•\..xZ tSu.îi.î La présente invention concerûe- 'des Hmatièïès .. . -immunogènes et des vaccins destinés à!la;prôtec£îo:tf contre les infections causées par Brucella abortus; g.inni que la préparation de ces matières et de ces vaccins» 5 On a essayé à maintes reprises d'obtenir des vaccins permettant une protection satisfaisante des animaux, y compris le "bétail," et même de l'homme, contre la brucellose* En pratiqué, on. immunise- généralement le-bétail .avec un vaccin constitué d'une suspension d'une souche de B» a"bortus 10 vivante atténuée, qui est, de préférence, la souche "bien connue S. 19. Le vaccin vivant provoque la formation d'anticorps sériques chez les animaux auxquels il a été inoculé. Ce fait est un grave inconvénient lorsque l'on effectue la vaccination en combinaison avec un programme d'éradication, 15 car on ne peut distinguer facilement les animaux infectés, vecteurs de germes, de ceux vaccinés avec la souche atténuée S. 19. On peut également préparer un vaccin à partir d'une suspension de germes tués entiers appartenant, par 20 exemple, à la souche Brucella abortus 4-5/20, en éinulsion dans l'huile minérale. Ce type de vaccin a été approuvé par un certain nombre de gouvernements » Certes ce vaccin a beaucoup moins tendance que la souche S. 19.à provoquer la formation d'anticorps sériques indésirables, mais l'administration du 25 vaccin tué en émulsion huileuse présente de son côté l'effet secondaire peu souhaitable de causer des lésions locales persistant très longtemps. Celles-ci peuvent entraîner des gênes et des douleurs importantes. En outre, les parties atteintes doivent être mises au rebut quand''les animaux sont 30 abattus, ce qui entraîne une perte en viande. Ceci peut être un grave inconvénient lorsque les animaux sont élevés comme bêtes de boucherie. Paterson et coll. (British Journal of Expérimental Pathology, 194-7» 28» 223-236) ont isolé par nétracsntrifugation 35 une substance à action antigénique à partir de suspensions, dans un soluté physiologique phénolique, de B- abortus souche 544, cultivé sur gélose au foie. Un trait caractéristique du produit est qu'il a une teneur élevée en lipides, en glucides et en radicaux formyle. Il présente également un degré élevé 4-0 de toxicité et provoque un oedème localisé persistant au niveau COPY 71 "25920 2 2100920 du point d'injection, même lorsque l'on n'administre- que de faibles doses. A peu près 20. ans'plus tard, Ellwood et coll. (British Journal of Expérimental Pathology, 1967? f|-8, 28-39) ont étudié des extraits de B. abortus obtenus à l'aide de 5 sulfate de dodécyle et de sodium (qui sera désigné dans ce qui suit par SDS) et ont isolé des fractions immunogènes contenant de 35 à 42 % de lipides, de 10 à 12 % Ole glucides (avec, en supplément, de 12 à 15 % de sucres aminés), environ 5 % d'acide formique, et seulement 10 % de protéines. Dans la 10 fraction amino-acidique de ces produits, l'élément prépondérant est la lysine. Ces matières (tout comme la préparation obtenue antérieurement par Paterson) entraînent chez les animaux une hypersensibilité et provoquent la formation d'anticorps sériques Jusqu'à un titre élevé. Ces propriétés 15 doivent donc rendre ces substances inutilisables comme vaccins pour les animaux domestiques, quelle que soit leur aptitude à protéger contre l'infection. Or, la Demanderesse a trouvé que l'os pouvait obtenir, à partir de soueher» de B. abortus (aiiusi que d'autres 20 espèces de Bruceilae) un produit qui présente une action protectrice satisfaisante contre les formes correspondantes de bruealloses. Ce produit est essentiellement protéinique et ne contient pratiquement pas de lipo-polysaccbarides et de groupes formyle. Quand on l'administre par voie sous-25 cutanée, sous forme de préparations appropriées, il ne provoque pas de réactions locales ; il n'est pas nécessaire d'y incorporer des adjuvants huileux, fortement irritants, pour obtenir une protection satisfaisante,- quoique l'on puisse évidemment utiliser des adjuvants comportant de. l'aluminium, moins irritants et ne présentant pas ces inconvénients. En outre il n'est pas agglutinogène et ne provoque pas la formation d'anticorps sériques nuisant à la réalisation d'épreuves ayant pour but de déterminer le taux d'infection. La présente invention a ainsi pour objet un procédé de