Il existe une demande constamment croissante en agrégats légers pouvant être mis sous forme d'éléments de construction par mélange avec un ciment, ou pouvant être incorporés aux bétons coulés sur place, en remplacement des agrégats obtenus 5 par broyage de matériaux naturels, roches ou graviers, les carreaux de poussier de charbon largement utilisés dans la construction des habitations pour les cloisons et pour le parement intérieur des murs, sont un exemple courant d'éléments de construc-préfabriqués à partir d'agrégats. Ces éléments à base de poussier 10 de charbon ne sont pas particulièrement résistants, mais cependant suffisants pour les emplois auxquels ils sont destinés. Toutefois, les quantités de poussier de charbon disponibles ne suffisent pas à elles seules pour satisfaire la demande de tels éléments. D'autre part, et en ce qui concerne les bétons de 15 structure, l'emploi d'agrégats ayant à la fois une résistance suffisante et une faible densité permet de réaliser de sérieuses économies sur les quantités de béton utilisées pour la construction des grands bâtiments et des ponts, cas dans lesquels la bonne résistance des matériaux mis en oeuvre est un facteur de pre-20 mî pt*p importance s On sait préparer des agrégats légers par frittage de l'argile, ce qui donne un produit poreux d'apparence et de propriétés similaires à celle d'une pierre ponce, l'agrégat ainsi obtenu peut se présenter sous la forme de petits fragments ou sous 25 celle d'un gâteau, poreux qui peut être ensuite "broyé à une grosseur de grain convenant pour la préparation des bétons de structure» le procédé de frittage utilisé dans ce cas est une forme modifiée de celui couramment employé en sidérurgie pour 30 l'agglomération des fines de minerais ou de concentrés de minerais et son but est de mettre l'argile de départ sous forme d'agrégats durs et résistants quoique poreux, par un chauffage rapide de l'argile provoquant le dégagement brusque, sous forme de vapeur, de l'humidité qu'elle contient et particulièrement de son eau de 35 constitution. Simultanément, l'argile traitée se ramollit, devient plastique et visqueuse, se dilate sous l'effet de la multitude f des petites bulles qui y prennent naissance et prend, après refroidissement, l'apparence d'une pierre ponce.. Certaines matières, telles que l'ardoise, les grès et les schistes, peuvent être mé-4-0 langées à l'argile, du fait qu'elles contiennent aussi de l'eau 69 03556 2 2002027 de constitution et qu'elles ont des propriétés chimiques similaires à celles de l'argile. Le degré de ramollissement au feu de l'argile, des schistes et de l'ardoise variant selon leur provenance, il peut être nécessaire, pour obtenir un ramollissement 5 convenable, de leur incorporer une autre matière agissant comme tu fondant à la température de frittage adoptée. Il est rare que la charge de départ sur laquelle le frittage est effectué contienne suffisamment de matières combustibles pour fournir la chaleur nécessaire pour que les transformations endothermiques qui s'effec-10 tuent pendant l'opération soient menées à bonne fin et, par conséquent, une matière combustible, un fuel par exemple, doit lui être en général ajoutée Pour effectuer son frittage, la matière à traiter est mise sous la forme d'un lit perméable aux gaz, placé sur une 15 grille traversée par un courant d'air ascendant ou descendant. Après allumage de ce lit de matière, sa combustion ne s'effectue pas simultanément dans toute son épaisseur. Cette combustion est, au contraire, confinée à tout instant dans une couche sensiblement horizontale dont l'épaisseur est en général inférieure à 20 25 mm pour un lit de matière de 250 à 500 mm d'épaisseur. Si, dans le procédé utilisé, l'air de combustion circule en un mouvement descendant, la couche de combustion est surmontée par une épaisseur de matière frittée, et elle repose sur une épaisseur de matière non brûlée. Si, dans le procédé utilisé, l'air de combus-25 tion se déplace en un mouvement ascendant, les positionne la tives par rapport à la couche de combustion, de