La présente invention concerne un procédé de réalisation sur place de planchers et de revêtements à l'aide de dalles, de carreaux de marbre, etc., en matériaux différents ou en tout matériau quelconque apte au reve- tement, et elle vise également les éléments permettant la mise en oeuvre d'un tel procédé. On sait que, traditionnellement, la mise en oeuvre des dalles a lieu en fixant celles-ci, avec du mortier ou avec des moyens similaires, sur la surface à recouvrir, et que, entre deux dalles, on laisse un espace ou un interstice, dans le but de pouvoir compenser les tolérances éventuelles des dimensions des dalles. Afin de régler la dimension de cet interstice, on utilise quelquefois une entretoise, que l'on enlève une fois la mise en oeuvre terminée On remplit ensuite l'interstice entre les dalles avec du mortier. On connait aussi un procédé de mise en oeuvre de dalles au moyen d'un réseau de support composé par des éléments modulaires préfabriquée et des lattes en bois, ou en d'autres matériaux convenables, selon la demande de brevet français n" 79 04 793. Dans ces planchers et dans ces revêtements, les éléments modulaires sont d'une largeur telle que l'on puisse former des ceintures de séparation entre les dalles. Etant donné que la surface supérieure de ces éléments est disposée à un niveau inférieur par rapport à celui des dalles, ces éléments ont en même temps pour fonction de servir de support de base pour le collage de lattes en bois, ou en tout autre matériau convenable. Ces lattes cachent les supports, en formant ainsi une surface composite marquetée. I1 est par ailleurs évident que, dans la mise en oeuvre traditionnelle des dalles, le plancher avec revêtement doit être réalisé par une main d'oeuvre qualifiée, étant donné que les dalles doivent être placées l'une après l'autre sans aucun autre point de repère que celui résultant du fait qu'elles sont rapprochées l'une de l'autre sur un support en matériau liant. La mise en oeuvre de dalles etde lattes réalisée enutilisant des supports de base à réseau, selon le procédé déjà connu parla demande de brevet français n" 79 04 793, comporte en effet un montage extrêmement facile des dalles, résultant soit de la formation d'un siège parfaitement aligné, soit d'une disposition en hauteur parfaite, obtenue au moyen d'éléments d'appui et de rencontre pour les dalles. Le plancher, ou le revêtement, qui en ré sulte, est toutefois constitué par une surface composite ou marquetée, avec tous les inconvénients qui peuvent en découler par la présence de surfaces résultant de deux matériaux différents, tels que, par exemple, la céramique et le bois. La présente invention propose par conséquent de réaliser un support à réseau qui définit le siège des dalles, en leur assurant un positionnement parfaitement aligné, tandis que les points d'appui et de rencontre en forme d'arêtes assurent un positionnement exact en hauteur, de sorte que les dalles forment automatiquement un plan parfait. L'invention propose de réaliser ce support de base comme support continu en forme de réseau par l'assemblage, au moyen d'emboitements, d'éléments modulaires préfabriqués, en fixant sur ledit support, par un moyen adhésif convenable, des dalles ou des carreaux en tout matériau approprié, et en remplissant successivement, selon le procédé traditionnel, les interstices formés dans les dalles, dans le but de compenser les différences éventuelles de tolérance sur leurs dimensions. Le procédé suivant la présente invention est donc mis en oeuvre en utilisant des éléments modulaires préfabriqués. Ces éléments modulaires sont prévus pour la composition d'un support de base à réseau continu devant constituer les sièges pour le logement de dalles, au moins d'une forme prédéterminée, qui sont placées l'une à côté de l'autre sans etre en contact réciproque, en raison de la présence de l'entretoise verticale. Une latte horizontale, convenablement conformée afin de présenter des points d'appui et de rencontre en forme d'arêtes, est reliée à l'entretoise, en direction horizontale, à sa base et des deux côtés de celle-ci ; les bords de la partie inférieure des dalles sont