La présente invention se rapporte à des poutres ou longrines en treillis ainsi qu'aux matériaux de construction dans lesquels sont incorporées de telles poutres en treillis constituant leur armature. Selon l'invention, de telles poutres en treillis sont conçues pour être utilisées principalement dans le renforcement du béton et, plus parts culièrement mais non exclusivement, pour renforcer les planchers semi-préfabriqués en beton, où leur partie inférieure ainsi que les éléments de renforcement sont noyés dans la partie d' intrados préfabriquée, alors que leur partie supérieure saille de cette dernière afin de fournir une résistance supplémentaire à l'unité préfabriquée. Cette partie supérieure d'une poutre en treillis fournit également un chaînage mécanique au béton l'environnant et permet ainsi à cette poutre d'être manipulée et levée sans risque de déformation. Dans les techniques actuelles du bâtiment et des travaux publics, on utilise couramment des poutres ou armatures en treillis tridimentionnelles, ayant une section sensiblement triangulaire et comportant des longrines supérieure et inférieures. Ces longrines, étant donné la section triangulaire de chaque poutre, sont, en général, constituées de trois barres situées, chacune, à un sommet du triangle et reliées entre elles par des barres de triangulation soudées ou agrafées sur elles, l'ensemble ainsi préassemblé étant noyé en partie dans un mince lit de béton à l'installation de préfabrication, puis transporté sur le lieu d'utilisation où il est complètement noyé dans le béton. D'autres types de poutres ou armatures en treillis ont été aussi conçus dans le passé. Dans ces poutres, les deux barres constituant les longrines inférieures n'existaient pas et, de ce fait, la longrine supérieure n'était pas bien maintenue, si bien que ces conceptions particulières de poutres n'étaient pas réputées pour avoir la stabilité requise dans la construction. En conséquence, c'est un des principaux objets de la présente invention de fournir une poutre ou longrine en treillis qui puisse être aisément fabriquée et de manière peu onéreuse et qui, par ailleurs, soit facilement trais portable au lieu d'utilisation et utilisée en construction. Un autre objet de l'invention est de prévoir une poutre ou longrine en treillis qui ne nécessite aucune des barres jusqu'ici utilisées en tant que longrines proprement dites. Dans un de ses modes d'exécution, la présente invention prévoit une poutre en treillis, de section sensiblement triangulaire, comportant deux faces identiques en treillis, utilisant chacune une tige pliée ou courbée de façon à former plusieurs ondulations, cette poutre ne comportant aucune barre formant longrine et chacune de ces faces étant, de préférence, constituée de plusieurs longueurs continues de tige pliée en zigzag ou de plusieurs étriers espacés, et comportant au moins des sommets d'ondulations convexes étendant parallèlement à la longueur de la poutre sur une distance plus forte que la moitié de la longueur des ondulations de cette poutre, lesdites faces étant déca- lées longitudinalement 1 'une par rapport à l'autre, de manière que les sommets des ondulations convexes d'une des faces recouvrent, sur des parties de leur longueur, les sommets des ondulations convexes de l'autre face, les parties se recouvrant mutuellement étant fixées directement les unes aux autres. On doit noter qoe, selon l'invention, la poutre en treillis ainsi constituée est relativement légère et peu onéreuse à fabriquer et, de plus, elle a une résistance suffisante pour être transportée au lieu d'assemblage où les éléments de renforcement, du type préféré et de la qualité requise pour chaque travail, peuvent être choisis et fixés aisément à cette poutre. De préférence, une telle poutre est pourvue de plusieurs éléments d'agrafage agencés pour s 'étendre sur la base de la section triangulaire et relier les deux côtés de celle-ci, chaque élément d'agrafage comportant des moyens de pince conçus pour se fixer aux bas des ondulations concaves et pour fournir des formes en U où seront placés les éléments de renforcement, Dans un mode d' exécution préféré, ces éléments d'agrafage sont conçus de manière que les surfaces inférieures des bas des ondulations concaves et des éléments de renforcement soient dans un même plan. On doit noter, par ailleurs, que la présente invention couvre également une telle poutre en treillis, assemblée et porteuse de ces éléments d'agrafage et des éléments de renforcement placés dans les formes conçues pour les recevoir