la présente invention a pour objet de créer un procédé et un dispositif nouveaux et perfectionnés pour tisser ou tricoter des tissus en velours, dans lesquels un certain nombre de fibres distinctes9 formant un ensemble continu et allongé de fibres collées les unes aux autres et se présentant, par exemple, sous la forme de fil boudiné ou de fil lâche9 arrivent directement aux crochets des aiguilles dune machine à tisser circulaire, pour être tissées sous la forme dlun velours. Bien que l'ensemble soit accroché par les aiguilles9 les fils sont rompus par brossage de sorte que les fibres élémentaires sont séparées en touffes accrochées chacune sur une aiguille séparée Aussitôt après, un fil de soutien est fourni aux crochets, et le velours est tissé par une action de came appropriée9 avec ;es touffes formant les poils du velours le produit terminé est un type de velours plus uniforme que celui couramment obtenu par arrachement La présente invention a également pour objet de créer un procédé de tissage de velours éliminant lutilisa- tion des cardes et dans lequel les fibres, se présentant sous la forme de fil boudiné ou de fil tissé lace, arrivent directement aux crochets des aiguilles. La présente invention a encore pour objet de créer un procédé perfectionné d'élimination des rayures qui apparaissent souvent dans les velours tissés par la technique de tissage à l'arrachement La présente invention a également pour objet de créer un dispositif et un procédé permettant de tisser un velours sur une machine à tisser circulaire, à des vitesses que ne permettent pas les techniques utilisant des cardes individuelles pour amener les fibres devant former le tissu. La présente invention a également pour but de créer un procédé permettant de fournir aux aiguilles de la machine à tisser circulaire une quantité de fibres suffisante pour s'assurer de la formation d'un tissu d'épaisseur contrôlée. La présente invention a encore pour objet de créer un dispositif perfectionné pour amener le fil liche ou boudiné aux aiguilles à tisser avec une bonne efficacité et d'une manière qui élimine les risques de panne lorsque le fil se casse ou se sépare La présente invention a encore pour bojet de créer un dispositif et un procédé perfectionnés pour séparer les fibres du fil liche ou boudine lorsqu'il passe sur les aiguilles de la machine à tisser circulaire. La présente invention a encore pour objet de créer un dispositif simplifié de tissage de velours utilisant un équipement simple et d'entretien facile pour produire un tissu deuniformité plus grande que celle qu'on pouvait obtenir jusqu'ici, en particulier pour les tissus légers. La présente invention a encore pour objet de créer un dispositif et un procédé de tissage de velours permettant utiliser des fibres plus courtes que celles généralement utilisées dans le tissage à l'arrachement. A ce sujet, le tissage à l'arrachement nécessite des fibres d'une longueur minimum de 25 mm environ. La présente invention permet utiliser des fibres drune longueur de l?ordre de 19 mm, ce qui permet ainsi d'obtenir un velours d'une hauteur de 9,5 mm avec un minimum de perte pendant la tonte qui termine les opérations de finition. Dans les techniques de tissage classique, utilisant le procédé par arrachement, on est conduit à une plus grande perte de fibres au moment de la tonte réduisant la hauteur des poils à 9,5 mm.Les pertes au moment de la tonte sont réduites au minimum avec la technique de la présente invention, ce qui permet d'économiser effectivement beaucoup de matière. La présente invention a encore pour objet de créer un procédé permettant de déterminer facilement le poids de fil boudiné ou de fil lâche nécessaire pour tisser un poids donné de tissu, ce qui permet obtenir un meilleur rendement du tissage. Les buts et avantages ci-dessus de la présente invention apparaltront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit et qui se réfère aux dessins ci-joints dans lesquels La figure 1 est une vue schématique en plan d'une machine à tisser comportant un certain nombre de points d'alimentation et de brosses; La figure 1A est une vue quelque peu schématique, en élévation et en coupe9 représentant un detail de la machine à tisser circulaire, afin d?illustrer l'enga- gemment dlune aiguille sur la brosse, dans la nise en oeuvre de la présente invention, la coupe étant faite suivant la ligne lA-lA de