La présente invention concerne les dispositifs permettant d'assurer le blocage en position choisie de deux éléments montés mobiles l'un par rapport à l'autre en coulissement en rotation, ou par pivotement, dispositif utilisant une ou plusieurs paires de galets solidaires de l'un de ces éléments et adapté à venir se coincer dans une garniture formant passage de largeur progressivement décroissante, la pénétration d'une paire de galets entre les éléments de cette garniture ayant pour effet de serrer ceux-ci contre l'autre élément. Les dispositifs de ce genre, capables de réaliser un aceouplement irréversible et susceptible d'applications diverses, par exemple pour assemblages télescopiques et rotatifs de tables à dessin, supports de télévision, sièges de bureau, embrayages, systèmes de freinage pour ne citer que quelques-unes de ces applica tions, ont déjà été décrits, en partieulier dans les demandes de brevet françaises N s 1.244.410 et 1.562.188 au nom du présent demandeur. Ces dispositifs connus souffrent d'un inconvénient qui tient au fait que, pour les débloquer, il faut exercer un effort comparable à l'effort exercé sur l'accouplement quand celui-ci était en position bloquée. La présente invention a pour objet d'éliminer cet inconvénient et propose à cet effet un dispositif de blocage entre deux éléments à mouvement relativement coulissant rotatif, ou pivotant, à savoir un premier élément muni d'une garniture formant passage en coin et un deuxième élément associé à au moins une paire d'organes à roulement, par exemple galets, adaptés à rouler sur les faces délimitant ledit passage et à mouvements de roulement associés, par contact direct entre eux ou par galet interposé, dans lequel le blocage intervient par effort de poussée exercée par le deuxième élément sur lesdits organes, provoauant le coincement de ceux-ci dans ledit passage, caractérisé en ce que ledit effort de poussée se transmet auxdits organes par l'entremise d'une pièce capable de prendre une position de blocage en vue de la transmission dudit effort de coincement desdits organes, et une position de déblocage aui restitue à l'un au moins des organes de ladite paire sa liberté de mouvement dans le sens du décoincement. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront, par ailleurs, de la description que l'on va en donner ci-après, portant sur des modes de réalisation choisis à titre d'exemple, et représentés sur les dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente un accouplement entre deux éléments montés coulissants l'un sur l'autre, bLoBakXe suivant une direction ; la figure 2 représente un autre mode de réalisation concernant un accouplement coulissant blocable dans les deux sens les figures 3 à 5 représentent une variante d'accouplement coulissant blocable suivant deux directions ; la figure 6 représente une autre variante de ce type d'accouplement;; la figure 7 vise un accouplement entre deux éléments montés pivotants l'un par rapport à l'autre, et blocables suivant les deux sens de rotation; la figure 8 représente un dispositif suivant l'invention, destiné à assurer le blocage d'un frein en position serrée ; la figure 8A est une coupe suivant la ligne A-A de la figure 8. Sur la figure 1, l'élément A est un manchon de forme quelconque, par exemple rectangulaire, avec deux parois supérieure et inférieure 1 et 2, représentées hachurées. L'élément B comporte une plaque 3 allongée, disposée sur chant sur la vue de la figure, et montée coulissante dans le manchon A. A son extrémité de gauche, ou intérieure, la plaque 3 est munie, le long de son petit côté, d'une plaquette 4, disposée d'équerre par rapport à elle. Cette plaquette 4 sert d'assise à deux ressorts en compression 5, qui tendent à pousser vers la droite deux coins 6 qui garnissent les faces intérieures des deux parois 1 et 2, et qui forment entre eux un passage dont la largeur décroît progressivement vers la auche. La face principale de la plaque 3 qui porte la plaquette 4 est munie en outre, le long de ses deux cotés principaux, de deux baguettes 7 qui constituent une glissière pour une barrette 8 présentant, près de son extrémité de gauche, un évidement 9, qui la traverse de part en part suivant la verticale, et qui sert de cage à deux billes, rouleaux, galets 10, ou analogues adaptés à prendre contact avec les faces inclinées des deux coins 6. La plaque 3 est