La présente invention concerne un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée fondue ou de l'urée en solution en mettant ladite urée en contact avec des résines échangeuses d'ions. Ju.squ'à présent, un problème sérieux rencontré dans la fabrication de l'urée, était la teneur en biuret du produit final Le biuret est une impureté de l'urée ainsi que l'un de ses produits de condensation formé sur la base de la réaction suivante La formation de biuret est une fonction directe de la température et de la durée de conservation ; ces circonstances doivent donc être évitées dans tous les procédés utilisés. Cependant, pour avoir de l'urée granulée, la forme que l'on trouve le plus souvent sur le marché, il est nécessaire d'utiliser une solution suffisamment concentrée et fluide permettant la formation d'un granule avec une teneur en humidité pouvant empêcher l'agglomération du produit stocké et/ou emballé.Pour pouvoir préparer une solution capable de donner les granulés il est nécessaire de travailler à haute température. Ceci mis à part, le produit final élaboré une nouvelle fois est soumis de nouveau au réchauffement nécessaire pour sa granulation, si bien que la teneur en biuret augmente encore. L'urée est utilisée principalement en tant qu'engrais agricole qui, dans une des techniques de son usage, est dispersé sur les feuilles des plantes en croissance X et dans ce cas le biuret est extrêmement nocif car il possède une action phytotoxique très forte. Par conséquent pour préparer une urée de qualité utilisable pour feuilles, c'est-à-dire pour que ses solutions puissent être dispersées sur les feuilles des plantes, il est nécessaire qu'elle contienne tout au plus 0,2 % de biuret. Outre l'utilisation citée ci-dessus, l'urée a une grande variété d'applications diverses dans lesquelles la qualité requise est une faible teneur en biuret. Une de ces applications est, par exemple, l'utilisation de l'urée dans la fabrication de résines synthétiques et de matières plastiques De façon analogue, une petite quantité d'urée est utilisée dans des produits pharmaceutiques et, logiquement, pour cet usage, il existe une sérieuse restriction dans la teneur en biuret de même qu'en d'autres impuretés. D'autre part l'urée est utilisée dans des solutions pour le traitement et le finissage des textiles.Dans ce cas le biuret contenu dans l'urée, avec le formaldéhyde nécessaire pour le traitement des textiles, amène un trouble dans les solutions, détruisant ainsi la brillance du finissage des textiles, ce qui est absolument indésirable. Le procédé habituel de fabrication de l'urée consiste à mettre en contact l'ammoniac et le gaz carbonique, à hautes pression et température, dans un système fermé, De cette façon, d'abord, l'ammoniac et le gaz carbonique se combinent exothermiquement pour former le carbamate d'ammonium qui, dans les conditions de la réaction est transformé partiellement en urée et eau. Dans un second temps l'urée formée, le carbamate d'ammonium, l'ammoniac et l'eau sont traités suivant divers procédés pour récupérer l'ammoniac et le gaz carbonique. Enfin on fait évaporer l'eau pour avoir une solution concentrée d'urée relativement pure qui est soumise à un procédé apte Q donner la forme finale souhaitée de l'urée, par exemple l'urée granulée.Dans cette dernière phase et d'après les observations citées ci-dessus concernant le réchauffement, il n'est pas possible d'éviter un pourcentage non désiré de la teneur en biuret dans le produit final. Diverses solutions ont été proposées pour éviter la formation de biuret. I1 a été proposé, par exemple de monter l'unité d'évaporation sur le sommet de la tour de granulation de façon à transférer immédiatement l'urée fondue à l'opération de granulation. Ce procédé n'est pas avantageux car il nécessite des supports spéciaux pour l'évaporateur en même temps que des tuyauteries supplémentaires pour la vapeur et la condensation. Un autre procédé pour résoudre le problème de la formation de biuret consiste dans le traitement avec l'ammoniac des solutions contenant le biuret pour casser les molécules de biuret et régénérer l'urée. Ce procédé est désavantageux parce que coûteux étant donné qu'il nécessite de hautes pressions pendant une période assez longue et par conséquent l'équipement nécessaire n'est pas économique. autre procédé pour résoudre le pro blème de la formation d biuret dans l'urée