L'invention concerne des grues et en particulier des moyens pour déployer et replier une volée constituée par un certain nombre de sections mobiles qui sont interconnectées par un câble d'extension. 5 D'après l'invention, une grue comprend une volée ex tensible telle qu'un pylône ou une flèche qui comprend au moins trois sections, à savoir une première, une seconde et une troisième sections* dont, ■ à 1?état déployé, la première est la plus élevée des trois et la troisième la plus basse, un câble d'ex-10 tension s'étendant entre les "sections et capable, suivant qu'il est enroulé■ou.déroulé, " de provoquer le mouvement des sections l'une par rapport à l'autre pour faire varier la longueur de la volée, caractérisé par un premier mécanisme de verrouillage destiné à verrouiller la première et la seconde sections en po-^ sition de retrait mutuel contre tout mouvement relatif tandis que la première et la seconde sections sont déplacées ensemble, à l'état replié, par le câble d'extension par rapport à la troisième section pour déployer la volée; et un second mécanisme de verrouillage destiné à verrouiller la seconde et la 20 troisième sections dans leur position déployée l'une par rapport à l'autre contre tout mouvement relatif tandis que la première section est déplacée par rapport à la seconde, par le câble d'extension, pour raccourcir la volée. De préférence, le second mécanisme de verrouillage 25 peut être déverrouillé au moyen d'un câble qui lui est relié et qui comprend avantageusement le câble d'extension. Le premier mécanisme de verrouillage peut également être déverrouillé en exerçant une tension prédéterminée sur le câble d'extension, et de préférence ce premier mécanisme de verrouillage comprend 30 des moyens grâce auxquels on peut f^ire varier la valeur de la tension prédéterminée dans le câble d'extension pour laquelle le verrou..est déverrouillé. Ainsi, d.ais la construction suivant l'invention, un pylône est constitué par un certain nombre de sections téles-35 copiques de forme appropriée en coupe, Ij. section la plus grande étant à la base du pylône. Quand on déploie le pylône par enroulement du câble "de télescopage", la tendance est que la section la plus intérieure se soulève d'abord jusqu'à sa position déployée au maximum, puis que la seconde section h plus 4-0 petite s'élève en entraînant avec elle la plus petite section 70 04953 2 2033326 déjà déployée, et ainsi de suite. Cette séquence dans l'élévation des sections est indésirable, car lorsque chaque section successive est soulevée, elle entraîne avec elle toute les sections plus petites déjà déployées, ce qui rend l'érection très 5 instable et déploie en premier lieu les sections les plus faibles, ce qui affaiblit le pylône. En disposant des verrous suivant l'invention entre des sections voisines, on obtient le résultat que quand le câble "de télescopage" est enroulé pour soulever le pylône, la section 10 voisine de la section de base se déploie la première, avec les autres sections plus petites emboîtées, et quand cette section est totalement déployée, la section suivante plus petite se déploie, et ainsi de suite jusqu'à ce que la dernière section à se déployer soit la section supérieure. 15 De même, quand on abaisse ou replie le pylône, le poids des sections du pylône a tendance, lorsqu'on libère le câble "de télescopage", à déplacer d'abord la section de base, suivie par la section suivante la plus petite, et ainsi de suite jusqu* à ce que la dernière section à être repliée soit la plus légère, c'est-à-dire celle du sommet. Les verrous prévus entre chaque section ont pour conséquence que, pendant le repliement, la section du sommet qui est la plus légère s'emboîte d'abord dans la section suivante plus grande, puisque cette dernière section s'emboîte dans la sec-^ tion suivante encore plus grande, et ainsi de suite jusqu'à ce que la dernière section à s'emboîter soit celle qui est voisine de la section fixe de base, toutes les autres sections plus faibles étant déjà repliées. L'invention peut être mise en pratique de diverses fa-30 çons, mais oh va maintenant décrire schématiquement et à titre d'exemple un mode de réalisation particulier en se référant aux dessins annexés sur lesquels : La figure | est une vue latérale schématique d'une grue du type à pylône extensible suivant l'invention, représentée 35 partiellement déployée, et avec certaines parties-supprimées pour plus de clarté. La figure 2 montre schématiquement les.trois stages (a) (b) (c) du déploiement et du repliement des trois sections d'un pylône. 