Dispositif (1) électronique de mesure et d’enregistrement pour l’évaluation d’un fluide corporel collecté dans un flacon collecteur (3) relié par une tubulure (4) à un patient, avec un moyen de mesure (12) permettant de déduire un volume et ou un débit de drainage du fluide, un moyen d’analyse optique (16) d’un composant du fluide et un microcontrôleur (13) pour recevoir des données fournies par le moyen de mesure, le moyen d’analyse optique, et ou le microcontrôleur, permettant de mesurer des valeurs successives, avec chacune un indice de confiance supérieur à un seuil donné, du volume et ou du débit de fluide. Figure pour l’abrégé : Fig. 2 Dispositif électronique de mesure et d’enregistrement pour l’évaluation d’un fluide corporel drainé La présente invention concerne un dispositif électronique de mesure et d’enregistrement pour l’évaluation d’un fluide corporel drainé. L’invention trouve plus particulièrement son intérêt dans le domaine médical et le suivi post opératoire à l’hôpital et ou au retour à domicile de patients ayant une plaie chirurgicale à l’issue d’une intervention chirurgicale subie. La grande majorité des opérations chirurgicales nécessite la pose d’un système de drainage ou Redon au niveau de la plaie chirurgicale, afin d’y drainer les liquides biologiques (sérosité, lymphe, sang). Le Redon est le terme utilisé pour désigner l’ensemble composé de la tubulure placée dans la plaie, et du réservoir dans lequel le fluide prélevé par la tubulure est collecté. Le réservoir est de préférence un réservoir clos et stérile, par exemple muni d’un soufflet à dépression extemporanée permettant l’aspiration sous vide. Pour le suivi post opératoire, le personnel soignant est chargé de contrôler visuellement, de manière régulière le volume et la composition des fluides drainés, afin de détecter les complications éventuelles suite à l’opération, et notamment d’identifier la présence de sang dans le mélange collecté qui peut être un signe potentiel d’hémorragie. Classiquement, le réceptacle comporte des graduations, et les relevés réalisés par le personnel soignant comportent une indication de volume et parfois une note sur la couleur du liquide reportées sur un document de suivi. Ce travail de reporting peut être source d’erreur. De plus, le personnel soignant change au fur et à mesure de la journée et des journées qui se suivent, ces relevés sont peu précis et la prise de décisions médicales correctes peut être entravée ou retardée. Il est connu du document EP3393539 un système pour effectuer des mesures optiques et de poids d’un flacon collecteur d’un drain placé dans une plaie chirurgicale. Ce système ne permet pas d’être facilement embarqué, c’est-à-dire porté par le patient lorsqu’il se déplace. L’invention a pour objet un suivi automatisé et non invasif des fluides drainés, afin de permettre un suivi continu de l’évolution de la plaie drainée, voire à distance, afin de permettre un retour à domicile plus sécurisé de patients plus sereins. Cette solution permet de réduire les contraintes sur le personnel soignant, améliore l’expérience hospitalière du patient et permet une réduction sensible des risques d’infection. Selon des modes particuliers de réalisation, l’invention permet de contrôler la nature et la quantité de fluides drainés, et ou d’alerter le personnel médical sur l’évolution de ces fluides en cas d’anomalie, et de rassurer le patient en lui permettant un suivi post opératoire serein, et une autonomie relative à ce suivi. L’invention a pour objet un dispositif électronique de mesure et d’enregistrement pour l’évaluation d’un fluide corporel collecté dans un flacon collecteur relié par une tubulure à un patient, le dispositif comportant un moyen de mesure permettant de déduire un volume et ou un débit de drainage du fluide dans le flacon collecteur, un moyen d’analyse optique d’un composant du fluide et un microcontrôleur pour recevoir des données fournies par le moyen de mesure, le moyen d’analyse optique, et ou le microcontrôleur, le dispositif comportant de plus une centrale inertielle captant des informations de mouvement du flacon collecteur afin d’enregistrer des valeurs successives, avec chacune un indice de confiance supérieur à un seuil donné, du volume et ou du débit de fluide. Le débit de drainage permet notamment de mesurer et