La présente invention concerne un procédé et un appareil pour la fabrication de profilés creux en mousse de matière plastique à caractère isolant. Le mot profilé" creux désigne ici toute espèce de produits creux allongés tels que tuyaux, conduits, gaines isolantes pour tuyaux et analogues présentant des faces intérieure et extérieure soit cylindriques, soit prismatiques. On connatt des structures cellulaires dotées d'excellents pouvoire dtisolation thermique et d'amortissement. Des produits cellulaires intéressants sont ceux en mousse de matières plastiques ou dtélastomères tels que polystyrène expansé et analogues, ou po- lyuréthane formé à partir de mélanges de polymères liquides en réaction contenant des polyisocyanates. Les mélanges en réaction sont formés de polymères qui sont soit liquides à température ambiante, soit susceptibles de fondre à température modérée. Ces polymères contiennent des atomes d'hydrogène actif qui réagissent avec les groupes isocyanatoepour former des channes moléculaires à polymérisation réticulée.Outre qu'ils assurent par polymérisation réticulée le durcissement du polymère, les polyisocyanates réagissent avec l'eau présente dans le mélange en réaction liquide pour former du gaz carbonique qui dilate et fait mousser le mélange, de sorte qu'on obtient une structure dont le caractère cellulaire subsiste après durcissement du polymère. La réaction intervenant entre l'isocyanate et l'eau pour donner du gaz carbonique et celle intervenant entre le polyisocyanate et le polymère pour assurer le durcissement par polymérisation réticulée de ce dernier peuvent avoir lieu simultanément. On règle en général la composition du mélange de façon que le durcissement apparaisse après la dilatation désirée. Les matériaux sus-mentionnés ont donné lieu à la fabrication de profilés en matière plastique moussant pendant fabrication, des tinés aux industries du matériel électrique, des transports, de l'aéronautique et autres chaque fois qu'on souhaite une densité faible, une rigidité diélectrique forte, un isolement thermique accusé, un bon pouvoir amortisseur et d'autres propriétés. Le brevet des Etats-Unis n0 3 118 800 décrit un procédé et un appareil pour la fabrication de longs profilés creux tels que conduits, tuyaux, canalisations et analogues comportant une paroi annulaire en matière plastique poreuse expansée. Le procédé décrit consiste essentiellement à prévoir un mandrin lisse à face périphé rique correspondant à la face intérieure du produit cylindrique ou prismatique creux, tel que conduit, tuyau, canalisation ou tube, à former autour du mandrin une gaine tubulaire, en contact glissant avec lui, constituant la face intérieure du produit, à entourer cette gaine d'une enveloppe en matériau en feuilles dont la dimension circonférentielle correspond sensiblement à la circonférence de la face extérieure du produit, à introduire un mélange plastique moussant dans espace libre entre la gaine et ltenveloppe, en quantité suffisante pour que le mélange remplisse cet espace après avoir moussé, à faire en sorte que le mélange mousse entre la gaine portée par le mandrin et l'enveloppe souple en remplissant ltes- pace qui les sépare, à faire polymériser le mélange pour former un produit creux comportant une paroi annulaire en matière plastique poreuse polymérisée étroitement recouverte par ladite tnireloppe, et à retirer le produit du mandrin. L'appareil proposé pour la mise en oeuvre de ce procédé comporte un mandrin à face de support correspondant à la face intérieure du produit, le mandrin étant fixé par une extrémité en position pratiquement horizontale, un moyen propre à mettre du matériau en feuilles souple sous forme de gaine tubulaire entourant ladite face de support cylindrique, un moyen propre à mettre du matériau en feuilles souple sous forme d'enveloppe espacée de la gaine, mais l'entourant complètement pour ménager avec elle un espace annulaire, un moyen propre à introduire dans cet espace annulaire un mélange plastique expansible et polymérisable et un moyen propre à soutenir l'enveloppe contenant le mélange plastique introduit dans l'espace annulaire jusqu'à ce que ce mélange se soit dilaté pour remplir complètement l'espace annulaire et ait polymérisé. Le procédé et l'appareil décrits ci-dessus apportent certes un grand progrès dans la fabrication de longs profilés creux en matière plastique en mousse, mais obligent à prendre de grandes précautions, pendant le cycle de fabrication en continu, pour que la paroi du produit qui longe et quitte le mandrin soit bien concentrique et symétrique. Par exemple, du fait que le mandrin est fixé par une extrémité et est relativement flexible, la flexion qu'il subit pendant le cycle de fabrication, à partir de son extrémité fixe, tend à affecter facheusement la concentricité ou symétrie du produit en cours de formation. Or, la Demanderesse a constaté qu'on peut minimiser cette d# ficulté grâce à un procédé et à un appareil perfectionnés de nature à assurer la symétrie transversale ou concentricité du profilé creux ainsi qu'8 faciliter la fabrication en continu de ce dernier. La présente invention a donc pour buts de proposer un procédé et un appareil perfectionnés pour la fabrication de longs profilés creux & paroi annulaire en mousse, par exemple de matière plastique, présentant le degré voulu de concentricité. On va maintenant décrire l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : la figure 1 représente à titre d'exemple la section d'extrémité d'entrée d'un appareil suivant un mods de réalisation de l'invention. la figure 1A représente à titre d'exemple un profil de came permettant aux moules de contourner le pignon Galle entraînant les chaînes à moules. la figure 1B montre un montage de berceau destiné à guider la matière plastique moussante entre la gaine intérieure et l'enveloppe pe du profilé en cours de formation. La figure 2 est, en élévation, une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la section d'appareil montrée sur la figure 1, illustrant le mode de coopération entre les transporteurs supérieur et inférieur auxquels sont fixées des moitiés de moule qui, en se juxtaposant, forment des moules complets autour du mandrin. La figure 3 représente à titre d'exemple la section de sortie de l'appareil montré sur la figure 