La présente invention concerne d'une façon générale les compositions adhésives auto-collantes solubles dans l'eau, conservant de façon permanente un état collant au toucher, leur utilisation pour la fabrication de rubans adhésifs auto-collants et les rubans ainsi obtenus. Elle concerne, en particulier, les rubans adhésifs auto-collants utilisables pour coller ou jointer le papier, et pouvant être, à l'état de déchets, remis en pâte au cours du processus de fabrication du papier. L'emploi de déchets de papier pour la fabrication de la pâte à papier a pris une importance toujours croissante au cours des dernières années. Les raisons principales en sont la quantité importante de déchets de papier disponibles, le coût relativement faible de sa transformation en pâte à papier et le faible prix initial de cette matière à ltétat de déchets. Comme on peut l'imaginer, les déchets de papier proviennent d'un certain nombre de sources différentes. Toutefois, une source importante résulte du conditionnement continu des feuilles de papier. Lors de l'impression de papier, de même qu'au cours de la fabrication du papier en soie, il est souvent nécessaire de réunir les extrémités libres de deux bandes ou feuilles de papier. Ceci est rendu nécessaire, dans la plupart des cas, pour obtenir une feuille de papier continue lorsqu'on passe d'un rouleau à un autre ; toutefois, le jointement est souvent rendu nécessaire également à cause de la rupture de la feuille de papier au cours de son acheminement. Quelle que soit la raison de ce jointement, la partie du papier contenant la zone collée est éventuellement séparée de la feuille et constitue un déchet. Selon l'une des conditions importantes devant être satisfaite dans le cas d'un ruban de jointement, un tel ruban doit présenter une bonne adhérence sur divers supports dans des conditions très différentes les unes des autres. Afin de satisfaire à cette condition, les rubans de jointement ont été étudiés jusqu'ici pour adhérer non seulement sur les feuilles de papier ordinaires, ayant une surface relativement rugueuse, mais aussi sur des revêtements qui peuvent avoir été appliqués sur une feuille de papier. Au cours des années, les adhésifs auto-collants qui, d'une façon générale, ont paru le mieux appropri d cet effet sont les adhésifs auto-collants à base de caoutchouc - résine, ces adhésifs étant appliqués sur des supports en diverses matières, suivant les besoins.Toutefois, ces rubans de jointement adhésifs auto-collants classiques, conserarant normalement un état collant nu toucher, bien qu'ils conviennent pour un certain nombre d'applications, n'ont pas donné satisfaction pour réunir des feuilles de papier qui, ultérieurement, sont utilisées à l'état de déchets comme matière première pour la fabrication du papier. Les déchets de papier jointés par collage ont, bien entendu, une valeur de récupération beaucoup plus grande quand ils peuvent être remis en pâte sans difficulté dans un broyeur ou pulpeur, et lorsqu'ils peuvent être incorporés à la charge qui est employée pour la fabrication de papier neuf. Toutefois, pour que cette opération puisse avoir lieu-de la fa çon la plus satisfaisante possible, le ruban de jointement doit pouvoir être traité dans les mêmes bains de remise en pâte, par exemple à chaud ou à froid et dans des conditions alcalines, acides ou neutres, que ceux utilisés pour les autres déchets de papier. Ceci exige qu'un ruban de jointement puisse être désintégré par l'eau au moins aussi facilement que le papier qui a été jointé à l'aide de ce ruban. Ndanmoins, quand on assure la remise en pâte de papier présentant de telles zones de collage, si la masse adhésive du ruban de jointement ne peut être que désintégrée et n'est pas soluble dans l'eau, les constituants insolubles dans l'eau peuvent avoir une influence défavorable sur l'aspect ou sur la qualité d'ensemble du papier fabriqué. Ceci est important en particulier lorsque le papier fabriqué est un papier dit de "bonne qualité", par exemple du papier pour écrire. Par ailleurs, quand la masse adhésive est insoluble dans l'eau et ne peut pas être désintégrée à un degré suffisant, les particules de composition adhésive peuvent s'accumuler ou se déposer sur l'équipement de fabrication du papier, en étant ainsi à l'origine de difficultés. Des problèmes similaires peuvent apparaitre lorsque le support du ruban ne se désintègre pas du tout, ou bien dans certains cas à une vitesse insuffisante ou à un degré inférieur au degré requis. Les conditions indiquées ci-avant, par exemple -une combinaison convenable de solubilité dans l'eau et de caractéristiques adhésives dans une masse adhésive, ne sont pas obtenues aisément. Ceci est vrai, en particulier, lorsque la masse adhésive doit conserver cette combinaison désirable de propriétés même après avoir été soumise à une température élevée, telle que celle qui est rencontrée au cours des diverses opérations de séchage. JUSGU' ici, afin de tenter de résoudre les problèmes sus-mentionnés, certains fabricants ont mis au point divers rubans de jointement en "papier pouvant être remis en pâte". A titre d'exemple de la technique antérieure concernant de tels rubans adhésifs auto-collants, on peut citer les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 2.838.421 et 3.441.430. Le ruban de jointement décrit dans ces brevets antérieurs présente, lorsqu'une remise en pâte est désirée, un support en papier de soie pouvant être désintégré par l'eau et une masse adhésive appliquée sur chaque face du support et comprenant un acide polyvinyl-carboxylique soluble dans l'eau. A titre d'exemples de tels acides, on peut citer l'acide polyacrylique et un copolymère 50/50 d'éther polyvinyl-méthylique et d'anhydride maléique. Un hydroxy-polyalcoylène compatible est incorporé comme décrit à la masse adhésive et agit de manière à produire une masse adhésive que l'on indique avoir des propriétés particulièrement collantes et une bonne résistance par cohésion élastique. Néanmoins, ce ruban de jointement présente, comme indiqué, cet inconvénient (voir en particulier le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3.441.430) que, dans des conditions de