La présente invention concerne la trempe de verre et notamment d'articles en verre plat ou "bombé, par exemple destinés à former des pare-"brise de véhicules à moteur, des vitres pour feux de position et feux arrière ainsi que des hublots pour avions. 5 Suivant des procédés connus de trempe du verre, on refroidit rapidement le verre porté à haute température pour obtenir un article en verre doté d'une résistance à la traction accrue en engendrant des contraintes de compression dans les faces du verre et une contrainte de tension dans sa partie médiane. Habituelle-10 ment, on assure le refroidissement brusque en projetant un agent de trempe gazeux sur les faces du verre. On rencontre toutefois des difficultés pour imprimer -un haut degré de trempe à du verre et notamment à du verre mince, c'est-à-dire d'une épaisseur de 3 mm ou moins, parce que le prélèvement de chaleur opéré sur les 15 faces du verre par trempe à l'air classique n'est pas assez rapide pour faire apparaître une contrainte de compression suffisante. La présente invention repose sur la découverte qu'on peut obtenir du verre trempé à haute résistance limite à la traction en trempant le verre- à l'aide d'un agent de refroidissement capa-20 ble de prélever rapidement de la chaleur sur les faces du verre, sous réserve que le verre ait subi un refroidissement préliminaire l'amenant dans un état tel que l'agent de trempe puisse le refroidir très brusquement sans l'endommager. La présente invention a donc pour but principal de proposer 25 un procédé perfectionné de trempe de verre suivant lequel on assure un prélèvement rapide de chaleur sur verre au cours d'un stade de trempe pendant lequel le verre chaud est brusquement refroidi, par exemple à l'aide d'un agent liquide, un premier stade comportant un refroidissement préliminaire imprimé au verre pour 30 l'apprêter à subir le refroidissement brusque. L'invention a pour objet un procédé de trempe de verre suivant lequel on soumet du verre porté à une température voisine de son point de ramollissement, à un refroidissement préliminaire en mettant ses faces en contact avec -un agent de refroidissement qui 35 le refroidit à vitesse contrôlée et pendant un temps suffisant pour y faire apparaître une température superficielle et un écart de température entre le coeur et la surface de nature à éviter que les faces du verre ne se déforment et que le verre ne se brise lors d'un refroidissement très brusque ultérieurement imprimé 40 au verre, puis on imprime immédiatement au verre refroidi en sur 69 04881 2 2002674 face un refroidissement très brusque par contact avec un agent de trempe assurant un prélèvement rapide de chaleur sur le verre. De préférence, on met le verre dans l'état voulu, au cours du stade de refroidissement préliminaire, en ramenant la tempéra-5 ture superficielle du verre à une valeur de nature à éviter que les faces du verre se déforment lors du refroidissement "brusque ultérieur, tout en conservant au coeur du verre une température voisine de sa température initiale, puis on imprime immédiatement un refroidissement très brusque au verre refroidi en surface. 10 D'une manière générale, on ramène la température superficiel le du verre à une valeur égale ou supérieure à la limite haute de l'intervalle de recuisson. Le refroidissement très brusque imprimé au verre refroidi en surface par un agent de trempe assurant un prélèvement rapide de 15 chaleur sur le verre peut être opéré à l'aide d'un agent de trempe solide ou liquide. Il est préférable d'utiliser un liquide de trempe, ce qui assure un contact intime avec la totalité des faces du verre. Suivant cet aspect, l'invention vise un procédé de trempe de verre suivant lequel on soumet du verre, à une tempéra-20 ture initiale voisine de son point de ramollissement, à un refroidissement préliminaire en mettant les faces du verre chaud en contact avec un agent de refroidissement qui les refroidit à vitesse contrôlée pendant le temps voulu pour ramener les faces du verre à une température de nature à éviter que ces faces ne se 25 déforment lors d'une immersion ultérieure dans un liquide de trempe, tout en conservant au coeur du verre une température voisine de ladite température initiale, puis en immergeant immédiatement le verre refroidi en surface dans un liquide de trempe pour compléter la trempe du verre. 50 Toutefois, on peut aussi opérer avantageusement un refroi dissement brusque par contact solide. On peut refroidir brusquement le verre alors qu'il est encore chaud après formage. En variante, le procédé suivant l'invention comprend le chauffage du verre à une température initiale voisine de son point de ramol-35 lissement avant le refroidissement préliminaire. Lorsqu'on trempe un article en verre sodocalcique, on porte le verre à une température initiale de 620 à 760°C et on le ramène par refroidissement préliminaire à la température superficielle du verre d'une valeur de 560 à 640°C en maintenant le coeur du verre à -une tem-40 pérature voisine de la température initiale du verre. 69 04881 3 2002674 On peut appliquer le procédé suivant l'invention soit au traitement individuel de feuilles de verre, soit à un processus de traitement en continu ou semi-continu d'articles qui se succèdent. Ainsi, l'invention vise un procédé de trempe de verre plat 5 consistant essentiellement à porter le verre à une température initiale voisine de son point de ramollissement, à faire avancer le verre suivant un trajet déterminé menant à un poste de refroidissement brusque où le verre entre en contact avec un liquide de trempe, à exposer les faces du verre chaud, immédiatement avant 10 contact avec le liquide de trempe, à des courants de gaz froid établissant un écart de température entre le coeur et la surface du verre, tout en maintenant le coeur du verre au voisinage de la température initiale du verre, à immerger immédiatement le verre refroidi en surface dans un liquide de trempe et à régler la vi-15 tesse dont le verre est animé pendant qu'il défile entre lesdits courants gazeux refroidisseurs et qu'il entre en contact avec le liquide de trempe. La mise en oeuvre peut s'opérer verticalement à l'aide d'un four vertical, de châssis soufflants et d'une cuve de trempe dis-20 posés verticalement, le bain de liquide de trempe étant situé immédiatement au-dessous de la région où les courants de gaz froids assurent le refroidissement préliminaire des faces du verre. Bien qu'il soit préférable d'utiliser des courants de gaz froids pour le refroidissement préliminaire du verre, l'agent de 25 refroidissement initial peut être un liquide, par exemple eau, projeté symétriquement sur les deux faces du verre. On peut appliquer le procédé à la trempe de verres d'épaisseurs très variées, soit très faibles, par exemple inférieures à 2 mm et pouvant descendre jusqu'à 0,75 mm ou plus particulièrement 30 comprises entre 0,8 et 1 mm, soit supérieures à 6 mm, par exemple de 8 et 10 mm. L'invention est particulièrement applicable à la trempe de verre sodocalcique d'épaisseur comprise entre 0,75 et 10 mm par procédé consistant essentiellement à porter le verre à une tempé- 39 rature voisine de son point de ramollissement, à faire défiler le verre à vitesse constante entre des courants de gaz froids pendant un temps suffisant pour ramener ses faces à une température de 560 à 640°C, puis à immerger immédiatement le verre, à la même vitesse, dans un liquide de trempe pour le refroidir brusquement. 