La presente invention concerne, d'une manière générale, es endoprotbèses rthopédiques, notarrnent mais non pas exclusivement les endopr@thèses partielles nu ratai-es des articulations, telles que celles de a nanche et du coude et en particulier la fixation de telles prothèses dans s s os soit sans ciment orthopédique, soit avec un ciment orthopédique minéral. Les solutions utilisées ou proposées jusqu'd présent @our la réalisation d endoprothèses d'articulations peuvent être résumées comme suit Les pr.thes es e n m ét al . Ces prothèses étatent tout d'abord faites d'aciers inoxydables. Lorsqu'on a constaté que ces aciers ont une tendance i la corrosion dans un environnement biologique, @n a mis au point des alliages spéciaux de cobalt, chrome et molybdène, dont la tenue i 13 corrosion est plus favorable En revanche, ces alliages ne possèdent cas Les rroprlétss mécaniques des aciers à haute résistance, @ot@mment en ce qui concerne leur résistance à long terme. De plus, la friction de métal sur métal dans un environnement biologique doit etre évitée autant que possible car les particules métalliques détachées par cette friction provoquent des lésions tissulaires. 2 - Lés prothèses en n é ta 1 e t e n ré s i n e La combinaison de métal et de résine est utilisée en particulier pour éviter @@ friction de métal sur métal, la résine étant. employée pour la surface articulaire, c'est-à-dire la sur face soumise au frottement. De telles prothèses sont notamment utilisées pur le remplacement des articulations de la hanche. Elles ont cependant l'inconvénient que les parties en résine subissent une usure par abrasion qui nécessite leur remplacement après une période allant d'environ 5 à 10 ans. 3 - L e s p r o t h è s e s en céramique. Ces prothèses réalisées en particulier en céramique alumine (A1203) dense, ont l'avantage qu'elles subissent seulement une très faible usure "de rodage" au début de l'utilisation de la prothèse lorsqu'elles sont soumises à la friction. La faible quantité de particules d'usure ainsi produite n'est pas nuisible pur le corps. Après la période initiale d'utilisation de la prothèse, il n'y a plus d'usure. De plus, on n'a pas encore constate des phénomènes de corrosion sur la céramique d'alumine. Des examens histologiques ont par ailleurs démontré que les tissus voisins des prothèses en céramique d'alumine n'ont pas de réactions de rejet comme c'est le cas pour les prothèses métaltiques ou en résine. On a observé au contraire des réactions de croissance de la substance osseuse, tendant à adhérer à la prothèse et à pénétrer dans celle-ci. 4 - Les s rot h è se s d'a r tic a Is ti on métallo-céramiques De telles articulations sont notamment connues pour le remplacement de l'articulation de la hanche et elles se composent dans ce cas d'une cupule fixée dans l'os de la hanche ou os iliaque et formant la cavité cotyloide, et d'une tee en céramique dalumine qui est fixée sur une tige métallique ancrée dans le fémur et s'engageant par un tenon dans la toute témorale artificielle. Bien que cette solution utilise les propriétés avantageuses de la céramique en ce qui concerne sa résistance à l'usure par friction, la résistance et le comportenent à long terme des alliages utilisés ne sont pas satisfaisants, comme déjà mentionné sous 1 Pour protéger les prothèses métalliques contre la corrosion dans un environnement biologique et pour améliorer l'ancrage de prothèses métalliques, on a également proposé déjà de revêtir de céramique poreuse la surface des parties d'endoprothèses -métalliques servant à la fixation dans les os. En raison de cette porosité, il se produit dans cette construction également un contact direct entra les parties métalliques et l'environnement biologique à travers les pores de la céramique, de sorte qu'elle aussi permet seu'ement l'utilisation de métaux comme les alliages mentionnes ci-dessus et ayant une résistance relativement grande à la corrosion, et que l'utilisation d'aciers à haute résistance est exclue. On a également examiné l'aptitude de céramiques vitreuses de différentes sortes et de différents degrés de dévitrification pour la réalisation d'endoprothèses On a constaté que la tolérance du corps pour ces matières est analogue à celle de la céramique. Les propriétés mécaniques, notamment la résistance à la rupture par flexion, ne pennettent cependant pas de réaliser des endoprothèses d'articulation entièrement en une telle matière. Pour la fixation d'endoprothèses d'articulation dans la région avoisinante de l'os, il existe essentiellement deux possibilités jusqu'à présent : le contact direct entre la prothèse et l'ost obtenu le plus souvent sous charge mécanique par l'enfoncement par percussion de la prothèse dans l'os, fixation au moyen de ciment orthopédique à base de résine. La première possibilité, le contact direct, appelé également fixation sans ciment, n'a pas apporté de résultats satisEaisants pour ce qui concerne les endoprothèses métalliques car les réactions de rejet déjà mentionnées du tissu provoquent fréquemment le desserrement des prothèses. C'est pourquoi on utilise actuellement surtout la deuxième possibilité de fixation, c'est-a-dire la fixation à l'aide de ciment de résine. Cette fixation pose cependant certaines difficultés d'utilisation qui sont en rapport avec la nature de la réaction de durcissement ; la résine durcie est en outre à l'origine d'une réaction de rejet ou de défense du tissu environnant. L'état actuel de la technique orthopédique relativement aux articulations de la hanche sera décrit plus en détail dans ce qui va suivre. Les parties fémorales d'arthoplasties totales de la hanche sont actuellement fixées le plus souvent dans l'espace contenant la moelle osseuse du fémur avec du ciment de résine. Ces prothèses sont faites d'alliages métalliques dont la composition a été choisie de manière que la corrosion dans un environnement biologique sott aussi faible que possible. La transmission de la charge entre la prothèse fémorale et le fémur s'effectue essentiellement par le ciment orthopédique qui, à l'état plastique, épouse intimement les contours internes du fémur. Par conséquent, la forme de la tige de telles pruthèses fémorales métalliques fixées par du ciment ortho pédique ne revêt pas une grande importance en ce qui concerne la transmission de la charge entre la prothèse et le fémur. Comme cette partie de le prothèse est entièrement entourée par le ciment orthopédique, il n'est pas davantage nécessaire de tenir compte de sa tolérance par le tissu et de mesures particulières pour éviter les mouvements entre le tissu osseux et la prothèse. Pour ce qui concerne la ccnformation de la tige d'endoprothèses métalliques fixées à I'aide de ciment de résine, les seuls critères essentiels dont il faut tenir compte sont des critères de résistance mécanique. Avant la généralisation de l'utilisation de ciment orthopédique pour la fixation d'endoprothèses articulaires dans la région osseuse voisine, les parties fémorales de prothèses articulaires de la hanche étaient également fixées, sans ciment orthopédique, par ajustement serré et enfoncement dans le canal médullaire du fémur. Cette fixation était cependant insatisfaisante. Dans beaucoup de cas, la prothèse s'enfonçait de plus en plus dans le fémur par suite d'une dissolution de l'os aux endroits où la charge était excessive. En beaucoup d'autre5 cas, la prothèse se desserrait au bout d'un certain temps car, en raison de la compatibilité biologique défavorable des métaux, il ne s'établissait généralement pas de liaison solide entre la tige de la prothèse et le tissu osseux. On a découvert récemment que certaines sortes de céramique, par exemple de la céramique d'alumine dense (contenant 99 % de A1203), ainsi que certaines céramiques vitreuses, sont excellement tolérées par les tiSSuS, en particulier par les tissus osseux. On a même découvert que, dans certaines conditions, il s'établit une liaison mécanique solide entre les surfaces de prothèses réalisées de ces matières et le tissu osseux. il est donc maintenant possible d'ancrer les parties fémorales d'endoprothèses totales de la hanche sans ciment et de façon solide dans le canal médullaire du fémur. Une telle implantation sans ciment est très souhaitable car les ciments de résine, les seuls disponibles