La présente invention concerne la stabilisation à laquelle il est usuel de soumettre les racines de plantes lorsque l'on désire en obtenir ultérieurement des extraits. Les racines de plantes ont en général des taux d'humidité supé-5 rieurs à 75 % d'eau, et la stabilisation en question est destinée à empêcher les ferments qu'elles contiennent d'avoir une quelconque activité susceptible de provoquer soit une hydrolyse définitive de leurs principes actifs, ou au moins une modification de ceux-ci, soit une plasmolyse cellulaire, une telle activité étant rendue pos-10 sible par la grande teneur en humidité desdites racines. De manière usuelle, la stabilisation souhaitée se fait avec de l'alcool chaud à faible point d'ébullition sous pression-?' Dans ce but, les plantes fraîches, après arrachage, lavage et égouttage, sont portées dans un autoclave spécial où elles subissent l'action de 15 vapeurs surchauffées d'alcool sous 1 kg environ de pression. Cet alcool vient progressivement se substituer à l'eau interne des racines et permet, au moins en théorie, une dessiccation ultérieure de celles-ci sans modification ni hydrolyse de leurs principes actifs . 20 Mais on constate en pratique qu'entre une racine desséchée après stabilisation selon ce procédé et une racine fraîche, il existe déjà au moins une différence d'odeur et de saveur, qui montre qu'il y a eu certainement une évolution chimique de la plante et, partant que la stabilisation est intervenue trop tardivement, et/ou 25 a été incomplète. En effet, le procédé usuel de stabilisation mentionné ci-dessus nécessite un appareillage particulièrement lourd et complexe, constitué par un autoclave spécial, avec récupérateur et agencements divers, et un tel appareillage ne peut évidemment pas être mis 50 en oeuvre sur le champ même de la récolte des racines à traiter.Cet appareillage est disposé dans une usine aménagée à cet effet et, si proche que soit celle-ci du champ de la récolte, il s'écoule toujours avant la stabilisation pratiquée un laps de temps suffisant pour que puisse se développer une hydrolyse importante des princi-.55 pes actifs des racines sous l'action des ferments contenus dans celles-ci. L'activité de ces derniers est d'autant plus importante qu'à ce moment la teneur en humidité des racines est très élevée (environ 75 à 80 #), et elle peut même se manifester extérieurement par un échauffement naturel notable de celles-ci. 70 04591 2077728 De plus, entre le moment où à l'usine les-racines traitées sont placées dans l'autoclave et que l'alcool commence à les chauffer, et le moment où les vapeurs d'alcool arrivent effectivement, et avec une concentration suffisante dans "le coe-ûr de la masse, dans 5 le protoplasme cellulaire de ces racines; il"s'écoule encore un temps de latence appréciable, suffisant en tous cas pour que l'activité des ferments' se continue, et cela d'autant plus qu'il y a une augmentation interne progressive supplémentaire de la température des racines; cette activité des ferments conduit inévitablement 10 à une hydrolyse non négligeable des,.principes actifs ainsi qu'à une plasmolyse cellulaire. gnfin, après .leur stabilisation^ les racines sont séchées soit à la température ordinaire, soit au mieux à 50°, et au cours de ce séchage .-l'humidité résiduelle qulelles contiennent encore inévita-15 blement permet à leurs ferments de continuer leur activité et, partant, à l'hydrolyse et à la plasmolyse de se poursuivre. La présente invention a notamment pour objet un procédé de stabilisation ayant pour résultat de pallier ces inconvénients. Conformément au procédé selon l'invention pour la stabilisa-20 tion de racines de plantes- en vue notamment de "l'obtention d'extraits de celles-ci, on plonge lesdites racines dès leur récolte et * sur les lieux mêmes^ de celles-ci" dans un bain de solvant approprié (propylèneglycol ou autre) porté à une température supérieure à 1.00°C, et de préférence au moins égale à 120°C. 25 L'utilisation du propylèneglycol n'est pas -obligatoire. D'au tres alcools, polyalcools ou polyols, ayant un point-d'ébullition supérieur à 100° peuvent aussi être utilisés, tels que sorbitol, lévulose, glucose, lactose, saccharose par exemple. On peut aussi utiliser d'autres.sortes de solvants, les .seules conditions