La présente invention concerne des godets pour disque de transfert d'analyseur centrifuge et un procédé de remplissage de tels godets. On connatt des analyseurs qui font appel a' la force centrifuge pour transférer en quelques fractions de seconde des échantillons à analyser et des réactifs dans des cuves optiques où les différents mélanges échantillons-réactifs sont analysés simultanément par un procédé photometrique. Un analyseur connu de ce type comprend principalement, d'une part, un disque de transfert rotatif dans lequel sont formés une pluralité de compartiments allongés 8 |étendant radialement depuis le centre du disque vers sa périphérie, chacun desdits compartiments comprenant au moins trois loges alignées séparées l'une de l'autre, à savoir une loge radialement interne destinée à recevoir un réaa- tif, une loge intermédiaire pour l'échantillon à analyser et une loge de mélange radialement externe, et, d'autre part, une pluralité de cuves de lecture transparentes, disposées en couronne à la périphérie du disque de transfert et communiquant chacune avec une loge de mélange adjacente. Lorsque le disque de transfert est mis en rotation, le réac- tif et l'échantillon sont déportés par la force centrifuge vers la loge externe où ils se mélangent, et de là, le mélange est transféré, toujours par la force centrifuge,vers les cuves de lecture où il est analysé. Le disque de transfert et la couronne de cuves optiques peuvent être en une seule pièce, mais ils peuvent également être en deux pièces distinctes. Dans les laboratoires d'analyse, on a souvent à exécuter plusieurs analyses sur un grand nombre d'échantillons, lesquels sont contenus dans des tubes portés sur un porte-échantillons ou portoir d'origine. Les différentes loges internes et intermédiaires sont remplies avantageusement et de façon connue, à l'aide d'un distributeur automatique, éventuellement assisté par un ordinateur, et sous lequel est disposé un porte-échantillons ou portoir de forme annulaire et de diamètre intérieur supérieur à celui du disque de transfert Le portoir annulaire est prévu pour recevoir un nombre de tubes d'échantillons égal à celui des compartiments radiaux du disque de transfert et, avantageusement, lesdits compartiments et les sièges de tubes sur le portoir annulaire seront numérotés. On montrera la complexité du procédé actuel à propos de 1' exem- ple suivant : soit à effectuer les analyses (al, a4, a6,....aX) pour l'échantillon E1, (a11 a3, a5îooo.ay) pour l'échantillon E2, (a2, a3, a5 az) pour l'échantillon E3, (al, a2, a5,....a) pour E4, (a2, a3, a4, a5 a1) pour l'échantillon E5, etc... Pour effectuer le remplissage des loges intermédiaires en échantillons, on procède de la façon suivante : un opérateur place tout d'abord le disque de transfert à l'intérieur du portoir annulaire en amenant en regard les compartiments radiaux et sièges des tubes de même numéro. Sur le portoir annulaire, il ne disposera que les tubes d'échantillons qui doivent subir l'analyse al, à savoir, dans l'exemple choisi, les flacons d'échantillons E1, E2, E4.La pipette du distributeur est ensuite commandée automatiquement, de façon à ce qu'elle exécute les opérations suivantes : - prélèvement d'un volume vl dans le tube d'échantillon E1, - refoulement de ce volume avec un certain volume de diluant dans la loge intermédiaire du disque de transfert qui se trouve en regard du flacon d'échantillon Eî - rinçage de la pipette dans un récipient de diluant, - répétition de toutes ces opérations pour chacun des échantillons E1, E2, E4,.. qui doivent subir l'analyse a11 - versage d'un même réactif R1 dans les loges internes correspondant aux loges dans lesquelles les échantillons susmentionnés ont été versés, - mise en place du disque de transfert ainsi préparé sur le plateau horizontal d'un analyseur centrifuge en vue du transfert de mélange réactif-échantillon de chaque compartiment radial vers la cuve de lecture correspondante. Une fois l'analyse al des échantillons E1, E21 E4,... terminée, le disque de transfert est retiré de l'analyseur centrifuge, soigneusement rincé et séché, puis replacé à l'intérieur du portoir annulaire en vue de l'analyse a2. L'analyse a2 étant requise pour les échantillons E31 E4, E5,... E l'opérateur retire manuellement les tubes pour lesquels cette m analyse n'est pas demandée, à savoir E1, E2, et les replace sur le portoir d'origine. L'opérateur place ensuite, toujours