La présente inventiOn concerne les installations de tronçonnage à la volée de produits de forme allongée fabriqués en continu, notamment de tubes d'acier fabriqués à partir d'une tôle enroulée en hélice et soudée, et plus particulièrement les installations du type comprenant un bâti et un chariot qui est monté mobile sur ce bâti suivant un mouvement rectiligne alternatif et porte des organes de coupe. Une telle installation fonctionne de la façon suivante: le chariot accompagne dans sa course le tube, ou produit analogue, fabriqué en continu, de façon à avoir par rapport à ce dernier une vitesse relative nulle, et pendant ce mouvement d'accompagnement, les organes de coupe qu'il porte exécutent l'opEra- tion de tronçonnage, puis le chariot revient en arrière par rapport au sens de déplacement du tube, avec une vitesse supérieure en valeur absolue à la vitesse de défilement de ce tube, jusqu'en un point de celui-ci correspondant à la longueur des tronçons désirée, l'installation reprenant alors ensuite l'ensemble des mêmes opérations, à commencer par une nouvelle course d'accompagnement du tube, et donc de tronçonnage de ce tube. Dans les installations connues de ce type, les organes de coupe utilisés sont constitués par des scies circulaires rotatives ou rectilignes alternatives et on peut en noter les inconvénients suivants: - l'opération de coupe est bruyante; - il y a projection de particules de métal rougi; - la surface de coupe obtenue n'est pas suffisamment bonne; - étant donné qu'il se forme de grosses bavures interne et externe, un ébavurage de finition est nécessaire; - l'usure des organes de coupe est importante et le remplacement de la ou des scies nécessite des arrêts fréquents de l'installation, difficilement compatibles avec une fabrication en continu; - en cas de rupture de la scie, des éclats extrêmement dangereux sont projetés; C'est pourquoi l'invention a pour but de remédier à ces inconvénients, en s'adaptant principalement à la fabrication en continu de tubes d'acier. A cet effet, l'invention a pour objet une installation de tronçonnage a la volée du type précité, caractérisée en ce que les organes de coupe sont constitués par des molettes qui sont montées aux extrémités de deux mâchoires elles-mêmes artit:u- lées sur le chariot transversalement par rapport à l'axe du mouvement de ce chariot. Ces molettes effectuent le tronçonnage par refoulement du métal constitutif du tube à tronçonner. Les molettes sont de préférence montées folles en rotation, ce qui évite un freinage défavorable du tube à tronçonner. Les instailations connues présentent encore les inconvénients suivants: - en cas de rupture d'une scie, l'opération de remplacement est longue et nécessite l'arrêt de la fabrication; - lors d'un changement de fabrication pour passer à un diamètre de tube différent, l'opération de changement des organes de coupe est longue et délicate. C'est pourquoi, de façon particulièrement avantageuse, les molettes sont montées avec leurs axes disposés à demeure sur des blocs eux-mêmes fixés de façon amovible sur les extrémités des mâchoires, un jeu de blocs et de molettes étant prévu pour chaque diamètre de tube à tronçonner et l'inclinaison des blocs par rapport aux mâchoires ainsi que la disposition des molettes sur ces blocs variant d'un jeu de blocs à l'autre de manière qu'en position de serrage des mâchoires l'ensemble des molettes vienne, pour chaque diamètre de tube à tronçonner, à peu près en appui sur le profil circulaire de ce tube. Elles sont également avantageusement prévues toutes identiques et présentant une disposition en arc de cercle s'écartant d'une disposition concentrique au tube a tronçonner, en position de serrage des mâchoires, ce qui permet une répartition régulière, sur chacune des molettes, du travail de refoulement du métal. De préférence, les deux mâchoires étant actionnées par un organe de commande commun, les blocs des différents jeux présentent des hauteurs différentes perpendiculairement