La présente invention concerne les stabilisateurs optiques destinés à supprimer les effets d'un déplacement angulaire accidentel de systèmes à lentilles ou d'objectifs. Plus précisément, elle concerne un système optique comprenant une ou plusieurs lentilles supportées et déplacées par un fluide et assurant la sta bilisation de la déviation de la lumière par déplacement de valeur égale et de sens opposé au déplacement angulaire accidentel de l'objectif. On comilit des stabilisateurs optiques comportant des éléments qui se déplacent par rapport au chemin optique. Par exemple, de tels dispositifs déplacent un élément par rapport à un second de manière que la déviation combinée des deux modifie la direction dune quantité égale et de sens inverse à la modification produite par le déplacement angulaire accidentel. La totalité en pratique des stabilisateurs connus de ce type comprend des lentilles portées et déplacées mécaniquement. De tels éléments nécessitent des mécanismes complexes à iner tie, par exemple des gyroscopes, des éléments montés sur des cardans et QnRlogues, pour assurer la compensation voulue du déplacement des éléments. De tels mécanismes complexes comprennent des bielles qu'on ne peut disposer qutautour du chemin optique de l'instrument au prix de difficultés considérables. De plus, ces éléments à iner tie, associés aux sources auxiliaires d'alimentation, aux moteurs et autres éléments nécessaires, donnent au train de lentilles et au carter du stabilisateur une masse considérable, ce qui limite sérieusement leur application. De plus, les gyroscopes nécessitent un équilibraae comateux et précis des rotors. Btinvention concerne la mise en oeuvre d dtun circuit de fluide semple qui déplace une ou plusieurs lentilles flottantes par rapport à un chemin optique. Un bain transparent de fluide est délimité dans un carter par un circuit. Celui-ci recoupe sur une partie de sa longueur l'axe optique dtun objectif. La ou les lentilles flottent dans le bain de cette partie. Des parois transparentes sont fixées au carter et permettent le passage de la lumière le long de l'axe optique et à travers la ou les lentilles supportées. Le bain de fluide déplace la ou les lentilles supportées en assurant la compensation des déviations accidentelles du faisceau traversant l'objectif lorsque les éléments optiques et le circuit de fluide satisfont à la relation suivante dans laquelle P est le périmètre du circuit de fluide A est la surface entourée par le périmètre du circuit de fluide dans un plan comprenant l'axe optique et parallèle à la direction de l'écoulement du fluide dans la partie dans laquelle est supportée la lentille, al est la surface du circuit de fluide au voisinage de la ou des lentilles supportées, en fonction de ladite partie du périmètre p, a p est la section du circuit de fluide exprimée en fonction du périmètre p, l./f est la puissance de la ou des lentilles qui flot c tent, exprimée sous forme de la longueur focale dtaddition, et E est une constante qui dépend de tout le système optique précédant la ou les lentilles qui flottent. Un avantage d'un tel stabilisateur est que le système hydraulique de support n'a pratiquement aucun coefficient statique de frottement et en conséquence donne un déplacement immédiat de compensation de la ou des lentilles pour des déplacements angulaires infimes de l'objectif. Un autre avantage est que le bain de fluide amortit les mouvements et protège la ou les lentilles supportées de façon neutre, Si bien que objectif stabilisateur est isolé et insensible à pratiquement tous les déplacements autres que le déplacement angulaire accidentel indésirable. L'invention a aussi pour avantage de permettre l'association de l'élément optique supporté à un champ de rappel, mécanique ou magnétique, destiné à donner un grand champ au système stabilisateur. Un objectif fixé au carter coopère avec l'élément optique qui flotte pour supprimer la courbure de champ des éléments mobiles. L'invention concerne aussi un dispositif comprenant plusieurs circuits de fluide destinés à supporter et déplacer une ou plusieurs lentilles par rapport à l'ase optique, de manière à assurer une compensation du déplacement angulaire accidentel correspondant au mouvement de tangage et de lacet. Un autre avantage de l'objectif de l'invention est qu'on peut inverser le grandissement de la ou des lentilles pour la lu mière qui pénètre, car on peut disposer le circuit de fluide de manière qu'tel se trouve soit en avant, soit en arrière par rapport la lumière reçue a Selon un autre avantage, un circuit de fluide unique peut supporter la ou les lentilles en deux points le long de l'axe optique, et les déplacer l'une par