La présente invention est relative au traitement des surfaces d'un objet par un fluide qui peut revetir ou nettoyer l'objet, ou réagir chimiquement avec lui. Elle vise plus particulièrement un procédé et un appareil pour le traitement d'objets par un fluide, dans lesquels sensiblement tout le fluide qui reste sur l'objet après le traitement en est éliminé pour etre utilisé dans des opérations de traitement ultérieures. L'invention s'applique particulièrement au nettoyage de récipients métalliques à embouchure ouverte, par lavage dans un liquide de nettoyage toxique, tel que le trichloroéthylène ou le chlorure de méthyle, par exemple, mais elle s'applique également au traitement de surface de récipients métalliques par un liquide capable de réagir chimiquement avec les récipients pour produire une couche de surface ayant des propriétés particulières, assurant, par exemple, une meilleure adhérence du vernis. La présente invention a pour objet un procédé pour le traitement des surfaces d'un objet par un fluide capable de revêtir ou de nettoyer ledit objet ou de réagir chimiquement avec ce dernier, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste : à placer 11 objet dans une cavité intérieure d'un corps ; à laver l'objet par circulation du fluide dans la phase liquide à travers ladite cavité, de telle manière que le liquide s'écoule le long des surfaces de l'objet à traiter ; à chasser le liquide de la cavité, par passage d'une certaine quantité de ce fluide en phase gazeuse à travers la cavité ; et extraire ensuite de la cavité le fluide à l'état gazeux, pour réduire la pression qui règne dans cette dernière, et effectuer le séchage de l'objet et de la cavité par évaporation de tout liquide qui y subsiste éventuellement.Le fluide gazeux extrait de la cavité peut avantageusement etre ensuite comprimé et utilisé pour former le fluide gazeux utilisé pour chasser le liquide dans une opération ultérieure de traitement, dans la meme cavité ou dans une autre. La compression du fluide peut fournir le degré voulu de chauffage du fluide pour remplacer la chaleur latente extraite par l'évaporation du liquide dans la cavité lorsque la pression est réduite, mais en outre les parois de la cavité sont de préférence chauffées, électriquement ou par d'autres moyens, pour remplacer au moins une partie de la chaleur - latente. Dans le procédé suivant l'invention, l'espace compris entre l'objet et les parois de la cavité est de préférence complè tement rempli par le fluide lorsque celui-ci traverse la cavité en phase liquide, de façon à déplacer tout l'air qui est présent dans la cavité. Le fluide en phase gazeuse peut alors etre mis en circulation dans un circuit fermé. Afin d'éviter ou au moins de réduire sensiblement la présence d'air dans le circuit de fluide à l'état liquide, l'air qui pénètre dans la cavité lorsqu'on y place l'objet, est de préférence extrait par aspiration, avant la circulation du liquide. Une forme de réalisation d'une machine à tourelle convenant à l'application d'un fluide toxique de nettoyage sur les surfaces de récipients à embouchure ouverte, conformément à la présente invention, sera décrite ci-après, à titre d'exemple, en se référant aux dessins annexés. La machine représentée sur les dessins est une modification de la machine de nettoyage de récipients décrite dans le Brevet Américain nO 4 026 411 du 20 Mars 1975 au nom de John Maxwell JACKSON, Les éléments correspondant à des éléments similaires décrits dans ce Brevet Américain sont désignés par des références constituées par la référence de l'élément correspondant du Brevet nO 4 026 311, augmentée de 200.Par exemple, le socle est désigné par la référence 10 dans les dessins du Brevet Américain nO 4 026 311 et par la référence 210 dans les dessins annexés à la présente description. Il faut donc se reporter au Brevet Américain 4 026 311 pour une description plus complète de la construction et du fonctionnement des éléments représentés dans les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe verticale passant par l'axe de rotation de la machine, représentant une moitié seulement de cette dernière, et - la figure 2 représente schématiquement l'équipement auxiliaire nécessaire pour amener le liquide de nettoyage à la machine et pour effectuer les opérations de purge et de