forte humidité et de température élevée, la masse adhésive subit une infiltration à travers le support en papier jointé. Quand ceci se produit, les spires contiguës d'un rouleau de papier peuvent parfois adhérer l'une sur l'autre d'une façon si étroite que le papier se déchire ensuite pendant sa mise en oeuvre. D'autres rubans de jointement en papier pouvant être remis en pâte sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3.096.202, 3.152.940 et 3.556.835, de même que dans le brevet britannique n" 941.276. Dans ce dernier brevet, le ruban de jointement comporte, comme indiqué, un support qui peut être désintégré par l'eau, par exemple en papier de soie, ou qui est soluble dans l'eau, comme un film d'alcool polyvinylique, et une masse adhésive soluble dans l'eau.La masse adhésive décrite comprend essentiellement (1) une partie d'un hémiester qui forme le produit de la réaction de (a) un copolymère d'éther vinyl-méthylique et d'anhydride maléique, et (b) un composé choisi dans le groupe comprenant les alcools méthylique, éthylique, propylique et butylique, et l'éther monométhylique de l'éthylène-glycol et (2) de 50 à 20 parties d'un éther polyvinyl-méthylique liquide résineux. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.556.835 indique qu'une masse adhésive renfermant de l'éther polyvinyl-méthylique peut encore être rendue plus collante en incorporant à la composition un produit de condensation alcoylphénoxy-oxyde d'éthylène. Sous son aspect le plus large, l'invention concerne une masse adhésive auto-collante soluble dans l'eau, ayant un caractère collant au toucher, renfermant en mélange un polymère de poids moléculaire élevé soluble dans l'eau, contenant des groupes carboxyle, et un agent tensio-actif non ionique soluble dans l'eau. Comme on le comprendra aisément, une telle masse adhésive trouve de nombreuses applications et, en général, elle peut être utilisée chaque fois qu'il est désirable d'obtenir une solubilité dans l'eau dans une composition adhésive. Suivant un aspect préféré, l'invention concerne un ruban de jointement en papier pouvant être remis en pute, tel qu'un ruban constitué, d'une façon générale, par la combinaison d'un support pouvant être désintégré par l'eau et soluble dans l'eau et de la masse adhésive soluble dans l'eau spécifiée ci-avant. D'une façon particulièrement avantageuse, on ont tate que la masse adhésive auto-collante suivant l'invention présente une forte adhérence immédiate sur le papier et se dissout complètement en un laps de temps relativement court dans les conditions usuelles de remise en pâte de déchets de papier ou de vieux papiers. Une telle caractéristique est obtenue sans laisser de résidu de masse adhésive en dispersion dans la pâte à papier ce qui, dans certains cas, est particulièrement indésirable. Bien que l'invention soit décrite ci-après d'une façon plus particulière dans le cas d'un ruban de jointement adhésif auto-collant en "papier pouvant être remis en pâte", elle n'est évidemment pas limitée à cette application. Comme indiqué précédemment, la composition adhésive suivant l'invention peut être utilisée chaque fois qu'il est désirable d'obtenir une bonne solubilité dans l'eau pour une masse adhésive. Bien qu'il soit soluble dans l'eau, l'adhésif adhère de façon tenace, avec une force de rétention élevée, lorsqu'une couche de cet adhésif est appliquée sur divers substrats, par exemple en papier, en étoffe, en verre, en métal et en bois, sans qu'il soit nécessaire d'exercer une pression supérieure à celle exercée normalement avec la main. Ainsi, l'invention peut également être utilisée pour la fabrication de rubans de cerclage, de rubans transfert et de matières permettant d'obtenir des étiquettes pouvant être enlevées à l'eau. L'intérêt de cette dernière caractéristique sera comprise aisément de toutes les personnes qui ont tenté d'enlever une étiquette sur un objet après son achat. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 est une vue d'extrémité d'un rouleau de ruban adhésif auto-collant double face suivant l'invention, avec lequel est enroulé un intercalaire de déroulement constitué par un enduit à faible adhérence appliqué sur les deux faces d'un support. La fig. 2 est une vue en coupe transversale à plus grande échelle par la ligne 2-2 en fig. 1, montrant le ruban adhésif auto-collant et l'intercalaire de déroulement. La fig. 3 est une vue en coupe montrant les extrémités de deux feuilles de papier qui sont jointées par collage à l'aide d'un ruban adhésif auto-collant suivant l'invention. Si l'on se reporte aux dessins, on voit qu'on a représenté sur la fig. 1 un rouleau 10 formé par un ruban composite 11 enroulé sur un noyau 12. Le ruban composite Il comprend un ruban adhésif auto-collant 13 et un intercalaire de déroulement 14. Comme montré sur le dessin, l'intercalaire de déroulement 14 est enroulé entre les spires du ruban 13 sur le noyau 12. Ceci permet la manipulation du ruban sous forme de rouleau et, comme on le comprendra, cette présentation simplifie la manutention et l'application du ruban sur un support pour réaliser un joint. Le ruban adhésif auto-collant 13 comporte, comme cela est mieux visible sur la fig. 2, une couche de composition adhésive 15 appliquée sur les deux faces d'un support 16. Un tel ruban "double face" convient particulièrement bien pour la réalisation de joints à recouvrement dans des feuilles de papier, comme montré sur la fig. 3. Toutefois, dans certains cas, par exemple lorsque le ruban peut être utilisé pour former des joints bord à bord, c'est-à-dire sans recouvrement, il peut être judicieux de prévoir une couche de masse adhésive sur une seule face du support. En outre, un ruban simple face peut convenir pour diverses autres applications, de même que lors de l'utilisation d'un tel adhésif pour réaliser une matière pour étiquettes.Dans d'autres cas, il peut être même désirable de supprimer complètement le support et de produire ce qui est dénommé un "ruban transfert" à partir de la masse adhésive soluble dans l'eau décrite ici. L'intercalaire de déroulement 14 peut être en diverses matières, et il existe déjà dans le commerce un certain nombre d'intercalaires