L'invention se rapporte d'une manière générale & à l'agencement et l'exploi- tation des projecteurs cinématographiques à usage professionnel équipant par sxemple les salles ouvertes au public, et concerne plus particulièrement un dia- positif permettant de mettre an service un tel projecteur, équipé d'une lampe à arc notamment du type au xénon, sans que les parasites engendrés lors de l'amor- Sage d'une talle lampe puisse créer des interférences indésirebles sur le systè- me de sonorisation associé au projecteur. Un tel projecteur comprend un mécanisme assurant l'entraînement du film image par image et son occultation pendant les transitions, ainsi qu'une lonter- ne équipés d'une lampe de forte puissance et de moyens optiques associés assu- rant l'éclairement uniforme de chaque image présentée pour la projection. Au mécanisme d'entraînement est associé un système opto - électronique ou magnétique pour la lecture continue de l'enregistrement sonore porté sur une piste latérale du film, qui & cet effet décrit une boucle de compensation. A la lanterne sont associés des circuits électriques pour l'alimentation de la lampe & arc incorporée, qui incluent nécessairement des dispositions propres à engendrer la tension requise pour l'amorçage d'une telle lampe, très supérieure à sa tension de fonctionnement Or, en raison mime du processus physiqus en cause, l'amorçage d'une laps à arc engendre des reyonnerents électro - magnétiques parasite d'intensité cor- sidérable, qui par effet d'induction sur le système de sonorisation nécessairement voisin peuvent Titre la source de bruits très désagréables. La présente invention a précisément pour objet un dispositif nouveau et perfectionné assurant cette fonction connue par des moyens propres à éliminer les inconvénients inhérents aux solutions entérieurement proposées, ce notamment en garantissant l'enchatnement rigoureux des opérations requises. A cet effet, le dispositif conforme à l'invention est essentiellement ca- ractérisé en ce qu'il comprend au moins deux organes de temporisation séquen- tiellement excités puis désexcités par des moyens de commande manuelle et/ou automatique, et des organes de commutation associés assurent les fonctione lo- giques NI, OU, ET combinés pour successivement - ouvrir les circuits de lecture et simultanément court-circuiter les circuits de restitution de l'enregistrement sonore, - puis commuter les circuits d'alimentation pour fournir à la lampe une sur tension temporaire en permettant l'amorçage, et - enfin rétablir la continuité des circuits de sonorisation. L'excitation de la fonction ET - qui commande l'amorçage de la lampe - étant nécessairement précédée et suivie de celle des fonctions NI et OU - qui commen- dent la mise hors service du systme de sonorisation - aucune interférence n' est possible. D'une manière avantageuse, l'excitation des organes de temporisation précités - et par suite celle des organes de commutation associés - est assurée, directement ou par l'intermédiaire de détecteurs de seuil, à partir de la tension existant aux bornes de la lampe. Les organes de temporisation etiou de commutation précités peuvent autre de nature électro-mécanique, électronique et/ou logique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de deux exemples de réalisation non limitatifs illustrés par le dessin annexé, sur lequel La Figure 1 donne le schéma d'un dispositif électro-mécanique conforme à l'invention; et La Figure 2 représente symboliquement un dispositif logique et électronique conforme à l'invention. Comme le montre schématiquement la partis gauche de la Figure 1, un projecteur cinématographique sonore comprend essentiellement - pour ce qui concerne l'invention - une lanterne équipée d'une lampe à arc LA, de préférence au xénon, dont l'amorçage peut être assuré par des moyens de commande manuelle CM ou automatique CA, ainsi qu'un système de sonorisation incluant un lecteur LS de type magnétique ou opto-électronique selon la nature de la piste sonore portée par le film, un amplificateur AS et un dispositif de restitution RS, dont le haut-parleur de contrôle incorporé au projecteur. La lampe à arc LA est alimentée à partir du secteur alternatif SA ou de toute source de courant alternatif équivalente par l'intermédiaire d'un redresseur RA et d'un transformateur