consiste dans une cristallisation partielle de solutions saturées d'urée de façon à avoir des cristaux d'urée relativement purs, tandis que la majorité du biuret reste dans les eaux mères qui sont ensuite renvoyées dans le réacteur. Cependant ce procédé n'a pas donné des résultats satisfaisants parce que le recyclage des eaux mères réduit la capacité de l'installation d'urée et en outre on n'évite pas l'lnclusion de biuret dans les cristaux d'urée terminés. Un autre procédé pour la fabrication d'urée à faible teneur en biuret, consiste dans l'évaporation de l'ammoniac, du gaz carbonique et d'une certaine quantité d'eau en les faisant passer rapidement à travers un tube chauffé extérieurement. Ensuite le mélange des liquides et du gaz sortant du tube est soumis à un traitement pour séparer le gaz du liquide ; et enfin, on fait passer le liquide à travers une tour à remplissage, en contre-courant avec l'écoulement d'air chaud, réalisant ainsi le séchage final de l'urée. Ce séchage final peut être modifié en réalisant les phases de cristallisation et de séparation des cristaux dans une centrifugeuse. Ce procédé ne fournit pas de résultats escomptés à cause de certains désavantages qu'il comporte.A savoir, il se produit-une cristallisation prématurée qui encrasse l'appareillage ; les produits de décomposition augmPnt-nf d'une façon importante, y compris le biuret dans l'urée, à cause de ltévaporation prolongée à une haute température ; dans le produit résultant on trouve une forte teneur en eau et une phase ultérieure de séchage est nécessaire avec comme conséquence la décomposition il y a des pertes du produit désiré à cause de la décomposition et les granulés formés du produit fini sont soit supérieurs soit inférieurs à la dimension demandée. Enfin on propose quelques autres procédés pour résoudre le problème de la teneur en biuret, par exemple, l'un d'entre eux comprend le traitement d'urée solide avec un solvant liquide contenant de l'acétone pour extraire le biuret de l'urée solide, et les autres ne sont que des modifications de la pression et de la température de travail ou des applications de différentes conditions de cristallisation. Néanmoins ces procédés ne fournissent pas une bonne et efficace solution au problème de la teneur en biuret de lourée. Enfin, un premier objet de la présente invention est celui de fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, dans lequel les modifications des températures et des pressions de travail ne sont pas nécessai- res, à l'exclusion de celles d'un procédé commun pour la préparation de l'urée. Un autre objet de la présente invention est de fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, ne nécessitant aucune phase supplémentaire de cristallisation. Un objet ultérieur de la présente-invention est de fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, dans-lequel il ne se produit pas de cristallisation prématurée pouvant boucher l'appareillage. Un autre objet de la présente invention est de fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, dans lequel, pendant la phase finale du procédé, on n'ajoute pas d'ammoniac pour transformer de nouveau le biuret en urée. Un autre objet de la présente invention consiste à fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, sans pertes du produit final par suite de décomposip tion. Un objet ultérieur de la présente invention est de fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, procédé qui ne demande pas l'extraction de biuret, à partir de la solution d'urée avec un solvant. Un autre' objet de la présente invention consiste à fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, sans que le mélange de réaction contenant l'ammoniac, le gaz carbonique et l'eau, passe par une tour à remplissage en contre-courant avec un écoulement d'air chaud. Un autre objet de la présente invention consiste à fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, laquelle, en tant que produit final, est de l'urée de qualité pour feuilles. Un objet ultérieur de la présente invention est de fourni un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, dans lequel le biuret est totalement éliminé, c'est-à-dire jusqu'à avoir une teneur nulle. Enfin, un autre objet de la présente invention consiste à fournir un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, dans lequel l'urée est mise en contact avec des résines échangeuses