La présente invention concerne un procédé pour la sulfuration de composés non-saturés et les nouvelles compositions sulfurées produites par ce procédé. Elle concerne aussi des compositions lubrifiantes contenant ces compositions sulfurées comme additifs. Plus particulierement, le procédé selon la présente invention concerne la réaction, dans des conditions de réaction appropriées, d'au moins un composé ayant une liaison non-asturée carbone-carbone non-aromatique avec un mélange de soufre et d'hydrogène sulfuré pour produire des compositions sulfurées. Ces compositions sulfurées ont les propriétés d'agents d'extrêmepression-, d'agents anti-usure et d'lnhibiteurs d'oxydation; et en conséquence sont utiles comme additifs pour huiles lubrifiantes afin d'améliorer ces propriétés dans les compositions lubrifiantes préparées. Le procédé de sulfuration selon la présente invention est avantage#ux tant d'un point de vue de l'environne- ment que d'un point de vue économique car une conversion presque complète des corps en réaction en produit peut être effectuée dans beaucoup de cas. Les compositions sulfurées selon la présente invention sont utilisées efficacement dans des compositions lubrifiantes prévues pour diverses utilisations. De même, les présentes compositions sulfurées sont efficaces dans des compositions lubrifiantes à base d'huiles tant naturelles que synthétiques d'une viscosité lubrifiante. Egalement, les présentes compositions sulfurées sont efficaces dans des compositions lubrifiantes contenant des additifs supplementaires. On ne connait pas eompletement la formule chimique exacte et/ou la structure des compositions sulfurées. En conséquence, les compositions sulfurées sont décrites de préférence par le procédé par lequel elles sont produites. Les compositions sulfurées contiennent des proportions de soufre comprises entre environ- 2% et environ 60% en poids, les proportions de soufre dans des compositions sulfurées à base d'oléfines de masse moléculaire peut élevée (c'est-à-dire d'oléfines jusqu'à-C8, en par ticulier d'isobutylène) étant comprise entre 25% environ et 600/o environ en poids, en partieulier entre 4Q% environ et 50 /0 environ en poids. Il est connu dans la technique antérieure de faire réagir l'isobutylène aussi bien que son dimère ou son trimère avec du soufre dans diverses conditions de réaction. Un travail récent dans ce domaine indique qu'un produit contenant un groupement trithione est obtenu. Il a été rendu compte de ce travail par Landis dans Chemical Reviens 65 237-45 (1965) et par Kharash et Meyers, chapitre 10 du volume Il de THE CBEMTSTRY 0F ORGANIC SULFUR COMPOUNDS (1966). Un des produits formés par la réaction des isobutylènes et du soufre est de l'hydrogène sulfuré. De nombreuses références de la technique antérieure enseignent qu'il est très souhaitable d'éliminer le produit hydrogène sulfuré à mesure qu'il est formé. Il est connu aussi dans la technique antérieure que 1'hydrogène sulfuré réagit avec l'isobutylène, aussi bien qu'avec son dimère et son trimère, pour former principalement les thiols correspondants, des sulfures, disulfures et polysulfures supérieurs étant formés comme sous-produits. Dans certains cas, l'utilisation de quantités assez petites de soufre dans cette réaction a été rapportée. Des références intéressantes à ce propos sont Jones et Reid, Je Am. Chem. Soc. 60 2452-55 (1938), Naylor, J. Chem. Soc. 1947 1532-39 et le brevet E.U.A. NO 3 221 056 délivré au nom de Loutham.Est intéressant également, le brevet E.U.A. NO 3 419 614 délivré au nom de Doss et concernant un procédé pour augmenter le rendement en thiols par la réaction, à des températures élevées, de divers composés éthylèniquement non-saturés avec l'hydrogène sulfuré et le soufre en présence de diverses matières basiques. Essentiellement le procédé de préparation des nouvelles compositions sulfurées selon la présente invention comprend les étapes consistant à (A) faire réagir au moins un composé ayant une liaison non-saturée carbone-carbone non-aromatique, du soufre et de l'hydrogène sulfuré dans des conditions de réaction appropriées et en quantités appropriées de façon à produire un premier produit de réaction sulfuré; (B) séparer du premier produit de réaction de l'étape (A), par des moyens appropriés, toutes matières bouillant à des températures peu élevées; et (C) éventuellement, traiter le produit séparé de (B) afin de réduire le soufre actif, de manière à obtenir la composition sulfurée désirée.Ainsi, les compositions sulfurées désirées selon la présente invention sont les produits de réaction de l'étape (A) desquels les matières ayant de bas points d'ébullition, s'il y en a, sont éliminées et qui de plus, si on le désire, sont traités pour réduction du soufre actif. L'analyse des compositions sulfurées préférées d'isobutylène et de diisobutylène selon la présente invention indique qu'elles sont composées principalement de disulfures, trisulfures, tétrasulfures et sulfures supérieurs. Plus spécialement, les compositions sulfurées sont préparées par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, (1) au moins un composé ayant une liaison nonsaturée carbone-carbone non-aromatique avec (2) du soufre et (3) de l'hydrogène sulfuré, le rapport molaire (a) de (1) à (2) étant compris entr#e 1 pour 0,1 environ et 1 pour 3,0 environ (de préférence entre 1 pour 0,3 environ et 1 pour 2,0 environ, en particulier entre 1 pour 0,5 environ et 1 pour 1,5 environ) et le rapport molaire (b) de (1) à (3) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et 1 pour 1,5 environ (de préférence compris entre 1 pour 0,2 environ et 1 pour sot,25 environ, en particulier compris entre 1 pour 0,4 environ et 1 pour 0,8 environ), (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (e) toutes matières ayant de bas points d'ébullition; et (C) éventuellement on ~traite le produit séparé de (B) de manière à réduire le soufre actif, de façon à obtenir la composition sulfurée désirée. La terminologie "matières ayant de bas poins d'ébullition" telle qu'utilisée. ici et dans les revendications annexées désigne des matières qui, en raison de leurs points d'ébullition relativement bas, sont avantageusement -éliminées du produit de réaction obtenu dans l'étape (A). La nature des matières ayant de bas points d'ébullition éliminées du produit de l'étape (A) variera suivant la quantité et le type des matières de départ utilisées et, en particulier, les conditions de réaction particulières utilisées et les critères utilisés dans l'élimination.Ainsi, la façon et les moyens selon lesquels les matières ayant de bas points #d'ébullition sont éliminées dépendront de critères tels que des considérations d'odeur, les be soins de recyclage de corps en réaction n'ayant pas réagi et de sous-produits et, dans une certaine mesure, le comportement et l'utilité de la composition sulfurée comme par exemple dans divers lubrifiants et fluides industriels et de coupe où une teneur en soufre particulièrement élevée (30 ou plus) est désirée. Un critère fondamental typique utilisé pour déterminer la mesure dans laquelle il faut éliminer des matières ayant de bas points d'ébullition du produit de réaction obtenu dans 1 tape (A) consiste à éviter des compositions qui soient inflamma bles- conformément aux normes établies par exemple par le Ministère des Transports et/ou le Ministère du Travail. il est souhaitable que les compositions sulfurées selon la présente invention, les concentrés aussi bien que les compositions lubrifiantes les contenant satisfassent à ces normes de manière à ne pas exiger de précautions excessives dans leur transport et leur stockage. On se référera à ce propos aux normes ASTM D-56, 93 et 1310. Avantageusement, les compositions sulfurées, ainsi que tous concentrés ou toutes compositions lubrifiantes préparés en les utilisant, présentent un point d'éclair au-dessus d'au moins 300C environ, de préférence au-dessus d'au moins 700C environ et en particulier au-dessus d'au moins 1000C environ, comme déterminé conformément à la norme ASTM D-93-73. -Quand on part de composés non-saturés volatils tels que ceux ayant jusqu'à 6 