quand la trame sortant d'une navette dans un métier à tisser fait défaut, soit parce que la provision de trame est épuisée, soit parce que le fil de trame en train d'être retiré de la navette s'est rompu, il est nécessaire d'arrêter le métier à tisser. A cette fin, il faut prévoir un système de détection de trame et le problème est plutôt plus difficile que celui rencontré dans les métiers à tisser plats parce que les navettes ne sont jamais immobiles pendant le fonctionnement normal du métier à tisser et qu'il n'est pas en pratique satisfaisant d'employer un mécanisme à fourche de trame--parce que dans le métier à tisser circulaire il n'y a pas de mouvement de battement en va et vient. On a proposé des systèmes de détection de panne de trame pour métiers à tisser circulaires, et, dans l'un de ceux-ci, on prévoit sur la navette un drapeau déplaçable dont le déplacement est effectué par une panne de la fourniture de trame, le drapeau étant adapté à réfléchir la p lumière venant d'une source de lumière immobile sur un détecteur photoélectrique, afin de donner l'indication que la fourniture de trame a ces se. Ce système particulier présente des inconvénients; par exemple, la lumière peut être réfléchie par quelque autre pièce du métier à tisser, par la navette ou par la trame elle-même.De plus, tous les systèmes connus de détection de panne de trame dans un métier tisser circulaire reposent sur un détecteur placé dans une position discrète autour du chemin circulaire des navettes et cela signifie que le système ne donne pas une réponse rapide à une panne de trame. Par exemple, si la panne de trame se produit immédiatement après le passage d'une navette devant le détecteur, les navettes continuent de tourner de presque 3600 avant que le détecteur ne signale la panne d'alimentation en trame. Comme les navettes continuent dans tous les cas de se déplacer sur leur chemin circulaire après qu'une panne de trame ait été signalée, du fait de l'inertie des parties mobiles, il est important que le système de détection lui-même réponde aussi rapidement que possible à la panne de trame, et c'est l'objet principal de la présente invention de fournir un système qui soit adapté à produire une réponse rapide. Selon l'invention, dans un métier à tisser circulaire, une navette comporte un moyen pour émettre un signal de panne de trame, tandis que le métier à tisser a un détecteur adapté à détecter qu'un signal de panne de trame a été émis, ce détecteur étant placé de manière immobile près du chemin de la navette et étant agencé pour être efficace dans toutes les positions sur sensiblement la totalité du chemin circulaire de la navette.De préférence, le détecteur comporte un élément récepteur s'étendant selon un cercle sensiblement complet autour de l'axe autour duquel la navette tourne dans le métier à tisser Le-détecteur est de préférence agencé pour commander une fonction du métier à tisser selon son état d'excitation, et, dans la disposition préférée, il est agencé pour maintenir le métier à tisser en marche s'il n'est pas excité par le signal de panne de trame, et pour faire arreter le métier s'il est excité par suite de l'émission d'un signal de panne de trame par la navette. Selon une autre caractéristique préférée de l'invention, le moyen d'émission d'un signal de panne de trame comprend un transmetteur à fréquence radio et le détecteur comprend un récepteur à fréquence radio adapté à être excité par des signaux venant du transmetteur. Dans ce Cas, le détecteur peut comprendre une antenne. On se rendra compte qu'il y a toujours un problème dans le transfert d'un signal indiquant qu'une panne de trame s'est produite, de la navette rotative aux pièces fixes du métier à tisser, et qu'un transmetteur à fréquence radio fournit un procédé particulièrement efficace de transmission du signal. Du fait que l'antenne peut être disposée sur le métier à tisser très près de chemin de déplacement des navettes, le transmetteur de la navette peut avoir une faible puissance de sorte qu'il ne doit vraisemblablement pas poser de problèmes d'interférences. En variante au transmetteur à fréquence radio, le moyen pour émettre un