La présente invention concerne un échangeur de chaleur. Plus précisément , elle concerne un échangeur comprenant plusieurs filaments creux et étanches en compositions de matière plastique chargée , notamment en polymères fluorés chargés par du graphite. 5 Plus précisément, elle concerne des filaments creux étanches destinés à être utilisés dans un échangeur et un procédé de réalisation de tels filaments de manière qu'ils aient une conductibilité thermique élevée et une résistance mécanique appréciable. Les échangeurs en matière plastique, notamment en polymè-10 res fluorés, par exemple en tétrafluoréthylène. ou en copolymère de tétrafluoréthylène et d1héxafluoropropylène, se sont ajoutés à la panoplie des échangeurs de chaleur mis au point dans les dernières années, notamment pour le cas où l'un des fluides d'échange est corrosif. Les matières plastiques, en particulier les 15 polymères fluorés , ont cependant une conductibilité thermique si faible que les dispositifs d'échange de chaleur qu'ils forment n'ont pas de rendement élevé. On peut remédier en partie à ce défaut, comme on l'a déjà fait, en utilisant un grand nombre de filaments creux de petit diamètre formant un faisceau d'échange 20 dont la surface totale est suffisament importante pour que le transfert thermique entre le fluide qui circule dans les filaments séparés et celui qui se trouve à l'extérieur du faisceau, soit suffisament élevé pour assurer un refroidissement efficace. Le rendement de tels ensembles d'échange de chaleur est 25 encore relativement faible, et il est nécessaire de disposer d'une matière perfectionnée qui ait à la fois l'imperméabilité aux fluides corrosifs des polymères fluorés et une conductibilité accrue. Les ensembles en polymères fluorés chargés de graphite ont en théorie de telles caractéristiques, et on a effectivement proposé et 30 réalisé de tels ensembles. En général, ils comprennent un pourcentage très élevé de graphite, compris entre 70 et 80$, avec une petite quantité de polymère fluoré utilisé comme liant associant le graphite. De tels ensembles sont des blocs rigides, analogues à un bloc de carbone pur, avec des trous percés pour le passage 35 d'un premier fluide d'échange. Ils sont cassants et la surface exposée au second fluide est faible en général, si bien que, môme avec l'amélioration de la conductibilité de la matière, le rendement de l'ensemble est relativement faible. 71 29874 2 2102305 En conséquence, il est nécessaire de mettre au point des matières comportant en combinaison des polymères fluorés et des charges de graphite capables de former des ensembles souples, par exemple des filaments ayant une surface élevée qu'on peut à leur 5 tour intégrer à des échangeurs dé chaleur, tel^/que représenté5/fclans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3.228.456 . Les essais de réalisation de tels filaments souples à partir d'une combinaison telle que décrite posent cependant deux problèmes qui ont empêché jusqu'à présent l'obtention de produits utiles. On a considéré en 10 général que, avant de pouvoir augmenter de façon notable la conductibilité thermique de la matière chargée, il fallait incorporer de grandes quantités de charge. Cependant, lorsqu'on utilise de telles quantités importantes , la souplesse et la résistance mécanique des filaments diminuent tellement qu'ils ne sont pas meilleurs au 15 point de vue mécanique que les blocs décrits précédemment. L'invention concerne donc un filament creux réalisé en composition de polymère chargé dont la conductibilité thermique est nettement supérieure à celle de la matière plastique et qui a une résistance mécanique suffisament importante pour qu'on puisse 20 l'utiliser dans un échangeur classique de chaleur. L'invention concerne aussi un procédé d'incorporation de charges à conductibilité thermique élevée à des compositions de matières plastiques, de manière à assurer la production de filaments creux ayant une conductibilité thermique accrue et une résistance mécanique 25 notable. Plus précisément, l'invention concerne un échangeur de chaleur du type qui comprend une enveloppe, plusieurs filaments creux en matière plastique, un dispositif de fixation des extrémités des filaments en position fixe par rapport à l'enveloppe, un 30 dispositif destiné à faire circuler un premier fluide à l'intérieur des filaments et un dispositif destiné à faire circuler un second fluide dans l'enveloppe, au contact intime de la face externe des filaments. Céux-ci sont en composition comportant 5 à 45 °/° en poids de particules de charge dont la