production d'une matière ou d'une fraction protéinique, immunogène mais non agglutinogène, provenant d'une espèce du genre Brucella, en particulier de B. abortus, procédé selon lequel on extrait, à l'aide d'un agent surfactif, les germes bactériens vivants qui sont en suspension dans l'eau, on ajoute un solvant organique miscible à l'eau, de préférence ÔAD ORIGINAL 71 25920 3 2100920 l'éthanol, à titre d'agent précipitant les protéines, puis on sépare le précipité protéinique ainsi obtenu des autres substances initialement présentes dans la suspension. Il y a avantage à ce que les fragments bactériens et la fraction 5 protéinique qui a précipité soient, tout d'abord isolés ensemble de la suspension, par exemple par centrifugation, puis séparés par remise en solution de la fraction protéinique dans un solvant approprié, par exemple un soluté physiologique tamponné. On peut ensuite éliminer les fragments bactériens 10 et les autres éléments résiduels insolubles par des méthodes convenables, entre autres la centrifugation® Selon le procédé delà présente invention, on peut utiliser n'importe quelle souche appropriée d'une espèce de Brucella pour la préparation de matières antigéniques, mais 15 plus particulièrement des souches non agglutinogènes. Dans le cas de B. abortus, une source pleine d'intérêt est la souche 45/20 R ; il serait néanmoins possible d'utiliser des souches ayant un pouvoir agglutinant plus élevé, étant donné qu'à première vue, il serait peu probable que l'aggluti-20 nogène apparaisse dans les extraits, mais il va de soi que l'on ne donne pas la préférence à ces sources. Les agents surfactifs convenant pour l'exécution de l'invention comprennent une grande variété d'agents bien connus appartenant aux types non-ionogène et ionique avec 25 une chaîne hydrocarbonée pouvant avoir de 4- à 20, de préférence de 8 à 16 atomes de carbonec Les agents surfactifs anioniques tels que les sels d'alkyl-benzène-sulfonates à longue chaîne alkylique se sont avérés appropriés, mais les sulfates de dodécyle et de métaux alcalins sont d'accès plus facile et, 30 par conséquent, préférés. On effectue de la manière habituelle la culture et la récolte des germes vivants. Pour obtenir un résultat optimum, on ajuste la concentration de la suspension à environ 8. 10 de germes par ml d'eau, après quoi on ajoute un agent 35 surfactif approprié, lequel est de préférence le sulfate de dodécyle et de sodium (SDS), en vue d'extraire des bactéries les substances à action immunogène. Il est préférable que la concentration de l'agent soit inférieure à 10 % en poids/volume il est bon qu'elle soit d'environ 2,5 % poids/volume dans le 4-0 cas de SDS, mais des quantités plus faibles, de l'ordre de 1 % 71 25920 4 2100920 en poids/volume, ou moins, et pouvant descendre jusqu'à 0,5 % en poids/volume, ou même 0,1 % en poids/volume, peuvent également donner satisfaction. On laisse séjourner la suspension, pour réaliser une extraction complète. Il a été constaté qu'une 5 durée d'environ 1? à 24 heures suffit pour obtenir des résultats acceptables à la température ambiante (20°) ; cependant la durée optimale varie en fonction de la nature et de la concentration de l'agent surfactif, ainsi que de la température» C'est ainsi qu'on obtient une extraction satisfaisante à 52° 10 en utilisant une concentration à 4 % en poids/volume de SDS, et, à 37° en utilisant une concentration à 2,5 % en poids/ volume de SDS„ Selon le procédé de l'invention, on précipite le mélange des fractions immunogènes et des matières conta-15 minantes, ceci en le traitant par un solvant organique miscible à l'eau. Comme exemples de ce type, on peut citer les alcanols inférieurs, jusqu'à et y compris le propanol, de préférence l'éthanol, l'acétone ou des solvants analogues tels que le dioxanne, des cellosolves et des carbitols, qui donnent une 20 fraction riche en matières protéiniques immunogènes et non agglutinogènes. C'est ainsi que l'on a constaté que l'addition â l'extrait d'environ le même volume d'éthanol suffit pour obtenir une telle fraction. On peut faire suivre la précipitation d'une centrifugation, en vue de faciliter la sédimen-25 tation et de favoriser la séparation entre les matières solides et la phase aqueuse. Si la précipitation suit immédiatement l'extraction, d'autres composantes de la