rapport à l'autre de manière à as surer une déviation complémentaire assurant la stabilisation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la deacription qui va suivre, faite en référence aux dessina annexés sur lesquels : la figure la est une coupe de l'objectif de l'invention par un plan parallèle à l'axe optique, et elle montre un carter destiné à délimiter un bain formant deux circuits sécants de fluide, des éléments flottants de lentilles étant portés et délimités à ltin- tersection des circuits la figure lb est une coupe agrandie de la partie voisine des lentilles de la figure 1 ; la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure la et elle représente les passages de chaque circuit hydraulique dans le carter ; ; la figure 3 est une coupe analogue aux figures la et lb et elle représente le stabilisateur incliné, les éléments optiques flottants étant décalés par rapport à l'axe optique dans le bain hydraulique la figure 4 est une coupe d'un autre mode de réalisation de ltinvention constituant un stabilisateur contenant des éléments mobiles de puissance opposée à ceux de la figure 1, les lentilles étant portées à l'autre extrémité du bain sur le trajet de la lumière convergente et focalisée la figure 4b est une coupe agrandie de la figure 4a, au voisinage dea éléments supportés la figure 5 est une coupe agrandie au voisinage des lentilles supportées de la figure 4a, mais elle concerne le stabilisateur incliné, les éléments supportés étant décalés au-dessous de l'axe optique par le bain hydraulique la figure 6 est un diagramme éclaté du champ des éléments de stabilisation de la figure 5, et elle montre la correction de courbure de champ qu'on peut obtenir selon l'invention la figure 7a représente un stabilisateur comportant des éléments mobiles appariés se déplaçant de part et d'autre de mimes circuits de fluide et assurant une déviation stabilisatrice complémentaires de la lumière collimatée la figure 7b est une coupe suivant les lignes 7b-7b de la figure 7a et elle montre la fixation des éléments mobiles par des fils sur lesquels s'exerce une force magnétique de rappel ; et la figure 8 est une coupe d'un mode de réalisation de l'invention ne comprenant pas de lentilles de conditionnement. Les figures la, lb et 2 représentent le stabilisateur de l'invention. Le carter A entoure un bain hydraulique B dans lequel sont supportés des éléments C de lentilles qui flottent. Ces éléments C sont maintenus dans le carter A au niveau du bottier de support D qui empêche le déplacement des lentilles a dans le carter A au-delà de certaines limites prédéterminées. le boiter D est représenté comme ayant des parois latérales délimitées par des lentilles E de conditionnement qui assurent la collimation de la lumière F stabilisée dans l'objectif. Un rappel magnétique assuré par des aimants G maintient les éléments C en position neutre en translation dans le bottier D et assure simultanément le rappel qui permet à l'objectif de couvrir un large champ. En fonctionnement, on monte l'objectif sur des appareils de prise de vues, des télescopes ou des dispositifs analogues (non représentés) de manière à stabiliser la lumière qui pénètre lors des déplacements angulaires accidentels. lorsque lobjectif se déplace angulairement, qu'il s'vagisse de lacet ou de tangage, l'inertie du bain B provoque le déplacement des lentilles C en dehors de la position coaxiale par rapport aux lentilles E. Le déplacement optique des lentilles a provoque une déviation de la lumière qui pénètre en sens opposé et d'une valeur pratiquement égale à la déviation due au déplacement accidentel. Comme on l'a représenté sur les figures la et lb, le carter Â a une section circulaire et des parois externes 14 et internes 15 cylindriques et concentriques. A l'extrémité éloignée des éléments C, les parois 14 sont fermées par une paroi circulaire et transparente 16. De manière analogue, la paroi 15, du c3té opposé aux éléments C, est recouverte d'une paroi circulaire et transparente 17. Les parois 14, 15, 16 et 17 forment les limites d'un bain B formant un circuit autour d'une cavité interne 19 délimitée entre la paroi 17, le boiter D et la paroi 15.Les parois 16 et 17 qui sont transparentes permettent le passage de la lumière incidente y dans le circuit hydraulique à l'intérieur du carter A, vers les éléments C. Habituellement, l'ensemble du carter A est en matière transparente, par exemple en matière plastique ou analogue. On se réfère maintenant plus particulièrement aux figures la, lb et 2 qui montrent que les parois 14 et 15 entourent quatre séparations 20 qui commencent à peu près dans le plan de la paroi 17 et se prolongent vers l'avant, dans la