la figure 1;; - La figure 2 est une vue agrandie suivant la ligne 2-2 de la figure lA, et represente une petite partie du cylindre d'aiguille et de la brosse adjacente; - La figure 3 est une vue en coupe suivant la-ligne 3-3 de la figure 2; - La figure 4 est une vue de détail, en coupe, d'une variante de l'invention, la coupe étant faite suivant la même ligne 2-2 de la figure lA; - La figure 5 est une représentation schématique des aiguilles et de leur hauteur respective lorsqutelles sont mises en oeuvre par les cames de la machine. Dans la description détaillée qui suit, l'expression "ensemble de fibres individuelles" désigne une longueur continue de fibres collées les unes aux autres et dont la section transversale est juste inférieure à-la surface définie par l'ouverture du crochet de l'aiguille, ce qui permet à l'ensemble de fibres de venir se loger exactement dans ces crochets. Le diamètre de l'ensemble de fibres peut varier suivant la densité du tissu quwon veut finalement obtenir. Cet ensemble peut également avoir une cohésion précédant normalement la séparation ou la rupture de l'ensemble au cours du processus d'alimentation. Cette cohésion peut entre obtenue d'une ou plusieurs façons. Par exemple, elle peut être obtenue en donnant à l'ensemble de fibres la forme d'un fil filé liche ou d'un fil boudiné. L'ensemble de fibres doit cependant avoir une résistance en tension suffisante pour que'on puisse le faire passer dans le tube de guidage de fil afin qu'il atteigne les aiguilles. 3'autre part, les forces de frottement entre les fibres et la torsade qu'elles forment ne doivent pas empêcher que les brosses rotatives décrites ciaprès séparent ensuite l'ensemble de fibres en fibres individuelles. L'adhérence entre les fibres peut également être contrôlée en donnant aux fibres des produits de finition appropriés avant de former la torsade. On peut ainsi utiliser des produits de finition qui permettent d'obtenir une bonne adhérence entre les fibres et sont détruits ensuite par application de chaleur ou d'humidité. Dans ces dispositifs, l'application de chaleur peut produire une diminlwtion de viscosité du produit de finition afin de diminuer l'adhérence entre fibres. Dans une autre solution, la chaleur peut également sublimer ou évaporer le produit de finition ou attaquer les éléments du produit de finition lorsque celui-ci est constitué par un mélange, afin de laisser ensuite un produit qui assure une bonne lubrification entre les fibres. L'ensemble de fibres ne comporte pas ce qui sert généralement à former des fibres à arracher. Ces fibres à arracher sont généralement constituées par un faisceau continu de fibres à assemblage lâche, à section transversale uniforme et sans torsion. Ces fibres sont produites par des cardes, des machines à étirer et à feuilleter, des machines à peigner ou autres, et se distinguent de l'ensemble de fibres ci-dessus par le fait que leur section transversale ne correspond pas initialement en totalité au crochet des aiguilles de la machine à tisser circulaire. Les fils se distinguent également de l'ensemble de fibres décrit ici par le fait que ces fils doivent comporter des fibres torsadées pour former un toron continu susceptible d'être tissé ou tricoté. En se référant maintenant aux dessins, on trouve représenté un ensemble de fibres élémentaires formant un faisceau allongé continu de fibres ininterrompues repéré par la référence 1 sur la figure 2. Cet ensemble de fibres peut prendre la forme, comme indiqué plus haut, d'un ensemble filé lâche ou d'un fil boudiné. Ce fil lâche ou boudiné est amené directement aux crochets 8 des aiguilles 2 (figure 3) de la machine à tisser circulaire. L'ensemble de fibres 1 arrive initialement par le tube 4 d'alimentation de fil représenté sur la figure 2, ce tube étant de conception classique. Le tube d'alimentation de fil doit être muni d'une soufflerie d'air à débit constant, soufflant sur toute sa longueur en direction des aiguilles de la machine, afin d'être assuré d'avoir une fourniture d débit constant de l'ensemble de fibres aux aiguilles, en faisant passer de façon continue un ensemble de fibres relativement lâche dans le tube de guidage de fil. Si le toron de fil se casse dans le tube de guidage, le débit d'air continue de fournir aux aiguilles un débit constant d'ensemble de fibres. L'ensemble de fibres est attaqué initialement par les aiguilles