40 Suivant ce procédé, le verre subit le refroidissement préli 69 04881 4 20Ô2674 minaire en se déplaçant à une vitesse uniforme qu'il conserve en pénétrant dans le liquide de trempe, mais suivant certains procédés couverts par l'invention, le verre peut être animé pendant refroidissement préliminaire d'une vitesse différant de celle de 5 pénétration dans le liquide de trempe, pourvu que la vitesse demeure constante à chacun de ces deux stades. Le liquide de trempe qui assure le second refroidissement, très "brusque, présente de préférence par rapport au verre un coefficient de transmission de chaleur de 0,0.035 à 0,06. Il peut 10 etre de l'huile, par exemple de graissage ou végétale. Dans certains cas, on peut utiliser du métal fondu, par exemple étain ou alliage d'étain. On peut obtenir par le procédé suivant l'invention des feuilles de verre bombé trempé en portant une feuille de verre plat à 15 une température voisine de son point de ramollissement, puis en imprimant par bombage à la feuille la courbure désirée avant de lui faire subir le refroidissement préliminaire. On constate qu'on peut dans une certaine mesure déterminer d'avance la contrainte de tension médiane imprimée au verre trem-20 pé d'après la température initiale appliquée au verre, pour un ensemble donné de conditions de refroidissement préliminaire et pour une vitesse donnée imprimée au verre pendant refroidissement préliminaire, puis trempe; on a en effet découvert que la contrainte de tension médiane imprimée au verre peut varier de 70 à 2 25 90 kg/cm par 10°C de chute de la température initiale du verre. L'invention vise encore du verre trempé obtenu par procédé tel que décrit ci-dessus. Plus particulièrement, elle vise du verre plat trempé, à composition homogène, d'épaisseur comprise entre 0,75 et 10 mm, à faces exemptes de déformation, ayant une ^ p 30 résistance limite à la traction de 1.260 à 4.350 kg/cm et une p contrainte de tension médiane de 420 à 1.120 kg/cm . Plus particulièrement, elle vise un nouveau verre mince trempé, de 2 mm d'épaisseur, ayant une résistance limite à la traction de 1.260. à 2.800 kg/cm et une contrainte de tension mé-35 diane de 420 à 1.120 kg/crn^. On peut incorporer une feuille d'un tel verre trempé mince à un stratifié de verre, par exemple pare-brise en verre stratifié comprenant deux feuilles de verre réunies par superposition avec une couche de matière plastique transparente, l'une au moins des 40 feuilles de verre étant une feuille de verre trempé de 0,75 à 3 mm 69 04881 5 2002674 d'épaisseur, du genre qu'on vient de décrire. L'invention est applicable non seulement à la trempe de verre mince, mais aussi à celle de verre de 6 mm d'épaisseur, ayant après trempe une résistance limite à la traction de 2.450 à 4.350 2 2 5 kg/cm et une contrainte de tension médiane de 700 à 1.120 kg/mm. L'invention vise enfin un appareil pour la trempe de verre comprenant des moyens propres à rencontrer le verre et à 11 entraîner à vitesse contrôlée entre un poste de chauffage, où le verre est porté à une température voisine de son point de ramol-10 lissement, un poste de refroidissement préliminaire associé aux-dits moyens entraîneurs et comportant des moyens propres à mettre les faces du verre chaud en contact avec un agent refroidisseur qui refroidit le verre à vitesse contrôlée et pendant le temps voulu pour faire apparaître entre ses faces et son coeur un écart 15 de température de nature à éviter que les faces du verre ne se défprment et que le verre ne se brise lors du refroidissement très brusque ultérieurement imprimé au verre, et un post°e de trempe, contigu audit poste de refroidissement et comportant des moyens propres à mettre un agent de trempe qui assure un prélèvement 20 rapide de chaleur sur le verre, en contact intime avec le verre qui pénètre dans ce poste à partir du poste de refroidissement prémiminaire. Dans un appareil de mise en oeuvre de l'invention, il est en outre prévu des moyens propres à maintenir le verre à tremper, 25 des guides qui coopèrent avec ces moyens de maintien et s'étendent entre un four et une cuve de trempe contenant un liquide de trempe, des châssis soufflants situés entre le four et la cuve de trempe, au voisinage immédiat de celle-ci, et des moyens moteurs propres à déplacer les moyens de maintien du verre le long des 30 guides à vitesse uniforme, de sorte que le verre chaud avance à vitesse uniforme contrôlée entre les châssis soufflants, puis pénètre immédiatement dans le liquide de trempe. Un appareil préféré suivant l'invention comprend un four vertical ouvert à la base, des pinces à verre soutenues dans le 35 four par une barre porte-pinces munie de patins coulissant sur des glissières qui s'étendent vers le bas à partir du four et longent les châssis soufflants jusqu'à la cuve de trempe, et des moyens de descente fixés à la barre porte-pinces pour la faire descendre à vitesse uniforme le long des glissières. 40 Pour l'obtention de feuilles de verre trempé bombé, on peut 69 04881 6 2002674 interposer deux matrices à cintrer entre la "base du four et le sommet des châssis soufflants et donner à ces derniers une forme épousant la courbure des matrices à cintrer. Pour faire plus clairement comprendre l'invention, on va 5 maintenant en décrire à titre d'exemple certains modes de réalisation, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale d'un appareil suivant l'invention pour la trempe de feuilles de verre ; 10 - la figure 2 est une vue de face en coupe d'une réalisation pratique de l'appareil représenté sur la figure 1; - la figure 3 en est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2; - la figure 4 représente un ensemble d'ajutages prévu sur 15 l'un des châssis soufflants incorporés à l'appareil montré sur les figures 2 et 3» et - la figure 5 illustre schématiquement le bombage imprimé à des feuilles de verre plat avant trempe par le procédé suivant l'invention. 