La présente invention a pour objet une table de mécanothérapie active destinée a permettre de ré-éduquer les sujets handicapés aus Si bien des jambes que des bras. L'invention vise à permettre d'établir une telle table qui, grace à l'adaptation facile et rapide d'une série de dispositifs sur un ensemble de base convenablement prévu pour les recevoir, puisse se plier aux diverses conditions requises pour chaque cas particulier. L'invention vise encore - 3 réaliser une table du genre en question qui dispense de la multiplicité d'appareils séparés actuellement utilisés dans la mécanothérapie ; - à établir une telle table qui puisse tenir compte de la morphologie particulière de chaque sujet considéré - à réaliser une table de mécanothérapie à laquelle on puisse adapter des organes mobiles tels que barres ou bras, susceptibles de maintenir et d'accompagner les membres à ré-éduquer pour leur imposer des mouvements divers dans tous les azimuths autour de centres qui coincident substantiellement avec les articulations intéressées du sujet ;; - à établir une table du genre sus-exposé dans laquelle il soit possible de limiter l'amplitude des mouvements demandés au sujet et de doser comme on le désire effort exigé de celui-ci ; - à réaliser la table de manière telle que le sujet puisse être maintenu en position allongée en vue d'assurer son confort et d'éviter les phénomènes dits de compensation qui apparaissent iné- vitablement dans le cas d'un sujet assis. La table suivant l'invention comprend essentiellement une embase ou piètement sur lequel un châssis est monté à rotation autour d'un axe transversal, des moyens de blocage appropriés permettant fixer l'inclinaison de ce châssis à la valeur voulue pour chaque cas particulier, tandis que le châssis inclinable lui-même est a agencé de 2nière qu'il soit possible de lui adapter aisément l'un quelconque d'une série d'accessoires de mécanothérapie. Dans une forme d'exécution préférée le châssis comporte des longerons et traverses tubulaires qui débouchent sur ses côtés de ma niere à recevoir des embouts de fixation des accessoires, des dispositifs de serrage associas à ces longerons et traverses assurant le blocage. Les traverses et les longerons peuvent notamment être à profil rectangulaire, les accessoires comportant des embouts carrés. Certains des accessoires sont préférablement constitués par un système de deux disques avec pinces de serrage permettant d'orienter suivant deux axes rectangulaires le pivot d'une barre ou bras auquel on peut attacher un membre du sujet en vue de permettre à ce dernier d'exécuter des mouvements dans un plan fixé à l'avance. Les disques sont agencés de façon que les deux axes de réglage qu'ils déterminent soient concourants avec l'axe de pivotement du bras ou barre en un point qu'on puisse faire coincider avec l'articulation du membre intéressé afin que les mouvements s 1effectuent de façon régulière à la manière exacte prévue par le praticien. Il peut étre prévu des accessoires du genre en question pour les membres inférieurs et pour les membres supérieurs. On leur associe préférablement des mécanismes d'équilibrage et/ou de charge gracie auxquels on peut exiger du sujet un effort exactement dosé. Il peut autre prévu des butées pour limiter l'amplitude des mouvements. Les barres ou bras pivotants portent avantageusement des colliers réglables en position et dans lesquels on peut serrer le membre intéressé. Dans le cas des membres supérieurs, la barre ou bras peut être équipé d'une poignée réglable propre à être saisie par le sujet en vue de faciliter les exercices. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective d'une table suivant l'in- vention équipée pour la ré-éducation des membres inférieurs. Fig. 2 montre en perspective l'embase de cette table à l'état isolé. Fig. 3 représente également en perspective le châssis inclinable destiné à être supporté par l'embase. Fig. 4 est une vue de détail avec coupes partielles montrant le dispositif de blocage du châssis inclinable sur l'embase. Fig. 5 reproduit en coupe à plus grande échelle une partie de fig. 4, savoir la broche coulissante et les pièces qui lui sont associées. Fig. 6 est une vue en perspective du cadre réglable formant appuie-tête et destiné à être monté sur le châssis inclinable. Fig. 7 est une coupe longitudinale partielle à grande échelle du cadre réglable et du châssis montés l'un sur l'autre avec les diverses pièces qui leur sont associées. Fig. 8 montre à grande échelle avec coupe le détail du dis positif de blocage du cadre réglable par rapport au châssis inclinable. Fig. 9 montre en perspective un premier élément qu'il est possible de monter en bout du châssis inclinable pour assurer la ré-éducation des membres inférieurs à la façon indiquée en fig. 1. Fig. 10 est une coupe de détail à grande échelle du mécanisme de blocage de cet élément dans les longerons du châssis inclinable. Fig. il est une vue de côté avec coupe d'un dispositif articulé réglable destiné à être supporté par l'élément de fig. 10. Fig. 12 est une vue en plan de l'arrière de la table équipée pour la ré-éducation des membres inférieurs à la façon indiquée en fig. 1, mais avec un accessoire permettant la traction dans 1 'axe. Fig. 13 est une coupe verticale de détail correspondant à une partie de fig. 11, savoir l'articulation à axe horizontal du dispositif. Fig. 14 montre le détail d'un collier pour membres inférieurs et de sa fixation réglable en position. Fig. 15 est une vue en élévation montrant la table suivant l'invention équipée d'un accessoire permettant un exercice de rééducation des membres supérieurs. Fig. 16 montre en perspective l'un des éléments utilisés pour le montage représenté en fig. 15, savoir la barre ou embout propre à se fixer au châssis inclinable de la table. Fig. 17 est une vue de côté de l'ensemble articulé réglable porté par cette barre ou embout. Fig. 18 et 19 sont des coupes de détail de la fixation réglable de la poignée représentée en fig. 15. Fig-. 