La présente invention concerne des lunettes pour la conduite de nuit. On connaît déjà différents types de lunettes pour la conduite de nuit. D'une manière générale, toutes les lunettes anti-phares offertes a ce jour dans le commerce sont munies de verres de couleur , généralement jaune,qui couvrent la totalité du champ visuel. Ainsi, tout en atténuant I'intensité des feux de route et de croisement des véhicules venant en sens inverse, elles diminuent corrélativement et d'autant l'éclairage de la voiture du conducteur qui les porte. De plus, si elles sont efficaces tant que des véhicules se présentent de face, elles deviennent inutiles, voire genantes quand on roule de longs moments seul sur une route obscure. D'où la nécessité de les chausser et de les ôter suivant la densité de la circulation. La présente invention a pour objectif des lunettes de conduite de nuit permettant d'éviter I'éblouissement du conducteur par les phares ou les feux de croisement des véhicules roulant en sens inverse tout en n atténuant pas l'in tensité de l'éclairement de son propre véhicule. La conception de ces lunettes repose sur le principe des lignes paral lèles mais concourantes sur l'horizon par effet de perspective ainsi que sur le principe de la convergence oculaire. Par le jeu des lignes de fuite de la route, le conducteur voit devant lui un trapèze, plus ou moins régulier et dont les côtés se courbent à droite ou à gauche suivant les sinuosités de la route. Au milieu dudit trapèze, se situe une ligne médiane constituée par les bandes jaunes, continues ou discontinues, délimitant les voies de roulement (figure 1). Dans les pays où l'on roule à droite, et donc sur les véhicules ayant le volant à gauche, le conducteur se trouve placé légèrement à droite de cette ligne médiane séparant les voies de roulement et cela que cette ligne soit matérialisée ou fictive. Vu du siège du conducteur, l'angle que fait cette ligne médiane avec I'horizon, ou avec l'horizontale du tableau de bord du véhicule est d'environ 48 . C'est l'angle moyen défini en fonction des différentes largeurs de véhicules. Dans le cas d'une chaussée à plusieurs voies, le conducteur se trouve à droite de la ligne séparant sa propre voie de roulement de la voie de roulement située immédiatement à sa gauche. Si l'on place devant les yeux du conducteur, ainsi situé par rapport aux lignes de fuite de la chaussée, un "cache" par exemple en carton, découpé suivant le dessin de la figure 2, il ne verrait plus devant lui que la seule partie de la route sur laquelle il roule lui-ineme, c'est-à-dire la partie de droite. En effet, grâce à la convergence oculaire qui fait que les deux yeux accomodent en une seule image ce que chacun d'eux voit séparément, les parties droite et gauche dudit cadre convergeront pour n'en former qu'une seule. La route se présentera alors au conducteur telle que sur la figure 3. En remplaçant ledit cache par des écrans filtrants, jaune foncé ou orange, découpés suivant le même dessin, on donne au conducteur la possibilité de voir d'une part en dehors des écrans, la partie de la route sur laquelle il roule, ladite route étant éclairée par ses propres phares et par la diffusion des phares des voitures venant de face et, d'autre part à travers les écrans mais d'une façon atténuée, la partie de gauche de la route sur laquelle roulent les véhicules venant en sens inverse et dont les phares ne sont plus éblouissants. On propose à cet effet des lunettes de conduite de nuit constituées par une monture dans laquelle sont enchâssés des écrans transparents et teintés, caractérisées en ce que chacun desdits écrans est découpé suivant une ligne oblique. Lesdites lignes obliques sont parallèles entr'elles et sont orientées de manière à se confondre avec la ligne médiane de la route vue par l'utilisateur desdites lunettes. Chacune desdites lignes obliques est tangente à l'iris de l'oeil devant lequel est disposé un desdits écrans et forme un angle d'une valeur de l'ordre de 48 par rapport à une ligne fictive passant par le centre des pupilles de l'utilisateur. Lesdites lignes délimitant partiellement lesdits ecrans se situent tangentiellement à l'iris du côté de ladite ligne médiane de la route. L'écran le plus éloigné de ladite ligne médiane est de dimensions moindres que l'écran le plus rapproché. Selon un mode de realisation les châsses entourant lesdits écrans sont montées à coulissement sur la traverse horizontale de ladite monture située audessus des yeux, et des moyens permettent d'immobiliser lesdites châsses dans leur position adéquate en fonction de l'écartement des yeux de l'utilisateur. Chacune desdites châsses est dotée d'au moins une lumière de forme générale rectangulaire et la fixation de chacune d'elles est assurée au moyen d'au moins deux vis coopérant chacune avec un taraudage pratiqué dans ladite traverse horizontale de la monture, le blocage desdites vis se faisant sur une plaquette percée de deux trous dont l'écartement correspond à l'écartement desdits