manuelle ment sur le portoir annulaire les tubes E3, E4, E5,... E pour lesquels l'analyse a2 est demandée et toute la série d'opérations décrites pour l'analyse al est renouvelée avec un réactif R2. On pratique ensuite de la même manière pour les analyses a3, a4 ... ax. Un tel procédé présente deux inconvénients majeurs - d'une part, l'opérateur doit constamment déplacer manuellement les tubes d'échantillons en respectant pour chaque tube son identité et un ordre bien établi (les placer sur le portoir annulaire, les retirer, les replacer sur le portoir d'origine), - d'autre part, le distributeur doit exécuter un cycle complet d'opérations pour chaque analyse et pour chaque échantillon (rin çage, immersion dans le tube, aspiration d'échantillon, pivotement, refoulement de l'échantillon). Un tel procédé nécessite de disposer d'un bras mécanique très élaboré, et d'effectuer de nombreux rinçages délicats, plus ou moins efficaces et entraînant une pollution interéchantillon, une diminution de la précision et une perte de temps importante. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et, pour ce faire, elle utilise des godets mono ou multialvéolaires indépendants du disque de transfert, et dans lesquels sont distribués les échantillons et26u réactifs, lesdits godets étant adaptables à l'intérieur des compartiments radiaux du disque de transfert en occupant un, deux, trois ou les quatre loges des compartiments et de telle façon qu'après leur mise en place, aucune intercommunication n'existe entre les compartiments radiaux voisins, avant, pendant et après la centrifugation. Un avantage évident,~résultant de l'utilisation de tels godets, est que le disque de transfert n'a plus à être rincé et séché après chaque analyse al, a21... Pour passer à une analyse suivante, il suffira de remplacer les godets de la première analyse par des nouveaux godets propres et stériles. Avantageusement, on utilisera des godets mono et multialvéolaires jetables après chaque analyse, mais il est évident que l'on pourra également réutiliser les godets après lavage et séchage. Les godets pourront être réalisés par tout procédé connu, tel que moulage, formage, collage et en tout matériau approprié, tel que matière plastique ou verre ordinaire. Mais l'avantage le plus important selon l'invention, réside dans le fait que la préparation du disque de transfert est grandement simplifiée, du fait que l'on ne remplit plus directement les loges du disque de transfert, mais plutôt les godets avant leur mise en place sur le disque de transfert. Cet avantage ainsi que d'autres ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention, faite en regard des dessins annexés dans lesquels La figure 1 représente une vue en coupe diamétrale de l'ensem- ble d'un disque de transfert et d'une chambre annulaire de lecture en position sur un plateau d'entrainement, selon la technique connue;; Les figures 2 à 5 représentent des vues en coupe de divers modes de réalisation de godets mono et multialvéolaires utilisables avec un disque de transfert t La figure 6 représente un godet monoalvéolaire en forme de tube à hémolyse, en cours de remplissage t Les figures 7 et 8 montrent des godets multialvéolaires superposés, en forme de tube à hémolyse, pendant la centrifugation t La figure 9 représente un autre mode de réalisation de godet en deux pièces t La figure 10 représente le godet de la figure 9 en vue éclatée t Les figures 11 et 12 représentent des godets du type tube à hémolyse,respectivement en forme de cône et de gélule t et La figure 13 est une vue d'ensemble en perspective et schématique de l'appareillage utilisé pour le remplissage et la centrifugation de godets. Avec référence à la figure 1, on décrira tout d'abord un disque de transfert d'un type connu. Le disque de transfert 100 est constitué par une plaque circulaire en matériau léger, par exemple en une matière plastique appropriée, sur une face de laquelle sont formés une pluralité de compartiments creux linéaires 12, repérés de 121 à 12n, qui rayonnent à partir d'un noyau central 14 vers la périphérie du disque et qui sont décalés angulairement l'un par rapport à l'autre d'un angle constant. Sur la figure 1, on distingue deux compartiments diamétralement opposés 121 et 12m. Chaque compartiment est subdivisé en trois loges 16, 18 et 20 par des parois sensiblement verticales 22 et 24 dont les sommets sont à -un niveau inférieur à celui de la face alvéolée