jusqu'à présent, ont de nombreux inconvénients sérieux. Toutefois, jusqu'à présent, il n'existe pas encore de prothèse pour implantation sans ciment qui assure une transmission de la charge entre la prothèse et le fémur de manière que les contraintes de flexion et de traction dans la surface limite entre la prothèse et l'os soient évitées autant que possible et qui assure l'exclusion de charges élevées par compression. Lors de la conception de prothèses entièrement céramiques destinées à être fixées sans ciment, il faut bien entendu tenir compte également des propriétés mécaniques et autres de la céramique d'alumine dense. En ce qui concerne l'autre partie d'une endoprothèse totale d'articulation de la hanche, la cupule définissant la cavité cotylotde artificielle, l'état actuel de la technique est le suivant. La cupule est généralemen t en résine si la tette fémorale artificielle qu'elle doit recevoir est en métal, et elle est en métal lorsque la tete fémorale artificielle fixée par une tige dans le femur est en résine. La cupule est jusqu'à présent ancrée et fixée le plus souvent à l'aide de ciment orthopédique dans l'os iliaque. Les prothèses en céramique, utilisées également, notamment en céramique d'alumine dense, ont l'avantage, par rapport aux prothèses métalliques et aux prothèses en combinaisons de métal et de résine, qie les caractéristiques de frottement, de glissement et d'usure de la céramique et notamment de la céramique d'alumine sont considérablement supérieures à celles des métaux et des résines. Comme déjà mentionné, la céramique est en outre bien mieux tolérée par le tissu que les résines et les métaux. Toutefois, pour pouvoir tirer profit de cette meilleure tolérance des prothèses en céramique, elles doivent être fixées sans l'aide de ciment orthopédique. Les cupules d'endoprothèses articulaires de la hanche conçues jusqu'à présent pour l'implantation sans ciment étaient pratiquement calquées sur la forme des cupules en résine Leur cdté tourné vers l'os était généralement à peu près hémisphérique ou en forme de calotte de sphère e portaIt des m@tifs nervurés de différentes sertes. Cette réalisation a l'inconvénient que pour obtenir l ancrage solide de la cupule dans l'os il faiiait prévoir, soit la réalisation au ciselet de motifs rainurés compliqués dans i'os iliaque, si. une péricde d'immobilisation relativement longue du patient pour permettre la croissance e la pénétration de la substance osseuse dans a structure nervurée de la cupule. Cette longue immobilisation est cependant indésirable en raison du risque de thrombnse. On tonnaot déjà une cupule métallique pour endoprothèses d'articulation de a hanche qui peut être filée par vissage (arthoplastie totale selon Ring) Dans cette construction, la hauteur totale de la cupule représente cependant un multiple de son diamètre, et le diamètre du filetage est nettement plus petit que Le diamètre de la cavité hémisphérique de la cupule. Ce mode de réalisation n'est pas applicable à une cupule en céramique, notamment en céramique d alumine dense, puisqu'il ne tient pas compte des propriétés mécaniques de la céramique ; en particulier, la longue vis risquerait de casser lors de la mise en place Sur certaines cupules fixées à l'aide de ciment de résine, des motifs nervurés ou rainurés prévus sur la face arrière bombée sont combinés avec des tenons ou remplacés par des tenons servant à l'ancrage de la cupule dans le ciment. Pour la fixation sans ciment de cupules faites de différents alliages métalliques, on utilise également, soit des vis, soit de longs tenons qui s ont vissées ou enfoncés dans la substance osseuse avoisinante. En raison de la médiocre compatibilité biologique déjà mentionnée de ciments de résine, de résines et de métaux, la cupule risque cependant de se desceller au bout d'un certain temps si elle a été fixée à l'aide de cinient ou de se desserrer s'il s'agit d'une cupule métaliique fixée sans ciment. Le risque de desserrement est particulièrement grand dans ce dernier cas. Conne déjà indiqué, certaines sortes de céramique et de céramique vitreuse ont une compatibilité biologique beaucoup plus favorable que les métaux et les résines. Cela est particulièrement le cas pour la céramique d'alumine (contenant au moins 95 % d'oxyde d'aluminium et en particulier 99 % de A1203) Des expérimentaticns étendues sur des animaux e les premiers résultats d'implantations sans chient de parties d'endoprothèses d'articulation en céramique d alumine dense démontrent que leur ancrage solide sans l'aide ve ciment est pcs sib le. Sous de bonnes conditions, par exemple sous l'immobilisation de l'articulation en question pendant quelques semaines ou quelques mois, il se forme une liaison mécaniquement très sclLde entre la prothèse et les tissus osseux avoisinants. Des cupules en céramique d alumine pour l'implantation sans ciment de cupules d endoprothèses totales d articulation de la hanche ont déjà été proposées et utilisées sous différentes fonnes. L'une de ces cupules présente sur sa face arrière en calotte sphérique de prcfondes rainures et. au centre, un tenon rond qui porte également de profondes rainures La forme de cet te cupule est inspirée de cupules connues en résine et elle a l'inconvénient, pour l implantation sans ciment, que sa rotation par rapport a 1 os est pas empêchée ce manière efficace. En effet, jusqu'à l'adhérence du tissu à la surface de la cupule ou jusqu'à la pénétration de tissu osseux dans les rainures, cette cupule risque de tourner par rapport à l'os iliaque, même scus un faible mouvement de l'articulation, ce qui retarde justement cette adhérence et cette pénétration du tissu dans les motifs rainurés de la cupule, ou ce qui risque meme de l'empêcher totalement. La possibilité de flxerdirecterent les deux parties d'une yothès d'articulation de la hanche de façon solide dans les os, l'une dans le fémur et l'autre dans l'os iliaque, représenterait un progrès considérable car il s'est avéré que la technique de fixation à l'aide de ciment orthopédique de résine, qui est une technique appliquée depuis une dizaine d'années environ et qui se développe de plus en plus, conduit à de nombreuses complications. Comme déjà mentionné, les cupules habituellement utilisées pour l'implantation à l'aide de ciment orthopédique et faisant partie d'endoprothèses totales de l'articulation de la hanche ne peuvent pas être recopiées simplement s'il s'agit de les fixer sans ciment puisque l'adherence des tissus à la surface de la prothèse et la pénétration de la substance osseuse dans les cavités ou renfoncements de cette surface nécessitent un certain temps, généralement compris entre un et trois mois. Les cupules connues jusqu'à présent n'empêchent généralement pas les mouvements relatifs entre le tissu osseux et le cEté tourné vers lui de la cupule. Les cupules en céramique d'alumine dense et/ou poreuse, ou portant une couche poreuse sur le c3té tourné vers l'os, qui ont été proposées pour l'implantation sans ciment selon la demande de brevet soumise à l Inspectíon Publique n3 2.134.316 de la République Fédérale d'Allemagne,ne sont pas suffisamment protégées contre la rotation. Les endoprothèses d'articulation, et également de diaphyse, en céramique d'alunie dense permettent par conséquent l'implantation sans ciment parce que, sous certaines conditions, les tissus osseux, par l'activité os té ofarmatrice, adhèrent aux surfaces en céramique d'alumine dense et établissent avec elles une jonction mécanique solide. Il s'est avéré que la qualité de cette jonction est d'autant plus grande que les mouvements relatifs a la surface limLte entre les tissus et la prothèse ont été limités, Des etpérimentations sur des animaux ont démontré que l'établissement de la liaison mécanique solide entre les tissus et la prothèse nécessite une durée comprise entre un et cinq mois, Des expérimentations étendues portant sur les réactions tissulaires aux surfaces limites avec des céramiques vitreuses ont fait apparattre que ces réactions à proximité de la surface peuvent être influencées par une diffusion d'ions à partir de la surface de la céramique vitreuse. Par exemple, le mécanisme de l'os téoformation peut être influencé en ce qui concerne son déroulement dans le temps, la densité du tissu osseux nouvellement