Procédé et dispositif de conduite de processus physique La présente invention a pour objet un procédé et un automate de conduite de#processus permettant d'alimenter en tout ou rien des sorties de commande en fonction d'informations reçues de capteurs et représentant la valeur de paramètres physiques qui doivent être maintenus dans une plage déterminée. L'invention trouve. une application importante, bien que non exclusive, dans les installations agricoles ou d'élevage exigeant une climatisation, c'est-à-dire le maintien de la température et du degré hygrométrique dans des plages déterminées. On connait déjà des procédés et automates de conduite de processus utilisant une unité centrale de calcul. Ils ont l'inconvénient d'exiger que l'opérateur ait des connaissances appréciables en logique de Boole et séquentielle et en informatique. L'extension du domaine d'emploi à l'ensemble des utilisateurs potentiels se heurte à la nécessité pour ces derniers de recourir à des informaticiens extérieurs pour équiper les installations et au coût de l'établissement d'un programme particulier dans chaque cas. La présente invention vise à fournir un procédé et un automate qui sont relativement peu coûteux, l'automate étant facilement programmable sans connaissances particu lières en informatique, s'adaptent à tout type de capteur susceptible de fournir une information binaire et à tout actionneur courant et présentent une grande souplesse d'adaptation. Dans ce but, l'invention propose notamment un procédé caractérisé en ce que : on donne à chaque entrée un état binaire déterminé lorsque la valeur d'un paramètre correspondant est supérieure à un seuil déterminé et l'état complémentaire lorsque la valeur est inférieure au seuil, l'un au moins des paramètres étant associé à plusieurs entrées affectées de seuils différents ; on établit une correspondance entre chaque configuration d'états d'entrée possible et une répartition de valeurs binaires entre les sorties ; on détermine périodiquement par scrutation la configuration des états des entrées ; et on donne alors aux valeurs binaires de sortie la répartition correspondante. Un automate suivant un autre aspect de l'invention se caractérise en ce qu'il comprend un organe central de calcul muni d'une mémoire morte contenant un programme de base de gestion et d'une mémoire vive, chaque entrée étant munie de moyens qui lui donnent un état binaire déterminé lorsque la valeur d'un paramètre correspondant est supérieure à un seuil déterminé et l'état complémentaire lorsque ladite valeur est inférieure au seuil, l'un au moins des paramètres étant associé à plusieurs entrées affectées de seuils différents, et un panneau de programmation et de contrôle muni de moyens permettant à un opérateur d'introduire en mémoire vive une correspondance entre chaque configuration d'états d'entrée possible et une répartition correspondante de valeurs binaires de sortie, l'unité centrale de calcul étant prévue pour effectuer périodiquement une détermination des états des entrées et faire apparaltre, en réponse, sur les sorties, la répartition de valeurs binaires correspondantes. L'unité centrale de calcul sera généralement constituée par un micro-processeur de type commercial, tel que NATIONAL 8060, INIEL 8080, 8085, 8086, ZANIS Z80, FDIDROLA 6800, etc, associé de façon classique à plusieurs mémoires mortes pro graamables ou PROTES contenant le programme de base et une ou des mémoires vives. Ces dernières peuvent etre des mémoires vives proprement dites ou RAM, constituées en transistors NOS complémentaires et munies d'une batterie préservant l'information en cas de coupure d'alimentation, ou en mémoires mortes reprogrammables, dites EPROM.On connait à l'heure actuelle de nombreuses mémoires compatibles avec les microprocesseurs mentionnés plus haut et largement disponibles dans le commerce. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un automate qui en constitue un mode particulier de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la Figure 1 est un synoptique de principe de l'automate - la Figure 2 montre schématiquement une présen tation possible du panneau de programmation et de contrôle de l'automate - la Figure 3 est un chronogramme de principe montrant l'échelonnement dans le temps des scrutations des entrées et des activations des sorties, pour une configuration particulière des états d'entrée. L'automate dont le synoptique est donné en Figure 1 est prévu pour se prêter à une large gamme d'applications, avec un maximum de vingt-quatre entrées et de vingt-quatre sorties. Il comporte une unité centrale de calcul 10, constituée par un microprocesseur, associée, par des voies de données et d'adresses 10a et 106 et par des circuits de sélection 11, à des périphériques d'entrée 12 et de sortie 13, à des mémoires et à un panneau de programmation et de con trôle 14. Les mémoires schématisées comportent une mémoire vive proprement dite 15, une mémoire reprogrammable 16, qui peut s'ajouter à la mémoire 15 ou la remplacer, et une mémoire morte 17 contenant le programme de base (respectivement de 3, 2 et 4 Koctets par exemple). Selon l'application envisagée, les vingt-quatre entrées el à e24 seront ou non toutes utilisées. Chacune sera connectée à un capteur fournissant un signal ne pouvant prendre que deux valeurs, c'est-à-dire à un capteur tout ou rien. Dans une variante toutefois, le capteur est de type analogique et ce sera l'entrée elle-meme qui comportera un comparateur permettant d'obtenir, à partir de cette valeur analogique, un signal binaire prenant l'une ou l'autre des deux valeurs 0 et l suivant que la valeur analogique est inférieure ou supérieure à un seuil déterminé. Les vingt-quatre sorties sl à s24 seront également utilisées ou non, suivant l'application envisagée. On supposera dans ce qui suit, à titre de simple exemple, que ces sorties comprennent - huit sorties doubles, colportant chacune deux accès, le passage à "1" d'un des accès s'accompagnant du passage à "0" de l'au- tre et inversement ; oe montage assure la sécurité du fonctionnement, un ordre n' étant valide que si les états des deuxaccès sont carpatibles. - douze sorties simples, - quatre sorties modulables qui, au lieu d'avoir un état invariable pendant toute la durée d'une période x de scrutation des entrées, peuvent présenter les deux états successivement pendant cette période, avec un rapport cyclique réglable. Les sorties non modulées (qui, dans l'exemple ci-dessus représentent vingt-huit accès) seront généralement reliées par des relais statiques synchrones à isolement optique, soit directement à des organes de commande de caractéristiques compatibles avec les caractéristiques de sortie des relais, soit aux bobines de contacteursclassiques, si les charges sont excessives. Les quatre sorties modulables pourront également comporter des coupleurs à isolement optique et attaquer des relais statiques ou des contacteurs. L'interface de sortie comportera donc, toujours dans le cas ci-dessus, trente-deux isolements optiques de transfert d'ordre. Les vingt-quatre entrées peuvent être également isolées de l'extérieur par des coupleurs optiques : l'ensemble de ces précautions permet d'assurer une sécurité de fonctionnement total du système informatique, même en cas de panne ou d'erreur de raccordement. On supposera maintenant, pour simplifier l'exposé, que l'automate est incorporé à une installation de climatisation, destinée à maintenir dans un bâtiment agricole le degré hygrométrique dans une plage déterminée (par exemple 50 à 80%) et la température dans une plage également déterminée (10 à 180C par exemple). On supposera également que les réglages s'effectuent en agissant sur trois organes, constitués par un humidificateur, qui pourra etre constitué par un système d'apport d'eau sous forme d'aérosol, couramment appelé brumisateur, un ventilateur et un organe de chauffage électrique. Les trois organes, qu'on désignera en abrégé par les références B, V, C, seront du type à fonctionnement par tout ou rien. On supposera qu'ils fonctionnent aussi longtemps qu'un 1 binaire apparait sur la sortie qui leur est reliée (sortie Sl, S2 ou S3 pour B, V ou C). Les sor- ties S4 à S24 resteront alors