Des mécanismes de changement de caractères, de blocage et de déblocage de ce changement, connus sous le nom de mécanismes de changement de caractères pour travaux de secrétariat, sont communément utilisés sur des claviers à touches. Ces mécanismes sont souvent très complexes et entraînent des coûts excessifs de fabrication et d'assem- blage. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 4 071 719 décrit une forme de réalisation conçue pour réduire la complexité de tels claviers à touches. Le clavier décrit dans le brevet précité apporte un perfectionnement sensible en réduisant la complexité de ces mécanismes, car il n'exige le montage que d'une longue barre de liaison entre les commuta- teurs à touches. Cependant, ce clavier demande également l'utilisation des commutateurs à touches de changement de caractères et de blocage de changement, ce qui nécessite l'addition de suiveurs de cames coulissants sur la partie supérieure du boîtier du commutateur à touche, ces suiveurs étant actionnés par une came formée sur le plongeur du commutateur. Ainsi, bien que le clavier décrit dans le brevet précité réduise sensiblement le coût d'assemblage d'un mécanisme de changement de caractères pour travaux de secrétariat, étant donné que le coût est sensiblement le même que celui demandé pour la mise en place de trois commutateurs à touches classiques dans le clavier, cette conception exige encore la fabrication de commutateurs à touches spéciaux dont la complexité est plus grande que souhaité. Par contre, le mécanisme selon l'invention peut utiliser des commutateurs à touches qui sont fondamentalement identiques aux autres commutateurs à touches du clavier, à la fois pour les fonctions de changement de caractères et pour les fonctions de blocage et de déblocage du changement. Dans le cas du commutateur à touche de changement de caractères, il suffit d'ajouter une barre de commande de forme à peu près en T au plongeur du commutateur à touche de base du clavier. Pour le commutateur à touche de blocage et de déblocage de changement, il suffit d'ajouter un ressort de retenue de forme à peu près en C, placé autour du boîtier du commutateur de base du clavier. Les commutateurs à touches de changement de caractères et de blocage et de déblocage de changement correspondent sensiblement à ceux décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N' 017 875, déposée le 5 mars 1979 au nom de Raymond Barnoski, sous le titre "Electrical Keyswitch". Deux coins de retenue doivent être montés sur le boîtier extérieur du commutateur à touche de blocage et de déblocage de changement pour le fil métallique à ressort de retenue. De plus, des fentes doivent être ménagées dans le boîtier des commutateurs à touches selon l'invention, ces fentes n'étant pas indispensables aux commutateurs décrits dans la demande N0 017 875 précitée, pour permettre la mise en place du doigt de verrouillage sur le commutateur à touche de blocage et de déblocage (appelé ci-après commutateur à touche de blocage pour plus de brièveté) et pour permettre le mouvement de la barre de commande de -forme en T placée sur les commutateurs à touches de changement de caractères. Cependant, ces caractéristiques peuvent être obtenues de manière simple pour tous les commutateurs à touches du clavier, si cela est souhaité-, et les seules caractéristiques supplémentaires alors demandées pour les commutateurs à touches de changement de caractères et de blocage sont constituées par les barres en forme de T et par l'organe de retenue à fil à ressort en forme de C. Des commutateurs à touches pour claviers électriques peuvent être du type à contact mécanique ou du type analogique, sans contact, dans lequel un aimant commande l'actionnement du commutateur en déterminant l'état de saturation d'un noyau magnétique à circuit fermé, traversé par des lignes de commande et de détection. Le commutateur à touche du type mécanique présente l'avantage d'être d'un coût relativement bas et, dans de nombreuses applications, ce facteur rend souhaitable l'utilisation d'un tel