Dans les boulangeries etlou patisseries de conception traditionnelle ou industrialisée, il est toujours nécessaire de diviser la masse de pâte préparée en fractions dénommées de façon générale pâtons et dont le poids est déterminé, compte tenu du traitement ultérieur devant etre subi, pour correspondre au poids définitif à obtenir. Pour réduire la fatigue d'une opération de pesage et de division exécutée manuellement, on a proposé des appareils capables de déterminer le poids et de réaliser la division d'un paton à partir d'une masse de pate quelconque. Dans la majorité des cas, ces appareils utilisent le principe d'une chambre à volume variable dans laquelle la pate est forcée par tout moyen convenable capable d'assurer un remplissage complet avant une opération de sectionnement Les mécanismes mis en oeuvre pour réaliser ces opérations successives font intervenir, dans tous les cas, un frottement et, par conséquent, un échauffement de la pâte contre la surface de la chambre de réception à volume variable, ainsi qu'une mise en pression relativement élevée pour assurer le remplissage complet.Ces deux contraintes se sont révélées particulièrement néfastes pour la pate à pain du type levé ou à la française et, dans bien des cas, notamment lorsqu'une cadence élevée de production est recher chée, la pate subit de telles dégradations que les produits définitifs obtenus sont de très mauvaise qualité. Pour supprimer cet inconvénient, on a proposé également de determiner une masse de pate de valeur-pondérale choisie, puis d'introduire cette masse dans un appareil de division dont la fonction consiste uniquement à faire pé nétrer dans la masse de pâte des couteaux ou lames chargés de subdiviser cette masse en fractions égales de volume initialement choisi. Ces machines ont l'avantage de ne pas détériorer la pate à travailler, mais présentent l'inconvénient d'offrir unecapacité généralement faible et d'exiger pour chaque remplissage une opération de pesage de la fraction de pate à diviser. Il s'ensuit qu'il n'est pas possible d'obtenir un rendement convenable, meme pour des productions artisanales de moyenne importance. La présente invention vise à résoudre ce problème en créant une peseuse capable d'assurer la production de pitons d'un poids identique mais réglable, sans soumettre la pate à des ontraintes nuisant à son développement ultérieur. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples, des formes de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe-élévation partielle, en partie arrachée, de la peseuse conforme à l'invention. La fig. 2 est une vue schématique partielle illustrant une variante de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 illustre un premier exemple de réalisation selon lequel la peseuse comprend un bâti de support 1 dont la partie supérieure forme une table 2 sur laquelle est montée la collerette 3 du col 4 d'une trémie 5 du type tronconique. La trémie 5 est associée à un couvercle 6 susceptible de réaliser une fermeture étanche de la grande base ouverte de la trémie 5. A cet effet différentes solutions connues peuvent etre mises en oeuvre et notamment l'interposition, entre les plans de joint, d'une garniture d'étanchéité du type gonflable ou non. Le couvercle 6 peut etre relié par l'intermédiaire d'un raccord 7 à une canalisation 8 d'amenée d'un fluide sous basse pression tel qu'un fluide pneumatique. Le couvercle 6 est par ailleurs muni d'une soupape 9 de décompression et d'un manomètre 10. Le col 4 coïncide avec une lunette 11 ménagée dans la table supérieure 2 de façon à pouvoir etre équipée d'un obturateur 12, de préférence, choisi du type à guillotine. L'obturateur comprend une lame 13 qui est susceptible de coulisser en déplacement alternatif dans des glissières délimitées au moins en partie par la table 2. La lame 13 est associée à un organe moteur 14 d'entraînement en coulissement alternatif constitué, dans l'exemple présent, par un vérin, par exemple pneumatique, à double effet, dont la tige de piston 15 est reliée à la lame 3.Le vérin pneumatique 14 est monté sur un plateau 16 porté par le bâti 1 et qui supporte une chaise pendante 17 délimitant des paliers de réception de l'axe de rotation d'un rouleau 18 faisant partie d'un transporteur 19 formé par un tapis sans fin 20 enroulé par ailleurs sur un second rouleau 21 monté dans des paliers 22 fixés sur le bati 1. Bien que cela ne soit pas représenté, l'un quelconque des rouleaux 18, 21 est moteur pour assurer le défilement de la bande supérieure du tapis 20 dans le sens de la flèche f1. Les paliers 22 sont montés sur le bâti I de façon que la bande supérieure du tapis sans fin 20 soit disposée en-dessous et à l'aplomb du col 4 et de la lunette li qui définissent ensemble une goulotte de descente d'axe général vertical. Cette goulotte, matérialisée par les traits mixtes, est traversée par un détecteur de passage 23 monté sur un support 24 réglable en position verticale. Le support 24 est par exemple solidaire de manchons de guidage 25 coulissant sur des glissières verticales 26 portées par le b ti 1 De préférence, I'un des manchons 25 est constitué sous la forme d'une noix taraudée pour coopérer avec le filetage