aux extrémités des mâchoires, ce qui permet de venir dans tous les cas au contact de tubes de différents diamètres avec une course identique de l'organe de commande. Les mâchoires sont avantageusement réalisées sous forme de leviers articulés chacun dans leur partie médfane sur le chariot et dont les extrémités opposées à celles qui portent les molettes sont reliées par des biellettes à la tige d'un mécanisme à vérin dont l'axe rencontre l'axe du mouvement du tube et est perpendiculaire à celui-ci, la dimension de ces biellettes et la disposition du vérin étant telles que, dans la position de serrage des molettes sur le tube, l'angle de ces biellettes est voisin de 1800. Ceci permet d'obtenir un mouvement de serrage des mâchoires tout d'abord rapide, puis lent au contact des molettes sur le tube. Le mécanisme à vérin est de préférence du type hydraulique. Il est par ailleurs très avantageux de réaliser chaque bloc porte-molettes en deux parties, l'une fixée sur la mâchoire associée et l'autre portant les molettes, ces deux parties étant articulées l'une sur l'autre autour d'un axe parallèle à l'axe du mouvement du chariot et reliées l'une à l'autre par un organe de rappel élastique. Cette disposition permet à la partie mobile qui porte les molettes de s'écarter dès qu'il n'y a plus contact avec le tube, à la fin du tronçonnage, ce qui évite au tube qui continue de défiler, de buter contre cette partie. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 est une vue en perspective d'une installation de tronçonnage à la volée conforme à l'invention; la Fig. 2 est une vue schématique de gauche, par rapport à la Fig.l, du mécanisme de tronçonnage de l'installation de cette Fig. 1; la Fig. 3 est une vue en perspective d'un bloc porte-molette de ce mécanisme; la Fig. 4 est une vue de ce même bloc, mais sous un autre angle; la Fig. 5 est une vue analogue à celle de la Fig.3, mais représentant un bloc porte-molettes destiné au tronçonnage d'un tube de diamètre différent; la Fig. 6 est un schéma de conception et de fonctionnement de ce bloc porte-molettes de la Fia. 5. L'installation de tronçonnage représentée par les Fig. 1 et 2 comprendun bâti allongé 1 placé parallèlement au sens de défilement d'un tube T. Ce tube T, d'axe X-X horizontal, est fabriqué en continu par enrouloment en hélice d'une tale d'acier soudée et défile vers la droite suivant la flèche f en étant simultanément animé d'un mouvement de rotation, de sorte qu'il effectue un mouvement hélicoïdal matérialisé par la flèche g. Les postes d'enroulement et de soudure de la tôle sont situés, vers la gauche sur la Fig. 1, en amont de l'installation de tronçonnage par rapport au sens défini par la flèche f et ne sont pas représentés puisque ne faisant pas partie de la présente installation et il en est de même pour le poste d'arasement du cordon de soudure qui est situé peu après le poste de soudure.Le bâti 1 porte à sa partie supérieure deux rails 2 qui sont parallèles à l'axe X-X et situés de part et d'autre du plan vertical passant au-dessous de cet axe et qui constituent un chemin de roulement sur lequel se déplace un chariot 3. Ce chariot se compose de bas en haut d'un train de roulement 4, d'un carter intermédiaire 5 et- dlun-carter supê- rieur 6, le carter intermédiaire 5 étant relié au train de roulement 4 par quatre montants verticaux 7. Le train de roulassent 4 est constitué de deux plaques verticales 8 formant châssis et situées de part et d'autre des deux rails 2, et, à chacune de leurs extrémités, ces plaques 8 portent un axe 9 autour duquel est montée folle une roue 10. Lesquatreroues 10 roulent sur les rails 2 tandis que quatre roulettes 11 d'axe vertical et également portées par les plaques 8, prennent appui sur les faces latérales extérieures des champignons des rails 2, de façon à guider transversalement le chariot 3 lors de ses mouvements de roulement sur ces rails et à le maintenir sur ceux-ci. L'une des plaques 8 porte sur sa face extérieure, par rapport