L'invention concerne un élément composite, se présentant notamment sous forme de plaque, résistant au frottement, ainsi que le procédé pour sa réalisation. Certaines pièces de machines ou d'équipements divers sont soumis, dans la pratique, à des efforts d'usure considérables, agissant en surface. Ces efforts peuvent avoir pour origine des produits minéraux de toutes formes, de toutes géométries, avec des aretes plus ou moins vives, qui, au cours d'un processus de concassage, par exemple, s'y appuient ou y rebondissent, ou y glissent, ou s'y frottent d'une manière ou d'une autre. Les pièces citées ci-dessus, ayant tout particulièrement à subir les efforts d'usure, sont en général des pièces essentielles des machines ou des équipements tels que les couloirs d'alimentation vibrants des hauts-fourneaux, les lames de coupe pour foreuses ou autres machines d'excavation, voire des pièces soumises à des efforts abrasifs comme, par exemple, l'armature des concasseurs à cylindres dentés, les surfaces d'attaque des broyeurs à percussion (dans ce cas, on pense à une armature amovible), le bâti blindé de ces broyeurs à percussion, le blindage des rotors centrifuges pour produits abrasifs utilisés pour le traitement au jet de la fonte, l'armature des cylindres équipant les broyeurs ou malaxeurs d'argile, l'armature des pelleteuses héli- cordiales, le blindage des chenilles des engins de traction, etc.Parmi les cas d'ap,?lication comportant des éléments soumis à des efforts d'usure et entrant dans le cadre des équipements définis ci-dessus, on peut citer les machines utilisées pour la fabrication des tuyaux en béton, et plus précisément les élé- ments des presses entrant en contact avec le béton, les appareils de coudage, voire les canalisations. Par ailleurs, on classe dans cette même énumération, visant des éléments soumis à d'importants efforts d'usure, les fourreaux de protection des canalisations droites pour le transport des produits minéraux (tubage), le revêtement des glissoirs ou des récipients de transports pour produits abrasifs, comme, par exemple, le revêtement intérieur des bennes de camions affectés au ramassage des ordures ménagères.Finalement, on peut encore ajouter à cette liste des éléments exposés à l'usure les tôles Slinger appelées à etre cintrées, D'autre part, il est important de souligner que de nombreuses pièces de machines ou d'équipements citées ci- après subissent, en plus des efforts d'usure, de très importants efforts de percussion, de flexion, etc. Dans de tels cas, la surface exposée doit être protégée par un revêtement généralement métallique, très dur certes, mais surtout cassant et n'opposant qu'une faible résistance aux efforts de percussion ou autres sollicitations susceptibles de provoquer le détachement de leur support, tels, par exemple, les métaux au chrome ou au carbure. Par contre, on sait que, pour obtenir une bonne résistance aux chocs ou à d'autres efforts mécaniques, on devra faire appel à des matériaux tendres et tenaces, donc n'opposant qu'une faible résistance à l'usure. On connait d'ores et déjà un procédé de fabrication des pièces visées ci-dessus par la méthode dite de la coulée composite. Or, cette méthode ne résoud pas le problème posé par l'assemblage, nécessairement cohérent, entre la couche supérieure, dure et cassante, et le support, essentiellement résistant. Ce mariage n'a pu être obtenu, jusqu'à présent, qu'au travers de gros efforts, comme le préchauffage à haute température, par exemple, et ce pas toujours avec le résultat positif escompté. On a également équipé des pièces de tous genres, exposées aux efforts d'usure. d'un rechargement par soudage, à l'aide d'un métal rapporté d'une grande dureté. Or, dans ces cas, il est rare que l'épaisseur du rechargement dépasse la valeur de deux épaisseurs de cordons de soudure. Si l'on dépasse effectivement cette épaisseur, il arrive très fréquemment que des surfaces non négligeables du métal rapporté s'écaillent pendant le soudage, ou se détachent du métal de base, ou éclatent le long de fissures profondes.L'application d'un rechargement lisse sur un métal de base également lisse est très souvent de qualité médiocre, ce qui fait que, dans la pratique, des chocs, voire des efforts de flexion, mtme modérés, provoquent des avaries partielles non négligeables.- C'est à l'emplacement de ces avaries partielles que les efforts d'usure s'appliquent en premier lieu pour provoquer, en peu de temps, la destruction totale du rechargement d'abord, suivie très vite par la destruction du métal de base, privé de sa couche protectrice. Finalement, et à une grande rapidité, toute la pièce, devenue totalement inutilisable, devra etre remplacée. Même dans le cas où le rechargement lisse n'est pas détruit préma turdment, dans les conditions précitées, il est néanmoins établi que son volume dégradable, correspondant à l'épaisseur d'un ou de deux cordons de soudure, c'est-à-dire b environ 4 à 8 mm, sera absorbé par l'usure après très peu de temps. A cette usure superficielle succèdera bientôt l'usure du métal de base, et la mise hors service de la pièce toute entière. Avec la couche protectrice superficielle disparait tout effet protecteur du métal de base. La demande allemande publiée sous le n0 1627.754 et le brevet allemand n0 354. 543 définissent des procédés de fabrication d'éléments composite comportant des couches métalliques maintenues mécaniquement l'une contre l'autre par une denture appropriée. Or, il ne s'agit là nullement d'éléments composites capables ou susceptibles de résister à long terme à d'importants efforts d'usure.Le procédé connu défini dans la publication allemande n0 1.627.754 consiste à créer un assemblage étroit de matériaux qui, autrement, ne pourraient être assemblés que très difficilement, ou qui ne pourraient pas etre assemblés du tout par les procédés de brassage ou de soudage connus, Pour ce qui concerne les éléments composites fabriqués d'après le procédé défini par le brevet allemand n0 354 543, il apparaît que l'accent est mis moins sur la résistance à l'usure que sur l'adhérence, étroite et autre, entre plusieurs couches métalliques superposées. La présente invention a donc pour objet d'assurer, sur un élément composite du type précité, une protection optimale contre les effets de pénétration, c'est-à-dire contre les efforts d'usure. L'invention