L'invention concerne un procédé de récupération et de recyclage de l'acide sulfurique, et de séparation et d'élimination du sulfate de sodium d'une liqueur usée émanant d'un générateur de péroxyde de chlore. Cette liqueur usée résultant de I'ensemble des processus de production de C2 contient de l'acide sulfurique, du sulfate de sodium et de l'eau, ainsi que du gaz dissous de péroxyde de chlore et de chlore. On a découvert, dans de nombreux cas, lors d'essais, dans les solutions usées, des quantités importantes de chrome et des quantités relativement moins importantes de cations ferriques, de calcium et de potassium, ainsi que des anions chlorure et chlorate. On utilise beaucoup le péroxyde de chlore pour le blanchiment de la pâte a papier. On produit le péroxyde de chlore au moyen de trois procédés principaux les procédés Mathieson, Solvay et R-2. Tous ces procédés consistent essentiellement a réduire un chlorate, habituellement le chlorate de sodium dans un milieu d'acide sulfurique fort. D'une manière générale, les procédés different par l'agent de réduction utilisé. Dans le procédé athieson, l'agent de réduction est l'anhydride sulfureux, dans le procédé Solvay, l'agent de réduction est le méthanol et dans le procédé R-2 l'agent de réduction est l'ion chlorure. Tous les procédés sont réalisés a des concentrations en chlorate et en chlorure peuélevées et a une concentration en acide élevée. On sépare le péroxyde de chlore i la solution de réaction sous forme d'un mélange gazeux dans l'air a 10 Z. On peut représenter les trois réactions par les équations simplifiées suivantes : Procédé Mathieson H2 804 (9N) 2 NaCJ'O + S02 > 2Ct02 + Na2SO4. 3 2 Procédé Solvay H2S04(9N) 2 NaC + H 80 + CH3OH 2 4 > 2 Ct Q2 + Na 80 + HCOOH + H20 3 24 2 24 Procédé R-2 H2 S04 H S 2 NaCe 03 + 2 Nacre + 2H2S04 -------r 2CO2 + 2 Na2S04 + 2H20 + C2 Tous les procédés ci-dessus nécessitent un apport continu d'acide sulfurique pour maintenir l-'acidité de 6-ll N assurant une production efficace de péroxyde de chlore.Il faut noter que le procédé Mathieson ne consomme pas d'acide, puisque l'anhydride sulfureux utilisé comme agent de réduction libere suffisamment d'acide sulfurique pour qu'il se combine avec le sodium ajouté sous forme de chlorate. Le procédé Mathieson offre donc une excellente possibilité de production de péroxyde de chlore sans nécessiter d'addition d'acide frais, a condition que lin puisse séparer, dans l'effluent, l'acide des sels de sodium et le recycler. Dans les procédés Solvay et R-2, la récupération de l'acide a partir de l'effluent, nécessite seulement l'addition d'acide en quantité suffisante pour transformer le chlorate et le chlaure de sodium ensulfate de sodium.Un procédé de récupéra tion efficace devra assurer une quantité d'acide suffisante pour maintenir 1' aci- dité du générateur entre 6 et il N. Il est surtout nécessaire de séparer l'acide sulfurique du sulfate de sodium dans les solutions usées émanant de générateurs de C 2 s parce qu'il est nécessaire de contrôler la teneur en soufre, des liqeurs de cuisson des broyeurs a pulpe. La pratique courante exige l'incinération de ces solutions, ce qui crée le problème du contrôle de la teneur en soufre. C'est a cause de cette exigence que lon a inventé les gstèmes SVP ou R3 ( Brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 446 584), dans lesquels ungenérateur de peroxyde de chlore peut travailler à des normalités peu élevées de façon a séparer le sel neutre et l'acide sulfurique.Ces deux procédés nécessitent la démolition complète des équipements de production déja existants, alors que laprésente invention nécessite seulement l'addition d'appareils a un procédé existant sans arreter la production chimique. Les effluents provenant de générateurs de péroxyde de cHore présentent des compositions en poids comprises entre 20 et 30 Z pour k sulfate de sodium ; 25 et 35 % pour l'acide sulfurique ; le reste étant constitué par de l'eau et dissous ClO2, CL2, S02, du chrome, du chlorure de calcium, ferrique, et par des ions chlorate. Un effluent classique provenant d'un procédé Mathieson ou Solvay aurait, par exemple, la composition suivante Sulfate de sodium (Na2S04) 24,5 % en poids Acide