atomes de carbone environ, les matières ayant de bas points d'ébullition sont composées principalement de corps en réaction n'ayant pas réagi, de mercaptans et de monosulfures. Si les composés non-saturés sont gazeux aux pressions et températures ambiantes, alors que les composés non-saturés n'ayant pas réagi ainsi que tout hydrogène sulfuré n'ayant pas réagi peuvent être éliminés en partie simplement en ventilant le récipient à réaction après l'étape (A). Ces matières ayant de bas points d'ébullition peuvent être recyclées si on le désire. Quand les composés non-saturés de départ ont 15 atomes de carbone ou plus, ou ont des groupes polaires qui élèvent leur point d'ébullition,il n'est normalement pas nécessaire d'éliminer tous les mercaptans et les monosulfures ou même les composés nonsaturés n'ayant pas r#éagi, à moins que ce ne soit économiquement justifié comme dans le cas de recyclage ou quand on désire une plus haute teneur en soufre. De plus, quand on part de composés non-saturés ayant 30 atomes de carbone ou plus, le pourcentage de matières ayant de bas points d'ébullition qu'on élimine (sans tenir compte de tout H2S n'ayant pas réagi) peut être relativement bas (environ 3% en poids).par rapport au poids total du produit de réaction obtenu par l'étape (A). Dans certains cas~, comme par exemple la sulfuration d'alpha-méthylstyrène, les matières d'un bas point d'ébullition éliminées comprennent des sous-produits, comme du cumène, de la sulfuration de l'alpha-méthylstyrène dans l'étape (A) ou d'une autre réaction durant l'étape de séparation. Ici encore, la séparation de ces matières conformément à l'un quelconque des critères décrits ci-dessus, en particulier l'inflammabilité, constitue une séparation de matières ayant de bas points d'ébullition selon-la présente invention. Si on le désire, toutes matières solides peuvent aussi éventuellement être éliminées durant l'étape de séparation (B) ou le traitement facultatif (C). Normalement, l'élimination de toutes matières solides, s t il y en a de présentes, peut être effectuée de manière classique comme en décantant la phase liquide du récipient à réaction après achèvement de la réaction dans l'étape (A). Toutefois, si nécessaire, l'élimination des matières solides peut être effectuée par des techniques de filtration ou de centrifugation. Habituellement, il n'y aura pas de particules solides de soufre après l'étape (A), à moins toutefois quton utilise des proportions de soufre extrêmement élevées ou que la réaction ne soit pas=conduite à bonne fin.Quand on désire une teneur en soufre p#articulièrement élevée, des proportions assez faibles de soufre élémentaire peuvent rester dans la composition sulf-uréeO Une grande variété de composés non-saturés peuvent être sulfurés selon la presente invention et le type particulier de composé non-saturé ne limite pas, en général, la nature du procédé de sulfuration. Les insaturations éthylénique et acétylénique e#st habituellement préférée.Des composés non-saturés préférés p-our les compositions lubrifiantes selon la présente invention eomprennent ceux qui sont des co#mposés mono- ou di-oléfiniques (c'es-t-à-dire ayant une- ou deux doubles liaisons carbonecarbone) et, en particulier, des oléfines terminales (c'est-àdire # C= CH2) ayant une seule double liaison carbone-carbone. Des exemples de composés non-saturés sont ceux dans lesquels chaque paire d'atomes de carbone liés oléfiniquement (c'est à-dire # C = C s ) a des valences satisfaites indépendamment par des portions choisies parmi (a) -C(R)3 où chaque R est choisi indépendamment parmi l'hydrogène, un groupe alcoyle, alcényle, aryle, alcoyle substitué, alcényle substitué ou aryle substitué; avec la condition que deux groupes R quelconques peuvent être un groupe alcoylène ou alcoylène substitué de façon qu'un noyau ayant jusqu a environ 12 atomes de carbone soit formé; où M est un équivalent d'un cation de métal(de préférence du Groupe I ou il, par exemple du sodium, du potassium, etc) et où R est tel que R ci-dessus; où R est tel que R ci-dessus; (d) -X, où X est un halogène (par exemple du chlore, du brome ou de l'iode), (e) -YR où Y est de l'oxygène ou du soufre divalent et R est tel que R ci-dessus; (f) -A, où A est un groupe aryle ou aryle substitué ayant jusqu'à 12 atomes de carbone environ; et (g) de l'hydrogène; avec la condition que deux quelconques des valences peuvent être satisfaites par une portion alcoylène ou alcoylène substitué. Des composés non-saturés particulièrement utiles sont de 3 à environ 30 atomes de carbone (de préférence de 3 à environ 16 atomes de carbone). Parmi les composés non-saturés utiles dans la présente invention, sont compris ceux de la formule RrR2C = CR3R4 Formule I dans laquelle R1, R2, R3 et R4 sont choisis indépendamment parmi l'hydrogène et des groupes alcoyle, alcoyle substitué, alcényle, alcényle substitué, aryle et aryle substitué. De préférence, dans la formule I, R4 est, par exemple, de l'hydrogène et au moins un des substituants R1, #R2 et R n'est pas de l'hydrogène, 3 mais est un groupe alcoyle ou alcényle, de préférence alcoyle. La nature de tout substituant particulier dans les portions alcoyle, alcényle ou aryle substitué comme décrit cidessus ne constitue pas un aspect essentiel ou normalement critique de la présente invention et tout tel substituant, du mo ment qu'il est compatffible ou peut être rendu compatible dans des environnements lubrifiants et est non-gênant dans les conditions de réaction envisagées, est utile dans la présente invention. Ainsi, évidemment, des composés non-saturés substitués qui sont instables au point de se décomposer de manière nuisible dans les conditions de réaction utilisées ne sont pas envisagés ici. Toutefois, certains substituants tels que céto ou aldo peuvent subir avantageusement une sulfuration selon le procédé de la présente invention.Le choix de substituants appropriés pour l'obtention de compositions lubrifiantes utiles est généralement à la portée de l'homme de l'art ou, en variante, peut être établi par des essais courants. Les exemples typiques de tels substituants comprennent n'importe lesquelles des portions énumérées ci-dessus ainsi que des substituants hydroxy, amine, amino, sulfonyle, sulfinyle, sulfonate, nitro, des sels de métaux alcalins de mercaptans, des phosphates, des phosphites, etc. L'isobutylène, le propylène et les dimères, trimères et tétramères respectifs de chacun d'entre eux ainsi que des mélanges de n'importe lesquels de ces monomères ou oligomères sont particulièrement préférés parmi tous les composés non-satu rés. Parmi ces composés, l'isobutylène et le diisobutylène sont préférés, compte tenu en particulier des compositions ayant de particulièremen#t hautes teneurs en soufre qui peuvent être préparées à partir de ces oléfines. Les corps en réaction particulièrement préférés, c'està-dire l'îsobutylène ou le diisobutylène et le soufre et lthydro- gène sulfuré, sont bien connus et sont disponibles dans le commerce. Comme il est envisagé que pour la production industrielle on utilisera des sources industrielles de ces corps en réaction, les impuretés normalement associées à ces produits industriels peuvent être présentes. De plus, on pense généralement que le diisobutylène est composé de deux formes isomères et ce mélange est envisagé. Les corps en réaction soufre et hydrogène sulfuré réagissent avec les composés non-saturés dans un intervalle spécifié de rapports molaires. Ainsi, le soufre est utilisé de préférence à raison d'environ 0,3 mole à environ 3,0 moles par mole des composés non-saturés. Un intervalle particulièrement préféré va d'environ 0,5 mole à environ 2,0 moles par mole des composés non-saturés. L'intervalle tout particulièrement préféré, spécialement quand on utilise l'isobutylène, va d'environ 0,7 mole à environ 1,2 mole par mle des composés non-saturés. L'hydrogène sulfuré est utilisé à raison d'environ 0,1 mole à environ 1,5 mole par-mole de composé non-saturé, un intervalle préféré allant d'environ 0,4 mole à environ 1,25 mole par mole de composé non-saturé et un intervalle particulièrement préféré d'environ 0,4 mole à environ 