conductibilité thermique 35 est nettement supérieure à celle de la matière plastique. Pratiquement, la totalité des particules de charge a un diamètre supérieur à 2 microns, et le rapport du diamètre des particules de charge à l'épaisseur des parois des filaments est compris entre 71 29874 3 2102305 0,001 et 0,5. Les particules sont réparties de façon suffisamment homogène dans la matière plastique pour que les filaments aient une résistance à la traction supérieure à 70 kg par centimètre carré et un allongement à la rupture supérieur à 25%, ces deux 5 valeurs étant mesurées à la température ambiante; de plus, la répartition est suffisamment hétérogène pour que les filaments aient une conductibilité thermique supérieure à une fois et demie celle de la matière plastique. Dans le mode de réalisation préféré, la matière plastique est un polymère fluoré,par exemple 10 du tétrafluoréthylène ou un copolymère de tétrafluoréthylène et d'héxafluoropropylène, les particules de charge sont en graphite et le pourcentage de la charge dans la composition est compris entre 10 et 25% en poids. Un procédé de réalisation de tels filaments est tel qu'on 15 mélange à sec des granulés de polymères fluorés et des particules de graphite ayant pratiquement toutes un diamètre supérieur à 2,0 microns de manière à former un mélange comprenant 5 à 45# en poids de graphite , on chasse le mélange dans une zone de mélange mécanique à basse température et à énergie élevée qui assu-20 re le broyage mécanique du mélange, on le mélange à sec dans ladite zone en maintenant la température apparente du mélange au-dessous de la température de fusion du polymère, jusqu'à l'obtention d'un mélange fluide semi-solide, on châsse le mélange fluide dans une zone de fusion où. la température apparente du mélange reste à une 25 valeur supérieure d'au plus 28°C à la température de fusion du polymère, on fait fondre ce mélange jusqu'à l'obtention d'une matière qu'on peut extruder, et on l'extrude sous forme de filaments creux tels que le rapport du diamètre des particules de charge à l'épaisseur de la paroi des filaments est compris entre 0,001 et 30 0,5. Dans le mode de réalisation préféré, le mélange sec contient 5 à 25% en poids de graphite et la zone de mélange se trouve entre deux vis rotatives de sections variables, qui divisent, la zone de mélange en plusieurs régions destinées à agir de façon plus ou moins énergique au cours du procédé. 35 ' D'autres caractéristiques et avantages de la présente in vention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels : 71 29874 4 2102305 - la figure 1 est un diagramme montrant l'augmentation de la conductibilité thermique d'une matière plastique chargée en fonction du pourcentage de charge contenue dans la matière, d'une part lorsque la charge est dispersée de façon parfaitement 5 homogène dans la matière plastique et d'autre part lorsque cette charge est dispersée de manière parfaitement hétérogène; la figure 2 est une coupe en élévation d'un mode de réalisation de 1'échangeur de chaleur selon l'invention; la figure 3 est une perspective montrant l'extrémité 10 d'un mode de réalisation du faisceau de tubes de l'invention, selon lequel les filaments séparés forment un réseau ayant l'aspect d'un nid d'abeilles; et la figure 4 représente avec des parties arrachées un second mode de réalisation d'échangeur de chaleur de l'inven-15 tion , comportant des dispositifs d'extrémité de la figure 3. Lorsqu'on veut résoudre le problème de l'incorporation de particules de charge à une matière plastique de manière à conserver les caractéristiques mécaniques de celle-ci, on pense instinctivement à une répartition homogène de la charge dans la 20 matière plastique . Si on suppose que la conductibilité thermique de la charge kx est égale à 1.500 fois celle de la matière plastique kp, si bien que kx/kp = 1.500 , (ce qui est pratiquement le cas lorsque la charge est du graphite et la matière plastique un polymère fluoré), le gain en conductibilité thermique du mé-25 lange homogène , (km/kp)|j0 peut être totalement déterminé par : rm = Vp + Vx ' ou, puisque Vp = (1 - Vx), 30 rB = (1 - Vx)rp + ÏA où. rm, rp , rx, sont la résistance thermique du mélange de la matière plastique et de la charge respectivement, et et V sont x* X le pourcentage volumique de la matière plastique et de la charge présentes dans le mélange respectivement. Ainsi : 55 (= ' (1 - V ) + V — \rpJ Ho U V + vx rp > où. l'indice Ho désigne un'mélange homogène',' 71 29874 5 2102305 ou puisque : (-) - 1 \ r / V P/Ho x/ p ("fO = (1 - V ) ^ P / Ho / / x Le tableau I donne les valeurs de 'rm/rp)go ®"b ^-e son in~ verse (l^/kp)^ pour diverses quantités de charge, et ces valeurs apparaissent sur la figure 1 , sur la ligne en trait plein. 