Outil ou machine agricole avec dispositif hydraulique de centra- ge et de verrouillage de la roue pivotante. La présente invention concerne les outils ou machines agricoles, plus spécialement du type comportant des roues pivotantes, de tels outils pouvant être constitués notamment par une charrue ou une déchaumeuse à disques attelée à un tracteur. Une charrue, par exemple, comprend un châssis de forme allongée dirigé dans le sens antéro-postérieur, supporté d'un côté par une roue de commande ou de guéret, de l'autre côté par une roue de sillon, et à l'arrière par une roue pivotante ou orientable. Pendant le travail de labour, il est nécessaire de verrouiller la roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite, afin qu'elle soit capable de suivre la trajectoire de la charrue, cette roue servant alors à résister aux poussées latérales agissant sur la charrue, en particulier lors d'un travail en dévers. Toutefois, pendant le transport de la charrue, alors que les corps de charrue sont relevés à l'écart du sol, il est désirable que la roue pivotante puisse pivoter librement lorsque la charrue suit le tracteur, afin d'éviter un dérapage latéral et une usure inadmissible de son bandage pneumatique. De nombreuses réalisations de dispositifs de verrouil- lage ont déjà été proposées dans cette technique. Ils sont prin- cipalement de type mécanique et présentent des inconvénients en ce sens qu'une force insuffisante est disponible pour centrer immédiatement la roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite. Un dispositif de ce type est décrit notamment dans le brevet U.S. 3 700 042. Il comprend essentiellement un organe soumis à l'action d'un ressort pour maintenir la roue pivotante dans la position de marche correcte, mais pouvant s'effacer sous l'action de forces latérales le surmontant. Le dispositif peut être dégagé pour permettre le libre pivotement de la roue pendant le transport. Un autre exemple est décrit dans le brevet U.S. 4 236 584. Ce dispositif utilise alors une tringlerie mécanique qui peut être verrouillée et déverrouillée selon la condition désirée de la roue pivotante. L'invention apporte des perfectionnements aux agence- ments proposés dans la technique antérieure. Suivant un mode de réalisation, elle est matérialisée dans un outil ou une machine agricole comprenant un châssis muni d'un élément orienté dans le sens antéro-postérieur, écarté au- dessus du sol et portant un palier placé sur un axe sensiblement vertical, un système pivotant supportant ce châssis et compre- nant une roue en contact avec le sol et un essieu sur lequel cette roue est tourillonnée de façon à pouvoir tourner, une jambe ou béquille portant la roue étant montée dans le palier de façon à tourner autour de cet axe vertical, et des moyens de verrouillage pour verrouiller amoviblement cette jambe avec la roue dans une position de marche en ligne droite, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage comprennent un organe de cen- trage solidaire de la jambe portant la roue et dans lequel est ménagée une encoche ou dépression disposée en fonction de la po- sition de marche en ligne droite de cette roue, et comprenant en outre deux parties agissant à la manière de bras, allant en di- vergeant à partir de cette encoche ou dépression et agencées de façon à appliquer un couple à la jambe portant la roue autour de son axe en réponse à des forces exercées sur ces parties quand la roue se trouve écartée de sa position de marche en ligne droi- te,et un dispositif à effet bidirectionnel actionné par une sour- ce d'énergie, monté fonctionnellement entre le châssis et l'or- gane de centrage et comprenant un élément mobile agissant pour un sens de fonctionnement du dispositif de façon à s'engager entre les parties agissant à la manière de bras et à s'appliquer sur l'une ou l'autre desdites parties, selon le sens dans lequel la roue est écartée de sa position de marche en ligne-droite, pour finalement pénétrer dans l'encoche ou dépression afin d'as- surer le centrage de la jambe portant la roue et de la verrouïl- 1er dans cette position correspondant à la marche en ligne droite, cet élément étant déplaçable lors du fonctionnement du dispositif dans l'autre sens de façon à s'écarter de l'organe