L'invention est relative à une nouvelle substance présentant, notamment, des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques importantes, ainsi qu'aux compositions pharmaceutiques contenant cette substance ou des dérivés de celle-ci. La substance, selon ltinvention, est constituée par la N-diéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique de formule ou par des dérivés de cette substance, par exemple, les sels qu'elle est susceptible de former avec des acides physiologiquement acceptables, par exemple tels que l'acide citrique. Cette substance s'est révélée présenter des propriétés thérapeu tiques importantes qui en font un principe actif de choix pour des médicaments, notamment anti-inflammatoires et analgésiques. L'invention vise également un procédé de fabrication de cette substance, caractérisé par le fait que l'on fait réagir l'acide pisobutylphénylacétique. avec la diéthylamino-éthylamine au sein d'un solvant commun, tel que le xylène, porté à reflux. Et l'invention pourra de toute façon être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit et qui, bien entendu, est donné à titre d'illustration de l'invention et de façon non limitative. Se proposant tout d'abord de fabriquer la substance selon l'invention ou un sel de cette substance, on aura avantageusement recours au procédé selon l'invention consistant à faire réagir l'acide p-isobutylphénylacétique avec la diéthylaminoéthylamine au sein d'un solvant bouillant. Cette fabrication peut, par exemple, être réalisée comme suit 1) Préparation de la N-diéthylamino-éthylamide de l'acide pisobutylphénylacétique. On introduit dans un ballon surmonté d'un extracteur à eau et d'un réfrigérant : 23,1 g (0,12 mole) d'acide p-isobutylphénylacétique 300 ml environ de xylène, et 8,85 g (0,13 mole) de diéthylaminoéthylamine. On porte le mélange à reflux pendant 10 heures. On évapore le xylène sous pression réduite. On dissout le résidu obtenu dans une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 10 %. On extrait ensuite les produits non polaires avec de l'éther. On alcalinise la phase aqueuse avec une solution de carbonate de potassium et on extrait la base avec de l'éther. La base est distillée sous vide. Elle se présente sous la forme d'un liquide huileux jaune clair, soluble dans l'éther, l'alcool, l'acétone et insoluble dans l'eau. Elle présente les caractéristiques suivantes Point d'ébullition sous 0,01 mm de mercure : 1630C R f en chromatographie en couche mince et déterminée à partir d'une solution de la substance dans un mélange d'acétate d'éthyle (76 %), d'hexane (19 %) et de diéthylamine (5 X) = 0,56 Analyse :C18H300N2 C H N Calculé % : 74,43 10,41 9,65 Trouvé % : 74,39 10,31 9,64 2) Préparation du citrate de la N-diéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique On dissout 29 g (0,1 mole) de N-diéthyl-amino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique dans 100 ml d'alcool absolu. On ajoute 21 g (0,1 mole) d'acide citrique. On tiédit légèrement pour dissoudre, puis évapore à sec sous pression réduite. On reprend le résidu gommeux avec de l'éther anhydre et on laisse cristalliser. On filtre et recristallise le citrate obtenu au moins deux fois dans le mélange isopropanol-éther, ce qui peut être réalisé en le dissolvant dans très peu d'alcool isopropylique puis en y ajoutant de l'éther jusqu'à formation d'un trouble à chaud. Lorsque le citrate est imbibé d'éther, il semble être hygroscopique, mais il est parfaitement stable une fois sec. On filtre le citrate recristallisé, lave avec de l'éther et laisse sécher à température ambiante. On pulvérise dans un mortier et sèche pendant 30 minutes à l'étuve à 40 C. On obtient ainsi le citrate de formule sous forme d'une poudre blanche fondant à 69 + 1 C. La N-diéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacé tique se caractérise par une activité analgésique et anti-inflam matoire particulièrement importante, comme il ressort notamment des essais pharmacologiques qui seront décrits ci-dessous. Afin de mettre en évidence l'intensité des activités de la substance selon l'invention, une substance connue et. réputée active, l'aci de p-isobutyl phénylacétique, a été soumise à certains de ces tests, à des doses équivalentes et dans des conditions expérimentales sem blables. Dans tous les cas, l'action des substances à tester est mise en relief par la comparaison des intensités de phénomènes provoqués chez, d'une part, des séries d'animaux témoins et, d' autre part, des séries d'animaux ayant reçu les substances à tes ter, dans les conditions indiquées ci-dessous, sous l'effet des mêmes stimuli ou traitements. 