La présente invention se rapporte à la séparation de matière en particules et elle concerne, plus particulièrement, un procédé et un appareil pour éliminer de la matière en particules de courants gazeux, par exemple de cou-5 rants d'air. Dans le domaine de l'imprimerie, par exemple, on utilise différents types d'appareillage auxiliaire qui engendrent du fait de leurs fonctions, par exemple de nettoyage ou analogues, des courants d'air contenant de la peluche, des par-10 ticules de papier, de la poussière et d'autres matières en particules que l'on doit séparer avant que le courant d'air ne s'échappe dans l'atmosphère. Comme exemple spécifique, les brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 395 0^2 décrit un appareil de nettoyage de la surface du papier, du carton, des bandes et analogues, 15 comprenant un dispositif à faire le vide ou évacuateur produisant une dépression dans une tête communiquant avec la surface de la feuille de papier à nettoyer. Des particules étrangères, par exemple de peluche, de pou'ssière de papier et analogues, sont éliminées de la surface de la feuille de papier et trans-20 portées dans un courant d'air -à travers la tête, pour pénétrer dans un sac collecteur.Typiquement, le sac collecteur est un sac en étoffe maillée perméable à l'air, de façon à laisser passer l'air à travers lui tout en captant la matière en particules. Le sac a une dimension caractéristique par 25 rapport au débit d'air. L'efficacité du fonctionnement de l'appareil de nettoyage du papier dépend de la possibilité de l'air de traverser le sac sans rencontrer de résistance importante. En d'autres termes, pour nettoyer efficacement la feuille, il 30 faut maintenir une dépression relativement élevée. De plus, alors qu'un sac collecteur peut fonctionner sans difficulté, notamment pendant de courtes périodes, on a observé qu'en pratique les sacs ont tendance à s'obstruer. Ainsi, de fines particules de poussières et autres sont emprisonnées assez vite 35 dans les interstices d'un sac à étoffe maillées, ce qui augmente considérablement la résistance à l'écoulement de l'air et diminue la perméabilité du sac. Lorsque le * sac commence à s'obstruer, le rendement de l'appareil diminue en conséquence et, en fin de compte, il devient nécessaire d'arrêter l'appa-40 reil et de remplacer ou de nettoyer le sac. COPY 72 09635 2 2î30458 Selon un autre exemple spécifique, il est souvent désirable ou nécessaire, dans le domaine de l'imprimerie ainsi que dans d'autres domaines, de déposer un profil de poudre, comme de l'amidon, sur une surface pour empêcher le maculage de 5 l'encre et/ou pour permettre un glissement entre surfaces adjacentes lorsqu'elles sont superposées. Une partie de la poudre libérée par les types d'appareils utilisés pour effectuer le dépôt d'un profil de poudre reste en général aéroportée, à cause de la turbulence de l'air ou pour des raisons 10 analogues. Ainsi, la poudre aéroportée se rassemble sur l'appareillage, les murs, le plafond et le plancher de l'installation, et même sur les personnes qui se trouvent au voisinage. On a fait beaucoup d'efforts, dans le passé, pour mettre au point un appareil approprié pour recueillir la totalité ou la plus 15 grande partie de cette poudre. En général, cependant, les solutions se sont avérées coûteuses, ont affecté la qualité de l'application de la poudre elle-même, ou bien l'utilisation a été difficile à cause de la limitation du volume disponible, notamment sur les presses, pour cet appareillage. 20 Dans la demande de brevet des- Etats-Unis d'Amérique N° 2k 523 déposée le 1er avril 1970 par la Demanderesse (Sanders), on décrit un appareil compact pouvant retirer une grande partie de la poudre excédentaire sans affecter notablement l'application désirée de la poudre sur la feuille. 