de déroulement. La seule condition est que, quelle que soit la matière de revêtement de l'intercalaire, elle demeure incompatible avec la masse adhésive tant que ces deux matières sont en contact l'une avec l'autre. Aucun problème ne se pose alors, par exemple pour dérouler ou appliquer le ruban en place lors de la formation d'un joint. L'intercalaire de déroulement peut, par exemple, être un papier enduit de silicones.Toutefois, on peut utiliser aussi des intercalaires dans lesquels la composition de déroulement est différente d'un silicone, par exemple dans le cas de l'utilisation d'un copolymère de poly (chlorure de vinyle), ou bien dans lesquels le support n'est pas en papier et est par exemple formé par un film de téréphtalate de polyéthylène. L'intercalaire de déroulement peut même être un film, par exemple en copolymère de poly (chlorure de vinyle). Les techniciens spécialisés dans le domaine des rubans adhésifs auto-collants comprendront aisément qu'un intercalaire de déroulement n'est pas toujours nécessaire ou n'est même pas toujours désirable lors de la mise en oeuvre de l'in- vention. Comme cela est usuel dans la fabrication des rubans simple face, le support peut être muni sur la face opposée à la masse adhésive d'un enduit de déroulement. De nombreux enduits de ce type sont connus dans cette technique et ne font pas partie de l'invention.Toutefois, comme on le comprendra, lorsque l'invention concerne un ruban de jointement devant pouvoir être remis en pâte, l'enduit de déroulement doit judicieusement être soluble dans l'eau comme la masse adhésive, ou au moins pouvoir être désintégré à un degré convenable par l'eau, de façon à ne pas laisser de grosses particules de corps étrangers dans la pâte à papier. Autrement, les fragments de l'enduit de déroulement peuvent être présents dans le papier produit et il peut en résulter des défauts indésirables. Diverses matières utilisées de façon classique pour la fabrication d'un ruban adhésif auto-collant peuvent être employées comme support. Dans certains cas, il peut être simplement désirable, ou au moins essentiel, que la composition adhésive soit soluble dans l'eau, par exemple pour la production de matières destinées à former des étiquettes. Ainsi, n'importe laquelle des matières formant supports usuelles, employées dans la fabrication des rubans adhésifs auto-collants, peut convenir pour la mise en oeuvre de l'invention. Parmi ces matières, on peut citer divers films plastiques, par exemple en acétate de cellulose, cellophane, poly (chlorure de vinyle), etc., clinquant métallique, papier et étoffe.Toutefois, suivant un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, par exemple pour la production de rubans de jointement en papier pouvant être remis en pâte, ou d'étiquettes pouvant être enlevées complètement par l'eau ou bien enlevées plus facilement par l'eau, il est nécessaire d'utiliser un support soluble dans l'eau ou au moins un support pouvant être désintégré par l'eau. Dans ces cas, le support peut, en général, être formé par n'importe quelle matière fibreuse ou non fibreuse cellulosique, par exemple par du papier de soie poreux et par du papier Kraft, par du papier crèpe ou par un papier analogue, qui peut être désintégré par l'eau. Simplement à titre d'exemple, une matière fibreuse convenable pouvant être désintégrée est le papier de ficelle de 3,5 kg.Ces supports fibreux cellulosiques peuvent être unifiés ou non, suivant les besoins, à condition qu'ils soient unifiés avec des agents d'impression pouvant être mis en dispersion ou en solution dans l'eau. Divers agents d'impression de ce type sont connus des techniciens spécialisés dans ce domaine. Dans certains cas toutefois, par exemple lors de la fabrication de papiers fins, il peut être extrêmement désirable que le ruban de jointement soit complètement soluble dans l'eau. A titre de matière formant support satisfaisant à cette condition, on peut citer les films par exemple en alcool polyvinylique , en alcool polyvinylique alcoxylé, en méthyl-cellulose, et un film d'oxyde de polyéthylène à poids moléculaire élevé. En général, la masse adhésive 15 renferme un polymère à poids moléculaire élevé soluble dans l'eau, contenant des groupes carboxyle, en mélange avec un agent collant soluble dans l'eau, constitué par un agent tensio-actif non ionique. A titre de polymères carboxylés solubles dans l'eau considérés comme utilisables suivant l'invention, on peut citer les polymères d'acide acrylique, les copolymères d'acide acrylique et d'acide méthacrylique, les copolymères d'acide acrylique et de méthacrylate de méthyle, les copolymères d'acide acrylique et de méthacrylate d'éthyle, les copolymères d'acide acrylique, de méthacrylate de méthyle et de méthacrylate d'éthyle, les copolymères d'acide acrylique et de styrène, les copolymères d'acide acrylique et d'acrylonitrile, les polymères d'acide méthacrylique, les copolymères d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, les copolymères d'acide méthacrylique et d'acrylate de butyle, les copolymères d'acide méthacrylique et de méthacrylamide, les copolymères d'acide méthacrylique et d'acétate de vinyle, les copolymères d'acide maléique et d'éther méthylvinylique, les copolymères d'acide maléique et d'éthylène, les copolymères d'acide maléique et de styrène, les copolymères d'acide maléique et de chlorure de vinyle, les copolymères d'acide itaconique et de styrène, et les copolymères d'acide itaconique et de méthacrylate de méthyle. Bien que les copolymères carboxylés tels que mentionnés ci-avant puissent convenir à la mise en oeuvre de l'invention dans une gamme relativement large de poids moléculaires, on entend en général par l'expression haut polymère un polymère ou copolymère ayant un poids moléculaire allant de 50.000 environ à 1.000.000 environ ou plus, et de préférence de 100.000 environ à 500.000 environ. Le polymère particulier et son poids moléculaire choisi vont dépendre de nombreux facteurs, y compris la combinaison de propriétés d'adhérence et de cohésion, la solubilité dans l'eau, la viscosité désirée pour l'en- duit et les propriétés analogues désirées dans une masse adhésive