La présente invention est relative à un lève-vitre comportant un support de vitre porté par un coulisseau de forme générale plane guidé le long d'un organe tubu- laire fixe définissant une gaine, à l'intérieur de la- quelle est contenu et guidé un câble formant crémaillère, qui est en prise avec un pignon d'entraînement et sur lequel est fixée une partie du coulisseau traversant une fente longitudinale de la gaine. Dans le brevet FR 1 377 188 (WILMOT-BREEDEN), qui décrit un tel lève-vitre, l'organe tubulaire est un sim- ple tube le long duquel le coulisseau est guidé au moyen de galets qui ont un contact de roulement avec le tube, de part et d'autre de la fente longitudinale de ce der- nier, qui, comme l'ouverture à travers laquelle le pignon attaque le câble-crémaillère et comme le pignon lui-même, est située dans un plan perpendiculaire au coulisseau. Il en résulte un encombrement relativement important, trans- versalement aux panneaux de porte, là o il y a peu d'es- pace disponible, ainsi qu'une orientation telle du pignon qu'en pratique seul un entraînement par moto-réducteur peut être envisagé. La présence de galets sur le coulis- seau impose à ce dernier des courses situées tout entiè- res au-dessus du pignon d'entraînement, ce qui entraîne pour le tube-guide et pour Je câble un surplus de lon- gueur, au-delà de la zone utile. Le but de l'invention est de perfectionner le lève- vitre connu, dans le sens d'une simplification des moyens de guidage du coulisseau, d'une réduction de longueur de l'organe tubulaire et du cAble, et d'une diversification du mode d'actionnement du pignon d'entraînement. A cet effet le lève-vitre suivant l'invention est caractérisé en ce que l'organe tubulaire est constitué par un profilé dont l'âme est approximativement paral- lèle au plan du coulisseau et dont l'un des bords forme une aile, ou nervure, en saillie sur l'âme du profilé, qui est enserre par au moi-s un élément du coulisseau pour le guidage à contact glissant de ce dernier, tandis que l'autre bord du profile est roulé de manière à former la gaine contenant le ceb!ecrhm-aillre et à définir en- tre sa lèvre libre et l'âme du profil la fente longitu- dinale que traverse la partie correspondante du coulis- seau, fixée sur le câble. Le guidage du coulisseau est ainsi obtenu, sans organe roulant, par un contact purement glissant entre les bords respectifs du profile et, d'une part, des élé- ments du coulisseau qui, si ce dernier, comme il est préférable, est en tôle, peuvent âtre réalisés par dé- coupage et pliage, avantageusement avec interposition de pièces de glissement en une matière à faible coeffi- cient de frottement. d'autre part, le câble lui-même, solidarisé avec le coulisseau. De plus la surface ex- terne convexe de la gaine reste libre de tout contact avec le cculisseau, de sorte qu'il est possible que ce dernier franchisse sans entrave la zone de montage du pignon d'entraînement en prise avec le câble- crémaillère à travers une découpe de la gaine. Cette possibilité permet de donner à l'organe tubulaire et au câble lui- même une longueur égale, ou à peine supérieure, à la course utile du coulisseauo Il est en particulier possible, et avantageux, de disposer le mécanisme A pignon d'entraînement à peu pres au milieu de la longueur de l'organe tubulaire, ce qui permet de prévoir pour le logement de la partie du câble qui, pendant les courses du coulisseau, est déplacée hors des extrémités de l'organe tubulaire, deux tubes souples identiques raccordés à ces extrémités et ayant, de façon classique, un tracé curviligne adapté à la con- figuration du caisson de porte. L'orientation parallèle au coulisseau donnée sui- vant l'invention au profilé constituant l'organe tubu- laire permet de prévoir cette même orientation pour le pignon d'entraînement, qui attaque alors le càble- crémaillère à travers une découpe de la gaine située dans une position diamétralement cpposée à la fente lon- gitudinale. Cette disposition, qui implique que l'arbre du pignon est approximativement perpendiculaire aux pan- neaux de porte, laisse toute liberté quant au choix du mode d'actionnement de cet arbre qui peut être manuel, avec une commande soit directe, soit transmise par cour- roie crantée, ou bien être produit par un moteur élec- trique. L'invention sera explicitée au cours de la descrip- tion qui va suivre, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: - la fig. 1 est une vue en coupe transversale d'une porte de véhicule équipée d'un lève-vitre selon l'inven- tion; - la fig. 2 est une vue schématique en élévation du lève-vitre; - la fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2, à travers le profilé de guidage; - la fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 2, prise transversalement au coulisseau; - la fig. 5 est une vue en élévation d'une pièce de glissement interposée entre une aile de guidage du profilé et le coulisseau; - la fig. 