La présente invention concerne un nouveau procédé permettant de colorer dans la masse des feuilles ou plaques en acétate de cellulose. Le procédé de l'invention permet de faire apparattre des motifs graphiques de toute nature dans des feuilles ou plaques en acétate de cellulose qui sont ensuite façonnées par usinage, par pliage ou par d'autres moyens, afin de réaliser des objets par exemple des lunettes, des peignes, des manches de brosse, de la bimbeloterie, de la biåouterie fantaisie, des abat-jour, etc, qui présentent des motifs graphiques particuliers suivant la mode et l'exigence du marché. Le procédé de l'invention permet de réaliser ces motifs pour qu'ils soient reproductibles, c'est-à-dire qu'il devient possible de fabriquer des feuilles ou plaques successives, en acétate de cellulose, qui présentent toujours le même motif graphique. Conformément à l'invention, le procédé pour former des motifs reproductibles dans les trois dimensions (relief) dans des objets colorés à coeur, procédé dans lequel on prépare tout d'abord un bloc d'acétate de cellulose par la technique habituelle est caractérisé en ce qu.lon procède à un tranchage du bloc pour obtenir des plaques ou feuilles, en ce qu'on applique sur lesdites plaques ou feuilles un papier transfert du commerce, en ce qunon réalise une transposition totale ou au moins partielle des colorants et motifs depuis le papier, à l'aide de solvants déposés manuellement ou mécaniquement sur le dos dudit papier, en ce qu'on utilise d'autres solvants pour décoller et enlever le papier devenu inutilisable, en ce que ce travail peut ou non être réalisé sur les deux faces desdites plaques ou feuilles,en ce qu'on réunit par empilage les plaques ou feuilles comportant le motif graphiques transposé, en ce qu'on place l'empilage dans la cuve d'une presse à bloc dans laquelle il est chauffé sous pression, les deux paramètres température et pression assurant leur réunion par autosoudage ; en ce qu'on maintient en l'état pendant un temps permettant la diffusion des colorants dans l'épaisseur des feuilles ou plaques, sous l'action de la chaleur et des constituants de la matière acétate ; et en ce qu'on procède au moins à un nouveau tranchage en feuilles ou plaques du nouveau bloc. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Pour préparer un bloc d'acétate de cellulose pouvant être tranché, il est connu qu'on utilise en tant que matière de base une poudre d'acétate de cellulose titrant entre 51 à 56 % d'acide acétique, poudre qui est obtenue à partir de coton ou de bois, le coton permettant d'obtenir un produit tout particulièrement transparent et limpide tandis que les poudres obtenues à partir de bois sont généralement légèrement colorées en jaune. Aux poudres ci-dessus, on ajoute généralement des phtalates d'éthyle, de butyle, et méthyle, qui constituent des plastifiants pouvant représenter de 20 à 38 % du poids final. Dessolvants représentant environ 50 % en poids sont également utilisés, ces solvants étant constitués notamment par desl'acétone pur ou mélange avec un alcool éthylique ou méthylique et/ou avec un lactate d'éthyle. Des pigments organiques ou minéraux, des colorants divers et des charges sont également ajoutés. Parmi les charges, on peut, par exemple, utiliser de l'oxyde de titane, de zinc ou encore de l'amidon. Les composants ci-dessus sont malaxés puis les solvants partiellement évaporés sur laminoirs. La matière sous différentes formes avec ou sans colorant est placée dans une presse à bloc puis chauffée jusqu'à une température comprise, suivant l'effet recherché, entre 800 et 1400C sous une pression de 3 à 12 kg/cm2. Lorsqu'on désire obtenir un bloc teinté en une ou plusieurs couleurs et présentant un aspect moiré, plusieurs blocs de couleurs différentes sont tranchés puxs découpés en berlingots ou autres morceaux ou bandes de formes diverses qui sont brassés ensemble puis versés à nouveau dans un moule dans lequel ils sont soumis à un nouveau traitement thermique aux environs de 80 à 1400C en même temps qu'à une pression de 3 à 12. Le procédé de l'invention est mis en oeuvre à partir de blocs obtenus comme décrit ci-dessus, c'est-à-dire de blocs d'acétate de cellulose transparents, de teinte uniforme, ou au contraire à plusieurs couleurs pouvant contenir des taches ou rayures opaques ou opalescentes ou encore des paillettes métalloplastiques. Une première phase du procédé de l'invention consiste à trancher le bloc en plaques dont l'épaisseur dépend de la forme et de la dimension des motifs ou signes graphiques à obtenir. En règle générale, les blocs sont tranchés à une épaisseur de 3 à 150 dixièmes de millimètres. Les plaques tranchées sont ensuite revêtues sur tout ou partie de leur surface d'un papier transfert,tel qu'on en trouve dans le commerce, c'est-à-dire d'un papier préalablement imprimé à l'aide d'encres diverses, notamment d'encres colorées, le papier transfert peut être disposé sur l'une ou les deux faces des