1) Détermination de l'activité anti-inflammatoire Elle est réalisée par l'intermédiaire d'une pluralité de tests permettant l'étude de l'action de la substance selon l'in vention sur divers processus inflammatoires. a) Oedèmes à l'ovalbumine, la sérotonine et à la carra9e nine chez le rat. "L'oedème à l'ovalbumine" est provoqué par l'injection de 0,2 ml d'ovalbumine dans la face plantaire de la patte postérieure droite du rat. "L'oedème à la sérotonine" est prv-j. %; 'fflrjec'tIor se 5 g de sérotonine sous les téguments de la face plantaire de la patte postérieure droite des rats. Les augmentations, dues aux oedèmes, du volume de la patte sont, dans les deux tests, mesurees à l'aide du pléthysmomètre de Giono et Chevillard. Les mesures sont fartes toutes les 10 minutes pendant 90 minutes. "L'oedème à la carragénine" est provoquée par l'injection de O,GS ml d'une solution aqueuse de carragenine à 1 % dans le coussignet plantaire de la patte du rat. C'.t oedème, de type inflam- matoire, se développe en 8 heures environ. Il est à son maximum d'intensité à la 4ème heure après l'inJection de la carragénine Les rats sont sacrifiés 4 heures après l'injection de carragénine. Les deux pattes postérieures sont sectionnées au même niveau et pesces. L'importance du phénomène inflammatoire est appréciée par pesée de la patte ayant subi l'injection. L'inflammation locale se traduit par une augmentation du poids de cette patte par rapport au poids de la patte opposée saine. L'action de la substance selon l'invention ou de la substance de comparaison se traduit, chez les rats traités, par des oedèmes moins importants que chez les rats témoins. Dans chacun des essais, dont les résultats figurent dans les tableaux I, II et III ci-dessous, on a exprimé l'action des substances testées par le pourcentage moyen de diminution des oedèmes observés chez les animaux traités,rapporté à l'importance moyenne des oedèmes des series témoins, lesquelles comprenaient, chaque fois, 7 rats. On fait également figurer dans ce tableau les pourcentages extrêmes qui ont pu être observés dans chacune des séries. Les substances à tester ont été administrées par voie orale, aux doses figurant dans les secondes colonnes des tableaux. Le Ndiéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutyl-phényl-acétylamide a été administré en solution dans de l'acide lactique à 2 % à une concentration de 100 mg dans 2 ml ; l'acide para-isobutyl-phénylacétylamide a été administré en suspension dans de la gomme adragante. On a également fait figurer dans les dernières colonnes de ces tableaux le nombre d'animaux utilisés pour chaque expérimentation. TABLEAU I Oedème à l'ovalbumine Diminution moyenne Nombre de Substance testée Doses et diminutions maxi- rats par mgkg mum et minimum en % série N-diéthylaminoéthyl- 50 - 50 74 7 amide de l'acide p isobutylphénylacé- 100 tique 58 200 - 68 78 7 nylacétique 42 10 nylacétique 42 TABLEAU II Oedème à la sérotonine Doses Diminution moyenne Nombre de Substance testée Doses et diminutions maxi- rats par mg/kg mum mum et minimum en % série N-diéthylaminoéthyl- 100 2 52 40 7 65 amide de l'acide p- 50 isobutylphénylacé- 200 - 62 7 tique TABLEAU III Oedème à la carraqénine Diminution moyenne Nombre de Substance testée Doses et diminutions maxi- rats par mg/kg mum et minimum en % série N-diéthylaminoéthyl- 100 - 45 40 55 7 amide de l'acide p- j 56 isobutylphénylacé- 200 - 63 71 7 tique 11 10 Acide p-isobutyl- 100 - 12 11 phénylacétique b) Arthrite au kao-lin L'injection de 0,05 ml d'une suspension stérile de kaolin à 10 p. 100 dans la gaine des fléchisseurs métatarsiens de la patte postérieure du rat provoque dans un premier temps une réaction oedémateuse. Une arthrite inflammatoire se constitue ensuite. La réaction oedémateuse précoce apparait