i 2079418 La présente invention se rapporte à de nouveaux éléments pour la chromatographie sur plaques ou sur couches minces et à des procédés pour leur production ; dans un de ses aspects, elle se rapporte à une couche chromatographique fortement cohérente ayant 5 une excellente porosité, qui peut être à auto-support ou liée à un support qui ne réagit pas avec le solvant de développement (ou d'élution) ou ne l'absorbe pas. La présente invention peut également être utile pour l'amélioration de la technique de chromatographie par introduction d'une telle couche poreuse d'une durée d'uti-10 lisation exceptionnelle, qui résiste à des traitements de pulvérisation à chaud, compris dans la technique dite "de visualisation", en assurant la régénération pour des utilisations répétées des éléments, et à l'abrasion, ce qui garantit ainsi la qualité de l'enregistrement permanent. 15 Les techniques précédemment connues de chromatographie sur plaques ou sur couches minces sont de plus en plus utilisées dans la chimie analytique. Les avantages inclus sont la simplicité, la rapidité et la possibilité d'application à un grand nombre de séparations. Un grand choix de produits d'adsorption, la facilité 20 d'introduction d'autres composants tels que des agents de fluorescence ou de transformation en complexe, et la variation de conditions telles que le solvant d'élution,représentent un certain nombre de paramètres qui peuvent être manipulés pour obtenir la séparation désirée. 25 Un inconvénient principal empêchant l'acceptation plus générale de la chromatographie sur couche mince est la fragilité et la propension à l'abrasion de ces éléments de chromatographie sur couche mince de la technique antérieure. Les éléments ehromato-graphiques classiques comprennent une plaque de verre portant une J>0 couche mince de poudre de produit d'adsorption adhérant de manière lâche. Ces produits sont disponibles dans le commerce, mais puisque ces couches préformées sont fragiles, elles sont très susceptibles de s'endommager par la manipulation due à l'empaquetage et au transport. En outre, ces éléments sont peu commodes à emmagasiner et gé-55 néralement ne conviennent pas dans des buts d'enregistrement par suite de leur sensibilité à l'abrasion et à la rupture. En conséquence, les plaques sont plus souvent revêtues par l'utilisateur lorsque cela est nécessaire. Des inconvénients rencontrés dans un tel cas comprennent 40 des opérations ennuyeuses de mélange du produit d'adsorption et du 71 04826 2 2079418 liant, la dispersion du mélange dans un milieu de dispersion liquide, le pétrissage du.mélange dispersé dans une boue et son application au support dans une couche homogène. L'homogénéité insuffisante de la boue et l'uniformité insuffisante de la couche de produit 5 d'adsorption, par suite de différences d'habileté des opérateurs qui préparent les éléments, exercent une influence considérable sur l'aptitude à la reproduction des résultats expérimentaux. De plus, ces éléments chromatographiques qui incorporent certaines substances organiques telles que l'amidon, l'alcool po-10 lyvinylique, l'agar-agar ou la polyacrylamide en tant qu*un des ingrédients de liaison , ont l'inconvénient de. ne pas pouvoir supporter la visualisation thermique avec des agents corrosifs tels que l'acide sulfurique, l'acide nitrique, l'iode, ou l'acide sulfu-rique-bichromate. Bien que ces agents corrosifs soient des produits 15 réagissants non spécifiques d'utilisation générale pour la visualisation de composés organiques incolores, la visualisation n'est pas applicable à une telle combinaison parce que l'agent corrosif carbonise souvent le fond des taches développées. D'autre part, des éléments chromatographiques qui comprennent du gypse comme liant ne 20 peuvent pas être utilisés pour la détection de composés actifs qui forment des sulfates ou des. sels de calcium. C'est en conséquence un objet de la présente invention de prévoir des éléments de chromatographie sur plaques ou sur couches minces, par 1'utilisation desquels les divers problèmes précé-25 dents sont surmontés en grande partie, et qui ont la facilité de manipulation d'une feuille de verre, de métal ou de céramique ordinaire, et une résistance remarquable à l'abrasion. C'est un autre objet de prévoir des plaques de chromatographie sur couches minces qui peuvent être traitées avec un agent 30 corrosif, étant convenables pour la détection qualitative ou quantitative de composés organiques incolores sans aucune perte de qualité de l'enregistrement résultant. C'est un autre objet de la présente invention de prévoir des plaques de chromatographie sur couches minces qui peuvent ré-35 sister à des utilisations répétées et à la régénération répétée sans aucun détriment pour les propriétés, de chromatographie et de manipulation. . C'est encore un autre objet de prévoir des couches de chromatographie fortement adsorbantes, uniformes, fermement liées, 40 à