La présente invention concerne un procédé de représentation tridimensionnel sur l'écran d'un tube cathodique des figures géométriques, symboles graphiques, numériques, ou des images, procédé qui permet en même temps la rotation de l'image spatiale d'un angle quelconque et le déplacement des images dans des plans de profondeur différents, ou dans le même plan de profondeur, dans tout le champ de l'écran. La présente invention concerne en même temps une installation électronique qui permet la représentation tridimensionnelle et la mesure de l'acuité stéréoscopique (stéréomètre) sur laquelle est basé ce procédé. A l'heure actuelle, il existe des procédés de projection pour la représentation tridimensionnelle, qui donnent seulement une simulation de la perception tridimensionnelle, qui ne permettent pas de modifications indépendantes pour les éléments de la figure - dans l'espace tridimensionnel - et qui ne donnent pas la possibilité d'effectuer des mesures précises, fondées sur la coincidence stéréoscopique, ayant seulement un rôle illustratif. D'autres méthodes qui utilisent le tube cathodique pour une représentation tridimensionnelle, sont basées suer la formation des deux images qui correspond dent à la position des yeux par rapport à l'objet qui se trouve à une distance quelconque. Elles ne permettent pas la représentation d'une image qui tourne autour d'un axe déterminé, d'un angle déterminé, dans le but de modifier les distances relatives des éléments composant l'image, ou par rapport à ltobservateur, et ne permettent pas l'utilisation de la rotation de l'image dans l'espace en vue d'obtenir une coincidence stéréoscopique. ou en vue d'une détermination quantitative, basée sur l'annulation de l'angle de rotation de l'image spatiale ou basée sur la mesure de cet angle. Les installations actuelles, pour obtenir des images tridimensionnelles en vue de mesurer l'acuité stéréoscopique (stéréoscopes et stéréomètres) sont de type mécanique ou optique, et elles permettent de réaliser les images tridimensionnelles et la mesure de l'acuitd stéréoscopique dans des conditions strictement limitées - pour une distance fixe, ou variable dans des limites restreintes (quelques mètres jusqu'à la cible), elles permettent la détermination de l'acuité seulement à cette distance5 ce qui ne donne pas la possibilité dé caractériser d'une manière complète la valeur de l'acuité, qui varie avec la distance;; - pour une valeur déterminée du contact stéréoscopique, elles permettent la détermination de l'acuité seulement dans la condition donnée, ce qui limite beaucoup les possibilités de caractérisation de la perception stéréoscopjque, l'acuité dépendant également de la valeur du contact stéréoscopique; - il n'y a pas de possibilité de changer pendant l'activité la forme et les dimensions des images (cibles) sur lesquelles on fait la mesure; - il y a des possibilités limitées pour faire l'entraînement en vue d'accroître l'acuité stéréoscopique, à cause du manque de possibilité de changement des conditions de mesure et de la simulation d'un régime dynamique; - le manque de possibilité d'intégration dans les systèmes de télémesure, enregistrement et traitement automatique des mesures;; - le manque de possibilité de mesure en régime ortho-pseudo. Le procédé conforme à la présente invention élimine les inconvénients indiqués en ce qu'il permet d'obtenir des représentations tridimensionnelles des figures géométriques, symboles graphiques ou numériques, et en même temps la rotation de l'image spatiale et le déplacement en profondeur, en utilisant des signaux électriques de diverses formes, délivrés par des générateurs de signaux ou fonctions en les appliquant sur les deux systèmes de déviation du tube cathodique d'un oscillographe à deux voies, ou d'un oscillographe à une voie, par l'intermédiaire d'un commutateur électronique à deux voies, permettant ainsi la formation sur l'écran de deux images similaires, nommées en conformité avec l'invention "électrostéréogrammes", qui diffèrent seulement dans leurs dimensions. Les deux images regardées simultanément, mais séparément avec les deux yeux, un écran ou un système optique, effectuant une séparation d'une manière telle que chaque image soit vue seulement par l'un des yeux, conduit à la perception d'une image unique, située avec une orientation déterminée, dans l'espa~ ce tridimensionnel; l'agrandissement de l'amplitude d'un signal appliqué sur l'un des systèmes de déviation du tube cathodique à deux voies, amène à la perception d'une rotation dans l'espace de l'image tridimensionnelle, basée sur le phénomène d'aniséiconie en même temps que la modification de la distance qui sépare les deux électrostéréogrammes, ou des éléments composants de ceux-ci, amène la perception de la modification de la profondeur de l'image, ou entre les éléments composants de l'image vue comme tridimensionnelle. En conformité avec la présente invention, l'installation électronique permet d'obtenir des représentations tridimensionnelles et elle est formée d'un générateur de signaux rectangulaires, qui alimente par deux voies différentes, chacune contenant un diviseur de tensions (réglable) ou un amplificateur (avec gain réglable)- les plaques de déviation d'un oscillographe cathodique à deux voies. Les valeurs des tensions appliquées à l'entrée de l'oscillographe sont mesurées par deux voltmètres. L'installation permet de réaliser deux électrostéréogrammes, avec l'amplitude indépendamment réglable, qui regardés simultanément mais séparément avec les deux yeux, conduit à la perception d'une image en trois dimensions, qui occupe une position tournée dans l'espace d'un angle ayant une valeur déterminée. La rotation de l'image dans l'espace jusqu'au moment où tous ou quelques éléments composants de l'image sont amenés dans le même plan de profondeur, efectuée par la variation des tensions électriques appliquées aux deux systèmes de déviations (en plan horizontal) à l'aide de l'affaiblisseur ou de l'amplificateur qui se trouvent sur chaque voie, permet d'obtenir la coincidence stéréoscopique. La différence des tensions appliquées à l'entrée des deux voies5 mesurée au moment de la coincidence stéréoscopique, constitue la mesure directe de l'acuité stéréoscopique. La mesure est possible pour une distance fixe ou variable, jusqu l'image, avec un contact stéréoscopique variable, pour des images avec des formes et dimensions très différentes dans des conditions d'un éclairage et contraste variables, dans le régime statique ou en régime dynamique. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est un schéma synoptique d'une installation conforme à l'invention; - la figure 2Areprésente les électrostéréogrammes formés sur l'écran de l'oscillographe, pour l'oeil gauche A, et pour l'oeil droit B; - la figure 2B représente l'image tridimensionnelle obtenue; - les figures 3A, 4A, 5A, 6A et 7A représentent respectivement divers électrostéréogrammes avec dimensions et position différentes, pour les deux yeux; et, - les figures 3B, 4B, SB, 6B et 7B représe.ntent respectivement les images tridimensionnelles correspondantes obtenues, ayant diverses orientations et profondeurs, en concordance avec les électrostéréogrammes. Le procédé conforme à l'invention consiste dans la réalisation d'une représentation tridimensionnelle des figures géométriques, images5 symboles graphiques ou numériques, par la formation de signaux électriques de formes variées, avec des générateurs de fonctions 1 qui délivrent à leur sortie des signaux qui sont appliqués par l'intermédiaire d'un diviseur de tension 2 ou d'un amplificateur 3 et d'un commutateur-inverseur 4, au système de déviation 5-6 du tube cathodique 7 d'un oscillographe à deux voies 8, les amplitudes des signaux appliqués étant mesurées par le voltmètre 9. En même temps, les signaux délivrés par le générateur de base de temps 10 sont appliqués sur les plaques de déviation 11, et sur l'écran 12 de l'oscillographe à deux voies 8, se forment deux images similaires A, B (figure 2) qui sont dénommées conformément à l'invention des "électrostéréogrammes". Si les signaux U1 et U2, appliqués aux systèmes de déviation de l'oscillographe à deux voies, sont identiques comme forme et amplitude, on peut obtenir deux images planes, avec des amplitudes égales b'l = b"l. Les électrostéréogrammes A et B, regardés simultanément mais d'une manière indépendante, avec les deux yeux (un écran B, ou un système optique formé avec les lentilles convergentes 14-15 faisant la séparation d'une telle manière que l'image A soit regardée seulement avec l'oeil gauche 0 et l'image B seulement s avec l'oeil droit d) donnent naissance à la perception d'une seule image C dans l'espace, située dans un plan vertical Q, parallèle au plan vertical qui contient la ligne d'écart pupillaire e-p. Le plan qui contient l'image C est vu à une distance1, en profondeur par rapport à la ligne d'écart pupillaire e-p, qui dépend de la distance dl qui sépare les électrostéréogrammes A, B. Si les signaux U1 et U2 appliqués aux deux systèmes de déviation de l'oscillographe à deux voies ne sont pas identiques, leurs amplitudes étant diminuées dans le diviseur de tension 2, ou avec un affaiblisseur, ou étant agrandies avec l'amplificateur 3, les deux électrostéréogrammes obtenus D, E, auront des amplitudes différentes b"2 > b'2. Basée sur l'effet de l'aniséiconie, la différence des grandeurs des deux images planes, conduira à la perception d'une image spatiale, qui occupe une position déterminée et une orientation déterminée en rotation dans l'espace. L'agrandissement