L'emploi d'enzymes protéolytiques pour les soins des dents est connu depuis longtemps. De même, le traitement des inflammations des sinus par application de trypsine est déjà un procédé courant. L'emploi de pepsine a également été proposé, mais présente des difficultés, surtout du fait du bas pH nécessaire pour un maximum d'activité. Partant de la considération que les enzymes protéolyti- ques peuvent dégrader les restes d'aliments protidiques, on a déjà proposé l'emploi de ces enzymes dans les produits pour ies soins de la bouche et des dents, tels que les pâtes dentrifices Le brevet allemand n 734.765 décrit des produits de nettoyage des dents et des fausses dents en particulier des prothèses dentaires, qui contiennent des enz@mes albuminolytiques de la famille de la trypsine en particulier de la tryptase du pan créas, ainsi que des enzymes du mildiou ou des protéases végétales telles que la papaine, mélangées à un peroxyde anhydre @ à un dérivé peroxydique. Pour liquéfier les résidus oui persistent entre les dents malgré le traitement mécanique, le brevet américain 3.194.738 propose l'addition d'une enzyme douée à la fois d'acti- vité protéolytique et amylolytique, obtenue. à partir de cultures d'Aspergillus oryzae, aux pâtes dentifrices, au chewing-gum ou aux eaux dentifrices.La même. méthode, a savoir ltemploi d1enzy- mes à activité d'amylase et de protéase obtenues à partir d' Aspergillus oryzae dans les produits pour les soins des dents, fait aussi l'objet du brevet français 1.377.415. Enfin, le brevet tritannique 544,505 décrit des pâtes dentifrices qui contiennent une enzyme protéolytique prcvenant de Carica papaya, c est-a-dire la papaine. @ go a cependant observé que les pâtes dentifrices contenant de la papaïne irritaient les muqueuses de ia bouche.Un autre problème non résolu jusqu'ici est la forte baisse de l'activité protéolytique qui se produit par conservaprcduits aqueusx pour les soins de la bouche et des dents Les pâtes dentifrices, contenant les protéases prepo @ ici dens ce but. na découvert que les produits aqueux pour les soins de la bouche et des dents qui contiennent certaines enzymes protéase lytiques obtenues par culture de bactéries, à savoir la protéase du Bacillus subtilis, ne présentent pas ces incorvénients. En plus de leur inocuité toxicologique totale par comparaison avec les enzymes de champignons, la stabilité des protéases du Bacillus subtilis dans les produits aqueux pour les soins de la bouche et des dents conformes à la rsente invention dépasse de beaucoup celle des protéases de champignons et des protéases du pancréas dans les produits aqueux pour les soins de la bouche et des dents, comme le montrent les résultats d'essais suivants. ii une pâte dentifrice ayant la composition suivant Phosphate dicalcique dihydraté 42,00% glycérine à 86 % 35,00% Carboxyméthylcellulose 1,00% Parahydroxybenzoate de méthyle 0,10% Parahydroxybenzoate de propyle 0,04% Aerosil (marque déposée) 1,80% Saccharinate de sodiun 0,05% Sel de sodium d'un ester sulfurique acide d'alcool gras 1,50% Eau 17,51% on incorpore 1 % d'enzyme protéolytique ayant une activité ini tiale déterminée (0,8 unités Anson par gramme).Les essais de conservation donnent, les résultats suivants Enzyme protéolytique Pourcentage de l'activité i.nitia incorporée le subsistant au bout de 1 mois 3 mois 6 mois 1 an Protéase du pancréas 38 o O Q Protéase d'Aspergillus orizae 75 53 42 36 Protéase de Bacillus subtilis 92 84 77 68 La mesure de l'activité protéolytique a été faite selon ANSON J. Gen. Physiol. 22, 79 (1938) par dégradation de l'hémoglobine. Une unité ANSCN est la quantité d'enzyme qui dégrade à 35 5 6 cm3 de solution d'hémoglobine à 2,5 % avec une vitesse telle que la quantité de produits de dégradation formes par minute donne la même couleur qu'un milliéquivalent de tyrosine avec le réactif au phénol de Folin. La présente invention permet donc de préparer des produits aqueux contenant des protéases pour les soins de la bouche et des dents qui contiennent jusqu'à 20% d'eau en poids et dont l'activité protéolytique se maintient pendant lonffltemps. Les produits de l'invention pour les soins de la bouche et des dents contribuent remarquablement à empêcher la formation de dépôts durs ou mous sur les dents. Comme ces dépôts contiennent généralement des substances cariogènes, la prévention ou l'é limination des dépôts constitué un apport important à la prophylaxie de la carie. Les produits de l'invention pour les soins de la bouche et des dents peuvent aussi servir à conbattre les affections parodontales. C'est ainsi que dans le cas d'inflammation, les dépôts provenant de l'exsudat sont facilement éliminés par traitement par les produits de l'invention contenant de la protéase du Bacillus subtilis, et que l'emploi de ces produits contribue beaucoup à la guérison des tissus. 