La présente invention concerne l'exploration sismique. Les techniques d'exploration sismique connues ont été basées dans le passé principalement sur la technique en faisceau à partir d'un point commun en profondeur (CDP), comme décrit dans les brevets des Etats Unis d'Amérique nO 2.732.906 et 3.040.833. La répartition sur le terrain des détecteurs sismiques pour la technique CDP a été basée sur un compromis entre la préservation de l'énergie sismique se déplaçant verticalement, contenant l'information relative aux couches ou formations souterraines, et l'annulation de l'énergie se déplaçant horizontalement sous la forme de bruit parasite Les critères utilisés pour définir une longueur de groupe de détecteurs dans de telles répartitions sur le terrain sont les suivants :- tout d'abord, la longueur du groupe de détecteurs ne peut pas atteindre des valeurs telles que des réflexions provenant d'horizons plongeants ou inclinés provoquent des retards dans le groupe de détecteurs, ayant pour conséquence une distorsion du signal ; ensuite, la longueur du groupe de détecteurs ne doit pas atteindre une valeur telle qu'une progression normale à travers le groupe de détecteurs ait pour conséquence une distorsion du signal. Toutefois, ces deux considérations limitant la longueur des groupes de détecteurs pour préserver le signal s'opposent à la condition permettant d'annuler le bruit horizontal, selon laquelle la longueur du groupe de détecteurs doit etre nettement supérieure à celle qui est désirable pour la préservation du signal. Une pondération ou un écartement inégal des sources ou détecteurs a été parfois utilisé pour tenter d'atténuer le bruit horizontal. Toutefois, cette technique complique les travaux sur le terrain. Par ailleurs, si les niveaux de l'énergie horizontale varient,par exemple sous l'effet d'une modification de la nature, de l'épaisseur ou de la vitesse dans la couche ayant subi une dégradation, une nouvelle pondération ou un nouvel écartement est souvent nécessaire. Une autre méthode d'élimination du bruit horizontal dans la technique CDP appliquée sur le terrain a consisté à donner au décalage entre la source et le détecteur voisin une valeur suffisamment grande pour que les ondes constituant le bruit horizon tal franchissent ce détecteur à un moment tel que la zone géOlo- gique intéressante ou concernée ne soit pas perturbée par le bruit horizontal. Toutefois, cette méthode a pour conséquence une distorsion importante des réflexions et une perte des rée le xions sur des couches peu profondes lorsque ce décalage est grand. Le but de l'invention est d'apporter une solution au problème ainsi posé. L'invention concerne un procédé nouveau et perfectionné d'exploration sismique avec renforcement et optimisation des résultats du relevé ou de l'étude sismique, en particulier de ceux utilisés pour la simulation de la réponse des horizons sismiques à des ondes cylindriques ou planes simulées. Selon le procédé faisant l'objet de l'inv-ention, un réseau de plusieurs détecteurs sismiques est utilisé pour détecter la réponse des horizons sismiques aux ondes sismiques émises. Le réseau de détecteurs ou son "ouverture" est plus grand que le diamètre de la zone circulaire, dénommée suivant l'invention zone de Fresnel, correspondant à l'horizon sismique détecté le plus profond pour laquelle tous les trajets des rayons des ondes sismiques à la fréquence utile maximale diffèrent en phase de moins d'une demi-longueur d'onde.Avec une ouverture de cette taille, les réponses des horizons sismiques détectés par les détecteurs diffèrent en phase l'un de l'autre de moins d'une demi-longueur d'onde, et en conséquence, lors d'une addition pour représenter des ondes planes ou cylindriques simulées, elles contribuent dans une certaine mesure à la somme obtenue au lieu de s'annuler l'une 1' autre. Suivant une autre particularité de l'invention, des détecteurs individuels du réseau sont écartés des détecteurs immédiatement voisins d'une distance inférieure ou égale à un quart de longueur d'onde des ondes sismiques parasites se dépla çant horizontalement à la fréquence de bruit utile la plus éle- vée. De cette manière, quand les réponses des détecteurs sont additionnées pour simuler des ondes planes ou cylindriques, les ondes de bruits ou ondes parasites détectées s'annulent l'une l'autre