L'invention concerne un procédé et un appareil de mesure de l'état de fatigue d'une pièce mécanique, telle que par exemple une partie de structure d'un avion. I1 est connu que dans les structures d'avion, qui sont soumises en vol à des efforts considérables, certaines parties sont plus fragiles que d'autres, et que le constructeur détermine en général à l'avance un nombre d'heures de vol maximum que ne devra pas dépasser l'avion sans que cette partie de structure soit remplacée se nombre d'heures de vol est le plus souvent évalué par estimation approximative des efforts répétés que peut subir cette partie au cours des vols, avec un majorant suffisant pour éviter tout risque. la Demanderesse a trouvé qu'il était très avantageux d'embarquer sur l'avion un dispositif qui soit apte à déterminer une mesure de l'état de fatigue effectif de la pièce mécanique de façon que l'on puisse changer cette pièce mécanique lorsqu'elle a subi une quantité d'efforts répétés l'ayant rendue trop fragile pour poursuivre les vols. Ainsi, cette pièce ne sera changée que lorsqu'elle a effectivement suffisamment servi et qu'elle est devenue dangereuse à utiliser, et non pas au bout d'un nombre d'heures de vol cslci'lo" plus ou moins arbitrairement. Selon l'invention on propose un appareil de mesure de 11 état de fatigue d'une pièce mécanique, qui comporte un moyen de mesure des déformations de la pièce (extensomètre) relié à un moyen de comparaison du résultat de la mesure avec un seuil prédéterminé, et un moyen de comptage du nombre de dépassements du seuil prédéterminé. Ainsi le procédé selon l'invention consiste à compter combien de iois la pièce a été soumise à un effort ou une déformation dépassant un seuil donné, le nombre obtenu étant une évaluation de 1' état de fatigue de la pièce. Plus précisément, on comptera les dépassements de plusieurs seuils choisis, de façon à tenir compte aussi bien d'un grand nombre de depassements d'un seuil relativement bas que d'un petit nombre de dépassements d'un seuil élevé, une fatigue notable apparaissant dans les deux cas. Pour cela l'appareil selon l'invention comprend un moyen de comparaison avec plusieurs seuils et un moyen de comptage des dépassements de chaque seuil. Dans ce dernier cas, l'évaluation de l'état ae fatigue peut être donnée par plusieurs nombres qui sont les résultats du comptage pour chaque seuil, ou par un nombre représentant une intégration de l'ensemble des résultats, par exemple une somme ponderée, avec des coefficients respectifs choisis, de chacun aes résultats. Un moyen de sommation pondérée est alors connecté en sortie du moyen de comptage. Pour éviter de compter plusieurs fois un dépassement d'un seuil donné lorsque l'efiort subi oscille légèrement autour de ce seuil, il est prévu que ies comparaisons soit réalisées avec hystérésis de sorte que deux dépassements d'un seuil donné ne sont enregistrés dans le moyen de comptage correspondant que si la mesure de déformation est passée par un autre seuil seuil de déclenchement),différent du seuil donné,entre ces deux dépassements. Chaque seuil de contrainte dont on veut relever les dépassements comprend donc en pratique deux seuils distincts l'un de l'autre : un seuil bas et un seuil haut qui sont tous deux comparés au signal de mesure. Le passage au-dessus du seuil haut déclenche le relevé d'un dépassement si du moins il y a eu au préalable validation de ce dépassement grtce à un passage du signal au-dessous du seuil bas. Les comparaisons avec tous les seuils peuvent autre effeetuées soit de façon analogique, soit de façon numérique. Si la comparaison est analogique, on peut avoir autant de comparateurs que de seuils et connecter les sorties des comparateurs à des compteurs, ou alors, par un multiplexage approprié transmettre successivement les diverses valeurs de seuil à un seul comparateur0 Ces deux solutions sont également possibles en signaux numériques et c'est la dernière qui sera de préférence adoptée, D'autres caractéristiques et avantages de l1invention apparaitront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente un schéma synoptique du mode de réalisation préférentiel de