formé, la nature de la couche limite qui se forme et la solidité de la liaison établie entre le tissu osseux et la prothèse par la nature et la quantité des i.ns diffusés dans le tissu à partir de la surface de la prothèse. Il est en outre connu que l'activité astéoformatrice faisant adhérer des tissus à des surfaces de céramique d'alumine dense peut être amplifiée et accélérée par l'inclusion de petits cristaux d'apatite, par exemple sous forme de poudre, à proximité de ces surfaces lors de l'implantation. Ces petits cristaux d'apatite peuvent être en phosphate de calcium et d'aluminium par exemple. Il est supposé, dans l'état actuel des connaissances sur ce phénomène, que ces petits cristaux sont décomposés et résorbés par le corps, ce qui rend disponible, à proximité de la surface limite, des ions nécessaires et utiles pour la constitution de tissus osseux nouveaux. Quoiqu'il en soit, les expérimentations effectuées ont démontré qu'après l'inclusion de tels petits cristaux à proximité de la surface de la prothèse, il s'établit plus rapidement une liaison mécanique solide entre la prothèse et le tissu osseux environnant. L'utilisation de céramique vitreuse comme matière constitutive pour endoprothèses de diaphyse et d'articulation est cependant limitée aux cas où la charge mécanique des prothèses est faible, étant donné que la résistance à la rupture par flexion de céramiques vitreuses n'est pas très élevée. Pour les compositions de cénKyue vitreuse entrant en ligne de compte pour la réalisation de prothèses, la resistance à la rupture par flexion est inférieure à 10.000 N/cm2 Cette résistance est insuffisante pour les endoprothèses du squelette de 1 homme, qui doit être capable de supporter des charges élevées. C'est pourquoi on utilise des céramiques vitreuses comme couches de revêtement de parties métalliques servant à l'ancrage de prothèses pour articulations exposées à des charges élevées. La solution qui consiste en l'utilisation d'une telle prothèse mdtallo-céramique composite a cependant l'inconvénient qu'elle présente toutes les difficultés inhérentes aux constructions composites supportant une charge mécanique élevée. Par ailleurs, l'inclusion d'apatites sous forme de poudre à proximité des surfaces de prothèses en céramique d'alumine dense pour favoriser la croissance des tissus est difficile à doser dans le technique opératoire pratique. Son application clinique est donc pratiquement exclue. A la fin de ce rappel de la technique actuellement utilisé ou connu, il est utile, pour la compréhension de l'invention, d'examiner un peu plus en détail la situation en ce qui concerne le mode de fixation d'endoprothèses orthopédiques au moyen de ciment. Jusque présent, on utilise à cet effet des ciments orthopédiques de résine qui durcissent dans l'environnement humide de la cavité de l'os dans laquelle est fixée la prothèse. Les ciments de résine ont cependant l'inconvénient de présenter, au bout de quelques années, des phénomènes de vieillissement qui sont à l'origine du descellement de la prothèse. De plus, l'utilisatTon de ciments de résine entratne des phénomènes d'empoisonnement dont le degré de gravité est variable mais qui risqient de détruire les tissus environnants et, dans le pire des cas, de provoquer la mort du patient. Lors de leur durcissement, les ciments de résine produisent en outre une température de 70 à 80eC à la surface limite avec l'os ; cette température élevée entrarne la destruction du tissu cellulaire de l'os, qui doit être restauré par un processus de guérison de plusieurs mois. On connatt par ailleurs des ciments minéraux, mais qui ont l'inconvénient que leur prise s'effectue seulement dans un milieu sec. Par exemple, dans le bStlment en utilise des ciments de construction, et dans la chirurgie dentaire on utilise des ciments de phosphate de zinc, des ciments de silicate, des ciments de roche ou de silico-phosphate. Théoriquement, tous ces ciments minéraux pourraient être utilisés pour la fixation d'endopr@thèses dans des cavistes dos s il n'y avait l'inconvénient que leur prise est rendue impossible ou perturbée par l'entrée de sang et d'autres liquides corporels dans la cavité de l'os. Du fait que les ciments minéraux n ont pas les inconvénients cités i-dessus des ciments de résine, il serait très souhaitable de pouvoir les ut liser à la place des ciments de résine. L'invention évite les aspects défavorables des ditférentes endoprthèses décrites dans ce qui précède par une endoprothèse orthopédique, en particulier d'articulation, qui est caractérisée en ce qu'elle comprend une partie de fixation tolérée par les tissus osseux, qui permet de fixer la prothèse directement dans l'os, sans l'utilisation de ciment orthopédique, qui empêche la rotation de la prothèse dans l'os et qui favorise La formation de tissu nouveau et. la jonction mécanique solide de ce tissu nouveau avec la prothèse. Selon un premier mode de réalisation de l'invention, les parties d'une endoprothèse d'articulation exposées à la friction, c'est-à-dire les surfaces articulaires, sont en céramique d'alumine dense, et les parties servant à la fixation dans les régions osseuses avoisinantes sont en acier de haute résistance dont les caractéristiques à long terme varient très peu et portent sur toutes les surfaces venant en contact avec du tissu un revêtement étanche en verre ou en une matière analogue. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la prothèse fémorale d'une endoprothèse totale d'articulation de la hanche conçue pour la fixation sans ciment et notamment faite de céramique d'alumine, ou une autre prothèse formée par la combinaison d'une tête en céramique et d'une tige métallique, est caractérisée en ce que la tige métallique est revêtue d'une glaçure, d'un émail ou d'une céramique vitreuse. Dans un mode de réalisation selon l'invention dune cupule d'endoprothèse d'articulation de la hanche, la cupule est en céramique d'alumine et a été conçue pour la fixation sans ciment au moyen d'un filetage. Cette cupule comprend une partie de fixation, s'étendant sur toute la hauteur de la cupule, qui est plus petite que le diamètre de la cavité hémisphérique, et la partie portant le filetage a un diamètre qui est plus petit que le diamètre maximal de la cupule mais qui est plus grand que le diamètre de la cavité hémisphérique, la partie de fixation comprenant un élément particulier destine, à empêcher la rotation après la fixation dans l'os. Ce mode de réalisation apporte en meme temps toute une série d'avantages. Il sest en effet avéré qu'une cupule ainsi réalisée est capable de supporter une charge très rapidement après l'opération, malgré l'absence de ciment rthopédique, et qu'elle s'intègre entièrement et très solidement dans la structure osseuse de la hanche pendant la période postopératoire, et ce malgré la charge exercée sur elle et en dépit des mouvements de l'articulation pendant cette période. Ce mode de réalisation d'une cupule implique cependant l'utilisation d'instruments particuliers pour sa fixation dans l'os et notamment de tarauds pour la confection d'un filetage dans 1 'os iliaque. Comme de tels instruments ne sont pas partout disponibles et comme ce mode de fixation de la cupule nécessite beaucoup de précautions et un temps précieux pendant l'opération, une cupule en céramique d'alumine dense conçue pour l'implantation sans ciment et faisant partie d'une endoprothèse d'articulation totale de la hanche selon un autre mode de réalisation de l'invention comprend une partie de fixation, s'étendant au moins sur le caté arrière de la cupule, qui affecte une forme angulaire. Une telle cupule peut être triangulaire, quadrangulaire, pentagonale ou hexagonale. Elle porte sur sa face arrière angulaire des rainures et des nervures, dont une partie peut comprendre des rentrants en forme de queue d'aronde ou des rentrants analogues, dans lesquels peut pénétrer le tissu osseux afin de consolider ainsi l'ancrage de la cupule. La fixation sans ciment d'une cupule biologiquement inerte dans l'os iliaque est encore facilitée davantage et la jonction étanche e t mécaniquement solide entre le tissu osseux et la surface de la prothèse aux endroits prévus à cet effet est favorisée encore plus dans un mode de réalisation selon l'invention d'une cupule, notamment