suspension sont également éliminées par la centrifugation ultérieure. On peut alors 30 effectuer un nouveau fractionnement de la phase solide, par exemple en remettant en solution la composante protéinique non agglutinogène dans un tampon aqueux et en éliminant les débris bactériens insolubles par centrifugation à faible vitesse. Comme tampons aqueux utilisables à cette fin, on peut citer 35 entre autres des systèmes tamponnés au phosphate ou au succinate. L'analyse chimique des fractions non agglutinogènes purifiées typiques, obtenues conformément au procédé de lfinvention , semble indiquer qu* environ la moitié des composantes est formée de glucides donnant seulement du glucose par hydrolyse, 40 sans sucres aminés détectables par les méthodes classiques. Un 71 25920 5 2100920 peu plus de la moitié de la partie glucidique a'est pas diâlysablen La teneur en protéines est au moins d'environ 15 généralement voisine de 20 %, et va jusqu'à un maximum d'environ 25 %, les pourcentages se rapportant au poids sec. 5 A peu près 80 % (en poids sec) de là matière sédimente sous la forme d'une seule composante ( constante de sédimentation S2q.w= 1,35) lors de l'ultracentrifugation, ce qui semble indiquer que le glucide et la protéine "sont associés dans une certaine mesure et forment au moins un complexe peu stable. La 10 teneur en lipides non dialysables est en dessous de 5 et généralement voisine de 1,7 %, les pourcentages étant rapportés au poids sec". On peut évaluer aisément le degré d'activité agglutinogène (ou son absence) par les procédés décrits dans 15 dans la publication de -l'O.M.S. "Technical Report Sériés 86" (195^)^ page 13, ou dans le supplément au "Veterinar.y Record", 1967, mai 27 ("Interprétation of the B. abortus sérum application test"). Ce degré d'activité peut être exprimé sous la forme du titre d'agglutination sérique (désigné dans- la suite du texte 20 par SAT), en unités internationales.Quoique l'on ait constaté jusqu'à présent que la valeur du SAT était égale a zéro chez les animaux d'expérience, après vaccination à' l'aide d'une préparation contenant des produits immunogènes obtenue conformément à l'invention, on peut considérer que des valeurs du SAT infé-25'rieures à environ 10, mais de préférence inférieures à 5, ne correspondent pas à un réel pouvoir agglutinogène et que les produits rentrent donc dans le cadre de l'invention, étant donné que des valeurs supérieures à 10, et' allant même jusqu'à 20 ou 30, sont généralement acceptées^comme relativement satis-30 faisantes pour les'vaccins tués, officiellement approuvés pour : cet usage. Les avantages qu'apportent les v'âccinà conformes à l'invention ont encore été confirmés par l'absence d'anticorps fixant le complément et l'absence presque totale d'anticorps incomplets. 35 -s" On' pourrait évaluer le-pouvoir'immunisant de la préparation sur la souris où le cobaye, mais les résultats ainsi obtenus risqueraient d'induire en erreur, de ne pas être représentatifs ou de ne pas montrer de corrélation avec le pouvoir immunogène chez lés animaux qui doivent être immuni-40 sés au moyen-de la préparation. On peut,, par exemple, arriver à 71 25920 6 2100920 des résultats plus dignes de confiance en évaluant l'action d'une préparation, obtenue à partir d'une-souche de B.abortus, chez des génisses que l'on insémine artificiellement après vaccination et que l'on infecte, de façon appropriée, par une 5 souche virulente de B. abortus. On. peut enregistrer le nombre des avortements dans le groupe ; la question de la présence ou l'absence d'infection peut être résolue par l'isolement de Brucellae à partir d'un tissu ou d'une sécrétion queiuonques ; on peut aussi en évaluer le degré en mesurant le taux 10 d'agglutinines dans le sérum après le vêlage. La présente invention comprend également une matière protéinique non-agglutinogène, obtenue à partir d'une espèce du genre Brucella, matière qui possède une action immunisante contre les infections provoquées par les espèces virulentes de 15 Brucella et qui est pratiquement exempte de lipo-polysaccharides et de groupes formyles, Sous un aspect particulier, ces matières présentent d'autres caractéristiques chimiques et biologiques, qui ont été indiquées plus haut. L'invention a aussi pour objet un vaccin compre-20 nant une matière protéinique