par suite des différences de phase résultant de itécar- tement des détecteurs. Suivant une autre particularité encore de l'invention, les détecteurs du réseau sismiques sont uniformément espacés sur la longueur du réseau, et leur pondération est la même lors de l'addition ou sommation. Les groupes de détecteurs sont égale ment contigus La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en coupe transversale d'horizons sismiques dans le sol, avec un groupe de traces sismiques superposéesà ces horizons pour illustrer les éléments d'information enregistrés par les détecteurs, éléments qui sont additionnés pour simuler la réponse des horizons sismiques à une onde cylindrique ou plane simulée. La Fig. 2 est une représentation schématique montrant la longueur du réseau de détecteurs par rapport à l'horizon sismique utile ou détecté leplus profond selon l'invention. Les Fig. 3, 3A et 4 sont des diagrammes à la surface illustrant la disposition ou répartition de sources sismiques et de détecteurs pendant une étude ou un relevé sismique suivant l'invention. Sur les dessins, une source sismique S (Fig. 1) est représentée schématiquement à la surface du sol en un certain point, afin d'émettre des ondes sismiques pénétrant dans le sol selon l'invention. Bien qu'on ait représenté la source S à la surface du sol, ce pourrait être également une source sismique aquatique, comme le comprendront les techniciens spécialisés dans ce domaine, cette source étant remorquée par un vaisseau ou navire dans une nappe d'eau et émettant des ondes sismiques pénétrant dans la masse d'eau et dans les horizons sismiques immerges audessous de cette nappe. La source S peut être une source unique ou un groupe de sources reliées ensemble et ayant une position efficace située au centre du groupe. Les ondes sismiques émises chaque fois ou à chaque "coup" par la source S se déplacent à travers les horizons sismiques ou réflecteurs 10, 12 et 14, et des portions de l'énergie ondulatoire sismique se déplaçant à travers le sol sont réfléchies par ces horizons.Plusieurs géophones détecteurs D1-D9, dont chacun peut être formé par des détecteurs simples ou par un groupe de détecteurs reliés entre eux selon une ligne de relevé et ayant une position efficace située au centre du groupe, sont répartis en un réseau de détecteurs le long de la ligne de profil sismique ou sur une surface, pour détecter l'énergie ss mique réfléchie à partir des horizons sismiques et convertir cet te énergie détectée en signaux électriqueso D'une façon en soi connue, outre l'énergie sismique se déplaçant vers le bas à travers le sol, de l'énergie sismique se déplaçant horizontalement sous la forme de bruit indésirable est engendrée chaque fois que des ondes sismiques sont-émises à partir de la source S.Le bruit sismique indésirable se déplaçant horizontalement peut être réparti en trois composantes de tonde transmise par l'air ; l'onde "roulant" sur le sol, et la réfraction horizontale, qui sont toutes trois détectées par les détecteurs D1-D9 outre les ondes sismiques réfléchies par les horizons du sol. Le bruit horizontal formé par l'onde propagée par l'air représente l'énergie émise par la source S qui se déplace dans l'air au lieu de traverser le sol et qui, en conséquence, va se déplacer sensiblement à la vitesse du son dans l'air. Le bruit horizontal de "roulement" au sol représente l'énergie de l'onde en surface se déplaçant dans le sol, le long de la surface de celui-ci ou à son voisinage, et tendant à masquer les signaux désirés.Le bruit de réfraction horizontale résulte de l'énergie sismique se déplaçant vers le bas pour pénétrer dans le sol et qui, au lieu autre réfléchie à partir d'un horizon, se déplace le long de l'horizon, puis vers le haut pour rejoindre un géophoneo Il est connu d'effectuer une exploration sismique avec simulation d'ondes sismiques cylindriques ou planes se déplaçant à travers les horizons sismiques du sol. Le procédé connu fait intervenir l'addition des traces provenant de chaque point le long d'une ligne de relevé sismique, sous forme d'un point-récepteur commun pour toutes les émissions sismiques le long de cette ligne de relevé, en utilisant le principe de la réciprocité quand cela est nécessaire.Quand les résultats de l'addition pour chaque point le long de la ligne de relevé sont établis pour une