L'invention a pour objet un meuble ou partie de meuble, notamment une table anglaise , comportant un plateau fixe, au moins un abattant et un piétement mobile situé sous le plateau fixe lorsque l'abattant est abaissé et, au contraire, sous l'abattant lorsque ce dernier est levé. Les tables anglaises sont connues de longue date et appartiennent généralement à l'un des deux types suivants : soit le piétement de la table est immobile, rigidement fixé au plateau fixe, et présente une embase suffisamment grande de manière à définir un polygone de sustentation assurant l'équilibre de la table lorsque l'abattant est levé ; soit le piétement est mobile. déformable, articulé au plateau fixe de manière à venir se placer, au moins partiellement, en-dessous de l'abattant lorsque ce dernier est levé et totalement en-dessous du plateau fixe lorsque l'abattant est abaissé. Le premier type de table anglaise présente donc un piétement encombrant, donc généralement inesthétique, et cette technique ne peut etre transposer, en l'état, à d e s meubles différents. Dans le second type de table anglaise précédemment décrit, les différents pieds du piétement sont cinématiquement indépendants les uns des autres,de sorte que l'utilisateur doit les manoeuvrer séparément pour faire passer le piétement de l'un à l'autre de ses deux états possibles. Or, ces manoeuvres successives sont toujours longues et gênantes pour l'u sager. De plus, la manoeuvre d'un pied après qu'un autre pied du piétement ait été déjà placé en-dessous de l'abattant levé risque de déplacer ce dernier pied ce qui peut affecter la stabilité ou l'aspect esthétique de la table du fait notamment que les deux pieds ne sont pas sensiblement symétriques-l'un de l'autre par rapport au plan vertical et transversal de la table. L'invention vise donc à remédier à ces inconvénients et à cet effet elle propose un meuble ou partie de meuble, notamment une table anglaise comportant un plateau fixe, au moins un abattant et un piète- ment mobile, déformable, comporstant plusieurs pieds, articulés au plateau fixe de manière à titre placésen-dessous de ce dernier lorsque l'abattant est abaisé et en-dessous de l'abattant lorsque ce dernier est levé, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens mécaniques reliant cinématiquement les différents pieds du piétement en les rendant solidaires entre eux dans leurs mouvements de manière que le passage du piétement de l'un à l'autre de ses deux états pos sibles puisse etre obtenu par manoeuvre d'un seul des pieds du piétement. Les autres caractéristiques de l'invention résulteront de la description qui suivra en référence aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue schématique, de dessous, d'une première forme d'exécution de table anglaise suivant l'invention dont l'abattant est abaissé. La figure 2 est une vue schématique,de dessous, de la table anglaise illustrée sur la figure i dont l'abattant est levé. La figure 3 est une vue schématique, de dessous , d'une seconde forme d'exécution de table anglaise suivant l'invention dont l'abattant est abaissé. La figure 4 est une vue schématique de dessous, de la table anglaise illustrée sur la figure 3 , dont l'abattant est levé. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne brisée V-V de la figure 1. Sur les figures 1, 2 et 4 , est représenté partiellement un meuble, tel qu'une table anglaise par exemple, comprenant un plateau fixe 1, un abattant 2 articulé à ce plateau fixe autour d'un axe horizontal au moyen de charnières 3 et un piétement 4, mobile, déformable, situé endessous du plateau 1 lorsque l'abattant 2 est abaissé verticalement et vers le bas (figure 1) et , au contraire, placé au moins partiellement, en-dessous de cet abattant 2 lorsque ce dernier est levé et situé dans le même plan que le plateau 1 (figure 2). Dans la forme d'exécution particulière illustrée par les figures 1, 2 et 5 le piétement 4 comporte deux pieds 5a, 5b, verticaux et tubulaires, à la partie supérieure desquels sont respectivement rigidement fixés, grace à des moyens de fixation 6, des bras horizontaux 7a, 7b d'axes respectifs 8a, 8b, situés au voisinage de la face horizontale inférieure 9 du plateau fixe 1 et articulés à ce plateau comme on le verra ultérieurement, Une platine 10 