L'invention concerne une mécanique de dessin pour me- tiers à tricoter circulaires et elle a pour objet une telle méca- nique entrant dans la catégorie caractérisée par une action sélective sur des jacks, curseurs ou autres éléments agencés de fa çon à actionner des aiguilles formatrices de mailles, auxquelles ils sont associés, et qui doivent être commandées ou influencées pour produire des effets de dessin dans le tissu tricoté. En conséquence, le rôle de la mécanique est de fixer la manière selon laquelle des aiguilles prédéterminées fonctionneront au niveau de postes appropriés à des instants voulus. Par exemple, la mécanique déterminera si ces aiguilles doivent passer, perler, se dégager et tricoter, être manoeuvrées en vue d' un transfert, etc., selon les exigences du dessin. H Autre part, l'invention concerne exclusivement une mécanique de dessin du type qui comprend, en combinaison, des jacks ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles montés mobiles dans des rainures àu fentes formées dans une fonture cylindrique du métier, ces jacks ou autres éléments comportant des talons par lesquels ils sont actionnés et, outre qu'ils sont sélectivement mobiles en direction longitudinale et commandés par des cames qui agissent sur les talons pour produire des effets de dessin dans le tissu tricoté, ils sont également susceptibles d'un mouvement radial vers l'intérieur et vers l'extérieur dans leurs rainures ou fentes, respectivement vers et à partir de l'axe de la fonture cylindrique, de façon à etablir une manoeuvre sélective des aiguilles ; et au moins une unité rotative de commande du dessin, entraînée en synchronisme avec le mouvement de rotation relatif entre cette unité et la fonture cylindrique, unité qui est munie de moyens de commande du dessin préalablement disposés pour agir sur les talons de dessin associés aux jacks ou autres éléments, de telle sorte que certains de ces derniers puissent se déplacer radialement vers l'extérieur et que d'autres soient repoussés radialement vers l'intérieur, selon que les aiguilles correspondantes doivent etre avancées ou non en fonction des exigences du dessin. Dtune façon générale, l'invention est applicable à une mécanique de dessin de ce type, dans laquelle les talons de dessin sont formés directement sur les jacks ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles. Toutefois, l'invention est principalement destinée à etre appliquée à une mécanique qui comporte des poussoirs disposés dans les mêmes rainures ou fentes que les jacks ou autres éléments et en avant de ceux-ci, un poussoir pour chaque jack, et les tiges des poussoirs étant, dans ce cas pré féré, munies des talons de dessin sur lesquels agissent les moyens de commande du dessin préalablement disposés. Mais en tout cas, les jacks (ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles) sont placés de préférence au-dessous des aiguilles, étant eux-mêmes agencés de façon à pivoter radielement vers l'intérieur et vers l'extérieur ou étant munis de prolonge ment s à ressort dirigés vers le bas qui, lorsqu'ils ont la latitude de le faire, se déplacent vers l'extérieur sous l'effet de leur élasticitéS mais sont susceptibles d'être repoussés dans les rainures ou fentes respectives par les poussoirs correspondants. Ainsi, toutes les fois qu'un jack de manoeuvre d;aiguilles ou son prolongement à ressort se déplace vers l'extérieur, un talon d' aCtlonnement inférieur qutil porte prend contact avec une came d'ascension, droù il résulte que lejack et, par suite, l'aiguille correspondante, sont élevés. D'autre part, un jack ou un prolongement de jack repoussé sélectivement de façon à manquer la came d'ascension reste en position basse. Bien que l'invention soit principalement applicable à un métier à tricoter circulaire du type à cylindre d'aiguilles tournant, dans lequel l'unité rotative de commande du dessin ou chacune de ces unités, entrainee en synchronisme avec le cylindre d'aiguilles, est disposée en position fixe il serait également possible de l'appliquer x un métier du type à cylindres d' aiguilles fixe, dans lequel l'unité rotative de commande ou chacune de ces unités tourne autour ou cylindre - de façon plané taire Or jusqu'ici, dans un métier à tricoter circulaire équipé de mécaniques de dessin du genre ici considéré, les moyens de commande du dessin destinés, dans l'unité de commande ou dans chaque unité de commande, à agir sur les talons de dessin, é- taient souvent constitués par un, plusieurs ou une pile complète ou ,eu de disques ou de roues comportant des dents périphériques ou profils similaires disposés au préalable. Une telle mécanique de dessin est limitée quant à la largeur du dessin et, dans certains cas, quant à la largeur et la hauteur du