la matière déjà frittée et de la matière non brûlée, sont inversées. Dans le procédé classique de frittage sur une grille, la combustion du lit de matière est amorcée en surface par une 30 flamme allumée sous une hotte de forme appropriée, cette flamme étant éteinte dès que la combustion s'est établie ou bien, si le frittage s'effectue suivant le procédé Dwight-Lloyd connu le lit de matière, après avoir été mis en combustion en surface, s'éloigne de la hotte d'ignition. Dans les deux cas, de l.'air 35 froid traverse le lit de matière en traitement, et le produit fritté obtenu est en fait refroidi brusquement par cet air, et subit une sorte de trempe. Si l'agrégat fritté est destiné à la construction d'ouvrages en béton armé, il est essentiel qu'il conserve ses propriétés après la mise en place du béton, du fait 40 que toute détérioration qu'il subirait dans le temps aurait un 69 03556 3 2002027 effet désastreux sur la résistance du béton. Or, l'expérience a montré que le refroidissement brusque à l'air de l'agrégat alors qu'il est chaud provoque dans celui-ci l'établissement de tensions internes dont la présence est particulièrement indésirable, 5 du fait qu'elles peuvent provoquer ultérieurement la détérioration du béton. Dans le procédé conforme à l'invention, cet inconvénient est évité du fait que la charge de départ, constituée par un mélange d'argile, de grès, de schiste, d'ardoise ou d'autres matières contenant de l'eau, est frittée sous forme dlin 10 lit perméable aux gaz, supporté par une grille au travers de laquelle l'air .de combustion est aspiré en un mouvement ascendant ou en un mouvement descendant, et de façon que le frittage s Effectue dans une zone se déplaçant verticalement dans l'épaisseur du lit, et que chacune des parties de la charge de départ soit 15 recuite après son frittage, en vue d'éviter tout refroidissement brusque par l'air froid de la matière frittée chaude. Au début du frittage, l'air de combustion est préchauffé avant de traverser le lit de matière. A mesure que la couche dans laquelle s'effectue la combustion se déplace dans le lit de matière, et 20 que l'épaisseur de la couche frittée augmente, le préchauffage de l'air de combustion est progressivement diminué, cet air étant réchauffé à. un certain degré par son passage au travers de la matière déjà frittée et chaude. Finalement, un stade est atteint pour lequel l'air traversant la grille n'a plus besoin 25 d'être préchauffé et peut être à la température ambiante, du fait .qu'il sera suffisamment chauffé par sa traversée de la matière déjà frittée. La matière fraîchement frittée subit ainsi un certain reçuit, et ses propriétés initiales risquent moins de »é détériorer dans le temps. 30 Si le frittage a lieu sur une grille fixe, le préchauf- - fage de l'air peut s*effectuer par ignition du lit de matière à l'aide d'un brûleur à gaz ou à huile, placé dans une hotte, cette ignition étant obtenue de façon que la surface du lit de matière soit portée aussi rapidement que possible à la température 35 nécessaire pour son frittage. La température à l'intérieur de la hotte d'ignition est ensuite réduite progressivement, par aug-v mentation du rapport air/combustible, de sorte que seule une partie de l'oxygène introduit est absorbée par la combustion qui s'effectue dans la hotte» Les gaz de combustion et l'oxygène non 40 utilisé traversent ensuite le lit de matière dans lequel cet 49 y 2QG2Q2Î oxygène provoque la combustion ôu combastible incorporé» Ii®établissement de ces conditions de marche nécessite lc@mp!si ûeon combustible d°ignitioa à tout pouvoir calorifique, supérieure par exemple9 dans le cas d9un gaz combustible, à 2700 koal/mj. 5 En général, le recuit de la couche de matière misé en combustion la première est obtenu lorsque la couche de combustion s*est déplacée sur une distance de 125 à 150 mm sur la hauteur du lit de matière, et lorsque ce résultat a été obtenu, la flamme brûlant dans la hotte dsignition peut être éteinte» Au cours du fritta-10 ge des autres couches du lit de matière, le