signal de panne de trame peut comprendre un dispositif de transmission ultrasonique. Selon une autre caractéristique préférée de l'invention, on a sur la navette un moyen qui génère une tension d'alimentation à courant continu proportionnelle à la vitesse angulaire d'un paquet de trame rotatif monté dans la navette et un appareil détecte une diminution de la tension d'alimentation et émet un signal de panne de trame en réponse à la détection de cette diminution de la tension d'alimentation.Dans l'une de ces dispositions, on a dans la navette un générateur dont un organe d'entratnement est adapté à tourner avec le rotor du générateur, et, en outre, à s'engager à friction avec un support de trame quand ce dernier est monté dans la navette, de sorte que la rotation du support de trame produise une rotation de l'organe d'entratnement. De préférence, il y a une paire de montures rotatives alignées axialement qui peuvent recevoir les extrémités d'un support de trame tubulaire constituant ainsi un moyen de montage du support de trame qui en permet la rotation dans la navette. On préfère en outre prévoir un redresseur agencé pour convertir le courant alternatif produit par le générateur en un courant continu qui est fourni à l'appareil pour détecter une diminution de la tension d'alimentation. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, l'appareil de détection comprend un premier condensateur et un deuxième condensa tenr qui sont disposés en parallèle sur la tension d'alimentation, avec un système de décalage de tension disposé entre eux de sorte que le deu xième condensateur soit à un potentiel inférieur à celui du premier condensateur du fait de l'effet de décalage, tant que la tension d'alimentation est constante ou croissante, et un transistor branché aussi entre les deux condensateurs de manière qu'il soit à l'état non conducteur aussi longtemps que la tension sur le deuxième condensateur reste inférieure à la tension sur le premier condensateur, mais soit conducteur et décharge le deuxième condensateur à travers une partie détectrice de l'appareil si la tension sur le deuxième condensateur excède la tension sur le premier condensateur. Le système de décalage de tension peut comprendre une diode agencée pour permettre un écoulement de courant du premier condensateur au deuxième condensateur, mais pour empêcher un écoulement de courant du deuxième condensateur au premier condensateur. Selon une autre caractéristique préférée, la base du transistor est reliée à la diode du côté du premier condensateur et l'émetteur est relié à la diode du côté du deuxième condensateur, le collecteur étant relié à la partie détectrice de appareil. Cette partie détectrice peut comprendre une résistance, une bobine d'inductance ou tout autre composant électriquement sensible -ou combinaison de tels composants. Il peut. y avoir en série avec la première diode, une diode additionnelle ou plusieurs diodes additionnelles pour accroftre le taux d'écart entre les tensions sur les premier et deuxième condensateurs. On va maintenant décrire, à titre d'exemple seulement, un métier à tisser circulaire incorporant l'invention et son mode de fonctionnement, en se référant aux dessins joints dans lesquels : la fig 1 est une vue en plan d'une navette de métier à tisser circulaire; la fig 2 est une élévation latérale de la navette représentée sur la fig 1; la fig 9 est une coupe du générateur utilisé dans la navette représentée sur les fig 1 et 2; la fig 4 est une vue schématique en plan du métier à tisser; la fig 5 est un schéma synoptique illustrant le système de détection de trame; et la fig 6 est un schéma d'un circuit détecteur de décélération. Le métier à tisser lui-mEme est, dans son ensemble, de construction classique, c'est-à-dire qu'il a un bâti fixe supportant le mécanisme de formation de foule et une piste circulaire sur laquelle les navettes tournent autour d'un axe vertical. our les fig 1 et 2, on a représenté une navette, qui est aussi de construction d'ensemble connue, destinée à être utilisée danse métier à tisser. Les personnes compétentes en la matière se rendront compte qu'on dispose dans le métier à