munie, à son extrémité de droite, extérieure au manchon A, d'un axe pivotant 11 solidaire d'un disque 12 monté excentriquement par rapport à lui, et susceptible de porter, par sa périphérie, contre la face terminale de droite de la barrette ; L'ensemble décrit fonctionne comme suit. Quand 1'excentrique 12 occupe la position représentée sur la figure 1, la barrette 8 est poussée à fond de course vers la gauche, et prend une position telle que les deux galets 10 entrent en contact avec les faces inclinées des coins 6, les ressorts 5 agissant sur ceux-ci pour les mettre en contact, par leurs faces horizontales, avec les faces intérieures haute et basse du manchon A.En cet état, les pièces A et B sont bloquées mutuellement à l'égard de tout mouvement tendant à déplacer l'élément B vers la gauche, c'est-à-dire dans le sens de la flèche F, par rapport à l'élément A, et ceci comme décrit dans les publications antérieures précitées, à savoir, suivant un mode de blocage instantané, sans jeu. Par contre, le dispositif ici décrit se distingue de ceux déjà connus par le fait que, pour débloquer, il suffit de faire tourner l'excentrique 12 dans un sens ou dans l'autre, ceci ayant pour effet de rendre aux galets 10 leur liberté de mouvement vers la droite, c'est-à-dire dans le sens du décoincement. Les galets, non retenus vers la droite, se trouvent en équilibre labile, et se décoincent facilement en échappant au serrage des coins 6. La figure 2 représente un autre mode de réalisation, avec un élément A normé d'un manchon semblable à celui du mode de réalisation précédent. Les faces intérieures des parois 1 et 2 de ce man chon sont garnies, chacune, d'une barrette 13, dont la face longitudinale, opposée à sa face de contact avec la paroi correspondante du manchon présente un profil comprenant un palier horizontal central 14, encadré, de part et d'autre, de deux rampes 15, légèrement inclinées en direction de la paroi voisine du manchon A, chacune de ces rampes étant suivie d'un secteur concave 16. Les profils intérieurs des deux barrettes 13, symétriques par rapport à l'axe du manchon A, forment ainsi deux passages en coin qui partent des deux extrémités gauche et droite de ensemble de la paire de barrettes et diminuent progressivement de largeur en direction des paliers centraux 14. L'élément B est composé de deux plaques 17 et 18. La plaque 17, située en partie à l'extérieur du manchon A, longe les deux faces 1 et 2 de celui-ci par ses deux côtés longitudinaux, non désignés, son petit c8té intérieur 19 dépassant, vers la gauche, sur les extrémités des deux barrettes 13, tandis que son petit côté extérieur PO est muni d'un rebord 21. oyant à la plaque 18, disposée à recouvrement sur la plaque 17 et située entièrement dans les con fins de celle-ci, elle est délimitée par deux bords longitudinaux non désignés, un bord transversal intérieur 22 et un bord transversa extérieur 23 garni d'un rebord 24. La plaque 17 a une fenêtre rectangulaire 25, dans laquelle se trouve un ressort à boudin 26 qui s'appuie, par son extrémité de gauche, sur un choté de la fenêtre 25, c'est-à-dire sur la plaque 17 et, par son extrémité opposée, sur le bord transversal intérieur 22 de la plaque 18. Sur la partie de droite de la plaaue 17, non couverte par la plaque 18, est monté un axe pivotant 27, auquel est clavetée une came 28, à profil ovale, adaptée à entrer en contact avec les rebords 21 et 24 des deux plaaues 17 et 18. La plaque 17 a une fente ovale 29, à grand axe perpendiculaire aux deux faces 1 et 2 du manchon A, qui sert de cage à deux galets 30, adaptés à entrer en contact avec les deux rampes de gauche 15 des deux barrettes 13, et à rouler l'un sur l'autre ainsi que sur ces deux rampes. De manière analogue, la plaque 18 a une fente ovale 31 garnie de deux galets 32 qui sont associés semblablement aux deux rampes de droite des deux barrettes 13. Dans l'état de la figure 2, la came 28 est en contact avec les rebords des deux plaques 17 et 18 par les extrémités de son grand axe. Ceci a pour effet de pousser la plaque 17 vers la droite et la plaque 18 vers la gauche, et d'augmenter la force de compression que subit le ressort 26 et, d'autre part, d'enfoncer chacune des deux paires de galets 30, 32 dans le passage en coin correspondant formé par les rampes 15. Les deux barrettes 13 entrent ainsi en contact avec les deux parois 1 et 2 du