L'invention est relative aux supports élastiques utilisant des masses d'élastomère et elle concerne en particulier les supports de ce genre à prévoir entre deux ensembles dont lrun doit être protégé contre les chocs et vibrations susceptibles dtintervenir dans plusieurs directions, par exemple entre caisse ou moteur de véhicule et son chassis, entre un container et sa base (véhiculer avion, bateau, etc.). Elle a pour but, surtout, d'assurer la protection contre les chocs et vibrations dans au moins deux directions et meme dans les trois directions de l'espace, et cela avec une souplesse suffisante et à l'aide de moyens particulièrement simples. Elle consiste, principalement, à constituer essentiellement les supports élastiques du genre en question par un bloc d'élastomère fixé aux diverses faces d'une base rigide en forme de dièdre ou analogue, et présentant dans sa masse des alvéoles s'étendant dans la direction desdites faces, de sorte que l'élas- tomère, sous l'effet des chocs ou vibrations, puisse travailler d'abord en flexion et au cisaillement, puis en compression lorsque l'énergie de choc est suffisante pour fermer l'un au moins desdits alvéoles En particulier, la base rigide peut être constituée par un dièdre à trois faces orthogonales,- de sorte que les chocs ou vibrations sont absorbés dans les trois directions de l'espace. Mais on pourrait ne prévoir l'amortissement que dans deux directions. Avantageusement, les blocs d'élastomère sont élargis à chacune de leurs faces respectives fixees contre les faces du dièdre servant de base, ce qui permet d'augmenter les dimensions des alvéoles, en les prévoyant au moins en partie dans ces portions élargies. On peut ainsi réaliser des supports qui permettent notamment d'absorber les chocs dans plusieurs directions, en particulier dans toutes les directions si on le désire, et qui sont d'un montagne facile, étant donné leur allure générale de dièdre, susceptible de s'insérer aisément dans tout appareil de forme parallélépipédique. L'invention comprend, mises à part ces dispositions, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, et dont il sera plus explicitement parlé ci-après. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'ap plication (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux moyens pour assurer une suspension sans chocs pour ensembles ou containers sur véhicules routiers, ferroviaires, aériens ou maritimes), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux,-les supports du genre en question comportant application de ces mêmes disposltions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement, et les ensembles les comprenant. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexes, lesquels complément et dessins sontr bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1, de ces dessins, montre en perspective un support élastique établi suivant le principe de l'invention. La figure 2 illustre en perspective un mode de réalisation particulier de ladite invention. Les figures 3 à 5 montrent respectivement en coupe suivant deux plans orthogonaux, et en vue de côté, un support élastique établi selon un autre mode de réalisation de l'invention. Selon L'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes -de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir des supports élastiques à prévoir entre une charge, par exemple un moteur, un container, etc., et un châssis ou autre ensemble destiné à transporter et supporter cette charge, on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On a représenté, sur la figure 1, un support de ce genre, cette figure étant destinée à illustrer le principe de l'invention dans toute sa généralité, et en supposant que l'on désire, à l'aide de ce support, pouvoir amortir les chocs ou vibrations dans les trois directions de l'espace. Un tel support comporte d'abord une base rigide 1, notamment métallique, en forme de triple dièdre, dont les faces sont disposées orthogonalement, étant entendu que ce dièdre peut être, soit d'une seule pièce, comme représenté figure 1, soit à plusieurs faces séparées, comme representé figures 2 à 5, auquel cas lesdites faces seront réunies ensemble par le bloc élastique dont il va être parlé. Avec cette base, on fait coopérer un bloc élastique, par exemple en forme de dé, 2, que l'on fait adhérer par tous moyens connus en cette technique, aux faces correspondantes du dièdre et on prévoit dans ce bloc élastique, pour chacune des directions de chocs-considerées, au moins un alvéole 3, de préférence ouvert librement à l'une au moins de ses extrémités, que l'on dispose de Préférence du côté de la face correspondante du support normale à ladite direction, cet alvéole se présentant lui-même dans une direction générale normale à ladite direction de choc. A ce bloc 2 est incorporée une pièce métallique 4 assu raht la transmission des efforts et susceptible d'être reliée, notamment par vissage dans un trou taraudé 5, à la pièce ou ensemble à supporter (moteur, container, etc.). La base ou dièdre 1 est elle-même munie de moyens pour la fixer sur le châssis ou autre ensemble destiné à supporter la charge, par exemple de trous 6 pour le passage de boulons ou autres, et/ou de vis ou boulons 7 faisant saillie, comme supposé sur les figures 3 à 5. Dans un tel ensemble l'élastomère, au lieu de travailler seulement à la compression, comme ce serait le cas si le bloc élastique 2 était plein, travaille, au moins au début de l'encals- sement des chocs, à la fois au cisaillement et à la flexion, cette flexion s'exerçant sur les bras d'élastomère adjacents aux alvéoles 3. C'est seulement en fin de course que le reste de l'énergie de choc est absorbe seulement par compression, lorsque l'alvéole considéré, correspondant à la direction du choc, vient à se fermer. En résumé, les chocs sont absorbés dans les trois directions, avec substantiellement la même rigidité dans les trois axes, mais avec une bonne souplesse initiale, puisque le choc est d'abord absorbé par des déformations en cisaillement et en flexion, tandis que ctest seulement en fin de course qu'intervient l'effet de butée par compression. I1 va de soi que la symétrie représentée sur le dessin n'est pas obligatoire et que notamment la forme des alvéoles pourrait être différente dans diverses directions, si l'on désirait différencier les rigidités respectives. Au surplus, les alvéoles peuvent être multiples dans l'une au moins ou dans chacune des directions considérées. La figure 1 n'exprime que le principe de l'invention, mais il est possible, à