La présente invention concerne les pièces et produits en acier inoxydable et, plus particulièrement, un procédé pour produire des pièces ou des produits en acier inoxydable possédant une très grande résistance à la corrosion intergranulaire et susceptibles dletre contrôlés par ultrasons, en particulier sur la présence de criques et de taures On sait que certaines pièces importantes entrant dans la construction de centrales nucléaires et de différents appareils et installations pour l'industrie pétrochimique par exemple doivent etre souaises à des essais non destructifs, notamment par radiographie ou aux ultrasons, en vue du contrôle rigoureux de la qualité de ces pièces.Les raffineries de pétrole notamment utilisent dans une large mesure des pièces moulées en acier inoxydable austénitique, sous forme de tubes et de coudes par exemple, en raison de leur excellente résistance à la corrosion. Cependant, en raison de leur structure de moulage grossière, ces pièces ne peuvent pas etre contrôlées aux ultrasons et doivent donc etre examinées aux rayons X. L'examen radiographique a malheureusement l'inconvénient que,lorsque l'épaisseur de la pièce à examiner est inférieure à 30 - environ, le processus de détection est faussé par l'apparition d'anomalies qui ne correspondent pas à des défauts de la pièce examinée.Pour permettre le contrôle aux ultrasons de pièces moulées ou coulées en acier inoxydable, on connaît différents procédés, tels que l'addition à l'acier d'éléments tels que l'aluminium, le titane ou le bore, ou la trempe en coquille des pièces, afin de leur donner une structure de moulage fine. Ces procédés ntameliorent cependant pas de façon satisfaisante l'aptitude au contre par ultrasons des pièces moulées. Lorsque des pièces ou des produits moulés ou coulés en acier inoxydable austénitique sont soumis à une déformation plastique, par traction, flexion, pressage ou tension, la surface déformée de la pièce est en outre ondulée ou rendue rugueuse par des alternances de parties concaves et convexes dont l1amplitude peut atteindre plusieurs millimètres. Ce phénomène se produit, par exemple, lors de la réalisation de coudes ou de parties courbes de canalisations par le cintrage de tubes moulés ou coulés droits en acier inoxydable, L'ondulation mentionnée ci-dessus se produit dans ce cas sur la surface intérieure et sur la surface extérieure des coudes ou des parties cintrées des tubes, de sorte qu'une reprise des pièces, par usinage avec enlèvement de copeaux ou meulage par exemple, est nécessaire. Une telle reprise est non seulement coiffeuse, elle pose aussi des problèmes techniques, notamment pour supprimer l'ondulation sur la paroi interne des coudes ou des courbes des tubes. On utilise également à grande échelle des pièce en acier inoxydable austénitique qui sont forgées à la presse. Ces pièces ont l'inconvénient d'avoir une résistance à la corrosion intergranulaire qui est assez médiocre mais elles ont l'avantage qu'elles se pretent bien au contrôle ultrasonore en raison de la structure à grain fin qui leur a été conférée par le forgeage; de plus, leur surface ntest pas rendue rugueuse comme dans le cas des pièces ioulées, meme lorsqu'elles sont soumises à une déformation plastique après le forgeage.Pour améliorer la résistance à la corrosion intergranulaire, il est connu, par exemple, de réduire la teneur en carbone jusqu' 0,03Z ou moins, alors que la teneur normale en carbone est de l'ordre de 0,08Z, et d'ajouter à l'acier pour les pièces forgées des éléments stabilisateurs tels que le titane et le niobium. Cependant, ces mesures entraient ou laissent non résolus d'autres problèmes, notamment en ce qui concerne les caractéristiques mécaniques et le prix des pièces en acier inoxydable. La demanderesse a découvert, comme décrit plus en détail dans ce qui va suivre, que la résistance à la corrosion intergranulaire peut etre accrue considérablement par l'inclusion de ferrite dans l'austénite. De plus, l'inclusion en soi facilement réalisable de ferrite dans un acier du groupe des aciers inoxydables austénitiques ncrmalement utilisés pour le forgeage permet de résoudre en meme temps plusieurs autres problèmes posés par les pièces moulées en acier inoxydable, tels que leur inaptitude au contrôle ultrasonore et l'ondulation de la surface pendant la déformation plastique.ComBe