La présente invention concerne du soufre plastifié, préparé par des opérations spécifiées de chauffage et de refroidissement. Le soufre plastifié est un bon adhésif et il peut servir d'agent de liaison pour produire un tube ou un tuyau à partir de couches de papier. Le soufre plastifié a été décrit dans diverses références, par exemple par J. I. Jin dans "Chemistry of Plasticized Sulfur" (Chimie du soufre plastifié), Petroleum Division, A.C.S. Symposium, Volume 19, NO 2, Mars 1974, pages 234 - 241 et par C. Kinney Hancock dans "Plasticized Sulfur Compositions for Traffic Marking (Compositions de soufre plastifié pour le marquage des routes), Industrial and Engineering Chemistry, volume 46, NO 11, Novembre I954, Pages 2431 - 2435.Des exemples de brevets des Etats-Unis d'Amérique décrivant du soufre plastifié (et les températures de chauffage auxquelles on forme le soufre plastifié) comprennent le brevet (des Etats-Unis d'Amé- rique) NO 2 169 814, "Bonding and Coating Product" (Produit de liaison et de revêtement ; températures de chauffage de 1500 1600 C) ; le brevet NO 3 306 000, "Construction Method" (Méthode de construction, températures de chauffage de 1350 - 1750 C) le brevet NO 3 316 115 "Marking Composition" (Composition de marquage ; temperatures de chauffage de 1600 C) ; le brevet NO 3 371 072 "Sulphur Resins (Résines dérivées du soufre ; températures de chauffage de 1000 - 2000 C, de préférence 1100 1600 C) ; le brevet NO 3 384 609 "Plasticized Sulphur" (Soufre plastifié ; températures de chauffage de 1200 - 2500 C, de pré férence 1400 - 1600 C) ; le brevet NO 3 434 852 "Plasticized Sulfur Compositions" (Compositions de soufre plastifié ; températures de chauffage de 500 - 2500 C, de préférence 1000 - 2000 Celsius et exemples de températures de 1300 à 1700 C) ; brevet NO 3 447 941 "Sprayable Sulfur Road Marking Compositions" (Compositions de soufre à projeter par pulvérisation pour le marquage des routes ; température de chauffage de 1500 C) ; brevet N 3 453 125 "Plasticized Sulfur Compositions" (Compositions de soufre plastifié ; températures de 200 à 2500 C, et températures dans les exemples de 1380 à 1700 C) ; brevet NO 3 459 717 "Sulfur-Based Plastic Composition" (Composition plastique à base de soufre ; températures de chauffage de 1150 - 2000 C, de préférence 1400 - 1700 C) ;Brevet NO 3 465 064 "Adhesive Plasticised Sulphur Containing an Olefine Polymer" (Soufre plastifié adhésif contenant un polymère d'oléfine ; températures de chauffage de 100" à 2000 C, de préférence 1400 - 1500 C) ; brevet NO 3 560 451 "Plastic and Nonflammable Sulfur Composition" (Composition de soufre plastique et ininflammable ; températures de chauffage de 1200 - 1800 C, de préférence 1400 - 1600 C); brevet (des Etats-Unis d'Amérique) NO 3 640 965 'lThermoplastic Sulfur Containing Polymers (Polymères thermoplastiques contenant du soufre) ; brevet NO 3 674 525 "Plasticized Sulfur Compo situions (Compositions de soufre plastifié ; températures de chauffage de 500 - 2500 C et citation d'une température d'envi ron 1550 C) ; brevet NO 3 676 166 "Plasticized Sulfur Compositons" (Compositions de soufre plastifié ; températures de chauffage de 240 - 2040 C, de préférence 1210 - 1770 C et température de 1490 C citée à titre d'exemple) ; brevet NO 3 734 753 "Plasticized Sulfur Compositions" (Compositions de soufre plas tifié ; températures de; chauffage de 1180 - 2500 C, de préférence à 1500 C) ; et brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 787 276 "Corrugated Cardboard Containin Sulphur Foam" (carton ondulé contenant de la mousse de soufre ; température de chauffage de 1100 C).On notera également que la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 286 627 (qui est devenue le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 823 019 ; "Mine Wall Coating" (Revêtement des parois de mine ; températures de chauffage de 115,Sa - 1600 C, de