La présente invention concerne les pompes centri- fuges et les turbines de détente et plus précisément les appareils rotatifs formant pompes centrifuges et turbines de détente fonctionnant à température élevée, à pression élevée et avec des débits volumiques élevés, du type uti- lisé dans les industries chimiques et dans les centrales électriques. Les opérations de liquéfaction du charbon dont le développement industriel est actuellement envisagé, nécessitent un système d'alimentation en suspension de charbon ayant une capacité élevée et fonctionnant à pres- sion élevée. Une extrapolation des pompes alternatives d'alimentation actuellement utilisées afin qu'elles donnent la capacité élevée voulue nécessite un grand nombre d'appareils dont les coûtsd'investissement et d'entretien sont importants de façon correspondante. Dans une autre optique, les pompes centrifuges de volume élevé paraissent pouvoir donner la capacité élevée nécessaire aux installa- tions de liquéfaction du charbon. Cependant, les pompes centrifuges doivent être réalisées afin qu'elles fonction- nent à vitesse élevée de manière qu'elles donnent la pres- sion élevée nécessaire et elles peuvent subir une usure interne excessive du fait des vitesses élevées des suspen- sions. Une étude poussée de la technique antérieure montre que les pompes centrifuges du type le plus couram- ment utilisé pour le pompage des mélanges de liquides et de solides est un ensemble à un seul étage fonctionnant à faible vitesse et à basse pression. Dans certaines ap- plications, on a monté en série plusieurs appareils des- tinés à donner des pressions élevées. Lors de l'utilisation avec des suspensions de matières grossières dont les matières solides peuvent at- teindre 65 mm, les roues des pompes sont réalisées avec de grandes largeurs de passage entre les ailettes et avec des épaisseurs importantes. La roue a en général un bandage et fonctionne avec un jeu important par rapport au carter. Les bandages avant et arrière de la roue portent des ailettes solidaires de refoulement qui réduisent la recirculation afin que l'usure par abrasion soit réduite dans les es- paces libres et que les fuites ou accumulations de parti- cules solides soient minimales. On utilise couramment aussi bien des métaux durs tels que l'alliage "Ni-hard" que la fonte revêtue de caoutchouc mou. Dans certaines applica- tions courantes des mines ou de dragage, les pompes at- teignent une pression de 3,5.105 à 5,25.10 Pa, lorsque les roues tournent avec une vitesse des bouts des ailettes comprise entre 18 et 26 m/s. Pour une vitesse donnée du bout des ailettes nécessaire à l'obtention d'une certaine pression, l'utilisation d'une roue de grand diamètre tour- nant à faible vitesse est préférable pour l'obtention d'une faible vitesse de circulation de la suspension et d'une longue durée de service de la pompe soumise à l'usure. Dans le cas des applications des suspensions fines, ayant par exemple des matières solides dont les dimensions sont comprises entre 0,04 et 1,7 mm, on a uti- lisé des pompes à un seul étage et à plus grande vitesse dans les opérations de traitement chimique. Les roues ont des bandages, le jeu laissé entre les roues et le carter est plus faible, et les joints et la bague d'usure sont nettoyés par des fluides propres. Des matières couramment utilisées sont l'acier inoxydable austénitique, un alliage dur à base de nickel "Ni-hard", la fonte blanche et l'acier à teneur élevée en chrome. On a utilisé un revêtement de carbure de silicium donnant une bonne résistance combinée à la corrosion et à l'érosion. Les concentrations des sus- pensions utilisées dans les traitements chimiques sont comprises entre 5 et 15 % en poids, mais on a utilisé ces mêmes pompes pour des suspensions de charbon dans une huile ayant une concentration pouvant atteindre 40 % (par exemple dans l'usine SRC de Wilsonville, Etats-Unis d'Amé- rique). Ces pompes donnent des pressions de l'ordre de 106 Pa, et elles fonctionnent avec une vitesse des bouts des ailettes de la roue de 43 m/s. La pompe centrifuge pour suspension selon l'in- vention est destinée à fonctionner sous forme d'une tur- bine hydraulique de détente recevant une suspension, lors- que-le courant circulant dans la pompe change de sens. La turbine transforme un fluide à haute pression afin qu'il prenne une pression plus faible et transforme ainsi l'éner- gie cinétique du fluide en énergie de rotation. Lorsque la pression diminue dans la turbine, les gaz que contient le fluide sont libérés et extraits du système par tout dispo- sitif convenable. La turbine hydraulique peut être utilisée dans toute opération dans laquelle une soupape de réglage d'un débit régulier est utilisée pour l'abaissement de la pres- sion élevée d'un courant à une valeur plus faible. En con- séquence, une turbine hydraulique peut remplacer des sou- papes de détente à haute pression utilisées habituellement dans une installation de liquéfaction du charbon ou dans une installation de récupération d'énergie géothermique et géomécanique. Dans une installation de liquéfaction du char- bon, des soupapes de détente sont utilisées pour la réduc- tion du charbon liquide à pression et température élevées dans le réacteur afin qu'il forme un charbon liquide à pression plus faible dans le réservoir d'alimentation du filtre, avant traitement ultérieur dans une tour sous vide (destinée à former du charbon solide affiné) ou dans une colonne de fractionnement (destinée à former un fuel oil ou un combustible de distillation). Dans une installa- tion de récupération d'énergie géothermique et géomécanique, la soupape de détente est utilisée directement à la tête du puits pour la récupération du méthane dissous dans la saumure à haute pression dans des réservoirs convenables. Lors de l'utilisation de la pompe centrifuge de suspension comme turbine hydraulique de détente de sus- pension à la place de soupapes de détente à pression éle- vée, elle présente deux avantages importants: (1) le pro- blême sévère d'érosion présenté par les soupapes est sup- primé étant donné les variations progressives de pression et de vitesse obtenues dans la turbine hydraulique et (2) l'énergie potentielle du courant à haute pression est récu- pérée sous forme de puissance utile sur l'arbre de la tur- bine hydraulique. En outre, l'allongement de la durée de service et la récupération d'énergie assurée par la tur- bine hydraulique donnent un plus faible coût que les sou- papes de détente, lors de l'utilisation. Les problèmes posés par les pompes et les turbines de détente de suspension des types connus sont les sui- vants: (a) l'érosion du bottier et de la roue (ou du rotor de la turbine), problème résolu en partie par aug- mentation de l'épaisseur des parois, par durcissement des surfaces, par application de revêtements résistants, par maintien de faibles vitesses, par suppression des discon- tinuités et par utilisation de revêtements remplaçables, (b) les problèmes de tassement et de broyage dans les espaces formant des jeux entre les pièces, ces problèmes étant résolus en partie par augmentation de ces espaces et par installation d'organes d'expulsion, (c) des problèmes d'usure des joints d'étan- chéité, résolus en partie par utilisation d'organes d'expulsion, de déflecteurs et de dispositifs de circula- tion de fluide, (d) les problèmes posés par le choc et l'abra- sion des pointes, résolus en partie par durcissement des surfaces, maintien de faibles vitesses de fluide et uti- lisation de revêtements élastiques, et (e) l'usure excessive des bague d'usure, résolue en partie par utilisation d'un dispositif de circulation de fluide et par des jeux importants. L'invention concerne une pompe centrifuge fonc- tionnant à température et pression élevées et avec un dé- bit volumique élevé, destinée à l'industrie chimique. La pompe selon l'invention a été mise au point pour l'indus- trie du traitement du charbon dans laquelle des suspensions de charbon, pouvant