La présente invention concerne les dispositifs de traitement de déchets et de récupération de fibres. Etant donné l'augmentation continue de la population et de la production de déchets par tête d'habitant, le problème posé 5 par l'enlèvement des déchets devient de plus en plus important. Par exemple, pendant que la population des Etats-Unis d'Amérique est passée pendant les cinquante dernières années d'environ "05 millions à 200 millions d'habitants, la production de déchets par tête d'habitant s'est élevée d'un peu plus de 1,13 kg par jour en 10 1920 à presque 2,3 kg par jour en "970. On enlève de façon traditionnelle la plus grande partie de ces déchets soit en les incinérant, soit dans des décharges, et _on traite de petites quantités par des procédés tels que la décharge en mer ou la fabrication de compost. On est cependant de 15 plus en plus réticent à l'incinération classique comme procédé d'enlèvement,, car il produit souvent une pollution de l'atmosphère environnante par des retombées et des gaz nocifs, à moins d'utiliser des ..dispositifs de traitement des gaz coûteux et compliqués. De façon analogue, pour des raisons de conservation, on 20 considère que la décharge en mer est pour le moins peu souhaitable. Avec l'augmentation de la population, la valeur des terrains augmente. Il en résulte que la dépense nécessaire pour acquérir un espace suffisant pour la décharge est de coins en moins rentable. Enfin, la fabrication de compost, bien qu'on la connaisse depuis 25 des centaines d'années et qu'on l'ait étudiée de façon intense pendant les vingt ou trente dernières années, n'est jamais considérée pour de nombreuses raisons comme un procédé principal d'enlèvement des déchets. En même temps qu'augmente la population et la production de 30 déchets par tête d'habitant, la consommation de produits du papier augmente aussi de façon considérable. Une raison importante de cette augmentation provient de ce aue le DaDier a supplanté comme ma- * de teriau d'emballage le métal, le bois et le verre, et/1'utilisation accrue d'accessoires en papier, par exemple des tasses, des sou-35 coupes, des nappes, et, récemment, d'habits et de literie en papier. Il en résulte que la proportion de produits du papier présents dans les déchets urbains est voisine et vraisemblablement supérieure à la moitié de la quantité totale des déchets. Ainsi, 1'American Paper Institute a récemment analysé un exemple de composition de 71 06529 2 2080786 déchets urbains et a déterminé la composition suivante non sec : Papier 4-6 ^ Verre, céramique et pierres Ordures ménagères 12 % Métal Herbe et fange 10 % Bois Textiles 3 Pellicules de matière plastique 2 % Cuir, matières plastiques jq moulées et caoutchouc 2 % Une analyse-de déchets urbains traités par la mise en oeuvre de l'invention donne les.fractions suivantes, sur une base' sèche : Groupe I (Minéral) 15 Verre et céramique 13,5 % Métal 11 % Fange . - -3 f° Groupe II (Organique, sauf le papier) 20 Bois 1, 5 96 Herbes et autres végétaux 3, 5 fo Matières plastiques légères 3, 0 % Textiles •2, 0 fo Matières plastiques moulées, cuir et caoutchouc 3, 0 % 25 Ordures ménagères (insolubles) 3, 5 % Ordures ménagères (solubles) 4, 0 1" Groupe III (Papier) 52 1" 100 i» 30 On voit en conséquence que l'augmentation simultanée de la population et de la production de déchets par tête d'habitant, ainsi que la consommation des produits du papier posent deux problèmes qui seront de plus en plus délicats, si on extrapole en fonction 35 des données actuelles. Ainsi, l'augmentation des déchets qu'on doit enlever rend les procédés classiques de moins en moins acceptables, la nécessité de mettre au point des techniques d'enlèvement extrêmement perfectionnées se faisant de plus en plus sentir étant donné le volume réel de déchets produits. Simultanément, l'augmentation en poids 10 8 % 71 06529 3 2080786 considérable de la consommation en produits du papier par tête d'habitant aux Etats-Unis d'Amérique conduit inévitablement à la conclusion, étayée par des données statistiques, que dans le proche futur, les besoins de l'industrie du papier dépasseront la 5 production de matière brute vierge. Un autre facteur très important selon l'invention réside dans la grande variété des produits du papier qu'on trouve habituellement dans les déchets urbains, depuis les fibres vierges de haute qualité utilisées par exemple dans les cartons de lait, jus-10 qu'aux produits de qualité inférieure, par exemple les cartons à oeufs et les autres articles en pâte moulée, en passant par tous les types d'autres papiers et cartons. Ainsi, bien qu'on ait essayé de séparer certains des papiers des autres constituants des déchets urbains dans le passé, ils ne se sont pas révélés pratica-15 bles, en grande partie du fait du coût global qui est trop important étant donné la valeur potentielle des papiers récupérés, et eri partie du fait de la difficulté de séparer le papier des meilleures qualités des autres produits du papier. Simultanément, une des difficultés principales rencontrées lors dé la mise en oeuvre 20 des procédés classiques est que les produits du papier contribuent beaucoup plus au volume des déchets que le montre leur proportion en poids. Selon l'invention, on brise des déchets urbains de caractère disparate tel que cité précédemment en leurs divers composants ou, 25 dans certains cas, en combinaisons de composants, de façon à transformer des parties appréciables des déchets eu produits utiles, et on transforme le reste des déchets en les traitant de façon convenable par diverses méthodes. En particulier, on réutilise une quantité appréciable de matières fibreuses qui constitue 50 le composant unique présent en la plus grande quantité dans les déchets,/manière non seulement à réduire de façon très importante la quantité de déchets qu'on doit traiter comme des ordures, mais à fournir simultanément des matières brutes pour satisfaire la consommation en produits du papier, qui. augmente toujours. 35 Ainsi, l'invention assure la solution simultanée des deux problèmes décrits précédemment, l'un de ces problèmes servant à la solution de l'autre. Ainsi, la quantité croissante de déchets créés est une source de matière brute pour l'industrie du papier, qui en demande de plus en plus, la récupération des fibres dans les déchets 71 06529 4 2080786 réduisant de façon notable le problème posé par l'enlèvement des ordures. On a déjà suggéré de récupérer le papier des ordures dans une phase séparée à l'état sec ou semi-sec, par exemple par sé-5 paration manuelle ou par des jets d'air. Au contraire, l'invention préconise un procédé humide débutant par un traitement des déchets du commerce en suspension aqueuse, la teneur en solides étant de l'ordre de 6 $. On soumet cette suspension à des forces mécaniques et hydrauliques de cisaillement importantes et violen-10 tes qui réduisent les parties fragiles en particules de dimensions inférieures à une valeur maxicale prédéterminée. Au cours de ce traitement initial, en retire -facilement les matières qui ne sont pas fragiles de la suspension par action commandée de façon appropriée de la gravixé, et on peut aussi enlever séparément les ma-15 tières fibreuses qui ne sont.pas broyées. On transforme les autres constituants originaux du déchet en pâte- aqueuse comprenant pratiquement la totalité des matières fibreuses ainsi que la plupart des autres matières énumérées précédemment, sauf une grande partie des matières métalliques et peut être des matières fibreu-20 ses, les particules ayant une dimension maximale d'environ 2,5 cm. L'invention concerne plus précisément la séparation de cette boue en fractions prédéterminées de ses composants d'origine, et en autant de fibres de papier réutilisables que possible sous forme suffisamment propre pour être réutilisées. Les phases principales 25 qui permettent d'obtenir ces résultats sont en résumé les suivantes : (a) phase de nettoyage centrifuge destinée à l'enlèvement de la plus grande partie des matières minérales du Groupe I précédent. La matière conservée après cette phase comprend principalement du papier et des matières du Groupe II ci-dessus. 30 (b) Tamisage relativement grossier, par exemple avec des trous de 3 tsm, avec éventuellement une action avantageuse de réduction des fibres. On peut retirer dans cette phase une partie relativement importante des matières les plus grossières. (c) Tamisage relativement fin destiné au rejet des particules 55 organiques acceptées au cours de la phase précédente, par exemple à l'aide de perforations de .1,5 mm. En moyenne, on rejette au cours de cette phase un pourcentage aussi important de matières d'origine, notamment de fibres, que dans la phase (b). 