La présente invention due aux travaux de Monsieur Jean GUILLON de la Société DIGITEC et de Messieurs Roger DEWULF et Hubert ROUYER du Commissariat à l'Energie Atomique, a pour objet un procédé de localisation du niveau de séparation entre deux phases fluides de conductibilités électriques différentes et un appareil mettant en oeuvre ce procédé. On connait de nombreux procédés et dispositifs permettant de mesurer le niveau de séparation entre deux phases liquides. La plupart utilisent des électrodes verticales plongeant dans les liquides et des moyens électriques permettant de déterminer les longueurs d'électrodes immergées dans chacun des liquides, ou le nombre d'électrodes situées audessus de la surface de séparation. Ces procédés et dispositifs connus donnent des résultats convenables lorsque les liquides dont on veut déterminer le niveau de séparation ont des conductibilités électriques très différentes, mais ils conviennent mal lorsque cette différence devient faible. De plus, les performances obtenues dépendent de la valeur absolue de la conductibilité des solutions. La présente invention a justement pour objet un procédé et un dispositif qui permettent de localiser le niveau de séparation entre deux phases fluides, même si leurs conductibilités électriques sont très peu différentes. Les performances du dispositif sont relativement indépendantes de la valeur absolue desdites conductibilités. De façon précise, l'invention a pour objet un procédé de localisation du niveau de séparation entre deux Ehases liquide-liquide ou liquide-gaz de conductibilités électriques différentes, caractérisé en ce que - on plonge dans les deux phases une pluralité d'électrodes identiques réparties le long de la verticale et respective ment reliées en série à des résistances identiques, - on plonge une électrode commune dans les deux phases, - on applique une tension électrique entre ladite électrode commune et chacun des ensembles électrode-résistance, - on mesure les tensions apparaissant aux bornes de chacune des résistances, ces tensions mesurées étant égales, à une dispersion près, soit à une valeur supérieure-pour les élec trodes plongées dans la phase qui a la plus forte conduc tibilité, soit à une valeur inférieure pour les électrodes plongées dans la phase qui a la plus faible conductibilité, - on compte le nombre de tensions égales, à la dispersion près, à ladite valeur supérieure ou à ladite valeur iuférieure, ce qui donne la position du niveau de séparation par rapport à ladite pluralité d'électrodes. Ce procédé peut être mis en oeuvre selon deux variantes q ui ne présentent aucun caractère limitatif a) - dans la première, on forme une tension moyenne égale à la demi somme de la tension de l'électrode la plus haute et de la tension de l'électrode la plus basse et on intègre linéairement cette tension moyenne ; on compare ensuite la tension moyenne intégrée avec une tension de référence fixe et, à l'instant où la tension moyenne intégrée atteint ladite valeur de référence, on compte le nombre de tensions intégrées qui ont dépassé ladite valeur de référence. b) - dans la seconde, on intègre linéairement les tensions mesurées aux bornes de chaque résistance et on compare ces tensions intégrées à une tension de référence qui a tout d'abord une première valeur mais qui prend, dès qu'une des tension intégrées atteint ladite première valeur, une se conde valeur inférieure à la première d'une quantité égale à la dispersion estimée qui affectera les valeurs du groupe des tensions supérieures ; on compte ensuite le nombre de tensions intégrées ayant une valeur supérieure à cette seconde valeur de la tension de référence. L'invention a également pour objet un dispositif mettant en oeuvre le procédé qui vient d'être défini et qui est caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité d'électrodes identiques plongeant dans les deux phases, réparties le long de la verticale et respective ment reliées en série à des résistances identiques, - électrode commune plongeant dans les deux phases, - une source de tension dont les pôles sont reliés à l'élec- trode commune et à chacun des ensembles électrode-résistance, - des moyens pour mesurer les tensions apparaissant aux bornes de chacune des résistances, ces tensions mesurées étant égales à une dispersion près, soit à une valeur supérieure pour les électrodes plongeant dans la phase qui a la plus forte conductibilité, soit à une valeur inférieure pour les électrodes plongeant dans la phase qui a la plus faible conductibilité, - des moyens pour compter le nombre de tensions ayant ladite valeur supérieure ou ladite valeur inférieure, à la disper sion près. De préférence, les moyens pour compter le nombre de tensions ayant ladite valeur supérieure comprennent - une source