1. La figure 4 montre avec grossissement la section moyenne de ltappareil, illustrant la traversée par les transporteurs de moules d'une enceinte de chauffage ou four où la matière plastique en mousse durcit par polymérisation. La figure 4 & montre le produit moulé dans le four de durcissement, en coupe transversale suivant la ligne 4Â-4Â de la figure 4. Les figures 5, 6 et 7 sont des vues en coupe droite suivant les lignes 5-5, 6-6 et 7-7 de la figure 1, les figures 5 et 6 étant données en perspective pour plus de clarté. La figure 8 est une vue en coupe transversale d'un profilé fini fabriqué suivant l'invention. La figure 9 représente un tronçon de profilé en mousse de matière plastique fabriqué suivant l'invention, divisé en deux sui- vant sa longueur pour constituer une structure articulée qu'on puisse poser comme isolant autour d #'in tuyau. Les figures 10 et li illustrent deux modes de réalisation per mettant de déceler et de corriger des variations de la flexion subie par le mandrin servant à la fabrication de profilés creux en mousse. Les figures 12 à 14 illustrent des modes préférés de réalisation de dispositifs pouvant servir à guider la gaine et l'envelop- pe souples et à leur conserver les positions voulues pendant leur mise en forme autour du mandrin. En gros, ltun des aspects de lXinvention réside dans la présence de moyens propres à centrer le mandrin, pour compenser tout décentrage subi pendant fabrication, en faisant en sorte que sa flexion lui confère une position pour laquelle le profilé creux ait la symétrie transversale ou concentricité désirée, selon qu'il s'agit d'un profilé cylindrique ou prismatique. Au mandrin creux, on associe un moyen de centrage agissant, pendant fabrication du profilé creux, sur sa région distante de son extrémité fixe, tout décentrage étant compensé par intervention de ce moyen de centrage. Suivant un mode de réalisation préféré, il est prévu un moyen de centrage destiné à imprimer au mandrin une position telle que le profilé creux ait la symétrie ou concentricité désirée, un moyen associé au mandrin, à opposé de son extrémité fixe, pour déceler tout décentrage du mandrin et un moyen, command6 par ce détecteur, agissant sur le moyen de centrage de façon à maintenir le mandrin en position voulue. L'aspect de l'invention relatif au procédé réside dans le fait qu'on centre le mandrin en réglant son affaissement à partir de son extrémité fixe, on décèle en continu tout défaut de centrage pendant la fabrication du profilé creux, puis on règle le centrage du mandrin, à l'opposé de son extrémité fixe, d'après le degré de décentrage décelé. Pour la mise en oeuvre des divers aspects de l'invention, il est particulièrement préférable que le mandrin creux présente de petites perforations laissant de l'air sortir du mandrin sous une pression légère, par exemple de 0,35 bar pour établir dans la gaine un coussinet d'air facilitant le déplacement du profilé creux le long du mandrin pendant sa fabrication et son extraction du mandrin. Les détails de L'invention ressortiront de la description ci-dessous * La figure 1 montre la section d'entrée de l'appareil, comprenant un bâti en acier 10 formé de longerons supérieur 11 et infé rieur 12 et de montants 13 à 16. Sur le sommet du btti, un mandrin creux 17, par exemple en aluminium, est ancré par un collier 18 boulonné en 19 sur le longeron 11 et muni d'un élément d'arrêt 20, par exemple vis dtarrêt, permettant de serrer le mandrin dans le collier. On notera que le mandrin longe le sommet du btti pour atteindre et traverser la section à moules désignée par la référence générale 21. À l'extrémité distale gauche du bflti un "laser", ou autre dispositif 22 à faisceau lumineux subissant une collimation, repose sur le montant 13, son collimateur 23 pénétrant dans l'extrémité ouverte du mandrin creux, qui est scellée pour assurer létablis- sement de la contre-pression désirée, L'extrémité libre du mandrin étant aussi scellée. Dans le mandrin pénètre aussi un tube d'air 24 qui y introduit un courant d'air tiède sous pression faible, comme on l'exposera plus loin. En aval de 1 'extrémité fixe du mandrin est placé un collier 25, biseauté de bas en haut vers aval, à travers lequel une bande de matériau souple en feuilles 26 tel que papier, feuille métallique, matière plastique ou analogue, arrive d'un rouleau 27 en contournant un rouleau fou 28, le collier biseauté mettant progressivement la bande de matériau sous forme de gaine entourant étroitement le mandrin comme représenté sur la figure 5, qui est une vue suivant les flèches 5-5 portées sur la figure 1. Il est prévu un groupe de soudage comportant un élément chauffant 25a, à extrémité insérée dans un trou du mandrin, et un galet 25b.De l'adhésif fondant à chaud arrive en bande continue entre les tron çons superposés du matériau flexible enroulé autour du mandrin, ces tronçons chevauchants défilant ensuite entre le galet 25b et l'élément chauffant 25a pour autre réunis ensemble. En aval du collier 25 est situé un autre collier 29, aussi biseauté de bas en haut vers l'aval, à travers lequel une autre bande de matériau plat souple ou élastique 30 est extraite d'un rouleau 31 en contournant un rouleau fou 32, ce collier étant agencé pour enrouler progressivement la bande sous forme d'enveloppe entourant la gaine en ménageant avec elle un espace annulaire. Pendant extraction de la bande 30 à travers le collier 29 du matériau moussant à l'état liquide, par exemple matière plastique ou caoutchouc, dosé en continu, arrive par un tuyau rigide ou souple 33, d'un appareil mélangeur commandé par un panneau à instruments non représenté. C'est la figure 6 qui illustre le plus clairement cette arrivée, montrant le liquide moussant 34 qui remplit ltes pace annulaire ménagé entre la bande 30 formant ltenvEloppe et etla bande 26 fermant la gaine, celle-ci étant représentee *droitement enroulée autour du mandrin 17 et soudée à recouvrement la paroi du mandrin montré sur les figures 5 et 6 est percée de trous 33, par lesquels de l'air comprimé vient former un coussinet entre le mandrin et la gaine 26, pour que celle-ci glisse mieux sur le 3gLa- drin pendant que le profilé fini est extrait de ce dernier comme on ltexposera. On conçoit quton peut prévoir des galets de guidage roulant sur le haut du mandrin