i. 2033342 La présente invention a pour objet un procédé pour la fabrication de cadrans dont la plaque et les signes horaires sont venus d'une pièce en matière plastique. On connaît des cadrans de ce type dont la plaque et les signes 5 horaires sont métallisés. D'ordinaire, la plaque est argentée, tandis que les signes horaires sont dorés ou chromés. On n'a pas réussi jusqu'à présent à réaliser un masque sûr et exact, et de fabrication économique, et c'est pourquoi, habituellement, la plaque é-tait métallisée avec de l'argent et ensuite les signes horaires é-10 taient revêtus d'une laque de couleur or par un procédé d'impression autographique, ou bien une feuille d'aluminium de couleur or était appliquée sur les signes horaires au moyen d'une thermopresse. Cependant, ces procédés ne permettent pas d'obtenir des signes horaires facettés, à arêtes vives et brillants, en matière plasti-15 que. Chacun de ces procédés donne des signes dont les surfaces ont un aspect bon marché et inesthétique. En outre, l'application d'une feuille sur les signes, telle que mentionnée plus haut, est plus coûteuse que la métallisation des signes en utilisant des masques. Un procédé connu consistant à employer des masques en matière 20 isolante pour métalliser électrolytiquement les signes horaires, présente l'inconvénient qu'il est pratiquement impossible de métalliser à volonté seulement la face supérieure des signes ou aussi leurs surfaces latérales pour leur donner-une couleur différente de celle de la plaque de cadran. Un autre inconvénient réside dans le 25 fait qu'il est pour ainsi dire impossible de réaliser des masques adhérant assez étroitement à la plaque de cadran et aux signes horaires pour empêcher que, lors de la métaliisation électrolytique, ladite plaque ne soit aussi métallisée par endroits. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. Le 30 procédé qu'elle a pour objet est caractérisé en ce que le côté portant les signes horaires d'au moins une plaque-modèle est complètement recouvert d'un masque, après quoi ce masque est-séparé de la plaque-modèle et est"enlevé dans la région des signes horaires jusqu'à ce que des ouvertures soient formées dont la forme corresponde 35 à celle des signes horaires, en ce qu'on applique le masque ainsi produit sur le côté portant les signes horaires de cadrans, les parois des ouvertures du masque s'ajustant étroitement sur les signes 70 05016 2. 2033342 horaires de ces cadrans, et en ce qu'on dépose sous vide un revêtement sur les parties découvertes des signes horaires de chaque cadran. Il est ainsi possible de réaliser les cadrans en matière plastique, par injection ou par estampage, pour leur donner directement 5 leur forme définitive, présentant des signes horaires à facettes, après quoi toute la face antérieure du cadran peut être métallisée dans une première couleur, par exemple avec de l'argent, puis le masque peut être appliqué, et enfin, suivant la forme du masque, la partie découverte des signes horaires, à savoir soit seulement 10 leur surface supérieure facettée, soit les signes entiers, peut être métallisée dans une autre couleur, par exemple être dorée ou chromée. De cette façon, la fabrication est considérablement simplifiée et le prix de revient est fortement abaissé. De préférence, les masques sont déposés électrolytiquement sur les plaques-15 modèles. Comme plaques-modèles, on peut prendre des cadrans en matière plastique provenant de certaines séries en cours de fabrication, de sorte que les masques destinés à cette série sont bien adaptés à la forme des cadrans de ladite série. On va maintenant décrire l'invention plus en détail, en se ré-20 férant au dessin annexé illustrant, à titre d'exemple, une mise en oeuvre et deux variantes du procédé selon l'invention. Les fig. 1 à 5 illustrent différentes phases de cette mise en oeuvre. La fig.. 6 représente la première variante. 25 La fig. 7 représente la seconde variante. La fig. 1 représente en coupe un cadran de la série à fabriquer. La plaque 1 du cadran est obtenue par injection ou par-estampage d'une matière plastique et est venue d'une -seule pièce avec les signes horaires 2, qui peuvent être facettés sur leur face su-30 périeure de toute manière désirée. La plaque 1 présente un bord de protection annulaire 3, qui est muni de.goupilles d'orientation 4 et 5 dirigées vers le haut. Comme montra sur. la fig. 1, ces goupilles d'orientation peuvent être.de diamètre différent. En variante, on peut prévoir plus de deux goupilles d'orientation, qui sont a-3-5 lors disposées dans un ordre géométrique bien déterminé.- A titre d'exemple, trois goupilles peuvent ; être disposées dans les coins d'un triangle scalène. le cadran ..en matière plastique représenté 70 05016 3. 