de tension de référence, - autant de voies que d'électrodes, chacune des voies compre nant un intégrateur linéaire recevant la tension prélevée aux bornes de la résistance d'électrode, un comparateur recevant la tension délivrée par l'intégrateur et ladite tension de référence, - des moyens logiques pour compter le nombre de comparateurs qui sont dans un état déterminé, - des moyens de commande pour provoquer la mise sous tension de la source et pour commander la prise en compte de l'état des comparateurs par lesdits moyens de comptage. L'appareil de l'invention peut prendre encore deux variantes seion qu'il met en oeuvre l'une ou l'autre des deux variantes du procédé. Dans la première, il est prévu un intégrateur de la tension moyenne entre la tension d'électrode la plus haute et la tension de l'électrode la plus basse et un comparateur de cette tension moyenne avec la tension de référence. Dans la seconde, il est prévu des moyens pour abaisser la tension de référence d'une première à une seconde valeur d'une quantité égale à la dispersion estimée qui affectera les valeurs du groupe des tensions supérieures et des moyens de c omptage à l'instant oil la tension de référence est abaissée. De toute façon, les caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux après la description qui suit, d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement la disposition de l'ensemble des électrodes utilisées selon itinvention, - la figure 2 représente des courbes de dispersion de la tension en fonction du rapport des tensions supérieure et inférieure compatible avec le dispositif, - la figure 3 est un schéma synoptique des circuits utilisés dans l'appareil selon l'invention, - la figure 4 est un schéma synoptique des moyens permettant d'élaborer une tension moyenne intégrée dans la première variante de l'invention, - la figure 5 est un schéma synoptique des moyens permettant d'abaisser la tension de référence selon la deuxième variante de l'invention, - la figure 6 est un schéma synoptique des moyens i remise à zéro de différents éléments du circuit. La figure 1 permet d'illustrer le principe du procédé de l'inventionq Le problème est celui de la localisation du niveau de séparation entre deux liquides 2 et 4 de conducttbi- lités électriques et de densités différentes. Pour cela, l'invention prévoit de plonger, d'une part, une pluralité d'électrodes 6, toutes identiques et réparties verticalement, et d'autre part, une électrode principale 8 immergée dans les deux solutions 2 et 4. Chacune des électrodes 6 est reliée à une résistance 10, toutes les résistances associées aux électrodes étant identiques.Une source de tension 12 permet d'appliquer à l'électrode commune 8 et aux résistances 10 une tension qui fait circuler un courant dans les solutions 5 et 4. I1 apparait ainsi aux bornes des résistances 10, des tensions que l'on peut prélever et mesurer. Ces tensions seront appelées, par la suite et pour simplifier "tensions d'électrode " Ces tensions sont fonction de l'intensité du courant parcourant les résistances, elle-meme fonction de la conductibilité des solutions. Si la solution 2 a une conductibilité électrique supérieure à la solution 4, par exemple, les tensions d'électrodes prélevées aux bornes des résistances associées aux électrodes plongeant dans la solution 2 auront une valeur supérieure aux tensions prélevées aux bornes des résistances associées aux électrodes plongeant dans la solution 4.Ainsi, les tensions mesurées sont soit égales à une tension supérieure Vs, soit égales à une tension inférieure Vi. En réalité pour de multiples raisons liées au fait que les électrodes ne sont pas rigoureusement identiques, que leur état de surface peut varier et que les solutions peuvent partiellement diffuser l'une dans. l'autre en particulier au voisinage de leur surface de séparation, ces tensions supérieure et inferieure sont affectées d'une certaine dispersion D, de sorte que les tensions mesurées se répartissent en réalité en deux groupes de valeurs, voisines des tensions supérieure V- et inférieure s v.. Le procédé de l'invention consiste alors à compter le nombre de tensions égales à la dispersion D près, à la valeur supérieure Vs ou, ce qui revient au même, le nombre de tensions égales, toujours à la dispersion D près, à ia valeur inférieure V.. Ce nombre donne en effet ie nombre d'électrodes plongeant dans la solution la plus (ou la moins) conductrice et, par conséquent, permet de déterminer la position du niveau de séparation par rapport au 7eu d'électrodes qui constitue en quelque sorte, une échelle de référence. Le procédé tei qu'il vient d'être défini, peut prendre deux variantes différentes. La première consiste à former une tension Vm égale à la moyenne des tensions V1 et V2 mesurées sur les