L'invention concerne un nouveau type de pavillon relevable. Comme on le sait, un "pavillon" désigne la partie supérieure du toit d'un véhicule ou d'un bâtiment. Bien que dans la suite de la description, l'invention ait été décrite dans sa forme de réalisation préférée celle des pavillons de bateaux, elle pourra néanmoins trouver d'autres applications à d'autres types de véhicules ou a des batiments. Il est bien connu depuis fort longtemps de mettre des paviellons ouvrants ou relevables au dessus du carré d'un bateau. Dans une forme de réalisation largement répandue, notamment dans les réalisations de la Demanderesse, ce pavillon en matière plastique présente sur sa face interne deux groupes de paires de bossages, venus directement de moulage, dans lesquels viennent s'encastrer la partie horizontale de deux arceaux reliés au roof, l'un de ces arceaux étant bloqué en position ouverte par deux vérins pneumatiques prenant appui respectivement d'une part, la base de l'autre arceau et d'autre part, sur le montant vertical dudit arceau.Malheureusement, dans cette solution, lorsque lton ouvre,tout le pavillon recule,ce qui d'une part, empêche la mise en place de capotes ou similaires sur les côtés ainsi ouverts et d'autre part, réduit l'espace libre autour du pavillon. En outre, le relevage du pavillon demande de gros efforts physiques qui ne sont pas à la portée d'un enfant ou d'une ferme. Enfin, lorsque le pavillon est en position relevée, l'ensemble manque parfois de rigidité et a tendance à se vriller légèrement lorsque l'on marche dessus. L'invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un nouveau type de pavillon relevable qui soit a la fois économique, plus facile a manipuler et ne présente pas les inconvénients détaillés ci-dessus. Ce pavillon de toit ouvrant, du type constitué par - un pavillon proprement dit, - un arceau rigide, fixé au toit, et dont la portion ho rizontale vient s'appuyer en au moins deux points sous l'extrémité intérieure du pavillon relevé, - des moyens de blocage dudit arceau en position relevée et bloquée sous ledit pavillon, se caractérise - en ce que ledit pavillon est articulé a son extrémité avant autour d'un axe fixé au toit, parallèle à l'axe d'articulation de l'arceau sur le oit, - en ce que ledit pavillon présente l'extrémité opposée, sur sa face interne au moins deux chemins de roulement parallèles, disposés longitudinalement, - et en ce que l'arceau rigide présente sur sa portion horizontale leur galets fous aptes à coopérer et à se déplacer sur les deux chemins de roulement parallèles portés sur la face interne du pavillon. Avantageusement - les chemins de roulement parallèles sont au nombre de deux et sont disposés sous l'extrémité du pavillon de part et d'autre de la porte coulissante du pavillon ; - les moyens de blocage de l'arceau rigide en position relevée sont constitués par des vérins pneumatiques, dénommés aussi "pistons à gaz" ou "compas à gaz",d'usa ge coursant pour cette applieation ou pour le relevage du hayon d'une automobile - ces vérins pneumatiques sont reliés aux bras verticaux de l'arceau par une patte, de sorte qu'en position fer mée, le point d'articulation de l'extrémité de ce vérin sur cette patte scit situé au dessous de la ligne qui passe par le point d'articulation de l'arceau et de l'autre extrémité du vérin sur le toit ; en d'autres termes, lorsque l'on est en position fermé, le vérin agit également sur la patte et alimente ia pression du pavillon sur ie toit La manière dont l'invention peut tre réalisée et les avantages qui en secourent ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit donné à tItre indicatif et non limitatif a l'appui des figures annexées. La figure 1 montre une representation soirtinaire en coupe d'un bateau de plaisance dont le pavillon a éte réalisé con formé ment à l'invention. Les figures 2, 3 et 4 montrent la structure de l'arceau rigide respectivement vue perspective sommaire avec les vérins (figure 2),en vue de face (figure 3) et en vue de c6té (figure 4). Les figures 5 et 6 montrent le pavillon relevable vu de dessus et vu de dessous. La figure 7 est une coupe sommaire d'une portion du pavillon de la figure 6 selon l'axe I-Z'. La figure 6 est une vue en coupe montrant le galet et le chemin de roulement. La figure 9 présente une forme de réalisation de l'articulation situee à l'extrémité avant. Enfin, les figures 10 et il montrent respectivement le pavillon en position fermée et en position ouvert. En se référant