préférence 1350 - 1600 C)). Ce dernier brevet décrit des compositions de soufre plastifié. Ainsi qu'il ressort des exemples apparaissant dans les brevets précités, les températures suggérées par les brevets pour le chauffage ou pour effectuer une réaction en vue d'obtenir les compositions du soufre plastifié se situent généralement au voisinage de 1500 C. Ainsi, le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique NO 3 734 753 indique à la colonne 2, ligne 50, à propos de la préparation des compositions du soufre plastique "il est préférable de maintenir la température du mélange réactionnel au voisinage de 1500 C, puisque du soufre pur devient visqueux à 1600 C et que de plus fortes températures augmentent le prix de revient du traitement". L'ouvrage "hlemental Sulfur" (Soufre élémentaire), publie par B. Meyer, chez Interscience Publ. (1965) indique dans son chapitre 5 la forte augmentation de la viscosité du soufre au voisinage de 1590 C. Voici une traduction de ce que l'on trouve au chapitre 8 de "Elemental Sulfur" "Les systèmes modifiés par de l'arsenic et modifiés par du phosphore sont tous les deux de couleur rouge foncéil ont des odeurs répugnantes et tendent à recristalliser lorsqu'on les expose à la lumière et à l'air. Les systèmes arsenicsoufre sont plus stables et de telles matières ont servi à fa.- briquer divers produits comme des lentilles, des prismes, des tubes et des fibres. "Les sulfures et polysulfures polymères sont des modificateurs plus prometteurs pour le soufre élémentaire ; ils tendent à stabiliser la matière sous forme plastifiée. Par chauffage de ces matières avec du soufre jusqu'à des températures supérieures à son point de polymérisation (1590 C), on obtient des liquides visqueux qui montrent après refroidissement de nettes propriétés de polymères. Ces compositions ne donnent du soufre élémentaire recristallisé qu'après des périodes relativement longues de temps, selon la concentration des polymères de type polysulfure que l'on utilise... Après leur chauffage jusqu'à 1600 - 1750 C,des compositions comportant aussi peu que 10 à 15 pour cent du polymère (tétrasulfure d'éthylène) restent sous forme polymère durant plusieurs jours avant de recristalliser complètement. De plus grandes quantités du tétrasulfure d'éthylène donnent des matières pliables dont les propriétés demeurent largement non modifiées durant plusieurs semaines, après quoi il se produit un durcissement lors de la recristallisation du soufre ..... "Des mélanges de polysulfures d'méthylène avec du soufre ont fait l'objet d'études poussées effectuées par Tobolsky et ses collaborateurs (J. of Polymer Sci. A 2, 1987 (1964)). On a ainsi produit des systèmes linéaires et réticulés. Chacun présente une surfusion poussée du soufre. Des systèmes contenant jusqu'à 40 pour cent de soufre liquide surfondu sont demeurés sans cristallisation pendant plus de trois ans". Dans un de ses aspects, la présente invention concerne un procédé pour préparerune conduite ou un tuyau stratifié. Des exemples de brevets des Etats-Unis d'Amérique décrivant l'art antérieur dans ce domaine comprennent le brevet 1 943 501 "Manufacture of Paper rlqubes" (Fabrication de tubes en papier), par exemple des enveloppes pour cartouches pour fusils de chasse le brevet NO 3 055 278 "Reinforced Plastic Pipe" (Tubes en matière plastique armée ou renforcée) ; le brevet NO 3 323 962 "Reinforced Resinous Tubular Laminates" (Stratifiés tubulaires résineux armés ou renforcés, à utiliser pour l'isolement électrique), etc. ; et le brevet NO 3 767 500 "Method of Laminating Long Strips of Various Materials" (Procédé pour coller et stratifier de longues bandes de divers matériaux). Selon la présente invention celle-ci propose une composition comprenant du soufre plastifié. On prépare cette composition par des opérations ou des stades comportant le chauf fa- ge du soufre plastifie jusqu'à une