électrodes extrêmes, c'est-à-dire sur l'électrode la plus haute et sur l'électrode la plus basse. Ces tensions V1 et V2 sont les plus représentatives des conductibilités des solutions en présence. Il est clair que toutes les tensions d'électrodes qui sont supérieures à cette tension moyenne V m appartiennent au groupe de tensions caractérisant la solution la plus conductrice. Inversement, les tensions d'électrodes inférieures à Vm appartiennent au groupe de tensions caractérisant la solution la moins conductrice. Si l'on appelle V. l'une quelconque des tensions 3 d'électrodes située dans la solution la plus conductrice, et si i'on suppose que la tension V1 de l'électrode extrême correspond à cette solution la plus conductrice, la tension V2 de l'autre électrode extrême étant alors plongée dans la solution la moins conductrice, il est possible de calculer la valeur minimale que peut prendre Vj, ce qui permet de calculer la dispersion admissible pouvant affecter les tensions d'électrodes appartenant au groupe des tensions caractérisant la solution la plus conductrice.Ce calcul fait apparaître le rapport R des conductibilités des solutions qui est égal au rapport des tensions extrêmes V1 et V2 des deux solutions V1 V2 La valeur minimale Vzmin d'une tension quelconque Vj pour le groupe de valeur supérieur est naturellement égale à la tension moyenne V, de sorte qu'on peut écrire:: V = Vm = v- - + v2 2-m-in 1 V1 V1 2V1 ou V1 + V2 = 1 + R d'ou 2 V1 2R 1+R Vj min - V1 ( 2R I1 résulte de ce calcul que la tension minimale Vjmin qui peut être admise dans cette permière variante, est liée au rapport de conductibilité R par la formule Vjmin = 100 (1 - 1 + R/2 R) lorsqu'elle est exprimée en pourcentage de la tension V1 de l'électrode extrême plongeant dans la solution la plus conductrice. La variation de cette dispersion admissible est représentée sur la figure 2 par la courbe a en fonction du rapport Vî R= . v2 Selon une deuxième variante du procédé de l'invention, on peut fixer la limite inférieure du groupe des tensions V. 3 par rapport à la tension la plus grande correspondant aux électrodes situées dans la solution la moins conductrice. Dans ce cas, toutes les tensions d'électrodes supérieures à cette tension la plus grande peuvent être considérées comme appartenant au groupe des tensions caractérisant la solution la plus conductrice. Comme pour la première variante, on peut calculer dans cette seconde variante, le rapport maximal entre la tension V1 qui est la plus grande des tensions correspondant à la solution la plus conductrice et la tension Vj minimale, pour trouver la dispersion admissible entre les tensions d'électrodes plongeant dans la solution la plus conductrice.Comme la valeur minimale de VJ est la plus grande des tensions des électrodes plongeant dans la solution la moins conductrice, on a immédia- tement Vjmin = V2 = 1 V1 V1 R d'ol la loi V. . = 100 ( 1 - 17 zmin - R où Vjmin est exprimée en pourcentage de la tension V1 la plus grande. Cette dispersion est représentée sur la même figure 2 par la courbe b, en fonction du rapport de conductibilités R. La figure 2 montre que, -selon que l'on considère la valeur moyenne Vm ou la plus grande des tensions appartenant au groupe supérieur de tensions pour constituer une référence permettant de déterminer l'appartenance à l'un des deux groupes des tensions mesurées, on obtient des dispersions admissibles différentes.Si la seconde variante permet d'admettre des disperlions pratiquement doubles de celles qui sont tolérables dans la première variante, elle ne tient pas compte cependant de la dégradation possible du rapportivl qui pourrait entraîner V2 une confusion des deux groupes de tensions supérieure et inférieure, car lorsque les conductibilités sont proches, la plus grande tension du groupe inférieur devient très proche des tensions supérieures, ce qui rend la discrimination délicate. Le choix de l'une ou l'autre des variantes dépend donc essentiellement de la stabilité du rapport V1/V2 caractérisant les deux solutions en présence. Si les conductibilités sont très différentes, c'est-à-dire si le rapport V1/V2 est élevé et sWil ne risque pas de devenir inférieur par exemple à 10, la seconde variante est plus avantageuse puisqu'elle conduit à une dispersion tolérable sur les tensions qui est pratiquement le double de celle de la première variante. Mais si le rapport V1/VZ est susceptible de s'affaiblir , la première variante devient préférable. De toute manière, quelle que soit la variante du procédé utilisé, les moyens de mise en oeuvre possèdent des éléments communs qui sont représentés schématiquement sur la figure 3. Sur cette figure, le circuit représenté comprend un bloc 20 d'exploitation des tensions d'électrodes, un bloc de commande 22 et un bloc