de l'amplitude de ltélectrostéréogramme E, dans le sens de l'agrandissement du côté b"2, conduira à la perception d'une image F, tournée dans l'espace avec l'angle A,et placée dans le plan Q'3 le côté a2 restant à la même distance en profondeur et le côté C2 étant vu à une profondeur plus grande. Un nouvel agrandissement de l'amplitude de l'électrostéréogramme H, l'électrostéréogramme G restant constant, et la diminution en même temps de la distance d3 entre les électrostéréogrammes, conduira à la perception d'une rotation dans l'espace d'un angle plus grand (t > d ) de l'image I qui se trouve dans le plan Q'2 et en même temps la diminution de la distance (profondeur)"3 jus- qu'au côté a3 et de même à l'agrandissement de la distance jusqu'au coté c3.La diminution de l'amplitude d'électrostéréogramme L par rapport à J, mène à la perception de la rotation de l'image M dans l'espace, dans un sens contraire d'un angle p , et la diminution de l'électrostéréogramme 0, et simultanément l'agrandissement de ltélectrostéréogramme N, mène à la perception de la rotation de l'image P d'un angle encore plus grand ( 5' > p) en même temps qu'au déplacement du côté a5 dans la profondeur - à cause de l'agrandissement de la distance d5 - et qu'au déplacement du côté C5 à une profondeur plus petite (rapprochement du côté C5). Le changement de la valeur de l'angle de rotation est donné par le changement de la valeur du rapport b"/b', respectivement par le changement de la valeur du rapport u2/u1 des tensions appliquées à l'entrée des deux systèmes de déviation. Le changement du sens de rotation s'obtient au moment où le rapport consi déré passe par la valeur 1; pour b"/b' > 1, respectivement u2/ul > 1, on obtient la rotation dans le sens direct trigonométrique, et pour la valeur du rapport b"/b' 21 Au moment de l'égalisation des amplitudes des tensions ul et u2, appliquées aux deux systèmes de déviation, les électrostéréogrammes A, B ou R, S sont identiques (b'1 = b"1 et b'6 6 b"6) et les côtés al et -c15respectivement a = =b"mêllIleplan aet 6 et c6 sont dans le mêmeplandeprofondeur, réalisant ainsi la coincidence stéréoscopique. La coïncidence stéréoscopique peut être obtenue dans un régime statique, soit en maintenant à une profondeur constante le côté a et en amenant dans le même plan le côté c, soit en maintenant constante la tension de référence u1 et en diminuant ou en agrandissant de manière correspondante l'amplitude de tension u2, respectivement de l'électrostéréogramme pour l'oeil droit, ou inversement. La coïncidence stéréoscopique peut être obtenue en régime dynamique par la modification simultanée des amplitudes des signaux électriques appliqués aux systèmes de déviation, respectivement par la modification de la grandeur des électrostéréogrammes, et la modification simultanée des tensions continues qui ont comme résultat le déplacement des origines des spots S1 et S2, respectivement la modification de la distance d entre les électrostéréogrammes, effectuant ainsi la coïncidence stéréoscopique sur une image qui se déplace en profondeur dans l'espace tridimensionnel.La modification des tensions continues, avec le potentiomètre 11 qui détermine le déplacement des origines des spots S1 et sur l'écran de l'oscillographe et la moFification de la distance S1-S2, conduit à la modification de la distance d entre les deux électrostéréogrammes, ce qui produit le changement de la perception de l'espace dans le sens de-la modification des potentiels continus. Les origines des deux spots s'éloignent (agrandis sant la distance S1-S2l2et respectivement la distance dl entre les électrostéréo- grammes) et on obtient la perception d'une distance plus grande au jusqu'à limage et pour l'approchement des origines des spots, respectivement la dimi nution de la distance d entre les électrostéréogrammes. On obtient la percep 6 tion d'une distance 6 plus petite jusqu'à l'image (cible). On peut obtenir pour divers opérateurs la coïncidence stéréoscopique par la rotation dans l'espace de l'image jusqu'au moment où tous les éléments, ou seulement une partie de ces éléments, respectivement les côtés a et c, sont amenés dans le même plan de profondeur, en appliquant à deux systèmes de déviation des tensions U1 et U2 qui ne sont pas rigoureusement égales; la mesure de la différence des tensions U1 et U2 appliquées, constitue une mesure du seuil de la vision stéréoscopique et donc de l'acuité stéréoscopique, qui peut être ainsi mesurée avec précision sur cette voie. Connaissant la valeur de l'acuité stéréoscopique, constante pour un opérateur déterminé, et utilisant le même phénomène de coïncidence stéréoscopique, par l'annulation de l'angle de rotation dans l'espace de l'image tridimensionnelle, on peut rendre égales les amplitudes des deux