de façon à guider les ateriaxx d'enveloppement intérieur et extérieur pendant outils 'enroulent sur le mandrin pour contribuer à maintenir la gaine et l'enveloppe en positions relatives désirées jusqutà ce qu'elles penetrent dans les moules, dont chacun ménage une cavité de forme correspondant à celle de la face extérieure du profilé à fabriquer. les figures 12 à 14 représentent à titre d'exemples des dispositifs destinés à guider les bandes d'enveloppement, qu'on décrira plus loin. La figure IB représente un ensemble pouvant servir à assurer l'introduction de la matière plastique en mousse entre les enveloppes intérieure et extérieure posées sur le mandrin. Deux berceaux sont prévus : un berceau inférieur 105, situé sous le mandrin déjà entouré par l'enveloppe intérieure ou gaine, et un berceau supérieur retourné 106, situé près de la moitié supérieure du mandrin et dont une partie porte contre le berceau inférieur. Les berceaux sont portés par des moyens non représentés. Ainsi, dans leurs parties situées en regard, les berceaux entourent en fait le mandrin.La bande 107 formant l'enveloppe extérieure du profilé est ramenée vers le haut et partiellement enroulée autour du berceau supérieur, comme représenté, pour entourer le mandrin comme la bande 30 montrée sur la figure 1, mais un trou 107 est percé dans le dessus du berceau 106 et traversé par le tuyau rigide ou souple 33A qui amène la matière plastique moussante entre la gaine et l'enveloppe du profilé à former. Cet ensemble correspond à un mode de réalisation préféré. Le mandrin atteint et traverse la section à moules de l'appareil, désignée par la référence générale 21, et est soutenu par les moules Jusqu'à être entouré par le profilé creux en mousse de matière plastique, ce profilé jouant alors le rôle de support en traversant les moules, même s'il est extrait en continu du mandrin. En aval du collier 29, il est prévu un modèle de dispositif de centrage, désigné par la référence générale 36, destiné à régler le centrage du mandrin et qui comprend une roue à gorge 37 montée sur une broche 38 quton peut déplacer en hauteur, à l'aide d'un volant 39 et horizontalement, transversalement à l'axe du mandrin, à l'aide dfun volant 40, le dispositif de centrage étant porté par une superstructure 41 reposant elle-même sur une partie du bftti du transporteur inférieur 42, qui comprend des longerons 43 à 45, des montants 46 à 8 etc. Les longerons 43 et 44 sont prolongés vers la gauche et reliés au montant 16 du bâti de mandrin par des équerres 43A et 44Â. Le mandrin présente, près de la roue à gorge 37 du dispositif de centrage, un trou percé en haut dans sa paroi et dans lequel tourillonne un galet 49 ayant une forme en diabolo, comme la figure 7 le montre en coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 1. Pour plus de clarté, on n'a représenté que le mandrin et le dispositif de centrage, mais il va sans dire que, pendant le fonctionnement de ltappareil, on ajuste la roue 37 une fois le mandrin entouré par les bandes d'enveloppement. Tel que représenté sur la figure 7, le galet en diabolo 49~tourillonne sur un axe 50 qui pénètre dans la paroi du mandrin. Pendant que la bande d'enveloppement intérieur est tirée longitudinalement le long du mandrin, elle passe librement entre la roue à gorge 37 et le galet de mandrin rotatif 49. Telle que représentée, l'enveloppe extérieure 30 entoure avec jeu le mandrin et contient de la matière plastique moussante 34. Etant donné que les gorges de la roue 37 et du galet 49 sont sensiblement situées en regard, on peut régler le degré de flexion du mandrin tant verticalement, en tournant le volant 39, accouplé par vis sans fin ou crémaillère non représentée à la broche 38 (figure 1) qu'horizontalement, en tournant le volant 40 (figure 1), présentant un accouplement analogue avec la broche. En observant la figure 7, sur laquelle la roue à gorge 37 est située sensiblement en face du galet en diabolo 49, on voit que tout léger mouvement horizontal imprimé à cette roue vers la gauche ou vers la droite provoque une légère flexion du mandrin vers la gauche ou vers la droite. De même, tout léger mouvement vertical de la roue 37 provaque une légère flexion verticale du mandrin. Lorsqu'on utilise un faisceau lumineux ayant subi une collimation ou un faisceau de laser pour vérifier le centrage du mandrin, on peut prévoir un détecteur 51, par exemple photocellule, situé au-del & du dispositif de centrage, à peu près du centre du mandrin creux à l'endroit où ce dernier pénètre dans la section à moules de l'appareil. Toutefois, le détecteur peut autre placé sur toute partie du mandrin située en aval de ltextrémité fixe du mandrin et soumise à la flexion, pourvu qutil demeure en amont de la section à moules. On exposera plus loin comment la photocellule ou détecteur 51 coopère avec le faisceau lumineux soumis à collimation pour déceler des défauts de centrage. Si l'on considère maintenant le début de la section à moules de Appareil, on voit qutil est prévu un transporteur à chaine, monté sur le bâti de transporteur inférieur 42 et portant une série de moitiés de moule 52, articulées les unes sur les autres, représentées en coupe droite sur la figure 2, ce transporteur fonctionnant entre les longerons 43 du bâti. La channe est accouplée à un pignon Galle 53 (figure 1), monté sur un arbre 54 et, tournant dans le sens de la flèche, entratné à partir de l'extrémité de sortie de l'appareil, les moitiés de moule étant munies de roulettes 55 qui roulent sur les longerons 43.Quand les moitiés de moule viennent contourner le pignon Galle, un profil de came (figure 1A) les guide pour qu'elles atteignent leurs positions de moulage sans heurter la bande en cours d'enroulement sur le mandrin. Le profil de came est conçu pour imprimer aux moitiés de moule le trajet indiqué en traits mixtes en 56. On obtient ce résultat, comme illustré par la figure 1A, en articulant en 52A par le milieu de sa base de demi-moule sur la channe transporteuse pour qu'il puisse pivoter autour de cet axe d'articulation en contournant le pignon Galle et en portant contre le profil de came 52B, qui entoure une partie de ce pignon. Les roulettes ayant sont agencées pour rouler sur le profil de came comme représenté et les roulettes arrière pour ne pas le rencontrer, de