ligne de relevé d'une longueur importante par rapport à une longueur d'onde sismique, et lorsque ces résultats additionnés ont été représentés sur une coupe sismique, la coupe sismique ainsi tracée simule la réponse des horizons sismiques à une onde cylindrique et canstitue une coupe sismique utilisable en vue d'une analyse. En outre, les résultats provenant de releves sismiques selon plusieurs lignes de relevé parallèles, formant ainsi une grille ou matrice de relevé rectiligne, c'est-à-dire rectangulaire ou carrée, ou selon un groupe de lignes de relevé transversales ou coupant les précédentes, pour former une telle matrice rectiligne, peuvent être additionnés, le centre de cette matrice correspondant alors à un point récepteur commun. Les résultats de cette addition vont alors représenter et simuler la réponse des horizons sismiques à une onde plane se déplaçant vers le bas, centrée au point d'addition au centre de la matrice. Si l'on se réfère à nouveau à la Fig. 1, on voit qu'un groupe de traces sismiques 20 à 36 représente la réponse détectée par les détecteurs D1-D9 respectivement le long d'une ligne de relevé qui, comme indiqué, est superposée aux horizons sismiques 10, 12 et 14. La trace 20 indique trois phénomènes sismiques 20a, 20b et 20c, représentant la réflexion de l'énergie sismique par les horizons sismiques 10, 12 et 14. D'une manière analogue, les traces 22 à 36 présentent trois phénomènes sismiques, illustrant ainsi la réflexion de l'énergie sismique par ces horizons Par suite de la vitesse finie de l'énergie sismique, dans les couches présentes entre les horizons sismiques, les phénomènes obtenus pour- des horizons plats ne sont pas alignés selon une ligne droite, mais forment plutôt une hyperbole.Les phénomènes correspondant à la réflexion de l'énergie sismique à partir de l'horizon plan 40 s'alignent selon une courbe hyperbolique 40, tandis que les phénomènes correspondant à la réflexion de l'énergie sismique par les horizons 12 et 14 s'alignent selon des courbes hyperboliques 42 et 44 respectivement. Comme on peut le voir par la comparaison des courbes hyperboliques 40, 42 et 44, ces courbes tendent à s'aplatir pour des horizons plus pro fonds, avec une vitesse sismique généralement croissante. Comme cela est également connu, les traces sismiques 2G à 36 sont additionnées pour simuler la réponse détectée par le détecteur D5 à l'effet d'une onde plane ou cylindrique. Pendant cette addition, les phénomènes qui sont les plus étroitement alignés en phase, par exemple les phénomènes des traces 24, 26, 28, 30 et 32 de l'hyperbole 40 se complètent l'un l'autre pour augmenter l'amplitude de la réponse totale. Inversement, les phénomènes qui diffèrent nettement en phase du phénomène 28a détecté par le détecteur D5 tendent à s'annuler l'un l'autre par suite de leur différence de phase.Etant donné que la courbe hyperbolique le long de laquelle les phénomènes apparaissent s'applatit, comme cela est visible à l'examen de la courbe 44, le nombre des phénomènes sismiques qui participent à l'augmentation d'ampli tude de la réponse totale croit, tandis que le nombre des phénomènes qui diffèrent en phase à un degré suffisant pour ne pas participer à la réponse totale ou s'en soustraire diminue. Selon l'invention, on a constaté qu'en utilisant un réseau de détecteurs ou une "ouverture" dlune longueur supérieure ou égale au diamètre d'une zone circulaire pour laquelle, pour l'horizon sismique utile le plus profond, tous les trajets des rayons des ondes sismiques à la fréquence utile la plus élevée diffèrent en phase l'un de l'autre d'une valeur inférieure à une demi-longueur d'onde,/2 (Fig. 1), à cette fréquence la plus éievée, les résultats du relevé sismique sont améliorés et optimisés pour la simulation de la réponse des horizons sismiques à des ondes cylindriques ou planes simulées. Selon l'invention, cette zone circulaire est dénommée zone de Fresnel, étantdonné qu'on a constaté qu'une zone ainsi spécifiée pour le relevé ou l'étude sismique est analogue à la définition de la zone de Fresnel en optique. D'une façon plus précise, la zone de Fresnel est considérée comme la première zone de Fresnel, étant donné que les trajets des rayons diffèrent de moins d'une demi-longueur d'onde. Les zones de Fresnel sismiques d'ordre plus élevé vont correspondre à des régions