complémentaire présenté par la glissière verticale correspondante qui est alors réalisée sous la forme dtune vis tournante munie d'un volant 27 de manoeuvre.La vis 26, le volant 27 et la noix 25 représentent ensemble un dispositif de réglage de niveau du support 24 permettant d'éloigner ou de rapprocher le détecteur 23 par rapport à la face inférieure de la table supérieure 2 du bâti 1. Le détecteur de passage 23 est de préférence constitué par l'association d'une source lumineuse 28, de tout type convenable, dont le faisceau est dirigé vers une cellule photo-électrique 29 qui est branchée électriquement de façon à commander le fonctionnement d'un distributeur électromagnétique contrant l'alimentation du vérin à double effet 14.Le détecteur de passage 23, ainsi que le circuit d'alimentation du distributeur pneumatique 30 sont bien connus dans la technique et, pour cette raison, n'ont pas été représentés en détail aux dessins, La peseuse décrite ci-dessus fonctionne de la façon suivante La liaison entre le détecteur de passage -23 et le distributeur est effectué pour que, dans l'état non influencé du détecteur, le distributeur 30 assure l'alimentation du vérin 14 dans le sens pour lequel la tige de piston 15 maintient l'obturateur 12 dans son état de fermeture de la section de passage du col 4 de la trémie 5. Une masse de pate P est alors placée dans la trémie 5 qui, après fermeture étanche du couver de 6, est mise sous pression par l'intermédiaire de la canalisation 8. Ainsi que cela est connu, le fluide introduit dans la trémie 5 est délivré à basse pression de manière à n'exercer qu'une très faible contrainte sur la masse de pate 5. La mise en service de l'installation placée dans l'état ci-dessus fait intervenir alors l'entrée en fonction commandée d'un temporisateur 31 de tout type convenable associé au distributeur 30 de façon à maintenir l'almentation du vérin pneumatique 14 dans le sens de fermeture de l'obturateur 12 pendant un temps donné. La constante de temps est bien entendu réglable et la fonction peut etre accomplie par tout mécanisme ou dispositif approprié connu dans la technique. Après déclenchement du temporisateur 31, le distributeur 30 inverse l'alimentation du vérin pneumatique 14 de façon à produire l'ouverture de l'obturateur 12 par retrait et coulissement de la lame dans le sens de la flèche f2.Sous l'effet de là pression interne régnant dans la trémie 5, la masse de pate P est poussée vers le bas et, au-delà du col 4 qui la soumet à une sorte d'extrusion, traverse la lunette l1 de la table 2 pour s'étirer sous la forme d'un cylindre de pate amenée à suivre la goulotte de descente fictive en direction de la bande supérieure du transporteur 20. Lorsque, la base du cylindre de pâte traverse le détecteur de passage 23 et, en l'occurrence, occulte la cellule photo-électrique 29, le distributeur 30 est ramené dans son état d'alimentation du vérin pneumatique 14 en course de fermeture de l'obturateur 12 pendant la durée contrôlée par le temporisateur 31.La lame 13 est ainsi amenée à trancher le cylindre de pate au ras de la colle- rette 3 pour sectionner totalement un pâton P1 qui est reçu par la bande su.périeure du tapis 20 dont le défilement dans le sens de la flèche fl assume la prise en charge et l'entrafnement de ce pâton vers une table de réception et de mise en forme manuelle ou mécanisée. Un cycle identique à celui décrit ci-dessus se déroule de la meme façon dès que le temporisateur 31 inverse le distributeur 30 d'alimentation du vérin pneumatique 14. Le réglage de la constante de temps du temporisateur 31 permet, par conséquent,de régler la fréquence et par suite la production des pâtons P1. Les pitons P1 produits comme décrit ci-dessus présentent un meme poids qui peut etre facilement ajusté, pour une masse de pate donnée P de densité connue, en réglant la position verticale du détecteur de niveau 23. Ainsi, lors de chaque mise en service, l'opérateur règle le détecteur de passage 23 pour obtenir des patons P1 présentant une différence de poids par excès par rapport au poids recherché, puis règle ensuite, par l'intermédiaire du volant 27, la position verticale du détecteur 23, de façon à réduire progressivement la marge excendentaire et à obtenir le poids désiré en fonction de la qualité de la pate traitée. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'objet de l'invention permet, en utilisant de façon combinée la gravité et une basse pression additionnelle, de produire des pâtons de poids constant qui peuvent etre ensuite repris manuellement ou dirigés vers un ensemble de mise en forme, de repos, de fa çonnage à fonctionnement automatique. L'opération de pesage-division exécutée par l'objet de l'invention s'effectue pour chaque phase sans compression ni frottement élevés, ce qui supprime le risque d'échauffement particulièrement préjudiciable au développement et à la fermentation ultérieurs de la pate. Llobiet de l'invention peut aisément Outre adapté à la production de pâtons de masses très différentes et meme faibles sans que ceux-ci présentent une conformation inacceptable pour la prise en charge ultérieure par des machines de boulange, par exemple, à fonctionnement automatique. En