40 La figuré 3 montre de même en (a) (b) et (c) le déploie 70 04953 3 2033326 ment des trois sections d'un pylône connu. La figure 4 est une coupe horizontale du pylône. La figure 5 est une coupe verticale par 5-5 de la figure 4, avec les deux mécanismes de verrouillage en position de 5 verrouillage. La figure 6 est analogue à la figure 5 mais montre un des mécanismes déverrouillé. Si l'on se reporte d'abord à la figure 1, on voit une grue mobile comprenant un châssis 10 monté sur des roues 11 et 10 supportant une plaque tournante 12 au moyen d'un pivot 13. Sur une portion de la périphérie de la plaque tournante 12 se trouve un support 15 pour la base d'un pylône représenté d'une façon générale en 20. Le pylône est constitué de quatre sections té-lescopiquesj à savoir une section 21 fixée au support 15 et 15 trois sections 22 à 24 qui peuvent se replier l'une dans l'autre et sortir l'une de l'autre, entre une position basse et une position haute. L'extrémité supérieure de la section supérieure 24 est supportée par un câble 26 et porte des poulies 27 et 28 sur lesquelles passe un câble de levage 29• Les câbles 26 et 29 20 s'étendent vers le bas jusqu'à l'extrémité d'un bâti pyramidal 30 et descendant ensuite vers des treuils non représenté^ montés sur la plaque tournante 12. On va maintenant décrire brièvement les figures 2 et 3^ La figure 2 montre schématiquement une suite d'opérations pour 25 déployer trois sections télescopiques A, B et C suivant l'invention. La séquence de déploiement désirée est représentée dans l'ordre de gauche à droite, c'est-à-dire que, sur la figure 2(a), les trois sections sont emboîtées les unes dans les autres, sur la figure 2(b), les sections B et C sont soulevées en bloc hors 30 de la section A, et ensuite le mouvement s'effectue jusqu'à la position de la figure 2(c) par sortie de la section C hors de la section B. Ceci est en opposition avec la construction connue représentée figure 3, dans laquelle les trois sections A', B* et 35 C sont déployées d'abord dans la position de la fi-ure 3(b), c'est-à-dire dans une position dans laquelle la section intérieure C* est d'abord soulevée hors de la section B1. Ensuite, les deux sections B1 et-G' sont soulevées jusque dans la position de la figure 3(c). La tendance normale est que la séquence 40 des opérations soit celle de la figure 3» car lorsqu'on déploie 70 04953 4 2033326 le pylône, l'enroulement d'un câble "de télescopage" passant sur des poulies solidaires des diverses sections du pylône, par exemple comme le montre la figure 2, a tendance à soulever d1 abord la section la plus basse, c'est-à-dire la plus intérieure 5 et éventuellement la plus élevée, jusqu'à ce qu'elle soit dans la position complètement déployée représentée figure 3(b), ajrès quoi la seconde section la plus petite B' s'élève en entraînant avec elle la section plus petite C1. Cette séquence dans l'ordre de sections soulevées est indésirable, car lorsque chaque 10 section est soulevée, elle entraîne avec elle les sections plus petites déjà déployées» ce qui affaiblit le pylône. L'invention vise en conséquence particulièrement à prévoir des mécanismes destinés à assurer la séquence des opérations de la figure 2, c'est-à-dire au moment du déploiement 15 le mouvement des sections du pylône d'abord de la figure 2(a) à la figure 2(b), pais à la figure 2(c), et la séquence inverse, c'est-à-dire d'abord de la figure 2(c) à-la figure 2(b), puis à la figure 2(a), lorsqu'on replie le pylône. Ce repliement se fait également en opposition avec la séquence naturelle des opé«-20 rations dans les constructions connues, car en général, lorsqu* on replie un pylône, le poids des sections a tendance, lorsqu' on relâche le câble "de télescopage", à ce que les sections passent d'abord de la position de la figure 3(c) à celle de la figure 3(b), puis de la figure 3(b) à la figure 3(a). 