de centrage afin de permettre le libre pivotement de la jambe por- tant la roue autour de l'axe vertical. Suivant un mode de réalisation possible, dans le cas d'un outil agricole destiné à être attelé à un tracteur équipé d'une source de pression hydraulique et comprenant des moyens de support de son châssis à partir du sol et un premier dispo- sitif hydraulique à effet bidirectionnel, relié à la source hydraulique du tracteur et agissant entre le châssis et les moyens de support de celui-ci à partir du sol pour relever et abaisser sélectivement ce châssis, il est prévu un second dispositif à effet bidirectionnel, relié à l'élément mobile pour le déplacer, lors du fonctionnement du second dispositif hydraulique dans un premier sens, afin de coopérer avec l'or- gane de centrage pour centrer la jambe portant la roue et pour la verrouiller dans la position de marche en ligne droite de celle-ci, et lors du fonctionnement de ce second dispositif hydraulique dans un second sens pour écarter cet élément mobile de l'organe de centrage, afin de permettre le libre pivotement de la jambe portant la roue autour de son axe, et une paire de conduits de fluide reliant les deux dispositifs hydrauliques en parallèle de façon telle que le fonctionnement du premier dispositif pour abaisser le châssis provoque le fonctionnement du second dispositif pour centrer et verrouiller la jambe portant la roue, et vice versa. Ainsi, suivant l'invention on utilise une force hy- draulique pour centrer la roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite au lieu de laisser la roue trouver elle-même sa propre position. On parvient à ce résultat en prévoyant sur la jambe ou béquille portant l'essieu de la roue pivotante un organe de centrage muni de bras exerçant un couple au moyen desquels le dispositif hydraulique peut provoquer la rotation de cette jambe portant la roue jusqu'à sa position prédéterminée de marche en ligne droite, ce qui évite ainsi toute possibilité pour la roue de "pendre" dans une position ne correspondant pas à cette marche en ligne droite. Après avoir agi sur l'organe de centrage pour centrer la roue, le dispositif hydraulique coopère avec l'encoche ou la dépression ménagée entre les bras exerçant un couple pour verrouiller la jambe portant la roue. Pour permettre le libre pivotement, le dispositif hydraulique est actionné dans le sens opposé, afin de s'écarter de l'organe de centrage, de sorte que la roue peut pivoter librement. Dans le cas d'une charrue comprenant des moyens hy- drauliques pour relever et abaisser la charrue, le dispositif hydraulique du mécanisme de centrage et celui des moyens de relevage et d'abaissement sont conjugués de telle sorte que l'abaissement de la charrue assure le verrouillage de la roue pivotante et vice versa. On a décrit dans un autre brevet U.S. 3 701 385 un dispositif de verrouillage mécanique destiné à une déchaumeuse à disques, dans laquelle la roue pivotante est verrouillée d'une manière s'opposant à son libre pivotement quand la déchaumeuse est relevée. Ce résultat est obtenu au moyen d'un secteur muni d'une encoche dans lequel s'engage un verrou, et celui-ci est relié mécaniquement au châssis-afin d'agir en fonction du relevage de ce châssis. Ce dispositif ne comporte pas toutefois de moyen de centrage positif et le succès de son fonctionnement dépend du réglage précis de la tringlerie. L'invention remédie à cet inconvénient. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en plan à petite échelle d'une charrue type à laquelle l'invention est appliquée. La Fig. 2 est une vue partielle à plus grande échelle prise en regardant depuis le côté de la charrue correspondant à la roue de commande et montrant une partie du dispositif servant à relever et à abaisser la charrue. La Fig. 3 est une vue en plan à plus grande échelle avec arrachement partiel montrant le dispositif de centrage qui verrouille la roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite. La Fig. 4 est une vue de profil partiel de l'ensemble représenté sur la Fig. 3. La Fig. 5 est une vue en coupe prise en regardant sensiblement par la ligne 5-5 en Fig. 4. La Fig. 6 est une vue en plan analogue à la Fig. 3, mais dans laquelle d'autres éléments sont supprimés, et mon- trant le