non-agglutinogène, ou une fraction de celle-ci, telles que définies plus haut;. Il y a avantage à ce que ce vaccin, quand il est destiné au bétail, contienne de 2 à 20 mg, et, de préférence, d'environ 5 à 20 mg, en poids sec, de la matière spécifiée plus haut, en association avec 25 un véhicule, solide ou liquide, acceptable du point de vue pharmaceutique. Les préparations solides peuvent être présentées sous forme lyophilisée ; celles-ci contiennent, par exemple un adjuvant de lyophilisation, - ou un stabilisant, par exemple le dextranne ou le saccharose. Les préparations liquides 30 contiennent de préférence la matière imnrunogène en une concentration allant de 1 à5 mg (poids seç)/ml, dans un tampon acceptable du point de vue pharmaceutique, par exemple un soluté physiologique tamponné au phosphate, ayant un pH voisin de la neutralité, égal par exemple à 7,5. Un adjuvant conte-35 nant de l'aluminium, par exemple de l'alun de potassium peut également être inclus dans la préparation.de vaccin stérile. On a constaté que les dosages mentionnés ci-dessus donnaient une immunité satisfaisante au bétail, mais pour les autres animaux ou l'homme, la quantité nécessaire pour la pro-40 tection est proportionnellement, équivalente. 71 25920 7 2100920 Ls invention concerne aussi un procédé dîimmunisation des mammifères ou de l'homme contre les brucelloses, procédé qui comprend l'administration d'une dose efficace d'un vaccin, comme défini plus haut, qui contient une ma-5 tière protéinique non-agglutinogène exerçant une action d'immunisation contre les infections dues à diverses souches du type Brucella, auxquelles les animaux ou les hommes qui en reçoivent sont sensibles. Les exemples qui suivent ont pour but d'illustrer 10 la présente invention. Sauf indication contraire expresse, les parties et pourcentages y sont donnés en poids. Les températures y sont indiquées en degrés Celsius„ EXEMPLE 1 t 1) Préparation de la matière immunogène. 15 On utilise la souche Brucella abortus 45/20, variante rugueuse isolée par A.D. Me Ewen et R.S. Roberts, T. Comp. Path. Ther. 1936, 4£, 97. 2) Conservation,et reconstitution des souches On conserve la souche ci-dessus et la souche 20 lisse virulente B. abortus 544, largement utilisée pour les épreuves, soit sous forme lyophilisée, soit dans l'azote liquide. Lors de la reconstitution, on les ensemence en stries à la surface de milieux solides et on examine 1'homogénéité des colonies de la culture réalisée» 25 3) Milieu de culture ïl contient ; un produit de digestion de viande de cheval par la papaîne, de façon à donner une teneur en azote total égale à 0,45 %, 30 1 % d'extrait de levure ("Marmite"), 4 fa de fructose, et 0,16 % d'hydrogénophosphate disodique anhydre, ces proportions s'entendant en poids/volume. On ajuste le pH à 6,5 et on stérilise le milieu par passage sur des filtres du 35 type Seitz. 4) Culture et récolte On.cultive la souche 45/20 en profondeur dans le milieu indiqué plus haut, avec aération, pendant 3 jours on la recueille et on la laisse au froid pour qu'elle se dépose jusqu'à 1 1 40 une concentration finale d'environ 8.10 germes/ml de milieu usé. 71 25920 8 2100920 5) Préparation d'extraits On ajoute du sulfate de dodécyle et de sodium (SDS) à la suspension de germes vivants de la souche 45/20 12 (10 germes/ml), en réglant la concentration de SDS à 2,5 ^ 5 en poids/volume. On abandonne la suspension pendant 24 heures, à la température de 20e, puis on introduit, sous agitation, dans la masse gélatineuse, un volume égal éthanol à 95 On centrifuge ensuite le tout à 20°, avec une accélération de 1800 g* pen-dans 2 heures, puis on rejette le surnageant. On reprend le 10 dépôt fibreux dans un soluté physiologique tamponné à pH 7,5 par de l'hydrogénophosphate disodique 0,02 molaire, jusqu'au volume initial, on centrifuge légèrement, comme indiqué plus haut, et on rejette le résidu. La matière sèche de la solution contient le prin-15 cipe actif, mais il n'existe pas de complexes lipo-saccharidi-ques, car la teneur en lipides non-dialysables est seulement de 1,7 %. Les résultats complets de l'analyse sont indiqués dans le tableau 1. 