25 L'appareil comprend une tubulure collectrice recueillant la poudre qui est alors transportée dans un collecteur de poudre comprenant un capteur d'évacuation, par exemple un sac de coton tissé, qui est suffisamment poreux pour laisser l'air s'échapper dans l'atmosphère. Dans cet appareil collecteur de poussière, 30 comme c'était le cas avec l'appareil de nettoyage de papier décrit précédemment, l'efficacité du fonctionnement de l'appareillage dépend du maintien d'un débit d'air suffisant. En conséquence, si la perméabilité du sac tissé diminue dans une mesure importante, par exemple par suite de l'obturation 35 des pores dudit sac par les particules de poudre, l'aptitude de l'appareil à recueillir la poussière est sérieusement affectée. En conséquence, l'invention a pour objets : - Un procédé et un appareil pour retirer une 40 matière en particules d'un courant gazeux, caractérisé par 72 09635 3 2130458 un fonctionnement efficace non accompagné d'une réduction importante du débit du courant traité ; - un appareil compact pouvant être utilisé avec un appareillage d'imprimerie auxiliaire ; 5 - un appareil du type ci-dessus qui soit suffisamment souple pour pouvoir être utilisé avec une grande variété de types d'appareils auxiliaires présentant des débits de courant gazeux différents ; - un appareil du type décrit ci-dessus pouvant 10 être utilisé en liaison avec un appareil de nettoyage du papier n'exigeant, pour fonctionner efficacement, pas de diminution importante du débit d'air engendré par cet appareil ; - un appareil de ce type pouvant être utilisé avec un appareil collecteur de poussière sans affecter son 15 fonctionnement. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple'non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée-. La figure 1 est une vue en perspective 20 schématique d'un mode d'exécution de l'appareil selon l'invention. La figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, illustrant davantage le mode d'exécution représenté sur la figure 1. 25 La figure 3 est une élévation latérale d'un autre mode d'exécution de l'appareil selon l'invention, avec arrachement partiel pour montrer la position relative de la hotte dirigeant le courant d'air impur et le liquide empris-sonnant la matière en particules. 30 La figure 4 est une vue en élévation de dessus de l'appareil représenté sur la figure 3, illustrant davantage la position relative entre la hotte et les pattes de support qui sont portées par le réceptable contenant le liquide emprisonnant les particules. 35 La figure 5 est une élévation latérale schéma tique représentant une façon de maintenir le niveau de liquide approprié. La figure 6 est une vue schématique représentant une structure de flotteur permettant de maintenir 40 le liquide emprisonnant les particules au niveau désiré. 72 09635 4 2130458 La figure 7 est une vue détaillée d'une partie de l'appareil représentée sur la figure 6, et montrant les moyens par lesquels le mouvement descendant du flotteur permet de fournir du liquide supplémentaire. 5 La figure 8 est une vue détaillée, représentant en outre l'attache à enlèvement rapide représentée sur la figure 3, joignant la hotte et le tuyau qui communique avec elle. La figure 9 est une vue schématique montrant 10 l'utilisation de l'appareil de séparation de la poussière du mode d'exécution représenté sur les figures 3 et 4 en liaison avec un appareil de nettoyage du papier. La figure 10 est une vue schématique analogue à la figure 9, mais illustrant l'utilisation de l'appareil de 15 séparation de la poussière selon l'invention en liaison avec un appareil collecteur de poussière. Ainsi donc, l'invention a pour objet un appareil destiné à éliminer la matière en particules d'un courant gazeux, qui comprend, de façon générale, une hotte 20 à base ouverte comportant une entrée pour recevoir le courant gazeux contenant la matière en particules, et un réservoir de liquide disposé tout près de la base ouverte de la hotte pour capter la matière en particules pendant que le courant gazeux qui s'échappe passe dans l'atmosphère. Il est désirable de coordonner toutes 25 les variables, telles que la position de l'entrée du courant gazeux, la dimension et la forme de la hotte, la distance entre la base ouverte de la hotte et la surface libre du liquide et la configuration du récipient destiné au liquide, pour obtenir une séparation efficace des particules au courant sans 30 affecter son débit. Si l'on se reporte à présent aux figures du dessin annexé, les figures 1 et 2 représentent un mode d'éxé-cution de l'appareil selon l'invention. Pour recevoir le courant gazeux contenant la matière en particules fâcheuse, 35 on prévoit une hotte 10 comportant une entrée 12 pour le courant gazeux et une base ouverte 14 par laquelle le courant gazeux peut s'échapper dans l'atmosphère. Pour capter la matière en particules, on prévoit un réservoir, désigné par la référence 16 et contenant le liquide de captage 18, par exemple de l'eau. 4o La hotte repose sur des blocs, désignés par la référence 20, qui 72 09635 5 2130458 sont ajustables, de sorte que l'on peut faire varier la distance entre la base de la hotte et la surface libre du liquide comme on le désire pour rendre maximale la quantité de matière en particules captée dans le liquide. 