aux rails 2, un mécanisme d'embrayage E à deux plateaux dont l'un est fixé sur cette plaque 8 et l'autre, mobile ou non en rotation par rapport au premier sous l'action d'une commande d'embrayage, porte un pignon 12. Une chaine 13 relie mécaniquement ce pignon 12 à deux autres pignons 14 et 15-d'axe horizontal situés aux deux extrémités de la longueur du bâti 1, le brin supérieur de cette chaîne 13 défilant dans le sens de la flèche f ors d'une course aller du chariot, de la gauche vers la droite, et dans le sens inverse de f lors d'une course retour.Le pignon 14 est monté fou tandis que le pignon 15 est mû en rotation par un moteur électrique M à vitesse réglable qui est commandé, tant en vitesse qu'en sens de rotation, par une génératrice tachymétrique qui apporte précision et synchronisation à l'ensemble.Deux pignons de renvoi plus petits 16 et 17, portés par la plaque 8, permettent à la chaîne 13 passant autour des pignons 14 et 15 de venir s'enrouler autour du pignon 12 du mécanisme d'embrayage E avec le maximum de longeur périphérique de contact. La chaîne 13 passe donc autour des pignons 12, 14 et 15 en étant déviée deux fois, en sens inverse et pratiquement à 90 , par les pignons de renvoi 16 et 17. Cette chaîne 13 est supportée et guidée par des gouttières 18, pour le brin supérieur, et 19, pour le brin inférieur, ces gouttières étant fixées au bâti par un ensemble d'équerres 20. Le bâti porte à sa partie supérieure et à son extrémité aval, par rapport à f, deux berceaux 21 et 21a dont chacun porte à sa partie supérieure un jeu de deux rouleaux 22 d'axes horizontaux, mais obliques par rapport à l'axe X-X. Le berceau le plus en amont porte de plus sur son côté amont une rampe 23 destinée t permettre la venue du tube sur les rouleaux 22 malgré la flèche que le tube présente à son extrémité puisqu'il est en porte à faux. Ce problème pourrait être supprimé en rendant le berceau 21 mobile sur les rails 2. Un autre berceau analogue est prévu sur le chariot 3 entre les deux plaques-châssis 8, mais il n'est pas visible sur la Fig. 1.Entre les berceaux aval 21 et 21a se trouve disposé un détecteur de longueur 24,schématisé par une plaquette de butée et qui est relié électriquement à un dispositif D de commande du moteur électrique M,du mécanisme de tronçonnage et du mécanisme d'embrayage E par des lignes 24a, 24b et 24C. Le détecteur 24 permet, lorsque le tube T arrive à sa hauteur, de déclencher toutes les opérations successivement ou simultanément ainsi que cela sera décrit plus loin. Le chariot 3 porte, à l'intérieur de son carter 5 -et entre ses montants 7, deux mâchoires 25 qui sont constituées par des caissons en forme de leviers coudés à deux bras et qui sont montées mobiles dans un même plan perpendiculaire à l'axe X-X. Ces mâchoires peuvent pivoter, en vue d'écarter ou de rapprocher leurs extrémités inférieures 26 du tube T, autour d'axes 27 parallèles a l'axe X-X et montés entre chaque paire longitudinale de montants 7, et donc au-dessous du carter inter médiaire 5, ces axes 27 traversant les bras supérieurs 28 des mâchoires dans leur partie médiane. Les extrémités de ces bras supérieurs 28 sont articuléesen rotation sur les extrémités de biellettes 29, autour d'axes 30 parallèles à l'axe X-X, comme le montre la Fig. 2. A leurs autres extrémXtE9sces biellettes 29 sont reliées en tre elles par un axe commun 31 porté par l'extrémIté d'une tige verticale 32 d-lun vélin hXdraulique 4 double effet V dont l'axe rencontre l'axe X-X,Ce vérin est situé et fixé à l'intérieur du carter supérieur 6 du chariot 3 tandis que les bras supérieur 28 des mâchoires 25 et les bielles 29 sont contenus dans le carter in termédiaire 5 de ce chariot.Le vérin est muni d'orifices 33a et 33b qui constituent alternativement les orifices d'admission et d'échappement et inversement en fonction de la phase de travail grâce à un distributeur 34. Comme le montre la Fig. 1, le chariot 3 porte sur sa partie amont (par rapport d la flèche f) un tambour R