La présente invention se rapporte à la fabrication de tubes et a notamment pour objets un procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin et un laminoir pour la mise en oeuvre de ce procédé. A l'heure actuelle, les tubes sont généralement laminés dans des laminoirs à cylindres et à galets équipés de cages mobiles. De nouvelles tendances dans le perfectionnement des laminoirs et des procédés de laminage à froid des tubes se manifestent dans les techniques de fabrication de tubes : la longueur du foyer de déformation augmente, on fait appel à des cylindres de dimensions réduites, aux laminoirs à marche toujours plus rapide, au laminage à chaud et en plusieurs lignes, on procède au perfectionnement du calibrage des outils et de la technologie de préparation de l'ébauche de départ. Dans la fabrication de tubes, l'augmentation du nombre de courses effectuées par les cages de travail dans les laminoirs à froid se fait grâce à la diminution du poids des cages de travail et grâce à l'équilibrage des masses se trouvant en mouvement de va-et-vient. Cependant, la réduction du poids de la cage de travail fait que le système (cylindrecoussinets-empoise) bâti de la cage de travail devient moins rigide, ce qui rend les dimensions des tubes laminés sensiblement moins précises et la qualité de leur surface moins bonne. De plus, le recours aux cages de travail allégées ne permet pas aux laminoirs d'augmenter leur productivité en raison de leur faible rigidité qui impose des forces de laminage plus faibles et, par conséquent, des taux de réduction de l'ébauche et des rendements du laminoir moins importants. Une certaine augmentation du nombre de courses allerretour de la cage de travail peut être obtenue en utilisant des dispositifs d'équilibrage de divers types : pneumatiques, par contrepoids, à ressort, etc. Par ailleurs, l'équilibrage des masses se trouvant en mouvement complique la conception du laminoir, augmente ses cotes d'encombrement et rend plus sévères les exigences en ce qui concerne la précision de fabrication et le montage des ensembles rapides. Ces derniers temps, en vue d'accrortre le rendement des laminoirs à froid destinés à la fabrication de tubes, on emploie des cages modernisées prévues pour le laminage des tubes en deux lignes. Ces cages se distinguent par leur poids élevé et, par conséquent, ne fonctionnent qu'avec un nombre réduit de courses ou exigent l'utilisation d'un mécanisme d'équilibrage très encombrant. Les laminoirs à galets, destinés à la fabrication des tubes à froid, sont également largement utilisés pour la fabrication des tubes à parois très minces. A la différence des laminoirs à froid où le laminage des tubes se fait par des cylindres, dans ces laminoirs à galets la déformation d'un tube se trouvant sur un mandrin cylindrique s'effectue à l'aide de galets à calibre ayant un rayon constant,- égal au rayon du tube fini. Pour le laminage à galets, la course de la cage de travail est de 1,8 à 2,0 fois plus longue que celle du galet, c'est-à-dire plus grande que la longueur de la portion laminée du tube, ce qui entrain des efforts dynamiques importants, qui sont transmis à l'actionneur. L'étirage total dans les laminoirs pour la fabrication de tubes à froid atteint rarement une valeur triple, étant donné que de façon générale, le tube est réduit en épaisseur de parois et très peu en diamètre. L'expérience accumulée dans l'exploitation des laminoirs à galets a démontré que l'augmentation de l'avance et de la déformation totale en une seule passe rend moins bonne la qualité de la surface des tubes et affecte la précision de leurs dimensions géométriques, ce qui se manifeste par l'apparition de facettes, par une épaisseur irrégulière des parois dans le sens transversal, et d'autres défauts. L'analyse des laminoirs existants et de la technologie du laminage à froid des tubes témoigne du fait que la qualité de la surface et la précision des dimensions géométriques des tubes s'améliorent avec la croissance de la rigidité de la cage de travail et du système de cylindres du laminoir, et que le rendement des trains de laminage accuse une progression quand le poids de leurs parties effectuant un mouvement de va-et-vient devient plus faible. Toutefois, la diminution du poids de la partie mobile de la cage conduit à une diminution de sa rigidité, ce qui ne permet pas d'accroître l'étirage et d'améliorer la précision des dimensions des tubes. On connaît aussi un laminoir dans lequel le laminage périodique à froid des tubes se fait à l'aide de cylindres qui ne se déplacent pas (brevet anglais nO 1 149 822, Cl B3M). Ce laminoir comprend une cage fixe qui abrite deux cylindres. Dans ce laminoir, la tige du mandrin intérieur est solidaire du mandrin, qui est raccordé à son tour à un chariot par l'intermédiaire d'un ressort. Dans ce laminoir de type connu, le mécanisme déplaçant le chariot est réalisé sous forme d'un tambour à cames ayant une rainure en forme de boucle. Cette rainure reçoit une saillie solidaire du corps du. chariot. Le laminoir utilise un long mandrin