particulière. En général, la solubilité dans l'eau des polymères et copolymères carboxylés à poids moléculaire élevé augmente avec la teneur en groupes carboxyle (-COOH) de la molécule Ceci étant posé, il peut bien entendu être plus désirable d'utiliser une matière polymère dans laquelle la solubilité totale dans l'eau en un laps de temps relativement court peut être le facteur le plus critique désiré dans la masse adhésive. En ce qui concerne les polymères renfermant un constituant hydrophobe, de même qu'un constituant hydrophile, le choix d'un copolymère particulier quelconque va dépendre, bien entendu, du degré de solubilité dans l'eau désiré. En général, la solubilité dans l'eau va dépendre elle-même du rapport entre les constituants de copolymères, et elle va bien entendu diminuer quand la quantité de constituant hydrophobe augmente.Parmi les polymères et copolymères carboxylés sus-mentionnés, les copolymères d'acide acrylique et les copolymères d'éther méthylvinylique et d'acide maléique sont préférés. De telles matières solubles dans l'eau se trouvent aisément dans le commerce et, en outre, elles donnent une masse adhésive ayant une combinaison de propriétés convenable. En elles-mêmes, les matières carboxylées à poids moléculaire élevé ne donnent pas satisfaction comme adhésifs étant donné qu'elles ne présentent pas les propriétés désirables d'élasticité et de caractère collant au toucher à sec, même à l'état de film. On a maintenant constaté que ces propriétés peuvent être obtenues par la combinaison, avec la matière polymère carboxylée, d'un agent tensio-actif non ionique. Les agents tensio-actifs qui peuvent être mélangés judicieusement aux polymères carboxylés solubles dans l'eau et qui agissent pour les rendre collants au toucher, ainsi que pour les plastifier, répondant à la formule générale : R-X-(CH2CH2O) X dans laquelle R désigne un groupe alcoyle, alcoylaryle, alcényle, alcoylsorbityle ou alcoylglycéryle ayant de 12 à 40 atomes de carbone, X est de l'oxygène ou -COO n est un nombre allant de 3 à 40 environ, et de préférence de 7 à 30 environ, le poids moléculaire total étant compris entre 300 environ et 2.000 environ. Les agents tensio-actifs non-ioniques qui paraissent convenir à la mise en oeuvre de l'invention sont ceux qui, comme indiqué précédemment, peuvent être dénommés "dérivés de l'oxyde d'éthylène" étant donné qu'ils sont formés par exemple par un produit de condensation d'oxyde d'éthylène avec, notamment, des alcoylphénols éthoxylés, des alcools aliphatiques éthoxylés, des esters de polyols éthoxylés (sorbitol, glycérol, pentaérythrite, etc) et des acides gras éthoxylés. Les agents tensio-actifs non ioniques sont bien connus et ils sont utilisés en chimie comme détergents, tensio-actifs, etc.. Le rapport en poids entre l'agent tensio-actif et le polymère carboxylé peut varier selon, bien entendu, l'agent tensio-actif et le polymère particulier utilisés dans la composition adhésive. Les deux constituants doivent être mélangés en général selon des proportions relatives telles qu'une composition adhésive à l'état sec -présente le caractère collant au toucher désirable et ait une bonne élasticité, c'est-à-dire soit de nature caoutchouteuse. Une telle composition adhésive va habituellement être obtenue quand le rapport en poids entre l'agent tensio-actif et le polymère carboxylé est compris entre O,S et 3 environ, de préférence entre 0,8 et 3, et d'une façon plus préférable encore entre 1 et 2 environ. En général, plus le poids moléculaire de ces constituants respectifs est faible, moins la quantité d'agent tensio-actif requise dans le mélange est élevée.Des rapports élevés fournissent une composition adhésive ayant un meilleur caractère collant au toucher que des rapports plus faibles, mais ils fournissent également une moindre résistance au cisaillement. Si désiré, d'autres matières peuvent être ajoutées à la composition adhésive. De petites quantités de polyamines, par exemple d'hexaméthylène-tétramine, d'hexylène-diamine, d'éthylène-diamine et de formaldéhyde ou de composés donnant du formaldéhyde vont améliorer quelque peu la résistance au cisaillement et réduire la tendance au suintement ou à l'infiltration. En général, une quantité allant de 0,2 à 5 % en poids environ sur la base du constituant carboxylé va convenir dans la composition adhésive. Des colorants et des pigments vont être incorporés lorsqu'on désire obtenir une masse adhésive également colorée. En général, pour la mise en oeuvre de l'inven- tion, on prépare une composition adhésive en faisant dissoudre les constituants précités dans un véhicule convenable. Le véhicule peut être de l'eau, mais un autre solvant dans lequel les constituants sont mutuellement solubles est préférable, comme ceci est exposé plus en détail ci-après. Parmi ces autres solvants, on peut utiliser les solvants organiques polaires comme l'éthanol et le méthanol. Un mélange acétone -eau va également donner satisfaction. Le choix du solvant dépend bien entendu de considérations telles que la facilité d'élimination du solvant désiré, la suppression des dangers d'incendie, le support devant être utilisé, etc... On peut ajouter une quantité de solvant plus ou moins grande, afin de fournir une composition adhésive ayant la viscosité convenable pour former un revêtement dans le cas de la production d'un ruban adhésif auto-collant. Il semble que le mode de production de ces rubans soit bien connu et n'exige pas d'explication détaillée. Toutefois, en général, la composition adhésive est appliquée en une quantité suffisante sur un support convenable, de telle sorte que, par évaporation du solvant, il reste une couche adhésive ayant l'épaisseur désirée. Quand on doit produire un ruban transfert, on n'utilise pas de support et la masse adhésive est appliquée sur un intercalaire de déroulement convenable. De cette façon, le film adhésif ainsi formé peut ensuite être transféré à partir de l'intercalaire de déroulement sur lequel il a été initialement formé en vue de l'application désirée. L'adhésif humide peut être séché par exemple au moyen d'un courant d'air chaud se déplaçant à contre-courant par rapport au sens de déplacement