La présente invention concerne un procédé et des moyens techniques pour réaliser un transvasement stérile de fluides entre deux récipients. Le problème du transvasement stérile de fluides se pose dans un certain nombre de domaines différents, toutefois les besoins les plus urgents semblent etre dans le domaine du transvasement du sang. Puisque le sang contient plusieurs constituants principaux, chacun remplissant une seule fonction, 17utilisation du sang entier est souvent inutile pour une transfusion. Au contraire, on peut supprimer certains constituants, ce qui permet d'utiliser ailleurs le reste du sang. Par conséquent, la thérapie des constituants du sang a contribué a alléger un peu le problème de la rareté du sang â une époque de demandes croissantes. Les globules rouges du sang sont le constituant le plus largement utilise du sang. Environ 70% des transfusion du sang demandent des globules rouges. La congélation permet de conserver les globules rouges pendant plusieurs mois sans diminution de qualité, cependant aucun des procédés actuels de traitement du sang congelé-dégelé ne peut garantir sa stérilité. Une règle ancienne de la Direction gouvernementale des Médicaments des E.U.A. son degel. La réglementation actuelle dérive de la ligne de conduite antérieure de la F.D.A., toujours en vigueur-, qui fixe la même limite pour le sang ou tout autre constituant du sang, dès que sa stérilité ne peut plus etre assurée Pour certaines applications du fractionnement du sang, la difficulté -liée a la limite de péremption de 24 h peut être tournée en utilisant des vessies ou des sacs collecteurs de sang auxquelles un ou plusieurs sacs auxiliaires sont fixés. Pour enlever aseptiquement le plasma drun sac collecteur, par exemple, on peut alors centrifuger un sac de sang auquel est fixé un sac auxiliaire et le liquide surnageant (plasma) peut ensuite être exprimé en direction du sac auxiliaire. Le tube ordinaire réunissant les deux sacs est ensuite scellé et détaché, donnant une unité contenant des globules stériles tassés et une unité contenant du plasma "stérile". Cependant les sacs auxiliaires ne résolvent que partiellement le problème de la stérilité, Les sacs collecteurs sont embarrassants et coûteux, De plus, ils ne résolvent ni les problèmes de l'introduction stérile associés au lavage des globules, ni ceux iiés au-traitement du sang#congelé. Par conséquent, il existe toujours une demande pour un ensemble de retrait ou d'addition de liquide garantissant la stérilité sans les inconvénients de la technique antérieure, tels ceux des sacs satellites décrits ci-dessus. L'invention a pour premier but un procédé et des moyens pour permettre le transvasement aseptique d'un ou plusieurs fluides entre deux récipients séparés, indépendants ; pour second but, un nouvel ensemble de transvasement de fluides garantissant leur sté- milité ; pour troisième but, un ensemble, du type indiqué, simple et relativement peu coûteux Ces buts, ainsi que d'autres, de l'invention sont atteints avec un ensemble dans lequel deux récipients stériles, dont l'un contient un fluide qu'on désire transvaser dans l'autre, comnor- tant chacun une partie formant un tube ou conduit en matière plastique, ou sont raccordés à un tube ou conduit qui constitue une allonge partant de l'intérieur des récipients correspondants. Chaque conduit comporte près d'une extrémité fermée, ou ailleurs dans le sens de sa longueur, une région de transvasement stérile" constituée par une matiere plastique ('1matière n0 1") qu'on peut faire fondre et couler à la température de stérilisation. Ces régions de transvasement stérile qui peuvent avoir toute section transversale désirée, comportent aussi, à l'intérieur, un revêtement ou une fenêtre en une seconde matière ratière n 2") qui ne doit pas fondre à la température à laquelle la matière n0 1 fond et coule. Les récipients sont placés de façon que leurs régions de transvasement stérile se chevauchent et soient appliquées par pression l'une contre l'autre de façon que, là ot elles sont en contact, il y ait une région de matière fusible (matière no 1) alors que les revêtements intérieurs (matière n02) recouvrent intérieurement les parois à l'opposé de l'emplacement où les parois des deux régions de transvasement stérile se touchent. La région où les deux régions de transvasement stérile se touchent est serrée entre les deux mâchoires opposées d'un dispositif chauffant, dont une des mâchoires peut être plane et polie. Il