i 2133656 La présente invention a pour objet une lame pour greffes en-dosseuses pour le soutien et la rétention de prothèses dentaires. Les techniciens de la branche savent que depuis quelques ans pour le soutien et la rétention de prothèses dentaires fixes, on 5 emploie de plus en plus les racines artificielles alloplastiques. Quelques genres de racines artificielles alloplastiques ont la forme de corbeilles ou éléments semblables, perforés et reproduisant à peu près 1'anatomie des racines naturelles ; un inconvénient sérieux de ce genre de racines est donné du fait qu'elles 10 doivent être façonnées de la même façon que les racines naturelles qui peuvent avoir formes et dimensions les plus différentes. Autres genres de racines artificielles, actuellement les plus employées, ont la forme de lames aplaties qui peuvent être enfoncées en entailles pratiquées dans la structure osseuse de la mâ-15 choire et de la mandibule et qui présentent l'avantage de pouvoir être utilisées même où les zones édentées sont minces ou courbes, car ces lames peuvent être ajustées aux différentes morphologies des zones mêmes. Les racines artificielles alloplastiques sont réalisées en 20 matières métalliques, biologiquement neutres, telles que le tantale, le titane, les stellites, l'or platiné, le platine-iridium, et ont toutes des caractéristiques structurales de rétention cons tituées par des trous ou des surfaces avec façonnage ondulé ou dentelé, à travers lesquels est possible la régénération fibro-25 osseuse et, de ce fait, la rétention des racines artificielles même s. Les racines artificielles sont munies d'un ou plusieurs goujons en saillie dans la cavité orale à travers la muqueuse sur lesquelles on applique les prothèses dentaires fixes. 3 0 Pour les raisons sus-mentionnées, les racines artificielles alloplastiques à forme de lame ont un emploi plus large que celles ayant d'autres conformations. Les racines artificielles à forme de lame sont actuellement réalisées avec profils et dimensions de nombreux genres qui ne 35 permettent pas l'emploi selon les différentes possibilités anato-miques des os maxilaires. Pour éclaircir^ue cela signifie, il faut mentionner brièvement et sommairement que la technique de greffe d'une lame du genre cité consiste en une entaille et dénudation de la muqueuse, à 72 12894 2 2133656 pratiquer une entaille longitudinale de la crête osseuse maxilai-- re à l'intermédiaire d'une fraise, à enfoncer dans une telle entaille la lame et à suturer la muqueuse. Lorsqu'on greffe la lame endosseuse, il faut absolument éviter de pénétrer dans les deux 5 sinus maxilaires et de toucher ou comprimer le nerf maxillaire ou mentonnier. La greffe de la lame est, de ce fait, une opération extrêmement délicate et demande l'exécution de nombreuses radiographies pour déterminer la structure osseuse, la distribution des nerf et, enfin, l'exact emplacement voulu de la lame dans son 10 entaille. Les lames pour greffes endosseuses connues sont par conséquent de nombreux genres différents entre eux car chacune d'elles est essentiellement déjà apte à être greffée dans une position dé terminée d'une crête osseuse sans endommager les structures adja-15 centes ou situées au-dessous. Il en résulte qu'actuellement celui qui effectue le greffage de lames endosseuses doit posséder une série complète de nombreux exemplaires, différents entre eux, de telles lames, qui entre autre sont très chères, afin de pouvoir faire face à tout cas requérant une prothèse. 