dès la première heure et atteint son maximum entre la 4èmeet la 6ème heure. C'est à cette manifestation que l'ôn s'est intéressé. L'appréciation du volume de la patte permet d'étudier l'action des substances sur la réaction oedémateuse. Les mesures sont faites toutes les heures pendant 8 heures à l'aide du pléthysmomètre de Giono et Chevillard. Comme dans le cas précédent, on a observé chez les animaux traités une diminution de l'oedème, diminution qui est exprimé dans le tableau IV ci-dessous en % par rapport aux oedèmes provoqués dans les mêmes conditions chez les rats d'une série de 7 animaux témoins. TABLEAU IV Diminution moyenne Nombre de Substance testée Doses et diminutions maxi- rats par mg/kg mum et minimum en % série N-diéthylaminoéthyl- : 100 - 26 16 7 34 amide de l'acide p- 1 40 isobutylphénylacé- 200 - 50 64 7 tique Acide p-isobutyl- 100 1212 11 10 phénylacétique 14 Toutés les expérimentations qui précèdent font donc ressortir une activité franche de la substance selon l'invention vis-àvis des phases oedémateuses de l'inflammation, activité qui, au surplus, est dans la plupart des cas beaucoup plus marquée que celle de l'acide p-isobutylphénylacétique administré aux animaux dans les mêmes conditions. c) Test du granulome sur tampon de coton. Ce test permet d'apprécier l'action des substances à tester sur la phase tissulaire de l'inflammation. On implante sous la peau des rats des tampons de coton pour pansements dentaires de 50 mg, préalablement stérilisés à l'autoclave. L'implantation est réalisée sous la peau du dos, dans les régions lombaires droite et gauche. L'introduction de ces corps étrangers résulte en la formation de granulomes formés d'un tissu inflammatoire très caractéristique, dont le poids donne unemure du degré de l'inflammation. L'activité anti-inflammatoire des substances testées se manifeste dans ce test par la réduction du poids moyen du granulome chez les animaux traités (comparé à celui obtenu chez une série de 7 animaux témoins), cinq jours après l'implantation de la pastille de coton dans les experimentations dont les résultats sont reproduits dans le tableau V ci-dessous. On a également indiqué dans celui-ci les valeurs extrêmes observées chez les animaux traités. TABLEAU V Diminution moyenne Nombre de Substance testée Doses et diminutions maxi- rats par mg/kg mum et minimum en X série N-diéthylaminoéthyl- 100 - 33 20 7 41 isobutylphénylacé- 200 - 36 25 7 tique On observe donc, également dans ce test, une action marquée de la substance selon l'invention. Il résulte donc de ce qui précède, que la substance selon l'invention présente une activité anti-inflammatoire franche étendue à l'ensemble des phénomènes étudiés, quel qu'en soit le mécanisme, qu'il soit vasculo-oedémateux, cellulaire ou tissulaire. 2) Détermination de l'activité analgésique a) Test de Randall et Selitto Ce test (Arch. Int. Pharmacodyn. 1957, CXI, 409-419) est basé sur le principe que l'inflammation accroit la sensibilité à la douleur, notamment à la pression, et que les analgésiques élèvent le seuil de cette sensibilité. L'inflammation est obtenue par injection, sous l'aponévrose plantaire d'une des pattes postérieures, de 0,1 ml d'une suspension aqueuse de levure de bière à 20 %. La douleur est provoquée par une force appliquée sur la face plantaire et augmentée graduellement de 16 g/seconde. Le seuil douloureux est apprécié par la force nécessaire et suffisante pour déclencher une réaction caractéristique de retrait de la patte. La sensibilité à la douleur de la patte enflammée atteint un plateau 4 heures après l'injection de levure de bière et reste alors stable jusqu'à la sixième. Le seuil douloureux de la patte enflamméé est, chez des rats témoins de 140 grammes, atteint pour des pressions de 50 à 60 g, alors qu'il se situe autour de 160 g pour la patte intacte. On a exprimé l'action de la substance selon l'invention, administrée per os, à des séries de rats aux doses indiquées dans le tableau ci-dessous, par le pourcentage d'augmentation du seuil moyen de la douleur par rapport à celui mesuré chez les rats d'une série témoins de 7 animaux. TABLEAU VI Doses Doses Augmentation du Nombre de mq/kq seuil p. 100 rats N-diéthylaminoéthyl- 