Méthode de fabrication de produits absorbants à double crêpage On a récemment fortement augmenté la douceur et le satiné des tissus et des serviettes absorbantes actuellement disponibles, tout en maintenant ou en augmentant leur capacité d'absorption. Les consommateurs sont devenus de plus en plus sensibles aux propriétés tactiles de ces produits qui comprennent les tissus de nettoyage facial, les serviettes de toilette et les serviettes de bain, les serviettes, torchons et autres produits d'essuyage domestiques et industriels. C'est pourquoi on a proposé de nombreux procédés pour produire des produits présentant une douceur et un satiné accrus combinés à des caractéristiques d'absorption appropriées. Par exemple, les brevets des Etats Unis d'Amérique 4 158 594 et 4 208 459 (Becker & Autres) décrivent un procédé (et le produit qui en résulte) destiné à former une matière en feuille fibreuse et douce en appliquant un matériau de liaison sur une face d'une nappe, ledit matériau de liaison comportant au moins 1,4 % de constituants non volatils selon un "fin réseau"; ladite nappe est collée à une surface de crêpage et crêpée ensuite de manière différentielle. Le matériau de li- aison remplit la double fonction d'augmenter la résistance de la feuille crêpée et ayant subi des ruptumsde liaison et de servir d'adhésif de crêpage. Les réseaux décrits peuvent être des réseaux réticulaires ou des réseaux de points. La feuille de base qui est collée sur le cylindre de crêpage suivant le fin réseau précité peut avoir été préalablement soit séchée à fond sans compression ou crêpée à partir d'un premier cylindre de crêpage. Cependant,le coût de l'application de matériau ad- hésif a raison de 1,4 % par rapport au poids de nappe sèche, alors que le prix de tels adhésifs est de l'ordre de 170 francs par tonne de produit, est énorme. De même, les coûts de fabri- cation-, d'installation et de fonctionnement d'une installation de séchage à fond sont nettement plus élevés que les coûts de fonctionnement d'un sécheur Yankee normal. Dans le brevet américain 4 225 382 250 1742 2 - (Kearney & Autres), on fait une approche quelque peu différente; on utilise des têtes et des zones de formation séparées pour former différentes couches de fibres qui sont ensuite juxtaposées après une déshydratation différentielle. Après que la feuille combinée ait été séchée à fond jusqu'à une compacité d'au moins %, elle est crêpée à partir d'un cylindre de crêpage de ma- nière à produire des plis de crêpage qui sont égaux en fréquence et simultanés en phase dans chaque couche de la feuille stratifiée. De manière alternative, on peut utiliser une seule tête capable de former-des couches distinctes en une seule opération de ma- nière à produire une feuille stratifiée ayant une compacité dif- férente dans les différentes couches après leur juxtaposition. - Le brevet américain 4 125 659 (Klowak et Autres) décrit encore une autre méthode de fabrication d'une 'feuille de fibres améliorée; on fait adhérer une feuille de fibres de manière uniforme sur un cylindre de crêpage sans com- pression notable et on la fait ensuite adhérer de manière dif- férentielle au cylindre au moyen,soit d'un rouleau compresseur à motif, soit d'une toile sans fin. Le motif du rouleau de pres- sion ou de la toile permet d'obtenir que les zones correspondantes de la feuille adhérent plus fort à la surface de crêpage que les zones adjacentes non comprimées de la feuille de telle manière que les zones adhérant plus fortement soient finement crêpées et les zones moins adhérentes crêpées grossièrement. Enfin, le brevet américain 4 166 001 (Dunning & Autres) décrit une méthode de formation d'une feuille multicouches ayant des couches extérieures constituées de fibres fortement liées et séparées par une couche intermédiaire de fibres à faible liaison; après crêpage et recrêpage, la feuille présente une séparation en plis, chaque couche se détachant de l'autre. Le produit qui en résulte donne l'impression d'un tissu à deux plis en ce qui concerne son gonflé et sa douceur, alors qu'il est réalisé sous forme d'un tissu à un seul pli. Alors que l'action de crêpage d'une feuille de tissu déposée à l'état humide produit des effets bé- néfiques en ce qui concerne ses propriétés tactiles et d'absoro- -3 - tion, les propriétés de la feuille peuvent encore être augmentées de manière complémentaire en crêpant une deuxième fois, comme cela est noté dans plusieurs des brevets précités. Cependant, la Demanderesse a trouvé que, sans l'addition de quantités no- tables d'adhésifs coûteux, un second crêpage complet réduit la résistance à la traction d'une feuille de tissu à des valeurs en dessous de ce qui est acceptable. Par exemple, une feuille de tissu