La présente invention se rapporte aux machines tournantes et trouve une application de choix dans les centrifugeuses fonctionnant en continu. Au brevet français 1 124 210, on décrit une machine tournante, comprenant deux rotors concentriques, synchrones, entre lesquels se développe un couple de torsion variable. Un organe élastique est intercalé entre les deux rotors et est sollicité en torsion par ceux-ci. Cet organe transforme la variation de couple en un écart angulaire entre les rotors. Un mécanisme commande, en réponse à cet écart angulaire, des moyens pour s'oppose à la variation du couple. Le mécanisme est sujet à une usure rapide, en particulier quand la machine tournante est utilisée dans une centrifugeuse où les battements du couple sont très rapides. L'invention pallie cet inconvénient par une machine tournante comprenant deux rotors concentriques, synchrones, entre lesquels se développe un couple de torsion variable, un organe élastique, intercalé entre les deux rotors et sollicité en torsion par ceux-ci, qui transforme la variation de couple en un écart angulaire entre les rotors, et deux éléments conjugués, solidaires respectivement des rotors et qui, en réponse à cet écart angulaire, commandent des moyens pour s'opposer à la variation du couple, caractérisée en ce que l'un au plus des éléments pousse l'autre. Il n'y a donc plus de réaction par rapport à l'un des éléments de l'autre élément qui cède sous le choc le plus fort et se déplace alors hors de portée de chocs moindres qui lui succèdent. Or c'est cette force de réaction qui était responsable principalement de l'usure, en raison du fait que les battements du couple de torsion se traduisent par autant de chocs entre les éléments, ces chocs pouvant être de plusieurs milliers par minute. Suivant une variante préférée, les éléments ne viennent pas en contact l'un avec l'autre et excitent un détecteur de leur présence qui ne se déclenche que lorsqu'ils passent simultanément devant lui. Tout choc, et donc toute usure en résultant, entre les éléments, est exclu. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple les figures 1 et 2 sont des vues en perspective de de deux variantes de machine tournante suivant l'invention. La figure 3 est une vue en coupe axiale d'une autre variante, et la figure 4 est une vue développée d'une partie de la machine de la figure 3. Les machines des figures 1 et 2 comprennent deux rotors 1 et 2 entraînés en rotation à la même vitesse. Un anneau 3 en élastomère est monté coaxialement à frottement entre les rotors 1 et 2 et est sollicité en torsion par ceux-ci. A la figure 1 , un élément 4 actif, par exemple magnétique, apte à réfléchir la lumière ou autre, est fixé à la face latérale du rotor 1, tandis qu'un élément 5 actif, semblable est fixé à celle du rotor 2. L'élément 5 est décalé angulairement par rapport à l'élément 3 lorsque le couple entre les rotors 1 et 2 est inférieur à une valeur donnée. Les éléments 4 et 5 deviennent alignés lorsque le couple atteint un certain seuil. En regard des éléments 4 et 5 est disposé un détecteur 6, qui n'est excité que s'il détecte simultanément les deux éléments 4 et 5, donc uniquement quand ceux-ci sont alignés. Ce détecteur 6 commande des moyens N pour faire diminuer le couple. A la figure 2, les élements 4 et 5 sont en bout, ainsi que le détecteur 6. I1 n'y a donc plus d'usure, puisqu'il n'y a plus aucun contact entre les éléments 4, 5 entre eux ou entre les éléments 4, 5 et le détecteur 6. Aux figures 3 et 4, les éléments 4,5 sont, comme à la figure 2, portés par les faces latérales des rotors. La position angulaire de l'élément 5 peut être modifiée en dévissant, et en revissant après déplacement,une vis 7 le rendant solidaire du rotor 2. Le détecteur n'est pas représenté. Un poussoir 8 est solidaire de la face latérale du rotor 1. Un doigt 9 éjectable, par un ressort 10 , d'un logement 11 ménagé dans le rotor 2, y est retenu par une plaquette 12, dont l'une des ailes 13 ferme l'ouverture du logement 11. La plaquette 12 est montée pivotante par une vis 14 lui permettant de tourner dans son plan et de libérer l'ouverture du logement 11. L'autre aile 15 est sur le trajet du poussoir 8. Lorsque, le couple dépassant un seuil donné, le poussoir 8 pousse l'aile 15. La plaquette 12 pivote autour de la vis 14. L'aile 13 dégage l'ouverture. Le doigt 9 vient couper un fusible. La machine s'arrête. Comme la plaquette 12 cède sous la poussée du poussoir 8, l'usure est réduite au minimum. La plaquette reste en la position extreme, correspondant au couple le plus grand, donc au rapprochement angulaire du poussoir 8 et de la plaquette 12, encore admissible, qui s'est produit en cours de fonctionnement. La plaquette 12, qui ne revient pas à la position de départ, n'est pas soumise à des chocs incessants. Les éléments 4,5 et le détecteur servent à corriger le couple, les pièces 8 à 15 à le limiter. REVENDICATIONS 1. Machine tournante comprenant deux rotors (1,2) concentriques, synchrones, entre lesquels se développe un couple de torsion variable, un organe (3) élastique, intercalé entre les deux rotors (1,2) et sollicité en torsion par ceux-ci, qui transforme la variation de couple en un écart angulaire entre les rotors, et deux éléments (4,5) conjugués, solidaires respectivement des rotors et qui, en réponse à cet écart angulaire, commandent des moyens pour s'opposer à la variation du couple, caractérisée en ce que l'un au plus des éléments pousse l'autre. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments ne viennent pas en contact l'un avec l'autre et excitent un détecteur de leur présence qui ne se déclenche que lorsqu'ils passent simultanément devant lui. 3. Machine suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée par un mécanisme pour modifier l'écart angulaire à un couple de torsion donné de l'organe élastique.