La présente invention se rapporte a un dispositif d'écran anti-feu, associé a un panneau de construction. Dans la construction de bâtiments, des panneaux doivent parfois être installés dans des murs extérieurs ou intérieurs ou dans des cloisons ne pouvant résister au feu. A titre d'exemple, on peut citer notamment les panneaux vitrés constitués soit par du verre, une matière vitrocristalline ou une matière plastique. Les panneaux de construction doivent parfois répondre certaines normes strictes en ce qui concerne la résistance au feu. La résistance au feu est parfois évaluée en procédant a un test standard, au cours duquel le panneau de construction est soumis pendant un temps bien déterminé a un cycle normalisé de températures déterminées. Le pouvoir de résistance au feu du panneau est fonction de la durée durant laquelle le panneau est capable de maintenir la résistance qu'on peut exiger de lui, pour remplir la fonction que l'on en attend. Dans certains cas, il est indispensable de se conformer aux normes sur la résistance au feu qui exigent que le panneau ait une durée de résistance au feu minimale, qu'il soit absolument résistant aux flammes et qu'il puisse répondre a certains tests sévères d'isolation thermique,de manière a s'assurer que le panneau empêchera la propagation du feu due au rayonnement de chaleur qu'il pourrait émettre et que ledit panneau ne s'échauffera pas suffisamment pour provoquer des brûlures a toute personne susceptible de toucher celui-ci lorsqu'il sera exposé aux flammes. Le degré de résistance au feu d'un panneau donné peut être déterminé comme étant une fonction de la durée au cours de laquelle le panneau peut satisfaire a un ou plusieurs des critères imposés lors d'un test durant lequel le panneau est exposé a l'intérieur d'une enceinte dans laquelle la température est augmentée suivant un programme bien déterminé. Par exemple, on peut définir des degrés de résistance au feu 1, 2 et 3 comme correspondant a une durée de résistance au feu respectivement de 15, 30 et 60 minutes, lors d'un test durant lequel la température de l'enceinte est de 720, 820 et 9250C, respectivement aux temps sus indiqués. En raison de la nature des matières dont ils sont constitués, les panneaux transparents ne possèdent pas une résistance au feu très blevee. Pour résoudre ce problème, il a déjà été proposé de munir des bâtiments d'un dispositif de protection contre l'incen die, capable de fonctionner automatiquement lorsqu'un incendie éclate. Ainsi donc, il a déjà été proposé de placer au-dessus des portes et des fenêtres d'un bâtiment, des "sprinklersw (têtes d'arrosage) capables de répandre automatiquement des agents extincteurs, de façon à former un voile ou "brouillard" devant les fenêtres ou les portes en cas d'incendie. Ce système connu est conçu pour permettre de circonscrire le feu se déclarant à l'intérieur ou dans les environs du bâtiment. Ce système n'est cependant pas capable, d'empecher une propagation de chaleur intense au travers des fenêtres ou portes ou d'éviter leur destruction complète lorsque le feu persiste. La présente invention a pour but de prévoir un dispo sitif grâce auquel un mur ou une cloison vulnérable au feu, en raison de la présence, dans ce mur ou cette cloison, d'un panneau ne possédant pas lui-même, une résistance au: feu très élevée, peut être rendu automatiquement très résistant au feu dans le cas d'une élévation importante de la température qui annonce la présence d'un foyer d'incendie et grâce auquel le panneau proprement dit peut être protégé contre la détérioration ou au moins la destruction complète. Le dispositif a écran anti-feu, associé à un panneau de construction conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un moyen susceptible de former ou formant un écran antifeu, maintenu en position d'inactivité dans ou à proximité du panneau, ledit moyen comprenant ou étant associé à au moins un élément qui libère ou met en oeuvre ledit moyen suite à une élé- vation de la température, annonciatrice de l'arrivée ou d'un risque d'incendie, et ledit moyen, lorsqu'il devient actif fournissant au moins un volume de matière formant écran anti-feu qui couvre substantiellement toute la surface dudit panneau. Ce dispositif présente l'avantage important que, lorsqu un incendie se déclare d'un côté du panneau, l'espace se trouvant de l'autre côté du panneau se trouve complètement isolé du feu, grâce à l'interposition automatique d'un volume de matière formant écran anti-feu. Si on choisit judicieusement une telle matière ainsi que la quantité de celle-ci, qu'il y a lieu de prévoir, on peut obtenir ainsi des degrés de résistance au feu très élevés. Ceci n'est pas réalisable avec les dispositifs connus antérieurement, car un voile ou un brouillard ne peut pas empêcher totalement la transmission des rayons calorifiques vu encore garantir une isolation thermique de haute qualité et, en outre, il est fortement susceptible d'être chassé ou de se disperser, ce qui nuirait ainsi à l'obtention d'une barrière thermique efficace. Lors d'un incendie, le dispositif conforme à la présente invention permet de créer une barrière constituée par un volume de matière résistant au feu qui possède des propriétXs d'isolation thermique suffisantes pour protéger le panneau, ou une partie de celui-ci (la partie protégée par l'écran), de toute détérioration sérieuse ou de la destruction, de sorte que le panneau pourra, si nécessaire, continuer à servir de paroi antiflammes et anti-fumée ou même à être utilisé comme élément portant. L'invention peut s'appliquer à des panneaux anti-feu conçus en matières diverses. L'invention se rapporte principalement à des panneaux anti-feu transparent et plus particulièrement à des panneaux composés entièrement ou en grande partie de verre, de matière vitrocristalline ou de matière plastique. Le panneau peut être composé d'une ou de plusieurs feuilles. Selon un dispositif très simple, conforme à l'invention, ledit moyen, lorsqu'il remplit sa fonction, couvre au moins une face externe du panneau. Dans-la plupart des cas, il suffira de prévoir l'écran anti-feu sur une face du panneau. Ce dispositif peut, dans de tels cas, être utilisé comme écran anti-feu applicable à tout type de panneau, comme par exemple des panneaux, comprenant une seule feuille ou encore une paire de feuilles maintenues en re -ion espacées. Il est bien entendu que !