PROCEDE DE CONSTRUCTION D'UN MUR PAR ASSEMBLAGE D'ELEMENTS DE CONSTRUCTION, NOTAMMENT DE PARPAINGS, ET DISPOSITIF POUR LA MISE EN OEUVRE DU PROCEDE. La présente invention a trait à un procédé de construction d'un mur par assemblage d'éléments de construction tous identiques,notamment de parpaings, dont les dimensions et le poids sont suffisamment importants pour en rendre la manoeuvre manuelle fatigante pour le personnel. On sait que,dans les techniques de construction de b ti- ment, la main-d'oeuvre prend toujours une part très importante dans le coût total.On cherche donc à réduve l'importance de la main-d'oeuvre pour rationalser la technique de construction. Il convient également de ter compte du fait que certairs pays, principalement dans les pays en voie de developpement, la main-dtoeuvre est peu qualifiée et a une résistance physique relativement faible; il en résulte que les temps de construction à prendre en consi dération sont généralement très importants. Le problème ci-dessus exposé est particulièrement sensible pour la construction des bâtiments par assemblage d'éléments de construction tous identiques disposés en rangées su perposées. On cherche en effet, dans un tel cas, à utiliser des éléments de construction de volume et de poids relativement importants tels que des parpaings pleins ou creux qui pèsent approximativement 20 kg. On évite l'utilisation d'éléments de construction de taille plus réduite pour augmenter la vitesse de réalisation des murs ; on évite également l'utilisation d'éléments de construction de taille plus importante de façon à permettre leur manipulation par la main-d'oeuvre sans trop de difficulté.Néanmoins, les parpaings, qui pèsent une ving taine de kg, constituent une charge importante surtout dans les pays où la résistance physique de la main-d'oeuvre est relativement réduite et où les conditions climatiques sont relativement difficiles à supporter: Le but de l'invention est donc de réduire les efforts dans la manipulation des éléments de construction tels que les parpaings entre le point de stockage, où ils sont amenés sur le chantier, et leur mise en place dans le mur à construire.Cette manipulation peut etre séparée en deux étapes d'urepart, le transport de l'élément de construction de son tas de stockage jusqu'au mur à construire ; d'autre part, la mise en place de l'élément de construction arrivé à pied d'oeuvre sur le mur à construire dans la position appropriée à l'intérieur d'une rangée de parpaings. L'invention a pour but de réduire les efforts de la main-d'oeuvre au cours de ces deux étapes, étant entendu que l'on pourra avantageusement utiliser, dans le cadre du procédé selon l'invention, la mise en place du mortier de liaison entre les rangées superposées de parpaings au moyen d'une machine automatique déjà connue à ce jour. Les éléments de construction utilisés pour la construction d'un mur sont généralement amenés sur des palettes, chaque palette supportant un empilement parallélépipédique ou cubique d'éléments de construction tous identiques. Cet empilement constitue un tas de stockage,qui qu i est posé sur le sol à proximité du mur à construire,et,dans l'état de la technique, la main-d'oeuvre transporte les éléments de construction du tas de stockage au mur à construire.Selon l'invention, on supprime cette phase de transport en utilisant un chemin de roulement inclinable, constitué par exemple d'une pluralité de rouleaux montés fous sur leur axe, ce chemin de roulement permettant de convoyer les éléments de construction depuis le tas de stockage jusqu'au mur à construire ; pour la délivrance d'un élément de construction, le chemin de roulement est sensiblement parallèle au mur on règle le niveau de la zone de distribution du chemin de roulement de façon qu'il soit ---- sensiblement le même que celui de la rangée d'éléments deconstructcn, quiet en cours de réalisation sur le mur.Au fur et à mesure de l'élévation du mur, on peut relever le niveau du tas de stockage placé sur palette de façon à permettre plus facilement un déplacement par gravité des éléments de construction depuis le tas de stockage jusqu'au mur à construire. Selon un mode préféré de réalisation, on prévoit que le chemin de roulement est rectiligne et supporté par un mAt par rapport auquel il est orientable ; un même mât peut porter deux chemins de roulement destinés à la réalisation de deux murs formant un même angle de bâtiment.Le chemin de roulement