La présente invention concerne les presse-étoupes pour la terminaison de câbles électriques comportant au moins une couche de gainage métallique, expression par laquelle on entend toute couche métallique tubulaire remplissant une fonction de protection, qu'elle soit électrique et/ou mecanique. Le presse-étoupe selon la présente invention convient principalement lorsque la couche de gainage précitée est une gaine (qui peut également être un conducteur neutre et/ou un conducteur de mise à la terre) ou bien une couche de ruban d'arzure, mais il peut aussi être utilisé dans d'autres cas pourvu que la couche de gainage soit supportée de façon adéquate, par exemple par une couche sousjacente relativement robuste du câble ou par une douille incorporée. Dans le presse-étoupe pour câbles selon la présente invention, un dispositif destiné à venir en contact avec la couche de gainage et à enserrer- cette dernière comprend une douille conductrice de l'électricité s'amincissant vers l'extérieur, -cette douille étant formée par plusieurs segments cunéiformes raccordés mutuellement de façon flexible ou frangible.Un premier élément de corps de presse-étoupe porte contre les extrémités plus épaisses des segments cunéiformes et un second élément de corps de presse-étoupe porte contre les surfaces, qui s'amincissent, des segments cunéiformes de manière à amener ces derniers à se déformer et/ou à se déplacer vers l'intérieur lorsque les éléments de corps se rapprochent l'un de l'autre, Une douille comprenant deux ou trois-segments cunéiformes seulement pourrait être utilisée mais un minimum de quatre segments cunéiformes est recommandé et un plus grand nombre peut être utilisé si on le désire et ceci est particulièrement desirable pour des presse-étoupes de plus grande dimension.A moins que le nombre de segments cunéiformes soit important, les segments cunéiformes individuels sont de préférence courbes et épousent la courbure générale de la douille. Les segments cunéiformes, ou certains de ceux-ci, peuvent être en un métal quelconque ayant une résistance mécanique et une conductivité adéquates, par exemple le laiton, le cuivre ou les alliages courants de l'alumlnium (par exemple lIE 30 TF).La douille peut aussi comprendre des segments cunéiformes non-métalliques mais ceci n'est habituellement pas recor;unandé, Les segments cunéiformes peuvent faire corps les uns avec les autres, par exemple grâce à de minces parties de raccordement qui les relient à une bague métallique pleine contiguë à une des extrémités de la douille, de préférence son extrémité de plus grande épaisseur; ces parties de raccordement se déforment et peuvent éventuellement se rompre lorsque l'on serre le presse-étoupe. Dans une variante, lesdits segments peuvent être légèrement collés à une bague similaire, ou à l'un des éléments principaux de presseétoupe, à l'aide d'un agent adhésif approprié ou sans utilisation d'adhésif si on a recours à une bague possédant des propriétés adhésives inhérentes. Quand on utilise une bague séparée des éléments de corps du presse-étoupe, cette bague peut également servir de fouloir pour comprimer une bague d'étanchéité élastomère, des épaulements appropriés etant prévus pour limiter la compression de cette bague. Dans une variante, la bague ou la bague et la douille ensemble peuvent constituer le "premier élément de presse-étoupe" dans un presse-étoupe du type connu sous la denomination de "presse-étoupe du type formant barrière" décrit dans la demande de brevet français nO 75 39049. Le second élément pourrait venir porter contre la surface conique de la douille sur une partie principale de sa surface (ou même sur la totalité de sa surface) mais, de préférence, le contact est localisé. De préférence, la surface conique est rencontrée par un bord annulaire du second élément de presse-étoupe, ce bord pouvant avoir le profil d-'un angle aigü. Ce second élément de presse-étoupe peut être un élément de corps principal du presse-étoupe (par exemple le manchon du porte-étoupe) ou il peut être une bague ou une pièce rapportée similaire. Pour augmenter la longueur de la douille sans augmenter proportionnellement son diamêtre, certains ou tous les segments cunéiformes peuvent comporter, à une de leurs extrémités ou à leurs deux extrémités, un prolongement qui n'épouse pas la conicité des segments cunéiformes. Un tel prolongement a de préférence la forme d'un secteur de cylindre creux. Cette modification est particulièrement avantageuse dans les presse-étoupes utilisés pour enserrer des gaines ondulées, car les segments cunéiformes prolongés peuvent combler l'espace entre les crêtes de deux ou plus de deux ondulations. On va décrire davantage la présente invention à titre d'exemple en se référant au dessin annexé, sur lequel la fig. 1 est une coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation de presse-étoupe selon la présente invention; la fig. 2 est une vue d'extrémité d'une douille faisant partie du presse-étoupe; la fig. 3 est un schéma montrant la déformation de la douille lorsque-le presse-étoupe est en cours de serrage; la fig. 4 est une vue isométrique de la douille; la fig. 5 est une coupe d'une douille pour un second mode de réalisation de presse-étoupe la fig. 6 est une coupe partielle montrant l'utilisation de la douille représentée sur la fig. 5; et la fig. 7 est une coupe d'un presse-étoupe du type à obstacle selon la présente invention. La douille I des fig. 1 à 4 comprend quatre segments cunéiformes curvilignes 3 faisant corps, à leurs extrémités de plus grande dimension, avec une bague 4 par des parties de raccordement étroites 5. La douille est logée dans un évidement annulaire entre les éléments de corps 6, 7 (fig. 1) qui se vissent directement ltun sur l'autre. Cet évidement loge également une bague d'étanchéité