L'invention concerne un flotteur de ligne de pêche comportant un détecteur lumineux de prise de poisson et/ou un dispositif pour ferrer automatiquement la prise. Il existe de nombreux flotteurs munis d'un indicateur lumineux de prise. Ils comportent tous une lampe témoin connectée électriquement à une pile sèche logée dans le flotteur, un contacteur intercalé sur le circuit de connexion étant actionné directement ou indirectement lorsqu'unie traction est exercée sur la ligne. Tous les dispositifs connus présentent un double inconvénient. Tout d'abord la lampe reste allumée tant que le poisson exèrce une traction sur la ligne, ce qui peut conduire à une usure rapide de la pile car il n'est pas rare de "Iuttertt longuement avec une prise avant de l'amener. Par contre, ces flotteurs connus comportent obligatoirement un moyen élastique de rappel du contacteur et la lampe s'éteint des que la traction cesse, ctest-à-dire lorsque la prise s'est échappée ou que le poisson se repose entre deux eaux, et le pêcheur n'est pas averti de la nécessité de relever sa canne, pour sortir sa prise ou remplacer l'appât, s'il s'était absenté au moment de la touche. Des flotteurs à ferrage automatique sont également connus. Ils comportent généralement un levier latéral rabattu à force à l'encontre d'un moyen élastique et maintenu ainsi "armé" par une gâchette reliée à la ligne. Mais pour qu'un tel dispositif fonctionne de façon satisfaisante, il faut que la traction sur la ligne s'exerce dans une directionoetérieure à un certain angle mort. Le but de l'invention est de fournir un flotteur à ferrage automatique ne présentant pas cet inconvénient, dans lequel, en outre, le moyen élastique joue après le déclenchement un rôle d'amortisseur lorsque la prise imprime à la ligne des secousses brusques et, enfin, qui peut être muni de façon simple d'un indicateur lumineux qui s'allume lors d'une touche, reste allumé lorsque la traction cesse et au contraire, s'éteint lorsque la traction se poursuit après le déclenchement. L'invention a pour objet un flotteur de pêche comportant un élément flotteur proprement dit traversé par une tige ou stabilisateur remarquable en ce que le stabilisateur se présente sous la forme d'un tube ouvert à ses deux extrémités,que le dispositif de ferrage est constitué par un organe appelé percuteur coulis sant axialement et librement dans le stabilisateur, soumis à 1' action d1un moyen élastique le sollicitant vers-le haut contre une butée de limitation de course, relié fermement au bas de ligne, tandis que des moyens conjugués de retenue, respective ment solidaires du percuteur et du stabilisateur, sont aménagés de manière telle qu'ils peuvent être mis en prise lorsque le dit percuteur est tiré vers le bas, dans la direction opposée à l'élément flotteur, à l'encontre de l'action du moyen élastique et qu'une traction exercée sur le bas de ligne entraîne direc tement ou indirectement le désengagement des dits moyens de rete nue. Après déclenchement, le moyen élastique joue le rôle d'amor tisseur puisque les tractions exercées sur le bas de ligne dé placent le percuteur à l'encontre de l'action du dit moyen élas tique. Si la prise s'échappe après avoir déclenché le dispositif de ferrage automatique, il est nécessaire qu'un système quelcon que d'alarme signale au pêcheur qu'il doit relever sa ligne pour réarmer le dispositif et, éventuellement, fixer un nouvel appât. De préférence l'élément flotteur porte à son extrémité supérieure une douille filetée sur laquelle peut se visser un boitier comportant une embase traversée par un alésage axial formant un prolongement du canal tubulaire du stabilisateur et un capuchon transparent ou translucide dans lequel sont logées axialement une pile sèche cylindrique et une lampe témoin maintenues hors contact par un ressort hélicoïdal reliant le culot de la lampe à l'un des pôles de la pile, l'embase et le capuchon étant séparés de façon étanche par une membrane souple qui constitue la butée de limitation de course du percuteur et dont l'enfoncement détermine la mise en contact de l'autre pôle de la pile avec le plot central de la lampe. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif, description qui se réfère au dessin annexé dans lequel la figure 1 est une vue en élévation d'un flotteur selon l'invention; la figure 2 est une coupe schématique d'un boitier destiné à coiffer le flotteur de la figure 1; la figure 3 montre le flotteur équipé du boîtier avec un montage différent du dit flotteur sur la ligne. Sur le dessin un flotteur de pêche est constitué par un élément flotteur proprement dit 1 traversé par un stabilisateur 2 se présentant sous a forme d'un tube ouvert à ses deux extrémités. A L'intérieur da stabilisateur coulisse un percuteur constitué par un corps cylindrique 3, de 3, de diamètre infxrt-lzr à celui de l'a- lésage du stabilisateur, solitaire à chacune de ses extrémités d'une tête sphérique, à saisir une tête supérieure 4 et une tête inférieure 5. Cette dernière est traversée par une tige 6 dont les ex récites coulissent dans des fenêtres longitudinales telles que 7 ménagées dans la paroi du stabilisateur et diamétralement opposées. Autour des extrémités de la tige 6 passe un lien élastique 8 dont la partie médiane est accrochée sur un crochet 9 disposé sur la face latérale de l'élément flotteur 1.Ce crochet 9 est règlable en position longitudinale grâce à un guide-glissière 10 et une vis de blocage 11. Il est clair que le lien sollicite le percuteur en position haute contre une butée qui, dans la forme représentée à la figure 1 est constituée par l'extrémité supérieure des fentes 7 coopérant avec la tige 6. Le percuteur est solidaire d'une queue flexi,ble- 12 s'étendant vers le bas à partir de la tête sphérique inférieure 5 de maniè re que son extrémité 12a émerge assez largement de l'ouverture inférieure du stabilisateur. L'axe de la queue 12 est décalé latéralement par rapport à l'axe du percuteur. Elle porte à sa partie médiane un renflement sphérique 13 ayant sensiblement le même diamètre que les têtes 4 et S. Ce renflement est muni d'une encoche 14 destinée à coopérer avec la pointe d'une vis 15, traversant le bord inférieur du stabilisateur 2 au droit du point d'attache de la queue 12 su-r la tête 5, lorsque le percuteur est tiré vers le bas à l'encontre de l'action du lien élastique 8. Le flotteur porte latéralement, du côté opposé au décalage de la queue 12 par rapport à l'axe du stabilisateur, un appendice 16 situé au niveau de la partie supérieure de l'élément flotteur 1 et un appendice 17 fixé sur la partie inférieure du stabilisateur 2 et s'étendant vers le bas jusqu'au dessous du niveau atteint par l'extrémité 12a de la queue 12 lorsque les moyens de retenue 14 et 15 sont en prise.L'appendice 17 se présente sous la- forme d'une pièce cylindrique dont la partie médiane est largement en taillé t'appendice 16 et la partie supérieure de l'appendice 17 sont traversés longitudinalement par un alésage conique évasé vers le haut et la partie inférieure de l'appendice 17 par un a lésage conique évasé vers le bas Sur l'extrémité 12a de la queue 12 coulisse grâce à un alésage diamétral, une bille 18 immobilisée en position longitudinale grâce e une vis de blocage non représentée. La bille 18 est traversée en outre par un alésage conique oblique dont la pointe est tournée en direction de l'appendice 17. La ligne 19 passe à travers l'appendice 16, puis à travers la partie supérieure de l'appendice 17, s'engage dans l'alésage de la bille 18 par son orifice le plus large et en ressort en direction de l'appendice 17 pour passer à travers l'alésage de la partie inférieur de ce dernier (figure 1). Dans l'appendice 16 et dans la bille 18 la ligne est bloquée par des pointeaux amovibles 16a et 18a. Le blocage de la ligne à l'aide des pointeaux est réalisé lorsque le percuteur est en position basse, si bien que lorsque ce dernier est en position haute, le tronçon de ligne qui s'étend sur le côté du flotteur entre les appendices 16 et 17 n'est pas tendu et forme une boucle. Le fonctionnement est clair. Avant d'immerger la ligne, Ituti lisateur amène à force le percuteur en position basse jusqu'à ce que l'encoche 14 vienne s'accrocher sur l'extrémité de la vis 15, Lorsqu'une prise exerce une traction sur le bas de ligne, la bille 18 est sollicitée en direction de l'appendice 17, la queue 12 fléchit, l'encoche 14 échappe à la vis 15 et le percuteur, avec sa queue, est ramené brusquement vers le haut sous l'action du lien élastique 8 en réalisant le ferrage de la prise. Lorsque la prise se débat, les secousses imprimées à la ligne sont amorties par le lien élastique et le percuteur est animé d'un mouvement de va-et-vient d'amplitude 'et de période variables. Il est à remarquer que la disposition particulière du percuteur réduit au maximum le freinage par frottement, le contact avec le guide tubulaire constitué par le stabilisateur étant limité à trois contacts linéaires formés par les grands cercles perpendiculaires à l'axe des sphères 4, 5 et 13. La force de rappel du lien 8 peut être règlée de trois façons différentes: nombre de brins du dit lien, règlage en position du crochet 9 et, éventuellement, règlage en position