peut présenter une résistance à la traction dans le sens machine (sm) d'environ 3500 g et elle est réduite à 1500 g après un premier crêpage d'ensemble, ce qui est au-dessus de la valeur de 1200 g qui est recherchée pour les tissus disponi- bles dans le commerce. Cependant, après un second crêpage d'en- semble, cette résistance à la traction sm sera réduite en dessous de cette valeur recherchée. En ajoutant des quantités notables d'adhésif, cette résistance à la traction peut être augmentée jusqu'à la valeur acceptable. Alors que le but du second crêpage est de-casser ou briser un grand nombre de liaisons hydrogènes plus élevé qu'avec un seul crêpage, en accroissant ainsi la sensation de satiné et de douceur pour le consommateur, cela ne pouvait jusque maintenant être réalisé qu'aux dépens de la résistance à la traction sm ou par un prix de revient accru du fait des adhésifs utilisés pour reconstituer la perte de résistance dûe au second crêpage. Dans le brevet américain 3 301 746 (Sanford et Autres), on a proposé,pour la première fois,une nou- velle méthode de production d'une feuille de tissu présentant un gonflé, une capacité d'absorotion et une douceur ac- crus au moyen d'un "séchage à fond"de la feuille. Dans ce brevet et dans d'autres brevets américains délivrés au nom de la même société (The Procter and Gamble Co), on décrit un procédé dans lequel on fait sécher une feuille de tissu sans compression, on fait adhérer une feuille relativement sèche sur un sécheur Yankee en des points en saillie distincts correspondant aux arêtes d'une toile d'empreinte. Cependant, alors que la feuille produite par un tel processus de séchage à fond a les qualités estimées souhaitables par les consommateurs, l'investissement 2 5 0 1 7 4 2 en capital entrainé par la construction et l'entretien d'un tel système de séchage à fond est énorme. - C'est pouiquoi il est nécessaire de trouver un procédé grâce auquel on obtient les qualités des feuilles séchées à fond sans l'investissement en capital ou les coûts dûs à l'adhésif des procédés connus. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de formation d'une feuille de tissu cellulosique crê- pé, absorbant et doux,; selon lequel - on forme une feuille humide de fibres cellulosiques à partir d'une pâte aqueuse, - on-déshydratepartiellement ladite feuille de manière à enlever une partie de son eau et augmenter l'adhérence entre fibres à l'intérieur de ladite feuille ou on effectue un préséchage de ladite feuille sans compression, - on.amène ladite feuille à-un premier système de séchage à cylindre ou à rouleau, et - on crêpe ladite feuille en la séparant dudit cylindre ou rouleau avec une lame racleuse, carac- térisé par le fait que - on amène ladite feuille à un deuxième système de séchage à cylindre ou à rouleau en utilisant une toile d'empreinte présentant un réseau d'arêtes en saillie - on comprime de manière différentielle ladite feuille sur le deuxième système de séchage au moyen de la toile d'empreinte, ladite compression ayant pour résultat le fait que l'adhérencede la feuille est la plus grande en des points séparés correspondant aux arètes de.ladite toile d'empreinte, et - on crêpe, de manière différentielle, la feuille en la séparant du deuxième système de séchage. - D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, à tire d'exemples non limitatifs,et en regard des dessins annexés sur lesquels: - - La Fig. 1 est une représentation sché- matique d'un premier mode de réalisation de l'invention, 250 1742 -5- - La Fig. 2 est une représentation schématique d'un second mode de réalisation de l'invention, - La Fig. 3 est une représentation schématique d'un troisième mode de réalisation, - La Fig. 4 est une représentation schématique d'un quatrième mode de réalisation, - La Fig. 5 est une représentation schématique d'une tête multicouches utilisée dans la présente invention. - La Fig. 6. est une représentation schématique d'une autre méthode de récrépage, - la Fig. 7 es*t une vue en perspective du procédé selon l'invention, - La Fig. 8 représente une feuille simple théorique, - La Fig. 9. représente un tissu théorique recrêpé conformément à la présente invention, - La Fig. 10 est un graphique mon- trant la relation entre la résistance à la traction et la douceur (ou satiné) d'un produit crêpé, - La Fig. 11 est une microphotogra- phie d'une simple feuille de tissu crêpé, et - La Fig. 12 est une microphotogra- phie d'une feuille recrêpée selon la présente invention Le procédé selon la présente inven- tion peut être réalisé sur l'installation représentée fig. 1. Une pâte de fibres à papier est déposée par la tête 20 sur une toile de formage 24. La feuille 24 qui s'y forme est partielle- ment déshydratée par des