La présente invention a essentiellement pour objet une installation ou station de jaugeage perfectionnée. On connait déjà des stations de jaugeage de camionciterne0 D'une manière générale, ces stations comprenaient plusieurs jauges solidaires d'un portique mobile de façon à permettre le déplacement des jauges dans un plan horizontal au dessus des citernes du véhicule. Il était donc possible de remplir les différentes citernes du véhicule en dépiaçant le portique dans le sens de 1 axe dudit véhicule. Toutefois, les stations de jaugeage antérieures ne permettaient pas le déplacement des jauges dans le sens vertical, et il en résultait un certain nombre d'inconvénients fâcheux pour la sécurité du personnel. En effet, la hauteur des citernes étant différente d'un camion à l'autre, il était impossible de garantir à 1 'opérateur la proximité simultanée du camion et des jauges puisque celles-ci sont fixes en hauteur. En dwautres termes, il y avait toujours un certain espace entre le bas des jauges et le dessus de la citerne sous les jauges, cet espace étant préjudiciable à la sécurité du personnel chargé de manipuler le matériel de jaugeage et de surveiller le remplissage des citernes.En effet,-les abords immédiats des orifices de citerne sont très glissants et les stations de jaugeage antérieures étaient dangereuses par le fait que les jauges demeuraient éloignées des citernes et ne pouvaient pas ainsi constituer la sécurité désirable. La présente invention a pour but notamment de remédier aux inconvénients ci-dessus en proposant une station de jaugeage perfectionnée qui présente toutes les garanties de sécu rité voulues pour l'opérateur. A cet effet, l'invention a pour objet une installation de jaugeage du type comprenant au moins une jauge solidaire drun portique ou analogue de façon à permettre le déplacement de la jauge dans un plan horizontal au dessus des citernes du véhicule, caractérisée en ce que la jauge est supportée par une plateforme munie d'un chariot ainsi associé au portique qu1il permet le déplacement de ladite plateforme et donc de la jauge dans le sens vertical, lequel déplacement vertical est assuré par des moyens agencés entre ledit portique et ledit chariot. On comprend déjà qu'en plus du déplacement longitudinal, la plateforme peut se mouvoir dans le sens vertical, ce qui lui permet de venir en quelque sorte coiffer la partie supérieure des citernes afin d'assurer la sécurité de l'opé- rateur qui doit faire et surveiller le remplissage à plusieurs mètres de hauteur à partir du sol. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la plateforme précitée est fixée perpendiculairement au chariot qui est monté en porte-à-faux sur des poutres verticales formant le portique précité. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, les moyens assurant le déplacement vertical du chariot le long des poutres verticales, sont constitues par au moins un vérin dont la tige est solidaire de la partie haute desdites poutres et dont le corps est solidaire de la partie basse du chariot. On notera encore que le chariot est pourvu de galets à sa partie supérieure et à sa partie inférieure, ces galets prenant appui sur les faces opposées des poutres verticales du portique. Selon une autre caractéristique de l'invention, la plateforme est équipée d'une petite centrale hydraulique pour l'alimentation du vérin ainsi que d'au moins un organe palpeur assurant l'accostage automatique de la plateforme sur les citernes. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la plateforme est ceinte d'une rembarde ou analogue et comporte à son extrémité libre une partie sans plancher et délimitant une ouverture apte à coiffer la partie supérieure des citernes0 Il faut encore noter que, selon l'invention, les poutres verticales du portique assurant la translation horizontale du chariot et de la plateforme sont munies d'un groupe moto-réducteur entrainant un galet monté à 11 extrémité desdites poutres et roulant dans un mail fixé au sol. L'alimentation des jauges sur la plateforme est assurée par au moins une canalisation flexible raccordant la tuyauterie d'une installation fixe d'alimentation à une tuyauterie solidaire du chariot précité. Dtautres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux dans la description détaillée qui suit et se réfère aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en élévation d'une station de jaugeage conforme à l'invention, et - la figure 2 est une vue schématique de dessus et en plan de la station de jaugeage représentée sur la figure 1. Suivant un exemple de réalisation, et en se reportant aux dessins annexés, une station de jaugeage conforme à l'invention comprend essentiellement une plateforme 1 solidaire d'un portique 2 et pouvant être déplacée longitudinalement et verticalement afin de venir se positionner exactement sur la partie supérieure 3 des citernes 4 d'un véhicule qui, suivant l'exemple représente sur la figure 1, est un camion 5. Comme il apparait clairement sur la figure 1, la plateforme I est fixée perpendiculairement sur un chariot vertical 6 qui est monté en porte-à-faux sur des poutres verticales 7 formant le portique 2 Ce portique 2 est en réalité, suivant l'exemple de réalisation représenté, un semi-portique dont les poutres verticales 7 portent des roues, galets ou analogues 8 entraînés grace à un groupe moto-réducteur de translation 9 par l'intermédiaire de chaines 10, et roulant dans un rail Il fixé au sol 12. La stabilité latérale du semi-portique 2 est assurée par dsmX$sris hnlzartaux 13 se terminant par des galets 14 coulissant dans un double rail fermé 15 ancré à une paroi 16 tel que par exemple un mur, On comprend déjà que le semi-portique 2 assure la translation horizontale de l'ensemble constitué par le chariot 6 et la plateforme 10 Le chariot vertical 6 est muni d'un jeu de galets supérieurs 17 et d'un jeu de galets inférieurs 18, les deux jeux de galets 17 et 18 prenant appui respectivement sur les faces opposées 19, 20 des poutres verticales 7 du semi-portique 2, comme on le voit bien sur la figure 1. On comprend que les galets inférieurs 18 assurent appui pour le chariot 6 et la plateforme 1, tandis que les galets supérieurs 17 retiennent le chariot et la plateforme au devers. Le mouvement vertical du chariot 6 sur les poutres 7 est assuré, suivant l'invention, par un vérin hydraulique 21 dont la tige 22 est solidaire de la partie haute des poutres 7, comme on l'a montré en-23, et dont le corps 24 est solidaire de la partie basse du chariot 6, comme on l'a montré en 250 Plus précisément, et comme on le voit bien sur les figures 1 et2, les repères 23 et 25 désignent des points d'articulation0 Le vérin 21 travaille évidemment en traction de sorte que, lorsque la tige 22 est complètement rentrée dans le corps 24, la plateforme 1 se trouve à la hauteur maximum des citernes 4 à remplir. Le vérin 21 est commandé par une petite centrale hydraulique 26 et une commande à trois positions montrée en 27. La plateforme 1 est évidemment équipée d'un circuit hydraulique comprenant un certain nombre d'éléments du type connu en soi, tels que des clapets, comme celui montré en 28 sur la figure 1, lequel clapet est associé à un organe palpeur 29 permettant d'assurer l'accostage automatique de la plateforme 1 sur le dessus 3 des citernes 4o Au surplus, ce clapet limite avantageusement la descente de ladite plateforme afin d'en interdire l'appui sur la paroi de la citerne trop fragile pour en supporter le poids. Le circuit hydraulique peut également comprendre un limiteur de débit (non représenté) pour pré-régler la vitesse de descente de la plateforme 1. En outre, un dispositif anti-chute (non représenté) de la plateforme est avantageusement prévu de façon à bloquer la descente en cas de rupture accidentelle de canalisation0 La plateforme 1 supporte, comme connu en soi, des jauges 30, par exemple deux jauges de 500-litres et une jauge de 100 litres, comme on le voit sur la figure 2, lesquelles jauges sont alimentées par un conduit en col de cygne 31 orientable et manoeuvrable au moyen d'une poignée 32e On a montré schématiquement en 33 un joint tournant. On voit en 34 un collecteur de débordement relié à une gouttière de récupération 35 par l'intermédiaire d'une canalisation flexible 36o L'alimentation des jauges 30 sera décrite très brièvement ci-après. Elle s'effectue par une tuyauterie 37 faisant partie d'une installation fixe d'alimentation, cette tuyauterie étant raccordée à une tuyauterie 38 solidaire du chariot 6 par l'intermédiaire d'une canalisation souple 39o On a montré en 40 une poignée de commande du robinet 41 de remplissage des jauges 30, et on a montré en 42 un flexible de vidange relié aux jauges 30 par l'intermédiaire d'un robinet 43. Suivant invention, et comme on le voit mieux sur la figure 2,-la plateforme I est ceinte d'une rembarde ou analogue 44 et elle comporte à son extrémité libre 45 une partie 46 sans plancher ou caillebotis, contrairement à la partie de plateforme 47 qui elle comporte un caillebotis, comme on le voit bien sur la figure 2e On comprend ainsi que la partie de plateforme 46 forme en quelque sorte une ouverture ou une trappe de façon à venir coiffer le drome 3 des citernes 4, comme il apparait clairement sur la figure 1. Ainsi, la sécurité du. personnel qui travaille sur les citernes est parfaitement assurée. L'accès de la plateforme 1 s'effectue par un escalier fixe (non représenté) desservant un palier situé en extrémité de parcours du semi-portique 20 il suffit donc, dans cette position, d'amener la plateforme à un niveau convenable pour permettre l'accès du personnel par un portillon. 44a. L'autre cttéade la plateforme est desserti par une échelle de secours 48 à crinoline accessible après ouverture d'un portillon 49 visible sur la figure 2o Le fonctionnement de la station de jaugeage de l'invention se déduit immédiatement de la description qui précède, et on le résumera en bref comme suit. Lorsque le véhicule 5 est parvenu sous latLateforme 1, on commande depuis la plateforme la translation horizontale du portique 2 afin de positionner ladite plateforme au droit de la citerne que l'on veut remplir. Ensuite, l'opérateur commande l'actionnement du vérin 21 afin de faire descendre la plateforme 1 le long des poutres 7 du portique 20 Ainsi, l'extrémité de la plateforme 1 viendra coiffer le dorme de la citerne choisie, comme montré sur la figure 1 On comprend alors que la sécurité du personnel travaillant sur les citernes du véhicule et sur la plateforme soit parfaitement assurée, ce qui n'était pas le cas dans les stations de jaugeage anterieures, du fait de l'impossibilité de déplacement vertical des jauges équipant ces stations0 La plateforme 1 étant ainsi positionnée, il suffira à l'opérateur de faire les opérations nécessaires pour effectuer le remplissage par gravité des citernes ainsi que la surveillance de ce remplissage. Enfin on a montré en 50 un pupitre de commande de la station et en 51 (figure 2) une chaine de sécurité amovible interposée entre l'ouverture 46 et le caillebotis 47 de la plateforme, ladite chaine complétant les divers équipements de sécurité décrits précédemment. Bien entendu, ltinvention nlest nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS lo Installation de jaugeage perfectionnée destinée notamment au remplissage de citernes équipant un véhicule tel que par exemple un camion et du type comprenant au moins une jauge solidaire d'un portique ou analogue de façon à permettre le déplacement des jauges dans un plan horizontal au dessus des citernes du véhicule, caractérisée en ce que lesdites jauges sont supportées par une plateforme munie d'un chariot ainsi associé au portique qu'il permet le déplacement de ladite plateforme et des jauges dans le sens vertical, lequel déplacement vertical est assuré par des moyens agencés entre ledit portique et ledit chariot. 2o Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plateforme précitée est fixée perpendiculairement au chariot qui est monté en porte-à-faux sur des poutres verticales formant le portique précité. 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les moyens précités assurant le déplacement vertical du chariot sont constitués par au moins un vérin dont la tige est solidaire de la partie haute des poutres verticales précitées, et dont le corps est solidaire de la partie'basse du chariot. 4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le chariot précité est pourvu de galets à sa partie supérieure et à sa partie inférieure, lesquels galets prennent appui sur les faces opposées des poutres verticales du portique. 50 Installation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la plateforme précitée est équipée d'une petite centrale hydraulique pour l'alimentation du vérin ainsi que d'au moins un organe palpeur assurant ltaccostage automatique de la plateforme sur les citernes0 6o Installation suivant l1une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la plateforme est ceinte d'une rembarde ou analogue et comporte à son extrémité libre une partie sans plancher délimitant une ouverture apte à coiffer la partie supérieure des citernes0 7o Installation suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les poutres verticales du por tique assurant la translation horizontale du chariot et de la plateforme sont munies d'un groupe moto-réducteur entrainant au moins une roue ou analogue montée à l'extrémité desdites poutres et roulant dans un ndl fixé au sol. 8. Installation suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'alimentation des jauges sur la plateforme est assurée par une canalisation flexible raccordant la tuyauterie d'une installation fixe à une tuyauterie solidaire du chariot précité