La présente invention concerne un procédé et un appareil pour préparer des produits alimentaires en feuilles minces dites copeaux, de taille et de forme prédé- terminées. Le procédé consiste à faire passer une bande continue de pâte comestible dans un dispositif destiné à frire cette pâte, la bande continue étant maintenue dans la forme convenable grâce à un dispositif convoyeur continu. Récemment, l'industrie alimentaire a connu un développement très important dans le domaine des aliments tout préparés pour repas rapide. Parmi ceux-ci, les produits en feuilles minces ou copeaux sont les plus répandus. Dans toute la suite de la présente description, le terme "produits alimentaires en copeaux" désigne un aliment cuit en feuilles minces de surface relativement grande et d'épaisseur inférieure à 2,5 mm environ. Les produits alimentaires en copeaux à base de pommes de terre sont fabriqués en grande quantité pour répondre à une consommation et à une demande croissantes. D'autres produits alimentaires en copeaux, tels que ceux à base de céréale et autres, sont également produits en quantité de plus en plus grande ces dernières années. Le procédé couramment utilisé pour préparer des aliments en copeaux pour collation rapide consiste à faire frire des morceaux de pomme de terre coupés en feuilles minces, ou des feuilles minces d'une pâte comestible, dans une huile de friture convenable. Ces pâtes comestibles peuvent être à base de céréales, de mélange de céréales et de différentes farines, de pommes de terre fraîches et cuites, ou de produits reconstitués à base de pomme de terre déshydratée ou autres. Ces pâtes sont généralement obtenues en feuilles relativement minces, et sont ensuite découpées dans les formes et les tailles voulues. Ensuite, les différents morceaux ou feuilles de pâte ou feuilles minces de pommes de terre sont placés dans un bac de friture chaude. Après cuisson des feuilles minces de pommes de terre ou de pâte pendant une durée prédéterminée, les éléments terminés de produits alimentaires en feuilles minces sont retirés de la friture. Ces processus de fabrication peuvent être mis en oeuvre soit par fournées dans lesquelles les copeaux de pommes de terre ou de pâte sont cuits dans des récipients convenables, soit d'une manière continue dans laquelle les copeaux de pommes de terre ou de pâte entrent par une extrémité d'un bac à friture pour en ressortir cuites à l'autre extrémité. On a constaté que tous les produits alimentaires en copeaux préparés par les procédés classiques présentent des irrégularités de courbure locales et aléatoires. Par suite, les produits glimentaires cuits en copeaux, obtenus par les procédés classiques, doivent être emballés de façon très lâche dans des paquets présentant des densités globales extrêmement basses. De plus, les techniques de fabrication classique conduisent à de très grandes difficultés pour cuire les produits de telle façon que les copeaux finalement obtenus soient d'humidité, de texture et de couleur uniformes. Des tentatives ont été faites récemment pour développer différents procédés et différents types d'appareil permettant d'obtenir des produits en copeaux présentant une texture, une òrme, une taille et une couleur uniformes. Ces procédés et ces appareils se sont avérés soit non satisfaisants soit extrêmement coûteux du fait des types très compliqués d'équipement utilisés. Par exemple, le procédé décrit dans le Brevet U.S. nO 3 576 647 attribué à Liepas, met en oeuvre un procédé très compliqué pour préparer des copeaux à partir de pommes de terre déshydratées en utilisant des moules individuels pour cuire chaque feuille. I1 apparaît à l'examen-de ce brevet que l'appareil est extrêmement compliqué, qu'il doit être très coûteux à fabriquer et à mettre en oeuvre et qu'il doit nécessiter en permanence des travaux d'entretien coûteux. De plus, le fait de fabriquer et de cuire les copeaux un par un est un processus lent présentant-peu d'intérêt économique pour des productions en grande série. La présente invention a donc pour but de créer un procédé continu perfectionné permettant de préparer en opération continue des produits alimentaires en copeaux, de taille et de forme constantes, présentant une texture, une taille et une couleur uniforme en soumettant des bandes continues de matières alimentaires en pâte, à un processus de cuisson, tout en donnant à la bande de pate la forme désirée. A cet effet, le procédé de l'-invention est caractérisé en ce qu'on forme une feuille de pâte mince à partir d'une pâte comestible, quton découpe cette feuille en au moins une bande continue de largeur prédéterminée, qu'on fait passer dans un convoyeur possédant deux surfaces associées pour mettre en forme la bande, qu'on fait passer alors dans un milieu de cuisson pour obtenir un produit cuit et on sépare ensuite la bande continue de produit cuit en copeaux de taille prédéterminée. L'invention s'étend à un appareil pour la mise en oeuvre du procédé qui comprend : des moyens pour recevoir et mettre en forme, suivant une configuration prédéterminée, une bande continue de pâte comestible; des moyens pour transporter cette bande de pâte mise en forme en la faisant passer dans une cuve contenant un milieu de cuisson, afin d'obtenir une bande continue de produit cuit; et des moyens pour séparer la bande continue de produit cuit en copeaux de taille prédéterminée. Le procédé et l'appareil de la présente invention sont décrits ci-après plus en détail en se référant aux dessins ci-joints dans lesquels - La figure 1 est une vue de côté schématique de l'appareil selon la présente invention montrant la position relative des différents éléments et la succession des différentes étapes du processus permettant d'obtenir les produits alimentaires en copeaux de taille et de forme prédéterminées; - La figure 2 est une vue de dessus d'une bande continue de pâte comestible après que celle-ci ait été coupée et préparée pour être frite selon l'une des formes préférées de réalisation de la présente invention;; - La figure 3 est une vue d'extrémité en perspective d'une partie du convoyeur à courroies utilisé dans l'une des formes de réalisation de la présente invention, montrant une vue détaillée en perspective des différentes liaisons à courroies utilisées pour réaliser les courroies sans fin mobiles destinées à recevoir et à emprisonner une bande continue de pâte (représentée en traits interrompus, pendant l'opération de cuisson dans la friture; - La figure 4 est une vue partielle en perspective de l'une des dispositipns préférées de courroie sans fin mobile destinée à recevoir et à emprisonner la bande continue de pâte pendant la cuisson;; - La figure 5 est une vue partielle en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 1, montrant les deux parties de l'appareil à courroie mobile sans fin venant s'adapter sur la bande continue de pâte comestible maintenue entre les parties concave et convexe de la liaison à courroies; - La figure 6 est une vue partielle de dessus d'un segment.de la courroie sans fin mobile inférieure de la figure 4 lorsque cette courroie passe sur une roue dentée; - La figure 7 est une vue en perspective d'une partie de la bande continue de produit alimentaire cuit; - La figure 8 est une vue en perspective d'un copeau après que celui-ci a été séparé de la bande continue de la-figure 7. Sur la figure 1, les différents composants de la pâte 10 sont préparés par mélange en proportions convenables dans un mélangeur (non représenté) et sont transportés par un convoyeur jusqu'à un appareil d'extrusion 12. Cet appareil 12 extrude la pâte sous la forme d'une feuille mince continue de pâte crue 13 qui est transportée à l'aide d'un convoyeur 14 jusqu'à un conditionneur 15 dans lequel la feuille mince de pâte est traitée jusqu'à un degré d'humidité convenable. La chambre de traitement ou de conditionnement 15 est constituée avec une série de courroies de convoyeur continues qui permettent d'obtenir des passages multiple-s de la feuille de pâte dans la chambre de conditionnement. Ces passages multiples augmentent le temps de séjour de la pâte dans la chambre de manière à obtenir un traitement uniforme de la pâte jusqu'au degré d'humidité voulu. A sa sortie de lachambre de conditionnement 15, la feuille de pâte 13 est transportée par un convoyeur 16 jusqu'à des moyens de découpage convenables-17 dans lesquels la feuille de pâte est découpée