dessin à la fois. En outre, on rencontre des difficultésà retirer ces disques ou roues et à les remplacer par de nouveaux toutes les fois qu'on veut passer d'un dessin à un autre. En conséquence, le but général de l'invention est d'apporter un perfectionnement à une mécanique de dessin du type ici décrit, en vue d'accroitre la portée de formation du dessin, tout en évitant les difficultés précitées. Mais un but particulier de l'invention est d'apporter un perfectionnement ou une modification à une mécanique de dessin, non seulement du type considéré, mais encore du modèle particulier antérieurement proposé qui comprend des poussoirs, chacun de ces poussoirs étant muni d'un talon de dessin destiné à coopérer avec des séries différentes de profils de command des sin préalablement disposés à différents niveaux en hauteur, et des moyens variables de déplacement des poussoirs étant compris dans la mécanique pour déplacer successivement les poussoirs en direction longitudinale vers le haut et vers le bas afin de placer leurs talons de dessin aux niveaux qui conviennent en regard de séries prédéterminées de profils. Selon la caractéristique de l'invention, des talons de dessin uniques, disposés soit directement sur les jacks ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles, soit sur des poussoirs associés comme indiqué ci-dessus, sont agencés de façon à être contrôlés par un ruban, film ou bande de commande relativement mince et souple, muni de trous appropriés (ci-après désigné par le terme générique "bande" pour plus de commodité et de simplicité) qui passe autour d'un tambour rotatif du type rouleau d 'en- trainement, dont l'axe est fixe en ce qui concerne les mouvements de rapprochement et d'éloignement par rapport aux talons de dessin, ce tambour pivotant en permanence en synchronisme avec le mouvement de rotation relatif entre le tambour et la fonture-cylindrique, par exemple le cylindre d'aiguilles1 dans lequel sont logés les jacks ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles. Pour simplifier la description détaillée suivante, celle-ci se ramènera, sans portée limitative, au cas préféré dans lequel le tambour rotatif du type rouleau d'entrainement tourne en synchronisme avec un cylindre d'aiguilles rotatif. Comme on le verra, l'idée générale est que la bande de commande agisse directement sur les talons de dessin. A cette fin, la surface du tambour en rotation passe au voisinage immédiat du cylindre d'aiguilles rotatif 1 mais sans prendre contact avec lui, et le tambour est perforé ou muni de rainures circon- férentielles ou longitudinales pour permettre à toutes les séries circulaires de talons uniques de dessin (en l'absence de bande de commande sur le tambour) de se déplacer vers l'extérieur pour pénétrer successivement dans le tambour et tomber ainsi audessous de la surface de celui-ci.Toutefois, la disposition est telle que quand une bande de commande entoure le tambour, elle empêche tout talon de dessin de pénétrer dans le tambour, sauf là où, au point critique, l'un de ces talons coïncide avec un trou formé dans la bande. La bande de commande, qui est relativement mince mais très solide, peut être une bande courte enroulée en un seul tour complet sur le tambour rotatif formant rouleau d'entraînement. Mais pour obtenir une augmentation de la largeur du dessin, la bande doit évidemment être beaucoup plus longue. Selon un exemple élémentaire et particulièrement simple de l'invention, appliqué à un métier dans lequel une série circulaire de talons de dessin est prévue directement sur les jacks de manoeuvre des aiguilles ou sur des poussoirs associés immobiles en direction verticale, il est prévu une bande de commande relativement étroite sur laquelle il n'est formé qu'une ligne droite de perforations découvrant des trous, distribuées de fa çon prédéterminée, et de zones non ajourées masquant les trous percés ou la rainure. L'étendue de formation de dessin d'une mécanique aussi simple peut toutefois être considérablement augmentée si une bande de commande nettement plus large colporte plusieurs lignes droites superposées de perforations réparties de façon respectivement différente et de zones non ajourées et si des dispositions sont prises pour que le tambour rotatif, avec la bande qui passe sur lui, soit déplace en séquence vers le haut et vers le bas, de façon variable, pour placer des lignes droites différentes et prédéterminées de perforations et de zones non ajourées de la bande en regard de la série circulaire de talons de dessin. Mais dans l'exemple préféré de l'invention, une large bande de commande, qui comporte plusieurs lignes droites, espacées dans le sens de la hauteur, de profils de commande du dessin et qui passe autour d'un tambour rotatif non