étant 30 que ces solvants : • a) soient des solvants du ou des principes actifs des racines traitées;. • • " b) que la différence entre la température de- fusion du solvant et la température d'ébullition de l'eau soit la plus grande possi- 35 t>ie mais toutefois au-dessous de la température d'altération des principes actifs des racines- traitées. ' • L'opération ainsi menée est dénommée- ci-a'près "frùsion" pour rappeler qu'elle tient à la fois d'une friture dans le sens alimentaire du terme et d'une infusion à température élevée, provoquant une 4-0 dissolution des principes actifs thermostables et une déshydrata 70 04591 3 2077728 tion conjointe. Elle se rapproche de la friture proprement dite par le fait que les racines sont brutalement exposées à une température relativement élevée pendant un temps très court. Elle s'en différencie en ce que : 5 a) la frusion s'opère avec le solvant même des principes ac tifs contrairement à l'huile d'une friture qui ne doit pas dissoudre les principes nutritifs donc actifs des aliments; b) dans la frusion, le solvant pénètre intimement dans les tissus à haute température, alors qu'au contraire, dans la friture, 10 l'huile ne doit pas pénétrer dans l'aliment mais former, grâce à sa haute température, une croûte extérieure impénétrable. Un tel traitement de frusion ne nécessite qu'une simple bassine de solvant propylèneglycol par exemple dans laquelle on plonge immédiatement les racines dès qu'elles ont été fractionnées, 15 débarrassées de leur terre, lavées et essorées. Par suite, ce traitement est facile à mettre en oeuvre sur les lieux mêmes de la récolte, le chauffage nécessaire étant obtenu à l'aide par exemple d'un appareil de chauffage au gaz portatif. Ainsi, tout transport des plantes fraîches est évité. 50 De préférence, la température du bain de solvant est maintenue à au moins 100° pendant tout le temps où les racines y sont plongées, par un chauffage intense, et les racines n'en sont retirées que lorsque la température de ce bain atteint à nouveau au moins 120°. En pratique, les racines à traiter sont mises dans un panier 15 métallique et ce dernier est plongé dans le bain de solvant à 120°. Ainsi, les racines sont en quelque sorte saisies, et l'augmentation brutale de la température qui se produit jusqu'au coeur de celles-ci assure une brutale évaporation de la majeure partie de l'eau qu'elles contiennent, avec éclatement des cellules des ra-0 cines et, partant, libération de leurs principes actifs. Ces derniers sont donc solubilisés en milieu anhydre et la plus grande partie de l'eau est évaporée entraînant avec elle une certaine quantité de solvant. D'où le nom employé plus loin de concentrats. Par ce processus de trempe brutale on réduit de manière consi-5 dérable la fermentation cellulaire en supprimant pratiquement le temps nécessaire de chauffage à coeur des racines. Selon une disposition complémentaire de l'invention, les racines une fois retirées du bain de solvant propylèneglycol par exemple, sont broyées et soumises à la presse, et le gâteau de ra-) cines broyées ainsi obtenu est mis au contact d'un poison cellulai 70 0459! 2077728 re; ce dernier est de préférence du chloroforme dilué dans un deuxième bain de solvant propylèneglycol par exemple qui a pour but de compenser la partie évaporée, et utilisé en plusieurs fractions, de laver complètement le gâteau des principes actifs dissous. Pour 5 permettre de diminuer la viscosité du glycol ou du polyol employé et permettre une meilleure expression du gâteau, il est possible d'utiliser un alcool mobile, par exemple l'éthanol, pour terminer l'expression du gâteau. Le poison cellulaire mis en oeuvre a pour objet de paralyser 10 immédiatement toute fonction et par cela même de fixer les ferments On réduit encore ainsi le risque d'hydrolyse éventuel qui serait dû à la très faible teneur restante en "eau liée" des tissus des racines traitées. Le choix de l'utilisation du chloroforme comme poison cellu-15 laire s'avère particulièrement favorable, car il s'agit d'un poison brutal du protoplasme cellulaire capable de potentialiser l'action antiseptique fongicide et anti-fermentante du polypropylèneglycol. En outre, ce poison cellulaire est peu agressif pour l'homme, n' ayant aucune action sur la