réglant les problèmes ainsi posés est caractérisée, en application de son idée fondamentale, par un élément de base en métal, normalement résistant, à l'intérieur duquel, en partant de la face supérieure de l'élément de base, sont maintenus fixement des éléments de protection en matériau dur, résistant à l'usure. La haute résistance à l'usure de l'élément composite est assurée avantageusement par la pénétration profonde dans l'élément de base des implantations, en matériau dur, définies par l'invention. Ainsi, le corps composite défini par l'invention est protégé en grande profondeur contre les effets désastreux de l'usure. Au niveau d'une autre application avantageuse de l'idée fondamentale de l'invention, il apparat que la face supérieure de l'élément de base est cachée, totalement ou partiellement, sous une couche de protection en matériau dur résistant à l'usure, et que les éléments de protection implantés dans l'élément de base partent de cette couche de protection, avec laquelle ils font corps. L'avantage de cet exemple de réalisation réside dans le fait que, non seulement les effets de résistance à l'usure pénètrent jusque dans les grandes profondeurs de l'élément composite, mais que, de plus, la dégradation partielle pré-maturée se trouve ainsi amplement évitée. Une proposition également très importante, en vue de la réalisation de l'idée fondamentale de l'invention, prévoit que les évidements logeant les éléments de protection à l'intérieur du corps de base soient aménagés de part en part. Un tel élément composite oppose, d'une part, sur toute son épaisseur,une résistance effective à l'usure, et offre, d'autre part, la résistance et la souplesse voulues, ce qui lui permet de résister durablement aux sollicitations mécaniques, comme les efforts de chocs par exemple. Ainsi, l'avantage essentiel de cette idée réside dans le fait que la haute résistance à l'usure de lrélé- ment composite ne se limite pas seulement au blindage superficiel ou à une certaine profondeur, mais s'étend sur toute son épaisseur.Par ailleurs, l'élément composite défini par l'invention révèle avantageusement une très haute résistance dans le cas où l'on remplace l'armature de protection, fragile et cassante, couvrant la face supérieure, par un matériau hautement résistant à l'usure, remplissant les perforations aménagées de part en part dans le corps de base, et à une certaine distance l'une de l'autre. De ce fait, l'élément composite, dans la présentation ci-dessus, répond entièrement aux exigences des domaines d'application spécifiés plus haut. Bien entendu, il est prévu, dans le cadre de l'invention, de donner à l'élément composite la meilleure résistance à l'usure possible. Ainsi, selon un autre mode d'application de l'idée fondamentale de l'invention, il est prévu que la somme des sections transversales des perforations réalisées de part en part atteigne 15 à 90 #, et de préférence 20 à 50 % de la surface du corps de base exposée à l'usure. La fraction de la surface composée de matériau hautement résistant à l'usure est ainsi très importante, sans que la résistance recherchée de l'élément composite se trouve entravée d'une manière quelconque Selon d'autres caractéristiques de L'invention, le matériau résistant à l'usure logé dans les perforations réalisées de part en part peut etre soudé, brasé ou collé au corps de base.I1 est possible, par exemple, de combler ces perforations réalisées de part en part avec un matériau d'apport, c'est à-dire un matériau de rechargement d'une plus grande dureté. Il s'est avéré également utile de procéder au remplissage des perforations aménagées de préférence de part en part, à l'aide d'un matériau se pretant au frittage. Une autre forme d'exécution de l'invention prévoit le comblement des évidements, aménagés dans le corps de base, par des éléments inamovibles résistant à l'usure et accusant la forme des évidements à combler. Ces éléments rapportés, résistant à l'usure, peuvent également être fixés au corps de base soit par soudage, soit par un procédé de brasage ou de collage. Il est tout aussi bien possible d'envisager la mise en place de ces éléments résistant à l'usure par un procédé de contraction adéquat. Selon une autre proposition de l'invention, le matériau résistant à l'usure peut etre choisi parmi les métaux connus pour leur teneur en carbure tels, par exemple, le carbure de tungstène ou le carbure de chrome. Le comblement des évidements aménagés dans le corps de base peut etre réalisé très avantageusement à l'aide d'un alliage réalisé à partir de différents métaux connus pour leur haute résistance à l'usure. Selon encore une autre forme d'exécution avantageuse de l'invention, les perforations, réalisées de préférence de part en part dans le corps de base, peuvent avoir soit une forme cylindrique, soit une forme conique. Dans ce dernier cas, la résistance à l'usure varie dans le sens de l'épaisseur du corps de base. Au cours des e#ssais, il a pu etre établi que la section transversale optimale des différents évidements réalisés dans le corps de base se situe 2 2 2 Z entre 0,2 cm et 20 cm ,et, de préférence, entre 1 cm et 10 cm . A cet effet, le diamètre moyen des évidements, comblés par un matériau dur, se situe entre le tiers et le double de l'épaisseur du corps de base. Le matériau résistant à l'usure sera de préférence un alliage accusant 2 à 5 % de carbone, environ 5 à 35 % de chrome, et un complément de fer et d'autres métaux appropriés. Un procédé particulièrement valable, applicable à la fabrication de l'élément composite défini par l'invention et protégé contre l'usure sur toute son épaisseur est, selon une autre proposition de la présente invention, caractérisé par les séquences énumérées ci-après 1 - Réalisation des évidements, dans le corps de base en forme de plaque, par estampage, par perforation, par fraisage, par oxycoupage, par cou page au jet de plasma, ou par tout autre procédé approprié; 2 - Pose du corps de base en forme de plaque sur un support en tôle ou en matériau céramique 3 - Remplissage des évidements par un matériau dur pulvérulent 4 - Echauffement de la totalité de l'élément composite en vue de provoquer la fusion du matériau dur pulvérulent rapporté et sa combinaison avec le corps de base le contenant. Selon un procédé quelque peu différent, on ajoute au matériau dur pulvérulent remplissant les évidements un liant qui est porté à la température de fusion et provoque l'assemblage entre le matériau dur résistant à l'usure et le corps de base qui le contient. Une autre variante du procédé de fabrication d'un corps composite défini par l'invention est caractérisée par le fait que le remplissage des évidements dans le corps de base est effectué par une coulée de matériau résistant à l'usure liquide. Dans le cas où le corps composite doit avoir une forme convexe, les essais ont démontré qu'il est parfaitement possible de réaliser la courbure de ce corps composite tout aussi bien avant qu'après la mise en place du matériau résistant à l'usure dans les évidements aménagés de part en part. D'autres particularités et avantages de la présente inventipn appa raieront dans la description, faite ci-après, de différents exemples de réalisation de celle-ci. Cette description est donnée en référence au dessin annexé, sur lequel: - la Figure 1 représente la vue de dessus d'un exemple de réalisation d'un élément en métal composite défini par l'invention dans sa présentation définitive - la Figure 2 est une coupe de la Figure 1 par un plan vertical, le long d'une ligne 11 - 11;11 - - la Figure 3 est une vue en coupe d'une forme de réalisation différente d'un élément composite défini par l'invention (coupe par la ligne III III de la Figure 4); ; - la Figure 4 est une vue de dessous de l'objet de la Figure 3 - la Figure 5 représente une forme de réalisation encore différente d'un élément composite défini par l'invention, sur la base de l'élément faisant l'objet de la Figure 3 - la Figure 6 est une vue en coupe d'une forme de réalisation encore différente d'un élément composite défini par l'invention ; - la Figure 7 est une vue de dessus d'une autre forme de réalisation d'un élément composite en forme de plaque défini par l'invention; et, - la Figure 8 est une vue en coupe d'une forme de réalisation convexe d'un élément composite conforme à l'invention. Dans la Figure 1, la référence 1 désigne un corps de base en forme de plaque, réalisé dans un métal compact, soudable, mais n'opposant qu'une faible résistance à l'usure La face supérieure 2, 3, de ce corps de base, appelée à assurer la protection contre l'usure, est sillonnée de plusieurs rainures parallèles 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10. Ces rainures sont réalisées soit au moment de la coulée, soit aussi par oxycoupage. Ces rainures parallèles peuvent être remplacées par des rainures croisées, des perforations, des cavités ou autres évidements. Il est possible également de créer ces évidements en soudant des tringles ou des barrettes, voire des systèmes de nervures préfabriqués, sur la face supérieure du corps de base. Dans le cadre de ce procédé de fabrication, il s'est avéré utile de faire appel à l'épaisseur des cordons de soudure pour définir l'ensemble des dimensions, l'épaisseur normale d'un cordon de soudure se situant entre 4 et 5 mm. Ainsi, la profondeur 11 des évidements 4 à 10 doit accuser, mesurée perpendiculairement à la face supérieure du corps de base, au moins deux épaisseurs de cordons de soudure, soit au moins 8 à 10 mm. Toutefois, pour conserver au corps de base une résistance à la rupture suffisante, l'épaisseur intacte 12 s'étendant entre l'extrémité intérieure de la racine de l'évidement et la face opposée inférieure de ce corps de base ne doit pas être inférieure à deux épaisseurs de cordons de soudure, donc à 8 ou 10 mm. La largeur 15 des rainures doit également couvrir deux épaisseurs de cordons de soudure (8-J0mm). La coupe transversale des rainures 4 à 10 doit faire apparaître un élargissement vers le haut.La largeur des rainures et leur évasement ont été déterminés ainsi dans le but de faciliter les opérations de rechargement ultérieures. La largeur des nervures 16, 17, 18, 19, 20, limitant les évidements 4 à 101 devra correspondre à la valeur de 2 à 4épaisseurs de cordons de soudure, ceci d'une part pour éviter leur fusion, mveme partielle, au moment du rechargement des évidements, et, d'autre part, pour opposer, dans la pratique, une résistance suffisante aux forces transversales. Les évidements 4 à 10 seront toujours alignés dans le sens transversal ou dans le sens oblique par rapport au sens du glissement futur du produit à effet d'usure. Cette disposition doit éviter, précisément, que ce produit traité ne provoque une érosion trop rapide et trop profonde des zones tendres 16 à 20. Cette opération préliminaire est suivie par le rechargement des évidements 4 à 10 par un métal dur et fragile jusqu'au niveau de la face supérieure 2-3 du corps de base, en veillant à ce que les parois des évidements 4 à 10 s'allient intimement au métal d'apport qui devra nécessairement contribuer, ultérieurement, à la transmission des forces. Finalement, les faces supérieures des racines ainsi implantées, tout comme les faces supérieures des nervures 16 à 20, sont recouvertes par rechargement d'un revêtement protecteur 2, 3, 23, 24, 2, d'une épaisseur d'un, et éventuellement de deux, cordons de soudure, épaisseur pouvant d'ailleurs être augmentée, dans certains cas exceptionnels. Le corps de base se trouve ainsi protégé, aux endroits exposés à l'usure, par une couche cohérente 2, 3, 23, 24, 2, appliquée par le principe du rechargement > et s'alliant, en meme temps que les racines implantées dans les évidements 4 à 30, intimement au corps de base, en empechant le décollement ou l'éclatement intempestif. Les forces et les chocs agissant verticalement sur la face supérieure 2 - 3 du corps de base sont absorbés par les nervures tendres i 6 à 20, alors que les forces et les chocs horizontaux sont absorbés par les parois également tendres des évidements 4 à 10. La protection contre les sollicitations de tous ordres est ainsi amplement assurée. L'usure s'amorce dans le plan 23, 24, en direction de l'intérieur du corps de base et perpendiculairement à la face supérieure de ce même corps de base. Les premières traces perceptibles de l'usure n'apparaissent qu'après une longue période d'utilisation. Pendant cette même période, l'effet de protection d'un rechargement normal, non "enraciné" dans les évidements, serait devenu inefficace, ce qui aurait exigé le remplacement du corps de base Or, sur le corps de base répondant à la définition de l'invention s'amorce seulement maintenant la