Pour la realisation d'images d'impression sur des cylindres d'impression, outre le procédé usuel de gravure, on connait entre autres le procédé dit dtimpres- sion à film, dans Lequel on applique une couche photosensible sur un cylindre creux à paroi mince et on expose successivement en particulier pendant que le cylindre tourne, après avoir posé un négatif et avoir interposé une trame.En corrodant les cylindres, on obtient aux endroits exposés, séparés les uni des autres conformément à la trame, des trous plus ou moins petits selon l'intensité de l'exposition et traversant la paroi du cylindre creux de sorte qutaprès avoir posé une toile à l'intérieur du cylindre creux, on imprime l'encre au moyen d'un cylindre de caoutchouc, à travers les trous et avec une intensité correspondant à la grandeur de ceux-ci, contre la matière à imprimer que l'on fait passer le long du cylindre creux, à l'extérieur de celui-ci. Toutefois, ce procédé préssente différents inconvénients. Par suite. de la souplesse du cylindre creux à paroi très mince dont ltépaisseur de paroi se mesure seulement en fractions de millimètres, on ne peut pratiquement pas obte- nir d'images nettes. Les cylindres ne peuvent servir qu'une seule fois ce qui occasionne des frais de fabrication élevés, L'achèvement des cylindres jusqu' ce quqîs soient prêts à l'impression nécessite un temps relativement longs, plusieurs heures, et en outre, il est généralement nécessaire de retoucher fastidieusement des contours qui manquent de netteté, ce qui nécessite dans bien des cas un travail supplémentaire du- rant des semaines. L'invention a surtout pour but d'éviter ces inconvénients et de fournir un procédé de réalisation d'ima- ges imprimées sur des cylindres'd'impression qui se distingue par des images nettes similaires à une gravure et par un temps court de réalisation des images imprimées, tandis que les cylindres d'impression sont exécutés sous une forme stable. L'invention réside donc essentiellement dans le fait que l'on applique sur le cylindre d'impression une couche de pigment exposée après application d'une image translucide, notamment d'un diapositif formé par voie photographique, et qu' ensuite on expose le cylindre muni de la couche de pigment à l'action d'un agent corrosif qui, après élimination des portions non expo- sées de la couche de pigment, transfère par corrosion 11 image sur la surface du cylindre. Par un tel procédé, on obtient à la fois dans une large mesure les avantages du procédé usuel de gravure dans lequel on grave les contours à la nain à l'aide d'un burin dans la surface d'un cylindre massif et les avantages Qu procédé mécanique d'impression à film, sans devoir supporter, pratiquement, les inconvénients de ces procédés. Relativement au procédé d'impression à film, on obtient surtout les avantages suivants t La confection du cylindre d'impressien jusqu'à ce qu'il soit prAt à pression est considérablenent accélérée, en ce sens qu'au lieu d'un travail de confection de plusieurs heures à plusieurs semaines, on obtient un cylindre prêt à l'impression en l'espace d'environ une heure eu moins Conne cylindre d'impression, on peut utiliser un cylindre mas- sif, traditionnel dans un procédé normal d'impression, ou bien un cylindre creux à paroi épaisse, ce qui représente une construction simple et permet une grande longévité du cylindre; ceci est surtout vrai parce que lorsqu'on a terminé l'impression d'un motif (et qu'on n'a plus besoin de l'imprimer), on peut usiner le cylindre au tour et l'utiliser à nouveau pour d'au- tres motifs.On peut sans difficulté obtenir une utilisation multiple pour des motifs chaque fois différents. En même temps, la qualité de l'image est accrue en ce sens que l'en peut obtenir des contours plus nets et de meilleures transitions de couleurs, ce qui doit entre attribué au fait que l'encre est absorbée par des creux de la surface du cylindre au lieu entre poussée à travers une trame de trous comme dans le procédé de gravure. D'autre part, relativement au procédé de gravure exécuté manuellement, on obtient pour la réalisation des images imprimées les avantages du procédé mécanique en ce sens qu'au lieu d'un travail manuel durant des semaines comme celui que nécessite la gravure