Ce dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage, est apte à être fixé amoviblement sur une structure porteuse, et destiné à supporter au moins ledit élément en vue de la réalisation de dalles ou prédalles en béton, de poutres, de platelages, et de manière générale d’éléments de structure d’un bâtiment. Ce dispositif comprend : – une platine (1), pourvue d’une face d’appui plane (3) apte à être fixée contre la structure porteuse, et d’un orifice traversant (4) destiné à coopérer avec un organe de fixation (10) sur ladite structure porteuse, et munie au voisinage de son extrémité inférieure d’un organe mâle de réception (6, 7, 8), orienté sensiblement perpendiculairement par rapport à la platine, et percé de deux orifices traversants (8) en vis-à-vis ; – une console escamotable (2), munie d’un moyen de réception et de guidage (12) d’un organe de réglage en hauteur (13) muni à son extrémité supérieure de moyens de réception (15) dudit élément, et pourvue d’un organe femelle (11) apte à coopérer avec l’organe mâle de réception (6, 7, 8) de la platine (1), ledit organe femelle également percés de deux orifices traversants en vis-à-vis, destinés, lorsque la console est reçue sur la platine, à être sensiblement alignées avec les orifices traversants (8) de l’organe mâle de réception de la platine ; – un axe amovible (16) apte à traverser simultanément les orifices traversants (8, 17), respectivement des organes mâle (5, 6, 7) et femelle (11) de la console et de la platine lorsque la console est en place sur la platine, et ainsi à solidariser réversiblement la console et la platine. Figure pour l’abrégé : Fig 1 DISPOSITIF DE SOUTIEN PROVISOIRE D’ELEMENT(S) Domaine de l’invention L’invention appartient au domaine de la construction et du bâtiment, et plus spécifiquement à la réalisation de dalles, planchers en béton, poutre, coffrage, ou encore platelages de circulation et recette à matériaux. Elle concerne plus spécifiquement un dispositif apte à supporter provisoirement au moins un élément, tel que par exemple une poutrelle permettant la réalisation de telles structures, notamment sur un chantier de construction. Etat antérieur de la technique Les opérations de pose en hauteur d’éléments reposant sur des structures porteuses telles que des poutres ou des dalles notamment, sont soumises à des exigences très strictes en termes de sécurité. Typiquement, la pose de dalles préfabriquées ou non, nécessite le renforcement temporaire des appuis au niveau de la structure porteuse, en l’espèce un mur, un poteau ou une poutre, par l’adjonction de poutrelles sous les dalles. Traditionnellement, de telles poutrelles sont reçues à l’extrémité supérieure d’étais reposant sur le sol. Or, une telle configuration engendre un encombrement au sol du chantier, qui peut s’avérer rédhibitoire dans les passages étroits tels que couloirs, escaliers, etc. Cet encombrement, outre qu’il occasionne une gêne pour les opérateurs, constitue également un frein pour les équipes de secours, le cas échéant dépêchées sur place. Par ailleurs, dans le cadre des chantiers de grande hauteur, la mise en œuvre de tels étaiements engendre un grand nombre de manipulations, tout particulièrement chronophages pour les opérateurs. Afin de s’affranchir de ces inconvénients, il a été proposé de remplacer les étais ou structure d’étaiement par des sabots d’étaiement, également dénommés dans le domaine considéré par corbeaux ou consoles. Ces dispositifs sont constitués traditionnellement d’une paroi d’appui fixée contre le mur ou contre toute structure porteuse, à proximité du niveau où doit se positionner la poutrelle à recevoir, et présentent une paroi de support qui porte une tige de vérin manuelle, à déplacement vertical en service, et dont l’extrémité supérieure reçoit une platine sur laquelle doit reposer ladite poutrelle. Un tel dispositif a par exemple été écrit dans le document US 3,900,179. Si, incontestablement, ces sabots d’étaiement ou corbeaux, dimensionnés en conséquence, remplissent leurs fonctions et permettent de libérer le chantier des étais traditionnels, leur mise en œuvre se heurte à un certain nombre de difficultés. Parmi celles-ci figure tout d’abord leur réglage en hauteur selon une horizontalité rendue nécessaire par les contraintes du chantier et, plus particulièrement, par celles de l’horizontalité de la dalle, par exemple, destinée à être reçue sur les poutrelles. D’autre part, les sabots d’étaiement traditionnels comportent, comme déjà dit, une platine verticale, destinée à venir se fixer réversiblement contre la structure de soutien et notamment le mur porteur, au voisinage du niveau de réception desdites poutrelles et, corollairement, de la dalle, laissant traditionnellement, nonobstant la course verticale de la tige du vérin, peu de place pour permettre, après séchage de la dalle ou scellement de l’élément préfabriqué, leur enlèvement. En outre, ces dispositifs s’avèrent d’un poids relativement conséquent, constituant un frein à leur manipulation, et notamment à leur mise en place et à leur démontage, les rendant dès lors peu pratiques, et en outre de mise en œuvre chronophage. Enfin, ces dispositifs s’avèrent peu ergonomiques. L’objectif recherché par la présente invention est de proposer un dispositif du type en question, de manipulation simple, tant lors du montage que du démontage, notamment en raison de l’accessibilité optimisée du système de fixation, et dont le poids des éléments unitaires constitutifs