direction du bottier D, de manière à aboutir à la paroi avant 25 du bottier. On a représenté ces passages comme répartis régulièrement autour de l'axe 30 du bottier, à 900 dtintervalle . Les passages délimités par les séparations forment deux circuits hydrauliques séparés 22 et 23. Ces circuits ont des trajets parallèles à l'axe 30 de l'objectif, et des traJets ae recoupant perpendiculairement à l'axe 30 au niveau du bottier D. Le bain B comprend un fluide transparent, de la glycérine, de l'alcool, de liteau ou une matière analogue. Ce bain permet le passage de la lumière et simultanément il a une viscosité relativement faible qui assure que 11 écoulement du fluide assure la compensation des éléments C dans le carter A. De préférence, les parties transparentes du bottier, les éléments et le bain ont des indices de réfraction respectifs qui assurent une aberration chromatique minimale. De plus, on peut choisir la viscosité du fluide pour obtenir un amortissement optimal du système. Les éléments C sont dans le bottier D. Ces éléments 32 et 33 sont chacun en matière à transparence optique, par exemple en matière plastique, en verre ou en matière analogue, et ils sont con caves, par rapport à la partie interne qu'ils délimitent. Ils sont tous deux divergents pour la lumière F. Les éléments C peuvent comprendre deux ou plusieurs lentilles en combinaison. Dans une variante, on peut les combiner de manière à avoir une lentille unique, le seul impératif étant que la puissance globale doit correspondre à la formule donnée plus loin. On colle ou fixe d'une autre manière dans une bague 35 les éléments 32 et 33. La bague 75, par exemple en matière magnétique, a une section en T, dans l'exemple représenté. Elle donne une surface 36 de support pour la fixation de chaque lentille. Une bague 38 de flottaison entoure la bague 95 et comporte un ou plusieurs vides 39 permettant d'ajouter ou de retirer à la masse des éléments C de manière que la flottaison soit neutre dans le fluide. La partie interne délimitée par les éléments C entre les lentilles 32 et 33 peut être remplie d'un fluide transparent. Lorsque l'intervalle délimité entre les lentilles est considérable, on peut souhaiter remplir cette zone de fluide transparent analogue à celui du bain B. Dans une variante, on le remplit d'une matière transparente ou dans certains cas, on fait le vide. De préférence, les éléments C ont leur centre de gravité et leur centre de flottaison qui coincident. Ceci empêche que les éléments oscillent ou se déplacent angulairement dans le bain B lors du déplacement angulaire de l'objectif. La paroi 25 porte une première lentille 41 de conditionnement. De même, la paroi arrière 26 porte une seconde lentille 40 de conditionnement. Celle-ci coopère à la compensation de l'inclinaison du champ du stabilisateur 2 assure la divergence et la convergence de la lumière de manière qu'elle soit collimatée avant et après l'objec- tif. De plus, comme on le verra dans la suite à propos de la figure 6, ces lentilles ont pour rSle de compenser la courbure de champ de l'objectif stabilisateur représenté. On voit que les lentilles 40 et 41 recouvrent les lentilles S2 et 33 des éléments C. Simultanément, les lentilles 40 et 41 forment des parois transparentes du bottier A. Avec cette disposition, les lentilles sont solidaires du bottier D. Dans une variante, les parois du carter A peuvent simplement être planes et transparentes, une ou plusieurs lentilles séparées du bolier dirigeant la lumière de manière qu'elle soit collimatée comme on le veut. Un champ magnétique de rappel maintient les éléments C en position neutre. Ce champ est dd à des anneaux magnétiques externes 44 et 45 fixés aux parois 25 et 26. Les anneaux 44 et 45 ont un diamètre tel qu'ils entourent totalement les éléments C et E en délimitant un trajet par lequel peut passer un faisceau lumineux P. L'anneau magnétique 35 est complémentaire des anneaux 44 et 45 et est fixé aux éléments C. si l'on suppose qu'il n'y a pas de déplacement angulaire, cet anneau est pris dans les champs magnétiques attractifs des anneaux 44 et 45 et déplace les éléments C dans le bain vers une position neutre à l'intérieur du carter A. Il se produit un certain déplacement des éléments C parallèlement à l'axe 30. Habituellement, le champ de rappel tire l'élément voisin de la paroi 25 ou de la paroi 26. On constate que ce dépla cernent a un faible effet global sur le grandissement de l'objectif. la séparation 20 placée à l'extrémité du boftier D empêche aussi le déplacement des éléments C. Les séparations, placées dans l'intervalle compris entre les parois 25 et 26, sont au contact des éléments C lorsqu'ils se déplacent au-delà