La présente invention se rapporte A des anodes perdues et A des revêtements protecteurs, ainsi qu'à leur utilisation pour pro téter de la corrosion les tubes, notamment ceux des canalisations souterraines. Quand on pose une canalisation souterraine, on soude les tubes bout A bout, on garnit leur partie dénudée, c'est-a-dire l'endroit de la jonction ot le revêtement protecteur a été retiré, puis on trame les tubes assemblés à leur emplacement, on les enfouit dans une tranchée, et on comble celle-ci. Bien que de nombreux brevets décrivent des formes de réalisation diverses d'anodes perdues, les procédés actuels de protection cathodique contre la corrosion des tuyaux A revêtement protecteur des canalisations souterraines, de gaz, d'eau etc... consistent A placer l'anode sous terre A un emplacement adjacent a la canalisation et a la relier A celle-ci par un conducteur souterrain.Ce conducteur est ensuite soudé A cette canalisation, ce qui détruit le revêtement de cette dernière. Il faut alors la revêtir a nouveau A l'emplacement de la soudure, ce qui est onéreux et long. Les anodes sont disposées généralement tous les 380 mètres environ, et leurs dimensions et leur distance A la canalisation sont suffisantes pour protéger la partie de cette dernière qui se trouve entre elles. Plus précisément, pour installer ces anodes, il faut creuser pour chacune une tranchée partant de la tranchée principale dans laquelle est posée la canalisation. On pose la canalisation dans la tranchée princi#ale et l'anode à 1 'extrémité de la tranchée secondaire, on prolonge les conducteurs jusqu'd cette canalisation et on les y brase ou soude. On pose un revêtement A l'emplacement des soudures et on comble les tranchées principale et secondaire. Le conducteur n'est parfois pas entièrement en contact électrique avec la canalisation parce qu'il reste A l'endroit de la soudure de la matière d'enrobage ou de revêtement. Parfois, un ouvrier oublie ou néglige de raccorder 1 1anode, ou la supprime complètement pour éviter le travail supplémentaire que sa pose en trame. D'autres inconvénients de ce mode d'installation se manifestent si l'on oublie de repérer l'emplacement des anodes afin de pouvoir faire ultérieurement une nouvelle excavation, ou si l'on fait une erreur de repérage ; par ailleurs, les conducteurs peuvent être endommages au cours de fouilles ultérieures,l'anode peut ne pas être disposée a la profondeur convenable ; et ce procédé d'installation des anodes est excessivement onéreux. En outre, les anodes classiques ne peuvent être fixées à la canalisation et placées avec elle à l'emplacement définitif, parce qu'elles peuvent heurter des obstacles pendant que l'on traine ou enfouit cette canalisation et se séparer de cette dernière. La présente invention concerne une anode perdue et un revêtement destinés à protéger des objets corrodables, tels que des tuyaux, leurs raccords, etc... et remédiant aux inconvénients des anodes et procédés actuels. L'anode est un élément composite que l'on place aisément de façon à obtenir à bas prix une protection sure. Entre autres caractéristiques, ces anodes répartissent mieux le courant parce qu'elles sont disposées à des intervalles plus rapprochés ; le rapport de leur surface à leur poids est élevé, de façon qu'elles fournissent un courant plus fort ; leur mise en place est simple ; elles diminuent les résistances au déplacement pendant la pose ; leur pose et l'application du revêtement sur la jonction sont simples ; et la canalisation pèse sur ces anodes et assure un meilleur contact entre elles et le sol.L'anode peut être fixée au tuyau le long de ce dernier ou sur sa partie dénudée où les tuyaux sont raccordés par soudage, une matière résistant à la corrosion et électriquement résistante séparant cette anode de ce raccord. Des éléments de contact électrique traversent cette matière et contactent le tuyau. Dans une forme de réalisation très courante, l'anode est cylindrique ou tubulaire. L'invention concerne par ailleurs une anode qui est constituée par une coquille, équipée d'elkments permettant de l'ouvrir et de la fermer pour y placer l'objet corrodable qu'elle doit protéger. Cette coquille comporte des saillies orientées de façon