placés sur lesdits points d'appui, afin d'obtenir la position exacte du logement en hauteur des dalles. La mise en oeuvre du plancher et du revêtement suivant la présente invention s'effectue par étapes successives. On assemble tout d'abord le support à réseau en montant les éléments modulaires,à l'aide d'emboîtements, sur la surface à recouvrir ; on place successivement dans le logement de chaque dalle une petite quantité de mortier ou de tout autre matériau adhésif convenable, en plaçant ensuite sur cette couche les dalles qui sont posées sur les points de rencontre en forme d'arêtesde la latte horizontale. Les dalles sont séparées les unes des autres par un interstice réalisé par l'entretoise verticale. Cette entretoise est posée à un niveau inférieur par rapport au niveau des dalles, afin de permettre le remplissage de cet interstice suivant le procédé traditionnel. L'entretoise verticale des éléments modulaires , qui délimite le siège des dalles, définit automatiquement l'espace ou l'interstice que l'on doit laisser libre afin de compenser la différence de tolérances des dimensions des dalles ; cet espace est ensuite rempli suivant le procédé traditionnel. La composition et la fonction du réseau modulaire de base en général, et, en particulier, la possibilité d'obtenir plusieurs sortes de réseaux modulaires pour le logement de dalles de formes différentes, en utilisant des éléments modulaires présentant des points et des angles d'assemblage différents, ainsi que la possibilité d'employer d'autres éléments de forme différente, mais de fonctions équivalentes, au lieu des éléments modulaires en forme de tige, sont déjà connues,dans la technologie concernant la mise en oeuvre de planchers et de revetements obtenus au moyen d'éléments modulaires, de dalles et de lattes, par la demande de brevet français n" 79 04793. Dans la présente description, on se réfèrera, par conséquent, aux seuls détails utiles pour une meilleure compréhension du procédé. Le procédé suivant la présente invention propose donc de réaliser un plancher et un revêtement qui présentent non seulement une grande facilité de mise en oeuvre, mais qui offrent en outre une précision pouvant être obtenue en utilisant un réseau de support de base continu, déjà connu par la demande de brevet français n" 79 04 793. Cette invention apporte, par conséquent, en meme temps l'avantage de pouvoir réaliser la surface du plancher entièrement avec des dalles, comme cela est le cas avec le procédé traditionnel. On a décrit ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'invention, étant bien précisé que d'autres formes, proportions et dispositions, notamment en ce qui concerne les points d'emboitement, pourraient etre adoptées sans sortir du cadre de l'invention. Au cours de cette description, on se réfère aux dessins ci-joints, sur lesquels - les Figures 1 et 2 illustrent, respectivement en plan et en élévation latérale, une forme de réalisation d'un élément modulaire en forme de tige - la Figure 3 représente, en coupe, l'élément modulaire selon la Figure 1, une fois le plancher et le revêtement réalisés - la Figure 4 est une vue en plan d'une portion d'un plancher et d'un revêtement réalisés avec l'élément modulaire en forme de tige selon les Figures 1 à 3, avec des coupes partielles de quelques éléments composant le plancher, dans des stades successifs de mise en oeuvre - la Figure 5 est une vue partielle, en plan, d'une autre forme de réalisation d'un élément modulaire servant à composer un réseau de support permettant de loger deux formes différentes de dalles - la Figure 6 est une vue schématique d'un assemblage de lattes selon la Figure 5. En ce qui concerne la forme de réalisation représentée sur les Figures 1 et 2, l'élément modulaire, désigné dans son ensemble par. la référence 1, est en forme de tige. I1 a été réalisé, dans sa forme définitive, par estampage d'un matériau plastique. Naturellement, il peut présenter une forme différente, et hêtre réalisé en matériaux différents, de fonction équivalente. On a désigné par la référence 2 l'entretoise verticale ayant pour fonction de séparer les cotés de deux