température comprise entre 1600 C et 2200 C puis le refroidissement du soufre plastifié chaud, sous forme liquide, jusqu a une température inférieure a 1600 C afin d'obtenir un soufre plastifié liquide et collant. De préférence, on refroidit jusqu a une température inférieure à 1550 C, par exemple jusqu'à une température égale ou inférieure à 1500 C, le soufre plastifié chaud. Le soufre plastifié collant tend à rester collant ou adhésif pendant une plus longue période de temps que du soufre plastifié qui n'a pas été soumis au traitement de chauffage selon la présente invention. De même, la Demanderesse a trouve que l'on peut généralement refroidir le soufre plastifié jusqu'à une température inférieure à son point normal de fusion afin d'obtenir un soufre plastifié surfondu présentant de bonnes propriétés adhésives.En outre, en particulier lorsqu'il est plastifié avec du dicyclopentadiène, le soufre plastifié montre à des températures élevées d'environ 1600 - 2200 C de préférence 1700 à 2100 C, une viscosité plus faible que celle du soufre pur à ces températures élevées. Cela permet d'utiliser de façon relativement facile le soufre plas tifié pour obtenir la compositiqn collante de soufre plastifié refroidi. La viscosité relativement réduite (en comparaison du soufre pur) n'est pas aussi réduite a température élevée lorsque des charges, comme du talc, sont incorporées à la composition. Le soufre plastifié comprend du soufre que l'on a fait réagir avec un cornposé organique pouvant efficacement plastifier le soufre, comme décrit plus en détail ci-après. De préférence, on soumet le soufre plastifié à un chauffage jusqu'à une température comprise entre 1700 et 2100 C avant de le refroidir et encore mieux entre 1750 C et 2100 C avant le refroidissement. On augmente le caractère collant par l'incorporation de matières comme du talc, du mica et d'autres charges minérales finement divisees. Pour la composition ne comportant qu'un plastifiant organique, le caractère collant ne se développe pas si la composition n'est pas appliquée par imprégnation ou revêtement sur un substrat comme du papier ou une matière analogue à du papier. Selon un aspect préfére de la présente invention, celle-ci propose une composition adhésive dont l'adhésif a été préparé selon les stades décrits ci-dessus. I1 a été trouvé particulièrement avantageux d'utiliser les compositions de la présente invention à titre d'adhésifs ou d'agents de liaison après les avoir refroidis un peu, et de préférence pendant que les compositions sont à l'état de surfusion liquide, par opposition à ce que l'on obtient après que les compositions parviennent à un équilibre permanent et deviennent des masses solidifiées. D'u- tilisation des compositions après leur refroidissement, et de préférence pendant que ces compositions sont à l'état de liquide surfondu, contribue à la facilité relative de leur manutention à la température ambiante ou à son voisinage, entre 400 et 500 C et plus habituellement entre environ 120 et 380 C. La composition adhésive présente aussi des propriétés avantageuses d'être habituellement étanche à l'eau et de pouvoir résister aux produits chimiques, en particulier de pouvoir resister aux acides. La composition que l'on obtient par l'opération de chauffage selon la présente invention est particulièrement avan tayeuse du fait qu'après son refroidissement elle conserve ses caractéristiques de liquide plus longtemps, de sorte que, sous l'influence d'une contraction thermique due au refroidissement, il se crée relativement peu de contraintes en comparaison de ce qui serait le cas avec une solidification normale au point normal de fusion puis refroidissement du solide. Au cours d'un tel refroidissement normal, des contraintes peuvent provoquer des craquelures ou peuvent gauchir le matériau . Donc, une application avantageuse de la présente composition se situe dans les domaines où il est important de n'avoir que le minimum de craquements, etc.La composition sert avantageusement à produire des pièces moulées et/ou coulées, lorsque l'on désire éviter ou reduire les craquements et la formation de contraintes lors du refroidissement. La composition de la présente invention sert avantageusement aussi à former des produits en papier, pour l'embal- lage, pour former des récipients comme des barils ou des boites, et pour former des panneaux de construction et des éléments de construction. La composition peut servir de milieu pour le renforcement à l'aide de produits à base de papier et de bois, ainsi que d'adhésif et; elle peut ainsi avantageusement servir à coller ou à stratifier des couches de papier ou d'une matière analogue à du papier pour former un récipient, la composition adhésive servant à maintenir ensemble les couches de papier ou de la matière analogue à du papier.La composition peut servir d'adhésif simplement pour maintenir les couches ensemble, mais elle peut aussi servir aux jonctions ou bords d'un récipient pour maintenir ensemble les jonctions ou les divers côtés du récipient. Selon un autre aspect préféré de la présente invention, celle-ci propose un conduit ou un tuyau stratifié. On prépare le conduit ou le tuyau par les opérations consistant à stratifier les couches de papier ou de la matière analogue à du papier pour obtenir un conduit ou pour obtenir un article fa çonné, en utilisant du soufre plastifié, de préférence la composition adhésive à base de soufre plastifié décrite ci-dessus, pour maintenir les couches ensemble. Des types convenables de papier ou d'une matière ana logue à du papier, que l'on peut utiliser pour former le con .duit ou le tuyau et aussi pour former d'autres articles comme des récipients, en utilisant les compositions de la présente invention, comprennent du papier Kraft, du papier journal, du papier de soie, du feutre, du carton, de la bagasse, du coton, de l'étoffe naturelle ou synthétique, des feutres de polypropylène, et des fibres sous forme tissée,formées au hasard ou sous forme filee. Les compositions collantes de la présente invention peuvent avantageusement servir à former des structures en raison de la nature adhésive de la composition. On peut lier ou coller ensemble des éléments de structure en utilisant la composition et l'on peut également assembler des elements de structure comme des poutres ou des poteaux en utilisant la composition comme agent de rigidification et de liaison. On peut avantageusement produire des poutres ou des poteaux à partir de fibres, synthétiques ou naturelles, ou à partir de produits dérivant du bois, la composition de soufre plastifié servant à maintenir en semble les constituants de l'élément et à rigidifier l'élément de structure. Parmi d'autres facteurs, la présente invention se fonde sur la dêcouverte selon laquelle du soufre plastifié, préparé comme décrit dans le présent mémoire, possède un caractère collant particulièrement avantageux après son refroidissement et tend éyalement à conserver ce caractère collant même au-dessous de sa température normale de solidification.Ce soufre a donc des propriétés résultantes avantageuses pour servir d'adhésif ou d'agent de liaison. Er. chauffant jusqu 'à une plus faible température (par exemple 1500 C, qui est la température servant de façon typique dans l'art antérieur du soufre plastifié), on ne parvient pas comme dans la présente invention à la composition de soufre plastifié fortement travaillable, en particulier à la composition collante liquide obtenue directement après le refroidissement selon la présente invention. La composition de la présente invention peut servir aussi bien après le chauffage jusqu'à une température supérieure à 1600 C qu'après le refroidissement jusqu'à une température inférieure à 1600 C. Cependant, le soufre plastifié chaud peut egalement servir pendant