La présente invention a trait à des dispositifs de trottoirs roulants à vitesse variable. Selon l'art antérieur, les trottoirs roulants à vitesse variable sont déjà connus et permettent de prendre des passagers à petite vitesse, ce qui leur permet de passer sans graves difficultés d'un trottoir fixe sur le trottoir roulant, la vitesse étant progressivement accélérée puis décélérée pour permettre aux passagers de quitter le trottoir roulant pour un nouveau trottoir également fixe sans danger ou difficultés. Ce type de dispositif peut,permettre de passer d'un trottoir fixe sur le trottoir roulant, d'accélérer puis de permettre le passage sur un autre trottoir roulant à vitesse plus grande et ainsi, de proche en proche d'atteindre des vitesses assez élevées et néanmoins sans danger pour l'utilisateur. Ces trottoirs font généralement appel à des plaques, le plus souvent élastiques se chevauchant et, par conséquent , susceptibles, lorsqu'on passe d'une petite vitesse à une grande vitesse, de faire varier leur écartement, le chevauchement se faisan sur une petite largeur à grande vitesse et sur unegYande largeur à petite vitesse, ce qui entraîne des usures appréciables. Par ailleurs, la plupart des dispositifs à trottoirs roulants existant font appel à des mécanismes complexes d'entraînement gé néralement très couteux et notamment à des vis, sans fin, longitudinales qui entraînent chacuiredes éléments du trottoir roulant, l'écartement des éléments et leur vitesse de déplacement dépendant directement du pas de la vis au point considéré. L'ensemble de la vis tournant à une vitesse uniforme lorsque le pas est serré, les éléments avancent lentement en se chevauchant largement. Lorsque le pas augmente la vitesse augmente et le chevauchement des éléments diminue.Ce type de vis est extrèmement couteux, car d'une part, la vis présente la longueur même du trottoir et que, d'autre part, il est assez difficile de réaliser des vis à pas variables qui sont pratiquement construites à la demande pour chaque trottoir réalisé. Par ailleurs, et ceci est valable également pour la présente invention, il convient de rappeler un principe général. La plupart des trottoirs roulants à vitesse variable sont constitués par un ensemble d'éléments formant le trottoir lui-même, dont la longueur dans le sens de la marche est généralement constante mais dont l'écartement d'axe en axe est variable. L'ensemble des éléments forme une chaine sans fin si, le long de cette chaîne, les vitesses de dépla canent varient, le débit en nombre d'éléments par unité de temps est bien entendu constant d'un point à l'autre de la chaîne.Par conséquent, quelque soit le mode de variation de l'écartement des éléments (par recouvrement selon l'art antérieur ou par interpénétration selon la présente invention), la vitesse est proportionnelle à l'écartement au point considéré. Si l'on se reporte à la figure 1, qui représente schématiquement trois éléments consecu- tifs écartés dans des plans différents pour rendre le dessin plus lisible, il apparait clairement que la vitesse maximale correspond à un écartement e a (fig. la) égal à la longueur 1 de chaque élément. Lorsque l'on veut diminuer la vitesse, il faut rapprocher les éléments (par recouvrement ou interpénétra tion).A la figure 1 b l'écartement eb est inférieur à ea t c'est-àdire a 1 et les vitesses sont proportionnelles : Va = Vb ea eb Si l'on veut donc arriver à une vitesse Vc moitié de celle v a correspondant à la figure la , il faut donc un écartement e tel que : Va = 2 = ea a c Vc ex c'est à dire que ec-Xs = 2 2 Dans ce cas, les éléments I et III se rejoignent (ils sont donc à la li mite du recouvrement ou viennent se juxtaposer) selon la technique employée. Si l'on veut aller au-delà, par exemple à une vites se vd correspondant au tiers de v l'écartement ed est également a le tiers de ea. On remarque aisément, en comparant les figures 1 a ic et 1 d que si l'on veut passer de la vitesse maximale (v a) à une vitesse moitié ( v c) on a recouvrement ou interpénétration des éléments 2 à 2 et si l'on veut passer au tiers (v d) on a recouvrement des éléments 3 à 3 (ceci est indiqué en R sur les figures correspondantes). On comprend donc que l'un des problèmes à résoudre lorsqu'on veut accélérer de façon appréciable un trottoir roulant, il faut passer d'éléments se recouvrant ou s'interpénétrant au maximum pour s'écarter jusqu'à la limite de l'écartement (figure 1 a). En pratique, pour éviter des