intérieur cylindrique. L'avance de l'ébauche dans ce laminoir se fait par une vis coopérant avec le corps du mécanisme de déplacement du chariot dans lequel est fixé le tambour. Lors de l'avance, le corps du mécanisme se déplace vers la cage. La même vis est utilisée pour faire reculer la tige. Le laminoir ne permet pas de laminer les tubes en réduisant leur diamètre intérieur de 1,5 à 3 fois. Si l'on veut procéder au réajustage de ce-laminoir, il est nécessaire de remplacer le tambour. Avec ce laminoir on doit faire avancer l'ébauche tout en avançant tout le mécanisme de déplacement du tube, ce qui conduit à une augmentation des charges dynamiques s'exerçant sur l'actionneur. Vu le fait que ledit laminoir n'a pas de mécanisme de rotation du tube fini, il s'avère impossible de laminer deux ébauches avec le même mandrin intérieur, car on n'arrive pas à faire tourner le tube fini qui n'est pas serré dans le mandrin et qui ne coopère qu'avec les cylindres, le mandrin intérieur et l'ébauche suivante. On s'est proposé de créer un procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin présentant des régimes de laminage et un laminoir ayant des liaisons cinématiques du mécanisme d'avance de l'ébauche et de sa rotation, du mécanisme de déplacement de va-et-vient du chariot et du mécanisme de rotation du tube, qui permettraient d'augmenter la rapidité du laminoir de réaliser le laminage des tubes à partir de matériaux différents, y compris des alliages difficilement déformables tels que, par exemple, le zirconium, le molybdène, le titane, le niobium et autres, en utilisant des régimes technologiques progressifs. La solution consiste en ce que, dans le procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin dans une cage fixe à cylindres qui tournent de façon continue et ont un profil curviligne de la partie active des cannelures, du type dans lequel le déplacement de 11 ébauche avec le mandrin intérieur en avant dans la direction de laminage s'accompagne en meme temps de sa rotation autour de l'axe longitudinal et de l'avance d'une portion de l'ébauche dans les cylindres,et ensuite, au cours du déplacement en arrière de l'ébauche avec le mandrin intérieur, la portion de l'ébauche sur ce mandrin est réduite, selon l'invention, lors du déplacement de l'ébauche avec le mandrin intérieur en avant, l'ébauche est décalée par rapport au mandrin intérieur dans le meme sens à la valeur de l'avance de la portion de ébauche dans les cylindres, tandis qu'ensuite le déplacement de l'ébauche avec le mandrin intérieur en arrière se fait à une vitesse proche en fait de la vitesse circonférentielle des cylindres de travail au moment du début de la réduction. Le procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin, objet de l'invention, permet à l'ébauche d'éviter les chocs portés par les cylindres lors de la prise de l'ébauche, d'abaisser les charges dynamiques apparaissant dans le laminoir, d'assurer une avance stable de l'ébauche et de réaliser le laminage de tubes de haute qualité en matériaux différents, y compris ceux en métaux et alliages difficilement déformables, en diminuant simultanément le diamètre intérieur de 1'ébauche d'une valeur de 10 à 60%, et l'épaisseur de la paroi, de 10 à 90%. Pour la mise en oeuvre dudit procédé on fait appel à un laminoir du type comportant une cage fixe équipée de cylindres de travail tournant de façon continue sous l'action d'un actionneur principal, un mécanisme d'avance et de rotation de l'ébauche, et un mandrin pour le serrage de l'ébauche, liés cinématiquement entre eux et à l'actionneur principal, ledit mandrin ayant des écrous coaxiaux associés à une vis d'avance montée avec la tige porte-mandrin dans un chariot dont le mécanisme de déplacement de va-et-vient est relié cinématiquement par ses manivelles menées et menantes à l'actionneur principal avec lequel est accouplé cinématiquement un mécanisme de rotation du tube abritant dans son corps des pinces de fixation du tube, ledit laminoir étant caractérisé, selon l'invention, en ce que dans le mécanisme d'avance et de rotation de l'ébauche, les arbres d'avance et de rotation sont réalisés creux et ont des orifices à profil transversal de forme autre que ronde afin de pouvoir disposer d'une façon coaxiale dans lesdits orifices, respectivement, la vis d'avance et la tige porte-mandrin dont les sections transversales correspondent au profil transversal des orifices ménagés dans les arbres pour qu'elles puissent tourner de concert avec lesdits arbres et se déplacer axialement par rapport à ces arbres, tandis que dans le mécanisme de déplacement de va-et-vient du chariot les axes de rotation des manivelles menante et menée sont décalés l'un par rapport à l'autre. Cette solution technique permet à la vis d'avance et à la tige porte-mandrin de réaliser simultanément la rotation autour de leurs axes et le déplacement longitudinal par rapport au mécanisme d'avance et de rotation de l'ébauche. De plus, cette solution technique permet à l'ébauche d'éviter les chocs portés par les cylindres, d'abaisser les charges