0,8 mole. Dans des opérations discontinues, les corps en réaction sont présents dans des proportions telles que les composés nonsaturés réagissent avec un mélange de soufre et d'hydrogène sulfuré dans les rapports ci-dessus. Dans des opérations semi-continues et continues, les corps en réaction peuvent être mélangés dans un rapport quelconque. Toutefois, en ce qui concerne le bilan pondéral, ils sont finalement consommés durant le cours des deux dernières opérations dans les rapports spécifiés ci-dessus. Ainsi, par exemple, le récipient à réaction peut être initialement chargé de soufre seulement et les composés non-saturés ainsi que l'hydrogène sulfuré peuvent être ajoutés par additions successives et on les laisse réagir pendant un certain temps jusqu a ce que le rapport désiré soit obtenu. Toutefois, dans toutes ces opérations, les composés non-saturés doivent être mis à réagir avec le soufre en présence d'hydrogène sulfuré ajouté. La présente réaction de sulfuration est conduite à une température de réaction comprise entre au moins 500C environ et 3000C environ, un intervalle préféré allant de 1000C environ à 2000C environ. Un intervalle d'environ 1250C à environ 1800C est spécialement utilisable. La réaction est conduite dans un système de réacteur sous une pression supérieure à la pression atmosphérique; habituellement c'est la pression spontanée, c'est-à-dire la pression développée durant le cours de la réaction. La pression exacte produite peut varier durant le cours de la réaction et dépend de facteurs tels que le type du système et son fonctionnement, la température de réaction et'la pression de vapeur des corps en réaction et des produits. La réaction est conduite pendant un laps de temps suffisant pour former un produit ayant le degré désiré de sulfura tion. Le #temps réel nécessaire pour mener la réaction à bonne fin dépend de nombreux facteurs comprenant, par exemple, la nature des composés non-saturés utilisés, la température de réaction utilisée, les proportions dans lesquelles les corps en réaction sont présents, la présence de catalyseurs et, dans une moindre mesure, la pureté des corps en réaction. Le cours de la réaction dans des opérations discontinues ou semi-condinues peut être suivi commodément en contrôlant la variation de pression durant la réaction. Ordinairement, dans des opérations de ce type, la réaction est considérée comme complète quand la pression dans les récipients à réaction se stabilise à une valeur constante. Le présent procédé peut être mis en oeuvre sans qu'on fasse appel à des diluants ajoutés. Toutefois, des diluants peuvent être utilisés, par exemple pour régler les vitesses de réaction, si on le désire. Dans la conduite de la deuxième étape du présent procédé, c'est-à-dire l'étape (B), la séparation des matières volatiles est effectuée très efficacement en utilisant des techniques de séparation basées sur des différences dans les pressions de vapeur des matières à séparer. Ainsi, dans cette étape, des techniques de distillation comme la distillation sous vide ou la distillation à la pression atmosphérique sont utilisées efficacement pour séparer les matières ayant de bas points d'ébullition du produit de réaction brut de étape de sulfuration. De même, des techniques de strippage sous vide qui comportent la séparation des matières ayant de bas points d'ébullition du produit sous pression réduite et à diverses températures sont utiles pour effectuer l'étape de séparation. Egalement, des techniques comportant le passage d'un gaz inerte, comme de l'azote, à travers le mélange de réaction à diverses températures et pressions sont utiles pour séparer diverses matières bouillant à de basses températures. De plus, des techniques faisant intervenir la chromatographie en phase gazeuse sur une grande échelle et la distillation moléculaire sont utiles pour effectuer cette étape de séparation. Dans le cas des composés non-saturés d'un point d'é bullition assez bas comme l'isobutylène et d'autres composés nonsaturés de ce genre ayant jusqutà environ 6 atomes de carbone, la quasi-totalité des corps en réaction n'ayant pas réagi et des produits mercaptans et monosulfures est séparée dans l'étape de séparation (B) des disulfures, trisulfures, tétrasulfures et sulfures supérieurs. Les expressions "quasi-totalité" ou "plus grande patie sont utilisées pour définir une séparation d'au moins environ 50 de ces matières. De préférence, une séparation d'environ 60% de ces matières-est obtenue et d'une façon particulièrement préférable une séparation d'environ 75% est effectuée.On peut déterminer le pourcentage ou le degré de séparation et suivre le cours de l'étape de séparation par des techniques d'analyse connues de l'homme de l'art. Une technique utile consiste à utiliser la chromatographie en phase gazeuse. Le traitement éventuel pour réduire le soufre actif peut être effectué conformément à l'un quelconque des procédés connus dans la technique. Telle qu'utilisée ici et dans les revendications annexées, l'expression "soufre actif" se rapporte à l'activité du soufre (dans les compositions séparées de l'étape (B) envers des matières comme le cuivre qui sont susceptibles d'attaque dans certaines conditions ou certains environnements de lubrification. Des essais normalisés peuvent être utilisés pour déterminer l'activité du soufre d'une composition sulfurée particulière quelconque. Evidemment, des désactivateurs de métaux ou des passivateurs peuvent être utilisés dans les compositions lubrifiantes au lieu ou en plus de la réduction du soufre actif dans les compositions sulfurées elles-mêmes.Quand on désire de hautes teneurs en soufre actif (par exemple pour des fluides pour travail de métaux), la réduction du soufre actif peut être omise. Un procédé utile pour réduire le soufre actif est présenté dans le brevet E.U.A. NO 3 498 975, délivré le 3 mars 1970, qui est incorporé ici par référence. Brièvement, ce procédé comporte essentiellement le traitement de la composition sulfurée avec une solution aqueuse de sulfure de sodium pendant un laps de temps suffisant pour fixer le soufre actif. D'autres sulfures de métaux alcalins peuvent être utilisés pour remplacer le sulfure de sodium. Après le traitement, la phase aqueuse est séparée de la phase organique de manière que la phase organique contienne du soufre d'une activité réduite. Le degré de réduction peut etre mesuré commodément par des techniques connues de l'homme de l'art. Evidemment, l'étape (C) peut précéder l'étape (B) ou elles-peuvent etre conduites concuremment, si on le désire. D'autres traitements facultatifs peuvent etre utilisés pour améliorer des qualités telles que l'odeur, la couleur et les caractéristiques de souillure des compositions sulfurées selon la présente invention, si on le désire. Par exemple, le traitement de composés non-saturés sulfurés comme le diisobutylène avec des argiles acides (par exemple celle dite Super Filtrol) peut être avantageux en réduisant toute tendance de ces compositions sulfurées à dégager de l'hydrogène sulfuré. De plus, la filtration à travers de la terre à foulon, du charbon de bois activé, d'autres -caractéristiques telles que l'odeur, la couleur et la souillure.Toutefois, ces traitements ne sont souvent pas nécessaires quand on utilise un catalyseur basique et les compositions d'isobutylène sulfuré préférées sont particulièrement avantageuses en ce qu'aucun traitement ultérieur n'est nécessaire pour que les compositions aient des caractéristiques avantageuses d'odeur, de couleur et de souillure. Une compréhension plus claire des nouvelles composition sulfurées selon la présente invention, des procédés pour leur préparation et des compositions lubrifiantes contenant ces compositions sulfurées peut etre obtenue d'après les exemples donnés ci-après,# qui illustrent l'invention, mais ne doivent pas être considérés comme la limitant. Exemple 1 Du soufre en poudre (526 grammes, 16,4 moles) est introduit dans un réacteur tenant de hautes pressions, entouré d'une chemise, qui est équipé d'un agitateur et de serpentins internes de refroidissement. On fait circuler de la saumure réfrigérée dans