*1 On sait parfaitement qu'on peut récupérer l'alcool en soumettant une "purée" fermentée à une série de stades de distillation. L'alcool ainsi obtenu était jusqu'à pré- sent principalement utilisé pour la production de boissons alcoolisées. Depuis quelque temps, cependant, ce qu'on appelle la crise de l'énergie a été à l'origine d'un intérêt cer- tain pour la conversion d'une bio masse en alcool de qualité combustible et qu'on peut mélanger avec une essen- ce ne contenant pas de plomb pour créer le carburant "gaz-alcool". On peut produire l'alcool de qualité car- burante & partir d'une matière quelconque qui contient de la cellulose, un amidon ou un sucre. Par exemple les Etats-Unis ont une production abondante de mals et de blé qu'on peut considérer comme produits de base pour une telle fabrication. Dans le traitement classique, on broie la charge et on la dilue aussi bien avec de l'eau de recyclage qu'avec de l'eau fraîche de traitmemnt. On chauffe ou "cuit" le mélange par injection directe de vapeur d'Oak à une température de 101 à 149 0 pounr =oer la liqu- faction et pour stériliser le mélange On ajoute égalemn des enzymes à la solutionr aussi bien avant qv 'prs l!a cuisson pour dissocier encore p! s les molécules complexe d'amidon et pour convertir l'amidon en sucre. Esquite on refroidit la solution à une tenpér@atre de 29-320 C et on leintroduit dans une zone de fermentationc - On ajoute de la levure et on convertit le sucre en alcool et anhydride carboniques Avec ce procédé de fermentation en discontinu, on réalise une concentration d'alcool d'environ 7 à 15 %. On récupère 95 % en volume d'alcool par une distillation classique et on peut obtenir un alcool absolu (pureté de plus de 99,5 %) par une distillation azéotropique. On obtient à la sortie de la zone de fermentation une solution aqueuse diluée qui contient des matières orga- niques solubles et insolubles, des fibres et des cendres provenant des graines. On traite cette suspension solide par évaporation et dans une zone de séchage. On effectue l'évaporation dans une unité à effets multiples comportant au moins deux zones qui fonctionnent à des pressions et des températures successivement de plus en plus basses. Normalement, la zone de la plus haute pression (première zone) fonctionne sous une pres- sion absolue d'environ 1 à 3 bars alors que la dernière zone ou zone de plus faible pression fonctionne sous une pression absolue de 0,07 à 1,4 bars. La vapeur dans le courant de tête provenant de la première zone est trans- férée à la seconde zone et ainsi de suite. La vapeur provenant de la dernière zone peut être condensée ou comprimée pour recyclage à la première zone. Le dernier stade du procédé est un séchage permet- tant d'obtenir des graines de distillation séchées qui constituent une alimentation précieuse pour les animaux. Selon la pratique courante, on utilise de la vapeur d'eau indirecte sous une pression absolue de 7 à 17,5 bars ou un gaz de carneau chaud pour fournir la chaleur nécessaire au séchage. Les vapeurs produites dans le séchoir sont normalement évacuées dans l'atmosphère. Normalement on fait fonctionner les séchoirs en utilisant de "l'air de balayage" pour entraîner la vapeur d'eau à l'écart des graines en cours de séchage. L'invention a pour but général de créer un procédé nouveau pour réduire l'énergie externe nécessaire à la mise en oeuvre des divers stades impliqués dans la pro- duction d'un alcool de qualité carburante, en utilisant l'excès d'énergie d'une opération pour faciliter l'exé- cution d'une autre opération. On prévoit également un stade de séparation des matières solides de sorte que les matières insolubles qui restent après la fermentation des graines sont éliminées avant l'admission dans la première colonne de distillation. Plus précisément, on introduit dans une zone de séparation de graines une "purée" fermentée contenant de 7 à 15 % en volume d'alcool. On soumet à une centrifu- gation et à une compression cette suspension aqueuse diluée qui contient des matières solubles et insolubles, notamment des fibres, des protéines, des graisses, de l'amidon non converti et des sucres, ainsi que des cen- dres. On envoie une première portion qui contient les fractions principales des ingrédients solubles, l'alcool et l'eau dans une première colonne de distillation ou alambic à bière. On