La présente invention concerne un procédé de détection électromagnétique de proximité utilisant l'effet Doppler, consistant à émettre une onde électromagnétique non modulée de fréquence très élevée et à recevoir l'écho renvoyé par le but visé. La présente invention concerne également des dispositifs de détection électromagnétique de proximité à effet Doppler mettant en oeuvre ledit procédé et comportant des moyens d'alimentation, un oscillateur haute fréquence, des moyens de rayonnement d'une onde électromagnétique couplés avec l'oscillateur haute fréquence, des moyens de réception de l'onde réfléchie et de mise en évidence du signal dit "signal Doppler" résultant du mixage des signaux émis et reçus, des moyens d'amplification du signal Doppler, des moyens de redressement après amplification et des moyens de liaison avec des moyens d'amorçage déclenchés par la présence d'un signal redressé d'une certaine amplitude. On sait que les dispositifs appelés couramment "fusées de proximité" entrent dans la catégorie des dispositifs de détection électromagnétique de proximité spécifiée ci-dessus. Du fait que les fusées de proximité sont des dispositifs dont le fonctionnement est basé sur un phénomène physique exploité à l'aide de circuits relevant du domaine de l'électronique, leur fonctionnement peut être perturbé et leur amorçage peut être provoqué prématurément par la mise en oeuvre de "contre mesures électroniques", l'émission d'un signal perturbateur de même fréquence apparente que celle de l'émetteur de la fusée, ou de fréquence très voisine, se traduisant, pour ladite fusee, par la réception d'un signal ayant les caractéristiques d'un écho sur le but visé. A défaut de connaître avec précision la fréquence des signaux émis par les fusées de proximité adverses, il demeure possible de procéder à un large balayage en fréquence de la bande dans laquelle fonctionnent les émetteurs desdites fusées, ou bien encore d'émettre un bruit intense couvrant toute la bande concernée. On connaît déjà des moyens d'éviter le déclenchement intempestif des dispositifs d'amorçage des fusées de proximité par un émetteur perturbateur balayant, d'une façon qui ne peut être que rapide, la bande de fréquences interessée, exposés dans la demande de brevet français déposée le 16 Février 1971 par la Demanderesse sous le titre "Détecteurs de proximité à sécurité de fonctionnement améliorée" et enregistrée sous le numéro d'enregistrement national 71 05.165. On connaît également des moyens d'éviter le déclenchement intempestif des dispositifs d'amorçage des fusées de proximité par des signaux ayant le caractère d'un bruit intense émis dans une bande de fréquences encadrant]a fréquence du signal émis par les fusées de proximité, exposés dans la demande de brevet français déposée le ler Mars 1971 par la Demanderesse sous le titre "Détecteurs de proximité anti-brouillages" et enregistrée sous le numéro d'enregistrement national 71 06.974. Les contre mesures électroniques peuvent également revêtir des formes plus élaborées telles qu'un balayage relativement lent d'une bande de fréquences relativement étroite, repérée électroniquement comme correspondant à la fréquence apparente approximative des signaux émis par les fusées de proximité adverses, ou bien par la réémission, avec un léger retard, d'un signal dont la fréquence est égale à celle du signal reçu à l'instant considéré en provenance de la fusée de proximité d'un projectile émettant dans la direction du matériel de contre mesures électroniques. Pour lutter contre des brouillages de ce genre, capables de déclencher prématurément leur fonctionnement, les missiles et autres "engins" importants et coûteux mettent en oeuvre des émissions codées et identifient les échos reçus : ce sont là des moyens relativement complexes que leur importance et leur coût ne permettent guère d'envisager lorsqu'il s'agit de projectiles modestes, utilisés de façon massive, tels que des obus de mortiers. Un des buts de la présente invention est de rendre inopérant, statistiquement parlant, un brouillage par balayage de fréquence relativement lent effectué au voisinage de la fréquence de lémet- teur d'une fusée de proximité. Un autre but de l'invention est aussi de rendre inopérant le brouillage résultant de la ré-émission de signaux sur une fréquence égale à la fréquence apparente de l'émetteur de la fusée. Un autre but de l'invention est d'obtenir ces résultats par