passage de l'air froid au travers des couches déjà frittées est suffisant pour le préchauffer avant sa pénétration dans les couches de matière qui viennent juste d'être frittées, et pour effectuer dans ces couches le recuit désiré. Si le frittage s'effectue sur une grille "5 mobile, le lit de matière traité peut passer successivement sous des hottes dans lesquelles le rapport air/combustible augmente progressivement, et dont la température diminue de -l'une à l'autre. Ces hottes recouvrent le lit de matière traité jusqu'à sie que la couche dans laquelle s'effectue la combustion soit des-20 cendue de 125 à 150 mm par exemple au-dessous de la surface supérieure de ce lit, après quoi cette surface est exposée à l'air libre. Il est évident que le réglage du degré de préchauffage de l'air, et de sa durée, permet d'obtenir des degrés de recuit variables des matièrés frittées. 25 Pendant toute la durée du frittage, le lit de matière traité doit demeurer perméable aux gaz, c'est-à-dire que ses pores doivent communiquer entre eux pour laisser passer 1"air aspiré, de façon que la combustion puisse être achevée dans toute l'épaisseur du lit de matière. Bien qu'il soit possible de pro-30 céder au frittage sur des charges se présentant sous la forme d'une seule matière première'homogène, sous la forme par exemple d'un schiste broyé en fragments d'une grosseur maximale de 12 mm et exempt de particules d'une grosseur inférieure à 1,5 mm, de meilleurs résultats sont obtenus si les constituants de la char-35 ge sont d'abord broyés en fragments de grosseur inférieure à 3 mm, puis mis sous forme d'agglomérés ou boulettes d'un diamètre compris entre 9 et 12 mm. Le procédé particulier utilisé à cet effet varie selon les conditions sous lesquelles cette charge se présente. Dans le eas? par exemple8 d'une charge constituée par 40 un mélange humide de sable et d'argile, cette charge peut être 69 03556 5 2002027 d'abord réduite en fragments d'une grosseur inférieure à 3 mm, q.ui seront ensuite mélangés dans un pétrin avec, si nécessaire, addition d'eau, en vue de les mettre sous forme d'une masse plastique. Cette masse est ensuite transformée par laminage en une 5 "bande continue qui est ensuite fractionnée en agglomérés allant jusqu'à 25 mm de dimension transversale et 12 mm d'épaisseur, lesquels sont ensuite déposés sur la grille de frittage. De préférence, ces agglomérés sont tamisés avant d'être déposés sur la grille de frittage, et les fines ainsi séparées sont renvoyées au 10 poste de laminage, et incorporées à la masse plastique en cours de passage. Ces opérations peuvent être effectuées commodément en prévoyant trois alimentations différentes des cylindres de laminage, ces alimentations étant disposées de façon que le ruban obtenu soit constitué par trois couches superposées, là couche cen-15 traie étant constituée par la masse plastique en cours de passage et les deux couches extérieures respectivement par un combustible carboné et par les fines en provenance du poste de tamisage» En variante, si les constituants de la matière à fritter sont des fines pratiquement sèches, ces fines peuvent être mises sous for-20 me de boulettes par humidification et roulage dans un tambour d'agglomération, cette mise en boulettes étant facilitée, si on le désire, par l'addition d'un liant» Le combustible carboné nécessaire peut être soit incorporé aux agglomérés ou aux boulettes de matière première, soit 25 saupoudré sur ces agglomérés ou boulettes, soit simplement mélangé avec ceux-ci ou avec le mélange de départ, si celui-ci n'est pas sous forme d'agglomérés. La combustion du carbone qui peut se trouver inclus dans la masse des agglomérés facilite le développement d'une structure cellulaire, du fait du dégagement supplémen 30 taire de gaz qu'elle provoque ; toutefois, lorsque les agglomérés sont préparés en partant d'un ruban partant d'une passe plastique, et par broyage de ce ruban, des économies substantielles peuvent être réalisées si le combustible carboné utilisé est pulvérulent, et est appliqué sur la masse