introduit une seconde portion qui contient la majeure partie des matières organiques inso- lubles et une petite quantité d'alcool et d'eau dans une zone de séchage sous pression pour récupérer la fraction insoluble sous forme de "graines séchées de distillerie'1. On recycle l'alcool récupéré de la zone de séchage à la première colonne de distillation. L'élimination des matières fibreuses avant la distillation améliore le fonctionnement de la première colonne de distillation en réduisant la fréquence des arrOts pour décrasser la colonne. Après distillation, on renvoie une portion de la purée épuisée à la zone de cuîsson pour obtenir de la chaleur et de l'eau de traitement servant à la cuissone et à la fermentation. On envoie le restant de la purée épuisée à la zone d'évaporation a effets multiples. La zone d'évaporation comporte au moins deux riégîone qu fonctionnent dans des conditions de pressaion et dÀ tempe rature successivement plus basses. La vapeur du produiit de queue et la vapeur du produit de t8te provenant de la zone de la plus forte pression sont envoyées dans la zone suivante de la série. On vaporise la suspension liquide dans une des zones de plus faible pression par le courant de tâte provenant de la colonne de distillation, outre le chauf- fage classique d'évaporation. La température et la pres- sion dans cette région doivent être inférieures à la température et à la pression de la région supérieure de la première colonne de distillation. On soutire l'excès de vapeur engendrée par cette source thermique de supplé- ment d'évaporation et on l'envoie dans une zone de recom- pression o on comprime cette vapeur à l'aide d'une tur- 24g%783 bine à vapeur à contre-pression ou une autre source d'éner- gie. L'eau comprimée dans la zone de recompression sert à fournir de la vapeur de réébullition pour les colonnes de distillation ainsi que la vapeur pour la région de plus haute pression de la zone d'évaporation. Envariante, la vapeur d'eau comprimée provenant de la zone d'évapora- tion peut servir à chauffer d'autres courants de traitement. On envoie la seconde portion de la suspension aqueuse diluée obtenue dans la zone de séparation des graines à une zone de séchage. Cette zone de séchage fonctionne sous pression et peut utiliser de la vapeur d'eau comme source de chaleur. En faisant fonctionner la zone de séchage sous pression, on peut utiliser la vapeur récupérée comme vapeur vive ou vapeur de réébullition pour les colonnes de la zone de distillation. L'utilisation d'une zone de séchage de ce type procure deux types d'avantages par rapport aux procédés classiques. On peut réaliser une économie de 25 % de la consommation de vapeur étant donné qu'une proportion im- portante de la vapeur recyclée n'est pas évacuée dans l'atmosphère. En second lieu, on récupère la portion d'alcool entratnée avec la suspension aqueuse ce qui per- met l'enlèvement des matières solides fibreuses avant l'introduction dans l'alambic à bière, d'o amélioration du fonctionnement de cet alambic. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'inven- tion sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La figure unique est un schéma général d'écoule- ment selon un mode de réalisation de l'invention. Dans la suite de la présente description, toutes les pressions en bars sont exprimées en valeurs absolues. Sur le dessin, la charge de graines est introduite dans un cuiseur 10 et est chauffée à la vapeur jusqu'à une température comprise entre environ 100 et 1500C On envoie la solution résultante par une conduite 11 dans un fermentateur 12 dans lequel on ajoute de la levure pour faciliter la conversion du sucre en alcool et anhydride carbonique. On obtient ainsi une solution diluée d'alcool ayant une concentration de 7 à 15 % en volume et contenant des matières organiques solubles et insolubles, des fibres et des cendres et on transfère cette solution diluée par une conduite 13 vers une zone collectrice 14. La solution poursuit son trajet vers une zone de séparation 15 dans laquelle elle est mécaniquement séparée & l'aide d'une centrifugeuse 16 et d'une presse 17. 