en bandes continues de pâte 18, reliées entre elles, ces bandes continues étant de largeur prédéterminée. Les chutes de pâte tombant des moyens de découpage 17 sont collectées dans une trémie 17 pour être recyclées dans le mélangeur de départ où les différents éléments de la pâte 10 sont préparés pour.former la feuille. A la suite de l'opération de découpage, les différentes bandes de pâte continues 18 sont transportées de façon continue par un convoyeur 19 jusqu'à un appareil de friture ou friteuse 20. Cette friteuse a0 est constituée par une grande cuve contenant de l'huile de friture 21, et elle est chauffée par des moyens de chauffage convenables 22 jusqu'à la température de cuisson voulue. Dans la friteuse 20 passe un convoyeur continu constitué par une courroie de convoyeur inférieure 23 et par une courroie continue supérieure 24. Comme cela sera décrit plus en détail ci-après, la courroie de convoyeur supérieure 24 est en prise avec la courroie de convoyeur inférieure 23 de manière à recevoir et à transporter les bandes continues de pâte 18 pour les faire passer dans la cuve d'huile de cuisson chaude 21. I1 est préférable que le niveau de l'huile de friture chaude 21 soit situé au-dessus d'une partie importante des surfaces correspondantes des courroies de convoyeur 23 et 24 de façon que les bandes continues de pâte 18 puissent être cuites lorsqu'elles traversent la cuve d'huile de cuisson chaude 29. Les courroies de convoyeur 23 et 24 sont en prise avec les roues dentées 25, qui sont entraînées par un moteur convenable (non représenté) de manière à tourner de façon essentiellement constante. Des roues libres convenables et des rouleaux peuvent également etre utilisés pour supporter les courroies de convoyeur 23 et 24 lorsque celles-ci traversent la cuve d'huile de friture chaude 21. Une soufflerie 26 est prévue à la sortie du convoyeur sans fin de manière à soumettre la bande continue 27 à un jet d'air destiné à souffler l'huile de friture en excès lorsqu'on retire la bande cuite 27 de la cuve d'huile de cuisson chaude 21. Lorsque l'huile de friture en excès a été expulsée à l'aide de la soufflerie 26, des produits d'assaisonnement tels que du sel ou des parfums et autres peuvent être saupoudrés sur la bande continue cuite 27 au moyen d'un distributeur d'assaisonnement 28. Les produits d'assaisonnement qui viennent saupoudrer la surface chaude de la bande cuite 27 adhèrent à celle-ci pour produire l'effet d'assaisonnement désiré. A la suite de l'opération d'assaisonnement, la bande continue de pâte cuite 27-est transportée au moyen d'un convoyeur 29, jusqu'à des moyens de séparation 30. Le but de ces moyens de séparation 30 est de séparer la bande continue cuite 27 en copeaux individuels d'épaisseur prédéterminée. Après ce découpage de la bande cuite 27 en copeaux élémentaires 3; ces derniers sont placés sur un convoyeur 32 qui les transporte jusqu a des moyens de stockage ou d'emballage convenables afin d'entre distribués dans le commerce. Généralement, le convoyeur 29 est suffisamment long pour permettre à la bande continue cuite 27 de se refroidir avant de passer dans le moyen de séparation 30. Le procédé et l'appareil selon l'invention sont particulièrement bien adaptés à la préparation de produits alimentaires en copeaux à partir de légumes contenant de l'amidon pour leur donner une certaine raideur. Ainsi, le procédé et l'appareil peuvent s'appliquer à la production de produits alimentaires en copeaux obtenus à partir de produits de base constitués par de la pomme de terre, des-céréales, des farines de blé, de riz, d'avoine, d'orge, ou des mélanges de celles-ci. De très nombreuses recettes différentes utilisant l'une au moins des céréales ci-dessus sont bien connues de la technique antérieure. D'une façon générale, le procédé et l'appareil selon la présente invention--peuvent être utilisés pour mettre en oeuvre l'une quelconque de ces recettes afin d'obtenir des produits alimentaires en copeaux de taille et de forme prédéterminées.Cependant, comme cela sera discuté ciaprès, il faut prendre beaucoup de soins dans la préparation de la pâte pour réduire au minimum le soulèvement ou la dilua tation indésirables de la pâte qui risque de lever pendant la cuisson. Dans la préparation de la pâte à utiliser dans le procédé et dans l'appareil selon l'invention, il est préférable que la pâte contienne une quantité d'eau comprise entre environ 25 à 60 % en poids, et plus précisément 45 à 55 % environ, pour donner à la pâte la forme d'une feuille mince avant qu'elle soit coupée en bandes continues à cuire. Ainsi, il peut être nécessaire d'ajouter ou de retirer de l'eau à la pâte pour augmenter ou diminuer la teneur en eau de celle-ci jsqu'à la valeur convenable avant de former la feuille de pâte crue. L'invention décrite ici peut en particulier s'appliquer à la production de produits alimentaires à base de pommes de terre. L'invention peut également s'appliquer. à la production de produits à base de céréales dans lesquels on utilise une pâte à base d'une seule céréale ou d'un mélange de celle-ci avec des morceaux de pommes de terre solides. On a constaté que des produits alimentaires en copeaux à base de pommes de terre d'excellente qualité pouvaient etre obtenus en formant une pâte contenant au moins en partie des morceaux de pommes de terre solides. Dans toute la description qui suit, le terme de "pommes de terre solides" désigne des pommes de terre fraîches, cuites aussi bien que des pommes de terre déshydratées, aussi bien que des flocons ou des granulés de pommes de terre ou autres. Le terme de "pommes de terre solides" désigne également les mélanges des produits ci-dessus. Compte on pourra le remarquer ci-après, quand on désire obtenir un produit, à base de pommes de terre, il n'est généralement pas nécessaire d'ajouter de grandes quantités de farine de pommes de terre, du fait de la grande quantité de fécule ou d'amidon libre dans la farine de pomme de terre. Les pommes de terre cuites déshydratées peuvent être mélangées à volonté avec des pommes de terre fraîches cuites dans n'importe quelles proportions. On a constaté qu'il fallait utiliser des pommes de terre cuites pour que l'amidon puisse prendre en gel pour donner de la fermeté à la pâte et pour contrôler le gonflement de celle-ci au cours du processus de cuisson selon l'invention. IlEest bien connu que la composition des pommes de terre varie suivant leurs variétés, suivant les conditions dans lesquelles elles ont poussé, l'époque à laquelle elles ont été récoltées, la durée pendant laquelle elles ont été stockées; etc... Une caractéristique très significative de la composition des pommes de terre est la quantité de sucre réduit qu'elles contiennent. I1 est évidemment bien connu de l'art antérieur que la quantité de sucre réduit contenu dans les pommes de terre affecte la couleur et la saveur du produit cuit. Pour obtenir des caractéristiques uniformes de couleur et de saveur des produits cuits obtenus selon la présente invention, il est souhaitable d'utiliser des pâtes présentant des quantités constantes et relativement faibles. de sucre réduit, comme indiqué dans le Brevet U.S. nO 3 835 222 de Wisdom et Cie. Par suite, pour obtenir en grande série des produits alimentaires cuits de caractéristiques uniformes à base de pommes de terre, il est souhaitable de contrôleur avec précision la quantité de sucre réduit dans la pâte de pommes de terre. Cette quantité de sucre réduit peut se contrôler aisément par un processus de fermentation dans lequel on ajoute une levure telle que de la levure de bière à la pâte de pomme de terre, afin de produire une fermentation pendant une période de fermentation voulue. Ainsi, l'utilisation du traitement par fermentation peut être souhaitable dans certains cas pour contrôler la quantité de sucre réduit de la pâte avant sa cuisson. En plus de l'utilisation de pommes de terre comme éléments de la pâte, on peut utiliser à la place d'autres produits alimentaires féculents, ces produits peuvent par exemple être de la farine de riz, de la farine de pomme de terre, de la fécule de pomme de terre, de la farine de tapioca, de la farine de blé ou autre. Ces différents produits féculents peuvent facilement s'utiliser avec les pommes de terre solides avec lesquelles on les mélange par des moyens classiques. Ces produits féculents sont de préférence mélangés à sec avec les pommes de