et ayant au moins sa partie de base, c'est-à-dire ses éléments d' agrafage ainsi que ses éléments de renforcement, noyée dans du béton. En outre, de préférence, chaque sommet d'ondulation convexe d'une des deux faces latérales de la poutre recouvre les extrémités des deux sommets correspondants et voisins de l'autre face latérale de cette dernière. Les parties de recouvrement peuvent être fixées entre elles au moyen d'une soudure de recouvrement droite ou, encore, peuvent être verrouillées entre elles et soudées ensemble. De préférence également, les bas des ondulations concaves,ou parties de pied, s'étendent sur au moins 10%, ou mieux sur au moins 25%, de la longueur des ondulations, dans une direction parallèle à la longueur de la poutre. D'autres caractéristiques de la présente invention apparaîtront de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci-annexés, dans lesquels Les figures 1 à 3 sont des vues schématiques, de côté, de parties de trois formes similaires de poutre en treillis conforme à l'invention, La figure 4 est une vue en coupe, prise suivant la ligne IV-IV de la figure 1, Les figures 5 et 6 sont des vues schématiques, en perspective, de deux modes d'assemblage des poutres en treillis représentées dans les figures 1 à 4, La figure 7 est une vue de côté d'un élément d'agrafage et des élénents de renforcement fixés à la base de la poutre en treillis et noyés dans du béton, La figure 8 est une vue en plan de l'élément d'agrafage de la figure 7, la ligne en pointillés montrant le contour de l'ébauche à partir de-laquelle il est formé, Les figures 9 à 1 1 sont des vues de côté de parties de trois formes d' un autre mode d'exécution de la poutre en treillis conforme à l'invention, La figure 12 est une vue en coupe, prise suivant la ligne XII-XII de la figure 11, La figure 13 est une vue de côté d'un autre mode d'exécution d'une poutre en treillis conforme à ltinvention, La figure 14-est une vue en plan de la poutre de la figure 13, La figure 15 est une vue partielle, en perspective, d'un autre mode d' exécution de poutre en treillis conforme à l'invention, La figure 16 est une vue de côté, partielle, d'un autre mode d'exécution de poutre en treillis conforme à l'invention, ~ La figure 17 est une vue partielle, en perspective, de la poutre montrée dans la figure 16, La figure 18 est une vue partielle, en perspective, d'un autre mode d' assemblage utilisé pour les étriers de la poutre représentée dans la figure 16, La figure 19 est une vue de côté d'une partie d'une poutre en treillis conforme à l'invention, mais selon un autre mode d'exécution, La figure 20 est une vue en perspective de la partie de poutre représentée dans la figure 19, La figure 21 est une vue partielle, en perspective, d'un autre mode d' exécution de poutre en treillis conforme à l'invention, La figure 22 est une vue en bout de la partie de poutre représentée dans la figure 21. Comme on peut le remarquer de toutes ces figures, les poutres en treillis représentées sont toutes de section générale triangulaire et comportent deux faces latérales 13 et 14, en treillis fabriqué à partir d'une tige (de cinq millimètres de diamètre, par exemple) pliée et/ou recourbée à certains emplacements pour obtenir une configuration sous forme d'ondulations. Dans tous les modes -d'exécution montrés dans les figures 1 à 6 et 9 à 14, la poutre en treillis est fabriquée à partir de deux longueurs de tige, pliées en zigzag et qui s'étendent de manière continue sur la longueur complète de cette poutre. La longueur d'ondulation, ou pas, d'un zigzag (et ainsi la longueur, ou pas, d' une ondulation de la poutre) est définie par la distance entre un point de la poutre et le prochain point voisin correspondant. Cette longueur d'ondulation peut, par exemple, être comprise entre deux cents et six cents millimètres. Dans le mode d'exécution de poutre représenté dans les figures 1 à6 > chaque longueur continue de tige en zigzag comporte des sommets 16 d'ondulatioe con exe et des bas ou fonds 17 d'ondulations concaves, chacun de ces sommets et bas étant rectiligne et s'étendant parallèlement à la longueur de la poutre sur une distance équivalent environ soixante quinze pour cent de la longueur ou pas d' une ondulation ou zigzag et comportant des bras en diagonale 18, recourbés suivant un angle aigu, qui relient leurs extrémités respectives.Les deux faces latérales 13, 14 de la poutre sont décalées longitudinalement l'une par rapport à l'autre sur environ cinquante pour cent du pas d'une ondulation, de manière que chaque