sorte que le demi-moule pivote autour de l'axe 52A et vient doucement enserrer le mandrin, sans heurter ce dernier ni le matériau qui l'entoure, en contournant le pignon. Le b#ti de transporteur de moules supérieur, désigné par la référence générale 57, comprend des longerons 58, 59, reliés à des montants 60, 61. Le longeron 59 présente un chemin sur lequel roulent les roulettes 63 des demi-moules articulés, entraSnés par channe dans le sens de la flèche (vers la gauche), la channe engrenant avec un pignon Galle 64, monté sur des entretoises 65, 66 par l'intermédiaire d'une monture coulissante 67 qu'on peut déplacer pour régler la tension de la charnue. Le transporteur supérieur est muni de croisillons tels que 68 et se prolonge, ainsi que le transporteur inférieur, à travers un four de durcissement, jusqu'à la section de sortie, représentée sur la figure 3 quton décrira plus loin.Comme dans le transporteur inférieur, les demi-moules 62 portent, en contournant le pignon Galle, contre un profil de came analogue à celui montré en 52B sur la figure là, de sorte qu'ils décrivent la trajectoire indiquée en traits mixtes en 69, ceci pour atteindre le mandrin recouvert sans heurter le matériau qui le recouvre. En contournant le pignon Galle, chaque demi-moule parvient en face d'un demi-moule inférieur 52 correspondant pour définir avec lui, dans l'exemple choisi,une cavité cylindrique à diamètre sensiblement égal au diamètre extérieur du profilé creux à fabriquer. Autrement dit, pendant que le liquide moussant se dilate dans lten- veloppe entourant la gaine posée sur le mandrin, il repousse cette enveloppe Jusqu'aulx confins du moule, comme le montre clairement la figure 2, qui est une vue en bout suivant la ligne 2-2 de la figure 1. La figure 2 montre le bâti de transporteur supérieur 57, directement superposé au bati de transporteur inférieur 42. Tel que représenté, le transporteur supérieur comporte un porte-moule 62A, contre lequel chaque demi-moule 62 est maintenu par des pieds articulés 62B, muni d'un maillon de chaste 70 appartenant à une série de tels maillons par lesquels la channe engrène avec le pignon Galle 64. Le demi-moule est semi-cylindrique et muni, sur les côtés du porte-moule, de roulettes 63 roulant comme représenté sur des chemins prévus au sommet et à la base du btti de transporteur supérieur. De mimez le demi-moule correspondant 52 associé au bâti de transporteur inférieur 42 comporte un porte-moule 52A, auquel il est relié par des pieds 52B, aussi muni de roulettes 55 qui roulent comme représenté sur des chemins du transporteur. Le porte-moule présente un maillon de chaine 72 appartenant à une série de tels maillons par lesquels la chaSne engrSne avec le pignon Galle 53. Les demi-moules supérieurs et inférieurs viennent se rejoindre entre les transporteurs supérieur et inférieur, dans la région indiquée sur la figure 2 par la référence générale 73, pour entourer concentriquement le mandrin 17. On notera qu'ils ménagent avec le mandrin un espace annulaire dans lequel la matière plastique moussante se dilate jusqu'à le remplir. La section de sortie de l'appareil, représentée sur la figure prolonge les bâti de transporteurs supérieur et inférieur après traversée d'un four de durcissement, la section moyenne de l'ap- pareil, où a lieu le durcissement, étant représentée sur la figure 4. Comme sur la figure 1, le transporteur supérieur présente à ltextrémité de sortie un pignon Galle 74, monté sur un bâti de pignon 75 par l'intermédiaire d'un palier porteur 76, la chaîne transporteuse munie des demi-moules contournant le pignon Galle pour revenir à l'extrémité d'entrée de l'appareil en longeant le longeron supérieur 59. Le bai de transporteur 42 est porté par un pied 77 et par un bâti 78, muni d'un jeu de pignons Galle menants 79 et 80 entraenés par un pignon Galle 81 coaxial au pignon Galle de transporteur 82, qui est entraîné par une chaîne 83 et par des pignons Galle 84 et 85, ce dernier étant entra#né par un moteur non représenté, porté par le bâti.Le pignon Galle 79 est relié par chaste à un pignon Galle 87 monté coaxialement au pignon Galle 74 du transporteur supérieur, et transmet ainsi lrénergie motrice à ce pignon, qui est entraîné en synchronisme avec le pignon Galle 82 du transporteur inférieur, de sorte que les demimoules correspondants 52 et 62 longent le mandrin à la même vitesse. Comme à l'extrémité entrée de ltappareil, les moules contournent les pignons Galle 74 et 82 respectivement de la même manière, ctestà-dire qu'ils sont écartés à pivotement par profil de came, comme illustré par la figure 1A, du profilé creux, en matière plastique en mousse, en cours d'extraction du mandrin, ce qui les empêche de heurter le profilé en voie d'être déchargé de l'appareil. Sur le dessin, on voit un tronçon de mandrin 17 ressortir vers l'amont des demi-moules assemblés 52 et 62 et un tronçon de profilé creux 88 ressortir longitudinalement des moules. La figure 4 représente la section de four qui entoure le mandrin, entre les sections d'entrée et de sortie de l'appareil. Toutefois, on peut supprimer le four de durcissement quand la matière plastique en mousse a la composition voulue pour durcir ou polymériser, après avoir fini de mousser, à température ambiante (par exemple sous l'effet d'un catalyseur), entre le moment où le mélange en mousse est introduit dans l'enveloppe en matériau en feuilles et celui où il atteint l'extrémité de sortie de l'appareil. Ainsi, bien quton ait parlé ci-dessus d'un four de durcissement, ce dernier n'est pas essentiel pour la mise en oeuvre de l'invention, mais est seulement cité en tant qu'exemple de mode d'obtention de l'effet de durcissement ou de polymérisation. La figure 4 montre, avec grossissement pour plus de clarté, des tronçons des bâtis de transporteur supérieur 42 et inférieur 57 pour montrer comment les demi-moules traversent, dans les sens indiqués par les flèches, le four désigné par la référence générale 89, qui présente des parois supérieure 90 et inférieure 91. Le four peut être chauffé par de l'air tiède, qu'on fait circuler par des moyens non représentés. La température de durcissement peut ttre typiquement d'environ 38 à 51tOC. En traversant la partie centrale du four en positions de jus- taposition, de gauche à droite sur la figure 4, les