La présente invention concerne le codage magnétique de documents, ou supports analogues comportant une piste magnétisable, et elle s'applique plus particulièrement aux cas où l'on doit coder un petit nombre de messages différents avec une densité d'enregistrement relativement faible. Une application avantageuse de l'invention est constituée par le codage répétitif de documents, par exemple pour en indiquer l'origine, l'organisme émetteur, la date d'émission ou autres informations sensiblement constantes. L'invention s'applique plus particulièrement encore, mais non exclusivement, au codage magnétique de tickets, notamment de tickets de transport, par exemple dans des installations de distribution de tickets équipées d'un dispositif d'impression et de codage. On va donner ci-dessous, a titre d'exemple, les éléments principaux du problème posé par cette forme particulière de codage. Pour la fabrication des titres de transport codés magnétiquement utilisés pour le contrôle automatique de l'accès des voyageurs il est d'usage d'équiper des points de vente d'appareils qui impriment et codent des billets vierges tirés d'une bande de papier en continu. Ces appareils, qu'ils soient entièrement automatiques ou commandés par un personnel de guichet, offrent l'avantage de supprimer toute comptabilité manuelle, puisque le personnel qui les alimente n'a pas a manipuler des tickets stockés, mais seulement une bande de papier sans valeur intrinsèque. En général, les appareils actuels comportent un dispositif d'impression du libellé des tickets et un dispositif de codage magnétique qui utilise le principe d'enregistrement des magnétophones, de sorte qu'on est obligé de faire défiler le ticket a une vitesse bien déterminée devant une tête magnétique d'enregistrement du message codé qui est stocké dans une mémoire appropriée. Un courant électrique variable envoyé dans la tête d'enregistrement crée, dans l'entrefer de celle-ci, un flux magnétique variable quiimpressionne la couche magnétisable du ticket au fur et a mesure du défilement de ce dernier. Le résultat est une suite régulière de zones aimantées longitudinalement sélectivement dans un sens ou dans l'autre.Ces enregistrements, du type digital, sont caractérisés par une succession de cellules élémentaires de même longueur dont chacune porte un bit d'information. Dans le cas d'un enregistrement utilisant une seule piste, on est obligatoirement conduit à utiliser l'une des techniques d'enregistrement dite à modulation de phase, qui permet d'enregistrer simultanément, sur la même voie, l'information et l'horloge nécessaire à sa reconnaissance; dans ce cas, l'enregistrement est entièrement constitué de segments dont la longueur est celle d'une demi-cellule ou bien d'une cellule, magné tisés alternativement nord et sud. Le dispositif de codage magnétique suivant l'invention permet de réaliser les enregistrements sur les documents (tickets de transport ou tout autre support) sans aucun déplacement relatif du document par rapport à la matrice, par simple copie magnétique à partir d'une matrice portant une configuration magnétique corres Fondant au code désire. Le dispositif suivant l'invention est donc beaucoup plus simple Cue es moyens classiques rappelés ci--dessus, notamment grace au fait qu'il ne nécessite pas, pour l'enregistrement, le défilement au document et qu'il n'y a par conséquent pas à prévoir de déplace une S une vitesse bien déterminée du document par rapport à l'appa- eil de codage. -suisv t llinvention, rm dispositif pour le codage magnétique de documents, ou de supports analogues munis d'une piste magnétique, comprend : une matrice de codage magnétique comportant un bobinage électrique inducteur en zig-zag déterminant, sur la surface active ;I ladite matrice, lorsqu'il est excité, des pôles magnétiques lternatbment nord et sud séparés les uns des autres par différents espaces correspondant au code à enregistrer dans la piste; des moyens pour appliquer -la surface active de ladite matrice sur la piste du document; et des moyens pour alimenter ledit bobinage en courant électrique continu, au moins au cours du contact de la matrice avec la piste. Pour coder un document, par exemple un ticket, avec ce dispositif, il suffit de presser la matrice fortement contre la partie du document munie de la piste magnétisable, car les pôles déterminés magnétiquement sur la surface active de la matrice donnent naissance, dans la piste magnétique, à des zones aimantées quasi-transversalement au droit des pôles; entre les pôles, le matériau magnétique est au contraire aimanté quasi-longitudinalement, alternativement dans un sens et dans l'autre. Le résultat est que, du point de vue de l'aimantation longitudinale à laquelle sont seulement sensibles les têtes de lecture, l'enregistrement se présente exactement ainsi que dans un enregistrement digital comme une succession de zones aimantées longitudinalement dans un sens et dans l'autre avec des fronts d'aimantation dont l'arrangement reproduit le code matérialisé par les pôles magnétiques de la matrice. Suivant une forme avantageuse de réalisation de l'invention, le bobinage inducteur est constitué par un conducteur plat conformé en zig-zag, dont les branches sont arrangées sensiblement en forme de grecque, et qui est fixé sur un support isolant non magnétique, cet ensemble constituant à lui seul la matrice, sans comporter de circuit magnétique en matériau ferromagnétique. De préférence, le bobinage en conducteur plat et son support isolant sont réalisés suivant la technique des circuits imprimés, ce qui permet d'obtenir des matrices à treks bon marché, facilement reproductibles et de faible encombrement. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints, donnés dans un but non limitatif, et qui représentent plusieurs modes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue schématique en plan de la matrice d'un dispositif de codage suivant l'invention; la figure 2 est une vue en coupe à grande échelle d'une partie de la matrice appliquée sur un document à coder; la figure 3 est une vue schématique en élévation d'un dispositif de codage suivant l'invention. La matrice de codage 1 représentée sur la figure 1 comprend un support plat isolant 3 sur lequel est fixé un conducteur plat 5 conformé en zig-zag, ou en forme de grecque. Deux prises 7 et 8, aux extrémités du conducteur, permettent le raccordement à un circuit électrique d'excitation comprenant un condensateur 10, un interrupteur 12 et éventuellement une diode 14 empêchant les oscillations dans le circuit. Le condensateur 10 est rechargé par une source S, avec interposition d'une résistance non représentée. De préférence, le conducteur 5 et son support 3 sont réalisés en circuit imprimé, mais il est bien entendu possible de réaliser le conducteur 5 en feuillard métallique découpé qui est ensuite collé sur un support isolant. Les fentes telles que 161, 162 ... 165, 166 dans le conducteur plat déterminent, pour le courant électrique, un trajet en zig-zag constitué par une succession de conducteurs élémentaires, ou branches 181-182-183, etc.. reliés en série, chaque conducteur ayant un conducteur adjacent dans lequel le courant circule en sens inverse. On voit sur la figure 2, à grande échelle, que lorsqu'un courant circule dans les branches successives du conducteur, il induit des pôles magnétiques alternativement nord et sud localisés au droit des intervalles 161-162 etc.. existant entre les branches. Ce conducteur plat constitue donc bien l'équivalent d'un bobinage inducteur. Lorsque la partie conductrice de la matrice est appliquée directement sur un document 20 a coder, par exemple un ticket, portant une piste magnétisable 22, la disposition alternativement nord et sud des pôles de la matrice ainsi que l'espacement entre ces pôles sont enregistrés sur la piste pour former le message codé. L'espacement entre les fentes 161il62, etc.. ainsi que la polarité des pôles induits constituent les éléments du code utilise et il est possible d'obtenir des matrices de codage ayant une assez grande densité d'information par une technique photographique par exemple. De telles matrices sont peu coûteuses, de faible encombrement et facilement interchangeables. Un dispositif suivant l'invention peut comprendre, ainsi qu'il est représenté sur la figure 3, un bloc inférieur 24 fixé sur un bâti 26 et supportant une matrice de codage telle que celle décrite à propos de la figure 1. Le dispositif comprend également des moyens d'application du document 20 contre la matrice, ces moyens d'application pouvant être constitués par un bloc presseur 28 maintenu normalement écarté du bloc inférieur par des ressorts 30. Un organe de commande, représenté schématiquement par un levier 32, permet d'amener le document 20 en contact avec la matrice en même temps qu'il vient fermer l'interrupteur 12 qui commande l'excitation du bobinage inducteur de la matrice, la décharge du condensateur 10 produisant une brève impulsion de courant à forte intensité dans le bobinage. Bien entendu, dans la pratique, le dispositif d'actionnement serait de préférence automatique et non manuel, de meme que des moyens peuvent être prévus pour amener automatiquement le document 20 en position, ce document étant constitué, dans le cas du codage de tickets, par une bande continue de papier ou par un ticket déjà découpé. On a décrit dans ce qui précède une matrice de codage à surface active plane, mais cette surface active peut être également de forme cylindrique, la matrice roulant alors par rapport au document à coder. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour le codage magnétique de documents, ou de supports analogues munis d'une piste magnétique, caractérisé en ce qu'il comprend : une matrice de codage magnétique comportant un bobinage électrique inducteur en zig-zag déterminant, sur la surface active de ladite matrice, lorsqu'il est excité, des pôles magnétiques alternativement nord et sud séparés les uns des autres par différents espaces correspondant au code à enregistrer dans la piste; des moyens pour appliquer la surface active de ladite matrice sur la piste du document; et des moyens pour alimenter ledit bobinage en courant électrique continu au moins au cours du contact de la matrice avec la piste. 2.- Dispositif suivant la revendicaiion 1, caractérisé en ce que la surface active de la matrice est plane. 3.- Dispositif suivant les revendications l et 2, caractérisé en ce que les moyens précités pour alimenter le bobinage sont agencés pour fournir le courant au bobinage sous la forme d'une impulsion lorsque la matrice est en contact avec la piste. 4.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisé en ce que le bobinage inducteur précité est un nage "en i' ir" supporte uniquement par un matériau isolant de l'électricité et non-maghétique. 5. - Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le bobinage inducteur précité est constitué par un conducteur plat conformé en zig-zag, les branches du zig-zag étant disposées sensiblement en forme de grecque, les espacements entre les intervalles existant entre deux branches adjacentes correspondant à l'espacement entre deux éléments consécutifs du message codé. 6.- Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le bobinage inducteur et son support isolant forment un ensemble unique réalisé suivant la technique des circuits imprimés, ledit ensemble constituant la matrice de codage dudit dispositif.