La présente invention qui se situe dans le secteur agricole a pour objet un appareil permettant d'assurer le ramassage des paillis naturels ou artificiels utilisés dans les cultures ma ratchères. Le paillage, technique employée de tout temps, consistait auparavant à déposer sur les planches de culture, une couverture de résidus végétaux de fanon à obtenir un meilleur développement des plants ainsi traités. Or, l'introduction des méthodes et des moyens de l'industrie dans le domaine agricole, a permis de remplacer les paillis naturels par des paillis artificiels cons-titués par des films plastiques à base de polyéthylène ou de chlorure de polyvinyle et dont la pose est entièrement mécanisée. Cependant, les études relatives à la dépose des paillages ont été quelque peu négligées et celle-ci s'opère aujourd'hui encore, pour les paillis artificiels et à fortiori pour les paillis naturels, manuellement. En effet, le seul type d'appareils connu pour le ramassage des paillis se présentant sous la forme de films en matière synthétique, met en oeuvre un tambour-enrouleur monté sur un tracteur agricole. Néanmoins, la récupération de ces paillis par des moyens mécaniques tel que celui qui vient d'etre évoqué, s'avère particulièrement délicate en raison de la fragilité des films employés. Aussi, il a été imaginé l'emploi de films biodégradables rendant donc inutile leur récupération.Mais l'adjonction d'agents inhibiteurs permettant d'obtenir une auto-dégradation programmable du matériau composant de tels films, peut faire apparaître des risques de pollution du sol et intervenir de manière dommageable dans le développement naturel du système radiculaire. I1 devenait dès lors nécessaire de revenir à des techniques moins sophistiquées reposant sur le principe du ramassage mécanique et ce, sans que la fragilité des couvertures artificielles ou que la dispersion des matériaux formant les paillis naturels puissent faire obstacle à l'emploi de moyens appropriés. Ces contraintes sont résolues par l'appareil proposé par le demandeur. Cet appareil en effet, comprend sur un châssis mobile dans le sens de la longueur des planches de culture recouvertes de paillis, un premier poste de travail constitué par des moyens d'enlèvement à entraînement rotatif et un deuxième poste convoyeur agencé au premier. Ces deux postes sont respectivement constitués d'une part, par un cylindre muni de dents périphériques et, d'autre part, par une plate-forme inclinée pourvue de traverses animées d'un mouvement parallèle au plan longitudinal de ladite plate-forme. La présente invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaitront à la lecture de la description qui suit d'un exemple de réalisation d'un appareil conforme à l'invention ; cet exemple étant donné à titre non limitatif et étant illustré par les dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective de troisquart de dessus et partiellement écorchée de cet appareil ; - la figure 2 est une vue en détail et en perspective d'un organe essentiel de l'appareil montré à la figure 1. Comme on peut le voir, cet appareil comporte une ossature de support formée par un cadre rigide rectangulaire 1, adaptable à l'arrière d'un tracteur agricole et monté sur des roues libres 2 suffisamment espacées pour chevaucher les planches de culture et sur des roues de terrage réglables non représentées. Le châssis ainsi formé soutient deux postes de travail accouplés : le premier ayant pour objet l'enlèvement du paillage et le second son convoiement. Le premier est formé essentiellement par un tambour 3 disposé transversalement à l'axe d'avancement de l'ensemble de l'ap- pareil et le second par une rampe transporteuse 4 retenue par une chaine 5 à un élément fixe du chassis. Le tambour 3 a pour rôle dans le cos d1un paillage artificiel d'arracher le film plastique au moyen de dents 6 et d'amener par rotation les débris obtenus au bas de la rampe transporteuse 4. Ainsi qu'on peut l'observer à la figure 2, le tambour comporte sur sa surface périphérique des rangées longitudinales d'orifices 7 dans lesquels se déplacent les dents 6 qui sont articulées sur un axe excentré 8 coudé à ses extrémités et fixé aux longerons longitudinaux du châssis. De ce fait, lorsque le tambour 3 est mis en rotation par le pignon 9 qui lui est associé, chaque rangée de dents sort et est escamotée alternativement à chaque révolution. Dans le mode de réalisation décrit, l'axe 8 est décalé à proximité du sol de manière à ce que la hauteur de sortie des dents 6 sur une meme rangée soit maximale au moment où elles pénètrent dans le paillis et minimale pour s'effacer devant la rampe 4. On remarquera qu'afin de faciliter le jeu des dents au travers de la paroi du tambour les orifices 7 sont pourvus d'une rotule 10. La rampe transporteuse quant à elle a pour role, au moyen de traverses mobiles 11, de récupérer les débris de paillis et de les amener par tas successifs jusqu'à son extrémité supérieure ou ceux-ci basculeront dans une remorque attelée au châssis. Ces traverses sont solidaires de deux channes sans fin 12a et 12b mues autour de pignons de renvoi 13 fixés deux à deux sur des axes 14 disposés à chaque extrémité de la rampe 4. L'entratnement de ces chaînes s'opère au moyen d'un pignon 15 couplé sur l'axe 14 situé à l'extrémité inférieure de la rampe et mis en rotation par une channe sans fin 16 qui, ainsi qu' on peut le remarquer, entrain également le pignon 9 associé au tambour 3. Cette channe 16 est quant à elle mise en action par un pignon "moteur" 17 entraîné av moyen d'une transmission à cardan 18 par la prise de force du tracteur. Ainsi, lorsque le tracteur est en mouvement, le pignon "moteur" 17 provoque de manière synchrone la rotation du tambour 3 et le déplacement des traverses 11. Il est bien évident par ailleurs que d'autres modes de réalisation restant dans l'esprit de l'invention pourraient être représentés mais ceux-ci ne l'ont pas été comme n'apportant rien de plus à la bonne compréhension de la présente invention. Ainsi, la chaine sans fin 16 pourrait être remplacée par un train de pignons enfermé dans un carter et le pas des dents de chaque pignon sera bien entendu calculé pour obtenir un accouplement parfait des deux postes de travail. REVENDICATIONS 1 - Appareil agricole pour ramasser notamment les paillis naturels ou artificiels recouvrant les planches de culture, CARAC TERISE PAR LE FAIT qu'il comprend sur un châssis mobile dans le sens de la longueur des susdites planches de culture et attelé à un moyen de troction, un premier poste de travail constitué par des moyens d'enlèvement à entraînement rotatif et un deuxième poste convoyeur agencé au pre.nier. 2 - appareil agricole selon la revendication 1, CARACTERISE PAR LE FAIT que le susdit poste convoyeur est constitué par une plate-forme inclinée pourvue de traverses animées d'un mouvement parallèle au plon longitudinal de ladite plate-forme. 3 - Appareil agricole selon la revendication 1, CARACTERISE PAR LE FAIT que les susdits moyens d'enlèvement à entratnement rotatif sont constitués par un cylindre muni de dents périphériques. 4 - Appareil agricole selon la revendication 2, CARACTERISE PAR LE FAIT que les susdites traverses sont solidaires de deux chaînes sans fin parallèles et entraînées autour de pignons disposés aux extrémités longitudinales de la susdite plate-forme. 5 - Appareil agricole selon la revendication 3, CARACTERISE PAR LE FAIT que les susdites dents sont articulées sur un axe excentré du cylindre et se déplacent dans des orifices périphériques de ce dernier. 6 - Appareil agricole selon les revendications 2 à 5 prises ensemble, CARACTERISE PAR LE FAIT que l'entratnement du cylindre rotatif et celui des traverses sont synchronisés sur lo force d'entraînement du chassie au moyen d'une chaîne sans fin.