d'ions La présente invention est illustrée par les exemples descriptifs et non limitatifs ci-après en référence aux dessins ci-annexes. La figure 1 est un schéma illustrant une réalisation du système échangeur d'ions utilisée dans la présente invention la figure 2 est un autre schéma illustrant une seconde réalisation du système échangeur d'ions pouvant g tre utilisée dans le procédé de la présente invention. La présente invention concerne l'urée à faible teneur en biuret et plus spécialement un procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée par une opération dté- change d'ions exploitant la propriété qu'a le biuret d'être retenu de façon sélective, par des échangeurs d'ions, Dans le procédé de la présente invention on peut utiliser de l'urée pure ou la solution d'urée de 1,0 99,9 % contenant du biuret en tant que tel ou en complexe avec un métal quelconque. En outre, le type d'échangeur d'ions n'est pas précisé car chaque type est approprié.Cependant, l'on préfère les échangeurs d'ions capables d'être régénérés et d'opérer à haute température (2000C) ; parmi ceux-là, les résines échangeuses d'ions du type anionique, à base forte. U;ie fois que l'opération d'échange d'ions est terminée et que le biuret est séparé de l'urée, le biuret peut être déplacé de la résine avec un anion plus fort, par exemple bicarbonates, carbonates, chlorures, nitrates, sulfates et hydroxydes, Toutefois, les anions préférés sont les hydroxydes, car ils sont les seuls anions déplaçant totalement le biuret en laissant la résine en état de retenir une nouvelle fois le biuret* L'échange d'ions précité peut être complété dans une colonne contenant la résine échangeuse d'iorssur un support approprié. Dans une des réalisations de la présente invention (voir figure 1), une colonne 11 contient un lit de résine 12 fortement basique, par exemple du type styréniquee La résine 12est supportée par un sable 13 sélectionné fournissant le support adéquat, dans le but d'éviter des pertes de ladite résine 12 pendant l'opération d'échange. La colonne 11 comprend une chemise 14 extérieure dans laquelle passe la vapeur à basse pression pour maintenir la température désirée afin d'éviter la solidification de l'urée. Le volume de la colonne 11 doit être suffisant pour contenir le sable 13 sélectionné, la résine 12 échangeuse d'ions pour laisser un espace vide égal à 75 % du volume de la résine 12 pour ne pas la perdre pendant les opérations de fabrication. Dans ce type d'échangeurs d'ions le produit à traiter est alimenté par une canalisation supérieure 15 avec son distributeur correspondant (non visible) pour mettre en contact immédiat le produit à traiter avec la résine 12 échangeuse d'ions Une fois que le produit est élaboré il sort de la colonnell par une canalisation inférieure 16. La régénération et le lavage de la résine 12 échangeuse d'ions sont effectués de façon analogue par les canalisations 15 et 16. Cependant, un lavage à contre-courant étant nécessaire, des canalisations 17 sont insérées pour introduire le liquide de ce lavage dans la partie inférieure de la colonne 11 et l'enlever à la partie supérieure. Dans ce type d'appareil -, le procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée peut autre réalisé de la façon suivante l'eau nécessaire pour que la résine 12 soit complètement recouverte est partiellement évacuée jusqu'à descendre sous le niveau de ladite résine 12 de façon à ne pas diluer la solution d' urée et à empêcher les modifications pendant l'opération d'échange à cause des bulles d'air dues à une évacuation trop rapide. La solution d'urée est amenée à la colonne 11 par la canalisation 15 déplaçant ainsi l'eau retenue dans la résine 12 échangeuse d'ions et qui sort par la canalisation 16.Néanmoins, à ce moment, le liquide sortant est essentiellement de l'eau, laquelle est éliminée par la canalisation 16 jusqu'a Xe que ledit liquide soit devenu une solution contenant 4 - C % d'urée. A ce moment, la solution d'urée sortante, qui est une solution d'urée sans biuret, est récupérée en tant que produit final. Cette opération est poursuivie jusqu'à ce que, par une analyse qualitative, l'on trouve du biuret dans le liquide sortant; le contrôle est considéré positif lorsque la teneur en biuret dépasse 0,1%. La présence du biuret dans le liquide sortant indique que la résine 12 échangeuse d'ions est épuisée. A ce moment devient