d'alimentation TA, dont l'enroulement secondaire est monté en série avec celui d'un transformateur d'amorçage TA', les enroulements primaires des deux transformateurs étant couplés en parallèle à la source SA, le premier directement et le second par l'intermédiaire d'organes de commutation formant partie intégrante du dispositif de l'invention. Ce dispositif est essentiellement constitué par deux relais temporisés Z1, Z2 de type électro-mécanique, dont chacun comprend une bobine monte sn parallèle avec un condensateur respectif C1,C2 et éventuellement une résistance de décharge R1, et trois contacts inverseurs k dont les positions de repos r et de travail t sont respectivement représentées en blanc et noir. Les bobines des deux relais Z1,Z2 sont montées en série avec une résistance R et une diode D aux bornes d'un circuit de commande automatique CA auquel est adjoint un contact de commande manuelle CS; en outre, le contact de repos du premier inverseur kil du premier relais Z1 est interposé entre les deux bobines des relais. I1 s'ensuit qu'en présence d'une tension de commande UC de valeur supérieure à la somme des tensions de collage des deux relais, ces derniers sont succesivement excités dans un ordre correspondant à leurs durées de temporise- tion respectives, essentiellement déterminées par les capacités des condenseteurs associés CI ,C2 si les bobines des relais présentent la mème impédance et par la valeur de la résistance R.Compte-tenu de l'interposition du contact kllr la capacité du condensateur C2 est choisie inférieure à celle du condensateur CI (par exemple 470 smF contre 1000 mmF), de manière que l'excitation du relais R2 soit assurée avant celle du relais R1, et donc avant l'ouverture du contact k1?r qui isole les deux relais. Ainsi, avant cette ouverture, seul le relais Z2 est excité entre les instants #1 et 82, déterminés respectivement par les durées de temporisation au collage des relais RI et R2. A partir de l'instant 82, les deux relais restent simultanément excités pendant une durée 83 égale au moindre des temps de temps risation au décollement, puis un seul relais reste excité jusqu'à l'instant W correspondant à la plus grande temporisation au décollement. Il suffit donc que i1 > 82 pour que le nombre des relais excités suive la séquence 0-1-2-1-0. Cette séquence d'excitation de deux organes temporisés est particulière- ment caractéristique de l'invention, dans la mesure où elle peut être facilement exploitée pour assurer la succession des opérations précédemment indiquée. Ainsi, dans l'exemple de réalisation représenté par la Figure 1, il suffit d'interposer - deux contacts de repos k12r et k21r en série dans l'une des liaisons en, tre l'amplificateur AS et le dispositif de restitution sonore RS pour les isoler mutuellement et laisser le premier "en l'airs de l'instant #1 à l'instant 04, - deux contacts de travail k12t et k22t en parallèle dans l'autre liaison pour court-circuiter le dispositif RS durant le même laps de temps, - et deux contacts de travail k13t et k23t en série dans le circuit fournissant la surtension d'amorçage de la lampe à arc LA, pour que cet amorçage se produise entre les instants e2 et 03, alors que le système de sonorisation est hors service. Cette suite ordonnée d'opérations se justifie par le fait que les circuits de sonorisation reliant le lecteur LS à l'amplificateur AS et au haut-parleur de contre du dispositif de restitution RS - tous éléments nécessairement incorporés au projecteur - sont situés à proximité immédiate des circuits d'alimentation de la lampe à arc LA, qui lors de son amorçage sont à l'origine de parasites intenses, susceptibles de créer par induction non seulement des effets sonores très désagréables voire insupportables, mais encore des dommages irrépa- rables à certains éléments de la chine de sonorisation. La séquence indiquée supprime évidemment tout inconvénient de cette nature puisque les circuits de sonorisation sont mis totalement hors service pendant une durée excédant celle du processus d'amorçage de la lampe. Dans l'exemple de réalisation illustré par la Figure 1, ce processus est assuré de la manière suivante Initialement, le redresseur RA alimenté par le source SA à travers le seul transformateur TA applique aux bornes de la lampe LA une tension UL insuffisante pour en