détecter une hémorragie. L’enregistrement successif des valeurs, avec chacune un indice de confiance supérieur à un seuil donné, du volume et ou du débit de fluide peut être réalisé par le microcontrôleur et ou par un serveur à distance communicant avec le dispositif. En particulier la détermination d’un indice de confiance pour chacune des valeurs successives peut être réalisée par le microcontrôleur et ou par un serveur à distance communicant avec le dispositif. Au sens de l’invention, une centrale inertielle peut également être remplacée dans le dispositif selon l’invention par un accéléromètre ou un gyroscope, ou tout autre dispositif équivalent permettant de mesurer un mouvement du dispositif et renseigner sur une verticalité du dispositif. Selon l’invention, un moyen de mesure permettant de déduire un volume et ou un débit de drainage peut être un moyen de pesée permettant de déterminer un poids, mais peut également être réalisée de manière équivalente avec des capteurs optiques permettant de suivre l’évolution d’une distance d’un niveau de fluide dans un récipient de volume donné. Le moyen de mesure au sens de l’invention englobe tous les moyens permettant déduire un volume et ou un débit de drainage du fluide dans le flacon collecteur. Au sens de l’invention, le moyen d’analyse optique peut être remplacé dans le dispositif selon l’invention par des moyens d’analyse d’ultrasons, de capacité et ou de toute autre grandeur permettant d’inférer une proportion du composant dans le fluide. De préférence, le dispositif peut comporter un premier seuil au-delà duquel, une valeur de volume n’est pas enregistrée par le microcontrôleur. Cette disposition permet d’écarter l’enregistrement de données de volume dont l’indice de confiance, ou intervalle de confiance est inacceptable, et pourrait fausser une analyse médicale ultérieure desdites données. Avantageusement, le dispositif peut comporter un deuxième seuil, notamment supérieur au premier seuil, deuxième seuil au-delà duquel, une valeur de volume n’est enregistrée par le microcontrôleur, qu’après correction de la valeur en fonction des informations de mouvement. De manière symétrique, alternative ou additive, le dispositif peut comporter un troisième seuil au-delà duquel, une valeur de débit n’est pas enregistrée par le microcontrôleur, afin d’écarter l’enregistrement de données de débit dont l’indice de confiance, ou intervalle de confiance est inacceptable, et pourrait fausser une analyse médicale ultérieure desdites données. Avantageusement, le dispositif peut comporter un premier filtre de Kalman, par exemple mis en œuvre par le microcontrôleur, pour assurer un suivi du volume et ou du débit de drainage de fluide collecté dans le flacon collecteur indépendamment d’un mouvement du dispositif, le premier filtre de Kalman étant appliqué aux données fournies successivement dans le temps par la centrale inertielle et le moyen de mesure. De manière alternative au filtre de Kalman, le dispositif peut inclure tout autre processus permettant de débruiter et corriger les données de volume et ou de débit en fonction des mouvements du patient. Avantageusement, le dispositif peut comporter un moyen d’évaluation de la proportion dudit composant du fluide à partir de mesures d’absorbance réalisées par le moyen d’analyse optique. Et notamment dans ce cas, il peut comporter un deuxième filtre de Kalman, par exemple mis en œuvre par le microcontrôleur pour assurer un suivi de la proportion dudit composant dans le fluide collecté dans le flacon collecteur indépendamment d’un mouvement du dispositif, le deuxième filtre de Kalman étant appliqué aux données fournies successivement dans le temps par la centrale inertielle et le moyen d’analyse optique. Selon un mode de réalisation préféré de l’invention, le moyen d’analyse optique peut comporter au moins un couple d’émetteur et récepteur d’une source lumineuse d’une longueur d’onde donnée, tels que lorsqu’il comporte au moins deux couples, ces deux couples d’émetteur et récepteur d’une source lumineuse sont disposés de manière à ce que leurs faisceaux lumineux soient orthogonaux entre eux, et parallèles à un fond du flacon collecteur. Plus particulièrement, les deux couples émettent et reçoivent la même longueur d’onde, et ces données sont collectées en simultanée pour avoir