L'invention concerne une rampe de flambage à monter sur une machine d'épilation mécanique d'un animal de boucherie abattu entraîné en rotation autour de son axe longitudinal. L'épilation mécanique de la peau d'animaux abattus s'effectue, d'une manière connue, au moyen d'un cylindre rotatif, qui est pourvu d'organes de battage en caoutchouc. De telles machines à épiler sont courantes dans les abattoirs importants. Etant donné que cette épilation mécanique est imparfaite, les poils restant sont enlevés par flambage soit à la main au moyen d'un brûleur, soit à l'aide de la flamme d'une rampe de brûleurs montée sur la machine. A cet effet, dans le carter de la rampe, est prévue une série de brûleurs qui, en service, produisent une flamme en forme de barre. Cette flamme d'épilation n'est allumée que pour un temps court nécessaire au brûlage des poils. Il est nécessaire de prévoir pour cela des brûleurs produisant une grande flamme car ils se trouvent à une distance de 50 à 70 centimètres de l'animal abattu. Dans les rampes de flambage actuelles, une très grande quantité de gaz est nécessaire, parce que les brûleurs fonctionnent avec une amenée d'air "passive", c'est-à-dire que le courant de gaz entraîne lui-même l'air qui est nécessaire pour sa combustion. La présente invention a pour but de réaliser une rampe de brûleurs nécessitant une moindre quantité de gaz. Dans ce but, l'invention a pour objet une rampe de flambage qui est caractérisée en ce que chaque brûleur comprend une chambre de mélange, à laquelle sont raccordés un tube de mélange et un tube d'amenée d'air, un support avec une buse d'amenée de gaz faisant saillie dans la chambre de mélange, de telle sorte que l'orifice de buse se trouve au centre de celle-ci, un courant d'air produit par une action extérieure étant amené, en fonctionnement, dans la chambre par le tube d'amenée d'air. Ce courant d'air à action extérieure permet un étranglement important de l'amenée de gaz, de sorte qu'est réalisée une économie substantielle de celui-ci. De préférence l'air s'écoule à travers une buse d'ame née d'air, sous une pression élevée, dans le tube d'amenée d'air. Celui-ci est, par exemple, pourvu d'orifices de telle sorte que le jet d'air sortant de la buse entraîne avec lui de l'air ambiant. La description ci-après se rapporte à un exemple de réalisation de l'invention avec référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 montre le montage de la rampe de flambage sur une machine à épiler, et la figure 2 est une vue en coupe transversale à plus grande échelle de la rampe de flambage. La machine 10 représentée fonctionne avec des organes de battage rotatifs en caoutchouc, qui réalisent l'épilation mécanique de l'animal abattu S tel qu'un porc. Le porc est disposé sur une grille concave 11, sur laquelle il tourne autour de son axe longitudinal sous l'action d'organes de battage qui agissent entre les barreaux de la grille. L'arbre qui porte les organes de battage est monté dans une auge 12 disposée au-dessous de la grille. Entre deux organes de support 13 disposés latéralement à la machine, est disposée la rampe de flambage 20. Cette rampe peut être livrée directement par le fabricant de la machine ou bien être adaptée sur une machine déjà existante. I1 n'est prévu, en effet, aucune liaison fonctionnelle entre l'épilation mécanique et l'épilation à la flamme. La mise en action de la flamme et la durée de son action sont règlées directement à la main, ou par l'intermédiaire d'un relais. La seule condition à respecter est que le porc continue à tourner autour de son axe. Dans la figure, la flamme en forme de rampe continue est désignée par la référence F. La plupart du temps, de l'eau est arrosée, au cours de l'opération de grillage, en avant et en arrière de la flamme, sous la forme d'un rideau d'eau. La figure 2 montre le carter 20 enveloppe de la rampe de flambage, dans une vue en coupe transversale à la direction longitudinale. Pour une longueur de rampe de 220 centimètres, il est prévu douze brûleurs juxtaposés. Le carter est partagé, par une cloison séparatrice 21, en une partie antérieure contenant les brûleurs et les conduites de gaz, et une partie arrière dans laquelle sont prévues les conduites d'amenée d'air. Dans la partie antérieure du carter, se trouvent la chambre de mélange 30, le tuyau de mélange 40 avec le tuyau à flamme 41 et une partie 51 du tuyau d'amenée d'air 50. Au centre de la chambre de mélange, se trouve la buse d'amenée de gaz 31, qui est montée sur un support 32 comportant un alésage servant à l'amenée de gaz. Le gaz parvient à la buse 31, à travers un tuyau 33, lequel est raccordé à un tuyau de répartition 34 à section rectangulaire, qui s'étend sur toute la longueur du carter. Dans le tuyau à flamme 41 sont prévus des perçages 