La presente invention a trait d'une manière générale aux dispositifs pour la recherche du pas associés aux ratières et autres mécaniques de tissage et destinés a permettre, par exemple a la suite d'une rupture de fil ou autre défaut, d'entraîner dans un sens ou dans l'autre la ratière ou mécanique indépendamment du métier jusqu'à atteindre a nouveau la synchronisation exacte en fonction de l'armure a réaliser. Les dispositifs pour la recherche du pas doivent donc assurer successivement deux fonctions distinctes, a savoir - en premier lieu interrompre la transmission normale reliant la mécanique ou ratière au métier a tisser correspondant ; - en second lieu réunir momentanément l'arbre de ladite ratière ou mécanique a un moteur auxiliaire d'entraSnement. On a proposé bien des formes de réalisation de dispositifs susceptibles d'obtenir un tel résultat.. La majorité des agencements connus fait appel a une transmission -l'aide de crabots qui opê- rent la liaison sélective de l'arbre de la mécanique soit avec celui du métier, soit avec celui du moteur auxiliaire, préalablement a la mise en rotation de ce dernier dans le second cas.Dans la demande de brevet français NO 76 21716 déposée au nom du Demandeur le 8 Juillet 1976 pour : "Perfectionnements aux dispositifs pour la recherche du pas associés aux ratières et autres mécaniques de tissage", on a décrit un ensemble comprenant en combinaison d'une part deux flasques dentés respectivement solidaires de l'arbre du métier et de l'arbre de la ratière ou mécanique et normalement liés angulairement l'un a l'autre par au moins un doigt rétractable, et d'autre part au moins un train de pignons satellites portés par un organe tournant entrains par un moteur auxiliaire, lesquels pignons, présentant des nombres de dents différents, engrènent avec les dentures, elles-mêmes différentes, des flasques dentés précités.On conçoit qu'une telle disposition assure bien les deux modes de transmission nécessaires au fonctionnement correct de la ratière ou mE- canique de tissage - en marche normale les deux arbres du métier et de la mécanique sont réunis a travers les flasques dentés et le doigt retractable - tandis que pour la recherche du pas, il suffit, après arrêt du métier, de commander au retrait le doigt précité, puis de mettre en rotation le moteur auxiliaire pour que l'arbre de la mécanique soit entraîné a vitesse lente a travers les pignons satel lites. La présente invention a pour objet un mécanisme propre à op6- rer de manière automatique l'actionnement d'un dispositif pour la recherche du pas. Si un tel mécanisme est plus particulièrement destiné a être associé à un dispositif réalisé conformément a la demande de brevet NO 76 21716. ci-dessus rappelée, il doit être entendu qu'il est applicable a toutes les autres constructions dans lesquelles on trouve deux organes -d'actionnement qu'il est nécessaire de manoeuvrer en succession, à savoir un organe mobile (coulissant ou basculant) pour la dissociation de l'arbre du métier et de l'arbre de la ratière ou mécanique et l'accouplement de ce dernier avec le moteur auxiliaire, et un organe tournant (poulie, roue dentée ou autre) relié à l'arbre de la ratière ou mécanique et propre a autre entrainé par l'arbre dudit moteur auxiliaire. Le mécanisme d'actionnement suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il comprend au moins une masselotte centrifuge liée angulairement a l'arbre du moteur auxiliaire et asso ciée à des moyens élastiques de rappel qui tendent à la maintenir en position rabattue, de façon à ce que son redressement progressif lors de la mise en rotation dudit moteur provoque en succession la commande des deux organes d'actionnement du dispositif pour la recherche du pas. Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de la disposition qui précède, le mécanisme comprend deux masselottes opposes dont chacune comporte au-delà de son axe d'articulation un talon profilé de manièreà agir successivement sur deux poussoirs ou coulisseaux mobiles axialement par rapport a l'arbre qui porte lesdites masselottes ; sur l'un de ces poussoirs s'articule l'extré- mité d'un levier basculant attelé à l'organe mobile d'actionnement du système de désaccouplement du dispositif de recherche, tandis que l'autre, entras en rotation avec-l'arbre porte-masselotte, porte un plateau de crabotage propre à coopérer avec un plateau correspondant prévu latéralement sur une poulie ou pignon relié à l'organe tournant d'actionnement du dispositif précité. Le dessin annexé, donné a titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue générale montrant à la fois un dispositif pour la recherche du pas et le mécanisme d'actionnement suivant l'invention qui lui est associé. Fig. 2 est une coupe axiale, à plus grande échelle, du mécanisme d'actionnement supposé à la position de repos (moteur auxiliaire arrêté). Fig. 3 est une vue partielle en perspective illustrant l'agencement des deux poussoirs ou coulisseaux de commande. Fig. 4 est une coupe transversale faisant ressortir le montage articulé et le rappel élastique des deux masselottes centrifuges. Fig. 5 et 6 sont des coupes axiales analogues à celle de fig. 2, montrant l'équipage mobile du mécanisme- -d'actionnement à deux autres positions successives et illustrant schématiquement la commande obtenue au niveau du dispositif pour la recherche du pas en fig. 5 on a indiqué en IV-IV le plan de coupe de fig. 4. Dans l'ensemble qui apparait en fig. 1, le mécanisme d'actionnement qui fait -l'objet de l'invention a été indiqué globalement en A, tandis que le dispositif pour la recherche du pas qui lui est associé a été affecté de la référence -B. Comme plus particulièrement montré en- fig. 2, -le mécanisme A comprend un arbre creux fixé en bout de l'arbre de sortie 2 -d'un moteur électrique 3, de façon à être rendu angulairement et axialement solidaire dudit arbre 2. Immédiatement en avant du bâti 4 qui supporte le moteur 3, l'arbre creux 1 est entouré par une bague 5 fixée audit bâti 4 par des vis 6 et qui forme cage intérieure pour un roulement 7 ; sur ce dernier est montée folle une poulie 8 dont la joue tournée à l'opposé du moteur.3 est pourvue-d'un plateau de crabotage 9. L'extrémité libre de l'arbre creux 1. comporte deux oreilles -la diamétralement opposées l'une à l'autre et sur chacune desquelles s'articule en 10 (fig. 3) l'extrémité fourchue d'une masselotte 11. Comme illustré en fig. -4, chaque masselotte- il porte. un goujon la téral 12 auquel correspond du côté opposé un goujon 13 solidaire de l'oreille la envisagée, ce dernier goujon traversant à- cet effet, une échancrure 1-la de l'oreille considérée t les goujons-12 et 13 superposés sont reliés liun à l'autre par paires à l'aide de ressorts verticaux 14, cet agencement permettant d'obtenir l'ouverture simultanée des deux masselottes-ll lors de la mise en rotation du moteur 3. En arrière des oreilles 1a, l'arbre creux 1 est équipé d'une bague 15 (fig. 2) sur laquelle est engagé un coulisseau 16 ; l'ex remit arrière de ce dernier est conformée à la manière d'un pla teau de crabotage 16a propre à coopérer avec le plateau 9 susindiqué, tandis que son bord avant se raccorde à- une bride annulaire 16b. Encore en avant de cette bride- 16b, le coulisseau 16 est solidaire de quatre prolongements longitudinaux ou doigts 16c (fig. 3) disposés par paires de façon à embrasser les -oreilles la de l'ar- bre creux 1 et à assurer ainsi -l'entratnement en rotation du coulisseau 16 qui reste toutefois libre de se déplacer axialement sur ledit arbre. Comme on le verra plus loin, la bride 1.6b de ce coulisseau est destiné à coopérer avec une saillie ou lèvre intérieure ilb (fig. 2) de chaque masselotte 11. A l'intérieur de 11 extrémité libre de l'arbre creux 1 est introduite à coulissement la queue cylindrique- I7a d'un poussoir axial 17 ;- un ressort 18, prennant appui contre deux bagues mobiles 19, assure élastiquement le positionnement correct de ce poussoir 17 par rapport à l'arbre creux 1. En avant de la queue- 17a, le poussoir 17 est solidaire d'une butée annulaire l7b à profil carré, qui est destinée, ainsi qu'on le verra ci-après, à coopérer avec les talons 11c prévus sur les masselottes il au-del des axes d'articulation 10.L'extrémité libre du poussoir 17 est supportée dans un palier 20 fixé à une partie 21 du bâti fixe et entre ce palier 20 et la bu tée 17b -il est prévu une partie 1.7c en dépression à -l'intérieur de laquelle s'articule en. 22a un organe mobile ou levier 22. On a suppos8 que le dispositif pour la recherche du pas indi- qué en B était du type décrit à la demande de brevet français N .76 21716 mentionnée au début des présentes. On rappellera succinctement l'agencement général et le fonctionnement d'un tel dispositif. Sur l'arbre d'entrée 23 de la ratière ou mécanique tourillonne librement un arbre creux 24 solidaire d'un flasque denté 25 qui fait face à un flasque denté analpgue 26 lié angulairement audit arbre 230 Les dentures à nombres de dents différents des flasques 25 et 26 coopèrent avec les dentures, elles-memes différentes, d'au moins une paire de pignons 27 portée par un organe tournant ou poulie 28, lequel est relié au moteur auxiliaire 3 ci-dessus décrit par une courroie crantée 29. coopérant avec la poulie -folle 8.Les deux flasques 25 et 26 sont liés angulairement l'un d l'autre par deux doigts rétractables. 