du disque de transfert. La loge interne 16 de chaque compartiment est destinée à recevoir un réactif R (repéré de R1 à R ) et la loge médiane 18 n reçoit un échantillon à analyser E, (repéré de E1 à E ). Comme on l'a expliqué précédemment, Lorsque le disque de transfert est entraîné en rotation par un rotor 25, les différents réactifs R et échantillons E de chaque compartiment sont déportés, sous l'action de la force centrifuge, vers les loges externes 20 où ils se mélangent. Comme le montre la figure 1, le disque de transfert 100 est disposé à l'intérieur d'une cuve de lecture 26 comprenant un ònd 28 sur lequel repose le disque de transfert et une couronne de chambres de lecture 30, concentrique au disque de transfert0 chacune des chambres 301 à 30n communiquant avec la loge externe de mélange contiguë 201 à 20n à travers des orifices respectifs 320 Il est évident que le disque de transfert et la cuve de lecture peuvent être formés en une seule pièce.Le mélange réactif-échantillon est transféré par la force centrifuge vers lesdites chambres 30 en vue de leur analyse par des procédés photométriques connues0 utilisant une source lumineuse, non représentée et un détecteur 3t détectant l'intensité du faisceau lumineux 36 qui a traversé le mélange réactif-échantillon. Du fait de la rotation de l'ensemble disque de transfert-cuve de lecture, le faisceau lumineux travers succès sivement les chambres de lecture 301 à 30 .Les impulsions lumineu n ses sont transformées par le détecteur 34 en impulsions électriques qui sont amplifié-es, converties en signal analogique8 luimeme converti en signal digital pour etre traité par ordinateur. Le procédé de remplissage des loges d'un tel disque de transfert, ainsi que ses inconvénients, ont déjà été exposés précédemment. Conformément à l'invention, ce procédé de remplissage est notablement simplifié en versant les réactifs et les échantillons, non plus dans les loges du disque de transfert, mais dans des godets que l'on met en place ensuite à l'intérieur des loges. Les godets peuvent comporter un nombre quelconque d'alvéoles. Dans le cas de la figure 2 par exemple, le godet 38 comporte un alvéole et vient s'adapter au fond de la loge interne 16. Le godet 60 de la figure 3 comporte deux alvéoles 601, 602 jouant respectivement le rôle d'une loge interne et d'une loge médiane. On peut utiliser un disque identique à celui de la figure 1, ou bien le disque 101 de la figure 3, qui ne comporte plus que deux loges 63 et 20, la premiére étant formée par suppression de la cloison 24 entre les loges initiales 16 et 18. La figure 4 montre un godet 64 comportant trois alvéoles alignés 64zig 642 et 643 destinés à jouer respectivement le raie de la loge interne, de la loge médiane et de la loge externe. Une grande simplification peut être apportée au disque de transfert 103 qui ne comportera dès lors que des compartiments allongés & une seule loge 66. Comme le montre la figure 5, on peut adapter sur un disque de transfert 104 une pluralité de godets 65 à deux alvéoles, dont le premier 651 occupe la loge 66 et dont le second 652 extérieur au disque de transfert, joue le raie de chambre de lecture. Les godets à un alvéole ou à alvéoles multiples peuvent avoir, selon l'invention, la forme de tubes à hémolyse de faible diamètre et que l'on remplit par exemple par distribution dynamique. En raison de leur faible diamètre, ces godets peuvent être remplis en position verticale puis être positio;tiilés sur le disque de transfert en position couchée, sans que le liquide qu'ils contiennent s'écoule sur le disque avant la centrifugation. La figure 6 montre le godet le plus simple de ce type, 67, en position sur un disque de remplissage 105. Dans cette réalisation, on suppose que meme le remplissage est réalisé avec les godets en position couchée.A cet effet, les godets 67 sont disposés dans des loges 69 du disque de remplissage 105 avec leur fond étanche 70 dirigé vers la périphérie externe du disque et leur embouchure en butée contre un noyau central et creux 71 du disque. Ce noyau est rempli d'échantillon ou de réactif E à répartir et est percé à sa base d'orifices calibrés 72. Lorsque le disque 105 est mis en rotation, des volumes mesurés d'échantillon ou de réactif sont déportés par la force centrifuge, à travers les orifices calibrés, vers le fond 70 des godets. Ceux-ci sont ensuite placés sur un disque de transfert du type illustré à la figure 