l'invention se rapporte aux appareils de soudage ài soudureWd'égale épaisseur au moyen de deux électrodes de soudage de ces appareils, ainsi qu'un appareil de soudage mettant en oeuvre ce procédé. Tout appareil de soudage à l'électricité se compose d'un dispositif générateur d'un courant de soudage à partir d'une d'une alimentation en énergie électrique constituée par exemple par le réseau général de distribution d'énergie électrique ou par une batterie d'accumnlateurs,etdedeux électrodes présentant deux surfaces en vis-à-vis distantes l'une de l'autre d1un intervalle variable, au moins l'une de ces électrodes étant reliée à la sortie du dispositif- générateur pour en recevoir le courant de soudage. le soudage se fait par rapporchement des électrodes alimentées par le courant de soudage. La soudure terminée, il faut que le courant de soudage ne traverse plus les électrodes. Par suite, le soudage n'a plus lieu, de sorte que les parties d'éléments soudées s'opposent alors au rapprochement des électrodes. Celles-ci sont ensuite écartées pour libérer les parties d'éléments soudées. Jusqu a présent, l'arret automatique du courant, qui doit intervenir quand les surfaces de soudage des électrodes sont espacées d'un intervalle prédéterminé, se faisait par moyen mécanique ou par contrôle électrique de l'intervalle entre électrodes. les moyens d'arrêt mécanique sont soumis à l'usure, tandis qu'un dispositif de contrôle grève d'autant plus le cout de l'appareil de soudage que les soudures sont de faible épaisseur. Dans d'autrescas, la soudure est destinée à être découpée pour détacher les éléments soudés. Dans ces cas , une coupe faite manuellement, au moyen de ciseaux par exemple, doit etre effectuée minutieusement et risque d'endommager l'étan- chéité d'au moins des éléments séparés . Cela peut avoir des conséquences très fâcheuses, par exemple quand les éléments détachés sont des échantillons de sang formés dans le conduit acheminant le sang prélevé du corps d'un donneur à une poche de stockage. D' un autre côté, si l'on utilise un appareil pour la séparation automatique de deux éléments au niveau de leur soudure, cet appareil devra être très précis,et donc coûteux. L'invention permet d'effectuer automatiquement toutes les opérations précitées, sans faire intervenir des moyens extérieurs aux électrodes pour l'arrêt du courant d soudage et éventuellement permettre la séparation étanche d'éléments au niveau de leur soudure. Selon l'invention, le procédé pour former , au moyen de deux électrodes traversées par un courant électrique et présentant des surfaces respectives en vis-à-vis espacées d'un intervalle variable, des soudures d'égale épaisseur d'au moins deux parties d'éléments superposées , est caractérisé en ce qu il consiste à utiliser l'effet de pointe électrostatique entre lesdites surfaces en vis-à-vis des électrodes pour arrêter automatiquement sensiblement tout le courant traversant les électrodes quand celles-ci sont espacées d'un intervalle prédéterminé. En corollaire, l'appareil de soudage mettant en oeuvre le procédé qui vient d'être défini est du type comprenant un dispositif générateur d'un courant de soudage à partir d'une source d'alimentation en énergie électrique, et deux électrodes présentant deux surfaces de soudage en vis-à-vis, distantes #l'une de l'suture d'un intervalle variable, au moins l'une de ces deux électrodes étant reliée à la sortie dudit dispositif gérte , et est caractérisé en ce que l'une desdites surface comporte une région étroite formant une protubérance dirigé vers l'autre électrode. l'autre électrode peut comprendre une région correspon dante formant un P îdcmont dane sa surface de soudage et, en faisant en sur-í qu' la rotubérance et l'évidement s'étendent tout le long os des électrodes et qu'ils présentent des formes respectives ~+ Pour permettre un chassage de la matière soudée qu'ils enserrent, lajoudure résultante présente une zone de moindre épaisseur qui permettra de détacher les éléments soudés par simple traction de part et d'autre de la soudure à l'aide des doigts , tout en assurant une bonne étanchéité des parties ainsi séctionnées. les avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront plus