L'invention concerne une pompe à sang qui utilise le mouvement alternatif d'un diaphragme pénétrant dans une chambre à sang et en sortant pour faire circuler du sang dans un circuit extracorporel Dans le passé; des pompes à galet ont été utilisées principalement pour assister la circulation du sang au cours de traitements d'épuration du sang effectués à l'extérieur du corps. Ces pompes à galet comprennent habituellement une certaine longueur de tuyau d'écoulement de sang disposée sensible- ment suivant un arc de cercle, et elles propulsent le sang vers l'avant, par pulsations se répétant lentement et produites par la compression du tube, pendant la rota- tion, par le galet De telles pompes du type péristaltique donnent satisfaction, mais elles ne se prêtent pas aisé- ment d'elles-mêmes à une adaptation et une utilisation avec des reins artificiels perfectionnés à fibres creuses, formant un bloc d'une seule pièce, du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 4 231 871. On sait depuis longtemps, dans l'usage clinique courant, en hémodialyse, de reins artificiels et d'appa- reils destinés à commander la circulation sanguine extra- corporelle lors de traitements d'épuration du sang ou autres, qu'il est souhaitable de disposer d'une pompe à sang fiable, réalisée à un coût suffisamment bas pour qu'elle puisse être intégrée à un rein artificiel et mise au rebut avec ce dernier après usage. La pompe à sang selon l'invention répond à ce besoin et elle convient particulièrement à une intégration dans un rein artificiel à fibres creuses, du type décrit dans le brevet N O 4 231 871 précité La pompe selon l'in- vention comporte une chambre à sang unique, légère et petite, équipée d'un diaphragme flexible et de clapets d'entrée et de sortie à faible résistance, qui font commu- niquer alternativement cette chambre avec un conduit d'arrivée de sang ou un conduit de sortie de sang. D'une façon générale, des pompes à diaphragme sont utilisées depuis longtemps dans le domaine des carburateurs et des pompes à combustible Des diaphragmes flexibles ont été utilisés dans des pompes à combustible présentant au moins deux chambres et destinées à alimenter en combustible ou en carburant des carburateurs, et cer- taines formes de réalisation comportent des soupapes à clapet intégrées à un diaphragme flexible afin de com- mander l'écoulement de l'essence vers le carburateur. Ce type de pompe utilise des variations de la pression du carter comme source d'énergie pour actionner le dia- phragme et son fonctionnement repose sur des vitesses de rotation élevées du moteur, comprises entre environ 2000 et 9000 tr/min, pour actionner le diaphragme au même régime Un appareil de ce type est décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique No 2 769 838, No 3 045 605 et No 3 250 224 Ces formes de réalisation sont des disposi- tifs à chambres multiples ayant un diaphragme flexible équipé de soupapes à clapet intégrées qui comprennent des zones d'articulation de grande largeur, de grande résistance et d'une force d'impulsion élevée, et qui battent aux vitesses élevées, lorsque l'essence est dirigée vers le carburateur De tels dispositifs ne conviennent pas à une utilisation avec le sang, car ce dernier serait dé- truit par hémolyse s'il était pompé à travers un tel dis- positif. Une pompe à carburant à une seule chambre, compor- tant un diaphragme flexible et des soupapes à clapet qu'un doigt de voile empêche de s'écarter sur une trop grande distance ou trop librement du plan du diaphragme et qui fait passer le fluide dans un petit canal annulaire, est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 2 980 032 Cette forme de réalisation ne convient pas non plus au pompage du sang en raison de l'hémolyse qui se produirait par suite des brusques changements de direction et du trajet d'écoulement sinueux résultant de l'utilisation Ce type d'écoulement est à comparer à l'écoulement sensiblement unidirectionnel et régulier qui se produit à travers