terre solides, puis mouillés par addition d'eau pour atteindre une teneur en eau de la pâte d'environ 25 à 60 % en poids. Cette teneur en eau de la pâte doit de préférence être de l'ordre de 45 à 55 % en poids.Quand d'autres produits féculents sont ajoutés aux pommes de terre solides de la pâte, il est préférable que ces produits féculents représentent moins de 40 % du poids total des matières solides de la pâte. Si l'on utilise le contrôle par fermentation mentionné plus haut, cette fermentation peut se faire sur le mélange ainsi mouillé de pommes de terre solides et de produits féculents. Un type de produits féculents particulièrement facile à utiliser en mélange avec la pâte de pommes de terre est la fécule de tapioca prégélatinisée. Le tapioca prégélatinisé peut être utilisé pour améliorer encore la cohésion et la fermeté de la feuille continue de pâte et dés bandes continues de pâte crue, comme décrit ci-après. De plus, la fécule de tapioca prégélatinisée améliore avantageusement la texture du produit cuit terminé. Le processus de contrôle par fermentation peut être mis en oeuvre de façon classique en mélangeant simplement de la levure, dans des proportions comprises entre 0,1 et 1 % en poids du total des éléments solides, avec la pâte, et en laissant fermenter l'ensemble avant de former la feuille continue de pâte. Un procédé classique pour ajouter la levure à la pâte consiste à dissoudre la levure dans l'eau et à mélanger ensuite à la pâte l'eau de levure ainsi obtenue. La levure peut être ajoutée aux pommes de terre solides seule ou à la pâte contenant les pommes de terre solides. De préférence, quand les pommes de terre solides (sous forme de particules) sont soumises à la fermentation, cette fermentation se fait pour une teneur en eau de la pâte d'environ 50 à 60 % du poids total de la pâte mouillée. Après avoir mélangé la levure à la pâte ou aux différents éléments de la pâte, le mélange homogène ainsi obtenu est maintenu à une température de l'ordre de 240 à 380C pendant une durée suffisante pour réduire le sucre au niveau voulu. I1 n'est généralement pas nécessaire d'attendre plus de quatre heures environ. La fermentation doit de préférence se faire à une température d'environ 300 à 350C avec une humiditérelative d'au moins 80 % environ dans la zone de fermentation.Suivant la période de fermentation, la teneur en sucre de la pâte de pommes de terre peut être réduite au niveau voulu. Le processus de fermentation indiqué ci-dessus n'est généralement pas nécessaire quand la teneur en sucre des particules de pommes de terre de la pâte, est inférieure à 0,2 % en poids. D'autres éléments peuvent être ajoutés à la pâte, soit avant, soit après étape de fermentation. Ces autres produits peuvent consister en différents agents émulsionnants dont on a constaté qu'ils amélioraient la texture du produit fini. Ces produits supplémentaires peuvent également être ajoutés à la pâte pour améliorer le traitement ultérieur de celle-ci dans la feuille continue de pâte et dans la formation des bandes continues de pâte crue. Des exemples de produits émulsionnants utilisables sont par exemple fournis par les monoglycérides de différentes huiles végétales et graisses animales, lesdits glycérides de différentes huiles végétales et graisses animales, ou par des mélanges de ceux-ci. I1 est évident que la pâte comestible traitée selon la présente invention peut être généralement constituée par les végétaux féculents indiqués ci-dessus comprenant, sans que cette liste soit exhaustive, ia farine de blé, la farine d'avoine, la farine d'orge, les farines d'autres céréales, ainsi que les mélanges de celles-ci. Les pâtes comestibles constituées essentiellement de pommes de terre solides, de céréales et de mélanges de celles-ci se traitent particulièrement bien en utilisant le procédé de l'invention. Avant la formation de la feuille continue de pâte crue, on a constaté qu'il était souhaitable que les différents éléments de la pâte soient sous forme de particules plutôt que sous la forme d'une pâte visqueuse. Les masses de pâte visqueuse sont en effet difficiles à manipuler et nécessitent un travail mécanique considérable pour former les feuilles continues de pâte qu'on désire obtenir. Le travail mécanique exercé sur la pâte, en particulier l'opération de sectionnement en bandes, tend à rompre les particules de pommes de terre et à libérer la fécule libre. Cette fécule libre, lorsqu'elle est en grande quantité, peut avoir un effet désastreux sur les propriétés de cuisson de la pâte. Par exemple, la pâte peut lever beaucoup trop pendant le processus de cuisson, ce qui conduit à un produit cuit dont les surfaces sont boursouflées et plissées. Comme l'un des principaux avantages du procédé de l'invention consiste à fournir des produits de texture, de taille, de forme et d'aspect uniformes, les teneurs en fécule libre doivent être contrôlées avec précision pour éviter les dilatations excessives pendant la cuisson. Après l'opération de mélange et de fermentation, la pâte est mise en forme par des procédés classiques pour obtenir une feuille continue de pâte crue. Tout dispositif classique bien connu de la technique peut être utili-sé pour effectuer cette opération de mise en feuilles minces de la pâte. La pâte peut par exemple être pétrie et roulée pour obtenir une feuille plate et mince, ou encore être extrudée. Lorsque la pâte est extrudée, les éléments qui la composent doivent de préférence être sous forme de granulés ou de particules, et introduits dans un appareil à extruder d'où la pâte sort sous la forme d'une feuille plate continue grâce à une vis à extruder et à une douille. Un type de machine à extruder particulièrement pratique utilise une vis à extruder placée à l'intérieur d'un barreau fixé à une douille réglable. Dans ce type d'appareil à extruder, la pâte est introduite à l'arrière de l'appareil et la rotation de la vis dans le barreau produit la force motrice nécessaire pour forcer la pâte hors de la douille. Des appareils à extruder de ce type sont connus dans le commerce. Dans certains cas, il peut être nécessaire de chauffer dans la région de la douille pour diminuer la viscosité de la pâte et faciliter ainsi la formation d'une feuille de pâte uniforme. Comme indiqué précédemment, il n'est pas souhaitable avoir une grande quantité de fécule libre dans la pâte avant la cuisson. Pour cela, il faut choisir et mettre en oeuvre la machine à extruder en prenant soin d'éviter les efforts mécaniques inutiles sur la pâte, ce qui risquerait de produire des ruptures intempestives des différentes particules de pommes de terre, en libersnt ainsi de la fécule liv pendant ltopération de formation de la feuille crue. Normalement, les lèvres de l'appareil à extruder sont réglables pour permettre le reglage de l'épaisseur de la feuille continue de pâte à extruder. Dans la fabrication des produits alimentaires en copeaux prépares à l'avance à base de pommes de terre, on a constaté qu'il était souhaitable que la feuille continue de pâte ait une épaisseur uniforme comprise entre 0,5 et 0,6 mm environ, Bien évidemment, la largeur de la feuille dépend du type et de la taille de 11 appareil à former les feuilles qu'on utilise, ainsi que de l'appareil à découper utilisé ultérieurement pour découper les bandes continues de pâte crue. Quand on utilise des appareils à extruder pour former les feuilles continues de pâte, on constate que l'épaisseur de la feuille de pâte peut également être contrôlée dans une certaine mesure en contrôlant l'étirement de la feuille de pâte qui sort de la douille. Ainsi, l'épaissèur de la feuille continue de pâte peut se contrôler avec précision en utilisant un ensemble de rouleaux d'entraînement tournant à vitesse réglable. En utilisant l'appareil à rouleaux d'entrai- nement, il est possible d'étirer la feuille continue de pâte lorsque celle-ci sort de la douille de manière à obtenir une feuille continue de pâte cuite d'épaisseur voulue.Un avantage supplémentaire de l'utilisation de-la technique d'étirement pour contrôler avec précision l'épaisseur de la feuille continue de pâte est que la pâte de la feuille continue a moins tendance à se fendre après étirement. D'autres types d'appareils à extruder parmi lesquels les extrudeurs circulaires- peuvent être utilisés pour former la feuille continue de pâte. Quand on utilise ces-'-- 'têtes à extruder circulaires, le cylindre de-pâte extrudée peut être fendu. et ouvert pour former une feuille plate avant de la couper en bandes continues de pate à frire. Normalement, la feuille continue de pâte doit avoir la forme d!une feuille plate pour subir le traitement ultérieur consistant à découper les bandes continues de pâte crue. La feuille continuede pâte utilisée pour former. les bandes continues destinées a .