La présente invention concerne un jointage auto-positionneur, auto-alignant et auto-porteur, utilisé plus particulièrement quoique non limitativement pour l'ajustage rationnel et ultra rapide dans le montage de cloisons diverses de bâtiment aussi bien en préfabriqué quten traditionnel. I1 est connu en général de monter des cloisons ou parois à l'aide de briques rouges, de parpaings, dtaglomérés, de pierres taillées ou assises etc... ou a laide d1éléments préfabriqués.Le montage traditionnel nta jusqu'à ce jour bénéficié d'aucun système de jointage sâle-femelle pour des raisons énumérées plus loin dans la description. I1 en résulte, une inégalité de planéité d'un élément à l'autre, accompagné d'un zigzaguement dans l'érection de parois. Ces inégalités plus ou moins désagréables et en dehors d'une bonne technique sont dtavan- tapement prononcées suivant la rapidité d'ésécution et la desté- rité du monteur.Il va sans dire, que de nos jours, personne n'ignore que la rapidité d'exécution affecte quelque peu la technique. I1 nten est pas moins vrai que certaines parois sont appelées à être recouvertes dtun enduit au ciment et autres au plâtre. Mais, plus une paroi est dotée d'une rectitude appréciablq et davantage ltenduit sera uniformément réparti sur cette dernière.La technique sten trouvera enrichie, et le travail moins fastidieux0 Dans le montage de parois préfabriquées, le système de jonction d1un élément à un autre s'obtint en général, dans le cas de jointage connu, par un tenon et une mortaise plus importante ou du moins par un tenon et une mortaise devant bénéficier d'un jeu total entre les deux parties ajustables ; ceci, à seule fin dtin- tercaler un liant. Il en résulte, dans ce moyen préconisé, une série de désagréements techniques et pratiques. En effet, en ce qui concerne les désagréements pratiques, on comprend aisément que le positionnement reste- précaire durant tout le séchage complet du liant, à savoir t plusieurs heures.De surcroît, celà nécessite le besoin de se servir dtune règle pour aligner les axes du tenon avec celui de la mortaise, sans pour celà remédier à un défaut de flambage inverse d1un élément par rapport à l'autre. Une fois le montage- fini, le liant dans le jeu intercalaire se trouve mal réparti d'une part et d'autre des parties ajustables, ce que la bonne continuité d'une technique n'apprécie guère. Celà se justifie pour le cas de préfabriquées en plâtre, par une opération qui consiste à gratter le matériau avec un outil appelé "berthelet qui supprimera après des efforts considérables, les bords ressortissants dûs à un défaut de positionnement des axes tenon-mortaise, ce qui revient à dire que le tenon et la mortaise sont conçus dans leur axe symétrique et que les éléments se trouvent donc être de même épaisseur. I1 restera maintenant ltopération bouche-trous avec raccords des surfaces grattées, mais le plâtre pré-dimensionné autorisera avec difficulté ltapport d'un liant superficiel, étant donné que le rapport plâtre eau ne pourra être reconstitué. I1 est donc à ajouter que les réactions mécaniques de ces deux plâtres ne seront pas identiques, dtoù des désagréements tels que fissures ou autres pourront s'observer ultérieurement dans le temps. Pour les préfabriquées de conception autre que le plâtre, des précautions préliminaires stimposent, à seule fin de ne pas créer de disjonctions, qui le cas échéant resteront permanentes. Pour conclure, ce système connu, non seulement demande du temps et de l'adresse, mais encore accentue malgré toutes les précautions, le défaut de flambage inverse d'un élément par rapport à un autre. On comprend donc les inconvénients pratiques et techniques de tels systèmes connus. Le nouveau procédé faisant l'objet de la présente invention, permet de remédier totalement à ces inconvénients. En effet, dans ce nouveau jointage, il devient possible en un temps record, non seulement d'ériger des parois avec un ajustage ultra précis rationnel et automatique, mais encore de remédier systématiquement à une erreur contraire de flambage et celà, sous la simple pression manuelle dtajustement demandé. En effet, la pression manuelle ntaugmentera pas avec la longueur à ajuster, à cause de la flexibilité qui croit proportionnellement. Le tout couronné par un positionnement efficace hautement apprécié dtune part, pour la bonne technique qui s'ensuit, et autre part, pour le travail qui slen trouve nettement allégé et plus aisé. En effet, l'opération grattage, ainsi que l'opération bouche trous puis raccords, sten trouvent exclus. Le nouveau procédé de jointage, faisant ltobjet de la présente invention se compose : dtun tenon et d'une mortaise. Ce dit tenon et cette dite mortaise ont la particularité de venir s'épouseur ; leur dimension pouvant être égale ou sensiblement égales, les angles d'ouverture étant similaires. Le tenon peut avan tageuserent être plus long que la profondeur de la mortaise, ceci à seule fin d'obtenir suivant le désir, un jeu prédimensionné entre les parois non portantes. Ce jeu étant réduit au minimum pour une économie de liant, et