20 La figure 1 représente schématiquement un transporteur hori zontal 1 qui amène horizontalement du verre sous forme de feuilles planes 2, par une ouverture latérale, dans un four vertical % présentant des parois latérales verticales auxquelles sont incorporés des éléments chauffants électriques 4. La feuille de verre 25 2 est suspendue de manière connue, près de son bord supérieur, par des pinces 6 elles-âêmes suspendues au transporteur par des câbles 5, dont un seul est représenté, reliés à un treuil de descente représenté en détail sur les figures 2 et 3- Le treuil est commandé de manière à faire descendre rapidement la feuille de 30 verre à vitesse constante contrôlée. Dans le four vertical 3, les éléments chauffants 4 portent la feuille de verre à une température élevée voisine du point de ramollissement du verre. Typiquement, pour tremper des feuilles de verre plat sodocalcique, on porte le verre aux environs de 35 690°C. On peut chauffer davantage le verre, par exemple le porter •jusqu'à 760°G. Dans certains cas, quand le degré de trempe désiré est plus faible, la température initiale à laquelle on porte le verre peut ne pas dépasser 620°C. Le four 3 est ouvert à la base de manière à ce qu'on puisse 40 en évacuer la feuille de verre chauffée par descente rapide et 69 04881 7 2002674 l'on peut prévoir de manière connue une ou plusieurs portes à la "base du four. Les éléments chauffants 4 sont plus nombreux à la base du four, pour contribuer à chauffer uniformément le verre sur toute sa hauteur et pour faire apparaître au débouché infé-5 rieur du four un joint de gaz chaud, à une température supérieure à celle du gaz remplissant le reste du four. Typiquement, il peut régner à la base ouverte du four 3 une température de l'ordre de 790°C. Si ce joint de gaz chaud est efficace, il peut être inutile de prévoir des portes refermant le four à la base. 10 Immédiatement au-dessous du débouché inférieur du four 3, sont disposés deux châssis soufflants verticaux. Ces châssis sont identiques et sont équidistants de part et d'autre de la trajectoire verticale empruntée par la feuille de verre 2 pend:ant descente hors du four. Chaque châssis soufflant comporte un ensemble 15 d'orifices d'ajutage 8 disposés en quinconce et les ajutages des deux, châssis sont décalés les uns par rapport aux autres de manière à ne pas se situer face à face. Les deux ensembles d'ajutages sont reliés à une source de gaz refroidisseur, en général air comprimé, à température ambiante. 20 Suivant le mode de réalisation illustré par la figure 1, les châssis soufflants ont une dimension verticale légèrement supérieure à celle de la feuille de verre 2 et qui présente avec la vitesse de descente de cette feuille une relation telle que la feuille de verre chaud subisse un refroidissement préliminaire dé-25 terminé avec précision, qu'on décrira ci-après en détail, en descendant à vitesse uniforme entre les châssis soufflants 7- Pendant qu'elles défilent entre les châssis soufflants, les faces du verre sont ramenées à une température de nature à éviter qu'elles ne se déforment et que le verre ne se brise lors du con-30 tact ultérieur avec un liquide de trempe qui imprime au verre un refroidissement très brusque. Par exemple, pour la trempe de verre sodocalcique ordinaire, on ramène les faces du verre à une température de 560 à 640°C. Le passage rapide entre les châssis soufflants assure ce refroidissement sensible des faces du verre, 35 mais laisse le milieu de la feuille de verre à une température voisine de celle atteinte dans le four de chauffage 3, de sorte que quand le verre franchit la base des châssis soufflants, il existe entre son coeur et ses faces un écart de température défini, par exemple de 60 à 120°C, qui se révèle faire apparaître un 40 gradient de température accusé dans les régions superficielles du 69 04881 a 2002674 verre. Une cuve de trempe 10, contenant un bain 11 de liquide de trempe, est montée immédiatement au-dessous de la base des châssis soufflants. L'appareil est agencé de manière à ce que les 5 ajutages 8 inférieurs des châssis soufflants 7 soient aussi voisins que possible de la surface 12 du bain de liquide de trempe, de sorte que, dès qu'il cesse de recevoir l'air de refroidissement projeté sur ses faces par les châssis soufflants 7» le verre plonge dans le liquide de trempe 11. La profondeur du bain 11 est 10 supérieure à la dimension verticale de la feuille de verre 2. Le liquide de trempe présent dans le bain 11 présente par rapport au verre un coefficient de transmission de chaleur de 0,0.035 à 0,06 cal/cm~^/°G~^/s~^. Ainsi qu'il est bien connu, le coefficient de transmission de chaleur indique la vitesse de 15 transmission de chaleur du verre au liquide de trempe par écart de température unitaire et par unité de surface. Des agents de trempe convenables sont par exemple les huiles et certains métaux et alliages à bas point de fusion. On a utilisé avec succès des huiles végétales, de l'huile de ricin, de 20 l'huile de cuisine, de l'huile pour transformateurs et de l'huile légère pour transmission de chaleur, ainsi que les huiles du commerce suivantes : - Huile Schell Talpa - Huiles S.AoE. Velvene 10, 20 et 30.. On a utilisé de 1'étain et des alliages d'étain fondus, par exemple étain-plomb et étain-bismuth, jusqu'à une température 35 d'environ 400°C. Lorsqu'on utilise des métaux fondus et qu'on imprime aux châssis soufflants une forte pression de soufflage, il est préférable de maintenir autour du bain de trempe une atmosphère inerte ou légèrement réductrice, par exemple d'azote ou d'azote à 5 % d'hydrogène. Le gaz refroidisseur envoyé aux châs-40 sis soufflants peut avoir la même nature que cette atmosphère. 