plastique au cours de son laminage 35 de façon à former un revêtement sur l'une des faces dudit ruban» L'emploi de fines mises sous forme d'agglomérés ou de boulettes améliore l'homogénéité de la matière de départ et, par suite, l'uniformité de la structure cellulaire obtenue par frittage. Il est particulièrement avantageux q.ue ces agglomérés ou 40 ces boulettes soient tous de même dimension, car dans ce cas 69 03556 6 2002027 chacun d'eux subit le même traitement thermique que ses voisins . Si les constituants de la charge doivent être mis sous forme de boulettes, cette opération s'effectue de préférence dans un tambour tournant, et de la façon suivante, qui permet d'obtenir des 5 boulettes de grosseur uniforme. Le cinquième environ des constituants de départ finement divisés est introduit directement dans !.. la première section d'un tambour d'agglomération incliné, les autres quatre cinquièmes de ces constituants étant répartis sur le reste de la longueur du tambour, au moyen par exemple d'une 10 courroie transporteuse à déverseur ou d'un transporteur à palettes déverseuses étagées. La mise en boulettes est amorcée dans la première section du tambour par de grosses gouttes d'eau projetées par un tube d'arrosage. Les petites boulettes ainsi formées progressent ensuite intérieurement le long du tambour. Dans 15 la deuxième section de celui-ci, les matières déversées par la courroie ou par le transporteur précités forment un tapis sur lequel ces boulettes roulent, et augmentent de diamètre. Cette augmentation du diamètre des boulettes est provoquée par des jets d'eau finement pulvérisée, fournis par un deuxième jeu de tubes 20 d'arrosage, le réglage de ces tubes d'arrosage étant différent dans les deux sections du tambour. Il est important que les jets d'eau pulvérisée projetés dans la deuxième section du tambour soient reçus directement par les boulettes roulant sur le tapis de matière pulvérulente, et non par ce tapis, de façon que ces 25 boulettes, au cours de leur roulement, ramassent de la matière relativement sèche. Une caractéristique particulière d'un tel tambour consiste en ce que, lorsque son axe est incliné sur l'horizontale de 2 à 8°, les agglomérés obtenus c>nt une grosseur d'une uniformité surprenante. Les boulettes les plus grosses descendent 30 plus repidement dans le tambour que les boulettes plus petites et, par l'effet de cette différence de vitesse, les boulettes sortant du tambour ont toutes la même grosseur; il n'est pas nécessaire de faire repasser dans le tambour les boulettes trop petites, alors que dans les tambours couramment utilisés pour la mise en boulet-35 tes de minerais enrichis, il est de pratique courante de les recycler. Dans un tambour dont l'inclinaison axiale est celle indiquée et dont l'alimentation s'effectue comme il vient d'être décrit, les matières en traitement ont tendance à remonter à l'intérieur du tambour, mais il est possible d'éviter cette remontée des 40 matières en réduisant le diamètre du tambour à son extrémité d'en- 69 03556 201)21 trée. Il est très désirable que le produit fritté obtenu ait des propriétés constantes dans toute sa masse ets pour que ee résultat soit atteints, le lit de matière en traitement doit su-5 bir le même cycle thermique dans toute son épaisseur0 Pour que cette condition, et d'autres nécessaires à la bonne exécution du frittage soient remplies, la proportion de matières combustibles incluses dans la charge doit être réglée avec soin et, de préférence, doit être égale ou de très peu supérieure à celle théori-10 quement nécessaire pour entretenir les réactions endothermiques de frittage. Si la proportion de combustible inclus dans la charge est notablement supérieure à cette proportion théoriquement suffisante, la température du lit de matière en traitement augmente à mesure que la combustion s'effectue, et, dans•certaines 15 conditions extrêmes, cette température peut atteindre une valeur "' telle que la matière se trouvant dans la couche de combustion sera complètement fondue et deviendra si fluide que les larges communications nécessaires entre les pores de cette matière s'obtu-" reront et que la combustion s'arrêtera faute d'air. Il est non 20 seulement nécessaire d'éviter cette obstruction, mais de plus l'opération doit être conduite de façon qu'autant que possible chacune des couches du lit de matière se trouve portée à la même température pendant le même temps. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'in-25 vention'ressortiront encore de la description qui va suivre, description faite à titre purement explicatif et nullement limitatif, et avec référence au dessin annexé, dont la figure unique représente schématiquement une installation de fabrication d'un agrégat conforme à l'invention. 30 Ce dessin montre comment un^fciatière de départ A prove nant d'un tambour d'agglomération (opération B) ou obtenue par broyage d'un ruban aggloméré (opération C) est utilisée pour l'alimentation d'une grille mobile traversée par un courant d'air descendant (opération D) ou d'une grille fixe traversée par un 35 courant d'air descendant (opération E). L'opération B s'effectué de la façon suivante. De '' l'argile en provenance d'une trémie 10, et de l'eau en provenance d'un réservoir 11, sont introduits dans un tambour dAgglomération 12. Juste avant leur sortie hors de ee tambourj, les boulet-4-0 tes obtenues sont revêtues d'un poussier de coke en provenance 69 03556 8 2002027 d'une trémie 13, et elles constituent alors une matière de départ A de caractéristiques appropriées. L'opération C s'effectue de la façon suivante. De l'argile en provenance d'une trémie 21, et de l'eau en provenance 5 d'un réservoir 22, sont parfaitement mélangées dans un pétrin 23; la masse plastique ainsi obtenue est ensuite transportée dans une trémie 24 placée au-dessus de deux cylindres 25. Deux autres trémies 26 et 27 sont respectivement placées de l'un et de l'autre côté de la trémie 24, la première recevant du poussier de coke en 10 provenance d'une réserve 28, et la deuxième recevant les fines recyclées» La matière fournie aux cylindres 25 est ainsi composée de trois couches différentes ; le ruban sortant des cylindres 25 passe dans un broyeur 29 dans lequel il est brisé en fragments qui sont ensuite tamisée en 30. Les fines résultant de ce tamisage 15 sont renvoyées dans la trémie 27, et les agglomérés débarrassés de ces fines constituent une matière de départ A de caractéristiques appropriées. Cette matière A peut être ensuite déposée soit sur une grille mobile, soit sur une grille fixe. Dans le cas où la grille 20 est mobile (opération D), la matière A est déposée sur le ftria supérieur 41 de la grille de frittage, sous forme d*un lit 40. A l'extrémité d'entrée de la grille, ce lit passe sous des hottes 42 de mise en ignition et de préchauffage amorçant le frittage de la ' matière, et la circulation de l'air au travers du lit de matière 25 40 est assurée par des boîtes à vent 43 dans lesquelles aspire un ventilateur 45 refoulant dans l'atmosphère, en 44. Le produit fritté est déchargé en 46, et envoyé dans une installation (non représenté^) de broyage et de triage par dimensions. Dans l'opération E, la matière de départ est déposée 30 sur une grille fixe 51 sous forme d'un lit 50. Une hotte d'igni-tion et de préchauffage 52 est placée au-dessus du lit de matière 50, et la circulation de l'air au travers de ce lit est assurée par une boîte à vent 53 dans laquelle aspire un ventilateur 54 déchargeant dans l'atmosphère, en 55. Lorsque le frittage de la mas-35 se est terminé, la matière est enlevée de la grille, puis broyée et triée par dimensions <> Les exemples ci-après, donnés à titre purement explicatif et nullement limitatif, feront mieux comprendre comment la présente invention peut être réalisée. 