l'emploi de moyens simples et économiques, compatibles avec la mise en oeuvre des dispositions décrites dans les demandes de brevets précitées pour assurer en même temps la protection contre un brouillage par un balayage rapide en fréquence ou par un bruit étalé dans une large bande de fréquences. L'invention est basée sur la considération que, dans le cas d'un écho véritable, la fréquence apparente des ondes reçues en retour par une fusée de proximité d'obus de mortier est liée à tout instant, au temps de propagation aller et retour près, à la fréquence des ondes émises. On sait en effet que, d'une part, la vitesse d'arrivée près du sol de projectiles à faible vitesse initiale et à tir courbe est assez peu variable et correspond sensiblement à la vitesse limite dans les basses couches de l'atmosphère de ces projectiles considérés comme des corps tombant en chute litre et que, d'autre part, la fréquence Doppler du signal basse fréquence apparaissant dans le montage est donnée par la formule v F = 2F V F = 2F c dans laquelle FD est la fréquence Doppler, F est la fréquence de l'onde émise, V est la vitesse du projectile, c est la vitesse de propagation des ondes électromagné tiques. I1 est bien évident, de ce fait, qu'à un ensemble donné constitué par un projectile d'un type déterminé et par une fusée de proximité émettant au voisinage immédiat d'une certaine haute fréquence F, correspond une fréquence Doppler typique proportionnelle à la vitesse limite de chute, assez bien définie, de l'ensemble et que, pour de petites variations de la fréquence F, l'écart entre la fréquence de l'onde émise et la fréquence de l'écho reçu est pratiquement constant. Selon l'invention, le procédé de détection électromagnétique de proximité utilisant l'effet Doppler, consistant à émettre une onde électromagnétique non modulée de fréquence très élevée et à recevoir l'écho renvoyé par le but visé est notamment remarquable en ce que, à la suite de la réception d'un premier signal ayant, pour des raisons qui peuvent être fortuites, les caractéristiques de fréquence Doppler d'un écho normal et une amplitude suffisante, l'information que représente ce signal est mise momentanément en mémoire au lieu d'être immédiatement transmise aux moyens destinés à exploiter l'information représentée par la présence d'un écho véritable et la fréquence du signal émis est modifiée d'une quantité supérieure à la grandeur de la fréquence Doppler maximale d'un écho normal, en ce que, si un second signal ayant, après le changement de la fréquence du signal émis, les caractéristiques de fréquence d'un écho normal et une amplitude suffisante, est reçu pendant la durée du temps de mise en mémoire de la première information, cette seconde information est transmise aux moyens destinés à l'exploiter et en ce que la fréquence du signal émis est ramenée à sa valeur initiale lorsque le changement précité de la fréquence du signal émis n'est pas suivi de la réception d'un second signal ayant les caractéristiques d'un écho normal pendant la durée du temps de mise en mémoire de la première information. Le procédé selon l'invention peut être complété par une inhibition de la transmission du signal de déclenchement lorsque, parallèlement à la réception d'un signal à caractère d'écho Doppler normal dans une bande de fréquences choisie d'une façon appropriée, un signal à apparence d'écho Doppler est reçu dans une bande de fréquences voisine et distincte de celle dans laquelle un écho Doppler normal est situé durait de la vitesse limite du projectile et de la fréquence du signal émis, ainsi qu'il est fait dans les "Détecteurs de proximité anti-brouillages" de la demande de brevet français 71 06.974 déjà citée. Les dispositifs de détection électromagnétique de proximité à effet Doppler mettant en oeuvre le procédé selon l'invention, comportant des moyens d'alimentation, un oscillateur haute fréquence, des moyens de rayonnement d'une onde électromagnétique couplés avec l'oscillateur haute fréquence, des moyens de réception de l'onde réfléchie et de mise en évidence du signal dit "signal Doppler" résultant du mixage des signaux émis et reçus, des moyens d'amplification du signal Doppler, des moyens de redressement après amplification et des moyens de liaison avec des moyens d'amorçage déclenchés par la présence d'un signal redressé d'une certaine amplitude, sont notamment remarquables en ce que l'oscillateur haute fréquence est