contenir jusqu'à 50 % de matière par- ticulaire environ, doivent être transportées. Cependant, la pompe selon l'invention convient à d'autres applica- tions des pompes centrifuges qui entrent donc dans le ca- dre de l'invention. Plus précisément, la pompe centrifuge à deux étages selon l'invention comporte un boîtier de pompe et au moins une paire d'entréeset de sorties externes destinées à charger et décharger chaque étage de la pompe. Les entrées et sorties sont placées à travers la périphé- rie de la pompe afin qu'ellespermettent un entretien di- rect. Des ailettes d'incurvation préalable sont disposées le long de la paroi interne du bottier de la pompe et assurent le transport d'un fluide provenant de l'entrée extérieure vers la roue tout en réduisant la vitesse rela- tive à l'entrée de la roue et surtout au bout d'entrée des ailettes de la roue. Deux roues placées face à face, le long de l'arbre de la pompe, sont destinées à accroître l'énergie cinétique du fluide tout en transférant celui-ci vers un diffuseur radial dépourvu d'ailettes. Ce diffuseur réduit alors la vitesse du fluide et augmente sa pression étant donné son volume croissant. Le fluide provenant du diffuseur est transporté dans une volute de changement de direction destinée aussi à élever la pression du fluide tout en éliminant en outre les courants secondaires de circulation qui pourraient augmenter les pertes dans l'ins- tallation. Un bec remplaçable est placé entre le diffuseur et la volute afin qu'il canalise le fluide vers la volute et enfin, un joint hydrostatique d'étanchéité vis-à-vis de la suspension est monté coaxialement le long de l'arbre de la pompe afin qu'il empêche la fuite du fluide primaire de l'intérieur de la pompe à haute pression vers l'exté- rieur qui est à la pression atmosphérique. Lorsque le sens de circulation du fluide de la pompe centrifuge est inversé, l'appareil constitue une turbine de détente selon l'invention. Lorsque l'appareil fonctionne en turbine, la tuyauterie de refoulement de la pompe devient l'admission de la turbine, la volute précitée devient la spirale convergente de turbine, le bec devient le guide de transition, le diffuseur radial sans ailettes devient la tuyère dlentrée de turbine radiale sans ailettes, la roue de la pompe devient le rotor de la tur- bine, les ailettes d'incurvation préalable deviennent les ailettes de guidage de redressement et dirigent le courant de fluide vers la volute d'entrée de la pompe qui devient la spirale de refoulement de la turbine. Lorsque le fluide sort de la spirale de refoulement, il est transporté par un conduit de croisement à l'admission de la seconde tur- bine et suit un trajet analogue dans ce second étage. Ainsi, l'invention concerne un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente, fonction- nant à pression et température élevées et avec un débit volumique élevé, pouvant être utilisé dans le cas de mi- lieu très abrasif et ayant une pression élevée. L'invention concerne aussi un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente qui permet la manutention de matières extrêmement abrasives. Elle concerne aussi un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente, ayant un rendement élevé. Elle concerne aussi un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente dans lequel les poussées sont équilibrées. Elle concerne aussi une pompe centrifuge qui peut être entraînée d'un côté ou de l'autre et une turbine de détente qui peut fournir de l'énergie motrice d'un côté ou de l'autre. Elle concerne aussi un appareil rotatif à deux étages formant pompe et turbine de détente, les deux étages pouvant être montés en série ou en parallèle. Elle concerne aussi un appareil rotatif à deux étages formant pompe et turbine de détente, ayant un croi- sement extérieur. Elle concerne aussi un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente posant des problèmes très réduits d'entretien. Elle concerne aussi un appareil rotatif formant pompe centrifuge et turbine de détente ayant des éléments remplaçables. Elle concerne aussi un appareil rotatif formant pompe et turbine de détente fonctionnant à pression et tem- pérature élevées, donnant satisfaction dans les installa- tions de traitement chimique. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels: la figure]&est une perspective avec des parties arrachées d'une pompe centrifuge à deux étages utilisée pour la transmission d'une suspension; la figure lb est une coupe de l'entrée de la pompe centrifuge, suivant la ligne lb-lb de la figure 3a; la figure lc est une coupe de la sortie de la pompe centrifuge suivant la ligne lc-lc de la figure 3a; la figure 2a est une vue de bout, avec des parties arrachées, de la pompe centrifuge à deux étages utilisée pour l'alimentation en suspension; la figure 2b est une vue de dessus de la pompe centrifuge de la figure 2a, représentant les deux entrées et les deux sorties placées périphériquement sur le boîtier principal de la pompe; la figure 3a est une coupe de la pompe centrifuge par un plan vertical et axial passant par le centre de la pompe centrifuge à deux étages; la figure 3b représente sous forme agrandie une partie supérieure gauche de la figure 3a; la figure 4a est une perspective avec des parties arrachées de la volute de changement de direction; la figure 4b est une coupe suivant la ligne 4b- 4b de la figure 4a; la figure 4c est une coupe suivant la ligne 4c- 4c de la figure 4a; la figure 4d est une perspective partielle de la volute et du bec; la figure 5 est une perspective avec des parties arrachées d'une turbine de détente à deux étages; la figure 6a est une perspective avec des parties arrachées de la spirale convergente de changement de direc- tion; - la figure 6b est une coupe suivant la ligne 6b- 6b de la figure 6a; la figure 6c est une coupe suivant la ligne 6c- 6c de la figure 6a; la figure 6d est une perspective partielle de la spirale convergente et du guide de transition; et les figures 7a et 7b d'une part et 8a et 8b d'autre part sont des diagrammes de vitesse correspondant à la roue de la pompe d'une part et au rotor de la turbine d'autre part. Sur les figures 7a à 8b, la référence C désigne la vitesse absolue, la référence Cm la vitesse méridionale, la référence Cu la composante tangentielle de la vitesse absolue, la référence W la vitesse relative, la référence Wu la composante tangentielle de la vitesse relative, la référence-U1 la vitesse des bouts des ailettes à l'entrée de la roue, la référence U1 la vitesse du bout des ailettes à l'entrée du rotor de la turbine, la référence U2 la vi- tesse du bout des ailettes au refoulement de la roue et la référence U2 la vitesse du bout des ailettes au refoule- ment de la turbine, les vitesses étant indiquées en m/s. En outre, ces figures indiquent que, dans le cas de la roue de la pompe, le bord antérieur des ailettes est ar- rondi et le bord postérieur effilé alors que la disposition est inverse dans le cas du rotor de turbine des figures 8a et 8b. Dans un mode de réalisation avantageux, l'inven- tion concerne un appareil rotatif sous forme d'un module centrifuge à deux étages, pouvant fonctionner dans des conditions très sévères. Ces conditions sont des pressions et températures élevées, un débit volumique élevé et un mi- lieu capable de provoquer une érosion poussée. On consi- dère d'abord l'appareil rotatif dans son application de pompe, en référence aux figures la à-4d et 7a-7b, des ré- férences identiques représentant des éléments analogues sur les différents dessins. Ces figures représentent donc une pompe centrifuge à deux étages utilisée comme alimen- tation d'une suspension. Il faut noter que les deux étages placés face à face dans la pompe fonctionnent de la même manière. La figure la est une perspective avec des parties arrachées de la pompe 10 dans laquelle un fluide s'écoule en pénétrant dans le module 10 par des entrées 12 et dans des volutes 14 d'entrée. A partir de ces dernières, le fluide