La présente invention concerne un guide d'ondes optique à gradient, ou profil, d'indice réfraction, qui est réalisé par enduction intérieure d'un tube de verré par précipitation à partir d'une phase gazeuse, la couche formée par enduction intérieure conduisant, après aplatissement en une "preforme" et après étirage de la préforme en une fibre, à lime du guide d'ondes optique ou fibre optique. La matière originelle du tube ne contribue pas à la propagation de la lumière. L'invention concerne en même temps le procédé de fabrication de ces guides ondes optiques.Le guide d'ondes optique une fois terminé se distingue par de faibles pertes à la transmission (c'est-à- dire une faible atténuation linéique) et une capacité de transmission élevée, ainsi que par une ouverture numérique élevée, supérieure à 0,25, du fait de la grande différence d'indice entre les matières du coeur et de l'enveloppe. La fibre optique selon l'invention est caractérisée par le fait que le revêtement intérieur susmentionné ne contient pas de Si02 et est constitué par un mélange de GeO2 et d'au moins un autre ingrédient. Sa teneur en GeO2 est comprise entre 50 et 99% en- poids, et la concentration des autres ingrédients peut varier de manière à donner, après l'aplatissement, un profil parabolique de l'indice de réfraction, l'exposant N de l'équation y = La xN de la parabole étant compris entre 1,7 et 2,1. La fibre optique selon l'i-nvention est de plus carac- térisée en ce que l'indice de réfraction de la matière du coeur dans l'ensemble de la zone contenant cette matière produite par précipitation atteint au minimum 1,55 et augmente de i'extérieur vers l'intérieur. Les voies les plus importantes pour la fabrication de bonnes fibres optiques à profil d'indice de réfraction destinées à la transmission de l'information, sont dominées par deux procédés qui, certes diffèrent beaucoup l'un de l'autre mais qui utilisent tous deux, dans leur premier stade, le procédé connu depuis longtemps de production d'un précipité d'oxyde à partir d'une phase gazeuse (procédé de dépit chimique à partir d'une phase vapeur, ou CPV, de la technique des semi-conducteur décrit dans le brevet des E.U.A. n 2 326 059.On utilise égale- ment dans les brevets de la République Fédérale d'Allemagne nos 2 112 895 et 2 300 tfi1 ce procédé de dépôt chimique à partir d'une phase vapeur pour la production d'un précipité blanc, pul- vérulent, lequel peut être préparé sous une forme très pure d'après l'expérience acquise dans l'industrie des semi-conducteurs. Des demandes de brevets postérieures (brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 778 132, premier fascicule publié de la demande de brevet de la République fédérale d'Allemagne n 2 546 162) remontent au procédé plus ancien consistant à fabriquer directement un verre à partir d'une phase gazeuse, selon le procédé CPV (zest, W.M., Steele, S.R., Ready D.W., Physics of Thin Films, V.5 1969, Academic Press, N.Y., Londres, page 290). Les deux procédés cités utilisent l'un l'enduction extérieure (premiers fascicules publiés des brevets de la République fédérale d'Allemagne nos2 313 249 et 2 300 013, ce dernier déjà cité) d'une baguette très propre de verre de silice avec une matière peu réfringente, à savoir un verre de silice convenablement dopé, l'autre, l'enduction intérieure d'un- tube de verre de silice (brevets de la République fédérale d'Allemagne nN 2 122 895 et 2 300 061 déji cités) avec une matière très réfringente, à savoir, là encore, du verre de silice convenablement dopé. Selon ces deux procédés, on peut progresser ensuite de la même manière ; aussi bien la baguette avec enveloppe que le tube avec revêtement intérieur peuvent être étirés directement en vue d'obtenir des fibres.L'enduction