les soupapes à clapet non retenues, à faible inertie et pouvant s'ouvrir librement, disposées dans le diaphragme de la pompe à sang selon l'invention. Un autre type de pompe à diaphragme destinée à être utilisée dans la distribution intraveineuse de fluides est décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amé- rique No 3 976 402 et N' 4 165 208 Ces pompes utilisent un diaphragme flexible comme gaine protectrice arrêtant les germes pour un piston qui exécute un mouvement alter- natif le faisant pénétrer dans une chambre d'alimentation en liquide et sortir de cette chambre afin d'agir sur des soupapes flottantes ou commandées par gravité pour permettre au liquide de passer de la chambre d'alimentation dans une chambre de distribution équipée de soupapes similaires. Les dispositifs décrits ci-dessus représentent les formes de réalisation antérieures les plus perfection- nées actuellement connues Jusqu'à présent, il ne semble pas qu'il existe de pompe à sang comportant une seule chambre équipée d'un diaphragme flexible réalisée d'une seule pièce avec des soupapes à clapet à faible inertie, pouvant être ouvertes et fermées librement, du type utilisé dans la pompe selon l'invention. La pompe à sang selon l'invention est un dispo- sitif présentant une chambre à sang unique, de faible dimension, équipée d'un diaphragme flexible qui forme un premier côté de cette chambre et qui relie hermétiquement les éléments supérieur et inférieur du corps pour former une chambre à sang étanche aux liquides, réalisée d'une seule pièce avec des conduits espacés d'entrée et de sortie du sang Des parties du diaphragme isolent de manière étanche les conduits des parties latérales de l'ouverture centrale, recouverte par le diaphragme et ménagée dans l'élément inférieur du corps Le diaphragme est également réalisé d'une seule pièce avec des soupapes à clapet qui recouvrent les ouvertures extrêmes supérieures des con- duits d'entrée et de sortie et qui sont reliées au dia- phragme par un voile unique et mince, aligné sur l'axe longitudinal et dans la direction d'écoulement du sang du conduit d'entrée vers l'intérieur de la chambre à sang et de cette chambre vers le conduit de sortie Les parois intérieures des conduits de sang et les surfaces intérieures de la paroi de la chambre à sang sont des surfaces lisses et légèrement incurvées, ne présentant pas de bords vifs ni de saillies qui avancent sur le trajet d'écoulement du sang à travers la pompe Les soupapes à clapet à faible inertie sont associées à des butées arrondies et régulières de clapet, disposées de manière à empêcher l'extrémité libre de chaque clapet d'effectuer une course excessive et de façon à assurer une fermeture rapide 1 aisée et ferme du clapet sur les ouvertures des conduits à chaque fois que le diaphragme pénètre dans la cavité ménagée dans la chambre à sang et en sort. La pompe est petite et elle présente généralement une chambre à sang sensiblement circulaire, d'un diamètre d'environ 2,5 à 5 cm, et elle est réalisée en une matière plastique pouvant être moulée, compatible avec le sang. Les éléments du diaphragme flexible sont peu coûteux et peuvent être aisément formés dans l'assemblage de la pompe selon l'invention Lorsque la pompe fonctionne, de préférence comme partie intégrante d'un rein artificiel du type décrit dans le brevet N O 4 231 871 précité, le diaphragme fléchit sous l'action d'un piston à mouvement alternatif, commandé fermement, de préférence fixé au dia- phragme, ce dernier étant soumis à des flexions à faible cadence, de l'ordre de 50 à 200 mouvements alternatifs par minute, pour produire un écoulement de sang en pulsa- tions sinusoïdales de faible amplitude, à un débit sensi- blement constant, d'une artère d'un patient vers un rein artificielet,de ce dernier, vers une veine du patient La pompe propulse le sang en douceur, sans provoquer une hémolyse, une coagulation ou une dégradation à un degré insatisfaisant ou inacceptable du point de vue clinique, et, d'une façon générale, elle épargne les composants du sang au moins autant que les pompes du type péristaltique, utilisées depuis longtemps et acceptées médicalement. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective de la pompe selon l'invention; la figure 2 est une vue en plan d'une forme préférée de réalisation de la pompe montrée sur la figure 1; la figure 3 est une coupe partielle suivant la ligne 3-3 de la figure 2, montrant les éléments supé- rieur et inférieur du corps, scellés pour former un ensem- ble, le diaphragme étant maintenu entre ces éléments; la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 2,' montrant la partie centrale de la pompe recouverte par le diaphragme: la figure 5 est une coupe suivant la ligne -5 de la figure 2, montrant le conduit de sortie et la soupape à clapet de sortie en position de fermeture contre la partie inférieure d'obturation de l'élément supérieur du corps; la figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 2, montrant le conduit d'entrée et la soupape à-clapet d'entrée en position de fermeture contre la partie d'obturation de la surface supérieure de l'élé- ment inférieur du corps; la figure 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 2, montrant le site d'injection situé dans la paroi supérieure de l'élément supérieur du corps représenté sur la figure 3; la figure 8 est une coupe longitudinale éclatée de l'ensemble de la figure 3, modifié-de manière à compor- ter les éléments avantageusement moulés et le diaphragme préformé avant l'assemblage, cette vue montrant, du haut vers le bas, le site d'injection, l'élément supérieur du corps, l'anneau de fixation du diaphragme, le diaphragme qui est représenté sous une forme préférée réalisé d'une seule pièce avec des moyens lui permettant d'être fixé à un organe à mouvement alternatif, et l'élément inférieur du corps; la figure 9 est une vue de dessous montrant la surface intérieure de l'élément supérieur du corps représenté en coupe sur la figure 8; la figure 10 est une vue de dessus montrant les surfaces supérieures de l'élément inférieur du corps représenté en coupe sur la figure 8 et modifié pour être relié aisément à un rein artificiel; la figure 11 est une vue en bout de dessous de la pompe de la figure 2 à l'état assemblé et orienté en position normale d'utilisation, le conduit d'entrée de sang étant situé en bas et le conduit de sortie du sang étant situé en haut; la figure 12 est une vue de dessus de l'anneau de fixation du diaphragme représenté sur la figure 8; la figure 13 est une vue de dessous de l'an- neau de fixation du diaphragme représenté sur la figure 8 la figure 14 est une coupe de l'anneau suivant la ligne 14-14 de la figure 12; la figure 15 est une coupe de l'anneau suivant la ligne 15-15 de la figure 12; la figure 16 est une coupe partielle, à échelle agrandie et suivant la ligne 16-16 de la figure 12, montrant la gorge de fixation ménagée dans l'anneau de la figure 12 et au moyen de laquelle cet anneau est relié à l'élément supérieur du corps pour former un organe d'un seul bloc au cours d'une opération de scellage effectuée pendant l'assemblage; la figure 17 est une coupe partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne 17-17 de la figure 13, montrant l'une des gorges ménagées dans la surface inférieure de l'anneau et s'accouplant avec des saillies situées sur le diaphragme de la figure 8 pour sceller les éléments supérieur et inférieur du corps en un seul bloc et isoler de façon étanche les conduits d'entrée et de sortie de la partie centrale extensible du diaphragme; la figure 18 est une vue de dessus du joint du diaphragoe et de la soupape à clapet représentés sur la figure 3 la figure 19 est une coupe transversale par- tielle, à échelle agrandie, d'un détail de l'élément supérieur du corpsdans la zone du conduit d'entrée située sur le côté gauche de la figure 3, cette vue montrant, en traits mixtes, la soupape à clapet en position d'ouver- ture dans laquelle