est transporté entre des ailettes 16 d'incurvation préalable afin que la vitesse relative d'entrée du bout 18 des ailettes à l'entrée de la roue soit réduite. Les ai- lettes d'incurvation préalable sont destinées à réduire la vitesse d'usure par érosion à l'entrée de la roue et essentiellement au bout 18 d'entrée de la roue, d'un fac- teur de l'ordre de 2 si bien que la durée utile peut être accrue de 100 %. Ces ailettes d'incurvation préalable as- surent cette augmentation de durée de nombreuses manières. D'abord, la section de la volute d'entrée est réduite si bien que la vitesse relative du fluide transmis à l'ai- lette d'incurvation préalable est maintenue. Cette ailette dévie le fluide dans la direction de rotation de la roue et réduit ainsi la vitesse relative du fluide transmis à la roue 20. Ensuite, l'incurvation préalable réduit la charge appliquée aux pales de la roue et réduit ainsi le nombre de pales nécessaires tout en permettant l'utilisa- tion de pales plus épaisses si bien que la durée utile est accrue. L'incurvation préalable réduit aussi l'usure de la roue en permettant l'utilisation d'un angle des pales, du côté du refoulement de la roue, qui correspond à une orien- tation plus radiale et réduit ainsi la force de la matière particulaire agissant à la surface des pales. Enfin, l'in- curvation préalable réduit la diffusion de la roue (W2/W1) qui réduit la séparation du courant et les courants secon- daires éventuels qui apparaissent normalement entre le côté sous pression et le côté d'aspiration du passage de circulation et créent des tourbillons dans les coins, en provoquant une érosion localisée. La figure lb est une coupe de l'entrée de la pompe. Le fluide, lorsqu'il a quitté la partie d'incur- vation préalable de la pompe 10, s'écoule dans la roue 20 dans laquelle son énergie cinétique augmente. La roue a des bandages permettant la réduction des espaces au niveau des bouts des pales, réduisant les courants secondaires qui provoquent une certaine érosion et donnant une vitesse uniforme de refoulement vers le diffuseur dépourvu d'ai- lettes. Le fluide sort alors par le bout 22 de sortie de la roue 20 vers un diffuseur radial 24 sans ailettes qui est destiné à réduire la vitesse du fluide et à accroître sa pression lorsque le volume du diffuseur 24 augmente. La réduction de vitesse du fluide réduit la vitesse d'usure du bec de la volute par érosion d'un facteur égal à 3. Le fluide est dirigé du diffuseur radial 24 par le bec 26 (figures lc, 4a, 4c et 4d) à une volute 28 de changement de direction (figures 4a à 4d) dans laquelle la pression augmente et le fluide est finalement guidé vers la sortie extérieure 30. La volute 28, combinée au bec 26, est re- présentée plus précisément sur les figures 4a à 4d. L'exa- men soigneux montre que la section de la volute 28 aug- mente du bec 26 à la sortie extérieure 30 et que la volute est placée asymétriquement par rapport à l'extrémité du diffuseur 24. Il faut noter que, dans cette configuration avantageuse, une sortie externe 30 joue le rôle d'un dif- fuseur secondaire qui a une forme tronconique. Le fluide de la sortie externe 30 peut être transmis par un conduit externe 32 vers le second étage placé dans le mo- dule 10, si bien que celui-ci est monté en série, ou peut être transmis à un emplacement extérieur si bien que les étages du module 10 de pompage peuvent être montés en parallèle. Il faut noter que, bien que le module ait été décrit en référence à une pompe à deux étages, il con- vient aussi bien à des modules à un ou plusieurs étages. Suivant les critères voulus pour la pompe, le boîtier 34 peut être formé de toute matière ayant une ré- sistance mécanique élevée utilisable en pratique, et il peut être moulé avec pratiquement n'importe quelle épais- seur de parois. Il faut noter que le boîtier 34 de la pompe comprend aussi le corps de la pompe. Cependant, étant donné la sévérité des critères imposés à la pompe selon l'invention, le boîtier 34 peut être formé d'acier ductile moulé, par exemple du type ASTM-216 G.R.WCB, avec une épaisseur moyenne de paroisd'environ 5 cm. Le boîtier principal 34 de la pompe est complété par des plaques formant des couvercles d'extrémité. Ces plaques 38 contiennent de nombreux éléments fonctionnels qui sont nécessaires au support et à la fermeture étanche du module 10 de la-pompe centrifuge. Les éléments fonc- tionnels représentés sur la figure 3a sont le roulement à billes4Odesupport d'arbre, ayant un joint 42 enfermant un lubrifiant, le joint mécanique double 45, et l'ensemble primaire hydrostatique d'étanchéité 46 vis-à-vis de la suspension. Cet ensemble primaire 46 ainsi que le joint 44 formé entre les étages sont décrits plus en détail dans la demande de brevet français no 80.02830 déposée par la Demanderesse. Il faut noter que les éléments fonctionnels doivent être identiques et que leur montage doit être le même dans les deux plaques 38 formant couvercles. Chacun des éléments indiqués peut être retiré de la plaque 38 sans retrait de la plaque elle-même de la pompe 10. Cepen- dant, dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, la plaque 38 peut être démontée avec les éléments assemblés à l'intérieur, après retrait du bottier 48 du roulement et de l'écrou 50 de serrage de roulement. - Les différents éléments rotatifs sont empilés, à partir de chaque extrémité 52 de l'arbre vers un épaule- ment 54 qui se trouve au milieu de l'arbre principal 56 afin que l'intérieur de la pompe soit accessible des deux côtés sans que l'autre côté en soit affecté. Les roues 20 sont montées sur l'arbre principal 56 afin qu'elles soient face à face. L'opération est réa- lisée en partie parce que l'entrée 12 des deux étages fait partie du boîtier principal 34. Les deux roues 20, exer- çant des poussées axiales en sens opposés, assurent l'équi- librage de l'ensemble rotatif par rapport aux parties fixes de la pompe 10. Bien que toute matière de résistance méca- nique élevée puisse être utilisée, l'arbre principal, dans une configuration avantageuse, est formé d'acier allié n0 4 340 et les éléments emmanchés, comprenant la roue, sont formés d'alliage A-286, de carbure de tungstène, ou d'acier allié no 4 341 ou 4 330. Deux manchons montés sur la pile fixée sur l'arbre sont de préférence formés d'al- liage A-286 qui est réfractaire et résiste à la corrosion. Cette caractéristique est choisie afin que les différences de dilatationsthermiquesde l'arbre et des différents élé- ments montés sur les manchons soient compensées et que l'empilement reste étanche entre la température ambiante et une température de fonctionnement qui est d'environ 2900C. Il faut noter que la pompe selon l'invention peut être réalisée afin qu'elle fonctionne à température am- biante. Dans ce cas, la dilatation thermique ne pose pas de problème et toute autre matière convenable peut être choisie. Les roulements à billes 40 font aussi partie de l'ensemble rotatif. Ils sont placés aux deux extrémités de l'arbre 56 et serrés par un écrou 50. Ces principaux éléments qui tournent, avec l'arbre 56 et les roues 20, doivent être aussi soigneusement équilibrés lors de la fabrication afin que l'usure ne soit pas excessive. Chaque entrée externe 12 est destinée à trans- porter le fluide de l'extérieur du boîtier de la pompe à un dispositif destiné à diriger circonférentiellement le courant de fluide. Bien que tout dispositif de guidage puisse être utilisé, plusieurs ailettes 16 d'incurvation préalable formées le long de la paroi interne du boîtier 34 de la pompe sont avantageuses pour l'incurvation du courant de fluide dans la direction de rotation de la roue, avec réduction de la vitesse relativeau bout d'entrée de la roue et ainsi réduction de l'érosion des bouts des ailettes d'entrée de la roue par abrasion. Bien que les ailettes 16 d'incurvation préalable puissent être formées en une seule pièce le long de la paroi interne du boîtier de la pompe, il est avantageux qu'elles soient moulées