les aciers inoxydables austEno-ferritiques ne se pretent pas au forgeage à la presse, il est difficile sinon impossible, à la fois pour des raisons techniques et pour des raisons économiques, d'utiliser un procédé de fabrication conventionnel qui, comme dans le forgeage, utilise une importante déformation plastique de lingots pour produire des pièces façonnées. L'objet de l'invention est un procédé perfectionné pour produire relativement facilement et à un faible prix de re.ilient ozes pièces ou des produits tels que des toles et des barres en acier inoxydable de haute qualité, possédant une grande résistance à la corrosion intergranulaire et susceptibles d'être contrôles par ultrasons. Ce procédé élimine à peu près gompletement les inconvénients des pièces etproduits en acier inoxydable de la technique antérieure et évite notamment l'ondulation de la surface pendant la ddformation plastique. Selon un mode de mise On oeuvre préféré de linventiona le matériau de base pour une pièce est une ébauche moulée ou coulée en acier inoxydable austénitique contenant de 5 à 40Z de ferrite, une partie ou le totalité de cette ébauche est soumise à une déformation plastique d'au moins 10X, par pressage, flexion ou etirage par exemple, et cette déformation est suivie d'un traitement thermique de recristallisation pour améliorer la résistance à la corrosion intergranulaire par le fait que la structure de moulage est rendue fine, pour réduire la rugosité superficielle produite pendant la déformation plastique et pour rendre la pièce moulée apte au contrôle ultrasonore. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non livitatifs, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une photographie représentant la macrostructure de moulage en section droite d'une ébauche de tube coulée par centrifugation selon l'exemple 1 de l'invention; - la figure 2 est une photographie analogue à celle de la figure 1 mais représentant la microstructure de moulage de l'ébauche; - la figure 3 est une photographie analogue à celle de la figure 1 mais représentant la macrostructure de moulage de 1 'ébauche après un étirage à froid et le traitement de recristallisation;; - la figure 4 est une photographie analogue à celle de la figure 3 mais représentant la microstructure de moulage de l'ébauche après étirage et traitement de recristallisation; - la figure 5 est une photographie montrant les aspects extérieurs de deux tubes après un essai de résistance à la corrosion intergrsnulaire, en haut à l'état d'ébauche moulée et en bas après déforma- tion plastique et traitement de recristallisation; - la figure 6 est une vue en plan d'une éprouvette servant a déterminer les variations de la nacrostructure de moulage et l'aptitude au contrôle ultrasonore en fonction du taux de déformation plastique, selon l'exemple 2; ; - la figure 7 est une photographie représentant une macrostructure de l'éprouvette de la figure 6 à l'étant moulé; - la figure 8 est une photographie semblable à celle de la figure 7 mais représentant la macrostructure de moulage de l'éprouvette après étirage et traitement thermique; - la figure 9 est un graphique représentant la constante d'atténuation des ondes ultrasonores en fonction de llallongement de l'éprouvette de la figure 7, voir l'exemple 2; - les figures 10a et 10b sont des photographies représentant la macrostructure de moulage en section droite d'un tube, respectivement à l'etat d'ébauche coulée par centrifugation (figure 10a) et après déformation plastique et traitement de recristallisation (exemple 4); et - les figures lla et llb sont des photographies analogues à celles des figures 10a et 10b mais se rapportant à un autre exemple de réalisation d'un tube exemple 5). Selon un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, on utilise comme matériau de départ un acier inoxydable biphasé qui est forme d'austénite contenant de la ferrite et qui possède une grande résistance à la corrosion intergranulaire; on produit de ce matériau de départ, par moulage ou coulé, un matériau de base qui ne se présente pas sous forme de lingots. comme pour le forgeage mais sous forme d'ébauches dont la configuration correspond de près à celle des pièces finies ou des tôles ou barres à produire; on travaille ces ébauches avec un taux de déformation plastique relativement faible et on les