L'invention concerne les machines à travailler les métaux et a notamment pour objet une machine brocher à cycle de fonctionnement continu. La machine à brocher selon l'invention peut être utilisée dans la production en très grande et en grande séries, pour llusi- nage des surfaces extérieures des pièces Il est plus rationnel d'utiliser la machine à brocher conforme à lBinvention pour lgexecution de plusieurs opérations de brochage, lorsque le passage d~une opération à l'autre nécessite le retournement repositionnement de la pièce, par exemple quand il s'agit d'usiner les profils d'ajustement et les faces en bout des joints des aubes de compresseurs et de turbines, les différentes surfaces des bielles et de leurs chapeaux, et d'autres pièces similaires. On connaît les machines à brocher à cycle de fonctionnement continu, destinées à l'usinage des surfaces extérieures des pièces. Les broches de ces machines sont fixes dans des portebroches montés sur des coulisseaux, et ces derniers sont montés sur la chaîne sans fin d'un transporteur. De cette façon, les broches #sont placées avec possibilité de déplacement continu par rapport à la table tournante à positions multiples. Une partie des coulisseaux ne portent pas de broches et fonctionnent à vide (ces coulisseaux sont dénommés ciaprès "coulisseaux à vide"). La table tournante porte un nombre pair d'étaux pour la fixation des pièces à usiner. A des intervalles de temps déterminés (pendant la durée du mouvement des coulisseaux à vide dans la zone de coupe), la table tourne d'un certain angle dépendantdu nombre d'étaux disposés sur la table. Quand il y a quatre étaux, cet angle est égal à 900. Pendant la rotation de la table, ses étaux sont amenés successivement au mécanisme de chargement de la pièce à usiner, aux broches pour l'usinage de la surface extérieure de cette pièce, à la zone de#dépose de la pièce usinée et au mécanisme de transfert de la pièce d'un étau' à l'autre (au cours du passage de l'usinage d'une surface extérieure de la pièce au brochage d'une autre surface). Le mécanisme de chargement est installé à proximité de la table tournante, de sorte que, après la rotation de la table, l'un de ses étaux se trouve placé en face du mécatxsme de tharge- ment. Pour transférer la pièce à usiner d'un étau à l'autre lors du passage de l'usinage d'une surface extérieure de cette pièce au brochage d'une autre surface extérieure, il est prévu un mécanisme de transfert de la pièce à usiner, monté lui aussi à proximité de la table tournante, de sorte qu'après la rotation de cette dernière l'un de ses étaux se trouve placé en face de ce mécanisme. Ce mécanisme tourne la pièce à usiner de 1800 autour de son axe. L'inconvénient principal de la machine à brocher décrite ci-dessús réside dans le fait que la rotation de la pièce à usiner au cours de son transfert d'un étau à l'autre est réalisé par le mécanisme de transfert seulement dans un sens, c'est-à-dire en tournant la pièce à usiner autour de son axe géométrique, mais sans assurer son retournement (repositionnement). Un tel transfert n'est pas suffisant pour la plupart des pièces à usiner, par exemple pour les pièces telles que les aubes de compresseurs et de turbines, lors du passage de l'usinage de leurs profils d'ajustement au brochage de leurs faces en bout. Pour l'usinage de telles pièces, il faut les tourner dans deux plans différents et, de plus, assurer leur déplacement au cours de leur serrage dans étau. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients indiqués ci-dessus. On s'est proposé pour cela de mettre au point une machine à brocher a cycle de fonctionnement continu pour l'usinage des surfaces extérieures des pièces, dont le mécanisme de transfert de la pièce à usiner serait conçu de manière à permettre de tourner la pièce à usiner dans divers sens pendant son transfert d'un étau à l'autre. Ce problème est résolu du fait que, dans une machine à brocher à cycle de fonctionnement continu pour l'usinage des surfaces extérieures des pièces, dans laquelle les broches sont montees avec possibilité de déplacement continu par rapport à