dispositif de centrage en position déverouillée ou dégagée. La Fig. 7 est une représentation schématique des circuits hydraulique et électrique intervenant dans la commande du dispositif de relevage et d'abaissement et du dispositif de centrage. La Fig. 8 est une représentation schématique d'une variante de circuit hydraulique prévue entre le vérin de rele- vage et le vérin de verrouillage de la roue pivotante. On se reportera tout d'abord à la Fig. 1, dans laquelle la référence 10 désigne une charrue polysocs type comprenant un dispositif d'attelage 12 relié à un tracteur 14. La partie intermédiaire de la charrue est supportée sur son côté gauche par une roue de commande ou de guéret 16 et sur son côté droit, par une roue de sillon 18, et la partie arrière de la charrue comprend une membrure de châssis 20 orientée d'une façon généraledans le sens antéro-postérieur, supporté par un système pivotant comprenant une roue pivotante ou orientable 22 montée de façon à pouvoir tourner sur un essieu ou axe 24 qui est associé à une jambe ou béquille verticale 26 solidaire de cet essieu, tourillonnée elle-même autour d'un axe vertical par un palier 28 prévu sur la membrure 20. D'une façon en soi classique, les essieux ou axes des roues de commande ou de sillon sont associés à des manivelles pour pouvoir être utili- sés comme éléments faisant partie des moyens servant à relever et à abaisser la charrue par rapport au sol. La Fig. 2 illustre un mode de réalisation utilisant un système hydraulique à effet bidirectionnel 30, tel qu'un vérin à double effet 32 fixé sur le châssis de la charrue et comprenant une tige de piston 34 reliée à un bras pivotant 36 qui à son tour est relié par un tirant 38 à un bras 40 fixé rigidement sur l'essieu à manivelle de la roue de commande 16. La sortie de la tige de piston fait basculer le bras 36 vers l'avant et ce basculement agit par l'intermédiaire du tirant 38 et du bras 40 pour faire basculer également l'essieu à manivelle de la roue de commande vers l'avant, ce qui provoque le relevage du châssis de la charrue. Des moyens appropriés de transmission des efforts sont prévus également pour l'essieu de la roue de sillon et pour la mem- brure de la roue pivotante, mais étant donné que ces moyens sont classiques ou peuvent être classiques, il n'est pas nécessaire ici de les décrire en détail. Le dispositif de commande ou de centrage prévu pour la roue pivotante est indiqué d'une façon générale en 42 (Fig. 3, 4 et 6) et comprend des organes agissant comme organes de verrouillage pour retenir amoviblement la roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite pendant le travail de labour. Dans le présent texte, l'expression "marche en ligne droite" signifie que, comme cela est utilisé dans cette technique, un pincement d'environ 50 est réglé au préalable dans le mécanisme pour s'opposer aux efforts provenant des corps de charrue. Ainsi, l'expression "marche en ligne droite" utilisée dans la description et dans les revendications doit être comprise dans ce sens, de même que dans les autres signi- fications que peut prendre cette expression "marche en ligne droite", définies par l'équipement auquel l'invention est appliquée. Une partie de ce dispositif comprend un organe de centrage 44 et une autre partie comprend un dispositif actionné à partir d'une source d'énergie ou un dispositif hydraulique à effet bidirectionnel 46, qui se présente ici sous la forme d'un vérin hydraulique à double effet 48 relié à pivotement à la membrure de châssis 20 en 50 et dont la tige de piston 52 est reliée en 54 à une extrémité d'un bras de levier 56 qui est lui-même monté à pivotement sur un axe vertical 58 supporté dans un palier 60 fixé sur la membrure de châssis 20. Le levier porte entre ses extrémités un galet palpeur 62. L'organe de centrage 44 est représenté ici sous la forme d'une came solidaire de la jambe ou béquille 26 et d'une façon générale radiale à l'axe de pivotement défini par le palier 28. La came présente une encoche ou dépression 64 qui est disposée en fonction de la position de marche en ligne droite de la roue pivotante. Dans le cas présent, cette encoche ou dépression est centrée sur l'axe longitudinal de la membrure du châssis 20, mais elle pourrait être disposée