Ii' invention est relative à la production d'effets visuels de dessins sur des feuilles en matières plastique synthétiques, et elle concerne plus particulièrement des rouleaux pour le gaufrage de feuilles de matières plastiques, ainsi que des procédés pour 5 réaliser et utiliser de tels rouleaux. Diverses techniques ont été proposées pour la production de feuilles de matières plastiques synthétiques présentant des effets visuels de dessins. Diverses techniques ont été proposées pour la production de feuilles de matières plastiques synthétiques 10 présentant des effets visuels de dessins. Dans le brevet E.U.ji. n° 3.357.772 accordé à William P. Rowland le 12 décembre 1967, il a été décrit des matières plastiques synthétiques faisant apparaître des dessins optiques nouveaux et attrayants grâce à l'utilisation de reliefs sur les surfaces avant et arrière du matériau, 15 lesdits reliefs se mettant en phase en alignement et hors d'alignement axial le long d'au moins un axe du matériau. Les reliefs sur la face avant ont une configuration analogue à celle de lentilles tandis que les reliefs de la face arrière ont une configuration réfléchissante et peuvent affecter la forme de lentilles ou une forme 20 prismatique. La mise en phase en alignement et hors d'alignement a-xial des reliefs en forme de lentilles et des reliefs réfléchissants le long d'au moins une direction de la surface du matériau fait apparaître des effets optiques variables par suite d'une variation de 1' angle d'incidence des rayons lumineux focalisés par les reliefs en 25 forme de lentilles sur les parois latérales inclinées des reliefs réfléchissants qui réfléchissent une portion prédominante des rayons lumineux qui les frappent. La mise en phase en alignement et hors d'alignement axial est réalisable en utilisant pour les deux surfaces des dessins des reliefs qui aient au moins un axe en biais 30 par rapport à l'axe correspondant de l'autre dessin, ou qui aient une différence d'espacement de centre à centre entre les reliefs, ou qui aient des dessins utilisant des axes différents pour les reliefs de manière à produire une variation angulaire. Dans le brevet E.U.A. n° 3-357.773 de William P. Rowland se 35 trouve décrit et revendiqué un matériau en feuille du même caractère général mais formé de façon telle que la période pour les reliefs en forme de lentilles et pour les reliefs réfléchissants mis en phase en coïncidence et hors de coïncidence d axes perpendiculaires soit plus grande le long d'un axe du dessin dans au moins 40 quelques zones du matériau que la période poux la mise en phase 71 30462 2103409 en alignement et hors d'alignement le long d'un autre axe du dessin. Il en résulte que les'variations de période produisent des zones dans lesquelles les reliefs analogues à des lentilles et les reliefs réfléchissants sont sensiblement au même degré en alignement 5 d'axes perpendiculaires sur une multiplicité de reliefs consécutifs le long du premier axe du dessin dans au moins quelques zones du matériau. Les variations de période et les zones étendues d'alignement selon des axes perpendiculaires produisent des bandes de zones fortement réfléchissantes et de zones faiblement réfléchis-10 santés qui forment un dessin visuel moiré. Les écarts de variation peuvent servir à réaliser des dessins visuels en lignes rubannées, des dessins en noeuds ouverts, des dessins à trous provenant d'un noeud, etc. Lors 'du gaufrage d'un matériau en feuille extrudé ou prove-15 vant d'un matériau en feuille thermoplastique préalablement formé puis chauffé, il est désirable d'utiliser au moins un' rouleau à face travaillante élastique pour faciliter l'opération de gaufrage sur les deux surfaces du matériau en feuille. Il en résulte que les techniques préférées décrites dans les brevets de Eowland sus-men-20 tionnés n'utilisent généralement uh gaufrage que sur une surface du matériau en feuille, puis une stratifications de deux longueurs différentes du matériau en feuille pour produire la structure composite. La production de formations gaufrées en relief dans la surface 25 en matière plastique synthétique d'un rouleau par gravure ou fraisage a été suggérée comme technique de production des rouleaux de gaufrage désirés. Une autre technique qui a été suggérée consiste à grainer en relief la surface du rouleau pendant que la matière plastique synthétique est en cours de prise ou de durcissement. 30 Encore une autre technique qui a été suggérée est la coulée du rouleau en contact avec un moule femelle qui comporte des formations superficielles complémentaires. Un procédé très avantageux basé sur la technique mentionnée ci-dessus en dernier se trouve décrit et revendiqué dans la demande 35 de brevet E.U.A. n° 707.005 déposée le 2 février 1968 par Jan P. NAUÏA ; ce procédé consiste essentiellement à produire une impression dans un moule femelle à partir d'un élément de moule mâle a-yant la configuration de surface périphérique désirée de l ia part de s-rouleaux de gaufrage. Après que 1''iinpression du moule femelle . 40 a été réalisée en se servant d'tine irésine en matière plastique 71 30462 3 2103409 synthétique dureissable, on insère un élément support dans le moule femelle et on coule une résine en matière plastique synthétique sur sa surface de manière à former une impression mâle, sur sa surface périphérique, qui se conforme à celle du moule femelle. La ma-5 tière plastique synthétique est ensuite durcie, et on se sert du rouleau résultant comme au moins un des rouleaux d'une paire de rouleaux fonctionnant sur la surface de la feuille de matière thermoplastique chauffée pour imprimer les caractéristiques de sa surface sur celle de cette feuille. 10 Ainsi qu'on peut s'en rendre compte d'après les brevets sus mentionnés de Eowland, il est nécessaire qu'il existe un écart dans l'alignement, selon des axes perpendiculaires, des reliefs analogues à des lentilles et des reliefs réfléchissants le long d'au moins un axe du dessin. Si cet écart varie de la manière décrite 15 dans le deuxième brevet sus-mentionné, on obtient un dessin ayant l'aspect d'une moire. Jusqu'à présent, il a été nécessaire que les rouleaux de gaufrage coopérants aient des configurations différentes ou soient actionnés à des vitesses différentes pour réaliser l'effet de dessin optique désiré quand les deux faces du matériau 20 en feuille ont été gaufrées simultanément. Un premier but de la présente invention est de réaliser un procédé pour former des rouleaux de gaufrage possédant des zones de rigidité variable pour permettre une déformation réglée des rouleaux de gaufrage dans la zone de pincement entre deux rou-25 leaux coopérants. Un autre but de 1' invention est de réaliser un procédé permettant de faire varier selon un style artistique l'effet de dessin optique, et qui soit relativement facile et économique. Un autre but de 1'invention est de réaliser un procédé de 30 gaufrage pour la production d'un matériau en feuille présentant des effets optiques, ledit procédé étant simple, adaptable aux besoins et relativement économique. Encore un autre but de l'invention est de réaliser des rouleaux de gaufrage ayant une surface comportant des portions de ri-35 gidité variable de façon à être le siège