On sait que l'on peut fixer des colorants sur des matières textiles constituées, en totalité ou en partie, de fibres synthétiques, en soumettant la matière, sur laquelle on a au préalable appliqué les colorants, à une pression relative de vapeur d'environ 0,5 à 3 atmosphères, en général I à 2 atmosphères. Pour ce vaporisage sous pression on dispose de vaporiseurs dits vaporiseurs sous pression opérant en continu, à travers lesquels on fait passer de façon continue la matière textile traitée avec la solution du colorant ou la dispersion du colorant pour le fixage des colorants.Dans ce procédé la matière textile passe, après le foulardage et une éventuelle déshydratation partielle au moyen d'une irradiation infrarouge dans un tube de chauffage à travers une paire de rouleaux scellants disposés dans le vaporiseur et en dehors du vaporiseur. Ces paires de rouleaux scellants sont pourvues, à leurs extrémités, d'un dispositif d'étanchéisation sous la forme de plaques de recouvrement, qui sont en général appuyées dessus au moyen d'air comprimé. L'étanchéisation le long de l'axe du rouleau est en général réalisée par des membranes contrôlées hydrauliquement, qui sont le plus souvent revetues de poly tétrafluoroéthylène. La construction des paires de rouleaux scellants est suffisamment connue et décrite dans la littérature (H. Schattun, Textilpraxis 1966, pages 691 à 692). Dans la pratique, de grands efforts ont dé3à été entrepris dans ce domaine afin d'assurer une pression constante au cours du processus de vaporisage. Toutefois, dans la construction d'appareils, il n'a pas encore été possible jusqu'à maintenant de construire une paire de rouleaux scellants capable de résister en charge, au cours d'une période prolongée, à une pression de plus de 2 atmosphères.Certes, si l'on utilise des fermetures dites fermetures à bec, il est possible d'étau chéiser les chambres de pression d'une manière satisfaisante au cours de périodes de vaporisage prolongées, également pour des pressions de plus de 2 atmosphères; cependant, ces fermetures ne sont pas appropriées pour le traitement de matières textiles foulardées avec des solutions de colorant ou des dispersions de colorant et non séchées, parce que les becs frottent sur la matière textile et donnent ainsi lieu à la formation de raies. En conséquence, une fermeture à bec peut seulement être utilisée comme dispositif de sortie de la matière. En effet, lorsque la matière à teindre sort du vaporiseur, le age du colorant doit déjà être terminé et donc une formation de raies n'est plus guère possible. Dans le cadre du procédé de vaporisage habituel, l'étanchéisation de la chambre de pression au moyen d'une paire de rouleaux scellants est rendue particulièrement d- ficile par le balourd des rouleaux qui survient apres un certain temps de fonctionnement Ce balourd est produit comme suit e si > 7apport de matières est arrêté, la vapeur chaude ne chauffe que les parties du revêtement du rouleau qui sont tournees vers l'intérieur du vaporiseur, ce qui provoque un gonflement unilatéral de ces parties.Si la production est ensuite reprise, le balourd produit donne lieu à une pression d'écrasement inégale exercée sur la matière dans la paire de rouleaux, ce qui a pour conséquence une diminution de la pression dans le vaporiseur. En outre, le balourd entraîne une plus grande usure des membranes d'étanchéisation des paires de rouleaux scellants. Or, la Demanderesse a trouvé que le balourd des rouleaux d'une paire de rouleaux scellants, qui correspond à des inconvénients 5 peut être évité et que l'on peut ainsi garantir des conditions de pression constante au cours du processus de vaporisage, egalement à des pressions élevées, si - pour le fixage à chaud de colorants sur des matières textiles - on subdivise le vaporiseur sous pression en plusieurs sections et Si la section contenant la paire de rouleaux scellants est mise sous pression non pas avec de la vapeur, mais avec de l'air froid A cet effet, l'air comprimé devra de préférence avoir la meme pression que la vapeur nécessitée pour le fixage du colorant.Grâce a cet arrangement de l'appareil, l'air comprimé froid ne produit, en cas d'interruption de la production, aucun réchauffement unilatéral et donc aucun gonflement du revêtement des touleaux; en conséquence, il est possible d'éviter un balourd des rouleaux. De cette façon on peut obtenir une meilleure étanchéisation, et l'équipement du vaporiseur sous pression permet de maintenir également dans le vaporiseur des pression de plus de 2 atmosphères, pendant des periodes prolongées. D'un autre côté, ceci signifie que lors du fixage des colorants, une augmentation de la vitesse de production est obtenue comme conséquence de l'utilisation d'une pression de vapeur plus élevée. Le vaporiseur sous pression utilisé selon l'invention pour le fixage à chaud de colorants sur des matières textiles est constitué par un appareil opérant en continu. Il con siste essentiellement raz une chambre sous pression, hermétique, subdivisée en plusieurs sections. Les différentes sections sont pourvues à l'intérieur d'un système de rouleaux conducteurs comme éléments de transport pour les matières conduites à travers du vaporiseur . En général, une di7ision du vaporiseur en deux sections est suffisante, la