6} Préparation d'un vaccin 20 Après élimination du résidu, la préparation ci-dessus, ajustée de façon à ce qu'elle contienne au moins 5 mg/ml de matière protéinique immunogène, est utilisée comme vaccin stérile pour protéger le bétail contre une infection expérimentale par une souche virulente de B. abortus. Une pro-25 portion importante du résidu sec de cette solution est constituée de substances minérales, entre autres le chlorure de sodium et le tampon. 7) Analyse de l'extrait 30 TABLEAU 1 Pourcentage en poids à l'état sec Substances présentes Avant Après dialyse dialyse Azote aminé libre 2,4 « • e Azote aminé total 3,9 2,3 Amino-acides après hydrolyse 34,0 16,4 Protéines (selon Lowry) 15,2 24,4 Lipides totaux 11,3 3,2 Lipides non dialysables 1,7 3,2 Glucides 48,1 49,6 Acide formique • • • tr Acide amino-pimélique n.d. • • • Sucres aminés n.d. » • • Fentose n.d. Constance de sédimentation : S2q.w . 1,35 a « • 71 25920 9 2100920 Les glucides, dont 57 % ne sont pas dialysables, représentent 48 % du poids sec. L'hydrolyse donne uniquement du glucose ; on n'observe pas la présence de sucres aminés. Il semblait donc peu probable que le glucide dérivât d'un muco-5 #olysacchàride capsulaire 0 Néanmoins, il aurait pu représenter la partie polysaccharidiqùe d'une glucoprotéine. Le fait que 80 ^'"de 1'"échantillon sédiiiientent comme une composante unique lors de la centrifugation laisse penser qu'une grande partie des glucides et des protéines trouvés ont pu avoir été associés 10 dans un complexe de ce type. - Après la dialyse, il reste seulement 1,7 % de lipides. Il est donc improbable que toutes composante importante de. l'extrait fût, soit un lipo-polysaccharide, soit un complexe • lipo-polysaccharide/protéine, suggestions qui ont déjà contre 15 elles l'absence de résidus autres que glucosiques après l'hydrolyse, ainsi que le résultat de 1'ultra-centrifugation, qui donne une constante de sédimentation S2q„W égale à 1,35 pour une composante correspondant à 80 % de l'extraite 8) Vaccination expérimentale du bétail 20 On vaccine, par voie sous-cutanée, des. génisses vierges, exemptes de brucellose, dans la zone moyenne du cou (pour 0), puis on les vaccine à nouveau*, sur le coté opposé, 84 jours plus tard, avec des doses de 2 ml d'un vaccin tel que -décrit plus haut sous 6). On les insémine ensuite artificielle-25 ment pendant une période de 3 semaines qui commence 14 jours après la seconde vaccination, puis on effectue l'épreuve au 197ème jour avec environ 15.10 germes de la souche 544 de B.abortus, par instillation dans les conjonctives (cette souche lisse virulente a été isolée par McEwen et largement utilisée pour évaluer 30 l'immunité à.l'égard de B. abortus), A ce moment, le temps de gravidité des génisses est de 124 à 149 jours. On détermine le taux des ..agglutinines et des anticorps fixant le complément, avant la vaccination, puis à des intervalles convenables. Après l'avortement ou la parturition, on prélève des échantillons 35 appropriés pour rechercher, par culture, -l'a présence de Brucella ; si ces cultures sont négatives, on fait .une inoculation à l'animal. On considère qu'une vache est infectée lorsque le taux d'agglutinines reste supérieur à 25 unités internationales pendant plus de 21 jours après le vêlage, ou 4.0 si des Brucellae sont isolées de ji' importe quels tissus ou- sécrétions. 71 25920 10 2100920 9) Témoins On vaccine 10 génisses vierges à l'aide d'un vaccin approuvé, contenant une souche inactivée de B. abortus 45/20 dans un adjuvant huileux. On insémine ensuite artificiellement les animaux vaccinés, et on effectue l'épreuve de la manière décrite sous 3). De plus, cinq animaux ne t^eçoivent pas de vaccin, mais sont inséminés et étudiés de la même manière. Les résultats sont rassemblés dans le.tableau 2. (Voir tableau 2 page suivante) o CN O-O o CN TABLEAU 2 Immunité induite chez âes vaches gravides par vaccination avec différentes préparations Chacun des animaux reçoit 2 ml Extension des réactions locales maximales (lésions) (cm^ / animal) Après pre- Après la mière ino- seconde lation inoculation Agglutination Titres maximale en unités internationales Avant vaccination SAT Après "ia pre- Après la se- mière vaccination çgnde vaccination Résultats de 11 épreuve SAT CP SAT Préparation telle que décrite sous 6) 0 6.8-Î-8 0 Nombre Nombre Nombre dans le de su- de su-groupe jets jets infec- ayant tés avorté 0 O CN O un CN 'Vaccin tué avec adjuvant, officielle ment approu- oO + 42 60 + 37 8.4*11 19+12 