du bottier D. Il faut noter que le trajet hydraulique délimité à l'intérieur du carter Â a des coins arrondis au raccord des parois. Ceci empêche que le fluide ne -s'écoule de façon turbulente, l'écoulement lami flaire préféré est prévisible du fluide assurant le mouvement de compensation des éléments C en travers de l'axe optique du système. La figure 3 illustre le fonctionnement de l'objectif. Lorsque le boiter pivote d'un anglet3, on veut que la déviation produite par les éléments C sur la lumière soit égale et de sens opposé à la déviation angulaire du bottier.En conséquence, il faut que la déviation optique des éléments C et le déviation hydraulique soient équilibrées selon la relation suivante dans laquelle P est le périmètre du circuit hydraulique, A est la surface entourée par le périmètre du circuit bydraulique projeté dans un plan comprenant l'axe optique et paral lèle b la direction de ltécoulement du fluide dans le segment dans lequel est supporté l'élément de lentilles, a est la surface du circuit de fluide au voisinage des éléments supportes, en fonction de la partie du périmètre r sur laquelle s'étend le segment dans lequel est supporté l'élément, a p est la section du circuit hydraulique total exprimée en fonction du périmètre p, est est la puissance combinée des éléments mobiles, ajoutée suivant la formule K est une constante dépendant de tous les dispositifs optiques précédant les éléments mobiles, f1 étant la distance focale de l'élément 32 et f2 celle de l'élément 33. Des valeurs représentatives des paramètres de plages médianes, faibles et élevées, satisfaisant à l'équation ci-dessus, figurent dans le tableau suivant : Dimensions en unités arbitraires, E étant pris égal à l'unité Profondeur largeur Section de Section de la moyenne du moyenne du la branche branche res circuit de circuit de de la len- tante (fonction f A fluide fluide tille (fonc- de a ) tion de aî? p 1/4 1/4 1/2 1 1/4 1/2 4/5 1 1 2 1/4 1/4 2/3 2 1/4 1/2 i 2 2 i 1/4 1/4 2/3 2 1/4 1/2 8/7 2 L'analyse du déplacement de l'objectif attire plusieurs remarques. D'abord, on préfère que la largeur du circuit hydraulique soit à peu près la même que sa longueur, et que le circuit ait une configuration carrée ou circulaire parallèle à l'axe 30. Il faut noter à la vue de ltéquation précédente, que l'allongement du trajet hydraulique ayant tendance à allonger sur la largeur totale du circuit par rapport à sa longueur, soit sa longueur totale par rapport à sa largeur, provoque une augmentation de plus en plus faible du déplacement de la lentille et du fluide lors d'augmentation de la largeur et de la longueur du circuit. Ensuite, on préfère réduire la section du trajet d'écoulement du fluide au voisinage de la lentille supportée. Cette diminution de section provoque une augmentation du mouvement des éléments C pour les petits déplacements angulaires du carter A. Cette augmentation est due à ce que la masse du circuit de fluide délimitée autour du boiter D entraine la masse relativement faible de fluide qui se trouve dans ce bottier.Par exemple, lorsque la section du trajet hydraulique au voisinage du bottier D suivant un quart de ce trajet est égal à la moitié de la section des parties restantes du circuit, la déviation angulaire du bottier provoque un déplacement accru et amplifié de la lentille égal + environ huit sur cinq fois celui qu'on observe lorsque la section du trajet dlécoulement est constant dans tout le circuit. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 473 861 décrit comment diffère la stabilisation d'une image d'un appareil de prise de vues de celle qui est nécessaire pour les dispositifs optiques dtobservation directe, par exemple les binoculaires et analogues. En résumé, dans une stabilisation d'appareil de prise de vues pour laquelle est tirée la relation donnée précédemment, il est nécessaire que la lumière sortant du stabilisateur soit parallèle à l'axe 30. Cependant, dans le cas de la stabilisation optique, il est nécessaire que le rayon central du champ voulu de vision sorte parallèlement au rayon central incident. Pour les dispositifs optiques d'observation directe, l'équation du déplacement de l'ob jectif de l'invention doit entre modifiée de la façon suivante dans laquelle M est le grossissement global du système optique auquel est fixé le stabilisateur, le signe plus concernant l'inversion des systèmes optiques et le signe moins de redressement. En ce qui concerne les figures la et lb, il faut noter que les lentilles dans lesquelles passe le faisceau F sont convergentes, et ont une puissance de 1/fc. De plus, il faut noter que le circuit hydraulique qui provoque le déplacement des lentilles passe entre les