L'invention concerne un procédé de séparation d'un mélange de composes phénoliques, en particulier, d'acides phénoliques ; elle s'étend à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que les composés phénoliques et, notamment, les acides phénoliques, sont présents dans tous les végétaux et leur séparation, en vue de leur dosage, présente un intérêt considérable pour l'étude de leur métabolisme; en dehors de ce domaine, la séparation de ces composés est également intéressante dans d'autres secteurs, par exemple oenologie, produits pharmaceutiques, pollution, analyses médicales, industries-des pesticides et herbicides, etc... Les procédés connus de séparation des composés phénoliques en vue de leur dosage sont basés sur la technique de chromatographie sur papier, sur couche mince ou en phase gazeuse. Les procédés par chromatographie sur papier ou couche mince donnentdes résultats acceptables pour identifier les substances mais sont inaptes à-permet- tre un dosage des composés précis et de mise en oeuvre rapide car les composés séparés, d'ailleurs le plus souvent de façon incomplète, se trouvent sous forme de taches sur le papier ou la couche mince et, dans ces conditions, leur dosage requiert de nombreuses manipulations telles que élution, rechromatographie jus qu'à l'homogénéité, etc... ; de plus, le dosage est obligatoirement manuel et intervient séparément pour chaque composé. Le procédé en phase gazeuse, quant à lui, est difficilement applicable aux composés phénoliques qui sont peu volatils ; l'application de ce procédé à ces composés astreint à réaliser des complexes volatiles, la plupart du temps instables, ce qui complique considérablement la méthode et réduit sa sensibilité. La présente invention se propose de pallier les inconvénients des procédés classiques et d'indiquer un procédé simple de séparation, susceptible d'être automatisé et de nature à permettre un dosage automatique en flux continu des composés séparés. Un autre objet de l'inven-tion est de fournir un dispositif de séparation automatisé d'un mélange de composés phénoliques. Le procédé selon l'invention consiste - à mettre en suspension dans un premier solvant acidifié, ayant une propriété de désorption à l'égard des composés phénoliques et dilué en milieu aqueux dans une proportion déterminée, une poudre de polyvinylpyrrolidone insoluble, dénommé ci-après par abrév-iation par PVP, de granulométrie comprise entre deux valeurs prédéterminées; - à introduire cette suspension dans une colonne de longueur et diamètre prédéterminés, thermostatée à une température déterminée et à comprimer celle-ci sous une pression déterminée - à mettre en solution le mélange de composés phénoliques dans un solvant de même nature et de même concentration que le solvant sus-évoqué et à introduire cette solution en tête de colonne ;; - à générer un deuxième solvant de même nature que le premier solvant et de concentration variable- au cours du temps, ladite concentration variant entre une valeur sensiblement égale à celle du premier solvant et une valeur extrême prédéterminée, de sorte que le gradient généré soit propre à engendrer une élution séparée des différents composés contenus dans le mélange - à injecter en tête de colonne ce deuxième solvant pour l'amener à traverser ladite colonne avec un débit déterminé ; - à recueillir en queue de colonne l'effluent dans lequel les composés phénoliques élués se présentent successivement dans le temps. Dans la colonne, les composés phénoliques sont adsorbés sur le PVP la force de cette adsorption et, donc, la difficulté à la rompre, est fonction du nombre de groupements hydroxyles OH que comporte le composé et de la position de ces groupements sur le cycle benzénique. L jection du solvant à concentration variable détermine la désorption des composés successivement à des instants fonction du nombre des groupements OH et de leur position ; lorsque deux compo-- sés ont les mêmes nombres de groupemen-ts OH dans les mêmes positions, ils comportent d'autres groupements différents qui leur confèrent des solubilités différentes : dans ce cas, la désorption des deux composés est réalisée simultanément mais le plus soluble est élué le plus rapidement, I'autre n'étant élué qu'avec une vitesse plus lente ; I 'élution de ce dernier composé bénéficie d'une vitesse notable uniquement lorsque le pouvoir de dissolution du solvant dépasse à l'égard de ce composé un seuil déterminé. Ces désorptions et élutions différentielles à chaque niveau de la colonne se traduisent pour l'ensemble de la colonne par l'arrivée des composés en queue de colonne à des instants différents et, en conséquence, ces composés se retrouvent séparés dans l'effluent recueilli. Cet effluent peut être dirigé directement en flux continu vers un