d'une déformation réglée. On a découvert que les buts sus-spécifiés et d'autres encore peuvent être facilement atteints lors de la mise en oeuvre d'un procédé pour la production d'un rouleau de gaufrage qui engendre un dessin superficiel sur une feuille de; matière plastique synthé-40 tique en formant un. support de rouleau, généralement cylindrique 71 30462 4 2103409 avec line portion de surface circonférentielle en résine de matière plastique synthétique comportant des creux ou rainures et des arêtes ou reliefs dans la surface circonférentielle et en déposant une couche superficielle de résine en matière plastique synthéti-5 que sur la portion de surface circonférentielle afin d'établir un revêtement composite de configuration généralement cylindrique sur le support de rouleau. La résine en matière plastique synthétique déposée sur la portion de surface circonférentielle est relativement élastique et moins dure que la résine à partir de laquelle la 10 portion de surface circonférentielle est formée. De multiples figures en relief sont formées dans la couche superficielle qui est d'une plus grande profondeur dans les rainures de la portion de surface qu'aux arêtes de la portion de surface, en produisant ainsi une plus grande élasticité superficielle dans le revêtement 15 composite au-dessus des rainures qu'au dessus des arêtes en relief. Selon un premier mode de réalisation, 1'opération de formation du support de rouleau comporte la formation d'une portion superficielle de matière plastique synthétique ayant une surface généralement uniforme sur un rouleau et à enlever ensuite des fragments de 20 la portion superficielle pour y produire'les rainures en creux et les arêtes en relief. L'opération de formation du support de rouleau peut comporter les stades consistant à placer le rouleau dans une cavité de moule cylindrique ayant un diamètre intérieur plus grand que celui du 25 rouleau pour établir entre eux un espace annulaire et à introduire la résine en matière plastique synthétique dans cet espace annulaire. On soumet ensuite ladite résine à des conditions provoquant un durcissement de la résine dans la portion superficielle du support de rouleau. 30 De la manière la plus avantageuse, les opérations consistant à déposer la couche superficielle et à former les reliefs sont conduites concurremment avec la coulée de la résine en matière plastique synthétique de la couche superficielle sous forme d'un anneau dans un moule similaire comportant dans sa surface intérieure des 35 formations complémentaires de celles à établir dans la couche superficielle. Les formations de gaufrage sont le plus avantageusement des cavités à section transversale en forme de lentilles. Les résines en matière plastique peuvent être toutes deux des élasto-mères, et on accorde la préférence à des résines de silicone. 40 Lors de l'opération de gaufrage d'une feuille, le rouleau réa 71 30462 5 2103409 lise selon la présente invention est assemblé avec tin rouleau de gaufrage coopérant comportant dans sa surface des formations en relief de façon à définir une zone de pincement entre les deux rouleaux, et une longueur étendue d'une feuille en matière thermoplas-5 tique synthétique à une température élevée est admise à passer entre les rouleaux pour graver des formations analogues à des lentilles sur une surface et des formations réfléchissantes sur l'autre surface de la feuille. Une pression suffisante est appliquée aux rouleaux dans la zone de pincement pour produire une déformation 10 du xevêtement superficiel composite au moins dans les zones de moindre rigidité de façon à produire une distorsion de 1'espacement des formations gravées à ce niveau et par conséquent de l'espacement entre les reliefs ainsi formés dans le matériau en feuille. Dans le procédé de gaufrage préféré, les deux rouleaux de 15 gaufrage comportent une multiplicité de cavités étroitement espacées disposées selon un certain dessin sur la périphérie des rouleaux et s'étendant radialement sur une profondeur notable vers l'intérieur de ces rouleaux, et la section transversale des cavités diminue vers l'intérieur à partir de la périphérie dans tous 20 les plans qui comprennent le ràyon le long duquel elles s' étendent de façon à établir des parois latérales se rapprochant vers l'intérieur à partir de la périphérie vers leur rayon. Les cavités de l'un des rouleaux sont de configuration du type lentilles concaves tandis que les cavités de 1'autre rouleau peuvent être de la même • 25 configuration ou de toute autre configuration pour engendrer des gaufrures permettant une réflexion des rayons lumineux qui y sont focalisés par les gaufrures en forme de lentilles établies sur la première surface. Les deux rouleaux produisent ainsi des gaufrures simultanément sur les deux faces de la longueur de matériau en 30 feuille, et ces gaufrures font saillie sur des axes perpendiculaires aux deux surfaces dudit matériau en feuille. Par suite de la coopération des gaufrures en forme de lentilles et des gaufrures réfléchissantes sur les deux surfaces, la variation d'espacement entre les gaufrures des surfaces produites 35 par les rouleaux selon la présente invention produit des variations dans la période de mise en phase des gaufrures d'une surface en alignement et hors d'alignement avec coïncidence des axes perpendiculaires avec les gaufrures de l'autre surface. En vue d'atteindre un pouvoir réflecteur maximum et en vue 40 d'applications pour lesquelles il s'agit d'assembler le matériau 71 30462 6 2103409 en feuille gaufré avec un autre matériau ou support, le procédé comporte avantageusement l'opération consistant à appliquer tin revêtement réflecteur sur les gaufrures réfléchissantes, te matériau en feuille préféré est produit en se servant d'un rouleau coopérant 5 ayant une rigidité superficielle sensiblement uniforme et entraîné sensiblement à la môme vitesse circonférentielle. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes 10 de réalisation de 1*invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1 de ces dessins montre en plan une portion de feuille en matière plastique synthétique produite conformément à l'invention. 15 La fig. 2 montre en coupe longitudinale et à une échelle forte ment agrandie une petite zone choisie le long du matériau en feuille représenté fig. 1. La fig. 3 représente schématiquement, en élévation, l'ensemble d'une installation permettant la mise en oeuvre du procédé selon 20 1'invention. La fig. 4 représente schématiquement 1'installation de la fig. 3 vue en plan de dessus à partir du plan 4-4 fig. 3. La fig 5 montre en coupe transversale une portion d'un rouleau de gaufrage comportant un revêtement composite formé conformé-25 ment à l'invention, mais n'illustre pas les cavités de gaufrage. La fig. 6 représente à une échelle fortement agrandie une portion du revêtement composite représenté fig. 5,et montre les cavités de gaufrage dans la portion superficielle du rouleau. La fig 7 montre en coupe transversale une portion du noyau 30 central du rouleau sur lequel a été déposée une seule couche uniforme de résine synthétique. La fig. 8 montre en plan et à une échelle rapetissée une partie du rouleau représenté fig. 7, après que la couche de résine a été sculptée et ciselée pour en enlever des portions. 