~.nvention prévoit un moyen chargé de constituer un écran anti-feu recouvrant les deux faces du panneau, lorsqu'il est en position d'activité. Ceci peut s'avérer souhaitable lorsque le panneau est destiné à constituer une partie d'une cloison séparant des locaux dans un desquels peut se déclarer un incendie et dans lequel, dans telle éventualité, le feu doit être contenu. Une importance particulière est donnée à des ensembles ou des installations, dans lesquels le panneau est creux et dans lesquels le moyen destiné à constituer l'écran anti-feu est disposé à l'intérieur du panneau. Des écrans anti-feu de haute efficacité peuvent être réalisés au moyen d'une multitude de moyens pouvant constituer un écran anti-feu. Une importance particulière est donnée à un panneau se présentant sous forme de vitrage double ou multiple comprenant deux ou plusieurs feuilles transparentes maintenues en relation espacées, au moins une desdites feuilles étant de préférence en verre. Dans le cas d'un tel panneau creux, le moyen pouvant constituer l'écran anti-feu peut être prévu, lorsque celui-ci est placé en position d'adtivité, à l'intérieur du panneau et également à l'extérieur de celui-ci, de façon à couvrir au moins une face estérieure dudit panneau. Suivant certains dispositifs conformes à l'invention, le moyen susceptible de former un écran anti-feu comprend un ou plusieurs écrans de protection mécaniques. ~ Le moyen peut, par exemple comporter une feuille de matériau résistant au feu, telle que l'asbeste. Dans un tel cas, la.feuiîle.résistant au-feu- peut être maintenue en position d'inactivité par un élément qui s'efface lorsque sa température atteint un niveau prédéterminé. Par exemple, un tel élément peut être composé d'une matière qui fond lorsqu'une telle température prédéterminée est atteinte. Suivant certains dispositifs conformes à l'invention, le moyen comprend une ou des matières ~ coulables qui, lordqu'elle(s) est (sont) libérée(s) s'écoule(nt) et se met(tent) en position, de façon à constituer un tel écran anti-feu recouvrant la surface du panneau. Lorsqu'elle se met en place, une ou de telles matières établissent un contact très intime avec la ou les surfaces contiguës du panneau. Un dispositif conforme à l'invention peut-comprendre une matière coulable ainsi qu'un écran du type mécanique tel qu'il est décrit ci dessus Avantageusement, le moyen susceptible de former écran anti-feu comprend une telle matière coulable qui est un véritable liquide. Une telle matière peut avoir de très bonnes propriétés d'écoulement. Suivant d'autres formes de réalisation, on utilise une matière coulable qui comprend une suspension de particules solides dans un liquide. Les particules solides dispersées peuvent contribuer à créer une barrière thermique et/ou à conférer d'autres propriétés intéressantes à l'écran anti-feu. Suivant d'autres dispositifs conformes à l'invention, on utilise une telle matière coulable qui comprend un matériau se présentant sous forme de poudre ou de particules. Un tel matériau peut également constituer une barrière. thermique très efficace. Suivant certaines formes de réalisati#n avantageuses, le moyen susceptible de former ledit écran anti-feu comprend au moins une matière hydratée qui contient de l'eau d'absorption ou de combinaison et qui devient coulable lorsqu'elle est chauffée. Comme exemples de matières hydratées appropriées, on peut citer, des composés hydratés ainsi que des mélanges de composés hydratés tels que le silicate de sodium, le silica gel, le borax, les silico-aluminates, le sulfate ferreux et les carbonates. De telles matières peuvent être maintenues aisément en position d'inac tivité et peuvent former, lorsqu'elles sont libérées, une très bonne barrière thermique disposée en contact étroit avec la ou les surface(s) adjacente(s) du panneau. Les matières hydratées citées plus haut sont avantageuses car elles n'entraînent pas la formation de produits toxiques lorsqu'elles sont exposées à des températures élevées. Il est très avantageux d'utiliser des moyens susceptibles de former des écrans anti-feu comprenant une matière hydratée de laquelle, le ou les ingrédient(s) liquides s'évapore(nt) pour faire place à un écran de matière anti-feu solide ou substantiellement solide, dès que la matière hydratée-est capable de remplir sa fonction. Selon certains dispositifs-conformes à l'invention, le moyen suscepeible de former l'écran anti-feu ~comprend ~un ou pln- sieurs matériau(x) qui lorsqu#il(s) devient(nent) actif(s)-s1écou- le(nt) et forme(nt) une couche complète sur au moins une des faces du panneau. Le contact étroit de la composition avec la ou les face(s), au cours de l'écoulement de la ou des composition(s), a pour conséquence de retarder l'eletion de la température de la ou des feuille (s) du panneau. Cependant, il est bien entendu que, lorsqu'on utilise un moyen susceptible de former un écran anti-feu, constitué par une matière qui s'écoule pour se mettre en position d'activite, il n'est pas essentiel que la ou les matière(s) devant constituer l'écran anti-feu forme(ntj une ou des couche(s) sur la ou les feuille(s) du panneau. Lorsqu'on a affaire à un panneau creux, par exemple à un vitrage double ou multiple, l'écran anti-feu peut comprendre une ou des matière(s) qui s'écoule(nt) et remplit (remplissent) entièrement un espace ou l'espace intérieur du panneau. Une quantité considérable de la matière destinée à constituer l'écran anti-feu, peut donc-être stockée de façon à former un écran anti-feu intégral d'une épaisseur substantielle. Il n'est évidemment pasessentlel-, lorsqu-'on utilise une-ou-des matière(s) qui s'écoule(nt) dans l'espace intérieur du panneau, que ledit espace intérieur soit entièrement rempli d'une telle matière ou de telles matières car, dans de tels cas; il estégalement possible que la ou les matière(s) s'écoule(nt) le long des faces intérieures des feuilles qui délimitent un tel espace de façon à constituer des couches séparées, chacune de celles-ci constituant un écran anti-feu tel que le prévoit l'invention. L'invention reprend des systèmes dans lesquels le moyen susceptible de former un écran anti-feu comprend des quan tités de matières qui sont normalement stockées séparément mais qui