peut être amené dans une position pour être chargé à partir du tas de stocka- ge puis dans une autre position pour être progressivement déchargé pour la réalisation d'une rangée d'éléments de construction du mur, étant entendu que, dans cette deuxième position, le chemin de roulement est mis en place sensiblement parallèlement au mur à construire à un niveau correspondant à celui de la rangée d'éléments de construction en cours de réalisation. Le procédé selon l'invention consiste également, lorsque l'élément de construction, par exemple le parpaing,est amené en vis-à-vis de la position où il doit autre placé sur le mur pour faire progresser la rangée en cours de réalisation, à proposer un dispositif permettant d'assurer,avec un effort minimum, le transfert de l'élément de construction depuis le chemin de roulement jusqu'à sa position définitive sur le mur.Pour ce faire, l'invention propose un chariot, qui roule sur les rangées d'éléments de construcdon antérieurement mises en place pour la réalisation du mur, ledit chariot étant susceptible, d'une part, d'assurer le positionnement de l'élément de construction perpendiculairement au plan moyen du mur grace à une butée et à un positionnement transversal du chariot et, d'autre part, d'assurer un positionnement d'élément de construction dans le plan du mur par mise en butée de cet élément de construction contre celui qui a été antérieurement posé dans la même rangée. La présence d'un chariot, qui est supporté par le mur en cours de construction, permet de limiter l'intervention de la main-d'oeuvre pour le transfert de l'élément de construction du chemin de roulement à sa position définitive ; en effet, le personnel doit simplement faire glisser l'élément de construction du chemin de roulement sur le chariot puis,----------------- en maintenant l'élément de construction en position, faire déplacer le chariot dans le sens de l > avancement de la rangée, pour que l'élément de construction positionné par une mise en butée préalable tombe du chariot sur le mortier préalablement mis en place et acquiert ainsi sa position définitive dans le mur.Les efforts sont donc limités à la réalisation d'un glissement pour le transfert du chemin de roulement sur le chariot et à la réalisation d'un autre glissement -------- pour le déplacement du chariot par rapport à I'élément de construction mis en position. Ces deux efforts sont sans commune mesure avec ceux,qui qui étaient nécessaires pour la manutention manuelle des éléments de construction, tels que les parpaings et, par conséquent, on peut attendre du procédé selon l'invention, une augmentation considérable de la productivité et une réduction des cottes. Le procédé selon l'invention est tout particulièrement adapté pour la réalisation des murs en parpaings, qu'il s'agis- se de parpaings pleins ou de parpaings creux. Dans le cas des parpaings pleins, on sait que deux parpaings adjacents d'une même rangée viennent généralement en contact l'un avec l'autre sans interposition de mortier ; il suffit donc dans ce cas, lorsqu'une rangée de parpaings est réalisée, de distri- buer sur cette rangée une couche de mortier par exemple au moyen d'une machine automatique de type connu puis de mettre en place,selon le procédé de l'invention, la rangée supérieure. Lorsque l'on utilise des parpaings creux, on prévoit généralement un clavetage de mortier entre deux parpaings adjacents d'une même rangée, les faces transversales des parpaings présentant des évidements délimités par des bords venant en butée l'un contre l'autre. Dans ce cas, on peut prévoir de réa- liser la mise en place d'un parpaing contre le parpaing précédent en utilisant un écarteur formant cale, ledit écarteur pouvant,en outre,assurer le maintien du parpaing en cours de mise en place pendant que le chariot est déplacé pour assurer la chute dudit parpaing sur la couche de mortier inférieure. L'écarteur est alors enlevé et l'espace libre,qui subsiste entre le parpaing,qui vient d'être mis en place,et le parpaing précédent peut alors être rempli d'un mortier de liaison. La présente invention a,en conséquence,pour objet un nouveau procédé de construction d'un mur par assemblage d'éléments de construction parallélépipédiques, identiques extérieurement et disposés en rangées superposées, deux rangées successives étant reliées entre elles par du mortier, deux éléments adjacents d'une même rangée venant l'un contre l'autre avec ou sans interposition