La présente invention concerne un procédé et un appareil permettant de produire de l'énergie électrique utilisable à partir de grande quantité de fluide s'écoulant à une vitesse relativement faible par exemple à partir du flux de la marée, de l'élévation d'eau de la marée et des courants marins, ou à partir du vent. L'écoulement de l'eau retenue derrière des barrages après la marée montante peut également faire fonctionner l'appareil, de même que des hélices à faible vitesse entrainées par le vent. I1 ne manque pas de propositions pour "aménager" hydro-électriquement les marées afin d'en tirer de l'énergie électrique, mais la plupart de ces propositions sont ou bien irréalisables, ou bien désastreuses sur le plan ecologique, ou bien seraient d'un coat tellement élevé qu'elles en deviennent impossibles. Le problème qui se pose à propos du flux de la marée ou des courants océaniques est que, bien que d'énormes quantités d'eau soient en mouvement, leur vitesse est faible, de l'ordre de un à cinq noeuds, atteignant rarement dix noeuds. Le flux de la marée et les courants océaniques sont donc trop lents pour entraîneur des turbines normales et produire de l'électricité. De plus, dans le cas du flux dé la marée, il n'y a pas de dénivellation d'eau pour entrainer une turbine > mais simplement un déplacement de l'eau, alors que dans le cas de l'élévation de l'eau par la mare, il y a bien une petite denivellation, mais elle n'atteint que trois mètres en moyenne. Par conséquent, les débits d'eau sont extrêmement faibles en comparaison avec ceux utilisés dans les installations hydro-électriques ordinaires, ou les dénivellations d'eau peuvent atteindre jusqu'à 300 mètres. Ainsi, par exemple, les barrages qui ont été construits ou proposés sur les estuaires ne peuvent produire de l'électricité qu'entre la marée haute et la marée basse, alors que l'eau retenue derrière le barrage est libérée dans les turbines, la dénivellation d'eau étant en tous cas extrêmement faible, à savoir de 3 mètres en moyenne, si bien que les débits sont rela vivement bas et que les génératrices normales utilisées ont besoin d'un grand nombre de pales. L'invention propose de produire un flux d'eau à grande vitesse suffisant pour entraîner une génératrice électrique à vitesse de révolution élevée, à partir d'un flux lent constitué soit par le flux de la marée, les courants oceaniques, le courant d'une rivière, l'ecoule- ment qui résulte de k retenue derrière un barrage de l'eau élevée par la marée, soit par le vent. Selon un de ses aspects, l'invention propose un procédé pour amplifier un flux de fluide, où le flux naturel sensiblement horizontal de vitesse relativement faible d'un fluide naturel sert à faire tourner un moyen rotatif d'axe sensiblement horizontal disposé de manière à agir directement sur un fluide de travail et à faire passer le fluide de travail dans un système de tuyaux, sans formation d'une dénivellation, jusqu'à un amplificateur de flux se présentant sous la forme d'un étranglement, si bien que le flux du fluide de travail est suffisant pour entraîner un moyen de production d'électricité. Selon un autre aspect de l'invention, il est proposé un appareil permettant d'amplifier un flux de fluide, qui comprend un ensemble de tuyaux, un amplificateur de fluide constitué par un étranglement dans l'ensemble des tuyaux, un moyen disposé dans l'amplificateur de flux et conçu pour être entrarner par l'écoulement d'un fluide de travail dans ledit amplificateur de flux et pour entraîner un moyen de production d'électricité, un moyen rotatif pouvant tourner sur un axe sensiblement horizontal associé audit ensemble de tuyaux afin de faire passer un fluide de travail, sans formation de dénivellation, jusqu'audit amplificateur de flux, et un moyen qui peut être entraîné par l'écoulement naturel sensiblement horizontal à vitesse relativement faible d'un fluide naturel afin de faire tourner le moyen rotatif. Selon un autre aspect, l'invention propose de produire de l'électricité à l'aide du procédé et de l'appareil indiqué ci-dessus. L'électricité ainsi produite peut servir à l'électrolyse de l'eau pour la production d'hydrogène destiné & être utilisé comme combustible chimique. I1 existe de nombreuses propositions pour aménager l'énergie des vagues et des marées en les utilisant pour faire fonctionner des pompes à pistons servant elles-mêmes à élever un fluide de travail, ordinairement l'eau de la mer ou du lac dans lequel l'opération se déroule, jusqu'à un réservoir élevé et pour constituer une dénivellation d'eau dont l'énergie potentielle sert à la production