35 La fig. 9 montre en coupe transversale selon 7-7 fig. 8 une portion du rouleau sculpté, représenté à une échelle agrandie. La fig. 10 montre, en partie en coupe transversale, la zone de pincement entre deux rouleaux de gaufrage et une longueur de feuille àe matière plastique synthétique en cours de gaufrage, 40 pour illustrer schêmatiquement la mise en oeuvre du procédé selon 71 304.62 7 2103.409 l'invention. La fig. 11 montre, semblablement à la fig. 10, les rouleaux parvenus dans une autre position après rotation d'un angle de quelques degrés. 5 La fig. 12 montre en coupe longitudinale et à une échelle for tement agrandie et exagérée une petite portion du matériau en feuille produit par les rouleaux dans la position représentée fig. 10. La fig. 13, enfin, montre, semblablement à la fig. 12, une petite portion du matériau en feuille produit par les rouleaux dans 10 la position représentée fig. 11. Si on considère d'abord en détail les fig. 1 et 2, on y trouve représentée une longueur de matériau en feuille représenté généralement en 10 et qui comporte un dessin visuel du type moire produit par des variations dans l'alignement des axes perpendiculaires 15 et dans la période de mise en phase en alignement et hors d'alignement des axes perpendiculaires de reliefs en forme de lentilles formés par gaufrage sur les deux surfaces du matériau en feuille. Sur la fig. 2, qui_est une coupe transversale fortement grossie du matériau en feuille 10 représenté fig. 1, on peut constater 20 que les reliefs 12, 12' en forme de lentilles sur les deux surfaces du matériau en feuille 10 sont de configuration généralement sphéroïde le , la portion 14 de feuille entre eux étant notablement exagérée pour plus de clarté dans l'illustration. L'espacement A de centre à centre entre les reliefs 12 sur une face du matériau 25 en feuille 10 est plus petit que 1'espacement B de centre à centre entre les reliefs 12* sur l'autre surface du matériau en feuille dans au moins quelques zones du matériau en feuille 10 de sorte que les reliefs 12, 12' sur les deux surfaces soient en phase en alignement et hors d'alignement des axes perpendiculaires le long 30 d'au moins quelques-uns des axes du dessins de reliefs dans le matériau en feuille. Le désalignement par rapport à une coïncidence des axes perpendiculaires est indiqué en Ç_ en un point de la fig. 2. En faisant varier la différence d'espacement entre reliefs sur une surface par rapport aux reliefs sur l'autre surface, on obtient 35 un dessin optique variable qui, lorsqu'il est convenablement configuré et diffusé, produit un aspect moiré représenté fig. 1. Les détails de 1' espacement et despritioipes optiques en cause sont complètementjdécrits dans le brevet E.U.A. n° 3.357.773 susmentionné. 40 Un nouveau rouleau de gaufrage établi conformément à la pré 71 30462 2103409 sente invention est illustré en détail par les fig. 5 et 6 et est désigné généralement par la référence 40. Le noyau cylindrique 42 en acier est recouvert d'un revêtement composite comprenant une couche intérieure 44 en une matière plasti-5 que synthétique relativement rigide ou de grande dureté et une couche extérieure 46 en matière plastique relativement élastique ou d'une dureté plus faible. La couche extérieure 46 comporte un grand nombre de petites cavités sphéroîdales 52 (fig. 6) étroitement espacées qui y sont creusées et sont complémentaires de la configura-10 tion des reliefs 12 en forme de lentilles qui se trouvent sur le matériau en feuille 10 décrit ci-dessus en se référant aux fig. 1 et 2. Comme on peut le constater, la couche intérieure 44 est d'épaisseur et de configuration non-uniformes : une série d'arêtes en re-15 lief 48 et de creux 50 de hauteur et de profondeur variables sont prévus autour de la circonférence et le long de la longueur axiale du rouleau 40. Il en résulte que la couche extérieure 46 de matière plastique synthétique plus élastique varie de profondeur en donnant au revêtement composite une dureté résultante ou globale qui varie 20 d'une zone à une autre sur la surface du rouleau 40. En outre, on peut constater que la largeur des nervures en relief 48 et des creux 50 varie aussi, en donnant donc des zones d'une dimension variable avec une épaisseur donnée des couches 44, 46. Généralement, les surfaces latérales des nervures 48 et des creux 50 sont incli-25 nées de façon telle que la largeur entre des nervures 48 est plus grande dans le voisinage de la surface extérieure du rouleau 40 que la largeur du creux 50 à la base des nervures 48. Gomme le montre la fig. 6, le rouleau 40 comporte un grand nombre de petites cavités sphéroîdales 52 étroitement espacées, for-30 mées dans la couche superficielle 46 de ce rouleau et dont la configuration et les dimensions sont telles qu' elles produisent les reliefs sphéroîdaux 12 quand la résine synthétique fluide s'écoule jusque dans les susdites .cavités au cours de l'opération de gaufrage. La profondeur des cavités 52 et l'épaisseur minimum de la cou-35 che superficielle 46 sont coopérativement dimensionnées de façon telle que les cavités 52 soient, entièrement creusées dans la couche superficielle 46 selon le mode de réalisation préféré de la présente invention, à des fins plus complètement décrites ci-après. Le rouleau 40 selon l'invention est convenablement produit par 40. mise en oeuvre du procédé, schématiquement illustré par les stades 71 30462 9 2103409 de préparation du rouleau sur les fig. 7 à 9. Gomme le montre la fig. 7, une matière plastique synthétique d'une dureté relativement grande est déposée sur le noyau cylindrique 42 en acier pour former une couche 44 d*épaisseur uniforme. Cette couche 44 est ensuite 5 sculptée par un couteau ou par d'autres moyens convenables pour produire des nervures en relief 48 et des creux 50 de largeurs et profondeurs différentes et de configuration variable comme le montrent les fig. 8 et 9- Le dessin des sculptures dans la couche 44 peut être fait au hasard ou bien peut être conforme à "un dessin indi-10 quant l'effet de dessin visuel désiré de la part du produit en feuille finalement obtenu à l'aide de ce rouleau de gaufrage. L'opération de sculpture étant terminée, on applique la couche superficielle 46 afin de réaliser un revêtement composite d'épaisseur uniforme comme le montre la fig. 5. 