les serpentins de manière à refroidir le réacteur avant l'introduction des corps en réaction gazeux. Après fermeture du réacteur, mise sous vide à environ 2 mm de Hg et refroidissement, on introduit dans le réacteur 920 grammes (16,4 moles) d'isobutylène et 279 grammes (8,2 moles) d'hydrogène sulfurée On chauffe le réacteur en utilisant de la vapeur d'eau dans la chemise extérieure à une température d'environ 1820C en une période de 1,5 heure environ.Une pression maximale d'environ 95 kg/cm2 dans le réacteur est atteinte à 1680C environ durant ce chauffage, Avant l'arrivée à la température maximale de réaction, la pression commence à diminuer et continue à diminuer régulièrement tandis que les corps en réaction sont consommés. Après environ 10 heures à une température de réaction de 1820C environ, la 2 pression est de 21,8-23,9 kg/cm et la vitesse de variation de pression est d'environ 0,35-0,7 kg/cm2 par heure. L'hydrogène sulfuré et l'isobutylène n'ayant pas réagi Oont évacués du réacteur vers un système de récupération approprié. Quand la pression dans le réacteur est devenue la pression atmosphérique, on enlève le produit du réacteur et on obtient un produit fluide de couleur rougeâtre. On soumet ensuite le produit à un traitement ultérieur en l'introduisant dans un ballon approprié et en faisant passer de l'azote gazeux à travers le produit à 1000C environ afin de séparer la fraction bouillant à des températures assez basses. La matière ayant subi ce traitement est mélangée avec 5% d'une argile acide (Super Filtrol) pendant une heure à 1000C et ensuite filtrée en utilisant environ 1% d'un adjuvant de filtration terre d'infusoires. On obtient dans l'étape de séparation une séparation de plus de 75% de l'isobutylène n'ayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures présents dans le mélange de réaction brut. Le produit final contient 42,5 en poids de soufre. Dans les exemples 2 à 5, on suit le mode opératoire général de l'exemple 1, en faisant varier des variables telles que les proportions des corps en réaction, la température de réaction et la composition du mélange réactionnel. L'étape de séparation dans ces préparations est effectuée par barbotage préliminaire d'azote gazeux à travers le mélange de réaction, suivi d'un strippage sous vide du mélange résultant. Exemple 2 Le mélange réactionnel comprend l'isobutylène, le soufre et l'hydrogène sulfuré dans les rapports molaires de 1 1 : 0,4. La température de la réaction est de 1710C. A la fin de la réaction, 76,2% en poids des corps en réaction n'ayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures sont obtenus dans l'étape de séparation. Le produit brut et le produit final, res pectivement, contiennent 13,7% et 3,70/0 de corps en réaction n'ayant pas réagi f de mercaptans et de monosulfures. Les déterminations des corps en réaction n'ayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures tant dans le produit brut que dans le produit final sont basées sur l'analyse par chromatographie en phase gazeuse où les pourcentages indiqués sont des pourcentages de la surface totale mesurée.Le produit final présente une teneur en soufre de 43,650/0 en poids. Exemple 3 Le meme mélange réactionnel qu'indiqué dans l'exemple 2 avec les mêmes proportions molaires est soumis à une température de réaction de 1930C et on sépare#une quantité moindre des corps en réaction n'ayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures, à savoir 61% dans l'étape de séparation. Le produit brut et le produit final présentent ces corps en réaction n'ayant pas réagi, mercaptans et monosulfures (par chromatographie en phase gazeuse) dans des proportions de 11,5% et 4,546 respectivement. Le produit final contient 44,22 en poids de soufre. Exemple 4 Le mélange réactionnel utilisé ici comprend les mêmes constituants que l'exemple 3 dans les rapports molaires 1 : 1 0,8. On utilise la même température que dans l'exemple 3, à savoir 193 C, assurant une séparation de 67 des corps en réaction ntayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures dans ltéta- pe de séparation. Le produit brut et le produit final présentent ces constituants à raison de 15,0 et de 5, 5,0%, respectivement (chromatographie en phase gazeuse). Le produit final contient 51,43% en poids de soufre. Exemple 5 Le mélange réactionnel comprend les mêmes constituants que dans l'exemple 2, mais avec les rapports molaires 1:1,2:0,4. On utilise la même température que dans l'exemple 2, à savoir 1710C. - Dans l'étape de séparation, 80% des corps en réaction n'ayant pas réagi, des mercaptans et des monosulfures sont éliminés. L'analyse par chromatographie en phase gazeuse du produit brut et du produit final indique qu'ils contiennent 12,4% et 2,5%, respectivement, des mercaptans et monosulfures n'ayant pas réagi. Le produit final èontient 48 7% en poids de soufre. D'après les résultats ci-dessus, il est évident que l'étape de sulfuration du présent procédé peut être conduite de diverses manières en utilisant un mélange réactionnel comprenant de l'isobutylène, du soufre et de l'hydrogène sulfuré. Ainsi, les trois constituants, c'est-à-dire l'isobutylène, le soufre et l'hydrogène sulfuré, peuvent être mis à réagir sans la présence d'aucune matière active supplémentaire, c'est-àdire que le mélange réactionnel est constitué essentiellement d'isobutylène, de soufre et d'hydrogène sulfuré. La composition sulfurée finale obtenue par cette étape de sulfuration a de bonnes propriétés comme additif lubrifiant. Comme on l'a décrit brièvement ci-dessus, les compositions sulfurées selon la présente invention sont particulièrement utiles comme additifs pour des huiles d'une viscosité lubrifiante dans la préparation de compositions lubrifiantes. il est connu que les hautes pressions rencontrées durant l'utilisation de certains types d'engrenages et de paliers peuvent causer la rupture du film de lubrifiant et peuvent causer des dommages, tels qu'une usure excessive, une détérioration superficielle et un grippage, aux surfaces métalliques de ces organes. C'est une pratique courante d'incorporer dans les huiles lubrifiantes des composés tels que des agents d'extrtme-pression (EP) et des agents anti-usure capables d'améliorer les propriétés du lubrifiant afin de protéger les surfaces métalliques dans ces conditions d'extrême-pression, de température élevée et de grande vitesse. Egalement, il est bien connu dans la technique que quand des huiles lubrifiantes sont soumises à des périodes prolongées d'utilisation, en particulier à des températures opératoires élevées, elles ont tendance à se décomposer avec formation de divers produits d'oxydation, tels que des matières acides, des peroxydes et d'autres produits de décomposition. Les produits peuvent avoir des effets défavorables tant sur l'huile lubrifiante de base que sur les diverses matières qui viennent en contact avec ces compositions lubrifiantes.Ainsi, ces produits favorisent la corrosion de diverses surfaces métalliques, telles que d'organes de moteurs, d'engrenages, etc, mises en contact avec une composition contenant ces divers produits d'oxydation et d'autres produits de décomposition. C'est une pratique courante d'incorporer dans les huiles lubrifiantes de base des composés, à savoir des inhibiteurs d'oxydation, capables d'aug menter la résistance de ces huiles à l'oxydation. Ainsi, les compositions selon la présente invention sont particulièrement utiles comme additifs pour #des huiles lubrifiantes dans lesquelles ils servent principalement d1agents d'extrême-pression, d'agents anti-usure et d'inhibiteurs d'oxydation. Les compositions lubrifiantes contenant les présentes compositions sulfurées comme additifs (que l'on appellera quelquefois ci-après "les présents additifs" ou "les additifs sulfurés") comprennent une proportion majeure d'huiles lubrifiantes et une proportion assez faible, suffisante pour améliorer les propriétés d'extrême-pression, anti-usure et d'inhibition de l'oxydation de la composition lubrifiante, de la composition sulfurée. En général, les présentes compositions sulfurées sont utilisées dans des proportions comprises entre 0, 