clairement de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés. Dans les dessins - la figure 1 illustre schématiquement un exemple de réalisation d'un appareil de soudage conforme à la présente invention; - la figure 2 est une vue en perspective des électrodes représentées sur la figure 1, dans le cadre Il; - la figure 3 est une vue de dessus de soudures effectuées sur un conduit cylindrique au moyen de l'appareil de soudage décrit aux figures 1 et 2; et - la figure 4 est une vue en coupe de la soudure représentée sur la figure 3, suivant la ligne IV-IV. L'appareil de soudage 10 conforme à 11 invention comprend, d'une manière classique, un dispositif générateur 12 d'un courant de soudage engendré à partir d'une source d'alimentation en énergie électrique 14 , pouvant etre le réseau général de distribution électrique ou une batterie d'accumulateurs. l'appareil de soudage 10 inclut aussi deux électrodes 16, 18 présentant respectivement deux surfaces de soudage 20 et 22 en vis-à-vis , distantes l'une de l'autre d'un intervalle variable. L'électrode 16 est fixe et est connectée électriquement à la sortie du dispositif générateur 12 par l'intermédiaire d'une connexion 24. l'électrode 18 est mobile. Dans l'exemple illustré, le déplacement de l'électrode 18 est causé par une bobine d'excitation 26 recevant axialement un élément 28 solidaire de l'électrode 18, et formant noyau-plongeur . Un bloc de commande 30 fournit le courant à la bobine 26 en fonction de l'état d'un commutateur 32 actionné manuellement ou automatiquement. les caractéristiques de l'invention ressortent plus clairement de la figure 2. Dans cette figure , on voit l'électrode 16 fixée par un élément de support 34 à un bâti fixe 36 et comportant la connexion 24. On reconnaîtra aussi l'électrode 18 munie de son élement 28 plongeant dans la bobine 26. Selon l'invention, l'une des faces 20, 22 en vis-à-vis (ici la face 20) comporte une région étroite 38 formant une protubérance dirigée vers la face 22 de l'autre électrode. Dans l'exemple illustré, cette région forme une nervure rectiligne qui s'étend sur toute la longueur de l'électrode. A la région formant protubérance 38 correspond sur la face 22 de l'électrode 18 une région évidée 40. Comme la région formant une protubérance 38 est une nervure rectiligne dans l'exemple illustré, la région évidée 40 est une rainure rectiligne s'étendant sur toute la longueur de l'électrode 18. Le fonctionnement de l'appareil de soudage 10 se fera en référence aux figures 3 et 4. Dans ces figures, l'appareil de soudage 10 a formé dans un conduit cylindrique 42 en matière plastique , telle que le polychlorure de vinyle (PVC) plusieurs soudures 44. La soudure est faite à haute fréquence Pour former les soudures 44, le tube 42 a été introduit entre les faces 20 et 22 des électrodes 16 et 18. Par actionnement du commutateur 32 , l'électrode 18 a été rapprochée tandis qu'un courant de soudage est amené alors à traverser les électrodes 16 et 18, l'électrode 18 étant supposée être reliée électriquement à la masse. Quand les deux faces 20 et 22 se rapprochent jusqu'à venir à un intervalle prédéterminé, la nervure 38 , dont la forme et la hauteur définissent ledit intervalle prédéterminé, joue alors l'effet d'une pointe électrostatique , arrêtant ainsi automatiquement presque tout le courant traversant les électrodes 16 et 18, un petit courant n'étant amené qu'à passer de la nervure 38 à la rainure 40. La soudure s'arrête donc et l'électrode 18 peut être éloignée pour dégager le tube 42 des électrodes 16 et 18. En faisant en sorte que la nervure 38 vienne dans la rainure 40 de manière à chasser delarnatière du tube 42 qui se trouve entre ces deux parties, comme cela est représenté par la zone 46 sur la figure 4, cette zone aura une épaisseur moindre que les parties restantes de la soudure 44, de sorte que l'on pourra détacher facilement des parties 42a et 42b du tube 42 situées de part et d'autre d'une soudure 44 par simple traction sur les parties 42a et 42b à l'aide des doigts. Comme d'autre part du courant continue à passer entre la nervure 38 et la rainure 40 quand les électrodes 16 et 1-8 ont atteint l'intervalle prédéterminé, ce courant qui traverse la zone 