25 35 + 5 7 amide de l'acide p- 50 50 + 6 7 isobutylphénylacé tique 100 61 + 5 7 Ce test met donc en évidence, une activité très marquée visà-vis de la douleur due à l'inflammation. b) Test des contorsions par l'acide acétique L'injection d'acide acétique par voie intrapéritonéale chez la souris provoque chez l'animal des contorsions ou étirements. On utilise une solution.d'acide acétique à 6 p. 1000 dans de l'eau gommée à 10 %. La technique consiste à injecter 0,1 ml de cette solution par 10 g de poids de souris. Après 5 mn, on compte le nombre d'étirements de l'animal. L'administration d'une substance analgésique conduit à une réduction du nombre de ces contorsions. Le produit à tester est administré par gavage 30 mn avant l'inJection de la solution d'acide acétique. On compare le nombre moyen d'étirements des animaux dans chacun des groupes testés avec le nombre moyen d'étirements dtun groupe de 10 animaux témoins, et on calcule le pourcentage de diminution du nombre moyen d'étirements. Les résultats, comparés à ceux obtenus avec l'acide p-isobutylphénylacétique, figurent dans le tableau VII ci-dessous. TABLEAU VII Doses Doses Diminution du nombre Nombre de m mq/kq de contorsions p. 100 souris N-diéthylaminoéthyl- 25 24 + 4 10 amide de l'acide p- 50 58 + 6 10 isobutylphénylacé tique 100 94 + 4 10 Acide p-isobutyl- 100 50 + 4 10 phénylacétique c) Test de Caroll et Lim Ce test (Arch. Int.Pharmacodyn., 1960, CXXV, 383-403) permet d'étudier l'action des analgésiques sur la transmission des influx douloureux, par l'intermédiaire d'électrodes placées sur la queue du rat et reliées à un "stimulateur" constitué par une source apte à fournir un courant alternatif de fréquence 60 Hz sous des tensions croissantes. On détermine les trois tensions (seuils Si, S2, S3) pour lesquelles on obtient successivement Seuil S1 : un mouvement de retrait caractéristique de la queue Seuil S2 : un cri Seuil S3 : un cri qui se prolonge après l'interruption de la stimulation. Les substances analgésiques administrées aux rats traités ont pour effet d'accroître les valeurs de ces seuils. C'est ce qui a été observé avec la substance selon l'inventionJadministrée per os. Les accroissements1 exprimés en X par rapport aux seuils correspondant moyens observés chez les 10 animaux d'une série témoin, sont indiqués dans le tableau VIII ci-dessous. TABLEAU VIII Doses Augmentation des Nombre de Substance Doses seuils p. lOC r a ts par 53 série N-diéthylaminoéthyl- 25 O 35+4 21+4 7 amide de l'acide p- 50 15+4 40+4 376 7 isobutylphénylacé tique 100 35+3 48+5 39+5 7 d) Irritation de la pulpe dentaire du lapin vigile L'activité analgésique centrale de la substance selon l'invention a pu être mise en évidence par le test de l'excitation électrique de la pulpe dentaire chez le lapin vigile, test qui est dérivé du test décrit par J. Cheymol et Coll. (Thérapie 1969, XIV, 350) et qui a été mis en oeuvre dans les conditions suivantes On fore sur le côté des deux incisives antero-supérieures du lapin, sous anesthésie légère au pentothal, des trous d'une profondeur de 2,5 à 3 mm à environ 0,5 mm au-dessous de la gencive. Avant toute mesure, l'animal est laissé au repos pendant deux jours. On utilise des électrodes, constituées de deux fils électriques montés sur un support en bois les isolant l'un de l'autre et servant à les retenir dans les trous susdits. Grâce à leur légèreté (1,250 g) elles ne représentent aucune gêne pour les animaux par qui elles sont parfaitement tolérées, de façon continue, durant au moins quatre heures. A l'aide d'un stimulateur Neurovar, on envoie des impulsions d'un courant rectangulaire dont les caractéristiques sont les suivantes largeur d'un créneau : 0,5 milliseconde fréquence : : 5 impulsions par seconde durée de la stimulation : 1 seconde. Les seuils des réponses ont été cherchés en augmentant la tension de 0,25 en 0,25 volt jusqu'à 5 volts et de 0,5 en 0,5 volt jusqu'à 10 volts et de volt en volt au-delà. En augmentant cette tension,on détermine le seuil Slcarac- térisé par un mâchonnement et un réflexe de léchage de la dent. Le voltage minimum provoquant la réaction décrite ci-dessus, est considéré comme seuil douloureux. Un intervalle de trente secondes sépare