moyens connus, tels que des boites à vide 26, avant d'être appliquée sur le sécheur Yankee 28. La feuille 24 peut être appliquée sur le premier sécheur Yankee 28 par l'intermédiaire d'un rouleau de pression 30 qui comprime la feuille sur le sécheur Yankee avec une force d'environ 28 kg/ cm2. Au moment o elle est appliquée sur le premier sécheur 28, la feuille a une teneur en fibres d'environ 38 % qui est augmen- tée et passe à une valeur comprise entre 65 et 95 % lorsqu'elle 2501742. quitte le sécheur. La feuille est crêpée de manière connue, par exemple au moyen d'une lame de raclage 32, et l'on obtient une feuille crêpée 34 telle qu'on la produit depuis de nombreuses années dans l'industrie du papier. Selon la teneur en fibres de la feuille au point d'application sur le sécheur Yankee 28, il peut être nécessaire d'appliquer un adhésif ( de la colle ani- male par exemple) afin d'assurer une adhérence correcte entre la feuille et le sécheur. Il faut comprendre que la machine à papier ainsi décrite jusqu'ici est d'une technique bien connue sous tous ses aspects et a été utilisée par la Demanderesse pour pro- duire de la "ouate crêpée" depuis au moins 50 ans. Cependant, le produit ainsi obtenu, bien qu'il ait été acceptable dans le passé pour beaucoup de fonctions d'essuyage, souffre maintenant de la comparaison avec des pro- duits réalisés par de nombreuses technologies papetières couran- tes, qui fournissent des tissus qui sont considérés comme étant beaucoup plus doux et plus satinés par les consommateurs. C'est-pourquoi, la feuille crêpée 34 est amenée à un second sécheur Yankee 36 et y est appliquée au moyen d'un étranglement de pression formé entre un rouleau de pression 38 et la surface du sécheur Yankee 36. Une toile d'empreinte 40 passe autour du rouleau 38,si bien que le tissu crêpé 34 est pressé sur le sécheur Yankee selon un motif correspondant aux zones des arêtes en saillie de la toile d'empreinte 40. Pour assurer une adhérence appropriée entre les zones des arêtes de la toile 40 et le sécheur Yankee 36, la toile 40 peut être "enroulée" sur une portion du sécheur 36 entre le rouleau dépression 38 et un rouleau 50. La feuille de tissu recrêpé 52 est crêpée à partir du sécheur Yankee 36 au moyen d'une lame racleuse 54 et enroulée en un rouleau 56 de produit fini. On a constaté que des toiles d'empreinte ayant environ de 1,5 à 23 Mailles par cm2 (de-10 à 150 mailles au pouce carré) sont acceptables pour cette fonction, la valeur préférée étant de 4 à 16 mailles par cm2 (25 à 100 mailles au pouce carré). Les toiles à maille plus fine produisent une valeur plus élevée de l'adhérence de la feuille crêpée sur le second -7 sécheur Yankee et, par suite, un nombre plus élevé de "second crêpages" parunité de surface que ne le ferait une toile à maille grossière. Selon les caractéristiques desirées pour le produit, on peut utiliser une toile de presque n'importe quelle maille, une toile à maille extrêmement fine produisant un grand nombre de crêpés très fins (bien que cela produise également une perte de gonflé importante) et une toile à maille grossière laissant plus de gonflé, mais produisant un nombre plus faible de crêpés relativement grossiers. On peut avoir besoin d'adhésifs pour faire adhérer la feuille 34 sur le cylindre 36. Une pulvérisation d'ensemble 42 d'adhésif peut étre'appliquée,'soit sur la. feuille 34, soit sur le cylindre 36; on peut aussi appliquer l'adhésif au moyen d'un rouleau d'impression en creux connu (non représen- té) ayant au moins 31 cellules au cm2 de manière que ledit ad- hésif couvre la surface de la feuille de manière substantielle et la fasse coller sur l'ensemble du cylindre. Les adhésifs qui conviennent pour cette utilisation peuvent être l'acétate de po- lyvinyle, l'alcool polyvinylique, l'amidon ou la colle animale. De plus, du fait que la présente invention trouve une application particulière dans un procédé produisant une feuille de fibres de cellulose, une telle feuille peut être produite avec une charge comprenant une combinaison de fibres textiles cellulosiques et non cellulosiques. Une variante de l'invention est re- présentée figure 2 o l'on voit une tête 58 qui dépose une feuillE de fibres à papier sur une toile de formage 62; cette feuille est partiellement déshydratée sur cette toile de formage au mo- yen de boites à vide 64. La feuille relativement humide 60 passe ensuite à travers un système classique 66 de rouleaux à courroie qui continue de déshydrater la feuille et l'amène à une teneur en fibres d'environ 25 à 30 %. La feuille 60 est envoyée dans un deuxième système 68 de rouleauxde pression et adhère à l'un des rouleaux 70 après avoir été encore déshydratée à environ 35 t. La feuille 72 est ensuite crêpée