est prévu une nervure saillante qui est placée en travers de la: région des éléments pressés l'un contre l'autre. La nervure saillante peut être dans undeces éléments ou, en variante, la seconde des mâchoires opposées peut comporter des nervures saillantes traversant la région desdits éléments pressés l'un contre l'autre. On applique une pression et on chauffe électriquement les mâchoires suivant un cycle t?mpérature-temps programmé, ou réglé à la main, et on les refroidit ensuite. La température des mâchoires est suffisante pour faire fondre la matière fusible qui s'écoule à l'extérieur de dessous les mâchoires soumises à la pression. Cependant, la matière non fusible ne stecou- le pas.Les nervures saillantes dirigent le courant de matière fusible loin des régions, ou des nervures saillantes. Par suite, dans la zone où les deux régions de transvasement stérile se touchent, les parois sont réunies par fusion en une paroi commune, et une ouverture est créée dans cette paroi, entre les allonges des deux récipients. La matière n0 2, non fusible, maintient l'ensemble étanche et stérile en obturant les ouvertures formées dans les surfaces des parois sitiées à I'ol#osé ,c~nll sont pre##ées #ur assurer lecontactmutuel la #,du fait de la chaleur et de la pression qui ont été appliquées, de la matière plastique pourrait avoir coulé ou s'être échappée. On peut alors transvaser un fluide d'un récipient à l'autre et la stérilité du transvasement est assurée et garantie puisque l'opération a été exécutée à la température de stérilisation, et il n'est pas nécessaire d'ouvrir l'un ou l'autre des conduits à l'air libre pendant l'opération de perforation. De plus, -la réunion par fusion et la formation d'une paroi commune entraîne et immobilise toutes les bactéries qui, autrement, pourraient pénétrer par les ouvertures produites dans les deux conduits. Après le transvasement du fluide, la région de transvasement stérile peut être scellée en des emplacements situés de chaque côté, relativement près de chaque récipient, et les deux récipients peuvent ensuite être séparés dans la région comprise entre les endroits scellés. L'invention sera mieux comprise par la description de certains de ses modes de réalisation, donnés ici uniquement à titre illustratif et sans aucun caractère limitatif, qui en sera faite ci-après à l'aide des dessins annexés dont - la figure 1 représente schématiquement la mise en place des allonges partant de deux flacons dans le but d'exécuter un transvasement stérile de fluides entre ces flacons, selon l'invention, - la figure 2 est une coupe des allonges de deux flacons représentant leur apparence dans la région de chevauchement, - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2, - la figure 4 est une vue schématique en perspective de la mâchoire inférieure de la pince utilisée en conformité avec l'invention, - la figure 5 est une coupe agrandie représentant ce qui arrive quand les deux mâchoires serrent ensemble les allonges des deux récipients, - la figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 4 représentant ce qui arrive aux allonges quand on chauffe, - la figure 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 4, représentant à nouveau ce qui arrive quand on chauffe et applique une pression dans cette région, - la figure 8 est une coupe à grande échelle représentant l'aspect de l'assemblage des allonges des deux récipients quand ils ont été enlevés de la pince, - la figure 9 reprrsente comment on peut réaliserune ouverture de communication stérile en un embEcemententreles deux récinients, - la figure 10 est une vue en plan d'un agencement préféré pour la région ont le passage stérile est établi, - la figure 11 est une coupe suivant la ligne 11-11 de la figure 10, - la figure 12 est une coupe suivant la ligne 12-12 de la figure 10, - les figures 13 et 14 sont des coupes de la région où un passage stérile est établi, représentant un autre mode de mise en place d'une nervure, - la figure 15 est une coupe représentant comment une ner vure interieure peut établir un passage stérile. La figure l represente schématiquement une forme de réalisation d'un système de transvasement aseptique de fluides,selon l'invention. Un récipient 10 classique stérile, pour des fluides tels que le sang, est équipé d'un conduit flexible stérile en matière plastique 12 qui sort de son col de la manière représentée. Un autre récipient stérile 14 est équipé de même d'une allonge 16 partant de son col. Ces