sulfurique (H2S04) 28,2 Z en poids Eau 46,3 % en poids Chlorate de sodium (NaClC3) 0,6 % en poids Chlorure de sodium (NaC)L,) O, 1 % en poids Gaz, etc. 0,1 % en poids Un effluent classique provenant du procédé R-2 présente la composition approximative suivante Sulfate de sodium (Na2SO4) 22,3 % en poids Acide sulfurique (H2S04) 33,6 % en poids Eau 44,0 Z en poids Chlorate de sodium (NaClO3) 0,33 Z en poids Chlorure de sodium (NaCL) 0,20 % en poids Gaz, etc. 0,10 Z en poids Si on examine un diagramme de phases du système Na2S04-H20 - H2S04, on s'aperçoit qu'il est difficile d'isoler le sulfate de sodium du mélange. On comprend bien sur,-que la référence au diagramme de phases constitue une simplification du problème, puisque l'effluent provenant du générateur de péroxyde de chlore contient également du chlorate, du chlorure, des traces de péroxyde de chlore, du chlore et divers autres composés chimiques Toutefois, les effients se situent en général tous dans la région du diagramme de phase dans laquelle lemonjiydrate de bisulfate de sodium (NaHSO4 - H20) cristallise lorsqu'on refroidit simplement les effluents.La cristallisation du bisulfate permet trait dans une certaine mesure de récupérer l'acide de la-liqueur mère, mais ce n'est pas le procédé idéal puisque ce sel emporte avec lui 35,5 Z de son propre poids en acide sulfurique. La séparation de ce sel, de l'effluent provenantds procédé & entrainerait 46 % de la quantité totale d'acide qui se trouve dans le système.La séparation du sel de l'effluent provenant du procédé Mathieson représenterait une perte de 60 Z. A cause de cette difficulté, on a essayé de résoudre le problème dans la plupart des systèmes de récupération de l'art antérieur en ajoutant de l'eau à un niveau quelconque de l'opération pour déplacer le monohydrate de bisulfate vers les régions du sel neutre anhydre ou hydraté (Na2S04 ou son décahydrate) du diagramme de phase. La dilution avec de l'eau nécessite toutefois habituellement, soit un refroidissement excessif de l'effluent, qui a une forte concentration en acide sulfurique ou l'addition d'ions sodium sous forme de chlorate de façon à précipiter le sel neutre et à laisser l'acide dans la liqueur mère pour le réutiliser.Ceci, est en général, à la base des systèmes de récupération de l'art antérieur, que l'on trouve dans la littérature. Ils ont nécessité soit l'abandon complet des équipements existants, pour la construction d'une installation de procédé R3/SVP, soit un changement radical des conditions de fonctionnement pour contrebalancer les effets défavorables de l'eau sur le rendement du générateur ; par exemple le procédé à faible concentration en acide (LAP) mis en pratique à Pittsburgh Plate Glass Industries Ltd. Il y a plus de 50 ans, Dunnicliff and Butler, J. Chem. Soc. 117, 649 (1920) a mentionné l'aptitude de l'éthanol pur anhydre à décomposer ou à scinder le bisulfate de sodium anhydre en un sulfate acide intermédiaire répondant à la formule (Na2S04)3 H2SO4, que l'on peut considérer comme équivalent à NaH(S04)2,au sesquisulfate de sodium ou au disulfate acide de trisodium. On peut représenter la réaction de la façon suivante 3 NaHSO Ethanol sec) N (S04)2 + 112804 Nibelius (Brevet des Etats-Unis d'Amerîque 873 070), Allen (Brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 482 830) et Boiston (Brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 331 661) font référence à la précipitation de sels de Glauber (Na2S0410H20) et à la production de sulfate de sodium anhydre, par action, par exemple d'alcools sur des systèmes de sulfates en solution dans l'acide sulfurique, mais il faut souligner que l'acidité dans ces systèmes est en général inférieure à 4N et qu'il n'y a pas d'autres impuretés. Si on examine la réaction ci-dessus entre le bisulfate de sodium et l'étha- nol mentionné par Dunnicliff et Butler, la demanderesse a observé que si on ajoutait de 5 à 50 Z d'eau, par rapport au volume du composé organique, au système, il se produisait différentes modifications. Ces modifications sont les suivantes I. Le NaHS04,H20 pouvait être complétement dissocié en Na2SO4 neutre et non en un sulfate intermédiaire qui contenait de l'H2S04. 