un dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras, ce dispositif étant cinématiquement lié au sous-ensemble porteur. 10.- Installation selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisdeen ce que le mécanisme de rapprochement des-organes de serrage comprend une vis montée dans des alésages des deux bras parallèlement à leur axe de basculement, ce qui assure la liaison de ces bras entre eux et le déplacement d'au moins l'un d'eux le long de leur axe de basculement. 11.- Installation selon l'une des revendications 7 et 10, caractériséeen ce que bsditsbras sont montés sur un arbre reposant sur deux montants du sous-ensemble porteur, avec possibilité de rotation autour de son propre axe coïncidant avec l'axe de basculement des bras, ledit arbre étant lié cinématiquement à l'actionneur de basculement. 12.- Installation selon l'une des revendications 9 et 11, caractérisée en ce que le dispositif pour l'inclinaison de l'axe de basculement des bras comprend deux mécanismes élévateurs, liés cinématiquement aux montants du sous-ensemble porteur et ayant chacun un actionneur individuel pour le déplacement indépendant de chacun des bouts de l'arbre. 13.- Installation selon l'une des revendications 7 à 12, caractérisée en ce que l'un au moins des organes de serrage conducteurs est lié cinématiquement à un actionneur de rotation du demi-produit. 14.- Installation selon l'une des revendications 7, 8,10,11 et 13, caractérisée en ce qu'elle comporte deux supports de demi-produit, situés de part et d'autre de l'enceinte de fusion, ce qui assure la présentation alternée des demi-produits dans ladite enceinte, et en ce que l'actionneur de rotation du demi-produit comprend un réducteur dont l'arbre d'entrée est lié cinématiquement à un moteur, et une transmission mécanique constituée par un premier pignon monté sur l'arbre de sortie du réducteur et un second pignon monté sur l'un des organes de serrage conducteurs de chacun des supports, l'arbre de sortie du réducteur étant disposé entre les supports, à une distance de chacun des axes de basculementdes bras telle, que lorsque ceux-ci basculent à la position de travail, le premier pignon engrène avec le second. 15.- Installation selon l'une des revendications 7 à 14, caractérisée en ce que chaque organe de serrage conducteur est réalisé sous la forme d'une pointe tournante qui est refroidie et équipée d'un patin d'amenée de courant. 16.- Demi-produits, ébauches ou pièces analogues caractérisés en ce qu'ils sont traités conformément au procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 6.