5 La hotte doit avoir des dimensions telles que la vitesse de lrair diminue suffisamment pour que le liquide capte la matière en particules lorsque l'air, débarrassé des impuretés en particules, sort entre le fond de la hotte et le liquide. La distance séparant les parois de la hotte au 10 voisinage de sa base et les parois de la cuve ou du réservoir doit être suffisamment grande pour que la turbulence au niveau des parois du réservoir soit réduite au minimum. De plus, les parois du réservoir à liquide doivent dépasser la surface libre du liquide d'une distance suffisante pour contenir les vagues 15 engendrées dans le liquide par le contact du courant gazeux avec la surface du liquide. Le réservoir peut comporter un robinet ou un tuyau de vidange 22 permettant' d'ëfectuer facilement le nettoyage. La hauteur du liquide contenu dans le réservoir doit être en 20 relation avec la quantité de matière en particules que l'on s'attend à recueillir, de façon à rendre la fréquence de remplacement du liquide et de nettoyage du réservoir aussi faible qu'on le désire. On notera, de même, que les parois du réservoir doivent avoir un contour approprié pour réduire au minimum, si 25 on le désire, l'effet des vagues engendrées dans le liquide. Les figures 3 et 4 représentent un autre mode d'exécution de l'appareil selon l'invention. Comme le montrent ces figures, on prévoit une hotte 30 recevant le courant gazeux contenant la matière en particules indésirée, et elle cotn-30 porte une base ouverte 32 qui se trouve au-dessus d'un réceptacle ou réservoir 3^ contenant un liquide 36 destiné à capter la matière en particules. Pour obtenir une séparation maximale, il faut utiliser une hotte dont la dimension et la configuration sont 35 telles que le courant gazeux puisse se dilater suffisamment de façon qu'à la base de la hotte, les particules contenues dans ledit courant scient captées dans le liquide en ayant peu ou pas du tout tendance à suivre le courant gazeux passant dans l'atmosphère. Ainsi, la condition principale est que la dimen-40 sion de la hotte soit calculée de façon que la vitesse du courant 72 09635 6 2130458 gazeux allant de l'entrée de la hotte à la sortie ou base soit ajustée à un niveau auquel la séparation des particules a lieu. Il s'avère que l'on doit maintenir la. vitesse au-dessous d'environ 915 m/mn, et de préférence entre environ 396 et 915 m/mn. 5 Selon un aspect du présent mode d'exécution de l'invention, il est désirable de faire en sorte que le courant gazeux se dilate d'une façon générale uniforme ; on y parvient en utilisant une hotte évasée. Il s'est également avéré avantageux drutiliser une hotte dont la configuration permet d'ob-10 tenir une distribution sensiblement uniforme du courant gazeux lorsqu'il sort de la hotte et entre en contact avec le liquide. Cela permet d'utilisèr de façon optimale la totalité de la surface du liquide de captage et réduit la probabilité pour qu'une particule rebondisse sur la surface du liquide et 15 soit de nouveau entraînée dans le courant gazeux. A cet égard, lorsqu'on utilise une hotte évasée comportant une entrée rectangulaire, désignée par le référence 38, il s'est avéré avantageux d'utiliser une hotte à base carrée. On peut, bien entendu, utiliser d'autres formes géométriques et, en fait, lorsque l'en-20 trée n'est pas rectangulaire, il se peut très bien que lfon obtienne des résultats supérieurs au moyen d'une base présentant une forme non carrée. En plus de la construction évasée de la hotte et de la forme de sa base, il est également Important que 25 la hotte soit suffisamment haute pour que l'on puisse obtenir la distribution de courant gazeux désirée et réduire au minimum la turbulence du liquide. La hauteur de la hotte utilisée et la distance relative entre l'entrée et la base détermineront, bien entendu, le taux d'élargissement ou d'évasement de la 30 hotte. On indiquera dans la suite une formule permettant de déterminer la hauteur minimale, à propos d'un mode d'exécution représentatif que l'on peut utiliser avec l'appareil de nettoyage du papier représenté sur la figure 9 ou avec l'appareil collecteur de poussière représenté sur la figure 10. 