Les moteurs à deux temps courants sont dotés d'un allumage à haute tension destiné à produire une étincelle entre les deux électrodes fixes de la bougie d'allumage. Â cet effet une tension de l'ordre de 10 000 volts et plus est nécessaire qui est souvent la cause de perturbations dans les réceptions radiophoniques et de télévision de sorte que des dispositions antiparasites doivent etre envisagées qui diminuent le rendement et renohérissent l'installation.Un autre inconvénient des allumages à haute tension consiste en os que, suivant les moteurs, il est indispensable de prévoir des bougies à gammes thermiques différentes, dQoù stockage accru en raison de ces nombreuses catégories Mais même en admettant des bougies à gamme ther moque adéquate, il y a lieu de prendre en considération ltusure et leencra8- sement progressifs de celles-ci qui abaissent leur caractéristique thermique et que la haute tension exige une isolation particulièrement soignée sans cependant épargner les organes électriques mis notablement à contribution. La présente invention vise un allumage à basse tension pour n'importe quel moteur à deux temps qui, au point de vue du rendement et du bon fonctionnement, équivaut pour le moins à celui de haute tension. Suivant l'invention, ltune des électrodes de chaque bougie est ap puyée au moyen deun ressort contre l'autre électrode et leélectrode mobile, influencée par le ressort, s'écarte de l'autre grace à un ergot prévu au sommet du piston lorsque celui-ci atteint son point mort supérieur. Il suffit alors d'un courant électrique, meme faibleg pour produire une étincelle capable de provoquer l'explosion du comburant. L'ergot est façonné en forme de tore dont 11axe longitudinal colncide avec celui de la bougie. Bien entendu, il est prévu que l'étincelle jaillit toujours au bon moment.Un réglage est, sans autre, possible an intercalant entre le corps de la bougie et la tete du cylindre des rondelles en nombre et épaisseur variables. Dans ce genre d2allumage une étincelle est produite toutes les fois que le piston a atteint son point mort interne et dans un moteur à deux temps cet allumage fournit le nombre d'étincelles nécessaire. Mais une telle installation d'allumage présente encore d'autres avantages Il n'est plus nécessaire de fabriquer et de mettre en stock des bougies de différentes gammes thermiques. En plus, la bobine à haute tension est supprimée ainsi que les accessoires qu'elle exige tels que l'interrupteur et le condensateur. En outre, le problème délicat de l'isolation et celui de la sensibilité à l'humidité ne se posent plus. Une économie appréciable résulte de la simplification de l'installation pour laquelle un entrainement autonome etc n'est plus nécessaire et qui permet de réduire le nombre de types de moteurs à deux temps. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, trois formes d'exécution d'une telle installation Fig. 1 se rapporte au schéma de fonctionnement; Fig. 2 représente en coupe la tette d'un cylindre de moteur à deux temps avec son piston de conception nouvelle; Fig. 3 montre à échelle amplifiée la nouvelle bougie en coupe; Fig. 4 en est une vue depuis le dessous; Fig. 5 a trait à une autre forme d'exécution de la bougie; Fig. 6 fait voir une troisième forme d'exécution en coupey Fig. 7 en est une vue depuis le dessus. En principe, le courant est fourni par la batterie d'éclairage 1 à la bougie 2 reliée d'autre part à la masse 3 (Fig. 1). Une batterie courante de 12 volts suffit. Quant à la bougie 2, elle accuse une électrode fixe 4 (Fig. 3) reliée à la batterie 1 par le conducteur 5 (Fig. i). TJn revêtement 6 l'isole dru corps de la bougie 2. L'autre électrode 7 est montée rotative et est maintenue par les paliers 8 et 9. Elle se termine dans le bas par un levier 10 de surface biaise et est porteuse d'un contact 11 s'ap pant sur un contact 12 de l'électrode fixe 4 gracie à un ressort de rappel 13.La tette da piston 14 est dotée d'un ergot 15 (Fig. 2) qui, lorsque le piston arrive à son point mort supérieur, vient en contact avec la surface biaise du levier 10 de l'électrode 7 et le fait pivoter. il en résulte la séparation des contacts 11 et 12 (Fig. 4) st i7 se produit l'étincelle d'allu- mage escomptée E (Fig. i). le piston, pendait son refoulement vers le bas, quitte la surface biaise il du levier de l'électrode 7 et le ressort de rappel 13 ramène le levier en position circuitée des contacts 11 et 12. Le morne phénomène se répète chaque fois que le piston arrive à son point mort supérieur. le courant électrique peut aussi être fourni