allonges creuses ou tubulaires 12, 16 sont scellées à leurs extrémités 12A, 16A, de la manière repré sentée. Elles peuvent être réalisées d'une seule pièce avec les récipients ou fabriquées séparément pour être fixées ultérieurement aux récipients. On peut, si nécessaire, utiliser des pinces 18, respective ment 20 pour maintenir, entre les mâchoires 22A, respectivement 22B d'une pince 22, le chevauchement de régions prédéterminées des extrémités scellées des conduits 12, 16. La pince 22 est chauffée à une température réalisant une stérilisation par la chaleur et sert tout d'abord à stériliser les surfaces extérieures des conduits quand le transvasement d'un fluide déterminé doit être réalisé et, deuxièmement, à former un passage stérile entre les deux conduits, si bien que le liquide stérile peut passer du récipient 10 au récipient 14, avec retour dans le récipient 10 si on le désire. Les figures 2 et 3 représentent une coupe à plus grande échelle des régions des conduits qu'on -fait chevaucher l'une l'autre entre les mâchoires de la pince 22. Ces régions 12A et 16A sont scellées à une extrémité, comme représenté, et sont construites de façon semblable. Chaque conduit comprenant une telle région est fabriqué en une matière telle que le polychlorure de vinyle (PCV) ou un copolymere fluore d'éthylène et de propylène (tel par exemple que le Teflon-FEP), ou d'autres matieres plastiques qui peuvent fondre et couler et peuvent être soudées à chaud à la température de stérilisation ou au-dessus. Toute température égale ou supérieure au point de fusion est une température de stérilisation. La matière dite "Teflon-FEP" nécessite une température de l'ordre de 2900C. Le PCV demande une température de l'ordre de 1850C. D'autres matières appropriées sont des variétés à surface activée de Teflon-FEP, des polymères du chlorotrifluoro-éthylène (Kel-f), des polymères ou des copolymères du chlorure de vinylidène (Saran). Une matière 24A, respectivement 24B (matière n02), qui ne fond pas et ne se soude pas par la chaleur à la température à laquelle est porte le reste des conduits chauffés, est fixée à une partie des parois intérieures de chacune des régions terminales, qui se chevauchent. Cette matière peut être aussi une matière plastique. Une matière préférée est une polyimide sous forme de pellicule, fabriquée et vendue par la firme du Pont de Nemours, Inc. Delaware, E.U.A., sous le nom de "captons. Dans une forme de réalisation de l'invention, on utilise un stratifié composite, constitué par du "raton" d'un côté et du "Teflon-FEP" de l'autre côté.Etant donné que la surface en Teflon-FEP du stra tifié est fusible et soudable à chaud aux températures dont il est question, cela facilite# le collage du "Kapton" aux surfaces intérieures des extrémités réalisées en Teflon-FEP, en permettant de coller le "raton* sans adhésif. Comme on le voit sur la figu Le, le "Rapton" (matière n02) ou une matière dénommée ci-après "matière de revêtement" est fixée à la paroi de toutes les surface ces intérieures, là où les surfaces extérieures correspondantes sont directement en contact avec les mâchoires chauffées de la pince. Les surfaces en contact avec les mâchoires chauffées sont exactement en face des surfaces où se produisent une fusion, une réunion par fusion et une pénétration.La mâchoire supérieure de la pince est simplement une plaque plane. La figure 4 est une vue en perspective d'une forme de réalisation de la mâchoire inférieure de la pince. Celle-ci comprend par exemple un "H" en saillie sur une plaque plane dans lequel la barre transversale 22C de 1'H est effectivement à angle droit avec les parties terminales qui sont placées dans la pince. La forme de la nervure sur la mâchoire inférieure est explicative, mais non limitative. Ce qu'on demande d la mâchoire inférieure, et qui devient plus évident à mesure que les présentes explications progressent, c'est une configuration dans laquelle la matière fusible de la partie terminale est mise en fusion dans les régions pincées de cette partie, ce qui permet de réaliser ainsi, à travers les parois adjacentes des raccords serrés dans la région de la matière de revêtement, une ouverture dont l'étanchéité est assurée. Les mâchoires de la pince sont alimentées en courant de chauffage par la source de courant 30, sous le contrôle du programmateur 32. Après que le courant de chauffage a passé suffisamment longtemps pour faire fondre et slecouler la matière nol, le programmateur coupe ce courant