porosité élevée et à bonne aptitude à la reproduction pour la 71 04826 3 2079418 séparation chromâtographique à l'échelle de préparation. C'est encore un autre objet de la présente invention de prévoir un procédé de production d'éléments de chromatographie sur couches minces ou sur plaques, ce procédé assurant que les plaques 5 produites présenteront une excellente résistance à l'abrasion et que la mince couche adsorbante conservera son aptitude à adsorber des matières à chromatographier, même après des utilisations et des régénérations répétées. C'est encore un autre objet de la. présente invention de 10 prévoir un procédé de préparation de couches chromatographiques 'fortement poreuses et fortement adhérentes, qui peuvent être à auto-support ou fermement adhérentes sur un support permanent. Ces objets et d'autres encore dans la présente invention et les avantages qui s'y rattachent apparaîtront aux personnes ex-15 périmentées dans la technique à laquelle la présente invention se rapporte par la description détaillée suivante. Selon l'aspect préféré de la présente invention, on prévoit un élément chromatographique, adapté à l'utilisation dans la chromatographie sur plaques ou sur couches minces, qui comprend u-20 ne couche frittée poreuse de verre granulé sur un support de matière réfractaire et chimiquement stable, cette couche entourant ou maintenant un produit adsorbant minéral, finement divisé et à activité chromatographique, parmi ses particules de verre respectives, ces dernières formant des liaisons solides avec les différentes par 25 ticules de verre, avec les particules adsorbantes et avec la surface du support. La présente invention prévoit également un procédé de pré paration de l'élément chromatographique mentionné ci-dessus, qui consiste à mélanger le produit adsorbant minéral avec du verre en 30 poudre, à pétrir le mélange avec une petite quantité de solvant volatil, à appliquer et à étendre le mélange pétri à la surface du support, et puis à cuire l'ensemble à une température égale ou supérieure au point de fusion où le verre commence à fondre. Comme verre décrit dans les paragraphes précédents, on 35 peut indiquer, à titre d'exemples,du verre au carbonate de sodium-chaux, du verre au borosilicate, du verre à forte teneur en silicate, du ver're au silicate de plomb et analogues. Bien que n'importe quel genre de verre, pour autant qu'il ait les propriétés d'un liquide à l'état surfondu, puisse satisfaire à l'objet de la présente 40 invention, du verre en poudre ayant la même composition et les mê 71 04826 n 2079418 mes propriétés physiques que le support lui-même est généralement préféré si une matière en verre est choisie comme support. Dans un tel cas, il convient d'utiliser de la poudre de verre ayant approximativement la même dimension de particules que celle du pro-5 duit d'adsorption. Ainsi, après broyage d'une partie du support en verre dans un broyeur à boulets, la poudre est graduée par séparation par décantation et tamisage, et la fraction convenant à l'utilisation respective est choisie. Du verre au silicate de plomb est quelquefois préféré 10 parce que son point de fusion est bien inférieur.à celui du verre utilisé d'ordinaire comme support. Une telle combinaison hybride est souvent avantageuse du fait que sa préparation n'exige qu'un chauffage modéré dans le traitement de cuisson, en minimisant ainsi toute détérioration possible de l'activité chromatographique du 15 produit d'adsorption et en évitant la déformation du support. On peut employer n'importe quel produit d'adsorption en poudre, par exemple un gel de silice, de l'alumine, de la terre de diatomées,du silicate de magnésium et de la poudre de verre poreux, La dimension de particules de ces produits d'adsorption minéraux 20 est d'ordinaire choisie comme étant celle convenant le mieux à l'utilisation prévue. La plupart des produits d'adsorption disponibles dans le commerce pour la chromatographie sur couche mince sont avantageusement utilisés sans modification. Parmi ces produits, le gel de silice convient particuliè-25 rement dans ce but, parce que son activité chromatographique ne se dégrade pas, même après chauffage à ou légèrement au-dessus du point de fusion du verre au carbonate de sodium-chaux, soit environ 670°C. Ceci est confirmé par les faits suivants : 30 (l) On ne détecte aucune différence de l'aire de surface spécifique et de la distribution de dimension de particules de n'importe quel gel de silice testé avant et après chauffage à 670°C pendant 7 minutes. (2) Des chromâtogrammes développés sur des plaques chro-35 matographiques ordinaires sur couche mince, fabriquées par un procédé classique en utilisant du gel de silice, ayant subi ce chauffage jusqu'à 670°C, ne sont en aucune manière inférieures à ceux sur des plaques de gel de silice fraîchement préparées. (3) La photographie de la plaque frittée à travers un mi-40 croscope électronique à balayage a