longitudinale du renflement 13 en constituant ce dernier par une bille coulissante immobilisée sur la queue 12 par une vis de blocage.La valeur de l'effort minimal de traction nécessaire pour obtenir le déclenchement du dispositif peut être réglé par la manoeuvre de la vis 15 et aussi en dépla çant le pot:% 'pplication sur la queue 12 par le règlage de la position de la bille 18 A la partie supérieure de l'élément flotteur 1 est fixée une douille 20 sur laquelle peut être vissé un boitier 21 (figure 2). Le boîtier 21 comporte une embase 22 percee d'un alésage axial 23 formant, après mise en place, un prolongement du canal axial du stabilisateur tubulaire 2. Ctest dire que cet alésage 23 consti- tue le guide de la tête sphérique supérieure 4 du percuteur en fin de course vers la position haute. L'embase 22 est coiffée par un capuchon transparent ou translucide 24. Dans le capuchon 24 sont logées axialement une pile sèche 25 et une lampe témoin 26 maintenues hors contact par un ressort hé licoidal 27. Cet agencement est bien connu, la lampe est vissée sur les spires supérieures jointives du ressort dont l'extrémité opposée est reliée à l'un des pôles de la pile et le rapprochement de la pile vers la lampe détermine l'écrasement du ressort et le contact du second pôle de la pile avec le plot central de la lampe. La lampe témoin s'appuie par son extrémité supérieure sur le fond du capuchon où est maintenu en position longitudinale un moyen quelconque non représenté. La pile 25 repose éventuellement par l'intermédiaire d'une plaquette 28, sur une membrane souple 29 solidaire d'un joint torique 30.Cette disposition assure l'étanchéité entre le capuchon et l'embase tout en permettant au percuteur de pousser axialement la pile vers la lampe. Avantageusement le capuchon garni de sa pile, de sa lampe té- moin et, éventuellement, de la membrane souple, peut constituer un élément à jeters après usure de la pile Le capuchon peut ê- tre surmonté d'une antenne 31 sur laquelle coulisse librement un coulant 32 à travers lequel est engagée la ligne (figure 3). De préférence la tête sphérique 4 est rapportée par vissage sur l'extrémité du corps cylindrique 3 de manière a permettre de règler la précision du contact entre la pile et la lampe témoin. Lorsque le percuteur est déclenché comme il a été dit ci-dessus, c'est-à-8ire au moment dll ferrage de la prise, la tête 4 du dit percuteur vient heurter la membrane 29 et repousse la pile 25 vers le culot de la lampe 26, le contact électrique s'établit et la lampe s'allume alertant ainsi l'utilisateur. Contrairement à ce qui se passe avec les dispositifs connus à ce jour, la lampe s' éteint tant que la prise se débat, puisque cette dernière tire directement sur le percuteur et fait ainsi cesser la pression exercée sur la membrane souple 29. Au contraire, si la prise s'échappe ou se repose entre deux eaux, la lampe reste allumée ou se rallume. Ainsi, si le pêcheur n'a pas été alerté lors de la touche par suite d'inattention ou d'absence momentanée, la lampe allumée lui signale qu'il doit relever sa ligne, soit pour amener une prise momentanément au repos (la lampe s'éteint dès qu'il reprend sa canne en main), soit pour vérifier l'appât et réarmer le dispositif de ferrage. REVENDICATIONS 1) Flotteur de pêche comportant un élément flotteur proprement dit, traversé par une tige ou stabilisateur et muni d'un dispositif de ferrage autornatiu0 des prises, ca~actrisn en ce que le stabilisa eur se présente solls la forme d un tube ouvert à ses deux e-trénts, que le dispositif de ferrate est constitué par un organe appelé percuteur coulissant axialement- et librement dans le stabilisateur, sois à l'action d'un moyen élastique le sollicitant vers le haut contre une butée de limitation course, relié fermement au bas de ligne, tandis que des moyens conjugués de retenue, respectivement solidaires du percuteur et du stabilisateur, sont aménagés de manière telle qu'ils peuvent être mis en prise lorsque le dit percuteur est tiré vers le bas, dans la direction opposée à l'élément flotteur, à l'encontre de l'action du moyen élastique et qu'unie traction exercée sur le bas de ligne entraine directement ou indirectement le désengagement des dits moyens de retenue. 