séchage Il doit etre bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. La machine à tourelle comprend un socle circulaire 210, une broche verticale 212 fixée au centre du socle et une tourelle 214 supportée en rotation par des paliers 215, 216 sur la broche Une moitié seulement de la machine, d'un cté de l'axe vertical X-X, est représentée à la figure 1. La tourelle comprend un moyeu 217, sur lequel sont montés les paliers, et un plateau supérieur circulaire 219. Un cylindre 225, coaxial à la broche 212, est fixé à la face inférieure du plateau 219, l'extrémité inférieure du cylindre 225 portant une denture 226 qui engrène avec un pignon 227 qui peut etre mis en rotation par un mécanisme d'entratnement (non représenté) pour faire tourner la tourelle.Le plateau supérieure 219 est équipé de vingt quatre pots 228, dont un seul est visible sur les dessins, pour la réception des récipients à nettoyer et un collecteur annulaire multivoies 229 est relié par des tuyaux flexibles aux pots, pour véhiculer les fluides de nettoyage, de séchage et de travail vers les pots ou hors de ceux-ci, comme décrit plus loin. Une plaque 232, fixée à la partie supérieure de la broche 212, supporte une bague dis tributrice 233 qui amène le fluide dans le collecteur 229 ou l'évacue de ce dernier. Chaque pot comprend une enveloppe cylindrique verticale 238 fermée à sa base mais ouverte à son sommet, un noyau cylindrique 242 placé à l'intérieur de l'enveloppe et un couvercle 258 qui coopère avec l'enveloppe et le noyau pour former une cavité 246 pour la réception d'un récipient à nettoyer. Le couvercle est relié, par l'intermédiaire d'un embrayage coulissant 287, à un arbre vertical 281 équipé de galets de cames 296, 297 qui peuvent se déplacer dans des voies de cames circulaires formées sur le socle.Ces galets peuvent etre actionnés pour soulever 1 'arbre et le couvercle de chaque pot et pour faire pivoter l'arbre afin de déporter le couvercle d'un côté de l'enveloppe 238, pour permettre l'éjection d'un récipient nettoyé hors du pot lors du passage du pot en face d'un poste de déchargement pendant la rotation de la tourelle, et pour permettre l'introduction d'un récipient à nettoyer dans le pot, lors du passage du pot en face d'un poste de chargement Le couvercle 258 est relié à un manchon 280 monté sur l'arbre 281. Le manchon 280 comporte des dents 287 qui peuvent s'engager dans des logements ménagés dans un autre manchon 282 fixé sur la tourelle, seulement lorsque le couvercle est aligné avec l'enveloppe du pot et en position de fermeture. Le couvercle est poussé vers le bas, par rapport à l'arbre 281, par un ressort 290, jusqu'à une butée constituée par le contact des éléments coopérants de l'embrayage coulissant 287. Les éléments de la machine à tourelle décrits ci-dessus sont semblables aux éléments correspondants de la machine décrite dans le Brevet Américain nO 4 026 311 et on peut se reporter à ce dernier pour une explication plus complète de la construction des pots et du fonctionnement de leurs couvercles commandés par les galets de cames. La construction et le fonctionnement des éléments de la machine à tourelle qui diffèrent de ceux du Brevet précité, pour permettre à la machine de fonctionner conformément à la présente invention, sont décrits ci-après. La bague distributrice 233 est formée en deux parties, à savoir une bague distributrice intérieure 10 et une bague distributrice extérieure 11. La bague extérieure 11 comporte une bride 12 qui recouvre le bord extérieur de la bague 10. Les deux bagues sont maintenues fixes par trois chevilles 14, dont une seule est représentée, qui traversent des ouvertures ménagées dans les trous de la bride 12 pour parvenir aux logements ménagés dans la bague 10, les chevilles 14 étant fixées au plateau fixe 232. Les deux bagues distributrices 10, 11 sont appliquées en contact glissant contre la bague collectrice multivoies 229- par des ressorts 15, 16 comprimés entre les bagues et le plateau 232.La bague multivoies 229 repose, par l'intermédiaire d'entretoises élastiques 17, sur le plateau supérieur 219 de la tourelle et elle est reliée à ce dernier, de façon à tourner avec lui, par trois chevilles de positionnement 18 dont une seule est représentée. Les entretoises élastiques 17 évitent la déformation de la bague collectrice