La présente invention concerne une roue de véhicule comportant une jante rigide et un pneu à ceinture, dont les talons contiennent des tringles résistant à la traction et sont empêchés de s'échapper de la surface de siège par glissement latéral par une corne de jante, tandis qu'à côté de la surface de siège, sur le côté tourné vers le milieu de la jante se trouve un évidement destiné à permettre la mise en place d'un talon du pneu lors du montage de ce dernier. Ces évidements sont habituellement constitués par des gorges périphériques dans le corps de la jante. Ils sont nécessaires pour permettre un montage du pneu lorsque celui-ci comporte des talons. En outre, il est connu de prévoir entre les cornes de la Jante, à la périphérie extérieure de celle-ci, des éléments d'appui qui permettent un soutien du corps du pneu lorsque celui-ci a été endommagé par des perforations ou analogues. L'invention part du fait qu'on a reconnu qu'un roulement de fortune est assuré, dans les meilleurs conditions possibles, si le pneu défectueux, au lieu de s'appliquer sur une petite largeur centralement sous la bande de roulement (comme décrit dans la demande de brevet allemand publiée avant examen 25 09 941) peut prendre appui sur une section de jante relativement large ou même sur deux sections de jante disposées à une distance relativement grande l'une de l'autre, tandis que, toutefois, il doit être assuré que, lors d'un roulement de fortune, un pliage en dehors des parois latérales du pneu reste possible. A cet effet, suivant l'invention, les surfaces de siège prévues pour les talons du pneu se trouvent sur la périphérie intérieure de la jante à côté d'une corne de jante s'étendant radialement vers l'inté rieur et qui, de la manière usuelle, termine la jante latéralement. En outre, le fond de l'évidement est situé à l'extrémité d'un diamètre plus grand que celui à l'extrémité duquel se trouvent les surfaces de siège. L'avantage important de cette disposition réside en ce que les surfaces de siège du pneu ne se trouvent pas à la périphérie extérieure ou latéralement à l'extérieur sur le corps de la Jante, mais bien à la périphérie intérieure de celui-ci, ce qui permet d'obtenir des corps de jante relativement plats ou larges avec une souplesse comparativement plus grande et de bonnes propriétés de stabilité directionnelle. En outre, les évidements qui se trouvent près des surfaces de siège et, par conséquent, également à la périphérie intérieure du corps de la jante facilitent le montage du pneu, du fait que les talons du pneu sont ainsi engagés sur une partie de leur périphérie dans ces évidements de manière à pouvoir se déplacer sur le côté opposé du talon du pneu sur la corne de la Jante. Dans la région de ces surfaces de siège et de ces évidements et, par conséquent, à la périphérie extérieure du corps de la jante se trouvent désormais les surfaces d'appui de la partie zénithale du pneu, lorsque celui-ci vient à être endommagé et doit trouver un appui pour permettre un roulement de fortune. Cet appui a alors lieu dans la région des talons du pneu, qui sont essentiellement entourés par les surfaces d'appui. Entre ces surfaces d'appui, on peut prévoir, d'une manière connue en soi , à la périphérie extérieure du corps de la jante, ce qu'on appelle une "base creuse", qui sert également au montage du pneu lorsque, d'une manière connue en soi, l'un des talons du pneu doit être déplacé à partir d'un des côtés de la jante vers l'autre côté de celle-ci. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints qui en représentent, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution. Sur ces dessins les figures 1 et 2 représentent chacune une vue en coupe partielle radiale d'une roue de véhicule routier, la figure 2 montrant le roulement de fortune du pneu. Le pneumatique de véhicule utilisé pour la roue de véhicule suivant l'invention, pneumatique qui est essentiellement en caoutchouc ou en matériaux analogues au caoutchouc, comporte une carcasse radiale 1, ancrée dans les talons 2 par enroulement autour des tringles de talon résistant à la traction 3. Au-dessous de la bande de roulement 4, entre celle-ci et la