2033342 sur la fig. 1 est maintenant métallisé sous vide sur sa face supérieure munie des signes horaires, puis une couche de cuivre d'environ 1 mm d'épaisseur est déposée par électrolyse. On obtient ainsi le produit représenté sur la fig. 2, présentant une couche de cuivre 5 6. les parties surélevées de cette couche de cuivre sont maintenant enlevées au tour au-dessus des goupilles d'orientation 4 et 5 et des signes horaires 2, jusqu'à ce que la matière plastique des goupilles 4 et 5 et des signes horaires 2 commence à apparaître. On obtient ainsi le produit représenté sur la fig. 3- la couche de cuivre 10 6 adhère encore à la plaque-modèle. Cette dernière est maintenant dissoute dans un solvant approprié pour matière plastique, de sorte que seul subsiste le masque de cuivre 6 représenté sur la fig. 4-Il présente des ouvertures 2', 4' et 5 ' dont la forme correspond exactement à celle des signes horaires 2 et des goupilles 4 et 5, 15 respectivement. Ce masque est alors attaqué légèrement dans une solution d'un mordant chimique- afin d'enlever environ 2 à 3 centièmes de millimètre, c'est-à-dire que les ouvertures 2', 4' et 5' sont un peu agrandies. On dépose maintenant sous vide, sur chaque masque obtenu comme décrit ci-dessus, 2 à 3^A d'or ou de nickel, suivant 20 l'usage prévu pour les masques, c'est-à-dire suivant le métal qui doit être appliqué sur les cadrans en se servant de ces masques. Les masques ainsi préparés peuvent être appliqués facilement et avec un très faible jeu sur des cadrans en matière plastique, obtenus par injection ou estampage, tels que représentés sur la fig. 25 5, la forme de ces cadrans correspondant exactement à celle du cadran représenté sur la fig. 1. Lorsqu'on applique le masque sur un cadran, les goupilles d'orientation 4 et 5 du cadran pénètrent d'abord dans les ouvertures d'orientation 4' et 5' du masque, de sorte que le masque est orienté avec précision dans une position prédé-30 terminée au-dessus du cadran. C'est seulement à ce moment que les signes horaires 2 du cadran peuvent pénétrer dans les ouvertures correspondantes 2' du masque, et comme ces ouvertures sont orientées avec précision, les signes horaires ne risquent pas d'être endommagés . Lorsque le masque est en place, un revêtement métallique, par 35 exemple en nickel, en chrome ou en or est déposé sous vide sur la surface supérieure découverte des signes horaires, les autres parties de la surface du cadran, préalablement revêtue d'un autre mé 70 05016 4. 2033342 *• tal, par exemple de l'argent, sont parfaitement protégées par le masque. On obtient ainsi un cadran en deux couleurs ayant par exemple un fond argent et des signes horaires revêtus d'or, de nickel ou de chrome. 5 le même masque peut être utilisé plusieurs fois. En admettant qu'environ 0,ly4* de métal soit déposé sous vide sur chaque cadran, le masque peut être employé environ 100 fois jusqu'à ce qu'une couche d'environ 1 centième de millimètre déposée sur le masque commence à entraver l'application du masque sur les cadrans. Cependant, 10 ce dépôt de métal supplémentaire peut être enlevé du masque dans un bain de décapant approprié. Si le masque sert à déposer sous vide de l'or, il est initialement revêtu de nickel ou est fabriqué entièrement en nickel par électrolyse. Dans ce cas, le revêtement d'or appliqué sur le masque pendant la métallisation des signes horaires 15 peut être enlevé électrolytiquement dans de l'acide sulfurique concentré, lequel n'attaque pas la surface de nickel du masque. Si le masque est utilisé pour déposer sous vide du chrome ou du nickel sur les signes horaires, il est initialement revêtu d'or. Si du nickel ou du chrome est déposé sous vide sur les signes horaires de cadrans 20 masqués, la couche de l'un de ces métaux déposée sur le masque peut être enlevée périodiquement dans un bain de décapant approprié, par exemple de l'acide nitrique ou chlorhydrique, qui n'attaque pas la surface dorée du masque. le masque illustré sur la fig. 4 présente des ouvertures 2' 25 dont la profondeur est pratiquement égale à la hauteur des signes horaires 2 du cadran, de sorte que les surfaces latérales des signes horaires sont masquées et que le dépôt de métal est appliqué seulement sur la surface supérieure des signes horaires. Cependant, dans de nombreux cas, on désire métalliser les signes horaires entiers 30 dans une autre couleur que la plaque de cadran. Dans ces cas, on enlève au tour de la matière du masque dans le voisinage des signes horaires, en laissant subsister une très faible épaisseur, comme montré sur la fig. 6, de sorte que les surfaces latérales des signes horaires sont aussi métallisées. Ce masque peut avoir une épaisseur 35 comprise entre environ 5/100 et 1/10 de millimètre. Pour lui donner une rigidité suffisante, on peut le fabriquer galvaniquement dans un bain de nickel doux et y souder des nervures de renforcement. 