multivoies et des bagues distributrices et réduisent la perte de chaleur de ces éléments. La bague collectrice multivoies 229 comporte trois conduits 20, 21, 22 pour chaque pot 228, ces trois conduits étant raccordés par des tuyaux flexibles 23, 24, 25 respectivement au pot associé, comme décrit ci-après. Les conduits 20, 21, 22 débouchent dans la surface supérieure du collecteur annulaire 229, les extrémités des conduits 20, 21, 22 se trouvant respectivement dans trois cercles communs concentriques à l'axe de la tourelle. La face inférieure de la bague distributrice intérieure 10 comporte une première paire de gorges courbes 30, 31 pour la circulation d'un liquide de nettoyage à travers les pots, une deuxième paire de gorges courbes 32, 33 pour la circulation d'un gaz chaud à travers les pots et une troisième paire de gorges courbes 34, 35 pour l'extraction de la vapeur des pots afin d'engen drer un vide dans ces derniers. Les gorges 30, 32, 34 sont toutes disposées sur un cercle commun et peuvent venir en alignement successivement avec chacun des conduits 20, pendant la rotation de la bague collectrice multivoies 229 avec la tourelle. Les gorges 31, 33, 35 sont toutes situées sur un mime cercle et peuvent venir successivement dans l'alignement de chacun des conduits 21, pendant la rotation de la bague collectrice multivoies avec la tourelle.La face inférieure de la bague distributrice extérieure il comporte trois gorges courbes 37, 38, 39 situées sur un meme cercle et qui peuvent venir successivement dans l'alignement de chacun des conduits 22, pendant la rotation de la bague collectrice multivoies avec la tourelle ; la gorge 37 est reliée à une alimentation en air comprimé sous une pression légèrement supérieure aux pressions du liquide de nettoyage et du gaz de purge , la gorge 38 est raccordée à une alimentation en air comprimé et la gorge 39 est raccordée à une source de vide. Toutes les gorges courbes sont raccordées, par des orifices ménagés dans la face supérieure des bagues distributrices, à des tuyaux d'alimentation et d'évacuation des fluides. Les tuyaux souples 23, 25 pour chaque pot sont raccordés à des orifices 45, 46, respectivement, ménagés dans le cylindre d'une soupape à piston 47. Le piston 48 de la soupape est relié à un collier 49 monté sur le manchon 280 du pot associé de façon à permettre un mouvement angulaire du manchon par rapport au collier mais d'empêcher un mouvement axial relatif entre ces éléments. Le piston 48 monte et descend chaque fois que le couvercle est ouvert et fermé respectivement. Le piston 48 comporte un conduit 50, disposé de façon à relier l'orifice 45 et le tuyau 23 à un conduit 51 ménagé dans la base du pot, chaque fois que le couvercle 258 est en position fermée, le piston étant conçu de manière à obturer l'orifice 45 et à découvrir l'orifice 46, pour relier le tuyau 25 et le conduit 22 au conduit 51, chaque fois que le couvercle est en position d'ouverture.Le conduit 51 se prolonge vers le haut à travers le tuyau 242 et débouche dans la cavité 246 dans le pot. Chaque pot 228 est monté sur une platine 55 qui repose, par l'intermédiaire de rondelles isolantes 56, sur le plateau 219 de la tourelle, la platine étant fixée à la tourelle par des vis 57. La platine 55 est pourvue d'éléments de chauffage électriques, alimentés en courant par des conducteurs 58, 59 et des contacts tournants 60, 61 fixés concentriquement à la plaque tournante- par des montants 62 et isolés de ces derniers par des douilles 63. Le courant est amené aux contacts tournants par des porte-balais 64, fixés à la partie supérieure du plateau fixe 232. On voit, sur la figure 2, que la machine à tourelle est équipée d'un réservoir 70 pour le stockage d'une certaine quan tité de liquide de nettoyage. Une pompe 71 refoule le liquide du réservoir, par l'intermédiaire d'un tuyau 72, vers la gorge 30 ménagée dans la bague distributrice intérieure 10. Une pompe à vide 73 extrait les vapeurs de fluide de nettoyage, par l'intermédiaire de tuyaux 74 raccordés aux gorges 34, 35 et un compresseur 75 comprime les vapeurs de fluide de nettoyage venant de la pompe 73 et du réservoir 70 et envoie la vapeur sous pres sion, par un tuyau 76, à la gorge 32 ménagée dans la bague dis tributrice intérieure 10. Une vanne 77, un manomètre 78 et un filtre 79 sont montés sur le tuyau 72. Le réservoir 70 comporte un tuyau d'entrée 80 pour l'alimentation en liquide de nettoyage neuf, un tuyau de trop-plein 81 pour l'évacuation du liquide pollué, une chambre d'uniformi sation de l'écoulement 82 et un séparateur de vapeur 83 dans la partie haute du réservoir, un condenseur 84 pour l'extraction de l'air des vapeurs de fluide de nettoyage dans le réservoir et un serpentin de refroidissement 85. La chambre 82 d'uniformisa tion de l'écoulement est raccordée, par des tuyaux 86, 87, aux gorges 31, 33 respectivement ménagées dans la bague distributrice intérieure pour recevoir le fluide de nettoyage venant de cette bague. La chambre 82 comporte une pluralité de chicanes pour régu lariser l'écoulement du fluide dans cette chambre. Le séparateur de vapeur 83 est relié, par un tuyau 88, à l'entrée du compres seur 75 et il comporte également une pluralité de chicanes. Le condenseur 84 est relié, par un tuyau d'entrée 90, à la partie supérieure du réservoir et il comporte un tuyau de sortie 91 pour l'évacuation de l'air et des vapeurs à l'atmosphère ou vers un équipement de récupération de fluide, non représenté. Le condenseur 84 comporte également un tuyau de retour 92, pour le renvoi du fluide de nettoyage condensé vers le réservoir. La sortie de la pompe à vide 73 est reliée, par un tuyau 95, à l'entrée du compresseur 75. La pompe et le compresseur sont entratnés en synchronisme par une poulie commune 96, afin que les vapeurs refoulées par la pompe à vide soient aspirées dans le compresseur à chaque course, pour y etre recomprimées. Le tuyau de sortie 88 du séparateur de vapeur 83, qui est également raccordé à l'entrée du compresseur, est pourvu d'une vanne 97 pour régler la quantité de vapeur supplémentaire admise au compresseur, de façon à régler la pression de vapeur fournie par l'intermédiaire du tuyau 76. Les tuyaux 74 et 76 sont équipés de manomètres 98. Comme le montre la figure 1, la face inférieure de la bague distributrice intérieure 10 comporte des gorges concentriques 100, 101 adjacentes aux bords radialement intérieur et radialement extérieur respectivement de la bague 10. Les gorges 100, 101 sont raccordées par des tuyaux, non représentés, au tuyau 74 qui aboutit à l'entrée de la pompe à vide 73 de sorte que tout solvant qui pourrait fuir entre les surfaces en contact des bagues distributrice et collectrice multivoies par les gorges 30 à 33, est réaspiré dans le circuit, évitant ainsi des pertes de fluide et une pollution atmosphérique. Les gorges 100, 101 ne sont pas représentées à la figure 2, afin de montrer plus clairement les gorges 30 à 35. En fonctionnement, le réservoir 70 est rempli de liquide de nettoyage volatil, par exemple de trichloroéthylène ou de chlorure de méthyle. Le liquide de nettoyage est refoulé du réservoir 70 par la pompe 71, le tuyau 72 et le filtre 79, vers la gorge 30 ménagée dans la bague distributrice intérieure 10. La pression du liquide dans le tuyau 72, lue au manomètre 78, est réglée par la vanne 77. Lorsqu'un conduit 20 de la bague collectrice multivoies 229 arrive en face de la gorge 30, du fait de la rotation de la tourelle, le liquide de nettoyage qui se trouve dans la gorge 30 s'écoule par le conduit 20 et le tuyau 23 jusqu'à la soupape à piston 47 du pot associé. Lorsque le couvercle 258 du pot est en position fermée, le piston 48 étant dans sa position la plus basse, comme représenté à la figure 1, le liquide de nettoyage venant du tuyau 23 arrive, par le conduit 50 au piston 48 et par le conduit 51,-à la cavité 246 dans le pot.Un récipient placé dans le pot divise la cavité 246 en une chambre intérieure et une chambre extérieure, la chambre intérieure étant formée entre la surface interne du récipient et le tuyau 242 et la chambre extérieure étant formée entre la surface externe du récipient et l'enveloppe 238 ainsi que le couvercle.Les deux chambres ont la largeur minimale pratiquement nécessaire, par exemple 0,13 mm, et de préférence cette largeur ne dépasse pas 3,8 mm, de sorte que le liquide de nettoyage remplit complètement les chambres, déplace tout l'air qui y est contenu et circule à travers la chambre intérieure et le long de la surface interne du récipient, autour de 11 embouchure du récipient et traverse la chambre extérieure le long de la surface