La présente invention a pour objet un dispositif et son installation pour capter l'énergie cinétique du vent. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique de la production, conversion ou distribution de l'énergie électrique. Actuellement, les aérogénérateurs de grandes puissances, captant l'énergie éolienne pour la production d'électricité, nécessitent une structure et un poids très important en comparaison des puie- sances obtenues. Selon l'invention, le rapport poids/puissance peut être réduit dans d'importantes proportions, surtout pour les installations de grandes puissances, cette réduction pouvant atteindre le rapport 10. Par- exemple, pour une puissance nominale de 2000 KW, un aérogénérateur traditionnel pèserait 300 tonnes. Suivant l'invention, il ne pèserait queue trentaine de tonnes. Selon l'invention, on utilise l'énergie du vent, en altitude par rapport au niveau du sol, et non pas au niveau du sol même. En effet, il est connu, que la vitesse du vent augmente rapidement avec l'altitude par rapport au 901, et que son énergie croit avec le cube de sa vitesse. De plus, les difficultés se rapportant à la variabilité de la vitesse du vent, et à la régularisation de son énergie, diminuent avec l'altitude; la régularisation de cette énergie est, si non effective, du moins satisfaisante, à trois ou quatre cents mètres du sol. Selon un exemple indicatif, l'énergie maximum que l'en peut tirer du vent, au sol, est de 0,37 KW/m2 pour un vent de 10eus et une masse volumique de l'air de 1,25 /m3. Par contre, à trois ou quatre cents mètres au-dessus du sol, le vent peut atteindre une vitesse de 30mus soit trois fois plus qu' au sol, ce qui, d'après la formule de BETZ, correspondrait à une énergie maximale disponible de 10 EW/m2 soit une puissance 27 fois supérieure. Selon l'invention, on capte l'énergie éolienne le plus loin poe- sible du sol, là où la vitesse du vent est la plus grande et la plus régulière, en supprimant les pylones ou tours haubannées de soutènement des sérogénérateurs. A cet effet, pour porter et maintenir l'aérogénérateur en altitude par rapport au sol, on utilise des moyens de sustentation donnés par une force ascensionnelle ainsi que des moyens permettant d'annuler et de vaincre cette force. tes moyens de sustentation sont donnés par un gaz plus léger que l'air ambiant, ce gaz étant contenu ou enfermé ans une enveloppe étanche offrant une résistance minimum au vent telle que aérostat, ballon-dirigeable, aile profilée... Certains de ces volumes profilés sont susceptibles de donner également sous l'effet du vent, une poussée augmentant la force ascensionnelle. tes moyens de vaincre cette force ascensionnelle sont obtenus en lui opposant une force antagoniste supérieure fournie par l'action d'un treuil orientable solidaire d'un support fixé qu sol, lequel treuil emmagasine sur son tambour une gaine souple reliée comme il se doit à la quille de l'aérostat qui peut de ce fait s'auto-orienter face au vent ; cette gaine transmettant outre cette force antagoniste, toutes les commandes entre l'aérostat et le sol. tes moyens d'annuler et de vaincre cette force ascensionnelle sont encore obtenus en lui opposant une force antagoniste égale, puis supérieure, fournie par l'action d'un lestage gazeux de l'aérostat réalisé mécaniquement soit directement de l'aérostat, soit à partir du sol au travers de la gaine souple ; ce lest étant de l'air, et se répartisssnt de par son propre poids dans l'aérostat à sa partie basse sous le gaz de sustentation. La transformation de l'énergie cinétique du vent en énergie mé- canique, puis électrique, s'effectue par l'aérogénérateur en sustentation dans l'air au moyen de l'aérostat, ledit aérogénérateur se composant généralement d'une manière connue, de l'association d'une hélice rapide à pas variable et de dimensions moyennes,couplée à un générateur d'électricité, l'ensemble étant régulé en vitesse et en puissance pour un fonctionnement avec ou sans réseau. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter dans les dessins annexés ta figure 1 montre par une vue à caractère schématique le dispositif et son installation pour capter l'énergie cinétique du vent selon l'invention. On a illustré en traits interrompus différentes positions de l'aérostat, notamment en cas de grand vent et en protection au sol. La figure 2 illustre une forme de réalisation de l'aérostat avec trois possibilités d'implantation du groupe aérogénérateur. tes figures 3 et 4 montrent une autre forme de réalisation-plus sommaire de la centrale éolienne avec aérostat ballon portant sus tentes et attelles pour l'accrochage de l'aérogénérateur, d'une part à l'aérostat, d'autre part à la gaine souple de liaison. De plus, l'aérostat de la figure 3 est représenté avec une girouette créant un couple s'opposant au pivotement du groupe éolien lorsqu' il est positionné face au vent, ces deux réalisations étant en outre illustrées avec des vents contraires. ta figure 5 montre par une vue en coupe transversale, la gaine de liaison souple de l'aérostat au treuil orientable de commande. La figure 6 est une vue en coupe longitudinale de l'aérogénérateur selon l'invention, avec hélice rapide (à pales doubles décalées de 900 pour la représentativité uniquement), une variation de pas, un multiplicateur de vitesse, un générateur électrique, une exritatrice, et une pompe hydraulique, le tout parfaitement en ligne. Afin' de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une manière non limitative en se référant aux exemples illustrés par les figures des dessins. On voit figure 1, que le dispositif selon l'invention se compose d'un aéro-générateur A maintenu en altitude par rapport au niveau du sol S, au moyen d'un organe de sustentation B, notamment un aérostat I avec un profil de moindre résistance au vent V. ta force ascensionnelle de l'aérostat est contrebalancée par des moyens d'ancrage et de manoeuvre résultant d'une gaine souple étanche G accrochée d'une manière articulée, d'une part au point 261 de la quille 26 de l'aérostat, d'autre part, au tambour d'un treuil orientable T avec contrepoids d'ancrage qui est le local t. Ce treuil T déplace l'organe de sustentation B et l'aérogénérateur A formant le principal de la partie aérienne de la centrale selon une trajectoire fonction de la résultante des actions du vent et de la force ascensionnelle sur les ensembles A et B. De plus, il est orientable de 3600 sur le plan horizontal et s'oriente automatiquement dans le lit du vent sous l'action de déplacement de cette partie aérienne soumise à un changement de direction dans le vent. A titre indicatif nullement limitatif, l'orientation du treuil T peut s'effectuer au moyen d'une couronne ou d'un pivot, dont 1' une des parties est fixe, l'autre étant solidaire du chassies du treuil. ta partie fixe de la couronne ou du pivot, est scellée sur un contrepoids d'ancrage, qui équilibre avec la marge de sécurité nécessaire, la résultante de la force ascensionnelle de l'aérostat I et la résultante de l'action du vent sur celui-ci. te treuil T est installé de préférence sur un local t abritant et protégeant 11 ensemble des mécanismes et leur commande. Dans ce local aboutit l'autre extrémité de la gaine enroulée sur le tambour du treuil au travers de son arbre et de son pivot. A cet effet, ce local peut recevoir, en plus du treuil T, un transformateur de tension et sa liaison éventuelle avec le réseau, un synchronisateur permettant d'effectuer toutes les opérations nécessaires au couplage du générateur 2 au réseau, un groupe de stockage de réchauffage et de diffusion des gaz alimentant l'aé-. rostat. Suivant une caractéristique importante de l'invention, et comme illustré schématiquement à la figure 5, la gaine souple de liaison G comporte intérieurement des cables ss véhiculant l'énergie électrique fournie par le générateur 2, et dont leur structure et leur nombre sont fonction de la nature du courant ; éventuellement un cable 4 d'alimentation électrique de l'excitatrice, un conduit f pour la régulation en gaz ou en air de l'aérostat ; un cable de mise à la terre 6; un cable 7 alimentant les commandes sans que cette disposition ou énumération soit limitative. Il est évident que l'ensemble formé par la gaine G et ses cables peut avoir une section différente et subdivise en plusieurs gaines ou faisceaux. Cette gaine G reliant la partie aérienne de la centrale sustentée à la partie fixe au sol, et devant résister aux efforts de traction, est de préférence en fils synthétique, de forte résistance, de faible allongement, de muasse spécifique réduite. Elle est traitée pour assurer une bonne étanchéité au gaz de sustentation et résister aux intempéries. ta partie aérienne de la centrale sustentée, ou