Cette invention concerne le domaine des électrodes en graphite telles que les électrodes utilisées dans les fours à arc électrique et équipements similaires, dans lesquels les électrodes sont consommées en service et dans lesquels les électrodes 5 doivent être continuellement introduites dans le four ou autre équipement où on les utilise. Afin de faciliter cette alimentation continue, ou perce de façon appropriée les tronçons d'électrode et on les taraude à chaque extrémité de façon à assurer un moyen d'assemblage 10 grâce à un raccord double mole de même dimension des deux côtés qui est fileté et dont les parties saillantes sont complémentaires des cavités réceptrices des électrodes. De cette manière on peut réunir une nouvelle électrode à l'électrode qui se consomme en introduisant un raccord double mâle dans le trou taraudé 15 de l'un des deux tronçons d'électrode, soit le nouveau tronçon d'électrode soit le tronçon partiellement consommé, puis en unissant l'ensemble composite formé par le tronçon d'électrode et par le raccord double mâle à l'autre tronçon d'électrodé. Ces raccords doubles inâles et les trous taraudés correspondants 20 percés dans les cronçons d'électrode peuvent présenter des côtés filetés qui sont parallèles à l'axe du raccord double mâle. Il est généraletaanr. plus intéressant toutefois de donner une forme conique au raccord double mâle de façon à ce que son diamètre le plus grand se trouve en son centre et soit également 25 situé dans le plan de contact entre les deux tronçons d'électrode. On visas ce raccord double mâle en 1 ' emboîtant dans un troc, borgne taraudé"complémentaire ou cavité réceptrice du tronçon d'électrode, la partie de petit diamètre ou base du raccord double mâle pénétrant le plus loin dans le corps de l'électrode. Lors du 30 filetage des raccords doubles mâles filetés utilisés pour réunir deux tronçons d'électrode, la profondeur de filet est généralement la même qu'elle soit mesurée au niveau des extrémités de petit diamètre ou bases ou qu'elle soit mesurée au centre de grand diamètre. Il est également habituel que, dans la jonction assemblée, 35 chaque filet présente un flanc porteur qui est plus près du centre géométrique du raccord double mâle, et un flanc non porteur qui est opposé au flanc porteur. (Autrement dit le flanc non porteur est le flanc le plus proche des extrémités du raccord double mâle et le flanc porteur est le flanc le plus proche du centre géométri-40 que du raccord double mâle, et c'est la façon dont on définit ces 72 03472 2 2124392 flancs dans la présente invention). Sur le flanc porteur s'exercent généralement la plus grande partie, sinon la totalité, des contraintes à la compression entre le raccord double mâle et les tronçons d'électrode. 5 Dans ce type de jonction, la moitié qui est assemblée en premier lieu présente généralement peu ou pas de jeu sur le flanc non porteur, tandis que le jeu est maximal au niveau du flanc non porteur de la seconde moitié assemblée. Dans ces jonctions, il était également fréquent jusqu'ici 10 que les deux tronçons d'électrode se desserrent et se détachent des raccords doublesmâlesde jonction ce qui provoquait fréquemment des pertes de puissance élevées et/ou des pertes de graphite, par suite de l1augmentation des résistances électriques au niveau des jonctions et/ou du dévissage complet d'un tronçon. 15 d'électrode qui tombait dans le bain de métal au fond du four. On a-reconnu la nécessité de répartir de façon plus uniforme les différences de jeux précitées afin de réduire les contraintes thermiques ou de s'y opposer, ces contraintes thermiques se produisant par suite du manque de place permettant la dilatation, 20 et entraînant une fissure dans la jonction; et les hommes de.l'art ont proposé diverses méthodes pour réaliser une répartition pratiquement uniforme des jeux des filets. Ainsi ce problème et les diverses solutions proposées pour le résoudre sont étudiées dans les brevets E.U.A. Nos 2.970.854, 2.957.716, 3.088.762, 25 3.134.616, 3.140.967, 3.517.954, et 3.517.957,et également dans le brevet allemand 1.091.253. Les difficultés que provoquent le desserrage et/ou le dévissage des tronçons d'électrode qui se détachent du raccord double mêle ont été également signalées, et les brevets E.U.A. 30 Nos 2.510.230, 2.735.705, 2.828.162, 2.862.748 et 3.048.433 préconisent des procédés typiques qu'on a suggérés de façon à venir à bout de ce problème. La présente invention concerne également une répartition plus uniforme des jeux entre les