La présente invention a pour objet, d'une part, un procédé de fabrication de plaques de signalisation d'immatriculation ou de décoration constituées par l'assemblage face contre face de plaques ou feuilles de teintes différentes à laide d'un adhésif ayant une affinité particulière pour l'une des deux plaques de façon à ne pas rester sur l'autre plaque lors de la séparation avec cette autre plaque, puis le décou- page de motifs sur la plaque extérieure seule, et enfin l'é- limination des parties voulues du motif en laissant apparaitre la plaque sous-jacente exemte d'adhésif. Elle a -pour ob Jet d'autre part, les plaques obtenues par l'application de ce procédé ; elle concerne plus particulièrement les plaques d'immatriculation pour automobiles. Le marquage des caractères d'immatriculation est, dans la majorité des cas, effectué par des garagistes ou accessoiristes qui stapprovisionnent en ébauches aux caractdristiques réglementaires dont la présentation aura déjà reçu toutes les opérations de série possible. C'est ainsi que, dans le cas de fabrication de plaques d'immatriculation conformes à la réglementation française, la teinte de fond ou le revêtement de surface aura été réalisé en usine de façon continue, et.dans de bonnes conditions de productivité, qui seraient difficilement réalisables chez le garagiste ou l'accessoiriste.Naturelliement, le garagiste ou l'accessoiriste orientent leur choix en fonction du prix de revient qui tient compte du prix de la matière première et du procédé d'exécution, qui permet le marquage le plus aisé possible, tout en respectant les impératifs de conservations dans le temps des caractéristiques finales de la plaque, conforme à la réglementa.tion. Différents procédés sont utilisés pour tenter de satisfaire ces différents objectifs. C'est ainsi que l'on utilise un procédé consistant à emboutir les caractères d'immatriculation dans une ébauche en aluminium, dont une face a été recouverte d'un papier "cache" à retirer ensuite le papier ncache" autour des caractères et à peindre le rond de plaque ; à retirer enfin, le papier cache qui restait sur les caractères, de manière à laisser apparaître la teinte de fond. Dans une variante, on recouvre l'ébauche d'une pellicule adhésive ou de peinture. Après l'opération d'emboutissage des caractères, on élimine, par dissolution, ou décapage, la face supérieure des caractères emboutis qui apparaissent alors dans une teinte différente de la teinte de fond. Ces deux procédés donnent satisfaction du point de vue pratique, mais sont relativement coûteux en raison des multiples opérations qu'ils nécessitent. Le premier procédé présente, en outre, l'inconvénient d'être difficile à mettre en oeuvre à une échelle artisanale, car il nécessite des fours permettant de sécher la peinture et de la faire adhérer à la surface métallique. Quant aux plaques préparées par le second procédé, elles présentent, après une utilisation prolongée, sur un vé hicule un aspect médiocre. En effet, du fait même qu'une partie de la peinture doit être éliminée en cours de fabrication, on est amené à choisir une peinture qui adhère peu et q'i est donc susceptible de se dégrager en utilisation extérieure. Pour remédier à ces inconvénients, on a également proposé un troisième procédé consistant à fixer des caractères métalliques par des moyens appropriés, sur une surface plane, préalablement peinte en noir ; mais ce procédé est évidemment extrêmement coûteux. On connaît également un procédé décrit dans le brevet français 1 458 551 (Tiflex) selon lequel on recouvre l'ébau- che d'un film de couleur différente de celle de la face de l'ébau- che sur lequel il est appliqué. On interpose entre le film et l'ébauche un adhésif dit ninerte, c'est-à-dire qu'il ne développera ses caractéristiques d'adhésif que s'il est soumis à une source de chaleur. On procède, dans ce complexe, au marquage des numéros par emboutissage et découpe et l'on retire les chutes recouvrant les caractères. On procède, ensuite, à l'assemblage du film sur l'ébauche en chauffant l'adhésif qui polymérisera et donnera un assemblage de bonne qualité. Toutefois, la mise en oeuvre par l'utilisateur de ce procédé est longue et compliquée et occasionne des opérations multiples de positionnement, et de chauffage. Elle nécessite un matériel de marquage onéreux. L'opération de polymérisation par chauffage ne donne de bons résultats qu'avec un matériel parfaitement élaboré dont les réglages doivent rester stable pour donner des résultats cohérents et reproductibles. On connait également un procédé, décrit dans le brevet français 1.553.030 (Henry) selon lequel on superpose deux plaques métalliques de teintes différentes ; la