du support enduit. Dans la plupart des cas, un chauffage avec de l'air chaud à 930 C environ pendant 10 minutes ou moins assure le séchage désiré et lais se une couche d'adhésif sec, collant au toucher. L'épaisseur de la couche d'adhésif sec n'est pas critique et est simplement une question de choix. Une épaisseur correspondant à un poids allant de 17,5 à 140 g/m2 environ va donner satisfaction. Toutefois, pour des raisons d'économie, il est désirable de former le film le plus mince possible tout en obtenant la combinaison de propriétés désirée. Une caractéristique extremement désirable lors de la fabrication d'un ruban de jointement en papier pouvant être remis en pâte selon l'invention est la suivante : alors que, dans les réalisations préférées, le support et la masse adhésive sont tous deux solubles dans l'eau, ou bien le support est au moins dispersible dans l'eau, la formation du ruban peut être réalisée avec des solutions d'adhésif dans lesquelles le support n'est ni soluble, ni dispersible. En conséquence, on peut utiliser un support formé par un film d'alcool polyvinylique, ce qui fournit ainsi un ruban de jointement complètement soluble, ce ruban étant fabriqué sans soumettre le support à l'ef- fet de l'eau pendant l'application des couches d'adhésifs sur lui.Bien entendu, cette particularité est également désirable lors de l'utilisation d'un support en papier de soie à fibres courtes pouvant être désintégré par l'eau. Lors de la préparation d'un ruban pouvant être remis en pâte soluble dans l'eau, par exemple d'un ruban comportant un support de même qu'une masse adhésive solubles dans l'eau, on peut tout d'abord appliquer une composition adhésive renfermant un solvant organique sur un intercalaire de dérou- lement et sécher. Après séchage, on applique sur la masse d'adhésif une solution aqueuse d'alcool polyvinylique. On chauffe ensuite la feuille humide, de sorte que l'eau s'évapore, ce qui laisse un support formé par un film d'alcool polyvinylique. La quantité de solution aqueuse devant être appliquée dépend bien entendu de la composition particulière employée, une solution plus diluée exigeant l'application d'une quantité plus grande pour obtenir une certaine épaisseur désirée, relativement à une solution plus concentrée. On applique ensuite, sur le support formé par un film d'alcool polyvinylique, un autre enduit formé par la même composition adhésive. Après séchage, on coupe l'ensemble formé par le ruban et l'intercalaire de déroulement à double enduit selon la largeur désirée, et on l'enroule sur un noyau pour former un rouleau de ruban ayant la longueur voulue. Entre la fabrication et l'emploi, un ruban adhésif auto-collant est, comme le comprendront aisément les techniciens spécialisés dans ce domaine, soumis à diverses conditions de température et d'humidité. Ainsi, pour éviter la fixation d'humidité par la masse adhésive dans des conditions de forte humidité et de température élevée, et pour éviter également l'obtention d'une masse adhésive trop collante au toucher, qui en est le résultat, il semble judicieux de conditionner les rouleaux de ruban dans une matière ayant un faible taux de transmission de l'humidité. Ainsi, pendant le transport, le stockage etc..., le ruban est stabilisé en ce qui concerne l'hu- midité et conserve ses propriétés physiques jusqu'au moment de son emploi.Une fois que le ruban est utilisé par exemple pour former un joint à recouvrement, il est habituellement protégé contre les variations d'humidité. Un certain nombre de matières de conditionnement et divers emballages existent qui permettent d'obtenir les résultats désirés. Ces résultats peuvent être obtenus notamment en emballant les rouleaux de ruban de façon individuelle, par exemple dans un sachet en polyéthylène. Un tel sachet comprend des feuilles de polyéthylène qui sont scellées ensemble à chaud par leurs bords. Toutefois, d'autres sachets et emballage scellés peuvent être évidemment employés. Quand un nouveau rouleau de ruban est requis, on prélève un sachet ou emballage au point de stockage et on ouvre ce sachet. Le ruban est ensuite utilisé de la manière classique, par exemple pour former un joint à recouvrement comme indiqué sur la fig. 3. Lors de la formation du joint, on prélève au rouleau une longueur convenable de ruban composite 11 et on la coupe. La surface adhésive exposée du ruban 13 est alors appliquée sur l'extrémité 19 d'une feuille de papier 20. L'intercalaire de déroulement 14 est ensuite enlevé et l'extrémité 21 d'une feuille de papier est appliquée sur le ruban pour compléter le joint. La feuille ainsi collée peut être la même feuille ou une feuille différente. Le ruban considéré réunit instantanément les feuilles de papier et fournit un joint sec immédiat.Ceci est une caractéristique avantageuse, par suite de l'intérêt qui en résulte pour la réalisation de joints rapides. Les exemples donnés ci-après à titre non limitatif permettront de mieux comprendre encore comment l'invention peut être mise en oeuvre. Toutes les quantités sont indiquées en parties en poids, à moins que le contraire ne soit spécifié. EXEMPLE 1 On fait dissoudre 100 parties de polymère d'acide acrylique ayant un poids moléculaire de 250.000 environ, vendu par la Société B.F. Goodrich Chemical Co. sous la dénomination commerciale "Good-rite wS-801", dans 588 parties d'éthanol. On ajoute ensuite les constituants ci-après, selon les quantités indiquées, à cette solution, à la température ambiante, en opérant dans l'ordre indiqué tout en agitant, jusqu'à ce qu'on obtienne une dissolution totale. CONSTITUANT QUANTITE Octylphénolate de déca (oxyéthylène)-* 155 Hexaméthylène-tétramine * * 1 Concentré Génacron Ceresi N * 0,025 * vendu par la Société Rohm and Haas Co. sous la dénomination commerciale TRITON X -100. ** en solution dans 20 parties d'eau. en en solution dans 2,5 parties de butanone (MEC). Colorant rouge vendu par la Société GAF Corporation. La composition adhésive ainsi préparée peut être utilisée telle quelle, ou bien elle peut être appliquée sur un support foliiforme comme lors de la préparation de rubans adhésifs auto-collants. EXEMPLE 2 On utilise la composition adhésive