On sait que les soins vétérinaires aux animaux exigent l'introduction sous-cutanée de comprimés appelés "pellets" comprenant des substances actives. Les pellets sont placés dans des réservoirs cylindri ques creux qui doivent être introduits dans des appareils du genre seringue ou trocart. Les manipulations qui résultent pour le vétérinaire doivent etre réduites autant que faire se peut et, en particulier, il faut éviter tout réglage ou recherche afin que l'opération se rapproche de l'automaticité entière en réservant au doigté du vétérinaire l'introduction de l'aiguille sous la peau de l'animal. Parmi les inconvénients que l'on rencontre dans la pratique, il en résiste un qui est particulièrement genant et qui vient du fait qu'il existe sur le marche plusieurs types de réservoir à pellets et, en conséquence, plusieurs appareils qui sont adaptés, chacun, à un réservoir. La présente invention remédie à cet inconvénient en permettant d'utiliser un seul appareil pour tous les réservoirs existants, cet appareil étant en outre conçu pour faciliter au maximum les manipulations puisqu'il suffit d'engager un réservoir à pellets dans l'appareil sans aucune précision, le réservoir se mettant en place automatiquement quel que soit son type. L'invention apparaitra de la description détaillée ci-après faite en référence aux dessins annexés. Bien entendu, la description et les dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un appareil conforme à l'invention. Les figures 2 à 5 sont des vues schématiques montrant la mise n place automatique d'un réservoir à pellets d'un premier t#ype connu. Les figures 6 à 9 sont des vues analogues aux précédentes et mon trant la mise en place automatique d'un appareil d'un second type de réservoir à pellets connu. En se reportant aux dessins, on voit qu'un appareil conforme à l'invention comprend un corps cylindrique creux 1 dans lequel est montée coulissante une tige 2 éventuellement guidée par des moyens internes non représentés et bien connus de l'homme de l'art. Le corps 1 est muni d'une lumière latérale oblongue 3 par laquelle on peut--introduire un réservoir à pellets comme cela sera dit plus loin. En aval de la lumière 3 se trouve une chambre 4 qui communique avec un canal 5 lui-meme en regard d'une aiguille creuse 6 de tout type connu. La chambre 4 est prévue dans le corps 1 lui-meme tandis que le canal 5 est prévu dans une pièce amovible 7 solidaire de l'aiguille 6 et fixée au corps 1 au moyen d'un capuchon taraudé 8 qui se visse sur l'extrémité du corps 1. Conformément à l'invention, l'intérieur du corps 1 se raccorde à la chambre 4 au moyen d'une rampe tronconique 9, ce raccordement avec l'intérieur du corps 1, au droit de-la lumière 3, se faisant de manière aussi précise que possible afin de créer une surface continue depuis l'intérieur du corps 1 jusqu'à l'intérieur de la chambre 4. En aval de la rampe 9, la chambre 4 est limitée par une seconde rampe tronconique 10 prévue à l'embouchure du canal 5 daims la pièce 7 et qui se raccorde exactement au diamètre intérieur de la chambre 4 afin, ici encore, de créer une surface continue depuis la chambre 4 jusqu'au canal 5. Avant d'expliquer le fonctionnement de l'appareil qui vient d'être décrit, il est nécessaire de rappeler que les réservoirs à pellets qui existent sur le marché sont constitués par des cylindres creux, le plus souvent en matière synthétique, qui contiennent les pellets à injecter dans le corps de l'animal et qui doivent être traversés par la tige 2 afin que le réservoir reste dans l'appareil tandis que les pellets sont poussés hors le canal 5 à l'intérieur de l'aiguille 6 et, de là, à l'intérieur de l'animal Ces réservoirs à pellets sont essentiellement de deux types. Dans le premier de ces types, le réservoir à pellets est muni d'un culot arrière par lequel il doit buter contre une sorte de culasse de l'appareil à la manière d'une cartouche. Le second type de réservoir à pellets qui se trouve sur le marché ne comporte aucun culot et consiste donc simplement en une fraction de cylindre qui doit coopérer avec une butée prévue dans l'appareil à l'embouchure du canal 7. En outre, les différents réservoirs k pellets qui existent sur le marché ont des diamètres différents mais les différences sont néanmoins assez faibles du fait que la dimension des pellets ne peut pas être quelconque. La différence de conception s'ajoutant pourtant à la différence de diamètre, on comprend aisément qu'il n'est pas possible d'utiliser un seul et même appareil pour deux types de