taraudages. Selon une autre forme de réalisation, ladite monture dans laquelle sont enchâssés lesdits écrans est pourvue de moyens pour s'adapter sur des lunettes correctives de vue. Selon l'une ou l'autre forme de réalisation, lesdites châsses peuvent être interrompues sur la longueur desdites lignes obliques. L'efficacité de ce système est particulièrement sensible dans les derniers 200 mètres séparant deux voitures roulant en sens inverse. En effet, à cette distance, la voiture que l'on s'apprête à croiser s'écarte de plus en plus sensiblement vers la gauche du champ visuel protégé par les écrans alors que l'éclairage de la voiture de l utilisateur non atténué, donne son rendement maximum. Le "trou noir " est évité. Un avantage secondaire, non négligeable, est l'atténuation très sensible, dans le rétroviseur extérieur, des phares des voitures roulant derrière la sienne. Afin d'obtenir une convergence parfaite des deux écrans et principalement des deux lignes obliques centrales ( qui doivent délimiter la partie droite et la partie gauche de la route) il est nécessaire que ces lignes obliques soient l'une et l'autre à une égale distance de la pupille de chaque oeil et à gauche de celles-ci. On comprendra mieux l'invention en se référant à la description qui va suivre donneeuniquement à titre d'exemple non limitatif ainsi qu'au dessin annexé sur lequel - La figure 1 est une vue en perspective illustrant une route vue de l'intérieur d'un véhicule. On a matérialisé en pointillés la zone d'éblouissement située à gauche sur le dessin. - La figure 2 est une vue en élévation d'un "cache " sur lequel ont été pratiquées deux ouvertures conformément au principe selon l'invention. - La figure 3 est une vue en perspective illustrant une route vue de l'intérieur d'un véhicule. La zone ombrée située à gauche est la zone protégée par les lunettes selon l'invention. - La figure 4 est une vue partielle en élévation desdits écrans illustrant la disposition des lignes obliques de ces dernières. - La figure 5 est une vue partielle en élévation desdits écrans illustrant la position possible des yeux suite à un éblouissement exceptionnel. - La figure 6 est une vue en élévation partielle d'une monture selon l'invention. La figure 7 est une vue én élévation d'une châsse équipant une monture selon l'invention et de ses accessoires pour sa fixation. La figure 8 est une vue en élévation d'une monture pouvant s'adapter sur des lunettes correctives de vue. La figure 9 est une vue en élévation d'une châsse équipant ladite monture adaptable et de ses accessoires. Selon une forme de réalisation et conformément à la règlementation en vigueur selon laquelle les véhicules français roulent à droite, les lunettes selon l'invention (figure 6) comportent une monture 1 métallique ou en tout autre matériau, et comportant deux plaquettes orientables 2 reposant sur le nez. Ladite monture comporte une traverse horizontale la sur laquelle sont disposées à ses extrémités les branches non représentées assurant son maintien en position. De part et d'autre de son axe de symétrie 3, ladite monture présente- une position horizontale lb permettant le coulissement latéral des châsses 4. Sur ces portions lb sont pratiqués des taraudages Ic qui coopérant avec des vis 5 permettent la fixation desdites châsses 4. Ces dernieres sont par exemple en matière plastique et chacune d'elles entoure partiellement un écran 4a. A leur partie supérieure elles comportent une rainure 4b dans laquelle s'engage la traverse la de ladite monture 1 et plus précisément lesdites portions lb. Des lumières de forme générale rectangulaire 4c sont pratiquées sur une des ailes 4d de ladite raînure 4b. Ces lumières sont au nombre de deux sur chacune desdites châsses 4. Une seule lumière pourraît cependant être pratiquée.Lesdites lumières 4c permettent d'effectuer le règlage latéral desdites châsses 4 de ma nière à les disposer dans leur position adéquate devant les yeux de l'utilisateur. Une fois règlées, les châsses 4 sont maintenues par lesdites vis 5 qui coopèrent avec lesdits taraudages lc. Une plaquette 6 percée de deux trous 6a suivant un écartement en rapport avec lesdits taraudages lc joue le rôle à la fois d'une plaque de répartition et de rondelles sur lesquelles s'exerce la pression due au serrage desdites vis 5. Chacun desdits écrans 4b enchâssés dans sa châsse 4, est découpé suivant une ligne oblique 4e. Lesdites châsses sont interrompues sur la longueur de ladite ligne 4e de manière à dégager au maximum le champ de vision à cet endroit. Chacune desdites lignes obliques 4e est tangente à l'iris de l'oeil 7 devant lequel est disposé ledit écran et forme un angle N de l'ordre de 48" par rapport à une ligne fictive 8 passant par le centre des pupilles 7a (figure 4). Lesdits écrans 4 sont en verre ou en tout autre matériau et sont teintés uniformément jaune foncé ou orange. L'écran de l'oeil droit doit être plus étroit d'environ cinq millimètres et demi que celui de l'oeil gauche, pour tenir compte