La présente invention concerne un dispositif de contrôle et de commande dans un appareil conçu pour transférer une matière sous forme de bande d'une bobine débitrice sur une bobine réceptrice comprenant des capteurs de vitesse pour mesurer la vitesse de rotation de chacune des deux bobines et des moyens pour établir, indépendamment de la vitesse et du sens de défilement de la bande, le rapport des mesures de ces capteurs. Quoique n'y étant pas limité, l'invention se rapporte plus particulierement a un indicateur de la position d'une bande magnétique dans un appareil d'enregistrement et de reproduction en combinaison avec une commande automatique de certaines fonctions de l'appareil, comme, par exemple, la commande de la vitesse de bobinage ou de rebobinage en fonction de l'état de remplissage de l'une ou de l'autre des bobines, une friction et un freinage programmables des bobines, un arrêt automatique sur une position predeterminée etc. La demande de brevet français No. 76 20 499 propose déjà un procédé de contrôle et de commande pour appareils d'enregistrement et de reproduction a bande magnétique dont le principe repose sur la détection des vitesses angulaires d'au moins une des deux bobines. Le but de la présente invention est la réalisation d'un dispositif simple, fiable, précis et bon marché pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui soit adaptable à différents types de bandes et de bobines et qui permette d'une part, de fournir à l'utilisateur des renseignements précis quant à la quantité de bande encore disponible ou la quantité de bande déjà utilisée, directement dans des unités utilisables, par exemple, en minutes et secondes et, d'autre part, de fournir des indications, par exemple sous forme de signaux électroniques, utilisables dans un dispositif électronique 'rapproprié en vue d'un asservissement de certaines fonctions de l'appareil en question. Pour atteindre cet objectif, le dispositif proposé par la présente invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il comporte deux compteurs totalisant des impulsions engendrées par les capteurs de vitesse, un circuit diviseur conçu pour délivrer, sur réception drun signal de commande, des signaux intermédiaires représentant le rapport des contenus desdits compteurs, une mémoire contenant des informations étalons relatives à différents types de bobines et de bandes et un circuit pour combiner les signaux intermédiaires avec des informations mémorisées et correspondant aux bobines et bandes utilisées et délivrer des signaux de sortie représentant la position instan tanée de la bande par rapport a l'une ou à l'autre de ses extrémités. D'autres caractéristiques et particularités ressortiront de la description détaillée d'un mode de réalisation avantageux donné ci-dessous, titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins dans lesquels La figure 1 montre une vue schématique, partiellement en perspective, d'un mécanisme d'entraînement des bobines avec un dispositif de détection de la vitesse angulaire La figure 2 est un schéma synoptique illustrant le fonctionnement d'un dispositif électronique pour la mise en oeuvre du procédé ; La figure 3 montre un schéma équivalent d'un circuit électronique utilisé dans un indicateur de position La figure 4 montre un schéma équivalent d'un circuit électronique pour l'asservissement des moteurs d'entrâînement des bobines ;; Les figures 5 et 6 montrent des schémas équivalents de circuits Blec troniques utilisés pour la commande des vitesses des moteurs d'entraînement ; La figure 7 montre un diagramme de tensions d'un circuit de diminution des vitesses ; La figure 8 montre un schéma équivalent d'un dispositif de présélection. La figure 1 montre une bande magnétique 10 qui est transférée dans le sens de la fleche A d'une bobine débitrice 12 vers une bobine receptrice 14. L'invention sera décrite en référence a un dispositif d'enregistrement et de reproduction a bande magnétique, mais il est à noter que l'invention pourra être appliquée, d'une façon générale, des appareils comprenant le transfert d'un matériel quelconque sous forme de bande ou de ruban d'une bobine débitrice vers une bobine réceptrice. Pour la suite de la description, on va supposer que les bobines 12 et 14 sont contenues dans une cassette non montrée en remarquant, toutefois, que l'invention est également applicable a un