-1- 2099531 L'invention se rapporte à des capteurs sensibles à des forces et destinés à répondre à des accélérations et/ou décélérations et elle est particulièrement appropriée ot destinée à la détection des décélérations dues aux chocs qui résultent des collisions en-5 tre deux véhicules ou entre un véhicule eu un autre obstacle. L'amélioration de la sécurité de la circulation des automobiles constitue actuellement un problème extrêmement urgent et aigu, car il est en effet bien connu que le taux de mortalité et de blessures graves des accidents automobiles est extrêmement élevé. 10 Un type très important d'appareils de sécurité qui a été imaginé et qu'on peut s'attendre à voir mis en application générale est le coussin pneumatique ou ballon gonflable. Cet appareil comprend un ou plusieurs ballons gonflables et des dispositifs permettant de gonfler instantanément le bal].on devant le passager pour proté-15 ger ce dernier au moment de la collision. L'appareil comporte des dispositifs qui gonflent le ballon au début du choc et avant la fin de ce choc, de manière que le ballon gonflé se trouve en position devant le passager avant que la pleine force du choc n'ait eu la possibilité de projeter le passager vers l'avant avec 20 une violence capable de le blesser ou de le tuer. Une forme préférée de réalisation d'un appareil de ce type est décrit dans la de-Liande de brevet français N° 70 45 439 du 16 décembre 1970 déposée par la Demanderesse. Les appareils de ce type comprennent un dispositif propre à 25 gonfler le ballon très rapidement et naturellement, un dispositif déclencheur qui provoque le gonflage en réponse aux décélérations produites au moment du choc. Les capteurs décrits dans le présent mémoire sont destinés à cette application, c'est-à-dire à répondre à l'apparition des décélérations et à déclencher l'appareil 30 de sécurité, c'est-à-dire le ballon gonflable ou dispositif comparable . Pour être efficace et utilisable en pratique, un capteur destiné à cette application particulière doit posséder certaines caractéristiques, dont naturellement celles qui le rendent fiable, 35 sûr, ainsi que raisonnablement simple et économique. En outre, il ne doit pas être sujet à. répondre intempestivement ou à un moment indésirable pour provoquer le . gonflement du dispositif de sécurité. Finalement, il ne doit manoeuvrer qu'en réponse à des décélérations d'une valeur prédéterminée et qui persistent pendant un 71 11173 2099531 /Pas , . temps prédéterminé. Tout dispositif ne répondant/a ces caractéristiques est à rejeter, car il serait sujet à répondre et à déclencher l'appareil de sécurité à un moment où ce déclenchement serait indésirable. 5 L'invention concerne donc essentiellement un capteur parti culièrement bien approprié pour l'application mentionnée ci-dessus et qui présente toutes les caractéristiques particulières énumé-rées. On décrira ci-après plusieurs formes préférées de réalisa-10 tion de l'invention, dont chacune présente les caractéristiques particulières citées plus haut. Le capteur de 1'invention est destiné à être utilisé dans les véhicules et à être apte à répondre à des décélérations résultant de collisions ou chocs dans des directions variables, dont 15 l'éventail s'étend du choc venant de face au choc de côté et il comporte une ou plusieurs masselottes agissant par inertie, qui répondent à des décélérations et qui sont rappelées élastiquement à une position initiale de manière à ne pas manoeuvrer sous l'effet de vibrations, oscillations ou autres mouvements équivalents 20 du véhicule: plusieurs masselottes sont agencées de manière à répondre activement à des accélérations qui agissent suivant diverses directions comprises dans un éventail d'environ 180° et sont montées pour tourner autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à la direction des décélérations; en variante, une aasselotte est 25 suspendue par des éléments qui exercent une force élastique de rappel tendant à la placer dans sa position initiale; ce capteur comporte des contacts, dont l'un est réalisé de manière que l'amplitude du mouvement nécessaire pour mettre le capteur en action soit le même, quelle que soit la direction de la décélération. 