La présente invention concerne l'obtention de verbénone, de myrténal et de pinocarvéol a partir de mélanges terpéniques oxydés et leur utilisation thérapeutique dans les maladies bronchopulmonaires. La préparation de la verbénone et du myrténal a partir de l'a-pinêne par autocatalyse oxydante en présence de sels de chrome, de cobalt, etc., a été décrite le plus souvent avec des rendements de 15 a 20%. L'une des raisons de ces faibles rendements de réaction est la formation de produits secondaires de réaction homolytique (radicalaire) tels que verbénols et myrténols, alcools qui ne sont pas oxydés ultérieurement en cétones dans le milieu de réaction spécifique. La demanderesse a décrit dans le brevet suisse n 542 163 un procédé pour la préparation de fractions terpéniques utiles pour le traitement de maladies bronchopulmonaires, basé sur l'oxydation de mélanges contenant principalement de l'a-pinène. En particulier avec le procédé du brevet suisse ci-dessus mentionné, on obtient deux fractions ter- péniques qui distillent respectivement dans les intervalles de 40-60 C et -103 C. La demanderesse a découvert selon l'invention que ces mélanges d'oxydation peuvent être soumis a un traitement ultérieur qui, dans le cas de la préparation de la verbénone et du myrténal, est un traitement ultérieur d'oxydation par l'anhydride chronique dans l'acide sulfurique, tandis que,dans le cas du pinocarvéol,il consiste dans l'ouverture du noyau oxiranne de l'a-pinène-époxyde et la transposition subséquente du composé résultant. On a en effet trouvé que dans le cas de la verbénone et du myrténal, le traitement oxydant par l'anhydride chronique dans l'acide sulfurique des mélanges d'oxydation mentionnés dans le brevet suisse cité, le processus d'oxydation se poursuit avec la disparition totale des alcools et la formation de composés carbonylés (cétones et aldéhydes). Après le traite- ment par l'anhydride chronique dans l'acide sulfurique, on isole les composés cétoniques obtenus au moyen du complexe bisulfitique et de la distillation fractionnée. Dans le cas du pinocarvéol, l'ouverture du cycle oxiranne est effectuée de préférence avec l'isopropylate d'aluminium, après quoi on élimine les produits carbonylés et on effectue la distillation fractionnée pour isoler le pinocarvéol. En ce qui concerne l'utilisation thérapeutique des composés obtenus par le procédé de l'invention, on connaît déjà l'utilisation 2 2479804 en thérapie des fractions terpéniques décrites dans le brevet suisse n0 542 163 et en particulier de la fraction qui distille dans l'intervalle de 65-103'C (ci-après dénommée fraction 2). On connait l'action balsamique et analeptique de cette fraction 2, ce qui lui donne une utilisation thérapeutique réelle. Outre l'incertitude de nature scientifique sur l'identi- fication exacte des principes actifs responsables de l'activité thérapeutique des compositions pharmaceutiques à base de ladite fraction 2, l'inconvénient est évident du point de vue industriel d'opérer sur un mélange de composés de composition variable, m0me entre certaines limites. -En autre, on notera que le fait que la composition pharmaceutique contenant la fraction 2 ait une indication générale comme balsamique et quelques activités secondaires, sans la possibilité d'exalter l'une plutôt que l'autre de ces activités autres que l'activité générale. La demanderesse a également découvert selonl'invention que les composés terpéniques en question, outre certaines actions déjà connues, telles que les actions antibactérienne, balsamique et analeptique, sont également doués d'actions bronchodilatatrices antiphlogistiques, anti- sudation et antiagglomérantes efficaces. La démonstration de l'activité pharmacologique de la verbénone, du pinocarvéol et du myrténal repose sur les données suivantes 1) toxicité aiguë, 2) action sur la musculature branchiale, 3) action sur le processus inflammatoire, 4) action sur l'hémolyse, ) action sur l'agglomération des plaquettes, 6) action antibactérienne. Dans tous ces essais, on a comparé l'activité des divers composés avec celle de la fraction 2 identifiée plus haut et avec celle de préparations thérapeutiques à base d'alcools terpéniques, en particulier de sobrérol. On considère plus particulièrement ci-après les composés individuels faisant l'objet de l'invention. A - Verbénone. 