éléments C et la lumière qui pénètre. Lorsqu'on met en oeuvre l'invention, en rendant la puissance 1/9 négative et en faisant c passer le reste du circuit hydraulique en arrière des éléments C, il est possible d'assurer la même stabilisation optique. Un tel grossissement négatif et l'inversion du circuit de fluide ap paraissentsur les figures 4a, 4b et 5, qui représentent un exemple concernant la stabilisation de lumière convergente. La lumière traverse d'abord les éléments C, puis la partie restante du circuit du bain B. Il faut noter que les puissances des lentilles sont inversées par rapport à l'exemple des figures la à 3. Les éléments C sont deux lentilles plan-convexes 52 et 53 dont les faces convexes sont voisines l'une de l'autre. Les lentilles sont fixées à des bagues 35, comme décrit précédeemment b propos des figures la, lb et 3. Les surfaces planes de chaque lentille sont tournées vers le bain B. "e bottier D comprend, comme parois latérales, deux lentilles plan-concaves 54 et 55, montées sur les parois 25 et 26 du carter A. Ainsi, les faces planes des lentilles sont tournées vers le fluide du bain. Il faut noter que grâce à la disposition des faces planes des lentilles 52 à 55 du cEté du bain B, la section du circuit hydraulique dans le bottier D reste cEensstante. Celle-ci assure un déplacement rectiligne et uniforme des éléments C dans le carter A qui est directement proportionnel aux déplacements angulaires du stabilisateur. La figure 5 illustre le fonctionnement de cet objectif. On suppose que le bottier pivote d'un angle e, les éléments C se déplacement transversalement à l'axe 30, par rapport aux lentilles E. Le déplacement relatif des éléments C et D provoque la déviation de la lumière passant dans le stabilisateur d'une quantité égale et de signe opposé à celle due à la déviation anlallaire , du moment que le circuit hydraulique et le dispositif optique satisfont à la relation suivante : dans laquelle d est la distance entre l'élément de stabilisation et le plan focal de la lentille 50 et Fobj est la distance focale de la lentille 50. On voit que la relation est équivalente à une constante dans l'équation preceaenre,çles nommes au meubler volent que la mise en place d'autres dispositifs optiques avant la lentille donne dtautres constantes, les paramètres de la relation restant inchangés Par exemple, avec un système afocal, la constante varie en fonction du grossissement. En comparaison du déplacement des éléments C de la figure 3, il faut noter que les éléments C de la figure 5 se déplacent dans le sens opposé. Ce déplacement provient de ce que le circuit hydraulique passe derrière les éléments C par rapport à la lumière F. Il faut noter que le stabilisateur assure ainsi la stabili la sation de/lumière convergente et focalisée. Le dispositif représenté est aussi utilisable pour de la lumière divergente. On constate que, lorsque le stabilisateur travaille en lumière convergente, il est nécessaire d'avoir une déviation supérieure des rayons convergents pour assurer la stabilisation. Inversement, lorsque le stabilisateur travaille en lumière divergente, il est nécessaire d'avoir une déviation plus faible des rayons divergents pour assurer la stabilisation. Le stabilisateur de l'invention a la caractéristique supplémentaire de réduire la courbure de champ lorsque les éléments C sont décalés par rapport aux lentilles E. Une telle correction de la courbure de champ est due au choix de plans focaux cofncidant pour les lentilles voisines des éléments C et E. Par exemple, la lentille 54 de l'ensemble E et la lentille 52 des éléments C ont des plans focaux qui coTncident. De manière analogue, les lentilles 57 et 55 ont des plans focaux coIncidents. Cet effet de compensation apparat mieux dans le schéma éclaté des éléments C et E de la figure 6. Sur cette figure 6, on a représenté la lentille plan-concave 54 avec un plan focal correspondant 64. De façon analogue, la lentille 52 a un plan focal 62. On choisit ces plans focaux de manière qu'ils se recouvrent lorsque les éléments C et la lentille E sont en position neutre coaxiale. Cependant, lorsque les éléments C se décalent par rapport aux lentilles de conditionnement Ei la lentille 52 est décalée par rapport à la lentille 54.Des champs 64 et 62 ne coïncident plus, mais ils se recoupent dans la partie courbe représentée sur la figure 6. De façon analogue, la lentille 53 a un plan focal 63 et la lentille 55 un plan focal 65. On choisit ceux-ci pour outils se recouvrent lorsque les éléments C et les lentilles D sont en position neutre les uns par rapport aux autres. Cependant, lorsque les éléments C se décalent par rapport aux lentilles E, la lentille 53 