d'électricité. Au contraire de ces propositions de la technique ante- rieur, l'invention consiste à utiliser l'écoulement naturel sensiblement horizontal à vitesse relativement faible d'un fluide naturel pour faire tourner un moyen rotation, par exemple une vis d'Archimède, afin de pomper le fluide de travail jusqu'à l'amplificateur de flux, sans que soit formee une dénivellation pour le fluide de-travail, si bien que le mouvement relativement lent d'une grande quantité du fluide naturel est transformé directement en un flux ajustable, mais beaucoup plus rapide, d'une quantité relativement faible du fluide de travail, laquelle peut alors servir à produire de l'électricité. Le fluide de travail peut circuler en circuit fermé, ou bien dans un circuit ouvert dans lequel le fluide naturel, par exemple l'eau de la mer ou de la rivière, est également le fluide de travail. Dans chaque cas, l'écoulement lent du fluide naturel, à savoir l'eau de la mer ou de la rivière, ou bien l'air, sert à pomper des quantités relativement faibles du fluide de travail dans un ensemble de tuyaux conduisant à un étranglement où un écoulement rapide du fluide de travail est obtenu, cet écoulement rapide servant à entraîneur une turbine > ou tout autre moyen d'excitation d'une génératrice permettant de produire de l'électricité. Ainsi l'invention peut servir à produire de l'électricité à partir de l'énergie du vent, du courant d'une rivière, du flux de la marée, le flux de la marée se distinguant ainsi de l'élévation dteau de la marée, bien qu'il puisse être fait usage de l'écoulement d'eau résultant de la retenue des eaux de la marée montante à l'aide de barrages, et des courants marins. I1 est évident que, si de l'énergie est extraite du mouvement de liteau, seule une partie de l'énergie totale disponible peut être extraite, sinon le mouvement s'arrête. Ainsi, puisque, par exemple, le mouvement des marées est si important et que la quantité d'énergie à extraire ne représente qu'une très faible proportion, le rendement de l'appareil de l'invention ne doit pas être élevé. Par conséquent, la construction de l'équipement n'est pas un facteur crucial du coté de la basse pression et peut être réalisée en matériaux légers, avec des tolérances larges, et par des travailleurs non spécialisés. Dans le cas du courant d'une rivière ou des courants marins, l'électricité peut être produite 24 heures sur 24, et, dans le cas du mouvement des marées, il existe des cotes suffisamment longues pour que le moment de la marée haute et du flux maximal se décale progressivement sur une telle c8te et qu'ainsi une importante partie des appareils installés puisse toujours produire de l'électricité. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris a la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation illustrés par les dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 est une vue en plan d'un appareil de production d'électricité a partir du mouvement de la marée selon l'invention - la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1 ; et - la figure 3 est une vue en plan d'une variante de l'appareil des figures 1 et 2. On se reporte maintenant aux figures 1 et 2 > sur lesquelles est présenté un appareil permettant de produire de l'électricité à partir d'un flux d'eau, l'appareil pouvant être disposé en tout point approprié d'une côte, dans un courant marin ou dans le lit d'une rivière. L'appareil est constitué de deux tuyaux 1 et 2 remplis d'eau et montés sur des piliers 3 reposant sur le fond de la mer. Alors que l'appareil aurait pu être placé sur le fond de la mer, on pense que, s'il est monté sur des piliers, le balayage du fond de la mer par la marée ne se produira pas ou sera minimisé. De plus, l'appareil est moins susceptible d'être endommagé par des cailloux ou obstrué par le sable que peut déplacer le mouvement de la marée. Les tuyaux 1 et 2 sont obturés hermétiquement à une extrémité (extrémité gauche sur la figure 1) et sont raccordés à plusieurs chambres transversales 4 dans chacune desquelles est montée une roue5 du typevis d'Archimède tournant sur un arbre 6 sensiblement horizontal, une seule des chambres etant présente en détail. Ononote que la roue pompe l'eau du tuyau 1 vers le tuyau 2, ou bien du tuyau 2 vers le tuyau 1, selon le sens dans lequel elle tourne. L'arbre 6 se prolonge au-delà de la chambre et porte un dispositif d'entraînement à faible vitesse 7 formé de plusieurs hélices montées sur le même arbre 6. Le cas échéant, les hélices peuvent être entourées par un tube 8 de canalisation d'écoulement.On note que le flux de la marée, indiqué