à percer la matière de revêtement de l'objet quand l'anode est mise en place. Ces saillies comportent des arêtes aiguës destinées à traverser cette matière et à réaliser le contact électrique avec la surface extérieure de l'objet. On utilise un mastic pour protéger la surface intérieure de l'anode ainsi que les saillies, jusqu'à leurs pointes, des effets corrosifs, de manière que ces pointes maintiennent longtemps le contact électrique avec l'objet. L'anode est particulièrement utilisable pour protéger les tuyaux revêtus. D'autres caractéristiques et avantages dé la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes a l'invention. Sur ces dessins: la figure 1 représente une forme de réalisation d'un raccord de tuyaux selon l'invention la figure 2 est une coupe transversale par la ligne 2-2 de la figure 1 la figure 3 est une coupe transversale d'une autre forme de réalisation d'un raccord la figure 4 est une coupe transversale d'une troisième forme de réalisation la figure 5 est une coupe par la ligne 5-5 de la figure 4 la figure 6 est une coupe analogue représentant une autre forme de raccord selon l'invention la figure 7 est une coupe représentant une partie d'une anode de protection selon l'invention montée a la jonction de deux tuyaux la figure 8 est une coupe d'une autre forme de réalisation du raccord ;; la figure 9 est une vue en bout, avec coupe partielle du raccord représenté sur la figure 8 la figure 10 est une vue en bout de l'ensemble d'une coquille d'anode et d'une matière de revêtement convenant pour réaliser un raccord protecteur de tuyaux, tel que celui qui a été représenté sur les figures 1 et 2 la figure 11 est une perspective explosée d'un tuyau enrobé et d'une anode selon l'invention la figure 12 est une coupe axiale par la ligne 12-12 de la figure 11, l'anode étant montée sur le tuyau la figure 13 est une coupe transversale par la ligne 13-13 de la figure 12 la figure 14 est une coupe transversale a plus grande échelle d'une partie de l'anode de la figure 11 et représente la forme de la pointe saillante la figure 15 est une coupe par la ligne 15-15 de la figure 14 la figure 16 est une coupe analogue à celle de la figure 13, représentant un autre mode de montage de l'anode ; et la figure 17 est une perspective d'une autre forme de réalisation de l'anode. On peut placer l'anode perdue selon-ltinvéntiñ sur la jonction soudée de deux tubes pendant que l'on réalise cette#jônction, et on peut placer un tuyau complètement protégé cathodiquement et revêtu dans une tranchée pour constituer une canalisation souterraine. Dans une autre forme de réalisation avantageuse, l'anode est une coquille dont la paroi comporte un joint longitudinal pouvant être ouvert pour permettre de placer cette coquille et un revêtement sur la partie dénudée de la jonction soudée des tuyaux. L'alésage de cette coquille tubulaire est supérieur au diamètre ex térieur du tuyau a cet endroit, de façon que la coquille se trouve un peu écartée de ce tuyau. Des éléments de contact électrique se trouvent entre cette coquille et ledit tuyau, et une matière d'enrobage, électriquement résistante et résistant a la corrosion, que l'on peut faire adhérer a l'une des moitiés, ou aux deux, de la coquille avant que cette dernière soit mise en place, est disposée dans l'espace compris entre ladite coquille et le tuyau.Ces éléments de contact font généralement corps avec la coquille et sont des ergots ou pointes intérieures dont l'extré- mité est en contact étroit avec le tuyau, ou bien ce sont des éléments séparés noyés dans la matière de revêtement.La coquille peut comporter un dispositif de serrage, tel que des brides dans lesquelles passe un boulon, ou un ruban de cerclage, destiné à la rapprocher du tuyau pour assurer un bon contact électrique. Le raccord représenté sur les figures 1 et 2 comprend deux tuyaux 12 et 14 qui se touchent et sont reliés par une soudure 16. Ces tuyaux portent des revêtements protecteurs 18 et 20 qui se terminent en 18a et 20a, à faible distance de cette soudure, en ménageant des parties dénudées entre ces points 18a et 20a. Une couche 22 de matière protectrice de recouvrement, par exemple une couche extrudée de brai et d'un polymère dont la face