commutateur mécanique. Cependant, les commutateurs à touches mécaniques présentent un certain nombre d'inconvénients les rendant indésirables pour des applications o une grande fiabilité est demandée et o le coût supplémentaire d'un commutateur analogique est donc considéré comme justifié. Ces inconvénients comprennent le rebondissement des contacts, l'amorçage possible d'arcs, une durée de vie inférieure par suite des piqûres et de la corrosion, et une déformation possible des organes de contact. Des commutateurs analogiques, par exemple le commutateur à noyau magnétique saturable, sont d'une fiabilité très supérieure, mais d'un coût plus élevé. De plus, ces commutateurs exigent généralement une certaine modification des circuits pour assurer "l'hystérésis", ou une sensibilité réduite du circuit de détection après qu'un commutateur à touche a été actionné afin d'empêcher des parasites électriques de produire de faux signaux de sortie. Dans des applications o une grande fiabilité est nécessaire, les commutateurs analogiques offrent cependant le degré le plus élevé de fiabilité et de durabilité. Il est souhaitable, pour les fabricants de claviers, de pouvoir réaliser des claviers à touches comportant l'un des deux types de commutateurs, ou même les deux types de commutateurs à touches dans un seul clavier, conformément aux souhaits de leurs clients. Cependant, jusqu'à présent, ceci a exigé la fabrication et le stockage de deux types séparés de commutateurs à touches, entraînant un accroissement du coût et des complications. Le commutateur électrique à touche décrit dans la demande N0 017 875 précitée est un commutateur électrique simple, pouvant être manoeuvré soit sous la forme d'un commu- tateur sans contact, du type magnétique ou analogique, soit sous la forme d'un commutateur du type mécanique, seules de légères modifications étant nécessaires pour le transformer d'un type à l'autre, par suite d'une conception élaborée du commutateur tenant compte de ces prévisions. De plus, pour des applications spéciales, les deux types de commutateurs à touches peuvent être incorporés simultanément dans un seul élément de commutateur si cela est souhaité. Une forme de réalisation de l'invention, décrite ci-après en regard des figures 1 et 3 des dessins annexés, concerne des commutateurs à touches de changement de caractères, du type analogique à noyau magnétique, et des commutateurs à touches de blocage de changement du type mécanique. Il est cependant évident que chaque commutateur peut être du type analogique ou à contact mécanique, si cela est souhaité, car le type de commutateur utilisé n'affecte pas le mécanisme selon l'invention. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un commutateur à touche pouvant être utilisé comme commu- tateur à touche de changement de caractère selon l'inven- tion, dont la commutation s'effectue à l'aide d'un noyau magnétique; - la figure 2 est une vue en perspective éclatée d'un commutateur à touche pouvant être utilisé dans le mécanisme selon l'invention comme commutateur de blocage de changement de caractères et utilisant des contacts mécaniques; - - la figure 3 est une vue de dessous des commuta- teurs montrés sur les figures 1 et 2; - la figure 4 est une vue partielle de dessus d'un clavier, montrant deux commutateurs à touches de changement de caractères, un commutateur de blocage de changement et la barre de torsion utilisée pour actionner le mécanisme de changement de caractères pour travaux de secrétariat; - la figure 5 est une vue partielle de dessus du mécanisme de libération de la torsi.on et- du doigt de verrouillage soudé à ce mécanisme - la figure 6 est une élévation de la barre de torsion et du doigt de verrouillage montrés sur la figure5; - la figure 7 est une élévation d'un commutateur à touche de blocage de changement de caractères et du commutateur adjacent de changement de caractères,-cette vue montrant le mécanisme selon l'invention lorsque le commuta- teur de changement et de blocage sont en position de déblocage; et - la figure 8 est une élévation partielle du commutateur de blocage et du commutateur adjacent de changement de caractères, montrant le fonctionnement du mécanisme selon l'invention. Un commutateur à touche convenable pouvant être utilisé dans le mécanisme selon l'invention est montré dans sa version analogique sur la figure 1 et dans sa version mécanique sur la figure 3. La figure 2 est une vue en bout de l'embase du commutateur à touche qui est réalisée en matière plastique électriquement isolante. L'embase 10 du commutateur présente une chambre à peu près rectangulaire 12 de guidage, réalisée d'une seule pièce, partant vers le haut de l'embase et dont le côté avant 16 présente une fente 14. Une autre fente 15, qui n'existe pas dans le commutateur à touche décrit dans la demande N' 017 875 précitée, est ménagée dans le côté arrière 17 de l'embase 10. Un ressort hélicoïdal 18 de rappel est logé dans la chambre 12 de guidage de manière que l'extrémité inférieure 20 de ce ressort loge une saillie 21 qui s'élève du fond 23 de l'embase. L'extrémité supérieure 22 du ressort pénètre dans un plongeur creux 24, de forme à peu près rectangulaire, de manière que ce plongeur soit repoussé vers le haut et ramené vers sa position initiale après qu'il a été enfoncé et que la pression exercée sur ce plongeur a été éliminée. Le plongeur 24 comporte deux pattes flexibles 26 d'accrochage situées sur des côtés opposés 28 et 30 du plongeur afin de les maintenir dans la chambre 12 de guidage. Lorsqu'une pression vers l'intérieur est exercée sur les pattes 26, le plongeur est introduit dans la chambre de guidage, puis la pression exercée sur les pattes est relâchée afin que ces pattes reviennent élastiquement vers l'extérieur et portent contre des surfaces intérieures 31 de la chambre de guidage pour empêcher le plongeur de sortir accidentelle- ment de cette chambre de guidage. Deux rainures allongées et à peu près rectangulaires 32 et 34, ménagées dans des surfaces intérieures opposées de la chambre 12 de guidage, permettent l'introduction d'un outil dans cette chambre, cet outil permettant de presser les pattes 26 vers l'intérieur lorsque le plongueur doit être retiré. Un chapeau 36 de touche, qui porte le caractère identifiant une touche particulière, est- enclenché sur l'extrémité supérieure du plongeur. L'embase 10 du commutateur à touche comporte, sur des côtés opposés, deux bras flexibles 38 qui présentent chacun une saillie 40 permettant à ce commutateur d'être bloqué dans une ouverture ménagée dans une carte à circuit imprimé ou dans tout autre élément convenable de support destiné au commutateur. Le plongeur 24 du commutateur peut être adapté pour la réalisation d'un commutateur sans contact, du type analogique, lorsqu'un petit aimant 42 est introduit dans un logement 44 placé sur un côté 46 du plongeur et maintenu en place par une patte flexible 47 de blocage. Le côté 46 du plongeur est tourné vers le côté 16 de la chambre de guidage de manière que, lorsque le plongeur monte et descend, l'aimant 42 et son logement 44 montent et descendent de manière correspondante dans la fente 14. En plaçant l'aimant sur le côté 46 du plongeur et en réalisant ce dernier de manière qu'il soit creux, il est possible également d'utiliser alternativement ou en même temps le commutateur à touche comme un commutateur mécanique. Le commutateur de la figure 1, décrit sous la forme d'un commutateur à touche de changement de caractères dans le présent mémoire, comporte également une barre 27 de commande qui est fixée au plongeur 24 ou qui est réalisée d'une seule pièce avec ce plongeur 24. La barre ne nécessite que l'un des bras 29. Cependant, pour qu'elle soit utilisable dans les deux formes de commutateurs à touches, elle présente avantageusement une configuration à peu près en T, comme représenté. La fente 15 mentionnée précédemment permet donc au plongeur de se déplacer avec une barre de commande qui lui est reliée. Des contacts mécaniques 48 et 50 du commutateur montré sur la figure 3 et décrit dans le présent mémoire, sous la forme du commutateur de blocage de changement de caractères, sont du type normalement fermé et ils sont constitués de deux organes conducteurs allongés, dont les extrémités supérieures comportent des parties 52 et 54 de contact de forme en C. Ces parties 52 et 54 de contact sont avantageusement constituées de plusieurs doigts séparés de contact afin d'établir un contact très fiable. Des extrémités inférieures 56 et 58 des contacts 48 et 50 sont de dimension réduite et pénètrent, en passant par des fentes 60 et 62, dans la saillie 21 orientée vers le haut. Les contacts comportent également des languettes 63 qui font saillie vers l'extérieur et qui s'ajustent dans des rainures horizontales correspondantes 65 ménagées dans la saillie 21 afin que lesdits contacts 48 et 50 soient maintenus dans leurs positions appropriées à l'intérieur du commutateur. Le plongeur 24' est creux de manière que les parties de contact 52 et 54 des contacts mécaniques s'élèvent dans la partie intérieure inférieure du plongeur. Une barre 68 de séparation, destinée à séparer les contacts normalement fermés 48 et 50 lorsque le plongeur est enfoncé, est réalisée d'une seule pièce avec le plongeur, en travers de la cavité intérieure de ce dernier, de préférence dans une position éloignée verticalement du fond du plongeur afin que l'on obtienne un commutateur à touche à profil bas, ce qui est souhaité par de nombreux utilisateurs de claviers. Le commutateur de blocage de changement de caractères montré sur la figure 3 présente également une fente 23 ménagée dans le côté arrière 35 de ce commutateur et n'existant pas dans le commutateur à touche décrit dans la demande N' 017 875 précitée.. Une autre modification de ce commutateur consiste à entailler une partie de la paroi arrière 25 du plongeur pour former un épaulement 33 de blocage. De plus, un ressort 31 de retenue, de forme à peu près en C, est glissé sur l'embase du commutateur et est supporté par deux épaulements 37 situés sur les côtés 39 et 41. Le ressort 31 comporte un coude intérieur 43 réalisé dans une branche 45, la branche opposée 49 étant droite. La fonction du ressort 31 et du coude 43 est de retenir un doigt de blocage en place dans la fente 23, à proximité du côté arrière 25 du plongeur, comme décrit plus en détail ci-après. La forme analogique du commutateur à touche montré sur la figure 1 utilise un noyau magnétique 70, pouvant être saturé magnétiquement, constituant un circuit fermé, de préférence de forme torique. Dans ce type de commu- tateur, l'aimant 42 est placé à proximité du noyau 70 lorsque le plongeur n'est pas enfoncé. Un fil plat 72 de commande, de forme en U, et un fil plat 74 de détection ou de lecture, de forme en U, sont passés dans le noyau de manière que le fil de lecture puisse capter un signal électromagnétique lorsqu'une impulsion de courant est appliquée au moyen du fil -de commande pourvu que le noyau 70 ne soit pas saturé magnéti- quement. Lorsque le plongeur n'est pas en position enfoncée, le noyau 70 est saturé magnétiquement et, par conséquent, des impulsions de courant parcourant la ligne de commande ne produisent pas de signaux de sortie sur la ligne de lecture. Cependant, lorsque le plongeur est enfoncé, l'aimant est éloigné du noyau, ce qui permet à ce dernier de ne plus être en état de saturation magnétique afin que des signaux parcourant la ligne de commande soient à présent transmis à la ligne de lecture ou de détection. Bien que des lignes de commande et de lecture de forme en U soient utilisées jusqu'à présent dans ce type de commutateur à touche, ces lignes sont généralement constituées de fils ronds et, par conséquent, les configura- tions de ces lignes antérieures de commande et de lecture les prêtent mal à une fabrication automatique dans laquelle un grand nombre de ces lignes peut être produit par simple emboutissage d'une feuille de métal conducteur. Ces conducteurs emboutis constituent des composants à bon marché, convenant à des manipulations automatisées. Les lignes de commande et de lecture ainsi réalisées comportent deux branches droites et parallèles, par exemple les branches 76, 78, 80 et 82, et des tronçons compris entre les branches, tels que les tronçons 84 et 86, situés audessus du noyau 70 lorsque ce dernier est disposé de manière que son axe 88 soit orienté verticalement, comme montré sur la figure 1. Le commutateur à touche de la figure 1 est conçu de manière à faciliter l'insertion des fils plats de commande et de lecture et du noyau dans leurs positions finales à l'intérieur du commutateur à touche assemblé. Le noyau l70 est retenu dans un alvéole 90 qui est constitué de deux parois verticales 92 et 94 s'élevant d'une surface horizontale 96 de l'embase 10. Lorsque le noyau 70 est maintenu dans l'alvéole , le fond ou la partie inférieure de ce noyau repose sur une surface horizontale 97 et le dessus ou la partie supérieure du noyau est apparent, l'axe 88 du noyau étant alors orienté verticalement. Les parois 92 et 94 présentent des rainures 98 et 100, respectivement, réalisées de manière que les branches extérieures 76 et 82 des fils de commande et de lecture pénètrent respectivement dans ces rainures lorsque le noyau et les fils de commande et de lecture sont introduits dans le commutateur. Une rainure allongée 102, montrée sur la figure 2, traverse la surface 97 et descend au-dessous des rainures 97 et 100 afin que toutes les branches 76- 82 des fils de commande et de lecture puissent passer dans cette rainure 102. Les parois 92 et 94 sont espacées afin de ménager une ouverture 104 adjacente au côté 46 du plongeur pour réduire ainsi le jeu entre le noyau et l'aimant. Une autre ouverture 106 est ménagée dans le côté opposé des parois afin qu'il soit possible de déterminer visuellement si le commutateur porte un noyau. Lors de l'assemblage, le noyau magnétique 70 peut d'abord être enfilé sur les lignes de commande et de lecture, à partir de leurs extrémités inférieures, jusqu'à la position montrée sur la figure 1. Les lignes ou fils de commande et de lecture et le noyau peuvent ensuite être pressés vers le bas, d'un seul bloc, afin que les branches 76, 78, 80 et 82 pénètrent dans des passages correspondants 108, 110, 112 et 114, respectivement, ménagés à l'intérieur de l'embase et délimités par les parois extérieures 116 et 118 de l'embase et par trois cloisons allongées, à peu près parallèles et électriquement isolantes 120, 122 et 124. Les organes décrits ci-dessus et prévus pour la fixation et l'assemblage du noyau 70 et des fils 72 et 74 de commande et de lecture permettent une mise en place aisée de ces éléments dans le commutateur à touche. Les passages ménagés pour la mise en place des conducteurs sont dimension- nés de manière que les fils de commande et de lecture s'ajustent étroitement dans ces passages. Cependant, les conducteurs peuvent présenter également une certaine courbure, comme représenté par les traits pointillés 130 pour les branches 76 et 82, si un ajustement serré est souhaité. Dans ce cas, les commutateurs peuvent même être retournés sur eux-mêmes sans que le noyau. et les fils de commande et de lecture ne tombent. Cependant, il reste possible d'enlever aisément le noyau et les fils en exerçant une pression sur les extrémités inférieures des conducteurs. L'ensemble constitué par le noyau et les fils peut donc être démonté très aisément, sans qu'il soit nécessaire d'enlever une autre pièce du commutateur à touche, dans le cas o le remplacement d'un noyau défectueux devient indispensable. Ce démontage aisé des organes de détection défectueux donne au commutateur à touche décrit en regard de la figure 1 un avantage très important par rapport aux commutateurs sans contact, du type analogique, de l'art antérieur. Le mécanisme selon l'invention peut utiliser un ou deux commutateurs à touches 212, 213 de changement de caractères pouvant être introduits dans des ouvertures corres- pondantes 214 et 215 situées aux extrémités opposées d'un clavier 216, et un commutateur à touche -de blocage de changement, logé dans une ouverture 219. La possibilité de débloquer l'un ou l'autre des commutateurs à touches de changement de caractères est obtenue à l'aide d'un mécanisme généralement appelé "mécanisme de changement de caractères pour travaux de secrétariat" et cette possibilité demande deux commutateurs de touches de changement de caractères. Cependant, le mécanisme peut également être utilisé avec uniquement le commutateur à touches 218 de blocage de changement et le commutateur adjacent 212 de changement de caractères. Outre les commutateurs à touches 212 et 213, le clavier présente un certain nombre d'autres ouvertures 217 qui sont alignées en une rangée et qui peuvent recevoir des commutateurs à touches de données ou de fonctions. Une barre 220 de torsion, montrée sur la figure , s'étend sur toute la longueur du clavier dans la forme préférée de réalisation à deux commutateurs à touches de il changement de caractères, montrée sur la figure 4. Cette barre 220 de torsion, de forme à peu près en C, comporte deux bras 222 et 224 coudés vers l'intérieur et orientés vers les commutateurs à touches 212 et 213. Les extrémités des bras 222 et 224 comportent des tronçons 226 et 228 pliés davantage vers l'intérieur et portant contre les bras 29 de la barre 27 de commande montrée avec le commutateur à touche de la figure 1. Bien qu'un seul bras 29 soit nécessaire au commutateur à touche 212 et que le bras opposé 29 soit nécessaire au commutateur 213, il est préférable que les deux bras soient utilisés pour normaliser la fabrication de la barre 27 de commande et, par conséquent, cette barre 27 présente une forme à peu près en T. Un doigt 232 de blocage est soudé ou fixé de toute autre manière sur la barre 220 de torsion, comme montré sur la figure 5. Le doigt 232 comporte une extrémité 230 en forme de crochet, s'enclenchant avec l'épaulement 33 du commutateur 218. Le coude 43 du fil à ressort 31 de retenue est appliqua à force contre le doigt 232 de blocage afin de le maintenir en place sous l'effet de la force exercée élas- tiquement par le bras 45. Le fil métallique 31 de retenue constitue une pièce facultative qui peut être utilisée pour réduire la flexibilité demandée au doigt 232 de blocage, car il est possible de produire un doigt de blocage ayant une flexibilité convenable, ce qui permet de supprimer le fil métallique 31 de retenue. Cependant, la réalisation d'un tel doigt de blocage est en général plus difficile et plus coûteuse. La barre 220 de torsion peut tourner ou se tordre librement et elle est maintenue abaissée uniquement par des brides 234 et 236 en matière plastique, adjacentes respecti- vement aux commutateurs à touches 212 et 213 de changement de caractères. Les brides 234 et 236 peuvent être des organes séparés qui sont fixés sur le châssis du clavier à touches, mais elles sont de préférence réalisées sous la forme de capots qui peuvent être fixés sur les commutateurs à touches afin de recouvrir le logement 90 du noyau. Les brides présentent des gorges semi-cylindriques 231 et 240 qui reçoivent les extrémités de la barre 220 de torsion afin de maintenir abaissées les extrémités de cette barre tout en lui permettant un mouvement de rotation ou de torsion. Lors de l'utilisation, l'enfoncement du plongeur 24 du commutateur à touche 218 de blocage de changement provoque l'enclenchement du crochet 230 du doigt 232 de blocage avec l'épaulement 33 afin de maintenir le plongeur 24 dans la position enfoncée montrée sur la figure 8. Lorsque le- commutateur à touche 218 est enfoncé, une série de signaux répétés de changement de caractères est produite tant que le plongeur 24 reste enfoncé. Lorsqu'on souhaite libérer la touche de blocage de changement de sa position enfoncée, l'un ou l'autre des commutateurs à touche 212 et 213 de changement peut être enfoncé afin qu'un bras 29 de la barre 27 de commande porte contre l'une des extrémités 226 et 228 de la barre 220 de torsion afin de provoquer une torsion de cette barre 220 et de tirer le crochet 230 à l'écart de l'épaulement 33, comme montré sur la figure 8. Ainsi, lorsque le commutateur à touche de changement est enfoncé, la barre 27 de commande porte contre l'une des extrémités 226 et 228 de la barre 220 de torsion afin de la faire tourner légèrement. Ceci provoque une traction vers l'arrière du crochet 230 de blocage afin que ce dernier se dégage de l'épaulement 33, comme représenté en- traits pointillés sur la figure 8. Après que le plongeur 24' d'un commutateur à touche de changement a été complètement enfoncé, le plongeur du commutateur 218 de blocage de changement est amené dans sa position non enfoncée ou position de déblocage sous l'effet de la force du.ressort 18, comme représenté en traits pointillés sur la figure 7, ce qui fait cesser les signaux répétés de changement. Lorsqu'on appuie ensuite sur l'un ou l'autre des commutateurs 212 et 213, on obtient une seule impulsion de sortie de la touche de changement. Par conséquent, le mécanisme selon l'invention est un mécanisme de changement de caractères pour travaux de secrétariat destiné à un clavier à touches, et fonctionnant très simplement, mais avec une grande sûreté, en ne demandant qu'une modification très minime des commutateurs à touches du clavier. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au mécanisme décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Mécanisme de clavier à touches, caractérisé en ce qu'il comporte un commutateur à touche (212, 213) de changement de caractères et un commutateur (218) de blocage de changement, placés à proximité l'un de l'autre et comprenant chacun un dispositif de commutation, une embase (10) logeant ce dispositif de commutation, un élément (24) d'actionnement monté de manière à pouvoir se déplacer par rapport à l'embase, entre une position initiale non enfoncée et une position enfoncée afin d'actionner le dispositif de commutation lorsque ledit élément (24) est en position enfoncée, un organe élastique (18) destiné à ramener l'élément d'actionnement vers sa position non enfoncée, le mécanisme comprenant également un épaulement (33) formé sur l'élément d'actionnement du commutateur de blocage, un élément (232) de blocage qui est rappelé élastiquement vers l'épaulement et qui s'enclenche avec ce dernier afin de maintenir l'élément d'actionnement du commutateur de blocage en position enfoncée lorsque l'élément d'actionnement du commutateur de changement est en position non enfoncée, cet élément (232) de blocage ne s'enclenchant pas avec ledit épaulement lorsque l'élément d'actionnement du commutateur de blocage est dans sa position non enfoncée et que l'élément d'actionnement du commutateur de changement est enfoncé, un organe tournant (220) de libération étant relié à l'élément de blocage et une barre (27) de commande étant reliée à l'élément d'actionnement du commutateur de changement, cette barre étant conçue de manière à entrer en contact avec l'organe de libération lorsque l'élément d'actionnement du commutateur de changement est enfoncé et que l'élément d'actionnement du commutateur de blocage est maintenu en position enfoncée, d'une manière faisant tourner suffisamment ledit organe de libération pour permettre à l'élément de blocage d'être dégagé de l'épaulement, ce qui permet à l'élément d'actionnement du commutateur de blocage d'être ramené vers sa position initiale non enfoncée par l'organe élastique dudit commutateur de blocage. 2. Mécanisme selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le rappel élastique de l'élément de blocage vers l'épaulement est réalisé par un fil métallique à ressort (31) de retenue qui entoure l'embase du commutateur de blocage et qui comporte deux bras (45, 49) dont l'un (45) comporte un coude (43) tourné vers l'intérieur, portant contre l'élément de blocage et tendant à le déplacer élastiquement et à force vers ledit épaulement (33). 3. Mécanisme selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'élément de blocage comprend un doigt (232) de blocage qui comporte une extrémité (230) en forme de crochet s'enclenchant avec l'épaulement (33). 