L'invention concerne la fabrication de fibres de bois destinées à la construction de surfaces d'équita- tion utilisables par n'importe quel temps. De façon bien connue, les caractéristiques des surfaces d'équitation classiques, telles que le gazon et le sable, varient selon les conditions météorolo- giques. En outre, ces surfaces sont sujettes à des dommages sérieux, qui les rendent temporairement inuti- lisables dans les conditions météorologiques extrgmes, telles qu'une forte gelée. Pour surmonter ces inconvé- nients, il a été proposé de construire une surface d'équi- tation utilisable par n'importe quel temps, en partant d'une couche épaisse de fragments de bois, car une telle surface est moins sensible aux variations des conditions météorologiques. Généralement, on forme ces surfaces d'équitation à partir de résidus de bois mélangés, pro- venant d'usines de traitement du bois de charpente, et elles sont constituées par un mélange de rognures de bois, de copeaux, de fibres et de sciure en propor- tions variables. Toutefois, on a trouvé que l'on peut obtenir une surface améliorée et plus constante en utilisant un mélange plus constant de fibres de bois; la présente invention concerne un procédé et un appareil pour la formation de fibres de bois sous la forme -d'un mélange ayant les caractéristiques désirables pour leur utilisation comme surface d'équitation. la présente invention concerne un procédé de formation de fibres de bois, destinées à la réalisation d'une surface d'équitation,, ce procédé consistant à ame- ner des copeaux de bois, dont la longueur dans la direc- tion du grain est de 18 à 35 mm, à un broyeur réglé de manière à diviser les copeaux en fibres de bois, les différentes longueurs des fibres produites par le broyeur étant réparties sensiblement selon les pourcenta- ges suivants du volume total z longueur des fibres pourcentage du volume total de fibres O à 5 mm 10 à 20 % à 15 mm 40 à 55 % 15 à 35 mm 35 à 50 % On a trouvé qu'une surface formée d'une couche tassée, de quelques centimètres, ou de quelques décimètres d'épaisseur, constituée de fibres obtenues par le procédé ci-dessus, a d'excellentes caractéris- tiques pour l'équitation, et que ses caractéristiques ne sont pas influencées excessivement par les variations des conditions météorologiques. On peut produire les copeaux de bois par une étape préliminaire, consistant à amener du bois à une machine à raboter, conçue pour produire des copeaux dont la longueur, dans la direction du grain, est de 18 & 35 mm. De préférence, la longueur moyenne des copeaux de bois est sensiblement de 25 mm. Pour réaliser les longueurs de fibres dans les proportions indiquées plus haut, il est parfois nécessaire de régler la teneur en humidité des copeaux avant de les soumettre au broyage; par suite, le procédé selon l'invention peut comporter une étape supplémentaire, consistant à ajouter du liquide aux copeaux, avant de les broyer, pour régler leur teneur en humidité. De préférence, on règle leur teneur en humidité au voisinage de 45%. Le broyeur utilisé pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention peut 9tre d'une forme connue, comprenant plusieurs éléments tournant coaxialement, dont chacun porte à sa périphérie de multiples marteaux qui, à mesure que les éléments tournent, coopèrent avec une surface périphérique, les entourant étroitement, de manière à diviser les copeaux en fibres avant de faire passer celles-ci à travers un tamis. Le tamis présente de préférence une ouverture de mailles de 25 mm. De préférence, la majeure partie au moins du bois dont sont formés les copeaux est un bois dur. De préférence aussi, une certaine proportion du bois dont sont formés les copeaux est un bois naturel, entier, écorce comprise. Pour réduire le coût du transport de grandes quantités de fibres de bois produites selon l'invention, la phase de broyage du procédé a lieu de préférence à l'endroit o doit être construite la surface d'équitation. En conséquence, l'invention concerne aussi un appareil mobile, destiné à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, et comprenant un support à roues, sur lequel sont montés une trémie, destinée à recevoir des copeaux dont la longueur, dans la direction du grain, est de 18 à 35 mm, un broyeur, un moteur entraînant le broyeur, un transporteur, amenant des copeaux de bois de l'extrémité inférieure de la trémie au broyeur, et un transporteur, évacuant des fibres de bois de la sortie du broyeur. Le support à roues peut 9tre & propulsion autonome, ou constituer une remorque. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue schématique en perspec- tive d'un appareil mobile pour la production de fibres de bois par le procédé selon l'invention. La figure 2 est une coupe verticale schémati- que d'un type de broyeur pouvant servir dans l'appareil de la figure 1. L'appareil mobile représenté à la figure 1 comprend une remorque 10 destinée à 9tre attelée à un véhicule tracteur, et comprenant une plateforme horizonta- le 11, des roues porteuses arrière, 12, et des pieds supports avant, 13, que l'on abaisse pour soutenir l'ex- trémité avant de la remorque lorsqu'elle est détachée du véhicule tracteur. A l'extrémité arrière de la plateforme 11 est montée une trémie 4, ouverte en haut, et destinée à recevoir des copeaux de bois. Un transporteur à courroie sans fin 15 part de l'extrémité inférieure, de décharge, de la trémie 4, et se dirige vers le haut, de manière à amener des copeaux de la trémie à l'entrée supérieure d'alimentation, 16, d'un broyeur 17. On décrira ce broyeur plus en détail à propos de la figure 2. Le broyeur 17 est entra né, au moyen d'une transmission indiquée en 18, par un groupe moteur 19, qui peut ttre un moteur Diesel monté sur la plateforme 11. Un autre transporteur à courroie sans fini , part de la sortie du broyeur 17, et se dirige vers le haut, de manière à amener des fibres de bois, venant du broyeur, à un véhicule collecteur ou à un tas, voisins de l'appareil. Comme le montre la figure 2, le carter du broyeur 17 comporte un conduit 21, incliné vers le bas, qui va de l'entrée d'alimentation 16 à la partie supé- rieure d'une chambre de broyage, cylindrique, 22. A l'intérieur de la chambre 22 peuvent tourner plusieurs batteurs parallèles, coaxiaux, 23, comprenant chacun un moyeu carré central, 24, qui est fixé à un arbre 25, et à la périphérie duquel sont montés quatre marteaux uniformément espacés, 26, qui s'étendent radialement vers l'extérieur jusqu'à un point situé à faible distance de la paroi périphérique de la chambre 22. Les marteaux 26 coopèrent avec la surface de la paroi qui les entoure de manière à diviser en fibres les copeaux de bois amenés par le transporteur 15 à l'entrée d'alimentation 16. La moitié inférieure de la paroi périphérique de la chambre 22 est formée par un tamis 27, de sorte que, lorsque les fibres ont été divisées jusqu'à une dimension suffisamment petite, elles passent à travers le tamis 27 et arrivent dans un plateau de sortie 28, o elles sont saisies par le transporteur 20. Lors de l'utilisation de l'appareil décrit ci-dessus, des copeaux de bois dont la longueur, dans la direction du grain, est de 18 à 35 mm, et de pré- férence d'environ 25 min sont amenés à la trémie 4 et ensuite, par le transporteur 15, au broyeur 17. On peut ajouter du liquide aux copeaux de bois, à un stade quelconque avant leur entrée dans le broyeur 17, pour régler leur teneur en humidité jusqu'à ce qu'elle soit de préférence d'environ 45%. La teneur en humidité et la constitution des copeaux de bois, la largeur des mailles du tamis 27 et les caractéristiques du broyeur 17 sont choisies de façon telle que les différentes longueurs des fibres produites par le broyeur soient réparties sensiblement selon les pourcentages suivants du volume total: longueur des fibres pourcentage du volume total de fibres O à 5 em 10 à 20 % à 15 mm 40 à 55 % 15 à 35 mm 35 à 5î/o On trouve en pratique qu'une largeur de mailles appropriée du tamis 27 est de 25 mm. Les Libres de bois produites par le procédé décrit conviennent particulièrement bien àAla construc- tion de surfaces d'équitation pour l'entra5nement et/ou la course. Pour la construction d'une telle surface,, on dépose une couche de fibres de bois sur une membrane plane de polyester, présentant des trous d'écoulement, après avoir bien tassé la surface sur laquelle a été posée la membrane, avec 5 à 8 cm de brique concassée ou de cailloux. On peut poser la membrane sur le fond d'un canal peu profond ou d'une autre excavation peu profonde, mais on la pose de préférence sur la surface du sol, à l'intérieur d'une paroi dressée, formée de bois de char- pente ou de béton. On comprend que cela diminue fortement la difficulté et le coet de la pose de la surface. Après avoir déposé les