manchon, et la pièce B est bloquée dans la pièce A, à ltégard des mouvements longitudinaux relatifs dans les deux sens, indiaués par la flèche G à double tête. Si, à partir de cet état, on donne un quart de tour à la came 28, le ressort 26 agit pour pousser les galets 32 vers la droite et les galets 30 vers la gauche, c'est-à-dire pour les décoincer.Ceci permetAla pièce B de se déplacer librement par rapport à la pièce A, dans un sens ou dans l'autre, et d'entrat- ner dans son mouvement coulissant les deux barrettes 13, par entrée en prise des galets 30 ou 32, suivant le sens du mouvement, dans les encoches correspondantes formées par les secteurs concaves 16. Une fois ce déplacement effectué, le retour de la came 27 en position initiale rétablit le blocage entre les deux éléments A et B. Le mode de réalisation de la figure 2 se distingue du précédent en ce qu'il offre une possibilité de blocage dans les deux sens. Une autre différence tient au fait que les galets,rendus libres de se mouvoir dans le sens du décoincement, sont effectivement poussés dans ce sens par l'action d'un ressort. Sur les figures 3 à 5, un manchon 33, de forme rectangulaire, est composé de deux parois horizontales 34, haute et basse, situées le long des deux petits cotés du rectangle, et deux parois latérales verticales 35, situées le long des deux autres côtés. Contrairement aux modes de réalisation précédents, et ainsi qu'il apparaîtra plus clairement ci-après, ce manchon fait partie de l'élément B de l'ensemble, élément associé aux galets, rouleaux ou organes analogues. L'élément A comporte deux baguettes horizontales 36, haute et basse, qui, traversant le manchon 33, sont solidarisées l'une à l'autre, à l'extérieur de celui-ci, par une entretoise 37. Les deux baguettes 36, adossées aux deux petites faces intérieures respectives du manchon 33, sont réalisées chacune par un profilé en U, les cotés ouverts des deux profilés étant ouverts l'un vers 1 'autre. Dans chacun des deux profilés 36 s'emboîte un autre profilé en U, plus court et semblablement orienté, désigné par l'indice 38. Dans le profilé supérieur 38, les bords libres des deux ailes verticales, tournées vers le bas, sont taillés de manière à présenter, à partir de chacune des deux extrémités du profilé, une rampe faiblement ascendante 39, suivie d'un secteur concave 40 en arc-decercle, une zone médiane en palier 41 étant ménagée entre les deux secteurs concaves qui constituent, par rapport à elle, des échancrures sur les bords libres des deux ailes du profilé en U 38. Les deux profilés 38 présentent, le long de leurs bords libres respectifs, des tracés symétriques par rapport au plan horizontal médian de l'ensemble, et ces deux tracés définissent entre eux un passage présentant une zone centrale relativement étroite, délimitée par deux paliers 41, qui aboutit à chacune de ses extrémités, par l'intermédiaire d'une zone élargie délimitée par deux secteurs concaves 40 situés à l'aplomb 11un de l'autre, à une zone en coin, de largeur progressivement décroissante, délimitée par deux rampes 39. Deux plaques rectangulaires 42, disposées symétriquement par rapport à l'axe vertical médian Y de l'ensemble, s'emboîtent à coulissement par leurs tranches haute et basse dans les deux profilés 38. Chacune de ces deux plaques est percée d'un trou ovale 43, à grand axe vertical, qui sert de cage à deux rouleaux 44 su perposés ; ceux-ci dépassent de part et d'autre sur les deux fa- ces principales de la plaque, pour entrer en contact à roulement avec les bords libres des deux profilés respectifs 38. Deux disques 45, serrant de part et d'autre le manchon 33 par ses deux faces principales 35, sont montés sur lui à pivot, au moyen d'un arbre 46 fixé dans le plan vertical médian YY'. Chacun de ces deux disques présente, au voisinage de sa périphérie, deux fentes en arc-de-cercle 47, diamétralement opposées l'une à l'autre, les fentes de l'un des disques étant situées en regard de celles de l'autre, pour former avec elles deux chemins de came. Dans chacun de ces chemins de came s'engage un suiveur de came, formé d'un piton 48 solidaire d'une plaque respective 42. Le tra é des deux chemins de came a pour effet de rapprocher ou éloigner les deux plaques 42 l'une de l'autre, suivant le sens de rotation imprimé aux disques 45. Quand on manoeuvre le levier 49, solidaire des deux disques, de manière à