La présente invention concerne les boucles pour ceintures de sécurité du genre dans lequel un pène est introduit et accrochE de façon amovible, dans un boitier non porteur, avec une platine porteuse et un mécanisme de verrouillage associé. L'invention est en fait un perfectionnement à la platine porteuse pour boucle de ceinture de sécurité décrite dans le brevet n 3.790.994 des Etats-Unis d'Amérique. Dans la boucle décrite dans ce brevet antérieur, un pêne muni d'ouvertures est attaché à une première sangle d'une ceinture de sécurité, engagé et accroché dans une boucle correspondante attachée à une seconde sangle de cette ceinture. La boucle de ce brevet comprend un hoîtier non porteur dans lequel est contenue une platine porteuse destinée à titre attachée par l'une de ses extrémités sur l'une des sangles de-la ceinture de sécurité. Un mécanisme de verrouillage articulé sur la platine porteuse est actionné par un mécanisme à bouton-poussoir associé, de manière à dégager le pêne accroché sur la platine par ce mécanisme de verrouillage. Telle qu'elle est décrite dans le brevet antérieur n" 3.790.994, la platine comprend des moyens de guidage agencés à proximité de la partie antérieure de la platine et guidant le pène à son insertion De plus, des languettes intégrées à la platine, en saillie par rapport au pênes reçoivent les charges transversales exercées entre le pêne et la platine notamment dans le cas d'un effort de flexion appliqué à l'ensemble formé par la boucle et le pène. Bien que cet agencement donne toute satisfaction, la demanderesse a constaté qu'il était possible d'améliorer la réalisation de la platine et, plus précisément, la partie de celle-ci qui supporte les efforts de flexion transmis par la boucle. L'invention a donc pour objet essentiel une boucle pour ceinture du genre décrit plus haut, améliorant les caractéristiquZs d'absorption des charges de la platine lorsque l'ensemble constitué par la boucle et Le pêne est soumis à des effotts de flexion, c'est-à-dire qui sont exercés transversalement aux efforts de traction normaux équilibrés entre le pêne et la platine. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux mieux compris g la lecture de la description détaillée qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure I est une vue enplan de la boucle à bouton-poussoir, à laquelle est incorporée la platine porteuse suivant l'invention, en combinaison avec Les ongles et le pène associés - la figure 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne II-II de la figure 1 - les figures 3 et 4 sont des coupes longitudinales selon la ligne II-II de la figure 1, représentant la position relative des éléments constitutifs de la boucle et du pène, respectivement, pendant et après l'insertion de ce dernier ; et - la figure 5 est une vue en perspective éclatée de l'agencement préféré de la boucle des figures 1 à 4, les divers éléments étant Frets à l'assemblage. La boucle 10 à poussoir, représentée sur les figures 1, 2 et S et qui est sensiblement analogue à celle du brevet antérieur n 3.790.994, reçoit un pène 11. La boucle 10 et le pène ll sont attachés à des sangles 12, 13 et 14 d'une ceinture de sécurité. De cette manière, la boucle permet l'accrochage temporaire d'une sangle sous-abdominale 14 avec une sangle sous-abdominale 12 et une sangle diagonale 13, Ces deux dernières étant attachées au pène 11. La boucle 16 comprend un bottier 10 non porteur, de préférence en matière plastique légère relativement élastique, une platine 17 logée dans le boîtier 16 et qui supporte la totalité des efforts exercés entre le csbne ll et la sangle 14, de sorte que le bottier 16 proprement dit n:estsotanis ê aucune charge, Un mécanisme de verrouillage indépendant de la platine 17 est incorporé au bottier 16 et est mobile par rapport à cette platine. Outre sa fonction de transmission d'efforts, la platine 17 constitue éventuellement un support pour le mécanisme de verrouillage mobile, lequel s'engage sélectivement dans une ouverture 18 du pène 11.Le mécanisme de verrouillage-est constitué par une plaque 19 portant un cran d'accrochage 21. Comme décrit de manière plus détaillée dans ce qui suit, la plaque de verroutîlage est montée sous la platine 17 et articulée sur cette dernière entre une position de verrouillage