Le secteur technique de l'invention est celui de la fabrication d'éléments de clôture. Pour constituer des clotures, il a déjà été envisagé de former des assemblages de lattes de bois, plus ou moins dégrossies, avec rangées de ligatures par fils métalliques torsadés. Il a aussi été prévu dans ce but de lier entre eux des faisceaux de branchages, notamment de bruyères à hautes tiges. Dans ce dernier cas surtout, la confection de panneaux de clôture se fait de façon manuelle, ce qui permet dgatteindre ni une production, ni un prix suffisamment intéressants, malgré le fait que, de telles clôtures étant à la fois décoratives et très utiles, comme pare-vent, notamment, la demande en soit forte et suivie. Le besoin se fait donc sentir d'une production accrue et de meilleur prix pour de telles clôtures et c'est précisément un- des buts de la présente invention que d'y satisfaire. L'invention concerne à cet effet un procédé de fabrication de tels panneaux de clôture par liaisons successives de faisceaux de branchages de bruyère ou éléments en forme de tiges analogues, procédé selon lequel on forme une nappe dosée d'un tel branchage, on comprime ladite nappe transversalement puis en épaisseur, pour en former une botte calibrée, entre deux séries de fils de Liaison attachés entre eux devant ladite botte, puis on rabat ces fils dans chaque rangée l'un vers l'autre derrière la botte comprimée et on les lie entre eux, avant de répéteriesopérations, la formation d'une botte subséquente en tratnant l'avance de son antécédente en fin de compression transversale. Dans un mode de mise en oeuvre particulier d'un tel procédé, chaque opération est séparément achevée avant qu'uneautre commence, ce qui facilite ltinspection et le contrôle des finitions. I1 est avantageux de former les liaisons entre fils, derrière chaque botte, par simple enveloppement de l'un des fils par l'autre sur un tour au moins. L'invention comprend en outre un dispositif permettant la mise en oeuvre de ce procédé, dispositif comportant un bâti de machine faisant apparattre, une table à barreaux espacés, une coulisse de déplacement transversal d'un chariot pourvu de palettes basculant ensemble et passant dans les intervalles desdits barreaux, celles-ci étant montées sur un axe articulé sur ledit chariot, deux glissières perpendiculaires à la coulisse guidant une poutre de compression en épaisseur, cette dernière étant pourvue, répartis au droit de certains barreaux de table, des organes rotatifs, actionnés en synchronisme, d'enroulement d'un fil de liaison sur l'autre, de dévidoirs de deux nappes de fils, les uns suivant des barreaux, les autres les surmontant en oblique, ainsi que des moyens moteurs et des moyens d'actionnement, en succession, dudit chariot, de ladite poutre et desdits organes rotatifs, sous la commande séquentielle d'encliquetages pou tifs de marche et d'arrêt, déterminée par un arbre à cames entraîné également par lesdits moyens moteurs On dispose ainsi d'une machine de conduite facile, d'alimentation simple, qui peut à cadence élevée produire, coup par coup ou en continu , des panneaux de clôture de meilleure qualité et à meilleur prix. La description qui va suivre d'un exemple non limitatif d'un tel dispositif, permettra, en regard des dessins annexés, de bien faire comprendre comment l'invention peut titre mise en pratique, tout en faisant ressortir d'autres particularités avantageuses. La figure 1 montre avec des arrachements, une vue de face d'une telle machine. La figure 2 en est une représentation partielle en plan, une partie de la table à barreaux et les organes qui la surmontent étant enlevés selon la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est un profil de machine, du côté des organes moteurs, avec coupe selon la ligne III-III de la figure 1. La figure 4 montre à plus grande échelle les organes rotatifs sur la poutre, les palettes de chariot, la poutre et lesdits organes étant en position d'activité sur une botte formée, en cours de finition, la coupe correspondant à la ligne IV-IV de la figure 1. La figure 5 est une vue de détail suivant la ligne et la flèche indiquées par la référence V de la figure 4. La figure 6 montre à plus grande échelle le détail des mécanismes d'entrainement et d'arrSt positifs des orgai la machine. La machine représentée comporte un bâti, forsé de profilé s en U assemblés, comportant quatre pieds 1 et des cidres 2 et 3 de longerons et traverses superposés, les traverses de cadre inférieur 3 étant doublées vers l'extérieur par des extensions 4 et 5, pourvues de sellettes et de crapaudines de paliers et de butées. Le cadre supérieur 2 est double dans la région antérieure de la machine; les longerons supérieurs sont réunis entre eux par des barreaux multiples 6, formant une table d'accueil et de transport des faisceaux de branchages de bruyères à hautes tiges qu'il s'agit de former en bottes puis, par ligatures successives en files parallèles, en panneaux de cloture. Les traverses de cette paire de cadres 2 ménagent entre elles une voie de roulement pour un chariot 7, formé à l'aide d'une longue membrure profilée d'égale résistance, aux extrémités de laquelle sont prévues des oreilles 8 porteuses d'axes de galets 9 à boudins, de roulement entre les ailes en regard des traverses en cause. Cette poutre 7 de chariot reçoit au voisinage des oreilles 8 et en répartition sur sa longueur, des paliers 10 de guidage en pivotement d'un arbre creux 11, sur lequel sont fixées des palettes 12 à dos nervuré. Ces palettes 12 sont réparties, à intervalles de séparation égaux, en groupes de trois,celle du milieu dans chaque groupe ayant une nervure dorsale centrale et les deux latérales, des nervures rapprochées, de manière à laisser entre nervures dorsales un passage plus large aux organes de torsion qui seront ci-après décrits. Les intervalles entre palettes sont prévus pour le passage des barreaux 6; l'utilité de cette facilité apparaltra plus loin. Les extrémités de l'arbre 11 qui dépassent du cadre 2 reçoivent des manivelles de manoeuvre et l'attache de ces dernières à des bielles correspondantes sera décrite plus loin, bielles manoeuvrant à la fois les palettes et le chariot. Sur les traverses du cadre supérieur 2, dans leur région centrale, sont rapportées des palpes de profilés 14 contreventés à ailes paralleles verticales, entre lesquelles apparaissent des glissières parcourues par des galets de roulement 15, dont certains sont pourvus de boudins de guidage, qui, par trains de deux paires, sont fixés aux extrémités d'une poutre 16 à profil d'égale résistance. Cette poutre est un profilé à fond 17 rapporté, dont l'âme offre, en répartition régulière, des ouvertures 18 et supporte des chaises 19 de paliers pour un arbre 20 longitudinal, dépassant des deux extrémités de poutre 16. Au droit de chaque perforation 13, l'arbre 20 est pourvu d'un pignon d'angle 21, Chaque perforation est recouverue d'une plaque 22 support de mécanisme de torsadage. Chacune de ces plaques offre un palier pour un arbre 23 porteur, à une extrémité, d'un pignon d'angle 24 coopérant avec le pignon 21 et à l'autre d'un pignon droit 25. Elle porte un autre arbre 26 sur lequel est montée folle une roue 27 à denture extérieure dtengrbnement avec le pignon 25 et à flanc interne muni d'alluchons 28, qui coopérent avec un pignon 29 porté dans une douille 30 solidaire de ladite plaque et y tournant fou. Il porte en effet par son flanc interne sur l'extrémité ae la douille 30 et est maintenu sur l'autre extrémité par une plaquette 31 rapportée. Cette plaquette 31, comme le pignon 29, comportent chacun une fente; la fente 32 de plaquette 31 est étroite, dans la région centrale principalement, sa largeur y étant égale environ au diamètre des fils de ligature qui seront ci-après mentionnés. La fente 33 de pignon est plus large et comporte dans la région centrale, un dégagement cylindrique 34, dont le rôle va apparattre ci-après. Cette conformation apparait sur les figures 4 et 5 notamment. Un barreau 6a de grille sur trois est en effet pourvu en tzete d'un tube guide-fil 35. Ce barreau 6a se limite en profondeur de façon telle que son extrémité interne starrête à distance en amont du plan de coulissement de la poutre 16 et des accessoires qu'elle porte, pour se raccorder par soudure au flanc amont d'un étrier de liaison 36. Ce flanc amont comporte, en tête, un conduit 37 prolongeant le tube 35, intérieurement à l'étrier terminé en porte-à-faux. Cette partie en porte-à-faux est enfourchée par la fente de pignon 29 et s'arrête juste devant la plaquette 31. A la partie supérieure de l'enveloppe de ce conduit est aménagée une fente de guidage 37a de fil supérieur, comme cela apparaîtra ci-après.L'étrier 36 est boulonné par sa branche basse sur une éclisse 37 solidaire dtun prolongateur de barreau 6b, situé dans l'alignement du barreau 6a, pour reposer sur un longeron intermédiaire 38, solidaire par ses extrémités des traverses du cadre supérieur 2. Les traverses courtes de la partie inférieure de ce cadre 2 supérieur reposent sur un longeron intermédiaire 39 soutenu au centre par pieds supplémentaire 40 reposant sur une traverse centrale 41 du cadre inférieur 3. Une poutre 42 s'étend entre les profilés 14 antérieurs et supporte uue série de porte-bobines 4) amenant au voisinage de la table, en oblique, une série de fils supérieurs 44, dans le plan des barreaux 6a. De mAeme, une poutre inférieure 45 supporte des bobines 46 amenant des fils inférieurs 48 par poulies de renvoi 47, aux tubes 35 des barreaux 6a, cette poutre étant fixée aux pieds antérieurs de b ti, Les fils supérieurs sont guidés lors de la baisse de la poutre et des plaquettes, en guidage dans les fentes 37a. Les mécanismes d'actionnement comprennent un arbre moteur 50 maintenu par palier sur un cadre intérieur formé par une traverse intermédiaire 51 du cadre inférieur 3. Cet arbre 50 tourne sous l'action d'un moteur électrique non représenté, à vitesse faible, de l'ordre de 20 tours/minute, de façon continue ou cycle par -cycle. Sur cet arbre, un pignon 52 engrène extérieurement avec une roue 53, avec un rapport de transmission de 1/6 et lraxe de la r oue 53 porte une roue à chatte 54 qui par une chaîne 55 et une roue 56 calée sur un arbre à cames 57, entratne ce dernier avec un rapport de transmission de 1/1. Sur ce même arbre moteur sont calés deux plateaux entraineurs 58 et 59, auxquels correspondent deux plateaux entratnés 60 et 61, montés fous sur l'arbre et associés à un encliquetage mieux visibles, pour l'un d'entre eux au moins, sur la figure 6.Le plateau entratné 60 est solidaire d'un pignon qui par une channe 62, entratne avec un rapport de transmission 1/2, une roue 63 calée sur un arbre supérieur 64, aux extrémités duquel sont calées deux manivelles 65, lesquelles, par bielles 66, entraenent les manetons 67 d'extrémités de l'axe tubulaire Il porteur des palettes 12, en oscillation, en mAeme temps que cela provoque le déplacement du chariot formé par la poutre 7 et ce qu'elle supporte. Le plateau entratné 61 est également solidaire d'un pignon qui par channe 68 entraîne une roue, avec un rapport de transmission 1/2, calée sur un arbre intermédiaire 69, aux extrémités duquel sont calées deux manivelles 70, reliées par bielles 71 à des tourillons 72 d'extrémité de poutre mobile 16, pour en provoquer la montée et la baisse entre les guides verticaux 14. Cet arbre moteur 50 comporte un pignon 73 qui par chaîne 74 et roue 75J entraîne, avec un rapport de transmission de 1/1, un second arbre intermédiaire 76 court, sur lequel est calé un troisième plateau entraîneur 77. Ce troisième plateau entraîneur 77 est ponté sur l'arbre tubulaire court 76, dans lequel passe un arbre 78 dont les deux extrémités portent sur les cotés de la machine, deux pignons coniques 79. Sur cet arbre 78 est calé un plateau entraîne 80, en regard du poteau entraîneur 77. Chaque pignon d'extrémité 79 engrène avec un pigeon 81 d'arbre de renvoi vertical 82, à la partie haute duquel est prévue une portée lisse de coulissement 83 d'une bague 84 solidaire de l'extrémité correspondante de poutre 16. Un pignon conique 85 calé sur l'arbre 82 est destiné à recevoir l'engrènement, en position basse de la poutre 16, d'un pignon conique correspondant, à ltextrémité de l'arbre 20 de commande des organes de torsadage, plaquette s fendues 51 et pignons fendus correspondants 29, travaillant tous ainsi en synchronisme, à poutre 16 basse. Le mécanisme de commande à cames montées sur l'arbre 57 comporte, pour chaque came, un levier 85 oscillant autour d'un axe fixe 86 et rappelé par un ressort 87, pour qu un galet 88 porte en permanence sur sa came correspondante. A ce levier 85 correspond une bielle 88 qui est articulée sur un culbuteur 89 oscillant sur un axe fixe 90. Sur cet axe est monté un cliquet 91 qui coopère avec une encoche 92 de plateau entraîné, par exemple le plateau 61. Ce cliquet, rappelé par un ressort 95 est actionné sur sa rampe 94 intérieure par un galet 95 terminal du culbuteur 89; ce galet assure en outre une fonction de relevage, par sa queue 96, d'un cliquet 97, articulé sur tourillon 98 du plateau entraîné 61, par exemple encore, et dont la dent 99 est destinée à coopérer avec une encoche 100 du plateau d'encratnement, 59 par exemple. Ce cliquet est rappelé en position de prise de l'encoche par un ressort 104. On assure ainsi, dans des positions angulaires fixées, la prise d'entraînement entre plateaux et l'immobIlisation du plateau entralné. Les trois cames lCl,102 et 105 de l'arbre 57 correspondent respectivement, par leurs bossages, aux fonctions ci-après - came 101, offrant un bossage d'une ampleur d'action dtenvi- ron 600 est destinée à assurer la montée de la poutre 16 puis par un autre bossage égal et diamétraleçent opposé, la descente de cette poutre, par les plateaux 59, 61, la transmission 68 et la bulle 71, dont le maneton 70 opère ainsi par demi-tours à chaque encliquetage, - came 102 offrant un large bossage sur 2/6 de tour, dont la première moitié correspond à un recul du chariot 7 et la seconde à l'avance immédiatement suivante dudit chariot, sans arrêt intermédiaire en position avancée; cette position d'avancée est obtenue alors que la poutre 16 est en situation haute; ce mouvement de chariot est obtenu par la transmission 62, la bielle 66 et le maneton 67, tour par tour de la manivelle 65, chaque tour correspondant au maintien à l'encliquetage sur deux tours des plateaux 59-61 par le bossage de cette came s'étendant sur un tiers de tour de came; - came 103 > offrant aussi un bossage d'une étendue de 1/3 de tour qui maintient à l'encliquetage pour deux tours des plateaux 77 > 80 imposant des rotations sur deux tours à chaque phase fonctionnelle aux arbres 78, 82 et 20, donc sur un tour correspondant aux pignons 29, gracie à la raison de transmission 1/2 entre pignon 25 et pignon 29 par la roue 27 mixte à denture et alluchons. Le fonctionnement d'une telle machine est donc le suivant : une nappe de branchages au moins, en faisceaux, est posée sur la table à barreaux 6, 6a, 6b du côté de l'entrée, en avant d'une grille supérieure de barreaux 6e maintenue au-dessus de la table par toute suspension voulue (non représentée), appuyée sur les membrures 14 et leurs annexes. Les palettes 12 de chariot 7, couchées, et reculées vers l'avant de la machine (position montrée à l'extrême droite de la figure 5 en traits mixtes) sous la poussée des bielles 66, se redressent alors sous la traction immédiatement suivante desdites bielles - seconde position de droite - dépassent au-dessus des barreaux 6, 6a en entraînant la nappe de branchages vers la gauche. Le tassement des branchages se fait entre les fils 44 de rangée supérieure et les tubes guidefils 35.L'avance des palettes redressées s'arrête à la position de gauche de la figure 6, et le faisceau de branchages est alors bottelé sous l'action du tassement en descente de la poutre 16. Les plaques 22 et leurs annexes glissent derrière les palettes 12. Chaque fente 33 de pignon 29 enfourche le nez correspondant de conduit 37 et chaque fente 32 ce piaquette31 chevauche un fil 44 de rangée supérieure et un fil 48 de rangée inférieure, à la sortie dudit conduit, fils amenés au contact l'un de l'autre en superposition dans ladite fente 32, grâce à la saignée 37a dans l'embout de conduit et à ce conduit lui-même. Chaque plaquette 31 alors soumise à rotation sur un tour, de sorte que le fil de rainée supérieure 44 enveloppe le fil correspondant 48 de rangée inférieure, ;;our former deux torsades inversées de part et d'autre de la plaquette 31.La botte est ainsi ligaturée alors qu'elle est maintenue en compression transversale par les palettes sur la ligature de botte antécédente ou une ligature préparatoire des deux fils s'il s'agit de la première opération de bottelage, en compression d'épaisseur par la poutre 16 sur les barreaux 6b et l'on obtient ainsi, en répétition, un calibrage constant des bottes successives et leur fixation. Enfin, la poutre 16 (et ses accessoires) est relevée, une fois le tour exact et complet des plaquettes 31 étaxtobtenu (ce qui assure le dégagement libre). Les palettes 12 peuvent être alors recouchées sous les barreaux 6a et 6 par la poussée des bielles 66 avant que le chariot à poutre 7 soit repoussé vers l'avant. I1 est à remarquer que ce chariot est verrouillé ou freiné par tout moyen voulu, non représenté, sur sa glissière, pour que la priorité de mouvement appartienne au couchage ou relèvement des palettes sous l'action des bielles 66, avant que tout déplacement de chariot soit exécuté. La machine ci-dessus décrite peut travailler par cycle unitaire, à démarrage volontaire et arrêt automatique du moteur d'entraînement de l'arbre 50, avec par exemple un contact de fin de course de relevage de poutre 16 et un contact à poussoir shuntant ce contact de fin de course, ce qui laisse à un manipulant le temps de préparer en nappe un faisceau de branchages sur les barreaux 6,6a et en tête des barreaux 6c supérieurs, sur la table et dans le passage ainsi formé. Elle pourrait ainsi ttre associée avec des dispositifs d'alimentation préparant et transportant à une telle entrée des faisceaux successifs, en continu, ce qui permettrait une marche non interrompue. Bien entendu, la largeur de cette machine peut être aussi bien utilisée à plein, pour des panneaux de clôture de grande hauteur, que partiellement ou en fractionnements de production simultanés, par exemple par moitiés, tiers ou quarts, pour confectionner ensemble plusieurs rangées de panneaux moins hauts. Les panneaux de clôture ainsi obtenus à haut rendement sont constitués alors par des bottes parallèles de branchages de bruyère, ligaturées et liées entre elles par des fils régulièrement espacés et la régularité de taille et des liages donne à de tels produits un aspect très esthétique. I1 va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution ainsi qu'aux diverses phases de procédé qui viennent d'être décrites. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de panneaux de clôture en buttes connexes à partir de faisceaux de tiges telle que des branchages de bruyères et de fils de liaison en rangées parallèles, caractérisé par le fait qu'on forme une nappe dosée desdites tiges, on comprime cette nappe transversalement, puis en épaisseur pour former une botte calibrée entre des organes de compression et entre deux séries de fils de liaison attachés entre eux par paires devant ladite botte, puis on rapproche l'un de l'autre chacun des fils desdites paires des deux séries, derrière la botte comprimée et on les lie entre eux, avant de répéter ces opérations, la formation d'une botte subséquente entraînant son antécédente et lesdits fils, en fin de compression transversale. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la répétition opératoire dépend de l'actionnement d'une commande. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la répétition opératoire est automatique. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la liaison entre fis de chaque paire de fils est assurée par enveloppement de l'un is fils par l'autre. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la compression transversale est assurée entre deux organes de guidage, avec interruption du guidage supérieur en amont inmédiat de l'emplacement où est pratiquée la compression en épaisseur. 6.- Dispositif permettant la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comprend, sur un bAti de machine > une table à barreaux espacés transversaux, une coulisse de déplacement transversal d'un chariot porteur de palettes éclipsables entre lesdits barreaux, montées sur un axe commun porté par ledit chariot, lesdites palettes étant en saillie au dessus des barreaux dans le cours de la phase de compression transversale desdites tiges, deux glissières latérales, perpendiculaires à ladite coulisse, une poutre de compression en épaisseur ayant ses extrémités guidées dans lesdites glissière, et sur cette poutre répartis en regard de certains desdits barreaux, des organes rotatifs, actionnés en synchronisme, d'enroulement de chacun des fils d'une nappe sur chacun des fils homologues de l'autre, des dévidoirs desdits fils desdites nappes, les uns suivant lesdits barreaux, les autres les surmontant en lignes descendantes, des moyens moteurs et des moyens dtactionnement, en succession, dudit chariot et de ses palettes, de ladite poutre et de ses organes rotatifs, sous la commande séquentielle d'encliquetages positifs de marche et d'arrêt respectifs, déterminés par un arbre à cames entraîné également par lesdits moyens moteurs. 7. Dispositif selon la revendication-6, caractérisé par le fait que le chariot est commandé par bielles et manivelles, l'une d'entre ces manivelles étant attelée à l'axe des palettes, axe qui entraîne ledit chariot à l'achèvement des basculements de palettes. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'un freinage de chariot rend prépondérante, sur l'axe des palettes, l'action de la manivelle de commande. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait que les fils de nappe de table passent dans des tubes aménagés en tête des barreaux correspondants, tubes raccordés respectivement à des conduits prolongateur terminés en porte-à-faux au droit dune interruption de barreaux correspondante, l'extrémité de conduit étant pourvue d'une fente de guidage de fil de l'autre nappe. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait que chaque organe rotatif comprend un pignon de sortie fendu, susceptible de chevaucher l'embout de conduit prolongateur et porteur d'une plaquette fendue à une largeur correspondant au diamètre des fils utilisés, pignon entraîné en nombre de tours entier, plaquette venant se situer, à poutre descendue, devant le nez d'un conduit prolongateur correspondant. 11.- Dispositif selon l'une quelconque des revendicatinns 6 à 10, caractérisé par le fait que les organes rotatifs sont entraînés par un arbre de poutre commun, arbre ayant à ses extrémités des pignons d'engrènement avec des pignons portés par des arbres de renvoi verticaux, situés de part et d'autre de la machine. 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisé par le fait que la table estsurmontée, à distance, par une série de barreaux homologues, créant avec ceux de la table un couloir de passage des faisceaux de tiges en cours de compression transversale sous l'action des palettes en saillie lors de l'avance de chariot. 13.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 12,caractérisé par le fait que le point mort avant de la course de chariot et la position des palettes relevées correspondantes, sont tels que lesdites palettes se trouvent juste à l'amont du lien de descente de la poutre de compression en épaisseur et de ses organes rotatifs, poutre dont les glissières sont disposées de façon convenable à cet effet sur le bâti de machine. 14.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé par le fait que l'arbre à cames comprend trois cames, l'une à deux bossages diamétralement opposés, de commandes alternées de montée et de baisse de poutre, par bielles et manivellesoperant par demi-tours successifs, une autre à bossage large unique de commande des avances et reculs de chariot, par bielles et manivelles opérant par tours complets, une troisième à bossage large de commande desdits organes rotatifs opérant par tours entiers, au cours d'un cycle fonctionnel.