50 Le capteur ne répond pas à des efforts autres que ceux pour lesquels il a été prévu,et ce résultat est obtenu en portant au maximum l'énergie de l'impulsion électrique qui est nécessaire pour mettre à feu l'amorce ou détonateur et en utilisant des contacts retenus par des forces magnétiques de manière que cette 55 énergie maximale puisse se manifester pendant une durée d'une à deux millisecondes. Par ailleurs, la position de l'aimant par rapport à la masse-lotte mobile qui établit le contact peut être utilisée pour étalonner la valeur exacte de l'amplitude et de la durée que l'accé- 71 11173 2099531 lération doit posséder pour faire répondre le capteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention, ressor-tiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif et nullement limitatif 5 plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins : - la figure 1 est une vue d'une première forme de réalisation de l'invention montée dans un véhicule ; - la figure 2 est une vue en plan de la première forme de 10 réalisation du capteur ; - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 ; ' - la figure 4 est une vue en perspective avec arrachements et montre les éléments de contacts qui sont actionnés par le cap- 15 teur ; - la figure 5 est une vue en perspective éclatée montrant en détail les pièces du capteur représenté sur les figures 1, 2, 3 et 4 ; - la figure 6 est un graphique dont les courbes montrent les 20 relations qui lient les accélérations mesurées en G à la direction angulaire du choc dans le cas d'un capteur à deux masselottes ; - la figure 7 est un graphique qui représente la valeur en G de l'accélération nécessaire pour faire répondre le capteur et la durée pendant laquelle cette valeur doit rester maintenue pour 25 que le capteur réponde ; - la figure 8 est une vue analogue à celle de la figure 1 mais qui représente une deuxième forme de réalisation de 1'invention ; - la figure 9 est une vue en perspective avec arrachement 30 du capteur de la figure 8 ; - la figure 10 est une vue en plan du capteur de la figure 9 ; - la figure 11 est une coupe suivant la ligne 11-11 de la figure 10 ; 35 - la figure 12 est une coupe d'une variante du dispositif des figures 9} 10 et 11 ; - la figure 13 est une coupe suivant la ligne 13-13 de la figure 12 ; et - la figure 14 est une vue d'une autre forme d'aimant. 71 11173 2099531 La figure 1 représente cchématiquement un exemple type d'installation du capteur suivant l'invention dans un véhicule qui comporte une cloison pare-feu 10. La référence 12 désigne un dispositif de sécurité à ballon gonflable convenablement placé pour pro-5 téger les passagers d'un véhicule. On a représenté en 14 une première forme de réalisation d'un capteur suivant l'invention qui est monté sur la face arrière de la cloison pare-feu, en un point intermédiaire ou central de cette cloison. La référence 16 désigne l'accumulateur dont le véhicule est équipé et le dessin représen-10 te également les connexions électriques qui relient cet accumulateur au capteur 14 et au dispositif de sécurité 12. Ainsi qu'on l'expliquera plus bas, ce capteur 14 comporte deux paires de contacts électriques dont chacune peut déclencher le dispositif de sécurité 12. 15 Les figures 2, 35 4 et 5 représentent le capteur avec plus de détails. Dans l'exemple de réalisation représenté, le capteur est logé dans un boîtier relativement petit et de forme générale carrée, qui est représenté sur la figure 2. Ce boîtier comprend une paroi avant 20 qui peut être montée contre la cloison pare-20 feu 10, comme représenté, ou qui peut être fixée directement sur le coté du dispositif de sécurité 12 pour constituer avec ce dernier un appareil de sécurité complet. Il comprend également des parois latérales 22 et 24 et une paroi arrière. Le fond est fermé par une plaque inférieure 26 fixée par des vis 28. La partie su-25 périeure de ce boîtier est fermée par une plaque supérieure 32 fixée par des vis 34. -14 Le boîtier/comporte intérieurement une cloison ou séparation horizontale 40. Deux masselottes d'inertie sont montées pour tourner autour d'un axe vertical qui est perpendiculaire à la direc-30 tion des décélérations excitatrices envisagées. Ces masselottes sont désignées par les références 44 et 46 sur la figure 