tensions U1 et U2 appliquées à l'entrée de 1'oscillographe cathodique, la méthode arrivant à être une méthode de zéro, ce qui permet la comparaison et l'égalisation des deux signaux électriques identiques comme forme mais pouvant avoir des formes très variées, de meme que la comparaison de deux grandeurs d'une autre nature mais qui peuvent être transformées, avec des transducteurs adéquats, dans des signaux électriques de même forme. L'application inverse des tensions U1 et U2à deux systèmes de déviations à l'aide du commutateur-inverseur 4 permet le changement (application inverse) des deux électrostéréogrammes sur l'écran de l'oscillographe, 1'éîectrostéréo- gramme A remplaçant 1'électrostéréogramme B et inversement, produisant ainsi un effet de changement du relief (passage de l'ortho à la pseudostéréovision) et sera vue comme une rotation brusque du plan qui contient l'image spatiale (de + or à - OC) L'inversion successive des deux images à l'aide du commutateur, en même temps que la modification d'une ou des deux tensions U1 et U2 appliquées aux systèmes de déviations, permet l'abaissement de la valeurU, U, jusqu'à la limite qui correspond au seuil de la perception stéréoscopique de l'opérateur, situation dans laquelle on ne peut pas obtenir la perception de la rotation du plan qui contient l'image et respectivement le changement du sens du relief au moment de l'inversion des positions des électrostéréogrammes. La coïncidence stéréoscopique peut être obtenue pour des images qui se trouvent à des distances variables, dénommées contacts stéréoscopiques; dans le but de faire varier le contact stéréoscopique, on change l'amplitude b de 1'éîec- trostéréogramme de référence, respectivement l'amplitude de la tension de référence. Ainsi, pour obtenir un contact stéréoscopique restreint, on choisi, avec le diviseur de tension 2, une amplitude de valeur réduite pour la tension de référence U1, ce qui mène à une amplitude petite b'6 pour l'électrostéréogramme R; quand on obtient la coïncidence stéréoscopique, on voit l'image T dans laquelle les éléments a6 et c6 se trouvent à une distance b6 petite. Pour obtenir un contact stéréoscopique large, on choisi une tension de référence de granceamplitude, ce qui mène à obtenir un électrostéréogramme A, ayant une grande amplitude b'1, l'image spatiale correspondante C ayant les éléments al et cl plus éloignés. D'une manière similaire, on peut faire varier le contact stéréoscopique, en choisissant des valeurs différentes pour la tension U2, indiquée comme tension de référence - ou par la variation simultanée, dans le même sens, des tensions U1 et U2. 1 2 L'installation électronique pour l'application du procédé conforme à l'invention est constituée par - Un générateur de signaux rectangulaires 1, qui délivre à sa sortie un signal de fréquence fixe ou variable, dont l'amplitude fixe peut titre réglée dans les limites correspondantes de l'oscillographe utilisé. Ce signal est appliqué par deux voies à l'entrée du diviseur de tension 2, à grande impédance d'entrée et qui n'introduit pas de distorsions dans la bande de fréquence correspondante du générateur et qui permet une division discontinue et continue variable. Le signal de sortie du diviseur est appliqué à l'entrée des amplificateurs 3 à gain variable (l'amplificateur peut être supprimé quand on utilise un générateur à tension de sortie de grande valeur, ou un oscillographe à grande sensibilité). - Les signaux, dont les valeurs sont mesurées avec le voltmètre 9 sont appliqués par l'intermédiaire du commutateur-inverseur 4 sur les plaques de déviation 5-6 du tube cathodique 7 de 1'oscillographe à deux voies 8. Un générateur de base de temps 10 délivre des signaux qui sont appliqués simultanément sur les plaques de déviation verticale îl; sur l'écran 12 de l'oscillographe à deux voies prennent naissance deux électrostéréogrammes A et B. Un écran 13, ou un système optique oculaire, formé de deux lentilles convergentes 14-15, avec des systèmes de réglage de l'écart pupillaire, des dioptries pour chacun des yeux et de la distance jusqu l'écran de ltoscillographe, permet de regarder indépendamment les deux-- électrostéréogrammes par les deux yeux. Un potentiomètre 16 permet le réglage de la tension continue qui fixe la position d'origine des spots S1 et S2 sur l'écran oscillographique, fixe la distance d entre les électrostéréogrammes et en même temps la distance D jusqu'à l'image vue dans l'espace tridimensionnel. - Regardant simultanément et d'une manière indépendante les deux électrostéréogrammes A et B, on obtient la perception d'une image unique G, formée par deux barres al et cl, ou deux groupes de barres rangées dans la profondeur. Un des éléments de l'image C - la barre al - peut être choisi stationnaire à une profondeur