qu'il est fondu à une température éle vée qui peut ou non être supérieure à la température de 1600 C. En tous cas, le soufre plastifié, fondu et chaud, doit être chauffé jusqu'à une température supérieure à 160 C et de préférence superieure à 170 C, selon la présente invention, pour que l'on puisse obtenir par la suite la composition de la présente invention in-situ ou bien sous forme d'une composition transitoire après application du soufre plastifié chaud à du papier ou à un autre substrat.Ainsi, on peut imprégner le papier ou un autre substrat avec du soufre plastifié chaud se trouvant à une température supérieure à son point de fusion et lton peut ensuite refroidir, par exemple opérer une surfusion jusqu'à une température inferieure au point de fusion, pour obtenir une surface encore collante ou adhésive, qu} ressemble tar exemple à celle d'un ruban de marque "Scotch" (ruban adhésif). On colle de pré férence ensuite ensemble les surfaces ainsi obtenues ou on les colle sur un autre objet avant que ne se produise la solidification du soufre plastifié et qui se refroidit.Bien entendu, il existera des limites pour le temps pendant lequel la matière reste collante et non solidifiée, et ces limites seront fonction de la durée et de la quantité de chauffage aussi bien que de la quantité et du type de plastifiant que l'on utilise. Le terme de soufre plastifié "liquide" sert ici pour comprendre du soufre plastifié et qui est non solidifié et non rigidifié. Par exemple, du soufre plastifié qui est encore collant ou qui ne s'est pas assez solidifie1 pour rigidifier du papier imprégné de soufre plastifié, est considéré comme étant du soufre plastifié liquide. Les compositions de soufre plastifié que la présente invention envisage contiennent de préférence principalement du soufre. De préférence, le soufre plastifié contient plus de 50 pour cent en poids de soufre et encore mieux environ 70 à 90 pour cent en poids de soufre ou même davantage. Telle quelle sert dans le présent mémoire, l'expres sion soufre plastifié'1 désigne une matière ayant habituellement un point de fusion inférieur à celui du soufre élémentaire. En outre, le soufre plastifié demande une plus longue période de temps pour cristalliser ; c'est-à-dire que la vitesse de cristallisation du soufre plastifié est inférieure à celle du soufre élémentaire. Voici une façon utile de mesurer la vitesse de cristallisation : on fait fondre sur une lame de microscope à 1300 C la matière d'essai (0,040 gramme) puis on la recouvre d'une lamelle carrée pour microscope. On transfère la lame sur une plaque chaude et on la maintient à une température de 780 t20 C, mesurée sur la lame de verre à l'aide d'un pyromètre de surface.Avec un cristal de la matière d'essai, on ensemence un coin de la masse fonaue. On mesure le temps nécessaire pour une cristallisation complète. Le soufre plastifié est donc du soufre contenant un additif qui en augmente le temps de cristallisation (en tenant compte des erreurs expérimentales) ; c'est-àdire que le temps moyen de cristallisation du soufre plastifié est supérieur au temps moyen de cristallisation du soufre élé- mentaire de départ. Dans le cas présent, les plastifiants sont des substances qui, lorsqu'on les ajoute à du soufre élementaire fondu, provoquent une augmentation du temps de cristallisation par rapport au soufre élémentaire lui-même.Dans un groupe d'experiences, du soufre élémentaire a demandé 0,44 minute pour cristalliser dans les conditions ci-dessus, alors du soufre contenant 3,8 pour cent d'un produit d'addition de soufre sur du phénol (comme décrit dans la demande de brevet des Etats Unis d'Amérique NO 344 694 déposée le 26 Mars I973) a demandé 2,9 minutes. Du soufre contenant 6,6 pour cent et 9,9 pour cent du même produit d'addition de soufre sur du phénol a exigé 5,7 minutes et 22 minutes, respectivement. Les plastifiants minéraux comprennent des