35 II s'est également avéré désirable, lorsqu'on l'utilise avec un ventilateur centrifuge ou un autre appareil dans lequel le courant gazeux engendré n'a pas une distribution uniforme, d'éviter d'avoir une liaison directe entre l'entrée de la hotte et le ventilateur ou autre appareil envoyant le 40 courant contenant les particules dans la hotte. En conséquence, 72 09635 7 2130458 on a obtenu une distribution supérieure de gaz dans la hotte en utilisant un raccord coudé classique 40 (figure 3) pour relier la sortie du ventilateur (non représentée) à l'entrée de la hotte 38. 5 Le liquide qui sert de milieu de captage peut être l'eau, mais il peut se produite de 1'évaporation, à cause de la turbulence et, simplement, de l'exposition à l'air environnant. En conséquence, il entre dans le cadre de l'invention d'utiliser des liquides dont la vitesse d'évapora-10 tion est inférieure à celle de l'eau, ou d'ajouter des produits chimiques à l'eau pour diminuer sa vitesse d'évaporation. Il y a lieu de noter, cependant, que le liquide obtenu doit présenter une tension superficielle permettant aux particules d'y pénétrer et d'y être captées, et non de rebondir pour être 15 de nouveau entraînées dans le courant gazeux qui s'échappe. Il faut noter en outre que, quel que soit le liquide utilisé, il ne faut pas qu'il soit sursaturé de particules, sinon l'efficacité du fonctionnement diminue. Selon l'invention, il est essentiel que la 20 distance entre la surface du liquide et la base de la hotte soit maintenue dans des limites soigneusement réglées, de façon à effectuer la séparation désirée des particules. La distance utilisée dépend de la vitesse du gaz lorsqu'il sort par la base de la hotte et de la dimension et de la quantité des 25 particules à séparer ; cependant, pour la plupart des applications, il s'est avéré satisfaisant d'ajuster cette distance à environ 9*5 rara ou moins (la distance étant déterminée dans des conditions statiques, avant de faire passer le courant gazeux ; le passage du courant gazeux augmentera quelque peu cette distance), 30 aucune amélioration significative du résultat n'étant évidente lorsqu'on diminue la distance à environ 6,35 mm- Le réservoir à liquide 34 est porté par des supports 42, et l'ensemble peut reposer sur le plancher par l'intermédiaire de vis réglables 44 qui constituent un moyen pour 35 ajuster le niveau de la surface libre du liquide par rapport à la base de la hotte, afin d'assurer que le trajet de l'air désiré soit relativement uniforme. Il est désirable de maintenir en place la hotte 30 au moyen de pattes 46 qui sont retenues dans des 40 chevilles 48 qui se trouvent sur une bride 50 tournée vers 72 09635 8 2130458 l'extérieur du réservoir 34. Les pattes 46 peuvent être fixées à la hotte par n'importe quels moyens appropriés, par exemple par des soudures classiques pour mieux supporter et maintenir en place la hotte. 5 Selon une autre caractéristique de l'invention, l'appareil est conçu pour pouvoir être facilement démonté par exemple lorsque 1' on doit nettoyer le réceptacle ou réservoir et en retirer la matière en particules recueillie. A cette fin, comme le montrent les figures 3 et 8, une attache à 10 enlèvement rapide, désignée par la référence générale 52, maintient la hotte 30 et le raccord coudé 40 ensemble. C'est une attache à trois côtés soudée au coude, et la hotte comporte un collet vertical qui s'emboîte dans l'attache. Le quatrième coté est obturé par une bande sur laquelle est collé du caoutchouc, 15 et il est fixé à des goujons 54 qui se trouvent sur l'attache par des écrous à oreilles 56. On peut alors séparer la hotte et le réceptacle ou réservoir d'eau du raccord coudé en dévissant simplement les écrous à oreilles et en les retirant. On peut séparer la hotte du réservoir d'eau 20 en soulevant les pattes de support 46, avec la hotte qui y est fixée, des chevilles 48 et l'on peut alors séparer à son tour le réservoir de son support 42, également en soulevant. Il estre dans le cadre de l'invention de prévoir des pattes sur le support de façon à pouvoir faire glisser le réservoir à li-25 quide du support, au lieu de l'en soulever. Selon une autre caractéristique de l'invention, des roulettes 58 sont placées sur le