de morutier, caractérisé par le fait que a) on met en place de façon classique, la rangée inférieure du mur, dont les éléments reposent sur le soubassement du mur ; on amène les éléments de construction nécessaires depuis une zone de stockage vers la zone de cons truc- tion au moyen d'un chemin de roulement positionnable parallèlement au mur à construlre, sensiblement au niveau de la rangée d'éléments à réaliser ; on distribue sur la dernière rangée déjà mise en place, une couche de mortier et on met en place le premier élément de construction à une extrémité de la rangée à réaliser ; b) on transfère un dlOment de construction du chemin de roulement sur un chariot porté par les éléments de construction déjà mis en place du mur à construire, ledit chariot roulant sur la rangée inférieure préalablement mise en place et sur les éléments de construction ------------------------ - - -- préalablement mis en place dans la même rangée en cours de rdalisation, ledit chariot étant en outre guidé selon l'axe de la rangée inférieure ; on amène l'élément de construction porté par le chariot sensiblement en contact avec l'élément précédemment mis en place de la même rangée ; on tire le chariot en maintenant l'élément de construction > qu'il porte, fixe par rapport au mur, pour que ledit élément tombe du chariot sur le mortier qutil surplombe c) on répète les opérations mentionnées sous b) jus qutà la réalisation complète de la rangée en cours ; on passe à la rangée suivante en repositionnant en hauteur le chemin de roulement et en mettant en place le premier élément de construction de cette nouvelle rangée ; et d) on répète les opérations mentionnées sous b) et c) jusqu'd la réalisation complète du mur. Dans un mode préféré de mise en oeuvre, lorsque le mur comporte une ouverture, on met en place, dans l'ouvertu re, des cales remplaçant les éléments de construction pour assurer le roulement normal du chariot au droit des ouvertures ; on utilise comme éléments de construction, des parpaings pleins ou creux ; lorsque l'on utilise comme éléments de construction des parpaings creux, on met en place sur la face transversale libre du dernier parpaing posé, un écarteur contre lequel vient buter le parpaing amené par le chariot, cet écarteur permettant en outre de solidariser momentanément l'un de l'autre les deux parpaings adjacents pendant le retrait du chariot ; on effectue le transfert d'un élément de construction sur le chariot par glissement dudit elément de construction sur un plan incliné ; on réalise ledit plan in cliné en deux parties, l'une solidaire du chemin de roulement et l'autre du chariot. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue un dispositif destiné à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus défini, ce dispositif étant caractérisé par le fait qu'il comprend,en premier lieu, un chemin de roulement sensiblement rectiligne,dont une extrémité, portée par un mât, a une hauteur réglable, ledit chemin de roulement pouvant pivoter autour de l'axe du mat et pouvant prendre une inclinaison réglable par rapport au mat, et,en deuxième lieu, un chariot comportant,d'une part, des organes de roulement situés, à ses deux extrémités, à des niveaux décalés de la hauteur d'un des éléments de construction à mettre en oeuvre, d'autre part, des organes de guidage coopérant avec les éléments de construction de la rangée inférieure déjà mise en place, et, enfin, une platine susceptible de recevoir du chemin de roulement ltdlément de construction à mettre en place dans la rangée en cours. Dans un mode préféré de réalisation du dispositif selon l'invention, les organes de roulement du chariot sont constitués de deux paires de disques coaxiaux, dont l'une a son axe au voisinage du niveau de la platine et dont rautre a son axe surélevé et ports par les deux branches verticales de deux cornières en équerre parallèles, dont les deux brandies horizontales sont soiidsi- res de la adne ; les organes de guidage comportent des roulettes d'axe sensiblement perpendiculaire à la platine s 'ap puyant de part et d'autre des éléments de construction de la dernière rangée antérieurement mise en place, lesdites roulettes étant portées par la platine et ayant une position de préférence réglable ; les organes de guidage comportent des lames de ressort latérales solidaires de la platine et destinées à frotter sur les éléments de construction de la dernière rangée antérieurement mise en place ; la platine du chariot comporte > sur sa bordure longitudinale destinée à venir au voisinage du chemin de roulement, un plan incliné et le chemin de roulement comporte une bavette ayant sensiblement la m8me inclinaison que ledit plan incliné et venant juste au-dessus dudit plan incliné ; la platine du chariot comporte sur sa bordure longitudinale apposée à celle où se trouve le plan incliné, un rebord formant butée de positionnement pour l'élément de construction à transférer sur le chariot ; les branches verticales des deux cornières du chariot portent un écarteur mobile destiné à constituer une cale d'écartement à insérer entre deux éléments de construction adjacents ; lorsque les éléments de construction sont des parpaings creux, l'écarteur peut comporter deux lames de ressort susceptibles de pénétrer chacune dans un évidement de deux parpaings adjacents pour solidariser provisoirement les deux parpaings. On peut avantageusement prévoir que le chemin de roulement comporte une pluralité de rouleaux adjacents montés fous sur leuis axes; un même mtt de chemin de roulement peut être associé à deux chemins de roulement destinés à assurer l'alimentation en éléments de construction pour deux murs formant l'angle d'un méme batiment. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, un mode de réalisation et une variante représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente schématiquement,vu en plan, un chemin de roulement destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention - la figure 2 représente le chemin de roulement de la figure l > vu en élévation selon II-II de la figure 1 ; - la figure 3 représente, green plan, une variante de réalisation du chemin de roulement des figures 1 et 2, va riante dans laquelle un même mat supporte deux chemins de roulement destinés à la construction des deux murs perpendiculaires d'un angle de batiment - la figure 4 représente,vus en plan, un chemin de roulement et un chariot selon l'invention, cet ensemble étant figuré dans la phase qui correspond à la mise en place d'un parpaing creux sur un mur en cours de construction ;; - la figure 5 représente une coupe selon V-V de la figure 4 ; - la figure 6 représente une vue en élévation selon VI-VI de la figure 5. En se référant aux figures 1 et 2, on voit que l'on a désigné par 1, un mur à construire, le mur 1 étant réalisé au moyen de parpaings creux désignés par 2. Les parpaings 2 sont amenés sur le chantier sur des palettes et ils forment un tas cubique 3 disposé à une certaine distance du mur 1 à construire. Le procédé selon l'invention met en oeuvre un chemin de roulement,désigné par 4 dans son ensemble et supporté par un m t 5,et un chariot désigné par 6 dans son ensem- ble et représenté en détail sur les figures 4 à 6. Le chemin de roulement 4 a une ligne moyenne rectiligne et il est constitué d'une pluralité de rouleaux 7, dont les axes sont tenus à leurs extrémités par deux rails parallèles 8. Chaque rouleau 7 est monté fou sur son axe. Le chemin de roulement 4, est relié par une rotule 9 à un manchon 10 que l'on peut déplacer grace à une manivelle-ll le long d'une crémaillère 12 porté par le mat 5. L'extrémité du chemin de roulement 4,qui est opposée à celle où se trouve la rotule 9, est reliée à un cible de soutien 13, qui peut s'enrouler plus ou moins sur une poulie 14 manoeuvrée par une manivelle 15 et portée par le mat 5. Le mat 5 est maintenu en position verticale au moyen de deux haubans 16. Gracie à la rotule 9, le chemin de roulement 4 peut venir selon la ligne mixte 17 entre le mat 5 et le tas de stockage 3, ce qui permet d'en assurer le chargement en parpaings 2 à partir du tas 3 sans aucun transport manuel des parpaings autre que la mise en place sur les rouleaux 7 du chemin de roulement. L'inclinaison du chemin de roulement 4 étant réglable grace au câble 13, on peut assurer par gravité le déplacement des parpaings jusqu'à l'angle du mur qui est voisin du mat 5. Pour la phase ultérieure de la construction, on amène le chemin de roulement 4 à être sensiblement parallèle au mur comme représenté sur la figure 1. Dans le procédé selon l'invention, le chemin de roulement 4 est amené grace aux manivelles 11 et 15 sensiblement au niveau de la rangée de parpaings à réaliser pour le mur en construction. Selon l'invention, on commence par construire manuellement la première rangée de parpaings sur le soubassement du mur,, après quoi on met en place à proximité du mat 5 le premnr parpaing de la rangée, qui surmonte la première rangée, et on dispose le chariot 6, comme il sera indiqué en détail ultérieurement.Au fur et à mesure de la réalisation du mur, on est donc amené à relever le niveau du chemin de roulement 4 et,si nécessaire, on pourra également relever le niveau du tas de stockage 3 disposé sur une palette en utilisant un chariot élévateur9 le personnel assurant le chargement du chemin de roulement 4 pouvant alors utiliser un échafaudage à hauteur réglable. La figure 3 représente une variante de réalisation du chemin de roulement représenté sur les figures 1 et 2. Dans cette variante, un même mat 105 est associé à deux chemins de roulement 104a, 104b. Le mat 105 a une section droite carrée et les chemins de roulement 104a,104b se raccordent sur deux faces perpendiculaires du mat 105 au moyen de deux rotules respectivement 109au lO9b. Les rotules 109a, 104b sont portées par des manchons llOa, llOb,qui coopèrent avec des crémaillères 112a, 112b, la hauteur des manchons llOa, llOb étant réglable par rapport au rrémaîllères 1I2a, 112b au moyen de manivelles Illa lllb. Les extrémités des deux chemins de roulement 1Q4a, 104bu qui ne sont pas reliés aux rotules 109a, 1096, sont soutenues par des cibles (non représentés sur le dessin), dont la longueur est réglable grace à des manivelles 115a, 115b. Le mat 105 est maintenu en position verticale gracie à des haubans 116. On voit que,dans cette variante, chacun des chemins de roulement 104a, 104b peut assurer l'alimentation en par paings à partir d'un tas de stockage 103a, 103b pour la construction de deux murs 10 la, l0lb perpendiculaires formant l'angle d'un même bâtiment, le mât 105 étant disposé au vol- sinage de cet angle.Les deux chemins de roulement 104a, 104b peuvent, au moment de leur chargement, venir dans la position représentée par les lignes mixtes 117a, 117b respecti- vement puis, lorsque le chargement est effectué, ils pewent être ramenés dans une position où ils sont sensiblement parallèles au mur correspondant 10 la, lOlb, leur inclinaison étant réglée par les manivelles 115a, 115b pour assurer la distribution des parpaings et la hauteur étant réglable par les manivelles alla, lllb pour amener les deux chemins de roulement au niveau des rangées de parpaings à réaliser sur les deux murs à construire.Cette variante de réalisation permet donc d'utiliser un seul meat pour deux chemins de roulement associés à deux murs perpendiculaires. En se référant maintenant plus particulièrement aux figures 4 à 6, on voit que l'on a désigné par 18 le soubassement du mur à construire ; selon le procédé de l'invention, on met en place manuellement, de façon classique, la première rangée de parpaings 2 sur le soubassement 18. On met ensuite en place manuellement un demi-parpaing 200 qui constitue le premier élément de la deumdème rangée de parpaings du mur, ce premier élément permettant de décaler les joints de la première rangée déjà mise en place et de la seconde rangée. I1 est clair que, pour la rangée ultérieure, le premier élément, également mis en place à la main, sera un parpaing entier pour revenir au positionnement de joints de la première rangée. Sur la rangée de parpaings inférieure préalablement réalisée , on met en place le chariot o. Le chariot 6 comporte une platine horizontale 19 de forme sensiblement rectangulaire,dont la longueur est légèrement supérieure à celle d'un parpaing 2 et dont la largeur est approximativement égale à la largeur d'un parpaing. La platine 19 est solidaire,sur ses deux bordures longitudinales,de deux cornières en équerre 20 comportant chacune une branche verticale 20a et une branche horizontale 20b. Les branches horizontales 20b sont solidaires des bordures longitudinales de la platine 19.Les bran ches verticales 20a des cornières en équerre 20 portent deux roulettes 21 disposées sur un même axe 22, la position de l'axe 22 étant réglable en hauteur au moyen d'un dispositif de glissières.Les roulettes 21 sont destinées à rouler sur les parpaings déjà mis en place de la rangée de parpaings en cours de réalisation ; c'est la raison pour laquelle on met en place manuellement le premier parpaing 200 de chaque rangée de façon à pouvoir installer le chariot en appuyant les roulettes 21 sur ce parpaing 200. A l'extrémité de la platine l9,qui est opposée à celle où se trouve les branches verticales 20a des deux cornières en équerre 20, on a prévu une patte 