de contour rectangulaire , se présentant sous le forme d'une bride ayant deux pattes transversales, est fixé , à l'endroit de ces pattes, au plateau 1 du cté de sa face inférieure 9 à l'aide d'organes de fixation 11 telsque vis ou tout moyen équivalent.Une contre platine 12 de forme rectangulaire est fixée , par soudage par exemple, à la platine 10 du côté de sa face tournée vers la face inférieure 9 du plateau 1. Deux tourillons 13a, 13b, d'axes respectifs 14a, 14b verticaux, ont leurs parties extr8mes libres supérieures engagées dans des trous circulaires correspondant prévus dana la platine 10 et la contre platine 12. Ces tourillons sont fixés à la contre platine 12 à l'endroit de leurs parties extrêmes libres supérieures, par tout moyen connu et notamment par soulage. Dans la suite de la description, on appellera - P le plan vertical çontenant les deux axes 14a et 14b, - Q le plan vertical,tranversal perpendiculaire au plan P et situé à égale distance des axes 14a et 14b - Qa le plan parallèle à Q passant par l'axe 14a. - Qb le plan parallèle à Q et Qa passant par l'axe 14b. - S l'axe vertical d'intersection des deut'plans P et Q. Le tourillon 13a est pourvu à sa partie extrême libre inférieure d'une collerette 15a, continue ou non, constituant avec la platine 10 deux butées axiales coopérant avec les deux faces d'extrémités, horizontales et en forme de disques circulaires 16a, 16b d'un manchon 17a d'axe de révolution 14a, monté à rotation autour du tourillon 1 3a. Le bras 7a est rigidement fixé au manchon 17a, par soudage par exemple, au voisinage de sa face d'extrémité supérieure 16b. D'autre par, on trouve associés au tourillon 13b, un manchon 17b bloqué axialement entre la platine 10 et une collerette 15b. Ce manchon 17b etant rigidement fixé au bras 7b correspondant. On constate sur les figures que le plan Q dune part et l'axe S d'autre part sont respectivement un plan et un axe de symétrie pour la platine 10, les tourillonsl3a, 13b et les manchons 17a, 17b. Deux pattes 18a, 18b sont fixées rigidement respectivement ananchonsl7a, 17b . Chacune de ces pattes 18a, 18b est placée radialement par rapport au manchon 1 7a, 1 7b au q uel elle est fixée. Les deux pattes 18a, 18b sont, de plus, placées dans un même plan horizontal parallèle au plateau fixe 1 et voisin de la platine 10. On désigne par 19a, 19b les axes horizontaux respectifs des pattes 18a, 18b. Dans la forme d'exécution particulière illustrée par les figures 1 et 2 les angles formés par les axes 8a et 19a d'une part, 8b et 1 9b d'autre part sont égaux de sorte que les deux ensembles monoblocs constitués chacun d'un bras supporte pied , d'un manchon et d'une patte sont interchangeables. A titre d'exemple , l'angle formé par les axes 8a et 19a est égal à 135". Une biélette de saison 20 , disposée horizontalement, est articulée aux deux pattes 18a et 18b de la manière suivante L'une des pattes, soit la patte 18b par exemple, et la partie extrême libre correspondante de la biellette de liaison 20 sont percées de deux trous circulaires traversés par un rivet unique à deux têtes 21b per mfshnt un pivotement relatif de la biélette de liaison 20 par rapport à la patte 18b autour d'un axe d'articulation unique 22b parallèle à l'axe S. L'autre patte 18a est également percée d'un trou circulaire. Cependant, la partie extrême libre correspondante de la biellette de liaison 20 est percée en regard de ce trou d'une petite lumière longitudinale 23.Un rivet unique à deux têtes 21a traverse le trou percé dans la patte 18a et la lumière 23 et permet, d'une part, le pivotement relatif de la billette de liaison 20 et de la patte 18a autour d'un axe d'articulation unique 22a et,d'autre part, un coulissement longitudinal de la billette 20 avec un certain débattement fonction de la longueur de la lumière 23. Deux butées 24, 25 , rigidement fixés à la platine 10, par soudage par exemple, dirigées verticalement et vers le bas, tange ntes ou situées à proximité d'un des manchons, le manchon 17a, par exemple, susceptiblesdtinterférer avec le bras correspondant 7a, sont destinées à limiter l'amplitude du mouvement de pivotement de l'ensemble constitué par le bras 7a le manchon 17a et la patte correspondante isba. Le fonctionnement du meuble qui vient d'être décrit est