La présente invention concerne me machine pour collecter les sarments de vigne qui demeurent sur le sol après la taille de la vigne. Les sarments ont une longueur généralement voisine de un mètre, mais pouvant atteindre exceptionnellement trois mètres On sait broyer ces sarments et les redéposer sur le sol à l'aide d'une machine munie d'un arbre à fléaux, en vue de favoriser la transformation de ces sarments en humus t Cette utilisation des sarments ne dme pas satisfaction L'humus ainsi formé n'accroît que faiblement la fertilité du soL Il est par contre propice au développement des champignons et moisissures qui sont à l'origine de certaines maladies de la vigne. II a été trouvé selon l'invention qu'il pouvait être avantageux d'utiliser ces sarments comme combustible, On connaît des machines à faire des balles de fourrage Dans le cadre des recherches ayant abouti à la présente invention, ces machines connues ont été essayées mais ntont pas donné satisfaction.Les sarments ramassés en saison humide, conservent leur humidité et pourrissent au cours de l'été, de sorte qu'ils sont impropres à la combustion l'hiver suivant Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en réalisant une machine capable de ramasser les sarments et de les lier de manière à éviter leur pourrissement Suivant l'invention, la machine pour collecter les sarments de vigne est caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour ramasser les sarments sur le sol, des moyens de convoyage comportant un couloir pour les envoyer vers une chambre de compression compor.tant des moyens d'entraînement rotatifs périphériqies pour faire tourner la masse de sarments en vue de l'enrouler sur elle-même, en vue d'en faire une balle. En s'enroulant sur lui-même, le tapis de sarments forme une balle ayant sensiblement les dimensions de la chambre cylin dorique. Au début de l'enroulement, le tapis dispose de beaucoup de place dans la chambre, et les sarments sont donc peu tasse & Par contre, en fin d'enroulement, I'espace disponible dans la chambre est de plus en plus restreint, et l'enroulement est au contraire relativement serré La machine conforme à l'invention permet donc de réaliser une balle peu tassée au centre et de plus en plus tassée à mesure que l'on s'approche de sa périphérie; Cette balle bien aérée permet l'évacuation de l'humidité au cours de l'été, ce qui évite le pourrissement du combustible. D'autres particularités et avantages de l'invention résulteront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limistatifs - la figure 1 est une vue schématique en élévation latérale et en coupe de la machine ; - la figure 2 est une vue en coupe transversale de l'un des rouleaux de la chambre cylindrique - la figure 3 est une vue en coupe transversale de l'un des tambours d'entrée dans la chambre cylindrique - la figure 4 est une vue en élévation latérale et en coupe selon le plan longitudinal médian de la machine, du dispositif de liage, le diwiiS d'amenent de la cisaile étant oppé selon le plan du levier coudé ; - la figure 5 est une vue en plan de la machine de la figure 1, montrant plus particulièrement le dispositif de liage ; - la figure 6 est une vue schématique du dispositif de liage, en fin de liage ;; - la figure 7 est une vue analogue à la figure 6 mais montrant le sectionnement du lien ; et - la figure 8 est une vue schématique en perspective montrant la balle de sarments terminée. La machine est du genre à essieu unique 1 tractée par un tracteur agricole au moyen d'un attelage z La machine comporte une prise de force 3 destinez à être reliée au tracteur (non représenté). Conformément à l'invention, la machine comprend des moyens 4 pour ramasser les sarments 6 qui se trouvent sur le sol 7. Les moyens 4 comprennent un arbre 8 monté en rotation en avant de l'essieu I et parallèlement à celui-ci, et entraîné à partir de la prise de force 3 dans le sens de la flèche F, c'est-à-dire en sens inverse du sens de rotation normal des roues 9 portées par l'essieu 1. L'arbre 8 porte, soudées à lui, des dents 11 réparties sur son pourtour. En service, les dents Il affleurent le sol 7 dans la partie basse de leurs trajectoires mais sans le toucher. Les dents 11 sont réparties le long de l'axe 8 et séparées par des bandes de tôles fixes 12 qui entourent partiellement l'axe 8 et sont prolongées obliquement vers l'arrière de la machine. Les bandes de tôles 12 forment un plancher de glissement pour les sarments 6. Le plancher 12 forme un couloir 13 avec les deux parois latérales de la machine et une