LT objet de la présente invention est la construction d'un équatorial coudé dit "inversé", par opposition aux types déjà connus de ces appareils destinés aux observations astronomiques. En effet, les montures équatoriales coudées installées depuis un siècle, et dont la plus connue est la lunette de 63 cm. de l'0bservatoire de Paris, sont destinées à de grands instruments, en vue d'assurer une position fixe à l'observateur, et le plaçant ainsi à l'intérieur d1un bâtiment, alors que la volée portant l'objectif est à l'extérieur et ne se déplace que dans le plan équatorial. Or, si on utilise la disposition optique déjà connue comprenant en sus de l'objectif et de l'oculaire, - 2 miroirs de renvoi, ou des prismes, on peut en inversant la combinaison des tubes et des supports, rendre l'équatorial coudé applicable à toutes les dimensions tout en lui conservant son avantage capital, ctest-à-dire la position immobile de ltob- servateur, autrement dit en éliminant toutes les contorsions que les observateurs connaissent bien, et ceci même pour les petits et moyens instruments.Il convient de préciser que pour de grands instruments à construire, l'équatorial coudé non inversé garde ses avantages classiques; mais au contraire, une monture équatoriale allemande, qui exige dans les grandes coupoles des moyens complexes, donc coûteux, pour faciliter l'accession aux instruments, peut alors entre transformée en équatorial coudé inversé. Construction de l1Equatorial coudé inversé. Conne dans la forme déjà connue, le tube portant l'objectif, rep. 1 et l'oculaire rep. 2, est coudé, mais contrairement aux constructions antérieures, la branche rep. 3 orientée vers le pole, et constituant ltaxe horaire, est dirigée vers le bas et non vers le haut. Pour céla, le support, rep. 4, n'est plus placé près du sol, mais dans la position haute, habituelle aux montures parallactiques dites "allemandes". C'est précisément cette disposition qui assure la transformation facile des instruments déjà construits. La longueur de la volée, repère 5 correspond donc à la diEfOrence entre la distante focale et la dimension choisie pour la position de l'oculaire. On remarque que l'axe horaire 3 est creux, tourne sur lui-mtme en entrainant la volée 5; cette dernière porte, comme dans l'équatorial coudé ordinaire, un cube rep. 6, dans lequel sont montés l'objectif 2 et le miroir primaire rep 7 P, le secondaire étant en 7 S. Ce cube, rep. 6, tourne autour de l'axe de la volée et balaye ainsi chaque méridien devant lequel la rotation de l'axe horaire, rep. 3, l'a placé. Cette disposition assure donc les mouvements en déclinaison"; elle est commune avec les équatoriaux coudés déjà connus. La manoeuvre de ce cube peut être réalisée, soit électriquement, soit mécaniquement par une tringlerie, rep. 8commandant une couronne dentée ou une friction solidaire du cube. La disposition des chercheurs, rep. 9, nécessaires au centrage des images peut être réalisée ainsi Le chercheur 9 est simplement fixé le long du ube, et tourne avec lui parallèlement à l'axe de la volée 5. Ce cube porte un miroir auxiliaire 10 transmettant les images à l'objectif du chercheur 9. Dans la pratique, le cube est remplacé par un tubè assurant le guidage sur la volée 5. L'oculaire du chercheur est à la portée de l'observateur, oculaire zénithal de préférence. Bien entendu, si le cube est peu élevé, l'observateur peut également porter un chercheur court à grand champ, rep. 11, directement en travers du cube, comme visible aussi sur le dessin, ceci pour faciliter la première localisation de l'image. REV3NDIC.ATI0NS- I/ Le but de la construction proposée est de transférer aux petits et moyens instruments d'observation astronomique, la possibilité que présentent certains grands instruments d'assurer une absolue immobilité de l'observateur. 2/ Dans le cadre de cette revendication 1, la construction de I'equatorial coudé avec l'observateur cLé Nord, qui ne peut s'appliquer qu'à de grands instruments, est rem placée par la disposition du porte-oculaire côté Sud, d'où la dénomination d(equatorial coude inversé. 3/ Toujours selon la revendication 1, le type de construction choisi permet de modifier les instruments équatoriaux non coudés déjà construits, y compris les grands engins, pour leur conférer la position fixe de l'observateur qu'ils ne possèdent pas. 4/ Dans le même cadre de la revendication 1, les chercheurs, habituellement utilisés pour la localisation des astres, sont montés sur la partie tournante dite "cube", à l'ex rémité de la volée principale, de sorte qu'il est pos sible de les utiliser normalement; ceci est réalisé simplement en disposant, soit d'un miroir primaire plus grand, soit d'un petit miroir auxiliaire afin d'alimenter les chercheurs parallèlement au miroir primaire.