2) Flotteur de pêche selon la revendication 1, caractérisé en ce que le percuteur est solidaire d'une queue s'étendant vers le bas sur une longueur suffisante pour que son extrémité libre émerge de l'ouverture inférieure du stabilisateur lorsque le percuteur est appliqué contre sa butée, que le moyen de retenue solidaire du percuteur est disposé sur la dite queue, et qu'au moins trois moyens de maintien et de guidage sont prévus pour la ligne, un premier muni d'un moyen de blocage de la ligne étant situé latéralement sensiblement au niveau de irélément-flotteur, un deuxième muni d'un moyen de blocage de la ligne étant situe sur la queue au voisinage de son extrémité libre, et un troisième traversé librement par la ligne étant situé latéralement au dessous du niveau occupé par la dite extrémité lorsque le percu -teur est en position basse, de manière telle qu'une traction exercée sur la ligne détermine une flexion de la queue entraî- nant le désengagement des moyens de retenue. 3) Flotteur de pêche selon la revendication 2, caractérisé en ce que le percuteur est constitué par un corps cylindrique de diamètre inférieur au diamètre intérieur du stabilisateur et portant à chacune de ses extrémités une tête sphérique de diamètre correspondant au dit diamètre intérieur, tandis que la queue se présente sous la forme d'une lame flexible dont l'axe est déporté latéralement par rapport à celui du percuteur à'opposé du troi sième moyen de guidage et qui porte à sa partie médiane un renflement sphérique ayant le même diamètre que les têtes sphériques du percuteur et présentant une encoche qui constitue l'un des moyens de retenue, le moyen de retenue conjugué étant constitué par le bord libre inférieur du s abilisetetlr. 4) Flotteur de pêche selon la rezendication 3, caractérisé en ce que le moyen de retenue destiné à coopérer avec l'encoche du renflement sphérique de la queue du percuteur, est constitué par l'extrémité d'une vis traversant le bord inférieur du stabilisateur de manière à permettre de règler le degré de retenue du percuteur. 5) Flotteur de pêche selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le troisième moyen de guidage situé au voisinage de l t extrémité libre de la queue du percuteur est constitué par une perforation ménagée dans un renflement de la dite extrémité. 6) Flotteur de pêche selon la revendication 5,caractérisé en ce que le renflement de l'extrémité libre de la queue du percuteur est constitué par une bille traversée diamétralement de façon coulissante par la dite extrémité et pouvant être immobilisée au moyen d'une vis de serrage en un point quelconque de cette extrémité de manière à permettre de règler la longueur du bras du levier constitué par la queue flexible, le renflement sphérique médian portant l'encoche de retenue pouvant être éventuellement constitué également par une bille règlable en position de manière à faire varier la tension du moyen élastique. 7) Flotteur de pêche selon l'une quelconque des revendications 2 à 6,caractérisé en ce que les moyens de guidage de la ligne sont constitués par des appendices traversés par des alésages coniques et que les moyens de blocage de la dite ligne dans les deux premiers moyens de guidage sont constitués par des pointeaux amovibles. 8) Flotter de pêché selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que le stabilisateur est muni de deux fenêtres longitudinales diamétralement opposées à travers lesquelles passent les extrémités d'une tige traversant la tête sphérique inférieure du percuteur, tandis que le moyen élastique sollicitant le dit percuteur vers sa position haute de butée,est constitué par un lien élastique qui enserre les deux extrémités de la dite tige et qui est accroché par sa partie médiane à un crochet fixé sur la surface latérale de l'élément flotteur de préférence de façon réglable en position longitudinale. 9) Flotteur de pêche selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'élément flotteur porte à son extrémité supérieure une douille filetée sur laquelle peut se visser un boîtier comportant une embase traversée par un alésage axial formant un prolongement du canal tubulaire du stabilisateur et un capuchon transparent ou translucide dans lequel sont logées axialement une pile sèche cylindrique et une lampe témoin maintenues hors contact par un ressort hélicoïdal reliant le culot de la lampe à l'un des pôles de la pile, l'embase et le capuchon étant séparés de façon étanche par une membrane souple qui constitue la butée de limitation de course du percuteur et dont l'en- foncement détermine la mise en contact de l'autre pôle de la pile avec le plot central de la lampe. 10) Flotteur de pêche selon les revendications 3 et 9 caractérisé en ce que la tête sphérique supérieure du corps du percuteur, destin a coopérer avec la membrane souple du boîtier, est rap porter ;ir vissage sur le dit corps du percuteur de manière à permettre d'obtenir une mise en contact satisfaisante de la pile et de la lampe.