par la flèche épaisse 9, fait tourner le dispositif 7 dans un sens ou dans l'autre et fait pomper l'eau par la roue 5 d'un tuyau vers l'autre ou inversement. Les tuyaux 1 et 2 conduisent à un tuyau de raccordement 10 dans lequel se trouve une vanne 11 de dérivation d'écoulement des tinee à empêcher l'eau qui passe dans le tuyau 1 ou 2 d'entrer dans l'autre. Le tuyaux 10 conduit à un resserrement, ou un étranglement, 12, où le flux d'eau est amplifié afin que l'eau passe, à une vitesse beaucoup plus élevées dans une chambre 14 correspondant à l'emplacement de la turbine d'une gen6- ratrice hydro-électrique classique. La chambre de la turbine contient une turbine entrainant un générateur 15. Un tuyau de sortie 16 partant de la chambre de la turbine conduit à deux tuyaux de retour 17 et 18, le tuyau 17 conduisant au tuyau 1 et le tuyau 18 au tuyau 2. Les entrées des tuyaux 17 et 18 sont commandées par des vannes 19 et 20. Pour expliquer le fonctionnement de l'appareil qui vient d'être décrit, on va supposer que le mouvement de la marée s'exerce dans le sens des petites flèches voisines de la flèche 9 de la figure 1 et que ce flux d'eau entraine le dispositif 7 de façon que la roue 5 pompe l'eau du tuyau 1 vers le tuyau 2. Les vannes 11 et 20 sont dans les positions indiquées, la vanne ll dirigeant l'écoulement du tuyau 2 vers le resserrement 12, et la vanne 20 empêchant l'eau de passer dans le tuyau de retour 18. L'eau qui est pompée par toutes les roues 5 de toutes les chambres 4 passe alors du tuyau 2 dans ltetranglement, ou elle entraine la turbine et le générateur 15, puis revient par le tuyau 17 jusqu'au tuyau 1. Lorsque la marée change de sens, le sens de rotation du dispositif 7 s'inverse, et les vannes 11, 19 et 20 passent à l'autre position. Ainsi, l'eau est pompée du tuyau 2 vers le tuyau 1, passe dans le resserrement 12 et revient par le tuyau 18 jusqu'au tuyau 2. Comme cela a été indiqué ci-dessus, il existe plusieurs chambres transversales 4 possédant chacune un dispositif 7 d'entrainement à basse vitesse et une roue 5, le nombre des chambres 4 devant être le plus grand nombre possible pour l'ensemble de tuyaux particulier. Le cas échéant, l'ensemble des tuyaux 1 et 2 et des chambres transversales 4 peut être multiplié et disposé de manière à alimenter le tuyau de raccordement 10 de façon qu'une seule génératrice soit desservie par plusieurs ensembles de tuyaux. La pression qui s'exerce sur les roues 5, les dispositifs d'entratnement 7 et les tuyaux 1 et 2, présentant des diamètres relativement importants, est relativement basse. Par conséquent, la construction de ceux-ci n'est pas spéciale, et ils peuvent être faits en des matériaux bruts légers, à des tolérances faibles, et par des ouvriers non spécialisés. Même s'il advenait des dommages à certaines des roues et à certains des dispositifs d'entraînement, l'appareil continuerait de fonctionner de façon satisfaisante, quoiqu'à un rendement inférieur, pour autant que les tuyaux 1 et 2 restent hermétiquement fermés. La roue 5 du type vis peut être faite en métal mince et comporte de préférence une jupe antifriction qui assure une étanchéité convenable au niveau de la surface intérieure de la chambre 4. Selon un autre mode de réalisation, les roues peuvent être montées dans un tube, le bord de la vis d'Archimède étant soudé hermétiquement sur la face interne du tube. Une vis de ce type fait avancer du fluide lorsqu'elle tourne. Les problèmes d'étanchéité sont beaucoup plus faciles à résoudre, puisque le joint peut être un joint annulaire au lieu d'un joint spiral, ce joint annulaire étant placé entre l'extérieur du tube et l'intérieur de la chambre 4. Au lieu d'une roue du type vis d'Archimède, il est possible d'utiliser plusieurs roues à pales adaptées dans un tube, l'étanchéité étant assurée entre l'extérieur du tube et 1 intérieur de la chambre 4. Toutefois, il apparat qu'une roue à pales est moins efficace qu'une vis d'Archimède Le pas et le diamètre de la vis d'Archimède sont ajustés visà-vis du débit d'eau de la marée et du diamètre des dispositifs 7. Si l'appareil est installé en eau de mer, le développement de la vie marine, par exemple sous forme de bernacles, peut finir par se révéler ennuyeux. On pense que cet inconvénient peut être surmonté au moyen d'une électrolyse réversible, selon laquelle on rend l'ensemble de tuyaux alternativement anodique ou cathodique dans un circuit comprenant une barre métallique servant respectivement de cathode ou d'anode. Cette opération ne doit vraisemblablement autre effectuée que par intermittenace, peut-être chaque semaine ou