20 est une vue en plan très simplifiée de la table équipée pour la ré-éducation des membres supérieurs suivant une autre forme d'exécution de l'invention. Fig. 21 est une vue de côté partielle à plus grande échelle de l'ensemble monté sur la table suivant la disposition de fig. 20. Fig. 22 est une coupe de détail suivant XXII-XXII (fig. 21). Fig. 23 représente en perspective un troisième dispositif destiné à la ré-éducation des membres supérieurs. Fig. 24 est une vue de côté à plus grande échelle d'une partie de ce dispositif. Fig. 25 est une coupe suivant XXV-XXV (fig. 24). Fig. 26 montre le principe du mouvement qu'on cherche à faire exécuter au sujet avec le dispositif de fig. 23. Fig. 27 est une vue en perspective d'un manchon réglable utilisé suivant fig. 23. Fig. 28 est une vue de côté de la table équipée d'un autre genre de dispositif pour la ré-éducation des membres supérieurs. Fig. 29 reproduit partiellement ce dispositif à une autre position des pièces mobiles. Fig. 30 en est une vue de côté. Fig. 31 est une vue de côté d'un accessoire à poignée monté sur le châssis inclinable de la table. Fig. 32 est une coupe suivant XXXII-XXXII (fig. 31). L'appareil représenté comprend une embase affectée de la référence d'ensemble 1 (fig. 1 et 2). Cette embase se présente sous la forme d'un châssis tubulaire reposant sur deux pieds arrière 2 et sur deux roulettes avant 3. On peut lui associer, comme montré, un marchepied 4 amovible ou repliable et auquel fait suite une planche 5 propre à former marche. L'embase 1 comprend encore deux montants 6, convenablement entretoisés et dont les extrémités supérieures se terminent par des oreilles d'articulation 6a auxquelles on se référera plus loin. Il y est également prévu un dispositif de blocage pour le réglage d'un châssis inclinable 7 et qui sera décrit en référence à celui-ci. Le châssis inclinable 7 (fig. 3) est constitué par deux longerons 8, faits en tube rectangulaire et réunis par un certain nombre de traverses 9, 10, 11, 12 et 13, les quatre premières étant elles aussi faites en tube rectangulaire. Comme montré la traverse 12 porte deux oreilles 12a propres à s'articuler sur les oreilles 6a de l'embase par le moyen d'axes 14 appropriés (fig. 1). Les longerons 8 dépassent la dernière traverse 13 en direction de l'avant, leurs extrémités portant des vis de blocage à volant de manoeuvre 15. Aux deux premières traverses 9 et 10 est fixé un bras longitudinal tubulaire 16 qui dépasse vers l'arrière pour porter une poignée de manoeuvre 17.A ce bras 16 est en outre articulée en 16a une barre plate 18 percée d'une série de trous 18a et orientée en direction du-bas pour coopérer avec le dispositif de blocage correspondant porté par l'embase 1. Comme montré fig. 1, 4 et 5, ce dispositif comprend une première plaquette 19 fixée à des traverses 20 et 21 de l'embase 1, u ne seconde plaquette 22 fixée à la première par des boulons 23 équipés d'entretoises 24 qui ménagent entre les deux plaquettes un espace suffisant pour recevoir la barre 18 montée à coulissement dans une pièce 25 en forme de U, solidaire d'un manchon 26 porté à rotation par la plaquette 22. Le manchon 26 est traversé, en me- me temps que la pièce 25, par une broche cylindrique 27 destinée à s'engager dans l'un des trous 18a de la barre 18, la plaquette 19 comportant elle-m & e un trou pour le passage de l'extrémité de cette broche. L'extrémité opposée de la broche 27 est guidée dans un second manchon 28 fixé à un tirant latéral 29 de l'embase 1.Un ressort 30 prend appui contre ce manchon pour agir sur un bras 31 calé sur la broche 27 et pour repousser ainsi cette dernière vers la gauche (c'est-à-dire vers la barre 18). Le bras 31 est solidaire d'une tige 32 attelée à un levier en équerre 33 lui-même articulé en 34 à une aile latérale 22a solidaire de la plaquette 22, ce levier pouvant etre actionné par une pédale 35 (fig. 1). On comprend que lorsqu'un opérateur placé derrière l'appareil veut modifier l'inclinaison du châssis 7, il lui suffit de saisir la poignée 17 et de dégager la broche 27 de la barre 18 en agissant sur la pédale 35 à l'encontre du ressort 30 qui ramène ensuite la broche en position utile quand la pédale est libérée, pour lui permettre de s'en- gager dans un trou 18a. La traverse 12 du châssis inclinable 7 (voir fig. 3) porte encore deux oreilles 12b dans lesquelles vient s'articuler autour d'un axe transversal un cadre 36 (fig. 1 et 6) destiné à supporter la charge du tronc du patient. Ce cadre comprend deux traverses dont l'une, référencée 37, comporte des oreilles d'articulation 37a propres à coopérer avec celles 12b mentionnées plus haut. Sur ce cadre on vient disposer une planchette 38 (fig. 7) dont la face supérieure est convenablement recouverte d'une garniture souple 39. La planchette 38 est échancrée vers l'arrière pour ménager un espace dans lequel est logée une glissière établie sous la forme d'une barre 40 découpée d'une fente verticale 40a dans chacune des parois en vis-a-vis de laquelle on a creusé une rainure 40b à profil en arc de cercle. La barre 40 est fixée sur la traverse arrière 41 du cadre 36 et sur une traverse intermédiaire 42 qui peut être solidaire soit de ce cadre, soit de la planchette 38. Sur la barre 40 peut coulisser un plateau 43 sur lequel sont fixées deux plaques verticales 44 qui portent un appuie-tête incliné 45 garni d'un coussin 46. Dans les plaques 44 est passé un tube transversal 47 sur lequel est soudée une barrette 48. L'extrémité avant de celle-ci est traversée par une tige verticale 49 qui traverse également le plateau 43.Cette tige est pourvue d'une tête supérieure plate 49a propre à porter contre la barrette et d'une tête inférieure 4 9b en forme de cylindre, orientée horizontalement et logée dans la rainure 40b. L'extrémité arrière de la barrette 49 est également traversée par une tige 50 semblable à la tige 49 et comportant comme elle une tête inférieure cylindrique SOb logée dans les rainures 40b, mais cette seconde tige est pourvue d'une tête supérieure réalisée sous la forme d'un écrou à oreilles 51 vissé sur elle. On comprend que lorsque l'écrou 51 est desserré, le plateau 43 peut coulisser sur la barre 40 pour permettre le réglage en position de l'appuie-tête. En vissant l'écrou, on bloque ce dernier à la position choisie. Dans les longerons du cadre 36 est montée à rotation une barre transversale 52 solidaire de deux tiges 53 orientées en direction du bas parallèlement l'une à l'autre. D'autre part le châssis inclinable 7 comporte lui aussi une tige transversale 54 montée à rotation dans ses longerons 8, les extrémités dépassantes de cette tige portant des volants de manoeuvre 55. Sur cette tige sont montés à rotation deux manchons 56 dont chacun est solidaire d'une patte 57 (fig. 8). Chaque patte 57 est percée d'un trou destiné à être traversé par une des