La présente invention concerne un élément d'emballage pouvant servir à caler un objet dans une caisse, à le protéger contre les chocs, et enfin à parfaire la rigidité de la caisse lorsque celleci est réalisée en matériau semi-rigide tel que le carton ondulé. L'invention s'applique notamment, mais non exclusivement, à l'emballage des gros appareils ménagers tels que les machines à laver, des cuisinieres ou des réfrigérateurs qui présentent tous une forme approximativement rectangulaire. Pour éviter les détériorations de ces appareils, lors des transports ou des manutentions, à l'intérieur de la caisse où ils sont emballés, il est nécessaire à la fois s - de caler convenablement l'appareil à l'intérieur de la caisse, pour éviter tout déplacement relatif ; - de prévoir un espace relativement important entre les parois de la caisse et l'appareil pour faire en sorte que les déformations accidentelles de la caisse ne se repercutent pas sur l'appareil, et pour amortir les coups, et enfin t - dans le cas où on utilise des emballages en matériau semirigide, de raidir l'emballage, notamment dans les angles, de manière à éviter ses déformations. Pour parvenir à ces résultats on utilise habituellement des cales ou des espaceurs appelés communément chandelles disposés dans 1' intervalle entre 1'appareil et les parois intérieures de la caisse. Ces cales peuvent autre rigides par exemple en bois, et participer à la rigidité de l'emballage, ou être réalisées en des matériaux déformables, tels que du polystyrène expansé et servent alors à amortir les chocs en s'écrasant. Il est donc clair que les propriétés des cales réalisées 4 1'aide de ces deux types de matériaux sont complémentaires t les cales en bois permettent d'assurer une bonne résistance mécanique, mais ne procurent pas d'effet d'amortissement tandis que, au contraire, les cales en polystyrène constituent de très bons amortisseurs mais ne participent pas à la rigidité ou à la résistance mécanique de l'ensemble de l'emballage. En conséquence l'invention a pour but un élément d'emballage qui présente à la fois des avantages des deux types d'éléments précédemment mentionnés. Elle propose à cet effet un élément d'emballage mixte réalisé par assemblage d'au moins une partie rigide par exemple en bois dans une partie déformable ou résiliante obtenue par moulage, par exemple en polystyrène expansé. Bien entendu la forme générale de cet élément peut être trés variée s Elle peut être plate et être prévue pour être disposée contre les flancs de l'objet, à l'intérieur de l'emballage; elle peut également présenter la forme d'une cornière qui peut être disposée dans les angles dièdres intérieurs de l'emballage. Dans la plupart des cas il est préférable que la longueur de la partie rigide soit égale à celle de la partie déformable et corresponde à une c8te intérieure (longueur, largeur, hauteur) de l'emballage. La partie rigide peut être réalisée en bois et peut présenter la forme d'un plat ou même d'une barre, de préférence de section curviligne ou polygonale0 La condition essentielle que doit remplir tout élément d'emballage pour qu'il puisse être couramment utilisé est celle relative à son prix de revient qui doit être très bas. En conséquence l'invention propose un mode d'assemblage de la partie rigide et de la partie déformable qui peut être obtenu sans augmentation notable du prix de revient des deuxdites parties. Selon une caractéristique de l'invention, pour permettre le susdit assemblage, la partie déformable comprend au moins deux faces parallèles sur chacune desquelles est ménagée une série rectiligne d'évidements espacés les uns les autres à des intervalles constants ou variables, les évidements de l'une des faces étant décalés par rapport à ceux de 1autre face de manière à ce que les évidements de l'une des faces correspondent aux intervalles de l'autre face, la profondeur des évidements étant telle que la différence entre la somme des profondeurs respectives des évidements des deux susdites séries et l'épaisseur de la partie déformable (entre les faces parallèles) est au moins égale à l'épaisseur correspondante de la partie rigide qui doit être assemblées Cette succession d'évidements permet ainsi d'obtenir à l'intérieur de la partie déformable un canal longitudinal ajouré, orienté dans le sens des deux susdites séries et, qui peut servir de logement à la partie rigide. Dans le cas où l'on désire obtenir un assemblage précis des deux susdites parties, il est nécessaire que la section de la partie rigide soit identique à la section du canal qui consiste en la partie commune des sections adjacentes de deux évidements successifs des deuxdites séries. I1 est clair que la partie déformable telle que précédemment définie peut être réalisée par moulage de la même façon que les cales ou les chandelles classiques et, en conséquence, sans aucune augmentation du prix de revient. Un