L'invention concerne des procédés et un appareil de détection de la croissance des micro-organismes, plus partie culièrement de détection et d'identification rapides de ces micro-organismes par mesure des variations de la conductance ou de la conductivité des milieux nutritifs dans lesquels ces organismes sont cultivés. la détermination de 1 t existence de la nature e-i; de l'étendue de la contamination par des micro-organismes, d'echan tillons biologiques, médicaux, alimentaires, du sol, des e-aux usées et analogues est tès importante pour l'analyse, le diag- nostoc et le traitement, dans de nop)reux domaines le contrôle de la qualité des produits alimentaires, le contrMle du traitement des eaux usées, le diagnostic des traitements médicaux, la préparation de nombreux types de composés pharmaceu tiques et analogues dépendent tous de ltidentification et de la détermination quantitative des micro-organismes présents dans les systèmes concernés. Jusqutà présent, ces déterminations nécessitaient des temps de croissance prolongés d'échantillons, dans différents éléments nutritifs afin que la croissance soit suffisante pour permettre un comptage à 12 oeil nu de troupes distincts de colonies dévelopées à parttir de l'échantillon $de départ. Il ntest pas exceptionnel qu'il faille plusieurs jours avant que la croissance soit suffisante pour que le comptage et l'identification des échantillons microbiens soient possibles, Dans certains cas il faut une à plusieurs semaines de culture des échantillons pour l'obtention d'une indentification positive et d'une analyse quantitative. les procédés connus sont longs et extrêmement coteux, l'utilisation de procédés visuels nécessitant des surfaces de croissance de dimensions importantes et des manipulations nombreuses de plusieurs cultures, dans l'appareil de comptage; cette lenteur est peut être encore plus importante dasn le cas d'un diagnostic médical, car des délais importants peuvent obliger le médicin à commencer aveuglément le traitement, sans confirmation positive de l'identité des organismes responsables. Il n'est pas rare que l'inefficacité du médicament, c'est-à-dire de l'antibiotique, choisi par erreur ne soit mise en évidence que lorsque l'état du patient s'aggrave.Ce n'est que quelques jours plus tard que l'identification correcte peut outre faite par les procédés courants des laboratoires. L'invention concerne un appareil dans lequel le développement de micro-organismes dans des milieux nutritifs est décelable au cours des quelques heures qui suivent ltintroduction de ces micro-organismes. En outre, les techniques décrites ultérieurement permettent l'identification du type des microorganismes, de leur sensibilité avx antibiotiques et de leur concentration dans l'échantillon de départ, très peu d'heures après le début de la mise en oeuvre du procédé. Non seulement la détection, l'identification et la caractérisation des riicro-organdsmes sont possibles, comme indiqué mais elles peuvent être réalisées avec des petites quantités de milieux nutritifs et un appareil facile à manipuler. En outre, l'espace nécessaire à l'essai et à l'identification de nombreux échantillons ou sources différents de micro-organismes est nettement réduit par rapport à celui nécessaire avec les procédés connus. l'invention concerne plus particulièrement des cellules stériles, fermées qui contiennent des éléments nutritifs et dans lesquelles on introduit les solutions contaminées, par exemple par inoculation. les cellules inoculées sont incubées et la conductivité du milieu nutritif tutelles contiennent est contrôlés. les variations de la condiiotivité sont enregistrées. La concert tration en micro-organismes de contamination peut etre calculée par comparaison avec des cellules analogues préalablement inoculées par des cultures de micro-organismes connus et dont les variations de la conductivité en fonction de la concentration relative en mioro-orgaraismes introduits à l'origine sont connue L'inoculation d'un ensemble de cellules dans lesquelles ont été introduits préalablement des mélanges de matières inhibitrices de la croissance permet l'identification des microorganismes contaminants et la détermination de leur type et de leur sensibilité aux antibiotiques, par l'observation de l'absence de variation dans la conductivité de chaque cellule ou par la mesure de la vitesse de la variation de la conductivité, dans le cas où des micro-organismes se développent. Ces procédés d'identification et d'analyses quantitatives seront décrits ultérieurement Stinvention concerne essentiellement un procédé d'iden- tification de micro-organismes en un temps beaucoup plus faible (c'est-à-dore divisé par plusieurs facteurs 10) que celui nécessaire avec les procédés connus. Ce procédé permet ltidentification du type et- de la quantité de micro-organismes en quelques heures alors que cette identification demandait plusieurs jours ou même plusieurs semaines avec les procédés connus. l'invention concerne en outre un appareil destiné à recevoir les micro-organismes dans différents milieux nutritifs choisis au préalable puis à détecter les variations de la conductivité de ces milieux à la suite de la croissance des m-cro-organlstes. Elle concerne plus particulièrement des cellules adaptées à la croissance des micro-organismes e-t comportant des dispositifs d'observation et de mesure des variations de la conductivité. l'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexes à titre d t exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une perspective d'un mode de réalisation d'une cellule unique de croissance et de conductivité avec des parties arrachées X la figure 2 est un schéma de plusieurs cellules placés dans un incubateur et reliées à des contacts électriques destinés à transmettre les variations de la conductivité; la figure 3 est un schéma du circuit électrique d'un appareil de détection et d'enregistrement des variations de la conductivité des cellules de l'invention; ; la figure 4 est un ensemble de courbes mettant en évidence la variation ce la conductivité dans le temps pour les micro-organismes suivants: Proteus, Aerobacteur, Pseudo monas et E. Coli cultivés sur un milieu nutritif au dextrose et au peptone à 1 %. la figure 5 est un ensemble de courbes mettant en évi dence les variations de la condiiotivité dans le temps pour Proteus cultivé sur différents milieux nutritifs i les figures 6 à 10 sont des représentations schéma tiques de la répartition de 16 anti-sérums différents dans 4 cellules de conductivité, pour l'identification d'un micro organisme particulier ; la figure 11 est une coupe transversale d'un autre mode de réalisation de la cellule de conductivité ; et la figure 12 est une vue de dessus, le couvercle étant retiré, dtun autre mode ae réalisation de la cellule de conductivité. Tous les organismes vivants, au cours de leur croissance, absorbent des éléments nutritifs et éliminent des déchets, ce phénomène étant habituellement connu sous le nom de méta bolisme. les micro-organismes ne diffèrent pas, à cet égard, des autres organismes vivants et, lorsqu'ils se développent, ils absorbent ciels éléments nutritifs très caractéristiques et en retour éliminent des déchets également très caractéristiques. les éléments nutrififs sont le plus souvent des molé- cules organiques assez complexes telles que celles de protéines, dtoses, d'acides aminés, de graisses et analogues. Cependant, les déchets sont généralement des molécules très simples dont un grand nombre est ionisé et mobile, Ces déchets ionisés provoquent des variations de la conductivité des milieux dans lesqules ils sont éliminés. Ainsi, la conductivité des milieux nutritifs varie lorsque des micro-orgnîsmes se développent dans ces milieux et lors dc la décharge dans ces derriers des déchets d'ionisation.Bien en- tendu la quantité de déchets ionisés dépend directement de la vi tesse de la croissance et de l'activité métabolique des organismes, la croissance relativement importante ou rapide d'une espèce donnée provoquant une augmentation relativement importante ou rapide des déchets ionisés et,en conséquence, une variation relativement importante ou rapide de la conductivité des milieux. La proportion de déchets ionisés et leur difference relative de mobilité électrique est également caractéristique d'une espèce donnée de