d'axe X-X qu contient intérieurement un dispositif de solidarisation du tube T avec le chariot. Pendant les phases de tronçonnage, c'està-dire pendant les courses aller du chariot dans le sens de la flèche f, ce dispositif de solidarisation est actionné de manière à rendre le tambour R solidaire en rotation du tube T grâce à un mécanisme à fluide, tandis que ce tambour R est lui-même solidaire en translation du chariot 3 grâce à une liaison mécanique, de sorte que l'on obtient, lors du tronçonnage, une vitesse relative effectivement nulle entre le tube T et le chariot 3. Comme le montre la Fig. 2, alors que cela n'est pas représenté sur la Fig. 1 pour rendre celle-ci plus claire, chaque mâchoire 25 présente à sa partie inférieure 26 quatre alésages 35 qui reçoivent des boulons 36 qui servent à fixer un bloc portemolettes 37 sur la face intérieure, dirigée vers le tube T, de cette mâchoire. Comme le montrent les Fig. 3 et 4, chaque bloc portemolettes 37 est constitué d'une embase 38 qui porte sur sa face une plaque de fixation 39 qui est appliquée sur la face intérieure de la partie26 de la mâchoire et qui présente à ses quatre coins des trous 40 que traversent les boulons 36, tandis qu'elle présente, sur sa face opposée, une saignée 41 a faces planes parallèles qui est orientée parallèlement a la plaque 39 et perpendiculairement à l'axe X-X.Deux joues planes 42, solidaires entre elles par une base commune 43 se logent partiellement dans la saignée 41 et sont montées mobiles en rotation sur l'embase 38 autour d'un axe 44 parallèle à l'axe X-X. Ces joues présentent, sur un bord 42a qui est opposé à celui qui est logé dans la saignée 41, la forme d'un arc de cercle concave de diamètre correspondant au diamètre du tube pour lequel le bloc porte-molettes 37 est conçu. Il est en effet prévu pour chaque diamètre de tube T un jeu de blocs portemolettes 37 distinct et conçu spécialement. La gamme des diamètres de tube est par exemple de 150 à plus de 400 mm, mais on peut prévoir n'importe quel diamètre quelconque. En pratique, tous les diamètres ne sont pas fabriqués et il existe une gamme bien précise de diamètres et un ensemble de jeux de blocs porte-molettes 37 associés un à un à ces diamètres.Près du bord 42a des joues 42 sont montées entre celles-ci des molettes identiques 45, au nombre de trois dans le cas des Fig. 3 et 4 . Les molettes 45 sont montées folles autour d'axes 46 parallèles à l'axe X-X et bloqués en rotation par tout moyen approprié. Les molettes 45 travaillent par Pefoulement du métal et son entraînées en rotation par contact avec le tube T lors de l'opération de tronçonnage. L'embase 38 et les joues 42 sont enfin reliées par un organe élastique tel qu'un ressort hélicoidal 47 monté entre une patte 48 de l'embase 38 et une patte 49 de la base commune 43 des joues. Ce ressort assure le rappel en position rétractée. Le ressort 47 a pour but de permettre la rotation des joues 42 autour de l'axe 44 et de rappeler ces joues 42 en position extrême en l'absence de sollicitation. Il faut enfin noter que les deux blocs.d'une m2X*e paire sont identiques, et par conséquent interchangeables, c'està-dire que celui de droite peut être monté à gauche et inversement. On voit sur les Fig. 2 et 4 que, suivant un plan perpendiculaire a l'axe X-X, l'embase 38 présente une certaine inclinaison par rapport à la normale N è la plaque de fixation 39, c'est-à-dire à la face intérieure de la mâchoire 25. En effet, étant donné que l'on désire que la course du vérin V soit toujours la même, quel que soit le diamètre du tube à tronçonner, il est nécessaire que, dans la position d'attaque des molettes sur le tube, la plaque de fixation 39 ait toujours la même position par rapport à l'axe 27, alors que les arcs de cercle suivant lesquels sont disposés les axes 46 des molettes, (qui sont centrés sur l'axe X-X au décalage près décrit plus loin en regard de la Fig.6) doivent être disposés à peu près symétriquement par rapport au plan horizontal passant