4. Mécanisme selon la revendication 3, caracté- risé en ce que le rappel élastique de l'élément de blocage vers l'épaulement est exercé par un fil métallique à ressort (31) de retenue qui entoure l'embase du commutateur. de blocage et qui comporte deux bras (45, 49) dont l'un (45) comprend un coude (43) tourné vers l'intérieur, portant contre l'élément de blocage et tendant à le déplacer élastiquement et à force vers ledit épaulement (33). 5. Mécanisme de clavier à touches, caractérisé en ce qu'il comporte deux commutateurs espacés à touches (212, 213) de changement de caractères et un commutateur à touche (218) de blocage de changement, l'un des commutateurs de changement étant placé à proximité du commutateur de blocage, chacun de ces commutateurs comprenant un dispositif de commutation, une embase (10) qui loge le dispositif de commutation, un élément (24) d'actionnement monté de manière à pouvoir se déplacer par rapport à l'embase, entre une position initiale non enfoncée et une position enfoncée pour actionner le dispositif de commutation lorsque ledit élément d'actionnement est en position enfoncée, un organe élastique (18) de rappel de l'élément d'actionnement vers sa position non enfoncée, le mécanisme comprenant en outre un épaulement (33) formé sur l'élément d'actionnement du commutateur de blocage, un élément (232) de blocage qui est rappelé élasti- quement vers l'épaulement et qui s'enclenche avec cet épaulement afin de maintenir l'élément d'actionnement du commutateur de blocage en position enfoncée lorsque les éléments d'actionnement des commutateurs de changement sont- en position non enfoncée, cet élément de blocage n'étant pas enclenché avec l'épaulement lorsque ledit élément d'actionnement du commutateur de blocage est dans sa position non enfoncée et que l'élément d'actionnement de l'un ou l'autre des commutateurs de changement est enfoncé, un élément de libération à barre allongée (220) de torsion étant relié à l'élément de blocage, deux organes (234, 236) de maintien vers le bas, adjacents aux commutateurs de changement, maintenant abaissée la barre de torsion tout en lui permettant de tourner, et des première et seconde barres (27) de commande étant reliées chacune à l'un des éléments d'actionnement des commutateurs de changement,-l'élément de libération à barre de torsion étant conçu de manière à comporter des bras coudés (226, 228) à ses extrémités qui sont adjacentes aux barres de commande des commutateurs de changement, les barres de commande étant conçues pour porter, contre les bras adjacents (226, 228) lorsque ledit élément d'actionnement dudit commutateur de changement adjacent est enfoncé et que l'élément d'actionnement du commutateur de blocage est maintenu en position enfoncée d'une manière provoquant une rotation suffisante de la barre de torsion pour permettre à l'élément de blocage d'être dégagé de l'épaulement, ce qui provoque le retour de l'élément d'actionnement du commutateur de blocage dans sa position initiale non enfoncée sous l'action de l'organe élastique de rappel dudit commutateur de blocage. 6. Mécanisme selon la revendication 5, caracté- risé en ce que le rappel élastique de l'élément. de blocage vers l'épaulement est exercé par un fil métallique à ressort (31) de retenue qui entoure l'embase du commutateur de blocage et qui comporte deux bras (45, 49) dont l'un (45) comprend un coude (43) tourné vers l'intérieur, portant contre l'élément de blocage et tendant à le déplacer élastiquement et à force vers ledit épaulement (33). 7. Mécanisme selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'élément de blocage comprend un doigt (232) de blocage dont une extrémité (230) en forme de crochet s'enclenche avec ledit épaulement (33). 8. Mécanisme selon la revendication 7, caracté- risé en ce que le rappel élastique de l'élément de blocage vers l'épaulement est exercé par un fil métallique à ressort (31) de retenue qui entoure l'embase du commutateur de blocage et qui comporte deux bras (45, 49) dont l'un (45) comprend un coude (43) tourné vers l'intérieur, portant contre l'élément de blocage et tendant à le déplacer élasti- quement et à force vers l'épaulement (33).