déterminée du commencement, par le choix de la valeur de la distance dl, entre les électrostéréogrammes, le deuxième élément - la barre clpouvant être déplacé dans la profondeur, en avant, en arrière, ou amené dans le même plan de profondeur avec la barre al, par la rotation du plan Q' qui contient l'image, ce qu'on peut effectuer par la modification de l'amplitude du signal appliqué sur l'un des systèmes de déviation.A l'annulation de l'angle de rotation, en amenant les barres dans le même plan de profondeur, on obtient la coïncidence stéréoscopique La coïncidence stéréoscopique peut être obtenue dans des conditions variées: - avec un contact stéréoscopique variable, la valeur du contact pouvant être choisie au commencement, ou modifiée pendant la mesure, par changement de la valeur de la tension de référence (U1 ou - à différentes profondeurs de l'image, le plan Q pouvant être déplacé en profondeur par la variation des potentiels continus qui donnent la position d'origine des deux spots5 respectivement par la variation de la distance à laquelle correspond une variation de la distance entre les électrostéréogrammes; - dans le régime statique, une image restant à une distance fixe et la deuxième balayant en profondeur auprès de l'image qui se trouve à la distance fixe;; - dans le régime dynamique, une image étant déplacée continuellement en profondeur, par la modification continue, à l'aide du potentiomètre 16, des potentiels qui déterminent la position d'origine des spots et donc de la distance S1-S2, et la deuxième image étant déplacée continuellement en profondeur et balayée autour de la première image tout en obtenant une coïncidence stéréoscopique répétée par la modification de la valeur d'une des tensions U1 ou U2 appliquées aux deux systèmes de déviation dans le plan horizontal;; - dans un régime ortho et pseudostéréoscopique, par une rotation brusque du plan Q, qui contient l'image, autour d'un axe vertical, à l'aide du commutateur-inverseur 4 qui permet l'application inverse des tensions U1 et U2 à deux plaques de déviations 5 et 6, ce qui amène l'inversion des positions des électrostéréogrammes sur l'écran du tube cathodique et la perception de l'inversion du sens de relief, permettant ainsi de déterminer de très petites différences entre les valeurs U1 et U2 appliquées. - pour des dimensions et formes des images très différentes par le choix initial des signaux électriques, comme forme et amplitude. Le procédé pour obtenir des images tridimensionnelles, conforme à l'invention, présente les avantages suivants par rapport à d'autres procédés existants: - I1 permet la représentation tridimensionnelle de fonctions très variées, qui ont comme résultats des courbes, surfaces, volumes, symboles, des images tridimensionnelles, avec la possibilité de changement de l'orientation dans l'espace et la possibilité de rotation avec des angles à des valeurs déterminées et dans des sens déterminés. - I1 permet d'accroître la densité de l'information représentée directement sur l'écran d'un tube cathodique ou indirectement par la projection de l'image de celui-ci, ou de la photographie de l'écran en ajoutant des éléments d'information concernant la position, la grandeur, ou l'orientation dans l'espace tridimensionnel. - I1 permet la représentation des informations d'une manière visuelle et synthétique par des images qui, par leurs distances en profondeur, valeur de l'angle de rotation, sens de l'angle de rotation, position dans le champ de représentation tridimensionnel, par rapport aux autres images tridimensionnelles (ou repères) représentées, grandeur du contact stéréoscopique, donne simultanément des informations multiples, d'une manière directe, symbolique ou codifiée. - I1 permet de livrer des informations quantitatives, par la valeur et le sens de l'angle de rotation de l'image spatiale. - Il constitue une méthode de zéro (de mesure) permettant la comparaison ou l'égalisation de deux tensions électriques identiques comme forme mais pouvant avoir des formes très variées. - Il constitue une méthode de zéro pour comparer des grandeurs qui ne sont pas de nature électrique mais qui peuvent être transformées en grandeurs électriques - de même forme - par des transducteurs. - I1 permet la mesure de l'acuité stéréoscopique dans une très grande variété de conditions concernant la distance, la valeur du contact stéréoscopique, la forme, les dimensions, l'illumination, la clarté de l'image, dans un régime statique et dynamique. - I1 permet la réalisation d'ortho et pseudostéréogrammes, avec plusieurs possibilités d'application, premièrement dans la comparaison des grandeurs électriques et non-électriques avec une précision plus élevée. L'installation électronique conforme à l'invention présente les avantages suivants par