filets du raccord double mâle 35 et les filets des cavités réceptrices des électrodes, et la réduction résultante des tensions thermiques entre un raccord double mâle et les tronçons d'électrode dans lesquels le raccord est vissé, et la présente invention concerne également le serrage plus fort des tronçons d'électrode réunis au raccord double mâle,ce 40 qui rend l'assemblage moins apte au desserrage; enfin la présente 72 03472 3 2124392 invention présente un nouveau mode intéressant permettant de réaliser simultanément chacune de ces conditions ou chacun de ces objectifs. Selon la présente invention, il est fourni un procédé de 5 réalisation d'un pré-assemblage -constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode - à utiliser dans, une jonction d'électrode formée par ledit pré-assemblage et un second tronçon d'électrode, ledit raccord double mâle étant/ fileté et ledit premier tronçon d'électrode comportant une cavité 10 réceptrice taraudée complémentaire qui prolonge vers l'intérieur une de ses faces terminales, procédé qui consiste à percer un trou qui part d'un point de la face terminale d'une des moitiés du raccord double maie pour aboutir en un point de la surface de l'autre moitié du raccord,- à prépositionner dans la cavité récep-15 trice du premier tronçon d'électrode le raccord double mâle "en vissant une de ses extrémités, dont la face terminale est percée d'un trou, dans la cavité réceptrice taraudée de façon à-ménager un espace entre la base du raccord et le fond de la cavité réceptrice du premier tronçon d'électrode, et un jeu axial 20 entre les flancs non porteurs des filets dudit raccord douL-le fileté et les faces opposées des filets de la cavité réceptrice de l'électrode, lesdits flancs non porteurs des filets étant ceux qui sont plus près des extrémités que du centre géométrique du raccord double mâle; à introduire par l'extrémité découverte 25 du trou du raccord double une matière carbonisabie fluide, non gazeuse et chaude en quantité suffisante pour que, dès son introduçtion, elle remplisse. au moins pratiquement complètement l'espace compris entre la base du raccord double mâle et le fond de la cavité réceptrice du premier tronçon d'électrode sans 30 subir de dilatation ultérieure; et à laisser se solidifier pratiquement complètement ladite matière fluide chaude par refroidissement de cette dernière à la température ambiante, ce qui fixe le raccord double dans le premier tronçon d'électrode et ce qui maintient également le pré-positionnement et le jeu axial des filets et laisse de la place pour la dilatation thermique des filets. Reportons-nous aux dessins : La Figure 1 est une coupe verticale d'un pré-assemblage constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode, selon l'invention ; 72 03472 4 2124392 La Figure 2 illustre un équipement auxiliaire, à savoir une machine à centrer qu'on peut utiliser comme moyen de position nement temporaire dans la mise en oeuvre des procédés de la présente invention ou dans la réalisation des pré-assemblages 5 de la présente invention ; Les Figures 3a, 3b, 3c et 3d illustrent des modes de réalisation de quatre orientations différentes des trous percés dans le raccord double mâle, orientations qu'on peut employer dans la présente invention, en dehors de l'utilisation simple ÎO d'un trou central illustré sur les Figures 1 et 2. La Figure 4 illustre un assemblage final dans lequel on emploie le pré-assemblage illustré sur les Figuresl et 2, la jonction étant représentée au début de l'assemblage ; et La Figure 5 est similaire à la Figure 4, excepté qu'elle 15 illustre l'état de la jonction après que la matière carbonisable se soit fondue et se soit écoulée vers le bas dans l'espace compris entre la base du raccord ôjuble et le fond de la cavité réceptrice du tronçon d'électrode du pré-assemblage. Comme le montre la Figure 1, le raccord double mâle 1 20 dont on a dit précédemment qu'il était de préférence de forme conique, est vissé dans un trou taraudé(de conicité correspondante) du tronçon 2 d'électrode. Jlans le raccord double mâle est mënagé un trou central, axial ou longitudinal 8 qui s'étend dans le sens Je la longueur d'une face terminale 6 du raccord double mâle à 25 l'autre face terminale 9. Le raccord double mâle a un grand diamètre de 273 mm, le diamètre du trou longitudinal étant de 28,5 mm et le diamètre du tronçon d'électrode 2 étant de 508 mm. Le raccord double mâle a un pas d'un tiers de pouce, autrement dit trois filets tous les 2,5 cm, et il a une conicité