Les gommes siliconiques sort des polymères linéaires, de poids moléculaire élevé, dérivant du diméthyl silicone et contenant des charges minérales Pi 02, nO, Si 02 > etc..., ainsi que des agents de vulcanisation du type peroxydes, qui ont pour rôle de provoquer la réticulation des channes linéaires. Dans leurs utilisations connues, ces gomes se présentent généralement sous forme pâteuse. Le produit pâteux peut être dilué, par exemple dans du cyclohexane, pour pouvoir être projeté au pistolet. La base de projection doit avoir un diamètre relativement important, faute de quoi elle aurait tendance à s'obturer rapidement, le produit durcissant rapidement à l'air. Il n'est donc pas possible, avec les préparations connues, de déposer des couches de gomme siliconique d'épaisseur inférieure à 4 ou 5/10 mm par exemple. L'invention a pour objet un procédé de préparation et de conditionnement en aérosol d'une gomme siliconique non chargée, qui permet de former des revêtements très minces, de 1 à quelques centièmes de mm par exemple. Ce procédé consiste essentiellement à conditionner,dans un premier récipient aérosol le monomère de gomme siliconique en solution dans un gaz propulseur et à conditionner, dans un second récipient aérosol les agents de vulcanisàtion et catalyseurs. L'usager, avant l'opération de mise rez oeuvre du produit final par diffusion, effectue le transfert à l'abri del1air du contenu du second récipient aérosol dans le premier. Le produit résultant du mélange ainsi effectué se conserve environ 24 à 48 heures sans vulcanisation notable, celle-ci s' effectuant après diffusion à l'extérieur et formation du revêtement désiré. L'invention a encore pour objet un procédé de formation de couches très minces de gomme siliconique, qui consiste simplement à faire diffuser le mélange formé dans le premier récipient aérosol sus-visé, sur la surface à revêtir. De nombreuses applications peuvent tre envisagées et notamment, la régénération d'objets en gomme siliconique ou comportant un revêtement en gomme siliconique. D'autres particularités, ainsi que les avantages de l'invention, apparaîtront clairement à l'aide de la description ci-après. A titre d'exemple, dans un premier récipient aérosol de contenance 520 cm3, l'on introduit 230 cm3 d'un monomère de gomme siliconique, par exemple du type commercialise par la Société Rhone Poulenc sous le nom de "Rhodorsil". Le gaz propulseur utilisé est un chlorofluoré, sous une pression de 2 bars. Le récipient est alors muni de sa valve de diffusion et livré à l'usager. Dans un second aérosol de contenance moitié du précédent, l'on introduit les agents de vulcanisation et catalyseurs habituels. La quantité utilisée est de 230 cl. Le gaz propulseur est un chlorofluoré, sous une pression de 4 bars. Le second récipient, après pose d'un dispositif destiné a permettre le transfert de son contenu dans le premier récipient, est également livré a l'usager. Ce dispositif est par exemple du type "bague de transfert" et comporte un double épaulement interne pour l'appui des deux embouts de valves. Le contenu des deux récipients peut se conserver indéfiniment, le monomère n'ayant pas tendance à durcir, même s'il se produit une légère diffusion d'air par le tube plongeur du premier récipient. Avant utilisation, l'usager effectue, en utilisant le dispositif sus-visé de façon connue en soi, le transfert du contenu du second récipient dans ie premier. Le mélange ainsi obtenu se conserve au moins pendant 24 heures, mais il finit par se produire une légère vulcanisation par suite de la diffusion d'air par le tube plongeur du premier récipient aérosol. Il est donc préférable de ne préparer le mélange qu'immédiatement avant usage. Le récipient aérosol diffuse une dispersion de très fines particules liquides, qui peuvent former des couchees très minces sur la surface à revêtir (1 à 2/100 mm par exemple). Ce procédé a été appliqué pour la régénération de l'état de surface de filets de panification métalliques revêtus d'une couche de gomme siliconique a usage alimentaire. Ce revêtement, destiné à supporter les températures elevées, atteintes dans le four de cuisson du pain, se dégrade au bout d'un millier de cuissons environ. La pâte adhère alors au filet, qui devient inutilisable. L'expérience a montré qu'un nouveau revêtement, déposé au moyen du procédé décrit ci-dessus sur la surface plus ou moins détériorée et imprégnée de déchets divers de cuisson, supporte sans dégradation, environ 1500 cuissons. Une autre application du procédé est la régénération de certains moules de prise d'empreinte en gomme siliconique, utilisés par exemple pour la reproduction d'objets en polyuréthane ou autres matières pbstiques permettant d'imiter les veines du bois. Ces matières contiennent généralement des substances agressives vis à vis de la gomme siliconique. Le procédé décrit permet de déposer une couche de gomme siliconique sur les parois dégradées du moule, suffisamment mince pour que le moule reproduise l'objet avec la finesse souhaitée. Il va de soi que d'autres applications pourront être envisagées, et que l'exemple de préparation d'un aérosol de gomme siliconique décrit ci-dessus n'est pas limitatif. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'une gomme siliconique non chargée conditionnée en aérosol, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement a conditionner, dans un premier récipient aérosol, le monomère de gomme siliconique en solution dans un gaz propulseur, à condition ner, dans un second récipient aérosol, les agents de vulcanisation et catalyseurs et, avant l'opération de mise en oeuvre du produit final par diffusion, à effectuer le transfert, à l'abri de l'air, du contenu du second récipient aérosol dans le premier. 2. Gomme siliconique obtenue par la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1. 3. Procédé de formation d'une couche très mince de gomme siliconique sur une surface appropriée, consistant a disperser sur ladite surface le produit préparé au moyen du procédé selon la revendication 1. 4. Procédé de régénération d'un revêtement siliconique, consistant. à disperser, sur la surface porteuse du revêtement dégradé, une couche très mince du produit préparé au moyen du procédé selon la revendication 1.