effet, en fonction de la masse des pâtons à obtenir il est possible de réduire la section normale du col 4 par l'intermédiaire d'un diaphragme amovible 32 adaptable avant l'introduction de la masse de pate P et qui permet obtenir des pâtons présentant une longueur du meme ordre de grandeur que leur section. Une seconde forme de réalisation est représentée à la fig. 2 selon laquelle la collerette 3 de la trémie 5 est prolongée par une enveloppe 33, par exemple, cylindrique en matière transparente, reliée par un embout de raccordement 33a à un appareil de mise sous vide relatif. L'enveloppe 33 constitue en quelque sorte une goulotte de descente qui forme une enceinte de transfert par dépression. A cet effet, la section transversale inférieure de l'enveloppe 33 est associée à la lame ou guillotine 34 d'un obturateur 35 ac tionné, comme l'obturateur 12, par la tige 36 d'un vérin à double effet 37, par exemple pneumatique.Dans cet exemple de réalisation, le détecteur de passage 23, du meme type que celui décrit en référence à la fig. 1, est monté sur un support 24a entourant au moins partiellement l'enveloppe 33 par rapport à laquelle il peut etre déplacé axialement pour permettre le réglage de la position verticale du détecteur 23 par rapport à la lame 13 de l'obtu- rateur 12. Bien que cela ne soit pas représenté, le détecteur 23 est utilisé pour commander, par le vérin pneumatique 14, la course de fermeture de l'obturateur 12 de manière à sectionner le cylindre de pâte qui a été étiré à l'intérieur de l'enveloppe 33 depuis la trémie 5 sous Effet de la dépression régnant dans cette enveloppe lorsque l'obturateur 35 est fermé. L'entrée en service du détecteur de niveau 23 se produit comme dans l'exemple précédent, dès que l'extrémité du cylindre de pate extrait de la trémie 5 intercepte ou traverse le faisceau lumineux de la source 28 influençant la cellule photoélectrique 29.Dans cet exemple de réalisation, il est possible d'envisager que la fermeture de l'obturateur 12 déclenche l'interruption de la mise sous dépression relative de l'enveloppe 33 ainsi que l'alimentation du vérin pneumatique 37 dans le sens d'ouverture de l'obturateur 35. Ceci permet d'assurer l'évacuation du pâton tranché et de réaliser automatiquement la course subséquente de fermeture de l'obturateur 35 au moyen de l'actionnement automatique d'un inverseur par exemple par la tige de piston 36. Le retour en position de fermeture de l'obturateur 35 permet de réaliser une nouvelle mise sous dépression relative de l'enveloppe 33 ainsi que la commande d'ouverture de l'obturateur 12. Un cycle identique se déroule ensuite dès que l'extrémité du cylindre de pâte extrait coupe le faisceau lumineux de la source 28. Bien que cela ne soit pas représenté il est évident que les fonctions multiples ci-dessus peuvent etre déclenchées par phases successives, soit par l'intermédiaire des différents organes actifs associés à la trémie, soit par l'intermédiaire d'un programmateur séquentiel commun. L'objet de l'invention est Eilus particulièrement adapté à assurer le fractionnement d'une masse de p te de type levée destinée à la fabrication de pains. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Peseuse pour pate, comprenant une trémie de réception de la pate montée sur un bati qui supporte un transporteur situé sous l'orifice de sortie de la trémie, caractérisée en ce que ledit orifice est associé à au moins un obturateur sectionneur commandé, au moins pour ce qui Concerne sa course de fermeture, par un détecteur de passage, à position ré glable, disposé entre l'orifice de sortie de la trémie et le transporteur pour traverser le lieu géométrique d'étirement de la fraction de pate issue de l'orifice de sortie de la trémie. 2 - Peseuse pour pate suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le détecteur de passage est constitué par un ensemble source lumineuse- cellule photo-électrique monté sur un support entourant au moins partiellement le lieu géométrique d'étirement de la fraction de pate issue de la trémie et adapté sur le bati de la peseuse par l'intermédiaire d'un dispositif de réglage de position par rapport à l'orifice de sortie de la trémie. 3 - Peseuse pour pate suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend une trémie de réception de la pate à diviser, laquelle est associée à une source de mise en pression relative par l'intermédiaire d'un couvercle de fermeture étanche. 4 - Peseuse pour pate suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la trémie est associée à une enveloppe transparente entourant le lieu géométrique d'étirement de la fraction de pate issue de la trémie et constituant, en combinaison avec deux obturateurs indépendants, une chambre à dépression assurant l'extraction de la pate contenue dans la trémie. 5 - Peseuse pour pate suivant les revendications 1 et 4, caractérisée en ce que la trémie est prolongée, au-delà de l'obturateur du col,FEtrune enveloppe transparente munie à son extrémité inférieure d'un obturateur indépendant et reliée à une source de mise sous vide relatif selon un programme séquentiel déterminant le fonctionnement cyclique des obturateurs et déclenché par le détecteur de passage.