J L'invention concerne la récupération d'hydro- carbures contenus dans des résidus de queue aqueux appa- raissant dans le traitement de sables asphaltiques et de produits semblables. Plus particulièrement, l'invention concerne la récupération d'hydrocarbures par mise en con- tact de tels résidus de queue avec un solvant du bitume servant de diluant pour donner un extrait de bitume dans ce diluant. L'invention concerne également un procédé in- tégré pour une meilleure récupération du bitume, impli- quant le recyclage d'un diluant/solvant du bitume. Un des procédés utilisés dans la production d' hydrocarbures à partir de sables asphaltiques est un pro- cédé à l'eau chaude pour la récupération de bitume. Dans ce procédé, le bitume apparait sous la forme d'une mousse sur le dessus de l'eau. Pour faciliter la séparation de I' ea4ét des solides, on ajoute un diluant capable de dissou- dre le bitume, habituellement un hydrocarbure liquide tel que du benzène, du xylène, du toluène, de l'essence naph- ta, du kérosène, des distillats pour chaudière, des carbu- rants pour moteur diesel, ou des produits semblables,à la mousse contenant le bitume, pour former un bitume aqueux dilué. Une telle séparation s'effectue alors par centri- fugation, en utilisant par exemple des centrifugeuses du type à spirale "Bird" à faible vitesse (Bird Machine Company) suivies de centrifugeuses "Westfalia" à grande vitesse (Westfalia Separator A.G.). Parmi les brevets décrivant des procédés du type ci-dessus ou de type similaire, on peut citer le brevet canadien n0 918 091, et les brevets américains n 2 968 603, 3 900 389, et 4 035 282. Les sables asphalti- ques les plus importants auxquels sont appliqués de tels procédés sont les sables asphaltiques d'Athabasca du nord Alberta, au Canada. Etant donné que le bitume dilué centrifugé con- tient encore une quantité considérable d'eau et de parti- cules minérales solides, on a mis au point un procédé pour obtenir un bitume propre avec une perte minimale en hydrocarbures, comme décrit dans le brevet américain NO 4 226 690. Ce procédé utilise un champ électrostati- que unidirectionnel établi entre une électrode sous ten- sion et la surface d'un matériau aqueux servant de masse électrique, le bitume dilué devant être nettoyé étant introduit au-dessous du niveau de la surface du matériau aqueux. Dans le bac de traitement il se forme une couche de bitume dilué et une couche de matériau aqueux qui sont évacuées séparément. Dans la séparation décrite ci-dessus de deux phases, l'une aqueuse, l'autre contenant du pétrole (la phase aqueuse contenant encore des particules solides),à partir de bitume dilué, soit par centrifugation seule, soit par séparation électrostatique seule, soit par une combinaison des deux, la phase aqueuse obtenue contient de 2 à 9 % d'huile. Non seulement ce pétrole est perdu dans le bassin des résidus de queue, mais il pose également des problèmes de pollution. Le rapport bitume-solvant dans le pétrole perdu est le même que dans le mélange initial. La quantité de pétrole perdu est considérable. Par exemple, sur la base de 35 Ml/jour de bitume aqueux dilué, les résidus de queue peuvent atteindre 10,5 Ml/jour, pouvant contenir de façon typique jusqu'à 945 000 1/jour de pétrole. Ceci présente une valeur commerciale supérieure à 115 000 dollars par jour à 16 dollars le baril de bitume et 26 dollars le baril de diluant (un baril représentant 159 litres). L'invention vise à permettre de récupérer les hydrocarbures, contenus dans les résidus de queue aqueux mentionnés, et aussi bien de bitume que le diluant. L'invention se propose également de recycler le diluant et le bitume récupérés pour l'utiliser dans un procédé de récupération de bitume. Les autres buts de l'invention ressortiront de la description suivante. Ces buts sont atteints suivant l'invention grâ- ce à un procédé pour la récupération d'hydrocarbures à par- tir de la phase principalement