de traitement logique 24 des informations délivrées par le bloc 20. Le bloc 20 est constitué par une source de tension de référence 26 et par autant de voies 28 qu'il y a d'électrodes. Chacune de ces voies comprend une entrée 30 recevant la tension prélevée aux bornes d'une des résistances 10 associées aux électrodes plongant dans les solutions cette entrée est reliée à un intégrateur linéaire 32, dont la sortie délivre une tension qui croit linéairement avec le temps. A la sortie de l'intégrateur est disposé un comparateur 34 qui reçoit la tension de référence délivrée par le circuit 26 et la tension intégrée délivrée par la sortie de l'intégrateur 32.Le comparateur est donc dans l'un ou l'autre des deux états qu'il peut prendre, selon que la tension intégrée qu'il reçoit est supérieure ou inférieure à la tension de référence. Le bloc 24 de traitement logique est constitué par un registre d'entrée 40 relié à chacun des comparateurs 34 il permet de prendre en compte l'état de chacun de ces comparateurs. A la sortie du registre d'entrée est disposé un re sistre de sortie 42, dans lequel est transféré le contenu du registre d'entrée 40 lorsque celui-ci a pris en compte l'état des comparateurs. Le bloc de commande 22 permet de commander la suite des opérations d'exploitation des tensions d'électrodes dans le bloc 20 et de traitement logique dans le bloc 24, comme il sera exposé plus en détail par la suite. Les circuits représentés schématiquement sur ia figure 4 sont bien connus de l'homme de l'art. L'intégrateur linéaire peut être constitué, par exemple, par un convertisseur tension-courant alimentant un condensateur d'intégration, de telle sorte que ledit condensateur se charge à courant constant, ce qui provoque bien une intégration linéaire dans le condensateur, Le comparateur peut être constitué par un amplificateur opérationnel. Cet amplificateur peut être avantageusement associé à un circuit monostable de courte durée, ce qui permet de noter le changement d'état du comparateur par l'apparition d'une impulsion sur la connexion de sortie du monostable.Le registre d'entrée peut être composé par autant de.mémoires élémentaires qu'il y a de comparateurs, chaque mémoire enregistrant l'apparition d'une impulsion à la sortie du monostable du comparateur. Il est avantageux de relier les blocs 20 et 24 par un interface 44 constitué par des isolateurs 46 de type photoélectrique. La figure 4 représente schématiquement les moyens de commande dans le cas de la première variante. Ces moyens comprennent une voie dont les entrées 50 et 52 reçoivent les tensions prélevées aux bornes des résistances reliées aux électrodes extrêmes la plus haute et la plus basse et un intégrateur linéaire 54 qui reçoit la somme des tensions des électrodes extrêmes. Cet intégrateur est choisi avantageusement avec une constante de temps double de la constante de temps des intégrateurs 32 associés à chacune des électrodes, de sorte qu'à la sortie de i'intégrateur 34, on trouve la tension moyenne intégrée. Il va de soi que l'on pourrait utiliser des moyens pour former d'abord la moyenne des tensions apparaissant aux bornes 50 et 52, puis un intégrateur identique aux intégrateurs 32. La tension moyenne intégrée délivrée par la sortie de l'intégrateur 54 est comparée à la tension de référence délivrée par la source 26, dans un comparateur 56. Ce compa rateur peut être encore constitué par un amplificateur opérationnel associé à un monostable de courte durée. Lorsque la tension moyenne intégrée atteint la tension de référence, les moyens 56 délivrent une impulsion véhiculée vers le registre d'entrée 40, éventuellement par l'intermédiaire d'un isolateur photo--électrique 58. Cette impulsion déclenche la prise en compte par le registre d'entrée 40 des états des différents comparateurs 34 associés à chacune des électrodes.Le regis tre 40 enregistre donc le nombre de comparateurs ayant déjà basculé lorsque la.tension moyenne intégrée atteint la tension de référence, Il résulte des considérations théoriques développées plus haut que ce nombre représente le nombre de tensions ayant la valeur supérieure, autrement dit le nombre d'électro- des plongeant dans la solution la plus conductrice. Par différence, on en déduit le nombre d'électrodes plongeant dans la solution la moins conductrice. Lorsque cette prise en compte est effectuée, la mesure est terminée et une remise à zéro des éléments s'effectue comme on le verra plus loin. Dans la deuxième variante de réalisation, le circuit de commande utilisé est celui de la figure 5. Dans cette variante, l'impulsion délivrée par le comparateur 34 des voies de mesure des tensions est utilisée pour modifier la valeur d la tension de référence délivrée par la source 26. Cette tension prend d'abord une première