5 et elles tournent autour d'un axe vertical matérialisé par un fût ou pivot 50. Ce pivot 50 est déporté vers un côté du boîtier 14, comme on peut le voir sur la figure 2, et il passe par une ouverture 35 51 de la cloison 40. Les masselottes 44 et 46 ont, dans cet exemple, des positions normales ou initiales décalées de 60° l'une par rapport à l'autre, comme on l'a représenté sur la figure 2. La masselotte 46 forme un angle de 60° avec la direction de déplacement. du véhicule» qui est également représentée sur cette figure 7111173 5 2099531 Dans cet exemple, les masselottes 44 et 46 sont constituées par des barres faites d'un métal de densité appropriée et chacune est fixée à un élément ou disque rotatif. La masselotte 44 nart radia- 52 -4 lement d'un disque rotatif/qui présents un trcu central /«/onsti- 5 tuant la portée pour le montage du disque sur le pivot 50. La ir.as-selotte 46 part radialement d'un disque rotatif analogue 52' qui présente également un trou central 5^' constituant la portée pour le montage sur le pivot 50» Les disques 52 et 52' sont identiques en construction, ainsi qu'on, le décrira dans la suite. Le disque 10 52 présente, dans sa face inférieure, une gorge annulaire 60 appropriée pour recevoir une cage à rouleaux 62. Cette cage est elle-même de construction classique et comporte une cage annulaire qui maintient des rouleaux disposés radialement. La cage 62 prend appui sur la face supérieure de la cloison 40. 15 Le disque 52' présente dans sa face inférieure une gorge an nulaire 65 dans laquelle se loge une cage à rouleaux 62' analogue à la première. La face supérieure du disque 52 présente une gorge annulaire 66 appropriée pour recevoir -une autre cage à rouleaux 68 du même type que les précédentes. De même, la face supérieure 20 du disque 52' présente une gorge annulaire 66' qui reçoit une autre cage à rouleaux 68'. La figure 5 montre la façon dont les éléments décrits jusqu'ici sont assemblés. La référence 70 désigne un disque de retenue présentant un trou central 72 et la référence 70' désigne un disque de retenue analogue au premier et qui 25 présente un trou central 72'. Lorsque les éléments sont assemblés, le disque 70 s'appuie sur la cage 68 et la retient, tandis que le disque 70' coopère avec la cage 62' et la retient, les divers éléments étant maintenus assemblés par une vis 76 qui est vissée dans l'extrémité supérieure du pivot 50 et par une vis analogue 76' 30 vissée dans l'extrémité opposée de ce pivot. Le disque 52 présente dans sa face intérieure une autre gorge annulaire 80, de rayon supérieur à celui de la gorge 60 et dont les extrémités se terminent à proximité de la masselotte 44. Le disque 52' présente une gorge annulaire analogue 81 dans sa face 35 supérieure. La fonction de ces gorges sera expliquée plus bas. La cloison 40 est traversée, dans une direction parallèle au pivot 50, par un doigt de contact 86 dont les extrémités font respectivement saillie sur les surfaces supérieure et inférieure de la cloison 40 respectivement. La référence 88 désigne une tige 71 11173 -6- 2099531 filetée qui est vissée dans un trou horizontal réalisé dans un côté de la cloison 4-0, ainsi qu'on peut mieux le voir sur la figure 3, cette tige émergeant à l'extérieur du boîtier 14. La tige 88 porte un écrou 90 à l'extérieur du boîtier 14 et on peut éta-5 blir une connexion électrique sur cette tige, comme indiqué en 92. On a représenté en 91 (figure 5) une cheville qui traverse la cloison 40 et dont les extrémités font saillie sur les surfaces supérieure et inférieure de cette cloison, et en 95, un ressort hélicoïdal de rappel dont une extrémité est fixée à une extrémité 10 saillante de la cheville 91 tandis que l'autre est accrochée à une cheville 9^, représentée sur la figure 5, qui est montée axia-leinent dans la gorge annulaire 80. Le ressort 93 est un ressort de rappel qui tend normalement à ramener la masselotte 44- et le disque 52 par rotation à une position initiale. La référence 100 15 désigne une autre cheville dont les extrémités font saillie respectivement sur les surfaces supérieure et inférieure de la cloison 40, comme indiqué sur la figure 5- Un élément de contact électrique 102, orienté axialement, est monté dans la gorge annulaire 