par l'axe X-X.Or les trous 40 des plaques les plus éloignées des axes 27 sont à dessein prévus à à peu près la même distance de ces axes 27 que l'axe X-X d'un tube de petit diamètre tel que celui représenté sur les Fig. 2 à 4, ce qui explique la forme inclinée vers le bas indiquée pour les embases 38 des blocs associés à ce diamètre de tube. Par contre, avec un tube de plus grand diamètre, l'axe X-X est situé d'autant plus haut, de sorte que les embases des blocs associés à ce diamètre sont moins inclinées, si ce n'est pas du tout. C'est ainsi que le bloc portemolettes 37a représenté par la Fig. 5 est prévu pour un diamètre de tube T plus grand que celui des blocs porte-molettes 37 des Fig. 2 à 4.Ce bloc 37a porte cinq molettes 45a entre elles et l'embase 38a est pratiquement sans inclinaison, c'est-à-dire symétriquement disposée par rapport à la plaque 39a tandis que sa hauteur est plus faible que celle de l'embase du tube 37 étant donné la différence de diamètre à respecter tout en conservant la même course du vérin, donc la même position extrême des mâchoires. Comme le montre la Fig. 6, les cinq molettes glt g2 3 4 et g5 du tube 37a sont toutes identiques et leur g , g ~ répartition angulaire autour de l'axe X-X est régulière, c'est-àdire que les angles définis par cet axe et deux molettes successives sont tous égaux a une même valeur. Par contre, ces molettes ne sont pas toutes à la même distance de l'axe X-X. C'est ainsi. 1 5 que lorsque les molettes extrêmes g et g sont au contact du tube T, ce sont les plus proches , à une distance R, les molettes intermédiaires g2 et g4 étant à une distance R + el, el étant fonction de la profondeur de passe choisie et affectée à g2 et g4, et la molette centrale g3 étant à une distance R + e2,-e2 étant par exemple choisi égal-à 2 x el. Ainsi, l'extrémité 26 de la mâchoire 25 se dépla çant suivant une trajectoire en arc de cercle matérialisée par la flèche H et centrée sur l'axe 27, on voit que pour un déplacement angulaire donné de la mâchoire 25, les molettes se déplacent suivant des mouvements à peu près horizontaux et d'à peu près même amplitude, mais dont la composante radiale par rapport à l'axe X-X, composante qui correspond à la pénétration dans le tube T, c'est-à-dire au refouÇement du métal obtenu, est d'autant plus grande que la position de la molette considérée est proche du plan horizontal contenant l'axe X-X, de sorte que g seule pénètrerait plus dans le tube T que g2et g2 seule plus que gl, mais, comme le tube T tourne suivant la flèche g, g repasse dans le sillon 2 effectué par g et ne prend qu'une passe plus petite que son dé- placement, et de même pour g2, si bien qu'il y a équirépartition du travail de refoulement du métal entre les molettes, et ceci pour chaque diamètre de tube considéré. I1 faut enfin remarquer que, pour des raisons de clarté, les valeurs de el et e2 ont volontairement été exagérées sur la Fig. 6, alors qu'elles ne sont en fait que de quelques dizièmes de millimètre. Le fonctionnement de l'installation ainsi décrite est le suivant: Le chariot 3 se trouve initialement dans la position représentée à la Fig. 1 et ni le dispositif de solidarisation du tambour R,ni l'embrayage E ne sont actionnés.Le tube T d'axe X-XZ fabriqué en continu, défile suivant la flèche f en étant animé d'un mouvement hélicoïdal matérialisé par la flèche g es rouleaux analogues aux rouleaux 22.L'extrémité du tube arrive alors, le tambour R et le chariot 3 n'étant toujours pas sollicités, sur le berceau 21, en étant amené sur les rouleaux 22 de celui-ci grâce à la rampe 23 sur laquelle elle glisse. L'extrémité du tube atteint alors le détecteur 24, qui peut être de tout type mécanique, photo-électrique, magnétique ou autre, et le dispositif D actionne simultanément tout d'abord la commande, par fluide, du tambour R qui se solidarise en rotation avec le tube, alors qu'il est mécaniquement déjà solidarisé en translation avec le chariot 3, ensuite la mise en marche du moteur