susceptible de mouvements en hauteur, est utilisée en combinaison avec des moyens de mouvement variable des poussoirs pour déplacer en sé quence ceux-ci en direction longitudinale vers le haut et vers le bas afin de disposer leurs talons uniques de dessin en regard de lignes droites prédéterminées. Ainsi, dans exemple préféré, chaque poussoir est muni en outre de talons de sélection de hauteur et, au niveau d'un poste d'élévation et d'abaissement des poussoirs ou au niveau de chacun parmi plusieurs de ces postes, selon le cas, il est prévu des cames d'élévation des poussoirs et d'enfoncement des poussoirs qui prennent respectivement contact avec les côtés inférieurs et les bords supérieurs de talons de sélection de hauteur qui se présentent, ces cames étant mobiles sous commande entre des positions en travail et hors travail. Le dispositif qui vient d'être décrit comprend une couronne de guidage fixe pour supporter les poussoirs et les bloquer contre tout mouvement dans le sens de la hauteur, sauf dans la région du poste ou de chacun des postes d'élévation et d'abaissement. Afin que l'invention puisse être mieux comprise et plus facilement mise en pratique, des exemples particuliers de réalisation, appliqués à des métiers à tricoter circulaires du type à cylindre d'aiguilles tournant, vont être décrits en référence aux dessins annexés. La fig. l est une vue en coupe verticale d'une partie d'un tel métier, passant par la ligne I-I de la fig. 3, représentant une courte bande de commande enroulée complètement autour d'un tambour rotatif de commande du dessin, semblable à un rouleau d'entraînement. La fig. 2 est une vue en coupe partielle correspondant à la partie inférieure de la fig. 1 et représentant des parties fragmentaires du tambour de commande du dessin et de la bande de commande en élévation la fig. 3 est une vue en plan de ca tambour et de cette bande, passant par la ligne III-IIIde la fig. l la fig. 4 est une autre vue en coupe verticale, semblable à la partie inférieure de la fig. l et passant par la ligne IV-IV de la fig. 5, représentant une bande de commande plus longue sous la forme d'une bande sans fin, selon ce qui sera décrit ci-après la fig. 5 est une vue en plan correspondant à la fig.4;; la fig 6 est une représentation schématique de quelques poussoirs1 les talons de sélection de hauteur étant représentés en rapport avec des cames d'élévation et d'abaissement des poussoirs d'une part, et, d'autre part, avec une couronne de guidage fixe dont la forme et le rôle seront expliqués ci-après la fig. 7 est une vue en coupe verticale, passant par la ligne VII-VII de la fig. 6 et représentant l'un des poussoirs et la couronne de guidage la fig. 8 est une vue semblable à celle de la fig. 6, mais dans laquelle c'est la came d'abaissement des poussoirs qui est représentée en position de travail à la place de la came d' élévation des poussoirs les fig. 9 et 10 sont des coupes verticales passant respectivement par les lignes IX-IX et X-X de la fig. 8. Les mêmes éléments sur toutes les figures sont désignés par des caractères de référence semblables. Pour se référer aux fig. 1 à 3, le numéro l désigne un cylindre d'aiguilles dans lequel est formée une série circulaire de rainures ou fentes telles que 2, dans chacune desquelles est disposée une aiguille de tricotage 3 du type à palette, manoeuvrable indépendamment. Comme on peut le voir dans la fig. l, chaque aiguille est munie d'un talon de manoeuvre 4 sur lequel peuvent agir des cames telles que 5, 6, fixées dans une boite à cames annulaire 7 qui entoure le cylindre 1. En arrière de chaque aiguille de tricotage, dans la même rainure ou fente 2, est disposé un jack 8 de manoeuvre d'aiguille comportant un prolongement mince 8a dirigé vers le bas, ayant le caractère d'un ressort. L'extrémité inférieure de ce prolongement 8a est munie d'un talon 9. Normalement, c'est-à-dire toutes les fois qui a la latitude de le faire, le prolongement 8a saute dans sa position externe, son talon 9 étant placé de façon à être actionné par une came élévatrice de jacks 10, au moyen de laquelle le jack 8 et l'aiguille 3 correspondante sont élevés, par exemple à la hauteur de dégagement de l'aiguille. Si, par contre, le prolongement à ressort 8a d'un jack quelconque est poussé vers l'intérieur dans sa rainure ou fente 2, le talon 9 correspondant sera déplacé radialement vers l'intérieur dans une position où il manquera la came 10 et, en conséquence, le jack 8 et son aiguille seront "sélectionnée" pour rester en position basse. Ainsi, outre qu'ils sont mobiles sélectivement en direction longitudinale et commandés par des cames, les jacks 8 de manoeuvre d'aiguille sont également susceptibles d'un mouvement radial vers l'intérieur dans leur rainure ou fente 