'Une première portion de la suspension solide qui contient les fractions principales des ingrédients solubles, d'alcool et d'eau est admise dans une conduite 18 pour se combiner avec un courant analogue en provenance de la centrifugeuse 16. On chauffe le courant combiné en 19 jusqu'à une tempé- rature d'au moins 32 G avant son admission dans une colon- ne de distillation 22 par une conduite 20. La zone inférieure de la colonne de distillation ou de l'alambic à bière fonctionne à u4e température d'en- viron 100 à 15000 et, de préférence, de 118 à 1271C. La pression dans cette zone est coiaprise entre 1 et 4,2 et, de préférence, entre 1,7 et 2, 5 bars. La séparation des matières organiques insolubles avant l'entrée dans la colonne de distillation permet de réduire efficacement la fréquence des encrassements, d'o opération plus régu- lière. On obtient une solution aqueuse chaude contenant principalement des matières organiques solubles sous forme d'un courant de queue provenant de la colonne de distillation 22. Une portion de cette solution est recy- clée au cuiseur 10 par une conduite 23 pour fournir la chaleur nécessaire aux opérations de cuisson et de fermen- tation. La majeure partie de la solution est envoyée par une conduite 24 à un évaporateur à effets multiples 25. L'évaporateur comporte au moins deux régions qui fonctionnent sous des pressions successivement décrois- santes. Comme on peut le voir sur la figure, on utilise cinq zones de pression 26 à 30. La zone de la plus haute pression 26, fonctionnant à une température d'environ à 135'0 et sous une pression d'environ 1 à 3 bars, reçoit la solution provenant de la conduite 24. Un courant de tète de vapeur d'eau passe par une conduite 31 pour se combiner avec le condensat provenant de la conduite 32 en vue d'une admission dans la zone de pression 27 par une conduite 33. On obtient un cburant de queue contenant des matières solides et une petite quantité d'eau à partir de la zone 26 de plus haute pression et ce courant s'écoule par une conduite 34 pour entrer dans la zone de pression 27. Ce mime processus se répète pour chacune des zones successives de pression. Les zones de pression 27 à 30 fonctionnentdans des conditions variées de températures et de pressions, avec seulement deux facteurs de limitation. En premier lieu, chaque zone successive de pression doit fonctionner à une température et à une pression plus faibles que la zone précédente de la série. En second lieu, la zone de pression qui reçoit le courant de tête de la colonne de distillation 22, comme on l'expliquera par la suite, doit fonctionner à une température et sous une pression plus faibles que ladite zone supérieure de la colonne de distil- lation. Normalement, la zone de plus basse pression fonc- tionne à une température comprise entre 58 et 11000 et sous une pression comprise entre 0,07 et 1,4 bars. Conme on peut le voir sur la figure, la quatrième zone de pression 29 reçoit de la vapeur d'eau en excès sous forme d'un courant de tête provenant de la colonne de distillation 22 par une conduite 67. La région supé- rieure de la colonne doit on obtient le courant de tête fonctionne à une température d'environ 77 à 990G et, de préférence, d'environ 88 à 91 0 et sous une pression d'environ 1 à 2 bars et, de préférence, d'environ 1,5 à 1,8 bars. La température et la pression dans la quatrième zone 29 doivent être plus faibles que la température et la pression choisies pour la zone supérieure de la colonne de distillation 22. La quatrième zone de pression reçoit également un courant de tête provenant des colonnes de distillation anhydres 47 qui comprennent normalement une colonne an- hydre et une tour à benzène. Le reflux obtenu dans la quatrième zone de pression est envoyé par une conduite 46 vers les colonnes de distillation anhydres. Le courant de tête obtenu dans la zone de pres- sion 29 comprenant de la vapeur d'eau à basse pression circule par la conduite 35 jusqu'à 36. Une partie de la vapeur d'eau est envoyée à l'échangeur de chaleur 19 par une conduite 37 pour chauffer la solution provenant de la zone de séparation 15 avant son admission dans la colonne de distillation 22. Le restant est envoyé dans la zone de recompression 58. Il est évident que la vapeur d'eau de retour à la zone de recompression peut provenir de l'une quelconque-des zones de pression de l'évaporateur. Cependant on préfère obtenir la vapeur d'eau de l'une des zones de plus faible pression. Dans la zone de recompression 38, la vapeur d'eau en excès, engendrée par la chaleur supplémentaire d'évaporation qui provient