spectrophotomètre qui détecte à intervalles réguliers les composés phénoliques présents et permet d'apprécier leur quantité. On voit donc qu'ainsi les composés contenus dans I 'effluent peuvent être directement et automatiquement dosés sans intervention manuelle et sans préparations préalables. De plus, au terme d'une période de durée au moins égale au temps nécessaire à l'élution du composé phénolique à ltégard duquel le PVP a le pouvoir d'adsorption le plus élevé, il est possible d'interrompre l'injection du deuxième solvant et d'injecter à la place, pendant un temps déterminé, un solvant de régénération de même nature et de même concentration que le premier ; au terme de cette régénération, une nouvelle séparation- peut être effectuée.Ainsi, le procédé peut être mis en oeuvre automatiquement plusieurs fois de suite. L'invention s'étend à un dispositif de séparation permettant la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus ; ce dispositif comprend: - une ampoule à gradient, initialement remplie du premier solvant précité ; - un réservoir de solvant contenant un solvant dont la concentration est égale à la concentration extrême précitée, ledit réservoir étant relié à l'une des extrémités de l'ampoule ; - une colonne munie d'une jacquette thermostatique et initialement remplie de la suspension premier solvant PVP, ladite colonne ôtant reliée à l'autre extrémité de l'ampoule et recevant le solvant généré dans celle-ci, avec un débit-déterminé imposé par une pompe. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en regard des dessins annexés, lesquels, description et dessins, présentent à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation des procédé et dispositif conformes à l'invehtion , sur ces dessins qui font partie intégrante de la description: : - la figure 1 est schéma d'un dispositif conforme à l'invention ; - la figure 2 est un diagramme représentant l'évolution de la compost tion du solvant à concentration variable, généré au cours du procédé ; - la figure 3 présente, en fonction du temps, L'éluvion au sortie de la colonne de trois couples de composés de caractéristiques différentes ; - la figure 4 représente un diagramme d'élution de divers composés donnés par un spectrophotomètre à trois longueurs d'ondes ; - la figure 5 représente pour plusieurs composés, des diagrammes donnant la quantité présente du composé (portée en abscisse) en fonction de la surface des pics obtenus par le spectrophotomètre (surface portée en ordonnée). L'exemple détaillé décrit ci-dessous a trait à la séparation et au dosage des acides phénoliques suivants - acide du type benzoïque : acide benzoïque (ne comportant aucun radical hydroxyle OH), acide salicylique (un radical OH en position 2), acide métahydroxybenzol'que (un radical OH), acide parnhydroxybenzoi'que (un radical OH), acide protocatechique (deux radicaux OH, un en position 3, I'autre en position 4), acide 0( résorcylique (deux radicaux OH, l'un en position 3, 'l'autre en position 5), acide ss résorcylique (deux radicaux OH, I'un en position 2, l'autre en position 4), acide # résorcylique (deux radicaux OH, l'un en position 2 et l'autre en position 6), acide gentisique (deux radicaux OH, l'un en position 2, l'autre en position 5), acide gallique (trois radicaux OH, en positions 3, 4 et 5), acide vanillique (un radical OH, en position 4, et un radical méthoxy-O CH3- e n position 3), acide syringique (un radical OH en position 4 et deux radi- caux méthoxy en position 3 et 5); - acide du type cinnamique : acide cinnamique (pas de radical), acide ortho-coumarique (un radical OH en position 2), acide métacoumarique, acide para-coumarique, acide caf6?que (deux radicaux OH en sosztionss 3 et 4) acide ferulique (un radical OH en position 4 et un radical méthoxy en position 3), acide sinapique (un radical OH en position 4 et deux radicaux métroxy en positions 3 et 5). Certains de ces acides ont des propriétés extrêmement voisines comme le laisse prévoir leur structure- chimique très analogue ; par voie de conséquence, on conçoit que leur séparation soit une opération extrêmement délicate et, jusqu'a présent, aucun procédé et dispositif pratiques de mise en oeuvre rapide n 'était à la disposition de l'homme de l'art. La figure 1 présente un dispositif permettant d'effectuer la séparation et le dosage de ces acides. Ce dispositif comprend un réservoir 1 contenant un solvant de régénération constitué sensiblement par une solution de 65%. d'éthanol absolu, dilué dans 35 /O d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concentration molaire d'environ 0, 05. Le dispositif comporte un deuxième réservoir 2 contenant un outre solvant désigné ci-après par solvant 111 et constitué par 30% d'éthanol absolu dilué dans 70 /O