chaque mois, la fréquence étant fonction des conditions sous-marines existant dans la région où l'ensemble de tuyaux est placé. Si les tuyaux 1 et 2 sont suffisamment longs et s'il existe un nombre suffisant de chambres transversales 4, il est possible de placer une génératrice à chaque extrémité des tuyaux, de sorte que les extrémités des tuyaux 1 et 2, qui sont hermétiquement fermées sur la figure 1 (extrémités gauches), pourraient porter un autre ensemble tuyau de raccordement, étranglement, chambre de turbine et tuyaux de retour. On note que l'appareil utilise en permanence la même eau dans l'ensemble des tuyaux si bien que, pour minimiser la corrosion, il est possible de remplir l'ensemble des tuyaux d'eau douce ou d'un autre liquide, au lieu d'eau de mer. Pour mettre en place l'appareil, qui est fabriqué à terre, on fait flotter l'appareil, rempli d'air, jusqu'à la position où il doit être immergé. En faisant passer de l'eau douce de réservoirs du navire d'accompagnement jusque dans l'appareil, tout en laissant l'air présent dans l'appareil stéchapper, on peut immerger l'appareil en tout point voulu. Lorsque l'appareil arrive au-dessous de la coque du navire d'accompagnement, on l'attache à l'aide de câbles à des treuils et on l'abaisse de façon contrôlée, jusqu'à ce qu'il atteigne la hauteur correcte au-dessus du fond de la mer. Tout autour de l'appareil, on guide des piliers de façon qu'ils tombent verticalement jusqu'au fond de la mer. Ceci peut être effectué à distance ou bien avec l'aide de plongeurs à scaphandre autonome, et ces piliers sont fixés en position une fois arrivés au fond, de sorte que l'appareil repose sur les piliers et que son envers est bien séparé du fond de la mer. Si, à la suite de fuites,de de l'eau de mer entre dans les tuyaux, il est toujours possible d'y pomper de l'eau douce à partir d'un navire d'entretien. Comme cela a été indiqué ci-dessus, on monte l'appareil sur des piliers afin d'éviter le balayage du fond de la mer par le mouvement de l'eau entre l'envers de l'appareil et le fond de la mer, et également pour que l'appareil soit moins susceptible d'être endommagé ou empêche' de fonctionner par des cailloux ou du sable qui pourraient ltobs- truer. Un avantage qui pourrait être tiré de l'installation de cet appareil est que la zone pourrait être utilisée pour la pisciculture sans pour autant empêcher le passage de navires au-dessus de l'appareil. Seule- la pêche serait interdite, car des filets ou des lignes ne peuvent pas être utilisés dans cette zone. Même si l'appareil est partiellement endommagé, il continue de fonctionner dans la plupart des cas, à un rendement moindre. Des réparations peuvent être effectuées au fond de la mer par des plongeurs, ou bien l'appareil peut être simplement remonté par pompage d'air dans les tuyaux. Dans le cas d'un mécanisme interne à eau douce en circuit fermé, de l'air peut être pompé directement, mais, dans le cas d'un circuit ouvert utilisant le milieu dans lequel l'appareil est immergé (comme ce sera le cas du mode de réalisation présenté sur la figure 3), il est d'abord nécessaire de fermer hermétiquement les chambres de façon temporaire avant d'y pomper de l'air. L'appareil doit autre conçu de façon que de l'air puisse être pompé localement dans le compartiment de la génératrice afin que celle-ci puisse fonctionner dans de l'air et non dans de l'eau, étant donné les avantages évidents qui en dérivent. L'entrée dans le compartiment de la génératrice peut s'effectuer par l'intermédiaire d'un sas placé sur le dessus du compartiment. I1 est envisagé dans de nombeux cas que des appareils puissent être montés les uns au-dessus des autres en eaux profondes. Du fait de la profondeur de l'eau ou d'autres conditions locales, des moyens peuvent être prévus sur l'appareil pour augmenter le débit d'eau passant par l'appareil, ces moyens faisant appel à un rétrécissement de l'aired'entrée de l'eau, ce qui tend à augmenter le débit de l'eau passant par les orifices disponibles. De façon évidente, ceci ne peut être réalisé que jusqu'à un certain point, mais, plus le débit peut être augmenté en raison de conditions locales variables, moins il est nécessaire d'installer de dispositifs par unité de puissance électrique produite. On peut ainsi installer plusieurs appareils vis-a-vis des conditions locales de façon qu'ils créent des vortex ou des tourbillons et utilisent alors la puissance d'un plus grand volume d'eau que celui directement associé à l'appareil en participant à l'accélération de l'eau suivant un mouvement rotatif par des moyens artificiels, à savoir, dans