dynamiques apparaissant dans le laminoir, d'assurer une avance stable de l'ébauche et d'accroitre le nombre de ses passes par minute, aussi bien que d'effectuer rapidement les mises au point et le réajustage du laminoir. Dans le mécanisme de rotation du tube, il est avantageux que les pinces de fixation du tube soient montées dans le corps de façon à pouvoir se déplacer élastiquement avec le tube le long de l'axe de laminage. Cette solution technique permet d'éviter les déplacements axiaux intempestifs de l'ébauche partiellement laminée au moment du laminage de la jonction, et assure par conséquent une avance très stable. Dans l'exposé qui suit, l'invention est expliquée par la description d'un exemple de réalisation non limitatif, version à deux lignes et par des dessins annexés, dans lesquels: - les figures 1 à 3 représentent des schémas de disposition des cylindres de travail et de l'ébauche sur son mandrin intérieur aux différentes étapes du laminage réalisé suivant le procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin conforme à l'invention - la figure 4 représente un diagramme de mouvement de l'ébauche lors de la mise en oeuvre du procédé dé laminage de tubes à pas de pèlerin conforme à l'invention - la figure 5 représente une vue d'ensemble d'un laminoir à pas de pèlerin pour la fabrication de tubes, réalisé conformément, à l'invention (vue du côté où s'effectue le service du laminoir) - la figure 6 représente une vue dten haut de l'ensemble de la figure 5 - la figure 7 représente la chaîne cinématique du laminoir à pas de pèlerin pour la fabrication de tubes, réalisé conformément à la présente invention - la figure 8 représente le mécanisme d'avance du laminoir à pas de pèlerin pour la fabrication de tubes en coupe suivant le plan horizontal passant par les axes de rotation des tiges porte-mandrin et de la vis d'avance;; - la figure 9 représente une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure B - la figure 10 représente une coupe suivant la ligne X-X de la figure B - la figure Il représente une vue en coupe longitudinale du mécanisme de rotation du tube, faisant partie du laminoir à tubes à pas de pèlerin conforme à la présente invention - la figure 12 représente une coupe suivant la ligne XII-XII de la figure 11. Selon l'invention, le procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin dans une cage fixe 1 équipée de cylindres de travail 2 tournant de façon continue consiste en ce qui suit. L'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4 est déplacée en avant dans la direction de laminage de la valeur "1" de la portion de l'ébauche 3 subissant la réduction sous l'action des cylindres 2. En même temps on effectue la rotation de l'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4 autour de l'axe longitudinal et l'avance de la portion "m" de l'ébauche 3 dans les cylindres 2. Au cours de la course en arrière de l'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4, la portion "m" de l'ébauche 3 portée par le mandrin intérieur 4 se trouve réduite. Selon l'invention, lors du déplacement de l'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4 en avant, l'ébauche 3 est décalée par rapport au mandrin intérieur 4 dans le même sens de la valeur de l'avance de la portion "m" de l'ébauche 3 s'engageant entre les cylindres 2.Le déplacement de l'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4 en arrière se fait à une vitesse sensiblement proche de la vitesse circonférentielle des cylindres de travail 2 au moment où commence la réduction. Il devient donc possible d'éviter les chocs au moment où les cylindres de travail 2 touchent l'ébauche 3 pour l'entraîner. La réduction permet d'obtenir simultanément une diminution de l'épaisseur de la paroi de l'ébauche 3, allant de 10 à 90% de l'épaisseur initiale de la paroi, et une diminution du diamètre intérieur de 10 à 60% du diamètre initial. La réduction de l'ébauche 3 est réalisée sur un mandrin 4 de section variable. La valeur de la réduction de l'ébauche 3 est fonction des cotes de la cannelure des cylindres 2 et des cotes du mandrin intérieur 4. Les dimensions transversales de la cannelure et du mandrin intérieur 4 au début de la portion "l" en cours de réduction correspondent aux dimensions transversales de l'ébauche 3, tandis qu'à la fin de la portion laminée elles correspondent aux dimensions dutube fini. C'est ainsi que les dimensions transversales de la cannelure et du mandrin 4 varient d'une valeur maximale au début du tronçon actif de la cannelure jusqu'à une valeur minimale à la fin dudit tronçon. Le profil longitudinal de la cannelure des cylindres de travail2 suit une courbe qui est calculée à partir de la dimension transversale de l'ébauche 3 et de la dimension du tube fini en tenant compte de l'écrouissage du matériau de l'ébauche 3. Le profil du mandrin intérieur est déterminé d'après la formule suivante et le profil de la cannelure des cylindres de travail est défini par l'expression où K1, K2 sont les taux d'écrouissage du métal laminé, x, la distance séparant le début de la cannelure et la fin de la section calculée, D,, le diamètre intérieur de l'ébauche (3), R, le rayon de la cannelure à la distance "x", D, le diamètre du mandrin intérieur (4) à la distance "x", D1, le diamètre intérieur du tube fini, t,, l'épaisseur de la paroi de l'ébauche (3), t1 l'épaisseur de la paroi du tube fini. Après la course en arrière de l'ébauche 3 avec le mandrin intérieur 4, ceux-ci sont déplacés en avant, et on répète ces cycles de laminage jusqu'à l'obtention d'un tube fini. Le laminoir à pas de pèlerin pour la fabrication des tubes comporte une cage 1 fixe (figures 5 à 7) équipée de cylindres de travail 2 qui tournent de façon continue sous l'action du dispositif d'entrarnement principal 5. Les cylindres de travail 2 sont reliés à l'actionneur principal 5 à l'aide de broches 6. La liaison cinématique entre l'actionneur principal 5 et le mécanisme 7 d'avance et de rotation de l'ébauche 3 est assurée par l'arbre 8. L'actionneur principal 5 est lié également à un mandrin 9 prévu pour le serrage de l'ébauche 3 et ayant des écrous 10 et 11 coaxiaux séparés par un ressort 12, l'écrou 10 étant immobile dans le corps 13 (figure 8) du mandrin 9, et l'écrou 11 étant monté de façon à pouvoir se déplacer axialement sous l'action du ressort 12.Le corps 13 abrite, en plus, des broches creuses 14 munies de mandrins de serrage 15 à trois mors et de douilles 16 amovibles. Les écrous 10, 11 du mandrin 9 (figure 8) destiné au maintien des ébauches 3 sont associés à une vis d'avance 17 placée dans le chariot 19 avec les tiges porte-mandrin 18. Les douilles amovibles 16 (figure 8) coopèrent avec les tiges 18 portant les mandrins intérieurs 4 (figure 7). Le mécanisme 20 de déplacement en va-et-vient relié par des bielles 21 au chariot 19, est accouplé cinématiquement au dispositif d'entraînement principal 5 à l'aide de sa manivelle 22 menée et de sa manivelle 23 menante. La liaison du chariot 19 avec le mécanisme 7 d'avance et de rotation de l'ébauche 3 est assurée par les tiges porte-mandrin 18 et la vis d'avance 17.Les tiges porte-mandrin 18 montées dans le chariot 19 sont liées cinématiquement au mécanisme 24 de retrait (extraction) de tiges porte-mandrin 18, comportant un actionneur 25, une transmission à chaîne 26 et un bogie 27 placé dans les glissières du bâti 28. Le mécanisme 30 de rotation du tube est lié cinématiquement à l'actionneur principal 5 par l'intermédiaire d'un réducteur 29. Le mécanisme 30 de rotation du tube a un corps fixe 31 (figure 11) doté d'un gabarit réalisé sous forme de secteurs annulaires amovibles 32 qui sont immobilisés sur la surface du corps 31. Une broche creuse 34 avec des attaches sous forme de demi-bagues 35 et 36, entraînée par un pignon cylindrique 33, est installée à l'intérieur du corps 31. La demi-bague 35' est fixée à demeure dans le sens radial, tandis que la demi-bague 36 coopère par l'intermédiaire d'un poussoir 37 avec un ressort 38 qui serre une plaque 39. La plaque 39 maintient les tirants 40 (figure 12) reliés à la traverse 41 dans laquelle est placé un galet 42. Le galet 42 est en contact avec le secteur amovible 32. Dans l'alésage de la broche creuse 34, disposé suivant son axe de rotation, est disposé un ressort 43 (figure 11) coopérant avec les extrémités des demi-bagues 35 et 36 au moyen d'une douille 44, en permettant ainsi aux demi-bagues 35 et 36 de se déplacer avec la portion laminée de l'ébauche dans le corps 31 le long de l'axe de laminage. L'actionneur principal 5 est pourvu d'un moteur électrique 45 relié au réducteur 46 de la cage 1 et à un convertisseur 47 de rotation continue en rotation intermittente. Le réducteur 46 et le convertisseur 47 sont conçus d'une manière connue en soi et ne font pas l'objet de l'invention, aussi ne sont-ils pas examinés en détail dans cette description. Selon l'invention, dans le mécanisme 7 d'avance et de rotation de l'ébauche 3, les arbres de rotation 48 (figure 8) et l'arbre d'avance 49 sont creux et ont des orifices à profil transversal autre que rond, destinés à recevoir coaxialement respectivement les tiges porte-mandrin 18 et la vis d'avance 17. La vis d'avance 17 et les tiges porte-mandrin 18 (figure 9) ont une section profilée correspondant au profil transversal des orifices réalisés dans l'arbre de rotation 48 et l'arbre d'avance 49, sont fixées dans le chariot 19 et peuvent se déplacer coaxialement par rapport aux arbres 48, 49 et tourner de concert avec ces arbres. Les arbres 48 et 49 portent des pignons 51 et 50 qui sont reliés à l'arbre d'entraînement 57 par l'intermédiaire des pignons intermédiaires 53 et 52, des pignons amovibles 54 et 55 et des pignons coniques 56. L'arbre d'entraînement 57 de même que l'arbre de rotation 48, l'arbre d'avance 49, les pignons intermédiaires 52, 53 et les pignons amovibles 54 et 55, sont installés dans un corps fixe 58. Les pignons 54 et 55 amovibles sont calés respectivement sur les arbres 60 et 59 ayant des extrémités à fente portant des demi-manchons 61 et 62 dentés qui se déplacent sous l'effet d'une fourchette 63. Le demi-manchon 61 