carcasse 1, se trouve une ceinture 5 résistant à la traction en direction périphérique, constituée par deux ou plus de deux couches de tissu en corde, ceinture qui assure la stabilisation latérale du corps du pneu. Le corps du pneu présente en outre à sa surface intérieure, sensiblement sur toute l'étendue de la bande de roulement 4, une mince couche de glissement 6, qui permet un appui sur le corps de la jante mais qui peut, en outre, servir également de couche d'étanchéisation en cas de perforations. La jante métallique 7 est soudée, d'une manière connue en soi, sur une coupelle 8 épousant la forme du moyeu. Cette jante 7 sert à maintenir les talons de pneu 2 et à assurer l'appui du pneu en cas de crevaison. Elle présente en son milieu, sensiblement sur un tiers de sa largeur, une base creuse 9 et, de part et d'autre de celle-ci, des rebords 10 qui s'éten dent essentiellement transversalement. Ces rebords 10 présentent latéralement à l'extérieur une corne de jante 11, à laquelle se raccorde une surface de siège 12 pour les talons de pneu 2 puis, en direction de la base creuse 9, un évidement 13 correspondant sensiblement à la largeur des talons de pneu 2, et dont la base 14 se trouve à l'extrémité d'un diamètre notablement plus grand que celui à l'extrémité duquel se trouve la surface d'appui 12. En conséquence, les talons de pneu 2 sont appliqués contre la périphérie intérieure du corps de la Jante, tandis qu'ils touchent une partie des cornes de jante 11.Dans la région des parois latérales du pneu adjacentes au talon de pneu 2, et plus précisément dans la zone indiquée en 15, les parois latérales du pneu s'étendent en conséquence latéralement vers l'extérieur dans une direction sensiblement parallèle à l'axe jusqu'à ce que, finalement, après s'être bombées largement vers ltextérieur dans la partie de l'épaulement, elles se raccordent au zénith du pneu. Le maintien des talons 2 du pneu sur les surfaces de siège 12 peut être assuré d'une manière connue en soi par une saillie périphérique indiquée en 16 mais aussi par des anneaux de sécurité 17 qui peuvent être réalisés de façon amovible sous la forme d'anneaux de serrage. Pour procéder au montage du pneumatique, on introduit tout d'abord un talon du pneu dans la base creuse 9 de façon que ce talon de pneu puisse être déplacé de la manière usuelle vers le côté opposé de la Jante. Grâce aux évidements 13, les talons 2 du pneu peuvent alors être tirés jusqu'à leur position d'utilisation, c'est-à-dire sur leur surface de siège 12. Si le corps du pneu vient a être endommagé, alors la couche 6 peut prendre appui sur les surfaces extérieures cylindriques 18 de la jante 7, qui se trouvent de part et d'autre de la base creuse 9 et, éventuellement aussi, latéraffiement vers l'extérieur a côté des surfaces 18. Dans la forme d'exécution de la Figure 2, les cornes il de la jante et les surfaces de siège 12 sont formées par repliement d'une section libre 19 du rebord de la jante 7. On obtient ainsi une plus grande largeur des surfaces cylindriques 18 pour assurer l'appui de la couche 6. La Figure 2 représente, en outre, l'appui du corps du pneu devenu défectueux sur les surfaces cylindriques 18, dont la largeur correspond sensiblement à celle de la base creuse 9. On peut voir alors que les parois latérales du pneu peuvent se plier latéralement en dehors sans risquer d'endommager le siège des talons 2 du pneu. La largeur d'appui du pneu correspond, en outre, lors d'un roulement de fortune de celui-ci, sensiblement a la largeur de la bande de roulement 4. L'invention peut être utilisée avantageusement pour des pneus relativement plats, en particulier pour des pneus dans lesquels le rapport épaisseur/largeur est compris sensiblement entre 80 et 25 %, mais de préférence entre 65 et 40 %. Ces formes de section droite de pneu plates ne sont possibles que grâce au fait que le maintien des talons du pneu peut s'effectuer sur la surface intérieure des rebords 10 situés latéralement à l'extérieur. Il y a lieu de souligner que les tringles de talon 3 doivent présenter, rDn seulement une résistance à la traction suffisante, mais aussi une rigidité en compression suffisamment