tisser une pluralité de telles navettes, quatre dans cet exemple particulier, et que chaque navette se déplace dans sa propre foule, en mouvement, de fils de chaine, lorsque l'arbre d'entrainement principal (non représenté) du métier à tisser tourne.Les quatre navettes de cette disposition particulière sont placées à des intervalles de 900 autour de l'axe vertical du métier à tisser. Chaque navette a un corps 10 qui, comme on le voit sur la fig 1, est de forme générale courbe, suivant la courbure de la piste (non représentée) sur laquelle la navette doit courir dans le métier à tisser. Le nez 12 de la navette est pointu pour faciliter le passage de la navette dans les fils de channe lorsqu'ils s'ouvrent en face de la navette, et, à l'extrémité arrière de la navette, il y a un galet 14 tournant librement qui s'engage avec un organe dtentrainement (non représenté) par lequel la navette est mue sur son chemin circulaire. On incorpore dans la construction de la navette des montures avant 16 et arrière 18 du paquet de fil, adaptées à recevoir un paquet de fil entre elles. Comme on l'a indiqué par des traits mixtes sur la fig 1, le paquet de trame luimême peut être un paquet parallèle 22 auquel cas il y a des flasques disques à chaque extrémité, ou il peut être un paquet 20 à extrémité effilée, auquel cas il n'y a pas besoin de flasques d'extrémité.En tout cas, tou tefoist le paquet de trame a un tube central 24 dont les extrémités sont regues sur des portions tronconiques 26 et 28 respectivement des montures 76 et 18. Ces montures sont libres de tourner sur des paliers dont l'un est représenté en 30 sur la fig 1, et, tandis que la monture i8 est axialement fixe, la monture 16 peut se déplacer axialement et se trouve sollicitée par un ressort 31 en direction de la monture 78, de sorte que l'on ne peut ajuster le tube 24 du paquet 20 ou 22 dans la navette, qu'en exerçant un effort vers l'avant sur la monture 16 à l'en- contre de l'action du ressort 31, et, quand on permet à la monture 16 de revenir, sous la sollicitation du ressort, vers l'arrière, elle fait entrer en la pressant sa portion tronconique 26 dans ltextrémité avant du tube 24 et force l'extrémité arrière du tube 24 en engagement à friction avec la portion tronconique 28 de la monture 18. De cette manière, le paquet de trame est tenu par friction entre les deux montures et il est alors libre de tourner autour de son propre axe longitudinal en ver tu du montage sur paliers des montures 16 et 18, On prévoit un rail courbe 32 à l'intérieur du corps de navette, et la trame retirée du paquet 20 ou 22 est d'abord portée autour du bord extérieur du rail 32, puis elle passe vers l'intérieur en direction d'un dispositif de guidage 34 à l'extrémité libre d'une perche 36 qui pivote sur le corps de navette 10 en 38.La perche 36 est tenue par une jambe de force 37, à longueur ajustable dans une position inclinée comme l'illustre la fig 1, où son extrémité libre court sur un tube vertical 40 (faisant partie du métier à-tisser) sur lequel le matériau tissé se forme pendant le processus de tissage. il est possible d'employer des tubes 40 de différents diamètres selon le diamètre du "tube" tissé à produire, mais on peut s'accommoder des changements de diamètre du tube en modifiant la longueur de la jambe 37 et, par suite, l'angle d'inclinaison de la perche 36. Tandis que la navette se déplace autour du métier à tisser, la trame est débitée par le paquet de trame 20 ou 22 de la navette et tirée dans l'étoffe qui se forme à l'arrière de la navette0 Le paquet de trame 20 ou 22 est mis en rotation autour de son axe longitudinal par la tension de la trame qui est retirée du paquet, et, parce que le paquet de trame tourne lui-même, on n'introduit dans le et on ne retire du fil de trame aucune torsion par suite de la délivrance de la trame par la navette. Ce mode de retrait de la trame de la navette est avantageux lorsque l'on utilise un ruban plat à la fois pour la chaste et pour la trame. Toutefois, on tire profit dans la présente invention du fait que le paquet de trame et ses montures 16 et 18 tournent. La monture 18 constitue le rotor d'un petit générateur