magnétophone bobines libres. Chacune des deux bobines 12 et 14 est associée un moteur électrique 20 et 22 entraînant ces bobines par des axes 16 respectivement 18. A chacun de ces axes 16 et 18 est associé un systeme de détection de vitesse de rotation 24 et 26, connu en soi. Dans l'exemple illustré sur la figure 1, chacun de ces dispositifs de détection de vitesse 24 et 26 comporte un disque perforé 28 respectivement 32 et un détecteur d'impulsions 30 respectivement 34. La référence 36 représente un microprocesseur tel que proposé par la demande de brevet No. 76 20 499. On a représenté, à titre indicatif, les entrées d'alimentation de ce microprocesseur 36 du caté droit de celui-ci, tandis que les sorties des signaux délivrés par ce microprocessseur ont été représentés du coté gauche de celui-ci. Ce microprocesseur 36 reçoit des signaux de commande issus d'un clavier de comnande 37 permettant l'utilisateur de déclencher les différentes fonctions de l'appareil, c'est- -dire l'avance rapide, le défilement à vitesse normale, l'arrêt, le recul rapide, l'enregistrement et la pause, ces fonctions étant représentées schématiquement par les subdivisions du clavier 37 dans l'ordre, de la gauche vers la droite,sur la figure 1. Un second clavier 38 permet a l'utilisateur de sélectionner les types de cassettes les plus couramment utilisées comme, par exemple, les types C 60, C 90 et C 120, dont les caractéristiques sont mémorisées dans le microprocesseur 36. On peut prévoir un bouton supplémentaire correspondant une cassette d'un type moins connu et dont on mémorise les caractéristiques dans le microprocesseur 36. Ce microprocesseur reçoit également du côté de son entrée les impulsions engendrées par les détecteurs 30 et 34. L'une des sorties du microprocesseur 36 est reliée à l'entrée d'un indicateur de position 40 pouvant être du type numérique ou analogique. Deux autres sorties du microprocesseur 36 transmettent des signaux de commande aux moteurs 20 et 22 de la manière décrite plus en détail ci-dessous. Lors de l'enregistrement ou de la reproduction d'informations sur la bande magnétique 10, le défilement de la bande magnétique est assure a une vitesse dite " normale " par un cabestan associé a une roulette de pression non montrés, le cabestan étant animé d'une vitesse de rotation constante au moyen d'un moteur non montré. Pour assurer l'enroulement de la bande magnétique 10 sur la bobine réceptrice 14 au fur et a mesure qu elle est débitée par le cabestan d'entraînement, la bobine 14 est entraînez par son moteur 22 de telle façon que la bande magnétique ne subisse aucune traction anormale et qu'elle ne puisse s'accumuler entre le cabestan et la bobine 14.Lors de l'avance rapide ou du recul rapide de la bande magnétique, celle-ci est libérée de l'action du cabestan par dégagement de la roulette de pression associée et la bobine devenant enrouleuse est entraînée par son moteur 20 ou 22 vitesse élevée. On va décrire maintenant plus en détails le fonctionnement et les opérations effectuées dans le microprocesseur 36. On se référera, pour le besoin de la description, à un modèle équivalent analogique, étant entendu que le fonctionnement du microprocesseur repose sur des principes numériques. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, les détecteurs 30 et 34 sont des détecteurs optiques dans lesquels un rayon lumineux est haché par les perforations prévues sur le contour des disques 28 et 32. Dans un mode de réalisation expérimental, le nombre d'ouvertures par disque est de 20. Ces détecteurs 30 et 34 délivrent, de manière connue en soie, des impulsions représentatives, soit par leur fréquence, soit par leur amplitude, des vitesses angulaires de chacune des bobines 12 et 14. Les différents types de cassettes les plus fréquemment utilisées, c'est-è-dire les types C 60, C 90 et C 120 se distinguent entre eux essentiellement par la longueur de la bande magnétique qui, à la vitesse de défilement normale, assure une écoute ou un enregistrement de, respectivement 30, 45 ou 60 minutes pour chaque face de la bande magnétique.Une formule élémentaire permet de calculer, en fonction du nombre d'impulsions délivrées par les détecteurs 30 et 34, c'est-à-dire en fonction des vitesses angulaires des deux bobines 12 et 14, avec une très bonne précision, la longueur de la bande magnétique enroulée sur chacune des deux