01% environ et 20% environ en poids par rapport au poids total de la composition lubrifiante. La concentration optimale pour un additif particulier dépendra dans une large mesure du type de service pour lequel la composition est prévue.Dans la plupart des applications, des compos#itions lubrifiantes contenant d'environ 0,10/o à environ 10% en poids de la présente composition sulfurée sont utiles, mais pour certaines applications, comme dans des lubrifiants pour engrenages et dans les moteurs Diesel, des compositions# contenant jusqu'à 20% en poids ou plus peuvent être préférées. Les présentes compositions sulfurées peuvent être utilisées efficacement dans diverses compositions lubrifiantes. préparées pour diverses utilisations. Ainsi, des compositions lu#brifiantes contenant le présent additif sont efficaces comme huiles lubrifiantes pour le graissage des moteurs à combustion interne à allumage par étincelle et à allumage par compression, comprenant des moteurs d'automobiles et de camions, des moteurs à deux temps, des moteurs à pistons d'aviation, des moteurs Diesel marins et pour service peu sévère, etc.Egalement, des fluides pour transmissions automatiques, des lubrifiants pour ensemble boite de vitesse pont arrière combiné, des lubrifiants pour engrenages, des lubrifiants pour le travail de métaux, des fluides hydrauliques et d'autres compositions d'huiles lubrifiantes et de graisses peuvent être améliorés par l'incorporation des présents additifs La composition lubrifiante selon la présente invention peut évidemment être préparée par divers procédés connus dans la technique. Un procédé commode consiste à ajouter le présent additif sulfuré sous la forme d'une solution concentrée ou d'une suspension sensiblement stable à une quantité suffisante du lubrifiant de base pour former les compositions lubrifiantes.Ce concentré d'additif contient l'additif sulfuré en quantité convenable pour fournir la proportion appropriée d'additif dans la composition lubrifiante finale quand il est ajouté à une quantité prédéterminée de lubrifiant de base. Egalement, le concentré peut contenir des quantités appropriées de n importe quels additifs supplémentaires désirés dans la composition lubrifiante finale. Généralement, le concentré- comprendra d'environ 20% à environ 90% de l'additif sulfuré, le complément étant un solvant ou diluant normalement liquide sensiblement inerte, plus tous additifs supplémentaires utilisés. Les solvants et diluants utilisables comprennent n'importe lesquelles des huiles naturelles ou synthétiques dont il est question ici, le kérozène, le xylène, le benzène, des mélanges de deux ou plus de ces matières et d'autres solvants et diluants connus dans la technique. Ci-après, ces solvants et diluants normalement liquides sensiblement inertes utilisés dans la préparation de concentrés d'additifs seront appelés collectivement véhicules. Normalement, les véhicules sont solubles dans l'huile au moins dans la mesure de leur concentration dans les compositions lubrifiantes finales préparées en les utilisant. Les additifs sulfurés selon la présente invention sont utilisés efficacement en utilisant des huiles de base d'une viscosité lubrifiante dérivées de diverses sources. Ainsi, des huiles de base dérivées de sources tant naturelles que synthétiques sont utiles pour la préparation de compositions lubrifiantes selon la présente invention. Les huiles naturelles comprennent des huiles animales, comme l'huile de lard; des huiles végétales, comme l'huile de ricin; et des huiles minérales, telles que des huiles minérales traitées au solvant ou traitées à l'acide des types paraffine que, naphténique ou mixte paraffinique-naphténique. Sont utiles aussi, des huiles d'une viscosité lubrifiante dérivées du charbon ou du schiste. De nombreux lubrifiants synthétiques sont connus dans la technique et sont utiles comme huile lubrifiante de base pour des compositions lubrifiantes contenant les présents additifs. Des-exposés sur les lubrifiants synthétiques sont contenus dans les publications suivantes : SYNTHETIC LUBRICANTS par R. C. Gunderson et A. W. Hart, publié par Reihold (N.Y. 1962); LUBRICATION AND LUBRiCANTS, E. R. Braithwaite, éd., publié par Elsevier Publishing Co., (N.Y., 1967), chapitre 4, pages 166 à 196, Synthetic Lubricants" et SYNTHETIC LUBRICANTS par L. W. Ranney, publié par Noyes Data Corp. (Park Ridge, N. J., 1972). Ces publications sont incorporées ici par référence pour établir l'état de la technique en ce qui concerne l'identification des types tant généraux que particuliers de lubrifiants synthétiques qui peuvent etre utilisés conjointement avec les additifs selon la p#résente invention. Ainsi, les huiles de base lubrifiantes synthétiques utiles comprennent des huiles d'hydrocarbures résultant de la polymérisation ou de la copolymérisation d'oléfines , comme du polypropylène, du polyisobutylène et des copolymères propylène isobutylène; et les huiles d'halogénohydrocarbures, comme du polybutylène chloré. #D'autres huiles de base synthétiques utiles comprennent celles à base d'alcoyl benzènes, comme de dode- cylbenzène, de tétra-#écylbenzène et celle à base de composés polyaromatiques, comme des biphényles et des terphényles. Une autre classe connue d'huiles synthétiques utiles comme huiles de base pour les présentes compositions lubrifiantes est constituée de celles à base de polymères et d'interpolymères d'oxydes d'alcoylène, et les huiles obtenues par la modification des groupes hydroxy terminaux de ces polymères (par exemple par l'estérification ou l'éthérification des groupes hydroxy). Ainsi, des huiles de base utiles sont obtenues à partir d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène polymérisés ou à partir des copolymères d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène. Des huiles utiles comprennent les éthers alcoyliques et aryliques des oxydes d'alcbylène polymérisés, comme l'éther méthylique d'un polyisopropylène-glycol, l'éther diphénylique d'un poly éthylène-glycol et l'éther diéthylique du propylène-glycol. Une autre série utile d'huiles de base synthétiques est dérivée de l'estérification du groupe hydroxy terminal des oxydes d'alcoylène polymérisés avec des acides mono- ou polycarboxyliques. Des exemples de cette série sont les esters d'acide acétique ou les esters d'acides gras en C3-C8 mélangés des diesters du C Oxo acide de tétraéthylène-glycol. 13 Une autre classe appropriée d'huiles lubrifiantes synthétique comprend les esters d'acides dicarboxyliques, comme l'acide phtalique, l'acide succinique, l'acide oléique, l'acide azélaique, l'acide subérique, l'acide sébacique, avec divers alcools. Des exemples particuliers de ces esters comprennent l'adipate de dibutyle, le sébacate de di(2-éthylhexyle), etc. Des huiles à base de silicones telles que des huiles de polyalcoyl-, polyaryl-, polyalcoxy- ou polyaryloxy-siloxanes et les huiles de silicate, c'est-à-dire le silicate de tétraséthyleg constituent une autre classe utile de lubrifiants synthétiques. D'autres huiles lubrifiantes synthétiques comprennent des esters liquides d'acides contenant du phosphore, comme le phosphate de tricrésyle, des tétrahydrofurannes polymérisés , etc. Des huiles non-raffinées, raffinées et re-raffinées du type décrit ci-dessus sont utiles comme huiles de base pour la préparation de compositions lubrifiantes selon la présente invention Les huiles non-raffinées sont celles obtenues diree- tement à partir d'une source naturelle ou synthétique sans autre purification ou traitement Par exemple, une huile de schiste obtenue directement par des opérations de distillation à la cornue, une huile de pétrole obtenue directement par distillation ou une huile d'ester obtenue directement par un procédé d'esté rification, et utilisées sans autre traitement, sont des huiles non raffinées. Les huiles raffinées sont similaires aux huiles non-raffinées, à ceci près qu'elles ont été traitées ensuite dans une un plusieurs étapes de purification, pour amélioration d'une ou de plusieurs propriétés. De nombreuses telles techniques de purification sont connues de l'homme de l'art, comme l'extraction au