coopère avec l'arbre 64 et le demi-manchon 62 coopère avec un demi-manchon 65 calé sur l'arbre 60. Le mécanisme 20 (figure 7) de déplacement en va-et-vient du chariot 19 comprend des pignons 67 coniques reliés à l'arbre 66. Lesdits pignons 67 coniques transmettent la rotation à la manivelle 23 menante dont l'axe de rotation est décalé par rapport à l'axe de rotation de la manivelle 22 menée, ce qui donne lieu à une rotation non uniforme des pignons 68 liés cinématiquement au chariot 19 par l'intermédiaire des manivelles 69 et des bielles 21. Le fonctionnement du laminoir conforme à l'invention s'effectue comme suit. Avant de commencer le laminage on fait reculer les tiges 18 portant les mandrins 4 (figure 7) qui s'écartent de la cage 1- sous l'action du mécanisme 24 de retrait (extraction) des tiges porte-mandrin. En même temps, le mandrin 9 destiné aux ébauches 3 sort en arrière de la cage 1. Les ébauches 3 préparées pour le laminage viennent se placer dans le mandrin 9 pour y être serrées. Ensuite les tiges 18 avec les mandrins 4 reprennent leur place dans la cage 1 et les extrémités arrière des tiges porte-mandrin 18 se relient rigidement auchariot 19. Ensuite, on met en marche le système de graissage de refroidissement (n'apparaît pas sur les figures ) et le moteur électrique 45 faisant partie de l'actionneur principal 5. La rotation uniforme et continue engendrée par le moteur électrique 45 est transmise par l'intermédiaire du réducteur 46 et des broches 6 aux cylindres de travail 2 montés dans la cage 1, tandis que l'arbre 66 et les pignons 67 transmettent la rotation du moteur électrique 45 à la manivelle 23 menante du mécanisme 20 de déplacement en va-et-vient du chariot 49. La manivelle 22 menée transforme le mouvement de rotation uniforme de la manivelle 23 menante en un mouvement de rotation irrégulier. Cette rotation irrégulière est transmise à la manivelle 69 par l'intermédiaire d'un pignon 68. Les manivelles 69 assurent à l'aide des bielles 21 les mouvements de va-et-vient du chariot 19 monté dans des glissières (n'apparaissent pas sur les figures ). Les déplacements en va-et-vient du chariot 19 avec les tiges porte-mandrin 18 sont transmis au mandrin 9 par l'intermédiaire de la vis 17, des écrous 10 et 11. Les ébauches 3 étant serrées dans le mandrin 9, lesdites-ebauches et les mandrins intérieurs 4 exécutent des mouvements de va-et-vient dans le sens du laminage. Ces déplacements sont associés à la rotation des cylindres de travail 2 de façon que la fréquence des mouvements des ébauches 3 avec les mandrins intérieurs 4 soit égale au nombre de tours des cylindres de travail 2 étant donné le fait que les cylindres de travail 2 sont liés cinématiquement à leur moteur commun 45. Dans ces conditions il devient possible de réguler le mouvement en arrière de l'ébauche 3 de façon qu'au début et au cours de la réduction de cette ébauche 3 par les cylindres 2 sa vitesse de déplacement soit sensiblement proche de la vitesse circonférentielle des cylindres de travail 2, ce qui permet de préserver l'ébauche 3 contre les chocs des cylindres de travail 2, d'abaisser les charges dynamiques et d'accroître le nombre de passes par minute, ainsi que de créer dans le volume de l'ébauche 3 à déformer un état de contrainte du métal proche d'une compression de tous les côtés, et d'augmenter par conséquent le taux de réduction de l'ébauche 3, ainsi que d'exécuter rapidement les mises au point et le réajustage du laminoir. Lors du mouvement en avant du chariot 19 sur la longueur "c" de sa course utile, l'ébauche 3 tourne et, sous l'action du mécanisme 7 d'avance et de rotation de 11 ébauche 3, exécute un déplacement supplémentaire en avant correspondant à la valeur "m" d'avance de la portion de l'ébauche 3. A ce moment l'ébauche 3 se trouve décalée par rapport au mandrin intérieur 4. Le convertisseur 47 transforme la rotation-continue créée par le moteur 45 en rotation intermittente. Par l'intermédiaire de l'arbre 8 cette rotation intermittente est transmise au mécanisme 7 d'avance et de rotation de l'ébauche 3. C'est au moyen de ce mécanisme 7 que l'on obtient le décalage de l'ébauche 3 par rapport au mandrin intérieur 4. Ce décalage se fait à la valeur d'avance "m". Le fonctionnement des mécanismes faisant partie du laminoir est décrit de façon détaillée dans la suite de l'expose. Le mécanisme 7 d'avance et de rotation de l'ébauche 3 fonctionne de la manière suivante. Au cours de la déformation de l'ébauche 3, le chariot 19 (figure 7) avec les tiges porte-mandrin 18 et la vis d'avance 17 qui sont fixées dans le chariot 19, de même que le mandrin 9, se déplacent comme un seul ensemble gracie au déplacement forcé que reçoit le chariot 19 sous l'effet des bielles 21 du mécanisme 20 de déplacement en va-et-vient de l'ébauche 3. L'avance et la rotation de l'ébauche 3 se font simultanément. Pour décaler l'ébauche 3 par rapport au mandrin intérieur 4 de la valeur d'avance "m' (figure 3) lorsque l'ébauche 3 et le mandrin intérieur 4 se déplacent en avant, on effectue l'avance de l'ébauche 3 de la façon