2465a13 La présente invention concerne un appareil per- mettant un repérage numérique de la couleur ou d'une modifi- cation de couleur d'un objet sans aucun contact avec ledit objet. On sait qu'il est souvent souhaitable de pouvoir repérer numériquement la couleur ou les modifications de couleur d'un objet. Habituellement l'observation d'un objet par l'oeil humain permet de donner une information qualita- tive, qui présente deux inconvénients: d'une part, si l'information qualitative est transformée en information quantitative par un observateur, la valeur numérique est essentiellement fonction de l'observateur; d'autre part, l'oeil humain peut difficilement à l'observation, fournir une indication correspondant strictement à l'état d'une zone réduite sans tenir compte de l'impression de couleur fournie par l'environnement de la zone observée: il se produit toujours une prise en compte de l'environnement de sorte que les résultats de l'observation qualitative d'une zone sont en grande partie fonction des contrastes fournis par les zones environnantes. Ce phénomène est particulière- ment sensible, lorsque l'on examine, par exemple, l'état de rougeur d'une peau humaine, notamment à la suite d'une irra- diation solaire: l'observation est influencée non seulement par l'intensité de l'éclairement, mais également par la cou- leur de fond de la peau irradiée et par l'importance du con- traste entre la peau normale et la peau rougie. On sait, d'autre part, que, si l'on dispose d'un appareil permettant un repérage numérique de la couleur d'un objet, il est très souhaitable que cet appareil puisse fonctionner sans avoir besoin de s'appuyer sur l'objet dans la zone étudiée. En effet, certains objets sont mobiles ou chauds ou encore radioactifs et ne doivent donc pas venir en contact avec l'appareil; d'autres objets changent de couleur s'ils supportent une pression: c'est le cas, par exemple, d'une peau irradiée pour laquelle un appui provoque un blan- chiment dé à la fermeture des capillaires; c'est le cas aussi pour des cristaux liquides, qui changent de couleur selon la pression qui leur est appliquée. Or, dans l'état de t465215 la technique pour obtenir un repérage numérique d'une cou- leur, on éclaire successivement l'objet par des émissions lumineuses correspondant à des longueurs d'ondes différentes et l'on mesure, dans chaque cas, la lumière renvoyée par l'objet vers un récepteur, par réflection et diffusion; cette technique exige essentiellement de maintenir une distance strictement déterminée entre l'appareil de mesure et l'objet soumis à observation de sorte que dans le cas des matériaux mous, il est nécessaire de mettre ces matériaux au contact d'une plaque de verre. Il en résulte que l'on applique sur les objets à observer une pression, qui, même si elle est faible, n'est pas nulle et que cette méthode n'est pas adap- tée aux cas des matériaux, qui changent de couleur en fonc- tion de la pression ou encore qui sont mobiles, chauds ou radioactifs. En outre, dans la technique connue qui vient d'être mentionnée, le résultat de la mesure est fonction de l'éclairement ambiant et, pour s'en affranchir, il n'est pas possible d'utiliser une source pulsée, étant donné que, pour obtenir une quantité suffisante de lumière réfléchie et dif- fusée par l'objet, il est nécessaire d'utiliser une source puissante. On constate donc que l'état de la technique ne fournit pas un appareil susceptible de repérer numériquement, de façon simple et reproductible, une couleur ou une modifi- cation de couleur d'un objet sans contact avec ledit objet. La présente invention a pour but de proposer un appareil permettant le repérage numérique d'une couleur ou d'une modification de couleur d'un objet sans contact avec ledit objet. L'appareil ne permet pas, à proprement parler, d'obtenir une mesure numérique correspondant à une couleur mais il permet d'obtenir un repérage numérique d'une couleur ou modification de couleur. On peut, par exemple, avec un tel appareil étudier l'influence des vaso-constricteurs en examinant le blanchiment d'une peau humaine; on peut égale- ment étudier l'importance d'un érythème intéressant une zone de peau en comparant la mesure obtenue sur cette zone avec la mesure correspondante obtenue sur une zone de peau norma- le; on peut encore sur une peau rougie appliquer une pres- sion fermant les capillaires et blanchissant la zone de peau intéressée, puis relicher ladite pression et étudier la ciné- tique du retour de la peau à sa couleur