La présente invention concerne un dispositif escamotable pour le transport de produits suspendus dans un caisson tel qu'une caisse de camion. On sait que certains produits ne peuvent être transportes à l'état posé sur le plancher d'un camion ou sur le fond d'une caisse, et doivent être transportés à l'état suspendu ; c'est par exemple le cas de certains produits semi-finis à base de caoutchouc, dans l'industrie des pneumatiques, que l'on doit transporter à l'état partiellement polymérisé et qui, s'ils sont transportes à l'état posé et empilé , subissent une pression telle qu'ils collent et que la polymérisation se poursuit. De tels produits sont par conséquent généralement transportés dans des caisses de conception particulière, que l'on realise autour du produit avant de le charger sur le camion ou la remorque et que l'on détruit lorsque le produit est arrivé à destination, l'encombrement de ces caisses etant trop important pour que l'on puisse envisager leur retour ; pour des raisons de rentabilité, le retour du camion ou de la remorque doit en effet s'effectuer avec un maximum de frêt, naturellement différent du frêt transporte à l'aller, et non avec des caisses vides. Cette solution qui impose la réalisation et la destruction de caisses à chaque transport est peu économique et peu rationnelle, et le but de la présente invention est de proposer un aménagement particulier des caisses de camion, remorque ou conteneur pour y autoriser le transport de produits suspendus sans que l'emploi de caisses soit nécessaire ; en d'autres termes, le but de l'invention est de proposer un dispositif réutilisable à chaque transport. En raison de la nécessité de libérer au maximum le volume interieur du camion, de la remorque ou du conteneur pour y autoriser le chargement d'un maximum de frêt posé au retour, un autre but de l'invention est de proposer un tel agencement qui soit escamotable à volonté. A cet effet, le dispositif selon l'invention, pour le transport de produits suspendus dans un caisson tel qu'une caisse de camion, est caractérise en ce qu'il comporte au moins un chevalet vertical plat et au moins une potence portee par le chevalet et susceptible d'occuper par rapport à ce dernier au moins une position de service, où elle est en saillie par rapport au plat de celui-ci pour porter des produits,et une position de repos,où elle est coplanaire avec celui-ci. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfere à la description ci-desso relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue latérale schématique d'un aménagement réalisé selon l'invention sur une semi-remorque, en position de service. La figure 2 montre une vue en plan d'un chevalet. Les figures 3 et 4 montrent des vues en plan d'une potence respectivement centrale et latérale. Les figures 5 et 6 montrent des vues en perspective de l'un des chevalets centraux, avec les potences respectivement en position de service et en position de repos. La figure 7 montre une vue analogue de l'ensemble chevalet-potence accolé à la paroi transversale avant de la semi-remorque, la position de service étant illustrée en trait plein et la position de repos en pointillés. Dan s l'exemple de réalisation illustre , le dispositif selon l'invention comporte cinq chevalets plats identiques 1 disposés verticalement, parallèlement entre eux et transversalement par rapport à la direction générale de la semiremorque 2, le long de laquelle ils sont régulièrement répartis ; le chevalet situé à l'extrémité avant 3 de la semi-remorque est accolé à la paroi verticale 4 fermant celle-ci à ce niveau, le chevalet situe à l'extrémité arrière 5 étant par contre distant des portes 6 de fermeture transversale de cette extremite ; pour des raisons de gain de place, chaque chevalet 1 en position de service est placé de façon telle que son plan général coïncide avec celui de deux ranchers de la semi-remorque, situés respectivement de part et d'autre de celle-ci. Si l'on se réfère plus particulièrement aux figures 2 et 5 à 7, on voit qu'un chevalet comporte deux traverses parallèles superposees, respectivement su périeure 7 et inférieure 8, dont la longueur équivaut approximativement aux deux tiers de la largeur de la semi-remorque 2, et deux jambes inclinés 9 solidaires à mi-longueur des extrémités de la traverse 8 et solidaires à leurs extrémités supérieures de la traverse 7 dans une position telle que les extrémités de celle-ci soient placées à l'aplomb vertical des extrémites de la traverse 8 ; les extrémités inférieures respectives des jambes 9 portent des semelles horizontales 10, l'inclinaison des jambes 9 étant telle que, lorsque le dispositif est