La présente invention est du domaine de la protection contre les risques d'effraction et elle a nlus tar- ticulièrement pour objet un détecteur destiné a détecter les efforts inhabituels appliqués à une huisserie en vue d'une effraction. La plupart des dispositifs anti-effraction connus procèdent par détection de la présence d'une personne au moyen d'ondes acoustiques et électromagnétiques par exemple. De tels dispositfs ont l'inconvénient de ne donner l'alarme qu'après que lteffraction a été opérée. De plus, mettant en oeuvre des générateurs d'ondes assez complexes, ce sont des dispositifs assez couteux. La présente invention a pour but de proposer un dispositif fonctionnant, ou actionnant un système d1alar- me, lorsqu'un effort inhabituel est appliqué à une huisserie et par conséquent de faire fonctionner l'alarme avant que l'huisserie n'ai été fracturée. Un autre but de la présente invention consiste en la simplicité et le faible coût de sa réalisation. Un autre but enfin consiste en l'autonomie et le faible encombrement d'un tel dispositif. Selon la présente invention, un dispositif de détection d'effraction destiné à donner l'alarme lorsqu'un effort insolite est appliqué à une huisserie est principalement caractérisé en ce qu'il incorpore au moins un élément rigide allongé destiné à etre logé dans au moins un élément d'huisserie, ledit élément ayant pour fonction de transmettre une déformation de l'élément d'huisserie en l'un de ses points à au moins un contacteur électrique destiné à établir un courant électrique dans un circuit d'alarme. On doit comprendre que la fonction de la lame est essentiellement celle d'un bras de levier multipli- cateur de l'amplitude d'une déformation et en même temps capteur de cette déformation. De préférence le dispositif de l'invention incorpore une pluralité de contacteurs sensiblement équirépartis le long de ladite lame, lesdits contacteurs étant electri- quement montés en parallèle. Certains de ces oentacteurs établissent le contact sous l'effet du rapprochement de la lame vers eux tandis que d'autres l'établissent sous l'effet de son éloignement. De préférence aussi les contacteurs précites sont des "microcontacts" du type comportant un corps et un poussoir ; dans certains cas on choisira de rendre le corps solidaire de la lame, le poussoir pouvant alors prendre appui contre l'huisserie ; dans d'autres cas on préférera que le corps du microcontact prenne appui contre l'huisserie- tandis que le poussoir sera en appui contre la lame. Préférentiellement un dispositif de l'invention sera logé dans une rainure pratiquée dans le chant de l'ouvrant d'une huisserie telle que porte ; de façon à simplifier sa mise en place on a cherché à donner au dispositif une géométrie bien définie lui permettant d'être inséré dans la rainure. A cette fin on a disposé la pluralité des contacteurs entre deux lames accouplées en regard l'une de l'autre par au moins un collier déformable ; les microcontacteurs ont leur corps solidaire d'une des lames tandis que l'autre lame est en appui contre les Doussoirs. Les lames sont maintenues écartées l'une de l'autre, à la distance d'écartement autorisée par les colliers, de préférence au moyen de tampons de mousse élastique avoisinant les microcontacteurs. De préférence chaque dispositif, ou capteur, tel que décrit ci-dessus est présenté sous forme modulaire, c'est à dire comme un élément pouvant être raccordé électriquement en parallèle à un ou plusieurs autres éléments semblables on peut de cette façon faire courir un ensemble de capteurs tout le long du bord d'une porte. De préférence enfin cet ensemble constitue un circuit électrique refermable sur un système d'alarme comprenant un générateur d'alarme tel qu'alarme sonore, sa pile d'alimentation est un relais temporisé maintenant l'alarme après cessation de l'effort sur le capteur et l'arrêtant au bout d'un certain temps ; l'ensemble des capteurs et du système d'alarme sont avantageusement contenus dans le chant et dans l'épaisseur d'une porte. La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaîtront à la description qui va être faite de formes particulières d'exécution en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles La fig.l est une représentation en perspective du chant d'une porte pourvu de capteurs, La fig.2 est une coupe d'un coin supérieur de la porte de la figure précédente, La fig.3 est une coupe en long d'un capteur proposé par l'invention, La fig.4 est une coupe transversale du même, La fig 5 est un schéma explicatif du montage d'un ensemble de capteurs et de son système d'alarme as sociés dans une porte, et La fig.6 représente en perspective une porte dont l'ouvrant est pourvu du système de la figure précédente. Sur les fig.l et 2 un dispositif de dé- tection d'effraction, conforme à l'invention, est constitué d'une pluralité d'éléments capteurs de de-formation tels que les éléments 2,3,4 et 5, et il est logé dans une rainure, ou feuillure,6 pratiquée tout au long du bord d'un cadre 1 de porte. Les éléments de capteur 2 à 5 sont des éléments modulaires, c'est à dire qu'ils sont conçus. pour pouvoir être chanaés les uns.par les autres et être couplés les uns aux autres. On remarquera toutefois que les éléments 4 et 5 voisins de la serrure sont dissymétriques et l'on expliquera plus loin la raison de cette dissymétrie. Sur les fig. 3 et 4 un élément modulaire capteur ou détecteur de déformation, tel que l'un des éléments 3 à 5 des figures précédentes, se compose d'une manière générale et selon une forme préférée dtexecution d'un couple de lames rigides 7 et 8 et d'une pluralité de microcontacts tels que 10,11,12 disposés équirépartis entre les lames. Les lames 7 et 8 sont avantageusement conformées en U de façon à augmenter leur rigidité sans trop augmenter leur encombrement ; l'écartement