La présente invention concerne un appareil de traitement thermique de points d'acupuncture, c'est-à-dire permettant un traitement thérapeutique dans lequel on exerce des stimulations thermiques en des points d'acupuncture de la peau humaine. On sait qu'en dehors d'une acupuncture exercée par des pi qûres d'aiguille en des points appropriés, on peut, dans de nombreux cas, obtenir aussi des effets analogues par une application correspondante de pression, de lumière, de courants galvaniques ou de chaleur. On donne souvent la préférence à ces dernières méthodes, car elles ne causent pas de blessures et évitent le risque d'infection concomitant. Malgré de bons résultats, l'application de chaleur en acupuncture est relativement peu pratiquée et exige davantage de temps, notamment si, au lieu d'une stimulation unique, on veut utiliser au point d'acupuncture des séries indolores au cours d'un traitement. L'invention a pour objet un appareil de traitement thermique de points d'acupuncture dont l'application élimine les inconvénients de perte de temps et de dosage d'excitation qui sont inhérents aux traitements purement manuels par moyens d'excitation combustibles ou chauffés à la flamme. Cet appareil est caractérisé par le fait qu'il est muni d'une source de chaleur applicable sur la peau du patient, et alimentée en énergie électrique, que l'on fait fonctionner à une fréquence de succession de 0,01 à 2 Hz et qui délivre des impul sions thermiques sur une surface d'un diamètre inférieur à 6 mm. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la source de chaleur utilisée est un élément Peltier traversé avec direction alternée du courant et comportant, sur son côté entrant en contact avec la peau du patient, un conducteur thermique métallique, de masse faible, et, sur son côté opposé, un dérivateur thermique métallique de masse forte, par rapport à celle dudit élément Peltier. Suivant d'autres particularités possibles de l'invention le conducteur thermique métallique forme la liaison entre deux éléments Peltier branchés en série avec sens contraires et munis de dérivateurs thermiques séparés l'un de l'autre; l'élément ou le couple d'éléments Peltier sont alimentés en courant par l'intermédiaire d'un inverseur électrique de polarité, ou vibreur, commandé-par un générateur d'impulsions à fréquence réglable; le générateur d'impulsions est branchable et débranchable, avec une durée de traitement fixable à l'avance par une minuterie; au dé passement d'un seuil de température réglable, le générateur d'im est debrauchable pulsions/ au moyen d'une sonde pyrométrique en bon contact thermique avec l'élément Peltier; le conducteur thermique comporte un raccordement supplémentaire pour un appareil de mesure de résistance de la peau, afin de faciliter la détection de points d'acupuncture. de La source de chaleur peut aussi consister en un corps/chauf fe électrique fixé à l'extrémité d'un petit tube en matériau isolant dans lequel est éventuellement déplaçable en translation une tige de refroidissement bonne conductrice thermique munie d'un corps correspondant, un ressort et des contacts interrupteurs étant en même temps associés à cette même tige de refroidissement en sorte que lesdits contacts interrupteurs,placés dans le circuit du corps de chauffe électrique, soient ouverts dans une position extrême avant, et fermés dans une position extrême arrière, de ladite tige de refroidissement.Pour le refroidissement du corps de chauffe et du point d'acupuncture sur la peau du patient, un vase renfermant un fluide approprié sous pression d'un gaz peut être relié par une valve au petit tube portant le corps de chauffe. Dans une autre variante, le corps de chauffe électrique est fixé à l'extrémité d'une tige entraînée en translation avant et arrière dans un tube en étant associée à un piston de pompe de bien plus fort diamètre par lequel, dans le mouvement de recul dudit piston, de l'air frais est aspiré, à travers le tube et des alésages de ce dernier dirigés obliquement vers le point de traitement, pour refroidir celui-ci ainsi que le corps de chauffe électrique. En sa position extreme avant, cette tige munie d'un corps de chauffe électrique peut en outre faire saillie hors du tube en vue d'une acupuncture supplémentaire par pression.En extension de ce dispositif, un entraînement électromagnétique de la tige ainsi que du piston de pompe et l'alimentation en courant du corps de chauffe à résistance sont déclenchés par un interrupteur-bascule réglable dans sa fréquence de commutation, l'alimentation en courant ayant lieu à partir d'un bloc secteur qui comporte un dispositif de réglage de la puissance consacrée au corps de chauffe électrique. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée de plusieurs modes de réalisation pris comme exemples non limitatifs et illustrés schématiquement par le dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 représente un appareil de traitement thermique de points d'acupuncture qui comporte, comme source de chaleur, un couple d'éléments Peltier - la figure 2 est le schéma synoptique d'un circuit de commande dudit appareil - la figure 3 représente un appareil de traitement thermique de points d'acupuncture qui comporte un corps de chauffe électrique et une tige de refroidissement; - la figure 4 représente un appareil correspondant à la figure 3 muni d'un autre dispositif de refroidissement - la figure 5 représente,en autre exemple de réalisation, un appareil à refroidissement par air. L'appareil de traitement thermique 1 de points d'acupuncture conforme à la figure 1 a une structure symétrique par rapport à son axe longitudinal et comporte, comme source de chaleur 2, un couple d'éléments Peltier 3 et 4 branchés en série en des sens opposés et reliés entre eux, du côté entrant en contact avec la peau du patient, par un conducteur thermique métallique de petite masse. Du côté opposé, ces éléments Peltier 3 et 4 sont munis de conducteurs thermiques métalliques 6 et 7 de relativement grande masse séparés l'un de l'autre et servant en même temps à l'amenée d'un courant continu inversible arrivant, par exemple, d'une source appropriée à travers des lignes 8, 9 et un inverseur de polarité non représenté.Selon le sens du courant, le conducteur thermique métallique 5, d'un diamètre de moins de 6 mm, est alternativement chauffé et refroidi et l'échauffement qui se produit sur le côté opposé du couple d'éléments Peltier est absorbé par les deux dérivateurs thermiques 6 et 7. Il est clair que ce dispositif peut aussi fonctionner avec un seul élément Peltier, l'élément 3 par exemple, si la fermeture du circuit, au lieu d'avoir lieu par l'élément Peltier 4 et le dérivateur thermique 7, se fait par une ligne électrique reliée au dérivateur 5. Un bon contact thermique est en outre assuré entre le couple d'éléments Peltier 2, 3 et une sonde pyrométrique 10 qui, comme on va l'exposer d'après la figure 2, sert à contrôler. ou maintenir une température présélectionnable dudit couple d'éléments Peltier. La figure 2 représente, en schéma simplifié, un dispositif de fonctionnement automatique de l'appareil selon la figure 1. Le couple d'éléments Peltier 3, 4 est relié par ses lignes d'amenée de courant 8 et 9 à un inverseur électrique de polarité Il qui est alimenté en courant continu, à partir d'un bloc secteur 15, par des lignes 12, 13 et 14. L'inverseur de polarité 11 est commandé, à travers la ligne 12, par un générateur d'impulsions 16 muni d'un dispositif de réglage de la fréquence d'impulsions indiqué par la flèche I, le conducteur thermique métallique 5 de l'élément Peltier relié audit inverseur de polarité 11 étant chauffé et refroidi à la cadence de la fréquence d'impulsions choisie.Le générateur d'impulsionsn 16 est enclenchable et déclenchable, à travers une ligne de commande 171 par une minuterie 18 munie d'un dispositif de réglage de la durée de traitement indiqué par la flèche 11. Le générateur d'impulsions 16 est en outre isolable, par l'intermédiaire d'une autre ligne de commande 19, lorsque, sur celle-ci, un amplificateur, avec interrupteur à valeur de seuil, muni d'un dispositif de réglage selon la flèche III transmet un signal formé au moyen de la sonde pyrométrique 10 précitée reliée audit amplificateur. Ce dispositif permet de prévenir un suréchauffement des éléments Peltier 3,4, ou de présélectionner une température appropriée au traitement envisagé.Un appareil de mesure de résistance de la peau est reliable à la sonde pyrométrique 10 au moyen d'une ligne supplémentaire fixée à cette dernière et lui permettant par conséquent aussi d'etre utilisée en électrode chercheuse pour la détection de points d'acupuncture. Dans l'exemple de réalisation selon la figure 3, on utilise, comme source de chaleur, un corps de chauffe