électrique M qui entraîne en rotation le pignon 15 qui entraîne lui-même le brin supérieur de la chaîne 13 en translation dans le sens f, et par conséquent le pignon 12 de l'embrayage E qu peut être consIdéré comme un pignon fou par rapport au chariot 3 puisque, jusqu a ce moment, l'embrayage E n'est pas actionné, et enfin un dispositif de lubrification, par mise en marche de la pompe qui fournit le liquide de coupe qui est dirigé vers les zones actives des différentes molettes 45. Après avoir libéré un mécanisme de verrouillage ou d'immobilisation du chariot 3, on actionne alors l'embrayage E de sorte que le pignon 12 se trouve freiné et rendu solidaire du plateau fixe de l'embrayage et que la chaîne 13 entraîne dans le sens de la flèche f l'ensemble du chariot et du tube T qui ont l'un par rapport à l'autre une vitesse relative nulle. L'embrayage n'est utilisé en fait qu'en tout ou rien et il constitue ainsi une simple sécurité dans le cas où le chariot serait bloqué, car l'embrayage patinerait alors. On alimente alors le vérin V en fluide hydraulique sous pression par son orifice d'admission 33a de sorte que la tige du vérin V est entraînée en translation vers le bas suivant la flèche hl (Fig. 2), et ceci à une vitesse constante, ce qui entraine une augmentation de l'angle A entre les biellettes 29. Les mâchoires 25 tournent ainsi autour de leurs axes respectifs 27 et leurs parties inférieures 26 se déplacent dans la direction des flèches il de façon à venir enserrer le tuyau T. Dans la phase d'approche, tant que l'angle A reste très inférieur à 1800, les mâchoires se déplacent, pour une course donnée de la tige 32 du vérin V, d'une grande amplitude; c'est la phase d'approche ou de venue en contact des molettes 45 avéc le tube T. Lorsque A devient voisin de 1800, il suffit d'une très faible course de la tige 32 pour avoir la même amplitude de déplacement des mâchoires que précédemment. Ce raisonnement est également valable pour les couples mis en jeu. Le tube a alors atteint le berceau 21 et se trouve ainsi supporté par un autre jeu de rouleaux 22. C'est ensuite la phase de coupe qui commence en se déroulant de la façon suivante: les mâchoires s'approchent du tube T, avec une course rapide due à la disposition des biellettes 29, et les molettes 45, ou du moins celles qui, compte tenu de la disposition illustrée à la Fig. 6, sont les plus proches de l'axe X-X du tube T, viennent en contact avec la périphérie de ce tube T. Le vérin V continue à agir sur les mâchoires 25 et ces molettes pénètrent lentement dans l'acier constituant le tube, chaque molette faisant sa part de travail de refoulement de l'acier, ainsi qu'indiqué plus haut. Le tronçon ainsi débité est évacué et reçu par un bâti parallèle à l'installation de tronçonnage qui l'évacue ou le dirige vers les postes suivants, par exemple de peinture, marquage, vérification de longueur, contrôle de qualité ou autres. Le chariot 3 continue sa course jusqu'à proximité du berceau 21a, la conception des blocs 37 permettant une course identique du chariot quel que soit le diamètre. I1 effectue ensuite son trajet retour vers sa position de départ (Fig. l)à une vitesse qui est en valeur absolue supérieure à celle du tube T, celle-ci étant de l'ordre de 20 m/mn, le moteur M tournanten sens inverse, alors que l'embrayage E reste actionné La vitesse de la course retour du chariot étant supérieure, en valeur absolue, à la vitesse de défilement du tube, le chariot arrive à sa position de départ avant que le tube n'ait fini d'avancer de la longueur désirée pour le tronçon suivant à débiter.Après retour du chariot, le tube continue de défiler jusqu'a ce qu'il atteigne le détecteur 24 qui déclenche alors une nouvelle phase de tronçonnage, analogue à celle décrite plus haut. Pendant le retour du chariot, le dispositif de solidarisation du tambour R est relâché, de sorte que celui-ci peut coulisser librement sur le tube qui continue d'avancer, et le vérin V est alimenté en fluide sous pression