2. La vitesse de la dissociation était accrue. 3. Il se produisait peu ou pas du tout de conversion en ester sulfurique de l'alcool par l'H2SO4 libéré. 4. Il se produisait une dissociation complète lorsque de petites quantités d'eau étaient seulement présentes dans le système amenant ainsi la normalité de l'acide sulfurique jusqu'à 4N). Lorsque la concentration était supérieure, la dissociation s'arrêtait généralement au stade de Na3H(S04)2. 5. Le sulfate de sodium restait inchangé dans un système d'alcool en solution aqueuse contenant de l'H2S04 à une normalité inférieure à 4N après plusieurs jours, ce qui montre que le sulfate de sodium neutre constitué un produit privilégié dans une solution aqueuse-d'alcool contenant H2SO4 à une normalité inférieure à 4N. 6. Les modifications précédentes peuvent aussi se produire lorsqu'on remplace l'méthanol par d'autres solvants organiques solubles dans l'eau, en par ticulier par d'autres alcools ou par des cétones. On peut citer, parmi les alcools, le méthanol, le n-propanol, et l'isopropanol et parmi les cétones, l'acé- tone. On recommande particulièrement le méthanol car il est bon marché. L'invention concerne donc la séparation de l'acide sulfurique et du sulfate de sodium de l'effluent provenant d'un générateur de péroxyde de chlore, qui a une acidité de 6 à llN, le recyclage de l'acide sulfurique au générateur et l'élimination essentielle des matériaux étrangers, ce qui évite la dissociation de l'acide du sel neutre. La présente invention concerne donc un procédé de séparation de l'acide sulfurique et du sulfate de sodium anhydre de l'effluent provenant d'un générateur de péroxyde de chlore, ayant une normalité, en ce qui concerne l'acide sulfurique comprise entre 6 et Il, cet effluent comprenant de l'acide sulfurique, du sulfate de sodium, de l'eau, des gaz dissous, et éventuellement des cations, ce procédé comprenant : l'oxydation du chlorate restant dans 1' effluent en peroxyde de chlore et l'expulsion du péroxyde de chlore ; l'expulsion de l'effluent des gaz dissous-; l'addition à l'effluent purgé résultant d'un mélange d'un composé organique choisi parmi les alcools et les cétones avec 5 à 50 Z en volume d'eau, par rapport au volume du composé organique pour précipiter le sulfate de sodium anhydre à partir de l'effluent ; la séparation du sulfate de sodiumanlydre ; l'introduction de la liqueur mère provenant de la séparation du sulfate dans une colonne de distillation ; la séparation du composé organique du distillat par distillation ; et la récupération de l'acide sulfurique des queues de distillation. On peut appliquer la technique de séparation acide/sel de la présente invention à tous les procédés actuels ainsi qu'aux nouveaux systèmes de générateurs de péroxyde de chlore et elle permet d'obtenir des installations plus propres et libre5d'effluent, dans lesquelles on peut récupérer la totalité des mercap tans et des sulfures et les utiliser dans le circuit de liqueur de cuisson en raison de la séparation de l'acide sulfurique et du processus de recyclage. La suite de la description se réfère aux figures annexées qui représentent respectivement - la figure l, un diagramme de phase du système acide sulfurique-sulfate de sodium-eau, et - la figure 2, un diagramme de fonctionnement représentant une réalisation du procédé de la presente invention. Les proportions de H28O4-Na2SO4-H20 des effluents précédents sont telles que ces solutions tombent dans la région générale du diagramme de phase de la figure I, dans laquelle NaHS04H20 précipite par refroidissement jusqu'à moins de 20 C voir ci-dessous. Le mécanisme chimique et la voie particulière utilises dlns l'invention tranforment le monohydrate de bisulfate de sodium par étape du sesquisulfate vers le sel neutre - il faut noter que 1. La simple addition d'alcool en quelque quantité que ce soit ne dissociera pas complètement NaHS04 en Na2S04 neutre, mais seulement en Na3H (804)2, qui contient 18,7% de H2S04. Seule une quantité particulière d'eau pourra compléter la dissociation permettant d'obtenir le sel neutre. 