autre série de bandes de tôles 14 montées à distance au-dessus des bandes 12 et parallèlement à ces dernières Ce couloir permet de rassembler les sarments 6 en un tapis continu 16* Entre les bandes 14, passent les dents 17 d'un dispositif tournant favorisant la progression ascendante du tapis 1 16. Le couloir 13 débouche dans une chambre cylindrique 18 pouvant avoir par exemple 50 centimètres de diamètre et 80 centimètres ou un mètre de longueur axiale. La chambre 18 est disposée transversalement à l'arrière de la machine. La paroi latérale interne de la chambre 18 est mobile en direction sensiblement circonférentielle.Dans l'exemple représenté, cette paroi latérale est constituée de rouleaux 19 formant cage d'écureuiL Ces rouleaux sont entraînés en rotation autour de leur axe, tous dans le même sens A cette fin, comme le montre l'arrachement E à la figure I, une ane motrice 21 qui engrène avec une série de satellites 22 fixés chacun à l'extrémité de l'un des rouleaux 19, est montée en rotation contre l'une des parois d'extrémité de la chambre 18 Comme le montre la figure 2, chaque rouleau 19 est cannelé. Il peut avantageusement être réalisé à partir d'une barre cylindrique 23 sur laquelle quatre profilés en T 24 sont soudés par l'extrémité de leur jambe et de l'un de leurs bras En outre, quatre profilés en L 26 sont soudés chacun à cheval sur deux profilés en T 24 adjacents Le sens de rotation des rouleaux 19 est tel que le bras de chaque T 24 est en avance sur la jambe de ce T. Le couloir 13 débouche dans la chambre cylindrique 18 entre deux rouleaux 19 dont l'écartement est spécialement accru à cet effet Toutefois, entre le couloir 13 et la chambre 18 sont interposés un tambour inférieur 27 adjacent aux bandes de tôles 12 et un tambour supérieur 28 adjacent aux bandes de tôles 14. Les tambours 27 et 28 sont entraînés en rotation en sens contraire, de façon que leurs zones adjacentes au tapis 16 se déplace dans le même sens que ce dernier. Le tambour supérieur 28 tourne en service à une vitesse supérieure à celle du tambour 27. Comme le montre la figure 3, le tambour 27 (ou 28) peut avantageusement être réalisé à partir d'une tige cylindrique 29 sur tout le pourtour de laquelle des profilés en T 31 sont soudés en long, par leurs bras Toute la partie arrière de la machine constitue une porte 32 pour l'éjection des balles, articulée par un axe horizontal transversal supérieur 33. La porte 32 peut être maintenue en position fermée par des moyens de pression comprenant deux vérins 34 dont l'effort est réglable et peut être contrôlé au moyen d'un manomètre 36. La porte 32 porte certains des rouleaux 19 mais non la couronne 21. L'ouverture de la porte (position en traits mixtes à la figure 1), assure donc l'ouverture de la chambre 18, et permet l'éjection de la balle hors de celles Un microcontact 37 monté à I'extrémité inférieure de la porte 32 est destiné à déceler l'amorce d'ouverture de la porte, de 0,5 mm par exemple, et à faire fonctionner ensuite un avertir sonore ou lumineux signabnt au conducteur du tracteur qu' une balle est constituée dans la chambre 18. Pour éviter de prolonger le fonctionnement de l'avertisseur de façon gênante, un second microcontact peut être prévu pour interrompre ce fonctionnement lorsque l'ouverture de la porte atteint 5 mm par exemple Au-dessous de la porte est prévue une palette 38 destinée à décercher un autre avcrhs- seur saure ou lunineux quand me balle tenninee est éjectée de la chambre 18 l & La machine comprend également des moyens pour lier les balles une fois qu'elles sont constituées, ces moyens pouvant avantageusement fonctionner de façon automatique. Comme le montre la figure 4, ces moyens sont aménagés au-dessus de la machine. Ils comprennent une fente transversale 39 réalisée dans le carter de la machine au droit d'un interstice entre deux rouleaux 19 de la chambre 1 18. Ces moyens comprennent aussi un bras horizontal 41 articulé autour d'un pivot vertical 42 et portant un guide-fil 43 débouchant au voisinage de la fente 39. Le guide fil 43 permet le libre dévidement du lien 44 depuis une pelote 46 jusqutà la chambre 18. Il a été trouvé selon l'invention qu'il était inutile de prévoir des moyens d'entraînement du lien 44.Il suffit d'introduire ce dernier dans la fente 39, et son coincement entre les rouleaux 19 et la balle à lier suffit à I'entraîner. A côté de l'une des extrémités de la fente est montée une cisaille 47 dont les lames sont parallèles à la fente et présentent entre elles un léger jeu permettant au lien de