2 en direction de l'axe du cylindre 1, ce qui détermine une sélection d'aiguilles. Dans la même rainure ou fente 2 que chaque prolongement de jack 8a à ressort dirigé vers le bas et en avant de lui se trouve un poussoir Il comportant une tige rectiligne dont l'extrémité inférieure est munie d'un unique talon de dessin 12 ou 12'. La raison pour laquelle les uniques talons de dessin 12 sont à un niveau plus élevé que les uniques talons de dessin 12' sera donnée ci-après. A proximité immédiate des poussoirs 11, au niveau de chacun des multiples postes S de sélection des jacks (et, par suite, des aiguilles), se trouve un tambour 13 de commande du dessin I1 peut y avoir un tambour par alimentation. L'axe vertical de chaque tambour 13 est fixe en ce qui concerne tout déplacement tendant à le rapprocher ou à l'éloigner des talons de dessin 12 et 12'. En outre, chaque tambour de commande de dessin est agencé de façon à être entraîné à partir du cylindre d'ai- guilles 1 et à la même vitesse périphérique que celui-ci. A cet égard, chaque tambour 13 est monté sur une broche 14 dont l'extrémité inférieure î4a est filetée et vissée dans un trou 15a taraudé en conséquence, formé au centre d'un disque coaxial 15. La broche 14 et un téton 15b du disque 15 sont entourés par un pivot 16 alésé en son centre et agencé de façon à tourner à l' intérieur d'un palier lisse antifriction ou coussinet 17 faisant partie d'un socle fixe 18 du tambour de commande de dessin 13. Ce socle repose sur une "boite de cylindre" 19 encastrée'dans le plateau supérieur 20 du métier et il est fixé par un boulon 18a. Une bride 16a, formée à l'extrémité supérieure du pivot 18, est fixée rigidement, par des goujons 21, à la partie inférieure du tambour 13. La surface supérieure du disque 15 présente une feuillure périphérique qui reçoit un pignon annulaire 22, lequel est fixé rigidement au disque et engrène avec une roue 23 d'en- trainement du tambour de dessin fixée à la couronne dentée 24 du métier avec laquelle elle tourne. La roue 23 entrasse donc en même temps tous les tambours 13. Pour pouvoir la visser dans le disque 15 correspondant, afin de serrer le tambour en place,l'extrémité supérieure de chacune des broches de tambour comporte un bouton moleté 25.En fait, le tambour est serré entre une pièce d'écartement 26 en forme de rondelle, interposée entre la face supérieure de la bride 16a et la face inférieure du tambour, et une bague de serrage 27 disposée entre la face inférieure du bou ton 25 et le haut du tambour. Le cylindre d'aiguilles i a un diamètre nettement supé rieur à celui de chacun des tambours 13 de commande du dessin. Dans chaque tambour, il est formé plusieurs rainures circonférentielles 13a superposées, au nombre de douze dans l'exemple représenté, et le tambour est placé suffisamment près du cylindre 1 pour que toutes les séries circulaires d'uniques talons de dessin 12 ou 12' sur les poussoirs il (en l'absence d'une bande de commande sur le tambour) puissent se déplacer vers l'extérieur pour pénétrer successivement dans le tambour et ainsi s'enfoncer au-dessous de la surface de celui-ci : il en résulte que les talons 9 des jacks 8 peuvent être actionnés par la came élévatrice de Jacks 10 ce qui se traduit par une ascension des aiguilles 3 correspondantes, selon ce qui a-été indiqué précédemment. Par contre, lorsqu'une bande de commande T (fige 1-3) passe autour d'un tambour 13, elle s'oppose à la pénétration des talons de dessin dans le tambour, sauf là où, au point critique, un tel talon coïncide avec une perforation 28 formée dans la bande. C'est-à-dire que la bande de commande T est préalablement munie de perforations selon un programme de dessin prédé terminé, pour présenter au cylindre en rotation, au niveau des talons de dessin 12 ou 12', une ligne droite de perforations 28 réparties de façon prédéterminée et de zones non ajourées 29 qui masquent les rainures du tambour (voir fig. 2). Ainsi, les perforations 28 dans la bande de commande T sont dans l'alignement d'une rainure ou de rainures 13a du tambour pour permettre à des talons de dessin des poussoirs Il de pénétrer à l'intérieur du tambour, tandis que les talons de dessin placés en regard de zones non ajourées 29 de la bande sont dans l'impossibilité de le faire.En conséquence, une sélection est effectuée du fait que les aiguilles 3 qui correspondent aux talons de dessin pénétrant dans le tambour sont soulevées et que les autres aiguilles ne sont soumises à aucune action. Selon un autre mode de réalisation, au lieu de présenter des rainures circonférentielles superposées 13a, chaque tambour de commande de dessin 13 peut comporter des séries circonférentielles superposées de trous régulièrement espacés, avec lesquels coïncident celles