aérogénérateur A, se compose d'une hélice 8 à pas variable couplée directement, ou par l'intermédiaire d'un multiplicateur de vitesse désigné dans son ensemble 2, à l'arbre tournant d'un générateur électrique 2 en vue de son entraînement mécanique. te rotor 10 de ce générateur peut être accouplé récaniquement au rotor 111 d'une excitatrice 11 surdimensionnée ; l'ensemble hélice-générateur étant. régulé en vitasse et en puissance pour un fonctionnement avec ou sans réseau. Dans l'exemple de réalisation de la figure 6, la régulation en puissance s'opère en faisant varier le courant d'excitation produit par l'excitatrice i1 qui envoie dans l'enroulement du rotor 10 du générateur, du courant dit "redressé" par un dispositif à diodes tournantes ; la régulation en fréquence s'opérant en faisant varier le pas de l'hélice. A cet effet, le rotor 121 d'une pompe hydraulique 12 est monté en bout d'un arbre 13, tourillonnant librement dans l'alésage de l'arbre de commande creux 14 solidaire du rotor 10 du générateur. t'autre extrémité de l'arbre fl porte claveté un pignon conique central 1 engrenant avec des pignons coniques opposés 16, 17, établis en bout des fusées 181, 191, des embouts 18, 19,des pales 18, 191, 20, 21, de l'hélice 8. Selon la figure 6, les deux pales 20 et 21 de l'hélice sont équilibrées et articulées autour de leur centre de poussée et le- gèrement mises en tension entre elles, par leur barre de torsion 22. Lorsque l'hélice a plus de deux pales, chacune d'elle comporte sa barre de torsion. Elles se rejoignent toutes au centre, entre les pignons coniques 76, 47, l'emmanchement de chacune des extrd- mités de chaque barre de torsion dans son logement permet, grâce à un rainurage mate femelle, un entratnement positif tels que 192 et 221, pais 182 et 221 à l'extérieur des couples coniques, et 222 et 231 sur le boitier 23 à l'intérieur des couples coniques. Selon.cet exemple de réalisation, la variation mécanique du pas de l'hélice s'effectue en décalant angulairement le rotor 121 de la pompe hydraulique 72 par rapport au carter tournant du réducteur 9 qui a la même vitesse de rotation et qui entrain les pales autour de l'arbre 14 par leur fusée 181 et 191 tourillonnant respec T tivement dans leur logement 91 et 92 ; ce qui fait tourner le pignon conique central 131, , lequel an engrenant avec les pignons 16 et Aî entrasse angulairement les pales 20 et 21 en sens inverse. Ce décalage angulaire détermine donc une variation du pas et une tension correspondante des pales due aux barres de torsion 22. t'équilibre de l'ensemble s'obtient en créant sur le rotor 121 de la pompe 12 un couple antagoniste identique. On note que la varia tion'du couple antagoniste sur le rotor de la pompe est donnée en faisant varier la pression et le débit de la pompe, au moyen par exemple d'un régulateur piloté par la dépression moyenne du vent, et taré pour limiter la vitesse de l'hélice à une valeur de consigne interdisant son emballement. Si la vitesse du vent augmente encore alors que la vitesse de consigne est atteinte, le régulateur en créant une fuite supplémentaire commande une diminution de la valeur du couple antagoniste ayant pour conséquence directe un rappel correspondant des pales de l'hélice par les barres de torsion 22. Lorsque les pales sont disposées en "drapeau", e'est à dire lar geur de la pale dans le sens du vent, hélice ne peut pas démarrer par ses propres moyens et malgré le vent elle restera à peu près immobile. Il s'avère donc nécessaire pour un auto-démarrage par le vent, de régler au montage l'inclinaison des pales de l'hélice pour lui assurer une faible vitesse de rotation, mais suffisante pour que, si lon intervient légèrement sur le régulateur, il y ait effectivement une variation de la valeur du couple antagoniste, qui, en augmentant, a pour effet de diminuer l'angle d'inclinaison des pales. Cette manoeuvre, si elle n'est pas pilotée est répétée jusqu'à ce que l'inclinaison soit convenable et donne la vitesse désirée. Il faut considérer également d'une manière connue, que le démarrage de l'aérogénérateur peut s'effectuer électriquement; soit par l'excitatrice fonctionnant en moteur, soit par le générateur lui-même fonctionnant totalement ou partiellement en moteur. Quel que soit le mode de démarrage adopté, la pompe hydraulique 12 (donnant la valeur du couple antagoniste, donc l'inclinaison des