1) -Toxicité aiguU. Le tableau I ci-après indique les valeurs de DL50 (et les limites de confiance à 95%) déterminées selon la méthode de Litchfield -3 2479804 et Wilcoxon (J. Pharmacol. Ex. Ther., 96, page 99 1949) par administration de la verbénone par voie intrapéritonéale (i.p.) et par voie orale,(p.o.) a des groupes de 10 souris et de 6 lapins par dose. Sur la base de ces données, la verbénone apparatt comme un composé bien tolérable, sa toxicité étant du type légère ou modérée, selon la classification de Gleason, en relation avec la voie d'administra- tion et l'espèce animale. 2) - Activité bronchodilatatrice. La verbénone s'est révélée avoir, que ce soit in vivo ou in vitro, une action bronchodilatatrice marquée par laquelle elle se différencie de manière statistiquement significative,aussi bien des autres composés pharmaceutiques présents dans la fraction 2 du brevet suisse n 542 163 que du terpène de référence (sobrérol). a - in vitro Sur la trachée de cobaye isolée selon la technique, de Costantine (J. Pharm. Pharmacol., 17, 384, 1965), la verbénone détermine le relâchement de la musculature lisse trachéale à la concentration de 2000 y/ml avec une intensité supérieure de manière significativeaussi bien à celle des terpènes de la fraction 2 qu'à celle du sobrérol. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau II ci-après. En outre, a des concentrations de 10-3 à 5.10-3 M, elle inhibe la contraction de la trachée isolée de cobaye induite par l'histamine (10-5 M). Ces résultats sont indiqués dans le tableau III ci-après. b - in vivo La verbénone injectée par voie endoveineuse chez le chien anesthésié à des doses de 0,6-4,8 mg/kg produit une nette réduction des résistances pulmonaires déterminées selon la technique de Diamond (Arch. Int. Pharmacodyn. 168, 239, 1967). Ces résultats sont indiqués dans le tableau IV ci-après. En outre, en perfusion endoveineuse chez le lapin à la dose de 2,5 ml/kg. mn, elle inhibe le bronchospasme expérimental dû à l'histamine (100 y/kg i.v.) a un degré statistiquement supérieur tant à celui des terpènes de la fraction 2 qu'a celui du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau V ci-après. 3) - Activité anti-inflammatoire. Chez le rat albinos de souche COBS (Charles River), la verbénone administrée par voie intrapéritonéale à la dose de 30 mg/kg 4 2479804 inhibe l'oedème expérimental de la patte par injection de carragheenine (Winter C.A. et col. Proc. Soc. Exp. Biol. Med., 111, page 544, 1962), tant chez les rats normaux que chez les rats surrénalectomisés à un degré supérieur de manière significative au sens statistique à celui de la fraction 2 et du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau VI ci-après. Lorqu'on l'administre par voie intrapéritonéale chez le rat à des doses de 36 et 120 mg/kg, elle exerce une activité anti- sudation intense dans la pleurite expérimentale par la trémentine (lHurley J.V. et col. J. Path., 91, page 575, 1966) à un degré comparable à celle de l'aspirine. Ces résultats sont indiqués dans le tableau VII ci-après. 