du courant de tête de la quatrième zone de pression 29, est comprimée par la tal- bine à vapeur de contre-pression 39 ou par une autre source classique d'énergie. La vapeur d'eau est comprimée à une pression supérieure à celle de la zone inférieure de la colonne de distillation 22. Normalement cette pression est comprise entre 1,4 et 4,6 et, de préférences entre environ 1,8 et 2,5 bars. La vapeur d'eau comprimée reçoit un supplément de vapeur d'eau d'une conduite 58 avant la diversion vers d'autres parties de l'installation qui nécessitent de la chaleur. Plus précisément, la majeure partie de la vapeur d'eau comprimée passe par une conduite 59 pour rejoindre les conduites 60 et 61. Une partie de ce courant est envoyée dans la zone de plus haute pression 26 pour four- nir un supplément de chaleur nécessaire au fonctionnement de l'évaporateur. Une autre partie de ce courant est envoyée vers la zone inférieure de la colonne de distil- 24GC783 lation 22 pour aider à la distillation de la solution con- tenue dans cette colonne. Une petite quantité de vapeur d'eau comprimée circule dans la conduite 59 pour fournir de la vapeur de chauffage à la zone de distillation an- hydre 47. Une partie de la vapeur de turbine peut être déviée par la conduite 68 vers la colonne anhydre 47 pour contribuer à d'autres opérations de distillation. Un courant d'alcool hautement concentré 67 est condensé dans la quatrième zone de pression 29 et passe ensuite par une conduite 62 dans un tambour à reflux 63. Le courant d'alcool récupéré est divisé dans une pompe 64 en deux courants d'alcool ayant chacun une concentration d'environ 95 % en volume. Une partie du courant d'alcool est envoyée dans une colonne de distillation 22 par une conduite 66 alors que le restant est acheminé vers les colonnes de distillation anhydres 47 par la conduite 65 pour obtenir de l'alcool sensiblement pur dont la concen- tration est d'au moins 99,5 % que l'on recueille dans une zone de stockage 69. L'excès d'eau et le condensat sont soutirés de l'installation par une conduite 70. En outre, un courant de tête provenant des colonnes de dis- tillation anhydres est recyclé à la quatrième zone de pression 29 par la conduite 57. La vapeur d'eau sous forme d'un courant de t8te et le condensat sortent de là zone de plus basse pression 30 par les conduites 40 et 41 et sont recueillis dans le tambour 42. Le condensat est soutiré de ce tambour par une conduite 45 et se combine avec le condensat provenant de l'échangeur de chaleur 19 qui circule dans la conduite 21. Les gaz d'échappement sont évacués de l'installation par la conduite 43 et une pompe à vide 44. Le produit de queue de la zone de plus faible pres- sion 30 est une solution comprenant les matières orga- niques solides solubles, telles que les protéines et les graisses, cette solution étant acheminée par la conduite 48.pour se combiner avec la solution solide soluble qu'on obtient à partir de la zone de séparation 15 par le transporteur 50 et la conduite 49. La solution combinée est ensuite envoyée dans la zone de séchage 51. Sur la figure, la zone de séchage est représentée par un séchoir tubulaire à vapeur contenant des éléments multiples de séchage. En variante, on pourrait utiliser une série de séchoirs. Il est d'un importance primordiale que le séchoir fonctionne sous pression pour réaliser les objectifs de l'invention. Le séchoir 51 contenant des éléments multiples de séchage est chauffé par de la va- peur d'eau sous une pression comrpise entre 9,5 et 12,7 et, de préférence, d'environ 11,6 bars, cette pression étant fournie par la turbine d'extraction à contre- pression 39 à travers une conduite 56 Le séchoir 51 doit fonctionner sous une pression plus élevée que celle qu'on utilise dans la zone infé- rieure de la colonne de distillation 22. Cette pression est normalement comprise entre 1 et 4,9 bars et, de pré- férence entre 1,8 et 3,9 bars. La vapeur récupérée dans le sébhoir 51 emprunte une conduite 52 pour rejoindre la zone inférieure de la colonne de distillation 22. Dans une forme de mise en oeuvre préférée de l'invention, une partie de la vapeur récupérée est déviée par une conduite 53 pour fournir dé la chaleur aux colonnes de distillation anhydres 47. La chaleur fournie à la section de distillation de l'ins- tallation peut 8tre sous forme de vapeur vive ou de va- peur de réébullition. On obtient des "grains séchés de distillerie" comme produit final du séchoir 51 et on en- voie ce produit par une conduite 54 dans la zone collec- trice 55.