électrique désigné dans son ensemble par 90 et illustré en détail sur la fig 9. Une plaque de montage 64 est fixée au corps de navette 10 et un stator 66 est attaché à la plaque 64 par un goujon 68. Un axe 70 est également attaché à la plaque 64 et fournit un support pour une paire de paliers 72 et 74 sur lesquels la monture 18 est montée de manière rotative. Un bossage annulaire 78 formé sur le stator porte les enroulements statoriques 80 du générateur. Un flasque annulaire 82 de la-monture 18 entoure les enroulements statoriques 80 et une pluralité d'aimants permanents 84 sont fixés à l'intérieur de ce flasque pour constituer le rotor du générateur. On forme ainsi un générateur électrique très compact dans lequel la monture 18, avec sa portion tronconique 28 destinée à recevoir le tube de paquet de trame 24, fournit le rotor. Le stator 76 a également une enveloppe annulaire 86 qui entoure intimement le flasque du rotor. Cette enveloppe empêche le fil d'être pris entre le rotor et le stator parce que l'entrée vers l'intervalle entre le rotor et le stator se trouve sur une face d'extrémité au lieu de se trouver sur une face périphérique. On remarquera que l'enveloppe 86 et l'extrémité de la monture 18 sont en biseau et forment une surface commune tronconique qui détourne aussi le fil de l'entrée entre le rotor et le stator. Aussi longtemps que le paquet de trame tourne du fait que le fil en est retiré, un courant électrique est généré par la rotation de la monture 18. Toutefois, si la provision de trame sur le paquet 20 ou 22 s'épuise ou si le fil de trame retiré du paquet se rompt, le tube 24 cesse de tourner et le générateur qui comprend le rotor formé par la monture 18 cesse de produire du courant. L'appareil qui est ajusté sur le métier à tisser utilise la différence entre la présence ou l'absence d'un courant électrique généré par la rotation de la monture 18 pour indiquer Si la trame est ou non retirée du paquet de trame.On se rendra toutefois compte que I'inertie du montage du paquet de trame produit une certaine continuation de la rotation de la monture t8 (et, par conséquent, une génération de courant) après la panne de fil. La présente disposition prévoit cependant un appareil pour détecter presque immédiatement la panne de fil. On se rendra compte que la trame est tirée dans le matériau tissé à une vitesse linéaire constante mais que, lors du retrait de la trame du paquet de fil, le rayon auquel elle quitte ce paquet se réduit constamment. Par suite, la vitesse angulaire du tube 24 et donc celle du rotor du générateur croissent constamment pendant toute la période de fourniture de trame par le paquet de fil. Ainsi, la valeur dv/dt (où v est la vitesse angulaire du tube 24) est positive. On prévoit aussi un redresseur 92 (voir la fig 5) sur la navette et, comme on l'a indiqué schématiquement sur cette figure, le potentiel électrique produit par le générateur 90, qui a une forme d'onde sinu sofdale, est appliqué au redresseur 92 qui convertit la tension d'entrée en une tension de sortie à courant continu. Cette tension de sortie croit constamment du fait de la vitesse angulaire croissante (v) du rotor du générateur. En d'autres termes, la tension de sortie (V) du redresseur 92 peut être considérée comme directement proportionnelle à la vitesse angulaire (v) du tube 24. Le générateur 90 fournit donc un moyen de produire une tension sensiblement directement proportionnelle à la vitesse angulaire de la partie mobile constituée par le tube 24 du paquet de fil. On fixe à l'intérieur du nez d'extrémité de la navette un petit transmetteur plat de fréquences radio 100, figuré en traits mixtes sur la fig 1, et on applique la sortie du redresseur 92 à ce transmetteur par l'intermédiaire d'une diode 101. Le redresseur 92 et la diode 101 sont en fait contenus dans le même boîtier que le transmetteur 100. Ce transmetteur est adapté à produire un signal de sortie dans la bande des fréquences radio, et, dans cet exemple spécifique, il a une sortie à 130-IM Hz. Le système électrique de la navette est arrangé pour que l'intensité de émission générée à fréquences radio ne soit efficace qu'à l'intérieur