80, dans une position représentée sur la figure 5- La position 20 initiale ou de départ du disque 52 est déterminée par l'appui du doigt de contact 102 sur l'extrémité de la cheville 100, comme représenté sur la figure 4. Si le disque 52 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, vu sur les figures 2 et 4, le contact 102 vient s'appliquer sur un méplat 104 de la partie terminale 25 saillante du contact 86, en fermant un circuit pour mettre en action le dispositif de sécurité 12. Naturellement, et comme on le décrira avec plus de détails dans la suite, en cas de choc, le sens de la décélération qui agit sur la masselotte 46 sera propre à faire tourner cette masselotte dans le sens des aiguilles d'une 50 montre, va sur la figure 2. Sn ce qui concerne le disque rotatif 52', ce dernier est muni d'un ressort de rappel 93' et d'un élément de contact 102' analogues aux éléments 95 et 102. Une première extrémité du ressort 93' est accrochée à une extrémité saillante de la cheville 55 91- Ce contact 102' peut venir s'appliquer sur l'extrémité saillante de la cheville 100 pour définir la position initiale ou position de départ du disque"tournant 52'. Il ressort de ce qui précède que les disques rotatifs 52 et 52' sont montés de manière à pouvoir tourner sensiblement sans 71 11173 -7- 2099531 frottement, ce sorte que leur déplacement angulaire est uniquement dû à l'effet des accélérations ou décélérations qui agissent sur les masselottes 44 et 46. Le f onc tionnement de ce dispositif sera facile à comprendre pour 1•homme de l'art. Les disques 52 et 5 52' sont libres de tourner séparément l'un de l'autre, chacun étant rappelé à sa position initiale comme décrit ci-dessus, peur éviter toute mise en action intempestive qui résulterait des vibrations ou oscillations. Toute accélération d'une amplitude ou d'une durée suffisante , qui agit sur l'une ou l'autre des masse-10 lottes 44 et 46 fera tourner cette masselotte d'un angle suffisan pour appliquer les contacts l'un, sur l'autre, les contacts 102 et 104 ou 102' et 104!, pour faire entrer le dispositif de sécurité 12 en action. La position angulaire des masselottes 44 et 46 est choisie 15 de manière à donner au dispositif son aptitude à répondre convenablement à des chocs qui engendrent des décélérations orientées dans différentes directions, c'est-à-dire que le dispositif répons à des décélérations résultant de collisions de face ou de chocs venant d'une direction autre que la direction longitudinale, jus-20 qu'à des chocs de côté. La figure 6 est un graphique qui représen te la variation de la caractéristique du dispositif, c'est-à-dire de la décélération critique, en G, en fonction de l'angle de la direction du choc, c'est-à-dire en fonction de la direction angulaire de la décélération excitatrice. Sur la figure 6, on a porté 25 en abscisses les écarts formés entre la direction du choc et la direction longitudinale, et en ordonnées les valeurs de la décélération. On observe qu'il ne se produit qu'une variation limitée de la décélération développée lorsque la direction du choc passe de la direction longitudinale à une direction inclinée de 60° sur 50 chaque côté, ce résultat étant traduit par les deux courbes, dont l'une correspond à la masselotte 44 et l'autre à la masselotte 46 An delà de cet angle de 60°, les accélérations qui sont nécessaires pour faire répondre le'capteur croissent rapidement. En dehors de ce qui précède, il est évident que les masselot 55 "tes 44 et 46 et leurs disques rotors 52 et 52' , qui peuvent tourner librement sensiblement sans frottement sont construits de manière à posséder une fréquence naturelle de vibration d'une durée particulière, ceci de manière à garantir que les contacts ne seront mis en action pour déclencher le dispositif de sécurité que 71 11173 -8- 2099531 dans le cas d'un choc qui produit des accélérations d'une amplitude et d'une durée prédéterminées, c'est-à-dire d'une amplitude qui reste maintenue pendant une période minimale prédéterminée. La figure 7 est un graphique représentatif de cette caractéristique.. 