L'invention est relative à la fabrication de pigments au chromate ayant une résistance améliorée à l'abrasion et une meilleure stabilité de couleur ; et elle concerne, plus particulièrement, des pigments au chromate de plomb qui conservent de hautes valeurs tinctoriales même dans des conditions défavorables de chaleur et d'abrasion rencontrées dans le malaxage et le moulage de matières thermoplastiques. Des pigments au chromate de plomb sont largement utilisés pour colorer de nombreux types de produits, parce qu'ils sont peu coûteux et possèdent de bonnes qualités tinctoriales. L'expression "pigments au chromate de plomb" doit se comprendre, telle qu'elle est utilisée dans le commerce, comme désignant tous les pigments dans lesquels le chromate de plomb est un ingrédient majeur. De tels pigments vont d'un chromate de plomb relativement pur cristallisant dans le système orthorhombique en nuances connues sous la dénomination "jaune primevère" ou dans le système monoclinique en nuances connues sous la dénomination "jaune moyenn, jusqu'à des solutions solides de chromate de plomb et de sulfate de plomb ou de molybdate de plomb en nuances de rouge orangé ou jaunâtre connues sous les dénominations de oranges de molybdate" et "rouges de molybdate".La portée de l'invention s'étend à tous les pigments englobés dans cette acception de l'expression 1,pigments au chromate de plomb. Les pigments au chromate de plomb ont plusieurs défauts qui sont particulièrement gênants en vue de leur utilisation pour colorer des résines thermoplastiques. Lors du malaxage de compositions élaborées à partir de telles résines, et lors de l'extrusion ou du moulage d'articles à partir de ces compositions, de sévères conditions dues à I'abrasion et à l'application de chaleur sont imposées aux ingrédients présents dans ces compositions. Quand on utilise des pigments au chromate de plomb dans de telles compositions, l'abrasion et la chaleur ont tendance à dégrader sérieusement les qualités colorantes des pigments. Une dégradation de couleur des pigments due à la chaleur peut être atténuée en revêtant les pigments avec de la silice (voir le brevet E.U.A. n" 2.296.638) ou avec de la silice modifiée par de l'alumine dense (voir les brevets E.U.A. nO 3.370.971 et n" 3.470.007). Un tel traitement des pigments peut être suffisant en vue de quelques-unes de leurs utilisations, mais quand on s'en sert pour colorer des résines thermoplastiques, cet artifice est insuffisant pour préserver une bonne stabilité de la couleur. L'abrasion des particules de pigment participe à la dégradation du pigment jusqu'à un degré indésirable. L'efficacité des pigments au chromate de plomb pour la coloration de résines thermoplastiques serait améliorée si leur résistance à l'abrasion et la stabilité de leur couleur, lorsqutils sont exposés à la chaleur, pouvaient être augmentées sans effet nuisible sur leur valeur tinctoriale ou d'autres qualités désirées. L'invention a notamment pour but - la production de pigments au chromate de plomb ayant des qualités améliorées de résistance à l'abrasion et de stabilité de la couleur - de réaliser des pigments au chromate de plomb qui soient plus stables à la chaleur que les pigments de ce genre présentement disponibles - de réaliser de nouveaux modes opératoires pour la préparation de pigments au chromate de plomb - de réaliser des pigments au chromate de plomb dotés de propriétés améliorées qui les rendent particulièrement intéressants à utiliser pour la coloration de résines thermoplastiques - de réaliser des procédés pour la production de couleurs à base de pigments au chromate de plomb permettant de stabiliser même les pigments les moins coûteux - de réaliser des modes opératoires pour encapsuler des pigments au chromate de plomb revêtus de silice. D'autres buts et d'autres possibilités d'extension de la portée de l'invention apparaîtront au cours de la description détaillée suivante ; il convient toutefois de ne pas perdre de vue que cette description détaillée, tout en indiquant des modes de réalisation préférés de l'invèntion, est donnée uniquement à titre d'illustration, car de nombreuses variantes et modifications comprises dans la