micro-organismes0 Ainsi, deux microorganismes différents ayant la même vitesse de croissance libèrent dans les milieux de culture des quan-tités différentes de particules ionisées ayant des caractéristiques de mobilité variables. Ainsi tout micro-organisme qui se développe modifie la conductivité du milieu dans lequel il se développe, en fonction de : (1) sa vitesse de croissance, et (2) des carac- térist-iques du mélange ionisé de déchets libérés par ces espèces données. les milieux nutritifs normalisés utilises selon ltin- vent ion sont modifiés pour que les variations de la conducti- vite soient maximales. Ces modifications concernent deux factours, la concertrat-ion en sels et le pouvoir tampon.La concen- tration en sels doit être aussi faible que possible mais cependant compatible avec un développement satisfaisant des microorganismes. h une concentratioll faible on sels correspond une conductivité faible du milieu nutritif et donc une variation importante de la cond-uctivité de la solution à la suite du développement des micro-organismes. Un faible pouvoir tampon permet des variations importantes du pH du milieu, au cours de la croissance, et rend maximales les variations de la conductivité associées a ces variations de pH. Selon l'invention, les phénomènes notés ci-dessus sont utilisés pour 1 identification des micro-organismes particuliera et la détermination quantitative de ceux-ci dans tous les milieux contaminés. Plus particulièrement les cellules cie conductivité qui contiennent des milieux nutritifs sont inoculée avec des micro-organismes et les variations de la conductivité de ces cellules sont enregistrées.Les variations de la conductivité, comparées à celles observées avec des cellules de référence qui contiennent des milieux nutritif analogues, sont utilisées pour la détermination de la nature du micro-organisme contaminant et de la quantité de ce microorganismes présent dans l'échantillon contaminé de départ. les variations de la conductivité dans la cellule sont telles que le détection et l'identification des micro-organismes sont possibles en plusieurs heures. lia figure 1 représente une cellule 10 de conductivité généralement cubique. La cellule 10 est creuse et ses parois il sont solidaires d'un fond 12. Un fond 13 est fixé sur la partie de base par des cols convenables ou, lorsque la cellule est en matière thermoplastique, ce fond 13 est soudé thermiquement à la partie d base, Le fond 13 est percé d'un orifice 14 central qui est fermé par un bouchon 16 de matière caoutchouteuse ou matière élastique analogue. Deu= électrodes 17 sont soudées uans la moitié inférieure de la cellule 109 Ces électrodes 17 sont placées sur les faces opposées de la cellule 10 et comportent des contacte 18 électriques fixés à chacune d'elles respectivement. les contacts 18 traversent la paroi 11 latérale de la cellule 10 et ont des prolongements à l'exterieur, comme représenté. lies électrodes 1 7 sont avantageusement en une matière conductrice métallique incite du point de vue chimique, par exemple en acier inoxydable0 La cellule 10, qui comprend l'élé- ment de base 12, les parois 11 et le couvercle 13, est avantageusement en une matière plastique inerte stérilisable, par exemple on polyéthylène, en polypropylène, en polystyrène ou analogue. la partie de base peut entre moulée avec les électrodes qui y sont fixés tandis que le couvercle 13 peut être fixé à cette partie de base, comme décrit précédemment. La cellule est stérilisée avant son utilisation et environ la moitié de son volume est remplie d'un milieu 19 nutritif stérile. la cellule est- ensuite ferr;éc par le bouchon 1 G et est alors prête à l'emploi. Si la cellule 10 est fabriquée en grandes quantités, elle peut être fabriquée dans les conditions stériles, remplis de milieux nutritifs choisis au préalable, bouchée et fermée en emballage stériles, au cours d'un ensemble d'étapes inté grées continues. L'utilisateur nta qu'à choisir les cellules qui contiennent les milieux nutritifs avantageux pour la mise en eouvre de ces expériences. La ou les cellules qui contiennent; les milieux nutritifs choisis au préalable sont inoculées par introduction de