d'une autre manière. De part et d'autre de l'encoche, il est prévu deux lobes de came profilés 66, disposés de préférence symétrique- ment, et le reste de la came peut être circulaire par rapport à l'axe de la jambe ou béquille 26. Comme on le voit sur la Fig. 3, quand le dispositif ou vérin hydraulique 46 est sorti, le piston agit par l'intermédiaire du bras de levier 56 pour engager le galet 62 porté par ce bras de levier dans la dépression de la came, en verrouillant ainsi la jambe portant la roue pivotante dans la position de marche en ligne droite. Inversement, quand la tige de piston 52 est rentrée, le bras de levier 56 est déplacé par pivotement dans l'autre sens, et le galet 62 est dégagé de la dépression 64 de la came. Comme on le comprendra maintenant, les lobes 66 de la came agissent à la manière de bras capables d'exercer un couple sur la jambe ou béquille portant la roue si l'encoche de la came se trouve de l'un ou l'autre côté de la position de marche en ligne droite dq la roue pivotante, de sorte que cette jambe ou béquille peut être déplacée angulairement de façon positive jusqu'à ce que le galet pénètre exactement dans la dépression de la came. Bien que l'on ait indiqué ici que les lobes de la came étaient disposés symétriquement de part et d'autre de l'encoche, on comprendra que des écarts par rapport à une position de symétrie peuvent être utilisés, par exemple quand la géométrie de la construction ne correspond à des couples égaux dans les deux sens. En outre, des adaptations peuvent être effectuées au point de vue faculté de réglage pour compen- ser les écarts par rapport à des positions de marche en ligne droite précises, par exemple par réglage angulaire de la came autour de son axe par une possibilité de réglage du bras por- tant le galet, etc.... Toutes ces modifications seront bien comprises des techniciens spécialisés dans ce domaine sur la base de la présente description. La Fig. 7 illustre schématiquement un système préféré de commande du vérin hydraulique 46 du dispositif de centrage et comprend un montage en parallèle avec le vérin 30 de relevage et d'abaissement. D'une manière en soi classique, le tracteur comprend un système hydraulique principal qui comporte une pompe "P", un réservoir "R", et une valve de commande principale "V" pour commander la pression du fluide transmise vers les extrémités opposées du vérin de relevage et d'abaisse- ment par des conduits 68 et 70, tout ceci étant ou pouvant être classique. Toutefois, suivant l'invention, les deux vérins sont montés en parallèle par des raccords en "T" appropriés 72, 74 et par des conduits formant prolongements 76 et 78 aboutissant aux extrémités opposées du vérin 46 du dispositif de centrage, de façon telle que, lorsque le vérin de relevage et d'abaisse- ment 30 est mis en pression pour faire descendre la charrue, le piston du vérin 46 soit sorti dans sa position de marche en ligne droite. Suivant une autre particularité de l'invention et selon un mode de réalisation, le vérin 46 est muni à son point de jonction avec le conduit 76 d'une valve 80 qui peut être fermée pour retenir le fluide dans le vérin 46 tandis que le piston 52 est sorti, ce qui maintient ainsi de façon positi- ve un verrouillage sur le dispositif de centrage et de verrouil- lage. La valve peut être actionnée à la main sur le vérin 46 (Fig. 3), ou bien elle peut être télécommandée au moyen d'un solénoïde 82, par exemple prévu sur la valve, et de conducteurs convenables aboutissant à un commutateur 84 prévu sur le trac- teur (Fig. 7). La Fig. 8 montre schématiquement un autre mode de réalisation de circuit hydraulique prévu entre les deux vérins et 46 et montre en outre un second vérin de relevage 86 qui est utilisable pour relever et abaisser l'extrémité arrière de la charrue, dans le cas d'une charrue ou d'une déchaumeuse relativement longue, bien que le problème puisse se poser également dans le cas d'un équipement plus court. Le but de ce circuit est d'éviter un déverrouillage de la roue pivotante quand la charrue est relevée par-pas relativement petits, par exemple quand un léger relevage est nécessaire pour réduire la résistance à la traction s'exerçant sur le dispositif d'atte- lage ou pour éviter le patinage des roues dans