deuxième phase de protection, c'est-à-dire la protection assurée par les racines "implantées" entre les nervures tendres 16 à 20, et dépassant légèrement celles-ci, compte tenu de leur plus haute résistance opposée aux effets d'usure. Il s'établit ainsi un effet comparable aux effets produits par un tremplin de ski.En effet, le matériau traité, glissant ou poussé dans le sens de la flèche 21 - 22, arrive à la hauteur de la crête légèrement saillante d'une racine et y subit un mouvement faiblement ascendant, reflétant le mouvement du skieur quittant le tremplin, avant de retomber sur la nervure 16-20 légèrement en contrebas, pour être dirigé sur la crête saillante de la racine suivante, et ainsi de suite. De cette manière, il se forme une face supérieure ondulée, indiquée par le tracé 25, 26 de la Figure 1. Les racines de la soudure entravent l'usure d'une manière très nette, et augmentent ainsi très sensiblement la durée de vie de la pièce par rapport à une pièce ne comportant qu'un rechargement superficiel. Les racines de la soudure maintiennent leur effet de protection jusqu'à ce que l'usure atteigne leur pointe inférieure extrême. Le matériau utilisé pour le rechargement est utilement un matériau dur et cassant, formant un carbure de la composition suivante - environ 2 à 5 % en poids de carbone - " . 10 à 50 % " " de chrome - " 0 à 30 % " " " de tungstène - " 0 à 30 % " " de nickel - " 0 à 30 % " " de molybdène - " 0 à 30 % " " de niobium - " 0 à 30 % " " de cuivre - " (} à 30 % " " de manganèse, auxquels s'ajoutent du fer et d'autres impuretés. Le procédé défini par l'invention assure à ce matériau, connu pour être dur et cassant, une protection efficace contre l'éclatement et contre l'écaillement, et lui confère un bon comportement sous l'effet des forces normales et horizontales. Pour permettre au rechargement de répondre aux exigences de son utilisation, sa dureté (Vickers) est trois fois supérieure à la dureté du corps de base. Pour la fabrication de l'élément protecteur défini par l'invention, le rechargement par soudage peut être remplacé par un procédé de frittage ou de remplissage avec un matériau à l'état liquide ou pâteux. Les évidements 4 à 101 aménagés dans le corps de base 1 des Figures 1 et 2, et destinés à loger les racines de l'élément protecteur, présentent la forme de rainures, de perforations, de renforcement, ou alors, de nervures ou de tringles fixées en saillie. Pour faciliter leur rechargement, ces évidements, vus en coupe, présenteront une forme arrondie légèrement évasée. Ils pourront être disposés sous forme de rainures ou de sillons parallèles ou croisés. La profondeur 11 de ces évidements peut atteindre la valeur de deux épaisseurs normales de cordons de soudure, soit 8 à 10 mm. La largeur maximale 15 des évidements devra correspondre approximativement à la profondeur 11.Pour ne pas affaiblir inutilement la résistance du corps de base, l'épaisseur intacte 12, entre la base des évidements, d'une part, et la face inférieure 13-14 du corps de base d'autre part, ne devra pas etre inférieure à la valeur de deux épaisseurs de cordons de soudure (8 à 10 mm). La largeur des bandes, c'est-à-dire des nervures 16 à 20 limitant de part et d'autre les évidements, c'est-à-dire les rainures, doit utilement correspondre à la valeur de 2 à 4 épaisseurs de cordons de soudure (8 à 20 mm). Le nombre et les dimensions des évidements 4 à 10 sont à déterminer de manière à ce qu'ils couvrent de 30 à 80 % de la surface de la face supérieure du corps de base à protéger.Dans le cas où l'élément composite aura à subir le passage de produits à effet d'usure, tels des produits minéraux par exemple, les évidements et leurs racines seront disposés de manière à former un angle de 20 à 90 avec le sens de l'écoulement indiqué par la flèche 21-22. Dans la deuxième phase de l'usure, c'est-à-dire après l'usure de la couche extérieure 2, 3, 23, 24, 2, de l'élément protecteur, les racines en matériau dur, compte tenu de leur meilleure résistance, font légèrement saillie et font, sur le matériau traité, l'effet d'un tremplin. Ce matériau, qui rebondit au contact de la racine avant de retomber sur la zone en matériau tendre, donne finalement à la face supérieure une forme ondulée, représentée par la ligne 25-25 de la Figure 2. Il est avantageux de déterminer, après quelques essais appropriés, la largeur des nervures 16, 17, 18, 19 et 20, de manière telle que l'amplitude de la ligne ondulée ne dépasse pas la valeur de l'épaisseur d'un cordon de soudure normal, c'est-à-dire 4 à 5 mm au maximum.Ce procédé permet de maintenir aux racines un appui latéral drune largeur pratiquement suffisante. Les séquences de travail essentielles à appliquer, pour la fabrication du corps composite représenté dans les Figures 1 et 2, sont caractérisées en ce que 1 - dans une première étape, plusieurs évidements, et, de préférence, des rainures parallèles, sont aménagés dans la face supérieure du corps de base exposée aux efforts d'usure, et en ce que ces rainures, qui pénètrent perpendiculairement à cette face supérieure, à l'intérieur du corps de base, sur une profondeur correspondant au minimum à deux épaisseurs de cor dons de soudure (soit 8 à 10 mm au moins), et qui laissent subsister, entre leur point inférieur extrême et la face inférieure du corps de base, un intervalle correspondant à au moins deux épaisseurs de boudin de soudure, accusent, au niveau de la face supérieure du corps de base, une ouverture correspondant à la valeur de deux épaisseurs du-cordon de soudure et pré sentent, vues en coupe > une forme évasée vers le haut, se prêtant facile ment au rechargement, alors que les nervures qui, sur le corps de base, limitent les évidements de part et d'autre, s'étendent sur une largeur cor respondant à la valeur de deux à quatre épaisseurs de cordons de soudure au moins (soit 8 à 20 mm au moins), en ce que les évidements sont aména gés soit obliquement, soit transversalement par rapport au sens de l'écou- lement du matériau à effets d'usure 2 - ces évidements sont entièrement rechargés par un métal d'apport cassant;; et, 3 - les faces supérieures de ces racines, ainsi que les nervures subsistantes du corps de base, sont revetues d'un cordon de soudure cohérent au moins, s'alliant intimement aux surfaces porteuses. Les éléments composites du type précité sont protégés contre