externe du récipient, avant de sortir de la cavité et d'arriver, par l'intermédiaire du tuyau 24, à la gorge 31 ménagée dans la bague distributrice intérieure 10. On effectue ainsi un nettoyage des surfaces du récipient. Le tuyau 86 conduit le liquide pollué de la gorge 31 à la chambre 82 d'uniformisation de l'écoulement, d'où il est renvoyé dans le réservoir 70. La poursuite de la rotation de la tourelle provoque la séparation des tuyaux 23, 24 et des gorges 30, 31 et amène les tuyaux 23, 24 en liaison avec les gorges 32 et 33 respectivement. Dans cette situation, la cavité dans le pot est purgée du liquide de nettoyage, par introduction de fluide de nettoyage vaporisé chaud fourni par le compresseur 75 qui refoule ces vapeurs vers la gorge 32 par le tuyau 76. Le liquide de nettoyage, mélangé à la vapeur, qui est chassé de la cavité du pot est collecté dans- la gorge 33 et dirigé par le tuyau 87 vers la chambre 82 d'uniformisation de l'écoulement, d'où il est renvoyé dans le réservoir 70. Une nouvelle rotation de la tourelle provoque alors la séparation des tuyaux 23, 24 des gorges 32, 33 et le raccordement de ces tuyaux aux gorges 34, 35 respectivement qui sont sous un vide élevé. La cavité dans le pot ainsi que toutes les vannes, canaux et tuyaux reliés aux gorges 34,35 se trouvent alors soumis au vide. Du fait de la basse pression, le liquide résiduel se vaporise presque instantanément dans toutes les parties du circuit, pour effectuer un séchage rapide, et la machine peut ainsi fonctionner à des vitesses plus grandes, avec une perte minimale de liquide de nettoyage due à l'expulsion du résidu lorsque les récipients sont éjectés des chambres. Lors de la rotation suivante de la tourelle, qui amène le pot à la position B représentée à la figure 2, le couvercle du pot est soulevé et déplacé sur le côté par les galets de cames 296 et 297. Le mouvement de soulèvement du couvercle fait également monter le piston 48 de la soupape 47, comme décrit précédemment, et connecte ainsi le conduit 51 au tuyau 25. Lorsque le conduit 22 qui est relié au tuyau 25, arrive dans l'alignement de la gorge 38, l'air comprimé provenant de la gorge 38 passe dans la cavité du pot et éjecte le récipient qui se trouve dans ce pot. Lorsque le pot atteint la position A représentée à la figure 2, des récipients sales sont présentés au pot par un mécanisme non représenté. Le conduit 22 est alors dans l'alignement de la gorge 39 et le vide qui règne dans cette gorge provoque l'aspiration d'air dans la cavité et le long du tuyau 24. Cette aspiration d'air provoque l'aspiration du récipient vers le bas dans la cavité, avant la fermeture du couvercle De plus, l'air contenu dans les chambres entre le récipient et les parois de la cavité, est extrait de façon à créer un vide dans ces chambres, immédiatement avant la fermeture du couvercle. Lorsque le couvercle se ferme, la soupape à piston 47 est à nouveau dans la position basse d'obturation du tuyau 25 et de raccordement du tuyau 23 au conduit 51, pour le démarrage du cycle suivant. La gorge 37 se trouve dans l'alignement du conduit 22 pendans tout le nettoyage d'un récipient et la purge de la cavité. Cette gorge fournit de l'air comprimé au tuyau 25, à une pression légèrement supérieure aux pressions du liquide de nettoyage et de la vapeur de purge, afin d'empecher une fuite en retour de ces fluides à travers la soupape à piston 47 et dans le tuyau 25. Si une telle fuite se produisait, ces fluides seraient perdus à l'atmosphère lors de l'éjection du récipient. il faut noter que les vapeurs de purge sont chauffées adiabatiquement par le compresseur 75 et qu'il n'est pas nécessaire de leur fournir de la chaleur supplémentaire. Du côté du vide, il y a bien entendu une perte de chaleur du fait de la vaporisation à l'intérieur du pot. Cette chaleur est toutefois remplacée par de la chaleur fournie par les serpentins de chauffage électrzques montés dans la platine 55. Suivant une caractéristique importante de la machine à tourelle, dans le cas où un récipient est mal introduit dans un pot, l'alimentation du pot en fluides de nettoyage est interrompue pendant le reste du cycle. De plus, le récipient mal introduit est éjecté avant que le pot atteigne le poste de déchargement B. il en résulte, premièrement que le fluide de nettoyage