La présente invention est relative à des chaussures comportant une semelle ayant une double action nouvelle permettant une démarche entièrement nouvelle de l'utilisateur. Les chaussures ont depuis longtemps la même forme essentielle. Une caractéristique commune de toutes les chaussures connues est leur capacité de procurer une démarche dans laquelle on pose d'abord le talon sur le sol, puis on continue par un mouvement de roulage vers l'avant. Cependant, cette démarche soumet le corps humain à des contraintes importantes, principalement du fait du choc important au moment de la pose du talon sur le sol. La présente invention est fondée sur le concept entièrement nouveau qu'un homme doit marcher sur la partie avant du pied, et elle vise à pourvoir à une chaussure ayant une semelle à double action qui favorise une démarche où le pied porte sur l'avant. L'expression "démarche par l'avant-pied" désigne une démarche qui commence par poser sur le sol l'avant du pied, c'est-à-dire la partie se trouvant à l'avant de la voûte plantaire, ce mouvement étant continué par abaissement du talon vers le sol selon un mouvement élastique, sans cependant toucher le sol. Ce mouvement se termine par un roulage vers l'avant, comme dans la démarche classique.Dans le but d'obtenir une telle démarche sur l'avant du pied, la chaussure conforme à la présente invention est pourvue d'une semelle ayant un maximum de flexibilité à l'arrière de l'avant-pied et permettant le mouvement élastique le plus grand possible du talon vers le sol. En favorisant la demarche par l'avant-pied,conformement à la présente invention,on élimine ou on réduit la plupart des désavantages des chaussures classiques avec leur limitation inhérente à la déroche sur les talons.Par exemple, la marche par l'avant-pied réduit consi dérablement la charge sur le corps,au nsment du contact avec le sol (environ dix fois moindre) ,réduisant ainsi considérableeent les contraintes sur les articulations des hanchas,des genoux,sur la colonne vertébrale et autres.La réduction du choc ou impact est également avantageuse vis-à-vis des périostes,des muscles,des teddrons,des ligaments et similaires.L'ef- fet bénéfique de la chaussure conforme à la présente invention a également été confirmé par des essais préliminaires. Par exemple, une malade qui -était précédemment seulement capable de marcher sur de courtes distances parce que ses jambes enflaient, s'est considérablement améliorée en très peu de temps quand elle a commencé à utiliser les chaussures conformes à la présente invention au lieu des chaussures classiques. En fait, peu après, la malade était capable de faire de longues excursions dans les régions des fjords nordiques. Ainsi, la démarche par l'avant-pied procurée par les chaussures conformes à l'invention, a des effets très bénéfiques,entre autres sur le reflux veineux et la circulation du sang dans les jambes et les pieds. L'effet de pompage dynamique du muscle sur le reflux veineux est accru et amélioré par la démarche par l'avant-pied. Ceci montre que l'utilisation des chaussures conformes à l'invention peut éviter, améliorer ou guérir des états de maladie liés à la circulation dans les extrémités inférieures. L'utilisation de la chaussure conforme à l'invention offre aussi d'autres avantages, par exemple l'amélioration du port du corps, l'élévation de la voûte plantaire due à une fonction différente plus favorable des muscles du mollet, etc.. La forme de la chaussure conforme à l'invention peut être modifiée de plusieurs façons différentes, tout en restant dans le cadre de l'invention. L'essentiel est que la chaussure doit avoir une semelle à double action ayant d'une part une portion de semelle de marche qui ne couvre essentiellement que la partie avant du pied, c'est-à-dire s'étend vers l'ar rière jusqu'au début de la voûte plantaire, et d'autre part, une portion de semelle de protection disposée sous la voûte plantaire et le talon. Cette dernière portion est molle et flexible et ne sert pas de semelle de marche : elle offre seulement une protection mécanique limitée.La principale fonction de la semelle de protection est de protéger la voûte plantaire et et le talon contre l'humidité, le froid, les coups et blessures, mais elle n'est pas destinée à subir une charge quand l'utilisateur marche, la charge étant seulement supportée par la portion de semelle de marche. Cette semelle de protection doit, de préférence, être conformée pour provoquer un certain inconfort si l'utilisateur essaie de marcher de façon classique en posant d'abord son talon. Du fait de la semelle à double-action conforme à l'invention, la démarche par l'avant est provoquée de façon consciente ou inconsciente chez l'utilisateur.En utilisant la chaussure conforme à l'invention, les tentatives conscientes ou inconscientes pour marcher de façon c las.s ique par pose du talon