Dans le brevet n" 1 599 732, déposé au nom de la demanderesse, pour "nouveau procédé de traitement des fibres cellulosiques pour améliorer les propriétés des tissus'l on a décrit un procédé de traitement des articles textiles, comportant en partie ou en totalité des fibres cellulosiques, à l'état de bourres, de fils, de tissus ou d'articles à mailles, et visant à obtenir une modification désirée des propriétés desdits matériaux textiles. Un tel procédé permet l'introduction d'une substance additionnelle à haut poids moléculaire spécifiquement dans les espaces interfibrillaires des fibres cellulosiques (coton, lin, jute, viscose, etc...) mais en évitant toute pénétration de la substance à l'intérieur des fibrilles (c'est-à-dire en évitant toute pénétration dans les espaces intermicellaires et dans les espaces intermoléculaires dans les fibrilles) et, par121, toute modification de structure au niveau des macromolécules de cellulose. Si la substance incluse topochimiquement présente le caractère d'un élastomère à module très inférieur à celui de la fibre, le module transversal de la fibre ne sera pratiquement pas modifié mais ses caractéristiques de reprise dimensionnelle des déformations de flexion seront améliorées. Plus particulièrement, le procédé décrit comporte la série d'opérations chronologiques suivantes 1) la réalisation d'un gonflement des fibres à traiter à l'aide d'une solution aqueuse d'une base minérale ou organique ou d'un rupteur d'interaction hydrogène, de concentration appropriée pour provoquer une séparation des fibrilles sans gonflement intime de celles-ci; 2) la transposition progressive de la solution aqueuse de gonflement par une série de liquides d'inclusion et ce, sans variation de l'état initial de gonflement, suivie de l'inclusion terminale d'une substance additionnelle dont la présence modifie les propriétés des fibres; notamment, pour l'objet particulier dont il est fait mention, le dernier milieu inclus comporte une substance génératrice d'élastomère et les produits d'amorçage et de catalyse d'une réaction ultérieure de polymérisation; 3) l'amorçage et la propagation de la polymérisation du monomère par un moyen approprié : processus radicalaire ou ionique, radiations actiniques ou radiochimiques, chaleur, etc... jusqu'à un stade où des propriétés élastogènes de la substance incluse se manifestent; 4) l'élimination de l'excès des réactifs - solvants monomères ou oligomeres - et des produits réactionnels secondaires, avec stabilisation des propriétés du polypore inclus par des traitements de lavage et/ou d'extraction appropriés. Or, les inventeurs ont découvert que, d'une manière inattendue, un tel procédé n'est pas uniquement limité au traitement des fibres cellulosiques à structure fibrillaire, mais qu'il peut également être étendu aux fibres synthétiques, moyennant certains perfectionnements. Les inventeurs ont constaté que, bien que n'ayant pas une structure fibrillaire comparable à celle des fibres cellulosiques, les fibres synthétiques ont néanmoins une structure en paquets de macromolécules distincts les uns des autres, accolés ensemble et que l'on peut séparer par gonflement ménagé des fibres sans désorganiser ledit réseau, en employant des agents particuliers de gonflement. Le procédé selon la présente invention comporte donc la série des opérations chronologiques suivantes 1! gonflement des fibres des articles à traiter à l'aide d'un agent de gonflement approprié, 2) transposition progressive de l'agent de gonflement par une série de liquides d'inclusion et ce, avec conservation maximale du degré de gonflement réalisé, le dernier milieu comportant, de préférence, en solution, un système amorceur d'une réaction ultérieure de polymérisation, 3) l'inclusion du monomère, réalisée de préférence en phase liquide, suivie de la propagation de la polymérisation par un moyen approprié connu en soi : processus radicalaire ou ionique, radiations actiniques ou radiochimiques, chaleur, etc... jusqu'à un stade où des