La présente invention concerne une machine à poinçonner les rainures, machine servant à poinçonner des tales de machines électriques. Suivant les dimensions des moteurs ou des générateurs concernés, dans lesquels les tôles rainurées sont incorporées, ces dernières sont usinées circulairement en une rotation de 3600 ou, en forme de segments distincts, par l'intermédiaire d'une commande de va-et-vient. Les procédés connus jusqu'ici nécessitent pour les deux modes d'usinage des machines b poinçonner différentes. L'invention a donc pour objectif de réaliser une machine à poinçonner les rainures sur laquelle on peut usiner des tales de rotor et de stator de machines électriques, et travailler aussi bien des tôles en une seule pièce suivant le procédé par rotation que des tales réparties en segments, suivant un type de procédé par va-et-vient. Conformément t l'invention, cet objectif est atteint, dans des machines à poinçonner les rainures, machines dans lesquelles le mouvement rotatif d'avance pas 8-pas des tales se fait soit par l'intermédiaire d'une broche centrée ur le Centre de courbure de ces tales et coopérant avec un mécanisme d'avance, soit par l'intermédiaire d-'un élément annulaire de réception de tôle, entraîné sur sa periphérie, du fait que, pour poinçon ner des tales en forme de segments, des éléments supplémentaires de guidage et d'arrêt peuvent Entre montés pour les différents segments, et que le mécanisme d'avance peut passer d'un mouvement rotatif d'avance et de recul à un mouvement d'avance et de recul en va-et-vient ou intermittent s'effectuant sur ne zone déterminée de rotation. Dans ce cas, lors de l'emploi d'une broche centrale dite à diviser, les éléments de guidage sont constitués en forme de secteurs ou de cadres et sont fixés sur la broche à diviser centrale.Dans des machines à poinçonner les rainures, machines dans lesquelles on opère avec des déments de réception de forme annulaire, entraînés extérieurement, et, selon une autre caractéristique essentielle de l'invention, le guidage des segments de tôle se fait par l'intermédiaire d'un chariot qui circule sur un rail recourbe dans un plan horizontal et qui glisse sur le rail solidaire du chariot-support et est relié aux éléments d'entraînement de l'appareil diviseur C'est justement ce mode de réalisation qui procure des résultats de travail tout à fait précis, car,8 l'encontre des machines précédemment connues et servant à poinçonner les rainures de segments, machines dans lesquelles il faut, chaque pas, accélérer et à nouveau freiner tous les éléments de guidage, il ne reste à déplacer que le chariot de guidage relativement léger. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation de l'invention, description se référant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente une vue d'une poinçonneuse de rainures conçue selon un mode traditionnel de réalisation. La figure 2 représente une poinçonneuse de rainures suivant la figure 1, poinçonneuse munie d'un guidage en forme de segment. La figure 3 représente une vue en plan se rapportant à la figure 2 et munie d'un segment de rotor. La figure 4 représente une poinçonneuse de rainures, munie d'un segment de stator. La figure 5 représente une vue en plan de la poinçonneuse selon la figure 4. Les figures 6 à 9 représentent des poinçonneuses de rainures munies d'un cadre fixe de guidage, et, les figures 10 et 11 représentent deux systèmes d'entrainement pour le chariot de guidage. La machine à poinçonner les rainures se compose, comme il est montré sur la figure 1, d'un bâti de machine et d'un banc de machine 2 se raccordant au bâti, sur laquelle est monté,de façon mobile, le chariot support 4 réglable de manière à pouvoir s'adapter au diamètre de la tole à rainurer 3. Dans le chariot-support 4 est placé l'appareil diviseur se compcssant, comme on peut le voir schématiquement sur le dessin, de la commande å cames 5 ainsi que des paires de roues dentées 6 et des paliers de roue-s dentées 7. L'appareil 7 entraîne la broche à diviser centrale 8 portant la tôle 3 qui est poinçonnée lors de son passage entre les outils supérieur et inférieur 9, 10. Suivant le mode de réalisation représenté sur les figures 2 et 3, le segment de rotor à poinçonner 11 est maintenant tenu par'l'intermé- diaire d'un élément de guidage en forme de- secteur 12 relié à la broche 8 et est déplacé entre les outils de poinçonnage 9, 10 suivant un mouvement de va-et-vient, par l'intermédiaire de l'appareil diviseur qui reste à décrire plus en détail. Les figures 4 et 5 montrent un élément de guidage en forme de cadre fermé 13 servant à l'usinage de segments de stator 14, le cadre 13 s'appuyant sur une glissière 15 montée sur le bâti de machine 1. Dans l'exemple de réalisation suivant les figures 6 et 7, un rail de guidage 16 recourbé dans un plan horizontal est solidaire du chariot-support 4. Sur ce rail 16 est monté de façon mobile un chariot de guidage 17 qui porte, par l'intermédi-aire d'un cadre d'appui 18, le segment de rotor à poinçonner 19. En outre, sur le chariot 17 est monté un segment denté 20 qui engrène avec le pignon 21 de l'appendice d'appareil diviseur 22. On peut, très simplement, passer de l'entraînement par l'in- termédiaire d'une broche à diviser centrale 8 à la -disposition de l'appareil diviseur correspondant aux figures 6 à 9, car la commande à cames 5 et les paliers de roues dentées 7 et 22 sont montés de manière à pouvoir se déplacer sur le chariot-support 4 suivant la direction indiquée sur les dessins par les paires de flèches de sens opposés. Les figures 8 et 9 montrent l'usinage d'une tôle de segment de stator 23. Pour cette opération, on a tourné tonte l'unité de cadre de guidage 16, 17, 18 sur le chariot-support 4, de telle sorte que le centre du segment 23 se trouve du côté