d'une portée de quelques centimètres. En se référant à la fig 5, on voit que la sortie du redresseur 92 est également appliquée à un appareil détecteur de décélération 93 que la fig 6 illustre en détail. Cet appareil de détection de décélération 93 est également compris à l'intérieur du même boîtier que le transmetteur 100. On dispose un premier condensateur C1 et un deuxième condensateur C2 en parallèle aux bornes de l'alimentation à courant continu venant du redresseur 92, et l'on dispose une diode D1 entre ces deux condensateurs. Un transistor Q1 est monté en dérivation sur la diode D7 et une résistance PI est reliée au collecteur du transistor QI. La tension d'alimentation V1 est appliquée aux bornes du premier condensateur CI et cette tension V1 change rapidement en harmonie avec la tension appliquée - c'est-à-dire la tension proportionnelle à la vi tesseangulairedu paquet de trame. Au même moment, le condensateur C2 se charge à une vitesse similaire par l'intermédiaire de la diode D1, mais il atteint seulement une tension V2, qui est par inhérence inférieure à la tension V1 du fait de l'écart de tension intrinsèque aux bornes de D1. A cause de cette différence dans les tensions V7 et V2, le transistor Q1 est amené à l'état non conducteur du fait que la jonction base-émetteur est polarisée en sens inverse.Cette situation dure tant que la tension V1 croit ou est stable et, comme on l'a expliqué précédemment, cette tension monte continuellement pendant toute la période où la trame est retirée du paquet de fil. Si l'on suppose qu'il y a une panne dans la trame, de sorte que le tube 24 et le rotor du générateur continuent de tourner seulement en vertu de leur inertie, alors, immédiatement, la tension V1 commence à chuter et dès que la tension VI devient inférieure à la tension V2, la jonction base-émetteur du transistor Q1 devient polarisée positivement et le transistor commence à conduire en déchargeant le deuxième condensateur C2 à travers la résistance R1 et en faisant apparaître une tension sur une sortie A. La sortie A est amenée par un conducteur 206 (voir fig 5) au transmetteur 100 et elle le déclenche de sorte qu'il émet un signal à fréquence radio quand un signal apparaît à la. sortie A du circuit de dé tection de décélération 93. Or, on se rendra compte que la réaction du système de détection électrique illustré sur la fig 6 est très rapide, de sorte que l'émission du transmetteur 100 se produit presque immédiatement dès qu'il y a une panne de l'alimentation en trame. Par conséquent, le temps de réponse de tout le système de détection de panne de trame est très réduit, ce qui est évidemment un avantage puisque cela diminue la longueur de tissu dans laquelle il y a absence de fil de trame. Comme la chute de la tension V1 peut être tout-à-fait petite, la tension V2 tombe rapidement en dessous de la tension V1, et, une fois qu'elle a atteint un niveau inférieur à celui de V1, le transistor Q1 est immédiatement coupé et le signal cesse d'apparaître à la sortie A. Toutefois, si la tension VI continue à décroître (comme cela se produira dans le cas d'un générateur qui ralentit) il se représentera l'état dans lequel la tension V1 est inférieure à la tension V2, point où le transistor Q1 recommencera à décharger le condensateur C2. En conséquence, à la sortie A il apparaîtra une série d'impulsions. Comme cela peut être indésirable, il est possible d'introduire un troisième condensateur représenté en C3 sur la fig 6, qui intègre les impulsions aux bornes de la résistance R1 et donne une sortie continue en A. La sensibilité du circuit représenté sur la fig 6 peut être modifiée en insérant des diodes additionnelles en série avec la diode DI, ce qui modifie le taux d'écart entre les tensions V1 et V2. En d'autres termes, du fait des diodes additionnelles, le condensateur C2 se chargera à un potentiel encore inférieur à celui de C1 et la-tension V1 aura donc à chuter davantage avant que le transistor QI soit mis en service pour décharger le condensateur C2. Comme le circuit représenté sur la fig 6 repose sur la décharge du deuxième condensateur C2 pour obtenir une impulsion venant du transistor