L'invention a pour objet le comptage de l'eau chaude sanitaire à une température minimale et d'interdire ce comptage lorsque l'eau chaude n'est pas à une température convenable. On sait que certaines distributions d'eau chaude ne sont pas mises en circulation (ou équipées d'un "bouclage", dit aussi : "recyclage") Lorsqu'il n'y a pas de puisage, l'eau se refroidit dans les canalisations. Le premier occupant à ouvrir un robinet d'eau chaude fait donc passer par son compteur, avant que celle-ci n'arrive à bonne température, une certaine quantite d'eau froide, puis tilde, qui lui est ultérieurement facturée comme chaude. Cette quantité est d'autant plus importante que le point de puisage est éloigne du point de production. Cet inconvénient est genéralement mal accepté par l'utilisateur. Pour pallier i'inconvénient, on peut installer un réseau de bouclage (ou recyclage) équipé d'une pompe et passant par le centre de production, afin de maintenir l'eau à bonne température. L'utilisateur n'est alors censé épuiser que la faible portion de canalisation qui le relie au réseau bouclé, avant d'avoir de l'eau chaude. Cependant, l'on retrouve souvent l'inconvénient précédent, parce que certaines colonnes sont mal équilibrées. Le débit qui les parcourt peut entre trop faible, ou même nul, d'autres colonnes plus proches de la pompe le confisquant à leur profit. Dans le cas ou le réseau bouclé est correctement équilibré et ou l'eau chaude est à la même température à proximité de chaque compteur particulier, l'on rencontre un autre inconvénient. L'eau parcourt constamment la boucle en se refroidissant, puis récupère la chaleur perdue, à son passage dans le centre de production. Il n'est pas rare que les pertes de chaleur de la boucle soient égales ou supérieures à la quantité de chaleur necessaire à réchauffer l'eau effectivement consommée. Il y a donc gaspillage d'energie. L'invention vise à remedier à ces inconvénients en ne décomptant que de l'eau à bonne température -donc en ne facturant qu'a bon droitet en permettant la réduction, la simplification ou la suppression des canalisations de bouclage, donc la diminution des pertes de chaleur. Les caractéristiques de l'invention résulteront de la description qui suivra en référence à la figure unique annexée, qui est une vue schématique, partielle d'un exemple nullement limitatif d'une installation suivant l'invention. Dans une enveloppe 1, coulisse un cylindre creux 2, percé de deux lumières 8 et 9. Une cartouche thermostatique 3 actionne le cylindre 2. Quand l'eau est froide, la cartouche 3 est rétractée et fait correspondre l'une des lumières (la seconde étant aveuglée par l'enveloppe 1) avec l'orifice 4. La canalisation branchée sur l'orifice 4 amène l'eau froide au point ou aux points de puisage, sans qu'elle soit décomptée par le compteur 6. Un clapet de non-retour 7 interdit l'inversion de circulation au travers du compteur. Quand l'eau est chaude la cartouche 3 est dilatée et fait correspondre la seconde lumière 9 (la première étant aveuglée par l'enveloppe 1), avec l'orifice 5. A ce niveau, deux options sont possibles 1. Une butee non représentée limite le déplacement du cylindre creux 2 et maintient en communication permanente la canalisation 5 et la lumière 9, tant que la température de l'eau chaude est supérieure ou égale à la valeur de consigne. 2. La même butée non représentée occupe une position plus éloignée de la cartouche thermostatique 3, de façon que lorsque la température de l'eau chaude dépasse la valeur de consigne, les orifices 8 et 9 soient tous deux aveuglés par les parties pleines du cylindre 2, empêchant ainsi tout puisage à une température excessive. I1 est à noter dans ce cas, que l'utilisateur est aussi bien privé d'eau chaude que de tout moyen de rétablir le circuit. I1 ne peut que signaler l'incident afin que la cause de l'exces de température soit corrigée. De no wbreuses variantes du système sont possibles, tant en ce qui concerne sa construction que sa position par rapport au compteur et à l'entrée de la canalisation d'eau chaude dans le logement. Par exemple, le dispositif de commande peut être celui d'un robinet thermostatique du type melangeur. En ce qui concerne la construction, la cartouche thermostatique réglable peut être disposée en amont, au niveau ou en aval de l'un ou des deux orifices 4 et 5. Les lumières 8 et 9 peuvent être des sections du cylindre 2 par des cylindres normaux. Elles peuvent