46 peut produire dans certains cas l'avantage de faciliter la cassure au niveau de la zone 46. Par exemple, le chassage de la matière peut être obtenu en donnant à la nervure 38 et à la rainure 40 des sections trans versais en V d'angles d#érents,l'ar##Lede la nervure étant plusagu. En outre, afin d'éviter que la déchirure produite au niveau de la zone 46 ait des effets néfastes sur l'étanchéité des parties 42a et 42b qui avoisinent la soudure 44 envisagée, les faces 20 et 22 sont rendues assez larges de part et d'autre de la zone 46 En conclusion, grace à l'adjonction d'une région en protubérance 38 et éventuellement d'une région évidée 40 aux électrodes 16 et 18, l'invention offre à peu de frais les avantages d'arrêter automatiquement le courant de soudage traversant les électrodes quand celles-ci sont espacées d'un intervalle prédéterminé et de permettre éventuellement la séparation facile des parties que la soudure réunit , tout en assurant une bonne étanchéité des parties sectionnées. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de réalisation décrits et illustrés, mais comprend au contraire tous les moyens constituants des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées dans l'esprit de l'invention et mises en oeuvre conformément à sa définition donnée par les revendications qui suivent. REVEND I C AT ION o# 1.- Procédé pour former , au moyen de deux électrodes traversées par un courant électrique et présentant des surfaces respectives en vis-à-vis espacées d'un intervalle variable , des soudures d'égale épaisseur d'au moins deux parties d'éléments superposées, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser l'effet de pointe électrostatique entre lesdites surfaces en vis-à-vis des électrodes pour arrêter automatiquement sensiblement tout le courant de soudage traversant les électrodes quand celles-ci sont espacées d'un intervalle prédéterminé. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'effet de pointe est obtenu par la création d'une région en protubérance dans l'une des surfaces en vis-à-visdc-sdeux éled#tdes,etéventi > element une région évidée correspondante dans l'autre surface en vis-à-vis des deux électrodes. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou c, caractérisé en ce que, en vue de permettre d'arrachement des parties réunies par lesdites soudures par simple traction sur ces parties à l'aide des doigts, il consiste à faire en sorte que lesdites régions en protubérance et en évidement chassent vers les bords de ces régions de la matière incluse entre ces régions. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les régions précitées ont une section en forme de V d'angles différents 5. Appareil de soudage mettant en oeuvre le procédé défini par l'une quelconque des revendications précédentes, du type comprenant un dispositif générateur d'un courant de soudage à partir d'une source d'alimentation en énergie électrique, et deux électrodes présentant deux surfaces de soudage en vis-à-vis, distantes l'une de l'autre d'un intervalle variable, au moins l'une de ces électrodes étant reliée à la sortie dudit dispositif générateur pour en recevoir le courant de soudage , caractérisé en ce que l'une desdites surfaces comporte une région étroite formant une protubérance dirigée vers l'autre électrode. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite autre électrode comprend une région évidée en correspondance avec la région en protubérance précitée. 7.- Appareil selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les régions en protubérance et en évidement précitées sont respectivement une nervure et une rainure rectilignes. 8.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que la nervure et la rainure s'étendent sur toute la longueur de l'électrode orientée normalement à la direction des parties soudées. 9.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que les régions précitées sont conformées pour chasser la matière soudée qu'elles enserrent, en présentant par exemple une section en forme de V d'angles différents. 10.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que les surfaces des électrodes entourant lesdites régions sont des surfaces planes relativement larges.