25 La figure 2(c), de même que la figure 1, montre sché matiquement la forme de deux mécanismes de verrouillage au moyen desquels on réalise cette succession d'opérations. Un câble "de télescopage" 31 passe sur une poulie 32 à l'extrémité supérieure de la section A du pylône de la figure 2, puis 30 sur deux poulies 33 à l'extrémité inférieure de la section B, et remonte à des poulies semblables à l'extrémité supérieure de la section B et à l'extrémité inférieure de la section C. Sur la face inférieure de chacune des sections B et C se trouve un crochet 35 destiné à coopérer avec une détente 36 située 35 à l'extrémité inférieure de la section plus basse, la plus voisine. Les détails de la coopération de ces crochets et de ees détentes pour constituer un des mécanismes de verrouillage sont représentés sur les figures 4 à 6 et seront décrits ci—après. Si l'on se reporte aux figures 1 et 2, on voit que 40 chaque section du pylône qui sort d'une section inférieure pos- BAD ORIGINAL 70 0U953 5 2033326 sède des mécanismes de verrouillage 41 au moyen desquels le pylône est fixé dans sa position déployée de façon à ne pouvoir s'abaisser pour rentrer dans la section située au-dessous. Ces mécanismes de verrouillage 41 sont disposés de façon que des 5 verrous 40 qui maintiennent les sections déployées soient effacés dans l'ordre voulu pour assurer l'abaissement des sections du pylône dans l'ordre indiqué sur la figure 2. Ici encore, la façon dont les mécanismes 41 libèrent les verrous 40 dans l'ordre convenable sera décrite avec référence aux figures 10 4 à 6. Si l'on se reporte maintenant à la figure 4, on voit une partie des trois sections 21, 22 et 23 du pylône représenté figure 1. Comme on peut le constater, chacune des sections est rectangulaire en plan et est formée par des montants 15 d'angle 45 reliés par des traverses 46 et des entretoises tubu-laires diagonales 47.Comme le montre la figure 5» la section 23 est représentée dans sa position la plus basse, logée à l'intérieur de la section 22, et à cet effet la section 23 repose sur des supports 50 fixés à la section 22. Cette dernière section 20 est toutefois représentée en position élevée par rapport à la section extérieure la plus basse 21. En d(autres "termes, la figure 5 représente les positions relatives des sections schématiques A à C de la figure 2(b). Pour maintenir les sections dans cette position, les verrous 40 sont au nombre de quatre, 25 un à chaque angle, et s'accrochent sur des traverses 51 de la section 21. Par suite, à ce stade, le câble 31 peut être relâché, et le pylône reste dans la position représentée, le câble 31 est représenté comme passant autour de deux poulies 33 fixées à l'extrémité inférieure de la section 22, la poulie 30 33 à gauche de la figure 5 étant située un peu plus vers l'intérieur que la poulie de droite, pour une raison qui sera expliquée ci-après. La figure 5 montre, à une échelle beaucoup plus grande, le crochet 35 qui fait saillie vers le bas depuis l'extré-35 mité inférieure de la section 23 et sa détente associée 36 qui est pivotée en 34 à la section 22- La détente 36 comprend deux plaques latérales parallèles 36A représentées sur les figures 4 et 5. Une goupille transversale de verrouillage 37 s'étend entre les plaques latérales de la détente 36. Cette goupille 40 coopère avec un épaulement 38 du crochet 35 lorsque les pièces 70 04953 6 2033326 sont dans la position de liaison représentée sur les figures 4 et 5. La détente 