nécessaire une opération de récupération de l'urée de nlme que les opérations de lavage à contre-courant, la régénération et le lavage de la résine 12 échangeuse d'ions. L'opération de récupération de l'urée comprend l'alimentation en eau par la canalisation 15 de la colonne 11, pour déplacer la solution d'urée retenue dans la résine 12 échangeuse d'ions. Le liquide qui coule dans la canalisation 16 est une solution à forte teneur en urée et peut donc être à nouveau recyclée. Lorsque la concentration de la solution d'urée dans le liquide passant dans la canalisation 16 descend à 3 - 4 *, ladite solution n'est plus considérée comme utile et cette opération est terminée. Après cette opération on effectue le lavage à contre courant.C'est-à-dire l'écoulement d'eau est interverti en le faisant entrer par la canalisation 16 inférieure et sortir par la canalisation 17 supérieure. lorsque ce type de lavage est commencé, on augmente la vitesse du courant pour éliminer les matières solides en suspension et faire monter la résine 12 échangeuse d'ions ; cette situation est maintenue pendant un certain temps de façon à nettoyer convenablement ladite résine 12. Après l'opération de lavage à contrecourant on commence la régénération qui, dans ce cas, est réalisée en utilisant de la soude caustique à une concentration de 15 - 45 % . Pour cette opération l'eau restante de l'opération du lavage à contre-courant et qui recouvre forcément et complètement la résine 12 est vidangée jusqu'à atteindre le niveau de ladite résine 12 ; à ce point, l'eau contenue dans la résine 12 échangeuse d'ions est vidangée dans la canalisation 16. La première quantité du liquide sortant est éliminée, étant donné qu'il s'agit, dans l'ensemble de la dernière eau du lavage à contre courant jusC å ce qu'elle atteigne une concentration en soude caustique d'environ 3 %. Après avoir obtenu cette concentration on récupère le liquide effluent en maintenant l'opération de régénération suivant le type de résine 12 échangeuse d'ions présente dans la colonne 11. Suivqnt ce qu'il a été dit ci-dessus on peut considérer que la résine 12 échangeuse d'ions ait été régénérée. I1 est cependant nécessaire de récupérer la soude caustique encore contenue dans ladite résine 12 échangeuse dtions et ceci est fait au moyen du déplacement d'eau que l'on poursuit jusqu'au moment où l'effluent de la canalisation 16 a une concentration de 3 % en soude caustique. A ce point àn élimine le liquide effluent et l'on. continue à introduire de l'eau à une vitesse plus élevée.Cette opération est considérée comme une opération de lavage qui finit lorsque l'effluent contient 500 p.p.m de soude caustique.De cette façon, la résine 12 échangeuse d'ions est prote pour un nouveau cycle d' opération. Comme l'on peut constater d'après cequgil a été dit, avec ce génre d'échangeurs d'ions, lé procédé est discontinu, car les opérations de récupération exigées de lavage, de régénération et de rinçage sont nécessaires, Si l'on désire une opération continue, il est nécessaire d'avoir des doubles colonnes d'échange d'ions afin que, l'une d'entre elles traite la solution d'urée et dans l'autre on procède aux diverses autres opérations. Une autre forme éventuelle d'exécution du procédé de la présente invention (voir figure 2) peut être réalisée par un système d'échange continu. Dans ce système, trois colonnes 21, 22 et 23 sont disposées de façon à ce que la colonne 21 soit reliée par son extrémité inférieure à la colonne 22 par une canalisation 24 munie de la vanne 25 ; à part ceci, ladite colonne 22 est reliée par son extrémité inférieure à la colonne 23 au moyen d'une canalisation 26 munie de la vanne 27; et cette colonne 23 est reliée par son extrémité inférieure à la colonne 21 au moyen de la canalisation 28 et de la valve 29: on obtient ainsi un système à circulation continue. En outre, chaque colonne 21, 22 et 23 comporte à son extrémité des points d'alimentation 30, 31 et 32 par lesquels, avec les pompes 33, 34 et 35 sont introduits les liquides correspondants qui alimentent chacune de ces colonnes 21, 22 et 23. De même, aux extrémités supérieures, les colonnes 21, 22 et 23 comportent des canalisations de sortie 36, 37 et 38 par lesquelles on fait sortir les liquides alimentant chaque colonne 21, 22 et 23. Dans ce genre d'appareillage nous trouvons, par exemple que la colonne 21 contient une certaine quantité d'une