éloigner les deux plaques 42 l'une de l'autre, les deux paires de galets superposés 44 pénètrent dans les deux passages en coin exposés ci-dessus, et s'y bloquent après avoir serré les deux baguettes 38 de l'élément A contre les deux petites faces intérieures du manchon 33 de l'élément B. Ces deux éléments sont ainsi bloqués l'un à l'autre dans les deux sens de mouvement indiqués par la flèche à double tête G. Un mouvement en sens inverse du levier 49 a pour-effet de rapprocher les deux plaques 42 l'une de l'autre, et permet à chaque paire de galets superposés de se déco-incer et de se libérer complètement de toute contrainte dès qu'elle arrive au droit des deux encoches correspondantes 40. Les deux baguettes 36 n'étant plus serrées à l'intérieur du manchon 33, élément A peut coulisser librement par rapport à l'élément B, dans un sens ou dans l'autre, pour atteindre éventuellement une autre position relative de blocage. Le mode de construction que l'on vient de décrire se distingue du précédent, notamment, par la construction à claire-voie de l'élément A, aui permet de centrer la commande de blocage et déblocage entre les deux-paires de galets superposés. En outre, chaque glissière est bloquée par compression sur ses deux faces. Cette disposition étend, par ailleurs, le choix des possibilités de fabrication dans les dispositifs à une seule paire de galets, blocables dans un seul sens. Le mode de réalisation de la figure 6 est semblable à celui des figures 3 à 5, et en reprend certains éléments, désignés par les mêmes numéros d'indice. I1 s'agit, ici aussi, d'un élément A à claire-votess composé de deux baguettes parallèles 36, garnies chacune d'un profilé 38, les deux profilés 38 formant ensemble, à partir du plan vertical médian YY' du dispositif, deux passages de largeur progressivement décroissante, le long desquels peuvent s'engager deux paires respectives de galets ou billes superposés 44. Le dispositif de la figure 6 se distingue du précédent par la forme de l'organe de commande servant à mettre ces galets 44 en position de serrage et coincement ou à leur permettre de se décoincer.Cet organe est une came 50, formée d'une plaque à périphérie chantournée, située à l'intérieur du manchon 33 > et montée pivotante sur celui-ci > par l'intermédiaire de l'arbre 46. La périphérie de la came 50 a des secteurs saillants 51, qui entrent contact avec les deux galets 44 de chaque paire pour les maintenir en position de serrage, et des secteurs 52 en retrait ou échancrés, aui permettent, à l'unes deux galets de chaque paire de se décoincer et de prendre la position 44', représentée en traits mixtes, quand la came tourne dans le sens antihoraire à partir de l'état de la figure 6. Comme autre élément nouveau par rapport au mode de réalisation précédent, deux ressorts en lame 53 relient chacun une extrémité d'un élément 38 à l'extrémité en regard de l'autre profilé 38. Chacun de ces ressorts s'appuie en son milieu à une goupille 54 fixée au manchon 33. A l'état non bloqué, les deux ressorts 53 imposent aux deux profilés 38-une position d'équilibre. Cette po sition, qui se conserve à l'état bloqué, tend à se modifier par déformation sous contrainte quand on soumet à l'un des deux éle- ments A et B un effort important tendant à le déplacer dans un sens ou dans l'autre, suivant la flèche G.Cette déformation s'accompagne d'une déformation élastique d'au moins un des ressorts 53, dont la détente restitue l'étant d'équilibre des profilés 38 une fois disparu l'effort sus-mentionné. Le mode de réalisation de la figure 7 porte sur un ensemble formé de deux éléments A et B coaxiaux, montés à pivot l'un par rapport à l'autre, et susceptibles d'entre bloqués en rotation dans les deux sens, en toute position angulaire choisie. L'élément A est une pièce tubulaire 55, dont la surface intérieure est garnie de deux arcs 56, diamétralement opposés et occupant chacun un secteur compris entre 90 et 1800. Chacun de ces arcs présente une partie centrale 57 d'épaisseur constante, encadrée de deux zones 58 dont l'épaisseur croit légèrement et progressivement vers les extrémités 59. Les deux arcs 56 sont élastiquement reliés l'un à l'autre par deux ressorts à boudin 60 situés dans les secteurs angulaires entre extrémités voisines 59. L'élément B comporte un disque 61, coaxial à la pièce tubulaire 55 et situé dans l'espace libre délimité par