bobines. En posant 11 = longueur de la bande magnétique utilisée ; 12 = longueur de la bande magnétique non utilisée ; L = longueur totale de la bande magnétique ; e = épaisseur de la bande magnétique ; r = rayon du moyeu des bobines 12 et 14 R1 = rayon extérieur de l'enroulement sur la bobine 14 g R2 = rayon extérieur de l'enroulement sur la bobine 12 ; P1 = nombre d'impulsions provenant du détecteur 34 ; P2 = nombre d'impulsions provenant du détecteur 30 ;; et en partant de la condition donnée avec suffisamment d'exactitude par les équations suivantes 2 2 11.e = # (R12 - 12.e = # (R22 - r2) L = 11 + 12 on obtient, moyennant un calcul élémentaire et en utilisant l'équation les équations suivantes dans laquelle 2 T2 + 1 A = L T2 ~ 1 B T2 - 1 P1 @@présentant le rapport P2 lorsque L = 12, c'est-à-dire en début de bande. T est donc une constante caractérisant chaque type de cassette et pouvant être déterminé mathématiquement ou expérimentalement. Si l'on divise les deux termes des égalités (I > et (I') par L, on obtient en posant On peut encore multiplier les deux termes des égalités (II) et (vit) par la durée 3 de la cassette pouvant prendre, pour les types courants, les valeurs définies ci-dessus. On obtient alors, en posant A'' = A' x Z et B" = B' x Parmi ces équations, l'équation (I > représente la longueur de la bande magnétique enroulée sur la bobine réceptrice.L'équation aI) représente le rapport de la longueur de la bande magnétique enroulée sur la bobine réceptrice 14 par rapport à sa longueur totale, tandis que l'équation (III) représente le temps mis par la bande magnétique 10 pour atteindre le rayon R1 sur la bobine réceptrice 14, c'est-à-dire une indication de position en temps représentant le temps d'écoute ou le temps d'enregistrement écoulé depuis le début de la bande magnétique. Les constantes A, A', A'' et B, B', B" peuvent être déterminées, pour les différents types de cassettes, par voie statistique afin de tenir compte,avec suffisamment de précision, des variations minimes pouvant exister entre les différentes cassettes d'un même type et dues, par exemple, à des imprécisions de montage ou de fabrication. Ces mêmes constantes peuvent être déterminées d'une manière analogue pour des cassettes préenregistrées et non répertoriées et dont les longueurs sont variables d'une cassette à l'autre. Pour obtenir des résultats valables on peut utiliser indifféremment chacune de ces équations dans le microprocesseur 36. Pour le dispositif proposé on utilise la formule (II) aussi longtemps que le type de cassette n'est pas sélectionné ; par contre, lorsqu'il est sélectionné on utilise la formule (III). De ce fait, dès qu'une cassette est introduite dans l'appareil, le microprocesseur 36, après avoir reçu les informations nécessaires du clavier 38 concernant le type de cassette utilisée, transmet au compteur 40 la valeur prise par l'équation ~II) au fur et à mesure du défilement de la bande magnétique. L'information fournie par le compteur 40 est donc, dans ce cas,une indication en temps. Les touches du clavier 38 sont de préférence des touches lumineuses permettant l'affichage du type de cassette se trouvant dans l'appareil.La commande de ces touches libère automatiquement dans le microprocesseur 36 des signaux correspondant aux constantes du type de cassette concernée et nécessaires au calcul de l'équation (III) tel que décrit cidessus. La figure 2 illustre,par un schéma synoptiquewles différentes opérations effectuées par le microprocesseur 36. Les impulsions déclenchées par les détecteurs photoélectriques 30 et 34 sont introduites dans des compteurs 42 et 44 totalisant ces impulsions. Les deux compteurs 42 et 44 sont identiques l'un à l'autre et sont, de préférence, du type registre à décalage bien connu en soi. Ils sont donc constitués de plusieurs blocs, comme, par exemple, décrits dans " The TTL Data Book for Design Engineers 1ère Edition de Texas Instruments, ces blocs pouvant contenir un nombre dominé d'impulsions, qui est de 256 dans un prototype expérimental. Ces blocs, au nombre de quatre, sont chargés, par exemple, de la gauche vers la droite. Lorsque les quatre blocs d'un compteur sont pleins, le dernier bloc en aval est vidé de son contenu de façon à ce que les informations enregistrées dans chacun de blocs en amont de celui-ci puissent subir une translation vers le bloc suivant en aval. Le