suffisant pour créer une épaisseur à ce dernier qui pourra en ltoccurence rattraper non pas un flambage, mais une mauvaise rectitude sur la longueur de l'ajustage placé sur champ, à savoir t 600 s minimum pour le cas de préfabriquées juxtaposées d'où une rectitude appréciable mais non parfaite.Ceci explique pourquoi il est pratiquement indispensable de conserver, Si minime soit-il, un jeu suffisant et prédimensionné ; à savoir : 3 n sera un jeu adéquat pour une préfabriquée en et 6 -a environ pour une préfabriquée en ciment0 Ltajustage autopositionnant se justifie par le fait, que soit le tenon soit la mortaise est caractérisé en ce sens que des évidements en canelures y sont Ménagés.Ces évidement s, destinés à canaliser le liant refoulé dans tous les espaces, lors de l'agencevent tenon-mortaise, tandis que les parties proéminentes apparaissant sur le mSme plan les unes par rapport aux autres et se trouvant au fur et à mesure dégarnies de liant, servent de portée et dé guide précis des deux axes tenon mortaise. L'auto-positionneuent est pratiqué au moment où les parties proé minettes ou portées stappuyent sur la, ou les parois, selon la forme de l'ajustage de la tranche contraire de l'élément voisin, qui elle, est dépourvue d'évidements et reste lisse. Pour fixer ltobjet de l'invention, sans cependant la limiter à ses formes ni à la disposition des évidements pouvant être conçus soit sur le tenon, soit sur la mortaise, le dessin annexé illustre à titre dtéxexple dans s - la figure 1, une vue partielle et en perspective de deux tranches d'assemblage ; - la figure 2 une vue partielle et en demi-coupe, de deux tranches assemblées ; - la figure 3, une vue partielle et en perspective sous un angle différent de deux tranches d'assemblage. - La figure 4, une vue partielle et en perspective de deux tranches d'assemblage selon une réalisation en variante de forme et de disposition des évidements, avec auto-compression du liant - La figure 5, une vue partielle de deux tranches assemblées selon cette variante. En se référant au dessin de la PL. I/2 et aux figures 11 2, 3, on voit un premier exemple d'une forme d'assemblage selon ltinven tion. L'élément A comporte une mortaise 1 à section en arc de cercle, alors que ltélément B comporte un tenon 2 de même forme et prolongé avantageusement aux deux tangentes terminant l'arc de cercle. Ceci, à seule fin de ménager entre les parois 3, 4, 5, 6, un jeu 7 compensateur de rectitude, et également voué à recevoir le liant 8 qui solidarisera les parois 3, 4, 5, 6. Sur ce tenon 2 est ménagé un certain nombre d'évidements 9 canelés astucieuse -ment espacés et ayant de préférence la même longueur que l'arc de cercle prolongé.Ces évidements canelés 9 laissent apparaitre, lors de leur conception par moulage monobloc, des saillies 10. Ces facettes proéminentes 10 se retrouvant sur le même plan les unes par rapport aux autres servent de plage dtappui ou de portée pour la mortaise 1 qui elle, se trouvant dépourvue d'évidements reste lisse. Lorsque la mortaise est emplie de liant sur toute sa longueur, et celà jusqu'au tiers environ de sa profondeur et à partir du moment où l'on exerce une pression constante pour agencer le tenon avec la mortaise, le liant 8 posé sur les proéminences 10 tend à se dégarnir systématiquement pour aller sue r- fugier vers le haut, et fini par se répartir totalement dans les évidements canaliseurs, lorsque les proéminences viennent buter sur la paroi de la mortaise.Les deux éléments A et B sont alors automatiquement positionnés et en jouissant de surcroRt d'un liant uniformément réparti dans tous les évidements, ce qui confère à ce système nouveau, une rapidité d'exécution nettement accrue et un positionnement de la jonction éprouvable également pendant le temps de séchage du liant 8. I1 va de soit que ltopération raclage et bouche-trous avec raccords sten voit exclue totalement, ce qui renforce la technique au maximum. Le jeu entre les parois 3, 4, 5, 6, est conçu en usine eut adéquat selon les liants et le matériau de 1'éléments à savoir 3 mm environ pour des éléments monoblocs en plâtre- de 600 mm X 2 500 mm. Ce jeu permet en effet, et de solidariser les parois 3, 4, 5, 6, et en l'occurance, de faire disparaître sous le liant un défaut minime de rectitude sur champ, tout en utilisant le liant en moindre quantité que dans les moyens connus. En se référant à la PL II/2 et aux figures 4 et 5, on voit une réalisation en variante de forme et de disposition des évidements conçus cette fois sur la mortaise, avec auto-compression du liant sans que celà change l'objet de la présente invention0 Ltélément A comporte un tenon à section trapézoidal a) ; l'élément B, une mortaise b) toujours de même forme ou plus précisément à ouverture dtanglesidentiques, mais de dimension plus ou moins forte, et avec un jeu supplémentaire en profondeur c) appelé à recevoir le liant d).Selon cette réalisation en variante, on aperçoit toujours le système dtévidesents e) et de portée en saillie f). Ltauto-compression du liant d) est réalisé à cause d'une certaine dépouille