intérieure des tubes de verre était connue antérieurement (brevet allemand n 1 496 542), et la fabrication de fibres de verre à effets de guidage des ondes lumineuses était déjà connue à partir du brevet allemand no 745 142, ainsi qu'à partir du premier fascicule publié de la demande de brevet de la République fédérale.d'Âllemagne n 2 025 921 et-du brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 157 726. La technique de l'enduction intérieure des tubes fut perfectionnée grâce à l'introduction du procédé dit "MCVD" par French (10ème Congrès international sur le verre, document n 6, propriétés optiques et guides d'ondes optiques, 6-46), Mac Chesney et d'autres,(ibidem 6-40) ainsi que par le brevet des Etats-Unis d'Amerique n 3 778 132 (Literatur appel. Phys. Lett. 23 (1973) 338 et Proc. IEE. 62 (1974) 1280). Le procédé MCVD inclut en particulier l'introduction d'un palier intermédiaire dans lequel on aplatit au cours de l'opération d'enduction intérieure le tube de façon à obtenir une baguette et on n'étire pas immédiatement celle-ci pour la transformer en fibres. L'avantage consiste dans ces conditions avant tout en l'opération qui consiste à préserver l'état de propreté extrême de l'intérieur du tube, qui formera ultérieurement le coeur des fibres, par un scellement hermétique, de sorte que les opérations ultérieures du procédé peuvent se dérouler dans une atmosphère industrielle normale.L'étirage d'un tube de verre avec revêtement intérieur pour obtenir une fibre avec un coeur et une enveloppe est connu depuis longtemps (brevet allemand nO 745 142 précité) et a été revendiqué encore une fois pour les fibres optiques (brevet de la République fédérale d'Allemagne nO 2 025 921 précité). Tous ces procédés concernent l'enduction intérieure d'un tube avec des matières, destinées au noyau, qui sont préparées à partir de SiO2 seul ou dopé, ces matières étant déposées par précipitation à partir d'une phase gazeuse sur la paroi intérieure d'un tube. L'utilisation de SiO2 ou de SiC2 dopé est certes suggérée en conformité avec le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 326 059 précité et d'autres publications et a été par conséquent relativement sans problèmes. D'un autre côté, l'utilisation de Si02 seul, de SiC2 dopé et, d'une manière générale, la présence de Si02 dans la couche conduisant la lumière constitue un inconvénient et va, en fait, à l'encontre des principes de base des guides d'ondes optiques car déjà dans le travail de pionnier de Xao et Hockham sur les "guides d'ondes de surface en fibres diélectriques pour fréquences optiques" il est dit que, pour les fréquences de transmission optiques, il faut une phase isolante entourée d'une gaine isolante ayant une constante diélectrique inférieure (voir Proc. IEE, volume 113, no 7, juillet 1966, page 1154, colonne de droite, premier paragraphe). Cet énoncé correspond au fait connu que pour guider la lumière dans des fibres optiques, un matériau formant le coeur, d'indice de réfraction relativement élevé,doit être entouré d'un matériau d'indice de réfraction inférieur constituant l'enveloppe, qu'il s'agisse - indifféremment - d'une fibre à indice à gradins ou à gradient d'indice. La relation simple entre la constante diélectrique et l'indice de réfraction est connue : elle est définie approximativement par la loi suivante : la constante diélectrique est égale au carré de l'indice de réfraction. Pour ces motifs, l'utilisation de Si02 comme matière pour le coeur, tout comme celle de SiO2 dopé pour le coeur d'une fibre optique, est un pis-aller. Pour la technique des télécommunications on ne devrait absolument pas utiliser Si02 comme matière première pour le coeur. L'avantage d'une grande ouverture numérique repose d'une part sur