La présente invention concerne un procédé et des moyens utilisables pour la fabrication d'un verre feuilleté d'usage décoratif comprenant au moins s deux feuilles de verre ou une matibre vitro-cristalline - entre lesquelles - s'intercalent un film photographique, traité et assemblé par collage, au moyen de couches thermoplastiques. La présente invention a pour but, l'obtention de volumes de verre feuilleté toutes dimensions - caractérisée par un fil. photographique stable intercalé et au moyen duquel toutes impressions photographiques au trait - en demi-teinte - monochrome - bichrome - trichrome - quadrichrome - sont possibles. La dtte invention a pour avantage, outre de réduire substantiellement les dangers provenant des éclats de verre en cas de casse d'offrir, dans le domaine de la décoration ou de l'architecture intirieu- re, des possibilités dtineorporation de motif; en couleur, dans le verre feuilleté at pratiquement sans limite La caractéristique essentielle de l'invention, réside dans l'adjonction intercalée entre les deux plaques de verre feuilleté, d'un film photographique, avec tout ce que lton peut imaginer de possibilités conséquentes, sans limite. Ce film peut-ttre lié à des matières comme, le butwral de polyvinylique, pour constituer une structure stratifiée - structure qui peut en outre être liée à une ou plusieurs couches de verre d'une structure de vitrage, pour fournir les caractéristiques décoratives et mécani- ques voulues. La présente invention se rdfEre aux vitrages - Glaces Panneaux de verre et preduits qui en découlent, constituée de feuilles superposées de verre soudé à chaud entre elles, au moyen de feuilles intercalaires de natiâre thermoplastique. L'emploi des colorants de diverses peintures, chiique- ment liés aux diverses matières thermoplastiques couramment employées dans les techniques du vitrage feuilleté - est depuis longtemps connu les techniques sérigraphiques ou sytbme du pochoir, appliqué directement sur le butyral : également - irais elles n'offrent pas - et de lein à la fois, la fidélité de reproduction, la transparence des couleurs, la netteté des traits et la douceur des demi-tons et dégradés - que nous réservent les files photographiques. Mais pour la fabrication d'un verre feuilleté faisant lto- bjet de l'invention, certaines opérations sont nécessaires Aussi, l'ensemble stratifié ou "sandwich" est formé au préalable. I1 se compose donc d'une plaque de verre (I) - d'une feuille de plastique thermocollable (2) - du film émulsionné photegra- phique (3) spécifique de l'invention, d'une feuille de plastique thermocolable ou butyral de polyvinyle (4) et d'une autre plaque de verre qui achève la structure. (s) L'ensemble stratifié ou "sandwich", préablement chauffé à environ 70 - 80- est calendré dans une presse à rouleaux, permettant d'évacuer la totalité de l'air inclus entre les deux feuilles de matière plastique et le film photographique. (Références Dessins) Le vitrage ainsi pré-collé est ensuite introduit dans un autoclave, relié à une source d'air sous-pression et équipé de résistances électriques La température et la pression de l'air sont graduellement portées à environ I200 à I300 et à I2kgs/cm2. Or, il était connu depuis longtemps des techniciens de matériau verrier feuilleté - les énormes défauts des films à développement chromogène que sont principalement l'instabilité des images à la lumiâre solaire et en I'occurence à des pressions importantes et à des températures de chauffe élevées - en effet - les images trichromes obtenues par développement chromogène peuvent subir trois sortes d'altération IO - Décoloation à la lumière solaire ou a celle de l'arc électrique. 20 - Acidification par le gaz carbonique de l'air, avec changement de teinte. 