La présente invention se rapporte aux régulateurs de rayonnement, en particulier à de tels régulateurs servant à régler la lumière pour utilisation dans des enseignes lumineuses ou autres organes d'affichage lumineux. Un régulateur de lumière est essentiellement une cellule qui contient une suspension d'une substance finement divisée, l'orientation des particules dans la suspension étant susceptible d'une modification sous l'effet d'une source d'énergie, telle qu'un champ électrique ou magnétique, en vue de changer les caractéristiques de transmission de la lumière à travers la suspension. A l'heure actuelle, les enseignes lumineuses commerciales sont réalisées avec des matériels compliqués, coflteux et d'une souplesse limitée. Les enseignes usuelles comprennent, ou bien des tubes au néon, ou bien des lampes individuelles ou des éléments équivalents. Lorsque l'enseigne comprend des lampes individuelles, une structure assez complexe et coûteuse est exigée pour chaque lettre. Dans le cas de lampes au néon, on est limité en ce qui concerne le motif ou dessin réalisable car les tubes en verre ne peuvent être cintrés que suivant certains dessins. La définition au périmètre du dessin est limitée par les décharges gazeuses et la structure toute entière est très coûteuse et très fragile. Avec des affichages plus petits, par exemple des tubes de lecture destructive (tubes qui produisent les divers motifs alpha-numériques), les tubes sont très complexes, comprennent de nombreux conducteurs et composants individuels et leur fabrication est très difficile et onéreuse. Pour ce qui est des tubes très petits, ils exigent des opérations de fabrication élaborées, difficiles à effectuer et longues. On a déjà essayé d'utiliser des dispositifs optiques, notamment des dispositifs commandés par la lumière pour former des organes d'affichage ou enseignes. Cependant, les dispositifs de ce genre ne sont pas fiables en fonctionnement, ou bien encore posent d'autres problèmes ou imposent certaines limitations. Un tel dispositif peut comprendre une cellule en verre ou en quartz contenant une substance liquide cristalline (voir par exemple brevet E.U.A. NO 3.322.485).Ces enseignes qu'on appelle "à cristaux liquides" ne permettent qu'un contraste limité, sont fort coûteuses et, par suite du caractère critique des propriétés des cristaux liquides (en particulier la sensibilité à l'hydrolyses la durée de fonctionnement limitée et aussi le fait que les particules cristallines liquides diffusent la lumière et ne peuvent fonctionner que dans un intervalle étroit de températures), les dispositifs de cette nature ne jouissent que d'un succès limité auprès des utilisateurs. Ces dispositifs présentent également l'inconvénient d'être transparents en l'absence d'un champ appliqué et ils deviennent sombres (non transparents) lors de l'application d'un champ. Cette caractéristique est exactement le contraire de celle qu'on désire fréquemment obtenir dans une enseigne. Ce qu'on cherche est une enseigne qui devient brillante au moment de l'application d'un champ de sorte que le dessin affiché ressort soudainement sur le fond. Avec des dispositifs à cristaux liquides, un tel mode opératoire est impossible au cours du fonctionnement normal, car la lumière est sur le côté opposé à celui où se tiennent les observateurs et passe à travers la cellule. On a cherché à corriger cet inconvénient et à éclairer le motif qu'on désire afficher d'une façon autre que celle considérée comme la plus avantageuse. c'est-à-dire le passage de la lumière à travers la cellule. Comme on peut s'en rendre compte à la lecture du brevet précité (E.U.A. NO 3.322.485), ces tentatives n'ont pas été couronnées de succès. Par exemple, on a utilisé des surfaces réfléchissantes. Quand on utilise des réflecteurs, la source de lumière est installée du même côté de la cellule que l'observateur et la surface postérieure de la cellule doit être réfléchissante. Cet expédient n'a pas donné de bons résultats car les seuls rayons, provenant de la radiation, utilisés sont des rayons réfléchis et non les rayons transmis et il en résulte que la quantité de la lumière passant à travers la cellule est notablement réduite.D'autre parut, des difficultés se sont posées pour le montage de la source d'éclairage entre ltobservateur et l'enseigne sans "bloquer" cette enseigne. Quand on considère ces problèmes de réflexion et d'éclairement conjointement avec les propriétés difficiles et critiques de la manipulation de cristaux liquides, on comprend que les cellules à cristaux liquides n'aient pas réussi à prendre une place importante dans l'industrie des enseignes lumineuses. L'industrie est donc à la recherche d'une enseigne stable et peu coûteuse qui peut fonctionner efficacement sans ennuis et, en particulier, d'une enseigne qui est