les arcs 56 et ressorts 60. Des moyens, non représentés, permettent au disque 61 de pivoter dans un sens ou dans l'autre par rapport à la-pièce 55. Un élément 62, galet, bille ou rouleau, indépendant des deux éléments A et B, peut tourner librement sur l'axe 0 de l'ensemble. Sur la vue de la figure 7, cet élément 62 recouvre la région centrale du disque 61. La zone annulaire de ce disque,.entourant cette région centrale, est garnie de deux bossages 63 diamétralement opposés, présentant chacun une forme en coin convergeant vers le centre 0, et de deux autres bossages 64, de forme semblable, mutuellement opposés suivant un diamètre situé d'équerre par rapport au diametre axé sur les deux bossages 63. Les quatre bossages 63 et 64 forment entre eux quatre cages dont chacune est délimitée par la périphérie du galet 62, la face intérieure de l'un des deux arcs 56, et deux faces planes parallèles, appartenant l'une à un bossage 63 et l'autre à un bossage 64. Les deux bossages 63 sont rigidement reliés au disque 61.Quant aux deux bossages 64 ils sont montés sur le disque de manière à pouvoir se déplacer radialement, par rapport à lui. Les moyens de montage à cet effet ne nécessitent pas de description détaillée, et sont simplement suggérés, sur le dessin, pour chaque bossage 64, sous la forme d'une saillie 65, solidaire de celui-ci, et montée coulissante dans une fente radiale 66 formée sur le disque 61, à sa périphérie. Le dispositif comporte également un organe de commande, capable d'agir simultanément sur les deux bossages coulissants 64 pour les rapprocher ou les éloigner l'un de l'autre. Cet organe ne necessite pas lui non plus de description détaillée, et est simplement esquissé sur le dessin sous la forme de deux chemins de came 67, associés à deux pitons respectifs 65A solidaires des bossages 64.Chacune des quatre cages décrites ci-dessus est occupée par un galet, rouleau ou bille 68. Sur la vue de la figure 7, les deux bossages mobiles 64 sont menés à fond de course en direction centripète. Ils exercent, par leur forme en coin, un effort circonférentiel sur les deux galets 68 dont ils sont encadrés, et forcent ceux-ci à pénétrer dans les passages de largeur progressivement décroissante que forme le galet central 62 avec les zones intérieures 58 des arcs 56. Ces arcs sont ainsi serrés par leurs extrémités contre la surface intérieure de 11 élément tubulaire 55, et l'élément B se trouve bloqué on rotation, dans un sens ou dans l'autre, par rapport à l'élément A. Un mouvement en sens inverse, ou en direction centrifuge, des bossages 64, rend les galets 68 libres de se décoincer, et rétablit la liberté de mouvement relatif en rotation des deux pièces A et B. Au cours de ce mouvement relatif, le disque 61 entraîne ou maintient en place avec lui les bossages, galets périphériques, ressorts 60 et arcs 56, et le blocage peut intervenir à nouveau, en toute position angulaire choisie, par rapprochement des deux bossages 64. Dans ce mouvement relatif pivotant entre les pièces A et B, les arcs 56 sont entraînés par les ressorts 60, montés solidaires en rotation avec le disque 61. Les ressorts 60 jouent le même rôle que les ressorts en lame 53 du mode de réalisation de la figure 6, et permettent aux deux arcs 56 de revenir à leur état d'équilibre, au cas où ils s'en seraient écartés sous l'effet d'un couple de torsion appliqué à l'un des deux éléments A et B et transmis à l'autre par blocage à frottement. Le mode de réalisation de la figure 7 n'est pas limité à l'utilisation de quatre galets 68 ; il s'applique à un nombre quelconque de paires de tels galets. Sur les figures 8 et 8A une tôle 101 de plancher de véhicule automobile porte un support creux 102, formé par emboutissage et faisant saillie vers le haut. Aux parois latérales du bossage 102, parallèles au plan de la figure, est fixé rigidement un axe 103. L'axe 103 sert d'appui vers le haut à une plaque 104, fixée rigidement au bossage 102 par un goujon ou rivet 105, et présentant à son bord inférieur un secteur convexe 106, semi-circulaire. Au-dessous de la plaque 104, une autre plaaue 107, en forme d'arc-de-cercle, rigidement fixée à la tôle 101 du plancher, présente un bord concave semi-circulaire 108, tourné vers le bord convexe 106, et forme avec lui un passage curviligne de largeur constante. Le bord 106 forme appui vers le haut pour une pièce 109 > tandis