10 TABLEAU I f-l f M VrP/ko Who 1 0,99 1,01 15 10 0,90 1,11 20 0,80 1,25 25 0,75 1,34 30 0,70 1,42 45 0,65 1,54 50 0,50 2,00 20 70 0,30 3,30 100 0,0007 1500 Pour obtenir une augmentation notable de la conductibilité thermique avec une répartition homogène de charge dans la matière plastique, il faut donc un pourcentage important de charge, compris 25 - entre 70 et 90 Si, au lieu d'un mélange homogène, on utilise un mélange totalement hétérogène, on doit déterminer un nouveau jeu d'équation. Si on suppose que le système forme une feuille de surface A et d'épaisseur AT, et que la charge est un tampon ayant une surface 30 Ax d'épaisseur AT placé le long de toute la feuille, si bien que la matière plastique a une surface Ap et une épaisseur AT, on peut définir le mélange en écrivant l'équation du bilan thermique Qm = 71 29874 6 2102305 kmAAT = kxAxAT + kpApAT / j£m \ kx AXAT ApAT I Ep He ) ~ kp ÂÂT" + IW ' 5 où l'indice He désigne un4,mélange hétérogène'.' Comme Ap = A - Ax et comme = Vx , ôn a donc / km^ kx UjL" ^ ~ 10 (ri,)= ^oo ** + (i-v- Les valeurs de (k^/kp)^ pour diverses quantités de charge figurent dans le tableau II et apparaissent sur la figure 1 sur la 15 courbe en traits interrompus. TABLEAU II Vx (km/kp)He 1 15,99 10 150,9 20 20 300,8 50 750,5 1 00 1500 Naturellement, le mélange ni homogène ni hétérogène que l'on rencontre normalement se trouve quelque part entre les detK 25 courbes, la courbe correspondant à un procédé raisonnable de mélange tombant plus près de la courbe du mélange homogène que de celle du mélange hétérogène. Dans le cas de filaments souples d'échange de chaleur, les mélanges totalement hétérogènes ne sont pas utiles. Les en-30 sembles faits à partir de tels mélanges sont cassants dans les zones qui ne contiennent que la charge, et ils sont très probable ment perméables à l'un des fluides d'échange thermique. D'autre part, les filaments en matière totalement homogène ne sont pas utiles, car il faut que 70$ du volume soit constitué par de la 35 charge avant qu'on obtienne une augmentation notable de la conduc tibilité thermique. Au point de vue de la résistance mécanique du filament, ceci conduit au môme résultat qu'un mélange totalement hétérogène. 71 29874 2102305 7 Selon l'invention, on accroît de façon notable la conductibilité thermique du système en utilisant un mélange contenant seulement un faible pourcentage de charge, de l'ordre de 5 à 45$ en poids, avec une répartition convenable de la charge dans la matière plastique. Cette répartition doit être suffisament homogène pour donner une résistance mécanique raisonnable, et suffisament hétérogène pour donner une augmentation raisonnable de la conductibilité. Dans le cas de l'utilisation dans des échangeurs de chaleur, tels que représenté sur les figures 2 et 4, un fila- à ment doit avoir une résistance /la traction au moins égale à 70kg par centimètre carré et un allongement à la rupture au moins égal à 25$, ces deux valeurs étant mesurées à la température ambiante, si bien qu'il a une résistance suffisante à l'éclatement et une résistance à la flexion suffisante pour supporter les contraintes dues aux variations de la pression des canalisations et des vibrations externes exercées sur le système. Naturellement, toute augmentation de la conductibilité est utile, mais avant qu'un tel filament devienne intéressant, il faut une augmentation d'au moins 50$ de la conductibilité de la matière plastique. Selon l'invention, on obtient ces perfectionnements en réalisant un compromis de propriétés dans le choix de la dimension des particules de la charge utilisée et/ou le procédé utilisé pour incorporer la charge à la composition. Lors du mélange de matières plastiques chargées, on a ignoré jusqu'à présent la dimension des particules comme paramètre intéressant,pour de nombreuses raisons. D'abord, on n'est en général pas intéressé par l'augmentation/ la conductibilité thermique de la matière. Ensuite, si tel était bien le but recherché, les ensembles concernés avaient un grand rapport du diamètre des particules dp à 1' épaisseur des parois t, si bien qu'il n'y avait pas de différence très importante avec le modèle homogène. On constate que si les particules ont une dimension supérieure à 2,0 microns et si le rapport du diamètre des particules à l'épaisseur de la paroi du filament dp/t reste compris entre 0,001 et 0,5 ou de préférence entre 0,001 et 0,1, la répartition des particules est en général suffisament homogène pour donner la résistance voulue et suffisament hétérogène pour donner la conductibilité voulue. Lorsqu'on utilise des particules dont le diamètre est bien inférieur à ces valeurs ou dont le 71 29874 8 2102305 rapport dp/t est bien inférieur à ces valeurs, on obtient un produit homogène qui a une mauvaise conductibilité thermique. D'autre part, si le rapport dp/t est trop élevé, l'ensemble n'a pas la résistance mécanique voulue. 