30 25 - Castrolite - Huile viscostatique B.P» 20/50 - Huiles Castrol Iloquench n° 2, 3» 4, 6, 7» 8 et 32 - Huile Mobil Cylrex - Huiles Duckhams Adquench n° 3 et 10 - Huile Duckhams Adtherm 12/2 - Huile Schell Vitrea 79 - Huile Schell Voluta 50 69 04881 9 2002674 La température du "bain n'affecte pas la contrainte imprimée au verre trempé et des régulateurs de température lui conservent la valeur désirée. Quand le "bain est formé d'huile, il se révèle préférable de 5 le maintenir entre la température ambiante et 60°C environ. Pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention, on porte, dans le four 3» la feuille de verre 2 à tremper à une température voisine de son point de ramollissement, par exemple de 720°C quand la feuille est en verre . sodocalcique, puis on la fait 10 descendre rapidement à vitesse constante, par exemple de 10 à 20 cm/s, et elle défile entre les châssis soufflants 7» où du gaz froid frappant ses faces opposées ramène par refroidissement préliminaire ces dernières entre 560 et 64-0°C. On peut régler le refroidissement superficiel imprimé au verre en ajustant le débit 15 de gaz refroidisseur qui frappe les faces du verre et la vitesse de descente du verre entre les châssis soufflants. Suivant un mode de mise en oeuvre courant, il faut environ une seconde à tout point du verre pour défiler entre les châssis soufflants et le verre descend en continu, de préférence à la mê-20 me vitesse constante, des châssis soufflants dans le bain de trempe. On peut toutefois modifier rapidement la vitesse de descente du verre quand le bord supérieur de la feuille franchit les châssis soufflants et avant que son bord inférieur n'atteigne le liquide de trempe, de manière à ce que le verre subisse le refroi-25 dissement préliminaire en défilant entre les châssis soufflants à une première vitesse constante, puis la trempe en plongeant sous la surface du liquide de trempe à une vitesse différente. En transmettant rapidement de la chaleur au liquide de trempe, lorsqu'il plonge dans le bain 11, le verre subit un refroi-30 dissement superficiel immédiat à mesure que ses faces entrent en contact avec le liquide. Après trempe, la feuille de verre froide sort du bain 11 vers le haut et est amenée à un poste de lavage, puis libérée des pinces. 35 Dans un processus plus continu pour la trempe de feuilles de verre successives, chaque feuille de verre trempé s'écarte de sa trajectoire verticale avant de quitter le bain de trempe pour faire place à la feuille à tremper suivante, puis quitte le bain vers le haut et est entraînée au poste de lavage. 4-0 Les figures 2 à 4- illustrent un mode de réalisation pratique 69 04881 10 2002674 de l'appareil suivant l'invention. Comme représenté sur les figures 2 et 3, des chandeliers de coin 13 sont érigés sur le sol 14 de l'atelier, leurs sommets étant reliés par un bâti rectangulaire 15-5 Entre les chandeliers de coin s'étend, sensiblement à mi- hauteur de l'appareil, une plaque évidée 16 qui repose sur des traverses 17 fixées entre les chandeliers 13. La plaque 16 forme l'embase d'un four de trempe vertical qui présente des parois longitudinales 18 et latérales 19 et un toit 20. Les parois 18 La feuille de verre plat 2 à tremper est suspendue dans le four par des pinces 22 qui agrippent son bord supérieur. Les yln.=~-ces 22 sont suspendues à une barre porte-pinces 23 qui s'étend entre des patins hémicyclindriques 24 coulissant sur des glis-20 sières 25. Les patins 24 sont fixés aux extrémités de la barre porte-pinces 23. La barre porte-pinces présente près de ses extrémités deux oreilles 27 auxquelles se fixent deux câbles métalliques de sus-25 pension 28, enroulés sur des tambours enrouleurs 29 montés près de chaque extrémité d'un arbre commun 30, tournant dans des paliers 31 fixés à une plaque de support 32 montée au-dessus du bâti supérieur 15 de l'appareil. Les tambours sont entraînés par utt moteur électrique 33, dont la vitesse est contrôlée de manière à 30 régler avec précision la vitesse uniforme de dévidage des câbles métalliques 28 portés par les tambours 29 et, ainsi, la vitesse constante à laquelle la feuille de verre en cours de descente traverse et quitte le four. Les câbles métalliques 28 traversent des trous 24 percés dans le toit 20 du four. Ces trous sont juste 35 assez grands pour laisser passer les câbles sans provoquer de trop grandes pertes de chaleur à partir du four. Les éléments chauffants électriques 4, supprimés sur les fi= gures 3 et 4, sont montés comme l'indique la figure 1 dans les parois longitudinales du four. 40 Les glissières 25 sont des barres d'acier à section circu- BAD ORIGINAL* 69 04881 n 2002674 laire et sont fixées par leurs sommets à des traverses 35 qui s détendent en travers du "bâti 15, au sommet de l'appareil. Elles sont fixées dans des trous 36 percés dans le toit 20 du four et traversent ce dernier vers le "bas. A leurs "bases, les glissières 5 25 sont fixées à des équerres 37, elles-mêmes fixées aux parois de la cuve 10. La partie inférieure de l'appareil est entourée par des plaques latérales 38. Immédiatement au-dessus de l'embase 16 du four, sont montés 10 deux châssis soufflants 7» flanqués chacun d'ion réservoir 39 auquel est relié un conduit d'alimentation 40. Chaque ensemble d'un châssis soufflant 7 et d'un réservoir 39 est soutenu entre des supports latéraux 40, auxquels des roulettes 41 sont fixées près de leurs bords inférieurs. Ces roulettes roulent sur des rails 42, 15 fixés par leurs extrémités à des traverses qui relient les chandeliers. Une cale d'entretoisement 40a est montée au milieu des rails 42 pour limiter le mouvement décrit vers l'intérieur par les châssis soufflants de manière à ce que ceux-ci soient précisément situés à égale distance de part et d'autre de la trajec-20 toire de descente des feuilles de verre. Grâce à cet agencement, on peut déplacer individuellement les châssis soufflants de manière à les disposer avec précision symétriquement de part et d'autre de la trajectoire de descente de la feuille de verre 2, définie par les glissières 25, afin que les deux faces de la 25 feuille de verre chaude subissent le même traitement de refroidissement préliminaire pendant que la feuille descend à vitesse constante entre les châssis soufflants. Les surfaces des deux châssis soufflants sont formées par des ensembles symétriques d'ajutages de soufflage 8 disposés en quinconce, comme indiqué 30 sur les figures 2 et 3 et plus en détail sur la figure 4. Chaque ajutage a un diamètre intérieur de 3 mm et un diamètre extérieur de 6 mm se révèle particulièrement indiqué. Les ajutages font saillie à environ 25 mm de la surface des châssis soufflants et l'espacement entre rangées d'ajutages est d'environ 20 mm. Après 35 réglage, les extrémités des ajutages se situent de préférence à 38 mm environ de la trajectoire de descente des faces du verre et les deux châssis sont construits de manière à ce que leurs ajutages ne se situent pas face à face. Du gaz refroidisseur, en général air, arrive par les con-40 duits 40 sous une pression effective d'environ 3 à 5 kPa, ce qui 69 04881 12 2002674 le fait s'échapper des ajutages 8 au débit voulu pour établir un gradient de température convenable entre la surface et le coeur du verre, c'est-à-dire pour :ram.ener les faces du verre entre 560 et 640°C en laissant sensiblement le coeur du verre à sa tempéra-5 ture initiale, ce qui