une table à positions multiples portant des étaux pour la fixation des pièces à usiner et montée avec possibilité de rotation pas à pas pour l'amenée successive de ces étaux à un mécanisme de chargement des pièces à usiner, aux broches et à un mécanisme de transfert de la pièce à usiner d'un étau à autre lors du passage d'une opération à l'autre, suivant l'invention le mécanisme de transfert de la pièce à usiner comporte un chariot portant une tête adaptée pour le serrage de la pièce à usiner et montée sur celui-ci avec possibilité de rotation autour de son axe, et un traînard portant un guidage pour ledit chariot et monté sur un appui fixe avec possibilité de rotation autour d'un axe disposé suivant une direction transversale à l'axe de rotation de la tête, ce qui permet la rotation de la pièce à usiner dans deux plans différents. Il est avantageux d'exécuter sur le chariot un guidage transversal à son-déplacement et sur lequel est monté un coulisseau portant la tête tournante et qui est déplacé dans un sens sous l'action de l'effort apparaissant au cours du serrage de la pièce à usiner dans l'étau, alors que son retour en position initiale se fait au cours du déplacement du chariot suivant le guidage du trainard vers sa position extrême arrière, et de placer dans le chariot un organe à ressort pour la fixation du coulisseau en position initiale. Le fait que la tête tournante soit disposée sur un coulisseau assure le déplacement de la pièce, se trouvant encore serrée dans la tête-tournante, au cours de son serrage dans l'étau situé sur la table tournante. Il n'est pas moins avantageux de monter dans le coulisseau, parallèlement à la direction de son déplacement, un plongeur à ressort lié cinématiquement à la tête pour la rotation de celleci autour de son axe et coopérant, au cours du déplacement du. chariot vers sa position extrême arrière, avec un gabarit fixé sur le traînard, et de monter dans le coulisseau un cliquet immobilisant le plongeur dans celui-ci pour assurer le maintien de la tête en position tournée et le retour du coulisseau en position initiale. En assurant la rotation de la tête et le retour du coulisseau en position initiale à l'aide du-plongeur, du-gabarit et du cliquet précités, on a réussi à simplifier notablement la conception du mécanisme de transfert. Il est rationnel de monter sur le traînard, dans la zone de la position extrême arrière du chariot, une butée à ressort montée de façon à pouvoir tourner autour d'un axe parallèle au plongeur, et de prévoir sur le cliquet une saillie cunéiforme, coopérant par ses surfaces biseautées, à tour de rôle, avec ladite butée au cours du déplacement du chariot vers sa position ex trême arrière, et ce, pour assurer la rotation du cliquet de ma nière à l'amener dans l'une ou l'autre de ses positions correspondant, respectivement, à l'immobilisation et au déblocage du plongeur dans le coulisseau. L'utilisation d'une telle butée à ressort permet de réali- ser, par des moyens assez simples, le blocage du plongeur pour le maintien de la tête en position tournée, au cours du transfert de la pièce jusqu'à l'étau, et pour le déblocage du plongeur au cours du retour du chariot en position initiale. Il est avantageux que la chaîne cinématique reliant la tête du plongeur à ressort comporte une roue dentée calée sur ladite tête et se trouvant en prise constante avec un secteur denté dont l'axe de rotation est fixé sur le coulisseau suivant une direction parallèle à l'axe de rotation de la tête, ledit secteur denté ayant une rainure radiale où s'engage un toc ou doigt d'entraînement fixé sur le plongeur parallèlement à l'axe de rotation du secteur denté. Une telle liaison cinématique permet de transformer de la manière la plus simple le mouvement de va-et-vient du plongeur, sous l'action du gabarit et du ressort, en un mouvement'de rotation de la tête d'un angle donné. La machine à brocher à cycle de fonctionnement continu, destinée à l'usinage des surfaces extérieures des pièces et exé cutée suivant l'invention, permet, au cours du transfert de la pièce à usiner d'un étau à l'autre, de tourner