tiges 53.D'autre part à chaque patte est associé un ressort de torsion 58 qui, partant du longeron 8 adjacent auquel il est accroché (extrémité 58a, fig. 8), s'enroule sur la tige 54, puis chevauche la patte 57 considérée (partie 58b, fig. 8), s'enrou- le à nouveau sur la tige et vient s'engager dans une perforation de celle-ci (extrémité 58c, fig. 8). Les ressorts 58 sollicitent à la fois les pattes 57 et la tige 54 à tourner dans le sens sinistrorsum en fig. 1, 3 et 8, sans lier les pattes à la tige. On conçoit que les ressorts 58 tendent ainsi à amorcer l'autre blocage des tiges 53 dans les pattes 57, cet auto-blocage se réalisant ensuite à fond sous l'effet de la charge imposée aux tiges. Quand on veut modifier l'inclinaison du cadre 36 il suffit de manoeuvrer l'un des volants 55 en sens inverse de la réaction des ressorts pour débloquer les tiges et permettre de faire pivoter le cadre autour de son articulation au châssis inclinable. L'ensemble 1-7-36 qu'on vient de décrire peut être considéré comme constituant la base propre à permettre les diverses utilisations ou applications de l'appareil suivant l'invention. Cet ensem ble est agencé de manière à recevoir sélectivement les accessoires correspondant aux diver cas envisagés. Dans l'appareil tel que représenté en fig. 1 Ensemble en question est équipé d'un dispositif destiné à la ré-éducation des membres inférieurs. Le dispositif précité comprend un châssis prolongateur (désigné par la référence globale 59 en fig. 9) constitué par une traverse 60 solidaire de deux longerons incomplets ou embouts 61 et d'une barre longitudinale axiale 62, le tout se présentant en plan quelque peu en forme de T. Les longerons 61 sont dimensionnés en section de manière a s'engager à coulissement dans les extrémités avant des longerons 8 du châssis inclinable 7, tandis que la barre axiale 62 est solidaire d'une patte 63 découpée d'une fente d'extrémité 63a qui vient se monter sur un goujon de centrage 64 prévu sur la traverse 13 du châssis 7 et pourvu d'un écrou de serrage approprié 65, le blocage à la position désirée étant complèté par les vis auxquelles correspondent les volants 15. Fig. 10 indique en coupe le détail de ce mécanisme de blocage.Le longeron incomplet est tubulaire avec section carrée correspondant au petit côté de la section intérieure rectangulaire du longeron 8. Dans l'espa- ce ménagé entre les deux longerons télescopiquement engagés l'un dans l'autre est disposé un petit patin 66 solidaire de goujons 67 qui traversent le longeron 8 pour se terminer par des têtes formant points d'appui pour des ressorts 68 montés sur lesdits goujons et qui butent contre le longeron 8. Sur le patin 66 vient agir la vis 69 solidaire du volant 15. Celle-ci traverse la paroi du logeron 8 et se visse dans un écrou 70 soudé à ce dernier.On comprend que la manoeuvre du volant 15 assure l'application à force du patin 66 contre le longeron 61 et par conséquent le blocage en position du châssis prolongateur 59 en bout du châssis inclinable 7, les ressorts 68 assurant le rappel du patin lors du desserrage. La traverse 60 porte au voisinage de chacune de ses extrémités une tige verticale 72, les extrémités inférieures de ces deux tiges étant fixées par des écrous 73 (fig. 11) à deux tirants obliques 74 fixés d'autre part à la barre axiale 62 (fig. 9), par exemple par boulonnage. Sur chaque tige 72 et relativement près de la traverse 60 est rigidement fixé un plateau circulaire 75 (fig. , 11 et 12) de faible épaisseur s'étendant angulairement sur environ une demi-circonférence, les deux plateaux étant solidaires d'une même traverse inférieure plate 76.D'autre part sur la partie de la tige 72 considérée comprise entre le plateau 75 en question et le tirant 74 sont montés à rotation deux bras 77 et 78 qui se raccordent à leur autre extrémité à une même barre verticale 79 (les bras 77, 78 et les pièces qu 'ils portent ont été supposés enlevés en fig. 9 pour la clarté du dessin). Le bras supérieur 77 est disposé immédiatement au-dessous du plateau 75 et il porte près de la périphérie de ce dernier un patin 80 normalement situé presque au contact du plateau. A la barre 79 est articulé en 81 un nez 82 fait de deux plaquettes assemblées l'une à l'autre de façon à entourer la barre, et qui s'étend au-dessus de la périphérie du plateau pour porter un contre-patin 83 disposé au-dessus du patin 80.Une tige 84, attelée au nez 82 en 85, traverse les extrémités raccordées des deux bras 77 et 78 pour venir se visser dans un écrou de manoeuvre 86 pourvu de poignées d'actionnement appropriées. Un ressort 87 interposé entre l'articulation 85 et un patin approprié 88 reposant contre la face supérieure du bras 77 sollicite le nez 82 vers le haut. On comprend qu'à la position représentée le patin 80 et le contre-patin 83 laissent l'ensemble 77-78-79 des bras et de la barre libre de tourner sur la tige 72, mais que si l'on manoeuvre l'écrou 86, on applique le patin et le contre-patin contre le plateau 75 en bloquant ainsi l'ensemble précité à la position angulaire désirée. Les plateaux 75 sont avantageusement gradués pour faciliter les opérations de réglage. La barre 79 se termine par une chape 79a (fig. 13) dans laquelle est disposé un palier 89 de tout type désiré, dont l'élément in térieur est bloqué en position par un boulon 90. Ce dernier traverse également un plateau 91 de faible épaisseur, s'étendant sur environ trois quarts de circonférence, ledit plateau étant maintenu à une certaine distance de la barre par une entretoise tubulaire 92. Une vis 93, équipée d'entretoises 94 et 95, traverse la barre 79 et le plateau 91 au-dessous du palier 89 pour empêcher le plateau de tourner sur la barre. Sur le palier 89 est monté un ensemble comprenant deux bras 96 et 97. Le premier, prévu rectiligne, s'détend parallèlement au plan du plateau 91 (fig. 11), tandis que le second part obliquement pour revenir ensuite dans un plan parallèle au précédent.Le bras 96, de longueur relativement faible, porte en bout un axe transversal 98 sur lequel s'articule un nez double 99 semblable à celui 82 décrit plus haut et portant comme lui un contre-patin 100 propre à venir agir sur le plateau 91. Le nez 99 est également traversé par une tige d'actionnement 101 en bout de laquelle se visse un écrou 102 pourvu de poignées de manoeuvre appropriées. La tige 101 traverse le nez 99 et le bras 96 avec un jeu suffisant pour permettre les