que le bord 109 offre un support vers le bas à une pièce 110. Les deux pièces 109 et 110 délimitent entre elles un passage en coin, de largeur progressivement décroissante Xrers la droite, sur la vue du dessin. Un levier 111 de frein à main se termine par une chape 112, dont les parois latérales, parallèles au plan de la figure, présentent des trous allongés 113, qui permettent le montage à pivot du levier 111 sur l'axe 103, avec possibilité de jeu du levier dans le sens de sa longueur. En outre, à ces mêmes parois latérales de la chape 112 est fix4 rigidement, en entretoisement, un goujon 114. L'axe 103 sert de support à pivot, sans jeu, à un maneton formé de deux plaques jumelées 115, de forme allongée, qui présentent à la partie inférieure un trou 116 d'accrochage destiné à un câble, schématiquement représenté en 117 qui agit sur les mâchoires d'un tambour de frein non représenté. Dans la zone du trou d'accrochage 116, les plaques 115 sont rigidement entretoisées par une pièce 115A qui sert d'appui vers le bas à l'arc 107. Les plaques 115 sont coiffées, le long de deux de leurs bords longitudinaux 118, disposés en vis-à-vis, par un profilé en U 119, soudé a=rdites plaques, mais de manière à réserver un espace entre ces bords 118 et la face intérieure de 1'me du profilé 119. Ces espaces reçoivent les bords coudés d'un profilé 120 en oméga, monté coulissant entre les plaques 115. Ainsi qu'il apparaît clairement sur la vue en coupe de la figure 8A, cet agen- cement permet au profilé 120 de coulisser dans le maneton 115, 119, le long de l'axe ZZ', mais l'oblige à suivre les déplacements pivotants de celui-ci. Les deux ailes du profilé en oméga présentent chacune un trou 121, aui comporte une partie inférieure allongée, centrée sur l'axe ZZ', et une partie supérieure décalée vers la gauche par rapport à cet axe. Les deux trous 121 reçoivent, entre leurs deux bords longitudinaux, deux galets 122, adaptés à rouler l'un sur l'autre ainsi que sur les bords en regard des deux pièces, qui définissent un passage en coin convergeant vers la droite, comme exposé ci-dessus. Le goujon 114, rigidement fixé à la chape 112 du levier 111, est adapté à pénétrer dans des échancrures ménagées sur les bords des deux plaques 115, à la partie supérieure, et s'appuie vers le haut contre deux ergots 123 formés en saillie sur ces bords, ce qui a pour effet de rendre le levier 111 et le maneton 115, 119 solidaires en pivotement sur 11 axe 103, dans la mesure où le gou jon 114 est logé à fond d'échancrure. Un ressort de rappel 124, reliant la chape 112 au profilé en oméga 120, tend à forcer le levier 111 vers la droite jusqu'à ce que le goujon 114 se loge dans l'échancrure susmentionnée, et à forcer l'élément 120 vers le haut, le long de l'axe ZZ', jusqu'à ce que son bord supérieur bute contre le goujon 114. Les deux pièces 109 et 110 sont reliées par une plaquette 125 et se trouvent forcées vers la gauche sous l'action dtun ressort de rappel 126,qui s' accroche par une de ses extrémités à la plaquette 125 et, par son extrémité opposée, à la paroi transversale du profilé en oméga 120. En ce qui concerne le'Êonctionnement, la figure 8 représente le dispositif en état de mise en application du frein à main. Le goujon 114 est à fond d'échancrure, et, si l'on tire le levier 111 vers le haut, il pivote sur l'axe 103, dans le sens horaire, en entraînant avec lui l'ensemble 115, 119, ce qui a pour effet de tendre la bande de frein dans le sens de la flèche F. Quand on re loche le levier, la bande sous tension tend à faire pivoter l'en- semble 115, 119 en sens inverse, et à entraîner avec lui le profilé 120 ainsi que les galets 122, mais untel retour en arrière est bloqué automatiquement par coincement des galets dans le passage, de largeur progressivement décroissante vers la gauche, formé par les deux pièces 109 et 110. Le desserrage accidental d'un tel frein est impossible. Pour le desserrer, il faut commencer par tirer le levier 111 vers la gauche, dans le sens de la flèche G, puis le faire pivoter vers le bas. Ce mouvement pivotant, rendu possible du fait que le goujon 114 est sorti de l'échancrure dans laquelle il était retenu, permet à ce goujon d'appuyer sur le bord supérieur de l'oméga 120, et de le faire coulisser vers le bas, le long de l'axe ZZ'. Au cours de ce mouvement, la plage supérieure désaxée des trous 121 vient au niveau du