5 Les abscisses représentent le temps, par exemple en millisecondes et les ordonnées représentent la valeur de l'accélération. Le graphique représente ici une accélération constante, ce qui est indiqué par une ligne horizontale, et qui persiste ou reste maintenue pendant T secondes; faute de cette valeur ou de cette durée, cet-10 te accélération ne peut pas faire agir les contacts. Le dispositif possède une fréquence naturelle telle que sa période d'oscillation ne lui permette pas d'entrer en action en l'absence de la valeur prédéterminée de l'accélération ou de la durée prédéterminée de persistance de cette accélération. La fré-15 quence naturelle est naturellement facile à définir par un calcul mathématique, qui peut être exécuté par l'homme de l'art, et cette fréquence naturelle sera établie en fonction des accélérations envisagées et en fonction du mouvement angulaire que le dispositif doit déci'ire, du fait même de sa construction, pour provoquer 20 la fermeture des contacts qui donnera le résultat visé. C'est-à-dire que, ainsi qu'on l'a indiqué, le dispositif ne répond pas in-tempestivement à des accélérations qui ne possèdent pas la valeur et la durée voulues mais seulement aux chocs qui exigent la mise en action du dispositif de sécurité à ballon gonflable. 25 Les figures 8, 9, 10 et 11 représentent une autre forme de réalisation de l'invention qui possède les mêmes caractéristiques de base que celles décrites plus haut en regard de la forme de réalisation précédente. Le capteur est représenté en 110 sur la figure 8 et 1'installation est analogue pour le reste à celle de 30 la figure 1. Le capteur est représenté avec plus de détails sur les figures 9, 10 et 11. Il est enfermé à l'intérieur d'un boîtier rectangulaire 112 et comprend une masselotte d'inertie 114 qui est suspendue comme un pendule par une tige de suspension 116. Cette tige 116 est faite d'une matière élastique, qui peut être un mé-35 tal approprié et qui constitue également une connexion électrique par laquelle un conducteur 118 est connecté. La tige 116 pend de haut en bas de la face supérieure du boîtier 112 et la masselotte d'inertie 114 est montée à son extrémité. Cette masselotte 114 est normalement appuyée contre une butée 120 prévue à l'arrière du 71 11173 -9- 2099531 boîtier 112. Elle forme elle-même un élément de contact et le capteur comporte un autre contact 124, incurvé en un arc d'environ 154° d'angle au centre, et qui est placé à une certaine distance de la masseloute 114. Ce contact: 124 est relié à une tige 5 130 formant borne par un conducteur 152 ; la tige 130 fait saillie à l'extérieur du boîtier 112 et un conducteur électrique 134 est connecté à cette tige. En cas de collision entre le véhicule et un autre véhicule ou autre objet, il se développe des décélérations qui écartent la 10 masselotte 114 de sa position représentée sur la figure 11, ez l'animent d'un mouvement dans une direction telle qu'elle s'applique sur le contact 124 pour fermer un circuit qui déclenche le dispositif de sécurité 12. Le contact 124 présente un profil particulier. La tension mécanique de la tige élastique 116 rappelle 15 normalement la masselotte 114 contre la pièce 120, cette caractéristique étant analogue à celle de la forme précédente de réalisation, pour éviter que le capteur ne soit pas mis en action sous l'effet d'une vibration ou mouvement équivalent. Cette précontrainte exerce l'effet qui a été décrit plus haut. 20 On a constaté qu'en présence d'un choc qui engendre une décélération, le pendule ne décrit pas une trajectoire contenue dans le plan de la direction du choc, mais qu'il parcourt un trajet formant un plus grand angle, c'est-à-dire un trajet divergent, ceci résultant de la préconti'ainte initiale. C'est ainsi que, pour 25 un choc à 60°, c'est-à-dire dont la direction est décalée de 60° par rapport à la direction longitudinale, la masselotte décrit une trajectoire inclinée de 15° sur la perpendiculaire à la direction longitudinale. Pour un choc à 60° et pour une précontrainte nominale, on a constaté que la masselotte décrit une trajectoire 30 de 77,2° ; pour répondre à des chocs à 6C° sur les deux côtés, le capteur demande donc un élément de contact qui s'étend sur plus de 120°, puisqu'il doit couvrir un angle rie ?7j2° de chaque côté de la direction longitudinale, c'est-à-dire s'étendre sur un arc total de 154,40. Plus la précontrainte est grande, plus