qui conviennent parmi les perforations 28 préalablement positionnées dans la bande T. Dans un métier à jauge fine, un poussoir il sur deux peut avoir son unique talon de dessin 12 à un niveau, tandis que les poussoirs intercalaires ont leurs talons correspondants 12' à un niveau légèrement inférieur - la distance entre les deux niveaux étant égale au pas des rainures superposées 13a dans chaque tambour 13. Dans un tel cas, les rangées horizontales rectilignes de trous 28 dans la bande T sont disposées par paires superposées, les trous des rangées supérieure et inférieure étant convenablement décalés, comme il ressort de la fig. 2. Comme on 1'a indiqué précédemment, la bande de commande T représentée dans les fig. 1 à 3 est une bande courte enroulée en un seul tour complet autour du tambour 13 de commande de dessin. Cette bande, qui est relativement mince mais très solide, comporte le long de ses bords supérieur et inférieur des rangées rectilignes de trous de guidage 30 régulièrement espacés, en prise avec des séries circonférentielles de chevilles ou dents 31 séparées par une distance correspondante, aux extrémités supérieure et inférieure du tambour 13. De cette manière, la bande de commande T est entrainée par connexion directe et ne peut pas patiner.De ce qui précède, on comprendra donc que la partie principale de la bande de commande T sert à commandor lEs mou- vements des poussoirs il ; s'il existe une perforation 28 dans la bande, le talon 9 du jack de manoeuvre d'aiguille vient au contact de la came 10 mais en l'absence de perforation dans la bande, le poussoir est retenu à l'intérieur de la rainure du cylindre d'aiguilles, de sorte que le talon 9 passe en arrière de ladite came. Pour parvenir à une augmentation de la largeur du dessin, il est évident que la longueur de chaque bande de commande doit être supérieure. Par exemple, comme on peut le voir dans les fig. 4 et 5 chaque bande peut revêtir la forme d'une bande sans fin T1 qui passe d'une part autour du tambour 13 correspondant et, d'autre part, autour d'un rouleau auxiliaire 32 à rotation libre, dont l'axe est à une distance convenable de celui du tambour et parallèle à lui. Le rouleau 32 tourne autour d'un arbre vertical 33 qui est fixé sur une console 34. Cette dernière est à son tour fixée au moyen de vis 35 au socle fixe 18 du tambour 13 de commande de dessin. Des roulements à billes 36 sont inter posés entre le rouleau 32 et l'arbre 33. Si une bande de commande est trop longue pour pouvoir être correctement guidée par un seul rouleau, il peut être nécessaire d'employer plusieurs rouleaux ou, selon un autre mode de réalisation, un porte-bande du type cassette. Un tel dispositif doit être capable de contenir une bande d'une longueur telle qu'on dispose d'une étendue pratiquement illimitée de formation de dessin. En tout cas, un ou plusieurs rouleaux sollicités par des ressorts ou des doigts élastiques ou similaires peuvent être prévus pour maintenir une bande de commande en contact intime avec la surface de son tambour de commande de dessin. Dans les exemples représentés, chaque poussoir Il est en outre muni, sur sa tige, d'un assortiment complet de talons 37 de sélection de hauteur également espacés, dont le pas correspond à la distance verticale nécessaire pour élever ou abaisser l'unique talon de dessin 12 ou 12' d'un poussoir, entre un plan dans lequel il est soumis à l'action des perforations formées sur une ligne droite sur la bande de commande T ou T1 et un autre plan dans lequel il peut être actionné par les perforations de la ligne droite suivante appropriée, selon une séquence prédéterminée. Le nombre des rainures circonférentielles 13a superposées dans chaque tambour 13 est double du nombre de talons de sélection de hauteur 37 sur chaque poussoir.Au niveau d'un poste P d'élévation et d'abaissement des poussoirs (fig. 6 et 8) ou de chacun de ces postes, selon le cas, il est prévu une came 38 inclinée vers le haut pour ltélévation des poussoirs, destinée à prendre contact avec les faces inférieures de tout talon de sélection de hauteur 37 qui se présente à elle, ainsi qu'une came 39 d'enfoncement, inclinée vers le bas, destinée à prendre contact avec les bords supérieurs des talons de sélection de hauteur qui se présentent, ces cames étant mobiles radialement sous la commande du dessin et chacune d'entre elles pouvant être mise en saillie vers l'extérieur dans une position de travail et en retrait vers l'intérieur dans une position hors travail.Une couronne-guide fixe 40 est prévue pour supporter les poussoirs et les bloquer contre tout mouvement dans le sens de la hauteur, sauf dans la zone du poste P ou de chacun des postes P. Cette couronne entoure toute la série circulaire de poussoirs et elle présente