71 06529 5 2080786 (d) Phase de nettoyage centrifuge destinée à l'enlèvement des particules restantes à poids spécifique élevé, notamment pour l'élimination de particules de dimensions et de poids spécifiques analogues, mais de formes irrégulières en comparaison des fibres 5 de papier, par exemple des marcs de café, des éclats de bois, de la végétation et des particules de caoutchouc, de cuir et de matière plast ique. (e) Phase de sélection de fibres, qui n'est qu'éventuelle, destinée à la retenue d'une proportion suffisante des fibres re- 10 lativement longues convenant à la fabrication du papier et destinées à donner une longueur moyenne pour les fibres acceptées de ae prexerence la partie intermédiaire ou /La plus elevée de l'ordre de 0,5 à 3,5 " mm, la longueur étant dans un exemple préféré supérieure à environ 2 mm, ou identique à celle des fibres qu'on obtient n or m'aie -15 ment à l'aide d'un tamis à mailles de 0,4 mm. Il faut rejeter au cours de cette phase une partie notable des fibres autrement utilisables de façon à éliminer autant d'ordures ménagères et de végétaux que possible. (f) Au cours d'une autre phase éventuelle, on peut récupé-20 rer les fibres de papier en fractions choisies suivant leur qualité et/ou d'autres propriétés,ainsi que' suivant le but auquel on les destine. Par exemple, des exemples de produits qu'on peut récupérer suivant cette caractéristique ue l'invention sont une pâte de deux qualités différentes, par exemple une pâte à prédo- 25 minance de longues fibres et susceptible d'être réutilisée à la fabrication de toutes sortes de papiers, et une pâte à prédominance de fibres de longueur intermédiaire susceptible d'être réutilisée à la place du papier journal. De plus, un sous-produit utile de l'invention comprend une quantité prédominante de fines 30 fibres de papier et des particules très fines de déchets alimentaires, et il convient en conséquence de façon idéale à la fabrication de compost. Si on suit ce traitement éventuel, la première phase de sélection de fibres est suivie d'une seconde phase de sélection destinée à la retenue dans le reste de la pâte de la 35 plus grande partie des fibres de longueur intermédiaire, c'est-à-dire des fibres dont la longueur moyenne est comprise entre 0,5 et 1,5 mm et qui sont normalement retenues sur un tamis à mailles de 0,15 mm. 71 06529 6 2080786 II existe des phases supplémentaires, suivant les conditions d'enlèvement des fibres, destinées à la purification de la fibre récupérée au cours de l'une des phases de sélection de fibres, par exemple un désencrage par une technique classique, un blanchiment 5 et/ou une stérilisation par traitement à la vapeur sous pression dans une fosse de digestion. Un traitement dans une fosse de digestion, notamment avec un agent de digestion, peut aussi éliminer les matières organiques non fibreuses. Lorsqu'on récupère des fibres de papier sous forme de frac-10 tions choisies, on peut retirer l'eau des déchets, de la seconde phase, qui contiennent principalement de fines fibres de papier et des particules de dimensions analogues de déchets alimentaires, en vue de les utiliser comme compost. Dans une .variante, on. peut incinérer ces déchets déshydratés, notamment dans un réacteur 15 à lit fluidisé, et la teneur en fibres facilite la déshydratation et entretient la combustion.. On peut mettre en pratique une autre phase particulièrement efficace lorsqu'il existe une grande proportion de matières de cheveux, de fils et de légers végétaux, par exemple des feuilles 20 et de l'herbe ; cette phase consiste en un traitement datas un appareillage de raffinage avec des consistances et des espaces de lamages relativement faibles, puis par séparation par flottation et/ou nettoyage centrifuge. Il est particulièrement important de noter à propos des di-25 verses phases décrites précédemment que lorsqu'on désire obtenir des résultats optimaux au point de vue de la qualité du produit final, il est habituellement nécessaire de rejeter une partie notable des fibres de papier au cours de chaque phase. Bien que ceci puisse paraître contraire au but ultime de l'invention, il existe 50 une relation si étroite entre la dimension et le poids spécifique des fibres à retenir et de certaines des particules à éliminer que les essais faits pour obtenir une récupération maximale des fibres de papier provoquent la retenue d'une quantité trop importante de matières indésirables, notamment de particules de matière plasti-35 que, de végétaux; et de fibres textiles. Bien que cela paraisse une anomalie, des essais nombreux réalisés au cours de la mise en oeuvre de l'invention indiquent que si on élimine plus de 25 %, et dans certains cas 60 des fibres de papier qui se trouvent à l'origine dans la pâte au cours des phases de nettoyage et de tamisage, 71 06529 7 2080786 les fibres retenues ont une qualité suffisamment élevée pour justifier une telle proportion de rejet. Au contraire, si on essaie de retenir une proportion notablement supérieure des fibres de papier, le produit final dams son ensemble a une qualité si faible 5 que les possibilités de commercialisation en vue de son réemploi peuvent ne pas justifier le prix de récupération. La présente invention offre en conséquence l'avantage extrêmement pratique d'une récupération notable de matière utile dans les déchets qu'on qualifie couramment de façon presque uni-10 verse lie d'ordures, et elleprésente des avantages supplémentaires grâce aux fractions des déchets de départ qu'on sépare des fibres de papier. Ainsi, on peut récupérer les métaux lourds séparés initialement au cours de la phase de mise en pâte, et le constituant graveleux retiré au cours de la première phase de nettoyage scien-15 tifique peut aussi avoir une certaine valeur de récupération, par exemple comme aggrégat. Dans une variante, dans les zones où. le verre est le constituant principal des matières graveleuses, on peut le récupérer pour sa propre valeur, et une telle récupération est favorisée par le fait qu'on sépare les matières graveleuses 20 sous ferme relativement propre et sans matières contaminantes. Evidemment, on peut aussi facilement se débarrasser des matières graveleuses dans une décharge, et leur état relativement hygiénique les rend particulièrement utiles pour des décharges localisées, par exemple dans des bâtiments, dans lesquels en ne peut pas les 25 utiliser si elles sont mélangées à d'autres matières dans des déchets non traités. Des fractions rejetées au cours,des phases de tamisage successives, et notamment la matière rejetée au cours des phases (b) et (c), peuvent servir en elles-mêmes comme matières destinées à 30 la fabrication de produits utiles comme panneaux dans le bâtiment. Ce résultat est accru par le fait que ces fractions rejetées contiennent une quantité relativement élevée de résines thermoplastiques qui lient fermement les fibres de papier retenues, lorsqu'on applique une pression en chauffant, de manière à permettre la pro-35 duction d'un panneau relativement dur et stable. Si ycependant,on pr-fère faire brûler cette matière suivant la pratique commune, on peut aussi facilement mettre en oeuvre ce traitement après une déshydratation suffisante, et les fibres retenues et la matière plastique contribuent toutes deux à ce résultat. 71 06529 8 2080786 En conséquence, l'invention concerne dea procédés et des appareils de traitement des déchets urbains, qui permettent une récupération notable des fibres du papier et la séparation des principaux autres constituants des déchets en fractions qu'on 5 peut facilement réutiliser ou qu'on peut traiter comme déchets sous forme particulièrement avantageuse. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-sortiront mieux de la description qui va suivre, donnée en référence aux dessins annexés sur lesquels : 10 La figure 1 est un schéma de l'appareil illustrant les di verses phases de traitement d'un procédé de l'invention. La figure 2 représente une variante de l'appareil et du procédé de la figure 1. La figure 3 est une autre variante du dispositif de 1'in-15 vention. La figure 4 est un diagramme représentant la relation désirée entre l'espace des lamages et la consistance de la pâte lorsque celle-ci subit un raffinage ; et La figure 5 est un schéma des circuits de l'appareil des-20 tinés à la récupération des fibres en fractions choisies. La figure 1 représente un dispositif selon l'invention qui comprend une cuve de traitement 10 munie d'un rotor 11 qui porte des bras 12 dépassant vers l'extérieur et qui portent des marteaux ou fléaux 13 articulés. Un convoyeur 14 transporte les déchets 1 * 25 vers la cuve 10 et un dispositif 15 d'enlèvement de vieux cordages esl^Voisin de la cuve et communique avec elle par une conduite 16. La partie inférieure de la cuve 10 comporte une plaque 17 d'extraction munie de perforations de dimensions prédéterminées telles que seules les particules suffisamment petites passent et 30 sent extraites dans une chambre d'évacuation non représentée placée au-dessous. A ce moment, il