cellule hépatique au taux de dilution 20 pratiqué; il est facile à éliminer; il est capable de dissoudre des corps lxpophiles susceptibles d'avoir -une action sur le système nerveux, ce qui est intéressant dans le cas des plantes à activité neurotr^pe telles que la valériane; c'est un bon dissolvant des corps organiques, sa température d'ébullition relativement basse 25 et sa faible tension de vapeur lui permettant d'intervenir précocement à froid, à l'état de vapeur, par une sorte de mordançage préalable. Quoi qu'il en soit, la stabilisation obtenue en application du procédé selon l'invention s'avère particulièrement efficace* Tout 30 se passe en effet comme si l'eau de constitution des tissus des racines de plantes fraîches traitées était remplacée par des solvants anhydres. La présente invention a encore pour objet l'un quelconque des concentrâts, glycolatSj polyolats, ou autres obtenus en application 35 de ce procédé. Il s'agit par exemple du concentrât constitué par le bain de solvant utilisé pour la frusion des racines, dit ci-après concentrât ou glycolat primaire; du concentrât provenant du passage à la presse de ces racines après le bain en question, dit ci-après concen-ij-0 trat ou glycolat secondaire; et du mélange solvant chloroforme ayant 70 04591 5 2077728 servi à laver le gâteau de racines obtenu à l'issue de ce passage à la presse, dit ei-après concentrât ou g^colat tertiaire. L'ensemble des concentrats ou glycolats obtenus est alofs ajusté pour obtenir poids pour poids de plantes fraîches. 5 La présente invention a plus précisément pour objet l'extrait de racines constitué par le concentrât ou glycolat d'ensemble, dit ci-après concentrât ou glycolat global, obtenu par réunion des concentrats ou glycolats primaire, secondaire et tertiaire mentionnés ci-dessus. .0 L'obtention directe selon l'invention d'un extrait fluide et non pas d'une plante sèche est particulièrement avantageuse. En éffet, une plante sèche, telle que celles obtenues usuellement, a-près passage à l'autoclave est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre ultérieurement, car une telle mise en oeuvre nécessite géné-5 ralement une lixiviation, précédée des phases usuelles d'inhibition et de macération. Or, cette nouvelle inhibition favorise naturellement l'hydrolyse des principes actifs de la plante, et partant, la modification, voire même la destruction de ceux-ci. De préférence, mais non obligatoirement, le procédé selon 1' 0 invention est conduit de manière à ce que le concentrât ou glycolat global obtenu corresponde poids pour poids aux plantes fraîches traitées et que la teneur finale de ce concentrât ou glycolat global en chloroforme soit de préférence voisine de 0,2 % du concentrât ou glycolat global. 5 II suffit pour cela d'utiliser pour la formation du concentrât ou glycolat primaire un bain de solvant propylèneglycol- ou autre, dont le poids soit sensiblement égal à celui du poids de l'ensemble des racines à traiter, celles-ci n'étant plongées dans ledit bain que fràction par fraction. ) On a souligné ci-dessus les avantages qu'il y a en général à obtenir sous forme fluide l'extrait de plante recherché, ainsi que le propose la présente invention. Il va de soi que, si nécessaire, il est possible de transformer un tel extrait fluide en extrait sec. Il suffit pour cela d'é-•i vaporer à sec cet extrait fluide à 80° pendant environ 48 h. Ou bien encore on peut, à partir des plantes frusionnées, et du concentrât ou glycolat primaire, simplifier l'extraction des concentrats ou glycolats secondaire et tertiaire par une seule extraction dans un appareil genre soxhlet industriel tel que celui commercialisé par la Société dite (STOKE MACHINE COMPANY) sous pression réduite, 70 04591 6 2077728 permettant de vaporiser le propylèneglycol*à 120° en circuit fermé et d'obtenir ainsi des extraits fluides à plus haute concentration en extrait sec. De même, il est aussi réalisable d'évaporer cet extrait fluide"dans le même appareil à consistance d'extrait mou 5 ou bien .encore d'assécher les coneentrats ou glycolats dans des "atomiseurs" à consistance d'extrait sec ou"par tout autre procédé, la caractéristique principale dë l'invention étant surtout constituée de la frusion. Le procédé de stabilisation décrit ci-dessus convient évidem-10 ment au.traitement de n'importe quelle racine de plante rhizome ou analogue. La présente invention vise cependant plus particulièrement mais non exclusivement son application à l'obtention d'un extrait de valériane. 