à partir du rouleau 70 au moyen d'une lame racleuse classique 74 et amenée au sécheur Yankee 76. La feuille crêpée 72 se trouve fixée sur le sécheur Yankee 76 en des points distincts correspondant aux saillies d'une toile 78 qui passe à travers un étranglement de pression formé entre un rouleau de pression 80 et le sécheur Yankee 76. La feuille recrêpée 90 est enlevée du sécheur Yankee 76 par la lame racleuse 92 et bobinée en un rouleau de produits fini 94 en vue de sa transformation en produits en tissu absorbant. Les deux procédés décrits ci-dessus en relation avec les Fig. 1 et 2 peuvent être mis en oeuvre dans des machinés à papier classiques, afin d'augmenter notable- ment les qualités désirées pour ce produit avec un investisement en capital minimal. Selon la capacité de séchage exigée pour les sécheurs Yankee 36 et 76, ces derniers peuvent être prévus sous forme de cylindres de crêpage relativement petits et peuvent être ajoutés à la sortie d'une machine à ouate crêpée usuelle. L'invention peut également apporter des avantages importants si on l'utilise avec une machine de - "séchage à fond" comme cela est représenté Fig. 3. une machine de ce type peut comprendre, par exemple, une-tête 96 qui dépose une feuille 98 de fibres à papier sur une toile de formage 100. La feuille 98 est tralsférée sur une toile de séchage à fond 110 qui fait passer la feuille autour d'un cylindre de séchage à traversée d'air 112 et la feuille 98 est préséchée thermique- ment à une teneur en fibres de 90 % B.D. environ. La feuille préséchée thermiquement est ensuite transférée sur le sécheur Yankee 114 et on l'y fait adhérer en ajoutant des adhésifs de crêpage 116. Il est préférable que la feuille soit collée de manière différentielle sur le sécheur Yankee 114 en pressant cette feuille 98 contre la surface de ce sécheur Yankee au moyen des arêtes en saillie d'une toile d'empreinte 118 et à l'emplacement d'un rouleau de pression 120. La feuille crêpée 122 est séparée du sécheur Yankee 114 par une lame racleuse 124 et transportée sur un second cylindre de crêpage 126; la feuille y est de nouveau collée de manière différentielle entre une toile d'empreinte 128 et la surface du cylindre 126. La feuille est 250 1742 fixée sur le cylindre 126 en des points séparés correspondant aux arêtes d'une toile 128 qui passe entre le. rouleau de pression et le cylindre 126, au moyen d'un adhésif 130 qui est appli- qué sur le cylindre 126 ou sur la feuille 122 immédiatement avant le rouleau de pression 140. La feuille recrépée et présechée ther- miquement est crêpée à partir du cylindre 126 par une lame rac- leuse 144 et enroulée en un rouleau de produit fini 146. Si on utilise un rouleau de pression 38, 80 ou 140,comme représenté figures 1, 2 et 3, des pressions d'environ 3, 5 à 7 kg/cmz peuvent être suffisantes pour obte- nir l'adhérence de la feuille sur le cylindre dans les zones des arêtes. Les Fig. 1 à 3 décrivent un procédé dans lequel c'est la même face dela feuille de tissu qui est recrêpée. La Demanderesse a découvert que si l'on utilise des feuilles à faible densité, telle que 13 g/m, un tel procédé produit un maximum- de gonflé et de qualités tactiles avec le mi- nimum d'investissement. De telles densités sont utilisées de ma- nière typique pour constituer des produits en tissu à un pli, utilisés pour le visage ou pour salle de bain. Cependant, selon l'expérience de la Demanderesse,quand on recrépe une feuille de densité plus élevée, telle qu'une feuille convenant pour des pro- duits à un pli (25g au m2) ou pour des serviettes à jeter dont la densité est de l'ordre de 42 à 51 g au m2,îa feuille est trop épaisse et trop lourde pour qu'un second crêpage sur la même face optimise la qualité du produit. Dans ce cas, la feuille doit être "retournée" et on crêpe la face opposée pour obtenir le meilleur profit d'un second crêpage. On suppose que, du fait de la haute densité des feuilles, le second'crêpage ne peut "rayer" l'épais- seur totale de la feuille, comme il peut le faire sur les feuilles à basse densité, ni adoucir le côté non crêpé et il en résulte une feuille"à une seule face" présentant une face douce (la face crê- pée) et une face rugueuse (non crêpée). C'est pourquoi, comme représente la Fig. 4, on dépose une feuille 148 à partir d'une tête 150 sur une - 10 - toile de formage 152, on la déshydrate partiellement, par exem- ple au moyen de boîtes à vide 154, et on l'amène à un sécheur Yankee 156 sur lequel elle est collée sous preslon au moyen d'un rouleau de pression 158. Une première face de la feỉlle 160 est crêpée à partir du sécheur Yankee 156 par une lame racleuse 162 et la feuille 160 est ensuite amenée à un second cylindre de- crêpage 164 disposé soit au-dessus, soit