30 montés à coulissement dans le flasque 26 et propre à s'introduire dans. des perforations transversales 25a pratiquées dans le flasque 25 ;. ces doigts 30 sont portés par un plateau 31 disposé à l'opposé de la poulie 28 et pourvu d'un man chon 31a et d'une butée annulaire 31h contre laquelle vient agir l'extrémité libre du levier 22 sus-décrit. Un ressort 32 tend à ramener le plateau fou 31 en direction du flasque 26 ; le levier 22 est du type basculant et pivote en 33 sur le b ti fixe. Lorsque l'ensemble métier à tisser-ratière fonctionne normalement, le moteur 3 est évidemment à l'arret et la transmission du mouvement entre les arbres 23 et 24 est assurée à travers les flasques 25 et 26, reliés angulairement par les doigts 30 ; le mécanisme d'actionnement A se trouve alors à la position de repos correspondant à fig. 2. Quand après arrêt du métier à la suite d'un défaut de tissage ou autre, il y a lieu de manoeuvrer le dispositif B pour la recherche du pas, il suffit l'opérateur-de fermer le circuit électrique d'alimentation associé au moteur auxiliaire 3. La mise en rotation des arbres 1 et 2 détermine par effet centrifuge le redressement progressif des masselottes 11 à l'encontre de la réaction élastique qu'exercent sur elles les ressorts 14. Dans une première phase, les talons 1-îc des masselottes 11 viennent prendre appui contre la butée l7b (fig.- 3) du poussoir 17, de telle sorte que celui-ci recule à l'encontre de la reaction élastique exercée par le ressort 18, comprimé entre les bagues 19 (celle de gauche en fig. 2 bute contre un épaulement interne de l'arbre 1 tandis que celle de droite se déplace axialement avec la queue 17a). On se trouve alors à la position illustrée en fige 5 et l'on peut voir que le coulissement axial du poussoir 17 a déterminé le basculement du levier 22 et, par déplacement axial du plateau 31,- le retrait des doigts 30 hors des perforations 25a du flasque 25. Les deux flasques 25 et 26 sont donc désolidarises, de telle sorte que les deux arbres 23 et 24 sont désaccouplés. Le redressement progressif des masselottes 11 se poursuivant, on arrive à la seconde phase illustrée en fig. 6. Les talons llc, convenablement profilés à cet effet, passent par dessus le bord de la butée 17b et viennent alors prendre appui contre les extrémités des doigts 16c du coulisseau 16. Le plateau 16a vient ainsi en prise avec le plateau 9 solidaire de la poulie 8 et c'est à ce moment là seulement que ladite poulie est entrarnée. Cette rotation est transmise par la courroie 29 à la poulie 28, si bien que les satellites 27 entrent en révolution et assurent l'entralnement à vitesse lente du flasque 26 et de l'arbre de la ratière 23. Au moment ou la butée 17b a échappé à l'action des talons llc des masselottes 11, le poussoir 17 est immédiatement revenu à sa position initiale sous l'effet du ressort 18, de telle sorte que le levier 22 a été lui-m8me rappelé à son orientation de repos, en libérant la butée annulaire 31b et le plateau porte-doigts 31. Celui-ci, sollicité par le ressort 32, ne peut toutefois revenir à sa position de repos qu'après que le flasque-26 ait effectué un déplacement angulaire bien déterminé (en pratique 360 } au terme duquel les doigts 30 se trouvent à nouveau en face des perforations 25a. Ce retour du plateau 31 provoque l'actionnement d'un contacteur 34 (fig. 1) dont l'organe mobile 34a avait été manoeuvré lors du retrait des doigtes. 30 ; ce contacteur 34 ouvre donc le circuit d'alimentation du moteur auxiliaire 3 qui s'arrente ainsi automatiquement. Les masselottes 11 se rabattent sous l'effet des ressorts 14 et à un moment donné de cette course de retour, les livres 11b viennent en appui contre la bride 16b du coulisseau 16 qui est ainsi ramené à sa position initiale de repos. Le déplacement du coulisseau 16 a pour effet de désaccoupler les plateaux de crabotage 16a et 9, si bien que la poulie 8 est à nouveau libre.Bien entendu, au cours de la course de retour précitée des masselottes 11, les talons llc de celles-ci doivent à nouveau passer par dessus la butée 17b du poussoir 17 ;. ce dernier est donc momentanément repoussé vers l'avant à l'encontre de l'action du ressort 18 qui le ramène élastiquement à la position de repos. On notera que le mouvement d'avance du poussoir 17 est détecté par -l'organe mobile 35a (fig. 1) d'un contacteur de