La présente invention est relative à un dispositif servant à régler l'écartement des deux cylindres des mélangeurs dits ouverts qui sont utilises dans l'industrie du caoutchouc ou des matières plastiques pour la réalisation de feuilles d'epaisseur déterminée. Comme on sait, pour réaliser soit au laboratoire, soit en atelier des feuilles de matériaux plastiques tels que le caoutchouc naturel ou synthetique, le polybutadiene, le polystyrène, etc..., on utilise des mélangeurs à deux cylindres réglables l'un par rapport à l'autre. Cette mobilité relative des deux cylindres est désirable, dans les appareils utilisés, d'une part pour régler l'écartement des cylindres, c'est-à-dire la largeur de l'interstice ou passe la matière calandrée et, d'autre part, pour dégager éventuellement un corps étranger au cas ou un accident se produirait dans l'em- prise des cylindres. Dans les mélangeurs ouverts connus jusqu'à présent, ce rapprochement ou cet éloignement, c'est-à-dire ce déplacement relatif des deux cylindres, est realisé à l'aide de moyens mécaniques relativement importants et encombrants qui necessitent des efforts mécaniques élevés agissant d'ailleurs directement au niveau de l'axe du cylindre mobile et impliquant de ce fait l'utilisation d'un systeme de liaison également encombrant et coûteux des extrémités dudit cylindre mobile, si l'on veut être assuré qu'après son déplacement l'axe de ce cylindre mobile soit toujours rigoureusement parallèle à l'axe du cylindre fixe. La présente invention remédie aux inconvénients des dispositifs connus de réglage de l'intervalle des cylindres dans les mélangeurs ouverts comportant un cylindre fixe et un cylindre mobile pouvant être dèplacé,en restant parallèle en précédent, entre deux cotes prédéterminées definissant entre elles une plage de variation de l'épaisseur des feuilles à fabriquer, et elle vise en particulier un dispositif permettant, meme si une nappe de matière est insérée dans l'interstice entre les cylindres, de régler facilement la largeur de cet interstice, ledit dispositif de réglage étant par ailleurs d'une construction simple et bon marche tout en permettant un maniement aise et doux, ne demandant qu'un effort réduit, le dispositif présentant d'ailleurs une structure telle qu'il ne puisse, en cours de fonctionnement du mélangeur, se dérégler au détriment de l'uniformité d'épaisseur souhaitée pour la feuille réalisée. Ce résultat est obtenu, selon l'invention, par le fait que la partie du bâti du mélangeur qui porte le cylindre mobile est articulée de façon pendulaire, à sa partie supérieure, autour d'un axe parallèle à l'axe des cylindres, à la partie supérieure du bâti portant le cylindre fixe, et est reliée de chaque côté à sa partie inférieure, à une biellette de manoeuvre soumise à l'action d'un organe de commande solidaire de la partie du bâti qui porte le cylindre fixe. Selon une forme de réalisation préférée du dispositif de reglage, chacune des biellettes de manoeuvre, articulée à une extrémité sur un tourillon prévu sur la face latérale du bâti portant le cylindre mobile, est articulée, à l'autre extrémité, sur le maneton d'un plateau-manivelle calé sur un arbre portant une roue helicoldale engrenant avec une vis sans fin actionnable à l'aide d'un volant. Selon une autre caractéristique de l'invention, le rapprochement de la partie mobile du bâti et de la partie fixe de celui-ci s'effectue à l'encontre de l'action d'un organe elastique tendant à écarter les deux bâtis l'un de l'autre. Pour assurer par ailleurs un déplacement du cylindre mobile en maintenant un parallelisme rigoureux de celui-ci par rapport au cylindre fixe, il est prévu également, selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, de coupler par une liai-son cinématique les plateaux-manivelle commandant les biellettes articulees sur la partie oscillante du bâti mobile du mélangeur. Dans une forme de réalisation avantageuse du dispositif de réglage de l'intervalle entre cylindres, les vis sans fin engrenant avec les plateaux-manivelle commandant les biellettes portent elles-mêmes, à une extrémité, un pignon denté couplé, en rotation avec celui de l'autre vis, par une chaîne sans fin d' entraînement. On assure ainsi un déplacement rigoureusement identique des biellettes articulées de part et d'autre de la partie mobile du bâti du mélangeur et, par suite, un parallélisme toujours parfait du cylindre mobile et du cylindre fixe, quel que soit leur écartement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés qui representent, schématiquement et simplement à titre d'exemple, un mode de realisation préféré d'un mélangeur ouvert à deux cylindres qui est équipé d'un dispositif de réglage per fectionné de l'intervalle entre cylindres. Sur ces dessins La figure 1 est une vue schématique en élévation du mélangeur, laissant apparaître le cylindre fixe et la chaîne sans fin couplant enrotation les pignons dentés calés chacun sur une vis sans fin commandant une biellette de manoeuvre ; La figure 2 est une vue schematique de profil suivant la flèche A de la figure 1, les cylindres etant représentés en position de travail, mais les biellettes de manoeuvre n'etant pas représentées pour plus de clarté ; La figure 3 est une vue schématique de profil du melangeur, prise à 1800 de celle de la figure 2, montrant la vis sans fin, pourvue de son volant, qui engrène avec la roue dentée helicoldale couplée en rotation avec le plateau manivelle articulé avec la biellette de manoeuvre afferente ;; La figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 3, les cylindres du mélangeur étant cependant représentés -presque dans leur position d'écartement maximal ; La figure 5 est une vue schématique en perspective, illustrant le systemecinématique dlentrainement des cylindres du melangeur. Le mélangeur qui est illustré à titre d'exemple sur les dessins, et notamment aux figures 1 à 4, comporte un bâti non spécialement designé qui possède notamment une partie fixe 1 et une partie mobile 2. Le bâti 1 sert de support au cylindre fixe 3 qui est entraîné, par un arbre mene non représenté, par l'inter mediaire d'un cardan hoinocinétique 4 intégré dans une chaîne cinémati que dont il sera encore question en regard de la figure 5. Le cylindre fixe 3 coopere avec un cylindre 5 monté dans le bâti mobile 2 qui est articulé de façon pendulaire à sa partie supérieure, par un axe horizontal 6, à la partie fixe 1 du bâti, parallèlement aux axes des cylindres 3 et 5 du mélangeur. Une broche 7, prevue à la partie supérieure du bâti, sert à déclencher le dispositif de sécurité. L'intervalle minimal à respecter entre les rouleaux, pour qu'ils ne viennent pas directement en contact, est déterminé par une butée réglable 8 solidaire du bâti fixe 1. L'écartement et le rapprochement des cylindres 3 et 5 est assuré par un dispositif mécanique irréversible à réglage précis et doux. Ce dispositif comporte essentiellement deux biellettes de manoeuvre 9 articulées à une extrémité, de part et d'autre du bâti mobile 2, sur des tourillons 10 prévus sur les faces latérales dudit bâti mobile 2. A leur autre extrémité, chacune des biellettes latérales 9 de manoeuvre est articulée sur le maneton 11 d'un plateau-manivelle formé par le disque d'une roue creuse 12 à denture helicoldale engrenant chaque fois avec une vis sans fin 13. Sur chacune des vis sans fin 13 est calé, à l'une de leurs extrémités, un pignon 14 à denture droite. Ces pignons 14 sont solidarises du point de vue cinématique par une chaîne sans fin dientraînement 15 qui assure leur rotation synchrone et,par suite, celle des plateaux-manivelle commandant les biellettes de manoeuvre 9. On peut régler au départ de façon irréprochable le parallélisme des cylindres 3 et 5, ou compenser une usure inégale, en décalant par exemple d'une dent l'un des oignons 14 engrenant avec la chaîne 15.Un volant de commande 16 prévu en bout de l'une des vis sans fin 13, permet la manoeuvre en commun de celles-ci et, par suite, le réglage de l'intervalle entre les cylindres 3 et 5 Pour les tailles habituelles des mélangeurs de ce type, on prévoit, suivant les normes de sécurite, un intervalle maximal de 20 mm pour les cylindres d'un diametre inférieur à 155 mm et de 30 mm pour ceux d'un diamètre supérieur à cette valeur. Les cylindres 3 et 5 sont rapprochés l'un de l'autre à l'encontre de l'action d'un organe élastique de rappel, en l'occurrence d'un ressort hélicoïdal de compression 17 logé dans des trous borgnes qui sont pratiqués dans les faces en regard du bâti fixe 1 et du bâti mobile 2 du mélangeur. Comme on l'a dejà indique, pour un effort de serrage modère, que l'on désignera ci-apres par P' -J a On voit donc que l'effort à exercer est très sensible- ment inversement proportionnel à la hauteur du bâti mobile, à une constante près qui dépend du diametre des cylindres. Pour éviter les surcharges exercées sur les paliers lorsque l'effort rentre les cylindres 3 et 5 dépasse une valeur prédéterminée, l'invention prévoit