36 est sollicitée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (figure 5) par un ressort 55 qui s'étend entre une butée 56 sur l'extrémité supérieure de la détente 36 5 et une monture réglable 57 fixée à une des entretoises 47 de la section 22. L'extrémité inférieure du crochet 35 possède une partie inclinée 48 qui s'étend vers le bas et forme une rampe 39 destinée à coopérer avec la goupille 37. En conséquence, quand la section 23 est abaissée dans la section 22, la gou-10 pille 37 vient en prise avec la rampe 39 et déplace la détente 36 dans le sens des aiguilles d'une montre, en comprimant le ressort 55, jusqu'à ce que la goupille 37 puisse venir en prise avec la surface 38 du crochet 35. La séparation de la goupille 37 et de la surface 38 ne peut se faire que par compression du 15 ressort 55, et comme on le verra, les différentes forces des ressorts dans les diverses sections déterminent la séquence dans laquelle les sections se séparent. On a fait référence d'une façon générale aux mécanismes de verrouillage 41 des figures 1 et 2. Un de ces mécanismes va 20 maintenant être décrit en détail avec référence aux figures 4 et 5. Il comprend une barre de déverrouillage formée par deux plaques verticales parallèles 60 maintenues espacées comme le montre la figure 4 par des organes appropriés. Les verrous 40 sont libérés au moment voulu par la barre de déverrouiliage. 25 A leurs extrémités de gauche, les plaques 60 formant cette bar^e sont interconnectées par un rouleau 40 autour duquel passe un brin du câble 31 comme le montrent les figures 5 et 6. Dans la position verrouillée des crochets 40 de la figure 5» la barre constituée par les deux plaques 60 est dans une 30 position telle que le brin du câble 31 passant sur le rouleau 61 soit légèrement coudé comme on le voit en 62. En conséquence, une tension exercée sur le câble à ce moment tend à obliger la section coudée 62 à se redresser pour prendre une position rectiligne verticale, ce qui tend à déplacer la barre'constituée 35 par les plaques 60 vers la gauche de la figuré 5, jusqu'à la position représentée figure 6. Les quatre verrous 40 sont formés chacun p^r l'extrémité supérieure crochue d'un bras vertical 65 d'un levier de sonnette 66 pivoté en 72 au montant d'angle adjacent. Le levier 40 coudé 66 possède un bras inférieur 67 sensiblement horizontal, 70 04953 7 2033326 et les paire3 de verrous 4-0 représentées figure 5 sont obligées de coopérer l'une avec l'autre par une interconnexion représentée de façon générale en 68 sur la figure 5. Cette interconnexion comprend une languette 69 sur un des leviers coudés, qui 5 coopère avec un logement 70 de l'autre pour permettre le pivotement des deux leviers 66 autour de leurs pivots horizontaux 72. Le levier 66 à droite de la figure 5 est relié à un levier coudé correspondant pour le crochet 40 de l'autre côté du bâti de cette section au moyen d'une tige 75. Une tige analogue 76 1®, s'étend entre l'extrémité supérieure du levier 66 à gauche de la figure 5 et la position correspondante du levier analogue à l'angle supérieur gauche de la figure 4. Pour chaque paire de leviers coudés 66 d'un côté du pylône, on a prévu un ressort de compression 77 qui, par l'in-15 termédiaire d'une plaque 78, prend appui contre des goupilles 79 et 80 fixées aux bras 67 des leviers coudés au voisinage de la connexion 68. Le rôle du ressort 77 est de solliciter vers le haut les extrémités des bras 67 et, par suite, de solliciter les verrous 40 vers l'extérieur dans la position de travail de 20 la figure 5. La figure 6 montre les verrous 40 effacés vers l'intérieur en position de déverrouiliage. Ce mouvement a été causé par une mise sous tension du câble 31 de façon à faire disparaître la région coudée 62 de la figure 5, c'est-à-dire que le 25 brin de câble voisin du rouleau 61 situé à l'extrémité gauche de la barre formée par les deux plaques 60 est sensiblement vertical. Pour permettre un tel déverrouillage des verrous 