ce cas, la mise en place de l'appareil lui-même. I1 est connu que des tourbillons se créent dans l'eau dans des conditions correctes, et le débit d'eau en est fortement augmenté, de sorte qu'une plus grande quantité d'énergie est disponible. Le même phénomène se produit dans les tornades et les typhons, où l'air se met à tourner à grande vitesse. Toutefois, cela peut prendre des années d'expérience pour découvrir comment créer ces conditions. Alors que l'appareil qui vient d'être décrit utilise toujours la même eau dans l'ensemble de tuyaux, si bien que, pour minimiser la corrosion, il est possible de remplir les tuyaux avec de l'eau douce ou un autre liquide au lieu d'eau de mer, ceci n'est probablement pas réalisable dans le cas d'un appareil destiné à l'exploitation de l'énergie des courants marins, car cet appareil doit être établi dans une "coque", puis remorqué au lieu où le courant s'écoule de façon appropriée et efficace, puis immerge et ancré par câble sur le fond de la mer afin que l'appareil soit maintenu constamment dans la méme position, ce par quoi il est possible d'extraire de l'énergie. Dans l'immensité de l'océan, des quantités beaucoup plus importantes d'énergie peuvent être extraites, car tout ralentissement de l'écoulement des eaux par le mécanisme extracteur est amorti et compensé dans l'immensité sans limite de l'océan qui entoure le mécanisme. Lorsqu'on sait que des centaines de chevaux-vapeur sont nécessaires pour pomper de l'eau dans un tuyau d'un mètre carré de section à une vitesse de cinq noeuds, on peut imaginer les énormes quantités d'énergie qui peuvent etre extraites de l'océans où,en an un point donné d'un courant, il passe chaque seconde des milliards de tonnes d'eau. En raison du faible rendement nécessaire, l'appareil peut être fabriqué en tout materiau convenable, métal, fibres de verre, verre, béton, ou en tout matériau nouveau mis au point à cet effet. L'appareil présenté sur les figures 1 et 2 peut également être adapté à la production d'électricité à partir de l'énergie du vent. Dans ce cas, l'appareil peut être placé sur la terre ferme et le dispositif 7 d'entraînement à faible vitesse peut etre remplacé par un raccordement à une hélice, du type utilisé sur un puit artésien. Toutefois, comme l'hélice peut tourner pour se mettre face au vent, il ntest pas nécessaire de renverser le sens d'écoulement de sorte que le tuyau de retour 18 et les vannes 19 et 20 ne sont pas nécessaires ; il en est de même pour la vanne 11, car le tuyau 2 conduit en ce cas directement à l'étranglemenc 12. Dans ce cas, l'hélice entraîne un simple amplificateur hydraulique autonome, dans lequel une pompe de grande capacité et de faible vitesse entraîne un moteur de faible capacité et de vitesse élevée, entraî- nant lui-même une génératrice. Les appareils du type 2 représenté sur les figures 1 et 2 peuvent être combinés avec un barrage, auquel cas les dispositifs d'entraînement à faible vitesse seront alors insérés dans des brèches du barrage. Alors, le courant de la marée sera fortement accéléré par l'intermédiaire des tubes 8 de canalisation d'ecoulement, de sorte qu'un petit nombre de dispositifs d'entraînement et de roues seront nécessaires pour produire une quantité donnée d'énergie. Selon une autre variante de l'appareil des figures 1 et 2, l'arbre 6 se prolonge à travers la chambre 4 et porte un autre dispositif d'entraînement à faible vitesse, qui est indiqué en trait interrompu sur la partie gauche de la figure 2. Par ce moyen, l'effort exercé par la roue 5 du type vis d'Archimède est doublé et la roue est mieux adaptée à résister à toute contre-pression qui pourrait être exercée sur elle par l'eau qui est pompe dans les tuyaux 1 et 2. Comme cela a été indiqué ci-dessus, le tube 8 de canalisation d'écoulement est facultatif, mais, selon les conditions locales et le type de flux de marée, il peut être souhaitable d'utiliser un tube possédant une embouchure en forme de large entonoir à chaque extrémité afin d'accélérer l'eau dans le tube. Une certaine attention doit être apportée au dessin de la configuration extérieure du tube 8 afin d'empêcher de donner naissance à des turbulences pouvant gêner l'écoulement de l'eau ou provoquer un balayage du fond de la mer. Selon un autre mode de réalisation, l'intérieur du tube 8 de canalisation d'écoulement peut comporter plusieurs ailettes héli cotidales destinées à communiquer un mouvement rotatif à l'eau traversant le tube et, donc, à aider à la rotation des hélices du dispositif 7 d'entraînement à faible vitesse. Dans ce cas, il est possible de donner aux pâles des