est souhaitable d'extraire des particules relativement grosses, et on constate que des trous de 2,5 cm de diamètre dans la plaque 17 donnent satisfaction. L'appareillage décrit jusqu'à présent peut être du type général décrit dans la demande de brevet_ des Etats-Unis d'Amérique ç° 861 778 du 29.9.1969 déposée par 2arl T.BLAKL2Y.David 3.CHUPZA.Donald L. HARBRON. Jr. Paul G.MARSH, Peter S^IFTIRT et dans le brevet des Etats- Unis d'Amérique n° 3 439 092; ce dispositif réduit les ordures en une boue aqueuse contenant tous les déchets d'origine , sauf les déchets lourds retirés par le dispositif 71 06529 9 2080786 15 et quelles que soient les matières fibreuses effectivement retirées du réacteur 10. En cours de fonctionnement, le convoyeur 14 dépose de façon continue des déchets urbains dans la cuve 10 où les fléaux 5 ou marteaux 15 des bras 12 du rotor les traitent. Les déchets déposés dans la cuve 10 comprennent des matières fibreuses, par exemple du papier, des textiles, de l'herbe et du bois, des matières organiques non fibreuses, par exemple des pellicules . de matière plastique, eu cuir, des matières plastiques moulées, 10 du caoutchouc et des ordures ménagères, et des matières minérales, par exemple de la fange, du verre, de la céramique, des pierres et du métal. Le liquide parvient par une canalisation 18 et pénètre dans le dispositif 15 et la conduite 16, puis dams la cuve 10 et les bras 12,et les marteaux 15 soumettent le mélange résultant 15 de déchets et de liquide à des forces de cisaillement notables et violentes,mécaniques et hydrauliques,qui réduisent à une petite dimension les parties relativement fragiles des déchets. Les matières relativement peu fragiles, par exemple les pièces moulées en fer, les boîtes métalliques ,et analogues, sont 20 retirées séparément de la cuve 10 par le dispositif 15 en vue de leur enlèvement par tout dispositif commode, par exemple par décharge, et la source de liquide passant dans le dispositif 15 nettoie les fibres et les autres matières légères en les renvoyant dans la cuve 10, si bien que le métal retiré est relativement pro-25 pre. Evidemment, on peut, retirer les métaux tels que le cuivre, le plomb, les produits ferreux, etc., avant l'enlèvement du reste des matières non fragiles. Les matières restantes relativement fragiles réduites à de petites dimensions par les bras 12 et les marteaux 13 subissent les forces de cisaillement hydrauliques dans la 30 cuve jusqu'à ce que leurs dimensions soient suffisamment faibles pour qu'elles passent dans les orifices de la plaque 1? au fond de la cuve 10. On pompe à l'aide de la pompe 20 les matières extraites de la cure 10 sous forme d'une pâte aqueuse et on les envoie dans un 35 dispositif centrifuge 22 de nettoyage qui permet, la mise er: oeuvre de la phase (a) décrite précédemment. Ainsi, il sépare la quasi totalité des matières minérales, par exemple des métaux, du verre et des pierres, du reste de la boue, et en pratique, on constate que le poids de déchets retirés au cours de cette phase est à peu près 71 06529 2080786 égal en moyenne à celui retiré par le dispositif 15- On transporte les déchets du dispositif 22, comme indiqué en 21, en vue de les déposer dans une décharge ou par exemple de les utiliser ccmme aggrégats dans du béton ou de l'asphalte. De plus, le verre peut 5 avoir une valeur de récupération comme calcin. La matière acceptée par le dispositif 22 et qui comprend pratiquement toutes les matières organiques passe dans un réservoir 23 d'où une pompe 24 distribue la pâte à l'appareil 25 de tamisage grossier, puis la boue acceptée par le tamis 25 passe à 10 un tamis 25 relativement fin. Le tamis 25 peut être du type représenté dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 033 123, le tamis 26 pouvant être du type représenté dans le brevet redélivré des Etats-Unis d'Amérique n° 24 677, mais il est évident qu'on peut utiliser d'autres types de tamis pour effectuer les 15 phases successives de tamisages fin et grossier (b) et (c) décrites précédemment. Au cours du fonctionnement, le tamis -25 sépare une partie notable des fibres réutilisables pour la fabrication du papier de la boue des autres constituants, en particulier sous forme de la 20 majeure partie du bois et des autres végétaux, de textiles, de matières plastiques, de déchets alimentaires grossiers, de feuilles métalliques, de caoutchouc, de cuir et de papier résistanjt à l'humidité et non mis sous forme de fibres." Le dessin indique que ce rejet est transporté par une conduite 29 à un tamis secondaire 25 30. Comme on l'a vu précédemment, on obtient des résultats satisfaisants avec un tamis 25 retenant efficacement les particules de dimension supérieure à 3 mm dans une direction quelconque, et il faut aussi noter que le tamis 25 peut être avantageusement d'un type qui assure un certain défibrage des faisceaux de fibres réuti-30 lisables au cours du tamisage. Le tamis fin 26 retire des particules analogues à celles retirées par le tamis 25, mais qui ont des dimensions trop petites pour être retenues par le tamis 25. Ainsi, ccmme on l'a déjà noté, si les perforations du tamis grossier 25 sont de 1'ordre de 3 mm, 35 celles du tamis fin 26 sont de l'ordre de 1,5 mm de diamètre. Les déchets du tamis 26 parviennent aussi par la conduite 29 au tamis secondaire 30. On a représenté les matières acceptées par le tamis 30 comme revenant dans le réservoir 23 pour circuler à nouveau dans les tamis 25 et 26, les déchets du tamis 30 parvenant dans un réser 71 06529 n 2080786 voir 31 à agitateur 31'• On choisit de préférence les tamis 25 et 26 de façon que les fibres qui passent dans les deux tamis comprennent la plus grande partie de fibres dont la longueur est comprise entre 0,5 5 et 3,5 mm, et de façon que les chiffons non défibrés, les fibres synthétiques longues, etc., soient rejetés notamment par le tamis 25, mais la matière acceptée comprend aussi pratiquement la totalité des fibres courtes et des matières fines. Si on veut réduire la proportion de ces matières fines et d'autres petites particu-10 les ayant une dimension maximale inférieure à 1 mm, on utilise un dispositif de sélection de fibres qui accepte les fibres les plus longues et rejette les plus courtes et d'autres petites particules. On peut placer ce dispositif de sélection de fibres en aval du tamis 26 de façon qu'il reçoive la matière acceptée par celui-15 ci, mais cette matière passe d'abord de préférence dans une série de dispositifs centrifuges de nettoyage. Ainsi, un réservoir de stockage 32 reçoit la matière acceptée par le tamis 26 et complète la quantité d'eau à partir de la réserve 33 ; une pompe 34 pompe la matière du Téservoir 32 dans une 20 série de dispositifs centrifuges 35 de nettoyage. Ceux-ci sont montés en parallèle et fournissent la matière acceptée à une conduite commune d'évacuation 36. Les dispositifs 35 sont du même type général que le dispositif 22, et retirent en pratique la totalité des matières minérales, mais ils sont prévus pour exercer des for-25 ces centrifuges plus importantes que le dispositif 22 pour enlever non seulement les parties relativement petites de minéraux tels que le verre, le métal., la fange et le sable ayant passé dans un dispositif 22, mais aussi les particules organiques de formes ir-régulièreset de poids spécifique analogues, par exemple le marc de 30 café, les éclats de bois, les végétaux, les particules de caoutchouc, le cuir et analogues. Ces rejets vont des dispositifs 35 à des dispositifs centrifuges secondaires 39 de nettoyage (on n'en a représenté qu'un seul) par l'intermédiaire d'une canalisation commune 37 et d'une pompe 38, puis les matières acceptées circulent à 35 nouveau par une canalisation 40 en revenant au réservoir 33, les matières refusées passant par la canalisation 41 vers le réservoir 31 à agitateur. 71 06529 12 2080786 La pâte acceptée par les dispositifs 35 parvient par la canalisation 3o à l'appareil 42 de sélection des fibres de construction convenable qui permet de choisir des fibres relativement longues d'une pâte de fibres de diverses longueurs et d'autres ma-5 tières particulaires. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 1 786 973 décrit plusieurs types d'appareils dans ce but. On obtient aussi des résultats satisfaisants avec divers dispositifs d'épaississement utilisés dans l'industrie de la fabrication du papier, et comportant un organe de tamisage portant des perfora-10 tions ou des fentes dont la dimension leur permet de retenir des fibres dans la plage de longueurs voulue, en laissant passer des ayant matieres fines de toutes sortes comme dechets,les perforations/par exemple une dimension de l'ordre de 0,175 mm. On envoie de préférence la pâte dans l'appareil 42 avec une consistance diluée, et 15 la matière acceptée retenue passe dans un dispositif 43 de déshydratation,la matière refusée passant dans un réservoir clari-ficateur 44 qu'on décrira plus loin. Comme on l'a vu précédemment, on n'utilise le dispositif 42 que si les fibres à récupérer doivent avoir une longueur moyenne 20 comprise dans une plage particulièrement élevée. Dans le cas contraire, ce dispositif est inutile. Il faut aussi noter qu'on peut placer ce dispositif en amont des dispositifs de nettoyage et non en aval,comme représenté sur les dessins. Lorsqu'il se trouve en amont, la charge des dispositifs de nettoyage est inférieure, mais 25 lorsqu'il se trouve en aval, les dispositifs de nettoyage retirent une certaine quantité de particules fines et la charge du dispositif de sélection est inférieure. De plus, le dispositif de sélection a un effet de déshydratation. Comme les dispositifs 35 fonctionnent avec des consistances faibles, il est néces-30 saire ue diluer les matières acceptées par le dispositif de sélection avant de les envoyer dans les dispositifs 35. De même, il faut préalablement épaissir la matière fournie à 1'épaississeur 43 pour empêcher une perte importante de fibres au cours du traitement par 1'épaississeur 43. Aussi, il est habituellement préférable de pla-35 cer le dispositif de sélection de fibres en aval des dispositifs 35. La matière acceptée par le dispositif 42 passe à un poste 43 de déshydratation et à un dispositif supplémentaire 50 de déshydratation monté en série, cette disposition augmentant la consistance de la pâte par un procédé en deux phases. Par exemple, le 71 06529 13 2080786 dispositif 43 peut être un épaississeur à vis, alors que le dispositif 50 est une presse de déshydratation, le liquide retiré passant par une canalisation commune 52 au clarificateur 44. La matière déshydratée des dispositifs 43 et 50 passe par la cana-5 lisation 53 dans un dispositif convenable 54 d'alimentation qui est par exemple d'un type à vis et qui fournit la matière de consistance relativement élevée à une fosse 55 destinée à mettre en oeuvre la phase de digestion décrite précédemment. De préférence, la fosse 55 est du type continu et soumet la matière à un trai-10 tement à la chaleur et à la vapeur sous une pression supérieure à la pression atmosphérique lorsqu'elle passe dans le dispositif, de manière à disperser ou à dissoudre la graisse, l'asphalte, l'encre d'imprimerie et analogues. Il est vraisemblable que la matière fournie à la fosse 55 15 contient des déchets alimentaires et des végétaux résiduels, par exemple des rognures d'herbes, en plus des matières contaminantes telles que l'encre, les résines et des matières pétrochimiques telles que l'asphalte. L'action de la fosse de digestion a tendance à disperser ces dernières matières, mais si les matières 20 contaminantes restant dans la boue comprennent une quantité notable de déchets alimentaires et de végétaux, il^est souhaitable d'ajouter un produit chimique de digestion, par exemple de la soude. Si les matières contaminantes restantes comprennent une quantité notable de résines synthétiques et/ou de matières pétro-25 chimiques, on peut traiter la matière dans la fosse avec-un solvant volatil, par exemple du trichloréthylène, qui dissout les matières contaminantes et les disperse sous forme non nuisible dans les fibres lors de 1'évaporation rapide du solvant après évacuation de la fosse. 30 La matière évacuée de la fosse 55 parvient à un réservoir 56 de stockage d'où on la pompe à l'aide d'une pompe 57 vers un dispositif de nettoyage 60 qui reçoit de l'eau ou un autre liquide de nettoyage en 59. La matière lavée dans le dispositif 60 parvient à une presse 61 de déshydratation et à un poste 62 équipé d'un dis-35 positif de mise en balle ou d'un autre appareil de préparation en vue d'une expédition à un autre emplacement, ou bien le poste 62 peut représenter une machine à papier lorsqu'on veut réutiliser les fibres récupérées, et dans ce cas, le dispositif peut ne pas comprendre la presse 61. Le liquide de nettoyage du dispositif 60 va dans un réservoir 63 d'où il retourne au réservoir 56, sous l'action 71 06529 2080786 d'une pompe 64, et le reste est retiré du dispositif en 65 en vue d'être évacué. Le liquide retiré par la presse 61 est relativement propre, et on peut le recycler en d'autres parties du dispositif en vue de le réutiliser le cas échéant, par exemple dans la cuve 5 10,comme représenté». Comme on l'a'vu précédemment, les matières rejetées par les tamis 25 et 26 et par le dispositif 39 parviennent à un réservoir 31 muni d'un agitateur. Comme on a retiré la presque totalité des matières minérales du dispositif à l'aide des dispositifs 15, 22 10 et 35, la matière déposée dans le réservoir 31 consiste essentiellement en matières organiques, bien qu'il puisse exister aussi une petite quantité de matières minérales L'agitateur 31' du réservoir 31 maintient ces solides en suspension et on retire celle-ci du réservoir ?1 à l'aide d'une pompe 66 qui l'envoie dans un disposi-15 tif 67 de déshydratation, qui peut être de façon convenable un épaississeur du type à vis. On peut transporter des solides partiellement déshydratés du dispositif 67 par une conduite 68 à une série de presses 70 destinées à déshydrater encore la matière avant le traitement final 20 par un dispositif commode, représenté sous forme d'ùn réacteur 71 à lit fluidisé combiné à un ventilateur 72. Comme la matière qui parvient au réacteur est principalement formée de matières organiques, leur oxydation par le réacteur est pratiquement totale et seule une petite partie de la matière reste après la réaction et 25 doit être retirée. Le liquide retiré de^&ispositifs43, 50, 67 et 70 de déshydratation peut comprendre certaines matières solides. En conséquence, on l'envoie de préférence dans le clarificateur 44. La majeure partie du liquide clarifié passe du clarificateur 44 à un réservoir 30 75 où la pompe 77 le prélève et le renvoie par une conduite 78 à l'entrée 18 d'eau de la cuve 10. . a nouveau Pour empêcher que le liquide qui circule/vers la cuve 10 devienne trop riche en solides dissous et en suspension, on évacue du dispositif en 80 une partie du liquide provenant du clarifica-35 teur 44. Le dispositif comprend une sortie supplémentaire' 81 du cla-rificateur 44 permettant le pompage de matières de consistance relativement élevée par unepompe 82 qui les envoie à un filtre 83. La matière solide retirée par le filtre 83 passe par une canalisation 84 et atteint les presses 70 d'où en en dispose par un dispositif 71 06529 15 2080786 quelconque, par exemple par le réacteur 71. Le liquide du filtre 83 retourne au clarificateur 44 par la canalisation 85. Comme on l'a dit précédemment, si la matière fournie à la fosse 55 comprend, en plus de fibres réutilisables pour la fabri-5 cation du papier et de la dimension . voulue, . des matières contaminantes sous forme de résines synthétiques et de matières pétrochimiques, il peut être souhaitable de traiter les fibres avec un solvant volatil tel que le trichloréthylène avant le nettoyage et une déshydratation plus poussée. La figure 2 représente cette 10 variante de l'invention qui comprend la canalisation 53 qui amène les matières fibreuses et contaminantes au dispositif d'alimentation 54, le trichloréthylène et analogue passant par une canalisation 88 dans la fosse 55. Lorsque les fibres et les matières contaminantes fixées se mélangent avec le solvant et passent dans 15 la fosse, les matières contaminantes se dissolvent et se dispersent dans les fibres. On fait passer la matière de la fosse dans un réservoir 90 de soufflage dont on peut récupérer les solvants volatils par une canalisation 91, les fibres et les matières contaminantes dispersées passant dans le réservoir 56 pour y être 20 traitées ensuitercomme décrit précédemment. Il faut aussi noter que, bien qu'on ait décrit une oxydation à l'aide d'un réacteur à lit fluidisé ou analogue de la matière fournie par les presses 70, celle-ci a une teneur élevée en matières organiques et on peut l'épaissir et l'utiliser comme com-25 post ou l'enrichir avec des matières nutritives et l'utiliser comme alimentation pour les animaux. De plus, comme représenté en trait interrompu sur la figure 1, on peut envoyer la matière fournie par les presses 70 à une presse 95 à plateau chauffé où on la traite à la chaleur et sous pression pour former des pan-30 neaux. On constate que des particules relativement grosses de matières relativement légères ont souvent tendance à se piéger dans les fibres destinées à la fabrication du papier. Par exemple, lorsqu'on traite des déchets urbains à la fin de l'année, les feuilles 35 constituent pour certaines installations une partie notable des déchets. De façon analogue, les rognures d'herbes et les déchets de paille, . des arbustes et analogues constituent une certaine partie des déchets recueillis au cours des mois de printemps et d'été. On peut facilement traiter ces particules^!'autres matières 71 06529 1 b sous forme de fils, par exemple des cheveux et des fils, au cours d'une phase analogue au raffinage, quoique avec des différences importantes notées plus loin, puis par une phase de séparation par flottation à la mousse et/ou une phase de nettoyage centrifuge. 