15 La présente invention â donc encore pour objet un extrait ou ? concentrât de valériane, glycolat, polyolat ou autre, obtenu "en application.de ce procédé. ' - - ~ A titre d'exemple, on explicitera maintenant un mode opératoire détaillé convenant à la mise en oeuvre du procédé selon l'in-20 vention. Sur le champ même de la récolte des racines à traiter, sont disposés une table avec plusieurs couperets, pour séparer les rhizomes de leur "chevelure" et fractionner ces rhizomes en plusieurs parties, d'une section maximale d'environ 10 mm; un bac rempli d' 25 eau, pour débarrasser les racines des résidus de terre qui pourraient y demeurer attachés; une centrifugeuse à'moteur autonome, pour essorer les racines; une ou plusieurs cuves contenant chacune environ 100 kg de propylèneglycol et pouvant chacune être chauffée à l'aide d'un bruleur autonome, par exemple à l'aide d'un brûleur 30 à gaz combustible portatif; et plusieurs paniërs en grillage inoxydable ayant des dimensions leur permettant' d''être individuellement plongés dans l'une quelconque des' dites'cuves. .11 est prévu de traiter avec ce matériel environ 100 kg de racines fraîches par cuve de traitement, par fractions successives 35 correspondant chacune à la contenance'd'un panier. Après lavage et essorage des racines, on sépare des corps de celles-ci les radicelles, puis le panier métallique étant placé c.ans la frusionneuse, on plonge par fractions les racines de manière à ce qu'elles soient toutes "saisies" à 120° au fur et à mesure 40 qu'elles tombent dans le bain. 70 04591 7 2077728 En dernier lieu un couvercle métallique muni de poids les oblige à rester dans le bain et l'eau de constitution est aussitôt vaporisée en bulles qui sortent immédiatement des racines. D'autre part, pour homogénéiser le bain, on soulève et on a-5 baisse de temps en temps le panier de manière à faire circuler le glycol au coeur même de la masse; on attend alors que la température soit remontée à au moins 120°. Cette remontée de température est en effet un indice d'une bonne évaporation de l'eau de constitution des cellules desdits corps de racines. 10 Le panier est ensuite égoutté et les corps de racines sont stockés tels quels, dans des fûts appropriés. On répète les mêmes opérations jusqu'à ce que tous les corps de racines aient ainsi été ébouillantés. On procède alors de même pour les radicelles qui sont instal-15 lées à leur tour dans un panier métallique pour être plongées dans du propylèneglycol à 120°, et n'en être retirées qu'après que la température de ce bain ait à nouveau atteint cette valeur. On veille au cours de cette opération à ce que toutes les radicelles soient noyées dans le bain de propylèneglycol en appli-20 quant à leur surface une plaque métallique chargée d'un poids. L'opération de frusion des radicelles étant terminée, on place celles-ci comme précédemment dans des fûts de stockage. Lorsque les 100 kg de racines fraîches ont été ainsi traités, c'est-à-dire stabilisés par frusion, on met de coté le propylène--5 glycol utilisé, qui forme le glycolat désigné ci-dessus par glycolat primaire. On procède alors à l'évacuation du glycolat primaire et des racines ainsi traitées vers l'usine où, après refroidissement, ces racines sont broyées. >0 On soumet ces racines broyées à la presse, et la fraction de propylèneglycol ainsi exprimée est mise de côté; elle constitue le glycolat désigné ci-dessus par glycolat secondaire. On dilue alors le gâteau de racines broyées, résidu du passage à la presse de celles-ci, avec une fraction de la quantité de pro-5 pylèneglycol nécessaire, pour compléter la préparation à son poids de plantes fraîches et renfermant en chloroforme 0,2 % du glycolat terminal ou 0,2 % du poids de plantes fraîches. Ainsi qu'on l'a précisé ci-dessus, ce poison cellulaire a avantageusement pour effet de bloquer toute fermentation ou dévelop-0 pement microbien consécutif à "l'eau-liée" des racines qui,pendant 70 04591 8 2077728 l'augmentation de la température lors de l'ébouillantage desdites