au point 6 de la figure 2, de telle manière que l'ensemble de fibres soit complètement enfermé à l'intérieur de l'ouverture 7 du crochet 8 de l'aiguille 2, comme illustré sur la figure 3. Ensemble de fibres est attrapé par les aiguilles, dans la présente forme de réalisation de l'invention, à une hauteur verticale repérée par la ligne 9 sur la figure 5, et, lorsque le cylindre à aiguilles continue de tourner, les aiguilles descendent jusqu'au niveau 10. Au niveau 10, l'ensemble de fibres est soumis à l'action d'une brosse 12. Cette brosse sépare l'ensemble de fibres en touffes séparées qui sont attrapées chacune par le crochet d'une aiguille, comme décrit plus en détail ci-après. Lorsque les aiguilles ont dépassé l'arc de rotation du cylindre d'aiguille dans lequel elles sont soumises au brossage, un fil d'appui 13 est attrapé et les aiguilles sont relâchées au niveau il pour permettre les opérations de tissage suivantes, dans lesquelles ce fil d'appui est tissé pour former un support, et dans lequel les touffes sont fixées aux mailles pour former un velours à poils durs. Dans ce processus, des mécanismes de came appropriés de la machine à tisser sont utilisés pour s'assurer que l'ensemble de fibres est bien attrapé par les aiguilles au niveau 9, que les aiguilles ont atteint le niveau convenable 10 pour être brossées par la brosse 12, et qu'elles ont atteint les niveaux convenables pour recevoir le fil d'appui et pour permettre l'opération de tissage classique ultérieure. En se référant maintenant à la brosse, cette dernière peut comporter typiquement un cylindre métallique de diamètre compris entre 102 et 177 mm et de largeur comprise entre environ 63 et 102 mm. Cette largeur est déterminée par la distance entre les deux faces circulaires du tambour cylindrique. La largeur du cylindre 15 est recouverte d'une série de poils ou de fils 16, 17 et 18. Dans une forme préférée de réalisation de l'invention, la brosse peut être de raideur variable. La partie de la brosse située le plus près du guide de fil 4 est la plus souple, et l'autre extrémité de la brosse est constituée par les poils ou fils les plus rigides. Cette disposition permet à la partie souple de la brosse de prendre tout d'abord à rebrousse-poil la surface du fil, de telle manière que quelques fils dépassent entre les aiguilles. Ceci a pour but d'empêcher le fil de glisser entre les crochets. Une fois que le fil a été ainsi stabilisé dans les crochets ou les aiguilles, les parties de brosse plus dures commencent à rompre le fil de sorte qugà la fin le fil ne se trouve plus en contact avec la brosse, mais seules des fibres sont présentes sur les crochets ou les aiguilles, le fil ayant disparu. Cela est illustré par la succession des ruptures de ensemble de fibres représentée en 20, 21, 22 et 23 sur la figure 2. Au point 20, les fibres ont été courbées de sorte qu'elles font saillie dans une position qui ne permet pas de les séparer facilement des aiguilles. Au point 21, lazséparation est beaucoup plus complète, mais l'ensemble garde encore une forme continue. Au point 22, l'ensemble de fibres est complètement disloqué et il ne reste plus que quelques fibres franchissant l'intervalle entre deux aiguilles adjacentes. La distance séparant ces aiguilles peut éventuellement varier suivant le type particulier de machine mis en oeuvre. Typiquement cependant, la distance séparant les aiguilles est de l'ordre de 2,5 mm. Au point 23, les fibres sont complètement séparées en touffes individuelles comme illustré en 24. Le tambour cylindrique 15 de la brosse peut comporter un certain nombre de parties étagées ou portions de diamètres différents, de manière à obtenir une brosse présentant des parties de raideurs variables. Ainsi, par exemple, les poils ou fils 16 sont plus longs que les poils ou fils 18. Ces poils sont fixés respectivement dans les parties étagées du cylindre 15, de façon queon obtienne une brosse dont les extrémités de tous les poils soient situées exactement dans le même plan, mais dont les poils soient de longueurs différentes. Les extrémités des fils doivent, de préférence, venir entre les aiguilles, mais ne doivent pas dépasser sensiblement le plan défini par ces aiguilles. Le nombre des poils peut varier suivant les effets particuliers qu'on cherche à obtenir. La densité doit, de préférence, être telle qu'un poil au moins fasse normalement saillie