le suivant: A l'état initial (figure 1) lorsque l'abattant 2 est abaissé, le piétement 4 est entièrement situéen-dessous du plateau fixe 1 Le bras 7a est en appui sur la butée 24. Les deux pieds 5a, 5b sont symétriques l'un de l'autre par rapport au plan Q et les pattes 18a, 18b symétriques l'une de l'autre par rapport à l'axe S. Les pieds 5a, 5b sont préférentiellement é cartés du plan P en direction de l'abattant 2. Dans la forme d'exécution illus trée par la figure 1, l'axe 8a fait avec le plan P un angle de l'ordre de 5". Le rivet 21a est logé dans la partie interne 23 la plus proche du rivet 21b. Lorsque l'utilisateur désire élewr l'abattant 2, il manoeuvre ce dernier de façon connue en soi jusqu'à l'amener dans le plan horizontal du plateau fixe 1. I1 manoeuvre ensuite l'un des deux pieds 5a, 5b. soit le pied 5a, par exemple, en le faisant pivoter autour de son axe de rotation correspondant, l'axe 14a en l'occurence, jusqu'à amener ce pied en-dessous de l'abattant. Le mouvement est poursuivi jusqu'à ce que Je bras 7a vienne se bloquer sur la butée 25. La phase initiale de la rotation du pied correspond au coulissement du rivet 21a dans la lumière 23. La phase ultérieure de rotation du pied 5a est cellede l'entrainement du pies lion directement manoeuvré , par l'intermédiaire de la biélette de liaison 20. En fin de mouvement, le rivet 21a se trouve placé dans la partie externe de la lumière 23 et les deux pieds 5a, 5b sont symétriques l'un de l'autre par rapport au plan Q Dus l'exemple illustré par les figures 1 et 2, la rotation du pied 5a est égale à environ 40 . On note que la fonction de la lumière 23 est de permettre aux deux pieds 5a, 5b d'être symétriques l'un de l'autre dans les deux états possibles du piétement et ce,compte tenu de ce que les deux ensembles monoblocs constitués chacun par un bras . porte-pied, et un manchon et une patte sont identiques. Dans la pratique et pour des rotations de pieds de l'ordre de 45 " la lumière 23 peut etre avantageusement supprimée pourvu qu'un certain jeu soit prévu aux articulations de la biélette 20 et des deux pattes 18a, 18b, ou que les deux pieds 5a, 5b, ne soient pas exactement symétriques l'un de l'autre par rapport au planWans l'un au moins des deux états possibles du piétement.Sur les figures 3 et 4, est représentée une autre forme d'exécution possible de l'invention dans laquelle les deux ensembles mo noblocs : bras, porte-pieds, manchons et pattes sont différents l'un de l'autre et conformés chacun de manière à pouvoir se dispenser d'une lumière 23 et permettre les articulations sans jeu de la biélette de liaison 20 et des pattes 18a 18b, tout en autorisant néanmoins des pivotements égaux des pieds 5a et 5b. Cette disposition est telle que les angles entre l'axe 19b et le plan Qb dans le premier état du piétement(figure 3), entre l'axe 19a et le plan P dans ce meme état du piétement, l'axe 19b et le plan P dans le second état possible du piétement (figure 4), et l'axe 19a et le plan Qa dans ce second état possible, sont égaux entre eux et valent # . Dans ce cas l'angle de pivotement des deux bras 5a, 5b entre les deux états possibles sus mentionnés est égal à 2&alpha;. On notera que chacun des deux manchons 17a, 17b peut être pourvu de deux pattes rendant ainsi ces deux ensembles parfaitement identiques entre eux, donc substituables l'un à l'autre . Dans ce cas, l'une des deux pattes associées à chaque manchon est effectivement utilisée l'autre étant sans objet. Naturellement, l'invention peut faire l'objet de très nombreuses variantes. Ainsi, il est clair que le piétement peut comporter plus de deux bras. Les formdd'exécution des pieds, des bras porte-pieds, 8tre/ des tourillons des manchons, de la platine, de la biélette, etc, peuvent différentes sans sortir pour autant de l'esprit de l'invention. En particulier, dans le cas de la première forme d'exécution possible, il est clair que la biellette peut etre percée de deux lumières et non d'une seule, comme décrit. D'autre part, un agencement équivalent à celui décrit consiste à pourvoir lailLetle de trous circulaires et l'une au moins des deux pattes d'une lumière transversale, REVENDICATIONS 1. Meuble ou partie de meuble, notamment une table anglaise comportant un plateau fixe, au moins un abattant et un piétement mobile ddformable, comportant plusieurs pieds, articulés au plateau fixe de manière à être placés en-dessous de ce dernier lorsque l'abattant est abaissé et en-dessous de l'abattant lorsque ce dernier est levé, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens mécaniques reliant cinématiquement les différents pieds du piétement en les rendant solidaires entre eux dans leurs mouvements de manière que le passage du piétement de l'un à l'autre de ses deux états possibles puisse être obtenu par manoeuvre dtun seul des pieds du piétement. 