La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une charnière de porte de véhicule automobile ainsi que la charnière obtenue par ce procédé. L'invention stapplique plus particulièrement aux charnières de porte dont la paumelle destinée à être fixée sur la carrosserie du véhicule porte une embase de fixation en forme de V dont les ailes sont prévues pour envelopper l'angle d'un montant. On connaît actuellement de telles charnières comportant une première paumelle à section en L destinée à etre fixée sur la porte du véhicule et une seconde paumelle à section sensiblement en T prévue pour etre fixée sur l'angle d'un montant de la carrosserie dudit véhicule, les deux paumelles étant articulées entre elles au moyen d'une broche enfilée dans des noeuds fixés respectivement à 11 angle du L pour la paumelle de porte et à une extrémité de la barre du T pour la-paumelle de carrosserie.Ces paumelles existantes sont soit en acier forgé à chaud, ce qui leur confère une très grande résistance, soit en acier moulé pour des raisons de facilité de fabrication en grande série. Néanmoins,ces modes de fabrication utilisés actuellement conduisent à des couts considérés comme prohibitifs notamment dans le domaine automobile où ltéconomie est de règle. Le but de la présente invention est donc de proposer un procédé de fabrication d'une charnière qui soit tout à la fois économique et susceptible d'être utilisé pour la fabrication en grande série et conduise à la réalisation de charnières extremement robustes dont la solidité soit au moins équivalente à celle des charnières existantes. Selon l'invention, le procédé de fabrication d'une charnière de porte de véhicule automobile qui comporte une paumelle mobile à section en L et une paumelle fixe à embase de fixation en forme de V consiste essentiellement à réaliser la lame de la paumelle fixe à l'aide d'au moins un fer plat plié de manière à constituer ladite embase en forme de V, dont la pointe se prolonge par un appendice à 1V extrémité duquel sont fixés les noeuds d'articulation. De préférence, le procédé selon l'invention consiste à plier en V ouvert deux fers plats, à accoler une aile de l'un des V à une aile correspondante de l'autre V, à souder ensemble lesdites ailes accolées, et à rapporter par soudage les noeuds d'articulation å 1V extrémité commune des ailes soudées des deux fers. Pour faciliter l'assembbgeyles ailes des V des fers plats destinées à etre accolées comportent des plots de centrage et des évidements correspondants obtenus par poinçonnage. Selon un autre procédé de fabrication conforme à l'invention, on réalise la paumelle fixe de la charnière à partir d'un seul fer plat que lton replie en deux de manière à former une double épaisseur de tôle, puis dont on écarte les extrémités sensiblement à angle droit pour constituer embase en forme de V, les noeuds étant ensuite rapportés et soudés le long du pli du fer plat. L'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant à des modes de réalisation particuliers cités à titre d'exemples non limitatifs et représentés sur les dessins annexés dans lesquels Fig. 1 représente un premier type de charnière à paumelle fixe composée de deux fers plats. Fig. 2 représente une variante de la paumelle fixe formée d'un fer plat unique. Fig. 3 représente une seconde variante de la paumelle fixe composée d'un seul fer plat avec les noeuds incorporés. Telle que représentée sur la figure 1, la charnière selon l'invention comporte une paumelle fixe 1 destinée à être fixée sur la carrosserie du véhicule dans l'angle d'un montantetune paumelle mobile 2 prévue pour être fixée sur la portière dudit véhicule, lesdites paumelles étant bien entendu articulées entre elles. La paumelle fixe 1 comporte une lame formée par la réunion de deux fers plats 3 et 4 pliés en V ouvert, accolés dos à dos le long de deux faces en regard et réunis par soudage. Ces deux fers plats accolés sont pliés de telle sorte que lorsqu'ils sont assemblés, l'angle A formé par les deux ailes non soudées des deux V entre elles soit un angle droit, lesdites ailes perpendiculaires formant 1'embase de fixation de la paumelle fixe. Sur la trancheen bout des deux ailes accolées des deux V 3 et 4 sont rapportés et soudés deux noeuds tubulaires 5 et 6 fixés dans le prolongement l'un de l'autre, parallèlement à la tranche de la lame de la paumelle 1. A noter que la réunion des deux V 3 et 4 peut être réalisée soit en soudant entre elles deux de leurs ailes, soit encore simplement par les soudures 7 des noeuds 5 et 6 sur la tranche de la lame de ladite paumelle. Afin de faciliter le positionnement réciproque des deux plats 3 et 4 l'un par rapport à l'autre, il est prévu de poinçonner les ailes des deux V de manière à former des plots de centrage et des évidements correspondants pour le logement de ces plots, l'ensemble étant référencé 8 sur la figure 1. Des plots semblables 9 peuvent être poinçonnés également sur les deux ailes formant l'embase en V de la paumelle, lesdits plots 9 assurant le positionnement de la paumelle en vue de son soudage sur un angle d'un montant de carrosserie. La paumelle mobile 2 prévue pour être fixée sur la portière du véhicule est essentiellement constituée par un fer plat 10 constituant la lame de ladite paumelle 2, ce fer plat étant plié en V de telle sorte que les ailes dudit V soient sensiblement perpendiculaires. Au sommet du V, dans l'angle formées deux ailes de celui-ci est soudé un noeud tubulaire 11 de longueur légèrement inférieure à l'écartement entre les deux noeuds 5 et 6 de la paumelle fixe 1 de manière à -pouvoir s'intercaler entre ceux-ci. Des plots de centrage 12 analogues aux plots 9 de la paumelle fixe 1 sont poinçonnés dans les deux ailes du V de la lame de la paumelle mobile 2, ces plots 12 assurent le positionnement de#aumelIe 2 pendant son soudage sur la tôle de la portière. Au