fond du réservoir à eau 34 de façon qu'après démontage, on puisse faire rouler le réservoir sur le plancher pour l'amener, par exemple, à un tube de vidange. Il entre dans le cadre de 30 l'invention de prévoir d'autres moyens, comme des rails ou des glissières qui faciliteraient de la même façon la tâche de déplacer le réservoir d'eau sur le plancher. On peut alors nettoyer le réservoir à eau en penchant le réservoir et en déversant, l'eau, cette opération étant 35 facilitée par la bride tournée vers l'extérieur 50 du réservoir à eau. Pour simplifier encore le nettoyage, si on le désire, on peut placer un sac en matière plastique o>* analogue dans le réservoir à eau et le maintenir en position, par exemple au moyen des chevilles 48. Après avoir évacué l'eau ou un autre 40 liquide, on peut alors séparer le sac contenant la matière 72 09635 9 2130458 en particules déposée et le jeter, puis placer un sac neuf en position. L'ensemble est alors de nouveau prêt à fonctionner et il suffit pour cela de remplir à nouveau le réservoir à eau, d'effectuer le montage comme précédemment et d'ajuster la hauteur de 5 l'eau par rapport à la base de la hotte comme il le faut. Pour permettre un fonctionnement sur de longues périodes, au cours duquel on utilise un liquide(comme l'eau) qui a une vitesse d'évaporation élevée, on doit utiliser un moyen pour maintenir le niveau de liquide requis. Bien que l'on puisse uti-10 liser n'importe quel moyen classique pour maintenir le niveau du liquide, les figures 5 à 7 représentent deux moyens appropriés. Dans le mode d'exécution de la figure 5, un récipient à liquide étanche 60, par exemple une bouteille en matière plastique légère, est montée sur les pattes 46 de support de la hotte. Un tuyau 62 15 est en contact avec la surface libre du liquide au point 64 et, lorsque le niveau de liquide baisse, de l'air est aspiré dans le tuyau et le récipient, libérant ainsi du liquide jusqu'à ce que 1«-niveau de liquide obture le tuyau. Il est désirable d'incorporer une soupape 66 de façon à empêcher que du liquide s'écoule par le 20 tuyau lorsqu'on remplit le récipient. Une cloison de séparation ou chicane 65 est, de préférence, incorporée de façon que les moyens pour maintenir le niveau du liquide détectent et ajustent le niveau du liquide dans une zone pratiquement dépourvue de vagues et de turbulence. 25 Le mode d'exécution représenté sur les figures 6 et 7 comporte un dispositif de remplissage ou de réglage du niveau du liquide automatique utilisant un simple système à flotteur. Un récipient 70, pouvant être monté comme dans le mode d'exécution précédent, comporte un tuyau 72 qui lui est relié 30 et un flotteur léger 74 (par exemple, consituté par de la résine à base de polytétrafluoréthylène "Téflon" E.I. Du Pont de Nemours & Co., Wilmington, Delaware) monté coulissant autour du tuyau, un prolongement 76 étant disposé entre le flotteur et le récipient. Le tuyau 72, qui est obturé à son 35 extrémité inférieure comporte deux séries de trous, 78 et 80. Les trous 78 sont dans des positions telles qu'ils sont obturés lorsque le liquide est au niveau approprié. Le mouvement descendant du flotteur 74, provoqué par une diminution du niveau du liquide, découvre les trous, et du liquide peut couler à 40 travers les trous 78 pour élèver le niveau du liquide. Les trous 72 09635 10 2130458 80 servent d'évacuation pour tout liquide descendant entre le prolongement 76 et l'extérieur du tuyau 72. Il convient de prévoir une soupape 82 pour le tuyau 72, pour permettre le remplissage du récipient 70. Il est également préférable d'utiliser une 5 chicane pour obtenir une zone pratiquement dépourvue de turbulence pour le flotteur. La figure 9 illustre l'utilisation d'un appareil de séparation des particules selon l'invention, en liaison avec un appareil de nettoyage du papier, tel que celui qui est 10 décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 395 042. On fait passer une bande de papier continue 90 sous et au voisinage d'une tête aspirante dirigée transversalement 92 dont les parois délimitent entre elles un passage qui communique avec une source de dépression 94 par un raccord flexible 96. La source 15 de vide comprend un dispositif à faire le vide ou évacuateur 98 dont la sortie est reliée à l'appareil de séparation des particules selon l'invention, indiqué par la référence générale 100, par