lorsqu'elles sont libérées, se mélangent et donnent lieu à une réaction chimique, produisant un-matériau qui s'écoule et donne naissance à un certain volume formant écran anti-feu qui couvre la surface entière du-panneau. Il est possible de produire un écran anti-feu particulièrement efficace en procédant de la sorte. On attache une importance particulière aux formes de réalisation de l'invention, selon lesquelles, le moyen destiné à constituer l'écran anti)feu comprend une ou des matière(s) mélangée(s) à un agent moussant. De ce fait, lorsqu'elle (s > est (sont) libérées la ou lesdite(s) matière(s) entraîne(nt) la formation d'une mousse constituant ledit volume de matière formant écran anti-feu qui couvre substantiellement toute la surface du panneau. En général, si on considère l'efficacité de l'écran anti-feu, on obtient les meilleurs résultats en créant une barrière de mousse. Il en est spécialement ainsi lorsque la mousse liquide est une mousse de laquelle le liquide s'évapore pour faire place à une barrière cellulaire solide. Suivant des systèmes optima conformes à l'invention, le moyen susceptible de former écran anti-feu, comprend des quantités de matières qui sont stockées séparément et maintenues en position d'inactivité, lesquelles matières , lorsqu'elles sont libérées ou activées, sont mélangées et produisent ladite mousse. De cette manière, on peut réaliser un écran anti-feu très efficace en utilisant des matériaux qui peuvent être très facilement stockes dans des espaces relativement restreints situés dans le panneau ou dans le voisinage de ce dernier. Les matières ainsi stockées peuvent comprendre avantageusement une matière hydratée telle que,par exemple, une des matières hydratées dont question plus haut. Suivant certaines formes de réalisation de l'invention, le moyen susceptible de former- ledit- écran- anti-feu- comprend uneou des matières qui-s'écoule(nt) lorsqu'-elle(s) -est (sont) libérée(s) et la ou lesdite(s) matières est (sont) retenue(s), en position d'inactivité par un ou des éléments qui s'efface(nt) par exemple, en fondant, lorsque la température régnant en un endroit bien défini atteint une valeur prédéterminée.Par exemple, la ou lesdite(s) matières peut (peuvent) être stockée(s) dans un ou plusieurs réservoir(s) sttué(sj à l'intérieur ou à proximité du panneau et un (de) tel(s) réservoir(s) peut (peuvent) être obturé(s) au moyen d'un matériau qui fond lorsqu'il atteint ladite température prédéterminée. Suivant certains modes de réalisation de l'invention, le moyen susceptible de former écran anti-feu comprend une ou des matière (s) qui, lorsqu'elle(s) est(sont)portée(s) à une certaine température est (sont soumise(s) à une réaction chimique qui crSe une certaine pression, laquelle place ainsi ledit moyen en position d'activité. Dans ce cas, la libération d'une (de) telle (8) matière(s) se produit grace à l'action d'un composé d'activation qui est un composé de la ou des substance(s) desti née(s) a constituer l'écran anti-feu. Suivant d'autres formes de réalisation de l'invention, le moyen susceptible de former l'écran anti-feu comprend une ou des matière(s) qui est (sont) libérée(s) de façon à former ledit écran anti-feu lorsqu'elle(s) est (sont) soumises(s) à une certaine pression et le système comprend en sus une certaine quantité de gaz qui est maintenue sous pression par un composé qui s'efface lorsqu'il atteint une température prédéterminée. Grâce à un tel système, écran anti-feu peut être mis en place de manière efficace lorsqu'un endroit quelconque est soumis à une élévation anormale de la température, c'est-àdire en un endroit ne devant pas nécessairement se trouver dans les environs immédiats du panneau. Suivant d'autres formes de réalisation de l'invention, le moyen susceptible de former l'écran anti-feu comprend une ou des matières qui est (sont) liberée(s) de façon à former ledit volume de matière formant écran anti-feu, lorsqu'elle(s) est (sont) soumise(s) à l'action dsune certaine-pression et le système comprend en sus une ou des matière(s) qui, lorsqu'elle(s) atteint (atteignent) une certaine température, provoque(nt) la formation d'un gaz qui libère ou active ledit moyen susceptible de former ledit écran anti-feu. Dans de tels cas, la (les) matière (s) devant constituer l'écran anti-feu, peut (peuvent) être également mise(s) en place par suite de conditions régnant en un endroit qui ne doit pas nécessairement se trouver dans les environs immédiats du panneau. Avantageusement,lorsque le dispositif comprend, - outre la (les) matières devant constituer écran anti-feu, un gaz ou une ot plusieurs matières susceptible(s) de former un gaz comme cité ci-dessus, la (les) dite (s) matières est (sont) contenue(s) dans un réservoir au logement situé en un endroit éloigné par rapport au panneau, par exemple, en un endroit ot la détection d'un foyer d'incendie est-particulièrement importante. Dans toutes les formes de réalisation de l'invention, il est préférable que le dispositif comprenne le moyen susceptible de former l'écran anti-feu #situé le long d'un bord supérieur en partit marginale du panneau, de sorte que lorsqu'il est libéré ou activé, ledit moyen se mettra en position de travail grâce à ou à l'aide de la force de pesanteur. Cete disposition présente l'avantage que la force de pesanteur né doit pas être vaincue pour réaliser une couverture de la surface, entière du panneau. En tout cas, il est- préférable que le moyen susceptible de former l'écran anti-feu soit situé au moins le-long d'un bord du panneau, dans le but de faciliter la construction et l'installation du panneau. Le dispositif à écran anti-feu peut être avantageusement combiné avec un panneau creux comprenant des feuilles qui sont maintenues en relation espacées dans un châssis qui sert à favoriser la résistance mécanique à la fois au cours d'un usage normal et lorsque le volume est exposé à l'action du feu. Lorsqu'on applique un dispositif conforme à l'invention, à un panneau creux, le système comprend de préférence un moyen svsceptible de former un écran anti-feu qui est contenu dans une ou des cavité(s) située(s) à l'intérieur de ou associée(s) à un cadre maintenant les feuilles du panneau en relation espacées. Dans de tels cas, le panneau creux ainsi que le dispositif à écran anti-feu peuvent être transportés