de chauffage et fait passer un courant d'agent de refroidissement provenant d'une source 34 d'agent de refroidissement, pour refroidir les mâchoires de la pince. L'utilisation d'un agent de refroidissement a pour but d'accélérer l'opération. Si on le désire, on peut, sans utiliser d'axent de refroidissement, laisser les mâchoires se refroidir jusqu'à une température où la matière ne 1 se solidifie. La barre transversale de la mâchoire inférieure de la pince sera dénommée ci-après "pénétrateur", référence 22C. Si on le désire, ou si cela est nécessaire pour garantir la stérilisation, la matière de la pièce terminale peut être chauffée à une température stérilisante et maintenue à cette temperature suffisamment longtemps pour garantir la stérilisation. On peut ensuite élever encore la température jusqutà la température de fusion. Bien entendu, aussi bien ltopération de chauffage en une étape que celle en deux étapes sont incluses dans le cadre de l'invention. La figure 5 est une coupe représentant la déformation subie par les régions intéressées des conduits entre les mâchoires de la pince avant le chauffage. (Dans un ensemble à conduits plats, les conduits sont comprimés et il est inutile de les déformer.) La figure 6 est une coupe de la même région représentant ce qui arrive après un chauffage qui élève la température de la ma tière des pièces terminales jusqu'à provoquer leur fusion, sauf en ce qui concerne la matière de revêtement 24A, 24B. On voit sur la figure 5 que les deux raccords séparés conservent leurs identités distinctes lors de l'application de la pression.Cependant, lors de l'application d'un chauffage, comme d'une pression, la matière plastique Teflon-FEP des raccords s'écoule de la zone sous pression qui, sur la figure 6, comprend le pénétrateur 22C les matières de revêtement 24A, 24B sont par suite poussées effectivement l'une contre l'autre, en exprimant de l'intervalle entre elles la matière fusible Ceci crée, dans la zone de pression, entre les deux régions 12A, 16A, une ouverture qui est stérile et toujours séparée de l'extérieur du fait de la présence des revêtements 24A, 24B non fusibles qui, au contraire, restent intacts et fixés aux régions des conduits dont on n'a pas provoque la fusion. On a indique que la matière de revêtement utilisée, de préférence le "Kapton", est en fait un stratifié avec une couche de Teflon-FEP d'un côté.Cette couche peut soit être soudée de par sa structure au Teflon-FEP, si celui-ci constitue la matière de l'allonge tubulaire, soit être fixée par encastrement mécanique au PCV ou à d'autres matières thermoplastiques en utilisant ou non des adhésifs. Bien que la forme de réalisation de l'invention indique une matière de revêtement déjà soudée ou fixée à la matière de l'al- longe tubulaire, cela ne doit pas être considéré comme limitant l'invention puisque ce soudage et cette fixation peuvent être réalisés avant la mise en place des extrémités entre les mâchoires de la pince, ou peuvent être réalisés à l'instant où les deux extrémités sont comprimées entre les mâchoires de la pince et où on les chauffe et on leur applique une pression. Par con séquent, la phrase "fixer une matière de revêtement à la paroi intérieure de chaque allonge tubulaire", utilisée dans cette description et dans les revendications, est destinée à protéger la fixation du revêtement avant ou pendant la série d'opérations de transvasement stérile. La figure 7 est une coupe de la figure 4 suivant le ligne 7-7. Elle représente l'aspect des raccords après le chauffage et l'application d'une pression. Cette fois, la pression est produite par les deux côtés, respectivement 22D, 22E, du H en saillie sur la mâchoire inférieure. On voit qurici aussi la matière des conduits de raccord s'écoule des zones de pression en y laissant seulement la matière de revêtement, laquelle est toutefois soudée à la matière des conduits, de sorte que toute communication avec l'extérieur est empêchée et que la stérilité du passage créé, entre les deux sections de transvasement et entre les régions de transvasement elles-mêmes dans la région comprise entre les mâchoires de la pince, est maintenue.De plus, la température à laquelle les mâchoires de la pince sont portées est celle qui garantit la stérilisation des régions qui peuvent avoir été con taminéès au cours des manipulations précédant la phase de chauffage. La figure 8 est une coupe, semblable à la coupe de la figure 5, sauf qu'elle représente l'aspect des tronçons