n'est pas évacué à l'atmosphère à travers un pot mal alimenté, et deuxièmement que tout récipient qui n'est pas net toyé est séparé des récipients nettoyés Dans le cas d'un récipient mal introduit dans un pot, le couvercle 258 ne peut pas revenir par pivotement à la position au-dessus de l'enveloppe 238, sous l'action du galet de came 297. L'arbre 281 fait tourner l'embrayage glissant 287 et, lorsque l'arbre est ramené vers le bas par le galet de came, les dents 287 ne s'engagent pas dans les fentes et le ressort 290 se trouve comprimé. La soupape 47 reste ainsi dans sa position haute, dans laquelle le tuyau 23 est fermé et le tuyau 25 est ouvert. Par suite, il n'y a pas d'écoulement de liquides de nettoyage à travers le tuyau 23 et un clapet antiretour 102 dans le couver cle empêche le retour du liquide des gorges 30, 32 et du tuyau 24. Dès que le conduit 22 arrive dans l'alignement de la gorge 37, l'air comprimé de cette gorge s'écoule à travers le tuyau 25 puis à travers la cavité dans le pot, ce qui provoque l'éjection du récipient mal introduit avant que le pot atteigne le poste de déchargement B. Pendant le fonctionnement de la machine, un débit mesuré de liquide de nettoyage propre est amené en continu au réservoir 70 par le tuyau 80. Cette arrivée déplace du liquide de nettoyage pollué qui s'écoule par le tuyau 81 raccordé à un équipement de distillation, non représenté, de sorte que le liquide de nettoyage peut etre récupéré pour une nouvelle utilisation dans le circuit. Le circuit de fluide reçoit continuellement de la chaleur des réchauffeurs électriques montés dans la platine 55 et la température du liquide dans le réservoir 70 est maintenue à quelques degrés au-dessous du point d'ébullition par le serpentin de refroidissement 85 à commande thermostatique. Le circuit reçoit continuellement de l'air, puisqu'un petit volume d'air est emprisonné dans la cavité de chaque pot lorsque le couvercle est fermé. Cet air saturé de vapeur se déplace vers le haut, par le tuyau 90, à travers le condenseur 84 jusqu'à l'atmosphère ou jusqu a un équipement de récupération de fluide. Le liquide de nettoyage condensé venant du condenseur 84 retombe dans le réservoir par le tuyau 92. Lorsqu'on utilise la machine pour former une couche de surface sur l'objet à traiter, on utilise une solution de produit de revêtement ou un fluide chimiquement réactif, à la place du liquide de nettoyage. il résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient un procédé et un appareil pour le traitement des surfaces d'un objet par un fluide de revête- ment, de nettoyage ou de réaction chimique avec l'objet, qui présentent par rapport aux procédé et appareil visant au meme but antérieurement connus, des avantages importants dont certains ont été mentionnés dans ce qui précède et dont d'autres avantages ressortiront de l'utilisation desdits procédé et appareil. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, 1' invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application- qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement des surfaces d'un objet par un fluide qui peut revêtir ou nettoyer cet objet ou réagir chimiquement avec lui, caractérisé en ce qu'il consiste : à placer l'objet dans une cavité à l'intérieur d'un corps ; à laver objet par passage du fluide en phase liquide à travers la cavité, afin que le liquide circule le long des surfaces de l'objet à traiter ; à chasser le liquide de la cavité par passage d'une -certaine quantité du fluide en phase gazeuse à travers la cavité ; et à extraire ensuite le fluide gazeux de la cavité pour réduire la pression dans celle-ci et effectuer le séchage de l'objet et de la cavité par vaporisation de tout liquide subsistant. 2 - Procédé suivant la Revendication 1, dans lequel on traite successivement une pluralité d'objets, caractérisé en ce que le fluide gazeux extrait de la cavité est comprimé et utilisé pour former le fluide gazeux utilisé pour chasser le liquide dans une opération de traitement ultérieure dans la meme cavité ou dans une autre. 30- Procédé suivant la Revendication 1, caractérisé en ce que les parois de la cavité sont chauffées pour remplacer au moins une partie de la chaleur latente absorbée par l'évaporation du liquide dans la cavité. 