est décalée par rapport à la lentille 55. Les plans focaux 63 et 65 ne coSncden-t plus, mais ils se recoupent suivant une partie courbe représentée sur 3 figure 6. Si on suppose que la lumière collimatée F1 traverse l'objectif en faisant un angle avec l'axe 30 (depuis en bas à gauche jus quten haut à droite comme représenté sur la figure 6), on voit que les lentilles 54 et 52 coopèrent pour faire diverger cette lumière. Le passage de la lumière collimatée suivant le trajet F1 au niveau de la lentille 54 provoque la divergence de la lumière. De façon analogue, le passage de la lumière dans la lentille 52 provoque sa convergence . Cependant, comme le plan 64 de la lentille 54 se trouve en avant du plan 62 de la lentille 52, la propriété de divergence de la lentille 54 prédomine et la lumière passant dans les lentilles 52 et 53 diverge. La suite de lentilles 53 et 55, du fait de la disposition des plans focaux respectifs, assure un effet de convergence sur la lumière divergente suivant le trajet F1, cet effet est à peu près égal et oppose à celui produit par les lentilles 54 et 52. Cet effet fait converger la lumière et la laisse pratiquement coflimaté e. On suppose que la lumière divergente comprise entre les lentilles 52 et 53 passe dans la lentille 53 suivant le trajet F1, et on constate que les lentilles 53 et 55 coopèrent pour faire converger cette lumière. le passage de la lumière divergente suivant le trajet Pi au niveau de la lentille 53 provoque la convergence de la lumière. De façon analogue, le passage de la lumière dans la lentille 55 provoque sa divergence. Cependant, comme le plan 63 de la lentille 53 se trouve en avant du plan focal 65 de la lentille 55, la propriété de convergence de la lentille 53 prédomine et la lumière est collimatée. Une analyse de la lumière collinatée passant suivant le trajet P2 donne des résultats analogues, mais la lumière entre les lentilles 52 et 53 converge, puis diverge par passage dans les lentilles 53 et 55. lorsque la lumière collimatée suit le le trajet B2 la lentille 54 la fait diverger. Inversement, le passage dane/ltentille 52 la fait converger. Cependant, comme le plan focal 64 de la lentille 54 se trouve derrière le plan focal 62 de la lentille 52, la propriété de convergence de la lentillc 52 prédomine et la lumière passant entre les lentilles 52 et 53 est convergente. Les lentilles 53 et 55, étant donné leur plan focal fournissent un effet de divergence sur la lumière convergente suivant le trajet F2 entre les lentilles 52 et 53, cet effet étant pratiquement égal et de sens opposé à celui produit par les lentilles 54 et 52. Si on suppose que la lumière convergente passant entre les lentilles 52 et 53 traver cette dernière suivant le trajet F2, on voit que les lentilles 53 et 55 coopèrent pour faire converger cette lumière. Comme le plan focal 63 de la lentille 53 se trouve en arrière du plan focal 65 de la lentille 55, la propriété de divergence de la lentille 53 prédomine et la lumière est à nouveau collimatée. Il est possible de réaliser un stabilisateur selon l'invention ayant deux éléments mobiles, chacun corrigeant une partie de la déviation provoquée par le déplacement angulaire accidentel. Les figures 7a et 7b illustrent un tel double stabilisateur. Sur la figure 7a, un carter A entoure un bain B ayant deux élément s C1 et C2 supportés par flottaison. Les éléments C1 sont délimités dans le bottier D1 sur le trajet de la lumière incidente F alors que les éléments C2 sont supportés dans un bottier D2 sur le trajet de la lumière F après sa déviation par les éléments C1. Des éléments C1 et C2 sont portés par le m8me bain B circulant dans le carter A. Les éléments C1 sont de configuration identique à ceux des lentilles déjà décrites à propos des figures 4a et 4b. Par exemple, une bague 70 est fixée à deux lentilles plan-convexes 71 et 72. Les lentilles de conditionnement E comprennent deux lentilles planconcaves 73 et 74. Lorsque le carter A dévie angulairement, le déplacement des éléments C1 steffectue de manière analogue à celle qu'illustre la figure 5. Les éléments C2 ont une configuration inverse de celle des figures 4a et 4b et ont une puissance analogue à celle des lentilles des figures la à 3. Par exemple, une bague 80 est fixée à deux lentilles plan-concaves 81 et 82. Les lentilles E de condi tionnement comprennent deux lentilles plan-convexes 73 et 74. Lorsque le carter A dévie angulairement, le déplacement des éléments C2 se produit de manière analogue à celle qu'illustre la figure 3. fl faut noter que, comme dans le cas de la configuration des figures 4a, 4b et 5, toutes les surfaces planes des lentilles sont exposées au fluide. Ceci assure que la