sommet d'ondulation d'une face latérale de la poutre recouvre les extrémités des sommets des ondulations voisines de l'autre face latérale de la poutre sur environ vingt cinq pour cent de leur pas. Ces parties de recouvrement 19 sont soudées entre elles en droite ligne et, ainsi, les sommets 16 de toutes les ondulations convexes faisant corps assurent la fonction des longrines de poutre en treillis classique. Dans les figures 1, 2 et 3 une seule face latérale 13 de la poutre est dessinée en trait plein, alors que l'autre face laté rale 14 de célle-ci est représentée en ligne pointillée.La poutre représentée dans la figure 1 a un pas d'ondulation de deux cent quarante millimètres environ et une hauteur d'environ quatre vingt millimètres. Les poutres--représen- tées dans les figures 2 et 3 ont des pas d'ondulation de trois cents millimètres environ et des hauteurs respectives de cent cinq et cent cinquante cinq millimètres environ. L'écartement des bas des ondulations concaves des deux faces latérales de chaque.poutre- et, ainsi, la base de celle-ci, avoisine quarante millimètres. On doit convenir que les dimensions de ces poutres en treillis sont données à titre indicatif et peuvent être changées, mais que, de toute façon, les longueurs des sommets et des bas des ondulations doivent atteindre plus de cinquante pour cent de la valeur du pas d'ondulation- et, de préférence, avoir au moins dix millimètres de recouvrement ou, mieux encore, au moins quarante millimètres de recouvrement à chaque extrémité. Dans la poutre en treillis représentée dans la figure 5, les sommets des ondulations convexes de ses deux faces latérales sont verrouillés entre eux par entrelacement ou croisement, avant d'être soudés, alors que, dans la poutre représentée dans la figure 6, ils ne sont pas croisés et sont fixés entre eux par un cordon de soudure rectiligne. Les figures 7 et 8 représentent un élément d'agrafage 20, constitué à partir d'une seule pièce dtébauche en tôle (figurée en pointillés dans la figure 8). Cet élément 20 comporte une base plane 21 et des ailes repliées 22, 23, 24, 25, 26 et 27, définissant cinq formes en U ou canaux 28, 29, 30, 31, 32, côte à côte, chacun d'eux ayant une largeur d'approximativement vingt millimètres et une profondeur d'environ trente cinq millimètres. Dans le canal central 30 et les canaux éxtérieurs 28 et 32 sont logés des éléments de renforcement 33, retenus en position par des pattes 34 repliées depuis les ailes et appuyant sur leur dessus. D'autres pattes 35, repliées vers le haut depuis le fond des canaux 29 et 31 sont conçues pour maintenir sur ce fond le bas 17 d'une ondulation concave de chacune des deux faces latérales en treillis de la poutre. A noter qu'au cours de l'assemblage d'une poutre, de préférence, les éléments de renforcement 33 sont tout d'abord assemblés sur plusieurs éléments d'agrafage espacés les uns des autres sur une distance équivalent sensiblement à un pas d'ondulation de la poutre, puis cette dernière est ensuite attachée à la structure de renforcement ainsi constituée en enclenchant les bas de ses ondulations concaves respectivement sous les pattes 35 qui sont alors repliées et forcées sur le dessus de ces bas d'ondulations. Il est bien entendu qu'au cours de l'assemblage final, les bases des faces latérales de la poutre et les éléments de renforcement sont dégauchis pour se trouver sur un même plan, puis ces éléments de renforcement, ainsi que les bas des ondulations concaves et les éléments d'agrafage eux-mêmes sont noyés dans du béton 36. Comme on le ramarque du mode d'exécution de poutre en treillis représenté dans les figures 9, 10 et 11, cette poutre en treillis est constituée de deux éléments latéraux 13, 14 en treillis, représentés respectivement l'un en trait plein, l'autre en trait pointillé, formés chacun à partir d'une longueur continue de tige en zigzag. Chaque tige est pliée de manière que chacun de ses zigzag ait un sommet 40 et un bas 41 rectilignes et disposés parallèlement de la poutre et reliés entre eux par une partie 42 en diagonale formant un angle d'approximativement quarante cinq degrés par rapport à l'horizontale.Le pas entre les parties 42 en diagonale partant des extrémités des sommets 40 est d'environ deux cents millimètres alors que le pas entre ces mêmes parties 42 en diagonale partant des extrémités des bas 41 est d'environ cent millimètres, si bien que le pas de zigzag ou d'ondulation de la poutre est d'environ trois cents millimètres. De ce fait, on peut déduire que, par suite de la partie