confirmé que la structure po 71 04826 5 2079418 reuse du produit d'adsorption n'était pas modifiée. Le verre en poudre et le produit d'adsorption sont mélangés suivant un rapport compris entre 1:1 et 30:1, de préférence de 2:1 à 10:1 en poids. Lorsque le rapport entre le produit d'adsorp-5 tion et le verre en poudre est supérieur à 1, la force de liaison des particules dans la couche est insuffisante. D'autre part, un rapport inférieur à 1:30 ne convient pas parce qufil conduit à un développement incomplet. Typiquement, un poids de produit d'adsorption compris entre 10 % et 50 % du poids de tout le mélange produit 10 des résultats avantageux, bien que d'autres gammes puissent être utiles pour des combinaisons particulières de produit d'adsorption et de solvant d'élution. Il y a une tendance générale à ce que plus le rapport entre le verre en poudre et le produit d'adsorption est élevé, plus 15 la valeur de Rf du chromâtogramme développé avec un solvant donné est importante, cette valeur de Rf étant réglable en abaissant la polarité du solvant de développement. En conséquence, la séparation de matières fortement polaires, dont on savait jusqu'à présent qu'elle était très difficile en chromatographie, peut être effec-20 tuée sur une plaque de la présente invention, dont l'activité du produit d'adsorption est réglée en faisant varier le rapport mentionné. C'est un des avantages inespérés de la présente invention. Le support peut être constitué par toute matière réfrac-taire et chimiquement stable en verre, en métal ou en céramique 25 et il est transformé en plaque, d'ordinaire une bande rectangulaire. Des verres du même genre ou d'un genre différent de celui de la poudre de verre sont également utiles. Bien que le titane, l'acier inoxydable, l'aluminium et analogues soient des exemples convenables des métaux chimiquement stables, on peut aussi utiliser d'au-30 très métaux tels que le fer, le cuivre et le laiton, avec une certaine limitation imposée par leur réactivité chimique avec la matière à chromatographier ou avec le solvant de développement utilisé. La stéatite est une des céramiques préférées. Selon la présente invention, ce mélange de la poudre de 35 verre et du produit d'adsorption est pétri après l'addition d'une petite quantité de solvant volatil (par exemple le benzène, l'alcool, l'acétone, l'eau ou n'importe quel mélange de ces produits). La boue ainsi formée est appliquée et étendue sur le support avec un dispositif d'application classique. Une épaisseur de la couche 40 appliquée de 150 p à 2 mm convient à la chromatographie sur pla- 71 04826 s ' 2079418 ques ou sur couches minces. Dans les exemples d'illustration décrits ultérieurement, la boue est appliquée et. étalée;à la surface du support avec un dispositif d'application réglé pour une couche humide d'une épais-5 seur de 500 J-S . L'épaisseur de la couche frit té e forïnée en fait sur le support peut varier d'environ: 200à 300 . Quand des couches ayant une telle;épaisseur sont utilisées, l'écart de la valeur de Rf dans le ahrematogramme est maintenu dans la,gamme d'erreurs du développement. 10 D'autres agents de liaison auxiliaires .peuvent être ajou tés de manière facultative au mélange de la-présente invention, tant qu'ils ne donnent pas de résidu après la cuisson. Une telle addition peut donner au mélange une solidité convenable, une consistance convenable ou une viscosité convenable, pour le procédé de 15 préparation. Du baume du Canada, par exemple, ayant une forte propriété adhésive,peut être de préférence ajouté au mélange parce qu'il remplit les diverses exigences et parce que le benzène utilisé comme solvant- a une bonne volatilité. Une solution aqueuse d'amidon peut être également disponi-20 ble comme additif, mais une telle matière organique tache ou carbonise quelquefois la plaque frittée^par suite de sa carbonisation. De manière, semblable,-1'alcool polyvinylique, la polyacrylamide et analogues sont disponibles dans; certains cas.. Lorsque l'échantillon à chromâtographier ne forme pas un sulfate insoluble ou un sel 25 de calcium, du gypse peut être ajouté sans difficulté sensible et, dans un tel cas, on peut- former, avec succès une couche relativement épaisse allant jusqu'à-2 mm.- . Cependant, l'addition d'un tel agent de liaison auxiliaire n'est pas essentielle.et, en effet, tout solvant volatil compre-30 nant l'eau peut être uniquement utilisé dans le pétrissage. Quand l'eau est utilisée, l'irradiation par un: rayonnement infrarouge est très efficace pour l'évaporation rapide de l'eau restante. Une propriété souhaitable du solvant est l'aptitude à maintenir la couche d'étalement non perturbée jusqu'à ce qu'elle soit cuite. 35 La couche ayant été appliquée et séchée est cuite pendant quelques minutes au four électrique à. une température qui est la même ou légèrement supérieure au point auquel le verre employé commence à fondre. Une température convenable est environ 650-700°C pour un verre ordinaire au carbonate de sodium-chaux pour plaque. 40 Si la température est trop élevée, toute la couche fond et est dé 71 04826 7 2079418 truite tandis que, si elle est trop faible, aucune couche frittée ne se forme. Un temps de cuisson d'environ 10 minutes est suffisant pour préparer une couche frittée fermement liée. Après la cuisson, les plaques sont peu à peu refroidies. 5 Indépendamment du fait qu'il y a une différence d'approximativement 10 fois entre le coefficient de dilatation thermique du verre et celui du produit d'adsorption (par exemple, le coefficient de dilatation du verre au carbonate de sodium-chaux est d'environ 9,2 x jC ry 10~ , tandis que celui du gel de silice est environ 5,4 x 10"'), 10 les particules pour donner la couche frittée forment des liaisons fermes et mutuellement fondues. La couche frittée de verre en poudre qui recouvre le support de plaque a un aspect pur blanc spongieux,avec de nombreux petits espaces ou petites cavités, et on croit que les particules de 15 produit d'adsorption sont maintenues à l'intérieur de ces espaces ou de ces cavités sans être tassées de manière dense. Ce qu'on a indiqué ci-dessus se déduit également du fait que l'activité chromatographique du produit d'adsorption est suffisamment maintenue même après le frittage ou la cuisson. Si la couche frittée devait 20 être telle que les particules de produit d'adsorption soient totalement recouvertes par le verre fondu, on présume que l'activité espérée du produit d'adsorption serait perdue. Dans les paragraphes suivants, la présente invention sera illustrée plus spécifiquement par des exemples. 25 EXEMPLE 1 A - Préparation des plaques pour la chromatographie Le verre des plaques de support au carbonate de sodium-chaud, disponibles dans le commerce pour la chromatographie sur couche mince, est broyé dans un broyeur à boulets. Après sépara-30 tion par décantation et tamisage du produit broyé, on obtient une poudre de verre fin ayant la distribution de particules suivantes : 1-2 p (14 %), 2-3 p (23 %) et 3-4 f (18 %), et avec une aire de surface spécifique de 3>^ m^/g. La poudre de verre est mélangée avec du gel de silice 35 pour chromatographie (disponible dans le commerce à la société dite Merck & Co., Inc. ou à la société dite Yamani Chemicals Co., Ltd) suivant divers rapports tels qu'indiqués dans le tableau 1, et le tout est pétri, après avoir ajouté du baume du Canada (200 mg) et du benzène (60 ml) au mélange solide (20 g), pour obtenir 40 une boue pâteuse. La boue est appliquée et étalée sur des plaques 71 04826 8 2079418 de verre avec un dispositif d'application classique. Les plaques de verre sont formées de la même matière que la poudre de verre. Les plaques séchées sont alors cuites à 680°C pendant 10 minutes dans un four électrique pour donner des couches frittées blanches 5 de verre en poudre avec le produit d'adsorption, formé de gel de silice. B - Résultats des tests de développement et de séparation Pour examiner l'aptitude à la séparation des plaques ainsi préparées, on réalise une série de tests de développement en u-10 tilisant trois oestrogènes comme matières de référence à chromato-graphier. Conditions pour le développement ascendant : Température : 20°C (température ambiante) Solvant : benzène-acétate d'éthyle (2:1) 15 Distance : 10 cm Temps : 10 - 21 minutes Origine : 2 cm à partir du bord inférieur 20 Produit d'adsorption et son rapport avec le verre en poudre, en poids Valeur de Rf 0estrône Oeatradiol 0«»triol Kieselgel H de la 1:1 société dite Merck , 0,67 0,74 0,55 0,59 0,09 0,09 1:3 0,76 0,60 0,09 25 1:4 0,78 0,63 0,10 Couche dite de 1:4 Yamani , _ 1:5 0,66 0,71 0,48 0,55 0,06 0,09 1:6' 0,79 0,64 0,12 1:7 0,83 0,72 0,14 30 1:8 . 0,86 0,72 0,15 1:9 - 0,88 0,76 0,16 1:10 0,88 0,76 0,17 1:20 j 0,94 0,88 0,36 1:20 0,79 0,66 0,08 35 Kieselgel H de la société dite Merck seulement // 0,46 0,30 0,10 /) Il y a une tendance générale à ce que plus le pourcentage du verre en poudre par rapport au produit d'adsorption est élevé, plus la valeur de Rf est élevée dans un solvant de développe 71 04826 9 2079418 ment donné. La polarité du solvant de développement peut être abaissée en utilisant un système de solvants formé de benzène-acétate d'éthyle (4:1). La valeur de Rf peut être contrôlée en faisant varier la polarité du solvant. 