30 - Oxydation sous liinfluence de la chaleur et de l'humidité notamment quand les couches contiennent encore du développateur peu soluble, il se produit un voile jaune brun et l'affaiblissement de l'image. Les colorants magenta et jaune azométhinique, sthydrolisent en cé tones qui brunissent par réoxydation. Voilà pourquoi l'on prdconisait le baft stabilisateur au formol, qui a pour but, de tanner la gélatine, de réduite l'humidité contenue dans les couches du film. En conclusion, les colorants azométhiques n'ont pas une grande solidité, tout au moins pas comparable à celle des colorants pour teinture des tissus, caractéristique essentielle de l'invention. Sous l'une de ses formes, l'invention consiste dans l'emploi des colorants basiques - ces derniers sont suseeptibles d'être utilisés par les divers systbmes connus de mordançage Celui de l'iodure t'arpent indiqué par TRAUBE en 1907 - du sulfocyanure cuivreux découvert par CHRISTENSEN - du ferrocyanure de cuivre à ceux des ferrocyanures de titane ou autres métaux difficile d'emploi. En effet une image photographique est susceptible d'être transformée en un composé chimique ayant une grande affinité pour les aatires colorantes, de la même façon que l'alumine retient les colorants pour former les laques ; on dit que l'image est mordancée. Une image mordancée - trempée dans une solution acidulée d'un colorant Basique absorbe fortement Xe colorant, mais seulement, aux endroits où se trouve le mordant - par simple lavage le colarant en excès qui imprègne la gélatine est éliminé et l'image colorée apparaît. Les images obtenues sont donc cinq fois plus résistantes que celles réalisées par voie chromogène : d'où avantages considérables. De plus, les nuances peuvent être choisies dans les séries offrant une grande variété de transmission spectrale, ce qui permet non seulement un équilibrage plus sûr des monochroies - dichromes ou trichro ses - mais des tons plus purs, notaient des toutes ou des jaunes plus éclatants. La réunion de toutes ces propriétés dans un film est l'une des caractéristiques de l'invention. En ce qui concerne le film spécifique de cette invention on a trouvé que, des quatre grandes classes de supports pour émulsion photographique s ACETATE - POLYSTYRENE - POLYCARBONATE - TEREPHTALATE un seul semblait présenter les propriétés essentielles requises pour sen adhérence et son affinité aux matières thermoplastiques et en particulier au butyral de polyvinylique - Le TEREPHTALATE de POLYETHILENE. En effet le TEREPHTALATE de POLYETHILENE est un haut polymbre dont le poids moléculaire est d'au moins I5 000 - de densité I,4 il se ramollit entre 220 et 240 et fond à 2CO. Il est thermocollable et trois fois plus résistant à la chaleur que le triacétate de cellu leste, de plus aux basses températures il ne perd, aucune de ses qualités. Les dimensions d'un film en Terephtalate de Polyethylène sont très stables, car il ne contient aucun plastifiant. La reprise d'humidité à 25 dans une atmosphère à 5% est de 0,4%. La dilatation par degré d'humidité relative est inférieure à 0,004 pour l'Acétate, cela pour le support nu. Avec la couche d'émulsion les variations sont plus importantes par degré C : 0,03C contre 0,04I - journal *Of the Seciéty of Motion Pictures and television Engineers Easton - P A U.S.A. par D.R. White et Coll en décembre I955. - La résistance à la rupture est particulibrement élevée : I330 kg/cm2 contre 800 pour le triacétate. - Résistance au déchirement - double de celle des autres matibres plas tiques. - Résistance au choc : 75 kg / cm2 - contre 3 pour l'acétate. - Résistance à l'absorFtion : 100 - Polyamide I50 - autre film 5 à 25 - Résistance au pliage alterné - égale à celle du nylon. - La résistance à la lumière est égale, mais non supérieure à celle des autres films. Cependant les radiations destructives étant situées entre 300 et 350 NM, peuvent être absorbées par une lame de verre. Limite de transmission 3I5 NM. En résumé, le film photographique traité doit être doté d'un grand nombre de propriétés, qui se trouvent réunies dans l'invention à savoir : - I . Stabilité dimensionnelle parfaite avec une faible élasticité dans le sens de