une solution de continuité G au niveau du poste ou de chacun des postes P d'élévation et d'abaissement des poussoirs, pour permettre que les poussoirs Il soient déplacés librement vers le haut ou vers le bas au niveau de ce poste ; d'autre part, la couronne présente des surfaces horizontales 40a, 40b, 40c et 40d de contact avec les talons de sélection de hauteur. Les cames 38 et 39 sont placées au voisinage immédiat de la solution de continuité G dans la couronne 40.La disposition est telle que chaque fois qu'un poussoir lu est déplacé vers le haut ou vers le bas d'une distance égale au pas des talons 37 de sélection de hauteur, l'un ou plusieurs de ces derniers seront naturellement placés en vue dtun contact direct avec des surfaces horizontales espacées verticalement sur la- couronne-guide 40 et resteront ainsi engagés pour bloquer le poussoir contre tout déplacement dans le sens de la hauteur, jusqu'à ce que ce ou ces talons en prise, du fait de la rotation du cylindre d'aiguilles 1 par rapport à la couronne-guide fixe 40, se déplacent en pénétrant dans la solution de continuité G ou dans celle qui suit, selon le cas. La couronne-guide 40 ouverte a une épaisseur uniforme (dans le sens de la hauteur) qui correspond à la distance d (fig. 7) entre le bord inférieur d'un talon 37 de sélection de hauteur sur un poussoir Il et le bord supérieur du talon de sélection de hauteur suivant et directement sous-jacent sur le même poussoir. Les faces supérieure et inférieure 40a et 40d respectivement de la couronne 40 sont planes et situées dans des plans horizontaux distants l'un de l'autre. La face pariétale intérieure de la couronne présente un canal ou piste 40e de largeur uniforme correspondant à la distance d en hauteur (fig. 7) entre le bord supérieur d > un quelconque talon 37 de sélection de hauteur sur un poussoir Il et le bord inférieur du talon de sélection de hauteur immédiatement sous-jacent. Comme on peut le voir dans le dispositif illustré par les fig. 6 et 8, dans lequel il nty a, au niveau du poste P d'élévation et d'abaissement des poussoirs, qu'une seule came 38 d'élévation de poussoirs inclinéevers le haut et une seule came 39 d'enfoncement inclinée vers le bas, le bord supérieur de la came 38 coïncide avec la surface inférieure horizontale 40c du canal ou piste' 40e formé dans la couronne, tandis que le bord inférieur de la came 39 colncide avec le côté supérieur 41a d'une courte piste horizontale auxiliaire 41 destinée à recevoir et à positionner un talon 37 de sélection de hauteur à un niveau intermédiaire entre les faces supérieure et inférieure 40b et 40c du canal ou piste 40e (voir le talon 37 -dans chacune des fig. 9 et 10).Ainsi, toutes les fois que la came d'élévation 38 est en travail, c'est-à-dire en saillie dans sa position interne, elle déplace chaque poussoir Il correspondant vers le haut dans une position où deux talons de sélection de hauteur successifs (par exemple 372 et 373 dans la fig. 7) sont placés de façon à prendre contact avec les faces horizontales supérieure et inférieure 40b et 40c du canal ou piste 40e. D'autre part, chaque fois que la came d'enfoncement 39 est en saillie vers l'intérieur dans sa position de travail, elle déplace chaque poussoir correspondant vers le bas dans une position où deux des talons de sélection de hauteur de celui-ci, respectivement audessus et au-dessous du talon 371s enserrent et prennent contact avec les faces supérieure et inférieure 40a et 40d de la couronne-guide 40. On supposera, pour simplifier la description, qu'il n' existe qu'un seul poste P d'élévation et d'abaissement des poussoirs sur le métier ; lorsque la came 38 d'élévation des poussoirs est en position de travail et que la came d'enfoncement 39 est hors travail, comme représenté dans la fig. 7, tous les poussoirs Il seront soulevés de la même façon, l'un après l'autre en une séquence progressive.Ainsi, chaque poussoir à tour de rôle sera soulevé d'un pas chaque fois qu'il passe par le poste P d'élévation et d'abaissement, c'est-à-dire à chaque tour du métier, des paires de plus en plus hautes de talons de sélection de hauteur 37 sur le poussoir prenant contact avec les faces horizontales supérieure et inférieure 40b et 40c du canal ou piste 40e de la couronne-guide 40, tour après tour du métier, pour verrouiller le poussoir dans la position la plus haute dans laquelle il a été élevé à chaque fois En conséquence de ce mouvement progressif de "spirale" ascendante de chaque poussoir à tour de rôle, l'unique talon de dessin 12 ou 12 du poussoir est soulevé pas à pas à des niveaux tels qu'il puisse être actionné par les lignes d'information paires 5 c'est-à-dire la deuxième ? quatrième, sixième, huitième, etct sur la bande de commande, de bas en haut