La présente invention concerne un procédé de décapage du revêtement de peinture séchée ou analogue d'éléments constitutifs d'une installation de peinture, tels que balanceîles-supports d'objets à peindre, caillebotis, etc... équipant les cabines de peinture. On sait que malgré toutes les précautions qui peuvent être prises, il se produit inéluctablement, sur différents éléments constituant une installation de peinture, des dépôts de peinture fraîche formant progressivement d'importants revêtements solides sur ces éléments qui sont en grand nombre.C'est le cas par exemple des balancelles supportant les objets à peindre, des caillebotis formant le plancher des cabines, des outils de mêlangeage pour peintures ou matières plastiques et d'une façon générale de toutes pièces situées à proximité, ou venant à proximité, de l'appereil de peinture, que celui-ci soit constitué par des pulvérisateurs ou des bacs de trempage. Ces éléments constitutifs généralement réalisés en métal riscuent de devenir inutilisables lorsque les dépôts successifs forment une couche ai paisse que ces éléments ne peuveht plus remplir correc tement la onction a laquelle ils sont destinés. PlAtot cue de les erre, on a cherché i liminer les revêtements notamment -ar ltaction d'acides ou ar brûlage- Lisction d1acide s'effectue par immersion généralement prolongée sur plusieurs heures des éléments dens un baig et cette opération présente l'inconv6nient, outre une immobilisation des éléments pendant un laps de temps très long, de provoquer des rejets de boues particulièrement polluantes et de nécessiter un travail sous atmosphère toxique lors du nettoyage indispensable des bacs, nécessité parune fréquente régénération des bains acides. Non seule -lent, ainsi, cette opération de destruction du revêtement est coûteuse r r les produits qu'elle utilise et le temps qu'elle implique, mais également elle conduit à un travail particulièrement dangereux, sale et fastidieu et- de surcroit elle est coûteuse par la main d'oeuvre et la quantité d'acide nécessaires. L'opération qui consiste a brûler les revêtements s'effectue soit dans un four approprié, soit sur brasfer en plein air. Ces deux formes de brûlage présentent toutes deux divers inconvénients et notamment le fait que le brûlage est imparfait, qu'il ne s'adresse qu'à des éléments nécessairement métalliques, que ceux-ci subissent des déformations thermiques génantes par la suite, qu'il met en oeuvre un personnel important pour effectuer un travail ultérieur de brossage, qu'il est particulièrement coûteux si l'on utilise un four approprié ou, dans le cas de brasiers en plein ir, provoquent des dégagements de fumées et d'odeurs tout à fait inadmissibles. La présente invention a pour objet un procédé de décupage qui est mis en oeuvre de façon quasi automatique, sans provoquer l'émis- ion d'odeurs ou de fumées nocives, et d'une façon générale sans nuire de quelque façon que ce soit ì l'environnement. Dans un Procédé de décapage selon l'invention du genre o l'on soumet ledit revêtement des dits ^l mentE n une une opération t@ermique suivie d'une opération mécanique d'élimination dudit revêtement, d'une part ladite opération thermique est une fragilisation du revêtement exclusivement par réfrigération t température très froide dudit revêtement par contact avec ull fluide cryogénique, d'autre part, l'opération mécanique d'élimination du du revêtement est exclusivement un grenaillage. De la sorte, en utilisant par exemple de l'azote liquide r?-, titre de fluide cryogénique, on peut rapidement obtenir une température de revetement telle que ce revêtement devienne suffisamment fragile pour être éliminé, en un laps de temps très bref, par une simple opération de grenaillage. On combine ainsi deux opérations qui, prises individuellement, ne conduiraient à aucun résultat industriel. En effet, on sait bien que le fait de refroidire certains produits qui, normalement, sont relativement souples, conduit à les durir et à les fragiliser. On sait également que le grenaillage permet d'éliminer les bavures qui se produisent sur des objets moulés en matière plastique et que cet effet était amélioré en refroidissant les bavures à température de fragilisation, mais on avait également constaté que le simple grenaillage appliqué sur des revêtements de peinture séchée n'avait absolument aucun effet de décapage contrairement à ce qui se passait pour 15 bavures. Par contre l'action combinée du froid qui fragilise le revêtement et de la grenaille assure une élimination efficace des revêtements.On note en passant que ce procédé est d'appLication restrictive, car malgré les avantages opératoires de la combinaison décrite, il ne peut être appliqu que sur des éléments notamment métalliques qui peuvent subir de petites déformations sous l'action puissante d'abrasion de la grenaille : telles est bien concernée la plupart des éléments constitutifs d'une installe tion de peinture, éléments qui sont particulièrement robustes et rusti- ques. n effet, il serait tout a lait impropre de traiter, selcn le procédé de l'invention, des lents plus :-iobles qu'on voudrait d'bsr- rasser de leur revêtement de peinture ; par exemple, le treitement d'un d'automobile tôle de carrosserie/pour en éliminer un revêtement de peinture que l'or voudrait remplacer ne eut s'effectuer par le procéd6 de fe grenaillage, cr il s'ensuivrait un aspect de surface grenelée particulièrement inesthétique.On suit galement qu'on a proposé de séparer l'enveloppe isolante d'un sable électrique de son rie en cuivre ou aluminium en a faisant -ser successivement dans un bain d'azote liquide, puis dans un Gispositif à galets broyeurs, mais cette technique est seule ent utilisable pour des corps de forme très allongée, tels les cables et est tout ,5 fait Inapplicable au éléments dont la forme est très irrégulière et s'étend sur trois dimensions spatiales. Les caractériatiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui suit en référence à la figure unique oui