La présente invention concerne les laryngoscopes permettant la laryngoscopie en suspension et la microchirurgie laryngée. Les laryngoscopes actuels ont la forme d'un tube plus ou moins ovale, et utilisent un système d'appui thoracique. L'ouverture buccale qu'ils imposent ne peut s'adapter à chaque patient, à moins de le remplacer par un tube semblable de longueur identique mais de diamètre inférieur, La mise en place inflige sur les incisives supérieures une force horizontale qui peut les déchausser. Une fois en place, ils permettent d'examiner le larynx et les sinus piriformes, et de pratiquer la microchirurgie laryngée. On ne peut pas voir enYnseul coup d'oeil le larynx et les parois latérales et postérieure de l'pro et de l'hypo-pharynx. Il n'est pas possible d'utiliser toute la largeur de la bouche et les instruments de chirurgie sont introduits obligatoirement dans le tube.Le système d'appui thoracique peut être à crémaillère et se fixe alors sur un manche coudé à angle droit ; s'il garde la forme dessinée par Chevalier Jackson, la mise en place de l'appui thoracique est malaisée et la crémaillère ne peut servir sur toute son amplitude. L'invention permet une mise en place toujours facile sans devoir changer de modèle, une adaptation de l'ouverture buccale en fonction de chaque patient, une grande stabilité, un risque nul pour les dents supérieures, une vision directe du palais et des parois latérales et postérieure de ltoro et de l'hypo-pharynx en même temps que celle du larynx, l'utilisation de toute la rageur de la bouche et l'introduction des instruments de chirurgie en dehors du champ de vision. Son manche de section hexagonale facilite l'emploi du système d'appui thoracique type Keyo. Le dispositif, objet de l'invention, comporte une lame rigide légèrement concave dont l'extrémité est relevé vers le haut et un ouvrebouche qui prend appui sur cette lame tout en coulissant le long de celle-ci. La lame supérieure 1 est prévue pour repousser la langue et relever l'épiglotte. Elle dérive d'un demi-tube de 30 mm de diamètre et de 2 mm d'épaisseur ; sa longueur est de 185 mm, la largeur maximale de 33 mm et la largeur minimale de 22 mm. Sa forme est trapézoi- dale sur les 127 premiers mm puis losangique pour charger entièrement l'épiglotte. Sa terminaison est assez effilée pour exposer la commissure antérieure, mais arrondie pour ne pas la blesser.Les 58 dermiers mm de la spatule sont relevés de 100 par rapport à l'horizontal. Sur chaque bord de la spatule est soudé un tube 2 de 4 mm de diamètre et de 135 mm de long, ouvert en biseau vers l'avant et en dedans. Chaque tube sert de guide à une tige porte-lumière en fibre de verre, vectrice de la lumière froide. La face externe de ce tube étant plus longue que la tige porte-lumière, la base de langue ne peut se glisser devant son extrémité. Le tube est oblique en avant et en dedans, dirigeant le faisceau lumineux dans l'axe du larynx. La spatule 1 est fenêtrée en son milieu par une rainure de 4 mm de large et de 82 mm de long, commençant à 26 mm de l'extrémité potérieure. Cette rainure permettra à l'ouvre-bouche 3 de glisser tout le long de la spatule supérieure tout en y restant solidaire.Sur la face supérieure de la spatule, près de son bord proximal, est soudé le manche 4. C'est une barre de section hexagonale, de 13 mm sur le plat, coudée à angle droit, dont le segment vertical mesure 140 mm et le segment horizontal 120 mm. L'ouvrebouche 3 est composé de deux arcs srticulés entre eux à leur extrémité, la distance entre les deux articulations étant de 140 mm. Chaque arc est concave en avant afin d'épouser la rondeur du visage. L'épaisseur de chaque arc est de 8 mm au niveau de l'articulation, de 4 mm à sa partie médiane. Chaque arc peut être divisé grossièrement en trois parties : deux parties latérales de 25 mm de long et une partie centrale de 100 mm.La partie centrale de l'arc supérieur présente une concavité légère vers le haut afin de diminuer la surface située au contact de la spatule 1. En son milieu, la forme est rectangulaire. Au milieu de ce rectangle et sur la face inférieure de cet arc, un trou y est taraudé pour permettre la fixation d'une vis. Cette vis permettre de rendre l'arc supérieure solidaire d'un curseur 5. La partie médiane de l'arc inférieur décrit un ~ en son centre, tourné vers le haut, profond de 10 mm ; sa grande largeur est de 23 mm, sa petite largeur de 15 mm. La portion en U s'inscrira dans la concavité du palais du patient. L'extrémité gauche de chaque arc est reliée à un manche selon un angle de 1450, comprenant deux segments coudés à 900, long de 45 mm puis de 35 mm.Les deux manches sont réunis entre eux par une lame 6 de 5 mm de large et de 2 mm d'e#paisseur, crantée sur son versant concave et qui représente les 3/8 de circonférence d'un cercle de 20 mm de diamètre Cette lame 