L'invention, due à SITTMANN Brigitte, est relative à une fixation de sécurité pour ski, comportant un corps antérieur de maintien, susceptible de pivoter, à partir d'une position d'encliquetage, autour d'un axe à peu près perpendiculaire à la surface du ski et destiné à immobiliser l'extrémité antérieure d'une chaussure de ski, et un corps postérieur de maintien, susceptible de pivoter, à partir d'une position d'encliquetage, autour d'un axe à peu près perpendiculaire à la surface du ski et destiné à immobiliser l'extrémité postérieure d'une chaussure de ski. Des fixations de sécurité de ce genre sont en principe connus. La liberté de pivotement laissée corps de maintien antérieur et postérieur sert à permettre la libération en direction latérale du pied du skieur lorsque le couple de torsion,entre la jambe du skieur et le ski, par rapport à un axe perpendiculaire à la surface du ski dépasse, au cours d'une chute, une valeur que l'on peut régler à l'avance. Dans un tel cas, l'un au moins des corps de maintien pivote latéralement et l'autre conserve sa position ou pivote en sens contraire. Un inconvénient de cette solution connue consiste en ce qué les deux corps de maintien peuvent échapper ou sauter du même côté du ski, lorsque le pied du skieur exerce par rapport au ski une poussée purement latérale. Ceci peut se produire par exemple lorsque le skieur effectue un parcours en oblique ou "traversée" sur une pente raide. Un échappement de la fixation n'est dans ce cas nullement nécessaire à la sécurité du skieur mais au contraire entrain en général une chute,et d'autre part oblige à assujettir de nouveau le ski à la chaussure. Ce genre de libération ou d'ouverture de la fixation de sécurité est donc indésirable. L'invention a donc pour but de réaliser un agencement qui empoche les corps de maintien antérieur et postérieur de la fixation de sécurité de s'échapper simultanément du même c8té de l'axe longitudinal du ski. Ce résultat est obtenu, conformément à l'invention, avec une fixation de sécurité pour ski, du genre décrit au préambule, qui est caractérisée par un accouplement, entre les deux corps de maintien, qui empêche leur échappement d'un seul et même c8té de l'axe longitudinal du ski, tout en permettant leur échappement en direction des côtés opposés de l'axe longitudinal du ski. Cet accouplement peut, par exemple, être constitué de telle manière que, sur les corps de maintien (ou sur le ski) sont disposés des cylindres hydrauliques, à axes dirigés transversalement par rapport à l'axe longitudinal du ski, dans lesquels cylindres sont prévus des pistons dont les extrémités des tiges sont fixées au ski ( ou aux corps de maintien),les espaces intérieurs aux cylindres, qui sont situés de part et d'autre de l'axe longitudinal du ski étant reliés hydrauliquement l'un à l'autre. Grâce à cette disposition, les corps de maintien sont liés entre eux par un accouplement "en croix". Dans l'une au moins des canalisations hydrauliques de liaison peut être prévu un étranglement servant d'élément d'amortissement. Les canalisations hydrauliques de liaison peuvent être raccordées à des réservoirs compensateurs, qui assurent une compensation du liquide hydraulique en cas de variation de température et de pertes de liquide. Un couplage approprié de ce genre peut être réalisé par voie mécanique; pour cela les corps de maintien antérieur et postérieur sont reliés l'un à l'autre, des deux côtés de l'axe longitudinal du ski, par des éléments mécaniques non extensibles articulés à ces corps de maintien. Ces éléments mécaniques non extensibles qui peuvent être constitués par exemple par des câ- bles métalliques, forment également avec les corps de maintien un système à accouplement forcé destiné à assurer un échappement en croix" des corps de maintien. Lorsque les éléments mécaniques non extensibles sont en mesure de transmettre en même temps des forces de compression,c'est-à-dire par exemple lorsqu'ils sont constitués par une barre de liaison, il suffit d'un élément disposé d'un côté de l'axe longitudinal de chaque ski. L'accouplement peut encoreseffectuer par voie électrique; pour cela, par exemple, lors du pivotement d'un des corps de maintien vers un côté de l'axe longitudinal du ski, il se produit une libération,commandée par voie électromagnétique, de l'autre corps de maintien en direction de l'autre côté. Autre part, les corps de maintien peuvent aussi,d'une manière usuelle, avoir la possibilité de pivoter à partir d'une position d'encliquetage, autour d'un axe horizontal.Les corps antérieur et postérieur de maintien peuvent présenter une structure analogue. Ils peuvent être fixés sur une plaque support de chaussure disposée entre eux ou directement à la semelle du ski. L'utilisation d'une plaque