muni d'un élément dont dépend pour une part la fréquence d'oscillation, relié à un montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, en ce que les moyens de liaison précités sont constitués par un dispositif d'inhibition relié au moins au montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, mentionné ci-dessus et en ce qu'un circuit à constante de temps est disposé entre l'entrée des moyens d'amorçage et l'élément actif desdits moyens d'amorçage. Les dispositifs de détection électromagnétique mettant en oeuvre le procédé selon l'invention peuvent également comporter au moins une voie auxiliaire de traitement de signaux, comportant un amplificateur sélectif dont la bande passante est voisine et différente de la bande de fréquences occupée par un écho Doppler véritable et un étage de redressement et de filtrage dont la sortie est reliée à une entrée de commande du dispositif d'inhibition cité ci-dessus. La mise en oeuvre du procédé et des dispositifs selon l'invention permet, dans sa forme la plus simple, d'éviter l'amorçage de l'explosion du projectile lors de la réception d'un signal ayant, fortuitement, les caractéristiques d'un écho, ou bien encore lors de la réception d'un signal provenant d'un brouilleur à balayage de fréquence; en donnant au montage électronique à deux états d'équilibre un temps d'équilibre momentané suffisamment court, on est également prémuni contre l'effet d'un brouilleur à synthétiseur de fréquence réémettant, avec un certain retard, un signal sur la môme fréquence que celle du signal reçu : dans le cas d'un véritable écho Doppler, on a une réapparition très rapide de l'écho après changement de la fréquence d'émission, ce qui permet donc de travailler avec un temps d'équilibre momentané suffisamment court. Si l'on utilise, en combinaison avec les dispositions précisées ci-dessus, au moins une voie auxiliaire de traitement des signaux de brouillage apparaissant en dehors de la bande de fréquences spécifique d'un écho Doppler véritable, les fusées de proximité selon l'invention sont, de plus, insensibles à l'effet d'un brouillage consistant en l'émission de bruit dans une large bande de fréquences. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle peut être réalisée. La figure 1 est constituée par un schéma synoptique d'un détecteur de proximité mettant en oeuvre le procédé selon l'invention. La figure 2 est constituée par un schéma synoptique d'une variante de réalisation du détecteur de proximité de la figure 1, variante comportant une voie auxiliaire de traitement de signaux. La figure 3 est un schéma qui constitue un exemple de forme de réalisation d'éléments caractéristiques des détecteurs de proximité des figures 1 et 2. Dans le schéma constituant la figure 1, on a représenté synoptiquement des moyens d'alimentation 1 assurant la fourniture de l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement d'un oscillateur haute fréquence 2 et des autres éléments d'un dispositif mettant en oeuvre le procédé selon l'invention. Les moyens d'alimentation 1 sont généralement constitués par une batterie de piles spéciales amorcées par le départ du projectile. L'oscillateur haute fréquence 2 est, selon l'exemple représenté) du modèle dit "autodétecteur" ou "autodémodulateur" : ce peut être, par exemple, un oscillateur à diode à effet Gunn. L'oscillateur haute fréquence 2 est relié à des moyens de rayonnement 3 qui reçoivent également les ondes réfléchies par le but à atteindre (ou émises par un éventuel émetteur perturbateur à caractère volontaire ou accidentel).L'oscillateur autodémodulateur 2 met en évidence la fréquence Doppler (ou pseudo-Doppler) correspondante qui peut être recueillie sur une sortie 4 de l'oscillateur 2. L'oscillateur 2 est muni d'une entrée de commande 5 sur laquelle l'application d'une tension de commande de grandeur appropriée permet de faire varier la fréquence d'oscillation, par exemple par la mise en oeuvre dans l'oscillateur 2 d'une diode semiconductrice à effet de capacité variable du genre couramment appelé VARACTOR; un effet équivalent peut également être obtenu, avec un oscillateur à diode à effet Gunn, par une modification de la tension d'alimentation de la diode auto-oscillatrice, ce qui peut être réalisé, par exemple, en intercalant une petite résistance série dans le circuit d'alimentation de la diode à effet Gunn et en disposant un transistor en shunt sur ladite résistance : selon que ledit transistor est conducteur ou est bloqué, on obtient deux tensions d'alimentation différentes. La sortie 4 est reliée à l'entrée d'un amplificateur basse fréquence 6 dont la bande passante est déterminée de façon à "encadrer" avec des marges appropriées la fréquence Doppler typique du projectile auquel est destiné le détecteur de proximité décrit. La sortie de l'amplificateur 6 est réunie à l'entrée de moyens de redressement 7 dont la sortie est reliée à l'entrée 8 d'un ensemble 9 comportant des moyens d'adaptation, des moyens de mise en forme impulsionnelle du signal Doppler redressé et filtré, ainsi qu'un montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané. La sortie des moyens de redressement 7 est également reliée à l'entrée de signal 10 d'un dispositif d'inhibition 11. L'ensemble 8 est muni d'une première sortie 12 sur laquelle est disponible une tension électrique susceptible de prendre deux valeurs distinctes et qui est reliée à l'entrée de commande 5 de l'oscillateur 2, ainsi que d'une seconde sortie 13 reliée à une entrée de commande 14 du dispositif d'inhibition Il; sur la sortie 13, la tension disponible par rapport à la masse du montage est également une tension susceptible de prendre deux valeurs distinctes. La sortie du dispositif dtinhibition 11 est reliée à entrée d'un ensemble de moyens d'amorçage 15 dont la circuiterie comporte, en entrée, un circuit à constante de temps qui peut notamment être constitué par un circuit RC. Le fonctionnement du détecteur de proximité dont le schéma synoptique est représenté sur la figure 1 peut être précisé comme suit : au démarrage du fonctionnement du dispositif, lorsque la batterie de piles des moyens d'alimentation 1 est amorcée par le départ du projectile, l'oscillateur 2 oscille sur une certaine fréquence F1 déterminée, pour une part, par la tension présente à cet instant sur la sortie 12 dé l'ensemble 8 et appliquée, de ce fait, sur l'entrée de commande 5 de l'oscillateur 2 et les moyens 3 rayonnent une onde électromagnétique de fréquence correspondant à la fréquence F1 d'oscillation de l'oscillateur 2; dans les conditions initiales ainsi précisées, la tension présente sur la sortie 13 de l'ensemble 9 a une valeur telle que le dispositif d'inhibition 11 est "actif" et ne transmet pas aux moyens d'amor çage 15 un signal appliqué sur son entrée 10. Au moment ou une onde réfléchie ayant un caractère d'écho Doppler est reçue par les moyens de rayonnement 3, un signal redressé est appliqué par les moyens de redressement 7 à l'entrée 8 de ensemble 9 et à l'entrée de signal 10 du dispositif d'inhibition 11. Les conséquences de la réception de ce premier écho, ou d'un signal en ayant les caractéristiques, sont les suivantes lorsque ce signal atteint une certaine amplitude, le montage à deux états d'équilibre, dont un momentané, faisant partie de l'en- semble 9, bascule en on état d'équilibre momentané, ce qui entraî- ne un changement brutal des tensions présentes sur les sorties 12 et 13;; il en résulte le passage de la fréquence d'émission F1 à une fréquence F2, accompagné de la mise au repos du dispositif d'inhibition 11. Le changement de fréquence de l'oscillateur de F1 à F2 rejette instantanément la réception du signal, écho réel ou pseudo-écho, hors de la bande passante de l'amplificateur 6. Si, dans la limite du délai de temps résultant de la durée de l'état d'équilibre momentané du montage à deux états d'équilibre ayant pour une part une fonction de mémoire, un second écho est reçu, le signal correspondant est transmis aux moyens d'amor çage 15 et le projectile explose : c'est ce qui se produit lorsque le premier écho est un écho réel et qu'il se présente de nouveau, après un très court délai de temps correspondant au temps de propagation aller et retour de l'onde émise et de l'écho reçu après le passage à la fréquence F2. Si, au contraire, dans la limite du délai de temps résultant de la durée de l'état d'équilibre momentané du montage à deux états d'équilibre, un second écho n'est pas reçu, le montage à deux états d'équilibre revient à son état d'équilibre permanent initia2 ce qui entraîne le retour de l'oscillateur 2 à la fréquence Fl et le rétablissement de l'inhibition de la transmission du signal redressé provenant d'un nouveau premier écho aux moyens d'amorçage 15. De ce fait, lorsque la réception d'un signal ayant le caractère d'un écho est due à un mécanisme fortuit, la réception