La présente invention concerne le traitement de liquides tels que l'eau de mer ou lës eaux résiduaires pour en tirer un distillât ou un condensât pratiquement exempt d'impuretés. 5 On connaît déjà le traitement de substances liqui des telles que l'eau de mer, les eaux d'égouts, les eaux usées industrielles, etc., pour en éliminer les impuretés en séparant par distillation le liquide des solides ou gaz qu'il contient. Pour traiter de cette façon des quantités relativement impor-10 tantes de liquide, on a souvent pensé à l'énergie solaire, peu coûteuse, pour faire évaporer le liquide qui, après condensation donnera un distillât pratiquement pur. Dans les procédés de ce genre, l'utilisation de l'énergie soMre disponible est relativement peu efficace et peu sûre en raison des changements qui se 15 produisent inévitablement dans les conditions climatiques, d'autre part, le recours à d'autres sources de chaleur comme complément à l'énergie solaire est relativement coûteux et inefficace. Un objet important de l'invention est donc de four-20nir un procédé et un appareil pour le traitement de substances liquides en vue d'en récupérer le distillât, procédé et appareil qui ne font appel à aucune source extérieure d'énergie thermique qu'elle soit d'origine solaire ou le résultat d'une combustion. En conséquence, l'invention a aussi pour objet un procédé et un 25 appareil de distillation pour le traitement de substances liquides, qui font appel à une énergie purement mécanique pour l'entraînement de pompes et de ventilateurs, et dans lesquels on utilise l'énergie thermique de la substance liquide elle-même. A cet effet, dans le procédé selon l'invention le 50 liquide à traiter contenu dans un réservoir est amené de bas en haut, sous l'effet d'une pression hydrostatique, jusqu'à une chambre d'évaporation dans laquelle une dépression est maintenue à une valeur quelque peu inférieure à la tension de vapeur du liquide, cette différence étant fonction de la vitesse de fonc-55 tionnement du système. Le liquide à traiter y subit donc une évaporation partielle et il en résulte la formation d'un concentré liquide dense, qui se dépose sur un fond incliné, de grandes dimensions, de la chambre d'évaporation, où il est surmonté par la phase vapeur. Compte tenu de la température du liquide à 4-0 traiter, on maintient dans la chambre d1 évaporation des conditions 72 06352 2 2125627 telles qu'elles permettent d'obtenir une saturation de vapeur maximale pour la densité de vapeur la plus élevée possible. A cet effet, la dépression et la température dans la chambre d*évaporation sont réglées et/ou maintenues à des valeurs con-5 venables. Le concentré liquide est envoyé , par gravité et par pompage, de la chambre d'évaporation à une section de circulation à contre-courant d'un condenseur, pour provoquer un échange thermique avec la vapeur saturée relativement incompressible amenée de force au condenseur. La vapeur se condense et s'écoule *10 vers le bas, à travers une zone de pulvérisation et une zone de dégazage, dans une seconde section du condenseur où, par circulation de même sens, il se produit un échange thermique entre le condensât et le concentré liquide. Le produit liquide condensé est soutiré à une vitesse contrôlée, afin de maintenir à un 15 niveau prédéterminé la hauteur de la colonne de condensât dans la seconde section d'échange thermique du condenseur. Ceci explique l'efficacité du phénomène de condensation de la vapeur, car cette dernière est envoyée de force, de haut en bas, dans le condenseur, où elle cède de la chaleur au concentré liquide 20 refroidi, condensation qui est favorisée en outre par la surface refroidie du condensât qui, par conséquent, contribue à diminuer la tension de vapeur dans le condenseur. De toute façon, l'invention sera bien comprise, à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin sché-25 matique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, - plusieurs formes d'exécution de cet appareil : Figure 1 est une vue de dessus partielle de l'appareil selon l'invention, des parties ayant été enlevées pour montrer des détails en coupe ; 30 Figure 2 est une vue en coupe verticale partielle, suivant 2-2 de fig.1 ; Figure 3 est une vue en coupe verticale partielle d'une autre forme d'exécution .de l'appareil de figure 2 ; Figure 4 est un schéma bloc représentant le