l'invention, - la figure 2 représente un diagramme de signal électrique montrant la détermination des dépassements de seuil devant être relevés, - la figure 3 représente un schéma détaillé du dispositif de la figure 1. A la figure 1, on voit schématiquement le principe de l'invention : des extensomètres 1Oa, iOb ... sont placés sur une ou plusieurs pièces 20 d'un avion et fournissent des signaux de mesure qui après amplification puis filtrage dans des amplificateurs 30a, 30b ... sont multiplexés dans un multiplexeur 40 puis convertis sous forme de signaux numériques dans un convertisseur analogique numérique 50. Les signaux numériques qui en résultent sont comparés, dans un ensemble de comparaison 60, à divers seuils de contrainte choisis dans une gamme désirée et qui sont enregistrés dans une mémoire numérique 70 adressable (mémoire des valeurs de seuil), de manière que les signaux de mesure soient successivement comparés à chaque seuil. L'adressage de la mémoire 70 est piloté de façon synchrone par un système de synchronisation 80. En fait, à chaque seuil de contrainte correspond un seuil numérique bas et un seuil numérique haut pour n'enregistrer un dépassement de seuil de contrainte donné que si le signal de mesure dépasse un seuil haut après autre descendu au-dessous d'un seuil bas. L'ensemble de comparaison compare le signal numérique de mesure avec chacun des seuils successifs et le résultat de la comparaison est utilisé de la manière suivante : pour chaque groupe seuil bas-seuil haut, si l'on dépasse un seuil bas, rien ne se passe initialement ; Si l'on dépasse un seuil haut, on enregistre dans une mémoire 90 (mémoire des dépassements) ce dépassement et on enregistre le numéro de seuil dépassé dans une mémoire, 100 (mémoire des numéros de seuils), si du moins ce dépassement a eu lieu après que le signal de mesure soit revenu au dessous du seuil bas corresoondant. ce Doit dernier/étant vérifié grâce à une mémoire 110 du dépassement de seuil précédent ; si au contraire le seuil bas précédent était déjà dépassé, on considère qu'il y a eu seulement fluctuation du signal entre le seuil bas et le seuil haut, mais qu'il n'y a pas lieu de compter un dépassement de contrainte pour ce groupe de seuils. Pour cela, la mémoire 110 est simplement connectée à la mémoire des dépassements 90, de manière à determiner s'il y avait ou non dépassement ae seuil à l'échantillonnage précédent. Les dépassements de seuils de contrainte sont enregistrés séquentiellement dans la mémoire 90àdes adresses correspondant à celles de la mémoire 70, sous forme de zéros ou de 1 : un 1 indique qu'il y a eu dépassement de seuil haut ; un zéro indique que le signal est redescendu au dessous Qu seuil bas correspondant, et ce zéro sert à valider l'enregistrement de dépassement de seuil éventuel aux comparaisons suivantes. Un système logique 120 détermine les conditions d'ins cription dans la mémoire 100 et inscrit également dans la mémoire 90 les zéros et les 1 indiquant les dépassements de seuil, ceci selon les résultats de chaque comparaison de seuil, et selon le contenu de la mémoire ilOde dépassement de seuil précédent. La figure 2 explicite le principe des dépassements de seuil sur un diagramme temporel du signal de mesure. L'amplitude du signal de mesure analogique est repré- sentée en-fonction du temps. Il est bien entendu que les comparaisons avec les seuils peuvent se faire soit en analogique, s-oit en numérique après conversion du signal de mesure sous forme numérique comme à la figure 1 On a représenté à la figure 2 trois seuils de contrainte S1, S2, S3 constitués chacun dtun seuil haut (Sh1, Sh2, Sh3) et d'un seuil bas (Sb1, Bob2, Su3), le seuil bas ayant un module légèrement plus faible que le seuil haut. Ici, le seuil Si est pris en valeur négative (contrainte de compression au lieu de contrainte d'extension par exemple). Dans l'exemple représenté, le signal de mesure franchit d'abord le seuil bas Bob2. Tant que le seuil 5h2 n'est pas franchi, le chiffre inscrit dans la mémoire 90 est zéro à l'adresse correspondant au numéros de ce seuil Sh2, Sb2 (deuxième seuil). Lorsque le seuil Sh2 est franchi, lors de