des conditions correspondant à un sol "tenace" ou "collant". Fondamentalement, le vérin de la roue pivotante ne peut pas être actionné pour dégager l'organe de centrage tant que la charrue n'a pas atteint une position de relevage prédéterminée ou une pression de relevage également prédéterminée, ce qui est le cas par exemple quand elle vire en bout de champ, quand elle quitte le champ, etc..... Les conduits de fluide 68, 70, 76 et 78 mentionnés à propos de la Fig. 7 se retrouvent sur la Fig. 8. Les conduits 68 et 70 (dénommés conduits "d'abaissement" et "de relevage" respectivement pour plus de facilité) aboutissent à un dis- tributeur de type convenable quelconque, à partir duquel ils s'étendent jusqu'aux trois vérins. Au lieu de la valve à commande manuelle ou à télécommande 80, il est prévu une soupape de surpression convenable 88 associée à un organe de sollicitation réglable 90 qui sollicite un tiroir 92 vers la position représentée. Un conduit pilote 94 partant du conduit 76 transmet la pression de fluide en direction du dispositif de sollicitation et un second conduit pilote 96 partant de l'extrémité fermée du vérin 46 agit sur le tiroir en oppo- sition à cet organe de sollicitation. Comme montré sur la Fig. 8, un clapet de retenue prévu dans le tiroir permet l'écoulement vers l'extrémité fermée du vérin 46 de façon permanente, mais ce clapet empêche l'écoulement depuis l'ex- trémité fermée du vérin quand le tiroir se trouve dans sa position de fermeture comme montré. Quand la valve de commande du tracteur est actionnée pour provoquer l'abaissement de la charrue par l'intermédiaire du conduit 68, la pression de fluide agit dans les extrémités des vérins de relevage 30 et 86 correspondant aux tiges de pistons, de même que dans l'extrémité fermée du vérin 46 de verrouillage de la roue pivotante, en provoquant ainsi la rentrée des vérins de relevage et la sortie du vérin de verrouillage de la roue pivotante, pour centrer et verrouiller cette roue pivotante dans sa position de marche en ligne droite. Quand la vanne de commande est actionnée pour relever la char- rue à un degré tenant compte des conditions du sol comme indi- qué précédemment, la pression dans le système est insuffisante pour agir par l'intermédiaire du conduit pilote 96 afin de sur- monter la sollicitation exercée sur le tiroir 92, et par suite le clapet de retenue prévu dans le tiroir empêche l'échappement de la pression de fluide depuis l'extrémité fermée du vérin 46, et en conséquence le vérin ne peut pas "rentrer" et ainsi la roue pivotante demeure dans sa position centrée et verrouillée. Le réglage de l'organe de sollicitation 90 est choisi de façon à obtenir ce résultat, mais l'effet de l'organe de sollicita- tion est surmonté et le tiroir est déplacé jusqu'à sa position d'ouverture, c'est-à-dire vers la gauche par rapport à sa position visible sur la Fig. 8, par le conduit pilote 96, quand une pression prédéterminée est atteinte, par exemple quand les pistons des vérins de relevage butent contre le fond des cylindres lorsque la charrue a atteint sa position complètement relevée ou une autre position prédéterminée, empêchant tout autre relevage de la charrue. Ainsi, le tiroir s'ouvre et permet l'échappement de lapression de fluide depuis l'extrémité fermée du vérin 46, et ce vérin peut maintenant rentrer et libérer la roue pivotante pour permettre son libre pivotement. Pendant l'abaissement de la charrue, une valve distributrice 98 intervient. Cette valve est un clapet anti-retour piloté par un conduit 100, avec un rapport intégré de 4:1, de façon à fournir la certitude que l'avant de la charrue va s'abaisser en premier (par l'intermédiaire du vérin 30). Le clapet anti- retour 98 exige une pression élevée dans les conduits 68 et avant de s'ouvrir. Ce résultat est obtenu sous l'effet de la pression élevée qui agit en fin de course du vérin 30. Pendant le transport de la charrue, les corps-de charrue vont bien entendu être relevés par les vérins 30 et 86, et par suite du montage en parallèle des conduits de fluide le vérin 46 va être rentré et le dispositif de centrage va être déverrouillé, de sorte que la roue pivotante va pouvoir s'o- rienter librement. Inversement, quand la charrue est abaissée pour le travail