La présente invention se rapporte à la technique de l'alarme de sécurité, et elle concerne plus particulièrement un élément détecteur perfectionné qui répond à la pression en déclenchant un dispositif d'alarme de sécurité. Il a déjà été proposé antérieurement toute une diver- sité de types d'éléments pour détecter la présence d'un in- trus dans des locaux à protéger. Les éléments de détection des variations de pression connus et utilisés dans la techni- que antérieure en tant que parties d'un dispositif d'alarme de sécurité comprenaient généralement une série d'interrup- teurs à rubans dans lesquels deux bandes ou rubans d'acier sont maintenus espacés à des intervalles réguliers par des entretoises. Une pression dirigée vers l'intérieur de l'élé- ment et appliquée à l'un des rubans en un point situé entre les entretoises déforme les rubans en les rapprochant l'un de l'autre à force pour fermer le circuit entre les rubans et mettre le dispositif d'alarme en action. La suppression de la pression exercée sur l'élément permet à cet élément de revenir à l'état initial à circuit ouvert, grâce à la "mé- moire" des rubans d'acier. En général, une série de tels interrupteurs à rubans est enfermée entre deux feuilles de vinyle ou de caoutchouc de manière à former un élément de sé- curité sensible à la pression, qui possède une forme et des dimensions prédéterminées. Ces détecteurs de pression ne peuvent pas être découpés ou mis en forme après assemblage sans détérioration. Ces détecteurs impliquent également des coûts de fabrication élevés, en raison du grand nombre d'élé- ments individuels qui doivent être assemblés avec précision et du grand nombre des opérations de soudage qui sont néces- saires pour connecter électriquement les interrupteurs à ru- bans les uns aux autres. Par ailleurs, ces détecteurs sont sujets à des défauts de fonctionnement par suite de ruptu- res des fils de connexion et des soudures. Par ailleurs, les éléments de sécurité qui utilisent des interrupteurs à ru- bans de ce type ne sont capables de détecter l'application d'une pression que dans le voisinage de l'un des rubans, et ils sont en principe insensibles à l'application d'une pres- sion en d'autres points des feuilles extérieures en vinyle. Bien que les chances pour un intrus d'éviter la détection en appliquant la pression uniquement dans les zones comprises entre les interrupteurs puissent être réduites par un accrois- sement du nombre des interrupteurs et par une diminution de l'espace séparant ces interrupteurs, ce mode de construction accroît considérablement le prix de revient de fabrication. En outre, l'intrus peut aisément déceler la position des interrupteurs à rubans dans une installation donnée en utilisant une boussole. Il lui suffit en effet de déplacer la boussole sur le revêtement de sol et d'observer le mouve- ment de l'aiguille. L'acier et les autres métaux ferreux pos- sédant une "mémoire" suffisante pour assurer la reprise de forme des rubans influencent l'aiguille de la boussole et indiquent la position des interrupteurs. Lorsque les posi- tions des interrupteurs sont connues, l'intrus peut éviter de déclencher l'alarme simplement en contournant ces interrup- teurs. Un autre type de détecteur de pression pouvant être utilisé dans les dispositifs d'alarme de sécurité est décrit dans le brevet des E.U.A. n0 1 658 848. Ce brevet décrit, entre autres, une couche de matière isolante élastique pré- sentant une série de perforations et interposée entre deux pièces métalliques qui sont connectées électriquement à un dispositif d'alarme. L'application d'une pression vers l'in- térieur comprime la matière isolante et ferme le circuit d'a- larme en mettant les feuilles métalliques en contact entre elles à l'endroit des perforations. Les éléments de l'inter- rupteur décrit dans ce brevet sont simplement superposés sans liaison physique. Ces éléments se terminent brusquement au bord du détezteur et ne sont aucunement protégés de l'envi- ronnement. En raison de l'absence de toute forme de liaison entre les différentes couches, la matière isolante de ce dé- tecteur aura sans aucun doute tendance à glisser latérale- ment par rapport aux feuilles métalliques et, de cette fa- çon, à former des rides ou replis en un ou plusieurs points. Aux endroits o la matière isolante se plisse, l'écartement précis des feuilles métalliques disparaît. En certains points,l'écartement est beaucoup plus grand qu'il ne le de- vrait, tandis qu'en d'autres points, il peut être inexistant parce que la matière isolante est retirée de ces zones. Lors- que ceci se produit, le dispositif est incapable de fonc- tionner de la façon désirée. L'application uniforme d'un adhésif de stratification ou autre composé entre les feuilles métalliques et la matière isolante de ce détecteur rendrait le dispositif incapable de fonctionner. Si l'adhésif était appliqué en tous les points des feuilles métalliques, il agirait comme un isolant qui empêcherait les conducteurs d'entrer en contact entre eux. Si l'adhésif était déposé sur tous les points des feuilles métalliques autres que ceux qui sont directement face aux perforations, il n'existerait pas de passage d'air dans les perforations, de sorte que l'air ne pourrait pas s'échapper lorsque la matière isolante est comprimée ni revenir lorsqu'on laisse la matière isolante reprendre sa forme. Ceci empêcherait le dispositif de fonc- tionner, en maintenant constamment un espace entre les feuil- les métalliques, ou le détériorerait en forçant l'air à s'é- chapper à travers la matière isolante et en provoquant ainsi la déchirure de cette matière. Un autre dispositif détecteur de pression de la tech- nique antérieure est décrit dans le brevet des E.U.A. no 4 137 116, dans le contexte d'un détecteur destiné à être placé dans un coussin de siège d'automobile pour indiquer si ce siège est occupé ou non occupé. L'interrupteur décrit dans ce brevet comprend deux couches extérieures souples pla- cées de part et d'autre d'une couche intermédiaire en mous- se et fixées aux bords latéraux opposées de cette couche. En- tre la couche de mousse et chacune des-couches extérieures est interposée une autre couche souple intercalaire qui por- te une pellicule fixée à sa face interne.