le fait que la fibre terminée peut meux supporter une sollicitation mécanique à la pression ou à la flexion sans que la qualité du guidage des ondes (affaiblissement de l'information à transmettre) perde de sa valeur. D'autre part, une grande ouverture numérique présente l'avantage d'une maniabilité optique meilleure et plus facile; plus l'angle d'ouverture est grand, plus l'introduction de l'information par couplage est simple et moins elle est coateuse. Un autre grand avantage est l'augmentation de l'absorption du flux provenant de sources lumineuses non cohérentes. L'invention a par conséquent pour premier objet un guide d'ondes optique (ou fibre optique) dans lequel le matériau utilisé pour le coeur a un indice de réfraction aussi élevé que possible, qui - en particulier - est nettement supérieur à l'indice de réfraction du verre de silice, à savoir 1,458 ; pour second objet une fibre optique qui peut être fabriquée de telle façon que son coefficient d'atténuation linéique très faible, inférieur à 5 dB/km, permette son utilisation comme câble de transmission de l'information ; pour troisième objet une fibre optique qui est réalisable avec un gradient profilé de l'indice de réfraction dans la région du noyau. Un quatrième objet de l'invention est une fibre optique qui a une ouverture numérique suffisamment grande, résultant d'un écart suffisant d'indice de réfraction entre la région du coeur et l'enveloppe extérieure.. L'ouverture numé rique est fonction de la différence d'indice de réfraction entre la région du coeur et la région de l'enveloppe. Tous ces objets sont atteints selon l'invention par une fibre optique à profil d'indice de réfraction, qui est fabriquée par enduction intérieure d'un tube de verre par le procédé de précipitation en phase gazeuse, dans laquelle la couche intérieure devient une préforme après aplatissement et cette préforme devient, après étirage en fibre, un coeur de fibre guidant la lumière et dans laquelle la matière originelle du tube ne contribue pas au guidage de la lumière, et qui est caractérisi en ce que cettecouche intérieure ne contient pas de SiO2 dans la région du noyau conduisant la lumière et est constituée par un mélange de GeO2 et d'au moins un autre ingrédient, la teneur en GeO2 étant comprise entre 50 et 99% en poids et les concentrations de ces autres ingrédients variant de telle manière qu'on obtient après aplatissement un indice N de réfraction variant suivant une loi parabolique y = x l'exposant N étant compris entre 1,7 et 2,1,et est de plus caractérisée en ce qu'elle a un indice de réfraction supérieur à 1,55 dans toute la zone du coeur utilisée pour le guidage de la lumière, qui est produite par le procédé par précipitation pour servir de couche intérieure du tube; Cet indice de réfraction augmente de l'extérieur vers l'intérieur. L'exemple de réalisation ci-après facilitera la compréhension de l'invention. Un tube de verre de silice est fixé entre les mâchoires d'un tour parallèle du commerce et tourne à 3 tours/seconde Un chalumeau oxygène/hydrogène se déplace dans les deux sens à la vitesse de 5 cm/min sur le support du tour au-dessous du tube tournant, et élève ainsi à 16950C la température à l'intérieur de ce tube. Le tube tournant est traversé par un mélange gazeux constitué par de l'oxygène, du chlorure de germanium et au moins un autre ingrédient. On produit ce mélange gazeux en faisant barboter un courant d'oxygène régulé avec précision à travers des liquides facilement vaporisables, par exemple du chlorure de germanium et d'autres composés contenant du chlore.Le dessin annexé représente un tel appareil pour la production du mélange gazeux, ainsi que le tube à enduire intérieurement. Les régulateurs de débit des gaz sont désignés