Porte-clés perfectionné. L'invention concerne les porte-clés ou anneaux de clés. La plupart des porte-clés connus, malgré un aspect qui se veut attractif, sont conçus en tant qu'article de quincallerie à l'aide de pièces métalliques rudimentaires dont l'assemblage est délicat et qui laisse subsister un grand nombre d'aspéri- tés agressives susceptibles de percer les poches. Ils sont le plus souvent d'une manipulation difficle, faisant appel aux ongles de l'opérateur qu'ils risquent de briser, et le ver- rouillage fait généralement appel à l'élasticité d'au moins une pièce métallique peu élastique et peu précise dont la dureté est excessive en début d'utilisation et devient insuf- fisante au bout d'un certain temps d'utilisation. Naturelle- ment, il existe aussi des porte-clés conçus en tant que pièce mécanique précise ou en tant que pièce d'orfèvrerie, mais ils sont alors extrêmement onéreux et très lourds ce qui en inter- dit un emploi généralisé. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients précédents, c'està-dire de réaliser un porte-clés simple et économique, mais néanmoins efficace, robuste et d'un aspect net et non agressif, en même temps que d'une manipulation aisée. L'invention consiste à combiner un coulisseau susceptible de coulisser longitudinalement dans un fourreau métallique à paroi mince, avec un anneau ouvert rigide dont l'ouverture est limitée par deux becs internes se faisant face, une extrémité au moins de l'ensemble allongé constitué par le coulisseau et le fourreau comportant sur chaque bord une ouverture latérale dissymétrique ou une encoche pratiquée dans le fourreau de ma- nière à permettre l'introduction des deux becs internes de l'anneau depuis une des faces du fourreau, avec en outre une nervure d'arrêt sur le coulisseau du côté de ladite face et disposée longitudinalement de manière à empêcher l'extraction de l'anneau desdites ouvertures lorsque le coulisseau est entièrement logé dans le fourreau, tout en permettant son extraction après coulissement du coulisseau dans une position telle que les nervures dégagent lesdites ouvertures. Le coulisseau est de préférence en matière plastique moulée avec à chaque extrémité une tête extérieure dont la section remplit entièrement celle du fourreau et se termine par une face d'extrémité affleurant la section droite du fourreau dans la position de verrouillage. Le fourreau est de préférence à section ouverte en forme de C tandis que le coulisseau comporte une face qui affleure le fourreau à l'in- térieur de l'ouverture. Le coulisseau peut avantageusement comporter un creux débouchant dans sa grande face non appa- rente en position fermée de manière à constituer un étui. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une vue d'ensemble de face du porte-clé; la fig. 2 représente à plus grande échelle une section selon II-II de la fig. 1 sans l'anneau; la fig. 3 représente également à grande échelle une vue de côté du coulisseau seul; la fig. 4 est une vue partielle en élévation également à grande échelle d'une extrémité de l'ensemble du fourreau et du coulisseau en position déverrouillée. Comme on le voit sur la fig. 1, le porte-clés se compose essentiellement de trois pièces qui sont un anneau ouvert rigide 1, un fourreau 2 et un coulisseau 3 coulissant à l'in- térieur de ce fourreau. L'anneau rigide 1, de préférence métallique, comporte une large ouverture encadrée par deux becs 4 se faisant face et constitués de préférence par de courtes parties cylindriques rectilignes situées dans le prolongement l'une de l'autre. On entend par anneau rigide une pièce dont aucune élasticité n'est exigée et qui peut donc être aussi robuste que néces- saire. Le fourreau 2 à paroi métallique mince pourrait être de forme tubulaire, mais pour des raisons de commodité de fabri- cation et de manipulation il est de préférence à section ouverte, avec des formes arrondies évitant tout angle vif, par exemple la section représentée sur la fig. 2 formée par deux demi-cercles raccordés par les tangentes. Une de ces tangentes est presque entièrement éliminée par l'ouverture centrale ménagée dans la face correspondante. Au voisinage d'une extrémité au moins ce fourreau com- porte des ouvertures 5, constituées soit par des échancrures débouchant dans l'ouverture centrale de la section, soit de préférence, comme représenté sur les figures, des ouvertures à contour fermé pour éviter de laisser subsister au voisinage de cette ouverture centrale la moindre aspérité agressive. Dans ce dernier cas, chaque ouverture 5 est de préférence limitée, en direction de l'ouverture centrale du fourreau, par un bord 6 sensiblement rectiligne et parallèle à l'axe, et la distance entre les deux bords 6 parallèles des deux ouvertures 5 est sensiblement égale à la distance entre les faces terminales en regard des deux becs 4 de l'anneau 1, ceci de manière à per- mettre l'introduction de l'anneau par un déplacement perpen- diculaire au plan des fig. 1 et 4. Au contraire, le bord opposé 7 de chaque ouverture 