également être oblongues, de façon à élargir la plage des températures de passage par l'un ou l'autre des orifices 4 et/ou 5. Le cylindre 2 lui-meme peut être avantageusement remplacé par des clapets fermant ou libérant alternativement les orifices 4 et 5 selon le même principe que ci-dessus. L'énumération qui précède n'est pas limitative, l'objet de l'invention représentée sur la figure unique étant essentiellement d'interdire le comptage d'une eau comme chaude, ou encore la circulation dans la canalisation d'alimentation du ou des appartements ou du ou des appareils, alors qu'elle est à une température inférieure à la valeur de consigne. En ce qui concerne la position du système par rapport au compteur d'eau chaude, les variantes suivantes, non limitatives, sont possi bleus 1. L'ensemble du système, le compteur et le clapet de non-retour forment bloc et sont enfermés dans une enveloppe unique. 2. Le compteur 6 est désolidarisé du reste de l'appareillage, lequel peut être disposé à proximité ou à distance, ou entre les colonnes d'eau chau de et de recyclage, de façon à interdire l'alimentation du ou des compteurs tant que l'eau n'est pas à bonne température. Il faut préciser que dans ce dernier cas, le puisage ne débite pas tant que l'eau n'est pas chaude, alors que dans les cas précédents, le puisage debitait de l'eau non décomptée. Dans tous les cas, le but essentiel de l'invention est atteint qui est de ne pas inscrire au compteur d'eau chaude des volumes délivres à temperature insuffisante. 3. L'appareillage peut être commun à un ensemble de compteurs d'eau chaude, par exemple en pieds de colonnes, ou bien en tetes de colonnes. Il est à noter que dans tous les cas ou les appareillages sont installés entre colonnes d'aller et de retour, qu'ils soient communs à un groupe de compteurs ou propres chacun à un compteur, les équilibrages" deviennent inutiles. En effet, chaque fois que l'eau chaude atteint un appareil, le recyclage n'est plus alimenté et le débit peut desservir le suivant. REVENDICATIONS 1. Dispositif interdisant le comptage de l'eau chaude sanitaire, aussi longtemps que celle-ci est à une température inférieure ou supérieure à des valeurs de consigne réglables, en un point de mesure d'emplacement prédétermine, caractérisé par le fait que l'action d'une cartouche thermostatique ou d'un élément dilatable et retractable, autorise le passage de l'eau chaude à bonne température par le ou les compteurs et detourne de ce ou de ces compteurs le flux d'eau à température insuff4 sante, grâce à un cylindre percé de deux lumières qui se déplace en foec- tion de la température de l'eau dans une enveloppe et fait correspondre l'un ou l'autre des orifices de sortie avec l'uneou l'autre des -lumieres. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu 'ùn- clapet de non-retour interdit l'inversion du sens de circulation de l'eau au travers du ou des compteurs. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 2, caracte, rise par le fait que l'admission de l'eau chaude au travers du ou destom 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, carac térisé par le fait que les lumières de passage d'eau peuvent avoir des -sections calculées de façon à élargir les plages des temperatures d'admis- sion par le ou les compteurs ou de détournement en dehors de ceux-ci. 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caracterisé par le fait que l'élément dilatable et rétractable occupe une position quelconque dans le flux d'eau, en amont ou en aval des orifices de passage, ou à leur niveau. 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le cylindre à lumières est remplace par un jeu de deux clapets dont l'un s'ouvre tandis que l'autre se ferme, ouverture et/ou fermeture pouvant être plus ou moins progressives. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracterisé par le fait que le cylindre à lumières est remplacé par un système quelconque, commandé par la température de l'eau et admettant ou interdisant le passage au travers d'un ou plusieurs compteurs d'eau chaude. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, carac terse par le fait que le système d'admission ou de détournement du flux d'eau est contenu dans la même enveloppe que le compteur et le clapet de non-retour. 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, carac merise par le fait que le système d'admission ou de détournement est extérieur au compteur ou au groupe de compteurs.