Qi, le circuit n'est pas réversible pour donner des impulsions lors de l'accélération du générateur. Cela est dA à ce que, pendant l'accélération, la tension V2 doit rester inférieure à la tension V1 et, par conséquent, le circuit doit devenir un circuit de charge de condensateur, ce qui est une configuration totalement différente. En se reportant aux fig 4 et 5, on se rendra compte que l'on y a représente seulement quelques éléments du métier à tisser, suffisants pour comprendre le fonctionnement de l'invention. Le tube 40 et l'anneau 102 retenant le peigne, qui sont concentriques et fixes, sont représentés sur la fig 4. L'anneau retenant le peigne est situé à une courte distance au-dessus de l'extrémité supérieure du tube 40. Les fils de trame passent par dessus l'anneau retenant le peigne à partir de l'ex- térieur et ensuite se déplacent radialement vers l'intérieur vers le sommet du tube 40.On a prévu dans ce métier quatre navettes 10a, 1Gb, 10c et îOd qui sont disposées pour se déplacer selon un chemin circulaire autour de l'axe vertical du métier, les navettes étant disposées dans la région annulaire entre l'anneau 102 et le tube 40. Les fils de trame dans cette région annulaire sont divisés en quatre foules, en déplacement, une pour chaque navette, par le mouvement (non représenté) de formation de foules du métier. Cette disposition des navettes dans le métier est classique et n'a été décrite que pour préciser l'environnement de l'invention. On prévoit une antenne radio de détection 104 formant un cercle presque complet avec seulement un petit intervalle 106 entre ses extrémités. Le rayon de l'antenne est plus petit que le rayon interne de 1' anneau retenant le peigne 102, mais l'antenne se trouve à l'intérieur de la profondeur de l'anneau 102, et l'intervalle annulaire entre l'intérieur de l'anneau 102 et l'antenne 104 a approximativement une largeur de 25 millimètres dans le métier à tisser particulier que l'on décrit ici. De plus, la disposition est telle que chacun des transmetteurs 100 se trouve en dessous de cet espace annulaire quand les navettes sont dans leurs positions de fonctionnement dans le métier.Comme on l'a indiqué sur la fig 4, chacun des transmetteurs enjambe l'intervalle annulaire, vu de dessus, mais en fait les navettes sont situées en dessous de l'anneau 102 et, par suite, en dessous de l'antenne 104, mais l'antenne est bien dans la portée des transmetteurs 100. Les extrémités de l'antenne 104 sont reliées, comme on l'a illustré sur la fig 5, à un circuit accordé 124 qui comprend essentiellement un transformateur. On dispose un condensateur 125 en parallèle avec le secondaire du circuit accordé 124, afin de filtrer les signaux de sortie du circuit accordé. La sortie du circuit accordé est appliquée à un détecteur 126 à circuit intégré ainsi qu'à un circuit 128 d'étalement des impulsions de construction connue. Le signal de sortie de ce circuit d'étalement des impulsions est amené à un circuit de commande 130 qui est monté de manière que, lorsqu'il est rendu actif, il déconnecte l'alimentation électrique du moteur d'entraînement du métier et, par suite, amène celui-ci au repos. On va maintenant décrire le fonctionnement global du système de détection de panne de trame. Tant que chacune des quatre navettes 10a, lOb, 10c et 10d contient une provision de trame convenable et que la trame en est retirée, le générateur 90 de chaque navette génere un courant de sortie. Toutefois, le circuit détecteur de décélération 93 détecte que la vitesse angulaire du tube 24 sur lequel la trame est enroulée, est de valeur soit constante soit croissante, et, par suite, il ne donne pas de signal de sortie, ce qui permet au transmetteur 100 de rester à l'état de repos. L'anten- ne 104 ne détecte donc pas de signal et le métier continue à marcher. Dès que la trame d'une quelconque des navettes fait défaut, à cause soit de l'épuisement de la provision de trame soit de la rupture du fil, il y a une décélération immédiate du tube 24 et cela produit une diminution correspondante de la tension de sortie du générateur 90. Cette réduction de tension est immédiatement détectée par le circuit détecteur de décélération 93 qui rend actif le transmetteur 100. Tant qu'il y a un signal de sortie sur le circuit 93, un signal à fréquence radio apparaît sur le transmetteur 100 de la navette dans laquelle il y a panne d'alimentation en trame. En conséquence, l'antenne 104 capte le signal transmis, et une caractéristique importante de l'invention consiste en ce que ce captage s'effectue quelle que soit la position de la navette au moment où la panne de trame se produit. Lors de la détection d'un signal par 11 antenne 104, un signal de sortie apparaît sur le circuit de sortie 130, le dispositif d'étalement des impulsions 128 agissant pour assurer un signal suffisamment long sur le circuit de sortie 130 pour rendre ce circuit actif même si le signal reçu par l'antenne 704 est extrêmement court Cela donne un sys- tème de détection extr4rnement sensible ce qui assure donc une réponse rapide du système de détection total de panne de trame. Quand le circuit de sortie est rendu actif, le moteur d'entraînement du métier à tisser est déconnecté, et, par conséquent, le métier à tisser est mis à l'arr8t. Le dispositif décrit dessus en se référant aux dessins offre un procédé très efficace pour amener le métier à tisser au repos lors d'une panne de la fourniture de trame par l'une quelconque de ses navettes. il résout le problème de la transmission d'un signal des navettes continuellement en déplacement aux parties fixes du métier en utilisant un transmetteur, et il utilise le retrait effectif du fil de trame comme procédé de production du signal à fréquence radio. Déplus, la disposition de l'antenne 104 assure une surveillance virtuellement constante de la fourniture de trame par chacune des quatre navettes et évite la nécessité de dispositions plus complexes où la surveillance ne se produit qu'à certains instants dans le cycle du métier à tisser. On doit comprendre qu'au lieu du transmetteur à fréquence radio, il pourrait y avoir un dispositif de transmission ultrasonique alimenté par le générateur et commandé par le moyen de détection de décélération de la meme manière que le transmetteur à fréquence radio. Dans ce cas, on utiliserait un détecteur ultrasonique convenable à la place de l'antenne 104. Ce détecteur pourrait toutefois être monté dans une position centrale du métier à tisser au dessus de la piste de navette1 de sorte qu'il pourrait recevoir un signal de l'un quelconque des dispositifs de transmission. Dans la disposition décrite ci-dessus, il y a une seule antenne formant un cercle presque complet autour du chemin des navettes. Dans une variante, on a une pluralité d'antennes courbes disposées bout à bout, de manière à former ensemble un cercle complet. Chaque antenne courbe peut capter un signal de n'importe quelle navette passant devant elle, et, de cette manière, il y a une surveillance continue de toute la fourniture de trame par toutes les navettes. Avec cette disposition, il est possible de se passer du moyen de détection de décélération et de produire une sortie continue à partir de chaque transmetteur 100 tant que la trame est débitée. Les signaux captés par les quatre antennes sont envoyés à un circuit logique arrangé pour donner une sortie qui annonce l'arrêt du métier à tisser si le signal d'une quelconque des navettes cesse. REVbNDICATIONS 1 - métier Ü tisser circulaire caractérisé en ce qu'il comporte une navette inunie d'un moyen pour émettre un signal de panne de trame tandis que le métier à tisser a un détecteur adapté à détecter qu'un signal de panne de trame a été émis, le détecteur étant placé de manière immobile près du chemin de la navette et étant agencé pour être efficace dans toutes les positions sur sensiblement la totalité du chemin circulaire de la navette. 2 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que le détecteur comprend un élément récepteur s'étendant sur un cercle sensiblement complet autour de l'axe autour duquel la navette tourne dans le métier à tisser. 3 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le détecteur est agencé pour commander une fonction du métier à tisser conformément à son état d'excitation. 