sulfures de fer, d'arsenic et de phosphore, mais les plastifiants particu lièrement préférés sont des composés organiques pouvant réagir avec le soufre pour donner des matières contenant du soufre, comme le styrène, l'alpha-méthyl-styrène, le dicyclopentadiène, le vinylcyclohexène, les produits d'addition du soufre sur des composés aromatiques décrits dans la demande précitée de brevet des Etats-Unis d'Amérique N 344 694, ainsi que les composés aromatiques servant à produire ces composés d'addition, des polysulfures liquides aromatiques ou aliphatiques (par exemple ceux vendus sous les marques "Tiokol LP-3" ou "LP-321"), et les agents de réglage de la viscosité décrits dans les brevets précités des Etats-Unis d'Amérique N 3 674 525, NO 3 453 125 et NO 3 676 166. Les composés aromatiques préférés pour la plastification sont le styrène et le composé d'addition du soufre sur un phénol, décrit dans la demande précitée de brevet des Etats Unis d'Amérique NO 344 694. Le composé aliphatique préféré est le dicyclopentadiène. Un soufre plastifié préféré est une substance contenant du dicyclopentadiène, du soufre, de la fibre de verre et du talc. I1 a été trouvé aussi que l'on peut avantageusement utiliser de l'amiante au lieu de la fibre de verre dans la substance de soufre plastifié ci-dessus. Le soufre élémentaire peut être cristallin ou amorphe, et il peut contenir de faibles quantités d'impuretés comme celles que l'on trouve normalement dans des qualités commerciales ou industrielles de soufre. Les proportions optimales du soufre, ainsi que celles des autres constituants de la composition, peuvent varier considérablement. Cependant, on peut indiquer que des proportions pondérales-de soufre d'environ 73 pour cent à 97 pour cent sont généralement satisfaisantes. Le dicyclopentadiène est facilement disponible à l'é- chelle commerciale et il a généralement une pureté égale ou su périeure à environ 96 pour cent. De préférence, on l'utilise en une quantité d'environ 1 à 7 pour cent en poids dans la composition de soufre plastifié préférée ci-dessus. La fibre de verre de la composition du soufre plastifié préférée s'utilise de préférence sous forme de fibres broyées, les fibres ayant généralement des longueurs comprises entre environ 0,8 millimètre et 6,3 millimètres, avec de préférence une longueur moyenne d'environ 1,6 millimètre. Ces fibres, qui consistent généralement en du verre à haute teneur en silice, sont facilement disponibles à l'échelle commerciale et sont souvent revêtues d'un liantà base d'amidon. Le type du verre n'est cependant pas fondammental, tant que ce verre confère à la composition résultante une résistance adéquate aux cisaillements, de préférence une résistance aux cisaillements d'environ 27,6 à 5 55,2 x 10 Pascals. La fibre de verre constitue de préférence environ 1 à 5 pour cent du poids de la composition de l'invention. Le talc utilisé dans la composition préférée de dicy clopentadiène-soufre-fibre de verre-talc est de préférence du type feuilleté, ou d'une variété compacte comme la stéatite. On peut également utiliser des variétés impures comme certaines variétes de stéatite. On utilise cet ingrédient de préférence en une quantité d'environ 1 à 15 pour cent du poids de la composition, et il a pour double rôle de conférer de la thixotropie au mélange et disperser la fibre de verre dans toute la composition, ce qui empêche l'agglomération des fibres. Exemple 1 On prépare un soufre plastifié en mélangeant environ 2 pour cent en poids d'un plastifiant organique, à savoir le dicyclopentadiène, avec du soufre fondu. On traite des coupons de papier kraft, de 0,2 millimètre d'épaisseur, par le soufre plastifié fondu à diverses températures. On plonge les coupons de papier dans le soufre plastifie fondu puis on suspend ces coupons pour qu'ils sèchent par exposition à l'air à la température ambiante. On enregistre le temps d'apparition