séparément afin qu'elles soient amovibles et remplaçables. Bien qu'on puisse utiliser n'importe quelle matière ayant une bonne résistance à l'usure pour le moulage des ailettes 16 d'incurvation préalable, la fonte blanche moulée est la matière la plus avantageuse. Cette fonte blanche de mou- lage peut alors être traitée en surface par un agent qui accroît sa dureté, par exemple un revêtement de borure ou de carbure de tungstène. Cette protection des ailettes 16 d'incurvation préalable accroît la longévité de celles-ci. En outre, dans une variante, des volutes 14 d'entrée peu- vent être placées entre l'entrée extérieure 12 et les ailettes 16 d'incurvation. Ces volutes 14, comme les ailettes 16, facilitent la réduction de la vitesse d'en- trée et favorisent l'action des ailettes 16 lorsqu'elles adaptent la vitesse du fluide à la vitesse du bout des ailettes d'entrée de la roue, si bien que l'érosion à l'entrée de la roue et essentiellement au bout 18 d'en- trée de la roue est notablement réduite. Les roues 20 de la pompe, dans les deux étages et pour tous les modules, ont la même forme fondamentale; cependant, il faut noter que les roues gauche et droite sont symétriques l'une de l'autre. Bien que les roues 20 puissent être formées de toute matière de résistance méca- nique élevée, la fonte blanche de moulage est avantageuse étant donné sa très grande dureté et son élasticité mini- male. Cependant, cette matière ne permet pas à la roue de supporter son propre couple dans le cas d'un accouplement normal d'arbre, En conséquence, un moyeu rapporté formé d'acier 4 330 modifié est de préférence brasé dans le moyeu au cours de la fabrication. L'élément rapporté et la roue forment une seule pièce après le raccordement par brasage. La surface 62 de bague d'usure de la roue à bandages,em- pêchant un écoulement en sens inverse de l'extrémité de la roue à l'entrée de celle-ci, est extrêmement sensible à l'usure et habituellement constitue la région de défail- lance initiale de la roue dans le cas des pompes classi- ques desuspension. La bague d'usure de la roue et la bague fixe complémentaire 64 sont donc avantageusement formées de carbure de tunsgtène K-703 donnant une longue durée d'utilisation. La bague 62 de carbure de tungstène est montée sur la roue 20 à l'aide d'une bague partielle- * ment filetée fixée par rétreinte,et elle est purgée par un fluide propre à haute pression. La diffusion radiale du courant de fluide lors- qu'il quitte la roue 20 nécessite un canal circonférentiel de longueur suffisante pour que la vitesse du courant soit réduite convenablement de 36 à 21,3 m/s environ avant la pénétration dans la volute 28.' Le diffuseur radial 24 a deux parois parallèles, un revêtement interne 66 et un revêtement externe 68, ainsi que l'orifice de refoulement de la roue. Les parois du diffuseur sont formées par deux éléments rapportés constitués par des plaques de fonte blanche très dure. On prévoit que l'usure est sévère dans la région du diffuseur étant donné la vitesse élevée de la suspen- sion. En conséquence, le surfaçage des surfaces du diffu- seur, bien qu'il ne soit qu'éventuel, est avantageux. En outre, étant donné les problèmes d'érosion posés par l'appareil, il est préférable que le diffuseur ne comporte pas d'ailettes. Les plaques du diffuseur sont maintenues en position par le boîtier 34 de la pompe, les éléments rapportés 70 et 72 des volutes et la plaque 38.'Ils sont fixés par des ergots de positionnement afin qu'ils ne puissent pas tourner. Bien que toute configuration géomé- trique de volute 28 puisse être utilisée, une volute 28 de changement de direction est avantageuse car elle élimine les pertes dues aux courants secondaires. La volute 28 peut être solidaire du boîtier 34. Cependant, dans une configuration avantageuse, elle est sous forme d'un élé- ment rapporté remplaçable. Le passage à profil hydrodyna- mique de la volute est réalisé avec deux éléments rapportés annulaires concentriques. Ces éléments rapportés 70 et 72 sont ajustés dans une cavité concentrique formée dans le bottier 34 lors du montage de la pompe. Après montage, le passage de refoulement de fluide formé.par l'extérieur des deux bagues coopère avec le canal de refoulement formé dans le bottier principal 34. La bague interne 72 de la volute contient le bec 26 ou la pointe de volute. Le bec 26 est sous forme d'un élément rapporté supplémentaire et est placé entre la bague interne 72 de la volute et la plaque interne 66 du diffuseur. Dans une configuration avanta- geuse, les volutes sont formées de fonte blanche moulée, et le bec est formé de carbure de tungstène K-703. Cette configuration de volute divisée permet l'accès à l'inté- rieur de la volute et forme des surfaces libres permettant un traitement supplémentaire de surface, par exemple un surfaçage éventuel par du carbure de tungstène. Etant donné que la température de fonctionnement de la pompe est de 290'C et que la fonte blanche et le carbure de tungstène ont des coefficients différents de dilatation thermique, la bague d'usure de carbure de la roue est placée avec un jeu radial. Lorsque la température de fonctionnement est atteinte, la matière s'est dilatée et a centré la bague de carbure. La matière de la bague fixée par rétreinte est un acier allié 4 340 et la partie exposée de la bague peut subir un surfaçage obtenu par dépôt de carbure de tungstène par pulvérisation à la flamme. Chaque étage du module 10 de pompe centrifuge comporte au moins une entrée externe 12 et une sortie externe 30, à la périphérie du boîtier principal 34. Ces entrées externes 12 et ces sorties externes 30 permettent le chargement et le déchargement des étages tout en permet- tant un entretien en direct de la pompe 10. Dans une con- figuration avantageuse dans laquelle le module 10 de pompe centrifuge a deux étages, un conduit externe 32 de croise- ment peut être ajouté afin qu'il permette un fonctionne- ment en série. Dans ce mode de fonctionnement, la sortie de refoulement de l'étage à basse pression est reliée à l'entrée 12 de l'étage à haute pression par le conduit 32. Celui-ci peut être formé de toute matière de résistance mécanique élevée mais il s'agit de préférence d'une matière adaptée à celle du boîtier principal 34. Il faut noter que les sorties externes 30 ont avantageusement une forme tronconique et jouent le rôle de diffuseurs secondaires. Le joint hydrostatique principal décrit dans la demande précitée de brevet français n0 80.02830, assure l'étanchéité dans le cas de suspension de charbon dans une huile de dimension particulaire au moins égale à 43 p, à une température d'environ 290'C et pour une différence de pressions comprise entre environ 1,75.106 et 2,1.10 Pa. Cependant, suivant les critères réels auxquels la pompe doit satisfaire, différents joints, permettant des dif- e 7 férences de pressions pouvant atteindre 3,5.10 Pa peuvent etre utilisés. De manière analogue, le joint d'étanchéité 44 placé entre les étages est avantageusement du type décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 64 320, déposée par Fritz C. Catterfeld le 6 août 1979. Ce joint particulier 44 est destiné à fonctionner-dans des conditions sévères telles qu'indiquées précédemment. Ce- pendant, il faut aussi noter que tout joint commun placé entre les étages donne satisfaction suivant les critères fondamentaux fixés pour le fonctionnement de la pompe. Bien que les éléments et les opérations décrits précédemment puissent être modifiés afin que la pompe fonctionne dans les conditions ambiantes, la température de fonctionnement est déterminée en général par les tempé- ratures de traitement. Dans l'installation considérée, la température de fonctionnement est avantageusement d'en- viron 2900C. Des températures de cet ordre pour la pompe nécessitent une mise en température de la pompe avant sa mise en route. L'opération doit être effectuée pour plu- sieurs raisons importantes. D'abord, de façon primordiale, il faut que les