La présente invention se rapporte à un procédé et à une installation pour le traitement humide, le foulonnage et/ou le pétrissage de bandes textiles étendues, notamment de tissus et d'articles de bonneterie. 5 Lors du lavage de bandes textiles étendues, non seulement il importe d'obtenir une action de nettoyage, mais également on souhaite en général que la matière ait un bon corps et présente de bonne qualités de contraction ou de rétrécissement. Le corps de la matière joue un grand rôle, essentiellement pour les tis-10 Sus en laine et les tissus mixtes de laine. On obtient un bon corps par l'opération dite de -pétrissage ou de foulage de la bande textile. Dans les machines à laver connues, le pétrissage n'est toutefois atteint que de manière très incomplète, par l'exprimage. Dans une machine à laver connue, on dépose pour 15 cette raison la matière sous forme repliée sur une glissière et on la traite avec des maillets. Bien que l'action mécanique soit très grande, le corps de la matière laisse encore toujours à désirer. Il est très difficile, conformément aux conditions ou à la structure de la matière, d'exécuter l'opération de lavage 20 dans des machines de manière telle que les conditions demandées sont respectées. Parallèlement au compactage et au nettoyage, on désire également obtenir une bonne détente de la bande textile. La présente invention vise à créer un moyen permettant, selon la matière traitée, d'obtenir un corps, un nettoyage et 25 une détente qui peuvent être modifiés dans de larges limites. C'est ainsi par exemple que pour des tissus en laine, il faut obtenir un bon corps de la matière^et une bonne détente. L'action de nettoyage est ici d'une importance secondaire- Pour les tissus et articles de bonneterie à base de polyesters, la proportion de 30 poussière est élevée, en raison de la charge électrostatique. Ici Ici, c'est le nettoyage et la détente ou la contraction qui jouent un grand rôle. La durée du traitement exerce également une certaine incidence sur le corps de tissu enlaine . Cette durée devrait être d'au moins quelques minutes et parfois même de plus 35 de 20 minutes. A une si grande durée de séjour s'oppose toutefois le fait que, pour avoir un rendement élevé, il y a lieu de travailler à des vitesses d'avance relativement élevées. Il est dès lors nécessaire de créer une possibilité permettant de 7012617 2 2038323 varier dans de larges limites tant la durée du séjour que la vitesse d'avancement de la matière. Conformément à l'invention, les conditions susmentionnées peuvent être satisfaites d'une manière étonnamment simple par le 5 fait que la bande textile, à l'état replié, est foulonnée en continu et que cette bande, à l'état toujours replié, est guidée à travers un bain de liquide, au moyen d'un tambour perforé oscillant parcouru par le liquide et est, dans une cuvette, traitée mécaniquement sous une pression variable, tout en étant 10 parcourue par le liquide de. traitement. Grâce à un tel traitement combiné, on peut obtenir une bonne action de nettoyage et également un bon corps, ainsi qu'une bonne détente de la bande textile, avec une durée de traitement suffisante. On obtient une adaptation particulièrement bonne aux dif-15 férents types de matières et au genre de traitement nécessaire si l'on subdivise le traitement en plusieurs phases et si, au cours de ces phases, on exécute le traitement avec un foulonnage une fréquence de pression et/ou une intensité de courant variables, la bande étant dépliée entre les différentes phases de traitement 20 et étant repliée à nouveau. Le fait de déplier la bande et de la replier, est particulièrement important, parce qu'on évite ainsi la rupture de la bande aux endroits des plis. Grâce à la répétition de l'opération de pliage, les plis sont déplacés. De ce fait, le traitement est uniformisé. Il est également possible et favo-25 rable, lors d'un traitement en plusieurs phases, de faire agir conformément au déroulement technologique, sur la bande textile, des liquides de traitement différents et d'appliquer des températures de traitement différentes dans les différentes phases de traitement. Le traitement susmentionné peut être exécuté en dis-30 continu, il suffit de coudre l'une à l'autre les extrémités de la bande textile, de telle sorte que l'on obtient une bande sans fin. Dans ce cas, les différentes phases de traitement peuvent être exécutées dans une seule unité, l'une après l'autre. Une telle installation est utile en particulier polur des productions 35 de faible ampleur et est également favorable sous 