un raccord flexible 102. Un moteur entraîne un ventilateur (non représenté) situé dans l'évacuateur 98 pour faire le vide 20 dans le passage contenu dans la tête 92. Un modérateur mobile 104 peut être interposé entre le raccord 96 et l'évacuateur 98 pour régler le débit d'air qui traverse la cête aspirante. Une source de tension 106 engendre un courant d'ions pour neutraliser les forces électrostatiques s'exerçant entre les particules 25 de poussière, de peluche ou autres particules étrangères et la nappe de papier 90. Pendant que la nappe 90 continue à progresser dans le sens 108, les particules étrangères neutralisées subiront l'action d'une brosse 110 qui les détachera de la surface du papier. Le courant d'ions est transporté suivant la surface de la nappe 90, soumettant ainsi continuellement une zone de la surface à son action, et les particules étrangères détachées emprisonnées dans les poils de la brosse sont alors aspirées par le raccord 96, 1'évacuateur 98 et pénètrent dans l'appareil 100 de séparation des parti-35 cules selon l'invention où elles sont séparées ou éliminées de l'air, et l'air purifié passe dans l'atmosphère. 72 09635 h 2130458 La figure 10 illustre l'utilisation de l'appareil selon l'invention en liaison avec un appareil collecteur de poussière tel que décrit dans la demande précitée du brevet des Etats-Unis d'Amérique. Un pulvérisateur ou applicateur de 5 poudre 122 applique de la poudre à une surface mobile 120; il s'agit typiquement d'un pulvérisateur de poudre électrostatique du type décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N°s 3 273 016, 3 292 045, 3 292 046, 3 341 740 et 3 444 312. L'appareil collecteur de poussière, désigné par la référence 10 générale 124, comprend une tubulure collectrice 126 disposée en aval du pulvérisateur 122 pour capter les particules de poudre qui sont aéroportées. De l'air, provenant d'une source non représentée, est envoyé à travers l'ensemble 128 d'un régulateur d'air et d'un filtre à air dans des conduites 130 et 15 132 et à travers un té 134 de distribution d'air ou de fluide qui se trouve au voisinage du centre de la tubulure 126. Le té de distribution 134 comporte des orifices 136 (un seul côté étant visible )qui envoient l'air vers l'extérieur dans les deux sens. Le courant d'air qui sort par les orifices 136 20 pousse les particules vers les extrémités de la tubulure, et les particules de poudre sont évacuées doucement par les hottes d'évacuation 138 et les conduites 140 et 142 vers un ventilateur 144, puis envoyées dans l'appareil de séparation de la poussière selon l'invention, désigné par la référence 146. 25 Typiquement, les dispositifs de nettoyage de feuilles et les appareils collecteurs de poussière que l'on trouve dans le commerce, qui ont été décrits et représentés sur les figures 9 et 10 ont des capacités leur permettant d'engendrer un débit d'air d'environ 850 à 1.360 m^/h d'air. 30 Comme exemple représentatif, lorsque le débit d'air est de 1.020 nrVh ( ou 17 nr^/mn), et lorsque la dimension de l'entrée p de la hotte est de 287 cm (c'est-à-dire la surface d'un rectangle de 19,7 cm sur 14.,6 cm), il est désirable de donner à la hotte une dimension telle que la vitesse de l'air à la sortie de la 35 base ouverte de ladite hotte soit inférieure à environ 915 m/mn. Avec une vitesse inférieure à 915 m/mn, la distance entre la base de la hotte et la surface libre de l'eau doit être d'environ 9,5 mm, ou inférieure (mesurée dans des conditions statiques avant le passage de l'air ; le passage de l'air à 40 travers la hotte augmente quelque peu la distance). Avec ces 72 09635 12 2130458 paramètres, l'appareil séparateur de poussière s'est avéré approprié pour retirer les particules de poussière, de peluche et autres provenant des courants d'air, aucune différence de résultat sensible ne pouvant être observée lorsque la distance 5 est réduite à 6,35 oula vitesse à environ 396 m/mm. La hauteur de la hotte, avec cette aire d'entrée et cette vitesse d'entrée de l'air (17 nrVmn divisé par 287 cm^ égale une vitesse d'environ 592 m/mn) doit donner environ 5,1 cm pour les 33,5 m/mn initiaux de la vitesse de l'air à l'entrée, et 10 2,5 cm supplémentaires pour chaque augmentation de 42,7 m/mn. Ainsi, avec une vitesse d'entrée de l'air dans la hotte de 592 m/mn, la hauteur de la hotte doit être d'environ 365 i™. La sortie de