recourbée existant à chaque extrémité des parties 42 en diagonale, les bas des zigzag forment, chacun, un pied d'appui d'environ quatre vingt millimètres de longueur. A noter, en outre, que les parties 42 en diagonale respectives aux deux faces latérales de la poutre sont inclinées suivant des pentes opposées et que ces faces sont décalées l'une par rapport à l'autre sur une valeur d'environ moitié du pas d'un zigzag, si bien que les extrémités des sommets des zigzag se recouvrent mutuellement en 44 et sont soudées entre elles à ces emplacements 44. Par tailleurs, comme on peut le remarquer aisément, les poutres représentées dans les figures 9 à 11, diffèrent seulement par leur hauteur respective. La poutre en treillis représentée dans les figures 13 et 14 est construite de manière similaire et comporte deux faces latérales en treillis for mées, chacune, à partir d'une tige continue pliée en zigzag, une des faces 13 étant représentée en trait plein alors que l'autre face 14 est représentée en trait pointillé. Dans cet agencement de poutre, chaque sommet de zigzag 50 est considérablement plus long que chaque bas de zigzag 51 et chaque partie de liaison en diagonale 52 est conçue pour former un angle obtus par rapport aux sommets et aux bas des zigzag. Par exemple, le pas d'un zigzag est d'environ six cents millimètres, chaque sommet s'étendant sur environ trois cent cinquante millimètres, alors que chaque bas s'étend sur environ cinquante millimètres.Dans cet agencement de poutre également, l'une des faces latérales de celle-ci est décalée par rapport à l'autre sur environ un demi-pas de zigzag, si bien que les extrémités des sommets se recouvrent en 54 et sont soudées entre elles sur une distance d'environ cinquante millimètres. L'écartement transversal entre les bas des zigzag des deux faces latérales et, ainsi, la largeur de la base de la poutre en treillis, a une valeur d'environ quarante millimètres, la hauteur de cette poutre pouvant être de quatre vingt, cent cinq ou cent cinquante cinq millimètres environ. Il est à noter, toutefois, que ces dimensions peuvent être modifiées au choix du constructeur. En outre, les poutres représentées dans les figures 9 à 14 peulent être assemblées en une structure utilisant les éléments d'agrafage représentés dans les figures 7 et 8 et peuvent être pourvues des éléments de renforcement, ainsi que noyées en partie dans du béton, tel que décrit en relation avec les figures 1 à 6. Dans les agencements de diverses poutures, représentés dans les figures 15 à 22, les faces latérales en treillis de ces dernières sont constituées en utilisant des séries de tronçons de tige repliés ou recourbés sous forme d'étriers, chaque étrier ayant un sommet rectiligne s'étendant longitudinalement sur environ cinquante pour cent de la longueur d'un élément de treillis. Chaque étrier comporte, en outre, à chaque extrémité de son sommet, une partie en diagonale dirigée vers le bas et prolongée par une partie de pied repliée dans le plan de la base du treillis auquel il appartient, cette partie de pied faisant office de bas de treillis.Ces étriers ainsi constitués sont décalés longitudinalement les uns par rapport aux autres, de manière que les extrémités du sommet de chacun d'eux recouvrent et soient fixées aux extrémités correspondantes des sommets des étriers qui l'encadrent et l'avoisinent. De préférence, ces étriers sont verrouillés de l'un à l'autre en ayant une de leurs parties en diagonale et le pied de celle-ci situés sur une face latérale de la poutre, et l'autre de leurs parties en diagonale ainsi que son pied situés sur l'autre face latérale de la poutre. En outre, les pieds de ces étriers peuvent être disposés en direction les uns des autres ou être écartés les uns des autres dans la direction longitudinale au treillis, ou encore ils peuvent être prolongés transversalement à la base de ce treillis. Par ailleurs, les parties de recouvrement de chaque extrémité des sommets des étriers peuvent avoir au moins dix millimètres de longueur et, de préférence, quarante millimètres de longueur, si bien que, de cette façon, chaque sommet d'étrier peut s'étendre sur au moins cinquante cinq pour cent, et de préférence plus, du pas du treillis. Il est à noter que, dans ce cas d'utilisation d'étriers, le pas du treillis correspond à la distance entre une partie d' un étrier et la même partie de l'étrier suivant, placé de la même manière que ce premier étrier. Dans l'agencement représenté dans la figure 15, chaque étrier 59 comporte un sommet rectiligne 60 