1 en position inversée, c'est-à-dire avec le fond étanche 70 tourné vers le centre du disque, afin que le contenu des godets puisse être déporté par la force centrifuge vers les cuves de lecture. Dans le mode de réalisation de la figure 7, on utilise deux godets 73 et 74 indépendants que l'on remplit respectivement d'échantillon et de réactif, soit en position verticale, soit en position couchée par le procédé illustré à la figure 6. Les godets 73 et 74 ainsi remplis sont ensuite superposés dans les loges 63 d'un disque 101, en position couchée, et avec leur adbouchure tournée du caté de la loge de mélange 20. Ainsi, lors de la centrifugation, l'échantillon et le réactif sont déportés vers la loge de mélange 20 où ils se mélangent, puis vers la chambre de lecture, non repré sentée, à travers l'orifice 32. On retrouve la même disposition superpsée des godets dans le mode de réalisation de la figure 8. Le godet 75 comprend trois alvéoles du type tube à hémolyse, accolés côte a côte et paumant recevoir respectivement un échantillon à analyser et dewx réactifs. Bien entendu, les trois alvéoles peuvent être indépendants les uns des autres. En vue de l'analyse, les godets 75 peuvent eAtre posés sur un disque du type représenté sur les figures 3 et 7 Dans le cas de la figure 8, on pose les godets 75 dans des encoches 76 formées à la périphérie dtun disque de transfert 106 et dans lesquelles sont préalablement adaptés des godets 77 jouant le rôle de chambre de lecture. Les godets de lecture 77 peuvent être indépendants les uns des autres ou solidarisés entre eux par leur paroi latérale annulaire 771. S'il en est ainsi, le disque de transfert 106 pourra être même supprimé et les godets à alvéoles multiples 75 pourront directement être reçus sur le disque formé par les godets 77.Dans un cas comme dans l'autre, on utilisera une cuve de lecture 26 du type de celle représentée à-ia figure 1. Dans le mode de réalisation des figures 9 et 10 on utilise deux godets 78 et 79 disposés à la suite l'un de l'autre et non plus superposés. Le godet 78 est du même type que celui des figures 6 ou 7 Quant au godet 79, il comporte une portion 80 en forme de gouttière qui se prolonge par une portion creuse 81. Ces dezz godets jouent respectivement les rôles des alvéoles 601 et 602 au godet de la figure 3, mais dans le cas présent, les alvéoles sont indépendants.Comme le montre la figure 9, les godets 78 et 79 sont disposés dans une loge $2 un disque de transfert 107o de manière que l'extrémité ouverte du godet 78 soit dirigée radialement vers la périphérie du disque 107 et soit engagée dans la portion en forme de gouttière 80 du godet 799 Lors de la centrifu gation, la totalité du liquide contenu dans le godet 78 pénètre dans le godet 79, puis est déporté en même temps que celui contenu dans ce dernier, vers les cuves de lecture. Le godet 83 du type tube à hémolyse représenté à la figure 11 est en forme de cône, tandis que celui, 84, représenté à la figure 12 est en forme de gélule et comporte une capsule de fermeture 85 représentée en traits tiretés. Les godets de tous les modes de réalisation décrits seront avantageusement utilisés une seule fois, puis jetés après chaque utilisation. Pour cela, il sera nécessaire de les réaliser en grande série et en une matière économique, par exemple en une matière plastique ou verre ordinaire. Les godets pourront être directement moulés,formés ou estampés ou bien être réalisés par collage, soudage ou assemblage des cellules. Un premier avantage découlant de l'utilisation des godets selon l'invention réside dans le fait que le disque de transfert n'a plus à être rincé et stérilisé après chaque série d'analyses. Les réactifs et échantillons ne sont plus, en effet, reçus dans les loges du disque de transfert, mais dans les godets qui, comme on l'a précisé, sont jetables après chaque utilisation. Le disque reste toujours propre et prêt à recevoir de nouveaux godets. Un second avantage, très important, de l'invention réside dans le fait que le remplissage du disque de transfert est simplifié, comme on l'expliquera à présent en regard de la figure 8 2 sur un plateau support 74, représenté très schématiquement, sont disposés un distributeur automatique de doses 76 équipé d'un bras 78 portant une pipette de prélèvement et de distribution 80, un portoir d'ori gine 94 sur lequel sont disposés les tubes d'échantillons E1 à E n à analyser, une platine porte-godets 