électrique 30 fixé à l'extrémité d'un petit tube 31 en matériau isolant dans lequel est déplaçable en translation une tige de refroidissement 32 munie d'un corps correspondant 35. Les fils de raccordement 33, 34 du corps de chauffe 30 sont noyés, comme ce dernier, dans un petit tube 31 en matière plastique suffisamment résistant à la chaleur qui a une très faible épaisseur de paroi dans la zone du corps de chauffe et comporte à l'autre extrémité des con-tacts frontaux 36, 37 pour le raccordement électrique de ce même corps de chauffe. Du contact frontal 36, une ligne 38 conduit, par des contacts interrupteurs 39, 40, à une source de courant continu ou alternatif à basse tension à laquelle l'autre contact frontal 37 est directement relié. Lorsqu'on actionne un levier de commande 42 articulé sur un carter 41, la tige de refroidissement 32, dépas- sant faiblement du petit tube 31, se déplace vers la droite avec son corps de refroidissement 35, si bien que les contacts interrupteurs 39 et 40 se ferment et que le corps de chauffe 30 entre en chauffage.En même temps, la peau du patient s'échauffe dans une zone annulaire entourant très étroitement un point d'acupuncture et, lorsqu'on abandonne le levier de commande 42, elle se refroidit par l'effet de la tige 32 déplacée vers la gauche sous la charge d'un ressort 43 coopérant avec le contact 40 et le corps de refroidissement 35, cependant que la tige de refroidissement 32, sortant légèrement du petit tube 31, exerce par une pression supplémentaire un surcroît d'effet d'acupuncture. Le corps de chauffe 30 est en même temps débranché et cède sa chaleur résiduelle à la tige de refroidissement 32. L'exemple selon la figure 4 diffère du précédent surtout par le fait qu'un vase 53 renfermant un fluide de refroidissement sous pression d'un gaz est relié,à travers une valve 52, à un petit tube 51 porteur d'un corps de chauffe 50. Conviennent comme fluide de refroidissement aussi bien des gazgcomme l'azote ou l'air, que des liquides volatils comme l'alcool. Ce dispositif permet d'obtenir au besoin des variations de température relativement élevées au point d'acupuncture. Pour le fonctionnement de l'appareil, il faut actionner alternativement des touches 54 et 55 affectées respectivement à la valve 52 et au circuit 56 du corps de chauffe 50. Dans l'exemple de réalisation selon la figure 5, un corps de chauffe 61 est fixé à l'extrémité d'une tige 63 déplaçable vers l'avant et vers l'arrière dans un tube 62. La tige 63 est avantageusement fixée à un piston de pompe 64 de beaucoup plus fort diamètre soumis à la charge d'un ressort 65 qui a tendance à le refouler à la position représentée en trait discontinu sur la figure. En cas de déplacement du piston de la position extrême correspondant à la représentation en trait continu à l'autre position extrême, correspondant au trait discontinu, de l'air frais alors aspiré à travers des alésages 66 et 67 du tube 62 dirigés obliquement sur le point de traitement servent à refroidir la peau du patient et le corps de chauffe 61, en même temps débranché.Le dispositif est avantageusement actionné au moyen d'un entraînement électromagnétique formé d'une armature 68 et d'un enroulement magnétique 69. Aussi bien la puissance disponible pour le corps de chauffe 61 que le courant d'excitation de l'enroulement 69 sont de préférence amenés par l'intermédiaire d'un interrupteur-bascule 70 alimenté à partir d'un bloc secteur 71. Les grosses flèches latérales à l'interrupteur-bascule et au bloc secteur indiquent, la première la régulation possible de la fréquence de commutation de l'interrupteur-bascule, la seconde celle de la puissance fournie au corps de chauffe 61. L'interrupteur-bascde et le bloc secteur qui marchent avec la figure 5 sont utilisables de façon analogue pour les exemples selon la figure 3 si l'on y remplace le corps de refroidissement 35 par l'entraînement électromagnétique 68, 69 de la figure 5 et selon la figure 4 à la seule condition d'agencer la valve 52 en valve électromagnétique. On peut en outre utiliser, sans sortir du cadre de l'invention, d'autres moyens connus propres à faciliter le traitement d'acupuncture, par exemple l'intégration d'un appareil de mesure de résistance de la peau pour la détermination des points d'acupuncture ou l'adjonction de dispositifs indicateurs pour le con trôle du fonctionnement. Les avantages essentiels des appareils selon l'invention résident dans leur grande maniabilité, source de gain de temps, et leurinnocuité absolue pour le patient. REVENDICATIONS 1.