en céramique d'alumine dense, dont la partie de fixation comprend des tiges qui, après la mise en place de la cupule dans l'os iliaque, sont pressées radialement dans la région avoisinante de l'os au moyen d'une vis. Ce mode de réalisation évite la réalisation d'un filetage dans l'os et le perçage de trous pour le dispositif destine à empêcher la rotation de la cupule, et il évite également le façonnage difficile d'une cavité polygonale dans l'os iliaque pour la réception d'une cupule dont l'arrière présente une forme angulaire, selon le mode de réalisation décrit ci-dessus, façonnage qui doit être réalisé au ciselet avec une grande précision pour assurer rajustement serré de la cupule afin d'éviter tout mouvement relatif par la suite, ce qui est une exigence difficile à satisfaire dans les conditions sous lesquelles se déroulent de telles opérations. Encnre un autre mode de réalisation de l'invention est applicable en particulier aux endoprothèses en céramique d'alumine dense servant au remplacement de parties manquantes de diaphyses et au remplacement d'articulations. Dans ce node de réalisation de l'invention, la ou les parties de fixation de la prothèse reçoivent un dopage superficiel avec des ions qui, après l'implantation de la prothèse, diffusent lentement dans le tissu qui entoure la prothèse pour y stimuler et réguler l'activité ostéo formatrice et la jonction de la substance osseuse nouvellement formée à la surface de la prothèse. Les prothèses selon ce dernier mode de réalisation de l'invention sont en particulier en céramique d'alumine et sont exclusivement prévues pour l'implantation sans ciment. La céramique d'alumine dense possède une haute résistance à la rupture par flexion, de plus de 20000 N/cm , d'excellentes propriétés de glissement et une grande résistance à l'usure lorsqu'elle est utilisée pour les parties formant les surfaces articulaires exposées à la friction d'endoprothèses articulaires. De plus, cette matière a déjà l'aptitude de former des jonctions mécaniques solides avec les tissus osseux lorsqu'elle n'a pas encore été dopée. Pour raccourcir cependant le temps nécessaire à la création de cette jonction mécanique solide et capable de supporter des charges, ce mode de réalisation selon l'invention prévoit, avant I'implantation, I'introduction d'ions dans las surfaces des parties de prothèse servant à l'ancrage des prothèses dans la région osseuse avoisinante, ions qui améliorent, stimulent et accélèrent l'établissement d'une jonction mécanique solide entre le tissu osseux et la prothèse. Enfin, l'invention crée un procédé pour la fixation d'une endoprothèse orthopédique dans une cavité d'os permettant l'utilisation de ciments minéraux qui n'ont pas les inconvénients des ciments de résine employés jusqu'à présent. Ce procédé est caractérisé par l'utilisation d'une pellicule qui est résorbée au bout d'un certain temps dans un environnement biologique et qui est disposée, au moment de la fixation de la prothèse dans une cavité d'os, entre le tissu osseux et le ciment minéral servant à l'ancrage de la prothèse dans la cavité d'os. De telles pellicules sont disponibles dans le commerce. Lors de la pose d'une prothèse, on dispose une telle pellicule dans la cavité d'os où elle assure, au moins pendant la durée du durcissement du ciment, la séparation étanche entre cette cavité et l'os, de manière à empêcher la perturbation du processus de prise du ciment par les liquides corporels tels que le sang sortant de l'os. Le procédé de l'invention permet par conséquent l'utilisation de ciments qui ne pouvaIent pas etre employés jusqu'à présent, dont la tolérance à long terme par les tissus osseux est bien meilleure que celle des ciments de résine employés jusqu'à présent, et dont le vieillissement est nettement plus faible, c'est-à-dire qui n'ont pas tendance à perdre la cohérence au bout d'un grand nombre d'années. Le procédé de l'invention permet également d'employer des ciments minéraux qui sont décomposés par le corps au bout de quelques années et qui sont alors remplacés par du tissu vivant. L'utilisation de tels ciments était jusqu'à présent rendue impossible par la perturbation de leur processus de prise complexe par les liquides corporels tels que le sang. La pellicule employée pour la mise en oeuvre de ce procédé de l'invention est avantageusement mise en une forme correspondant à celle de la cavité de l'os, par exemple par sa conformation préalable en forme de sachet. Il est également recommandé de munir la pellicule d'un rebord saillant qui recouvre la région osseuse entourant l'entrée de la cavité et qui la protège contre le contact avec le ciment minéral. Si la pellicule utilisée a la forme d'un sachet, ce rebord entoure par conséquent l'ouverture du sachet. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique éclatée, en élévation et en coupe, des deux parties d'une endoprothèse d'articulation de la hanche - la figure 2a est une coupe longitudinale schématique d'une prothèse d'articulation du coude à l'état assemblé - la figure 2b est une coupe longitudinale schématique correspondant à une partie de celle de la figure 2a mais prise à angle droit par rapport à celle-ci - la figure 3 est une vue en élévation schématique de la partie fémorale d'une prothèse d'articulation de la hanche - la figure 4a est une vue en élévation de la partie de prothèse représentée sur la figure 3 mais prise de l'intérieur, suivant un angle droit par rapport à la vue de la figure 3 la figure 4h est une coupe suivant la ligne I-I de la figure 4a - la figure 5 est une coupe axiale schématique d'une prothèse cotylo@dienne - la figure 5a est un détail représentant un exemple de réalisation du filetage porté par la partie cylindrique de la cupule formant la prothèse de la figure 5 - la figure 6 est une vue schématique de la face arrière de la cupule représentée sur la figure 5 les figures 7a, 7b et 7c sont respectivement une vue avant, une c"upe axiale et une vue arrière schématiques d'une prothèse cotylodIeno-e selon un autre mode de réalisation - les figures 8a, 8b et 8c sont respectivement une coupe axiale, une vue avant et une vue arrière schématiques d'une prothèse cotylo@dienne selon encore un autre mode de réalisation - la figure 9 est une vue en élévation d'un instrument utilisé pour former dans l'os iliaque la cavité cylindrique destinée à recevoir la cupule formant la prothèse des figures 8a, 8b et 8c - la figure est unevueen élévation d'un instrument utilisable pour la finition de la cavité réalisée au moyen de l'instrument de la figure 9 et - la figure ll est une représentation schématique éclatée destinée à illustrer la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la fixation d'une partie de prothèse au moyen d'un ciment minéral et montrant, de bas en haut, une coupe longitudinale de la partie supérieure d'un fémur après résection de la tête fémorale, un sachet réalisé d'une pellicule de matière absorbable en milieu biologique, et la partie fémorale d'une prothèse d'articulation de la hanche. La prothèse d'articulation de la hanche représentée sur la figure l comprend une partie fémorale, représentée en bas, dont la partie de fixation est formée d'une tige 1 qui est engagée dans le fémur après résection de la tête fémorale et qui s'appuie ensuite partiellement par une collerette 2 sur le bord supérieur du fémur, Selon l'invention, la tige 1 est faite d'un acier de haute résistance dont les caractéristiques mécaniques varient peu en fonction du temps Toute la tige 1 est couverte d'un revêtement de verre ou d'une matière semblable au verre, à l'exception d'une partie la de la tige qui constitue la transition avec la tête sphérique 3 formant la rotule de l articulation. Sur sa partie supérieure de transition la, la tige porte un tenon 4 dont au moins l'une des faces latérales est plane, afin d'empêcheur la rotation de la tête 3, et qui est engagé dans un évidement de forme et de dimensions correspondantes de la t8te 3. Les surfaces d'appui 5 de la tète 3 et de la tige 1 sont rendues parfaitement planes, par exemple par rectification. La tête 3 est en céramique d'alumine. En règle générale, elle est fixée sur la tige - après l'implantation de celle-ct dans le fémur - au moyen d'un adhésif appliqué sur le tenon 4 et les faces internes correspondantes de la tête 3. La surface extérieure de la tête 3 est polie. La deuxième partie de la prothèse d'articulation représentée sur la figure l est formée par une cupule 11 dont au moins la surface interne est également en céramique d'alumine. Cette surface interne, remplaçant le toit de la cavité cotyloYde, est polie et ajustée par rapport à la surface extérieure de la tete 3. La cupule ll porte sur sa face arrière 12 plusieurs rainures pour l'ancrage dtrect S la cupaRe~afans l'os iliaque. Les figures 2a et 2b représentent une prothèse d'articulation du coude comprenant deux tiges 31 et 32 en acier de haute résistance et de faible variation des caractéristiques dans le temps, ainsi que deux parties 33 et 34 en céramique d'alumine qui sont mobiles l'une par rapport à l'autre et qui sont solidarIsées respectivement avec la tige 31 et la tige 32. Un revêtement en verre ou en une matière analogue recouvre toute la surface des tiges 31 et 32 à l'exception des zones en contact avec les parties 33 et 34 qui sont en céramique d'alumine. En règle générale, les parties 33 et 34 sont fixées sur les tiges 31 et 32 - après l'implantation des tiges dans les os respectifs - au moyen d'un adhésif appliqué sur des tenons 35 et 36 portés par les tiges et s'engageant dans des évidements correspondants des parties 33 et 34. Comme dans la prothèse d'articulation de la hanche qui vient autre décrite, les tenons 35 et 36 présentent chacun au moins une surface plane destinée à empêcher la rotation de la partie 33 ou 34 par rapport à la tige correspondante. Les surfaces d'appui 37 et 38 des tiges 31, 32 et des parties 33, 34 en céramique d'alumine sont rendues parfaitement planes, par exemple par rectification. Les surfaces articulaires glissant l'une sur l'autre des parties 33 et 34 sont ajustées et polies. Comme acier de haute résistance, on peut utiliser n' importe quel acier à haute résistance à la traction qui conserve cette haute résistance à la température du corps entièrement ou à peu près, meme après un très grand nombre d'alternances de charge. Les dimensions des tiges doivent hêtre déterminées en fonction de la résistance que possède l'acier après un très grand nombre d'alternances de charge. De plus, l'acier doit pouvoir supporter, si possible sans diminution de sa résistance, le traitement thermique nécessaire pour l'application du revêtement en verre ou en une matière analogue Autrement dit, les dimensions des tiges doivent également être déterminées en fonction de la résistance que possède l'acier après ce traitement thermique La variation de la résistance des tiges d'acier est généralement faible lorsque le revetement en verre ou en une matière analogue est appliqué selon un procédé de rev8tement par projection à la flamme ou selon un autre procédé agissant seulement sur la surface de l'acier. La céramique d'alumine utilisée est dense et étanche, c'est-à-dire sans pores ouverts à l'extérieur, et contient au moins 85 % en poids de A1203 et de préférence plus de 95 7. en poids de A1203 Les revetements en verre ou en une matière analogue au verre sont étanches et sont formés par des couches de verre, d'émail ou de céramique vitreuse qui adhèrent solidement à l'acier des tiges, soit directement, soit par des couches intermédiaires métalliques appliquées par voie galvanique par exemple. selon des procédés connus. La composition chimique de ces revetements et le degré de dévitrification s'il s'agit de revetements en céramique vitreuse sont déterminés par leur tolérance par les tissus. On connaît déjà des compositions qui satisfont à ces conditions. Pour favoriser la jonction entre le tissu et la prothèse et pour améliorer ainsi ancrage de celle-ci dans l'os, il est souvent avantageux d'appliquer en plus une couche poreuse en céramique, par exemple en céramique d'alumine, sur le revêtement dense et étanche en verre ou en une matière analogue. L'amélioration essentielle obtenue dans ce cas par rapport aux revêtements poreux déjà proposés provient de la présence de la première couche étanche en verre ou en matière analogue, qui exclut avec certitude tout contact du tissu avec le métal et, par suite, toute pénétration d'ions métalliques dans le tissu. La deuxième couche, qui est poreuse, sert uniquement à l'amélioration de l'ancrage de la prothèse dans le tissu osseux. Les figures 3, 4a CL d représentent la partie fémorale d'une prothèse d'articulation de la hanche qui est entièrement en céramique d'alumine dense, selon un autre mode de réalisation de l'invention. Les parties qui correspondent à l'exemple déjà décrit d'une prothèse d'articulation de la hanche portent les mêmes références. La prothèse, représentée en élévation latérale sur la figure 3, comprend une tige 1 avec une partie de transition la et une collerette 2, ainsi qu'une tette 3, La partie supérieure de la prothèse affecte u",e forme courbe en élévation latérale et le point 2 représente schématiquement le centre de courbure situé à l'intérieur de cette partie supérieure de la prothèse. La collerette 2 de la tige forme un épaulement ou rebord dont la partie située à l'intérieur du côté du centre de courbure p - est désignée par 2a et dont la partie située à l'extérieur est désignée par 2b. Par ces rebords 2a et 2b, la tige 1 s'appuie en partie sur le fémur, c'est-à-dire sur son bord supérieur formé par la résection de la tete fémorale. La demanderesse a constaté qu'il est avantageux de prévoir un rebord intérieur 2a aussi large que possible afin d'éviter toute compression excessive de la substance osseuse lors de la transmission des efforts entre a prothèse et le fémur. Le rebord extérieur 2b peut avoir une largeur beaucoup plus faible mais néanmoins suffisante au point de vue solidité. Pour ces mêmes raisons, la largeur de la tige 1 dans la zone du rebord intérieur 2a de sa partie supérieure doit être égale ou supérieure à la largeur de la tige dans la zone du rebord extérieur 2b. La demanderesse a constaté qu'il est avantageux de choisir une largeur de tige qui n'est pas inférieure à 10 mm sur le côté intérieur et à proximité du rebord 2a. Selon l'invention, l'amincissement de la tige 1 vers le bas à partir de la collerette 2 est tel que la largeur sur le c8té intérieur tourné vers le centre de courbure p diminue plus rapidement que sur le côté extérieur de la tige. Dans la partie inférieure de la tige 1, environ au niveau de la coupe I-I de la figure 4a par exemple, la largeur sur le côté intérieur est plus petite que la largeur du côté extérieur de la tige 1. A cet endroit, la largeur du c5té intérieur peut être de 7 mm par exemple ou moins, tandis que la largeur du coté extérieur peut être de 8 à 9 mm par exemple à cette hauteur. Le rapport entre les largeurs du côté intérieur et du côté extérieur de la tige doit être d'au moins 1:1 dans la partie supérieure de la tige, tandis que ce rapport ne doit pas dépasser 0,9:1 dans la partie inférieure de la tige. Des essais effectués avec des animaux et des expérimen tations dans lesquelles ont été simulées les conditions de transmission de charge dans le corps humain ont démontré qu:une prothèse ainsi réalisée es capable de supporter les charges totales produites et que, en mène temps, il e se produit à aucun endroit une pression supérieure à la contrainte par cr.pression dans le squelette de l'holgme. L'inclusion d'une endoprothèse selon l'invention ne risque donc pas de provoquer la dégénération des os par nécrose osseuse de à la compression excessive. Les figures 5, 5a et 6 représentent un exemple de réalisation selon l'invention d'une prothèse cotylotdienne en céramique d'alumine conçue pour une fixation sans ciment orthopédique, qui se distingue notamment de celle représentée sur la figure l par le fait qu'elle possède une forme généralement cylindrique La cupule Il formant cette prothèse présente une cavité à peu près hémisphérique 13 qui possède une surface polie contre laquelle vtent s'appliquer la tète sphérique et polie réalisée de la mène céramique de La partie de prothèse fixée dans le fémur. Dans ce mode de réalisation de l'invention, le corps de cupule Il est cylindrique dans sa partie arrière tournée vers l'os iliaque, et le diamètre D de cette partie cylindrique est plus petit que le diamètre hors tout dl de la cupule, mais plus grand