*9 06218 2003409 La présente invention a pour objet des agents insecticides qui sont des mélanges, à effet de synergie, du thiophosphate d'O,O-diéthyle et d'0-£2-isopropyl-6-méthyl-pyrimidyle-(4)3 connu sous la dénomination technique de diazinon (cf. les brevets 5 allemands n° 910.652 et 947.208, ou le brevet français n* 1.063.067), avec des carbamates hétérocycliques décrits dans le brevet suisse n° 419.721 et le brevet français n° 1.031.490. Elle concerne également un procédé de lutte contre les insectes utilisant ces mélanges à effet de synergie. 10 L'expression "mélanges à effet de synergie" désigne, dans le présent mémoire, des réunions de substances, comportant deux ou plus de deux composés insecticides, dont l'action dépasse, par •. son intensité ou par la largeur de son spectre, la somme attendue des actions de chacune des composantes. L'action 15 synergique d'une telle combinaison n'est, en particulier lorsqu'il s'agit de composés ayant des constitutions chimiques différentes, soumise à aucune règle et ne peut être prévue. Or, la Demanderesse a trouvé que des mélanges de diazinon, c'est-à-dire de thiophosphate d'O,0-diéthyle et d'O-20 []2-isopropyl-6-méthyl-pyrimidyle-(4)Q » avec des carbamates hétérocycliques répondant à la formule (I) -"CH3 (I) OC ON tT 25 N CH3 CH0 - CH - COOR. 2,1 R2 30 dans laquelle ^ représente vin reste alkyle ou alcényle inférieur ayant de 1 à 4 atomes de carbone, et I?2 représente un atome d'hydrogène .ou le groupe méthyle, possèdent une action insecticide notablement plus élevée que ne le laisse attendre l'addition des actions individuelles. Cette synergie se manifeste, à des degrés 35 variables, dans un large intervalle de l'ensemble des proportions possibles au sein du mélange. Ces proportions relatives entre les substances actives n'ont pas une importance capitale ; le rapport entre diazinon et carbamate dans le mélange peut aller de 1:1 à 5:1, on préfère cependant un rapport de 2:1. 40 Lors de l'application d'un insecticide, d'une part, la 69 06218 2 2003409 présence possible de résidus toxiques sur les récoltes destinées à la nourriture de l'homme ou des animaux empêche dans un grand nombre de cas d'utiliser les substances actives en quantité illimitée. D'autre part, la limitation des quantités de substances 5 actives utilisées peut avoir pour résultai une diminution du taux de destruction des insectes nuisibles, diminution qui, même si elle n'est que de peu d'importance, rend pratiquement illusoire l'effet du traitement. C'est ainsi, par exemple, que dans le cas de la mouche de l'olive, un effet de destruction inférieur à 95% 10 est insuffisant en pratique, car, d'une part, la perte en récolte est trop élevée, et, d'autre part, le nombre de survivants est 1 suffisamment grand pour qu'il se forme une nouvelle génération comprenant un grand nombre d'individus. Il est donc d'une importance capitale que l'on puisse, grâce à l'addition d'un agent 15 à effet de synergie, augmenter l'efficacité dans une mestire telle que l'on atteigne l'effet désiré en utilisant une quantité qui ne pose pas de problème de résidus, alors que, pour obtenir le même effet avec chacune des composantes, il serait nécessaire de mettre en jeu des quantités de celles-ci qui laisseraient un taux 20 de résidus inadmissible. Les nouveaux mélanges à effet de synergie conviennent en particulier pour la lutte contre les mouches qui s'attaquent aux fruits oléagineux. La lutte contre ces prédateurs s'effectue en général à l'aide d'insecticides à base d'esters phosphorés. 