par M, l'oxygène à faire barboter par 02, le chalumeau par O et le tube en verre de silice par T. L'ingrédient A est du chlorure de germanium, les ingrédients B, X, Y sont d'autres ingrédients liquides, l'ingrédient Z est gazeux et provient d'un liquide dont la tension de vapeur est supérieure à 1 atm (1,013 bar) (A, B, X et Y ont une tension de vapeur inférieure à 1 atm.). P est un générateur de programme qui sert à modifier le réglage des régulateurs de débit M au cours de l'opération d'enduction, de telle manière qu'un gradient d'indice de réfraction soit créé dans la couche intérieure. Le tableau I indique de nombreux ingrédients qui peuvent être utilisés selon l'invention. Les gaz sont produits en faisant barboter de-s courants d'oxygène arrivant par les systèmes M de régulation à travers les divers ingrédients X, Y, A et B à l'état liquide. Ces courants d'oxygène entrainent des molécules des ingrédients. Le mélange gazeux est transformé en oxyde(s) dans la zone du chalumeau C et se fixe par fusion sous forme d'une pellicule de verre sur la paroi intérieure du-tube. Les anions libérés sortent du tube dans le sens de la flèche. Le chalumeau O se déplace le long de ce tube dans les deux sens de la double flèche F et son déplacement change de sens chaque fois qu'il atteint une extrémité du tube. Lorsqu'il parcourt une fois la longueur du tube, il produit une couche de verre de 3 à 5 pm environ d'épaisseur si la température est suffisamment élevée à l'intérieur du tube et si la vitesse de déplacement du chalumeau a la valeur indiquée ci-dessus. On peut modifier d'une couche à l'autre la composition du verre, en faisant varier individuellement les débits des courants d'oxygène à travers les récipients contenant les liquides, de sorte qu'on peut obtenir des profils de concentrations choisis à volonté des divers ingrédients dans l'ensemble final des couches constituant l'enduit intérieur. Si l'on utilise des ingrédients qui ne se vaporisent qu'à des températures relativement élevées, on entoure le réseau de tubes de l'installation d'une chemise de chauffage. Parmi les composantes figurant sur le tableau I, on peut ajouter, au germanium, par exemple du phosphore, du bore, du titane, du tantale, de l'étain, du niobium, du zirconium, de l'aluminium ou du lanthane, mais aussi, bien qu'il ne soit pas cité dans le tableau, du gallium. Ces composantes peuvent être obtenues à l'état liquide, par exemple sous forme de chlorures, avec un degré de pureté relativement élevé, cependant qu'une nouvelle réduction du taux des impuretés, qui provoqueraient des pertes par absorption dans les fibres obtenues ultérieurement, est réalisée lors de l'opération de vaporisation du procédé selon l'invention. Rien n'empêche d'utiliser les hydrures ou d'autres composés des éléments mentionnés ci-dessus, et même des corps de départ organométalliques ; toutefois, l'opération devient plus difficile à réguler. Les résultats favorables obtenus par l'utilisation d'au moins 50% en poids d'oxyde de germanium en tant que matière première du coeur guidant la lumière, sans addition de SiO2, sont d'autant plus étonnants que, étant donné les interactions électroniques du germanium avec les autres ingrédients nécessaires pour la production du gradient d'indice de réfraction, on devait s'attendre à de graves difficultés. Ces interactions sont nettement plus marquées que dans le caa du silicium. On a observé que, en particulier, l'utilisation selon l'invention, d'antimoine, de phosphore et de zinc donne des résultats spécialement favorables. Dans ces cas-là, la formation du verre d'une part et la dispersion de la matière première d'autre part sont particulièrement avantageuses. En maintenant constante la concentration du chlorure