La présente invention se rapporte à une alimentation alternative, permettant d'allumer un tube à décharge à gaz ; elle concerne, plus particulièrement, un nouveau circuit d'isolement pour dispositifs de commutation à semi-conducteurs, qui attaquent des réseaux conformateurs d'impulsions, couplés au tube à gaz des tensions relativement élevées, appliquées en série avec les tubes de ce type. Plus spécialement encore, l'invention a trait à l'utilisation d'une inductance dans un réseau conformateur d'impulsions, comme enroulement basse tension d'un transformateur élé- vateur de tension dont l'enroulement haute tension est en série avec le tube à décharge à gaz. L'invention constitue un perfectionnement au brevet U.S. nO 3 619 716 de la demanderesse, intitulé 'Circuit d'éclairage de tube fluorescent à haute fréquence, et son circuit d'attaque alternatif11. Dans le brevet précité, on décrit un circuit de manoeuvre d'un commutateur à semi-conducteurs, dans un réseau conformateur dtimpulsions (appelé PFN dans la suite) qui engendre, à son tour, les tensions de fonctionnement, nécessaires pour attaquer le tube à décharge à gaz. L'une des difficultés de cette réalisation réside dans ce que la tension de sortie relativement élevée du PFN était appliquée aux bornes du commutateur ou modulateur à semi-conducteurs, de sorte qu'il fallait des dispositifs spéciaux, supportant des hautes tensions. Selon l'invention, le PFN en série avec le commutateur à semi-conducteurs est couplé par transformateur au tube, au lieu de lui être relié directement.Ainsi, peuton à présent faire fonctionner le PFN et le commutateur à semiconducteurs sous une tension relativement basse, tout en transformant la tension en série avec le tube en les tensions d'amorçage élevées, nécessaires. D'autre part, le nouveau circuit selon l'invention permet de faire fonctionner plusieurs tubes à gaz à partir d'un PFN et d' un commutateur à semi-conducteurs communs, du fait que l'inducteur du PFN peut comporter plusieurs enroulements secondaires haute tension, à raison d'un par tube à gaz. Ainsi, le circuit d'alimentation, suivant l'invention, est caractérisé en ce que : la source de tension, le modulateur à impulsions et ltenroulement secondaire, sont montés en série ; le modulateur à impulsions est alternativement conducteur et non conducteur, de façon à appliquer des impulsions de tension aux bor nes de l'enroulement secondaire ; l'enroulement primaire est en série avec le tube à décharge à gaz, et lui applique une tension relativement élevée, sous l'effet de la conduction du modulateur à impulsions. La description détaillée qui suit, et les/dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée. Fig. 1 est un schéma de montage de la combinaison dtun modulateur et d'un tube à décharge à gaz. Fig. 2 représente schématiquement deux commutateurs commandés par porte, pouvant être utilisés dans le circuit modulateur de la figure 1. Fig. 3 montre le courant de sortie, pulsé, du modulateur des figures 1 et 2, lorsque celui-ci est attaqué à partir dune source de tension sinusoidale. Fig. 4 illustre le courant de sortie, pulsé, d'un circuit semblable à celui de la figure 1, lorsque le modulateur est attaqué à partir d'une source alternative. Fig. 5 représente la façon dont plusieurs tubes peuvent partager une entrée à courant sinusoïdal continu. Fig. 6 montre la division des impulsions de courant dans le circuit de la figure 5. Fig. 7 est un schéma de montage semblable à la figure 1, qui comprend une régulation de tension de secteur. Fig. 8 représente l'utilisation d'un réseau de ligne à retard, dans un circuit comportant une charge constituée par un modulateur et un tube à décharge à gaz, la ligne à retard étant montée suivant un mode d'alimentation en tension. Fig. 9 est semblable à la figure 8, et elle représente la ligne à retard montée suivant un mode d'alimentation en courant. Fig. 10 donne la caractéristique courant-temps de la figure 9, lorsque l'impédance de charge est supérieure à l'impédan Ûe caractéristique du réseau. Fig. 11 contient la caractéristique courant-temps de la figure 9, lorsque l'impédance de charge est à peu près égale à 1' impédance caractéristique du réseau. Fig. 12 