96 montée mobile, sur laquelle est forme un quadrillage d'alvéoles allongés, destinés à recevoir des godets, et un ensemble disque de transfert 102-cuvette de lecture 26. Dans le mode de réalisation particulier illustré par la figure 13, les godets 64 sont du type représenté sur la figure 4, c'est-àdire qu'ils ont chacun trois alvéoles, et le disque de transfert 102 comporte des compartiments 66 à une seule loge, mais il est évident que l'on pourra tout aussi bien utiliser l'un quelconque des godets décrits précédemnent et des disques de transfert corres pondants 100 à 106 respectivement illustrés sur les figures 2, 3, 5, 7, 8 et 9. Sur la platine mobile 96, les godets 64 sont disposés régulièrement en rangées perpendiculaires que l'on désignera, pour simplifier, par lignes et colonnes. Les godets d'une même ligne correspondent par exemple à une meme analyse0 tandis que les godets d'une même colonne correspondent à un memAs échantillon.Afin dEéviR ter tout risque d'erreur de manipulatione on pourra identifier les loges d'une m ffle ligne par une meme couleurs ou par un code, tel que al à ans inscrit en bout de ligne sur la platine De meme, les loges correspondant à un même échantillon peuvent astre identifiées par un code, tel que E1 à En, inscrit en bout de co onne sur la platine. La platine 84 est entraidée dans le sens de la flèche F par un moteur pas à pas, non représenté, dont le pas d est égal à l'écart entre deux colonnes voisines de la platine. Le mode de remplissage des godets est le suivant Un opérateur place les tubes d'échantillons El à En sur le portoir 94 et dépose des godets 64 à trois alvéoles dans toutes les loges de la platine 96. Les réactifs seront distribués dans les alvéoles internes des godets,avant; pendant ou après la distribution des échantillons, soit à l'état liquide, soit congelé ou desséchez par exemple par lyophilisation. Dans ces derniers cas0 l'opérateur veillera à ce que les godets de chaque ligne contiennent le réacti correspondant à l'analyse signalée par le code ou la couleur de la ligne. Une fois la platine ainsi chargée, l'opérateur introduit dans l'ordinateur qui commande le distributeur 88, les instructions, par exemple sous forme de cartes perforées ou magnétiques, correspondant aux analyses qui doivent être effectuées sur chacun des échantillons. Le bras 90 du distributeur vient alors en regard du premier tube d'échantillon et aspire, au moyen de la pipette 92, un volume d'échantillon E1 suffisant pour toutes les analyses à effectuer sur ledit échantillon, par exemple al, a4, a6... Le bras 90 vient ensuite se placer au-dessus de la platine 96 et distribue des volumes prédéterminés d'échantillon Eî dans les alvéoles médians des godets a11 a4, a6... de la colonne repérée E1. Après rinçage de la pipette de prélèvement 92, la-platine 96 avance d'un pas dans le sens de la flèche F, de sorte que la deuxième colonne E2 prend la place de la première. Les mêmes opérations sont répétées pour le remplissage des colonnes E2I E4...En fin de répartition, les godets correspondant à une même analyse se trouvent automatiquement sur une même ligne droite et contiennent le même volume des différents échantillons pour lesquels cette analyse est demandée. La figure 13 représente justement la platine à la fin de la phase de répartition. On voit que l'on doit effectuer les analyses (al, a4, a6...) pour l'échantillon E1, les analyses (alr a3, a5..;) pour E2, les analyses (a2, a3, a5, a6...) pour E3, les analyses (a10 a2, a5...ax) pour l'échantillon E4, etc.. Pour mettre en route une analyse donnée quelconque, par exemple l'analyse a21 il suffira à l'opérateur de prendre successivement les godets de la ligne a2 dans lesquels il y a eu distribution et de les placer dans le meme ordre sur le disque de transfert 102. Pour ce faire,l'opérateur n'a aucune identification à contraler. Si la platine porte des portoirs parallèles selon les lignes et indépendants entre eux, l'opérateur pourra prendre, quand il le désire, un de ces portoirs, et il disposera ainsi de l'ensemble des godets ayant trait à la mA-ne analyse. Les cartes perforées ou magnétiques ont été directement tab1ies à partir de la liste d'examens écrite de la main meme du prescripteur et les répartitions ont pu commencer immédiatement. Le procédé selon l'invention a été expliqué à propos du remplissage des godets & trois alvéoles linéaires avec les échantillons, mais on peut procéder