11 faut cependant noter que 5 des petites particules agglomérées de manière à former un agrégat dont le diamètre est supérieur à 2,0 microns donnent aussi le résultat voulu et on doit les inclure dans l'expression "particules dont le diamètre est supérieur à 2,0 microns". Il faut noter qu'un mélange trop important des particules ayant des diamètres 10 compris dans la plage optimale peut détruire l'avantage qu'on peut tirer de l'utilisation de telles particules, du fait d'une trop grande homogénéité du mélange. Dans la discussion qui suit, qui concerne des polymères fluorés, notamment du tétrafluoréthylène et des copolymères de 15 tétrafluoréthylène et d'héxafluoropropylène, vendus sous la marque de fabrique "Teflon" par E.I. DU PONT DE NEMOURS ET COMPAGNIE, on utilise comme charge du carbone et plus particulièrement du graphite. Ces substances sont très importantes du fait de leur imperméabilité aux fluides corrosifs, mais il faut noter que lors-20 que cette résistancee à la corrosion n'est pas importante, l'invention s'applique également à toute matière plastique et à toute charge ayant une conductibilité thermique nettement supérieure à celle de la matière plastique. 71 29874 9 2102305 Exemples 1 à 4 A l'aide de trémies doseuses, on introduit des particules de graphite et des granulés de "Teflon" FEP dans une extrudeuse Wemer & Pfleiderer ZSK. Cette extrudeuse comprend deux vis rota-5 tives ayant des sections variables qui délimitent plusieurs zones séparées destinées à agir plus ou moins énergiquement au cours de la mise en oeuvre du mélange. Dans ce cas, 1'extrudeuse comporte dix zones dont certaines assurent le broyage mécanique et certaines le pompage et la fusion du mélange. Selon le pro-10 cédé de l'invention, on utilise les deux premières zones de l1extrudeuse pour mélanger à sec les ingrédients. Dans les six zones suivantes, on broie mécaniquement le mélange entre deux vis rotatives jusqu'à l'obtention d'un mélange fluide semi-solide. Au cours de cette opération, la température apparente du mélange 15 est inférieure à la température de fusion du polymère. Comme le broyage mécanique chauffe le mélange, on doit refroidir à l'aide" d'un dispositif placé autour de la partie centrale de la zone de mélange ; dans le cas décrit, ce dispositif se trouve entre les cinquième et sixième zones. Les deux dernières zones 20 assurent le pompage et la fusion du mélange et la température apparente atteint environ 28° de plus que la température de fusion du polymère. Au cours d'une opération réelle, on pompe la matière fondue provenant de 1'extrudeuse à l'aide d'une filière de et un mise en pastilles / dispositif de découpe, et on traite les 25 granulés obtenus à l'aide d'une extrudeuse à une seule vis pour former le tube. On peut cependant mettre en oeuvre en une seule opération les deux procédés à l'aide d'une seule extrudeuse au lieu de deux. Pour des raisons de rentabilité, on étire le tube en un rapport d'environ 2, mais cette phase n'est pas nécessaire 30 et on peut s'en dispenser le cas échéant. Les particules de graphite ont essentiellement un diamètre compris entre 2,5 et 44 microns, et les pourcentages en poids de charge sont compris entre 5 et 30. On limite les expériences à ces valeurs car on veut réaliser des tubes de petit 35 diamètre ayant des épaisseurs de paroi comprises entre 250 et 750 microns et qui sont plus sensibles à la dimension des particules et au pourcentage de charge que les tubes de plus grande dimension . Rien dans les résultats n'indique qu'on ne peut pas 71 29874 10 2102305 utiliser des particules plus grosses et des pourcentages de charge pouvant atteindre 45 notamment si le diamètre du tube atteint 1,26 mm et si la phase d'étirage n'est pas nécessaire. Cependant, on obtient les meilleurs résultats avec des parti-5 cules de 2,5 microns formant 10 à 20 % en poids de charge. Ces produits ont une conductibilité thermique égale au trible de celle de la matière plastique, et des résistances à la traction supérieures à 420 kg/cm , ainsi qu'un allongement à la rupture