entre deux aiguilles adjacentes à un instant donné. Le tambour 15 peut cependant être recouvert de poils, avec une densité de tordre de 30 à 90 poils par cm2. Les fils doivent également avoir une flexibilité suffisante pour permettre le mouvement des aiguilles lorsqu'elles effectuent leur rotation normale devant les poils, sans qu'on risque de casser ou tordre les aiguilles, dans le cas oCcelles-ci viennent en contact avec les poils .Ce contact est normal, car les poils se déplacent à une vitesse linéaire beaucoup plus grande que les aiguilles. Des fibres individuelles peuvent couvrir la distance entre deux ou plusieurs aiguilles. G6néralement, la longueur des fibres de 11 ensemble est de l'ordre de 12 mm ou plus. L'effet de brosse des poils, qui peut entre dirigé vers le haut comme sur la figure 2, ou dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comme dans la figure lA, ainsi que le montre la floche 25 attrape ainsi les fibres individuelles et les tire en les dégageant de tous les crochets d'aiguille sauf un, ce qui permet ainsi aux extrémités libres de ces fibres individuelles d'être brossées vers le haut contre le crochet de l'aiguille, en prenant une forme de U.L'effet continu des poils successifs 16, 17, et 18 permet de former les touffes illustrées en 24 justeaa noment où les aiguilles arrivent dans l'état où l'on introduit le fil de support dans ces aiguilles. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, on peut utiliser une aiguille à ressort au lieu de l'aiguille à loquet de la figure 3, ainsi que tout autre diepo- sitif simple de mise en oeuvre de ces aiguilles à ressort. Sn- core, dans une autre forme de réalisation de l'invention, on peut choisir une autre séquence d'opérations que celles de la figure 5 pour attraper I 'ensemble défibres et le fil de support. Suivant un autre mode opératoire, les aiguilles peuvent tout d'abord attraper l'ensemble des fibres à un certain niveau et le faire monter Jusqu'à un second niveau pour permettre l'effet de brosse. Cette variation permet d'obtenir un espace supplémen taire pour fournir le fil de support aux aiguilles. Dans la troisième étape de cette variante de succession des opérations, les aiguilles se déplacent vers le bas jusqu'à leur niveau initial où le fil de support est attrapé.Dans cette variante cependant, ainsi que dans la forme préférée de réalisation de l'invention, les brosses se déplacent vers le haut, comme indiqué par la flèche 25 de la figure lA, pour maintenir les fibres dans l'ensemble situé à l'intérieur de l'ouverture du crochet d'aiguille, et pour ramensr les fibres dirigées vers l'intérieur en direction du centre de la machine à tisser cylindrique. Dans la mise en oeuvre de l'invention, le poids du velours est directement lié au poids du fil boudiné fourni aux aiguilles. Ce poids présente cependant une limite supérieure qui dépend de la capacité des crochets des aiguilles. C'est-à-dire que le fil boudiné ne peut être plus grand que le crochet de l'aiguille. Quantitativements dans une machine contenant quatre aiguilles par centimètre, le poids total de fibres sur une aiguille ne peut dépasser poids de 2,5 mm de fil boudiné, tant que ce fil boudiné est fourni aux crochets des aiguilles à une vitesse linéaire plus grande que la vitesse linéaire du cylindre de la machine, ou tant qu'on utilise un appareil tel que celui illustré sur la figure 4. Ce dispositif agit effectivement sur la source de fibres juste avant que la fibre soit traitée, pour former des touffes séparées. La figure 4 représente un dispositif auxiliaire placé en face de la brosse 12 et fonctionnant inde- pendamment de celle-ci. Le dispositif de la figure 4 permet de former des boucles de l'ensemble de fibres entre deux aiguilles adjacentes. Le dispositif de la figure 4 peut prendre la forme d'une roue dentée synchronisée en rotation avec le mouvement des aiguilles, les dents formant des poinçons placés sur un cylindre à poinçons. La roue dentée 27 est supportée par un arbre tournant 30 et possède une série d'entailles 31, placées sur son pourtour extérieur et ressemblant à un engrenage.L'arbre 30 est entraîné de façon convenable et s'engrene avec le moteur du cylindre d'aiguilles, de telle manière que cet arbre 30 tourne à une vitesse synchronisée avec le mouvement des aiguilles, afin que celles-ci puissent passer à travers les entailles 31 lorsque les parties en