1;angle du prix de revient, étant donné qu'une seule unité est alors suffisante. Pour des productions plus importantes, il est toutefois plus avantageux de faire passer la bande textile en continu par plusieurs unités où sont exécutées les différentes phases de 7012617 3 2038323 traitement. On peut alors inclure l'opération de séchage par la mise en place, à la fin du train d'unités, d'un sécheur approprié, par exemple d'un sécheur à tambous perforés.Les différentes unités qui forment chacune une phase de traitement peuvent fonction-5 ner avec des liquides de traitement complètement isolés l'un de l'autre oub bien il est également possible de réaliser, par exemple sur la base du principe des contre-courants, un échange de liquides dans les différentes unités. L'installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant 10 l'invention doit comporter au moins un réservoir de liquide dans lequel est disposé un tambour perforé parcouru par le liquide de traitement. Conformément à l'invention, une cuvette perméable aux liquides sera associée à ce tambour perforé dans le réservoir de liquide, cuvette qui, conjointement avec le tambour perforé, 15 forme un canal de foulonnage, et le tambour perforé sera monté, par exemple au moyen -de disques à excentrique, et entraîné de manière telle qu'il exécute un mouvement oscillant pour exercer sur la bande pliée une pression variable dans le canal de foulonnage. Au surplus, l'installation sera dotée d'un disposi-20 fcif pour le pliage de' la bande à l'entrée du canal de foulonnage et d'un autre dispositif pour défaire les plis de la bande à l'extrémité du canal de foulonnage. Pour éviter, même dans le cas d'accumulation de matière, un endommagement de l'installation ou de ses parties, il est 25 proposé de monter élastiquement la cuvette et/ou le tambour perforé. Il est favorable de monter le tambour perforé au moyen de leviers de manière telle que ce tambour perforé, non seulement est monté élastiquement, mais qu'en même temps, au moins une partie de son poids agit sur la matière. A l'installation 30 sera en outre associé un dispositif à pompes, qui établit une circulation de liquide au travers la cuvette, la bande textile et le tambour perforé, la vitesse de la pompe étant réglable. En outre, le mécanisme d'entraînement à excentrique pour le tambour perforé doit être réglable et doit être indépendant 35 du mécanisme d'entraînement rotatif du tambour perforé. Au surplus, la vitesse de rotation de tambour perforé doit pouvoir être réglable dans de larges limites, conformément à l'action de foulonnage désirée. Ce résultat peut per exemple être atteint 7012617 4 2038323 au moyen d'un mécanisme de changement de vitesse en continu. Pour assurer un fonctionnement en continu, il est proposé de prévoir plusieurs bains de traitement de cette nature en série et d'intercaler entre les différents bains, un dispositif de 5 déshumidification, par exemple une presse et/ou un dispositif d'aspiration. Notamment dans le cas d'installations destinées à des vitesses de traitement élevées de 100 m/mn et plus, il est proposé de faire précéder les bains de traitement d'un bain d'humidification. Ce bain d'humidification peut par exemple 10 avoir la forme d'une cuve d'immersion traditionnelle avec exprimage sous le niveau du liquide. Dans une installation dans laquelle le tambour perforé est un tambour aspirant, il est proposé de disposer, à l'intérieur du tambour perforé, un tube aspirant présentant des orifices, 15 lequel est relié à une pompe située à l'extérieur du bain de traitement par l'intermédiaire d'une pièce tubulaire à double articulation ou d'une double articulation à éclisses, qui produit en même temps la transmission du couple au tambour perforé. Ce tube aspirant traverse avantageusement une ouverture centrale 20 dans les disques à excentrique. Il est toutefois également possible et même favorable dans de nombreux cas d'utiliser à la place d'un tambour aspirant, un tambour dit à écoulement. Ce tambour est traversé par le liquide par suite de la différence de niveau qui est obtenue entre le niveau de liquide à l'extérieur 25 du tambour perforé et le niveau du liquide à l'intérieur du tambour perforé. Le tambour d'écoulement est relié à un réservoir collecteur dans lequel s'écoule le liquide s'échappant par la face frontale du tambour. La séparation hermétique du tambour perforé oscillant à l'égard de ce réservoir collecteur peut être 30 réalisée de manière simple par le fait que le fond de ce tambour perforé est, au-delà de l'enveloppe, prolongé d'une certaine distance (qui doit être supérieure à l'écart d'excentrique) ou encore par le fait que sur l'enveloppe du tambour perforé est montée une bride annulaire adéquate. Ce fond où la bride annulaire qui sont 35 situés parallèlement â la paroi du réservoir collecteur disposé latéralement s assure la séparation hermétique du tambour perforé par rapport à la paroi du réservoir collecteur. De faibles fuites sont admissibles et peuvent être compensées par un dimensionne-ment approprié des pompes. 