2. Meuble suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque pied du piétement est rigidement fixé à l'une des deux parties extremes libres d'un bras lequel est articulé, à son autre partie extrême libre, au plateau fixe autour d'un axe vertical; et par le fait que les moyens mécaniques reliant cinématiquement deux pieds du piétement comprennent au moins une biellette de liaison articulée , directement ou non, aux deux bras respectifs associés aux deux dits pieds de manière que le mouvement de pivotement manuel imprimé à l'un quelconque des deux pieds provoque par l'intermédiaire de cette biellette le pivotement automatique et concomitant de l'autre pied 3.Meuble suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que chaque bras est rigidement fixé à un manchon monté à pivotement et bloqué axialement sur un tourillon d'axe vertical fixé rigidement au plateau fixe. 4. Meuble suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que chaque manchon est garni d'une patte dirigée sensiblement radialement vers l'extérieur de ce manchon perpendiculairement à son axe de révolution , à laquelle est articulée la biellette de liaison. 5 Meuble suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les deux ensembles monoblocs constitués chacun d'un bras porte pied, d'un manchon et d'une patte et reliés cinématiquement l'un à l'autre par la biellette de liaison sont identiques entre eux et interchangeables. 6. Meuble suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que la biellette de liasen est articulée à l'une au moins des deux pattes de manière à permettre d'une part un pivotement relatif de la biel lette par rapport à cette patte autour d'un axe vertical et, d'autre part, un coulissement relatif d'une certaine amplitude de la biellette par rapport à cette patte. 7. Meuble suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que la biellette de liaison est articulée à l'une au moins des deux pattes avec un certain jeu radial. 8. Meuble suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que l'une des deux pattes et la biellette de liaison sont réunies l'une à l'autre au moyen d'un organe de liaison tel que rivet ou équivalent traversant un trou circulaire de la patte et une lumière longitudinale de la biellette ou, inversement, un trou circulaire de la biellette et une lu mière transversale de la patte. 9. Meuble suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la biellette de liaison est articulée à chacune des deux pattes de manière à autoriser uniquement un pivotement relatif de cette biellette par rapport à chacune de ces deux pattes autour d'un unique axe de rotation vertical sans un quelconque coulissement lon gitudinal relatif de la biellette par rapport à chacune de ces pattes. 10. Meuble suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que les angles formés par l'axe de chacune des pattes et le plan vertical P contenant les axes de rotation des bras supporters pieds, dans chacun des deux états possibles du piétement sont tels que représentés sur lés figures 3 et 4. 11. Meuble suivant l'une quelconque des revendica tions 1 à 10, caractérisé par le fait qu'il comporte des butées interférant avec l'un des bras supporte pied, limitant l'amplitude du mouvement de pivotement du pied correspondant, donc des autres pieds du piétement et définissant les deux états possibles de ce dernier. 12. Meuble suivant l'une quelconque des revendica tions 1 à 11, caractérisé par le fait que deux pieds du piétement sont sen siblement symétriques l'un de l'autre par rapport au plan médian transver sal Q situé à égal distance des deux axes de rotation des bras porte pieds , dans l'un et l'autre des deux états possibles du piétement.