que le diamètre d2 de la cavité hémisphérique 13. La hauteur hors tout h de la cupule est plus petite que le diamètre d2 de la cavité 13. La partie cyliS rique de la cupule porte sur sa surface latérale extérieure un filetage 14. Ce filetage 14 est réalisé de manière qu'il soit en mesure de transmettre les efforts exercées par le fémur sur la cupule d'une façon particulièrement favorable à l'os iliaque. Dans la représentation de la figure 5, de tels efforts sont dirigés de bas en haut. La figure 5a représente un exemple de réalisation d'un tel filetage. Outre ce filetage, la surface extérieure de la partie cylindrique ayant le diamètre D porte des rainures s'étendant parallèlement à l'axe de la cupule. Ces rainures peuvent avoir une section transversale semi-circulaire ou autre ; elles sont désignées sur la figure 6 par 15 et elles coupent le filetage. La demanderesse a constaté qu'il est très utile que ces rainures forment des arêtes vives avec le filetage. Bien que la figure 6 représente quatre de ces rainures, leur nombre peut être plus grand ou plus petit. Dans le prolongement de ces rainures sont prévus des trous qui traversent la partie lla en forme de bourrelet de la cupule et s'étendent jusqu'à la face avant de celle-ci. La face arrière 12 de la cupule porte un profil rainuré ou nervuré destiné à établir ou à faciliter la jonction entre la substance osseuse de l'os iliaque et la prothèse. Ce profil de la face arrière de la cupule de cet exemple est formé par des rainures 16 ayant une section transversale en forme de queue d'aronde. Bien entendu, ces rainures peuvent avoir dtfférentes formes et dispositions, mais il est très utile de prévoir des rentrants comme ceux formés par les rainures 16 en queue d'aronde afin de favoriser l'établissement d'une jonction solide entre la prothèse et la substance osseuse. La cupule il présente en outre un trou central 17 qui débouche au milieu de la cavité hémisphérique 13 Lors de l'inclusion d'une cupule comme celle qui vient d'être décrite dans l'os iliaque, on procède de la manière suivante On creuse tout d'abord au ciselet une cavité à peu près ronde dont le diamètre est nettement inférieur à celui de la partie cylindrique de la cupule. La profondeur que l'on donne à cette cavité formée dans ltos iliaque doit i peu près correspondre à la profondeur d'encastrement prévue de la cupule. On élargit ensuite cette cavité au moyen d'une rugine dont le diamètre - mesuré entre les points extérieurs des dents de la rugine correspond au diamètre D moins le double de la profondeur t du filetage. Dans la paroi de la cavité maintenant cylindrique, on forme ensuite un filetage au moyen d'un jeu de tarauds qui est conçu et dimensionné de manière qu'après le dernier taraudage, le filetage formé dans l'os iliaque possède un diamètre qui est d'environ 0,5 à 1 mm plus petit que le diamètre du filetage de la cupule. Avec les copeaux ou fragments d'os produits pendant la formation de cette cavité dans l'os iliaque, on remplit partiellement les rainures 16. On présente la cupule devant le filetage réalisé dans l'os iliaque et on l'engage dans ce filetage en la tournant au moyen d'un instrument portant des tiges engagées dans les trous de la partie lla de la cupule et, éventuellement, dans les rainures 15 situées dans les prolongements de ces trous. Comme le filetage réalisé dans l'os est légèrement plus petit que le filetage de la cupule, son vissage dans l'os nécessite une certaine force, ce qui se traduit par in "grippage" du filetage de la cupule dans l'os iliaque et par l'établissement d'une liaison mécanique solide entre la cupule et l'os. Cet effet de grippage ou de blocage est encore favorisé par les rainures 15 qui coupent le filetage et qui favorisent l'établissement d'une liaison solide d'autant plus que les arêtes formées entre les rainures 15 et le filetage sont vives. Cette à ce mode de fixation de la cupule par son vissage dans un filetage légèrement plus petit que celui de la cupule, celle-ci est immédiatement ancrée solidement dans l'os iliaque. La demanderesse a constaté avec surprise qu'il est très avantageux que les fragments d'ors quine détachent encore pendant la mise en place par vissage de la cupule s'accumulent dans les rainures 15 et restent dans ces rainures Il s'est en effet avéré que les fragments d'os qui s'y accumulent favorisent considérableent l'activité ostéoformatrice et la pénétratLon et le remplissage des rainures 15 par l'os vivant. Après la mise en place de la cupule, il est avantageux de dégager de L'extérieur, au moyen d'un foret, au moins l'un des trous situés dans le prolo@gement des rainures 15, sur à peu près la moitié de la hauteur de la cupule. Dans le trou ainsi dégagé, on introduit une tige de céramique dont le diamètre extérieur correspond au diamètre de ces trous et donc la longueur est à peu près égale à la initié de la hauteur de la cupule. Jusqu'à l'incorporation complète de la cupule dans la substance osseuse, cette tige sert d élément supplémentaire de sécurité contre la rotation. Le trouoentral 17 sert, d' une part, à permettre l'échappe- ment de l'air comprimé à l'intérieur lors de la mise en place de la cupule et,d'autre part, à améliorer l'entrée de liquide synovial dans la cavité hémisphérique de la cupule pendant l'utilisation subséquente de l'articulation artificielle. Une cupule en céramique d'alumine ainsi réalisée a donc l'avantage d'être fixée solidement dans l'os iliaque dès la pose, de sorte qu'elle est capable de supporter une charge très peu de temps après l'opération. De plus, elle accélère l'incorporation de la prothèse par le tissu osseux, et la stimulation de l'activité ostéoformatrice tendant à établir une jonction solide entre le tissu osseux et la surface de la céramique d'alumine est encore favorisées par la présence de fragments d'os venant du même corps aux endroits mêmes où l'activité ostéoformatrice tendant à pénétrer dans des cavités d'ancrage de la prothèse et à remplir ces cavités est particulièrement souhaitable. Cependant, comme déjà mentionné, les cupules vissées réalisées comme celle qui vient d'être décrite relativement aux figures 5, 5a et 6 présentent aussi quelques inconvénients, tels que la nécessité de l'emploi d'instruments spéciaux pour la préparation de la cavité destinée à recevoir la cupule et le temps précieux nécessaire pour cette préparation. La cupule représentée sur les figures 7a, 7b et 7c évite au moins l'un de ces inconvénlents @ sav@@r l'emploi d'instruments spéciaux. Cette cupule, également désignée dans son ensemble par 11, comprend également une cavité hémisphérique 13 pour la réception de la tête de la partie fémorale d'une endoprothèse d'articulation totale de la hanche, mais la face arrière 17 de cette cupule est rectangulaire, comme le montre la figure 7c. Dans les surfaces latérales de la cupule sont formées des rainures 18 La face arrtère 12 présente également des rainures, désignées par 19 et 20 Une partie de ces rainures en l'@ccurrence ceiles désignées par 20, dont la coupe transversale est visible sir la figure 7b, comprennent des parties renr.rantes Comme dans les exemples précédents, de telles rainures, nervures ou conformations analogues servent '1 l'ancrage solide de la cupule dans la masse osseuse qui entoure la prothèse Comme dans l'exemple des figures 5, Sa et b, les rainures 19 et 20 peuvent etre remplies, pendant l'opération er avant la pose de la cupule dans 1 os iliaque, avec des copeaux d'os du patient pour accélérer l'activité ostéoformatrice tendant à remplir Les cavités formées à cet effet sur la surface extérieure de la prothèse et à établir ainsi une jonction solide entre la substance osseuse et la prothèse. Bien que les figures 7a, '1 et 7c représentent une cupule ayant une section rectangulaire, il est également possible de réaliser de manière analogue des curules ayant une section @ri@ngulaire, quadrangulaire, @entag@nale ou hexagenale Saut sur les cupules triangulaires, il est nécessaire de couper au m@ins l'un des angles sur la face avant de ces cupules polygonales afin d'éviter le frotrement de l'ishcion. La surface oblique ainsi formée sur la face avant de la cupule du présent exemple est représentée sur la figure 7a et désignée par 21. Comme dépà meationné, la pose de ces cupules polygonales