elle porte contre une butée située sur la paroi inférieure de l'élément supérieur du corps et dans la partie centrale de la soupape à clapet, opposée au voile unique reliant la soupape au diaphragme; et la figure 20 est une coupe transversale par- tielle, à échelle agrandie, d'un détail de l'élément infé- rieur du corps tel que montré sur la figure 5, cette vue montrant, en traits mixtes, la soupape à clapet en position d'ouverture dans laquelle elle porte contre la butée située au centre du conduit de sortie et reliée au dia- phragme par un voile unique, aligné sur l'axe longitudinal duconduit de sortie. L'ensemble selon l'invention, désigné globalement en 10 sur les figures, comprend un corps supérieur concave 12, un corps inférieur indiqué globalement en 14 et un en- semble à élément d'obturation et diaphragme flexible, indiqué globalement en 16 et ajusté et fixé entre les sur- faces complémentaires des corps supérieur et inférieur, comme mieux montré sur la figure 3 Le corps supérieur est constitué de deux pièces moulées séparées, comme montré sur la figure 8, et il est obtenu par scellage d'un support du diaphragme, indiqué globalement en 18, à l'élément supé- rieur 12 du corps suivant toutes les surfaces complémen- taires des bords, pour former un corps supérieur d'une seule pièce, comme montré sur la figure 3 Le corps infé- rieur 14 est mo Ulé d'une seule pièce comprenant un conduit 28 d'arrivée de sang et un conduit 30 de sortie de sang situés de part et d'autre d'une ouverture 32 de plongeur pour le diaphragme, un site 33 d'administration pour l'in- jection d'héparine ou autre, et une patte ou une bride de fixation permettant de relier l'ensemble à un rein artificiel. A l'état assemblé, une cavité 20 à sang est définie par la paroi intérieure 17 du corps supérieur 12, les surfaces supérieures du support 18 du diaphragme et la surface supérieure apparente 19 du diaphragme 16. La cavité 20 à sang comprend une partie hémisphérique centrale 22 qui comporte, sur un premier côté, une zone 24 d'entrée et, sur l'autre côté, une zone 26 de sortie, ces zones latérales étant adjacentes au conduit 28 d'en- trée et au conduit 30 de sortie, respectivement. Le diaphragme 16 est supporté et fixé entre les zones de contact de la surface supérieure du corps inférieur 14 et les zones de contact complémentaires de la surface inférieure du support 18 du diaphragme A l'état assemblé, le diaphragme 16 assume à la fois la fonction d'un diaphragme et d'un joint d'étanchéité qui isole les conduits d'entrée et de sortie 28 et 30 de la cavité 20 à sang et de la partie extensible et centrale 19 du diaphragme 16 qui s'étend au-dessus de l'ouverture 32 ménagée pour le plongeur dans le corps inférieur 14 et qui pénètre dans la cavité 20 à sang, en passant de la position représentée en traits pleins à celle représentée en traits mixtes sur la figure 4. Comme mieux montré sur la figure 8, le corps inférieur 14 présente, dans sa surface supérieure, une gorge circulaire 34 de forme en V qui entoure une ouverture 36 située à l'extrémité supérieure du conduit 28 d'entrée et une gorge similaire 38 en V qui entoure une ouverture 40 située à l'extrémité supérieure du conduit 30 de sortie La surface inférieure du support 18 de diaphragme, à l'état assemblé dans lequel elle forme la partie infé- rieure du bord du corps supérieur 12, présente des gorges 42 et 44 en V qui Sont alignées verticalement avec les gorges 34 et 38, respectivement Les paires de gorges 34, 42 et 38, 44 sont dimensionnées pour recevoir des saillies 46 et 48 de forme en V, légèrement plus grandes, formées sur chacune des surfaces du diaphragme 16 afin de réaliser un ajustement étanche et étroit avec ces saillies Lorsque le diaphragme 16 est assemblé comme montré sur la figure 3, on obtient un joint étanche aux liquides qui isole la cavité 20 à sang des conduits 28, 30 hormis, en variante, dans le cas d'une communication fonctionnelle résultant du fonctionnement des soupapes à clapet 37 