la comparaison du signal avec ce seuil, un chiffre i est inscrit dans la mémoire 90 et le numéro du seuil franchi (2) ou son adresse dans l'adressage de la mémoire 70 est inscrit dans la mémoire 100. Â l'échantillonage suivant, ce 1 est de plus transféré dans la mémoire 110. Lorsque le signal redescend au dessous de 5 mais reste au-dessus de Sbz, le contenu de la mémoire 90 à l'adresse du seuil S2 n'est pas modifié, et rien n'est inscrit dans la mémoire 100. On utilise le 1 inscrit dans la mémoire 110, pour inhioer ces inscriptions, et ceci tant que le signal reste au dessus de SU2, et même s'il repasse au dessus de 5h2. Lorsque le signal passe au dessous de Sb2, dans la séquence de comparaison suivante, le système logique 120 autorise l'inscription d'un zéro dans la mémoire 90, effaçant ainsi l'enregistrement du dépassement de seuil haut et réinitialisant cette mémoire pour un relevé ultérieur éventuel de dépassement du seuil considéré. En effet, à la comparaison suivante, la mémoire 110 contient ce zéro et le système logique 120 n'est plus inhibé pour ce qui est d'une inscription de dépassement dans la mémoire 100. Les dépassements successifs sont enregistrés séquentiellement sous forme de leurs numéros d'adresse dans la mémoire 100. Un compteur 130 incrémente à chaque fois l'adresse de la mémoire 100 à laquelle l'information suivante sera enregistrée. Dans l'exemple de signal de la figure 2, le numéro correspondant au seuil b2 sera inscrit deux fois successivement dans la mémoire 10u : une première fois à la position temporelle A, une deuxième fois à la position B, mais pas en U car il n'y a pas eu retour du signal au dessous de Sb2 entre B et C. Bien entendu, ce qui a été dit pour le seuil S2 est vrai pour tous les seuils, compte tenu de ce que le systeme de synchronisation 80 commande la comparaison séquentielle du signal de mesure issu du convertisseur 50 avec chacun des seuils seuils hauts et seuils bas alternés) contenus dans la mémoire 70 en effectuant un adressage séquentiel de cette mémoire. Egalement ce qui est vrai pour une voie de mesure est vrai. pour toutes les autres, issues des divers extensomètres et regroupées par le multiplexeur 4O sur une même ligne d'ana- lyse. On peut noter à ce propos que les valeurs de seuilsenregistrés dans la mémoire 70 ne sont pas forcément les mêmes pour les diverses voies de multiplexage et qu'en conséquence la mémoire doit contenir un nombre de valeurs égal au nombre de seuils (total des seuils hauts et bas) muliplié par le nombre de voies. Ces informations peuvent être ordonnées de diverses manières : par exemple un seuil haut et un seuii bas pour une voie puis le seuil haut et le seuil bas de méme numéro de la voie suivante ; ou bien un seuil haut et un seuil bas d'une voie, puis le seuil haut et le seuil bas suivant de la même voie.La frequence de multiplexage est bien str synchronisée selon 1'ordre d'adressage cnoisi, c'est-a-dire selon qu'on adresse tous les seuils d'une voie puis ceux Qes autres voies ou qu'on adresse les seuils correspondants de toutes les voies puis les seuils suivants de toutes les voies etc... Le système de synchronisation 80 regle donc non seulement la séquence d'adressage des mémoires 70 et 90 mais aussi le multiplexage, et également les autres dispositifs à synchroniser dans l'appareil (notamment le convertisseur analogique-digital 50. A lafigure 3 est représenté un schéma détaillé de l'appareillage de la figure 1 On a représenté un extensomètre 10a suivi d'un amplificateur 302 et d'un circuit de filtrage 304 dont la sortie est connectée à une entrée d'un multiplexeur 40 dont les autres voies d'entrées ne sont pas représentées mais dont on comprendra qu'elles sont de nature identique à la première. Le multiplexeur 40 est aussi ici, à titre d'exemple un multi plexeur à quatre voies, dont la commande de multiplexage est effectuée périodiquement à partir d'un système de synchronisation logique 80 représenté à la partie supérieure du schéma de la figure 3. La logique de synchronisation 80 commande les séquences d'opération de l'ensemble dé l'appareil à partir d'une horloge 802 de fréquence F. Des sous-multiples