La présente invention se rapporte à une barre en céramique destinée à la réalisation d'accessoires de salle bais par exemple des porte-serviettes, des poignées de maintien à proximité des baignoires et analogues. I1 est connu depuis fort longtemps d'incorporer dans le carrelage des murs des salles de baiS des accessoires en céramique, par exemple, des porte-savon ou des supports pour du papier hygiénique qui sont assortis au carrelage en ce qui concerne leurs dimensions, leurs coloris ou leurs dessins. Par suite de l'augmentation du confort de l'habitat, notamment dans le domaine des installations sanitaires, on remplace de plus en plus les baignoires, les lavabos, les cuvettes de WC, les réceptacles de douche et les bidets, habituellement en émail blanc, par des réalisations en couleur soit en émail soit en porcelaine et les accessoires tels que les sièges de WC, les réservoirs d'eau de WC, les tabourets de salle de bains les armoires de toilette, etc. sont réalisés dans des matières synthétiques colorées. Les tablettes en verre fixées au moyen de supports métalliques chromés sont également de plus en plus remplacées par des tablettes en céramique et au lieu de supports métalliques chromés pour les verres de soins dentaires,on commercialise des supports en matière synthétique ou en porcelaine, dont les coloris sont assortis à ceux des autres installations sanitaires. Cette tendance a réaliser les installations sanitaires et les accessoires en porcelaine colorée a créé le besoin de fabriquer également en porcelaine colorée les autres accessoires en forme de barre tels que les porte-serviette les poignées de retenue de baignoires et analogues. On connait, par exemple, déjà des porte-serviettes au moyen desquels on a essayé de donner satisfaction à la demande du public. Ces porte-serviettes sont réalisés sous la forme de barres massives en céramique de section rectangulaire qui sont montées par l'une de leurs extrémités dans une douille métallique articulée sur un support mural également métallique. Cependant ces barres en céramique présentent l'inconvénient de se briser facilement sous des efforts de flexion en raison de leur faible section et de pouvoir provoquer ainsi des blessures dues aux arêtes tranchantes formées à l'endroit de la cassure. Afin de remédier à ces inconvénients on a créé des porte-serviettes qui ne compor tent qu'un support mural ou des pièces intermédiaires en céramique tandis que les barres montées par l'une ou par les deux extrémités, dans ces supports, sont, de façon habituelle, en métal.Néanmoins ces formes de réalisation ne satisfont pas les exigences de la clientèle. En conséquence la présente invention a pour objet de créer une barre en céramique pour des accessoires de salle de baiw qui présente une résistance suffisante à la flexion et qui, en cas de détérioration, ne peut pas produire d'arêtes vives en forme de dents de scie pouvant provoquer des blessures dangereuses. Conformément à l'invention, ce problème est résolu par une barre en céramique pour accessoires sanitaires qui est caractérisée en ce quelle est constituée par un corps creux en porcelaine colorée et cuite qui présente un alésage longitudinal dans lequel est insérée une armature métallique noyée dans une matière de remplissage adhésive et durcissable. Dans différents domaines techniques et pour des applications les plus diverses il est connu de noyer dans des corps en céramique des armatures métalliques qui servent soit à l'augmentation de la résistance à la flexion, soit à la conduction dtun courant électrique; cela est le cas, par exemple, dans des bougies d'allumage ou des électrodes d'allumage, On connatt également des corps en céramique tels que des isolateurs dans lesquels sont fixées, au moyen d'un adhésif ou d'un ciment, des pièces de montage métalliques. Dans ce cas la pièce métallique contribue également au renforcement du corps en céramique. Cependant on ne peut pas exclure la possibilité d'une détérioration du corps en céramique sous l'effet dtun choc violent et qu'il présente ensuite des arêtes et des aspérités vives et tranchantes. On a pu constater que la présente invention permet de résoudre ce problème de façon surprenante lorsqu'on utilise pour la fabrication de la barre en céramique un corps creux en porcelaine déjà cuiteront l'alésage longitudinal présente un diamètre qui est sensiblement supérieur au diamètre de l'armature métallique devant être introduite, de sorte que l'espace annulaire, ainsi formé, puisse recevoir la matière de remplissage. On utilise, de préférence, une matière de remplissage adhésive afin d'obtenir une liaison avec la paroi de l'alésage longitudinal du corps creux en porcelaine.L'armature métallique et la matière de remplissage durcie, entourant étroitement ltarmature, confèrent à la barre en céramique une rigidité suffisante pour empêcher celle-ci de se rompre sous un effort de flexion et la matière de remplissage à pouvoir adhésif empêche la barre de se briser par éclats sous un choc violent et de former ainsi des arêtes vives en forme de dents de scie. La paroi relativement mince du corps creux en porcelaine peut, à la rigueur, se fissurer mais la présence de la matière de remplissage adhésive retient les éclats. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une vue de face d'un porte-serviettes. La fig. 2 est une coupe transversale suivant la ligne II-II de la fig. 1. Le porte-serviettes, représenté à la fig. 1, est constitué par un corps céramique 1 en forme de barre qui est monté, par ses extrémités, dans des supports 2composés d'une douille 3 renfermant l'extrémité de la barre, et d'une plaque murale 4 percée de trous 5 pour sa fixation au mur au moyen de vis. La barre en céramique 1 (fig. 2) présente extérieurement un corps creux en porcelaine 6 qui a été fabriqué et cuit à la manière de tout autre objet en matière céramique et dont la surface est colorée suivant la teinte désirée. Ce corps creux en porcelaine 6 présente un alésage longitudinal 7 dans lequel est placéeune armature métallique 8. Les diamètres de l'alésage longitudinal 7 et de l'armature 8 sont calculés de façon à délimiter entre l'armature et la paroi de l'alésage un espace annulaire suffisant pour permettre un enrobage de l'armature 8. Cette dernière est ensuite noyée dans une matière de remplissage 9 à pouvoir adhésif qui,après son durcissement, remplit complètement l'alésage longitudinal 7 en adhérant à la paroi intérieure du corps creux en porcelaine 6. Lors de la réalisation d'une poignée pour baignoire les deux extrémités de la barre 1 peuvent être montées, de façon analogue à celle du porte-serviettes, dans un support 2, en introduisant simplement les extrémités dans des douilles 3 ou en les fixant à ces dernières au moyen d'une colle. Les supports 2 peuvent être, au choix, soit en métal chromé, soit en matière synthétique d'une teinte assortie, soit également en matière céramique. Dans le cas d'un montage en porte-à-faux de la barre en vue de réaliser un porte-serviettes à bras pivotant ou un objet analogue, l'une des extrémités du corps creux en porcelaine 6 est, de préférence, munie d'un filetage qui permet de le visser dans le support de fixation. Afin de recouvrir l'autre extrémité de la barre 1 on peut coller ou visser un capuchon ou une douille sur le corps creux en porcelaine 6. Le procédé suivant l'invention convient également à la fabrication de corps en céramique de forme allongée et courbe en insérant dans l'alésage longitudinal d'un corps creux incurvé 6 une armature métallique 8 qui présente une courbure correspondante et est ensuite noyée dans la matière de remplissage 9. I1 est ainsi possible de réaliser, par exemple, des anneaux porteserviettes se composant d'une barre présentant une courbure à peu près semi-circulaire entre les extrémités de laquelle est placée une barre rectiligne. Les extrémités des deux barres sont reliées les unes aux autres au moyen de douilles coudées. Le pourtour du corps creux en porcelaine 6 peut avoir, en section, toute forme désirable, par exemple circulaire, pour les poignées de baignoire, carrée ou rectangulaire pour les bras pivotants de porte-serviettes, ou ovale ou hexagonale,etc. La partie centrale évidée 7 peut également présenter importe quelle section mais de préférence la même que celle du pourtour du corps creux 6 afin d'obtenir une épaisseur de paroi uniforme et relativement mince.-Ltarmature métallique 8 peut aussi présenter des sections différentes; cependant il est avantageux d'utiliser une armature dont la section présente à peu près la même forme que celle de l'évidement longitudinal 7 afin de faciliter l'enrobage de l'armature par une couche suffisamment épaisse dune matière de remplissage adhésive 9 qui est, de préférence, une résine synthétique, par exemple, de la résine époxy. Les supports 2, représentés au dessin et comportant une plaque de fixation murale 4, peuvent, évidemment, etre remplacés par des supports se composant d'une partie supérieure destinée à retenir l'extrémité de la barre, et d'une partie inférieure formant socle qui permet leur fixation directement au mur. Au lieu de prévoir un filetage sur l'une des extrémités du corps creux en porcelaine 6, il est possible d'utiliser une armature 8 dont l'une des extrémités, faisant saillie hors du corps creux, est filetée et permet de visser la barre dans un support. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail car diverses modifications peuvent y entre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Barre en céramique pour la réalisation d'accessoires de salle de bains, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un corps creux 6 en porcelaine colorée et cuite qui présente un alésage longitudinal 7 dans lequel est insérée une armature métallique 8 noyée dans une matière de remplissage 9 adhésive et durcissable. 2 - Barre suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'une des extrémités du corps creux en céramique 6 est filetée. 3 - Barre suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'une des extrémités de l'armature 8, faisant saillie hors de l'alésage longitudinal 7, est filetée.