ne nécessite pas des instruments spéclaux La cavité nécessaire pour la réce@tion de la cup@le dans @os liaque peut être formée et préparée au moyan des instruments couramme@@ employés dans @@ ch@@@tgie orthopédique. Les implantations de cupoles de ce. @@e dans des animaux de taille relativement grande, des moutons par exemple, @@@ démontré que ces cupules possèdent dès la pose une assise mécanique sl solide dans le tissu osseux environnant qu'elles pe se des serrent pas, même lorsque l'articulation est chargée immédiatement après l'opération Les figures 8a, 8q et 8c représentent encore un autro mode de réalisation d'une cupule selon l'invention, La cupule de cet exemple possède un corps Il qui est sensiblement cylindrique sur toute sa hauteur, La cavité hémisphérique pur la réception de la rotule de la partie fémorale d'une prothèse d'articulation de la hanche est à nouveau désignée par 13 Le centre de la cupule est traversé axialement par un alésage étagé destiné .i la réception d'une vis 22 ccmprenant des parties de différents diamèt par rapport aux autres en fonction du pas du filetage. Lorsque la cupule est munie de trois tiges 24, cotraie c'est le cas dans l'exemple représenté sur les figures 8a, 8b et 8c, les perçages radiaux 23 renfennent des angles de 120 entre eux dans un plan radial, et ils sont décalés les uns par rapport aux autres dans le sens axial sur une distance correspondant chaque toits à un tiers de la hauteur d'un filet. Après la mise en place de la cupule dans la cavité formée dans l'os iliaque, on fait pénétrer la vis 22 au moyen d'un tournevis dans le trou percé au fznd de cette cavité. Le tournevis utilisé à cet effet porte un rev8tement de résine sur la partie venant en contact avec la vis et éventuellement avec la cupule, afin d'éviter le détachement de particules métaDLques du tournevis par son contact avec la cupule ou ses différents éléments. Au début de la rotation et de l'avance de la vis 22 au moyen de ce tournevis, la vis est guidée par les tiges 24. Après la pénétration de la vis dans le trou percé au centre de la cavité formée dans l'os iliaque, elle y forme elle-meme un filetage femelle correspondant, à la façon d'une vis à bois. Pendant cette pénétration de la vis dans la substance osseuse, les tiges 24 sont écartées les unes des autres par une partie conique de transition prévue sur la vis entre son filetage 22a et sa partie ou tte ayant le plus grand diamètre. Les extrém tés extérieures des tiges 24 émergent de la surface cylindrique de la cupule et sont pressées dans les zones adjacentes de l'os iliaque, assurant ainsi la fixation solide nécessaire et excluant toute rotation de la cupule dans l'os. Dans la technique de pose d'une prothèse rendue possible par une cupule selon ce mode de réalisation de l'invention, la cupule peut être fixée mécaniquement et bloquée en rotation par seulement quelques manipulations qui demandent peu de temps. Comme la cavité à former dans l'os iliaque pour la réception de la cupule ne demande pas une grande précision, cette préparation peut également être effectuée rapidement. Le gain de temps ainsi réalisé est un facteur essentiel dans une intervention chirurgicale aussi importante que l'arthoplastie totale de la hanche, et le temps total nécessaire pour la préparation de l'os et la pose proprement dite de la prothèse constituent un critère déterminant pour la possibilité d'utilisation d'une prothèse. La cupule selon le mode de réalisation des figures 8a, 8b et 8c est faite d'une matière pennettant l'établissement d'une jonction mécanique solide entre le tissu osseux et la surface de la prothèse. Toutes les parties ou éléments de la prothese sont de préférence de la même matière Une li@ison étanche et solide par l'activité ostéoformatrice entre le tissu osseux et la prothèse s'étaplit surtout lorsque cette dernière @st faire de ceramique d'oxyde d'aluminium. Quoique de nombreuses sortes de céramique vitreuse permettent également l'établissement d'une telle jonction, la céramique d oxyde d'aluminium est préférée pour cette application n raison de ss autres propriétés mécaniques. en particulier en raison de Sa durée résistance à l'usure Le terme céramique d'oxyde d'aLuminium" désigne une matière céramique contenant plus de 85 7/t d'oxyde d'aluminium. Pour les prochèses d articulation totale de la hanche et les cupules selon l'invention, il est préférable d'utiliser une céramique d'oxyde d'aluminium contenant plus de 9b de Al2O3. Il est particulièrement favorable d'employer une céramique d'alumine contenant plus de 99 % de Al2O3 car cet@e matiere possède une très bonne tenue à la corrosion et une très forte tésistance 3 usure Ces matières sont utilisées à l'état fritté dense, c'est-à-dire avec une densité correspondant à au moins 90 ' et de prèférence 'i 95@ du la densité théorique de la matière utilisée. Pour favoriser 1 l'établissement d'une jonction solide centre les t issus osseux et la prothèse, une autre caractéristique de @invention revoit l'introduction d'ions dans la ou les parties de fixation des prothèses. L'introduction de teil ions dans la prothèse avant sa pose peut être effeccuée selon des procédés connus. Par exemple, les surfaces is @@@@@@se d@ns lesquelles doivent être introduits les ions peuvent être @@r@@e@s d'oxydes, carbonates, sels, ou de mélanges, puis portées à la cempérature à laquelle les ions pénètrent par diffusion dans les surfaces ru pa@ties de surface de la prothese. Par le chois approprié de la température et de la durce de ce traitement thermique, on peut faire varier la @@ent@@@ @@s @@ns @@@si introduite entre des limites relativement larges @@@@p@er ains@ dux c@nd@@ions les plus favorables pour la stimulation le l'act@@@te @Stéol@@rma@rice. La diffusion des ions dans les surfaces de @@th@se peut en@ore être amélierée lorsque les surfaces en question sont @@aitées à l'ac@de avant le traitement thermique décrit ci-dessus. Pour cette stimulation de la croissance tissulaire. la demanderesse a @@ilisé avec su@cès, sur des céramiques vitreuses de @@@@tére@tes @@mpositions et sur la céramique d'alumine, les ions des éléments suivants @@thi@m, bore, carbone, fluor, sodium, magnésium, sil@@ium, phosphore, p@tassium et @ou calcium, La présence d'ions de bore, silicium, phosphore, potassium et calcium dans la surface des prothèses est particulièrement favorable si les prothèses ou leurs revêtements sont faits de céramique d'alumine. Selon un exemple de mise en oeuvre, on enrobe la tige de la partie fémorale en céramique d'alumine dense d'une endoprothèse d'articulation de la hanche conçue pour des moutons dans une poudre contenant les oxydes et les sels suivants 40 % d'oxyde d'aluminIum béta (Na20.ltA1203) 30 % de borate de calcium (3CaO.B203) 30 % de phosphate de calcium (4CaO.P205) On introduit la prothèse ainsi enrobée dans un four électrique, on la porte à 13000C et on la maintient à cette température pendant 16 h. Apres le refroidissement et l'enlèvement des résidus de poudre qui y adhèrent, on constate que la tige initialement blanche de la prothèse a pris une couleur sombre. On pose ensuite cette prothèse dans un mouton, bien entendu avec la cupule non traitée de l'endoprothèse d'articulation de la hanche. On pose une prothèse faite de la m8me céramique d'alumine mais n'ayant pas subi ce traitement de diffusion dans un mouton de meme ége et de même poids. On tue les moutons deux mois après l'opération, on retire les fémurs avec les prothèses et on examine la solidité de la fixation de la prothèse. Pour retirer la prothèse dont la surface a été dopée d'ions selon l'invention, il faut une force de 30 % supérieure à celle nécessaire pour retirer la prothèse de comparaison. Comparativement aux prothèses en céramique vitreuse ayant subi le même traitement de diffusion d'ions, les prothèses en céramique d'alumine ont l'avantage que la diffusion des ions de la surface de la prothèse dans les tissus environnants après la pose s'arrête complètement au bout d'un certain temps car le quantité totale des ions dans la surface en céramique d'alumine est limitée, tandis que la diffusion des ions à partir de surfaces en céramique vitreuse continue étant donné que de nouveaux ions peuvent être fournis sans arret depuis l'intérieur de la prothèse. Lorsque la prothèse a été