résine 39 échangeuse d'ions ; qu'elle peut être du même type , comme dans le cas de l'opération discontinue, c'est -à-dire, une résine styrénique fortement basique.Ensuite, à travers l'entrée 30 on pompe une solution d'urée contenant du biuret afin de la mettre en contact avec la résine 39 échangeuse dotions, ce qui permet d'obtenir par la canalisation 36 de l'urée dépourvue de biuret. On continue l'opération de pompage jusqu'à ce que l'on considère avoir obtenu une quantité suffisante de résine 39 mais non la totalité.Cet intervalle de temps sera pris comme base pour les cycles d'opération ul térieursO La période choisie terminée, une certaine quantité de résine 39 épuisée est transférée de la colonne 21 à la colonne 22 et en mgme temps on s'arrange pour qu'une certaine quantité correspondante d'une résine 40 régénérée, contenue dans la colonne 23 soit transférée dans la colonne 21 pour garder constant le volume total de la résine dans ladite colonne 210 La régénération de la résine 39 épuisée dans la colonne 22 est faite avec de la soude caustique. Cette soude caustique est pompée par l'entrée 31 et évacuée par la canalisation 37 de sortie en maintenant une circulation de la soude pendant la période nécessaire afin de régénérer la résine 39 épuisée. La résine 39 étant régénérée est envoyée par la canalisation 26 à la colonne 23 où elle est soumise à une opération de rinçage. Cette opération de rinçage est effectuée en introduisant de l'eau dans la colonne 23 par l'entrée 32 et avec la pompe 35 et en évacuant ladite eau dans la canalisation 38. On continue à faire circuler l'eau pendant le temps nécessaire pour déplacer presque toute la soude caustique restée dans la résine 39. De cette façon on a une résine 40 lavée et régénérée prête à être utilisée encore une fois dans la colonne 21, suivant ce qu'il a été dit ci-dessus. Les systèmes précités peuvent être adaptés ou inclus dans des installations de synthèse de l'urée pour obtenir un produit final avec une teneur en biuret très faible. Même dans les phases intermédiaires, l'emplacement des systèmes échangeurs d'ions dans les installations de synthèse de l'urée n'est pas critique pourvu que l'on prenne en considération la teneur finale en biuret demandée dans l'urée. L'efficacité du procédé de la présente invention sera illustrée par les exemples suivants Diverses résines échangeuses d'ions sont utilisées afin de trouver celle qui sera la mieux appropriée les solutions d'urée sont préparées en partant de l'urée en granulés non enrobés. Exemple 1 On fait un certain nombre d'essais différents en traitant une solution à 50 * d'urée contenant 1,09 * de biuret calculé sur la base de l'urée anhydre, à diverses températures, avec 200 centimètres cubes de chrbon actif en tant qu'échangeur d'ions. Les résultats obtenus sont rapportés dans le tableau I. Exemple 2 Une solution à 50 * d'urée contenant 1,17 * de biuret calculé sur la base de l'urée anhydre, est traitée avec 150 centimètres cubes d'une résine cationique "Amberlite IR-120". Les résultats obtenus sont rapportés dans le tableau II. Exemple 3 Des essais sont faits en traitant une solution à 50 % d'urée, contenant 1,17 % de biuret calculé sur la base de l'urée anhydre, avec 150 centimètres cubes d'une résine anionique faible "IRA-93". Les résultats obtenus sont rapportés dans le tableau III. Exemple 4 Quelques essais sont faits en traitant une solution à 50 % d'urée, contenant 1,12 * de biuret calculé sur la base de l'urée anhydre, avec 200 centimètres cubes d'une résine anionique forte "SBR-P" . Les résultats obtenus sont rapportés dans le tableau IV. Exemple 5 Une solution à 50 k d'urée, contenant 1,15 % de biuret calculé sur la base d'urée anhydre est traitée avec 200 centimètres cubes d'une résine anionique très forte "IONAC - 935" . Les résultats obtenus dans cet exemple n'indiquent pas la présence de biuret tant que 1600 centimètres cubes de solution d'urée ne sont pas passés à travers le lit. Cela signifie que, pendant le passage desdits centim*tres cubes jusqu'à cette valeur, le pourcentage de biuret dans le liquide qui s'écoule, calculé sur la base de l'urée anhydre, est considéré égal à O % . TABLEAU I Essai 1 T = 200C Ml de solution d'ure % de biuret calculé sur la passée à travers base de l'urée anhydre dans le lit l'effluent 100 0,22 200 0,22 300 0,35 400 0,53 500 0,70 600 0,93 700 0,95 800 0,96 Essai 2 T = 600C