de 1 à 6, 30 c'est-à-dire que son rayon diminue d'un centimètre tous les six centimètres sur la longueur du raccord double mâle en s'éloi-gant du diamètre maximal. Le raccord double mâle est vissé dans la cavité réceptrice jusqu'à ce que son grand diamètre, repéré généralement par le chiffre 3, coïncide approximativement avec 35 le plan de la face 4 du tronçon d'électrode et jusqu'à ce qu'il soit "vissé à la main", autrement dit jusqu'à ce que les filets du raccord double mâle etdeÎ5cavité réceptrice d'électrode soient complètement en prise.On prépositionne alors le raccord double mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode 40 en le dévissant légèrement par exemple d'un huitième de tour 72 03472 5 2124392 (s utre rue ne dit 45°) de façon à ménager un jeu entre les flancs non porteurs des filets dudit racccrd double mâle vissé et de ladite cavité réceptrice taraudée, da lrélectrode. On utilise un moyen de positionnement temporaire tel qu'une machine à 5 centrai- au cours au pré-positionnement du racccrd double mâle. (Des détails supplémentaires seront fournis, à ce sujet avec référence à la Figure 2). On introduit alors ou on refoula dans le trou 8 une matière carbonisable pratiquement non dilatable, fluide,non gazeuse et chaude,en quantité suffisante pour que, 10 dès son introduction, elle .remplisse au mo.ir.s pratiquement complètement l'espace 5 compvis entre la basa 6 du raccord double mâle et le fond 7 de la ca 40 d'électrodes dans un four). 72 03472 . 2124392 On peut également percer un trou 8 désaxé et les façons typiques d'y parvenir sont illustrées sur la Figure 3 (modes de réalisation 3a, 3b et 3c).Sur la Figure 3a l'axe du trou est parallèle à l'axe du raccord double mâle. Sur la figure 3b 5 le trou s'étend, dans le sens de la longueur, d'une face terminale du raccord double mâle à l'autre face terminale, mais le trou forme un angle avec l'axe du raccord double mâle. Sur la figure 3c, le trou part d'un point de la face terminale d'une des moitiés du raccord double mâle pour aboutir en un point 10 de la surface de l'autre moitié du raccord double mâle (comme c'est également le cas des trous des Figures 1, 3a et 3b), mais il n'atteint pas l'autre face terminale du raccord double mâle. En d'autres mots, le trou aboutit sur la surface latérale filetée du raccord double mâle, ce mode de réalisation n'est pas 15 aussi désirable que le mode de réalisation dans lequel le trou aboutit en un point de la face terminale du raccord double mâle, mais cette position représente une position assez intéressante pour 11 introduction de là matièrè fluide chaude dans le que trou et en tant/ ùeile rentre dans le cadre de la présente in-^ 20 vention. Par ailleurs, dans ce mode de réalisation, le point de sortie du trou sur la surface latérale filetée est de préférence plus près de 1'extrémité que du centre du raccord double mâle, mais il est également typiquement à une distance qui représente au moins environ le sixième de la longueur du raccord 25 double mâle comptée à partir de l'extrémité. La Figure 3d illustre l'utilisation de deux trous latéraux ou transversaux 8a et 8b qui coupent le trou longitudinal 8 ou se raccordent à ce trou en formant un angle, ces trous ont typiquement un plus petit diamètre que celui du trou lon-30 gitudinal 8. Les Figures 3a, 3b, 3c et 3d montrent également la position typique de la matière carbonisable contenue dans l'espace 5 et les trous 8 (et 8a et 8b) du pré-assemblage avant que 1'extrémité apparente ou extrémité découverte du raccord double mâle du pré-assemblage soit râu.\ie à un autre 35 tronçon d'électrode. L'invention concerne le "pré-positionnement" du raccord double mâle qui permet de ménager un jeu entre les flancs non porteurs du raccord double mâle et les filets de la cavité réceptrice du tronçon d'électrode, quel que soit le mode 40 de pré-positionnement du raccord double mâle, du moment qu'on 72 03472 7 2124392 effectue les autres opérations du procédé de l'invention. Toutefois, on préfère utiliser un dispositif auxiliaire ou moyen de positionnement temporaire tel qu'une.machine à centrer afin d'assurer un pré-positionnement optimal du 5 raccord double mâle. Le dévissage de 45° du raccord double mâle,dans le mode de réalisation qu'on vient de décrire,est satisfaisant dans le cas d'un raccord double mâle qui a le pas et la conicité définis ci-avant. Dans un sens plus général, le nombre de 10 degrés dont on dévisse le raccord double mâle dépend du pas et de la conicité du raccord double