Dispositif de raccordement électrique étanche entre un câble sous- marin téléphonique et un répéteur La présente invention a pour objet un dispositif de raccordement électrique étanche entre un câble sous-marin téléphonique et un répéteur. Les câbles sous-marins utilisés pour la transmission d'un grand nombre de voies téléphoniques sont généralement du type coaxial et comportent un certain nombre d'amplificateurs téléalimentés ou répéteurs disposés à intervalles réguliers en série avec le câble et ayant pour but de compenser l'affaiblissement des signaux le long de celui-ci dans toute la bande de fréquence mise en jeu. Il est connu en particulier par le brevet français n0 2 402 311 pour "Equipement et procédé de raccordement de câbles coaxiaux sous-marins" déposé le 6 septembre 1978 au nom de International Standard Electric Co de mettre en oeuvre dans les dispositifs de raccordement un surmoulage en polyéthylène en forme de tronc de cône reconstituant l'isolant entre câble de ligne et câble d'accès au répéteur et un jeu de pièces tubulaires en forme de cylindres, puis de troncs de cônes, raccordées les unes aux autres par soudure, assurant la liaison électrique entre le conducteur de retour en aluminium du câble de ligne et la tresse en cuivre du câble d'accès. Toutefois, le passage de l'aluminium au cuivre exige l'emploi d'une pièce intermédiaire en zinc pour éviter la corrosion due aux différences de potentiels entre métaux, et d'autre part les soudures effectuées par dessus l'isolant en polyéthylène dans une zone o il est particu- lièrement mince, risquent d'endommager celui-ci. Une telle structure nécessite néanmoins un nombre important d'opérations et de pièces. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients précédemment évoqués. L'invention a donc pour but un dispositif de raccordement électrique étanche entre un câble sous-marin téléphonique et un répéteur, ledit câble sous-marin téléphonique comprenant un conducteur central et un conducteur de retour séparés au moyen d'une matière isolante, un câble dit câble d'accès au répéteur étant connecté à ce dernier, et comportant un conducteur central et un conducteur extérieur séparés par une matière isolante, lesdits conducteurs - 2 - centraux étant réunis par une pièce de liaison conductrice, un surmoulage en une matière isolante étant disposé sur les extrémités desdits conducteurs centraux et de ladite pièce de liaison, caractérisé par le fait qu'il comporte une tresse métallique adaptée sur ledit surmoulage, l'une des extrémités de ladite tresse étant liée à l'extrémité du conducteur de retour du câble de ligne, l'autre extrémité étant liée à l'extrémité du conducteur extérieur du câble d'accès au répéteur, un premier manchon venant recouvrir au moins en partie le câble d'accès au répéteur, et entourant ledit surmoulage, un deuxième manchon étant disposé autour du premier de sorte qu'un espace se trouve défini entre les deux manchons. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit donnée à titre d'exemple purement illustratif mais nullement limitatif en référence aux figures 1, 1A et 1B qui représentent un mode de réalisation de l'invention. Sur les figures annexées la référence 11 désigne le conducteur central du câble de ligne téléphonique tandis que la référence est affectée au conducteur central du câble d'accès au répéteur. Ces conducteurs sont réunis par brasure à une pièce de liaison 16. La référence 13 désigne le conducteur de retour du câble de ligne formé d'un ruban longitudinal à recouvrement bord sur bord, ce conducteur de retour étant isolé du conducteur central par une matière isolante 12. Ledit conducteur de retour 13 est lui même recouvert par extrusion d'une gaine de protection en polyéthylène 14. Par ailleurs un surmoulage sous forme d'une couche de polyé- thylène 17 présentant un profil ogival dont le diamètre décroît depuis l'extrémité du conducteur central du câble de ligne vers l'extrémité du conducteur central du câble d'accès au répéteur est surmoulée sur la pièce de liaison 16 et sur les extrémités des conducteurs centraux 11 et 15. La référence 18 désigne une tresse d'aluminium disposée sur la couche ogivale 17, et adaptée sur celle-ci lors du montage; cette tresse 18 est collée par l'une de ses extrémités en 19 sur l'extrémité du conducteur de retour 13 du câble, tandis que son autre extrémité est brasée en 20 sur l'extrémité du conducteur -3- extérieur 27 du câble d'accès au répéteur, ledit conducteur extérieur pouvant être formé d'une tresse de cuivre. De plus, une couche de polyéthylène 21 est injectée sur une partie de la tresse 18 recouvrant la couche ogivale 17 et elle vient recouvrir l'extrémité de la gaine 14 protégeant le conducteur de retour 13 du câble de ligne, l'autre extrémité de cette couche venant sensiblement au niveau de la pièce de liaison 16. Cette couche 21 est munie sensiblement au niveau de la partie arrière de la couche ogivale 17 de saillies circulaires telles que 22 et 23 sur lesquelles viennent s'adapter deux manchons en néoprène, un premier manchon 24 qui recouvre une partie du câble d'accès au répéteur, et un deuxième manchon externe 25, un espace 28 se trouvant ainsi défini entre lesdits manchons. Le manchon 25 présente d'une part une ouverture frontale 29 à travers laquelle débouche vers l'extérieur de façon étanche le câble d'accès au répéteur 15, et d'autre part un orifice de remplis- sage 30 pouvant être obturé par un bouchon. Cet orifice 30 a pour but de permettre le remplissage de l'espace 28 entre les deux manchons en un matériau d'étanchéité hydrophobe tel que le polyisobutylène apte à éviter toute intrusion accidentelle d'eau au niveau de la brasure 20, de la tresse d'aluminium 18 et de la tresse de cuivre 27 notamment. Ce matériau assure également le remplissage de l'espace 35 entre la couche 17 et le manchon 24 par l'intermédiaire de canaux 36 ménagés dans le manchon 24, suivant une technique décrite dans le brevet français n0 992 301 pour "Perfectionnements aux appareillages fonctionnant sous pression, en particulier pour récepteurs téléphoniques sous-marins" déposé le 13 juin 1944 au nom de Paul MARTIN. Le dispositif de raccordement selon l'invention présente un certain nombre d'avantages. En particulier l'utilisation d'une tresse d'aluminium 18 glissée et étirée sur la couche ogivale 17 lors du montage puis collée à l'extrémité du conducteur de retour 13 du câble de ligne et enfin étirée de manière à ce qu'elle vienne s'adapter étroitement sur la couche 17 jusqu'à rejoindre l'extrémité du conducteur exté- rieur 27 du câble d'accès au répéteur 15 à laquelle elle est raccordée par une brasure 20, permet d'assurer une parfaite étanchéité et -4- d'éviter toute corrosion ultérieure.. En effet, du fait de sa structure ajourée, la tresse laisse passer le polyéthylène en fusion entre ses brins lors du moulage de la couche 21; ce polyéthylène vient adhérer directement au polyéthylène de la couche 17, et au cours de son refroidissement, il emprisonne les fils de la tresse en formant un bloc compact et exempt de toute inclusion d'air. En outre dans le dispositif selon l'invention on ne met en oeuvre que des pièces peu coûteuses et il assure par ailleurs une meilleure continuité impédance/fréquence. Il est en outre très aisément réalisable à un échelon industriel. L'invention est mise en oeuvre dans tous les câbles téléphoniques immergés. Bien que le dispositif qui vient d'être décrit paraisse le plus avantageux pour la mise en oeuvre de l'invention dans une situation technique particulière, on comprendra que diverses modi- fications peuvent lui être apportées sans sortir du cadre de l'invention, certains de ses éléments pouvant être remplacés par d'autres suscep- tibles d'y assurer la même fonction technique ou une fonction technique équivalente. En particulier la tresse du câble d'accès peut être en aluminium et le diamètre du fil, le nombre de fils par fuseaux, le nombre de fuseaux et le pas de tressage peuvent être choisis tels que cette tresse puisse être rebroussée pendant le moulage de la couche ogivale 17 pour être ensuite ramenée directement sur le conducteur de retour du câble 13 et collée comme précédemment en 19. La jonction brasée 20 peut être supprimée et de plus, comme il n'y a pas de risque de corrosion différentielle par métaux différents la couche 21 peut être prolongée jusqu'au dessus de la gaine du câble d'accès sans que le risque de manque d'étanchéité de la soudure avec cette gaine puisse menacer la longévité de la reconstitution du conducteur de retour par électroérosion. Dans ce cas, les manchons 24 et 25 peuvent être éventuellement supprimés. -5- REVENDICATIONS 1/ Dispositif de raccordement électrique étanche entre un câble sousmarin téléphonique et un répéteur, ledit câble sous-marin téléphonique comprenant un conducteur central et un conducteur de retour séparés au moyen d'une matière isolante, un câble dit câble d'accès au répéteur étant connecté à ce dernier, et comportant un conducteur central et un conducteur extérieur séparés par une matière isolante, lesdits conducteurs centraux étant réunis par une pièce de liaison conductrice, un surmoulage en une matière isolante étant disposé sur les extrémités desdits conducteurs centraux et de ladite pièce de liaison, caractérisé par le fait qu'il comporte une tresse métallique adaptée sur ledit surmoulage, l'une des extré- mités de ladite tresse étant liée à l'extrémité du conducteur de retour du câble de ligne, l'autre extrémité étant liée à l'extrémité du conducteur extérieur du câble d'accès au répéteur, un premier manchon venant recouvrir au moins en partie le câble d'accès au répéteur, et entourant ledit surmoulage, un deuxième manchon étant disposé autour du premier de sorte qu'un espace se trouve défini entre les deux manchons. 2/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit surmoulage présente une forme ogivale dont le diamètre décroît depuis l'extrémité du conducteur central du câble de ligne vers l'extrémité du conducteur central du câble d'accès au répéteur. 3/ Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la tresse métallique est liée au conducteur de retour du câble de ligne par collage, et au conducteur extérieur du câble d'accès au répéteur par brasure. 4/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte une couche de matière isolante notamment de polyéthylène injectée sur au moins une partie de la tresse métal- lique, l'une des extrémités de cette couche venant sensiblement au niveau de la pièce de liaison, tandis que son autre extrémité vient recouvrir l'extrémité d'une gaine de protection du conducteur de retour du câble de ligne. 5/ Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé par le fait que ladite couche de matière isolante comporte sensiblement 6 - au niveau de la partie arrière de la couche ogivale des saillies aptes à assurer l'ancrage desdits premier et deuxième manchons. 6/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'espace défini entre lesdits premier et deuxième manchons ainsi que l'espace défini entre ladite couche ogivale et ledit premier manchon est rempli d'un matériau d'étanchéité hydrophobe, notamment de polyisobutylène.