20 Chaque fois, qu'un exemplaire de la série de lames a été uti lisé, il doit être remplacé immédiatement avec un nouvel exemplai re afin d'avoir toujours toute possibilité d'intervention. L'objet principal de la présente invention est celui de réaliser une lame pour greffes endosseuses pour le soutien et la ré-25 tention de prothèses dentaires, ladite lame, de genre unique, pou vant être facilement et rapidement ajustée afin d'être greffée en tout point d'une crête osseuse maxilaire de toute conformation. Un autre objet de l'invention est celui d'obtenir une lame qui assure un ancrage sûr et stable à la structure osseuse et qui 30 soit bon marché, car elle peut être utilisée pour tout genre de morphologie des maxillaires par de simples modifications sur elle. Ceci, et d'autres objets encore sont obtenus par une lame comprenant un bras transversal allongé dont un côté présente des appendices façonnés saillants et l'autre deux goujons en saillie 35 sur lesquels on peut monter les prothèses fixes courantes, ledit bras transversal et lesdits appendices ayant une conformation aplatie, caractérisée du fait que chacun desdits goujons est essen tiellement coaxial par rapport à un appendice principal allongé situé entré un couple d'appendices latéraux qui sont aussi assez .. ,, „ . . duquel 40 allonges mais plus courts que l'appendice principal auprès/sont 72 12894 3 2133656 inclinées les extrémités libres des appendices dudit'couple d'appendices latéraux, que entre deux appendices principaux il y a deux appendices latéraux de deux couples différents qui se fondent l'un par rapport à l'autre en correspondance dudit bras 5 transversal et que la lame est essentiellement symétrique par rapport à un axe parallèle à et intermédiaire entre les axes desdits goujons. Afin de rendre plus claire la compréhension de la structure et des caractéristiques de la lame, on décrira maintenant une réa 10 lisation donnée à titre d'exemple non limitatif avec référence aux dessins en annexe où : - la figure 1 est une représentation en élévation frontale de la lame dont - les figures 2 et 3 sont de sections selon les lignes II-II et 15 III-III de la figure 1, - les figures 4 et 5 sont des élévations différentes, à une échelle différente, de la même lame de figure 1 et sur lesquelles, comme à la figure 1, on a indiqué des lignes selon lesquelles la lame est à sectionner, et 20 - les figures de 6 à 35 sont des lames à obtenir de celle de la figure 1 en la sectionnant, tel qu'il sera décrit. Avec référence maintenant aux figures 1 et 4, dans lesquelles on a illustré, à échelle élargie et en élévation frontale, la lame, et aux figures 2 et 3 où on a représenté des sections de la 25 lame même, on peut remarquer que la lame ici revendiquée comprend un bras transversal allongé et façonné 1 présentant d'un côté deux goujons 2 et 3 dont les extrémités 4 et 5 respectivement sont grossies et arrondies, comme on le voir bien aux figures : le bras 1, tout en étant façonné, a une allure essentiellement 30 rectiligne et.les goujons 2 et 3 s'étendent perpendiculairement au bras mentionné. Du bras 1, du côté opposé de celui duquel saillent les goujons 2 et 3, saillent six appendices, deux appelés par simplicité appendices principaux et indiqués par les numéros 6 et 7 res-35 pectivement sont coaxiaux aux goujons 2 et 3. Les appendices principaux 6 et 7 ont une conformation remarquablement allongée et ont leur bord périphérique délimité d'un profil dentelé qui définit une succession de sommets tournés vers le bras 1 (figures 1 et 4). 72 12894 4 2133656 Dans chacun des appendices principaux 6 et 7 on pratique un trou allongé et façonné, indiqué par le numéro 8 et 9 respectivement, tandis qu'une cavité façonnée 10 et 11 est pratiquée en correspondance de l'extrémité libre des appendices comme on peut le 5 voir aux figures 1 et 3. Les appendices principaux 6 et 7 sont chacun disposé entre un couple d'appendices latéraux, en saillie eux-mêmes du bras transversal 1 et indiqués par les numéros 12, 13, 14 et 15. A la figure 1 on peut remarquer que les appendices latéraux sont eux-10 mêmes assez allongés, tout en étant plus courts que les appendices principaux et que les extrémités libres du couple d'appendices latéraux 12, 13 et 14, 15 respectivement sont inclinées vers 1' appendice principal 6 et 7 respectivement compris entre elles. On peut aussi remarquer que les appendices latéraux ont un 15 profil façonné selon une pluralité d'ondulations successives essentiellement à conformation semi-circulaire (figure 1) et que les appendices 13 et 14, intermédiaires entre les appendices principaux 6 et 7, se fondent l'un l'autre en correspondance du bras 1 s'écartent d'un tel bras. 20 La lame décrire, à l'exception des extrémités 4 et 5 des gou jons 2 et 3, a une épaisseur assez mince comme on peut voir sur la figure 3. La lame même est essentiellement symétrique par rapport à un axe A-A parallèle et intermédiaire entre les axes des goujons 2 25 et 3 et appendices 6 et 7 et représenté en hachure aux figures 1, 4 et 5. La lame qui a été décrite est apte à soutenir et retenir les prothèses dentaires fixes de genre connu peut être greffée selon la technique courante et a la caractéristique qu'elle peut être 30 coupée facilement et rapidement, par exemple à l'aide de tricoi-ses, pour prendre des conformations différentes qui en permettent le greffage en tout point des os maxillaires et pour toute structure des os mêmes, c'est-à-dire pour toute possibilité anatomique prise en considération. 35 Coupant la lame selon les lignes F-F, G-G, H-H et I-I respec tivement (indiquées en hachure sur la figure 4), on obtient les lames dérivées à deux goujons représentées aux figures 8, 9, 12 et 15 respectivement : si chacune de ces lames est ensuite coupée selon la ligne de symétrie A-A (figure 4), on obtient d'elles les 40 couples de lames à un seul goujon, représentés aux figures 7 et 8 72 12894 5 2133656 10 et 11, 13 et 14 et 16 et 17 respectivement. Coupant la lame selon les lignes I-I, B-B et C-C (figure 4) on obtient la lame de la figure 18 de laquelle, par coupe selon la ligne de symétrie A-A, on obtient les deux lames des figures 19 et 20. Effectuant la coupe de la lame selon la ligne I-I, B-B et C-C et coupant ensuite les seuls appendices 13 et 14 selon la ligne hachurée T-T (figure 5), la lame prend la forme de la figure 21, en coupant cette dernière le long de la ligne de symétrie on obtient les deux lames à un seul goujon des figures 22 et 23. Coupant la lame originale selon les lignes B-B et C-C et coupant les seuls appendices 13 et 14 selon la ligne T-T (figure 5), la lame se transforme en celle de la figure 24 de laquelle, coupant selon les lignes D-D et E-E on obtient les deux lames à un seul goujon des figures 25 et 26. La lame à deux goujons de la figure 27 est obtenue par coupe de la lame originale selon la ligne brisée L-L (figure 1), et d' elle les lames des figures 28 et 2 9 sont obtenues par coupe selon la ligne de symétrie A-A. Effectuant la coupe de la nouvelle lame selon la ligne brisée M-M (figure 1) on a la lame à deux goujons de la figure 30, de laquelle on peut obtenir les deux lames à un seul goujon des figures 31 et 32 coupant la lame de la figure 30 selon la ligne de symétrie. Enfin, coupant la lame selon la ligne I-I et enlevant une partie de l'appendice 6 selon les lignes d'intersection P et T (figure 5) on obtient la lame de la figure 33 après avoir coupé aussi les appendices 13 et 14 selon la ligne T-T, de la lame de la figure 33 on obtient celles des figures 34 et 35 en effectuant la coupe de la lame même selon les lignes D-D et E-E, toujours représentées à la figure 5. La lame représentée à la figure 1 est par conséquent facilement et très rapidement transformable, à l'aide de simples opérations de coupe, et peut prendre toute configuration illustrée aux figures 6 à 35 : avec les lames des figures de 6 à 35 il est possible d'effectuer la greffe endosseuse, selon les techniques courantes, de racines artificielles alloplastiques pour toute possibilité anatomique des os maxilaires. Il faut remarquer que pour faire face à toute possibilité de 72 12894 6 2133656 greffe les lames obtenues par coupe de celle orig X i 13. -L 6: pG UV6 fi tl être combinées d'une façon appropriée. Ainsi, les laines 7, 10, 13, 15, 19, 22, 25, 28 ou 31 et 34 peuvent être combinées entre elles pour faire face à toute éventualité et évidemment peuvent 5 être combinées entre elles les lames des figures 8, 11, 14, 17, 20 23, 26, 29, 32 et 33 qui sont pratiquement symétriquement égales à celles précédemment mentionnées. Il est aussi évident que avec les lames des figures 8, 9, 12 15, 18, 21, 24, 27, 30 et 33, on peut combiner une ou plusieures 10 des lames représentées aux figures de 6 à 35. Même si pour réaliser la lame décrite on peut employer tout métal ou alliage métallique connus, biologiquement neutres, on a remarqué qu'il faut préférer les alliages à base de titane qui ne provoquent absolument aucune réaction des tissus avec lesquels 15 ils sont en contact et qui ont une rigidité très grande aux contraintes mécaniques dûes à la mastication. Comme il arrive en effet aussi aux lames du genre connu, la lame décrite, à cause de son épaisseur très mince peut être greffée aussi sur bords osseux minces, avec une rupture minimum des 20 structures osseuses. La rétention de la lame est assurée par sa large surface adjacente à l'os alvéolaire environnant et du fait que la régénération osseuse se produit facilement à travers les ouvertures et en correspondance des bords façonnés de la lame. De ce qui précède on voit le grand avantage de la lame repré-25 sentée aux dessins en annexe, car un technicien qui effectue le greffage de lames endosseuses peut être pourvu d'un nombre limité de lames qui sont toutes égales entre elles et de ce fait beaucoup plus bon marché que les lames courantes. 72 12894 7 2133656 REVENDICATIONS 1 - Lame pour greffe endosseuse pour le soutien et la rétention de prothèses dentaires, réalisée en matière métallique biolo-giquement neutre et comprenant un bras transversal allongé d'un côté duquel saillent des appendices façonnés et de l'autre deux 5 goujons sur lesquels on peut monter lesdites prothèses, ledit bras transversal et lesdits appendices ayant une conformation aplatie, caractérisée du fait que lesdits goujons sont essentiellement coaxiaux à un appendice principal allongé qui est situé entre un couple d'appendices latéraux qui sont eux aussi assez 10 allongés mais plus courts que l'appendice principal vers lequel sont inclinées les extrémités libres des appendices dudit couple d'appendices latéraux, que entre les deux appendices principaux il y a deux appendices latéraux de deux couples distincts qui se fondent 1'un avec 1'autre en correspondance dudit bras transver-15 sal et que la lame est essentiellement symétrique par rapport à un axe parallèle à et intermédiaire entre les axes desdits goujons. 2 - Lame pour greffes endosseuses selon la revendication 1, caractérisée du fait que lesdits deux appendices principaux ont 20 un profil dentelé et que, dans les appendices principaux mêmes, on pratique au moins un trou. 3 - Lame pour greffes endosseuses selon les revendications 1 et 2 caractérisée du fait que les profils desdits appendices latéraux sont façonnés selon une pluralité d'ondulations succes- 25 sives. 4 - Lame pour greffes endosseuses selon la revendication 3, caractérisée du fait que lesdites ondulations successives ont essentiellement la forme de demi-cercles successifs. 5 - Lame pour greffes endosseuses selon les revendications 30 de 1 à 4, caractérisée du fait que, à l'extrémité libre desdits appendices on prévoit une cavité façonnée. 6 - Lame pour greffes endosseuses selon les revendications de 1 à 5, caractérisée du fait que lesdits profils dentelés des appendices principaux définissent des sommets tournés vers ledit 35 bras transversal. 7 - Lame pour greffes endosseuses selon les revendications de 1 à 6, caractérisée du fait que les extrémités libres desdits 72 12894 8 2133656 goujons sont grossies et arrondies. 8 - Lame pour greffes endosseuses pour le soutien et la rétention de prothèses dentaires, essentiellement telle que décrite et illustrée et pour les buts envisagés.