La présente invention, due aux travaux de Monsieur Jacques SCHRECKER de la Société Electronique Marcel Dassault et de Messieurs Maurice VERNA et Christian NATUREL de la Société Desmarquest et C.E.C., a pour objet un procédé de fixation d'un radôme sur une virole métallique et un moyen de fixation pour la mise en oeuvre de ce procéde. Elle trouve une application notamment à la fixation dlun radôme sur un engin balistique. La plupart des fixations de radômes sur des viroles métalliques sont en fait des collages obtenus par une résine époxy, ce qui en limite l'utilisation à des températures inférieures à environ 3000C. A cette température, on observe en effet un fluage de la colle, qui provoque une détérioration de la tenue mécanique de la liaison. La présente invention a justement pour objet un procédé et des moyens de fixation qui évitent cet inconvénient, principalement en ce qu'ils s'affranchissent des limites dues au fluage des résines à haute température. De façon précise, la présente invention a pour objet un procédé de fixation d'un radôme sur une virole métallique, qui est caractérisé en ce que - on usine à l'intérieur du radôme un filetage à profil rond, - on usine sur la virole un filetage complémentaire, - on visse le radôme sur la virole. De préférence, avant l'opération de vissage, on dépose sur au moins un des filetages, un film de résine polymérisable et, après l'opération de vissage, on étuve le radôme fixé sur la virole à une température suffisante pour assurer la polymé- risation de ladite résine. Dans cette variante, le film de résine époxy assure simplement une sécurité de blocage et d'étanchéité, la tenue mécanique de l'ensemble étant assurée par le blocage des filetages, qui assurent à l'ensemble une tenue parfaitement rigide. L'invention a également pour objet un moyen de fixation d'un radôme sur une virole métallique, pour la mise en oeuvre du procédé qui vient dlêtre défini, et qui est caractérisé en ce qu'il comprend, à l'intérieur du radôme, une partie munie d'un filetage à profil rond et sur la virole, une partie munie d'un filetage complémentaire, les deux dites parties étant vissées l'une dans l'autre. De préférence, une couche de résine polymérisée est disposée entre les filets du radôme et les filets de la virole, pour assurer-une sécurité de blocage et d'étanchéité. Cette résine époxy est avantageusement une résine à conductivité thermique élevée. Accessoirement, la virole comporte un revêtement électrolytique anti-corrosion, De toute façon, les caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux après la description qui suit, d'un exemple de réalisation donné à titre explicatif et nullement limitatif, en référence au dessin annexé, qui représente, en coupe, une vue partielle du moyen de fixation de l'invention. Sur cette figure, le radôme porte la référence 2 et il est fixe sur la virole 4 par le moyen qui vient d'être défini et qui comprend un premier filetage 6, à profil rond, usiné dans une surépaisseur 8, à l'extrémité du radôme et un second filetage 10, usiné dans la virole métallique 4. Ce filetage à profil rond peut s'étendre par exemple sur quatre spires et le profil rond peut avoir un rayon de quelques millimètres. L'ensemble monté laisse apparaître un 7eu à fond de f-ilet sur la virole. Ce moyen de fixation est particulièrement adapté au cas od le radôme est en un matériau du genre céramique, ou en silice frittée, en alumine ou en tout autre oxyde fritté, ou encore en borure ou en nitrure. La virole métallique peut être par exemple en fer-nickel, la teneur en nickel pouvant être comprise entre 35 et 45 % environ de nickel. Dans ce cas, le coefficient de dilatation linéaire de la virole est supérieur à celui d'un radôme réalisé par exemple en alumine. A la température d'utilisation, la virole est donc frettée par l'alumine et, donc, totalement immobilisée sans pour cela que des contraintes de traction trop élevées apparaissent dans la partie cylindrique du radôme. A titre explicatif, avant l'assemblage des pièces 2 et 4, un film de résine époxy à conductivité thermique élevée ayant une résistance à la compression de 900 à 1000 kg/cm2 environ est appliqué sur les filets du radôme et de la virole. Un étuvage du radôme assemblé à une température de 1500 environ est suffisant pour assurer la polymérisation de la résine. L'invention stapplique notamment à la fixation d'un radôme sur un engin balistique. Elle permet un fonctionnement normal à une température d'utilisation de l'ordre de 4000C à 5000C, c'est-à-dire,-en général, à une vitesse de l'engin supersonique. REVENDICATIONS 1. Procédé de fixation d'un radôme sur une virole métallique, caractérisé en ce que - on usine l'intérieur du radôme un filetage à profil rond, - on usine sur la virole un filetage complémentaire, - on dépose sur au moins l'un des filetages, un film de résine polymérisable, --on visse le radôme sur la virole, - on étuve le radôme fixé sur la viro-le à une température suffisante pour assurer la polyméri sation de ladite résine. 2. Moyen de fixation d'un radôme sur une virole métallique, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une partie du radôme munie d'un filetage à profil rond vissée dans une partie de la virole munie d'un filetage complémentaire et une couche de résine polymérisée disposée entre les filets du radôme et les filets de la virole. 3. Moyen selon la revendication 2, caractérisé en ce que la résine est une résine époxy à conductivité thermique élevée. -4.-Moyen selon la revendication 2, caractérisé en ce que la virole comporte un revêtement électrolytique anti-corrosion. 5. Moyen selon la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau constituant le radôme appartient au groupe qui comprend les céramiques, les oxydes frittés notamment la silice et l'alumine frittée, les borures et les nitrures. 6. Moyen selon la revendication 5, caractérisé en ce que la virole est en fer-nickel. 7. Moyen selon la revendication 6, caractérisé en ce que le radôme est en alumine et la virole en fer-nickel,.la teneur en nickel étant comprise entre 35 et 45 %. Nouveiles revendications déposées le 3 mars 195.