bloc en amont est donc libéré et peut recevoir de nouvelles impulsions. De cette façon, le rapport du nombre d'impulsions est plus précis, car il porte sur un plus grand nombre d'informations régulièrement remises à jour. De façon périodique, on effectue le calcul du rapport du nombre d'impulsions fournies par les deux détecteurs, c' est-a-dire le rapport des contenus des deux compteurs 42 et 44, ces contenus étant représentés par la suite, pour les besoins de la description, par C1 respectivement C2. Le rapport C est en permanence égal au rapport 1 des impulsions délivrées par 2 les deux détecteurs 34 et 30. P2 Le déclenchement de cette opération de calcul est de préférence commandé au moyen d'un compteur 46 recevant les impulsions des deux détecteurs 30 et 34 et qui déclenche les opérations à effectuer chaque fois que son contenu atteint une valeur prédéterminée, fixée, selon un mode de réalisation expérimental, à 16. Les signaux C1 et C2 issus des compteurs 42 et 44 sont appliqués respectivement aux entrées de deux convertisseurs numériques-analogiques 48 et 50. Les tensions V1, V2 obtenues à la sortie de chacun de ces convertisseurs 48 et 50 représentent donc le nombre d'impulsions contenues dans les compteurs 42 et 44. Les deux tensions V1 et V2 sont appliquées aux entrées d'un circuit à amplificateurs opérationnels 52, connu en soi, qui calcule, suite à la d'un d'un signal de commande du compteur 46, le rapport C1 réception C2 en délivrant un signal de tension V3 = vu . Ce signal V3 est appliqué dans quatre circuits V2 de traitement de données 54, 56,# 58 et 60, composés chacun d'amplificateurs opérationnels connus en soi et, de ce fait, non décrits en détail. On a indiqué dans les figures,à titre d'illustration, les types d'amplificateurs susceptibles d'être utilisés dans les montages proposés par l'invention. Ces amplificateurs sont décrits dans " Semiconductor Data Library ", Volume 6, Linear Integrated Circuits, Seule A de Motorola Semiconductor Products Inc. Pour plus de renseignements concernant le montage de ces composants et les circuits utilises, on pourra se référer à l'ouvrage de R. DAMAYE, " L'amplificateur opérationnel - Principes et Applications - " 2ème édition de la Société des Editions Radio. Le circuit 54 effectue les opérations de l'équation (II) ou (III) 11 pour délivrer un signal proportionnel à L ou à t1 qui est appliqué à l'entrée du dispositif d'affichage 40 indiquant la position de la bande magnétique par rapport à sa longueur totale, soit en pourcentage, soit en temps. Les circuits 56 et 58 sont, comme il sera décrit plus en détail par la suite, des circuits d'asservissement destinés à appliquer des tensions variables aux moteurs d'entraînement 20 et 22. Le circuit 60 sert à délivrer un signal pour alimenter un circuit 62 conçu pour commander la diminution des vitesses d'entraînement des bobines. On va décrire maintenant plus en détail les opérations effectuées dans le circuit de traitement de données 54 , en référence au schéma équivalent de la figure 3. Le signal V3 représentant le rapport des tensions est appliqué à l'entrée d'un circuit d'élévation au carré 54a délivrant V2 2 un signal de tension V4 = V3 . Ce circuit 54a comporte deux résistances Rf et Rs dont le rapport détermine ltexposant du signal de sortie, en l'occurence Rf = 2. Ce signal V4 est appliqué à l'une des bornes d'entrée d'un circuit Rs additionneur 54b, une autre borne d'entrée de ce circuit additionneur étant alimentée par un signal de tension d'une grandeur unitaire. Ce circuit additionneur 54b délivre, de ce fait, une tension V5 = V4 + 1 qui est appliquée à l'une des entrées d'un circuit diviseur 54c.Une deuxième borne d'entrée de ce circuit diviseur 54c reçoit un signal V5, représentant la constante A' définie ci-dessus. Cette entrée peut être branchée automatiquement de manière à recevoir un signal représentant la constante A'' en actionnant le bouton approprié du clavier de commande 38 qui libère les informations mémorisées correspondant au type de cassette choisi A' Le circuit diviseur 54c délivre un signal de tension V6 = V qui est appliqué à l'une des bornes d'entrée d'un circuit soustracteur 54d, l'autre borne d'entrée de ce circuit 54d recevant un signal de tension V6, représentant la constante B' ou éventuellement la constante B" si cette dernière est libérée par la manoeuvre du bouton du