par son orifice 33b et son orifice 33a est relié à une décharge, de sorte que la tige 32 se déplace en translation vers le haut dans le sens de la flèche h2 et que l'angle A entre les biellettes 29 diminue, ce qui amène les mâchoires 25 dans leur position de retrait représentée par la Fig. 2, suivant les flèches 3 . Les ressorts 47 rappellent par ailleurs les parties mobiles des blocs 37. Lorsque l'on veut passer d'un diamètre de tube fabriqué à un autre, il suffit, et ceci sans aucun réglage, de changer les deux blocs porte-molettes 37 qui sont simplement bou lonnés, quelques minutes suffisant pour cette opération. Les avantages de l'installation ainsi décrite sont, entre autres, les suivants: - grâce aux molettes, l'installation est absolument silencieuse et robuste et surtout sans aucun danger, même s'il se produit exceptionnellement une rupture de molette; ceci est toutefois extrêmement rare, étant donné que, a titre d'exemple, en débitant 10 km de tube d'un diamètre de 323 mm, il n'a été cassé que quatre molettes; - les molettes travaillant par refoulement de l'acier qui constitue les tubes, il n'apparaît sur la surface de coupe aucune bavure, de sorte que cette surface est parfaite, ce qui supprime les opérations de finition, à la meule par exemple, qui sont inévitables avec les autres systèmes de coupe, à scie par exemple; de façon plus précise, la bavure intérieure est pratiquement éliminée en raison de la lenteur prévue pour la fin de course des mâchoires; - les blocs porte-molettes 37 sont montés rapidement et facilement, par huit boulons, ce qui permet de passer facilement et rapidement, sans aucun réglage, d'un diamètre de tube a tronçonner à un autre; le fait qu'aucun réglage ne soit nécessaire pour passer d'un diamètre à un autre est dû à la fois à la disposition des molettes sur les blocs et à la forme plus ou moins inclinée de ces blocs, cette caractéristique étant du plus grand intérêt dans le cas d'une fabrication en continu; - les blocs 37 utilisés travaillent très en dessous de leurs possibilités, évitant ainsi les efforts trop importants et donc les causes de rupture, ceci étant dû à la conception des blocs, c 'est-à-dire à leur forme et à la répartition et à la position des molettes qui se répartissent le travail de tron çonnage;; - contrairement aux scies, les molettes, qui sont montées folles, ne freinent pas la rotation du tube, le couple réactif étant très faible et sa répercussion dans la zone de soudure étant pratiquement nulle, si bien qu'il en résulte une vitesse de rotation constante et donc une soudure de qualité constante; - le mécanisme a bielle 29 permet une phase rapide d'approche, cette phase étant en fait la moins utile et devant en conséquence être réduite au maximum en durée, et une phase lente de coupe pour la pénétration des molettes et le refoulement progressif du métal; - l'articulation élastique des joues 42 sur l'embase 38 des blocs porte-molettes 37 grâce aux ressorts 47 permet de tronçonner un tube même si une molette 45 est casée ou endommagée; l'installation peut ainsi continuer de fonctionner correctement même avec une ou plusieurs molettes cassées; - la course du chariot nécessaire pour une opération de tronçonnage est la même quel que soit le diamètre du tube tronçonné, étant donné que, plus le diamètre du tube est grand, plus les blocs porte-molettes 37 portent de molettes et que cellesci ont des profondeurs de passe déterminées par leur position par rapport à l'axe X-X et calculées à cet effet; - l'effort demandé au vérin est pratiquement le même quel que soit le diamètre tronçonné; en utilisant ainsi la même pression de commande, par exemple de 15 à 17 kg/cm pour tous les diamètres, le tube est tronçonné en un même nombre de tours, par exemple en quatre tours pour la pression indiquée; - le choix d'un vérin hydraulique, plutôt que pneumatique, intervient également dans l'absence pratique de bavure intérieure, sa course n'étant pas modifiée par la compression du fluide qui pourrait se produire dans le cas d'un vérin pneumatique; - le tambour R évite enfin des efforts axiaux suivant l'axe X-X aux molettes 45. - REVgNPICATIONA 1.