inutilisées. L'inertie du système et les tolérances en ce qui concerne un paramètre peuvent être telles qu'il suffit de disposer d'un signal d'entrée lorsqu'une des limites de la plage de régulation à respecter est atteinte. Dans la présente application, ce cas sera en général celui du degré hygrométrique. Il suffit alors de disposer de deux capteurs d'humidité, constitués par des hydrostats à seuil H1 et H2 fournissant un signal de sortie qui passe de 0 à 1 lorsque le seuil est atteint. Pour d'autres paramètres, il sera au contraire nécessaire de disposer de capteurs dont les seuils seront échelonnés dans la plage de réglage à respecter, les capteurs extremes correspondant aux bornes de la plage. On supposera dans ce qui suit que cinq capteurs thermométriques constitués par des thermostats Tl, T2,... T5 sont prévus et correspondent aux seuils 180C, l60C, 140C, 120C et 100C. En étudiant un modèle de l'installation, on peut déterminer les types d'action à exercer par les organes reliés aux sorties pour ramener les paramètres dans la plage de régulation ou les y maintenir. Dans le cas d'une installation agricole du genre qui vient d'etre décrit, avec les valeurs de paramètres envisagées, l'étude montre que le résultat peut etre atteint en mettant en oeuvre les organes de sortie suivant le Tableau I ci-dessous TABLEAU I Hygrométrie H # 50% 50 H 80% 80% # H Température T B V C B V C B V C T # 10 C oui non oui non non oui non oui oui 100% 100% 100% 25% 100% 100% 50% 50% 50% 50% 14 T # 16 C oui non oui non non oui non oui oui 100% 25% 100% 25% 50% 25% 16 T # 18 C oui oui non non non non non oui non 100% 25% 75% 180C T oui oui non oui ~1~ 18 C oui oui non non oui non non oui non 100% 50% 50% 50% 100% Dans ce tableau, les pourcentages indiqués au-dessous des mentions "oui" indiquent la fraction de la valeur nominale de l'action de l'organe qu'il faut exercer.Par exemple, la mention 25S affectée à l'organe de chauffage C indique que l'on appliquera une puissance de chauffage moyenne égale à 25% de la puissance nominale. Dans le cas présent, où une seule sortie est affectée à l'organe de chauffage, oe résultat pourra être atteint en ne présentant la valeur 1 sur la sortie que pendant un quart du temps, par exemple à l'aide de signaux rectangulaires de rapport cyclique 1/4.On pourra arriver au même résultat en utilisant plusieurs sorties reliées à l'organe commun de chauffage et commutant la puissance requise, ou, par intégration sur une sortie tout ou rien, reconstituer une tension de commande analogique pouvant agir directement et de façon proportionnelle sur un organe de puissance quelconque : ventilateur, réchauffeur, vanne motorisée,... L'utilisateur de l'automate devra tout d'abord établir le Tableau I correspondant à l'installation, ce qui n'implique manifestement aucune connaissance en informatique. A partir de ce premier tableau, il pourra en établir un second, qui s'en déduit directement et fait correspondre des valeurs de sortie aux combinaisons de signaux binaires provenant des capteurs H1, H2, T1, T2, T3, T4, T5 TABLEAU il Signaux fournis par S 0,#0 les 1,1 anaux les hygroèètres provenant des thenros tats Tl T2 T3 T4 T5 B V -C B V C B V C 0 00 0 0 1 0 1 0 0 1 0 1/4 1 1 o o o o n 1 0 3/4 0 0 3/4 0 1/2 3/4 0 o o 1 1 1 0 1/2 0 0 1/2 0 1/2 1/2 ro o I 1 I i o 1/4 0 0 1/4 0 1/2 l/o o 1 1 1 1 1 1/4 0 0# 0 O 0 3/4 ~ ~ 1 1 1 l 1 1 1/2 0 0 1/2 0 0 l 0 Le travail de mise en forme effectué jusque là est de nature générale, ctest-à-dire est susceptible d'être appliqué à des dispositifs de conduite de processus suivant l'invention de caractéristiques très diverses. Il convient ensuite d'effectuer un codage tenant compte du nombre d'entrées disponible, qu'on a supposé ici être de vingtquatre, et du nombre de configurations d'entrées admissibles, qu'on supposera être de cent. Les entrées e8 à e24 n'étant pas utilisées ou n'intervenant pas dans la décision de sortie, il convient de leur affecter un niveau logique, qu'on admettra être 0. La différenciation entre les entrées recevant un niveau logique 0 d'un capteur et celles qui ne sont pas connectées