d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concentration molaire d'environ 0,05. De plus, le dispositif comprend une ampoule à gradient 3 en position verticale initialement remplie d'un solvant identique au solvant de régénération constitué sensiblement par 65% d'éthanol absolu, dilué dans 35% d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concentration molaire d'environ 0,05. Cette ampoule est reliée par un tube 4 au réservoir 2, l'orifice du tube 4 étant situé dans l'ampoule à proximité de son extrémité inférieure ; à proximité de cet orifice, un barreau aimantéS animé en- rotationpar un agitateur magnétique 6 permet d'effectuer un mélange intime des solvants. Un tube 7 capte à l'extrémité supérieure de l'ampoule, par aspiration grâce à une pompe péristaltique 8 à débit constant, le mélange généré dans celle-ci.Ce tube 7 est coudé vers le haut dans l'ampoule pour éviter que les éventuelles bulles de gaz formées pénètrent dans celui-ci Une vanne trois voies 9 à commande automatique permet de raccorder la pompe ss soit sur le tube 7, soit sur un tube 10 dont l'extrémité plonge dans le réservoir 1. Cette vanne 9 est commandée par un interrupteur horaire réglable qui déclenche sa manoeuvre et conditionne le fonctionnement du dispositif, soit en régénération (vanne établissant la communication avec le réservoir 1), soit en séparation et dosage (vanne établissant la communication avec l'ampoule 3). Le liquide aspiré par la pompe 8 est-refoulé dans un tube 11 qui traverse une cellule de référence 12 d'un spectrophotornètre à flux continu symbolisé en 13, puis est raccordé, par l'intermédiaire d'un manomètre 14 permettant de contrôler la pression, à l'extrémité supérieure d'une colonne 15 de longueur prédéterminée.Cette colonne 15 est remplie par une suspension 16 de PVP ; ce dernier se trouve initialement en suspension dans un solvant 1 identique au solvant de régénération contenu dans le réservoir 1, c'est-à-dire sensiblement constitué par 65% d'éthanol absolu, dilué dans 35% d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concenration molaire d'environ 0,05 ; la granulométrie du PVP est ajustée, notamment par tamisage,dans une plage comprise entre deux valeurs predéterminées, en l'exemple soixante et deux cents micromètres. La queue de la colonne est raccordée à une tubulure -17 traversant une cellule de mesure 18 du spectrophotomètre 13 et conduisant vers un collecteur de fractions 19 qui permet de conserver l'éluant obtenu sous forme fractionnée. Les réservoirs 1 et 2, l'ampoule 3 et la colonne 15 sont munis de jacquettes thermostatiques dans lesquelles un ensembl-e de thermostatisation 20 établit une circulation de fluide porté à une température déterminée, en l'exemple, à environ 600 C ; le circuit de fluide est schématisé à la figure 1 par des tirets. Le spectrophotsmètre 13 choisi pour l'application décrite est un spec trophotometre enregistreur qui permet d'enregistrer sur un papier se déroulant à vitesse constante, la densité' optique du liquide contenu dans sa cellule de mesure 18 pour trois longueurs d'ondes prédéterminées,après soustraction automatique de la densité optique mesurée dans la cellule de référence 12.Les trois longueurs d'ondes choisies pour le dosage des acides phénoliques précités sont: deux cent trente cinq,deux cent soixante cinq et trois cent vingt nanomètres. Avant mise en suspension,le PVP est préalablement purifié et activé en particulier il est purifié en l'amenant à bouillir une dizaine de minutes en présence d'acide chlorhydrique dilué.Il est ensuite lavé en milieu acqueux jusqu'à neutralité,tamisé comme déjà indiqué,lavé à nouveau à l'eau distillée pour éliminer toute impureté puis déshydraté au moyen d'un déshydratant volatil, notamment au moyen d'acétone,lequel est ensuite éliminé par dessiccation.Le PVP ainsi préparé est mis en suspension dans le solvantI; les grains s'imprègnent du solvant; les grains qui ont éclaté au cours de cette imprégnation sont éliminés par décantation avant la mise en place dans la colonne.Dans cette dernière,le PVP est comprimé à une pression déterminée égale à la pression de refoulement de la pompe 8, en l'exemple 700 mbar. Avant de commencer les opérations de séparation, on établit dans la colonne ainsi remplie,une circulation du solvant de régénération contenu dans le réservoir 1 pendant un laps de temps déterminé de l'ordre de douze à quatorze heures avec un débit déterminé; ce débit fourni par la pompe 8 est,de préférence ajusté en l'exemple,à 1,08 ml/minute; il sera le même pour tous les solvants circulant par la suite dans la colonne. Il est à noter que tous les solvants sont portés avant utilisation à une température de 700 C qui permet de les dégazer et d'éviter,à la température d'utilisation de 600 C, la formation