aux figures annexées, le bateau 1 par exemple en matière plastique (polyester) stratifiée, comprend un toit 2 (dénommé aussi roof) sur lequel sont ménagées des fenêtres ou des ouvertures 3 et un pavillon relevable 4. Sur ce pa violon 4,également en résine stratifiée,sont fixées deux bar res parallèles 5, formant ainsi mains courantes, articulées. à leur extrémité avant en 6 sur le toit 2. Par exemple, ces barres peuvent être réalisées en tubes d'aluminium anodisés afin de résister à l'eau de mer. Cette articulation 6 est formée par une ferrure 7 (voir figure 10) en acier inoxydable, recouverte de manière connue par une chape inoxydable fixée au toit 2. Ainsi, le pavillon 4 est articulé en 6 à son extrémité avant. Un arceau rigide 8 (voir figure 2) articulé en 9 sur le toit 2 vient se placer sous la face interne de l'extrémité opposée du pavillon 4. L'axe d'articulation 9 est parallèle à l'axe d'articulation 6. Cet arceau rigide 8 par exemple en tube d'acier inoxydable présente deux bras verticaux 10 et il et une portion horizontale 12 qui viendra se loger et s'appuyer sous le pavillon 4. Les bras verticaux 10 et il présentent chacun une patte qui est par exemple soudée, respectivement 13 et 14, sur lesquelles vient s'articuler l'extrémité 15 d'un vérin 16 fixé à son autre extrémité en 17 sur le toit lui-meme 2. Ce vérin 16, qui peut être à air, voire à ressort est d'ui type en soi connu pour cette application.On peut uti liser par exemple des vérins à gaz,commercialisés sous la dénomination LIFT-O-MAT de 40 kg de pression. La portion horizontale 12 de l'arceau rigide 8 présente aussi deux pattes soudées 18 et 19 parallèles, portant chacune un axe 20 et 21 parallèle à 8, sur lesquels sont fixés (voir figure 8) des galets fous 22 par exemple en nylon. La face intérieure du pavillon 4 (voir figures 5 à 8) pré- sente, venues de moulage, deux nervures 23 lonyitudinales et parallèles sur lesquelles est fixée par une vis 24 une plaque d'acier 25 formant chemin de roulement pour le galet fou 22. La distance entre ces deux nervures 23 est égale à celle comprise entre les pattes supports 18-19 des galets fous 22 et la distance comprise entre le dessous du pavillon 4 et la bande de roulement 25 qui lui est parallèle est au moins égale au diamètre du galet fou 22, afin que ce dernier puisse facilement et librement se déplacer sur ce chemin de roulement 25. Comme déjà dit (voir figures 10 et 11) en position fermée du pavillon 4 les axes d'articulation sur le toit 2 des extrémités 9 et 17 respectivement de l'arceau et du vérin sont situés sur une ligne en dessous de laquelle est disposée lJextré- mité d'articulation 15 du vérin 16 sur la patte 13 de l'arceau 8. Ainsi (figure 10), lorsque le pavillon 4 est en position fermée,c'est-à-dire applique contre le toit 2, ce vérin 16 se trouve donc un peu comprimé, ce qui retient donc encore mieux le pavillon 4 dans cette position fermée. En d'autres termes, on améliore la sécurité et l'étanchéité de fermeture, puisqu'au propre poids du pavillon 4 se surajoute la pression de détente du vérin 16 qui a dépassé son niveau de compression maximum. En revanche (voir figure 11), lorsque l'on désire ouvrir (ou relever) le pavillon 4, il suffit depuis l'intérieur du carré d'appuyer ses deux mains sur l'extremité de la face intérieure du pavillon 4 opposée à l'axe d'articulation avant 6,puis d'appliquer une force suffisante pour permettre aux deux vérins 16 de dépasser le seuil de détente. Alors, ces deux vérins agissent sur l'arceau 8 pour le relever et le pousser vers l'arrière.Comme les deux galets fous 22 sont en gagé s dans les chemins de roulement 25 longitudinaux parallèles, l'arceau rigide 8 va se relever en entraînant dans son mouvement l'articulation du pavillon 4 autour de l'axe 6, jusqu'd ce que ces deux galets fous 22 viennent, en fin de course, s'appuyer contre des butées 26 prévues à cet effet lors du moulage, situées à l'extrémité des chemins 25. Le pavillon 4 se trouve alors parfaitement maintenu en position ouverte et peut même supporter le poids d'un passager. Pour refermer le pavillon 4, on opère depuis l'intérieur du carré. Pour ce faire, on prend à pleinesmains la portion horizontale 12 de l'arceau 8 pour l'amener vers l'avant du bateau, c'est-a-dire dans la direction de l'axe 6, éventuel- lement en s'aidant de son propre poids. Les galets fous 22 roulent alors sur les chemins 25 et les vérins 16 se compriment, passant leur point de compression maximum, puis après une légère