incidents on va en général jusqu'au voisinage de cet écartement maximum, mais on maintient un léger recouvrement ou une légère interpénétration, ce qui évite un jeu éventuel entre leurs éléments consécutifs. Selon la présente invention, on évite d'une part l'usure par recouvrement des plaques se chevauchant en frottant les unes contre les autres, d'autre part on évite le recours à des vis à pas variables de grande longueur. L'invention concerne donc essentiellement un trottoir roulant constitué par des éléments formant de façon classique une surface sans fin passant sur deux têtes extrimes éventuellement motricespour l'entraînement des éléments, ces éléments formant en partie haute le trottoir roulant en revenant par la partie basse à leur point de départ, les éléments étant entrainés dans une première zone par traction avec intervention d'une vis accélératrice de longueur relativement faible, puis dans une zone intermédiaire à palier de vitesse élevée par simple traction et dans une troisième zone par traction avec intervention d'une vis dç2célératrice . L'entraînement de chaque élé- ment de trottoir se fait par l'intermédiaire de bielles orientables définissant l'écartement des éléments et disposées longitudinalement à grande vitesse et pivotées d'un angle prédéterminé par les vis d'accélération ou de décélération. Si la vitesse est réduite de moitié, les bielles sont pivotées de 600. Les bielles sont disposées de façon à assurer l'écartement entre deux éléments voisins, elles tournent donc autour d'un point maintenu essentiellement axial par rapport au déplacement des éléments, deux têtes de bielles opposées se déplaçant dans des coulisses transversales solidaires des éléments successifs.Par ailleurs, chaque éIément présente comme surface de marche des grilles coo pérant et susceptibles d'interpénétrer de façon à constituer une surface adéquate pour les passagers, tout en étant susceptibles de s'écarter entre la petite et la grande vitesse et réciproquement. I1 convient également de rappeler que chaque élément de trottoir roulant comporte en plus de la surface de marche, des dispositifs de guidage de translation (en général des galets sur des rails) , des dispositifs coopérant avec les organes d'entraînement (têtes motrices et vis à pas variable ou analogue); ces divers éléments surface de marche, guidage ou roulement, accrochage aux moyens d'entrainement sont solidaires d'un corps ou bloc commun, les corps ou blocs successifs formant une chaîne sans fin à l'aide de moyens de liaison. L'ensemble de ees éléments ainsi que les moyens d'entraînement et les rails de guidage sont montés généralement sur un bâti commun qui supporte également les rahbar- des latérales et les mains courantes éventuelles. En ce qui concerne le passage d'un trottoir fixe à un trottoir roulant, et inversement, il se fait généralement au voisinage du bout de chaîne par l'intermédiaire d'une plaque fixe légè- rement en pente. Pour le passager d'un trottoir roulant à un autre, il se fait généralement latéralement, entre trottoirs sensiblement parallèles et circulant à la même vitesse ou à des vitesses peu différentes. Dans la description qui suit, on ne reviendra pas sur ces dispositions classiques. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en décrire des exemples de réalisation étant bien entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant à leur mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se réfèrera aux figures suivantes. Les figures 1 a à 1 d ont déjà été décrites ci-dessus. La figure 2 représente schématiquement en coupe verticale l'ex trémité de sortie d'un mode de réalisation de trottoir conforme à l'invention. Les figures3a à 3 d représentent , vues par le dessous les ensembles de biellettes et de coulisses pour tête de biellettes permettant la liaison entre éléments de trottoirs roulants conformes à l'invention. Les figures 4 et 5 représentent en élévation deux exemples de vis d'entraînement, la figure 7 représentant le developpemert d'une telle vis. Les figures 7 a , 7 b, 8 a, 8 b, 9 a, 9 b, 9 c, 10, 11 a et 11 b représentent des exemples de grilles mâles et femelles conformes à l'invention. Les figures 12 a, b,c et 13 a, b, c, représentent en plan, en coupe longitudinale et en élévation transversale deux exemples de réalisation d'éléments conformes à l'invention. A la figure 2 sont représentées très schématiquement les constituants d'un trottoir roulant au voisinage de la tête de