pales) peut être pilotée par tout moyen connu, un synchronisateur intervenant pour coordonner toutes les manoeuvres et réglages en vue d'une marche automatique de la centrale éolienne. Sans pour cela sortir du cadre de l'invention, la variation du pas de l'hélice, ou tout au moins la création du couple antagoniste peut être obtenu différemment, par exemple, par des moyens électriques avec effet Joule, ou encore par l'excitatrice elle-même... Dans ce dernier cas, le rotor 111 de l'excitatrice est calé sur l'arbre 13, à la place du rotor de la pompe, et les rotors du générateur et de l'excitatrice sont agencés pour pouvoir se décaler an gulairement et commander comme précédemment la variation du pas de i 2 l'hélice ; les alésages 91 et ç étant directement liés à l'arbre 14 portant le rotor 10, sans le multiplicateur 9 de préférence. Cette variation de pas peut également, dans le cadre de l'invention, être obtenue par des moyens centrifuges, le pignon central 131 et son arbre 13 étant positionnés de préférence à l'opposé, c8té calotte 15 ; des masselottes engrenant tangentiellement avec l'arbre 13 étant enfermées dans un carter étanche et tournant avec l'hélice. Il est bien évident que l'alimentation du stator 24 du gdnéra- teur ou celui de l'excitatrice 11 s'opère pr tout moyen connu et approprié lorsqu'ils fonctionnent au moteur. L'excitatrice est alimentée lorsqu'elle débite, par un transformateur variable relié pour sa commande à la variation mécanique du pas de l'hélice par l'action de la pression ou le débit du circuit hydraulique de la pompe sur un petit vérin actionnant directement ou indirectement l'axe tournant du transformateur. De plus, le générateur peut être une machine synchrone ou asynchrone, l'enroulement étant prévu pour l'utilisation de tension moyenne, de l'ordre de 5 KV. Il faut souligner, d'une manière intéressante, que la ventilation calorifique de l'aérogénérateur est assurée par la dépression engendrée par la rotation de l'hélice, au travers d'un petit conduit reliant l'intérieur du générateur 2, à l'atmosphère dans la zone périphérique de l'hélice 8 et passant au travers des embouts 18 et 19 et des pales qui sont creuses et pourvues en bout d'un petit orifice ; l'entrée d'air dans le générateur provenant du local t par l'intermédiaire de la gaine G. Cette extraction d'air, tend à assurer une ventilation sèche des enroulements et à limiter la formation de givre sur les pales. Selon l'invention, cet ensemble aérogénérateur A, dont les caractéristiques et le fonctionnement ont été décrit à titre indicatif, peut être monté indifféremment en bout de queue de l'aérostat (fig.1), à l'avant, ou sous un aileron 52 positionné sous la quille 26, étant bien évident que cet aérostat peut recevoir plusieurs aérogénérateurs montés, par exemple, aux trois parties précédemment indiquées (fig.2), ou encore disposés en couronne autour de la cellule B...., la quille pouvant être interne à l'aérostat. A noter que, dans le cas d'utilisation d'hélices de plus grand diamètre, il s'avère nécessaire que l'hélice et le générateur aient une vitesse de rotation différente. Pour cela, on intercale entre l'hélice 8 et le générateur 10 un multiplicateur de vitesse 9 du type à engrenages planétaires (fig.6) autorisant l'alignement sur le même axe de l'arbre de l'hélice 8, du générateur 10, de l'excitatrice 11, éventuellement de la pompe 12, et du dispositif de réglage du pas, pour former un ensemble compact, léger, de grande puissance énergétique, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un habitacle pour la protection des mécanismes et leur entretien ces commandes étant facilement réalisées à partir du niveau du sol, conme le montre la figure 1. ta structure de cet aérostat est constituée par un empilement de sections dont la totalité détermine le volume de sustentation. Chaque section est cloisonnée par un certain nombre de chambres radiales et (ou) périphériques étanches entre elles, et comportant chacune une valve pour l'injection et l'éjection du gaz. D'une manière originale, l'alimentation de l'aérostat s1effac- tue par un gaz plus léger que l'air (azote ou hélium par exemple), ce gaz, ou l'air de lestage de l'aérostat pouvant être réchauffé de préférence, par un recyclage avec le local et réintroduit dans l'aérostat à nouveau, pour lutter contre la neige ou le givre, par l'intermédiaire de la gaine