s'effectuera par un masque mémorisé, constitué par une configuration comprenant des 1 pour chaque entrée reliée à un capteur, un 0 pour toute entrée non reliée. L'opérateur devra donc préparer une liste de configurations d'entrée qui, dans le cas envisagé ici, sera celle du Tableau III. TABLEAU III ENTREES N de T1 T2 T3 T4 T5 H1 H2 Confi- gura- e24............................. e8 e7 e6 e5 e4 e3 e2 e1 tion 01 0 0 O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 O 02 0 0 0 0 1 0 0 03 " 0 0 0 1 1 0 0 04 " 0 0 1 1 1 0 0 05 " 0 1 1 1 1 0 0 06 " 1 1 1 1 1 0 0 07 2 0 0 0 0 0 0 1 08 " 0 0 0 0 1 0 1 09 " 0 0 0 1 1 0 1 10 " 0 0 1 1 1 0 1 11 " 0 1 1 1 1 0 1 12 " 1 1 1 1 1 0 1 13 " 0 0 0 0 0 1 1 14 " 0 0 0 0 1 1 1 15 " 0 0 0 1 1 1 1 16 " 0 0 1 1 1 1 1 17 " O 1 1 1 1 1 1 18 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 l 1 l 1 1 1 1 19 99 Chacune des configurations d'entrée devra correspondre à la configuration de sortie définie par le Tableau Il. L'opérateur devra donc établir un nouveau tableau, donnant, pour chacune des configurations d'entrée mentionnées dans le Tableau III, la configuration de sortie correspondante. Il obtiendra ainsi le Tableau IV ci-dessous, où un 1 logique indique que la sortie est excitée, un 0 que la sortie n'est pas excitée ou qu'elle n'est pas reliée. TABLEAU IV N de SORTIES confi- s24..................................s5 s4 s5 s4 s3 s2 s1 gura tion (B) (V) (C) 01 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 02 " 1 0 1 03 " 1 0 1 04 " 1 0 1 05 " 1 1 0 06 " 1 1 0 07 " 0 0 1 08 " 0 0 1 09 " 0 0 1 10 " 0 0 1 11 " 0 0 0 12 " 0 1 0 13 " 0 1 1 14 " 0 1 1 15 " 0 1 1 16 " 0 1 1 17 " 0 1 0 18 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 19 " 99 L'introduction des Tableaux III et IV ainsi élaborés par l'opérateur s'effectue de façon simple en utilisant le panneau de programmation et de contrôle 14. Dans le mode de réalisation illustré, correspondant à un automate à vingt-quatre entrées et vingt-quatre sorties, le panneau 14 comporte un banc de vingt-quatre interrupteurs 18 dont la fermeture et l'ouverture simulent respectivement les niveaux 1 et O. A chacun des interrupteurs du banc 18 est associé un témoin lumineux 19 de repérage de l'état de l'entrée correspondante, et un témoin lumineux 20 de repérage de l'état de la -sortie correspondante. Un jeu de deux roues codeuses 21, marquées chacune de 0 à 9, permettent de repérer les numéros des configurations d'entrées (Tableau III) et de sorties (Tableau IV). Une troisième roue 22 permet de sélectionner entrées ou sorties. Un dispositif d'affichage 23, pouvant etre constitué par un jeu de quatre afficheurs à sept segments, fournit les indications d'une horloge en temps réel implantée dans l'automate, lors du fonctionnement de celui-ci ; il permet de vérifier, lors du fonctionnement en régulation, l'évo lution du contenu de chaque case de mémoire. Au cours de la programmation, il permet de vérifier que les consignes inscrites en mémoire sont correctes. Le Tableau IV ci-dessus indique uniquement si une sortie est ou non alimentée. Il ne permet pas d'introduire en mémoire l'indication de la fraction de la puissance totale de sortie qui doit être mise en oeuvre. Cette indication est inscrite en utilisant les moyens supplémentaires portés par le panneau 14. Ces moyens comprennent, dans le mode de réalisation illustré, un jeu de deux roues codeuses 24, marquées de 0 à 9, permettant d'inscrire cette fraction sous forme de pourcentage (99 pouvant représenter 100%). Les consignes peuvent enfin être entrées en mémoire à l'aide d'organes tels qu'un jeu de quatre interrupteurs 25 et de cinq boutons-poussoirs 26. Des témoins lumineux 27 peuvent, de façon classique, etre prévus pour vérifier le bon fonctionnement. Neuf de ces témoins peuvent être affectés aux interrupteurs 25 et boutons-poussoirs 26.Si l'automate met en jeu des bases de temps générées à partir de l'alimentation à 50 Hz, par exemple à périodes de 2 secondes, 20 secondes et 2 minutes, des témoins supplémentaires peuvent être prévus pour visualiser les transitions aux instants 1 seconde, 10 secondes et 1 