L'invention concerne un dispositif pour provoquer la coalescence d'une phase liquide dispersée dans un liquide ou dans un gaz. On a découvert que les fibres d'un velours se comportent comme des points de fixation pour la phase dispersée. Ces accrochages permettent le drainage des gouttelettes dispersées, la formation et la croissance d'une goutte, puis son départ, les fibres retrouvant alors leurs propriétés initiales. Conformément à l'invention, on utilise une ou plusieurs couches de velours comme milieu coalescent. Les fibres du velours sont nues ou revêtues. En agissant sur l'épaisseur du milieu (réalisé en disposant plusieurs couches)J sur la longueur, la densité et le diamètre des fibres du velours, sur la géométrie du velours, sur l'orientation du velours par rapport au sens de circulation du fluide et sur la vitesse de ce dernier, on règle l'effet de coalescence provoquant l'agglomération de la phase dispersée. Les gouttes obtenues sont suffisamment grosses pour rendre efficace une ultérieure séparation par gravité. De préférence, on utilise un velours compor- tant des fibres nombreuses, fines et serrées, dont la 248114'' structure chimique de surface est adaptée à la nature de la phase dispersée. Selon le type de dispersion à séparer liquide/liquide ou liquide/gaz, on utilise des fibres de composition homogène ou hétérogène, de nature polaire ou non polaire. Par exemple Pour une émulsion de type eau dans un hydrocarbure, on emploie un velours dont la nature chimique de la surface des fibres peut être une substan- ce naturelle: coton ou autres fibres cellulosiques, ou bien une substance synthétique polymère portant des groupes polaires variables avec l'émulsion. Une émulsion contenant 3% d'eau dans du kérosène est séparée par un velours de poly acrylonitrile, par exemple Pour une émulsion de type huile dans l'eau, on emploie des fibres hydrocarbonées pouvant éventuelle- ment porter des groupes fonctionnels sur un squelette carboné plus condensé que précédemment, soit en l'état, soit après modification de leur surface par un traite- ment ou revêtement. La figure illustre schématiquement l'appli- cation de l'invention au filtrage d'un liquide 1 dans lequel a été disperséeen fines gouttelettes 2 une seconde phase normalement non miscible. On dirige l'émulsion vers une couche d'un velours constitué de fagon en soi connue d'une base- tissée 3 qui porte de petites;fibres 4 en majeure partie orientée perpendiculairement ou sensiblement perpendicu- lairement à la surface du tissage et qui ont été rendues prisonnières de la base par l'effet du tissage. On dispose le velours en sorte que les fibres soient tournées vers l'émulsion incidente, parallèlement au fluide. 248 1140 On observe la coalescence progressive des gouttes 2 au fur et à imesurede la pénétration dans le velours, avec décantation (5) à la sortie de la base tissée. L'invention s'applique à la réalisation de cartouches coalescentes de bas prix de revient. 248114' o- 4 REVENDICATIONS 1. Dispositif pour provoquer la coalescence d'une phase liquide dispersée dans une phase liquide ou gazeuse, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une couche de velours comme milieu coalescent. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres du velours sont orientées parallèlement au fluide incident. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les fibres du velours sont diri- D gées vers le fluide incident.