portée de l'invention viendront facilement à l'esprit de tout spécialiste à la lecture de cette description détaillée. Les buts sus-spécifiés sont atteints conformément à ltin- vention par mise. en oeuvre d'un procédé pour la production de pigments au chromate de plomb, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : (i) à déposer, sur des particules de pigment, un revêtement de silice en une proportion comprise entre environ 5 et 50% du poids total combiné du pigment et de la silice, puis (ii) à encapsuler les particules de pigment revêtues de silice dans une cire de polyoléfine mise en oeuvre en une proportion comprise entre environ 10 et 70% du poids total du produit résultant. L'opération élémentaire de formation du dépôt du revêtement de silice est avantageusement réalisée en mélangeant simultanément ensemble une suspension aqueuse de pigment au chromate de plomb, une solution aqueuse de silicate de sodium et une so- lution acide aqueuse contenant suffisamment d'ions hydrogène pour convertir le silicate de sodium en silice, afin de précipiter uniformément un revêtement de silice sur les particules de pigment. Les particules revêtues de silice sont ensuite séparées de la suspension résultante par mise en oeuvre de n'importe quel mode opératoire approprié, de préférence par filtration. L'opération élémentaire consistant à encapsuler les particules de pigment revêtues de silice dans une cire de polyoléfine est avantageusement réalisée en mélangeant ensemble d'une manière homogène le pigment revêtu de silice (obtenu de la manière décrite ci-dessus) avec une cire de polyoléfine fondue, en refroidissant le mélange résultant sous forme d'une masse solide, puis en pulvérisant cette masse solide. A titre de variante, une telle encapsulation est réalisable en mélangeant une suspension d'eau et de pigment revêtu de silice avec une émulsion de la cire de polyoléfine, puis en précipitant la cire d partir de l'émulsion sur les particules de pigment en suspension, et en recueillant finalement, par exemple par filtration, les particules de pigment encapsulées. Encore d'autres variantes de l'opération d'encapsulation impliquent la formation sous vide d'un dépôt de cire de polyoléfine sur les particules de pigment revêtues de silice, ou le mélange de particules de pigment revêtues de silice (obtenues de la manière décrite ci-dessus) avec une solution organique de résine de polyoléfine, puis une évaporation du solvant à partir de la suspension résultante. Le succès de la présente invention est dû, au moins en partie, à la découverte du fait que des pigments au chromate de plomb revêtus de silice ont une stabilité considérablement améliorée quand ils sont encapsulés dans un revêtement protecteur constitué par une cire de polyoléfine. On a découvert aussi qu'une telle encapsulation des particules de pigment par de la cire améliore considérablement la résistance du pigment à l'abrasion. Par conséquent, des pigments selon l'invention sont particulièrement intéressants à utiliser pour colorer des résines thermoplastiques, car ils manifestent un degré relativement élevé de valeur tinctoriale, même quand ils sont soumis à l'abrasion et à la chaleur normalement rencontrées lors du malaxage et du moulage de résines thermoplastiques. On a décrit ci-après différents modes de réalisation préférés de l'invention. Les détails suivants d'opérations mises en oeuvre selon l'invention et les données indiquées illustrent les principes et modalités de mise en oeuvre de l'invention à l'intention des spécialistes. Dans les exemples suivants, bien entendu non limitatifs, ainsi que dans le reste de la description et dans les revendications, toutes les quantités et proportions spécifiées en "parties" (en abrégé : pJ et en pourcentages (%) doivent s'entendre en poids, sauf indication contraire. Exemple 1.