annulaires dans lesquelles tous les trajets des rayons pour des ondes provenant de ces zones diffèrent de ceux de la première zone de Fresnel selon des multiples supérieurs d'une demi-longueur d'onde . Des exemples spécifiques de longueurs de réseaux selon l'invention sont indiqués plus loin. Si l'on spécifie une ouverture sismique ou une longueur de réseau supérieure au diamètre de la première zone de Fresnel sismique pour l'horizon géologique utile le plus profond, on constate que l'ouverture est alors suffisamment grande pour accepter toutes les participations positives des traces sismiques détectées sur le réseau pour l'horizon utile le plus profond, tout en excluant le déphasage et par conséquent en diminuant l'effet des phénomènes sismiques qui autrement réduiraient l'amplitude de la réponse totale pour les horizons plus profonds. Si l'on se reporte maintenant à la Fig. 2, on voit qu'un horizon sismique H représente horizon utile le plus profond pour un relevé sismique à partir d'une source S et de détecteurs Les . Les détecteurs sont disposés symétriquement par rapport à la source S, et en conséquence la distance X entre la source S et le détecteur D le plus éloigné à une extrémité du réseau n représente la moitié de la longueur d'ouverture désirée.Pour un point image I placé au-dessous de l'horizon H de telle sorte que des lignes droites provenant de l'image semblent, pour le détecteur Dn, être constituées par de l'énergie réfléchie provenant de la source S, et en supposant en outre que les trajets des rayons afférents diffèrent l'un de l'autre d'une quantité inférieure ou égale à une demi-longueur d'onde , une relation trigonométrique exprimant les longueurs de l'hypoténuse et les cô- tés d'un triangle en fonction d'une vitesse sismique moyenne v et d'un temps de trajet bidirectionnel ou aller et retour to peut être exprimée comme suit tvto + #/2) = (vt0)+x (1) En remplaçant A par un terme équivalent v/f, où f est la fréquence utile la plus élevée, et en résolvant l'équation pour x. on obtient la relation suivante La simPlification de l'expression donne Dans le cas d'ondes sismiques, la seconde expression de ltéquation (3) est très petite par rapport au premier terme, et en conséquence ltéquation (3) peut être encore simplifiée comme suit : où x représente la moitié de la longueur d'une ouverture sismique selon l'invention. Le tableau I ci-après indique des exemples convenables de conditions généralement rencontrées dans le cas d'une étude ou d'un relevé sismique. TABLEAU I Vitesse Fréquence maximale Durée du trajet X Longueur d'oum/sec) f (hertz) aller - retour (m) verture (m) t (sec) 1500 100 (relevé plus 2 196 212 serré) 1500 20 4 675 1242,5 1500 25 4 600 1200 4500 20 4 2034 4028 On comprendra que les longueurs d'ouverture indiquées ci-dessus à titre d'exemple sont des valeurs minima et que l'on peut utiliser si désiré des longueurs plus grandes. En outre, pour la simulation du trajet d'ondes planes, chaque réseau de la matrice rectiligne doit avoir une longueur au moins égale à la longueur d'ouverture requise.Lors de la simulation d'ondes planes, l'ouverture réelle est, par suite de l'annulation des phases aux angles de la matrice rectiligne, une région circulaire dont le centre est situé au point d'addition et qui a un diamètre égal à la longueur d'ouverture. En plus d'une ouverture ayant une longueur correspondant au diamètre de la première zone de Fresnel ou dépassant ce diamètre de la manière indiquée ci-avant, certains autres facteurs relatifs à la distribution du réseau sismique augmentent et optimisent, comme cela a été constaté, les résultats du relevé sismique pour la simulation du trajet d'ondes planes et cylindriques à travers des horizons sismiques. Les recherches effectuées ont montré qu'en écartant les détecteurs d'une distance inférieure ou égale à un quart de longueur d'onde du bruit sismique se déplaçant horizontalement à la fréquence utile maximale, on peut annuler, lors de l'addition, une partie notable du bruit sismique progressant horizontalement Avec un écartement entre des détecteurs adjacents inférieur ou égal à un quart de longueur d'onde du bruit sismique progressant horizontalement, les détecteurs recevant un bruit horizontal de phase positive et les détecteurs recevant un bruit horizontal de phase négative sont en nombres