intérieure est enduite d'un mastic 24, recouvre cette partie dénudée et les revêtements 18 et 20 et y adhère. Cette matière 22 est de préférence en chlorure de polyvinyle plastifié et brai, telle que celle qui a été décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 230 192. Le mastic est de préférence un mélange de brai, de chlorure de biphényle et de caoutchouc chloruré, tel que celui qui a été décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 557 912 du 16 juin 1966, déposée par Monsieur L.R.MAZURK Pour augmenter l'adhérence du mastic 24 sur les tuyaux, on peut enduire leur partie dénudée. d'un adhésif ou d'une matière d'apprêt#6... Le. revêtement 22 est entouré par une anode perdue 28, qui est composée de l'une ou de l'autre des matières utilisées a cet effet, magnésium, aluminium, zinc, leurs alliages, etc. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 1 et 2, l'anode 28 est composée de deux coquilles opposées 30a et 30b comportant des brides 32 le long de leurs deux lignes de joint. Des boulons 34, en une matière compatible avec l'anode, fixent ces coquilles l'une A l'autre. On choisit la matière de ces boulons de façon qu'elle ne crée pas d'activité électrique corrosive entre elle et la matière de l'anode. On peut utiliser des matières plastiques. Une série de pointes ou ergots 36 venant de moulage avec les coquilles font saillie de la face intérieure de ces dernières. Ces pointes ont la longueur voulue pour venir s'appliquer contre les tuyaux 12 et 14 et être en contact électrique avec eux. Quand on pose l'anode des figures 1 et 2, on peut appliquer le revêtement 22 enduit de mastic 24 sur les parties dénudées et poser par-dessus les coquilles de cette anode. On fait passer les boulons 34 dans les brides de ces coquilles et on les serre jusqu'à ce que les ergots 36 traversent ces deux revêtements et viennent s'appliquer contre le tuyau. L'anode représentée sur la figure 3 diffère a trois points de vue de celle des figures 1 et 2. En premier lieu, cette anode 28 se compose de coquilles opposées 30a et 30b portant respectivement un logement et une nervure qui constituent une charnière 40 opposée A un joint composé de deux brides 32 et d'un boulon 34. Par ailleurs, cette anode se prolonge au delà de la partie dénudée et recouvre les revêtements protecteurs 18 et 20, et l'interstice compris entre elle et cette partie dénudée est remplie de mastic 24, mais ne comporte pas de revêtement 22. On peut faire adhérer ce mastic A la surface intérieure des deux moitiés de l'anode avant de placer celle-ci sur les tuyaux, ainsi qu'on le décrira plus loin en relation avec la figure 10.La troisième différence réside dans le fait que ce sont des billes électriquement conductrices 42, en cuivre par exemple, noyées dans le mastic, qui réalisent le contact électrique entre les tuyaux e#et anode. Dans une forme de réalisation préférée, on peut recouvrir de mastic la surface intérieure des deux moitiés de la coquille, ce mastic étant recouvert d'une feuille de papier, ce qui forme une anode préemballée, analogue à celle qui sera décrite plus loin propos de cette figure 10. Ici aussi, on obtient un bon contact électrique en serrant le boulon 34 et, étant donné que le mastic est peu consistant, il est alors refoulé tout autour de l'anode et jusque sur les extrémités des revêtements protecteurs 18 et 20. L'anode représentée sur les figures 4 et 5 diffère de celle de la figure 34#ar le fait qu'elle comprend le revêtement 22 et que les billes/sont noyées dans l'ensemble de ce revêtement et du mastic 24. On peut convenablement les noyer pendant que l'on extrude ce revêtement, ou après. De plus, l'anode 28 est en tôle et est simplement enroulée autour de ce revêtement, et elle est maintenue par des feuillards de cerclage 46 et un dispositif tendeur 48. On peut mieux décrire l'anode de la figure 6 en expliquant son mode de mise en place. Cette anode 28, qui comprend des joints diamétralement opposés, comme celles des figures 2 ou 3, est placée sur la partie dénudée une fois que les tuyaux 12 et 14 ont été soudés. Puis on serre des vis à tête hexagonale 52 de façon qu'elles s'appliquent contre ces tuyaux et soient en contact électrique avec eux, en