25 En raison de leur grande affinité pour les fruits oléagineux» de leur rapide pénétration et de leur accumulation dans les fruits, l'utilisation des esters phosphorés aux concentrations habituelles, nécessaires pour lutter contre les mouches des fruits, entraîne le risque de formation de résidus toxiques, et par conséquent 30 peu souhaitables. Dans les nouveaux mélanges à effet de synergie, la teneur en phosphore est diminuée notablement, et l'accroissement de l'action insecticide s'accompagne d'une élimination presque absolue du risque de formation de résidus toxiques. Les mélanges à effet de synergie conformes à l'inven-35 tion présentent également une très bonne activité par ingestion et par contact, ainsi qu'une action de longue durée excellente, contre les insectes broyeurs et suceurs et leurs stades de développement, par exemple contre des insectes des familles des muscidés, des stomoxidés, des culicidés et des trypétidés, par 40 exemple les mouches communes (Musca domestica) à résistance £9 06218 3 2003409 multiple ou à sensibilité normale, la mouche piquante (Stomoxys calcitrans) et les moustiques (par exemple Aedes aegyptii, Culex fatigans, Anopheles stephensi), ainsi que les mouches des fruits, par exemple la mouche de l'olive (Dacus oleae) 5 la mouche méditerranéenne des fruits(Ceratitis capitata) contre des insectes des familles des curculionidés, des bruchidés, des dermestidés, des ténébrionidés, des chrysomélidés'et des trLïiêidés, par exemple la calandre du blé (Sitophilus granarius), o charançon du haricot (Bruchidius obtectus), le dermes te du :Q lard (Dermestes vulpinus), l'attagène et l'anthrène, le ténébrion meunier (Tenebrio molitor), le doryphore (Leptinotarsa êecemlineata), la mite des vêtements (Tineola biselliella), des familles des pyralididés, par exemple le ver de la farine, des fclattidés, par exemple les blattes (Phyllodromia germanica, 15- Periplaneta americana, Blatta orientalis), de la famille des locustidés, par exemple le criquet pèlerin (Locusta migratoria), des familles des noctuidés, des Tortricidés et des yponomeutidés, exemple Prodenia litura, l'yponomeute du pommier (Yponomeuta '•".•-liivalla). etc. 20 Pour les mélanges à effet de synergie conformes à l'invention, on peut envisager, comme agents donnant l'effet en question avec le diazinon, les carbamates de formule I ci-dessous le M,M-dimëthyl-carbamate de 1-( p-méthoxycarbonyl-éthyl}-3-méthy-l-pyrazolyle-( 5 ) CS le M,îî-diméthyl-carbamate de 1-( p-éthoxycarbonyl-éthyl)-3-méthyl pyrazolyle-(5) le N,iî~diméthyl-carbamate de 1-( p-n-propoxycarbonyl-éthyl)-3- méthyI-pyrazolyie-(5) le KrN-diméthyl-carbamate de 1-( g-allyloxycarbonyl-éthyl)-3-30 méthyl-pyrazolyle-(5) et le N,N-diméthyl-carbamate de 1-Qx-méthyl- 3-(êthoxycarbony1)-éthyî 3 -3-méthyl-pyrazolyle-(5}. Les essais qui vont être décrits montrent bien l'amélioration de l'action insecticide obtenue grâce aux mélanges à 35 effet de synergie. A titre de substances de comparaison, on utilisé les composantes isolées. L'application se fait sous forme d'émulsions aqueuses obtenues en diluant avec de l'eau un concentré pour émulsions à 40% présentant la composition suivante : -Si . 40 40 parties de substance act?" iO 4 parties d5épicuicrhydrine, 2,5 parties d'éther pclyglycolique de 1ciso-octylpfeénol, 2,5 parties de dodée/lbenzèae-sulfoaate de calcium». 51 parties de xylène* On utilise comme substances actives i A» 40 parties de diaainon. B. 40 parties de KpH-diiaétJiylcarbaffiate de 1--( g-é'i&oxycarfes nyl-étliyl)-3-rnéthyl-pyrazolyle-(5) „ G» 26,7 parties de diaainon et 13»3"parties de M,N-dimêthylearbamate de 1~( p-êtfooxy-carbonyl-é chyl ) - 3 ~mé thy 1 --pyr ê zolyle-(!>}«, 1) Essais sur la larve de la mouche de 1*olive 24° : 2,3 ra* «/ £ (Dacus oleaël Par temps clair (absence de vent ; température 15 traite des oliviers "Prantoio" de sept ans d'âge (hauteur portant uniformément des fruits abondants» avec des éntulsions aqueuses (préparés à partir des concentrés pour émulsions à 40% indiqués plus haut) qui contiennent, dans 100 litres, 15 g de substance à action insecticide. A ce moment» 5% des fruits sont 20 infestés de mouches de 11 olivier (pontes et larves). Pour chaque essai, on fait 2 répétitions, au même moment et dans les mêmes .conditions « Au bout de 24 à 26 jours après le traitement, on cueille sur chaque arbre 100 olives (vertes) présentant des points de 25 piqûre (pente d'oeufs par la mouche de 1*olive), mais sans trous dus à la sortie de larves prêtes à passer