M1 de solution d'urée * de biuret calculé sur la passée à travers le base de l'urée anhydre dans lit l'effluent 100 0,15 200 0,46 300 0,46 Tableau I (suite) Essai n 3 T n 75 C M1 de solution d'urée % de biuret calculé sur la passée à travers le base de l'urée anhycre lit dans l'effluent 100 0,30 200 0,40 300 0,56 400 0,80 TABLEAU II M1 de solution d'urée % de biuret calculé passée à travers le sur la base de l'urée Régénéra- lit anhydre dans l'effluent tion 100 0,69 avec une solu 200 0,95 tion à 4% d'a- cide chlorhydri- 300 1,07 que et un taux de 1,11 de régénérateur de 144 g HCl/li- 500 1,16 tre de résine TABLEAU III Essai 1 M1 de solution d'urée % de biuret calculé passée àtravers le sur la base de l'urée ration lit anhydre dans l'efluent avec une solution 100 0,62 à 4% de soude caustique et un taux de régéné rateur de 80 g NaOH/litre de résine Essai 2 Ml de solution d'urée % de biuret calculé Régénépassée à travers le sur la base de l'urée ration lit anhydre dans l'effluent 100 0,11 avec une solution à 4% de soude 200 0,77 caustique et un taux de régéné rateur de 80 g NaOH/litre de ré sine Remarque : L'ammoniac et la soude sont ajoutés jusqu'à pH = 13,4 : à ce point le biuret donne un complexe TABLEAU IV Essai 1 M1 de solution d'urée % de biuret calculé Régénération sassée à travers le sur la base de l'u- lit rée anhydre dans l'effluent 100 0,05 avec une solution 4 % avec une soude 200 0,08 caustique et un 300 0,08 taux de régéné 400 0,08 rateur de 80 g NaOH/litre de 500 0,08 résine 600 0,08 700 0,09 800 0,10 900 0,10 Essai 2 M1 de solution d'urée * de biuret calculé Régénération passée à travers le sur la base de l'u lit rée anhydre, dans l'effluent 100 0,25 avec une solution à 4 % d'ammoniac 200 0,36 et un taux de ré- 300 0,36 générateur de 80 g 400 0,36 NH3/litre de 500 0,35 résine 600 0,35 700 0,35 800 0,36 900 0,46 1000 0s74 Essai 3 100 0,18 avec une solution 200 0,25 à 4 % d'ammoniac 300 0,26 et un taux de 400 0,32 régénérateur de Tableau Iy (suite) Essai M1 de solution d'urée % de biuret calculé Régénération passée à travers le sur la base de l'u lit rée anhydre dans l'effluent 500 0,38 160 g NH3/litre 600 0,52 de résine 700 0,76 800 0,91 900 1,01 1000 1,07 Essai 4 100 0,11 avec une solution 200 0,11 à 4 * de soude 300 0,09 caustique et 4 % 400 0,08 d'ammoniac et à des 500 0,08 taux de régénéra 600 0,08 teur respectivement 700 0,09 de 40 g NaOH/litre 800 0,08 de résine et 80 g 900 0,10 NH3/litre de résine -- n-n - -=-=.n.n-n- Exemples dans une installation pilote D'après les exemples de laboratoire on trouve que la résint donnant les meilleurs résultats est définitivement du type anionique, extrêmement forte, telle que "IONAC-935" . Par conséquent, dans une installation pilote, les essais sont effectués uniquement avec la résine très fortement anionique "IONAC - 935" . Les résultats obtenus sont rapportés dans le tableau A. I1 est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre illustratif et non limitatif et que toutes variantes ou modifications peuvent y être apportées sans sortir pour autant du cadre général de la présente invention tel que défini dans les revendications ci-annexées. TABLEAU A Essai Capacité vol. Solution d'urée traitée Y g de 3 concentration température biuret biuret m3 m3 résine urée biuret travail final C % 1 30,38 1,40 62,5 1,88 57 0 2 31,35 1,45 62,5 1,88 57 0 3 32,50 1,50 62,5 1,88 57 4 32,45 2,7 58,5 0,89 55 o 5 42,4 2,3 56,5 1,36 38 o 6 49,07 3,25 54,5 1,12 40 O 7 29,19 2,1 66 1,01 56 0 8 34,55 4,6 51 0,56 26 0 9 27,25 3,7 55 0,55 29 0 REVEND 10 AT IONS 1. Procédé pour diminuer la teneur en biuret de l'urée, soit fondue soit en solution ayant une concentration de 1,0 à 99,9 %, caractérisé par le fait que ladite urée fondue ou urée en solution est mise en contact avec des résines échangeuses d'ions. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la résine échangeuse d'ions est une résine anionique très forte. 3. Procédé suivant les revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que la température de travail est comprise entre OOC et 200 C. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait qu'il est exécuté par un échange d'ions discontinu. 5 Procédé suivant l'uae quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait qu'il est exécuté par un échange d'ions continu. 6. tSrEe, fabriquée au moyen du procédé décrit dans leune quelconque des revendications 1 à 5.