soumet ensuite à un traitement thermique de recristallisation pour transformer leur structure de moulage grossière en une structure fine, afin d'accroitre la résistance à la corrosion intergranulaire, de supprimer les problèmes liés à la rugosité superficielle produite par la déformation plastique et de rendre les pièces aptes au contrôle ultrasonore. C-ne déjà mentionné, les différentes mesures prises jusqu'ici pour améliorer la résistance à la corrosion intergranulaire des aciers inoxydables austénitiques, telles que la réduction de la teneur en carbone à la valeur extrêmement basse de 0,035 ou l'addition d'éléments stabilisateurs tels que le titane et le niobium, n'ont pas apporté de résultats entièrement satisfaisants en ce sens qu'elles n'apportent pas de solution à de nombreux problèmes. L'invention apporte au problème de l'amélioration de la résistance à la corrosion intergranulaire une solution avantageuse qui diffère sensiblement des méthodes appliquées jusqu' présent et qui consiste à produire une phase ferritique dans l'austénite. On sait que l'inclusion de ferrite dans l'austénite augmente la résistance mécanique d'acier inoxydable et aussi sa résistance à la corrosion sous tension, mais le fait qu'une telle inclusion augmente en même temps la résistance à la corrosion intergranulaire a seulement été découvert lors des expérimentations faites par la demanderesse. L'inclusion de ferrite est non seulement avantageuse pour améliorer la résistance à la corrosion intergranulaire, elle est en outre très efficace pour transforeer la structure de moulage grossiere en une structure fine, comme il sera décrit plus en détail dans ce qui va suivre. L'inclusion de ferrite dans l'austénite est donc un point essentiel dans l'invention. La fixation de la teneur en ferrite éntre 5 et 401L selon le procédé de l'invention est basée sur les constatations suivantes si la teneur en ferrite est inférieure à 5%, I'effet d'amélioration de la résistance à la corrosion intergranulaire est insuffisant; si elle est supérieure à 40Z, la résistance à la corrosion intrinsèque de l'acier a tendance à être réduite, ce qui crée différents problèmes liés à la conti nuité de la phase ferritique. L'homme de llart sait par ailleurs que l'on peut facilement ajuster la quantité de ferrite formée dans l'austénite par l'ajustement adequat des éléments d'alliage tels que le chrome et le nickel et par l'ajustement d'une teneur en carbone de l'alliage à une valeur proche de celle des aciers inoxydables austénitiques ordinaires, c'est-à-dire à environ 0,08% ou moins2 ce qui convient pour la mise en oeuvre de l'invention. Le matériau à utiliser pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention ayant été décrit, la partie suivante de la description concerne plus spécialement l'affinage de la structure de moulage grossière. Les pièces moulées ou coulées en acier inoxydable sont généralement utilisées telles quelles et possèdent une structure grossière. Elles conservent cette structure grossière meme si elles sont usinées ensuite. Malgré l'application de différents procédes pour rendre la structure fine, par l'amélioration de la composition chimique, le perfectionnement des coquilles ou moules utilisés, l'amélioration des procédées de moulage ou de coulée, et ainsi de suite, il est difficile de leur donner une qualité égale à celle des pièces forgées. Selon l'invention, grace à l'utilisation d'ébauches moulées ou coulées en acier austénitique contenant de la ferrite, il est possible de conférer aux pièces finies une structure aussi fine que celle des pièces forgées par une déformation plastique relativement faible des ébauches, suivie d'un traitement thermique de recristallisation. La structure de moulage d'un acier austéno-ferritique selon l'invention peut donc plus facilement etre rendue fine que celle d'un acier inoxydable à phase (austénitique) unique. De plus, comme les ébauches moulées ou couléesconformément à l'invention ne sont pas aussi lourdes ni aussi épaisses que les lingots constituant le matériau de base pour les pièces forgées, la structure de moulage de ces ébauches est déjà plus fine que celle de la majorité des lingots utilisés pour le forgeage. En outre, la présence de la ferrite accélère la transformation de la phase austénitique pendant la déformation plastique, de sorte que les