4) - Activité antihémolytique in vitro. La verbénone protège in vitro les érythrocytes du rat contre l'hémolyse induite par des tensioactifs (Tween 80) avec une concen- tration efficace à 50% (CE 50) de 639X5 y/ml (limites de confiance à 95%: 518,0-760, 11). ) - Activité antiagglomérante in vitro. La verbénone à des concentrations de 160 à 1280 Y/ml inhibe l'agglomération des plaquettes in vitro induite par l'ADP (évaluée selon la méthode de Born et Cross (J. Physiol., Londres, 168, page 178, 1963) à un degré supérieur aux terpènes de la fraction 2 et du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau VIII ci-après. 6) - Activité antibactérienne. La verbénone est douée d'une activité antibactérienne modérée sur les germes gram positifs et gram négatifsavec une CMI (concen- tration minimale inhibitrice de 800 y/ml sur Staphylococcus aureus et sur Escherichia coli, son activité étant identique à celle de la fraction 2 et supérieure à celle du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau IX ci-après. En conclusion, le composé se révèle avoir une action bronchodilatatrice marquée qui le différencie de manière statistiquement significative,aussi bien des autres composés pharmaceutiques présents dans la fraction 2 du brevet suisse n 542 163 que du terpène de référence (sobrérol). 38 En raison de ses caractéristiques particulières, la verbénone est efficace comme ingrédient actif d'un médicament particulièrement indiqué dans la thérapie des maladies bronchopulmonaires accompagnées d'une obstruction des voies respiratoires de nature inflammatoire et infectieuse. 2479804 Le dosage prévu pour l'utilisation thérapeutique est de 10 a 100 mg/j. B - Myrténal. 1) - Toxicité aigu". La DL50 déterminée selon la méthode de Litchfield et Wilcoxon (J. Pharmacol. Exp. Ther., 96, page 99, 1949) par administration i.v. du myrténal à des groupes de 10 souris est de 170 mg/kg. 2) -Activité bronchodilatatrice. Le myrténal s'est révélé avoir tant in vivo qu'in vitro une action bronchodilatatrice discrète. a - in vitro Sur la trachée de cobaye isolée selon la technique de Costantine (J. Pharm. Pharmacol., 17, page 384, 1965), le myrténal détermine un relâchement de la musculature lisse trachéale à la concentration de 125-200 y/ml, avec une intensité statistiquement supérieure à celle de la fraction 2 et du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau X ci-après. b - in vivo Le myrténal en perfusion par voie endoveineuse chez le lapin, à la dose de 2,5 ml/kg.mn inhibe le bronchospasme expérimental à l'histamine (100 y/kg i.v.) de manière statistiquement supérieure au sobrérol et légèrement inférieure à la fraction 2. Ces résultats sont indi- qués dans le tableau XI ci-après. 3) - Activité anti-inflammatoire. Chez le rat albinos de souche COBS (Charles River), le myrténal administré par voie i.p. à la dose de 30 mg/kg inhibe l'oedème expérimental de la patte induit par injection de carragheenine (Winter A. C. et col. Proc. Soc. Exp. Biol. Med., 111, page 544, 1962) à un degré supérieurtant à celui de la fraction 2 qu'à celui du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau XII ci-après. 4) - Activité antihémolytique in vitro. Le myrténal a des concentrations de 80 à 500 y/ml protège les érythrocytes du rat contre l'hémolyse induite par les tensioactifs (Tween 80) avec une concentration efficace a 50% (CE 50) de 157,09 y/ml (limites de confiance à 95%: 112,3-189,9). ) - Activité antiagglomérante. Le myrténal a des concentrations de 160 à 1280 y/ml inhibe in vitro l'agglomération des plaquettes par i'ADP, évaluée selon 6 2479804 la méthode de Born et Cross (J. Physiol.> Londres, 168, page 178, 1963) à un degré supérieur à celui des terpènes de la fraction 2 et à celui du sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau XIII ci-après. 