d'origine; l'appareil selon l'invention trouve donc un grand nombre d'applications et ce, d'autant plus que sa mise en oeuvre est extrêmement simple. Le principe de l'appareil selon l'invention est d'envoyer une émission lumineuse sur l'objet à étudier, de recevoir la lumière renvoyée par l'objet et de repérer le maximum de la réception quand on rapproche la surface récep- trice de l'objet soumis a l'émission lumineuse. Lorsque les surfaces émettrices et réceptrices sont les extrémités d'une fibre optique, l'intensité dela lumière retransmise par l'objet passe en général par un maximum quand on rapproche simultanément les deux surfaces de l'objet. La distance correspondant à ce ma- ximum ne-dépend que de la géométrie dusystème récepteur et, par conséquent, si l'on repère ledit maximum, la mesure de la lumière retransmise s'effectue toujours à la même distance de l'objet. On s'affranchit donc ainsi des contraintes impo- sées par les appareils de l'état de la technique. L'ensemble de mesure a une sensibilité- ----------------spectrale correspondant à la sensibilité de l'oeil humain, on pourra établir des corrélations entre les mesures effectuées et les observations visuelles directes. Si le filtre utilisé permet l'émission d'une lumière ayant une longueur d'onde correspondant à la couleur de l'objet, l'objet renverra une quantité maximum de lumière vers le récepteur. Par contre, plus la couleur de l'objet sera dif- férente de la longueur d'onde moyenne de l'émission lumineuse utilisée, plus la quantité de lumière renvoyée vers la sur- face réceptrice par l'objet sera réduite. On voit donc que l'intensité du maximum de réception fournie par le photo- récepteur est essentiellement fonction de la couleur de l'objet pour une émission lumineuse ayant des caractéristi- ques spectrales données. La mesure de l'intensité du maximum donne donc un repérage de la couleur de l'objet pour des conditions d'irradiation lumineuse données. Si avec la même émission lumineuse, on examine deux zones de couleurs diffé- rentes d'un même objet ou la même zone de l'objet après modi- fication de sa couleur, et si l'on compare les résultats des deux mesures, on obtient un repérage de la modification de couleur de l'objet qui est à peu près indépendant de l'émis- sion lumineuse utilisée. 246Sf13 La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue un appareil permettant le repérage numérique de la couleur ou d'une modification de la couleur d'un objet, sans contact avec ledit objet, caracté- risé par le fait qu'il comporte en premier lieu, un émetteur de lumière irradiant l'objet et un photo-récepteur recevant la lumière renvoyée par l'objet grâce à une fibre optique collectrice dont l'extrémité est déplacée, pour obtenir le repérage souhaité, sensiblement perpendiculairement à l'objet en direction de celui-ci; en deuxième lieu, un circuit de détection repérant la valeur du maximum du signal fourni par le photo-récepteur au cours du déplacement de l'extrémité de la fibre optique collectrice; et en troisième lieu, un organe d'affichage fournissant une information fonction du repérage fourni par le circuit de détection. Dans un mode préféré de réalisation, l'émetteur de lumière envoie son émission sur l'objet par l'intermédiaire d'une fibre optique émettrice; les fibres optiques émettrice et collectrice sont solidaires dans leurs mouvements; les fibres optiques émettrices et collectrices sont coaxiales et ont leurs extrémités dans un même plan sensiblement parallèle à l'objet, lesdites extrémités pouvant être approchées de l'objet sensiblement perpendiculairement à celui-ci, pour effectuer le repérage désiré; le récepteur capte de l'objet une lumière réfléchie filtrée au travers d'un filtre optique, dont les longueurs d'onde sont réparties autour d'une longueur d'onde moyenne------------------------------------------------ ---------------------------------- voisine de la longueur d'onde correspondant à la couleur normale non modifiée de l'objet; on peut aussi prévoir que l'émetteur de lumière comporte un filtre optique, qui émet une lumière dont la répartition spectrale est voisine de celle qui correspond à la sensibilité de l'oeil humain; le circuit de détection comprend un détecteur de crêtes, qui comporte une mémoire analogique; le détecteur de crêtes est relié à l'entrée d'un convertisseur analogique/digital et digital/analogique, dont la sortie alimente l'organe d'affichage; l'organe d'affichage comporte un voltmètre; un signal proportionnel au signal fourni par le détecteur de crêtes (le coefficient de propor- tionnalité étant inférieur à 1) est comparé dans un compara- teur au signal fourni par le photo-récepteur, le comparateur déclenchant, au moment de l'égalité des deux signaux compa- rés, la remise à zéro du convertisseur, ainsi que le début d'une première temporisation à la fin de laquelle se produit une remise à zéro du détecteur de crêtes et le début d'une deuxième temporisation à la fin de laquelle se produit une remise à zéro de l'organe d'affichage. L'appareil selon l'invention a l'avantage d'être d'un maniement extrêmement simple puisqu'il suffit d'appro- cher de l'objet à observer l'extrémité des fibres optiques émettricecollectrice jusqu'à être au contact de l'objet ou à une proximité immédiate de ce contact si ledit contact doit être évité. De toute façon, que l'on arrive ou non au contact de l'objet, la mesure est effectuée avant que ledit contact n'ait lieu, de sorte que la mesure n'est pas pertur- bée par les éventuels effets perturbants du contact des fi- bres optiques sur l'objet. Le résultat de la mesure est affiché numériquement sur un voltmètre digital qui est Auto- matiquement remis à zéro après un certain temps d'affichage, de sorte qu'il est possible d'effectuer un grand nombre de mesures dans un temps extrêmement restreint. En outre, il convient de remarquer que la mesure effectuée n'intéresse qu'une zone extrêmement limitée de l'objet étudié et qu'elle est parfaitement indépendante de la coloration des zones voisines de l'objet: on s'affranchit ainsi de la prise en compte par l'oeil humain des données colorimétriques de l'environnement de la zone soumise à observation. L'appareil selon l'invention fournit un repérage de couleur pour un filtrage de réémission lumineuse donné mais, bien entendu, la valeur numé- rique obtenue est modifiée si l'on change les caractéristiques spectrales de l'émission lumineuse ou du filtrage. Par contrelf résultats que permet d'obtenir l'appareil selon l'invention, sont beaucoup plus indépendants de l'émission lumineuse, si l'on étudie une modification de couleur, c'est-à-dire si l'on effectue une mesure sur une zone d'objet et qu'on la compare à une mesure analogue faite sur le même objet avec la même émission lumineuse soit en un point différent, soit au même point après modification de la couleur de la zone observée. Dans le cas particulier o l'on utilise l'appareil selon l'invention pour l'étude de la peau, on préfère utiliser 2465fl3 un filtre optique donnant un maximum d'intensité- --_____ _____--------------dans le jaune et dont la tota- lité se trouve dans le spectre visible. Dans ces conditions, la réponse maximum de l'appareil est obtenue par examen d'un objet jaune et l'examen d'une peau normale permet d'obtenir environ 70 à 80 te de la réponse maximum. Si l'on étudie les érythèmes de la peau, on constate que plus la peau est rouge, moins la valeur numérique obtenue est élevée et pour un éry- thème important le niveau de réception du capteur est d'en- viron 10 à 20 % de la réponse maximum dudit capteur. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illus- tratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente les courbes donnant l'in- tensité lumineuse L renvoyée par l'objet (et captée par le photo-récepteur) pour une émission lumineuse donnée, en fonc- tion de la distance d entre l'objet et l'extrémité des fibres optiques de l'ensemble émetteur-récepteur utilisé dans l'ap- pareil selon l'invention, chacune de ces courbes correspon- dant à une couleur différente de l'objet soumis à l'examen; - la figure 2 représente la répartition spectrale obtenue au moyen du filtre optique, qui est interposé avant le récepteur lumineux de l'appareil décrit dans cet exemple; - la figure 3 représente le schéma synoptique du circuit électronique, qui permet de traiter le signal fourni par le photorécepteur de l'appareil selon l'invention; - la figure 4 représente l'évolution au cours du temps des signaux en différents points du schéma synoptique de la figure 3. En se référant au dessin, on voit que l'on a dési- gné par 1 l'élément émetteur-récepteur de l'appareil selon l'invention. L'élément 1 comporte une lampe d'éclairage qui per- met d'obtenir une émission lumineuse blanche et un filtre op- tique dont les caractéristiques spectrales sont représentées par la courbe de la figure 2. Le faisceau lumineux est envoyé dans une fibre optique-------------------------------------------- - -- - --- --- - - --- - --- - - ---- --- -- --- -- - -- ---- -- - -- - -- - --- - émettrice, qui