suivante. Pendant le déplacement en avant du chariot 19 (figure 7) l'arbre d'entraînement 57 (figure 8) reçoit une rotation périodique à partir du dispositif d'entraînement principal 5 (figure 6) par l'intermédiaire du convertisseur 47, et, par l'intermédiaire des pignons coniques 56 (figure 8), des pignons intermédiaires 53, des demi-manchons 65 et 62, de l'arbre 60, des pignons 54 et 55 amovibles, de l'arbre 59, des pignons intermédiaires 52, du pignon 50, de l'arbre creux 49, fait tourner la vis d'avance 17 qui, à l'aide des écrous 10 et 11, assure un déplacement supplémentaire, dans le sens du laminage, du mandrin 9 (figure 7) portant les ébauches 3. Ledit décalage des ébauches 3 par rapport aux mandrins intérieurs 4 permet d'utiliser pendant le laminage un court mandrin intérieur 4 de section variable et de réduire simultanément le diamètre intérieur des ébauches 3 de 10 à 60% du diamètre initial tout en obtenant une diminution de l'épaisseur de la paroi allant de 10 à 90% de l'épaisseur initiale de la paroi de l'ébauche. La valeur de l'avance est déterminéepar un choix approprié des pignons amovibles 54 et 55 (figure 8). L'écrou 10 est immobilisé dans l'alésage du corps 13, tandis que l'écrou Il se déplace dans les limites des jeux de l'assemblage fileté. Les jeux sont rattrapés pendant le fonction nement du matériel à l'aide d'un ressort 12. Cette conception de l'assemblage fileté permet d'éliminer les jeux dans le filetage, d'abaisser les charges dynamiques dansle système vis/écrou, de rendre stable l'avance de l'ébauche 3 et d'amliorer la fiabilité dudit ensemble. La rotation des ébauches tubulaires 3 autour des axes longitudinaux se fait à partir de l'arbre d'entraînement 57 (figure 7) par l'intermédiaire des pignons coniques 56, des pignons intermédiaires 53, des pignons 51, des arbres creux 48, par rotation des tiges porte-mandrin 18. Les tiges porte-mandrin 18 font tourner les douilles amovibles 16 fixées rigidement dans les alésages des broches creuses 14 portant les mandrins de serrage 15 à trois mors, les ébauches 3 étant fixées à l'intérieur desdits mandrins 15. Les tiges 18 des mandrins 4 (figure 7) ont sur toute leur longueur un profil transversal à facettes qui correspond au profil transversal des orifices ménagés dans les douilles amovibles 16 (figure 8).On a donc la possibilité d'effectuer la rotation des ébauches 3 autour de leurs axes longitudinaux indépendamment de la position que prend le mandrin 9 (figure7). Pendant le processus de déformation des ébauches 3, le demi-manchon 62 (figure 8) engrène avec le demi-manchon 65. Lorsqu'il est nécessaire de procéder à un déplacement rapide et continu des ébauches 3, par exemple lors du rechargement du laminoir, le demi-manchon 61 engrène avec l'arbre de déplacement rapide 64 à T'aide de la fourchette 63, tandis que le demi-manchon 62 engrène avec le demi-manchon 65 en mettant hors service la chaîne cinématique de rotation. Lors du déplacement continu des ébauches 3, le mouvement imprimé par le moteur électrique 70 (figure 7) est transmis par l'intermédiaire de l'arbre 64 (figure 8), des pignons intermédiaires 52, des pignons 50, de l'arbre creux 49, à la vis d'avance 17, qui, à l'aide des écrous 10 et 11, fait déplacer le mandrin 9 (figure 7) avec les ébauches 3 qui y sont fixées. Le sens de déplacement du mandrin 9 dépend du sens de rotation du moteur électrique 70, dont la marche est réversible. Le mécanisme 30 de rotation du tube fonctionne de la façon suivante. Le pignon cylindrique menant 33 (figure 11), lié cinématiquement à l'actionneur principal 5 (figure 7) assurant la rotation des cylindres de travail 2, met en rotation continue la broche creuse 34 (figure 11) dans laquelle sont disposés les demi-bagues de serrage 35 et 36, le poussoir 37, le ressort 38, la plaque 39, les tirants 40 (figure 12) et la traverse 41 munie de galets 42. En coopérant avec les secteurs annulaires amovibles 32 par l'intermédiaire de la traverse 41, des tirants 40, de la plaque 39 et du poussoir 37, le galet 42 comprime pendant le laminage le ressort 38 pour libérer les demi-bagues de serrage 35 et 36 en permettant ainsi le libre passage de la portion laminée de l'ébauche 3. Au cours de l'avance et de la rotation de l'ébauche 3, ie galet 42 parcourt la partie située entre les gabarits 32, en permettant ainsi au ressort 38 de serrer par l'intermédiaire poussoir 37 les demi-bagues 35, 36 autour de la portion laminée de l'ébauche 3 pour faire tourner ladite ébauche. Pendant ce temps les demi-bagues 35, 36 se déplacent élastiquement avec le tube dans l'alésage de la broche creuse 34. Le laminage de l'ébauche se poursuit jusqu'à ce que le mandrin 9 (figure 7) atteigne la cage 1. Quand le mandrin 9 -vient se placer auprès de la cage 1, on arrête l'avance en désengrenant les demi-manchons 62 et 65 (figure 8) et on met hors service le laminoir. Ensuite on procède au desserrage des ébauches 3 logées dans le mandrin 9, qui se retire de la cage 1. En même temps on fait reculer les tiges 18 avec les mandrins 4, tandis que les ébauches dont le