L'invention concerne un procédé de culture. L'invention vise en premier lieu, à décrire un procédé qui permet de cultiver, sous forme de plaque ou de bande, du gazon, du lierre et la plupart des plantes traçantes afin de pouvoir ensuite déplacer ces cultures ; ce procédé permet également d'aménager des jardins sur des terrasses. En second lieu, l'invention vise l'aménagement de pelouses selon un procédé nouveau et original. Jusqu'à ce jour on a réalisé des plaques ou rouleaux de gazon en travaillant selon l'une des deux techniques détaillées ci-après. 10. Sur un sol aménagé à cet effet, dont la couche supérieure d'une épaisseur de 2 à 3cm environ a été travaillée de façon spéciale, on sème de l'herbe Lorsque les racines se sont bien développées et se sont fixées dans la couche supérieure,et lorsque le gazon a été tondu plusieurs fois, on découpe,dans cette couche supérieure, des bandes qui peuvent etre déplacées sous forme de rouleaux. Après déroulement de ces bandes gazonnées, on obtient relativement rapidement une surface de gazon dont les racines se développent rapidement dans le sol. 20. Une variante, qui peut également etre appliquée à la culture d'autres espèces que ltherbe,consiste à semer de l'herbe, ou d'autres végétaux, dans un sol de culture et à de plus, soutenir ou renforcer ce sol de culture par une armature. Les bandes gazonnées obtenues de cette manière sont relativement lourdes et il ne peut être question d'enrouler et de déplacer de grandes surfaces gazonnées. I1 a déjà été suggéré d'aménager un sol de culture sur une couche inférieure imperméable à l'eau, ce qui est favorable à l'entrelacement des racines et des radicelles mais ne résoud pas le problème de l'irrigation naturelle ou artificielle. On a également proposé récemment d'aménager un sol de culture sur une couche de plastique souple qui peut être enroulée. Cette couche de plastique peut présenter un nombre important de trous ce qui permet aux racines de se développer au travers de ces trous, favorisant ainsi la cohésion de l'ensemble Ce procédédfre le désavantage que le plastique ne présente aucune capillarité,ce qui a pour conséquence que l'eau d'irrigation s'écoule intégralement au travers de la couche de plastique perforée ou est retenue en grande partie par cette couche. Même lorsque de nombreux trous ont été prévus dans la feuille de plastique les racines ne trouvent leur chemin au travers de celle-ci que de façon très irrégulière, ce qui est très défavorable à une croissance rapide de l'herbe. L'invention a pour but de prescrire un procédé original qui remédi-e aux inconvénients cités et présente, de plus, l'avantage de pouvoir disposer très rapidement après le semis d'un matériau parfaitement utilisable. A cet effet les cultures sont semées sur ou plantées dans un lit de culture qui est aménagé sur un support cohérent perméable à l'eau, tandis qu'on entretient l'humidité nécessaire dans ce lit de culture du fait que celui-ci et le support précité sont aménagés sur une couche qui s'oppose au passage des racines et on prévoit des moyens permettant d'entre tenir l'humidité de cette couche. De préférence on utilisera du béton cellulaire en tant que couche poreuse. Une variante de l'invention, plus particulièrement destinée à la formation d'un lit de culture ou d'une bande de gazon déplaçable, consiste à disposer sur la couche poreuse précitée un support cohérent permettant le passage des racines, après quoi le support peut être déplacé vers un endroit où les végétaux peuvent continuer à se développer dans un sol préparé à cet effet. D'autres détails et avantages de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après d'un pro- cédé de culture selon l'invention. Cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple et ne limite pas l'invention. Les notations de références se rapportent aux figures ci-annexées. La figure 1 représente schématiquement une coupe au travers d'un lit de culture aménagé conformément à l'invention. La figure 2 représente schématiquement ùne coupe au travers d'une couche de feutre sur laquelle se développe de l'herbe. La figure 3 représente schématiquement une coupe au travers d'une couche de feutre dans laquelle germe de l'herbe, selon une variante du procédé. Le procédé illustré par ces figures permet d'aménager des jardins sur des surfaces en terrasses, de faire pousser de l'herbe, des plantes traçantes, et en général toutes