- Préparation d'un pigment du type jaune de chrome, résistant à l'abrasion et à couleur stabilisée. On prépare une suspension a' partir de 100 p. dcun pigment jaune de chrome disponible dans le commerce ("Hick's 115") et 667 p. d'eau dans un récipient de réaction équipé d'un agitateur interne et d'une enveloppe de chauffage externe. Pendant que la suspension est modérément et continuellement agitée à 95-100 C, on y ajoute lentement et simultanément, au cours d'une période de trois heures, 80 p. d'une solution de silicate de sodium (à 28% de SiO2 ; rapport Si02/Na20 3,28) dissoutes dans 800 p. d'eau et 14,0 p. de sulfate d'ammonium dissoutes dans 530 p. d'eau. On agite la suspension. résultante pendant 30 minutes en continuant à la chauffer à 95-100 C, puis on y ajoute 66,7 p. d'une émulsion ("PEW NO 1) composée des ingrédients suivants cire de polyéthylène (poids moléculaire 1000) 400 p. agent émulsifiant non ionique) 100 p. hydroxyde de potassium 7 p. eau 1370 p. La suspension contenant l'émulsion ajoutée est agitée pendant 15 minutes, puis on y fait couler de l'acide sulfurique à 10% jusqu'à ce que la suspension atteigne un pH de 2,0. Après 15 minutes de poursuite de l'agitation, on filtre la suspension, on jette le filtrat, et on lave soigneusement, à l'eau, le gâteau de filtration. On détache ensuite le gâteau du filtre, on le sèche à l'étuve et on le pulvérise. L'amulsion utilisée au cours de l'opération sus-spécifiée est préparée à partir d'une cire de polyoléfine vendue dans le commerce sous la marque "Epolene E-43"; l'agent émulsifiant est un éther de polyéthylène glycol formé avec un alcool linéaire, et est vendu dans le commerce sous la marque "Teritol 15-S-9". On prépare l'émulsion en plaçant les ingrédients dans un récipient pouvant fonctionner sous pression, équipé d'un agitateur interne du type marine et d'une enveloppe chauffante externe. Le contenu du récipient est chauffé avec une agitation modérée jusqu'à 90-95 C et, quand il atteint cette température, on le ferme hermétiquement et on accroît sensiblement le degré d'agitation. On poursuit le chauffage jusqu'à ce que le contenu du récipient atteigne une température de 140-145 C et on l'y maintient tout en agitant vigoureusement pendant environ une heure. On cesse ensuite de chauffer, on agite modérément, et on laisse refroidir le contenu du récipient jusqu'à 45 C. On ouvre alors le récipient et on conserve l'émulsion résultante en vue de son utilisation ultérieure. Exemple 2.- On répète les modes opératoires de l'exemple 1, mais en utilisant 80 p. d'une deuxième émulsion ("PEW NO 2") à la place de l'mulsion "PEW NO 1" de l'exemple 1. Cette deuxième émulsion est constituée à partir des ingrédients suivants cire de polyéthylène (PM 1800) 40 p. acides gras d'huile de tall (AGHT) 7 p. morpholine 7 p. eau 150 p. (La cire de polyéthylène est un produit disponible dans le commerce où il est vendu sous la marque l'Epolene E-14"). On prépare l'émulsion en fondant et en mélangeant ensemble la cire de polyéthylène et les AGHT dans un premier récipient ouvert équipé d'un agitateur interne. La température étant ajustée à 115 C, on ajoute la morpholine en la faisant couler dans le mélange fondu et agité de cire et d'AGHT. On chauffe l'eau dans un deuxième récipient équipé d'un agitateur jusqu'à 95-97"C, et on verse lentement le contenu du premier récipent dans l'eau chauffée. Il se produit une rapide émulsification, et on continue à agiter jusqu'à ce que l'émulsion du type huile dans l'eau se soit refroidie jusqu'à 45"C. Exemple 3.- On répète le mode opératoire de l'exemple 2, mais en remplaçant les 80 p. de "PEW N 2" par 76,9 p. d'une émulsion "PEW N" 3" préparée par mise en oeuvre du même mode opératoire que pour préparer l'émulsion "pEW N 2" en utilisant les ingrédients suivants cire de polyéthylène (PM 3000) 40 p. acides gras d'huile de tall 7 p. morphol ine 7 p. eau 103 p. (La cire de polyéthylène est vendue danse commerce sous la marque "Epolene E-10"). Exemple 4.