La présente invention concerne un manche d'outil, en particulier de tournevis, se composant d'un corps aminci aux extrémités, possèdant un axe de rotation et présentant des faces latérales aplaties. Le brevet allemand 1.298.060-décrit déjà un manche de tournevis dont la forme du contour dérive de la forme d'un baril. Dans la zone de son plus grand diamètre, et vu latéralement, le baril possède une zone annulaire arrondie, à partir de laquelle la forme initiale d'un baril a été modifiée des deux côtés, dans le sens des diamètres décroissants, de telle sorte que l'on obtient à la place de la courbure convexe d'un baril une surface latérale concave. Des cannelures uniformément réparties ont été creusées dans cette surface latrale et se développent également de façon concave dans le sens longitudinal du manche, conformément à la surface latérale concave.Bien que cette forme de manche découle de recherches ayant trait à la physiologie du travail et ayant été poursuivies afin que les diverses saillies de -la paume et des doigts puissent épouser le plus fidèlement possible et selon leur forme les cannelures, pour l'obtention d'une transmission de force la plus favorable, cette forme- de manche, bien adaptée du point de vue anatomique, n'est cependant valable que pour des mains de grandeur bien déterminée. On sait cependant, par expérience, que les lames de tournevis, mises en vente pratiquement par jeux présentant jusqu'à huit grandeurs différentes, sont pourvues de manches correspondants différents, les manches des tournevis pour grosses vis étant généralement assez difficiles à manier et les manches de tournevis pour les vis plus petites étant, le plus souvent, trop petits et également non adaptés à la main, de telle sorte qu'il n1 existe que peu de cas assurant une transmission efficace du couple de torsion entre la main et le manche de tournevis et que, de ce fait, la peau de la main peut être blessée lorsque les travaux sont assez longs. L'invention a pour objet la réalisation d'un manche d'outil correspondant approximativement aux données anatomiques de la main en vue de permettre une transmission optimale des forces qu'on lui imprime, même pour un diamètre non directement adapté à la main de l'utilisateur, et capable de transaettre encore un couple de torsion important, meme si la totalité de la face intérieure de la main ne peut être utilisée. Ce but est atteint pour un manche d'outil du type décrit du fait que la forme du corps du manche est constituée de deux troncs de pyramide assemblés par leur base respective hexagonale, toutes les arêtes se développant stir la périphérie perpendiculairement à l'axe étant chanfreinées. Etant :lonné que, dans cette solution, les faces et les arêtes de la forme pyramidal à six arêtes se développent de bout en bout, meme sur la zone renflée, c'est-A-dire la zone de plus grand diamètre du manche d'outil, on est assuré, dans tous les cas, d'avoir à cet endroit une adaptation de la forme à la force exercée par la facc intérieure de la main mr le manche de l'outil et par conséquent une bonne transmission du couple de torsion, même pour des nanches de grandeur assez faible et abstraction faite de la conformation hexagonale qui favorise aussi en d'autres endroits le plus grand contact possible entre manche et main. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'endroit de la plus grande section transversale est distant de l'extrémité arrière du manche du c8té opposé à la laie d'environ 1/3 à 2/5 de la longueur totale du manche. Cette solution tient, de nouveau, couple des proportions anatoliques de la main, car l'extrémité arrondie du manche est saisie à peu prés sur la saillie de la paume et la zone de plus grand diamètre se trouve alors dans le creux de la main, tendis que les doigts embrassant le manche peuvent se serrer sur le tronc de pyramide le plus long. En outre, le col du manche peut etre réalisé par un tronc de cône légèrement évasé en direction de son extrémité et qui est raccorde dans la zone de son plus petit diamètre à la section transversale à six aretes, au moyen d'arêtes chanfreinées. On est assuré de façon certaine que le manche d'outil ainsi réalisé ne peut pas rouler sur un support en pente, en raison de la forme à six aretes se développant de bout en bout, et il est adapté à toutes les mains. Selon une autre caractéristique de l'invention, le corps du manche se compose d'une matière synthétique susceptible d'être moulée par injection et présente une surface décapée au sable. Cette caractéristique confère au manche de l'outil une meilleure surface de prise, particulièrement utile en atelier et en cas d'efforts importants en présence d'huile par exemple. Bien entendu, on obtient le même avantage si l'on décape au sable le ioule d'injection du manche d'outil en vue de produire ainsi une empreinte dans le matériau synthétique. Un exemple de réalisation du manche d'outil est figuré sur le dessin annexe. Le manche de tournevis représenté en vue latérale se compose essentiellement de deux tronçons de troncs de pyraide à section transversale hexagonale 10 et 11, le tronçon 10 présentant, par rapport à l'axe médian longitudinal, des faces latérales 12 plus fortement inclinées que les faces latérales 13 du tronçon 11. En raison de ces différences de pente, on obtient des troncs de pyramide 10, 11 de longueurs différentes. Entre les deux tronçons de manche 10, 11 se trouve la zone 15 de plus grand diamètre et d'inversion du sens de pente des faces latérales 12, 13. Dans cette zone, les aretes qui correspondent à la jonction des deux troncs de pyramide par leurs bases et qui se développent à la périphérie, perpendiculairement à l'axe de rotation, sont chanfreinées, tandis que les arêtes 16, presque parallèles à l'axe et qui séparent les unes des autres les faces latérales 12, 13, ne sont que très faiblement chanfreinées et sont pratiquement maintenues. Comme il ressort de la représentation, les aretes 16 s'étendent essentiellement sur toute la longueur du manche. L'extrémité du manche 17 est, de façon usuelle, arrondie ou sphérique afin que l'utilisateur puisse, par l'intermédiaire du creux de la main, appliquer favorablement son effort. Les arttes 16, qui se développent essentiellement le long du manche, d'une part, et l'existence d'une section transversale à six aretes peur toute la longueur de manche, d'autre part, empêchent la main de glisser. Sur le col 19 du manche, tourné vers la lame 18, on prévoit un tronc de cône s'élargissant en direction de l'extrémité, sa zone de plus petit diamètre se raccordant à la section transversale à six arttes an moyen d'arêtrs chanfreinées. Bien entendu, l'invention ne se limite pas au mode de réalisation représenté et décrit. La lae d' acier peut posséder n'importe quelle section transversale appropriée et être reliée intimement au matériau constituant le corps du manche, soit par encastrement, soit par injection. Pour des emplois en électricité, la lame recoit une enveloppe isolante en matériau synthétique, soit moulé par injection, soit déjà en forme de tube flexible. REVENDICATIONS l Manche d'outil, en particulier pour tournevis, se composant d'un corps, aminci aux extrémités, possédant un axe de symétrie et muni de faces latérales aplaties, caractérisé en ce que la forme du corps du manche est constituée par deux troncs de pyramide assemblés par leur base respective hexagonale, les arêtes se développant Sur la périphérie perpendiculairement à l'axe de rotation étant chanfreinées. 2.) Manche d'outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la zone de plus grand diamètre est distante de l'extrémité du manche opposée à la lame d'environ 1/3 à 2/5 de la longueur du manche. 3 ) Manche d'outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le col du manche est réalisé par 'an tronc de cêne légèrement évasé en direction de son extrémité, se raccordant, dans sa zone de plus petit diamètre, à la section transversale à six aretes du tronc de pyramide le plus long, au moyen d'arêtes chanfreinées. 4 ) Manche d'outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps du manche se compose d'une matière synthétique susceptible d'être moulée par injection et présente une structure superficielle correspondant à un traitement de décapage au sable.