- L!effet du procédé décrit est de réduire l'énergie globale nécessaire pour la Droduction d'un litre d'al- cool à une valeur inférieure à 8 500 k J d'équivalent pétrole. Il en résulte une réduction d'au moins 40 %o de l'énergie utilisée par les procédés de la technique antérieure qui exigent normalement 16 723 k J/litre d'al- cool. Les économies d'énergie sont l'un des résultats du procédé selon l'invention qui permet avantageusement: 1) de récupérer environ 4,5 kJ de vapeur récupéra- ble pour chacue kJ d'énergie de compression dénensée; 2) de rendre la production de vapeur pour l'instal- lation plus efficace sur le plan thermodynamique grâce & l'utilisation d'un système d'abaissement avec turbine a vapeur plut8t que d'un système classique de chaudière à basse pression ou d'abaissement de la pression de vapeur; 3) de réduire les exigences en eau de refroidissement de la section de distillation étant donné que les dépenses de refroidissementsont récupérées pendant l'évaporation; 4) de réduire la nécessité d'un fonctionnement des colonnes de distillation sous une pression élevée pour intégrer et récupérer les dépenses de chauffage des condenseurs; ) de réduire notablement la consommation du conden- sat de vapeur dans l'installation en remplaçant l'injec- tion de vapeur vive dans la chaudière par l'injection de "vapeur sale' recyclée d'une autre partie de l'instal-. lation; et 6) d'augmenter la facilité de fonctionnement et la durée en service des premières colonnes de distillation grâce à la séparation des matières solides insolubles de la charge fermentée avant l'admission dans la première colonne de distillation. L'exemple suivant décrit la production de l'étha- nol mais l'invention n'est nullement limitée à cette seule application et convient à la production d'alcools en général. EXEMPLE On envoie dans la zone de séparation une suspen- sion aqueuse diluée contenant 106.453 kg/h d'eau, 10.728 kg/h de matières organiques solubles et insolubles et 7.688 kg/h d'éthanol provenant des zones de cuisson et de fermentation. On soumet la suspension à une centri- fugation et on la comprime pour obtenir une portion qui contient 100.860 kg/h d'eau, 7.560 kg/h d'une matière organique principalement soluble et 7.283 kg/h d'éthanol Il qu'on chauffe à une température de 66 0C avant son admis- sion dans la première colonne de distillation ou alambic à bière. On fait fonctionner la colonne à une température de 1220 C et sous une pression absolue de 2,1 bars. On obtient un produit de queue de la colonne sous forme d'une solution contenant des matières organiques solubles. On renvoie une partie du produit de queue vers les zones de cuisson et de fermentation. On envoie le restant qui comprend 93.051 kg/h d'eau et 5 657 kg/h de matières organiques solubles dans la zone de plus haute pression d'un évaporateur à effets multiples et à cinq zones. Cette zone fonctionne a une température de 11l O et sous une pression de 1,4 bars. La vapeur d'eau et le condensat sont envoyés dans la zone de pression suivante de la série qui fonetionne à une température de 1010C et sous une pression de 1 bar. On poursuit ce nmne proces- sus pour toutes les autres régions sous preosion. La troisième zone de pression qui fonctionne a me température de 88 C et sous une pression de 0,66 bar fournit de la vapeur d'eau et du condensat à la quatrieS3 zone de pression à deux étages qui fonctionne à e tempé- rature de 770C et sous une pression de 0942 bar Cette zone reçoit l'excès de vapeur d'eau sous forme d'un cou- rant de tête provenant de la premiere colonne de distil- lation dont la zone supérieure fonctionne a une teypératuse de 88"0 et sous une pression de 197 bars. La vapeur d'eau à basse pression en excès est soutirée de la quatiième zone de pression à un débit de 28.423 kg/h et on envoie 21.344 kg/h vers le récompresseur de vapeur dans lequel cette vapeur est comprimée à une pression absolue de 2,3 bars. La vapeur d'eau sous pression est combinée avec l'eau de refroidissement provenant de l'installation. On envoie 640 kg/h de vapeur d'eau sous pression aux colonnes de distillation anhydreso On envoie le restant à la zone de plus haute pression de