Pour accélérer autant que possible le processus de guérison des saies d'opération, il est fréquent de placer dans ces saies des conduits de drainage (drains) servant à aspirer les sécrétions de ces plaies. L'une des extrémités du drain est alors raccordée à un récipient d'aspiration, dans lequel règne une dépression. Les drains ne sont utilisés qu'une seule fois et sont jetés après usage. Dans un dispositif connu de drainage par aspiration, on utilise un récipient d'aspiration en matière plastique dont la paroi est réalisée sous la forme d'un sac ou soufflet que l'on peut contracter. Ce récipient d'aspiration est en outre pourvu d' un ressort de compression servant à déployer le soufflet. Le récipient d'aspiration est fourni dans un emballage stérile, Pour 1' utiliser, on contracte manuellement le soufflet, tandis que les moyens de raccordement de celui-ci sont ouverts, de façon qu'une tartie de l'air qu'il contient puisse être évacuée. On raccorde alors, aux moyens de raccordement du récipient d'aspiration (encore maintenu contracté), le drain préalablement introduit dans la plaie. Alors, si on libère le récipient d'aspiration, le soufflet est déployé par le ressort, ce qui a pour effet d'enqendrer la dépression nécessaire à l'aspiration. Comme le récipient est en matière plastique ne présentant qu'une faible résistance à la température, il ne peut pas être stérilisé par chauffage et ne peut donc servir qu'une seule fois. On connait aussi des récipients d'aspiration en forme de bouteille, qui sont en verre et peuvent servir plusieurs fois. Avant chaque usage, ces récipients sont d'abord stérilisés dans une étuve puis vidés au moyen d'une pompe, avant d'être raccordés à-un drain. Le recours à ces récipients présente l'inconvénient d'exiger en plus la présence d'une pompe, sans compter que la mise sous vide exige une opération supplémentaire. De plus, l'évacuation ayant lieu après la stérilisation, il existe un risque que des germes provenant de la pompe pénètrent dans le récipient d'aspiration et que celui-ci ne soit plus parfaitement stérile. La présente invention apporte un procédé permettant d' utiliser plusieurs fois un même récipient d'assiration sans qutil soit nécessaire de recOurir à une pompe aspirante. Ce résultat est obtenu avec un procédé pour stériliser un récipient d'aspiration et pour créer une dépression dans ce récipient qui est étanche au vide et qui présente des moyens de raccordement en vue de son utilisa tion pour le draihage de plaies par aspiration.Le procédé suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'avant la stérilisation on relie les moyens de raccordement à un clapet antiretour, de fa Con qu'au cours du chauffage à effet stérilisant une partie de lt air contenu dans le récipient soit, du fait de sa dilatation thermique, amenée à sortir du récipient en passant par le clapet antiretour ; alors une dépression s'établit dans le récipient au cours du refroidissement qui fait suite à la stérilisation. L'invention a également pour objet un clapet antiretour pour la mise en oeuvre du procédé. Ce clapet est caractérisé par la présence, du coté de son entrée, d'un embout destiné à être introduit dans l'ouverture des moyens de raccordement du récipient d'aspiration. Les caractéristiques et avantages de l'invention appa raieront à la lecture de l'exemple non limitatif suivant, décrit avec référence au dessin annexé. Fig, 1 représente un récipient d'aspiration avec ses moyens de branchement et un clapet antiretour, Fig. 2 montre, à une échelle agrandie, un clapet antiretour. Le récipient d'aspiration est constitué par une bouteille en verre 1 dont le goulot la est pourvu d'un filet. Un bouchon 2 en matière plastique-permet de fermer de façon étanche le récipient d'aspiration. Ce bouchon 2 présente un tuyau de raccordement 2a communiquant avec l'intérieur du récipient d'aspiration gra- ce à une ouverture traversante, non représentée. Le bouchon est en outre muni de deux trous borgnes dont l'un, désigné par la référence 2b, est visible dans la partie représentée en coupe sur la figure 1. La profondeur adoptée pour c deux borgnes est telle qu'il y ait, entre leurs fonds et la surface terminale supérieure du bouchon, une mince membrane élastique 2d. Chacune des deux membranes 2d est liée à un appendice ou corne 2e saillant à l'extérieur, vers le haut.Toutefois, ces appendices 2e se trouvent non pas aux centres des membranes, mais sont quelque peu décalés vers le sommet de la surface terminale 2c du bouchon. Dans chacun des deux trous borgnes est inséré un tampon creux 3 dont une Dartie de la surface extrême supérieure est au contact de la membrane 2do Chacun de ces tampons 3 est traversé dans le sens de sa longueur par un trou 3a. Après avoir été introduit dans le goulot la de la bouteille, le bouchon 2 peut être fixé au moyen d'un écrou-chapeau 4 en matière plastique, de façon que son rebord 2f soit appliqué contre le bout du goulot la de la bouteille et complète ainsi 1' obturation de cette dernière. Un clapet ou soupape de retenue 5 est enfiché dans 1' extrémité libre du tuyau de raccordement 2a, lequel passe dans 11 orifice de l'écrou-chapeau 4 au-delà duquel il saille. Ce clapet est représenté séparément à plus grande échelle sur la figure 2. il présente un corps en deux parties 6 et 7 assemblées par vissage, chacune comportant un passage coaxial, respectivement 6a, 7a. Le passage ou trou 7a présente un évasement 7b dans lequel une bille obturatrice prend assise. Un ressort 9 pousse cette bille vers le bas, contre un anneau torique 10 qui est agencé dans une gorge ou rainure 7c et forme le siège du clapet. Le passage ou trou 6a de la partie supérieur 6 du corps présente, en son extrémité supérieure, une partie plus étroite réalisée sous la forme d'un trou fileté 6b qui forme l'orifice de sortie du clapet. La partie inférieure 7 du corps présente un bec ou embout 7d à profil effilé pourvu de reliefs en dents de scie. Ce bec, formant l'orifice d'entrée du clapet, est de dimensions telles que l'on puisse l'introduire dans le tuyau de raccordement 2a du bouchon 2, permettant ainsi d'établir une liaison étanche du clapet antiretour 5 avec les moyens de raccordement Ça. Pour faciliter l'introduction et l'extraction du clapet antiretour 5 dans le tuyau de raccordement 2a, il est prévu une poignée 11 pourvue d'un embout fileté lia que l'on peut visser dans le trou fileté 6b de la partie 6 du corps du clapet. Dans ce qui suit, on décrit l'utilisation du récipient d'aspiration 1 et du clapet de retenue 5. On commence par nettoyer et désinfecter le récipient d'aspiration 1, le bouchon de fermeture 2, les tampons 3 et lt écrou-chapeau 4. On place ensuite les tampons creux 3 dans les trous borgnes 2b, puis on introduit le bouchon 2 dans ltorifice du goulotyde la bouteille et l'on visse l'écrou-chapeau 4. Alors, si l'on n'a pas besoin de l'utiliser immédiatement pour le traitement d'une plaie, le récipient d'aspiration peut être emballé dans les meilleures conditions possibles de propreté et d'étanchéité à la poussière, puis être conservé jusqu'à son utilisation. Pour l'utilisation, on place le clapet de retenue 5, ou plus exactement son embout 7d, dans ltembouchure du tuyau de raccordement 2a, en opérant soit à la main soit à l'aide de la poignée 11. Après cela, l'ensemble du clapet de retenue 5 et du récipient d giration 1 (ce dernier étant fermé avec étanchéité) est placé dans une tune. c=elle-ci n'est pas étanche vis-à-vis de l'extérieur, de sorte que la pression régnant dans l'étuve est toujours égale a la pression ex-térieure. Pour stériliser le récipient d'aspiraion, l'étuve est alors portée pendant un certain temps à une tem perature de l'ordre de 120 à 13000. Cela staccompagne d'une dilaration thermique de l'air, de sorte qu'une partie de l'air, présent dans le récipient d'aso.iration 1, sort de celui-ci en passant par le clapet antiretour 5.Si l'on arrête le fonctionnement de l'étuve, le récipient d'aspiration 1 se refroidit, ainsi que l'air qu'il continent, Le clapet antiretour 5 s'oppose alors à toute rentrée d' air dans le récipient 1. Ainsi, la pression dans le récipient d'aspiration diminue au cours du refroidissement. Selon l'équation d' état d'un gaz parfait, le produit de la pression par le volume est proportionnel à la température absolue. Comme la pression dans le vase est égale, lors de l'échauffement, à la pression extérieure, et comme la température absolue lors du refroidissement décroit d'environ 1/4, il en résulte que la pression dans le récipient d' aspiration se trouve ramenée à environ 75% de la pression extérieure. On peut alors introduire le drain dans la plaie à traiter. Ensuite, au moyen d'une pince, on obture par pincement le tuyau 2a de raccordement du récipient, on visse la poignée 11 dans le clapet antiretour 5 et lton extrait ce dernier. L'extrémité libre du drain peut alors titre introduite d#ns le tuyau de raccordement, et la pince être enlevée de ce dernier. La dépression régnant dans le récipient 1 provoque alors l'aspiration dans ce dernier des sécrétions provenant de la plaie. Lorsque l'intérieur du récipient d'asoiration est sous dépression, les membranes 2d sont tirées vers l'intérieur du récipient. il en résulte que les deux appendices ou cornes 2e ont alors une certaine inclinaison mutuelle, vers l'extérieur0 L'inclinaison des deux appendices 2e constitue alors une mesure de la pression existant dans le récipient d'aspiration. La position des deux appendices permet au personnel soignant d'établir sans difficulté si la dépression nécessaire à l'aspiration existe encore ou non dans le récipient. Les deux tampons creux 3 soutiennent les membranes 2d, de façon qu'elles ne puissent se déchirer, même en cas d'utilisation répétée. Le processus d'aspiration terminé, on sépare le drain du tuyau de raccordement 2a, après quoi le récipient d'asniration peut être ouvert, vidé, nettoyé et reconditionné pour sa réutilisation. REVENDICATIONS 1. Procédé pour stériliser un récipient d'aspiration et pour créer une dépression dans ce récipient qui est étanche au vide et présente des moyens de raccordement en vue de son utilisation pour le drainage de plaies par aspiration, caractérisé par le fait qu'avant la stérilisation on relie les moyens de raccorde ment à un clapet antiretour, de façon qu'au cours du chauffage de stérilisation, la dilatation thermique fasse sortir une par tie de l'air, contenu dans le récipient, en passant par le cla pet antiretour, de sorte qu'une dépression s'établit dans ledit récipient au cours du refroidissement qui fait suite à la sté rilisation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on porte le récipient d'aspiration à une température de 11 ordre de 120 à 130qu. 3. Clapet antiretour, pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, du ctté de son entrée, un embout conçu pour être introduit dans l'orifice des moyens de raccordement du récipient d'aspiration. 4. Clapet selon la revendication 3, caractérisé par le fait que soahrifice de sortie est réalisé sous la forme d'un trou fileté, 5. Récipient d'aspiration, pour la réalisatioss du procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ses moyens d'ob turation portent une tubulure dans laquelle est emmanché un clapet suivant la revendication 3 ou 4.