écartant convenablement l'anode de la partie dénudée et en centrant ces tuyaux dans cette anode. Un passage 28a est ménagé dans la paroi de cette dernière, afin de permettre d'introduire du mastic chaud destiné à former le revêtement 24. Cette anode et la partie dénudée des tuyaux constituent par conséquent un moule pour ce mastic. On remarquera que l'anode recouvre les revêtements 18 et 20 et est à une certaine distance de leur surface extérieure. Cela permet à l'air de s'échapper pendant que l'on introduit le mastic, et on a constaté que ce dernier ne fuit que peu ou pas du tout par ces extrémités béantes de l'anode avant de se solidifier ou de se gélifier. La figure 7 représente un autre moyen de réaliser le contact électrique entre L'anode et les tuyaux. Dans cette forme de réa- lisation, un conducteur 58 est inséré dans une feuille de tôle 22 et dans le mastic 24, et des éléments de contact électrique 56 sont soudés à ses extrémités, du côté du mastic, et en son milieu, du cté de la feuille de tôle. L'ensemble de cette feuille, du mastic et des éléments de connexion est placé sur le tuyau et l'anode est montée par-dessus. Desboulons 34, des feuillards à dispositif tendeur 48, ou d'autres dispositifs analogues, appliquent les contacts 56 contre l'anode et contre les tuyaux 12 et 14. Dans ce montage, ces tuyaux ne portent pas de couche d'apprêt dans la zbne de contact. On a représenté sur les figures 8 et 9 une autre forme de réalisation d'une anode, qui est une coquille en forme de cône s'amincissant vèrs ses extrémités. Cette coquille est composée de deux moitiés 30a et 30b, qui sont reliées sur leurs surfaces de joint opposées par des organes appropriés, tels que des boulons 34. Une vis 62, vissée dans un taraudage de cette coquille, réalise le contact électrique avec la soudure 16. Les brides triangulaires des figures 1 et 2 sont préférables, parce qu'elles évitent que l'anode comporte des parties excessivement saillantes susceptibles d'être arrêtées par des obstacles lorsqu'on traîne un ensemble de tuyaux assemblés jusqu'A leur emplacement définitif et qu'on les y enfouit. La figure 10 représente l'ensemble d'une demi-coquille 30a, d'une feuille de tôle 22 et d'une couche de mastic 24. La surface extérieure de cette feuille est fixée a la surface intérieure de la demi-coquille par un adhésif 66. La surface intérieure du mastic est recouverte d'une feuille protectrice 68 en papier, imprégné par exemple de silicone. Ce papier empêche le mastic d'adhérer A lui-même jusqu'd ce que l'anode soit prête a être utilisée, moment où on le retire. Puis on place l'ensemble autour de la partie dénudée des tuyaux et on fait adhérer le mastic à ces derniers sur toute la surface de cette partie dénudée, en lui faisant recouvrir aussi kes revêtements protecteurs 18 et 20, ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 1.Ensuite, on place l'autre demicoquille sur la moitié 30a, on insère les boulons 34 et on les bloque. On préfère particulièrement cette forme de réalisation parce qu'elle constitue un dispositif de protection anodique, que l'on peut fabriquer A l'avance et livrer sur place préemballé, et que l'on monte aisément et rapidement pour protéger complate- ment le raccord des tuyaux. La surface extérieure de l'anode peut porter une couche (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 810 690), représentée par exemple en 72 sur les figures 8 et 9, d'un sel qui est assez soluble dans l'eau pour constituer un électrolyte dans le sol humide qui entoure cette anode.En variante, ou en supplément, cette surface extérieure peut être protégée par endroits par un enduit plastique, comme on l'a représenté par exemple en 74 sur la figure 7, afin de ralentir ou de localiser l'action anodique. L'anode perdue préférée se compose de deux demi-coquilles qui constituent un élément tubulaire comportant une surface de joint sur laquelle elles sont reliées. Elles sont appliquées l'une contre l'autre par des organes de serrate de façon que leurs contacts électriques intérieurs saillants traversent les revêtements qui protègent les tuyaux et s'appliquent fortement contre ces derniers. En général, un mastic recouvre et protège la surface intérieure de l'anode et