la hotte doit alors avoir une circonférence, au niveau de la sortie, déterminée de la façon suivante, pour 15 assurer une vitesse d'échappement de l'air maximale d'environ 915 m/mn : 17 m^/mn Circonférence (cm) = 0,95 cm. 915 m/mn 20 = 195. Bien que l'on puisse utiliser une forme géométrique rectangulaire ou autre à la base de la hotte, il s'est avéré approprié d'utiliser une hotte carrée de 490 mm de coté, du fait que cela assure une meilleure distribution du courant d'air sur la 25 totalité de la surface de sortie de la hotte. De plus, dans cet exemple représentatif, il s'est avéré désirable de maintenir une distance d'environ 6,35 cm entre les faces de la hotte et les parois du réservoir à eau. Avec une vitesse d'échappement de l'air- maximale d'environ 30 915 m/mn, les vagues produites par l'air qui s'échappe sont suffisamment diminuées à cette distance et, bien qus l'on puisse utiliser une plus grande distance, ce n'est pas nécessaire, cela augmente, la dimension globale de l'ensemble et cela offre de plus grandes possibilités d'évaporation de l'eau. Il est dési-35 rable que les faces du réservoir à eau dépassent d'environ 10,16 cm la hauteur de l'eau, et un niveau d'eau d'environ 10,16 cm de profondeur est approprié. Si on le désire, le réservoir à eau peut être équipé de chicanes pour réduire la turbulence de l'eau sous 40 la hotte, mais cela est inutile lorsque la configuration de 72 09635 13 2130458 l'appareil concorde avec le débit d'air, selon la description précédente. Ainsi, comme on l'a vu, l'invention propose un appareil de séparation de particules de poussière ou autres 5 de construction simple et compacte, mais réalisant une séparation efficace sans réduction notable du débit d'air. Cela permet d'utiliser avantageusement cet appareil avec un appareillage auxiliaire, par exemple avec un appareil de nettoyage du papier ou un appareil collecteur de poussière qui engendre 10 des courants d'air impurs que l'on doit nettoyer avant de les laisser s'échapper dans l'atmosphère, sans affecter l'efficacité de l'appareillage. L'utilisation de moyens de réglage de niveau du liquide avec l'appareil selon l'invention assure une efficacité permanente sur des périodes de fonctionnement relative-15 ment longues. L'appareil est en outre conçu pour permettre un démontage facile comme, par exemple, lorsqu'il faut remplacer le liqui-de captant les particules par du liquide frais. On peut facilement effectuer une séparation de particules meilleure de 90 % avec des courants d'air contenant jusqu'à 2,25 kg/h 20 de particules (ce qui dépasse de loin la quantité de particules typiquement produites par l'appareil de nettoyage de papier et collecteur de poussière décrit ici), l'efficacité étant conservée jusqu'à ce qu'environ 12,7 kg de particules aient été captées. 25 II va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. Ainsi, bien que les modes d'exécution décrits 30 représentent l'utilisation de l'appareil et du procédé selon l'invention en liaison avec un appareillage auxiliaire utilisé en général en imprimerie, il y a lieu de noter que l'invention s'applique également à l'utilisation avec tout appareil dans lequel de la matière en particules doit être retirée d'un 35 courant gazeux, et on peut l'appliquer de façon particulièrement avantageuse avec tout type d'appareil qui engendre un tel courant, mais exige, pour fonctionner de façon efficace, que le débit du courant ne diminue pas d'une quantité importante. De même, bien que l'application de l'invention en liaison avec 72 09635 14 213045£ l'appareil de nettoyage de papier et collecteur de poussière implique typiquement de diminuer la vitesse du courant gazeux pour effectuer la séparation des particules, il est clair que l'invention s'applique également à un appareil dans lequel il faut ajuster la vitesse du courant gazeux en augmentant la vitesse. 72 09635 15 2130458 REVENDICATIONS 1.- Appareil de séparation de matière en particules d'un courant gazeux, caractérisé en ce qu'il comprend un réceptacle contenant un liquide captant le matière en particules, un liquide captant la matière en particules et 5 contenu dans le réceptable, une hotte comportant une entrée pour recevoir le courant gazeux contenant la matière en particules, une base ouverte et des parois délimitant une chambre dont les dimensions sont calculées pour que la vitesse du courant gazeux soit ajustée à une valeur inférieure à environ 10 9^5 m/mn lorsque le courant gazeux sort par la base ouverte, la hotte étant disposée télescopiquement par rapport au réceptable et la surface libre du liquide étant à une distance inférieure à environ 9*5 mm de la base ouverte, ainsi que des moyens pour maintenir la surface libre du liquide à cette 15 distance.. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la hotte a des dimensions permettant d'ajuster la vitesse du courang gazeux à sa sortie de la base ouverte à une valeur d'environ 396 m/mn à 915 m/mn. 20 3.- Appareil selon la revendication 2, caracté risé en ce que la hotte a une forme rectangulaire. 4.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la hotte est évasée de son entrée à sa base ouverte. 25 5.- Appareil selon la revendication 4, caracté risé en ce que le réceptable repose sur un support de plancher et peut en être détaché. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour mettre à niveau 30 le support. 7.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble de chicanes au moins partiellement immergé dans le liquide captant la matière en particules et disposé entre les parois de la hotte et les parois 35 du réceptable, pour délimiter une zone, les moyens pour ajuster le niveau du liquide agissant dans cette zone. 8.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le réceptable.a des dimensions telles que la distance entre ses parois et les parois de la hotte est telle 72 09635 16 2130458 que la turbulence du liquide, provoquée par le courant gazeux qui s'échappe, est maintenue à un minimum au niveau des parois du réceptable. 9.- Appareil pour nettoyer la surface d'une 5 feuille sur laquelle se trouve une matière en particules comprenant des moyens d'ionisation pour neutraliser les forces électrostatiques existant entre la matière en particules et la feuille, des moyens de brossage entrant en contact avec la feuille pour en détacher la matière en particules, une tête 10 aspirante délimitant un passage pour recueillir la matière en particules, des moyens engendrant une dépression pour attirer la matière en particules dans un courant d'air et des moyens de séparation éliminant la matière en particules du courant d'air, ledit appareil étant caractérisé en de qu'il comprend 15 des moyens de séparation de matière en particules constitués par un appareil selon la revendication 1, le courant gazeux étant le courant d'air provenant des moyens pour engendrer une dépression. 10.- Appareil pour éliminer de la poudre aéro-20 portée en excès après l'application de la poudre à partir d'un applicateur sur une surface mobile, comprenant une tubulure collectrice comportant deux extrémités et disposée par rapport à la surface mobile et à 1'applicateur de poudre pour capter au moins une partie de la poudre aéroportée, des moyens de 25 distribution d'air placés dans la tubulure collectrice et entre ses extrémités pour envoyer l'air vers Jesdites extrémités, un ventilateur pour envoyer de l'air aux moyens de distribution de façon à provoquer le déplacement de la poudre vers les extrémités, une hotte au voisina^ de chaque extré-30 mité de la tubulure collectrice, dsr, rr.oyens pour évacuer la poudre des extrémités de la tubulure ;,oliK:';:lce par les hottes lorsque la poudre se déplace au des extré mités, et des moyens d'évacuation peur séparer la poudre du courant d'air, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il 35 comporte des moyens d'évacuation pour séparer la. poudre constitués par un appareil selon la revendication 1, le courant gazeux étant le courant d'air contenant la poudre évacuée de la tubulure collectrice. 72 09635 17 2130458 11.- Procédé pour éliminer de la matière en particules d'un courant gazeux, caractérisé en ee que l'on amène un courant gazeux contenant de la matière en particules dans une région fermée pour ajuster la vitesse du courant 5 gazeux à une valeur inférieure à environ 915 m/mn, on maintient le courant gazeux dans cette zone fermée jusqu'à ce que sa vitesse soit ajustée à une valeur inférieure à environ 915 m/mn* et on laisse ledit courant gazeux s'échapper de la zone fermée suivant un trajet adjacent à un liquide captant la matière 10 en particules, tout en maintenant la largeur du trajet à une valeur telle qu'une partie importante de la matière en particules soit captée dans le liquide.