L'invention concerne les connecteurs électriques en deux parties accouplables et désaccouplables par déplacement relatif dans le sens longitudinal. Chacune des deux parties porte un ou plusieurs contacts électriques. Lorsque les deux parties sont accouplées l'une à l'autre, les contacts électriques de l'une d'elles viennent s'engager dans les contacts correspondants de l'autre. I1 est évidemment très important que l'on ne puisse engager l'une dans l'autre les deux parties d'un connecteur que dans l'orientation qui correspond aux branchements recherchés. Or on utilise à l'heure actuelle essentiellement des conducteurs ronds et des conducteurs rectangulaires. Ces formes présentant une symétrie entièrement de révolution (connecteur cylindrique) ou d'ordre deux (connecteur rectangulaire), il est courant de munir les deux parties de bossages et de rainures coopérantes destinées à interdire l'introduction complète d'une partie dans l'autre, sauf dans l'orientation convenable. Malheureusement, ces moyens annexes, fréquemment dénommés "dispositif de détrompage" ont l'inconvénient d'être mal repérables. Dans la majeure partie des cas, seul l'oeil permet de déceler l'orientation relative convenable. Le toucher n'est en effet pas assez sensible pour éviter les erreurs ou les confusions. Or on trouve de plus en plus des connecteurs placés dans des endroits malaisément accessibles, obscurs ou masqués. L'emploi de connecteurs suivant l'art antérieur oblige à des tâtonnements longs, pénibles et qui, quelquefois, endommagent le matériel lors de l'embrochage. La présente invention vise à fournir un connecteur électrique répondant mieux que les connecteurs antérieurs aux exigences de la pratique, notamment en ce qu'il élimine, au moins dans une large mesure, les défauts signalés ci-dessus. Dans ce but, l'invention propose un connecteur comprenant deux parties pouvant coulisser longitudinalement l'une sur l'autre entre une position accouplée dans laquelle des contacts électriques portés par l'une s'engageant dans des contacts correspondants portés par l'autre et une position désaccouplée dans laquelle les deux parties sont séparées, connecteur caractérisé notamment en ce que les parties sont constituées chacune d'une pièce moulée en matière isolante portant les contacts et présentant des sections droites externes n'ayant aucune symétrie de révolution, présentant une partie méplate aisément reconnaissable au toucher, les parties n'étant engageables l'une dans l'autre que lorsque les deux méplats sont dans la même orientation. Il va sans dire que le terme "méplat" utilisé ci-dessus, doit être interprété dans un sens large, et non pas comme limité à une surface absolument plane et dépourvue d'aspérités et d'irrégularités locales. Dans un mode particulier de mise en oeuvre de l'invention, le méplat de l'une des parties est constitué en majeure partie au moins par une languette flexible, dont une partie terminale est solidaire de la fraction massive de ladite partie et dont l'autre extrémité, libre, est pourvue d'un bec destiné à s'introduire dans une lumière de forme correspondante de 1' autre partie pour immobiliser celle-ci sur la première en position d'accouplement. L'une des parties porte avantageusement deux glissières parallèles, de part et d'autre du méplat, tandis que le méplat de l'autre partie est partiellement formé par deux doigts ou rebords longitudinaux destinés à s'insérer dans les glissières pour constituer des moyens de guidage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un connecteur, constituant un mode particulier de mise en oeuvre, et de variantes, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère au dessin qui l'accompagne dans lequel - les fig. la et lb sont des vues en perspective montrant schématiquement l'embase et la prise du connecteur - la fig. 2 est une vue en élévation montrant le connecteur accouplé, démuni du serre-câble et de l'écrou de la prise - les fig. 3 et 4 sont des vues en coupe extrèmement schématiques montrant la section droite d'embases de connecteurs constituant des variantes de mise en oeuvre. Le connecteur représenté en figures 1 à 3 comporte deux parties qui seront respectivement appelées par la suite embase 10 et prise 12, cette désignation n'ayant pour but que de clarifier la description qui va suivre et ne devant pas être interprété de façon limitative. L'embase 10, illustrée en fig. la, comporte essentiellement une pièce moulée en matériau isolant électrique possédant une certaine élasticité. On pourra en particulier utiliser de nombreux polyimides, tel que le "nylon". Cette pièce comporte une partie formant socle prolongée vers l'arrière par une partie tubulaire filetée 13 et vers l'avant par un prolongement évidé à parois relativement minces, ayant une section droite en forme de U, de même