aqueuse séparée, en tant que résidus de queue aqueux, de la phase organique d'é- mulsions bitumeuses diluées comportant des phases aqueuse et organique non miscibles. Ce procédé consiste à mettre les résidus de queue aqueux en contact avec un diluant de bitume, c'est-à-dire un solvant de bitume,tel que du naph- ta, et à évacuer séparément du système un extrait d'hydro- carbures contenant du diluant et du bitume et les résidus de queue aqueux déshuilés. Le procédé peut être mis en oeu- vre sous forme d'un procédé d'extraction utilisant des mé- thodes de séparation de phases impliquant la séparation par gravité, la centrifugation, etc., et de préférence par ex- traction à contre-courant; ou en soumettant le mélange de résidus de queue aqueux et de diluant,de préférence avec addition d'un désémulsifiant, à l'action d'un champ élec- trostatique, grâce à quoi il se forme une couche de maté- riau contenant du bitume et du diluant et une couche de ma- tériau aqueux, et en évacuant séparément ces matériaux; ou en utilisant tout d'abord un procédé d'extraction, puis en soumettant l'extrait de diluant et de bitume à l'action dt un champ électrostatique, en récupérant le matériau conte- nant le diluant et le bitume provenant de la dernière opé- ration et en évacuant le matériau aqueux provenant des deux opérations. Le champ électrostatique peut être un champ alter- natif ou un champ unidirectionnel, par exemple pulsé ou con- tinu. Les émulsions de bitume dilué d'o viennent les résidus de queue aqueux sont habituellement obtenues par toutes méthodes connues, telles qu'indiquées ci-dessus, im- pliquant l'extraction de sables asphaltiques à l'aide d'eau 2490104 i chaude, avec production du bitume dans une mousse sur le dessus de l'eau, l'enlèvement de la mousse et l'addition d'un diluant à celle-ci. Un tel diluant peut être l'ex- trait de diluant et de bitume séparé des résidus de queue aqueux déshuilés. L'émulsion bitumeuse diluée peut être séparée en phases aqueuse et organique suivant les méthodes anté- rieures, y compris la centrifugation. Dans une variante, une telle séparation peut se faire par des méthodes élec- trostatiques, par exemple celle décrite dans le brevet a- méricain nc 4 226 690 mentionné ci-dessus, utilisant un champ électrostatique unidirectionnel établi entre une électrode sous tension et la surface d'un matériau aqueux servant de masse électrique, l'émulsion étant introduite au-dessous de la surface du matériau aqueux. Le produit bitumeux et le diluant peuvent être récupérés séparément par fractionnement à partir du bi- tume dilué. La fraction de diluant récupérée peut cons- tituer au moins une partie du diluant utilisé pour la mise en contact avec les produits de queue aqueux. On peut éga- lement utiliser du naphta provenant d'une sauce externe pour former au moins une partie de ce diluant. Le matériau récupéré contenant des hydrocarbures, du bitume et du di- luant peut être utilisé de façon similaire. La présente invention sera mieux comprise à 1' aide de la description suivante de plusieurs anodes de mise en oeuvre illustrés au dessin annexé sur lequel 2 les figures 1 à 6 sont des schémas synoptiques représentant chacun une variante du procédé suivant l'in- vention pour récupérer du bitume à partir de résidus de queue aqueux, incorporé à un procédé cyclique pour la ré- cupération de'bitume à partir d'une mousse bitumineuse; et la figure 7 représente une autre variante du procédé, adaptée à l'échelle commerciale. En se référant à la figure 1, à de la mousse bitumeuse obtenue par des procédés tels que le traitement à l'eau chaude de sables asphaltiques, on ajoute du di- luant recyclé à partir du dernier étage du procédé, le diluant contenant une certaine quantité de bitume. Le mé- lange résultant, constituant une émulsion bitumeuse di- luée comportant des phases liquides aqueuse et organique non miscibles, la phase aqueuse contenant des minéraux non dissous, est soumis à une centrifugation en deux étapes, comme décrit ci-dessus en se référant à l'art antérieur. Le bitume dilué récupéré après la première centrifugation est soumis à la seconde centrifugation. Le bitume dilué ré- cupéré après la dernière opération est soumis à l'opéra- tion de récupération du diluant, qui de façon typique est un fractionnement classique fournissant un courant de pro- duit bitumeux et un courant de diluant. Un courant de ré- sidus de queue aqueux est évacué après chaque opération de centrifugation. Les deux courants de résidus de queue sont mélangés et le courant global est soumis à l'opéra- tion d'extraction des résidus de queue aqueux, dans laquel- le il est mis en contact avec un courant de diluant résul- tant de l'addition de diluant frais au diluant provenant de l'opération de récupération du diluant. Dans un procédé classique de ce type, la teneur en pétrole des résidus de queue aqueux est de 50 parties de diluant pour 50 parties de bitume. Par addition de di- luant, le rapport/diluant/bitume augmente jusqu'à environ /1, de sorte que la densité de la phase contenant du pétrole devient voisine de celle du diluant. De façon appropriée l'extraction peut se dé- rouler sous la forme d'une opération d'extraction à con- tre-courant classique. L'extrait, constitué par du di- luant dans lequel est dissous du bitume récupéré, est u- tilisé pour être ajouté à la mousse bitumeuse*dans la pre- mière opération du procédé, comme décrit ci-dessus. La sé- 2490104 e paration de l'extrait laisse un effluent aqueux propre qui ne contient pratiquement pas de pétrole. La figure 2 représente un procédé similaire à celui de la figure 1 excepté que les deux opérations de centrifugation sont remplacées par un procédé de sépara- tion électrostatique. La figure 3 représente un procédé similaire à celui de la figure 1 excepté que le matériau contenant le diluant et le bitume récupéré à partir de l'opération d'extraction des résidus de queue aqueux est nettoyé par une opération de séparation électrostatique avant d'être recyclé dans l'opération d'addition à la mousse. La figure 4 représente un procédé similaire à celui de la figure 3 excepté que les deux opérations de centrifugation sont remplacées par une opération de séparation électrostatique. La figure 5 représente un procédé similaire à celui de la figure 1 excepté que l'opération d'extrac- tion des résidus de queue aqueux est remplacée par un procédé de séparation électrostatique. La figure 6 représente un procédé similaire à celui de la figure 5 excepté que les deux opérations de centrifugation sont remplacées par un procédé d'extrac- tion électrostatique. Sur les figures 1 à 6 décrites ci-dessus, le mélange de courants différents est représenté uniquement par la réunion des courants, mais il est également envi- sagé que le mélange se fasse suivant n'importe quelle procédurelassique antérieurement connue, en utilisant par exemple des récipients de mélange distincts, des van- nes mélangeuses, etc. La figure 7 représente une variante du procédé suivant l'invention,adaptée à l'échelle commerciale. Un courant recyclé 1 de diluant et de bitume (c'est-à-dire du diluant plus du bitume) est mélangé avec un courant de diluant 2 provenant d'une opération de récupération de di- luant, et le courant mélangé 3 est ensuite mélangé avec un courant 4 de résidus de queue aqueux dilués, tels que ceux décrits en se référant aux figures-l à 6. Au courant résultant 5 on ajoute un désémulsifiant provenant d'un ré- servoir de stockage 6, et le courant 7 ainsi traité est mélangé dans le mélangeur 8 et introduit dans un sépara- teur électrostatique tel qu'un séparateur électrostatique sphérique 9 à un seul étage "Petreco". Un séparateur à deux électrodes de ce type est décrit dans le brevet amé- ricain n0 2 513 386, excepté qu'au lieu du distributeur à grande vitesse utilisé dans ce brevet, on utilise un dis- tributeur à faible vitesse. Un