propriétés élastogènes de la substance incluse se manifestent, 4) l'élimination des réactifs en excès ou des produits secondaires ainsi que de l'ho polymère superficiel par des traitements de lavage et/ou d'extraction appropriés, avec stabilisation des propriétés du polymère inclus au moyen d'un antioxydant. Les agents de gonflement peuvent etre de plusieurs types a) soit des solutions aqueuses de véhiculeurs de nature phénolique, benzotque ou benzénique, tels que phénol, o-phénylphénol, salicylate de méthyle ou d'éthyle, anisole, benzoate de méthyle, d'éthyle ou de butyle, monochlorobenzène, orthodichlorobenzène, bromobenzène, nitrobenzène, acétophénone, b) soit des solutions aqueuses d'un sel complexe KI3 (mélange équimoléculaire d'iode et d'iodure de potassium), c) soit des mélanges homogènes de solvants et de non-solvants du polymère qui constitue la fibre synthétique à traiter, tels qu'un mélange d'un des solvants suivants avec l'eau ou avec un alcool : l'acétone, le tétrahydrofuranne, le diméthylsulfoxyde, la nitrométhane aniline, l'ortho-crésol, le méta-crésol, d) soit un solvant très faible du polymère qui constitue la fibre synthétique à traiter, tel que l'acétone et autres cétones à bas poids moléculaires. La durée du prétraitement de gonflement est d'environ 3 h. Après l'étape de gonflement, on procède la transposition progressive de la solution de gonflement par une série de liquides d'inclusion et ce, en conservant le degré de gonflement réalisé; le dernier liquide d'inclusion peut contenir éventuellement en solution un système amorceur de la réaction ultérieure de polymérisation. Plus particulièrement, dans le cas où - l'agent de gonflement est du type a) ou b) et introduit l'eau dans la structure, on transpose cette eau par un solvant organique miscible à l'eau, tel un alcanol inférieur (méthanol, éthanol, propanol, etc...), l'acétone ou un solvant organique non polaire (benzene, toluène, etc...), - l'agent de gonflement est du type c) (mélange homogène de solvant et de non-solvant de la fibre à traiter), on le transpose par un solvant choisi dans le groupe comprenant l'acétone et les solvants organiques non polaires (benzène, toluène, etc...), - l'ragent de gonflement est du type d) (solvant très faible de la fibre à traiter), on ne procède pas à la transposition. Quel que soit le cas, le dentier liquide d'inclusion, ou l'agent de gonflement dans le cas où il s'agit d'un solvant très faible, contient de préférence en solution un système amorceur de la réaction ultérieure de polymérisation. La transposition progressive de la solution de gonflement par des liquides d'inclusion a pour but de remplacer totalement la solution gonflante par le solvant compatible avec les conditions de polymérisation et pouvant contenir 1 'agent ou le système amorceur et ce, en conservant au maximum le gonflement initial, la rétrogradation partielle éventuellement enregistrée au cours des échanges successifs devant conduire le matériau, inclus par le solvant final, à un degré déterminé de gonflement. Le fait que l'agent ou système amorceur de polymérisation soit généralement véhiculé dans la structure fine des fibres au cours des cycles d'inclusion a pour conséquence principale un déclenchement topochimique de la polymérisation et un l'piégeage physique" des channes macromoléculaires croissantes dans la structure de la fibre matrice et ce, sans réalisation des liens chimiques, ce qui a pour corollaire de ne pas modifier son réseau. Après l'étape de transposition, on procède à l'inclusion d'un monomère qui, après polymérisation, conduit à un élastomère à bas module élastique initial et à température de transition vitreuse faible, non lié ou très partiellement lié géométriquement aux éléments de la structure de la fibre matrice environnante et comportant éventuellement dans le motif monomère générateur des atomes ou des fonctions chimiques à caractère et propriétés spécifiques (adhérisation, hydrophilie, hydrophobie, ignifuge, chromophore, etc...). Le polymère inclus dans la structure fine de la fibre doit avoir un module élastique initial de l'ordre de 1 à 10.102 kg/cm2, alors que le 4 de la fibre non traitée peut varier de 2 module de la fibre non traitée peut varier de 3 à 100.104 kg/cm et ce, de polymère inclus sorte que le rapport des modules ne puisse être supérieur à fibre matrice 1/20, afin de ne pas augmenter, voire afin de diminuer légèrement, le module élastique initial global de la fibre traitée par rapport à la fibre témoin. Le polymère inclus dans la structure de la fibre doit, par ailleurs, avoir une température de transition vitreuse variant entre 00C et - 90 C, afin que des propriétés élastomères plus ou moins marquées puissent se manifester. Comme monomère à inclure, on peut utiliser notamment l'isoprène, le butadiène ou un autre diène conjugué. On peut employer å cet effet, comme agent amorceur de polymérisation, notamment le peroxyde de benzoyle, le peroxyde de cumène, l'azo-bis-isobutyronitrile, etc... La polymérisation du monomère inclus est conduite à une température supérieure à celle de décomposition de l'agent amorceur. D'une manière générale, on opère dans l'intervalle de 20 - 140 C pendant un intervalle de temps de 12 à 72 h et dans un intervalle de pressions de 4 à 8 kg/cm. L'élimination de l'excès de réactifs et des produits réactionnels secondaires peut se faire par lavage au moyen d'un solvant organique non polaire tel que le benzène, le toluène, etc... La stabilisation des propriétés du polymère inclus est obtenue par traitement au moyen d'un agent antioxydant, par exemple du ss-naphtol, de l'hydroquinone, du t-butylcrésol, en solution dans un alcanol inférieur. On illustre l'invention par des exemples non limitatifs qui suivent. EXEMPLE 1 Un échantillon de tissu à base de fibres de cellulose régénérée de dimensions 18 x 50 cm est immergé dans une solution 50/50 eau-acétone pendant une durée excédant 3 h, ce type de solution ayant un pouvoir gonflant spécifique sur les fibres de cellulose régénérée. Sans rincer le tissu, on opère directement une transposition du bain d'immersion vers l'acétone gracie à une série de cinq bains successifs d'acétone anhydre, l'échantillon étant maintenu dans chaque bain pendant 3 h, le rapport du bain étant de 1/40 et ce, jusqu'à se trouver en milieu acétone anhydre. L'échantillon est alors immergé, à température ambiante et pendant 4 h dans une solution acétonique anhydre à 3 % de peroxyde de benzoyle comme amorceur de polymérisation. I1 y a ainsi migration dans la structure fine des fibres d'une partie de l'agent amorceur. Cette opération réalisée, l'échantillon est ensuite rapidement introduit dans un autoclave contenant 25 ml d'isoprène liquide. Après fermeture de l'autoclave et circulation d'azote, l'échantillon, fixé sur un cadre, est maintenu pendant 24 h environ à une température légèrement supérieure à la température de décomposition de l'agent d'amorçage utilisé, en l'occurrence à 1000C (pour le peroxyde de benzoyle dont la température de décomposition est de 80"C). Après lavage et extraction du polymère superficiel par du toluène et stabilisation du polymère inclus par un bain d'agent antioxydant constitué par une solution alcoolique à 0,1 % de p-naphtol, l'échantillon présente un gain en poids de 15 7. avec une amélioration de ses propriétés d'auto-défroissabilité, estimées par la mesure de l'angle de rémanence à 50 %. EXEMPLE 2 Un échantillon de tissu constitué de fibres de polyester type popeline de dimensions 18 x 50 cm est soumis à un prétraitement de gonflement par une solution aqueuse à 1 % d'ortho-phényl-phénol pendant 3 h à température ambiante. L'échantillon est ensuite soumis à une série de bains successifs d'acétone, de manière identique à celle indiquée dans l'exemple 1, jusqu'à se trouver en milieu acétonique anhydre, le rapport de bain étant de 1/40, la dernière phase de ce type d'opération consistant en l'immersion de l'échantillon dans un bain d'acétone contenant 3 % de peroxyde de benzoyle pendant 3 h également. Le traitement de polymérisation est conduit de manière identique à celle de l'exemple 1, le monomère employé étant le butadiène, l'amorceur le peroxyde de benzoyle, la pression au cours du traitement variant de 6 à 8kg/cm2. Après rinçage et stabilisation, immersion pendant 1/2 h à température ambiante dans une solution méthanolique de ter-butylcrésol à 0,1 %, l'échantillon présente un gain de poids de l'ordre de 25 % et ses caractéristiques mécaniques se voient modifiées dans le sens, en particulier, d'un allongement à la rupture d'environ trois fois celui de la fibre initiale. Par ailleurs, les fils ou le tissu voient leurs propriétés adhésives envers les polymères fortement augmentées (en particulier pour les élastomères). EXEMPLE 3 Un échantillon de tissu constitué de fibres de polyester type popeline de dimensions 18 x 50 cm est soumis à un prétraitement de gonflement par immersion dans l'acétone anhydre avec foulardage alternant avec l'immersion durant 3 mn, le foulardage étant opéré à une pression de 20 kg/cm2. La durée du traitement de prégonflement est alors de l'ordre de 46 mn. Le traitement d'inclusion par l'agent amorceur (peroxyde de benzoyle) est mené de manière identique au traitement de prégonflement par foulardage et immersion alternés (pression d'exprimage 5 kg/cm2), le bain étant une solution acétonique anhydre à 5 % en peroxyde de benzoyle. Le traitement de polymérisation est conduit de manière identique aux exemples 1 et 2, le monomère employé étant l'isoprène, la température de traitement llO"C, la durée 48 h. Après rinçage et stabilisation par un bain alcool méthylique/dihydroquinone à 0,1 %, l'échantillon présente un gain de poids de 45 7. environ. Ses caractéristiques mécaniques se voient modifiées dans le sens suivant : charge de rupture inchangée, allongement à la rupture (sans tenir compte du retrait au cours des différents traitements) triplé. Comme précédemment, les propriétés adhésives, ainsi que l'hydrophobie, sont augmentées de manière appréciable. EXEMPLE 4 Une éprouvette de 25 m de "câble polyester" constitué par 80 filaments continus (titre 165 dtex torsion 356 à 3563) est soumise pendant 3 h à un prétraitement de gonflement par immersion dans une solution aqueuse à 0,5 7. de salicylate de méthyle. Le traitement d'inclusion d'acétone se fait selon la technique précédemment décrite dans les exemples 1 et 2. L'échantillon est ensuite immergé dans une solution acétonique anhydre de peroxyde de benzoyle à 1 % pendant 6 h environ. Durant toutes ces opérations, l'échantillon n'est soumis à aucune contrainte mécanique et un retrait de l'ordre de 15 à 20 Z est constaté. L'échantillon est ensuite suspendu sur un portique par l'une de ses extrémités, l'autre demeurant libre, et introduit dans un autoclave pour la polymérisation selon la technique indiquée dans l'exemple 1, les paramètres de polymérisation étant les suivants : monomère : isoprène, température 120 C, durée : 48 h, pression : 6-7 kg/cm . Après lavage et extraction du polymère superficiel par du toluène à 80ça, stabilisation par un bain ter-butylcrésol/méthanol, l'échantillon présente un gain de poids de 40 X environ. Après contrôle, ses caractéristiques mécaniques sont modifiées comme suit : charge à la rupture pratiquement inchangée, allongement à la rupture > 3 par rapport au témoin (compte non tenu des retraits au cours des différents traitements), module élastique initial abaissé, augmentation du titre de 80 7. environ. Par ailleurs, ses propriétés adhésives sont exaltées et son hydrophilie légèrement diminuée. EXEMPLE 5 Un échantillon de 25 m de câble polyester de mimes caractéristiques que celui de l'exemple 4 est fixé sur un porte-eprouvette de manière qu'aucun retrait ne puisse s'effectuer et que toutes les opérations soient effectuées à longueur constante. L'ensemble est immergé dans une solution aqueuse d'ortho-crésol à 2 7. pendant 3 h à température ambiante, rincé à l'acétone, puis immergé dans des bains successifs d'acétone jusqu'à se trouver en milieu acétonique anhydre selon la technique décrite dans les exemples 1 et 2 (5 bains de 3 h chacun). L'ensemble est ensuite immergé dans une solution acétonique de peroxyde de benzoyle à 5 %, à température ambiante et pendant 3 h, puis introduit dans un autoclave contenant 25 ml de butadiène liquide pour le traitement de polymérisation sous pression d'azote, température : 1100C, 2 durée : 16 h, pression 8 kg/cm2. Après lavage par toluène pendant 30 mn à 30"C et stabilisation par immersion dans une solution alcoolique d'hydroquinone à 0,5 %, l'échantillon présente alors un gain de poids d'environ 10 à 15 Z. Après contrôle, ses caractéristiques mécaniques sont modifiées comme suit : charge à la rupture inchangée, voire légèrement augmentée d'environ 10 %, allongement à la rupture légèrement augmenté d'environ 30 %, légère augmentation du titre d'environ 30 % et module pratiquement inchangé. Comme pour les exemples précédents, les propriétés adhésives vis-à-vis d'autres polymères et en particulier des élastemères sont augmentées. EXEMPLE 6 On répète le mode opératoire décrit dans l'exemple 4 ou 5, sauf que, après gonflement, inclusion par le solvant et inclusion par la solution de l'amorceur, on rince rapidement l'échantillon par un solvant anhydre de l'amorceur, par immersion pendant 30 s dans un bain d'acétone (répétée 3 fois) de manière à éliminer une partie de l'agent amorceur déposé dans la structure périphérique des fibres : le traitement de polymérisation est conduit de manière analogue à celle des exemples 4 et 5, en présence d'isoprène, à une température de 100"C, pendant 24 h.Après rinçage et stabilisation, l'échantillon présente un gain en polyisoprène variable d'une opération à l'autre, mais en moyenne de l'ordre de 10 7 et ses caractéristiques mécaniques (mis à part un allongement à la rupture de l'ordre de 100 7. sans tension et 10 à 20 % avec fixation) voisines de celles indiquées dans les exemples 4 et 5; toutefois, dans ce cas, l'exaltation de l'adhésivité est moins marquée et le "toucher" polyester peu modifié. EXEMPLE 7 Un échantillon de 25 m de câblé polyamide (caractéristiques voisines du câblé polyester précédemment cité) est traité par une solution aqueuse à 1,5 % de I2-IK puis après rinçage est inclus par la technique décrite dans l'exemple 1 successivement par l'acétone puis par du benzène. L'éprouvette n'est soumise à aucune contrainte mécanique et la phase finale des prétraitement consiste en l'immersion de l'éprouvette dans une solution benzénique à 3 % en peroxyde de benzoyle pendant 16 h environ. L'éprouvette simplement suspendue à un portique est ensuite introduite dans un autoclave contenant 25 ml d'isoprène liquide et 0,1 g de phényl p-naphtylamine (de manière à inhiber la polymérisation de la "réserve" d'isoprène au fond du réacteur au cours du traitement). Les paramètres de polymérisation étant les suivants ; température : 1000C, durée : 24 h. Les lavages et stabilisations sont opérés de façon identique à ceux de l'exemple 5. L'échantillon présente alors un gain en poids en polyisoprène de l'ordre de 20 X, ses caractéristiques mécaniques sont modifiées dans le sens indiqué par les exemples 5 et 6, l'hydrophilie est diminuée, l'adhésivité vis-à-vis des élastomères augmentée et, de plus, la résistance à la fatigue et au pliage sous tension constante sont très légèrement modifiées dans le sens d'une amélioration. EXEMPLE 8 On répète le mode opératoire décrit à l'exemple 7 mais en faisant subir le cycle des traitements de gonflement, d'inclusion et de polymérisation à une éprouvette de 25 m maintenue à longueur constante par fixation sur un porte-éprouvette de manière analogue à celle de l'exemple 5. Les paramètres de polymérisation sont les suivants : température 2 100"C, durée : 24 h, pression 6 à 8 kg/cm2; monomère : butadiène; solvant d'élixination du polymère superficiel : toluène, bain stabilisant : solution méthanolique de ter-butylcrésol à 0,1 %. L'échantillon ainsi traité présente un gain de poids en polybutadiène de l'ordre de 10 Z, ses caractéristiques mécaniques sont modifiées dans le sens indiqué dans l'exemple 7, l'allongement à la rupture représentant 50 X environ de l'allongement observé, soit environ 20 7 de plus par rapport au témoin. Les autres propriétés évoluent d'une manière identique à celles de l'exemple 7. EXEMPlE9 2 On Soumet un échantillon de tissu polyamide (poids au m2 : 130 g, qualité mat, armature toile) de dimensions 50 x 20 cm, à un traitement de prégonflement par immersion pendant 3 h à température ambiante par une solution aqueuse d'acétone à 50 7 (contenant également 1 % de m-crésol). Après ce prétraitement, l'échantillon est inclus successivement par l'acétone puis par le benzène selon la technique développée dans l'exemple 1. La polymérisation est effectuée en autoclave, l'échantillon étant fixé sur un bâti, en présence d'isoprène liquide à 100"C pendant 48 h. Après lavage par du benzène à la température ambiante et stabilisation du polymère inclus par une solution méthanolique à 0,5 7. de p-naphtol, l'échantillon séché présente un gain de poids en polyisoprène de 25 % environ et ses propriéte-s,nsen particulier mécaniques, sont modifiées dans le sens indiqué dans les exemples 7 et 8. EXEMPLE 10 Un échantillon de tissu constitué de fibres acryliques (poids au 2 m : 120 g, armure toile) de dimensions 50 x 20 cm est immergé dans un mélange eau-diméthylsulfoxyde 85 : 15 pendant 60 mn à température ambiante; après lavage par l'acétone on procède à la transposition en milieu acétonique anhydre par la technique développée dans l'exemple 1. L'échantillon est ensuite inclus à température ambiante par une solution acétonique de peroxyde de cumène à 3 % (ou de peroxyde de benzoyle à 5 % ou d'azobisisobutyronitrile à 5 %) pendant 6 h environ. L'échantillon fixé sur un cadre porte-échantillon en acier inoxydable est ensuite introduit dans un autoclave contenant 25 ml d'isoprène liquide et une trace de phényl p-naphtylamine de manière à inhiber toute polymérisation parasite. La polymérisation est déclenchée par élévation de la température à 85"C pendant 24 h, la pression étant de l'ordre de 4 kg/cm. Après lavage et stabilisation du polymère inclus, l'échantillon présente un gain en poids en polyisoprène de l'ordre de 15 %. Les propriétés mécaniques sont modifiées dans le sens suivant modification du module élastique initial, charge à la rupture pratiquement inchangée, allongement à la rupture augmenté, propriétés adhésives et hydrophilie modifiées dans le sens des exemples 7 et 8. EXEMPLE 11 On répète le mode opératoire décrit à l'exemple 1, sauf que l'on traite, à la place d'un tissu, un échantillon de câblé de cellulose régénérée. Les traitements de gonflement et de polymérisation sont conduits de façon identique à celle de l'exemple 1, si ce n'est que l'on peut également essayer de limiter le traitement de polymérisation soit au coeur de la fibre par lavage rapide de l'échantillon inclus en amorceur par un solvant, soit à la peau de la fibre Après traitement de polymérisation, lavage et stabili sation, le ciblé obtenu contient environ 10 % de polyisoprène et ses propriétés sont modifiées dans le sens d'une augmentation des propriétés d'adhérence du produit vis-W-vis des élastomères, d'une forte augmentation de l'hydrophobie et d'une amélioration des propriétés d'auto-défroissabilité, d'où un emploi privilégié dans le secteur caoutchoutier. REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement d'articles textiles composés en partie ou en totalité de fibres synthétiques, en vue d'obtenir une modification désirée des propriétés desdits matériaux textiles, caractérisé en ce qu'il comporte 1) le gonflement des fibres de l'article à traiter par un agent de gonflement choisi dans le groupe comprenant a - soit une solution aqueuse d'un véhicuiurde nature phénolique, benzoïque ou benzénique, notamment phénol, o-phénylphénol, salicylate de méthyle ou d'éthyle, anisole, benzoate de méthyle, d'éthyle ou de butyle, monochlorobenzène, o-dichlorobenzène, bromobenzène, nitrobenzène, acétophénone, b - soit une solution aqueuse du sel complexe I2-IK, c - soit un mélange homogène de solvant et de non-solvant de la fibre synthétique à traiter, notamment un mélange d'un solvant suivant avec l'eau ou avec un alcool : l'acétone, le tétrahydrofuranne, le diméthylsulfoxyde, la nitrométhane aniline, ltortho-crésol, le méta-crésol, d - soit un solvant très faible de la fibre synthétique à traiter, tel que l'acétone ou les cétones à bas poids moléculaires, 2) éventuellement, la transposition progressive de l'agent de gonflement par une série de liquides d'inclusion, le dernier milieu d'inclusion contenant de préférence en solution un système amorceur d'une réaction ultérieure de polymérisation, 3) l'inclusion d'un monomère générateur d'élastomère, en phase vapeur ou en phase liquide, suivie de l'amorçage et de la propagation de la polymérisation par un moyen approprié connu en soi, 4) l'élimination des réactifs en excès ou des produits secondaires ainsi que de l'homopolymère superficiel par des traitements de lavage et/ou d'extraction, avec stabilisation des propriétés du polymère inclus, au moyen d'un antioxydant. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans le cas où l'agent de gonflement est une solution aqueuse d'un véhiculeur ou une solution aqueuse du sel complexe I2-IK, la transposition se fait au moyen d'un solvant organique miscible avec l'eau, tel qu'un alcanol inférieur, l'acétone ou un solvant organique non polaire. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans le cas où l'agent de gonflement est un mélange homogène de solvant et de non-solvant de la fibre è traiter, on transpose par un solvant choisi dans le groupe comprenant l'acétone et les solvants organiques non polaires. 4 - Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que, dans le cas où l'agent de gonflement est un solvant très faible de la fibre à traiter, on ne procède pas à la transposition. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le monomère à inclure dans la structure de la fibre est générateur d'un élas tomère ayant un module élastique initial de 1 à 10.102 kg/cm , le rapport entre le module de l1élastomère inclus et celui de la fibre à traiter étant au plus égal à 1 : 20, ledit élastomère ayant, en outre, une température de transition vitreuse variant entre 0 et - 90"C. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit monomère est l'isoprène, le butadiène ou un diène conjugué. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le système amorceur de polymérisation est du type radicalaire, notamment le peroxyde de benzoyle, le peroxyde de cumène, l1azo-bis-isobutyronitrile. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la polymérisation du monomère inclus est conduite à une température supérieure à celle de décomposition du système amorceur, et comprise entre 20 et 140"C, pendant 12 à 72 h, sous une pression de 4 à 8 kg/cm2. 9 - Procédé selon la revendication 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que le monomère est inclus en phase liquide, par foulardage et la polymérisation est conduite à une température de 85 à 1200C, pendant 16 à 48 h, sous une pression de 4 à 8 kg/cm. 10 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de gonflement est une solution aqueuse d'o-phénylphénol ou de salicylate de méthyle, ou d'o-crésol, à une concentration de 0,5 à 2 Z. 11 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de gonflement est une solution aqueuse à 1,5 % de I2-IK. 12 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de gonflement est un mélange eau-acétone, eau-diméthylsulfoxyde, eau-o-crésol a 50 : 50. 13 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que agent de gonflement est de l'acétone anhydre. 14 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que le liquide d'inclusion est l'acétone, éventuellement suivie d'un solvant organique non polaire, notamment le benzène ou le toluène.