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 4; - la fig. 7 est une vue en plan, à plus grande échelle, du coulisseau avant son assemblage avec le câble-crémaillère; - la fig. 8 est une vue en coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 2, à travers le boîtier de montage du pignon d'entraînement; - la fig. 9 est une vue en coupe suivant la ligne 9-9 de la figure 2, représentant l'assemblage d'un tube coudé d'extrémité avec le panneau interne de la porte; - - la fig. 10 est une vue en coupe suivant la ligne -10 de la figure 2, montrant la fixation sur le panneau interne de porte de la platine supportant une poulie mo- trice crantée et sa manivelle d'actionnement; - la fig. 11 est une vue en élévation montrant l'actionnement par commande manuelle directe du pignon d'entraînement du câble-crémaillère; - la fig. 12 est une vue en élévation montrant une commande par moto-réducteur.du pignon d'entraînement du cable-crémaillère. La porte 1 de véhicule automobile représentée à la figure l a, de façon classique, une forme générale galbée définie dans la moitié inférieure de la porte par un pan- neau externe cintré 3, qui est assemblé avec un panneau interne 4 en formant un caisson 6. Le bord inférieur horizontal 7 de la vitre 2 (fig.2), supposée en position haute extrême, est retenu dans un profilé 5 en forme de Ut, qui est lui-même relié à un support de vitre 8 auquel est fixé, au moyen de boulons 9, un coulisseau 11 constitué essentiellement par une plaque plane en tôle qui a la forme générale d'un double trapèze et est guide de façon glissante le long d'un pro- filé 12 qui, dans le plan de la figure 1, a une forme cintrée correspondant au galbe de la porte, mais qui, dans la projection représentée à la figure 2, est recti- ligne et oblique. Dans ce profilé est également guidé un cAblecrémaillère 13 solidarisé avec le coulisseau et entraîné au moyen d'un pignon 14 situé à peu près au milieu de la longueur du profilé 12. Comme le montre la figure 3, le profilé 12 dont l'âme 16 est pratiquement parallèle au plan du coulisseau 11 sous réserve du galbe mentionné précédemment, comporte sur l'un de ses bords une aile 17, coudée à 900 par rap- port à l'âme 16 assurant le guidage du coulisseau 11, et son autre bord est roulé cylindriquement de manière à définir une gaine tubulaire 18 à l'intérieur de laquelle le câble-crémaillère 13 est guidé à contact glissant, et qui délimite entre sa lèvre libre 19 repliée parallèlement à l'âme 16 et cette âme même une fente longitudinale 21 traversée par une partie 22 du coulisseau (fig. 4) se prolongeant de manière à enserrer le câble-crémaillère et à être solidarisé avec lui. Le profilé 12 est fixé sur la porte dans une posi- tion o l'âme 16 est appuyée sur le fond 24 de cavités 26 obtenuespar déformation du panneau interne 4, au moyen de deux pattes 25 qui sont fixées sur le panneau de porte interne 4 par des boulons 23 et sont soudées sur l'âme 16. Pour la coopération du coulisseau il avec l'aile de guidage 17 du profilé 12 deux pattes 27, découpées dans la tôle du coulisseau, sont rabattues à 90 et sont elles-mêmes découpées de manière à présenter la forme d'un U (fig. 4). A l'intérieur de cette découpe en U est insérée une pièce de glissement 28 (fig. 4 et 5), elle- même en forme de U, en une matière à faible coefficient de frottement, dont les branches et le fond comportent des rainures 29 dans lesquelles sont encastrées les par- ties correspondantes de la découpe en U des pattes 27, l'aile 17 étant alors insérée dans l'ouverture de la pièce en U 28. Au droit de la gaine 18 une découpe rectangulaire 31 donne naissance à une lame 32 qui est coudée perpen- diculairement au plan du coulisseau, puis contre-coudée parallèlement à ce plan en formant la partie 22 déjà mentionnée, traversant la fente 21 de la gaine 18, Dans la zone marginale de la lame 32 qui prolonge la partie 22 sont formés deux groupes de languettes 33a, 33b, cintrées