encombrement externe que le socle. La partie formant socle est destinée à venir s'appuyer contre un panneau sur lequel elle est maintenue éventuellement par un écrou que l'on visse sur la partie filetée 13 et qui vient alors porter sur l'autre face du panneau. Les deux branches de l'U se terminent par des rebords internes 15 placés face à face, s'détendant sur toute la longueur du prolongement tubulaire et ayant une saillie vers l'intérieur constante. Entre ces deux rebords 15 se trouve une languette 16 de verrouillage, dont le rôle apparattra mieux plus loin. Cette languette est moulée d'une seule pièce avec le socle 11, elle est de largeur sensiblement constante et sa partie terminale libre comporte un bec 18 tourné vers l'extérieur. La languette 16 peut être amincie localement pour lui donner une flexibilité suffisante.De façon plus précise dans le mode de réalisation illustré, cette flexibilité doit être telle que l'on puisse, par pression sur un renflement intermédiaire 19 de la languette, ramener le bec 18 dans l'encombrement des rebords 15. Dans le socle Il sont montés de façon démontable des contacts électriques, constitués ici de trois broches 20. Ces broches se terminent à 1'arrière du connecteur dans la partie tubulaire filetée 13 qui peut recevoir un câble électrique de liaison. La prise 12, illustrée en figure lb, a une constitution qui se rapproche de celle de l'embase. Elle comporte également une pièce moulée unique en matière isolante électrique. Cette matière peut être la même que celle qui constitue l'embase. La pièce peut encore être regardée comme constituée par un socle 21, prolongé vers l'arrière par une partie tubulaire filetée 22 et vers l'avant par un prolongement 23 présentant une section droite générale en forme de U. La prise illustrée en figure lb est destinée à recevoir un câble dont les conducteurs se raccordent à des contacts femelle 24, dont un est visible sur la figure lb, La partie terminale du câble est alors fixée sur le prolongement tubulaire 22 par un serre-câble fendu 25, serré par un écrou tronconique 26, l'un et l'autre de nature et de constitution classiques. il faut incidemment noter que l'embase 10 peut aussi bien être utilisée comme prise terminale d'un prolongateur en lui adjoignant un ierre-câble et un écrou de serrage conique, identiques à ceux désignés par 25 et 26 qui équipent la prise 12. Le prolongement tubulaire avant 23 de la prise 12 présente une section droite telle que ce prolongement puisse s'engager dans une seule orientation sur le prolongement 14. Pour cela, la section droite est en forme de U, avec un encombrement extérieur qui correspond à l'encombrement intérieur du U de l'embase. les parties hautes des branches du 8 sont épaissies vers l'intérieur. Deux rainures 27 y sont pratiquées pour recevoir de façon coulissante les rebords 15. Les deux branches du U sont réunies, dans la partie du connecteur qui est au niveau du socle, par une plaquette 28 percée d'une lumière de verrouillage 29 dont l'emplacement et la dimension sont tels que le bec 18 s'y introduit lorsque les deux parties 10 et 12 sont en position de plein engagement. Lorsque le bec 18, après avoir fléchi pour passer sous la plaquette 28, s'est introduit dang la lumière, les deux parties 10 et 12 sont immobilisées l'une par rapport à l'autre et tout désaccouplement intempestif est évité. Le fonctionnement du dispositif ressortant de la description qui précède ne sera que sommairement évoqué. Pour engager la prise sur l'embase, il suffit de la présenter dans l'orientation convenable et de l'enfoncer. Cette orientation convenable est très facile à déterminer aussi bien à la vue qu'au toucher. il suffit de tenir la partie terminale de la prise au moment de l'engagement pour sentir la coincidence des méplats constitués l'un par la face supérieure des parties renflées du prolongement 23, l'autre par la face supérieure des rebords 15 et la languette 19. Au cours de l'engagement, le mouvement relatif est guidé par les rebords 15 coulissant dans les glissières 27, de sorte qu'il n'est pas possible d'exercer une force de torsion qui endommagerait les contacts. Une fois la prise complètement engagée, le bec 18, qui s'est glissé sous la plaquette 28 grâce à sa forme en biseau, s'enfonce dans la lumière 29 et bloque la prise en place. Pour dégager la prise 12, il suffit d'appuyer sur le bossage 19 pour fléchir la languette et ramener le bec sous la plaquette 18 en même temps qu'on tire sur la prise. Il faut incidemment noter que la disposition pourrait être inversée, la prise portant la languette 19 et l'embase portant la plaquette 28 perçée d'une lumière. Il faut encore noter que l'épaulement 31 de la languette peut également constituer butée, limitant l'avancement par sa venue en contact contre la tranche 32 de la