indique la caractéristique courant-temps de la figure 9, lorsque l'impédance de charge est à peu près égale à 1' impédance caractéristique du réseau, et que la durée de charge des impulsions est à peu près égale à la durée des impulsions. Fig. 13 est un schéma de montage d'un circuit particulier, semblable à celui de la figure 9. Fig. 14 représente un circuit suivant les idées générales du circuit de la figure 9, mais comportant plusieurs tubes et plusieurs réseaux oscillants pour chaque tube, utilisés avec un modulateur à impulsions commun. Fig. 15 est semblable à la figure 14, mais elle implique l'utilisation de plusieurs réseaux oscillants, qui sont des variantes du réseau de la figure 8. Fig. 16 représente un schéma de montage du circuit selon l'invention, utilisant un couplage par autotransformateur entre le PFN et le tube à gaz. Fig. 17 est semblable à la figure 16, mais elle montre l'utilisation d'un transformateur isolé à deux enroulements. Fig. 18 représente la façon dont on peut attaquer plusieurs tubes à gaz à partir d'un ensemble PFN-modulateur commun. La figure 1 représente le circuit décrit dans le brevet US 3 619 716, où une source de tension est reliée à des bornes 20 et 21, et est en série avec un modulateur à impulsions 22, un tube à décharge à gaz 23 et une impédance de limitation de courant 24. Le tube 23 peut être de tout type désiré, disponible dans le commerce. On peut supprimer l'impédance 24, en raccourcissant suffisamment la durée de conduction du tube 23 ; dans ce cas, l'ionisation n'a pas le temps de se produire dans une forte mesure. Par exemple, avec un petit tube au néon, on peut utiliser une durée d'impulsion inférieure à 6 microsecondes environ. Par conséquent, l'impédance alternative du tube est relativement élevée, et le courant n'at- teindra pas une intensité très élevée, de sorte que le tube fonctionnera de façon satisfaisante, sans chauffage excessif. Lorsque le tube 23 comporte des filaments de cathode chauds, ceux-ci peuvent être alimentés en courant par le transformateur 25 qui comporte des enroulements de chauffage 26 et 27. Le transfortnateur 25 pourrait entre un autotransformateur, et il pourrait entre monté en série avec le tube 23. On peut associer, s'il le faut, un circuit de démarrage approprié (non représenté) au tube particulier choisi. La source de tension, reliée aux bornes 20 et 21, peut être une source alternative à basse fréquence standard, en particulier fréquences courantes, utilisées pour les circuits d'éclairage domestiques et industriels, telles que 50 ou 60 Hz. La figure 3 représente la forme d'onde de tension sinusoidale de cette source basse fréquence, sous la forme de la ligne pointillée 28. Le modulateur 22 est conformé en modulateur à impulsions, par exemple en commutateur à semi-conducteurs et, par conséquent, il applique au tube la tension pulsée, représentée par des hachures sur la figure 3. La fréquence de répétition des impulsions est d' environ 1 000 Hz sur la figure 3, et elle peut varier d'environ 200 Hz à toute limite supérieure, désirée, Le modulateur et, par suite, le courant pulsé, peuvent présenter typiquement une durée de conduction d'environ 100 microsecondes et une durée de blocage d'environ 900 microsecondes. On peut modifier ces durées à volonté. Il est avéré qu'une fois le tube 23 amorcé, il n'y a pas lieu de le réamorcer avec chacune des impulsions de tension successives, provenant du modulateur 22. Cela veut dire que la durée de désionisation du tube est suffisamment longue pour que le tube ne se désionise pas entre des impulsions de tension successives, lorsque la fréquence de répétition des impulsions est suffisamment élevée. Du fait que le tube 23 est attaqué par une source de fréquence relativement élevée, le transformateur 25 est plus petit que le transformateur équivalent, conçu pour fonctionner à basse fréquence. D'autre part, il faut accorder, de façon appropriée, le transformateur 25, pour qutil fonctionne à la fréquence relative- ment élevée. De même, l'impédance de limitation de courant, qui pourrait être un composant de type réactif, présente une dimension plus petite, car la fréquence du courant qu'elle laisse passer est accrue. De plus, comme le tube 23 est attaqué à une fréquence relativement élevée, il donne un rendement lumineux accru et une durée de vie plus longue. Dhilleurs, en réalisant le modulateur de façon que l'on puisse régler la longueur des impulsions, on peut régler ou 'atténuer" la sortie de la lampe 23. On peut réaliser le modulateur 22 de toute façon désirée; par exemple, comme le montre la figure 2, le modulateur 22 peut comprendre deux commutateurs 29 et 30 commandés par porte, montés en opposition, qui ne conduisent que tant qutun signal est appliqué à leurs portes respectives 31 et 32. On relie alors un circuit de rythme d'impulsions approprié 33 aux portes 31 et 32, pour qu'il envoie à cellesci des impulsions de déclenchement rythmées. Il est possible d'appliquer une source alternative aux bornes 20 et 21, le modulateur 22 engendrant des impulsions à partir de la source-alternative, comme le montre la figure 4. Ainsi, tant que la tension continue, représentée par les lignes pointil loes 34, est inférieure à la tension d'amorçage du tube, une fois que le tube est déclenché, la durée séparant les impulsions successives est inférieure à la durée de désionisation du tube, de sorte que le tube fonctionne avec chaque impulsion successive en provenance du modulateur 22. Le transformateur d'alimentation des filaments 25 et l'impédance de limitation de courant 24 suivent la fréquence de répétition d'impulsions relativement élevée du modulateur 22. On peut utiliser un seul modulateur en liaison avec plusieurs tubes 23 sur la figure 1, ou toute autre configuration envisagée. Tous moyens appropriés peuvent être employés pour assurer un amorçage et une conduction correctes de tous ces tubes montés en parallèle. Ainsi, réalise-t'on une économie considérable, en évitant les tubes-résistanceestinés à chaque lampe, et le prix de revient du modulateur par tube devient très faible, -pour un grand nombre de tubes. De plus, on peut combiner le modulateur 22, dans la mbne botte murale, avec l'interrupteur 35, de sorte que, pour la-monture de la lampe 23 (ou de plusieurs lampes de ce tube) on n'a pas à prendre en considération la masse d'un tuberésistance, ou le bottier du modulateur 22. On peut agencer plusieurs tubes, de façon qu'ils partagent séquentiellement des impulsions de courant provenant d'une alimentation en courant sinusordale, continue. La figure 5 représente un circuit, dans lequel trois tubes 40, 41 et 42 (qui pourraient dtre des groupes de tubes respectifs) sont montés en série avec les bornes 20 et 21 (comme sur fig. 1) reliées à une source de basse fréquence appropriée.Chacun des tubes 40, 41 et 42 est alors relié en série avec le modulateur à impulsions respectif les modulateurs sont représentés sous forme de paires en opposition de commutateurs commandés par porte, 43-44, 45-46 et 47-48 respectivement. Chacune des paires de commutateurs comporte un circuit rythmeur à impulsions respectif, tel que les circuits 49, 50 et 51 ; le circuit rythmeur a pour rôle de faire passer, ou de computer, séquentiellement le courant provenant des bornes 50 et 51 du tube 40 au tube 41, au tube 42, puis de nouveau au tube 40, etc.On obtient ainsi, à partir de la source reliée aux bornes 20 et 21, un courant continu et sinusordal, ce qui diminue considérablement les parasites. d t Cette forme d'onde sinusotdale, continue/ est iltus'trée par la figure 6. Sur celle-ci, l'impulsion de courant, parvenant aux tubes 40, 41 et 42, est représentée respectivement sous forme d'impulsions hachurées, (marquée "1") montant de gauche à droite, d'impulsions hachurées (marquées "2"), descendant de gauche à droite, et dtimpulsions doublement hachurées (marquées "3"). L'enveloppe des impulsions de courant définit une sinusoïde continue. Les figures 5 et 6 impliquent une durée d'absence d'impulsion deux fois plus longue que la durée de présence d'impulsion, puisque trois tubes partagent le courant sinusoïdal total. il est clair que lton pourrait utiliser n'importe quel nombre de tubes désiré, pour partager le courant total, le rapport de la durée de présence et d'absence des impulsions étant ajusté de façon appropriée. L'emploi d'un modulateur à impulsions permet d'effectuer de nombreuses fonctions de