23 disposée sensiblement dans le plan de la platine 19, ladite patte 23 supportant deux roulettes 24 de même axe et une poignée 25 destinée à assurer la manoeuvre du chariot 6.Les roulettes 24 sont destinées à s'appuyer sur les parpaings de la rangée inférieure à celle qui est en cours de réalisation ; en fait, étant donné que deux rangées successives de parpaings sont séparées par un mortier de liaison, on met en place une couche de mortier de liaison sur une rangée de parpaings dès que celle-ci est finie, par exemple en utilisant une machine de distribution automatique de mortier, et on fait rouler alors les roulettes 24 dans le mortier ainsi mis en place.Le chariot 6 est donc supporté par une paire de roulettes 24 qui appuient sur la rangée de parpaings inférieure et une paire de roulettes 21,qui s'appuient sur les parnings anterieurement posés de la range en oeurs de réalisation.les roulettes 21 et 24 sont, de préférence, de simples disques. Le chariot 6 est, en outre, centré transversalement par rapport au plan moyen du mur à réaliser. A cet effet, sur les bordures longitudinales de la platine 19 > où se raccordent les.branches horizontales 20b des cornières en équerre 20, on a prévu quatre pattes 26 constituant des saillies transversales,qui permettent de faire reposer le chariot sur le sol lorsqu'il n'est pas en cours d'utilisation. Ces quatre pattes 26 portent chacune une roulette 27, dont l'axe est perpendiculaire à la platine 19. La position des roulettes 27 est réglable par des dispositifs à glissières. Les roulettes 27 se trouvent toutes dans un même plan parallèle au plan de la platine 19 et sonl:disposées au-dessous de celle-ci.Les roulettes 27 s'appuient donc sur les parpaings 2 de la rangée inférieure précedemment mise en place, de part et d'autre de ces parpaings,et assurent ainsi un centrage du chariot par rapport au plan moyen du mur à construire. Les branches verticales 20a des cornières en équerre 20 comportent également des lames de ressort 28, qui s'appuient de part et d'autre des parpaings précédemment mis en place dans la rangée en cours de construction. Cet ensemble de moyens due centrage transversal permet d'assurer la verticalité du mur édifié. Sur celle de ses bordures,qui est en vis-à-vis du chemin de roulement 4, la platine 19 comporte un plan incliné 29 légèrement relevé vers le haut en direction du chemin de roulement 4. Le chemin de roulement comporte, sur sa bordure en vis-à-vis du mur 4 une bavette 30 ayant sensiblement la méme inclinaison que le plan incliné 29 par rapport au plan horizontal et le positionnement du chemin de roulement 4 est réalisé de façon que la bavette 30 recouvre partiellement le plan incliné 29. Le parpaing 2,qui qui est porté par le chemin de roulement 4,peut titre poussé par le personnel sur la bavette 3.0 et de là > passer par glissement sur le plan incliné 29 et la platine 19.Du cOté opposé à celui où se trouve le plan incliné 29, on a prévu,sur la bordure longitudinale de la platine 19, un rebord 31 formant butée de positionnement pour le parpaing 2,que l'on transfère sur le chariot. Le rebord 31 est une plaque perpendiculaire à la platine 19, ladite plaque s'étendant au-dessus du niveau de la platine, sensi blement entre les deux pattes 26,qui qui se raccordent à cette bordure de ladite platine A son extrémité la plus voisine des branches verticales 20a des cornières en équerre 20, le rebord 31 comporte une lame de ressort 32 destinée à assurer un centrage élastique du parpaing au cours de sa mise en place Les extrémités hautes des branches verticales 20a des cornières en équerre 20 sont reliées entre elles par une entretoise 33 et supportent,par par l'intermédiaire d'un ressort 34, un écarteur désigné par 35 dans son ensemble.L'écarteur 35 comporte une poignée 35a permettant sa manipulation, une tige formant cale 35b et deux lames de ressort 36 et 37 disposées de part et d'autre de la tige 35b. Lorsque l'on amène un parpaing creux 2 sur le chariot 6, on le pousse par glissement à partir du chemin de roulement 4 jusqu'à ce qu'il soit en appui contre le rebord 31 de la platine 19. Ce transfert par glissement depuis le chemin de roulement 4 jusqu'au chariot 6 nécessite beaucoup molns de dépense énergétique pour la main-d'oeuvre utilisée que les opérations de mise en place dans un procédé de construction classique.Le personnel prend alors 1 'écarteur 35 par la poignée 35a et introduit la tige 35b dans l'espace,qui