La présente invention concerne une machine à enseigner comportant au moins un dispositif de lecture de textes enregistrés sur un support d'enregistrement, tel que bande magnétique ou disque. Cette machine peut également comporter un projecteur d'images, par exemple de diapositives, afin de prodiguer un enseignement ausio-visuel. Une telle machine est particulièrement utile pour l'enseignement des langues vivantes. Elle permet également de remplacer av-antageusement des heures de professeurs divers et notamment d'instructeurs destinés à familiariser un personnel navigant avec un nouveau type d'avion ou d'aéronef. On connaît déjà des machines à enseigner comportant au moins un dispositif de lecture de textes séparés enregistrés sur un support d'enregistrement et munies d'organes permettant de commander manuellement le fonctionnement de ces machines, notamment pour les arreter, les remettre en route, les faire reculer ou avancer, etc.. La présente invention a pour objet une machine de ce type perfectionnée -de façon à permettre un dialogue, volontaire ou forcé, entre slle-meme et la personne qui l'utilise. A cet effet, selon l'invention, la machine à enseigner comportant au moins un dispositif de lecture de textes séparés enregistrés sur un support d'enregistrement et munie d'organes de commande manuels, est remarquable en ce que certains de ces organes manuels sont associés à des réponses possibles à des questions posées dans lesdits textes et en ce qu'elle comporte des moyens commandés par des informations codées enregistrées sur ledit support d'enregistrement et susceptibles, d'une part, d'empecher, en cas de fausse réponse, l'avance des textes tant que l'organe manuel correspondant à la réponse exacte n'a pas été actionné et, d'autre part, de permettre, lorsque ce dernier organe manuel a été actionné, le passage au texte suivant. Ainsi, un texte enregistré pose une question et propose un certain nombre de réponses possibles, par exemple trois, dont une seule est exacte. La personne utilisant la machine ne peut donc pas continuer l'étude des textes enregistrés tant quelle n'a pas trouvé la bonne réponse à une question. Avantageusement, la machine selon l'invention peut comporter d'autres moyens, commandés également par des informations codées enregistrées sur ledit support d'enregistrement et effectuant certaines opérations automatiquement, telles que le passage automatique au texte suivant à la fin d'un texte ou l'arret d'un texte en cours. 5ien entendu, la nature des informations codées est fonction de la nature du texte enregistré et à un texte détermine sont affectées des informations codées susceptibles d'agir sur des moyens déterminés. A cette fin, les informations codées sont divisées en codes distincts, dont chacun d'eux commande exclusivement des moyens spécifiques qui lui sont associés. De préférence, les codes associés à un texte sont enregistrés au début de ce texte et ladite machine comporte des moyens de mémorisation dans lesquels sont emmagasinés lesdits codes en attendant d'etre utilisés. Ces codes étant lus par le dispositif de lecture de textes, doivent eux-mêmes être à une fréquence audible. Aussi, pour éviter qu'à leur lecture ils soient restitués par le haut-parleur de ce dispositif de lecture, ladite machine comporte un contact court-circuitant ce hautparleur pendant ladite lecture. Afin d'éviter des erreurs de codes dues à des parasites électriques, il est avantageux que la partie significative d'un code soit enregistrée deux fois consécutives sur le support d'enregistrement, un code lu étant donc formé de deux parties identiques accolées et que la machine comprenne un dispositif d'acquisition des codes comportant un dispositif de mise en forme de ceux-ci. un registre dans lequel lesdits codes sont entrés en série et sortie en parallèle, un comparateur des deux parties de codes identiques et un décodeur recevant lesdits codes lorsque la comparaison desdites parties donne l'égalité et comportant des sorties sur chacune desquelles apparait un code particulier, lesdites sorties actionnant les divers moyens de commande. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réaliste0 La figure 1 montre le schéma synoptique du dispositif d'acquisition des données de la machine selon l'invention. Les figures 2, 3 et 4 montrent schématiquement des parties de la machine selon l'invention. Sur ces figures, des références identiques désignent des éléments semblables. L'exemple de réalisation décrit en regard de ces figures concerne un dispositif audio-visuel permettant la projection de diapositives et la diffusion d'un commentaire de chacune de celles-ci. Ces commentaires peuvent être enregistrés sur bande magnétique ou sur disques et, bien entendu, ils sont synchronisés avec la projection des diapositives. Un tel appareil peut être de tout type connu et sa structure n'est pas considérée comme faisant partie de la présente invention. Par exemple, il peut être celui connu sous le nom commercial de projecteur "SLIDE SM", dans leque} les commentaires sont enregistrés sur disques. Pour commander un tel appareil, on a à disposition plusieurs organes de commande, tels que boutons ou touches. Par exemple, un de ces organes GO commande la mise en route de l'appareil (voir figure 21, un autre AV l'avance d'un pas du commentaire et des diapositives, un troisième AR le recul d'un pas du commentalre et des diapositives (voir figure 42, un quatrième étant prévu pour recommencer la projection et le commentaire en cours et un cinquième P (voir figure 43 pour arrêter la projection et le commentaire en cours. L'appareil est également prévu pour permettre le dialogue entre lui-même et la personne qui s'en sert. Ainsi, des questions sont enregistrées sur le support d'enregistrement des commentaires et, pour chacune de ces questions, l'appareil propose plusieurs réponses possibles, par exemple trois. A chacune de ces réponses est associé un organe de commande sur lequel on doit appuyer lorsqu'on estime que la réponse à laquelle il correspond est juste. Ainsi, comme le montre la figure 3, l'appareil comporte trois organes de commande R1, R2 et R3 pour répondre auxdites questions. Par ailleurs, dans l'appareil décrit, un certain nombre de codes, par exemple six, sont enregistrés sur le support d'enregistrement de commentaires, afin soit d'effectuer certaines opérations automatiquement, soit d'empêcher ou de permettre certaines opérations manuelles commandées à partir des organes de commande précédents. Pour éviter des erreurs de codes dues à des parasites, chaque partie active d'un code est répétée deux fois consécutives sur le support d'enregistrement, ce qui fait que le code lu est on réalité composé de deux moitiés A et 8 identiques. La figure 1 montre le schéma synoptique du dispositif d'acquisition des codes par la machine selon l'invention. Dans cet exemple, on a supposé que chèque code lu était composé de huit bits et qu'il existait six codes différents, à savoir -code 1 : avance différée d'un pas des diapositives et des textes - code 2 : avance automatique d'un pas des diapositives et des textes ; - code 3 : première réponse possible à une question - code 4 : seconde réponse possible à une question - code 5 : troisième réponse possible à une question - code 6 : mise en pause automatique, avec arrêt du support d'enregistrement. La borne 1 du dispositif de la figure 1, qui est reliée au dispositif de lecture (non représenté) du support d'enregistrement, reçoit donc les informations codées enregistrées sur celui-ci et associées à un texte et à la diapositive correspondante. Cette borne 1 est reliée à l'entrée d'un amplificateur 2 dont la sortie est réunie d'une part à un dispositif 3 de mise en forme des codes et d'autre part à un potentiomètre 4. Le curseur 5 de ce potentiomètre alimente le haut-parleur (non représenté) du dispositif de lecture. Le potentiomètre 4 peut être court-circuité par un contact 6 actionné par une bobine 7, elle meme alimentée à partir du dispositif de mise en forme 3. Lorsque des codes sont lus par le dispositif de lecture, le contact 6 est fermé. Par suite, ces codes ne sont pas reproduits par le hautparleur dudit amplificateur de lecture. Le dispositif 3 de mise en forme des codes peut comporter de façon connue un trigger de Schmidt, un dérivateur et un basculeur monostyle. Il délivre à sa sortie des codes dont les O et les 1 sont nets et bien distincts les uns des autres. Cette sortie est reliée à l'entrée d'un registre 8 dans lequel lesdits codes sont entrés en série, mais duquel ils sont délivrés en parallèle.Un comparateur 9 permet de constater que les deux moitiés A et El d'un code lu sont identiques ou non et il valide des portes 10 à 13 de transmission d'une partie A ou B du code lu vers un décodeur 14, fournissant sur ses sortes respectives 15 à 20 les différents codes- Ainsi, sur la borne 15 apparat le code 1 qui, dès l'action sur un organe manuel GO permet de passer à la projection de la diapositive suivant immédiatement celle qui est en cours de projection et au commentaire qui y est associé. Un tel passage peut être commandé par l'intermédiaire d'un