sans-difficultés et être placés comme un seul et unique volume. Lorsque une ou des matière(s) constituant le moyen susceptible de former l'écran anti-feu est (sont) contenue(s) dans un espace prévu a 14 l'intérieur du cadre d'un panneau creux, on prévoit de préférence une série d'ouvertures à travers lesquelles la ou les substance(s) destinée(s) à constituer l'écran antifeu peut (peuvent) pénétrer dans l'espace compris entre les-feuilles du panneau;; Lesdites -ouvertures - sont -de préférence obturées au moyen' d'une substance possédant un point de-fusion-peu eleve qui retient la ou lesdite(s) substance (s > jusqu'à ce que la tempe rature atteigne un niveau qui permet d'indiquer la présence d'un incendie ou d'un danger d'incendie. Suivant une forme de réalisation très intéressante, de l'invention, le dispositif à écran anti-feu est combine avec un panneau creux comprenant des feuilles qui sont maintenues en relation espacées à l'aide d'un ou de plusieurs élément(s) espaceur(s) constitué(s) par une matière élastique. Un ou de tels élément(s) espaceur(s) peut- (peuvent) servir à presser les feuilles en contact direct ou indirect avec un cadre maintenant lesdites feuilles. Grâce à un tel espaceur en matière élastique, on favorise la résistance mécanique de même que l'étanchéité de l'ensemble feuilles-cadre et l'espaceur en matière élastique peut se déformer de façon à permettre une certaine dilatation des feuilles du panneau, dilatation provoquée par l'action de la chaleur. Un dispositif conforme à l' invention est avantageuse- ment combiné avec un panneau creux comprenapt au moins une feuille, dont les faces extérieures sont mises en compression. Une telle (de telles) feuilles peut (peuvent) par exemple être une (des) feuille(s) constituée(s) par du verre trempé thermiquement. De préférence,le panneau comprend au moins une feuille en verre trempé chimiquement, c'est-à-dire une feuille de verre dans laquelle des tenslons de compression ont été introduites par action chimique et notamment par échange d'ions entre les couches extérieures de la feuille de verre et un moyen de contact. Ordinairement, l'échange d'ions pratiqué lors de la trempe chimique comprend un échange d'ions de métaux alcalins.En particulier, un tel échange d'ions peut comprendre avantageusement un échange d'ions de sodium présents dans le verre contre des ions de potassium ou de lithium présents dans un milieu de contact. Il est avantageux d'utiliser une technique de trempe chimique pour du verre mince, par exemple ayant une épaisseur de 4 mm ou moins. L'utilisation de verre mince trempé pour la construction de vitrages creux est évidemment avantageuse en ce sens que l'on peut con férer une résistance élevée au choc thermique au vitrage alors que celui-ci aura une épaisseur reduitex et accusera un poids minime. Suivant certaines formes de réalisation de l'invention, le dispositif permettant de réaliser un écran anti-feu est combiné avec un panneau à transmission lumineuse comprenant au moins une feuille qui est un ensemble feuilleté constitué par au moins deux feuilles d'assez faible épaisseur assemblées directementou indirectement de manière espacée l'une par rapport à l'autre,par exemple un tel élément~ feuilleté- peut comprendre deux feuilles de verre trempé chimiquement assemblées à l'aide d'une feuille intercalaire en matière plastique.Suivant une telle forme de réalisation, l'ensemble feuilleté offre lui-même un certain nombre de barrières thermiques qui freinent la propagation du feu et ledit ensemble feuilleté possède une résistance élevée étant donné que, au cas où la feuille extérieure exposée au feu se briserait, les fragments de ladite feuille seraient retenus grâce à la feuille intercalaire en matière plastique. Diverses formes de réalisation de l'invention vont être maintenant décrites à titre d'exemples, en se référant aux figures ci-jointes dans lesquelles La figure 1 représente une vue en élévation d'un panneau de construction anti-feu selon l'invention. La figure 2 représente une coupe verticale suivant Il-Il de la figure 1. La figure 3 représente une variante de la figure 2 en coupe verticale également. La figure 4 montre, dans une coupe verticale, une autre forme de réalisation de l'encadrement. La figure 5 montre, dans une coupe verticale, un autre type d'assemblage selon l'invention. La figure 6 montre également, en coupe verticale, une variante de la figure 2. La figure 7 représente une vue en élévation d'une coupe d'un châssis d'un autre panneau de construction conforme à l'invention. La figure 8 est une vue en coupe d'un panneau de construction associé à un moyen de protection contre le feu, conforme à l'invention. La figure 9 est une coupe d'un autre panneau conforme à l'invention. Suivant les figures 1 et 2, un exemple de réalisation comprend un encadrement 1 enserrant deux panneaux vitrés 2 et 3, maintenus en position espacée par une pièce d'écartement élastique 4, exerçant une pression sur les bords des panneaux de manière à les appliquer hermétiquement contre les faces internes de l'encadrement 1. L'encadrement 1 est constitué par un profilé métallique qui comporte à sa périphérie, un espace creux 5 formant canal, formé par les éléments du profilé 6, 7, 8, 9 et pourvu, le long de l'élément interne 6, d'orifices 10 dirigés vers l'espace compris entre les panneaux. Le canal 5, situé le long du montant supérieur de l'encadrement par exemple, est rempli d'un sel hydraté, comme du silicate de soude qui est susceptible de mousser sous l'effet de la-chaleur. Les orifices 10 dudit espace creux sont obturés par-une matière à bas point de fusion, en l'occurence de la cire. A température ambiante, ce bouchon 11 ferme hermétiquement ledit canal 5 mais dès que la température croit, ce bouchon fond et laisse libre passage à la solution aqueuse de silicate de soude qui s'écoule dans l'espace compris entre les feuilles 2 et 3. Le canal 5, situé le long du montant inférieur, peut par exemple, contenir une matière dessicative, bien connue dans la technique de fabrication des vitrages multiples, comme par exemple, du silicagel. Dans ce cas, les orifices 10 du canal 5 du montant inférieur restent ouverts vers l'espace compris entre les panneaux. Les panneaux vitrés 2 et 3 sont, dans le présent exemple, des ensembles feuilletés composés chacun