5 //) Les résultats obtenus sur les plaques de chromatographie sur couches minces, lorsqu'on les a préparées par un procédé classique en utilisant seulement le produit dit Kieselgel H, 3ont également présentés à titre de comparaison, le solvant de développement formé de benzène-acétate d'éthyle (2:1) étant utilisé 10 dans ce cas. C - Reproductibllité des aptitudes des plaques au développement et à la séparation Les plaques de chromatographie sont préparées par le mode opératoire décrit en A [c'est-à-dire poudre de verre : produit d' 15 adsorption ® 4:1 ; produit d'adsorption : a) Kieselgel H, de la société dite Merck ou b) couche de Yamani PH], développées et visualisées par un procédé classique. Elles sont alors imprégnées dans un mélange d'acide sulfurique-bichromate et lavées à l'eau distillée, puis soumises à des tests de régénération répétés après 20 avoir été activées à nouveau par chauffage à 100°C pendant une heure. Les résultats des tests de développement répétés sont présentés dans les tableaux 2 et 3. Le lavage et la réactivation ont été faits, bien sûr, après chaque essai. La perte d'activité de 25 chromatographie sur couches minces des plaques n'est pas observée au moins jusqu'à la fin de cinq essais successifs. Matières de référence : trois oestrogènes Conditions pour le développement ascendant : Température : 20°C (température ambiante) 30 Distance : 10 cm Origine : 2 cm à partir du bord inférieur Solvant : benzène-acétate d'éthyle (2:1) TABLEAU 2 71 04826 io 2079418 TABLEAU 2 a) Produit d'adsorption s Kieselgel H Essai Valeur de Rf Temps n° Oestrone Oestradiol Oestriol (mn) 1 0,75 0,60 0,08 20 2 0,74 0,58 0,09 20 3 0,76 0,59 0,10 20 4 0,75 0,58 0,10 20 5 0,70 0,54 0,09 20 Moyenne 0,74 0,58 0,09 20 cr ^ 0,02 0,02 0,01 - 15 / (y- : écart standard. TABLEAU 5 b) Produit d'adsorption : Yamani PH Essai Valeur de Rf Temps n* Oestrone Oestradiol Oestriol (mn) 1 0,71 0,57 0,09 20 2 0,70 . 0,58 0,10 21 3 0,72 0,60 0,08 21 4 , 0,73 0,60 0,07 21 5 0,66 0,48 0,07 20 Moyenne 0,70 0,57 0,08 20,6 o~ 0,03 0,05 0,04 - 30 Tel que présenté dans les tableaux 2 et 3, les plaques frittées sont bien adaptées à une utilisation répétée et présentent une bonne aptitude à la reproduction, même après plusieurs régénérations. EXEMPLE 2 35 Des plaques chromatographiques sont préparées par un pro cédé semblable à celui décrit en A dans l'exemple 1, sauf que l'on utilise comme produit d'adsorption de la poudre poreuse dite Vycor (marque déposée d'un verre poreux à forte teneur en silicate, vendu -par la société dite Corning Glass Works : son numéro de lot était 40 7.930) suivant un rapport de 4:1. 71 04826 ii 2079418 On réalise une série de développements répétés semblables à ceux décrits en C de l'exemple 1, en utilisant trois oestrogènes comme échantillons de référence et le mélange benzène-acétate d'éthyle (10:1) comme solvant de développement. Les résultats 5 sont résumés dans le tableau 4. TABLEAU 4 10 15 Essai Valeur de Rf Temps n° Oestrone Oestradiol Oestriol (mn) 1 0,62 0,36 0,02 22 2 0,64 0,37 0,02 22 3 0,64 0,37 0,03 23 4 0,60 0,37 0,02 22 5 0,63 0,37 0,03 22 Moyenne 0,62 0,37 0,02 22,2 0~ 0,03 0,01 0,01 - Quand la polarité du solvant de développement est abais-20 sée pour surmonter l'aire de surface spécifique relativement fai- p ble de la poudre poreuse dite Yycor, qui est de 155 m /g (celle du p gel de silice étant en général 500 m /g), et pour contrôler les valeurs de Rf, on n'observe pas d'effet négatif dans le chromatogram-me ou dans l'aptitude à la séparation (activité chromatographique). 25 EXEMPLE 3 Des plaques chromatographiques sont préparées par un procédé semblable à celui décrit en A de l'exemple i. On utilise comme produit d'adsorption de l'oxyde d'aluminium dit H (marque déposée de la société dite Merck & Co., Inc.) suivant un rapport de 30 1*4 avec la poudre de verre, suivi de l'addition d'un agent de fluorescence, Zn2SiO^-Mn, en quantité allant jusqu'à 2 On réalise une série de développements répétés sur les plaques préparées comme ci-dessus et sur celles de l'oxyde d'aluminium dit HF de Merck, préparéesd'une manière ordinaire, en utili-35 sant divers alcaloïdes comme matières de référence à chromatogra-phier. Les résultats sont résumés dans le tableau 5. Conditions pour le développement ascendant : Température : 20°C (température ambiante) Solvant : benzène-chloroforme-diéthylamine 40 (9:4:1) 71 04826 12 2079418 Distance : 10 cm Temps : 25 - 26 mn Origine : 2 cm à partir du bord inférieur Détection : irradiation par des rayonnements 5 ultraviolets (254 mp ). TABLEAU 5 Valeur de Rf 10 Alcaloïde (Produit d'adsorption) Oxyde d'aluminium H Oxyde d'aluminium HP de avec du verre en la société dite Merck poudre seulement Codéine 0,54 0,50 Thébaîne 0,82 0,90 15 Atropine 0,49 0,55 Yohimbine 0,44 0,43 Résérpine 0,58 0,68 Ergotaminé 0,28 0,23 Brucine 0,67 0,71 20 Strychnine 0,72 0,73 Nicotine o,8o 0,82 Quinine 0,55 0,46 Cinchonine - 0,57 0,59 Aconitine 0,73 , 0,78 25 Emétine 0,76 0,75 Caféine 0,48 0,59 EXEMPLE 4 Des plaques de chromatographie sont préparées d'une ma- 30 nière semblable à celle décrite en A de l'exemple 1. Dans cet exemple, cependant, on supprime l'addition de l'agent de liaison auxiliaire. La poudre de verre fine est mélangée avec du gel de silice pour la chromatographie (Kieselgel H de la société dite Merck) suivant le rapport en poids fixé de 4:1 (cfest-à-dire 4 g 35 de gel de silice pour 16 g de la poudre de verre) et pétri avec addition d'éthanol (34 ml, c'est-à-dire 1,7 ml par gramme de l'ingrédient solide). Le tableau 6 présente les résultats des tests de dévelop pement sur les plaques ainsi préparées par comparaison avec ceux 40 obtenus par un procédé classique utilisant le même produit d'ad- 71 04826 13 2079418 sorption, le produit dit Kieselgel H. Conditions pour le développement aseendant ; Température : 20°C (température ambiante) Solvant : benzène-acétate d'éthyle (2:1) Distance : 10 cm Temps : 20 mn Origine : 2 cm à partir du bord inférieur Matières de référence : oestrogènes. TABLEAU 6 10 Type de plaque Valeur de Rf Oestrone Oestradiol Oestriol Plaque frittée de l'exemple 4. 