légers débattements résultant du mouvement circulaire du nez et elle porte un ressort 103 qui tend à écarter le contre-patin 100 du plateau. Sur l'autre côté de ce dernier le bras 96 porte un patin correspondant 104.On comprend que là encore le système de patin et de contre-patin permet de bloquer ensemble 96-97 des deux bras à toute orientation désirée autour de l'axe du palier 89. Comme les plateaux 75, les plateaux 91 sont préférablement pourvus de graduations appropriées permettant de repérer 1 'orien- tation des ensembles 96-97. Dans l'exemple représenté les deux bras 97 sont équipés de dispositifs de colliers 105 propres à recevoir les jambes du patient. Comme indiqué fig. 14, chaque dispositif 105 comprend une bague rectangulaire 106 propre à coulisser sur le bras 97 et solidaire d'un écrou 107, rapporté par soudure ou autrement, lequel est traversé par une vis 108 dont l'extrémité extérieure porte un volant de manoeuvre 109, tandis que son extrémité intérieure agit sur un patin 110 destiné à venir se serrer contre le bras 97, ce patin pouvant avantageusement être établi avec goujons de guidage et ressorts de rappel comme le patin 66 de fig. 10.La bague 106 est pourvue sur ses deux côtés parallèles à la vis 108, et au voisinage immédiat de son côté opposé à l'écrou 107, de deux fentes dans lesquelles passe à coulissement l'une des branches plates d'une équerre 111 dont l'autre branche est découpée d'une fenêtre allongée alla. Cette dernière est traversée par une vis 112 à volant de manoeuvre 113, qui se visse dans un écrou 114 fixé sur une petite ferrure 115. La ferrure précitée porte un collier 116 fait en cuir et doublé intérieurement de coussins 117 en mousse de caoutchouc ou de matière plastique. Le collier 116 est ouvert et ses extrémités en regard sont recouvertes l'une sur son extérieur, l'autre sur son intérieur, dtune couche 118, respectivement 119, d'un tissu auto-accrochant, par exemple du genre conru sous la marque de fabrique Velcro. On comprend que lorsqu'on serre la vis 108 par le volant 109, on bloque la bague 106 sur le bras 97 en même temps que la première branche de l'équerre 111 se trouve également bloquée en position par pinçage entre ce bras et le côté adjacent de la bague. Le volant 113 permet d'autre part de régler la position du collier 116 sur l'autre branche. On dispose donc de possibilités de réglage très étendues de la position des dispositifs 105 par rapport aux bras 97, eux-mêmes réglables en tous sens autour des plateaux 91 et 76. Après réglage on peut ouvrir les colliers 116, y disposer les jambes du patient, puis les refermer sous un serrage modéré. Il est ensuite possible de déplacer les dispositifs 105 comme on le désire en faisant tourner les bras 97 autour des axes des paliers 89 et les bras 77-78 sur les tiges 72. On peut donc imposer aux jambes du patient tous les mouvements désirés. Il est important de noter que sur chaque côté du châssis prolongateur 59 l'axe géométrique de la tige 72 intersecte en O (fig. 11) l'axe du palier 89. I1 en résulte que tout l'ensemble du mécanisme décrit en référence à ladite fig. 11 agit à l'instar d'une rotule de centre 0. Lorsqu'on dispose le patient sur l'appareil, on règle sa position (par inclinaison du cadre 36 et par déplacement du coussin 46) de manière que le point 0 coincide sensiblement avec l'articulation du fémur du patient. Tous les déplacements des bras 97 s'effectuent alors dans les mêmes conditions que ceux des jambes du patient.Ilest notamment possible de réaliser ainsi la ré-éducation des jambes du patient en appliquant aux bras 97 une force propre à compenser plus ou moins complètement le poids des jambes elles-mEmes. Dans l'exemple représenté en fig. 1 on a indiqué en traits mixtes à cet effet pour chaque bras 97 un câble 120 passant sur une poulie de renvoi supérieure 121 et à l'extrémité duquel est attaché un contre-poids compensateur 122. En établissant judicieusement ce dernier on peut exiger du patient un effort au debut extrêmement faible et qui va en croissant à mesure que la ré-éducation progresse. Le dispositif représenté en fig. 1 permet également de procéder à l'extension des jambes du patient. A cet effet (fig. 12) on monte en bout du bras 97 intéressé un tube 123 qu'on fixe en place de manière appropriée, par exemple par un dispositif de patin et de vis de serrage à volant 124, du genre de celui décrit en référence à fig. 10. Ce tube 123 porte en bout une traverse 125 équipée de deux poulies d'extrémité 126 et 127 sur lesquelles on fait passer un câble 128, l'une des extrémités de ce câble étant attachée à un sabot 129 qu'on fixe au pied du patient, tandis qutà l'autre est accrcché un ressort 130 amarré d'autre part à un anneau approprié 131 prévu en bout du bras 96. Moyennant un tarage convenable du ressort 130 on peut imposer à la jambe tout effort de traction désiré. On a décrit ci-dessus des dispositifs propres à s'adapter à l'ensemble de base de l'appareil en vue de la ré-éducation des mem bres inférieurs. Fig. 15 montre comment on adapte cet appareil pour permettre son utilisation en ce qui concerne les membres supérieurs. A cet effet dans l'une des deux traverses 9et 10, prévue sous forme de tube à section rectangulaire, on introduit une barre 132, préférablement elle aussi tubulaire (fig. 16 et 17), en bout de laquelle est soudé un plateau gradué 133, le montage étant opéré de manière que le plateau 133 soit horizontal. Le blocage en position de la barre 132 dans la traverse 9 peut s'effectuer par un système à vis de serrage semblable à celui de fig. 10. Ce système n'a pas été représenté en fig. 17 pour ne pas surcharger inutilement le dessin, mais en-se référant à fig. 1 on aperçoit clairement en 134 (pour la traverse 9) et en 135 (pour la traverse 11) les petits volants à main de manoeuvre de ces dispositifs. La barre 132 est solidaire d'une queue verticale 136, orientée vers le bas et sur laquelle peut tourner un bras horizontal 137, un écrou 138 vissé sur la queue précitée retenant ce bras dans le sens vertical. L'extrémité libre du bras 137 est à son tour solidaire d'une barre 139, orientée verticalement vers le haut. Il est d'autre part prévu un système de blocage du bras 137 par rapport au plateau 133, semblable à celui qu on a décrit plus haut en référence à fig. 11 pour chaque bras 77 par rapport au plateau 75. On trouve ainsi un patin 140 interposé entre le bras 137 et le plateau 133, un