la dévia-55 tion de la trajectoire réelle de la masselotte par rapport à la direction de la droite d'action du choc est également grar.de. L'élément de contact 124 est profilé de manière à donner l'effet désiré. Il ne suit pas exactement un arc de cercle mais présente une forme très rapprochée d'un arc de cercle. Sa courbure -10- 71 11173 2099531 est calculée exactement, et ceci de manière que, pour chaque ongle de choc, la trajectoire réelle que la masselotte 114 décrit, c'est-à-dire 1 ' éc5rôe,xenn entre le contact 124 et la position initiale de la masseloute 114 reste la même. Le dispositif est donc 5 stable et ré agi. g uniformément à des chocs orientés suivant n'importe quelle direction décalée par rapport à la direction longitudinale; en d'ancres termes, quel que soit l'angle d'orientation du choc, la valeur de la décélération et la période de persistance de cette décélération qui sont nécessaires pour faire entrer 10 le dispositif en action restent les mêmes. Le dispositif présente les mêmes caractéristiques que celui de la ferme de réalisation précédente, puisque la fréquence naturelle de la masselotte 114 et de sa suspension est calculée et réalisée de manière que, compte tenu des décélérations envisagées, 15 le dispositif ne réponde pas pour fermer le circuit sauf en présence d'une accélération d'une valeur prédéterminée, qui reste maintenus pendant une durée prédéterminée, comme représenté sur la figure 7« Es même que dans la forme de réalisation précédente, les décélérations à envisager sous différents angles sont faciles 20 à calculer, et on peut également calculer facilement la fréquence naturelle d'une masselotte donnée de manière que le capteur donne le résultat représenté sur la figure 7- Le dispositif des figures 8, 9, 10 et 11 présente une différence de caractéristique par rapport à celui de la réalisation 25 précédente; en effet, la masselotte 114 peut se déplacer dans n'importe quelle direction angulaire comprise dans l'angle représenté par l'arc du contact 124 et, par ailleurs, la force effective qui s'exerce sur cette masselotte est toujours la même, c'est-à dire que cette force ne varie pas en fonction de la direction 50 angulaire du mouvement de la masselotte 114. C'est-à-dire que, sur le graphique de la figure 6, la courbe correspondant à cette deuxième forme de réalisation comporterai!; des lignes droites au lieu de lignes courbes pour représenter la relation entre la décélération mesurée en G et l'angle d'écart par rapport à la direction 35 longitudinale. Le mode de fonctionnement de la forme de réalisation des fi^ gures S, 9, 10 et 11 est.le même que celui décrit plus haut et il sera facile comprendre pour l'homme de l'art. Le dispositif est capable de répondre à des chocs qui donnent lieu à des décéléra- 71 11173 -11- 2099531 tiens orientées dans n'importe quelle direction entre la direction longitudinale du véhicule ec 60° ou plus de chaque coté. Ce dispositif possède les caractéristiques décrites, qui sont arulo-£ues à celles de la forme de réalisa-ion précédente, et la caractéristique supplémentaire décrite en regard du graphique de la figure 6. Les figures 12 et 13 représentent une forme de réalisation du dispositif dans lequel le contact profilé est constitué par un aimant 140 présentant la section indiquée sur la figure 13- Le champ magnétique est de nature à engendrer une force uniforme d'aï traction et de retenue entre les contacts, indépendamment de la direction du mouvement de la masselotte 114. L'aimant le plus efficace est celui, qui présente le profil en fer à cheval représenté sur la figure 13. On a représenté sur la figure 14 une variante de forme d'aimant, dans laquelle la section est rectangulaire et présente ses pôles comme représenté sur le dessin. Cette forme possède une force d'attraction magnéticue plus faible que celle du fer à cheval mais elle est moins coûteuse à fabriquer. Conme on l'a représenté sur la figure 12, on peut régler la position de l'aimant par déplacement, vers l'avant et vers l'arrière, au moyei d'une vis de réglage 139» qui donne une possibilité de tarage permettant d'adapter le dispositif aux variations de la caractéristique élastique de l'élément 116 et de la masse de la masselotte 114. La force