5 Ainsi, comme représenté sur la figure 3, on envoie la boue de matière avec une consistance relativement faible à l'appareil 100 de raffinage, par exemple d'un type à disque, fonctionnant avec des espaces relativement étroits entre les iamages de raffinage de manière à briser les particules de grande dimension, par 10 exemple les cheveux, les fils, les feuilles, les morceaux d'herbes, etc. Puisqu'on sépare les fibres de la boue et que celle-ci a une consistance relativement faible, et bien que les espaces de l'appareil de raffinage soient très étroits, les fibres destinées à la fabrication du papier peuvent passer dans 1'appareilla-15 ge de raffinage sans être pratiquement travaillées, alors que les particules plus grosses de matières étrangères citées ci-dessus sont brisées en particules plus petites. On peut noter ce fait sur la figure 4 qui montre que le dispositif de raffinage peut même fonctionner lorsque le lamage, par exemple placé en face des 20 plaques de raffinage, est juste au contact tant que la consistance reste bien au-dessous de 1 Evidemment, si on augmente les jeux des l^ma^es ^on^geut aussi augmenter la consistance, comme l'indique la courbe/4, bien qu'en faisant un certain sacrifice de l'efficacité de la réduction des particules- de grande dimension. 25 Ainsi, pour maintenir une hydratation relativement constante, il faut faire varier,comme représenté, la consistance et les espaces des Iamages. Par exemple, pour une consistance de 3 "h et un espace de 0,5 mm, on peut obtenir une qualité de pâte maigre de 500 CSP. Pour maintenir cette qualité à 0,0050, il faut une consis-30 tance de 5 %. Il est clair qu'on peut effectuer la phase de raffinage en divers emplacements du dispositif représenté sur la figure 1 des dessins. Ainsi, on peut envoyer la matière de la pompe 34, non pas dans les dispositifs 35, mais vers un dispositif de raffinage 100 35 pour la traiter, comme décrit précédemment. Dans une variante, les matières acceptées par le dispositif 35 peuvent rejoindre le dispositif 100. De préférence, on place cependant le dispositif 100 en aval de la fosse 55 de façon à briser par le dispositif 100 les matières restant après traitement par le dispositif 55, par exemple 2080786 71 06529 17 2080786 les cheveux, les fils et les matières végétales légères. Les matières étrangères réduites par le dispositif 100 et les fibres peuvent passer de ce dispositif à un réservoir 102 de flottation qui peut fonctionner suivant les principes bien connus 5 de flottation à l'aide d'une mousse, avec ou sans addition d'un produit chimique approprié provoquant la séparation d'au moins certaines parties des matières étrangères des fibres destinées à la fabrication du papier. On peut faire suivre la phase de flottation par une phase supplémentaire de nettoyage centrifuge pour retirer 10 les matières étrangères, notamment celles qui ont été brisées dans le dispositif de raffinage, et on les sépare alors facilement des fibres par un dispositif centrifuge 104 de nettoyage d'où on les éjecte sous forme séparée des fibres. Il faut noter que le traitement en deux phases de la matiè-15 re du dispositif 100 peut être superflu, car le traitement par l'ensemble 102 de flottation seul peut suffir. De plus, on peut faire passer la matière fournie par le dispositif 100 dans un réservoir 106 puis directement dans le dispositif 104, sans passer par l'ensemble 102. Cependant, comme on peut utiliser l'ensemble 20 de flottation pour séparer non seulement les matières étrangères décrites précédemment, mais des substances telles que l'encre, la graisse, l'asphalte, etc., il est habituellement souhaitable de disposer d'un tel ensemble. La figure 5 montre une autre caractéristique de l'invention 25 selon laquelle on récupère des fibres de papier pour les Utiliser à nouveau sous forme de fractions choisies. Les éléments de base du dispositif de la figure 5 sont les mêmes que les éléments correspondants de la figure 1, et on trouve une cuve de traitement ou triturateur 10 qui reçoit les déchets urbains sans traitement pré-30 liminaire. Le triturateur 10 est d'un type général utilisé dans l'industrie du papier, et de préférence conforme au brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 339 851 ou à la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 861 778 précitée.Ainsi,le triturateur comprend un rcùor 11 monté de façon à tourner autour d'un axe vertical 35 et comprenant das ailettes ou des bras 12 externes munis de marteaux ou de fléaux 13 articulés.Un convoyeur 14 amène des matières solides dans la cuve ou le triturateur 10 qui reçoit de préférence les déchets urbains directement des camions de ramassage de la municipalité. 71 06529 18 2080786 Gomme dans le dispositif de la figure 1, le convoyeur 14 dépose les déchets urbains dans la cuve 10 où le rotor les traite avec ces fléaux ou marteaux 13 placés sur les ailettes 12. Les déchets placés dans la cuve 11 comprennent des matières fibreuses 5 telles que du papier, des textiles et du bois, des matières organiques non fibreuses, par exemple des pellicules de matière plastique, du cuir, des matières plastiques moulées, du caoutchouc, des ordures ménagères et de l'herbe, et des matières minérales, par exemple de la fange, du verre,de la céramique, des pierres et iO du métal. Le liquide pénètre de façon continue dans la cuve 10 de façon que la teneur en solides reste suffisamment faible pour assurer la mise en pâte, par exemple de l'ordre de 6 et les ailettes 12 et les marteaux 13 soumettent le mélange formé de liquide et de déchets à des forces de cisaillement mécaniques et hydrau-15 liques notables et violentes, et cette action réduit les parties relativement fragiles des.déchets. On retire séparément de la cuve des matières relativement peu fragiles, par exemple l'acier moulé, les boîtes métalliques et analogues, à l'aide du dispositif 15 et par l'intermédiaire de la 20 conduite 16, pour- les enlever par un dispositif convenable, notamment par décharge publique. On peut retirer les métaux récupérables, par exemple le cuivre, le plomb, les produits ferreux, etc., avant d'enlever le reste des matières non fragiles. Les matières relativement fragiles restantes, dont la dimension est ré-25 duite par les bras 12 et les marteaux 13, ainsi que par les forces de cisaillement hydrauliques, se déposent dans la cuve jusqu'à ce qu'elles aient une dimension suffisamment petite pour qu'elles passent par les orifices de la plaque 17. Les matières extraites de la cuve 10 sous forme d'une boue 30 aqueuse passent, sous l'action d'une pompe 20, à un dispositif 22 de nettoyage centrifuge qui assure la phase (a) décrite précédemment. C'est-à-dire qu'il sépare pratiquement toutes les matières minérales, par exemple les métaux, le verre et les pierres, du reste de la pâte, et en pratiquefon constate que le poids des ma-35 tières rejetées à ce stade est à peu près égal en moyenne au poids retiré par le dispositif 15. Les déchets du dispositif 22 sont relativement propres et ont une dimension uniforme ; la majorité est formée de morceaux de verre de dimensions moyennes légèrement 71 06529 19 2080786 inférieures aux perforations de la plaque 17, et en conséquence, on peut les récupérer pour les utiliser à nouveau dans l'industrie du verre. Dans une variante, on peut rejeter ces déchets par décharge, ou par exemple, les utiliser comme aggrégats dans du béton 5 ou de l'asphalte. La matière acceptée par le dispositif 22 et qui comprend notamment toutes les matières organiques, passe dans un réservoir 23 de stockage d'où une pompe 24 distribue la pâte à l'appareil 25 de tamisage. Bien qu'on ait représenté un seul tamis 25 par 10 souci de simplification, on utilise de préférence deux tamis ou deux jeux de tamis montés en série, comme dans la figure 1 des dessins, le second étage étant notablement plus fin que le premier. Par exemple, le premier tamis peut être du type général dé- ,précité crit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 033 123/et il 15 comporte des diamètres efficaces de l'ordre de 3 mm, le second tamis pouvant être du type décrit dans le brevet redélivré des Etats-Unis d'Amérique n° 24 677 précité,comportant des orifices de-1,5 mm. Bn cours de fonctionnement, l'appareil 25 sépare une partie aussi grande que possible des fibres de papier réutilisables de 20 la pâte, des autres constituants qui sont plus particulièrement une quantité principale de bois et d'autres végétaux, de textiles, de matières plastiques, de déchets alimentaires grossiers, de feuilles métalliques, de caoutchouc, de cuir, et