La présente invention concerne un dispositif d'alerte destiné à prévenir qui le veut, à distance, de l'imminence de la mise bas d'un animal. Toute mise bas comporte un certain risque, et les éleveurs sont contraints d'exercer une surveillance quasi permanente des animaux à la période présumée de mise bas. Ceci pour des raisons bien précises comme la simple assistance lors d'une mise bas naturelle, et surtout pour se réserver le temps de réagir rapidement et efficacement quand un problème sérieux se pose. Indépendamment de la perte financière que peut représenter la mort d'un animal au cours ou à la suite d'une mise bas difficile, la disparition d'un élément de lignée constitue une perte d patrimoine génétique quelquefois irréparable. Nous connaissons un moyen d'améliorer les conditions de surveillance et d'attente de l'éleveur. Celui-ci consiste à observer l'attitude des animaux à distance en utilisant un circuit de télévision. Ce procédé est quelquefois fort coûteux, quand il faut par exemple surveiller plusieurs animaux sumultanément, et il impose toujours une veille particulièrement pénible, surtout la nuit. Ainsi seul le confort de l'éleveur est amélioré pendant la période prémusée de mise bas. Le dispositif objet de l'invention permet d'éviter ces inconvénients, et de laisser à'l'éleveur une grande liberté d'action, ainsi que la possibilité de prendre du repos normalement. Ce dispositif est en effet conçu de telle façon que l'éleveur est alerté automatiquement de l'imminence d'une mise bas. Pour ce faire, deux éléments principaux constituent le dispositif. L'animal est équipé d'un capteur mécanique qui est actionné par la pression qui résulte soit de la rupture de la "poche", soit de la pression exercée directement par l'animal naissant, dès le début de l'expulsion. Ce capteur actionne un contact électrique qui déclanche le signal d'alerte. Ce signal est perçu par l'éleveur qui dispose d'un récepteur adapté, transmettant généralement un signal sonore. La liaison entre l'émetteur du signal (sur l'animal) et le récepteur (à proximité de l'éleveur) est réalisée selon différents procédés dont le choix dépend de certains critères tels que la distance séparant l'émetteur du récepteur, la nature des obstacles à franchir ou plus simplement le coût de l'installation. Ainsi, le moyen le plus simple consiste à relier les éléments par des fils conducteurs d'un courant basse tension. Ceci implique que l'animal reste attaché. Dans le cas de stabulation libre ou de pâturage, l'utilisation d'un ensemble emetteur-récepteur s'impose. Pour des raisons de simplification et de moindre court, on utilisera généralement mais pas exclusivement, des émetteurs travaillant dans les gammes de fréquences réservées aux appareils de puissance limitée non assujettis à la taxation (appareils du type WALKIE-TALKIE). Cette utilisation d'une transmission par ondes électromagnétiques n'exclue pas en outre la possibilité de transmettre le signal par infra-rouges ou ultra-sons, d'une façon générale par tout moyen de transmission sans fil. Le dessin annexé 1/2 est une vue de profil de l'arrière-train d'un animal équipé du dispositif quand celui-ci envoi le signal d'alerte au moyen d'un émetteur d'ondes électromagnétiques. Le dessin annexé 2/2 est une vue de gauche du même dispositif. Tel que représenté sur le dessin 1/2, l'animal équipé du dispositif d'alerte est une vache. Ceci constituant bien entendu un simple exemple servant de support à ce descriptif. Sur l'arrièretrain de l'animal repose tout d'abord une pièce formée 1 modelée de telle façon qu'elle épouse fidèlement la forme de l'animal. Cette pièce formée est généralement réalisée par thermoformage à partir d'une feuille de matériau plastique. Entre cette pièce et l'animal, un coussin de mousse 2 parfait la répartition du contact, dans le but d'éviter les glissements intempestifs d'une part, et d'augmenter le "confort", afin que l'animal ne cherche pas à se "débarrasser" de l'équipement en raison d'une gêne particulière. Afin d'éviter un glissement vers l'avant de ce premier ensemble, une pièce de retenue 3, de forme arrondie, prend appui sur l'animal de part et d'autre de la queue, sur le haut des pattes arrières. Les liens élastiques assurent l'immobilisation de l'ensemble. Notons encore que ces liens qui ceinturent l'animal, comportent des gaines de mousse, 6,7,- destinées à éviter toute irritation de la peau d'une part, et toute altération de la circulation sanguine d'autre part. Le contact avec des vaissaux sanguins saillants risquerait autrement de bloquer à ces endroits précis le flux sanguin. et les canaux de mamelles. Sur les pièces de retenue 3, sont fixées des chapes 8, à l'intérieur desquelles oscillent des tourål- Ions 9, articulés aux axes 10. Sur cet ensemble oscillant, est fixée une palette 11, elle-même oscillante, puisque solidaire de 9, sa fixation est assurée par exemple au moyen d'écrous 12. Cette palette oscillante comporte elle-même une zone de contact 13, située à proximité de la fente vulvaire de l'animal. C'est de là que le déclenchement de l'alarme est provoqué, dès la rupture de la poche des eaux si la pression exercée en 13 est suffisante, sinon dès que l'animal naissant