26+77 32+15 \t& -hf=k1 niT.'a yq, tel qu>-décrit sous 9) Témoins non vaccinés 0 0 0 10 3 0 v? if. Réaction persistante SAT - Titre d'agglutinines sériques CP = Titre de fixation du complément 71 25920 12 2100920 On voit nettement qu'aucun des animaux vaccinés conformément à la présente invention ne montre de lésions ni d'agglutination. On n'observe pas d'avortements. Quoiqu'une proportion importante d'animaux soit infectée, ceux ci ne présen-5 tent pas de symptômes graves. Ee vaccin tué assure une protection du même ordre mais entraîne, comme d'habitude, des réactions locales étendues et des titres d'agglutination appréciables. Les témoins non-vaccinés sont presque tous infectés et, chez eux, le taux 10 d'avortements est très élevé. On peut donc conclure que la préparation contenant la fraction protéinique immunogène de l'extrait de B. abortus élimine pratiquement les réactions locales et l'agglutination, sans perte importante de pouvoir immunisant, par comparaison 15 avec les meilleurs types de vaccins tués existants. 71 25920 2100920 SEVEHDICATIOÏTS 1.- Un procédé de préparation de matières protéiniques immunogènes, non agglutinogènes, à partir d'une espèce du genre Brucella, procédé caractérisé en ce que l'on extrait avec 5 un agent surfactif les germes "bactériens vivants en suspension aqueuse, on ajoute un solvant organique miscible à l'eau pour précipiter l'extrait puis on sépare le précipité protéinique des autres matières contenues dans la suspension. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé 10 en ce que l'espèce bactérienne est Brucella abortus, en particulier la variante rugueuse de Brucella abortus, souche 4-5/20. , • 3•- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'agent surfactif est un agent anionique^ 15 en particulier tin sulfate de dodécyle et d'ion métal alcalin, notamment de sodium. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3j caractérisé en ce que l'on traite les germes vivants avec de 10 % à 2,5 %, plus particulièrement de 0,1 à 20 2 °/oj en poids par volume, de l'agent surfactif. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que l'on traite les germes vivants avec un agent surfactif anionique, à la température ambiante, pendant une durée de 17 à 24 heures. 25 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 5? caractérisé en ce que le solvant miscible à l'eau est un alcanol, en particulier l'éthanol. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on sépare le précipité 30 protéinique du reste de la suspension par centrifugation. 8 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7j caractérisé en ce que l'on introduit la matière dans un récipient de façon à obtenir un vaccin liquide stérile9 contenant de 2 à 20 mg de matière calculés en poids sec. 35 9»- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le vaccin contient un adjuvant à base d'aluminium, en particulier de l'alun de potassium 10o- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la préparation est lyophiliséeo 71 25920 2100920 11Matière protéinique non agglutinogène obtenue à partir d'une espèce appartenant au genre Brucella, matière qui exerce une action immunogène contre les infections provoquées par les espèces virulentes de Brucellae et qui est pratiquement 5 dépourvue de lipo-polysaccharides et de groupes formyle » 12.- Matière selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle est obtenue à partir d'une souche de Brucella abortus, plue particulièrement à partir de la variante rugueuse de la souche 45/20 de Brucella abortus. 10 13•- Matière selon la revendication 11 ou 12, caractérisée en ce que sa teneur en protéines est comprise entre 15 et 25 % et sa teneur en lipides entre 1 et 5 %» ces proportions étant rapportées au poids de la matière sèche. 14.- Matière selon l'une quelconque des revendi- 15 cations 11 à 13, dont la constante de sédimentation à l'ultra-centrifugation, SgQ.w, est à peu près égale à 1,35* 15.- Matière selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, sous la forme d'une préparation vaccinale injectable stérile, liquide ou lyophilisée. 20 16.- Matière selon la revendication 15» contenant un adjuvant à base d'aluminium, en particulier de l'alun de potassium. 17.- Matière selon la revendication 15 ou 16, contenant de 2 à 20 mg, en poids sec, de substance active.