une valeur d’absorbance d’une longueur d’onde donnée quelle que soit l’inclinaison du flacon collecteur. Les sources lumineuses peuvent être des lasers, des LED, et ou des photodiodes. Avantageusement, le dispositif peut comporter un moyen de contrôle recevant successivement les valeurs corrigées de volume et ou de débit ainsi que des mesures d’absorbance corrigées relevées concomitamment, ce moyen de contrôle comparant les mesures d’absorbance à un abaque de référence afin de déterminer l’évolution de la quantité de fluide drainé et la proportion dudit composant dans ce fluide drainé. Avantageusement, ce moyen de contrôle peut modifier à distance les premier et deuxième seuils enregistrés dans le microcontrôleur, seuils vis-à-vis desquels l’indice de confiance est mesuré. Pour faciliter l’autonomie, et le retour à domicile du patient, le dispositif peut comporter un moyen de télécommunication permettant de transmettre, éventuellement en temps réel, les données en mémoire dans le microcontrôleur au moyen de contrôle. Dans ce cas, l’invention a également pour objet un ensemble comportant un dispositif selon l’invention et un serveur à distance, tel que le moyen de contrôle peut être logé dans le dispositif et ou le serveur à distance. Une activation de la transmission par le moyen de télécommunication peut notamment être assujettie à un seuil critique d’un paramètre. Le paramètre dont le seuil critique est analysé peut être une donnée de volume, de débit et ou de proportion du composant dans le fluide drainé, mais peut également être lié à un seuil de charge d’une batterie du dispositif, ou encore être un seuil de fréquence temporelle. Pour plus d’autonomie encore, et éviter les allers retours à l’hôpital, le dispositif peut - comporter ses propres moyens de calibration des moyens de mesure permettant de déduire le volume et ou le débit de drainage du fluide dans le flacon collecteur, et de calibration du moyen d’analyse optique, - comporter un moyen de rétention du flacon collecteur, le flacon collecteur étant amovible du moyen de rétention afin d’être réutilisable avec différent flacon collecteur, et ou - comporter une batterie amovible ou rechargeable. Pour une interactivité avec le patient, le dispositif peut comporter une alarme permettant d’alerter son utilisateur d’un dysfonctionnement des moyens de mesure, d’analyse et ou de télécommunication, et ou d’un niveau de batterie faible, et ou d’un seuil de remplissage du flacon collecteur nécessitant son changement, et ou d’une augmentation significative du composant dans le fluide. L’invention a également pour objet une utilisation d’un dispositif selon l’invention qui comporte les étapes suivantes : - étalonnage initial du moyen de pesée, afin de déterminer une valeur initiale m0 correspondant à un poids initial du flacon collecteur ; - étalonnage d’un abaque de référence entre mesure du moyen d’analyse optique et une proportion de composant dans le fluide, - itération des mesures de pesées à une fréquence déterminée ; - itération des mesures d’absorbance du moyen d’analyse optique à une deuxième fréquence déterminée, - calcul itératif de volumes et ou de débits correspondant à des poids successifs de fluide dans le flacon collecteur, à partir d’une masse volumique du fluide (ρ) ; - initialisation d’un premier filtre de Kalman avec la valeur initiale m0 et détermination successive de valeurs corrigées du volumes et ou de débits de fluide dans le flacon collecteur. Les dessins annexés illustrent l’invention : représente une vue de profil d’un dispositif selon l’invention ; représente une vue en coupe schématique d’un dispositif selon l’invention ; représente une vue de dessus d’un support d’un dispositif selon l’invention représente une vue de profil d’un habillage intérieur d’un dispositif selon l’invention, notamment prévu pour être inséré dans le support due la . Description de mode(s) de réalisation La représente un dispositif électronique de mesure et d’enregistrement 1 selon l’invention. Le dispositif 1 comporte un support 2 pour recevoir un flacon collecteur 3 relié par une tubulure 4 à une plaie d’un patient. Le flacon collecteur est disposé de façon amovible dans le support. Le support 2 comporte au moins une ouverture latérale 5 permettant de visualiser le flacon collecteur sur plus de 70% de sa