au dessous du premier sécheur Yankee 156. La deuxième face de la feuille 160 est collée sur ce cylindre de crêpage 164 entre une toile d'empreinte 166 et la surface du cylindre 164, à l'emplacement d'un rouleau de pression 168. Si cela est nécessaire, on peut utiliser un adhé- sif 170 pour coller sur le cylindre 164 les points distincts la feuille correspondant aux arêtes de la toile 166. La feuille re- crêpée est enlevée du cylindre 164 au moyen d'une lame racleuse i82 et enroulée en un rouleau de produit fini 184. Comme cela est décrit dans le- brevet américain 4 166 001 dont la Demanderesse est copropriétaire, une feuille multicouches ayant des couches de fibres avec des caractéristiques de liaison différentes peut permettre de produire un produit fini ayant les caractéristiques désirées après le crê- page. Dans ce but, on peut équiper une des machines des figures 1 à 4 avec une tête 185 qui est représentée à la fig. 5; cette tête comporte des entrées individuelles de pâte de fibres 186 a, 186 b, et 186 c. Comme décrit dans le brevet américain 4 166 001, une pâte de fibres à liaisons faibles qui est injectée à travers I' entrée 186 b et mise en sandwich entre les pâtes de fibres à plus fortes liaisons injectées par les entrées 186 a et 186 c peut produire,après crêpage,une feuille séparable à plis. La tête de la fig. 5 devrait trouver une application particulière avec les fortes densités envisagées pour la machine de la Fig. 4, dans laquelle chacune des deux faces opposées de la feuille ainsi for- mée est crêpée, ce qui accroit la probabilité de voir les plis extérieurs se séparer du pli intérieur formé par la tête 185. - Alors que la feuille crêpée une seule fois des fig. 1 à 4 est collée sur le second cylindre de crêpage au moyen d'une toile d'empreinte qui entoure au moins partielle- - 11 - ment le cylindre de crêpage, la feuille crêpée 188, peut, comme représenté Fig. 6, être fixée sur le cylindre de crêpage 190 dans la zone d'étranglement créée entre un rouleau de pression 192, une toile d'empreinte 194 et le cylindre 190. Dans ce cas, le rouleau de pression 192 peut être réglé pour une pression d'environ 10 kg/cm2. Comme dans le cas des Fig. 1, 3, et 4, la feuille crêpée relativement sèche 188 peut être fixée sur le cylindre 190 au moyen d'adhiésifs de crêpage appropriés appliqués en 196. Comme décrit schématiquement à la fig. 7, la feuille crêpée relativement sèche Wc est collée sur le cylindre de crêpage du sécheur Yankee Y; en utilisant par exemple un adhésif de crêpage A appliqué par pulvérisation d'ensemble (par exemple au moyen d'une rampe), et comprimée contre le cylindre Y par une toile d'empreinte F. Comme décrit fig. 7, la toile F enveloppe Partiellement le cylindre Y lorsqu'il se déplace autour de rouleaux de pression R et R'. La feuille crêpée Wc est collée sur la surface du cylindre Y seulement en des points séparés Wk correspondant aux arêtes de la toile F, une partie importante de la feuille Wc restant non comprimée par la toile F et non collée au cylindre Y. Une représentation schématique d'une feuille de tissu 200 résultant d'un processus de crêpage simple de type connu est fournie à titre indicatif à la fig. 8. Il est évident qu'un tissu crêpé ne présenterait pas la régularité des pliures de crêpage représentéesfig. 8, mais cette figure n'est donnée qu'à titre d'illustration et ne doit pas être considérée comme une description précise d'une feuille réelle. La nature ondulatoire sinusoïdale de la feuille crêpée résulte de l'action de raclage de la lame racleuse contre le cylindre de crêpage qui comprime la feuille collée sur le cylindre et crée des "pliures" de crêpage sur la surface de la feuille. On détruit les liaisons d'une feuille pressée sous forme humide de type classique présentant des degré; élevés de liaisons hydrogène interfibres quand la lame racleuse -,12 - sépare la feuille du cylindre de crêpage, les zones à liaison détruites alternant de manière caractéristique avec les zones à liaison intactes dans lesquelles la feuille a "sauté" du cy- lindre de crêpage en créant les pliures de crêpage (voir Holger Hollmark Study of the crepe process in an expérimental paper machine, Swedish Forest Products Research Lab. Report No 144,. série B). Les parties de la feuille 202 qui avaient collé à la surface du cylindre et qui en ont été arrachées sont finalement crêpées, en créant un niveau élevé de cassure des liaisons dans ces zones localisées. De ce fait, il existe entre des zones à liaisons détruites, des zones relativement grandes 206 dont les liaisons sont intactes et qui présentent des propriétés tactiles relativement rugueuses et raides. La présente invention implique i'u- tilisation de la feuille selon la Fig. 8 et son