permettre l'amorçage, mais néanmoins très supérieure à la tension fournie en service - puisque le redresseur fonctionne alors à vide. Cette tension UL est aussi appliquée au bloc de commande CA pour assurer - après fermeture du contact de commande manuelle CM - l'excitation séquentielle des relais Z1,Z2, dont les tensions de collage sont choisies de manière que leur somme soit inférieure à la valeur "à vide" de la tension UL, mais supérieure à sa valeur "en service", c'est à dire après amorçage de la lampe LA. Dès l'excitation du relais Z2, l'ouverture du contact k21r et la fermeture du contact k22t assurent respectivement l'isolation de la sortie de l'amplificateur AS et la mise en court-circuit du haut-parleur RS. La fermeture du contact k23t reste par contre sans effet, Lors de l'excitation ultérieure du relais Z1, l'ouverture du contact kllr isole les deux relais et la commutation del'inverseur k12 confirme la mise hors service des circuits de sonorisation, tandis que la fermeture du contact k13t permet l'alimentation du transformateur d'amor çage TA'. La tension UL fournie par le redresseur RA est dès lors portée à une valeur suffisante pour permettre l'amorçage de la lampe LA, et ce pendant un laps de temps au plus égal à la moindre des durées de temporisation au décollsment des relais ZI,Z2 alors isolés. Si l'amorçage de la lampe LA se produit effectivement durant ce laps de temps, la charge du redresseur ramène la tension UL à sa valeur de service, qui correspond à la chute de tension dans l'arc, soit une vingtaine de volts. Cet amorçage engendre des parasites très intenses qui donnent naissance - en dépit des précautions de câblage - à de fortes tensions induites dans les circuits de sonorisation, nécessairement voisins du circuit lampe-redresseur (comme le symbolise volontairement l'enchev8tremont de ces circuits sur la Figure 1). Mais les circuits de sonorisation sont alors hors service, de sorte que ces tensions induites ne peuvent donner lieu à aucun effet indésirable. A l'issue du laps de temps précité, l'un des relais - par sxemple Z2 revient au repos, ce qui met hors service le transformateur d'amorçage TA', puis l'autre relais se désexcite, ce qui rétablit la continuité des circuits de sonorisation LS-AS-RS, et met fin au processus. On remarquera que la tension UL désormais disponible aux bornes de la lampe LA en service est insuffisante pour permettre l'excitation des relais Z1,Z2 en cas d'action intempestive sur le poussoir de commande manuelle CM. En outre, l'abaissement de la tension UL et/ou un signal i prélevé aux bornes d'un shunt ZA inséré dans le circuit lampe-redresseur permettent notamment de désexciter un relais de maintien éventuellement incorporé au bloc de commande CA pour pro longer l'action fugitive du poussoir CM, et assurer la répétition automatique du processus en cas de défaut d'amorçage de la lampe. Le dispositif qui vient d'entre décrit peut être avantageusement réalisé sous la forme d'une platins montée sur la lanterne du projecteur et pourvue de connecteurs ou autres organes de raccordement adéquats, dans laquelle seraient enfermés, voire enrobés, les composants et circuits associés aux relais, euxmêmes simplement embrochés sur des socles incorporés à la platine pour an permettre l'éventuel remplacement La Figure 2 montre que le dispositif conforme à l'invention pourrait aussi bien être réalisé au moyen d'organes purement statiques Ainsi, aux relais électromécaniques pourraient être substitués des organes de temporisation statiques T1,T2 tels que des multivibrateurs monostables, dont les entrées d'excitation seraient couplées au circuit de commande CM l'une directement et l'autre par l'intermédiaire d'une ligne de retard #, par exemple constituée par un troisième monostable commandé par le premier. Aux contacts des relais pourraient dès lors strie substituées des portes assurant les unes les mEnes fonctions logiques NI,OU,ET sur les signaux de sortie q des monostables TI ,T2, et les autres les fonctions de coeiuutation correspendantes; les portes P1,P2 incorporées aux circuits de sonorisation SS, RS et commandées par les portes logiques NI, OU respectivement pour couper la source 56 et court-circuiter le dispositif de restitution RS pourraient autre essentiefle- ment constituées de transistors, tandis que la