à partir du bord inférieur de celle-ci Mais lorsque la came d'élévation de poussoir 38 est hors travail et que la came d'enfoncement 39 est mise en saillie dans sa-position de travail, tous les poussoirs vont être abaissés suecessivement en une séquence progressive, mais cette fois chaque poussoir sera verrouillé dans la position la plus basse dans laquelle il a été abaissé du fait des talons de sélection de hauteur correspondante enserrant et prenant contact avec les faces supérieure et inférieure 40a et 40d de la couronne-guide 40. En conséquence d'une telle progression normale vers le bas de chaque poussoir à tour de rôle, l'unique talon de dessin qu'il comporte est abaissé pas à pas dans des positions en hauteur telles qu'il puisse être actionné par les rangées d'information impaires que porte la bande. Comme on le comprendra aisément, par un réglage approprié des cames 38 et 39, on peut établir de nombreux ordres de progression differents des poussoirs 11 vers le haut et vers le bas, de sorte que leurs talons de dessin soient actionnés par différentes rangées d'information sur la bande de commande T ou T en fonction des dessins qu'il convient de former. Il est du reste bien entendu que le mode de réalisation de l'invention qui a été décrit ci-dessus, en référence aux dessins annexés, a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportés sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Métier à tricoter circulaire comprenant en combinaison un cylindre d'aiguilles dans lequel sont formées des rainures axiales réparties circonférentiellement ; des aiguilles manoeuvrables individuellement, logées dans ces rainures ; des éléments de manoeuvre des aiguilles, montés mobiles dans ces rainures et comportant des talons par lesquels ils sont actionnés ; des cames destinées à agir sur ces talons d'actionnement de façon à déplacer sélectivement les éléments et les aiguilles en direction longitudinale pour produire des effets de dessin dans le tissu tricoté, ces éléments étant également susceptibles d'un mouvement radial vers l'intérieur et vers l'extérieur dans leurs rainures,les rapprochant et les éloignant respectivement de l'axe du cylindre, de façon à établir des conditions de manoeuvre sélective des aiguilles ; des talons de dessin associés aux éléments de manoeuvre des aiguilles, un talon par élément ; et aux moins une unité rotative de commande du dessin qui est entranée en synchronisme avec le mouvement de rotation relatif entre cette unité et le cylindre d'aiguilles et qui est munie de moyens de commande du dessin, disposés au préalable pour agir sur les talons de dessin, afin de permettre que certains des éléments de manoeuvre des aiguilles se déplacent radialement vers l'extérieur et d'autres soient enfoncés radialement vers l'intérieur selon que les aiguilles correspondantes doivent être avancées ou non, en fonction des exigences du dessin ; ce métier étant caractérisé par le fait que l'unité rotative de commande du dessin est constituée par un tambour (13) semblable à un rouleau d'entraNnement, dont l'axe est fixe en ce qui concerne tout mouvement vers et à partir des talons de dessin (12 ou 12'), et par le fait que les uniques talons de dessin sont agencés de façon à être actionnés directement par une bande perforée de commande relativement mince et souple (T ou T1) qui passe autour du tambour (13). 2. Métier à tricoter circulaire selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la bande de commande (T ou Ti) présente des perforations (28) en des points critiques prédéterminés et que le tambour de commande de dessin (13) présente des rainures espacées (13a), la bande empêchant que les talons de dessin (12,12') pénètrent dans les rainures correspondantes, sauf lorsque ces talons sont en coincidence avec des perforations (28) de la bande. 3. Métier à tricoter circulaire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la bande de commande (T ou T1) présente au cylindre d'aiguilles (1), au niveau d'une série circulaire d'uniques talons de dessin (12 ou i2t), une ligne droite de perforations (28) réparties de façon prédéterminée et de zones non ajourées (29). 4. Métier à tricoter circulaire selon les revendications 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que la bande de commande (T,fig. 1-3) est une courte bande enroulée en un tour complet autour du tambour (13) de commande du dessin. 5. Métier à tricoter circulaire selon les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la bande de commande (Tlsfig. 