On sait que la lumière provenant des sources usuelles, et notamment des corps incandescents, est un rayonnement électromagnétique ne comportant aucun axe vibratoire préférentiel. Toutefois certains agencements permettent de filtrer en quelque sorte un faisceau lumineux pour laisser passer préférentiellement un rayonnement comportant un axe vibratoire déterminé. On a établi d'après ce phénomène des dispositifs dits polarisants, dont certains se présentent sous la forme de feuilles ou plaques transparentes à la fraction de la lumière incidente qui correspond à un axe déterminé, mais plus ou moins opaques pour le reste de celle-ci. C'est ce qu'on appelle couramment des verres polaroides, ou plus simplement des polaroides. Il est d'ailleurs à noter qu'on connaft également des dispositifs agissant par réflexion ou diffraction. Le Demandeur a constaté que pour une certaine orientation de son axe de polarisation et moyennant une intensité lumineuse suffisante, la lumière ainsi polarisée possède un effet de surface sur la peau, celle-ci devenant moins sensible ou plus sensible au contact d'une pointe piquante en fonction de l'orientation exacte dudit axe. Il s'agit là d'une propriété faisant appel au système nerveux cérébrospinal et aboutissant à une modification de la sensibilité très superficielle ou épicritique, Toutefois cet effet très curieux de la lumière polarisée ne saurait se propager en profondeur, car dès qu'elle a commencé à traverser la couche superficielle de la peau, elle perd sa polarisation et redevient "banale". On sait par ailleurs que le champ magnétique continu ou alternatif comporte un effet sur un organisme. Divers chercheurs ont si gnalé une action discrète sur certaines fonctions organiques. Le Demandeur a notamment constate qu'il agit faiblement sur le système nerveux autonome, c'est-à-dire celui constitué de fibres sympathi quN et parasympathiques. On constate notamment son action sur les sensations dites paresthésiques qui se rencontrent au niveau de certaines cicatrices quand on les touche (toucher dit "électrique" ou "bizarre"). L'approche d'un ple d'aimant les normalise. Par contre un tel ple d'aimant est sans effet sur la sensation "épicritique" provoquée par la lumière polarisée. Champ magnétique et lumière polarisée agissent donc faiblement de façon séparée chacun sur un versant du système nerveux. Or le Demandeur a découvert que si l'on fait passer des lignes de force d'un champ magnétique à travers un dispositif polarisant, tel par exemple qu'un verre polaroide, on obtient un flux dont les propriétés sur un organisme sont différentes de celles du flux initial et se rapprochent de celles d'un faisceau de lumière polarisée qui pourrait pénétrer profondément à l'intérieur de cet organisme sans perdre sa polarisation.En fait on constate une action sur le système nerveux cérébrospinal, comme dans le cas de la lumière po larisée, mais cette action n'est plus limitée à une couche superficielle très mince et elle peut au contraire s'étendre dans toute l'épaisseur du tissu intéressé, tout comme si le flux magnétique initial avait été polarisé à l'instar de la lumière, et que sa pé nétration à travers l'organisme ne s'accompagne d'aucune diffraction dépolarisante. En fait si l'on choisit convenablement d'une part l'orientation du polaroide ou autre dispositif polarisant utilisé, d'autre part la direction du flux (c'est-à-dire la nature Nord ou Sud du pôle dont il émane dans le cas d'un aimant), l'on aboutit à de véritables analgésies, ou en d'autres termes à la possibilité d'atténuer, voire meme de supprimer totalement les sensations douloureuses. De plus le fait que le flux magnétique "polarisé" peut pénétrer en profondeur lui permet une action importante pouvant s'étendre à toute une région du corps et même au corps tout entier suivant la zone du système nerveux stimule. On a en outre relevé que grâce à cette sorte de "polarisation" du flux magnétique, il est possible d'utiliser avec succès des champs magnétiques beaucoup plus faibles que ceux qu'il faut mettre en oeuvre pour aboutir aux résultats que le magnétisme utilisé seul a jusqu'ici permis d'obtenir, notamment en ce qui concerne la sensibilité des cicatrices. En résumé, la combinaison d'un champ ou flux magnétique et d'un dispositif polarisant tel qu'un polaroide, permet de réaliser une action sur tout le système nerveux superficiel et profond, cérébrospinal et végétatif, ce qui explique les effets observés. L'invention concerne donc finalement - un procédé pour la modification d'un flux magnétique en vue de son application au traitement d'un organisme vivant, et qui consiste à interposer sur le trajet de ce flux un dispositif de polarisation de la lumière, tel notamment qu'un verre polaroide - et un appareil d'émission d'un tel flux modifie, qu'on peut qualifier de projecteur magnétique, lequel comprend en combinaison d'une part une source de flux magnétique, d'autre part un dispositif de polarisation de la lumière interposé entre cette sour ce et un organisme vivant à traiter de façon à être traversé par une fraction au moins du flux appliqué à celui-ci. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. I est une vue en coupe d'un appareil ou projecteur magnétique suivant l'invention. Fig. 2 en est une vue en bout. Fig. 3 indique schématiquement comment on peut agencer deux appareils du genre de celui de fig. 1 et 2 sous la forme d'un casque pour le traitement des oreilles d'un sujet. Le projecteur magnétique représenté en fig. 1 et 2 comprend un noyau de fer doux 1 sur lequel est monté un bobinage 2 dont on aperçoit en 3 les conducteurs d'alimentation. L'ensemble 1-2 est engagé dans une douille 4, par exemple en matière plastique moulée, dont le fond comporte un alésage axial 4a de centrage du noyau 1 et une perforation excentrée 4b pour le passage des conducteurs 3. Sur l'extrémité ainsi agencée de la douille 4 est vissé un chapeau arrière 5 équipé d'un dispositif de serrage 6 propre à retenir le câble 7 auquel aboutissent les conducteurs 3.L'extrémité opposée de la douille est filetée intérieurement et reçoit successivement un chapeau avant 8 percé d'un alésage axial 8a propre à centrer l'extremite correspondante du noyau 1 et à maintenir en même temps le bobinage 2 serré contre le fond de la douille 4, puis un verre polaroide circulaire 9 prenant appui contre la face avant annulaire du chapeau 8, et enfin une bague de serrage 10 maintenant le verre en place. La douille 4 est solidaire d'un manche latéral 11. Si l'on alimente le câble 7 en courant continu, le noyau 1 s'aimante et le flux magnétique qui émane de son extrémité avant (extrémité gauche en fig. 1) traverse en grande partie le polaroide 9. Par conséquent quand on applique le projecteur de fig. 1 et 2 contre un organe, celui-ci reçoit cette fraction du flux qu'on peut qualifier de "polaris6!, ce qui assure les avantages énoncés plus haut. I1 va de soi qu'on peut choisir à volonté la polarité de l'ex trémité avant du noyau 1, voire même l'inverser une ou plusieurs fois au cours du traitement. Bien ente'indu le câble 7 pourrait également être alimente en courant alternatif, sauf éventuellement à réaliser le noyau 1 sous forme feuilletée ou en ferrites appropriées en vue d'éviter les pertes par courants de Foucault si celles-ci pouvaient constituer un inconvénient. En pareil cas aux effets du flux polarisé viendraient se superposer ceux bien connus de l'induction créée dans les tissus par le champ magnétique alternatif. Il serait également possible d'utiliser une alimentation en courant unidirectionnel pulse. Au lieu d'un polaroide 9 unique, on pourrait en disposer plusieurs à axes de polarisation convenablement décalés les uns par rapport aux autres. Fig. 3 indique à titre d'exemple l'utilisation de deux projecteurs du genre de fig. 1 et 2 a la réalisation d'un casque propre à permettre d'appliquer un flux "polarise" aux oreilles d'un sujet. Chaque projecteur, référencé 12, comporte au lieu du manche 11 une patte latérale 13 assurant sa fixation articulée à un arceau élastique simple ou double 14, tandis que son chapeau avant affecte la forme d'un écouteur 15. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit qu'il serait possible d'établir des appareils simplifiés dans lesquels la source de flux magnétique serait constituée par un aimant permanent. On pourrait prévoir des moyens propres à assurer pendant le traitement le déplacement de la source précitée (par rotation, oscillation, etc...) ou bien le décalage de l'axe de polarisation du verre polaroide (par rotation de ce verre autour de l'axe de l'appareil). D'autre part, bien que le verre polaro5de paraisse constituer le dispositif polarisant le mieux adapté pour la mise en oeuvre de l'invention, on pourrait le remplacer par tout autre dispositif susceptible de jouer le même rôle. R E V E N D I C A T I O N S 1. Appareil pour le traitement d'un organisme vivant, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison - une source de flux magnétique - et un dispositif propre à polariser la lumière, interposé entre cette source et l'organisme à traiter de façon à être traversé par au moins une fraction du flux appliqué à celui-ci. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif polarisant est constitué, à la façon en soi connue, par un verre du genre dit polaroide. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs verres polaroides successifs à axes de polarisation décalés. 4. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé-en ce qu'il comprend plusieurs verres polaroides à axe e polarisation parallèles 5. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la source de flux magnétique est constituée, à la façon en soi connue, par un noyau magnétisable équipé d'un enroulement inducteur. 6. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la source de flux magnétique est constituée par un aimant permanent à la façon en soi connue. 7. Procédé pour l'obtention d'un flux magnétique continu, pulse ou alternatif modifié, propre à être utilisé pour le traitement d'organismes vivants, caractérisé en ce qu'il consiste interposer sur le trajet de ce flux un dispositif pour polarisation de la lumière, tel notamment qu'un verre du genre dit polaroide.