principaux éléments de la pompe ne puis- sent pas être détériorés par le choc thermique. Ensuite, l'axe d'entraînement de la pompe doit être concentrique au moteur. La pompe est montée sur un axe central horizon- tal, avec un système de montage en trois points sur quatre supports. Un premier dispositif de montage, placé du côté d'entrée de la pompe, est fixe et l'autre dispositif de montage du côté d'entrée de la pompe permet un allongement par dilatation radiale. Un troisième dispositif de montage placé du côté de sortie de la pompe permet un allongement axial par dilatation thermique alors que le quatrième dis- positif de montage donne toute latitude en direction hori- zontale quelconque. La pompe présente une dilatation ra- diale à partir du dispositif fixe de montage; en consé- quence, l'axe central de la pompe se déplace dans le plan horizontal par rapport au moteur. L'importance de ce dé- placement dû à la dilatation thermique dépend du réglage effectué lors du montage à température ambiante; en conséquence, la pompe doit être chauffée à une température telle que les axes des entraînements de la pompe et du mo- teur soient pratiquement concentriques. Le troisième cri- tère nécessitant la mise en température est imposé par les différences de dilatation thermique des éléments in- ternes de la pompe, surtout lorsque certaines pièces sont formées de carbure de tungstène. Par exemple, une bague d'usure de carbure de tungstène de la roue, montée avec un jeu diamétral de 0,36 mm à température ambiante, n'est pas centrée tant que la pompe n'atteint pas 175 à 1050C. De manière analogue, l'ensemble rotatif monté sur l'arbre qui a une masse relativement faible par rapport à l'ensemble monté sur le boîtier, se dilate plus rapide- ment que le boîtier; en conséquence, les roulements de support d'arbre sont montés par l'intermédiaire d'une articulation tronconique permettant un jeu axial et une certaine souplesse, par exemple des rondelles Belleville. Ces rondelles constituant des ressorts sont plus comprimées que lors de leur montage, pendant la transition thermique, mais elles atteignent cependant le réglage convenable à la température de fonctionnement. Le procédé le plus commode pour la mise en température est l'injection de fluide chaud dans la pompe proprement dite jusqu'à ce que la température de fonctionnement soit atteinte et permette l'admission de la suspension et la mise en route de la pompe. Celle-ci doit être enveloppée dans une gaine d'isolation empêchant que des gradients importants de température entre l'inté- rieur et l'extérieur de la pompe puissent faire apparaître des contraintes thermiques importantes dans des régions localisées et puissent provoquer la fissuration de la structure. L'arrêt de la pompe pour une inspection ou pour d'autres raisons est effectué après vidange de l'intérieur et retrait de la suspension qui pourrait durcir pendant le refroidissement. Des bouchons 80 de purge sont formés dans les cavités inférieures des volutes d'entrée et de refoulement. Les figures 7a et 7b sont des diagrammes de vi- tesse correspondant au bord antérieur de la roue et à son bord postérieur, dans les conditions indiquées précédemment. On constate en outre que la pompe centrifuge de suspension qui porte la référence 6 peut fonctionner à la manière d'une turbine de détente qui porte la référence 100 sur la figure 5, lorsque la circulation du fluide change de sens dans la pompe 10. Ainsi, dans une seconde série de modes de réalisation avantageux de l'invention, celle-ci concerne un module 100 de turbine de détente à deux étages qui peut fonctionner dans des conditions très sévères. Ces conditions sont notamment une température et une pression élevées, un débit volumique élevé-et un milieu pouvant provoquer une érosion intense. Les figures et 6a à 6d sur lesquelles des figures identiques dé- signent des éléments analogues, représentent une turbine 100 de détente de suspension à deux étages et les figures 8a et 8b sont des diagrammes de vitesse correspondant à cette turbine. Il faut noter que les deux étages de la turbine 100, placés face à face,ont le même fonctionnement. La figure 5 est une perspective avec des parties arrachées d'une turbine 100 de détente dans laquelle un fluide pé- nètre dans le module 100 par une entrée 102 puis dans une spirale convergente 104 de changement de direction. Dans les conditions les plus avantageuses de fonctionnement, l'entrée 102 est délimitée par un élément rapporté 103 de métal dur alors que la spirale convergente comporte des éléments rapportés 105 et 107. Le fluide provenant de cette spirale 104 est transporté le long du guide 106 de transition (figures 6a, 6b et 6d) et pénètre dans la tuyère radiale 108 d'entrée sans ailettes si bien que le fluide est accéléré vers le rotor 110 de la turbine. Ce rotor 110 tourne dans le sens imposé par l'entrée tangentielle 102 et la spirale convergente 104. La tuyère radiale 108 d'entrée comporte une plaque 102 de revêtement interne de finition lisse et une plaque 114 de revêtement externe de finition lisse, séparées par une distance égale à la largeur d'en- trée du rotor. Les plaques 112 et 114, comme les plaques 105 et 107 de la spirale, sont formées de fonte blanche très dure de moulage. En outre, les surfaces des plaques 112 et 114 sont étroitement adaptées au profil des spirales. Comme dans le cas de la pompe 10, les surfaces des régions qui subissent une usure poussée portent un revêtement superficiel dur, par exemple de borure. Le fluide, lorsqu'il a perdu une partie de son énergie cinétique, quitte le rotor radial 110 et est éva- qué par des ailettes 115 de redressement de courant vers une spirale 117 de sortie (qui fait partie du boîtier principal de la turbine) et la sortie 119 de la turbine de détente. Le courant de fluide est (1) soit renvoyé par un conduit 120 à l'entrée 102 du second étage dans lequel l'opération de détente est identique à celle qu'on a décrit pour le premier étage, si bien que la turbine est montée en série, (2) soit transporté à un emplacement extérieur permettant le montage en parallèle des étages de la tur- bine 100. Il faut noter que, bien que le module 100 de turbine de détente soit utilisé dans une turbine à deux étages comme indiqué précédemment, l'invention s'applique aussi au module de turbine à un étage ou plus de deux étages. La pression différentielle de détente est de 1,75.106 Pa par étage. Lorsque les deux étages sont montés en série, la différence totale de pressiorsde détente est de 3,5.106 Pa par module. Compte tenu de la différence de pressiorsentre les rotorsplacés face, à face, une étanchéité doit être assurée par des joints entre les étages. Un tel joint 44 placé entre les étages est du type décrit pour la pompe centrifuge 10, deux joints hydrostatiques étant mis sous pression par un fluide de purge transmis à une pression supérieure à celle qui règne à l'intérieur de la turbine 100 de détente. De manière analogue, une suspen- sion à haute pression est séparée de façon étanche par rapport à l'atmosphère et par rapport aux autres éléments sensibles de la turbine, par exemple les roulements, par un joint hydrostatique 46 qui est commandé par un fluide compatible de purge par mise en oeuvre d'une interface hydraulique entre deux fluides différents, permettant l'obtention d'une vitesse théoriquement nulle de circula- tion des fluides formant l'interface. Suivant les critères fixés pour le fonctionnement de la turbine de détente, le boîtier 116 de celle-ci peut être formé de toute matière de résistance mécanique élevée utilisable en pratique et peut être moulé pratiquement avec toute épaisseur voulue de parois.Il faut noter que le boîtier 116 comprend le corps de la turbine. Etant donné la sévérité des critères de fonctionnement d'une telle turbine, le boîtier 116 est avantageusement formé d'acier ductile moulé, par exemple d'acier ASTM-216 G.R.WCB, et l'épaisseur moyenne des parois est d'environ 5 cm. Le boîtier