hauteur. Le dispositif définit un logement accessible depuis une ouverture supérieure 8 du support. Le support 2 est de forme sensiblement cylindrique, et comporte un fond 8 duquel se dresse une paroi latérale 9 pourvue de plusieurs ouvertures latérales 5, par exemple quatre ouvertures latérales équiréparties sur cette paroi latérale 9. Les ouvertures latérales 5 peuvent définir une ouverture allongée le long de la génératrice de la forme sensiblement cylindrique du support 2. Un habillage intermédiaire 6 est disposé dans le logement, et présente également une forme sensiblement cylindrique. L’habillage intermédiaire 6 est configuré pour recevoir le flacon collecteur 3 dans une position où des parois latérales du flacon collecteur 3 comportent des points de contrainte radiale avec une paroi intérieure latérale 11 de l’habillage intermédiaire 6. A cet effet, le flacon collecteur 3 comporte un moyen de préhension 7 émergeant de l’ouverture supérieure 8 afin de faciliter l’insertion et ou le retrait du flacon collecteur du logement, et plus particulièrement de cet habillage intermédiaire. L’habillage intermédiaire 6 comporte un fond 10 sur lequel est placé le flacon collecteur. La paroi latérale 11 est dressée sur le fond 10, et présente un diamètre extérieur permettant de garantir un jeu radial de l’habillage intermédiaire dans le support 2. Le support 2 et l’habillage intermédiaire 6 forment ensemble un moyen de rétention du flacon collecteur 3. Le fond 10 comporte une excroissance 20 afin de garantir une distance entre le fond 10 et le fond 8 lorsque cet habillage 6 est inséré dans le support 2. L’excroissance 20 vient au contact du fond 8 en position assemblée. La paroi latérale 11 comporte des ouvertures longitudinales 21 homothétiques à celles des ouvertures latérales 5, et il prévu un moyen d’indexation 23, 24 en position de l’habillage 6 dans le support 2 afin de garantir la mise en regard des ouvertures 5 avec les ouvertures 21. La paroi latérale 11 comporte des ergots 22 pour être retenu axialement par encliquetage dans le support 2, et empêcher sa sortie par l’ouverture supérieure 8. L’habillage 6 peut comporter une excroissance 25 pour articuler un couvercle (non représenté) pour enfermer le flacon collecteur dans l’habillage. Ce couvercle peut comporter un guide pour dresser la tubulure dans l’axe longitudinal du dispositif. Le dispositif comporte de plus un moyen de mesure permettant de déduire un volume et ou un débit de fluide dans le flacon collecteur, et en particulier un moyen de pesée 12 comportant un capteur de force de pression permettant de mesurer un poids et ensuite d’en déduire le volume de fluide dans le flacon collecteur. Le moyen de pesée 12 est disposé sur le fond 8 et sous le fond 10 de l’habillage 6. Alternativement, dans un mode de réalisation non représenté, l’habillage 6 pourrait être en suspension, de sorte que le moyen de pesée 12 est alors disposé entre l’ouverture supérieure 8 et l’habillage 6. Le moyen de pesée comporte un capteur de force. En position verticale, le capteur de force mesure l’intégralité du poids du flacon collecteur. En variante, le moyen de mesure permettant de déduire un volume et ou un débit peut utiliser une caméra, des capteurs capacitifs en lignes ou des capteurs ultrason en ligne pour mesurer une surface de niveau du fluide dans le flacon collecteur, par exemple au moyen de paires de LED/photodiode permettant de mesurer la verticalité du support 2. En mouvement, le dispositif peut être amené à prendre des inclinaisons relativement à cette verticale, et le capteur de forces ne peut alors mesurer qu’une composante à la verticale du flacon collecteur. Dans ces positions inclinées, il existe un risque de sous-évaluation des pesées réalisées. L’inclinaison comme les mouvements du fluide dans le flacon collecteur peuvent fausser les mesures de poids par le capteur de force. Les mesures réalisées par le moyen de pesée sont collectées en temps réel par une carte électronique, ou microcontrôleur 13 retenu sur le support 2. Le microcontrôleur 13 peut être localisé sur une paroi latérale du support 2, ou alternativement entre le fond 8 du support 2, et sous le fond 10 de l’habillage 6. A partir d’un étalonnage initial du dispositif, on connaît une valeur initiale m0 correspondant à un poids initial, par exemple