dispo-35 sitif de commande associé à l'appareil selon l'invention ; Figure 5 est une vue en coupe partielle analogue à fig.2, représentant une autre variante de réalisation de l'appareil ; L'appareil représenté aux fig.1 et 2 est une forme 40 d'exécution typique indiquée par la référence générale 10. Il 72 06352 5 2125627 comporte une carrosserie 12, dont la section a une forme générale annulaire, qui est supportée, à une distance prédéterminée au-dessus du sol, par une pluralité de piliers 14. La carrosserie 12 se trouve à une certaine distance au-dessus d'un réser-5 voir d'entrée radialement extérieur 16 et d'un réservoir de sortie radialement intérieur 18. Une conduite d'arrivée 20 relie verticalement le réservoir 16 à l'intérieur de la carrosserie 12, où elle débouche près de la paroi cylindrique extérieure de ladite carrosserie, tandis que la partie radialement inté-10 rieure de l'enceinte définie par la carrosserie communique avec la partie supérieure d'un condenseur vertical 22,dont la partie inférieure communique avec une cuve 24, dans laquelle est recueilli le produit purifié et dont l'orifice de sortie est relié à une pompe 26. L'appareil selon l'invention est également 15 équipé d'une pompe à vide 28, dont le côté aspiration est relié par une çondui te 30 au condenseur 22, en un point situé entre l'intérieur de la carrosserie 12 et la cuve 24. L'invention a pour objet le traitement de différents types de liquides bruts et elle n'exclut pas un traitement 20 ou transformation préalable.Dans la forme d'exécution décrite à titre d'exemple, de l'eau de mer ^2 est amenée au réservoir d'entrée 16 à partir d'une source appropriée, à travers une vanne de réglage du débit 34 et une conduite 36. On peut, suivant une pratique traditionnelle, faire passer l'eau de mer 25 à travers un désaérateur, avant qu'elle n'arrive au réservoir 16. En réglant le débit de l'arrivée de l'eau de mer au moyen de la vanne 3>4 en fonction de son traitement dans l'appareil, on maintient un niveau prédéterminé 38 à l'intérieur de la carrosserie ^2, pour créer une différence avec le niveau 40 du 30 liquide dans le réservoir d'entrée 16. La circulation du liquide, à travers l'appareil peut être maintenue à un déDit désiré au moyen de pompes placées aux endroits stratégiques, comme la pompe de circulation 43, au moyen de laquelle le concentré est soutiré à l'extrémité de sortie du condenseur 22. Le débit du 35 concentré à sa sortie de l'appareil est régulé à l'aide de la vanne de commande du débit 44,afin de commander la teneur de concentration de sel dans ledit concentré. A sa sortie de la vanne 44, le concentré peut être dirigé sur une zone d,épandage ou peut aussi subir d'autres traitements, prévus par d'autres 40 procédés. Le reste du concentré de saumure 42 est, lorsqu'il 72 06352 Or 2125627 pénètre dans le réservoir de sortie à travers la vanne 46, sensiblement à la même température que l'eau de mer ^2 à. son entrée dans le réservoir 16 et il est renvoyé du réservoir de sortie 18 au réservoir d'entrée. Dans certaines applications 5 pratiques, on pourrait supprimer le réservoir de sortie et la saumure restante pourrait être renvoyée directement par pompage de la sortie de la vanne ftô au réservoir d'entrée, pour être recyclée. Etant donné que le liquide contenu dans les réser-10 voirs d'entrée et de sortie 16 et 18 est soumis à la pression atmosphérique, l'eau de mer remonte par la conduite 20 jusque dans la chambre d*évaporation 48 à l'intérieur de la carrosserie 12. La chambre d*évaporation comporte un fond £0, sur lequel se dépose une masse de concentré liquide %2 lorsque l'eau 15 de mer étalée sur une grande surface s'évapore partiellement, de façon qu'un pourcentage minimum de sel est entraîné dans l'espace réservé à la vapeur. Le fond est incliné vers le bas et radialement vers l'intérieur, afin de favoriser la circulation et son écoulement de la zone située près de la paroi cylindrique 20 extérieure de la carrosserie, vers celle située près de la paroi cylindrique intérieure de cette même carrosserie. Il se crée ainsi une phasg vapeur à l'intérieur de l'espace £4 séparé par une cloison £6 d'une chambre de transfert £8 placée à l'intérieur de la carrosserie 12«au-dessus du condenseur 22. Le concentré 25 liquide ou saumure £2 se trouve dans la chambre d*évaporation, outre qu'il est plus dense que l'eau de mer, se trouve à une température plus basse qu'elle, à cause du phénomène d1évaporation. La saumure descend par gravité, et par pompage, le long du fond incliné £0 dans le condenseur 22, tandis que la vapeur 30 contenue dans l'espace ^4 est envoyée dans la chambre de transfert £8 au moyen de ventilateurs 60. La vitesse de déplacement du fluide à travers la chambre d'évaporation est réglée de façon à être proportionnée à la vitesse d'évaporation et à maintenir des conditions de température convenables pour une densité de 35 vapeur raisonnable à l'intérieur de l'espace £4 dans la chambre d*évaporation. Donc, lorsque le courant de la vapeur qui est relativement incompressible à l'état saturé est envoyé par les ventilateurs 62 dans le condenseur, la vapeur se condense facilement, car sa température est abaissée par l'échange de 40 chaleur qui s'effectue entre elle et la saumure £2 qui arrive 72 06352 5 2125627 de la chambre d*évaporation. Le condenseur 22 comporte une section supérieure 64, dans laquelle la vapeur passe tout d'abord pour qu'il se produise entre elle et la saumure qui s'écoule par les tubes 5 66 un échange thermique à contre-courant, entre le collecteur d'entréè 68 et le collecteur de sortie 20,de sorte que la saumure refroidie, qui à l'entrée de la section J>4 se trouve à sa température la plus basse, emprunte de la chaleur à la vapeur qui, à sa sortie de la section 34,se trouve aussi à sa 10 température la plus basse, tandis que la saumure qui sort de la section du condenseur à sa température la plus élevée, emprunte de la chaleur à la vapeur qui entre dans ladite question et se trouve donc, elle aussi, à sa température la plus élevée. La vapeur restante et le condensât descendent ensuite 15 à travers une zone de pulvérisation 22, dans laquelle de l'eau fraiche .est pulvériséè par des pompes d'aspér-fé-ion 2ft» pour favoriser la condensation. L'eau fraiche est envoyée aux pompes d'aspér^sion par la pompe 76,dont le côté aspiration est relié à la cuve 24 dans laquelle est recueilli le condensât liquide 20 ou eau purifiée 2§.» à sa sortie du condenseur. Après le passage à travers la zone de pulvérisation 22, les gaz entrainés par le condensât et la vapeur sont évacués par la conduite d'aspiration 30, protégée dans la zone de pulvérisation par un écran 80. Une dépression peut être 25 créée dans ladite conduite par une pompe à vide 28. Il se forme alors une accumulation de condensât 82 dans une conduite verticale 84, qui relie la partie 86 du condenseur à la cuve 24, jusqu'à un niveau qui est fonction du débit à la sortie de la pompe 26. Le condenseur comporte une section inférieure 88,dans 30 laquelle la saumure arrivant par le collecteur 20 est amenée en ■ contact avec le condensât contenu dans la conduite 84 pour un nouvel échange thermique. En conséquence la section inférieure du condenseur comporte une pluralité de tubes d'échange thermique 90«qui s'étendent en travers de la conduite 84,entre le 35 collecteur 22. et le collecteur 92. L'agencement des tubes d'échange thermique ^0 dans la section inférieure 88 du condenseur est tel que l'échange de chaleur s'effectue par courants parallèles. Il en résulte que la température de la saumure est sensiblement ramenée à la température initiale de l'eau de mer, tan-$0 dis que le condensât est refroidi et amené à sa température 72 06352 6 2125627 finale avant d'atteindre la cuve 24. La saumure est soutirée du collecteur £2 par la pompe 45 et conduite au réservoir de sortie 18 à travers la vanne 46. Bien que dans la forme d'exécution qui vient d'être décrite, les dépressions soient essentiellement 5 maintenues par l'action des pressions de chute barométriques, on comprendra que ces mêmes dépressions peuvent aussi être maintenues par des moyens artificiels. Comme le montrent les figures 1 et 2, les chambres d'évaporation et de transfert sont isolées de manière que 11 énergie 10 solaire ne puisse gêner le bon fonctionnement de l'appareil en provoquant une désaturation de la vapeur dans l'espace £4 de la chambre d'évaporation. A cet effet, de l'eau de mer est retirée de la conduite 20 par la pompe 94 et refoulée à travers la conduite 96 entre les deux parois d'un toît en pente 98, 15 à la partie supérieure de la carrosserie 12. Un espace isolant 100 est ainsi formé entre la paroi intérieure 102 et la paroi extérieure 104 du