de cet écho ne provoque pas le déclenchement de l'explosion du projectile par les moyens d'amorçage 15, mais un changement de la fréquence d'émission destiné à vérifier la nature du signal reçu; lorsqu'il s'agit d'un faux écho dû à un brouillage par balayage de fréquence, les probabilités de double colncidence de réception d'un pseudoécho par mixage avec les fréquences successives F1 et F2 sont extrêmement faibles. Dans le schéma synoptique constituant la figure 2, on a conservé les références utilisées sur la figure 1 pour tous les élé- ments demeurés identiques et assurant exactement les memes fonctions. Les différences entre le dispositif détecteur de proximité représenté sur la figure 1 et le dispositif représenté sur la figure 2 consistent en la présence d'une voie auxiliaire de traitement de signaux constituée par un amplificateur basse fréquence 21 suivi de moyens de redressement et de filtrage 22 dont la sortie est reliée à une entrée de commande 23 d'un dispositif d'inhibition 24 muni de deux entrées de commande. L'entrée de l'amplificateur 21 est montée en parallele avec l'entrée de l'amplificateur 6 à la sortie 4 de l'oscillateur autodémodulateur 2.La bande de fréquences dans laquelle l'amplificateur 21 amplifie effectivement les signaux appliqués à son entrée est choisie à proximité et en dehors de la bande de fréquences dans laquelle peut se situer un écho Doppler normal pour l'ensemble constitué par le projectile considéré et par la fusée de proximité qui l'équipe, ainsi qu'il est expliqué dans la demande de brevet français nO 71 06.974 déjà citée. Vis-à-vis d'un signal Doppler ou pseudo-Doppler ayant les caractéristiques d'un écho ou d'un pseudo-écho de fréquence Doppler définie, le fonctionnement du montage représenté sur la figure 2 est identique à celui du montage représenté sur la figure 1; si le signal reçu par les moyens de rayonnement 3 est un signal émis par un brouilleur émettant un bruit intense dans une large bande de fréquences, le signal basse fréquence présent sur la sortie 4 comporte des fréquences situées dans la bande des fréquences amplifiées par l'amplificateur 21 et la voie auxiliaire de traitement de signaux applique un signal d'inhibition sur l'entrée de commande 23 du dispositif d'inhibition 24, quelle que soit la fréquence du signal émis à l'instant considéré, F1 ou F2.Un brouillage par du bruit à large bande ne peut donc pas provoquer l'éclatement intempestif d'un projectile équipé d'une fusée de proximité dont le schéma synoptique est celui de la figure 2; au pis aller, un tel brouillage laisserait l'obus arriver au sol et exploser à l'arrivée à terre sous l'effet de sa fusée percutante au lieu d'éclater à une altitude favorable à'l'arrosage" du personnel. Il est également possible de mettre en oeuvre deux voies auxiliaires de traitement de signaux, dont les bandes passantes "encadrent" la bande de fréquences dans laquelle peut se situer un écho Doppler typique du projectile intéressé, équipé d'une fusée de proximité émettant au voisinage d'une fréquence donnée, ainsi qu'il est décrit dans la demande de brevet français déposée le ler-Mars 1971 par la Demanderesse sous le titre "Détecteurs de proximité anti-brouillages" et enregistrée sous le numéro d'enregistrement national 71 06.974. Dans le schéma de la figure 3 sont visibles les éléments constitutifs d'un étage de redressement et de filtrage 7 et d'un ensemble 9 comportant des moyens d'adaptation 31, des moyens de mise en forme impulsionnelle du signal Doppler redressé et filtré 32 et un montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, 33. Les moyens d'adaptation 31 sont constitués par un transistor NPN monté suivant la disposition dite "à émetteur suiveur; les moyens de mise en forme impulsionnelle 32 sont constitués par un montage bistable du type couramment appelé "trigger de Schmitt" et le montage 33 est constitué par deux transistors montés en univibrateur à couplage par les émetteurs. L'étage de redressement et de filtrage 7 est, selon cet exemple, agencé de façon à fournir une tension redressée positive par rapport à la masse du montage. Un point d'entrée 34 de l'étage 7 est relié à la sortie de l'étage 6 et couplé par un condensateur 35 à la cathode d'une diode semi-conductrice 36 dont l'anode est connectée à une masse générale 37. L'armature du condensateur 35 réunie à la cathode de la diode 36 est aussi réunie à l'anode d'une diode semi-conductrice 