sortie qui seront décrits plus en détail aux figures suivantes. La tête éventuellement motrice 1 de forme générale cylindrique est réalisée par tout moyen classique bien connu dans le domaine des trottoirs roulants et plus généralement des transporteurs convoyeurs. Elle peut donc, si elle est motrice, entraîner en traction les éléments 2 dans le sens de la flèche. On a schématiquement représente l'écartement variable de ces éléments qui se chevauchent plus ou,moins largement. Cet écartement varie entre un écartement maximal eM et un écartement minimal e et en passant progressi m vement par des écartements intermédiaires définis par la vis 3 à pas variable. On a donc e t t > e 1 > e 2 > em et, en vertu de ce qui a été dit plus haut, la vitesse des éléments 2 est en chaque point proportionnelle à l'écartement. En conséquence, lorsqu'un piéton est sur le trottoir venant de gauche (fig. 2) sa vitesse diminue avec l'écartement des éléments 2 jusqu'≈la vitesse minimale qui lui permet de passer sur la plaque fixe 4. On a omis sur cette figure 1 les détails qui seront explicités ci-dessous (réalisation des éléments,liaiscn entre éléments, guidage, liaison avec la vis, tête et liaison avec les éléments. I1 est évident, qu'à l'autre bout de la chaîne on retrouve une disposition symétrique. Plusieurs remarques importantes peuvent être faites. 10) Si, comme on le verra plus loin, dans la zone d'écartement maximal e M les éléments sont unis l'un à l'autre par un organe te qu'une biellette tendue, il n'est pas indispensable d'assurer l'entraînement des éléments dans cette zone. 20) Les 2 vis accélératrices et décélératrices sont généralement identiques mais orientées en sens inverse de façorl a présen- ter le pas le plus court au voisinage des tetes-tambours 1. Ces vis présentent la longueur nécessaire et suffisante pour passer de l'éèartement minimal à l'écartement maximal; elles n'ont donc pas à s'étendre comme c'est le cas dans l'art antérieur sur la -longueur complete du trottoir roulant. Ces vis assurent la modification de l'écartement mais également l'entraînement des élé- ments et ceci aussi bien pour les éléments situés en partie haute que ceux en retour en partie basse.Ceci peut donc dispenser de tout autre mode d'entraînement, puisqu'entre les vis les éléments peuvent constituer une chaîne tendue (voir ci-dessus 10) et qu' autour des têtes-tambours, les éléments peuvent se pousser l'un en l'autre/étant en contact direct. C'est pour cette raison que les têtes-tambours peuvent ne pas être motrices. Cependant, il est évident que si elles peuvent entraîner les éléments, cella peut soulager considérablement les vis et réduire les frottements. 3 ) Comme on le décrira plus loin, il importe que, en partie haute le trottoir présente un chemin sans solution de continuité on a donc intérêt, comme celà a déjà été souligné, lorsque la chaîne d'éléments est tendue (dans la zone séparant les deux vis) qu'il subsiste une légère interpénétration pour éviter notamment l'apparition d'un jeu, dangereux pour l'utilisateur, entre élé- ments consécutifs. 40) A la figure 2 on a représenté pour simplifier une vis à deux pas et demi, on reviendra plus loin sur 1 réalisation. Si l'on se reporte à la figure 3 a on y a représenté schématiquement en vue inférieure des biellettes de liaison entre élé- ments de trottoir (non représentés) se déplaçant selon la direction x' x. Chacun d'eux comporte une rainure formant glissière, sensiblement ortlogonale à x' x et dans laquelle s'engagent les têtes 12 des biellettes 11 de liaison av3c les éléments voisins. En position tendue (écartement maximal, fig. 3 a) les têtes 12 des biellettes consécutives viennent pratiquement au contact l'une avec l'autre. Cet écartement maximal e M correspond donc sensiblemept à la distance d'entre axes des têtes d'une biellette. En fait e M= ae d cos a, a étant l'angle de l'axe/biellette avec l'axe x' x de déplacement du trottoir. Cet anglea est nécessaire pour permettre la juxtaposition des têtes de biellettes voisines dans une même coulisse. Pour éviter des coincements, on peut envisager la disposition de la fig. 3 c avec deux coulisses séparées. On peut encore envisager la disposition 3 d qui peut permettre d'éliminer totalement l'angle a. Lorsqu'on incline les biellettes d'un angle S(fig 2b) l'écar- tement se réduit à em = d cos ss ; si l'on veut donc diviser eM et la vitesse correspondante v M par deux, il faut donc arriver à: Cos Cos a 2 si a est