hélices une inclinaison plus accentuée de façon qu'elles offrent une moindre résistance à l'écoulement de l'eau tout en extrayant du courant une plus grande partie de sa force dans des conditions de moindre turbulence, les hélices successives étant ainsi moins gênées par celles qui se trouvent en avant d'elles. Selon une autre variante de l'appareil, une charpente métallique est montée sur le dessus de l'appareil et porte des bras articulés reliés à des réservoirs remplis d'air, qui peuvent commodément servir de bouées de signalisation. Les réservoirs portent des bras qui sont reliés à des tiges de piston, dont les pistons sont montés dans des cylindres disposés sur le fond de la mer, la course des pistons étant calculée pour la dénivellation entre la marée haute et la marée basse. Les cylindres portent des vannes à clapets rabattants commandant des raccordements à la mer et à un tuyau,(voir le tuyau 20 sur la figure 3 décrite ci-dessous), le montage étant conçu de telle façon que, lorsqu'un réservoir rempli d'air descend, de l'eau est attirée dans le cylindre au-dessus du piston et, lorsque le réservoir rempli d'air monte, de l'eau est poussée dans le tuyau conduisant à l'étranglement.Par ce moyen, un mouvement d'eau supplémentaire est produit dans le tuyau, non seulement par le mouvement ascendant et descendant des marées, mais également par l'action des vagues et de la houle. On se reporte maintenant à la figure 3, montrant une variante simplifiée de l'appareil, dans laquelle l'eau de mer ne constitue pas seulement le fluide à écoulement lent, mais est également utilisée comrae fluide de travail. Dans ce mode de réalisation, un tuyau 20 unique conduit à un étranglement 12, lui-même conduisant à une chambre de turbine 14 connectée a une génératrice 15. Dans ce cas également, plusieurs chambres transversales 21 sont montées sur le tuyau 20. La figure ne présente que deux de ces chambres, l'une correspondant au mouvement d'eau de la marée dans un sens et l'autre chambre correspondant au mouvement d'eau de la marée dans l'autre sens.Chaque chambre contient une roue 5 montée sur un arbre 6 sensiblement horizontal md par un dispositif 7 d'entraînement à faible vitesse, du type de celui utilisé dans l'appareil des figures 1 et 2. Une extrémité de la chambre conduit par l'intermédiaire d'un raccord 22 dans un tuyau 23 reliant directement la mer au tuyau 20. Les vannes 24 et 25 servent respectivement à permettre ou arrêter l'écoulement de la mer dans le raccord 22 et du raccord 22, ou du tuyau 23, dans le tuyau 20. A l'autre extrémité de chaque chambre, un autre raccord 26 conduit dans un tuyau 27 reliant directement la mer au tuyau 20. Des vannes 28 et 29 servent respectivement à permettre ou empêcher l'écoulement de la mer dans le raccord 26 et dans le tuyau 27. Lorsque la marée s'exerce dans le sens indiqué sur le c8té gauche de la figure 3, les vannes 24, 25, 28 et 29 qui sont associées à chaque chambre sont disposées de façon que l'eau soit pompe par la roue 5 et passe par le raccord 26 jusque dans la chambre 21 et, par le raccord 22 et le tuyau 23, jusque dans le tuyau 20. Toutefois, lorsque le sens de la marée s'inverse > comme cela est indiqué sur le côté droit de la figure 3, toutes les vannes changent de position de Sorte que l'eau s'écoule maintenant dans chaque chambre par le tuyau 23 et le raccord 22 pour aboutir dans la chambre 21 et sort de la chambre 21 par le raccord 26 et le tuyau 27 pour arriver dans le tuyau 20. Ainsi, quel que soit le sens de la marée, le sens de l'écoulement dans le tuyau 20 est toujours le même.L'appareil utilise l'eau de mer comme fluide de travail et rejette l'eau par un tuyau de sortie 30 après qu'elle a servi à produire de l'electricité. Les vannes 24, 25, 28 et 29 sont conçues pour prendre d'elles-mêmes la position voulue en fonction du sens de la marée. On note que les appareils des figures 1 ou 2 et de la figure 3 fonctionnent pendant des durées journalières beaucoup plus élevées que les installations marémotrices à barrages et que, puisque le moment de la marée varie d'un point & un autre, une importante partie du nombre total d'appareils installés se trouve à tout moment en train de produire de ltelec- trichite, Tandis que l'invention ne peut prétendre à avoir un débit électrique par appareil comparable à celui d'une centrale thermique, hydro-électrique ou nucléaire, il peut être envisagé qu'un grand nombre d'appareils soit placé le long des cOtes et relié de façon à former un réseau électrique national. L'appareil représente un investissement faible et nécessite peu d'entretien, voir