7012617 5 2038323 Oh ne connaît pas encore 1'installations de machines permettant de traiter en continu, c'est-à-dire d'acidifier, de carboniser, de laver et de neutraliser, d'apprêter et enfin de tendre à une largeur déterminée et de sécher des tis-5 sus ou articles de bonneterie de laine ou de matières synthétiques mélangées avec la laine. Bien que l'industrie actuelle exige de plus en plus la création de trains en continu, pour économiser la main-d'oeuvre et pour pouvoir obtenir des vitesses de production plus élevées, il n'a pas été possible, pour 10 des matières textiles de cette nature, de développer des trains en continu, étant donné que la machine essentielle nécessaire pour le traitement humide, c'est-à-dire pour le lavage, la détente et la contraction, n'existait pas encore. Jusqu'ici, ce traitement humide devait être exécuté en discontinu, au 15 moyen d'appareils de pétrissage ou de foulonnage. Un de ces appareils connus est une glissière sur laquelle la matière est -déposée à l'état plié pour être traitée ensuite avec des maillets. La présente invention propose l'utilisation d'un tel ap-20 pareil pour le traitement en continu de tissus à base de laine ou de tissus et d'articles de bonneterie à base de laine et de fibres synthétiques, de telle sorte qu'à présent il est possible de créer des trains d'apprêt également pour des tissus de laine. 25 Une installation de machines pour le traitement en continu des matières textiles susmentionnées, comprend l'appareil indiqué plus haut, précédé d'un dispositif de carbonisage et d'une machine à acidifier et succédé par un foulard pour l'application des agents d'apprêt nécessaires, foulard lui-même 30 suivi d'un dispositif pour le séchage des bandes textiles et pour le thermofixage des agents appliqués sur les bandes. Cette installation permet d'exécuter toutes les opérations ou certaines des opérati-cns nécessaires pour le traitement de la laine. La matière peut être alimentée en un flot continu à la première 35 machine et être finalement retirée de la dernière machine, sans que la matière doive, dans l'intervalle, être pliée pour pouvoir être traitée en discontinu dans les installations connues. Un personnel réduit est suffisant pour surveiller les différentes machines, de telle sorte que l'on peut réaliser une économie 7012617 6 2038323 considérable de frais de main-d'oeuvre. Entre les unités susmentionnées du train d'apprêtage on peut prévoir, suivant le but poursuivi, d'autres unités. C'est ainsi par exemple que l'on peut intercaler entre le foulard et 5 le dispositif de séchage, une machine à fixer au mouillé, pour le fixage dimensionnel à des fins de préparation des tissus, ou pour dissoudre, le cas échéant, des produits d'ensimage de qualité moindre. A l'aide du foulard il est possible d'appliquer tous les produits d'apprêt sur la matière. Il est évidemment 10 également possible de teindre la matière d'emblée à l'aide du foulard et de fixer la couleur dans le dispositif de séchage. Le dispositif de séchage est de préférence constitué par un sécheur à tambours perforés précédé d'une rame soumise à l'action de la chaleur. 15 Le dessin représente des formes de réalisation de l'instal lation suivant l'invention. La Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale de l'installation. La Fig. 2 est une vue en coupe transversale' d'une installa-20 tion avec un tambour d'écoulement. La Fig. 3 est une vue en coupe transversale d'une installation avec un tambour aspirant. La Fig. 4 est une vue d'ensemble d'une installation de machines pour le traitement de tissus de laine. 