support,reposant uniquement par ses parties antérieure et postérieure, présente l'avantage que le couple de frottement est indépendant de la répartition de la charge sur la plaque, pour autant que cette répartition varie entre les deux emplacements d'appui. Dans les modes de réalisation décrits ci-dessus, les corps de maintien sont accouplés, d'une manière forcée, de façon à obtenir un échappement "en croix". Cet échappement en croix n'est cependant pas nécessaire dans de nombreux cas, pour autant qu'on ait l'assurance qu'un échappement simultané et d'un même côté des corps de maintien se trouve exclu. Pour cette raison, les deux corps de maintien peuvent comporter des dispositifs qui soient sensibles à une poussée latérale ou à un léger déplacement latéral et qui soient accouplés l'un à l'autre de telle manière qu'en cas d'entrée en action simultanée d'un seul et même côté de l'axe longitudinal du ski des dispositifs antérieur et postérieur, des dispositifs de blocage des corps de maintien soient déclenchés de ce côté.De cette façon un corps de maintien ne cède à une poussée latérale que si une poussée latérale n'est pas exercée en même temps suivant la même direction, sur l'autre corps de maintien. Un échappement "en croix" des corps de maintien n'est au contraire jamais empeché. Ce mode de réalisation de l'invention peut être mis en oeuvre par voie électrique; pour cela, dans chacun des deux corps de maintien est prévu par exemple, un élément piézoélectrique ou un interrupteur sensible à un très faible déplacement et les éléments de commande d'un côté des corps de maintien antérieur et postérieur sont reliés entre eux, par exemple en série, de telle manière que seul un actionnement conjoint des deux éléments déclenche le mécanisme de blocage, qui peut fonctionner par exemple par voie électromagnétique. Des solutions tout aussi appropriées sont possibles par voie hydraulique ou purement mécanique. L'invention est expliquée en détail ci-après a' à aide de deux de ces modes préférés de réalisation,pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels: -la figure 1 est relative à un accouplement hydraulique des corps de maintien et -la figure 2 est relativ'a' à un accouplement purement méca- nique de ces corps de maintien. X Sur la figure 1, on disting ? deux corps de maintien 1 et 2 qui peuvent pivoter latéralement spectivement autour des centres de rotation 3 et 4. Le corps de maintien 1 est par exemple le corps antérieur et le corps de maintien 2 le corps postérieur. Ils peuvent être construits de la même manière ou de manières différentes. Entre les corps de maintien 1 et 2 est représentée une plaque support de chaussure 5, mais la chaussure de ski peut être enserrée directement entre les corps de maintien 1 et 2. Au corps antérieur de maintien 1 est fixé un cylindre hydraulique 6, au corps postérieur de maintien 2 est fixé un cylindre 7. Ces cylindres 6 et 7 renferment des pistons 8 et 9 qui sont fixés à des tiges de pistons 10 et 11,lesquelles sortent de chaque côté des cylindres 6 et 7. Les tiges de pistons 10 et il sont en direction longitudinale fixe par rapport au ski. Du fait que les cylindres 6 et 7, en cas d'échappement des corps de maintien 1 et 2, se déplacent sur une trajectoire circulaire, ils sont réalisés sous forme de torées et coopèrent avec des tiges de pistons 10 et 11 incurvées,ou bien les tiges de pistons 10 et Il sont fixées au ski de manière à s'adapter à la trajectoire circulaire des cylindres 6 et 7. Dans le mode de réalisation de la figure 1, les tiges de pistons 10 et Il prennent appui contre des surfaces 12 à 15, qui sont rigidement liées au ski et limitent le déplacement des tiges de pistons 10 et Il transversalement par rapport au ski, mais permettent, suivant la direction longitudinale du ski, une adaptation à la trajectoire des cylindres 6 et 7. Les chambres droite et gauche des cylindres 6 et 7 sont en communication, l'une avec l'autre, par l'intermédiaire de canalisations hydrauliques 16 et 17. Dans l'une au moins de ces canalisations 16 et 17,on peut prévoir un étranglement 18. En outre, chacune de ces canalisations 16 et 17 comporte de préférence un réservoir de compensation 19 et 20 qui, en cas de baisse de pression fournit de l'huile au système hydraulique, par l'intermédiaire d'une soupape de retenue. Si, par exemple, dans ces conditions, une force latérale de poussée est exercée sur les corps de maintien 1 et 2, en direction du même côté de l'axe longitudinal du ski, tout pivotement des corps de maintien 1 et 2 se trouve exclu, car le liquide hydraulique contenu dans les canalisations 16 et 17 ne peut s'échapper et s'oppose ainsi à tout pivotement.Si, au contraire, un couple de rotation,autour d'un axe perpendiculaire à la plaque