d'attention, sur une période prolongée. De plus, puisque l'appareil ou sa plus grande partie sont immergés, il est acceptable du point de vue de la protection de l'environnement. Comme il ne consomme pas de combustible, il ne produit pas de pollution. En outre, l'appareil peut être conçu pour tirer partie de courants océaniques tels que le Gulf Stream, le courant du Labrador ou le courant d'Humboldt, où il pourrait produire de l'électricité 24 heures par jour. L'appareil peut également être adapté à l'exploitation de courants de rivières, en particulier au niveau de l'embouchure, où il se révélerait utile pour satisfaire des besoins locaux en électricité, en particulier en des endroits éloignés, ou pour satisfaire des besoins locaux particuliers tels que ceux d'un hôpi- tal ou ceux nécessaires à l'alimentation d'un éclairage routier. Selon une autre variante de l'appareil, les chambres transversales et les dispositifs d'entraînement à faible vitesse peuvent être associés en séries de boites ou de tours dans certaines desquelles de l'eau peut être retenue au moment de la marée montante, des raccordements entre les boites etant prévus de telle façon que, quel que soit l'état de la marée, il ait ajours écoulement d'eau d'une boîte dans une autre et passage d'eau dans l'un ou l'autre des tuyaux 1 et 2. Cette variante n'est toutefois pas très plaisante sur le plan de la protection de l'environnement. Bien entendu, l'homme de l'art peut apporter, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications au procédé et aux appareils qui viennent d'être decrits uniquement å titre d'exemples non limitatifs de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant d'amplifier le flux d'un fluide, carat térisé en ce que le flux naturel sensiblement horizontal relativement lent d'un fluide naturel sert à faire tourner sur uniaxe sensiblement horizontal un moyen rotatif conçu pour agir directement sur un fluide de travail et à faire passer ce fluide de travail à travers un ensemble de tuyaux, sans formation d'une dénivellation d'eau, jusqu'à un amplificateur de flux se présentant sous la forme d'un étranglement, de sorte que le flux du fluide de travail est suffisant pour entraîner un moyen de production d'électricité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide de travail est différent du fluide naturel. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide de travail est de l'eau douce et en ce que le fluide naturel est de l'eau de mer, de l'eau de rivière ou de l'air. 4. Procédé selon la revenaication 1, caractérisé en ce que le fluide de travail est de même nature que le fluide naturel, les deux fluides étant de l'eau de mer ou de rivière. 5. Procédé de production d'électricité, caractérisé en ce que le flux d'un fluide est anplifié par le procédé de l'une des revendications 1 à 4, et en ce que le flux du fluide de travail sert à entraîner un moyen de production d'électricité. 6. Appareil destiné à amplifier le flux d'un fluide, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble de tuyaux, un amplificateur de flux se présentant sous la forme d'un étranglement dans l'ensemble de tuyaux, un moyen entraîné placé dans l'amplificateur de flux et conçu pour être entraîné par le flux d'un fluide de travail passant dans l'amplificateur de flux et pour entraîner un moyen de production d'électricité, un moyen rotatif qui peut tourner sur un axe sensiblement horizontal associé à l'en- semble de tuyaux et qui est destiné à faire passer le fluide de travail, sans formation d'une dénivellation d'eau, jusqu'à l'amplificateur de flux, et un moyen qui peut être entraîné par le flux naturel sensiblement horizontal relativemenL lent d'un fluide naturel et qui est destiné à faire tourner le moyen rotatif. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble des tuyaux est un ensemble fermé rempli ou conçu pour être rempli par le fluide de travail. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'ensemble des tuyaux comprend deux tuyaux dont au moins un conduit à l'amplificateur de f 1 ux,les deux tuyaux étant reliés entre eux par plusieurs chambres qui contiennent chacune ledit moyen rotatif, et en ce qu'il existe un moyen permettant de ramener le fluide de travail de l'amplificateur de flux jusqu'à l'un ou l'autre des tuyaux. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est conçu pour amplifier le flux alternant d'un fluide naturel, chaque tuyau conduisant par l'intermédiaire d'un raccord commun à l'amplificateur de flux , des tuyaux de retour revenant de l'amplificateur de flux à chaque tuyau, et en ce qu'il existe des vannes destinées à commander le flux du fluide de travail de façon que, lorsque le moyen rotatif fait passer le fluide de travail du premier au second tuyau, le fluide de travail est contraint de passer du second tuyau dans l'amplificateur de flux pour revenir par un premier tuyau de retour au premier tuyau, et, lorsque le moyen rotatif fait passer le fluide du second au premier tuyau en raison d'un changement du sens du flux du fluide naturel, le fluide de travail soit contraint à passer du premier tuyau dans l'amplificateur de flux pour revenir par un second tuyau de retour au second tuyau. 10. Appareil selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que les deux tuyaux sont raccordés à chaque extrémité à un amplificateur de flux et à un moyen de retour. 11. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'appareil est conçu pour utiliser le fluide naturel comme liquide de travail. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un tuyau fermé raccordépar une extrémité à l'amplificateur de flux, des chambres de pompage contenant ledit moyen rotation, des tuyaux raccordant chaque extrémité de chaque chambre de pompage au tuyau fermé et au fluide naturel, et des vannes commandant les tuyaux de manière que, quel que soit le sens selon lequel le fluide naturel circule, il traverse suivant l'un ou l'autre sens les chambres de pompage et ceux des tuyaux qui sont appropriés pour parvenir dans le tuyau fermé lorsque le fluide naturel peut circuler dans les chambres de pompage. 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce que chaque moyen rotatif est constitué par une roue du type vis d'Archimède. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que la roue est enfermée hermétiquement à l'intérieur d'un tube qui est monté hermétiquement dans une chambre cylindrique. 15. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisé en ce que le moyen qui peut être entraîné par le fluide naturel consiste en une ou plusieurs hélices montées sur un arbre commun avec celui du moyen rotatif. 16. Appareil selon la revendication 13 ou 14, et selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'arbre traverse la chambre ou une chambre, contenant le moyen rotatif et comporte une ou plusieurs hélices à chaque extrémité. 17. Appareil selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que la ou les hélices sont entourées par un tube de canalisation d'écoulement. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'intérieur de chaque tube de canalisation d'écoulement comporte plusieurs ailettes hélicoldales. 19. Appareil selon la revendication 8 et l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que le moyen qui peut être entraîné par le fluide naturel consiste en une hélice destinée à être mCe par le vent et montée de manière à pouvoir tourner pour faire face au vent. 20. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 18, caractérisé en ce qu'il est destiné à fonctionner en utilisant l'eau de mer comme fluide naturel et en ce qu'une charpente montée sur le dessus de l'appareil porte des bras articulés reliés à des réservoirs flottants dotés de bras reliés à des tiges de piston dont les pistons sont montés dans des cylindres qui présentent des vannes, le montage étant conçu de façon que, lorsqu'un réservoir descend du fait de la marée ou de l'action des vagues, de l'eau est attirée dans le cylindre au-dessus du piston et, lorsque le réservoir s'élève, l'eau est poussée dans l'ensemble de tuyaux. 21. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 18, caractérise en ce que le moyen qui peut être entraîné par le flux du fluide naturel est associé à une série de boîtes ou de tours dans au moins certaines desquelles de l'eau peut être retenue pendant la marée montante, des raccordements entre les bottes ou les tours étant prévus pour que, quel que soit l'état de la marée, de l'eau circule d'une botte ou d'une tour & BR entrasse par le flux du fluide naturel. 22. Appareil destiné à produire de l'électricité, carac crise en ce qu'il comprend au moins un appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 21, monté pour entraîner un moyen de production d'électricité. 23. Procédé permettant d'amplifier le flux d'un fluide, caractérisé en ce que plusieurs appareils selon l'une quelconque des revendications 6 à 18 ou la revendication 22, qui sont conçus pour fonctionner en utilisant de l'eau comme fluide naturel, sont disposés à l'intérieur du fluide naturel de manière à pouvoir produire un vortex ou un tourbillon, dont la force sert à entraîner ledit moyen qui peut être entraîné par le flux naturel du fluide naturel.