et une position de repos par rapport à liouverture 18 du pêne Il. Un ressort 22 à lame rappelle la plaque 19 sur sa position de verrouillage (figure 5), tandis qu'un poussoir 23, également support par la platine 17, permet d'écarter manuellement la plaque 19 de la platine 17, à l'encontre du ressort 223 afin de l'amener dans sa position de repos (figure 4). Afin de guider le pène 11, lors de son insertion dans la boucle et de son retrait, et de le maintenir dans un plan superposé à celui de la platine 17, celle-ci est munie de guides et de moyens de retenue intégrés désignés dans leur ensemble par la référence 20. Comme représenté plus particulièrement sur les figures 2 et 5, la platine 17 comprend un corps sensiblement plan muni d'un orifice de guidage 26 dont la section est étudiéepoer permettre l'introduction et le guidage du cran d'accrochage 21 de la plaque 19. La plaque 19 est disposée sensiblement eu-dessous de la platine 17, de sorte que le cran 21 traverse l'orifice 26 > et, dans la position de verrouillage, fait saillie vers le haut par rapport à une surface d'appui 27 de la platine 17, contre laquelle est appliqué le pêne.Afin de permettre le pivotement de la plaque 19 entre sa position de verrouillage et sa position de repos, celle-ci est articulée sur une patte 28 de la platine 17 en saillie oblique sous l'orifice 26 à partir du bord de cet orifice le plus proche due L'arête antérieure 29 de la platine, comme représente plus clairement sur la figure 3. La patte 28 s'engage dans une cavité 31 formée sous le cran d'accrochage 21 surélevé, de sorte que la partie sensiblement plane de la pique 19 est sous-jacente à la platine 17 et pivote en totalité autour d'une arate 32 de la cavité 31. De ce fait, le cran d'accrochage 21 peut etre verrouillé en faisant pivoter la plaque 19 vers le haut contre la face antérieure de la platine. Corme représenté sur la figure 5, le cran d'accrochage 21 présente une surface formant came 33 inclinée vers le haut entre I'arete 32 de la cavité 31 et une butée 34 sensiblement perpendiculaire, laquelle vient reposer contre une surface d'appui 36 de l'ouverture 18 du pêne 11 (figure 4).Du fait de la surface 33 formant came, lors de l'insertion du pêne 11 dans la boucle, le bord d'attaque de ce pêne repousse le cran d'accrochage 21 de la plaque 19 vers le bas jusqu'à ce qu'il se trouve dans le rame plan que la surface 27 de la platine 17 (figure 3). butée 34 du cran 21 présente un léger biseau 35 sur l'arête supérieure, ce qui facilite le dégagement du pêne ll Afin de permettre la transmission à la platine 17 des efforts de la butée 34 du cran 21, lorsque le pente li est accroché, comme représenté sur la figure 4, le cran 21. présente, à l'opposé de sa butée 34 au voisinage des bords latéraux de la cavité 31, des surfaces d'appui 37 associées respec- tivement à des épaulements 38 de la platine 17 définis par l'orifice 26 de part et d'autre de la patte28, De cette manière, les efforts de traction sont transférés de façon directe et positive de la surface d'appui 36 du pêne Il aux épaulements 38 de la platine 17, par la plaque mobile 19 à faible inertie. Des moyens de guidage constitués par des flancs releves 42 et 42' assurent le guidage latéral du pêne ll à son insertion dans la platine 17 Les flancs 42 et 42' sont respectivement agences le long des arêtes latérales opposées de la platine 17 ainsi que sur son arête antérieure, comme représenté. De plus, ces flancs 42 et 42' sont prolongés par deux pattes de guidage intégrées 43 et 43' longitudinalement espacées, dont les extrémités 51 et 51' respectives sont rabattues vers l'intérieur, de sorte qu'elles-constituent des surfaces de guidage supplémentaires superposées et espacées verticalement par rapport au bord d'attaque du pêne 11. Une butée 50 de fin de course peut être agencée pour arrêter le pêne 11 introduit sous les pattes 43 et 43' et permettre son déverrouillage manuel sélectif. Le mécanisme de verrouillage est actionné par un poussoir 23 articulé sur laplatine 17 autour de deux tourillons de pivotement ól et 62 coaxiaux placés dans deux encoches 63 et 63' ménagées dans les flancs 42 et 42' de la platine 17. Le poussoir pourrait également être articulé dans les parois latérales du bottier 16.Le poussoir 23 supporte à demeure une butée 