- Appareil de traitement thermique de points d'acupuncture caractérisé par le fait qu'il est muni d'une source de chaleur (2) applicable sur la peau du patient, et alimentée en énergie électrique, que l'on fait fonctionner à une fréquence de succession de 0,01 à 2 Hz et qui délivre des impulsions thermiques sur une surface d'un diamètre inférieur à 6 mm. 32.- Appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la source de chaleur (2) est un élément Peltier (3 ou 4) traversé avec direction alternée du courant. 3.- Appareil selon la revendication 2 caractérisé par le fait que l'élément Peltier (3 ou 4) comporte, sur son côté entrant en contact avec la peau du patient, un conducteur thermique métallique (5) de masse faible, etJsur son côté opposé, un dérivateur thermique métallique (6 ou 7) de masse forte, par rapport à celle dudit élément Peltier. 4. Appareil selon la revendication 3 caractérisé par le fait que le conducteur thermique métallique (5) forme la liaison entre deux éléments Peltier (3 et 4) branchés en série avec sens contraires et munis de dérivateurs thermiques (6 et 7) séparés l'un de l'autre. 5.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que l'élément (3 ou 4) ou le couple d'éléments Peltier (3 et 4) sont alimentés en courant par l'intermédiaire d'un inverseur électrique de polarité, ou vibreur (11) commandé par un générateur d'impulsions (16) à fréquence réglable. 6.- Appareil selon la revendication 5 caractérisé par le fait que le générateur d'impulsions (16) est branchable et débranchable, avec une durée de traitement fixable à l'avance, par une minuterie (18). 7.- Appareil selon la revendication 6 caractérisé par le fait qu'au dépassement d'un seuil de température réglable, le générateur d'impulsions (16) est débranchable au moyen d'une sonde pyrométrique (10) en bon contact thermique avec l'élément Peltier (3,4). 8.- Appareil selon la revendication 6 caractérisé par le fait que le conducteur thermique (5) comporte un raccordement sup plmentaire pour un appareil de mesure de résistance de la peau. 9.- Appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la source de chaleur est un corps de chauffe électrique (30) fixé à l'extrémité d'un petit tube (31) en matériau isolant. 1G.- Appareil selon la revendication 9 caractérisé par le fait qu'une tige de refroidissement (32) munie d'un corps correspondant (35) est déplaçable en translation dans le petit tube (31). 11.- Appareil selon la revendication 1O caractérisé par le fait qu'un ressort (43) et des contacts interrupteurs (39, 40) sont associés à la tige de refroidissement (32) en sorte que lesdits contacts interrupteurs (39, 40), placés dans le circuit du corps de chauffe électrique (30), soient ouverts dans une position extrême avant, et fermés dans une position extrême arrière, de ladite tige de refroidissement. 12.- Appareil selon la revendication 9 caractérisé par le fait qu'un vase (53) renfermant un fluide de refroidissement sous pression d'un gaz est relié par une valve (52) au petit tube (51). 13.- Appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'un corps de chauffe électrique (61) est fixé à l'extrémité d'une tige (63) entraînée en translation avant et arrière dans un tube (62) en étant associé à un piston de pompe (64) de bien plus fort diamètre par lequel, dans le mouvement de recul dudit piston de l'air frais est aspiré, à travers le tube (62) et des alésages (66, 67) de ce dernier dirigés obliquement vers le point de traitement, pour refroidir celui-ci ainsi que le corps de chauffe électrique -(61). 14.- Appareil selon la revendication 13 caractérisé par le fait qu'en sa position extrême avant,la tige (63) munie d'un corps de chauffe électrique (61) fait saillie hors du tube (52) en vue d'une acupuncture supplémentaire par pression. 15.- Appareil selon la revendication 3 caractérisé par le fait qu'un entraînement électromagnétique (63, 69) de la tige ainsi que du piston de pompe et l'alimentation en courant du corps de chauffe sont déclenchés par un interrupteur-bascule réglable dans sa fréquence de commutationy l'alimentation en courant ayant lieu à partir d'un bloc secteur qui comporte un dispositif de réglage de la puissance consacrée au corps de chauffe électrique.