du décalage à gauche de la ligne oblique par rapport à la pupille et pour éviter que la châsse 4 ne vienne en butée contre le nez dans le cas de l'écartement minimum. Selon une autre forme de réalisation, les châsses 4 sont montées suivant les dispositions conformes à l'exemple précité, sur une monture 9 (figures 8 et 9) comportant des moyens pour s'adapter sur des lunettes correctives de vue (tiges flexibles 9a et boules 9b). Ce règlage des verres suivant l'écartement des yeux de l'utilisateur peut s'opérer de deux manières. Soit par desserrage des vis de fixation des châsses et coulissement de celles-ci jusqu'au point désiré et resserrage ensuite ; soit, en ayant prévu à la fabrication un serrage relativement fort mais sans blocage en faisant coulisser les châsses par pression du doigt jusqu'à l'écartement désiré (stries sur la monture et garnitures en matière plastique souple ou autre matériau analogue entre la monture 1 et la châsse 4 par exemple). Ce règlage peut s'effectuer soit par l'opticien, au moment de l'achat des lunettes, soit par le conducteur lui-même. L'écartement des pupilles variant d'un individu à l'autre, les écrans doivent présenter un jeu latéral permettant leur adaptation à chaque cas. Chez les adultes l'écartement des pupilles se situe entre soixante et soixantevdtx rjullimètres environ. La position optimale des verres est celle où la ligne oblique est tangente à l'iris de chaque oeil (à gauche sur la figure 4). Cette position des écrans permet au conducteur, regardant devant lui, de voir sans gene et sans atténuation, la partie droite de la route. La partie gauche est vue, elle, à travers les verres qui atténuent toute source de lumière venant d'en face et jouentle rôle d'une visière devant chaque pupille. De plus, par un très léger mouvement de la tete vers le bas où vers la droite, le conducteur peut immédiatement voir la totalité de la route à travers lesdits écrans (en cas d'éblouissement inattendu ou de sensibilité oculaire figure 5 - ). Cette manoeuvre sera nécessaire, en particulier dans le cas d'un virage à droite très dégagé : en effet, dans ce cas, les véhicules circulant en sens inverse se présentent d'abord sur la droite du conducteur. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, des modifications pourront être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs uniquement décrits à titre d'exemples non limitatifs. REVENDICATIONS 1 - Lunettes de conduite de nuit constituées par une monture dans laquelle sont enchâssés des écrans transparents et teintés, caractérisées en ce que cha cun desdits écrans est découpé suivant une ligne oblique. 2 - Lunettes selon la revendication 1, caractérises en ce que lesdites lignes obliques sont parallèles entrTelles et sont orientées de manière à se con fondre avec la ligne médiane de la route vue par l'utilisateur desdites lu nettes. 3 - Lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisées en ce que chacune desdites lignes obliques est tangente à l'iris de l'oeil de vant lequel est disposé un desdits écrans, et en ce qu'elle forme un angle d'une valeur comprise entre 450 et 500 par rapport à une ligne fictive pas sant par le centre des pupilles de l'utilisateur. 4- Lunettes selon la revendication 3, caractérisées en ce que chacune desdites lignes obliques forme un angle de 48" avec ladite ligne fictive passant par le centre des pupilles de l'utilisateur. 5 - Lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisées en ce que lesdites lignes obliques délimitant partiellement lesdits écrans se situent tangentiellement à l'iris, du côté de ladite ligne médiane de la route. 6- Lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisées en ce que l'écran le plus éloigné de ladite ligne médiane de la route est de dimensions moindres que l'écran le plus rapproché. 7 - Lunettes selon la revendication 1, caractérisées en ce que les châsses en tourant lesdits écrans sont montées à coulissement sur la traverse horizon tale de ladite monture, située au-dessus des yeux, et en ce que des moyens permettent d'immobiliser lesdites châsses dans leur position adéquate en fonction de l'écartement des yeux de l'utilisateur. 8 - Lunettes selon la revendication 7, caractérisées en ce que chacune desdites châsses est dotée d'au moins une lumière de forme générale rectangulaire et en ce que la fixation de chacune d'elles est assurée au moyen d'au moins deux vis coopérant chacune avec un taraudage pratiqué dans ladite traverse horizontale de la monture, le blocage desdites vis se faisant sur une pla quette percée de deux trous dont l'écartement correspond à l'écartement des dits taraudages. 9 - Lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisées en ce que ladite monture dans laquelle sont enchâssés lesdits écrans est pour vue de moyens pour s'adapter sur des lunettes correctives de vue. 10 - Lunettes selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisées en ce que lesdites châsses sont interrompues sur la longueur desdites li gnes obliques.