d'environ 400 $, ces valeurs étant mesurées à la température 10 ambiante. Des produits analogues réalisés avec des particules de charge de 44 microns présentent un certain nombre de vides. On pense que ceci est dû au fait que le "Teflon" ne mouille pas le graphite et que les vides qui ne sont importants que lorsqu'on utilise des particules de grande dimension , sont présents 15 dans tous les échantillons. Dans tous les cas, la présence des vides se trouve accrue par la phase d'étirage, les résultats dès essais réalisés sur quatre des meilleurs échantillons figurent dans le Tableau III. TABLEAU III 20 Ecnan- (d /t) Allonge- Résistance -h-i "1 "I r»n ri V -h P m«»n+ h Ta T o p X rupture traction (microns) (%) (microns) (./*) (kg/cm2) I 2,5 20 425 0,0059 390 435 II 2,5 20 413 0,0061 405 472 III 2,5 17 417 0,0060 380 457 IV 2,5 17 405 0,0062 380 450 Sur la figure 2, les filaments individuels 10 sont rassemblés en un faisceau 20 du tube dont les extrémités sont associées aux plaques 15 de raccordement. Une enveloppe cylin-30 drique ou boîtier 30 comportant un dispositif 28 d'entrée et un dispositif 29 de sortie de fluide et les capuchons 17 et 18 d'extrémité maintiennent les plaques 15 de manière étanche. Les capuchons 17 et 18 comportent une entrée 31 et une sortie 32 destinées au passage d'un premier fluide à l'intérieur des 35 filaments 10. Un second fluide pénètre par l'orifice d'entrée 28 et vient en contact intime avec la face externe du filaaent. L'un des deux fluides est plus chaud que l'autre, et suivant 71 29874 „ ' 210230S les résultats voulus, 011 peut utiliser le fluide le plus froid pour refroidir le fluide plus chaud ou le fluide le plus chaud pour chauffer le fluide le plus froid. Des entretoises 16 maintiennent les filaments raisonnablement distants, à la fois 5 des autres filaments et des parois. Selon une caractéristique essentielle de l1échangeur, les filaments 10 doivent tous être fixés de manière étanche aux plaques 15. On peut réaliser ceci comme représenté sur la figure 3, lui représente des filaments 10 formant une structure 10 en nid d'abeilles et coopérant avec un manchon 21. Ce type d'extrémité et son procédé de réalisation sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 315 740. En résumé, il consiste à mettre en place les extrémités du faisceau 20 de filaments 10 pratiquement parallèles dans un manchon rigide 21 revêtu 15 intérieurement de la matière dont sont faits les filaments ou d'une matière analogue, puis à chauffer l'ensemble jusqu'à ce que les parois des filaments séparés s'associent avec les parois du manchon et entre elles et en formant une surface avant étanche comportant plusieurs orifices 34 conduisant à chacun des fila-20 ments. Les tubes sont maintenus ensemble sur leur longueur par des rubans 33. L'échangeur de chaleur à calandre multitubulaire de la figure 2 n'est qu'un mode de réalisation de l'invention. La figure 4 présente un second mode de réalisation dans lequel 25 l'enveloppe 11 est un réservoir ouvert comportant une entrée 12 et une sortie 13 pour le second fluide d'échange. Le faisceau 20, dont les extrémités sont associées dans les manchons 21, comme représenté sur la figure 31 prend appui dans le réservoir sur des supports 19» si bien que le faisceau forme une boucle en U 30 dans -le réservoir dans lequel plonge le faisceau, mais non les extrémités au-dessous du niveau 14 du second fluide. L'intérieur du faisceau de tube est relié à des dispositifs 24 d'entrée et 26 de sortie par des coudes 25 et des raccords 23 fixés au manchon 21. 35 II est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses elements constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention. 71 29874 2102305 REVENDICATIONS - *= ' 1. Echangeur de chaleur, du type qui comprend une enveloppe, plusieurs filaments creux et étanches en matière plastique, un dispositif de fixation des extrémités des fila- 5 ments de manière fixe par rapport à l'enveloppe, un dispositif destiné à faire circuler un premier fluide à l'intérieur des filaments et un dispositif destiné à faire circuler un second fluide dans l'enveloppe en contact intime avec la face externe des filaments, ledit échangeur étant caractérisé en ce que les filaments 10 sont en composition de matière plastique contenant 5 à 45 en poids de particules de charge dont la conductibilité thermique est nettement supérieure à celle de la matière plastique, pratiquement la totalité des particules de charge ayant un diamètre supérieur à 2 microns et le rapport du diamètre des particules de 15 charge à l'épaisseur de la paroi des filaments étant compris entre 0,001 et 0,5» les particules de charge ayant dans la composition, une répartition suffisamment homogène pour que les fila- p ments aient une résistance à la traction supérieure à 70 kg/cm et un allongement à la rupture supérieure à 25 % à la température 20 ambiante, et suffisamment hétérogène pour que les filaments aient une conductibilité thermique supérieure à 1,5 fois celle de la matière plastique* 2. Echangeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique est un polymère fluoré, de préférence 25 du tétrafluoréthylèn^oû un copolymère de tétrafluoréthylène et d'hexaf luoropropylène. 