réservoir différents. Au contraire, grace à l'invention, le mbte appareil qui vient d'être décrit peut recevoir n'importe lequel des pellets existants. En se reportant aux figures 2 à 5, on voit par exemple qu'un réservoir à pellets du type muni d'un culot est introduit dans le corps t de l'appareil par la fenetre latérale oblongue 3 dont le diamètre est tel que le réservoir à pellets sty loge sans difficulté Dans cette position, la tige 2 est complètement retirée afin de s'effacer en amont de la fenêtre 3 de sorte que le réservoir å pellets repose à l'intérieur du corps 1 de manière tout-à-fait libre. n suffit maintenant å l'utilisateur de repousser la tige 2 vers l'aval (figure 2) pour que l'extrémité de la tige 2 pousse le réservoir A par son culot B. Le diamètre du culot qui est supérieur au diamètre du réservoir proprement dit fait que ce réservoir a un axe oblique par rapport à l'axe de l'appareil mais cela n'a, ici, aucune importance grace à la rampe 9 car en repoussant le réservoir vers la chambre 4 le réservoir rencontre la rampe 9 et glisse contre elle de manière automatique jusqu'à ce qu'il se présente exactement en regard de la chambre 4 (figure 3). En continuant à pousser sur la tige 2, on introduit complètement le réservoir-dans la chambre 4 dont la longueur est calculée de telle manière que le culot B du réservoir A puisse buter contre la rampe 9 sans que l'ex- trémité avant du réservoir ait atteint le fond de la chambre 4 (figure 4). Dans cette position, il n'est plus possible d'enfoncer plus profondément le réservoir A et la tige 2 peut facilement pénétrer à l'intérieur du réservoir A par un orifice qui est prévu au centre du culot B de sorte que la tige 2 traverse le réservoir et pousse devant elle les pellets C hors du réservoir A par le canal 5 jusqu'à l'intérieur de la seringue 6,et de là, à l'intérieur de l'animal. En se reportant maintenant aux figures 8 et 9, on voit qu'on agit axactement de la même manière avec un réservoir à pellets B qui n'est pas muni d'un culot B comme précédemment et qui est constitué par un simple cylindre muni d'un rétreint à chacune de ses extrémités pour retenir les pellets C qUil contient. En effet, il suffit, comme précédemment, d'engager le réservoir D dans le corps 1 et d'actionner là tige 2 pour que celle-ci repousse le ré servoir D dans- la chambre 4 en lui faisant gravir automatiquement la rampe 9 de sorte que le réservoir D pénètre dans la chambre 4. Mais ici le culot B n'existant pas, le réservoir D n'est pas arrêté par la rampe 9, il continue donc à s'engager à l'intérieur de la chambre 4 jusqu'a ce qu'il rencontre la rampe 10 contre laquelle il vient buter (figure 8). En continuant d'agir sur la tige 2, celle-ci pénètre à l'intérieur du réservoir D comme cela a été décrit pour le cas précédent et la tige 2 re pousse les pellets C comme précédemment par le canal 5 dans la seringue 6 jusqu'à l'intérieur de l'animal. n faut remarquer, bien entendu, que le diamètre intérieur de la chambre 4 doit être plus grand que le diamètre extérieur du réservoir le plus gros afin de pouvoir les contenir tous. Or il est clair que si l'on utilise un réservoir à pellets très mince, celui-ci ne peut pas etre ajusté à l'intérieur de la chambre 4. Cela n'a en réalité aucune importance dès lors que la tige 2 pénètre à l'intérieur du réservoir et que c'est la tige 2 elle-meme qui sert en quelque sorte de guide-au réservoir pour lé maintenir parallèlement à l'axe de l'appa reil. La chambre 4 doit, de même, être plus longue que le plus long des réservoirs possibles afin que le réservoir soit maintenu le mieux possible. Il faut noter que si un réservoir A muni d'un culot B est plus long que la chambre 4, cela n'a aucune importance car ce n'est pas le culot B qui butera contre la rampe 9, dans ce cas, mais c'est l'extrémité avant du réser voir A qui butera contre la rampe 10. Pour être assuré de l'automaticité complète de l'appareil à partir du moment où l'on a mis un réservoir dans le corps 1, il faut que la différence de rayon entre l'intérieur du corps 1 et ltextérielur de la tige 2 soit inférieure au diamètre d'un réservoir afin que la tige 2 rencontre toujours le réservoir quelle que soit la position dans laquelle il se trouve ainsi que cela se voit spécialement sur les figures 2 et 6. Cette condition est facile à remplir si l'on n'a pas des réservoirs de diamètres trop faibles ce qui est le cas dans la pratique car les pellets ont des différences de diamètres extrêmement faibles car leur volume ne peut pas être totalement