La présente invention est relative à un procédé de réalisa- tion des dialyses et notamment à celui utilisé pour les dialyses rénales. Elle vise en outre un appareil destiné à la mise en oeuvre d'un tel procédé. On sait qu'une dialyse est une opération destinée à séparer des substances cristallisables des colloïdes par l'emploi d'une membrane semi-perméable qui arrête les colloïdes. Pour réaliser une dialyse du sang par exemple en cas de mauvais fonctionnement des reins d'un patient, on fait passer son sang sur l'une des faces d'une membrane semi-perméable tandis qu'on fait circuler sur l'autre face de celle-ci un liquide qui est un mélange d'eau traitée et d'une substance appelée dialysat, ce mélange constituant le liquide de dialyse. Le dialysant est vendu dans le commerce et sa composition dépend de la dialyse envisagée ; dans le cas d'une dialyse rénale le dialysat est une solution saline. Les éléments toxiques du sang diffusent à travers la membrane en direction du liquide de dialyse sous plusieurs conditions. Il faut que la concentration des substances toxiques soit plus faible ou nulle dans le liquide, que les éléments précités soient solubles d'un milieu liquide à l'autre, et qu'enfin les dimensions de ces éléments soient inférieures à celles des pores de la membrane. Les membranes actuellement utilisées sont réalisées au moyen de dérivés de la cellophane ou de dérivés organiques complexes. Leur épaisseur moyenne est de 25 à 30 microns et la dimension de leurs pores est de l'ordre de 2,4 millicrons. L'eau utilisée pour la constitution du liquide de dialyse doit être traitée par rapport à l'eau brute dont on dispose. Dans les locaux où s'effectuent actuellement les dialyses ré- nales, l'eau est traitée puis stockée sous un grand volume d'où elle est reprise pour être mélangée au dialysat dans un réservoir qui dessert plusieurs postes de dialyse rénale. Cette méthode présente deux inconvénients principaux : le premier à trait a la dégradation des caractéristiques de l'eau par rapport à celles initialement choisies, tandis que le second concerne le dialysat dans lequel apparaissent des précipités après un temps relativement court. Ce temps est de l'ordre de 30 minutes lorsque le dialysat est mélangé avec une eau de résistivité inférieure à 300.000 ohms. Ces précipités se présentent sous la forme de cristaux qui risquent d'endommager la membrane utilisée pour la dialyse, ce qui entrain bien entendu des inconvénients non négligeables aussi bien pour le patient que pour le matériel. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à ces inconvénients et à permettre la réalisation d'une dialyse qui réponde particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. Suivant l'invention on effectue le traitement de l'eau et son mélange en proportion désirée avec un dialysat, immédiatement avant le début de l'opération de dialyse du sang du patient, puis cette dernière étant terminée, on purge l'ensemble des appareils utilisés au moyen d'un courant de gaz neutre stérile tel que l'azote. Le traitement de l'eau consiste principalement à la déminéraliser en vue d'amener sa résistivité à une valeur d'environ 150.000 ohms par le procédé d'osmose inverse. Ce dernier consiste à faire passer l'eau à traiter à travers une membrane semi-perméable disposée entre deux compartiments, la pression qui règne dans l'un des compartiments étant supérieure à celle qui règne dans le second, on oblige l'eau à passer du compartiment à pression élevée dans l'autre à travers la membrane. L'eau est en conséquence à l'état déminéralisé dans le compartiment à pression inférieure. L'eau ainsi déminéralisée est envoyée ensuite dans un récipient contenant une résine anionique puis dans un autre rempli d'une résine cathionique. On obtient après ce traitement une eau pure, d'une salinité constante dans un temps correspondant à celui de la dialyse et de résistivité supérieure ou au moins égale à 300.000 ohms. Grâce à cette caractéristique de l'eau, les sels contenus dans le dialysat se dissolvent instantanément au moment de leur mélange avec cette eau. En outre cette résistivité permet de prolonger jusqu'à environ une heure le temps pendant lequel aucune floculation, ni précipité n'apparait dans le liquide de dialyse. L'eau présentant une résistivité au moins égale à 300.000 ohms est ensuite traitée de manière à ce que son Ph soit légèrement acide et de valeur très voisine à 6,95, en vue d'éviter le début d'une coagulation du sang sur la membrane semi-perméable. Puisqu'on réalise le mélange du liquide de dialyse à l'endroit même où le sang du patient est purifié, on~ne traite qu'une faible quantité d'eau ce qui n'entraîne pas la construction d'une unité importante de traitement de cette eau. On sait que les malades présentant des insuffisances rénales doivent subir à intervales relativement courts des dialyses rénales. Ils sont donc obligés de se rendre souvent dans un centre spécialisé et on peut évaluer la fréquence à deux à trois fois par semaine. Lorsque les malades habitent loin du centre précité celà entraine pour eux des pertes de temps considérables et représente une dépense non négligeable. On a donc eu l'idée de créer de petites unités susceptibles d'être#placées à domicile et par l'intermédiaire desquelles les malades peuvent effectuer eux-mêmes la dialyse. Les appareils actuellement présentés au public ne sont pas aptes à fournir ce service du fait qu'ils sont très chers et qu'en outre leur manipulation est très délicate. Au contraire, l'appareil de traitement réalisé par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est de très petites dimensions et de prix très bas. On peut y loger les dispositifs de traitement de l'eau, ceux destinés à son mélange avec le dialysat, et l'hémodialyseur lui-même qui peut être choisi parmi ceux actuellement utilisés de façon courante. Bien entendu l'appareil en question comporte des dispositifs en soi connus destinés à son fonctionnement automatique ainsi que des organes de contrôle de celuici. En particulier on a soin de prévoir un réseau de distribution de gaz neutre et inerte de manière qu'il n'y ait jamais d'oxygène dans les circuits. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1 - Procédé de dialyse, opération 'au cours de laquelle on fait passer le sang d'un patient sur l'une des faces d'une membrane semi-perméable tandis que sur la face opposée de celle -ci on fait circuler un mélange d'eau convenablement traitée et d'un dialysat approprié vendu dans le commerce, en vue d'effectuer une osmose entre les liquides situés de part et d'autre de ladite membrane, caractérisé en ce qu'il consiste d'abord à effectuer le traitement de l'eau et son mélange en proportion désirée avec le dialysat immédiatement avant le début de la dialyse, puis à procéder à cette opération usuelle, et enfin à purger l'ensemble des appareils utilisés au moyen d'un courant de gaz neutre et stérile. 2 - Procédé de dialyse suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz neutre est de l'azote. 3 - Procédé de dialyse suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la résistivité de l'eau est amenée à une valeur très voisine de 300.000 ohms. 4 - Procédé de dialyse suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la résistivité de l'eau est amenée à la valeur choisie par le processus connu d'osmose inverse. 5 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'eau est traitée à la manière en soi connue de manière que son Ph soit très légèrement acide. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le Ph de l'eau est fixé à une valeur très voisine de 6,95. 7 - Appareil de dialyse, caractérisé en ce qu'il est réalisé par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes.