On sait que lorsque lton fait passer de mains en mains un diamant ou un autre article précieux lors de transactions, il est toujours possible de craindre une détérioration de cet article ou sa substitution par un article de moindre valeur. C'est pourquoi il est indispensable de procéder à une nouvelle expertise à chaque transfert, ce qui est évidemment très onéreux. La présente invention a pour objet de remédier a cet inconvénient en plaçant le diamant dans un ecrin inviolable qui en permette la vue mais qui ne permette pas sa manipulation sans la rupture du sceau empêchant tout accès au diamant. A cet effet, on dispose le diamant ou autre article de valeur sur un coussinet monté sur l'extrémité d'une tige de vis relativement grosse, dont la tête se visse dans un taraudage ménagé dans le fond de l'écrin assez large pour faire passer l'objet et qui est assez long pour recevoir en arrière de cette tête de vis un sceau qui rend effectivement inviolable par les tiers, le diamant ou autre article, lequel est visible à travers une partie transparente du couvercle, alignée sur la vis, de telle sorte qu'aucune manipulation ou substitution ne peut-être opérée sans briser le sceau. Suivant une première forme d'exécution l'écrin est constitué par un bloc entierement fermé, de préférence en matiere synthétique, comportant, s'il est opaque, un opercule transparent fermant une ouverture du bloc alignée sur la vis et solidarisé par moulage, injection ou encastrement avec le bloc. Suivant une forme d'exécution plus économique, l'écrin peut comprendre un fond et un couvercle solidarisés entre eux par collage ou soudure tandis que toute tentative d'ouverture frauduleuse de l'écrin utilisant cette séparation préexistante serait décelée par la rupture, dans un alvéole s'étendant de part et d'autre de la surface de séparation entre le fond et le couvercle, d'une ampoule remplie par un colorant indélébile ou par un liquide corrosif, de telle sorte que toute tentative d'écarter le couvercle du fond par une personne non autorisée brisera immanquablement l'ampoule dont le contenu attaquera les pièces du matériau formant l'écrin; l'alvéole communique avec la surface d'un opercule transparent porté par le couvercle dans l'alignement de la vis, auquel cas le contenu de l'ampoule brisée pourra attaquer sélectivement l'opercule, le reste de l'écrin pouvant alors être opaque. On a représenté à titre d'exemple aux dessins ci-joints les deux formes d'ex écution définies ci-dessus, les figures I et II de ces dessins étant des coupes transversales des deux écrins à considérer. Sur la figure I, l'écrin est constitué par un bloc unique creux I représentant dans son fond 2 un taraudage 3 dans lequel se visse la tête de la vis 4 dont la pointe porte un coussinet 5 destiné à recevoir le diamant 6. Supposant, par exemple, que le bloc I est opaque, on y prévoit en regard de la pointe de la vis et du diamant une ouverture fermée par un opercule transparent solidarisé, de toute manière appropriée avec le reste du bloc. D'autre part, la tête de la vis est suffisamment enfoncée dans son taraudage pour laisser dans ce dernier une place suffisante pour un sceau 8 qui, de préférence, n'affleure pas la surface extérieure du fond de l'écrin. I1 est évident que les tiers ne peuvent avoir acces au diamant qu'en brisant le sceau sans pouvoir reconstituer ce dernier. Dans le cas représenté en fig. II, où les mêmes chiffres de différence désignent les memes éléments qu'en fig. I, le couvercle 9 est formé indépen damment du fond 2 avec lequel il est solidarise,par par exemple par collage ou soudure. Pour empêcher toute tentative de séparation entre le fond et le couvercle, il est prévu un alvéole IO s'étendant dans le fond et dans le couvercle de part et d'autre de leur surface de séparation. Cet alvéole peut communiquer, avantageusement, avec un canal II débouchant devant la face inférieure ou la face latérale de ltopercule 7. Dans cet alvéole est logée l'ampoule I2 contenant un liquide colorant indélébile ou corrosif. On voit que Le moindre essai de séparation entre le fond et le couvercle brisera l'ampoule I2 dont le contenu viendra colorer ou corroder visiblement soit tout ltecrin, soit une partie de celui-ci, selon la composition du liquide de l'ampoule et le matériau choisi pour les différentes parties de l'écrin. On pourra, par exemple, choisir comme colorant du chloroforme teinté et constituer au moins l'opercule 7 par du plexiglas transparent. Bien entendu, l'opercule 7 peut-être supprime dans tous les cas si l'écrin est transparent et si son couvercle recouvre intégralement la cavité intérieure de l'écrin. On peut également envisager, parmi toutes autres variantes possibles de l'invention, la commande, par le retrait de la vis elle-meme, du bris d'une ampoule telle que I2. REVENDICATIONS I. Ecrin de sûreté pour diamants et autres articles précieux de petites dimensions, caractérisé par le fait que le diamant ou autre article est porté par un coussinet monté sur l'extrémité d'une tige de vis relativement grosse, dont la tête se visse dans un taraudage ménagé dans le fond de l'écrin et qui est assez long pour recevoir en arrière de cette tête de vis un sceau qui rend l'écrin inviolable par les tiers, le diamant ou autre article étant visible à travers une partie transparente du couvercle, alignée sur la vis, de telle sorte qu'aucune manipulation ne peut-être opérée sans briser le sceau. II. Ecrin de sureté suivant la revendication I caractérisé par le fait que l'écrin est constitué par un bloc entièrement fermé, de préférence en matière synthétique, comportant, s'il est opaque, un opercule transparent fermant une ouverture du bloc alignée sur la vis et solidarisée par un moulage, injection ou encastrement avec le bloc. III. Ecrin de sureté suivant la revendication I caractérisé par le fait qutil est constitué par deux pièces solidarisées entre elles et formant le fond et le couvercle de l'écrin, et que, pour déceler toute tentative d'ouverture frauduleuse, il est prévu, dans une alvéole s'étendant de part et d'autre de la surface de séparation entre ces pièces et communiquant éventuellement avec la surface d'un opercule transparent porté par le couvercle dans l'alignement de la vis, une ampoule remplie par un colorant indélébile ou par un liquide corrosif, de telle sorte que toute tentative d'écartement des deux pièces de l'écrin par une personne non autorisée brisera immanquablement l'ampoule dont le contenu attaquera les pièces de l'écrin, ou tout au moins son opercule, ce qui signale au possesseur la possibilité d'une substitution d'un objet précieux par un autre de moindre qualité.