du dispositif est relativement réduit. A cet effet, l’invention vise un dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage, en d’autres termes un sabot d’étaiement, apte à être fixé amoviblement sur une structure porteuse, et notamment un mur, un poteau, une poutre, et destiné à supporter au moins ledit élément en vue de la réalisation de dalles ou prédalles en béton, de poutres, de platelages, etc. Ce dispositif comprend : – une platine, pourvue d’une face plane, apte à être fixée contre la structure porteuse en question, pourvue au voisinage de son extrémité supérieure d’un orifice traversant destiné à coopérer avec un organe de fixation sur ladite structure porteuse, et munie au voisinage de son extrémité inférieure d’un organe mâle de réception, orienté sensiblement perpendiculairement par rapport à la platine, et percé de deux orifices traversants en vis-à-vis ; – une console escamotable, munie d’un moyen de réception et de guidage orienté en service verticalement d’un organe de réglage en hauteur, et typiquement d’un vérin manuel, muni à son extrémité supérieure de moyens de réception dudit élément, et pourvue d’un organe femelle apte à coopérer avec l’organe mâle de la platine, ledit organe femelle étant pourvu d’un rebord d’appui contre ladite platine, et étant également percés de deux orifices traversants en vis-à-vis, destinés, lorsque la console est reçue sur la platine, à être sensiblement alignées avec les orifices traversants de l’organe mâle de réception de la platine ; – un axe amovible apte à traverser simultanément les orifices traversants, respectivement des organes mâle et femelle de la console et de la platine lorsque la console est en place sur la platine, et ainsi à solidariser réversiblement la console et la platine. En d’autres termes, l’invention consiste, en premier lieu, à proposer un tel support d’étaiement en deux parties essentielles distinctes, indépendantes l’une de l’autre, et solidarisables l’une à l’autre réversiblement, une platine de fixation et une console, l’organe de réglage en hauteur de cette dernière pouvant également être indépendant de ladite console. Ce faisant, en premier lieu, on diminue le poids de l’ensemble ainsi constitué, puisqu’aussi bien, les différents éléments unitaires sont manipulés séparément l’un de l’autre, et en second lieu, ainsi qu’il sera vu infra, on facilite le positionnement et le démontage du sabot d’étaiement, puisqu’aussi bien, on procède tout d’abord à la fixation de la seule platine sur la structure porteuse considérée lors du montage, et on escamote ladite platine en l’absence de la console et du vérin associé lors du démontage, avec un accès aisé à l’orifice de fixation. Selon d’autres caractéristiques avantageuses de l’invention : – La platine est pourvue d’un raidisseur longitudinal, orienté perpendiculairement par rapport au plan général dans lequel elle s’inscrit, s’étendant parallèlement à sa dimension principale depuis l’organe mâle de réception en direction de son extrémité supérieure, et corollairement, l’organe femelle de la console est muni d’un évidement ou encoche apte à autoriser l’emboitement dudit organe femelle sur l’organe mâle pour permettre au rebord d’appui de la console de prendre appui contre la platine. – L’organe mâle de la platine et l’organe femelle de la console peuvent être de section transversale circulaire ; – L’organe mâle de la platine et l’organe femelle de la console peuvent être de section transversale carrée ou rectangulaire, leurs faces latérales respectives orientées verticalement en service étant percées de lumières traversantes de section rectangulaire. – Les lumières traversantes des faces parallèles d’un même côté, respectivement de l’organe mâle de réception de la platine et de l’organe femelle de la console sont situées à un niveau différent en service des lumières traversantes des faces parallèles de l’autre côté des organes en question. – L’axe amovible apte à traverser simultanément les lumières traversantes, respectivement des organes mâle et femelle de la console et de la platine est constitué d’une clavette, avantageusement munie au voisinage de l’une de ses extrémités d’une saillie de dimension supérieure à l’une au moins des dimensions de l’une des lumières traversantes de l’organe femelle de la console. – L’orifice traversant ménagé au voisinage de l’extrémité supérieure de la platine est de forme oblongue, et typiquement en forme de serrure, et notamment de largeur plus réduite au niveau de son extrémité supérieure que de sa base. – Les moyens de réception dudit au moins un élément sont constitués d’une platine, éventuellement prolongée verticalement en service d’une double fourche permettant, selon une direction, de recevoir un élément, et par exemple une poutrelle simple, et dans la direction perpendiculaire, de recevoir deux éléments, et par exemple deux poutrelles. Brève description des figures La manière dont l’invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de l’exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et non limitatif, à l’appui des figures annexées. est une représentation schématique en perspective du sabot d’étaiement de l’invention en position désassemblée. est une représentation schématique du sabot d’étaiement de l’invention en position partiellement assemblée. est une vue schématique en perspective du sabot d’étaiement conforme à l’invention en position assemblée. illustre schématiquement une première étape de positionnement de la platine du sabot d’étaiement de l’invention. représente schématiquement une seconde étape de positionnement du sabot d’étaiement de l’invention. représente schématiquement une troisième étape de positionnement du sabot d’étaiement de l’invention. est une représentation schématique illustrant le positionnement de deux poutrelles sur le sabot d’étaiement de l’invention lors de la phase de coulage de la dalle en béton. représente une vue analogue à la après séchage du béton de la dalle et décintrage des poutrelles et de la peau de coffrage. est une vue schématique illustrant la mise en œuvre du sabot d’étaiement de l’invention dans le cadre de la réalisation d’une dalle au sein d’un couloir. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage, apte à être fixé amoviblement sur une structure porteuse (20) et destiné à supporter au moins ledit élément en vue de la réalisation de dalles (24) ou prédalles en béton, de poutres, de platelages, et de manière générale d’éléments de structure d’un bâtiment, comprenant : – une platine (1), pourvue d’une face d’appui plane (3) apte à être fixée contre la structure porteuse, et au voisinage de son extrémité supérieure d’un orifice traversant (4) destiné à coopérer avec un organe de fixation (10) sur ladite structure porteuse (20), et munie au voisinage de son extrémité inférieure d’un organe mâle de réception (6, 7, 8), orienté sensiblement perpendiculairement par rapport à la platine, et percé de deux orifices traversants (8) en vis-à-vis ; – une console escamotable (2), munie d’un moyen de réception et de guidage (12) orienté en service verticalement d’un organe de réglage en hauteur (13) muni à son extrémité supérieure de moyens de réception (15) dudit élément (22, 23), et pourvue d’un organe femelle (11) apte à coopérer avec l’organe mâle de réception (6, 7, 8) de la platine (1), ledit organe femelle étant pourvu d’un rebord d’appui (19) contre ladite platine, et étant également percés de deux orifices traversants (17) en vis-à-vis, destinés, lorsque la console est reçue sur la platine, à être sensiblement alignées avec les orifices traversants (8) de l’organe mâle de réception de la platine ; – un axe amovible (16) apte à traverser simultanément les orifices traversants (8, 17), respectivement des organes mâle (5, 6, 7) et femelle (11) de la console et de la platine lorsque la console est en place sur la platine, et ainsi à solidariser réversiblement la console et la platine. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon la revendication 1, dans lequel la platine (1) est pourvue d’un raidisseur longitudinal (9), orienté perpendiculairement par rapport à la face d’appui plane (3), s’étendant parallèlement à la dimension principale de ladite platine depuis l’organe mâle de réception (5, 6, 7) en direction de son extrémité supérieure, et dans lequel la console (2) est munie d’un évidement ou encoche (18) apte à autoriser l’emboitement ou emmanchement dudit organe femelle (11) sur l’organe mâle de réception (5, 6, 7) pour permettre au rebord d’appui (19) dudit organe femelle (11) de la console de prendre appui contre la platine. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel l’organe mâle de réception (5, 6, 7) de la platine (1) et l’organe femelle (11) de la console (2) sont de section transversale circulaire. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 1 et 2, dans lequel l’organe mâle de réception (5, 6, 7) de la platine (1) et l’organe femelle (11) de la console (2) sont de section transversale carrée ou rectangulaire. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon la revendication 4, dans lequel les faces latérales respectives de l’organe mâle de réception et de l’organe femelle orientées verticalement en service sont percées de lumières traversantes (8, 17) de section rectangulaire. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 4 et 5, dans lequel les lumières traversantes des faces parallèles d’un même côté, respectivement de l’organe mâle de réception et de l’organe femelle (11) sont situés à un niveau différent des lumières traversantes des faces parallèles de l’autre côté des organes en question. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 1 à 6, dans lequel l’orifice traversant (4) ménagé au voisinage de l’extrémité supérieure de la platine (1) est de forme oblongue et notamment de largeur plus réduite au niveau de son extrémité supérieure que de sa base. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 1 à 7, dans lequel l’axe amovible (16) apte à traverser simultanément les lumières traversantes, respectivement des organes mâle et femelle de la console et de la platine est constitué d’une clavette. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon la revendication 8, dans lequel la clavette (16) est munie au voisinage de l’une de ses extrémités d’une saillie de dimension supérieure à l’une au moins des dimensions de l’une des lumières traversantes de l’organe femelle de la console. Dispositif de soutien provisoire d’au moins un élément (22, 23) entrant dans le processus de réalisation d’une partie d’un ouvrage selon l’une des revendications 1 à 9, dans lequel les moyens de réception (15) dudit au moins un élément, positionnés à l’extrémité supérieure du moyen de réception et de guidage (12) orienté en service verticalement, sont en forme de double fourche permettant, selon une direction, de recevoir un élément simple, et dans la direction perpendiculaire, de recevoir deux éléments.