recrêpage sur des points séparés, dispersés sur toute sa surface. La Demande- resse a constaté que, lorsque la feuille dé la figure 8 est collée dans son ensemble sur un cylindre de crêpage, par exemple au moyen d'un rouleau de pression lisse, la feuille perd suffisam- ment de résistance à la traction pour que, à moins que le pro- cédé ne soit contrôlé de manière très précise, dans beaucoup de cas, la feuille soit trop faible pour l'utilisation par les con- sommateurs. On suppose que cette perte de résistance provient du fait que les liaisons de la feuille sont détruites une deuxième fois aux mêmes endroits 202 comme indiqué pour le premier crêpage sur la figure 8 et il y a des destructions locales des liaisons de la feuille à un niveau trop élevé en ces endroits, ce qui affaiblit la feuille de mataiV-ire potentielle. Au contraire, une feuille réalisée- conformément à l'invention, qui est représentée schématiquement à la figure 9, est tout à fait appropriée à la vente et à l'u- tilisation dans le commerce. La -feuille recrêpée 208 est essen- tiellement la même feuille de base 200 représentée figure 8 et elle présente les mêmes zones localisées de rupture de liaison 202 résultant du premier crêpage. Cependant, du fait que la toile - 13 - d'empreinte ne comprime la feuille crêpée 208 que dans des zones localisées correspondant aux arêtes de la toile, la feuil- le.208 sera recrêpée en des points réguliers 210 (ces points apparaissent répartis au hasard si on regarde en coupe transver- sale partielle) plutôt que dans les mêmes zones du premier crê- page. De ce fait, il y a une grande probabilité pour-qu'un nom- bre important de ces zones non crêpéesde la feuille 208 viennent en contact avec une arétedistincte de la toile F, soient com- primées contre le cylindre Y et en soient séparées sous forme de crêpage. Par suite, ce qui est probable, c'est que les mêmes zones 202 ne seront pas crêpées de nouveau avec l'intensité que l'on obtiendrait avec un rouleau de pression plein, mais que des points supplémentaires de rupture de liaison 210 seront ob- tenus dans des zones 206 dont les liaisons n'avaient pas été dé- truites précédemment, ce qui adoucit la feuille sans réduire sa résistance à la traction au-dessous des valeurs acceptables du point de vue commercial. Il est évident que des empreintes d' arêtes 210 se produiront de manière aléatoire dans les zones ayant déjà été crêpées, mais que le taux de ruptures additionnelles de liaisons dans ces zones 202 sera sensiblement réduit. La Figure 11 est une photographie au microscope d'une feuille de tissu crêpée classique vue en coupe transversale. La matière sinusoïdale de la feuille 220 y est vi- sible, bien qu'elle ne soit pas aussi régulière que ce qui a été décrit de manière figurative sur la figure 8. Le degré de ruptu- re des liaisons dans lafeuille 220 est relativement faible; selon des mesures subjectives faites par la Demanderesse dans ses éta- blissements, 35 à 50 % de la longueur de la feuille pepvent pré- senter une rupture de liaison décelable. La figure 12 est une pho- tographie au microscope d'une feuille de base analogue à celle de la figure 11 et qui a été recrépée avec une toile conformément à la présente invention; on voit également le réseau en forme d'onde sinusoïdale, mais la feuille 222 présente un taux de rup- ture de liaison considérablement plus élevé, sur environ 75 % de sa longueur. Cet accroissement du taux de rupture de liaisons a 2 5 0 1 7 4 2 - 14 - pour résultat une feuille présentant une sensation de douceur et de satiné plus élevée pour le consommateur. Le graphique de la figure 10 illustre la conception de la présente invention. La demanderesse a déter- miné qu'une résistance à la traction dans le sens du papier d'au moins 1200 g est nécessaire pour des produits courants au tissu crêpé pour consommateurs. La Demanderesse a,de manière analogue, conçu une échelle interne de douceur/satiné allant de 1 à 10, les produits acceptables ayant un taux au moins égal à "6", les produits exceptionnels ayant un taux compris entre '"7" et "8". Pour tous les produits en tissu crêpé, la résistance à la trac- tion RT varie en fonction inverse du taux de douceur/satiné D-S, c'est à dire que si l'on augmente la résistance de la feuille (en ayant donc moins de ruptures de liaison), on diminue la dou- ceur de manière analogue, pour augmenter le taux de douceur/sa- tiné, il faut sacrifier en résistance. Les points 301, 302, et 303 du graphique correspondent respectivement à un crêpage, à un second crêpage d'ensemble et à un second crêpage avec toile d'empreinte. Jusque maintenant, la Demanderesse avait découvert que l'on pouvait obtenir un produit exceptionnellement doux (taux de "8") simplement en recrêpant