La présente invention concerne un procédé pour la teinture et l'impression de polyamides synthétiques à l'aide de colorants- du type des phtalocyanines métallisées portant des groupes sulfo ou des groupes sulfonamides éventuellement substitués, le procédé se caractérisant en ce que l'on soumet les polyamides synthétiques teints ou imprimés à un traitement subséquent en milieu alcalin. Le traitement subséquent est avantageusement effectué à un pH de 8 à 12, de préférence à un pH de 10, et à des températures de 90 à 1300C, de préférence de 96 à 100au. Le traitement subséquent peut être effectué immédiatement après la teinture ou l'impression, ou après fixation des colorants, dans le même bain de teinture ; cependant, on peut aussi effectuer ce traitement subséquent, après teinture ou impression ou après fixation des colorants, dans un second bain de teinture. La teinture ou l'impression peut être effectuée par des techniques usuelles. Cependant, on traitera de préférence des teintures obtenues par le procédé dit par épuisement", en bain long. Dans le procédé par épuisement, la matière à teindre est avantageusement introduite à une température comprise entre 15 et 20cl, c'est-à-dire la température ambiante, et 80 900 C, de préférence entre 20 et 600C, dans le bain de teinture ; elle est portée en 15 à 60 minutes environ à la température de teinture, ctest-à-dire la température du bouillon, et teinte en une durée d'environ 15 mn à 2 à 3 heures. La température de teinture peut varier par exemple de 60 à 140 C, elle est de préférence de 1300C au maximum. Aux températures supérieures à 100 oc on opère avantageusement dans des appareils sous pression (autoclaves de teinture). On peut ajouter au bain de teinture les produits auxiliaires usuels, par exemple un acide organique comme l'acide acétique ou l'acide formique, ou des sels comme le sulfate de sodium. Mais on peut également soumettre au traitement subséquent une teinture réalisée par foulardage. Dans ce procédé, on utilise de préférence un bain de foulardage contenant un agent épaississant résistant aux acides comme la farine de caroube, en quantité allant par exemple jusqu'à 10 g par litre du bain de foulardage. On peut également utiliser des agents coacervants tels que décrits par exemple dans les brevets français Nos 1.300.494 et 1.312.787. Le bain de foulardagé est de préférence réglé à un pH d'environ 7 à 4. Le foulardage s'effectue avantageusement à température ambiante ou légèrement au-dessus, par exemple à une température de 15 à 60 C ; la matière imprégnée est essorée, par exemple au taux d'exprimage de 50 à 400 % > soumise éventuellement à un séchage intermédiaire, après quoi on fixe le colorant par vaporisage à une température de 98 à 102"C, en une durée de 1 à 20 mn, ou à une température de 102 à 1300C, à la vapeur surchauffée sous pression ou non, en une durée de 10 secondes à 5 mn environ. Les colorants peuvent également être fixés à l'aide d'un bain acide chaud. On introduit avantageusement la matière imprégnée du bain de teinture à une température de 80 à 980C dans le bain acide dont le pH peut aller par exemple de 7 à 3. I1 s'est avéré particulièrement avantageux de soumettre d'abord la matière teinte à un court traitement à la vapeur pour provoquer une fixation partielle du colorant avant de terminer cette fixation dans le bain acide chaud. Pour l'impression, on utilise une pâte d'impression qui, en dehors des colorants, peut contenir un agent épaississant comme la farine de caroube ou la gomme de caroube. La pâte d'impression est appliquée au moyen de pochoirs ou de cylindres l'impression est éventuellement soumise à un séchage intermédiaire et le colorant est fixé, par exemple par vaporisage, comme indiqué pour le bain de foulardage. Les polyamides synthétiques sont surtout des produits de polycondensation d'acides organiques dibasiques, de préférence des acides carboxyliques organiques comme les acides adipique ou sébacique, et de l'hexaméthylène diamine, ou des produits de polycondensation de l'acide oméga-amino undécylique ou de l'epsilon-caprolactame (c"est-à-dire par exemple les polyamides synthétiques "6", "66", "610 "11" et "6/66"). Le traitement alcalin subséquent peut être réalisd en solution aqueuse ou en solution hydro-organique en présence de carbonates alcalins ou d'hydroxydes alcalins comme le carbonate de sodium ou de potassium ou l'hydroxyde de sodium ou de potassium. On utilise avantageusement pour la teinture des colorants du type phtalocyanine de cuivre ; mais on peut également utiliser des colorants du type phtalocyanine de cobalt, de nickel, de manganèse, de fer ou d'aluminium. On obtient des teintures particulièrement bonnes lorsqu'on utilise des colorants