racines, n'aurait pas été évaporée dans les cellules de celles-ci les plus difficiles à atteindre. L'ensemble des racines broyées et de ce deuxième bain de pro-5 pylèneglycol à faible teneur de chloroforme est alors soumis à un nouveau passage à la presse; les fractions restantes de propylèneglycol sont utilisées de même, en pulvérisant le gâteau et en le lavant dans chaque fraction jusqu'à ce qu'il soit totalement débarrassé de ses principes actifs. L'ensemble des glycolats ainsi ex-10 primés désigné par glycolat tertiaire, est alors mis de côté. Les glycolats primaire, secondaire et tertiaire sont alors réunis et, si les opérations ont été conduites comme exposé ci-dessus, on obtient ainsi un glycolat, dit glycolat global, correspondant poids pour poids à la masse de racines fraîches traitées, 15 soit 100 kg, et contenant 0,20 kg de chloroforme. Il est à noter que l'ensemble du glycolat primaire et des 100 kg de racines fraîches peut être conservé pendant de nombreuses années et les phases ultérieures de la préparation peuvent être effectuées longtemps après. 20 D'une manière générale, les extraits fluides de plantes ainsi obtenus présentent une activité nettement supérieure, pour une quantité de racines fraîches initiale semblable ou un résidu sec identique, à celle des extraits secs usuels correspondants du commerce. 25 S'agissant par exemple des extraits de valériane, cette activité supérieure peut facilement être vérifiée par contrôle de 1' action de tels extraits sur lé comportement des poissons combattants siamois Betta Splendens mâles, suivant la méthode d'observation décrite par V. KEMPINSKAS dans la publication suivante : 30 "Changement du comportement des poissons combattants siamois Betta Splendens sous l'action de l'aminazine, du barbamyl et de la macération de valériane", List. TSR Ankstuju Mokyklu. Mokolo. Darb. Medicina, (1963), IV, pp. 173-177. On décrira ci-après une telle observation destinée à comparer 35 l'action d'un glycolat selon l'invention, référencé LG 120, avec un extrait fluide du commerce, référence F - 2421, Cette comparaison porte également sur un extrait inactif, à savoir un extrait mou de chiendent, destiné à permettre un essai de couleur. Dans tous les cas, les doses actives utilisées ont été celles 70 04591 9 2077728 correspondant à 0,30 g d'extrait sec de valériane par litre d'eau servant à bafener les poissons, et pour éliminer l'action des solvants, les extraits ont toujours été évaporés à sec avant d'être dilués dans l'eau de l'aquarium. 5 Pour l'extrait F-2421 qui titre 5 % en extrait sec de valéria ne, on a donc dilué .6 g d'un tel extrait par litre d'eau. Pour le glycolat, référence LG-120, dont l'extrait sec obtenu par évapora-tion à sec à 80° pendant 48 h titre 2,36 % en extrait de valériane on a dissout 13 g par litre d'eau. Et pour l'extrait mou de chien-10 dent qui titre 79*7 % d'extrait sec, on a dissout 0,37 g P^r litre d'eau. Les mesures ont d'abord porté sur la moyenne des "temps d'agressivité spontanée t^g" des poissons observés au bout de 5 minutes de repos après mise en place dans un premier aquarium conte-nant de l'eau naturelle, puis line latence de 10 minutes de repos derrière une glace opaque, et enfin une latence de 15 minutes de repos; par "temps d'agressivité spontanée" on désigne le temps au bout duquel un poisson, mis en présence d'un congénère, manifeste spontanément son hostilité à ce dernier. 10 La moyenne des temps d'agressivité spontanée ainsi relevés permet une sélection et tout poisson n'ayant pas une rapidité d' agressivité inférieure à la minute est éliminé. On plonge alors cinq poissons ainsi sélectionnés dans un nouvel aquarium contenant l'extrait de valériane essayé, et on mesure ::5 le temps "fcgA marquant la suppression de l'agressivité" moyenne de ces cinq poissons. On place alors ces mêmes cinq poissons dans ;un autre aquarium contenant de l'eau naturelle et on mesure le temps "t^A au bout duquel leur agressivité apparaît à nouveau". ■0 Les conditions suivantes ont été dans tous les cas d'essais respectées : L'agressivité est mesurée sans glace d'interposition : un premier signe précurseur d'agressivité est la mise du corps d'un poisson en forme de S par côtoiement du corps du poisson adversai-;5 re, mais c'est seulement lorsque les ouies d'un tel poisson sont ouvertes que l'on considère la réaction d'agressivité comme positive . La fin de l'agressivité est obtenue par interposition d'une plaque opaque en verre opaline pour éviter toute libération de 0 principes actifs des plastifiants des matières plastiques. 