Le secteur technique de l'invention est celui du bâtiment. Dans certaines constructions, des parois telles que les murs extérieurs sont intérieurement doublées de plaques de substance isolante, auxquelles on superpose intérieurement une cloison protectrice. Une telle construction, pour obtenir l'isolement souhaité, doit être soignée afin que l'épaisseur d'isolant soit respectée. C'est ainsi que le parement interne du gros oeuvre doit être soigneusement lissé par élimination des reliefs et des creux, De tels reliefs diminuent l'épaisseur de l'isolement si ce dernier est suffisamment mou pour permettre l'enfoncement. Les creux sont origine de poches d'air qui amoindrissent les qualités d'isolation, comme le feraient d'ailleurs des reliefs en association avec un isolant trop dur. En outre, l'érection de la cloison protectrice interne nécessite autant de soins. Au surplus, une telle cloison protectrice interne doit être suffisamment épaisse pour que sa stabilité propre reste suffisante. En conséquence, les constructions ainsi pratiquées, même avec des matériaux isolants économiques, tels que ceux qui sont obtenus sous forme de plaques de substances plastiques synthétiques cellulaires, le polystyrène expansé, par exemple, demeurent d'un prix de revient élevé. La présente invention a notamment pour but de remédier à de tels inconvénients. Elle concerne à cet effet un procédé d'érection de parois isolantes, selon lequel, ayant effectué la construction d'un mur et d'une cloison de protection à faible distance sensiblement constante, on injecte dans l'intervalle ainsi réservé une matière plastique synthétique moussante dont les cellules se développent in situ, et que la matière plastique elle-même fait prise. Il y a avantage à utiliser à titre de matière plastique des polyuréthanes capables d'expansion. L'invention comprend également les parois fabriquées par la mise en oeuvre d'un tel procédé. L'injection permet un remplissage exact de l'intervalle, sans qu'il soit besoin d'en dresser les parements, confère à l'ensemble obtenu une stabilité accrue par effet d'encollage sur lesdits parements et autorise l'utilisation d'échantillons de moindre épaisseur pour la cloison de protection, profitant ainsi de l'amélioration conférée à la stabilité par sa solidarisation avec l'isolant et avec le mur. La description qui va suivre à titre d'exemple non limitatif en regard du dessin annexé, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure unique montre de façon partielle et en coupe par un plan vertical, une paroi isolante ainsi constituée. Dans l'exemple représenté, un mur 1 est érigé sur un support 2 et constitué d'éléments jointoyés par un coulis 5. Sur le même support est érigée une cloison 4 en carreaux de plâtre pourvue de joints 5. Dans l'intervalle 6 d'épaisseur aussi régulière que possible, mais non critique en ce qui concerne les irrégularités, qui subsiste entre parement interne du mur 1 et parement extérieur de cloison 4, on injecte à l'état liquide un mélange 7 de matière plastique capable d'expansion et de prise postérieure. Ce mélange se développe en gonflant à sa capacité maximale -- tant que la prise ne s'effectue pas et remplit donc exactement l'intervalle en cause. Il se moule avec facilité sur toutes les irrégularités de parements en regard du mur et de la cloison, éliminant ainsi toutes formations de poches d'air. Compte tenu de sa faible densité, il n' exerce qu'une poussée hydrostatique négligeable sur les éléments de la cloison 4 En faisant prise, non seulement il durcit au taux voulu, mais encore il s'accole étroitement par adhérence aux parements en regard de mur et de cloison. La paroi ainsi réalisée permet donc d'obtenir, pour une épaisseur plus mince des éléments 4 de cloison, une stabilité améliorée, puisque assurée par le collage de la matière plastique 7 de remplissage tant sur le parement externe de ladite cloison 4 que sur la paroi interne dudit mur 1. Ce mur peut être aussi. bien un mur extérieur qu'un mur intérieur à un bâtiment. La cloison est un élément intérieur au bâtiment, mais il va de soi qu'en cas de mur intérieur, une cloison pourrait être prévue de chaque côté. Il est évident que le mur l pourrait être fait autrement que par superposition de pierres, briques ou parpaings jointoyés et, par exemple, en béton banché. Il a été constaté que, pour les cloisons ainsi stabilisées, en carreaux de plâtre par exemple, l'épaisseur choisie pour ces derniers pouvait être largement réduite. Alors que dans les solutions classiques à plaques isolantes, l'épaisseur de earreau de plAatre est d'environ 50 mm, il devient possible par les moyens indiqués de choisir une épaisseur de 40 mm et même moins, ce qui introduit une économie d'au minimum 20 sur le prix et le poids des matériaux. L'absence d'une néeessité de dressage des parements apporte une économie encore plus sensible sur les frais de main-d t oeuvre. Avec ces économies, on obtient une meilleure stabilité et un résultat d'isolement nettement amélioré. L'injection peut être pratiquée en tout endroit voulu des parois par tout agencement approprié et toute matière convenable. - REVENDICATIONS 1. - Procédé d'érection de parois isolantes, caractérisé par le fait qu'après érection d'un mur et d'au moins une cloison de protection sensiblement parallèle audit mur, on injecte dans l'intervalle correspondant ainsi réservé une matière plastique synthétique moussante dont les cellules se développent in situ antérieurement à la prise de ladite matière plastique. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière plastique injectée est un polyuréthane capable d'expansion. 3. - Paroi isolante érigée par la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend une cloison de protection constituée d'éléments d'épaisseur réduite.