minute. L'automate est avantageusement prévu pour permettre à l'opérateur de choisir le rythme de scrutation des entrées et la cadence de commutation dans le cas où la modulation de la puissance appliquée sùr une sortie s'effectue en modifiant le rapport cyclique du signal sur cette sortie. Le rythme de scrutation des entrées s'effectue en mémorisant la durée x du pas de temps ou période de scrutation. L'état des entrées e1 à e7 sera alors déterminé à chacune des transitions qui interviennent, à intervalles de temps x représentés par un nombre déterminé de signaux de l'horloge interne de l'automate. L'opérateur pourra également mémoriser le temps élémentaire de réglage yi sur chaque sortie Si (ligne b de la figure 3).Lorsqu'une sortie doit être excitée à puissance partielle, la fraction de puissance à appliquer sera représentée par le rapport cyclique de signaux se répétant avec la période y. A titre d'exemple, on a montré sur la ligne c l'application d'une puissance de chauffage représentant 25% de la puissance nominale sous forme d'un signal apparaissant sur la sortie Le Lerapport cyclique 25% est réglé en réglant, pour la sortie sl, la durée initiale ai pendant laquelle l'état est 0, exprimée en % de yl (ici 0%) et la durée ssl de l'état 1 (ici 25%), Il sera souvent souhaitable de faire intervenir alternativement un organe de sortie et un autre, par exemple l'organe de chauffage et l'organe de ventilation, lorsque le total des deux rapports cycliques ne dépasse pas 1. Ce résultat peut être atteint de façon simple par un programme interne à l'automate. Par exemple, la ventilation à 75% de la puissance pourra être réalisée en appliquant, sur la sortie s2, un signal ayant l'allure montrée sur la ligne d, pour lequel a2 = 25% et 62 = On décrira maintenant de façon plus précise une répartition possible des fonctions entre les différents composants portés par le panneau 14 et le mode d'introduc- tion en mémoire des données (entrées, sorties, masques, durée des cycles, coefficients de modulation, consignes, heures, etc.). Cette introduction s'effectue à l'aide - du jeu de deux roues codeuses 21, qui permet d'afficher 00 à 99, - du jeu de roues codeuses 24, qui permet d'afficher 00 à 99, - de la roue codeuse 22, numérotée de O à 9, - des quatre interrupteurs 25, désignés K1, K2, K3, Kq, - des cinq boutons poussoirs 26, Pg, P1, P2, P3, P4, - des vingt-quatre interrupteurs 18, qui permettent de simuler les entrées, les masques et les sorties. La répartition des fonctions est illustrée sur le Tableau V ci-après, sur lequel la notation suivante est utilisée 1 : interrupteur K. (i = 1 à 4) fermé ou bouton-poussoir P. (j = 1 à 5) enfoncé 3 0 : K. ouvert ou Pj au repos + : position indifférente L'indication NA (non affectée) indique une configuration non utilisée dans l'exemple illustré, permettant éventuellement une extension des possibilités de l'automate. TABLEAU V Interrupkeurs Roues Boutons Observations K4 K3 K2 K1 codeuses poussoirs 21 22 24 P4 P3 P2 P1 P0 PROGRAMMATION Introduction de 10 cycles : 22 sur 0 entrée de x sous forme de multiples de 10 sec de 0 à 99, à l'aide de 0 00 24. 0 0 0 0 00 à à 1 1 0 0 0 22 sur 1 à 4 : entrée 99 99 de y sous forme de multiples de 10 sec, de O à 99, à l'aide de 24 22 sur 5 à 9 : entrée de z (NA) sous forme de multiple 1 mn, de 0 à 99, à l'aide de 24 Introduction des 24 00 entrées : 0 0 0 1 à + + 1 1 0 0 0 100 configurations, à 99 l'aide de 21 ; intro- duction par 18 Introduction des 24 00 masques : 0 0 1 0 à + + 1 1 0 0 0 100 configurations, à 99 l'aide de 21 ; intro duction par 18 Introduction pour cha 00 1 00 (par 21) et pour chacun O 1 0 0 à à à 1 1 O O 0 des 4 bits modulés (à 99 4 99 l'aide de 22, n0 1 à 4 du coefficient a (fig. 2) en % de y (à l'aide de 24) Introduction pour cha que configuration (à 00 1 00 l'aide de 21) et pour 0 1 0 1 à à à 1 1 0 0 0 chacun des 4 bits modu- 99 4 99 lés (à l'aide de 22, n0 1 à 4) du coeffi cient ss (fig. 2) en % de y (à l'aide de 24) TABLEAU V (Suite) CONTROLE ET REGULATION Introduction de 10 con 0 00 signes (00 à 99) NA 1 1 1 1 00 à à O O O 1 1 / Non utilisées dans le 9 