69 03556 9 2002027 Exemple 1 Une argile à "briques plastique, ayant la composition suivante à l'analyse, après calcination : Si02 68,4 $ 5 Ïi02 1,3 1° A1203 17,2 io "^e2^3 ^ MgO 1,2 i» CaO 1,9 fo 10 NagO 0,5 1° K20 2,2 % et une perte au feu de 13,0 a été mélangée avec 2 fo en poids de poussier de coke et 10 fô en poids d'eau (ces pourcentages . étant calculés sur le poids de l'argile ."brute) de façon à en 15 former une masse plastique. Cette masse a été ensuite laminée entre deux cylindres laissant entre eux un passage de 12 mm, ce qui a donné un ruban qui a été ensuite fractionné en agglomérés de 6 à 25 mm de dimensions transversales et 12 mm d'épaisseur. Une charge de 250 kg de ces agglomérés a été ensuite 20 frittée sous forme d'un lit de 400 mm d'épaisseur, sur une gril- 2 le fixe de 18 dm , traversée par un courant d'air descendant. La vitesse de ce frittage était telle que la couche de combustion se déplaçait sur la hauteur de ce lit à raison de 25 mm par minute, et la température maximale atteinte en cours du frittage 25 était de 1.225° C. Le produit fritté obtenu était de couleur sombre, ses pores étaient fermés, et sa densité apparente était de 0,560» Des échantillons prélevés dans la partie supérieure et dans la partie inférieure du lit fritté ont été soumis à des essais d'é-30 crasement selon la méthode décrite paragraphe 31, page 60 de la Forme Britannique N° 812/1960 ; les valeurs respectivement ob- ✓ > 2 tenues ont été de 610 et 625 kg/cm , ce qui démontre bien l'uniformité du frittage effectué. Exemple 2 35 Une argile réfractaire ayant la composition suivante à l'analyse après calcination : SiOg 55,8 fo TiOg 1,4 9^ 69 03556 10 2002027 AlgO^- 36,9 95 î-e203 3,8 % MgO 0,7 1» CaO 0,4 $ Na20 0,2 lo k2o 0,8 io et une perte au feu de 12,4 $ a été mise sous forme de "boulettes dans un tambour d'agglomération tournant, par addition de 8 i» en poids d'eau, puis ces boulettes ont reçu un revêtement de 10 poussier de coke de 2 ^ en poids (ces pourcentages étant calculés sur le poids de l'argile brute). La marche du tambour d'agglomération était réglée de façon que les boulettes obtenues aient un diamètre de 12 mm» Ces boulettes ont été ensuite frittées sous la forme 15 d'un lit de 380 mm d'épaisseur, sur une grille mobile d'une surface utile de 0,90 m de largeur et 2,40 m de longueur, traversée par un courant d'air descendant et dont la vitesse de déplacement était telle que la quantité horaire de matière traitée é-tait de 4 tonnes. La couche de combustion avançait à l'intérieur 20 du lit de boulettes à raison de 25 mm par minute, et la température de frittage maximale atteinte était de 1400° C. Le produit fritté ainsi obtenu avait une densité apparente de 0,720. Des essais d'écrasement effectués sur des échantillons prélevés dans la partie supérieure et dans la partie in-25 férieure du lit fritté ont été soumis aux mêmes essais à l'écrasement que ceux de l'Exemple 1, et ces essais ont respectivement donné des résistances de 1220 et 1250 kg/cm . Des blocs d'essai ont été ensuit'e préparés à partir du mélange suivant : 30 Ciment de Portland 1 partie en poids Agrégat fin (boulettes de moins de 4,5 mm de diamètre) 2 parties en poids Agrégat grossier (boulettes de diamètre supérieur à 4,5 mm et inférieur à 9 mm) 2 parties en poids 35 avec addition de 2,5 f» en poids d'eau. Les blocs ainsi fabriqués ont été reconnus utilisables dans la construction de bâtiments. De plus, en raison de sa bonne résistance au feu due à sa forte teneur en alumine, l'agrégat fritté conforme à l'invention permet d'élaborer des bétons réfractaires utilisables 69 03556 11 2002027 pour la protection des charpentes métalliques, par exemple pour empêcher la déformation des charpentes des appareillages de raffineries de pétrole en cas d'incendie. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée 5 aux modes de réalisation décrits, mais s'étend à toutes les variantes conformes à son esprit. 69 03556 12 2002027 REVEHDICAIIOIS 1Procédé suivant lequel une charge de matière contenant de l'argile, du grès, du schiste, de l'ardoise ou d'autres matières similaires contenant de l'eau est frittée sous la forme d'un lit perméable aux gaz, sur une grille au travers de laquelle de 5 l'air circule en un mouvement ascendant ou en un mouvement descendant, de sorte que le frittage désiré s'effectue dans une couche qui se déplace verticalement dans l'épaisseur de ce lit, chacune des couches de la charge subissant un recuit après avoir été frittée, les couches chaudes et venant juste d'être frittées 10 n'étant ainsi pas soumises à un refroidissement brusque par passage d'un courant d'air froid, 2.