principal 116 de la turbine est com- plété par des plaques 118 formant des couvercles d'extré- mité. Ces plaques contiennent de nombreux éléments fonc- tionnels qui sont nécessaires au support et à l'étanchéité du module 100 de turbine. Les éléments fonctionnels sont les mêmes que ceux qui sont présentés sur la figure 3a pour la pompe 10 et comportent le roulement à billes 40 de support d'arbre ayant le joint 42 qui enferme un lubrifiant, le double joint mécanique 45 et le joint hydrostatique principal 46. Ce joint principal 46 et le joint 44 formés entre les étages sont avantageusement du type décrit dans la demande précitée de brevet français n0 80.02830 et dans la demande précitée de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 64 320. Il faut noter que les éléments fonctionnels doivent être identiques et doivent avoir un montage iden- tique dans les deux plaques 118 d'extrémité. Chacun des éléments peut être retiré de la plaque correspondante 118 sans que la plaque elle-même soit retirée de la turbine 100. Cependant, dans un mode de réalisation avantageux de l'in- vention, la plaque 118 peut aussi être retirée avec les différents éléments montés à l'intérieur, après le retrait du boîtier 48 du roulement et de l'écrou 50 de serrage de roulement. Les éléments rotatifs sont empilés à partir de chaque extrémité 52 d'arbre, vers un épaulement 54 formé au milieu de l'arbre principal 56 afin que l'intérieur de la turbine de détente soit accessible des deux côtés. Les rotors 110 de la turbine sont assemblés sur l'arbre principal 56 afin qu'ils soient face à face. L'opé- ration est réalisée en partie parce que l'entrée 102 des deux étages fait partie du boîtier principal 116. Les deux rotors 110, exerçant des poussées axiales de sens opposés, assurent l'équilibrage de l'ensemble comprenant les rotors par rapport aux parties fixes de la turbine 100. Bien que toute matière de résistance mécanique élevée puisse être utilisée, l'arbre, dans une configuration avantageuse, est formé d'acier allié n0 4 340 et les éléments montés sur l'arbre par des manchons, y compris le rotor de la turbine, sont formés d'alliage A-286, de carbure de tungstène ou d'acier allié n0 4 341 ou 4 330. Deux manchons placés sur l'arbre sont de préférence formés d'alliage A-286 qui est réfractaire et résiste à la corrosion. De cette manière, les différences de dilatation thermique del'arbre et des éléments placés sur les manchons sont compensées et l'em- pilement est maintenu étanche entre la température am- biante et une température de fonctionnement d'environ 2900C. Il faut noter que la turbine peut aussi être réa- lisée afin qu'elle fonctionne à température ambiante. Dans ce cas, la dilatation thermique ne pose pas de problème et toute autre matière convenable peut être choisie. Les roulements à billes 40 font aussi partie de l'ensemble rotatif. Ils sont placés aux deux extré- mités de l'arbre 56 et serrés par un écrou 50. Les princi- paux éléments rotatifs, de même que l'arbre 56 et les ro- tors 110, doivent tous être soigneusement équilibrés lors de la fabrication afin que l'usure ne soit pas excessive. Lors du fonctionnement, la vitesse absolue et la pression du courant de suspension sont réduites dans la turbine 100 si bien que de l'énergie est transmise aux rotorsllO. Les diagrammes de vitesse de la pompe centrifuge 10 sont représentés sur les figures 7a et 7b alors que ceux de la même pompe fonctionnant en turbine hydraulique sont représentés sur les figures 8a et 8b. Les seules différences portent sur le sens des vecteurs vitesse, re- présentant l'inversion du courant dans la pompe. Comme l'indiquent les figures 7a, 7b, 8a et 8b, les vitesses à l'entrée du rotor 110 sont les mêmes qu'à la sortie de la roue de la pompe, mis à part le sens. Les vitesses à la sortie du rotor de la turbine sont légèrement différentes de celles de l'entrée de la roue de la pompe, la différence étant de 6 (comme indiqué en traits inter- rompus). Ce résultat est dû au fait que la roue de la pompe fait moins tourner le courant que le rotor de la turbine lors du fonctionnement. En conséquence, le cou- rant du refoulement du rotor de la turbine a une rotation ou un tourbillonnement plus important que celui qui est donné par les ailettes d'incurvation préalable à l'entrée de la roue de la pompe. Ainsi, la plus grande rotation assurée par le rotor de la turbine provoque une entrée du courant de fluide au niveau des ailettes de guidage de redressement avec un angle d'incidence négatif de 100, donnant un léger désaccord et pouvant provoquer une érosion potentiellement plus élevée. Cependant, un léger raccourcissement du bord antérieur des ailettes de redressement (c'est-à-dire du bord postérieur des ailettes d'incurvation préalable) don- ne un angle d'incidence de 0 au courant et évite ainsi les pertes et l'érosion. Lorsque la pression diminue dans la turbine hydraulique 100, le gaz dissous sort progres- sivement de la solution et forme un mélange vapeur-liquide ayant une faible fraction volumique de vapeur. Dans un courant qui tourne, un fluide de faible densité tel qu'une vapeur se rassemble au centre ou vers le coeur du courant qui s'écoule librement c'est-à-dire loin des surfaces hydrauliques. Le courant rotatif ou tourbillon formé au refoulement du rotor de la turbine est un emplacement au- quel la vapeur peut être collectée et évacuée de chaque étage de turbine, par un arbre creux convenable. Un autre collecteur de gaz qui convient est représenté sur la fi- gure 5 sur laquelle un tube collecteur 122 retire le gaz libéré dans les conduits 120 de raccordement croisé. Du fait de la température de fonctionnement de 2900C de la turbine de détente et de la différence de di- latation thermique présentée par la fonte blanche de mou- lage etle carbure de tungstène, la bague d'usure du rotor formée de carbure est placée avec un jeu radial. Lorsque la turbine atteint la température de fonctionnement, la matière s'est dilatée si bien que la bague de carbure est centrée. La matière de la bague fixée par rétreinte est un acier allié no 4 340 et la partie exposée de la bague peut subir un surfaçage par dépôt de carbure de tungstène par pulvérisation à la flamme. Chaque étage du module 100 de turbine a au moins une entrée externe 102 et une sortie externe 119 placées à la périphérie du boîtier principal 116. Ces entrées ex- ternes 102 et ces sorties externes 119 permettent le char- gement et le déchargement des étages tout en permettant un entretien direct de la turbine 100. Dans une configuration avantageuse dans laquelle le module 100 de turbine de dé- tente a deux étages,un conduit externe 120 de raccordement croisé peut être ajouté afin que les étages fonctionnent en série. Dans ce mode de fonctionnement, la sortie 119 de l'étage à haute pression est reliée à l'entrée 102 de l'étage à basse pression par ce conduit 120. Celui-ci peut être formé de toute matière ayant une résistance mécanique élevée mais il est avantageux que cette matière soit en accord avec celle du boîtier principal 116 de la turbine de détente. Le joint hydrostatique principal décrit dans la demande précitée de brevet français no 80.02830 assure l'étanchéité d'une suspension de charbon dans l'huile avec une dimension particulaire d'au moins 43 p à une tempéra- ture d'environ 2900C et pour une différence de pressions comprise entre environ 1,75.106 Pa et plus de 2,1.107 Pa environ. Cependant, suivant les critères réels de fonc- tionnement de la pompe de détente, différents joints, pou- vant fonctionner jusqu'à 3,5.107 Pa peuvent être utilisés. De manière analogue, le joint placé entre les étages est du type décrit dans la demande précitée de brevet des Etats-Unis d'Amérique no 64 320. Ce joint particulier est destiné à fonctionner dans les conditions sévères décrites précédemment. Cependant, il faut noter que tout joint courant destiné à être placé entre les étages peut être utilisé, en fonction des critères fondamentaux de