99 cas particulier décrit ci-dessusg Introduction de l'heure 00 00 (nombre d'heures de 00 à 1 1 1 1 à + à O O 1 1 O 23 par la roue 21 23 59 bre de minutes, de 00 à 5 59, par la roue 24) Visualisation sur les 00 00 afficheurs 23 de tous les 1 1 1 1 à + à O O O O 1 emplacements mémoire, 99 99 de 0000 à 9999, sélec tionnés à l'aide de 21 et 22 Visualisation de l'heure 1 1 1 1 + + + 0 0 O 0 O en temps réel = les afficheurs 23, en heures et minutes Un tableau de correspondance est évidemment prévu pour permettre à l'utilisateur de sélectionner l'emplacement visualisé lorsque le bouton-poussoir P0 est seul enfoncé ; l'utilisateur peut aussi contrôler l'état - des entrées (par exemple emplacements 1000 à 1299) - des masques (par exemple emplacements 1300 à 1599) - des coefficients a et ss (par exemple emplacements 1900 à 1999) - des cycles, consignes, etc. L'invention ne se limite évidemment pas au mode particulier de réalisation qui a été représenté et décrit à titre d'exemple. En particulier, le nombre de sorties utilisées peut être notablement accru. Pour rester dans le domaine particulier de la climatisation, on peut noter qu'une sortie supplémentaire sera souvent prévue pour commander un système d'irrigation. Il va sans dire que la portée du présent brevet s'étend à de telles variantes ainsi plus généralement qu'à toutes celles restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Procédé de conduite de processus à alimentation en tout ou rien de sorties de commande en fonction d'informations reçues de capteurs et représentant la valeur de paramètres physiques à maintenir dans une plage déterminée, caractérisé en ce que : on donne à chaque entrée un état binaire déterminé lorsque la valeur d'un paramètre correspondant est supérieure à un seuil déterminé et l'état complémentaire lorsque la valeur est inférieure au seuil, l'un au moins des paramètres étant associé à plusieurs entrées affectées de seuils différents , on établit une correspondance entre chaque configuration d'états d'entrée possible et une répartition de valeurs binaires entre les sorties ; on détermine périodiquement par scrutation la configuration des états des entrées ; et on donne alors aux valeurs binaires de sortie la répartition correspondante. 2. Automate de conduite de processus, permettant d'alimenter en tout ou rien des sorties de commande en fonction d'informations reçues de capteurs reliés à des entrées et représentant la valeur de paramètres physiques à maintenir dans une plage déterminée, caractérisé en ce qu'il comprend un organe central de calcul muni d'une mémoire morte contenant un programme de base de gestion et d'une mémoire vive, chaque entrée étant munie de moyens qui lui donnent un état binaire déterminé lorsque la valeur d'un paramètre correspondant est supérieure à un seuil déterminé et l'état complémentaire lorsque ladite valeur est inférieure au seuil, l'un au moins des paramètres étant associé à plusieurs entrées affectées de seuils différents, et un panneau de programmation et de contrôle muni de moyens permettant à un opérateur d'introduire en mémoire vive une correspondance entre chaque configuration d'états d'entrée possible et une répartition correspondante de valeurs binaires de sortie, l'unité centrale de calcul étant prévue pour effectuer périodiquement une détermination des états des entrées et faire apparaitre, en réponse, sur les sorties, la répartition de valeurs binaires correspondantes. 3. Automate suivant la revendication 2, carac térisé en ce que l'unité centrale de calcul est prévue pour permettre d'appliquer, sur celles des sorties auxquelles est affectée la valeur binaire 1, un signal rectangulaire de rapport cyclique ajustable et en ce que le panneau de programmation est muni de moyens permettant d'introduire en mémoire vive un rapport cyclique particulier pour chaque sortie. 4. Automate suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le panneau de programmation et de contrôle comporte des moyens permettant de modifier le rythme de scrutation des entrées et la période des signaux rectangulaires appliqués sur les sorties.