plantes destinées à couvrir ou à orner de grandes surfaces, et cela dans des circonstances telles que les cultures puissent être déplacées sous forme de bandes jusqu' l'endroit où leur développement ultérieur est assuré, Parmi ces plantes grimpantes on peut citer le lierre, la pervenche et autres plantes capables de couvrir le sol. Lors de l'aménagement d'un jardin sur une terrasse se pose le problème bien connu de l'irrigation du sol. Ceci peut, conformément à l'invention, être résolu d'une manière originale. Une couche poreuse 1, consistant par exemple en béton cellulaire est disposée sur la maçonnerie, en faisant usage d'une couche imperméable intermédiaire. Dans la-couche poreuse I peuvent être ménagés des canaux pour l'amenée de l'eau d'irrigation. Sur la couche poreuse 1 est disposée une couche cohérente, permettant le passage des racines, 2, telle qu'une couche de feutre après quoi un sol de culture 3 peut être disposé dans lequel les racines peuvent se développer normalement.La porosité de la couche I est suffisante pour que soit entretenu un degré d'humidité suffisant dans la couche de feutre 2 et dans le sol de culture 3, même lorsque cette humidité provient de l'eau de pluie~et ne doit pas être provoquée de manière artificielle. La différence entre la couche poreuse 1 et une couche imperméable classique est évidemment très grande du fait que la couche poreuse 1 est capable d'absorbér une quantité considérable d'eau et de restituer celle-ci, via la couche de feutre 2, au sol de culture 3 , ce qui n'est pas le cas lorsque le sol de culture repose sur une couche s'opposant au passage de l'eau.La présence de la couche poreuse, dont la capillarité ou la porosité et l'épaisseur, peuvent varier selon les besoins constitue donc un facteur régulateur de la présence continue d'humidité dans le sol de culture. I1 peut être fait usage des mêmes propriétés de cette couche poreuse pour produire des bandes de gazon qui peuvent ensuite être déplacées. La couche poreuse 1 s'oppose à là croissance vers le bas, des racines 4 de l'herbe 5, tandis que la restitution progressive de l'humidité présente dans la couche poreuse favorise une croissance rapide de l'herbe. Lorsque les racines 4,issues des semences 6, se sont bien développées dans le sol de culture 3 répandu sur la couche poreuse et se sont entrelacés de manière suffisante, l'herbe qui s'est développée à cet endroit peut entre facilement découpée en morceaux de la grandeur désirée et diposés à l'endroit voulu; Le même procédé peut s'appliquer - d'autres végétaux que l'herbe. Une partieularité de l'invention réside dans la formation de bandes de gazon en faisant uniquement usage de la couche cohérente 2 consistant en une matière qui peut soit être du feutre, soit présenter les propriétés du feutre. Les sentences de gazon 6 semées sur cette couche 2 germent rapidement, développent des racines 4 au travers de cette couche, tandis que les brins d'herbes 5 se développent également rapidement à la surface supérieure de la couche 2. L'herbe peut être tondue une ou plusieurs fois jusqu'au moment ou elle peut être déplacée avec la couche cohérente 2. Attendu que la couche 2,consistant en feutre ou en une matière analogue permettant le passage des racines 4, repose sur la couche poreuse 1, cette couche poreuse l exerce une action régulatrice sur l'irrigation du gazon qui se développe au contact de celle-ci. La figure 2 se rapporte à une forme d'exécution 'remarquable dans laquelle on abandonne la couche poreuse 1 en béton cellulaire. On fait usage, en lieu et place de cette couche 1 d'une couche 7 dans une matière perméable à l'eau mais s'opposant au passage des racines, couche qui est disposée directement sur le sol 8. Cette couche 7 consiste, de préférence, en une matière non tissée dont les fibres, telles que des fibres de verre par exemple,sont tenues ensemble par une résine synthétique, tel que le polyester. La couche 7 permet le passage de l'humidité et de lteau mais s'oppose à la croissance, en direction du sol 8, des racines 3. La couche 7 reprend donc intégralement le rle de la couche de béton cellulaire 1. On peut, sans difficulté aucune, détacher de cette couche 7, la couche de feutre 2 portant l'herbe qui a germé.L'avantage qu'offre cette couche 7 réside, entre autre, dans lue fait que l'aménagement de cette couche perméable à l'eau, s'opposant au passage des racines, est des plus simple