de exemple 1 pour la préparation de rubans adhésifs auto-collants comme suit : a) On prépare un ruban simple face, c'est-à-dire un ruban dans lequel le support ne porte de l'adhésif que sur une seule face, par enduisage de la composition adhésive, de la manière habituelle, sur du papier Kraft de 56 cm de largeur, ayant un poids de base de 16 kg par rame de fabricant de papier. On chauffe ensuite le support enduit d'adhésif à 930 C dans un courant à air pulsé pendant 7 minutes pour éliminer le solvant. Le résultat est une couche adhésive sèche, collante au toucher, ayant un poids de 47 g sur m2 de support. Le papier enduit avec la masse adhésive est ensuite appliqué au moyen d'un rouleau de calandrage sur un intercalaire de déroulement formé par un film de copolymère de poly (chlorure de vinyle) d'une épaisseur de 0,05 mm. Ensuite, on enroule l'ensemble sur lui-même pour constituer un rouleau, tout en le coupant selon différentes largeurs, allant de 19 à 75 mm, pour former des rouleaux d'une longueur de 54 m environ. b) On prépare un ruban double face (masse adhésive appliquée sur les deux faces du support) de la façon suivante : on enduit un intercalaire en papier d'une largeur de 56 cm, ayant un poids de base de 27 kg environ par rame de fabricant de papier et enduit sur les deux faces avec un agent de déroulement aux silicones, en utilisant une machine d'enduction i rouleau tournant en sens inverse de type classique, avec la composition adhésive décrite précédemment. On fait évaporer le solvant à partir de la composition adhésive, en chauffant le support humide enduit d'adhésif dans un four à air pulsé à 93" C pendant 5 minutes. On obtient une couche adhésive séche collante au 2 toucher ayant un poids d'environ 47 g/m .On applique ensuite l'ensemble formé par la couche adhésive et l'intercalaire de déroulement sur un support en papier de ficelle de 0,025 mm d'épaisseur (poids de base 3,4 kg par rame de fabricant de papier), en pressant ce support au moyen d'un rouleau contre la couche adhésive. On enduit ensuite directement la surface exposée de l'ensemble stratifié formé par le papier de ficelle avec la même quantité de composition adhésive que précédemment et on fait évaporer le solvant dans un four à air pulsé à 93" C pendant 10 minutes. On enroule ensuite l'ensemble formé par l'intercalaire et le ruban adhésif auto-collant double face sur lui-même et on découpe en rouleaux de 32,5 m de longueur environ, dont la largeur varie de 12,5 à 50 mm environ par fractions de 12,5 mm. c) On prépare un second ruban double face analogue à celui décrit précédemment, la préparation étant effectuée de la même manière, sauf qu'on utilise un intercalaire formé par un copolymère de poly (chlorure de vinyle) de 0,05 mm et on fait évaporer le solvant par chauffage à 60 C pendant 10 minutes. On constate que les trois rubans préparés selon cet exemple présentent un caractère collant au toucher excellent et une bonne adhérence sur le papier et sur l'acier inoxydable, une résistance de cohésion excellente de la masse lors qu'elle est soumise à un test de fluage sous lteffet d'une charge inerte et une absence de prise en masse due à l'écoulement de l'adhésif. Toutefois, d'une façon plus importante encore, on note une solubilité complète dans l'eau de la masse adhésive, même après un chauffage prolongé à 930 C pendant 24 heures (en simulant les conditions auxquelles un ruban de jointement peut être soumis dans une feuille de papier jointée subissant un séchage pendant la fabrication ou après l'impression), et les rubans sont complètement récupérables par remise en pâte. Les données ci-après résument numériquement les propriétés de ces rubans. RUBAN PROPRIETES PHYSIQUES : : Ruban double | Ruban simple face face Adhérence sur l'acier inoxy dable (1) g/cm premier enduit : 203 : 644 second enduit : 240 Collage rapide sur l'acier inoxydable (2) g/cm premier enduit : 113 : 68 second enduit | 57 Adhérence sur le papier, re- sistance à la traction d'un joint à recouvrement (3) kg/cm2 5,6 : Adhérence au cisaillement (4), :Rupture du heures jusqu'à défaillance > 300 support Essai de prise en masse (5) Pas de prise en Pas de prise en masse masse : Possibilité de remise en pâte (6) . Satisfaisant . Satisfaisant * Les résultats provenant des estimations concernant les rubans (b) et (c) sont identiques, aux erreurs expérimentales près. Ainsi, on détermine une moyenne et on reporte les résultats comme si l'on avait fabriqué un seul ruban. (1) Pressure Sensitive Tape Council (PSTC), PSTC-1 (décollement à 180 ). (2) PSTC-5 ; Le collage rapide est mesuré sous forme de la for ce de résistance au décollement d'un ruban à 90 , à partir d'une surface normalisée sur laquelle il a été appliqué sans autre pression que le poids du ruban lui-même. (3) Un morceau de ruban double face de 25 mm x 25 mm est placé en sandwich entre les extrémités de deux morceaux (25 mm x 125 mm), de papier pour cylindre (poids de base 59 kg par rame, épaisseur 0,28 mm) pour former un joint à recouvre ment. L'éprouvette soumise à l'essai est calandrée trois fois dans chaque direction longitudinale au moyen d'un rou leau recouvert de caoutchouc de 2,0 kg. Les extrémités de l'éprouvette sont ensuite soumises à une traction en sens opposés et la force requise pour provoquer la rupture du joint à recouvrement est enregistrée. (4) PSTC-7 ; L'adhérence au cisaillement est la résistance d'un adhésif auto-collant à l'effet d'une force de cisaillement exercée par une charge inerte. Elle est mesurée en fonction du temps requis pour séparer par traction un morceau de ru ban de 25 mm x 25 mm d'un panneau d'essai recouvert de pa pier, sous l'effet d'une charge inerte de 1 kg. Un temps de défaillance de 10 heures ou plus est considéré comme excellent pour de nombreuses applications. (5) Quand du papier jointé avec un ruban adhésif auto-collant est enroulé étroitement en rouleau, l'infiltration de la composition adhésive jusqu'aux spires adjacentes du rouleau peut se produire dans des conditions de forte humidité. En conséquence, le rouleau de papier est difficile à dérouler. Ceci est dénommé "prise en masse". Un test de prise en mas se est décrit par