plaque supérieure étant plus mince que la plaque inférieure, on procède à une opération d'emboutissage des caractères, qui amène la plaque inférieure àtraverser la plaque supérieure, moins épaisse. La matière de la plaque supérieure se détache alors sur les pourtours des reliefs emboutis. Au cours de la même opération, l'utilisation de matrices d'emboutissage adaptés à ce procédé et aux matériaux assemblés provoque un sertissage sur le pourtour des caractères emboutis et permet ainsi d'obtenir l'assemblage des deux plaques par les lignes de sertissage. Ce procédé permet une fabrication rapide ; toutefois, les lignes de sertissage sont soumises à des sollicitations chimiques et mécaniques qui amènent, rapidement, une dégradation de l'assemblage chimique par suite de l'oxydation qui a tôt fait de s'installer et de progresser sur ces lignes de sertissage et mécanique par le fait que les matériaux se dilatent différemment entre-eux et entraident des sollicitations continues sur ces points de l'assemblage. De plus, dès que l'assemblage se détériore, il existe alors des possibilités d'infiltration d'humidité entre les plaques et les problèmes de corrosion sont alors amplifiés. I1 faute également, tenir compte de l'obligation d'utiliser des outillages de précision adaptés aux épaisseurs des plaques à assembler et permettant d'obtenir le sertissage correct durant une longue période d'utilisation de l'outillage ; ces derniers sont nécessairement coûteux. Par ailleurs, on connait un procédé (brevet fran çais 2.020.501) qui permet d'assembler deux feuilles de teintes différentes en interposant un adhésif ayant la particularité de rester préférentiellement sur l'une des feuilles. Il suffit, alors de choisir des feuilles de teintes différentes, de découper les caractères ou motifs par tous moyens appropriés dans la feuille supérieure qui retient l'adhésif préférentiellement, et de retirer les parties découpées pour faire apparaître une inscription ou un motif se détachant sur la teinte de plaque inférieure. Ce procédé est très satisfaisant, tant sur les possibilités de choix des moyens de marquage, que sur le choix des matériaux à assembler, ainsi que sur la qualité des produits obtenus. Toutefois, le choix d'un adhésif ayant les particularités préférentielles nécessaires n'est pas ais. On connait aussi un procédé utilisé pour le positionnement et le collage d'emblèmes adhésifs sur les carosseries des véhicules automobiles et qui consiste à interposer entre les éléments à coller, un liquide ou un gaz, le collage ne prenant toute son efficacité qu'après évaporation de la pellicule liquide ou gazeuse. On peut utiliser un tel procédé pour la réalisation de plaques de signalisation ou d'immatriculation en-procédant comme décrit précédemment, en utilisant un adhésif à très forte cohésion et en intercalant au moment de l'assemblage un élément liquide ou gazeux. Ce procédé est, toutefois, mal aisé ; le dosage des éléments liquides ou gazeux complique encore le processus de fabrication et, durant la période d'évaporation, les feuilles peuvent se déplacer l'une par rapport à l'autre ; l'opération de marquage n'en est donc pas facilitée, et en particulier les parties intérieures de certains caractères tels que O B 6 A 8 qui, n'étant pas suffisamment collées, à la plaque inférieure, par suite de la présence des éléments liquides ou gazeux, ne peuvent être maintenues en place. D'autre part, dans le cas où la feuille supérieure doit être exactement positionnée sur le support inférieur, par exemple en laissant une bordure égale sur tout le périmètre, il devient nécessaire de maintenir l'assemblage par collage aux extrémités. I1 s'agit là d'opérations compliquées, qui ne sont pas touJours possibles. Dans les procédés connus pour la réalisation de plaques d'immatriculation pour automobiles, aucun ne satisfait pleinement aux conditions réglementaires d'inamovibilité dans la fixation de ces plaques sur les véhicules. C'est ainsi que les plaques sont fixées sur les véhicules, soit par rivets ou boulons et qu'il est aisé de procéder à une modification de l'immatriculation en remplaçant une plaque par une autre. De plus, l'inamovibilité ntentrainant pas la destruction ou la non-possibilité de réutilisation de la plaque démontée, il peut s'ensuivre toutes sortes de fraudes sur la commercialisation des véhicules et des difficultés dans le repérage des véhicules volés ou recherchés. La présente invention résoud l'ensemble des problèmes et des inconvénients posés par les utilisations des moyens usuels. Dans les procédés décrits précédemment, les adhésifs sont choisis en fonction de leurs particularités à conserver dans le temps leurs caractéristiques