l'usure beaucoup plus efficacement que les éléments porteurs d'un simple rechargement, étant donné qu'après l'usure de la couche superficielle, la protection reste assurée par les racines logées dans les rainures. L'élément protecteur est allié intimement au corps de base, ce qui fait que des forces verticales ou horizontales, meme importantes, ne perturbent pas l'adhérence entre ces deux éléments. Les décollements provoqués pendant les opérations de soudage sont également. évités. Le procédé défini par l'invention permet d'utiliser des métaux d'une grande dureté, opposant une grande résistance à l'usure, tout comme il permet de disposer d'une plus grande épaisseur dégradable par rapport aux autres procédés de protection en général et aux simples rechargements en particulier.Par ailleurs, ce procédé est économique et hautement efficace, et n'exclut pas l'automatisation, surtout lorsqu'il s'agit de traiter règulièrement les mêmes pièces. L'élément composite défini par l'invention représenté dans les formes d'exécution des Figures 3 à 8 présente, tout comme, d'ailleurs, l'élément représenté dans les Figures 1 et 2, la forme d'une plaque, et se compose essentiellement d'un corps de base désigné par l'indice 110. Ce corps de base 110 se compose d'un matériau tendre opposant une haute résistance aux chocs, tel l'acier au carbone par exemple. Le corps de base 110 est doté d'évidements s'étalant de part en part. Ces évidements peuvent présenter une forme cylindrique, comme on peut le voir dans les Figures 3, 4 et 8. Ces évidements 111 peuvent également présenter la forme reflétée dans les Figures 5, 6 et 7. Dans les Figures 5 et 6 par exemple, les évidements lîla et 11 lob ont une forme conique; On remarque que les évidements llla de la Figure 5 sont tous disposés dans le meme sens, alors que les évidements lîla et lllb de la Figure 6 présentent alternativement la tette en haut et la tête en bas. Le forme d'exécution représentée dans la Figure 7 est dotée d'évidements de deux types différents, c'est-à-dire des perforations cylindriques 111 identiques à celles des Figures 3 et 4, et des perforations ovales lllc. I1 ap- parait que les évidements 111 se trouvent à intervalles réguliers sur une meme ligne, alors que les perforations aménagées sur la forme d'exécution de la Figure 4 sont décalées chaque fois d'un demi-intervalle sur une ligne, par rapport à la ligne précédente. Il est possible également de faire varier les intervalles entre les différents évidements sur un même élément composite, et ce de manière telle, par exemple, que les intervalles entre les évidements 111 sont réduits dans les zones les plus exposées à l'usure, et plus grands dans les zones moins exposées aux forces d'usure. On peut très bien ne pas se limiter aux évidements de formes cylindriques, coniques ou ovales, mais utiliser tout un éventail de possibilités adaptées aux exigences de l'utilisation ultérieure Rien ne s'oppose, d'ailleurs, à la combinaison d'évidements de formes différentes sur un meme corps composite. Bien entendu, l'invention n'est aucunement limitée aux seuls exemples de réal isation figurant sur le dessin. Les évidements 111 qui auront été aménagés dans le corps de base soit par perforation, soit par fraisage, soit par estampage, etc., sont remplis avec un matériau résistant à l'usure. Ce matériau peut etre un mélange pulvérulent de matériaux de grande dureté, comportant du carbure de tungstène et/ou du carbure de chrome. Après sa mise en place dans les évidements 111, il est procédé à son filtrage sous l'effet de la température appropriée, et, le cas échéant, sous pression. En s'agglomérant ainsi, cet alliage s'allie intimement aux parois de ces évidements 111. Selon une forme d'exécution différente, les évidements 111 sont comblés par rechargement, c'est-à-dire en y introduisant, par un procédé classique de soudage, un métal d'apport s'alliant parfaitement au matériau du corps de base. Ce matériau résistant à usure, remplissant les évidements 111, est désigné par l'indice 112 dans les Figures 3 à 8. Il est bien entendu possible, par ailleurs, de réaliser la parfaite adhérence entre le matériau résistant à l'usure 112 et le matériau environnant par le soudage ou le brasage ultérieur . Un tel soudage ultérieur apparat sur la Figure 3, où les cordons de soudure sont désignés par les indices 113 et 114. Un autre procédé de remplissage des évidements 111 par un matériau résistant à l'usure consiste à introduire ce matériau d'apport à l'état de fusion. Pour ce faire, il est utile, voire meme nécessaire, de poser le corps de base 110, par sa face inférieure, sur une plaque de tôle ou de céramique 115 (voir Figure 3). L'utilisation d'une telle plaque de bouchage des évidements 111 est également recommandée, pour le cas où l'on y introduit le produit pulvérulent. Selon les formes d'exécution de l'invention, schématisées dans les Figures 3 à 8, l'élément composite est structuré de manière telle que les zones en dehors des évidements logeant un matériau résistant à l'usure ne comportent aucun blindage en matériau hautement résistant à l'usure. Dans ce cas, la protection contre l'usure est assurée uniquement par les implantations de matériaux opposant une haute résistance à l'usure, implantations désignées par les indices 112, 112a, 112b et 112 c. De cette manière, le corps composite se trouve protégé contre les effets d'usure sur toute son épaisseur "a". A la suite de l'usure irrégulière des zones non protégées du corps composite par rapport aux implantations de matériaux résistants, on s'aperçoit, avec le temps, que des cavités s'installent entre les différents points 112 protégés contre l'usure.Ce phénomène est caractérisé par la ligne ondulée 116, tracée en pointillés sur la Figure 3. Pour éviter que ces cavités 116 n'atteignent des profondeurs trop importantes, il est recommandé, d'une part, de ne pas choisir des intervalles trop grands entre les différents évidements, et, d'autre part, de veiller à ce que la zone du corps composite protégée contre l'usure couvre une surface suffisante. Des valeurs appropriées, correspondant à ces recommandations, figurent dans la revendication 16. Il n'est pas inutile de souligner l'importance du dimensionnement de la coupe transversale des différents évidements. Certaines valeurs de référence sont reprises dans la revendication 35. La