celle-ci tant autour de son propre axe que dans un sens transversal à cet axe, ce qui permet, à son tour, de retourner la pièce à usiner pratiquement dans n'importe quelle position requise. La présence du coulisseau portant la tête tournante assure, au cours du serrage de la pièce à usiner, le déplacement de celle-ci dans un sens transversal à son serrage jusqu'à son desserrage dans la tête tournante du mécanisme de transfert, ce qui assure la position requise de la pièce au cours de son transfert. On donne ci-après la description d'un exemple concret mais non limitatif de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés qui représentent - la figure 1, une vue schématique d'ensemble, en perspec tive, d'une machine à brocher à cycle de fonctionnement continu, avec le mécanisme de transfert de la pièce à usiner, suivant l'invention - la figure 2, une-vue de dessus de la même machine, à plus grande échelle - la figure Re le mécanisme de transfert de la pièce à usiner, suivant l'invention (vue en perspective avec arrachements- partiels) - la figure 4, une vue en coupe IV-IV de la figure 3 :: - la figure 5,- une vue en coupe suivant V-V de la figure 3 ; - la figure 6, une vue en coupe suivant VI-VI de la fi gure 5 - la figure 7, la chaîne cinématique de la machine à bro cher conforme à lVinvetntion - la figure 8, une ébauche d'aube de compresseur - la figure 9, une vue en plan de la même ébauche - la figure 10, une vue latérale de la même ébauche - la figure 11, une vue schématique illustrant l'usinage du profil du joint d'une aube de compresseur - la figure 12, une vue schématique illustrant l'usinage des faces en bout du joint et de la rainure d'une aube de compresseur (vue suivant la flèche A de la-figure 11) - la figure 13, idem, vue suivant la flèche B de la figu re 12. La machine à brocher comporte un bâti 1 (figure 1) sur lequel se trouve un transporteur 2. te transporteur 2 se présente sous forme d'une chaîne sans fin 3 (figure 2) passant sur des roues dentées-(roues chalne) 4 et 5. Le transporteur 2 est pourvu d'une commande 6 (figure 1) et d'un mécanisme 7 (figure 2) de tension de la chaîne 3. La chaîne sans fin 3 porte des coulisseaux 8. Sur les coulisseaux 8 sont montés des porte-broches 9 (figures 1 et 2) dans lesquels sont fixées des broches 10. Sur le bâti A, d'un côté du transporteur 2, est montée, en face de ce dernier, une table 11 â positions multiples portant des étaux 12 et 13 servant à bloquer la pièce à usiner 14. La paire de mâchoires opposées de l'étau 12 sert à serrer et fixer la pièce 14 lors de l'usinage de certaines des surfaces extérieures de cette pièce, tandis que la paire de mâchoires de l'autre étau (13) est prévue pour le serrage et la fixation de la pièce 14 au cours de l'usinage de ses autres surfaces extérieures. Les étaux peuvent être réalisés selon n'importe quelle conception connue appropriée. Dans l'exemple décrit, la table tournante 11 est à quatre positions, c'est-à-dire qu'elle porte deux étaux (12 et 13) pour le serrage des pièces 14. Sur le transporteur 2, les coulisseaux 8 portant les broches 10 forment deux sections, dont l'une sert à usiner certaines des surfaces extérieures de la pièce 14, alors que l'autre est prévue pour l'usinage des autres surfaces de cette pièce. Ces sections portant les broches 10 sont séparées l'une de l'autre par des coulisseaux 8a qui ne portent pas de broches et fonctionnent à vide (appelés dans ce qui suit "coulisseaux à vide"). -Le nombre de sections portant les broches dépend du nombre d'étaux montés sur la table tournante. Pour une table à six positions (trois étaux), le transporteur aura trois sections de broches. Sur le bâti 1, à proximité immédiate de la table tournante 11, sont placés, avec un décalage de 900 l'un par rapport à l'autre, un mécanisme 15 de chargement des pièces 14 dans l'étau 12, en qualité duquel on peut utiliser n'importe quel mécanisme connu approprié, et un mécanisme 16 de dépose des pièces 14 usinées, avec un dispositif d'accumulation 17. Le montage du mécanisme de dépose est nécessaire pour l'usinage des pièces avec une haute précision. Entre