dalles, qui, sans cela, seraient au contact l'une de l'autre. L'entretoise, qui joue surtout le rôle d'un séparateur, est de préférence continue, comme celle représentée sur les Figures 1 et 2, afin de raidir en même temps l'élément modulaire en s'opposant à la flexion dans la direction verticale.Etant donné que la fonction de l'entretoise verticale est surtout de séparer les dalles entre elles, et, par conséquent, et en coopération avec d'autres entretoises, de délimiter les sièges des dalles, il faut insister sur le fait que cette entretoise peut naturellement ne pas être continue, mais subdivisée en parties ; ces parties de l'entretoise doivent cependant être toujours suffisantes soit par leur nombre, soit par leur positionnement, pour répondre à la fonction pour laquelle l'entretoise verticale était prévue. L'entretoise verticale 2 est reliée à une latte horizontale 3, afin de réaliser avec celle-ci la forme d'un T renversé. La surface supérieure de la latte horizontale, des deux côtés par rapport à une entretoiseverti- cale, sur toute sa longueur ou bien sur chacune des parties en lesquelles l'entretoise a été subdivisée, sert d'appui et de point de rencontre pour le bord de la surface inférieure des dalles. Dans les points d'appui de la dalle sur une latte horizontale, la surface supérieure de la latte est réalisée de façon à constituer une surface d'appui présentant des arêtes ou des points, afin que la couche de mortier n'altère pas le plan d'appui, et par conséquent la position d'une dalle par rapport aux autres.Sur les Figures, les points d'appui en forme d'arêtes ont été indiqués par la référence 4 ; ils occupent partiellement la latte horizontale 3,aux extrémités et dans la partie moyenne. Naturellement, ces appuis peuvent occuper aussi toute la longueur de la latte, ou bien seulement des parties de celle-ci différentes soit par leur nombre, soit par leur emplacement, de celles qui sont indiquées dans l'exemple de réalisation elles sont toutefois équivalentes par leur fonction. Une latte horizontale, qui a essentiellement pour fonction de servir d'appui et de point de rencontre pour les dalles, est de préférence continue, c'està-dire qu'elle est réalisée selon les Figures 1 et 2, afin de permettre en même temps de raidir l'élément modulaire en s'opposant à la flexion dans la direction horizontale. On insiste sur le fait que, ainsi que dans le cas exposé précédemment, la latte horizontale peut même ne pas être continue, mais subdivisée en plusieurs parties, tout en étant à même de remplir la fonction pour laquelle elle a été conçue. Sur la Figure 3, on a désigné par la référence 2 l'entretoise ver- ticale qui sera posée plus bas par rapport au niveau supérieur des dalles. La référence 3 désigne la latte horizontale, et 4 les points d'appui en forme d'arêtes pour les dalles 7, sur ladite latte horizontale. La partie 8, représentée par des points sur la Figure, montre la couche utilisée pour assurer le remplissage de l'interstice entre les dalles, cette couche étant réalisée par un procédé traditionnel, en utilisant du mortier ou tout autre matériau convenable. Les stades successifs de la mise en oeuvre suivant la présente invention sont représentés sur la Figure 4. Sur cette Figure, on a désigné par la référence 1 l'élément modulaire, par 2 la latte verticale. par 3 les lattes horizontales, par 4 les points d'appui en forme d'arêtes, et par 7 les parties de dalles appuyées sur le réseau de base. En effet, lors de la mise en oeuvre, les dalles 7 sont disposées le long de la ligne 9, l'une à côté -de l'autre, et elles sont séparées par la latte 2, tandis que le long de la ligne 10, cet interstice est rempli. La mise en oeuvre peut alors être considérée comme achevée. L'élément modulaire 1 présente, à ses extrémités, un emboîtement femelle 5 d'un côté et un emboitement mâle de l'autre côté. Sur la partie médiane, il présente un emboîtement mâle 6A d'un côté de la latte verticale, et un emboîtement femelle 5A du côté opposé. En assemblant successivement les emboîtements mâtes 6 et femelles 5 des extrémités du support 1 avec les emboîtements médians femelles et mâles 5A et 6A