demi-moules 52 et 62, en métal bon conducteur de la chaleur tel qu'aluminium, stéchauffent assez rapidement. A ce moment, le liquide ou mélange en mousse s'est dilaté dans ltenveloppe en matériau en feuilles jusqu'8 remplir tout l'espace défini entre les deux demi-moules. Ainsi, en polymérisant, il devient rigide et apte à être uniformément agrippé par les demi-moules et extrait le long de la surface du mandrin, cette extraction étant facilitée par le coussinet d'air formé sur la surface du mandrin par l'air qui traverse le mandrin et s'échappe par ses perforations. Le degré de formation atteint par le profilé creux est illustré par la figure 4A, qui est une vue en coupe suivant la ligne 4A-4A de la figure 4. Cette figure montre les deux demi-moules 52 et 56 définissant, en portant lun contre l'autre, une cavité cylindrique qui entoure le mandrin 17, recouvert par le profilé creux désigné par la référence 92. On voit que le demi-moule sup6- rieur 62 est soutenu par son embase 62A par l'intermédiaire des pieds 62B, l'embase portant un maillon 70 qui constitue une partie de la chaste dentratnement des demi-moules et étant munie de roulettes 63 à ses extrémités opposées.De même, le demi-moule inférieur 52 comporte une embase 52A qui le soutient par l'intermé- diaire de pieds 525 et est aussi munie de roulettes 55 à ses extrémités opposées. L'embase porte aussi un maillon 72 formant l'un des nombreux maillons constitutifs de la channe. Le profilé creux enfermé dans le moule comporte une paroi intérieure ou gaine 93 formée d'une bande de papier, métal en feuilles, matière plastique ou analogue, soudée à recouvrement en 94. Le soudage peut être réalisé à l'aide de soudure d'apport, par simple soudage à chaud ou à l'aide d'adhésifs classiques. Les bords chevauchants peuvent subir une compression mécanique etc. Le pro file creux 92 présente aussi une paroi extérieure ou enveloppe 95, en papier, métal en feuilles, matière plastique ou analogue, soudée à recouvrement en 96. L'espace séparant les parois intérieure 93 et extérieure 95 du profilé creux est rempli d'élastomère expansé et polymérisé. Le profilé creux final est représenté en coupe droite sur la figure 8, ses éléments constitutifs portant les mêmes références numériques, et un tronçon en est aussi montré en perspective sur la figure 9. Comme noté dans ltintroduction, pendant fabrication d'un profi- lé creux, il faut prendre des mesures pour assurer un certain degré de symétrie ou de concentricité du produit final. La figure 1 illustre un mode de réalisation suivant lequel on utilise un faisceau lumineux (par exemple faisceau cyli#ndrique tel que faisceau de laser) pour faciliter la détection de tout défaut de centrage du mandrin 17 par un dispositif détecteur tel que photocellule. Ainsi, lors de la détection d'un défaut de centrage, ce défaut est corrigé par le dispositif de centrage 36, agencé pour imprimer au mandrin un léger mouvement compensatoire horizontal ou vertical au moyen des volants 39 ou 40. La figure 10 illustre schématiquement un mode de réalisation permettant d'obtenir ce résultat. Elle montre un collimateur 23 propre à projeter longitudinalement un faisceau lumineux, par exemple faisceau de "laser", dans le mandrin creux 17, dans lequel est montée une photocellule 51, interposée sur le trajet du faisceau. Le mandrin est fixé par son extrémité d'entrée, comme représenté sur la figure 1. Un exemple de laser utilisable est celui autoréfléchissant vendu par la Perkin-Elmer Corporation, Norwalk (Connecticut), sous la désignation XModel 5650 Auto Reflecting Laser". Ce dispositif peut émettre un faisceau centré avec une précision de 0,25 > i par 30 cm de distance entre le laser et le détecteur de centrage (photocellule). Une telle précision dépasse celle nécessaire aux fins de l'invention* Par exemple, pendant fabrication d'un profilé creux à paroi en mousse d'élastomère de 12,7 mm d'épaisseur, on peut tolérer sur ltépaisseur des écarts de + 1,59 mm. Le courant d'alimentation de ce laser est de li5 V + 10 V, 0,7 A, 50 à 60 Hz. Le détecteur (voir détecteur 51 sur la figure 10) est formé d'éléments détecteurs disposés en quadrants opposés et montés en pont détecteur. Le signal différentiel engendré par une paire d'éléments lors d'un décentrage est amplifié et appliqué à un compteur-indicateur ou autre dispositif convenable. Ainsi, dans ltexem- ple illustré par la figure 10, les quadrants opposés X, X' et Y, Yt du détecteur sont respectivement reliés à des montages de pont 100 (décentrage horizontal) et 101 (décentrage vertical). Ces ponts sont eux-m#mes reliés à des compteurs-indicateurs, lOOA pour le pont 100 et lOlA pour le pont 101.Les moyens de flexion du mandrin sont symbolisés par des flèches, H- et H+ pour le déplacement horizontal et V- et V+ pour le déplacement vertical, qui peuvent représenter le dispositif de déplacement horizontal et vertical 36 décrit à propos de la figure 1. Si l'on suppose que le décentrage a été ramené par réglage à un niveau de référence nul affiché par les indicateurs lOOA et 1018 et que le profilé fabriqué ait la concentricité désirée puis que, pour quelque raison, le mandrin ait commencé à se décaler verticalement dans le sens V+, ce qui affecte la concentricité du profilé creux en cours de fabrication, l'index de l'indicateur 10111 se décale immédiatement dans le sens V+. Lors de ce décalage, un opérateur agit sur le volant 39 (figure 1) pour compenser 1'écart et ramener l'index de l'indicateur au zéro. Si l'indicateur 100A signale un décalage horizontal, on agit sur le volant 40 pour ramener son index au zéro. On conçoit qu'on peut rendre le processus ci-dessus automatique en faisant agir des moteurs réversibles sur les volants 39 et 40 du dispositif de centrage représenté sur la figure 1. Ce cas est schématisé par la figure 11, semblable à la figure 10 sous réserve de l'addition des moteurs de déplacement horizontal 100H et de déplacement vertical lOlV. Si l'on suppose que le mandrin s'est déplacé horizontalement pendant le cycle de fabrication, un signal d'écart engendré par les éléments I-I' est déterminé par le pont de réglage horizontal 100, amplifié, puis appliqué au moteur de déplacement horizontal 100H qui agit, par exemple, sur le volant 40 dans le sens correspondant au signe du signal, le moteur