0,76 0,63 0,10 Plaque de gel de silice fabriquée par un procédé ordinaire 0,46 0,27 0,10 15 EXEMPLE 5 20 De la poudre de verre fine est obtenue d'une manière sem blable à celle décrite en A de l'exemple 1 mais, dans cet exemple, on utilise du verre au silicate de plomb au lieu de verre au-carbonate de sodium-chaux. La poudre de verre ainsi formée a la distribution suivante de dimensions de particules : 1-2 f» (14 %), 2-3 P 25 (29 %) et 3-4 M (21 %), et une aire de surface spécifique de 3,1 m2/g. La poudre de verre est alors mélangée avec le produit dit Kieselgel H de la société dite Merck, suivant un rapport en poids de 3:1, et le mélange est pétri avec de l'éthanol (2,0 ml par gram-30 me de la matière solide) pour constituer une boue. La boue est appliquée et étalée sur des plaques rectangulaires de verre au carbonate de sodium-chaux (5 x 20 cm, 1,2 mm d'épaisseur) avec un dispositif d'application classique (environ 10 g de la poudre pour 100 cm2 de la surface sur laquelle on fait l'application). La pla-35 que séchée est alors cuite à 560°C pendant 3 minutes dans un four électrique, pour obtenir une couche frittée blanche de verre en poudre (épaisseur 170 p ) entourant le gel de silice en tant que produit d'adsorption. Pour examiner l'aptitude à la séparation des plaques ob-40 tenues et l'aptitude à la reproduction après utilisations répétées 71 04826 « 2079418 et récupération, on réalise une série de tests de développement, tel que décrit ci-dessus. La régénération peut être réalisée en imprégnant les plaques utilisées dans un bain d'acide suifurique-bichromate pendant une heure, suivi d'un lavage à l'eau et d'une 5 réactivation à 110°C pendant 30 minutes. Les résultats expérimentaux sont présentés dans le tableau 7. Matière de référence : oestrogènes Conditions pour le développement ascendant : Température : 25°C (humidité relative : 50-60 %) 10 Solvant : benzène-acétate d'éthyle (2 î l) Distance : 10 cm Temps : 15 mn Origine s 2 cm à partir du bord inférieur. Aptitude à la reproduction de la valeur de hRf ^ 15 . TABLEAU 7 20 25 30 35 /) Valeur de hRf : le centième de la valeur de Rf déterminée hRf : moyenne arithmétique des 10 valeurs de hRf. //) i écart standard des 10 valeurs de hRf. Dans la. chromatographie classique sur couches minces, en général, l'aptitude à la reproduction de la valeur de Rf entre les 40 limites de la valeur expérimentale de plus ou moins 5 est ad Nombre de fois où a lieu la récupération Valeur de hRf Oestrone Oestradiol Oestriol 0 69 55 10 1 66 50 9 _ .2 66 51 8 3 74 59 9 4 69 54 8 5 67 53 8 6 66 53 9 7 65 51 8 8 ' 73 60 10 9 ' 65 52 8 hRf 68,0 53,8 8,7 ' r H- ' 3,2 3,5 0,8 Aptitude à la reproduction 68-3 54-4 9-1 71 04826 15 2079418 mise, même sous le strict contrôle des facteurs qui pourraient affecter l'aptitude à la reproduction. Des plaques chromatographiques préparées par le procédé de cet exemple, dans lequel elles contiennent un agent de fluores-5 cence comme ingrédient du verre au silicate de plomb, peuvent servir à visualiser une telle matière expérimentale ayant l'adsorp-tion dans la région ultraviolette, par le procédé dit "de trempe", comme dans la chromatographie classique sur couches minces.(préparée en appliquant, par exemple, le gel de silice de la société dite 10 Merck dit Silicagel GF ou HF, ou l'oxyde d'aluminium dit GF ou HF, avec un agent de fluorescence). En plus de ceci,elles conviennent à la régénération, parce que les agents de fluorescence minéraux, compris dans le verre au silicate de plomb, ne sont pas désactivés par traitement thermique ou par pulvérisation d'acide concentré 15 chaud, d'acide sulfurique-bichromate, et analogues. EXEMPLE 6 Une poudre de verre fine est obtenue d'une manière semblable à celle décrite en A dans l'exemple 1, mais, dans cet exemple, on substitue au verre au carbonate de sodium-chaux un genre de 20 verre à l'uranium (contenant 1,8 % de U^Og). Sa distribution de dimensions de particules est 1-2 p (18 %), 2-3 (37 et 3-4 p (15 O %), et son aire de surface spécifique est 3,8 m /g. La poudre fine (0,45 g) est alors mélangée avec un verre en poudre au carbonate de sodium-chaux (3 g)* tel que décrit 25 dans l'exemple 1 et avec le produit dit Kieselgel H de la société dite Merck (l g), et pétrie en ajoutant 8 ml d'acétone pour obtenir une boue dense. La boue est ensuite appliquée et étalée sur des