La présente invention concerne une composition pour consolider un sol mou ou de faible consistance contenant des matières organiques, et un procédé pour consolider ledit sol en utilisant ladite composition. Comme l'étendue des terrains effectivement utilisables diminue avec la progression continuelle du développement social, il apparaît que les travaux de génie civil et le développement des terrains, qui ont été jusqu'alors effectués suivant la sélection de sites réunissant des conditions de sol relativement favorables, rencontreront graduellement des limitations en ce qui concerne cette marge de sélection. Il en est résulté de nouvelles recherches consacrées à divers procédés de réalisation de projets de génie civil et de développement des terrains aux emplacements dans lesquels règnent des conditions d'un sous-sol de mauvaise qualité, et on a trouvé qu'une exigence essentielle impose l'amélioration et la consolidation d'un sol qui est insatisfaisant. Un procédé qui est couramment mis en oeuvre pour la construction sûre et rapide de structures sur un tel sol insatisfaisant, est un procédé d'imprégnation suivant lequel on injecte un matériau consolidant dans le sol en laissant ce dernier s'en imprégner, dans des applications telles que l'assèchement et l'amélioration des sols. La forme sous laquelle se trouvent le plus largement distribués de tels sous-sols ou sols de fondation au Japon est le type visqueux dont les propriétés sont particulièrement médiocres en ce qui concerne la compressibilité et la résistance. Plus particulièrement, les sous-sols mous ou de faible consistance contenant des matières organiques telles que la tourbe, des feuilles moisies et de la terre humique visqueuse, posent les problèmes majeurs rencontrés lorsqu'on tente de réaliser un projet dans des régions o de tels sous-sols sont présents. Malgré les progrès quotidiens de la technologie, le fait demeure que les conditions réelles qui prédominent dans un tel sous- sol ne sont encore actuellement pas complètement comprises. En ce qui concerne le procédé d'imprégnation mentionné ci-dessus, il existe trois techniques bien connues pour appliquer ledit procédé à un sol du type précité. Ce sont: (1) l'injection dans les évidements, dans laquelle on force le matériau consolidant à imprégner les interstices ou vides existant entre les particules de terre ou les particules de matières organiques; (2) l'imprégnation pulsante ou par onde, dans laquelle on laisse prendre place naturellement la pénétration du matériau consolidant dans les points les plus faibles de la couche de sol mou; et (3) l'imprégnation en empilage ou en colonnes, suivant laquelle on remue la couche de sol mou sous la forme de cylindres, puis on la mélange avec l'agent consolidant, de façon que dans les cylindres se produise ainsi un durcissement en structures en forme de colonnes permettant au sol de support lui-même de constituer le substrat porteur de charge sous la forme d'empilements durcis. Le matériau d'imprégnation le plus économique et le plus couramment utilisé est le ciment, qui comprend essentiellement du ciment portland ou du ciment de cendres volantes. Ce matériau est inorganique et est par suite non polluant, à la différence d'agents injectés de provenance chimique ou analogues. Il y a toutefois lieu d'observer que l'utilisation de matériaux d'imprégnation à base de ciment, entraîne les désavantages suivants vis-à-vis de la terre organique. (I) Le mécanisme de durcissement d'un ciment, dans lequel le calcium occupe 60 % du total des ingrédients, provient de la réaction de l'ion calcium. Si le sol dans lequel le ciment est injecté, contient des composants organiques, ces composants sont adsorbés sur les ions calcium avec la conséquence défavorable, d'une perte des caractéristiques de durcissement du ciment. Le résultat final est un déclin prononcé de la résistance que l'on peut obtenir après durcissement. Il est par suite interdit de mettre en oeuvre un traitement par le ciment dans les régions o le sous-sol mou contient de grandes quantités de matières organiques. En conséquence, on a adopté un traitement par la chaux comme alternative au ciment, ainsi qu'il est bien connu. Néanmoins, il s'est confirmé que même l'utilisation de chaux n'est d'aucun secours dans un sol mou qui possède une teneur en matières humiques, constituées de tourbe ou de feuilles moisies ou analogues, supérieure à 0,05 %, car dans ce cas elle ne durcit pas. (II) Comme un sol contenant des matières organiques est mou et, par suite dépourvu de propriétés de retenue, les efforts faits pour améliorer les structures d'empilage se heurtent aux