réarmement 35, convenablement branché sur le circuit d'alimentation du moteur auxiliaire 3 de façon à ne permettre sa remise en marche qu'après actionnement par le levier 22. Le mécanisme suivant llinvention A assure donc bien finalement la commande complète et automatique du dispositif B pour la recherche du pas avec un seul organe moteur. La seule intervention de l'opérateur réside dans la mise sous tension initiale du moteur auxiliaire 3, le mécanisme A commandant en succession le plateau porte-doigts 31 pour le désaccouplement des deux arbres 23 et 24, puis la poulie porte-satellites 28 pour-l'entraSnement de l'arbre 23v Le rappel de ces organes à la position normale de fonctionnement s'effectue également de manière automatique, si bien que dans le cas où le dEplacement angulaire de l'arbre 23 par rapport à l'arbre 24 résultant de la manoeuvre de l'ensemble A-B n'est pas suffisant pour retrouver la synchronisation exacte, l'opérateur doit commander le mécanisme A pour un nouveau cycle de recherche. I1 va de soi que ce mécanisme A est susceptible d'etre adapté à des dispositifs pour la recherche du pas différents de celui décrit ci-dessus. On conçoit en particulier que le déplacement axial du poussoir 17 lors de la première phase de fonctionnement peut autre utilisé pour la commande d'un mécanisme d'embrayage de tout autre type, l'actionnement du levier basculant 22 n'étant nullement limitatif. En certains cas le système de crabotage 16a-9 associé à la poulie folle 8 peut & re remplacé par un entratnement par friction. I1 doit d'ailleurs autre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment qu'on peut faire comporter au coulisseau 16 des moyens élastiques de rappel propres à assister son retour en position décrabotée sous l'effet des lèvres llb. REVENDICATIONS 1. Mécanisme pour l'actionnement automatique d'un dispositif de recherche du pas associé à une ratière ou autre mécanique de tissage,. caractérisé en ce qu'il comprend au moins une masselotte centrifuge liée angulairement a l'arbre du moteur auxiliaire du dispositif considéré et associée à des moyens élastiques de rappel qui tendent à la maintenir en position rabattue, de façon à ce que le redressement prpgressif de ladite masselotte lors de la mise en rotation dudit moteur provoque en succession la commande des deux organes d'actionnement usuels du dispositif précité. 2. Mécanisme suivant la revendication -1, caractérisé en ce qu'il comprend deux masselottes opposées dont chacune comporte audelà de son axe d'articulation sur l'arbre porte-masselottes au moins. un.talon profilé de manière à agir sur deux poussoirs ou coulisseaux attelés respectivement à -l'un et a -l'autre des deux organes d'actionnement du dispositif pour la recherche du pas, lesdits poussoirs ou coulisseaux étant dUcalEs le long de l'arbre précité de façon autre commandés en succession par les talons des masselottes. 3. Mécanisme suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend d'une part un poussoir pourvu d'une queue engagée à coulissement à l'intérieur d'un alésage axial de l'arbre portemasselotte ainsi que d'une partie débordante ou butée destinée à coopérer en premier lieu avec les talons des masselottes, et d'autre part un coulis seau mobile axialement sur la périphérie dudit arbre et solidaire de doigts longitudinaux profilés de manière à être repoussés par les talons sus-mentionnés une fois que ceux-ci sont pas sés par dessus ladite butée. 4. Mécanisme suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le poussoir est creusé d'une dépression annulaire à l'intérieur de laquelle .s'-arti.cule un levier formant l'un des deux organes d'.ac tionnement du dispositif pour la recherche du pas. 5. Mécanisme suivant l'une quelconque des revendications. 3 et 4,. caractérisé en ce qu' . l'opposé des doigts de commande le cou lisseau porte un plateau de crabotage destiné à coopérer avec un plateau correspondant rapporté contre la face latérale d'une poulie formant le second des deux organes d'actionnement.du dispositif, laquelle poulie est montée folle sur l'-arbre porte-masselottes. -6. Mécanisme suivant l'une quelconque des revendications 3 å 5, caractérisé en ce qu'a la queue du poussoir sont associes des moyens qui assurent le positionnement élastique dudit poussoir. 7. Mécanisme suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la paroi interne des masselottes comporte des lèvres en saillie propres à venir porter contre le coulisseau lors de leur retour en position rabattue, et à ramener ainsi ledit coulisseau à sa position initiale de repos.