tourné vers les outils 9, 10. Etant donné que le rail 16 est fixe, on peut le réaliser particulièrement lourd et robuste ce qui est la condition la plus importante pour une précision élevée de guidage. La figure 10 montre le schéma du mécanisme de transmission d'une machine à poinçonner les rainures munie d'un recul accéléré de chariot de guidage. Cette méthode est alors particulièrement économique si l'on exécute automatiquement, dans les deux positions extremes du chariot de guidage 17, le chargement et le déchargement de ce dernier au moyen d'un dispositif automatique d'alimentation et de déchargement. Dans ce cas, par exemple, l'arbre d'excentrique 24 actionne, par l'intermédiaire des pignons coniques 25, 26, la commande à cames 27 de l'appareil diviseur qui, de son côté, entraîne le segment denté -31 par l'intermédiaire des roues dentées 28, 29 et 32. Le segment denté 31 s'étend au rail de guidage 16 et est solidaire du chariot 17. On propose maintenant d'incorporer dans l'arbre de liaison situé entre l'arbre d'excentrique 24 et la commande à cames 27, un sceau- plement 32 qui est embrayé lors du recul de cadre de guidage et est débrayé lors du poinçonnage. On ne peut accoupler-cet accouplement qu'en une position déterminée pour permettre la marche en synchronisme entre la commande à cames 27 et l'arbre d'excentrique 24. Lorsque l'accouplement 32 est ouvert c'est-à-dire débrayé, le recul accéléré du chariot de guidage s'effectue, par l'intermédiaire d'un autre accouplement de commande 33, par un moteur auxiliaire 34 et par une transmission par chaîne 35. Pour pouvoir embrayer à nouveau l'accouplement 32 dans la position de démarrage, il faut synchroniser par l'intermédiaire des deux dispositifs de réglage de point zéro 36 et 37 les éléments d'entraînement se trouvant de part et d'autre de l'accouplement 32. Lorsque le poinçonnage s'effectue, l'accouplement 33 est ouvert et, lors du recul de chariot de guidage, il est fermé, c'est-à-dire embrayé. On peut renoncer au dispositif de réglage de point zéro 37 si l'on utilise un moteur pas à pas au lieu du moteur électrique 34. La figure 11 montre, en outre, en variante l'accouplement 32 placé entre la commande à cames 27 et la première roue dentée 28 de l'appareil diviseur, Le dispositif de réglage de point zéro 37, le moteur de recul 34, la roue dentée de recul 35 et l'accouplement 33 sont alors disposés de manière différente et telle que l'on peut le voir sur la figure 11. Cette solution a l'avantage que le mouvement intermittent de la commande à cames 27 ne porte pas préjudice à la vitesse de ltopéra- tion de recul. Dans ce cas, les accouplements 32 et 33 ne doivent être considérés que symboliquement. Ils peuvent aussi être constitués par des moyens permettant de mettre hors prise les roues dentées 28 ou 35 d'une part et la roue dentée 29 d'autre part. Si l'on emploie un moteur pas à pas dans l'appareil diviseur, on peut aussi obtenir un recul accéléré--du chariot- de guidage sans qu il soit nécessaire de synchroniser ledit appareil diviseur avec l'entraînement de presse, c'est-à-dire avec l'arbre de presse 24. Bien entendu, diverses modifications peuvent etre apportées par lthomme de l'art aux modes de réalisation-qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans que l-'on sorte pour cela du cadre de l'invention. REVENDîCATtONS 1. Machine à poinçonner les rainures servant à poinçonner des tôles de machines électriques, machine dans laquelle le mouvement rotatif d'avance pas à pas des tales s'effectue soit par l'intermédiaire d'une broche qui est centrée sur le centre de courbure de cellesXci et coopère avec un mécanisme d'avance, soit par l'intermédiaire d'un. élément annulaire de réception de tôle entraîné sur sa périphérie caraiterisée en ce que, pour poinçonner des tôles en forme de segments, des éléments supplémentaires respectivement de guidage et de fixation peuvent être montés et que le mécanisme d'avance peut passer d'un mouvement rotatif d'avance et de recul à un mouvement d'avance et de recul en va-et-vient ou intermittent s'effectuant sur une zone de rotation déterminée. 2. Machine à poinçonner les rainures selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments de guidage sont constitués en forme de secteurs et sont fixés à la broche à diviser centrale. 3. Machine à poinçonner les rainures selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les éléments de guidage forment un cadre fermé. 4. Machine à poinçonner les rainures selon la revendication 1, caractérisée en ce que le guidage des segments de tôle s'effectue par l'intermédiaire d'un chariot guidé sur un rail recourbé dans un plan horizontal. 5. Machine à poinçonner les rainures selon les revendications 1 et 4, caractérisée en ce que le rail est solidaire du chariot-support comprenant l'appareil diviseur et que le chariot guidé est relié au mécanisme d'entraînement. 6. Machine à poinçonner les rainures selon les revendications 1 et 4, caractérisée en ce que, dans la transmission entre l'entraînement de presse et le chariot de guidage, est prévu un accouplement disposé soit devant, soit derrière le mécanisme d'avance. 7. Machine à poinçonner les rainures selon l'une des revendications 1, 4 et 6, caractérisée en ce qu'un moteur auxiliaire de recul est susceptible d'être relié à une deuxième entrée du mécanisme d'avance par l'intermédiaire d'un deuxième accouplement. 8. Machine à poinçonner les rainures selon l'une des revendications 1, 4 et 6, caractérisée en ce qu'un moteur auxiliaire de recul est susceptible d'être relié à un segment denté du chariot de guidage par l'intermédiaire d'au moins une roue dentée et d'un deuxième accollplement et que ce deuxième accouplement est monté en parallèle avec le premier accouplement prévu à la sortie du mécanisme d'avance.