incorporée solidement dans l'os, il est cependant avantageux que la diffusion d'ions étrangers dans les tissus osseux s'arrête car, pour établir des conditions stationnaires, il est plus avantageux que l'irrigation ou l'alimentation de l'os s'effectue par les canaux sanguins. La figure 11 représente enfin un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la fixation d'une prothèse à l'aide de ciment minéral. I1 s'agit dans cet exemple de la fixation dans le fémur de la partie fémorale d'une endoprothèse d'articulation de la hanche. La figure 11 représente, en bas, le partie supérieure d'un fémur après résection de la tête fémorale et l'ouverture du canal médullaire en vue de la pose de la prothèse. L'os est désigné par F et le canal médullaire est désigné par M. Après l'ouverture du canal médullaire et, éventuellement, après son façonnage au moyen d'une rugine, on y introduit une pellicule 6 à laquelle on a donné préalablement la forme d'un sachet correspondant à peu près à la forme du canal médullaire. Pour obtenir une disposition convenable de la pellicule 6 dans le canal médullaire M, on peut éventuellement utiliser un moyen auxiliaire tel qu'une prothèse d'essai de type connu. Le sachet formé par la pellicule 6 possède à sa partie supérieure un rebord saillant 7 qui vient s'appliquer contre le bord 8 formé par la résection de la tête fémorale du fémur F. On remplit ensuite la pellicule 6 de ciment mais, à 13 différence des techniques opératoires employées jusqu'à présent, on utilise à cet effet un ciment minéral. A un moment approprié avant le durcissement du ciment, on introduit la prothèse représentée en haut sur la figure ll par sa tige 1 dans le ciment minéral remplissant le canal médullaire M mais séparé de manière étanche de l'os par la pellicule 6, et on fixe la tige dans l'os selon les procédés employés jusqu'à présent. REVENDICATIONS 1. Endoprothèse orthopédique, en particulier endoprothèse orthopédique d'articulation, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une partie de fixation tolérée par les tissus osseux qui permet de fixer la prothèse directement dans l'os, sans l'utilisation de ciment orthopédique, qui empêche la rotation de la prothèse dans l'os et qui favorise la formation de tissu nouveau et la jonction mécanique solide de ce tissu nouveau avec la prothèse. 2. Endoprothèse d'articulation selon la revendication 1, dont les parties formant les surfaces articulaires frottant l'une sur l'autre sont en céramique d'alumine dense et étanche et dont la ou les parties servant à la fixation de la prothèse dans l'os ou dans les os sont en métal, caractérisée en ce que les parties métalliques sont en acier à haute résistance et sont couvertes,aux aux endroits où elles sont en contact avec le milieu biologique, d'au moins une couche de revêtement étanche en verre ou une matière analogue au verre, telle que l'émail ou une céramique vitreuse. 3. Endoprothèse d'articulation selon la revendication 2, caractérisée en ce que le revêtement étanche, en verre ou une matière analogue au verre, qui est en contact avec le métal, est recouvert d'une couche poreuse. 4. Endoprothèse fémorale d'articulation de la hanche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie servant à la fixation d la prothèse dans le fémur est une tige courbe qui, en section transversale, a une largeur d'au moins 10 mm sur le côté intérieur tourné vers le centre de courbure de la tige a l'endroit situé juste sous une collerette solidaire de la tige et s'appuyant sur le bord supérieur formé sur le fémur par la résection de la tête fémorale, cette largeur étant égale ou supérieure à la largeur du côté opposé de la tige au même niveau, et en ce que la largeur de la partie inférieure de la tige est plus petite sur le côté intérieur tourné vers le centre de courbure que sur le côté opposé. 5. Endoprothèse fémorale d'articulation de la hanche, entièrement faite de céramique, selon la revendication 4, caractérisée en ce que le rapport entre la largeur de la tige sur le côté intérieur et la largeur de la tige sur le côté opposé ou côté extérieur est au moins de 1:1 dans la partie supérieure de la tige et tout au plus de 0,9:1 dans la partie inférieure de la tige. 6. Endoprothèse cotyloidienne d'articulation de la hanche, formée par une cupule en céramique d'alumine dutype à fixation par vissage, selon la revendication 1, caractérisée en ce que la hauteur de sa partie de fixation, s'étendant notamment sur toute la hauteur de la cupule, est plus petite que le diamètre de la cavité hémisphérique formée dans la cupule pour la réception de la tete sphérique de la partie fémorale de l'articulation, en ce que le diamètre de cette partie de fixation, portant un filetage pour la fixation de la prothèse dans 1 'os iliaque, est plus petit que le diamètre maximal de la cupule mais plus grand que le diamètre de sa cavité hémisphérique, et en ce que cette partie de fixation comprend un dispositif particulier, destiné à empêcher la rotation de la cupule après la pose, qui est de préférence formé en partie par une ou plusieurs rainures axiales formées dans la surface latérale extérieure de la partie de fixation et coupant le filetage porté par elle. 7. Endoprothèse cotyloîdienne selon la revendication 6, caracterisée en ce que sa face arrière, située à l'opposé de l'ouverture de la cavité hémisphérique et tournée vers l'os iliaque, est profilées un particulier par un motif rainuré ou nervuré. 3. Endoprothèse cotyloîdienne selon la revendication 6 ou 7, caractérisée en ce qu'un perçage axial s'étend de la face arrière de la cupule à sa cavité hémisphérique. 9. Endoprothèse cotylotdienne selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce que la partie de fixation porte un filetage dont les flancs sont orientés de manière que les plus grands efforts susceptibles d'être transmis par la cupule soient dirigés de la cavité hémisphérique vers la face arrière de la cupule. 10. Endoprothèse cotyloîdienne d'articulation de la hanche, formée par une cupule en céramique d'alumine, selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une partie de fixation formant au moins la partie arrière de la cupule et ayant une section transversale polygonale, en particulier une section transversale triangulaire, quadrangulaire, pentagonale ou hexagonale, en ce que la face arrière de la cupule, tournée vers l'os iliaque et formant en même temps la face arrière de sa partie de fixation, présente des renfoncements susceptibles d'être remplis de tissu osseux par l'activité ostéoformatrice après la pose, et en ce qu au moins l'un des angles sur la face avant de le cupule est coupé pour empecher le frottement d'une région osseuse voisine sur cet angle lorsque le nombre des angles en section transversale sur la face avant de la cupule est supérieur à trois. 11. Endoprothèse cotyloTdienne d'articulation de la hanche, formée par une cupule en une matière biologiquement inerte et notamment en céramique d'alumine, selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa partie de fixation, formant au moins la partie arrière tournée vers l'os iliaque de la cupule, comprend des perçages radiaux recevant des tiges qui sont pressées radialement dans la région de l'os iliaque entourant la cupule au moyen d'une vis après la mise en place de la cupule dans une cavité préalablement formée dans l'os. 12. Endoprothèse d'articulation ou de diaphyse en céramique d'alumine dense, selon la revendication 1, carctérisée en ce que la surface de la ou des parties servant à la fixation de la prothèse dans l'os ou dans les os est dopée par l'introduction d'ions de lithium, bore, carbone, fluor, sodium, magnésium, silicium, phosphore, potassium et/ou calcium qui, après la pose de la prothèse, diffusent dans les tissus environnants, en vue de la régulation des réactions tissulaires et de la stimulation de l'activité ostéoforma- trice, afin d'établir une jonction mécanique solide entre la prothèse et les tissus osseux. 13. Endoprothèse d'articulation ou de diaphyse en céramique d'alumine dense, selon la revendication 12, caractérisE en ce que le dopage de la surface de la ou des parties de la prothèse servant à sa fixation dans l'os ou dans les os s'effectue au moyen d'un mélange d'ions de sodium, de calcium, de bore et de phosphore.