et 41, comme décrit plus en détail ci-après. La surface supérieure du corps inférieur 14 présente également une gorge courbe 50 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de l'ouverture 32 La gorge 50 coopère avec une gorge courbe opposée 52, ménagée dans la surface inférieure du support 18 du dia- phragme, de manière à loger de façon étanche et maintenir. lorsque l'assemblage est réalisé comme montré sur la figure 3, une saillie sphérique 54, légèrement plus grande, formée sur le diaphragme 16 Les parties latérales de la saillie 54 s'étendent vers l'extérieur de chaque sur- face du diaphragme 16 et présentent, en section droite, la forme d'un hémisphère tronqué. Comme mieux montré sur les figures 4 et 8, la gorge 52 ménagée dans le support 18 du diaphragme est légèrement espacée vers l'extérieur de l'ouverture inté- rieure 57 définie par une partie de paroi 55 s'étendant vers l'intérieur du support 18 du diaphragme L'ouverture 57 est d'un diamètre sensiblement plus grand que celui de l'ouverture 32 ménagée dans l'élément inférieur 14 du corps et la paroi 55 se termine, à sa surface inférieure, par un angle aigu et arrondi 56 de préférence de l'ordre d'environ 15 à 350 de la tangente au rayon à partir d'un plan vertical Etant donné que la partie extensible 19 du diaphragme 16 fait saillie dans la cavité 20, l'angle 56 porte, en la soutenant, contre la surface supérieure 19 de contact et il permet au diaphragme de se distendre à l'intérieur de la cavité 20, en formant un arc régulier, comme indiqué en traits mixtes sur la figure 4. Comme mieux montré sur la figure 18, les sou- papes à clapet 37 et 41 comprennent des clapets circu- laires 54 et 56, respectivement, qui sont reliés au diaphragme 16 par des voiles 58 et 60. Les voiles 58 et 60 sont minces par rapport à l'épaisseur du diaphragme et petits par rapport à la dimension des clapets 54 et 56, et ils relient ces derniers au diaphragme en formant un pivot très flexible, opposant Il 1 O une faible résistance aux mouvements de pivotement pour ouvrir et fermer les ouvertures 36 et 40 des conduits. Par conséquent, les soupapes à clapet 37 et 41 s'ouvrent et se ferment sous l'effet de faibles forces dues à l'écou- lement du sang, ou à de faibles variations de la pression, au moment du changement de sens se produisant dans le mouvement alternatif du diaphragme 16 Chacun des voiles 58 et 60 est placé en alignement avec l'axe longitudinal du conduit de sang associé 28 ou 30 et sur l'axe central de ce conduit Cette disposition du voile 60 permet au clapet 56 de la soupape 41 de pivoter librement et de se déplacer de sa position de fermeture, en contact avec la surface périphérique inférieure 62 de fermeture du corps supérieur 12, entourant l'ouverture 40 de sortie du conduit 30 de sortie (figure 5), vers sa position d'ou- verture en contact avec une butée 66, comme montré sur la figure 20 De façon similaire, la disposition en ligne du voile 58 permet au clapet 54 de pivoter librement et de se déplacer, au même moment, de sa position d'ouverture en contact avec la butée 68 (figure 19) vers sa position de fermeture en contact avec la surface périphérique supérieure 64 de fermeture présentée par le corps infé- rieur 14 (figure 6). Le diaphragme 16 doit être flexible, résistant aux déformations par extension, compatible avec le sang et très résistant à la fatigue due à des flexions répétées. Un caoutchouc silicone constitue une matière préférée pour former un diaphragme, mais d'autres polymères flexi- bles tels que des caoutchoucs éthylène-propylène donnent également satisfaction La flexibilité du diaphragme varie avec l'épaisseur et le diamètre de l'ouverture 32 et, par exemple, pour du caoutchouc siliconé, le diaphragme peut avoir une épaisseur d'environ 0,5 à 2,0 mm pour un diamètre d'ouverture 32 d'environ 2,5 à 5 cm Un clapet typique 54 ou 56 peut avoir un diamètre de 4,8 à 8 mmm et, pour une épaisseur préférée du diaphragme de 1,0 mm, le voile est avantageusement aminci