vide, du flacon collecteur. Ensuite, le volume de fluide contenu dans le flacon collecteur est déduit en tenant compte d’une masse volumique choisie du fluide. Le processus étant continu, la masse est mesurée de manière itérative à une fréquence donnée f1, par exemple la fréquence de mesure est de 6 par heure. Le volume de fluide collecté est ainsi mesuré de manière itérative dans le temps. Il est également possible de déterminer une évolution du débit de drainage à partir de ces mesures itératives. Le dispositif comporte une centrale inertielle 14, et le microcontrôleur peut comporter un moyen de correction des mouvements du fluide dans le flacon collecteur utilisant des données produites par la centrale inertielle afin d’enregistrer en temps réel dans une mémoire 15 de la carte électronique des valeurs corrigées successives du poids de fluide dans le flacon collecteur. La centrale inertielle 14 peut être un accéléromètre ou une plateforme d'inertie avec plusieurs capteurs. La centrale inertielle capte des informations de mouvements, qui peuvent se dériver de mesure de niveau de surface du fluide dans le flacon collecteur, de capteurs de pression entre la paroi latérale 11 de l’habillage 6 et le flacon collecteur, d’un ou plusieurs accéléromètres. Par exemple, ce moyen de correction peut être un premier filtre de Kalman. Dans un filtre de Kalman linéaire ou généralisé, chaque vecteur de mesure est accompagné d'un vecteur d'erreur qui correspond à un intervalle de confiance sur chaque dimension. Le filtre de Kalman estime un indice de confiance des données mesurées. La centrale inertielle 14 permet de mesurer le déplacement du dispositif dans l’espace, et permet ainsi d’identifier son inclinaison et sa vitesse de déplacement. Le couplage de cette information avec l’utilisation du premier filtre de Kalman permet de « débruiter » le signal et donc d’assurer le suivi du poids et du volume de fluide drainé indépendamment du mouvement ou non du dispositif. Le patient porteur de ce dispositif est ainsi libre de ses mouvements sans risque d’entraver le contrôle continu du fluide drainé de sa plaie. Le dispositif permet ainsi un retour au quotidien du patient tout en restant fiable notamment en cas de déplacement du patient ou de manipulation quelconque du dispositif (ex : marche, montée d’escalier, dépose du dispositif sur un plan légèrement incliné la nuit, etc.). Cette centrale inertielle 14 est fixée dans l’axe du dispositif, parallèlement à une génératrice du support 2, afin de faire coïncider un axe de mesure de la centrale inertielle avec une verticale selon laquelle le moyen de pesée 12 effectue une mesure optimale de poids du flacon collecteur. En pratique, la centrale inertielle 14 peut être retenue au niveau de la carte électronique. Le filtre de Kalman est une méthode de lissage permettant la mise à disposition d’informations en continu à partir d’une série d’observations incluant éventuellement des erreurs de mesures. C’est un processus itératif incluant une étape de prédiction suivi d’une étape de correction. La mise en œuvre du premier filtre de Kalman nécessite un tarage du moyen de pesée, afin de déterminer une valeur initiale m0 correspondant à un poids vide du flacon collecteur. La connaissance de la masse m0 permet ainsi d’initialiser le premier filtre de Kalman et de fiabiliser les étapes de correction ultérieures. Le dispositif 1 comporte également un moyen d’analyse optique 16 d’un composant du fluide. Le moyen d’analyse optique 16 est par exemple solidaire placé au plus proche du flacon collecteur 3. En particulier, le moyen d’analyse optique comporte un couple capable d’émettre et de recevoir une source lumineuse d’une longueur d’onde donnée au travers du flacon collecteur. Le couple est par exemple disposé en partie basse du flacon, de préférence de telle sorte que l’axe d’émission / réception soit situé dans le tiers inférieur et de préférence le cinquième inférieur de la hauteur du flacon collecteur. Ainsi, la mesure peut être effectuée même lorsqu’il y a très peu de liquide. De préférence cet axe d’émission/ réception est perpendiculaire à la génératrice du support. De préférence, le moyen d’analyse optique 16 comporte deux couples disposés de telle sorte que leurs faisceaux soient orthogonaux, mais ne s’intersectent pas. Cette