en service, les semelles 10 soient posées sur le plancher de la semi-remorque à proximité immediate respectivement de deux ranchers situés de part et d'autre de la semi-remorque suivant un même plan transversal de celle-ci ; comme il apparaît schematiquement aux figures 5 et 6, les semelles 10 sont immobilisées dans cette position à l'encontre d'un glissement sur le plancher 13 de la semi-remorque par des talons en saillie 14 que ce plancher 13 porte à proximité de chaque rancher. A proximité de chacune de ses extrémités, la traverse 7 comporte un trou vertical 15 presentant la forme d'un carré dans un plan horizontal ; un trou identique 16 est aménagé à mi-longueur de cette traverse 7. A l'aplomb de chacun des trous 15, la jonction entre la traverse 8 et respectivement l'une et l'autre jambes inclinées 9 porte un trou vertical analogue 17 ; en outre, la traverse 8 porte à mi-longueur, vers le haut, une coupelle 36 cylindrique de révolution autour d'une direction verticale coïncidant avec l'axe du trou 16. Chacun des trois chevalets intermédiaires de l'exemple illustré à la figure 1 porte, dans chaque jeu d'un trou 15 et d'un trou 17 superposés, une potence double 11 telle qu'illustrée à la figure 4 et, dans le trou 16 et la coupelle 36, une potence double 12 du type illustré à la figure 3. La potence 11 comporte une tige 18 cylindrique de révolution autour d'un axe vertical 19, le diamètre de cette tige coïncidant avec le diamètre du cercle inscrit dans la section plane des trous 15 et 17 de telle sorte que l'on puisse engager la tige 18 dans un jeu de trous 15 et 17 superposés, en faisant coïncider son axe 19 avec la direction moyenne commune 20 de ces trous superposés, et que l-a tige 18 puisse alors tourner autour de son axe 19 confondu avec la direction 20, par rapport au chevalet 1. La hauteur de la tige cylindrique 18 est sensiblement égale à la distance verticale séparant du sol, c'est-à-dire de la partie inférieure des semelles 10, la face inférieure de la traverse 7 ; au-delà, la tige 18 se prolonge vers le haut nar une tige 21 de même direction moyenne 19 mais présentant une section extérieu carrée, dans un plan horizontal ; cette forme est complémentaire de la forme du trou 15 de telle sorte que, lorsque l'on introduit de haut en bas la tige 18 successivement dans le trou 15 et dans le trou 17 correspondant , on puisse ensuite engager dans le trou 15 la partie inferieure de la tige carre 21,qui assure l'immobilisation de la potence 11 en rotation autour des directions confondues 19 et 20 ; l'extrémité inférieure de la tige 18 repose alors sur le plancher 13 de la semi-remorque, le cas échéant par l'intermédiaire d'une semelle amovible 22 (voir les figures 5 et 6). A une distance de son extrémité inferieure correspondant sensiblement à la dimension verticale de la traverse 7, la tige 21 porte deux bras horizontaux 23 placés dans le prolongement l'un de l'autre, perpendiculairement à deux faces verticales parallèles de la tige 21 ; pour des raisons de résistance mécanique, l'extrémité de chaque bras 23 la plus éloignée de la tige 21 est reliée vers le haut à la partie supérieure de celle-ci, par un tirant 24. Compte tenu des formes complémentaires de la partie inférieure de la tige 21 et du trou 15, la potence 11 peut occuper par rapport au chevalet 1 deux positions privilégiées dont une position de service illustrée à la figure 5, où les bras 23 forment saillie à 90" par rapport au plan général du chevalet 1, respectivement de part et d'autre de celui-ci, et une position de repos illustrée à la figure 6 où les deux bras 23 sont orientés suivant le plan général du chevalet 1 ; le passage d'une position à l'autre s'effectue en levant la potence 11 pour dégager de l'orifice 15 l'extrémité nférieure de la tige 21 et amener dans ce trou 15 la tige cylindrique 18, puis en tournant l'ensemble de la potence de 90" autour des directions 19 et 20 confondues,puis en la laissant retomber de façon que l'extrémité inférieure de la tige 21 s'engage à nouveau dans le trou 15. La potence centrale 12 de chacun des chevalets intermédiaires présente une structure analogue puisque l'on y retrouve une tige 25 cylindrique de révolution autour d'un axe vertical 26 confondu avec la direction verticale moyenne 27 de la coupelle 36 et du trou 16, une tige de section carrée 28 prolongeant la tige 25 vers le haut, et deux bras horizontaux 29 formant saillie à 900 par rappor à deux faces verticales parallèles de la tige 28 ; la tige 25 présente des.dimen- sions telles que son extrémité inferieure repose dans la coupelle 36 lorsque l'extrémité inferieure de la tige 28 est engagée à l'intérieur du trou 