25 L'installation suivant la Fig. 1 comporte, pour l'humidifi cation d'une bande textile 1, un bain d'humidification 2 avec une paire 3 de cylindres presseurs pour l'exprimage au sein du liquide de la bande textile 1 et avec des cylindres de guidage H pour le guidage de la bande textile 1 dans le liquide d'humidi-30 fication. Ensuite, la bande textile 1 est essorée au moyen d'une paire de cylindres presseurs 5 et passe ensuite sur une glissière ♦ 6. Sur cette glissière 6, la bande textile est refoulée pour former des plis 7 et elle traverse, sous cette forme, un canal de foulage 8. Ce canal de foulage ou de foulonnage est constitué 35 par une cuvette 9 perméable au liquide et par un tambour perforé 10. Le tambour perforé 10 est monté dans des excentriques 11 et exécute un mouvement oscillant. Grâce à ce mouvement du tambour perforé 10, la bande textile est exposée à une sollicitation de pression constamment changeante. Elle est ainsi foulonnée et 7012617 7 2038323 pétrie.-Le terme foulonnage désigne en général un léger foulage. Etant donné que la bande de matière textile est pliée, il est possible de loger une grande quantité de matière dans le canal de foulonnage 8. La durée de séjour correspond à la vites-5 se imposée. A l'extrémité du canal de foulonnage est disposé un palpeur 12 monté à pivotement. L'écartement de ce palpeur actionne un potentionmètre qui commande l'entraînement de la paire de cylindres presseurs 5- Cette paire de cylindres presseurs 5 supprime l'état plié qui est reformé sur la glissière 10 du bain suivant. Les quatre premiers bains sont équipés de tambours d'écoulement, conformément à la structure représentée à la Fig. 5» Le cinquième bain, qui est le dernier, est un bain à tambour aspirant et correspodd à la structure représentée à la Fig. 3• Normalement, tous les bains sont équipés soit de tam-15 bours aspirants, soit de tambours d'écoulement. Toutefois une combinaison des deux systèmes est possible. Dans l'installation suivant la Fig. 2, le tambour perforé 10 est ouvert sur un côté frontal, de telle sorte que le liquide admis dans le tambour perforé 10 peut s'écouler dans un réser-20 voir collecteur latéral 13- Au fond de ce réservoir collecteur latéral est prévue une pompe 14. Le mécanisme d'entraînement 15 de la pompe se trouve à l'extérieur du bain et est généralement combiné avec une transmission variable 16. Le liquide qui est retourné par la pompe dans le bain passe par la cuvette perméa-25 ble 9 dans le canal de foulonnage 8 et de là, au travers la matière, retourne dans le tambour perforé 10. Dans cette forme de réalisation, un mécanisme d'entraînement 17 pour le tambour est prévu sur la face frontale appliquée contre le réservoir collecteur 13. L'arbre d'entraînement 18 30 traverse une ouverture dans le disque à excentrique 11. Les deux disques à excentrique 11 sont entraînés au moyen d'un arbre 19. Cet arbre 19 peut être monté dans les montants 20 du dispositif d'essorage. Dans l'installation suivant la Fig. 3, le tambour perforé 35 10 a la forme d'un tambour aspirant. A l'intérieur du tambour perforé est disposé un tube aspirant 21. Ce tube traverse une ouverture dans le palier d'excentrique 11. Etant donné que le tube aspirant 21 participe au mouvement excentrique, il est nécessaire que la pièce tubulaire 22 à double articulation 7012617 8 2038323 compense ce mouvement excentrique. Au raccord 23 est fixée la conduite d'aspiration 24 d'une pompe 25 et l'entraînement 27 pour le tambour perforé 20, de telle sorte que par l'intermédiaire de ce raccord 23, la pièce tubulaire 22 à double articu-5 lation et dès lors aussi le tube aspirant 21 entraînent le tambour perforé 10. A partir de la pompe 25, une canalisation 26 retourne le liquide aspiré dans le bain de traitement 29- Le retour a lieu de préférence du coté d'évacuation de la matière, étant donné que par suite du mouvement oscillant du tambour 10 perforé, il y a un courant en direction du côte d'admission dans le bain ou dans le canal de foulonnage. Le mécanisme d'entraînement de la pompe est désigné par le chiffre de référence 28. La Fig. 4 représente l'installation de machines suivant 15 l'invention. Les différentes unités sont disposées de manière telle qu'elles peuvènt être utilisées séparément ou conjointement avec deux ou trois autres machines, et le cas échéant qu' elles peuvent aussi être utilisées toutes ensemble. Pour cette raison, 1' unité d'acidification A n'est pas située au début 20 de l'installation, mais au-dessous d'un ruban transporteur 30 pour être alimentée par la matière arrivant en chariot 31, située à droite. La matière traverse alors la machine à acidifier A dans le sens de la flèche 32 et est ensuite déposée, â l'état plié, dans une cuvette d'acidification complémentaire 33 25 pour être transférée ensuite à un four de carbonisage B. Dans ce four, l'acide sulfurique agit pendant une certaine durée sur les composants de la laine, pour brûler les impuretés végétales présentes dans la laine. Derrière le four de carbonisage B, la