voisin de O c'est-à-dire cas ss est égal à tir/3 soit 600 (cas représenté fig 3 b). On cherche donc, selon l'invention à être en position de la fig. 3 a dans la zone entre vis et en position rapprochée (par exemple celle de la fig. 3 b) en bout de trottoir sur les têtes-tambours. On remarquera au passage que l'on a envisagé aux figures 3 une seule biellette de liaison entre éléments voisins. I1 est évident, qu'on peut sans sortir du cadre de l'invention en envisager plusieurs travaillant en parallèle ou symétriquement, par exemple deux biellettes en croix. Pour assurer la variation de l'angle ,ss on peut recourir à divers moyens classiques, mais selon un mode de rêalisation préféré de l'invention, on peut utiliser des organes 13 formant cames, coopérant avec les vis 3 (fig. 2) ce qui permet à la fois l'entraînement des éléments et l'orientation des biellettes ( c'est-a-dire le réglage de l'écartement des éléments et ipso facto de la vitesse des éléments). Ces organes 13 peuvent être constitués par des fourches éventuellement munies de galets venant se placer de part et d' autre d'une saillie en forme de vis (fig 2) ou au contraire par une ou plusieurs saillies munies éventuellement de galets et pénétrant dans une rainure hélicoldale creusée à pas variable dans un cylindre. Les figures 4 et 5 représentent schématiquement des vis respectivement à rainure et à saillie. La longueur de ces vis est au moins égale à la distance nécessaire pour accélérer ou décé lérer les éléments entre les vitesses extrèmes. Leur diamètre dépend essentiellement de celui nécessaire pour guider simulta nément et en sens inverses éléments hauts et bas, c'est-a-dire qu'il dépend essentiellement de celui choisi pour le tambour voir plus loin les explications à ce sujet). L'hélice en creux ou en saillie fait donc avec l'axe de la vis un angle Y variable sensiblement égal à celui de l'organe 13 avec l'axe x' x. L'écartement entre les deux vis 3 et leur vitesse angulaire doivent etre tels que lorsqu'un organe 13 se présente en début de vis il coopère avec la vis elle meme. Sur les figures 4 et 5 , on a représenté une seule hélice mais il est évident que l'on peut être amené à recourir à plusieurs helices sur le même cylindre. Par ailleurs, à la fig. 2 on fait correspondre pas de vis et ecartement des éléments, on peut envisager aussi que l'un soit multiple de l'autre ou inversement ; un pas court diviseur de l'écartement entre éléments, permet un meilleur entraînement, à faible frottement mais nécessite des angles yplus proches de s/2 que de O. L'homme de l'art peut donc choisir l'angle entre la saillie 13 et l'axe de la biellette en fonction de ces nécessités ainsi que de la longueur et du diamètre dont il a été question ci-dessus. Ceci peut être étudié aisément en travaillant sur un plan représentant la surface développée du cylindre vis. (fig. 6). On constate d'ailleurs que le problème est simplifié si y est voisin de ss. Dans le cas de la fig. 6 la longueur 1 est celle correspondant à la distance pour accélérer ou décélérer les éléments ; la largeur du diagramme correspond à la circonférence de la vis et l'on retrouve l'angle y en chaque,point de la courbe si y =ss on voit qu't chaque point de la courbe le pas de la vis est proportionnel à cos y = cosss , c'est-à-dire à l'écar- tement et à la vitesse. Dans ce cas l'angle initial est égal à a. Les figures 4 et 5 représentent les vis accélératrices et décélératrices. On remarquera qu'en pratique ces vis peuvent être identiques et qu'elles tournent nécessairement dans le même sens, mais elles sont orientées en sens inverse , l'une pour accélérer, l'autre pour décélérer. Si l'on convient de passer avec ces vis d'une vitesse à son double, le pas doit passer progressivement d'une valeur à son double. Comme on peut le tracer sur un diagramme tel que celui de la fig. 6 cette progression peut être linéaire ou non.On remarquera également que la longueur de la vis étant celle nécessaire pour passer d'une vitesse à une autre de rapport prédéterminé avec la première, la longueur est indépendante de la longueur totale du trottoir et l'on peut utiliser le même type de vis pour des trottoirs de longueur très différente ce qui peut permettre d'en diminuer le prix de revient. Ces vis peuvent avoir un pas correspondant à l'écartement entre deux élé- ments de trottoir ou un diviseur de cet écartement, mais la loi de proportionnalité entre la vitesse, l'écartement ou le chevauchement des