se coincer entre elles Les deux lames extrêmes 48 de la cisaille sont fixes, tandis que la lame centrale 49 est fixée à un arbre 51 supporté en rotation le long du bord latéral supérieur de la machine. L'arbre 51 porte un levier 52 dirigé vers le plan médian de la machine, et destiné à coopérer avec un taquet recourbé 53 fixé à la face supérieure du bras 41, à proximité de l'extrémité de ce dernier, de façon que lorsque le bras 41 pivote vers l'arbre 51, le taquet recourbé 53 soulève le levier 52 et provoque ainsi la fermeture de la cisaille. L'extrémité de l'arbre 51cee à la cisaille 47 est recourbée vers le haut, et reliée, par l'intermédiaire d'une biellette 54 articulée à ses- deux extrémités, à un levier coudé 56 dont une extrémité est articulée à une traverse 57 passant au-dessus du bras 41, et l'autre extrémité fait saillie vers le bas, sur la trajectoire du bras 41, à l'opposé de l'arbre 51. En dehors des opérations de liage, le bras 41 occupe une position de repos dans laquelle il est en fin de course du côté de l'arbre 51. Lors des opérations de liage, le bras 41 est actionné par un vérin électrique 58 programmé de manière à faire effectuer au bras 41 un aller-retour avec léger temps mort dans l'autre position extrême. On va maintenant décrire le fonctionnement de la machine à ramasser les sarments conforme à l'invention. Crâce aux dents 11 et 17, le tapis de sarments 16 est propulsé vers la chambre 18 à mesure que ta machine progresse sur le terrain à nettoyer. Comme le tambour supérieur 28 est plus rapide que le tambour inférieur 27, le tapis 16 tend à s'incurver vers le bas lorsqu'il pénètre dans la chambre 18, comme représenté à la figure 1. Ensuite, le mouvement entretenu des rouleaux 19 provoque l'enroulement du tapis sur lui-même à la manière d'une spirale. Dans la situation représentée à la figure 1, la balle commence seulement à se former. Cette partie du tapis qui constituera la partie centrale de la balle s'enroule sans se tasser. A mesure que la chambre 18 se remplit, I'enroulement s'effectue avec un tassement de plus en plus prononcé,jusqu'à ce que la pression dans la chambre 18 soit suffisante pour que s'amorce 1' ouvre de la porte 32 à l'encontre de l'effort réglé à l'avance opposé par les vérins 34. Dès le début de cette ouverture, et avant que les rouleaux 19 aient cessé d'engrener avec la couronne 21, le microcontact 37 déclenche le signal sonore qui avertit le conducteur que la chambre 18 est pleine. A ce stade, le conducteur arrête la progression de la machine et amnwle la mdse en route du di pa6itif de DWB 11 peut avantageusement faire augmenter le régime de rotation du moteur du tracteur, donc celui de la prise de force 3, de façon que l'opération de liage s'effectue le plus rapidement possible. Dans la situation représentée à la figure 5, le bras 41 vient de quitter sa position de repos, comme le montre la flèche G. Conformément à un processus exposé en détail plus loin, la cisaille 47 est fermée et l'extrémité du lien 44 est coincée entre les lames 48 et 49. Lorsque l'extrémité du guide-fil 43 arrive au-dessus de la fente 39, le bras 41 rencontre l'extrémité du levier 56 et, dans la suite de son mouvement, fait pivoter l'arbre 51 par l'intermédiaire de la biellette 54 dans le sens de l'ouverture de la cisaille 47. Comme le montre la figure 5, à ce -stade, le taquet 53 s'est déjà nettement éloigné du levier 52 Le lien 44 est donc libéré de la cisaille 49 et comme l'extrémité du guide fil 43 se trouve juste au-dessus de la fente 39, I'extrémité du lien 44 tombe directement entre les rouleaux 19 (figure 4). I1 se coince entre les rouleaux 19 et la balle qui emplit la chambre 18. Du fait de cette rotation et du mouvement de pivotement du bras 41 qui continue, le fil s'enroule hélicoldalement autour de la balle. A la fin de la course d'aller, le bras 41 reste immobile un instant, de sorte que deux ou trois tours de fil serrés sont réalisés à l'exhité correspondante de la balle.En fin de couse de retour du bras 41, le lien 44 s'engage entre les lames 48 et 49 de la cisaille 47, puis le taquet 53 rencontre le levier 52 et repousse ce levier vers le haut, qui provoque la fermeture de la cisaille 47. Le fil 44 se coince entre les lames de la cisaille, et la rotation toujours entretenue de la balle dans la drarbrel8 provoque par traction la azure du lien 44 par la cisaille 47. Toutefois, l'extrémité du lien 44 non encore utilisé reste coincée entre les lames 48 et 49, de sorte que celles-ci ne peuvent s'ouvrir d'elles-mêmes On ouvre ensuite