configuration est avantageuse lorsque les deux faisceaux sont de plus perpendiculaires à la génératrice du support, car ils permettent ainsi de garantir les chances qu’un des faisceaux au moins traverse une quantité de fluide du flacon collecteur, même lorsque le flacon collecteur est incliné ou en mouvement. Dans l’exemple représenté Figures 3 et 4, les émetteurs et récepteurs optiques sont par exemple disposés dans des logements formant les moyens d’indexation 24 du support 2 et destinés à être reçus dans des ouvrants complémentaires 23 de l’habillage 6. Les ouvrants sont disposés en deçà du niveau des ouvertures 5 et 21 de sorte qu’il n’existe pas de source directe possible de signaux lumineux superposables à ceux des moyens de mesure optique. Une quantité minimale de fluide est requise pour que le niveau de fluide contenu puisse être traversé par le faisceau produit par le couple émetteur récepteur. Lorsque la quantité de fluide contenue est sous un seuil minimal Vmin, la mesure optique n’est pas réalisée. L’emplacement des couples du moyen d’analyse optique relativement au fond 10, et donc relativement au fond du flacon collecteur dépend du seuil à partir duquel le suivi de la proportion du composant dans le fluide est souhaité. Alternativement, il est également possible de prévoir ce couple émetteur récepteur disposé selon un axe parallèle à ladite génératrice, de façon à permettre les mesures d’absorbance par le moyen d’analyse optique quel que soit le volume de fluide contenu. En particulier, le couple émetteur récepteur peut mesurer l’absorbance A d’un composant du fluide collecté. En particulier, l’absorbance de la longueur d’onde de l’hémoglobine est recherchée afin de déterminer un pourcentage de sang dans le fluide. La proportion de sang, ou de tout autre composant, dans le fluide collecté nécessite de s’assurer de l’homogénéité et d’une mesure faite lorsque la quantité de fluide traversé par le moyen d’analyse optique est optimum, à savoir lorsque le dispositif est à la verticale. Des équivalents techniques du moyen d’analyse optique peuvent aussi être dérivés de mesure de capacitance du fluide, ou de mesure de la vitesse du son dans ledit fluide avec des capteurs ultrasons, ou encore par analyse d'impact du fluide sur un champ électrique, magnétique ou électromagnétique. Le dispositif comporte de préférence un deuxième filtre de Kalman mis en œuvre par le microcontrôleur pour assurer un suivi de la proportion dudit composant dans le fluide collecté dans le flacon collecteur indépendamment d’un mouvement du dispositif, le deuxième filtre de Kalman étant appliqué aux données fournies par la centrale inertielle et le moyen d’analyse optique. Le deuxième filtre de Kalman met en œuvre une méthode de lissage permettant la mise à disposition d’informations en continu à partir d’une série d’observations incluant éventuellement des erreurs de mesures. C’est un processus itératif incluant une étape de prédiction suivi d’une étape de correction. Ce deuxième filtre est initialisé avec une valeur d’absorbance initiale A0 correspondant à une absence de sang dans le fluide. Le microcontrôleur 13 permet la collecte et le traitement des données du moyen de pesée 12, du moyen d’analyse optique 16 et de la centrale inertielle 14. La mémoire 15 permet de recevoir et d’enregistrer des données fournies par le moyen de pesée 12, le moyen d’analyse optique 16, et ou le microcontrôleur 13. Le processus étant continu, l’absorbance est mesurée de manière itérative à une fréquence donnée f2, par exemple la fréquence de mesure est de 6 par heure. L’absorbance de la longueur d’onde est ainsi mesurée de manière itérative dans le temps par le moyen d’analyse optique 16. Les fréquences f1 et f2 peuvent être identiques, et ou synchrones. Des données d’absorbance corrigée par ce deuxième filtre de Kalman mis en œuvre par le microcontrôleur sont réalisées, et enregistrées dans la mémoire. Un modèle de l’évolution de l’absorbance pour un composant donné du fluide est renseigné dans un moyen de contrôle du dispositif. En particulier le moyen de contrôle comporte un étalonnage des données d’absorbance d’une longueur d’onde donnée corrélée à un pourcentage donné d’un composant donné du fluide. Dans l’exemple précité, le moyen de contrôle comporte une courbe étalonnée, formant abaque de