de deux feuilles de Verre sodocalcique minces de 2 mm trempées chimiquement et d'une feuille intercalaire en matière plastique telle que du chlorure de polyvinyle. La trempe chimique des feuilles de verre a été effectuée par la mise en contact du verre, à 4500C, avec un bain de KN03 fondu, pendant plusieurs heures. Le fonctionnement de l'élément anti-feu est le suivant. Au moment de l'incendie, la résistance élevée au choc thermique des panneaux feuilletés renforcés chimiquement, permet à la pre-mière feuille de verre crui fait face à l'incendie-de résister un temps non-négligeable, par exemple 5 minutes pour un format de 0,65 m x 0,80 Une uniformisation des températures se réalise par l'intermédiaire de l'âme en matière plastique de l'ensemble feuilleté, qui constitue ainsi une-première barrière thermique, et maintient en place les fragments éventuels de la première feuille. Dès que les bouchons 11, à bas point de fusion, atteignent une température de l'ordre de 700C, ils fondent et laissent ruisseler le long des -faces internes des panneaux, le liquide contenu dans le canal 5. L'espace compris entre les panneaux est progressivement rempli partiellement ou totalementsuivant le volume du canal 5 et la distance entre les panneaux 2 et 3. Au besoin, les montants latéraux de l'encadrement comportent également un canal rempli de silicate de soude en solution aqueuse. Sous l'action-de-la'chaleur,- le mélange silicate de soude-eau-s 'expanse pour ~ former d'abord abord'une'-mousse,' puis-unermasse rigide'poreuse.' de- nature-' céramique, assurant une barrière thermique stable à l1incendie.'-' A titre d'exemple, citons qu'un assemblage conforme. a celui qui vient- d'être décrit, comportant des feuilles de- verre minces renforcées chimiquement, d'un format de 0,65 m x 0,80 m, collées deux à deux au moyen de chlorure de polyvinyle a subi un essai d'une durée de 45 minutes. Au terme de ce temps, la température moyenne de l'enceinte dépassait 9000C. L'étanchéité aux flammes restait assurée puisque le verre estérieur était intact, sa face extérieure atteignant la température de 2800C. En variante, la matière à bas point de fusion qui constitue le "bouchon" 11, peut aussi être une colle à base de polyisobutylène telle que celle connue sous la marque VISTANEX, ou un mélange de cette colle avec de la cire, ou encore des métaux comme le plomb, le bismuth ou un de leurs alliages. La figure 3 montre une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle la même numérotation de référence a été utilisée pour faciliter l'exposé. Selon cette figure, un assemblage vitré conforme à l'invention, comporte un panneau 3 qui est une feuille de verre armé de 7 mm d'épaisseur par exemple. Le panneau 2 est du même type que celui décrit à la figure 2. Le sel hydrate utilisé est par exemple, du borax qui est enfermé dans le canal 5, dont les orifices 10 sont obturés par un bouchon 11 fait d-'nne-#matière à bas point de fusion, comme le plomb. Le comportement au feu de cet élément de construction anti-feu est similaire à celui décrit plus haut. Dans une autre forme de réalisation non représentée, mais très voisine de celle représentée à la figure 3, le panneau 3 est avantageusement une feuille d'une matière vitrocéramique transparente dont la tenue au feu est également remarquable. De telles matieres vitroceramiques transparentes s'obtiennent par traitement thermique d'un verre de base de composition exprimée en pourcentage de poids : SiO2 - 65 à 75 %; A1203 - 16 à 26 %; Li2O - 4 a 5 %; TiO2 - 4 à 6 %. Après cristallisation contrôlée sous traitement thermique, le coefficient de dilatation thermique atteint des valeurs de l'ordre de 4,8 à 5,3 x 10 7 cm/0C. La figure 4 montre une autre forme de réalisation conforme a l'invention dans laquelle, en gardant les mêmes numéros de référence-que#précédemment pour tous les composants communs, 1'61ement-de construction antifeu comporte deux panneaux 2 et 3 maintenus en place par un encadrement 1. Ledit encadrement présente deux rainures 12 et 13 dans lesquelles viennent s'introduire les panneaux 2 et 3 dans un lit d'une matière adhésve,~comme-le thiokol afin d'assurer l'étanchéité. Ce type de montage se rencontre fréquemment dans la fabrication de vitrages multiples collés. La partie centrale 14 de l'encadrement, qui joue le rôle de pièce intercalaire assurant l'écartement des panneaux, est creuse et présente ainsi un canal 5 analogue aux parties creuses fermées décrites précédemment, dans les figures 2 et 3. Ce canal 5, rempli de silicagel hydraté par exemple, présente des ouvertures 10 dirigées vers l'espace compris entre les panneaux, ouvertures qui sont obturées par un mélange de cire et de VISTANEX déjà cité. Le canal situé dans le montant inférieur de l'encadrement est, lui, rempli de silicagel anhydre qui joue le rôle d'agent dessicatif, et présente des orifices ouverts sur l'espace compris entre les panneaux de manière que le vitrage ainsi constitué ne présente aucune condensation. Un des panneaux 2 par exemple, est constitué d'un ensemble feuilleté analogue à celui décrit dans les figures 2 et 3, tandis que le panneau 3 est une feuille de verre trempée thermiquement, d'une épaisseur de 6 mm. La figure 5 montre une autre forme de réalisation conforme à l'invention, dans laquelle les panneaux 2 et 3 sont assemblés de manières espacées par soudure sur-une pièce intercalaire métallique 15 selon une méthode connue en soi. Un caisson creux 16 situé à l'intérieur du vitrage, est fixé à la pièce intercalaire au moyen de; tout dispositif approprié et est muni d'orifices 10 dirigés comme précédemment vers l'espace compris entre les panneaux.Dans le présent exemple, la distance entre- les panneaux 2 et 3 est telle que deux séries d'orifices l0 sont prévues parallèlement et à-proximité-de chaque panneau afin-d-'as surer le ruissellement sur la fa#ce intérieure de chaque-pannêàu- du liquide dégagé sous l'action de la chaleur, par exemple une solution aqueuse de borax-, contenu dans le canal 5 à l'intérieur du caisson -16. Au besoin, ce dernierfprésentera un dispositif déflecteur tel que 17, pour amener de manière efficace ledit liquide contre les faces intérieures des panneaux.Le panneau 2 est constitué par une feuille: de verre-trempee-thermiquement--et recouverte sur sa face' intérieure' dJune- couche