indifférent. Il faut remarquer que la tige 2 qui pénètre à l'intérieur des réservoirs, quel que soit le modèle considéré, frappe toujours contre la paroi intérieure des orifices prévus aux deux extrémités du réservoir de sorte que pour retirer le réservoir après usage il suffit de tirer sur la tige 2 qui, par friction, ramène le réservoir à l'intérieur du corps 1 devant la fenêtre oblongue 3 d'ou on l'extrait sans mal Pour faciliter le retrait du réservoir, il est bon de prévoir- immédiatement en amont de la fenêtre oblongue 3 une butée contre laquelle le réservoir s'arrêtera tandis que la tige 2 continuera d'être tirée. Cette butée peut facilement être constituée par un épaulement dont le diamètre extérieur est celui du corps 1 tandis que le diamètre intérieur correspond sensiblement à celui du diamètre extérieur de la tige 2 de sorte -que si-la tige 2 peut passer à l'intérieur de ce passage axial, il n'en est pas de même du réservoir qui bute et qui tombe donc dans le corps 1 quand la tige 2 est complètement retirée. Il suffit alors d'ôter le réservoir à la main ou tout simplement de retourner I'appareil- pour diriger la fenêtre oblongue vers le bas de sorte que le réservoir tombe de son propre poids. Avec l'appareil qui vient d'être décrit, on utilise, conformément à l'invention, des réservoirs dont la longueur, le diamètre extérieur et le diamètre intérieur ainsi que le nombre de pellets sont compris dans certaines limites. EXEMPLE I Un réservoir du type A a une longueur de 38 millimètres, un diamètre intérieur de 2, 9 millimètres et un diamètre extérieur de 5, 2 m illimè tres. n cnntient huit pellets. n est muni d'un culot B. EXEMPLE U Un ré réservoir de type D a une longueur de 45 millimètres, un diamètre intérieur de 3 millimètres et un diamètre extérieur de 5 millimètres. Il contient dix pellets. n n'est muni d'aucun culot. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour introduire des pellets dans le corps d'animaux, du type comprenant un corps creux substantiellement cylindrique et échancré d'une lumière latérale oblongue, dans l'axe duquel une tige effaçable vers l'amont est montée coulissante én regard d'un canal aval continu aboutissant à une aiguille, caractérisé en ce que le canal comprend une chambre délimi té# en amont, par une rampe tronconique qui se raccorde exactement à la paroi interne du corps au voisinage de la lumière oblongue et, en aval, par une rampe tronconique qui se raccorde exactement à ladite chambre et au canal proprement dit qui est de plus petit diamètre que la chambre. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur de la chambre mesurée axialement entre les deux rampes est supérieure à la longueur'd'un réservoir à pellets devant être introduit dans la chambre par la lumière oblongue. 3 - Appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que la différence entre le rayon intérieur du corps, au droit-de la lumière et le rayon extérieur de la tige est inférieur au diamètre du plus mince réservoir à pellets devant être utilisé avec l'appareil. 4 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre de la chambre, mesuré à l'embouchure de la rampe raccordée au corps de l'appareil est inférieur au diamètre d'un culot dont est muni le réservoir à pellets devant être utilisé avec l'appareil, 5 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre du canal mesuré à l'embouchure de la rampe raccordée à la chambre est inférieur à celui du plus mince réservoir à pellets devant être utilisé avec l'appareil. 6 - Réservoir utilisable avec l'appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que sa longueur est comprise entre 28 et 48 millimètres. 7 - Réservoir utilisable avec l'appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que son diamètre extérieur est compris entre 4 et 7 millimètres. 8 - Réservoir utilisable avec l'appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que. son diamètre intérieur est compris entre 2, 5 et 6 millimètres. 9 - Réservoir utilisable avec l'appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient de six à quatorze pellets. 10 - Pellet pour son utilisation avec le réservoir conforme à l'une quelconque des revendications 6 à 9 ci-dessus, caractérisé en ce qu'il a un diamètre compris entre 2, 4 à 5, 9 millimètres. 11 - Pellet pour son utilisation avec le réservoir conforme a lune quelconque des revendications 6à 9 ci-dessus, caractérisé en ce qu'il a un indice de dureté d'au moins 5 kilos en mesurant cette dureté avec l'appareil connu sous le nom de "Duremètre Monsanto".