grains de cristal peuvent etre rendus fins par le traitement thermique de recristallisation, meme Si le taux de déformation plastique est relativement faible.Dans le procédé selon l'invention, le taux de déformation plastique (taux de réduction de surface, taux de compression, taux d'allongement, et ainsi de suite) est fixé à au moins loZ compte tenu de l'amélioration à apporter à l'aptitude au contrôle ultrasonore; de plus, bien que la recristallisation soit possible avec un taux de déformation plastique inférieur à 10%, la structure fine ou microstructure des grains de cristal obtenue avec un taux de déformation plastique d'au moins 10% résout en meme temps le problème de rugosité superficielle rencontré lors de la déformation plastique. Dans le procédé selon l'invention, quoiqu'il n'y ait pas de limite supérieure bien définie du taux de déformation plastique, il est généralement avantageux de conserver la configuration et les propriétés de l'ébauche moulée. A moins que cela ne soit nécessaire dans certains cas particuliers, il n'est donc pas utile de produire une déformation plastique avec un taux supérieur à 505 par exemple. I1 est à noter que la déformation plastique peut etre produite de différentes manières, par tréfilage, compression, étirage, laminage, moulage hydraulique, forgeage et ainsi de suite2 sans aucune limitation, et qu'il est possible également de l'appliquer seulement à une partie particulière de l'ébauche, là où lton désire que la structure soit rendue fine. I1 est à noter aussi que la. déformation plastique d'au moins 10% peut être produite en une seule fois (à condition que cela n'entraîne pas des défauts tels que des fissures sur les ébauches) ou en plusieurs fois, afin de réaliser une déformation graduelle dont le taux global sera d'au moins 109.. La pièce obtenue par cette déformation plastique de l'ébauche est ensuite soumise à un traitement thermique de recristallisation. S'il est nécessaire d'éliminer un durcissement par écrouissage au cours du processus de déformation plastique, il est possible de réaliser un traitement thermique intermédiaire d'adoucissement. Un tel traitement intermédiaire peut également servir de traitement de recristallisation. Dans les deux cas, donc aussi bien pour le traitement intermédiaire que pour le traitement de recristallisation, il est préférable de chauffer la pièce à l000-12000C et de la tremper ensuite. Cestraitexentsthermiques peuvent également servir de traitement de mise en solution. De plus, étant donné que la recristallisation est produite à des températures élevées, le processus de transformation plastique qui la précède ne doit pas obligatoirement etre effectué à la température ambiante mais peut également etre effectué à température élevée, à condition que cela ne fasse pas disparattre l'effet du traitement'thermique de reprise tallisation. Cependant, s'il est nécessaire d'utiliser un taux de déformation plastique important, il est possible de réaliser une partie supérieure à 10X de la déformation plastique à la température ambiante, d'effectuer ensuite le traitement thermique de recristallisation puis de terminer la déformation plastique par un façonnage final à température élevee. Les exemples suivants -illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 On coule par centrifugation un tube d'un diamètre extérieur de 126 ma, d'un diamètre interieur de 92 mm et dtune longueur de 3500 mn La composition chimique de ce tube et la quantité de ferrite qu'il contient sont indiquées dans le tableau I. On usine la surface extérieure et les extrémités coupées droites pour obtenir un tube d'essai d'un-diamètre exterieur de 119 mm, d'un diamètre intérieur de 92 nia et d'une longueur de 3000 ms. On aplatit une extrémité du tube d'essai pour former une prise puis on le chauffe à environ 11000C avant de le tremper.On le soumet ensuite à un étirage à froid avec deux traitements thermiques (l'un intermédlaire, l'autre final) comprenant un chauffage à 11000C suivi d'une trempe pour le transformer en un tube ayant un diamètre extérieur de 93,1 " , et un diamètre intérieur de 64,5 nia TABLEAU I Composition chimique et quantité de ferrite (%) -- --- l Mn Cr NF Quantité de ferrite 0,07 1,31 0,78 20,91 9,43 15 (reste essentiellement Fe) La photographie de la figure 1 montre la macrostructure de moulage du tube coulé (ébauche), celle de la figure 2 montre la micro- structure de moulage de ce même tubé coulé, celle de la figure 3 montre la macrostructure du tube après l'étirage à froid et le traitement thermique de recristallisation, et celle de la figure 4 montre la microstructure du tube étiré et recristallisé. On voit sur ces photographies que le matériau recristallisé possède une macrostructure très fine qui est semblable à celle d'une pièce forgée, alors que la structure de l'ébauche après coulée est grossière, et que le matériau recristallisé possède une microstructure à grains de cristal d'austénite fins, alors que la microstructure à l'état d'ébauche coulée présente peu de joints de grains et des grains de cristal grossiers. Le tube final se laisse parfaiteaent bien contrôler par ultrasons, ce qui est démontré par une comparaison avec une pièce témoin en SUS304 (pièce forgée). La photographie de la figure 5 montre l'aspect extérieur de deux tubes tels qué celui décrit ci-dessus, l'un, représenté en haut, à l'état d'ébauche coulée, l'autre après recristallisation, à la suite d'un cintrage et d'un essai de résistance à la corrosion intergtanulaire. On voit clairement que l'ébauche (au-dessus des numéros d'identification 1, 2 et 3 sur la figure 5) possède une surface ondulée (rendue rugueuse) par le cintrage, tandis que le tube dont le matériau a eté recristallisé possède une surface parfaitement lisse. Par ailleurs, ni l'ébauche, ni le tube final montrent des signes de corrosion intergranulaire. EgEMPLE 2 On prépare une éprouvette 1 comme celle représentée et cotée sur la figure 6 pour déterminer la variation de la macrostructure et l'aptitude au contrôle par ultrasons en fonction du taux de déformation plastique. On soumet l'éprouvette 1 à un essai de traction, les tetes 2 et 3 étant maintenues dans un appareil d'essai non représenté. Après cet essai, une grande partie W de l'éprouvette présente un faible allongement et une petite partie longitudinale t présente un allongement important. L'éprouvette est ensuite chauffée à 11000C, trempée puis coupée perpendiculairement à l'axe en plusieurs points de la longueur de l'éprouvette en vue de l'examen de sa macrostructure apres rectification des faces de coupe. La photographie de la figure 7 montre la macrostructure de l'éprouvette 1 après moulage et celle de la figure 8 montre la macrostructure dans un point de la partie longitudinale t de l'éprouvette 1 après l'essai de traction et le traitement thermique. Il ressort de cet essai que la macrostructure de moulage grossière est transformée en une macrostructure fine sur la partie longitudinale de l'éprouvette dont l'allongement est supérieur à environ 6%. On examine ensuite l'aptitude au contrôle ultrasonore à différentes longueurs d!onde fondamentale zur les faces de coupe des différentes parties de l'éprouvette par un appareil de contrôle ultrasonore (non représenté) comprenant un palpeur vertical de 5 NH: pour déterminer la relation entre l'allongement et la constante d'atténuation de l'onde ultrasonore. Les résultats sont représentés sous forme d'un graphique sur la figure 9. Il ressort du graphique de la figure 9 que l'aptitude au contrôle ultrasonore n'est pas encore tout à fait satisfaisante dans les régions dont l'allongement est de 6% ou moins et que l'aptitude au contrôle ultrasonore correspond exactement à celle de pièces forgées dans les régions dont l'allongement est de 10% ou plus, compte tenu du fait que la constante d'atténuation du matériau SUS304 est comprise dans la région de 0,6 à 1,4 dB/cm. Il va de soi que la relation entre le taux de déformation plastique et la constante d'atténuation ne change pas si la déformation plastique est une déformation autre qu'un allongement. Le tableau II indique la composition chimique de l'éprouvette de la figure 6 et la quantité de ferrite qu'elle contient. TABLEAU II Composition chimique et quantité de ferrite (X) C S1 Mn Sr N1 Quantité de 0,06 1,67 1,05 19,77 8,94 14 (reste essentiellement Fe) Remarque : Lorsque le procédé de l'invention doit etre appliqué à la fabrication de tubes d'acier, il va de soi que la fabrication est bien plus facile et que les caractéristiques mécaniques des tubes sont nettement meilleures lorsqu'on utilise un procédé de coulée centrifuge que lorsque l'on utilise un procédé de moulage ordinaire. I1 