toit. Cet espace est muni de passages 106 pour la circulation de l'eau de mer. L'eau de mer absorbe donc la chaleur solaire et, après avoir été ainsi chauffée, elle peut 20 être utilisée pour accélérer le processus d'évaporation à l'intérieur de la chambre 48 en la pulvérisant dans 1'espace ^4 à travers une pluralité d'ouvertures 108 ménagées dans la paroi inférieure 104 du toit. Cet agencement empêche la désaturation de la vapeur par temps chaud. Pour empêcher -une sursaturation ^5 Par temps froid, l'agencement est modifié de façon que l'eau refroidie par la température extérieure puisse être rejetée hors du circuit sans injection dans la chambre d'évaporation. Une autre forme d1exécùtion est représentée à la figure 3« Dans cette variante, le toit 98' comporte une paroi extérieure 50 102', line paroi intérieure non perforée 104 et une matière isolante 110, qui garnit l'espace compris entre ies deux parois. En outre, les deux ventilateurs 60 et 62 sont remplacés par un ventilateur unique 112, qui s-'étend en diagonale entre l'espace 5±L, où se trouve la vapeur, et la chambre de transfert 58', 55 à l'extrémité supérieure de la cloison 56*, qui sépare la chambre d'évaporation 48' de- la chambre de transfert. Pour le reste, l'installation représentée à la figure 3 est la même que celle décrite en référence aux figures 1 et 2. Comme il a été indiqué plus haut, le débit des fluides à travers 1'appareil doit être 40 réglé de façon à éviter pratiquement toute perturbation dans 72 06352 7 2125627 l'état quasi complètement saturé de la vapeur ou tout abaissement de la densité de vapeur, qui doit rester la plus élevée possible dans la chambre d*évaporation. A cet effet, un dispositif de commande du débit 114, tel que celui reproduit schématique 5 ment à la figure 4, commande le fonctionnement de la pompe 26 afin ae régler 3e niveau du condensât à l'intérieur de la conduite 84 et le volume de vapeur à l'intérieur du condenseur ; dans ce dernier, l'arrivée de la vapeur est réglée par un organe 114, qui commande la vitesse de fonctionnement des ventilateurs 10 et est relié aussi au dispositif 114. La vitesse d'entrée de la vapeur, réglée par les ventilateurs 60 et 62, la dépression à l'intérieur du conaenseur et la vitesse de soutirage de l'eau épurée (eau douce) par la pompe 26 doivent aussi être en corrélation avec la vitesse d'évaporation, laquelle dépend de la 15 surface par laquelle s'effectue 1'évaporation et de la vitesse de déplacement du liquide à travers la chambre 48, cette dernière étant elle-même fonction du débit de la pompe de circulation 45. La vitesse de fonctionnement de la pompe 43 est commandée par un dispositif 117, qui réagit aux différences de température 20 pour maintenir constante une différence préréglée entre la température du liquide brut à son entrée dans la chambre d'évaporation et celle du concentré liquide à la sortie de ladite chambre. Des détecteurs de température 122 et 124 sont, à cet effet, reliés au dispositif 117, comme le montre la figure 2. 25 Un organe 118 de commande de la différence de niveau fait varier la position de l'obturateur de la vanne 34, afin de maintenir un niveau préréglé 38 du liquide dans la chambre d'évaporation. Gomme ce niveau peut varier avec la pression atmosphérique, la commande 118 est reliée à un pressostat ou détecteur de pression 30 120, afin que la différence de niveau change en fonction des changements dans la pression barométrique. De même, un détecteur 121, de densité en sel (concentration saline) commande la position de l'obturateur de la vanne 44; pour régler le débit de sortie de la saumure, afin d'empêcher une trop forte concentra-35 tion de sel. A titre d'exemple, on se basera sur certaines dimensions et quantités réelles pour apprécier l'efficacité du procédé selon l'invention, tel qu'il vient d'être décrit. En supposant que la chambre d'évaporation 48 soit étanche à l'air et vide d'air, 40 et contienne 1 000 m3 de vapeur dans l'espace 34 et 10 m3 d'eau 72 06352 8 2125627 de mer maintenue au niveau constant 38 par la pression atmosphérique qui s'exerce sur la surface des liquides contenus dans les réservoirs, pour une température de 20°C de l'eau de mer, la pression de la vapeur d'eau saturée sera de 0,0234- bar et 5 son volume spécifique sera de 57s84 x m3 par kg, soit un poids spécifique de 0,01729 kg par mètre cube. En