l'organisme dénommé Technical Association of the Pulp and Paper Industry. Ce test TAPPI, RC-316, cor respond à un test effectué à 23- C avec une humidité rela tive de 52-87 X pendant 18 heures. La composition adhésive faisant l'objet de l'invention peut supporter un test encore plus sévère. Au cours du test de prise en masse utilisé ici, un morceau de ruban de 75 mm x 75 mm est placé sur trois couches superposées de "Kimwipe" (75 mm x 75 mm), qui est un papier d'ressuyage jeté après l'emploi, ayant un très fai ble poids de base, vendu par la société Kimberly-Clark.On place ensuite sur le ruban un morceau de film de polyester Mylar (couche de déroulement)(75 mm x 75 mm) et on pose sur le dessus un poids de 6,1 kg. On constate qu'aucune prise en masse ne se produit même, après 100 heures à 38- C avec une humidité relative de 85 %. (6) TAPPI RC-282 - Ce test permet l'étude de la possibilité de remise en pâte de joints dans l'eau et recoupe le résultat obtenu quand on ajoute des parties jointées au raffineur en vue d'un nouveau traitement. L'appareil requis est formé par un mélangeur Waring, du papier buvard, du ruban de jointe ment, un moule plat et un petit malaxeur Lightning. On découpe un joint en sandwich, formé en plaçant une bande de 200 mm x 25 mm du ruban de jointement entre deux bandes de 200 mm x 25 mm de papier buvard, en carrés de 12,5 mm de côté. On ajoute à ces carrés une quantité suffisante de papier buvard découpé en carrés de 12,5 mm de côté pour obtenir au total 15 g. On place ces carrés dans le mélangeur Waring avec 500 ml d'eau. On fait tourner le mélangeur pendant 30 secondes. La masse qui éclabousse les côtés et le couvercle est enlevée par lavage et ramenée dans le mélangeur à l'aide d'une bouteille de lavage. Un lavage parfait est extrêmement important. On fait fonctionner à nouveau le mélangeur pendant 30 secondes, puis on lave comme précédemment. Après ce lavage, on fait de nouveau tourner le mélangeur pendant encore 30 secondes. Ce temps de mélange de 90 secondes fournit une charge uniforme, étant donné que tous les carrés ont subi une remise en pâte par suite des cycles de lavage et de mélange. On prélève ensuite la charge au mélangeur Waring, on rince deux fois avec de l'eau et on transforme en une feuille sur un moule plat de grandes dimensions. On erJève la feuille du moule pour le couchage et on la presse pendant 30 secondes dans une presse hydraulique. On enlève ensuite la feuille des platines et on sèche. Quand la feuille est sèche, on l'examine au microscope pour détecter les particules de ruban de jointement non remises en pâte. Lors de l'examen, aucune agglomération d'adhésif ou de matière provenant du joint n'apparait dans la feuille de papier. EXEMPLES 31? On prépare des compositions adhésives solubles dans l'eau en utilisant divers polymères carboxylés en combinaison avec divers agents tensio-actifs non ioniques du commerce. Ces divers constituants, de même que les rapports entre agent tensio-actif et polymère (s/p) sont indiqués dans le tableau ci-après. On prépare les diverses compositions adhésives en faisant dissoudre le polymère carboxylé dans l'eau ou l'alcool. On fait ensuite dissoudre l'agent tensio-actif dans cette solution. On applique alors la composition adhésive ainsi préparée sur la surface de papier (poids de base 12,2 kg par rame de fabricant de papier), la quantité appliquée étant suffisante pour obtenir 52 g d'adhésif sec par m2. On fait évaporer le solvant à partir de la composition adhésive en chauffant le support enduit dans un four à air pulsé à 1210 C pendant 5 minutes. On détermine la qualité des diverses compositions adhésives, en ce qui concerne leur caractère collant au toucher (en appuyant le pouce sur la composition adhésive) et l'adhérence au cisaillement comme décrit précédemment, les résultats étant résumés ci-après. L'essai de caractère collant au toucher est un essai utilisé de façon classique par les techniciens, qui fournit une indication aisée du caractère collant au toucher. Une composition adhésive est considérée comme excellente ou satisfaisante, en ce qui concerne le caractère collant au toucher, selon la difficulté avec laquelle on écarte le pouce de la composition adhésive. Toutes les compositions adhésives sont facilement solubles dans l'eau. (voir tableau page suivante) (1) Symboles : E = excellent, G= bon, F = satisfaisant. (2) Mesuré comme indiqué dans l'exemple 2. (3) Nonylphénoxy poly (éthylèneoxy) éthanol (30 unités éthylè neoxy par unité de nonylphénol). Agent tensio-actif vendu par la Société GAF Corp. (4) Monooléate de polyoxyéthylène-sorbitan . Agent tensio actif vendu par la Société Atlas Powder Co. (5) Alcool oléylique éthoxylé contenant 25 moles d'oxyde d'éthy lène par mole d'alcool oléylique. Agent tensio-actif vendu par la Société Alcolac Chemical Corp. (6) Copolymère d'éther méthylvinylique et d'acide maléique. Copolymère de poids moléculaire élevé, vendu par la Socié té GAF Corp., ayant une viscosité spécifique dans l'eau à 300 égale à 3,0. (7) Nonylphénoxy-hexa (éthylèneoxy) éthanol. Agent tensio-actif vendu par la Société GAF Corp. CONSTITUANT CONSTITUANT DE : : L'ADHESIF Caractère Adhérence au EXEMPLE N S/P collant au cisaillement Polymère Agent ten-: toucher (1) H (2) carboxyle sio-actif 3 :Goodrite : Triton :1,75: E WS-801 X-100 4 " " 1,5 E 300 + 5 " " 1,2 G 261 + 6 " " 1,0 F 261 + 7 : " : Igepal : CO-800 (3) 1,5 G 8 " Tween 80 (4) 1,5 E 12 9 " Siponic : : : Y500 (5) :2,0 : E : 0,5 10 " " 1,5 E 4,4 11 " " 1,0 F-G 12 Gantrez Triton :2,0 E E 16 HY-H (6) X-100 13 " " 1,75 E 46 14 " " 1,5 F 15 " Igepal CO-530 (7) 1,75 G 16 " " 1,5 G 6 17 : " :Tween 80 :2,0 : G : 22 EXEMPLE 18 On fait dissoudre 15 parties de polymère d'acide acrylique (Good-rite WS-801) dans 85 parties d'un mélange 75: 25 d'éthanol et d'eau. On ajoute à cette solution 22,5 parties d'octyl-phénolate de déca (oxyéthylène) (Triton X-100), cette matière étant préparée en condensant 10 moles d'oxyde d'éthylène avec de ltoctyl-phénol. On incorpore ensuite à la solution, sous agitation, de l'hexaméthylène-tétramine (0,45 partie en solution dans quatre parties d'eau) et du bleu rapide Celliton FFRN, qui est un colorant