l'évaporateur (5.692 kg/h) et dans la zone inférieure de la première colonne de distillation (18.794 kg/h). On envoie L',r O,78 7.080 kg/h de vapeur d'eau à basse pression vers un échangeur de chaleur et on l'utilise pour chauffer la solution d'alimentation avant son entrée dans la première colonne de distillation. On soutire un courant d'éthanol de la quatrième zone de pression et on l'envoie dans un tambour à reflux. On envoie la majeure partie du courant résultant, dont la concentration est de 95 % d'éthanol (7.579 kg/h d'éthanol et 562 kg/h d'eau), dans les colonnes de distillation anhydres pour un supplément de purification. On recycle le complément sous forme d'un reflux à la première colon- ne de distillation. - La zone de plus basse pression de l'évaporateur, qui est à une température de 4940 et sous une pression de 0,12 bar, élimine la vapeur d'eau sous forme d'un courant de tête et le condensat à raison de 61.833 kg/h. On combine le courant de queue de cette zone qui contient de l'eau (8.487 kg/h) et des matières solides solubles (5.658 kg/h) avec la fraction insoluble provenant de la zone de séparation. Cette fraction insoluble comprend 5.592 kg/h d'eau, 3.169 kg/h de matières insolubles et 404 kg/h d'éthanol. Le courant combiné est admis dans un séchoir tubu- laire à vapeur qui est chauffé par de la vapeur sous une pression de 11,6 bars provenant d'une turbine à vapeur à contre-pression, à un débit de 16. 833 kg/h. On fait fSnctionner le séchoir sous une pression de 2,3 bars. On récupère du "grain séché de distillerie" contenant 980 kg/h d'eau, 8. 826-kg/h d'une matière organique solide et 25,4 kg/h d'éthanol. On soutire du séchoir la vapeur sous pression contenant 12.961 kg/h d'eau et 379 kg/h d'éthanol, sous une pression de 2,3 bars. On envoie ce courant dans la zone inférieure de la première colonne de distillation. Si un tel expédient est intéressant sur le plan industriel, on peut faire dévier une partie de la vapeur vers les colonnes de distillation anhydres. Les conditions décrites du procédé ont pour effet 24?0783 la production d'un 6thanol obtenu à partir des colonnes de distillation anhydres, le produit comprenant 7495 kg/h d'éthanol et 37,6 kg/h d'eau. On obtient également de l'eau de vidange et du condensat dans un produit de queue des colonnes de distillation anhydres a raison de 524 kg/h. REVEIRDICATI0NS 1 - Procédé de distillation pour la production d'un alcool anhydre à partir d'une charge fermentée, procédé selon lequel on distille la charge dans une première colon- ne de distillation et ensuite on la sépare en une première charge épuisée qui contient des matières organiques dis- soutes et qu'on introduit dans une zone d'évaporation comportant au moins deux zones de pression successivement décroissante et ensuite on distille dans au moins une colonne supplémentaire de distillation, et une seconde charge épuisée qui contient les matières organiques inso- lubles et qu'on introduit dans une zone de séchage pour obtenir ainsi des grains séchés de distillerie, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à: a) sécher ladite seconde charge épuisée sous une pression supérieure à celle de la zone inférieure de la première colonne de distillation; et b) évacuer le courant de vapeur sous pression de la zone de séchage vers cette première colonne de distil- lation. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression absolue dans la zone de séchage est comprise entre environ 1 et 4,9 bars. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que cette pression est comprise entre environ 2,5 et 3,9 bars. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la zone de séchage comprend un séchoir tubulaire à vapeur comportant au moins deux tubes de séchage et cette zone est chauffée par de la vapeur sous une pression absolue comprise entre environ 9,5 et 12,6 bars. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait dévier une partie du courant de vapeur sous pression vers lesdites colonnes supplémentaires de distillation. 