conséquence^.'espace 54 contiendra pour un volume de 1000 m3 17*29 kg d'eau à 1' état de vapeur. Etant donné qu'à 20°C, la quantité de chaleur prélevée à l'eau de mer par 11évaporation est égale à 585,5 Kcal 10 par kg, la quantité totale sera de 17,29 kg x 585j5 Kcal = 10 123 Kcal. Ceci entraîne une diminution de température d'environ 1°C pour les 10 m3 contenus dans la chambre d'évaporation. Les ventilateurs doivent donc déplacer 1000 M3 de vapeur giour obtenir 17,29 kg d'eau douce et un fonctionnement constant à 15 fort débit des ventilateurs est nécessaire pour la production d'eau douce, et en même temps, pour maintenir une dépression constante dans la chambre d'évaporation, à une valeur très légèrement inférieure à 0,0234 bar, afin d'obtenir une vitesse d ' é vap or a t i on c ons t sait e. 20 II ressort de ce qui précède que pour obtenir 1 tonne, soit approximativement 60 000 m3 de vapeur d'eau, il faut 585,5 x 1000, soit en gros 600 000 Kcal. La réduction de la température de l'eau brute peut, à titre d'exemple, être préalablement fixée à 5°0 dans certaines conditions. Dans d' 25 autres cas, on peut préférer une diminution de température de • 10°C, mais on adoptera une diminution de 5°C pour la présente démonstration. La quantité d'eau brute mise en circulation ou pompée à travers la chambre d'évaporation doit être alors de 120 tonnes pour fournir la chaleur d'évaporation de 600 000 Kcal. 30 (120 tonnes x 1000 Kcal x 5°C) nécessaire pour obtenir 1 tonne d'eau douce. Le coût du pompage de 120 tonnes d'eau brute est plus avantageux que celui de chauffer l'aau brute au moyen d'une source de chaleur extérieure pour obtenir la même quantité de vapeur» Par exemple, au prix de 150 francs,français la tonne 35 de combustible fournissant 10 millions de Kcal pour l'énergie nécessaire, au pompage, avec un rendement de 10 % de l'équipement mécanique, on estime que le coût pour élever de 1 m 120 tonnes d'eau de mer sera inférieur à 0,05 francs*françaist L'extraction de la chaleur du même combustible pour faire bouillir l'eau brute 40 dans une installation traditionnelle de distillation de façon à 72 06352 9 2125627 obtenir 1 tonne de vapeur coûterait par contre 9 FF. De l'énergie, supplémentaire est évidemment consommée pour faire fonctionner les pompes de circulation et d'autres appareils accessoires dans l'installation selon l'invention, énergie dont la quantité 5 est peut être comparable à celle utilisée par le matériel auxiliaire dans une installation de distillation traditionnelle, L'efficacité du système est par ailleurs améliorée par le recyclage du concentré liquide expliqué plus haut. La production de l'eau douce peut même être augmentée lors-10 que l'appareil qui vient d'être décrit est adapté pour l'incorporation d'un système de refroidissement au moyen de la chaleur tirée d'un échangeur thermique à travers lequel le concentré refroidi est dirigé à sa sortie de la chambre d'évaporation. La figure 5 montre schématiquement cette adaptation, pour laquelle le le condenseur 22' est modifié de façon à recevoir un fluide réfrigérant d'une source extérieure 126. Le concentré d'eau de mer ^2 est alors envoyé par la pompe 130 à travers une-conduite 68' à un échangeur thermique 128, qui fait partie du dispositif réfrigérant ou refroidisseur. Le concentré, dont 20 la température est élevée dans 1'échangeur thermique, est ramené au réservoir d'entrée 16 par une conduite de retour 132^ une partie contrôlée de ce concentré étant toutefois évacuée à travers la vanne 134, pour maintenir la concentration saline à unoiveau prédéterminé. 25 La concentration saline élevée de la saumure, lorsqu'elle est utilisée dans le système de réfrigération, empêche ladite saumure de geler. Grâce à la pompe 1§D, la circulation de la saumure et du concentré peut être réglée à un débit assez faible pour que le concentré reste très légèrement au-dessus de son 30 point de congélation avant a'absorber la chaleur dans 1'échangeur. La réfrigération ainsi obtenue peut être utilisée pour le conditionnement de l'air, le stockage à basse température, la fabrication de glace, le refroidissement de machines, etc... et peutmême reléguer la production d'eau douce à un 35 rôle secondaire. Comme il a été indiqué plus haut, la vapeur peut être refroidie dans ,1e condenseur par un circuit de réfrigération séparée, peut être même en utilisant comme fluide refroidisseur de l'eau de mer pompée â une grande profondeur. De même, on 40 comprendra que plusieurs unités construites selon l'invention 72 06352 10 2125627 peuvent être interconnectées en ce qui concerne le traitement ultérieur, soit du condensât, soit du concentré liquide. Dans un tel agencement, une des unités pourrait, par exemple, fournir le fluide refroidisseur utilisé dans l'unité suivante. 