commence à être expulsé. Dans l'un ou l'autre des cas, la palette oscille dans le sens de la flêche. A son autre extrêmité, dans la zone 14, l'oscillation est retransmise grâce à l'articulation en 10.Un bouton poussoir 15 solidaire de la palette, prend alors appui en 16,ce qui provoque le changement d'état du contact électrique qu'il comporte. Ce contact électrique est est alors exploité dans la partie émettrice, la laiaison étant réalisée par l'intermédiaire d'un conducteur souple 17. Dans ce cas d'utilisation de l'invention, un emetteur est utilisé pour transmettre le signal. Selon une première variante, le contact électrique est normalement ouvert" et provoque dès le changement d'état l'alimentation électrique de l'émetteur. Ce procedé est particulièrement économique pour la source d'énergie autonome, piles ou accumulateurs. Une deuxième variante consiste à utiliser un contact "normalement fermé" qui provoque la marche permanente de l'émetteur. Le changement d'état interrompt l'émission, l'absence de signal sur le récepteur étant alors utilisable pour provoquer l'alarme. Notons que cette second utilisation offre une plus grande fiabilité, car l'alarme intervient aussi quand les piles ou accus de l'emetteur sont déchargés, Dans le premier cas, l'usure prématurée de la source d'énergie rend le dispositif inutilisable. Dans le cas ou on utilise un moyen de transmission par fil, donc pour les animaux attachés, un cordon du type "téléphone" ou à enrouleur automatique, réalise la liaison entre l'animal et le réseau. Telle que représentée sur le dessin 2/2, la palette oscillante comporte une ouverture 18 permettant le passage de la queue de l'animal et ne provoque aucune gêne pour ses mouvements. Notons aussi dans cette vue la forme adaptée en 19 du support ainsi qu'en 20 ou il se "cale" sur l'épine dorsale. Le capot 21 formant caisson protège les parties mobiles à proximité du contact électrique et rigidifie l'ensemble. Précisons encore que la conception générale de ce dispositif, notamment du fait de sa largeur réduite, permet à l'animal de sa coucher, même contre une paroi sans que le moindre glissement ou décrochement soit à craindre. Les ouvertures 18 et 21 permettent de ne pas provoquer d'alarme intempestive, elles sont suffisemment dimensionnées pour permettre le passage des déjections. Le dispositif objet de l'invention peut être utilisé dans tous les cas où quelqu'un désire être rapidement et constamment alerté dès que la mise bas d'un animal est imminente. Ce dispositif, et notamment le capteur équipant l'animal, sont adaptables à toutes les races de mammifères. L'utilisation présente un intérêt certain dans tous les types d'élevages, (bovins, ovins, porçins, chevelins, etc ...) quelque soit l'importance de l'élevage (nombre de têtes). Une autre application de l'invention réside dans l'utilisation qu'on peut en faire dans les parcs ou réserves d'animaux "sauvages" où en plus de l'alerte on dispose d'une source localisable, ce qui permet de retrouver rapidement l'animal par les moyens classiques de repérage radio, ce qui représente un certain intéret dans les vastes espaces. REVENDICATIONS 1 - Dispositiif d'alerte à distance adapté aux animaux, comportant un support (1,2,3) fixé au moyen de liens élastiques (4,5), supportant une articulation (8,9,10) autour de laquelle oscille une palette (11), caractérisé par le fait que ladite palette est animée d'un mouvement oscillant ayant pour origine le début du processus de mise bas de l'animal. 2 - Dispositif d'alerte à distance selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la pièce de contact (1) formant qin- port, épouse la forme de l'animal sur lequel il est installé. 3 - Dispositif d'alerte selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le support (1) comporte dans sa partie arrière deux éléments (3) de part et d'autre de la queue formant retenue de l'ensemble support. 4 - Dispositif d'alerte à distance selon les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la fixation de l'ensemble est réalisée au moyen de liens (4,5), ceinturant l'animal, dont au moins une partie de la longueur est élastique. 5 - Dispositif d'alerte à distance selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'oscillation de la palette (1) mue par la pression en (13) due à la rupture de la poche des eaux ou à la pression exercée par l'animal naissant, provoque par appui en (16), le changement d'état d'un contact électrique (15). 6 - Dispositif d'alerte à distance selon les revendications 1 et 5, caractérisé par le fait que le changement d'état du con tact électrique (1 5) détermine, selon le choix, la mise en mar- che d'une alarme par liaison filaire ou par transmission sans fil; ladite alarme étant matérialisé au moyen d'un récepteur adapté à proximité de l'utilisateur. 7 - Dispositif d'alerte à distance selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les évidements (18,21), permettent le passage des déjections de l'animal sans que la palette 11 n'oscille et provoque l'alarme. 8 - Dispositif d'alerte à distance selon l'un des revendications 1 à 7 caractérisé par le fait que la partie inférieure de la palette 11 recouvre en 13 la vulve de l'animal en l'effleurant.