mince 18 réfléchissant le rayonnement-infra-rouge;-- Le -second panneau est une feuille d.'un matériau vitrocristallin tel que décrit. précédemment, Une autre forme de réalisation de l'invention particulièrement intéressante est représentée à la figure 6. Selon cette figure, l'élément anti-feu comporte deux panneaux 2 et 3, faits respectivement d'une feuille de verre de 4 à 5 mm d'épaisseur, trempée chimiquement et d'une feuille d'une matière vitrocéramique, comme déjà décrits précédemment. Les panneaux 2 et 3 sont maintenus en positions espacées par un encadrement 1 du type déjà utilisé dans la figure 4. La particularité de cette forme de réalisation réside dans le fait que l'encadrement présente un double canal (correspondant au canal 5 de la figure 4) dont chacune des parties, isolées l'une de l'autre, contient des matériaux différents. Le canal 19 contient par exemple un mélange, exprimé en pourcentage de poids, de silicate de soude :69 %, du bicarbonate de soude : 7 %, de l'eau : 17 % et de la soude : 7 %. Le canal 20 contient un autre mélange, fait d'acide phosphorique concentré : 59 %, de l'eau : 39 %, et un agent moussant, par exemple un savon liquide : 2 %, les proportions respectives de ces deux mélanges étant de 1,2 litre du premier mélange pour 0,3 litre du second mélange. Comme précédemment, la montée en température fait fondre les bouchons 11, situés près des faces internes des panneaux 2 et 3. Les liquides ainsi libérés, ruissellent le long desdites faces internes des panneaux 2 et 3 et se mélangent dans le fond de l'espace compris entre lesdits panneaux. La mise en contact des deux solutions et l'action de la chaleur provoquent la formation d'une mousse occupant finalement 4 à 5 fois le volume initial et après évaporation de l'eau, cette mousse forme une masse céramique poreuse, à base de silicates, carbonates et phosphates, qui constitue une barrière thermique très efficace. La figure 7 représente en coupe, parallèle au plan des feuilles d'un-vitrage double, un élément espaceur métallique creux qui maintient les feuilles dudit vitrage en relation espacée. Cet élément espaceur se compose de quatre branches ou côtEs 21, 22, 23, 24. Lors de la pose du vitrage double, on a soin de disposer les côtés 21 et 22 horizontalement, le côté 21 étant disposé vers le haut. Les côtés 21 et 22 de l'encadrement comportent chacun deux compartiments 25 et-26; les compartiments 25 renfermant une solution : deux molaires en silicate de soude, trois quart molaire en bicarbonate de soude et deux molaires en soude caustique (NaOH) et les compartiments 26 renfermant la solution suivante : un mélange 50 %, 50 % d'acide phosphorique sept molaires et de RBS 25 ou 48, qui est un sulfonate vendu par la firme "Chemical Products" Kerkstraat 16, 1610 - Ruisbroeck. (Le RBS favorise le moussage). Les côtés latéraux 23 et 24 comportent chacun deux compartiments 27 et 28, les compartiments 27 renfermant une solution diluée d'acide phosphorique, et les compartiments 28 renfermant du carbonate de calcium. Les compartiments 27 et 28 d'un même côté sont séparés par une cloison 29 qui empêche l'écoulement de la solution contenue dans le compartiment 27 vers le compartiment 28. Des tubes 30 permettent, lorsque le vitrage double est soumis à l'action du feu, l'écoulement de l'acide contenu dans les compartiments 27 vers les compartiments 28. Lorsque le vitrage double n'est pas soumis à l'action du feu, les tubes 30 sont obtu- rés par des bouchons en cire 31. Des tubes 32, percés en 33 assurent l'un, celui de droite, une communication entre les compartiments 26 et 28 etl'autre, celui de gauche, une communication entre les compartiments 25 et 28. Les compartiments - supérieurs. 25 et- 26 sont-munisrnde tubes 34 et 35 obturés 'par.'des.'bouchons.'36-'en. caoutchouc.'# Lesscompartiments inférieurs 25 et 26 sont également munis de tubes 37 et 38 obturés par des bouchons 36 en- caoutchouc. Lorsque-le vitrage- double- est- soumis-- à- 1-' action-- du--feu',- les bouchons 31 fondent, permettant ainsi l'écoulement de la solu- tion contenue'dans les compartiments 27. La réaction chimique qui se produit entre les matières contenues dans les compartiments 27 et 28 assure une augmentation de la pression dans les compartiments 25 et 26, par échappement des gaz résultant de la réaction, par les tubes 32. Les liquides contenus dans les compartiments 25 et 26 sont par conséquent mis sous pression. Lorsque la pression dans les compartiments 25 et 26est devenue suffisante, les bouchons en caoutchoux'36-sont expul-ses. La solutions contenue-dans le compartiment- supérieur 25 peut ainsi s'échapper par le tube 34 et la solution contenue dans le compartiment supérieur 26 s'échapper par le tube 35. Les solutions contenues dans les compartiments infé-rieurs 25 et 26 s'échappent lorsque les bouchons 36 obturant les tubes 37 et 38 ont été expulsés. Les tubes 34, 35, 37 et 38, assurent le mélange des solutions qui s'échappent des compartiments 25 et 26. Ce mélange engendre la formation d'une mousse qui s'accumule entre les deux feuilles du vitrage double. Cette mousse est un escellent isolant thermique. Dans certains cas, il est avantageux de commander l'échappement des solutions engendrant la formation d'une mousse isolante thermiquement par un système disposé en dehors du vitrage double. Ce système pourra alors autre place ep un endroit mieux adapté au lieu d'utilisation du vitrage double Un tel système est représenté à la figure 8. Le vitrage double représenté à la figure 8 est composé de deux feuilles 39 et 40 en verre de composition ordinaire, de 2 mm d'épaisseur chacune, qui ont subit un traitement de trempe chimique. Ces feuilles 39 et 40 sont maintenues en relation espacée a l'aide d'un encadrement métallique qui est représenté en coupe a la figure susdite. Cet encadrement métallique comporte notamment un côte inférieur 41 et un- côté supérieur 42. Le côté inférieur 41 présente un espace creux 43 communiquant avec l'espace intérieur44 par l'intermédiaire de communication 45. Cet espace creux 43 est rempli d'une matière dessicative 46, du tamis moléculaire d'alumine (contenant de l'alumino-silicate de soude et/ou de l'aluminosilicate de calcium. Les côté supérieur 42 présente un élément 47 et une plaque 48 qui a été#:brasée- à cet élément 47. L'élément 47 est muni