initiales. C'est ainsi que l'adhésif dit enlevable ou "préférentiel" est caractérisé par une cohésion interne relativement élevée et ne voit pas son pouvoir collant augmenter dans le temps ce qui permet le stockage des feuilles déjà assemblées et prêtes à l'emploi, quelle que soit la durée qui sépare l'assemblage et l'opération de marquage. De même, l'adhésif dit "permanent" ou "non enlevable" est caractérisé par un pouvoir d'adhésion définitif, relativement élevé qui ne permet l'assemblage des feuilles qu'au moment de l'opération de marquage et nécessite l'interposition d'un fluide qui permettra, durant un court moment, l'enlèvement des parties découpées. Par ailleurs on connatt des adhésifs à faible pou voir d'adhésion initiale, pouvoir qui se renforce dans le temps par une réaction chimique que l'on déclenche à volonté. L'évolution dans le temps peut être modulée en utilisant la propriété d'agents réticulants qui, mélangés aux adhésifs, permettent d'ajuster le pouvoir collant en retardant la réaction de mise en place causée par l'augmentation des chatons entre les chaînes moléculaires. C'est ainsi qu l'on peut choisir comme adhésifs des solutions multipolymères de résine acrylique ne polymérisant pas spontanément et dans lesquelles on mélange des agents réticulants, tels que des isocyanates polymérisés ou encore des résines isocyanates époxyde, mélanine et urée. Dans la présente invention on utilise des feuilles ou plaques de teintes différentes et en matériaux divers, tels que : matière plastique, métal, carton, papier, ou la combinaison indéfinie de ces matériaux en nature, dimensions, épaisseurs ces feuilles ou plaques étant destinées etre assemblées entre-elles par superposition et par l'intermédiaire d'un adhésif du type précité. Le procédé de l'invention est caractérisé par l'assemblage d'au moins deux plaques appliquées l'une contre l'autre et-qui peuvent être liées l'une à l'autre par un adhésif - l'action de cet adhésif étant momentanément suspendue par un moyen approprié, qui, s'il est actionné, provoque une action progressive d'adhérence pendant un temps déterminé, ce temps étant suffisant pour permettre le façonnage des plaques au cours duquel on peut décoller certaines parti-es découpées d'une plaque en laissant apparattre les parties correspondantes non découpées de l'autre plaque, - l'adhérence finale des deux plaques étant telle que l'on ait un assemblage très solide équivalent à une soudure. Pratiquement l'une des plaques de l'invention est enduite d'un adhésif à faible pouvoir d'adhésion initiale et à pouvoir d'adhésion finale plus élevé protégé provisoirement par une feuille de protection amovible qui, enlevée, permet de développer le pouvoir adhérent de l'adhésif aussitôt que ladite plaque est appliquée sur une face de l'autre plaque. Pour des raisons de stockage de polyvalence, de disponibilité et de prix derevient, les fabricants d'adhésifs peuvent proposer un adhésif auto-polymérisant ayant une durée de réaction définie, par exemple 24 heures. I1 sera alors nécessaire de procéder à l'assemblage des feuilles ou plaques et d'opérer le marquage et l'enlèvement des parties découpées dans la limite de ce temps. Comme il peut être indispensable, dans de nombreux cas, de présenter les éléments assemblés, l'avantage que l'on tire de la commercialisation d'un adhésif avec un temps de réac tion standard peut etre un inconvénient si l'assemblage doit être réalisé longtemps avant l'opération de marquage, soit pour des raisons de précision dans le positionnement soit pour des raisons de prix de revient. . C'est pourquoi on prévoit que suivant une forme préférée de réalisation, on combine par une liaison provisoire, un ensemble, a) d'une plaque revêtue d'enduit adhésif à faible pouvoir d'adhésion initiale et à pouvoir d'adhésion finale exceptionnel lement élevée, cette évolution dans l'adhésivité étant causée par la réaction de mise en place sur un support adhérent (3). b) avec au moins une autre plaque. La liaison provisoire peut etre assurée - soit par des pastilles ou cordons peu adhésifs - soit par des charnières peu adhésives constituées d'un ruban collé sur la tranche de l'assemblage des deux plaques - ou par ces moyens combinés. Comme indiqué plus haut l'adhésif est une solution multi-polymère de résine acrylique dans laquelle on a ajouté un isocyanate polymérisé. Par exemple, un dosage dtisocyanate polymérisé de 0,05 ffi du poids en solide de la résine donne pour une application sur une plaque d'aluminium un temps de réaction de 60 heures. On utilisera donc les quantités donnant une évolution dans le pouvoir d'adhésion maximum permettant de procéder à l'opération de découpe des caractères et d'enlèvement des parties découpées sans moyens ou efforts excessifs qui endommageraient le produit terminé ou laisseraient des traces sur les portions découvertes des plaques. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante qui en donne quelques exemples non limitatifs de réalisation pratique qui sont illustrés par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue schématique en perspective de deux plaques assemblées immédiatement après activation de l'adhésif. la figure 2 est une vue schématique en perspective de deux plaques embouties à la forme voulue de manière à découper la plaque supérieure suivant un contour permettant d'éliminerla partie correspondante qui est ici enlevée avec son adhésif. la figure 3 est une vue schématique en perspective d'une première version d'assemblage de deux plaques adhésives séparées l'une de l'autre, dont les surfaces adhésives sont protégées par des feuilles annihilant provisoirement leur pouvoir adhésif et reliées temporairement l'une à l'autre par des pastilles faiblement adhésives. la figure 4 est une vue schématique en perspective d'une deuxième version d'assemblage de deux plaques adhésives séparées l'une de l'autre, dont les surfaces adhésives sont protégées par des feuilles annihilant provisoirement leur pouvoir adhésif et reliées temporairement l'une à autre par une charnière. La feuille adhésivée est présentée sur un support (4) anti-adhérent enlevable, par exemple, un papier siliconé ; cet ensemble est alors appliqué sur la feuille (3) par l'interposition de pastilles (8) ou cordon en adhésif ayant un faible pouvoir aggripant. Lton conçoit alors que l'on puisse procéder à un assemblage provisoire des éléments (1) (2) (3), le protecteur enlevable (4) intercalé dans l'assemblage. Cette opération peut s'effectuer de façon continue, la feuille adhésivée et son support anti-adhérent étant présentés sous forme de bande et appliqués sur le fond (3), les éléments étant assemblés en déroulement et passage, par exemple, entre les rouleaux des cylindres qui les réunissent sous forme de bande de longueur indéterminée. L'assemblage peut également etre réalisé par opera- tion manuelle, les pastilles ou rubans (8) enlevables ayant, alors, un faible pouvoir aggripant pour permettre, éventuellement, en cas de positionnement incorrect, la pose et la repose de la feuille supérieure. Les éléments ainsi assemblés peuvent être découpés aux formes des plaques en fonction de l'application envisagée. Par exemple, dans le cas d'utilisation pour plaques d'immatriculation automobile, l'asemblage en bande pourra être découpé à longueur fixe. On conçoit, dès lors, que sur cet assemblage on puisse procéder à des opérations de découpe des éléments l'un par rapport àl'autre, le positionnemement des pastilles ou cordons (8) étant choisi en fonction de ces découpes pour ne pas s'opposer à l'enlèvement des chutes. On peut, par exemple, procéder à une opération de découpe de la feuille adhésivée supérieure sur tout le pourtour ; l'enlèvement de la chute permet d'obtenir une plaque ayant une bordure de dimensions choisies et la feuille supérieure parfaitement positionnée sur le support de fond (figure 4).Le produit ainsi réalisé peut être stocké én attendant l'opération de marquage puisqu'il conservera sa valeur d'adhésivité à l'état latent initial, avec son potentiel d'utilisation en opération de marquage durant le temps de réaction choisi à l'origine, par exemple 24 heures. Pour faciliter l'opération de marquage, on constitue deux points d'attache ou charnière (9) à l'aide de pastilles adhésives enlevables qui font office de charnières et permettent de soulever la feuille supérieure (1), de retirer le support anti-adhérent (4) et de repositionner exactement cette feuille supérieure sur son support définitif (figure 4). Cette charnière peut également être réalisée en continu, par déroulement d'un ruban adhésif enlevable sur l'un des bords et en recouvrant légèrement la feuille supérieure. Cette présentation en continu, en plus de son incidence sur le prix de revient, permet de mettre à la disposition de l'utilisateur final, un produit pret à être marqué. L'enlèvement de la charnière après l'opération de marquage étant relativement aisée, la surface de contact du ruban (9) permettant de choisir un adhésif très peu agressif. Dans les applications pour l'immatriculation automo bile, les plaques sont la plupart du temps réalisées en aluminium, d'épaisseur 1 à 1,5 mm et d'un coût élevé. Le procédé, objet de l'invention, permet de réduire les coûts et de rendre l'immatriculation des automobiles inamovibles. A cet effet, on choisit pour l'assemblage des feuilles de matériaux résistant à l'exposition