au stade de chrysalides» et on examine les larves vivantes qui se trouvent à l'intérieur. Les valeurs indiquées dans le tableau ci-dessous représentent le pourcentage» déterminé par 3 séries d'essais» d'olives 30 non véreuses (ne contenant pas de larves). Substance active 35 Diazinon (A) Carbamate (B) iinon; carbamate, h 1 (C) Pourcentage d'olives non véreuses 81 s 5 19,8 95» 7 Dans cet essai» le mélange à effet de synergie fait 5une activité insecticide supérieure à celles des crmoos&îtes isoléese ïl convient de noter en outre la bonne 69 06218 5 2003409 activité rémanente du mélange C'+ Il faut signaler enfin que les composantes isolées A et B n'atteignent pas le pourcentage d'activité au moins égal à 95%, qui est nécessaire dans la pratique. 5 2) Essais sur Aedes aegyptii. En utilisant une émulsion aqueuse (préparée à partir du concentré pour émulsions à 40% indiqué plus haut), on applique les substances douées d'activité insecticide sur un papier filtre disposé dans une boîte de Pétri, de telle manière que la concen- 2 10 tration en substance active soit de 15,384 y par cm de papier filtre. Une fois séché l'enduit de substance active - 17 heures après l'application - on place sur chacun des filtres 15 moustiques de l'espèce Aedes aegyptii, puis on referme les boîtes. Dans le tableau qui suit sont indiqués les temps en minutes'au 15 bout desquels tous les animaux d'expériences se trouvent en décubitus dorsal. Substance active Temps en minutes A 84 B 135 C 57 Cet essai montre que le mélange à effet de synergie tue les moustiques en un temps nettement plus court que les compo-25 santés A et B isolées. 3) Essai sur la mouche de la cerise (Rhagoletis cerasi). Le 2 juillet 1968, dans la région de Bex (vallée du Rhône, Suisse), on pulvérise, sur des cerisiers de la variété "coeur de pigeon" dont les fruits sont presque mûrs, "une émulsion 30 aqueuse (préparée à partir du concentré pour émulsions à 40% décrit plus haut), de manière à appliquer 5 litres de bouillie 2 pulvérisable sur chaque branche, d'une surface d'environ 2 m . Les bouillies pulvérisables contiennent 20 g de substance active, soit 50 g du concentré pour émulsions à 40% pour 100 litres d'eau. 35 Le traitement des cerises est effectué à un moment où les larves aux différents stades se trouvent déjà dans les fruits. On prend soin de traiter des branches portant des fruits au même stade de maturité, c'est-à-dire qu'on choisit des branches ayant le même ensoleillement. Pour chacun des essais, on effectue des répétitions, û9 06218 6 2003409 au même moment et dans les mêmes conditions. Cinq jours plus tard, on cueille les fruits portés par ces branches, on met à part, pour chaque type de traitement, 200 cerises, qu'on examine pour y rechercher les larves, vivantes 5 et mortes, qu'elles peuvent contenir. Substance active Concentration Larves mortes aux divers stades de 2 à 7 mm Larves vivantes aux différents stades de 2 à 7 mm Diazinon (A) 20 g/100 litres 37 63 Carbamate (B) 20 g/100 " 46 42 Mélange diazinon: carbamate, 2:1 (C) 20 g/100 " 161 0 15 De cet essai également il ressort que le mélange à 2:1 de diazinon et de carbamate détruit beaucoup mieux les larves de la mouche de la cerise, à l'intérieur des fruits, que ne peut le faire chacune des composantes isolée. Les mélanges à effet de synergie peuvent être utilisés 20 seuls ou en mélange avec d'autres substances douées d'une action pesticide, comme d'autres insecticides, des acaricides, des fongicides et des nématicides. La quantité de mélange à effet de synergie qui doit être utilisée peut varier entre de larges limites ; elle est fonction, entre autres, du rapport entre les 25 composantes! du mode de conditionnement, du type des insectes à combattre, ainsi que du résultat que l'on veut obtenir de la lutte. Suivant le type de préparation auquel ils appartiennent» la proportion du mélange dans les agents insecticides peut aller de 0,1 à 90% en poids. En général, la concentration d'application 30 est comprise entre 0,05 et 20%. Avec