15 Les cavités 52 de gaufrage creusées dans la surface du rou leau 42 peuvent être formées au cours de l'application de la couche superficielle 46, ou postérieurement par une opération d'usinage ou de mise en forme adéquate quelconque. Le rouleau 40 selon l'invention est illustré comme étant utili-20 sé au cours d'une opération combinée d'extrusion et de gaufrage (fig. 3 et 4); l'installation comporte un rouleau de gaufrage 20 en acier et le rouleau 40 de dureté différente, les deux rouleaux étant montés sur un support convenable (non représenté) de manière à définir un espace de pincement au travers duquel' matériau en 25 feuille chaud 24 sortant de la filière '26 d'une presse extruder 28 doit passer. Pendant que la feuille 24 en matière plastique passe au travers de l'espace de pincement, elle est forcée à fluer jusque dans les très petites cavités 52 formées dans les surfaces des rouleaux de gaufrage 20, 40 pour former les reliefs 12, 12' sur les 30 deux surfaces de feuille 24. Il est avantageux que lë matériau en feuille 24 passe autour d'une portion de ls périphérie du rouleau de gaufrage 20 en acier et soit ainsi refroidi par le rouleau en acier aussi bien que par le rouleau de gaufrage 40 à revêtement superficiel élastique sur noyau métallique, qui ne le refroidit qu'à un 35 moindre degré, et par l'air après que la matière plastique a flué de façon à former les reliefs 12, 12'. Généralement, les deux rouleaux 20, 40 sont refroidis par un fluide réfrigéré admis à circuler dans des cavités (non représentées) creusées dans le noyau de chaque rouleau et qui* sont raccordées à des conduits (non repré-40 sentes) s'étendant dans les arbres 38 sur lesquels les rouleaux 7130462 10 2103409 sont montés. Le rouleau 20 en acier est avantageusement entraîné par un moteur à vitesse variable (non représenté) ; le rouleau 22 à surface élastique est lui aussi entraîné par des moyens d'entraînement adéquats (non représentés). 5 Le matériau en feuille 24 passe autour d'une portion de la pé riphérie d'un rouleau fou 30 puis sur un rouleau 32 à surface caoutchoutée de façon telle que le degré de tension désiré puisse être maintenu sur le matériau en feuille 24. Ces rouleaux 30, 32 sont avantageusement entraînés à une vi-10 tesse tangentielle linéaire constante et égale à celle du rouleau 40 par des moyens adéquats (non représentés) afin de maintenir une vitesse linéaire constante du matériau en feuille sortant de l'espace de pincement. Le matériau en feuille passe finalement entre des rouleaux 34 de traction puis s'enroule sur un rouleau récepteur 15 36 bien qu'il puisse passer dans d'autres équipements tels qu*ébar-beurs, découpeurs en feuilles, etc. L'effet de la dureté variable du revêtement composite à la surface des rouleaux de gaufrage selon l'invention est illustré d'une manière partiellement schématique sur les fig. 10 à 13. Comme on 20 l'a montré à l'aide des fig. 3 et 4, la matière plastique synthétique 24 passe dans l'espace de pincement entre le rouleau 40 réalisé selon la présente invention et m rouleau de gaufrage 20 en acier. Si le rouleau 40 comportait un revêtement superficiel de dureté uniforme et élevée, la pression au point de contact tangentiel produi-25 rait une distorsion uniforme, sinon à peu près nulle, dans la configuration cylindrique du revêtement au niveau du pincement et ceci tendrait à ne produire qu'une distorsion uniforme, voire même nulle, dans les espacements entre centres des reliefs 12 ainsi formés. Si on examine en détail les fig. 10 et 12, on trouve fig. 10 30 le rouleau en acier 20 représenté face à une portion du rouleau 40 dans laquelle l'épaisseur de la couche 46 est relativement minime, de sorte que la dureté apparente ou résultante du revêtement composite est relativement grande. Il en résulte que la compression ou distorsion de la surface à partir d'une surface véritablement cylin-35 drique est relativement minime (fig. 10). Comme le montre la fig. 12, la portion résultante du matériau en feuille 10 ainsi produit a ses reliefs 12 séparés de centre à centre par une distance A. Si on considère maintenant les fig. 11 et 13, les rouleaux 20, 40 ont tourné de façon telle que le rouleau 20 en acier se trouve 40 désormais face à une portion du rouleau 40 dans laquelle 1' épais- 71 30462 2103409 seur de la couche superficielle 46 est relativement grande, de sorte que la dureté apparente ou résultante du revêtement composite dans cette zone est relativement faible. La pression exercée dans 1'espace de pincement produit un aplatissement ou une distorsion 5 considérable de la surface de la couche 46. Au fur et à mesure que la portion plus molle s'avance dans l'espace de pincement, on pense que cela produit un allongement de l'espacement entre les cavités 52 et par conséquent- de l'espacement A^_ de centre à centre des reliefs 12 dans la portion correspondante du matériau en feuille 10 10 ainsi formé, comme le montre la fig. 13. Une comparaison des espacements de centre à centre A et _A|_ indique le degré d'allongement qui est ainsi réalisé. Lorsque les rouleaux 20, 40 continuent à tourner, l'allongement de l'espacement A diminue de centre à centre à l'approche de la portion comportant une nervure en relief de la 15 couche intérieure dure du revêtement composite. On peut utiliser divers types de résines synthétiques pour obtenir la variation désirée de dureté dans le revêtement superficiel sur les rouleaux, y compris des caoutchoucs de silicone, des élastomères de polyuréthanne et des caoutchoucs synthétiques tels 20 que des polybutadiènes et des interpolymères de butadiène avec d'autres monomères éthyléniquement non-saturés tels que styrène, aerylonitrile, ncrylates et méthacrylates, polyisoprènes, terpoly-mères éthylène /propylène, etc. Il convient généralement que les résines utilisées pour la couche intérieure relativement dure aient. 25 une dureté de 80 à 120 dans l'échelle "Shore A", et que la couche extérieure relativement élastique ait une dureté Shore A de 40 à 80. Il convient que la variation de dureté entre les deux couches soit d'au moins 10 unités, et soit de préférence de 20 à 40 unités. En pratique, une résine de silicone ayant une dureté d'environ 92 30 a été utilisée efficacement en combinaison avec une résine de silicone ayant une dureté d'environ 65 pour établir le revêtement composite. Les résines qui ne sont révélées particulièrement avantageuses des points de vue durée de service, dureté désirée, facilité de moulage et résistance aux températures élevées sont les sili-35 cônes. Comme exemples de compositions du type silicone que 1'on a utilisées figurent celles fabriquées par Dow-Corning, notamment celle vendue sous la marque déposée "SYLGARD 182", et celles fabriquées par la General Electric Company, notamment celles vendues sous les désignations"RTV 615" et "HTV 630" . Le polymère particu-40 lier et même les caractéristiques d'un polymère donné peuvent va 71 30462 2103409 rier selon 1*application, et 1s dureté désirées. Qa. p«£EÉ5 faire vszi&r V épaisseur ciu revêtement résineux composite comprenant deux couches, bien qu'une épaisseur totale comprise entre environ 1,6 mm et environ 25 mm soit désirable. Il convient 5 que la couche extérieure, relativement élastique soit épaisse d'au moins 0,4 mm pour s'adapter à la profondeur des gaufrures et pour établir une couche superficielle bien liée aux sommets des nervures en relief de la couche interne. Toutefois, une épaisseur de plus de 3>2 mm au-dessus des nervures en relief de la couche in-10 terne tend à produire une élasticité excessive du revêtement composite et à obscurcir l'effet de la couche interne plus rigide. Il est préférable que 1'épaisseur de la couche extérieure plus élastique soit comprise entre environ 0,8 mm et 1,6 mm. Normalement, 1' épaisseur de la couche interne est égale à la différence entre 15 1'épaisseur du revêtement entier et 1'épaisseur de la couche externe. Toutefois, dans certaines zones du rouleaux, la couche interne peut être entièrement enlevée pour produire la caractéristique de dureté désirée et, par conséquent, l'épaisseur du