La présente invention concerne une roue à rayons, notamment pour modèles réduits, ainsi que le procédé et le matériel de fabrication de cette roue. Selon un exemple dtapprication intéressart bien que nullement limitatif, le procédé de l'invention est destiné à la production de roues à rayons miniaturisées pour l'équipement de modèles réduits de voitures automobiles ou autres véhiculec. Les miniatures ou modèles réduits de voitures automobiles sont parfois équipées de roues ajourées ou non reproduisant très grossièrement et de manière factice les roues à rayons non croisés des modèles de référence. En effet, qu'elles soient exécutées en métal ou en matIère plastique, ces roues s-ont moulées par des procédés d'injection, de sorte que l'on comprend aisément qu'il est tout à fait impossible avec de tels procédés, de miniaturiser les roues à rayons croisés lesquelles comportent un double rayonnage dont chacun est établi avec un croisement à 3 ou à 4. Un objet du présent procédé est donc de permettre la fabrication de roues à rayons et notamment de roues à rayons croises miniaturisées, reproduisant, mAeme à échelle très réduite, le détail des roues à rayons de dimensions normales telles que celles qui équi paient de nombreux modèles anciens de voitures automobiles ou dont sont dotés aujourd'hui certains modèles de luxe ou de sport. Plus généralement, le but du procédé de l'invention est la production de petites roues à rayons dotées d'un véritable rayonnage lequel peut tre croisé, ce qui est, on le conçoit, irréalisable, à l'aide des procédés traditionnels de moulage. Ce procédé est remarquable en ce que l'on relie, au moyen d'un faisceau de fils, un moyeu et un chassies ou une couronne de montage à l'intérieur de laquelle est placé ledit moyeu, de manière à constituer un rayonnage comportant une pluralité de rayons on dispose, de part et d'autre du rayonnage réalisé, deux demi Jantes qui sont ensuite assemblées par tout procédé convenable, la roue ainsi obtenue étant enfin détachée par coupure des brins de fil reliant la jante à la couronne de montage. Selon une autre caractéristique, le moyeu et la couronne ou chts- sis de montage sont centrés sur un socle lors de l'eécution du rayonnage. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins-annexés dans lesquels lies figures 1 à 4 illustrent les différentes phases du procédé selon l'invention ; les figures 1, 3 et 4 étant des vues en plan, tandis que la figure 2 est une vue en élévation. La figure 5 est undv,ue en perspective d'un mode d'exécution du matériel utilisé pour la mise en oeuvre du procédé. La Figure 6 est une coupe axiale de ce matériel employé pour la formation du rayonnage, avant installation de la jante. La figure 7 est une vue en plar., à caractère qchématique, d'un exemple de méthode de réalisation du rayonnage. La figure S est une vue, à plus grande échelle, du moyeu équipant les roues exécutée selon l'invention. On se réfère auxdits dessins pour décrire un exemple intéressant quoique non limitatif, du procédé de l'invention et du matériel employé pour sa mise en oeuvre. Selon ce procédé et comme le montre la augure 1, on relie au moyen d'un faisceau de fils 1, un moyeu 3 et un chassies ou une couronne de montage 2 à l'intérieur de laquelle est placé ledit moyeu, de manière à constituer un rayonnage comportant une pluralité de rayons la, lb, lc, ..., etc. On dispose ensuite (figures 2 et 3), de part et d'autre du faisceau de fils ou rayonnage 1 réalisé, deux demi-jantes 4a - 4b qui sont assemblées par tout procédé approprié à la nature du ou des matériaux dans le ou lesquels sont exécutés ledit rayonnage et les dites demi-jantes. On comprend que les rayons la - lb - ic, ..., se trouvent emprisonnés, sur une portion de leur longueur, entre les surfaces en contact ou en regard des deux demi-jantes et, par conséquent, solidarisés à la jante 4 obtenue après assemblage de ces dernières. La roue ainsi réalisée au centre de la couronne 2 est détachée par coupure des brins de fil reliant ladite couronne à la jante 4, le plus près possible de la périphérie de ladite jante, afin d'éviter, s'il se peut, une opération terminale d'ébarbage. On expose ci-après de façon plus détaillée un exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention pour laquelle on utilise un matériel comprenant une couronne ou chSssis de montage 2 et un socle de centrage 5 (figures 5 et 6) lesquels peuvent autre exécutés en tous matériaux convenables. On a représenté un châssis 2 ayant la forse dture couronne cir culaire qui/la a mieu- adaptée pour l'exécution de roues, mais il est évident que d'autres formes sont possibles. Des points ou moyens d'accrochage du ou des fils constituant le faisceau 1, sont répartis, de manière régulière ou non, sur le pourtour de ladite couronne laquelle peut avoir divers diamètres en fonction dec dimensions aeC articlec que l1on e propose d'e- xécuter. Ces pointc d'accrochage dont le nombre ect cusceptible de varier peuvent être réalités de différentes façons. Suivant l'exemple illustré, la couronne 2 comporte, sur sa périphérie et sur son bord cupérieur, dec languettes 2a de forme générale triangulaire dirigées vers l'extérieur. Le socle 5 a une forme et des dimensions complémentaires de celles de la couronne 2. Il comporte, sur sa face supérieure, des moyens permettant l'appui et le centrage de la couronne 2, ces moyen étant constitués par un épaulement 5a suivant l'exemple illustré. Selon cet exemple, le socle 5 comporte encore, sur sa face supérieure, une aire centrale surélevée 5b,délimitée par l'épaule- ment 5a, autorisant l'appui du moyeu 3. Cette aire d'appui est pourvue d'un orifice axial 5c destiné à recevoir un axe 3a dont est latéralement muni ledit moyeu. Un petit piedestal de surface réduite (non représenté) peut être ménagé dans la partie centrale du socle, de façon à faciliter la tâche de l'exécutant. Comme le montre la figure 8, le moyeu 3 est doté de deux gorges 3b- 3c dont l'une (gorge 3c) est de préférence prévue à proximité de l'une des extrémités dudit moyeu, tandis que l'autre (gorge 3b) est plus ou moins éloignée de la précédente. Ces gorges, ou l'une d'entre elles seulement, peuvent être exécutées sur la périphérie de flasquec dont est pourvu le moyeu. Ainsi, selon l'exemple illustré, la gorge 3c est exécutée dans le moyeu proprement dit, à proximité de son extrémité externe, tandis que la gorge 3b est réalisée sur la périphérie d'un flasque 3d dont est doté ledit moyeu à faible distance de ladite gorge 3c. La gorge 3b a un diamètre sensiblement pluc important que celui de la gorge 3c. De la sorte, l'esthique de la roue est améliorée car aucun des rayons de l'ur de ra -ornagec ne se trouve danc le mAeme plan transversal que celui d'ur rayon du second rayonnage ; toue les rayon étant arfaitemen visibles. Le rayonnage eet exécuté à l'aide d'un fil métallique, d'un fil en matière plastique ou autre, dont la nature est, par exemple, déterminée en fonction de la nature des demi-jantes 4a - 4b. Après avoir positionnés la couronne et le moyeu sur le socle 5, on attache l'extrémité du fil, en un point de la périphérie de ladite couronne. Il est par exemple possible d'enrouler ladite extrémité autour de l'une des languettes 2a, ou d'effectuer un noeud de retenue et d'insérer ladite extrémité dans une fente réservée dans le prolongement de la dépression réservée entre deux languettes contigües, etc.... On procède ensuite à la réalisation du rayonnage inférieur, en suivant par exemple la méthode et la progression illustrée à la figure 7. On passe d'abord du point A au point B (en arrière de la languette séparant lesdits points), puis du point B au point C, en prenant appui sur un arc de la gorge inférieure 3b du moyeu, puis du point C au point D (par l'arrière de la languette séparant lesdits points), puis du point D au point E, en prenant appui sur un arc de ladite gorge et en passant sur le coté opposé du moyeu, et ainsi de suite, en suivant le sens des aiguilles d'une montre. De la scrte, la jonction des points éloignés s'opère en formant des angles identiques dont les sommets sont constitués par les arcs d'appui de la gorge. Lorsque l'on est parvenu au dernier point P - a, on repart en sens inverse, en suivant une méthode et une progression analogues, comme indiqué par les références a à p, cette dernière se confondant avec le point A de départ. Lorsque le rayonnage ou réseau inférieur est terminé, on procède de la même manière pour l'exécution du rayonnage ou réseau supérieur, le fil prenant alors appui dans la gorge supérieure 3c du moyeu. Lorsque