détente viennent, comme déjà dit, appliquer le pavillon 4 sur le toit 2. Pour ne pas avoir à déployer,lors de la fermeture, une force trop importante au démarrage, il ne faut pas que l'an gle formé entre le vérin 16 et l'arceau 8 soit trop voisin de 900. Par exemple, si les bras verticaux 10 et 11 de l'arceau 8 mesurent 320 mm, si les pattes 13 et 14 sont positionnées à 190 mm par rapport à 9, cet angle o( sera avantageusement voisin de 600. La figure 9 représente un autre mode avantageux d'articulation de l'extrémité avant du pavillon sur le toit 2. Ici, l'extrémité des barres 5 présente une fente 30 dans laquelle vient se loger une plaque 31 perpendiculaire à une plaque 32 rivetée en 33 sur le toit 2. L'invention présente de nombreux avantages par rapport aux réalisations actuelles. On peut citer - la facilité de manipulation, même pour un enfant ou une femme; - la sécurité et l'étanchéité nettement améliorées; - la stabilité, puisqu'il est même possible de monter sur le pavillon ouvert sans le faire vriller; - la possibilité d'inclure, lorsque le pavillon est en position relevée, des toiles et des soufflets sur les côtés,de manière à se protéger contre le vent ou con tre les embruns; - la possibilité d'obtenir une hauteur sous barrot plus grande qu'actuellement et ce sans alourdir les superstructures. Bien que l'invention ait été décrite dans son application préférée de pavillon pour bateaux, elle peut également trouver d'autres applications par exemple dans le domaine du caravaning ou de la contruction de bâtiments. REVENDICATIUNS 1/ Pavillon de toit ouvrant, du type constitué par - un pavillon proprement dit (4), - un arceau rigide (8), fixé au toit en (9), et dont la portion horizontale (12) vient s'appuyer en au moins deux points sous l'extrémité intérieure du pavillon relevé (4), - des moyens de blocage (16) dudit arceau (8) en position relevée et bloquée sous ledit pavillon (4), caractérisé - en ce que ledit pavillon (4) est articulé à son extré mité avant autour d'un axe (6) fixé au toit (2), paral- lèle à l'axe d'articulation (9) de l'arceau (8) sur le toit (2), - en ce que ledit pavillon (4) présente à l'extrémité op posée de sa face interne au moins deux chemins de roule ment parallèles (25), disposés longitudinalement, - et en ce que l'arceau rigide (8) présente sur sa por tion horizontale 1.12) deux galets fous (22) aptes à coopérer et à se déplacer sur les deux chemins de rou lement parallèles (25) portés sur la face interne du pavillon.(4). 2/ Pavillon selon revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux chemins de roulement parallèles (25). 3/ Pavillon selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux chemins de roulement parallèles (25) sont disposés de part et d'autre de la porte coulissante du pavillon (4). 4/ Pavillon selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de blocage (16) de l'arceau rigide (8) en position relevée sont constitués par des vérins pneumatiques, dénommés aussi "pistons à gaz'. 5/ Pavillon selon revendication 4, caractérisé en ce que ces vérins pneumatiques (16) sont reliés aux bras verticaux (10) et (11) de l'arceau (8) par une patte (13-14) dont le positionnement est tel que lorsque le pavillon (4) est en position fermée sur le toit (2), le point d'articulation (15) de l'extrémité de ces vérins (16) sur cette patte (13) soit situé au dessous de la ligne qui passe par le point d'articulation (9) de l'arceau et de l'autre extrémité (17) de ce vérin (16) sur. le toit (2). 6/ Pavillon selon l'une des revendications 1-d 5, caractérisé en ce que le chemin de roulement est formé par une plaque métallique qui s'appuie sur deux nervures parallèles longitudinales (23) venues directement de moulage, disposées sous la face intérieure du pavillon (4), l'espace entre le chemin de roulement (25) et l'intérieur du pavillon (4) étant suffisant pour permettre le déplacement du galet fou (22). 7/ Pavillon selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le galet fou (22) est en nylon. 8/ Pavillon selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le pavillon relevable (4) présente deux barres parallèles (5) formant mains courantes articulées à leurs extrémités (6) sur le toit. (2). 9/ Pavillon selon revendication 8, caractérisé en ce que l'extrémité des barres (5) présente une fente (30) dans laquel -le vient se-loger une plaque (31) perpendiculaire à une plaque (32) rivetée en (33) sur le toit (2) et sur laquelle est positionnée l'articulation (6).