-Ces couches sou- ples intercalaires ne se prolongent pas latéralement aussi loin que les couches souples extérieures et que la couche de mousse et ne sont aucunement liées à ces couches exté- rieures ni à la couche de mousse. Elles sont matériellement confinées entre les couches sans être fixées d'une autre façon. Lorsque le détecteur est utilisé comme détecteur de pression placé sous un tapis, les couches intermédiaire et intercalaire ont tendance à se décaler et à former des replis de la même façon que la matière isolante du dispositif du brevet US 1 658 848 précité. Bien que certaines parties de l'élément interrupteur soient inactives dans la position ouver- te en raison de l'absence de l'une des pellicules de contact, d'autres parties pourraient être inactives dans la position fermée en raison de la compression intempestive de la feuille de mousse par le repli de la couche intermédiaire ou par la saillie formée par une partie de cette couche intermédiaire à travers l'une des ouvertures de la couche de mousse et en contact permanent avec l'autre couche intermédiaire. Toute tentative de fixer uniformément la couche de mousse à l'une ou à chacune des couches intermédiaires entraînerait évidem- ment les inconvénients qui ont été décrits plus haut à pro- pos du dispositif décrit dans le brevet US 1 658 848 précité. La fixation des bords latéraux des couches extérieures du deuxième dispositif à la couche de mousse donnerait également naissance à un dispositif inapte à être utilisé sous un tapis, parce que la couche de mousse serait alors directement expo- sée à l'humidité et à d'autres corps étrangers. Une seule goutte de liquide tombée sur le tapis ou le seul fait de net- toyer le tapis au shampoing provoquerait l'absorption d'au moins un peu de liquide par la couche de mousse et provoque- rait un cour--circuit permanent. Dans de nombreuses applications, il est donc souhaita- blé de réaliser un détecteur de pression fiable qui soit peu coûteux à fabriquer et qui puisse être fourni en grande lon- gueur et en grande largeur et découpé à la dimension et à la forme désiréesau moment de l'installation. En bref, l'invention a pour objet un élément détecteur destiné à être utilisé en combinaison avec un dispositif d'a- larme de sécurité possédant un circuit de détection électri- que, cet élément détecteur comprenant une couche centrale compressible et capable de reprendre spontanément sa forme, faite d'une matière non conductrice de l'électricité et qui est percée d'une série de passages qui définissent des espa- ces d'air, deux films électroconducteurs placés respective- ment sur les faces opposées de la couche centrale, et deux couches extérieures diélectriques fixées aux films conducteurs, de sorte que ces films conducteurs soient maintenus espacés d'une distance prédéterminée qui empêche le passage de si- gnaux électriques de l'un à l'autre lorsque la couche centra- le est dans son état normal de reprise de forme, tandis que les films conducteurs peuvent entrer en contact entre eux a l'emplacement des espaces d'air lorsque la couche centrale est comprimée, des moyens qui collent les films conducteurs à la couche centrale en des points situés entre les passages de cette couche centrale, et des moyens servant à connecter électriquement les films conducteurs à des conducteurs cor- respondants appartenant au circuit de détection du dispositif d'alarme, de sorte que l'élément détecteur commute de l'un à l'autre de ses deux états pour établir ou interrompre le cir- cuit de détection en réponse à des variations prédéterminées de la pression dirigée vers l'intérieur qui s'exerce sur les couches extérieures. Les moyens utilisés pour coller les filis conducteurs à la couche centrale peuvent comprendre des moyens qui col- lent les films conducteurs aux faces opposées de la couche centrale le long de lignes situées entre les passages, pour former un collecteur défini par au moins l'un des films con- ducteurs et par la couche centrale et qui communique avec les espaces d'air, de sorte que l'air contenu dans les espaces d'air peut se redistribuer librement à travers le collecteur lorsque la couche centrale se comprime ou bien qu'on la lais- se libre de reprendre sa forme. Les moyens utilisés pour connecter électriquement les films conducteurs aux conduc- teurs respectifs du circuit de détection du dispositif d'a- larme peuvent comprendre deux oeillets dont chacun est fixé à l'un des films conducteurs et à la couche extérieure cor- respondante pour établir la liaison électrique et en même temps fixer mécaniquement les conducteurs du circuit de dé- tection aux couches extérieures correspondantes. Les films conducteurs peuvent comprendre soit une matière métallique déposée sur la surface interne des couches extérieures, soit de minces pellicules métalliques appliquées sur cette surfa- ce. Les couches extérieures diélectriques peuvent comprendre au moins deux parties marginales opposées qui se prolongent latéralement au-delà de la couche centrale et des films con- ducteurs et qui sont fixées l'une à l'autre pour enfermer les éléments à joint étanche. La partie restante de la péri- phérie de l'élément peut être fermée hermétiquement à l'aide d'un ruban à revêtement adhésif pour empêcher la pénétration de l'eau ou d'autres substances étrangères. En outre, la cou- che centrale peut se prolonger latéralement d'une distance relativement petite au-delà des films conducteurs pour élimi- ner le risque d'un court-circuit entre les films conducteurs le long des bords latéraux de ces derniers. Cette distance peut être de l'ordre de 6 à 13 mm, pour tenir compte des to- lérances de fabrication qui affectent les dimensions des ma- tériaux ainsi que leur alignement. Dans certains cas, l'élément détecteur peut compren- dre une deuxième couche compressible et capable de reprendre sa forme, qui porte des films conducteurs sur ses deux faces, au-dessus ou au- dessous de l'élément détecteur décrit plus haut et qui est collée à cet élément. Dans cette configuration, le dispositi- suivant l'invention travaille comme deux inter- rupteurs à pression indépendants qui peuvent être connectés à des circuits de détection séparés. Un but de ltinvention est de réaliser un dispositif détecteur de pression qui soit extrêmement fiable et durable. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispo- sitiú détecteur de pression qui soit peu coiûteux aussi bien à fabriquer qu'à installer. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispo- sitif détecteur de pression qui puisse être facilement décou- pé à la dimension et à la forme désirées au moment de son installation. Le dispositif détecteur suivant l'invention peut être fabriqué sous la forme d'une feuille continue que l'instal- lateur peut ensuite découper à la forme et à la dimension dé- sirées. Les connexions électriques sont réalisées à l'aide de deux simples oeillets métalliques que l'installateur fixe par sertissage ou autre moyen aux couches extérieures dié- lectriques correspondantes et aux films conducteurs fixés à ces couches extérieures. Les bords découpés peuvent être éven- tuellement fermés hermétiquement par des rubans ou autres moyens pour empêcher la pénétration de l'eau. L'invention sup- prime donc la fabrication coûteuse d'éléments détecteurs à des dimensions et formes exactement déterminées et élimine par ailleurs la nécessité de souder des fils de connexion entre les contacts métalliques d'un grand nombre d'interrup- teurs à rubans. La connexion des fils conducteurs réalisée à l'aide de deux oeillets métalliques assure à la fois la connexion électrique des films conducteurs et une fixation mécanique solide sur les couches extérieures. Ce dispositif est capable de résister sans détérioration à des forces im- portantes exercées sur les fils de connexion du circuit d'a- larme. L'aptitude de l'interrupteur suivant l'invention à re- prendre spontanément sa forme initiale est assurée par V'élas- ticité de-la couche centrale et non pas par une "mémoire" des films conducteurs. Ces films-peuvent donc être réalisés en aluminium, cuivre, ou en d'autres matériaux conducteurs non ferreux, ce qui les rend indétectables par les moyens magné- tiques. Ceci représente un important avantage comparative- ment à l'utilisation des interrupteurs à rubans du point de vue de la sécurité. Le mode de fixation des films conducteurs aux faces opposées de la couche centrale qui a été décrit plus haut supprime tout glissement relatif entre la couche centrale et les films conducteurs, en même temps qu'il donne naissance à un collecteur communiquant avec les espaces d'- air pour permettre à l'air de se redistribuer dans ces espa- ces lorsqu'on comprime la couche centrale ou qu'on la laisse reprendre sa forme. Les nombreux problèmes posés par les mouvements de glissement relatif qui se produisent dans les dispositifs de la technique antérieure sont donc ainsi en- tièrement éliminés, tandis qu'en même temps, il existe des moyens de transmission de l'air entre les diverses parties du détecteur, pour faciliter la compression et la reprise spontanée de forme de la couche centrale. Le détecteur est capable de travailler indéfiniment de cette façon sans dé- térioration. Le fait que les points de fixation sont limités à un ensemble de lignes espacées permet également de décou- per la structure stratifiée pour établir les connexions élec- triques avec le circuit de détection, par exemple à l'aide des oeillets décrits plus haut. La disposition des lignes de collage entre les passa- ges est obtenue en déposant un adhésif ou autre agent de- collage sur les films conducteurs de telle manière que, lors de la stratification, cet agent n'entre en contact avec la couche centrale qu'entre les passages. Il n'y a pas d'adhé- sif sur les parties des films conducteurs qui ferment les passages et, de cette façon, les films sont libres d'entrer en contact entre eux à l'emplacement des passages lorsque la couche centrale est comprimée. La fixation des bords latéraux opposés des couches extérieures les uns aux autres aux endroits o ces couches débordent latéralement de la couche centrale et des films conducteurs isole efficacement l'intérieur du détecteur de la pénétration des corps étrangers le long de ces bords. Lorsqu'on déroule la matière stratifiée du rouleau, ces bords constituent les bords latéraux de la feuille. Pour iso- ler entièrement le détecteur de l'environnement, l'installa- teur a alors simplement à fermer à l'aide d'un ruban les bords coupés le long desquels le morceau utilisé a été dé- coupé dans le rouleau. Les nombreuses caractéristiques de construction décri- tes, y compris l'utilisation de minces films conducteurs por- tés par les couches extérieures souples et collés de la façon décrite plus haut à une couche centrale compressible, donnent naissance à une structure de détecteur de pression qui est adaptée d'une façon originale pour travailler en continu de la façon désirée et sans défaut de fonctionnement. Même si les films conducteurs viennent à être endommagés, le disposi- tif continue à travailler de la façon voulue, grâce aux posi- tions relatives fixes des divers éléments et à la simplicité du principe de fonctionnement. Les films conducteurs minces reviennent toujours à l'état initial de circuit sous l'in- fluence de la couche de commande, grâce à leur absence géné- rale d'élasticité. Cette propriété ne se retrouve pas dans les interrupteurs à rubans qui peuvent se plisser ou prendre une courbure qui ferme le circuit de détection de façon per- manente. Le dispositif suivant l'invention a également pour avantage d'améliorer l'isolation thermique de la surface sur laquelle il est appliqué. On dispose actuellement d'un maté- riau en mousse retardateur de flamme qui répond aux spécifi- cations actuelles des "Underwriters Laboratories"' des E.U.A. et qui est idéale pour l'utilisation en qualité de couche centrale dans le dispositif suivant l'invention. Dans la for- 2 4 7 0 4 1 7 me préférée de réalisation de l'invention, les couches ex- térieures souples et les adhésifs utilisés sont également des matériaux retardateurs de flamme. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue en perspective d'un exemple typique d'installation sous tapis d'un détecteur de pression construit conformément à l'invention, combiné avec un dispo- sitif d'alarme qui est représenté schématiquement; - la Fig. 2 est une vue en perspective d'un rouleau d'une matière en feuille sensible & la pression du type re- présenté sur la Fig. 1; - la Fig. 3 est une coupe verticale de la matière en feuille de la Fig.2 dans son état initial ou après reprise de forme, la vue étant supposée prise suivant la ligne 3-3 de la Fig. 2; - la Fig. 4 est une vue partielle en coupe verticale et à plus grande échelle du détecteur représenté sur la Fig.l, prise suivant la ligne 4-4 de cette Fig. 1; - la Fig. 5 est une coupe verticale montrant la struc- ture de la Fig.3 à l'état comprimé; - la Fig. 6 est une coupe verticale d'une deuxième forme de réalisation de l'invention; - la Fig. 7 est une vue en perspective du dispositif construit conformément à l'invention, utilisé comme tapis sous une machine à écrire, - la Fig. 8 est une vue schématique en perspective qui illustre le procédé de fabrication du dispositif suivant l'invention. La Fig. 1 montre une forme préférée de réalisation de l'invention qui est désignée dans son ensemble par la réfé- rence 10. Le dispositif 10 comprend une feuille composite 12 reliée à un dispositif d'alarme 14 par des conducteurs élec- triques 16 et par l'intermédiaire d'un connecteur séparable 18. La feuille 12 est placée sous un tapis ou autre revête- ment de sol 20, et elle est fermée le long de ses bords cou- pés par un ruban 22 à revêtement adhésif. Le dispositif d'a- larme 14 peut être constitué par n'importe quel dispositif d'alarme électrique classique, qui comprend un circuit de dé- tection normalement ouvert comportant des conducteurs 24 et conçu pour produire un signal d'alarme lorsque le circuit de détection est fermé. Dans la forme de réalisation de la Fig. 1, le circuit de détection est fermé chaque fois qu'une pression d'une valeur prédéterminée est exercée de haut en bas sur le tapis 20 pour comprimer la feuille 12. Cette feuille 12 est représentée de façon plus détail- lée sur les Fig. 2, 3 et 5. En se reportant tout d'abord à la Fig.3, on peut voir que la feuille 12 comprend une couche d'tme centrale 26 interposée entre des films conducteurs su- périeur et inférieur 28 et 30 respectivement, et que l'ensem- ble de cette structure est enfermé entre des couches extérieu- res souples supérieure et inférieure, 32 et 34 respectivement. Chacun des films conducteurs 28 et 30 est fixé, notamment col- lé, à la couche extérieure souple correspondante de telle ma- nière que les films conducteurs et les couches extérieures se déplacent et fléchissent ensemble. Les films conducteurs supérieur et inférieur 28 et 30 sont continus sur toute la surface de la couche d'âme 26 et se terminent en retrait dtu- ne distance relativement petite par rapport aux bords laté- raux de cette couche d'âme. Au contraire, les couches exté- rieures souples 32 et 34 débordent latéralement au-delà de la couche d'âme 26 et des films conducteurs pour former un bord recouvrant 36 thermosoudé le long de leurs bords opposés. Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig.2, les bords 36 ther- mosoudés forment les bords latéraux de la feuille composite 12 lorsqu'on la déroule d'un rouleau 38 de matière en grande longueur et grande largeur. Les bords de la feuille 12 sont ainsi préalablement scellés dans leur présentation en rouleau, ce qui réduit le nombre des bords qu'il est nécessaire de fer- mer manuellement à l'aide d'un ruban 22. La couche d'âme cen- trale 26 est une couche de matière compressible et capable de reprendre sa forme spontanément, cette matière étant per- cée d'un ensemble de passages circulaires 40. Les passages 40, qui sont limités à leurs deux extrémités par les films * conducteurs 28 et 30, forment ainsi un certain nombre d'es- paces d'air 42. Chacun des films conducteurs 28 et 30, ainsi que les couches extérieures correspondantes qui leur sont fixées, sont collés aux faces opposées de la couche d'âme 26 par des lignes d'un composé adhésif 44. Les films conducteurs 28 et 30 sont libres de toute liaison avec la couche d'âme 26 en tous points autres que le long des lignes 44, ce qui permet aux espaces d'air 42 de communiquer entre eux sur les deux faces de la couche d'âme. Le mode préféré d'établissement de la connexion entre les conducteurs électriques 16 et la feuille 12 est illustré en détail par la Fig.4. La couche extérieure 34, le film con- ducteur 30 et la couche d'âme 26 sont découpés en un premier point pour former une échancrure 46 qui s'étend de la face inférieure de la feuille 12 vers le haut, tandis que la cou- che supérieure 32, le film conducteur 28 et la couche d'âme 26 sont découpés en un deuxième point pour former une échan- crure 48 qui pénètre de haut en bas dans la partie terminale de la feuille 12. Deux oeillets métalliques 50, composés cha- cun d'une première et d'une deuxième parties annulaires, 51 et 53 respectivement, qui sont embo tées l'une dans l'autre, sont enfilés dans des ouvertures correspondantes 55 ménagées dans la feuille 12 au niveau des échancrures 46 et 48. Cha- cune des parties annulaires 53 porte une cosse annulaire 57 comportant un manchon de connexion 59 qui est serti autour de l'un des conducteurs 16, et cette partie annulaire est enga- gée dans l'une des ouvertures 55 par la face qui porte le film conducteur correspondant. Les parties annulaires 51 traver- sent les ouvertures 55 correspondantes ainsi que les parties annulaires 53 placées à l'opposé et sont retournées vers l'ex- térieur ou épanouies au-delà des parties annulaires 53. Ceci resserre les oeillets 50 sur les couches extérieures et les films conducteurs correspondants, les cosses 57 étant alors en contact avec les films conducteurs. L'épanouissement peut être réalisé en serrant les parties 51 et 53 l'une contre l'autre, ce qui établit une solide liaison électrique et mé- canique par compression entre les conducteurs 16 et la feuil- le 12. Les conducteurs 16 sont fixés aux couches extérieures souples 32 et 34 relativement solides en même temps qu'aux films conducteurs 28 et 30, ce qui augmente considérablement la solidité de la fixation à la feuille 12. Le dispositif suivant l'invention est donc capable de supporter sans dété- rioration un usage continu et des traitements sans précau- tion. En fait, on a constaté que la structure décrite pour établir la liaison entre les conducteurs électriques 16 et la feuille 12 supporte un effort de traction de 4,536 kg, comme exigé pour obtenir l'approbation des "Underwriters La- boratories" des E.U.A. Le fonctionnement de la feuille 12 ressort clairement de l'examen comparatif des Fig.3 et 5. La Fig.3, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, représente la feuille 12 dans son é- tat initial ou après reprise de forme spontanée (état de cir- cuit ouvert). La Fig. 5 représente la feuille 12 à l'état comprimé (circuit fermé). Dans l'état représenté sur la Fig. 3, les films conducteurs supérieur et inférieur 28 et 30 sont maintenus espacés l'un de l'autre en tous points, soit par la couche d'âme centrale 26, soit par les espaces d'air 42. La tension relativement faible qui est établie entre lesfilms conducteurs est insuffisante