clavier 38 correspondant au type de cassette choisi.Ce circuit soustracteur 54d fournit un signal de tension V7 = V6 - B' correspondant à la relation (II) et représentant de ce fait la fraction de la bande magnétique enroulée sur la bobine réceptrice. Si on introduit dans les circuits 54c et 54d les constantes A" respectivement B'', on obtient, bien entendu, un signal de tension représentant l'équation (III), c'est-à-dire une indication de position de la bande magnétique en unité de temps. Il est,bien entendu,également possible d'introduire dans les circuits 54c et 54d les constantes A et B afin d'obtenir un signal représentant la relation (I), c'est-à-dire une indication relative à la longueur de la bande enroulée sur la bobine réceptrice. Le signal de sortie du circuit 54 est converti d'abord en valeur numérique à l'aide d'un convertisseur classique analogique-numérique, pour être appliqué aux bornes du dispositif d'affichage 40, du type à diodes luminescentes ou à cristaux liquides. Etant donné que la seule variable intervenant dans les équations (I), (II) et (III) est un rapport de deux grandeurs, en l'occurence le nombre d'impulsions représentant les vitesses angulaires des bobines, les calculs précédentb, et, par conséquent, I'indication affichée sont toujours valables, quelle que soit la vitesse de défilement de la bande magnétique. Au fur et à mesure que la bande magnétique est enroulée sur la bobine réceptrice, le diamètre de cette bobine augmente et, comme les divers types de moteur entraînant ces bobines dans les appareils connus sont à couples constants, déterminés pour une position moyenne de la bande magnétique, la traction sur la bande magnétique diminue proportionnellement. Or, on a constaté que, si l'on appliquait à la bande magnétique une traction constante tout au long de son défilement à vitesse normale, les qualités de défilement, telles que pleurage et scintillement, sont grandement améliorées. Pour rendre constante cette traction sur la bande magnétique tout au long de son défilement, il faut asservir le moteur d'entraînement de façon à en modifier le couple en fonction du diamètre de la bobine réceptrice. Or, comme le rapport des impulsionsp 1 etp2 totalisées dans les compteurs 42 et 44 représente la variation du diamètre d'enroulement des bobines, on asservit le fonctionnement du moteur 22 en modifiant sa tension d'alimentation au moyen du signal V3 délivré par le circuit 52 et représentant le rapport de ces impulsions. Diverses formules simples permettent de déterminer mathématiquement le voltage à appliquer aux bornes du moteur, comme, par exemple : C1 V = E-F x C2 Ces opérations sont effectuées dans le circuit 56 en ce qui concerne le moteur 22 et dans le circuit 58 en ce qui concerne le moteur 20.La figure 4 montre les détails du circuit 56. Le signal V3 ( voir figure 2 ) est applique à l'une des bornes d'entrée d'un circuit multiplicateur 56a, une deuxième borne d'entrée de ce circuit 56a recevant un signal représentant la constante F. Ce circuit multiplicateur 56a délivre un signal V1O = F x V3 qui est appliqué à l'une des bornes d'entrée d'un circuit soustracteur 56b. Une seconde borne d'entrée de ce circuit soustracteur 56b reçoit un signal E représentant approximativement le voltage maximal à appliquer au moteur. Ce circuit 56b délivre un signal V11 = E - F x V3 correspondant à la formule précitée et représentant la tension d'asservissement du moteur 22, Cette tension augmente au fur et mesure que le rapportC1 diminue, c'est Cette à-dire au fur et à mesure que la bobine réceptrice 14 se remplit. Cette augmentation du couple du moteur 22 compense exactement l'augmentation du couple occasionnée par l'augmentation du diamètre de la bobine réceptrice, ce qui assure une traction parfaitement constante sur la bande magnétique tout au long de son défilement. Il est à noter que le circuit 58 d'asservissement du moteur 20 est identique au circuit 56 et ne sera pas décrit en détail. Une autre application avantageuse de la présente invention est un ralentissement progressif des vitesses de bobinage et de rebobinage rapides lorsqu'une des extrémités de la bande est proche. Ce ralentissement peut être prolongé jusqu'à l'arrêt complet, ceci en remplacement des dispositifs connus d'arrêt automatique. Les figures 5 et 6 illustrent deux exemples de circuit 60a et 60b utilisables pour