nez 141 articulé en 142 à la barre 139 et pourvu d'un contre-patin 143, un-écrou à poignée ou volant de manoeuvre 144 vissé sur une tige 145, et enfin un ressort de rappel 146.On comprend que cet ensemble permet de bloquer le bras 137 à toute orientation désirée autour de l'axe vertical de la queue 136. La barre 139 porte en tout un goujon 147 qui peut tourner dans une portée appropriée autour d'un axe perpendiculaire à cette barre et parallèle au bras 137. L'extrémité du goujon 147 situé vers l'extérieur par rapport à l'ensemble de l'appareil porte un dispositif de glissière et de patin de blocage substantiellement semblable à celui décrit en référence à fig. 10. Ce dispositif comprend ainsi une bague rectangulaire 148, dont le côté opposé au goujon 147est pourvu d'un écrou 149. Dans celui-ci se visse une vis de serrage manoeuvrée par un petit volant à main 150 et dont la pointe intérieure vient agir sur un patin 151, convenablement guidé, pour bloquer en position une barre tubulaire 152 qu'on a introduite dans la bague 148. La partie de la barre 152 située au-dessus du bras 139 porte un certain nombre de colliers 153 identiques à ceux décrits en référence à fig. 14, sauf qu'ils sont de moindre dimension pour pouvoir être adaptés aux bras du patient. Au -delà de ces dispositifs la barre 152 porte à coulissement une bague rectangulaire fendue 154 (fig. 18) susceptible d'être refermée sur elle par le moyen d' une vis 155 à volant de manoeuvre 156 qui traverse un manchon 157 soudé à l'une des extrémités de la bague 154 pour se visser dans un écrou 158 soudé à l'autre extrémité. La bague 154 est solidaire d'un bras 159 à l'extrémité libre duquel est monté un palier 160 (fig. 19) orienté transversalement par rapport à lui.Dans ce palier peut-pivoter un axe 161 équipé d'une tête de retenue leva, l'extré- mité opposée à cette tête étant filetée pour se visser dans une poignée 162, et le blocage de la partie ainsi vissée étant assuré. par une vis de pression 163. L'extrémité de chaque barre 152 située au-dessous du bras 139 porte une bague rectangulaire réglable 164 blocable en position par le moyen d'un dispositif à vis de pression 165, lequel peut là encore être établi à la façon indiquée en fig. 10. Cette bague 164 est solidaire d'une autre barre 166 sur laquelle est monté un contre-poids 167 réglable en position. Là également le contre-poids peut être solidaire d'un manchon 168 susceptible d'être bloqué sur la barre 166 par le moyen d'un dispositif à vis 169. L'agencement qu'on vient de décrire s'utilise de la façon suivante : On dispose le sujet de manière telle que le centre de l'articulation de son épaule située du côté considéré se trouve colnci der sensiblement avec le point de rencontre 1 (fig. 17) de l'axe du goujon 147 et de celui de la queue 136. On règle la barre 152 et le contrepoids 167 en fonction de l'effort qu'on entend exiger du patient. Ceci fait, l'on monte le bras correspondant de l'intéressé dans les colliers 153 réglés de façon convenable et lton règle dau- tre part la bague 154 pour que sa main puisse saisir commodément la poignée 162. Dans ces conditions, après avoir réglé l'orientation du bras 137 autour de la queue 136, on peut demander au patient de faire aller et venir son propre bras dans le plan vertical de mouvement de la barre 152 suivant tout angle désiré. Lorsque le bras 137 est orienté de façon exactement transversale, le plan précité est longitudinal. En décalant ledit bras 137 d'un côté ou de l'autre de cette position intermédiaire, on peut obliger le patient à faire des mouvements plus ou moins obliques, mais toujours dans un plan vertical. I1 est à noter que le contrepoids 167 impose à la partie haute de la barre 152 une position d'équilibre orientée soit vers l'arrière (tracé en traits pleins), soit ve l'avant (tracé en traits inter- rompus) suivant qu'on dispose la bague 164 de manière que la barre 166 soit elle-même orientée vers l'arrière ou vers l'avant. Cela permet de faire exécuter au patient des mouvements à partir d'une position d'équilibre elle-même située vers l'arrière ou vers l'avant (c'est-8-dire vers le haut ou vers le bas pour le corps supposé ramené à la verticale). En déplaçant le contrepoids 167 sur la barre 166 et cette dernière sur la barre 152 l'on peut régler l'effort exigE du sujet. Au cours des exercices qui précèdent, il convient que les pieds du patient, qui dépassent au-delà du châssis inclinable 7, soient convenablement supportés pour ne pas rester en porte-à-faux et déséquilibrer le reste du corps. A cet effet l'on a prévu de monter dans les longerons 8, à la place du châssis prolongateur 60-61-62, deux longerons 170 (voir fig. 15 et 20) solidaires d'une claie 171, par exemple en bois vernis. Un autre dispositif destiné à la ré-éducation des membres supérieurs consiste en une barre 172 (fig. 21) qu'on peut monter dans l'une des traverses 9 ou 10 comme la barre 132 en fig. 17. Cette barre 172 est également solidaire d'une queue verticale 173 orientée vers le bas et sur laquelle se visse un écrou 174. Sur cette queue est monté un palier 175 que l'écrou 174 bloque en position. Le palier 175 est solidaire à son tour d'un bras 176 qui s'élève obliquement pour porter à son extrémité libre un axe transversal 177 sur lequel s'articule une barre carrée 178 (fig. 20). Cette dernière reçoit des dispositifs de colliers 153 et éventuellement une poignée réglable 179 constituée par un morceau de tube perpendiculaire à la barre 178 et convenablement garni. La partie de la barre 178 située prés de l'articulation 177 est solidaire d'une chape 180, orientée obliquement par rapport à elle et dans laquelle s'articule un écrou 181 traversé par une vis 182. Fig. 22 montre le détail du montage. L'écrou 181 comporte un perçage transversal lisse 181a dans lequel s-'engagent deux totons en vis-à-vis 183 solidaires des branches de la chape 180.La vis 182 porte une manivelle de manoeuvre 184, tandis que son extrémité opposée est alésée et taraudée pour recevoir une contre-vis 185 qui traverse à rotation un dé 186 monté à articulation à l'intérieur du bras 176, prévu tubulaire et dont les parois intéressées sont largement découpées pour permettre les débattements de 1 'ensemble sus-décrit. On comprend que Si là encore on a eu soin que l'axe vertical de la queue 173 passe substantiellement par le centre d'articulation de 11 épaule du patient située du côté intéressé de l'appareil, on