décrit, de façon très schématique, une installation de décapage conforme à l'invention. En se référant au dessin, une grenailleuse 1 est équipée d'une ou plusieurs turbines de grenaillage 2 alimentées en grenailles par une conduite 3 à partir d'une poste de filtration 4, lui-m8me alimenté en un mélange de grenailles et de particules de déchets par une canalisation 5 à partir d'un élévateur 6, d'une vis sans fin 7 et d'un fond récupérateur 8 de la grenailleuse 1. Sans décrire ici en détails la grenailleuse qui est du type classique, on précise que les éléments à traiter sont placés dans la grenailleuse 1 où ils subissent des mouvements d'orientation variés tels des translations et rotations de façon à ce que toutes leurs faces soient soumises à un ou plusieurs jets de grenailles.Celles-ci, ainsi que les particules de déchets provenant de l'effet décapeur de la grenaille, tombent dans le fond 8 de la grenailleuse 1 pour être véhiculées par la vis 7 et ar l'élévateur or vers l'appareil de filtration 4 non décrit en détails et qui peut etre par exemple le pheumatique, ou les particules de déchets sont séparées et @liminées. La grenailleuse 1 est ici équipée de deux tortes 11 et 2 s'ouvrant à une extrémité, , tandis que sa paroi supérieure 13 comporte une fente 14 au travers de laquelle s'engage un crochet-support de l'élément a traiter, ce crochet étant lui-même suspendu à une chaine convoyeuse 15 s'étendant le long d'un rail 16, au dessus et å l'aplomb de la fenêtre 14. Ce rlil 16 et la chaine 15 s'étendent également au dessus deux dispositif de réfrigération qui comporte essentiellement, en dessous du rail 16, un bac de terrage 20 avec deu portes 2 et 22 s'ouvrant vers le t et, de suçon facultative, un tunnel de pre- réfrigération 23, dans lequel se dégagent, - contre-courant selon la flèche , les vapeurs du liquide cryogénique qui forme un bain dans le bac de trempage 20 en provenance d'une source externe, par exemple un réservoir 24 relié au bac de trempage 20 par une canalisation 25 à vanne 26 commandée par un flotteur à niveau constant 27. 3itinstallation fonctionne de la façon suivante Des objettels que balancelles, caillebotis et autres éléments constitutifs d'une installation de peinture ayant été utilisé jusqu'à etre recouverts d'un épais revêtement de peinture séchée sont suspendus aux crochets de la chaine t-5.le long du rail 16. Dans un premier laps de temps, ces objets se déplacent dans le tunnel de pré-réfrigération 23 et parviennent ensuite à l'aplomb du bac de trempage 20 ; pour permettre leur descente dans le bac 20, le rail de guidage 15 est équipé à son niveau d'un dispositif de montée et de descente non décrit et représenté schématiquement en 28.Les éléments, qui avaient été éventuellement pré-refroidis, sont ensuite trempés dans le bain d'azote liquide où ils restent le temps juste suffisant pour assurer le refroidissement dès revetements jusqu'a température de fragilisation, après quoi, les éléments sont, par la chaine convoyeuse 15 transférés vers la grenailleuse 1, dans laquelle les dits éléments pénètrent grâce à une ouverture temporaire des portes 11 et 12. Les éléments sont soumis à un jet de grenailles qui, comme ltexpérience le montre, assurent leur décapage rapide. L'invention s'applique exclusivement au traitement d'-éléments constitutifs d'installation de peinture, qui présentent une structure métallique résistant dans une certaine mesure à l'effet du jet de grenailles et présentant des formes spatiales très variées excluant tout traitement mécanique de décapage autre que le grenaillage. REVENDICAlIONS 1. - Procédé de décapage du revêtement de peinture séchée ou analogue d'éléments constitutifs d'une installation de peinture, tels que balancelles-suppor ts d'objets à peindre, caillebotis, etc..., du genre ou lton soumet ledit revêtement des dits éléments à une opération thermique suivie d'une opération mécanique d'élimination dudit revêtement, caractérisé en ce que, drune part ladite opération thermique est une fragilisation du revêtement exclusivement par réfrigération à température très froide dudit revêtement par contact avec un fluide cryogénique, dtautre part en ce que l'opération mécanique d'élimination du revêtement est exclusivement un grenaillage. 2. - Procédé de décapage selon la revendication 1, carac térisé en ce que le fluide cryogénique est de l'azote liquide. 3. - Procédé de décapage selon la revendication2, caractérisé en ce que la réfrigération des objets à la température de fragilisation s'effectue par mise en contact directe de l'azote liquide avec les dits éléments, par exemple par trempage des dits éléments dans un bain d'azote liquide, ou par pulvérisation d'azote liquide sur les dits éléments. 4. - Procédé de décapage selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on prévoit une pré-réfrigération des éléments par les vapeurs d'azote provenant de l'action réfrigérante d'azote liquide. 5. - Installation de décapage du revêtement de peinture séchée ou analogue d'éléments consitutifs d'installation de peinture, tels que balancelles-supports d'objets à peindre, caillebotis, etc... caractérisée en ce quelle comprend, à proximité immédiate d'une grenailleuse, un dispositif de réfrigération mettant en oeuvre un liquide cryogénique, et un transporteur, s'étendant, dans le sens amont vers aval, depuis ledit dispositif de réfrigération jusqu'a ladite grenailleuse. 6. - Installation de décapage selon la revendication 5,- caractérisée en ce que le dispositif de réfrigeation incorpore un bac de trempage associé à un transporteur équipé d'un moyen de descente et de relevage surplombant ledit bac de trempage, relié par canalisation à un réservoir de liquide cryogénique. 7. - Installation de décapage selon la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif de trempage est équipé,-en amont selon le sens-de déplacement du transporteur, d'un tunnel depré-réfri- gération dans lequel stécoulent, à contre-courant, les vapeurs d'azote issues du bac de trempage.