- Procédé selon la Revendication 1, dans lequel la charge comprend une matière agissant comme fondant, à la température de frittage. 15 3.- Procédé selon la Revendication 1 ou la Revendication 2, dans lequel la charge comprend un combustible carboné. 4o- Procédé selon l'une quelconque des Revendications précédentes, et dans lequel le frittage s'effectue sur une grille fixe et suivant un mouvement descendant, la surface libre du lit de 20 matière étant au début de l'opération portée aussi rapidement que possible à sa température de frittage, par ignition au moyen d'une hotte dans laquelle est logé un brûleur à gaz ou à huile, la température à l'intérieur de cette hotte étant ensuite progressivement réduite par augmentation du rapport air/combustible 25 du mélange alimentant le brûleur, à mesure que l'opération de frittage progresse, ce brûleur étant finalement éteint lorsque la couche dans laquelle s'effectue le frittage est descendue dans le lit de matière sur une certaine distance prédéterminées 5.- Procédé selon la Revendication 1, la Revendication 2 ou la 30 Revendication 3, dans lequel le frittage est effectué sur une grille mobile et suivant un mouvement descendant, le lit de matière passant successivement en cours de frittage sous des hottes contenant chacune un brûleur à gaz ou à huile, ces brûleurs opérant sous des rapports air/combustible progressivement crois-35 sants, la surface libre du lit de matière étant finalement exposée à l'air libre, après passage sous ces hottes. 69 03556 13 2002027 6.- Procédé selon l'une quelconque des Revendications précédentes, dans lequel les constituants de la charge sont d'abord réduits en fragments d'une grosseur inférieure à 3 mm, puis mis sous forme d'agglomérés ou de boulettes d'un diamètre uniforme 5 au plus égal à 12 mm. 7.- Procédé selon la Revendication 6, dans lequel les constituants de la charge sont réduits en fragments de grosseur inférieure à 3 mm, puis mis sous forme d'une masse plastique avec, si nécessaire, addition d'eau, cette masse plastique étant ensui-10 te laminée entre deux cylindres et mise ainsi sous la forme d'un ruban qui est ensuite fractionné en agglomérés de 25 mm dans leur plus grande dimension transversale et de 12 mm d'épaisseur. 8.- Procédé selon la Revendication 7, dans lequel un combustible carboné pulvérulent est ajouté à ladite masse plastique, à son 15 passage entre les cylindres, de façon à former une couche sur l'une des faces du ruban sortant de ces cylindres. 9«- Procédé selon la Revendication 8, dans lequel les agglomérés sent tamisés avant d'être déposés sur la grille de frittage, les fines ainsi séparées étant renvoyées entre les cylindres de lami-20 nage, et étant ainsi réincorporées à la masse plastique. 10.- Procédé selon la Revendication 9, dans lequel il est prévu trois alimentations distinctes des cylindres de laminage, de façon que le ruban obtenu à la sortie de ces cylindres comporte trois couches accolées, la couche du milieu étant composée de 25 matière plastique fraîche, les deux couches extérieures étant constituées respectivement par un combustible carboné et par les fines recyclées. 11.- Procédé selon la Revendication 6, dans lequel les constituants sont mis sous forme de boulettes, par humidification et 30 roulage dans un tambour d'agglomération avec addition, d'un liant, si on le désire. 12.- Procédé selon l'une quelconque des Revendications précéden-» tes, dans lequel la proportion de matière combustible incorporée à la charge est celle théoriquement suffisante pour fournir la 35 chaleur nécessaire à l'entretien des réactions endothermiques de frittage. 69 03556 14 2002027 13.- A titre de produit nouveau, tout agrégat fritté obtenu par l'un quelconque des procédés décrits dans les Bevendications 1 à 12'0