des lames l'une de l'autre à une distance appropriée résulte de la compression des tampons de mousse élastique tels que 13,14 et 15 comprimés à l'intérieur des lames et des colliers souples tels que 16,17 et 18 définissant l'écartement maximal des lames ; ces colliers souples sont avantageusement réalisés à l'aide d'un ruban adhésif incorporant des fils de nylon. Colliers, tampons et microcontacts sont avantageusement groupés en des points équirépartis tout au long des lames. La distance d'écartement autorisée par les colliers et maintenue par les tampons est telle qu'un rapprochement des lames d'environ un millimètre actionne au moins un microcontact. Les microcontacts tels que le microcontact 10 se composant d'un corps 20 et d'un poussoir 21, sont colles, par leur corps par exemple1 contre la lame 8 tandis que la lame 7 prend appui sur le poussoir 21. La dissymétrie des lames 4 et 5 de la fig.l résulte de ce que l'une des lames est très sensiblement plus longue que l'autre lame ; la longueur dépassante, de très faible encombrementpeut comme cela est visible sur la fig.1 être logée dans une rainure de très faible largeur au droit de la serrure ; en effet, en général à cause de la présence des pennes de la serrure, seulement une très faible largeur de rainure est permise en ce point ; il suffira que la rainure en ce point soit de quelques millimètres plus large que l'espace nécessaire au passage de la lame ; dès lors,un effort exercé, par exemple au moyen d'un pied de biche, en un point 23 de la porte produira une déformation qui se répercutera aux parties dépassantes des lames qui les répercuteront elles-mêmes à un microcontact. Sur la fig.5,des lames telles que 2,3 et 4 de la fig.1 sont schématisées dans leur structure de circuit électrique ; on remarquera que des contacteurs tels que les microcontacts 10 et 11 de l'élément 3 sont montés en parallèle ou encore en shunt et qu'il en est de même des contacteurs des autres élé- ments voisins, d'où il résulte finalement qu'il suffit qu'un microcontact soit refermé pour que soit refermé le circuit des lignes 25 et 26. Les lignes 25 et 26 se referment par ailleurs par la bobine d'un relais 27 sur une pile ou batterie d'accumulateurs 28.Ainsi lorsque les lignes 25 et 26 sont refermées extérieurement par l'un des microcontactçelles actionnement le relais 27 qui lui-même va refermer pendant une durée déterminée un circuit 29 incluant la pile et un générateur d'alarme sonore 30. De préférence la nile, le relais temporisé et le générateur d'alarme forment un sous ensemble 31 conformé pour être logé, comme cela est montré en fig.6 dans l'é- paisseur d'une porte 32 où il est accessible grâce à un volet ajouré 33. Une porte 32 comportant, disposés sur son chant un ou plusieurs éléments de capteurs connectés à un sous ensemble d'alarme, est une porte dite anti-effraction relevant de l'invention et constituant en elle-même et à ce titre un produit nouveau. Bien qu'une forme de réalisation d'un élément capteur ait été donnée et qulun mode de disposition dans une porte en ait été fourni, il doit être compris que la présente invention n'est pas limitée ni à ce type de conformation, ni à ce mode d'utilisation ; ainsi les microcontacts pourraient être simplement collés ou fixés, d'une manière générale, à une seule lame rigide ; ainsi encore les contacteurs pourraient être constitués de simples picots disposés sur une lame pour entrer en contact directement avec une lame antagoniste sous l'effet d'un rapprochement de ces lames, les lames constituant elles-mêmes des éléments du circuit électrique ; ainsi encore des éléments d'un type ou d'un autre pourraient être montés en diagonale dans l'épaisseur de la porte, ou encore dans des rainures des chambranles, dans des montants de fenêtres, etc..., la portée de la présente invention se trouvant définie par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de detection d'effraction destiné à donner l'alar me lorsqu'un effort insolite est appliqué à une huisserie, ca ractérisé en ce qu'il incorpore au moins une lame rigide allongée destinée à être logée dans au moins un élément d'huisserie, ladite lame ayant pour fonction de transmettre une déformation de l'élément d'huisserie en l'un de ses points, à au moins un contacteur électrique destiné à établir un cou rant électrique dans un circuit d'alarme ; 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il incorpore une pluralité de contacteurs sensiblement équirépartis le long de ladite lame et montés en parallèle ; 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les contacteurs sont des "micro contacts" du type comportant un corps et un poussoir 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il incorpore un couple de lames montées parallèlement 5.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite lame au moins a une sec tion en U 6.- Dispositif selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que lesdites lames sont accouplées en regard l'une de l'autre par au moins un collier déformable, leurs faces concaves étant en regard, le corps d'un dit micro contact au moins étant solidaire de l'une desdites faces, tan dis que son poussoir est en appui contre l'autre face ; ; 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites lames sont maintenues écartées l'une de l'autre, à la distance d'écartement autori sée par lesdits colliers au moyen de tampons de mousse élas tique ; 8.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit dispositif est logé dans une feuillure pratiquée sur au moins l'un des bords de l'ou vrant de l'huisserie ; 9.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que certains desdits contacteurs établissent le courant sous l'effet du rapprochement de ladi te lame vers les contacteurs, tandis que d'autres l'etablis- sent sous l'effet de son éloignement ;