courant de tête 10 de bi- tume-diluant (bitume + diluant) est évacué du séparateur 9 par la pompe 24 et la vanne 25 de commande du rapport de débit, répondant au fonctionnement de l'injecteur 26, et est divisé en un courant 11 de produit et un courant 1 de recyclage. Le courant 11 de produit peut être ajouté à de la mousse de bitume provenant de l'opération d'extraction à l'eau chaude, et le mélange peut ensuite être traité com- me représenté sur les figures 1 à 6, ou être utilisé autre- ment. Un courant latéral, constituant un prélèvement d'in- terface, peut être soutiré du séparateur 9, par la vanne 12. Un tel courant latéral peut être envoyé vers un col- lecteur de résidus de queue pour un re-traitement et/ou dé- rivé vers un bassin de résidus de queue, par l'intermédiai- re des courants 14 et 16 et de la pompe 15, comme indiqué, ou, dans une variante (non représentée sur l'organigramme) peut être ajouté au courant Il de produit ou ajouté au cou- rant qui pénètre dans l'unité de récupération de diluant représentée sur les figures l à 6. Un courant de queue 16 constitué par les résidus de queue aqueux est soutiré par l'intermédiaire de la pompe 17 qui est régulée par le dispositif de réglage 22 du niveau d'interface, et de la vanne 21 qui répond à un second dispositif de réglage 20 2490104 i du niveau d'interface, et est évacué vers le bassin de résidus de queue. Un courant d'échantillonnage réglable 19 peut être soutiré dans des buts de réglage, par l'in- termédiaire de la vanne 180 Un système de raclage interne, désigné par la référence 23, est prévu pour favoriser lt enlèvement des solides du séparateur 9. Les procédures de séparation électrostatique de la présente invention peuvent se dérouler dans n'im- porte quel séparateur électrostatique classique, y compris des séparateurs "Petreco" standards à faible vitesse, tel que le séparateur électrostatique sphérique 9 "Petreco" à un seul étage de la figure 7. Dans des séparateurs cylin- driques horizontaux, on peut utiliser de façon appropriée une structure d'électrodes similaire à celle représentée dans le brevet américain n0 2 880 158. Le séparateur élec- trostatique peut utiliser soit un champ alternatif, soit un champ unidirectionnel, par exemple pulsé ou continu. On préfère le dernier cas étant donné qu'il fournit des résultats légèrement meilleurs dans le traitement de mé- lange de résidus de queue aqueux et de diluant de bitume. On peut également utiliser des séparateurs tels que dé- crits dans le brevet américain nO 4 226 689. Dans de tels séparateurs, un champ électrique est établi entre une é- lectrode alimentée et la surface d'un matériau aqueux, servant de terre électrique, le mélange de résidus de queue aqueux et de diluant étant introduit au-dessous du niveau de la surface du matériau aqueux. La procédure préférée pour la séparation élec- trostatique de la mousse bitumeuse diluée est celle décri- te dans le brevet américain n0 4 226 690 mentionné ci-des- sus. v EXEMPLES 1 et 2 Dans un essai de laboratoire du procédé suivant l'invention, des résidus de queue aqueux provenant des opé- rations de centrifugation décrites ci-dessus sont mélangés avec du diluant supplémentaire. On y ajoute environ 100 ppm, basé sur le débit total, d'un désémulsifiant chimique, et le mélange résultant est introduit dans un dispositif de traitement de laboratoire comportant une colonne de traitement supérieure de 3 pouces (7,62 mm) de diamètre, garnie de Téflon (polytétrafluoroéthylène), une section inférieure de 7 pouces (17,78 cm) de diamètre et d'appro- ximativement 1 pied (30,5 cm) de long, qui sert d'accumu- lateur, et un dispositif de prélèvement au fond - utili- sant un autoclave - pour séparer les solides qui se dé- posent facilement, y compris des solides lourds de dimen- sions importantes qui autrement boucheraient la vanne de prélèvement des produits aqueux. L'émulsion est introduite dans une masse de matériau aqueux