éléments et le pas reste la même à un facteur constant près. Dans ce qui suit, et pour simplifier, on considèrera que l'écartement est identique au pas.La figure 3 représentant la vis d'accélération et les élements se déplaçant dans le sens de la flèche, le pas Po correspondant à la vitesse Vo augmente progressivement jusqu'à atteindre la valeur Pn = 2 Vo. La vis elle-même peut être réalisée de plusieurs façons différentes ; en particulier elle peut être constituée comme représenté en Po par une gorge taillée, par exemple par fraisage dans un fût cylindrique. Elle peut être constituée également, comme indiqué à la figure 4 pour la vis décélératrice par des éléments profilés soudés sur un corps cylindrique. Les cylindres aussi bien à la fig. 4 qu'à la fig.5 peuvent être pleins ou de préférence creux pour en alléger la structure.Ils peuvent être obtenus par fonderie (fig 4) ou par soudage de tôle (fig. 5). La surface de marche selon l'invention est constituée par des grilles. L'usage de grilles est connue dans l'art antérieur surtout pour les escaliers roulants, mais selon l'invention, les grilles sont particulières : constituées de façon classique par les lames généralement métalliques relativement étroites et suffisamment proches pour eviter que des objets puissent y pénétrer, certaines sont montées mâles et d'autres femelles pour permettre l'interpénétration des éléments. Dans ce qui suit, on appellera grille mâle, une grille dont les lamelles travaillent totalement en porte à faux et ne sont tenues qu'a une extrémité.On appellera grille femelle une grille dont les lamelles reposent sur toute leur longueur sur un support commun dont elles sont solidaires, les lamelles laissant entre elles un espace suffisant pour y laisser pénétrer au moins une lamelle mâle. On remarquera tout de suite que pour d'évidentes raisons de résistance des matériaux, les lamelles mâles auront de préférence une section transversale plus importante que celle des femelles puisqu'elles travaillent en porte-G-fåux et sont donc soumises à des moments de flexion plus importants. En conséquence, les lamelles males seront généralement plus larges que les femelles et inversement, les espaces entre lamelles mâles seront généralement plus étroites qu'entre les lamelles femelles. Aux figures 7a et 7b, on a schématisé en plan et en coupe deux éléments comprenant chacun une grille mâle (respectivement M1 et M2) et une grille femelle (respectivement F1 et F2) sur une partie support (respectivement S1 et S2). Si les lames mâles M1 et femelles F1 sont dans le prolongement l'une de l'autre, il faut que les éléments consécutifs soient différents; c'est-à-dire que les lames M1, F1 alternent en position avsc M2, F2. Autrement dit, les éléments de numéro impair de la channe complete sont d'un type, les éléments pairs étant d'un autre type. Cette disposition permet d'envisager un écartement maximal e M double du minimal em, mais plus difficilement le renforcement en section des éléments mâles. Aux figures 8a et 8b, on a schématisé une variante à élé- ments successifs identiques, mais où les grilles mâles et femelles de chaque élément sont séparées par une traverse de largeur E qui permet une meilleure fixation et un renforcement de la section des lamelles mâles ; les lamelles femelles alternent ici en position avec les lamelles malles. Dans cette solution, la largeur E ne permet pas d'arriver à un écartement em moitié de l'ccartement e. On ne peut donc doubler la vitesse contrairement à la solution des figures 7. Ces éléments sont ceux représentés à la figure 2. Aux figures 9a, 9b et 9c, on a schématisé de la mtme fa çon une solution symétrique comportant deux demi éléments adossés comprenant chacun grille mâle (M1 et M'1) et grille femelle (F1 et F'1). Ces demi éléments peuvent être identiques (9a) symétri ues (9c). Dans ce dernier cas, les éléments successifs sont montés tête-êche. Si l'on veut aller au-deld du doublement de la vitesse, il faut que les lamelles mâles puissent pénétrer à plus de deux dans l'espace entre lamelles femelles.A la figure 10, on a repré senté en plan deux lamelles femelles F1. I1 est recommandé de biseauter l'extrémité des lamelles mâles M2 et M3 pour éviter un abutement. lais ceci ne peut se faire qu'en réduisant d'autant la longueur (dans le sens de déplacementdu trottoir) du support des parties femelles. On remarquera en passant que, comme on l'a souligné plus haut, il est préférable de maintenir toujours une interpénétration même faible dans la position de l'écartement maximal. Ceci limite le doublement de la vitesse, mais si l'on prolonge et si l'on biseaute les extrémités des lamelles mâles (telles que celles de la figure 9c), on peut tout en gardant un rapport eM/em égal à 2, obtenir cette interpénétration (figures lîa et llb). Les figures 12 représentent schématiquement un élément non symétrique (comme aux figures 7) vu en demi plan en a, en coupe selon bb' en b et en demi-vue de bout en c. L'élément comprend un corps 20 pouvant être obtenu par fonderie et rectification ou par montage et soudage. Ce corps est de forme générale rectangulaire et présente une face supérieure plane 21, de préférence lé- gèrement inclinée sur laquelle peuvent se fixer des éléments de fuels grilles interchangeables que 22, 23 par tout moyen adéquat tel que des vis 24. Un talon 25 permet de caler correctement les 6 ments de grilles placés cote à cote et se juxtaposant le long de plans tels que 26.Ces grilles comportent, aisposées en quinconce, des lames mâles 27 et des femelles 28 (au sens défini plus haut) pouvant être plus minces que les mâles comme cela a déjà été men tionné plus haut. Une coulisse 29 est taillée transversalement par rapport au sens de déplacement x'x du trottoir. ralle peut être obtenue par exemple par fraisage et sert, comme il a été dit plus haut, pour les tûtes de biellettes.La partie centrale 30 des éléments assure la rigidité de l'ensemble et en particulier permet aux lames laies 27 de travailler en porte-a-faux. De plus, l'espacement 31 entre lames dites femelles permet aux lames mâles de l'élément voisin de pénétrer jusqu'à ce que les corps 20 cons6- cutifs viennent au contact l'un de l'autre par leurs faces 32 et 33. Sur les faces extrêmes du corps 20 sont fixés par tous moyens adéquats (non représentés) des traverses 34 dans lesquelles tourillonnent des galets 35 qui coopèrent de part et d'autre d'un profilé 36 servant de rail. On peut monter la paire de galets inférieurs à ressort pour assurer un meilleur contact avec le rail notamment lorsqu'en bout de course, les éléments tournent autour des têtes.On peut prévoir, de plus, par exemple, sous les traverses 34 des ergots ou des dentures (non représentés) pouvant coopérer avec les têtes quand celles-ci sont motrices. On remarquera également que le recours à des groupes de grilles juxtaposées permet en cas d'avarie de l'une d'elles de la changer rapidement sans avoir à changer ltensemble de I'élément de trottoir. Les figures 13 représentent schématiquement un élément de trottoir de disposition générale symétrique (comme à la figure 9c); la figure 13a est une vue partielle en plan, la figure 13b une coupe selon hb', la figure 13c une vue de bout partielle. Le corps 40 symétrique pouvant etre réalisé comme celui des figures 12 comporte également une coulisse 41 pour les tetes de biellettes et deux plans supérieurs inclinés symétriques comportant une rainure 44 dans laquelle viennent s'engager les talons 45 et 46 des groupes de grilles 47 et 48 qui se fixent sur les plans 42 et 43 par leurs plaques de base 49 et 50. Ces plaques sont fixées par tous moyens adéquats par exemple par vis.Les grilles comportent une partie mâle (51, 52) et une partie femelle (53, 54), ces deux parties présentant la même pente à la partie inférieure pour permettre l'interpénétration. Les extrémités 53 et 54 sont biseautées pour venir s'entrecroiser en 55 lorsque les deux éléments de trottoir voisins d'un elément central viennent en position d'interpénétration maximale, c'est-a-dire lorsque les corps 40 viennent au contact par leurs faces 56 et 57 (voir figure 11). Cela permet également de maintenir une légère interpénétration en position écartée, c'est-a-dire lorsque la ligne de biseautage 58 d'ut élément vient en face de celle 53 d'un élément voisin. il convient de remarquer que,comme aux figures 9a et 9c, on peut dis poser les groupes de grilles soit dans le prolongement l'un de l'autre ce qui oblige à monter les éléments successifs en quinconce, soit en quinconce elles-mêmes, en ce cas tous les éléments sont semblables. Comme aux figures 12, les groupes de grilles peuvent être démontables et interchangeables. Sur les faces extrêmes (telles que 59) du corps 40 sont montés des galets 60 à 63 dont deux, 60 et 63, roulent sur un rail inférieur 64 et les deux autres 61 et 62 , montés avec un ressort de rappel les sollicitant vers le haut, contre un rail supérieur 65. Les axes de ces galets peuvent traverser le corps 40 de part en part et former essieu, ce qui donne plus de résistance à l'ensemble. Les exemples des figures 12 et 13 permettent d'augmenter la vitesse dans les limites définies respectivement à propos des figures 8 et 9. On peut concevoir, sans sortir du cadre de la présente invention des dispositifs permettant d'aller au-del du doublement de la vitesse en recourant à des interpénétrations telles que dé- finies à propos des figures ld et 10. Dans tout ce qui précède, on a représenté comme des plans inclinés les fonds des grilles femelles et les parties inférieures des grilles mâles. On peut également envisager de les faire courbes (par exemple avec une concavité tournée vers le haut) pour permettre au trottoir des changements de pente. On peut leur donner d'autres formes leur facilitant le passage des éléments autour des tambours, ,)ar exemple en arrondissant ou en biseautant certains angles, et ceci sans sortir du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de trottoir roulant comprenant une chaine sans fin d'eléments de trottoirs entraînés par vis à pas variable et passant sur des tambours extrêmes caractérisé par le fait que les éléments présentent des grilles mâles et des grilles femelles susceptibles de s'interpénétrer, que les éléments coopèrent avec des vis dans les zones d'accélération et de ralentissement, les éléments étant reliés entre eux par des biellettes dont chaque ex trémité est liée à un élément, l'une au moins de ces extrémités pouvant coulisser dans une glissière d'un élément, l'inclinaison de chaque biellette par rapport à l'axe de déplacement du trottoir déterminant I'cartement entre les éléments, les biellettes étant inclines et entraînées par les vis à pas variable, la chaîne élements-biellettes se trouvant tendue entre les vis. 2.- Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les biellettes portent au moins un organe coopérant avec les pas des vis, organe assurant leur inclinaison et leur entrainement. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le-fait que les grilles sont constituées par des ensembles de lamelles sensiblement parallèles à l'axe du trottoir. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les grilles femelles sont solidaires d'un fond commun. 5.- Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé par le fait que chaque élement de trottoir comprend au moins une grille mâle et une grille femelle. o. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que chaque élément comprend une grille mâle en porte- - faux et une grille femelle, les éléments successifs étant orientés dans le même sens, grille femelle face à la grille mâle voisine, les grilles ainsi disposées s'interpénétrant lorsque les éléments se rapprochent. 7.- ispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que chaque lément comprend deux grilles femelles symétriques par rapport à un plan orthogonal à l'axe de déplacement du trottoir prolongées symétriquement par deux grilles mâles en porte faux, les grilles étant disposées lamelles en quinconce d'une grille à la voisine, les grilles mâles des éléments voisins s' in- terpénétrant entre elles puis avec les grilles femelles. 8.- Dispositif selon l'une des revendications 5 à 7, ca ractérisé par le fait que l'espace entre les lamelles consécutives des grilles femelles est plus large que l':paisseur des lamelles des grilles mâles et réciproquement. 9.- !ispositif selon la revendication 8, Jaractérisé par le fait que les grilles mâles sont prolongées par des parties biseautes. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'espace entre les lamelles consécutives des grilles femelles est plus large que le double de l'wpaisseur des lamelles des grilles males et réciproquement. 11.- Dispositif selon l'une des revendications 1 10, caractérisé par le fait que les éléments de trottoir sont munis d'organes de roulement coopérant avec des rails de guidage. 12.- ispositif selon l'une des revendications 1 à 11, -a- ractérisé par le fait que les éléments de trottoir sont munis d'crganes d'entraînement coopérant avec les tambours. 13.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que les grilles sont constituées par des groupes de lamelles monoblocs démontables et interchangeables. 14.- iiispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que la partie inférieure des grilles mules présente une forme coopérant avec celle du fond des grilles femelles.