support de chaussure 5 est exercé sur la fixation de sécurité, le liquide qui, par exemple, se trouve dans la chambre de droite d'un des cylindres peut être refoulé dans la chambre de droite de l'autre cylindre, et inversement,de sorte que les corps de maintien peuvent échapper en sens contraires. La figure 2 représente un mode de réalisation de l'invention dans lequel l'accouplement des corps de maintien 1 et 2 s'effectue par voie purement mécanique. Les corps de maintien 1 et 2 présentent, vers la droite et vers la gauche, par rapport à l'axe longitudinal du ski, des appendices saillants 21,22 et 23, 24, auxquels sont articulés des éléments de liaison non extensibles 25 et 26. De cette manière, les corps de maintien 1 et 2 et les éléments de liaison 25 et 26 forment un système à liaison forcée, qui ne permet seulement qu'un échappement "en croix" des corps de maintien 1 et 2. L'un des éléments de liaison (par exemple 26) peut être supprimé lorsque l'autre (par exemple 25) est réalisé sous forme de barre rigide susceptible de transmettre aussi des forces de compression. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. L'invention, d'une manière générale, englobe tous les agencements dans lesquels l'échappement simultané des deux corps de maintien d'un même côté de l'axe longitudinal du ski, sous l'action d'une sollicitation purement latérale se trouve empêchée. REVENDICATIONS 1. Fixation de sécurité pour ski, comportant un corps antérieur de maintien, susceptible de pivoter, à partir d'une position d'encliquetage, autour d'un axe à peu près perpendiculaire à la surface du ski et destiné à immobiliser l'extrémité antérieure d'une chaussure de ski, et un corps postérieur de maintien, susceptible de pivoter, à partir d'une position d'encliquetage, autour d'un axe à peu près perpendiculaire à la surface du ski et destiné à immobiliser l'extrémité postérieure d'une chaussure de ski, laquelle fixation de sécurité est caractérisée en ce qu'elle comporte un accouplement, entre les deux corps de maintien (1, 2), qui empêche leur échappement d'un seul et même côté de l'axe longitudinal du ski, tout en permettant leur échappement en direction des côtés opposés de l'axe longitudinal du ski. 2. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1 > caractérisée en ce que sur les corps de maintien (1, 2) (ou sur le ski) sont disposés des cylindres hydrauliques (6,7), à axes dirigés transversalement par rapport à l'axe longitudinal du ski, en ce que dans les cylindres (6, 7) sont prévus des pistons (8, 9) dont les extrémités des tiges (10, 11) sont fixées au ski (ou aux corps de maintien (1, 2)), et en ce que les espaces intérieurs aux cylindres > qui sont situés de part et d'autre de l'axe longitudinal du ski sont reliés hydrauliquement l'un à l'autre. 3. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 2 caractérisée en ce que dans l'une au moins des canalisations hydrauliques de liaison (16 > 17) est prévu un étranglement (18) servant d'élément d'amortissement. 4. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications 2 et 3 > caractérisée en ce que les canalisations hydrauliques de liaison (16, 17) sont raccordées à des réservoirs compensateurs (19, 20). 5. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1 > caractérisée en ce que les corps de maintien antérieur et postérieur (1, 2) sont reliés l'un à l'autre, des deux côtés de l'axe longitudinal du ski, par des éléments mécaniques non extensibles (25, 26) articulés à ces corps de maintien (1, 2). 6. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que les corps de maintien antérieur et postérieur (1 > 2) sont reliés l'un à vautre, d'un côté de l'axe longitudi dînaI du ski, par un élément non extensible et susceptible en mbme temps de transmettre des forces de compression, qui est articulé à ces corps de maintien (1, 2). 7. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1. caractérisée en ce qu'il est prévu des éléments de commande électri quels. enregistrant le côté vers lequel se produit le pivotement latéral des corps de maintien, qui déclenchent des organes de blocage qui. en cas de pivotement latéral d'un corps de maintien, interdisant le pivotement du même côté de l'autre corps de maintien. 8. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1 > caractérisée en ce que les corps de maintien comportent des dispositifs de commande qui sont sensibles, séparément pour chaque côté, aux forces de poussée provoquant un pivotement latéral des corps de maintien où à de légers déplacement latéraux de ceux-ci et qui sont accouplés l'un à l'autre de telle manière, que, lorsqu'ils sont simultanément mis en action, d'un côté, déclenchent des dispositifs de blocage interdisant un pivotement de ce côté des corps de maintien.