matière peut être déposée dans des chariots 3^. Toutefois, 30 si cette matière doit être lavée ensuite, la matière passe, à l'état de plis, pour obtenir une prolongation complémentaire de la durée de séjour, sur le ruban transporteur 30 au-dessus des deux machines A et B, pour être alimentée à la machine de lavage en continu C. La machine de lavage C a déjà été décrite 35 plus haut en détail et on peut s'y référer. Derrière la machine de lavage, la matière passe par un entrepôt 35 à partir duquel elle peut, suivant les besoins, être déposée en plis sur un chariot 36. Si un dépôt en plis de la matière n'est pas désiré, la 7012617 9 2038323 matière passe, par le couloir 37, vers le foulard D, auquel la matière peut également arriver directement à partir du chariot 38. Le foulard D est suivi d'une machine à fixer au mouillé 39. Constituée par un cylindre chauffé et par une bande 5 en caoutchouc 40 tournant autour de ce cylindre. La matière humide est saisie entre la bande en caoutchouc et le cylindre et est réchauffée. Le liquide s'évapore ainsi et produit un effet de repassage, fixe la masse de la matière et lui communique, suivant la nature de la matière, un brillant ou un tou-10 cher plein, derrière la machine à fixer au mouillé 393 la matière peut passer par un foulard supplémentaire servant par exemple à l'application de couleurs. La couleur est séchée et fixée dans l'unité suivante E. Sous l'action de la chaleur, la matière se rétrécit. Pour 15 éviter un tel rétrécissement, il est connu de sécher et de fixer la matière textile sur une rame. De telles machines sont d'un grand encombrement et n'ont pas la puissance de séchage désirée. L'unité E constitue un dispositif permettant d'obtenir un séchage plus économique de la matière, sans diminution 20 de largeur. La matière est alimentée à une rame 41 située à l'extérieur de l'unité, qui couvre toute la longueur du sécheur et qui, après un retour vers le premier tambour 42, transfère la matière à ce dernier. Sur les tambours, la matière est, à l'aide du principe de passage de part en part, séchée plus 25 rapidement que sur la rame 4l, laquelle toutefois lors du réchauffement empêche la contraction de la matière, ce qu'il n'y a plus lieu de craindre une fois que la matière est réchauffée. Les matières textiles peuvent donc être séchées sur les tambours perforés auxquels succède un tambour de refroidissement 43 avec 30 un dispositif de dépôt en plis 44. 7012617 10 2038323 REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement humide, de foulonnage et de pétrissage de bandes textiles étendues, notamment de tissus et d'articles de bonneterie, caractérisé par le fait que la bande textile est, en continu, pliée en un paquet et que ce paquet 5 plié est guidé au travers un bain de liquide au moyen d'un tambour perforé oscillant parcouru par le liquide, la bande textile foulonnée étant traitée mécaniquement sous une pression d'application variable entre le tambour perforé et une cuvette, et étant en même temps traversée par le liquide. 10 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le traitement a lieu en plusieurs étapes avec un foulonnage, une fréquence d'application de pression et un débit de liquide variables, le paquet plié étant défait et reformé entre les différentes étapes de traitement. 15 3.~ Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que, conformément au déroulement technologique, la bande textile est exposée à l'action de différents liquides de traitement à des températures de traitement différentes, au cours des différentes étapes de traitement. 20 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisé par le fait que la bande textile est, par ses extrémités, cousue pour former une bande sans fin et est sous cette forme soumise en discontinu et successivement aux différents traitements dans une seule unité de machine. 25 5.~ Procédé -suivant l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisé par le fait que la bande textile est soumise aux différents traitements en continu, dans plusieurs unités disposées en série. 6.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon 30 l'une quelconque des revendications de 1 à 5, avec au moins un réservoir de liquide dans lequel est disposé un tambour perforé, entraîné parcouru par le liquide de traitement, caractérisé par le fait que dans le réservoir de liquide est disposée une cuvette perméable aux liquidess qui conjointement avec le tambour 35 perforé forme un canal de foulonnage, et par le fait que le tambour perforé est monté de manière telle, par exemple entraîné par des disques à excentrique, qu'il exécute un mouvement oscillant, pour solliciter mécaniquement sous une pression variable 7012617 ii 2038323 la bande textile pliée située dans le canal de foulonnage, l'installation étant équipée d'un dispositif de formation de plis à l'entrée du canal de foulonnage et d'un dispositif servant à défaire les plis à la sortie du canal de foulonnage. 