l'échantillon dans le milieu nutritif 19, à l'aide dtune seringue qui traverse le bouchon 16. La cellule inoculée est ensuite placée dans un incubateur 21 avec un nombre convenable d'autres cellules 10. les con-tacts 18 de toutes les cellules 10 sont introduits dans des douilles 22 de l'incubateur 21. Des cibles 23 à plusieurs conducteurs relient les douilles 22 et les cellules 10 q-ui y sont enfichées au circuit 24 de détection (figure D) maintenant à décrire. Sur a figure 3, le circuit 24 de détection comprend un pont 26 d'annulation de courant du type pont de Wheatstone dont une branche comprend la cellule 10 inoculée, une seconde. branche comprend une cellule 10 de référence identique à la cellule 10 du point de vue construction et milieu nutritif, mais non inoculée par le micro-organisme inconnu. Une troisième branche du pont comprend une résistance 27 fixe de valeur convenable, par exemple 10 000 ohms. La quatrième branche du pont 26 comprend une botte 28 de résistance à décade de précision. Le pont 26 est relié à un détecteur 29 synchrone qui contient un générateur de signal en courant alternatif qui alimente le pont 26 par l'intermédiaire des bornes de sortie 31. les bornes de mesure du pont 26 sont, à leur tour, reliées à des bornes 32 d'entrée de signal du détecteur 29 synchrone. De nombreux. détecteurs synchrones à générateur de signal sont disponibles dans le commerce. Par exemple l'amplificateur à verrouillage du type JB-4 fabriqué par Princeton Applied Reserch, Inc. convient à cet usage. Ce type de dispositif émet un signal en courrant alternatif, qui est appliqué aux bornes du générateur de signal relié au pont 26 et qui donne une indication de l'amplitude du signal en courant alternatif formé entre les bornes de mess e dtt pont. Au cours du fonctionnement, on mesure comme suit la conductance ou, plus avantageusement, son inverse, la résistance, de la cellule 10 inoculée: La cellule 10 et la cellule 10 de référence sont placées dans l'incubateur 21, leurs contacts 18 étant enfichés dans les douilles 22. les cellules choisies sont ensuite reliées électriquement au circuit 26 par l'intermédiaire de commutatours rotatifs (non représentés).Le générateur 29 de signal de courant alternatif est ensuite mis en route et la boSte 28 de décade est réglée jusqu'à ce que le détecteur synchrone indique zéro, le pont 26 étant alors en équilibre, le rapport de la résistance de la cellule 10 inoculée à la résistance de la cellule 10' de référence est alors égal au rapport de la résistance 27 fixe à la résistance de la botte 28 de décade. Un circuit de ce type permet la mesure de la résistance (et de la conductiyité) d'une cellule 10 avec une précision d'un pour cent mille ou dtun pour un million. Une telle précision suffit à la détection rapide de la croissance de micro-orga nismes dans des milieux nutritifs connus. La conductance de la cellule 10 inoculée étant ainsi mesurée, on mesure de façon analogue celle d'autres cellules 10 incubées et on enregistre les résultats. On contrôle ainsi pendant toute période voulue de temps la conductance des cellules inoculées. la courbe des variations de la conductance en fonction du temps présente une courbure caractéristique pour une espèce particulière de micro-organismes dans le ou les milieux étudiés.Cette courbe permet de déterminer facilement, en très pou d'heures, l'identité et la quantité de tous los micro Par exemple, la figure 4 représente des courbes de la variation de la résistance (exprimée en ohms x 10 ) en fonction du temps exprimé en minutes, d'un certain nombre de micro-organismes différents qui se sont développés dans le même milieu nutritif. Plus particulèrement, ces courbes correspondent à Pseudomonas, E. Coli, Proteus et Aerobacter, cultivés sur un milieu nutritif (Difco) contenant 15 de peptone e 1 % de dextrose. le circuit 24 de détection indique les variations de résistance illustrées pendant les 300 mn qui suivent l'inoculation de la cellule. Dans le cas de Pseudomonas, la résistance de la cellule reste pratiquement constante et a une valeur initiale d'environ 10 300 ohms puis décroît très légèrement jusqu'à environ 10 050 ohms, valeur atteinte