solvant, l'extraction acide ou basique, la filtration, la per colation, etc. Les huiles re-raffinées sont obtenues par divers procédés similaires à ceux utilisés pour l'obtention des huiles affinées. Les huiles re-raffinées sont appelées aussi huiles régénérées ou traitées de nouveau et ont été traitées par des techniques supplémentaires visant à l'élimination d'additifs usés et de produits de décomposition de l'huile. Les présents additifs peuvent être utilisés isolément ou en combinaison avec d'autres additifs pour lubrifiants connus dans la technique antérieure. Un bref exposé concernant les additifs classiques pour compositions lubrifiantes est contenu dans les publications suivantes : LUBRICANT ADDITIVES, par C. V. Smalheer et R. Kennedy Smith, publié par la Lezius-Hiles Company, Ohio (1967) et LUBRICANT ADDITIVES, par M. W. Ranney, publié par Noyes Data Corp., Park Ridge, New Hersey (1973). Ces publications sont incorporées ici par référence pour établir l'état de la technique en ce qui concerne l'identification de types tant généraux que particuliers d'autres additifs qui peuvent être utilisés conjointement ayec les additifs selon la présente invention. En général, ces additifs supplémentaires comprennent des détergents du type contenant de la cendre, des dispersants sans cendre, des agents améliorant l'indice de viscosité, des abaisseurs de point d'écoulement, des agents anti-mousse, des agents d'extr#me-pression, des-agents anti-usure, des agents antirouille, des inhibiteurs d'oxydation et des inhibiteurs de corrosion. Les détergents contenant de la cendre sont les sels neutres et basiques bien connus de métaux alcalins et alcalinoterreux d'acides sulfoniques, d'acides carboxyliques ou d'acides organiques contenant du phosphore. Les sels le plus couramment utilisés de ces acides sont les sels de sodium, de potassium, de lithium, de calcium, de magnésium, de strontium et de baryum. Les sels de calcium et de baryum sont utilisés plus souvent que les autres. Les sels basiques" sont les sels de métaux connus dans la technique dans lesquels le métal est présent en quantité steechiométriquement supérieure à celle nécessaire pour neutraliser l'acide. Les sels super-basiques de calcium et de baryum d'acides sulfoniques du pétrole sont des exemples typiques de ces sels basiques. Des exemples des agents d'extr#me-pression, des inhibiteurs de corrosion et des inhibiteurs d'oxydation sont des hydrocarbures a#li##phatiques chlorés, comme de la paraffine chlorée; des sulfures et polysulfures organiques, comme le disulfure de benzyle, le disulfure de tis-(chlorobenzyle), le tétrasulfure de dibutyle, l'huile de spermacéti sulfurée, l'ester de méthyle sulfuré d'acide oléique, un alcoylphénol sulfuré, du dipentène sulfuré et du terpère sulfuré, et des produits d'addition de Diels-Alder sulfurés; des hydrocarbures phosphosulfurés, comme le produit de réaction de sulfure de phosphore avec de la térébenthine ou de l'oléate de méthyle; des acides phosphoriques des esters dérivés du phosphore comme les phosphites de dihydrocarbyle et de trihydrocarbyle, par exemple le phosphite de dibutyle, le phosphite de diheptyle, le phosphite de dicyclohexyle, le phosphite de pentylphényle, le phosphite de dipentylphényle, le phosphite de tridécyle, le phosphite de distéaryle et un phosphite de polypropylènephénol; des thiocarbamates de métaux, comme le dioctyldithiocarbamate de zinc et l'heptylphénol dithiocarbamate de baryum; des sels de métaux du Groupe Il d'acide phos phorodithioique, comme le dicyclohexyl phosphorodithioate de zinc et les sels de zinc d'un acide phosphorodithiorque; et des esters d'acides phosphorodithio#ques tels que des acides phosphoro dithioiques traités avec du styrène ou des époxydes. Les détergents et dispersants sans cendre sont une classe bien connue d'additifs pour lubrifiants et sont étudiés de manière poussée et illustrés dans les publications précitées par Smalheer et autres et par Ranney et dans les références qui y sont citée. Des types particulièrement utiles de dispersants sans cendre sont à base des produits de réaction d'acides hydro carbylsuceiniques et de polyamines ou d'alcools polyhydriques. Ces produits de réaction peuvent être traités ultérieurement avec des matières telles que le sulfure de carbone et des cyanures d'alcényle pour produire d'autres dispersants sans cendre utiles. Les abaisseurs de point d'écoulement sont illustrés par les polymères d'éthylène, de propylène, d'isobutylène et de poly(alcoyl méthacrylate). Les agents anti-mousse comprennent des alcoyl siloxanes polymères, des poly(alcoyl méthacrylates), des terpolymères de diacétone acrylamide et d'acrylates ou méthacrylates d'alcoyle et les produits de condensation d'alcoyl phénols avec du formaldéhyde et une amine. Les additifs améliorant l'indice de viscosité comprennent des méthacrylates d'alcoyle polymérisés e-t copolymérisés et des polyisobutylènes. Quand des additifs supplémentaires sont utilisés dans des compositions lubrifiantes comprenant le présent additif, ils sont utilisés aux concentrations dans lesquelles ils sont normalement utilisés dans la technique. Ainsi, ils seront généralement utilisés dans une proportion comprise entre o,ooî% environ et 25% environ par rapport au poids de la composition totale, en fonction évidemment de la nature de l'additif et de la nature de la composition- lubrifiante. Par exemple, des dispersants sans cendre peuvent être utilisés dans des proportions comprises entre 0,1% environ et 10% environ et des détergents contenant des métaux peuvent être utilisés dans des proportions comprises entre 0, 1% environ et 20% environ en poids D'autres additifs, les agents améliorant l'indiee de viscosité, les agents antimousse, etc, sont nor malement utilises dans des proportions comprises entre 0,001% environ et 10% environ en poids par rapport à la composition totale, suivant la nature et le rôle de l'additif particulier. Les compositions lubrifiantes suivantes illustrent l'incorporation des additifs selon la présente invention dans ces types de compositions Exemple A Une composition lubrifiante utilisable comme huile pour moteurs est préparée en utilisant une huile de base lubri- fiante minérale 10lf-40 et, comme additifs n 5,41 d'un additif améliorant l'indice de viscosité polyisodécrylacrylate; 4,2% d'un dispersant sans cendre à base du produit de réaction d'une anhydride polyisobutényl succinique9 de penta-érythrito1 eb de polyéthylène polyamine; 1,57% d'un détergent sulfite de cal cium superbasique; 0,94 d'un inhibiteur d'oxydation isobutylamyl phosphorodithioate de zinc; O, 27% du produit isobuitvlè- ne sulfuré de l'exemple 1; et 40 ppm d'un agent antimousse classique. Exemple B On prépare une composition lubrifiante utilisable comme lubrifiant pour engrenages en utilisant une huile minérale de base SAE 90 et comme additifs : 2,0% d'un phosphite de dial coyle dérivé d'alcools en C14 18 ; 0,25% d'une amine primaire aliphatique disponible dans le commerce, dans laquelle les groupes aliphatiques sont un mélange de radicaux alcoyle tertiaire ayant de 11 à 14 atomes de carbone; 0,08 d'un agent antimousse classique à base d'un polymère d'acrylate de 2-éthylhexyle et d'acrylate d'éthyle; et 4,1% des compositions d'isobutylène sulfuré de l'exemple 5. Exemple C On prépare une composition lubrifiante utilisable comme lubrifiant pour engrenages industriels en utilisant une huile lubrifiante minérale de base SAE 90 et 4,0% d'un concentré d'additifs. Le concentré d'additifs est à base d'huile minérale et comprend les additifs suivants 2 2% d'un mélange d'esters sulfurés d'acides gras et d'huile de lard; 0,5 d'un phosphite de dialcoyle dérivé d'alcools à chaine longue; 0, 02% d'un agent antimousse classique à base d'un polymère d'acrylate de 2-éthy-lhexyle et d'acrylate d'éthyle; et 1725% de la cor~lpom sition d'isobutylène sulfuré de l'exemple 4. Exemple D On prépare une composition lubrifiante utilisable comme huile pour moteurs en utilisant une huile lubrifiante de base minérale 10W-30 et, comme additifs 5,00% d'un copolymère styrène-anhydride maléfique, partiellement estérifié avec des alcools en C4-C18 