étant à marche réversible.Le moteur continue à tourner jusqu'à ce que le centrage soit rétabli et le signal ramené à zéro, puis starrete, ce qui indique que le défaut est corrigé. Exemple ci-dessous illustre l'invention. Un courant d'air tiède pénètre dans l'extrémité ouverte du mandrin (figure 1) par le tuyau d'air 24, sous une pression d'environ 0,35 bar, afin que de l'air traverse les orifices 35 (figures 5 et 6) percés dans la paroi du mandrin pour former un coussinet d'air sous la bande à enrouler autour du mandrin. Un mode de commande de l'appareil illustré par la figure 1 consiste à extraire un excès de bande souple du rouleau 27 pour amorcer l'enrouler ment de la gaine autour du mandrin à travers le collier biseauté 25.Simultanément, de la bande souple est extraite du rouleau 31 pour former ltenveloppe lâche espacée du mandrin, ltexcédent de longueur d'enveloppe étant inséré dans les moules de façon à y subir un frottement suffisant pour être tirée le long du mandrin quand les transporteurs à moule se mettent à fonctionner. Quand les bandes de gainage et d'enveloppement sont entrainées le long du mandrin, de la matière plastique liquide moussante arrive entre elles par le tuyau 33. En commençant à se dilater à l'intérieur à de ltenveloppe, la matière plastique remplit l'espace annulaire et applique au mandrin une pression qui commence à l'infléchir. Le mandrin est repoussé vers le haut contre la roue de centrage 37 et l'on obtient, au stade initial du processus, un profilé excentrique qui est mis au rebut. Stand le régime devient stable après correction du centrage, le produit cylindrique entourant le mandrin à l'état durci contribue à maintenir un centrage correct. Toutefois, on doit stattendre à voir apparartre de légers écarts de centrage, quton corrige par les techniques de réglage précédemment décrites. Le procédé de maintien automatique du centrage illustré par la figure 11 est particulièrement avantageux à cet égard. Pour l'amenée de la bande souple à enrouler autour du mandrin, il se révèle avantageux d'utiliser des moyens de guidage à action automatique qui empêchent la bande de se décaler transversalement autour du mandrin. Comme représenté sur la figure 1, ltenroulement autour du mandrin des bandes formant la gaine et ltenveloppe est provoqué par colliers enrouleurs respectifs 25 et 29. Toutefois, les bandes peuvent se décaler transversalement et prendre ainsi du biais sur le mandrin. C'est ce qu'on évite à l'aide des dispositifs de guidage représentés sur les figures 12 à 14. La figure 12 montre un tronçon du mandrin creux 110 traversant un collier enrouleur 111 porté par des moyens non représentés (voir collier 25 sur la figure 1). La bande 112 extraite d'un rouleau non représenté, porte contre un rouleau fou 113, puis remonte vers le mandrin traverse le collier enrouleur 111 qui lui imprime la forme voulue et l'enroule autour du mandrin. Sous le mandrin est disposé un ensemble de guidage, désigné par la référence générale 114, comprenant une traverse 115 sur laquelle repase une bar re creuse 116 traversée par un arbre oscillant 117 dont ltextré- mité d'amont est solidaire d'un bras culbuteur 118, l'extrémité libre de ce bras étant reliée par un organe crochu 119 à un vérin pneumatique à double effet 120 qu'on décrira plus loin. L'extrémité d'aval libre 121 de l'arbre oscillant est traversée transversalement par un goujon 122. Sous l'extrémité de la barre 116 est fixée transversalement une traverse 123 qui porte, montée sur ses extrémités opposées, des équerres de support 124, 125 dont chacune présente une branche fixée à la traverse par des éléments convenables, ltautre branche de chaque équerre portant une broche 126, 127 et chaque broche se dressant d'un côté du mandrin, qui passe entre les deux broches. Sur les extrémités libres des broches 126 et 127 sont articulés transversalement des bras culbuteurs respectifs 128 et 129 dont chacun porte à son extrémité un galet rotatif, 130 et 131 respectivement.Le pourtour de chaque galet est sollicité vers la surface du mandrin par un ressort 132, 133, ces deux ressorts étant fixés sous tension aux extrémités opposées du goujon 122 traversant l'arbre oscillant 117. A l'ensemble de guidage est accouplé pneumatiquement un palpeur de bande 134, formé d'un organe plat disposé en travers de la bande 112 et servant à la soutenir pendant qu'elle est extraite vers le collier enrouleur 111. Le palpeur présente une fente traversée de bas en haut par un doigt presseur 135, sollicité vers le bord de la bande. Ce doigt présente avec le tube 136 d'amenée d'air au vérin pneumatique 120 un raccordement articulé assuré par un robinet à deux voies classique 131 (relié au vérin 120 par des conduits 137A et 137B) de manière à déclencher, si la bande 112 tend à se décaler vers la droite (sur la figure), une réaction résistant à ce décalage. On obtient ce résultat en faisant en sorte que le piston du vérin pneumatique 120 se déplace dans ce cas vers la droite, ce qui fait pivoter l'arbre oscillant 117 de façon à augmonter la tension du ressort 132, de sorte que le galet 130 (de préférence en caoutchouc ou autre élastomère) frotte davantage contre la bande du côté gauche du mandrin afin d'imprimer à la bande enroulée un couple qui résiste à son décalage vers la droite. Si la tendance au décalage se déclare à gauche, le piston se déplace vers la gauche et fait pivoter l'arbre oscillant 117 en sens inverse, ce qui accrort la pression exercée par le galet 131 situé & droite du mandrin. On notera dtaprès la figure 13, qui est une vue de dessus du dispositif montré sur la figure 12, que le collier enrouleur 111 a la forme voulue pour que ses bords se chevauchent légèrement en lîlA, son bord supérieur étant espacé du bord sous-jacent. Cette structure contribue à imprimer à la bande 112 le chevauchement indiqué en 112A sur la figure 13, qui permet de réunir les bords de la gaine à l'aide d'adhésif fondu chaud ou d'un autre agent de fermeture étanche. La figure 14 représente un autre dispositif destiné à commander l'amenée de la bande d'enveloppement extérieur, formant la paroi extérieure du profilé. La bande 140, extraite d'un rouleau non représenté, porte contre un rouleau fou 141 pour atteindre le collier enrouleur 142, qui présente la même structure que le collier 111 