plaquette, bien que cette fonction ne soit généralement pas utile. Le connecteur illustré en figures 1 à 3 présente une forme demi-cylindrique qui est souvent la plus commode, d'autant plus qu'elle conduit à disposer les contacts 20 et 24 dans une section approximativement circulaire, suivant un arrangement courant. Toutefois il est bien évident que des dispositifs très différents pourraient être adoptés, à condition qu'ils laissent subsister la caractéristique essentielle de l'invention qui est de donner aux deux parties constituant le connecteur une forme extérieure telle que l'orientation convenable soit reconnaissable sans tâtonnements et éventuellement au toucher seul. On peut notamment utiliser un connecteur dans lequel chacune des deux parties a une section droite qui affecte la forme d'un polygone à côtés rectilignes ou curvilignes, présentant un axe de symétrie passant par le milieu de la face formant méplat. En figure 3, on a indiqué une forme de section droite d'eidbase répondant à cette condition ; on retrouve un prolongement 14a ayant une section droite pentagonale, le méplat étant constitué par la face perpendiculaire aux deux faces adjacentes, La languette 16a est prévue au milieu de cette face formant méplat, en entre deux rebords 15a destinés à se glisser dans les rainures de la prise, représentée partiellement en traits mixtes. Sur la figure 4, la section droite représentée par le prolongement 14b est celle d'un trapèze isocèle. la languette 16b est placée encore entre les rebords 15b de guidage. Cette forme se prête notamment à une disposition des contacts non plus en cercle, mais en ligne ou en double ligne, comme indiqué en traits mixtes. Par ailleurs, le grand c8té du trapèze pourrait être non plus rectiligne, mais curviligne, comme indiqué par les lignes 30 en tirets. L'invention est évidemment susceptible d'autres variantes encore, restant dans le cadre des équivalences, et il doit être entendu que ces variantes sont couvertes par le présent brevet, aussi bien que les modes particuliers de réalisation qui ont étê décrits à titre d'exemple. -REVENDICATIONS 1. Connecteur comportant deux parties pouvant coulisser longitudinalement l'une sur l'autre entre une position accouplée dans laquelle des contacts électriques portés par l'une s'engagent dans-des contacts correspondants portés par l'autre et une position désaccouplée, connecteur caractérisé -en ce que les parties sont constituées chacune d' une pièce asyméque moulée en matière isolsnte portant les contacts et présentant des sections droites externes n'ayant aucune symétrie de révolution, présentant une partie méplate aisément reconnaissable au toucher, les parties n'étant engageables l'une dans l'autre que lorsque les deux méplats sont dans la même orientation. 2. Connecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le méplat de l'une des parties est constitué au moins en partie par une languette flexible dont une partie terminale est solidaire du reste de ladite partie, et dont l'autre extrémité est libre et pourvue d'un bec destiné à s'introduire dans une lumière de forme correspondante de l'autre partie pour immobiliser celle-ci sur la première en position d'accouplement. 3. Connecteur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ladite lumière est ménagée dans une plaquette constituant une partie du méplat de la partie correspondante, 4. Connecteur suivant les revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'une des parties porte deux glissières parallèles, de part et d'autre du méplat, deux doigts ou rebords longitudinaux destinés à s'insérer dans les glissières pour constituer des moyens de guidage. 5. Connecteur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les rebords longitudinaux encadrent une languette flexible de verrouillage, lesdites glissières étant aménagées dans un prolongement tubulaire de l'autre partie qui s'engage lors de l'accouplement entre les rebords et la languette, 6. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les deux parties présentent, dans les portions qui s'engagent d'une dans l'autre, une section droite en forme de U, le méplat étant constitué au niveau des extrémités des branches du UO 7. Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que chacune des deux parties a une section droite qui affecte la forme d'un polygone à côtés recti lignes ou curvilignes, présentant un axe de symétrie passant par le milieu de la face formant méplat. 8 Connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chacune des deux parties comporte une pièce isolante unique pour à la fois, constituer corps de connecteur et assurer le guidage, le verrouillage et le détrompage. 9. Application du connecteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8 à la constitution de prolongateurs sans modification de pièces.