ressort de ce qui précède que les pièces en acier inoxydable produites selon le procédé de l'invention possèdent une bien meilleure résistance à la corrosion intergranulaire que les pièces forgées en acier inoxydable austénitique, parce que I'austénite des pièces produites selon l'invention contient de 5 à 40Z de ferrite. I1 s'ensuit, notamment, que les régions soudées de pièces produites selon l'invention, et les régions adjacentes fortement chauffées par la soudure, de raccords entre tubes par exemple, possèdent une résistance à la corrosion intergranulaire qui est bien plus élevée que celle des parties soudées de pièces conventionnelles en acier inoxydable, de meme qu'une plus grande résistance mécanique et une plus grande résistance à la corrosion sous tension.De plus, le procédé selon l'invention transforme la structure de moulage grossière en une structure aussi fine que celle des pièces forgées en acier inoxydable 51 bien que les pièces produites selon l'invention peuvent etre contrôlées par ultrasons. Par conséquent, même si elles constituent des pièces importantes, dans des installations nucléaires ou pétrochimiques par exemple, de faible épaisseur de paroi, elles peuvent etre contrôlées entièrement et de façon fiable par ultrasons, y compris dans les régions soudées. De plus, comme l'invention supprime le problème de l'ondulation superficielle pendant la déformation plastique, des tubes coulés ou moulés produits conformément à l'invention en acier inoxydable peuvent sans inconvénient ou difficulté particulière etre cintrés ou transformés en coudes par exemple. Comme déjà mentionné, la déformation plastique d'au moins IOS. peut etre appliquée aussi à une partie seulement des ébauches et le procédé de l'invention est non seulement applicable à la production de pièces finies mais aussi à celle de produits semi-finis, sous forme de barres ou de tôles par exemple. De plus, la déformation plastique peut etre produite à froid ou à chaud, éventuellement avec utilisation de la chaleur des ebauches imiédiatement à la suite de la coulée ou du moulage. Pour ce qui concerne plus spécialement le traitement thermique de recristallisation, au cours duquel les pièces obtenues par la déformation plastique sont maintenues à la température de recristallisation pendant le temps nécessaire à la transformation par recristallisation de la structure de moulage grossière en une structure fine, il est à noter que, dans le cas d'un acier inoxydable austénitique nécessitant un recuit de mise en solution, le chauffage de l'acier jusqu'à la température nécessaire pour ce recuit (1000 à 12500C) et le maintien de l'acier-à cette température produisent en meme temps le recuit et la recristallisation et que la trempe consécutive de l'acier inoxydable permet de terminer simultanément le processus de recristallisation et le recuit de wise en solution. EXEMPLE 3 On moule quatre pièces d'essai numérotées de 1 à 4 et ayant les compositions chimiques et les quantités de ferrite différentes indiquées dans le tableau III pour étudier la relation entre la quantité de ferrite et la résistance à la corrosion intergranulaire des aciers inoxydables au chrome-nickel moulés. On soumet toutes les pieces à une déformation à froid d'un taux de 20Z, suivie d'un traitement simultané de recuit de mise en solution et de recristallisation à 11000C et d'une trempe à l'eau. Pour l'essai de résistance à la corrosion intergranulaire, on soumet tout d'abord les pièces à un traitement de sensibilisation à 7000C pendant 2 h; on les laisse ensuite immergées pendant 16 h dans une solution de h SQ4-CuS04 en ébullition. Ensuite, on produit sur chacune des pièces d'essai une flexion de 180C puis on les examine sur la présence éventuelle de criques dues à la corrosion intergranulaire. Lesrésultatsde ces examens sont contenus dans le tableau 1V. Ces essais sont effectués également sur une pièce forgée en SUS304 servant de témoin. La composition de cette pièce témoin figure également dans le tableau III et le résultat d'essai obtenu avec elle est contenu dans le tableau IV. TABLEAU III Composition chimique et quantité de ferrite (%) Pièce nO Quantité de C Si Ma Cr Ni ferrite Matériau témoin SUS304 O 0,07 0,65 1,85 j 17,5 9,2 1* 2 0,07 1,25 1,02 18,9 10,8 Matériau selon 2 5 0,07 1,23 1,00 19,2 9,5 l'invention 3 12 0,07 1,25 1,15 20,4 