valeur qui subsiste tant que la tension délivrée par l'un quelconque des intégrateurs n'a pas atteint ladite tension de référence. Lorsque l'un des intégrateurs de la solution la plus conductrice atteint ladite valeur supérieure de la tension de référence, le comparateur associé bascule et l'impulsion du monostable de courte durée qui lui est associé provoque un abaissement de la tension de référence d'une quantité D représentant la dispersion admise dans la solution la plus conductrice. Cette nouvelle valeur de la tension de référence, inférieure à la première entrain immédiatement le basculement des comparateurs associés aux intégrateurs dont la tension de sortie était égale ou supérieure à la seconde valeur de la tension de référence. A cet instant, tous les intégrateurs reliés aux électrodes plongeant dans la solution la plus conductrice ont donc provoqué le basculement de leurs comparateurs. L'impulsion permettant de modifier la valeur de la tension de référence peut être également utilisée pour provoquer la prise en compte par le registre d'entrée 40 des états des comparateurs, par exemple par I'intermédiaire d'un isolateur photo-électrique 60.-La mesure du nombre de comparateurs ayant basculé est alors terminée. Dans l'une ou l'autre de ces deux variantes, lorsque la prise en compte par le èegistre d'entrée 40 est effectuée, le contenu du registre 40 est transféré dans un registre de sortie 42, qui donne l'information concernant le nombre et la position des électrodes situées dans la solution la plus conductrice. Les moyens illustrés schématiquement par la figure 6 permettent de remettre à zéro les différents éléments du circuit, pour qu'une nouvelle mesure puisse être effectuée.Sur la figure 6, ces moyens de remise à zéro, qui peuvent être inclus dans le bloc de commande 22, permettent d'engendrer, d'une part, un ordre entraînant la mise en court-circuit des électrodes de mesure et de l'électrode commune, par l'interme- diaire de l'interrupteur 62 et d'autre part de remettre à zéro les intégrateurs 32 et les mémoires du registre d'entrée 40. A la disparition de ces ordres de remise à zéro, un nouveau cycle de mesure recommence. Il est avantageux d'indiquer à l'opérateur le nombre d'electrodes immergées dans la solution la plus dense, même si celle-ci n'est pas conductrice, car cette information donne directement la hauteur du niveau de séparation du liquide. Pour cela on utilise l'information du registre de sortie correspondant à l'électrode la plus basse, qui permet de savoir si cette électrode appartient ou non au groupe des électrodes qui sont dans la solution la plus conductrice. Dans le cas où l'électrode la plus basse est dans la solution la plus conductrice, les informations du registre de sortie sont transmises directement aux bornes de sortie de l'appareil. Dans le cas où l'électrode la plus basse n'est pas dans la solution la plus conductrice, les informations du registre de sortie sont inversées. Le signal de sortie peut être transformé en un signal analogique proportionnel au nombre d'électrodes immergées dans la solution la plus dense, ce qui permet immédiatement d'avoir ia position du niveau de séparation. Les tensions aux bornes des résistances de mesure proviennent, dans le cas présent, du courant circulant à travers les fluides mais la présente invention, dans son principe est égaiement applicable à ltexpioltation de toutes propriétés physiques des fluides dans la mesure où ces propriétés peuvent être converties en tensions électriques discrètes, REVENDICATIONS 1. Procédé de iccalisation du niveau de séparatIon entre deux phases fluides de conductibilités électriques diffé- rentes, caractérisé en ce que - on plonge dans les deux phases une pluralité d'électrodes id.~ntivlles r^ss7arties le long de la verticale et respective- ment reliées en série a des résistances 1dentiaues, - on plonge une électrode commune dans les deux phases, - on applique une tension électrique entre ladite électrode commune et chacun des ensembles électrode-résistance, - on mesure les tension apparaissant aux bornes de chacune des résistances.Ces tensions mesurées étant égales, à une dispersion près, soit à une valeur supérieure pour es électrodes plongées dans la phase qui a la plus forte conductibilité, soit à une valeur inférieure pour Les électrodes plongées dans la phase qui a la plus faible conductibilité, - on compte le nombre de tensions égales, à la dispersion près, à ladite valeur supérieure ou à ladite valeur nnfé- rieure, ce qui donne la position du niveau de séparation par rapport à ladite pluralité d'électrodes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour compter le nombre de tensions ayant ladite valeur supérieure - on intègre linéairement les tensions mesurées aux bernes de chaque