rapport aux stéréomètres existants -I1 réalise un grand nombre des conditions variées dans lesquelles on peut mesurer l'acuité, parce que l'acuité dépend d'un grand nombre de facteurs. - I1 permet de mesurer l'acuité pour des images (cibles) qui se trouvent à des distances variables, dans des conditions variées, pour des cibles stationnaires ou qui se déplacent en profondeur avec des vitesses et orientations variables, ou conditions d'illumination, contraste et clarté variables, et permet de mesurer l'acuité à diverses longueurs d'ondes, en utilisant des filtres colorés. - I1 présente une très grande rapidité dans le changement des conditions de travail. - I1 permet la télétransmission et l'enregistrement des résultats de la mesure ou de la comparaison. - I1 permet des entraînements orthoptiques, entraînement pour accroître l'acuité stéréoscopique, d'effectuer des tests de sélection, du point de vue de l'acuité stéréoscopique, des entraînements en régime dynamique et permet la mesure de l'acuité en régime dynamique. - I1 permet d'effectuer des recherches optico-physiologiques variées. - I1 assure une haute précision dans les déterminations par l'utilisation des successions (paires) des images ortho et pseudostéréoscopiques. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la représentation tridimensionnelle de figures géométriques, images, symboles graphiques et numériques, etc... sur l'écran d'un tube cathodique, basé sur l'effet de l'aniséiconie, caractérisé en ce qu'il utilise un générateur de signaux ou fonctions (1) qui délivre des signaux appliqués aux systèmes de déviation dans le plan horizontal (5, 6) d'un tube cathodique à deux voies (7), et un générateur de base de temps (10) dont les signaux sont appliqués sur les plaques de déviation dans le plan vertical (11) ou inversement, tandis que dans le cas de figures plus complexes, les signaux délivrés par le générateur sont appliqués aussi bien sur les plaques de déviation horizontale que sur les plaques de déviation verticale, supprimant ainsi la base de temps, d'un oscillographe cathodique (8) à deux voies, ou d'un oscillographe avec une voie et un commutateur électronique, les signaux appliqués donnant sur l'écran du tube cathodique (12) deux images similaires A et B dénommées "électrostéréogrammes" qui, regardées simultanément mais indépendamment par les deux yeux, un écran (13) ou un système optique formé par deux lentilles convergentes (14, 15) faisant la séparation afin que l'image A soit regardée seulement avec l'oeil droit, de manière que l'on obtienne la perception d'une seule image C placée dans un plan vertical 0, avec une orientation déterminée dans l'espace. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans le but de faire tourner l'image dans l'espace d'un anglet et de placer l'image dans le plan Q'l, on modifie la grandeur de l'électrostéréogramme droit E, par rapport à l'electrostereogramme gauche D, par l'agrandissement de la valeur U2 du signal électrique appliqué sur le système de déviation (6) de la deuxième voie par rapport à celui de référence (fixe) appliqué au système de déviation (5) de la première voie, à l'aide d'un diviseur de tension (2) ou d'un affaiblisseur, ou par l'intermédiaire d'un amplificateur (3), ce qui permet la perception du positionnement d'un élément de l'image spatiale (côté a2) à une prefondeur plus petite, et un autre élément de l'image (côté c2) à une profondeur plus grande, tandis que dans le but d'agrandir l'angle de rotation dans ltespa- ce et de déplacer l'image dans le plan Q'2, on agrandi encore l'amplitude de l'é- lectrostéréogramme H, par l'agrandissement de la valeur du signal appliqué au système de déviation (6) de la deuxième voie, d'une manière encore plus grande, le respect de la condition U2/U1 > 1 étant nécessaire pour des rotations dans le sens direct. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que pour changer le sens de rotation dans l'espace d'un anglet etet déplacer l'image spatiale dans dans le plan Q'3, on diminue l'amplitude b"4 de I'électrostéréogramme droit L, par rapport à l'amplitude b'4 de l'électrostéréogramme gauche J, ou inversement, tout en respectant la condition b"/b' ception du côté C4 à une distance plus petite h '4 que le côté d4, et que de 4 même dans le but de l'agrandissement de l'angle de rotation ' et le déplacement de l'image P dans le plan Q'4, on diminue plus le rapport des amplitudes de deux électrostéréogrammes et respectivement le rapport de ces deux tensions appliquées sur les deux systèmes de déviation, la modification simultanée des deux tensions dans le but de la diminution de la valeur du rapport U2/U1 ayant comme effet la perception du rapprochement du côté C5 simultanément avec l'éloignement du côté a5 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que