6 - Procédé de distillation pour la production d'un alcool anhydre à partir d'une charge fermentée, Drocédé selon lequel on distille la charge dans une première colonne de distillation et ensuite on la sépare en une première charge épuisée qui contient des matières organi- ques dissoutes et qu'on introduit dans une zone d'évapo- ration comportant au moins deux zones de pression succes- sivement décroissante et ensuite on distille dans au rmoins une colonne supplémentaire de distillation, et une seconde charge épuisée qui contient les matières organiques insolubles et qu'on introduit dans une zone do séchage pour obtenir ainsi des grains séchés de distillerie, procédé caractérisé en ce qu'il consiste a a) séparer la charge fermentée en une prenière partie contenant les matières organiques dissoutes et une seconde partie contenant les matières organiques insolubles 9 b) distiller cette première partie dans la première colonne de distillation; c) sécher cette seconde partie dans la zone de séchag sous une pression plus élevée que celle dans la sone inférieure de la première colonne de distillation; et d) soutirer le courant de vapeur sous preosion de la zone de séchage verm là première colonne de distillation 7 - Procède selon la revendication 68 caractérisé en ce que la pression absolue dans la zone de séchage Gst comprise entre environ 1 et 4,9 barso 8 - Procédé selon la revendication 7? Caractérisé en ce que cette pression est comprise entri enviLon 1,7 et 3,9 bars. 9 - Procédé selon la revendication 69 caractérisé en ce que la zone de séchage est chauffée par de la vapeur sous pression comprise entre environ 9,5 et 12,6 bars. 10 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la zone de séchage comprend un séchoir tubulaire & vapeur comportant au moins deux tubes de séchage. 11 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on fait dévier une partie du courant de vapeur sous pression vers lesdites colonnes supplémentaires de distillation. 12 - Procédé de distillation pour la production d'un alcool anhydre à partir d'une charge fermentée, selon *248 783 lequel on sépare la charge après distillation dans une première colonne de distillation en une première charge épuisée qui contient les matières organiques dissoutes et qu'on introduit dans une zone d'évaporation comportant au moins deux zones de pression successivement décrois- sante et ensuite dans au moins une colonne supplémentaire de distillation et une seconde charge épuisée qui contient les matières organiques insolubles et qu'on introduit dans une zone de séchage pour obtenir des grains séchés de distillerie, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à: a) séparer la charge fermentée en une première partie contenant les matières organiques dissoutes et une seconde partie contenant les matières organiques insolubles; b) distiller ladite première partie dans la première colonne de distillation; c) sécher ladite seconde partie dans une zone de séchage sous une pression plus élevée que celle dans la zone inférieure de la première colonne de distillation; d) soutirer un courant de vapeur sous pression de ladite zone de séchage et le transférer à la première colonne de distillation; e) enlever une solution aqueuse contenant les matières organiques solubles de la première colonne de distillation et évaporer cette solution aqueuse dans ladite zone d'évaporation; f) enlever la vapeur d'eau de l'une des zones de pres- sion de ladite zone d'évaporation; et g) comprimer ladite vapeur et recycler la première portion de la vapeur comprimée à la région de la plus haute pression dans la zone d'évaporation et recycler une seconde portion à la première colonne de distillation et enfin une troisième portion aux colonnes supplémentaires de distillation. 13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la région de la plus haute pression de la zone d'évaporation est à une pression absolue d'environ 1 à 3,2 bars et à une température d'environ 100 à 1350C, alors que la région de plus basse pression est à une pres- 2 -K 783 sion d'environ 0,07 à 1,4 bars et à une température d'en- viron 38 à 1100C. 14 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'on comprime la vapeur d'eau soutirée d'une des zones sous pression à une pression plus élevée que celle dans la région inférieure de la première colonne de dis- tillation. - Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que ladite pression absolue est d'environ 1,4 à 4,6 bars. 16 _ Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'on soutire la vapeur d'eau d'une zone de pression dont la pression est plus faible que celle de la région à plus haute pression dans la zone d'évaporation.