Les dispositifs de protection haute des conducteurs de chariots élévateurs, destinés à protéger les opérateurs contre les chutas d'objets, représentent un facteur de sécurité important et sont aujourd'hui couramment utilisés, mais ils 5 présentent souvent certains inconvénients liés à la nécessité de les enlever ou de les démonter pour accéder au dispositif moteur du chariot, alors qu'il est important de pouvoir accéder rapidement à ce dispositif pour l'entretenir avec le maximum d'efficacité- On a imaginé dans le passé divers procédés et 10 appareils permettant d'accéder relativement rapidement aux éléments et compartiments des chariots élévateurs à quatre roues, par exemple ceux d.écrits par les brevets des Etats-Unis d'Amérique n°2 911 232, n° 3 289 871 et la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n2 34 713 déposée le 4 mai "1970, Î5 tous cédés à la Demanderesse. Toutefois, aucune solution satisfaisante n'a été apportée a ce problème en ce qui concerne i les chariots élévateurs à trois roues comportant deux roues avant motrices et non directrices et une seule roue centrale directrice à l'arrière ; ce genre de chariot comporte, de 20 chaque côté, et au-dessus de nombreux organes de manoeuvre, notamment les commandes du chariot, ses différents circuits et sa direction. Le compartiment arrière de ce type de chariot contient tous ces éléments et est protégé par un capot formé de deux parties articulées ou portes ouvrant latérale— 25 ment vers l'extérieur de manièee à les exposer entièrement. On connaît la nécessité de monter sur ce type de chariot un dispositif permettant d'accoupler relativement vite les montants arrière du "dais de protection" aux portes pivotantes-La présente invention concerne un accouplement perfectionné 30 de ce genre n'apportant pratiquement aucune gêné aux opérations d'entretien àa chariot. La présente invention concerne donc essentiellement un dispositif perfectionné et robuste permettant d'accéder rapidement au compartiment arrière d'un chariot élévateur à trois 35 roues, ainsi qu'un dais de protection rigide destiné à ce type de chariot et capable d'Être très rapidement accouplé aux parties arrière mabiles de ce dernier ou d'en être séparé. 72 14654 2137502 L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels : la figure 1 est une vue en perspective de trois quarts 5 arrière d'un chariot élévateur à trois roues montrant le dais de protection selon l'invention monté sur le chariot en position active ; la figure 2 est une vue en perspective à plus grande échelle de la partie arrière droite du chariot représenté sur 10 la figure 1 ; ■ . la figure 3 est analogue à la figure 2 mais représente la porte arrière droite partiellement ouverte et séparée du montant arrière correspondant du dais de protection j la figure 4 est une élévation latérale partielle à 15 plus grande échelle du bout inférieur du montant arrière droit du dais de protection, faisant ressortir les détails du dispositif d'accouplement j la figure 5 est une coupe verticale selon la ligne 5-5 de la figure 4 ; et 20 la "figure 6, analogue à la figure 5, montre l'extrémité du montant du dais de protection en position désaccouplée correspondant à celle de la figure 3. La présente invention s'applique en particulier aux chariots élévateurs du type représenté sur la figure 1 qui 25 comporte un châssis 10 supporté par une roue arrière directrice 12 et deux roues avant 14 motrices et non directrices dont une seule est visible. Un ensemble de. levage classique 18 dont le chariot à fourche 20 coulisse le long de montants sous l'action de pignons et de chaînes 22 convenablement orientés 30 et actionnés par un vérin hydraulique 24 est monté à l'avant du chariot. Le chariot comporte aussi un poste de-conducteur 26 supporté par le châssis 10 et contenant un siège 28, des commandes, une source d'énergie constituée d'une batterie d'ac— 35 cumulateurs 30, une console 32 et un volant 34 de direction, des pédales d'accélérateur et de frein montées sur le plancher ët dont une est visible en 36, des commandes 38 d'élévation et de basculement, enfin d'autres commandes n'ayant aucun rap- 72 14654 3 2137502 port avec la présente invention. Une plaque transversale 40 faisant partie du châssis supporte de chaque coté du chariot deux charnières verticales 42 sur lesquelles sont montés deux éléments de capot ou portes 44 et 46 capables de pivoter laté-5 ralement vers lrextérieur à l'opposé l'une de l'autre pour découvrir complètement les circuits, éléments et commandes du chariot logés dans le compartiment formé par le châssis 10, la plaque 40 et les portes 44 et 46 j ce capot protège entre autres éléments le dispositif hydraulique de direction 48 10 actionnant la roue 12 (voir figure 3), un réservoir hydraulique non représenté destiné à alimenter le vérin 24 et un réservoir hydraulique 49 destiné à alimenter le système hydraulique du chariot. Le