5 est beaucoup plus débordant pour assurer une retenue de ces becs 4 au niveau de l'autre face du fourreau. L'emplacement de ces becs 4 est esquissé en trait mixte sur la fig. 4. Le coulisseau 3, réalisé de préférence en matière moulée, est susceptible de coulisser longitudinalement à l'intérieur du fourreau 2, et il comporte à l'endroit de chaque ouverture 5 du fourreau une nervure 8 qui vient assurer la retenue des becs 4 du côté des bords 6. Par coulissement axial du coulis- seau à l'intérieur du fourreau, ces nervures 8 dégagent au contraire ces becs pour permettre l'extraction de l'anneau perpendiculairement au plan des fig. 1 et 4. Dans toute la zone de chaque côté du coulisseau intéres- sée par la position des ouvertures 5 et des becs 4, le coulis- seau est limité de préférence par des faces planes parallèles 9 dont l'écartement correspond à la distance entre les bords 6, c'est-à-dire à l'ouverture de l'anneau 1. Ceci pour faci- liter les mouvements d'introduction et d'extraction de l'an- neau lorsque le coulisseau est en position déverrouillée dans son fourreau et également pour empêcher la rotation de l'an- neau sur lui-même dans la position verrouillée. 248534t Le coulisseau 3 comporte une légère saillie dans toute l'étendue de l'ouverture centrale du fourreau 2 de manière que sa face plane 10 vienne affleurer le fourreau, c'est-à-dire se placer selon la tangente commune aux deux bords demi-cylin- driques du fourreau, ceci de manière à avoir un aspect net sans aucune arête d'accrochage. De la même façon, à chaque extrémité du coulisseau 3, celui-ci se termine par une tête 11 remplissant entièrement la section d'extrémité du fourreau et se terminant par une face d'extrémité 12 qui affleure exacte- ment la section droite 12a de l'extrémité du fourreau lorsque le coulisseau est en position verrouillée, c'est-à-dire entiè- rement rentré à l'intérieur du fourreau. Pour assurer un coulissement doux du coulisseau 3 dans le fourreau 2, et ceci malgré les bavures intérieures qui peuvent se présenter dans les ouvertures 5 et dans les sections d'ex- trémité 12a du fourreau, et qu'il est toujours difficile d'éviter complètement, seule la partie centrale du coulisseau, c'est-à-dire celle qui ne sort jamais de l'intervalle entre les ouvertures 5 d'un côté, et l'extrémité du fourreau du côté opposé, assure le contact à glissement, avec un léger serrage- élastique entre le coulisseau et le fourreau, toutes les autres parties du coulisseau étant légèrement dégagées en retrait par rapport à la surface interne du fourreau pour éviter tout accrochage par les bavures éventuelles. Ce contact de glissement dans la zone centrale peut en particulier être assuré par des plages étroites 13 de part et d'autre de l'ou- verture centrale du fourreau, par des plages d'appui 14 du côté opposé, et enfin par des nervures latérales 15 s'étendant dans le plan médian du coulisseau, ces nervures faisant sail- lie au-delà d'un plan qui prolonge le plan 9 précédent. Le coulisseau 3 étant de préférence réalisé en matière plastique moulée, pour une plus grande facilité de fabrication il est préférable de le réaliser sous la forme d'une pièce creuse en ménageant en son centre un creux 16 sensiblement parallèlépipédique dont les faces latérales s'étendent entre les plages 14 et parallèlement aux faces externes 9, dont les faces d'extrémité s'étendent parallèlement aux faces d'affleu- rement 12, et dont le fond s'étend parallèlement à la face d'affleurement 10, ce creux débouchant par conséquent dans la face du coulisseau qui est refermée par le dos plein du four- reau 2. Dans ce cas, ce creux parallélépipédique 16 se trouve démasqué en partie lors du mouvement de déverrouillage, et peut être démasqué en totalité après retrait de l'anneau, de telle manière que l'ensemble peut constituer un étui pour le logement d'objets ou de produits quelconque. Le coulisseau 3 peut éventuellement être transparent. On remarque que, lors du mouvement de coulissement du coulisseau 3 dans le fourreau 2 pour passer de la position verrouillée de la fig. 1 à la position déverrouillée de la fig. 4, les nervures latérales de guidage 15 viennent buter sur les becs internes 4 de l'anneau. Dans le mouvement inverse les nervures 8 viennent reprendre leur position de verrouil- lage des becs 4, et l'ensemble peut à son tour être verrouillé dans la position de verrouillage en munissant chaque face plane 9 d'un bossage en saillie 17 près de l'extrémité de chaque nervure 8 qui agit sur le bec 4 lors du verrouillage. De cette manière, les deux bossages opposés produisent une sorte d'encliquetement élastique au passage des deux becs tout en libérant ensuite ceux-ci pour que l'anneau pivote libre- ment. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 3, le coulisseau peut être réalisé d'une façon entièrement symé- trique en prévoyant une disposition similaire à son autre extrémité de manière à éviter toute précaution au moment du montage, aussi bien en fabrication que pour l'utilisateur qui serait amené à démonter entièrement les trois pièces, par exemple pour l'utilisation en étui. Dans l'exemple représenté, les nervures 8 se raccordent par leur extrémité opposée au bossage 17 avec la tête 11 cor- respondante, ce qui revient à dire que le mouvement du coulis- seau qui correspond au déverrouillage s'opère dans le sens de la flèche 18. Ceci s'obtient très facilement en prenant le fourreau 2 dans la main et en poussant dans le sens de la flèche 18 à l'aide du pouce sur la partie du fourreau située dans l'ouverture centrale du fourreau. Il est possible natu- rellement de prévoir dans l'extrémité de la face 10 des aspé- rités ou des stries facilitant l'adhérence du doigt. Il serait cependant possible également de prévoir la disposition in- verse, c'est-à-dire avoir l'extrémité des nervures 8 raccordée avec l'extrémité correspondante des nervures centrales 15, l'extrémité opposée de ces nervures 8, voisine des bossages 17, étant alors dégagée des têtes Il pour laisser le passage aux becs 4, et le mouvement de déverrouillage s'obtenant alors par une manoeuvre dans le sens opposé à la flèche 18. En définitive, on voit que le porte-clés selon l'inven- tion, constitué exclusivement de trois pièces de forme simple et de fabrication relativement économique, permet un assem- blage extrêmement simple, une manoeuvre tout à fait aisée et présente une grande robustesse en même temps qu'un aspect extérieur absolument net, débarrassé de toute arête ou aspé- rité agressive. REVENDICATIONS 1. Porte-clés caractérisé par le fait qu'il est constitué exclusivement par un anneau ouvert rigide (1) dont l'ouverture est encadrée par deux becs (4) en regard, un fourreau métal- lique (2) à paroi mince muni au moins à proximité d'une extré- mité de deux encoches ou ouvertures latérales (5) de forme dissymétrique permettant l'introduction transversale desdits becs (4) de l'anneau (1) depuis un côté seulement, et un coulisseau (3) susceptible de coulisser à l'intérieur du fourreau (2) et comportant à l'endroit de chacune desdites ouvertures (5) des nervures de verrouillage (8) situées du côté des ouvertures (5) par o se fait l'introduction de l'anneau (1) et masquant partiellement ces ouvertures (5) pour empêcher l'extraction de cet anneau (1) lorsque le coulisseau (3) est entièrement logé à l'intérieur du fourreau (2), tandis qu'un mouvement de coulissement du coulisseau dans le fourreau déplace ces nervures (8) dans une position dans laquelle elles dégagent ces ouvertures (5). 2. Porte-clés selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le fourreau est à section en C de forme plate avec ouverture centrale dans une des faces, et que le coulisseau (3) est en matière plastique moulée et se trouve limité, dans sa partie venant se loger à l'intérieur de ladite ouverture centrale du fourreau (2), par une face (10) venant affleurer la surface extérieure du fourreau (2). 3. Porte-clés selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que son coulisseau (3) comporte à chaque extrémité une tête (11) remplissant sensiblement toute la section intérieure du fourreau (2) et limitée exté- rieurement par une face (12) affleurant la section droite (12a)d'extrémité du fourreau. 4. Porte-clés selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le contact de coulis- sement entre le coulisseau (3) et le fourreau (2) est limité à une zone centrale réduite dans le sens de la longueur de manière que dans les mouvements du coulisseau (3) par rapport au fourreau (2) qui assurent normalement le verrouillage et le déverrouillage de l'anneau (1), cette zone ne vienne jamais rencontrer les bavures intérieures éventuelles qui peuvent se présenter au droit des ouvertures latérales (5) et des sec- tions droites (12a) d'extrémité du fourreau, toutes les autres parties du coulisseau situées en dehors de cette zone centrale étant dégagées légèrement en retrait de la surface intérieure du fourreau (2). 5. Porte-clés selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdites zones de contact sont limitées à deux plages latérales (13) entourant l'ouverture centrale du four- reau (2), à deux plages correspondantes (14) sur la face opposée du coulisseau (3) et à deux nervures médianes laté- rales (15). 6. Porte-clés selon les revendications 2 et 5 prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que le coulisseau (3) comporte un creux (16) sensiblement parallélépipédique s'é- tendant entre lesdites plages latérales (14,13), entre les faces d'extrémité (12) et débouchant sur la face du fourreau (2) opposée à ladite ouverture centrale. 7. Porte-clés selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les faces (9) du coulisseau (3) comportent au voisinage de l'extrémité des nervures de verrouillage (8) située en direction de l'ouver- ture latérale (5) correspondante dans la position de déver- rouillage (fig. 4), un bossage (17) en saillie assurant un verrouillage en position verrouillée du coulisseau dans le fourreau (fig. 1) par action sur les becs (4) de l'anneau (1).