constitue à son extrémité, la gaine d'une deuxième fibre optique coaxiale avec la première. Les deux fibres optiques coaxiales ont une extrémité commune, la deu- xième servent de fibre optique collectrice destinée à rece- voir le flux lumineux retransmis par l'objet qui est soumis au flux incident provenant de la fibre optique émettrice. La deuxième fibre optique ou fibre collectrice est reliée à un photo-transistor qui constitue le photo-récepteur de l'appa- reil selon l'invention. L'élément émetteur-récepteur 1 n'est pas décrit plus en détail en raison du fait qu'il est com- mercialisé par la Société des Etats Unis d'Amérique dite "SKAN-A-MATIC" sous le numéro de référence "S 35203"; avec le filtre optique utilisé----------------------------------------- Compte-tenu de la géométrie des---------------------- fibres optiques, la lumière émise par la fibre émettrice périphérique et renvoyée par l'objet, ne rentre dans la fibre optique collectrice que sous certaines conditions angulaires, de sorte que l'intensité lumineuse détectée par le photo- transistor, qui est associé à la fibre collectrice, passe par un maximum lorsque l'extrémité commune des fibres émettrice et collectrice se trouve à une distance D de l'objet à étu- dier. La figure 2 montre la forme des courbes donnant l'in- tensité lumineuse L repérée par le photo-récepteur en fonc- tion de la distance d de la surface frontale des fibres opti- ques par rapport à l'objet. La distance D correspondant au maximum de réception est toujours la même pour un élément émetteur-récepteur 1 donné. Les différentes courbes représen- tées sur la figure 2, montrent les intensités lumineuses reçues par le photo-transistor selon la couleur de l'objet, qui est présenté en vis-à-vis de l'élément émetteur-récepteur. Si-cet objet a une couleur, dont la longueur d'onde correspond au maximum de la répartition spectrale du filtre choisi l'intensité lumineuse reçue par le photo-transistor est maxi- mum ce qui correspond à la courbe 2. Par contre, plus l'objet a une couleur différente de la couleur dominante du filtre, moins l'intensité lumineuse reçue par le photo-transistor est importante et les courbes 3, 4 et 5 montrent les niveaux de réception lumineuse pour des objets orange, rouge orangé et rouge, alors que la courbe 2 correspond à un objet jaune, le filtre étant centré sur le jaune comme il est------ visible sur la figure 2. La valeur des maxima des courbes 2, 3, 4 et 5 constitue, par conséquent, un repérage de la cou- leur de l'objet, qui est présenté en vis-à-vis des extrémi- tés des fibres optiques coaxiales. Bien entendu, les valeurs numériques correspondant à ces maxima sont essentiellement fonction de la nature du filtre, ---- ---qui a servi à leur détermination. Par contre, si un miâme objet change de couleur et que l'on utilise le même appareil pour effectuer une mesure avant et après la modification de couleur, la comparaison des résultats des deux mesures donnera un repé- rage de la modification de couleur qui dépend beaucoup moins de la nature de l'émission lumineuse utilisée. Pour réaliser la mesure, il suffit d'approcher l'extrémité des fibres optiques coaxiales de l'objet soit jusqu'au contact de l'objet si rien n'interdit ledit contact, soit jusqu'à une distance de quelques millimètres si l'on doit éviter le contact avec l'objet. Au cours de cette appro- che, le photo-transistor fournit un signal qui passe par un maximum au moment o l'extrémité des fibres optiques se trouve à la distance D de l'objet. Comme il sera expliqué en détail ci-après, l'appareil permet de réaliser la mesure au moment o l'on passe à la distance D. Cette technique est particulièrement intéressante, lorsque l'on désire étudier les érythèmes de la peau car, dans ce cas, on peut amener l'extrémité des fibres optiques jusqu'au contact avec la peau, bien que ce contact fasse blanchir la peau et modifie par conséquent la couleur de la zone observée, car la mesure est prise à un moment o le contact n'est pas réalisé et o, par conséquent, la peau a conservé sa couleur non modifiée. Sur la figure 3, on a représenté le schéma synopti- que du circuit électronique, qui permet d'obtenir la mesure au moment o l'extrémité 6 des fibres optiques se trouve à la distance D de l'objet 7. Le signal fourni par le photo-tran- sistor de l'élément émetteur-récepteur 1 est envoyé dans un amplificateur 8, dont la sortie constitue l'alimentation d'un détecteur de crêtes 9. De façon