dans le but d'annuler l'angle de rotation de l'image spatiale et de la déplacer dans le plan Q, parallèle au plan vertical qui contient la ligne de l'écart pupillaire ep, on égalise la grandeur des électrostéréogrammes A-B respectivement R-S, par l'égalisation des tensions U1 et U2 appliquées sur les deux systèmes de déviation, à l'aide de diviseurs de tension ou d'amplificateurs (3), ce qui amène à la perception du déplacement des côtés al et cl (respectivement a6 et c6) jusqu'à leur placement dans le même plan de profondeur, en obtenant ainsi, au moment de la coïncidence stéréoscopique, les images C, respectivement T, situées dans le plan Q, la différence des tensions appliquées à l'entrée sur les deux systèmes de déviatonU = U1-U2, les tensions étant mesurées au moment de la coïncidence stérLo~opique à l'aide de voltmètres (9), constituant une mesure du seuil de la vision stéréoscopique et donc de l'acuité stéréoscopique. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que dans le but de comparer et d'égaliser les tensions U1 et U2 appliquées aux deux systèmes de déviation (5, 6), on tourne le plan Q' qui contient l'image jusqu'à l'annulation de l'angle 4, en déplaçant tous ou quelques éléments de l'image spatiale, dans le même plan de profondeur, afin de réaliser la coincidence stéréoscopique, la méthode étant ainsi une méthode de zéro, ce qui permet la comparaison et l'égalisation de deux signaux électriques variés mais identiques comme forme. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que dans le but de modifier le contact stéréoscopique, c'est-à-dire de la distance entre les images au moment de la coïncidence stéréoscopique, on change simultanément et dans le même sens, la valeur des tensions U1 et U2 appliquées sur les deux systèmes de déviation (5,6) ou on modifie l'amplitude de la tension de référence U15 de manière qu'au moment de la coïncidence stéréoscopique, pour un large contact stéréoscopique, la distance bl entre les côtés al et cl des images soit grande5 et que pour un contact stéréoscopique restreint, la distance b6 entre les côtés a6 et c6 soit petite. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que dans le but de faire varier la profondeur de représentation de limage dans l'espace, on modifie la distance entre les électrostéréogrammes formés sur l'écran du tube cathodique, c'est-à-dire que pour la diminution de la distance (profondeur) jusqu'à l'image on diminue la distance entre les électrostéréogrammes, soit la distance d6 entre les électrostéréogrammes R et S, et que pour l'agrandissement de la distance jusqu'à l'image, on accroît la distance entre les électrostéréogrammes5 soit la distance d entre les électrostéréogrammes , à l'aide des potentiomètres (16) qui fixent, par la valeur des tensions continues appliquées, la position d'origine des spots et respectivement la distance Sl-S2/entre ceux-ci sur l'écran oscillographique. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que dans le but d'inverser le sens du relief de l'image spatiale, pour accroître la précision de la détermination de la coïncidence stéréoscopique, on change simultanément, à l'aide du commutateur-inverseur (4), les signaux appliqués sur les plaques de déviation dans le plan horizontal (5,6), de manière que les électrostéréogrammes changent réciproquement de position sur l'écran de l'oscillographe, ce qui mène à la perception d'une rotation brusque du plan qui contient l'image spatiale5 mettant en évidence des différences de profondeur très petites, ce qui permet d'obtenir des coïncidences stéréoscopiques à la limite du seuil de la perception stéréoscopique. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que dans le but de réaliser un régime stéréoscopique dynamique, on réalise le déplacement continu de l'origine de l'un, ou des deux spots S1 et S2, modifiant d'une manière con tinue la distance S1-S2l2et respectivement la distance entre les électrostéréo- grammes par la modification, à l'aide d'un potentiomètre (17), d'une tension continue qui modifie la position des origines des spots, ce qui amène la perception d'un déplacement continu dans la profondeur, éloignement ou approchement, d'une image ou de quelques éléments de celle-ci, tandis que simultanément on modifie à l'aide d'un affaiblisseur (2) l'amplitude du signal appliqué à l'un des systèmes de déviation dans le plan horizontal (5 ou 6) amenant périodiquement la deuxième image, dans le même plan de profondeur avec l'image qui se déplace d'une manière continue dans la profondeur, effectuant ainsi la coïncidence stéréoscopique sur une image (cible) qui se déplace d'après une certaine loi, dans l'espace tridimensionnel. 10.