les mélanges à effet de synergie il est possible de réaliser toutes les formes de présentation couramment utilisées pour la protection des plantes et des réserves. Cette réalisation s'effectue de manière connue, par mélangeage intime et broyage 35 des substances actives avec des véhicules appropriés, éventuellement avec addition de dispersants ou de solvants inertes à l'égard des substances actives. On peut citer les formes de présentation suivantes : Formes de présentation solides : agents de poudrage, agents 40 d'épandage, granulés (granulés enrobés, granulés imprégnés» Ù9 06218 i granulés homogènes) ; Concentrés de substance active dispersables dans lseau ; poudres pour bouillies (poudres mouillables) » pâtes» émulsions ; 5 formes de'présentation liquides : solutions, aérosols» Pour préparer les formes de présentation solides (agents :!e poudrage, agents d'épandage, granulés), on mélange les siibstances actives avec des véhicules solides. On peut utiliser ccsrse véhicules, par exemple le Icaolin» le talc, le bol» le V':* loess5 la. craie, le calcaire, le calcaire grenu, l'attaclay, la dolomie, la terre d'infusoires, la silice précipitée» des silicates alcalino-terreux, des silicates doubles de sodium ou de potassium et d * aluminium (feldspaths et micas);, le sulfate oe ealciciïl, le sulfate de magnésium^ la magnésie, des matières 5 plastiqv.es broyées-, des engrais, comme le sulfate d'ammonium, des phosphates d'ammonium, le nitrate d'ammonium, l'urée» des produits broyés d'origine végétale comme la farine de céréales, la farine d'écorce d'arbres, la farine de bois, la farine de coquilles de noix, la cellulose pulvérisées- des résidus CO d'extraction de plaates, le charbon actif» etc., seuls ou en mélange entre eux. 11 y a avantage à ce que, pour les agents de poudrage» la granularité des véhicules aille jusqu'à environ 0,1 mm, qu'elle soit comprise à peu près entre 0,075 et 0,2 mm pour les 25 agents d'épandage, et que, pour les granulés, elle soit de 0,2 mm ou davantage. La concentration de la substance active dans les formes de présentation solide va, en règle générale, de 0,5 à 80%. Ces mélanges peuvent contenir, en outre, des additifs 50 stabilisant- la substance active et/ou des substances non ionogènes? anioniques et cationiques, qui améliorent, par exemple, la rémanence des substances actives sur les plantes ou parties de plantes (adhésifs) et/on assurent une meilleure •înouillabilité (agents mouillants) ainsi qu'une meilleure tenue 35 en dispersion (agents de dispersion). Comme adhésifs, on peut envisager ..par exemple : un mélange de chaux et d'oléine» des - dérivés .de. la cellulose (méthylcellulos.e,; c^rboxyméthylcellulose)» des éthers hydroxyéthylglycoliques de mono- et de di-allcylphénois, ayant Aie -5.5.., 15 restes 69 &»2l8 2003409 =~.\7.2cndes sel •.? es- ceux-ci avec des nrltsra: alcalins et alcalino-terreux, des éthers poiy-étkylàae-glycoliques ("Carbowax")j des produits de polyoxéthylatioa d*alcools gras» ayant de 5 à £0 restes d5oxyde deêtliylène par molécule et de 5 8 à 18 atomes de carbone dans la partie alcool grasf des produits de condensation de l'oxyde d'éthylène et de Icoxyde de icropjrlèîie, des polyvinylpyrrolidones, des alcools polyvinyliq&es 5 des produits de condensation de l»urée et dta foa® aldéhyde, ainsi que des produits ressemblant à àes latex. 10 Les concentrés de substances actives- dlspersables dans 3.4 eauc! est-à-aire les poudres pour bouillies (poudres mouilla-fcles) s, les pâtes et les émulsions9 sont des agents qu.e l5qn peut diluer avec l'eau jusqu'à toute concentration souhaitée. Ils sont constitués de substance active* d'un. •véhiculet éventuelle-15 sent dsadditifs stabilisant la substance active t- de substances surfactives et d'agents anti-mousses, -et, le cas échéant, de solvants• La concentration de la substance active dans ces agents va de 5 à 80%. Cîi obtient les poudres pour bouillies (poudres ■SO jEcsillables) et les pâtes en mélangeant 'et en broyant jusqu'à homogénéités dsns des