8,9 4 20 0,07 1,65 1,08 20,8 8,2 (reste essentiellewent Fe) * Le matériau de la pièce n01 n'est pas conforme à l'invention (quantité de ferrite inférieure à 5r.) et peut donc aussi etre considéré comte un matériau témoin. TABLEAU IV Résultats de l'essai de résistance à la corrosion intergranulaire Pièce n Résultats après flexion de 18Xt Matériau témoin SUS304 Présence de criques dues à la corrosion inter granulaire 1 idea Matériau selon 2 Pas de traces de corrosion intergranulaire l'invention 3 1 idea 4 idea EXEMPLE 4 On coule par centrifugation une ébauche de tube d'un diamètre extérieur de 123 mi, d'un diamètre intérieur de 84 nia et d'une longueur de 2500 nia. La composition chimique de cette ébauche et la quantité de ferrite qu'elle contient sont indiquées dans le tableau V. Partant de cette ébauche, on produit un tube d'essai d'une longueur de 2000 mm. On soumet ce tube d'essai à une déformation plastique d'un taux de 20%, suivie d'ùn traitement de recristallisation à 11000C et d'un refroidissement à liteau. TABLEAU V Composition chimique et quantité de ferrite de l'ébauche (Z) C Si Mn Cr Ni Quantité de 0,06 1,24 0,54 20,48 8,56 15 La photographie de la figure 10a montre la macrostructure de l'ébauche coulée par centrifugation et la photographie de la figure lOb montre la macrostructure du tube d'essai après déformation plastique, recristallisation et refroidissement. Ces photographies montrent clairement que l'ébauche possède une structure de moulage grossière, tandis que le tube d'essai est doté d'une structure fine. On perce ensuite dans la paroi interne de l'ébauche et du tube (figure lOb) un trou d'un diamètre de 2,4 nia qui est orienté à peu près tangentiellement à la paroi interne dans un plan à peu près transversal à l'axe puis on soumet l'ébauche et le tube à un contrôle ultrasonore en biais axé sur la détection de criques (le trou en simulant une) qui est effectué dans le sens axial de l'extérieur de l'ébauche ou du tube > au moyen d'un appareil de contrôle ultrasonore par échos (non représenté). Lors du contrôle de l'ébauche, les ondes réfléchies par le trou sont égales à et se confondent avec différents autres échos, rendant tout contrôle valable impossible. Par contre, lors du contrôle du tube, dote d'une structure fine, la détection n'est pas faussée par des échos perturbateurs aussi importants, l'écho du trou se distinguant nettement des autres, ce qui démontre qu'une pièce coulée ou moulée produite selon l'invention se prête effectivement au contrôle ultrasonore. On soumet en outre des échantillons prélevés du tube de l'exemple 4 et du matériau témoin SUS304 à un traitement de sensibilisation à 700 C pendant 2 h puis à un essai de résistance à la corrosion intergranulaire dans une solution de S04-CuS04. A la suite de cet essai, on constate des criques dues à la corrosion intergranulaire sur les échan- tillons du matériau témoin SUS304, alors qu'il nty a pas de traces de criques de ce genre sur les échantillons du tube produit selon l'exemple 4. Conne il ressort de l'exemple qui va suivre, la déformation plastique d'au moins 10% d'une partie au moins de l'ébauche coulée ou meulée peut être produite à chaud, en utilisant la chaleur de coulée ou de moulage, par exemple à l'état rouge clair, entre 900 et 12500C, peu après la solidification du métal de l'ébauche. EXEMPLE 5 On produit par coulée centrifuge une ébauche de tube d'un diamètre extérieur de 123 ma, d'un diamètre intérieur de 84 mm et d'une longueur de 2500 mm ayant la composition chimique et contenant la quantité de ferrite indiquées dans le tableau VI. Alors que l'ébauche est encore à l'état rouge clair, peu après la solidification du métal fondu, elle est soumise, à 10000C environ, à une déformation plastique par compression avec un taux de 30Z, suivie d'un traitement de recristallisation à 11000C et d'un refroidissement à l'eau. TABLEAU VI Composition chimique et quantité de ferrite de l'ébauche (%) Si Ma Cr Ni Quantité de ferrite 0,72 0 > 72 20,55 8,41 16 (reste essentiellement Fe) Les photographies des figures lla et llb, reptésen tant les macrostructures de l'ébauche respectivement du tube, montrent clairement que l'ébauche possède une structure de moulage grossière (figure lla) et que le tube ayant subi la déformation plastique et le traitement de recristallisation possède une structure