commande danse -circuit d'éclairage. Comme indiqué plus haut, elle permet d'effectuer une atténuation, en ajustant la longueur de l'impulsion de conduction dans le circuit de la figure 1. Fig. 7 montre la façon dont on peut appliquer la nouveauté pour décaler lteffet de la variation de la tension de secteur. il y a lieu de noter que le circuit de la figure 7 utilise le modulateur de la figure 2 dans le circuit de la figure 1, et comporte une bobine d'arrêt 50', comme impédance de limitation du courant. Ainsi, sur la figure 7, lesbornes 20 et 21 sont reliées à une source alternative qui présente une tension variable. Elle doit normalement faire varier l'intensité de sortie du tube 23. Le circuit rythmeur à impulsions comporte également un circuit approprié, pour modifier la durée de passage des impulsions sous 1' effet de la variation de la tension de secteur. Ainsi, un transformateur de tension 51' est branché entre les bornes 20 et 21 et il applique une tension d'entrée au circuit rythmeur à impulsions. Le circuit rythmeur à impulsions est agencé de façon appropriée, pour que la durée de passage des impulsions, ou la fréquence de répétition des impulsions, varie de façon inverse par rapport à la tension de sortie du transformateur 51'. Une baisse de la tension de secteur augmente donc la longueur d'impulsion, ce qui permet de maintenir l'intensité lumineuse à un niveau constant. De même, une augmentation de la tension de secteur diminue la durée dtimpulsion, de sorte que l'intensité lumineuse reste constante. On peut monter une résistance réglable 52 en série avec la sortie du transformateur 51', cette résistance permettant d'ajuster manuellement l'in n tensité lumineuse de sortie ou "l'atténuation". Les figures 8 et 9 représentent des modes d'exécution de l'invention, dans lesquels le modulateur à impulsions est suivi par un circuit de type oscillateur constitué par un réseau conformateur d'impulsions, modifié avec la combinaison agissant pour envoyer un courant de sortie à haute fréquence à un ou plusieurs tubes fluorescents. Le circuit de la figure 9 comporte des bornes d'entrée 60 et 61, un modulateur 62, un réseau oscillant 74 et un tube fluorescent 64. On peut relier une alimentation alternative basse fréquence ou une alimentation continue aux bornes 60 et 61, comme décrit à propos de la figure 1. Le modulateur 62 peut être identique au modulateur 22 des figures 1 et 2, et il suffit qu'il donne une forme impulsionnelle à la tension appliquée aux bornes 60 et 61. Le tube 64 peut être de tout type désiré. Le réseau 74 est branché suivant un mode d'alimentation en courant (ligne à retard court-circuitée) et il comprend deux bobines d'arrêt 71 et 72, et un condensateur 73, montés comme indiqué. Les circuits de ce type, avec des étages supplémentaires, sont bien connus comme conformateurs d'impulsions à ligne à retard, pour modulateurs de radar. Ce type de circuit PFN, qui est un réseau oscillant, suit le modulateur à impulsions ; il a pour r81e de fournir un courant de sortie oscillant, présentant une forme d'onde générale sinusoIdale, caractéristique. Les figures 10, 11 et 12 représentent le courant appliqué au tube 64 à partir du réseau 74 pour différentes exécutions de ce dernier. Fig. 10 correspond au système, où l'impédance du tube 64 est considérablement supérieure, par exemple cinq fois, à l'impédance caractéristique du réseau 74 ; les impulsions 75 et 76 y sont les impulsions provenant du modulateur 62 ; elles ont une période T et une durée de passage t. Ces impulsions peuvent être considérées comme ffchargeantft le réseau 74, qui oscille ensuite avec une période 2t, comme le montre fig. 10. Ainsi, au cours de la période T, le tube 64 reçoit 6 impulsions de courant, y compris l'impulsion 75, de forme sensiblement sinusoidale. Plus la durée d' impulsion t est proche de , plus l'onde est proche d'une sinusoïde. Par conséquent, si la fréquence de répétition d'impulsions du modulateur 62 est de 1 000 Hz, le tube 64 transporte un courant d'attaque d'environ 6 000 Hz. Comme le montre la figure 10, le circuit comporte une boucle résonante, car l'impédance de charge est beaucoup plus grande que l'impédance caractéristique du réseau 74. On