La présente invention concerne un appareil destiné a provoquer l'ouverture et le fonctionnement de plusieurs dispositifs d'extinction d'incendie, au moyen d'un circuit fluidique généré à partir des réservoirs de gaz carbonique désobturablespar percussion et commandésmanuellement, à distance, électriquement ou encore télécommandés à partir de signaux issus d'un détecteur quelconque. Il est connu d'utiliser dans le domaine de la prévention contre les incendies des détecteurs de fumées, de flammes, ou thermiques. Les informations transmises par ces détecteurs sont, soit centralisées sur un pupitre de contre chargé de déclancher l'alarme et l'intervention, soit utilisées pour commander électtiquement à distance le fonctionnement automatique des systèmes d'extinction des incendies. De tels dispositifs assurent le plus souvent une liaison entre la détection d'un incendie et l'intervention destinée à son extinction. Dans certains cas, l'alarme a pour but de mobiliser le personnel chargé d'intervenir auprès du sinistre avec les moyens adéquats ; dans d'autres cas, le détecteur transmet un signal électrique à un relai qui commande les moteurs destinés a actionner l'ouverture, soit des bouteilles de gaz carbonique, soit des vannes d'eau. Il est connu que l'intervention d'un personnel mobilisé par une alarme est longue et parfois délicate. En outre ce type d'4tervention nécessite un personnel qualifié, en nombre suffisant, ayant une parfaite connaissance des lieux ou sont situés les extincteurs ou les vannes. De plus, cette organisation nécessite le maintien en permanence d'une équipe d'intervention capable de déclancher simultannément l'ouverture des différents extincteurs ou vannes. Pour pallier ces inconvénients, on construit actuellement des installations comportant des détecteurs d'incendie qui émettent des signaux des la naissance du sinistre. Ces signaux sont amplifiés et utilisés pour amorcer des relais destinés à alimenter des moteurs. Ceux-çi actionnent l'ouverture des vannes ou des bouteilles de gaz carbonique. Cette organisation qui limite l'intervention d'une équipe nécessite une source d'énergie électrique disponible limitant l'autonomie du dispositif. En outre la présence de cette source d'énergie électrique est souvent peu compatible avec les installations contenant des matières particulièrement inflammables ou explosives. C'est pour pallier ces inconvénients que l'on se propose, dans la présente invention, d'utiliser un dispositif de commande utilisant une transmission fluidique qui peut être déclanchée soit par des détecteurs d'incendie, soit manuellement, et qui développe une force suffisante pour ouvrir les vannes d'eau ou désobturer les extincteurs d'incendie situés près du sinistre. Cela permet de ce fait aux entreprises équipées de l'appareil conforme à l'invention de satisfaire pleinement aux mesures de sécurité contre l'incendie des locaux sans avoir besoin d'une équipe placée en permanence sur les lieux de l'entreprise. L'invention permet en outre à une personne de déclancher manuellement l'ouverture de plusieurs vannes ou extincteurs dès la naissance d'un sinistre. Parmi les autres avantages de l'invention, citons par exemple - un fonctionnement autonome par batteries d'accumulateurs, - un fonctionnement à retardement permettant l'évacuation des locaux, - une trahsmission fluidique n'entrainant aucune génération accidentelle d'étincelle pouvant entrainer le développement du sinistre, - des commandes multiples, manuelles ou à distance, utilisant ou non les signaux issus de détecteurs, permettant de garantir la fiabilité du déclanchement, La présente invention concerne à cet effet un déclancheur automatique de dispositif d'incendie catactérisé en ce qu'il est constitué d'un coffret contenant deux bouteilles de gaz carbonique ou d'autre fluide inerte, dont la tête est désobturable par deux percuteurs métalliques creux commandés par une fourche tubulaire soudée sur un axe doté d'un ressort; ce dernier est maintenu comprimé à l'aide d'une bague cylindrique elle-même retenue par une plaquette métallique pivotable; le mouvement de cette plaquette est commandée par la rotation d'une came mde par un mécanisme d'horlogerie à retardement; la came porte un doigt métallique