et que cet aménagement peut se faire à bon marché. Les semences de gazon 6 peuvent être semées sur la couche de feutre 2 ainsi que représenté à la figure 2, ou être emprisonnées entre deux couches de feutre 2, ainsi que le représente la figure 3. L'avantage du procédé décrit ci-dessus réside dans le fait que de grandes surfaces de feutre ensemencées, présentant un poids relativement faible, peuvent être transportées. Les bandes gazonnées d'environ 20 mètres sur environ 1 mètre de large, au plus, peuvent être transportées sans difficulté. En désignant du feutre ou des matières ayant les propriétés du feutre on entend par là queue support cohérent doit avoir une structure telle qu'ellepuisse absorber l'humidi- té tout en permettant le passage, aussi. bien des racines que de la végétation proprement dite. Le mot "feutre" ne peut pas être pris dans son sens le plus strict ; toute matière présentant une structure fibreuse ouverte et qui est suffisamment cohérente pour permettre le déplacement de bandes, de plaques ou de rouleaux, entre évidemment en ligne de compte. Dans une dernière variante, il est également possible de disposer une couche de feutre au-dessus d'un sol préparé d'avance et d'ensemencer cette couche de feutre. On peut à cet effet faire usage éventuellement de terreau, de tourbe ou d'un sol de culture qu'on étendra par-dessus la couche de feutre. La couche de feutre peut demeurer en place, tandis que le gazon se développe au travers de cette couche. Cette façon de travailler offre un intérêt particulier pour l'aménagement de terrains de sports. On peut agir de la mêrne façon en disposant les semences dans la couche de feutre ou entre deux couches de feutre. I1 est de plus évident que l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution décrites ci-dessus et que bien des modifications pourraient y être apportées sans sortir du cadre de la présente demande de brevet. REVENDIC TIONS 1. Procédé de culture caractérisé en ce que les cultures sont semées sur ou plantées dans un lit de culture qui est aménagé sur un support cohérent perméable à l'eau, tandis qu'on entretientl'-humidité nécessaire dans ce lit de culture du fait que celui-ci et le support précité sont aménagés sur une couche qui s oppose au passage des racines et en ce qu'on prévoit des moyens permettant d'entretenir l'humidité de cette couche. 2. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce qu'on utilise du béton cellulaire en tant que couche poreuse. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise une matière à texture serrée en tant que couche poreuse. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu"on utilisé une couche de feutre pratiquement non pénétrable aux racines, en tant que couche poreuse. 5. Procédé de formation d'un lit de culture caractérisé en ce qu'on dispose sur la couche poreuse précitée, selon- l'une des revendications 2 à 4, un support cohérent permettant le passage des racines, après quoile support peut être déplacé vers un endroit -où les végétaux peuvent continuer à se développer dans un sol préparé à cet effet. 6. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce qu'on aménage un lit de culture sur la couche cohérente précitée. 7 Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce qu'on ensemence le support précité. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendica -tions 5 ou 6, caractérisé en ce qu'on dispose les semences dans le support précité-. -9, Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 5 ou 6 caractérisé en ce qu'on dispose les semences entre deux supports. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 5 à 9 caractérisé en ce qu'on utilise comme support une matière se présentant sous la forme d'un feutre. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 9 caractérisé en ce qu'on utilise comme support une toison se présentant sous la forme d'un réseau. 12. Procédé de culture caractérisé en ce qu'on aménage, à l'endroit où les végétaux devront se développer définitivement, une couche cohérente permettant le passage des racines, tel que du feutre par exemple, et en ce qu'on sème les végétaux sur cette couche. 13. Support permettant l'exécution du procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, tel que décrit ci-dessus ou représenté aux figures 2 ou 3. 14. Produit tel qu'une bande supportant des cultures obtenu selon l'une quelconque des revendications 1- a 11.