de nervures 49 et 50 disposees perpendiculairement au plan de la figure. La-nervure 50 assure la séparation entre les cavités 51 et 52, tandis que les nervures 49 assurent le cloisonne mént partiel de chaque cavité 51 et 52. Des tubes 53 et 54 obturés par des bouchons de caoutchoux 55 traversent la plaque 48. Des ~tubes -56 ~et 57 57 se rejoignant -en un tube -5-8, -assu- rent une liaison pneumatique entre les cavités 51 et 52 et le système 59. Ce système est composé d'un réservoir conçu en deux parties 60 et 61 en chlorure de polyvinyleréunies entre elles par une cloison 62, en aluminium anodisé. Tette cloison est percée d'un trou obturé par une matière 63 à bas point de fusion, de la cire. Un tube 64 assure l'égalisation des pressions entre les cavités 65 et 66 du système 59. Lo-rsque- le système 59 est expose au feu, le joint fusible 63 fans et la solution d'acide chlorhydrique contenue dans la cavité 65 s'écoule dans la cavité 66 contenant du#catbonate de calcium. Le gaz formé par la réaction entre l'acide chlorhydrique et le carbonate de calcium s'échappe par le tube 58 et met les cavités 51 et 52 sous pression. La cavite 51 contient une solution deux molaires en silicate de soude, trois quart molaire en bicarbonate de soude et deux molaires en soude caustique (NaOH). La cavité 52 contient une solution quatorze molaire en acide phosphorique. Sous l'action de la pression, les bouchons 55 sautent et la solution contenue dans la cavité 51 passe de la partie droite à la partie gauche de cette cavité puis s'écoule par le tube 53 vers l'espace 44, tandis que la solution contenue dans la cavité 52 passe de la partie gauche à la partie droite- de la cavité 52 puis s'écoule par le tube 54 vers l'espace 44. La solution s'écoulant par les tubes 53 se mélange avec la solution s'écoulant par les tubes 54 donnant ainsi la formation d'une mousse, présentant-un excellent pouvoir d'isolation thermique, qui vient s'accumuler dans l'espace 44. Dans le cas des vitrages conformes aux figures 7 et 8, on a constaté que la pression idéale pour la formation d'une mousse est de l'ordre de grandeur de 50 à 100 mm de mercure. On s'arrange par conséquent pour obtenir une telle pression. A titre de variante, on a remplacé la solution contenue dans la cavité 52 de la figure 8 par la solution suivante : quatre moles d'acide phosphorique, 50 % en volume de RBS 25, 0,5 mole de chiorure d'aluminium tAlC13). Cette solution permet d'obtenir-une mousse plus dense et donne- sous l'action de la chaleur-un support de type céramique. A la figure- 9-, on a représente, en-coupe, un autre mode de réalisation d'une unité vitrée conforme-à l'invention. Cette unité vitrée se compose d'un vitrage double 67 surmonté d'un réservoir 68 que l'on incorpore à la construction, par exemple à l'intérieur des éléments opaques de la façade. Le vitrage double se compose de deux feuilles en verre 2 et 3 ayant subi un traitement de trempe chimique (par échange d'ions). Ces feuilles sont maintenues en relation espacée par un cadre métallique se composant notamment d'un côté inférieur 69 dans lequel on a prévu un logement 70 qui contient une matière dessicative, du chlorure de calcium anhydre, et d'un côté supérieur 71, portant un élément fusible 72, de la cire. Le réservoir 68 contient une substance isolante thermiquement 73, en l'occurence des granule silico-alumineuses, ou à titre de variante, du sable, que l'on a introduit dans le réservoir 68 en ôtant le bouchon fileté 74. Lorsque llunité vitrée est soumise à l'action du feu, l'élément fusible 72 fond et la substance 73 remplit l'espace interne 73 du vitrage double assurant ainsi une protection contre l'incendie. A titre de variante, on peut introduire dans l'élément fusible 72, une résistance électrique qui est reliée à une source de tension externe. La fusion de l'élément fusible peut dès lors être commandée automatiquement par un système électrique sensible au feu, que l'on dispose en un endroit adéquat. L'unité vitrée fonctionnera normalement en cas d'incendie, même si la fusion de l'élément 72 n'est pas assurée par le système électrique grâce au fait que l'élément fusible 72 peut fondre lorsque le côté 71 du vitrage double est chauffé suffisamment par l'action du feu. A titre de variante également, on peut remplacer le sable 73 par une plaque de matière solide isolante thermiquement et/ou réfractaire qui tombe dans l'espace 75 lors de la fusion de l'élément fusible 72. Il n'est pas exclu de prévoir la chute de ladite plaque non pas à l'intérieur du vitrage double, mais devant celui-ci. On peut également remplacer la substance 73 par un liquide approprié. Ce liquide peut contenir tout composé chimique ou être de nature même--à posséder une bonne résistance à la transmission de la chaleur par rayonnement. Enfin, bien que dans la description des exemples-qui Hprécedent, on ait toujours fait allusion aux vitrages doubles, il n'est pas exclu de construire des vitrages triples, quadruples ou multiples en général qui correspondent avec l'esprit de 1'inurr tion. Dans tous les exemples qui précèdent, on peut effectuer tout changement de matières et matériaux utilisés, sans sortir du cadre de l'invention. On peut utiliser des feuilles en verre ordinaire recuit, trempé chimiquement ou thermiquement, mais on peut également utiliser des feuilles en matière vitreuse, vitrocristalline, vitrocéramique ou céramique. Les feuilles peuvent être simples, laminées, armées. Les éléments métalliques entrant dans la constitution des cadres peuvent être--quelconques, cependant, on donnera la préférence au fer, au cuivre, à l'aluminium et à leurs alliages. Une--variante intéressante-qui peut être envisagée, notamment- dans~ le cas de la figure 5, est l'utilisation d'un liquide 5 qui--présente--la-propriégé de mouiller et adhérer aux feuilles de verre et des ne pas s'écouler complètement, meme sous l'effet d'une chaleur élevée. L.' adhérence peut être- obtenue- par un essai de solidification partielle ou totale du liquide(résul- tant-par exemple d'une transformation chimique). Il est bien entendu que la présente invention n'estzpas limitée aux formes de réalisation présentées ci-de'ssus à titre d'exemples et on ne sortirait pas du cadre de l'invention en y apportant des modifications. REVENDICATIONS 1. Dispositif a écran anti-feu associé à un panneau de construction, caractérisé en ce que ce dispositif comprend un moyen susceptible de former ou formant un écran anti-feu, maintenu en position d'inactivité dans ou à proximité du panneau, ledit moyen comprenant ou étant associé à au moins un élément qui libère ou met en oeuvre ledit moyen suite à une élévation de la température annonciatrice de l'arrivée ou d'un risque d'un incendie et ledit moyen lorsqu'il devient actif fournissant au moins un volume de matière formant écran anti-feu qui couvre sub stantiellement toute la surface dudit panneau. 