du type phtalocyanine de cuivre hydrosoluble portant en position 4 un groupe acide sulfonique et ne contenant pas de reste "réactif". Les colorants utilisés sont connus. Ils peuvent être préparés par exemple par condensation d'acides phtaliques sulfonés avec l'acide phatique ou ses dérivés, en faisant suivre éventuellement d'une sulfonation. Les restes sulfonamides sont par exemple des restes alkylsulfonamides ou arylsulfonamides. La teinture des polyamides synthétiques à l'aide de colorants de phtalocyanine est connue d'une manière générale. Mais le traitement alcalin subséquent de teintures turquoises par phtalocyanines sur des polyamides synthétiques n'était pas usuel antérieurement et il est tout à fait surprenant que ce traitement subséquent donne des teintures plus pures et plus rouges. Les solidités, et en particulier la solidité à la lumière, sont également améliorées. Ainsi par exemple la solidité à la lumière est améliorée d'environ 2 points. Le brevet français NO 1.313.698 décrit l'impression de fibres textiles, entre autres de fibres de polyamides synthétiques, à l'aide de colorants du type phtalocyanine de cuivre, le procédé se caractérisant en ce que l'on utilise, pour améliorer l'aptitude à la teinture, des aminoplastes qu'on durcit en fin d'opération de teinture par des catalyseurs acides. Après la fixation (durcissement), la matière textile traitée est lavée à tiède et le bain de lavage peut être additionné d'un composé alcalin comme le carbonate de sodium. Contrairement à ce procédé, le procédé de teinture conformément à l'invention ne dépend pas de la présence et du durcissement subséquent d'aminoplastes et ne peut donc être comparé au procédé de teinture décrit dans le brevet français NO 1.313.698. Les exemples qui suivent illustrent l'invention. Dans ces exemples, les parties et les pourcentages s'entendent en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 On traite 100 parties de polyamide -6 texturé pendant 15 mn à 700C dans un bain constitué de 4.oxo parties d'eau 0,5 partie d'une huile de ricin fortement sulfonée (taux de sulfonation : environ 80 %) et 2 parties de sulfate de sodium. On ajoute ensuite à ce bain 0,9 partie d'un produit d'addition de 90 moles d'oxyde d'éthylène sur 1 mole de 3-stéaryl amino-propylamine et 0,5 partie de phtalocyanine de cuivre-3,3,4,4- tétrasulfonique. On chauffe ensuite le bain régulièrement en 20 à 30 mn à 98 C et on fait bouillir Jusqu a épuisement du bain. On ajoute alors au même bain du caroonate de sodium jusqu'à réglage à pH 10 et on y traite le polyamide teint pendant 15 mn. On obtient une teinture turquoise pure solide àla lumière. Si l'on supprime le traitement alcalin subséquent, la teinture est plus verte, plus trouble et la solidité à la lumière est inférieure d'environ 2 points. EXEMPLE 2 On traite 100 parties de fil texturé en polyamide 66 (en bobine) dans un appareil à teinture à circulation pendant 15 mn à 70"C dans un bain au pH de 3,5 consistant en 2.000 parties d'eau, 1 partie d'huile de ricin fortement sulfonée (taux de sulfonation : environ 80 %). On ajoute ensuite à ce bain 0,9 partie d'un produit de condensation de 90 moles d'oxyde d'éthylène sur 1 mole de 3-stéarylamino-propylamine et 1 partie de phtalocyanine de cuivre-3,3,4,4 tétrasulfonique. On chauffe le bain en 20 mn à 90 C puis on le porte lentement et régulièrement à 1150C. On teint à cette température jusqu'à épuisement. On refroidit ensuite le bain à 97 C. On règle alors le pH du bain à 10 par addition de carbonate de sodium et on traite la matière teinte pendant 20 mn à 980C. On obtient une teinture turquoise pure et saturée possédant une bonne solidité à la lumière. Si l'on supprime le traitement alcali: n, la teinture est plus verte, plus trouble, et sa solidité est inférieure d'environ 2 points. REVENDICATIONS 1.- Procédé de teinture ou d'impression de polyamides synthétiques à l'aide de colorants phtalocyaniques métallisés portant des groupes sulfo ou des groupes sulfonamides éventuellement substitués, procédé caractérisé en ce que l'on soumet les polyamides synthétiques teints ou imprimés à un traitement subséquent en milieu alcalin. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement subséquent est effectué à un pH de 8 à 12, de préférence à un pH de 10. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement subséquent est effectué à des températures de 90 à 130 C, de préférence de 96 à lOO0C. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise pour la teinture ou l'impression un colorant phtalocyanique de cuivre, de préférence un tel colorant qui porte en position 4 un groupe -S03H. 5.- Matières textiles teintes ou imprimées par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.