dont la surface est main- tenue approximativement entre 6 et 8 pouces (15*24 et 20,32 cm) audessous d'une électrode plane horizontale qui est alimentée, une seconde électrode plane horizontale alimen- tée étant placée environ 6 pouces (15,24 cm) au-dessus de la première électrode alimentée. Un champ électrostatique continu de 8-10 kV est maintenu entre l'électrode infé- rieure et la surface du matériau aqueux, la tension supé- rieure étant utilisée pour la distance plus importante en- tre l'électrode et la surface du matériau aqueux. Le maté- riau aqueux et les solides sont soutirés par le fond de l' accumulateur avec un débit calculé pour maintenir le niveau sensiblement constant dans le dispositif de traitement. Le traitement se déroule alors que les résidus de queue aqueux sont portés à une température d'environ 82,20C. L'accumu- lateur ne constitue qu'un moyen de laboratoire pour mainte- nir le niveau et le débit constants et non un élément né- cessaire d'un dispositif de traitement commercial. Le dis- positif de prélèvement au niveau du fond (autoclave) est également une commodité de laboratoire. Les résultats sont résumés dans le tableau sui- vant s 2490104 i EXEMPLES 1 2 Rapport diluant/résidus de queue aqueux 2/1 2,1/1 Résidus de queue aqueux non traités, teneur en pétrole (mg/l) 7 130 7 130 Résidus de queue aqueux traités, teneur en pétrole (mg/l) 142 256 Pourcentage d'élimination du pétrole 98,0 9694 Pétrole en tête, sédiments au fond et eau, % en volume 0,2 0,2 Ces essais montrent clairement que le nettoyage de résidus de queue aqueux avec du diluant supplémentaire et un traitement dans un champ électrostatique permet d'ë- liminer pratiquement tout le pétrole (c'est-à-dire environ 98% ou plus) restant dans les résidus de queue aqueux. EXEMPLE 3 On effectue un essai sur 48 heures avec des ré- sidus de queue aqueux provenant d'un processus de sépara- tion du bitume, en utilisant un séparateur électrostati- que tel que décrit dans les exemples 1 et 2. Les conditions de fonctionnement sont les suivantes s Débit des résidus de queue (ml/mn 250 D4bit de diluant (ml/mn) 256 Débit de recyclage du diluant (ml/mn) * 144 Débit total de diluant (ml/mn) 400 Rapport diluant/résidus de queue 1,6 Température de fonctionnement (OC) 71,1 Pression de fonctionnement (Pa) 413,7 Mélangeur CR Eastern Pump (V) 80 Durée de séjour de la phase aqueuse (mn) 40 249010O 1 1 Débit d'addition du désémulsifiant (base aqueuse) (ppm) 160 Tension appliquée (kV) 8 Consommation de courant (mA) On a analysé des échantillons prélevés à in- tervalles pendant l'essai, les résultats étant résumés ci-dessous: Matériaux d'entrée - Haut Bas Moyenne Teneur en pétrole des 1,7 0,45 1, 085 résidus de queue introduits (% en poids) Diluant introduit(naphta) Sédiments au fond et eau (% en volume) 0,1 0,02 0,06 Solides (ppm) 111 76 89,8 Densité API 53,7 52,2 53,0 Matériaux de sortie Résidus de queue de sortie Teneur en pétrole (% en poids) 0,29 0,007 0,1611 Teneur en minéraux (% en poids) 2,11 0,57 1,39 Diluant de sortie Teneur en eau (% en poids) 0,73 0,10 0,075 Teneur en minéraux (% en poids) 0,01 0,20 0,27 Résidus de queue de sortie (échantillons pris à la bombe) Pétrole (% en poids) 0,29 Eau (% en poids) 24,64 Minéraux (% en poids) 75,07 Boue d'interface Pétrole (% en poids) 0,21 Eau (% en poids) 24,18 Minéraux (% en poids) 75,61. Pétrole récupéré à partir des résidus de queue de sortit Densité API 53.5 Dans l'exemple ci-dessus, le traitement ne s'est pas déroulé avec une efficacité optimale par suite de va- riations des paramètres de fonctionnement, y comprisle ni- veau de la surface du matériau aqueux, qui ne pouvait pas être réglé de façon adéquate avec l'équipement de labora- toire utilisé; de problèmes avec des éléments constitu- tifs tels que les mélangeurs et les pompes; et d'une ob- struction de l'équipement et des conduites. On peut s'at- tendre à un haut niveau d'efficacité avec une installation