électro-aimant 21 (voir figure 21. Afin de pouvoir commander de différentes façons l'avance d'un pas desdiapositives et des textes, comme il ressortira de ce qui suit, la bobine de cet électro-aimant 21 est alimentée à travers une porte OU 22 à trois entrées, dont l'une est reliée à un organe de commande manuel AV. Une autre des entrées ds la porte 22est reliée à la sortie d'une porte ET 23 à deux entrées. L'une des entrées de la porte 23 reçoit un signal provenant de l'organe-manuel GO, tandis que l'autre est réunie à la sortie d'une mémoire 24, dont l'entrée est réunie à la borne 15, sur laquelle apparait le code 1. Ainsi, lorsque le code 1 est présent dans la mémoire 24 et que l'on actionns l'organe manuel GO, on commande I'électro- aimant 21 qui fait avancer d'un pas les diapositives et les textes. Le même résultat est obtenu si on actionne l'organe manuel AV. La-troisième entrée de la porte OU 22 est reliée à la sortie d'une porteQU 24 dont les deux entrées sont respectivement reliées à des compteurs 25 et 26. Le compteur 25 a un temps de comptage relativement faible, par exemple 3 secondes, et il est destiné à faire automatiquement avancer les diapositives et les textes d'un pas lorsqu'un silence, dontla durée est égale à son temps de comptage, se produit dans les textes snregistrés. Le compteur 25 est automatiquement et constamment remis à zéro pendant la lecture d'un texte par l'intermédiaire d'une borne 27 qui lui transmet un signal indiquant la présence de son dans le dispositif de lecture.Le compteur 26 a un temps de comptage plus long, par exemple 30 secondes, correspondant à la durée totale d'un texte et des codes correspondants et il est destiné à faire automatiquement avancer les diapositives et les textes d'un pas, au bout d'un temps pour lequel le texte en cours sera obligatoirement terminé. Le compteur 26 peut être bloqué à partir d'un signal apparaissant sur une borne 28 et indiquant que la réponse à une question posée précédemment est fausse, comme on le verra ci-après Ainsi, le compteur 26 permet de continuer l'étude des textes, si tous les autres moyens pour faire avancer les textes ont échoué, sauf en cas de réponse fausse. Par ailleurs, les compteurs 25 et 26 ne sont autorisés à compter que si l'appareil n'est pas en pause (manuelle ou auto mastique3 et que si le code 2 est présent avec, pour le compteur 25, la condition supplémentaire qu'une réponse exacte est fournie à une question antérieure. A cet effet, la borne 16 sur laquelle apparat le code 2 qui permet, dès la fin d'un texte, de faire passer à la diapositive et au texte suivants, est reliée à une mémoire 29 dont la sortie est réunie à l'une des entrées d'une porte OU 30 dont l'autre entrée est reliée à une borne 31 sur laquelle apparaît un signal indiquant que la réponse à la question antérieure est exacte. La sortie de la porte 30 est reliée à l'une des entrées d'une porte ET 32, dont la sortie commande le comptage du compteur 25 et dont l'autre entrée, est réunie à une borne 33, sur laquelle apparalt un signal indiquant que l'appareil n'est pas en pause. Le comptage du compteur 26 est, par ailleurs, commandé par une porte ET 34 dont l'une des entrées est reliée à la borne 33 et l'autre à la sortie de la mémoire 29. On voit ainsi que, gracie au code 2, l'avance des diapositives et du texte est automatique à la fin d'un texte, soit trois secondes après celle-ci, soit trente secondes après le début du texte, suivant la vote qui fonctionne, à condition que l'appareil soit en pause et qu'une réponse exacte à une question ait été donnée. La figure 3 illustre le traitement des codes 3, 4 et 5 correspondant à des réponses possibles à une même question contenue dans un texte enregistré Ls dispositif de la figure 3 comporte un comparateur 35 avec une borne de sortie 28 indiquant que la réponse est fausse et une borne de sortie 31 indiquant que cette réponse est bonne. Ce comparateur 35 comporte trois paires d'entrées. A la première paire d'entrées sont reliés. à travers une mémoire 36, la borne 17 sur laquelle apparaît le code 3 et un premier organe de réponse possible R1. De mêms, aux autres paires d'entrées sont respectivement reliés, à travers des mémoires 37 ou 38, les bornes 18 et 19 sur lesquelles apparaissent les codes respectifs 4 et 5 et un second et un troisième organes de réponse possible R2 et R3. Lorsqu'une question est posée dans un texte, le code de réponse correspondant est envoyé au décodeur 14 et par suite au comparateur 35. Si la personne qui se sert de la machine appuie sur un organe R1, R2 ou R3 qui