70 04591 10 2077728 Les poissons, essayés n'ont subi ni essai, ni intoxication préliminaire par des tranquillisants depuis au moins un mois, mais les poissons dont le temps de latence est supérieur à une minute, ont été entraînés au combat préalablement, plusieurs jours à l'avance. 5 Les poissons ont tous été choisis de même taille, environ 5 cm de longueur, de manière à avoir les mêmes chances de combat. Ils ont tous été nourris avec des vers de vase vivants, à raison de un à deux par jour, afin d'éviter les excès de nourriture. La température de l'eau des aquariums a été toujours de 27° 10 et le combat des poissons a toujours été mené à la faveur d'un bon éclairage. Le résultat des essais est résumé dans le tableau suivant : SA Extrait étudié t^S en eau tSA dans tRA en eau ' tRA//t1 15 pure des poissons essayés 1'extrait étudié pure F- 2421 du commerce 23 s 530+mn 235 mn 0,45 Glycolat LG-120 24 s ll8+mn 159 ffln 1,35 20 Chiendent 56 s 844+mn 103 mn 0,12 Ainsi que le met en évidence ce tableau, le glycolat de valériane selon l'invention, référence LG-120, déprime les réactions d'agressivité des poissons Betta Splendens essayés de manière nettement supérieure, à quantité d'extrait sec de valériane équiva-25 lente, à l'extrait du commerce essayé à titre de comparaison. Ainsi qu'on le sait, les extraits de valériane ont de nombreuses applications en thérapeutique. C'est ainsi qu'on a déjà proposé de les associer avec un barbiturique et plus précisément avec du barbamyl. 30 Le Demandeur a fait à ce sujet deux observations. La première observation concerne le fait que dans de telles associations, le barbiturique utilisé sç trouve potentialisé lors-qu'on lui associe un glycolat de valériane selon l'invention, ce glycolat de valériane se trouvant lui-même potentialisé par le 35 barbiturique, en sorte que l'action combinée de ces deux constituants est d'une part nettement supérieure à la somme de leurs actions individuelles, et d'autre part nettement supérieure à l'action des associations comparables formées à l'aide d'un extrait de 70 04591 ii 2077728 valériane usuel. La deuxième observation concerne le fait que dans de telles associations, et s*agissant plus particulièrement d'un glycolat de valériane selon l'invention, il est préférable d'utiliser comme 5 barbiturique non pas du barbamyl ou autres barbituriques à action courte, mais du barbital. Il semble en effet que la valériane soit beaucoup plus lente à agir que le barbamyl et également que son effet soit plus lent à se dissiper que celui de ce dernier, ce qui n'est pas le cas pou? .0 le barbital dont au contraire l'effet met à s'établir et à se dissiper des temps comparables à ceux correspondants de la valériane. De plus, le barbital nécessite avantageusement pour sa solu-bilisation la même quantité de propylèneglycol que le glycolat de valériane selon l'invention nécessaire à sa potentialisation. .5 Ainsi donc, la présente invention a encore pour objet une as sociation médicamenteuse caractérisée d'une manière générale en ce qu'elle comporte un barbiturique et du glycolat de valériane obtenu conformément au procédé ci-dessus, le dit barbiturique étant par exemple et de préférence du barbital. !0 On donnera ci-après à titre d'exemple deux compositions par ticulières d'une telle association médicamenteuse. Exemple A Barbital acide 3 g Nicotinamide 6 g 25 Urée 5 g Glycolat de valériane (1) 25 g Propylèneglycol (2) 6 g Alcool à 95° 15 g Eau, q.s.p. 100 ml. ;0 (l) contenant au moins 79 $ de propylèneglycol (2) q.s.p. 25 g pour cent ml de la formule. Dans une telle composition, la potentialisation de la valériane et du barbital est facile à mettre en évidence par l'observation des effets d'une telle composition sur les Betta Splendens 55 mâles, comme décrit ci-dessus. Exemple B Concentrât de valériane fluide (l) 22,600 kg Barbital sodique 3,800 kg Alcool à 95° 5 kg 70 04591 2077728 Eau, q.s.p. •• '' ' " 100 litres. (l) contenant au moins 79 % de propylèneglycol. Exemple G Barbital acide - 3g . 