peut rendre le réseau non-résonant, selon figures il et 12, en appliquant une impédance de charge à peu prés égale à l'impédance caractéristique du réseau. Ainsi, sur fig. 11, on obtient une sinusoSde, la période T des impulsions 75 et 76 étant d'environ (2e+ t).On obtient, sur la figure 12, une forme d'onde meilleure ou plus régulière, en réduisant la période T des impulsions 75 et 76 par rapport à la période d'oscillaticn 2+, et en faisant T = ++ t et t sensiblement égal à Un avantage important du circuit suivant figure 9 con suite en ce qu'il envoie au tube une entrée alternative pratiquement pure, même si une tension de fonctionnement con-tinue est appliquée aux bornes 60 et 61. Selon un essai particulier, effectué sur un circuit du type de la figure 9, on a appliqué une tension continue aux bornes 60 et 61, telle qu'il apparaissait une tension alternative d'environ 1OOV entre les bornes de la lampe 64. La valeur mesurée de la composante continue de cette tension alternative s'est montrée être inférieure à 0,2V. il semble que cette composante continue soit présente du fait que les bobines d'arrêt 71 et 72 constituent un court-circuit pour le courant continu, de sorte que la tension de 0,2V correspond à une chute ohmique aux bornes des bobines. Bien entendu, on pourrait réduire encore plus cette chute ohmique, en utilisant simplement des enroulementsAe résistance inférieure pour les bobines. Dans le cas du PFN a alimentation en courant de la figure 9, le démarrage peut être automatique. Lorsque le tube est flcoupéfl, son impédance est extremement élevée, de l'ordre de plusieurs méghoms t par suite, l'impédance du tube est beaucoup plus forte que l'impédance caractéristique du réseau, indépendamment du rapport de l'impédance de charge à celle du tube choisi selon les figures 10, Il et 12. Ainsi, pendant le démarrage, le réseau envoie des impulsions de très haute tension au tube, de façon à l'amorcer. Il est également possible d'enrouler quelques spires sur les bobines d'arrêt 71 et 72, et d'attaquer les filaments avec ces spires, pour obtenir un démarrage et un fonctionnement complètement incorporé pour un tube à démarrage rapide. Une autre technique de démarrage peut utiliser l'inductance contenue dans le circuit, ajustée pour donner un facteur de surtension faible, lorsque le tube fonctionne. Cependant, quand le tube est "coupé", l'inductance présente un facteur de surtension supérieur, et elle quitte l'état de saturation, ce qui engendre une forte tension de démarrage. Fig. 8 représente un circuit semblable à celui de la figure 9, mais fonctionnant suivant un mode d'alimentation en tension, au lieu du mode d'alimentation en courant. Ainsi, sur la figure 8, le réseau oscillant 63 est monté en parallèle sur le tube 64, et il comprend des bobines d'arrêt 65 et 65' et des condensateurs 66 et 67. Le circuit fonctionne de façon analogue à celle des figures 10, 11 et 12. Dans ce qui précède, on a décrit la combinaison d'une source de tension alternative ou continue, d'un modulateur et d'un réseau oscillant, à propos d'une charge de tube fluorescent. Il va de soi, cependant, que l'on aurait pu utiliser n1 importe quel type de charge, en particulier une charge dans laquelle l'impédance est beaucoup plus forte, dans le cas d'alimentation en courant, que 1' impédance caractéristique du réseau (comme sur la figure 10). Ainsi, le circuit peut fonctionner en convertisseur de fréquence connu en soi, lorsque l'entrée aux bornes 60 et 61 des figures 8 et 9 est alternative, ou en convertisseur continu-alternatif ou onduleur, si un courant continu est appliqué aux bornes 60 et 61. Fig. 13 représente un circuit conçu pour mettre en oeuvre le mode de fonctionnement à alimentation en courant décrit en regard de la figure 9. Ici, l'alimentation comprend une source de 120V, 60Hz, reliée aux bornes 80 et 81 d'un transformateur variable 82. La sortie de 82 varie entre O et 140V, et elle est reliée à un transformateur d'isolement 83. Le secondaire de ce dernier est alors relié à un pont redresseur biphasé 84 qui applique une tension d'entrée continue à la portion de modulateur à impulsions du circuit. Ce modulateur comprend le circuit schématisé à l'intérieur du