2. L'addition d'alcool et de la quantité correcte d'eau ne permettra pas de produire Na2S04, si a) des gaz dissous sont presents en quantités appréciables, b) des impuretés anioniques et/ou cationiques lourdes sont présentes en-quantités appréciables, comme on en trouve souvent dans les acides usés de CO 2 et c) si on ne réalise pas une addition continue d'alcool et un effort de cisaillement éleve créé par un agitateur à l'intérieur du cristalliseur (voir figure 2). On donne ci-dessous une description détaillée de ce qui précède. On a observé que quand on ajoute les composés organiques mentionnés précédemment, et en particulier, le méthanol, à l'effluent très fortement acide provenant du générateur de péroxyde de chlore, on précipite Na3H(S04)2. On a observé, de façon plus importante, que lorsquton-ajoute simultanément approximativement 20 Z d'eau en volume par rapport au volume du composé organique, on obtient le sulfate neutre à partir du sesquisulfate et on le filtre ensuite. Les cristaux rhombiques se séparent rapidement par filtration, et on peut les laver pour éliminer la liqueur mère entramee, en utilisant un mélange aqueux de solvant ou de J'eau froide seule. On peut sécher le sulfate de sodium filtré en chauffant et on peut récupérer le solvant de lavage entrainé à partir des vapeurs par condensation. On peut également récupérer le solvant entrainé avec peu de pertes en lavant par déplacement le sulfate de sodium avec de l'eau froide et renvoyer le produit solide humide au système chimique de récupération du kraft. Les composés organiques sont tous relativement volatiles et peuvent donc être récupérés à partir de la liqueur mère par distillation. La présence d'eau dans le système évite une formation excessive de sulfate acide de méthyle, pendant la période de temps où le méthanol et l'acide sulfonique sont en contact. De plus, on a trouve que tout sulfate acide de méthyle qui se forme se reconvertit rapidement en acide sulfurique libre et en alcool libre, au cours de l'élimination du méthanol par distillation. L'acide sulfurique reste en queue de distillation après la distillation du méthanol, et on peut le concentrer en évaporant l'eau jusqu'à la concentration voulue pour sa réutilisation dans le générateur de péroxyde de chlore. Les expériences de laboratoire réalisées sur la présente invention, ont montré que le procédé de séparation, conforme à la présente invention, comprenait trois étapes distinctes. On pense que le mécanisme de la présente invention, procède par les étapes successives suivantes, lorsqu'on ajoute de l'alcool aux effluents proveant de générateurs de péroxyde de chlore 1ère étape : La précipitation du monsydrate de sel acide NaHSO4.112O se produit pendant l'étape initiale d'addition de l'alcool. 2ème étape : Après addition supplémentaire d'alcool, une première dissociation rapide de NaHSO, H20 en le sel acide intermédiaire Na3H(S04)2 se produit. 3ème étape : Finalement lorsque l'addition d'alcool dilue la concentration en acide à 4N ou moins, et lorsque l'eau constitue approximativement 20 Z ou plus du volume du solvant, une dissociation secondaire un peu moins rapide du sel d'acide intermédiaire en Na2SO4 se produit. On peut résumer le mécanisme de la façon suivante 28-33 Z H2S04 Iléthanol thano 24,5-22,3 Z Na2s04Mrethano; WaHS04.H20 --3 Na,H(SO, ) 2 Na2S04 47-44 Z 1120 (rapide précipité 4NH2SO4 4NH2S04 Composition typique de l'effluent du générateur (première dis- 20 Z H O de péroxyde de chlore. sociation rapide) (seconde dissocia tionplus lente) Ière étape IIème étape IIIème étape La connaissance du mécanisme de la séparation peut être utile. Par exemple, selon les conditions du procédé on peut observer les trois phases séparément ou elles peuvent se succéder rapidement.On peut donc isoler directement le sulfate neutre voulu sans observer les étapes intermédiaires. D'un autre côté, selon les exigences en soufre du broyeur à papier kraft, il peut être avantageux et plus économique de séparer le sel acide intermédiaire NH(S04)2 ou de le dissocier partiellement en sel neutre en le lavant rapidement sur le filtre avec du solvant frais Les expériences ont montré que pour obtenir les meilleurs résultats, il fallait que la quantité de composé organique -ajouté à la solution soit au moins égale au volume d'acide usé provenant du générateur si la quantité de composé