doit séparer le parpaing précédemment mis en place dans la mEme rangée et le parpaing qui vient autre amene par glissement sur la platine 19; puis il pousse le parpaing à mettre en place contre le précédent, cette poussée étant réalisée en utilisant la tige 35b comme cale. Pour maintenir en place l'écarteur 35 pendant cette opération de poussée, on insère la lamaSressort 36, qui est associée à l'écarteur,dans le trou du parpaing creux précédemment mis en place dans la mEme rangée.Quand le parpaing porté par la platine 19 arrive en butée contre la tige 35b, on enfonce complètement l'écarteur 35,ce qui permet à la lame-ressort 375qui est plus courte que la lamebressort 36, de pénétrer à son tour dans l'évidement du parpaing,qui vient autre mis en place. De la sorte, l'écarteur 35 solidarise les deux parpaings adjacents, c'est-à-dire le parpaing antérieurement mis en place dans la mEme rangée et le parpaing en cours de mise en place. On agit alors sur la poignée 25 du chariot 6 en tirant dans le sens de la flèche F sur la figure 6.Le chariot se déplace et le parpaing,qui était porté par la platine 19,tombe sur l-a couche de mortier,qui a été pré cedement mise en place sur la rangée inférieure de parpaings. Dès que la platine 19 est entièrement dégagée du parpaing en cours de mise en place, on retire l'écarteur 35, on le remet en position à l'autre extrémite du parpaing,qui dent d'être mis en placet et l'on charge à nouveau sur la platine 19 un parpaing provenant du chemin de roulement 4. On voit donc que la mise en oeuvre du procédé selon l'invention permet de limiter considérablement les efforts de la main d'oeuvre utilisée pour la construction d'un mur en parpaings et permet également d'augmenter les cadences de réa lisation même avec une main-d'oeuvre peu qualifiée. I1 est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé de construction d'un mur par assemblage d'éléments de construction parallélépipédiques identiques extérieurement et disposés en rangées superposées, deux rangées successives étant reliées entre elles par du mortier, deux éléments adjacents d'une même rangée venant l'un contre l'autre avec ou sans interposition de mortier, caractérisé par le fait que a)-on met en place, de façon classique, la rangée inférieure du mur (1), dont les éléments (2) reposent sur le soubassement (18) du mur ; on amène les éléments de construction (2) nécessaires depuis une zone de stockage (3) vers la zone de construction au moyen d'un chemin de roulement (4) positionnable parallèlement au mur (1) à construire, sensiblement au niveau de la rangée d'éléments à réaliser ; on distribue sur la dernière rangée déjà mise en place, une couche de mortier et on met en place le premier élément de construction à une extrémité de la rangée à réaliser b) on transfère un élément de construction (2) du chemin de roulement (4) sur un chariot (6) porté par les éléments de construction déjà mis en place du mur (1) à construire, ledit chariot (6) roulant sur la rangée inférieure préalablement mise en place et sur les éléments de construction préalablement mis en place dans la mebme rangée en cours de réalisation, ledit chariot (6) étant, en outre, guidé selon l'axe de la rangée inférieure, on amène l'élément de construction (2) porté par le chariot (6) sensiblement en contact avec l'élément précédemment mis en place de la même rangée ; on tire le chariot (6) en maintenant l'élément de construc- tion (2), qu'il porte, fixe par rapport au mur, pour que ledit élément tombe du chariot (6) sur le mortier qu'il surplombe ; c) on répète les opérations mentionnées sous b) jusqu'à la réalisation complète de la rangée en cours ; on passe å la rangée suivante en repositionnant en hauteur le chemin de roulement (4) et en mettant en place le premier élément de construction (200) de cette nouvelle rangée ; et d) on répète les opérations mentionnées sous b) et c) jusqu'à la réalisation complète du mur. 2 - Procédé selon la revendication 1 > caractérisé par le fait que, lorsque le mur comporte une ouverture, on met en place, dans I'ouverture,des des cales remplaçant les élé- ments de construction pour assurer le roulement normal du chariot (6) au croit des owertures. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on utilise comme élément de construction des parpaings (2) pleins ou creux. 