bloc pointillé 85 1 il est équivalent au modulateur 22 de la figure 1, ou à 62 des figures 8 et 9. Le modulateur 85 comporte des bornes d'entrée 86 et 87 reliées à un circuit rythmeur dtim- pulsions approprié ; cela peut être tout circuit rythmeur d'impulsions standard ; à des fins expérimentales, on a utilisé un générateur d'impulsions disponible dans le commerce, de Tektronics Corporation, comme source d'impulsions de rythme. Une résistance 88 de 470hms est montée entre les bornes 86 et 87 pour achever le générateur d'impulsions ; une résistance 89 de 2,2 Kohms, reliée à la base d'un transistor 90 (2N4037), joue le rôle de limiteuse de courant et d'isolement. Le collecteur du transistor 90 est relié à la base du transistor 91 (2N4037). Le collecteur de ce dernier est, à son tour, relié à la base du transistor de puissance 92 (MJ423) par la résistance 98 de 10 ohms. Des résistances de découplage appropriées 93 (33 ohms), 94 (330 ohms), 95 (33 ohms) et 99 (1000 ohms) sont prévues, en même temps que des condensateurs de découplage 96 (50 microfarads) et 97 (50 microfarads). Chacune des résistances 93, 94, 95 et 99 est reliée aux sources de tension de polarisation indiquées, fournies par des batteries. Bien entendu, on pourrait utiliser une alimentation à redresseur standard. On monte alors le circuit émetteur-collecteur du transistor de puissance 92 en série avec la sortie du redresseur 84, la diode 100 (1N647) et la résistance 101 (10 Kohms). La diode 100 protège le transistor 92 contre l'inversion de tension, tandis que la résistance 101 dissipe de lténergie erovenance du réseau oscillant lorsquton éteint le tube. Le tube fluorescent 110 est de 40 watts, fabriqué par Sylvania,type "Life Linex F40CW". On place un auxiliaire de démarrage en feuille métallique, pour simuler la monture 111a, représentée en tirets, le long du tube, et on le relie à l'une des électrodes.Les filaments de cathode de la lampe 110 sont chauffés par deux batteries de 6 volts, 112 et 113, un montage transformateur approprié pouvant, bien entendu, être utilisé dans ce but. Le réseau oscillant est alors constitué par des bobines d'arrêt 120, 121 et 122 et des condensateurs 123 et 124. Le réseau est branché suivant le mode par alimentation en courant de la figure 9. Chacune des bobines d'arrêt 120, 121 et 122 a une inductance de 1,7 millihenrys ; les condensateurs 123 et 124 sont de 0,17 microfarad et 400 volts chacun. Lorsquton applique une impulsion positive aux bornes 86 et 87 de la figure 13, le transistor 90, polarisé pour être normalement conducteur, est bloqué. Cela débloque le transistor 91 qui était polarisé pour être normalement bloqué. La conduction de 91 provoque la conduction de 92, le transistor 91 étant normalement bloqué. Ainsi, une impulsion positive, appliquée aux bornes 86 et 87, fait conduire le transistor 92 pendant la durée de l'impulsion d'entrée. Lorsque 92 devient conducteur, la tension de sortie du redresseur 84 apparaît aux bornes de la résistance 101 et, par suite, aux bornes du réseau oscillant et du tube 110. Le réseau oscillant, qui comprend des bobines d'arrêt 120, 121, 122 et des condensateurs 123 et 124, se charge pendant la durée de l'impul- sion aux bornes de la résistance 101 , et, après la disparition de l'impulsion, le circuit oscille comme le montre la figure 10. Par conséquent, letube 110 est attaqué par le courant oscillant représenti sur la figure 10, et le tube est attaqué suivant un mode haute fréquence, selon l'invention. Le circuit de la figure 13 utilise un modulateur particulier, qui ne réagit qu'aux impulsions positives, apparaissant aux bornes 86 et 87. On peut le modifier de façon que des impulsions positives et négatives puissent attaquer le modulateur. D' autre part, il est clair que toutes les tensions de polarisation pourraient provenir directement du circuit à haute fréquence, grâ- ce à des transformateurs relativement petits. On peut également remplacer le tube110 par une charge générale qui nécessite une forme d'onde générale sinusoidale. A titre d'exemple, on peuuprélever, sur l'une des bobines d'arrêt 120, 121 et 122, une spire servant d'entrée à haute fréquence d'un circuit de tension de polarisation. Le circuit