cylindriquement et serties dans des creux 34 du cable- crémaillère 13, entre les spires de ce dernier insérées dans des fentes 36 séparant les languettes. Ces languet- tes s'étendent sulr une longueur d'arc légèrement supé- rieure à 90 , de manière à laisser dégagées les spires formant denture du câble-crémaillère sur une longueur d'arc suffisante pour permettre la mise en prise avec le pignon d'entraînement 14. Les languettes 33a d'un groupe sont orientées dans un sens et les languettes 33b de l'autre groupe sont orientées dans l'autre sens, de ma- nière à retenir positivement Le câble et à assurer une liaison rigide du câble et du coulisseau. Bien entendu la courbure des languettes 33a, 33b est telle qu'elles n'ont pas de contact glissant avec la surface interne de la gaine 18 et qu'elles sont rentrées à l'intérieur des creux de denture. Autrement dit le diamètre externe des languettes est inférieur à celui du câble. Ainsi qu'il ressort de la figure 8, le pignon d'en- tralnement 14 est fixé sur un arbre 37 qui tourillonne dans un boîtier 38 comprenant deux coquilles 39, 41, qui sont respectivement boulonnées en 42 sur le panneau in- terne de la porte, et fixées en 43 surl'gre 16 du profilé 12, et qui sont réunies l'une à l'autre par sertissage en 44. La rigidité de la première coquille 39 est accrue au moyen de nervures latérales 46 et l'extrémité en porte- à-faux 47 de cette coquille est cintrée de manière à épouser la forme convexe de la gaine 18 et avoir avec elle une liaison rigide obtenue par soudage. La seconde coquille 41 comporte une partie 48 en forme de cuvette, qu'entoure avec jeu une poulie crantée 49 solidaire de l'arbre 379 sur laquelle passe une cour- roie crantée 51 entraînée par une poulie motrice 52 tou- rillonnant dans une monture qui comporte une platine 53 fixée sur le panneau interne de porte 4, et dont l'arbre peut être entrainé manuellement au moyen d'une manivelle 54. La figure 10 montre que l'un des bords 55, replié parallèlement à lui-môme, de la platine 53 est engagé dans une ouverture 55a du panneau 4,avec immobilisation par boulonnage en 60. Un frein d'irréversibilité 56 est monté à l'inté- rieur de la cuvette 48 située à l'intérieur de la poulie crantée 49. Ce frein est de construction classique et comporte essentiellement un ressort 57 inséré à force et sous tension dans la cuvette 48 pour assurer l'immobili- sation de la poulie, qui peut toutefois tourner librement lorsqu'un couple lui est appliqué par l'effet du des- serrage du ressort dû à l'action d'une fourchette 58 intérieure au ressort, qui est solidarisée avec le moyeu 59 de la poulie et est en prise avec l'extrémité du res- sort 57. Comme le montre plus particulièrement la figure 2, le pignon 14 attaque le càble-crémaillère 13 à travers une découpe 61 pratiquée dans la gaine 18, dans une posi- tion diamétralement opposée à la fente 21. Dans la position haute extrême de la vitre repré- sentée à la figure 2, le coulisseau 11 est lui-même ar- rêté à l'extrémité supérieure du profilé 12 et le c&ble- crémaillère est à mi-longueur sorti de la gaine 18. Il est alors logé dans un tube souple 62 raccordé à l'ex- trémité haute de la gaine 18 et coudé suivant une orien- tation essentiellement horizontale et fixé au panneau interne 4 au moyen d'un collier 63 enserrant le tube et comportant deux branches dont les extrémités 64 sont fixées par clipsage dans une ouverture du panneau 4. Pour permettre au câble-crémaillêre de trouver sa place lorsqu'il émerge à mi-longueur de l'extrémité inférieure de la gaine 18 pour la position basse extrême représen- tée en 7a de la vitre, un tube 62 identique au précédent est fixé lui aussi au panneau de porte par un collier 63 et raccordé à l'extrémité inférieure de la gaine 18. Comme le montre la figure 2, les boulons 9 de fixa- tion du support de vitre 8 sont engagés dans deux fentes du coulisseau 11, qui permettent au coulisseau de prendre une orientation déterminée par l'obliquité du profilé 12. La commande à distance par courroie crantée prévue dans l'exemple précédent est remplacée, à la figure 11, par une commande manuelle directe au moyen du levier 54 qui entraîne l'arbre 37 du pignon 14. La figure 12 représente le cas o l'entraînement du pignon est commandé par un moto-réducteur 66. - REVENDICATIONS - 1 - Lève-vitre comportant un support de vitre porté par un coulisseau de forme générale plane guidé le long d'un organe tubulaire fixe définissant