LARYNGOSCOPE. L'invention a pour objet un laryngoscope dont la spatule présente un profil ayant approximativement la forme d'un L ou d'un Z. -5 Un tel laryngoscope a déjà été décrit dans la brochure Med 0773 DE de la demanderesse Dans la spatule à profil en L, la branche placée sensiblement dans un plan vertical au moment de l'utilisation de l'appareil est épais- sie L'objet en est de créer une surface d'appui suffisam- ment large pour les dents du patient En outre, ladite branche verticale contient un canal pour le câble de connexion d'une ampoule à incandescence, disposée entre les extrémités proximale et distale de la spatule et ser- vant à éclairer la cavité de l'arrière-gorge Dans la spatule en Z, c'est la surface d'appui ainsi prévue au bord supérieur de la branche verticale qui est élargie au- delà de ladite branche verticale, ce qui produit un profil en Z. Selon un autre mode d'exécution, le profil en L est prolongé par un profil en U pour loger le câble et la douille de l'ampoule. Dans les laryngoscopes connus, la spatule est une pièce moulée, relativement compliquée à fabriquer, dans laquelle le canal contenant le câble est soit fraisé après le moulage, soit obtenu a posteriori par assemblage des profilés formant le profil Il est alors inévitable de donner aux parois une certaine épaisseur Un autre inconvé- nient du laryngoscope connu réside en ce que le câble, la douille et l'ampoule elle-même sont difficiles à nettoyer. En outre, l'ampoule, qui s'échauffe en service, risque d'infliger des brûlures au patient. Ce dernier inconvénient peut être évité si l'on utilise une source de lumière extérieure, qui peut être logée, par exemple, dans la poignée du laryngoscope, en transmettant la lumière qu'elle fournit par un faisceau de fibres optiques, depuis le culot de la spatule jusqu'au point d'émergence souhaité Toutefois, cet agencement n'é- vite pas les difficultés de réalisation de la partie moulée ni l'épaisseur des parois qu'elle entraîne et qui a pour conséquence un poids plus élevé. L'invention a donc pour Fut d'indiquer un laryn- goscope de confection aussi simple que possible, mais qui bénéficie de bonnes facilités de nettoyage et dont le fonctionnement soit sans danger pour le patient. Ce but est atteint, selon l'invention, en for- mant la spatule à l'aide de deux profilés en L, imbriqués par leurs branches verticales, juxtaposés et assemblés par brasage. îO Ces profilés peuvent être fabriqués simplement et rapidement par découpage à la presse, puis assemblés soudés et/ou brasés et reliés au culot avant finition. Si, selon un mode d'exécution privilégié, on juxtapose les deux profilés en L de manière à former une ca vité e N tr e leurs branches, on peut utiliser ladi- te cavité pour y loger un faisceau de fibres optiques allant du culot de la spatule jusqu'en un point d'émergen- ce distal situé entre les extrémités proximale et distalede celle-ci. Le faisceau de fibres optiques est serti, de préférence, au point d'entrée situé dans le culot et au point d'émergence distal, dans des douilles qui sont, à leur tour, fixées aux orifices d'entrée et de sortie par brasage ou collage. Pour simplifier la construction, les bords en contact des profilés en L comportent, formant bloc avec eux, des bossages qui s'engagent dans des creux correspon- dants de la pièce antagoniste Dans ce mode d'exécution, les profilés peuvent être facilement assemblés grâc au guidage que cet agencement permet au moment du rapproche- ment des pièces et au blocage réciproque qu'il assure après juxtaposition On peut alors assembler les deux pro- filés en L par soudage électrique par résistance, les interstices subsistants étant ensuite obturés par brasage. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratd et non limi- tatiftun mode deréalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin la figure 1 est une vue schématique d'une spatule en perspective cavalière. la figure 2 est une vue en perspective cava- lière d'un profilé en L. la figure 3 est une vue en coupe transversale de la spatule. la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. La spatule selon la figure 1 présente un profil approximativement en Z, dont la face supérieure 2 fournit une surface d'appui pour les dents du patient, tandis que la branche inférieure 3 sert à écarter la langue dudit patient et que l'âme 4, qui relie la face supérieure 2 à la branche inférieure 3, sert de logement à un faisceau de fibres optiques 5 (figures 3, 4) allant du socleou culot 6, monoblocavec la spatule 1, à un point d'émergence 7 de la lumière, situé entre les extrémités proximale et distale de la spatule 1. Le canal défini par 1 'ame 4, la branche infé- rieure 3 et, le laryngoscope étant en place, la cavité de l'arrière-gorge du patient, sert au passage du cathéter d'intubation vers la trachée-artère. Comme l'indique la figure 4, la spatule 1 est formée de deux profilés 8 et 9, approximativement en L, qui sont de préférence en acier inoxydable et dont les branches verticales sont imbriquées pour former entre elles une cavité 10 La figure 2 montre le profilé 8, en L qui englobe la branche inférieure 3 Le bord de contact Il prévu pour jouxter l'autre profilé 9 porte des bossages 12 qui s'engagent dans des creux 13 correspondants prévus dans le profilé 9. Au moment de la fabrication, les deux profilés 8 et 9 sont juxtaposés selon le profil souhaité de la spatule 1, assemblés par soudage électrique par résistance et brasés Le culot 6 peut, le cas échéant, être réuni au profilé 8 d'une manière analogue, au cours de la même opé- ration si cela parait opportun - L'extrémité distale du faisceau de fibres opti- ques 5 est sertie dans une douille 14 (figure 3), de pré- férence à section ovale, qui est incorporée par brasage à l'orifice de la cavité 10 qui constitue le point d'émer- gence 7 de la lumière Depuis ce point d'émergence, le faisceau 5 est conduit jusqu'au culot 6 o un canal est mé- nagé à cet effet, (la fabrication peut être réalisée de la même manière si l'on part du culot 6), et au niveau de la sortie du culot, le faisceau est maintenu à l'aide d'un élément de centrage 15 et d'une douille 16, de préférence à section circulaire. Enfin, un profilé arrondi 17 est posé sur l'ex- trémité distale de la spatule 1 pour éviter la présence d'arates vives. Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement limitatif et pourra don- ner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Laryngoscope dont la spatule présente un profil ayant approximativement la forme d'un L ou d'un Z, caractérisé par le fait que ladite spatule ( 1) est formée de deux profilés en L ( 8, 9), imbriqués par leurs branches verticales et juxtaposés, puis réunis par brasage. 2 Laryngoscope selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que les deux profilés en L ( 8, 9) sont placés de façon à former entre leurs branches verticales une cavité ( 10). 3 Laryngoscope selon la revendication 2, carac- térisé par le fait que la cavité ( 10) va du culot ( 6 >jus- qu'à un point d'émergence distal ( 7)situé entre les extré- mités proximale et distale de la spatule ( 1), ladite cavi- té servant de logement à un faisceau de fibres optiques ( 5). 4 Laryngoscope selon la revendication 3, carac- térisé par le fait que le faisceau de fibres optiques ( 5) est maintenu à ses extrémités dans des douilles ( 16, 14) situées respectivement au point d'émergence situé dans le culot (pet au point d'émergence distal ( 7 >, lesdites douilles étant fixées dans les orifices formant les points d'émergence par brasage ou collage. Laryngoscope selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que les bords de chacun des profilés ( 8, 9) forment des bossages ( 12) qui s'engagent dans des creux antagonistes ( 123 ménagés dans l'autre profilé.