plaques rectangulaires de verre au carbonate de sodium-chaux (5 x 20 cm, 1,2 mm d'épaisseur) avec un dispositif d'application. Les 30 plaques séchées sont alors cuites à 670°C pendant 3 minutes dans un four électrique pour obtenir des couches frittées blanches du verre en poudre (environ 200jA d'épaisseur), en maintenant un produit d'adsorption homogène et en présentant un aspect de fluorescence jaune verdâtre par excitation sous un rayonnement ultravio-35 let à 253,7 mj4 . Un morceau de cette plaque est comparé à celle du produit dit Kieselgel GF de la société dite Merck, en utilisant de la testostérone comme matière de trempe de fluorescence. La reproductibilité de l'aptitude au développement et à 40 la séparation des plaques, dans un tel procédé de trempe, est dé 71 04826 16 2079418 terminée et est résumée dans le tableau 8. La visualisation est réalisée en irradiant les taches avec un produit d'identification dans l'ultraviolet à 253,7 mp , ou en trouvant les valeurs de Rf das taches carbonisées après pulvérisation avec de l'acide sulfuri-5 que concentré. La récupération pour l'utilisation ultérieure est réalisée en imprégnant les plaques développées dans un bain d'acide sulfurique-bichromate pendant une heure, en lavant, et en réactivant à 110°C pendant 30 minutes. Matières expérimentales : stéroîdes 10 Conditions pour le développement ascendant : Température : 25°C (humidité relative : 50 - 60%) Solvant : chloroforme-acétone (4:1) Distance : 10 cm Origine : 2 cm à partir du bord inférieur. 15 TABLEAU 8 20 25 Nombre de fois où a lieu la récupération Valeur de hRf ^ du stéroîde Cortisone Testostérone Progestérone 0 37 59 68 1 40 60 73 2 35 57 - 71 3 37 54 73 4 40 60 74 hRf 38 58 72 0-/ 2 3 2 Aptitude à la reproduction 38-2 58-3 - 72-2 30 Les significations des signes hRf, hRf et C" sont les mêmes que dans le tableau 7. EXEMPLE 7 A - Préparation de plaques de chromatographie (l) Verre en poudre : 35 De manière semblable à celle décrite en A de l'exem ple 1, on prépare deux genres de verre en poudre comme suit : (a) Verre au carbonate de sodium-chaux [distribution de dimension de particules : 1-2 p (13 %), 2-3 p (25 %) et 3-4 p (18 40 (b) Verre au silicate de plomb [se composant de Fb-jO^ (59,6 #),de 71 04826 17 2079418 S102 (13,5 %), de B203 (23,1 %), d'Al205 (1,5 %) et de Na20 (2,0 %>) ; distribution de dimensions de particules : 1-2 p (14 %), 2-3 |i (28 %) et 3-4 |4 (22 %) ; aire de surface spécifique 3,1 m2/gj. (2) Produit d'adsorption utilisé : 5 (c) alumine (type T de la société dite Merck) (d) gel de silice (produit dit Kieselgel H de la société dite Merck) (3) Supports : plaques rectangulaires, 50 x 200 mm ; Titane (TP 35), 1 mm d'épaisseur 10 Acier inoxydable (SUS 27), 0,5 mm d'épaisseur Aluminium (ALP 1 - 0), 1 mm ou 2 mm d'épaisseur Fer (SS 41), 1 mm d'épaisseur Laiton (BSP^ - 1/4 H), 0,5 mm d'épaisseur Stéatite, 2 mm d'épaisseur. 15 Chacune des poudres de verre a) et b) et chacun des pro duits d'adsorption c) et d) sont mélangés ensemble suivant le rapport de 16 - 20 g/4 g respectivement. Le mélange est pétri après avoir ajouté 40 ml d'acétone (environ 2 ml par gramme de mélange solide) pour obtenir une boue pâteuse. On applique et on étale a-20 lors chaque boue sur quatre supports de chaque matière (3) (aire p totale, 400 cm ) avec un dispositif d'application classique. Les plaques séchées sont cuites au four électrique pour obtenir des couches frittées blanches du verre en poudre renfermant la phase de produit d'adsorption homogène. 25 La cuisson peut être réalisée entre 650 et 700°C pendant 10 - 20 minutes dans le cas du verre au carbonate de sodium-chaux. Cependant, le chauffage doit être raccourci pendant 8 minutes à 650°C, quand cette boue est revêtue sur des supports d'aluminium. La température peut être réduite jusqu'à 450°C pendant 2 minutes, 30 quand du verre au silicate de plomb est utilisé comme liant. B - Résultats des tests d'aptitude à la séparation et au développement Pour déterminer l'aptitude à la séparation des plaques préparées ci-dessus, on réalise une série de tests de développe-35 ment en utilisant un mélange de matières colorantes azoïques ou d'oestrogènes comme matières de référence, chacune donnant de bonnes séparations chromatographiques. Les résultats expérimentaux sont présentés dans ies tableaux 9, 10 et 11. Test 1 40 Conditions pour le développement ascendant : 71 04826 18 2079418 Température : 25°C (humidité relative 50 #) Produit d'adsorption : gel de silice Solvant : benzène Distance : 10 cm 5 TABLEAU 9 10 15 20 Support Verre Valeur de Rf de matière colorante azoîaue Temps (rapport) Indophénol Rouge Soudan Jaune Beurre (mn) Titane S-C^(l:4) 0,12 0,22 0,55 20 Acier inoxydable S-C (1:4) 0,10 0,22 0,55 20 Aluminium (2mm) S-C (1:5) 0,11 0,29 0,58 18 Aluminium ( 1mm) L^(l:4) 0,10 0,21 0,57 18 Fer S-C (1:4) 0,08 0,20 0,46 17 Laiton S-C (1:4) 0,08 0,20 0,50 17 Stéatite S-C (1:4) 0,06 0,17 0,40 29 Plaque prérevêtu* société d: s de' la Lté Merck 0,05 0,13 0,38 25 /) S-C : verre au carbonate de sodium-chaux, L : verre au silicate de plomb. 