de la première tache d'un endroit sec, lorsque les coupons sont secs à 50 pour cent et lorsqu'ils sont secs à 95 pour cent. Le terme "sec" sert ici à indiquer que le papier devient solidifié et non collant plutôt que d'avoir le sens normal d'un séchage par évaporation d'un solvant. Les coupons imprégnés contiennent environ 85 pour cent en poids de soufre plastifié. Dans la pratique de la présente invention, on peut imprégner du papier ou une matière analogue à du papier ou l'on peut revêtir ce papier ou cette matière avec environ 5 à 90 pour cent en poids de soufre plastifié (par rapport au papier et au soufre plastifié), mais l'on utilise de pré férence 10 à 50 pour cent en poids. Ainsi, le pourcentage de 85 pour cent en poids est un peu supérieur à la normale. Lorsque le soufre plastifié a été chauffé à 1500 C durant une heure ou deux, il se solidifie et devient non collant très rapidement lorsqu'il est fixé par imprégnation sur le papier. (voir le tableau I ci-après). TABLEAU I Imprégnation du papier à température constante Temps de chauffage à 1500 C Temps de séchage, minutes du soufre plastifié, heures Début Sec à 50 % Sec à 95 % I Rapide Rapide 0,1 9 2 6 15 4 3 8 17 8 3 10 17 Lorsqu'on a chauffé le soufre plastifié jusqu'à des températures supérieures à 1500 C, il prend plus longtemps pour sécher ou se solidifier (voir le tableau II). TABLEAU II Imprégnation du papier à des températures variables Stades du chauffage du Temps écoulé pour le Temps de séchage, minutes soufre plastifié chauffage, heures Début Sec à 50 z Sec à 90 % 1 heure à 1600 C 1 3 5 9 élévation de la tempe- rature à 1700 C 1 - 1/2 5 13 22 on retire le papier du four et on le refroi dit à 1350 C 1 - 5/8 3 8 22 On élève la température à 150 C 1 - 44 4 16 30 On élève la température à 1950 C 2 - Q4 9 23 47 Ainsi, en comparant les données du tableau I avec celles du tableau II, on voit que si l'on chauffe du soufre plastifié à 1600 - 1700 C ou si on le chauffe encore davantage, il se forme plus rapidement (en comparaison du cas où l'on utilise de plus faibles températures de chauffage) un soufre plastifié pre- sentant un retard de la solidification ; il y a également un plus grand delai ou retard de la solidification ou une rétention plus prolongée de l'adhésivité ou du caractère collant. Exemple 2 On prépare comme suit une composition de soufre plastifié contenant du soufre, du diùyclopentadiène, du talc et des fibres de verre Dans un bécher en acier inoxydable, équipé d'un agitateur, on introduit 90 parties de soufre que l'on chauffe ensuite jusqu'à fusion. Tout en maintenant à 1380 C la température du soufre fondu et soumis à agitation, on ajoute 1,8 partie de dicyclopentadiène. Après dix minutes de réaction, on ajoute 6,4 parties de talc ("Mistron Vapor"). Après une bonne incorporation du talc, on ajoute 1,8 partie de fibres de verre broyées à 6,35 millimètres (fibres de verre Owens-Corning NO 630). On continue à agiter à 1380 C durant une demi-heure supplémentaire.Après son refroidissement à la température ambiante, cette matière forme une masse opaque et dure que l'on peut briser en de plus petits morceaux pour en faciliter la manutention. On utilise la composition de soufre plastifié, obtenue comme décrit ci-dessus, pour la confection d'un récipient, en particulier la confection d'une boite présentant un degré important de possibilités de rétention de son imperméabilité à l'eau. Ainsi, on place sur une plaque chaude environ 2 grammes de soufre plastifié et l'on chauffe jusqu'à une température d'environ 1850 C. On étale avec une spatule la matière fondue jusqu'a une épaisseur d'environ 0,4 millimètre. On place ensuite sur le soufre plastifié fondu et hautement visqueux un morceau (10 centimètres x 10 centimètres) d'un sac en papier kraft et l'on presse doucement ce papier avec la spatule sur toute sa surface. Puis, pendant que le papier est encore en place sur