- Essai des pigments des exemples 1 à 3. On effectue des essais pour évaluer la résistance à l'abrasion et la stabilité de couleur lors du chauffage des pigments préparés dans les exemples I à 3. En premier lieu, pour chaque pigment séparé, on en ajoute 1 p. à 99 p. d'une poudre de polystyrène (d'une qualité pour moulage par injection) dans un récipient que l'on ferme hermétiquement. On place ensuite le récipient dans un secoueur à peinture que l'on fait fonctionner pendant 1,0 minute. La poudre de polystyrène pigmenté est ensuite sortie du récipient et divisée en deux portions. Une portion (désignée par la lettre A) est moulée par injection en éprouvettes rectangulaires normalisées à une température d'injection de 250"C et un temps de séjour d'une durée de 5 secondes.La seconde portion (B) est moulée par injection en éprouvettes dans le même équipement à une température d'injection de 2900C et un temps de séjour dsune durée de 180 secondes. Les diverses éprouvettes sont ensuite examinées pour y déceler les différences de couleur à l'aide d'un appareil Hunter modèle D-25 pour mesurer "L" (pouvoir réflecteur ou "luminosité" par comparaison avec un étalon constitué par MgO), "a" (rougissement) et b (jaunissement). Les mesures ainsi effectuées servent ensuite à déterminer la différence totale de couleur "Z\E" selon l'expression a et fXb sont la différence entre les valeurs de "L", "at et "b" pour deux jeux d'éprouvettes A et B pour chaque pigment. Les résultats de ces essais sont indiqués dans le Tableau suivant. Tableau I Pigment L a b PEW NO 1A 35,74 54,46 23,10 PEW NO 1 B 33,20 49,56 21,80 5,67 PEW NO 2 A 35,41 54,70 23,20 PEW NO 2 B 33,62 50,71 22,14 4,50 PEW NO 3 A 35,94 54,98 23,36 PEW NO 3 B 33,32 50,14 21,74 5,74 témoin A 35,20 52,34 23,20 témoin B 32,18 45,70 21,03 7,61 Dans le Tableau I, les lignes "témoin A" et "témoin B" contiennent des valeurs relatives à des éprouvettes moulées à partir d'un pigment préparé selon l'exemple l, mais pour la préparation duquel on n'a pas utilisé d'émulsion de cire de polyéthylène, ctest-à-dire que l'on a seulement appliqué le revêtement dé silice, puis on a recueilli le pigment à partir de la suspension par filtration, puis on l'a lavé, séché et pulvérisé. De l'examen des données du Tableau I, il ressort que lten- capsulation des pigments au chromate de plomb à revetement de silice selon l'invention améliore la capacité du pigment revêtu de silice à conserver ses propriétés tinctoriales dans des conditions défavorables de chaleur et de travail mécanique par rapport aux caractéristiques de pigments revêtus de silice qui n'ont pas fait l'objet d'une telle encapsulation dans une cire de polyéthylène. Exemple 5.- Un mélangeur équipé d'un agitateur du type à cisaillement à grande vitesse et d'une enveloppe chauffante est chargé avec 45 p. d'une cire de polyéthylène (PM 2000). On chauffe la cire jusqu'à fusion, puis on y incorpore 55 p. d'un pigment au chromate de plomb jaune primevère revêtu de silice. On laisse le mélange se solidifier par refroidissement jusqutà la température ambiante, puis on brise la masse solide en morceaux que l'on pulvérise en particules passant au travers d'un tamis normalisé à ouvertures carrées mesurant 0,42 mm de côté. Pour éprouver la stabilité de couleur lors du chauffage du pigment obtenu de la manière décrite ci-dessus, on en mélange 1 p. dans un mélangeur-secoueur avec 99 p. d'une poudre de polystyrène à mouler, puis on en forme des éprouvettes colorées en moulant le mélange par injection à 290"C avec des temps de séjour d'une durée de 3 minutes et de 5 minutes. On répète ce mode opératoire avec un pigment non traité pour préparer des éprouvettes témoins. Les valeurs de E obtenues en mesurant les différences de couleur de la manière décrite dans l'exemple 4 en comparant les éprouvettes avec des éprouvettes étalons moulées à 250"C pendant 5 secondes sont données dans le Tableau II ciaprès. Tableau II séjour 3 min séjour 5 min pigment traité 0,72 4,29 pigment non traité (Hicks nO 115) 20,80 26,51 Ces données prouvent que le pigment traité possède une stabilité à la chaleur considérablement améliorée au cours d'opérations pour le moulage de matières thermoplastiques. Pour éprouver la résistance à l'abrasion du pigment encapsulé par une cire de polyéthylène, on mélange trois portions de 1 p. de pigment avec 99 p. de poudre de polystyrène à mouler dans un mélangeur-secoueur pendant respectivement I minute , 3 minutes et 10 minutes. A partir de ces mélanges, on moule des éprouvettes à 2900C avec une durée de temps de séjour de 3 minu tes. On mesure d'autres valeurs de A E sur des éprouvettes mou- lées à 250"C pendant un temps de séjour d'une durée de 5 secondes. On obtient ainsi les données figurant dans le Tableau III. Tableau III Durée du temps nE du pigment traité iXE du pigment non de secouage par la cire traité par la cire 1 min. 0,72 7,61 3 min. 1,03 14,0 10 min. 4,59 20,9 Ces données prouvent que le pigment traité par la cire possède une résistance à l'abrasion considérablement meilleure que celle du pigment non traité par la cire. Exemple 6.