et neutralisé avec un mélange de C11 -C14 de viscosité; 1,77% d'un détergent phénate de calcium superbasique sulfuré traité à l'oxyde de propylène; 0,46% d'un détergent sulfonate de magnésium superbasique; 3,81% d'un dispersant sans cendre à base du produit de réaction d'un anhydride polylsobuté- nyl succinique, de penta-érythritol et de polyéthylène polyamine; 0,20% d'un désactivateur du cuivre dispnnible dans le commerce; 1,66 d'un dispersant sans cendre à base du-produit de réaction d'un anhydride polisobutényl succinique, de polyéthylène polyamine et d'acide. borique; 0,35% d'un acide succinique alcényle dans lequel le groupe alcényle est dérivé d'un tétramère de propylène;; 2,00 du produit de l'exemple 49 0,21% d'une huile minérale diluante et 0, olo,b d'un agent antimousse silicone Exemple E E On prépare une composition lubrifiante utilisable comme lubrifiant industriel en utilisant de l'eau ordinaire et, comme additifs : 5,03% d'une huile lubrifiante 100N; 0,27% d'acides gras; 0,23% d'une huile naphténique; 0,13% d'un anhydride polyisobutényl succinique#; 0,12% d'un mélange d'alcools en C4-C5 ; 008% d'une solution aqueuse à 45% d'hydroxyde de potassium; 0,040/0 d'isopropanolamine: et 0,35b/o du produit de exemple 1. Exemple F On prépare la composition lubrifiante de l'exemple E, à ceci près qu'on substitue 2,23 du produit de l'exemple 3 au produit de l'exemple 1. Dans les exemples ci-dessus, ainsi que dans la description et les revendications, tous les pourcentages sont exprimés en pourcentages en poids et toutes les parties sont exprimées en parties en poids, à moins d'indication contraire. De même, toutes les températures sont exprimées en degrés Celsius (OC), à moins d'indication contraire, et toutes les pressions sont des pressions relatives exprimées en kg/cm2, à moins d'indication contraire. Egalement, les formes au singulier de "un", "une"et "le" ou "la" englobent le pluriel, sauf si le contexte indique clairement qu'il n'en est pas ainsi. Par exemple, la phrase "ayant une liaison non-saturée carbone-carbone non-aromatique" désigne des composés ayant une seule ou plusieurs liaisons carbone-carbone non-saturées. Normalement, il y aura moins de quatre, de préférence une ou deux (en particulier une seule) liaisons non-saturées par composé non-saturé. REVENDICATIONS 1) Une composition lubrifiante comprenant une proportion majeure d'huile lubrifiante et une proportion assez faible d'un additif, qui est une composition sulfurée préparée par un procédé comprenant les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique (1) au moins un composé ayant une liaison non-saturée carbone-carbone non-aromatique; (2) du soufre; et (3) de l'hydrogène sulfuré, le rapport molaire (a) de (1) à (2) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et 1 pour 3,0 environ et le rapport molaire (b) de (1) à (3) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et 1 pour 1,5 environ; (B) on sépare du produit de réaction de (A) toutes matières ayant de bas points d'ébullition; et (C) éventuellement, on traite le produit séparé-de (B) de manière à réduire le soufre actif, de façon à obtenir la composition sulfurée désirée. 2) Une composition lubrifiante selon la revendication 1, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 500C environ à 3000C environ. 3) Une composition lubrifiante selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'au moins un des composés non-saturés est un composé oléfinique ayant une ou deux doubles liaisons carbonecarbone. 4) Une composition lubrifiante selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'au moins un des composés non-saturés est une mono-oléfine terminale. 5) Une composition lubrifiante selon la revendication 4, caractérisée en ce que le rapport molaire (a) est compris entre 1 pour 0,3 environ et pour 2,0 environ et que le rapport molaire (b) est compris entre 1 pour 0, 4 environ et pour 1,25 environ. 6) Une composition lubrifiante selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque composé oléfinique a de 3 à environ 30 atomes de carbone. 7) Une composition lubrifiante selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque valence des atomes de carbone liés oléfiniquement est satisfaite indépendamment par une portion choisie parmi (a) -C(R)3 où chaque R est choisi indépendamment parmi l'hydrogène, un groupe alcoyle, alcényle, aryle, alcoyle substitué, alcényle substitué ou aryle substitué, avec la condition que deux groupes R quelconques peuvent être une portion al- coylène ou alcoylène substitué de manière qu'un cycle allant jusqutà environ 12 atomes de carbone soit formé où M est un équivalent d'un cation de métal du Groupe I ou du Groupe il et où R est tel que ci-dessus; où chaque R est tel que ci-dessus;; où X est un halogène 2 (e) -YR, où Y est de l'oxygène ou du soufre divalent et chaque R est tel que ci-dessus; (f) -A9 où A est un groupe aryle ou aryle substitué ayant jusqu'à 12 atomes de carbone; et (g) de lthydrogène; avec la condition que deux v-a- lences quelconques peuvent être satisfaites par une portion alcoylène ou alcoylène substitué. Une composition lubrifiante selon la revendication 7, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans Un intervalle de température de 1000C environ à 2000C environ. 9) Une composition lubrifiante selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport molaire (a) est compris entre 1 pour 0,3 environ et pour 2,0 environ. 10) Une composition lubrifiante selon la revendication 9, caractérisée en ce que le rapport molaire (a) est compris entre 1 pour 0,5 environ et pour 1,5 environ et le rapport molaire (b) est compris entre 1 pour 0,4 environ et pour 0,8 environ. 11) Une composition lubrifiante selon la revendication 10, earactérisée en ce que le composé non-saturé a de 3 à 16 atomes de carbone environ. 12) Une composition lubrifiante selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un des composés non-saturés est au moins un composé oléfinique de la formule R R C=CR3R4 dans laquelle R1, R2, R3 et R4 sont choisis chacun indépendamment parmi l'hydrogène et des groupes alcoyle, alcoyle substitué, alcényle, alcényle substitué, aryle et aryle substitué. 13) Une composition lubrifiante selon la revendication 12, caractérisée en ce que le nombre total d'atomes de carbone dans chaque composé oléfinique est compris entre 3 et 30 environ. 14) Une composition lubrifiante selon la revendication 13, caractérisée en ce que le composé oléfinique est au moins un composé de la formule R1R2C=CR3H dans laquelle R1, R2 et R3 sont choisis indépendamment parmi des groupes alcoyle, alcényle et l'hydrogène, avec la condition qu'au moins un des substituants R1, R2 et R3 n'est pas de l'hy- drogène et que le nombre total d'atomes de carbone dans chaque composé oléfinique est compris entre 3 et 16 environ. 15) Une composition lubrifiante selon la revendication 12, caractérisée en ce que le composé oléfinique est choisi parmi le propylène et l'isobutylène, leurs dimères, trimères et tétramères respectifs et des mélanges de deux ou plus quelconques d'entre eux. 16) Une composition lubrifiante selon la revendication 15, caractérisée en ce que le composé oléfinique est choisi parmi l'isobutyîène, ses dimères et leurs mélanges. 17) Une composition lubrifiante comprenant une proportion majeure d'huile lubrifiante et une propostion assez faible efficace d'un additif, qui est une composition d'isobutylène sulfuré préparée par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique de l'isobutylène avec un mélange de soufre et d-thydrogène sulfuré, les rapports molaires du soufre et de l'hydrogène sulfuré à l'isobutylène étant compris entre 0,3 mole environ et 2,0 moles environ de soufre et entre 0,1 mole environ et 1,25 mole environ d'hydrog#ène sulfuré par mole dtiso- butylène; et (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (A) la quasi-totalité des corps en réaction n'ayant pas réagi, le produit mercaptan et le produit monosulfure, de manière à obtenir le produit isobutylène sulfuré désiré. 18) Une composition lubrifiante selon la revendication 17, caractérisée en ce que le rapport molaire du soufre à l'isobutylène est compris entre 0,5 mole environ et 1,5 mole environ. 