70 05016 5- 2033342 Inversement, la profondeur des ouvertures 2' du masque peut dépasser considérablement la hauteur des signes horaires 2 du cadran à fabriquer, comme montré sur la fig. 7. De cette manière, on obtient une protection encore meilleure pour les surfaces latérales 5 des signes horaires et évite toute trace de métallisation sur ces surfaces. La fig. 7 montre aussi que le métal du masque situé au-dessus des goupilles d'orientation 4 et 5 ne doit pas nécessairement être enlevé, de sorte que des trous borgnes sont obtenus au lieu des ouvertures 4' et 5'. D'autres ouvertures peuvent naturelle-10 ment être prévues dans le masque, correspondant à des parties ou à des signes du cadran, par exemple des guichets de calendrier, des marques de fabrique, etc. Au lieu de masques circulaires, complets, on peut aussi utiliser des masques semi-circulaires ou annulaires, de sorte que, outre 15 les signes horaires, la plaque de cadran est métallisée sur une partie de sa surface (par exemple une moitié ou une zone centrale) dans la même couleur que les signes horaires. On peut ainsi obtenir des effets variés. Comme le montrent les fig. 1 et 5, la plaque-modèle présente 20 des signes horaires un peu moins hauts que le cadran à fabriquer. Cependant, on peut naturellement utiliser comme plaque-modèle pour la formation du masque un cadran absolument identique à celui représenté sur la fig. 5, mais alors il faut enlever au tour les parties surélevées du masque jusqu'au niveau désiré, pour obtenir la 25 profondeur voulue des ouvertures 2' du masque. On a admis ci-dessus que le masque est obtenu par dépôt élec-trolytique sur un cadran en matière plastique, mais un masque en matière plastique pourrait aussi être formé sur une plaque-modèle appropriée. 30 Pour être complet, il convient d'ajouter que le bord de pro tection 3 est séparé des cadrans métallisés. 70 05016 6. 2033342 Revendications : 1. Procédé pour la fabrication de cadrans dont la plaque et les signes horaires sont venus d'une pièce en matière plastique, caractérisé en ce que le côté portant les signes horaires d'au 5 moins une plaque-modèle est complètement recouvert d'un masque, après quoi ce masque est séparé de la plaque-modèle et est enlevé dans la région des signes horaires jusqu'à ce que des ouvertures soient formées dont la forme corresponde à celle des signes horaires, en ce qu'on applique le masque ainsi produit sur le côté por- 10 tant les signes horaires de cadrans, les parois des ouvertures du masque s'ajustant étroitement sur les signes-horaires de ces cadrans, et en ce qu'on dépose sous vide un revêtement sur les parties découvertes des signes horaires de chaque cadran. . 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le- 15 dit masque est appliqué sur des plaques-modèles prélevées sur une série de cadrans en cours de fabrication. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les-dites plaques-modèles sont métallisées sur le côté muni des signes horaires, les masques étant produits en enlevant le métal situé 20 dans la région des signes horaires. 4. Procédé selon la revendication 3j caractérisé en ce que ledit métal est enlevé dans la région des signes horaires pendant que le masque se trouve encore sur ladite plaque-modèle, après quoi la plaque-modèle est enlevée chimiquement, par exemple par attaque chi- 25 mique ou dissolution. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les-dits cadrans et plaques-modèles sont fabriqués avec un bord de protection entourant la plaque de cadran, ce bord étant muni de goupilles d'orientation, et en ce que ledit masque est aussi appliqué 30 sur ledit bord et sur lesdites goupilles pour produire des trous d'orientation dans le masque à l'endroit où les goupilles d'orientation pénètrent dans le masque. 6. Procédé selon la revendication 3> caractérisé en ce que les-dits masques sont soumis à une légère attaque chimique avant d'être 35 appliqués sur les cadrans, afin d'agrandir un peu leurs ouvertures. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on produit et utilise des masques présentant des ouvertures dont la 70 05016 7- 2033342 profondeur dépasse la hauteur des signes horaires des cadrans à fabriquer . 8. Procédé selon la revendication 1, dans lequel du métal est déposé sous vide sur les signes horaires, caractérisé en ce que la 5 couche de métal ainsi déposée sur les masques est périodiquement en- . levée. 9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel on dépose sous vide de l'or sur les signes horaires, caractérisé en ce qu'on emploie des masques nickelés ou faits en nickel et en ce qu'on enlève 10 le dépôt d'or recouvrant les masques par électrolyse dans de l'acide sulfurique concentré. 10. Procédé selon la revendication 8, dans lequel on dépose sous vide du chrome ou du nickel sur les signes horaires, caractérisé en ce qu'on emploie un masque doré et en ce qu'on enlève le dépôt de 15 chrome ou de nickel recouvrant le masque par attaque chimique avec de l'acide chlorhydrique.