section d'écoulement du fluide est constante, les éléments C1 et C2 se déplaçant de façon rectiligne par rapport au boftier D1 et D2 en proportion du ddplacement angulaire du carter A. Lors du fonctionnement, les éléments Ci et C2 assurent ensemble la déviation de la lumière traversant le stabilisateur, le circuit hydraulique et les éléments supportés satisfaisant à la formule dans laquelle : 1/fui est la puissance combinée des éléments de C1, c1 1/fic est la puissance combinée des éléments de C2 2 a1 t est la section du circuit hydraulique au voisinage des éléments C1, et al 2 est la section du circuit hydraulique au voisinage des éléments C2 est une constante dépendant des systèmes optiques précédant les premiers éléments mobiles, et est une constante dépendant des dispositifs opti précédant les seconds éléments mobiles. Des valeurs représentatives des plages moyennes, inférieures et supérieures à des paramètres,satisfaisant à l'équation cidessus apparaissent dans le Tableau suivant Dimension en unités arbitraires, Ki et K2 étant pris égaux à l'unité Profondeur Largeur I Section de Section de moyenne du moyenne la branche la branche circuit de du cir- de lentille restante fc = fluide cuit de (fonction (fonction - - fc2 A fluide de al) de a ) 1 1 1/4 1 1 1/4 1/2 4/3 1 1 2 1/4 1/4 4/7 2 1/4 1/2 8/5 2 2 1 1/4 1/4 4/3 2 1/4 1/2 2 2 qui Les éléments C1 et C2/sont supportés par un seul circuit hydraulique présentent un avantage supplémentaire. Par exemple, on peut utiliser le stabilisateur dans des conditions où le fluide du bain B peut avoir une température et en conséquence un poids spécifique qui varient.Lors d'une telle variation, les éléments C1 - et C2 ont tendance à tomber par rapport aux lentilles E1 et on peut les équilibrer avec précision, les éléments C2 plongeant d'une quantité correspondante par rapport aux lentilles E2. Cette descente de lentilles peut provoquer une déviation de compensation des deux éléments C, si bien que la lumière F qui traverse le système est stabilisée comme dans le cas où il n'y a pas de variation de poids spécifique. Les figures 7a et 7b représentent de plus un procédé différent de supports des éléments Ci et C2 à l'intérieur du bain. Dans les supports considérés jusqu'à présent, des bagues magnétiques 35 associées aux éléments mobiles sont attirées par des anneaux magnétiques 44 et 45 fixés au bottier. Bien que cette disposition assure la prise des éléments mobiles en position coaxiale par rapport aux lentilles de conditionnement, elle présente l'in convénient de provoquer le déplacement de l'élément C vers l'une ou l'autre des lentilles de conditionnement,, Bien qu'un tel déplacement des éléments C le long de l'axe optique ne modifie pas les propriétés du système, il peut introduire un frottement et limiter le déplacement de compensation des dléments C. Cet inconvénient n'existe plus par le mode de réalisation des figures 7a et 7b. Sur la figure 7a, une bague magnétique 90 fixée à l'intérieur du bottier a une polarité magrétique telle qu'elle repousse la matière magnétique de la bague 70. Inversement, la bague magnétique 91 fixée au bottier externe du stabilisateur a une polarité telle qu'elle attire la matière magnétique de la bague 70. On voit donc que l'élément C1 est repoussé vers l'extérieur du boftier. Trois fils souples 94 s'opposent à ce déplacement. Ces fils par 94 sont fixés / une extrémité à des fils métalliques 95 qui dépassent radialement à 1200 d'intervalle autour de l'élément C1. A l'autre extrémité, les fils 94 sont fixés à des fils métalliques radiaux 96 fixés à la paroi 15. Ces fils s'opposent au rappel magnétique et assurent la suspension de l'élément C1 dans le bain. Comme l'élément est supporté entre deux parois du circuit, il n'y a pas de frottement et ainsi le déplacement de l'élément C1 suit le déplacement du bain B pratiquement sans frottement. On a repré senté l'élément i supporté de manière analogue. On se réfère maintenant à la figure 7b qui montre que le carter comprend quatre parois 20 divisant le circuit du bain B en deux trajets séparés. En pratique, on constate que le nombre de circuits n'est pas important, tant que les composants du courant hydraulique se combinent pour assurer la déviation des éléments C suivant les axes X et Y dans le bottier D. 1l faut noter qu'il est possible de réaliser le stabilisateur de l'invention sans lentilles E de conditionnement. La figure 8 représente une telle construction. Sur la figure 8, les éléments C comprennent deux lentilles plan-convexes 101 et 102 fixées dans un anneau analogue à celui qu'on a déja représenté . Chacune des lentilles est montée de manière que sa face plane soit exposée au bain B. On a