19) Une composition lubrifiante selon la revendication 18, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 1000C environ à 3000C environ et que le rapport molaire de l'hydrogène sulfuré est compris entre 0,4 mole environ et 0,8 mole environ. 20) Une composition lubrifiante selon la revendication 17, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 1000C environ à 3000C environ et que les rapports molaires du soufre et de lthydrogène sulfuré à l'isobutylène sont compris entre 0,7 mole environ et 1,2 mole environ de soufre et entre 0,1 mole environ et 1,25 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène. 21) Une composition lubrifiante selon la revendication 20, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 1000C environ à 3000C environ et que le rapport molaire de l'hydrogène sulfuré est compris entre 0,4 mole environ et 0,8 mole environ par mole d'isobutylène. 22) Une composition lubrifiante selon la revendication 17, caractérisée en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 1000C environ-à 3000C environ et que les rapports molaires du soufre et de l'hydrògène sulfuré à k'isobutylène sont compris entre 0,7. mole environ et 1,2 mole environ de soufre par mole d'isobutylène et entre o-,4 mole environ et 0,8 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène. 23) Une composition lubrifiante selon la revendication 22, caractérisée en ce que les additifs sont présents dans une proportion comprise entre environ 0, 01% et environ 20% en poids. 24) Un concentré d'additif comprenant un véhicule sensiblement inerte et d'environ 20% à environ 90% en poids d'une composi tion sulfurée préparée par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique (1) au moins un composé ayant une liaison non-saturée carbone-carbone non-aromatique; (2) du soufre; et (3) de l'hydrogène sulfuré, le rapport molaire (a) de (1) à (2) étant compris entre 1 pour environ 0,1 et pour environ 3,0 et le rapport molaire (b) de (1) à (3) étant compris entre 1 polir environ 0,1 et pour environ 1;5; et (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (A) toutes matières ayant de bas points d'ébullition; et (C) éventuellement, on traite le produit séparé de (B) de manière à réduire le soufre actif, de façon à obtenir la composition sulfurée désirée. 25) Un concentré d'additif selon la revendication 24, caractérisé en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 500C environ à- 3000C environ. 26) Un concentré d'additif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'au moins un des composés non-saturés est un composé oléfinique de 3 à environ 30 atomes de carbone. 27) Un concentré d'additif selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'au moins un des composés oléfiniques est un composé ayant une double liaison carbone-carbone. 28) Un concentré d'additif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le composé oléfinique est une oléfine terminale. 29) Un concentré d'additif comprenant un véhicule sensiblement inerte et de 20% à environ 90 en poids d'une composition d'isobutylène sulfuré préparée par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, de l'isobútylène avec un mélange de soufre et de l'hydrogène sulfuré, les rapports molaires du soufre et de L'hydrogène sulfuré à l'isobutylène étant compris entre 0,3 mole environ et 2,0 moles environ de soufre et entre 0,1 mole environ et t,25 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène; et (B) on sépa#re du produit de réaction de l'étape (A) la quasi-totalité des corps en réaction n'ayant pas réagi, le produit mercaptan et le produit monosulfure, de façon à obtenir le produit isobutylène sulfuré désiré. 30) Un concentré d'additif selon la revendication 29, caractérisé en ce que le rapport molaire du soufre à l'isobutylène est choisi dans l'intervalle de 0,5 mole environ à 1,5 mole environ. 31) Un concentré #d'additif selon la revendication 30, caractérisé en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température d'environ 1000C à environ 3000C et que le rapport molaire de l'hydrogène sulfuré est compris entre 0,4 mole environ et 0,8 mole environ. 32) Un concentré d'additif selon la revendication 31, caractérisé en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 1000C environ à 3000C environ et que les rapports molaires du soufre et de lthydrogène sulfuré à l'isobutylène sont compris entre 0,7 mole environ et 1,2 mole environ de soufre et entre 0,1 mole environ et 1,25 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène. 33) Un concentré d'additif selon la revendication 32, caractérisé en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 100 C environ à 3000C environ et que les rapports molaires du soufre et de l'hydrogène sulfuré à l'isobutylène sont compris entre 0,7 mole environ et 1,2 mole environ de soufre par mole d'isobutylène et entre 0,4 mole environ et 0,8 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène. 34) Un procédé pour la préaparation d'une composition sulfurée, qui comprendles étapes selon lesquelles (A) on fait réagir sous une pression supérieure à la pression atmosphérique (1) au moins un composé ayant une liaison non-saturee carbone-carbone non-aromatique; (2) du soufre; et (3) de l'hydrogène sulfuré, le rapport molaire (a) de (1) à (2) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et pour 3,0 environ et le rapport molaire (b) de (1) à (3) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et pour 1,5 environ; (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (A) toutes matières ayant de bas points d'ébullition; et (C)' éventuellement, on traite le produit séparé de (B) de manière à réduire le s-oufre actif, de façon à #obtenir la composition sulfurée désirée. 35) Un procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que la réaction est conduite dans un intervalle de température de 500C environ à 3000C environ. 36) Un procédé pour la préparation d'une composition d'isobutylène sulfuré, qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, de l'isobutylène avec un mélange de soufre et d'hydrogène sulfuré, les rapports molaires du soufre et de l'hydrogène sulfuré à l'isobutylène étant compris entre 0,3 mole environ et 2,0 moles environ de soufre et entre 0,1 mole environ et 1,25 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène; et (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (A) la quasi-totalité des corps en réaction n'ayant pas réagi, du produit mercaptan et du produit monosulfure, de manière à obtenir le produit isobutylènesulfuré désiré. 37) Un procédé selon la revendication 36, caractérisé en ce que le rapport molaire du soufre à l'isobutylène est compris entre 0,5 mole environ et 1,5 mole environ. 38) Une composition sulfurée préparée par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique (i) au moins un composé ayant une liaison non-saturée carbone-carbone non-aromatique; (2) du soufre; et (3) de l'hydrogène sulfuré, le rapport molaire (a) de (1) à (2) étant compris entre 1 pour 0,1 environ et pour 3,0 environ et le rapport molaire (b) de (1) à (33 étant compris entre 1 pour 0,1 environ et pour 1,5 environ; (B) on sépare du produit de réaction de l'étape (A) toutes matières ayant de bas points d'ébullition; et (C) éventuellement, on traite le produit séparé de (B) de manière à réduire le soufre actif, de façon à obtenir la composition sulfurée désirée. 39) Une composition d'isobutylène sulfuré préparée par un procédé qui comprend les étapes selon lesquelles: (A) on fait réagir, sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, de l'isobutylène avec un mélange de soufre et d'hydrogène sulfuré, les rapports molaires du soufre et de l'hydrogène sulfuré à l'isobutylène étant compris entre 0,-3 mole environ et 2,0 moles environ de soufre et entre 0,1 mole environ et 1,25 mole environ d'hydrogène sulfuré par mole d'isobutylène; et (B) on sépare du produit de réaction de étape (A) la quasi-totalité des corps en réaction n'ayant pas réagi, le produit mercaptan et le produit monosulfure, de façon à obtenir le produit isobutylène sulfuré désiré.