On a décritS dans le brevet français 72 34985 du 3 Octobre 1972, 11 extraction industrielle de la pulpe ou amande de fruits tels que les noix de coco. Une telle extraction laisse comme déchets la coque des noix et les masses de fibres qui l'ex veloppent et qui sont elles-m & es recouvertes dtune peau extérieurs. Or ces masses de fibres peuvent constituer un sousproduit qui n1 est pas dépourvu d'utilité puisquton sait qu'il existe divers articles confectionnés à partir de telles fibres, comme les tapis et notamment les tapis-brosses. Dans les modes de fabrication courants, on traite les fibres de noix de coco qui au naturel matelassent la coque et sont agglutinées par du liège interstitiel, en procédant tout d'abord à différents traitements (cardageS rouissage etc...) pour les en libérer, les fibres étant alors recueillies en vrac pour entreprendre leur filage, on est ensuite conduit à les réorienter et à les torsader, pour finalement en découper des mèches appelées à être implantées sur un support plat qui est souvent une feuille de résine synthétique. La présente invention découle du rapprochement fait par la Demanderesse du produit manufacturé et du produit brut de départ : elle a constaté que l'orientation générale des fibres à l'état naturel se retrouvait sensiblement dans 11 article confectionné, les fibres étant plus ou moins ordonnées de la meme façon. Elle en a déduit qu'il pouvait paraître irrationnel de gaspiller du temps et de lténergie dans des manipulations nombreuses et délicates, à l'effet de perturber une organisation pré-existant dans la nature, pour en opérer ensuite la réorganisation et, somme toute, boucler la boucle. La présente invention concerne un procédé d'exploitation des fibres de noix de coco ou analogues selon un ordonnancement qui évite le défibrage effectué naguère et préserve de bout en bout l'orientation naturelle des fibres, ce qui se prote à une fabrication industrielle mécanisé. Conformément à l'invention, on pratique sur llenvelop- pe fibreuse du fruit des tranches perpendiculaires aux fibres et d'épaisseur choisie en fonction de celle de l'article à réaliser, on découpe éventuellement ces tranches en touffes de toute configuration géométrique désirée qu'on juxtapose à la forme et à la mesure de cet-article après avoir le cas échéant retiré le fragment de coque intérieure et de peau extérieure, on soumet l'ensemble à un serrage plus ou moins énergique pour accroître la densité de la matière fibreuse, on effectue un cardage sur une fraction seulement de la hauteur des touffes de fibres afin de ne les libérer que partiellement du liège interstitiel pour en réserver une épaisseur subsistante qui suffit à conserver la cohésion des fibres, on implante l'ensemble des touffes juxtaposées par sa face cardée qui se trouve ainsi fixée, et l'on effectue enfin un cardage complémentaire dans ladite épaisseur subsistante pour en éliminer le liège interstitiel. a description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut Autre réalisée. La figure 1 montre très schématiquement l'enveloppe fibreuse d'une noix de coco, avec indication des niveaux de tranchage. la figure 2 est une vue en plan d'une tranche dont le granité représente les fibres qui la hérissent. La figure 3 montre une juxtaposition de tronçons élémentaires provenant de la découpe de telles tranches. La figure 4 est une vue fragmentaire en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3, illustrant une opération du procédé de l'invention. les figures 5 et 6 sont des vues analogues illustrant deux opérations qui lui sont consécutives. L'enveloppe fibreuse 1 de la figure i qui normalement enrobe la coque de la noix de coco et est elle-meme recouverte d'une peau, est sciée en tranches 2, 2 selon les traits A-Aw B-B, t de préférence dans la région équatoriale afin de bénéficier des plus grandes dimensions. l'épaisseur de ces tranches est déterminée par l'épaisseur du tapis envisagé. Chaque tranche apparaît sous l'aspect grossièrement annulaire de la figure 2, avec une masse de fibres 3 perpendiculaires au plan de celle-ci. On sépare cette tranche en mor ceauxS par exemple au nombre de trois, selon les traits radiaux OD à 1200, ce qui donne des touffes en forme de croissants grosse mode; mais il est bien évident qu'on peut découper, à l'emporte- pièce notamment, toute forme géométrique voulue telle que celle de. pavés élémentaires polygonaux. Cette