par un volant magne- tique au lieu de l'être par une batterie. Dans la deuxième forme d'exécution (Fig. 3, le meme principe est adopté, mais divergeant de la forme d'exécution précédente en ce que le corps de a bougie 2 accuse a l'extérieur des ailettes de refroidissement 16 et se compose de deux éléments dont l'un, 2a est connecté à la source d'énergie i (positif) et l'autre, 2b relié à la masse 3 (négatif). Ces éléments "+" et "-" sont isolés l'un de l'autre d'une part au moyen d'un disque 17 en matière isolante et d'un revêtement isolant 6 à l'instar de la forme d'exécution de la Fig. 3 avec en plus une bague isolante 18. Comme dans la forme d'exé- cutis précédente une excavation, ici désignée par 19, est ménagée à la base du corps 2b de la bougie pour la pénétration do l'ergot 15 à l'instar de la Fig. 3. Quant à ltélectrode rotative 7, elle est de préférence soudée à sa tige 7a maintenue, comme à la Fig. 3, par des paliers 8 et 9 et soumise au ressort de rappel 3. L'électrode fixe 4 (positive) peut également être rapportée par soudure à la tige fixe 4a qui prend contact avec la composante 2a du corps de la bougie où a lieu à l'endroit 20 la connexion avec la source électrique 1. La forme p'exécution des Fig. 6 et 7 diffère des précédentes ea particulier on ce que le ressort de rappel 13 est monté à l'extérieur du corps de la bougie 2 sur le bout dépassant vers le haut de l'éleotrode pivotante 7, laquelle est maintenue sur son siège 21 au moyen dtune bague 26. Ce ressort peut etre une lame de section rectangulaire ayant son point fixe sur un goujon 23 prévu sur le dessus de la bougie (Fig. 7), son autre extre- mité étant engagée dans une fente du bout dépassant de l'électrode 7. Cotte disposition a l'avantage de pouvoir utiliser un ressort plus robuste et qui est moins exposé à l'échauffement que ceux des formes d'exécution précédentes. Le montage de l'électrode positive fixe 4 dans le corps 2 de la bougie a lieu en y interposant un revetement 6, à l'instar de l'exemple de la Fig. 5, avec en plus une douille isolante 24 et une bague d'encastrement 25. La connexion 20 avec la source électrique 1 (Fig. 1) se fait ici directement sur-l'électrode 4. Comme dans la forme d'exécution de la Fig. 5, il est prévu une ex- cavation 19 dans le corps de la bougie pour la pénétration dans -celle-ci de l'ergot 15 du piston t4 du moteur. il ya on outre avantage de pratiquer dans le corps de la bougie des perforations transversales 26 pour favoriser son refroidissement pendant le fonctionnement et de prévoir sur la tige de l'électrode mobile des rainures de compensation de pression 27. ILEVENlI CÂTI 0S 1) Allumage à basse tension pour moteurs à explosion à deux temps, caractérisé en ce que la bougie (2) comporte une électrode fixe (4) et une électrode mobile (7), cette dernière, mobile et rotative, étant appuyée contre l'électrode fixe (4) au moyen d'un ressort de rappel (13) et s'en écarte sous l'influence d'un ergot (15) prévu sur la tête du piston (14) lorsque celui-ci atteint son point mort supérieur dans le cylindre, provoquant ainsi une étincelle (E) produisant l'explosion du comburant. 2) Allumage à basse tension suivant la revendication t, caracté- risé en ce que l'électrode rotative (7) accuse un bras à surface biaise (io) contre lequel frappe l'ergot (15) en écartant les contacts (11 et 12) des électrodes respectives (7 et 4). 3) Allumage à basse tension suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le courant électrique est fourni par la batterie d'éclairage (1) ou par un volant magnétique. 4) Allumage à basse tension suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bougie se compose de deux éléments (2a, 2b) l'un positif (+) l'autre négatif (-) convenablement isolés l'un de l'autre, les électrodes (4 et 7) étant soudées aux abouts de tiges dont l'une (4a) positive, est fixe et l'autre (4b) négative, est rotative et sollicitée par le ressort de rappel (13). 5) Allumage à basse tension suivant les revendications 1 et 4, caractérisé en ce que le corps de la bougie est à l'extérieur muni d'ailettes de refroidissement (16). 6) Allumage à basse tension suivant l'une ou Itautre des revendications 1 à 3 et 5, caractérisé on ce que le ressort de rappel (13) est monté à ltextérieur de la bougie sur le bout dépassant de l'électrode pivotante (7) prenant appui sur un goujon (23) fixé sur le dessus du corps de la bougie (2). 7) Allumage à basse tension suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le corps de la bougie (2) est traversé de perforations de refroidissement (26).