le mécanisme de chargement 15 et le mécanisme de dépose 16, on a monté sur le bâti 1, avec décalage de 900 par rapport à ceux-ci, un mécanisme 18 de transfert de la pièce à usiner de l'étau 12 à l'étau 13, lors du passage de l'usinage de certaines des surfaces extérieures de la pièce à l'usinage des autres surfaces extérieures de cette pièce. Dans le cas d'une table tournante à six positions, onmonte à proximité de celle-ci deux mécanismes de transfert des pièces, l'un pour le transfert de la pièce d'un étau à l'autre, et l'autre, pour le transfert de la pièce du deuxième étau à un troisième étau.. Le mécanisme 18 de transfert des pièces 14 comprend un corps 19 (figure 3) servant d'appui immobile sur lequel est monté un traînard 20 pouvant tourner autour d'un axe vertical 21 situé dans le corps 19. Le traînard 20 possède un guidage 22 sur lequel est monté un chariot 23 à mouvement rectiligne alternatif suivant ce guidage. Le chariot 23 est pourvu d'un guidage 24 transversal au guidage 22 ménagé sur le traînard 20. Sur le guidage 24 est monté un coulisseau 25 ayant une partie arrière 26 et une partie avant 27 rigidement assemblée à celle-ci. La partie avant 27 comporte une zone en forme de cylindre creux, dans lequel est placée une tête 28 de serrage de la pièce à usiner 14. La tête 28 peut tourner dans le coulisseau 25 autour d'un axe géométrique "a" sensiblement perpendiculaire à l'axe 21 de rotation du traînard 20. La tête 28 comporte une queue cylindrique creuse 29, sur la -surface avant (orientée vers l'étau) de laquelle est disposé un guidage 30 sur lequel sont montés des mors 31 de serrage de la pièce 140 Les mors 31 peuvent se déplacer -en mouvement rectiligne alternatif dans des sens opposés. A cette fin, dans la queue 29 est logée une tige 32 qui, par un ressort 33, est maintenue en position avant extrême correspondant à la position fermée des mors 31. Sur l'extrémité avant de la tige 32 on a exécuté des rainures inclinées 34, et sur les mors 31 il y a des saillies (non représentées) s'engageant dans ces rainures. L'extrémité opposée de la tige 32 est liée par un culbuteur (levier-oscillant) 35 à une commande (non représentée) de déplacement axial de la tige, assurant l'écartement des mors 31. Dans le chariot 23 on a placé un organe 3.6 de fixation du coulisseau en position initiale. Cet organe comprend un boîtard 37 dans lequel se trouve un axe 38 sollicité par un ressort et entrant dans une rainure 39 exécutée dans le coulisseau 25. Le déplacement du coulisseau 25 dans un sens se fait sous l'action de l'effort qui apparaît au cours du serrage de la pièce 14 dans l'étau 13 et qui, en surmontant l'effort du ressort 40 de l'organe de fixation 36, fait déplacer le coulisseau 25 suivant le guidage 24. Pour ramener le coulisseau 25 à sa position initiale, on a prévu un gabarit rampe 41 fixé sur le traînard 20 dans la zone de la position extrême arrière du chariot 23, et coopérant avec un galet 42 (figure 4). Le galet 42 est monté sur un plongeur 43 placé dans la partie arrière 26 du coulisseau 25 parallèlement à la direction de son déplacement. Le plongeur 43 est sollicité axialement par un ressort 44 et est lié cinématiquement à la tête 28 pour la rotation de celle-ci par rapport à l'axe géométrique a (figure 3). La chaîne cinématique reliant la tête 28 au plongeur 43 comprend un pignon 45 fixé sur la queue 29 de la tête 28 et un secteur denté 46 se trouvant en prise constante avec le pignon 45. L'axe 47 de rotation du secteur denté 46 est fixé dans le coulisseau 25, parallèlement à l'axe géométrique "a" de la tête 28. Dans le secteur denté 46 on a pratiqué une rainure radiale 48. Un toc ou doigt d'entraînement 49 s'engageant dans la rainure 48 est fixé sur le plongeur 43 parallèlement à l'axe 47 de rotation du secteur denté 46. Pour le maintien de la tête 28 en position tournée et pour la liaison rigide du plongeur 43 au coulisseau 25 au cours de son retour en position initiale, on a prévu un cliquet 50 monté sur un axe 51 (figures 4, 5, 6) fixé dans le coulisseau 25. En tournant, le cliquet 50 entre en prise avec le plongeur 43. A cet