découpe permet aussi le cas échéant de retirer le fragment de coque intérieure et de peau extérieure. Les touffes élémentaires 4 ainsi obtenues sont juxta- posées au plus près comme le montre la figure 3 sur un plat au support 5 et l'on effectue un serrage latéral de l'ensemble si l'on veut augmenter la densité du tapis (le liège interstitiel se tasse et n'entrave pas l'effet d'un serrage raisonnable) On procède alors au cardage des fibres 3 sur une profondeur limitée à environ 5 mm à l'aide d'une carde représentée schématiquement en 6 sur la figure 4, pour éliminer le liège interstitiel sur une telle profondeur limitée à partir de la face libre 7 de la masse des fibres 3. L'implantation de celles-ci se fait sur cette face libre, par exemple par fixation au chlorure de-polyvinyle ou simple collage sur une feuille de caoutchouc ou autre, ùu encore en y coulant un élastomère ou un produit collant. Sur la figure 5, on a représenté en 8 la couche d'implantation ainsi réalisée, qu'on laisse durcir, sécher ou se polymériser selon le casj On dégage du plateau-support 5 la masse de fibres 3 rendue cohésive par la couche dtimplantation 8 ainsi que par l'épaisseur de liège interstitiel subsistant après le cardage décrit en regard de la figure 4, cette masse étant alors retournée et exposée par sa face opposée 9 (voir figure 6). L'opération finale consiste à carder cette face opposée sur toute la hauteur des fibres 3 afin d'éliminer complètement le liège interstitiel. le tapis-brosse est ainsi confectionné. En variante, l'opération de serrage procurant un tasserment du liège peut être effectuée individuellement sur chaque touffe élémentaire 4 avant juxtaposition. En effet l'élasticité des touffes est pratiquement nulle et une fois tassées elles ne tendent pas à reprendre leur forme initiale. De mdme l'opération suivante de premier cardage des fibres 3 sur une profondeur limitée peut autre effectuée directement sur chaque touffe individuelle 4 avant juxtaposition. On peut ainsi disposer d'une réserve de touffes individuelles 4 ayant subi ces deux opérations) ce qui dans certains cas facilitera la mise en oeuvre industrielle du procédé. il vade soi que l'application de l'invention n1 est nullement limitée à l'exécution de tapis-brosses, mais s'étend à la réalisation d'autres articles en fibres végétales. En particulier, comme le suggère la figure 5, on peut fabriquer de la sorte des panneaux composites dits sandwich" ayant de bonnes qualités d'isolation phonique et thermique, les fibres végétales 3 qui sont quasi-perpendiculaires aux plaques de revêtements aux emplacements indiqués en 5 et 8, constituant le matériau entretoise du panneau composite. REVENDICATIONS 1. Procédé d'exploitation de fibres végétales, notamment de fibres de noix de coco, sans défibrage et avec préservation de l'orientation naturelle des fibres, procédé selon lequel on pratique sur l'enveloppe fibreuse du fruit des tranches perpendiculaires aux fibres et d'épaisseur choisie en fonction de celle de l'article à réaliser, on effectue un cardage sur une fraction seulement de la hauteur de touffus de fibres afin de ne les libérer que partiellement du liège ou autre matériau interstitiel pour en réserver une épaisseur subsistante qui suffit à conserver la cohésion des fibres, on implante les touffes par leur face cardée qui se trouve ainsi fixée, et l'on effectue le cas échéant un cardage complémentaire dans ladite épaisseur subsistante pour en éliminer le liège ou autre matériau interstitiel. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on e coupe lesdites tranches en touffes de toute configuration géode trique désirée qu'on juxtapose à la forme et à la mesure de l'article à réaliser. 3. Procédé selon la revendication 7 ou 2, dans lequel on soumet les touffes à un serrage plus ou moins énergique pour accroître la densité de la matière fibreuse. 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, dans lequel les tranches sont sciées dans la région équatoriale du fruit. 5, A titre de produits industriels nouveaux, les articles en fibres végétales réalisés par le procédé selon l'une des revendications précédentes, notamment les tapis-brosses. 5. A titre de produit industriel nouveau, un panneau composite "sandwich" dont le matériau entretoise est constitué d'une masse de fibres végétales, notamment de noix de coco, orientées plus ou moins perpendiculairement aux plaques de revêtement.