de papier non défibré résistant à 1'.humidité. Ces matières refusées passent par 25 une conduite 27 et atteignent une installation 28 de traitement de déchets, par exemple une cuve de décantation. On constate qu'il est souhaitable de rejeter Aine partie notable desfibres de papier pour assurer un tamisage efficace des matières contaminantes des fibres acceptées, et on peut pour- cela associer un tamis secondai-30 re ou terminal à l'appareil 25, et le placer entre cet appareilét le réservoir 28 de manière qu'il renvoie les matières qu'il accepte au réservoir 23, en vue de les recycler à l'appareil 25. La pâte acceptée par l'appareil 25 passe sous pression convenable à un poste de nettoyage représenté par un dispositif cen-35 trifuge 130 qui peut être du même type général que le dispositif 22, mais destiné à exercer des forces centrifuges plus importantes que celui-ci, de manière à retirer non seulement la partie relativement faible de fines matières minérales, par exemple de verre, de métal, de fange et de sable qui passent dans le dispositif 22, mais 71 06529 20 2080786 aussi des particules organiques de formes irrégulières, dont le poids spécifique et les dimensions maximales correspondent à ceux des fibres de papier, par exemple les marcs de café, les copeaux de bois, les végétaux, les particules de caoutchouc, le 5 cuir et analogues. Ces déchets passent du dispositif *30 au réservoir 28 par une canalisation 13*1. La matière acceptée par "le dispositif 130 et qui comprend principalement des fibres de papier de toutes dimensions passe par une canalisation 132 à un appareil primaire 133 de sélection 10 de fibresrdont le fonctionnement et la disposition permettent le choix des fibres relativement longues de la pâte. Selon un mode de réalisation préféré, on prévoit et on règle l'appareil 133 de manière qu'il retienne une partie aussi grande que possible des fibres qui resteraient normalement sur un tamis à mail les de 0,42 15 mm, et qui ont en conséquence une longueur supérieure à 2 mm et un indice de qualité de pâte maigre d'au moins 400. L'appareil qui donne satisfaction pour l'obtention de ce résultat comprend un dispositif de lavage ou un tamis incliné latéralement dont la surface de tamisage correspond en fonctionnement à un tamis à mailles 20 de 0,42 mm. Un autre exemple d'appareil donnant satisfaction est l'ensemble de tamisage "DMS" vendu par Dorr-Oliver, Inc. Les fibres retenues ou acceptées par le dispositif 133 passent à un ou plusieurs autres postes de traitement portant la référence générale 135. Par exemple, le poste 135 peut comprendre un 25 appareil de déshydratation, par exemple à vis, et une presse, et on peut mettre en balle la fibre déshydratée pour l'expédier à l'emplacement de réutilisation. S'il est nécessaire de purifier les fibres, le poste 135 peut comprendre un appareil de désencrage et/ou de blanchiment d'un type classique utilisé dans 30 l'industrie du papier, et il peut aussi comprendre un dispositif, par exemple une fosse de digestion, destiné à stériliser les fibres en les soumettant à de la vapeur sous pression, en présence d'agents chimiques ou non, de-manière à disperser les particules de matières alimentaires et les autres matières contaminantes- qui 35 peuvent être présentes. La matière refusée par l'appareil 133,et qui contient la plus grande partie des matières fines et.des fibres de papier de longueurs intermédiaires, passe par une canalisation 139 et rejoint un appareil secondaire 140 de sélection de fibres destiné à 71 06529 21 2080786 séparer les fibres de longueurs intermédiaires des matières fines et des autres particules de petites dimensions. La matière fournie à l'appareil 140 comprend habituellement la plus grande partie du bois dur et des fibres de bois broyé présentes à 5 l'origine dams les déchets urbains, car la plus grande partie des fibres provenant des papiers kraft et au sulfite se trouve dans la catégorie de longueurs séparée par l'appareil 133.' Dans cet exemple, l'appareil 140 doit retenir la plus grande partie possible des fibres dont la dimension est supérieure à 0,5 mm, et 10 ces fibres ont en général une longueur moyenne comprise entre 0,5 et 1,5 mm, et un indice de qualité de pâte maigre de l'ordre de 250 à 300. Ces fibres ont une dimension normale telle qu'elles sont retenues sur un tamis à mailles de 0,15 mm, alors que la plus grande partie des matières fines passe avec les autres pe-15 tites particules. On obtient des résultats satisfaisants en pratique, lors de la mise en oeuvre de ce mode de réalisation .de l'invention, avec un dispositif de lavage dont la surface de tamisage correspond en fonctionnement à un tamis de 0,15 mm d'ouverture. Le dessin mon-20 tre que les fibres retenues par l'appareil 140 passent à d'autres postes 142 de traitement qui peuvent comprendre certains éléments de l'appareil déjà décrit à propos du poste 135, ou leur totalité. La matière rejetée par le dispositif 140, «t qui comprend principalement de fines fibres de papier et des particules de petites di-25 mensions de déchets alimentaires et d'autres ordures ménagères, parvient à la canalisation 131 menant au réservoir 28 où on les mélange avec les refus de l'appareil 25 et du dispositif 130. Dans une variante, lorsqu'on veut séparer les fibres récupérées en plus de deux fractions, on peut monter en série un ou plusieurs autres 30 postes de choix de fibres qui reçoivent et séparent la pâte refusée par le dispositif 140, seule la matière rejetée finalement parvenant au réservoir 28. On favorise la conservation de l'eau en recyclant l'eau clarifiée du réservoir 28 aux autres emplacements du dispositif où 35 elle est nécessaire, notamment à la cuve 10 et au réservoir 23, par la canalisation 143. Les particules solides qui se déposent au fond de l'eau du réservoir 28 forment une boue évacuée par une canalisation 144 vers un poste 145 de déshydratation, par exemple une batterie^de^iéshydratation et une presse, et la matière déshy 71 06529 22 2080786 dratée passe ensuite dans un incinérateur 150, par exemple et de préférence un réacteur à lit fluidisé. Les gaz évacués par l'incinérateur passent dans un appareil convenable 151 de nettoyage, par exemple un epurateur humide à venturi, où on déshydrate les 5 cendres pour les enlever finalement, notamment par décharge avec les déchets lavés des dispositifs 16 et 22. Dans une variante, on peut récupérer cette cendre pour l'utiliser avec de la cendre volante ou à la place de celle-ci. Le dispositif et le procédé décrits ci-dessus ont des avan-10 tages qui apparaissent clairement. Lorsqu'on considère l'invention, il est important de noter qu'elle concerne un travail essentiel pour toutes les municipalités, c'est-à-dire le traitement des ordures, et ce travail représente une partie notable du coût du nettoyage dans une telle municipalité, et ne donne pas des déchets 15 augmentant de façon continue,comme décrit précédemment. On peut évaluer l'invention en considérant l'importance de sa contribution à la réduction ou au maintien des prix de traitement des ordures, et sur cette base,1'invention offre les avantages suivants. (1) La quantité de matières qu'il faut traiter finalement 20 comme ordures est réduite au minimum. (2) La matière à évacuer finalement comme ordure est sous forme particulièrement commode à cet effet. (3) Les composants principaux des déchets urbains sent classés en vue d'un traitement séparé ultérieur de façon la plus rapi- 25 de possible. (4) La récupération des composants lourds des déchets urbains, métalliques ou non, est facilitée par la séparation à l'état relativement propre, en vue d'un traitement ultérieur. (5) On récupère les fibres du papier qui constituent alors la 30 partie principale des déchets urbains dans une qualité suffisamment élevée pour pouvoir les vendre à des prix qui contribuent de façon notable à la couverture du coût total du traitement des ordures. (6) On peut mettre en oeuvre l'invention en combinant de façon convenable un appareillage choisi de construction classique 35 courante. Les deux derniers avantagea contribuent à la mise en oeuvre de l'invention d'un facteur qui rend très important le réglage des phases de séparation,de manière à assurer la récupération de fibres de papier réutilisables de qualité relativement élevée. One certaine 71 06529 23 2080786 complication provient de la relation étroite entre la dimension des particules et le poids spécifique de nombreuses fibres de papier et de certains constituants courants des déchets urbains qui sont des matières contaminantes si oncles élimine pas des fibres 5 récupérées. En conséquence, l'invention tient compte de ce problème et l'évite en pratique par le réglage des phases de séparation successives qui permet l'élimination d'une partie suffisamment importante de matières fibreuses à chaque stade de manière à assurer l'élimination convenable des matières contaminantes. Il 10 en résulte qu'après traitement complet, on a rejeté plus de 25 # des fibres présentes à l'origine dans les déchets fournis au dispositif et, suivant la qualité voulue de fibres, cette quantité peut atteindre 60 bien qu'elle soit environ égale à 40 % dans les conditions optimales. 