effet, sur ce dernier est exécutée une rainure 52. Une butée 53 à ressort (figures51 6) sert à faire pivoter le cliquet 50 pour sa mise en prise ou hors de prise d'avec le plongeur 43. La butée 53 est montée sur un axe 54 fixé sur le traînard 20. L'axe 54 est parallèle au plongeur 43 et. à l'axe 51 de rotation du cliquet 50. La butée 53 est poussée par un ressort dans le sens axial. A cet effet, l'axe 54 est relié à une pièce 55 dans laquelle se trouve un ressort 56 maintenant la butée 53 en position extrême avant. Une rainure 57 exécutée dans le traînard 20 est prévue pour le déplacement de l'axe 54. Pour l'interaction avec la butée 53, le cliquet 50 comporte une saillie cunéiforme 50a sur les surfaces inclinées (sur prieure et inférieure selon le dessin) de laquelle agit à tour de rôle la butée 53, qui fait aussi pivoter le cliquet 50. Le coulisseau 25 renferme un doigt 58 à ressort. Dans le cliquet 50 sont ménagés deux évidements 59 disposés à une certaine distance l'un de l'autre et dans lesquels s'engage ledit doigt, de manière à immobiliser le cliquet 50 soit en position ouverte, soit en prise avec le plongeur 43 Pour son mouvement de va-et-vient sur le guidage 22, le chariot 23 est relié par des éléments 60 (figure 3) et 61 à un bras 62 à coulisse. L'axe 63 de rotation du-bras à coulisse est fixé dans le corps#19. Le bras 62 est relié par un élément à la tige 64 d'un vérin hydraulique 65 commandé à partir de son propre tiroir 66 (figure 7) se trouvant dans la boîte à tiroirs 67. La rotation du traînard 20 autour de l'axe 21 est effectuée par un vérin hydraulique 68 (figure 3), commandé lui aussi à partir de son propre tiroir 66 (figure 7). La tige 69 (figure 3) du vérin hydrauliquè 68 est reliée à un levier 70 dont l'axe de rotation 71 est fixé dans le corps 19. L'extrémité de ce levier est liée cinématiquement au traînard 20 pour assurer sa rotation. La commande 6 (figure 1) du transporteur possède un moteur principal 72 (figure 7). Ce moteur est relié à un arbre 76 à l'aide d'un réducteur à engrenage 74 disposé à l'intérieur du corps 73 du transporteur 2, et dlun manchon à griffes 75 limitant le couple moteur transmis. L'arbre 76 porte une roue dentée 77 engrenant successivement avec chaque coulisseau 8 passant près de lui et qui, à cet effet, comporte une crémaillère. De ce fait, les coulisseaux 8 réalisent un mouvement continu suivant une trajectoire ovale-rectiligne. Uneextrémité de l'arbre 76 porte un pignon conique 78 en prise avec un pignon conique 79 monté sur un arbre horizontal 80 situé dans le bâti 1. Ensuite le couple moteur se divise en deux flux, dont l'un est appliqué par l'intermédiaire de pignons 81 à un arbre de distribution 82 à cames 83. Les cames 83 de l'arbre 82 agissent sur les tiroirs 66 de la boîte à tiroirs 67. L'arbre 82 à cames fait un tour pendant un parcours complet du périmètre du transporteur 2 par les coulisseaux 8 L'autre flux du couple moteur est appliqué à un arbre 87 par l'intermédiaire d'un-manchon à griffes 84, de pignons interchangeables 85 et d'un manchon 86 limitant le couple moteur transmis. L'arbre 87 est relie par un couple de pignons coniques 88 à un arbre 89 à cames. A l'aide d'un mécanisme à croix de Malte 90 et d'une transmission par engrenage 91, l'arbre 89 à cames assure la rotation de la table 11 d'une valeur correspondant à une position, c'est-à-dire de 900. La rotation de la table 11 se fait durant le parcours des coulisseaux à vide 8a dans la zone de coupe. Grâce à cette rotation de la table 11, les étaux 12 et 13 s'approchent à tour de rôle du mécanisme 15 de chargement des pièces 14, des broches 10 (dans la zone de coupe), du mécanisme 16 de dépose des pièces après le brochage, et du mécanisme 18 de transfert des pièces 14. Dans la position tournée, la table 11 est. immobilisée et serrée contre le bâti 1 à l'aide d'un vérin 92. A la fin de la rotation, la table 11 est freinée à l'aide d'un dispositif de freinage 93. La commande de ces opérations d'immobilisation, de freinage et de serrage de la table 11 est assurée par les cames de l'arbre 89. Les mécanismes 15 et 16 sont mis en