galet supérieur 122 et lui permet de se décoincer en se déplaçant vers la gauche. Dès aue le décoincement intervient, l'ensemble 115, 119 peut pivoter dans le sens antihoraire sous la force de traction de la bande de fre-in 117, et le frein se desserre.D'autre part, le décoincement des galets est suivi d'un dépla cement vers la gauche des pièces 109 et 110, sous l'effet du ressort 127, mais ce mouvement est limité par un taquet 127, fixé à l'intérieur du profilé en oméga 120. Une fois le frein desserré, on relâche le levier 111. Sous l'effet du ressort de rappel 124, le levier 111 revient vers la droite jusqu a ce que le goujon 114 se reloge à fond d'échancrure, tandis que le profilé 120 remonte, ce qui a pour effet de remettre la paire de galets 122 dans l'axe ZZ'. On retourne ainsi à l'état de la figure 8 à cela près qu'il y a eu pivotement de toutes les parties mobiles autour de l'axe 103. Dans cet état, le ressort 126, agissant sur les pièces 109 et 110, les maintient légèrement serrées contre les faces 106 et 108, et l'ensemble rotatif, de nouveau bloqué dans le sens antihoraire, peut cependant pivoter dans le sens contraire, c 'est-à-dire dans le sens du serrage de frein. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés. Ceux-ci pourront faire l'objet de diverses variantes et modifications de détail, portant sur leurs éléments constitutifs, en particulier manchons, cames, garnitures, ressorts, commandes de cames et autres. REVENDICATIONS I. Dispositif de blocage entre deux éléments à mouvement relatif coulissant, pivotant ou rotation, à savoir un premier élément muni d'une garniture formant passage en coin et un deuxième élément associé à au moins une paire d'organes à roulement, par exemple galets, adaptés à rouler sur les faces délimitant ledit passage et à mouvements de roulement associés, par contact direct entre eux ou par galet interposé, dans lequel le blocage intervient par effort de poussée exercée par le deuxième élément sur lesdits organes à roulement, provoquant le coincement de ceux-ci dans ledit passage, caractérisé en ce qu'au moins une pièce interposé entre le deuxième élément et les organes de roulement peut être déplacée sur ce deuxième élément, notamment par coulissement ou par pivotement, ce déplacement pouvant entre assuré sur la pièce directement, ou à l'aide d'un organe de commande intermédiaire, une position de la pièce assurant la transmission directe de l'effort de coincement aux organes de roulement et une autre position permettant à l'un au moins des organes de roulement sa liberté de mouvement dans le sens de décoincement. 2. Dispositif suivant la revendication 1 comportant, en outre, des moyens pour exercer un effort sur l'un au moins desdits organes de roulement dans le sens du décoincement. 3. Dispositif suivant la revendication 1, ou 2, dans lequel ladite pièce est une came. 4. Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, dans lequel ladite pièce est un élément en forme de coin déplaçable en translation pour prendre au moins une position adaptée à serrer le ou lesdits organes de roulement en position de coincement et une autre position adaptée à restituer à l'un au moins de ceux-ci sa liberté de mouvement dans le sens du décoincement. 5. Dispositif suivant une quelconque des revendications précédentes dans lequel ladite pièce est en deux parties montées coulissantes l'une sur l'autre, le déplacement coulissant étant commandé par une came à excentrique ou ovale montée à pivot sur le second élément. 6. Dispositif, suivant la revendication 5, dans lequel chacune desdites parties est associée à une paire desdits organes de roulement, ladite garniture formant deux passages en coin dont l'un pour chacune de ces paires, pour permettre le blocage des deux éléments suivant deux sens opposés. 7. Dispositif suivant la revendication 5 ou 6, comprenant des moyens à détente pour imprimer auxdites parties un déplacement en sens contraire de celui susceptible d'être exercé par la came. 8. Dispositif suivant une quelconque des revendications i à 4 dans lequel le premier élément est composé de deux parties allongées parallèles rigidement entretoisées l'une à l'autre à un intervalle déterminé, le deuxième élément comportant un manchon de serrage enveloppant le premier élément. 