complètement la porte 32 (position en traits mixtes à la figure 1), et la rotation toujours entretenue des rouleaux 19 permet ltéjection de la balle.Lors de sa chute, la balle actionne la palette 38,ce qui déclenche le signal sonore avertissant le conducteur qu'il peut reprendre la progression de la machine sur le terrainànet,oyer. La palette 38 peut également être associée à un dispositif de comptage des balles effectuées La balle réalisée est représentée à la figure 8. Elle présente une forte densité de sarments à sa périphérie, mais cette densité décroît de la périphérie vers l'axe de la balle La cohésion de la balle est assurée par le lien 44 disposé selon deux hélices contraires avec en outre plusieurs rangs serrés à proximité de chaque extrémité de cette balle. Le nouage du lien 44 est inutile car le lien staccroche très efficacement lui-même dans les sarments La machine conforme à l'invention est donc très avantageuse par sa simplicité de construction et d'emploi On a vu tout au long de la description que l'invention met à profit avantageusement plusieurs propriétés des sarments de vigne. La balle réalisée, qui est efficacement aérée par toute sa partie centrale, ne pourrit pas même après une attente prolongée. Bien entendu, I'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté et de nombreux aménagements peuvent être apportés à cet exemple sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi que la machine peut être utilisée pour colleter d'autres matières que les sarments de vigne, soit que l'on se contente d'un résultat moins bon, soit que les matières en question présentent des propriétés physiques analogues aux sarments de vigne. REVENDICATIONS 1. Machine pour collecter les sarments caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens (8, 11) pour ramasser les sarments (6) sur le sol, des moyens de convoyage comportant un couloir (13) pour les envoyer vers une chambre de compression (18) comportant des moyens d'entraînerrtent rotatifs périphériques (19) pour faire tourner la masse de sarments (16) en vue de l'enrouler sur elle-même, en vue d'en faire un balle. 2. Machine conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la paroi latérale de la chambre cylindrique est constituée de rouleaux (19) formant cage d écureuil, mobiles en rotation autour de leur axe, tous dans le même sens, et reliés à des moyens d'entrai- nement (21). 3. Machine conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend de part et d'autre à l'entrée de la chambre (18) deux tambours (27, 28) mobiles en rotation en sens inverse, le tambour supérieur (28) étant, en service, entraîné à une vitesse de rotation supérieure à celle de l'autre tambour (27). 4. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la chambre (18) est aménagée transversalement à l'arrière de la machine, et peut communiquer avec l'extérieur par une porte (32) d'éjection des balles de sarment s'ouvrant sur l'arrière de la machine. 5. Machine conformeàla revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de serrage (34) pour maintenir la porte (32) fermée, et des moyens (37) pour signaler au conducteur un léger écartement de la porte (32) par rapport au corps de la machine. & Machine conforme à l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée en ce qu'elle comporte sous la porte (32) un organe (38) sensible à la chute des balles hors de la chambre (18) et associé à des moyens pour informer le conducteur de la machine, de l'éjection d'une balle. 7. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'une fente (39) est ménagée dans la chambre (13) parallèlement à l'une de ses génératrices pour y introduire un lien (44X 8. Machine conforme à la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comprend un guide-fil (43) pour tenir le lien tout en permettant son dévidement, et des moyens (41, 58) pour faire effectuer à ce guide-fil un aller-retour le long de la fente (39) chaque fois que la chambre cylindrique (18) est pleine 9. Machine conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que la course d'aller des moyens (43) pour tenir le lien (44) arme une cisaille (47), et en ce que la fin de leur course dc retour provoque la fermeture de cette cisaille (47 îa Machine conforme à l'une des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce que les lames (48, 49) de la cisaille (47) sont sufisamment écartées pour permettre au lien (44) de s'y coincer lors de la coupe de manière que l'extrémité du lien (44) soit tenue par la cisaille (47) jusqu'à l'opération de liage suivante.