chariot est surmonté d'un dispositif de protection 15 haute 50 qu'on appellera ci-après par analogie et commodité "dais de protection" : ce dais 50 est constitué dans l'ensemble de deux armatures 52 en U renversé parallèles et transversalement espacée® qui comportent chacune un montant avant 54, un longeron supérieur horizontal 56 et une jambe arrière des-20 cendante 58. Un écran haut de protection ou grille 59 et une plaque 60 relient les longerons 56 de façon à protéger l'opérateur par en haut. Les surfaces supérieures horizontales avant des parois latérales du châssis 10 supportent de chaque cSté du chariot un pied 61 en forme de L fixé à elles par exemple 25 par soudage et en partant vers le haut pour s'emboîter dans l'extrémité inférieure creuse du montant 54 correspondant, à laquelle il est fixé par deux boulons 62. La partie basse extrême de chaque jambe 58 est constituée de façon originale par une pièce 68 coopérant avec un bras rigide 70 relativement 30 court, fixé par exemple par soudage près de l'angle arrière de la paroi supérieure de chaque porte 44 et 46 d'où il fait saillie.vers le haut. En fait, les bras 70 sont montés dans des-plaques fendues (non représentées) fixées aux portes 44 et 46 et permettant de régler la position longitudinale de ces 35 bras 70 dan3 une certaine mesure pour les aligner avec les jambes 58. La description détaillée de ce dispositif n'est cependant pas nécessaire pour la compréhension de l'invention. -i... fit».... 72 14654 2137502 Les figures 1, 2, 4 et 5 représentent les portes 44 et 46 en position fermée et les jambes 58 du dais de protection fixées aux bras 70 au moyen des pièces 68, le dais de protection 50 en forme de U renversé étant ainsi fixé de façon ri-5 gide à l'avant et à l'arrière du chariot. En revanche, sur les figures 3 et 6, la jambe 58 de droite est désaccouplée du bras 70 correspondant, et la porte de droite 14 es"fyf>&rtiellement ouverte de façon à exposer une partie du contenu du compartiment arrière du chariot. Il faut 10 préciser qu'il est possible de désaccoupler de leurs portes respectives soit l'une, soit l'autre, soit les deux jambes 58 afin d'accéder librement à l'une, à l'autre ou aux deux moitiés du compartiment arrière du chariot. En outre, si l'une seulement de ces jambes est désaccouplée, par exemple comme 15 sur la figure 3, le coin correspondant du dais de protection est maintenu en porte-à-faux à partir des trois supports constitués par son autre jambe arrière 58 et ses deux montants avant 54, tandis que si les deux jambes arrière 58 sont dés-accouplées et les portes 44 et 46 sont ouvertes en sens in-20 verse, l'ensemble du dais de protection est maintenu en porte-à-faux à partir des points de fixation des montants avant 54 avec les pieds 61 à l'avant du chariot. Il est évident qu'aucun obstacle n'empêche d'accéder facilement et à volonté à l'une quelconque des parties du compartiment arrière du cha-25 riot, et que la tendance de la partie en porte-à-faux du dais de protection à fléchir légèrement vers le bas une fois qu'elle est désaccouplée et que les portes sont ouvertes vers l'extérieur facilite l'emboîtement des jambes 58 et favorise la rigidité de la structure une fois le dais en position de fonc-30 tionnement (figure 1), comme on va mieux le voir par la description suivante. La pièce 68 formant la partie inférieure arrière de chaque jambe 58 permet de l'accoupler à volonté avec les bras 70 des portes 44 et 46 ou de l'en désaccoupler. Un manchon 80, 35 dont la partie inférieure de la paroi extérieure est découpée de façon à former une cavité 82 coulisse sur une pièce 84 faisant saillie vers le bas à partir du bout inférieur creux de chaque jambe 58 auquel elle est fixée par exemple par une 72 14654 2137502 • soudure 86 (figures 4 et 5). Cecte pièce 84 comporte une perforation transversale 88 près de son bout inférieur biseauté dont la surface 90 monte de l'intérieur vers l'extérieur du chariot. Les deux parois latérales du manchon sont perforées 5 en 92, 92 et l'une d'entre elles comporte en outre, en dessous " des perforations 92, une autre perforation 94. Lorsqu'on fait coulisser le sanchon en position haute comme représenté sur la figure 6, on peut introduire un élément, par exemple une clavette 96, dans les perforations coaxiales 94 et 88, ce 10 qui maintient le manchon dans sa position de la figure 6. On peut alors ouvrir ou fermer à volonté la porte 44, et si on la ferme le bras 70 pénètre dans la cavité 82 du manchon pour venir buter contre sa paroi opposée, les surfaces complémentaires opposées 90 et 98 de la pièce 84 et du bras 70 entrant 15 alors en contact (voir figures 5 et 6). Une fois ces éléments 84 et 70 dans le prolongement l'un de l'autre comme représenté sur les figures 1, 2, 4 et 5, on fait sortir la clavette 96 des perforations 88 et 94, on abaisse le manchon 80 jusqu'à sa position de la figure 5 dans laquelle