de retenue magnétique est extrêmement importante. Le dispositif 12 peut être déclenché par un détonateur sensible. Grâce à la présence des contacts maintenus par une force magnétique, on peut porter au maximum la valeur de l'impulsion d'énergie électrique qui est nécessaire pour mettre le détonateur à feu, ce qui permet d'éviter des mises à feu accidentelles ou intempestives qui seraient dues à des énergies électriques parasites. La description donnée ci-dessus permettra à l'homme de l'art de comprendre et d'apprécier la façon dont les diverses formes de réalisation de l'invention qui ont été décrites plus haut permettent d'atteindre les buts visés. Les dispositifs décrits possèdent les caractéristiques nécessaires pour pouvoir donner de bons résultats pour les applications envisagées. Il va de soi que l'invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra lui apporter toutes variantes sans pour cela sortir de son domaine. 71 11173 2099531 " REVENDICATIONS 1. Capteur d'une décélération qui agit dans l'une quelconque de plusieurs directions, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, une masselotte d'inertie montée pour décrire un mou- 5 veinent prédéterminé en réponse à une décélération et qui possède une position normale, la masselotte et ses éléments de montage étant réalisés de telle manière qu'une décélération agissant dans l'une quelconque de plusieurs directions divergentes provoque le mouvement de cette masselotte, des éléments répondant à un mouve- 10 ment prédéterminé de la masselotte. 2. Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs masselottes disposées les unes par rapport aux autres dans des positions relatives telles qu'une masselotte réponde à une accélération qui se manifeste suivant l'une 15 quelconque de plusieurs directions différentes. 3. Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masselotte mobile est réalisée de manière à posséder une fréquence naturelle d'oscillation telle que la mise en action des éléments qui répondent au mouvement de la masselotte exige une 20 décélération d'une amplitude prédéterminée et qui persiste pendant un temps prédéterminé. 4. Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments qui répondent à l'action de la masselotte comprennent des contacts d'interrupteurs électriques. 25 5» Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masselotte est montée de manière à tourner sur un axe sensiblement perpendiculaire à la direction des décélérations excitatrices . 6. Capteur suivant la revendication 2, caractérisé en ce 30 qu'il comprend au moins deux masselottes espacées l'une de l'autre et montées pour répondre à des décélérations excitatrices qui agissent dans des directions différentes. 7. Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masselotte est suspendue à la façon d'un pendule. 35 .8. Capteur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la masselotte est suspendue par un élément élastique qui la rappelle normalement à sa position initiale. 9. Capteur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les éléments qui répondent à l'action du capteur comprennent 71 11173 2099531 des contacts électriques dont l'un est porté par la masselotte tandis que l'autre est un contact profilé sur lequel le premier contact peut venir s'appliquer. 10. Capteur suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le contact; profilé possède un profil tel que, pour l'une que conque de diverses directions, comprises dans un large éventail, que la décélération peut présenter, le contact porté par la mass lotte se déplace sur la même distance pour venir s'appliquer sur le contact profilé. 11. Capteur suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un élément magnétique qui développe -un champ magn tique propre à engendrer une force d'attraction qui retient les contacts appliqués l'un sur l'autre dans n'importe quelle position . 12. Capteur suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un aimant qui épouse la forme dudit contact profi lé . 13. Capteur suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'aimant présente une section en fer à cheval. 14. Capteur suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'aimant présente une section rectangulaire ou carrée.