revêtement total sera égale à l'épaisseur de la couche externe dans cette zone. 20 Les couches des revêtements peuvent être formées par pulvéri sation au pistolet, par trempage, par application au rouleau ou par d'autres moyens. Il est toutefois considéré comme préférable de former la couche interne en établissant un moule autour d'un noyau mâle de rouleau. La configuration intérieure du moule est cy-25 lindrique et a un diamètre supérieur à celui du noyau. On introduit une résine fluide dans 1'espace qui subsiste entre le noyau du rouleau et la paroi du moule, et on soumet la résine à des variations de température suffisantes pour la faire prendre et durcir, après quoi on démoule le rouleau revêtu. Si on le désire, le moule 30 femelle peut avoir une configuration superficielle établissant les nervures en relief et les creux dans le revêtement quand il a fait prise et a durci. Des portions de la couche ainsi produite sont enlevées sélectivement à partir du premier revêtement pour former le dessin dé-35 siré de sculptures, c'est-à-dire de nervures et de creux. Le dessin produit peut ou bien être abstrait comme celui représenté fig. 1, ou bien être un nom ou toute autre représentation. Un dessin sur papietr ou analogue peut être placé sur la surface du rouleau revêt» gcsar faciliter- 1* de sculpture. 40 Une deuxième couche û& matériau élastomère est ensuite dépo- 71 30462 2103409 sée sur la première couche sculptée par mise en oeuvre de toute technique adéquate, et le dessin des cavités destinées à produire les reliefs y est formé par coulée, impression ou usinage. La couche externe est de préférence formée en établissant uh moule femel-5 le autour du premier revêtement sculpté et du noyau, ce moule ayant une surface intérieure cylindrique avec-de nombreuses gravures pour produire une surface gaufrée complémentaire sur le revêtement moulé. Le diamètre maximum dé la première couche sur le noyau du rouleau est plus faible que le diamètre intérieur du moule, afin 10 de laisser subsister un espace annulaire entre cette couche et l'intérieur du moule. Une résine fluide est introduite dans l'espace entre les parois et est soumise à des conditions de température qui la font durcir ; on obtient ainsi une surface généralement cylindrique, résistante à l'usure, et dans laquelle sont formées 15 avec précision les gaufrures désirées. Bien que les gaufrures formées dans la surface extérieure du rouleau puissent varier de configuration, il convient néanmoins qu'elles soient capables de produire un dessin visuel en combinaison avec les gaufrures produites sur l'autre surface des matériaux 20 en feuille par un rouleau de gaufrage coopérant. De telles gaufrures seront de préférence de configuration telle qu'elles constituent des reliefs en forme de lentilles soit convexes, soit concaves par rapport à la surface du matériau en feuille dans laquelle elles sont formées. Le plus avantageux est que de tels reliefs en 25 forme de lentilles soient convexes par rapport à la surface du matériau en feuille et que,, par conséquent, des cavités concaves soient formées dans la surface du rouleau comme le montre la fig. 6. Les détails du dessin et des dimensions des gaufrures peuvent être facilement établis et compris en se reportant aux brevets E.U.A. 30 noS3.357.772 et 3.357.773» sus-mentionnés, de Rowland. Dans ces brevets, les principes optiques pour la production des dessins visuels sont décrits en détail. Conformément au mode de réalisation préféré d'un procédé de gaufrage utilisant les rouleaux selon la présente invention, on 35 utilise le rouleau à dureté variable en combinaison avec un autre rouleau comportant dans sa surface des impressions génératrices de gaufrures. Les deux rouleaux gaufrent les deux surfaces de la matière plastique synthétique en feuille passant entre ces deux rouleaux de manière à produire un grand nombre de gaufrures en for-40 me de lentilles curvilignes étroitement espacées, sensiblement iden 71 30462 2103409 tiques, disposées en un premier dessin sur la surface avant de la feuille et un grand nombre de gaufrures réfléchissantes étroitement espacées, sensiblement identiques, disposées en un second dessin sur la surface arrière. Les deux dessins de gaufrures s'étendent 5 dans des axes perpendiculaires aux surfaces avant et arrière, et la section transversale horizontale des gaufrures sur la surface arrière diminuent le long des axes verticaux et horizontaux du matériau en feuille, c'est-à-dire que leur section transversale diminue vers l'extérieur à partir de la portion du corps de la feuil-10 le pour établir des parois latérales s'inclinant vers l'intérieur à partir du corps vers les axes verticaux. Les gaufrures en forme de lentilles sont curvilignes le long des axes aussi bien horizontaux que verticaux du matériau en feuille, et les gaufrures réfléchissantes s'établissent en phase en alignement et hors d'aligne-15 ment axial par rapport aux gaufrures en forme de lentilles le long d'au moins un axe horizontal du matériau en feuille de façon à réaliser des effets optiques variables en raison d'une variation de l'angle d'incidence de rayons lumineux focalisés par les gaufrures en forme de lentilles de la surface avant sur les parois latérales 20 inclinées des gaufrures réfléchissantes. Chacun des dessins possède plusieurs axes le long desquels les gaufrures sont disposées, et les gaufrures en forme de lentilles ainsi que les gaufrures réfléchissantes sont sensiblement dans le même degré d'alignement axial sur tout un ensemble de gaufrures le long d'un axe d'un des-25 sin dans quelques zones du matériau en feuille, et la période pour que les gaufrures soient en phase en alignement et hors d'alignement par ocîncidence axiale est plus grande le long de cet axe dans au moins quelques zones du matériau en feuille que la période d'une telle mise en phase le long d'un autre axe du matériau en 30 feuille. De cette manière, les variations de période et des zones étendues d'alignement produisent des bandes de zones fortement réfléchissantes et de zones faiblement réfléchissantes qui forment un dessin visuel moiré. Comme on 1'a indiqué dans les brevets sus-mentionnés de 35 Rowland, généralement_les gaufrures en forme de lentilles du matériau en feuille gaufré sont de la manière la plus avantageuse des gaufrures d'une configuration qui focalisent substantiellement les rayons.lumineux qui y pénètrent à partir de diverses directions et possèdent donc une périphérie curviligne convexe et une section 40- transversale horizontale. Bien que des configurations paraboliques 71 30462 5 2103409 soient les éléments focalisants les plus hautement efficaces, des majeurs segments de sphères, de préférence approximativement des hémisphères, se sont aussi révélés hautement efficaces. Etant donné qu'une notable distorsion de la configuration sphérique peut 5 intervenir et être tolérée lors de la mise en oeuvre de la présente invention, on utilise ici le terme 11 sphéroldal" pour englober aussi bien des configurations sphériques que celles qui s'écartent quelque peu de ce profil idéal. Bien que les gaufrures sur l'autre surface ou surface arrière puissent être de configuration prismatique 10 ou conique, il est de beaucoup plus avantageux