6) - Activité antibactérienne. Le myrténal est doué d'une activité antibactérienne marquée sur les germes gram positifs> moins sur les germes gram négatifs, avec une CMI (concentration minimale inhibitrice) de 200 y/mi sur Staphylococcus aureus et de 800 y/ml sur Escherichia coli, de sorte qu'il est plus actif que la fraction 2 et que le sobrérol. Ces résultats sont indiqués dans le tableau XIV ci-après. En conclusion>ce composé se révèle avoir une action antibactérienne marquée qui le différencie de manière statistiquement significative des mélanges terpéniques de la fraction 2 du brevet suisse mentionné et des autres médicaments de référence. Le myrténal possède une action antiinflammatoire modérée, il exerce une action antihémolytique et, enfin, possède également une action du type bronchodilatatrice et une action antiagglomérante. En raison de ses caractéristiques particulières, le myrténal est indiqué comme ingrédient actif de médicaments particulièrement indiqués dans la thérapie bronchopulmonaire lorsqu'il subsiste une compo- sante bactérienne importante ou, de toute façon, si une thérapie à base d'antibiotiques est nécessaire. En rappport avec ces indications, on prévoit l'adminis- tration du myrténal à des doses de 10-100 mg/j. C - Pinocarvéol. 1) - Toxicité aiguL. La DL50 déterminée selon la méthode de Litchfield et Wilcoxon (J. Pharmacol. Exp. Ther., 96, page 99, 1949) par administration du pinocarvéol i.v. à des groupes de 10 souris par dose est de 140 mg/kg. 2) - Activité bronchodiletatrice. Le pinocarvéol manifeste tant in vitro qu'in vivo une action bronchodilatatrice discrète. a - in vitro Sur la trachée de cobaye isolée selon la technique de Costantine (J. Pharm. Pharmacol.> 17, page 384, 1965), le pinocarvéol détermine le relâchement de la musculature lisse trachéale à la concentra- tion de 125-2000 y/ml avec une intensité statistiquement supérieure de manière significative à celle du sobrérol et comparable à celle de 'la fraction 2. 7 2479804 b - in vivo Le pinocarvéol en perfusion par voie endoveineuse chez le lapin à la dose de 2,5 mg/kg.mn inhibe le bronchospasme expérimental à l'histamine (100 y/kg i.v.) de manière statistiquement supérieure, tant à celle de la fraction 2 qu'a celle du sobrérol. 3) - Activité anti-inflammatoire. Chez le rat albinol de souche COBS (Charles River) le pinocarvéol administré par voie i.v. a la dose de 30 mg/kg inhibe l'oedème expérimental de la patte induit par injection de carragheenine (Winter C. A. et col., Proc. Soc. Exp. Biol. Med., 111,-page 544, 1962) à un degré supérieur a celui de la fraction 2 et du sobrérol. 4) - Activité antihémolytique in vitro. Le pinocarvéol à des concentrations de 20 à 200 y/ml protège les érythrocytes du rat contre l'hémolyse induite par les tensio- actifs (Tween 80) avec une concentration efficace à 5îb (CE 50) de 132,29 y/ml (limites de confiance à 95%: 111,5-153,04). ) -Activité antiagglomérante. Le pinocarvéol à des concentrations de 160 à 1280 y/ml inhibe in vitro l'agglomération des plaquettes par 1'ADP, évaluée par la méthode de Born et Cross (J. Physiol., Londres, 168, page 178, 1963) à un degré supérieur aux terpènes de la fraction 2 et au sobrérol. 6) - Activité antibactérienne. Le pinocarvéol est doué d'une activité antibactérienne modérée sur les germes tant gram positif que gram négatif avec une CMI (concentration minimale inhibitrice) de 800 y/ml sur Staphylococcus aureus et sur Escherichia coli, de sorte qu'il est plus actif que le sobrérol et a une activité égale à celle de la fraction 2. En conclusion, le composé s'est révélé posséder une action anti-inflammatoire marquée qui le différencie de manière statisti- quement significative des autres médicaments du mélange de la fraction 2 du brevet suisse mentionné et du terpène de référence (sobrérol). Le pinocarvéol possède une activité bronchodilatatrice modérée; il est doué également d'une action antihémolytique marquée qui permet d'attribuer à ce composé une action stabilisante au niveau des membranes cellulaires. Le pinocarvéol possède une action antibactérienne modérée et exerce