évite que les faces du verre ne se déforment et que le verre ne se brise lors du contact ultérieur avec le liquide de trempe. Le sommet des châssis soufflants 7 est aussi voisin que possible du débouché 21 du four afin qu'en sortant du four, le verre subisse immédiatement l'effet de l'air de refrci-10 dissement qui s'échappe au-dessus du sommet des châssis soufflants. Ainsi, le refroidissement préliminaire du verre s'amorce sans délai. Sitôt après avoir quitté les châssis soufflants, le verre est brusquement refroidi par immersion dans le liquide de trempe 15 11. La cuve de trempe est de forme oblongue épousant celle du débouché 21 du four. Le liquide de trempe, qui est en général une huile du genre décrit plus haut, remplit la cuve de manière à ce que sa surface 12 se situe au sommet ou aussi près que possible du sommet de la 20 cuve, avec la marge voulue pour que le niveau puisse monter quand le verre plonge dans le liquide. La température du liquide contenu dans la cuve est réglée par un dispositif chauffant immergé 44, fixé dans la base de la cuve, et du fait que le liquide va de la cuve traverser un re-25 froidisseur extérieur de genre connu, non représenté. Un agitateur 45 est monté dans l'une des parois de la cuve et entraîné par un moteur 46. L'agitateur représenté à titre d'exemple est un disque à pales radiales 47 et agite le liquide de trempe avant immersion d'une feuille de verre. 30 La cuve 10 est montée sur une plaque de support 48 sur la quelle elle est maintenue par des cornières 49 fixées à cette plaque. La plaque 48 est montée entre des longerons 50 munis de roulettes 51. Ces roulettes 51 roulent sur des rails 52 fixés entre les chandeliers 13. Cet agencement permet de disposer avec 35 précision la cuve de trempe par rapport au débouché 21 du four, aux châssis soufflants 7 et aux glissières 25 afin que le bain de trempe occupe la position voulue pour recevoir une feuille de verre chaude. Les glissières 25 s'étendent vers le bas immédiatement à 40 l'extérieur des châssis soufflants 7 et de la cuve 10 et, quand 69 04881 13 2002674 la barre porte-pince s 23 est en fin de course "basse, les pinces 22 sont nettement immergées dans le liquide de trempe, de sorte que la feuille de verre est complètement immergée avant que la "barre porte-pinces 23 soit sur le point d'atteindre le "bord supé-5 rieur de la cuve 10. On règle avec précision la température du liquide de trempe en agissant sélectivement sur le dispositif chauffant immergé 44 et sur l'agencement de refroidissement et, lorsqu'on utilise de l'huile, on maintient de préférence le "bain entre la température 10 ambiante et 60°C. Toute la partie inférieure de l'appareil située au-dessous de l'embase 16 du four est enfermée entre des plaques latérales 38, formant une enceinte qui entoure les châssis soufflants et la cuve de trempe 10. Cette chambre est remplie par le gaz envoyé 15 aux châssis soufflants pour assurer le refroidissement préliminaire; un conduit d'échappement de ce gaz traverse une paroi de l'enceinte comme indiqué en 49. Le conduit d'échappement 49 est relié de manière connue à un ventilateur aspirant. Ainsi, on peut efficacement maintenir autour de la cuve de 20 trempe une atmosphère inerte ou légèrement réductrice, par exemple d'azote ou de mélange azote-hydrogène, bien qu'en général le refroidissement préliminaire soit assuré à l'air. Les contraintes imprimées à la feuille de verre dépendent de l'épaisseur du verre, de la température initiale prise au four 25 par le verre, de la vitesse à laquelle le verre est refroidi en défilant entre les châssis soufflants, de la vitesse à laquelle le verre parcourt l'ensemble de sa trajectoire de descente, de la température du liquide de trempe et de la nature de ce liquide. On va maintenant donner certains exemples de trempe de verre d'é-30 paisseurs différentes, comprises entre 0,8 et 6 mm. Dans les exemples I à XL, pour obtenir des résultats comparables, on a porté des feuilles de verre carrées, de 25 cm de côté et d'épaisseurs diverses, à des températures différentes, dans l'appareil représenté à titre d'exemple, puis on les a toutes 35 trempées dans un bain du même liquide, à savoir Castrol Iloquench n° 3. EXEMPLE I On suspend aux pinces 22 une feuille de verre sodocalcique carrée, de 25 cm de côté et de 2 mm d'épaisseur, et on la porte 40 au four aux environs de 680°C. Pour que le verre atteigne cette 69 04881 14 2002674 température, il faut que les parois du four soient aux environs de 750°C. Le liquide de trempe utilisé est de l'huile Castrol Iloquench. n° 3. On fait fonctionner l'agitateur 45 dans la cuve de trempe 5 et l'on conserve au liquide de trempe une température contrôlée d'environ 45°C. Quand la feuille de verre a atteint la température désirée, on arrête l'agitateur 45, on envoie de l'air de refroidissement aux châssis soufflants et l'on met le moteur 33 en marche pour faire descendre la feuille de verre 2 à une vitesse \ 10 contrôlée de 15 cm/s. Cette vitesse demeure constante pendant toute la descente et jusqu'à immersion totale de la feuille de verre dans le liquide de trempe. Les châssis soufflants 7 ont environ 13 cm de haut et reçoivent de l'air froid sous une pression de 3>4 à 3»9 kPa. On main-15 tient les pointes des ajutages à 38 mm environ des faces du verre et le refroidissement superficiel imprimé au verre pendant qu'il défile entre les châssis soufflants fait apparaître entre ses faces et son sein un écart de température d'environ 60°C. Les faces du verre sont aux environs de 620°C. 20 Après immersion à la vitesse constante de 15 cm/s dans l'hui le de trempe, le verre demeure dans la cuve pendant 30 secondes environ, puis on le sort de la cuve et on le lave. On constate que du verre de 2 mm d'épaisseur présente une résistance limite à la traction de 1.900 à 1.950 kg/cm et une P 25 contrainte de tension médiane de 630 kg/cm . Les faces du verre sont exemptes de déformation, toute déformation du verre chaud pendant immersion dans l'huile de trempe étant interdite par le refroidissement préliminaire contrôlé imprimé aux faces du verre pendant descente à vitesse uniforme entre les châssis soufflants, 30 dont les positions sont précisément symétriques. EXEMPLE II On porte au four à 660°C une feuille de verre carrée semblable, de 25 cm de côté et de 2 mm d'épaisseur et on la fait descendre à 15 cm/s pour lui imprimer le même refroidissement préli-35 minaire entre les châssis soufflants, puis on la plonge dans le même bain de trempe, formé d'huile Castrol Iloquench n° 3 à 45°C, que dans l'exemple I. Le refroidissement préliminaire ramène la température superficielle du verre à 600°C et le verre a une ré-sistance limite à la traction d'environ 1.900 kg/cm et présente r p 40 une contrainte de traction médiane d'environ 420 kg/cm . 