mouvement par des vérins hydrauliques (non représentés) commandés par les cames 83 de l'arbre de distribution 82, par l'intermédiaire des tiroirs 66 de la boîte à tiroirs 67. L'une des cames 83 de l'arbre 82 commande, par l'interm6- diaire d'un système à leviers (non représenté), l'enclenchement du manchon à griffes 84 pendant le parcours des coulisseaux à vide 8a dans la zone de coupe, pour la transmission du couple moteur à l'arbre 89 à cames. Une commande manuelle 94 montée dans le bâti est utilisée pour le réglage de la machine. La machine à brocher à fonctionnement continu fonctionne de la manière suivante. On met en marche le moteur principal 72, qui communique le couple moteur à l'arbre 76 par l'intermédiaire du réducteur 74. Avec le pignon 77 calé sur l'arbre 76 entrent en prise, à tour de rôle, les coulisseaux 8, sur chacun desquels, du côté opposé à celui où se trouve le porte-broche, sont réalisées des dents qui entrent en prise avec les dents du pignon 77, ce qui assure le mouvement continu de la chaîne sans fin 3. De l'arbre 76, le mouvement est transmis par l'intermé- diaire des engrenages coniques 78 et 79 à l'arbre horizontal 80. A partir de cet arbre, le mouvement se divise en deux flux : le premier flux met en rotation, à l'aide des pignons 81, l'arbre 82 qui fait un tour pendant un parcours complet du péri- mètre du transporteur 2 par le coulisseau ; le deuxième flux met en mouvement rotatif l'arbre 89 à cames par l'intermédiaire du manchon à griffes 84 s'enclenchant periodiquement, du couple de pignons interchangeables 85, du manchon griffes 86 de surcharge et des pignons 88. Lorsque le galet de l'entraîneur 90a du mécanisme à croix de Malte 90 s'engage dans la rainure suivante de la croix de Mal~ te 90b, la table 11 tourne d'une position, c' est-à-dire de 90 dans le cas -d'une table 11 à quatre positions Lors de la rotation de la table Il, pendant le parcours des coulisseaux à vide 8a dans la zone de coupe, les étaux 12 et 13 serrant les pièces 14 et fixes sur la table 11 se déplacent de la zone de chargement à la zone de coupe, de la zone de#coupe à la zone de dépose, de la zone.de dépose à la zone de transfert et de la zone de transfert à la zone de chargement. De la sorte, le cycle se termine. Les mécanismes 15 et 16 sont mis en mouvement par leurs propres vérins hydrauliques (non représentés) commandés par les cames 83 de l'arbre de distribution 82, à l'aide des tiroirs 66 correspondants de la boîte à tiroirs 67. A la rotation de la table Il de 90 , l'étau 12 vient se placer en face du mécanisme de chargement 15. La pièce à usiner 14 est amenée dans cet étau et est serrée dans celui-ci. A la rotation suivante de la table 11 de 90 I-'étau 12 serrant la pièce 14 arrive dans la zone de coupe, où s'effectue l'usinage des surfaces extérieures de la pièce 14, correspondant a la première opération.Après achevement de cette première opération d'usinage (durant le passage de la partie à vide suivante des coulisseaux 8a), la table 11 tourne jusqu a la position suivante en transfé- rant dans la zone de dépose l'étau 12 serrant la pièce à usiner 14 ; lors de la rotation ultérieure de la table, cet étau est amené avec la pièce à usiner dans la zone du mécanisme de transfert 18, dont le chariot 23, conjointement avec la tête tournante 28, s'approche de la partie saillante de la pièce à usiner 14, la ferre entre ses mors et, après le desserrage de la pièce dans l'étau 12, le chariot 23, ensemble avec la pièce 14 ainsi saisie, se déplace jusqu'à sa position extrême arrière, c'est-à-dire sa position la plus éloignée de l'etau 12. Pendant le recul du chariot 23 suivant le guidage 22, le galet 42 du plongeur 43 monte sur le gabarit 41, ce qui a pour effet de déplacer le plongeur 43. Pendant ce temps, le toc 49 entrant dans la rainure 48 du secteur denté 46 fait tourner ce dernier et, du fait que le secteur denté 46 se trouve en prise constante avec la roue dentée 45, la tête 28 tourne d'un angle déter- miné. La précision de rotation de la tête 28 dans un sens est déterminée par la position du gabarit 41, et dans l'autre sens, par le réglage des