16 de la traverse supérieure 7, soit dans la position de service illustrée à la figure 5 où les bras 29 forment saillie à angle droit par rapport au plan général du chevalet 1, parallèlementauxbras 23 des deux potences laterales 11, soit dans la position illustrée à la figure 6 qui est une position de repos où les deux bras 29 sont orientes suivant ce plan genéral, le passage d'une position à l'autre s'effectuant par un levage de la potence 12, propre à amener l'extrémité supérieur de la tige cylindr.que 25 dans le trou 16. Dans l'exempleillustré, les bras 29 sont situes à un niveau supérieur à celui desbras 23, en pratique au niveau de l'extrémité supérieure de la tige 21 et sont etayés par des barres 30 reliant leur extrémité la plus éloignée de la tige 28 à une zone de celle-ci située à une distance de son extrémité inférieure voisine de la dimension verticale de la traverse 7 ; la longueur des bras 23 et 29, sensiblement égale, est inférieure à la distance séparant la direction 27 de chacune des directions 28%es obliquâtes respectives des barres d'étai 37 et des tirants 24 par rapport à la verticale sont voisiasEde façon à permettre la mise de l'ensemble des potences dans la position de repos illustrée à la figure 6. Au niveau de l'extrémité avant 3 de la semi-remorque, où le chevalet 1 est accolé à la paroi transversale 4 de celle-ci, les potences 11 et 12 illustrées aux figures 2 et 3 sont remplacées respectivement par des potences îîa et 12a presentant une structure analogue si ce n'est qu'elles comportent un bras horizontal unique, respectivement 23a et 29a,susceptible d'être mis à volonté en saillie à 90 par rapport au plan général du chevalet 1 vers l'intérieur de la semi-remorque ou d'être rabattu le long de la paroi 4 (respectivement position de service illustrez en trait plein et position de repos illustrée en pointillés) Le chevalet 1 situé à proximité de l'extrémité arrière 5 de la semi-remor que comporte quant à lui deux potences latérales du type illustré en 11 à la figue 4, et une potence centrale analogue à la potence 12a de la figure 7, tournée vers l'extrémité avant 3 de la semi-remorque lorsqu'eileoccupe sa position de service. Lorsque les différentes potences occupent leur position de service, les bras tels que 23 et 23a se prolongent deux à deux d'un chevalet à l'autre, suivanl une direction horizontale parallèle à la direction genérale de la semi-remorque, de même que les bras tels que 29 et 29a ; l'extrémité de chacun des bras est ouverte de façon que l'on puisse engager dans chaque jeu de deux extrémités se faisant face les extrémités d'une barre , schématisée respectivement par un trait mixte 3 7 dans le cas des bras 23 et 23a et 31 dans le cas des bras 29 et 29a, apte à recevoir les produits suspendus, par exemple par l'intermédiaire de bobines ; les extrémités des barres sont maintenues d s les extrémités des bras par tout moyen, et par exemple par goupillage ; de préférence, les dimensions des chevalets et des potences sont calculées en fonction desdimensions transversales de la semiremorque de telle sorte que les produits suspendussoientplacés le plus haut possible dans celle-ci, afin de permettre un éventuel chargement du plancher 13 au moyen de produits susceptibles d'être posés ; on pourrait naturellement également prévoir un mode de mise en oeuvre de l'invention où chacune des potences porterait des bras à plusieurs niveaux pour autoriser un chargement de produits suspendus à ces différents niveaux. Les bras correspondant aux bras 23 des potences latérales correspondant au chevalet arrière 1 portent quant à eux, par leur extrémite arrière, une barre de suspension de produits orientée horizontalement, perpendiculairement à la direction générale de la semi-remorque ; le chevalet arrière 1 peut en outre porter à un niveau inférieur à celui de ces bras deux bras escamotables supplémentaires tels que 38 (voir la figure 1), également aptes à occuper une position où ils sont en saillie vers l'arrière, perpendiculairement au plan général du chevalet arrière 1, pour porter au niveau de leurs extrémités une barre horizontale transversale apte à recevoir un produit suspendu, et une position où ils sont rabattus suivant le plan général du chevalet. Lorsque les barres de suspension telles que 37 et 31 sont démontées par exemple après déchargement du produit suspendu, les différentes potences peuvent être ramenées de la position de service à la position escamotée, où elles présentent un encombrement minimal ; de préférence, les chevalets 1 sont amovibles de telle sorte que l'on puisse alors les grouper, par exemple contre la paroi transversale avant 4 de