souple G. Il faut considérer que la couche de surface de l'aérostat présente un renforcement des zones de contraintes ou d'usure, et notamment les parties accrochant la quille 26, et les groupes aéro- générateurs A, Ai, A2, A3, cet accrochage pouvant se matérialiser par des attaches en nappes, ajustables, chacune terminée côté quille par un renflement qui, lorsqu'il est en place dans son logement, rend chacune des attaches solidaire de la quille 26. Cette couche de surface reçoit en outre un traitement enti-solaire et comporte un réseau électrique de mise à la terre pour la protection contre les courants statiques ou autres et les coups de foudre ; éventuellement des résistances anti-givre. Il est également prévu, lorsque les vents sont faibles, mais abondants, l'utilisation d'un aérogénérateur positionné à l'intérieur d'un tube diffuseur girouette convergeant-divergeant, ou seulement convergeant, captant à son entrée par une surface plus importante que celle balayée par l'hélice, un vent non pas plus important, mais plus abondant ; ce tuDe diffuseur girouette pouvant être porté ou intégré à l'aérostat. A noter que cet aérostat peut être indifféremment de forme fuselée (figures 1 et 2), ou de forme ballonnée, retenant l'aérogénérateur A par des sustentes 27 et bretelles 271 et 272, et portant une girouette 28 le maintent dans le vent (figure 3), ou sous le vent, sans girouette (figure 4). Quelle que soit sa forme, l'aérostat présente un dizpXositif de stabilisation automatique de sa position dans le vent, en utilisant des moyens réglables de lestage et de délestage liquide logés dans des réservoirs opposés, pour influer sur le centre de gravité et de poussée dudit aérostat. Enfin, d'une manière préférée, et pour soulager la charge de la gaine G lors des manoeuvres de mise en place ou de rappel de l'aé aérostat, celui-ci comporte un dispositif mécanique de lestage et de délestage gazeux permettant d'augmenter ou de réduire la force as ceasionnelle, par simple injection ou introduction d'air dans l' enveloppe de l'aérostat, soit à partir du sol par la gaine de liaison, soit directement à partir de l'aérostat ; l'air plus lourd que le gaz sustenteur se localisant de lui-même dans la partie basse de l'aérostat au-dessus de l'arrivée de la gaine, sans qu'il soit nécessaire d'ériger une séparation. Les avantages ressortent bien de la description, et en particulier on souligne - Energie éolienne captée en altitude par rapport au niveau du soi, où la vitesse du vent est la plus grande et la plus régulière, pour obtenir une énergie maximale. - Suppression des pylones ou tours haubannées de soutènement des aérogénérateurs. - Protection écologique des sites en repoussant en altitude les perturbations engendrées par le sillage des hélices passant au raa du sol. - Gain de poids et de puissance très important. ;'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICAmIONS 1- Dispositif et son installation pour capter de l'énergie cinétique du vent caractérisé en ce qu'il se compose d'un aérogénérateur maintenu en altitude par rapport au niveau du sol, au moyen d'un organe de sustentation dont la force ascensionnelle est mat- trisée par la conjonction de moyens de lestage liquide et gazeux, et des moyens d'ancrage et de manoeuvre par gaine souple, légbre, étanche accrochée d'une manière oscillante d'une part, à l'organe de sustentation, d'autre part à un treuil orientable muni d'un con trepoids ancrage, lequel contrepoids est structuré pour former un local au sol, sur lequel le treuil est fixé, et recevant et abritant les différents organes de la centrale et leur commande la gaine souple portant en son sein tous organes nécessaires au fonctionnement de l'aérogénérateur et de son organe de sustentation. 2- Dispositif et son installation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de sustentation est un aérostat avec un profil de moindre résistance au vent. 3- Dispositif et son installation selon les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que l'aérogénérateur -se compose d' une hélice rapide à pales amorties et à pas variable,couplée directement ou par l'intermédiaire d'un multiplicateur de vitesse, au rotor d'un générateur électrique en vue de son entratnement mécanique ; ledit générateur pouvant être accouplé mécaniquement à son excitatrice et monté sur un même axe y compris la pompe hydraulique pour donner globalement une constructionn très compacte, légère, bien profilée et de grande puissance ; l'ensemble étant régulé en vitesse et en puissance pour un fonctionnement avec ou sans réseau. 