- Installation de tronçonnage a la volée de produits de forme allongée fabriqués en continu, du type comprenant un bâti et un chariot qui est monté mobile sur ce bati suivant un mouvement rectiligne alternatif et porte des organes de coupe, caractérisée en ce que les organes de coupe (45) sont constitués par des molettes qui sont montées aux extrémités de deux mâchoires (25) elles-mêmes articulées sur le chariot (3) transversalement par rapport à l'axe du mouvement de ce chariot. 2.- Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce les molettes (45, 45a) sont montées folles en rotation 3.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les molettes (45, 45a) sont prévues toutes identiques et présentant une disposition en arc de cercle s'écartant d'une disposition concentrique au tube (T) à tronçonner, en position de serrage des mâchoires. 4.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractéris e en ce que--les--molettes 45,45a > sont montées avec leurs axes (46) disposés à demeure sur des blocs (37 37a) eux-mêmes fixés de façon amovible sur les extrémités (26) des mâchoires (25), un jeu de blocs (37, 37a) et de molettes (45, 45a) étant prévu pour chaque diamètre de tube (T) à tronçonner et l'inclinaison des blocs (37, 37a) par rapport aux extrémités (25) des mâchoires ainsi que la disposition des molettes (45,45a) sur ces blocs variant d'un jeu de blocs (37) à l'autre (37a) )de manière qu'en position de serrage des mâchoires (25) l'ensemble des molettes (45, 45a) vienne, pour chaque diamètre de tube (T) à tronçonner, à peu près en appui sur le profil circulaire de ce tube. 5.- Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que, les deux mâchoires (25) étant actionnées par un organe de commande commun (V), les blocs (37, 37a) des différents jeux présentent des hauteurs différentes perpendiculairement aux extrémités (26) des mâchoires. 6.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que chaque bloc portemolettes (37, 37a) est réalisé en deux parties, l'une (38-39, 38a-39a) fixée fixéesur la mâchoire associée (25) et l'autre (42) portant les molettes (45, 45a), ces deux parties étant articulées l'une sur l'autre autour d'un axe (44) parallèle à l'axe du mouvement du chariot et reliées l'une à l'autre par un organe de rappel élastique (47). 7.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les mâchoires (25) sont réalisées sous forme de leviers articulés chacun dans leur partie médiane sur le chariot et dont les extrémités (28) opposées à celles (26) qui portent les molettes (45, 45a) sont reliées par des biellettes (29) à la tige (32) d'un mécanisme à vérin (V) dont l'axe rencontre l'axe (X-X) du mouvement du tube (T) et est perpendiculaire à celui-ci, la dimension de ces biellettes (29) et la disposition du vérin (V) étant telles que, dans la position de serrage des molettes (45, 45a) sur le tube (T), l'angle de ces biellettes (29) est voisin de 1800. 8.- Installation suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le mécanisme à vérin (V) est du type hydraulique. 9.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le chariot (3) porte, par l'intermédiaire d'un embrayage (E), un pignon (12) entraîné par une chaîne longitudinale (13) elle-même entraînée par un moteur (M). 1O.- Installation suivant la revendication 9, caractérisée en ce que le moteur (M) est un moteur à vitesse variable commandé par une génératrice tachymétrique. 11.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à lo, caractérisée en ce que le chariot (3) comprend un carter (5-6) porté, par l'intermédiaire de montants (7), par un train de roulement (8-10-11) posé sur des rail5 (2) du bâti (1). 12.- Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que le bâti (1) porte à son extrémité aval des berceaux-(21, 21a) à rouleaux (22) et un détecteur de longueur (24).