laminage n'est pas encore terminé restent dans la cage 1. Ensuite on serre dans le mandrin 9 de nouvelles ébauches 3 lubrifiées à l'intérieur, et on fait passer de nouveaux mandrins intérieurs 4 dans la cage 1. Ensuite on remet en marche le mécanisme d'avance en mettant en prise mutuelle les demi-manchons 62 et 65, et on poursuit le laminage.A mesure que se fait l'avance, la nouvelle ébauche 3 effectue l'avance (en la poussant) de la portion non laminée de l'ébauche précédente, et pendant un certain temps l'extrémité avant de la nouvelle ébauche 3 et l'extrémité arrière de l'ébauche précédente sont laminées simultanément. Si, pendant le mouvement en avant, un jeu apparaît à l'endroit de jonction de la nouvelle ébauche 3 et de la portion non laminée de l'ébauche précédente, ledit jeu est supprimé sous l'effet du ressort 43 (figure 11). Pour pouvoir compenser l'écart entre la vitesse de déplacement du chariot 19 (figure 7) et la vitesse à laquelle le tube laminé est déplacé par les cylindres de travail 2 pendant la réduction, on fait appel à des ressorts 73 montés sur les tiges 72 (figure 8) dans les alésages du chariot 19, l'effort desdits ressorts étant réglé par les écrous 74.Dans certains cas, afin de réaliser un laminage avec tension ou avec contre-pression on met en place un seul ressort C'est ainsi que l'on arrive à obtenir une avance de valeur constante de l'ébauche 3, ce qui exerce une influence très sensible sur le régime de sa déformation et permet de laminer les extrémités de l'ébauche 3 sans les détruire, en obtenant finalement des tubes dont les dimensions sont précises suivant toute leur longueur. L'èbauche en cours de laminage est avancée par la nouvelle ébauche jusqu'à ce que le tube sorte de la cage 1. Quand le tube se trouve hors de la cage 1, il est enlevé de la goulotte 71 ( figures 5, 6) disposée en aval du mécanisme 30 de rotation du tube laminé, pour être découpé en tronçons de dimension voulue. Cela n'exclut pas le découpage du tube dans la goulotte 71. Pour le laminage des tubes selon le procédé, objet de l'invention, il est très important de déterminer correctement l'ovale du calibre formé par les cannelures des cylindres de travail 2. La valeur de l'avance peut varier entre 0,85 et 8,5 mm en fonction des matériaux utilisés et des cotes des ébauches 3. C'est ainsi, par exemple, que le laminage de tubes de 20 x 0,5 mm en acier inoxydable se fait avec une avance égale à 5mm, tandis que pour le laminage de tubes en molybdène de mêmes dimensions l'avance est de 2 mm. L'ovalité du calibre doit varier le long de la cannelure en fonction du rayon l'Rt' de la cannelure et de la valeur d'avance m. il faut que la cannelure comporte une zone de rayon constant pour le calibrage du tube en cours de laminage. De façon générale, les ébauches destinées au laminage des tubes sont obtenues par pressage, tréfilage ou laminage. On peut également employer des ébauches réalisées par moulage et usinage. Lors du laminage de tubes remplissant des fonctions d'une grande importance, il est nécessaire de veiller à la qualité et à la température du liquide de refroidissement et de lubrification. Le procédé et le laminoir, objets de l'invention, réalisent en une passe sur les cylindres une réduction maximale de l'ébauche à la fois en diamètre intérieur et en épaisseur de paroi, en permettant donc d'améliorer sensiblement le rendement du laminoir pour laminage à pas de pèlerin de tubes en matériaux et alliages difficilement déformables, en comparaison des laminoirs à pas de pèlerin existants à cylindres ou à galets fonctionnant suivant les procédés de types connus. Quant à la qualité des tubes obtenus par laminage sur le laminoir conforme à l'invention, et suivant le procédé, objet de l'invention, les contrôles effectués ont démontré que ces tubes répondent aux exigences concernant les propriétés mécaniques et la structure du métal. Le laminoir a été utilisé pour le laminage de tubes en zirconium, en acier inoxydable et en d'autres matériaux conformément au procédé, objet de l'invention. Les dimensions des tubes réalisés étaient les suivantes : 13 x 0,8 mm, 10 x 0,5 mm, 10 x 0,3 mm, 7 x 2,5 mm, etc. Les tubes de 10 x 0,5 mm ont été obtenus à partir d'une ébauche en zirconium dont les dimensions étaient de 22 x 3 mm. Lors du contrôle de ces tubes on s'est surtout intéressé à la structure du métal et plus précisément à l'orientation des inclusions constituées par des hydrures. On n'a pas décelé de- défauts sur lessurfaces intérieure et extérieure des tubes. La précision des tubes en diamètre était de + 0,3%, et en épaisseur de paroi, de + 2%. Le tauxi réduction des tubes en acier inoxydable a atteint 95% en épaisseur de la paroi. Ces tubes se distinguaient par une haute précision et par une bonne qualité de surface. La qualité de la structure et des propriétés mécaniques du métal des tubes dépend du taux de réduction. A la suite de nombreux contrôles on a pu constater que la qualité des tubes, en ce qui concerne la structure et les propriétés mécaniques du métal aussi bien que la précision des