difficultés suivantes: (a) On peut s'attendre à ce qu'une terre contenant des matières organiques n'offre pratiquement pas de résistance au frottement. Par suite, une fois qu'un affaiblissement se développe dans une partie d'empilage ou colonne sous l'effet d'une vibration ou de quelque autre cause, il existe le danger qu'un tel défaut conduise à l'effondrement consécutif du sol entier. (b) Une terre organique et la structure d'empilage ne constituent pas un corps unitaire et, par suite, ne forment pas une couche de sol de type composite. De ce fait, lorsqu'une contrainte, telle qu'une charge, est appliquée, la contrainte agit seulement sur les empilages et peut provoquer la destruction des colonnes ainsi qu'une déstabilisation prononcée du sol dans son ensemble. (c) Comme aucune aide ne peut être obtenue de la résistance au frottement pour la raison exposée ci- dessus en (a), on doit faire en sorte que le sol se trouvant directement en-dessous de l'empilage ou colonne puisse supporter la charge. Ceci peut s'avérer d'une approche extrêmement peu économique dans les cas o la couche de sol mou a une épaisseur considérable. (III) Les procédés pour améliorer un sol organique par consolidation sans faire appel à une imprégnation, sont, par exemple, les procédés courants de (a) déshydratation et compactage accomplis par drainage du type vertical, (b) remplacement, dans lequel une partie du sol mou est remplacée, et (c) déshydratation et compactage effectués en déposant de la terre et du sable sur le sol, en une couche de hauteur appropriée. Il y a toutefois lieu d'observer que ces procédés posent en commun un problème. Plus précisément, les procédés (a) et (c) exigent ordinairement l'application d'une charge pour "exprimer" l'eau des pores, ladite charge étant souvent procurée par un mat de sable ou analogues. Le sable est également de façon courante le matériau utilisé pour remplacer la terre enlevée dans le procédé (b). Comme un sol mou contenant des matières organiques se compose d'alluvions qui ont une teneur élevée en eau souterraine, la quantité de tassement ou d'affaissement attribuable à la charge est évidemment grande. Lorsqu'on soumet de façon continue le sol mou à une charge sous la forme de sable, une couche de sable boulant, saturée se développe sous le niveau peu profond de la nappe d'eau souterraine. Si cette couche de sable surpasse une épaisseur de 2 mètres et si sa partie supérieure est couverte et retenue par une surface de route pavée, par un terrain préparé en vue d'une construction ou par une structure non perméable à l'eau, telle qu'un remblai de terre visqueuse le long d'une route, une vibration ou une perturbation analogue du sol peut, en conséquence d'une thixotropie, provoquer le développement de phénomènes dits de fluidisation dans la couche de sable boulant sous-jacente à la nappe aquifère. L'instabilité grave résultant de cette fluidisation peut entraîner la destruction totale des structures entières. Le procédé de l'invention représente une brèche ouverte dans la technique et est économiquement supérieur à la technique antérieure en ce que les coûts peuvent être réduits de plus de 30 % comparativement aux procédés courants. Le but de l'invention est par suite d'apporter une solution aux difficultés qui sont rencontrées lorsque l'on applique l'imprégnation des sols à un sol mou ou de faible consistance contenant des matières organiques. Un autre objectif de l'invention est de rendre possible l'utilisation de matériaux peu coûteux et aisément disponibles, ainsi que de valoriser par leur utilisation, des déchets industriels et agricoles. Conformément à l'invention, on propose une composition pour injection destinée à améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, ladite composition comprenant du ciment, de la bentonite, de l'eau et soit du sable ou un matériau inerte finement divisé, de faible poids, d'origine naturelle ou constitué par un déchet industriel ou agricole. Plus particulièrement, ladite composition peut comprendre du ciment, de la bentonite, de l'eau et une substance A dans les proportions pondérales respectives de 1,0:0,1 - 2,0:1,0 - 3,5:0,5 - 2,0, ladite substance A étant une ou plusieurs des substances choisies parmi des cendres volcaniques, des déchets de bois sous forme de poudre, des matières plastiques de déchets sous forme de poudre, des cendres de charbon provenant de centrales thermo-électriques, des enveloppes de céréales ou des déchets agricoles analogues sous forme de poudredes cendres d'incinérateur ou autres matériaux naturels ou de déchets, finement divisés, aisément accessibles, ayant similairement une faible densité. Une autre composition selon l'invention comprend un ciment, du sable, de la bentonite et de l'eau, respectivement dans les proportions de 1,0:2,0 - 8,0:0,1 - 1,5:0,5 - 3,0. L'invention permet en outre de disposer d'un procédé pour améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, en utilisant ladite composition, ledit procédé comprenant les stades consistant à remplacer une ou plusieurs portions du sol par injection de ladite composition à des emplacements prescrits, ladite composition étant auto-consolidante in situ après l'injection, et comme conséquence dudit remplacement et de ladite consolidation, un procédé à la compression des parties environnantes dudit sol qui n'ont pas été remplacées de façon que l'eau souterraine soit exprimée et que lesdites parties se trouvent compactées. Les techniques pour mettre en oeuvre l'invention en pratique apparaîtront plus clairement d'après la description suivante donnée, à titre d'exemple indicatif mais nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: La Figure 1 est une représentation graphique montrant le principe de base de l'invention; La Figure 2 est une représentation graphique illustrant la relation entre le procédé de l'invention et un procédé classique; La Figure 3 est une vue schématique de l'appareil utilisé avec la composition conforme à l'invention; et La Figure 4 comprend des représentations graphiques montrant respectivement les trois stades du procédé de construction utilisé avec la composition de l'invention. Les principes mis en jeu dans l'amélioration et le renforcement du sol, tels que pratiqués couramment peuvent être sommairement classés sous quatre têtes de chapitre (1) déshydratation, (2) compactage, (3) consolidation ou durcissement et (4) remplacement. Il s'est présenté de nombreux exemples de cas dans lesquels, conformément à la pratique courante, diverses opérations d'amélioration des sols ont utilisé certains des principes respectifs précités dans les stades individuels. La technique de l'invention est caractérisée, en premier lieu, par une composition pour améliorer la résistance d'un sol mou contenant des matières organiques (qui sera décrit ci-après avec plus de détail) et, en second lieu, par un procédé pour utiliser cette composition, suivant lesquels les quatre principes mentionnés ci-dessus peuvent être aisément employés dans le même processus réalisé en continu. La Figure 1 illustre sous forme d'un graphique, les fondements du procédé de l'invention. On utilise un appareil d'imprégnation particulier connu pour injecter successivement une composition 12 de matériau de remplacement à partir de points 11 d'injection prédéterminés dans le sol organique 13 mou qui est destiné à être amélioré, et on effectue la commande de l'opération de façon à obtenir l'augmentation voulue de la résistance du sol par les effets combinés du compactage, de la déshydratation et du drainage pour chaque opération d'injection, le résultat final étant que la portion du sol o le remplacement par la composition de matériau injectée a été effectué, forme une structure de remplacement semi-consolidée. Le but est de produire une augmentation de la résistance du sol par suite de la déshydratation et du compactage progressifs. Le procédé ne vise pas à remplacer l'eau dans les interstices entre les particules de terre par le matériau injecté, mais il est plutôt adapté à exprimer l'eau par l'intermédiaire du compactage. Conformément au principe appliqué dans le cadre de l'invention, le sol mou une fois consolidé par le compactage demeure en l'état. C'est-à-dire que le mécanisme de consolidation est irréversible. Le sol ne peut pas revenir à sa forme antérieure de consistance faible ou molle, faisant ainsi barrage à des conditions extérieures particulièrement extrêmes. En conséquence, le sol peut être investi de la résistance nécessaire pour assurer sa stabilité. Lorsqu'on applique des techniques courantes à des sites de travaux d'une région préalablement tracée dans le but d'améliorer et de consolider le sol uniquement à l'intérieur de la zone ainsi délimitée, on rencontre des difficultés majeures en conséquence de l'adoptiondes systèmes d'imprégnation de l'art antérieur utilisant des matériaux à base de ciment. Par suite, certaines améliorations, qui éliminent les difficultés telles que celles rencontrées dans l'art antérieur, sont procurées par la composition de matériau de l'invention. Il existe deux voies d'approche que l'on peut suivre en rapport avec l'injection d'une composition fluide dans le sol en vue de consolider une zone délimitée. La première consiste à produire une augmentation de la résistance au frottement vis-à-vis de l'écoulement du fluide aux limites de la zone à consolider, de telle sorte que la masse fluidisée résultante une fois le fluide injecté, soit contenue et que la région traitée par la composition fluide injectée soit localisée au sein de la zone qui est destinée à être consolidée. La seconde voie d'approche consiste à injecter un fluide de faible densité, de nouveau pour localiser la région traitée par ce dernier et confiner la région traitée au sein d'une couche peu profonde, comme illustré par l'exemple représenté dans la Figure 1. Une comparaison de ces deux voies d'approche montre que la première est efficace pour une couche relativement mince d'un sol organique mou, en particulier lorsque l'objectif est de traiter une strate de consistance faible dans son intégralité, alors que la seconde voie d'approche est convenable lorsqu'on est en présence d'une strate profonde d'un sol organique mou et que l'objectif n'est que de le traiter seulement sur une profondeur limitée. En utilisant un appareil d'imprégnation convenable pour répéter les opérations d'injection, et consécutivement de déshydratation, compactage, drainage, remplacement et consolidation ou durcissement, tandis qu'on règle l'opération d'injection conformément à l'objectif particulier à atteindre dans chaque cas, la strate de consistance faible se trouve progressivement renforcée par le matériau injecté. Les limites de progression de la masse fluidisée, formées à chaque opération d'injection successive, coopèrent avec d'autres limites semblables formées pendant d'autres opérations d'injection, pour comprimer la strate de consistance faible et, par suite, d'exprimer l'eau de ces pores à mesure que la région traitée s'accroît par des injections successives de la composition fluide particulière employée. De ce fait, des effets de charge in situ et une action de drainage in situ sont constamment en oeuvre au système d'interfaces entre la masse fluidisée et le restant de la couche de sol à renforcer, et l'eau des pores est exprimée hors du sol traité et contrainte d'être entraînée par drainage. En conséquence, il se produit un accroissement abrupt du degré de compactage de la strate de consistance faible dans la zone des interfaces, et une augmentation simultanée et proportionnelle de la résistance du sol. Le réglage et la conduite convenables de l'opération, en ce qui concerne la composition exacte employée, la quantité de matériau injectée et le temps d'injection, dépendent de la nature particulière du site à traiter. Un matériau qui a été utilisé dans la première des voies d'approche précitées pour l'injection, est l'un de ceux contenant du sable ou une terre sablonneuse d'une granulométrie intermédiaire à fine. Toutefois, pour la seconde voie d'approche, la composition doit contenir un matériau ayant une faible densité, tel qu'un résidu de cendres provenant de déchets industriels qui ont brûlé dans un incinérateur, des matières plastiques de déchets sous forme de poudre, des déchets de bois sous forme de poudre, des cendres volcaniques, des cendres de charbon de centrales thermo-électriques, et des enveloppes de céréales ou d'autres déchets agricoles sous forme de poudre. La combinaison des matériaux utilisés dans la composition d'injection de l'invention constitue un écart par rapport à la technique en usage, et les rapports de mélangeage ont été vérifiés sur la base d'une expérimentation répétée. La composition comprend du ciment, de la bentonite, de l'eau et une substance A, respectivement dans les proportions de 1,0:0,1 - 2,0:1,0 - 3,5:0,5 - 2,0. La substance A est un matériau d'origine naturelle ou de déchets ayant une faible densité. Elle peut consister en l'un des matériaux du groupe des matériaux d'origine naturelle ou de déchets mentionné ci-dessus, ou elle peut être un autre matériau d'origine naturelle ou de déchets aisément disponible ayant une densité similaire. Comme le choix de la substance A dépend des conditions du terrain organique, le matériau choisi varie d'un site à l'autre. L'incorporation de bentonite comme partie de la composition sert à plusieurs effets. La bentonite homogénéise chacun des ingrédients et produit une suspension colloïdale stable. Elle confère également au fluide d'imprégnation la fluidité nécessaire. En mélangeant la bentonite tout d'abord avec l'eau et le matériau de déchets, puis en y ajoutant finalement le ciment, on confère au fluide d'injection résultant une caractéristique d'expansion qui détermine le taux de changement du volume au moment de la consolidation. De plus, la bentonite sert à contenir les composants au sein de la masse fluidisée, en empêchant par suite que des traces quelconques de substances éventuellement nuisibles contenues dans le déchet industriel puissent se dissoudre et diffuser dans l'eau souterraine. La bentonite agit ainsi comme une forme de liant aux fins de l'imprégnation et assure qu'aucune pollution de l'environnement n'accompagne l'injection dans le sol dans les régions o certains agents chimiques pourraient poser un problème. Le procédé de l'invention permet d'observer les quatre principes de l'amélioration du sol dans le même processus, comme décrit ci-dessus, en procurant ainsi un procédé de renforcement du sol plus rapide et plus économique. Toutefois, les stades de remplacement et de consolidation sont, dans un sens, réalisés afin d'obtenir une déshydratation et un compactage, qui sont les facteurs principaux dans l'obtention de l'amélioration des sols désirée. La composition injectée doit comprendre des matériaux aisément disponibles d'un coût aussi bas que possible. Un avantage du procédé est que l'on peut choisir principalement des matériaux qui n'entraînent pas de gaspillage de ressources rares et des matériaux qui sont obtenus en utilisant des déchets industriels et agricoles. Comme décrit ci-dessus, l'un des problèmes majeurs rencontrés dans les techniques d'imprégnation qui sont couramment employées est le durcissement plus médiocre des matériaux à base de ciment dans un terrain organique. A cet égard, le ciment employé conformément au procédé de l'invention n'a seulement besoin que d'assurer une résistance comparativement faible au corps de remplacement du terrain qui se forme dans le sol à la suite de l'injection, car l'objectif du procédé est largement d'atteindre un effet de consolidation par expulsion de l'eau du terrain et le compactage. En d'autres termes, le procédé de l'invention n'a pas été conçu dans l'attente que la région consolidée atteigne un degré de dureté élevé. Il suffit que la résistance du ciment soit équivalente à la résistance du sol, comme on peut en juger d'après le degré de compactage finalement obtenu. Toutefois, suivant ledit procédé on cherche à empêcher le phénomène de fluidisation auquel on pourrait sinon s'attendre à la suite d'une production de tremblements ou de vibrations de la terre, et par suite à éviter un désastre résultant de l'effondrement du sol. Ledit procédé vise également à enfermer toutes traces de substances nuisibles, qui peuvent être contenues dans un matériau d'injection 1 1 comprenant des déchets industriels, dans la région du sol injecté. Ce résultat est obtenu en contraignant le matériau injecté à se solidifier et à durcir à un certain degré, si bien qu'une substance quelconque à l'état de trace ne vient pas à s'échapper pour se répandre hors de la région injectée. On a procédé à diverses expériences pour atteindre ces buts, en obtenant comme résultat la composition définie conformément à l'invention. En conséquence, un autre avantage du procédé de l'invention est un niveau plus élevé de fiabilité structurale et de sécurité publique. La Figure 2 montre le principe de base de l'amélioration des sols selon une technique courante de l'art antérieur, qui est fondée sur l'injection par impulsions ou ondes d'un matériau d'injection à base de ciment seul, pour créer une structure 14 d'empilage ou en colonnes profonde. Comme aucune amélioration du sol n'est possible par cette technique à l'intérieur de la couche 13 supérieure molle, et que par conséquent aucune aide structurale n'est disponible à partir de cette couche, l'effet final est qu'un bâtiment reposant sur un nombre d'empilages ou colonnes 15 bien espacés et comparativement minces et non renforcés, et l'existence du système 16 latéral profond ne contribuent pas d'une manière décisive à l'intégrité de la structure. Au contraire, dans le procédé de l'invention, non seulement la composition 12 injectée, elle-même, crée un système 10 consolidé allant en s'étalant, sur une faible profondeur, mais également, la couche 13 de sol mou environnante est compactée de façon à créer un radier ou dalle de fondation substantiel pour des applications de construction. Il apparaîtra clairement que si le système 14, de la Figure 2 durcit à un degré élevé et s'étend sur une profondeur H' supérieure à la profondeur entière de la couche de sol mou, alors que le système 10 de la Figure 1 durcit seulement à un faible degré et s'étend seulement sur la faible profondeur H, la stabilité structurale obtenue dans la Figure 1 est beaucoup plus grande du fait de l'étalement du système sur une faible profondeur et du compactage du sol environnant. La présente invention est mise en oeuvre avec la méthode et l'appareil qui ont déjà été mis au point par l'inventeur et brevetés dans plusieurs pays (brevet des Etats-Unis d'Amérique No 4.309.129, brevet canadien No 1.096.646 et brevet britannique No 1.601.308). Le principe opératoire du procédé de construction sera maintenant expliqué en référence aux Figures 3 et 4. On injecte la composition de l'invention au moyen d'une pompe 1 et d'une conduite 2 à partir d'un réservoir monté sur la surface du sol. On observera que la pression d'injection P (kg/cm2) peut être exprimée par la formule P = (A x M) + D dans laquelle A est la densité de la composition injectée en kg/cm2, M la hauteur de la colonne de liquide en cm et D la pression de refoulement de la pompe, en kg/cm2. En supposant que le sol ait la résistance g(t/m2), ledit sol peut être détruit pour permettre l'injection de la composition lorsque P > Q. L'état d'équilibre P = Q est atteint lorsque le sol a été suffisamment renforcé et que la composition injectée commence à être refoulée vers le réservoir en s'opposant à la pression de pompage. Lorsque cet état a été atteint, on peut arrêter de façon sûre l'opération de pompage, car cet état est couramment une indication que le sol a été consolidé de façon satisfaisante. Dans la Figure 4a, la composition d'injection a commencé à être pompée dans la formation de sol (P > Q). La Figure 4b montre l'état d'équilibre P = Q et la Figure 4c montre la condition P composition injectée. Lorsqu'on règle la pression d'injection pour la composition à la sortie, à une valeur supérieure à la résistance locale du sol, la relation P > Q peut être maintenue et l'injection peut être effectuée consécutivement. Des expériences ont été effectuées avec l'appareil et le procédé mentionnés ci-dessus, en fournissant les résultats qui sont rassemblés dans le tableau suivant. T A B L E A U Composition (rapport en poids) Résistance du Résistance Résistance du sol sol à améliorer finale amélioré Expérience Ciment: sable: bentonite: eau 1 1: 5,8: 0,1: 1,9 q=0,7 % 1,0 (t/mr) qc'> 1,6 (t/m2) q'=1,6 % 2,0 (t/m2) 1: 5,7: 0,2: 1,8 Expérience Ciment: bentonite: eau: enveloppes de 2 céréales en poudre 1: 0,1: 1,4: 0,5 q=0,5 ' 0,8 (t/m2) qc'> 1,2 (t/m2) q'=1,2 % 1,7 (t/m2) 1: 0,2: 1,3: 0,5 w N) q.n REVENDICATIONS 1. Composition pour injection destinée à améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, ladite composition étant caractérisée par le fait qu'elle comprend du ciment, de la bentonite, de l'eau et un matériau inerte finement divisé de faible poids d'origine naturelle ou constituté par un déchet industriel ou agricole. 2. Composition pour injection destinée à améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, caractérisée par le fait que ladite composition comprend du ciment, de la bentonite, de l'eau et une substance A respectivement dans les proportions de 1,0:0,1 - 2,0:1,0 - 3,5:0,5 - 2,0, ladite substance A étant une ou plusieurs des substances choisies parmi des cendres volcaniques, des déchets de bois sous forme de poudre, des matières plastiques de déchets sous forme dé poudre, des cendres de charbon provenant de centrales thermo-électriques, des enveloppes de céréales ou des déchets agricoles analogues sous forme de poudre, des cendres d'incinérateurs ou un autre matériau finement divisé, aisément disponible, d'origine naturelle ou de déchets, ayant similairement une faible densité. 3. Composition pour injection destinée à améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, ladite composition étant caractérisée par le fait qu'elle comprend un ciment, du sable, de la bentonite et de l'eau, respectivement dans les proportions de 1,0:2,0 - 8,0:0,1 - 1,5:0,5 - 3,0. 4. Procédé pour améliorer la résistance structurale d'un sol mou contenant des matières organiques, utilisant une composition définie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, ledit procédé comprenant les stades consistant à remplacer une ou plusieurs parties du sol par l'injection de ladite composition à des emplacements prescrits, ladite composition étant auto-consolidante in situ après l'injection, et à soumettre en conséquence dudit remplacement et de ladite consolidation, les parties environnantes dudit sol qui n'ont pas été remplacées, à une compression de façon que l'eau souterraine soit exprimée et que lesdites parties se trouvent compactées. 5. Procédé selon la revendication 4, mis en oeuvre dans une couche de sol mou d'une profondeur considérable, ledit procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à traiter principalement seulement une partie supérieure comparativement peu profonde du sol mou.