de raccord après qu'ils ont ete enlevés de la pince. On voit qu'un passage, à travers lequel un transvasement de liquide du flacon contenant le fluide sterile dans un deuxième récipient stérile peut être réalisé, est ouvert entre les deux pièces terminales. La ma tière de revêtement 24A, 24B adhère au reste de la paroi des deux regions préservant la stérilité du passage les traversant. La matière fondue des deux parois adjacentes des raccords se solidifie en donnant un ou plusieurs "volets" ou "pattes", respectivement 36, 38 dans les éléments de raccord.A noter, sur la figure 7, que les parois des éléments de raccord 12A, 16A sont aussi soudées ensemble en formant une paroi commune dans les régions où elles sont soumises à la pression et à la chaleur des mâchoires de la pince. Bien que dans la description ci-dessus on n'utilise, pour le transvasement d'un fluide entre deux flacons, qu'une seule région des conduits partant des deux flacons utilisés, il est évident qu'en donnant une longueur suffisante- à ces conduits on peut réaliser plusieurs transvasements stériles de fluide entre une bouteille et d'autres, en commençant par un transvasement à partir d'une extrémité du conduit sortant d'une bouteille et en continuant à effectuer des transvasements en partant de régions dudit conduit de plus en plus rapprochées de cette-bouteille. Ceci est à considérer comme étant dans le cadre de l'invention et des revendications. Bien qu'une forme de réalisation ait été décrite en se réfé rant à, et en représentant des conduits cylindri#ques ou tubes, cela ne doit pas être considéré comme limitant l'invention, puisqu'il est évident qu'on peut utiliser des sections autres que circulaires, par exemple rectangulaires. Par conséquent, le mot 11conduit"1 utilisé ici et dans les revendications, concerne des passages ayant de telles sections transversales. De plus, bien que la forme de réalisation décrite comporte des allonges tubulaires partant des cols des récipients, cela ne doit pas être considéré comme une limitation de l'invention. Le col,ou toute autre partie des récipients eux-mêmes, peut etre utilise pour constituer une région où l'on peut réaliser un passage stérile. Ceci est représenté en coupe sur la figure 9. Elle représente deux récipients étanches 40, 42 qui peuvent, soit être en tièrement réalisés en polychlorure de vinyle, en Teflon-FEP ou en d'autres matières ou mélanges de matières soudables à chaud, soit être réalisés en une de ces matières au voisinage immédiat, ou à l'intérieur des régions 40A, 42A entre les mâchoires d'une pince 44. Une matière de revêtement 46, 48 est mise en place à l'intérieur des récipients, dans les régions entre les mâchoires de la pince et contiguës à celles-ci, en recouvrant une aire des parois intérieures au moins égale à celle nécessaire pour garantir que, quelles que soient les dimensions de l'ouverture prati quée, elle n'ait pas de dimensions suffisantes pour mettre les parois des récipients en contact avec l'atmosphère extérieure. Les modes opératoires et les résultats obtenus sont tels qu'on les a décrits ci-dessus. Après la réalisation du passage stérile de communication et le transvasement des liquides, les recipients peuvent être scellés à chaud de chaque côté de la région du passage et on peut ensuite les séparer, si on le désire, par une coupure en un endroit distant du passage. La figure 10 représente une disposition preferee, en conformite avec la présente invention, d'une région d#e transvasement stérile. Les figures 11 et 12 sont des coupes suivant, respecti vement, les lignes 11 11 et 12-12 de la figure 10. C'est une disposition à conduits plats. Un conduit 50 de PCV, qui part d'un flacon, est fixé à deux pièces plates 52,54 de PCV qui peuvent être collées ou soudées à chaud à leurs bords pour former une enveloppe étanche, entre dans l'ouverture centrale ne se faisant que par le conduit 50. Avant la fermeture, un morceau 56 de "Kapton" est fixé à l'intérieur d'une des pièces plates 52 dans le but décrit ci-dessus à propos des formes de réalisation précédentes de 11 invention. Pour cette forme de réalisation de l'invention, il est préférable utiliser le stratifié "Kapton-Teflon FEP". Toutefois, puisque le Teflon et le PCV ne sont pas soudables l'un à l'autre par la chaleur ou la pression, le côté Teflon-FEP 57 du stratifié est placé sur le côté opposé à la pièce plate 52. La couche de Teflon-FEP sert alors à empêcher un collage possible à la pièce plate 54 disposée