sensiblement égaux, ce qui provoque ainsi une réduction notable du bruit horizontal lors de l'addition. Des exemples d'écartements permettant de réduire sensiblement le bruit sismique rencontré à titre caractéristique dans des résultats de relevés sismiques sont indiqués dans le tableau I'. (voir tableau page suivante). Lorsque, comme indiqué ci-dessus, les conditions d'écartement permettant de compenser les divers types de bruits horizontaux différent, l'écartement déterminé le plus petit doit être alors utilisé, étant donné qu'avec cet écartement le plus petit on obtient une compensation pour tous les types de bruits exigeant un écartement plus grand. TABLEAU II Type de bruit vitesse fréquence Ecartement entre horizontal v(m/sec) (hertz) X(m) les détecteurs (m) Onde se dépla ayant à travers l'air 330 55 6 1,5 Onde roulant le long du sol 600 12 SO 13 Réfraction horizontale 3000 50 60 15 Un autre facteur encore qui, comme le montre l'invention, permet d'optimiser les résultats du total pour simuler des ondes planes ou cylindriques réside dans le fait que les détecteurs ou groupes de détecteurs doivent être continus sur toute la longueur du réseau, contigus les uns avec les autres, uniformément espacés et pondérés de la même manière lors de l'addition.De cette façon, il n'est pas nécessaire de donner des instructions spéciales aux équipes travaillant sur le terrain, étant donné que les distances spéciales et les pondérations spéciales qui étaient nécessaires avec les techniques CDP antérieures disparaissent, ce qui supprime sensiblement les problèmes de répartition sur le terrain et simplifie la formation des équipes sismiques. En outre, avec les détecteurs continus, contigus, uniformément espacés et à meme pondération, aucune technique de traitement spéciale n'est nécessaire avant d'effectuer le total, ce qui simplifie ainsi nettement les techniques de traitement. L'exploration sismique utilisant des détecteurs sismiques continus, contigus, uniformément espacés et à pondération uniforme, écartés l'un de l'autre d'une distance inferieure à un quart de longueur d'onde à la fréquence utile de bruit horizontal la plus élevée, et placés dans un réseau ayant une longueur supérieure au diamètre de la zone sismique de Fresnel suivant l'invention, peut etre effectuée en fournissant un relevé étalé dissocié ou un relevé étalé continu. Dans le cas d'un relevé sismique étalé divisé dissocié (Fig. 3 et 3A), la source S, ou le centre du réseau de sources quand plusieurs sources sont utilisées en un réseau, se trouve au centre géométrique de l'étalement efficace A des détecteurs ou au centre de l'ouverture. Quand on utilise un nombre de détecteurs impair (Fig. 3), le centre du réseau de sources S se trouve au centre du groupe de détecteurs médian D5. Quand on utilise un nombre pair de détecteurs (Fig.3A), le centre de la source S se trouve à mi-chemin entre les centres des groupes de détecteurs médians voisins D4 et D5. Lorsqu'on utilise l'une quelconque des répartitions avec étalement divisé ou dissocié indiquées précédemment, l'intervalle d'avance ou la distance selon laquelle tous les réseaux de détecteurs et de sources S sont déplacés entre des enregistrements successifs est déterminé sur la base de la distance désirée entre les traces adjacentes sur la coupe finale, ce qui dépend de la résolution ou du degré d'analyse désiré ou requis pour le détail structurel des horizons sismiques. Dans le cas d'un relevé sismique continu suivant l'invention (Fig. 4), la source S est placée au centre géométrique d'un groupe de détecteurs D6 disposé à une extrémité d'un réseau sismique A1. Dans le cas d'un relevé sismique continu, la longueur "x" du réseau A-i représente la moitié de la longueur d'ouverture selon l'invention. L'intervalle d'avance avec le relevé continu va être égal à l'écartement entre des groupes de détecteurs adjacents D, afin qu'on obtienne une application précise du principe de la réciprocité. En bref, le principe de la réciprocité réside dans le fait que la réponse détectée par un détecteur particulier à partir d'un point d'émission ou d'une position de source particulier est identique à celle reçue si les positions de la source et du détecteur était inversées.Le principe de la réciprocité est particulièrement adapté aux relevés sismiques aquatiques, étant donné que la source