5 7.- Installation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la cuvette et le tambour perforé ou un de ces éléments sont montés de manière souple. 8.- Installation selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée par le fait que le tambour perforé est monté dans 10 des leviers et qu'au moins une partie de son poids agit sur la matière à traiter. 9.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 8, caractérisée par le fait qu'un dispositif de pompage réglable est prévu, qui assure une circulation du 15 liquide au travers la cuvette, la bande textile et le tambour perforé. 10.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 9» caractérisée par le fait que l'entraînement par excentrique du tambour perforé pour communiquer à ce der- 20 nier un mouvement oscillant est réglable et peut être arrêté, et que cet entraînement est indépendant de l'entraînement rotatif du tambour perforé. 11.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 10, caractérisée par le fait que l'entraînement 25 ou la vitesse de rotation du tambour perforé sont réglables conformément au degré de foulonnage désiré. 12.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 11, caractérisée par le fait que plusieurs bains de traitement sont prévus en série, avec un dispositif de 30 déshumidification, par exemple un dispositif d'essorage ou un dispositif d'aspiration, ou les deux, intercalé entre les différents bains. 13.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 12, caractérisée par le fait qu'un bain de mouil- 35 lage ou d'humidification précède les bains de traitement. 14.- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 13, dans laquelle le tambour perforé est un tambour aspirant, caractérisée par le fait qu'à l'intérieur du tambour perforé est disposé un tube aspirant présentant des 7012617 12 2038323 orifices, lequel est relié à un dispositif de pompage situé à l'extérieur du bain de traitement par l'intermédiaire d'un élément tubulaire à double articulation ou d'une double articulation à éclisses, et qui sert de moyen d'entraînement pour 5 le tambour perforé. 15'- Installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 14, caractérisée par le fait que l'arbre ou le tube d'entraînement du tambour perforé passe par une ouverture dans le palier des disques à excentrique. 10 16.- Installation selon l'une quelconque des revendica- ' tions de 6 à 13, dans laquelle le tambour perforé est un tambour d'écoulement, caractérisée par le fait que le tambour perforé est ouvert d'un côté frontal ou présente des orifices d'écoulement, et qu'à ce côté frontal du tambour perforé est 15 associé un réservoir collecteur, à l'égard duquel le tambour perforé est séparé de manière étanche au moyen d'une bride annulaire ou d'un fond faisant protubérance par rapport à l'enveloppe du tambour. 17-- Installation de machines pour le traitement de 20 bandes textiles, notamment de tissus ou d'artcles • de bonneterie de laine ou de matières synthétiques mélangées avec de la laine, avec une installation selon l'une quelconque des revendications de 6 à 16, caractérisée par le fait que pour le traitement en continu des matières textiles, il est prévu 25 devant cette installation (C) une unité de carbonisage (B) elle mime précédée d'une unité à acidifier (A), tandis que derrière l'installation (C) est prévu un foulard (D) pour 1' application des apprêts nécessaires et enfin.une unité (E) pour le séchage des bandes textiles et pour le thermofixage 30 des agents appliqués sur les bandes (Fig. 4). 18.J2 Installation de machines selon la revendication 17, caractérisée par le fait qu'entre le foulard (D) et l'unité de séchage (E) est intercalée une machine à fixer au mouillé (39) (Fig. 4). 35 19-- Installation de machines selon l'une des revendica tions 17 ou 18, caractérisée par le fait que l'unité de séchage (E) est un sécheur à tambour perforés avec au moins un tambour perforé soumis à une aspiration (Fig.4). 20.- Installation de machines selon la revendication 19, 7012617 13 2038323 caractérisée par le fait que les tambours perforés sont précédés d'une rame soumise à l'action de la chaleur (Fig. 4).