aussi une action antiagglomérante évidente. En raison de ses 8 2479804 caractéristiques particulières, le pinocarvéol peut constituer l'ingrédient actif d'un médicament particulièrement indiqué pour les thérapies broncho- pulmonaires accompagnées d'un tableau inflammatoire intense des voies respi- ratoires. Les dosages prévus pour cette application thérapeutique sont de 10 à -100 mg/j. Les compositions pharmaceutiques selon l'invention peuvent se présenter en formes d'administration orale' normale ou retard, en parti- culier capsules molles, fioles injectables, suppositoires, diverses formes d'aérosol, solutions, pommades et crèmes, avec les véhicules et excipients normaux habituels dans la technique pharmaceutique, soit comme composants unique soit en association avec des médicaments indiqués dans ces maladies, c'est-à-dire antibactériens, antibiotiques, chimiothérapiques, sulfamides et anti-inflammatoires, cortisoniques, analgésiques. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 a - Oxidation des alcools. On dissout 100 g de mélange terpénique de la fraction 2 du brevet suisse n0 542 163, constituée de 20-30% de composés carbonylés (principalement verbénone et myrténal) et 50-6îo% de composés alcooliques (principalement verbénol et myrténol) dans 2 000 ml d'acétone anhydre. On prépare séparément la solution oxydante en mélangeant soigneusement 37,41 g de CrO3 dans 32,2 ml de H2SQ4 concentré et suffisam- ment d'eau pour obtenir un volume final exactement égal à 140 ml. On ajoute ensuite goutte à goutte l'acide chronique à la solu- tion acétonique sous agitation, en refroidissant au bain de glace de manière à maintenir toujours la température au-dessous de 30'C. Lorsque l'addition est terminée on laisse reposer pendant 10 mn on filtre sur Célite et on reprend le filtrat en évaporant l'acétone sous pression réduite à 40'C. On dilue le résidu par l'eau, on le neutralise à froid par NaOH à 10% et on extrait par CHC13 jusqu'à épuisement des liqueurs aqueuses. On réunit les extraits organiques, on sèche sur Na 2S4 anhydre, on filtre et on concentre à siccité sous pression réduite à 40'C. On obtient de cette manière environ 100 g de produit brut constitué par 50-60% de composés carbonylés (principalement verbénone et myrténal). 9 2479804 b - Séparation des composés carbonylés du produit d'oxydation brut. Dans un récipient approprié, on introduit 100 g du mélange brut obtenu au stade a)du procédé, dissous dans 500 ml d'éther et une solution de 120 g de NaHSO et 72 g de NaHCO dans 2 000 ml d'eau. On agite vigou- 3 3 reusement pendant environ 20 h à la température ambiante, on verse dans une ampoule a brome et on jette la phase organique. On lave la phase aqueuse avec 2 x 500 ml d'éther, après quoi on reprend la solution aqueuse bisulfitique et la soumet à l'entraînement à la vapeur. Par traitement du distillat, on obtient 50-55 g de mélange constitué pratiquement de verbénone et de myrténal purs. c - Obtention de la verbénone et du myrténal purs. On soumet à la distillation fractionnée sous vide 50 g du produit provenant du stade précédent, sous 20 mm Hg,en utilisant une colonne à reflux remplie de copeaux de nickel. On effectue la distillation lentement (5-8 ml/h) en maintenant un taux de reflux d'environ 40:1 pendant tout le processus. La fraction qui distille à 90-95 C sous 20 mm Hg est constituée de myrténal (19 g) et présente les caractéristiques physicochimiques sui- vantes: nD = 1,50 d20 = 0,98 Spectre IR: bandes à 1684 cm 1 y C=O conjugué -1 1623 cm y C=C conjugué -1 1471 cm y C-H 1423-1387-1372 Spectre UV X (EtOH) = 246 nm (U environ 8400) max Semicarbazone: F. 210-215 C. La fraction qui distille ensuite à 110-113 C sous 20 mm Hg est constituée de verbénone (28,5 g) et présente les caractéristiques physicochimiques suivantes: nD20 = 1:49 nD d20 = 0,97 