40 par le mouvement vers la gauche des plaques 60, ces plaques sont pourvues chacune d'encoches alignées semblables 84 tra-30 cées dans leur face inférieure et disposées de façon à se trouver au-dessus de la traverse 75. En conséquence, le mouvement vers la gauche des bras 60 entre les positions de la figure 5 et de la figure 6 tire le levier 66 de droite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en êntraînant avec lui le 35 levier coudé situé du côté opposé du bâti, en raison de l'interconnexion réalisée par la tige 75. Les interconnexions entre les paires de leviers coudés formées par les languettes 69 et les logements 70 produisent un mouvement correspondant des leviers coudés du côté gauche. Ainsi, le levier coudé représenté à la 40 gauche de la figure 6 se déplace, dans le sens des aiguilles d1 70 04953 8 203332(5 2033326 une montre autour de son pivot 72, de façon à déverrouiller de manière analogue le verrou 40. Entre les plaques 60 se trouve une seconde monture 85 pour un ressort, monture munie d'une vis de réglage 86. Entre 5 la monture 85 et une plaque 87 fixée à la détente 36 se trouve un ressort de compression 88. Ce ressort tend donc à être comprimé quand les plaques 60 passent de la position de la figure 5 à celle de la figure 6 et tend à ramener les plaques 60 vers la droite. Les plaques 60 traversent un support 90 dans le bâti 10 de la section 22. A cet effet, le support 90 est percé d'une ouverture 91. L'ouverture 91 ne permet pas seulement le eoulis-sement horizontal des plaques 60, mais également un basculement de ces plaques jusqu'à la position représentée en traits mixtes sur la figure 6. La raison de ce basculement sera décrite briè-15 vement. Le fonctionnement de la grue est le suivant : si l'on considère d'abord la déconnexion de deux .sections déployées du pylône, comme c'est nécessaire pendant le repliement de ce pylône, on supposera tout d'abord que les sections supérieures 20 23 et 24 ont été repliées dans leur position voulue à l'intérieur de la section 22, bien que la section 24 ne soit pas représentée figure 5 pour plus de clarté. Il est ensuite nécessaire de libérer les verrous 40 de la figure 5 pour permettre aux sections 22 à 24 d'être abaissées en bloc dans la section 21. Etant donné 25 que les verrous 40 ont des extrémités en saillie 92 qui surplombent la surface extérieure des traverses associées 51, il est clair que les verrous 40 ne peuvent pas être effacés vers l'intérieur à moins que les trois sections 21 à 23 ne soient soulevées légèrement. Par suite, quand le câble 31 est mis sous ten-30 sion, il est d'abord nécessaire d'élever la tension à une valeur telle que se produise un léger soulèvement des sections 22 à 24 comme le montre la figure 6, de façon que les parties surplombantes 92 soient horizontalement à une certaine distance des traverses 51. La tension du câble 31 attire alors les plaques 60 35 vers la gauche, et la venue en prise des encoches 84 de ces pla-ques et des tiges 75 libère les verrous 40, c'est-à-dire les dé-place jusqu'à la position de la figure 6. La tension du câble 31 peut alors être réduite progressivement pour permettre aux sections 22 à 24 de retomber en bloc dans la section 21. Il y 40 a toutefois une tension suffisante dans le câble pour maintenir 70 04953 9 2033326 les verrous 40 dans leur position déverrouillée pendant l'abaissement initial des sections de pylône. Toutefois, lorsque les verrous 40 atteignent un niveau inférieur à celui des traverses 51, des plaques verticales 93 s'étendant vers le haut jusqu'au 5 niveau du sommet des traverses 51 empêchent le mouvement vers l'extérieur des verrous 40 même si la tension dans le câble disparaît. En fait, les plaques 93 maintiennent les verrous en position de repos pendant le mouvement ascendant des sections du pylône jusqu'à ce que les verrous dépassent le sommet des •jO plaques 93 et puissent être sollicités vers l'extérieur par le ressort 77 associé. Toutefois, étant donné