afin qu'il ait une épaisseur d'environ 0,2 à 0,4 mm, et de préférence d'environ 0,25 mm, la longueur du voile étant égale à une valeur comprise entre environ 3 et 6 fois son épaisseur, de préférence environ 1,27 mm Les butées 66 et 68 des soupapes à clapet epchent les clapets 41 et 37 de pivoter excessivement pour atteindre leurs positions d'ouverture, du fait de la disposition relativement rapprochée qui ne laisse qu'un petit espace par rapport à la surface adjacente du clapet lorsque ce dernier est dans sa position de ferme- ture Cette disposition permet néanmoins un écoulement libre sans retenue du sang par les ouvertures 40 et 36 mais il assure, simultanément, une fermeture ferme et aisée, avec seulement un faible degré d'inversion du sens d'écoulement du sang vers la soupape à clapet 37 ou 41 ou en sens opposé Les butées 66 et 68 présentent des surfaces lisses et elles forment une saillie arrondie de façon régulière, dépassant de la paroi intérieure 17 et de la surface intérieure du conduit 30 de sortie (figures 3, 5 et 6) Chacune des butées 66 et 68 est disposée de manière que, lorsque lessoupapes à clapet 41 et 37 sont dans leur position d'ouverture, les butées supportent les clapets 56 et 54 suivant le plan diamétral qui est aligné avec les voiles 60 et 58 et les coupe par leur milieu, respectivement. La pompe à sang selon l'invention est étonnamment petite, légère et relativement aisée à fabriquer à partir de trois pièces moulées en matière plastique et d'un dia- phragme élastique La dimension de la pompe est surpre- nante lorsque l'on considère qu'elle pompe le sang à un débit de 150 à 350 cm 3/min, pendant des périodes de 4 à 6 heures, au cours de chaque traitement d'hémodialyse, et qu'elle est capable d'être utilisée au cours de plu- sieurs traitements Un certain nombre de matières thermo- plastiques pouvant être moulées conviennent à la réalisa- tion de la pompe Les critères principaux demandés sont la compatibilité avec le sang, la facilité de moulage -et de scellage et un faible coût Il est souhaitable d'utiliser une matière transparente ou translucide afin que l'écoulement du sang puisse être aisément contrôlé et observé en cours d'utilisation Du polystyrène constitue une matière préférée D'autres polymères thermoplastiques tels que des polymères acryliques ou des polymères styrène-acrylonitrile, donnent également satisfaction. Les formes préférées de réalisation d'éléments moulés en styrène, formant l'ensemble d'un seul bloc selon l'invention, sont montrées sur la figure 8 Pendant l'assemblage, un capuchon 70 et un élément rapporté 72 en caoutchouc sont d'abord placés dans une ouverture 74 du site d'injection, cette ouverture 74 étant prolongée par une ouverture centrale 76, de plus faible diamètre, destinée à recevoir une aiguille et ces éléments sont reliés les uns aux autres, de préférence par soudage aux ultrasons du capuchon 70 sur le corps supérieur 12 L'anneau 18 de support du diaphragme est ensuite placé en contact avec le corps 12 et soudé par ultrasons le long des surfaces complémentaires pour former le corps supérieur d'un seul bloc, montré sur la figure 3 Le diaphragme 16 est ensuite placé sur le corps inférieur 14 et pressé en contact avec l'ensemble à corps supérieur, et toutes les surfaces complémentaires des bords sont soudées par ultrasons, de façon étanche, pour former la pompe 10. Comme représenté sur les figures 3 et 4, le dia- phragme 16 est de préférence réalisé en un caoutchouc choisi, ayant une résistance suffisante aux déformations par extension ou aux étirements permanents pour se rétracter de façon répétée de sa position représentée en traits mixtes vers celle représentée en traits pointillés sur la figure 4, sous l'effet de son élasticité naturelle De tels diaphragmes peuvent être avancés à l'intérieur de la cavité 20 à sang par tout plongeur convenable ou piston à mouvement alternatif, et de préférence par un plongeur ayant un diamètre qui n'est que légèrement inférieur à celui