de la figure 14 applique le principe général de la figure 9 où, cependant, plusieurs tubes à décharge à gaz fonctionnent à partir du modulateur commun 62. Ainsi, fig. 14 représente trois tubes 200, 201 et 202, pouvant être de tout type de tube à décharge à gaz désiré, par exemple des tubes fluorescents ; chacun des tubes 200 à 202 comporte un réseau oscillant respectif 203, 204 et 205. Les réseaux oscillants 203, 204 et 205 sont chacun du type à "alimentation en courant", comme sur la figure 9, et ils sont tous identiques aux réseaux de celle-ci, dont on aurait retiré la bobine 71. Plus particulièrement, on a trouvé, avec les circuits de la figure 9, qu'il est possible d'éliminer la bobine 71.Il est cependant préférable que cette bobine présente une inductance extrèmement faible, par exemple de 1 microhenry, alors que la valeur typique est de quelques millihenrys pour la bobine 72 ; la faible impédance inductible de la bobine 71 empêche d'extraire directement des pointes de courant élevées du modulateur 62, par le condensateur 73, pointes susceptibles de détériorer ce modulateur. Une faible résistance peut avoir aussi cet effet de limitation du courant. Sur la figure 14, les réseaux de conformation dtimpul- sions 203 à 205 comprennent des bobines 206, 207 et 208, respectivement, et des condensateurs 209, 210 et 211, respectivement. Chacun des circuits individuels est alors relié en série avec l' impédance d'isolement appropriée 212, 213 et 214, isolant pratiquement mutuellement les circuits en parallèle, et il fournit l'impédance de limitation de courant, nécessaire pour limiter l'amplitude du courant pulsé provenant directement du modulateur 62 par les condensateurs 209, 210 ou 211. Les impédances 212, 213 et 214 peuvent être des condensateurs. Lorsqu'on utilise un circuit de ce genre, des économies importantes sont réalisées, car il suffit d'un seul modulateur à impulsions 62 pour plusieurs tubes séparés. On peut d'ailleurs utiliser n'importe quel nombre de tubes. De plus, la dimension des composants, employés dans les réseaux oscillants 203, 204 et 205, reste faible, car ceux-ci ne fonctionnent chacun quten liaison avec seul tube. Cela permet également de placer les réseaux oscillants près des lampes, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir de longues lignes de transmission, pour faire passer la puissance haute fréquence du réseau oscillant à son tube à décharge particulier. La figure 15, semblable à la figure 14, représente une variante du réseau oscillant de la figure 8 utilisé avec les tubes 200, 201 et 202. Ainsi, sur la figure 15, les réseaux oscillants comprennent les bobines d'arrêt en série 220, 221 et 222 et condensateurs 223, 224, 225, respectivement, pour les tubes 200, 201 et 202. Chacun des réseaux oscillants est pratiquement identique à celui de la figure 8, la bobine arrêt 65 et le condensateur 67 étant supprimés. Des essais ont montré que l'on peut supprimer ces composants, pour obtenir un circuit oscillant série plus simple de la figure 15. Fig. 16 montre un premier mode d'exécution de l'invention, où un autotransformateur transmet l'énergie du PFN au tube à décharge à gaz, de sorte que les hautes tensions nécessaires pour le tube fluorescent sont supprimées du ccnmutateur ou modulateur à semiconducteurs. Le dispositif est monté entre bornes 60 et 61, et il comprend le modulateur 62 des figures précédentes, qui est spécifiquement un dispositif commutateur à semi-conducteurs. Le PFN 300 est semblable à celui de la figure 14 : et il comprend un condensa teur 301 et une bobine 302 jouant également le rôle de primaire d' un transformateur à enroulement élévateur à haute tension 303. Cet enroulement est alors monté en série avec le tube 304. Dans le mode d'exécution de la figure 16, les tensions de fonctionnement élevées pour le tube 304 sont obtenues à partir du rapport élévateur entre les enroulements 302 et 303. Ainsi, la tension aux bornes du PFN 300 est relativement basse, de sorteque le commutateur ou modulateur à semi-conducteurs 62 peut comprendre des composants qui doivent résister à des tensions inverses, extré- mement élevées. Par conséquent, le commutateur devient moins cher et plus sûr. Dans la figure 16 et dans les modes d'exécution décrits dans la suite, on peut supprimer le circuit PFN et utiliser un transformateur d'isolement, tel que celui qui comprend les enroulements 302 et 303 de la figure 16, en combinaison avec le modulateur à impulsions séparément. Fig. 17 est semblable à la figure 16, et elle représente schématiquement un transformateur à deux enroulements 310 comprenant un primaire 311 et un secondaire 312, au lieu de l'autotransformateur aux enroulements 302 et 303 de la figure 16. A tous autres égards, les montagea'des figures 16 et 17 sont identiques. Un aspect important de l'utilisation d'un transformateur dtisolement, pour relier le PFN au tube à décharge à gaz, consiste en ce qu'il simplifie les configurations des circuits des tubes. Ainsi, figure 18 représente le circuit de la figure 16, mais avec un primaire 302 de l'autotransformateur selon l'invention accom- pagné de plusieurs secondaires 320, 321 et 322, montés en série avec les tubes à décharge à gaz 323, 324 et 325 respectivement. Ainsi, selon l'invention, il devient alors possible d'utiliser un seul modulateur 62 et un seul PFN 300 pour plusieurs tubes. De plus, une tension relativement basse est appliquée au commutateur ou modulateur 62, car le montage du transformateur permet à l'enroulement 302 de fonctionner à basse tension, les enroulements 320, 321 et 322 fonctionnant à haute tension. Le circuit de la figure 18 peut aussi être modifié pour que le transformateur comporte des enroulements indépendants sur un noyau commun, de façon que les secondaires 320, 321 et 322 soient isolés électriquement entre eux. De plus, les prises de chauffage de filament peuvent être effectuées sur les enroulements 302 et 303 de la figure 16, ou sur l'enroulement 312 seulement de la figure 17, pour alimenter les filaments, comme sur la figure 1. L'application nouvelle du transformateur, représenté sur les figures 16, 17 et 18, monté en auto-transformateur ou en transformateur classique à enroulements isolés, peut être faite directement aux circuits représentés sur l'une quelconque des figures précédentes. Il va de soi que l'on peut apporter à la description précédente et aux dessins annexés de nombreuses modifications de détail sans, pour cela, sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Circuit d'alimentation de tube à décharge à gaz comprenant en combinaison, une source de tension, un modulateur à impulsions avec un commutateur à semi-conducteurs, un transformateur à en roulements et un tube à décharge à gaz, ledit circuit étant caractérisé en ce que : la source de tension, le modulateur à impulsions et l'enroulement secondaire, sont montés en série g le modulateur à impulsions est alternativement conducteur et non conducteur, de façon à appliquer des impulsions de tension aux bornes de l'enroulement secondaire, l'enroulement primaire est en série avec le tube à décharge à gaz, et lui applique une tension relativement élevée, sous lteffet de la conduction du modulateur à impulsions. 2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil com prend un réseau conformateur d'impulsions, en série avec le modulateur, ledit réseau comprenant un condensateur et une bo bine montés en série, pour constituer un réseau oscillant, une portion au moins de la bobine comprenant l'enroulement secon daire du transformateur. 3. Circuit selon ltune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit transformateur comprend plusieurs enroulements pri maires, couplés chacun audit enroulement secondaire, plusieurs tubes à décharge à gaz étant chacun en série avec un enroule ment primaire respectif. 4. Circuit selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit transformateur est un autotransformateur. 5. Circuit selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qutil comprend une prise de tension sur l'enroulement primaire du transformateur et des filaments dans le tube à décharge à gaz, cette prise de tension étant reliée aux filaments. 6. Circuit selon une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce quel comprend des moyens de commande, reliés au modulateur à impulsion, pour régler de façon ajustable l'intensité de cou rant traversant le tube à décharge à gaz.