montré sur les figures 12 et 13 pour enrouler la bande formant enveloppe autour du mandrin llOA avec un chevauchement marginal faisant apparaître le dépassant représenté en 96A sur la figure 9 sur le profilé obtenu dans l'appareil. Le dispositif agissant sur la bande qui constitue l'enveloppe pour la guider et corriger son décalage transversal est désigné par la référence générale 143. Comme celui montré sur les figures 12 et 13, ce dispositif comporte un organe plat fendu 144, sur lequel se dresse vers le haut un doigt presseur 144A sollicité vers le bord de la bande 140 qui défile sur l'organe 144 vers le collier enrouleur 142, l'organe 144 étant disposé en travers de la bande. Ce doigt présente avec un tube d'air 145 un raccordement articulé assuré par un robinet à deux voies classique 146, relié à un vérin pneumatique à double effet 147 par des conduits d'air 148 et 149. Le piston du vérin 147 est relié par un élément crochu 150 à un tringlage qui agit sur le dispositif 143 selon le sens du décalage à corriger. Le dispositif comprend une fourche 151, qui peut etre reliée à la surface portant le collier enrouleur 142, présentant deux branches 151A et 151B reliées à des broches respectives 152 et 153 dont chacune joue le rôle d'arbre oscillant et porte une paire de galets frottants 154 et 155 respectivement, les deux galets de chaque paire roulant l'un contre l'autre, les deux paires étant espacées suivant la largeur de la bande et celle-ci défilant entre les galets qui roulent l'un contre l'autre. Les galets de chaque paire sont montés sur les extrémités libres des branches d'une chape flexible 156, 157, les branches des deux chapes étant sollicitées l'une vers l'autre par des ressorts 156A et 157A. Les broches 152 et 153 sont reliées par un tringlage formé de tringles 158, 159, et 160, dont les deux premières sont sensiblement parallèles entre elles et accouplées par une tringle transversale 160 et dont la troisième est plus longue que la trin- gle 158 et reliée par son extrémité libre à l'élément crochu 150, lui-m & e relié au piston du vérin 147. Si la bande tend à se décaler vers la droite, la pression appliquée par son bord au doigt 144A manoeuvre le robinet à deux voies de façon à déplacer le piston du vérin 147 vers le bas et vers la droite sur le dessin, ce mouvement imprimant par médiaire du tringlage à la paire de galets opposée un léger mouvement de sens anti-horaire autour de la fourche de support, de nature à résister au décalage vers la droite et, en fait, à le compenser par un léger décalage voulu vers la gauche. Si le décalage vers la gauche est trop accusé, le piston du vérin 147 se déplace vers la gauche sur le dessin, ce qui a pour résultat net de faire pivoter légèrement le montage de galets dans le sens horaire pour résister au décalage subi vers la gauche transversalement au mandrin. On voit que le dispositif suivant le mode de réalisation décrit à propos des figures 12 à 14 est apte à guider, pendant son enroulement autour du mandrin, lune ou lautre des bandes formant la paroi intérieure ou la paroi extérieure du profilé creux, ce dispositif comportant des moyens propres à déceler le décalage de la bande en travers du mandrin, des moyens portant contre la bande pour lui imprimer une force transversale de sens opposé à celui de décalage et des moyens accouplés à ces moyens dapplica- tion de force et agissant sur eux sous faction desdits moyens détecteurs quand ceux-ci décèlent un décalage. On peut inciser longitudinalement le profilé final pour obtenir un produit tel que représenté sur la figure 9, à structure enveloppée articulée dans laquelle la partie non incisée de lten- veloppe forme une charnière 95A ainsi qu'un dépassant 96A permettant de réunir à recouvrement les deux moitiés de profilés à l'aide d'un adhésif convenable. Un avantage du profilé creux fabriqué suivant l'invention est qu'il est pratiquement exempt de contrain- tes de sorte que lorsqu'on l'a sectionné longitudinalement comme représenté sur la figure 9, ses deux moitiés peuvent se rejoindre avec précision une fois disposées autour d'un tuyau pour former isolant. Or, jusqutà présent, les isolants pour tuyaux obtenus en divisant par sectionnement longitudinal un tronçon de profilé creux en deux moitiés tendent à se gauchir sous l'effet de contraintes résultant de défauts d'uniformité de la vitesse de durcissement des deux moitiés, et ne s'épousent donc pas toujours bien l'une l'autre. Il n'en est pas ainsi pour le profilé creux suivant l'invention, du fait que la vitesse de durcissement est sensiblement uniforme sur toute la section du profilé. De plus, les moitiés de profilés ont naturellement tendance à s'épouser l'une l'autre du fait que leurs tranches sont deux à deux définies par la même incision. REVENDICATIONS 1. Appareil de formage en continu d'un profilé creux en matière en mousse, du genre comportant un mandrin, fixé à une extrémit4 autour duquel on forme ledit profilé en confinant ladite matière en mousse dans un espace annulaire défini par une enveloppe en matériau en feuilles souple et en la laissant se dilater, I'enve- loppe confinant la matière en mousse étant ensuite déplacée sui vant sa longueur le long du mandrin et la matière en mousse étant durcie pendant ce déplacement, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen assurant le centrage dudit mandrin en réglant sa flexion de façon que le produit ait le degré désiré dé concentricité et un moyen associé à une région dudit mandrin distante de ladite extrémité fixe et destiné à déceler tout écart de centrage, de façon que, lors de la détection d'un défaut de centrage, le moyen de centrage du mandrin intervienne pour compenser ce défaut. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mandrin est creux et présente dans sa surface des trous d'air et en ce qu'un moyen amène de l'air dans l'intérieur creux du m;~ drin. 3. Appareil de formage en continu d'un profilé creux en matière en mousse, du genre comportant un mandrin, fixé à une extrémité, autour duquel on forme ledit profilé en confinant ladite matière en mousse dans un espace annulaire défini par une enveloppe en matériau en feuilles souple et en la laissant se dilater, ltenveloppe de matière en mousse confinée étant ensuite déplacée suivant sa longueur le long du mandrin, puis durcie pendant ce déplacement, caractérisé en ce que le mandrin est creux et présente dans sa surface des trous à air, et en ce qu'il est prévu un moyen amenant de l'air dans l'intérieur creux du mandrin, des moyens amenant une première bande de matériau souple et la mettant sous forme de gaine tubulaire entourant le mandrin, des moyens amenant une seconde bande de matériau souple et la mettant sous forme d'enveloppe espacée de ladite gaine, mais l'entourant complètement et définissant avec elle un espace annulaire, un moyen introduisant dans cet espace annulaire un mélange moussant durcissable, des éléments de moule complémentaires qui soutiennent ladite enveloppe contenant le mélange moussant dans ledit espace annulaire jusqu'à ce que ce mélange se soit dilaté et remplisse complètement le moule, un moyen assurant le centrage du mandrin en limitant sa flexion au degré voulu pour que le produit ait la concentricité désirée, avec un moyen, associé à une région du mandrin distante de ladite extrémité fixe, destiné à déceler tout écart de centrage, de façon que, lors de la détection d'un défaut de centrage, ledit moyen de centrage du mandrin intervienne pour corriger ce défaut et assurer l'obtention d'un produit convenable. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de guidage propres à éviter le décalage transversal de l'une au moins desdites bandes pendant son amenée au mandrin, ces moyens de guidage comprenant un moyen propre à déceler que ladite bande se décale transversalement au mandrin, un moyen de redressement placé par rapport à la bande de façon à lui appliquer une force transversale de sens opposé à celui de décalage et un moyen accouplé à ce moyen de redressement pour le mettre en action, sous l'action dudit moyen détecteur, quand ce dernier décèle que la bande se décale. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage sont prévus pour guider chacune desdites première et seconde bande. 6. Appareil de formage en continu d'un profilé creux en matière en mousse, du genre comportant un mandrin fixé à une extrémité, autour duquel ledit profilé se forme pendant qu'il est confiné dans un espace annulaire défini par une enveloppe en matériau en feuilles souple, la matière en mousse confinée se déplaçant ensuite le long du mandrin, puis durcissant pendant ce mouvement, caractérisé en ce que le mandrin est creux et présente dans sa surface des trous à air et en ce qutil est prévu un moyen pour l'amenée d'air dans l'intérieur creux du mandrin, un moyen de centrage imprimant au mandrin une position de centrage correspondant à un degré désiré de concentricité du produit, un moyen associé au mandrin pour déceler des défauts de centrage et un moyen sensible à ce moyen détecteur, agissant sur ledit moyen de centrage de manière à conserver au mandrin une position correspondant au degré désiré de concentricité du profilé. 7. Procédé de formage en continu d'un profilé creux en matière en mousse suivant lequel on fixe une extrémité d'un mandrin, on forme un profilé en mousse en confinant de la matière en mousse dans un espace annulaire défini par une enveloppe en matériau en feuilles souple, on laisse la matière en mousse mousser et se dilater, puis on déplace l'enveloppe qui la confine suivant sa longueur le long du mandrin et l'on fait ensuite durcir la matière en mousse pendant ce déplacement le long du mandrin, caractérisé en ce qu'on centre le mandrin en limitant la flexion qu'il subit à partir de son extrémité fixe à un degré tel que le profilé creux en matière en mousse (élastomère) ait la concentricité désirée, on décèle les défauts de centrage acquis par le mandrin pendant fabrication dudit profilé creux, puis on règle le centrage du mandrin, à distance de l'extrémité fixe de ce dernier, d'après le degré de décentrage décelé, afin que le profilé creux final ait le degré désiré de concentricité. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce quton prévoit un mandrin creux sur toute sa longueur et à surface percée de trous à air et en ce qu'on envoie dans l'intérieur creux du mandrin de l'air destiné à traverser lesdits orifices. 9. Procédé de formage en continu d'un profilé creux en matière en mousse suivant lequel on fixe un mandrin creux par une de ses extrémités, on forme le profilé creux en confinant de la matière en mousse dans un espace annulaire défini par une enveloppe en matériau en feuilles souple, on laisse la matière en mousse mousser et se dilater et l'on déplace l'enveloppe qui la confine le long du mandrin, puis on fait durcir la matière en mousse pendant ce déplacement, caractérisé en ce qu'on ménage des trous à air dans la surface du mandrin, on envoie à l'intérieur du mandrin de l'air destiné à traverser lesdits trous, on forme autour du mandrin une gaine en matériau en bande souple, en contact glissant avec le mandrin, formant la face intérieure dudit profilé creux, on entoure cette gaine d'une enveloppe en matériaux en bande souple formant la face extérieure du profilé creux, on introduit du mélange plastique moussant dans l'espace défini entre ladite gaine et ladite enveloppe, en quantité suffisante pour que le mélange remplisse cet espace après avoir moussé, on fait mousser ledit mélange entre la gaine soutenue par le mandrin et l'enveloppe en matériau souple afin qu'il remplisse l'espace intermédiaire, on fait polymériser ledit mélange pour former un profilé creux présentant une paroi annulaire en matière plastique poreuse polymérisée étroitement recouverte par ladite enveloppe, on maintient le mandrin centré en limitant la flexion qu'il subit à partir de son extrémité fixe au degré voulu pour que le profilé creux ait la concentricité désirée, on décèle en continu les défauts de centrage pendant fabrication dudit profilé creux, on règle le centrage du mandrin, à distance de ladite extrémité fixe, d'après le degré de décentrage décelé pour que le profilé creux ait la concentricité désirée et lton retire le profilé creux du mandrin. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce mulon interdit le décalage transversal de l'une au moins desdites bandes par rapport au mandrin en décelant ce décalage lorsqu'il apparaît, puis en appliquant à la bande une force transversale de sens opposé à celui du décalage décelé et de grandeur proportionnelle au décalage décelé.