au bout; de 300 minutes pendant la période d'incubation. La cellule qui contient Proteus, par ailleurs, a une résistance initiale d'environ 10 300 ohms, mais cette résistance diminue jusqu'à une valeur d'environ 9 000 ohms atteinte au. bout de 700 mn. La cellule qui contient Aerobacter a une résistance initiale d'environ 10 300 ohms, mais au bout de 300 mn dtincu- bastion, cette résistance est d'environ 8 550 ohms. Ainsi les courbes de la variation de la conductance va- rient dSune espèce à l'autre, la culture étant réalisée dans le même milieu nutritif et dans des cellules de conductivité analogue. in outre, comme représenté sur la figure 5, chaque espèce particulière de micro-organismes provoque des variations de conductivité différentes selon le type de milieu de culture. Ce phénomène permet également la caractérisation d'une espèce particulière inconnue de micro-organismes contaminants. Par exemple, comme représenté sur la figure 5, l'espèce Proteus peut être cultivée dans différents milieux nutritifs conteus dans un certain nombre de cellules 10 différentes. Lorsqu'il est incubé dans un milieu au citrate qui contient un tampon et un sel dilué à 20 % du milieu normalisé de Roser, les cellules ont, au bout de 30 mn, ure résistance de 10 300 ohms. Cependant, au bout de 450 mn, la résistance finale de la cellule n'a pratiquement pas changé et est de 10 330 ohms. Par ailleurs, lorsque Proteus est incubé dans un milieu nutritif à l'urée (20 g d'urée par litre, 1,82 g de phosphate moropotassique par litre, 1,9 g de phosphate disodique par litre, 0,02 g d'extrait de levure par litre, 0,002 g de rouge de phénol par litre) une cellule indentique a, au bout de 30minutes, une résistance de 10 300 ohms, mais au boutde 375 minutes la résistance tombe à 8 610 ohms. Lorsque Proteus est cultivé dans un milieu normalisé de Voges-Proskauer au rouge de méthyle, au bout de 30 mn, la résistance est de 10 700 ohms tandis qutau bout de 450 minutes elle tombe à 9 99C ohms. De même, lorsque Proteus est cultivé dans un milieu nutritif au lactose (1 % de lactose, 1 % de peptcre "Difco") au bout de 30 minutes, la résistance est de 10 300 ohms et au bout de 450 minutes elle est de 9 9?0 ohms. Ainsi, la comparaison d'un groupe de courbes de résistance d'un micro-organisme inconnu cultivé dans une série de milieux nutritifs et des courbes correspondant à une espèce connue cultivée dans les mimes milieux nutritifs permet l'identification de cette espèce inconnue, les séries de courbes de résistance étant caractéristiques de l'espèce. A titre dtexemple de la sensibilité des cellules de l'invention, on inocule les cellules de conductivité avec E. Coli et on obtient les résultats suivants : des cellules de conductivité qui contiennent respectivement 350, 3500 et 35 000 E. Coli présentent ans variation de la conductance au bout de 340 minutes pour la concentration la plus faible, 240 minutes pour la concentration intermédiaire (3500) et 175 minutes pour la concentration 1a plus élevée. Ces résultats montrent qu'il faut environ 65-100 minutes pour que le nombre de bactéries soit multiplié par 1C. Ce résultat correspond à un temps de doublement de 20 à 30 minutes qui correspond aux autres résultats obtenus pour E. Coli. Ces résultats montrent également que trois bactéries peuvent être détéctées à 600 minutes et que, en conséquence, i] faut liloins de 10 heures avec le procédé de l'invention pour déceler une croissance nFicrobiezuie dans des cultures de sang et de liquide spinal alors qu'il fallait 5 à 15 jours avec les procédés habituels. Il est évident que l'utilisation efficace du procédé de l'invention dans le domaine clinique nécessite l'utilisation d'un grand nombre de celliles contenant de nombreux milieux de culture variés. En outre, une utilisation rentable nécessite un cycle continu d'inoculation d'incubation et de mesure de la conductivité des cellules. Dans ce but, les incubateurs peuvent contenir des rangées de cellules superposées les unes aux autres. En outre,les cellules 10 peuvent être disposées dans des plateaux qui contiennent environ 50 cellules placées côte à cote, chaque cellule de ce plateau étant enfichée dans des