La présente invention concerne en général des flacons ou récipients similaires capables de contenir des liquides sous pression, en particulier en matière plastique, lesquels sont particulièrement résistants et aptes à supporter des pressions intérieures très élevées. I1 est connu qu'au point de vue de l'inertie chimique, la matière plastique est, dans la plupart des cas, comparable et même supérieure à celle du verre. Sa transparence, sa facilité à être facilement teintée conjointement à sa propriété de légèreté et de résistance, et enfin son coût réduit présentent l'avantage de pouvoir servir notamment à la confection de récipients destinés à contenir, entre autres, des liquides à base d'alcool. Lorsque le récipient doit débiter son contenu par vaporisation, on insère un élément diffuseur de manière à provoquer l'échappement du liquide, même d'une manière dosée, en agissant sur une soupape, cet ensemble étant appliqué d'une manière étanche sur le col du récipient. On a déjà réalisé des bombes en matière plastique de ce genre, surtout pour des parfums sous une pression de l'ordre de 5 atm ou davantage.Dans ce but, les récipients concernés accusent des parois de résistance appropriée. Mais malgré cette précaution, ces parois, au bout d'un certain temps et sous l'influence de la pression à l'intérieur, finissent par se déformer et prennent un aspect déplaisant. Le but de la présente invention consiste à éviter l'inconvénient ci-dessus grâce à un flacon ou récipient semblable en matière plastique, pouvant contenir des liquides sous pression, et capable de conserver inaltérée sa forme originale jusqu'à épuisement du contenu. A cet effet, suivant l'invention, le récipient en matière plastique est renforcé à l'intérieur par un entretoisement, cet ensemble étant moulé en une pièce unique, de façon que ses parois soient à même de résister à une pression intérieure intense. Cet entretoisement est constitué par une douille prévue au centre du récipient et comportant des ailettes de jonction, adhérant sur toute la longueur à des parois opposées du récipient et, préférablement à celles de la surface la plus étendue. Pour des raisons de commodité de moulage, il y a intérêt de prévoir un fond rapporté relié au contour du récipient au moyen de soudure par ultra-sons, de manière à faire corps avec lui. Le dessin annexé représente à titre d'exemple non limitatif, une des nombreuses formes d'exécution possibles de l'objet de l'invention. La figure 1 montre en élévation-coupe suivant le plan I-I de la figure 3, un tel récipient en matière plastique ; La figure 2 se rapporte à une élévation en coupe orthogonale suivant le plan II-II de la figure 3, La figure 3 est une coupe transversale suivant le plan III-III de la figure 1. Le récipient en matière plastique selon la présente invention désigné par 1 dans son ensemble, affecte ici une forme sensiblement parallélépipèdique à section rectangulaire, avec un goulot cylindrique 2 et collerette 3, cette dernière étant prévue pour raccorder une soupape dite "spray", éventuellement du type vaporisant ou à débit dosé (non représentée). Le fond 4 du récipient est moulé séparément et ensuite raccordé au moyen de soudure par ultra-sons au reste du corps du récipient, pour former avec lui un ensemble inséparable. A l'intérieur du récipient ainsi constitué est disposée, venue de moulage, une douille 4, avec ailettes 6 liées aux faces intérieures des parois. Ces ailettes 6 s'étendent sur toute la longueur de la douille 5, c'est-à-dire depuis son extrémité inférieure jusqu'à la naissance du goulot 2 du récipient, tandis que la douille 5 elle-même se termine à une faible distance du goulot, de manière à réserver une ouverture 7 pour le passage du liquide. Les ailettes 6 sont avantageusement disposées de façon à entretoiser, avec interposition de la douille 5, les parois du récipient les plus larges, c'est-à-dire celles subissant par leur étendue la plus grande pression exercée par le liquide et où le risque de se déformer est le plus grand.Ainsi la rigidité obtenue pour ces parois renforce considérablement celles-ci. Les récipients selon la présente invention peuvent en particulier prendre la forme de flacons destinés à contenir des parfums ou des liquides à base alcoolique, quoique leur emploi ne se limite pas à ce genre d'applications. Bien au contraire, n'importe quel liquide sous pression peut entrer en ligne de compte. Dans la forme d'exécution illustrée sur le dessin, il n'est prévu que deux ailettes 6 de renforcement diamétralement opposées, mais suivant les aspects particuliers pouvant être choisis pour les récipients destinés à contenir des liquides sous pression l'adoption d'un plus grand nombre d'ailettes est concevable. On a constaté qu'un tel récipient renforcé suivant la présente invention, peut supporter des pressions allant jusqu'à 25 atm sans la moindre déformation pendant toute la période de son emploi. I1 ressort de la description ci-dessus que le flacon renforcé suivant l'invention est obtenu en une opération de moulage unique, par injection d'une matière plastique, le fond étant appliqué au corps au moyen d'une soudure par ultra-sons, l'ensemble obtenu étant très résistant et d'un coût réduit. REVENDICATIONS 1. Flacon ou récipient similaire en matière plastique, capable de contenir des liquides sous pression, caractérisé en ce qu'il comprend un corps renforcements intérieurs, obtenus d'une pièce pendant l'opération de moulage de façon à conférer-aux parois la résistance nécessaire contre les déformations. 2. Flacon ou récipient similaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de renforcement intérieur sont constitués par des entretoises formées par une douille comportant des ailettes opposées, reliant sur toute la longueur les parois et préférablement celles à surfaces les plus étendues. 3. Flacon ou récipient similaire selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le fond de celui-ci est rapporté et assemblé au moyen de soudure par ultra-sons au reste du corps. du récipient.