élastomère 8 et une bague de compression 9. Lorsque-l'on serre le presse-étoupe, la bague d'étan cherté 8 est tout d'abord comprimée de manière à former un joint d7étanchéité sur une gaine intérieure 10 du câble; cette compression est limitée par un rebord 11 qui porte contre l'extrémité 12 de l'élément de corps 6, Les parties de raccordement 5 se déforment alors, comme représenté sur la fig. 3, ou dans certains cas peuvent même se fracturer de sorte que les segments cunéiformes se déplacent vers l'intérieur sous l'action de la bague de compression 9 de manière à porter contre une couche 13 de ruban d'armure du cible. Les segments cunéiformes peuvent également se déformer. Un agencement 14 d'étanchéité extérieure peut être supporté par l'élément de corps 7 (appelé communément "manchon" du presseétoupe) de manière & former un joint d'êtanchéitévis-à-vis de la gaine xtOrieure 15 du cible, La douille représentée sur les fig. 1 à 4 peut être formée à partir du cône d'armure intérieur d'un presseétoupe classique pour un câble comportant une armure formée par un fil métallique, et la bague de compression 9 est alors simplement la bague extérieure d'enserrage d'armure du même presse-étoupe de type standard, son orientation étant inversée. La fig. 5 montre, à l'échelle normale, une variante d'un mode de réalisation préféré de douille ou les parties de raccordement déformables 5 qui raccordent les quatre segments cunéiformes 3 à la bague 4 sont contigüs à la surface conique extérieure des segments cunéiformes et non pas à leur surface cylindrique extérieure comme dans le cas des fig. 1 à 4. De plus, les segments cunéiformes 3 supportent chacun, à leurs extrémités amincies respectives, des prolongements 16 de rayon et d'épaisseur uniformes; la fig. 6 montre comment cette douille prolongée relie les crêtes 17, 17 des ondulations. de la gaine. Cette conception s'est révélée parfaitement appropriée pour des presse-étoupes dans lesquels l'alésage de la douille est d'environ 35-40 mm; pour des dimensions plus importantes, on considère qu'une douille divisée en six segments cunéiformes est préférable. La fig. 7 montre l'application de l'invention à un "presse-étoupe de type formant barrière". La douille 1 et un second élément de presse-étoupe emprisonne entre eux un composé d'étanchéité 19 qui est pâteux ou visqueux initialement mais qui peut durcir et qui rend étanche l'extrémité d'une gaine métallique 20 de câble. Pour d'autres détails, il conviendra de se référer à la demande de brevet mentionné précédemment. Les autres références numériques indiquées sur la fig. 7 se rapportent aux mêmes-pièces qu'elles désignent sur la fig. 1. I1 est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y être apportées dans le cadre de la présente invention dont l'étendue est définie par les revendications Çicannexées. REVENDICATIONS 1. Presse-étoupe pour câbles comprenant un dispositif destiné à venir en contact -avec une couche de gainage et à enserrér cette couche et comprenant un élément annulaire conducteur de l'électricité et s'amincissant vers l'extérieur, un premier élément de corps de presse-étoupe portant contre l'extrémité de plus grande épaisseur dudit élément annulaire et un second élément de corps de presse-etoupe portant contre la surface extérieure amincie dudit élément annulaire de manière à l'amener à se déformer vers l'intérieur lorsque les éléments de corps précités sont rapprochés l'un de l'autre, caractérisé par le fait que ledit élément annulaire est une douille (I) formée par plusieurs segments cunéiformes (3) raccordés mutuellement de façon flexible ou frangible et, éventuellement, capable de se déplacer vers l'intérieur lorsque lesdits éléments de corps se rapprochent l'un de l'autre. 2. Presse-étoupe suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les segments cunéiformes (7) font corps les uns avec les autres. 3. Presse-étoupe suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que les segments cunéiformes (3) sont raccordés par de minces parties de raccordement (5) à une bague métallique pleine (4) contiguë à une des extrémités de la douille (1). 4. Presse-étoupe suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que la bague (4) est contiguë à l'extrémité plus épaisse de la douille (1). 5. Presse-étoupe suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les segments cunéiformes adhèrent légèrement à une bague contiguë à une des extrémités de la douille. 6. Presse-étoupe suivant l'une quelconque des revendications 3 à 5, dans lequel la bague est séparée des éléments de corps, caractérisé par le fait que la bague (4) sert aussi de fouloir pour comprimer;une bague d'étanchéité élastomère (8) et que des épaulements sont prévus pour limiter sa compression. 7. Presse-étoupe suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le contact entre le second élément de corps et la surface conique de la douille est localisé. 8. Presse-étoupe suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérise par le fait que la surface conique de la douille est rencontrée par un bord annulaire du second élément de corps. 9. Presse-étoupe suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que ledit bord a la forme d'un angle aigü. 10. Presse-étoupe suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le second élément de corps est une bague ou autre pièce rapportée. 11. Presse-étoupe suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que certains des segments cunéiformes (3) ou tous ces segments comportent, à une de leurs extrémités ou à leurs deux extrémités, des prolongements (16) qui ne sont pas coniques comme les segments cunéiformes. 12, Presse-étoupe suivant la revendication 11, caracté- risé par le fait que les prolongements (16) se présentent sous la forme de secteurs d'un cylindre creux.