9. Dispositif suivant la revendication 8, comportant, entre les deux parties du premier élément, au moins une plaque adaptée à coulisser entre celles-ci et à entraener une paire desdits organes de roulement dans le sens du coincement ou du décoincement. 10. Dispositif, suivant la revendication 9, comportant au moins un disque monté à pivot sur ledit manchon, muni d'une fente incurvée formant chemin de came et adapté à tourner pour faire coulisser ladite plaque dans un sens ou dans l'autre. 11. Dispositif, suivant la revendication 8, comportant entre lesdites parties allongées une came montée à pivot sur le manchon, adaptée à pivoter pour maintenir au moins une paire desdits organes de roulement en position de coincement ou pour libérer au moins un organe de ladite paire dans le sens du décoincement. 12. Dispositif, suivant la revendication 1, dans lequel le premier élément, de forme tubulaire, est garni, sur sa face intérieure, d'au moins deux arcs diamétralement opposés dont chacun présente une surépaisseur sur deux zones, le deuxième élément comportant un disque coaxial au premier, et monté à pivot par rapport à lui, ledit disque ayant sur une de ses faces principales des bossages diamétralement opposés deux à deux formant entre eux des cages à l'intérieur de chacune desquelles est logé un desdits organes à roulement, chacun de ces organes étant adapté à rouler sur la face intérieure de l'un des deux arcs ainsi que sur un galet central libre commun auxdits organes, au moins deux desdits bossages diamétralement opposés étant montés coulissants radialement sur le disque et présentant une forme en coin convergent vers le centre du dispositif, le mouvement coulissant desdits bossages en direction centripète ou centrifuge ayant pour effet de serrer les organes de roulement contre les bossages fixes ou de les libérer dans le sens de leur décoincement. 13. Dispositif, suivant la revendication 1, dont ladite gar niture est composée de deux parties formant entre elles deux passages en coin convergent ou divergent suivant deux directions opposées pour permettre le blocage des deux éléments dans un sens ou dans l'autre, chaaue extrémité de l'une desdites parties étant reliée par ressort à une extrémité en regard de l'autre partie pour conserver à ladite garniture une position d'équilibre ou pour lly ramener quand elle a quitté une telle position à la suite d'une transmission d'effort entre les deux éléments. 14. Dispositif suivant unet quelconque des revendications précédentes, associé à un frein, notamment frein de parcage pour véhicule automobile. 15. Dispositif suivant la revendication 14, comportant un maneton, monté à pivot pour mettre sous tension un câble ou bande de frein, une pièce montée coulissante sur le maneton, une cage formée sur ladite pièce et renfermant deux galets, ladite cage pouvant passer, par coulissement de ladite pièce, d'une position dans laquelle elle emprisonne les galets en état de coincement dans la garniture précitée, à une position dans laquelle elle restitue à l'un au moins des galets la liberté de mouvement dans le sens du décoincement, un levier monté à pivot sur l'axe de pivotement du maneton, et doté d'une certaine liberté de mouvement dans le sens de sa longueur pour passer d'une position, dans laquelle il peut faire tourner le maneton dans le sens recuis pour serrer le câble de frein, à une autre position dans laquelle il se déso- lidarise du maneton et peut imprimer à ladite pièce un déplacement coulissant dans le sens requis pourdécoincer les galets. 16. Dispositif de blocage entre deux éléments à mouvement relativement coulissant rotatif ou pivotant, à savoir un premier élément muni d'une garniture formant passage en coin et un deuxième élément associé à au moins une paire d'organes à roulement, par exemple galets, adaptés à rouler sur les faces délimitant ledit passage et à mouvements de roulement associés, par contact direct entre eux ou par galet interposé, dans lequel le blocage intervient par effort de poussée exercée par le deuxième élément sur lesdits organes, provoquant le coincement de ceux-ci dans ledit passage, caractérisé en ce que ledit effort de poussée se transmet auxdits organes par l'entremise d'une pièce capable de prendre une position de blocage en vue de la transmission dudit effort de coincement desdits organes, et une position de déblocage nui restitue à l'un au moins des organes de ladite paire sa liberté de mouvement dans le sens du décoincement.