fibres sur la membrane et à l'in- térieur de la paroi qui l'entoure, sur une épaisseur d'environ 23 cm, on nivelle la surface par ratissage, et on la tasse avec un rouleau lourd. Pendant l'utilisation de la surface, les plus petites fibres émigrent vers le bas de la couche et forment une couche de base, compacte et ferme, par dessus laquelle s'étend une surface supérieure plus ouverte, qui, par suite, se draine facilement et résis- te au gel. L'appareil décrit étant mobile, il permet de mettre en oeuvre le procédé de production de fibres de bois selon l'invention à l'endroit o doit 9tre construite la surface d'équitation. En pareil cas, on amène l'appareil mobile sur le chantier o il s'agit de poser la surface d'équitation; on se procure des copeaux de bois de la grandeur voulue à l'usine la plus proche, utilisant du bois local formé de pré- férence en majorité de bois dur, les copeaux étant formés à partir de tronçons de bois naturel, entier, écorce comprise. On a trouvé que l'utilisation de ce bois pour les copeaux améliore les caractéristiques de la surface d'équitation finale. On peut utiliser tout procédé et tout appa- reil appropriés pour la production de copeaux de bois ayant la longueur voulue dans la direction du grain, soit de 18 à 35 mm, et de préférence de 25 mm. Toutefois, une forme de réalisation connue et appropriée de la machine à raboter comprend un disque tournant, présentant à sa périphérie des lames raboteuses, le bois étant amené dans la direction de son grain en faisant un certain angle avec l'axe de rotation du disque. - 7 REVENDICATIONS 1. Procédé de formation de fibres de bois, destinées à la réalisation d'une surface d'équitation, consistant à amener des copeaux de bois à un broyeur réglé de manière à les diviser en fibres, et caractérisé par le fait que les copeaux ont, dans la direction du grain, une longueur de 18 à 35 mm, et que les différentes longueurs des fibres produites par le broyeur (17) sont réparties sensiblement selon les pourcentages suivants du volume total: longueur des fibres pourcentage du volume total de fibres O à 5 mm 10 à 20 % à 15 mm 40 à 55 % 15 à 55 mm 35 à 50 % 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au préalable, on amène du bois à une machine à raboter réglée de manière à former des copeaux dont la longueur, dans la direction du grain, est de 18 à 35 mm. 3. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 et 29 caractérisé par le fait que la longueur moyenne des copeaux de bois est sensiblement de 25 mm. 4. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3. caractérisé en ce qu'en outre, on ajoute du liquide aux copeaux avant de les broyer, pour régler leur teneur en humidité. 5. Procédé selon la revendication 4, caracté- risé en ce que l'on règle la teneur en humidité des copeaux au voisinage de 45%. 6. Procédé selon l'une quelconque des reven- dieationà I à 5, caractérisé en ce que le broyeur (17) comprend plusieurs éléments tournant coaxialement (24), dont chacun porte à sa périphérie de multiples marteaux (26) qui, à mesure que les éléments tournent, coopèrent avec une surface périphérique (22, 27) les entourant étroitement, de manière à diviser les copeaux en fibres avant de faire passer celles-ci à travers un tamis (27). 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tamis (27) a une ouverture de mailles de 25 mm. 8. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 71 caractérisé en ce qu'au moins la majeure partie du bois dont sont formés les copeaux est un bois dur. 9. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 8, caractérisé en ce qu'au moins une partie du bois dont sont formés les copeaux est un bois naturel entier, écorce comprise. 10. Surface d'équitation, formée de fibres de bois, obtenues par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9. 11. Appareil mobile pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par un support à roues (10), sur lequel sont montés une trémie (4), destinée à recevoir des copeaux dont la longueur, dans la direction du grain, est de 18 à 35 mm, un broyeur (17), un moteur (19) entraînant le broyeur, un transporteur (15), amenant des copeaux de bois de l'extrémité inférieure de la trémie (4) au broyeur (17), et un transporteur (20), évacuant les fibres de bois à la sortie du broyeur. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le support à roues (10) est- une remorque. "I