mâle, car le jeu entre les filets est fonction de ces deux variables. Pour des raccords doublesmâles standard ayant un pas de un tiers de pouce et une conicité de 1 à 6, le nombre de degrés dont on dévisse le 15 raccord est typiquement compris entre environ 45° et environ 90°; dans le cas de raccords doublesmêlesstandard dont le pas est d'un quart de pouce (4 filets tous les 2,5 cm) et dont la conicité est de 1 à 6, le nombre de degrés dont on doit dévisser le raccord a une valeur qui est typiquement comprise entre 20 environ 60° et environ 135°). Dans le mode de réalisation de la Figure 2, cette machine à centrer est illustrée et sert à pré-positionner le raccord double mâle dans la cavité réceptrice de l'électrode et à ménager un jeu axial entre les flancs non porteurs des filets du 25 raccord double mâle et les filets intérieurs du tronçon d'électrode taraudé dans lequel on visse le raccord double mâle. La machine à cen'cr-'r comprend une plaque taraudée 18 qui est vissée sur une extrémité du raccord double mâle 1. Des roues pivotantes 19 sont couplées, par l'intermédiaire de 30 trous ménagés dans la plaque de positionnement, à des cylindres pneumatiques 17 ayant un alésage de 38 mm. On utilise typiquement trois roues pivotantes et trois cylindres pneumatiques, les roues pivotantes étant séparées de façon à former un triangle équilatéral adossé à la face 4 du tronçon 2 d'électrode. 35 Une source d'air (non représentée) fournit de l'air sous- pression aux cylindres pneumatiques 17. La disposition est telle que les roues pivotantes 19 appuient sur la face du tronçon d'électrode dans un sens donné, tandis que la plaque taraudée 18 tire le raccord double mâle 1 dans le sens opposé, ce qui 40 applique ainsi une pression ou force axiale sur le raccord double 72 03472 8 2124392 mâle et pré-positionne le raccord double mâle dans la cavité réceptrice taraudée du tronçon d'électrode, et ce qui ménage ainsi un jeu entre les flancs non porteurs 13 des filets du raccord double mâle et les filets du tronçon d'électrode. 5 (Les directions axiale ou "longitudinale"(a) et transversale ou "perpendiculaire" (b) sont représentées sur la Figure 1). Dans l'étude suivante de la réalisation d'un pré-asseiriblage - constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode - on décrit en outre le mode de réalisation 10 de la Figure 2. Le trohçon d'électrode et le raccord double mâle ont les mêmes dimensions que celles mentionnées avec référence à la Figure 1, et il en est de même du diamètre du trou longitudinal 8. Le raccord double mâle 1 est "vissé à la main" dans la cavi- 15 té réceptrice taraudée du tronçon 2 d'électrode,(autrement dit les filets du raccord double mâle et de la cavité réceptrice sont complètement en prise). La machine à positionner précitée est alors raccordée à l'ensemble par uneplaque taraudée 18 qui a 5 cm d'épaisseur sur l'extrémité libre du raccord double 20 mâle. On met alors en marche la machine à positionner en amenant la pression d'air de chacun des cylindres pneumatiques de 2 2 1,2 kg/cm à 14 ^g/cm . (Les roues pivotantes 19 sont en contact avec la face 4 du tronçon 2 d'électrode). En agissant ainsi, on exerce une force axiale sur le raccord double mâle dans un 25 sens qui l'éloigné du tronçon d'électrode. Alors que cette force axiale continue à s'exercer, on dévisse de 45° le racccrd double mâle, ce qui ménage un jeu entre les flancs non porteurs 13 des filets du raccord double mâle et les flancs opposés des filets de la cavité réceptrice du tronçon 2 de l'électrode 30 et ce qui pré-positionne ainsi le raccord double mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode. Cette pression axiale fait également rester les flancs porteurs 11 des filets du raccord double mâle (c'est-à-dire les flancs les plus proches du centre géométrique du raccord) en contact direct et étroit 35 avec les filets correspondants de la cavité réceptrice de l'électrode. On chauffe à 200°C du brai de goudron de houille dont le point de fusion est de 100°C, et on injecte une quantité mesurée de ce fluide fondu chaud dans le trou longitudinal 8 et dans la cavité ou espace 5 comprise entre la base 6 du 40 raccord double mâle et la base ou fond 7 de la cavité réceptrice 72 03472 9 2124392 du tronçon d'électrode. On emploie une quantité suffisante de brai de façon à ce que, dès son introduction et sans que le brai subisse une quelconque dilatation ultérieure, il remplisse pratiquement tout 1'espace 5 et une grande partie de la hauteur 5 du trou longitudinal 