pour faire éclater un arc dans les espaces d'air 42. Le circuit entre les films conduc- teurs de la feuille 12 est donc ainsi maintenu ouvert lorsque la feuille est laissée non perturbée. Si l'on applique une force dirigée vers l'intérieur et de valeur prédéterminée à l'une des couches extérieures, 32 ou 34, la couche d'âme 26 est comprimée et prend l'état représenté sur la Fig.5. Le vo- 24704 1 7 lume de chaque espace d'air 42 est donc considérablement ré- duit dans la région o la force est appliquée, ce qui a pour effet de mettre les films conducteurs 28 et 30 en con- tact direct au niveau des passages 40. Ceci ferme le circuit de la feuille 12 et, par conséquent, le circuit du dispositif d'alarme 14, de sorte que ce dispositif engendre un signal d'alarme. L'air contenu dans les espaces 42 adjacents à la région o la force est appliquée est chassé desespaces 42 lorsque la couche d'nme 26 se comprime. Cet air passe dans la région comprise entre les films conducteurs 28 et 30 et la couche d'Sme 26, de sorte que les films conducteurs et les couches extérieures qui sont réunies à ces films s'éloi- gnent légèrement de la couche d'âme 26. Les films conducteurs et la couche d'âme se comportent donc comme une sorte de col- lecteur pour évacuer l'air expulsé de la région comprimée. Cet effet de collecteur est rendu possible par la présence des lignes de composé adhésif 44, qui servent à éliminer tout mouvement de glissement relatif entre les éléments constitu- tifs de la feuille 12 sans gêner excessivement les déplace- ments relatifs entre ces éléments dans une directin perpendi- culaire à la feuille 12. En raison de la petitesse relative des volumes d'air enfermés dans les espaces d'air 42, le dé- bit d'air désiré peut être obtenu avec un mouvement d'éloi- gnement des films conducteurs relativement petit. Ce mouve- ment est généralement imperceptible lorsque la feuille 12 a été posée sous un tapis ou autre revêtement de sol, mais il est suffisant pour éviter l'éclatement ou autres détério- rations de la feuille 12 dans la région adjacente aux espa- ces d'air 42 et pour permettre à la feuille 12 de se compri- mer facilement sous l'action d'une force de valeur prédéter- minée. Après disparition de la force dirigée vers l'intérieur, la couche d'âme 26 reprend spontanément son épaisseur initia- le, en ramenant les espaces d'air 42 à leur volume initial. Ce mouvement sépare à nouveau les films conducteurs l'un de l'autre au droit des passages 40 pour rouvrir le circuit de la feuille 12 et le circuit de détection de l'alarme 14. L'air précédemment chassé dans le collecteur formé entre les films conducteurs et la couche d'âme 26 est rappelé dans les espaces d'air 42, en permettant ainsi aux films conducteurs de revenir s'appuyer contre la couche d'âme 26. La feuille 12 reprend donc spontanément et totalement l'état de la Fig. 3, dans lequel elle est prête à détecter de nouveau l'appli- cation d'une pression dirigée vers l'intérieur. Le disposi- tif décrit peut être réutilisé indéfiniment. Une deuxième forme de réalisation de l'invention est représentée sur la Fig. 6. Dans cette forme de réalisation, la feuille composite 12a comprend une couche d'âme 26a in- terposée entre des films conducteurs 28a et 30a qui sont d'u- ne dimension latérale légèrement inférieure à celle de la cou- che d'âme 26a et également entre des couches souples 32a et 34a. La feuille 12a est munie sur sa surface inférieure d'un troisième film conducteur 52, d'une deuxième couche d'â- me 54, d'un quatrième film conducteur 56 et d'une troisième couche souple 58. Le troisième film conducteur 52 est collé à la face inférieure de la couche souple 34a, tandis que le quatrième film conducteur 56 est collé à la face supérieure de la troisième couche souple 58. La couche d'âme 54 présente un ensemble d'ouvertures 60 analogue aux ouvertures 40a de la couche d'âme 26a. Les films conducteurs 52 et 56 sont de dimensions latérales légèrement inférieures à celles de la couche d'âme 54, et ils sont fixés à cette couche d'âme 54 par des lignes parallèles d'un composé adhésif 62, qui sont analogues aux lignes d'adhésif 44a reliant les films 28a et 30a à la couche d'âme 26a. Les bords périphériques des couches souples 32a, 34a et 58 débordent à l'extérieur des couches d'âme 26a et 54, et s'étendent jusqu'au bord 36a, au droit duquel les couches 32a et 58 sont thermosoudées sur les faces opposées de la couche souple 34a. La feuille 12a est donc analogue par sa structure à la feuille 12 mais el- le comprend une deuxième couche d'âme 54 interposée entre un troisième et un quatrième films conducteurs, 52 et 56 respectivement. La feuille 12a peut ainsi être connectée dans deux circuits de détection indépendants, pour former un dispositif comportant une double vérification incorporée ou destiné à détecter l'application de deux niveaux de pres- sion distincts. Dans le cas o il s'agit de détecter deux niveaux de pression distincts, les couches d'âme 26a et 54 diffèrent l'une de l'autre par leur densité ou d'autres pa- ramètres physiques, de manière que la partie supérieure et la partie inférieure de la feuille 12a commutent sous des pressions différentes. Il est également possible d'établir si nécessaire un court-circuit entre le film conducteur 30a et le film conducteur 52. Le court-circuit peut revêtir la forme d'une masse commune, ce qui fait de la feuille 12a es- sentiellement un interrupteur à pression à trois électrodes comportant une électrode centrale mise à la masse. Naturel- lement, pour ces applications, il est possible d'éliminer totalement la couche souple 34a et de réaliser les films con- ducteurs 30a et 52 en une seule feuille conductrice. En fonctionnement, la feuille 12a se comprime et re- prend sa forme de la même façon que la feuille 12 décrite plus haut, les différents films conducteurs formant des col- lecteurs en combinaison avec les différentes couches d'âme pour faciliter le passage de l'air en provenance et en direc- tion des espaces d'air ménagés dans les couches d'âme pendant les mouvements de compression et de reprise de forme de la feuille. La Fig. 7 illustre une forme de réalisation de l'in- vention désignée dans son ensemble par la référence lOb. Cet- te forme lOb comprend une feuille 12b qui supporte une ma- chine à écrire 64 et est reliée à un dispositif d'alarme 14b possédant un circuit de détection normalement fermé 24b. La forme de réalisation lOb est conçue pour produire un signal d'alarme lorsqu'on enlève un objet tel qu'une machine à écri- re 64 de la feuille 12b. La feuille 12b peut posséder la 24704 1 7 structure de la feuille 12 ou de la feuille 12a, et elle fonctionne pratiquement de la même façon. La caractéristique nouvelle de la feuille 12b consiste en ce qu'on pose inten- tionnellement sur cette feuille un objet d'un poids suffi- sant pour fermer son circuit. La feuille 12b est donc fer- mée lorsque cet objet est posé sur cette feuille,ce qui main- tient le circuit de détection 24b du dispositif d'alarme 14b dans son état normalement fermé. Ce n'est que lorsqu'on re- tire la machine à écrire ou autre objet que la ou les cou- ches d'âme contenues dans la feuille 12b peuvent reprendre leur forme initiale pour séparer les films conducteurs de la feuille 12b l'un de l'autre et ouvrir le circuit de détec- tion 24b. Lorsque ce circuit 24b s'ouvre, le dispositif dta- larme 14b émet un signal qui indique que l'objet a été re- tiré. Le processus de fabrication de la feuille 12 est re- présenté schématiquement sur la Fig. 8. Une bobine centrale 66 qui porte une bande 67 de couche d'âme 26 est encadrée, au-dessus et au-dessous, par des bobines 68 et 70 respective- ment. La bande 67 est constituée par une matière flexible et compressible, qui est percée de passages circulaires 40 ainsi qu'on l'a décrit plus haut. La bobine 68 porte une bande com- posite 72 qui comprend le film conducteur supérieur 28 ap- pliqué sur la surface inférieure de la couche extérieure sou- ple supérieure 32. De même, la bobine 70 porte une bande com- posite inférieure 74 qui comprend le film conducteur inférieur appliqué sur la surface supérieure de la couche extérieure souple inférieure 34. Les bandes composites 72 et 74 s'appli- quent sur les surfaces opposées de la bande 67, avec laquel- le elles sont introduites entre deux premiers rouleaux 76. Lorsque les bandes 72 et 74 se dévident de leurs bobines res- pectives, des applicateurs d'adhésif 78 et 80 déposent res- pectivement sur les films conducteurs de ces bandes des li- gnes parallèles d'un composé adhésif 44. Les applicateurs d'adhésif 78 et 80 sont alimentés par un réservoir d'adhésif 2 4 7 0 4 1 7 (non représenté) et peuvent être munis d'une série de mèches ou autres éléments 84 servant à transférer l'adhésif aux films conducteurs. Les premiers rouleaux 76 pressent les bandes 72 et 74 contre la bande 67 pour coller ces bandes à cette bande 67 le long des lignes 44. Les lignes 44 sont positionnées pour se déposer sur la bande 67 dans les régions comprises entre les passages 40, afin dtéviter d'opposer une gêne à l'ouverture et à la fermeture de l'interrupteur formé par le dispositif. Le fait que l'adhésif est déposé sur les films conducteurs 28 et 30 et qu'il n'est pas déposé direc- tement sur la bande 67 est crucial pour le fonctionnement de la feuille 12 lorsque la bande 67 est composée d'une matière en mousse qui a tendance à absorber les liquides. L'absorp- tion de l'adhésif déposé directement sur la mousse provoque- rait le transfert d'une quantité excessive d'adhésif à la mousse, en remplissant ainsi les pores de la mousse, ce qui altérerait gravement la propriété de compressibilité et de reprise de forme spontanée de la couche d'âme. Au contraire, les films conducteurs 28 et 30 sont non poreux et ne présen- tent donc pas de problèmes d'application de l'adhésif. Lors- que les surfaces des films conducteurs portant l'adhésif sont pressées contre la surface de la bande 67, on obtient une liaison réalisée exactement avec la quantité d'adhésif désirée. En effet, l'adhésif est "imprimé" sur la bande 67 par l'intermédiaire des films conducteurs 28 et 30, au lieu d'être déposé directement sur cette bande. Lorsqu'elle a fran- chi les premiers rouleaux 76 et qu'elle a été assemblée le long des lignes 44, la feuille composite 12 passe entre deux rouleaux 86 de soudage des bords qui présentent des régions centrales 88 en retrait. Les rouleaux 86 attaquent donc les bords de la feuille 12 dans la région o les couches exté- rieures 32 et 34 débordent des films conducteurs et de la couche d'âme. Les rouleaux 86 sont chauffés et pressent les couches extérieures l'une contre l'autre de manière à fermer les bords ce la feuille 12 à joint étanche pour s'opposer a l'introduction de l'eau et des autres corps étrangers. A sa sortie des rouleaux 86, la feuille 12 est recueillie pour former le rouleau 38 de matière en grande longueur représen- té sur la Fig.2. Ceci constitue la forme sous laquelle la matière est livrée aux utilisateurs pour être posée ensuite sur une structure donnée. Pour la pose de la feuille 12, l'ouvrier a seulement à découper une longueur voulue de matière dans la bobine 38, à pratiquer les échancrures décrites en regard de la Fig. 4 a l'aide d'une paire de ciseaux, et à poser les oeil- lets 50 de fixation des fils aux emplacements des échancrures. Ensuite, la feuille 12 peut être connectée dans le circuit du dispositif d'alarme voulu et fermée à joint étanche par l'application d'un ruban 22 sur les bords coupés. Si la ré- gion dans laquelle un détecteur de pression doit être mis en place est plus large que la bobine 38, on peut découper plu- sieurs bandes de matière dans cette bobine. Inversement, on peut également découper un morceau de feuille 12 de n'impor- te quelle forme et de n'importe quelle dimension désirée in- férieure à la largeur de la bobine 38, à l'aide d'une paire de ciseaux, et la poser de la même façon. Ensuite, on pose le ruban 22 sur chacun des bords coupés, puisqu'une partie ou même la totalité des bords 36 fermés par thermosoudure a été enlevée par la découpe. La feuille 12 fournie en rouleaux 38 constitue donc une matière d'un emploi extrêmement souple, qui peut être fabriquée à un faible prix de revient et posée sous n'importe quelle configuration désirée. Les films conducteurs 28 et 30 sont de préférence faits d'aluminium ou d'une autre matière non ferreuse et peu- vent comprendre soit des éléments métalliques déposés par vaporisation sous vide sur les surfaces des couches souples extérieures 32 et 34 respectivement, soit des pellicules mé- talliques stratifiées sur ces couches extérieures souples. Dans une forme de réalisation préférée, le conducteur possède une épaisseur de l'ordre de 25 microns, et il est déposé sur des couches extérieures souples composées de chlorure de po- lyvinyle ou d'une autre matière plastique appropriée. La combinaison composée d'un film conducteur et de la couche extérieure correspondante est flexible et capable de suppor- ter son propre poids, ce qui évite les court-circuits invo- lontaires. L'épaisseur totale de la feuille 12 est de préfé- rence non supérieure à 2,4 mm, et son épaisseur optimale est d'environ 1, 6 mm. La couche d'âme 26 et la feuille 12 et les couches d'âme 26a et 54 de la feuille 12a peuvent être faites d'une mousse appropriée quelconque, à cellules ouver- tes ou fermées, qui possède les propriétés diélectriques vou- lues et les propriétés nécessaires de compressibilité et de reprise spontanée de forme. Les matières plastiques en mousse sont les plus communes des matières qui répondent à ces cri- tères. Lors du choix d'une telle matière, il est important d'un point de vue pratique de satisfaire les diverses spéci- fications des "Underwriters Laboratoires", en particulier en ce qui concerne le ralentissement de la propagation du feu. La mousse de polyuréthane réticulée constitue une matière en mousse à cellules fermées appropriée pour la mise en oeuvre de l'invention. L'utilisation de mousses possède l'avantage additionnel d'augmenter le coefficient d'isolation thermique de la surface sur laquelle la feuille 12 est appliquée. Les passages 40 et 40a possèdent de préférence un dia- mètre d'environ 10 mm et sont disposés de préférence en ran- gées disposées à un écartement mutuel d'environ 16 mm, les lignes d'adhésif 44 étant parallèles à ces rangées et ces li- gnes étant de préférence disposées dans chaque intervalle en- tre deux rangées ou dans un intervalle sur deux. Toutefois, il va de soi que les passages peuvent aussi bien être dispo- sés dans n'importe quel arrangement qui permette l'établisse- ment d'un contact entre les films conducteurs en réponse a l'application* d'une, pression à la feuille. De même, d'autres dessins de répartition du composé adhésif donnent des résul- tats satisfaisants, pourvu que l'adhésif supprime les mouve- 2 4 7 0 4 1 7 ments de glissement entre les couches ou films et pourvu que l'adhésif n'isole pas les espaces d'air les uns des autres. Il va de soi que le procédé de fabrication de la feuil- le 12a est pratiquement le même que celui de la feuille 12, sauf qu'on y utilise un plus grand nombre de couches. Il ressort de la description donnée plus haut que l'invention a pour objet un élément détecteur de pression perfectionné destiné à être utilisé avec des dispositifs d'a- larme comprenant des circuits de détection et qui peut être fabriqué et installé commodément et à un coût réduit et est capable d'assurer un fonctionnement répétitif et exempt de perturbations sur une période de longue durée. R E V E N D I C A T 0 N S 1 - Elément détecteur destiné à être utilisé en com- binaison avec un dispositif d'alarme de sécurité qui comprend un circuit de détection électrique, cet élément détecteur é- tant caractérisé en ce qu'il comprend: une couche centrale (26) compressible et capable de reprendre sa forme spontané- ment, faite d'une matière non conductrice de l'électricité et qui est percée d'une série de passages (40) définissant des espaces d'air (42); deux films électroconducteurs (28, 30) placés respectivement sur les faces opposées de la cou- che centrale; deux couches extérieures diélectriques (32, 34) fixées aux films conducteurs, ces couches extérieures diélectriques possédant au moins deux parties marginales op- posées (36) qui débordent latéralement de la couche centrale et des films conducteurs et sont assemblées l'une à l'autre pour enfermer les films conducteurs et la couche centrale à joint étanche, de sorte que les films conducteurs sont main- tenus dans des positions espacées qui empêchent le passage de signaux électriques de l'un à l'autre lorsque la couche centrale se trouve dans son état normal de reprise de forme, tandis que les films conducteurs peuvent entrer en contact entre eux à l'emplacement desdits espaces d'air (42) lorsque la couche centrale est comprimée; des moyens (44) qui col- lent les films conducteurs à la couche centrale en des points situés entre les passages ménagés dans la couche centrale; et des moyens de connexion (50) servant à connecter électri- quement les-films conducteurs aux conducteurs correspondants (16) appartenant au circuit de détection du dispositif d'a- larme (14), de sorte que le détecteur passe de l'un à l'autre de ses états pour établir ou interrompre le circuit de détec- tion en réponse à des variations prédéterminées de la pres- sion exercée vers l'intérieur sur la couche extérieure. 2 - Elément détecteur destiné à être utilisé avec un dispositif d'alarme de sécurité comprenant un circuit de dé- 2 4 7 0 4 1 7 tection électrique, caractérisé en ce qu'il comprend: une couche centrale (26) compressible et capable de reprendre sa forme spontanément, faite d'une matière non électrocon- ductrice et percée d'une série de passages (40) définissant des espaces d'air (42); deux films électroconducteurs (28, ) placés sur les faces opposées de la couche centrale; deux couches extérieures diélectriques (32; 34) fixées aux films conducteurs, de sorte que les films conducteurs sont maintenus à un écartement prédéterminé qui empéche le passa- ge de signaux électriques de l'un à l'autre de ces films lorsque la couche centrale se trouve dans son état normal de reprise de forme, et que les films conducteurs peuvent entrer en contact entre eux à l'emplacement desdits espaces d'air lorsque la couche centrale se trouve à l'état comprimé; des moyens (44) qui collent les films conducteurs aux faces op- posées de la couche centrale le long de lignes situées entre lesdits passages, pour former un collecteur défini par au moins l'un des films conducteurs et par la couche centrale et qui communique avec lesdits espaces d'air (42), de sorte que l'air contenu dans lesdits espaces d'air peut se répartir li- brement par transmission à travers ledit collecteur lorsque la couche centrale est comprimée ou quton la laisse reprendre - spontanément sa forme; et des moyens de connexion (50) ser- vant à connecter électriquement les films conducteurs aux conducteurs correspondants (16) qui font partie du circuit de détection du dispositif d'alarme (14), de sorte que le détecteur commute de l'un à l'autre de ses états pour établir ou interrompre le circuit de détection en réponse à des va- riations prédéterminées de la pression exercée vers l'inté- rieur sur les couches extérieures. - 3 - Elément détecteur suivant la revendication 2, ca- ractérisé en ce que lesdits moyens (44) servant à coller les films conducteurs (28, 30) aux faces opposées de la couche centrale (26) comprennent un composé adhésif. 