de la meme manière pour toutes les sortes de godets et avec les réactifs, par exemple, si l'on veut effectuer sur un mme disque des analyses de natures différentes. De plus, la place des réactifs et des échantillons peut être intervertie sur le disque (réactifs vers l'extérieur et échantillons vers l'intérieur). On a décrit un mode opératoire particulier de la répartition des réactifs et échantillons, mais ce mode opératoire peut être modifié, simplifié, automatise ou adapté. Par exemple, l'opération décrite précédemment peut être entre rement manuelle sans pour autant augmenter les risques d'erreur. Pour cela, l'opérateur dispose sur la platine support 96 des godets dans la rangée Kîl aux emplacements correspondant aux analyses demandées, et distribue comme précédemment les volumes voulus de l'échantillon E1 dans les godets. I1 procèdera de la même façon avec les échantillons E2, E3 ... En. A la fin de ces opérations, les godets correspondant à la même analyse pour les différents échantilions seront disposés en ligne droite, perpendiculaire à la direction des rangées. Si l'on utilise, selon l'invention, des godets dans lesquels ont été prédistribués des réactifs à l'état sec ou à l'état liquide, on pourra effectuer sur un même disque de transfert, soit la même analyse pour différents échantillons, soit différentes analyses sur un même échantillon, soit-différentes analyses sur différents échantillons, le choix étant laissé librement à l'opérateur. Avec les disques de transfert existants dans lesquels les réactifs étaient prédistribués directement dans les loges des compartiments, c'est la répartition des réactifs dans les compartiments qui imposait le choix. De plus, avec les disques de transfert connus, l'opérateur devait établir, à partir des listes d'analyses demandées pour chaque échantillon, des listes de travail indiquant les échantillons pour lesquels/elle ou telle analyse est demandée afin de savoir quels tubes d'échantillons il doit placer sur le distributeur. I1 est clair que ltopérateur-ne pouvait les établir que lorsqu'il avait réceptionné tous les échantillons et, même avec l'assistance d'un ordinateur, il ne lui était pas possible d'éviter des pertes de temps, ni d'éliminer les risques d'erreurs (erreur d'identification de chacun des tubes d'échantillon à chaque analyse). En outre, avec le procédé selon l'invention permettant de distribuer un échantillon donné dans tous les godets correspondant aux analyses à effectuer sur ledit échantillon, la pipette de prélèvement 92 ne doit être rincée qu'une seule fois par échantillon et non pas pour chaque échantillon et pour chaque analyse, comme c'était le cas avec les disques de transfert en une seule pièce. La pipette n'est trempée qu'une seule fois dans le tube d'échantillon et une seule aspiration de l'échantillon est à effectuer pour l'ensemble des analyses, alors qu'avec le disque de transfert connu, chacune de ces opérations était à répéter pour chaque analyse. Enfin, une seule liste doit être recopiée et non plus une liste pour chaque analyse. On peut donc dire -qu'avec les analyseurs centrifuges connus, tout se passe comme Si le travail était mul- tiplié par le nombre d'analyses, avec risque d'erreur à chaque échantillon pour chaque analyse. R E V E N-D I C A T I O M S 1.- Analyseur centrifuge du type comprenant d'une part, un disque de transfert rotatif dans lequel sont formés une pluralité de compartiments allongés s'étendant radialement depuis le centre du disque vers sa périphérie et, d'autre part, une pluralité de cuves de lecture transparentes disposées en couronne à la périphérie du disque de transfert en communiquant chacune avec une loge adjacente, caractérisé en ce qu'il utilise des godets mono ou multi alvéolaires, indépendants du disque de transfert, et dans lesquels sont distribués les échantillons et réactifs0 lesdits godets étant adaptables à l'intérieur des compartiments radiaux du disque de transfert, de telle façon qu'après leur mise en place0 aucune intercommunication n'existe entre les compartiments radiaux voisins, avant, pendant et après la centrifugation. 2.- Analyseur centrifuge selon la revendication le caractérisé en ce que chaque godet comporte un seul alvéole adaptable dans une loge du disque de transfert. 3.- Analyseur centrifuge selon la revendication lo caractérisé en ce que chaque godet comporte plusieurs alvéoles solidaires entre eux et adaptables dans un même compartiment de disque de transfert. 