8, jusqu'à un niveau tel que celui représenté sur la Figure 1. On maintient le pré-assemblage constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode dans une position fixe jusqu'à ce que le brai fondu refroidisse pratiquement à la température ambiante, ce qui provoque la 10 solidification du brai, après quoi on détend la pression et on retire la machine à centras:. (Une durée de refroidisse ment typique est comprise entre 5 et 10 minutes). Le brai se solidifie à une température qui est sensiblement la même que son point de fusion. La position spécifique (position flottante) 15 du raccord double mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode, préalablement réalisée par la machine à «©ntrwfr, est maintenue par la solidification du brai gui fixe également solidement le raccord double mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode. Le pré-assemblage se trouve ainsi dans 20 3.'état désiré pouc son emploi ultérieur dans une jonction d'électrode formée par la réunion du pré-assemblage à un second tronçon d'électrode. Le danger évident d'expédier un pré-assemblage constitué p?>r un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode 25 est la possibilité de détérioration pendant le transport. On peut surmonter cet inconvénient dans la présente invention en protégeant toute la partie filetée usinée exposée ainsi que les faces terminales du raccord double mâle (et également les faces des tronçons d'électrode) par une enveloppe appropriée, 30 telle que la résine expansée de polyuréthane moulée. La partie opposée du tronçon d'électrode du pré-assemblage, à savoir la partie taraudée peut également être protégée par une enveloppe terminale standard, par exemple par un carton fixé par un ruban adhésif. Ces enveloppes sont naturellement retirées au 35 moment où l'on réunit le pré-assemblage à l'autre tronçon d'électrode de la jonction. On réunit le pré-assemblage à un second tronçon d'électrode, comme le montre schématiquement la Figure 4. On y parvient en vissant l'extrémité en saillie du raccord double mâle dans la 40 cavité réceptrice du second tronçon d'électrode jusqu'à ce que 72 03472 10 2124392 les faces terminales des deux tronçons réunis par le raccord double mâle soient en contact plan contre plan. Il faut noter que la jonction est représentée telle qu'elle vient d'être faite et que le pré-asseniblage constitué par le tronçon d'é-5 lectrode 2 et le raccord double mâle 1 est à la partie supérieure de la jonction et que le second tronçon 20 d'électrode auquel est réuni le pré-assemblage se trouve à la partie inférieure de la jonction. Cette position des deux tronçons d'électrode l'un par rapport à l'autre est essentielle si l'on 10 désire que les jonctions soient réussies selon la présente invention. Le second tronçon d'électrode auquel est réuni le pré-asseniblage est l'électrode supérieure dans la colonne d'électrodes destinée à un four à arc électrique, avant cette étape de vissage après laquelle naturellement le tronçon d'électrode 15 du pré-asseniblage devient l'électrode supérieure de la colonne. La réalisation de la jonction et les positions des deux tronçons d'électrode l'un par rapport à l'autre s Appliquent aux techniques d'assemblage aussi bien "dans le four" que "hors du four". La matière carbonisable contenue dans l'espace 5 et dans le trou 20 8 de la Figure 4 se trouve encore à l'état solidifié et n'a pas encore fondu. Lorsqu'on chauffe la jonction ainsi réalisée, comme c'est le cas lorsqu'on utilise cette jonction dans une colonne d'électrodes d'un four pour fabrication d'acier, la jonction 25 atteint d'abord une température qui est suffisamment élevée pour faire fondre le brai et ainsi provoquer un écoulement vers le bas d'une partie de ce brai qui passe d'un espace libre 5 par un trou 8 vers un espace libre correspondant 5a compris entre l'autre extrémité du raccord double mâle 1 et le fond 30 de la cavité réceptrice du tronçon 20 d'électrode. (Dans le mode de réalisation de la figure 3c le brai continuerait à s'écouler vers l'espace libre inférieur, même si l'extrémité de sortie du trou aboutissait aux filets du raccord double mâle et non pas à l'autre face terminale du raccord double mâle). 