en face, quand on chauffe et qu'on soumet à une pression les deux conduits plats dans le but de former les ouvertures de transvasement stérile. La figure 12 est une coupe, en bout, de la région de transvasement stérile à conduit plat" et indique ce qui arrive après une stérilisation par voie sèche ou humide de cette région. Le stratifié se déforme et tend à modifier la forme de la cavité centrale pour l'élargir. Cette forme de réalisation de l'invention avec un conduit plat est à préférer à cause de sa facilité de réalisation. Il va de sol que pour réaliser un passage de transvasement stérile entre deux conduits plats, ceux-ci sont placés l'un au-dessus de l'autre avec, à l'extérieur, les pièces plates de PCV portant les stratifiés "Kapton-Teflon FEP, puis on chauffe et on applique une pression de la manière décrite ci-dessus. Dans le cas où l'on ne dispose pas d'une pince avec des nervures sur une mâchoire, les figures 13 et 14 représentent, en coupe, une forme de réalisation de l'invention pour laquelle on peut utiliser une pince avec deux mâchoires planes. On peut mettre en place une "nervure intérieure". C'est une tige 60 dure, de section cylindrique ou rectangulaire, de l'ordre de 2 mm de diamètre ou de côté, qui peut être placée entre le stratifié 62 de "Kapton" et la paroi 64 de la région dans laquelle l1ouver- ture de transvasement stérile doit être créée. En variante, figure 14, la tige 60 peut être fixée à la surface extérieure du stra tifié de "Kapton". Cette tige s'étend sur toute la longueur de stratifié de "Kapton".Elle peut être réalisée en métal ou même en "Kapton" ou en toute autre matière qui ne fonde pas et qui soit suffisamment dure pour faire s'écouler, d'un côté ou de l'au- tre, les parois en matière n0 1 des régions de transvasement stérile, sous l'influence de la chaleur ou de la pression. Comme on le voit sur la figure 15, une seule tige est nécessaire pour réaliser les pénétrations#nécessaires, tout comme une pince ne nécessite des nervures que sur une mâchoire. Sur la figure 15, la pince a des mâchoires 66, 68 se faisant face, avec des faces planes. Sous l'influence de la chaleur et de la pression, la tige 60 provoquera une pénétration à travers les parois en matière n0 1, à peu près semblable à celle qui se produit quand on utilise une pince avec des nervures sur une mâchoire. Cette pénétration est représentée sur la figure 15 et on a représenté aussi les pattes 70, 72 qui se forment de chaque côté de la tige à la suite de la fusion et de l'écoulement simultané de la matiere des parois de chaque cote de la tige. Il est évident, d'après la description ci-dessus, qu'on a trouvé un moyen de réaliser un passage, stérile, assurant la connexion entre deux récipients stériles indépendants Séparés, ou entre des conduits partant de deux récipients stériles indépen- dants séparés. Ces conduits peuvent faire partie des récipients ou être fabriqués séparément avec les dispositions nécessaires pour les fixer aux récipients d'une manière quelconque connue, par exemple#par soudage à chaud ou collage. Après avoir transvase un fluide entre les deux récipients, on les scelle en portant la température de fusion les parois de chacun d'eux ou du conduit partant de chaque récipient séparé, d'un coté, ou des deux, de la partie où le passage commun a été créé.Une fois le conduit clos, on peut séparer les parties ayant assuré le passage. Il est à noter qu'étant donné le mode, selon l'invention, de création d'une ouverture aux emplacements de perforation des parois adjacentes pour permettre le transvasement du fluide, les surfaces intérieures des passages ne sont jamais à découvert et la seule contamination possible ne peut provenir que de I'exté- rieur des parois adjacentes perforées elles-mêmes. Cependant, à l'instant où l'ouverture est pratiquée, les parties perforées de la paroi sont transformées en "pattes" entraînant et immobilisant ainsi toutes les bactériesqui pourraient, dans le cas con ~raire, pénétrer dans le passage qui a été créé. Par conséquent, bien que l'utilisation d'une température de stérilisation soit à préférer lors de la création du passage, cela peut n'être pas nécessaire. On a par conséquent représenté et décrit un procédé et des moyens techniques nouveaux, utiles et simples pour créer un passage stérile entre deux récipients séparés,stériles, indépendants. REVENDICARIONS 1. Procédé permettant- un transvasement aseptique d'un fluide, qui est dans un récipient stérile, dans un autre