porte P3 insérée dans le circuit d'amorçage serait essentiellement faite d'un triac ou équivalent. Enfin, au bloc de commende st notamment au relais de maintien précités pourraient Stre substitués d'une part un détecteur d'amorçage DA comprenant par exemple des organes à seuil de tension et/ou courant tels que des diodss Zener, et d'autre part une porte ET insérée dans le circuit de commande CU Le dispositif ainsi constitué fonctionnerait de la même manière que celui précédemment décrit pour interdire toute interférence de l'amorçage de la lampe LA sur les circuits de sonorisation SS-RS, répéter automatiquement le processus d'amorçage en cas d'insuccés, et se verrouiller de lui-même dès l'obtention de cet amorçage. D'une manière plus générale, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et illustrés à titre d'exemple, mais au contraire comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux décrits et illus- trés, considérés séparément ou an toute combinaison opérative, et mis en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la mise en service d'un projecteur cinématographique, équipé d'une lampe à arc notamment du type au xénon et pourvu de circuits d' alimentation de ladite lampe incluant des moyens pour son amorçage, ainsi que de circuits de sonorisation incluant des moyens pour la lecture et la restitution de l'enregistrement sonore porté par le film projeté, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux organes de temporisation séquentiellement excités par des moyens de commande manuelle et/ou automatique, puis retournant l'un après l'autre au repos, et des organes de commutation associés assurant les fonctions logiques OU,ET,NI pour successivement et respectivement - ouvrir les circuits de lecture et simultanément court-circuiter les circuits de restitution de l'enregistrement sonore, - puis commuter les circuits d'alimentation pour appliquer à la lampe une surtension temporaire en permettant l'amorçage, et - enfin rétablir la continuité des circuits de sonorisation. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commande précités assurent 1' excitation des organes de temporisation précités - directement ou par l'intermédiaire de moyens de détection de seuil - à partir de la tension existant aux bornes de la lampe avant son amorçage, lequel ramène ladite tension à une valeur insuffisante pour permettre ladite excitation. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de temporisation précités sont constitués par des relais électromécaniques temporisés au collage et au décollement, dont les contacts constituent les organes de commutation précités. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les bobines des relais précités sont montées en parallèle chacune avec un condensateur, et éventuellement une résistance de décharge. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les bobines des relais sont montées en série avec une résistance de charge et un contact de repos du relais à plus longue durée de temporisation au collage. o. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les circuits de lecture et de restitution de l'enregistrement store incluent respectivement des contacts de repos en série et des contacts de travail en parallèle, tandis que les circuits d'alimentation de la lampe incluent des contacts de travail en série dans une branche fournissant la surtension d' amorçage. 7. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé an ce que les organes de temporisation précités sont constitués par des circuits électroniques statiques, tels que des multivibrateurs monostables éventuellement couplés par une ligne de retard ou équivalent. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les organes de commutation précités incluent des portes logiques assurant les fonctions OU, ET,NI commandées par les circuits électroniques précités. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les portes logiques précitées commandent des montages commutateurs à transistors st/ou thyristors insérés dans les circuits de sonorisation et d'alimentation. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les circuits d'elimentation précités comprennent un redresseur et un transformateur associé pourvu d'un enroulement secondaire supplémentaire pour la fourniture de la surtension d' amorçage de la lampe.