de germanium pendant l'opération d'enduction et en faisant crotte la concentration des éléments additionnels, on obtient dans l'empilage de couches un profil d'indice de réfraction qui peut être converti, par l'aplatissement en une préforme et par l'étirage qui suit, en un coeur ayant un profil l'indice de réfraction parabolique, dans lequel l'expo- sant de l'équation de la "parabole" y = xN est compris entre 1,7 et 2,1. Au cours de recherches diverses dans ce domaine, cet exposant s'est avéré particulièrement favorable pour la propagation de la lumière sans elargissement exagéré des impulsions lors de la transmission de l'information. Si l'on ajoute par exemple à un courant d'oxygène de 500 ml par unité de temps un courant d'oxygène de 20 ml (par unité de temps) qu'on fait passer dans du chlorure de germanium et qui se charge dans ces conditions en Gel4, ainsi qu'un courant d'oxygène de 5 ml (par unité de temps) au début, qu'on fait passer dans du chlorure d'antimoine, on produit ainsi une enveloppe qui, quand ces concentrations sont maintenues pendant 15 couches, joue ultérieurement le rôle d'enveloppe pour la partie guidant la lumière. Ensuite, on augmente pour chaque couche le débit d'oxygène entraînant du chlorure d'antimoine de 0,5 ml par unité de temps . On applique sous cette forme 50 couches additionnelles intérieures sur la paroi intérieure du tube, la concentration la plus élevée en chlorure d'antimoine étant atteinte dans la dernière couche.On élève ensuite la température de la flamme du chalumeau de façon que le tube revêtu d'une couche intérieure atteigne une température de 21500C. Ce tube commence à se'contracter à cette température et subit un retrait le transformant en une baguette sans cavité intérieure. Cette baguette est enlevée du tour après arrêt de ce dernier, puis est étirée dans un four courant d'étirage de fibres entre 18500C et 2050oC de façon à former une fibre continue. Au cours de cette étape du procédé, la teneur en oxyde de germanium passe, de 95 dans les régions voisines de l'extérieur de la matière guidant la lumière, à 53% dans la région intérieure du coeur. Du fait de l'accroissement linéaire de la proportion d'antimoine ajoutée, l'exposant N de la courbe définissant le profil d'indice parabolique est de 1,95 après l'étirage. L'ensemble de la-région du coeur utilisée pour le guidage de la lumière a un indice de réfraction n d égal à 1,65 au voisinage immédiat de sa surface latérale ; cet indice augmente en direction de l'axe de la fibre jusqu'à 1,70. Dans l'ensemble, l'indice nd de la matière obtenue par précipitation à partir d'une phase gazeuse est supérieur à 1,6. Une variante de ce procédé consiste à ajouter au mélange de chlorure de germanium et d'oxygène, au début de ltenduction, c'est-à-dire pendant la durée de la confection des 15 premières couches, du chlorure de bore. A partir de la seizième couche, on remplace le chlorure de bore par de l'oxychlorure de phosphore à une concentration augméntant linéairement avec le numéro de la couche. On obtient ainsi dans la fibre étirée une zone extérieure constituée par de l'oxyde de germanium et de l'oxyde de bore, dont l'indice de réfraction est de 1,55 pour une teneur en oxyde de germanium de 95% en poids.A l'intérieur de la matière guidant la lumière, qui a été préparée par précipitation à partir d'une phase gazeuse, la proportion d'oxyde de germanium diminue de 95% en poids jusqu'à 52% en poids, alors que la teneur en P205 augmente dans une proportion correspondante. La fibre ainsi réalisée a, au voisinage immédiat de la surface latérale du coeur conduisant la lumière, un indice de réfraction n d de 1,56, qui croit jusqu'à 1,68 sur l'axe de la fibre. Un autre mode d'exécution de l'invention consiste à