35 Lorsque le brai fond ainsi dans ce mode de réalisation, la plus grande partie de ce dernier s'écoule dans l'espace libre 5a, mais une partie reste également dans l'espace libre 5, en particulier à la périphérie de celui-ci. Lorsqu'on chauffe encore la jonction, le brai dans les deux espaces libres se 40 solidifie et se carbonise, ce qui bloque ainsi le raccord 72 03472 2124392 double mâle dans chacune des deux cavités réceptrices des tronçons d'électrode réunis. Il existe plusieurs matières qu'on peut utiliser dans la présente invention pour remplir l'espace 5 compris entre la 5 base du raccord double mâle et la base de la cavité réceptrice du tronçon d'électrode afin de faire flotter le raccord double-mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode du pré-asseniblage et de maintenir le raccord double mâle dans une position fixe dans la cavité réceptrice d'électrode et afin 10 également de servir ultérieurement à assembler solidement les tronçons d'électrode et le raccord double mâle, lorsque le pré-asseniblage est incorporé dans une jonction d'électrode èt qu'on chauffe la jonction au cours du fonctionnement. Les brais et les goudrons sont particulièrement appropriés. 15 Quel que soit le cas, la matière à utiliser doit être solide à la température ambiante, et également de préférence jusqu'à une température d'au moins environ 50°C, doit facilement fondre ou s'écouler sous forme d'un fluide non gazeux lorsqu'elle est chauffée, et de préférence à une température 20 relativement bas 3e telle qu'une température comprise entre environ 100°C et environ 150°C), (de fa.çon à ce qu'on puisse facilement l'utiliser dans la préparation du pré-assemblage et également plus tard dans la préparation de la jonction d'électrode); ce doit être une matière qui se resolidifie 25 lorsqu'elle est refroidie à la température ambiante, et de préférence au moment où elle atteint une température voisine de 80°C); ce doit être une matière qui est carbonisable (c'est-à-dire une matière qui laisse une quantité importante de résidu carboné par chauffage, si bien qu'elle peut jouer son rôle 30 de blocage dans la préparation de la jonction d'électrode lorsqu'on chauffe la jonction à une température suffisamment élevée pour refondre la matière puis pour la carboniser); et ce doit enfin être une matière qui ne subit pas de dilatation appréciable, comme les matières du type "expansible", lorsqu'elle 35 passe de l'état liquide à l'état solide (de façon "à ce que son volume ne change pas de façon importante lorsque la matière repasse de l'état solide à l'état liquide au moment où l'on chauffe la jonction d'électrode en cours de fonctionnement). Les matières préférées contiennent des quantités impor-40 tantes de brai, telles que tous les types de brai, ou des 72 03472 12 2124392 combinaisons de brai et de "fleur" de carbone, ou du brai mélangé à des quantités mineures d'agrégat de carbone et de plastifiant, par exemple un mélange constitué par au moins environ 50 parties de brai et jusqu'à environ 50 parties d'agré-5 gat de carbone, de préférence de la fleur de carbone, le terme "fleur" désignant typiquement une matière dont la granulométrie est telle que la totalité des particules ont une taille inférieure à 833 microns, 1% au maximum des particules ayant une taille supérieure à 417 microns, et 50 à 55% d'entre elles 10 ayant une taille inférieur à 74 microns. Le brai peut être soit un brai de goudron de houille ou une poix de pétrole. Par "agrégat de carbone" on entend toutes les matières formées de particules de graphite à l'état finement divisé (particules préférées), de particules de coke de pétrole brut ou calciné 15 à l'état finement broyé, de particules et de mélanges de particules de charbon finement broyées, l'agrégat de carbone ayant également de préférence une granulométrie maximale de 1,6 mm. Les matières peuvent également contenir un pourcentage mini-20 me de plastifiant, comme jusqu'à environ 5% en poids de la matière carbonisable ou brai, afin de produire un pré-assemblage moins fragile, parmi les matières typiques qu'on pourrait utiliser comme plastifiants, citons l'acide stéarique, le pétrole lampant, les goudrons et les brais à point de fusion inférieur, 25 etc. Lorsqu'on réunit un pré-asseniblage constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode, tel que décrit ici, à un second tronçon d'électrode d'une*colonne d'électrodes pour four à arc électrique, le raccord double mâle 30 de la jonction résultante à trois éléments (à savoir deux tronçons d'électrode et un raccord double mâle dont chacune des deux moitiés est vissée dans les deux tronçons d'électrode) est placé de telle façon que le jeu axial est réparti de façon sensiblement uniforme entre les flancs non porteurs des filets 35 des deux moitiés du raccord double mâle vissé dans les deux