4 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 3, caractérisé en ce que le détecteur est agencé pour maintenir le métier à tisser en mouvement s'il n'est pas excité par le signal de panne de trame et pour provoquer l'arrêt du métier à tisser s'il est excité par suite de l'émission d'un signal de panne de trame par la navette. 5 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le moyen d'émission d'un signal de panne de trame comprend un transmetteur à fréquence radio et en ce que le détecteur comprend un récepteur à fréquence radio adapté à être excité par les signaux venant du transmetteur. 6 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le détecteur comprend une antenne. 7 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le moyen d'émission d'un signal de panne de trame comprend un dispositif de transmission ultrasonique. 8 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il y a sur la navette un moyen pour générer une tension d'alimentation en courant continu proportionnelle à la vitesse angulaire d'un paquet de trame rotatif de la navette et en ce qu'il y a un appareil pour détecter une diminution de la tension d'alimentation et pour émettre un signal de panne de trame en réponse à la détection d'une diminution de la tension d'alimentation. 9 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il y a dans la navette un générateur comprenant un organe d'entrat- nement adapté à tourner avec le rotor du générateur, l'organe d'entrai- nement étant de plus adapté à s'engager à friction avec un support de trame quand ce dernier est monté dans la navette, de sorte que la rotation du support de trame produit la rotation de l'organe d'entraînement. 10 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte une paire de montures rotatives alignées axialement qui peuvent recevoir les extrémités d'un support tubulaire de trame, constituant ainsi un moyen de montage du support de trame qui en permet la rotation dans la navette. Il - étier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce qutil comporte un redresseur agencé pour convertir le courant alternatif produit par le générateur en un courant continu qui est envoyé à l'appareil pour détecter une diminution de la tension d'alimentation. 12 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que l'appareil de détection comprend un premier condensateur et un deuxième condensateur qui sont montés en parallèle sur la tension d'alimentation avec un système de décalage de tension disposé entre eux de sorte que le deuxième condensateur est à un potentiel inférieur à celui du premier condensateur par suite de l'effet de décalage aussi longtemps que la tension d'alimentation est constante ou croissante, et un transistor également branché entre les deux condensateurs de manière qu'il soit à l'état non conducteur tant que la tension sur le deuxième condensateur reste inférieure à la tension sur le premier condensateur, mais qu'il devienne conducteur et décharge le deuxième condensateur à travers une partie détectrice de l'appareil si la tension sur le deuxième condensateur excède la tension sur le premier condensateur. 13 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 12, caractérisé en ce que le système de décalage de tension comprend une diode agencée pour permettre un écoulement de courant du deuxième condensateur au premier condensateur. 14 - Métier à tisser circulaire selon la revendication 13, caractérisé en ce que la base du transistor est reliée à la diode du côté du premier condensateur et l'émetteur est relié à la diode du côté du deuxième condensateur, le collecteur étant relié à la partie détectrice de l'nappa reil. 15 - étier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que la partie détectrice de l'appareil comprend une résistance, une bobine d'inductance ou tout autre composant électriquement sensible ou combinaison de tels composants. 16 - Métier à tisser circulaire selon l'une quelconque des revendications 8 à 15, caracterisé en ce qu'il comporte une diode additionnelle ou plusieurs diodes additionnelles en série avec la premièré diode pour augmenter le taux d'écart entre les tensions des premier et deuxième condensateurs.