dimensions satisfaisaient à des exigences élevées, quand l'ébauche était réduite en diamètre et en épaisseur de paroi d'une valeur égale au moins à 10% et quand l'ébauche était réduite en diamètre intérieur d'une valeur ne dépassant pas 60%, et en épaisseur de paroi, d'une valeur ne dépassant pas 90%. Les tubes obtenus à partir d'ébauches réduites par réduction de valeur supérieure à celles indiquées ci-dessus présentaient une qualité insuffisante. Lors des essais à l'échelle industrielle une attention particulière a été accordée au contrôle des tubes dont les ma tiaux sort susceptibles de rupture fragile sous l'effet d'une réduction élevée. il a été établi qu'avec le train de laminage faisant l'objet de la présente invention on peut fabriquer des tubes en de tels matériaux en procédant à un dégrossissage élevé des ébauches sans les détruire. Cette constatation témoigne du fait que les conditions de déformation du métal qui se créent dans ce laminoir contribuent à l'augmentation de la plasticité technologique. La réduction élevée permet de renoncer aux traitements thermiques intermédiaires et à quelques autres opérations qui sont nécessaires quand le laminage du tube se fait avec une réduction moins importante en plusieurs passes. Les tubes en zirconium obtenus par le procédé de laminage conforme à la présente invention présentaient, grâce à une forte réduction, une orientation tangentielle élevée des hydrures, ce qui est très important étant donné que ces tubes font preuve d'une stabilité améliorée quand ils sont utilisés dans les réacteurs nucléaires et d'autres installations analogues. De bons résultats ont été obtenus lors du laminage de tubes à parois épaisses qui sont réduits principalement en diamètre. Les tubes obtenus avaient une très bonne surface intérieure. La conception du laminoir, objet de l'invention, permet d'automatiser son fonctionnement de façon simple et sûre. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisatien décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de laminage de tubes à pas de pèlerin dans une cage fixe à cylindres à rotation continue dont la partie active des cannelures a un profil longitudinal curviligne, du type dans lequel le déplacement en avant, dans le sens de laminage, de l'ébauche à laminer et du mandrin sur lequel elle est engagée, ou mandrin intérieur, s'accompagne de leur rotation autour de leur axe longitudinal et d'un mouvement d'avance d'une partie de l'ébauche entre les cylindres, et ensuite, au cours du déplacement en arrière de l'ébauche avec ledit mandrin intérieur, la partie de l'ébauche se trouvant sur ledit mandrin est soumise à une réduction, caractérisé en ce que lors du déplacement en avant de l'ébauche à laminer et du mandrin intérieur, I'ébaùzhe est décalée par rapport à ce dernier dans le même sens et d'une valeur correspondant à celle de l'avance de l'ébauche entre les cylindres, et qu'ensuite le déplacement de l'ébauche et du mandrin intérieur en arrière se fait à une vitesse sensiblement proche de la vitesse circonférentielle des cylindres de travail au moment du début de la réduction. 2. Laminoir pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, du type comportant une cage fixe équipée de cylindres de travail entraînés en rotation continue par une commande principale, un mécanisme d'avance et de rotation de l'ébauche à laminer et un mandrin de serrage de l'ébauche- reliés cinématiquement entre eux et à ladite commande principale, ledit mandrin de serrage comportant des écrous disposés coaxialement et associés à une vis d'avance, monté avec une tige porte-mandrin dans un chariot dont le mécanisme de déplacement en va-et-vient est lié cinématiquement par une manivelle menée et une manivelle menante à ladite commande principale, à laquelle est aussi lié cinématiquement un mécanisme assurant la rotation du tube à laminer et dans le corps duquel sont montées des pinces de fixation dudit tube, caractérisé en ce que dans le mécanisme d'avance et de rotation de l'ébauche, l'arbre d'avance et l'arbre de rotation de celle-ci sont réalisés creux et comportent des orifices à profil transversal de forme autre que ronde pour recevoir respectivement et coaxialement une vis d'avance et une tige porte-mandrin dont les formes de section transversale correspondent à celle du profil transversal desdits orifices desdits arbres pour qu'elles puissent tourner conjointement avec lesdits arbres et se déplacer axialement par rapport à ces arbres, et en ce que dans le mécanisme de déplacement en va-et-vient du chariot les axes de rotation des manivelles menée et menante sont décalés l'un par rapport à l'autre. 3. Laminoir suivant la revendication 2, caractérisé en ce que dans le mécanisme de rotation du tube, les pinces de fixation de ce dernier sont montées de telle façon dans le corps de ce mécanisme, qu'elles peuvent se déplacer élastiquement avec ledit tube le long de l'axe de laminage. 4. Tubes, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par laminage conformément au procédé faisant l'objet de la revendication 1.