qui bloque le mécanisme retardateur en s'appuyant sur un bras de levier pivotable dont le déplacement est commandé soit manuellement ou à distance, soit électriquement ou à l'aide de signaux issus des détecteurs d'incendie; le réarmement et la mise en route du mécanisme de percussion sont contrôlés par un aeu de contacts électriques alimentant des voyants lumineux. L'invention est représentée à titre d'exemple non limitatif dans les dessins ci-åoints et dans lesquels : - la figure 1 de la planche 1/3 représente le schéma simplifié du disposi-tif de déclanchement. - la figure 2 de la planche II/3 représente le mécanisme de percussion et de commande fluidique. - la figure 3 de la planche II/4 représente le système de réarmement manuel. - la figure 4 de la planche VIT/3 représente l'électromécanique de déclanchement et ses commandes. Suivant une première caractéristique de l'invention ainsi que représenté à la figure 1, le déclancheur automatique du dispositif d'extinction d'incendie est constitué de deux bouteilles (1) chargées chacune de 50g de gaz carbonique sous pression et vissées sur un bloc à percussion (5). Ce bloc à percussion contient deux percuteurs situés au-dessus des orifices vissés des bouteilles de gaz carbonique et mobiles à l'interieur de logements cylindriques(3). Ces logements cylindriques communiquent avec la tubulure (4) réunissant la source de fluide avec le circuit de commande des dispositifs d'extinction d'incendie. Dans les logements cylindriques (3) au dessus des percuteurs (2) on a fait figurer la fourchette (6) constituée de deux cylindres portés par un seul axe (46) coulissant légèrement. Sur cet axe (46) on trouve une bague (8) retenant un ressort de compression (7) solidaire du bâti (23). La bague (8) est maintenue en position armée à l'aide d'une languette métallique (9) qui s'appuie sur un ergot (11) solidaire d'une plaquette pivotable (10). La rotation de la plaquette (10) et son effacement sont commandés d'une part par la came (13) et d'autre part par le ressort (12) qui maintient la plaque (10) sur la came (13). Celle-çi est mûe par un mouvement d'horlogerie appelé retardateur non représenté sur ce schéma. La came est maintenue fixe à l'aide d'une targette (14) dont une extrémité est retenue par un ergot (16) situé sur un bras de levier (15). Le bras de levier (15) pivote de haut en bas sur son axe (17) lorsqu'il est déplacé sous une pression manuelle réalisée par le piston (20) ou sous l'effet d'une commande électrique à distance obtenue par l'électro-aimant (19) ou encore par le dispositif de détection aérothermique (22) qui agit par pression en se dilatant. Lorsque le dispositif est armé ce bras de levier est maintenu en place grâce à l'action d'un ressort (18). Suivant une autre caractéristique de l'invention ainsi que représenté à la figure 2 de la planche 11/3, le mécanisme de percussion et de commande fluidique est constitué de deux percuteurs (2) enfermés dans les logements (3) du bloc de percussion (5). Ces percuteurs (2) , mobiles, sont constitués d'un tube creux dont la partie biseautée regarde la tete désobturable des bouteilles de gaz carbonique (1) qui est vissée sur le bloc de percussion au niveau (45). A l'autre extrêmité de ces percuteurs se trouve la fourchette de percussion (6) qui vient frapper ces percuteurs. Lorsque les bouteilles sont désobturées le gaz de commande est canalisé vers le circuit d'ouverture des extincteurs d'incendie par le conduit (4)raccordé au bloc de percussion au moyen de l'écrou étanche (41). Le logement (3) usiné dans le bloc de percussion (5) forme un conduit commun aux deux bouteilles, et rendu étanche au moyen des joints (34) dans lesquels coulisse la fourchette de percussion. La partie centrale de la fourchette (46) coulisse à l'intérieur d'un tube (35), lui-même rendu solidaire au bâti (23) au moyen de l'étrier (40). Le coulissage du tube central (46) de la fourchette (6) est obtenu à l'aide du ressort (7) qui s'appuie d'un coté sur l'étrier fixe (40) et de l'autre pousse la bague (8), solidaire de la partie centrale de la fourche (46) par une goupille. La languette (9) pivotante autour de son axe (25) retient la bague (8) tant que le dispositif n'est pas déclanché. Suivant une autre caractéristique de l'invention, lorsque le compartiment tubulaire (3) reçoit le fluide de commande, il peut agir au moyen d'un piston auxilliaire (42) sur une série de contacts électriques (37) destinés à programmer l'arrst de matériels divers en cours de fonctionnement. Lorsque la fourchette (6) est armée, sa position est signalée par l'intermédiaire d'un voyant lumineux fonctionnant sous l'action d'un microcontact (36) pressé par le haut de la fourchette. On a fait figurer au centre du bloc de percussion (5) une poignée (39) destinée à réarmer le dispositif après son fonctionnement. Suivant une autre caractéristique de fonctionnement ainsi que représenté à la figure 3 de la planche II/3, le système de réarmement manuel est cnnstitué d'une poignée (39) et d'une tige (43) mobile autour des gonds (44) et (38). lie gond (38) réunit le levier constitué de la poignée (39) et de la tige (43) à la fourchette mobile (6). Le gond (44) réunit ce levier au bloc de percussion (5). La poignée (39) est maintenue en position armée à l'aide d'un ressort non représenté sur le schéma. Suivant une autre caractéristique de l'invention ainsi que représenté à la figure Q de la planche LIT/3 l'électromécanique de déclanchement et ses commandes est constituée d'une languette métallique (9) qui pivote autour de son axe (25) dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Cette languette, lorsque le dispositif est en position armée, est d'une part maintenue par la compression du ressort (7) qui agit sur la bague (8), et d'autre part retenue par ergot métallique (11) solidaire de la plaquette (10). On a découpé dans la languette (9) une encoche (30) servant de logement à l'ergot (11). La plaquette (10) qui peut tourner sur son axe (24) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, est maintenue plaquée contre la came (13) au moyen d'un ressort (12) dont l'une des extrêmités est fixée au bâti (23). La came (13) placée dans le même plan tourne autour de son axe (26) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre à la vitesse d'un mouvement d'horlogerie réglable dénommé retardateur. Cette came est bloquée lorsque le dispositif est armé au moyen d'une languette (14) dont l'une des extrêmités est vissée sur cette came au niveau (27) tandis que l'autre extrêmité porte une encoche (29) contenant un ergot (16) situé sur le bras de levier (15). Ce bras de levier (15) placé à la base du dispositif est pivotable autour de son axe (17) dans le sens de haut en bas, de façon à effacer l'ergot (16). Ce bras de levier (15) est maintenu dans la position haute au moyen d'un ressort (18) fixé au chassis (23) au point (28).Ce bras de levier (15) peut pivoter de haut en bas autour de son axe (17) soit sous l'action de la pression du piston (20) actionné manuellement au moyen du bouton (32) situé à l'extérieur, soit sous la pression d'une commande aérothermique (22) servant de détecteur et agissant sur le point (31) par dilatation du dispositif à soufflets (33). Ce point (31) est doté d'un roulement à billes destiné à diminuer le frottement. Ce bras peut encore pivoter de haut en bas et effacer l'ergot (16) soit sous la pression d'un électro aimant (19) excité par le signal d'un détecteur, soit sous l'action d'une commande à distance par cable représentée par le point (21). Fonctionnement Lorsque l'on applique, soit manuellement au moyen du piston (20) ou de la commande à distance (21), soit par l'intermédiaire de détecteurs d'incendie générant un courant électrique destiné à exciter l'électro aimant ( soit encore en utilisant la pression de dilatation issue du détecteur aérothermique (22), une pression aux extrémités du bras de déclanchement (15), ce dernier pivote de haut en bas autour de son axe (17). Ce mouvement dégage le doigt (14) du dispositif retardateur qui libère le mouvement de rotation vers la droite,-de la came (13). L'encoche usinée dans la came du retardateur permet de libérer la plaque (10) qui pivote vers la droite autour de son axe (24) sous l'action du ressort de rappel (12). Le mouvement de cette plaque entraîne l'effacement de la tige plate (9) qui libère du même coup la bague (8) et la tige centrale de la fourchette de percussion (46) poussée violamment sous l'action du ressort (7). Le déplacement