69 04881 15 2002674 EXEMPEE III On porte à 690°C une feuille de verre sodocalcique carrée, de 25 cm de côté et de 2 mm d'épaisseur, puis on lui imprime un refroidissement plus modéré en faisant arriver l'air de refroidis-5 sement aux châssis soufflants sous une pression de 2,9 kPa. on descend le verre à 25 cm/s entre les châssis soufflants, puis dans le "bain d'huile Castrol Iloquench n° 3 et l'on constate que le verre trempé a une résistance limite à la traction de 2.100 kg'' 2 2 cm et -une contrainte de tension médiane de 700 kg/cm . 10 EXEMPLE IV On porte au four à 660°C une feuille de verre sodocalcique carrée, de 25 cm de côté et de 2 mm d'épaisseur, et on la descend à 15 cm/s entre les châssis soufflants, auxquels l'air de refroidissement arrive sous une pression de 2,9 kPa. Par trempe dans le 15 bain d'huile Castrol Iloquench n° 3i on constate que le verre ac- p quieit une résistance limite à la traction de 1.820 kg/cm et une 2 contrainte de tension médiane de 560 kg/cm . EXEMPLE V On porte à 640°0 une feuille de verre sodocalcique carrée de 20 25 cm de côté et de 2 mm d'épaisseur, puis on la fait descendre à 25 cm/s entre les châssis soufflants, alimentés en air froid sous une pression effective de 2,3 kPa. Le refroidissement préliminaire ramène la température superficielle du verre à 580°C,puis on plonge immédiatement le verre dans un bain de trempe d'huile Cas-35 trol Iloquench n° 3 à 45°C. Le verre acquiert une résistance li-mite à la traction de 1.820 kg/cm et une contrainte de tension 2 médiane de 560 kg/cm . EXEMPLE VI On porte à 700°C une feuille de verre sodocalcique carrée, 30 de 25 cm de côté et'de 4 mm d'épaisseur, qu'on refroidit en la faisant passer à 15 cm/s entre les châssis soufflants, à l'aide de courants d'air froid arrivant sous une pression effective de 4,9 kPa. La température superficielle du verre tombe à 620°C, alors que le coeur du verre demeure presqu'à 700°C. Après refroi-35 dissement préliminaire, on plonge immédiatement le verre dans le même bain de trempe d'huile Castrol Iloquench n° 3 à 45°C et le verre trempé résultant présente une résistance limite à la trac- p r tion de 2.250 kg/cm et une contrainte de tension médiane de 700 kg/crn^. 69 04881 2002674 EXEMPLE VII On porte au four à 700°G une feuille de verre sodocalcique carrée, de 25 cm de côté et de 6 mm d'épaisseur, puis on la trempe dans un bain d'huile Castrol Iloquench. n° 3 à 40°C. 5 La feuille descend à une vitesse uniforme de 10 cm/s et de l'azote froid arrive aux châssis soufflants sous une pression effective de 9»8 kPa. Après trempe, on constate que le verre pré- 2 sente une résistance limite à la traction de 84-0 kg/cm et une p contrainte de tension médiane de 2.450 kg/cm . 10 EXEMPLE VIII On porte à 700°C une feuille semblable de verre sodocalcique de 6 mm d'épaisseur, puis on la fait descendre à vitesse uniforme de 20 cm/s. L'air de refroidissement arrive aux châssis souffLaits sous pression effective de 6,9 kPa et, après trempe dans le bain 15 d'huile Castrol Iloquench n° 3 à 30°C, le verre présente une ré- 2 sistan.ce limite à la traction de 3.350 kg/cm et une contrainte p de tension médiane de 840 kg/cm . EXEMPLE IX On porte à 700°C une feuille de verre sodocalcique carrée, 20 de 25 cm de côté et de 6 mm d'épaisseur, la température du bain de trempe d'huile Castrol Iloquench n° 3 étant de 30°C. La vitesse de descente du verre est de 15 cm/s et l'air de refroidissement arrive aux châssis soufflants sous pression effective de 6,9 kPa. Le verre trempé présente une résistance limi-25 te à la traction de 2.800 kg/cm et une contrainte de tension mé- 2 diane de 770 kg/cm . EXEMPLE X On porte à 74-0°C une feuille de verre carrée de 25 cm de côté et de 6 mm d'épaisseur, puis on la fait descendre à 25 cm/s 30 entre les châssis soufflants, alimentés en azote refroidisseur sous pression de 14,7 kPa. On ramène ainsi la température superficielle du verre à 640°C, puis on trempe immédiatement le verre dans le bain de trempe d'huile Castrol Iloquench n° 3- Le verre ' ' \ 2 présente une résistance limite à la traction de 4.350 kg/cm et 35 line contrainte de tension médiane de 1.120 kg/cm . On peut même tremper du verre d'épaisseur supérieure atteignant par exemple 8 à 10 mm, comme décrit dans l'exemple X pour obtenir dans le verre fortement trempé une compression superficielle très accusée. 69 04881 17 2002674 EXEMPLE XI On porte à 700°C une feuille de verre très mince carrée, de 25 cm de côté et de 0,8 mm d'épaisseur, puis on la fait descendre à 40 cm/s environ entre les châssis soufflants, alimentés en air 5 de refroidissement sous pression effective de 1,4 kPa. La température superficielle du verre tombe à 620°C, tandis que le coeur du verre conserve sensiblement sa température initiale de 700°C et, après trempe dans le bain d'huile Castrol Iloquench n° 3 à 45°C, la feuille de verre mince présente une résistance limite à "D la traction de 1.700 kg/cm et-une contrainte de tension médiane de 560 kg/cm^. On peut aussi utiliser comme liquide de trempe du métal fondu, par exemple étain, ce qui est particulièrement efficace pour la trempe de verre très mince telle qu'illustrée par l'exemple 15 ci-dessous. EXEMPLE XII On porte à une température initiale de 700°C une feuille carrée de verre mince, de 25 cm de côté et de 0,8 mm d'épaisseur, puis on la fait descendre à une vitesse de 40 cm/s entre les châs-20 sis soufflants auxquels on envoie un mélange froid d'azote et d'hydrogène à environ 5 % d'hydrogène. La pression effective de l'atmosphère légèrement réductrice est d'environ 1,3 kPa. La température superficielle du verre tombe aux environs de 630°C, tandis que le coeur du verre mince demeure tout près de sa tempéra-25 ture initiale de 700°C, puis on trempe immédiatement le verre dans un bain d'étain fondu maintenu à 300°C. Grâce à l'envoi aux châssis soufflants du mélange légèrement réducteur, le bain d'é-tain fondu demeure sous une atmosphère protectrice qui remplit complètement l'espace clos à la base de l'appareil. 