2. Dispositif à écran anti-feu suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit moyen lorsqu'il remplit sa fonction, couvre au moins une face externe du panneau. 3. Dispositif a écran anti-feu suivant la revendication 1 ou 2, combiné avec un panneau creux, caractérisé en ce que le moyen est prévu et remplit sa fonction à l'intérieur du panneau. 4. Dispositif à écran anti-feu, suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit moyen comprend un ou des éléments formant écran de protection mécanique. 5. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit moyen comprend une ou des matières coulables qui, lorsqu'elle(s) est (sont) libérée(s), s'écoule(nt) et se met(tent) en position de façon a constituer ledit écran anti-feu, ladite ou lesdites matières coulables étant un véritable liquide, une suspension de particules solides dans un liquide, une poudre ou des particules. 6. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que ledit moyen est composé d'au moins une matière hydratée qui contient de l'eau d'absorption ou de combinaison et qui devient liquide lorsqu'on la chauffe, ladite matière hydratée étant choisie par exemple parmi le groupe suivant :silicate de soude, gel de silice, borax, silico-aluminates, sulfate ferreux et carbonates. 7. Dispositif a écran anti-feu suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ledit moyen comprend au moins une matière hydratée de laquelle l'ingrédient ou les ingrédients liquides s'évaporent pour faire place à un écran de matière antifeu solide ou substantiellement solide, dès que la matière hydratée est capable de remplir sa fonction. 8. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matières qui, lorsqu'elles remplissent leur fonction, s'écoule(nt) et soit consitue(nt) une couche qui recouvre au moins une des faces du panneau, soit remplit (remplissent) complètement l'espace ou un des espaces intérieurs du panneau. 9. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen comprend des quantités de matières qui sont normalement maintenues isolées les unes des autres ou l'une de l'autre, mais qui, lorsqu'elles sont libérées, se mélangent et donnent lieu à une réaction chimique qui produit un matériau qui s'écoule et se met en place pour former ainsi un écran anti-feu recouvrant substantiellement toute la surface du panneau. 10. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matière(s) éventuellement maintenue(s) isolée(s) les unes des autres en positions d'inactivité, et contenant un agent moussant de sorte que, lorsqu'elle(s) est (sont) libérée(s), la ou les matières se mélangent éventuellement et entraIne(nt) la formation d'une mousse qui constitue ledit écran anti-feu. 11. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matières qui s'écoule(nt) et se met-(tent) en place lorsqu'elle(s) a (ont) été libérée(s), de telles matières étant maintenues en position d'inactivité par un ou des éléments qui s'efface(nt) lorsque la température atteint une valeur prédéterminée en un endroit particulier. 12. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matière(s) qui, lorsqu'elle(s) est (sont) chauffée(s) jusqu'à une certaine température, est (sont) soumise(s) à une réaction chimique qui engendre une certaine pression qui place ledit écran anti-feu en position d'activité. 13. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matière(s) qui est (sont) activée(s) ou libérée(s), de manière a constituer ledit volume formant écran anti-feu lorsqu'elle (8) est (sont) soumise(s) à une certaine pression et en ce que le dispositif comprend en outre une certaine quantité de gaz maintenue sous pression par un élément qui s'efface lorsqu'il est exposé à une température prédéterminée. 14. Dispositif a écran anti-feu suivant une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le moyen comprend une ou des matières qui est (sont) activée(s) ou libérée(s) de manière à constituer ledit volume formant écran anti-feu lorsqu'elle(s) est (sont) soumise(s) a une certaine pression et en ce que le système comprend en outre une ou des substance(s) qui, lorsqu'elle(s) est (sont) portée(s) à une certaine température, provoque(nt) la formation d'un gaz qui active ou libère ledit moyen. 15. Dispositif a écran anti-feu suivant la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que ladite quantité de gaz ou ladite ou lesdites substance(s) produisant ledit gaz, est (sont) contenue(s) dans au moins une enceinte ou réservoir se trouvant à un endroit éloigné du panneau. 16. Dispositif a écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen pouvant constituer un écran anti-feu, est disposé le long du bord supérieur ou partie marginale du panneau. 17. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, associé avec un panneau creux, caractérisé en ce que le moyen pouvant constituer un écran antifeu, est disposé dans une ou des chambre(s) contenue(s) par le cadre qui maintient les feuilles dudit panneau en relation espa crée. 18. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, combiné avec un panneau creux, carac torse en ce que ledit panneau comporte des feuilles qui sont maintenues en relation espacée à l'aide d'un ou plusieurs éléments espaceurs constitués en une matière élastique. 19. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, selon lequel le panneau est un panneau transparent. 20. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, selon lequel le panneau comprend au moins une feuille en verre trempé chimiquement. 21. Dispositif à écran anti-feu suivant une des revendications précédentes, selon lequel le panneau comprend au moins une feuille qui est un ensemble feuilleté comprenant des feuilles de verre trempe chimiquement, réunies au moyen d'une couche intermédiaire en matière plastique.