'invention permet aussi d'obtenir un produit d'usage général pour les soins de la bouche et des dents. La protéase employée selon l'invention s'obtint par culture immergée du Bacillus subtilis. Une fois la fermentation terminée, on sépare la solution fermentée des insolubles, et on isole la protéase formée par précipitation fractionnée, suivie éventuellement d'une purification. On l'emploie dans les produits de l'invention à la dose de C,C570 à 10,0% en poias, de préférence 0,25% à 2,5 % en pois; l'activité préférée est de C:,2 à 5,0 unités Anson par gramme. Lés produits de l'invention pour les soins de la bouche et des dents, tels que les pates dentifrices, contiennent les produits auxiliaires et excipients usuels, qui ne doivent pas pouvoir désactiver la protéase du bacilus subtilis. Comme polissants, on peut employer tous les produits déjà proposés pour cet usage, tels que le carbonate- de calcium le phosphate dicalcique et/ou son dihydrate, le phosphate tricalcique, le pyrophosphate de calcium, l'alumine, la silice, le carbonate de magnésium, le kaolin, les métaphosphates alcalins insolubles dans l'eau, ainsi que les matières plastiques en poudre telles que le chlorure de polyvinyle, les polyamides le polyméthacrylate de méthyle, le polystyrène, les résines urée-formol, les résines melamine-formols les Tésines époxydes, les polycarbonates, etc.. Cn peut aussi emploie des mélanges de ces substances. Comme liants et épaississants dans les pâtes dentifrices, on peut employer l'amidon, la gomme adragante, les alginates, la pectine, les dérivés de la cellulose, l'acide polyacryliue et ses sels, la polyvinylpyrrolidone et diverses gommes. parmi les rétenteurs d'humidité utilisables figurent le glycérol, le sorbitol, le 1,3-propanediol et le 1,4-butanediol En plus des produits aromatisants usuels, les produits de l'invention peuvent contenir des antiseptiques tels que les esters parahydroxybenzoïques, ainsi que des éclaircissants cu des colorants. On peut aussi incorporer aux pâtes dentifrices des produits tensio-actifs, dans la mesure où ils ne désactivent pas la protéase du bacilles subtilis Tels sont les esters sulfuriques d'alcools gras, les sels de monoglycéridesa'acides gras sulfonés contenant 16 à 20 atomes de carbone, les produits de condensation d'acides gras et de l'albumine les sels-d'amides d'acides gras et de taurines et/ou les sels d'esters d'acides gras de l'acide-iséthionique, ainsi que les produits tensioactifs non ioniques, cathioniques et/ou amphotères. On peut aussi employer des mélanges de ces produitspensio-actifs. Pour renforcer l'effet de protection contre la carie des produits de l'invention, on peut encore ajouter de petites quantités de composés du fluor. Il s'agit de préférence de conposés du fluor soluDles dans l'eau, tels que les fluorures alcalins, le fluorure d'aamnoniun, le fluorure de cuivre, le fluorure d'argent, le fluorure de zinc, le fluorure d'étain, le fluorure de fer, le fluorure d'indium, le fluorure de zirconium, le fluorure de nickel, le fluorure de palladium, les fluorures complexes tels que les fluozirconates alcalins, le fluozirconate d'étain, les fluosilicates, les fluoborates, les fluostannites et les fluophosphates alcalins. Les fluophesphates de sodium, de potassium et d'ammonium conviennent particulièrement bien.On peut aussi ajouter des dérivés fluorés organiques, tels que les fluorhydrates d'amines, les fluorhydrates d'hydroxyalkylamines, les fluorures d'ammonium quaternaires, les produits d'addition solubles dans l'eau d'aminoacides et d'a'cide fluorhydrique ou de fluorures, tels que le fluorhydrate de bétaine ou le produit d'addition de la glycine et du fluorure de potassiun. Cn peut aussi employer des mélanges de ces dérivés du fluor. en pr.opor- tions quelconques, à condition qu'ils ne désactivent pas la protéase du bacillus subtilis. La quantité de.-dérivés du fluor ne doit pas dépasser 2,0% en poids. Il est avantageux d'ajouter aux produits de l'invention un colloïde protecteur de la protéase du Bacillus subtilis en quantité équivalente à celle de la protéase. a carboxyméthylcellulose convient très bien pour cet usage. Le pu des produits de l'invention doit être compris entre 5,5 et 8,5. Leur teneur en eau ne doit pas dépasser 20% en poids. On indique ci-après des exemples de formules de produits-pour les soins de la bouche et des dents, à titre illustratif. Exemple 1 : pate dentifrice Phosphate dicalcique dihydraté 45,00 % Carbonate de calcium précipité 7,00 % Glycérine à 86% 30,00 % Carboxyméthyl-cellulose 1,00 % Parahydroxybenzoate - de méthyle .0,15- % Protéase du Bacillus subtilis (1 unité Anson par gramme) 1,00 % Silice amorphe 1,50 % Dodécylsulfate de sodium 1,20 0% Lauroylsarcosinate de sodiun 0,30 % Produits aromatisants 0,30 % Saccharinate de sodium 0,05 % Eau 15,70 % Exemole 2 : pâte dentifrice Phosphate de calcium 40,00 % Polyamide en poudre 5,00 % Glycérine à 8650 30,00 % Sorbitol à 70% 5,00 % Carboxyméthyl-cellulose 1,20 % Parahydroxybenzoate de méthyle 0,08 % Parahydroxybenzoate de propyle 0,04 % Protéase du Bacillus subtilis (1,5 unités Anson par gramme) 0,70 % Monofluophosphate de sodium 1,00 % Dodécylsulfate de sodium ,50 % Produit s aromatisants \ 1,00 % Saccharinate de sodium 0,03 % Eau 14,45 % R E V E N D I C A T I O N S 1 " Produits aqueux pour les soins de la bouche et des dents contenant les adjuvants et excipients usuels, caractérisés par la présence de protéase du Bacillus subtilis. 2 - produits suivant la revendication 1, caractérisésen ce qu'ils contiennent en outre un composé du fluor, de préférence soluble dans l'eau, à la dose maximale de 2 % en poids. 3 - produits suivant les revendications a et 2 caractérisés en ce que leur teneur en protéase du 3acillus subtilis est de 0,05% à 10,00% en poids, de préférence 0,25%' à 2,5%. 4 - . produits suivant les revendications 1, 2 et 5 caractérisés en ce que la protéase du Bacillus subtilis a une activité de 0,2 à 5 unités Anson par gramme.