noie les éléments de contact jusqu'à leur pointe, de façon que le contact électrique subsiste pendant toute la durée de service de l'anode . Les demi-coquilles constituent aussi de préférence un peu moins d'un demi-cylindre,de façon à laisser un léger interstice entre les surfaces de joint, pour que ces demi-coquilles n'empêchent pas les éléments de contact de s'appliquer contre les tuyaux quand on met l'anode en place. L'anode perdue représentée sur les figures 11 à 13 comprend deux demi-coquilles épaisses 110 et 112, opposées, dont chacune constitue à peu près un demi-cylindre et porte quatre pattes latérales 114 percées de trous 116 qui sont destinés à loger des boulons 118 sur lesquels on peut visser des écrous 119 pour serrer ces demi-coquilles autour d'un tuyau 120. Celui-ci est recouvert d'un revêtement 122. Deux rangées de contacts 124 font saillie de l'intérieur de chacune de ces demi-coquilles. Ces rangées sont disposées à égale distance du milieu desdites coquilles et les contacts 124 se vent dans des plans qui ne passent pas par l'axe du cylindre formé par l'anode. Ainsi qu'on l'a représenté sur les figures 14 et 15, ils ont sensiblement la forme de coins ou de prismes, et leurs arêtes émoussées 124a sont tournées dans le sens de l'assemblage des demi-coquilles, ou dans le sens voulu pour qu'elles percent l'enduit 122 du tuyau. Une face 124b de ces coins se trouve dans un plan longitudinal ne passant pas par l'axe de l'anode, ces plans étant parallèles dans les deux rangées et se trouvant à égale distance de cet axe. Un enduit de mastic 126 recouvre la surface intérieure des demi-coquilles, et notamment les contacts 124. On#assemble les demi-coquilles en les plaçant autour du tuyau, en insérant les boulons 118 et en appliquant ces demi-coquilles l'une contre l'autre au moyen des écrous 119. Quand elles s'appliquent l'une contre l'autre, les coins 124 percent l'enduit 122 jusqu'à ce qu'ils atteignent la position représentée sur la figure 13. On utilise une quantité de mastic supérieure à celle qui est nécessaire. Ce mastic revêt la surface intérieure des demi-coquilles, et en particulier les contacts 124, jusqu'à proximité de l'endroit 126a où les arêtes de ces derniers sont en contact électrique avec le tuyau. Le mastic en excès passe par la ligne de joint et par les extrémités de l'anode. Il est particulièrement utile parce qu'il protège de la corrosion les contacts et la surface intérieure de la coquille. La figure 16 représente une anode montée sur un tuyau ne comportant pas de revêtement 122, les contacts stappliquant fortement contre ce tuyau et étant protégés de la corrosion par le mastic, en 126 comme en 126a. La figure 17 représente une anode perdue que l'on peut fabriqufer simplement en coupant en deux les demi-coquilles représentées sur la 1. On a monté des anodes perdues conformes A la présente invention sur des tuyaux revêtus, de la manière décrite ci-dessus, et on a fait des essais de corrosion accélérée. On a constaté qu'elles protégeaient efficacement les tuyaux de la corrosion. Ces anodes peuvent percer la plupart des revêtements de protection normaux des tuyaux, appliqués par extrusion ou par évaporation dtun solvant, ou appliqués sur place. Par ailleurs, les mastics utilisables pour protéger la surface intérieure de la coquille, et notamment les contacts 124, sont connus. On sait aussi que les anodes perdues peuvent être composées de divers métaux, tels que le magnésium, l'aluminium, le zinc et leurs alliages. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite cidessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter diverses variantes sans sortir de son cadre. REXER h!IoNS 1. Dispositif destiné prot r un objet de la corrosion, erdue caractérisé par le fait qu'ilse compose d'une anode qui est destinée à entourer cet objet et qui comporte des dispositifs permettant de l'ouvrir longitudinalement et de la fermer pour la fixer autour de l'objet, ainsi que des éléments de contact électrique allant de cette anode à cet objet, ces éléments de contact pouvant être portés par l'anode, et pouvant faire corps avec elle et être composés de la même matière qu'elle. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode est une coquille tubulaire épaisse qui s'ouvre et se ferme sur un joint longitudinal. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif d'ouverture et de fermeture comprend une charnière 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode se compose de deux demi-coquilles. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'anode se compose de deux demi-coquilles que l'on peut réunir pour former un élément tubulaire, la charnière se composant d'éléments coopérants, engagés l'un dans l'autre, de chacune de ces demi-coquilles, chacun de ces éléments pouvant être une partie saillante de la demi-coquille. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode se compose de plusieurs éléments longitudinaux. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dispositifs d'ouverture et de fermeture comprennent des organes destinés A fixer l'anode sur le tuyau en la mettant en contact électrique avec lui, ces organes pouvant être des boulons, par exemple en matière plastique. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode est tubulaire, les dispositifs de fixation étant des rubans de serrage. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'anode est une feuille de tôle élastique a jonction par recouvrement, les rubans entourant cette feuille de manière à lui donner sa configuration tubulaire autour du tuyau. 10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode est une coquille dont la surface extérieure s'amincit en fuseau vers au moins l'une de ses extrémités, en constituant une surface qui réduit la résistance au frottement, de façon a permettre de tirer longitudinalement cette anode lorsqu'elle est montée autour du tuyau. 11. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode est une coquille tubulaire cylindrique, les éléments de contact faisant corps avec elle de façon A l'écarter du tuyau. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les éléments de contact ménagent un moule annulaire entre le tuyau et la coquille, celle-ci comportant dans sa paroi nn passage destiné à permettre d'introduire dans ce moule une matière de revêtement fluide, résistant à la corrosion. 13. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments de contact sont une série d'ergots, qui sont répartis longitudinalement et circonférentiellement et qui font saillie de la surface intérieure de la coquille, leurs pointes ou arêtes étant de préférence tournées dans le sens dans lequel cette surface intérieure se déplace quand on serre l'anode sur l'objet, de façon à percer le revêtement de cet objet. 14. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'objet est un tuyau, les éléments de contact étant des organes conducteurs qui ont les dimensions voulues pour toucher ce tuyau et la paroi intérieure de l'anode, et qui sont de préférence noyés dans un enduit resistant à la corrosion, qui adhère A cette paroi. 15.Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'anode se compose de demi-coquilles un peu plus petites que des demi-cylindres et qui ménagent un interstice a leur jointure. 16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les éléments de contact de chaque demi-coquille sont des rangées de contacts distincts ,disposE'es dans des plans parallèles ne passant pas par l'axe du tube formé par ces demi-coquilles, les rangées des deux demi-coquilles se faisant face, et ces contacts ayant la forme de coins, dont les pointes sont alignées dans chaque rangée et dont une face se trouve dans l'un de ces plans. 17. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les demi-coquilles ont sensiblement la même forme. 18. Ensemble protégé de la corrosion, caractérisé par le fait qu'il comprend un objet normalement corrodable, recouvert d'un revêtement résistant à la rouille et à la corrosion, un dispositif selon la revendication 1 entourant cet objet et étant en contact électrique avec lui. 19. Ensemble selon la revendication 18, caractérisé par le fait que les éléments de contact font corps avec l'anode, sont en contact avec l'objet et sont noyés dans un revêtement de façon que celui-ci isole électriquement leurs points de contact, ce revête- ment pouvant être un ruban extrudé enroulé sur l'objet, ou bien une couche de mastic.