42, à une certaine distance desquels s'étend un tuyau d'allumage 60 le long de tous les brûleurs. En face de chaque perçage 42 du tuyau de flamme 41, est prévu, dans le tuyau d'allumage 60 un perçage 61 et à l'extrémité du tuyau d'allumage brûle une flamme en forme dejet mince. Dans la partie arrière de carter se trouve le prolongement du tyau de conduite d'air, à l'extrémité duquel est montée une buse d'entrée d'air 53, à travers laquelle, en service, un jet d'air jaillit dans le tuyau d'amenée d'air. Dans la partie tubulaire 53 de la buse sont prévus des perçages 54 à travers lesquels le jet d'air qui sort de la buse entraine avec lui de l'air environnant. Afin de disposer d'une quantité suffisante de cet air environnant, il est prévu, dans la paroi arrière 22 du carter enveloppe 20, des orifices d'amenée d'air 23. Sur la paroi arrière 22 du carter, est monté un tuyau de répartition 55, qui s'étend sur toute la longueur du carter. Pour chaque brûleur, un tuyau 56 est monté sur le tuyau de répartition 55, pour amener l'air comprimé à la buse 53. Le processus de flambage d'épilation n'a lieu que pendant un temps assez court. Pour l'allumage des brûleurs, qui forment alors ensemble une large flamme en forme de barre, on amène tout d'abord du gaz à la conduite de répartiteur 34, ce gaz ayant alors une faible surpression, par exemple de 0,6 bar. C'est seulement ensuite que de l'air comprimé est introduit dans la conduite de répartition 55, cet air ayant, par exemple, une pression de 6 bar. Le brûleur qui est le plus proche de la flamme d'allumage s'allume le premier. Une partie des produits de combustion chauds parvient alors, à travers les perçages 42 dans le tuyau conducteur d'allumage, et ces gaz enflamment les brûleurs voisins. L'allumage et l'extinction de la flamme sont commandés chaque fois à la main et la durée de combustion est toujours très courte, cette durée pouvant être règlée à la main ou bien être contrôlée par un relais temporisé. L'instant d'allumage et la durée de combustion sont choisis d'après l'efficacité constatée de l'épilation mécanique, suivant la grandeur et la densité des poils, et suivant la vitesse avec laquelle la machine entraîne l'animal en rotation. L'allumage et, le cas échéant, le non allumage des brûleurs peuvent être surveillés électriquement. En cas de non allumage ou de trop grand retard à l'allumage, l'amenée de gaz est fermée à l'aide d'une soupape électrique. Au lieu du mode décrit d'allumage des flammes au moyen du tuyau conducteur d'allumage 60, les brûleurs pourraient être allumés individuellement électriquement. Comme il a été mentionné plus haut, un rideau d'eau est encore prévu devant et derrière les flammes, ce qui réduit le risque de brûlures et en même temps sert à expulser les particules carbonisées. -REVENDICATIONS 1. Rampe de flambage à monter sur une machine d'épilation mécanique d'un animal de boucherie abattu entraîné en rotation autour de son axe, le carter-enveloppe de la rampe contenant une rangée de brûleurs, qui, en service, produisent ensemble une flamme de flambage en forme de barre continue, rampe caractérisée en ce que chaque brûleur comprend une chambre de mélange (30) à laquelle sont raccordés un tuyau de mélange (40) et un tuyau d'amenée d'air (50), en ce qu'un support (32) d'une buse d'amenée de gaz (31) s'avance dans la chambre de sorte que la buse se trouve au centre, et en ce qu'un courant d'air produit à l'extérieur est introduit dans la chambre par le tuyau d'amenée d'air (50). 2. Rampe suivant la revendication 1, caractérisée en ce que sur l'extrémité d'entrée du tuyau d'amenée d'air (50) est montée une buse de soufflage d'air (53) hors de laquelle, en service, de l'air comprimé débouche avec une grande vitesse dans le tuyau d'amenée d'air. 3. Rampe suivant la revendication 2, caractérisée en ce que, dans le domaine de la buse d'amenée d'air (53) des orifices (54) sont prévus dans le tuyau, à travers lesquels de l'air extérieur se trouve entraîné dans la chambre. 4. Rampe suivant la revendication 1, caractérisée par un tuyau à flamme (41) qui est prévu à l'extrémité de sortie du tuyau de mélange. 5. Rampe suivant la revendication 4, caractérisée en ce qu'un orifice d'allumage (42) est prévu dans le tuyau à flamme (41). 6. Rampe suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le diamètre intérieur du tuyau d'amenée d'air (50) est supérieur au diamètre intérieur du tuyau de mélange (40). 7. Rampe suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, dans le carter, au voisinage du tuyau à flamme, est disposé un tuyau d'allumage (60) s'étendant le long de tous les brûleurs. 8. Rampe suivant la revendication 7, caractérisée en ce que, à l'extrémité du tuyau d'allumage (60) est monté un brûleur pour une flamme mince de contrôle de sécurité.