3. Echangeur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les particules de charge sont, pratiquement imperméables aux fluides corrosifs et sont de préférence des parti- 30 cules de carbone, notamment des particules de graphite. 4. Echangeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport du diamètre à l'épaisseur des filaments est compris entre 0,001 et 0,1. 5. Echangeur selon la revendication 1, caractérisé en 35 o® que les filaments sont en composition contenant 5 à, 25 $ en poids, et de préférence 10 à 20 # en poids, de particules de pharge, et en ce que leur conductibilité thermique est supérieure 71 29874 13 2102305 à deux fois celle de la matière plastique. 6. Echangeur selon l'une des revendications 3 et 5» caractérisé en ce que les particules de charge ont un diamètre compris entre 2,0 et 50 microns. 5 7* Procédé de transfert de chaleur entre deux fluides, caractérisé en ce qu'on fait passer un premier fluide à l'intérieur de plusieurs filaments creux et au contact de leurs faces interne, ces filaments étant en composition de matière plastique contenant 5 à 45 % en poids de particules de charge ayant une 10 conductibilité thermique nettement supérieure à celle de la matière plastique, pratiquement la totalité des particules de charge ayant un diamètre supérieur à 2,0 microns, le rapport du diamètre des particules à l'épaisseur de la paroi des filaments étant compris entre 0,001 et 0,5, les particules de charge ayant dans la 15 composition une répartition suffisamment homogène pour que les filaments aient une résistance à la traction supérieure à p - 70 kg/cm et un allongement à la rupture supérieur à 25 $ à la température ambiante, et suffisamment hétérogène pour que les filaments aient une conductibilité thermique supérieure à 1,5 fois 20 celle de la matière plastique et on met directement en contact pratiquement la totalité de la surface externe des filaments creux avec un second fluide ayant une température différente de celle du premier fluide. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce 25 que ladite matière plastique est un polymère fluoré, les particules de charge sont des particules de graphite dont le diamètre est compris entre 2,0 et 50 microns et le rapport du diamètre des particules à l'épaisseur de la paroi des filaments est compris entre 0,001 et 0,1. 30 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la composition contient 5 à. 25 $ en poids, et de préférence 10 à 20 # en poids desdites particules de charge, et en ce que les filaments ont une conductibilité thermique supérieure au double de celle de la matière plastique, le polymère fluoré étant de 35 préférence du tétrafluoréthylène ou un copolymère de tétrafluoréthylène et d'hexafluoropropylène. 71 29874 14 2102305 10. Procédé de réalisation de filaments creux étanches auxjfluides, en composition à base de polymère fluoré et ayant une conductibilité thermique supérieure à 1,5 fois celle du polymère fluoré, caractérisé en ce qu'on mélange à sec des gra-5 nulés de polymère /e\U 30 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le polymère fluoré est du tétrafluoréthylène ou un copolymère de tétrafluoréthylène et d'hexafluoropropylène, le mélange sec comprend 5 à 25 # en poids de particules de graphite et les filaments ont une conductibilité thermique supérieure à deux 35 fois celle de la matière plastique. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce la zone de mélange mécanique comprend plusieurs zones destinées 71 29874 15 2102305 à assurer un mélange plus ou moins énergique» le mélange passant successivement d'une zone à la suivante. 13* Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la zone de mélange mécanique se trouve entre deux vis rotatives ayant des sections variables qui séparent ladite zone de mélange en plusieurs zones assurant un mélange plus ou moins énergique, le mélange passant successivement d'une zone à la suivante.