grande en direction périphérique ou en direction tangentielle. Cela peut être assuré par le choix dfun matériau approprié ou par un assemblage spécial d'éléments de tringle individuels. Les surfaces de siège 12 doivent en outre présenter selon des modèles connus, une inclinaison d'environ 5 à 150 et cela de telle manière que le diamètre desdites surfaces de siège soit plus petit sur leur côté latéralement extérieur que dans la région tournée vers la base creuse 9. REVENDICATIONS 1. - Roue de véhicule montée sur pneumatique, comportant une jante rigide et un pneu à ceinture, dont les talons contiennent des tringles résistant à la traction et sont empêchés de s'échapper des surfaces de siège par glissement latéral par une corne de jante, tandis qu'à côté de la surface de siège, sur le côté tourné vers le milieu de la jante se trouve un évidement destiné à permettre la mise en place d'un talon du pneu lors du montage de ce dernier, ladite roue étant caractérisée en ce que les surfaces de siège (12) se trouvent à la périphérie intérieure de la jante près d'une corne de jante (11) s'étendant radialement vers l'intérieur, et en ce que le fond des évidements (13) se trouve à l'extrémité d'un diamètre supérieur au diamètre des surfaces de sièges. 2. - Roue suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les surfaces d'enveloppe (18) de la jante adjacentes aux évidements (13) sont des surfaces d'appui essentiellement planes pour la partie zénithale du pneu lors d'un roulement de fortune de celui-ci. 3. - Roue suivant la revendication 1, carac tériséeence qu'entre deux évidements (13) disposés à distance l'un de l'autre, une base creuse (9) connue en soi, disposée centralement, est prévue dans la jante (7). 4. - Roue suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la largeur de la base creuse (9) correspond sensiblement à la largeur des rebords (10) de la jante (7) qui s'étendent latéralement de part et d'autre de ladite base creuse. 5. - Roue suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les talons (2) du pneu sont retenus par une saillie (16) qui se trouve entre la surface de siège (12) et l'évidement (13). 6. - Roue suivant la revendication 1, caracté- risée en ce qu'elle comporte un anneau (17) de préférence réalisé sous la forme d'un anneau de serrage, qui est engagé dans l'évidement (13), et qui est destiné à empêcher l'échappement des talons (2) du pneu par glissement de la surface dé siège (12). 7. - Roue suivant l'une des revendications 3 et 6, caractérisée en ce que l'anneau (17) est appliqué par sa surface opposée au talon de pneu (2) contre la section de la jante (7) qui forme la base creuse (9) disposée centralement. 8. - Roue suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la surface de siège (12) prévue pour le talon de pneu (2) et la corne de jante (11) est formée par repliement d'une section marginale de la jante (7) et cela de telle manière que la surface d'appui (18) prévue pour la partie zénithale du corps du pneu entoure au moins partiellement la surface de siège (12) du pneu. 9. - Roue suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les surfaces d'appui (18) sont efficaces au moins dans la région des bords de la ceinture (5) du pneu ou dans la région des bords de la bande de roulement. 10. - Roue suivant la revendication 9, caractérisée en ce que, dans le cas ou il est prévu deux surfaces d'appui (18) disposees à distance l'une de l'autre, leur largeur correspond à environ un tiers de la largeur de la jante (7) ou de la largeur de la bande de roulement. 11. - Roue suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la largeur des évidements (13) est suffisante pour permettre la mise en place des talons (2) du pneu, et correspond sensible ment au tiers de la largeur de la base creuse (9). 12. - Roue suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les surfaces de siège (12) présentent une inclinaison d'environ 5 à 15 par rapport à l'axe de rotation de la roue et sont situées par leurs parties latéralement extérieures aux extrémités d'un diamètre plus petit que celui à l'extrémité duquel sont situées leurs zones s'étendant à l'intérieur.