ledit faisceau supérieur est achevé, on retirele socle 5 et on procède à l'installation de la jante par assemblage de ses deux demi-parties entre lesquelles sont emprisonnés lesdits rayonnages ou faisceaux. Comme indiqué précédemment, la jonction des demi-jantes peut s'opérer par tous procédés appropriés à la nature des matériaux employés tels que soudure, électro-soudure, collage, etc.... L'intérêt et les avantages du procédé de l'invention ressortent bien de la description qui précède et des dessins annexes. Ce procédé permet notamwn.ent l'obtention commode et rapide de roues à rayons, notamment à rayons croisés, avec une perfection encore jamais atteinte dans le domaine du modèle réduit. On a prévu une application particulièrement intéressante de ce procédé à la réalisation de roues de miniatures ou de modèles réduits de véhicules roulants tels que voitures automobiles, et de jouets, mais il est évident que lton n'exclut pas la possibilité d'utiliser dans d'autres buts les roues obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé, lesdites roues pouvant avoir des dimensions variables. Bien entendu, entrent également dans le cadre du présent brevet, les modifications ou substitutions susceptibles d'entre apportées par l'homme de l'art, au procédé et au dispositif décrit, et qui, sans en altérer les dispositions originales, n'en seraient que de simples équivalents techniques. q R E V E M D I C A T I O N S 1. - Procédé de fabrication de roues à rayons, notamment pour modèles réduits, caractérisé en ce qu'on relie, au moyen d'un faisceau de fils, un moyeu et un ch ssis ou une couronne de montage, ayant de préférence une forme circulaire et à l'intérieur de laquelle est placé ledit moyeu, de manière à constituer un rayonnage comportant une pluralité de rayons ; on dispose, de part et d'autre du rayonnage réalisé, deux demi-jantes qui sont assemblées par tout procédé convenable, en emprisonnant une portion desdits rayons, la roue ainsi obtenue est enfin détachée par coupure des brins de fil reliant ladite couronne à la jante, par exemple le plus près possible de la périphérie de cette dernière. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyeu et la couronne ou chassies de montage sont centrés sur un socle lors de l t exécution du faisceau de fil ou rayonnage. 3. - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le moyeu est doté d'une ou plusieurs gorges et, de pré férence, de deux gorges dans lesquelles prennent appui les brins du faisceau. 4. - Procédé selon la revendication 3, dans lequel on utilise un moyeu doté d'au moins deux gorges, caractérisé en ce que l'une desdites gorges a un diamètre plus important que celui de l'autre gorge. 5. - Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque rayonnage est exécuté, dans un premier sens, par jonction de deux points adjacents, puis par liaison de deux points éloignés en prenant appui, alternativement, lors de ladite liaison, sur des cotés opposés du moyeu ; la liaison des dits points éloignés s'opérant en formant des angles identiques dont les sommets sont constitués par les arcs d'appui du fil sur le moyeu ; puis, lorsque l'on est parvenu au dernier point d'accrochage, on repart en sens inverse en suivant une méthode et une progression analogue. 6. - Matériel pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend un châssis ou couronne de montage dont le pourtour est doté d'une pluralité de points d'accrochage pour le fil destiné à la constitution du faisceau ou rayonnage, et un socle comportant des moyens d'appui et de centrage pour le moyeu et le chassie ou couronne de centrage. 7. - Matériel selon la revendication 6, caractérisé en ce que les points d'accrochage sont constituées par des languettes dirigées vers l'extérIeur dont est périphériquement munie, sur son bord supérieur, la couronne ou châssis de montage. 8. - Matériel selon la revendication 6, caractérisé en ce que le socle comporte une aire d'appui surélevée ou un petit piedestal pourvu d'un orifice axial pour le centrage du moyeu, et, de préférence, un épaulement pour le centrage de la couronne circulaire. S. - Roues à rayons, notamment pour modèles réduits, caractéri sexes en ce qu'elles sont exécutées à l'aide du procédé et/ou du matériel selon l'une quelconque des revendications 1 à 8.