que pendant le soulèvement des sections du pylône il est nécessaire de maintenir une tension dans le câble 31 qui, à ce moment maintient les plaques 60 dans 15 leur position de gauche, il est nécessaire d'assurer la déconnexion des encoches 84 des plaques 60 et de la tige 75, de façon que les verrous 40 puissent se déplacer vers l'extérieur jusqu'à leur position de blocage indépendamment des plaques 60 et de la tension dans le câble quand ils atteignent le niveau 20 voulu. A cet effet, les extrémités de droite des plaques 60 portent entre elles un rouleau 95 qui coopère avec une autre plaque verticale 96 s'étendant le long du côté de la section extérieure suivante. Comme le montrent les figures 5 et 6, l'extrémité supérieure de cette plaque 96 est recourbée vers l'exté-25 rieur pour former une surface-came 97. A une des entretoises diagonales 47 au-dessus des plaques 60 est fixée une butée 98. Pendant le mouvement descendant initial de la section 22 dans la section 21, le rouleau 95 ®ient en prise avec la surface-aame 97, qui soulève les plaques 60 jusqu'à la position repré-30 sentée en traits mixtes sur la figure 6, ce mouvement étant permis par l'ouverture 91 du support 90. Ensuite, le rouleau est appliqué vers le bas à l'intérieur de la plaque 96, ce qui déplace légèrement la plaque 60 vers la gauche. La région 99 de la surface inférieure de la plaque 60 indiquée figure 6 peut 35 ensuite reposer sur la tige 75. Cette poursuite du mouvement de la plaque 60 vers la gauche déplace évidemment le rouleau à l'extrémité gauche de la plaque 60 pour l'écarter du câble 31. Il est clair que le mouvement de la plaque 60 vers sa position en traits mixtes est produit par la réaction du rouleau 95 con-40 tre la plaque 96, l'étendue du mouvement étant déterminée par 70 04953 10 2033326 la position de la butée 98. Si l'on considère maintenant le mouvement ascendant des sections du pylône, il faut se reporter à la figure 2 en conservant présent à l'esprit le fait que cette figure ne re-5 présente, par comparaison avec les autres figures, que les trois sections supérieures. La section A est donc équivalente à la section 22, la section B à la section 23 et la section C à la section 24. Dans la position de la figure 2(a), les deux séries des premiers mécanismes de verrouillage représentées 10 sont en prise mutuelle, de sorte que les crochets 35 sont en prise avec les détentes respectives 36 et les ressorts associés 55 sont comprimés. Quand une détente 36 doit être séparée du crochet associé 35, il est nécessaire que la tension dans le câble 31 surmonte la compression du ressort 55 associé. On no-15 tera que l1épaulement du crochet est incliné légèrement vers le bas pour assurer que la détente puisse transmettre une partie de la tension au ressort 55 et, quand- ce ressort est comprimé, que la détente 36 puisse être ainsi séparée du crochet 35. - 20 Etant donné qu'il est désirable que les sections B et C s'élèvent simultanément par rapport à la section A pour passer de la position de la figure 2(a) à la position de la figure 2(b), le mécanisme de verrouillage 35,36 des sections A et B doit être déverrouillé à ce moment sans que le verrouillage 25 35,36 des sections B et D le soit lui-même. Ce résultat est obtenu en réglant de façon appropriée les vis des montures des ressorts des deux mécanismes de façon que le ressort 55 du mécanisme agissant entre les sections A et B sur la figure 2(b) ou entre les sections 21. et 22 dans le mode de réalisation effec-30 tif décrit soit d'abord libéré. Pour donner un exemple de la charge qui pourrait être nécessaire sur les deux ressorts de tels mécanismes, et en supposant que chaque section de pylône pèse 2/3 de tonne, elle peut être arbitrairement choisie, et la charge requise pour li-35 bérer le ressort de la détente inférieure est de 1/3 de tonne. Etant donné que la charge à exercer sur le câble pour libéirer cette détente comprend également le poids de par exemple deux sections