15 La mise en oeuvre de l'invention décrite à propos de la fi gure 5 donne deux types de fibres de papier récupérées de bonne qualité pour un réemploi. Les fibres longues séparées par le dispositif primaire 133 comprennent la plus grande partie des longues fibres chimiques (papier kraft et au sulfite) et on les réutilise 20 parfaitement en vue de réaliser des produits tels qu'une couche superficielle de base ou un carton ondulé de 0,23 mm d'épaisseur ; après désencrage et éventuellement blanchiment, on peut aussi les utiliser à la réalisation de papiers fine. Les fibres séparées par le dispositif secondaire 140 comprennent'principalement du bois 25 dur et du bois broyé, et on peut les réutiliser dans tou£ les ent-plois où on utilise du•papier journal usé. Il est clair qu'on peut mettre en oeuvre le principe de l'invention en choisissant de façon plus ou moins étroite les diverses fibres présentes dans les déchets urbains, suivant les marchés particuliers à alimenter en 30 fibres récupérées, et en particulier,on peut augmenter le nombre et la spécificité des postes de sélection de fibres de manière à produire un plus grand nombre correspondant de fractions récupérées de fibres de papier destinées à être réutilisées. Bien qu'on rejette selon l'invention un pourcentage relati-35 vement élevé de fibres de papier, cela ne représente pas une perte absolue. Ainsi, si on utilise les déchets pour réaliser des panneaux d'habitation comme décrits précédemment, les fibres de papier sont un constituant principal de tels panneaux avec une matière plastique qui les lie. De plus, même si on brûle finalement les 71 06529 24 2080786 déchets, 'la présence de fibres de papier facilite cette opération, à la fois parce qu'elles aident à la déshydratation avant combustion, et aussi grâce à leur pouvoir énergétique propre. A cet égard, il faut aussi noter qu'on peut avantageusement mélanger les déchets destinés à âtre incinérés dans le réacteur 71 avec des eaux d'é-goûts, puis incinérer le mélange. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, qui est défini dans les revendications annexées. 71 06529 25 2080786 REVENDICATIONS 1. Procédé de récupération de fibres à partir d'ordures, caractérisé en ce qu'on dépose dans une cuve de traitement du liquide et des ordures qui comprennent du papier et d'autres matières fibreuses, des matières organiques non fibreuses et des matières minérales, on réduit la dimension de;-- parties relativement fragiles des ordures à moins d'une valeur prédéterminée en soumettant les déchets à des forces de cisaillement hydrauliques et mécaniques notables et violentes en présence du liquide dans la cuve, on retire les parties relativement fragiles dont les particules ont une dimension inférieure à la valeur prédé terxir.ee et une partie du liquide sous forme d'une boue de la cuve, on retire pratiquement la totalité des matières minérales de la boue par nettoyage certrifuge, pratiquement la totalité des matières organiques restant avec la boue lavée, et on sépare une partie notable des fibres de papier des autres constituants solides de la boue. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on rejette de la boue une proportion notable de toutes les particules dont la dimension maximale est inférieure à i mm. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de séparation d'une partie notable des-fibres de la boue comprend un tamisage de celle-ci par une série de tamis de plus en plus fins. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, au cours du tamisage, on fait passer la boue lavée dans un tamis grossier, puis la boue ajnsi tamisée dans un second tamis d'ouverture relativement faible par rapport au tamis grossier, et/'ou on soumet de plus la boue tamisée à un autre nettoyage centrifuge dans des conditions déterminées de manière à rejeter les particules de formes irrégulières en matière organique dons le poids spécifique est analogue à celui des fibres de papier. 5. Procédé selon la revendication. caractérise -=n ce qu'on dissout ou disperse une partie notable des matières organiques non fibreuses restant avec les fibres séparées de la boue nettoyée . 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que, au cours de l'opération de dissolution, on soumet les fibres de papier et les matières organiques restantes à/in1 agen^f chimique 71 06529 26 2080786 sous une pression supérieure à la pression atmosphérique et à une certaine température, l'agent chimique étant de préférence un solvant organique, le procédé comprenant de préférence une phase supplémentaire d'évaporation du solvant laissant la matière 5 dissoute dispersée à l'état finement divisé dans les fibres de papier acceptées. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au cours de l'opération de séparation d'une partie notable de fibres de papier de la boue, on soumet la boue nettoyée à un 10 tamisage relativement grossier destiné au rejet des particules or-gar.iaues relativement grossières et d'une partie notable des fibres de papier, et l'on soumet la boue tamisée à un tamisage plus fin assurant la conservation de la majorité des fibres de papier et le refus d'une partie notable de ces fibres et des autres par-15 ticules organiques acceptées au cours du tamisage précédent, les proportions de matières acceptées et rejetées étant de préférence réglées au cours des opérations de tamisage,de façon que les fibres de papier constituent de 25 à 60 $ environ de toutes les matières rejetées au cours des tamisages. 20 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on retire de la matière acceptée par les tamisages une partie notable de toutes les particules dont la dimension maximale est inférieure à ' mm, les fibres de papier constituant une partie notable de ces particules retirées, et on soumet de préférence la 25 matière acceptée à un autre nettoyage centrifuge -dans les conditions réglées de manière à rejeter des particules de formes irrégulières en matière organique de poids spécifique et de dimensions maximales analogues à ceux des fibres de papier. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce 50 qu'on soumet la matière acceptée à une digestion destinée à dissoudre ou à disperser une partie notable des matières organiques non fibreuses restantes, le réglage des conditions des différentes phases étant tel que les fibres de papier acceptées finalement de préférence . . constituent/moins d'environ 60 > aes fibres de papier présentes 35 initialement dans les ordures. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au cours de la phase de séparation, on tamise la boue nettoyée, et on fait passer la boue tamisée et ayant une consistance relativement faible dans un dispositif de raffinage fonctionnant avec des 71 06529 27 2080786 espaces de Iamages relativement étroits, et on soumet de préférence la boue sortant du dispositif de raffinage à un nettoyage centrifuge. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce 5 qu'on fait passer la boue provenant du dispositif de raffinage dans un réservoir de flottation, et on sépare les fibres destinées à la fabrication du papier des autres constituants de la boue dans ce réservoir, et on soumet de préférence à un nettoyage centrifuge les fibres provenant du réservoir de flottation. 10 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la consistance de la boue envoyée au dispositif de raffinage est comprise entre 0,1 et 1 et/ou les espaces des Iamages sont inférieurs à 0,5 mm. 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 15 que, au cours de la phase de séparation, la boue comprend plus de 25 ^ de fibres de papier avec les autres constituants solides. H. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la boue comprend 25 à 60 ^ des fibres avec les autres constituants solides, et de préférence environ 40 20 15. Procédé de traitement des ordures urbaines qui compren nent du papier et d'autres matières fibreuses, des matières organiques non fibreuses et des matières minérale^, caractérisé en ce qu'on mélange les ordures et un fluide aqueux formant un mélange de consistance relativement faible, on agite le mélange en rédui-25 sant les matières fibreuses et les autres matières relativement fragiles à une dimension inférieure à une valeur maximale prédéterminée sous forme d'une boue, et on retire toutes les matières qui ne sont pratiquement pas fragiles, on retire au moins la plus grande partie des matières minérales de la boue et on envoie les 30 particules retirées à un poste de récupération, on sépare 'une partie notable des fibres de papier des constituants solides restant dans la boue et on dirige les fibres séparées vers un second poste de récupération, et on traite le reste de la boue. 16. Dispositif de récupération de fibres de papier en vue 35 de les réutiliser, à partir d'ordures contenant des déchets de papier mélangés à d'autres matières fibreuses, à des matières organiques non fibreuses et à des matières minérales, caractérisé en ce qu'il comprend une cuve destinée à recevoir les ordures mélangées et un fluide aqueux, un dispositif comportant un rotor placé 71 06529 2080786 dans la cuve et destiné à réduire les parties relativement fragiles des ordures en particules de dimension inférieure a une valeur prédéterminée, un dispositif destiné à extraire de la cuve une boue liquide contenant des fibres de papier et les autres par-5 ticules relativement fragiles, un dispositif de nettoyage centrifuge destiné à recevoir la boue et à la séparer en matière acceptée comprenant pratiquement la totalité des matières^rganiques et en matière rejetée comprenant la majorité des particules minérales de la boue, un tamis relativement grossier destiné à rece-10 voir la matière acceptée par le dispositif de nettoyage et à en rejeter les particules organiques relativement grossières et une partie notable des fibres de papier, un tamis relativement fin destiné à recevoir la matière acceptée par le tamis grossier et à en rejeter une partie notable des fibres de papier des autres par-15 ticules organiques acceptées par le tamis grossier, et un dispositif supplémentaire destiné à recevoir la matière acceptée par le tamis fin et à en éliminer la majorité des matières non fibreuses de préférence restantes, ce dernier dispositif comprenant/un dispositif de sélection de fibres destiné à recevoir la matière acceptée par le 20 tamis fin et à en rejeter la majorité des petites particules comprenant des fibres de papier dont la dimension maximale est inférieure à environ 1 mm, en acceptant la majorité des fibres de papier de longueur supérieure. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en 25 ce qu'il comprend un dispositif de nettoyage centrifuge supplémentaire destiné à recevoir la matière acceptée par le dispositif de choix des fibres et à en rejeter les particules de formes irrégulières de poids spécifique et de dimensionsTanaîogues à ceux des fibres de papier, et de préférence un dispositif de digestion des-30 tiné à recevoir la matière acceptée par le dispositif de nettoyage centrifuge supplémentaire et à traiter cette matière par la chaleur et la pression de façon à dissoudre ou disperser au moins la plus grande partie des particules autres que les fibres de papier restant dans la boue. 35 18. Masse de fibres séparées, caractérisée en ce que les fibres ont une longueur moyenne comprise dans une plage prédéterminée,en ce qu'on les récupère d'un mélange hétérogène de matières solides de déchets comprenant du papier non défibré et d'autres déchets organiques et minéraux, par exemple du verre, du métal et des matières 71 06S29 2080786 plastiques, par un procédé selon lequel on mélange les déchets solides hétérogènes avec un fluide aqueux, on soumet le mélange a des forces de cisaillement notables et violentes pour le transformer en une boue de papier défibré, de particules de matières organiques et minérales solides relativement fragiles et de fluide aqueux, et on sépare de la boue une partie notable des fibres qu'elle contient. 19. Procédé de récupération sélective de fibres destinées à la fabrication de papier, à partir des ordures urbaines qui comprennent des déchets de papier de différentes sortes et différentes qualités, des ordures ménagères et d'autres matières organiques non fibreuses, et des matières minérales, caractérisé en ce qu'on mélange les ordures avec un fluide aqueux à une consistance relativement faible, on agite le mélange résultant de façon à réduire les fibres et les autres matières relativement fragiles à une dimension inférieure à une valeur maximale prédéterminée, sous forme d'une boue, en retirant les matières relativement peu fragiles, on retire au moins l'essentiel des particules minérales de la boue, on sépare la majorité des fibres de papier de longueurs maximales prédéterminéegôes constituants solides restants de la boue, et on envoie les longues fibres séparées à un premier poste de récupération, puis on sépare du reste de la boue la plus grande partie des fibres de papier comprises dans au moins une autre plage prédéterminée de longueurs, et on envoie ces fibres séparées à au moins un autre poste de récupération. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la dimension moyenne des fibres séparées au cours de l'avant dernière phase de séparation est supérieure à 2 mm, et la dimension moyenne des fibres séparées au cours de la dernière phase de séparation est comprise entre 0,5 et 1,5 mm, et/cu la plus grande partie des fibres séparées au cours de l'avant dernière phase de séparation ont des longueurs telles qu'elles sont normalement retenues par un tamis d'ouverture égale à 0,4 mm, la majorité des fibres séparées au cours de la dernière phase de séparation étant normalement retenue sur un tamis de 0,15 mm d'ouverture. 21. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que les matières solides restant dans la boue après la dernière phase de séparation comprennent principalement de fines fibres de papier et des petites particules d'ordures ménagères, et/ou on 71 06529 2080786 soumet la boue restant après la phase d'enlèvement d'au moins la partie principale des particules minérales à un nettoyage centrifuge dans des conditions réglées, destiné à l'enlèvement des particules de formes irrégulières de rjatières organiques de poids spécifique et de dimensions maximales analogues à ceux des fibres de papier. 22. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'on soumet les fibres de papier séparées au cours de l'une au moins des deux dernières phases de séparation à un traitement ultérieur de purification, notamment à un désencrage et/ou une stérilisation. 23. Dispositif ae récupération sélective de fibres de papier destinées à être réutilisées à partir d'ordures 'urbaines comprenant des déchet? de papier de nombreux types et qualités mélangés avec des ordures ménagères et d'autres matières organiques/minérales, caractérisé en ce qu'il comprend une cuve destinée à recevoir les déchets mélangés et un fluide aqueux, un dispositif place dans la cuve et destiné à réduire les parties relativement fragiles des déchets en particules de dimension inférieure à une valeur prédéterminée, un dispositif destiné à extraire de la cuve une boue liquide contenant des fibres de papier et les autres particules relativement fragiles, un dispositif centrifuge de nettoyage destiné à recevoir la boue et à la séparer en matière acceptée comprenant pratiquement toutes les matières organiques et en matière rejetée comprenant la plus grande partie des particules minérales de la boue, un dispositif de tamisage destiné à recevoir la matière acceptée par le dispositif de nettoyage et à en rejeter les particules organiques relativement grossières, tout en retenant au moins la plus grande partie des fibres de dimension comprise dans les plages destinées à la fabrication du papier, un dispositif primaire de choix de fibres destiné à recevoir la matière acceptée par le dispositif de tamisage et à séparer la plus grande partie des fibres de papier de longueur maximale prédéterminée du reste de la matière, et un autre dispositif de sélection de fibres destiné à recevoir le reste de la matière du dispositif primaire de sélection de fibres et à séparer la majorité des fibres du papier dont la dimension est comprise dans au moins une plage de longueurs prédéterminée des matières fines et des autres petites particules restantes, le dispositif comprenant de préférence 71 06529 31 2080786 un dispositif de nettoyage centrifuge supplémentaire destiné à recevoir la matière acceptée par le dispositif de tamisage et à en rejeter des particules de formes irrégulières, de poids spécifique et de dimensions maximales analogues à ceux des fibres de 5 papier, tout en transmettant la plus grande partie des fibres de papier au dispositif de sélection de fibres. 24. Dispositif selon la revendication 23, caractérisé en ce que le dispositif primaire de sélection de fibres comprend un dispositif destiné à séparer la majorité des fibres de papier norma-:0 lement retenues sur un tamis de 0,4 mm d'ouverture, le dispositif supplémentaire de sélection de fibres comprenant un dispositif destiné à séparer la majorité des fibres normalement retenues sur un tamis de 0,15 mm d'ouverture, et/ou il comprend un dispositif destiné à la purification des fibres de .papier et monté de façon 15 à recevoir les fibres séparées par au moins l'un des dispositifs de sélection de fibres.