5 Glycolat de valériane (1) . 25 g Propylèneglycol (2) 6g Alcool à 95° 20 g Sirop de lévulose 70 % q.s.p. 100 ml (l) contenant au moins 79 % de propylèneglycol 10 (2) q.s.p. 25 g pour cent ml de la formule. Exemple D Barbital acide 3g Glycolat de valériane (l) 25 g Propylèneglycol 6 g 15 Nicotinamide 4 g Alcool à 96° 20 g Eau déminéralisée 10 g Arôme q.s. Sirop de lévulose à 70 % q.s.p. 100 ml. 20 Dans de telles compositions A, B ou analogues l'action séda tive lente du barbital complète avantageusement l'action de tran-quillisation lente de la valériane, de préférence aux autres barbi turiques dont l'action est trop courte par rapport à celle de la valériane. 25 Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux mo des de mise en oeuvre décrits ci-dessus, mais englobe toute variante d'exécution; c'est ainsi que le bain de propylèneglycol ser vant à la frusion des racines pourrait être porté à une température. supérieure à 120°C, à 150°C par exemple. 70 04591 13 2077728 REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la stabilisation de racines et de plantes en vue de l'obtention d'extraits de celles-ci, caractérisé en ce que, dès la récolte des racines et sur les lieux mêmes de celles-ci, on plonge les dites racines dans un bain de solvant, tel que propylère 5 glycol, polyol, sorbitol, lévulose, glucose, lévulose ou saccharose par exemple porté à une température supérieure à 100°C et de préférence au moins égale à 120°C, et on recueille le concentrât ainsi obtenu, glycolat, polyolat ou autre, dit ci-après concentrât primaire. 10 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pendant immersion des racines, le bain de solvant est chauffé pour maintien de sa température à au moins 100°C et les dites racines ne sont retirées de ce bain que lorsque la température de ce dernier a atteint au moins 120°C. 15 3 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que on broie ensuite les racines et on les soumet à la presse pour extraction supplémentaire de concentrât, glycolat, polyolat ou autre, dit ci-après concentrât secondaire. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu1 20 on met ensuite le gâteau de racines broyées en contact avec un poison cellulaire, puis on le soumet à nouveau à la presse, pour obtention d'un troisième concentrât, glycolat, polyolat ou autre, dit ci-après concentrât tertiaire. 5 - Procédé suivant la revendication 4, "caractérisé en ce que 25 le poison cellulaire utilisé est du chloroforme dilué dans un bain de solvant propylèneglycol ou autre, à raison d'une teneur de préférence voisine de 0,2 %. 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5 caractérisé en ce qu'on réunit les concentrats primaire, secondai- 30 re et tertiaire, le concentrât ainsi obtenu, glycolat, polyolat ou autre, dit concentrât global, formant l'extrait recherché et correspondant poids pour poids aux plantes fraîches. 7 - Concentrât tel que glycolat, polyolat ou autre et en particulier glycolat de valériane, obtenu en application d'un procé- 35 dé conforme à l'une quelconque des revendications 1 s 6. 8 - Concentrât, et en particulier glycolat suivant la revendication 7, caractérisé-en ce qu'il contient 0,2 % de chloroforme. 9 - Association médicamenteuse, caractérisée en ce qu'elle com 70 04591 2077728 porte du glycolat de valériane conforme à l'une quelconque des revendications 7 et 8 et un barbiturique tel que barbital par exemple. 10 - Association médicamenteuse suivant la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle répond à l'une quelconque des compositions A, B, C, D suivantes : A - Barbital acide 3 g Nicotinamide 6 g Urée 5 g Glycolat de valériane (l) 25 g Propylèneglycol (2) 6g Alcool à 95° 15 g Eau, q.s.p. 100 ml. B - Barbital sodique 3*800 kg Glycolat de valériane (l) 22,600 kg Alcool à 95° 5 kg Eau, q.s.p. 100 1. C - Barbital acide 3 g Glycolat de valériane (l) 25 g Propylèneglycol (2) 6g Alcool à 95° „ 20 g Sirop de lévulose 70 fo q.s.p. 100 ml. D - Barbital acide 3 g Glycolat de valériane (1) 25 g Propylèneglycol 6 g Nicotinamide 4 g Alcool à 96° 20 g Eau déminéralisée 10 g Arôme q.s. Sirop de lévulose à 70 % q.s.p. 100 ml. (1) contenant au moins 79 ^ de propylèneglycol (2) q.s.p. 25 g pour cent ml de la formule.