organique est inférieure le rendement de la précipitation du sulfate de sodium à partir de la solution diminue sérieusement. On a réalisé le procédé de séparation à des températures comprises entre -7 et 21 C avec peu de différences dans les résultats. D'un autre côté, on a obervé que les variations suivantes modifiaient le fonctionnement du système. CONDITIONS 1 Produit d'apport : 33 H SO 24 % Na2S04 43 % H2O Vitesse d'alimentation en produit en continu : 30 ml/mn Alimentation en continu du cristalliseur enbaOH : 70 mt/mn Alimentation en continu du cristalliseur en H,O : 11 m /mn RESULTAT : production de Na 80 CONDITIONS 2 Les mêmes que les conditions 1, mais sans dégazéification du produit d'ap port, c'est-à-dire CO 2 et/ou Ch2 et/ou S02 dissous. 2 2 2 RESULTAT : pas de production de Na2S04, production seulement de Na3H(S04)2. CONDITIONS 3 Les memes que les conditions 1, mais le chlorate de sodium introduit dans le générateur de ClO2 contient l g/l de chrome (Cr+++) sous forme de dichromate de potassium. RESULTAT : Pas de productions de Na SO production seulement de Na3H(SO4)2. 24 342 CONDITIONS 4 Les mêmes que les conditions 1, mais avec un excès dé NaCLO résiduel res 3 tant dans l'acide usé provenant du généraeur de ClO2. RESULTAT : Production d'environ 50 Z de Na28O4 et de Na3H(S04)2. Si on se reporte à la figure 2, elle représente un diagramme de fonctionnement d'un procédé classique conforme à la présente invention. Le procédé est le suivant Lorsque la solution de sel/chlorate de sodium contient du dichromate de potassium, on introduit la solution aqueuse de sel-chlorate de sodium contenant jusqu'à 3 grammes par litre de dichromate de potassium dans un système échangeur d'ion où le dichromate se sépare sur la résine cationique. On introduit continuellement le mélange aqueux de chlorate de sodium/sel contenant jusqu'à 2 parties par million d'ion chromium dans le générateur de péroxyde de chlore. Lorsque la solution de sel/chlorate est dépourvue de dichromate de potassium, on introduit une solution aqueuse de chlorate de sodium seul ou une solution aqueuse de sel/chlorate de sodium dans le générateur de péroxyde de chlore pour la réduire par le chlorure de sodium, l'anhydride sulfureux ou le méthanol en milieu acide fort. Le péroxyde de chlore résultant ou le péroxyde de chlore et le chlore résultants continuent d'avancer pour subir une absorption dans 11 eau et pour servir au procédé de banchiment. Dans tous les cas, conformément à ltinvention, on retire les gaz de CROâ et de 2 2 du générateur, tandis que l'acide usé contenant de 25 à 35 Z de H2S04, 15 à 25 % de Na2S04, le reste étant du NaClO3 et du NaCX n1 ayant pas réagit, du C 2 et du c),2 dissous et de l'eau se déverse dans le réservoir d'acide usé. On ajoute le sel (NaC & et l'air au réservoir d'acide usé où le sel réduit le chlorate de sodium (NaClO3) résiduel et où l'air purge les gaz de Ct02 et de C2 dissous. On pompe ensuite l'acide usé dégazéIfié dans le cristalliseur dans lequel on ajoute du méthanol (CH30H) et de l'eau. Puisqu'il existe encore une possibilité, bien que peu importante, de production de péroxyde de chlore après ltintro- duction du méthanol, on purge le cristalliseur en direction de la canalisation de C3J0 située entre le générateur et la tour d'absorption. Au bout d'environ 2 10 minutes, il se forme des cristaux neutres de sulfate de sodium et on introduit le melange de sulfate de sodium, de méthanol, d'acide sulfurique et d'eau dans un filtre à tambour ou dans un autre dispositif pour la séparation de liteau. Le filtre contenant le gâteau de sel sépare le sulfate de sodium cristallin rhombique du mélange aqueux d'acide et de méthanol. Après lavage des cristaux, on enlève le gâteau de sel qui a une teneur en solides d'environ 90 Z en poids, la partie liquide étant constituée par des traces d'acide et de méthanol dans beaucoup d'eau. On introduit la solution aqueuse d'acide et de méthanol dans une colonne de distillation, par pompage, où on distille le méthanol, on le condense et on le renvoie au réservoir de stockage du méthanol. Les queues de distillation essentiellement constituées d'acide et d'eau se déversent dans une chaudière d'acide où l'eau est