à la main, on obtient le temps le plus court. Par suite, les frais de fabrication sont réduits dans une mesure correspondant au raccourcisse- nuent du temps de travail. D'autre part, la possibilité de réutilisation et la longévité des cylindres d'pression sont augmentées relativement au procédé normal de gravure.Dans celuici loi creux exécutés au burin à main présente une section qui diminue coniquement on profondeur et par suite lorstuo le cylindre s'use comme il est inévitable dans la-réalisatien de tirage en plusieurs milliers d'exemplaires la section de surface des creux gravés devient de plus en plus étroites, tandis que les creux réalisés par le procédé selon l'invention présentent dans la direction de la profondeur une section pra tiquenent rectangulaire.Par suite, même après une usure prononce du eylindre, la section de surface des creux est pra tiquexent toujours la mamie. Par suite, la qualité de l'impres- sien est dans une large mesure indépendante du tirage effec- tué sur le mXne cylindre. Relativement au procédé traditionnel d'impression à film également, on peut obtenir de meilleures transitions de couleurs et de meilleures représentations de motifs, En général, avant d'exposer la couche de pigment recouverue de l'image à transférer, on l'expose sous une trame et après l'exposition et l'application de la couche de pigment sur le cylindre, on enlève de façon appropriée le support de pigent, par exemple une couche de papier. La corrosion de la surface du cylindre peut ensuite dtre effectuée au moyen d'un liquide corrosif usuel tel qu'une solution de chlorure de fer et/ou de l'acide sulfurique, et selon le degré d'exposition des particules de la couche, la couche de pigment est plus ou moins enlevée par le liquide corrosif, ce qui fait que l'enlèvement des particules de la matière du cylindre d'impression, formant le creux, a lieu sur une profondeur plus ou moins grande. On expliquera plus précisément le procédé à propos des dessins schématiques sur lesquels. : - la figure I est une coupe schématique très agrandie lors de l'exposition de la couehe de pigment; - la figure 2 est une soupe correspondante montrant la mtme partie de la couche de pigment après application sur le cylindre d'impression; - la figure 3 est une coupe d'une portion de surface du cylindre d'impression, dans l'état final, suivant la ligne 3-3 de la figure 4, et - la figure 4 est un plan correspondant à la figure So On pratique par exemple le procédé e- lon l'invention de la façon suivante; d'une part, à partir du motif à transférer, on confectionne un diapositif dont une coupe partielle est indiquée en 10 à échelle fortement agrandie sur la figure I, avec des portions foncées IOa et des portions claires IOb; d'autre part et aussi peu de temps que possible avant la suite du traitement, on photosensibilise de manière en elle-même connue une couche approprié de pigment appliquée sur un support de pigment et ensuite on la sèche. Ensuite, on expose la couche de pigment sous une trame; on peut choisir un tempe de pose suffisamment long pour que les portions de la couche de pigment atteintes par la lumière soient complètement exposées. Sur la figure I, on a désigné par II la couche de pigment qui est appliquée sur le support de pigment I2, par exemple une couche de papier, Les différentes portions de traie exposées sous la tram. sont indiquées par 13. Sur la couche de pigment 11, on pose maintenant le diapositif IO, comme le montre la figure IF et dans cette position, on l'expose au moyen de la lumière qui arrive dans le sens de la flèche t. Ensuite, on applique la couche de pigment II à ltétat mouillé sur le cylindre I4 préalablement nettoyé et dégraissé et également mouillé, dont une couche superficielle est indiquée sur la figure 2, plus précisément de telle sorte que le support de pigment I2 est dirigé vers l'extérieur0 Ensuite, on sèche le cylindre puis, par exemple en le plongeant dans de l'eau chaude, on détache le papier de la couche de pigment tandis que celle-ci continue d'adhérer au cylindre.On lave le mucillage ainsi formé avec de l'ouate molle ou des moyens similaires, dans le bain d'eau chaude, En mtme temps, il se produit dans la couche de pigment un développement de telle sorte