résistance, - on forme une tension moyenne égale à la demi somme de la tension de l'électrode la plus haute et de la tension de l'electrode la plus basse, et on intègre linéairement cette tension moyenne, - on compare la tension moyenne intégrée avec une tension de référence fixe, - à l'instant où la tension moyenne intégrée atteint dite valeur de référence, on compter le nombre de tensions intégrées qui ont dépassé ladite valeur de référence, ce qui donne le nombre cherché 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour compter le nombre de tensons ayant ladite valeur supérieure : - on intègre linéairement les tensions mesurées aux bornes de chaque résistance, - on compare les tensions intégrée s à une tension de référence ayant une première valeur, - dès qu'une des tensions intégrées atteint ladite première valeur de la tension de référence, cette tension de réfé rence est abaissée à une seconde valeur qui diffère de la première d'une quantité égale à la dispersion estimée qui affectera les valeurs du groupe des tensions supérieures, - on compte le nombre de tensions intégrées ayant une valeur supérieure à ladite seconde valeur de la tension de réfé rence lorsque celle-ci vient d'être abaissée, ce qui donne le nombre cherché. 4. Dispositif de localisation du niveau de séparation entre deux phases fluides de conductibilités électrIques différentes, mettant en oeuvre le procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend - une pluralité d'électrodes identiques plongeant dans les deux phases, réparties le long de la verticale et respective ment reliées en série à des résistances identiques, - une électrode commune plongeant dans les deux phases, - une source de tension dont les pôles sont reliés à l'élec- trode commune et à chacun des ensembles électrode-résistance, - des moyens pour mesurer les tensions apparaissant aux bornes de chacune des résistances, ces tensions mesurées étant égales à une dispersion près, soit à une valeur supérieure pour les électrodes plongées dans la phase qui a la plus forte conductibilité, soit à une valeur inférieure pour les électrodes plongées dans la phase qui a la plus faible conductibilité, - des moyens pour compter le nombre de tensions ayant ladite valeur supérieure ou ladite valeur inférieure, à la disper sion près. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour compter ledit nombre de tensions ayant ladite valeur supérieure comprennent - une source de tension de référence, autant de voies que d'électrodes, chacune des voies compre nant un intégrateur linéaire recevant la tension prélevée aux bornes de la résistance d'électrode, un comparateur recevant la tension délivrée par l'intégrateur et la tension de référence, - des moyens logiques pour compter le nombre de comparateurs qui sont dans un état déterminé à un instant déterminé de mesure, - des moyens de commande pour provoquer la mise sous tension de la source et pour commander la prise en compte de l'état des comparateurs par lesdits moyens de comptage. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé En ce que lesdits moyens de commande comprennent - un intégrateur de la tension moyenne entre la tension de l'électrode la plus haute et la tension de l'électrode la plus basse, - un comparateur recevant la tension moyenne intégrée et la tension de référence, les moyens de comptage étant commandés à l'instant où le comparateur change d'état. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande comprennent - des moyens pour donner à la tension de référence une première valeur, - des moyens pour abaisser ladite tension de référence à une seconde valeur qui diffère de la première d'une quantité égale à la dispersion estimée qui affectera les valeurs du groupe des tensions sunerieures, à l'instant ou la plus élevée des tensions intégrées atteint ladite première valeur, les moyens de comptage étant commandés lorsque ladite tension de référence a été abaissée. 8. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens logiques pour compter le nombre de comparateurs qui sont dans un état déterminé sont reliés auxdits comparateurs par des isolateurs photo-électriques. 9. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de comptage sont constitués par un registre d'entrée composé de mémoires reliées aux comparateurs et qui mémorisent l'état de chacun des comparateurs et un registre de sortie dans lequel est transféré après la mesure, le résultat mémorisé dans le registre d'entrée. 10. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé e n ce qu'il comprend en outre des moyens de remise à zéro commandés après la prise en compte de la mesure et qui remettent à zéro les intégrateurs et les moyens de comptage et qgi court-circuitent l'électrode commune avec la pluralité d 'électrodes.