4:et 5) est sous la forme d'une bande sans fin qui passe autour du tambour (13) de commande du dessin et aussi autour d'un rouleau auxiliaire (32) tournant librement, dont l'axe est à une distance convenable de celui du tambour et parallèle à lui. 6. Métier à tricoter circulaire selon lfune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la bande de commande (T ou T ) présente, le long de l'un au moins de ses bords, une série de trous (30) régulièrement espacés, dans lesquels s'engagent des dents (31) de même pas formées sur le tambour de commande de dessin (13), et ce dernier est solidaire d' un pignon coaxial (22) en prise avec une roue dentée (23) d'entrainement du cylindre d'aiguilles, fixée à la roue principale (24) du métier et tournant avec celle-ci. 7. Métier à tricoter circulaire selon l'une quelconque des revendications précédentes1 caractérisé par le fait que la bande de commande (T ou T ) est une bande relativement large munie de plusieurs lignes droites superposées de perforations (28) réparties de façon respectivement différente et de zones (29) non ajourées, et des moyens (37,38 et 39) sont prévus pour effectuer des mouvements relatifs vers le haut et vers le bas entre le tambour (13) de commande du dessin, sur lequel passe la bande, et des éléments (11) comportant les talons de dessin (12 ou 12'), ces mouvements ayant une étendue variable pour permettre que des lignes droites de perforations prédéterminées et différentes et de zones non ajourées de la bande se trouvent en regard d'une série circulaire d'uniques talons de dessin. 8. Métier à tricoter circulaire selon la revendication 7, caractérisé par le fait que des poussoirs (11) sont disposés dans les mêmes rainures ou fentes (2) du cylindre d'aiguille (1) que des jacks (8) ou autres éléments de manoeuvre des aiguilles, en avant de ceux-ci, un poussoir étant associé à chacun de ces derniers, et les tiges des poussoirs étant munies des talons de dessin (12 ou 12') ; et par le fait que la bande large de commande (T ou T ), qui passe autour d'un tambour rotatif (13) de commande du dessin non susceptible de mouvements dans le sens de la hauteur, sert en association avec des moyens (38,39) de mouvement variable des poussoirs pour déplacer successivement les poussoirs (11) longitudinalement vers le haut et vers le bas, afin de disposer leurs talons de dessin (12 ou 12') en regard de lignes droites prédéterminées de perforations dans la bande et de zones non ajourées de celle-ci. 9. Métier à tricoter circulaire selon la revendication 8, caractérisé par le fait que chaque poussoir (11) est muni en outre, sur sa tige, d'un jeu complet de talons (37) de sélection de hauteur également espacés, dont le pas correspond à la distance verticale nécessaire pour élever ou abaisser un talon de dessin (12 ou 12') d'un poussoir entre un plan dans lequel il est actionné par les moyens de commande du dessin d'une ligne droite sur la bande de commande et un autre plan où il peut être actionné par la ligne droite appropriée suivante de moyens de commande en une séquence prédéterminée ; et, au moins au niveau d' un poste (P) d'élévation et d'abaissement des poussoirs, il est prévu une came (38) d'élévation des poussoirs, inclinée vers le haut, susceptible de prendre contact avec la face inférieure de tout talon (37) de sélection de hauteur qui se présente, et une came d'enfoncement (39) inclinée vers le bas, susceptible de prendre contact avec les bords supérieurs des talons de sélection de hauteur présentés, ces cames étant mobiles en direction radiale sous la commande du dessin et chacune d'entre elles pouvant être mise en saillie vers l'extérieur dans une position de travail et en retrait vers l'intérieur dans une position hors travail. 10. Métier à tricoter circulaire selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il comprend, au niveau du poste (P) ou de chacun des postes d'élévation et d'abaissement des poussoirs, une couronne-guide fixe (40) disposée horizontalement pour supporter les poussoirs (11) et les bloquer contre tout mouvement dans le sens de la hauteur sauf dans la zone dudit poste, la cou ronne entourant la série circulaire de poussoirs présentant une solution de continuité (G) au niveau du poste précité pour permettre que les poussoirs soient entraînés librement vers le haut ou repoussés vers le bas à ce niveau et étant munie de surfaces horizontales (40a, 40b, 40c et 40d) de contact avec les talons de sélection de hauteur. 11. Métier à tricoter circulaire à jauge fine selon les revendications 8, 9 ou 10, caractérisé par le fait qu'un poussoir sur deux a son unique talon de dessin (12) à un niveau, tandis que les poussoirs intermédiaires ont leurs talons correspondants (12') à un niveau différent ; et les rangées rectilignes de perforations réparties et de zone non ajourées dans la bande de commande sont disposées en paires superposées, les perforations des lignes droites supérieure et inférieure de chaque paire étant disposées en quinconce.