partir de ce principe, d'imaginer de nombreux modes de réalisation. C'est ainsi qu'il peut y avoir intérêt à augmenter les dimensions des alvéoles, ce pour quoi, comme représenté sur la figure 2, on prévoit un élargissement du bloc élastique 2 du côté de la base le reliant au support métallique 1. Cet élargissement peut se présenter par exemple - soit dans le sens de la largeur d desdits alvéoles, comme supposé figure 2, ce qui permet d'augmenter cette largeur, - soit dans le sens de leur longueur , - soit de toute autre manière. On peut aussi, comme illustré sur les figures 3 à 5, faire en sorte que le bloc d'élastomère 3 se présente décalé par rapport aux arêtes du dièdre et qu'il soit relié aux faces de ce dernier par des flancs ou bras inclinés dans lesquels se trouvent ménagés les alvéoles 3 susvisés. Cette solution, qui utilise un volume d'élastomère inférieur à celui des solutions précédentes, conviendra à des applications faisant apparaître des énergies de choc moindres. De toute façon, les dimensions et formes des alvéoles (à section ovale, parallélépipédique, trapézoîdale ou autres) seront déterminées en fonction des rigidités à obtenir et eventuel- lement de la nature des chocs à filtrer. Ces alvéolespeuvent ne pas être uniques par direction et constituer un réseau d'alvéoles superposés et/ou adjacentes. Un cas particulier est réalisable quand on ne désire assurer l'effet de butée que dans deux directions. I1 suffit de supprimer une des trois parties de la pièce qui présente alors la forme -d'un angle droit. Les deux rigidités suivant les deux axes-perpendiculaires sont alors égales, voire différentes, et l'effet de butée n'a lieu que suivant ces deux axes. Cette forme permet de maintenir autant de pièces côte -à côte nécessaires pour obtenir les rigidités voulues. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut établir des supports élastiques absorbeurs de chocs ou de vibrations, dont le fonctionnement résulte déjà suffisamment de ce qui précède pour qutil soit inutile d'insister à son sujet, et qui présentent, par rapport à ceux du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment - celui de permettre d'assurer la protection contre les chocs dans plusieurs directions, notamment dans les diverses directions de l'espace, avec les mêmes valeurs pour la rigidité ou la souplesse, ou avec des valeurs différentes, - celui de permettre également d'assurer la protection contre les vibrations, la présencedes alvéoles supprimant des parties qui seraient en compression et permettant, par consequent, d'obtenir une plus grande souplesse, laquelle souplesse pourra d'ailleurs être réglee selon la forme et l'étendue desdits alvéoles, - celui d'assurer en même temps la fonction de limiteur de course, par la compression de l'élastomère en fin de course, - et celui de pouvoir être aisément montés, notamment dans les angles, étant entendu qu'on peut mettre côte a côte, si nécessaire, et en fonction de la rigidité cherchéè, plusieurs supports de ce genre. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement a ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Support élastique utilisant au moins un bloc d'é- lastomère entre un premier ensemble (moteur, container, etc.) et un deuxieme ensemble supportant le premier, caractérisé par le fait que le bloc d'élastomère est fixé aux diverses faces d'une base rigide en forme de dièdre ou analogue, incorporée par vissage ou autres moyens au deuxième ensemble, et présente dans sa masse des alvéoles.s'étendant dans la direction desdites faces, de sorte que l'élastomère, sous l'effet des chocs, puisse travailler d'abord en flexion et au cisaillement, puis en compression lorsque l'énergie de choc est suffisante pour fermer l'un au moins desdits alvéoles. 2. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la base rigide est constituée par un dièdre à trois faces orthogonales, de sorte que les chocs et vibrations soient absorbés dans les trois directions de l'espace. 3. 5upport selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les alvéoles débouchent librement au moins sur une face du bloc, notamment celle-opposée à celle fixée sur la base rigide. 4. Support selon la revendication. 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait qùe le bloc d'élastomère est élargi à chacune de ses faces respectivement fixées contre les faces du dièdre servant de base, ce qui permet d'augmenter les dimensions des al véoles, en.les prévoyant au moins en partie dans ces portions élargies. 5. Support selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait qu'-au moins un alvéole est prévu dans chaque direction de choc, cet alvéole se présentant à proximité de la face au dièdre normale à ladite direction. 6. Support selon la revendication 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait que les alvéoles ont une section transversale ovale ou circulaire. 7. Support selon la revendication 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait que les alvéoles ont une section transversale rectangulaire. 8. Support selon la revendication 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait que les alvéoles ont une section transversale hexagonale. 9. Support selon la revendication 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait que les alvéoles ont une section transversale en forme de parallélogramme. 10. Support selon la revendication 1 ou I et 2, caractérisé par le fait que les alvéoles ont une section transversale en forme de trapèze. 11. Support selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'élargissement se présente dans le sens de la largeur d des alvéoles. 12. Support selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'élargissement se présente dans le sens de la profondeur p des alvéoles. 13. Support selon la revendication 1 ou 1 et 2, carac térisé par le fait que le bloc d'elastomere se présente décalé par rapport aux arêtes du dièdre et est relié aux faces de ce dernier par des flancs ou bras inclinés dans lesquels se trouvent ménagés les alvéoles. 14. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que le dièdre est muni de moyens pour le fixer à l'ensemble destiné à supporter la charge. 15. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que dans le bloc d'élastomère est incorporé au moins une pièce métallique permettant la fixation sur la pièce ou ensemble recevant la charge. 16. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que le dièdre, par exemple à trois faces orthogonales, est établi en une seule pièce métallique ou autre.