de la tige centrale de percussion (46) pousse la fourchette de percussion (6) et propulse les deux percuteurs (2). Ces derniers perforent les opercules des bouteilles de gaz carbonique (1) qui libèrent le gaz, produisant une commande fluide e d'ouverture des moyens d'extinction au travers de la tubulure (4). Conjointement, la pression agit sur le piston (42) qui actionne les microcontacts (37) destinés à disjoncter le fonctionnement des ventilateurs moteurs existant dans l'enceinte du sinistre. Après son fonctionnement la fourchette de percussion est réarmée au moyen de la poignée manuelle (39) qui réallume le voyant de fonctionnement par l'intermédiaire du microcontact (36). L'ensemble du dispositif de déclanchement est ramené à sa position première. Revendication 1 - La présente invention concerne un déclancheur automatique de dispositif d'incendie caractérisé en ce qu'il est constitué d'un coffret contenant deux bouteilles de gaz carbonique ou autre fluide inerte, dont la tête est désobturable par deux percuteurs métalliques creux commandés par une fourche tubulaire soudée sur un axe doté d'un ressort; ce dernier est maintenu comprimé à l'aide d'une bague cylindrique elle-même retenue par une plaquette métallique pivotable; le mouvement de cette plaquette est commandé par la rotation d'une came mAe par un mécanisme d'horlogerie à retardement; la came porte un doigt métallique qui retient le mécanisme du retardateur en s'appuyant sur un bras de levier pivotable dont le déplacement est commandé, soit manuellement ou à distance, soit électriquement ou à l'aide des signaux issus des détecteurs d'incendie; le réarmement et la mise en route des mécanismes de percussion sont contrôlés par un jeu de contacts électriques. Revendication 2 - Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le moyen de commande d'ouverture du matériel anti incendie est un circuit fluidique alimenté par des bouteilles de gaz carbonique désobturables par percussion. Revendication 3 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 prises dans leur ensemble caractérisé en ce que le moyen de désobturer les bouteilles de gaz carbonique est constitué de deux percuteurs creux placés entre la tête des bouteilles de gaz et une fourche dont le mouvement de poussée est déclanché par la décompression d'un ressort. Revendication 4 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 prises dans leur ensemble caractérisé en ce que le moyen de déclancher la décompression du ressort commandant la percussion est une languette pivotable dont le mouvement est déclanché par la rotation d'une came. Revendication 5 - Dispositif suivant la revendication 4 caractérisé en ce;que le moyen de déclancher le pivotement de la languette est une came mûe par un mouvement d'horlogerie à retardement réglable dont le mouvement efface une une plaquette métallique servant à bloquer la position de la languette. o Revendication 6 - Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le moyen de déclancher le mouvement de la came est une seconde languette solidaire de la came et dont l'une de ses extrêmités est retenue par un ergot placé sur un levier pivotable. Revendication 7 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 prises dans leur ensemble caractérisé en ce que le moyen utilisé pour provoquer le mouvement de bras de levier du déclancheur est un piston enfoncé à la main ou un cable commandé à distance. Revendication 8 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 prises dans leur ensemble caractérisé en ce que le moyen utilisé pour provoquer le mouvement de bras du levier du déclancheur est soit un électro aimant fonctionnant sous l'action de signaux électriques issus de détecteur d'incendie, soit une tige dilatable issue d'un détecteur aérothermique. Revendication 9 - Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le moyen de mise hors service du dispositif de déclanchement est visualisé de contacteurs électriques. Revendication 10 - Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le moyen utilisé pour capter l'alimentation électriques du fonctionnement des matériels divers (ventilateurs, moteurs, etc..) est un piston agissant sur des microcontacts sous lraction de la pression du fluide de commande.