dans le champ, les vérins 30 et 86 sont rentrés et le vérin 46 est sorti. Si la roue pivotante est alors écartée de sa position de marche en ligne droite dans certaines limites (dans le cas présent 55 -60 ; bien que. cette valeur puisse être modifiée), le galet 62 va, sous l'effet de la force exercée sur le bras de levier 56 par l'allongement du vérin 46, agir sur l'un ou l'autre des bras exerçant un couple constitués par les lobes de came 66, en centrant par suite la roue et la jambe portant celle- ci de façon rapide et positive. Si la roue se trouve écartée de sa position de marche-en ligne droite d'une valeur d'angle qui est supérieure à la-fourchette correspondant aux lobes de la came, elle va finalement atteindre une position correspondant à l'amplitude de l'un ou l'autre des lobes lors de la progression vers l'avant de la charrue. On notera ici que le reste de la partie de la came qui se trouve en dehors de la zone comprenant l'encoche ou dépression et les lobes est circulaire et a pour centre l'axe de la jambe portant la roue, de sorte que le galet peut chevaucher cette partie circulaire jusqu'à ce que la came atteigne une position angulaire permettant au galet de descendre le long de l'un des lobes, pour pénétrer dans la dépression. Toutefois-, la forme de la came pourrait être modifiée pour fournir un couple s'exerçant sur la roue sur l'ensemble de son amplitude, sauf dans une position située exactement à 1800. On notera, parmi les avantages résultant de l'inven- tion, sa simplicité, son adaptation aisée à des machines 1l existantes, et sa faculté d'application d'un couple aux organes ou dispositifs de centrage, afin d'obtenir rapidement une position de marche en ligne droite pour la roue pivotante. D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description qui précède aux techniciens spécialisés dans ce domaine et des modifications peuvent être apportées à l'agencement décrit, dans le domaine des équivalences techni- ques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Outil ou machine agricole comprenant un châssis muni d'un élément orienté dans le sens antéro-postérieur, écarté au-dessus du. sol et portant un palier placé sur un axe sensiblement vertical, un système pivotant supportant ce châs- sis et comprenant une roue en contact avec le sol et un essieu sur lequel cette roue est tourillonnée de façon à pouvoir tour- ner, une jambe ou béquille portant la roue étant montée dans le palier de façon à tourner autour de cet axe vertical et des moyens de verrouillage pour verrouiller amoviblement cette jambe avec la roue dans une position de marche en ligne droite, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage comprennent un organe de centrage (44) solidaire de la jambe (26) portant la roue (22) et dans lequel est ménagée une encoche ou dépres- sion (64) disposée en fonction de la position de marche en ligne droite de cette roue, et comprenant en outre deux parties (66) agissant à la manière de bras, allant en divergeant à partir de cette encoche ou dépression et agencées de façon à appliquer un couple à la jambe portant la roue autour de son axe en réponse à des forces exercées sur ces parties quand la roue se trouve écartée de sa position de marche en ligne droi- te, et un dispositif (42) à effet bidirectionnel actionné par une source d'énergie, monté fonctionnellement entre le châssis (20) et l'organe de centrage (44) et comprenant.un élément mobile (62) agissant pour un sens de fonctionnement du dispo- sitif de façon à s'engager entre les parties agissant à la manière de bras et à s'appliquer sur l'une ou l'autre desdites parties, selon le sens dans lequel la roue est écartée de sa position de marche en ligne droite, pour finalement pénétrer dans l'encoche ou dépression afin d'assurer le centrage de la jambe portant la roue et de la verrouiller dans cette position correspondant à la marche en ligne droite, cet élément étant déplaçable lors du fonctionnement du dispositif dans l'autre sens de façon à s'écarter de l'organe de centrage afin de permettre le libre pivotement de la jambe portant la roue autour de l'axe vertical. 2.