de l'ouverture 32 Lorsqu'on utilise un diaphragme qui n'est pas réalisé d'une seule pièce avec le plongeur 39 (figure 3), le procédé préféré pour assurer un retour répété et constant du diaphragme vers la position montrée en traits pleins sur la figure 4 consiste à précharger le diaphragme en appliquant à force le plongeur contre ce diaphragme pour le distendre légèrement vers l'intérieur de la cavité 20 Tandis que l'élasticité du diaphragme détermine le degré nécessaire de précharge, quelques essais simples permettent d'établir aisément les conditions optimales pour chaque-assemblage Les pompes utilisant des diaphragmes préchargés, réalisés en caoutchouc sili- coné, ont été utilisées de façon satisfaisante comme pompes à sang convenant à une utilisation dans des trai- tements d'hémodialyse. La figure 8 représente une forme préférée de réalisation du diaphragme 16 Le diaphragme représenté sur cette figure est modifié de manière à être réalisé d'une seule pièce avec un élément 78 de fixation destiné à loger de façon amovible un plongeur 80 de diaphragme afin que ce plongeur à mouvement alternatif soit relié fixement au diaphragme Cette forme de réalisation permet de reproduire de façon précise la longueur de la course et le degré de pénétration résultant du diaphragme dans la cavité 20 à sang pour chaque mouvement alternatif et, par conséquent, elle assure un refoulement stable et cons- tant de volumes de sang identiques à chacun des cycles. On obtient ainsi des débits d'écoulement de sang précis, constants et uniformes, simplement par modification de la longueur ou de lafréquence du mouvement alternatif du plongeur. Cette fixation ferme et préférée du plon- geur présente l'avantage de permettre l'obtention d'une pénétration plus large, sur un arc plus uniforme, à l'in- térieur de la cavité 20 à sang, ce qui augmente le volume de sang déplacé pour une flexion vers l'intérieur moins importante, au point central du plongeur, ce qui diminue la fatigue ou l'étirement localisé apparaissant à proximité de l'extrémité du plongeur. Le diaphragme modifié tel que montré sur la figure 8 est une pièce moulée d'un seul bloc en caoutchouc siliconé La-partie expansible 19 présente une plus grande épaisseur que la partie extérieure supportant les clapets et sa face inférieure comporte une saillie moulée 78 qui présente une cavité 82 en forme de flèche, destinée à loger de façon amovible un plongeur de forme analogue Le plon- geur 80, comme montré sur la figure 8, comporte une tête 81 en forme deflèche et un anneau 83, et l'ensemble est relié au diaphragme par introduction à force de la tête 81 dans la cavité 82, cette introduction pouvant s'effectuer par l'écartement d'ailes 84 et 86 lorsque les bords avant arrondis de la tête 81 du plongeur sont embottés élastique- ment et viennent se verrouiller sous le rebord intérieur 88 de la cavité 82 Il convient de noter que d'autres moyens de fixation ferme peuvent être utilisés, y compris des moyens comportant des têtes de plongeur ayant d'autres formes et des ouvertures destinées à recevoir ces têtes, ainsi que des moyens utilisant des matières autres qu'élas- tiques, si cela est souhaité, car, dans la forme préférée de réalisation de l'invention, les courses de pénétration et de retrait du diaphragme constituent une opération franche et améliorée. La pompe 10 présente une longueur d'environ 2,5 à 7,5 cm, du conduit inférieur 28 d'entrée jusqu'au conduit supérieur 30 de sortie Le conduit 28 d'entrée est sensiblement plus large à son embouchure 29 qu'à l'ou- verture extrême supérieure 36 débouchant dans la cavité à sang, et ce conduit tombe ainsi progressivement vers l'intérieur et vers le haut, comme montré sur les figures 2 et 3, afin de servir de moyen de branchement pour réaliser une liaison avec un dispositif d'alimentation en sang ou un dispositif incorporé de mesure de la pression sanguine, si cela est souhaité Le conduit 30 de sortie se resserre légèrement de l'ouverture 40 jusqu'à l'ouver- ture 