- On prépare une suspension en mélangeant 50 p. d'un pigment au molybdate de plomb "rouge moyen" revetu de silice (préparé par mise en oeuvre du mode opératoire de exemple 1 à partir de ttHicks 239") avec 750 p. d'eau. On chauffe la suspension jusqu'à 90-950C et on agite, dans la suspension chauffée, 100 p. d'une émulsion du type huile dans 11 eau contenant 15% de cire de polyéthylène (PM 1500). Après 15 minutes d'agitation, on acidifie le mélange à l'aide d'acide sulfurique à 10% jusqu'à pH 2, et on sèche par atomisation la suspension ainsi acidifiée. Des essais affectués comme dans l'exemple 5 sur des éprouvettes moulées en polystyrène prouvent que la résistance du pigment résultant à l'abrasion et à la chaleur est comparable N celle du pigment de l'exemple 5. Exemple 7.- Un pigment jaune au chromate de plomb revêtu de silice, préparé de la manière décrite dans l'exemple 1, et une cire de polyéthylène (vendue dans le commerce sous la dénomination "617 A") sont chargés à un rapport en poids du piment à la cire de 10:6 dans un mélangeur-extrudeur à vis à grande vi teste L'extrudeur fonctionnant à une température du cylindre d'environ 1200C forme un mélange homogène de pigment et de cire qui sort de l'extrudeur sous la forme d'une feuille chaude. Cette feuille est admise à passer directement dans un refroidisseur à deux cylindres refroidissant la feuille jusqu'à environ 20-30 C. La feuille refroidie passe ensuite dans un concasseur qui la 2 fragmente en morceaux mesurant au maximum environ 5 cm . Ces mor- ceaux sont transférés à un micropulvériseur qui en forme une poudre grossière. Cette poudre est elle même transportée jusqu'à un tamis vibrant qui la sépare en une portion majeure passant au travers d'un tamis normalisé à ouvertures carrées de 0,42 mm de côté et une portion mineure restant sur ce tamis. Cette portion mineure est recyclée vers le micropulvériseur. Le pigment encapsulé dans de la cire résultant est évalué, par comparaison avec le pigment revêtu de silice mais non traité par de la cire, pour en déterminer la stabilité de couleur en utilisant le mode opératoire d'injection d'éprouvettes colorées moulées décrit dans l'exemple 4. On obtient ainsi les données suivantes pigment revetu de silice (témoin) ASE (moyenne) = 7,61 pigment encapsulé par de la cire " = 1,72 Les modes opératoires décrits ci-dessus sont répétés sur un pigment de couleur orange (orange de molybdate "Hicks 239"). On obtient ainsi les donnes suivantes pigment revêtu de silice (témoin) t5E (moyenne) = 12,9 pigment encapsulé par de la cire " = 2,45 La description précédente de modes de réalisation préférés de l'invention prouve que les modes opératoires selon l'invention sont applicables à divers pigments au chromate de plomb. La portée de l'invention englobe l'utilisation de ces modes opératoires pour traiter tous les pigments eux-mêmes englobés dans la portée de cette désignation commerciale, ainsi quton l'a déjà indiqué ci-dessus. Le premier stade opératoire lors de la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention est la production d'un pigment au chromate de plomb revêtu de silice. De tels pigments sont disponibles dans le commerce et sont utilisables en vue de la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention. A titre de variante, des pigments au chromate de plomb non revêtus peuvent être convenablement revêtus de silice,en vue de la poursuite des buts de l'invention, de diverses manières. Un mode opératoire préféré consiste à deposer un revêtement de silice dense sur le pigment par application simultanée de silicate de sodium et d'acide sulfurique ou de sulfate d'ammonium. Le produit résultant est ensuite lavé jusqu'à ce qu'il soit exempt de sulfate, puis séché.Cette opération fondamentale peut être modifiée par incorporation d'autres composants au revêtement