cavités des deux tronçons d'électrode de la jonction finale, tandis que dans la technique antérieure on rencontrait un problème courant et insoluble : il n'y avait pas de jeu au niveau du flanc non porteur des filets de la moitié du raccord 40 double mâle assemblée en premier lieu et au contraire un jeu 72 03472 13 2124392 maximal au niveau du flanc non porteur des filets de la seconde moitié du raccord double assemblé. En conséquence on observe un abaissement des contraintes thermiques entre le raccord double mâle et les tronçons d'électrode dans les-5 quels le raccord est vissé, avec pour conséquence qu'il y a une réduction de degré de scindement et de la rupture de la jonction en cours du fonctionnement du four. Donc l'effet net du positionnement ou de l'équilibrage du raccord double mâle dans la jonction est le suivant - il y 10 a moins de pannes mécaniquës ou de défaillances dans le fonctionnement du four. Il y a également d'autres avantages inhérents à la réalisation des pré-assemblages constitués par un raccord double mâle et un tronçon d'électrode et aux jonctions selon la présente invention. Par exemple on supprime 15 pratiquement la possibilité de desserrage du tronçon taraudé d'électrode vissé dans les cavités réceptrices par suite de la charge plus uniforme des filets dus au positionnement du raccord double mâle. Par ailleurs la même matière qu'on utilise dans la préparation du pré-asseniblage permet de bloquer la jonction 20 dans une position déterminée lors de son utilisation dans le four, ce qui empêche ultérieurement le désasseniblage de la jonction d'électrode; le procédé de cette invention joue ainsi deux rôles distincts, alors que dans la technique antérieure il fallait deux solutions distinctes pour résoudre ces deux 25 problèmes . (a) équilibrage du raccord double mâle? et (b) fixation du raccord double mâle dans les cavités réceptrices des tronçons d'électrode. Comme on l'a indiqué avec référence à la Figure 3d, l'uti- ou lisation possible d'un trou/de plusieurs trous dans le raccord 30 double mâle, outre le trou longitudinal illustré sur les dessins, entre également dans le cadre de l'invention. Ce ou ces trous peut (peuvent) être par exemple percé (a) dan3 le raccord double mâle dans l'une ou les deux extrémités de ce dernier et se raccorder sous un certain angle au trou qui 35 s'étend longitudinalement dans le raccord double ou alors couper ce trou longitudinal; ou alors ce trou ou ces trous peuvent prendre la forme d'une fente ou de fentes à la surface du raccord double mâle et s'étendre dans le sens longitudinal du raccord double mâle depuis un point ou des points très voisins 40 du grand diamètre et aboutir à l'une des extrémités du raccord 72 03472 14 2124392 double mâle de façon à communiquer avec l'espace libre compris entre la base du raccord double mâle et le fond de la cavité réceptrice du tronçon d'électrode. Ce trou ou ces trous supplémentaires ou encore cette fente ou ces fentes supplémen-5 taires peuvent parfois être souhaitables afin d'accroître la résistance mécanique de la jonction entre le raccord double mâle et le (s) tronçon (s) d'électrode auquel (auxquels) il est réuni, en particulier dans les cas où les besoins de désasseiribler le raccord double mâle d'un ou de deux des tronçons 10 d'électrode auquel il a été réuni ont peu de chance de se produire . Un autre avantage de la présente invention est que, si pour une quelconque raison on désire dévisser un des tronçons d'électrode du raccord double mâle (après carbonisation), on 15 peut y parvenir facilement ou de façon réglable grâce à certains des modes de réalisation en utilisant des pressions de desserrage du même ordre de grandeur ou de3 pressions légèrement plus élevées que la force de serrage de la jonction. Dans le cas de la plupart des jonctions de la technique antérieure, on ne 20 pouvait pas y parvenir sans provoquer des détériorations mécaniques ou la destruction de l'un ou de plusieurs des éléments réunis. 