38 dont la cathode est reliée à une première armature d'un condensateur de filtrage 39 dont une seconde armature est connectée à la masse 37 du montage. Une résistance de fuite 40 est disposée entre un point 41, relié à la première armature du condensateur 39, et la masse 37. Le point 41 constitue la sortie de l'étage de redressement et de filtrage 7. Les composants actifs des éléments constituant l'ensemble 9 sont alimentés à partir d'une ligne d'alimentation 42 reliée aux moyens d'alimentation 1 et portée, dans le cas de cet exemple, à un potentiel positif par rapport à la masse générale du montage 37. L'entrée de l'étage d'adaptation 31 est constituée par le point 8 relié à la sortie 41 de l'étage 7, d'une part, et à la. base d'un transistor NPN 43 d'autre part. Le collecteur du transistor 43 est directement relié à la ligne positive 42 et l'émetteur dudit transistor est relié à la masse 37 par une résistance de charge 44. L'emetteur du transistor NPN 43 est directement réuni à la base d'un transistor NPN 45 qui est le transistor d'entrée du trigger de Schmitt 32. Le collecteur du transistor 45 est alimenté à partir de la ligne 42 à travers une résistance de charge 46 et un diviseur de tension constitué par deux résistances 47 et 48 montées en série est disposé entre le collecteur du transistor 45 et la masse 37. Le point commun aux deux résistances 47 et 48 est relié à la base d'un transistor NPN 49 dont le collecteur est alimenté à partir de la ligne positive 42 à travers une résistance de charge 50. Les deux émetteurs des transistors 45 et 49 sont interconnectés et alimentés à travers une résistance d'émetteurs commune 51 aboutissant à la masse 37. Le collecteur du transistor 49 est couplé avec un point 52, constituant l'entrée de l'univibrateur 33, par un condensateur 53. Une résistance ce fuite 54 est disposée entre la masse 37 et le point d'entrée 52 qui est lui-même directement connecté à l'anode d'une diode semi-conductrice 55 dont la cathode est reliée à la base d'un transistor NPN 56. Le potentiel de repos de la base du transisto 56 est fixé par un diviseur de tension constitué par deux résistance 57 et 58 montes en série entre la ligne positive 42 et la masse 37. Le collecteur du transistor 56 est relié à un point 59 alimenté à partir de la ligne 42 à travers une résistance de charge 60 et il est couplé par un condensateur 62 avec la base d'un transistor NPN 63 polarisée à partir de la ligne 42 à travers une résistance 64.Les deux émetteurs des transistors 56 et 63 sont interconnectés et alimentés à partir de la masse 37 à travers une résistance commune d'émetteurs 61. Le collecteur du transistor 63 est relié à un point 65 alimenté à partir de la ligne 42 à travers une résistance de charge 66. La sortie 13 destinée à commander le dispositif d'inhibition 11 de la figure 1 ou le dispositif d'inhibition 24 de la figure 2 est reliée au point 59 par une résistance 67. La sortie 12 de la figure 1 peut être constituée par le point 59 ou par le point 65. Le fonctionnement des circuits représentés sur la figure 3 peut être expliqué ainsi : en présence d'un premier signal amplifié par l'amplificateur 6, une tension redressée positive par rapport à la masse 37 apparaît au point 41 et est appliquée sur la base du transistor 43 dont le potentiel de l'émetteur suit les variations du potentiel de la base. Initialement, le transistor 45 est bloqué et le transistor 49 est conducteur; lorsque le potentiel de la base du transistor 45 est élevé au-dessus du seuil de basculement du montage, la situation s'inverse : le transistor 45 devient conducteur et bloque le transistor 49. I1 en résulte une impulsion positive de tension au niveau du collecteur du transistor 49, transmise par le condensateur 53 et la diode 55 à la base du transistor 56. Initialement, le transistor 56 est bloqué et le transistor 63 est conducteur; sous l'influence de l'impulsion positive de tension appliquée sur la base du transistor 56, ledit transistor devient conducteur, ce qui entraîne le blocage du transistor 63 pendant un temps qui est une certaine fraction de la constante de temps du circuit RC constitué par la résistance 64 et le condensateur 62, par. exemple le cinquième environ de cette constante de temps. Les conséquences de ce basculement momentané sont les suivantes : les potentiels des points 59 et 65 varient brutalement en sens inverses l'un de l'autre, celui du point 59 