66, en I'occurrence intégrée au poussoir. Lorsque-le dispositif est en position de verrouillage (figure 4), la butée 66 traverse l'orifice d'accès 67 delta platine 17 et s'engage contre une surface d'appui 68 de la plaque de verrouillage 19, laquelle est éloignée de l'arête de pivotement 32 du cran d'ac-ochage 21y ceci afin de créer un couple de forces sur la plaque 19 autour de l'axe de pivotement de celle-ci.De cette manière, le poussoir 23 est supporté par la platine 17 en superposition par rapport à la surface 27 et par conséquent, (figure 4) pivote sous l'action d'un effort d'actionnement manuel autour des tourillons 61 et 62, d'où résulte que la butée 66 écarte la plaque 19 de la platine 17, tandis que le cran d'accrochage 21 passe de la position de verrouillage à la position de repos, dans le plan de la surface 27 (figure 3). L'action du poussoir 23 et de sa butée 66 est compensée par la languette élastique centrale 71 en saillie oblique vers le haut du ressort plat 22. Cette languette 71 prend appui surb plaque 19, contre la surface opposée à la surface d'appui 68, et applique celle-ci élastiquement contre la platine 17.En charge, la plaque de verrouillage 19 est appliquée contre la surface inférieure de la platine 17, laquelle sert par conséquent de butée limitant le déplacement vers le haut du cran d'accrochage 21. Cette position est représentée sur les figures 2 et 4. Dans l'exemple préfére de réalisation, le bottier 16 de la boucle comprend une partie inférieure 16a et un couvercle 16b. La platine 17, la plaque 19, le ressort plat 22 et le poussoir 23 ont des formes complementaires afin de permettre leur montage suivant un processus unidirectionnel dans la partie inférieure 16a du bottier en use d'une production en série conomique. En particulier, la partie inférieure 16a du bottier présente une cavité 72 et une ouverture 73 ménagée dans une paroi latérale pour permettre le passage du pêne. La cavité 72 peut recevoir successivement le ressort plat 22 et sa languette 71 en saillie oblique vers le haut par rapport à l'ouverture 73, la platine 17 et la plaque 19 articulée sur la patte 28. L'orifice de guidage délimité par les flancs 42 et 42' de la platine 17 communique avec ltouverture 73 du bottier, tandis que les aretes latérales opposées de la surface inférieure de cette platine s'appuient sur des épaulements 74 formés dans la cavité 72. L'extrémité de la platine opposée à l'arête 29 prend appui sur un épaulement 76 formé dans la partie inférieure 16a du bottier. Un rebord 77 du bottier retient élastiquement la platine de cette même extrémité.Le poussoir 23 vient ensuite, la butée 66 traversant une ouverture 67 > tandis que les tourillons de pivotement 61 et 62 du poussoir tournent dans les encoches 63 et 63' de la platine 17. Enfin, le couvercle 16b, dans lequel est ménagée une ouverture 78 pour le poussoir, est mis en place et fixé sur la partie inférieure 16a du bottier au moyen de trois pattes 81, 82 et 83 élastiques respectivement associées.à des rebords 86, 87 et 88 formés sur la partie inférie-xre 16a, comme indiqué plus clairement sur les figures 2 et 3. L'arête périphérique inférieure 89 du couvercle 16b prend appui sur un épaulement périphérique supérieur 90 formé dans partie inférieure 16a du bottier.Comme indiqué dans ce qui précède, le bottier 16 est en matière plastiquelégèrement élastique, de sorte que les pattes 81, 82 et 83 subissent une certaine déformation au moment de la mise en place du couvercle 16b. Le poussoir 23 est retenu dans le couvercle 16b par une surface d'appui périphérique autour de I'ouverture 78, surface qui coopère avec une surface supérieure 91 du poussoir 23entourant la surface de contact 92 saillante qui passe par l'ouverture 78 du couvercle. Par conséquent, tous les éléments constitutifs du dispositif peuvent titre déposés verticalement dans la partie inférieure 16a du bottier en un processus de montage unidirectionnel. Après quoi le couvercle 16b est mis en place à force afin de réaliser l'encapsulage des divers éléments dans le bottier en matière plastique. La partie inférieure 16a et le couvercle 16b du bottier présentent des ouvertures transversales respectives 93 et 94 alignées à l'extremité opposée à l'ouverture d'accès du pene. Ceci permet d'accéder à une ouverture 