40- Procédé suivant l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le fluide en phase liquide remplit complètement la cavité pendant l'opération de lavage, de façon à déplacer tout l'air qui peut etre présent dans la cavité. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le fluide en phase gazeuse circule dans un circuit qui est fermé à l'exception de moyens de mise à l'atmosphère pour l'évacuation de l'air qui pénètre dans le circuit en provenance de la cavité. 6"- Procédé suivant l'une quelconque des Revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'air dans la cavité est extraite par aspiration, après l'introduction de l'objet dans la cavité et avant la circulation du liquide à travers cette dernière dans l'opération de lavage. 70 Procédé suivant l'une quelconque des Revendications 1 à 5, dans lequel l'objet est un récipient métallique à embouchure ouverte, caractérisé en ce que la cavité a une forme qui correspond sensiblement à celle du récipient et une dimension telle que les parois de la cavité sont faiblement espacées des surfaces intérieure et extérieure du récipient de manière que le fluide circule le long des surfaces du récipient. 80- Procédé suivant la Revendication 7, caractérisé en ce que le fluide est un solvant de dégraissage. 9 - Procédé suivant la Revendication 7, caractérisé en ce que le fluide est un hydrocarbure halogéné choisi dans le groupe comprenant le trichloroéthylène et le chlorure de méthylène. 100- Appareil pour le traitement des surfaces d'un objet par un fluide capable de revêtir ou de nettoyer l'objet ou de réagir chimiquement avec lui, caractérisé en ce qu'il comprend un corps comportant une cavité intérieure pour la réception de l'objet ; des conduits pour le passage du fluide à travers la cavité, celle-ci ayant une forme et une dimension telles que le fluide qui la traverse circule le long des surfaces de l'ob- jet ; des premiers moyens de pompage aptes à faire circuler les fluides en phase liquide à travers les conduits et la cavité des deuxièmes moyens de pompage aptes à faire circuler le fluide en phase gazeuse provenant d'une source de ce fluide à travers les conduits et la cavité ; des troisièmes moyens de pompage aptes à extraire le fluide en phase gazeuse de la cavité par l'intermédiaire des conduits, de façon à réduire la pression dans la cavité ; et des moyens de distribution qui peuvent raccorder chacun des moyens de pompage successivement audits conduits. 11 - Appareil suivant la Revendication 10, dans lequel le corps comporte un couvercle pour la cavité, le couvercle étant mobile entre une position fermée et une position ouverte permettant l'introduction de l'objet dans la cavité, lequel appareil est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens à soupape qui peuvent interrompre la communication entre la cavité et une source de fluide liquide ou gazeux à travers lesdits conduits, chaque fois que le couvercle est déplacé hors de sa position de fermeture. 12 - Appareil suivant la Revendication 10 ou la Revendication 11, caractérisé en ce que les deuxièmes et les troisièmes moyens de pompage sont entraînés en synchronisme et en ce que la sortie des troisièmes moyens de pompage est raccordée à l'entrée des deuxièmes moyens de pompage 13C Appareil suivant l'une quelconque des Revendications 10 à 12, comprenant une cuve formant ledit réservoir de fluide en phase liquide, lequel appareil est caractérisé en ce que les conduits sont conçus pour renvoyer au réservoir le fluide qui traverse la cavité en phase liquide ou gazeuse et en ce que l'espace supérieur du réservoir est raccordé à l'entrée des deuxièmes moyens de pompage pour permettre le passage de la vapeur vers ces moyens. 140- Appareil suivant la Revendication 13, caractérisé en ce que le corps est pourvu de moyens de chauffage pour chauffer les parois de la cavité et en ce que des moyens de refroidissement sont prévus pour empêcher le liquide dans le réservoir d'atteindre son point d'ébullition. 15 - Appareil suivant la Revendication 13 ou la Revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend : un condenseur ., un tuyau d'alimentation pour l'envoi de vapeur et d'air de l'espace supérieur du réservoir vers ce condenseur ; un tuyau de retour pour renvoyer le fluide condensé vers le réservoir ; et un tuyau d'échappement pour l'évacuation de l'air du condenseur.