de cette fréquence X, obtenus par division, commandent les diverses phases, et en particulier dans le cas de la figure 3, le multiplexage est effectué à une fréquence égale à F/1024 ; ce choix n'est d'ailleurs pas obligatoire comme on le verra. Le multiplexeur 40 est suivi d'un convertisseur numérique-analogique 502 qui est commandé par la logique de synchronisation 80 de manière à convertir successivement les signaux de mesure multiplexés des quatre voies d'entrée, et la fréquence de commande de ce convertisseur est F/256. le convertisseur 502 est un convertisseur à 8 bits plus un bit de signe puisque l'on désire relever les dépassements de seuils aussi bien négatifs que positifs. Ce convertisseur est suivi d'un circuit de calcul de valeur absolue 504 qui est simplement un circuit de complémentation binaire couramment utilisé après les convertisseurs analogiques numériques. Le signal de mesure que l'on va comparer aux divers seuils de contraintes, est celui qui existe-sous forme numérique et multiplexée en sortie du circuit de calcul de valeur absolue 504. Ce signal est amené à une première série d'un comparateur 60 dont les autres entrées reçoivent les valeurs numériques des seuils de contraintes dont on veut relever les dépassements. Ces valeurs de seuils sont enregistrées dans une mémoire numérique de valeurs de seuils 70. La mémoire numérique 70 est une mémoire morte programmable (PROM). Elle est adressable par des entrées d'adressage connectées à la logique'de synchronisation 80, laquelle effectue un adressage séquentiel pour délivrer à la sortie de mémoire 70 donc au comparateur 60 les valeurs numériques des seuils de contrainte successifs enregistrées. Ici, la mémoire 70 contient 16 seuils de contrainte pour chaque voie de mesure. Plus précisément, et comme on l'a expliqué en référence aux figures 1 et 2, chaque seuil de contrainte est subdivisé en un seuil haut (seuil de mesure proprement dit) et un seuil bas associé (seuil de déclenchement). La mémoire 70 comprend donc un nombre de valeurs de seuils égal à 3E multiplié par le nombre de voies d'entrée soit 128 valeurs de 7 bits ehacune. Dans l'adressage de la mémoire 70, les valeurs de seuil haut et bas sont alternées et, si le multiplexage est effectué comme on l'a dit à une fréquence F11024, l'adressage est fait de manière à examiner d'abord tous les seuils relatifs à la première voie puis ceux de la seconde voie etc.On pourrait prévoir aussi d'effectuer l'adressage d'un seuil donné pour~une voie, puis un seuil de meme rang-pour une autre voie et ainsi de suite, mais dans ce cas le multiplexage doit bien sur être fait différemment de manière que le signal numérique arrivant aux comparateurs à un instant de multiplexage donné soit bien comparé à un-seuil relatif à la voie correspondant à cet instant. Dans le deuxième cas considéré, la fréquence de multiplexage serait plutôt F/32. Cnaque seuil de contrainte est repéré par son auresse dans la mémoire 70. Cette adresse est le numéro du seuil dans l'ordre de leur enregistrement, complété par un bit indiquant s'il s'agit du seuil haut ou du seuil bas correspondant au seuil considéré. Le système logique de synchronisation 80 fournit successivement les numéros de seuil, qui se succèdent à une fréquence de B/16, ainsi qu'un bit à fréquence -'/8 pour la différentiation seuil haut-seuil bas. les numéros de seuil, mais non le bit supplémentaire à fréquence F/8 sont également envoyées aux entrées d'adressage d'une mémoire des dépassements de seuil 90, qui est prévue pour enregistrer les dépassements de chaque seuil par le signal de mesure, ctest-à-dire que l1on enregistre un chiffre binaire UN à la position de mémoire corresponltuttàun numéro de seuil (pour une voie de mesure donnée) si le signal de mesure comparé à ce seuil indique un dépassement, et on enregistre un ZERO à cette position si le signal indique qutil n'y a pas dépassement, ceci en tenant compte toutefois de l'hystérésis introduit comme on l'a dit par ltexistence d'un seuil haut et d'un seuil bas pour chaque seuil de contrainte : un dépassement est enregistré dans la mémoire 90 si le signal de mesure est supérieur au seuil haut ; cet enregistrement est effacé si le signal de mesure est inférieur au seuil bas ; le chiffre binaire inscrit eli mémoire 90 à une adresse de seuil donnée n'est pas modifié si le signal de mesure se situe entre le seuil haut et le seuil bas considérés. la mémoire 90 comporte ici 64 positions binaires adressables individuellement : 16 seuils pour chacune des quatre voies. Un système logique comprenant un certain nombre de portes est connecté entre le comparateur 60 et l'entrée de commande d'écriture dans la mémoire 90 ; ce système logique désigné globalement par la référence 120 sur les figures 1 et 5, réalise les fonctions indiquées ci-dessousO Il examine le contenu d'une mémoire auxiliaire 110 placée en sortie de la mémoire 90 en meme temps qu'il reçoit le signal de sortie du comparateur correspondant à l'examen d'un seuil de contrainte déterminé.La mémoire 110 contient à ce moment là une indication de l'information inscrite précédemment dans la mémoire 90 à l'adresse du seuil considéré - si le signal de mesure est inférieur au seuil bas, un zéro est inscrit dans la mémoire 90 par le système logique 120, aussit8t après la comparaison avec ce seuil bas - si le signal de mesure est inférieur à un seuil haut examiné, aucune inscription n'est effectuée dans la mémoire 90 par le système logique 120, de sorte que son contenu n'est pas modifié et qu'on retrouvera ce contenu lors de l'examen suivant du même seuil - si le signal de mesure est supérieur au seuil haut, mais que la mémoire 110 contient un UN (seuil déjà dépassé à la mesure précédente), aucune inscription n'est effectuée au moment de la comparaison avec le seuil haut : le contenu de la mémoire n'est pas modifiée. - si le signal de mesure est supérieur au seuil haut lors de la comparaison avec ce seuil haut et que la mémoire 11u contient un zéro, le système logique donne effectivement l'or- dre d'inscription d'un UN dans la mémoire de dépassement de seuil 90 à l'adresse correspondant au seuil dépassé. Dans ce dernier cas, le systeme logique lz0 assure de plus l'inscription, dans une mémoire des numéros de seuils dépassés 100, de l'adresse ou plus exactement des numéros des seuils qui viennent dêtre dépassés, en envoyant un ordre d'écriture à cette mémoire qui reçoit en permanence à ses entrées binaires mie information qui est l'adresse du seuil de contrainte présentement examiné, incluant le numéro de la voie à laquelle il se rapporte mais non le bit ndiquant qu'il s'agit d'un seuil haut ou d'un seuil bas. Ainsi, chaque fois qu'un seuil est dépassé, le numéro de ce seuil et de la voie auquel il se rapporte est inscrit dans la mémoire 100. L'adressage de cette memoire 100 est progressif : le systeme logique 120 incrémente d'une unité l'adresse à laquelle l'information de seuil dépassé suivante devra être inscrite aussitôt apres une inscription terminée, Ainsi, en fin d'ùne série de mesures, la mémoire 10u contient, à une série de positions d adresses successives les numeros de tous les seuils de contraintes dépassés avec les numeros ae voies auxquels ils se rapportent, dans l'ordre de franchissement de ces seuils. cazette mémoire est récupérée, par exemple en fin de vol d'un avion, b' 'ii S s'agit de ltetuae ae l'état de fatigue-d1une pièce d'avion, et les relevés de seuils dépassés peuvent être dépouillés. Il est à noter que l'ordre d'écriture dans la mémoire 100, donné par le système logique i20, est fourni par l'intermédiaire d'un circuit à constante de temps 1202 environ 100 millisecondes car le temps d'écriture dans la mémoire 100 est relativement long), et que pendant ce temps un signal de blocage d'horloge inhibe l'horloge 802 pour interrompre les mesures pendant ce temps d'écriture. D'autre part le signal de blocage dthorloge est utilisé pour faire avancer un compteur 150 dont les sorties constituent les signaux d'adressage de la mémoire 100 et doivent être incrémentées effectivement à chaque dépassement à inscrire. Comme une mémoire 100 peut être utilisée pour plusieurs avions, il est prévu l'inscription initiale,à la pre E ù e position d'adresse, du numéro de l'avion. Ceci se fait en méme temps que l'initialisation