mode de réalisation de l'invention sera décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés dans lesquels : La figure 1 représente, en perspective, une chandelle moulée en polystyrène expansible dans laquelle peut être incorporé un renfort en bois t Les figures 2, 3 et 4 sont, respectivement, une coupe transversale et deux coupes longitudinales de la chandelle représentée figure 1. Avec référence aux figures 1, 2, 3 et 4, l'élément d'emballage ou chandelle 1 consiste en une cornière réalisée en polystyrène moulé dont une aile, en l'ocurrence l'aile 2,comprend un canal longitudinal interne 3 (figure 4) dans lequel peut être disposé un renfort 4 constitué par un tasseau de bois ou de matériau rigide similaire. Dans l'état actuel de la technique il est très difficile, voire même impossible,d'obtenir un canal longitudinal continu venu de moulage avec la pièce 1. L'invention parvient à surmonter cette difficulte en prévoyant un canal ajouré qui peut facilement être obtenu lors du moulage de la pièce 1 sans entratner des modifica- tions importantes de l'outillage. En effet, ce canal ajouté 3 est en fait constitué par deux séries rectilignes d'évidements 5, 6 respectivement, ménagés sur les deux faces de l'aile 2. Dans l'exemple représenté, ces évidements 5, 6 sont égaux et parallèlépipédiques, et sont disposés & un intervalle 7 égal à leur longueur. Comme on peut le voir figure 2, les évidements 5 de l'une des séries sont décalés par rapport 4 ceux de l'autre série (évidement 6) de manière à ce que les évidements de l'une des séries 5 se situent au droit des intervalles 7 des évidements de l'autre série (évidement 6). La profondeur des évidements 5, 6 est telle que les évidements 5, 6 adjacents consécutifs des deux séries se chevauchent au centre de l'aile 2 sur une hauteur approximativement égale à l'épaisseur du renfort 4. La largeur des évidements 5, 6 est prévue sensiblement égale à la largeur du renfort 4 de sorte que l'on obtient, vu en coupe transversale, figure 4, un canal longitudinal 3 de section égale à celle du renfort 4. I1 est clair que la réalisation des évidements 5, 6 et,en conséquence, du canal 3, peut être effectuée par un moulage classique à l'aide d'un moule comprenant deux séries longitudinales alternées de bossages Cette légère modification du moule n'entrai- ne aucune transformation de l'appareil de moulage. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à une chandelle en forme de cornière0 Elle pourrait concerner des éléments d'emr ballage plats comprenant un ou plusieurs canaux servant de logement à plusieurs renforts respectifs en matière rigide. REVENDICATIONS 1.- Elément d'emballage pouvant servir à caler un objet dans une caisse, à le protéger contre les chocs, et enfin à parfaire la rigidité de la caisse lorsque celle-ci est en matériau semirigide, caractérisé en ce qu'il comprend une structure mixte réalisée par assemblage d'au moins une partie rigide, par exemple en bois, dans une partie déformable ou résiliante, obtenue par moulage, par exemple en polystyrène expansé. 2.- Elément d'emballage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la susdite partie déformable est plate ou bien présente la forme d'une cornière, et en ce que la partie rigide a la même longueur que la partie déformable. 3.- Elément d'emballage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie rigide présente la forme d'un plat ou même d'une barre de section curviligne ou polygonale. 4.- Elément d'emballage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie déformable comprend un canal longitudinal interne dans lequel peut être disposée la susdite partie rigide. 5.- Elément d'emballage selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit canal est obtenu pendant la phase de moulage de ladite partie déformable. 6.- Elément d'emballage selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que pour permettre sa réalisation au cours du moulage de la partie déformable, le susdit canal est ajouré. 7- Elément d'emballage selon la revendication 6, caractérisé en ce que la partie déformable comprend au moins deux faces opposées sur chacune desquelles est ménagée une série rectiligne d'évidements espacés les uns des autres à des intervalles constants ou variables, les évidements de l'une des faces étant décalés par rapport à ceux de l'autre face, de manière à ce que les évidements de l'une des faces correspondent aux intervalles de l'autre face, la profondeur des évidements étant telle que la différence entre la somme des profondeurs respectives des évidements des deuxdites séries et l'épaisseur de la partie déformable (entre les faces opposées) est au moins égale à l'épaisseur correspondante de la susdite partie rigide. 8.- Elément d'assemblage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la largeur des évidements est au moins égale à la largeur correspondante de la pièce rigide.