fine (figure llb). Les contrôles ultrasonores, effectués comme dans l'exemple 4, confirment les résultats obtenus à cet égard dans l'exemple 4, en ce sens que le contrôle de l'ébauche est impossible parce que les ondes réfléchies par le trou percé au préalable se confondent avec différents autres échos, tandis que le tube-doté de la structure fine se laisse parfaitement bien cont-ri̲r par ultrasons. Après un essai de résistance à la corrosion intergranulaire effectué sur un échantillon du tube de cet exemple et sur un échantillon du matériau témoin SUS304 dans une solution de H2S04-CuS04, on constate des criques dues à la corrosion intergranulaire sur l'écbàitillon du matériau témoin, alors qu'il n'y a pas de traces de telles criques sur l'échantillon du tube produit conformmeut à l'invention. Il ressort de ce qui précède que le procédé selon l'invention, par l'utilisation d'un acier inoxydable austénitique contenant de 5 à 4070 de ferrite à la coulée, par la coulée puis la déformation plastique des cet acier avec un taux d'au moins 10% en utilisant la chaleur de coulée, et par le traitement de recristallisation consécutif, permet de produire des pièces en acier inoxydable de haute qualité qui possèdent une résistance très élevée à la corrosion intergranulaire et qui se pretent en meme temps excellemment au contrôle ultrasonorc, sans que cela nécessite des mesures particulières, telles que la stricte limitation de la teneur en carbone ou l'addition d'éléments spéciaux, comme celles que l'on est obligé d'appliquer avec les procédés conventionnels. Un avantage tout particulier est que l'inclusion d'au moins 5Z de ferrite confere aux pièces produites selon l'invention une résistance à la corrosion intergranulaire qui est supérieure à celle des pièces moulées conventionnelles en acier inoxydable purement austénitique. De plus, étant donné que la déformation plastique peut etre produite à température élevée en utilisant la chaleur de coulée ou de moulage, la fabrication est non seulement simplifiée mais également moins conteuse, puisque les dépenses de chauffage et de main-d'oeuvre notamment sont moindres. En outre, le faible taux de déformation nécessaire compense ou évite avantageusement certaines difficultés qui peuvent se présenter dans la déformation plastique en raison de la présence simultanée de ferrite et d'austénlte, d'autant plus qu'il permet ensuite le contrôle des pièces par ultrasons. Les pièces en acier inoxydable produites conformément à l'invention sont applicables à de nombreuses industries et peuvent constituer des pièces ioportantes, par exemple sous forme de tubes et de coudes pour centrales nucleaires, raffineries de pétrole, tuyauteries pour usines chimiques notamment si de telles pièces doivent etre soudées et/où doivent etre utilisées dans des ambiances corrosives. L'invention n'est pas limitée aum orme d réalisation décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modi- fictions sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS i. Procédé pour produire une pièce ou un produit tel qu'une Lle ou une barre en acier inoxydable, caractérisé en ce qu'il comprend une déformation plastique d'au moins 10% d'une partie au moins d'une ébauche moulée ou coulée en acier inoxydable austénitique contenant une phase ferritique et, à la suite de cette déformation plastique, un traitement de recristallisation de la pièce obtenue pour rendre sa structure de moulage fine. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ébauche contient de 5 à 40% de ferrite. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ébauche est produite par coulée par centrifugation. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la déformation plastique est produite à température élevée, en utilisant la température de coulée ou de moulage de l'ébauche après solidification du métal fondu de l'ébauche. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la déformation plastique est produite mécaniquement. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérise en ce que la déformation mécanique est effectuée à chaud. 7. Procédé selon la revendication 55 caractérisé en ce que la déformation mécanique est produite à froid. 8. Pièce ou produit tel qu'une tôle ou une barre en acier inoxydable, caractérisé(e) par sa production selon l'une quelconque des revendications I a 7.