de bulles dans les circuits. Après la période de stabilisation précitée qui dure douze à quatorze heures, la solution sus-évoquée des acides phénoliques à séparer et à doser, est introduite en têtue de colonne et la pompe est mise en marche,la vanne 9 raccordant cette pompe au tube 7 plongé dans l'ampoule à gradient; l'interrupteur horaire est déclenché et réglé sur vingt heures environ, durée de la séparution décrite en l'exemple. Au début de la mise en route, le solvant aspiré dans le tube 7 est constitué par un solvant de concentration égale à celle du solvant initialement contenu dans cette ampoule (solvant I : éthanol 65%, eau 35%); le solvant lii contenu dans le réservoir 2 est peu à peu admis au fond de l'ampoule 3 et mélangé au premier solvant, de sorte que la concentration du solvant généré, désigné par solvant 11, varie dans le temps ; la courbe traduisant cette variation est dessinée à la figure 2 : à cette figure on a porté en abscisse à chaque instant la quantité de solvant généré et en ordonnée la composition de ce solvant ; cette courbe tend exponentiellement vers la concentration du solvant lil (30% d'éthanol, 70% d'eau). La colonne 15 est donc, traversée par un solvant de concentration décroissarteen éthanol depuis la concentration de 65% (concentration du solvant 1) jusqu'à la concentration de 35% (concentration du solvant 111). A titre d'exemple on a représenté à figure 3, trois courbes A, B, C, qui, respectivement, pour trois couples de corps, acide syringique-acide cinnamique, acide cafétque- acide protocatéch ique, acide para-coumarique-acide para-hydroxybenzoíque, donnent en fonction de b teneur en éthanol du solvant, les différences entre les temps-de rétention zN t des deux éléments de chaque couple ; en d'autres termes, ces courbes donnent, en fonction de la concentration en éthanol, le laps de temps t qui sépare la sortie des deux éléments de chaque couple. Bien entendu, on a comparé des éléments très voisins qui étaient les plus difficiles à séparer : par exemple, on sait que l'acide cafétque et l'acide protocatéchique (courbe B) de même que l'acide para-coumarique et l'acide para-hydroxybenzotque (courbe C) comportent les mêmes radicaux hydroxyles placés de la même façon sur le cycle benzenique et ne diffèrent que par leur chaine carbonée.On voit sur le diagramme de la figure 3 qu'une concentration en éthanol supérieure à 80% ne permet pas d'obtenir de séparation de l'acide parn-hydrnxybenzoique et para-coumariqu; de la même façon, -on voit qu'une concentration inférieure à 30% ne permet pas d'obtenir-une séparation de l'acide syringique et de l'acide cinnamique. C'est en dessinant des courbes analogues à celles-ci pour les différents couples de composés voisins qu'ont été choisies les valeurs extrêmes entre lesquelles est amenée à varier la concentration du solvant 11. Les courbes croissantes du type A montrent que la séparation des composés correspondant à ces courbes, est importante pour une concentration élevée du solvant en éthanol ; or ces courbes correspondent aux composés qui, n'ayant- pas de substituant ou ayant des substituants masqués par les radicaux méthoxy, sont entraînés le plus rapidement et sortent les premiers de la colonne : il convient donc, de les séparer les premiers ; c'est la raison pour laquelle la concentration du solvant Il a été amenée à décroître entre les deux valeurs extrêmes précitées de sorte que les composés les plus rapidement élués soient séparés au début du processus. II est bien entendu que la courbe présentée à la figure 2 donnant la composition du-solvant Il est appropriée à la séparation des a-cides phénoliques qui ont été cités précédemment ; le procédé peut être appliqué à tout autre composé phénolique, la courbe de concentrafion du solvant injecté dans la colonne étant adaptée aux propriétés de désorption-et de solutHiMe des composes à seperrer. A la sortie de la colonne 15, l'effluent passe dans l-a cellule de mesure i 8 du spectrophotomètre qui fournit des courbes du type de celtes représentées à la figure 4 ; ces courbes donnent en fonction du temps la densité optique de l'effluent pour les trois longueurs dtondes déjà mentionnées. II est alors facile, après avoir fait des expériences de références donnant l'instant de sortie du composé recherché et l'allure du tracé obtenu pour chaque longueur d'onde, de repérer par les tracés obtenus et, notamment, les pics de ces tracés, la nature de chaque composé qui se trouvait présent dans le mélange. II est à noter que cette identification est possib-e pour des composées qui sont peu séparés, c'est-è-dire qui arrivent à des instants assez rawrochés, en raison des différences de comportement suivant la longueur d'onde considérée. Par exemple, on voit à la figure 4 que l'acide p