30 Le verre mince trempé résultant présente une résistance li- 0 mite à la traction de 1.600 kg/cm et une contrainte de tension médiane de 500 kg/cm . Ces résultats indiquent que la température initiale du verre constitue un facteur déterminant important et on peut en fait en 35 déduire que la contrainte de tension médiane imprimée au verre 2 , varie d'environ c4 kg/cm par 10°C d'écart sur la temperature initiale du verre. On fait aussi varier dans une certaine mesure la contrainte imprimée au verre en modifiant la vitesse de descente du verre et la pression de soufflage par les châssis souf-40 fiants. Une variation de ces facteurs exerce un certain effet sur 69 04881 18 2002674 la contrainte imprimée au Terre et permet de régler finement le degré de trempe. Le procédé suivant l'invention permet de tremper des feuilles de verre bombées, les châssis soufflants ayant alors une cour-5 bure correspondant à celle des feuilles de verre à tremper. La structure représentée à titre d'exemple permet d'écarter aisémsnt les châssis soufflants de leurs positions actives pour les remplacer lorsqu'on passe à la fabrication d'un article différent. La cuve de trempe a les dimensions voulues pour pouvoir recevoir les 10 feuilles de verre bombées classiques, par exemple pare-brise bombés. On peut aussi appliquer l'invention à la transformation de feuilles de verre plat en feuilles de verre trempé bombées et la figure 5 illustre ce mode de mise en oeuvre. Entre la base du 15 four et le sommet des châssis soufflants 7> on interpose deux matrices à cintrer de part et d'autre de la trajectoire de descente des feuilles de verre chaud. Les matrices à cintrer comprennent un taquet de contact 55 porté par un piston plongeur 56 et dont la face intérieure incurvée 57 définit la courbure à imprimer à 20 la feuille de verre. De l'autre côté de la trajectoire du verre est placé un cadre de cintrage périphérique 58, maintenu par des entretoises 59 sur une plaque de soutien 60, fixée à un piston plongeur 61. La courbure du cadre 58 épouse celle de la face 57 du taquet. 25 Ces matrices à cintrer se referment sur une feuille de verre chaud 2, qui s'arrête temporairement entre elles pendant sa descente et qui passe immédiatement ^près cintrage entre les châssis soufflants 7- Comme de coutume, les faces des matrices en contact avec le 30 verre sont en un matériau, tel que carbone ou amiante, n'endommageant pas le verre, même si ses faces sont à une haute température, par exemple de 760°C. Les châssis soufflants 7 présentent des faces incurvées qui épousent la courbure des matrices à cintrer et ont par ailleurs 55 la structure représentée à titre d'exemple sur les figures 2 et 3» étant disposés de manière à refroidir uniformément les faces de la feuille de verre cintrée avant immersion de celle-ci dans le bain de trempe. On peut opérer horizontalement la mise en oeuvre du procédé 40 de trempe suivant l'invention en faisant reposer les feuilles de 69 04881 19 2002674 verre stu? une sole gazeuse pendant les stades de chauffage et de refroidissement préliminaire. Chaque feuille de verre, plate ou bombée, repose initialement sur un coussin gazeux formé entre la feuille et la surface d'une sole à gaz, assurant l'amenée de gaz 5 au coussin de support et l'échappement de gaz à partir de ce coussin. Des éléments chauffants suspendus combinent leur action à celle du gaz chaud envoyé dans le coussin pour porter uniformément le verre à la température initiale désirée. Pendant ce chauffage initial, la feuille est entraînée par "10 contact marginal et longe la sole gazeuse jusqu'à un poste de refroidissement préliminaire dans lequel le coussin de support gazeux est formé par du gaz froid, du gaz froid étant simultanément projeté, symétriquement au coussin de support gazeux, sur la face supérieure du verre pour imprimer au verre le refroidissement su-15 perficiel initial. Ensuite, sitôt après le poste de refroidissement, le verre entre en contact superficiel total avec l'agent de trempe, qui peut être formé par une masse de liquide de trempe, entrant en continu en contact intime d'échange de chaleur avec les deux faces du verre chaud pour compléter la trempe du verre. 20 Enfin, le verre franchit le poste de trempe vers un poste de lavage, puis est évacué. Comme, précédemment exposé, l'agent de trempe qui assure le prélèvement rapide de chaleur sur le verre est de préférence un liquide entrant en contact intime avec les faces du verre, par 25 exemple par immersion du verre chaud dans le liquide. On peut aussi imprimer au verre la trempe désirée en refroidissant brusquement ses faces par contact avec des faces solides d'un matériau conducteur de la chaleur, assurant des prélèvements de chaleur rapides et symétriques sur les deux faces du verre. A la 30 cuve de trempe 10, on peut substituer des surfaces de refroidissement brusque par contact qui entrent simultanément en contact avec les deux faces du verre dès que l'ensemble de la feuille de verre a franchi vers le bas les châssis soufflants. On peut encore appliquer l'invention à la trempe d'articles 35 en verre autres que feuilles de verre planes ou bombées, par exemple récipients en verre ou articles en verre moulés tels qu'isolateurs en verre, que taquets en verre creux ou que profilés de construction en verre du genre utilisé dans l'industrie du bâtiment. 40 Le procédé suivant l'invention permet d'imprimer à du verre 69 04881 20 2002674 sodocalcique ordinaire une trempe beaucoup plus accusée que les procédés de trempe connus jusqu'à présent. En particulier, la possibilité de tremper du verre d'épaisseur faible, qui peut ne pas dépasser 0,75 mm, pour lui imprimer un haut degré de con-5 trainte sans porter atteinte à sa qualité superficielle constitue, par rapport à la technique antérieure, un progrès important. 69 04831 21 2002674 REVENDICATIONS 1.- Procédé de trempe de verre, caractérisé en ce qu'on soumet du verre porté à une température voisine de son point de ra-mollisement à un refroidissement préliminaire en mettant ses fa- 5 ces en contact avec un agent de refroidissement qui le refroidit à vitesse contrôlée et un temps suffisant pour y faire apparaître une température superficielle et un écart de température entre le coeur et la surface de nature à éviter que les faces du verre ne se déforment et que le verre ne se brise lors d'un refroidisse-10 ment très brusque ultérieurement imprimé au verre, et en ce qu'on imprime immédiatement ensuite au verre refroidi en surface un refroidissement très brusque par contact avec un agent de trempe assurant un prélèvement rapide de chaleur sur le verre. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 15 qu'on opère ledit refroidissement préliminaire en mettant les faces du verre chaud en contact avec un agent de refroidissement qui les refroidit à vitesse contrôlée pendant le temps voulu pour ramener les faces du verre à une température de nature à éviter que ces faces ne se déforment lors d'une immersion ultérieure 20 dans un liquide de trempe, tout en conservant au coeur du verre une température voisine de ladite température initiale, puis en immergeant immédiatement le verre refroidi en surface dans un liquide de trempe pour compléter la trempe du verre. 