au-dessus d'elle, la tension totale nécessaire pour soulever ces deux sections contre l'action du res-40 sort est de 5/3 de tonne. Lt~ tension dans le câble revient alors 70 04953 n 2033326 à 4/3 de tonne pour soulever les deux sections en bloc par rapport à la section inférieure. Quand elles ont atteint leur position la plus élevée, il est nécessaire de libérer le ressort supérieur. La charge de soulèvement nécessaire doit être 5 supérieure à une tonne. On arrive à ce résultat en soustrayant la charge de la section supérieure de la charge ou de la tension de soulèvement dans le câble au moment de la libération du mécanisme inférieur, c'est-à-dire 5/3 de tonne moins 2/3 de tonne. 10 Ainsi, dans cet exemple, la charge nécessaire pour libérer le ressort inférieur est de 1/3 de tonne, et la charge pour libérer le ressort supérieur est de 5/3 de tonne. Des calculs analogues peuvent être effectués pour un nombre quelconque de sections de pylône. 15 En conséquence, l'invention réalise une grue télesco- pique dans laquelle les mécanismes de verrouillage incorporés assurent que la section la plus élevée est d'abord repliée et est suivie ensuite par le repliement l'une après l'autre des sections inférieures adjacentes. Au. moment du déploiement du 20 pylône, la section la plus inférieure des sections mobiles est d'abord déployée en entraînant avec elle les autres sections télescopées, après quoi ces autres sections sont déployées à leur tour, la section supérieure étant déployée la dernière. 70 04953 12 2033326 REVENDICATION S 1 - Grue possédant une volée extensible qui comprend au moins trois sections, à savoir une première, une seconde et une troisième sections, dont, à l'état déployé, la première est 5 la plus élevée des trois et la troisième la plus basse, un câble d'extension s*étendant entre les sections et capable, suivant qu'il est enroulé ou déroulé, de provoquer le mouvement des sections l'une par rapport à l'autre pour faire varier la longueur de la volée, caractérisée par un premier mécanisme 10 (35,36) destiné à verrouiller la première (C) et la seconde (B) sections en position de retrait mutuel contre tout mouvement relatif tandis que la première (C) et la seconde (B) sections sont déplacées ensemble, à l'état replié, par le câble d'extension (31) pa£ rapport à la troisième section (A) pour déployer 15 la volée; et un second mécanisme (40,4-1) destiné à verrçuiller la seconde (B) et la troisième (A) sections dans leur position déployée l'une par rapport à l'autre contre tout mouvement relatif tandis que la première section (D) est déplacée par rapport à la seconde,(B), par le câble d'extension, pour raccourcir 20 la volée. 2 - Grue suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le second mécanisme de verrouillage (40,41) peut être libéré au moyen d'un câble qui lui est relié. 3 - Grue suivant la revendication 2, caractérisée en 25 ce que le câble qui sert à libérer le mécanisme est le même que le câble d'extension (31)• 4 - Grue suivant une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le premier mécanisme de verrouillage (35*36) est déverrouillé en exerçant une tension prédéterminée 30 sur le câble d'extension (31)• 5 - Grue suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le premier mécanisme de verrouillage (35,36) comprend des moyens réglables (57) grâce auxquels la valeur de la tension prédéterminée du câble d'extension (31) à laquelle le mécanisme 35 de verrouillage est déverrouillé peut être modifiée. 6 - Grue suivant une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée par deux séries de premiers mécanismes de verrouillage (35,36) dont l'une relie la première (C) et la seconde (B) sections, et dont la seconde relie la seconde (B) et la 40 troisième (A) sections. 70 04953 13 2033326 7 - Grue suivant la revendication 6, caractérisée ce que chaque série de premiers mécanismes de verrouillage (35,36) possède un dispositif réglable qui comprend un res' sort réglable (55).