dispositifs appropriés, les substances actives avec des agents de dispersion et des véhicules pulvérulents. Cossue véhicules, ea peut envisager ceux dont il a été question plus haut à propos des formes de présentation 25 solides » Dans bien des cas, il y a avantage à utiliser des mélasses de véhicules différents= Comme dispersants, on peut utiliser* par exemple, des produits de condensation du formaldéhyde avec un naphtalène sulfcné ou un. dérivé du naphtaline sulfoné, des produits de condensation du naphtalène 30 ou d'acides naphtaline-suifoniques avec le phénol et le formal-déhyde, ainsi que des sels d8acide lignine-sulfoniques avec des métaux alcalins eJ- alcalino-terreux ou l'anuttoniurn, également des alïcylaryl-surfonates, des sels de Ie acide dibutyl-naphtalène-sulfonique avec des métaux alcalins et alcalino-terreux * des 35 sulfates d°alcools gras, costine des sels de sulfates acides d'hexadécanolS; d •heptadécanols ou d * octadécanols „ et des sels de siîlfcites acides d*éthers glycoliques dBalcools gras, le sel sodique de l'éthionate d'oléyle, le sel sodique de lsoléyl-ïï; £ tîçrl- -tavxids t des acétylène-glycols diter-tiaires» des chlorures -le diai^rl"dilauiyl~£ïBJïnc«ii«m et des sels dc acides gras avec des 69 06218 9 2003409 métaux alcalins et alcalino-terreux. Comme agents anti-mousses, on peut penser à des silicones, par exemple "Antifoam A". On mélange, on broie, on tamise et on passe les 5 substances actives avec les additifs indiqués ci-dessus, de telle manière que, dans les poudres pour bouillies, la granula-rité de la fraction solide soit comprise entre 0,02 et 0,04 mm, et que, dans les pâtes, elle ne dépasse pas 0,003 mm. Pour préparer les concentrés pour émulsions et les pâtes, on utilise 10 des dispersants, tels qu'indiqués aux paragraphes précédents, des solvants organiques et de l'eau. Comme solvants, on peut envisager, entre autres, les suivants : des alcools, le benzène, les xylènes, le toluène, le diméthylsulfoxyde et des fractions d'huile minérale bouillant dans l'intervalle 120-350°. Les 15 solvants doivent être pratiquement inodores, non phytotoxiques, inertes à l'égard des substances actives et peu inflammpbles. On peut encore utiliser les agents conformes à l'invention sous la forme de solutions. A cette fin, on dissout les substances actives dans des solvants organiques appropriés, 20 dans des mélanges de ces solvants ou dans l'eau. Comme solvants organiques, on peut utiliser des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques, des dérivés chlorés de ces composés, des alkyl-naphtalènes, seuls ou en mélange entre eux. Les solutions contiennent les substances actives à une concentration allant 25 de 1 à 20%. Les exemples de réalisation qui suivent ont pour but d'illustrer la présente invention. Sauf indication contraire, les parties s'entendent en poids. Agent de poudrage 30 Pour préparer un agent de poudrage à 3%, on utilise les substances suivantes : 2 parties de diazinon 1 partie N,N-diméthyl-carbamate de 1-( g -n-propoxycarbonyl-éthyl ) -3 r,ié thyi -pyrazolyle- ( 5 ) 35 0,3 partie d'épichlorhydrine 96,7 parties de talc. On imprègne 20 parties de talc avec un mélange de diazinon et d'épichlorhydrine, et on mélange jusqu'à homogénéité. A cette mixture on ajoute le reste du talc en même temps que le 40 carbamate. On broie ensuite finement le mélange dans un broyeur à ( \ • A 69 06218 10 2003409 couronnes dentées. L'agent de poudrage obtenu convient en particulier pour la lutte contre les insectes dans les locaux d'habitation, les fermes, les silos et les greniers à réserves. Granulé 5 Pour préparer un granulé à 6%, on utilise les substances suivantes : 4 parties de diazinon 4 parties de N,N-diméthyl-carbamate de 1-( p -êthoxycarbonyl-éthyl)-3-méthyl-pyrazolyle-(5) 10 6 parties de silicate de calcium 87,75 parties de calcaire grenu (granularité : 0,4-0,8 mm) * " Q.,25 partie d'épichlorhydrine. Dans des mélangeurs appropriés, on applique le diazinon et 1'épichlorhydrine sur le calcaire grenu, on mélange 15 avec 4 parties de silicate de calcium, après quoi on broie avec un mélange déjà préparé du carbamate et de silicate de calcium. On obtient un granulé que l'on utilise pour le traitement des sols et partout où une matière finement pulvérisée ne peut être employée en raison de la formation de poussières. 