- Installation électronique pour obtenir des images tridimensionnelles et pour mesurer l'acuité stéréoscopique, conformément au procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, dans le but d'obtenir des images tridimensionnelles, elle comprend un générateur de signaux rectangulaire (1) qui délivre un signal qui est appliqué, par l'intermédiaire de deux circuits qui contiennent chacun un diviseur de tension (2) ou un affaiblisseur calibré et un amplificateur (3) à gain réglable et par l'intermédiaire d'un commutateur-inverseur (4) aux plaques de déviation dans le plan horizontal (5,6) du tube cathodique, d'un oscillographe à deux voies (8), les tensions appliquées sur les deux systèmes de déviation étant mesurées par deux voltmètres (9), un générateur de base de temps (lo) qui délivre des signaux de fréquence variable qui sont appliqués simultanément sur les plaques de déviation dans le plan vertical (11), ce qui conduit à la formation sur l'écran (12) de 1'oscillographe à deux voies, ou d'un oscillographe avec une voie à deux images, associé avec un commutateur électronique, des électrostéréogrammes A et B, un écran (13), ou un système optique oculaire formé par deux lentilles convergentes (14, 15), qui permet le réglage de l'écart pupillaire, des dioptries et de la distance jusqu'à l'écran oscillographique, permettant la vision séparément de ces deux électrostéréogrammes A et E par les deux yeux, et la perception d'une seule image C, formée par les barres al et cl, placées dans un plan qui peut être tourné dans l'espace avec un angle quelconque, par la modification du rapport de l'amplitude des électrostéréogrammes b"/b', respectivement des tensions U2/U1, appliquées à deux systèmes de déviation, et un potentiomètre (14) qui permet le réglage des tensions continues qui fixent la position des origines des spots S1 et S2 sur l'écran de I'oscillographe, déterminant la distance entre les électrostéréogrammes et donc la distance jusqu'à l'image. 11.- Installation électronique selon la revendication 10, caractérisée en ce que pour mesurer l'acuité stéréoscopique dans le régime statique, une tension U1 de référence est appliquée à l'un des systèmes de déviation dans le plan horizontal (5), ainsi qu'une tension continue qui fixe la distance d entre les électrostéréogrammes, et une tension pour la base de temps, tandis qu'unie tension variable U2 esqappliquée sur le deuxième système de déviation, dans le plan horizontal (6), afin d'obtenir une image spatiale C, dans laquelle la barre al occupe une position stationnaire à une distance déterminée al en rapport avec l'observateur et dans laquelle la barre C1 peut être déplacée dans la profondeur, en avant, en arrière, ou dans le même plan avec la barre al, par la rotation du plan Q qui contient l'image, de manière qu > à l'annulation de l'angle de rotation, c'est-à-dire lorsque les deux barres sont dans le même plan de profondeur, la mesure de la différence des tensions appliquées sur les deux systèmes de déviation dans le plan horizontal a U= U1-U2, cons- titue une mesure du seuil de la vision stéréoscopique et donc de l'acuité stéréoscopique. 12.- Installation électronique selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle permet la mesure de l'acuité stéréoscopique dans des conditions variables par - modification de la distance Jusqu'à l'image dans des limites très grandes, jusqu a l'infini, par la variation des potentiels continus, ce qui commande la position d'origine S1 et S2 des deux spots et respectivement la distance d entre les électrostéréogrammes; - modification dans des limites très grandes du contact stéréoscopique, par la modification de la valeur de la tension de référence, U1 ou U2, à l'aide d'un affaiblisseur, d'un diviseur de tension (2) ou d'un amplificateur (3);; - la mesure en régime dynamique, par la modification simultanément des tensions continues qui commandent la distance entre les origines des spots et S2' à l'aide d'un potentiomètre (17) et respectivement de la tension U2 appliquée sur le deuxième système de déviation (6) à l'aide d'un diviseur de tension (2), la tension U1 restant fixe ou inversement; - des mesures sur des images de formes et dimensions variables par le choix des signaux électriques U1 et U2 de formes et amplitudes variables; - des mesures en conditions de contraste, clarté et éclairage variable, par la modification correspondante de la focalisation et de la luminosité du spot; ; - des mesures en régime ortho et pseudostéréoscopique par la rotation brusque du plan qui contient l'image, autour d'un axe vertical, à l'aide d'un commutateur-inverseur (4) qui permet l'inversion de l'application des tensions U1 et U2 sur les deux systèmes de déviation (5, 6), ce qui produit l'inversion de la position des électrostéréogrammes sur l'écran de l'oscillographe et la perception de l'inversion du sens du relief.