5 Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de cet appareil qui ont été décrites ci-dessus à titre d'exemples non limitatifs; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. 72 06352 n 2125627 REVSMBIOATIOBS 1. - Procédé pour le traitement d'un liquide brut à une température prédéterminée, sous la pression atmosphérique, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler le liquide 5 brut à travers une chambre d'évaporation étanche, à établir dans ladite chambre une dépression à une valeur inférieure à la tension de vapeur du liquide à la température prédéterminée pour former une masse de concentré liquide refroidi et une phase vapeur presque complètement saturée, à envoyer un courant 10 de ladite phase vapeur dans une chambre de compression de fluide et ce, à un débit contrôlé de façon à maintenir une densité maximale de la vapeur contenue dans la chambre d'évaporation, et à provoquer un échange thermique entre un fluide refroidisseur et la phase vapeur dans la chambre de compression afin 15 de transformer la vapeur en un liquide par condensation. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide brut à traiter est de l'eau de mer et en ce que le liquide refroidi est une saumure. 3» - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce 20 qu'il prévoit en outre l'évacuation hors de la chambre de compression des gaz entraînés avec la phase vapeur. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce que le fluide refroidisseur est le concentré liquide refroidi sortant de la chambre d'évaporation. 25 5* - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il prévoit en outre de ramener le concentré liquide à la chambre d'évaporation après l'échange thermique dans la chambre de compression, une partie de ce concentré ayant été préalablement évacuée. 30 6. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il prévoit en outre de faire passer le concentré liquide refroidi à travers un échangeur thermique pour l'absorption de la chaleur. 7. - Procédé selon' la revendication 6, caractérisé en ce 35 qu'il prévoit en outre de ramener dans la chambre d*évaporation le concentré chauffé dans 1'échangeur thermique, une partie de ce concentré chauffé ayant été préalablement évacué. 8. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il prévoit d'évacuer hors de la chambre de compression les 40 gaz entraînés avec la phase vapeur. 72 06352 « 2125627 9. - Appareil pour la mise en oeuvre du. procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une carrosserie à l'intérieur de laquelle se trouve une chambre d1évaporation, des réservoirs pour conte- 5 nir le liquide brut et un concentré liquide de forte densité, une conduite pour amener à la chambre d1évaporation le liquide brut contenu dans un des réservoirs, un dispositif condenseur reliés à la carrosserie, des moyens pour envoyer un courant de la vapeur produite dans la chambre d1évaporation à travers le 10 dispositif condenseur afin de transformer ladite vapeur en liquide par condensation, et des moyens pour régler le débit de la vapeur et du concentré liquide afin de maintenir dans la chambre d'évaporation une dépression à une valeur inférieure à la tension de vapeur du liquide, afin de maintenir une vitesse 15 d'évaporation constante et de maintenir la densité de la vapeur à une valeur maximale. 10. - Appareil selon la revendication 9» caractérisé en ce que la vapeur à l'intérieur de la chambre d'évaporation est dans un état de saturation optimal à la température du liquide 20 brut à traiter. 11. - Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'isolation thermique de la carrosserie pour empêcher la perturbation par le milieu extérieur ambiant de 11 état de saturation optimal de la vapeur à 1'inté- 25 rieur de la chambre d'évaporation. 