6 est fixée sur le manche inférieur à 20 mm de l'articulation sur un axe mobile. L'extrémité inférieure de cette lame 6 est accrochée à un ressort 7 dont l'autre extrémité est attachée à l'extrémité de la première portion du manche inférieur. L'extrémité supérieure de la lame 6 traverse le manche supérieur à 20 mm de l'articulation par une fente de 10 mm de long sur 2 mm de large.La lame 6 est appliquée contre la partie proximale de cette fente , par sa face dentée, grâce à l'action du ressort 7 A l'extrémité supérieure de la lame 6 est fixée une boule 8 de 8mm de diamètre permettant d'agir sur la lame 6, afin de contrarier la force du ressort 7 et de débloquer le crantage qui assurait le blocaga autostatique de l'ouvre-bouche. Le curseur 5 a une forme en T, large de Il mm, longue de 12 mm, haute de 4,5 mm. La petite branche du T est haute de 2 mm et large de 4 mm. Un trou y est taraudé#pour permettre le passage d'une vis 9 qui viendra s'attacher au milieu de l'arc supérieur de l'ouvre-bouche 3.Le curseur 5 coulisse dans le rail taillé au milieu de la spatule 1. I1 maintient donc l'arc supérieur de l'ouvre-bouche tout en lui permettant de coulisser le long de la spatule. On peut introduire la spatule dans la bouche du patient, l'ouvre-bouche étant fermé. Au fur et à mesure que la spatule progresse, elle coulisse par rapport à l'arc supérieur de l'ouvre-bouche dont la situation rente à peu près fixe par rapport à l'arcade dentaire supérieure. La spatule 1 repousse la langue et charge l'épiglotte, et une fois l'appareil en place, on peut installer l'appui thoracique sur le manche 4 quelle que soit l'inclinaison de la spatule 1.On ouvre ensuite la bouche du patient dans ses limites anatomiques et physiologiques, en agissant sur les extrémités gauches de l'-ouvre-bouche. Le rapprochement de chacun des deux manches de cet ouvre-bouche assure son ouverture, celle-ci étant maintenue grâce à l'action de la lame 6 et du ressort 7. Pour refermer ltouvre- bouche il suffit d'appuyer sur l'e;trémité 8 de la lame 6 afin de supprimer l'action du ressort 7 et la résistance du malade assure la fermeture de l'ouvre-bouche. L'ensemble de l'appareil est fabriqué en inox mais celui-ce est rendu mat par sablage, ce qui évite notamment la réflexion de la lumière du microscope opératoire. Le dispositif, objet de l'invention, permet d'être utilisé chaque fois qu'il faut examiner les voies aéro-digestives supérieures, ou intervenir par les voies naturelles sur cellea-ci. I1 servira donc dans le domaine médical en oto-rhino-laryngologie, en cancérologie cervicofaciale, et éventuellement en radiothérapie. REVENDICATIONS 1. Dispositif autostatique permettant de repousser la langue, de relever l'épiglotte et d'ouvrir la bouche sans risque pour la dentition, de façon à ce qu'aucune partie ne puisse gêner ni l'observation des voies aéro-digestives supérieures ainsi exposées, ni les interventions faites sur celles-ci par-les voies naturelles. Caractérisé par le fait qu'il utilise une spatule 1, un ouvrebouche 3 et un manche 4 de section hexagonale, coudé à angle droit. 2. Dispositif selon la revendication 1 Caractérisé par le fait que la spatule 1 dérive d'un tube de 30 mm de diamètre. 3. Dispositif selon la revendication 7 Caractérisé par le fait que la spatule 7 est relevée vers l'avant de 100 par rapport à l'horizontal. 4. Dispositif selon la revendication 1 Caractérisé par le fait qu'un tube 2 est fixé sur chaque bord latéral de la spatule de façon à diriger la tige porte-lumière vers l'extrémité de la spatule, son extrémité ovale regardant en dedans. 5. Dispositif selon la revendication 7 Caractérisé par le fait que le manche 4 est fixé à l'extrémité proximale de la spatule 1 et permet la fixation d'un système d'appui thoracique à crémaillère. 6. Dispositif selon la. revendication 1 Caractérise par le fait que la spatule 7 est fenêtrée en son centre pour laisser glisser un curseur 5 quis'inscrit dans la concavité de la spatule. 7. Dispositif selon la revendication 1 Caractérisé par le fait que l'ouvre-bouche 3 est solidaire de la spatule 7 gracie au curseur 5 ; -ce qui permet à la spatule de coulisser par rapport à l'arc supérieur de l'ouvre-bouche. 8. Dispositif selon la revendication 6 Caractérisé par le fait que le curseur 5 a une forme en T. 9. Dispositif selon la revendication 1 Caractérisé par le fait que l'extrémité gauche de l'ouvre-bouche comporte un système de blocage autostatique grâce à une lame 6 crantée dans sa concavité. 10. Dispositif selon la revendication 9. Caractérisé par le fait que la lame crantée 6 est maintenue contre un ergot de blocage par un ressort 7 Il Dispositif selon la revendication 9 Caractérisé par le fait que l'extrémité de cette lame 6 est munie d'une boule 8 qui permet de lutter contre le ressort 7 et de supprimer le blocage autostatique de l'ouvre-bouche 3.