g) conçue longitudinalement et sur les deux bords latéraux de chaque tranches dtassesblage, qui lors de leur agencement, forme étranglement. On imagine fort bien que le liant d) excédant le jointage sera alors explusé dans un sens sous la pression manuelle h) mais sera retenu en sens inverse par l'étranglement i). On comprend toujours aussi aisément le processus dtauto-positionnement et dtauto-alignement creé par un tel procédé et les avantages indéniables qu'il en découle. Le nouveau procédé faisant ltobjet de la présente invention peut être utilisé dans tous les cas où les tranches d'assemblage sont prédimensionnées et font appel à un ajustage précis, rapide, autopositionnant, auto-porteur et en l'occurence selon la forme de ltassesblage auto-alignant. Des applications particulièrement avantageuses peuvent être utilisées dans le batiment, aussi bien en montage préfabriquée qu'en montage traditionnel. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Système de jointage auto-positionneur, auto-aligneur par rapport à l'axe dtun tenon avec celui d'une mortaise, et autoporteur, caractérisé par le fait, que la mortaise et le tenon sont composés d'angles similaires ou de rayon identique, avec des dimensions analogues et stépousent sans donner de jeu latéral. 2. - Système de jointage suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le tenon est composé dtangles similaires ou de rayon identique que la mortaise, et que ce dit tenon peut être de dimensions sensiblement plus fortes. 3. - Système de jointage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tenon d'anglets similaires ou de rayon identique que la mortaise peut être de dimensions sensiblement plus faibles. 4. - Système de jointage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le tenon comporte sur toute sa longueur un certain nombre dtévidements destinés à intercepter le liant pour solidariser la ou les parois à ajuster, et séparés par des proéminences formant des plages dtappui ou portée, conçues sur le même plan les unes par rapport aux autres, tandisque la mortaise en est dépourvue et est lisse. 5. - Système de jointage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la mortaise comporte sur toute sa longueur un certain nombre d'évidements destinés à intercepter le liant pour solidariser la ou les parois à ajuster et séparés par des proéminences formant des plages dtappui ou portée conçues sur le même plan les unes par rapport aux autres, tandis que le tenon en est dépourvu et est lisse. 6. - Système de jointage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que-le tenon comporte sur toute sa longueur un certain nombre d'évidements en canelures astucieusement espacés, et allant d'un côté à l'autre de l'épaulement formé par la conception symétrique ou assymétrique du tenon ; ces évidements canelés destinés à canaliser dans tous les espaces le liant repoussé, et séparés par des proéminences ou plages d'appui conçues sur le même plan les unes par rapport aux autres et servant de portée pour la ou les parois de la mortaise qui elle en est dépourvue et est lisse. 7. - Système de jointage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la mortaise comporte sur toute sa longueur un certain nombre d'évidements canelés astucieusement espacés et allant d'un bord à l'autre des parois délimitant la profondeur de la mortaise ; ces évidements canelés destinés à canaliser dans tous les espaces le liant repoussé et séparés par des preéminences ou plages d'appui conçues sur le même plan les unes par rapport aux autres, et servant de portée pour la ou les parois du tenon, qui lui en est dépourvu et est lisse. 8. - Système de jointage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé suivant des réalisations en variantes par le fait que la forme du tenon-mortaise de sections : trapé zordales, carrées, triangulaires ou autres, ne change en rien l'auto-positionnement et 1 t auto-alignement. 9. - Système de jointage selon ltune quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les proéminences ou les surfaces portantes peuvent se dispenser de surfaces planes, et peuvent donc être pointues ou rondes, etc... ce qui ne change en rien ltalignement des proéminence8 qui servent de portée pour le positionnement. 10. - Système de jointage suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé par le fait que tous les bords des évidements et des proéminences d'appui sont avantageusement et judicieusement arrondis par un moulage monobloc qui en sera plus aisé et plus rationnel. 11. - Système de jointage selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'un seul bord ou les deux bords longitudinaux déterminant la largeur de la tranche ajustable, ainsi que tous les bords dans le cas de superposition dtélêments, sont biseautés vers l'intérieur, de façon à permettre lors de ltassemblage de deux tranches d'ajustage, que ces bords biseautés forment étranglement, ceci à seule fin de retenir la sortie du liant excédant cette jonction, ce qui comprimera ce dernier, et lui donnera la propriété la plus approchante de l'élément.