L'invention concerne un vitrage d'alarme comprenant un conducteur électrique déposé à la surface d'une feuille de verre trempé et que l'on relie à un circuit électrique. Celui-ci s' interrompt lorsque le vitrage est endommagé, ce qui met en action un dispositif d'alarme ou de protection. Un vitrage d'alarme de ce genre est décrit dans le brevet français 1 525 148. Un tel vitrage d'alarme utilise le fait qu'une feuille de verre trempé se détruit entièrement en petits morceaux en cas de dommage. ta seule exigence est de placer le conducteur électrique. à un endroit quelconque sur la surface de cette feuille, et la longueur du conducteur peut Qtre relativement faible. Toutefois il est apparu qu'il se présente des difficultés lorsque le vitrage est imbriqué dans un châssis ou si la feuille qui porte le conducteur électrique appartient à un vitrage feuilleté. Dans ces cas il peut se produire que l'alarme ne se déclenche pas au moment de sa rupture. L'invention permet d'améliorer z vitrage d'alarme de ce type de façon que la coupure du courant et, de ce fait, l'alarme se produisent chaque fois avec la plus grande certitude dans le cas de la rupture de la feuille trempée sans que lton ait à tenir compte si le vitrage est placé dans un châssis ou non. Conformément à l'invention, une partie au moins du conducteur électrique est disposée à proximité d'un angle du vitrage et l'angle de la feuille porteuse est laissé entièrement libre par le châssis ou tout autre objet, tant sur les côtés que sur les bords des faces. Lors de la rupture, les morceaux de verre qui portent la partie du conducteur électrique située à proximité d'un angle du vitrage acquierent la possibilité de se séparer les uns des autres dans deux directions en interrom- pant le contact ; la probabilité pour que tous les débris restent attachés les uns aux autres et que, de ce fait, le contact électrique ne soit pas coupé malgré la casse du vitrage, est donc fortement diminuée.Les caractéristiques complémentaires de 11 invention agissent dans le même sens. Elles garantissent que les débris de verre en Question ne sont attachés d'aucun c'oté à un objet se trouvant à proximité mais peuvent, dans une certaine limite, se déplacer librement de façon que le passage du courant se trouve interrompu à coup str. Suivant une caractéristique avantageuse de l'invention, l'angle du vitrage portant le conducteur électrique est pourvu d'une gaine rigide entourant la partie angulaire et maintenue à une petite distance de la surface du verre. A cet effet, cette gaine de protection est constituée de t81e métallique ou de plastique et est pourvue, en dehors des parties de verre à laisser libre, d'éléments d'espacement s'appuyant au vitrage. De plus, cette gaine peut entre collée à la surface du verre, par exemple a' l'aide d'un ciment approprié. Pans le cas où la feuille portant le conducteur électrique est liée avec une ou plusieurs autres feuilles de verre et/ou de matière plastique de façon à former un vitrage feuilleté, il est nécessaire de disposer, dans la partie angulaire du vitrage qui porte le conducteur électrique, une feuille de séparation empêchant le collage entre cette feuille et la feuille adhésive contiguë. Des manières préférées de réaliser l'invention sont décrites ci-dessous et illustrées par les dessins. Les figures 1 et 2 montrent, l'une en perspective, l'autre en coupe, une partie d'un vitrage d'alarme simple pressentant les caractéristiques de l'invention. Les figures 3 et 4 montrent de même un vitrage feuilleté présentant les caractéristiques de l'invention. Le vitrage en verre trempé 1 porte une bande conductrice 2 placée sur une face au voisinage d'un des angles du vitrage. Cette bande conductrice 2 est constituée d'une fritte conductrice cuita à la surface du vitrage, par exemple une fritte métallique à l'argent. Elle court à une distance de quelques millimètres, parallèle- ment à un c8té du vitrage et s' élargit à ses extrémités en deux plages 7 et 4 sur lesquelles sont fixés les fils la reliant au circuit d'alarme. A proximité de l'angle du vitrage est placée une gaine rigide 5 en matière plastique ou constituée par une tôle métallique et agrippant la feuille par exemple. Elle entoure, en forme de U, le côté du vitrage 1 et les deux rebords de la section en U sont pourvus de saillies 6 dirigées vers l'intérieur, qui portent sur la surface du vitrage et procurent l'espacement indispensable entre la gaine et la surface du verre. Accessoirement on prévoit aux bouts de la gaine 5 des entretoises 7 en forme de U qui peuvent d'ailleurs faire partie intégrante de la gaine. Les saillies 6 et les entretoises 7 forment avec les reboras de la gaine d'une part et avec la surface du verre d'autre part, un