plaques. On effectue, ensuite, un transfert au solvant, c'est-à-dire que les encres du papier transfert sont transférées par voie humide sur les plaques tranchées d'acétate de cellulose , les solvants utilisés ayant la particularité de ramolir la surface de l'acétate, ce qui leur permet de retenir les colorants de l'impression transfert. Une application de collodion sur la feuille fraîche peut également être choisie avant mise en place du papier. Une opération suivante de l'invention consiste à empiler les plaques colorées puis à les amener à une presse de traitement à chaud dans laquelle elles sont portées à une température comprise entre 70 et 1400C, de préférence comprise entre 85 et 1300cet à une pression de 3 à 4 kg/cm2 pendant un temps compris entre 4 et 30 heures qui, le plus souvent, est voisin de 24 heures. La durée ci-dessus de même que la température choisie dépendent essentiellement de la profondeur à laquelle on souhaite faire pénétrer les encres transférées préalablement et de l'exigence de régularité à obtenir à partir du papier transfert dans l'ensemble du bloc. Après cette dernière opération, on obtient à nouveau un bloc qui est teinté dans la masse mais suivant une configuration bien détermine. On procède, finalement, à un tranchage du bloc frais obtenu pour obtenir des feuilles ou plaques présentant une épaisseur généralement comprise entre 3 et 150 dixièmes de millimètres, ces feuilles ou placues pouvant servir à créer,un nou veau bloc par différents montages, par découpage et mélange de morceaux ou feuilles pouvant provenir d'autres blocs frais avec des motifs ou couleurs différents ou bien les feuilles ou plaques sont séchées pour faire évaporer les solvants qu'elles contiennent encore et elles sont ensuite prêtes â être utilisées pour la fabrication d'objets divers réalisés par usinage et/ou pliage ou autre procédé de façonnage. Mans une variante, la plaque colorée obtenue est découpée en-éléments de petites dimensions, par exemple en berlingots, en cubes ou parallélépipèdes rectangles et ces éléments sont à nouveau amenés sous presse et chauffés afin de former un nouveau bloc qui est ensuite tranché en feuilles ou plaques. De cette façon, les motifs préalablement obtenus apparaissent sous forme de fragments des motifs initiaux L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits en détail, car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre.Par exemple les plaques finales peuvent subir un gaufrage ou un lissage ou être déformées superficiellement pour leur conférer un grain ou des reliefs particuliers. - REVENDICA2IONS 1 - Procédé pour colorer à coeur et former des motifs reproductibles dans des pièces en acétate de cellulose dans lequel on prépare tout d'abord un bloc d'acétate de cellulose, incolore ou coloré, caractérisé en ce qu'on procède à un tranchage du bloc pour obtenir des plaques ou feuilles, en ce qu'on applique sur une face au moins desdites plaques ou feuilles un papier transfert supportant un motif graphique, en ce qu'on effectue une transposition au solvant dudit motif graphique, en ce qu'on réunit par empilage les feuilles ou plaques comportant le motif graphique sous une presse sous laquelle elles sont chauffées jusqu'à une température assurant leur réunion et la diffusion des motifs transposés pour la formation d'un nouveau bloc et en ce qu'on procède au moins à un nouveau tranchage en feuilles ou plaques du nouveau bloc. 2 - Procédé suivant la rëvendication 1, caractérisé en ce que les feuilles ou plaques sur lesquelles on procède à une transposition au solvant des motifs graphiques du papier transfert présentent une épaisseur de 3 à 150 dixièmes de millimètres. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, pour réunir les feuilles ou plaques comportant les motifs graphiques transférés, on chauffe ces feuilles ou plaques à une température comprise entre 70 et 1400C, de préférence comprise entre 85 et i300C pendant une durée de 4 à 30 heures et sous une pression de 3 à 4 kg/cm2. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le nouveau bloc est tranché en plaques de 3 à 150 dixièmes de millimètres. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le nouveau bloc est tronçonné en éléments de formes et dimensions diverses, du genre berlingots, cubes ou parallélépipèdes, à partir desquels un nouveau bloc est reformé par l'action de la chaleur et de la pression, puis tranché à nouveau pour que les motifs graphiques apparaissent fragmentés. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une application de collodion est effectuée sur la surface des feuilles fraîches avant application du papier transfert. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la surface des feuilles ou plaques obtenues est gaufrée,lisséeou autrement formée. 8 - Le produit industriel nouveau constitué par les objets façonnés à partir des feuilles ou plaques à motifs graphiques obtenus conformément au procédé des revendications 1 à 5.