20 Poudre pour bouillies Pour préparer une poudre pour bouillies à 30%, on utilise les ingrédients suivants : 20 parties de diazinon 10 parties de diméthyl-carbamate de 1-( g-allyloxy-25 éthyl)-3-méthyl-pyrazolyle-(5) 35 parties de terre d'infusoires 5 parties de carbonate de magnésium 20 parties de kaolin 5 parties du sel sodique de l'oléyl-méthyl-tauride 30 5 parties de lignine-sulfonate de sodium. Avec le diazinon, la terre d'infusoires et le carbonate de magnésium on prépare une mixture à laquelle on ajoute ensuite les autres ingrédients. On obtient ainsi une poudre pour bouillies, qu'on peut diluer avec de l'eau pour obtenir des 35 suspensions ayant toute concentration souhaitée. Ces suspensions peuvent être utilisées pour lutter contre les insectes broyeurs et suceurs sur les plantes cultivées, par exemple dans les vergers. Liquide à pulvériser 40 Pour préparer un liquide à pulvériser à 4%, on utilise 69 66218 n 2003409 les ingrédients suivants : 3 parties de diazinon 1 partie de N,N-diméthylcarbamate de 1-[~ a-méthyl- 3 -(éthoxycarbony1)-éthylj -3-méthyl-pyrazolyle-(5} 10 parties de xylène 86 parties de pétrole. Cette solution convient de préférence pour la lutte contre les mouches et les moustiques dans les locaux dfhabitation, lis entrepôts et les abattoirs. Concentré pour émulsions Four préparer un concentré pour émulsions à 40%, on utilise les substances suivantes : 27% de diazinon 13/' de N,N-diméthylcarbamate de 1-£ a -méthyl- s -(éthoxy-earbonyl)-éthylJ -3-raéthyl-pyrazolyle-(5) de xylène ou d'un produit de distillation du pétrole bouillant dans 1'intervalle de 160 à 210° r ayant un poids spécifique de 0,870-0,899 st une teneur en composés aromatiques inférieure à 95% 4% d'épichlorhydrineccrnme stabilisantr et 5% d'un émulsifiant contenant de 20 à 30^ d'un allcylaryl-sulfonate et de 80 à 70% d'un éther allcyl&ryl-polygly-eolique. ' : ■ On dissout les substances actives dans le solvantt puis en mélange avec la mixture de émulsif iant s, de façon à obtenir une solution homogène. Quand on le verse dans 11 eaut ce concentré pour émulsions forme une émulsion latescente, finement dispersée, qu'on peut appliquer sur les plantes à traiter après 1'avoir brièvement agitée pour assurer une bonne dispersion. 69 06218 12 2003409 REVENDICATIONS 1.-Un produit insecticide à effet de synergie, caractérisé en ce qu'il contient comme substances à action insecticide, le diazinon , c'est-à-dire le thiophosphate d'O.O-diéthyle et d'0-[2-isopropyl-6-méthyl-pyrImidyle-(4)], ainsi qu'au moins un carbamate répondant à la formule CH. 10 ! I N \ N' -0C0N /CH3 ~CH- CH2-CH-C00Rt i d) ^ dans laquelle représente un reste alkyle ou alcényle ayant de 1 à 4 atomes de carbone, et PU, représente l'hydrogène ou un groupe méthyle. 2.- Un produit insecticide tel que spécifié à la revendication 1), caractérisé en ce que, dans la formule I 2q du carbamate qu'il contient, R^ représente le groupe éthyle et •R^ représente l'hydrogène. 3.- Un produit insecticide tel que spécifié à la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion relative entre le diazinon et le carbamate va de 1 : 1 à 5:1. 25 4.- Un produit insecticide tel que spécifié à la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion relative entre le diazinon et le carbamate est égale à 2:1. 5.- Un produit insecticide tel que spécifié aux revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il contient les substan-ces actives indiquées en association avec des dispersants et/ou des véhicules appropriés. 6.- Un procédé de lutte contre les insectes, carac-* térisé en ce que l'on utilise des mélanges à effet de synergie constitués de diazinon et de carbamates répondant à la formule I 35 de la revendication 1.