douilles disposées dans un élément central. l'incubateur peut avoir une conS ration radiale, six ou huit plateaux d'environ 50 cellules chacun pouvant être enfichés dans des douilles, à chaque niveau. En outre, la caractérisation et ltidentification de de chaque micro-organisme à étudier peuvent nécessiter non seulement des études de la croissance dans différents milieux nutritifs, comme décrit, mais également des études de l'action des anti-sérums spécifiques qui inhibant ou favorisent la croissance du microorganisme. Plus particulièrement, on ajoute des petites quantités d'anit-sérums spécifiques à un milieu nutritif riche qui favorise une croissance dans de bonnes conditions d'un grand nombre dtespèces différentes de micro-organismes. Le bouillon tryptique de soja est un milieu qui convient. L'addition d'un grand nombre d'anti-sérums dont chacun inhibe uniquement la croissance de l'espèce de micro-organisme auquel il s'oppose est un outil puissant qui permet l'identification différentielle des microorganismes inconnus. Par exemple, l'utilisation de 16 anti-sérums différents, respectivement spécifiques d'une espèce particulière de microorganismes, par exemple Aerobacter, Proteus, et analogue, et dont au moins un est spécifique du micro-organisme étudié, permet le caractérisation de ce micro-organisme par addition des anti-sérums à quatre cellules de conductivité selon le schéma représenté sur les figures 6 à 10. Sur la figure 6, les anti-sérums sont numérotés de 0 à 15. Dans une première cellule qui contient un milieu nutritif on ajoute des petites quantités des anti-sérums 0,1 2, 3, 4, 5, 6 et 7 (voir figure 7). Dans une seconde cellule, on ajoute les anti-sérums 0, 1, 2, 3, 8, 9, 10 et 11 (voir figure 8)o Dans une troisième cellule, on ajoute les anti-sérums 0, 1 4, 5, 9, 9, 12 et 13 (voir figure 9). Enfin, dans une quatrième cellule, on ajoute les anti-sérums 0, 2, 4, 6, 8, 10, 12 et 14 (voir figure 10). On inocule ensuite les quatre cellules avec le microorganisme inconnu et on incube, puis on mesure comme décrit prélablement. Si le micro-organisme se développe dans la cellule n 1, cette croissance étant mise en évidence par une variation de la conductivité dans le temps, cela signifie que la croissance du micro-organisme n'est pas inhibée par les anti-sérums 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7. 9i le micro-organisme se développe dans la cellule no 2, cela signifie que sa croissance nest pas inhibée par les anti-sérums 0, 1, 2, 3, 8, 9, 10 ou 11, etc. L'observation ou non de croissance dans chaque cellule peut être symbolysée par le chiffre 1 s'il y a la croissance et par le chiffre 0 s'il n'y a pas de croissance. es résultats obtenus pour les quatre cellules peuvent ainsi outre résumés par un nombre binaire caractéristique tel que 1111,qui correspond à une croissance dans les quatre cellules, 1010 qui correspond a une croissance dans les cellules 1 et 3, mais à une absence de croissance dans les cellules 2. et 4 , 1110 qui correspond à une croissance dans les cellules 1 , 2 et 3, mais à une absence de croissance dans la cellule 4, etc. Il est évident que ce nombre binaire indiquant la croissance ou l'absence de croissance dans mi ensemble de cellules a une valeur qui correspond à mi nombre désignant un anti-sérum spécifique donné. Par exemple, 1111 dans le système binaire est égal. à 15 dans le système décimal et 0,01, dans le système binaire est égal à 5 dans le système décimal. Ces nombres indicateurs d'un anti-sérum correspondant au type de micro-organisme dont la croissance est inhibée spécifiquement apr cet anti-sérum. Par le même procédé, on peut essayer 64 anti-sérums avec 6 cellules etc. les figures il et 12 représentent un autre mode de réalisation d'une cellule de conductivité selon l'invention. Ces cellules sont du type à circuit imprimé et conviennent à la production très rapide et peu coftteuse, en grande série. Bien qu'elles soient très simplifiées, ces cellules permettent de mesurer les variations de conductivité comme les cellules 10 préalablement décrites. les cellules de con-ductivité-à circuit imprimé comprennent une feuille mince 41 de =matière plastique