Spectre IR: Bandes à 1670 cm y C=O conjugué -1 1615 cm1 Y C=C conjugué 1650-1435-1370 Spectre UV: MX (EtOH) = 250 nm (E = 7 300) max Semicarbazone: F. 188-190 C. 2479804 EXEMPLE 2 a - Transformation de l'a-pinène-époxyde en pinocarvéol. On dissout dans 60 ml de toluène anhydre 60 g de mélange terpénique de la fraction 2 du brevet suisse n 542 163 constituée par 10-15% d'a-pinèneépoxyde, 20-30% de composés carbonylés et 50-60%7 de composés alcooliques (verbénol, pinocarvéol et myrténol). On ajoute à la solution un excès d'isopropylate d'aluminium (environ 2-3 g) et on porte à l'ébullition pendant 10 mn. On refroidit bien le mélange et on l'acidifie lentement et avec précaution par l'acide sulfurique dilué en maintenant toujours une température égale ou inférieure à 0 C. On sépare les phases, on épuise la phase aqueuse par le toluène, on réunit les solutions orga- niques, on lave à l'eau et on sèche sur Na2SO4. On filtre et on concentre à 60C sous pression réduite jusqu'à siccité. On obtient environ 60 g de produit brut exempt d'époxydes et enrichi en composés alcooliques - (pinocarvéol, verbénol et myrténol). b - Sénaration des composés carbonylés. On reprend le résidu obtenu dans le stade précédent par 300 ml d'éther éthylique et on soumet la solution résultante à l'agitation vigou- reuse avec un mélange de 60 g de NaHS03, 36 g de NaHCO3 et 1000 ml d'eau, le traitement étant effectué pendant environ 20 h à température ambiante. On transvase dans une ampoule à broma et on sépare les phases. La phase aqueuse contient le myrténal et la verbénone sous forme de dérivés bisul- fitiques solubles,à partir desquels on peut régénérer les produits purs en opérant comme indiqué dans les stades précédents. La phase organique contenant les composés alcooliques est lavée à l'eau jusqu'à neutralité, séchée sur Na2S04. filtrée et concentrée sous pression réduite jusqu'à siccité. On obtient 40-45 g de résidu constitué principalement de pino- carvéol, de verbénol et de myrténol. c - Obtention du pinocarvéol pur. On soumet le résidu provenant du stade précédent à une série de distillations fractionnées sous 20 mm Hg, en utilisant une colonne à reflux remplie de copeaux de nickel. On effectue la distillation lentement (5 à 6 ml/h) en maintenant un taux de reflux d'environ 40:1 pendant tout le processus. La fraction qui distille à 100-106 C sous 20 mm Hget qui est fortement enrichie en pinocarvéolest recueillie et soumise à une redistil- lation dans les mêmes conditions. On obtient envirc 15-18 g de pinocarvéol pur à 95-98% ayant les caractéristiques physicochimiques suivantes: E. 103-104 C/20 mm Hg nD = 1, 4988 d4 = 0,98 Spectre I.R.:bandes caractéristiques de la double liaison terminale à 6,00p et 11,20/. Il est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'illustration et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications et divers change- ments sans toutefois s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. ]2 TABLEAU I TABLEAU II Pourcentages de relâchement (moyenne + erreur standard de 4 préparations) de la trachée isolée de cobaye, déterminés aux concentrations de 125, 500 et 2000 y/ml Composé Nombre de préparations 125 y/ml 500 y/ml 2000 y/ml mE 26,25 61,25 71,37 Verbénone 4 e.s. 2,39 2,39 1,15 mff 13,5 33,75 52,25 Fraction 2 4 e.s. 1,70 1,49 2,95 m 1,a87 5,62 20,75 Sobrérol 4 e.s. 1,19 2,13 149 Composé Animal Sexe Voie d'admi- DL50, g/kg Classification nistration selon Gleason mn. 361 (337-385) Souris m. i.p.361 (337-385) Modérée f. 325 (308-343) Souris m.p 1410 (1165-1706) Légère f. 1530 (11241912) Verbénone Em. 310 (250-384) Lapin. i.p.3 ( -4) Modérée f. 232 (197274) m. 790 (608-1027) Lapin f.O. p.o.655 (570-753) Modérée TABLEAU III Verbénone: pourcentages d'inhibition du spasme histaminique dus au relâchement de la musculature lisse trachéale (moyenne + e.s. de 4 préparations). TABLEAU IV Verbénone: pourcentages de réduction de la résistance pulmonaire par admi- nistration endoveineuse chez le chien (moyenne + e.s. de 4 animaux). Concentration 10-3 M 5.10-3 M ma 29,2 96,8 e.s. 5i1 16,7 Dose,mg/kg 0,6 1, 2 2,4 4,8 mi 7,175 10,85 22,225 30,6 e.s. 6>786 -7,7 18,636 13,507 TABLEAU V Pourcentage d'inhibition du bronchospasme histaminique veineuse chez le lapin (moyenne de 4 animaux + e.s.). par perfusion endo- .Temps de | \ perfision 15 mn 30 mn 60 mn i Composé m 36,25 46,27 73,32 Verbénone e.s. 1,65 9,00 7,17 I _ !i! ' m16,30 24,20 38,92 Fraction 2 j Fraction 2 e.s. 3,62 4,39 3,67 mi 2, 15 1,15 3,97 I Sobrérol !i e.s. 4,30 6,39 8,73 TABLEAU VI Activité anti-inflammatoire sur l'oedème à la carragheenine chez le rat. C oIéDose, % d'inhibition de l'oedème plan- Composé mg/kg i.p. taira 4 h après l'administration l (moyenne de 6 animaux + e.s.) Verbénone 30 29 Fraction 2 30 21 Sobrérol 30 il *TABLEAU VII Activité de la verbénone sur la pleurite induite par la trémentine chez le rat. Volume de Traitement i.p. sudation, ml + e.s. Inhibition, % Signifiance P T(ésmolvant) 1,97 0,24 - Aspirine Aspirine 1,30 0,13 34 TABLEAU VIII Agglomération des plaquettes;'% d'inhibition (m entre les essais répétés). Concentrations finales % 7d'inhibition Témoin 0 Verbénone 1280 y/ml 100 " -640 Ty/ml 44 I " 320 y/ml 6 " 160 y/ml 0 Témoin 0 Sobrérol 4000 y/ml 32 2000 y/ml 24 " 1500 T/ml 12 " 1000 Y/ml 4 Témoin 0 Fraction 2 1280 y/ml 70 " 1016 Y/ml 18 " 806 y/ml 14 " 640 y/ml 0 TABLEAU IX Concentrations minimales inhibitrices(CMI) de la verbénone, 7/ml TABLEAU X Pourcentages de relâchement (moyenne + erreur standard de 4 préparations) de la trachée isolée de cobaye, déterminés aux concentrations de 125, 500 et 2000 T/ml -b"-Micro-organisme Staphylococcus Escherichia "-.. ^ aureus coli Composé Verbénone 800 800 Fraction 2 800 800 Sobr6rol ( Composé Nombre de 125 T/ml 500 -/ml 2000 y/ml préparations m 7,5 47,5 62,5 Myrténal 4 e.s. 5,0 15,0 20,7 _ __ _13,5 33,75 52,25 Fraction 2 4 e.s. 1370 1,49 2,95 1j87 5j62 20,75 Sobrérol 4 e.s. 1,19 2, 13 1,49 TABLEAU XI Pourcentage d'inhibition du bronchospasme histaminique par perfusion endoveineuse chez le lapin (moyenne de 4 animaux + e.s.) TABLEAU XII Activité anti-inflammatoire sur l'oedème à la carragheenine chez le rat. Temps de I _ \ perfusion l mn 30 mn 60 mn Composé Myrténal m 25,4 20,4 28:8 e.s. 10,4 16,2 13,5 Fraction 2 m 16,30 24,20 38,92 J se.s. 3>62 4,39 3,67 Sobrérol _ i 2,15 1>15 3,97 e.s. 4,30 6,39 8,73 Dose % d'inhibition de l'oedème plan- Composé m/k itaire, 4 h après l'administration mg/k g.(moyenne de 6 animaux + e.s.) Myrténal 30 30 Fraction 2 30 21 Sobrêrol 30 11 19 2479804 TABLEAU XIII Agglomération des plaquettes: % d'inhibition (m entre les essais répétés). TABLEAU XIV Concentrations minimales inhibitrices (CMI) de la verbénone, y/ml icro- organisme Staphylococcus Escherichia \oinpod.aureus coli Composéé Myrténal 200 800 Fraction 2 800 800 Sobrêrol. R E V E N D I C A T I ONS 1. Procédé de préparation du pinocarvéol à partir de mélanges terpéniques oxydés, caractérisé en ce qu'on soumet à un traitement par un excès d'isopropylate d'aluminium, le mélange provenant de l'oxydation d'alphaet de béta-pinène, après quoi le produit débarrassé des composés carbonylés est soumis à une distillation fractionnée en prélevant la fraction qui distille à 100-106 C sous 20 mm de Hg, constituée par le pinocarvéol. 2. A titre de médicament, utile notamment pour la thérapie des maladies de l'appareil respiratoire accompagnées d'un tableau inflammatoire important, le pinocarvéol préparé par le procédé de la revendication 1. 3. Compositions pharmaceutiques, caractérisées en ce qu'elles contiennent comme ingrédient actif, le pinocarvéol selon la - revendication 2, à la dose unitaire de 10 à 100 mg.