de silice, par variation de la température ou de la durée d'application des réactifs servant à constituer le revêtement de silice, etc. Encore d'autres modes opératoires se trouvent décrits, par exemples, dans les brevets E.U.A. nO 3.370.971 et n" 3.407.007. L'opération de formation du revêtement de silice, quel que soit le mode opératoire adopté, est conduite de façon à aboutir à la production d'un revêtement de silice représentant en poids environ de 5 à 50 h du poids total du pigment et de la silice. Le deuxième stade opératoire des nouveaux modes opératoires selon l'invention est l'encapsulation, par une cire de polyoléfine, du pigment revêtu de silice. Ceci est réalisable de diverses manières aboutissant à une encapsulation des particules de pigment dans une cire de polyoléfine mise en oeuvre à raison d'environ 10 à 70 S du poids total combiné de pigment (revêtu de silice) et de cire. Une cire de polyéthylène ayant un PM compris entre environ 1000 et 5000 est préférée comme matériau d'encapsulation. On peut utiliser d'autres cires de polyoléfine, par exemple une cire de polypropylène ayant un PM compris entre environ 1000 et 7000, des copolymères cireux d'éthylène et de propylène, d'éthylène et de butylène et analogues. De tels matériaux et leurs procédés de fabrication se trouvent décrits, par exemple, dans les brevets E.U.A. nO 2.928.797, N" 2.999.856, n" 3.060.163 et n" 3.066.038. Des modes opératoires pour réaliser l'encapsulation de pigments au chromate de plomb selon l'invention peuvent être décrits dans leurs grandes lignes comme suit : I. Méthode par fusion, dans laquelle le pigment est uniformément mélangé avec la cire fondue, après quoi le mélange est solidifié, puis pulvérisé. II. Méthode de formation du revêtement à partir d'une émulsion. III. Méthode de formation du revêtement à partir d'une solution dans un solvant. IV. Méthode pour la formation dtun revêtement à partir deune vapeur, consistant à appliquer la cire en formant le dépôt sous vide, pu par application équivalente de vapeurs contenant de la cire. N'importe laquelle de ces méthodes peut être mise en oeuvre soit en marche continue, soit en marche discontinue. La méthode I se prête particulièrement bien à une opération en marche continue avec une excellente maîtrise exercée sur la température, et elle permet d'atteindre un rapport optimum de la cire au pigment. Toutes les méthodes sont capables de produire des pigments dotés, quand ils sont incorporés à des matières thermoplatiques, d'une stabilité de couleur meilleure que celle de pigments au chromate de plomb revêtus de silice connus (voir le brevet E.U.A. nQ 3.370.971, colonne 7, lignes 32-52).Les méthodes II et III peuvent être mises en oeuvre aux températures ambiantes ou à des températures élevées si on le désire, par exemple de 20 à 100 C. Il convient de mettre en oeuvre les méthodes I et IV à des températures élevées suffisantes pour fondre la cire de polyoléfine, par exemple environ 100-2000C selon le poids moléculaire (PM) de la cire, etc. Pour la méthode III, on peut utiliser n'importe quel solvant convenable de la polyoléfine qui soit relativement volatil, ctest-à-dire ait un point d'ébullition normal inférieur à environ 1500 C. Comme exemples de tels solvants utilisables, on peut notamment citer hexane, benzène, toluène, tétrachloroéthane, perchloroéthylène, chlorobenzène et analogues. Des solutions contenant de I à 50 p. de cire de polyoléfine pour 100 p. de solvant, et plus particulièrement de 10 à 30 p. de cire, sont avantageusement utilisables. Pour la méthode II, des émulsions adéquates et qui sont soit du type huile dans l'eau, soit du type eau dans l'huile peuvent être préparées par mise en oeuvre de modes opératoires bien connus des spécialistes en utilisant divers agents émulsifiants disponibles énumérés par exemple dans l'ouvrage "Detergents and Emulsifiers" publié chaque année par John W. MacCut- cheon, Inc., à Morristown, N.J. 07960 (E.U.A.). On a donc décrit ci-dessus de nouveaux modes opératoires pour la fabrication de pigments au chromate de plomb basés sur la découverte du fait qu'une encapsulation de tels pigments dans une cire de polyoléfine améliore considérablement leur stabilité à la chaleur et leur résistance à l'abrasion. Une telle encapsulation atténue la dégradation des qualités tinctoriales des pigments au chromate de plomb revêtus de silice même quand ils sont incorporés à des poudres de résines thermoplastiques dures ; elle aboutit à l'obtention de pigments améliorés utilisables pour colorer des compositions à base de résines thermoplatiques à mouler. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'applications et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes0 REVENDICATIONS 1. Procédé pour la production de pigments au chromate de plomb ayant une bonne résistance à l'abrasion et une bonne stabilité de couleur, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : (i) à déposer, sur les particules de pigment, un revêtement de silice représentant entre environ 5 et 50% du poids total combiné de pigment et de silice, puis (ii) à encapsuler les particules de pigment, ainsi revêtues de silice, dans une cire de polyoléfine mise en oeuvre en une proportion comprise entre environ 10 et 70% du poids total du produit final. 2. Pigment au chromate de plomb ayant une bonne résistance à l'abrasion et une bonne stabilité de couleur, utilisable pour la coloration de résines thermoplastiques, caractérisé en ce qu'il est produit par mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 1. 3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre l'opération (ii) d'encapsulation en mélangeant ensemble dtune manière homogène le pigment revêtu de silice, obtenu par mise en oeuvre de l'opération (i), avec de la résine de polyoléfine fondue, en refroidissant le mélange résultant jusqu'à obtention d'une masse solide, et en pulvérisant ladite masse solide. 4. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre l'opération (ii) d'encapsulation en formant dans de l'eau une suspension du pigment revêtu de silice obtenu par mise en oeuvre de l'opération (i), en mélangeant avec ladite suspension une émulsion de cire de polyoléfine dans de l'eau, en acidifiant le mélange d'émulsion et de suspension pour coaguler l'émulsion, en séparant les solides en suspension du mélange acidifié par filtration à partir de la phase liquide, en lavant les solides filtrés, puis en les séchant. 5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre l'opération (ii) d'encapsulation en déposant sous vide de la cire de polyoléfine sur le pigment revêtu de silice obtenu par mise en oeuvre de l'opération (i). 6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre l'opération (ii) d'encapsulation en mélangeant ensemble le pigment revêtu de silice obtenu par mise en oeuvre de l'opération (i) avec une solution de cire de poly oléfine dans un solvant organique, puis en évaporant le solvant à partir de la suspension résultante. 7. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre l'opération (i) de formation d'un revêtement de silice en mélangeant ensemble simultanément une suspension aqueuse de pigment au chromate de plomb, une solution aqueuse de silicate de sodium et une solution aqueuse acide contenant suffisamment d'ions hydrogène pour convertir le silicate de sodium en silice, afin que de la silice se trouve uniformément précipitée sur les particules de pigment, puis en séparant les solides, à partir de la suspension résultante, par filtration. 8. Procédé selon la revendication 7 caractérlsé en ce que l'on utilise, comme solution aqueuse acide, de l'acide sulfurique dissous dans de l'eau. 9. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que l'on forme préalablement le mélange en ajoutant simultanément des courants de la solution aqueuse de silicate de sodium et de la solution aqueuse acide à la suspension aqueuse de pigment au chromate de plomb pendant que ladite suspension est continuellement agitée et chauffée jusqu'à une température comprise entre environ 60 et 1000 C. 10. Procédé selon la revendication 9 caractérisé en ce que l'on filtre le mélange résultant après l'addition complète des courants de solutions, après quoi on lave le gâteau de filtration, puis on le sèche à l'air, puis par chauffage jusqu'à une température comprise entre environ 70 et 900C, et on le pulvérise.