s'abaisse et celui du point 65 s'élève. Si le moyen de modification de la fréquence de l'oscillateur 2 est une diode semi-conductrice dont la capacité varie avec la tension inverse appliquée à ladite diode, la fréquence d'oscillation s'élèvera si la diode est polarisée à partir du point 65 et la fréquence d'oscillation s'abaissera si la diode est polarisée à partir du point 59.De toute façon, il en résulte une variation immédiate de la fréquence d'oscillation de l'oscillateur- 2 et une variation non moins immédiate de la fréquence Doppler ou pseudo-Doppler des ondes reçues à l'instant considéré, écho en fin de retour ou brouillage, ce qui entraîne la disparition, au moins momentanée, du signal qui était présent à la sortie de l'amplificateur 6. L'étage de redressement 7 est à faible constante de temps et le potentiel du point 41, relié à l'entrée de signal 10 du dispositif d'inhibition 14 de la figure 1 ou du dispositif 24 de la figure 2, s'abaisse rapidement. Simultanément, le dispositif.d'inhi- bition 14 ou 24 qui était en position dtinhibition sous l'influence de la tension positive relativement élevée du point 59 passe en position neutre.Le circuit à constante de temps disposé à l'entrée des moyens de déclenchement 15 permet d'éviter un déclenchement intempestif au cours de cette période transitoire correspondant à la décharge du condensateur 39 au début de la suppression momentanée de l'inhibition. Si le signal qui a provoqué ce premier temps de préparation est un véritable écho Doppler, il ne tarde pas longtemps à réapparature à la sortie de l'amplificateur 6, (le temps d'un aller et retour pour l'onde émise sur la nouvelle fréquence et pour son écho) et la tension positive qui réapparaît également au point 41 est alors acheminée vers les moyens d'amorçage 15. Lorsque le trigger de Schmitt 32 revient à son état d'équilibre initial lors de l'abaissement du. potentiel du point 41, l'impulsion négative qui apparaît au niveau du collecteur du transistor 49 n'est pas transmise par la diode 55 et n'affecte pas le fonctionnement de l'univibrateur 33, cette impulsion s'écoulant par la résistance de fuite 54. Si le signal qui a provoqué le premier temps de préparation est un véritable echo Doppler, sa réapparition se traduit, pour le trigger de Schmitt 32, par un nouveau basculement accompagné d'une impulsion positive qui, pour l'univibrateur 33, constitue seulement une "confirmation" de sa position momentanée. Si le signal qui a provoqué le premier temps de préparation n'est pas un véritable écho Doppler et a un caractère fortuit, il a seulement une probabilité négligeable de réapparition au cours du deuxième temps. Après un délai qui dépend de ses conditions de fonctionnement et de la constante de temps du circuit composé de la résistance de base 64 et du condensateur de couplage 62, l'univibrateur 33 revient à son état d'équilibre initial, ce qui entraîne la réapparition de l'inhibition et le retour à la fréquence d'émission initiale. décrit Le dispositif d'inhibition utilisé est du modèle en relation avec la figure 4, dans la demande de brevet français, déjà citée, de la Demanderesse, déposée le ler Mars 1971 sous le titre "Détecteurs de proximité anti-brouillages" et enregistrée sous le nO 71 06.974. Dans le cas où le signal reçu est un signal de brouillage constitué par un bruit intense émis dans une large bande de fréquences, on a déjà exposé, dans les explications relatives à la figure 2 du présent mémoire, comment se comporte le dispositif dont le schéma synoptique constitue ladite figure. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de détection électromagnétique de proximité utilisant l'effet Doppler, consistant à émettre une onde électromagnétique non modulée de fréquence très élevée et à recevoir l'écho renvoyé par le but visé, caractérisé en ce que, à la suite de la réception d'un premier signal ayant, pour des raisons qui peuvent être fortuites, les caractéristiques de fréquence Doppler d'un écho normal et une amplitude suffisante, l'information que représente ce signal est mise momentanément en mémoire au lieu d'être immédiatement transmise aux moyens destinés à exploiter l'information représentée par la présence d'un écho véritable et la fréquence du signal émis est modifiée d'une quantité supérieure à la grandeur de la fréquence Doppler maximale d'un écho normal, en ce que, si un second signal ayant, après le changement de la fréquence du signal émis, les caractéristiques de fréquence d'un écho normal et une amplitude suffisante, est reçu pendant la durée du temps de mise en mémoire de la première information, cette seconde information est transmise aux moyens destinés à l'exploiter et en ce que la fréquence du signal émis est ramenée à sa valeur initiale lorsque le changement précité de la fréquence du signal- émis n'est pas suivi de la réception d'un second signal ayant les caractéristiques d'un écho normal pendant la durée du temps de mise en mémoire de la première information. 