saillie de la roue viennent en contact avec les parties de l'ensemble de fibres situées entre deux aiguilles 26 adjacentes, et pousse ces parties axialement vers l'intérieur pour former une boucle 29 entre deux aiguilles adjacentes. Le poinçon à repousser fonctionne de la même manière. On peut faire des calculs pour illustrer le domaine d'application de l'invention et pour déterminer de plus les paramètres à donner aux fibres pour obtenir un produit fini donné. Un tissu de velours quand il sort de la machine à tisser sans avoir été recouvert sur l'envers, sans avoir été tondu ou sans avoir subi tout autre traitement de finition, est constitué de deux éléments r 1) le velours; et 2) le fil de support. Le poids du velours, à chaque course de la structure de tissage (P), peut se calculer lorsqu'on connaît le poids total du tissu par mètre (A) (indépendamment de la largeur), le poids du velours (b) (déterminé avec la plus grande précision en retranchant le poids du fil de support utilisé par yard (914 mm) (Y) du poids total (A) ), et le nombre de courses par inch (25,4 mm) (C). p A - Y 36C Quand le velours se présentant sous la forme d'un ensemble de fibres séparées, est introduit dans la structure de tissage, la longueur de cet ensemble fibres séparées est égale, pour une course, à la circonférence de l'anneau à aiguilles de la machine à tisser, circonférence qui, pour une machine à tisser de diamètre 23 pouces (584 mm), est de 72,3 pouces (1836 mm). Ainsi, le poids de ensemble de fibres séparées W, pour une longueur de un yard (914 mm), est de W = 36P = 36 (A-Y) = A-Y 72,3 72,3 (36)C -72,3C Généralement, dans la pratique courante de l'industrie textile, les tailles de fil à tisser sont données en unité de longueur par unité de poids, c'est-à-dire par l'inverse de l'équation ci-dessus. Ainsi, la "taille de fil1' (S) de W serait : S = W = 72,3C W A-Y Typiquement, les tissus tissés par arrachement, lorsqu'ils sortent de la machine à tisser et n'ont pas subi de finition, ont un poids de l'ordre de 20 onces (570 grammes) à 6C onces (1700 g) par yard (914 mm) de longueur, pour une largeur d'environ 48 pouces (1200 nm), comptent environ 20 à 27 courses par pouce (25,4 mm). Le poids du fil de support est génra- lement d'environ S onces (140 ) à 10 onces (280 grammes) par yard (914 mm). En prenant un tissu typique de 30 onces (840 grammes) par yard (914 mm) ae longueur avec un fil de support de 6 onces (170 grammes), et en utilisant 25 courses par pouce (25,4 mm), on a S = 72,3C = 72,3 x 25 - = 1200 yards (914 mm) A-Y 30 6 livre 453 g 16 16 soit 1200 yards par livre. Pour déterminer le diamètre de cet ensemble de fibres séparées, on peut utiliser les équations données dans une publication de Van Issum et Chamberlain (J. Text. Inst. 50 PT599-T623, 1959) D (mm) 42,4 + (3,4 - 0,26T) # k où K est la taille de fils donnée en unité "Cotton Count" (pour des écheveaux de 840 yards (770 m) par livre (453 g) et T la torsion de l'ensemble de fils séparés. Dans l'exemple donné ci-dessus, la valeur de 1200 yards par livre est équivalente à 14,88 dans le "Cotton Count" et la torsion peut être faible, environ 3 tours par pouce (25,4 mm), comme prévu dans l'invention. Par suite - 42 4 + (2,62) = 1097 + 2,62 = 13,59 mm 3,86 Typiquement, l'ouverture du crochet d'une aiguille d9une machine à tisser est de 16 mm. Ainsi, cette aiguille peut recevoir un ensemble de fibres séparées conduisant à un tissu d'environ 30 onces (850 g) par yard (914 mm). Actuellement, il est possible de trouver des aiguilles à crochets beaucoup plus grands, de sorte qu'il est évident qu'on peut fabriquer une grande gamme de poids de tissu en utilisant la présente invention, même sans se servir de techniques à boucles illustrées sur la figure 4. Bien entendu, l'invention nsest pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir dulel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENtICATI ONS l ) Procédé de tricotage de tissus en velours, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à amener un certain nombre de fibres séparées formant un ensemble allongé cohérent et continu, à une machine à tricoter circulaire munie d 'un certain nombre d'aiguilles alignées longitudinalement, chacune de ces aiguilles comportant une partie en forme de crochet, à accrocher les aiguilles successives de la machine dans l1en- semble de fibres lorsque ces aiguilles se déplacent autour