vendu par la Société GAF Corporation (0,38 par tie en solution dans 19 parties de méthyléthyl-cétone). On applique ensuite cette masse adhésive par enduction sur un support classique formé par un papier enduit de silicones. On fait alors évaporer le solvant à partir de la masse adhésive dans un four à air pulsé à 121C C pendant environ 3 minutes. On obtient une couche d'adhésive sèche collante au toucher pesant environ 42 g par m2. On fait ensuite passer l'intercalaire de déroulement enduit de composition adhésive, alors qu'il est en contact avec un papier de chanvre pesant 4,5 kg par rame, à travers la commissure délimitée par deux rouleaux. On applique alors sur l'ensemble stratifié formé par le papier et l'inter- calaire, sur la face non enduite du papier, la même composition adhésive que celle décrite précédemment, et on sèche comme indiqué. La couche d'adhésif collante séchée résultante pèse 45,5 grammes par m2 environ. On enroule alors la matière adhésive auto-collante double face ainsi préparée en rouleau, tout en la découpant selon des largeurs de 25 et 50 mm. Au cours d'un test qualitatif, on constate que le ruban présente les propriétés physi ques ci-après : - PROPRIETES PHYSIQUES : RESULTATS Solubilité dans l'eau :La masse se dissout complètement : set le papier se disperse en ses constituants fibreux Adhérence sur le papier Très bonne Résistance au cisaillement: > 300 heures/ 6,45 cm2 x kg Prise en masse * iLe papier à jeter Kimwipes se sépare facilement. e même test que précédent, mais seulement pendant 70 heures. EXEMPLE 19 On prépare une composition adhésive analogue à celle décrite dans l'exemple 1, sauf que le rapport en poids entre l'agent tensio-actif et l'acide n'est que de 1,4/1. On applique une composition adhésive sur la face se décollant le plus difficilement d'un intercalaire de déroulement d'une largeur de 56 cm, formé par un papier ayant un poids de base de 27 kg par rame, enduit sur les deux faces avec des compositions de déroulement différentes de manière à obtenir des caractéristiques de déroulement également différentes, en utilisant un appareil d'enduction à rouleau tournant en sens inverse du sens d'acheminement de l'intercalaire. On fait évaporer le solvant à partir de la composition adhésive, en chauffant l'intercalaire de déroulement humide enduit d'adhésif dans un four à air pulsé à 93e C pendant 5 minutes. On obtient une couche adhésive sèche collante au toucher, ayant un poids de 52 g par m2. On enroule directement l'ensemble formé par l'intercalaire et le film adhésif sur luimême et on découpe en longueurs de 32,5 mètres environ, pour former des rubans transfert ayant des largeurs de 12,5, 25 et 37,5 millimètres. Comme indiqué ci-après, les propriétés d'un tel ruban sont excellentes. épaisseur 0,03 mm Résistance à la traction du joint à recouvrement 3,7 kg/cm2 Cisaillement statique (charge de lkg) 300 heures + Quickstick-SS* 102 g/cm Adhérence-SS 452 g/cm Ces propriétés sont déterminées après avoir d'abord transféré le film d'adhésif sur un support formé par un film de polymère de téréphtalate d'éthylène, opération qui est réalisée en faisant passer l'ensemble constitué par un film adhésif et le film de polyester entre deux rouleaux de calandrage. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Composition adhésive auto-collante soluble dans l'eau, caractérisée en ce qu'elle renferme, en mélange un polymère à poids moléculaire élevé soluble dans l'eau, contenant des groupes carboxyle, et un agent tensio-actif non ionique soluble dans l'eau. 2.- Composition adhésive suivant la revendication 1, caractérisée en ce que cet agent tensio-actif répond à la formule générale R - X (CHzCH20)n H dans laquelle R est un radical ayant de 12 à 40 atomes de carbone et est choisi dans le groupe comprenant les radicaux al- coyle, alcoylaryle, alcényle, alcoylsorbityle et alcoylglycéryle, X est choisi dans le groupe comprenant l'oxygène et -COO, et n est un nombre allant de 3 environ à 40 environ, le poids moléculaire total étant compris entre 300 environ et 2 000 environ. 3.- Composition adhésive suivant la revendication 2, caractérisée en ce que n est, dans la formule précitée, un nombre allant de 7 environ à 30 environ. 4. - Composition adhésive suivant la revendication 3, caractérisée en ce que l'agent terSlo-actif non ionique est choisi dans le groupe comprenant les alcoyl-phénols éthoxylés, les aclools aliphatiques éthoxylés, les esters éthoxylés des polyols (sorbitol, glycérol, pentaérythrite) et les acides gras éthoxylés. 5.- Composition adhésive suivant la revendication 3, caractérisée en ce que l'agent tensio-actif non ionique est le produit de condensation de l'oxyde d'éthylène avec un élément choisi dans le groupe comprenant les alcools gras, les alcoyl-phénols supérieurs et les esters partiels d'acides gras du sorbitol. 6.- Composition adhésive suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le rapport (en poids) entre l'agent tensio-actif non ionique et le polymère à poids moléculaire élevé est compris entre 0,8 environ et 3 environ. 7.- Composition adhésive suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le polymère à poids moléculaire élevé est un élément choisi dans le groupe comprenant les polymères d'acide acrylique et les copolymères d'éther méthylvinylique et d'acide maléique. 8.- Ruban adhésif auto-collant comportant un support et une composition adhésive soluble dans l'eau, caractérisé en ce que cette composition adhésive est une composition suivant la revendication 1. 9.- Ruban adhésif auto-collant suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le support est en papier ou est formé par un film non fibreux. 10.- Ruban adhésif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le film non fibreux est constitué par un alcool polyvinylique. 11.- Ruban adhésif auto-collant se présentant en rouleau, comportant un support sur les deux faces duquel est appliquée une composition adhésive auto-collante soluble dans l'eau, caractérisé en ce que cette composition est constituée par une composition suivant la revendication 1, ce ruban étant enroulé avec interposition dans le rouleau d'un intercalaire de déroulement.