éliminée par ébullition et où on recycle l'acide reconcentré à la canalisation d'alimentation en acide du générateur de calo, . A ce niveau, on introduit de l'acide frais pour compenser les pertes possibles au cours du cycle. Les exemples suivants illustrent l'invention EXEMPLES. Exemple 1 : Précipitation du monohydrate de bisulfate de sodium (NaHSO4.H2O) à partir a'acide usé provenant du procédé R-2 en utilisant du méthanol. On a traité cent grammes (100g ou 66 ml) d'acide usé provenant du procédé R-2 (23,5% de Na2804, 33,2 % de H2S04, 0,03 % d'ion Cr+++, le reste étant de l'eau) à environ 30 C, avec 24 ml de méthanol en 3 minutes, en agitant. On a séparé le sel précipité par filtration sous vide et on l'a ensuite pressé pour obtenir un gâteau dont la teneur en solides séchés à l'air était de 84 %. On a séché à l'air le produit vert pâle. On en a obtenu 32,3 g.On a trouvé que ce produit contenait 31,8 % de H2S04, en le titrant à l'aide d'hydroxyde de sodium. (NaHSO4.H20 pur nécessite 35,5 % de H2S04). Le produit isolé fondait au cours d'un séchage supplémentaire dans une étuve à 1050C et se resolidifiait ensuiteXNaHSO4.H20 pur fond à 58.5 C, température à laquelle il perd son eau de cristallisation et se transforme en NaHS04 solide anhydre de point de fusion 3150C. Exemple 2 : Séparation du disulfate acide de trisodium (Na3H(S04)2) d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en réalisant une addition de méthanol en deux étapes. On a traité cent grammes (100 g) d'acide usé provenant du procédé Mathieson (22, 1 % de Na2804, 30,9 % de H2S04, le reste étant de l'eau), à 300C en 3 minutes avec 75 ml de méthanol en agitant. On a séparé le sel précipité en utilisant un filtre à vide puis on l'a pressé. Après ce traitement, on a enlevé rapidement toute la liqueur mère entrainée en faisant passer à travers le gâteau de filtration 20 ml d'un mélange composé de 80 parties en volume de méthanol et de 20 parties par volume d'eau (80 % v/v de méthanol : eau). On a ensuite séché le produit blanc dans un four à 1050C. On en a obtenu 27,4 g, H2S04: 17,5 % LNaH(8O4)2 nécessite 18,7 % de H2S043. 4. Exemple 3 : Séparation du sulfate de sodium neutre (Na2SO,) essentiellement pur, d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en réalisant une addi tion de méthanol en 2 étapes. On a traité cent grammes (100 g) du même acide usé, provenant du procédé Mathieson, que celui de l'exemple 2, à 300C en 3 minutes avec 75 ml de méthanol, en agitant. On a ensuite séparé le sel précipité.en utilisant un filtre à vide et on l'a pressé. Après ce traitement on a délayé à nouveau le gâteau de filtration avec 100 ml d'une solution méthanol : eau à 80 % en v/v et on l'a laissé reposer environ 2 minutes, après quoi on a retiré le milieu solvant et on a séché le produit blanc dans une étuve à 105 C. On en a obtenu : 23,1 g, H2S04 = 3,6 %. Exemple 4 : Séparation du sulfate de sodium neutre (Na2SO4) essentiellement pur, d'un acide usé provenant du procédé lathieson, en réalisant une addition de méthanol à l'acide usé en une étape. On a dilué cent grammes (100 g) du même acide usé provenant du procédé Mathieson que dans l'exemple 2 avec 41 ml d'eau avant de le traiter à 300C en 30 secondes avec 244 ml de méthanol. On agitait le mélange pendant l'addition. Après 4 minutes encore, on a séparé la bouilliesur un filtre à vide et on l'a pressé. Après ce traitement, on a enlevé rapidement toute la liqueur mère entrainée en faisant passer à travers le gâteau de filtration 10 ml de solution méthanol:eau à 80 Z en volume. On a séché le produit blanc à lTétuve à 1050C. On en a obtenu 21,9 g, 112 S04 : 0,98 Z. Exemple 5 : Séparation du sulfate de sodium neutre (Na2SO4) essentiellement pur d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en réalisant l'addition en une étape de l'acide usé au méthanol. Cet exemple est identique à celui de l'exemple 4 en ce qui concerne les quantités de matériaux utilisées et les temps de contact ; et diffère de celui-ci seulement en ce qu'on ajoute l'acide use au méthanol. On obtient 21,2 g de produit112S04 = 0,74 Z. Exemple 6 : Séparation du sulfate de sodium neutre (NanSO,) essentiellement pur d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en réalisant une addition d'éthanol en deux étapes. On a traité cent grammes (long) d'acide usé provenant du procédé Mathieson (Na2S04 24,5 Z, 112804 28,6 %, le reste étant de liteau) en 10 secondes avec 75 ml de méthanol à 300C. On agitait le mélange pendant l'addition. On a séparé le sel précipité en utilisant un filtre à vide et on l'a pressé. On a délayé à nouveau le gâteau de filtration avec 100 mld'une solution méthanol : eau à 80 Z en volume et on l'a laissé reposer 2 minutes avant de séparer le solvant en le faisant passer à travers le gâteau de filtration. Après séchage, le produit pesait 20,4 g, H2S04 = 1,9 %. Exemple 7 : Séparation du disulfate acide de trisodium (NasH(S04)2) d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en utilisant de l'isopropanol. On a traité cent grammes (100 g) d'acide use provenant du procédé Mathieson, dont on a donné la composition dans l'exemple 2, en 10 secondes avec 40 ml d'isopropanol à 30qu. On agitait le mélange pendant l'addition. On a sépare le sel précipité en utilisant un filtre à vide et on l'a pressé. Après ce traitement, on a enlevé rapidement toute la liqueur mère entrainée en faisant passer à travers le gâteau de filtration 10 ml d'une solution isopropanol-eau à 80 Z en volume. On a ensuite séché le produit dans une étuve à 1050C. On en a obtenu 22,7 g, H2S04 = 17,9 %. Exemple 8 : Récupération de l'acide sulfurique et du méthanol à partir de mélanges aqueux. On a distillé un mélange, composé de 670,4 mE de H2S04, 33 g d'eau et 75 mi (59,7 g) de méthanol, mélange classiquepour une liqueur mère isolé après séparation du Na2SO4, sous pression atmosphérique en 40 minutes. On a recueilli entre 63 et 98 C, 85,13 g d'une fraction dont la densité était de 0,875, correspondant à 70% de méthanol, 30 Z d'eau en poids ; la quantité de méthanol pur recueillie est donc proche de la quantité théorique . Le résidu de distillation pesait 49,9 g et avait une densité de 1,55 correspondant à 65 Z en poids de H2S04 ou 32,4 g. On a aussi independamment trouvé par titration avec une base que la quantité de H2S04recueillie dans le résidu de distillation était de 674 m.E ou de 33,03 g.Ceci montre que l'on peut recueillir une quantité de H2S04 proche de la quantité théorique à partir du mélange d'origine. Exemple 9 : Action du chrome trivalent sur ladsssociationsecondaire du disulfate acide de trisodium (Na3H(S04~2) On a traité cent grammes (long) du même acide usé provenant du procédé R-2 que dans exemple l, avec 75 ml de méthanol à environ 300C en 5 secondesenviror On a ensuite separé le mélange pateux agité sur un filtre à vide et on a délayé à nouveau le gâteau de filtration pressé peut 3 minutes avec 100 ml un mélange composé de 80 ml de méthanol et de 20 ml d'eau (80 % v/v de méthanol : eau).Après élimination du solvant de lavage, on a séché le produit dans le four à 1050C. On a obtenu 24,8 g de produit vert très pâle, H2S04 = 18,2 Z ENa3(S04)2 nécessite 18,7 % de H2S04. . Dans des conditions identiques à celles de l'exemple 3, un acide usé provenant du procédé Mathieson (ne contenant pas d'ion de chrome trivalent) donnait le Na2SO4 neutre. Le chrome inhibe donc la reactiondèdisscisiorl secondaire qui se produit normalement dans l'opération de délayage. Exemple 10 : Séparation continue du sulfate de sodiuia neutre (Na2SO,) essentielle ment pur d'un acide usé provenant du procédé Mathieson en réalisant une addition en une etape. On a introduit de l'acide usé provenant du procédé Mathieson à une vitesse de 30 ml/mn dans un récipient de réaction agité dont le volume au-dessous d'un tuyau de trop-plein était approximativement de 1 800 ml. On a aussi introduit séparément en même temps du méthanol et de l'eau dans le récipient respectivement à des vitesses de 70 ml/mn et de 8,5 ml/mn. Au bout d'environ 10 mn on a recueilli une boue par le tuyau de trop-plein et on l'a filtrée continuellement sur un petit filtre à tambour à vide, ayant une face, un diamètre et une vitesse de rotation de 7,5 cm, 12cm, et 1 tour/mn respectivement. Après l'élimination de la liqueur mère, on a lavé le produit blanc sur le tambour et on l'a séparé du solvant entrainé et de l'acide sulfurique en utilisant de l'eau froide à un debit de 10 ml/mn. On a séparé continuellement le produit à 85 % de solide en utilisant une lame, on l'a séché et on a trouve qu'il contenait moins de 1 Z de H2S04 et moins de 1 Z de méthanol. On a trouvé que la liqueur mère claire contenait 1,3 Z de solides (sous forme de Na2S04), qui correspondent à un rendement de précipitation de 86 Z en Na2504 à partir de l'acide usé d'origine. Exemple 1 1 : Séparation continue d' un mélange de disulfate acide de trisodium et de sulfate de sodium neutre en réalisant une addition de sel partiel lementdissocié en une étape. On a introduit l'acide usé provenant du procédé Mathieson, décrit dans l'exemple 2, à une vitesse de 30 ml/mn dans le même récipient de réaction que dans l'exemple 10. On a aussi introduit en meme temps 50 ml de méthanol/mn et 85 ml d'eau par minute dans le récipient. Au bout d'environ 12 minutes on a recueilli le produit par le tuyau de trop plein, de la manière décrite dans l'exemple 10. Après séchage on a trouvé que le sel contenait 8,25 Z de H2S04. La liqueur mère claire contenait 2,25 Z de solides (sous forme de Na2504), ce qui correspond à un rendement de précipitation de 80 Z en Na2S04 à partir de l'acide use d'origine. Exemple 12 : Séparation d'un mélange de disulfate acide de trisodium et de sulfate de sodium neutre en realisant une addition d'acétone en deux étapes. On a dilué cent grammes (100 g) du meme acide usé provenant du procédé Mathieson que dans l'exemple 2 avec 41 ml d'eau avant de les traiter avec 244 ml d'acétone pendant 30 secondes à 30"C en agitant bien. Au bout de 12 mn, on a séparé le produit sur un filtre à vide et on l'ap ressé. On a prélevé un petit échantillon du gâteau, à ce niveau, on l'a séché et on a trouvé qu'il contenait 20,97 Z de H2S04 ce qui montrait qu'à ce niveau seule la dissociation primaire s'était produite. On a délayé le reste du gâteau avec 100 ml de solution acétone : eau à 80 Z en volume et on l'a laissé reposer 5 minutes avant de faire passer le solvant à travers le gâteau de filtration. Après séchage, on a trouvé que le produit contenait 12,6 Z de H2SO4. Ceci montrait que la diss=nstmsecondaire du sel neutre s'était produite partiellement pendant le traitement avec la solution aqueuse d'acétone à 80 Z en volume en 5 minutes. REVENDICATIONS 1. Procédé de séparation de l'acide sulfurique et du sulfate de sodium anhydre de Effluent provenant d'un générateur de péroxyde de chlore, cet effluent contenant de l'acide sulfurique, du sulfate de sodium, de liteau, des gaz et des cations multivalents dissous, caractérisé en ce quTil comprend - l'élimination des cations multivalents de l'effluent ; - l'oxydation du chlorate restant dans l'effluent en péroxyde de chlore et l'expulsion du péroxyde de chlore ; - l'expulsion de l'effluent des gaz dissous ;; - la soumision de l'effluent purgé à un agitateur de cisaillement élevé tout enajoutanten continu à effluent purgé résultant un mélange d'un composé organique choisi parmi les alcools, les cétones avec 5 à 50 Z en volume d'eau, par rapport au volume du compose organique, pour ajuster la normalite de l'effluent, en ce qui concerne l'acide sulfurique à plus de 4 et pour précipiter le sulfate de sodium anhydre de l'effluent - la séparation du sulfate de sodium anhydre ; - l'introduction de la liqueur mère provenant de la séparation du sulfate vers une colonne de distillation ; - la séparation du composé organique du distillat ; et - la récupération de l'acide sulfurique des queues de distillation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé organique est le méthanol. 3. Procédé selon la revendication 1 > caractérisé en ce que les cations multivalents sont éliminés par passage de l'effluent à travers une colonne échangeur d'ion. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau est présente dans la pbportion de 20 Z en volume du composé organique. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sulfate se forme dans un cristalliseur muni d'un agitateur. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que b composition de l'effluent est de 20 à 30 Z de sulfate > de 25 à 35 Z d'acide sulfurique, le reste étant de l'eau plus des impuretés, les pourcentages étant en poids.