Perfectionnements aux détecteurs thermovélocimétriques d'incendie. L'invention a pour objet des perfectionnements aux déteoteurs thermiques d'incendie et plus particulièrement aux détecteurs qualifiés de thermovélocimétriques parce qu'ils déteotent le passage d'un gradient positif de température en fonctlon du temps Par une valeur prédéterminée. Conçus nour réagir aux variations brusques do température, annonciatrices on géné- ral de débuts d'incendies, ils restent insensibles aux variations lentes, dues, le plus souvent, à des causes que l'on peut qualifier de normales, eu égard à la destination des locaux à protéger. Les détecteurs thermiques, associé. à des dispositifs de déclenchement de systèmes d'alarme ou de protection, comportent, en général, un réseau de détection ou d'analyse constitués par des détecteurs proprement dits, répartis dans les locaux à protéger, qui fonctionnent selon l'un des deux mo- des suivants, Soit par fusion d'une capsule fusible, et ils sont dits alors thermostatiques, oar ils provoquent l'alarme quand la température atteint une valeur préderminée.Soit, et ils sont dite alors thermovélocimétriques, par dilatation de l'air sous pression contenu dans dee chambres de formes diverses, notamment hémisphériques, reliées par des canalisations de faible diamètre entre elles et à une capsule manométrique, dont la déforiation, sous l'influence de la dilatation de l'air, provoque, par des moyens appropriés, l'apparition d'un signal électrique ou d'un déplacement mécanique, par exemple, dès que le gradient de température atteint une valeur prédéterminée, comprise en général entre 5 et 25 dagrés par minute.Les varia- tions lente du gradient sont neutralisées en général - c'est le problème de la coupensstion - par la mise en communication dos canalisations avec l'air atmosphérique ou avec des enceintes annexes par le moyen d'un gicleur calibré qui permet l'écouleaent de l'air dilaté lorsque lee surpression s'établissent lentement et soustrait ainsi la capsule manométrique à l'et- fet de la dilatation de l'air, mais qui se bloque pratiquement lorsque les surpressions sont produites brutalement et rend alors la capsule à son rôle de détection et d'alarme. L'installation doit en outre être conçue pour que puissent être décelées par ses propres moyens, et signalées, les pannes accidentelles, telles que fuites légères. On la qualifie alors d'autooontrôlée. Tel est sensiblement l'état actuel de la technique en la matière. Or, la présente invention se propos. d'apporter une solution différen- tielle originale au problème de la compensation évoqué plus haut, ainsi qu'un perfectionnement à la constitution des chambres aérothermiques, susceptible d'augmenter considérablement leur sensibilité. Le dispositif sayon l'invention comprend un réseau ou circuit de détec tison ou d'analyse constitué par des chambres de type connu, telles que 1, et par des fusibles thermoetatiques de type connu tels que 2, branchés sur une canalisation dont une amorce, seulement, a été indiquée sur la figure, en 3. Chaque chambre telle que 1 est équipée d'un clapet anti-retour tel que 4, by-passé d'un diaphragme ou tube capillaire tel que 5.Cette dispo- sition permet, d'une part, la transmission rapide de toute surpression née ;tans une chambre sans que soient notablement influencées les chambres voisines, d'ou un accroissement très net de sensibilité, et rend possible, d'autre part, le retour à une pression d'équilibre entre la chambre et le té- seau en cas le dépression.La canalisation 3, qui est constituée d'un tube manométrique, est reliée, d'une part, à un ensemble de membranes souples anéroSdes figuré en 6, et, d'autre part, par l'intermédiaire d'un diaphragme calibré, ou gicleur, 7, à un réservoir dit de comparaison 8, relié luimême, d'une part, à un deuxième ensemble de membranes identique au précédent, figuré en 9, et, d'autre part, par l'interméliaire d'un manodétendeur 10 et l'un clapet anti-retour 11, à un réservoir tampon 12, dont le rôle est de maintenir dans le réservoir de comparaison 8 une pression minimum cons- tante. Le réservoir tampon 12 est lui-même alimenté en air par un petit comtresseur électrique, non figuré, à démarrage automatique, et programmé.Cons tituant un système différentiel, les membranes 6 et 9, fixées respectivement en 14 et 15, sont disposées en opposition, de part et d'autre d'un équipage mobile 13, qui se déplace longitudinalement en fonction de la différence des pressions qui règnent dans chacune des membranes, provoquant la rotation d'un levier 16 qui entraîne, par un artifice approprié, électrique ou mécanique, le fonctionnement d'un système d'alarme ou de protection. Le ionctionnement de l'appareil apparat alors très clairement. En état de veille, les pressions dans les membranes 6 et 9 sont presque identiques, et l'équipage 13 reste immobile. Dans le cas d'une variation lente, donc normale, de la température, dans les locaux surveillés (différence as températures diurne et nocturne, chauffige, exploitation ou inactivité, etc.), il tend à se créer dans le réseau te détection une surpression qui est pratiquement annulée lu fait de sa mise en communication permanente, par le gicleur 7, avec le réservoir 8, dont le volume est nettement plus important que celui du réseau de détection. L'équipage 13 reste donc pratiquement immobile. Dans le cas d'ane variation rapide de température, annonciatrice d'un début d'incendie, l'air contenu dans les chambres influencées telles que 1 se dilate, provoque à travers les clapets anti-retour tels que 4 une surpression dans le réseau le détection ainsi que dans la membrane 6 (laquslle, se réformant, provoque le mouvement de l'équipage 13, ionc l'alarme) car le di- aphragme 7 et les tubes capillaires tels que 5 interlisent pratiquement à ia surpression le se faire sentir ailleurs que sur ladite membrane. Jans le cas d'une élévation le température assez lente pour ne pas provoquer le fonctionnement du système lifférentiel,mais suffisamment prolongée pour que ladite température atteigne un seuil critique, tel que 70 legrés par exemple, une ou plusieurs capsules telles que 2 fondent, entraSnant dans le réseau le détection une ohute de pression brutale, qui, en raison de la présence du gicleur 7, provoque une dépression dans la membrane 6, donc le mouvement de l'équipage 13. 3ans le cas d'une fuite de faible importance, la pression dans le réseau de détection baisse, sans pour autant provoquer un mouvement de l'équipage 13, mais en entraînant également une baisse de pression dans le réservoir de comparaison 8 et dans le réservoir tampon 12, suffisante pour entraîner la mise en route du compresseur qui alimente alors les réservoirs 12 et 8 ainsi que le réseau de détection. I1 est aisé alors de concevoir que, si la mise en route du compresseur se produit avant l'instant prévu par le programme pour son démarrage automatique, un signal auxiliaire peut être déclenché, annonçant le dérangement. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Détecteur thermovélocimétrique d'incendie autocontrôlé, caractérisé par le fait que la canalisation sur laquelle sont branchues les chambres aérothermiques et les capsules fusibles est reliée, d'une part, directement, à la face fixe d'une membrane anérotde manométrique, et, d'autre part, indirectement, à la face fixe d'une seconde membrane, ilentique à la première, par l'intermédiaire d'une canalisation comportant un diaphragme calibré, et d'une chambre renfermant de l'air maintenu à une pression constante déterminée, d'un volume plusieurs fois supérieur à celui du réseau -constitué par les canalisations et les chambres aérothermiques, les deux membranes précitées étant coaxiales, et leurs faces mobiles, en regard l'une de l'autre, étant reliées par un équipage mécanique dont les mouvements longitudinaux, sur l'axe commun des deux membranes, traduieent, selon leurs sens, leurs vitesses et leurs amplitudes l'existence d'une variation brusque de la température en fonction du temps au voisinage de léune au moins des chambres aérothermiques supérieure à une valeur prédéterminée, ou d'une élévation de la température au voisinage de l'une des capsules fusibles supérieure à une valeur prédéterminée, ou d'une fuite ou d'un dérangement, lesdits mouvements pouvant provoquer, par des moyens appropriés, le déclenchement de sys tètes de protection ou d'alarme. 2 - Détecteur thermovélocivétrique d'incendie autocontrôlé, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les chambres aérothermiques de détection sont munies, sur le tube de raccordement aux canalisations, d'un clapet anti-retour, qui se bloque dans le sens canalisation vers chambre, et qu'un tube capillaire est monté en parallèle sur le tube de raccordement précité, le clapet interdisant aux surpressions s'établissant dans la canalisation de se propager à l'intérieur des chambres et le tube capillaire un retour lent à l'équilibre des pressions règnant dans les chambres et dans la canalisation.