normalement sombre et pour laquelle la lumière extérieure brille à travers l'enseigne quand on l'alimente pour éclairer brillamment l'enseigne. Le régulateur de lumière à suspension colloïdale, qui fait ltobjet de l'invention, fournit justement une solution à tous ces problèmes. Ce régulateur est d'une fabrication bon marché, d'une construction facile à réaliser et est capable d'assurer un contraste élevé et très net pour l'affichage de chiffres, de lettres, de mots, de dessins et d'autres informations. Le régulateur comprend deux feuilles de verre ou d'une autre matière transparente (par exemple une matière plastique) qui sont parallèles et qui portent sur leurs faces en regard des revêtements conducteurs d'électricité, de préférence transparents. Gn place une suspension fluide colloïdale entre les deux feuilles. Cette suspens ion comprend une mince couche d'un fluide contenant, de préférence, une masse de corps minuscules capables de polariser la lumière, ou des particules dichroiques ou pléochrolques. Les particules sont normalement dispersées dans la totalité du milieu fluide et chaque particule est orientée de façon fortuite par rapport aux autres, quand le régulateur est au repos. Une matière colloïdale qui possède ces propriétés et qui peut servir pour former les particules dans la suspension est I'hérapathite (bisulfate d'iodo-quinine). L'hérapathite ou une autre substance convenable est en général formée en présence d'un collolde de protection, tel qu'un polymère du type nitrocellulosique et, éventuellement, d'autres matières telles qu'un plastifiant pour contribuer à la dispersion des particules. La pâte résultante est alors le plus souvent diluée avec un solvant convenable. par exemple l'acétate d'isopentyle, jusqu'à l'établissement d'une viscosité appropriée de la suspension toute entière. Cette suspension contient un très grand nombre de particules distribuées au hasard. On préfère des particules en forme de bâtonnets, d'aiguilles, de plaquettes, etc. Quand on applique un champ de force d'un type non constant à travers la suspension, les particules s'orientent spontanément dans la suspension suivant la direction du champ. Quand les particules sont ainsi alignées, les rayons lumineux peuvent facilement traverser la suspension et cette dernière apparait comme étant transparente. Cependant quand on supprime le champ, le mouvement brownien disperse les particules et la cellule devient ainsi sombre, c'est-à-dire que sa densité optique augmente. En réduisant l'intensité du champ appliqué à partir de la valeur qui rend la suspension transparente, on peut aboutir à toute une gamme d'états plus ou moins sombres. Des régulateurs typiques qui peuvent être utilisés avec la présente invention ont fait l'objet de la demande de brevet français N- 71 11377 déposée le 31 mars 1971 au nom de la demanderesse. Selon la présente invention, un régulateur de lumière contenant une suspension fluide comprend des revêtements conducteurs qui sont divisés en plusieurs zones de manière à délimiter des surfaces séparées dans lesquelles la lumière peut être réglée. Chaque revêtement conducteur est connecté à une source de courant de manière à permettre le réglage séparé du pouvoir de transmission de la suspension fluide entre les surfaces en regard des revêtements conducteurs. Ainsi, pendant qu'une surface reste sombre (pas de champ appliqué), une autre surface (avec application de champ) peut être rendue transparente ou partiellement transparente et, en installant une lampe du c8té du dispositif opposé à celui où se tient l'observateur, le passage de la lumière à travers une partie d'une surface qui était précédemment entièrement sombre provoque l'apparition d'un affichage brillant. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux dessins annexés, sur lesquels La figure 1 est une vue en perspective d'une cellule d'affichage lumineux construite conformément à l'invention. La figure 2 est une coupe transversale de cette cellule selon 2-2, figure 1. La figure 3 est une vue en perspective de la cellule, avec arrachement partiel et avec coupe transversale partielle selon 3-3, figure 1. La figure 4 représente une cellule avec un affichage numérique. La figure 5 représente l'utilisation de la cellule comme enseigne dans la vitrine d'une poissonnerie. La figure 6 est une vue d'une cellule à couches multiples. La figure 7 est une coupe transversale de la cellule représentée sur la figure 6 selon 7-7. La figure 8 est une vue d'une cellule ayant la forme de l'enseigne elle-même. La figure 9 est une vue d'une cellule portant un filtre sur le devant. La figure 1G, enfin, est une vue d'une cellule portant un motif d'affichage sur chacune des deux couches conductrices. La figure 1 représente l'ensemble d'un régulateur de lumière selon l'invention comportant un motif d'affichage ou d'enseigne. Les figures 2 et 3 sont des coupes transversales de ce même régulateur le montrant plus en détail. Fondamentalement, le régulateur comprend deux plaques, de préférence parallèles, en verre, en matière plastique, en quartz ou en une autre matière transparente. Ces plaques portent les références 2 et 4 et sont représentées comme étant parallèles. On comprend cepen dans que ces plaques pourraient s'écarter du parallélisme et aussi, bien qu'elles soient représentées comme étant planes, elles pourraient être courbes ou avoir une autre forme convenable.Sur la face intérieure des plaques (c'est-à-dire les faces qui sont mutuellement en regard), cette face étant indiquée par la référence 6 pour la plaque 2 et par la référence 8 pour la plaque 4, est appliqué un mince revêtement conducteur transparent 10 et 12 respectivement. Les revêtements conducteurs constituent des électrodes pour l'application d'énergie, à partir d'une source appropriée à la suspension placée entre les électrodes. Eventuellement, les électrodes pourraient être recouvertes de verre, d'une couche d'oxyde de silicium ou d'un matériau analogue pour empêcher le contact direct entre les électrodes et la suspension. La substance entre les plaques a déjà été décrite et est étudiée plus en détail dans la demande de brevet précitée.Brièvement, c'est une suspension dont les caractéristiques de transmission d'un rayonnement (par exemple de rayons lumineux), changent lors de l'application d'énergie, par exemple d'une tension électrique. Une substance représentative est une sus pension fluide contenant des particules qui sont alignées lors de l'application d'une tension électrique à la suspension, par exemple, des particules d'érapathite. L'avantage d'une telle suspension fluide est que les particules fournissent une réponse rapide et restent stables dans un intervalle tendu de tensions et de conditions opératoires. Pour empêcher le fluide de s'échapper de la cellule, des éléments d'étanchéité appropriés sont prévus sur la circonférence de la cellule. Le joint étanche est indiqué par la référence 13 sur les figures 2, 3. Ce joint peut être permanent ou temporaire selon l'usage envisagé du dispositif. Cependant, la matière du joint ne doit pas réagir avec les plaques transparentes, les revêtements conducteurs, le fluide et les particules de la suspension. Si le ou les joints sont de caractère provisoire, des moyens appropriés d'ouverture et de fermeture doivent être ménagés pour permettre de verser la suspension dans la cellule et hors de la cellule. On va maintenant étudier en détail le motif d'affichage ou d'enseigne dans la cellule. Pour réaliser un motif d'affichage (qui peut être d'une forme quelconque comme on l'a déjà dit), on soumet le revêtement conducteur (qui est suffisamment mince pour être transparent) à un traitement de gravure, de raclage ou d'un autre type pour enlever la matière autour du motif qu'on se propose d'afficher. Par exemple, sur la figure 1, on voit affichées les lettres "RFI". On enlève le revêtement conducteur autour des lettres. L'espace vide ainsi réalisé apparaît clairement sur les figures 2 et 3 où il est indiqué par la référence 3 dans le revêtement conducteur 12. On comprend que sur ces figures le revêtement conducteur est représenté comme étant beaucoup plus épais par rapport à la plaque de verre que ce n'est le cas dans la réalité.Cette épaisseur exagérée permet de mieux se rendre compte de l'agencement. Jusqu'à maintenant, on a stipulé qu'on enlève la couche conductrice autour du motif. Cependant, on conçoit qu'au lieu d'enlever le revêtement, on pourrait l'appliquer initialement dans les seules zones choisies et, dans ce cas, aucun intervalle ne subsiste dans le revêtement. Une telle application sélective du revêtement peut être faite par une technique appropriée quelconque, par exemple par pulvérisation. Le résultat final est le même. Dans la cellule représentée sur les figures 1 à 3, le revêtement conducteur est enlevé autour du sigle RFI, les lettres étant reliées les unes aux autres de manière à constituer une surface ininterrompue, le restant de la cellule définissant une seconde surface continue de sorte que la cellule tout entière est composée de deux surfaces, c'est-à-dire la surface d'affichage et la surface sans affichage et ces deux surfaces sont séparées et isolées l'une de l'autre par la zone entre elles dans laquelle le revêtement conducteur a été enlevé. Cette division a lieu dans le revêtement conducteur sur la plaque antérieure 12 (c'est-à-dire la plaque la plus proche de l'observateur). Des conducteurs électriques convenables sont alors connectés entre chaque revêtement conducteur et une source de tension et le revêtement conducteur sur le panneau postérieur (revêtement 10 sur le panneau 6). Ces connexions apparaissent plus clairement sur la figure 3. Sur cette figure 3. un conducteur 18 partant de la zone du revêtement conducteur du panneau antérieur portant les lettres RFI est connecté par l'intermé- diaire d'un commutateur 21 à une source de tension convenable 19 et au revêtement conducteur 10 sur le panneau postérieur.Un conducteur 16 qui part de l'autre surface du revêtement conducteur sur le panneau antérieur (surface entourant le motif RFI) est connecté par un commutateur 17 à la source de tension et au revêtement conducteur sur le panneau postérieur. Cn remarquera que le revêtement conducteur sur le panneau postérieur 10 n'est pas divisé en zones individuelles mais reste uniforme et continu. La raison en est que la suspension dans la cellule ne peut être activée que lorsqu'une tension lui est appliquée et une telle tension ne peut être appliquée que si un revêtement conducteur est établi de part et d'autre de la suspension.Ainsi, si l'on enlève le revêtement conducteur en certains points ou en certaines zones du panneau de verre, les particules de la suspension ne peuvent pas être orientées en ces points et zones, pas plus que les particules ne peuvent être orientées dans l'intervalle ménagé entre les zones. Ainsi, si l'on enlève le revêtement conducteur de l'un des deux panneaux seulement, on établit une barrière à la conduction dans la zone de l'intervalle entre les surfaces. Cet intervalle divise efficacement les parties de la cellule sur les deux côtés pour établir deux zones réglables individuellement. Cependant, l'utilisation d'une cellule unique au lieu de deux cellules séparées offre l'avantage de disposer d'une couche continue et non séparée de suspension fluide. On comprend également que même si l'on a représenté un motif ne comprenant que trois lettres, en réalité ce motif peut comprendre des lettres, des chiffres, des mots, des informations, des dessins abstraits ou pratiquement n'importe quel motif désiré. Cet aspect de l'invention sera décrit de façon un peu plus détaillée par la suite. Il n'est également pas indispensable que les lettres ou autres caractères soient reliés les uns aux autres et il est parfaitement possible de placer chaque caractère dans une zone réglée séparément. En fonctionnement, quand les commutateurs 21 et 17 sont ouverts et qu'aucune tension n'est appliquée à l'un ou l'autre revêtement conducteur (revêtement portant le motif ou revêtement entourant le motif), aucune lumière ne passe à travers la cellule. Toutes les zones sont entièrement sombres du fait de l'absen- ce d'alignement des particules dans la suspension. Il s'agit d'une caractéristique très importante car il est beaucoup plus efficace de voir apparaître brusquement une vive lumière sur une surface normalement sombre que d'utiliser l'agencement contraire.Avec l'agencement contraire, qui était de règle dans la technique antérieure, une zone brillante devient brusquement sombre et "l'impact" publicitaire est beaucoup moins marqué car l'observateur est déjà accoutumé à voir la zone brillamment éclairée et son obscurcissement soudain n'attirera pas son attention avec la même intensité. Cependant, l'enseigne qui fait l'objet de l'invention présente soudainement à l'observateur une zone brillamment éclairée sur une surface qui était jusqu'à maintenant sombre et un tel changement attire obligatoirement l'attention. Pour obtenir un tel affichage lumineux, on applique une tension entre le revêtement conducteur postérieur et le revêtement conducteur antérieur, en fermant le commutateur 21 pour établir le circuit entre les revêtements conducteurs et la source de courant. La fermeture du commutateur a pour effet de rendre l'affichage (RFI sur la figure 1) brusquement transparent alors que toute la partie restante de la cellule reste sombre car aucune tension n'y a été appliquée. Quand une source de lumière, par exemple une ampoule 24, éclaire à travers la cellule, le motif transparent laisse passer pratiquement la totalité des rayons lumineux alors que la zone non activée de la cellule ne laisse pratiquement pas passer de lumière. Ce contraste soudain obtenu par l'apparition brutale d'une zone brillante sur un fond sombre est très efficace pour accentuer le motif de l'enseigne.On peut également réaliser un effet contraire, c'est-à-dire laisser l'enseigne sombre et rendre trans parente la surface tout autour de l'enseigne, c'est-à-dire la surface 23 dans l'exemple choisi. Pour une telle opération, on ferme le commutateur 17 pour appliquer la tension à la partie du revêtement conducteur entourant le motif et aussi le revêtement conducteur postérieur. Dans ce cas la lumière brille dans toute la cellule à l'exception de la zone d'affichage. L'illumination soudaine de toute la surface autour d'une enseigne qui reste sombre fait ressortir cette enseigne d'une façon très proéminente. Ce mode de fonctionnement est presqu'aussi efficace que celui de l'éclairage de l'enseigne car on obtient également une illumination soudaine d'une surface qui était auparavant sombre. Bien que dans la description précédente la source lumineuse soit centrée directement derrière l'enseigne, la source de lumière ou d'un autre rayonnement pourrait également occuper une position excentrée, par exemple au-dessus et derrière l'enseigne. Par ce moyen, on peut regarder directement à travers l'enseigne sans voir directement la source lumineuse qui, cependant, illumine l'enseigne. De même, on peut utiliser une substance de diffusion, par exemple un diffuseur plastique, entre la source lumineuse et l'enseigne afin de nuancer l'éclairage et de rendre plus uniforme l'effet du rayonnement sur l'enseigne. La source de rayonnement peut être cohérente, non cohérente, monochromatique, polychromatique, polarisée ou autrement modifiée à volonté. Un appareillage électronique convenable (non représenté) peut également être installé de sorte que les deux surfaces (surface portant le motif et surface environnante) puissent être rapidement éclairées et éteintes et on obtient une enseigne à clignotement rapide par pulsations réglables. En d'autres termes, pendant une période de temps,la zone de l'enseigne est éclairée et la partie environnante reste sombre et,au cours de la période suivante, la zone environnante est transparente et la zone d'affichage est sombre. Cet effet soudain d'un éclairement vif permet d'obtenir une enseigne qui attire remarquablement l'attention des observateurs. On remarquera que les segments qui relient les éléments de l'enseigne, en l'occurrence les liaisons entre les trois lettres RFI, sont représentés comme ayant une assez grande dimension. Cette dimension a été exagérée dans un but de clarté. En réalité les liaisons peuvent être tellement petites qu'elles soient particulièrement invisibles. On a décrit jusqu'à présent un seul agencement de réglage du rapport entre la zone d'affichage et la zone de non-affichage c'est-à-dire le système de commutateurs électriques du type "marche-arrêt". Cependant on peut régler ce rapport par de nombreux autres montages électroniques. Une autre enseigne réalisable selon l'invention est représentée sur la figure 4. Conformément au système normalisé d'affichage numérique, on prévoit sept segments à l'aide desquels on peut afficher sélectivement tous les chiffres de O à 9. Cet agencement est l'affichage normalisé numérique à sept lignes. On peut également utiliser un affichage alpha-numérique permettant de former toutes les lettres et tous les chiffres, à la condition d'utiliser un plus grand nombre de segments. Dans l'affichage numérique normalisé qui est représenté, le revêtement conducteur est enlevé autour de chacune des zones 30 de manière à définir huit surfaces séparées, dont sept sont consacrées à l'affichage numérique et la huitième au fond restant. Chaque surface séparée est isolée des autres surfaces et est munie de conducteurs séparés 40 qui partent des zones respectives de la même façon que celle qui a été décrite à propos du dispositif représenté sur les figures 1 à 3. Tous ces conducteurs sont connectés à une source de réglage convenable 42 et à une source d'énergie (source de tension). La source d'énergie fonctionne de la même façon que précédemment alors que la source de réglage fonctionne comme suit: lorsqu'on désire afficher un chiffre donné, le dispositif de réglage choisit celles des sept zones 30 qu'on doit activer pour former le nombre voulu. Ces zones sont alors rendues transparentes pour se détacher brillamment sur le fond.Par exemple, si l'on désire faire apparaître le chiffre "7", on applique de la tension aux zones 30a, 30b et 30c pour les rendre transparentes, le restant de l'enseigne étant toujours sombre. Les chiffres lumineux qui apparaissent soudainement sur le fond sombre créent un affichage très efficace. Il est impossible d'aboutir à cet effet avec les dispositifs de la technique antérieure où il faut obscurcir une partie d'une zone lumineuse pour faire apparaître l'affichage. On remarquera que le dispositif tout entier représenté sur la figure 4 pourrait être fabriqué en un matériau isolant plein, tel que le verre et, éventuellement, il pourrait être opaque, et dans ce cas, les zones 30 sont des cellules individuelles autonomes sur un fond plein. Chacune des sept cellules individuelles porte des revêtements conducteurs et contient une suspension fluide. Le câblage est le même que sur la figure 4 sauf pour ce qui est de l'absence d'un conducteur électrique aboutissant au fond (conducteur 44) car la zone en question est simplement en verre plein. Le fonctionnement d'un tel dispositif est le même que précédemment. A l'état normal non active, chaque surface 30 est sombre et il en est de même du fond opaque en verre plein.Ainsi, pour afficher un chiffre,. on active les cellules appropriées 30 pour faire apparaître ce nombre sous forme d'un affichage brillant efficace. On remarquera que les affichages alpha-numériques peuvent être utilisés dans de nombreuses installations qui exigent des lectures destructives numériques et alpha-numériques, comme les calculatrices, les signes commerciaux et des appareils analogues. La figure 5 montre la façon dont une cellule peut être construite pour former la vitrine d'un détaillant ou autre entre prise commerciale, de manière que > Sion le dés ire, toute la surface de la vitrine puisse être rendue transparente en laissant l'affichage 51 sombre. L'affichage ressort alors sur le fond brillamment éclairé. On remarquera encore qu'avec un tel agencement, si le magasin est fermé, par exemple pendant la nuit, on peut facilement obscurcir toute la vitrine, tout simplement en coupant la source d'éclairage de la vitrine tout entière, c'est-à-dire en désactivant la cellule d'éclairement. Dans ce cas, aussi bien les zones d'affichage que. le restant de la vitrine seront sombres. Avec les dispositifs connus, on ne pouvait pas aboutir à ce même résultat car pour l'obscurcis- sement, il fallait mettre la cellule en route et si l'on voulait que la vitrine reste non éclairée pendant toute la nuit, il fallait faire marcher la cellule sans interruption. De même, dans les cellules connues qui utilisent les rayons réfléchis, un tel agencement ne serait pas possible car la cellule n'est pas transparente et on ne pourrait rien voir à travers la vitrine pendant le jour. Les figures 6 et 7 (la figure 7 étant une coupe transversale par la ligne 7-7 de la figure 6) montrent l'effet de couches multiples de cellules lumineuses dans lesquelles le panneau de verre postérieur d'une cellule devient le panneau antérieur de l'autre cellule. On peut ainsi former dans la cellule composite deux affichages séparés et bien distincts. On remarquera qu'on pourrait combiner pareillement plus de deux cellules. Comme on peut le constater sur la vue en coupe de la figure 7, le montage comprend trois panneaux transparents 42. 44, 46. Le panneau 44 est le panneau central et par conséquent il joue le rôle du panneau antérieur de la cellule 44-46 et celui du panneau postérieur de la cellule 42-44. Les deux cellules qui sont désignées par les références 48 et 50 fonctionnent exactement de la même façon que les cellules précédemment décrites. Cependant, avec une cellule composite, on peut afficher deux images (voir figure 6) en alternance ou ensemble. Le mode de réalisation représenté sur la figure 6 est très intéressant dans les cas où l'affichage est connecté à un dispositif de lecture destructive, de sorte quelorsque certains signaux sont reçus, le signe "non" est actionné alors qu'à la réception d'autres signaux, le signe "oui" est actionné. Evidemment, l'agencement n'est pas limité à ces deux mots mais on pourrait faire apparaître des lettres, des chiffres ou d'autres motifs, à volonté. La figure-8 représente un type d'affichage pour lequel la cellule tout entière présente sensiblement la même forme que l'affichage ou l'enseigne. Cette figure permet de se rendre compte des diverses formes que l'on peut donner au dispositif selon l'invention. La figure 9 représente un affichage pour lequel un filtre 52 recouvre l'avant de la cellule. Ce filtre empêche le passage de certaines couleurs mais permet le passage d'autres couleurs. Ainsi on peut dissimuler certaines parties de la cellule et aussi modifier toute la couleur de la cellule. D'autre part, on peut utiliser des éléments de polarisation ou des filtres de nombreux types devant l'affichage, derrière celui-ci ou faisant partie de cet affichage pour régler sélectivement la nature de l'affichage ou sa couleur. Si l'on utilise deux ou plusieurs filtres, on peut donner des couleurs différentes à des parties du meme affichage. La figure 10 représente une cellule dont les deux revêtements conducteurs 60 (à l'avant) et 62 (à l'arrière) portent des motifs affichés. On peut ainsi montrer deux motifs en alter nance ou simultanément de la même façon qu'avec la cellule à couches multiples (figure 7) mais en ntutilisant qu'une seule cellule. On remarquera que, du fait que la désorientation des particules en suspension est fonction du mouvement Brownien, les affichages et les informations peuvent restez en position affichée ou visible pendant tout laps de temps désiré, depuis une fraction de seconde jusqu'à plusieurs minutes ou même pendant une durée beaucoup plus longue ; si on le désire, l'affichage peut demeurer même après la coupure de la tension ou du champ d'orientation et pour cela il suffit de donner à la suspension fluide une viscosité suffisamment élevee. De plus, on peut transmettre l'information secrètement si l'on utilise une source de rayonnement qui émet des rayons en dehors de la plage visible du spectre électromagnétique > ou encore en utilisant dans la suspension des particules orientables et capables d'absorber le type de rayonnement émis par la source utilisée. Par exemple, une source de rayons infra-rouges pourrait envoyer des messages et des informations secrètement entre des régions situées à terre, sur des bateaux en mer ou sur des avions dans l'espace > et un détecteur pourrait recevoir ces messages > le tout dans des conditions invisibles à l'oeil. Un tel rayonnement pourrait être réglé par des particules appropriées capables d'absorber les rayons infra-rouges. Les matériaux qui absorbent les rayons infra-rouges, par exemple des oxydes métalliques tels que FeO, sont couramment utilisés dans l'industrie de fabrication de panneaux de verre en vue d'n réglage à 1' infra-rouge. Des rayonsxultra-violets peuvent également servir à afficher et à transmettre des messages et des informations invisibles. En variante, le panneau arrière transparent pourrait être revêtu d'une matière réfléchissante et le dispositif serait alors éclairé par l'avant. On voit donc que l'invention fournit un montage très efficace d'affichage de l'information. REVENDICATIONS 1. Régulateur destiné à régler le rayonnement en provenance d'une source de rayonnement pour obtenir un affichage, caractérisé en ce qu'il comprend une cellule contenant une substance dont les caractéristiques de transmission de rayonnement sont modifiées quand la cellule est activée par une source d'énergie et des moyens pour transmettre de l'énergie à ladite substance dans certaines zones de sorte que le rayonnement transmis à travers ces zones à partir de ladite source et sortant de la cellule pour établir l'affichage est sélectlvement renforcé. 2. RéguLateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance est une suspension oe particules susceptibles d'alignement, le renforcement du rayonnement étant obtenu par l'alignement desdites particules. 3. Régulateur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens de transmission d'énergie à la suspension sont prévus de -façon à diviser la cellule en plusieurs zones excitables. 4. Régulateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la source d'énergie est un champ électrique ou magnétique et en ce que les moyens de transmission de l'énergie à la substance comprennent un premier conducteur comportant au moins deux sections. 5. Régulateur selon la revendication 4, caractérisé en ce que la cellule comprend une première paroi à laquelle est associé ledit premier conducteur, et une seconde paroi à laquelle est associé un second conducteur qui coopère avec le premier conducteur pour transmettre l'énergie à ladite substance. 6. Régulateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la première et la seconde paroi sont espacées pour permettre de placer la suspension entre elles. 7. Régulateur selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce qu'une première section du premier conducteur forme un motif et en ce qu'unie seconde section entoure pratiquement le motif de la première section. 8. Régulateur selon la revendication 7, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour connecter la première section au second conducteur pour transmettre de 1'énergie à la suspension entre eux et en ce que des moyens sont prévus pour connecter la seconde section au second conducteur pour transmettre de l'énergie à la substance entre eux. 9. Régulateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour régler la transmission d'énergie aux première et seconde sections du premier conducteur pour donner à la première section l'énergie lui permettant de renforcer la transmission du rayonnement à travers la suspension afin que le motif associé à la première section devienne transparent à la transmission du rayonnement alors qu'aucune énergie n'est fournie à la seconde section de sorte que cette dernière reste plus sombre que la première sectIon du point de vue de la transmission du rayonnement. 10. Régulateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que le premier conducteur comprend un revêtement d'une matière conductrice recouvrant un côté de ladite première paroi au voisinage de la seconde paroi et en ce que le second conducteur comprend un revêtement de matière conductrice recouvrant un côté de la seconde paroi proche de la première paroi. 11. Régulateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que la source de rayonnement est une source lumineuse et en ce que la première et la seconde paroi sont transparentes à la lumière. 13.Régulateur selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que le premier revêtement conducteur est séparé en une première et une seconde section par l'enlèvement du revêtement entre les deux sections. 14. Régulateur selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'enlèvement du revêtement se fait par gravure. 15. Régulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le motif est un symbole alphanumérique. 16. Régulateur selon la revendication 15, caractérisé en ce que le motif forme une lettre. 17. Réculateur selon la revendication 11, caractérisé en ce que ladite première paroi est proche de la partie de la cellule visible par les observateurs. 18. régulateur selon la revendication 17, caractérisé en ce que la seconde paroi est proche de la source du rayonnnement lumineux. '3. Régulateur selon la revendication 18, caractérisé en ce cue le premier conducteur est divisé en plusieurs sections, lesdites sections pouvant être actionnées en combinaisons sélectives pour former des motifs alpha-numériques. 20. Régulateur selon la revendication 19, caractérisé en ce que les sections sont au nombre de huit et en ce que sept d'entre elles peuvent être actionnes sélectvement pour former un chiffre quelconque. 21. Régulateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'autre côté de la seconde paroI porte un revêtement conducteur et en ce qu'une troisième paroi est installée à proximité de la seconde paroi, le côté de ladite troisième paroi le plus proche de la seconde paroi portant un revetement conducteur, une seconde cellule étant ainsi formée entre la seconde et la troisième paroi propre à être remplie d'une suspension. 22. Régulateur selon la revendication 21, caractérisé en ce que le revêtement sur l'autre côté de la seconde paroi est divisé au moins en deux sections, lesdites sections étant actionnées séparément pour former des motifs. 23. Régulateur selon la revendication 22, caractérisé en ce que la première et la seconde cellule sont actionnées séparément pour former des motifs séparés et en ce que lesdits motifs sont observables à travers la première paroi. 24. Régulateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le second moyen conducteur est également divisé au moins en deux sections qui sont actionnées séparément. 25. Régulateur selon la revendication 24, caractérisé en ce que la première et la seconde couche conductrice sont actionnées séparément pour former des motifs séparés. 26. Régulateur selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un filtre est monté sur le côté de la première paroi opposé à celui portant le revêtement conducteur. 27. Régulateur selon la revendication 18, caractérisé en ce que les parois ont des formes irrégulières et en ce que le revêtement conducteur présente sensiblement lc même forme que les parois. 28. Procédé de fabrication d'une régulateur selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce cu'il consiste à revêtir deux feuilles d'une matière avec un revêtement conducteur, sur une face de chaque feuille ; à relier les deux feuilles ensemble de manière à laisser entre elles un espace pour recevoir une suspension fluide dont la présence aug mentera la transmission des rayons à travers le régulateur quand la suspension est activée par une source d'énergie; et à diviseur le- revêtement sur une feuille au moins en deux sections séparées dont l'une définit un motif 29.Procédé son la revendication 2E, caractérisé en ce les les feuilles sont transparantes t en ce que ladite suspension contient des part cul s cui sont alignées lors de l'application d'un source d'énergie, lad te opération de division du revêtement sur une feuille en deux sections étant exécutée par gravure. 30. Procédé selon l'une quelconque des revendicatIons 28 et 29, caractérisé on ce ;u1on connect- chacune section cu revêtement conducteur séparément a une source ce tension en vue a'un actionnement séparé de chaque section 31. Procédé de reglace d1un affichage, caractérisé en ce qu'il consiste à préparer deux plaques d'une matière transparente dont la première reçoit un revêtement conducteur et dont la seconde reçoit également un revêtement conducteur divisé au moins en deux sections; à lacer une suspension fluide entre les deux plaques ou augmenter la transmission d'un rayonnement à travers affichage lors de l'activation car une source d 'é- orgie; et à activer le revêtement conducteur sur la première plaque et sur l'une des sections ce la seconde plaque, de sorte eue a substance dans la zone entre la première plaque et la section activée de la second plaque pressente un pouvoir accru de transmission d'un rayonnement, s bien que ladite zone est affichée. 32. Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce ce ladite zone forme un motif alpha-numérique et en ce que ladite suspension contient des particules susceptibles d'aligne- ment, le rayonnement étant un rayonnement lumineux