2.- Procédé de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en mémoire momentanée de l'information constituée par le premier signal paraissant être un écho normal est effectuée par un montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, provoquant le changement de la fréquence de l'onde émise et permettant momentanément, par l'ouverture d'un dispositif d'inhibition, la transmission d'une autre information de proximité vers les moyens d'exploitation de ladite information. 3.- Procédé de détection électromagnétique de proximité selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la commande du montage électronique à deux états d'équilibre cité sous 2 est effectuée par un dispositif se mise en forme impulsionnelle du signal reçu. 4.- Procédé de détection électromagnétique de proximité selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé par la mise en oeuvre d'une voie auxiliaire de traitement de signaux commandant, de pair avec le montage électronique à deux états d'équilibre dont un momentané, cité sous 2, la fermeture du dispositif d'inhibition coupant la transmission de toute information de proximité vers les moyens d'exploitation de ladite information. 5.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité à effet Doppler, comportant des moyens d'alimentation, un oscillateur haute fréquence, des moyens de rayonnement d'une- onde électromagnétique couplés avec l'oscillateur haute fréquence, des moyens de réception de l'onde réfléchie et de mise en évidence du signal dit "signal Doppler" résultant du mixage des signaux émis et reçus, des moyens d'amplification du signal Doppler, des moyens de redressement après amplification et des moyens de liaison avec des moyens d'amorçage déclenchés par la présence d'un signal redressé d'une certaine amplitude, caractérisés en ce que l'oscil- lateur haute fréquence est muni d'un élément dont dépend pour une part la fréquence d'oscillation, relié à un montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, en ce que les moyens de liaison précités sont constitués par un dispositif d'inhibition relié au moins au montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, mentionné ci-dessus et en ce qu'un circuit à constante de temps est disposé entre l'entrée des moyens d'amorçage et l'élément actif desdits moyens d'amorçage. 6.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 5, caractérisés en ce que l'élément dont dépend pour une part la fréquence d'oscillation est une diode à effet Gunn auto-oscillatrice et en ce que le circuit d'application de la tension d'alimentation à ladite diode à effet Gunn comporte une résistance série aux extrémités de laquelle sont respectivement reliés le collecteur et l'émetteur d'un transistor dont la base est reliée par une résistance au montage électronique à deux états d'équilibre cité sous 5. 7.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 5, caractérisés en ce que l'élément dont dépend pour une part la fréquence d'oscillation est une diode semi-conductrice à effet de capacité variable dépendant de la tension inverse appliquée à ladite diode 8.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 5, caractérisés en ce que le montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané, est un montage du type appelé "univibrateur". 9.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 5, caractérisés en ce qu'un dispositif électronique du type appelé "trigger de Schmitt" est intercalé entre la sortie des moyens de redressement après amplification et l'entrée du montage électronique à deux états d'équilibre, dont un momentané. 10.- Dispositifs de détection électromagnétique de proximité selon la revendication 5, caractérisés en ce qu'une voie auxiliaire de traitement de signaux est disposée entre la sortie des moyens de mise en évidence du signal Doppler et une entrée de commande du dispositif d'inhibition.