la machine. - 2 . Transparence optique la meilleure, c'est à dire un film transparent exempt de voile non désiré et le minimum de distorsion optique. - 3 . Possibilité d'être chauffé une fois impressionné et traité au moins jusqu'à I300 pour le formage ; la stratification et l'enduc- tion - sans altération des couleurs en résultat final. - 4 . Epaisseur et rigidité suffisantes pour prévenir toutes détériora tions du motif impressionné au cours de l'assemblage. - 5 . Résistance à la rupture et à la déchirure, suffisante pour éviter tout endommagement du film soumis au calendrage à des pressions variables de l'ordre de IOkgs/cm2 ou plus. - 6 . Adhérence parfaite à des matériaux thermoplastiques et en parti culier au Butyral de Polyzinyle. - 7 . Stabilité parfaite des couleurs transparentes impressionnées grtce aux colorants utilisés dans l'invention. I1 est important de souligner les propriétés des colorants utilisés (Basiques) pour leur absorption particuliâre des ultras-violet. Nous savons que le verre ordinaire absorbe déjà par luimême l'ultra-violet jusqu'à 300NM - mais il est avantageux d'utiliser un additif colorant protecteur Anti-U.V. - ajouté au Butyral de Polyvinyle ou aux matières thermocollables, comme par exemple : le Butacite 106 U.V. I5 mil ou 30 mil (Dupont) Ces volumes de verre peuvent remplacer avantageusement les vitraux.En effet l'impression photographique des films en grand format permet de réaliser des vitrages de grande dimension, sans utilisation de plomb ou de ferraillage, comme dans les vitraux convention- nels Ils résolvent les problèmes du particulier - des décorateurs ou des architectes d'intérieur, qui se heurtent souvent à l'ebstw- cie souvent peu compatible : décor - sécurité Suivant l'invention ils peuvent réalisés dans le domaine de l'architecture :Cleisons - Gardes-Corps - Plafonds Lumineux - Portes Murs transparents - Paravents - Tables - etc Il doit être bien entendu que les applications de l'invention ne sont pas limitées au simple feuilleté fabriqué avec les verres de 3mm - 4mn ou des glaces de IOmm ou 12mm d'épaisseur ; c'est ainsi que l'on peut réaliser des vitrages feuilletés comportant plus de deux feuilles de verre associées les unes aux autres par des couches de matitre thermoplastique, intercalées de la même maniera par les films décorés, ce qui permet d'obtenir des vitrages anti-effraction ou pareballes - ou les effets lumineux et le relief sont particulièrement intéressants. Egalement après sa sortie de l'autoclave, le volume de verre fabriqué sous la forme spécifique à l'invention, peut-*tre argents en grande surfue au dos d'une des deux faces du verre, pro voquant-un effet de dédoublement du graphisme et donne ainsi, avec les demi-teintes et les dégradés de couleut une étrange et particulibre profondeur. REVENDICATIONS I) Procédé de Montage d'un film photographique entre deux plaques de verre caractérisé en ce que Iton utilise un film photographique stable à la chaleur et B la pression et que I'on assemble à chaud aux feuilles de verre au moyen de matière thermoplastique compati ble b l'adhésion au verre et au film photographique. 2) Procédé selon la revendication I : caractérisé en ce que parmi les matières thermo-collables - il est utilisé le Butyral Polyvinylique. 3) Procédé selon la revendication I - caractérisé en ce que l'on a ajou té au Butyral Polyvinylique un additif absorbant les rayons ultras violet par exemple.: le Butacite I06 U.V. 4) Procédé selon les revendications I et 2 - caractérisé en ce que le film photographique utilisé a un support en Téréphtalate de Polye thilène. 5) Procédé selon la revendication 4 - caractérisé en ce que la colo ration des images photographiques est obtenue par mordançage et teinture b l'aide de colorants basiques. 6) Procédé selon la revendication 5 - en ce que le mordant utilisé est le sulfocyanure de cuivre. 7) Structure stratifiée obtenue par la mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication I