La présente invention concerne un nouveau procédé d'implantation capillaire ainsi que les implants permettant la mise en oeuvre d'un tel procédé. L'une des techniques actuellement utilisées pour recouvrir les zones craniennes dégarnies de cheveux des individus atteints de calvitie, consiste à effectuer des greffes sur les parties dégarnies, en utilisant des greffons prélevés sur les parties du crâne riches en cheveux. Ce procédé ne donne pas toute satisfaction, ne serait-ce que parce que la calvitie étant en général due à une défaillance du cuir chevelu > --les cheveux greffés finissent également par tomber. Un autre procédé consiste à implanter, par voie chirurgicale, une perruque entière dans le cuir chevelu. Cette autre technique offre l'inconvénient qu' une telle perruque est particulièrement inconfortable pour le sujet qui en est pourvu car le cuir chevelu respire difficilement et elle apporte une sensation permanente de chaleur désagréable. La présente invention s'est fixé pour objectif d'apporter un procédé dwim- plantation capillaire relativement facile à mettre en oeuvre et n'apportant pas les inconvénients des procédés antérieurs rappelés ci-dessus. En conséquence, cette invention concerne un procédé d'implantation capillaire caractérisé en ce qu'il consiste à loger sous le cuir chevelu d'un indi vidu des implants constitués de mèches de cheveux, naturels ou synthétiques, dont les extrémités sont ancrées dans un liant choisi parmi les corps non sus ceptibles de rejet par l'organisme. L'invention vise également les implants permettant de mettre en oeuvre le procédé défini ci-dessus. Un implant selon l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il est constitué d'une mèche de cheveux, naturels ou synthétiques, et d'une capsule en un élastomère de silicone ou constituée d'un alvéole métallique dans laquelle sont noyées et ancrées les extrémités des cheveux constituant cette mèche. Selon une autre caractéristique de cette invention, les extrémités des cheveux noyées dans ladite capsule sont recourbées en forme de crochets ou ces cheveux sont munis d'une boucle en leur milieu pour en améliorer l'ancrage. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après, en référence au dessin annexé, d'un exemple de réalisation non limitatif. Sur le dessin la figure 1 représente à échelle très agrandie un implant selon l'invention; la figure 2 est une coupe d'une partie de boite cranienne illustrant le procédé d'implantation de l'invention; et la figure 3 illustre une variante de la figure 1. En se référant en premier lieu à la figure 1, on voit qu'un implant selon l'invention se compose d'une mèche de cheveux 10 dont les extrémités 14 sont logées et noyées dans une capsule 12 réalisée en un matériau liant. Ce matériau est choisi parmi les corps qui ne sont pas susceptibles d'être rejetés par l'organisme humain. On utilisera, de préférence, comme matériau constitutif de la capsule 12, un élastomère de silicone et plus particulièrement l'élastomère de silicone vendu dans le commerce par la firme Dow Corning sous la marque "SILASTIC" et qui a donné d'excellents résultats pour la confection d'autres types d'implants. Pour améliorer l'ancrage des extrémités 14 des cheveux dans le matériau constitutif de la capsule, on a prévu selon l'invention, de recourber ces extrémités en forme de crochets, comme représenté à la fig. 1. Dans la variante de la fig. 3, le même résultat est obtenu en formant une boucle 22 au milieu de ces cheveux. Les cheveux constituant la mèche 10 peuvent être naturels ou synthétiques. Leur couleur et/ou leur diamètre sont adaptés à l'individu devant recevoir les implants afin que ces cheveux s'harmonisent au mieux à la chevelure de cet individu. Le nombre de cheveux par implant peut être choisi arbitrairement, cependant il peut être assez faible et ne pas dépasser vingt, de façon à permettre la réalisation de capsules 12 de faible volume pour en faciliter l'implantation dans le cuir chevelu. Comme l'illustre la fig. 2, les implants représentés à la fig. 1 sont logés sous le cuir chevelu 16, dans le derme du crâne du patient, dont on a représenté schématiquement la boite cranienne en 20. Cette implantation pratiquée par un chirurgien, comme dans le cas des autres procédés d'implantation capillaire, permet de recouvrir les zones craniennes dégarnies en logeant sous-cutanées les capsules 12 contenant les cheveux nécessaires au recouvrement d'une chevelure normale. Le procédé de l'invention est facile à mettre en oeuvre, car il fait appel à une technique chirurgicale parfaitement maitrisée à l'heure actuelle. Les implants peuvent être fabriqués ib façon relativement économique, compte tenu de la simplicité de leur conception. Enfin les implants de l'invention apportent à l'individu qui en est pourvu, une sensation de confort, résultant du fait que le cuir chevelu continue à respirer, ce qui n'est pas le cas lors des implantations de perruques totales. En outre, contrairement à ce qui se produit généralement dans le cas de greffes de cuir chevelu, l'implantation est définitive, aucun rejet n'étant par ailleurs à craindre, compte tenu du choix du matériau des capsules 12. fl demeure bien entendu que cette invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation et de mise en oeuvre décrit ci-dessus mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1) Procédé d'implantation capillaire caractérisé en ce qu'il consiste à loger sous le cuir chevelu d'un individu, des implants constitués de mèches de cheveux, naturels ou synthétiques, dont les extrémités sont ancrées dans un liant choisi parmi les corps non susceptibles de rejet par l'organisme humain. 2) Implant capillaire pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une mèche de cheveux naturels ou synthétiques, et d'une capsule en un élastomère de silicone dans laquelle sont noyées et ancrées les extrémités des cheveux constituant ladite mèche. 3) Implant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les extrémités des cheveux noyées dans ladite capsule sont recourbées en forme de crochets afin d'améliorer ltancrage. 4) Implant selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les cheveux ont un diamètre choisi de façon à être en harmonie avec les cheveux de l'individu recevant ledit implant. 5) Implant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les extrémités des cheveux constituant la mèche sont ancrées dans un alvéole métallique. 6) Implant selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les cheveux sont munis d'une boucle dans leur milieu pour améliorer l'ancrage.