la semi-remorque, sur laquelle ils forment une saillie négligeable par rapport à la longueur de chargement de la semi-remorque. A cet effet, les chevalets 1 sont avantageusement simplement posés sur le plancher 13 par l'intermédiaire des semelles 10, engagees entre les taquets 14 lorsque les chevalets occupent leur position d'utilisation, et sont maintenus suivant une orientation verticale par élinguage et entretoisement mutuel. Par exemple, comme il est illustré, deux chevalets voisins en position de service sont reliés par deux entretoises longitudinales parallèles 32, par exemple réalisées sous la forme de barres portant des trous par lesquels elles s'engagent sur des tétons 35 que chaque traverse 7 porte vers le haut,symétriquement respec tivement de part et d'autre du trou central 16 ; les chevalets 1 en position de service sont ainsi relies deux à deux et avec le chevalet d'extremite avant qui est fixe ; en outre, des élingues, respectivement 33 et 34, relient la traverse superieure telle que 7 de chacun deschevalets 1 voisins d'un chevalet d'ex tremité à une zone du plancher 13 de la semi-remorque situee à proximite de ce chevalet d'extrémité de façon à permettre, par mise en tension de ces élingues et une bonne rigidification de l'ensemble de la structure formee par les cheva- lets 1 en position de service, pour accroître la résistance de cette structure à la charge et à l'encontre d'un degagement des semelles 10 par rapport aux butées 14 lors de la circulation routière. Naturellement, le dispositif selon l'invention pourrait faire l'objet de nombreuses variantes par rapport au mode de réalisation decrit et représenté sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention, notamment en fonction du type de produit à transporter et de son encombrement. REVENDICATIONS 1) Dispositif escamotable pour le transport de produits suspendus dans un caisson tel qu'une caisse de camion, caractérise en ce qu'il comporte au moins un chevalet vertical plat et au moins unepotence portée par le chevalet et susceptible d'occuper par rapport à ce dernier au moins une position de service où elle est en saillie par rapport au plan de celui-ci pour porter les produits et une position de repos où elle est coplanaire avec celui-ci. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de chevalets paralleles espacés, dont chacun porte au moins une potence dans une position telle que, lorsque les potences correspondant à deux chevalets voisins sont en position de service, elles se prolongent deux à deux, et des moyens pour porter une barre de suspension des produits sur deux potences se prolongeant ainsi mutuellement. 3) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce qu'un chevalet est placé au droit de ranchers du caisson. 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracterise en ce qu'un chevalet est amovible de façon à permettre un stockage de plusieurs chevalets superposés lorsque les potences correspondantes sont en position de repos. 5) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte des talons aptes à immobiliser latéralement la partie inferieue du chevalet sur le plancher du caisson, et au moins une elingue reliant une zone supérieure du chevalet à une zone inférieure du caisson. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comporte des talons aptes à immobiliser latéralement la partie in toise férieure du chevalet sur le plancher du caisson, et au moins uerognant une zone superieure du chevalet à une zone fixe du caisson. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce qu'un même chevalet porte plusieurs potences à des niveaux différents. 8) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térise en ce qu'il comporte au moins une potence double formant saillie de part et d'autre du chevalet en position de service. 9) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce qu'il comporte des moyens pour immobiliser la potence dans l'une et l'autre de ses positions. 10) Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation de la potence comportent sur celle-ci une zone de section horizon tale carrée superposée à une zone de section horizontale circulaire d'un diamètre au plus égal au diamètre du cercle inscrit du carré, et sur lechevalet un orifice vertical de section en plan carrée complémentaire, et des moyens pour autoriser un mouvement vertical de la potence par rapport au chevalet entre une position inférieure stable où les zones carrées complémentaires sont emmanchées l'une dans l'autre et uneposition supérieure ou la zone de section circulaire de la potence est engagée dans l'orifice carré du chevalet pour autoriser une rotation mutuelle.