d'abord, deviennent contrariantes. I1 est de plus essentiel que la semelle de marche soit stable latéralement et longitudinalement, de manière à n'etre pas sujette à des déformations par cisaillement. Ceci ne veut pas dire que la semelle de marche doit etre complètement raide, mais elle peut avoir une certaine élasticité dans la direction de la charge, par exemple elle peut etre constituée d'une semelle de caoutchouc brut classique.D'autrematières peuvent etre employées, telles que le cuir naturel ou artificiel ou analogues. La chaussure conforme à l'invention est de plus pourvue d'une partie supérieure an cuir ou autre matériau, attachée à la semelle de marche, et également à la semelle de protection dans certains cas. La forme et la grandeur du cuir supérieur, sont choisies en fonction de l'aspect désiré, en conformité avec les différents genres de chaussures, sandales, chaussures de marche, chaussures d'hiver ou autres. Les deux portions de semelle,de marche et de protection, peuvent etre alignées ou disposées à différents niveaux, et elles peuvent être en une seule pièce ou non. La portion de semelle de protection peut etre réalisée en cuir non tanné flexible, tandis que la semelle de marche peut être faite de cuir tanné plus dur. Il est également possible d'utiliser la meme matière pour les deux semelles, les différences de propriétés mécaniques et de protection étant obtenues,par exemple, en réalisant la semelle de marche plus épaisse. Quand les deux semelles ne sont pas alignées, la différence de niveau peut varier entre un et plusieurs millimetres vers le haut,mais elle doit, de préférence, etre suffisamment petite pour permettre à l'utilisateur de reposer confortablement ses.talons contre la semelle de protection quand il ne marche pas. De plus, la semelle de marche ne doit pas être trop épaisse, afin de ne pas compromettre la stabilité latérale. En pratique, la différence de niveaux entre les deux semelles ne doit pas excéder 1,5 à 2 centimètres.Cette différence est,pour le repos, essentiellement déterminée par la destination de la chaussure, les chaussures fines ayant une différence de niveau allant de zéro à quelques millimètres, tandis que cette différence peut être plus grande pour des chaussures plus lourdes, telles que des chaussures en caoutchouc brut.La semelle de marche ne nécessite aucune forme spécifique orthopédique, puisque lleffet orthopédique est procuré par la démarche par l'avantpied. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale d'une chaussure conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue de dessous de la chaussure de la figure 1, - la figure 3 est une vue schématique en perspective, d'un autre mode de réalisation de la chaussure conforme à l'invention, - la figure 4 est une vue en perspective, d'un autre mode de réalisation de la chaussure conforme à l'invention, et - la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 1 d'un quatrième mode de réalisation de la chaussure conforme à l'invention. I1 doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention1 dont ils ne constituent en aucune manière une limitaton. La chaussure selon les figures 1 et 2, comprend une semelle de marche 1 qui ne couvre essentiellement que la partie avant 2 du pied de l'utilisateur. La chaussure est de plus, pourvue d'une languette s'étendant vers l'arrière,ou semelle de protection 3, qui couvre essentiellement la voute plantaire 4 et le talon 5 de l'utilisateur. L'épaisseur et la matière de la semelle de protection 3 sont choisies de façon que cette semelle présente une protection mécanique réduite en comparaison de celle de la semelle de marche 1, tandis qu'en meme temps, elle a un maximum de flexibilité. Si on le désire, la semelle de protection 3 peut aussi recouvrir I'avant-pied 2, la semelle de marche 1 étant attachée à la semelle 3, qui peut être considérée comme la semelle intérieure ou médiane d'une chaussure classique. Un cuir supérieur 6 classique (représenté schématiquement en traits discontinus) est attaché aux semelles 1 et 3, de façon classique, et dans ce mode de réalisation (de chaussures de marche ou analogues), il s'étend autour de la totalité du pied. Ce cuir supérieur 6 peut, bien entendu, etre conçu sous forme de chaussure à lacets ou à soufflets, etc... Ainsi que cela ressort de la figure 1, une caractéristique de la chaussure conforme à l'invention (et de la démarche par 1' avant-pied), réside dans le fait que seulement la semelle de marche 1 est en contact avec le sol M, tandis que le talon 5 et la semelle de protection 3 restent audessus du sol pendant la marche. Comme mentionné ci-dessus, le talon 5 et la semelle 3 s'abaissent dans un mouvement élastique quand la semelle 1 a touché le sol, comme cela est représenté schématiquement par la position 3' en traits discontinus, de la semelle de protection. L'absence de talon de chaussure doit