96 prévue dans la platine 17 pour la sangle. Il convient de noter que la totalité de l'effort exercé par la sangle 14 sur la boucle 10 est supportée par un bord de l'ouverture 96 de la platine 17 et nullement par les parties environnantes du bottier 16. Pour procéder au démontage de la boucle 10, on dégage le couvercle 16b de la partie inférieure 16a en insérant un outil mince, par exemple un tournevis, sous -les coins du couvercle près des pattes et en exerçant une action de levier. L'agencement de boucle pour ceinture de sécurité décrit jusqu'alors est, dans ses grandes lignes, analogue à celui du brevet nO 3.790.994 des Etats-Unis d'Amérique. L'insertion du pêne dans la boucle et, plus particulièrement dans la platine 17, est facilitée par l'agencement des flancs 42 et 42' ainsi que de languettes de guidage 43 et 43', comme décrit dans ce qui précède. La demanderesse a constaté que les moyens de portée des efforts de flexion et de retenue du pêne enfoncé à fond pouvaient être améliorés par l'agencement d'éléments d'ancrage, espacés, faisant saillie plus profondément vers l'intérieur de la platine. En se reportant tout d'abord à la figure 5, on peut voir que, dans l'exemple préféré de réalisation, deux éléments d'ancrage verticaux espacés sont respectivement agencés sur deux bords opposés de la platine. Ces éléments comprennent les flancs 42 et 42' ainsi que les flancs 44 et 44', tous intégrés à la platine 17. Ces flancs assez largement espacés sont reliés deux à deux par un moyen d'ancrage du pêne constitué, dans ltexemple représenté,par une barre qui relie entre eux deux à deux les flancs espacés 42, 44 et 42',44'.De préférence, comme représenté sur la figure 5, chacune des barres d'ancrage comprend des parties latérales 46, 47 et 46', 47' respectivement, lesquelles convergent deux à deux vers l'intérieur de la platine à partir des flancs associés et se confondent en une partie centrale 45, 45' sensiblement parallèle auxflancs 42, 44 et 42', 44' tespectivement. Avec cet agencement, les parties centrales des barres d'ancrage font saillie par-dessus les bords latéraux du pène à proximité du bord d'attaque de celui-ci, au moment de son insertion dans la boucle, comme représenté plus clairement sur la figure 4, de sorte que les efforts de flexion engendrés entre la boucle et le pène sont supportés par les moyens d'ancrage précités. Les charges ainsi transmises aux moyens d'ancrage sont ensuite réparties dans des sens opposés, par l'intermédiaire des flancs relevés associés, dans l'ensemble de la platine. I1 résulte que la boucle suivant l'invention présente une grande capacité d'absorption des efforts de flexion. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'entre décrit uniquement à titre d'exemple sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Boucle de ceinture de sécurité destinée à recevoir et à accrocher un pùne, cette boucle comprenant un bottier non porteur dans lequel est contenue une platine porteuseadaptée pour être attachée par l'une de ses extrémités à une sangle de ceinture et un mécanisme de verrouillage mobile par rapport à cette platine, afin de s'engager de façon amovible dans lepêne, la platine étant munie de moyens de guidage assurant le placement latéral et transversal du pène dans un plan adjacent et superposé à la platine, cette boucle étant caractérisée en ce que la platine comprend deux paires de plaques d'ancrage verticales espacés et, respectivement, agencées sur deux bords opposés et des moyens d'ancrage du pêne s'étendant entra les paires de plaques et, respectivement, en saillie sur le bord de la région antérieure du pêne à l'insertion de ce dernier dans la boucle, de manière à supporter les efforts de flexion exercés par ce pène et à les transmettre à la platine par l'intermédiaire de deux paires de plaques d'ancrage associées et disposées de part et d'autre de ladite platine. 2. Boucle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen d'ancrage du pène est une barre comprenant des parties latérales qui convergent à partir desdites plaques d'ancrage et se-confondent en une partie centrale sensiblement parallèle susdites plaques. 3. Boucle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdites plaques d'ancrage et le moyen dtancrage du pène sont intégrés à la platine porteuse.