la plaque chaude, on place une nouvelle quantité de 2 grammes du soufre plastifié sur ce papier kraft et on le laisse fondre. On étale de même cette matière sur la totalité de la surface supérieure du papier. On place ensuite un second morceau (10 centimètres x 10 centimètres) de papier pour sacs en papier kraft sur le premier papier et l'on presse avec une spatule. Enfin, on place une troisième portion de 2 grammes de soufre plastifié par dessus les deux plis ou morceaux de papier et on laisse fondre puis l'on étale. Pendant qu'il est encore chaud (environ 1850 C) , on retire de la plaque chaude le stratifié de papier comportant deux plis imprégnés de soufre plastifié et l'on refroidit ce stratifié jusqu'à la température ambiante en dix secondes environ. Le stratifié est plastique et il est collant sur ses deux surfaces. On lui donne la forme d'une boîte en pliant les côtés vers le haut et en repliant les coins pour obtenir des chevauchements. On forme les jonctions en pressant les bords ensemble. Cette boîte a contenu de l'eau, sans fuite, pendant plus de vingt-quatre heures. Exemple 3 On utilise le soufre plastifié de l'exemple 2 pour former un stratifié obtenu à partir de douze plis de papier journal, ayant environ 7,5 centimètres x 7,5 centimètres, par la même technique que celle décrite dans l'exemple 2. Après avoir enlevé de la plaque chaude le stratifié à douze plis et l'avoir rapidement refroidi à 200 C, on l'enroule pour former un tube que l'on ferme en pressant les bords ensemble avec un chevauchement d'environ 1,3 centimètre. Au bout d'une demi-heure environ, le tube a perdu sa plasticité et il est devenu une structure tubulaire rigide. Une immersion dans de l'eau n'a eu aucune influence sur ce tube. REVENDICATIONS 1 - Papier ou produit analogue à du papier, perfec tionné et comprenant des couches stratifiées ou collées ensemble à l'aide d'un adhésif à base de soufre plastifié, ce papier ou ce produit etant caractérisé en ce qu'on a préparé l'adhésif à base de soufre plastifié en le chauffant jusqu'à une température comprise entre 1600 C et 2200 C pour obtenir un adhésif fondu à faible viscosité. 2 - Papier ou produit-analogue à du papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soufre plastifié comprend un plastifiant qui est du dicyclopentadiène, un polysulfure aliphatique, un polysulfure aromatique ou un de leurs mélanges. 3 - Papier ou produit analogue à du papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soufre plastifié comprend du soufre, du dicyclopentadiène, de l'amiante ou de la fibre de verre, et du talc. 4 - Papier ou; produit analogue àdu papier selon la revendication 1, caracterisé en ce que le soufre plastifié a été chauffé jusqu'à une température comprise entre 1750 C et 2100 C. 5 - Papier ou produit analogue à du papier, perfec tionné, comprenant des couches stratifiées ou collées ensemble à l'aide d'un adhésif à base de soufre plastifié, ce papier ou ce produit étant caractérisé en ce qu'on a préparé l'adhésif à base de soufre plastifié en (a) chauffant ce soufre jusqu'a une température comprise entre 1600 C et 2200 C pour obtenir un soufre plastifié fondu à faible viscosité et (b) en refroidissant le soufre plastifié chaud, sous forme liquide, jusqu a une température inférieure à 1500 C pour obtenir un adhésif liquide. 6 - Papier ou produit analogue à du papier selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on a chauffé le soufre plastifié jusqu'à une température comprise entre 1750 et 2100 C. 7 - Papier ou produit analogue à du papier selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on a soumis le soufre plastifié chaud à un refroidissement jusqu'à une température in férieure à son point normal de fusion. 8 - Application d'un papier ou d'un produit analogue à du papier, selon l'une quelconque des revendications précéden- tes, à la confection d'un conduit ou tuyau stratifié.