incorporer au mélange gazeux, pendant le dépôt des 5 premières couches, non seulement de l'oxygène et du chlorure de germanium, mais aussi du chlorure de bore et une très petite quantité de chlorure de phosphore. il convient alors, de régler le mélange de telle manière que la composition pondérale du mélange d'oxydes soit la suivante ; 90 parties d'oxyde de germanium, 5 parties d'oxyde de phosphore et 5 parties d'oxyde de bore. On supprime pour les couches suivantes l'addition de chlorure de bore et on incorpore à sa place du chlorure d'antimoine dans le mélange gazeux. Dans l'ensemble de la matière du coeur guidant la lumière, préparée par précipitation à partir d'une phase gazeuse, l'indice de réfraction n d est supérieur à 1,57 pour cette fibre. Tout comme les éléments ci-dessus mentionnés, à savoir : bore, phosphore et antimoine, on peut' aussi ajoute au germanium du zinc, du lanthane, de l'aluminium, du titane, du zirconium, du niobium, du tantale, de 1' étain, du gallium, ainsi que d'autres éléments. Ces éléments peuvent être utilisés de préférence sous forme d'oxydes ou d'oxychlorures. il n'y a aucune restriction en ce qui concerne leur état d'agrégation. On a observé que lors de l'addition de P205 à l'oxyde de germanium on obtient, du fait de l'indice de réfraction relativement bas de P2O5, des gradients d'indice de réfraction utilisables si l'on réduit la concentration de P205 de l'exté- rieur vers l'intérieur et si l'on fait rostre la concentration du dérivé du germanium de l'extérieur vers l'intérieur. il faut tenir compte de cette inversion du comportement avec tous les éléments pour lesquels l'indice de réfraction d'un oxyde particulier est inférieur à celui de l'oxyde de germanium, et dont les oxydes sont à mélanger à l'oxyde de germanium. (Voir tableau I pages suivantes) TABLEAU I Formule Température Température pour Oxyde et son de fusion laquelle la ten- indice de en C sion de vapeur réfraction est de 760 mm AlB3H12 - 64,5 45,9 Al2O3 1,65 BCl3 - 107,0 12,7 3203 1,64 AlBr3 975 256,3 Al2O3 1,65 AlCl3 192,4 180,3 Al2O3 1,65 SbBr3 96,6 275,0 Sb2O3 2,35 SbCl3 73,4 219,0 Sb2O3 2,35 SbI3 167,0 401,0 Sb2O3 2,35 Sb2O3 656,0 1425,0 Sb2O3 2,35 As 814,0 610,0 As2O3 1,755 AsCl3 - 18,0 130,4 As2O3 1,755 AsF3 - 5,9 56,3 As2O3 1,755 AsF5 - 79,8 - 52,8 As2O3 1,755 As2O3 312,8 457,2 As2O3 1,755 Ba 850,0 1638,0 BaO 1,98 BeB2H8 123,0 90,0 BeO 1,73 B203 1,64 PbI 402,0 872,0 PbO 2,61 PCl3 - 111,8 74,2 P2O5 1,509 POCl3 2,0 105,1 P205 1,509 LiBr 547,0 1310,0 Li2O 1,644 LiCl 614,0 1382,0 Li2O 1,644 Mg 651,0 1107,0 MgO 1,736 MgCi2 712,0 1418,0 MgO 1,736 TABLEAU I (suite) Température Température pour Oxyde et son Formule de fusion laquelle la ten- indice de en C sion de vapeur réfraction est de 760 mm MnCl2 650,0 1190,0. MnO2 2,16 HgBr2 237,0 319,0 HgO 2,55 HgC12 277,0 504,0 HgO 2,55 HgI2 259,0 354,0 HgO 2,55 MoF6 17,0 36,0 MoO3 1,68 P3r3 - 40,0 175,3 P205 1,509 KBr 730,0 1383,0 K2O 1,608 KCl 790,0 1407,0 K2O 1,608 KF 880,0 1502,0 K2O 1,608 KI 723,0 1324,0 K2O 1,608 BeCl2 405,0 487,0 BeO 1,73 BeI2 488,0 487,0 BeO 1,73 BiBr3 218,0 461,0 Bi2O3 1,91 BiCl3 230,0 441,0 Bi2O3 1,91 Cd 320,9 765,0 OdO 2,49 CdCl2 568,0 967,0 Cd0 2,49 CaBr2 730,0 812,0 CaO 1,838 CdI2 385,0 796,0 CdO 2,49 Cs 28,5 690,0 Cs2O 1,64 CsBr 636,0 -1300,0 c82o 1,64 CsCl 646,0 1300,0 Cs2O 1,64 GaCl3 77,0 200,0 Ga2O 1,90 GeH4 - 165,0 - 88,9 GeO2 1,650 TABLEAU I (suite) Température Température pour Oxyde et son Formule de fusion laquelle la ten- indice de en OC sion de vapeur réfraction est de 760 mm GeBr4 26,1 189,0 GeO2 1,650 PbBr2 373,0 914,0 PbO 2,61 PbCl2 501 ,0 - 954,0 PbO 2,61 PbF2 855,0 1293,0 PbO 2,61 Rb 38,5 679,0 Rb20 1,642 RbBr 682,0 1352,0 Rb20 1,642 RbCl 715,0 1381,0 Rb20 1,642 LaCl3 860,0 1072,7 La2O3 1,87 NaBr 755,0 1392,0 