d'un arbre commun et lorsqu'on introduit l'ensemble de fibres dans la machine, un certain nombre de ces fibres séparées s'détendant longitudinalement et sur toute la longueur de l'espace délimité par les aiguilles adjacentes, lorsque les fibres sont accrochées par les aiguilles successives, à briser la continuité de l'ensemble de fibres dans les espaces entre aiguilles par brossage des fibres individuelles en direction des crochets des aiguilles, grâce à quoi les fibres couvrant les espaces entre aiguilles se trouvent réformées en touffes individuelles comprenant chacune un certain nombre de fibres séparées et chacune de ces fibres possédant une partie intermédiaire en forme de U qui s 'engage dans le crochet d 'une aiguille, et des extrémités libres s 'écartant généralement de la même façon de la partie de crochets, et à amener ensuite aux aiguilles un fil de support qui vient accrocher les touffes, ce fil de support et ces touffes étant ensuite tricotés pour former un velours dont les poils sont formés par les touffes. 20) Procédé de tricotage, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à accrocher les aiguilles successives de la machine sur un certain nombre de fibres individuelles, grâce à quoi ces fibres engendrent un certain nombre d'intervalles successifs, puis à dérager ensuite du crochet des aiguilles les extrémités libres de ces fibres qui engendrent les intervalles, tout en maintenant la partie intermédiaire de ces fibres accrochées à une seule aiguille. 3 ) Procédé de tricotage, selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il consiste à rompre la continuité de l'ensemble de fibres en les brossant dans la même direction, ce qui permet à toutes les touffes dPêtre dirigées dans la même direction en formant ainsi un velours sur un seul c8té du tissu0 40) Procédé de tricotage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un ensemble de fibres dans les aiguilles, la section transversale de cet ensemble de fibres n'étant pas plus grande que l'ouverture déterminée par les crochets des aiguilles0 50) Appareil permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans une machine à tricoter circulaire, munie de moyens d:intro- duction d'un fil de support dans le mécanisme de tricotage, et de moyens permettant à ces mécanismes de tricotage des pointus pour former un tissu, ce mécanisme étant constitué par une roue annulaire d'aiguilles à tricoter dressées verticalement, et par des moyens d'entraînement des aiguilles, autour d'un axe commun, appareil caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour amener aux aiguilles, dans premier stade, un certain nombre de fibres séparées formant un ensemble allongé cohérent et continu, une brosse circulaire munie d'un certain nombre de poils partant de l'axe de la brosse, et des moyens pour supporter axialement la brosse, l'axe de celle-ci étant perpendiculaire à la rangée d'aiguilles et une partie des poils faisant saillie entre deux aiguilles adjacentes le long d'un segment de la roue annulaire, 60) Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les poils présentent différents degrés de dureté suivant l'axe de la brosse 70) Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que 1 axe du cylindre est placé au-dessus des aiguilles 80) Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le cylindre présente des bandes axiales successives de poils de différentes duretés. 90) Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce qucil comprend des moyens permettant de former des boucles de fibre entre deux aiguilles adjacentes ayant reçu les fibres, et en ce qugil comprend des moyens faisant saillie entre deux aiguilles adjacentes de manière à accrocher les fibres et à en former une boucle entre ces deux aiguilles adjacentes 100) Appareil selon 19une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour amener aux aiguilles, de façon continue, un certain nombre de fibres séparées, une brosse circulaire munie deun certain nombre de poils partant de l'axe de ceile-ci et caractérisée par des degrés de dureté différents suivant ltaxe de la brosse, ce qui permet de répartir uniformément les fibres sur les aiguilles, et des moyens pour supporter axialement la brosse, l'axe de celle-ci étant perpendiculaire à l'axe de la rangée d'aiguilles, et une partie aes poils faisant saillie entre deux aiguilles adjacentes suivant un segment de cette rangée.