toujours deux stimulations successives. Le seuil S1est noté pour chaque lapin, sa stabilité est vérifiée quinze minutes plus tard, puis les produits à l'étude sont alors administrés et le seuil douloureux à nouveau déterminé. Les substances analgésiques élèvent le seuil algogène. Tel est bien le résultat qui a été observé avec la substance selon l'invention, administrée par voie orale. Les augmentations du seuil algogène observées chez des lapins ayant reçu des doses croissantes de la N-diéthyl-aminoéthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique sont indiquées dans le tableau IX ci-dessous, ces augmentations étant exprimées en X par rapport au seuil initial, chaque lapin étant son propre témoin. TABLEAU IX Augmentation du seuil Nombre de Substance Doses algogène du seuil lapins par série N-diéthyiaminoéthyi- mg/kg algogène t- par 25 25 23 + 5 7 amide de l'acide p- 50 66 + 7. 7 isobutylphénylacé tique 100 78 + 6 7 Comme il résulte de ce tableau, la substance selon ltinven tion, exerce donc une action très nette sur les animaux soumis à ce dernier test. De l'ensemble des tests d'analgésie qui viennent donc d'entre décrits, il résulte donc que la substance selon l'invention est caractérisée par une activité analgésique franche à l'égard de tous les phénomènes étudiés, activité qui se révèle être particulièrement importante à 1'égard des douleurs d'origine inflammatoire. 3) Etude de la toxicité Les doses léthales 50 (DL 50) recherchées chez la souris et le rat sont les suivantes DL 50 chez la souris (per os) : de l'ordre de 600 mg/kg DL 50 chez le rat (per os) : supérieure à 1,50 g/kg Si l'on tient compte de ce que la DA 50 (dose active 50) de cette substance, telle qu'elle résulte des tests susvisés, est inférieure à 50 mg/kg chez tous les animaux, on observera que l'on détient, avec la substance selon l'invention, un principe actif. pour médicament analgésique et anti-inflammatoire, présentant un très haut indice thérapeutique. La substance active selon l'invention ou des dérivés de celleci, tels que le citrate de cette substance qui peut être obtenu sous forme bien cristallisée, peuvent être utilisés sous de nombreuses formes pharmaceutiquement appropriées, pour l'administration, notamment par voie parentérale ou par voie orale, par exemple, en ce qui concerne la substance elle-même, sous forme de sirops, de solutions dans des milieux liquides utilisés de façon classique pour ce type d'administration ou de gélules, ou, en ce qui concerne le citrate, sous toute forme pharmaceutique solide (granulés, comprimés, tablettes, gélules, suppositoires, etc.) Les médicaments ainsi constitués sont particulièrement indi- qués pour le traitement de toutes algies d'origine inflammatoire ou non, inflammations douloureuses, arthrite, rhumatisme articulaire aigu et ses séquelles, états inflammatoires ou rhumatismaux non spécifiques touchant les tissus fibromusculaires et le tissu conjonctif, etc. Les doses quotidiennes sont avantageusement comprises entre 0,5 et 50 mg/kg, de substance active, lorsque le médicament est pris par voie orale. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nulIement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des exemples ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. N-diéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique de formule 2. Des sels physiologiquement acceptables de la substance selon la revendication 1. 3. Sel selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il est constitué par le citrate du N-diéthylamino-éthylamide de 1 'acide p-isobutylphénylacétique. 4. Composition pharmaceutique dont le principe actif est constitué par une substance selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. 5. Application en tant que médicament, notamment anti-inflammatoire et analgésique, de l'une des substances conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3. 6. Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait qu'elle est réalisée par voie orale en des doses correspondant à 0,5 à 50 mg/kg par jour de N-diéthylamino-éthylamide de l'acide p-isobutylphénylacétique. 7. Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait qu'elle est réalisée par voie parentérale.