4.- Analyseur centrifuge selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs godets indépendants les uns des autres sont adaptables dans un même compartiment du disque de transfert S.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce-que les alvéoles sont placés en ligne, dans un compartiment du disque de transfert. 6.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les alvéoles sont placés à des niveaux différents dans un compartiment du disque de transfert. 7.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les alvéoles sont disposés côte à côte avec emboitement, dans un compartiment du disque de transfert. 8.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que plusieurs godets placés sur le disque de transfert dans des compartiments différents sont solidaires entre eux. 9.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les godets ont la forme de tubes à fond étanche ou de gélules, à diamètre suffisamment faible pour qu'ils puissent être remplis et ensuite placés en position couchée dans un compartiment du disque de transfert, sans que le liquide qu'ils contiennent s'écoule avant la centrifugation. 10.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le godet mono ou multialvéolaire comporte un alvéole jouant le rôle de cuve de lecture. 11.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications pre- cédentes, caractérisé en ce que des réactifs ou des étalons sont prédistribués dans les godets à l'état liquide, congelé ou desséché par tout procédé connu. 12.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en vue de la distribution des réactifs ou échantillons, les godets sont disposés sur une pluralité de portoirs linéaires de même longueur, susceptibles de recevoir chacun plusieurs godets, lesdits portoirs linéaires étant disposés parallèlement côte à côte et étant déplaçables simultanément par des moyens moteurs pas à pas capables de faire avancer I' ensemble des portors par pas successifs égaux à la distance entre deux portoirs successifs ou entre deux godets successifs d'un même portoir. 13.- Analyseur centrifuge selon l'une des revendications 1à 11, caractérisé en ce qu'en vue de la distribution des réactifs ou échantillons, les godets sont disposés selon un quadrillage de lignes et de colonnes perpendiculaires entre elles sur une platine support rectangulaire susceptible d'être entraînée pas à pas par un moteur dont le pas est égal à la distance entre deux lignes ou deux colonnes successives. 14.- Procédé de remplissage des godets selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à placer les tubes d'échantillon à analyser sur un portoir d'origine, à déposer des godets dans les loges de la platine support ou des portoirs alignés, les godets d'une même colonne de la platine support ou d'un même portoir linéaire correspondant aux différentes analyses à effectuer sur un même échantillon, et à distribuer dans les godets, manuellement ou au moyen d'un distributeur automatique, éventuellement assisté par un ordinateur, des doses d'échantillons ou de réactifs en veillant à ce que les godets correspondant à une même analyse se trouvent sur une même ligne. de la platine ou sur une ligne droite perpendiculaire à la direction des portions linéaires. 15.- Procédé de remplissage des godets selon-l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les godets d'une même colonne de -la platine support ou d'un même portoir linéaire correspondent à une même analyse à effectuer sur différents échantillons. 16.- Procédé de remplissage des godets selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'on place les godets dans les loges d'un premier disque de transfert, avec leur fond étanche dirigé vers la périphérie externe du disque, puis on introduit l'échantillon à analyser ou le réactif dans une cavité centrale du disque, laquelle comporte des orifices calibrés communiquant avec les loges du disque, on fait ensuite tourner le disque de façon que des volumes mesurés d'échantillons ou réactifs soient déportés par la force centrifuge, à travers les orifices calibrés, vers le fond des godets, et on place les godets ainsi remplis sur un disque de transfert classique avec les fonds étanches tournés vers le centredu disque. 17.- A titre dé produits industriels nouveaux, les godets selon l'une des revendications précédentes, utilisables dans une chatne d'analyseurs, centrifuge ou non centrifuge.