extérieure et revetus ou colorés dans les teintes règlementaires. Ces feuilles, qui peuvent être très minces, par exemple 15/100 de mm pour la feuille support (3), lO/lOO de mm pour la feuille supérieure (1). La feuille-support comporte, à sa face inférieure, un adhésif (6) de très forte cohésion immédiate. Cet adhésif est muni d'un protecteur anti-adhérent (7). Cet ensemble peut être traité et présenté comme décrit précédemment ; l'opération de marquage étant effectuée, il suffit de retirer le protecteur (7) anti-adhérent et d'appliquer ce complexe sur le véhicule. L'enlèvement de ce complexez ne peut alors être efrec- tué qu'en procèdant à des efforts qui endommageront les feuilles et qui rendent la réutilisation de l'immatriculation impossible. On peut aussi appliquer le complexe sur une ébauche en matériau moins onéreux que l'aluminium, par exemple : en tôle laquées ou en matière plastique ce qui permet d'obtenir un prix de revient inférieur au prix des produits couramment commercialisés. Dans cet esprit, on pourra utiliser des matériaux tels que métal, papier, carton, matière plastique ou en combinaison quelconque de ces matériaux en nature, dimensions, épaisseur, sans sortir du cadre de la présente invention. On peut remarquer que les bordures de la plaque 3, sous forme d'ébauche peuvent etre en relief et que la feuille l peut être positionnée dans le fond ainsi réalisé en s'ajustant contre la bordure. Elle est alors encastrée et protégée durant les opérations de manutention qui pourraient l'endommager et rayer le revêtement apparent. REVENDICATIONS 10/ Procédé de fabrication de plaques de signalisation d'immatriculation ou de décoration constituées par l'assemblage face contre face de plaques ou feuilles et de teintes différentes à l'aide d'un adhésif ayant une affinité particulière pour l'une des deux plaques de façon à ne pas rester sur l'autre plaque lors de la séparation avec cette autre plaque, puis le découpage de motifs sur la plaque extérieure seule, et enfin l'élimination des parties voulues du motif en laissant apparaître la plaque sous jacente exempte d'adhésif, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on prévoit un moyen retardant l'action de 11 adhésif à volonté et permettant, au moment voulu, de déclencher cette action en provoquant une action progressive d'adhérence pendant un temps déterminé, ce temps étant suffisant pour permettre le façonnage des plaques au cours duquel on peut. décoller certaines parties découpées d'une plaque en laissant apparaître les parties correspondantes, non découpées, de l'autre plaque. 20/ Procédé de fabrication de plaques de signalisation d'immatriculation ou de décoration, tel que défir.i dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que l'une des plaques est enduite d'un adhésif à faible pouvoir d'adhésion initiale et à pouvoir d'adhésion finale plus élevé protégé provisoirement par une feuille de protection amovible qui, enlevée, permet de développer le pouvoir adhérent de l'adhésif aussitôt que ladite plaque est appliquée sur une face de l'autre plaque. 3"/ Plaques préparées et fabriquées par l'un ou l'autre des procédés définis dans la revendication 1 ou la re vendication 2. 4e/ Plaques, telles que définies dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é e s par le fait qu'on combine, par une liaison provisoire, un ensemble, a) d'une plaque revêtue d'enduit adhésif à faible pouvoir d'adhésion initiale et à pouvoir d'adhésion finale exceptionnellement élevée, cette évolution dans l'adhésivité étant causée par la réaction de mise en place sur un support adhérent (3), ledit enduit étan protégé par une feuille amovible, b) avec au moins une autre plaque. 50/ Plaques, telles que définies dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la liaison provisoire des deux plaques se fait par des pastilles ou cordons peu adhésifs. 60/ Plaques, telles que définies dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la liaison provisoire des deux plaques se fait par des charnières peu adhésives constituées dlun ruban collé sur la tranche de l'assemblage des deux plaques. 70/ Plaques, telles que définies dans llune quelconque des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que l'adhésif est une solution multipolymère de réslne acrylique dans laquelle on mélange des agents;.réticulants. 80/ Plaques, telles que définies dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é e s par le fait que les agents réticulants sont des isocyanates polymérisés. 90/ Plaques, telles que défines dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é e s par le fait que les agents réticu- lants sont des résines isocyanaves époxydes, mélamine et urée.