Na20 1,595 NaCl 800,0 1465,0 Na20 1,595 SnBr4 31,0 204,7 SnO2 2,045 SnCl4 - - 30,2 113,0 SnO2 2,045 TeCl4 224,0 392,0 Te02 2,09 TeF6 - 37,8 - 38,6 TeO2 2,09 TlBr 460,0 819,0 Tl2O 2,13 TlCl 430,0 807,0 Tl2O 2,13 TiCl4 - 30,0 136,0 TiO2 2,759 WF6 - 0.5 17,3 WO3 2,52 ZnCl2 283,0 732,0 ZnO 2,029 ZrCl4 437,0 ZrO2 2,20 ZrBr4 450,0 Zr 2 2,20 Exemple unique spécifique On fabrique une fibre optique selon l'invention, avec un profil d'indice de réfraction, de la manière suivante : on enduit intérieurement un tube de verre selon la variante décrite ci-dessus du procédé par précipitation. On exécute cette enduction intérieure en utilisant un mélange produit à partir du gaz entraineur, à savoir l'oxygène (excès d'oxygène) et d'autres mélanges gazeux qui sont produits par barbotage d'oxygène à travers des liquides (voir le dessin annexé) et qui sont précipités par oxydation dans le tube en partie chauffé dudit dessin. Ces liquides sont, dans l'exemple décrit A = du chlorure de germanium à 25 C B = de l'oxychlorure de phosphore POCl3 à 25 C X - du chlorure d'antimoine SbCl5 à-500C Y = du chlorure de gallium GaCl3 à 850C. Ces liquides sont placés dans des récipients dont la température est réguléepar un thermostat, et ne s'écarte pas de plus de + 0,5 C de la température nominale pour maintenir constante la tension de vapeur. On ajoute encore un autre ingrédient gazeux au mélange gazeux, à savoir du chlorure de bore BC13 = Z, dont la température est maintenue constante à -80C par un thermostat. On applique en tout successivement 70 couches à l'intérieur du tubb en verre de silice utilisé. Les couches 1 à 12 sont produites avec une composition constante pour une température de 19200C du tube en verre de silice. Les dimensions du tube en verre de silice utilisé dans ce cas sont les suivantes : longueur 80 cm ; diamètre extérieur 20 mm ; et diamètre intérieur 16 mu. On mélange dans ce but 260 ml/mn 02 (oxygène en excès) avec 10 ml/mn de BCl3, ainsi que 258 ml/mn d'oxygène, qui sont passés par le récipient à GeCl4 et 12 ml/mn d'oxygène, qui sont passés contintment par le récipient à POOl3. La longueur du trajet que doivent suivre les bulles d'oxygène (de diamètre inférieur à 0,5 mm) dans les récipients à liquides est comprise entre 20 et 22 cm. Ce mélange gazeux, y compris l'oxygène additionnel, est décomposé dans le tube T à la température indiquée ci-dessus. Le chalumeau, alimenté en hydrogène et en oxygène, se déplace à la vitesse de 5 cm/mn.La température est mesurée par un pyromètre afin de réguler le débit de l'hydrogène alimentant le chalumeau. Les conduites dans lesquelles circule le mélange gazeux sont chauffées à 780C par des garnitures de chauffage. La couche 13 se distingue des 12 premières couches. Le débit du courant d'oxygène traversant le chlorure de germanium est majoré de 4 ml/mn,le débit de celui traversant 13013 est considérablement abaissé. à 2 ml/mn. Le débit de l'oxygène qui traverse le récipient garni de POClD est, de même, modifié et passe à 14 ml/mn. On ajoute de plus, dans la couche 12, pour la première fois, de l'oxygène qui a traversé le récipient garni de pentachlorure d'antimoine SbCl5. De même, 3 ml/mn d'oxygène traversent pour la première fois à l'occasion de cette couche 13 le récipient garni de chlorure de gallium. Les couches suivantes 14 -à 70 se distinguent de la couche 13 par le fait que d'une couche à la suivante les débits d'oxygène traversant les récipients garnis de chlorure de germanium, d'oxychlorure de phosphore, de chlorure d'antimoine et de chlorure de gallium sont augmentés à chaque fois d'un échelon. Cette augmentation atteint, d'une couche à la suivante, donc pour un échelon : 4 ml/mn pour le récipient garni de GeC14 ; 2 ml/mn pour celui garni de POCl3 2 ml/mn