telle que le "mylar" qui. porte des patins 42 imprimés, conducteurs, en métal tel que l'aluminium. Chaque patin 42 condcteur comprend un fil 43 du même métal également imprimé sur la base 41 de matière plastiquez Chaque fil 43 se prolonge jusqu'au bord de la base 41 et est relié à une broche 44 sertie sur le bord de la base 41. Ure feuille 46 d'espacement, de matière plastique, par exemple de "mylar" est placée sur la base 41. Cette feuille 46 comporte dee découpes qui correspondent aux patins 42 métal- liques, chacun de ces patins étant à nu, à sa partie supérieure mais isolé des patins voisi-ns. Un milieu nutritif 47 à l'état semi-solide revêt les patins 42. Le milieu nutritif a un volume suffisant pour remplir la totalité de la cellule délimitée par la base métallique du patin 42 et la feuille 46 d'espacement. Chaque cellule peut contenir ou non le même milieu nutritif. On peut ainsi incorporer des inhibiteurs spécifiques, des facteurs de croissance ou des antibiotiques dans le milieu de la cellule, quelle que soit la place de cel]e-ci dans l'ensemble des cellules, Une feuille superficielle 48 de matière plastique analogue recouvre les cellules.La place inférieure de la feuille 48 est entièrement recouverte d'un métal 49 conducteur, par exemple d'aluminium, qui forme un électrode commune à toutes les cellules placées sur la feuille 41. Une broche électrique convenable (non représentée) reliée à l'électrode 49 est placée sur un des bords de la feuille 48. les plaques de cellule sont toutes préparées dans des conditions aseptiques et sont conservées formées jusqutà l'uti- lisation. Au moment de ltutilisation, la feuille 48 est arrachée dans des conditions aseptiques. Une mince pellicule 51 de fluide contenant le micro-organisme recherché est ensuite pulvérisé ou appliqué à la brosse sur la face supérieure de tous les milieux nutritifs 47 mis à nu dans chaque cellule, de ensemble de la plaque. Après absorption du fluide contaminé par le milieu nutritif, la feuille 48 est remise en place sur la feuille 41 . La cellule de conductivité miniature ainsi formée comprend un fonc 41, une électrode 42, un milieu nutritif 47, du fluide contaminé 51, une électrode supérieure 49, et une feuille supérieure 48. les broches 44 et la broche de ltélectrode commune supérieure sont ensuite reliées au circuit de mesure de la conductivité préalablement décrit, la plaque de cellule étant maintenue à température cons tante dans un incubateur. les conductances sont alors mesurées, comme décrit préalablement. A titre d'exemple, les cellules imprimées comprennent une feuille de fond 41 de 125 microns d'épaisseur, la feuille d'espacement et le milieu contenu dans la cellule ont environ 200 microns d'épaisseur. Le volume de milieu dans chaque patin est d'environ 0,2 cm et une plaque dtenviron 216 x 279 mm contient environ 50 cellules. Chaque cellule reçoit environ 0,05 crn3 de fluide contenant le micro-organisme. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportes au dispositif décrit sans sortir du cadre de ltîn vention. REVENDICATIONS 1. Procédé de détermination de la croissance des microorganismes, caractérisé en ce qutil comprend l'inoculation drun échantilloei de milieu nutritif microbiologique par un milieu suspecté outre contaminé par un micro-organisme, ltincubation du milieu nutritif, la mesure de la conductivité initiale du milieu nutritif, la mesure de la conductivité de ce milieu nutritif à plusieurs moments différents et l'obser- vation de la variation de la conductivité du milieu nutritif, cette variation étant provoquée par la libération par les microorganismes de métabolite chargé, dans le milieu. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la conductivité du milieu nutritif est mesurée par un circuit à pont dtannulation de courant alternatif et en ce que la branche de référence de ce pont comprend mi milieu nutritif non inoculé identique à l'échantillon de milieu nutritif, 3.Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que plusieurs cellules destinées à la mesure de la conductivité contiennent différents milieux nutritifs choisis préalablement et les milieux nutritifs de référence correspondants, et en ce que ces milieux nutritifs sont tous inoculés avec la source de micro-organismes contaminants dont on soupçonne la présence; les variations de la conductivité en fonction du temps, dans toutes ces cellules, étant enregistrées sous forme d'un graphique et ce graptlique étant comparé à un graphique préalablement enregistré correspondant à la croissance de Quan- tités connues de micro-organismes sur des milieux nutritifs identiques préalablement choisis, ce procédé permettant lriden tification du micro-organisme contaminant et son analyse quantitative. 4. Cellule fermée de conductivité, dans laquelle des microorganismes se. développent et qui mesurent les variations de la conductivité résultant du développement du micro-organisme, caractérisée e ce qu.t elle. comprend un récipient isolant stérilisable, un couvercle fixé sur ce récipient et comportant une ouverture, un bouchon élastique perçable formant cette ouveture deux électrodes isolées l'une de l'autre et contenues dans le récipient, et des fils électriques reliés à ces électrodes et traversant la paroi du récipient par un joint étanche. 5. Cellule selon la revendication 4, caractérisée en ce que le récipient est au moins en partie rempli d'un milieu nutritif pour micro-organisme, ce milieu étant en contact avec les électrodes* 6. Cellule selon la revendication 4, caractérisée en ce que les électrodes sont en acier inoxydable. 7. Cellule de détection de la variation de la conduc- tivité d'un milieu nutritif à la suite de la croissance dtun micro-organisme conteml dans ce milieu, caractérisée en ce qutelle comprend une feuille de base membranaire, isolante et non perméable, une première électrode imprimée sur cette feuille de base, un fil électrique relié à cette électrode, une feuille membranaire non perméable, isolante,recouvrant la feuille de base, une seconde électrode imprimée sur cette feuille de protection, placée on regard de la première électrode, un fil électrique. relié à la seconde électrode, une feuille d'espacement non perméable, isolante, place entre la membrane de base et la membrane de protection et comportant une ouverture de mEme surface que les électrodes, et définissant une cellule, et un milieu nutritif semi-liquide introduit dans cette cellule et en contact avec a première et la seconde électrodes. 8 Cellule selon la revendication 7g caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs cellules en-tre une seule feuille de base et une seule feuille de protection* 94 Cellule selon la revendication 7, caractérisée on ce que les feuilles sont en matière plastique. 10. Procédé d'indentification d'un anti-sérum pris parmi un certain nombre d'anti-sérums et qui inhibe spécifiquement la croissance de micro-organismes, caractérisé en ce qu'il comprend la préparation de plusieurs cellules de conductivité contenant chacune un milieu nutritif qui favorise la croissance d'un grand nombre de micro-organismes, le nombre de cellules de conductivité étant égal à l'exposant entier minimal n de 2 tel que 2n est au moins égal au nombre d'anti-sérums à essayer, chaque anti-sérum étant identifié par un nombre entier, le premier anti-sérum étant identifié par , l'inocu- lation de chaque cellule de conductivité par la moitié des anti-sérums, chaque cellule étant inoculee par un ensemble différent d'anti-sérums, l'inoculation de chaque cellule par les micro-organismes, l'inoculation des cellules, la mesure des variations de la conductivité des cellules, une variation de la conductivité indiquant la croissance du micro-organisve et une absence de varlaiton indiquant une absence de crois snce du même rnicro-organisme, l'attribution du chiffre 0 aux cellules dans lesquelles il nry a pas de croissance et du chif- fre i aux cellules dans lesquelles il y a une croissance, l'association des chiffres indicateurs de croissance et d'absence de croissance correspondant aux cellules prises dans l'ordre et ltobtontion dtun nombre binaire caractéristique des résultats observés dans les cellules, le nombre décimal correspondant à ce nombre binaire étant égal au numéro de l'anti-sérum qui inhibe spécifiquement la. croissance du micro-organisme à identifier.