4 - Elément détecteur suivant la revendication 2, ca- 2 4 7 0 4 1 7 ractérisé en ce que lesdits passages (40) sont disposés en rangées et en ce que lesdites lignes de collage (44) sont placées entre ces rangées et à peu près parallèlement à ces rangées. 5 - Elément détecteur suivant l'une des revendica- tions 1 et 2, caractérisé en ce que la couche centrale (26) comprend une feuille de mousse de matière plastique flexi- ble et compressible. 6 - Elément détecteur suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de connexion (50) servant à connecter électriquement les films conducteurs aux conducteurs correspondants (16) du circuit de détection du dispositif d'alarme (14) comprennent des moyens (51 à 57) pour ancrer mécaniquement les conducteurs du circuit de dé- tection aux couches extérieures (32, 34) correspondantes. 7 - Elément détecteur suivant l'une des revendications 2 et 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de connexion (50) comprennent deux oeillets dont chacun est fixé à l'un des films conducteurs (26, 28) et à la couche extérieure (32, 34) correspondante. 8 - Elément détecteur suivant l'une des revendications 2 et 7, caractérisé en ce que l'une des couches extérieures (32, 34), l'un des films conducteurs (26, 28) et la couche centrale (26) sont supprimés dans la région de l'emplacement désiré de chacun des oeillets (50) afin de donner accès pour la fixation des oeillets aux éléments restants. 9 - Elément détecteur suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdites couches extérieures (32,34) sont faites d'une matière plastique en feuille. 10 - Elément détecteur suivant l'une des revendica- tions 2 et 9, caractérisé en ce que les films conducteurs (26, 28) comprennent une matière métallique déposée sur la surface interne des couches extérieures (32, 34). il - L"ément détecteur suivant l'une des revendica- tions 2 et 9, caractérisé en ce que les films conducteurs 24704 1 7 (26, 28) comprennent de minces pellicules métalliques fixées par stratification sur la surface interne des couches exté- rieures (32, 34). 12 - Elément détecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits passages (40) sont disposés en rangées et en ce que les moyens (44) servant.5 coller les films conducteurs (26, 28) à la couche centrale (26) compren- nent des lignes de collage disposées entre lesdites rangées et à peu près parallèles à celles-ci. 13 - Elément détecteur suivant l'une des revendica- tions 2 et 5, caractérisé en ce qu'il comprend un ruban (22) revêtu d'adhésif appliqué sur les parties non fermées de la périphérie de l'élément détecteur (12) pour empêcher la péné- tration de l'eau. 14 - Elément détecteur suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend un troisième film électroconducteur (52) fixé à la surface externe de l'une des couches extérieures (34a), une deuxième couche (54) compres- sible et capable de reprendre sa forme spontanément, qui est percée d'une série de passages (40a) et collée au troisième film, un quatrième film conducteur (56) collé à la surface externe de ladite deuxième couche compressible, une troisiè- me couche extérieure diélectrique (58) assemblée audit qua- trième film conducteur, et des moyens de connexion qui connec- tent électriquement le troisième et le quatrième films con- ducteurs à des conducteurs correspondants qui font partie d'un deuxième circuit de détection appartenant au dispositif d'alarme, de sorte que l'élément détecteur établit et inter- rompt indépendamment chacun des circuits de détection en ré- ponse à des variations prédéterminées de la pression exercée vers l'intérieur sur les couches diélectriques extérieures. - Procédé de fabrication d'un élément détecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on achemine simultanément une bande continue de mousse de matière plasti- que compressible et capable de reprendre sa forme spontané- ment, qui est percée d'une série de passages, et deux ban- des continues souples faites d'une matière diélectrique et dont chacune porte un film électroconducteur collé à sa sur- face, lesdites bandes étant juxtaposées de telle manière que les films conducteurs soient face à la bande de mousse; on dépose un composé adhésif sur au moins l'un des films con- ducteurs en même temps que ce film conducteur et la bande souple à laquelle il est collé se dirigent vers la bande de mousse; on met ce film conducteur ou ces films conducteurs portant ledit composé adhésif en contact avec la bande de mousse, face à face, de telle manière que la bande de mousse se trouve fixée au film conducteur ou aux films conducteurs et à la bande souple correspondante ou aux bandes souples correspondantes à laquelle ou auxquelles ce film conducteur ou ces films conducteurs est ou sont collés, d'une façon qui empêche tout glissement relatif entre ce ou ces films con- ducteurs et la bande de mousse. 16 - Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les bords des bandes souples de matière diélectri- que débordent latéralement des films électroconducteurs et de la bande de mousse, et en ce qu'on fixe les bords des ban- des flexibles les uns aux autres à joint étanche pour empê- cher la pénétration de l'humidité et des éléments étrangers. 17 - Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que, pour la phase de fixation étanche des bords des bandes souples les uns aux autres, on fait passer ces bandes souples entre deux rouleaux avec la bande de mousse interpo- sée entre ces bandes souples, les rouleaux attaquant les bords des bandes souples avec serrage pour thermosouder ces bords les uns aux autres. 18 - Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'on dépose le composé adhésif en continu sur au moins l'un des films conducteurs le long d'au moins une ligne lon- gitudinale de manière que l'adhésif entre en contact avec la bande de mousse en des points situés entre lesdits passages. 19 - Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le composé adhésif est déposé par des mèches qui entrent en contact avec le film conducteur ou avec chaque film conducteur pendant que ce film conducteur et la bande souple à laquelle il est réuni avancent vers la bande de mousse.