les perforations 20 88 et 92 soijt coaxiales et l'on y introduit la clavette 96 comme représenté sur la figure 5 pour réaliser l'accouplement comme représenté. Dans cette position, le manchon 80 entoure le bras 70 et bloque rigidement le dais de protection tout entier sur le chariot. Les parois internes et latérales 25 du manchon.80 servent de guide au cours de la fermeture de la porte 44 et assurent l'alignement approprié des éléments 70 et 84. La soudure 86, sert de butée pour limiter le mouvement du manchon vers le haut. La description précédente s'applique également à la porte 46 et aux éléments qui coopèrent avec 30 elle. Pour ouvrir l'une et/ou l'autre des parties du compartiment arrière du chariot protégées par les portes 44 et 46, il suffit d'extraire la ou les clavettes 96 lorsqu'elles sont dans leur position de la figure 5, de faire coulisser le ou 35 les manchons 80 en les' soulevant jusqu'à leur position de la figure 6, puis de réintroduire la ou les clavettes 96 comme représenté sur cette figure, ce qui dégage le bras 70 et permet de le séparer de la pièce 84. On ouvre alors les portes 44 BAD ORIGINAL 72 14654 2137502 et/ou 46 en les faisant pivoter et en écartant le bras 70 de la pièce 84, ce qui sépare l'une de l'autre les surfaces 90 et 98. Ces dernières peuvent servir de cames permettant d'aligner ou de séparer les éléments 84 et 70. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 72 14654 2137502 REVENDICATIONS 1. Appareil ou dais de protection destiné à abriter le conducteur d'un chariot élévateur-du type dont le poste de conduite est situé vers le milieu du véhicule et la partie 5 arrière est protégée par une porte pivotant latéralement autour d'un axe vertical, ce dais étant caractérisé en ce que son armature sensiblement en forme de U renversé fixée à l'avant du chariot se. prolonge vers l'arrière au-dessus-dudit poste et se termine par des jambes arrière descendantes et 10 sensiblement parallèles dont l'une peut être accouplée de façon amovible à ladite partie arrière par alignement sensiblement eoaxial/âe son extrémité inférieure percée transversalement d'un trou avec un bras montant fixé sur ladite porte, ce dispositif étant complété d'une part par un manchon dont une 15 des parois latérales au moins est percée de deux ouvertures espacées axialement qu'on peut faire coïncider à volonté avec ledit trou par coulissement du manchon le long de ladite extrémité, et d'autre part par une clavette qui, selon qu'elle passe par l'une ou l'autre des ouvertures et ledit trou, main-20 tient le manchon soit en position haute, ce qui permet d'ouvrir ladite porte, soit en position basse, ce qui maintient alignés coaxialement et fixés l'un à l'autre iadite jambe et ledit bras. 2. Chariot de manutention du type décrit dans la re-25 vendication 1, caractérisé en ce que, au lieu de ne comporter qu'une porte, il en comporte deux symétriques, s*articulant toutes deux autour d'un axe vertical de chaque côté du chariot et s'ouvrant à l'opposé l'une de l'autre, le dais de protection comportant deux jambes arrière-dont les extrémités infé-30 rieures symétriques peuvent chacune être accoujjlées de façon amovible à l'une des portes par un dispositif de bras, de manchon et de clavette identique à celui décrit dans la revendication 1 . 3. Dais de protection selon la revendication 1, carac-35 fcérisé en ce que les extrémités inférieure et supérieure respectives de ladite jambe et dudit bras sont biseautées, leurs surfaces complémentaires descendant de l'extérieur vers l'intérieur du chariot, de sorte qu'une charge s'exerçant sur le 72 14654 2137502 dais de protection tend à déplacer ladite jambe vers l'intérieur du chariot le long de ces surfaces. 4. Dais de protection selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une ouverture pratiquée dans la paroi exté- 5 rieure basse dudit manchon permet, lorsque ce dernier est en position haute et qu'on ouvre ou ferme la porte, le passage dudit bras pour le faire entrer -en contact avec ladite jambe ou l'en séparer. 5. Dais de protection selon la revendication 4, ca-10 ractérisé en ce que la paroi intérieure basse dudit manchon ne comporte pas d'ouverture et sert de butée pour arrêter le mouvement pivotant de fermeture de ladite porte et aligner son bras avec ladite jambe. 6. Dais de protection selon la revendication 1, carac-15 térisé en ce que ladite jambe est creuse et se prolonge vers le bas par une pièce rigide fixée à l'intérieur et dont la largeur est plus petite que le calibre de la jambe, ledit manchon coulissant autour de cette pièce et son mouvement vers le haut étant limité par une butée située au point de 20 fixation de ladite pièce à ladite jambe. 7. Dais de protection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ouverture supérieure du manchon le traverse entièrement, tandis que son ouverture inférieure ne traverse • qu'une de ses parois latérales.