L'invention se rapporte aux dispositifs d'écoulement goutte à goutte, qui sont de plus en plus utilisés dans divers domaines industriels, par exemple pour l'irrigation ou l'aspersion. Jusqu'à présent, les dispositifs utilisés sont de deux types. Un premier dispositif, dit "capillaire" comporte des tubes, en gé, néral en matière thermoplastique telle que du polyéthylène, dont on utilise une longueur plus ou moins grande selon le débit que l'on veut obtenir. I1 est toutefois très difficile de réaliser des tubes ayant exactement les cotes désirées, et d'autre part on est amené souvent à utiliser une grande longueur de tube, pouvant atteindre soixante quinze centimètres, ce qui en rend l'application malaisée pour des usages tels que le désherbage et les travaux annexes. Enfin, le débit d'écoulement augmente en même temps que la pression du fluide, ce qui rend pratiquement impossible la réalisationd'installation d'arrosage à débit uniforme sur une surface donnée, dans le cas où par exemple le terrain présente des dénivellations sur cette surface. Le deuxième dispositif classique comporte des gicleurs à très petite section préréglée qui ne peuvent évidemment fournir le débit désiré que pour la seule pression pour laquelle ils ont été calculés ; si cette pression varie, le débit varie également ; en outre, comme la section de ces gicleurs est très petite, ils sont sujets à se colmater partiellement ou même totalement sous l'effet des impuretés contenues dans l'eau, ou simplement des dépôts calcaires, de sorte qu'une installation ainsi réalisée n'est pas fiable. Le gicleur selon l'invention ne présente aucun de ces inconvénients I1 est caractérisé par le fait qu'il est constitué par une enceinte dans laquelle arrive le fluide à écouler, et qui contient un flotteur, percé d'orifices calibrés excentrés, disposé sous un joint en matière élastique percé d'un trou axial en regard d'un trou correspondant au trou d'écoulement de l'enceinte. On conçoit que, grâce à cette disposition, le flotteur monte plus ou moins dans l'enceinte selon la pression de l'eau entrante, et vient appuyer plus ou moins sur le joint élastique, ce qui réalise une régulation du débit de sortie en fonction de cette pression. Dans une installation réalisée à titre d'exemple, pour une pression variant de 0,9 à 2,3~kilogrammes par centimètre carré, c'est-à-dire dans le rapport de 1 à 2,5 environ, le débit ne varie que de 4, 8 à 4, 4 litres par heure, c'est-à-dire de moins de 10 % seulement, ce qui constitue un résultat extrêmement satisfaisant. Par ailleurs, le flotteur étant constamment en mouvement à l'intérieur de l'enceinte, du fait de la réaction du joint élastique, subit un auto-nettoyage, et est très difficile à colmater. Enfin, par un choix approprié des différents paramètres du gicleur, tels que le diamètre des orifices de passage de l'eau, la~profondeur de l'enceinte, la dureté du joint élastique, O il est possible de réaliser des gicleurs adaptés aux applications les plus diverses. L'enceinte contenant le flotteur peut être constituée par un boî- tier que l'on adapte à la sortie d'une canalisation, ou par une chambre délimitée par les parois mêmes de cette canalisation et par des cloisons transversales. La figure ci-annexée est une vue en coupe longitudinale d'une forme possible de réalisation d'un gicleur selon l'invention, donnée à titre de simple exemple purement indicatif et non limitatif Ce gicleur se compose d'un boîtier 1, percé en son fond d'un canal central 2 prolongé dans un raccord fileté 3, ledit boîtier formant une cuvette 4 dans laquelle est logé un flotteur 5, par exemple en laiton, percé de deux canaux 61 , 62 -le nombre de ces canaux pouvant toutefois être quelconque. Entre la tranche supérieure du boîtier 1 et un couvercle 7 se vissant sur celui-ci, est serré un disque 8, en une matière telle que du caoutchouc, percé d'un trou axial 9 en regard d'un trou correspondant 10 du couvercle du boîtier. On voit clairement que, lorsque la pression du fluide arrivant par le canal 2 augmente, le flotteur 5 se soulève et vient s'appliquer plus fortement sur le disque 8 qui se déforme, de façon à réduire la section du passage de l'eau, maintenant ainsi le débit sensiblement constant. La face du flotteur agissant sur le disque élastique peut être concave, comme représenté sur le dessin, mais elle pourrait avoir tout au trenprofil, et en particulier être plane. REVENDICATIONS 1. Gicleur destiné à l'écoulement goutte à goutte d'un fluide caractérisé par le fait que ledit fluide est amené dans une enceinte contenant un flotteur percé d'au moins un-:orifice calibré, ledit flotteur coopérant avec un joint en matière élastique lui-meme percé d'un orifice en regard de l'orifice de sortie de l'enceinte, de telle sorte que, selon la pression du fluide entrant, le flotteur s'applique plus ou moins fortement contre le joint qu'il déforme de façon à obturer plus ou moins les orifices de passage du fluide, réalisant ainsi une régulation du débit d'écoulement. 2. Gicleur selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'enceinte est constituée par un boîtier h rmont une c wette dans laquelle est logé le flotteur, et muni d'un couvercle maintenant le joint élastique. 3. Gicleur selon la revendication 2 caractérisé par le fait que le bottier, le joint élastique et le couvercle sont percés chacun d'un canal axial, tandis que le flotteur est percé d'au moins un orifice excentré. 4. Gicleur selon la revendication I caractérisé par le fait que l'enceinte est constituée par une chambre délimitée par les parois mèmes d'une canalisation ou d'un raccord et par des cloisons transversales. 5. Gicleur selon la revendication I caractérisé par le fait que la face du flotteur coopérant avec le joint élastique est concave. 6. Gicleur selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la face du flotteur coopérant avec le joint élastique est plane. 7. Gicleur selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 caractérisé par le fait qu'il permet l'arrosage par irrigation ou aspersion avec le même débit quelle que soit la pression de service.