fonc- tionnement de la turbine. Bien que les éléments et les opérations de la turbine de détente, décrits précédemment, puissent être modifiés pour être utilisés dans les conditions ambiantes, la température de fonctionnement est déterminée par les températures de traitement. Dans l'installation considérée, la température de fonctionnement est avantageusement d'en- viron 290'C. Les températures de fonctionnement de la tur- bine de cet ordre nécessitent une mise en température de la turbine avant sa mise en route. Cette opération doit être effectuée pour plusieurs raisons importantes. La première et la plus importante est la suppression du choc thermique qui pourrait détériorer les éléments impor- tants de la turbine de détente. Ensuite, l'axe d'entraîne- ment de la turbine doit tourner concentriquement. La tur- bine est montée sur un axe central horizontal, avec un sys- tème de montage en trois points disposé sur quatre supports. L'un des dispositifs de montage du côté d'entrée de la tur- bine est fixe alors que le dispositif opposé du côté d'en- trée permet une dilatation thermique radiale. Le troisième dispositif de montage, placé du côté de sortie de la tur- bine, permet la dilatation thermique axiale alors que le quatrième dispositif de montage permet un déplacement libre dans toute direction horizontale. La turbine s'allonge à partir du support qui est en position fixe; en consé- quence, l'axe central de la turbine se déplace dans un plan horizontal. L'amplitude de ce déplacement dû à la chaleur dépend du réglage du montage à température ambiante; en conséquence, la turbine doit être chauffée à une tempéra- ture telle que les axes d'entraînement de la turbine et du moteur sont presque concentriques. Le troisième critère nécessitant la mise en température porte sur la différence de dilatation thermique des différents éléments de la tur- bine, surtout lorsque celle-ci contient des pièces formées de carbure de tungstène. Par exemple, une bague d'usure du rotor formée de carbure de tungstène, placée avec un jeu diamétral de 0,36 mm à température ambiante, n'est pas centrée tant que la température de la pompe n'est pas com- prise entre 175 et 2050C. De manière analogue, l'ensemble rotatif monté sur l'arbre a une masse faible par rapport à l'ensemble fixé au boîtier et se dilate donc plus rapidement que le boîtier; en conséquence, les roulements de support d'arbre sont montés afin qu'ils puissent se déplacer axialement, avec une certaine souplesse, par l'intermédiaire d'un dis- positif tronconique permettant une flexion, par exemple des rondelles Belleville. Ces rondelles sont comprimées de fa- çon plus importante que lors de leur montage pendant la transition thermique; cependant, elles reprennent le réglage convenable à la température de fonctionnement. Le procédé le plus commode pour la mise en température est peut-être l'injection d'un fluide chaud dans la turbine proprement dite jusqu'à ce que la température de fonction- nement coit atteinte et permette l'admission de la suspen- sion et la mise en route de la turbine de détente. Celle- ci doit être enveloppée d'une gaine d'isolation empêchant l'apparition de gradients thermiques importants entre l'in- térieur et l'extérieur de la turbine car de tels gradients pourraient faire apparaître des contraintes thermiques dans des régions localisées et pourraient provoquer des fissurations de la structure. L'arrêt de la turbine pour l'inspection ou pour d'autres raisons nécessite la purge de l'intérieur et le retrait de la suspension qui pourrait durcir au cours du refroidissement. L'opération est réali- sée de la manière indiquée pour la pompe centrifuge. Ainsi, l'invention concerne un appareil rotatif formant pompe centrifuge ou turbine de détente fonction- nant à température et pression élevées, avec un débit volu- mique élevé, convenant aux industries chimiques, du dragage et de manutention des matériaux. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Pompe centrifuge (10) à deux étages, caractérisée en ce qu'elle comprend un boîtier (34) de pompe, au moins un dispositif d'entrée (12) et un dis- positif de sortie (30) pour chaque étage de la pompe, des dispositifs d'entrée et de sortie traversant la périphérie du boîtier de la pompe et ayant une direction sensiblement transversale à l'axe de la pompe, un dispositif (14) destiné à diriger circonfé- rentiellement le courant de fluide dans chaque étage, ce dispositif étant placé le long de la paroi interne de cha- que étage du bottier (34) afin qu'il fasse tourner le cou- rant de fluide dans le sens de rotation de la roue et qu'il réduise la vitesse relative à l'entrée de la roue et essen- tiellement au niveau du diamètre du bout (18) d'entrée de la roue, deux plaques (38) d'extrémité montées de façon amovible sur le boîtier (34) de la pompe et destinées à faciliter l'entretien direct de la pompe centrifuge (10), un arbre (56) placé axialement entre les plaques (38) d'extrémité et supporté par celles-ci par l'intermé- diaire de plusieurs roulements et plusieurs joints, deux roues (20) placées face à face à raison d'une roue par étage, les roues étant montées coaxialement sur l'arbre (56) de la pompe afin que la pression du fluide augmente, un diffuseur (66) destiné à recevoir le fluide de chaque roue (20), une volute (28) destinée à recevoir le courant de chacun des diffuseurs (66), un bec (26) placé entre chaque diffuseur (66) et la volute et plusieurs dispositifs de sortie (30) pour chaque étage. 3. Pompe selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle a un premier dispositif d'entrée (12) et un pre- mier dispositif de sortie (30) pour le premier étage de la pompe (10) et un second dispositif d'entrée (12) et un se- cond dispositif de sortie (30) pour le second étage. 4. Pompe selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte un raccord externe (32) de croisement destiné à relier le premier dispositif de sortie (30) au second dispositif d'entrée (12) de manière que les étages de la pompe (10) soient montés en série. 5. Pompe selon la revendication 3, caractérisée en ce que les dispositifs d'entrée (12) et-de sortie (30) sont montés en parallèle. 6. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de sortie (30) est formé par un dif- fuseur tronconique. 7. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif destiné à diriger circonférentielle- ment le courant de fluide (14) comporte des ailettes (16) d'incurvation préalable. 8. Pompe selon la revendication 7, caractérisée en ce que les ailettes (16) d'incurvation préalable sont solidairesde la paroi interne du boîtier (34) de la pompe. 9. Pompe selon la revendication 7, caractérisée en ce que les ailettes (16) d'incurvation préalable sont dis- posées de façon amovible le long de la paroi interne du boîtier (34). 10. Pompe selon la revendication 9, caractérisée en ce que les ailettes (16) d'incurvation préalable sont for- mées de fonte blanche moulée. 11. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des volutes d'entrée (14) destinées à réduire la vitesse relative d'entrée au niveau du diamètre du bout d'entrée de la roue. 12. Pompe selon l'une des revendications 7 et 11, caractérisée en ce que les ailettes (16) d'incurvation préalable et les volutes (14) ont leur surface revêtue d'un agent de durcissement. 13. Pompe selon la revendication 12, caractérisée en ce que le revêtement est formé d'un borure. 14. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un joint (44) est placé entre les étages coaxiale- ment le long de l'arbre (56) de la pompe entre les roues (20). 15. Pompe selon la revendication 14, caractérisée en ce que le joint (44) formé entre les étages comprend deux joints opposés, disposés coaxialement le long de l'arbre (56) de la pompe entre les roues (20). 16. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le diffuseur (66) est un diffuseur radial sans ailettes. 