est généralement placée à une extrémité du réseau de détecteurs A dans le cas d'un tel relevé sismique aquatique. Afin d'obtenir une ouverture de longueur désirée suivant l'invention, les réponses des détecteurs sismiques placés dans la position de la source pour la première émission sont additionnées pendant des emissions successives avec les réponses des détecteurs pour la première émission, comme indiqué par les cercles plus foncés pour les détecteurs D5 à D pour les émissions 2 à 6 respectivement, afin de former un réseau de longueur spécifiée suivant l'invention. Ainsi, dans le cas de l'lnvention, avec une ouverture dont la valeur minimale présente une relation directe avec la première zone de Fresnel pour l'horizon géologique utile le plus profond, on obtient des résultats de relevé sismique améliorés pour la simulation d'ondes cylindriques ou planes. En outre, avec l'écartement des éléments détecteurs contigus indiqué sur la to talité de l'ouverture A, si les détecteurs sont uniformément pondérés et uniformément espacés, et si la distance entre les détecteurs est égale ou inférieure à un quart de longueur d'onde de bruit horizontal à la fréquence de bruit utile la plus élevée, le bruit horizontal est sensiblement annulé, et on obtient des techniques de -répartition dans le champ et de traitement ultérieur simplifiées. On comprendra, sur la base du principe de la réciprocité, que lorsqu'on se réfère ci-avant, dans le cas du mode de réalisation préféré, à une source et a' des détecteurs, une répartition inverse peut être utiliséej les termes source et détecteur pouvant être intervertis. Par exemple, plusieurs sources peuvent être disposées en un réseau A de longueur définie par la zone de Fresnel suivant l'invention et peuvent être écartées l'une de l'autre de la manière indiquée précédemment, un seul détecteur se trouvant au milieu du réseau de sources pour détecter la réponse des horizons sismiques à des ondes sismiques provenant de plusieurs sources. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrit dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIGNS 1. Procédé de relevé sismique pour simuler le trajet d'une onde sismique à travers des horizons sismiques dans le sol, caractérisé en ce que : (a) on dispose une source sismique dans une position permettant d'émettre des ondes sismiques dans le sol (b) on place des détecteurs sismiques le long d'un réseau de détecteurs supérieur ou égal au diamètre d'une zone circulaire relative à l'horizon utile le plus profond dans laquelle tous les trajets des rayons, pour les ondes sismiques ayant la fréquence utile la plus élevée dans le signal sismique provenant de la source sismique, diffèrent l'un de l'autre d'une valeur inférieure à la moitié de la longueur d'onde à cette fréquence utile maximale (c) on émet des ondes sismiques à partir de la source sismique, et (d) on détecte la réponse des horizons sismiques émise par les détecteurs, de sorte que les réponses détectées par ces détecteurs se conjuguent et s'ajoutent l'uneol'autre par suite de leurs différences de phase. 2.- Procédé d'exploration sismique pour éliminer les ondes sismiques progressant horizontalement par rapport aux informations d'exploration, caractérisé en ce que : (a) on dispose une source sismique dans une position permettant d'émettre des ondes sismiques dans le sol (b) on dispose des détecteurs sismiques selon un réseau de détecteurs dans des positions écartées des détecteurs immédiatement adjacents d'une distance égale ou inférieure à un quart de longueur d'onde des ondes sismiques progressant horizontalement à la fréquence utile la plus élevée, et (c) on détecte les ondes sismiques renvoyées à ces détecteurs par le sol. 3.- Procédé pour l'établissement d'un relevé sismique à étalement divisé ou dissocié relatif à des horizons sismiques, caractérisé en ce que : (a) on établit un réseau continu de détecteurs sismiques selon une ligne de profil sismique ; (b) on dispose une source sismique au milieu de ce réseau continu (c) on émet des ondes sismiques à partir de la source sismique ; et (d) on détecte la réponse des horizons sismiques à des ondes émises à l'aide du réseau continu de détecteurs sismiques 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on dispose un réseau continu de détecteurs sismiques sur une distance supérieure ou égale au diamètre d'une zone circulaire relative à l'horizon utile le plus profond dans laquelle tous les trajets des rayons des ondes sismiques à une fréquence utile maximale dans le signal sismique provenant de la source sismique diffèrent en phase. l'un de l'autre de moins d'une demilongueur d'onde à cette fréquence utile maximale. 