également etre notée. La semelle de protection 3 n'est pas un semelle au sens propre, mais elle consiste en une couche de protection arbitraire de la voûte plantaire et du talon, réalisée en une matière molle et flexible. I1 est préférable que le talon soit aussi libre que possible. Quand il est nécessaire de pourvoir la chaussure d'un contrefort de talon pour des raisons climatiques ou autres, il est réalisé, de préférence, en matériau aussi mou et flexible que possible. Pour d'autres types de chaussures tels que des sandales, le talon peut etre laissé complètement libre, comme représenté à la figure 3. Dans ce mode de réalisation, le cuir supérieur 6a couvre seulement la partie avant du pied, la semelle de protection 3a s'étendant encore vers l'arrière sous forme de languette libre.Un laçage7 maintient la chaussure sur le pied. Une variante de la conception de liberté maximale du talon est représentée à la figure 4. Dans ce cas, la se melle de marche 1 et le cuir supérieur 6a sont analogues à ceux de la figure 3, mais la semelle de protection est remplacée par une socquette 8 en matière textile par exemple, qui est attachée à la partie avant 1, 6a de la chaussure. En varian te, la chaussure peut aussi etre pourvue d'une semelle de protection 3a, à laquelle est attachée la socquette. Dans les précédents modes de réalisation décrits, la chaussure avait une différence de niveau (désignée par la référence a dans la figure 1) entre les faces inférieures de la semelle de marche 1 et de la semelle de protection 3. Cette différence de niveau est une caractéristique préférée, mais non nécessaire. A la figure 5, on voit deux portions de semelles en alignement (a = O). La semelle de protection 3 peut etre réalisée en un matériau différent de celui de la semelle de marche 1, (plus mou et/ou plus mince), et elle peut etre attachée à la semelle 1 directement et/ou par l'intermédiaire du cuir supérieur 6. En variante, la.semelle de protection et la semelle de marche peuvent etre en une seule pièce, la portion formant la semelle de marche ayant été raidie par un traitement convenable, tel le tannage, si la pièce est en cuir.Comme dans les modes de réalisation précédemment décrits, il est essentiel que la semelle de protection 3 soit molle et flexible, afin de suivre les mouvements du talon 5, et elle a, en comparaison de la semelle de marche 1, une capacité de protection réduite décourageant utilisa teur de poser le talon sur le sol. Il résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient des perfectionnements apportés aux chaussures qui présentent par rapport aux chaussures visant au même but antérieurement connus, des avantages importants dont certains ont été mentionnés dans ce qui précède et dont d'autres avantages ressortiront de l'utilisation desdites chaussures. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite;elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la presente invention. REVENDICATIONS 1 - Chaussure caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle de marche (1) qui couvre essentiellement seulement la partie avant (2) du pied de l'utilisateur,mais non la voûte plantaire (4) et le talon (5),ainsi qu'une semelle de protection (3) flexible qui couvre la voûte plantaire et le talon et qui offre une protection mécanique plus faible que celle de la semelle de marche, afin de décourager l'utilisateur de poser ses talons sur le sol quand il marche. 20- Chaussure selon la Revendication 1, caractérisée en ce que la semelle de protection (3) est sans talon ni moyens de raidissement sous la voute plantaire et le talon de l'utilisateur. 30- Chaussure selon la Revendication 1 ou la Revendication 2, caractérisée en ce que la semelle de marche (i) et la semelle de protection (3) sont réalisées en une seule et meme pièce. 4 - Chaussure selon l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la semelle de marche(l) est plus épaisse que la semelle de protection (3). 5"- Chaussure selon l'une quelconque des Revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les faces inférieures des semelles de marche (1) et de protection (3) sont disposées à différents niveaux, la différence de niveau (a) n'étant pas plus grande que celle permettant à l'utilisateur de reposer confortablement sur ses talons lorsqu'il ne marche pas. 6 - Chaussure selon la Revendication 4 ou la Revendication 5, caractérisée en ce que la semelle de marche (1) a une dureté et une capacité de protection mécanique plus grandes que celles de la semelle de protection (3). 70- Chaussure selon l'une quelconque des Revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la semelle de marche(l) a essentiellement la même longueur et la même largeur sur toute son épaisseur. 80- Chaussure selon l'une quelconque des Revendications 1 à 7, caractérisée en ce que son cuir supérieur (6) est du type des chaussures classiques.