espace dans lequel on injecte uns masse d'étanchéité 8, par exemple un mastic durcissable qui fixe la gaine 5 sur le vitrage et protège en outre l'espace interne contre la pénétration de l'humidité par exemple. Comme le montre mieux la figure 2, cet espace libre délimité par la gaine 5, entoure sur trois côtés le bord du vitrage qui porte le conducteur électrique 2. Les débris de verre nty sont pas maintenus mais peuvent se détacher les uns des autres sans difficultés ce qui fait que la rupture du conducteur électrique 2 se produit avec certitude. Le vitrage 1 est encastré avec la gaine 5 dans le chtssis 9. Dans l'exemple précité, la gaine 5, à cause de ses faibles dimensions, est recouverte par les profilés constituant le chtssis 9. L'interstice restant entre le chassais 9 et le vitrage 1, à l'extérieur de la gaine 5, est comblé par une couche de mastic 10. Dans l'exécution représentée dans les figures 3 et 4, le vitrage d'alarme est représenté comme un vitrage feuilleté dans lequel le verre trempé 12 est lié àl'aide de couches adhésives intercalaires thermoplastiques 13, 14 à deux autres feuilles 15, 16 en verre de silice ou en plastique transparent. Un tel vitrage feuilleté a pour avantage que le bris de la feuille trempée 12 ne libère pas l'orrrrture. Sur la face externe de la feuille 12, la bande conductrice 17 est à nourean disposée de telle façon qu'elle passe å proximité d'un angle. Ce domaine angulaire est protégé par la gaine 18 qui se trouve à quelques millimetres de distanoe du verre dans la partie où elle coiffe la feuille 12. Cette distance est maintenue avec exactitude par la nervure intérieure 19, qui est placée à une distance de quelques millimetres du rebord de la gaine. La nervure 19 crée ainsi, sur toute la bordure de la gaine, une rainure que l'on remplit d1une couche de mastic 21 pour fixer la gaine et empêcher, en meme temps, la pénétration de l'hnmidité. Entre le vitrage trempé 12 et la couche intercalaire 13, qui est habituellement constituée de polvvinylbtitrral, on place, è ltangle et à l'emplacement recouvert par la gaine 18, une mince feuille de séparation 22 empÂcant la feuille de verre 12 d'adhérer à la couche 13. On peut par exemple utiliser à cette fin une feuille en polyester d'une épaisseur de quelques centièmes de millimètres. La figure 4 montre que, comme dans l'exemple cité en premier lieu, le vitrage dlalarme est placé dans un chassis métatallique L'espace entre le châssis métallique 24 et le vitrage feuilleté est comblé par le joint de mastic 25. La gaine 18 ne recourre qu'une faible largeur de la feuille 12 de sorte quelle est entièrement cachée à l'intérieur du eiissis métallique 24. Les conducteurs 17 qui, dans les exemples décrits, sont disposés sur une face du vitrage peuvent également être disposés sur les cotés de la feuille trempée sans que cela puisse nuire à l'efficacité du système. REVENDICATIONS 1. Vitrage d'alarme comprenant un conducteur électrique déposé à la surface dune feuille de verre trempé et relié à un circuit électrique qui stinterrompt lorsque le vitrage est endommagé, caractérisé par le fait qu'an soins une partie du condueteur électrique (2, 17) est placée au voisinage d'un angle du vitrage (1, 12) et que ce domaine angulaire du vitrage (1, 12) est laissé libre tant sur les côtés que sur le bord des faces par le châssis et tout autre objet entourant le vitrage. 2. Vitrage d'alarme suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le domaine angulaire du vitrage (1, 12) portant le conducteur électrique (2, 17) est entouré par une gaine rigide (5, 18) placée à une distance réduite de la surface de la feuille trempée. 3. Vitrage d'alarme suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que la gaine (t, 18) est constituée d'une pièce en table on en matière plastique agrippant l'angle du vitrage (1, 12) et pourvue, en dehors de la surface de verre à laisser libre, d'éléments d1espacemeirt (6, 7, 19) s'appuyant sur le vitrage. 4. Vitrage d'alarme suivant une des revendications 1 à 3, dans lequel la feuille trempée portant le conducteur électrique est combinée à une ou plusieurs autres feuilles en verre et/ou plastique pour former un verre feuilleté, caractérisé par le fait que, dans le domaine angulaire du vitrage portant le conducteur électrique (17), on place entre la feuille trempée 12 et feuille adhésive intercalaire (15) une feuille de séparation (22) empêchant le collage. 5. Vitrage d'alarme suivant les revendications 3 ou 4, caractérisé par le fait que les saillies d'espacement (6, 19) s'appuyant contre le vitrage sont placées à distance du~rebord de la gaine (5, 18) et forment ainsi une fente dans laquelle peuvent se placer une feuille de collage et/ou une couche de mastic (8, 21).