engendrer un signal de commande à appliquer au circuit 62 pour la diminution des vitesses en fonction du rapport des nombres d'impulsions émises par les compteurs 30 et 34. Les circuits 60a ou 60b reçoivent par conséquent du circuit 52 ( voir figure 2 ) le signal V3 représentant le rapport des vitesses de rotation des deux bobines.Ces deux circuits sont, en outre, branchés chacun sur deux tensions de référence déterminées arbitrairement et représentant respectivement le rapport des vitesses de rotation des deux bobines en début de bande et en fin de bande. Ces tensions en référence peuvent également être liées aux types de cassettes, donc être sélectionnées par le clavier 38 lors du choix du type de cassette. Aussi longtemps que l'amplitude du signal V3 est comprise entre ces deux tensions de référence Vrefl et Vref2, le signalde sortie V engendré par s les circuits opérationnels des montages 60a ou 60b demeure au niveau 0 ( voir figure 7 ). Tant que le signal V reste nul, le circuit 62 C voir figure 2 ) s n'est pas influencé par les circuits opérationnels 60a ou 60b et la bobine réceptrice est entraînée à vitesse rapide. Lorsque l'amplitude du signal V3 devient inférieure à Vrefl ou supérieure à Vref2, le signal Vs apparaît à la sortie des circuitsopérationnels 60a ou 60b ( voir figure 7 ). Ce signal Vs est appliqué au circuit 62 et commande le freinage de la bobine débitrice.Les circuits 5 ou 6 interviennent, par conséquent, lors de la mise en marche du bobinage ou du rebobinage rapide aussi bien en début de bande qu'en fin de bande immédiatement avant ltarrêt de l'entraînement de la bobine réceptrice. Ce dispositif permet une mise en-oeuvre de vitesse de bobinage ou de rebobinage beaucoup plus rapide que celle utilisée actuellement, puisqu'on est assuré que la bande magnétique ne subira aucune traction anormale à ses extrémités grâce à cette diminution des vitesses. Il est, bien entendu, possible d'utiliser les formules I', II' et III' au lieu des formules I, Il, III. il suffira simplement de permuter les bornes du circuit diviseur de manière à opérer sur un signal proportionnel à p2 plutt qut pl . Dans ce cas, les renseignements fournis se rapporteront, suivant la formule utilisée, à la longueur absolue ou en pourcentage de la bande encore disponible sur la bobine débitrice ou le temps encore nécessaire pour transférer celle-ci sur la bobine réceptrice. La figure 8 montre schématiquement un circuit en blocs destiné à retrouver par un bobinage ou rebobinage rapide un passage bien déterminé de la bande et à provoquer L'arrêt automatique de l'entraînement une fois que la position de la bande correspond à ce passage. Dans la demande de brevet français No. 76 20 499 on a cite ( p. 5 ) la possibilité de combiner le compteur avec un bouton de présélection et un système d'arrêt automat#ique, de maniere a trouver rapidement un enregistrement bien déterminé. Par un clavier 80 constitué de 4 interrupteurs à indications numériques, on peut afficher la position de la bande que l'on désire retrouver et, en actionnant une touche " recherche " 85, on assure la recherche de cette position. Cette opération est effectuée par le microprocesseur,mais,pour la description,on se référera également à un schéma équivalent. Si le compteur ne connaît pas la position actuelle de la bande,ctest- A-dire si la cassette vient seulement d'être insérée dans l'appareil, le début de la recherche assure un défilement suffisant de la bande ( à vitesse normale ) pour permettre au compteur de connaître l'indication de position. Si, par contre, le compteur connaît l'indication de position, la recherche s'effectue par comparaison de cette indication de position avec celle du clavier 80. Selon le signe de différence de ces deux valeurs, la recherche se fera soit en vitesse rapide avant, soit en vitesse rapide arrière. La recherche proprement dite s'effectue alors en comparant la valeur instantanée de l'indication de position du compteur à celle affichée par le clavier. Lorsque les deux valeurs sont identiques, la recherche est arrêtée et l'appareil est amené en position d'arrêt. Sur la figure 8, on a représenté 4 interrupteurs à affichage numérique 81, 82, 83 et 84, qui schématisent le clavier de présélection 80.L'information qu'ils contiennent est directement codée dans l'interrupteur lui-m?me. Les sorties de ces interrupteurs 81, 82, 83, et 84 