classique, le détecteur de crêtes 9 comprend un condensateur ayant une grande constante de temps, environ 10 secondes par exemple, ce condensateur ne se déchargeant donc que très lentement. Le signal issu de l'amplificateur 8 est représenté sur la ligne A de la figure 4 pour sa partie, qui correspond au passage par le maximum au moment o l'extrémité 6 des fibres optiques est à la dis- tance D de l'objet 7. Le signal fourni à la sortie du dé- tecteur de crêtes 9 est représenté sur la ligne B de la figure 4. Ce signal est envoyé sur un convertisseur analogique/ digital et digital/analogique 10. Le convertisseur 10, quand il est remis à zéro, charge une mémoire à la fréquence de son horloge interne et transforme le contenu de la mémoire en une tension analogique de sortie et il compare la tension de sor- tie à la tension d'entrée, le chargement de la mémoire digi- tale s'effectuant jusqu'à ce que la tension de sortie soit égale à la tension d'entrée; à ce moment, le convertisseur 10 se bloque jusqu'à ce qu'il reçoive une impulsion de remise à zéro. La tension de sortie fournie par le convertisseur 10 est envoyée sur un voltmètre digital 11, qui constitue l'organe d'affichage. sur,in/ La sortie de l'amplificateur 8 est également envoyée comparateur 12, dont la deuxième entrée reçoit la tension de sortie du détecteur 9 affecté d'un coefficient de proportion- nalité inférieur à 1 grAce à un pont diviseur 13. Dans cet exemple, le coefficient de proportionnalité choisi est de 0,75. La sortie du comparateur 12 est un signal, qui se trouve à un niveau haut tant que la tension fournie par l'amplifica- teur 8 est supérieure à celle fournie par le pont diviseur 13 et qui bascule à un niveau bas au moment o l'inverse se pro- duit. Ce signal est représenté sur la ligne C de la figure 4; le front descendant du signal indique donc que l'on a passé le maximum du signal fourni par le photo-transistor de l'élé- ment 1 et que l'on peut donc charger dans le convertisseur 10, la valeur stockée dans le détecteur de crêtes 9. L'utilisation d'un coefficient de proportionnalité de 0,75, qui intervient grâce au pont diviseur 13, permet d'éviter l'influence des éventuels-parasites. La sortie du comparateur 12 commande un monostable 14, dont le signal de sortie est représenté sur la ligne D de la figure 4. Le signal fourni par le monostable 14 est envoyé sur le convertisseur 10 et constitue la remise à zéro dudit convertisseur, ce qui permet la charge de la mémoire digitale du convertisseur à la fréquence de son hor- loge interne, charge qui se produit en 150 nano-secondes au maximum. Lorsque la tension de sortie du convertisseur 10 est égale à sa tension d'entrée, le convertisseur 10 se bloque, de sorte que l'affichage sur le voltmètre 11 reste constant, cet affichage n'ayant varié que pendant le temps de charge du convertisseur 10. Le signal à la sortie du convertisseur 10 est représenté sur la ligne E de la figure 4, mais, dans cette représentation, le temps de charge du convertisseur a été très agrandi pour pouvoir être visible sur le dessin. Le monostable 14 déclenche un circuit de temporisa- tion 15, qui fournit deux temporisations: la première tempo- risation correspond à un signal représenté sur la ligne F de la figure 4: à un temps t1 après le front descendant de l'im- pulsion fournie par le monostable 14, le signal de première temporisation présente un front montant, qui est envoyé sur un transistor 16 disposé en shunt sur la capacité du détec- teur de crêtes 9. Le premier signal de temporisation provoque donc la remise à zéro de la sortie du détecteur de crêtes, ce qui n'influe pas sur la sortie du convertisseur 10 puisque le convertisseur est bloqué après avoir terminé sa charge. La remise à zéro de la sortie du détecteur 9 entraîne également le passage au niveau haut de la sortie du comparateur 12. Dans l'exemple décrit, le temps t1 est d'environ 20ms. Le deuxième signal de temporisation est représenté sur la ligne G de la figure 4. Ce signal présente un front montant à un temps t2 après le front descendant de l'impulsion produite par le monostable 14. Ce front montant déclenche, par l'inter- face 17, la remise à zéro du voltmètre 11, le signal de sortie de l'interface 17 étant représenté sur la ligne H de la figure 4. Le deuxième signal de temporisation constitue un créneau et son front descendant entraîne la remise à zéro du signal correspondant à la première temporisation. Le signal fourni par l'interface 17 est remis à zéro au moment du front des- cendant