- Outil ou machine agricole suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que l'organe de centrage (44) est constitué par une came solidaire de la jambe (26) portant la roue (22), l'encoche ou dépression (64) étant constituée par une dépression de la came et les parties (66) agissant à la manière de bras étant formées par des lobes situés de part et d'autre de cette dépression et orientés de façon à rejoin- dre ladite dépression. 3.- Outil ou machine agricole suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'un levier (56) est monté de façon déplaçable sur le châssis (20) afin de pouvoir se rapprocher et s'écarter de la came (44), ce levier portant un galet pal- peur (62) pouvant coopérer avec les lobes (66) de la came et pouvant pénétrer dans la dépression (64), l'élément mobile (52) du dispositif (42) actionné par une source d'énergie étant relié fonctionnellement à ce levier. 4.- Outil ou machine agricole suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif (42) est actionné par une source d'énergie est soumis à l'effet d'une pression de fluide et en ce qu'une valve (80) est prévue pour retenir le fluide dans le dispositif (vérin 46) quand l'élément mobile est centré et verrouillé dans l'encoche ou la dépression (64) de l'organe de centrage (44). 5.- Outil ou machine agricole suivant la revendication 1, du type destiné à être attelé à un tracteur équipé d'une source de pression hydraulique et comprenant des moyens de support de son châssis à partir du sol et un premier disposi- tif hydraulique à effet bidirectionnel, relié à la source hydraulique du tracteur et agissant entre le châssis et les moyens de support de celuici à partir du sol pour relever et abaisser sélectivement ce châssis, caractérisé par un second dispositif (46) à effet bidirectionnel, relié à l'élément mobile (62) pour le déplacer, lors du fonctionnement du second dispositif hydraulique dans un premier sens, afin de coopérer avec l'organe de centrage (44) pour centrer la jambe (26) portant la roue (22) et pour la verrouiller dans la position de marche en ligne drcite de celle-ci, et lors du fonctionne- ment de ce second dispositif hydraulique dans un second sens pour écarter cet élément mobile de l'organe de centrage, afin de permettre le libre pivotement de la jambe portant la roue autour de son axe, et par une paire de conduits de fluide (68, 70, 76, 78) reliant les deux dispositifs hydrauliques (30, 46) en parallèle de façon telle que le fonctionnement du premier-dispositif pour abaisser le châssis provoque le fonc- tionnement du second dispositif pour centrer et verrouiller la jambe portant la roue, et vice versa. 6.- Outil ou machine agricole suivant la revendication , caractérisé en ce qu'une valve (80) est prévue dans l'un des conduits de fluide (76) et peut être fermée sélectivement pour retenir le fluide dans le second dispositif hydraulique (46), quand la jambe (26) portant la roue (22) est déplacée par pivo- tement jusqu'à la position de marche en ligne droite de cette roue. 7.Outil ou machine agricole suivant la revendication 6, caractérisé en ce que des organes de commande (84) sont prévus à distance de la valve (80), pour assurer son ouverture et sa fermeture de façon sélective. 8.- Outil ou machine agricole suivant la revendication , caractérisé en ce qu'une valve (88) est prévue dans un conduit de fluide (76) entre les deux dispositifs hydrauliques (30, 46) et peut être fermée automatiquement pour retenir du fluide dans le second dispositif hydraulique, afin d'empêcher le fonctionnement de celui-ci quand l'organe de centrage (44) a été verrouillé, des organes (92) actionnés par une pression étant prévus pour ouvrir cette valve afin de libérer le fluide retenu en réponse au relevage de la charrue par le premier dispositif hydraulique jusqu'à une position prédéterminée. 9.- Outil ou machine agricole suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la valve (88) comprend un élément fluide, des moyens (90) sollicitant cet élément vers la posi- tion de retenue du fluide, et un ou plusieurs conduits pilotes (94, 96) agissant sur cet élément en antagonisme à ces organes de sollicitation pour déplacer ledit élément jusqu'à sa posi- tion de libération du fluide quand la charrue a atteint la po- sition prédéterminée précitée ou une pression de relevage prédéterminée. 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