qu'un limiteur d'effort, constitué par des ressorts à disques ou des rondelles Belleville 18, est associé aux biellettes de manoeuvre 9 du bâti mobile 2. On peut de la sorte réaliser un système de sécurité et prévoir que, dans le cas d'un effort supérieur à celui pour lequel les ressorts 18 sont tarés, on assure l'ouverture du circuit electrique d'alimentation du moteur 19 entraînant la chaîne cinematique illustrée à la figure 5 et dont il sera maintenant question. Au cardan homocinétique 4 relie au cylindre 3 fait suite un second cardan 20 dont l'arbre d'entrée est entraîné par une roue helico7dale 21 entraînée par une vis sans fin 22. Le cylindre 5 est entraîné par deux cardans 23 et 24, depuis une roue hélicoidale 25 engrenant quant à elle avec une vis sans fin 26. Les vis sans fin 22 et 26, de pas inverses, sont couplées en rotation par des pignons droits 27 et 28 sur lesquels passe une chaîne sans fin 29. L'une des vis sans fin comporte à une extrémité un pignon 30 entraine par une chaîne sans fin 31 depuis un pignon 32 calé sur l'arbre de sortie du moteur 19. il va de soi que le mélangeur et sonFdispositif de réglage ntont éte décrits et représentés qu'à titre purement explicatif nullement limitatif, et que diverses modifications de détail pourraient être apportées à la forme de realisation indiquee sans qu'on sorte pour autant du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de réglage de l'intervalle entre cylindres d'un mélangeur ouvert, caractérisé par le fait que la partie (2) du bâti du mélangeur qui porte le cylindre mobile (5) est articulée de façon pendulaire, à sa partie supérieure, autour d'un axe (6) parallèle à l'axe des cylindres (3, 5), à la partie supérieure du bâti (1) portant le cylindre fixe (3) et est reliée de chaque côté, à sa partie inférieure, à une biellette de manoeuvre (9) soumise à l'action d'un organe de commande (12, 13) solidaire de la partie du bâti qui porte le cylindre fixe (3). 2. Dispositif de réglage suivant la revendication 1, caracterise par le fait que chacune des biellettes de manoeuvre, articulée à une-extrémité sur un tourillon prévu sur la face laterale de la partie oscillante (2) du bâti qui porte le cylindre mobile (5) est articulée, à l'autre extrémité, sur le maneton (11) d'un plateau manivelle calé sur un arbre portant une roue heli coldale (12) engrenant avec une vis sans fin (13) actionnable à l'aide d'un volant (6). 3. Dispositif de réglage suivant les revendications 1 et 2, caractérise par le fait que le rapprochement de la partie (2) du bâti portant le cylindre mobile (5) et de la partie (1) du bâti portant le cylindre fixe (3) s'effectue à l'encontre de l'action d'un organe elastique écartant les deux bâtis (1, 2) l'un de l'autre, notamment d'un ressort héfico?dal de compression (17). 4. Dispositif de réglage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la rotation des plateaux-manivelle commandant les biellettes (9) est effectuée de façon synchrone, les vis sans fin (13) engrenant avec lesdits plateaux portant, à une extremite, des pignons dentes (14) couplés entre eux par une chaîne sans fin (15) d'entraînement. 5. Dispositif de réglage suivant l'une quelconque des revendications I à 4, caracterise par le fait qu'une butée réglable (8), solidaire du bâti fixe (1), détermine l'intervalle minimal à respecter entre les rouleaux (3, 5). 6. Dispositif de réglage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'un dispositif limiteur d'effort, constitué par des ressorts à disque ou des rondelles Bèlleville (18)p est associe aux biellettes- de manoeuvre du bâti mobile. 7. Dispositif de reglage suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que le limiteur d'effort (18) est associé à un micro-contact coupant en cas de besoin l'alimentation du moteur (20) entraînant les cylindres (3, 5) du mélangeur. 8. Dispositif de réglage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les cylindres (3, 5) sont entraînés en rotation par des paires de cardans homocinétiques (4, 20 ; 23, 24) couplées chacune à l'arbre d'une roue helicoldale (21, 25) entraînée en rotation par une vis sans fin (22, 26) portant à une extrémité un pignon à denture droite (27, 28), lesdits pignons (27, 28) à denture droite étant couplés en rotation par une chaîne sans fin (29) et étant entraînés, depuis un pignon (32) calé sur l'arbre de sortie du moteur (19), à l'aide diune chaîne d'entraînement (31) passant sur un pignon denté (30) calé sur le même axe que le pignon denté (28).