sont reliées respectivement aux entrées de comparateurs 91, 92, 93 et 94, par exemple du type 7486 ( Texas Instruments ) recevant sur une deuxième entrée les impulsions codées du compteur 40 qui affiche l'indication de position de la bande. Lorsque la touche " recherche " 85 est actionnée, les comparateurs 91, 92, 93 et 94 sont mis en service et comparent, chacun en même temps, l'information donnée par le clavier ( décomposée en 4 chiffres ) et celle provenant du compteur 40 à affichage numérique. Lorsque tous les comparateurs obtiennent zéro à leur sortie ( c'est-à-dire égalité des chiffres du compteur 40 à ceux du clavier 80 ), un circuit " STOP " 100 délivre une impulsion servant à arrêter l'appareil. La partie de la bande correspondant à la présélection est donc positionnée devant les têtes magnétiques. Pour augmenter la précision de la recherche, on a prévu de diminuer la vitesse de défilement de la bande magnétique lorsque la différence entre la valeur de l'indication de position et celle du clavier 80 est inférieure à une constante ( 30 secondes par exemple ). La fin de la recherche étant effectuée à faible vitesse, le compteur affiche une indication de position très précise et, de ce fait, la présélection est affinée. Il est également prévu que l'appareil, une fois la recherche effectuée, fasse automatiquement défiler la bande à vitesse normale lorsque les touches " recherche " et " défilement normal " ont été actionnées en même temps. Au lieu de prévoir un clavier 80 à quatre interrupteurs, il peut etre avantageux de prévoir un clavier à touches nunériques numérotées de 0 à 9 pour effectuer la présélection. Dans ce cas, la valeur sélectionnée par ce clavier numérique est affichée sur le compteur 40, tandis que les informations concernant la position de la bande sont mémorisées dans l'appareil. La touche " recherche " 85 qui est montrée dans une position isolée sur la figure 8 peut, bien entendu, être incorporée dans le clavier 37 sur la figure 1. Il faut finalement souligner qu'un appareil expérimental dans lequel a été appliquée la présente invention, a permis d'atteindre des précisions qui n'ont jamais été réalisées jusqu ici, ceci aussi bien en ce qui concerne l'indication de la position de la bande magnétique qu'en ce qui concerne l'asservissement des moteurs d'entrainement en fonction de la position de la bande magnétique. Cette précision est rendue possible, notamment grâce au fait qu'on utilise des valeurs moyennes lors des différentes phases operatives comme, par exemple, dans les compteurs 42, 44 et pour la mémorisation des constantes. La description se référant à l'utilisation de microprocesseurs, les formules utilisées ont été volontairement simplifiées pour permettre d'utiliser des composants de ce type, couramment utilisés à l'heure actuelle et, de ce fait, d'un prix abordable. Malgré ces simplifications, le rapport précision/nombre de composants est excellent,ainsi qu'il est confirmé par un prototype expérimental. L'homme du métier pourra, bien entendu, utiliser des composants et des circuits plus perfectionnés, permettant la mise en oeuvre de formules plus précises, sans pour autant déborder du cadre de I invention. Il est encore à noter que l'invention trouve d'autres applications que celle à laquelle se réfère la description ci-dessus. D'une façon générale, elle s'applique à tout dispositif ou installation impliquant la surveillance et/ou la commande du transfert d'une matière sous forme de bande ou de fil d'une bobine débitrice vers une bobine réceptrice, notamment dans le domaine du stockage ou mémorisation d'information. Dans le cadre de ces applications, l'invention permet, notamment, pour certains types de bandes d'enregistrement la suppression d'une piste de synchronisation sur laquelle sont enregistrés des tops d'horloge. REVENDICATIONS 1. Dispositif de contrôle et de commande dans un appareil conçu pour transférer une matière sous forme de bande d'une bobine débitrice sur une bobine réceptrice comprenant des capteurs de vitesse pour mesurer la vitesse de rotation de chacune des deux bobines et des moyens pour établir, indépendamment de la vitesse et du sens de défilement de la bande, le rapport des mesures de ces capteurs, caractérisé en ce qu'il est prévu deux compteurs totalisant des impulsions engendrées par les capteurs de vitesse,un circuit diviseur conçu pour delivrer,sur réception d'un signal de commande,des signaux intermédiaires représentant le rapport des contenus desdits compteurs, une mémoire contenant des informations étalon relatives à différents types de bobines et de bandes et un circuit pour combiner les signaux intermédiaires avec des informations mémorisées et correspondant aux bobines et bandes utilisées et délivrer des signaux de sortie en fonction de la position instantanée de la bande par rapport à l'une ou à l'autre de ses extrémités. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit signal de commande est fourni par un troisième c#ompteur mémorisant les impulsions des deux capteurs de vitesse, ledit signal étant engendré au moment où le nombre des impulsions totalisées par ce compteur atteint une valeur prédéterminée. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits signaux de sortie sont appliqués à un dispositif d'aff i- chage pour indiquer la position de la bande magnétique. 4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes 1 à 3, caractérisé par un premier circuit de traitement de données recevant le signal engendré par le circuit diviseur et délivrant un signal représentant la grandeur donnée par 11 et 12 étant les longueurs enroulées sur les bobines réceptrice respec tivement débitrice, P1 et P2 étant le nombre d'impulsions engendrées par les capteurs des bobines réceptrice respectivement débitrice, A et B étant des constantes qui dépendent des types de bandes et de bobines utilisées. 5. Dispositif selon l'une des revendications précédentes 1 à 3, caractérisé par un premier circuit de traitement de données recevant le signal engendré par le circuit diviseur et délivrant un signal représentant la grandeur donnée par 1 et 12 étant les longueurs enroulées sur les bobines réceptrice respec tivement débitrice L étant la longueur totale de la bande magnétique P1 et P2 étant le nombre dtimpulsions engendrées par les capteurs de bobines réceptrice respectivement débitrice, ' et B' étant des constantes qui dépendent des types de bandes et de bobines utilisées. 6. Dispositif selon l'une des revendications précédentes I à 3, caractérisé par un premier circuit de traitement de données recevant le signal engendré par le circuit diviseur et délivrant un signal représentant la grandeur donnée par tl et t2 étant la position de la bande exprimée en temps par rapport à chacune des extrémités P1 et p2 étant le nombre d'impulsions engendrées par les capteurs de bobines réceptrice respectivement débitrice, A"et B'' étant des constantes qui dépendent des types de bandes et de bobines utilisées. 7. Dispositif selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le circuit de traitement des données reçoit en outre deux signaux d'entrée représentant les constantes A, B, ou A', B' ou A" B'' , et engendrés par la manoeuvre des différentes touches d'un clavier en fonction du type particulier de bandes et bobines utilisées. 8. Dispositif selon l'une des revendications l a 3, caractérisé par un deuxième et un troisième circuit de traitement de données comprenant chacun un circuit multiplicateur et un circuit soustracteur recevant le signal engendré par le circuit diviseur et délivrant. deux signaux représentant respectivement les tensions d'alimentation des moteurs d'entraînement des bobines, lesdits signaux répondant à la relation suivante C1 C2 V étant la tension d'alimentation pour les moteurs E étant la tension dtalimentation maximale prévue pour ces moteurs F étant une constante C1 C représentant le signal du circuit diviseur. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par un circuit de comparaison recevant le signal engendre par le circuit diviseur et déclenchant un signal commandant un ralentissement de llentral- nement de l'une et/ou de l'autre des deux bobines lorsque la valeur du signal du circuit diviseur devient supérieur à un premier seuil ou inférieur à un second seuil. 10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les compteurs sont du type registre à décalage et fournissent des signaux représentant des valeurs moyennes. 11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par un clavier de présélection et une série de comparateurs branchés entre ledit clavier et le dispositif d'affichage de manière à déclencher un signal d'arrêt lorsque la position de la bande correspond à la valeur sélectionnée sur ledit clavier.