de l'impulsion fournie par le monostable 14. Le signal fourni par l'interface 17 est donc à son niveau bas pendant un temps t2 et l'on choisit t2 de l'ordre de 20 secondes, ce qui permet à l'utilisateur de l'appareil de disposer pendant secondes de l'affichage de la mesure sur le voltmètre 11. Après ces 20 secondes, l'affichage du voltmètre 11 est remis à zéro et l'on prévoit une visualisation 18 qui, par un il voyant lumineux, indique que l'appareil est en phase de mesure ou de lecture et par un autre voyant indique que l'ap- pareil est en attente, ce qui permet d'effectuer une nouvelle mesure. On voit que l'appareil qui vient d'être décrit est de réalisation simple, de sorte que son prix de revient est relativement limité. Par ailleurs, il est d'une grande sim- plicité d'utilisation et les mesures effectuées sont extra- mement rapides. La rapidité de ces mesures permet d'étudier la cinétique d'un changement de couleur, qui s'étale sur quelques minutes par exemple. Il est bien entendu que le mode de réalisation décrit n'est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour celà du cadre de l'invention. 12' REVENDICATIONS 1 - Appareil permettant le repérage numérique de la couleur ou d'une modification de la couleur d'un objet, sans contact avec ledit objet, caractérisé par le fait qu'il compor- te, en premier lieu un émetteur de lumière irradiant l'objet et un photorécepteur recevant la lumière renvoyée par l'objet grf- ce à une fibre optique collectrice dont l'extrémité est dépla- cee, pour obtenir le repérage souhaité, sensiblement perpendi- culairement à l'objet en direction de celui-ci; en deuxième lie un circuit de détection repérant la valeur du maximum du signal fourni par le photo-récepteur au cours du déplacement de l'extrémité de la fibre optique collectrice; et en troisième -lieu un organe d'affichage fournissant une information fonction du répérage fourni par le circuit de détection. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'émetteur de lumière envoie son émission sur l'ob- jet par l'intermédiaire d'une fibre optique émettrice. 3 - Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les fibres optiques émettrice et collectrice sont solidaires dans leurs mouvements. 4 - Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les fibres optiques émettrice et collectrice sont coaxiales et ont leurs extrémités dans un même plan sensible- ment parallèle à l'objet, lesdites extrémités pouvant 9tre appro- chées de l'objet sensiblement perpendiculairement à celui-ci pour effectuer le repérage désiré. - Appareil selon l'une des revendications.1 à 4, ca- ractérisé par le fait que le récepteur de lumière comporte un filtre optique dont la longueur d'onde moyenne utilisée est voisine de la longueur d'onde correspondant à la couleur nor- male non modifiée de l'objet----------------------------------- 6 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, ca- ractérisé par le fait que lerécepteur de lumière comporte un f il- tre optique, --------------------dont la répartition spectrale est voisine de celle qui correspond à la sensibilité de l'oeil humain. 7 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 6, ca- ractérisé par le fait que le circuit de détection comprend un détecteur de crêtes, qui comporte une mémoire analogique. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le détecteur de crêtes est relié à l'entrée d'un convertisseur analogique/digital et digital/analogique, dont la sortie alimente l'organe d'affichage. 9 - Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'organe d'affichage comporte un voltmètre. - Appareil selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen pour réaliser un signal proportionnel au signal fourni par le détecteur de crêtes, le coefficient de proportionnalité étant inférieur à 1, et un comparateur dans lequel on compare ledit signal proportionnel et le signal fourni par le photo- récepteur, le comparateur déclenchant, au moment de l'égalité des deux signaux comparés, la remise à zéro du convertisseur ainsi que le début d'une première temporisation à la fin de laquelle se produit une remise à zéro du détecteur de crêtes et le début d'une deuxième temporisation à la fin de laquel- le se produit une remise à zéro de l'organe d'affichage. Il - Appareil selon l'une des revendications 1 à 10, utilisable pour l'examen de la peau, caractérisé par le fait que l'émission lumineuse est réalisée pratiquement totalement dans le spectre visible avec un maximum dans le jaune.