peut obtenir des mouvements de bras autour de l'axe vertical précité suivant une surface conique dont l'angle peut varier de part et d'autre de la valeur de 1800 (laquelle correspond évidemment à un mouvement dans un plan horizontal). On a figuré à titre d'exemple en A et B deux orientations qu'il est possible de donner à la barre 178 et qui correspondent à des mouvements suivant deux surfaces coniques centrées sur l'axe vertical de la queue 173. Pour éviter que l'inertie des contrepoids n impose aux bras du sujet des efforts exagérés vers les fins de course du mouvement angulaire prévu, 1 1on peut avantageusement attacher au bas de chaque barre 152 des câbles fixés d'autre part à embase 1 pour arrêter le débattement de cette barre aux positions angulaires voulues. On a représenté en fig. 23 à 25 un troisième dispositif destiné à la ré-éducation des membres supérieurs. Celui-ci comprend une barre 187 propre-à se monter dans l'une des traverses 9 et 10 du châssis inclinable 7 pour y être bloquée par le moyen des dispositifs correspondants (volants 134). Cette traverse porte en bout un plateau circulaire horizontal gradué 188 ainsi qu'un axe vertical 189 orienté vers le bas, cet ensemble étant semblable à celui décrit en référence à fig. 17. Là encore sur l'axe 189 est monté un bras 190 qu'on peut bloquer à l'orientation voulue par un système de pince 191 manoeuvré par un volant 192. L'extrémité du bras 190 est également solidaire d'une barre verticale 193.Mais ici l'extrémité c supérieure de la barre 193 porte un autre plateau circulaire gradué 194 à axe horizontal, solidaire d'un pivot 195 sur lequel est monté un bras 196, ce bras pouvant être bloqué sur le disque 194 par un système oe pince semblable à ceux décrits plus haut et dont on aper çoit en 197 le volant de manoeuvre. Le bras 196 est terminé par un manchon rectangulaire 198 dans lequel est contre une barre 199 en forme d'équerre. Cette barre est en fait réaliser par deux morceaux de tube carré soudés l'un à 1'au- tre. Comme montré fig. 25, la diagonale de section de l'une des deux branches de l'équerre est orientée à peu près suivant l'axe de l'autre branche. Dans la réalité le décalage est tel que les axes ABC se coupent en un même point 02 On notera encore que la barre 199 est solidaire d'une oreille latérale 199a dont on verra plus loin l'utilisation. La barre coudée 199 peut être bloquée en position dans le manchon 198 par un mécanisme de serrage analogue à celui décrit en ré férepce à fig. 10. On aperçoit notamment en 200 le volant de manoeuvre de ce mécanisme. Sur l'extrémité libre de la barre coudée 199 est articulé autour d'un axe horizontal un autre manchon rectangulaire 201 dans lequel est serrée une barre carrée 202. Là encore la barre 202 peut être bloquée dans le manchon 201 par le moyen d'un mécanisme du genre de celui de fig. 10 et dont on aperçoit le volant de manoeuvre 203. Enfin la barre 202 porte un certain nombre de colliers 153 du même genre que ceux mentionnés plus haut en référence à fig. 15 et 20, ainsi qu'une poignée 204 semblable telle 179 de fig. 20 et comme elle réglable en position sur la barre 202 à la façon de la poignée 162 de fig. 15. A l'axe d'articulation 189 correspond évidemment un axe géométrique vertical A tandis qu'd l'articulation du bras 196 sur la barre 193 correspond un axe horizontal B, les choses étant agencées de façon que cet axe B coupe le précédent en un point 02. Enfin l'axe géoaétrique d'articulation C du manchon 201 sur la barre coudée 199 est également prévu pour passer par 02 > comme sus-indiqué, ce qui implique, évidemment, que l'axe du manchon 198 soit lui-même paral lêle à l'axe C. Pour utiliser l'appareil ainsi établi, on règle d'une part ses divers éléments, d'autre part la position du patient, de manière telle que le centre d'articulation d'une épaule de ce dernier coincide substantiellement avec le point 02. Ceci posé on règle la position de la barre 199 dans le manchon 198 de façon que l'articulation du coude du malade se trouve située substantiellement sur l'axe 02C. Une fois ces réglages effectués, on emprisonne les bras du patient dans-les colliers 153 et l'on règle la position de la poignée 204 de manière qu'il puisse la saisir. Ceci fait, l'on peut imposer au patient de faire osciller son avant-bras par pivotement autour de l'axe du bras de façon à provoquer la rotation de l'articulation de épaule. En déplaçant angulairement le bras 191 par rapport au plateau 188, on peut obtenir que les mouvements de épaule s'effectuent dans tous les azimuts. A titre d'exemple on a representé en fig. 26 le malade étendu avec le bras perpendiculairement à l'axe du corps, tandis que l'avant bras emprisonné dans l'appareil (non représenté) peut se déplacer dans un plan vertical parallèle à l'axe précité. Pour permettre de faciliter les mouvements, ou au contraire de leur imposer une charge à vaincre, suivant les cas, la barre 202 est prévue de grande longueur de façon à pouvoir dépasser largement au dessous du manchon 201 et sur la partie 3 dépassante on peut, comme indiqué en traits interrompus, monter un autre manchon 205 (fig.23) blocable en position par un mécanisme quelconque manoeuvré par un volant 206, ce manchon étant solidaire d'un bras 207 sur lequel est disposé un contrepoids réglable 208. On conçoit qu'il soit ainsi possible d'imposer progressivement au patient des efforts de plus en plus grands en vue d'assurer la ré-éducation systématique de ses membres supérieurs. Une autre solution qui a été indiquée en traits pleins en fig. 23, consiste à bloquer sur la barre un manchon spécial 209 auquel on attache un câble ou élingue 210 dont on fixe l'autre extrémité soit à un ressort, soit à un contrepoids, moyennant insertion de poulies de renvoi appropriées. On comprend qu'on peut obtenir là encore le même résultat qu'avec le contrepoids 208. Fig. 27 montre le détail de réalisation du manchon 2Q9 de fig. 23. I1 s'agit d'une gaine carrée, fendue suivant l'un de ses bords, comme indiquée en 209a. Deux oreilles 209b permettent le passage d'un boulon de serrage grâce auquel cette gaine ou manchon peut être bloqué sur la barre 202. L'extrémité du manchon opposée aux oreilles 209b est solidaire, par exemple par soudure, d'un fil métallique 211 recourbé en forme d'anneau carré fendu dont la fente coincide avec celle 209a du manchon. Comme montré les diagonales du carré de profil de l'anneau sont orientées