montage, le noeud 11 de la paumelle mobile 2 est placé en tre- les noeuds 5 et 6 de la paumelle fixe 1 dans l'alignement de ceux-ci, une broche ou goupille non représentée étant enfilée à force dans les alésages alignés 13, 14 et 15 des noeuds respectifs 5, 11 et 6. Selon une variante de l'invention représentée à la figure 2, la paumelle fixe 21 est constituée non plus par deux fers plats pliés en V et accolés comme la paumelle fixe précédemment décrite, mais par un fer plat unique replié sur lui-même de manière à former une double épaisseur sur une portion 22 du plat, ces deux extrémités 23 et 24 du plat étant écartées de manière à former un angle sensiblement égal à 90a pour constituer une embase de fixation pour la paumelle. La section du plat ainsi repliée pour constituer la lame de celle-ci#présente sensiblement la forme d'un Y dont la jambe 22 a une épaisseur double de celle des deux branches écartées 23-et 24. Deux noeuds 25 et 26 de forme tubulaire sont soudés écartés et dans l'alignement l'un de l'autre, le long du pli situé à l'extrémité de la partie repliée 22 à double épaisseur de la lame de la paumelle 21. Le fer plat unique constituant ladite lame est également poinçonné en 27 pour former des plots de positionnement dans les ailes du V de l'embase de la paumelle. On notera, que les deux épaisseurs 22 de plat formant la jambe de Y de la section de la paumelle 21 peuvent être soudées entre elles par points à l'intérieur d'évidements poinçonnés à travers l'une desdites épaisseurs. Selon une seconde variante de la paumelle fixe telle que représentée sur la figure 3, les noeuds font partie intégrante de la lame de ladite paumelle référencée 31; pour ce faire la paumelle 31 est uniquement composée d'un fer plat replié de manière à former une boucle destinée à constituer lesdits noeuds 35 et 36 ainsi que la partie plane 32 formée d'une double épaisseur de plat dont les deux extrémités 33 et 34 sont écartées à 900 pour réaliser une embase de fixation de la paumelle. La boucle formée par le repliement du plat de la paumelle 31 comporte une échancrure 37 séparant les deux noeuds 35 et 36 et destinée à loger le noeud de la paumelle mobile qui est fixé sur la portière du véhicule. Des évidements 38 peuvent être ménagés dans l'une des épaisseurs 32 du plat en vue d'un soudage par points desdites épaisseurs entre-elles à l'intérieur de ces évidements. Les plots 39 poinçonnés dans les extrémités 33 et 34 écartées du plat de la paumelle 31 facilitent son positionnement contre l'angle d'un montant de la carrosserie ainsi que son soudage sur ledit montant. L'espace subsistant entre les deux épaisseurs de plat prolongeant la pointe du V de 1'embase de la paumelle fixe peut être rempli d'une substance élastomère déformable assurant-l'étanchéi- fication, cette substance pouvant être par exemple du polybutadiène. Bien entendu la portée de l'invention ntest pas limitée aux seuls modes de réalisations particuliers cités ci-dessus à titre d'exemples non limitatifs, mais elle couvre également toute variante qui ne différerait que par des détails. C'est ainsi que, par exemple, les liaisons entre elles des différentes parties constituant les paumelles peuvent être effectuées autrement que par soudage par exemple par rivetage ou vissage. De même dans les modes de réalisation cités précédemment à titre d'exemples, c'est la paumelle fixe seule qui comporte une section droite en Y formée par au moins un fer plat replié mais rien ne s'oppose à ce quefà ltopposéwce soit la paumelle mobile qui comporte une telle section et soit fabriquée par le procédé selon l'invention ou encore que les deux paumelles soient toutes deux fabriquées de cette manière. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une charnière de porte notamment de véhicule; automobile comportant une paumelle mobile de porte et une paumelle fixe de carrosserie à embase de fixation en forme de V, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à réaliser la lame de la paumelle fixe à l'aide d'au moins un fer plat plié de manière à constituer ladite embase en forme de V, la pointe de celle-ci se prolongeant par un appendice à l'extrémité duquel est assujetti au moins un noeud d'articulation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à plier en V ouverts deux fers plats, à accoler une aile de l'un des V à une aile correspondante de l'autre V, à réunir entre elles ces ailes ainsi accolées et à rapporter par soudage au moins un noeud d'articulation sur les tranches contiguës desdites ailes accolées. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux ailes accolées des fers plats sont réunies par l'intermédiaire de la soudure qui les lie au noeud d'articulation. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à replier en épingle un fer plat unique de manière à former une partie de lame de paumelle fixe en double épaisseur, à écarter en V les extrémités dudit plat de la paumelle et à rapporter par soudage au moins un noeud d'articulation le long du pli du fer plat opposé à ladite embase. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à replier en épingle un fer plat unique de manière à former simultanément une boucle d'articulation et une partie de lame de paumelle en double épaisseur et à écarter en V les extrémités du plat pour former l'embase de fixation de la paumelle. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on échancre la boucle de manière à former au moins deux noeuds d'articulation séparés qui sont des parties intégrantes de la lame de la paumelle. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la lame de la paumelle fixe est poinçonnée de manière à former des plots de centrage et des évidements de soudage. 8. Charnière de porte notamment pour véhicule automobile caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé selon l'une quelconque des revendications i à 7.