25 Test 2 Conditions pour le développement ascendant : Solvant : benzène-acétate d'éthyle (2:1) Détection : carbonisation avec de l'acide sulfurique concentré 30 Gel de silice : verre au carbonate de sodium-chaux = 1:4 (les autres conditions expérimentales sont les mêmes que dans le test 1). TABLEAU 10 35 Support Valeur de Rf de l'oestrogène Temps (mn) Oestriol Oestradiol Oestrone Titane 0,15 0,65 0,75 17 Acier inoxydable 0,13 0,62 0,76 15 40 71 04826 19 2079418 Test 3 Conditions pour le développement ascendant : Solvant : tétrachlorure de carbone Support : titane Alumine : verre au carbonate de sodium-chaux = 1:4 (les autres conditions expérimentales sont les mêmes que dans le test 1). TABLEAU 11 Valeur de Rf de matière colorante azoîque Temps (mn) Indophénol Rouge Soudan azo-benzène Jaune Soudan Jaune Beurre p-amino-azobenzène 0,10 0,17 0,18 0,48 0,50 0,80 32 La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 71 04826 20 2079418 REVENDICATIONS 1 - Elément chromatographique adapté à l'utilisation dans la chromatographie sur plaques ou sur couches minces, caractérisé en ce qu'il comprend une couche frittée poreuse de poudre de verre 5 sur ou au-dessus d'un support de matière réfractaire et chimiquement stable, dans lequel la couche frittée maintient ou entoure un produit d'adsorption minéral, finement divisé et à activité chromatographique, parmi ses particules de verre respectives, ces dernières formant des liaisons fermes entre les particules de verre, a- 10 vec les particules de produit d'adsorption et avec la surface du support. 2 - Elément chromatographique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le verre est choisi dans le groupe comprenant le verre au carbonate de sodium-chaux, le verre au borosilica- 15 te, le verre au silicate de plomb, le verre à haute teneur en silicate, le verre à l'uranium ou leurs mélanges. 3 - Elément chromatographique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matière réfractaire et chimiquement stable est l'un quelconque des produits choisis dans le 20 groupe formé par le verre, un métal, et une matière en céramique. 4 - Elément chromatographique selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le produit d'adsorption minéral à activité chromatographique est choisi dans le groupe se composant de gel de silice, d'alumine, de terre de diatomées, de 25 silicate de magnésium, et de poudre de verre poreux à forte teneur en silicate. 5 - Procédé de production d'un élément chromatographique adapté à l'utilisation dans la chromatographie sur plaques ou sur couches minces, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger un pro- 30 duit d'adsorption minéral à activité chromatographique avec du verre en poudre, à pétrir le mélange solide avec une petite quantité de solvant volatil, à appliquer le mélange pétri et à l'étaler sur la surface d'un support de matière réfractaire et chimiquement stable, et puis à cuire le support appliqué à une température qui 35 est la même ou supérieure au point de fusion où le verre commence à fondre. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le produit d'adsorption minéral à activité chromatographique est choisi dans le groupe se composant de gel de silice, d'alumi- 40 ne, de terre de diatomées,de silicate de magnésium, et de poudre G0^ 71 04826 2i 2079418 de verre poreux à forte teneur en silicate, et est transformé en poudre et tamisé avant le mélange avec le liant du verre en poudre. 7 - Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le verre en poudre est préparé en broyant n'impor- 5 te quel produit choisi dans le groupe comprenant le verre au carbonate de sodium-chaux, le verre au borosilicate, le verre au silicate de plomb, le verre à l'uranium et le verre à forte teneur en silicate , suivi d'une séparation par décantation et d'un tamisage à travers un tamis, de manière telle que la dimension de par-10 ticules du verre en poudre soit semblable à ou la même que celle du produit d'adsorption. 8 - Procédé selon l'une des revendications 5» 6 et 7,caractérisé en ce que le solvant volatil comprend le benzène, les cé-tones, les alcools, l'eau ou leurs mélanges. 15 9 - Procédé selon l'une des revendications 5> 6, 7 et 8, caractérisé en ce que le support est constitué par une matière réfractaire et chimiquement stable, telle que du verre, du métal ou une matière en céramique, et est formé en bande rectangulaire avant l'application. 20 10 - Procédé selon l'une des revendications 5, 6, 7» 8 et 9, caractérisé en ce qu'un autre agent cohérent, tel que du baume du Canada, est ajouté de manière homogène au mélange à appliquer. 11 - Procédé selon l'une des revendications 5.» 6, 7» 8, 9 et 10, caractérisé en ce que la cuisson est effectuée dans un four 25 électrique pour maintenir l'élément exempt de toute contamination. cP^