d'utiliser des gaufrures analogues à des lentilles convexes pour obtenir une activité optique considérablement plus grande et une réflexion plus grande aussi bien qu'une rétroréflexion importante. Quand les gaufrures en forme de lentilles sont utilisées sur la surface arrière et 15. quand on y applique un revêtement réflecteur, les parois latérales convexes des gaufrures arrière peuvent s'incliner plus progressivement pour obtenir une réflexion plus grande à partir du centre des gaufrures en forme de lentilles en formant les miroirs. En vue de la plupart des applications et pour éviter des 20 noeuds par trop grands, les gaufrures doivent être de largeur relativement petite et être étroitement espacées de façon à obtenir la répétition des mises en phase en coïncidence axiale et hors de coïncidence axiale sur des distances relativement courtes. Généralement, les gaufrures doivent être larges de moins d'environ 1 mm, 25 et de préférence moins d'environ 0,65 mm, pour réaliser l'effet désiré, et il convient que l'espacement et la dimension des gaufrures des deux dessins soient sensiblement les mêmes, à l'exception de leur distorsion en vue de la production du dessin visuel. Bien que 1' on puisse utiliser un dessin à deux axes pour ré-30 partir les gaufrures, le dessin préféré utilise une répartition hexagonale pour maintenir un étroit espacement et minimiser les plats entre les gaufrures tout en améliorant les effets optiques. L'épaisseur du matériau en feuille dépend largement de la distance focale des gaufrures en forme de lentilles de la surface 35 avant (et de la surface arrière quand on y utilise des gaufrures en forme de lentilles). Pour un effet purement décoratif, l'épaisseur totale du matériau en feuille peut varier entre environ la moitié et deux fois et demie la distance focale des gaufrures en forme de lentilles sur la surface avant. Pour réaliser un haut de-40 gré de rétroréflexion avec des gaufrures réfléchissantes en forme 71 30462 2103409 de lentilles», sumoins; un agent colorant hsixtement réfléchissant est avantageusement appliqué sur la majeure portion de la surface arrière, et il convient que l'épaisseur de la feuille soit sensiblement égale à la distance focale des gaufrures en forme de lentilles 5 sur la surface avant, ce qui a pour conséquence de focaliser les rayons lumineux à proximité immédiate des centres de gaufrures réfléchissantes ou à une distance égale à la somme des distances focales des gaufrures en forme de lentilles sur la surface avant et des"miroirs" en forme de lentilles sur la surface arrière, les pre-10 mières étant optimum pour une rétroréflexion maximum. Toutefois, un certain degré de variation et de déviation est tolérable lors de la mise en oeuvre de la présente invention étant donné qu'une mise en phase axiale constante sur les axes de la feuille a pour résultat de faire parvenir et se focaliser des rayons lumineux ré-15 fractés en divers points des surfaces à courbure convexe des saillies arrière en forme de lentilles de chaque période ou phase de façon à réaliser une assez forte rétroréflexion à partir d'au moins une combinaison de gaufrures en divers degrés de coicidence axiale dans une seule phase ou période du dessin. 20 On peut utiliser diverses matières plastiques synthétiques pour le matériau en feuille selon l'invention, y compris des esters d'acides acryliques (tels que le méthacrylate de méthyle), acétate de cellulose, acétate-butyrate de cellulose, propionate de cellulose, chlorure de vinyle et ses copolymères, polystyrène, polycar-25 bonates, nitrate de cellulose, polypropylène et polyéthylène. Des stratifiés peuvent être avantageux pour fournir des surfaces plus résistantes aux intempéries et à l'abrasion, par exemple en utilisant de très fines pellicules superficielles de poly (téréphta-late d1éthylène). 30 L'établissement d'un revêtement réflecteur sur les gaufrures réfléchissantes au lieu de se fier entièrement à l'angle critique pour obtenir une bonne réflexion rend le matériau en feuille plus hautement réfléchissant et même optiquement plus intéressant en raison de l'accentuation des effets lumineux et en raison de l'ac-35 centuation de la réflexion des rayons lumineux incidents. La mise en phase en alignement et hors d'alignement axial des gaufrures focalisantes et réfléchissantes dans chaque noeud ou phase du dessin le long d'au moins un axe des dessins produit une multiplicité de zones, d'une brillance éblouissante à cause d'une réflexion de 40 lumière en faisceaux de rayons parallèles et a aussi pour effet 71 30462 17 2103409 d'assurer efficacement un certain nombre de combinaisons d'éléments focalisants et réfléchissants pour rétroréfléchir des rayons lumineux sur tin grand intervalle angulaire d'incidence. Quand un revêtement métallique déposé chimiquement ou par mé-5 tallisation sous vide est appliqué sur la surface arrière, il est hautement désirable qu'il soit protégé par un revêtement extérieur d'une laque, d'un vernis, d'une pellicule de matière plastique ou de tout autre matériau adéquat. En vue de quelques applications, il peut être désirable de recouvrir la surface arrière du matériau en 10 feuille,pourvu d'un revêtement réfléchissant, avec une couche de matière plastique synthétique ou d'un autre matériau pour établir une couche à airface plane qui ne gène pas 1' action réfléchissante des gaufrures réfléchissantes. Ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, le dessin visuel dépend de 15 la production d'une variation dans l'espacement de centre à centre des gaufrures sur une surface du matériau en feuille. Les rouleaux réalisés selon l'invention sont utilisables en combinaison avec un rouleau coopérant comportant un dessin différent de gaufrures ou un espacement différent de centre à centre pour les, gaufrures. Le 20 rouleau coopérant peut avoir le même dessin et le même espacement des gaufrures mais peut être entraîné à une vitesse circonférentielle différente de celle prévue dans les modes de réalisation de l'invention décrits ci-dessus, et cette différence de vitesse peut être maintenue uniforme pendant toute la durée de 1'opération de 25 gaufrage ou bien peut être modifiée de manière, à superposer encore d'autres effets. Selon encore un autre mode opératoire, on peut utiliser deux rouleaux du type produit selon l'invention pour gaufrer les surfaces opposées du matériau en feuille. Pour obtenir le maximum de maîtrise et une reproduction uniforme du dessin prévu 30 lors de l'établissement des rouleaux selon l'invention, de tels rouleaux sont de préférence utilisés en combinaison avec un rouleau coopérant comportant un dessin identique ou similaire de figures génératrices de gaufrures et entraîné à une vitesse uniforme. De la manière la plus avantageuse, le rouleau coopérant possède un 35 revêtement de dureté uniforme et relativement grande, et est entraîné sensiblement à la même vitesse circonférentielle. Bien que le procédé de gaufrage ait été illustré comme étant mis en oeuvre en combinaison avec une opération d'extrusion, il va sans dire que le procédé de gaufrage peut aussi être mis en oeuvre 40 sur une matière thermoplastique synthétique qui a été antérieure- 71 30462 2103409 ment mise en forme et qui est chauffée jusqu'à devenir thermoplastique. Par exemple, le procédé en question a été avantageusement utilisé avec de la pellicule de poly(chlorure de vinyle) calandrée qui est préchauffée immédiatement avant son passage dans l'espace 5 de pincement entre les rouleaux gaufreurs. De tout ce qui précède, il ressort donc; que le procédé selon l'invention met à la disposition de la technique des rouleaux gaufreurs ayant un revêtement superficiel de rigidité ou dureté variable de sorte qu'une distorsion dans l'espacement entre gaufru-10 res sur le matériau en feuille finalement obtenu est facilement réalisable d'une manière réglable. Les rouleaux gaufreurs comportent de préférence des cavités en forme de lentilles imprimées dans leur surface pour produire des gaufrures en forme de lentilles qui coopèrent avec des gaufrures réfléchissantes formées sur l'au-15 tre surface du matériau en feuille, en assurant ainsi l'obtention d'effets de dessin optique visuels par suite de la focalisation et de la réflexion de rayoïB lumineux tombant sur le matériau en feuille. La distorsion de l'espacement des gaufrures intervenant dans les zones de moindre rigidité engendre une variation de la 20 période pour la mise en phase des gaufrures des deux surfaces en coïncidence et hors de coïncidence d'axes perpendiculaires. Le procédé s'adapte aisément à une répartition artistique des zones de dureté variable de manière à produire des effets optiques originaux et d'un très grand intérêt. De plus, le procédé est relative-25 ment plus simple et plus économique que les techniques ayant recours à la gravure des rouleaux de gaufrage selon le dessin désiré. Comme il va de soi et' comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation 30 de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 71 30462 2103409 REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation de rouleaux gaufreurs permettant de produire un dessin superficiel sur une matière plastique synthétique en feuille, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il 5 consiste essentiellement : (a) à former un support de rouleau généralement cylindrique avec une portion de surface circonférentielle en résine de matière plastique synthétique comportant des nervures en relief et des creux dans sa surface ; (b) à déposer une couche superficielle de résine en matière plastique synthétique sur la-10 dite portion de surface dudit support de rouleau de façon à établir un revêtement composite de configuration généralement cylindrique sur ledit support de rouleau, ladite résine de matière plastique synthétique de ladite couche superficielle étant relativement élastique et moins dure que la résine de ladite portion de 15 surface circonférentielle ; et (c) à former une multiplicité de reliefs et creux, générateurs de gaufrures, dans ladite couche superficielle, cette couche superficielle étant de plus grande profondeur dans les creux de ladite portion de surface qu'au-dessus des nervures en relief de ladite portion de surface, l'élasticité 20 superficielle du revêtement composite étant plus grande au-dessus desdits creux qu'au-dessus desdites nervures en relief. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre l'opération (a), on applique d'abord une couche généralement uniforme de ladite résine de matière plastique 25 synthétique puis on en enlève des portions pour produire lesdites nervures en relief et lesdits creux. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre les opération (a) et (b), on place le rouleau à l'intérieur de la cavité cylindrique d'un moule ayant un 30 plus grand diamètre intérieur afin de laisser subsister un espace annulaire entre le rouleau et la paroi intérieure du moule, on introduit ladite résine de matière plastique synthétique dans ledit espace annulaire, et on soumet cette résine à des conditions qui font durcir ladite résine dans ladite portion de surface. 35 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre les opérations (b) et (c) concurremment, on coule ladite résine de matière plastique synthétique sous forme d'un anneau dans un moule femelle dont la surface intérieure est gravée pour former lesdits reliefs et creux, générateurs de gau-40 frures, dans la couche superficielle. 71 30462 20 2103409 5« Sroeédé selon la revendication 1. caractérisé en ce que les Sites résines synthétiques sont toutes deux des résines élastomères 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dites yesitiés soat toutes deux des résines de silicone. 5 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits reliefs' et creux générateurs de gaufrures sont des cavités à section transversale en forme de lentille. 8. Procédé p/Otir la réalisation de rouleaux gaufreurs permettant de produire œ dessin superficiel sur une matière plastique 10 synthétique en feuille, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : (a) à former un support de rouleau généralement cylindrique avec une portion de surface circonférentielle en résine de matière plastique synthétique avec une surface généralement uniforme ; ("b) à enlever des portions de ladite portion de 15 surface pour y former des creux et des nervures en relief ; (c) à placer le support de rouleau, auquel on a ainsi donné un contour particulier, dans la cavité d'un moule femelle sur la surface intérieure de laquelle sont gravés des reliefs et des creux correspondant aux gaufrures finalement désirée, le diamètre de ladite cavité 20 étant plus grand que celui dudit support de rouleau ayant un contour particulier afin de laisser subsister entre eux un espace annulaire ; et (d) à introduire une résine synthétique fluide dans ledit espace annulaire pour former une couche superficielle de résine de matière plastique synthétique sur ledit support de rouleau 25 ayant un contour particulier pour établir un revêtement composite de configuration généralement cylindrique sur ledit support de rouleau, ladite résine de matière plastique synthétique de ladite couche superficielle étant relativement élastique et de moindre dureté que la résine de ladite portion de surface circonf érentielle, les-30 dits reliefs et creux sur la surface intérieure de ladite cavité formant une multiplicité de creux et reliefs,, générateurs de gaufrures, dans ladite couche superficielle, cette couche superficielle étant de plus grande, profondeur dans les creux de ladite portion de surface qu'au-dessus des nervures de ladite portion de sur-35 face, la dureté superficielle du revêtement composite étant plus grand au-âessusi desdits creux qu'au-dessus desdites nervures de ladite portion die surface. 9», Proeélé selon la revendication 8 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre l'opération (a), on place le rouleau à l1 in-40 térieur- de la cavité cylindrique d'un moule ayant un plus grand 71 30462 210.3409 diamètre intérieur afin de laisser subsister un espace annulaire entre le rouleau et la paroi intérieure du moule, on introduit ladite résine de matière plastique synthétique dans ledit espace annulaire, et on soumet cette résine à des conditions qui la font dur-5 cir dans ladite portion de surface. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdites résines utilisées sont toutes deux des résines de silicone. 11. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que sur ladite surface intérieure dudit moule sont formées des saillies 10 et en ce que ledit revêtement superficiel est creusé de multiples cavités génératrices des gaufrures désirées, lesdites saillies et cavités étant, en coupe transversale, en forme de lentilles. 12. Procédé pour fabriquer un matériau en feuille de matière plastique synthétique faisant apparaître un dessin visuel, lequel 15 procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : (a) à former un rouleau gaufreur comportant un revêtement superficiel composite de résine synthétique formé d'une couche interne et d'une couche externe, les résines de ladite couche interne étant de plus grande épaisseur et la rigidité du revêtement compositè étant moin-20 dre, la surface dudit revêtement étant garnie d'une multiplicité de gaufrures ; (b) à faire passer une longueur étendue de matière thermoplastique synthétique à une température élevée dans un espace de pincement établi entre un premier rouleau gaufreur formé de la manière spécifiée ci-dessus en (a) et un second rouleau gau-25 freur coopérant pour former des gaufrures en forme de lentilles sur une surface dudit matériau en feuille et pour former des gaufrures réfléchissantes sur 1'autre surface dudit matériau en feuille ; et (c) à appliquer une pression suffisante au niveau dudit espace de pincement pour produire une déformation du revêtement superficiel 30 que constitue ladite couche externe au moins au niveau desdites zones de moindre rigidité afin de produire une distorsion de l'espacement entre lesdites gaufrures de le couche externe et dont une variation de 1'espacement entre les gaufrures formées ainsi dans le matériau en feuille. 35 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que 1'on utilise un second rouleau gaufreur possédant une surface circonf érentielle métallique. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'on-utilise un second rouleau gaufreuïr ayant: une surface en résine 40 de matière plastique synthétique et ayant une dureté uniforme. 71 30462 2103409 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les deux rouleaux gaufreurs comportent une. multiplicité de cavités étroitement espacées disposés selon ma dessin sur leur périphérie et s' étendant radialement sur une distance substantielle vers 1'in- 5 térieur de ces rouleaux, lesdites cavités diminuant de section transversale vers 1'intérieur à partir de la périphérie des rouleaux dans tous les plans qui comprennent le rayon le long duquel elles s'étendent pour établir des parois latérales s'inclinant vers l'intérieur à partir de la périphérie vers ledit rayon, les cavités 10 d'un desdits rouleaux étant à configuration de lentilles concaves, lesdits rouleaux produisent simultanément des gaufrures, sur les deux faces de ladite longueur de matière plastique synthétique en feuille, faisant saillie sur des axes perpendiculaires aux deux surfaces de cette matière en focalisant des rayons lumineux sur les 15 parois latérales inclinées des gaufrures de l'autre surface qui réfléchissent la majeure partie des rayons lumineux tombant sur elles, la variation d'espacement produisant des variations de la période de gaufrage d'une surface afin qu'il y ait une mise en phase en coïncidence et hors de coïncidence des axes perpendiculaires avec 20 les gaufrures de l'autre surface le long de ladite longueur. 16. Procédé selon la revendication 15 caractérisé en ce que lesdites cavités dans les deux susdits rouleaux ont une configuration de lentilles concaves. 17. Procédé selon la revendication 16 caractérisé en ce que 25 l'on applique un revêtement réfléchissant sur la surface desdites gaufrures réfléchissantes. 18. Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que 1'opération de formation des rouleaux gaufreurs comprend les stades (a), (b) et (c) selon la revendication 1. 30 19. Procédé selon la revendication 18 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre ledit stade (a), on opère de la manière décrite dans la revendication 2. 20. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre les stades (a) et (b), on opère de la manière 35 décrite dans la revendication 3. 21. Procédé selon la revendication 18 caractérisé en ce que, pour mettre en oeuvre concurremment les stades (b) et (c), on opère de la manière décrite dans la revendication 4-. 22. Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que 40 1'on utilise un second rouleau coopérant ayant une rigidité super- 71 30462 23 2103409 fieielle sensiblement uniforme. 23. Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que 1'on utilise un second rouleau ayant aussi une rigidité superficielle variable. 5 24. Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que 1' on entraine un desdits rouleaux à une vitesse circonférentielle qui diffère de la vitesse circonférentielle d'entraînement de l'autre rouleau. 25. Procédé selon la revendication 16 caractérisé en ce que 10 ledit second rouleau coopérant a une rigidité superficielle sensiblement uniforme, comporte des gaufrures sensiblement identiques à celles dudit premier rouleau et est entraîné à une vitesse circon-férentielle sensiblement égale à celle dudit premier rouleau. 26. Rouleau gaufreur caractérisé en ce qu'il possède un revê-15 tement superficiel composite de configuration généralement cylindrique, ledit revêtement comportant deux couches de résine synthétique, la résine de la couche intérieure étant de plus grande rigidité que celle de la couche extérieure, ladite couche intérieure étant d'épaisseur non-uniforme pour établir des zones dans les- 20 quelles la résine de la couche extérieure est de plus grande épaisseur et la rigidité du revêtement composite est moindre, ladite couche extérieure comportant une multiplicité de creux et de reliefs générateurs de gaufrures s'étendant pratiquement sur la totalité de sa surface, la résine de ladite couche extérieure étant relati-25 vement élastique pour permettre une distorsion élastique dudit revêtement composite au moins dans lesdites zones de plus grande épaisseur lors de l'application d'une pression suffisante au niveau de ces zones. 27. Rouleau gaufreur selon la revendication 26, caractérisé 30 en ce que les deux résines sont élastomères. 28. Rouleau gaufreur selon la revendication 27, caractérisé en ce que lesdites résines sont des résines de silicone. 29. Rouleau gaufreur selon la revendication 26, caractérisé en ce que lesdits creux et reliefs générateurs de gaufrures com- 35 prennent des cavités à section transversale en forme de lentilles. 30. Rouleau gaufreur selon la revendication 29, caractérisé en ce que lesdites cavités s' étendent sensiblement radialement dans ladite couche extérieure et diminuent en coupe transversale vers l'intérieur à partir de la périphérie du rouleau dans tous 40 les plans qui comprennent le rayon le.long.duquel elles s'étendent 71 30462 2103409 afin d'établir des parois latérales inclinées vers l'intérieur à partir de la périphérie vers ledit rayon pour établir des cavités ayant la configuration de lentilles concaves. 31. Matériau en feuille gaufrée caractérisé en ce qu'il est obtenu par mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 12 à 25.