que l'on obtient dans la couche de pigment une image structurale tramée conformément au diapositif, comme on l'a indiqué schématiquement sur la figure 2 par des mouchetures différentes0 On sèche alors le cylindre et on pose ensuite à un bain corrosif I6 qui agit dans le sens de la flèche 9 sur la surface du cylindre I4, par l'intermédiaire de la couche de pigment II qui se dissout plus ou moins (figure 3). Comme liquide corrosif, on utilise par exemple le chlorure de fer ou l'acide sulfurique ou un mélange de ceux-ci, le liquide attaquant plus fortement la couche de pigment aux points IIa ou points foncés du diapositif qu'aux points IIb ou points clairs. Ainsi, les différéntes portions qui restent entre les mailles de la trame sont corrodées dans la surface du cylindre I4 en fonction de la dissolution différente de la couche de pigment à l'endroit des creux I5, de telle sorte qu'aux endroits foncés IOa du diapositif, on corrode dans le cylindre de grands creux I5a tandis qu'aux endroits clairs IOb du diapositif, on n'obtient dans le cylindre que de petits creux I5b. Campe on le voit par la figure 3, les creux I5 corrodés dans la surface du cylindre I5 présentent, perpendiculairement à cette surface, une section rectangulaire ou pratiquement rectangulaire contrairement à la section usuelle de gravure obtenue au moyen d'un burin et qui diminue en V de la surface vers le fond, Par suite, des creux plus prononcés ob- tenus par la corrosion conservent leur section initiale parallèle à la surface du cylindre méme après une usure prononcée, de sorte que l'image obtenus sur le cylindre peut servir à un tirage plusieurs fois supérieure à celui de l'image corrodée normale. Lors de l'impression, on remplit les creux d'encre et ils donnent une impression qui est d'autant plus claire que leur profondeur est moindre, Après la fin de la corrosion, on effectue un nettoyage du cylindre au moyen de cyanure de potassium et d'eau. On nettoie ainsi le cylindre des restes de la couche de pigment et il est alors prêt à l'impression. I1 n'est pas normalement nécessaire de retoucher l'image formée. Selon la trame utilisée, les points tramés et donc les creux I5 peuvent présenter comme on 11a indiqué dans l'exemple un contour circulaire ou bien un autre contour quelconque, par exemple polygonal ou similaire. REVENDICATIONS I ) - Procédé de réalisation d'images d'impression sur des cylindres d'impression suivant un procédé d'impression à film, caractérisé par le fait que l'on applique sur le cylindre d'impression une couche de pigment exposée après application d'une image translucide, notamment d'un diapositif formé par voie photographique, et qu'ensuite on expose le cylindre muni de la couche de-pigment à l'action d'un agent corrosif qui, après élimination des portionslexposées de la couche de pigment, transfère par corrosion l'image sur la surface du cylindre. 20) - Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'avant d'exposer la couche de pigment recouverte de l'image à transférer, on l'expose sous une trame de préférence avec un temps de pose long, 'jO) - Procédé selon les revendications I et 2, caractérisé par le fait que l'on pose à l'état mouillé la couche de pigment appliquée sur un support de pigment tel qu'un papier sur le cylindre nettoyé, dégraissé et mouillé et que l'on sèche, et qu'ensuite on expose le tout à un liquide chaud, notamment à un bain seau, pour détacher le support de pigment. 40) - Procédé selon les revendications I à 3, caractérisé par le fait que l'on élimine par lavage le mucilage qui se forme lors du détachement du support de pigment, en utilisant le liquide de bain, par exemple l'eau chaude, qui sert en même temps à développer l'image exposée. 50) - Procédé selon les revendications I à 4, caractérisé par le fait que de manière en elle-meme connue on utilise comme liquide corrosif un liquide tel qu'une solution de chlorure de fer et/ou l'acide sulfurique, qui dissout la couche jusqu'à une profondeur plus ou moins grande selon le degré d'exposition des particules de couche, 60) - Procédé selon les revendications I à 5, caractérisé par le fait que l'on photosensibilise seulement la couche de pigment de manière en elle-mtme connue peu de temps avant l'exposition.