5.- Procédé de relevé sismique pour simuler le trajet d'une onde sismique à partir d'une source linéaire à travers des horizons sismiques du sol, caractérisé en ce que : (a) on dispose un réseau continu de détecteurs sismiques unifornément espacés le long de la ligne de profil sismique; (b) on dispose une source sismique en un point situé au voisinage du réseau; (c) on émet des ondes sismiques à partir de la source sismique (d) on détecte la réponse des horizons sismiques aux ondes sismiques émises à l'aide du réseau continu de détecteurs; et (e) on additionne les réponses détectées sur la longueur du réseau pour simuler le trajet d'une onde sismique à travers des horizons sismiques à partir d'une source linéaire, jusqu'à un détecteur situe dans la position de la source. 6.- Procédé suivant la revendication 2 ou 5, caractérisé sé en ce qu'on dispose les détecteurs sismiques en un réseau de détecteurs sur une distance supérieure ou égale au diamètre d'une zone circulaire relativeolthorizon utile le plus profond dans laquelle tous les trajets des rayons des ondes sismiques à une fréquence utile maximale dans le signal sismique provenant de la source sismique diffèrent en phase l'un de l'autre d'une valeur inférieure à une demi-longueur d'onde à cette fréquence utile maximales 7.- Procédé suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que, pour la disposition des détecteurs sismiques, on place des détecteurs sismiques dans des positions uni formé ment espacées des détecteurs immédiatement voisins. 8.- Procédé suivant-la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce cu'on répartit les détecteurs sismiques en un réseau continu. 9.- Procédé suivant la revendication 1, 3 ou 5, caractérisé en ce qu'on dispose les détecteurs sismiques selon un reseau de détecteurs dans des positions écartes des détecteurs immédiatement voisins d'une distance égale ou inférieure à un quart de longueur d'onde des ondes sismiques progressant horizontalement à la fréquence utile la plus élevée. 10.- Procédé suivant la revendication 1, 2, 3 ou 5, caractérisé en ce qu'on disse des détecteurs sismiques en groupes de détecteurs formés d'éléments détecteurs voisins connectés les uns aux autres en commun. li,- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on dispose les groupes de détecteurs selon un réseau de groupes contigus. 12.- Procédé suivant la revendication 1, 2, 3 ou 5, caractérisé en ce qu'on additionne les réponses détectées des horizons sismiques pour simuler la réponse de ces horizons à une onde cylindrique. 13.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'on additionne les réponses détectées des horizons sismiques tout en fournissant une pondération uniforme en ce qui concerne la participation de chaque détecteur. 14.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que : (a) on dispose les détecteurs sismiques en plusieurs réseaux, chaque réseau s'étendant sur une distance supérieure au diamètre d'une zone circulaire relative à l'horizon utile le plus profond dans laquelle tous les trajets des rayons, pour les ondes sismiques ayant la fréquence utile la plus élevée dans le signal sismique provenant de la source sismique, diffèrent en phase l'un de l'autre d'une valeur inférieure à la moitié d'une longueur d'onde à cette fréquence utile maximale, ces différents réseaux formant en outre une matrice rectiligne, et (b) on additionne les réponses détectées des réseaux sismiques dans la matrice pour simuler la réponse des horizons à une onde plane. 15.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le réseau de détecteurs est un réseau linéaire s'étendant selon une ligne de profil sismique, et on dispose la source sismique au voisinage d'une extrémité de ce réseau linéaire de détecteurs. 16.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le réseau de détecteurs est un réseau linéaire s'étendant selon une ligne de profil sismique, et on dispose une source sismique au voisinage du milieu de ce réseau de détecteurs linéaires