72 03472 15 2124392 REVENDICATIONS 1. Procédé de réalisation d'un pré-assemblage -constitué par un raccord double mâle et un premier tronçon d'électrode - à utiliser dans une jonction d'électrode formée par ledit pré- 5 assemblage et un second tronçon d'électrode, ledit raccord double mâle étant fileté et ledit premier tronçon d'électrode comportant une cavité réceptrice taraudée complémentaire qui prolonge vers l'intérieur une de ses faces terminales, procédé qui consiste à percer un trou qui part d'un point de la face terminale d'une 10 des moitiés du raccord double mâle pour aboutir en un point de la surface de l'autre moitié du raccord double mâle, et à pré-positionner dans la cavité réceptrice du premier tronçon d'électrode le raccord double mâle en vissant une de ses extrémités, dont la face terminale est percée d'un trou, dans la 15 cavité réceptrice taraudée de façon à ménager un espace entre la base du raccord et le fond de la cavité réceptrice du premier tronçon d'électrode, et un jeu axi?.l entre les flancs non porteurs des filets dudit raccord dovble fileté et les faces opposées des filets de la cavité réceptrice de l'électrode, lesdits 20 flancs non porte-irs des filets étant ceux qui sont plus pr-^s des extrémités que du centre géométrique du raccord double mâle, procédé caractérisé en ce que : on introduit,par l'extrémité découverte du trou du raccord double, une matière carbonisable fluide, non gazeuse et chaude en quantité suffisante pour que, 25 dès son introduction, elle emplisse au moins pratiquement complètement l'espace compris entre la base du raccord double mâle et le fond de la cavité réceptrice du premier tronçon d'électrode sans subir de dilatation ultérieure ; et on laisse se solidifier pratiquement complètement ladite matière fluide chaude en la 30 refroidissant à la température ambiante, ce qui fixe le raccord double dans le premier tronçon d'électrode et ce qui maintient également le pré-positionnement et le jeu axial des filets et laisse de la place pour la dilatation thermique des filets. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait 35 qu'on pré-positionne le raccord double mâle dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode à l'aide d'un moyen de positionnemafc amovible,et qu'on retire ledit moyen de positionnement amovible du raccord double mâle après avoir pré-positionné solidement ledit raccord double mâle dans la cavité du tronçon d'électrode. 40 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait 72 03472 16 2124392 que le moyen de positionnement amovible comprend une machine à centrer. 4. Procédé selon la revendication 1,2 ou 3, caractérisé par le fait que le trou s'étend longitudinalement d'une face 5 terminale du raccord double mâle à l'autre face terminale. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la matière carbonisable fluide et chaude comprend une quantité importante de brai. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait 10 que la matière carbonisable fluide et chaude est constituée par un mélange de brai et de quantités mineures de plastifiant et d'agrégat de carbone. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la quantité de matière carbonisable 15 fluide et chaude employée et introduite par l'extrémité découverte du trou du raccord double mâle est suffisante pour emplir pratiquement complètement, avant de se refroidir, le trou du raccord double mâle ainsi que l'espace compris entre la base du raccord double mâle et le fond 'de la cavité réceptrice 20 du tronçon d'électrode. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'on serre à la main le raccord double mâle en l'enfonçant le plus profondément possible dans la cavité réceptrice du tronçon d'électrode puis qu'on le desserre légèrement 25 de façon à ménager le jeu axial des filées. 9. Procédé selon l'une quelconque des reverdications 1 à 8, caractérisé par le fait que la partie filetée saillante et la face du raccord double mâle à l'une des extrémités du pré-assemblage sont protégées par une enveloppe. 30 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en œqaïLœmpreit;; ïc vissage de îî partie saluante cte reccoxd double mâle dans la cavité réceptrice d'un second tronçon d'électrode jusqu'à ce que les faces terminales des deux tronçons réunis par le raccord double mâle soient plan contre plan, ledit second tronçon 35 d'électrode étant l'électrode supérieure dsune colonne d'électrodes destinée à un four à arc électrique/ et le chauffage de la jonction d'électrode de façon qu'une partie de la matière carbonisable pratiquement solide commence par se fluidifier et s'écouler vers le bas, depuis l'espace dans lequel on l'a 40 introduite et solidifiée, . par le trou du raccord double mâle, 1 ? 034 2 17 2124392 vers l'espace compris entre l'extrémité opposée du raccord double mâle et le fond de la cavité réceptrice du second tronçon d'électrode, après quoi la matière carbonisable se solidifie et se carbonise, ce qui bloque le raccord double mâle dans 5 chacune des cavités réceptrices des tronçons d'électrode réunis.