12. - Appareil selon la revendicatioj/11, caractérisé en ce que les moyens d'isolation thermique sont constitués par un toit à double paroi qui recouvre la partie supérieure de la carrosserie, avec un espace isolant entre les dites parois et des 30 moyens pour faire circuler une partie du liquide brut à traiter à travers l'espace isolant. 13. - Appareil selon la revendication 12, caractérisa en ce qu'il comporte des moyens pour pulvériser une partie du liquide brut dans la chambre d'évaporation après qu'elle a été 3 5 chauffée dans l'espace isolant, pour empêcher la désaturation de la vapeur. 14. - Appareil* selon la revendication 1*1, caractérisé en ce que les moyens pour régler le débit sont constitués par des vannes qui maintiermnnt le liquide contenu dans la chambre d'é-40 vaporation à un niveau prédéterminé et par des pompes qui 72 06352 13 2125627 contrôlent le débit du condensât soutiré du dispositif condenseur. 15* - Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que le dispositif condenseur comporte une section d'échange 5 thermique à contre-courant, dans laquelle il se produit un échange de chaleur entre la vapeur et le concentré liquide soutiré directement de la chambre d'évaporation, et une section d'échange thermique à courants parallèles dans laquelle il se produit un échange de chaleur entre 3e concentré liquide sortant 10 de la première section et le condensât, afin de ramener la température du concentré liquide à la même valeur que celle du liquide brut. 16. - Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens réagissant à une pression et reliés ^5 aux vannes pour faire varier la différence entre les niveaux du liquide dans la chambre d'évaporation et dans les réservoirs en fonction des variations de la pression atmosphérique. 1?. - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de réglage comportent une ou plusieurs vannes 20 pour maintenir le liquide dans la chambre d'évaporation à un niveau prédéterminé et des moyens pour maintenir une différence de température préréglée entre le liquide brut et le concentré quittant la chambre d'évaporation. 18. - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en 25 ce qu'il comporte des moyens réagissant à une pression et reliés aux vannes pour faire varier la différence entre les niveaux -du liquide dans la chambre d'évaporation et dans les réservoirs en fonction des variations de la pression atmosphérique. 19. - Appareil selon la revendication 18, caractérisé en 30 ce que le dispositif condenseur comporte une section d'échange thermique à contre-courant, dans laquelle il se produit un échange de chaleur entre la vapeur et le concentré liquide provenant directement de la chambre d'évaporation, et une section d'échange thermique à courants parallèles, dans laquelle il se produit 35 i^n échange de chaleur entre le concentré liquide sortant de la première section et le condensât, afin de ramener la température du concentré liquide à la même valeur que celle du liquide brut. 20. - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif condenseur comporte une section d'échange 40 thermique à contre-courant, dans laquelle il se produit un 72 06352 14- 2125627 échange de chaleur entre la vapeur et le concentré liquide puD-venant directement de la chambre d'évaporation, et une section d'échange thermique à courants parallèles, dans laquelle il se produit un échange de chaleur entre le concentré liquide sortant 5 de la première section, et le condensât, afin de ramener la température du concentré liquide à la même valeur que celle du liquide brut. 21. - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d1évaporation comporte une partie de décantation, 10 dams laquelle s'accumule le concentré liquide, et une ou plu-sieures conduites pour amener le concentré de la partie de décantation au dispositif condenseuro 22<> - Appareil selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour ramener le concentré liquide 15 du dispositif condenseur au réservoir et des moyens pour évacuer une partie du concentré liquide entre le dispositif condenseur et le réservoir. 23. -Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour ramener le concentré refroidi 20 sortant de la chambre d'évaporation au réservoir du liquide brut et des moyens d'échange thermique coopérant avec les moyens précités pour apporter de la chaleur au concentré. 24-„ - Dispositif selon la revendication 23, caractérisé en ce que les moyens d'échange thermique font partie d'un dispo-25 sitif réfroidisseur.