récipient stérile, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : former un élément de raccordement extérieur des deux récipients en une matière qui fond et s'écoule à une température prédéterminée ; mettre en place deux tronçons prédéterminés desdits éléments en contact mutuel ; appliquer de la chaleur et une pres sioei, à ladite température de fusion et d'écoulement, des-régions prédéterminées desdits éléments de raccordement dans les tronçons qui sont en contact pour faire s'écouler, de ladite zone en direction des régions qui l'entourent, la matière desdits éléments de raccordement, afin de créer une ouverture de communication dans lesdites zones entre lesdits éléments en contact, tout en maintenant stériles et closes toutes les autres régions desdits élé- ments ; et refroidir les zones desdits éléments de raccordement de maniere - créer un passage stérile à travers lesdits éléments permettant de transvaser un fluide d'un récipient à 11 autre. 2. Procédé permettant un transvasement aseptique d'un fluide, qui est dans un récipient stérile, dans un autre récipient stérile, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : réaliser pour chaque récipient une allonge, stérile et scellée à une extrémité, formée d'un conduit creux ou d'un tube, en une matière qui fond et coule à la température de stérilisation; fixer un revêtement en une matière qui ne fond ni ne coule à la température de stérilisation, sur la paroi intérieure de chaque allonge tubulaire, en face de l'emplacement oh on désire un transvasement de fluide, ledit revêtement s'étendant sur une distance prédéterminée dans le sens de la longueur d'une desdites allonges et recouvrant une partie de leur circonférence intérieure ; placer l'une au-dessus de l'autre les régions desdites allonges tubulaires comportant lesdits revêtements, les parties des parois des deux dites allonges tubulaires situées à l'opposé desdits revêtements étant pressées l'une contre l'autre ; chauffer à ladite température qui fait fondre ladite matière des allonges tubulaires et appliquer une pression suffisante sur une partie des régions pressées l'une contre l'autre desdites allonges tubulaires pour faire s'écouler, de endroit où la pression est appliquée, ladite matière desdites allonges tubulaires et provoquer leur jonction des deux côtés de cet endroit, en maintenant stérile la jonction de ces allonges tubulaires, et en mettant à découvert 1t un par rapport à l'autre lesdits revêtements, de ma niere à créer un passage stérile entre ces deux recìpients ì et refroidir la matière desdites allonges tubulaires puis supprimer ladite pression et le serrage. 3. Appareil permettant un transvasement aseptique d'un fluide qui est dans un récipient stérile dans un autre récipient ste- rile, caractérisé en ce qu'il comprend:un premier et un second récipient, chaque récipient comportant un premier et un second élément creux ou tubulaire en une matière qui fond et s'écoule à la température de stérilisation ; des moyens pour maintenir assemblés entre eux lesdits éléments tubulaires avec leurs parois en contact mutuel ; des moyens destinés à appliquer une pression et ladite température de stérilisation à des zones prédéterminées à l'intérieur desdits éléments tubulaires maintenus assemblés, afin de faire fondre la matière desdits éléments tubulaires et la faire s'écouler des zones d'application de ladite pression prédéter- minée en créant une ouverture de mise en communication entre lesdits éléments tubulaires ; des moyens rapportés dans lesdits éléments tubulaires pour maintenir scellées les parois des dits éléments tubulaires, sauf pour ladite ouverture de mise en communication, réalisant ainsi, entrelesdits éléments tubulaires, après refroidissement, une ouverture stérile dont l'étanchéité est assurée qui permet un transvasement aseptique du fluide entre ces éléments tubulaires. 