17. Pompe selon la ce que le diffuseur (66) 18. Pompe selon la ce que le diffuseur (66) imbriquées, alignées sur 19. Pompe selon la ce que le diffuseur (66) de la pompe. 20. Pompe selon la ce que le diffuseur (66) 21. Pompe selon la ce que le diffuseur (66) de durcissement. 22. Pompe selon la ce que par un 23. revendication 1, caractérisée en est remplaçable. revendication 17, caractérisée en comporte deux parois parallèles le refoulement de la roue. revendication 17, caractérisée en est imbriqué dans le boîtier (34) revendication 17, caractérisé en est formé de fonte blanche moulée. revendication 17, caractérisée en est revêtu en surface d'un agent revendication 21, caractérisée en l'agent de durcissement est un traitement de surface borure. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la volute (28) est du type assurant un changement de direction. 24. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la volute est remplaçable. 25. Pompe selon la revendication 24, caractérisée en ce que la volute (28) est imbriquée dans la pompe (10). 26. Pompe selon la revendication 24, caractérisée en ce que la volute (28) est formée de fonte blanche moulée. 27. Pompe selon la revendication 26, caractérisée en ce que la volute (28) a sa surface revêtue d'un agent de durcissement. 28. Pompe selon la revendication 27, caractérisée en ce que l'agent de durcissement est un surfaçage d'un borure. 29. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bec est remplaçable. 30. Pompé selon la revendication 29, caractérisée en ce que le bec est rapporté. 31. Pompe selon la revendication 29, caractérisée en ce que le bec (26) est formé d'un alliage à base de car- bure de tungstène. 32. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif assurant l'étanchéité sur l'arbre de la pompe comprend un joint (46) autocentrable commandé par un fluide et fonctionnant à haute pression. 33. Turbine de détente à deux étages, caractérisée en ce qu'elle comprend: un boîtier (116) de turbine, deux plaques (118) d'extrémité montées de façon amovible sur le boîtier (116) de la turbine et destinées à faciliter l'entretien direct, au moins un dispositif d'entrée (102) et un dis- positif de sortie (119) pour chaque étage, les dispositifs d'entrée (102) et de sortie (119) traversant la périphérie du boîtier (116) de la turbine et étant placés en direc- tion sensiblement transversale à l'axe de la turbine (100), une spirale convergente (104) de changement de direction pour chaque étage, placée de manière qu'elle reçoive le courant de chaque dispositif d'entrée (102) de la turbine, une tuyère radiale d'entrée (108) sans ailettes pour chaque étage, placée radialement afin qu'elle reçoive le courant provenant de chaque spirale convergente (104) et que le courant reçu soit accéléré, un guide remplaçable (106) de transition de spirale pour chaque étage, placé entre chaque spirale (104) et chaquetuyère (108) afin que le fluide de chaque spirale (104) soit dirigé dans la tuyère correspondante (108), un arbre (56) de turbine, placé axialement entre les plaques (118) d'extrémité qui le supportent par l'inter- médiaire de plusieurs roulements et plusieurs joints, deux rotors (110) de turbine placés face à face à raison d'un rotor (110) pour chaque étage, les rotors étant placés coaxialement sur l'arbre (56), un jeu d'ailettes (115) de redressement pour chaque étage, placées le long de la paroi interne du bol- tier (116) de la turbine afin qu'elles reçoivent le fluide provenant de chaque rotor (110), et un dispositif d'étanchéité (46) monté sur l'arbre (52) de la turbine et placé coaxialement le long de celui- ci entre le rotor (110) et la plaque correspondante d'extré- mité (118) afin que le fluide ne puisse pas s'échapper et qu'il assure le support de l'arbre. 34. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs dispositifs d'entrée (102) et plusieurs dispositifs de sortie (119). 35. Turbine selon la revendication 34, caractérisée en ce qu'il s'agit d'une turbine de détente (100) à deux étages ayant une première paire de dispositifs d'entrée (102) et de sortie (119) pour le premier étage et une se- conde paire de dispositifs d'entrée (102) et de sortie (119) pour le second étage. 36. Turbine selon la revendication 35, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un raccord externe (120) croisé destiné à relier le premier dispositif de-sortie -2468763 (119) au second dispositif d'entrée (102) afin que les étages de la turbine soient montés en série. 37. Turbine selon la revendication 36, caractérisée en ce que le raccord externe (120) comporte en outre un collecteur (122) de gaz. 38. Turbine selon la revendication 35, caractérisée en ce qu'elle peut être reliée par des raccords extérieurs afin qu'elle comprenne un ensemble du groupe qui comprend deux entrées indépendanteset deux sorties indépendantes, deux entrées indépendantes et une sortie commune, une en- trée commune et deux sorties indépendantes, une entrée com- mune et une sortie commune. - - 39. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que le dispositif d'entrée (102) comprend en outre un élément rapporté remplaçable (103) formé de métal dur. 40. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que la spirale (104) est remplaçable. 41. Turbine selon la revendication en ce que la spirale (104) estrapportée (100). 42. Turbine selon la revendication en ce que la spirale (104) est formée de moulée. 43. - Turbine selon la revendication en ce que la volute (104) est revêtue en agent de durcissement. 44. Turbine selon la revendication en ce que l'agent de durcissement est un rure. 45. Turbine selon en ce que la tuyère (108) 46. Turbine selon en ce que la tuyère (108) rallèles imbriquées. 47. Turbine selon en ce que la tuyère (108) 48. Turbine selon , caractérisée dans la turbine , caractérisée fonte blanche 42, caractérisée surface d'un - 43, caractérisée surfaçage de bo- la revendication 33, caractérisée est remplaçable. la revendication 45, caractérisée est délimitée par deux parois pa- la revendication 45, caractérisée est rapportée dans la turbine (100). la revendication 45, caractérisée en ce que la tuyère (108) est formée de fonte blanche moulée. 49. Turbine selon la revendication 48, caractérisée en ce que la tuyère(108) est revêtue en surface d'un agent de durcissement. 50. Turbine selon la revendication 49, caractérisée en ce que l'agent de durcissement est un traitement en surface de borure. 51. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que le guide (106) de transition de volute est rapporté. 52. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que le guide (106) de transition de volute est formé d'un alliage de carbure de tungstène. 53. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce qu'elle comprend un joint (44) placé entre les étages, disposé coaxialement le long de l'arbre (56) entre les rotors (110) de la turbine. 54. Turbine selon la revendication 53, caractérisée en ce que le joint (44) placé entre les étagescomporte deux joints opposés, montés coaxialement sur l'arbre (56) entre les rotors (110) de la turbine. 55. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que des ailettes (115) de redressement sont solidaires de la paroi interne du boîtier (116) de la turbine. 56. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce que les ailettes (115) de redressement sont disposées de façon amovible le long de la paroi interne du bottier (116) de la turbine. 57. Turbine selon la revendication 56, caractérisée en ce que les ailettes (115) de redressement sont formées de fonte blanche moulée. 58. Turbine selon la revendication 33, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une spirale (117) de sor- tie destinée à réduire l'érosion à la sortie (119). 59. Turbine selon l'une des revendications 33 et 58, caractérisée en ce que les ailettes (115) de redressement et la spirale (117) de sortie sont revêtues en surface par un agent de durcissement. 60. Turbine selon la revendication 59, caractérisée en ce que le revêtement est formé d'un borure.