première section étant alors remplie d'air comprimé froid et servant comme chambre d'entrée des matières, alors que la deuxième section contient la vapeur sous pression et, pour la sortie des matières, une fermeture à bec.Cependant, il est également sans difficulté possible, si l'on utilise une paire de rouleaux scellants comme dispositif de sortie pour les matières, de subdiviser le vaporiseur en trois sections. Dans ce cas, la dernière section est également remplie avec de l'air comprimé et sert de chambre de sortie pour les matières. Conformément à leur fonction, les différentes sections sont pourvues de tubulures de raccordement reliées à des tubes d'alimentation, à travers desquels la vapeur de pression ou l'air comprimé sont envoyés sous pression dans la chambre. Si l'on travaille avec le vaporiseur selon l'invention, il est avantageux de séparer la section d'air comprimé du vaporiseur de la section de vapeur de pression au moyen d'un tube de jonction. Ainsi, en appliquant une simple technique du contrôle automatique, on peut obtenir qu'il n'y ait pratiquement pas d'entrée de vapeur dans la section d'air comprimé et vice-versa. A la place d'air comprimé froid, on peut aussi utiliser d'autres gaz sous pression inertes et non-inflammables, comme par exemple de l'azote ou du gaz carbonique. Cependant, pour des raisons économiques et des raisons de sécurité du travail, il convient de préférer l'air comprimé. Le principe du dispositif de l'invention peut aussi être appliqué à des vaporiseurs sous pression dans lesquels la matière textile est conduite dans le vaporiseur en la faisant passer par une paire de rouleaux scellants, y est par exemple enroulée sur un rouleau ou empilée au moyen d'une glissière, pour être ensuite, c'est--à-dire après le vaporisage, éloignée à nouveau du vaporiseur dans la direction inverse en changeant la marche du mécanisme moteur. Si la matière textile est traitée sous utilisation du dispositif décrit ci-dessus, la matière à colprer - qui a été foulardée ou imprimée avec des solutions de colorant- ou des dispersions de colorant et qui a éventuellement été séchée - est introduite dans la chambre sous pression en la faisant passer par une paire de rouleaux scellants. Après passage à travers une section d'air comprimé et avantageusement à travers d'un tube de jonction, la matière est reprise, dans la chambre suivante de vaporisage, par un système de rouleaux conducteurs, elle est transférée ultérieurement et exposée de cette façon, au cours du transport à travers le deuxième secteur de l'installation, à l'action d'une atmosphère de vapeur comprimée qui donne lieu au fixage des colorants sur la matière fibreuse.Après ceci, les teintures ou impressions fixées quittent à nouveau le vaporiseur, soit en passant par une fermeture à becs installée à l'autre bout de la chambre de vaporisage, soit en passant par une deuxième paire de rouleaux scellants, après avoir de préférence traversé une autre section d'air comprimé. La durée de vaporisage nécessaire pour le fixage des colorants et, par conséquent, la vitesse de passage de la matière traitée avec les colorants à travers le dispositif de vaporisage sous la pression correspondante est fonction de la catégorie des colorants utilisés et de la nature de la matière textile utilisée. Comme matières textiles pour le fixage de colorants dans le dispositif décrit, il convient surtout d'utiliser des matières fibreuses tant d'origine naturelle que synthetique, ainsi que des mélanges de ces fibres. Les matières textiles sont de préférence utilisées sous la forme de tissus ou de tricots. Comme colorants, on peut en général utiliser tous les colorants capables de se fixer sur les matières en question sous l'action de la chaleur. De tels colorants sont suffisamment connus et leur choix dépend largement du type de la matière fibreuse utilisée. REVENI)ICATIONS 1.- Un vaporiseur sous pression destine au fixage à chaud de colorants sur des matières textiles consistant en une chambre sous pression, hermetique, et en des éléments de transport de la matière qui y sont installés, ainsi qu'en une paire de rouleaux scellants, caractérisé en ce que la chambre sous pression est divisée en une section remplie air comprimé et une section remplie de vapeur comprimée, la section d'air comprimé servant de chambre d'entrée pour la matière et contenant la paire de rouleaux scellants. 2.- Un vaporiseur sous pression selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chambre de pression est subdivisée en trois sections, la première section étant remplie avec ie l'air comprimé froid et contenant une paire de rouleaux scellants comme dispositif d'entrée de la matière, la deuxième section qui sert de chambre de vaporisage étant remplie avec de la vapeur comprimée et la troisième section étant remplie avec de l'air comprime et contenant une paire de rouleaux scellants comme dispositif de sortie de la matière- 3.- Un vaporiseur de pression selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'air et la vapeur se trouvent pratiquement sous la mAeme pression dans la chambre sous pressions 4.- Un vaporiseur de pression selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un tube de jonction est installé entre la section d'air comprimé et la section de vapeur comprimée.