4 - Procédé selon la revendication 3, dans lequel on utilise comme éléments de construction, des parpaings creux, caractérisé par le fait que l'on met en place sur la face transversale libre du dernier parpaing posé, un écarteur (35) contre lequel vient buter le parpaing (2) amené par le chariot (6), cet écarteur (35) permettant, en outre, de solidariser momentanément l'un de l'autre les deux parpaings adjacents pendant le retrait du chariot (6). 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, ca ractérisé par le fait que l'on effectue le transfert d'un élément de construction (2) sur le chariot (6) par glissement dudit élément de construction sur un plan incliné (29, 30). 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on réalise le plan incliné en deux parties, l'une (30) solidaire du chemin de roulement (4) et l'autre (29) du chariot (6). 7 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comprend en premier lieu, un chemin de roulement (4) sensiblement rectiligne, dont une extrémité, portée par un mat (5), a une hauteur réglable, ledit chemin de roulement (4) pouvant pivoter autour de l'axe du mat (5) et pouvant prendre une inclinaison et un niveau réglables par rapport au mat, et en deuxième lieu, un chariot (6) comportant, d'une part, des organes de roulement (21, 24) situés, à ses deux extrémités, à des niveaux décalés de la hauteur drun des éléments de construction (2) à mettre en oeuvre, d'autre part, des organes de guidage (27, 28) coopérant avec les éléments de construction (2) de la rangée inférieure déjà mise en place, et, enfin, une platine (19) susceptible de recevoir du chemin de roulement (4) l'élément de construction (2) à mettre en place dans la rangée en cours. 8 - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les organes de roulement du chariot sont constitués de deux paires de disques coaxiaux, dont l'une (24) a son axe au voisinage du niveau de la platine et l'autre (21) a son axe surélevé et porté par les deux branches verticales (20ç) de deux cornières en équerre (20) parallèles, dont les deux branches horizontales CCt? sont solidaires de la platine (19). 9 - Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé par le fait que les organes de guidage comportent des roulettes (27) d'axe vertical s'appuyant de part et d'autre des éléments de construction (2) de la dernière rangée antérieurement mise en place, lesdites roulettes (27) étant portées par la platine (19) et ayant une position, de préférence, réglable. 10 - Dispositif selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé par le fait que les organes de guidage comportent des lames de ressort latérales (28) solidaires de la platine (19) et destinées à frotter sur les éléments de construction (2) de la dernière rangée antérieurement mise en place. 11 - Dispositif selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé par le fait que la platine (19) du chariot (6) comporte, sur sa bordure longitudinale destinée à venir au voisinage du chemin de roulement (4), un plan incliné (29), et que le chemin de roulement (4) comporte une bavette (30) ayant sensiblement la meme inclinaison que ledit plan incliné (29) et venant juste au-dessus dudit plan incliné. 12 - Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la platine (19) du chariot (6) comporte, sur sa bordure longitudinale opposée à celle où se trouve le plan incliné (29), un rebord (31) formant butée de positionnement pour l'élément de construction (2) à transférer sur le chariot (6). 13 - Dispositif selon la revendication 8" caractérisé par le fait que les branches verticales (20a) des deux cornières (20) du chariot (6) portent un écarteur mobile (35) destiné à constituer une cale d'écartement à insérer entre deux éléments de construction (2) adjacents. 14 - Dispositif utilisable avec des éléments de construction constitués de parpaings creux, caractérisé par le fait que l'écarteur (35) comporte deux lames de ressort (36, 37) susceptibles de pénétrer chacune dans un évidement de deux parpaings (2) adjacents pour solidariser provisoirement les deux parpaings. 15 - Dispositif selon l'une des revendications 7 à 14, caractérisé par le fait que le chemin de roulement (4) comporte une pluralité de rouleaux (7) adjacents, montés fous sur leur axe. 16 - Dispositif selon l'une des revendications 7 à 15, caractérisé par le fait qu'un même mat (105) de chemin de roulement est associé à deux chemins de roulement (104a, 104b) destinés à assurer l'alimentation en éléments de construction (2) pour deux murs formant l'angle d'un mame batiment.