4-. Appareil permettant un transvasement aseptique d'un fluide qui-est dans un récipient stérile dans un autre récipient stérile, caractérisé en ce qutil comprend : un premier et un second récipient, chaque récipient comportant un élément de raccordement en une matière qui fond et coule à la température de steri- lisation ; pour chaque élément de raccordement,unenieceraFs e qpie,t fixée à la paroi intérieure s'étend sur un tronçon prédéterminé de celle-ci et couvre une partie de la circonférence intérieure de ladite paroi intérieure, chacune des dites pièces rapportées étant réalisée en une matière qui ne fond ni ne coule à ladite température de stérilisation ; des moyens pour maintenir assemblés entre eux lesdits éléments de raccordement, les parties des parois étant en contact là où lesdits revêtements ne sont pas présents le long des parois intérieures ; des moyens pour appliquer une pression et ladite température de stérilisation à des régions prédé terminées à l'intérieur desdits éléments de raccordement maintenus assemblés pour amener la matière desdits éléments de raccordement à fondre et à s'ecouler des deux côtés de ces régions prédéterminées, permettant aux pièces rapportées desdites régions prédéterminées de chaque élément tubulaire de venir en contact l'une avec l'autre et des moyens pour refroidir lesdites régions prédéterminées, après quoi une ouverture stérile étanche est créée entre lesdits éléments de raccordement, permettant un transvasement aseptique de liquides entre eux. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque élément de raccordement comprend : une première et une seconde feuille d'une matière dont les extrémités sont jointes pour former une cavité entre elles et des moyens pour relier les cavités de chacun desdits éléments de raccordement aux premier et second récipients correspondants. 6. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens pour appliquer une pression et ladite température de stérilisation comprennent : une tige contiguë auxdits moyens rapportés et disposée en travers de ceux-ci, ladite tige étant en une matière qui ne fond ni ne coule à ladite première température et qui est suffisamment dure à ladite première tem rature pour faire s 'écouler, de chaque côté, la matière desdits éléments tubulaires lors de l'application d'une pression à ladite première température ; des moyens de serrage pour appliquer une pression auxdites zones prédéterminées desdits éléments tubulaires maintenus assemblés et des moyens pour fournir de la chaleur auxdits moyens de serrage pour chauffer, auxdites temperatures de stérilisation, lesdites zones prédéterminées desdits éléments tubulaires maintenus assemblés. 7. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que chacun--desdits éléments de raccordement comprend un conduit dont une extrémité est en communication avec un récipient et dont l'autre extrémité est scellée. 8. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits éléments de raccordement desdits premier et second récipients sont constitués par une matière choisie dans le groupe copolymères d'éthylène et de propylènes fluorés et variétés à surface activée de ceux-ci, copolymères du chlorure de vinyle, polymères du chlorotrifluoro-éthylène et polymères et copolymères du chlorure de vinylidène. 9. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit revêtement est constitué par du "Kapton" associé à du "Teflon-FEP". 10. Ensemble pour permettre le transvasement aseptique d'un fluide, qui est dans un récipient stérile, dans un autre récipient stérile, caractérisé en ce qu'il comprend pour chaque récipient une allonge stérile, close à#une extrémité, partant de l'intérieur d'un récipient réalisé en une matière qui fond et coule à la température de stérilisation ; un revêtement pour chaque allonge, réalisé en une matière qui ne fond pas à ladite température de stérilisation, fixé à la surface intérieure de chaque allonge sur une longueur prédéterminée de celle-ci et recouvrant une partie de ladite surface intérieure ; des moyens de serrage pour maintenir lesdites allonges assemblées entre elles sous une première pression dans les régions comportant lesdits revêtements, mais sur une distance plus courte que lesdits revêtements, avec les parties, situées à l'opposé desdits revêtements, des parois desdites allonges pressées l'une contre l'autre et pour appliquer une seconde pression supérieure a ladite première pression sur lesdites allonges tubulaires dans une zone limitée à l'intérieur de la région où elles sont maintenues assemblées ; des moyens pour chauffer lesdits moyens de serrage à une température à laquelle elle fait fondre et s'écouler, des deux côtés de cette zone limitée, la matière de ladite allonge et des moyens pour refroidir lesdits moyens de serrage afin de provoquer la solidification delamatière desdites allonges, en créant ainsi une ouverture entre# les deux allonges tubulaires dans ladite zone limitée d'application de la seconde pression, les deux dites parois des allonges tubulaires étant soudées l'une à l'autre autour de cette ouverture.