d'autres supports similaires au support 1, on obtient le réseau modulaire de base continu et rigide qui a été représenté sur la Figure 4. La forme de réalisation des éléments modulaires sur les Figures 5 et 6 est identique, comme conception, à celle que l'on a décrite précédemment. Les éléments modulaires 1A sont encore réalisés en forme de tige, et comportent les lattes verticales 2B, la latte horizontale 33 et les points d'appui pourvus d'arêtes 43 ; les jonctions femelles 5B des extrémités et 5C sur la partie moyenne, ainsi que les jonctions mâles 6B des extrémités et 6C sur la partie médiane, sont réalisées de façon à permettre un assemblage desdits éléments modulaires formant des angles de 30 et de 120 . Le montage de l'ensemble est identique au précédent ; cela signifie qu'il faut encore relier un emboîtement mâle 6B d'une extrémité à un emboitement femelle 5C de la partie médiane, et vice-versa. La diversité des angles des emboîtements détermine toutefois des emplacements pour deux formes de dalles, et précisément pour des dalles 11 hexagonales et pour des dalles 12 triangulaires. Sur la Figure 6, où le montage des lattes 1A a été indiqué schématiquement, la ligne interrompue 1 B montre la place qui sera occupée par une latte 1A -montrée en position soulevée- lorsqu'elle aura été poussée en bas dans le réseau. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la réalisation sur place de planchers et de revêtements avec des éléments de construction tels que, notamment, des dalles, des carreaux de marbre, ov tout matériau approprié apte au revêtement, caractérisé en ce que le support de base est réalisé comme support continu en forme de réseau par l'assemblage, au moyen d'emboîtement, d'éléments modulaires préfabriqués, en fixant sur ledit support, par un moyen adhésif convenable, des dalles ou des carreaux en matériau approprié et en remplissant successivement, selon le procédé traditionnel, les interstices qui sont formés entre les dalles, dans le but de compenser les différences éventuelles de tolérance de dimensions. 2 - Elément modulaire préfabriqué pour la composition de planchers et de revêtements suivant le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément est réalisé de façon à former, en coopération avec des éléments modulaires similaires, un support de base continu en forme de réseau pour la mise en oeuvre de dalles, ces dalles formant le plan du plancher et étant disposées sur des éléments d'appui ou sur des points de rencontre pourvus d'arêtes, précédemment réalisés sur la latte horizontale de l'élément modulaire, et en ce que lesdites dalles sont séparées les unes des autres par une entretoise verticale. 3 - Elément modulaire suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'entretoise verticale a pour rôle de séparer les dalles les unes des autres, et, en agissant comme point de rencontre pour le bord latéral des dalles, celui d'établir, en coopération avec d'autres entretoises, le siège pour le logement des dalles. 4 - Elément modulaire suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'entretoise verticale est de préférence continue, afin de permettre en même temps de raidir l'élément modulaire. 5 - Elément modulaire suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la latte horizontale de base, qui est solidaire de l'entretoise verticale, est de préférence continue, afin de permettre en même temps de raidir l'élément modulaire. 6 - Elément modulaire suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que l'entretoise est disposée plus bas par rapport au niveau des dalles, de façon à permettre le remplissage des interstices entre les dalles avec du mortier. 7 - Elément modulaire suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que, sur la latte horizontale de base qui est solidaire de l'entretoise verticale, on réalise des points ou des zones d'appui ou de rencontre pour les dalles, ces points ou ces zones d'appui pouvant être d'une dimension quelconque et présenter une forme assurant une surface d'appui avec des arêtes ou des pointus, afin qu'une couche de mortier n'altère en aucun cas la position réciproque des dalles.