à 450 par rapport à celles du profil du manchon. On conçoit qu'on détermine quatre boucles auxquelles on peut aisément attacher l'élingue 210. Il est à noter que le manchon de fig. 27 peut s'utiliser avec avantage pour l'attachage des câbles 120 aux bras 97 en fig. 1. Fig. 28 à 30 montrent un autre dispositif pour la ré-éducation des membres supérieurs et qui utilise en grande partie les pièces décrites en référence à fig. 23à 25. En fig. 28 on retrouve embase 1, le châssis inclinable 7 et tous leurs accessoires. Dans l'une des traverses du châssis 7 on a fixé le même dispositif que celui de fig. 23 à 25, sauf qu'à l'ex- trémité libre de la barre coudée 199 on a disposé un palier 212 dans lequel est montée à rotation une roue 213. Comme montré fig. 28 et 29 cette roue ne s'étend pas sur 3600, mais comporte une partie brisée traversée par une barre radiale 214 solidaire de son centre. La barre 214 porte des colliers 153, du genre décrit plus haut, et destinés à emprisonner l'avant-bras du sujet. Il est également monté sur elle un dispositif de poignée 204, le tout comme pour la barre 202 de fig. 23.Pour équilibrer le poids de la barre 214 et des accessoires qu'elle porte, on a fixé sur la roue 213 deux contrepoids 215 en forme de secteur, boulonnés l'un à l'autre de manière à se serrer sur les rayons de celle-ci. Ces contrepoids portent à leur tour un contrepoids supplémentaire interchangeable 216 dont le rôle consiste à équilibrer le poids propre du bras du sujet. La roue 213 porte sur sa périphérie une série de taquets 217 présentant la forme de petites poulies à gorge montées à rotation ou au contraire bloquées sur la roue. D'autre part dans l'extrémité du bras longitudinal tubulaire 16 on a engagé une équerre 218 (fig. 28) bloquée en position par un dispositif de serrage 219. Sur la branche verticale de cette équerre est fixé un manchon 220 solidaire d'une patte 221. A cette patte est attachée une chape portant une poulie 222. Sur la poulie 222 circule un câble 223 dont un brin porte en bout un contrepoids 224, tandis que l'autre, renvoyé par des poulies appropriées 225 et 226 convenablement fixées à l'oreille 199a précitée de la barre coudée 199, vient s'attacher à l'un des taquets 217. Le sujet étant étendu sur la table de ré-éducation, on règle les, choses de manière que l'axe géométrique de la roue 213 passe par l'articulation de son épaule, son bras étant serré dans les colliers 153 et sa main tenant la poignée 204. Dans ces conditions on conçoit que les mouvements qu'il peut impartir à son bras s'effectuent à l'encontre de la charge réalisée par le seul contrepoids 224, toutes les autres charges ayant été équilibrées par les contrepoids 215 et 216. Plus précisément si l'on attache le câble 223 à un taquet 217 choisi de manière telle lue la charge du contrepoids 224 tende à maintenir la barre 214 à la position sensiblement horizontale de fig. 28, on comprend que pour relever le bras, le patient devra soulever le contrepoids 224. En sens inverse, si l'on attache le câble à un taquet 217 situé vers ltextrémité opposée de la rangée de taquets, c1 est le rabattement du bras vers l'avant qui devra se faire à l'en- contre du contrepoids 224. On conçoit donc qu'en réglant la position et la valeur du contrepoids 224, ainsi que le point d'attache du câble 223 sur la rangée de taquets, on puisse imposer Su patient toute une série d'exer- cices correspondant à des efforts nettement déterminés, qu'il est possible d'augmenter progressivement de jour en jour jusqu'à ré-éducation complète. D'autre part en réglant les divers éléments du dispositif de fig. 23 à 25 qui supportent ici la roue 213, on peut incliner comme on le désire l'axe de cette dernière, de manière à faire travailler les divers muscles du bras et de l'épaule. Fig. 31 et 32 montrent encore à titre d'indication comment 1' appareil suivant l'invention peut être équipé de dispositifs très simples lui permettant de se prêter à tous les exercices de ré-éducation désirés. Suivant la disposition de ces figures on a engagé et bloqué en position dans la traverse 12 du châssis inclinable 7 l'une des branches d'une barre 227 coudée à équerre, tandis que sur l'autre branche on a monté un manchon 228 auquel est soudé un petit montant 229. L'extrémité de ce montant est équipé d'un palier 230 dans lequel peut tourner un axe 231 qui porte en bout une fourche 232 dont les branches sont réunies par une poignée 233. Lorsque la barre 227 et le manchon 228 sont bloqués, les deux poignées 233 prévues sur l'un et l'autre côté de appareil permettent au patient de prendre appui pour relever son buste sur le châssis 7. En ce qui concerne le blocage du manchon 228 sur la barre 227, celui-ci peut s'effectuer à la façon décrite en référence à fig. 27, c'est-à-dire que le manchon est fendu suivant l'un des sommets de son profil carré, les deux bords en présence comportant des oreilles 22a et 228b qui peuvent être serrées l'une contre l'autre par une vis manoeuvrée à l'aide d'un volant à main 234. Quant au dispositif de blocage de la barre 227 dans la traverse 12, son détail apparait nettement en fig. 31 et 32. il comprend un patin de serrage 235 solidaire de vis 236 qui traversent la parsi pour recevoir des ressorts de rappel 237 prenant appui contre leurs têtes 238. En face du milieu de la longueur du patin 235 il est prévu un tube coudé 239 dont une extrémité est soudée à la traverse 12, tandis que l'autre est soudée de son oté à une patte 240 qui s étend en direction du bas à partir du longeron 8 adjacent. Le tube 239 est rempli d'une successsion de billes 241 et son extrémité opposée à la traverse 12 reçoit un vis 242 vissée dans une petite douille 243 soudée à la patte 240, cette vis se terminant par un volant de manoeuvre 244. On comprend que lorsqu'on manoeuvre le volant 244, la vis 242 repousse la succession des billes 241, la dernière de celles-ci agissant sur le patin o35 pour l'appliquer contre la barre 227. Le tube 239 et les billes 241 jouent ainsi le rôle d'une transmission permettant d'actionner le patin à partir d'un volant de manoeuvre reporté à l'extérieur à une position pour laquelle il peut être aisèment manoeuvré par l'opérateur. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnS qutà titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Table de mécanothérapie active, destinée à permettre la rééducation des sujets handicapés de tous genres, et notamment aussi bien des membres supérieurs que des membres inférieurs, caractérisée en ce qu'elle comprend une embase ou piètement (1) sur lequel un châssis inclinable (7) est monté à rotation autoursd'un axe transversal, des moyens de blocage (18-27) appropriés permettant de fixer l'inclinaison de ce châssis à la valeur voulue pour chaque cas particulier, tandis que le châssis inclinable lui-même est agencé de manière qu 'il soit possible de lui adapter aisément l'un quelconque d'une série d'accessoires de mécanothérapie. 2. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'embase (1) comporte à l'une des ses extrémités des marches (4-5) permettant d'accéder au bâti inclinable. 3. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le châssis inclinable est solidaire d'un bras longitudinal (16) formant brancard propre à faciliter son réglage en inclinaison. 4. Table suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens de blocage du châssis inclinable comprennent une barre plate (18) articulée au bras longitudinal (16) et percée d'une série de trous (18a) susceptibles d'être traversés sélectivement par une broche (27) coulissant dans un manchon horizontal (26) solidaire de l'embase. 5. Table suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la barre plate (18) est guidée au droit de la broche (27) par une pièce en forme de U (25) solidaire du manchon (26), lequel est monté à rotation dans un support (22) solidaire de l'embase, tandis qu'il est prévu en face de l'ouverture de-cette pièce en U une-plaquette de retenue (19) également solidaire de l'embase et perforée pour le passage de la broche. 6. Table suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la commande du coulissement longitudinal de la broche est assurée d'une part par un ressort (30) qui la repousse à la position engagée, d'autre part par une pédale (35) qui permet de la dégager à ltencon- tre du ressort. 7. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce que sur le châssis inclinable (7) est monté un cadre (36) réglable en orientation autour d'un axe transversal porté par le châssis, ce cadre et le châssis comportant des garnitures appropriées pour recevoir le sujet. 8. Table suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le châssis inclinable (7) porte un coussin incliné (46) propre à former appuie-tete et réglable en position longitudinale sur lui. 9. Table suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les moyens de blocage du cadre réglable (36) par rapport au châssis inclinable (7) comprennent deux tiges porteuses (53) articulées au cadre et qui traversent des pattes (57) portées par une tige trans versable (54) montée à rotation dans les côtés du châssis et sollicitée par un ressort (58) à tourner dans le sens correspondant à l'abaissement des pattes, de manière à réaliser l'auto-coincement des tiges porteuses dans les pattes. 10. Table suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le coussin (46) est porté par un plateau (43) reposant sur le cadre réglable (36), ce plateau portant à rotation une barre transversale (47) dont les extrémités sont solidaires de barrettes (48) traversées par des tiges (49, 50) se terminant elles-mêmes par des têtes (49b, SOb) qui coulissent dans des rainures de barres longitudinales (40) solidaires du cadre, le blocage étant obtenu par un écrou (51) vissé sur l'une (50) des tiges de chaque barrette de manière a faire basculer la barrette correspondante (38) et à appliquer ainsi le plateau (43) contre le cadre. 11. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le châssis inclinable comporte des longerons (8) et des traverses (9, 10, 11, 12) établies en tube à section rectangulaire et assem blées de manière à ce que leurs extrémités debouchent librement à l'extérieur pour pouvoir recevoir des barres ou embouts (61, fig.9 132, fig. 17 ; 187, fig. 24 ; 227, fig. 31) solidaires des accessoires que la table est destinée à recevoir, tandis qu'il est prévu des moyens de blocage (66, 69, 70, fig. 10) de ces embouts dans les longerons et traverses. 12. Table suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le bras longitudinal (16) est établi en tube rectangulaire de manière que son extrémité libre puisse recevoir un embout ou barre (218, fig. 28) solidaire d'un accessoire de la table, tandis qu1il est prévu des moyens de blocage (219) de cet embout à l'intérieur du bras. 13. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce que certains des accessoires qu'elle reçoit comportent une première articulation (72, fig. 11) autour d'un axe perpendiculaire au plan du châssis inclinable (7) et une seconde articulation (89, fig. 13) autour dtun axe parallèle au plan de ce châssis, les deux axes se coupant en un point (0) qu'on puisse faire correspondre avec le centre anatomique d'articulation d'un des membres du sujet. 14. Table suivant la revendication 13, caractérisée en ce que certains des accessoires comprennent une barre ou bras (97), orientable autour de la seconde articulation (89, fig. 13) de l'accessoire, cette barre recevant en position réglable des colliers (105) dans lesquels on peut serrer le membre intéressé du sujet. 15. Table suivant la revendication 13, caractérisée en ce qulà chacune des articulations de l1accessoire est associé un plateau circulaire (75, 91) propre à coopérer avec un dispositif de pinces (80-83, 100-104, fig. 11) pour bloquer l'articulation à toute orientation désirée. 16. Table suivant la revendication 14, caractérisée en ce qu'a la barre ou bras mobile sont associés des moyens (120-122, fig. 1 ; 167, fig. 15 ; 224, fig. 28-30) qui appliquent à la barre ou bras un couple que le sujet doit vaincre lors de l'exécution de ses exercices. 17. Table suivant la revendication 13, caractérisée en ce que la barre ou bras (152, fig. s ; 203, fig. 23) porte une poignée (162, fig. 15 ; 179, fig. 20 ; 204, fig. 23) réglable en position sur lui. 18. Table suivant la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de blocage des embouts (237, fig. 32) associé à au moins l'une des traverses (12) du châssis inclinable (7) comporte un patin (235) guidé dans la traverse (12) et repoussé contre l'embout par le moyen d'une série de billes (241) enfermées à l'interieur d'un tube coudé, (239) de manière à former organes de transmission de poussée entre un poussoir (238) solidaire du patin (235) et une vis d'actionnement (242), non orientée suivant l'axe du patin.