une feuille déjà crépée, avec rouleau de pression lisse. Cependant, du fait de la forte des- truction des liaisons citée plus haut, de tels produits tombent en dessous du seuil de 1200 g (Fig. 10) fixé par la Demanderesse pour la résistance à la traction. Occasionnellement, la Deman- deresse a réussi à obtenir une feuille de tissu atteignant la valeur désirée de résistance à la traction après un recrêpage avec un rouleau de pression plein, mais cela a été réalisé dans des conditions o tous les paramètres du procédé pouvaient être relativement facilement commandés, Il serait excessivement dif- ficle d'obtenir une telle précision dans le procédé sur une ma- chine fabriquant un tissu du commerce,et dont la largeur est de mètres et tournant à une vitesse supérieure à 1.500 mètres par minute. En utilisant une toile pour le collage différentiel des feuilles précrèpées sur le cylindre de crêpage, on peut obtenir - 15 - une feuille ayant le taux de douceur "8" tout en maintenant la résistance minimum nécessaire de 1200 g (bien qu'une certaine résistance soit sacrifiée pour obtenir ce taux de douceur/satiné). L'utilisation de la toile fournit un système de commande du crêpage de la feuille précrêpée. Il n'y a pas besoin de faire un "réglage fin" du procédé de crêpage jusqu'au point précité qui serait nécessaire pour obtenir la résistance désirée sur une machine du commerce. Du fait que la feuille n'est cré- pée qu'en des endroits séparés, la rupture des liaisons des zones ayant déjà subi une rupture de liaison ne sera pas aussi pronon- cée qu'avec un rouleau de pression lisse et il en résulte une feuille plus douce et plus satinée nécessitant une précision de fabrication plus faible. Il apparait que le taux de rupture de liaisons résultant du second crêpage dépendra de la maille.de la toile d'empreinte utilisée. Une toile d'empreinte relativement grossière d'environ 1,5 à 7,8 mailles / cm2 (10 à mailles par pouce carré) fera adhérer la feuille sur le second cylindre de crêpage selon un réseau relativement grossier; il en résultera un crêpage grossier et entrain&an-t relativement moins de ruptures de liaisons. Mais si on utilise une maille de plus de 7,8 (50), et particulièrement de 15 (100) ou plus, la feuille sera recrépée selon un réseau très fin et il en résultera un pourcentage plus élevé de rupture de liaison dans la feuille. La maille de la toile d'empreinte peut donc être utilisée comme un moyen de commande du procédé en vue de déterminer les qualités destinées pour le produit en agissant sur les fréquences de crê- page. L'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits ci-dessus qui n'ont été fournis qu'à titre d'exemples et il est évident que l'on peut y apporter des modifications ou variantes sans sortir du cadre de la Présente invention. 2501742. - 16 - REVENDICATIONS 1 ) - Procédé de formation d'une feuille de tissu cellulosique crêpé, absorbant et doux, selon lequel: - on forme une feuille humide de fibres cellulosiques à partir d'une pâte queuse. - on déshydrate partiellement ladite feuille de manière à enle- ver une partie de son eau et augmenter l'adhérence entre fi- bres à l'intérieur de ladite feuille ou on effectue un pré- séchage de ladite feuille sans compression, - on amène ladite feuille à un premier système de séchage à cy- lindre ou à rouleau, et on crêpe ladite feuilleen-laséparahnt dudit cylindre ou rouleau avec une lame racleuse, caractérisé par le fait que on amène ladite feuille (34, 72, 122, 160, Wc, 208) à un deuxième système de séchage (36, 76, 126, 190, Y) à cylindre ou à rouleau en utilisant une toile d'empreinte (40, 78, 128, 166, 1.94, F) présentant un réseau d'arêtes en saillie, on comprime de manière différentielle ladite feuille (34, 72, 122, 160, Wc, 208) sur le deuxième système de séchage (36, 76, 126, 190,Y) au moyen de la toile d'empreinte (40, 78, 128, 166, 194, F) ladite compression ayant pour résultat le fait que l'adhérence de la feuille (34, 72, 122, 160, Wc, 208) est la plus grande en des points séparés (Wk, 210) correspondant aux arêtes de ladite toile d'empreinte (40, 78, 128, 166, 194, F) et - on crêpe de manière différentielle la feuille (34, 72, 122, , Wc, 208) en la séparant du deuxième système de séchage (36, 76, 126, 190, Y). ) - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la feuille est une feuille monocouche qui est dé- shydratée partiellement et le premier système de séchage est un cylindre de séchage, caractérisé par le fait que le deuxième système de séchage est un cylindre de séchage (36, 76) et que la feuille (34, 72, 160, Wc, 208) est fixée sur ledit deuxième cylindre de sqchage (36, 76) à l'endroit d'un étranglement de pression se fermant entre le-second cylindre (36, 76) et la toile d'empreinte (40, 78). 