Serrure, en particulier serrure a barillet. La présente invention se rapporte à une serrure, en particulier une serrure à barillet, comportant un cylindre et un barillet pouvant tourner dans un alésage du cylindre et dans laquelle pour le déverrouillage et le verrouillage de la serrure, il est prévu des arrêts à goupilles montés déplaçables dans des alésages aménagés dans le barillet et le cylindre et traversant les surfaces de séparation entre ces derniers. Selon l'invention, la serrure est caractérisee par le fait qu'un ou plusieurs blocages sont prévus au niveau des surfaces de séparation dans la zone des alésages recevant les goupilles. Les blocages peuvent être réalisés sous des formes les plus diverses. Selon une caractéristique de l'invention, la goupille du cylindre est munie, en tant que blocage, d'un téton faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation et s'engageant dans un évidement correspondant de la goupille du barillet. Dans une autre version de l'invention, les surfaces de séparation peuvent être réalises étagées, Par ailleurs, dans le cylindre, on peut prévoir des goupilles cannelées disposées sensiblement parallèlement aux goupilles du cylindre et faisant saillie dans- des rainures annulaires du barillet. Le blocage peut être une goupille cannelée montée fixe dans le cylindre, faisant saillie tangentiellement dans une rainure annulaire du barillet et pouvant etre éventuellement aussi en deux parties, ces deux parties étant munies au niveau de leurs extrémités pénétrant dans la rainure annulaire de pointes tournées l'une vers l'autre. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, on peut prévoir en tant que blocage un anneau de retenue placé dans une gorge annulaire du barillet et faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation pour s'engager dans une fente radiale du cylindre. On peut aussi prévoir une bague élastique dépassant des surfaces de séparation à l'état détendu et guidée dans des rainures opposées du cylindre et du barillet.Pour finir, on peut prévoir comme blocage une petite feuille déplaçable radialement vers l'extérieur, sous l'action de ressorts1 dans une fente radiale du barillet et guidée dans une rainure annulaire du cylindre. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description de quelques modes de réalisation pris comme exemples, mais non limitatifs, et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 représente, en coupe longitudinale médiane dans le plan des goupilles d'arrêts la moitié gauche d'une serrure à double barillet; les figures 2 à 11 représentent pour les différents modes de réalisation de l'invention des sections agrandies des surfaces de séparation entre le barillet et le cylindre dans la zone des goupilles d'arrêt. La présente invention a pour objet de rendre plus difficile ou d'empêcher les effractions des serrures à barillet. Dans les serrures à barillet classiques, (figure 1), il est possible dans le plan des goupilles d'arrêt de perceur avec un foret 30 la zone des surfaces de séparation 6,7 et de pratiquer par exemple une ouverture s'étendant jusqu'au premier arrêt à goupilles 4,5. Par cette ouverture, on peut maintenant dans un but d'effraction introduire une petite feuille d'environ 0,1 mm d'épaisseur entre les deux surfaces de séparation 6 et 7 du barillet 3 et du cylindre 1. Pour des raisons de technique de fabrication, il est très difficile de réduire le je; entre le barillet et le cylindre de façon à empêcher l'introduction d'une telle petite feuille. Si l'on enfonce la petite feuille (désignée par 31 sur la figure 2), cette petite feuille bute contre ia goupille 4 qui, lorsqu'aucune clef n'est engagée1 est maintenue dans la position de repos supérieure par la force des ressorts 32 des goupilles. En introduisant un outil d'effraction approprié dans le canal 33 de la clef, on peut à partir du haut exercer une pression sur cette goupille d'arrêt (flèche 34). La goupille d'arrêt 4, 5, est alors repoussée vers le bas suffisamment loin pour que la petite feuille 31 puisse pénétrer dans la séparation 35 de la goupille. En enfonçant encore plus avant la petite feuille 31, on arrive à la goupille d'arrêt suivante dont la séparation peut être à nouveau déterminée de la façon précitée. Dès que la petite feuille a été poussée à travers toutes les séparations des goupilles d'arrêt, on peut ouvrir la serrure. Dans le premier exemple de réalisation (figure 2), on empêche le déverrouillage au moyen d'une petite feuille 31 en munissant la goupille 4 du cylindre d'un téton de blocage 10 faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation 6,7 et s'engageant dans un évidement conique 11 de la goupille 5 du barillet. Comme on peut le voir sur cette figure 2, il n'est maintenant plus possible de faire passer la petite feuille 31 par la séparation entre la goupille 4 du cylindre et la goupille 5 du barillet, attendu que la petite feuille vient buter sur la partie du tourillon de blocage réalisée en forme de cylindre et traversant les surfaces de séparation 6,7.Dans la serrure selon la figure 1, un ou plusieurs des arrêts à goupille peuvent être remplacés par les arrêts à goupille selon la figure 2. fl est préférable que ce soit la troisième ou la quatrième goupille d'arrêt à partir de la gauche qui soit réalisée selon la figure 2. En variante du mode de réalisation selon la figure 2, le téton de blocage 10 peut également présenter une autre forme, par exemple être hémisphérique. Le téton de blocage 10 peut aussi être introduit dans la goupille 4 du cylindre sous la forme d'un boulon séparé. Dans l'exemple de réalisation selon la figure 3, la surface de séparation 6,7 entre le barillet et le cylindre est réalisée étagée pour constituer le blocage. L'etagement 12,13 est placé entre deux goupilles d'arrêt. L'étagement est réalisé par le fait que dans le cylindre, l'alésage 2 recevant le barillet est lui aussi réalisé étagé de sorte que le barillet lui-même comporte un décrochement. Dans ce mode de réalisation selon l'unvention, l'introduction d'une petite feuille entre les surfaces de séparation 6,7 est empêchée par 1' l'épaulement 13. Sur la figure 4, au lieu d'un étagement circulaire 13, on engage une goupille cannelée 15 entre deux goupilles d'arrêt voisines de façon que par son extrémité elle fasse saillie audessus des surfaces de séparation 6,7 et s'engaae dans le barillet 3. Pour pouvoir lors du blocage ou du déblocage tourner le barillet, il faut que ce dernier comporte une gorge annulaire correspondante 14. Dans l'exemple de réalisation selon les figures 5 et 6, la goupille cannelée 17 est disposée perpendi culairement au plan des goupilles d'arrêt, de sorte que sa section transversale traverse les surfaces de séparation 6,7. Dans ce mode de réalisation également, une gorge annulaire 16 aménagée dans le barillet permet la rotation de ce dernier lors de l'actionnement de la serrure. Comme on peut le voir sur la figure 6, la goupille cannelée 17 est de préférence montée fixe dans le cylindre 1. Cette figure 6 représente une coupe suivant VI-VI de la figure 5. En variante du mode de réalisation selon les figures 5 et 6, la goupille cannelée peut également être en deux parties (voir figure 7), les deux parties 18,19, étant munies de pointes 36 tournées l'une vers l'autre au niveau de leurs extrémités pénétrant dans la gorge annulaire 16, Le mode de réalisation selon la figure 7 admet de façon avantageuse une épaisseur un peu plus grande de la goupille cannelée dont l'épaisseur est sinon limitée par la distance séparant les deux arrêts à goupilles voisins. Sur la figure 8, on prévoit en tant que blocage une bague de retenue 22 insérée dans une gorge annulaire 20 du barillet, faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation 6,7 et s'engageant dans une fente radiale 21 du cylindre. Dans l'exemple de réalisation selon la figure 9, on prévoit un anneau élastique 25 à la place de l'anneau de retenue 22 qui entoure élastiquement le barillet 3 à l'intérieur de la gorge 20.Cet anneau élastique vient s'appliquer à l'état détendu dans une gorge 23 du cylindre et fait saillie au-dessus des surfaces de séparations 6,7 pour pénétrer dans une gorge annulaire opposée 24 du barillet Lors du montage d'une serrure selon la figure 9, on enfonce de force l'anneau élastique dans la gorge 24 après quoi on enfonce le barillet dans le cylindre jusqu'à ce que l'anneau élastique 25 vienne s'encliqueter dans la gorge annulaire 23 du cylindre. Dans le mode de réalisation selon la figure 10, on utilise comme blocage une petite feuille 29 déplaçable radialement vers l'extérieur dans une fente radiale 27 du barillet 3 sous la pression des ressorts 26 et guidée dans une gorge annulaire 28 du cylindre 1. Pour faciliter le démontage de la serrure, dans la zone de la gorge annulaire 28, on peut aménager un perçage latérale 37 à travers lequel on peut comprimer la petite feuille 29 dans la fente radiale 27 au moyen d'un poinçon non représenté. On peut alors extraire le barillet 3 du cylindre 1. La figure 11 représente ce mode de réalisation en coupe suivant XI-XI de la figure 10. L'invention n'est pas limitez aux exemples de réalisation représentés, et la forme des blocages au niveau des surfaces de séparation dans la zone des alésages recevant les goupilles, peut être adaptée aux différents cas se présentant. Plusieurs modes de réalisation peuvent aussi être simultanément utilisés pour une serrure. REVEND ICAT IONS 1. Serrure, en particulier serrure à barillet, comportant un cylindre et un barillet pouvant tourner dans un alésage du cylindre et dans laquelle pour le déverrouillage et le verrouillage de la serrure, il est prévu des arrêts à goupilles montés déplaçables dans des alésages aménagés dans le barillet et le cylindre et traversant les surfaces de séparation entre ces derniers, caractéri3ée par le fait qu'un ou plusieurs blocages (10,13,15,17,18,19,22,25,29) sont prévus au niveau des surfaces de séparation (6,7) dans la zone des alésages (8,9) recevant les goupilles. 2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, en tant que blocage, la goupille 84) du cylindre est munie d'un téton (10) faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation (6,7) et s'engageant dans un évidement correspondant (11) de la goupille (5) du barillet. 3. Serrure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'évidement (11) est conique et que'le téton de blocage (10) en face de l'évidement (11) est réalisé en forme de tronc de clone. 4. Serrure selon les revendications 2 ou 3, caractérisée par le fait que la partie, traversant les surfaces de séparation (6,7), du téton de blocage (10) est de forme cylindrique. 5. Serrure selon la revendication l,caractérisée par le fait que les surfaces de séparation (6,7) sont réalisées étagées en vue de constituer le blocage. 6. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, comme blocage, on prévoit dans le cylindre une goupille cannelée (15) disposée sensiblement parallèlement aux goupilles (4) du cylindre (1) et pénétrant dans une rainure annulaire (14) du barillet (3). 7. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, comme blocage, on prévoit une goupille cannelée (17) montée fixe dans le cylindre (1) et faisant saillie tangentiellement dans une rainure annulaire (16) du barillet (3). 8. Serrure selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la goupille cannelée est en deux parties (18,19) et que les deux parties sont munies de pointes (36) tournées l'une vers l'autre au niveau de leurs extrémités pénétrant dans la rainure annulaire (16). 9. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, comme blocage, on prévoit dans une gorge annulaire (20) du barillet (3) un anneau de retenue (22) faisant saillie au-dessus des surfaces de séparation 6 et 7 et s'engageant dans une fente radiale (21) du cylindre (1). 10. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, comme blocage1 on prévoit une bague élastique (25) faisant saillie à l'état détendu au-dessus des surfaces de séparation (6,7) et guidée dans des rainures opposées (23,24) du cylindre et du barillet 11. Serrure selon la revendication 10, caractérisée par le fait que l'on enfonce par pression la bague elastique 25 dans la rainure (24) du barillet (3) pour permettre l'engagement du barillet dans le cylindre lors du montage de la serrure. 12. Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, comme blocage, on prévoit une petite feuille (29) déplaçable radialement vers l'extérieur dans une fente radiale (27) du barillet (3) sous la pression de ressorts (26) et guidée dans une rainure annulaire (28) du cylindre (1). 13. Serrure selon l'une quelconque des revendications 5 à 12, caractérisée par le fait que les blocages sont disposés dans la zone comprise entre les alésages (8,9) recevant les goupilles. 14. Serrure selon la revendication 13, comportant cinq arrêts à goupilles, caractérisée par le fait que le blocage est disposé entre le troisième et le quatrième alésage comptés à partir du côté externe de la serrure.