pour celui garni de SbOl5 et 1 ml/mn pour celui garni de GaC13. La température est maintenue constante à 18100C de la 13ème à la 70ème-couche. Après la 70ème couche, un aplatissement est réalisé pas à pas en cinq passages du chalumeau, le débit d'oxygène en excès étant réduit de moitié d'un pas au suivant. L'introduction des autres constituants des mélanges de gaz est déjà arrêtée pendant l'aplatissement. L'arrivée de l'oxygène est complètement arrêtée avant la dernière phase de l'aplatissement, et la température est élevée de 20 C. On obtient ainsi une préforme de 70 cm de longueur et 12 mm de diamètre. On étire cette préforme, dans un four à résistance de carbone chauffé à 21650C, pour en faire 2357 m d'une fibre de 124 lim de diamètre. La vitesse de tirage atteint 35 m/mn lors de l'étirage de la préforme. La mesure de l'atténuation linéique pour une longueur d'onde de 860 nm, avec un faisceau laser approprié, donne un affaiblissement de 6 dB/km l'élargissement d'une impulsion de mesure atteint 2 ns/km. Le coeur de la fibre a 53 pm de diamètre. La résistance mécanique de la fibre atteint 470 N/mm2. Le profil de l'indice de réfraction de la partie de la fibre constituée par les couches N 13 à 70 est représenté par une parabole y = x dans laquelle la valeur de l'exposant N est de 1,8. REVENDICATIONs' 1. Fibre optique à gradient d'indice de réfraction, qui est fabriquée par enduction intérieure drun tube de verre par le procédé de précipitation à partir d'une phase gazeuse, dans laquelle la couche intérieure dc-vient une préforme après aplatissement du tube et cette préforme devient, après étirage en fibre, un coeur de fibre guidant la lumière, dans laquelle la matière originelle du tube ne contribue pas au guidage de la lumière, et qui est caractérisée en ce que cette couche intérieure ne contient pas de SiO2 dans la région du noyau guidant la lumière et est constituée par un mélange de 50 à 99% en poids de GeO2 et dlau moins un autre ingrédient. 2, Fibre optique selon la revendication 1, caractérisée en ce que les concentrations des autres ingrédients ajoutés à GeO2 varient de telle manière qu'on obtient après aplatissement un indice de réfraction variant suivant une loi parabolique y = xN, l'exposant N étant compris entre 1,7 et 2,1. 3. Fibre optique selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'indice de réfraction nd est, dans lrensemble de la couche intérieure fabriquée par le procédé de précipitation, supérieur à 1,55 et augmente de l'extérieur vers l'intérieur. 4. Fibre optique selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'empilement de couches préparées selon le procédé d'enduction intérieure par précipitation à partir d'une phase gazeuse contient, outre le germanium, un ou plusieurs éléments choisis dans le groupe ci-après : phosphore, bore, titane, tantale, niobium, étain, zinc, zirconium, aluminium, lanthane, antimoine, arsenic et gallium. 5. Fibre optique selon l'une des revendications I et 3s caractérisée en ce que la concentration de l'oxyde de l'élément antimoine, phosphore ou zinc ajouté au germanium pour produire le gradient d'indice de réfraction est comprise entre 1 et 50 en poids. 6. Fibre optique selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisée en ce que la matière guidant la lumière, préparée par précipitation à partir d'une phase gazeuse, est constituée par au moins deux zones, dont celle qui est à l'extérieur a un indice constant et est constituée par un mélange d'oxyde de germanium et d'oxydes d'un ou plusieurs des éléments selon la revendication 4, alors que la zone intérieure du noyau possède un gradient d'indice et est constituée par un mélange d'oxyde de germanium et d'au moins un oxyde d'un autre élément selon la revendication 4.