êt-re' cuites doit avoir une solidité suffisante pour supporter les étapes suivantes du du traitement, c'est--à-dire le séchage, le découpage et la cuisson dans la friture, sans risquer de se briser ou de se déchirer. Compte tenu de l'importance de la formation d'une feuille continue de pâte, il est évident que les éléments de la pâte doivent être traités et conditionnés dé manière a- conserver une teneur en eau relativement constante. Comme indiqué précédemment, la teneur en eau de la pâte peut varier entre 25 et 65 % en poids environ. Quand il s'agit de produits à base de pommes de terre (c'est-à-dire-contenant plus de -50 %-du poids total des matières solides constituées par des pommes de terre solides), il est préférable de maintenir la teneur en eau dans une plage comprise -entre- 45. et 55 % en poids environ. Quelle que soit la teneur en eau choisie pour obtenir une -- bonne qualité de traitement, il est important que cette'teneur-e'n eau soit maintenue relativement const-ante pendant une période de fonctionnement importante de la machine à extruderr de manière à éviter les variations inutiles et permanentes de fonctionnement de la machine à extruder et des rouleaux d'entraînement pour obtenir une feuille continue de pâte crue d'épaisseur uniforme. A la suite de la formation de la feuille de pâte, il est souhaitable de conditionner-eelle-çt-pour améliorer sa résistance mécanique. On a constaté que- la résistance~ de la feuille de pâte pouvait être considérablement auglaentée en la soumettant à un processus de préparation ou de conditionnement tendant à réduire la teneur en eau de la feuille. I1 fautcependant rcnarouer que bien que cette étape de séchage soit souhaitable dans certains cas 7 elle peut ne pas être nécessaire si la feuille de pâte possède une homogénéité suffisante.Le processus de séchage peut s'effectuer, si on le désire, en faisant passer la feuille mince et flexible de pâte dans une chambre ou un four de desséchage consistant en une série de courroies-continues traversant une zone dans laquelle on contrôle avec beaucoup de précision la température et l'humidité. Ainsi, en faisant passer la feuille continue de pâte à travers le four de séchage, on conditionne celle-ci de manière à obtenir une feuille de pâte crue à moins grande teneur en eau et à plus grande résistance. Quand on traite une pâte à base de pommes de terre, on constate qu'il est souhaitable que la feuille continue de pâte présente une teneur en eau finale comprise entre 10 et 25 s en poids environ, avant découpage. A la suite de cette étape de conditionnement, il apparaît que la feuille de pâte a légèrement rétréci en largeur et en épaisseur. Ainsi, une feuille de pâte présentant une épaisseur d'environ 0,5 à 0,6 mm lorsqu'elle vient d'être extrudée, se rétrécit à une épaisseur d'environ 0,35 à 0,5 mm après séchage. A la suite de l'opération de séchage, la feuille continue de pâte est prête pour l'opération de découpage dans laquelle elle est coupée en bandes continues destinées à être frites. Le but de l'opération de découpage est de produire une bande fine continue de pâte à laquelle on peut donner une forme prédéterminée pendant la cuisson.- Ainsi, l'opération de découpage permet d'obtenir une bande continue de pâte crue présentant une largeur prédéterminée. On remarquera, évidemment, que si la formation de la feuille de pâte telle qu'elle a été décrite ci-dessus permet d'obtenir des bandes continues de pâte présent nit la largeur voulue, l'opération de découpage peut alors être supprimée. On a cependant constaté que pour des fabrications en grande série, il était préférable de former de grandes feuilles de pâte et de les découper ensuite en bandes continues pour obtenir des largeurs et des formes prédéterminées. L'opération de découpage peut se faire par des moyens classiques bien connus de la technique. Par exemple, la feuille mince de pâte peut passer dans une série de couteaux qui la coupent à volonté en une série de bandes minces continues. Cependant, ces couteaux fixes ne peuvent produire qu'une bande continue droite de pâte mince. Bien que les bandes continues minces droites de pâte soient très faciles à obtenir en utilisant différents couteaux ou rouleaux, il est généralement souhaitable de produire une feuille mince de pâte présentant une forme particulière. Quand on fait cuire des bandes de pâte continues à bords droits, le produit cuit obtenu se présente sous la forme d'un ruban continu. Comme la bande continue de produits cuits doit ensuite être divisée en copeaux élémentaires, les bandes minces à bords droits donnent naissance à la formation de feuilles rectangulaires. L'une des formes préférées de la présente invention a pour but de produire une bande mince continue de pâte présentant une configuration telle que celle illustrée sur la figure 2. En utilisant un appareil de découpage tel que icelui décrit ici, on peut obtenir la bande continue de pâte crue 18 illustrée sur la figure 2. Cette bande de pâte est ensuite frite, après mise en forme, pour donner naissance à des produits cuits de taille et de forme constantes. La bande continue cuite peut alors être séparée très facilement en copeaux élémentaires présentant des formes plaisantes. Pour faciliter la séparation de la bande continue de produits alimentaires cuits en copeaux individuels, on a constaté, en particulier quand la séparation devait s'obtenir par rupture, qu'il était préférable de former une bande continue de pâte constituée par des sections reliées entre elles par des segments relativement étroits. Par exemple, la bande continue de pâte 18 représentée sur la figure 2 peut avoir une dimension de l'ordre de 5 cm à l'endroit de la plus grande largeur, les segments de liaison étant beaucoup plus étroits, c'est-à-dire de largeur comprise entre 1 et 2 cm. Généralement, la largeur des segments étroits de liaison de la bande continue de pâte représente environ 1/4 à 3/4 de la largeur principale de la bande. Bien que les largeurs de pâte comprises entre les différents segments élémentaires de la bande continue soient de préférence relativement étroites, elles ne doivent cependant pas être trop étroites pour ne pas risquer de devenir trop fragiles, la bande continue de pâte devant ensuite être cuite et traitée. Dans une forme préférée de réalisations de la présente invention, la bande mince continue de pâte crue 18 illustrée sur la figure 2 peut être cuite dans son état rétréci, ce qui donne une légère courbure à la bande pour produire un chapelet continu de copeaux individuels reliés entre eux comme illustré en perspective sur la figure 7. Ensuite, le chapelet continu cuit 27 de copeaux reliés entre eux comme illustré sur la figure 7, peut passer dans un dispositif convenable permettant de séparer les copeaux individuels, illustrés en perspective sur la figure 8. Pour produire la bande continue de pâte crue 18, comme illustré sur la figure 2, il faut utiliser un dispositif de couteau classique tel que le couteau de Riciarelli déjà connu. I1 est évidemment bien connu que les couteaux de Riciarelli sont du type emporte-pièces trouvant leur application dans l'industrie des pastilles. En faisant passer la feuille mince plate continue de pâte sous un couteau de Riciarelli après l'étape de conditionnement, on peut obtenir des bandes continues de pâte crue qu'on fait ensuite passer dans des dispositifs de mise en forme décrits ci-après. D'autres couteaux classiques peuvent également être utilisés pour produire la bande continue de pâte traitée selon la présente invention. D'autres couteaux utilisables sont par exemple les couteaux rotatifs possédant deux parties mâle et femelle coopérant pour couper la feuille de pâte en bandes continues reliées entre elles. I1 est évident qu'on peut avantageusement découper de nombreuses bandes continues de pâte dans chacune des feuilles venant sous le couteau, de sorte que chaque feuille de pâte produit un grand nombre de bandes continues de pâte cuite. Ce nombre de bandes continues de pâte peut être introduit en permanence dans un nombre identique de moyens de mise en forme afin de subir ltopération de cuisson. Cette technique permet d'augmenter la cadence de production de ces produits alimentaires en feuilles minces. La bande continue de pâte 18 illustrée sur la figure 2 ne constitue simplement qu'une forme préférée de réalisations de bandes continues pouvant être traitées suivant le procédé de l'invention. Beaucoup d'autres types de formes ou de configurations peuvent être imaginés suivant les souhaits du fabricant. On peut par exemple, au lieu d'une série de feuilles ovales telles que celles illustrées ici, choisir d'autres formes telles que des carrés, des hexagones, des octogones ou autres, pour les faire frire suivant le processus de l'invention. Comme l'opération de découpage décrite cidessus entraîne la formation de chutes de pâte, il est souhaitable de recycler ces chutes dans la pâte servant à former les feuilles. Ainsi, les chutes produites par l'opération de découpage peuvent être collectées dans une trémie convenable pour être ensuite traitées de nouveau par concassage et mouillage de manière à reconstituer la pâte initiale avec la même teneur en eau. Cette pâte reconstituée est mélangée à la pâte initiale venant alimenter la machine à extruder ou toute autre machine utilisée pour former les feuilles de pâte. Cette étape de recyclage réduit-beaucoup les pertes dans le processus selon l'invention. I1 est évident que les bandes continues de pâte formées par l'étape de découpage ont une solidité et une flexibilité suffisantes pour qu'on puisse leur faire subir le traitement ultérieur. Ainsi, la forme des bandes continues découpées doit être telle qu'une quantité-suffisante de pâte subsiste entre les différents copeaux individuels, de façon que la bande continue conserve une solidité et une flexibilité suffisantes pour passer dans les convoyeurs et dans les moyens de' misse en forme venant plonger dans l'huile de cuisson. Une fois que les bandes continues de pâte ont été formées, celles-ci passent dans des moyens convenables de mise en forme qui donnent à la pâte la forme voulue pendant la cuisson. Ces moyens de mise en formepeuvent être des moyens classiques emprisonnant en continu la pâte pendant sa cuisson. On peut, par exemple, utiliser différents types de moules ou de presse pour amener la pâte dans la forme voulue pendant que celle-ci traverse en continu le bac d'huile de friture chaude. I1 est cependant préférable d'utiliser un dispositif de mise en forme à déplacement continu qui reçoit la bande de pâte cuite et lui fait traverser l'huile de cuisson tout en l'empri sonnant dans la configuration désirée. Un appareil de mise en forme à déplacement continu de ce type est illustré sur les figures 3, 4, 5 et 6. Dans son principe, l'appareil de mise en forme à déplacement continu illustré sur les figures qu'on vient d'indiquer est un convoyeur possédant deux surfaces en regard séparées par un écartement uniforme destiné à recevoir la bande continue de pâte à mettre forme entre elles. En utilisant l'appareil de mise en forme illustré dans les figures indiquées ci-dessus, il est possible de produire des bandes continues uniformes de produits cuits, avec un bon rendement et un minimum de dépenses et des frais de maintenance de l'appareillage. Ce type d'appareil est un type distinct et perfectionné par rapport aux équipements à moules utilisés jusqu maintenant pour traiter les feuilles minces individuelles et autres produits alimentaires cuits. L'appareil selon l'invention permet également d'obtenir des cadences de production élevées, ce qu'on ne pouvait obtenir avec les procédés de technique antérieure dans lesquels les feuilles minces étaient cuites individuellement sans utilisation d'une bande de pâte continue. L'appareil selon l'invention est décrit ciaprès en se référant aux figures 3 à 6. Essentiellement, le convoyeur permettant de mettre en forme les bandes continues de pâte dans la configuration voulue pendant l'opération de cuisson dans la friture comprend une surface inférieure 23 de convoyeur continu sans fin et une surface supérieure 24 de convoyeur continu sans fin. Comme cela sera décrit ci-après, les surfaces inférieure et supérieure sont constituées par des segments de courroie reliés entre eux, dont les surfaces coopèrent de manière à laisser entre elles un espacement uniforme permettant de mettre -en forme la bande continue de pâte pendant sa cuisson. L'un des types préférés de segments de courroies est illustré dans la figure 3 dans laquelle est représentée une partie de la surface inférieure 23 de convoyeur continu sans fin et une partie de la surface supérieure 24 de convoyeur continu sans fin, les liaisons entre la courroie inférieure 33 et la courroie supérieure 34 étant séparées dans le sens vertical de manière à illustrer plus clairement le fonctionnement. L'articulation ou liaison élémentaire 33 de courroie inférieure est constituée par une paire de consoles opposées 35 servant de monture placées à une certaine distance l'une de l'autre. A la base de chaque console de monture 35 est prévue une paire d'ouvertures extrêmes 36 destinées à recevoir les axes d'articulation de courroie inférieure 33 permettant d'assurer la liaison avec une chaîne d'entraînement convenable, comme décrit ci-après.La fixation de l'articulation de courroie inférieure 33 s'obtient au moyen d'axes inférieurs 43 traversant les trous alignés 36. (Les axes inférieurs 43 ne sont illustrés qu'en partie seulement sur la figure 3, mais traversent toute l'articulation inférieure de courroies 33 comme illustré plus en détail sur la figure 5.) La surface de mise en forme 37 est fixée rigidement à la partie supérieure des consoles de monture 35. La surface concave de mise en forme 37 est percée d'un grand nombre de trous d'huile 38 permettant à l'huile de cuisson de venir en contact avec la bande continue de pâte 18 (représentée en traits interrompus.fins) lorsque celle-ci est mise en forme et emprisonnée contre la surface 37 pendant son passage dans la cuve d'huile de friture chaude. L'articulation élémentaire de courroie supérieure 34 est constituée par une paire de consoles de monture opposées 39 permettant de relier l'ensemble d'articulations de courroie supérieure à une chaîne d'entraînement convenable non représentée. Chacune des consoles de monture 39 possède une paire d'ouvertures extrêmes 40 destinées à relier l'ensemble d'articulation de courroie supérieure 34 à la chaîne d'entraînement. La fixation des articulations de courroie supérieure 34 à la chaîne d'entraînement se fait au moyen d'axes porteurs supérieurs 44 qui traversent les ouvertures alignées 40. (Les axes supérieurs 44 ne sont illustrés qu'en partie seulement sur la figure 3, mais traversent toute l'articulation de courroies 34 comme illustré plus en détail sur la figure 5.) La surface de mise en forme 41 est fixée rigidement au consoles de montage 39. La surface convexe 41 est percée diun grand nombre de trous d'huile 42 pour permettre à l'huile de cuisson de venir en contact avec la bande continue de pâte lorsque celle-ci est mise en forme et emprisonnée par la surface convexe 41 pendant son passage dans le bac d'huile de friture chaude. Comme cela apparaît plus clairement sur la figure 6, les bords inférieurs des consoles de monture 35 ont une forme qui leur permet de se relier aux articulations de courroie inférieure adjacentes grâce à un évasement vers l'extérieur d'une extrémité de chacun des bords inférieurs des consoles de monture 35, cet évasement ou cet écartement étant suffisant pour venir s'adapter sur le bord inférieur de l'articulation de courroie inférieure adjacente. Grâce à cette configuration évasée, les ouvertures de monture 36 d'une articulation de courroie inférieure peuvent être alignées avec les ouvertures de monture 36 de l'articulation de courroie adjacente, de façon que l'axe d'entraînement inférieur 43 puisse passer à travers les ouvertures de monture alignées, et permettent la liaison avec une chaîne d'entraînement convenable entraînée par la roue dentée 25.La correspondance ou l'emboîtement de la surface de mise en forme concave 37 dans la surface de mise en forme convexe 41, en laissant un certain écartement entre ces surfaces, est décrit et illustré plus en détail sur la figure 5. La figure 6 représente un type de procédé préféré permettant de relier l'articulation de courroie inférieure 33 à un train d'entraînement convenable pour former une courroie continue inférieure 23. I1 est évident que les articulations de courroie supérieure 34 peuvent être reliées ensemble de la même façon pour former la courroie continue supérieure 24. Comme indiqué sur la figure 6, une série de tiges porteuses inférieures 43 sont utilisées pour relier bout à bout les articulations 33 de la série de courroie inférieure. Les axes porteurs 43 traversent les ouvertures de monture alignées 36 percées dans les bords inférieurs des consoles de monture 35. Comme indiqué précédemment, une extrémité de chacun des bords inférieurs des consoles de monture 35 est évasée ou écartée vers l'extérieur pour recevoir le bord inférieur de la console de monture adjacente-35. Cette configuration évasée permet aux articulations de courroie inférieure adjacentes d'être assemblées de telle manière que les ouvertures 36 soient alignées de telle manière que les surfaces concaves de mise en forme 37 forment une liaison sensiblement continue quand la courroie continue inférieure fonctionne en position horizontale. Comme la surface de mise en forme concave est une surface continue en forme d'auge, il n'est pas nécessaire de prévoir un type particulier de synchronisation ou d'alignement entre le mouvement linéaire de la bande continue de pâte 18 et les différentes articulations de courroie inférieure 33. I1 est cependant important que la vitesse linéaire à laquelle avance la bande continue de pâte 18 soit exactement la même que celle des courroies continues inférieure 23 et supérieure 24. Cela constitue une amélioration importante par rapport aux équipements de cuisson de technique antérieure dans lesquels les différents moules individuels devaient être soigneusement synchronisés avec les morceaux de pâte élémentaire pour que ceux-ci tombent avec précision dans les moules correspondants. En examinant à la figure 6, on remarquera que les extrémités des axes porteurs inférieurs 43 dépassent des bords des consoles de monture 35 et que des moyens de fixation 45 s'engagent à friction sur les axes porteurs 43 de manière à empêcher le mouvement latéral des articulations de courroie inférieure 33 dans le sens de la longueur des axes porteurs inférieurs 43. Un ensemble de chaînes d'entraînement classique est monté sur l'axe porteur inférieur 43 juste à côté des moyens de fixation 45. Un ensemble de chaînes d'entraînement 46 est fixé à l'axe porteur inférieur 43 au moyen d'une goupille convenable 47 qui traverse une ouverture percée dans l'axe porteur inférieur 43. Quand plusieurs articulations de courroies sont prévues le long de chacun des axes porteurs inférieurs 43 pour produire plusieurs courroies continues inférieures, différents types d'entretoise 48 peuvent être placés entre les consoles de monture adjacentes 35 pour empêcher le mouvement latéral des consoles de monture inférieure le long des axes porteurs inférieurs 43. Ces entretoises 48 sont généralement constituées par des rondelles ordinaires prévues sur les axes 43 entre les consoles de monture adjacentes 35. La chaSne d'entraînement 46 est dimensionnée de façon à venir rengager sur la roue dentée inférieure 25, laquelle est entraînée par un moteur (non représenté). Comme cela apparaît sur la figure 6, un certain nombre d'articulations de courroies inférieures 33 peuvent être disposées le long de chacun des axes porteurs 43. Par suite de cette disposition à courroies inférieures 33 multiples le long de l'axe porteur inférieur 43, il est possible de disposer de plusieurs courroies inférieures continues fonctionnant sous l'action d'une chaîne d'entraînement unique et d'un mécanisme de roues dentées unique. Cela permet à l'appareil illustré sur les figures ci-jointes de fabriquer des produits alimentaires en très grande série. I1 apparaît que la courroie continue supérieure 24 est constituée d'articulations de courroie supérieure 34 pouvant se monter sur les axes porteurs supérieurs 44 de la même façon que celle décrite pour la courroie inférieure. Dans le fonctionnement des courroies continues inférieure et supérieure, il est évident que les deux courroies doivent être entraînées exactement à la même vitesse linéaire pour pouvoir emprisonner et mettre convenablement en forme la bande de pâte à transporter dans la cuve d'huile de friture 21. Il est donc indispensable que les roues dentées 25 soient toutes de la même taille et soient toutes entraînées à partir du même moteur. La figure 4 illustre encore 7e fonctionnement de la courroie continue inférieure 23 et de la courroie continue supérieure 24. Sur la figure 4, une partie de la courroie continue inférieure 23 et de la courroie continue supérieure 24 est illustrée pour représenter l'entrée de la bande continue de pâte 18 venant des moyens de découpage 17 par l'intermédiaire du convoyeur 19. La bande continue de pâte crue 18 est introduite dans les surfaces de mise en forme concave 37 des articulations de courroie inférieure 33 lorsque la courroie continue inférieure 23 avance à la même vitesse linéaire continue que la bande de pâte 18.La bande de pâte continue 18 est supportée de façon lâche dans la surface concave de mise en forme 37 jusqu'à l'endroit où les surfaces de mise en forme convexes mobiles 41 des articulations de courroie supérieure 34 viennent s'appliquer contre les articulations de courroie inférieure 3? La courroie supérieure continue 24 avance à la même vitesse linéaire que la courroie continue inférieure 23. Par suite de l'emboîtement de la surface convexe 41 dans la surface concave 37, la bande continue de pâte 18 se trouve courbée en forme de cylindre. Comme la courroie continue inférieure 23 forme une surface de support sensiblement continue de la bande de pâte 18 et comme la courroie supérieure continue 24 forme une surface très sensiblement continue de mise en forme de la bande de pâte 18, il nlest pas-nécessaire de synchroniser ou d'aligner les articulations individuelles des courroies continues supérieure et inférieure, ou de synchroniser les différentes sections de pâte reliées entre elles tant que les courroies supérieure et inférieure et la bande continue de pâte se déplacent à la même vitesse.Cela représente une amélioration importante de la technique par rapport aux cas où il faut utiliser des moyens de synchronisation complexes quand on produit des feuilles minces individuelles comme dans le cas du Brevet Liepa ci-dessus. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 1, et elle montre l'emboîtement de l'articulation de courroie inférieure 33 avec l'articulation de courroie supérieure 34. On remarque que le bord supérieur des consoles de monture 35 est en contact avec le bord inférieur des consoles de monture 39. Ce contact entre le bord supérieur des consoles de monture 35 et le bord inférieur des consoles de monture 39 maintient un écartement constant entre la surface de mise en forme concave 37 et la surface de mise en forme convexe 41. Dans l'intervalle ainsi formé entre les surfaces 37 et 41, la bande continue de pâte crue 18 se trouve emprisonnée dans une configuration semi-cylindrique lorsqu'elle traverse l'huile de friture chaude. Dans la préparation des produits alimentaires en copeaux à base de pommes de terre, la distance préférée entre la surface concave 37 et la surface convexe 41 est comprise entre 0,5 mm et 2,5 mm. Comme la plupart des bandes continues de pâte comestible 18 gonflent pour remplir l'intervalle entre les surfaces concave et convexe, le jeu entre ces surfaces détermine l'épaisseur du produit cuit terminé. Par suite, il peut être souhaitable de constituer les articulations de courroies inférieure 33 et supérieure 34 de telle manière qu'on puisse régler la distance entre la surface concave 37 et la surface convexe 41. La figure 5 illustre également l'axe porteur inférieur 43 traversant les ouvertures de monture alignées 36, et l'axe porteur supérieur 44 traversant les ouvertures de monture supérieure 40. La figure 4 illust-re en outre les relations entre les différentes articulations de courroie inférieure 33 et les différentes articulations de courroie supérieure 34 lorsqu'elles sont multiples et forment respectivement les courroies continues inférieure 23 et supérieure 24. Comme on le remarquera sur la figure 4, les différentes articulations de courroie inférieure 33 sont montées de manière à former une surface de mise en forme concave sensiblement continue et lisse sur laquelle vient se placer uniformément la bande de pâte continue 18 lorsqutelle avance le long de la cuve de friture 20 suivant une trajectoire sensiblement horizontale.De la même façon, la disposition des différentes articulations de courroies 34 est telle qu'on obtient une surface de mise en forme convexe sensiblement continue 41 venant s'appliquer uniformément sur la face supérieure de la bande de pâte continue 18 lorsque celle-ci avance dans le sens de la longueur du bac à friture 20 suivant une trajectoire sensiblement horizontale. Comme indiqué sur la figure 1, il est souhaitable que la bande continue de pâte crue 18 vienne se placer sur la surface concave 37 et que la surface convexe 41 vienne s'appliquer sur la surface supérieure de la bande de pâte continue 18 pour la mettre en forme suivant la courbure de ltespace disponible entre les surfaces concave 37 et convexe 41, avant d'entrer dans la cuve d'huile de friture chaude. Comme la bande de pâte continue 18, ainsi mise en forme, suit une trajectoire sensiblement horizontale suivant la longueur de la cuve à friture 20, cette bande de pâte continue se trouve complètement immergée dans l'huile de friture 21. Comme les ouvertures d'huile 38 sont disposées sur toute la surface de mise en forme concave 37, et comme les ouvertures d'huile 42 sont disposées sur toute la surface de mise en forme convexe 41, l'huile de friture chaude vient en contact intime avec les deux côtés de la bande de pâte crue continue 18 lorsque celle-ci traverse la cuve à friture 20. Par suite, la bande continue de pâte 18 se trouve cuite uniformément suivant une bande continue croustillante 27. La figure 7 est une vue en perspective d'une section de bandes continues cuites telle qu'elles se présentent à la sortie du bac d'huile de friture 21. Lorsque la bande continue cuite mobile 27 sort du bac d'huile de friture 21, une quantité importante d'huile de friture coule de la surface de la bande cuite continue 27 du fait de l'inclinaison de la courroie continue inférieure 23. L'excès d'huile de' friture peut être retiré de la surface de la bande continue cuite 27 en dirigeant un jet d'air le long de celle-ci au moyen d'une soufflerie 26. On a constate' que, même si la bande continue cuite chaude 27 possédait une teneur en eau comprise entre 1 et 10 % en poids, et le plus souvent de l'ordre de l à 4 % en poids, cette bande continue restait souple et pouvait se courber dans une certaine mesure sans se briser à la sortie de l'huile de friture chaude. Par suite de cette faculté de la bande continue cuite chaude 27 de se courber sans se briser, il est possible de courber légèrement la bande continue cuite 27 et de la placer sur le convoyeur 29 pour la retirer de la friteuse 20. Bien que la bande continue cuite soit encore chaude, celle-ci peut passer sous un dispositif d'assaisonnnement 28 qui dépose sur la bande continue 27 des assaisonnements tels que du sel, des herbes aromatiques ou autres. Lorsque la bande continue cuite 27 a reçu les assaisonnements voulus, le convoyeur 29 l'amène aux moyens de séparation 30. Des moyens de refroidissement tels que des ventilateurs ou autres peuvent diriger si on le désire de l'air de refroidissement traversant la surface de la bande continue cuite 27 lorsque celle-ci passe le long du convoyeur 29. Lorsque la bande continue cuite 27 refroidit, elle devient plus cassante et plus fragile. Cette propriété facilite la cassure de la bande continue 27 en copeaux individuels 31. Ainsi, les moyens de séparation 30 peuvent être constitués par des moyens de découpage classique ou par un rouleau brisant permettant d'appliquer une force mécanique à la bande continue cuite 27 de manière à la briser en copeaux élémentaires de dimension- voulue. Quand une bande continue de pâte telle que celle de la figure 2 est cuite pour donner. une bande de produit alimentaire cuit telle que celle de la figure 7, la séparation en copeaux élémentaires peut se réaliser très facilement, en faisant passer la bande cuite > comme illustré sur la figure 7, à travers une série de rouleaux brisants. Ces rouleaux brisants peuvent être des rouleaux circulaires avec ou sans bossage, permettant de casser la bande cuite en copeaux individuels. Comme le point le plus fragile de la bande continue cuite illustré sur la figure 7 est le point où les segments élémentaires sont reliés entre eux, la cassure peut s'obtenir très facilement en faisant simplement passer la feuille sous une surface de rouleau placé légèrement au-dessous de la surface plane de la bande continue cuite mobile 27, comme indiqué sur la figure 1. Différents autres moyens de technique connue peuvent être utilisés pour séparer la bande continue de produits cuits en copeaux individuels de forme et de taille voulues. I1 est évident que la configuration représentée ici des articulations de courroies inférieure et supérieure est une configuration concave et convexe qui peut être remplacée par n'importe quel autre choix de configurations différentes si on le désire. Par exemple, le procédé selon la présente invention peut s'adapter très facilement à la production de copeaux plats. Cependant, quand on utilise une configuration courbe, il est préférable que la partie concave de la bande de pâte continue emprisonnée soit ouverte vers le haut pour permettre une cuisson plus régulière.On remarque en effet en théorie que si la section de pâte continue emprisonnée est cuite dans une position où la partie concave est tournée vers le bas, de la vapeur d'eau peut se rassembler dans la partie supérieure de la surface-concave et entraîner une cuisson irrégulière. Par suite, si la partie concave est tournée vers le haut, la vapeur d'eau peut s'échapper plus facilement de la surface de la bande de pâte en cours de cuisson. Dans d'autres cas possibles, il apparaît également qu'il n'est pas indispensable que les bandes continues de pâte traversent le bac à friture en position parfaitement horizontale. En effet, les sections continues de pâte peuvent traverser le bac à friture en position verticale si on le désire. Pour assurer qu'on obtient bien une cuisson régulière et uniforme de la bande continue de pâte, il est souhaitable que les ouvertures d'huile 38 et 42 des courroies supérieure et inférieure soient suffisamment nombreuses et bien espacées pour permettre un contact intime avec les deux côtés de la bande de pâte lorsque celle-ci traverse le bac à friture chaude. Par suite, il est préférable que les ouvertures soient relativement petites, le diamètre de chaque ouverture étant inférieur à 10 mm environ. Si le diamètre des ouvertures d'huile dépasse 10 mm, on constate que l'eau dispersée dans la pâte peut se vaporiser plus facilement pendant la cuisson dans la friture, ce qui peut donner naissance à des bulles ou autres irrégularités à la surface de la bande continue de pâte.De plus, outre les irrégularités formées à la surface de la bande de pâte cuite, certaines difficultés peuvent se présenter si la pâte vient gonfler dans des ouvertures d'huile.trop grandes en entraînant ainsi des cassures de la bande continue cuite lorsque celle-ci sort du bac de friture. De- préférence, les surfaces de mise en forme concave et convexe des courroies inférieure et supérieure doivent être réalisées dans un métal convenable tel que de l'acier inoxydable, avec des ouvertures d'huile d'un diamètre d'environ 1,6 mm. I1 est également souhaitable que les centres des ouvertures soient espacés uniformément par des intervalles de 5 mm. On peut aussi utiliser, si on le désire, des matériaux à maille pour réaliser les surfaces de mise en forme concave et convexe. Comme la courroie continue inférieure et la courroie continue supérieure viennent en contact avec l'huile de friture chaude et avec la pâte comestible pendant ltopération de friture, il est souhaitable que tous ces éléments soient fabriqués dans un matériau résistant à la corrosion tel que de la'acier inoxydable par exemple. Les roues dentées qui entraînent les courroies doivent également être en matériau anti-corrosion tel que de l'acier inoxydable par exemple. La friteuse utilisée pour contenir l'huile de cuisson chaude doit de préférence être conçue pour s'adapter à la forme du convoyeur continu qui la traverse afin de réduire les volumes d'huile nécessaires. Pour la friture, il est préférable d'utiliser une huile végétale telle que de l'huile de graine de coton, de l'huile de céréale, de l'huile de sojas de l'huile de noisette, de huile de noix de coco ou autre, ou encore des mélanges de ces huiles. La température de l'huile peut varier de 250 à sooO avec un temps de friture compris entre 10 et 60 secondes. Evidemment, les caractéristiques de la friture dépendent de la composition de la pâte à cuire, de l'épaisseur de la bande de pâte continue, du degré de cuisson voulu, de la température de l'huile de friture, etc... Un procédé pratique de contrôle du temps de friture consiste à régler la vitesse linéaire des bandes de pâte qui traversent le-bac à friture. Les copeaux individuels doivent être de forme sensiblement constante et de taille également constante pour faciliter leur emballage. L'emballage peut évidemment se faire en utilisant des techniques classiques. Bien que la description qui précède ait cÛncerné un procédé préféré consistant à frire une bande continue de pâte, le procédé et 11 appareil selon l'invention peuvent également s'appliquer à d'autres types de milieu de cuisson tels que la cuisson au four ou dans l'eau bouillante ou autre, sans limitation de procédé. Dans tous ces procédés, des bandes continues de pâte sont cuites de manière convenable tout en étant mises en forme dans la configuration voulue comme décrit plus haut. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A. T I O N S 1 ) Procédé de fabrication en régime continu, de produits alimentaires en copeaux de taille constante, procédé caractérisé en ce qu'on forme une feuille de pâte mince à partir d'une pâte comestible, qu'on découpe cette feuille en au moins une bande continue de largeur prédéterminée, qu'on fait passer dans un convoyeur possédant deux surfaces associées pour mettre en forme la bande, qu'on fait passer alors dans un milieu de cuisson pour obtenir un produit cuit et on sépare ensuite la bande continue de produit cuit en copeaux de taille prédéterminée. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu de cuisson est de l'huile de friture chaude. 30) Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la feuille de pâte est découpée en au moins une bande continue formée de sections de taille prédéterminée reliées entre elles par des parties relativement étroites 40) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la feuille de pâte est séchée avant d'être découpée en bandes continues. 50) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille de pâte est séchée pour réduire sa teneur en eau à une valeur de l'ordre de 10 à 25 % en poids. 60) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la pâte comestible est constituée par des pommes de terre solides. 70) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qutune partie au moins de ces pommes de terre solides est constituée par des pommes de terre déshydratées. 80) Procédé selon l'une quelconque des revendications l à 7 caractérisé en ce que la pâte comestible contient de la levure. 90) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la pâte comestible contient de la farine de tapioca. 00) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la pâte comestible est constituée par une céréale. 110) Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 10, caractérisé en ce que la bande continue de produit cuit passe dans des rouleaux destinés à la briser en copeaux.élémentaires de taille prédéterminée. 120) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la feuille mince de pâte est obtenue par une machine à extruder. 130) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'épaisseur de la feuille de pâte est contrôlée en étirant celle-ci lorsqu'elle sort de la machine à extruder. 140) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la pâte comestible est constituée essentiellement par des pommes de terre solides. 150) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la pâte comestible est constituée essentiellement par des pommes de terre solides et des céréales. 160) Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 > appareil caractérisé en ce outil comprend : des moyens pour recevoir et mettre en forme, suivant une configuration prédéterminée, une bande continue de pâte comestible; des moyens pour transporter cette bande de pate mise en forme én la faisant passer dans une cuve contenant un milieu de cuisson, afin d'obtenir une bande continue de produit cuit; et des moyens pour séparer la bande continue de produit cuit en copeaux de taille prédéterminée. 170) Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens pour recevoir et mettre en forme la bande continue de pâte comestible sont des moyens continus. 180) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 et 17, caractérisé en ce que les moyens pour recevoir et mettre en forme la bande continue de pâte comestible sont constitués par une paire de courroies sans fin mobiles emboîtées l'une dans l'autre avec un intervalle constant permettant de mettre en forme la bande continue de pâte comestible dans une configuration prédéterminée, des moyens étant prévus pour entraîner une partie des courroies emboîtées dans une cuve contenant le milieu de cuisson, la bande continue de pâte comestible étant emprisonnée entre les deux courroies emboîtées. 190) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé en ce que les courroies sont percées d'ouvertures multiples de manière à permettre au milieu de cuisson de venir en contact avec une partie au moins de la bande continue de pâte lorsque celle-ci traverse la cuve de cuisson. 200) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 19, caractérisé en ce que les courroies sont constituées d'articulations reliées entre elles, l'une des courroies comportant des articulations à surfaces concaves et d'autres courroies des articulations à surfaces convexes de manière que ces surfaces s'emboîtent pour emprisonner la bande continue de pâte. 210) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 20, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former les bandes continues de pâte. 220) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 21, caractérisé en ce que les moyens pour former les bandes continues de pâte sont constitués par des couteaux permettant de découper les bandes continues à partir d'une feuille mince et plate de pâte. 230) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 22, caractérisé en ce que les moyens pour former la feuille mince et plate de pâte sont constitués par une machine à extruder 240) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 23, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour étirer la feuille mince plate de pâte lorsque celle-ci sort de la machine à extruder. 250) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 24, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour sécher la feuille de pâte plate. 260) Appareil selon ltune quelconque des revendications 16 à 25, caractérisé en ce qu'il comprend des rouleaux destinés à briser et à séparer la bande continue cuite en feuillesmnces élémentaires de taille prédéterminée. 270) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 26, caractérisé en ce que la cuve est une friteuse contenant de l'huile de friture chauffée par des moyens appropriés. 280) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 27, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un jet d'air tombant sur la bande continue cuite pour enlever l'excès d'huile de friture à la sortie de la cuve. 290) Appareil selon l'une quelconque des revendications 16 à 28, caractérisé en ce que les moyens pour transporter les courroies sans fin dans la cuve à friture sont constitués par des chaînes entraînées par des roues dentées et avançant exactement à la même vitesse linéaire. 300) Feuille mince de produit alimentaire cuit préparé à l'aide du procédé et de l'appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 29, et se présentant sous la forme d'une bande allongée continue possédant un grand nombre de sections courbées latéralement de produit alimentaire caractérisée en ce que les sections adjacentes sont reliées par des parties plus étroites que les sections courbes. 310) Feuille mince de produit alimentaire selon la revendication 30, caractérisée en ce qu'elle est constituée de céréales ou de pommes de terre solides. 320) Feuille mince de produit alimentaire selon l'une des revendications 30 et 31, caractérisée en ce qu'elle est frite.