écrous de butée 95 à l'extrémité du plongeur 43. Au cours du mouvement ultérieur, la saillie cunéiforme 50a du cliquet 50 bute contre la butée articulée 53 qui, en glissant suivant sa surface inférieure, effectue la rotation du cliquet 50. Le cliquet 50, en entrant dans la rainure 52, bloque le plongeur 43 à l'état armé. Pendant ce temps, la came 83 de l'arbre de distribution 82, par l'intermédiaire du tiroir 66 correspondant de la boîte à tiroirs 67, met en action le vérin 68 pour la rotation du traînard 20 autour de l'axe 21 jusqu'à la position requise pour ltintroduc- tion de la pièce dans l'étau 13 en vue de la deuxième opération. La rotation du traînard 20 est limitée par des butées rigides interchangeables (non représentées sur les dessins). Lorsque l'étau 13 s'approche de la zone du mécanisme 18 pour la réalisation de la deuxième opération, la came 83 de l'arbre de distribution 82, en agissant sur le tiroir 66 correspondant, assure l'alimentation du vérin 65 en fluide moteur. Le chariot 23 portant la pièce 14 est rapproché de l'étau 13 par le levier 62 jusqu'à l'introduction de la pièce 14 dans cet étau. Pendant que le chariot 23 se rapproche de l'étau 13, le galet 42 du plongeur 43 quitte le gabarit 41. Cependant, le plongeur 43 bloqué par le cliquet 50 reste à l'état armé. La tête 28 portant la pièce 14 reste en position tournée.Au cours du serrage de la pièce à usiner 14 dans lBétau 13 pour la réalisation #de -la deuxième opération, il se produit un déplacement de ladite pièce avec le coulisseau 25 (maintenu en position initiale par lUorgane de fixation 36 à ressort 37). Après le serrage de la pièce 14 dans l'étau 13, la tige 32, sous l'action du culbuteur 35, se déplace jusqu'à sa position extreme~droite (selon le dessin), correspondant à lgouver- ture des mors 31 Ensuite, le chariot 23 se déplace jusqu a sa position initiale (position extrême droite sur le dessin). Sur son chemin, le galet 42 du plongeur 43 monte sur le gabarit 41 et fait retourner le coulisseau 25 en position initiale, où il est immobilisé par l'organe de fixation 36. En position extrême arrière, le clique#t 50, sous- l'-action de la butée artiéu- lée 53 butant contre la surface supérieure de la saillie 50a, s'écarte du plongeur 43. En même temps, le traînard 20 tourne et revient en position initiale. Lorsque, à l'approche de l'étau 12 pour la réalisation de la première opération, le chariot 23 se déplace en avant, le plongeur 43 libéré, sou-s l'action du ressort 44, quitte le gabarit 41 et fait tourner la tête 28 en la ramenant à sa position initiale. Après que l'étau pour la deuxième opération a pénétré dans la zone de coupe, la deuxième section de broches 10 se rapproche de la pièce 14 serrée dans l'étau, et commence l'usinage des autres surfaces . A la fin de l'usinage, durant le passage des coulisseaux à vide 8a, la table 11 tourne en transférant la pièce usinée 14 dans la zone du mécanisme de dépose 16, ou s' ef- fectue son desserrage et sa pose dans le dispositif d'accumulation 17. Le cycle d'usinage représenté sur les figures 8 à 13 slef- fectue pendant deux rotations complètes de la table, mais pendant ce temps, d'autres pièces se trouvant dans d'autres étaux sont soumises elles aussi à l'usinage.En conséquence, le rendement d'usinage d'une pièce est égal à deux rotations de 900 de la table ou à un parcours complet du tssrimetre du transporteur par les coulisseaux. Le chargement des pièces -dans l'étau 12 pour la pre mière opération est réalisé par le mécanisme 15, la dépose des pièces usinées se trouvant dans l'étau 13 est réalisée par le mécanisme 16 après la deuxième opération. A titre d'exemple de pièce à usiner, sur les figures 8, 9 et 10 est montrée une ébauche d'aube de compresseur. La figure 10 montre schématiquement la surépaisseur (hachurée sur le dessin) enlevée au cours de l'usinage du profil d'ajustement du joint pendant la première opération. Avant la deuxième opération, on effectue, à l'aide du mécanisme de transfert 18, le retournement (repositionnement) de l'aube à usiner, par rotation de celle-ci dans deux plans différents, ainsi qu'un déplacement supplémentaire de ladite aube au cours du serrage dans l'étau pour la deuxième opération. Le schéma d'usinage pendant la deuxième opération est montré sur les figures 12 et 13 (les endroits à usiner sont hachurés sur les dessins). La machine à brocher à cycle de fonctionnement continu, exécuté suivant l'invention, peut remplacer toute une chaîne automatique de machines à brocher, dont chacune n'effectue que le brochage des surfaces qui peuvent être usinées en un seul positionnement de la pièce. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. P#EVENDICATIONS 1. Machine à brocher à cycle de fonctionnement continu pour l'usinage des surfaces ektérieures des pièces, du type comportant des broches montées avec possibilité de déplacement continu par rapport à une table positions multiples portant des étaux pour le blocage des pièces à usiner et montée avec possibilité de rotation pas à pas pour.#l' amenée successive de ces étaux à un mécanisme de chargement des pièces à usiner, aux broches et à un mécanisme de transfert de la pièce à usiner d'un étau à- l'autre lors du passage d'une opération à l'autre;; caractérisée-en ce que le mécanisme de transfert de la pièce à usiner comporte un chariot portant une tête destinée au serrage de la pièce à usiner et montée sur ledit chariot avec possibilité de rotation autour de son propre axe, et un traînard portant un guidage pour ledit chariot et monté sur un appui immobile avec possibilité de rotation autour d'un axe disposé transversalement à la-direction de l'axe de rotation de ladite tête, ce qui permet de réaliser la rotation de la pièce à usiner dans deux sens différents. 2. Machine à brocher conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le chariot porte un guidage transversal à la direction de son déplacement et sur lequel est placé un coulisseau portant une tête tournante le mouvement dudit coulisseau dans un sens étant assuré par I'effortapparaîssant#u cours du serrage de la pièce à usiner dans l'étau, tandis que le retour dudit coulisseau en position initiale se fait pendant le déplacement dudit chariot vers sa position extrême arrière sur le guidage prévu sur le traînard, et en ce que dans le chariot est monté un organe à ressort pour la fixation du coulisseau en position initiale. 3. Machine à brocher conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que dans le coulisseau est monté, pa- rallèlement à la direction de son déplacement, un plongeur à ressort, lié cinématiquement à ladite tête tournante pour assurer la rotation de celle-ci autour de son propre axe, et coopérant, au cours du déplacement du chariot vers sa position extrême ar rière, avec un gabarit fixé sur le traînard, et en ce que dans ledit coulisseau est monté en outre un cliquet bloquant ledit plongeur dans ledit coulis seau pour le maintien de ladite tête en position tournée et le retour du coulisseau à sa position initiale. 4. Machine à brocher conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que sur le traînard, dans la zone de la position extrême arrière du chariot, est monté une butée à ressort montée de manière à pouvoir tourner autour d'un axe parallèle au plongeur précité, et en ce que sur ledit cliquet est prévue une saillie cunéiforme coopérant par ses surfaces biseautées, à tour de rôle, avec ladite butée au cours du déplacement du chariot vers la position extrême arrière, pour assurer ainsi la rotation du cliquet de manière à l'amener dans l'une ou l'autre de ses positions correspondant,respectivement, au blocage et au déblocage dudit plongeur dans ledit coulisseau. 5. Machine à brocher conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la chaîne cinématique reliant la tête au plongeur à ressort comprend un pignon calé sur la tête et se trouvant en prise constante avec un -secteur denté dont l'axe de rotation est fixé sur ledit coulisseau suivant une direction parallèle à l'axe de rotation de ladite tête, ledit secteur denté comportant une rainure radiale dans laquelle est engagé un toc ou doigt d'entraînement fixé sur le plongeur parallèlement à l'axe de rotation de secteur denté.