dont les extrémités sont prolongées par des parties en diagonale 61, repliées suivant un angle aigu vers le bas du treillis et l'une vers l'autre et le pied 63 de chacune de celles-ci est replié vers l'autre en conservant un certain écartement entre eux, dans une direction parallèle au sommet 60. Comme on le voit aisément, dans cette figure 15, les étriers 60,tels que disposés, constituent effectivement les deux faces latérales 13 et 14 du treillis de la poutre.En effet, les étriers situés sur une des faces laterales sont alternés avec les étriers situés sur l'autre face latérale, si bien que les extrémités du sommet d'un étrier d'une face recouvrent les extrémités correspondantes des deux étriers qui 1 'avoisinent--et l'encadrent sur l'autre face, les parties de recouvrement 64 de ces extrémités étant, bien entendu, soudées entre elles. Les agencements de poutres en treillis représentés dans les figures 16, 17 et 18 sont constitués à partir d'étriers 65. Chaque étrier 65 comporte un sommet 66 dont les extrémités opposées se prolongent par des parties en diagonale 67 s'inclinant vers le bas en s'écartant l'une de l'autre, ces parties 67 étant, en outre, prolongées par des pieds 68, repliés l'un vers l'autre et parallèles au sommet 66. Les sommets 66 des étriers qui se suivent se recouvrent en partie par leurs extrémités, comme indiqué en 69, et sont soudés entre eux en ces emplacements de recouvrement.Dans l'agencement représenté dans la figure 17, les étriers qui se suivent ne sont pas verrouillés entre eux, contrairement à ceux de l'agencement représenté dans la figure 18, le verrouillage étant obtenu du fait que, dans ce dernier agencement, chaque étrier a une de ses parties en diagonale, prolongée par son pied,située dans le plan d'une des faces latérales de la poutre et son autre partie en diagonale, prolongée par son pied respectif, située dans le plan de l'autre face latérale de la poutre. La poutre en treillis représentée dans les figures 19 et 20 est fabriquée à partir de plusieurs étriers ayant chacun un sommet rectiligne 70, des parties en diagonale 71 aux extrémités du sommet inclinées vers le bas en s'écartant l'une de l'autre et deux pieds 72 prolongeant, chacun, une partie en diagonale en s 'écartant l'un de l'autre et parallèles au sommet 70. Dans cet agencement, les parties en diagonale 71 de chaque étrier sont pliées chacune dans un plan respectif de manière que les étriers qui se suivent soient verrouillés entre eux, le pliage étant réalisé de façon que le pied prolongeant une partie en diagonale à une extrémité d'un étrier soit situé à la base d'une des faces latérales de la poutre mais que le pied prolongeant l'autre partie en diagonale à l'autre extrémité de cet étrier soit situé à la base de l'autre face latérale de la poutre.En outre, les parties de recouvrement à chaque extrémité du sommet de chaque étrier sont soudées, comme indiqué en 73, sur les parties de recouvrement des étriers qui encadrent et avoisinent ce dernier. La poutre en treillis représentée dans les figures 21 et 22 est fabriquée à partir de plusieurs étriers ayant, chacun, un sommet rectiligne 75, des parties en diagonale 76 aux extrémités du sommet inclinées vers le bas en s'écartant l'une de l'autre et deux pieds 77 prolongeant chacun une partie en diagonale et s'étendant transversalement sur la base de cette poutre. Comme on le voit dans la figure 22, des tiges 78 de renforcement à la tension peuvent être supportées à la base de la poutre et reliées aux pieds des étriers. Par tailleurs, les poutres en treillis représentées dans les figures 15 à 20 peuvent être assemblées à l'intérieur d'une structure de renforcement utilisant des éléments d'agrafage et des éléments de renforcement, identi-ques ou similaires à ceux qu'utilisent les modes d'exécution des poutres précédemment décrits. En outre, de tels treillis constitués d'étriers peuvent être fabriqués sur place en utilisant des fils de faible diamètre et de divers types sans nécessiter une dépense élevée. On peut aussi utiliser des chutes de coupe des tiges ou éléments de renforcement pour former ces étriers, ce qui abaisse encore le coût de fabrication. Enfin, le coût de fabrication de telles poutres en treillis est encore diminué puisqu'elles ne nécessitent aucune longrines et le coût propre de leur transport se trouve considérablement amenuisé. En définitive, les poutres en treillis qui viennent d'être décrites sont de fabrication aisée aux longueurs, pas de treillis et hauteurs choisis, ce qui est important lorsque ces poutres doivent avoir leur partie supérieure calée dans une zone de compression du béton. De plus, la suppression des longrines facilite également l'assemblage des éléments de renforcement soumis à la tension en même temps que chaque poutre,ainsi que le remplissage du béton dans le coffrage et son compactage de même que l'assemblage des douilles entretoises. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICATIONS 1.- Poutre en treillis, de section sensiblement triangulaire, conçue notamment pour servir d'armature à du béton et comportant deux faces latérales en treillis, de conception identique, fabriquées en utilisant une tige pliée ou courbée pour obtenir une configuration d'ondulations ou de zigzags, cette poutre étant caractérisée par le fait qu'elle ne comporte aucune barre formant longrine, chacune de ses faces latérales comportant plusieurs sommets d'ondulations convexes s'étendant parallèlement à sa lonueur sur une distance plus forte que la moitié de la longueur de ses ondulataons, ces faces latérales étant décalées longitudinalement, l'une par rapport à l'autre, de manière que les sommets des ondulations convexes d'une des faces recouvrent, sur des parties de leur longueur, les sommets des ondulations convexes de l'autre face, les parties se recouvrant mutuellement étant fixées directement les unes aux autres. 2.- Poutre en treillis selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est constituée de deux longueurs continues de tige en zigzags. 3.- Poutre en treillis selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ses deux faces latérales sont constituées de plusieurs étriers convexes chaque étrier comportant un sommet s'étendant parallèlement à cette poutre et ayant ses extrémités prolongées chacune par une partie en diagonale, prolongée elle-même par un pied s'étendant dans le plan de la base de cette poutre. 4.- Poutre en treillis selon I'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que chacun desdits sommets recouvre, par chacune de ses extrémités, l'extrémité correspondante de chacun des sommets qui l'avoisinent et l'encadrent. 5.- Poutre en treillis selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que les parties de recouvrement desdits sommets sont verrouillées entre elles et soudées ensemble. 6.- Poutre en treillis selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que ses faces latérales comportent des bas d'ondulations convexes lorsque leur treillis est sous forme d'ondulations ou de zigzags, ou des pieds d'étriers lorsque leur treillis est constitué de tels étriers convexes, ces bas ou ces pieds s'étendant parallèlement à la longueur de cette poutre sur une distance équivalent au moins dix pour cent de la longueur des ondulations du treillis de celle-ci. 7.- Poutre en treillis selon la revendication 6, caractérisée par le fait que lesdits bas d'ondulations ou lesdits pieds étriers se recouvrent les uns par rapport aux autres lorsqu'ils sont dans des plans communs normaux à la longueur de cette poutre. 8.- Poutre en treillis selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'elle comporte plusieurs éléments d'agrafage agencés pour s'étendre trains versalement à la base de sa section triangulaire et relier les faces latérales de celle-ci, chaque élément d'agrafage comportant des organes formant pinces pour pouvoir être fixé aux dits bas d'ondulations ou aux pieds des étriers constituant les faces latérales en treillis, ainsi que des canaux en forme de U permethnt d' y placer des éléments de renforcement. 9.- Poutre en treillis selon la revendication 8, caractérisée par le fait que les éléments d'agrafage sont conçus et agencés de manière à ce que le dessous desdits bas d'ondulations ou des pieds d'étriers et le dessous des éléments de renforcement soient situés dans un môme plan. 10.- Structure de poutre en treillis, incorporant une poutre en treillis, selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que les éléments d'agrafage s'étendant transversalement à la base de la section triangulaire de cette poutre et reliant les faces latérales de celle-ci, chacun d'eux étant fixé aux dits bas d'ondulations ou aux pieds des étriers et supportant des éléments de renforcement qui stétendent parallèlement à la longueur de cette poutre en treillis, sont noyés dans un lit de béton, si bien que la partie de base de cette dernière se trouve immobilisée dans ce béton, cette structure de béton et de poutre en treillivenant ainsi une structure rigide pouvant être manipulée aisément et transportée sur les lieux d'utilisation.