résorcyjique et l'acide caféïque correspondent à des pics très rapprochés qui pour la longueur d'onde deux cent trente cinq ne sont pas identifiables ; par contre, on peut les individualiser facilement au moyen des tracés correspondant aux longueurs d'ondes trois cent vingt et deux cent soixante cinq car ils correspondent à des pics nettement séparés. Par ailleurs, les courbes de la figure 5 montrent que la surface de chaque pic (dont la valeur est obtenue notamment par triangulation à partir des tracés) est directement proportionnelle à la quantité du composé auquel correspond le pic ; le coefficient de proportionalité (fonction à la fois du composé et de la longueur d'onde) est constitué par le coefficient d'extinction pour la longueur d'onde considérée, constante physique connue du composé ou constante à déterminer par des expériences préalables. Le calcul de la surface des pics ou l'intégration du tracé correspondant permet, donc, de doser chaque composé ; il est bien entendu que ce dosage pourrait être effectué par d'autres moyens à- la sortie de la-colonne 15. Les procédé et dispositif conformes à l 'invention permettent de séparer et, le cas échéant, de doser, des composés phénoliques; ils peuvent être appliqués dans les laboratoires de recherche fondamentale pour étudier le métabolisme des plantes ou des êtres vivants absorbant ces plantes, dans les laboratoires pharmaceutiques pour déterminer la composition-de certaines plantes qui ont des propriétés pharmacologiques ou thérapeutiques, dans les laboratoires d'oenologie pour déterminer la composition d'un vin, dans le secteur alimentaire (café, fruits, etc...) pour doser les composés phénoliques qui influent considérablement sur les qualités de conservation et de gout des aliments, dans les secteurs pesticides et herbicides pour examiner les répercussions des produits sur le métabolisme des plantes, dans les laboratoires d'étude de pollutions, par exemple pour déterminer la composition en déchets ligneux rejetés dans les eaux par certaines usines de cellulose (la lignine étant un polymère de composé phénolique), dans les laboratoires d'analyses médicales pour doter les composés phénoliques dans les excrétions (I'apparition de certains composés phénoliques étant l'indice de telle ou telle affection), dans l'industrie des tabacs ou pour-le contrôle de ces derniers pour doser les composés phénoliques du tabac qui sont des composés essentiels de ces plantes, etc... L'invention ayantm6intenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1- Procédé de séparation d'un mélange de composés phénoliques, en particulier d'acides phénoliques, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste - à mettre en suspension dans un premier solvant acidifié ayant une propriété de désorption à l'égard des composés phénoliques et dilué en milieu aqueux dans une proportion déterminée, unepoudre de polyvinylpyrrolidone insoluble, dénommé PVP, de granulométrie comprise entre deux valeurs prédéterminées ;; - à introduire cette suspension dans une colonne de longueur et diamètre prédéterminés, thermos tatée à une température déterminée et à comprimer celle-ci sous une pression déterminée - à mettre en solution le mélange de composés phénoliques dans un solvant de même nature et de même concentration que le solvant sus-évoqué et à introduire cette solution en tete de colonne ;; - à générer un deuxième solvant de même nature que le premier solvant et de concentration variable au cours du temps, ladite concentration variant entre une valeur sensiblement égale à celle du premier solvant et une valeur extrême prédéterminée, de sorte que le gradient généré soit propre à engendrer une élution séparée des différents composés contenus dans le mélange - à injecter en tête de colonne ce deuxième solvant pour l'amener à traverser ladite colonne avec un débit déterminé - à recueillir en queue de colonne l'effluent dans lequel les composés phénoliques élués se présentent successivement dans le temps. 2- Procédé de séparation selon la revendication 1 caractérisé en ce que les solvants utilisés sont à base d'éthanol, le deuxième solvant présentant une concentration décroissante entre une valeur sensiblement égale à celle du premier solvant et une valeur inférieure prédéterminée. 3- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le PVP est préalablement déshydraté au moyen d'un déshydratant volatil, éliminé, ensuite, par dessic-cation. 4- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'après introduction de la suspension dans la colonne, une circulation de sol- - vant identique au premier est engendrée dans la colonne avec un débit déterminé pendant un laps de temps déterminé, avant injection du deuxième solvant. 5- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1, 2, 3-ou 4 caractérisé en ce que le deuxième solvant est porté avant injection dans la colonne à une température sensiblement égale à celle de ladite colonne. 6- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou-5, caractérisé en ce que la granulométrie de la poudre PVP est choisie, comprise entre soixante et deux cents micromètres. 7- Procédé de séparation selon les revendications 2 et 5 prises ensemble, caractérisé en ce que la température de la colonne et celle des solvants sont de l'ordre de 600 C. 8- Procédé de séparation selon les revendications 6 et 7 prises ensemble, adapté à la séparation des acides phénoliques, ledit procédé étant caractérisé en ce que chaque solvant est amené à traverser la colonne avec un débit de l'ordre d'un millilitre par minute. 9- Procédé de séparation selon la revendication 2 caractérisé en ce que le deuxième solvant dont la concentration décroît dans le temps jusqu'à atteindre une valeur extrême prédéterminée, est généré dans une ampoule à gradient initia le ment remplie au moyen d'un solvant identique au premier solvant, un solvant de même nature et de concenration égale à la valeur extrême précitée étant injecté à une extremité de l'ampoule au niveau de laquelle une action mécanique d'homogénéisation est réalisée, le deuxième solvant étant recueilli à l'autre extrémité de l'ampoule. 10- Procédé de séparation selon la revendication 9 adapté à la séparation des acides phénoliques, ledit procédé étant caractérisé en ce que le premier solvant est constitué sensiblement par 65% d'éthanol absolu dilué dans 35% d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concentration molaire d'environ 0,05, la valeur extrême de la concentration du solvant injecté dans l'ampoule étant sensiblement de 30% d'éthanol absolu dilué dans 70% d'eau et acidifié par de l'acide sulfurique à la concentration molaire d'environ 0, 05. 11- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10, caractérisé en ce que, au terme d'une période de durée au moins égale au temps nécessaire à l'élution du composé phénolique à l'égard duquel le PVP a le pouvoir d'adsorption le plus élevé, on interrompt l'injection du deuxième solvant et on injecte à la place un solvant de régénération de même nature et de même concentration que le premier, pendant un temps déterminé, au terme duquel une nouvelle séparation est effectuée. 12- Procédé de séparation selon l'une des revendications 1, 2, 3 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ou 11, caractérisé en ce que l'effluent recueilli en queue de colonne est dirigé directement en flux continu vers un spectrophotomètre en vue de détecter à intervalles réguliers les composés phénoliques dans l'effluent et les doser. 13- Dispositif de séparation d'un mélange de composés pliénoliques permettant la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, ledit dispositif étant carac- térisé en ce qu'il comprend - une ampoule à gradient, initialement remplie du premier solvant précité, - un réservoir de solvant contenant un solvant dont la concentration est égale à la concentration extrême precitee, ledit réservoir étant relié à l'une des extrémités de l'ampoule ; - une colonne munie d'une jacquette thermostatique et initialement remplie de la suspension, premier solvant - PVP, ladite colonne étant reliée à l'autre extrémité de l'ampoule et recevant le solvant généré dans celle-ci, avec un débit déterminé imposé par une pompe. 14- Dispositif de séparation selon la revendication 13 caractérisé en ce qu'il comporte un réservoir de régénération contenant un solvant de même nature et de même concentration que le premier solvant, ledit réservoir étant relié à la colonne par l'intermédiaire d'une vanne à trois voies, dont une voie d'entrée est raccordée audit réservoir de régénération, l'autre voie d'entrée à la sortie de l'ampoule à gradient et la voie de sortie à la colonne, ladite vanne étant action- née par un interrupteur horaire réglable. 15- Dispositif de séparation selon la revendication 14 caractérisé en ce que l'ampoule à gradient, le réservoir de solvant et le réservoir de régénération sont munies de jaquettes thermostatiques, un ensemble de thermostatisation étant prévu pour établir dans ces jacquettes et celle de ia colonne, une circulation de fluide porté à une température déterminée. 16- Dispositif de séparation selon lune des revendications 13, 14 ou~15, caractérisé en ce que la sortie de la colonne est reliée à la cellule de mesure d'un spectrophotometre à flux continu. 17- Dispositif de séparation selon la revendication 16, caractérisé en ce que le spectraphotomètre comporte une cellule supplémentaire de référence dans laquelle est amené à passer ie solvant provenant de l'ampoule à gradient avant son injec- tion dans 'a colonne.