référence, permettant de corréler lesdites mesures d’absorbance corrigées à des proportions d’hémoglobine, dont la présence peut elle-même être corrélée à la présence de sang dans le fluide. Il est ainsi possible de mesurer une évolution du débit de sang écoulé, ou de tout autre composant, dans le flacon collecteur, et d’en déduire l’existence d’une hémorragie. Le moyen de contrôle peut être réalisé au niveau de la carte électronique embarquée, ou à distance. A cet effet, le dispositif comporte alors des moyens de télécommunication 17 afin d’échanger les données en mémoire avec une interface 18. Le dispositif peut également comporter une connexion filaire ou sans fil avec l’interface 18. En particulier, un réseau sans fils à grande portée et à faible consommation d'énergie, dont par exemple un réseau basé sur la technologie LoRa®. Un réseau LoRa est composé de stations de base ou passerelles généralement placées sur des points hauts afin de couvrir une grande zone géographique. Les passerelles, appelées passerelles LoRa sont aptes à détecter des messages émis dans leur zone par des moyens de télécommunication 17 ou terminaux et à les remonter vers au moins une interface ou serveur 18 qui les traitera. Ainsi le moyen de contrôle peut être mis en œuvre au niveau de l’interface 18 Une application mobile peut également être prévue sur un autre appareil de télécommunication du personnel médical et ou du patient, tel qu’un téléphone portable ou une tablette, afin de leur permettre de recevoir des alertes spécifiques après analyse des résultats par le moyen de contrôle au niveau de l’interface 18. Au niveau de l’interface 18, les valeurs corrigées de poids et de volume du fluide sont réceptionnées, et les valeurs corrigées d’absorbance sont comparées à la courbe étalonnée afin d’inférer la proportion de sang dans le volume de fluide drainé. Le personnel médical est alors en position de prendre des décisions adaptées avec une fiabilité des mesures qui préservent la qualité de vie des patients en hospitalisation à domicile. Pour faciliter l’usage de ce dispositif, le dispositif peut comporter une alarme sonore permettant d’alerter son utilisateur d’un dysfonctionnement des capteurs, des moyens de mesure, d’analyse et ou de télécommunication, et ou d’un niveau de batterie faible, et ou d’un seuil de remplissage du flacon collecteur nécessitant son changement, et ou d’une augmentation significative de sang composant dans le fluide. Alternativement, ou en complément, le dispositif peut être pourvu de signaux lumineux permettant de renseigner l’utilisateur. Notamment, un signal peut être émis de façon continue pour confirmer le bon fonctionnement du dispositif. Un autre signal lumineux peut être prévu au moment du changement de flacon collecteur, afin de prévenir l’utilisateur de la durée de l’étape de calibration pendant laquelle l’utilisateur doit maintenir le dispositif statique et vertical. Pour limiter le coût d’usage d’un tel dispositif pour les infrastructures hospitalières les mettant à disposition des patients, le dispositif est réutilisable, lavable, et apte à recevoir différent flacon collecteur, qui peuvent eux même être lavables ou jetables. A cet effet, il peut également comporter une batterie amovible ou rechargeable. Dispositif (1) électronique de mesure et d’enregistrement pour l’évaluation d’un fluide corporel collecté dans un flacon collecteur (3) relié par une tubulure (4) à un patient, le dispositif comportant - un moyen de mesure (12) permettant de déduire un volume et ou un débit de drainage du fluide dans le flacon collecteur - un moyen d’analyse optique (16) d’un composant du fluide - un microcontrôleur (13) pour recevoir des données fournies par le moyen de mesure, le moyen d’analyse optique, et ou le microcontrôleur, caractérisé en ce qu’il comporte une centrale inertielle (14) captant des informations de mouvements du flacon collecteur afin d’enregistrer successivement des valeurs, avec chacune un indice de confiance supérieur à un seuil donné, du volume et ou du débit de fluide. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu’il comporte un premier seuil au-delà duquel, une valeur de volume et ou de débit n’est pas enregistrée par le microcontrôleur. Dispositif selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce qu’il comporte un deuxième seuil au-delà duquel, une valeur de volume et ou de débit n’est enregistrée par le microcontrôleur, qu’après correction de la valeur en fonction des informations de mouvement. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un premier filtre de Kalman, par exemple mis en œuvre par le microcontrôleur, pour assurer un suivi du volume et ou du débit de fluide collecté dans le flacon collecteur indépendamment d’un mouvement du dispositif, le premier filtre de Kalman étant appliqué aux données successivement fournies dans le temps par la centrale inertielle et le moyen de mesure. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un moyen d’évaluation de la proportion dudit composant du fluide à partir de mesures d’absorbance réalisées par le moyen d’analyse optique. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un deuxième filtre de Kalman, par exemple mis en œuvre par le microcontrôleur, pour assurer un suivi de la proportion dudit composant dans le fluide collecté dans le flacon collecteur indépendamment d’un mouvement du dispositif, le deuxième filtre de Kalman étant appliqué aux données successives fournies dans le temps par la centrale inertielle et le moyen d’analyse optique. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le moyen d’analyse optique comporte au moins un couple d’émetteur et récepteur d’une source lumineuse, notamment d’un signal laser, d’une longueur d’onde donnée, tels que lorsqu’il comporte deux couples, ces deux couples soient disposés de manière à ce que leurs faisceaux laser soient orthogonaux entre eux, et parallèles à un fond du flacon collecteur. Dispositif selon la revendication précédente caractérisé en ce que les deux couples émettent et reçoivent la même longueur d’onde. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un moyen de contrôle recevant successivement les valeurs corrigées de volume et ou de débit ainsi que des mesures d’absorbance relevées concomitamment, ce moyen de contrôle comparant les mesures d’absorbance à un abaque de référence afin de déterminer l’évolution de la quantité de fluide drainé et la proportion dudit composant dans ce fluide drainé. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un moyen de télécommunication (17) permettant de transmettre les données du microcontrôleur. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte des moyens de calibration des moyens de mesure et du moyen d’analyse optique. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte une alarme, par exemple une alarme sonore et ou visuelle, permettant d’alerter un utilisateur du dispositif d’un dysfonctionnement des moyens de mesure, d’analyse et ou de télécommunication, et ou d’un niveau de batterie faible, et ou d’un seuil de remplissage du flacon collecteur nécessitant son changement, et ou d’une augmentation significative du composant dans le fluide. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte un moyen de rétention (2) du flacon collecteur, le flacon collecteur étant amovible du moyen de rétention afin d’être réutilisable avec différent flacon collecteur, et en ce qu’il comporte une batterie amovible ou rechargeable. Utilisation d’un dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il comporte les étapes suivantes : - étalonnage initial du moyen de mesure de pesée (12), afin de déterminer une valeur initiale m0 correspondant à un poids initial du flacon collecteur ; - étalonnage d’un abaque de référence entre mesure du moyen d’analyse optique et une proportion de composant dans le fluide, - itération des mesures de pesées à une fréquence déterminée ; - itération des mesures d’absorbance du moyen d’analyse optique à une deuxième fréquence déterminée, - calcul itératif de volumes et ou de débits correspondant à des poids successifs de fluide dans le flacon collecteur, à partir d’une masse volumique du fluide (ρ) ; - initialisation d’un premier filtre de Kalman avec la valeur initiale m0 et détermination successive de valeurs corrigées du volumes et ou de débits de fluide dans le flacon collecteur. Utilisation selon la revendication précédente caractérisée en ce qu’il comporte également l’étape suivante : - initialisation d’un deuxième filtre de Kalman avec la valeur initiale A0 et détermination successive de valeurs corrigées de l’absorbance du fluide dans le flacon collecteur.