de la mesure par une impulsion de départ donnée par un circuit 1206. L'adresse initiale (adresse O de la mémoire 100) est repérée par un décodeur 1208 placé en sortie du compteur 130. Lorsque le compteur est à zéro, le numéro d'avion est donc la première information inscrite, suivie par les numéros de seuils successifs dépassés. De plus, il est prévu que des mesures puissent autre faites sur l'avion à la fois en vol et au sol, mais avec des valeurs de seuil de contrainte qui ne sont pas forcément les mêmes : au sol, seuls certaines valeurs de seuils enregistrées dans la mémoire 70 seront utilisées et pour cela un bit supplémentaire pour chaque valeur de seuil enregistré dans la mémoire 70 est prévu pour indiquer s'il s'agit d'un seuil valable pour un avion en vol ou au sol. Un commutateur manuel 1210 choisit grace à une porte S2/1212 les seuils intéressants selon que l'avion est en sol ou en vol ; il inhibe l'enregistrement des autres dépassements ; ce commutateur peut être commande par exemple par la rentrée et la sortie du train d'atterrissage. Il est prévu d'autre part un moyen pour repérer quelles sont les positions de la mémoire 100 auxquelles ont déjà été enregistrées les informations de seuils dépassés (les autres positions étant vides) pour que, lorsque l'on change d'avion ou que l'on effectue une autre série de mesures, le système puisse recommencer à inscrire des numéros de seuils dépassés aux positions encore vides et en évitant d'effacer les inscription précédentes. Pour cela, on inscrit en temps que dernier bit dtin- formation à chaque position de mémoire systématiquement un UN lors de chaque enregistrement de donnée de sorte qu'à cette position de bit des chiffres binaires 'tUN't sont enregistrés dans toutes les adresses déjà utilisées tandis que des zéros sont inscrits dans les adresses non encore utilisées. Ce bit est utilisé comme bit de taux de remplissage de la mémoire pour commandeur un système de calcul d'adresse permettant de repositionner le compteur 130 automatiquement à la première adresse non encore utilisée Pour cela il est envoyé par un conducteur 1214 à un registre d'approximation successive 132 qui effectue cette recherche à une fréquence de pilatage rapide B/4 de la manière suivante les sorties parallèles de toutes les cases du registre d'approximation successive 132 sont connectées aux entrées binaires parallèles du compteur 130. Une entrée d'ordre de calcul d'adresse du registre d'approximation successive introduit un chiffre binaire i dans le registre. Une entrée d'horloge à fréquence F/4 déclenche cette introduction et déclenche éventuellement le transfert de ce chiffre binaire à la sortie du registre correspondant à la position de plus fort poids du compteur 130, selon que le nouveau bit apparaissant sur le conducteur 1214 est 1 ou zéro. L'opération est répétée : introduction d'un nouveau bit 1 dans le registre, décalage et transfert ou non du bit de poids suivant à la position de poids suivant du compteur 130 selon le nouveau bit apparaissant sur le conducteur 1214. A la fin de la séquence des transferts pour tous les bits du compteur 130, l'adresse apparaissant en sortie du compteur 130 est celle de la dernière position déjà occupée de la mémoire 100.La position suivante est libre et c'est elle qui recevra l'information suivante. On a ainsi décrit, le mode de réalisation préférentiel de l'invention, dans lequel les enregistrements et comparaisons sont faits sous forme numérique. On peut également faire un traitement analogique dans lequel des valeurs analogiques de seuils hauts et bas sont comparées dans plusieurs comparateurs. Lorsque la tension de mesure atteint un seuil haut le comparateur corrbspondant commande un mono stable qui établit par l'intermédiaire dtun bistable la liaison entre un autre comparateur (qui a comparé le signal de mesure à la valeur cu seuil bas correspondant) et un autre monostableO Ce dernier commande un compteur des dépassements successifs de ce seuil, et commande également la restauration de la bascule bistable. REVUCAIIUNS lo Appareil de mesure de l'état de fatigue d'une pièce mécanique caractérisé par le fait qu'il comporte - un moyen de mesure des déformations de la pièce, relié à un moyen de comparaison du résultat de la mesure avec un seuil prédéterminé, et un moyen de comptage du nombre- de dépassements du seuil prédéterminé, le résultat du comptage représentant une estimation de l'état de fatigue de la pièce. 