La présente invention concerne un ski, en particulier un ski de fond ou de randonnée. L'usage de materiaux plastiques pour les semelles de ski fut initialement introduit pour des skis de descente, mais actuellement ce sont presque exclusivement des semelles en plastique que l'on utilise également pour les skis de fond. Ces semelles présentent néanmoins de sérieux inconvénients en ce sens que le plastique procure un appui médiocre. Des tentatives ont été faites dans deux direction principales pour résoudre ce problème. La première direction consiste à doter la semelle du ski de rayures relativement grossières, et très visibles à l'oeil nu. De telles solutions sont décrites dans la demande de brevet finlandais 76 17 37 et la demande de brevet allemand 2 610 522. Ces skis n'ont pas eu de succès en pratique, en raison manifestement de leur glissement insuffisant. Une solution très voisine est décrite dans le brevet finlandais 43 401, selon lequel on utilise un matériau duveteux ayant une légère résistance à se coucher dans une certaine direction. Une telle semelle est toutefois de fabrication onéreuse, et enoutre la résistance du matériau à l'usure s'est avérée insuffisante. De plus, il nrest pas possible de procéder à son remplacement sans interventions compliquées. autre direction principale à consisté à essayer de différentes manieres à rendre poreuse la semelle du ski, pour une meilleure adhérence du fart d'appui à la semelle. Comme exemples de solutions dans cette direction, on doit mentionner la demande finlandaise publiée n" 48 676 et la demande de brevet allemand 24 14 185. On a obtenu en vérité des résultats satisfaisants dans cette voie en ce qui concerne l'appui, mais à la condition cependant d'apporter beaucoup de soin dans le fartage, ce qui est une contrainte non négligeable pour le skieur moyen, en particulier parce que le fart s'use de toute façon et qu'il faut le renouveler. Le but de la présente invention est de procurer un nouveau ski de fond ou de randonnée qui, sans fartage, apporte aussi bien un bon glissement qu'un bon appui. Selon la présente invention, ce nouveau ski est caractérisé en ce que sa semelle, ou tout au moins la partie médiane de celle-ci qui est à l'aplomb du pied, est faite d'un matériau plastique massif, dur et élastique, dont la surface est rendue duveteuse avec des saillies aiguës, la longueur de celles-ci allant approxi !nativement de 0,01 à 0,1 mm. Le matériau plastique est de préférence du polyacétal ou un élastomère de propriétés analogues. A cet égard le terme "duveteux" ne doit pas être faussement interprété comme étant similaire au matériau duveteux décrit par exemple dans le brevet finlandais 43 401 précité. Dans le cas de la présente invention, la semelle du ski paraît complètement lisse au toucher, et c'est seulement par un éclairage en lumière rasante que se révèle la nature de la semelle qui offre l'aspect d'un écran par l'effet des ombres portées. Le duvet remue facilement et, sous un attouchement même léger du doigt, il change de direction comme le montre, avec un éclairage approprié l'aspect plus sombre ou plus clair de l'endroit effleuré. Quand le ski glisse en avant sur des cristaux de glace, le duvet se courbe et son frottement est faible. La pellicule d'eau qui se forme entre le ski et les cristaux de glace favorise également le glissement, comme dans le cas de skis fartés, parce que le duvet est trop court pour rompre la pellicule d'eau. Quand le glissement s'arrête, le duvet reprend sa forme première et, grâce à ses saillies dures et aigües, il mord lui-même dans a glace et donne au skieur un appui étonnamment efficace. Le duvet désiré peut être avantageusement obtenu par un ponçage à vibrations, s'effectuant au hasard dans toutes les directions, de sorte que le duvet ne re çoit pas d'inclinaison initiale dans quelque direction que ce soit On a remarqué que si l'on donne au duvet, par exemple, une inclinaison vers l'arrière, l'appui en est considérablement diminué, car le duvet ne peut de luimême se redresser suffisamment. Le même phénomène a tendance à se reproduire si le duvet est trop long par rapport à son épaisseur; on commence à le remarquer quand le rapport longueur/épaisseur dépasse 2:1. Cet inconvénient est évité le plus sûrement en maintenant la longueur du duvet entre 0,01 et 0,05 mm.La complète irrégularité du duvet procure l'avantage technique qu'il n'y a pas à distinguer une partie arrière et une partie avant sur la semelle pendant la fabrication de sa couche. Pour obtenir un appui suffisant, il n'est pas nécessaire de traiter la semelle au-delà de l'emplacement situé à 11 aplomb du pied, et l'avant comme l'arrière de de la semelle peuvent rester à 11 état brut ou bien être faits en polyéthylène par exemple, qui est considérablement moins cher qu'un autre matériau comme le polyacétal. Cependant, à l'intention des "skieurs du dimanche", on peut aussi équiper toute la surface du ski avec le duvet en question. Quand on skie sur des pistes où circulent de nombreux skis fartés, les particules de fart laissées sur la neige viennent se coller contre le duvet, dont elles perturbent le fonctionnement. On peut y remédier en mé- langeant au matériau plastique une substance qui élimine le fart. C'est par exemple le cas du polytétrafluoréthylène (PTFE) que l'on peut mélanger sous forme de grains avec le matériau plastique. La proportion appropriée est d'environ 20 % de PTFE. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description, qui va suivre, d'une réalisation donnée à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de la semelle d'un ski conforme à l'invention, - les figures 2 et 3 sont des vues en coupe schématiques agrandies de la portée de la semelle qui procure l'appui, dans les deux positions de glissement et d'appui, et - la figure 4 est une vue en coupe schématique, montrant la façondont un-e substance éliminatrice de fart peut être mélangée à la semelle. La semelle entière du ski porte la référence 1, et elle comporte la partie 2 située à l'aplomb du pied et principale responsable de l'appui du ski,l?partie avant 3 et la partie arrière 4. Ces deux dernières parties sont faites par exemple en polyèthylène, comme dans les skis connus. La partie centrale 2, à l'aplomb du pied, est faite de polyacétal massif, dur et élastique, ou d'un élastomère aux propriétés équivalentes, et sa surface est grattée pour créer le duvet élastique 5 avec ses saillies aigües qui sont schématiquement représentées dans les figures 2 à 4. La dureté du matériau donne à chacune de ces saillies ou poils du duvet une bonne résistance à l'usure, et son élasticité procure le double effet recherché de glissement et d'appui. La longueur 1 des poils individuels du duvet peut aller de 0,01 à 0,1 mm, mais, en vue d'obtenir ce qu'on appelle une bonne mémoire de la forme, le rapport de la longueur 1 à la largeur ou épaisseur b des poils 5 à leur base ne doit pas, de préférence, excéder 2:1 environ. Il est recommandé de créer le duvet avec un dispositif vibratoire tenu à la main et utilisant un papier abrasif de grain approprié pour produire un grattage réparti au hasard dans toutes les directions, dont l'expérience a prouvé qu'il donne les meilleurs résultats. Il est également possible de procéder à un ponçage totalement mécanisé, ce qui donne au duvet une configuration régulière, présentant des "sillons'' transversaux ou longitudinaux, mais le résultat final est alors quelque peu inférieur On a remarqué que, si le duvet crée par la méthode de grattage précitée a une longueur voisine de la limite supérieure de 0,1 mm indiquée, une proportion relativement élevée de poils deviennent si grêles qu'ils ne peuvent plus se redresser suffisamment après une phase de glissement duski. Il est préférable en conséquence que la longueur du duvet soit à peu près comprise entre 0,01 et 0,05 mm. Pour éviter que les particulés de fart présentes sur les pistes ne viennent coller au duvet et en supprimer l'efficacité, une substance éliminatrice du fart, par exemple le polytétrafluoréthylène sous forme de grains 6, peut etre mélangée au matériau plastique, comme le montre schématiquement la figure 4. On a indiqué plus haut qu'unie proportion de 20 t en poids était appropriée, mais on peut aussi employer d'autres proportions. Un avantage supplémentaire de cette solution est que le duvet est sensiblement conservé sans regrattage malgré l'usure, qui, stil est vrai qu'elle est lente grâce à la dureté du matériau plastique, ne peut néanmoins pas être évitée. Une autre possibilité est d'imprégner le matériau plastique de stéarate de zinc par exemple, et de préférence dans la proportion de 3 % en poids. Ce produit s'oppose à la formation de la glace, notamment aux-températures de O" C à - 1"C environ. REVENDICATIONS 1. Ski, en particulier ski de fond ou de randonnée, caractérisé en ce que sa semelle, ou tout au moins la partie médiane de celle-ci qui est à l'aplomb du pied, est faite d'un matériau plastique massif, dur et élastique dont la surface est rendue duveteuse avec des saillies aigües, la longueur de celles-ci allant approximativement de 0,01 à 0,1 mm. 2. Ski conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau plastique massif, dur et élastique, est du polyacétal (POM) ou un-élastomère de propriétés analogues. 3. Ski conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport de la longueur à la largeur du duvet ne dépasse pas 2:1 environ. 4. Ski conforme à l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la longueur du duvet est approxitivement comprise entre 0,01 et 0,05 mm. 5. Ski conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit matériau plastique massif, dur et élastique, s'étend sensiblement sur toute la longueur de la semelle du ski. 6. Ski conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une substance éliminant le fart a été mélangée avec le matériau de la semelle. 7. Si conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que la substance éliminant le fart est du polytétrafluoréthylène qui est mélangé sous forme de grains avec le matériau de la semelle. 8. Ski conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que la substance éliminant le fart est du stéarate de zinc, de préférence dans la proportion de 3 t en poids.