une gaine, à l'in- térieur de laquelle est contenu et guidé un câble formant crémaillère, qui est en prise avec un pignon d'entraîne- ment et sur lequel est fixée une partie du coulisseau traversant une fente longitudinale de la gaine, caracté- risé en ce que l'organe tubulaire est constitué par un profilé (12) dont l'âme (16) est approximativement paral- lèle au plan du coulisseau (11) et dont l'un des bords forme une aile (17) , ou nervure, en saillie sur l'âme du profilé, qui est enserrée par au moins un élément (27) du coulisseau pour le guidage à contact glissant de ce der- nier, tandis que l'autre bord du profilé est roulé de ma- nière à former la gaine (18) contenant le câble-crémail- lère (13) et à définir entre sa lèvre libre (19) et l'âme (16) du profilé la fente longitudinale (21) que traverse la partie correspondante (22) du coulisseau, fixée sur le câble. 2 - Lève-vitre suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que le coulisseau (11) est constitué essentiel- lement par une pièce en tôle dans laquelle sont formées deux pattes (27) rabattues à 90 , découpées en forme de U, dans chacune desquelles est fixée une pièce de glis- sement (28), en une matière à faible coefficient de frot- tement, également en forme de U, qui enserre l'aile (17) du profilé (12). 3 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la partie (22) du coulisseau (11) qui traverse la fente longitudinale (21) de la gaine (18) comporte deux groupes de languettes (33a, 33b) cin- trées cylindriquement et serties dans des creux du câble- crémaillère (13) sur une longueur d'arc légèrement supé- rieure à 900, les languettes des groupes respectifs étant orientées en sens opposé, de telle sorte que le câble- crémaillère est retenu rigidement entre les languettes tout en présentant une denture bien dégagée sur une lon- gueur d'arc suffisante pour permettre la mise en prise avec le pignon d'entraînement (14). 4 - Lève-vitre suivant lune des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'axe du pignon d'entrainement (14) est à peu près perpendiculaire à l'âme (16) du pro- filé (12) dont le bord roulé (18) comporte, au droit du pignon, une découpe (61) située en position diamétrale- ment opposée à la fente longitudinale (21). - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 4e caractérisé en ce que l'arbre (37) du pignon (14) tourillonne dans un bottier (38) comprenant deux coquilles (39, 41) qui sont fixées respectivement sur le panneau in- terne (4) de la porte et sur l'âme (16) du profilé (12) et qui sont réunies l'une à l'autre, l'extrémité en porte-à- faux (47) de la première coquille (39) étant cintrée de manière à épouser la convexité de la gaine (18) et à avoir avec elle un contact serré. 6 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le pignon d'entraînement (14) est monté approximativement au milieu de la longueur du profilé (12). 7 - Lève-vitre suivant la revendication 6, caracté- risé en ce que, pour le logement de la partie du câble, qui pendant les courses du coulisseau (11) est déplacée hors des extrémités de l'organe tubulaire (12), deux tu- bes souples identiques (62) sont raccordés à ces extré- mités. 8 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le profilé (12) est fixé sur le panneau interne (4) de la porte, dans une position ou l!âme (16) est appuyme sur le fond (24) de cavités(26) 250004S formées dans le panneau. 9 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ceque sur l'arbre (37) du pignon (14) est fixée une poulie crantée (49) pour la commande manuelle à distance de l'entraînement, avec transmission par courroie crantée (51). - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 a 8, caractérisé par une commande manuelle directe (54) de l'entraînement. 11 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'arbre (37) du pignon est en- traîné par un moto-réducteur (66). 12 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par un frein d'irréversibilité (56) as- socié à l'arbre (37) du pignon d'entraînement (14). 13 - Lève-vitre suivant l'une des revendications 1 à 12, destiné à être incorporé à une porte de véhicule automobile dont le panneau externe et la vitre sont gal- bés, caractérisé en ce que l'ame (16) du profilé (12) est perpendiculaire à un plan transversal à la porte passant par la ligne médiane de l'âme et dans ce plan le profilé présente une courbure correspondant au galbe du panneau externe (4).