4- Dispositif et son installation selon les revendications 1, 2 et 3 ensemble, caractérisé en ce que la gaine de liaison retenant l'aérostat comporte intérieurement, un cable véhiculant l'énergie électrique fournie par le générateur et ayant une structure fonction de la nature du courant débité, un cable d'alimentation de l' excitatrice, un cable de mise à la terre de la partie sustentée, un conduit pour la régulation en gaz et en air de l'aérostat crée par l gaine elle-même de par sa forme, enfin un faisceau de cables électriques pour les commandes ; extérieurement, deux embouts oscillants. 5- Dispositif et son installation selon les revendications 1, 2, 3 et 4 ensemble, caractérisé en ce qu'un diffuseur girouette con divergeant, vergeant,/genre venturi, ou divergeant sealement, suspendu, ou in- tégré à l'aérostat, profilé pour donner moins de prise au vent, reçoit intérieurement l'ensemble de l'aérogénérateur sur son diamètre le plus faible. 6- Dispositif et son installation selon les revendications 1, 2, 3, 4 et 5 ensemble, caractérisd en ce que le rotor d'une pompe hydraulique est monté au bout d'un arbre tourillonnant librement dans l'alésage de l'arbre de commande portant le rotor du générateur, et dont l'autre extrémité porte solidairement un pignon c8nique central engrenant avec les pignons coniques opposés calés sur les embouts des pales de l'hélice ; la variation du pas de l' hélice s'effectue en décalant angulairement le rotor de la pompe hydraulique par rapport au carter tournant portant les embouts des pales et les couples coniques, ce qui a pour effet de faire tourner le pignon cynique central et conséquemment d'entraîner angulairement les pales en sens inverse et d'assurer leur tension par l' action inverse d'un jeu de barres de torsion solidaire du moyeu d'hélice ; un régulateur intercalé sur le circuit hydraulique de la pompe intervenant sur la pression ou débit pour, d'une part créer et ajuster le couple antagoniste nécessaire à l'équilibrage de la tension des pales due à la tension des barres de torsion chacune logée à l'intérieur de sonZembout correspondant et portant sa pale, lors de ce décalage angulaire, d'autre part, commander directement ou non l'axe tournant d'un transformateur variable alimentant l'excitatrice, régulant ainsi la fréquence et la puissance du courant fourni par le générateur par la seule variation du pas de l'hélice, elle-même pilotée par la dépression moyenne du vent ce régulateur est agencé pour permettre un certain rappel des pales de hélice, en créant une fuite supplémentaire du régulateur, interdisant l'emballement de l'hélice lorsque sa vitesse a tendance à dépasser une valeur de consigne. 7- Dispositif et son installation selon les revendications 3 et 6 ensemble, caractérisé en ce qu'en variante, la variation du pas de l'hélice s'effectue non pas par la pompe, mais par l'excitatrice dont le rotor est calé en bout de l'arbre tourillonnant dans 1' alésage de l'arbre portant le rotor du générateur, les rotors de l'excitatrice et du générateur étant agencés pour permettre entre eux, et lorsqu'ils sont entrarnés en rotation, un décalage angulaire et commander ainsi la variation du pas dè l'hélice. 8- Dispositif et son installation selon les revendications 3 et 6 ensemble, caractérisé en ce qu'en variante, la variation du pas de l'hélice s'effectue non pas par la pompe ou par l'excitatrice, mais par l'action de masselottes centrifuges engrenant tangentiellement avec l'arbre portant le pignon cônique central retourné de 1800, lesquelles masselottes sont emprisonnées dans un carter étanche solidaire du moyeu porte hélice. 9- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8, caractérisé en ce que la ventilation de l'aérogénérateur s'effectue par l'action de l'hélice elle-même au travers d'un petit orifice reliant l'intérieur du générateur à l'atmosphère dans la zone périphérique de l'hélice au travers des embouts des pales ; l'air entrant dans le générateur étant véhiculé par la gaine souple en provenance du local au sol. 10- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 6, 7, 8 et 9, caractérisé en ce que le générateur est une machine synchrone ou asynchrone démarrant en moteur sous puissance réduite, fonctionnant en générateur à pleine puissance, et produisant son courant d'excitation régulé hydrauliquement par la variation du pas de l'hélice. 11- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, caractérisé en ce que la structure de l'aérostat est constituée par un empilement de sections dont la totalité détermine le volume de sustentation, chaque section étant cloisonnée en un certain nombre de chambres radiales et périphériques étanches entre elles, chacune des chambres comportant un orifice agencé pour permettre leur chargement ; la couche périphérique étant constituée d'une enveloppe légère, très résistante et étanche. 12- Dispositif et son installation selon la revendication 11, caractérisé en ce que la couche de surface de l'aérostat présente un renforcement des zones de contraintes et d'usure, notamment les franges d'accrochage des parties lourdes comme la quille, l'ossatu- re interne et l'aérogénérateur ; cette couche de surface recevant un traitement anti-solaire et comportant un réseau électrique de mise à la terre. 13- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 4, caractérisé en ce que la gaine de liaison reliant la partie aérienne de la centrale sustentée à la partie fixe au sol et devant résister aux efforts de traction, est en fil synthétique de forte résistance et de faible allongement, léger, plus résistant que l'acier ; cette gaine étant traitée pour assurer son étanchéité et le maintien des cables électriques. 14- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13, caractérisé en ce que l'aérogénérateur est monté en bout de la queue de l'aérostat de forme fuselée. 15- Dispositif et son installation, selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14, caractérisé en ce que l'aérogénérateur est monté dans la partie avant de l'aérostat de forme fuselée. 16- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15, caractérisé en ce que l'aérogénérateur est monté sous un aileron relié à la quille de l'aérostat de forme fuselée. t7- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16, caractérisé en ce que plusieurs aérogénérateurs sont disposés respectivement en bout de la queue, dans la partie avant ou tout autour de l'aérostat de forme fuselée, en couronne. 18- Dispositif et son nstallation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13, caractérisé en ce que l'aérostat est réalisé sous forme de ballon relié à l'aérogénérateur par sustentes et bretelles puis à la gaine par bretelles, avec ou sans girouette suivant sa position dans le vent. 19- Dispositif et son installation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18, caractérisé en ce que l'aérostat présente un dispositif de stabilisation automatique de sa position dans le lit du vent utilisant des moyens de lestage fluide pour influer sur le centre de gravité et de poussée dudit aérostat, ce fluide, de preférence un liquide, étant susceptible d'être véhiculé entre deux points extrêmes de l'aérostat où se situe leur réservoir. 20- Dispositif et son installation suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18 et 19, caractérisé en ce que l'aérostat présente un dispositif de lestage et de délestage gazeux pour soulager ou charger la gaine de liaison en influant sur la force ascensionnelle par simple introduction ou éjection mécanique d'air dans, ou de l'enveloppe de l'aérostat par la gaine de liaison et venant du local au sol. 21- Dispesitif et son installation selon les revendications 1, 2, 3t 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15,16, 17, 18, 19 et p ses enSemo)e, 20,caracterise en ce que l'ensemble de la partie sustentée de la centrale éolienne accroché à sa gaine souple de traction se déplace dans le vent autour de l'axe du tambour du treuil sous l'effet des rafales, créant ainsi un excellent amortissement des coups de foutoir du vent sur l'aérostat, l'hélice et le générateur. 22- Dispositif et son installation suivant les revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21, prises ensemble, caractérisé en ce que la gaine de liaison comporte deux conduits étanches véhiculant le gaz de sustentation ou l'air de lestage contenu dans l'aérostat, ces doux conduits permettant un-recyclage des gaz au travers d'un réchauffeur logé dans le local, et une protection de l'enveloppe de l'aérostat contre le givre.