correspond à ce code de réponse, un signal de réponse exacte apparaît sur la borne 31. Si, au contraire, ladite personne appuie sur les organes R1,R2 ou R3 qui ne correspondent pas à ce code de réponse, n signal de réponse fausse apparaît sur la borne 28. Bien entendu, les signaux apparaissant sur les bornes 28 et 31 peuvent être utilisés pour actionner des témoins lumineux ou sonores. Le code 6, ou code de pause de l'appareil. apparaissant à la borne 20 est transmis (voir figure~4), à travers une mémoire 39 à l'une des entrées d'une porte OU 40, dont l'autre entrée est commandée par l'organe manuel P et dont la sortie actionne un relais 41 de mise en pause. Par ailleurs, le signal apparaissant à la sortie de la porte 40 est appliqué à des inhibiteurs 42 et 43 commandés respectivement par des organes manuels AV et ARt destinés à la commande manuelle d'avancs ou de recul d'un pas des textes et des diapositives. Ainsi, les signaux d'avance ou de recul apparaissant respectivement sur les bornes 44 et 45 ne sont délivrés à des organes moteurs, par exemple à des électroaimants (non représentésl, que si l'appareil n'est pas en pause. REVENDICATIONS 1.- Machine à enseigner comportant au moins un dispositif de lecture de textes séparés enregistrés sur un support d'enregistrement et munie d'organes de commande manuels, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens susceptibles soit d'effectuer certaines opérations automatiquement, soit d'empêcher ou de permettre certaines opérations normalement effectuées à partir desdits organes de commande et commandées par des informations codées enregistrées sur ledit support d'enregistrement. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que certains des organes manuels sont associés à des réponses possibles à des questions posées dans lesdits textes et en ce qu'elle comporte des moyens commandés par lesdites informations codées et susceptibles d'une part d'empêcher, en cas de-fausse réponse, l'avance des textes tant que l'organe manuel correspondant à la réponse exacte n'a pas été actionné et, d'autre part, de permettre, lorsque ce dernier organe manuel a été actionné, le passage au texte suivant. 3.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée on ce qu'elle comporte des moyens commandés par lesdites informations codées et susceptibles d'effectuer l'avance différée d'un pas des textes, après commande sur un organe manuel associé. 4.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, comportant des organes manuels d'avance et de recul d'un pas desdits textes, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens commandés par lesdites informations codées et susceptibles de mettre automatiquement en pause ladite machine, tout en inhi bant liaction desdits organes manuels d'avance et de recul des textes. 5.- Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée on ce qu'elle comporte des moyens commandés par lesdites informations codées et susceptibles d'effectuer l'avance automatique d'un pas des textes à la fin de l'un de ceux-ci, à condition que ladite machine ne soit pas en pause et qu'une réponse exacte ait été donnée à une éventuelle question antérieure. 6.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour courtcircuiter le haut-parleur du dispositif de lecture pendant la lecture, par celui-ci, desdites informations codées. 7.- Machine selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisée en ce que la partie significative de chaque information codée particulière est répétée deux fois consécutives, les deux parties d'une information étant comparées avant que celle-ci soit utilisée. 8.- Machine selon l'uns quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de mémorisation dans lesquels sont emmagasinés lesdites informations entre leur lecture et leur utilisation. 9.- Machine selon la revendication 5. caractérisée en ce que lesdits moyens comportent un compteur dont le temps de comptage est faible et légèrement supérieur à un silence prolongé d'un texte, ledit compteur étant automatiquement remis à zéro par le son émis par le dispositif de lecture. 10.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que lesdits moyens comportent un compteur dont le temps de comptage est légèrement supérieur à la durée d'un texte ledit compteur étant automatiquement bloqué tant que la réponse à une éventuelle question est fausse. 11.- Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la machine comporte des moyens de projection dtimages associées auxdits textes, lesdits moyens étant synchronisés avec le dispositif de lecture.