représenté des lentilles plan-convexes 101 et 102 choisies de manière que leur distance focale combinée coincide avec un plan focal 105 normal à la lumière F pénétrant dans le stabilisateur et recoupant le point central du circuit hydraulique. Comme dans le cas des exemples précédents, le formalisme mathé matique utilisé s'applique à ce système. Bien qu'il assure une simplification de l'invention, le dispositif repr-Jsenté sur la figure 8 présente plusieurs inconvénients. D'abord il est sensible au déplacement des éléments C lorsqu'vil s'approche et s'éloigne du plan 105. Ensuite, la distance focale doit etre relativement importante car les éléments flottants peuvent ne comprendre qu'une lentille unique ou qu'un système simple. Du côté positif, la construction de la figure 8 est insensible à une translation de la lentille dans la mesure ou celle-ci donne des caractéristiques acceptables pour un champ plat. Ceci est dC à ce que la lentille trranslatée a la mtme géométrie en sa position stabilisée, sauf en ce qui concerne la translation de son axe. Ceci n'est pas le cas dans le dispositif de la figure 6. fl faut noter que, comme dans le cas des figures 7a et 7b, la chambre arrière peut aussi comprendre une lentille stabilisatrice qui doit entre négative si l'image primaire donnée par la lentille avant se trouve au-delà de l'arrière du circuit hydraulique. Si l'image primaire se trouve en avant de l'arrière de ce circuit, la lentille arrière doit être convergente. n est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. RhVEWDICATIONS 1. Objectif destiné à se stabIlIser lors de la déviation angulaire apparente de la lumière traversant l'objectif pratiquement suivant l'axe optique, cette déviation étant provoquée par un déplacement angulaire accidentel de l'axe optique, ledit objectif étant caractérisé en ce qu'il comprend un bain de fluide transparent, un carter destiné à délimiter le bain suivant au moins un trajet en recoupant l'axe optique en un point, au moins un dispo sidi! à lentille, un dispositif de support par flottaison équilibrée dudit dispositif à lentille dans le bain audit point d'intersection, de manière que le dispositif à lentille se déplace dans le courant de fluide lors du déplacement angulaire du bottierset un dispositif destiné à rappeler le dispositif à lentille vers ledit point d'intersection. 2. Objectif -selon la revendication 1, caractérisé en ce que le carter délimite des trajets de fluide tels que les compo saatesge l'écoulement se recoupent en deux points communs le long de l'axe optique, et en ce qutil comprend deux dispositifs à lentille, l'un d'eut étant supporté par flottaison équilibrée en l'un des points communs et l'autre à l'autre de ces points. 3. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trajet d'écoulement du fluide est sinueux. 4. Objectif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le trajet d'écoulement de fluide se trouve en avant ou en arrière du point d'intersection. 5. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trajet de la lumière recoupe le bottier qui est transparent seulement au niveau de ladite intersection. 6. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à délimiter le déplacement prédéterminé du dispositif à lentille dans le fluide au niveau dudit point d'intersection. 7. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux trajets de fluide se combinant pour donner au fluide des composantos d'écoulement orthogonales à l'axe optique. 8. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section du trajet de fluide au point d'intrsection est inférieure à celle du mEme trajet er dehors de ce point. 9. Objectif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le dispositif de rappel crée un couple magnétique entre le dispositif à lentille et le carter. 10. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce qui il comprend un dispositif supplémentaire à lentille destiné à focaliser la lumière traversant le premier dispositif à lentille. 11. Objectif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif à lentille comprend/des lentilles de grossissements opposés, et en ce qu'il comprend un dispositif à lentille de conditionnement comprenant deux parois transparentes placées de part et d'autres des lentilles du dispositif à lentille, l'une des parois comprenant une lentille de conditionnement dont le plan focal coDncide avec celui de l'une des lentilles du premier dispositif et l'autre des parois comprend une lentille de conditionnement dont le plan focal coricide avec celui de autre des lentilles du premier dispositif à lentille, lorsque les lentilles du premier dispositif et les lentilles de conditionnement sont coaxiales,