Figure 3 présente une forme d'exécution encore différente, dans laquelle les zones du corps de base 110, en-dehors des évidements 111, sont couvertes partiellement par un matériau résistant à l'usure. Ces zones, marquées par un trait mixte, sont désignées par l'indice 117. Selon une autre forme d'exécution de l'invention, les évidements 111, au lieu d'être comblés par un matériau pulvérulent ou liquide résistant à l'usure, sont bouchés à l'aide d'éléments préfabriqués, tels des boulons par exemple, opposant également une haute résistance à l'usure. Ces éléments préfabriqués peuvent être obtenus soit par laminage, soit encore par une courbe continue. Dans ce dernier cas, les longueurs ou dimensions voulues sont obtenues en subdivisant la rigole de coulée en fonction des besoins. Les éléments introduits dans les évidements 111, tels les boulons par exemple, sont réliés ensuite d'une manière inamovible au matériau du corps de base, soit par soudage, soit par brasage, soit encore par collage. Ce dernier procédé permet de réaliser dans les meilleures conditions la protection du corps de base contre les effets d'usure, tout en maintenant à ce dernier les qualités physiques requises. REVENDICATIONS 1. Elément composite, sous forme de plaque, résistant à l'usure, caractérisé par un élément composite en matériau normalement résistant, à l'intérieur duquel, en partant de la face supérieure du corps de base, sont maintenus fixement, des éléments protecteurs, en matériau dur, résistant à l'usure. 2. Elément composite selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face supérieure du corps de base est recouverte, soit partiellement, soit totalement par une couche extérieure, en matériau dur résistant à l'usure et que les éléments protecteurs, pénétrant à l'intérieur du corps de base, partent de ce revêtement extérieur duquel ils font partie 3. Elément composite selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que pour l'implantation des éléments protecteurs dans le corps de base, celui-ci comporte plusieurs évidements (4 à 10 ) ( 111 ) tels que des rainures, des perforations, des renforcements ou bien des nervures ou des barrettes saillant vers l'extérieur. 4. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les évidements (4 à 10 ), amenagés dans le corps de base, révèlent une vue en coupe de forme arrondie ou de forme évasée vers l'extérieur. 5. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les évidements (4 à 10 ) sont aménagés dans le corps de base sous forme de rainures ou de gorges parallèles. 6. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les évidements ( 4 à 10 ) s'entrecroisent sur le corps de base. 7. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la profondeur ( 11 ), des évidements aménagés dans le corps de base, correspond au moins à l'épaisseur de deux boudins de soudure normaux, c'est-à-dire à au moins 8- 10 mm. 8. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les évidements sont aménagés dans le corps de base sous forme de rainures dont la largeur extérieure ( 15 ) correspond approximativement à leur profondeur ( 11 ). 9. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la partie de l'épaisseur, subsistant entre la base de l'évidement et la surface de base opposée, du corps de base ( 13 14 ), correspond au moins à deux épaisseurs de cordons de soudure (8 - lOmm). 10. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la largeur des nervures ( 16 à 20 ) limitant les évidements correspond au moins à l'épaisseur de deux à quatre épaisseurs de cordons de soudure (8 à 20 mm 11. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le nombre et les dimensions des évidements ( 4 à 10 ) sont déterminés de manière telle qu'ils couvrent approximativement 20 à 27 % de l'ensemble de la face supérieure du corps de base à protéger. 12. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les évidements aménagés dans le corps de base, ainsi que les éléments protecteurs qui y pénètrent, sont dirigés dans le sens approximativement perpendiculaire par rapport à la face supérieure du corps de base. 13. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les évidements, ainsi que les éléments protecteurs ( 4 à 10 ) qui y pénètrent, forment un angle de 20 à 90 avec le sens de passage ( 21 - 22 ) des matériaux à effet d'usure. 14. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 2 à 13, caractérisé en ce que les nervures ( 16 à 20 ) limitant, à la face supérieure du corps de base, les évidements remplis par un matériau dur, sont dimensionnées de manière telle que, pendant la deuxième phase de l'usure ( après l'usure de la couche extérieure ( 2, 3, 23 > 24, 2) ayant présente une haute résistance à l'usure ) l'amplitude, des ondes caractérisant l'usure ondulatoire ( 25, 26), qui résulte des effets, dits du tremplin, provoqués par les éléments protecteurs implantés dans le corps de base et dont les cretes se situent à la hauteur des éléments protecteurs durs et les vallées dans les zones tendres de la face supérieure, du corps de base, ne dépasse pas la valeur d'un cordon de soudure normal, c'est-à-dire au maximum 4-5mm. 15. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) aménagés dans le corps de base ( 110 ) et destinés à recevoir les éléments protecteurs ( 112 ) à haute résistance contre l'usure, sont réalisés de part en part. 16. Elément composite selon l'une quelconque des revendications I à 15, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) vus en coupe, sont remplis entièrement d'un matériau ( 112 ) résistant à l'usure. 17 Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que des pièces creuses, en forme de douilles et à haute résistance contre l'usure, sont aménagées fixement dans les évidements (111). 18. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que la somme des coupes transversales des évidements ( 111 ) représente de 15 à 90 % et de préférence de 20 à 50 NO de la face supérieure, du corps de base ( 110 ), exposée à l'usure. 19. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que le matériau, résistant à l'usure, logé dans les évidements ( 111 ) est soudé au corps de base ( 110 ). 20. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que le remplissage des évidements ( 111 ) du corps de base ( lld ) est effectué à l'aide de matériaux apport, coulés par le soudage, c'est-à-dire de matériaux de rechargement de grande dureté. 21. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que le remplissage des évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) est effectué à l'aide de matériaux se pretant au frittage. 22. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que les pièces, résistant à l'usure ( 112 a, 112 b, 112 c )qui sont logées dans les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) et qui épousent la forme de ces évidements, sont inamovibles. 23. Elément composite selon la revendication 22, caractérisé en ce que les pièces résistant à l'usure ( 112 ) sont soudées, par leur pourtour, aux parois intérieures des évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ). 24. Elément composite selon la revendication 22, caractérisé en ce que les pièces résistant à l'usure ( 112 ) sont reliées, par brasage de leur pourtour, aux parois intérieures des évidements ( 111 ) du corps de base (110 ). 25. Elément composite selon la revendication 22, caractérisé en ce que les pièces résistant à l'usure ( 112 ) sont collées, par leur pourtour, aux parois intérieures des évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ). 26. Elément composite selon la revendication 22, caractérisé en ce que les pièces résistant à l'usure ( 112 ) sont enchassées sous pression dans les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ). 27. Elément composite selon la revendication 22, caractérisé en ce que les pièces résistant à l'usure ( 112 ) sont mises en place par contraction, dans les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ). 28. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que le matériau dur qui constitue les éléments protecteurs, résistant à l'usure, ainsi que le revetement extérieur, résistant à l'usure, est un métal formant un carbet. 29. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 28, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) sont remplis de matériaurrdurs contenant des carbones,tels par exemple du carbure de tungstène ou du carbure de chrome. 30. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 29, caractérisé en ce que le matériau dur est un matériau de la composition approximative suivante environ 2 à 5 % en poids de carbone environ 15 à 50 % en poids de chrome environ 0 à 30 % en poids de tungstène environ 0 à 30 NO en poids de nickel environ 0 à 30 N0 en poids de niobium environ 0 à 30 % en poids de cuivre environ 0 à 30 % en poids de manganèse à quoi s'ajoute du fer et d'autres impuretés traditionnelles. 31. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 30, caractérisé en ce que le corps de base et les éléments de protection sont constitués de deux matériaux dont la dureté ( Vickers ) de l'un est 3 fois supérieure à la dureté ( Vickers ) de l'autre. 32. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) sont remplis de matériaux en céramique dure, résistant à l'usure. 33. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) sont remplis d'un mélange de différents matériaux résistant à l'usure. 34. Elément composite selon lrune quelconque des revendications 1 à 33, caractérisé en ce que les évidements ( villa, lllb ) du corps de base ( 110 ) sont-de forme conique. 35. Elément composite selon l'une quelconque des revendications là 34, caractérisé en ce que la section transversale des différents évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) varie entre 0, 2 cm2 et 20 cm2 et de préférence entre 1 cm2 et 10 cm2. 36. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 35, caractérisé en ce que le diamètre moyen des évidements ( 111 ) remplis de matériau dur, varie approximativement entre le tiers- et le double de l'épaisseur " a " du corps de base ( 110 ). 37. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 36, caractérisé en ce que le matériau dur est choisi parmi le matériau dont la dureté est de 3 à 5 fois supérieure à la dureté du corps de base ( 110 ). 38. Elément composite selon la revendication 37, caractérisé en ce que le matériau-dur se compose d'un alliage au chrome comportant environ 5 à 35 % de chrome et une fraction résiduelle de fer et autres impuretés. 39. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 33 et 35 à 38, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) sont aménagés dans le corps de base ( 110) sous forme de perforations cylindriques. 40. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 33 et 35 à 38, caractérisé en ce que les évidements ( 111 c ) sont aménagés dans le corps de base ( 110 ) sous forme de trous ovales. 41. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 40, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) sont aménagés en rangées équidistantes et implantés, à distance égale l'une de l'autre, à l'intérieur des rangées. 42. Elément composite selon la revendication 41, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ), de deux rangées voisines, sont décalés les uns par rapport aux autres, d'une distance de r#éférence égale à la moitié de l'intervalle entre deux évidements voisins 43. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 42, caractérisé en ce que tous les évidements ( 111 ) aménagés dans le corps de base ( 110 ) et remplis d'un matériau dur, sont identiques dans leur forme et dans leur volume. 44. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 42, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) remplis d'un matériau dur, aménagés dans un même corps de base ( 110 ) sont de forme et/ou de volume différents. 45. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 44, caractérisé en ce que la somme des sections transversales des différents évidements ( 111 ) couvre au moins 15 % de la face supérieure du corps de base ( 110 ) et que les intervalles entre les différents évidements ( 111 ) ne dépassent pas une certaine valeur, de manière que l'amplitude (b) des cavités ( 116 ) qui se forment dans les zones séparant, sur le corps de base ( 110 ), les évidements contenant le matériau dur ( 112 ), ne dépassent pas, sous l'effet de l'usure, la valeur limite de 5 mm. 46. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 45, caractérisé par sa forme cintrée. 47. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 46, caractérisé en ce qu'il est fixé sur un support à protéger contre l'usure. 48. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 46, caractérisé en ce qu'il constitue un élément porteur isolé. 49. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 48 et particulièrement selon l'une quelconque des revendications 34 à 48, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) contiennent des boulons en métal dur ( 112 ) qui y sont maintenus d'une manière inamovible. 50. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 34 à 48, caractérisé en ce que les évidements ( 111 ) du corps de base ( 110 ) contiennent des boulons ( 112 ),résistantà l'usure,qui ont été fabriqués d'après le procédé de la coulée continue et qui y sont maintenus d'une manière inamovible. 51. Elément composite selon la revendication 49, caractérisé en ce que les boulons ( 112 ) résistant à l'usure sont des boulons obtenus par laminage. 52. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 49 à 51, caractérisé en ce que les boulons ( 112 ) résistant à l'usure et maintenus dans les évidements ( 111 ) dépassent une ou les deux faces du corps de base (110 ). 53. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 52, caractérisé en ce que le corps de base ( 110 ) est maintenu sur une plaque en tle ( 115 ) qui est reliée fixement, et de préférence soudée, à ce corps de base ( 110 ) par l'intermédiaire du matériau résistant à l'usure (112) ou du liant qui y a été coulé. 54. Procédé de fabrication d'un élément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 53, caractérisé en ce que plusieurs évidements, qui sont aménagés dans la face supérieure du corps de base et qui pénètrent perpendiculairement à l'intérieur de ce corps de base sur une profondeur correspondant au moins à deux épaisseurs de cordons de soudure (soit 8 à 10 mm au moins ) en laissant subsister entre leur point extreme inférieur et la face inférieure du corps de base, un intervalle correspondant à au moins deux épaisseurs de boudin de soudure,comportent, au niveau de la face supérieure du corps de base, une ouverture correspondant à la valeur de deux épaisseurs de soudure et présentent, vus en coupe, une forme évasée vers le haut, se prestant facilement au rechargement,alors que les nervures qui, sur le corps de base, limitent les évidements de part et d'autre, s'étendent sur une largeur correspondant à la valeur de 2 à 4 cordons de soudure au moins ( soit 8 à 20 mm au moins ), que les évidements sont aménagés soit obliquement, soit transversalement par rapport au sens de l'écoulement du matériau traité à effet d'usure, que ces évidements sont entièrement rechargés à l'aide d'un matériau dur et cassant et que les faces supérieures-de ces racines, ainsi que les nervures subsistant sur le corps de base, sont revêtues par au moins un cordon de soudure cohérent. 55. Procédé de fabrication d'un élément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 54, caractérisé en ce que les éléments protecteurs en matériau dur sont mis en place dans le corps de base ( 1 ), soit à l'état liquide, soit sous forme de p te et en appliquant, soit le filtrage, soit aussi le principe de la courbe. 56. Procédé de fabrication d'un élément composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 54, caractérisé par les étapes suivantes: Réalisation des évidements ( 111 ) dans le corps de base ( 110 ) en forme de plaque par estampage, par perforation, par fraisage, par oxycoupage, par coupage au jet de plasma ou par tout autre procédé approprié. Pose du corps de base en forme de plaque ( 110 ) sur un support en tale ( 115 ) > 'notammept-de cuivre ou #'acier; ou en céramique Remplissage des évidements ( ici ) par un matériau dur pulvérulent (112 ). Echauffement de la totalité de l'élément composite en vue de provoquer la fusion du matériau dur pulvérulent rapporté et sa combinaison avec le corps de base le contenant. 57. Procédé de fabrication d'un corps composite selon l'une quelconque des revendications 15 à 53, caractérisé par les étapes suivantes Réalisation des évidements ( 111 ) dans le corps de base en forme de plaque ( 110 ) par estampage, par perforation, par fraisage, par oxycoupage, par coupage au jet de plasma ou par tout autre procédé approprié. Pose du corps de base en forme de plaque ( 110 ) sur un support en tle ( 115 ), notamment de cuivre ou d'acier, ou en céramique. Remplissage des évidements par un matériau dur sous forme pulvérulente (112 ). Adjonction d'un liant au matériau dur qui remplit les évidements. Echauffement du liant à la température de fusion. 58. Procédé de fabrication d'un corps composite selon l'une quelconque des revendications 15 à 53, caractérisé par les étapes suivantes Réalisation des évidements ( 111 ) dans le corps de base en forme de plaque ( 110 ) par estampage, par perforation, par fraisage, par oxycoupage, par coupage au jet de plasma ou par tout autre procédé approprié. Mise en place des boulons en matériau dur ( 112 a, 112 b ) dans les évidements. Adjonction d'un liant dans les évidements logeant les boulons. Echauffement du liant jusqu'à sa pénétration complète dans la rainure annulaire entre les boulons et la paroi de l'évidement. 59. Procédé de fabrication d'un corps composite selon l'une quelconque des revendications 15 à 53, caractérisé en ce que le remplissage des évidements ( 111 ) du corps de base est effectué par l'apport à l'état liquide d'un matériau résistant à l'usure ( 112 ). 60. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 59, caractérisé en ce que le corps de base en forme de plaque ( 110 ) est cintré, soit avant, soit après le remplissage des évidements ( 111 ) aménagés de part en part. 4 61. Procédé selon Itune quelconque des revendications 1 à 60, caractérisé en ce que le corps composite qui présente des dimensions uniformes au moment de sa fabrication, est adapté aux dimensions spécifiques, exigées en vue de son utilisation ultérieure, par coupage et de préférence par coupage au jet de plasma. 62. Application d'un corps composite défini par l'une quelconque des revendications 1 à 61 à la réalisation d'un élément de protection contre l'usure des ventilateurs. 63. Application d'un corps composite défini par l'une quelconque des revendications 1 à 61 à la réalisation d'élément de protection contre l'usure des couloirs vibrants pour hautsfourneaux. 64. Application d'un corps composite défini par l'une quelconque des revendications I à 61 à la réalisation d'élément de protection contre Itusure de couteaux.