31 du raccord du tube d'écoulement du sang, et les parois intérieures des deux conduits effilés ne pré- sentent aucune saillie vive sur le trajet d'écoulement du sang, ce qui évite le tourbillonnement ou l'apparition de zones de stagnation, pouvant entraîner une hémolyse ou une coagulation du sang pompé. REVENDICATIONS 1 Pompe à sang, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps supérieur concave ( 12) comprenant des moyens ( 18) permettant d'y fixer un diaphragme ( 16), un corps inférieur ( 14) destiné à s'accoupler avec le corps supérieur et comprenant des conduits d'entrée ( 28) et de sortie ( 30) séparés par un élément qui présente une ouver- ture ( 32) et qui supporte un diaphragme intermédiaire auquel il est fixé, un diaphragme ( 16) monté entre les corps supérieur et inférieur, audessus de ladite ouverture et de chacun des conduits d'entrée et de sortie, et for- mant une chambre à sang ( 20) entre la paroi intérieure du corps supérieur et la surface supérieure dudit diaphragme, des conduits d'entrée ( 24) et de sortie ( 26) communiquant avec la chambre à sang et séparés par une ouverture ( 57) au-dessus de laquelle le diaphragme est monté, la chambre à sang étant isolée de manière étanche aux liquides par rapport à l'ouverture au-dessus de laquelle le diaphragme est monté lorsque les corps supérieur et inférieur sont scellés l'un à l'autre, des soupapes à clapet ( 37, 41) étant réalisées d'une seule pièce avec le diaphragme et recouvrant les ouvertures extrêmes supérieures des conduits d'entrée ( 28) et de sortie ( 30) afin de séparer l'inté- rieur de la chambre de l'intérieur desdits conduits, lesdites soupapes ( 41, 37) pouvant être déplacées vers des positions dans lesquelles elles font communiquer l'in- térieur des conduits ( 30, 28) avec la chambre ( 20), de façon alternée, en réponse à la pénétration du diaphragme dans la chambre à sang et au retrait dudit diaphragme de ladite chambre, la soupape de sortie s'ouvrant et la soupape d'entrée se fermant lorsque le diaphragme pénètre dans la chambre et la soupape d'entrée s'ouvrant et la soupape de sortie se fermant lorsque le diaphragme se rétracte de la chambre. 2 Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la paroi intérieure du corps supérieur comporte une butée ( 68) adjacente à l'ouverture ménagée dans le conduit d'entrée, cette butée ayant pour fonction de limiter le mouvement de montée de la soupape à clapet recouvrant l'ouverture du conduit d'entrée. 3 Pompe selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comporte une butée ( 66) située dans le conduit de sortie, à proximité de l'ouverture de ce dernier, cette butée ayant pour fonction de limiter le mouvement vers le bas de la soupape à clapet recouvrant l'ouverture dudit conduit de sortie, 4 Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque soupape à clapet comprend une partie sensiblement circulaire d'obturation recouvrant chacune desdites ouvertures et articulée sur ledit diaphragme, afin de pouvoir pivoter, au moyen d'un voile aligné sur l'axe longitudinal des conduits et opposé au côté de la partie d'obturation qui s'élève et s'abaisse lorsque le sang s'écoule par lesdites ouvertures. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que les surfaces intérieures des conduits présen- tent des courbures douces et sont exemptes de saillies effilées avançant sur le trajet d'écoulement du liquide dans lesdits conduits. 6 Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un élément ( 80) destiné à déplacer le diaphragme vers l'intérieur de la chambre et en sens opposé, cet élément étant réalisé d'une seule pièce avec le diaphragme, à proximité de sa partie centrale qui recouvre ladite ouverture intermédiaire ménagée dans le corps inférieur. 7 Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la chambre à sang présente un site ( 74) d'in- jection. 8 Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le conduit de sortie du sang présente un site ( 32) d'injection.