2. Appareil de mesure selon la revendication i, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de comparaison du résultat de la mesure des déformations avec plusieurs seuils respectifs, et un moyen connecté en sortie du comparateur pour relever les dépassements de chacun des seuils, ensemble des résultats relevés représentant une estimation de l'était de fatigue de la pièce. 5. Appareil de mesure selon la revendication 2, caractérisé par le fait que des valeurs de seuil positives et des valeurs de seuil négatives sont prévues. 4. Appareil de mesure selon l'une des revendications i à 3, caractérisé par le fait que le moyen de comparaison est réalisé avec hystérésis, de sorte que le dépassement d'un seuil donné n'est enregistré dans le moyen de comptage que si la mesure de déformation est passée par un seuil de dédlenche- ment différent du seuil donné, avant ou après un autre dépassement du seuil donné. 5. Appareil de mesure selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'enregistrement d'un dépassement de seuil donné dans le moyen de relevé des dépassements a lieu lorsque la valeur absolue de la mesure des déformations atteint la valeur du seuil donné, après avoir atteint au préalable la valeur du seuil de déclenchement. 6o Appareil de mesure selon la revendidation 5, caractérisé par le fait que le signal de mesure est successivement comparé avec une série de valeurs de seuils de mesure et une de série de valeurs/seuils de déclenchement enregistrés dans une mémoire de valeurs de seuils adressable séquentiellement et connectée à l'entrée du moyen de comparaison. 7. Appareil de mesure selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le moyen de comparaison est connecté par l'intermédiaire d'un système logique à une mémoire des dépassements de seuil, adressable d'une maniée analogue à la mémoire des valeurs de seuils, pour d'une part inscrire dans cette mémoire, à une adresse correspondaetàuaseuil donné l'exis- tence d'un dépassement de ce seuil, et d'autre part effacer cette inscription ultérieurement si le signal de mesure descend au dessous du seuil de déclenchement associé audit seuil donné. 8. Appareil de mesure selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le oyen pour relever-les dépassements de seuil est une mémoire des numéros de seuils dépassés, connectée au système logique pour inscrire une information sur le seuil qui a été dépassé, le système logique étant agencé pour inniber cette inscription si la mémoire de dépassement de seuils contenait précédemment une indication de dépassement ae seuil à l'adresse du seuil considéré. 9. Appareil de mesure selon la revendication 8, carac terse par le fait que les iniormations inscrites dans la :ncmt-1:c rtes numéros ae seuil sont les adresses des seuils contenus dans ia mémoire des valeurs ae seuil et par le fait que ces adresses sont inscrites successivements dans 11 ordre des dépassements constatés, à des adresses successives de la mémoire des numéros de seuils. 10. Procédé de mesure de l'état de fatigue d r une pièce mécanique, caractérisé par les opérations consistant à - mesurer les déformations de la pièce, - compteur le nombre de fois où les déformations de la pièce dépassent un seuil donné, le résultat du comptage représentant une estimation de l'état de fatigue de la pièce. 11. Procédé de mesure selon la revendication 11, earac- térisé par le fait qu'il consiste en outre à - compter le nombre de fois où les déformations de la pièce dépassent plusieurs autres seuls respectifs, l'ensemble des résultats du comptage représentant une évaluation de l'état de fatigue de la pièce. 12. Procédé de mesure selon la revendication 11, caractérisé par le fait qutil consiste en outre à additionner les résultats des comptages pour les divers seuils, chaque résultat étant affecté d'un coefficient multiplicatif choisi.