3«- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce 25 qu'on assure le refroidissement très brusque du verre dont les faces sont refroidies en immergeant ce verre dans un liquide de trempe. 4-.- Procédé selon la revendication 3, pour la trempe d'un article en verre sodocalcique, caractérisé en ce qu'on porte le 30 verre à une température initiale de 620 à 760°C, en ce qu'on entraîne l'article chaud pour lui imprimer un refroidissement préliminaire en soufflant sur ses faces chaudes du gaz froid à un débit et pendant un temps suffisant pour ramener ses faces à une température de 560 à 64-0°C, le coeur du verre conservant sensi-35 blement sa température initiale, puis en ce qu'on trempe immédiatement le verre en l'immergeant dans un liquide de trempe. Ici 5.- Procédé selon/revendication 3 ou 4-, pour la trempe de verre plat, caractérisé en ce qu'on fait avancer le verre suivant un trajet déterminé menant à un poste de refroidissement brusque 69 0488 T 22 2002674 où le verre entre en contact avec le liquide de trempe, en ce qu'on expose les faces du verre chaud, immédiatement avant contact avec le liquide de trempe, à des courants de gaz froid établissant un écart de température entre le coeur et la surface du 5 verre, tout en maintenant le coeur du verre au voisinage de la température initiale du verre, en ce qu'on immerge immédiatement le verre refroidi en surface dans un liquide de trempe et en ce qu'on règle la vitesse dont le verre est animé pendant qu'il défile entre lesdits courants gazeux refroidisseurs et qu'il entre 10 en contact avec le liquide de trempe. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5> pour la trempe de verre sodocalcique d'une épaisseur de 0,75 à 10 mm, caractérisé en ce qu'on fait passer à vitesse constante le verre chaud entre des courants de gaz froid pendant un temps suf- 15 fisant pour ramener les faces du verre à une température de 560 à 640°C en vue d'assurer ledit refroidissement préliminaire. 7«- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à. 6, caractérisé en ce que le liquide de trempe présente par rapport au verre un coefficient de transfert de chaleur de 0,0.035 à 0fi6. 20 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7> pour l'obtention d'une feuille de verre trempé bombée, caractérisé en ce qu'on imprime à la feuille la courbure désirée avant de soumettre le verre audit refroidissement préliminaire. 9.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 25 l'on obtient un article en verre sodocalcique d'une épaisseur de 2 à 6 mm, présentant une contrainte de tension médiane de 4-20 à p 1.120 kg/cm , en réglant la contrainte de tension médiane imprimée au verre pendant son refroidissement brusque dans le liquide de trempe par variation de la chute sur la température initiale, p 30 à raison de 10°G de chute par 70 à 90 kg/cm de variation sur la contrainte de tension médiane. 10.- Du verre plat trempé obtenu par mise en oeuvre d'un procédé selon la revendciation 1, caractérisé en ce qu'il a une composition homogène et une épaisseur de 0,75 à 10 mm et présente 35 des faces exemptes de déformation, une résistance limite à la traction de 1.260 à 4-.350 kg/cm et une contrainte de tension médiane de 4-20 à 1.100 kg/cm^. 11.- Yerre plat trempé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il a une épaisseur de 2 mm et présente une résistance 2 40 limite à la traction de 1..260 à 2o800 kg/cm et une contrainte de 69 04881 2? 2002674 tension médiane de 420 à 1.120 kg/cm2. 12.- Stratifié de verre, caractérisé en ce qu'il comporte deux feuilles de verre réunies par superposition avec une couche de matière plastique transparente, l'une au moins des feuilles de 5 verre étant une feuille de verre trempée d'une épaisseur de 0,75 à 3 mm selon la revendication 10. 13«- Verre plat trempé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il a une épaisseur de 6 mm et présente une résistance \ P limite à la traction de 2.450 à 4.350 kg/cm et une contrainte de p 10 tension médiane de 700 à 1.120 kg/cm . 14»- Appareil pour la trempe de verre comprenant des moyens propres à rencontrer le verre et à l'entraîner à vitesse contrôlée entre un poste de chauffage où le verre est porté à une température voisine de son point de ramollisement, caractérisé en ce 15 qu'il comporte un poste de refroidissement préliminaire associé auxdits moyens entraîneurs et comportant des moyens propres à mettre les faces du verre chaud en contact avec un agent refroidisseur qui refroidit le verre à vitesse contrôlée et pendant le temps voulu pour faire apparaître entre ses faces et son coeur un 20 écart de température de nature à éviter que les faces du verre ne se déforment et que le verre ne se "brise lors du refroidissement très "brusque ultérieurement imprimé au verre, et un poste de trempe contigu audit poste de refroidissement et comportant des moyens propres à mettre un agent de trempe qui assure un prélève-25 ment rapide de chaleur sur le verre, en contact intime avec le verre qui pénètre dans ce poste à partir du poste de refroidissement préliminaire. 15«- Appareil selon la revendication 14, comprenant des moyens de maintien du verre à tremper, caractérisé en ce qu'il com-30 porte des guides qui coopèrent avec ces moyens de maintien et s'étendent entre un fcur et une cuve de trempe contenant un liquide de trempe, des châssis soufflants situés entre le four et la cuve de trempe, au voisinage immédiat de celle-ci, et des moyens moteurs propres à déplacer les moyens de maintien du verre 35 le long des guides à vitesse uniforme, de sorte que le verre chaud avance à vitesse uniforme contrôlée entre les châssis soufflants, puis pénètre immédiatement dans le liquide de trempe. 16.- Appareil selon la revendication 15» comprenant un four vertical ouvert à la base et des pinces à verre supportées par 40 une barre porte-pinces située dans le four, caractérisé en ce que 69 04881 24 2002674 cette barre est munie de patins coulissant sur des glissières qui s'étendent vers le bas à partir du four et longent les châssis soufflants jusqu'à la cuve de trempe, et des moyens de descente fixés à la barre porte-pinces pour la faire descendre à vitesse 5 uniforme le long des glissières. 17*- Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que deux matrices à cintrer sont interposées entre la base du four et le sommet des châssis soufflants et en ce que ces châssis ont une forme épousant la courbure des matrices à cintrer.