2501742. - 17 - ) - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la feuille est une feuille multicouches comprenant des couches présentant des caractéristiques de liaison diffé- rentes, la déshydratation partielle ayant pour résultat que lesdites couches présentent des niveaux différents d'adhésion interfibre et, après le premier crêpage, lesdites couches se détachent au moins partiellement les unes des autres, caracté- risé par le fait que le crêpage différentiel a pour résultat le fait que lesdites couches sont au moins partiellement déta- chées les unes des autres. 4 ) - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux systèmes de séchage sont des sécheurs Yankee. ) - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier système de séchage est un système de séchage à rouleaux de pression et à courroie (66, 68), la déshydrafationpartielle ayant lieu par compression entre lesdits rouleaux. ) - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on amène une première face de la feuille sur le premier système de séchage,que l'on amène la deuxième face de ladite feuille sur le deuxième système de séchage et que le deuxième crêpage est effectué sur la deuxième face de la feuille. 70) - Procédé selon l'une des revendi- cations 2, 3, 4 ou 5, caractérisé par le fait que la toile d'em- preinte (40, 78, 128, 166, 194, F) présente une maille comprise entre 1,5 et 23 mailles par cm2. 8 ) - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la maille est comprise entre 4 et 16 mailles par cm2. ) - Procédé selon l'une des revendi- cations 2 ou 3, caractérisé par le fait que ledit étranglement de pression est créé par une toile d'empreinte (78) enroulée sur un rouleau de pression (80) et le second cylindre (76). --18- 2501742. -18- ) - Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la pression d'étranglement est comprise entre 3,5 et 7 kg/cm'. 11 ) - Procédé selon l'une des revendi- cations 2 ou 3, caractérisé par le fait que la toile d'empreinte (40, 78) est enroulée partiellement sur le second cylindre (36., 76) sans utiliser de rouleau de pression. ) - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que,après le premier cylindre de sé- chage, la teneur en fibres de la feuille (34, 72) est comprise entre environ 35 et 95% et que le deuxième crêpage de la feuil- le en la détachant du deuxième cylindre se fait lorsqu'elle a été séchée jusqu'à une teneur en fibres d'au moins 95%. 13 ) - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le premier séchage amène la feuille à une teneur en fibres comprise entre environ 65 % et %. 14 ) - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le premier crêpage de la feuil- le est réalisé en la détachant du premier sécheur Yankee quand sa teneur en fibres est comprise entre environ 65 % et 95 % et que le second crêpage a lieu quand la teneur en fibres est d'au moins 95 %. ) Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on colle la feuille (34, 72) sur le deuxième cylindre de séchage (36, 76) en appliquant un adhésif sur l'ensemble dudit cylindre en amont de la feuille ou sur la feuille,avant qu'elle ne vienne adhérer sur ledit- second cylindre. 16 ) - Procédé selon la revendication , ledit adhésif est appliqué sur le second cylindre (36,76) ou sur le feuille (34, 72) suivant une pulvérisation aléatoire au moyen d'une rampe de pulvérisation. ) - Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que ledit adhésif est appliqué sur l'ensemble du second cylindre (36, 76) ou sur la feuille (34,72)- - 19 - au moyen C'un rouleau d'impression en creux ayant au moins 3loellu- les au cm2 de manière que ledit adhésif couvre la surface de la feuille de manière substantielle et la fasse coller sur l'en- semble du cylindre. 18 ) - Procédé selon la revendication , caractérisé par le fait que ledit adhésif est un mélange d'acétate de polyvinyle et d'alcool polyvinylique. ) - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le premier système de séchage est un sécheur Yankee chauffé à la vapeur, et la feuille est séchée thermiquement par collage sur ledit sécheur Yankee. ) - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le premier système de séchage est constitué par la moitié d'une paire de rouleaux de pressionr la feuille étant séchée par compression entre lesdits rouleaux de pression. 21 ) - Procédé selon la revendication , caractérisé par le fait que le premier crêpage s'effectue quand la feuille a atteint une teneur en fibres comprise entre 35 et 40 % et que le deuxième crêpage s'effectue quand la feuil- le a atteint une teneur en fibres d'au moins 95 %. 220) - Produit fibreux à double crêpage fabriqué selon un procédé suivant l'une quelconque des rcven- dications 1 à 21.