commerciale. Le revêtement en téflon utilisé dans le dispo- sitif de traitement de Laboratoire utilisé pour les essais ci-dessus n'est pas nécessaire dans des dispositifs de traitement à grande échelle. Dans des dispositifs de trai- tement pilotes et de laboratoire à petite échelle, il nt est pas possible de maintenir entre l'électrode alimentée et la paroi du récipient de traitement une distance suf- fisante pour empêcher un traitement non souhaité au niveau des bords de l'électrode. Dans un dispositif de traitement commercial à grande échelle, l'utilisation d'un tel revê- tement serait très coûteuse. Il est possible de maintenir un espace suffisant entre l'électrode et la paroi du réci- pient dans de tels dispositifs de traitement à grande é- chelle, de sorte que le bitume dilué traité se trouvant dans cet espace fournisse l'isolement nécessaire, même en l'absence d'un revêtement de Téflon, pour éviter un trai- tement au niveau des bords. Pour une meilleure descrip- tion de ce phénomène on se référera au brevet américain n 4 226 689 mentionné ci-dessus. Le diluant frais utilisé dans les essais ci- dessus est du naphta. Cependant, la nature du diluant n' est pas critiqué, bien qu'on préfère des diluants hydrocar- bures et n'importe lequel de ceux mentionnés dans la des- * cription ci-dessus de l'art antérieur. Les conditions de fonctionnement décrites dans les exemples 1 et 2 et indiquées sous forme de tableau dans l'exemple 3 ci-dessus ne sont pas critiques mais peuvent varier dans de larges limites. La gamme de tempé- rature préférée est comprise entre environ 26,7 et 82,20C, bierqu'on puisse utiliser avec succès des températures su- périeures et inférieures à cette gamme. Cependant, des températures inférieures à cette gamme peuvent augmenter la quantité de produits aqueux et solides entratnés dans la phase de diluant séparée. La pression préférée est é- gale à environ 413,7 Pa, mais on peut également utiliser des pressions plus importantes ou plus faibles, dang/a mesure o la pression est suffisante pour maintenir le con- tenu du séparateur dans la phase liquide et se trouve dans la gamme de pression nominale de l'équipement. La gamme préférée pour le rapport du diluant aux résidus de queue est comprise entre environ 1/1 et 2,1/1, mais on peut uti- liser une gamme beaucoup plus large, avec seulement une limite inférieure d'environ 0,25/1. Le rapport peut va- rier er/faisant varier soit la quantité de diluant frais utilisée soit la quantité recyclée. On utilise de préfé- rence des débits compris entre environ 1/2 et 1,33 de ceux indiqués dans l'exemple 3, avec le dispositif de traite- ment de laboratoire de cet exemple. Bien qu'on puisse éga- lement utiliser des débits hors de cette gamme, ces débits peuvent entrainer une augmentation des produits solides entraînés dans le diluant. Cependant, on comprendra que dans des traitements à l'échelle commerciale on utilise des débits beaucoup plus importants, correspondant par exemple à des dizaines ou centaines de barils par jour. La durée de séjour des produits aqueux dépend du débit et des dimensions de l'équipement de traitement. Il n'est pas essentiel que le champ électrostatique soit maintenu dans la gamme de 8 à 10 kV, comme décrit pour les exemples 1 et 2. Des tensions aussi faibles que 2 kV et pouvant aller jusqu'à 20 kV ont été essayées et trouvées accepta- 2490104 î bles, et mêmes ces limites ne sont pas critiques. La ten- sion préférée est de 8 kV, comme indiqué dans l'exemple 3. On peut utiliser n'importe quel désémulsifiant approprié dans le procédé suivant l'invention. Dans les exemples ci-dessus, on a utilisé, à titre d'exemple, un sulfonate de pétrole. Bien que le procédé soit efficace sans utiliser de désémulsifiant, on obtient des résultats optimum avec un désémulsifiant étant donné que son utili- sation permet un meilleur contrôle de la boue, une mise en contact maximale et une meilleure séparation ultérieure. On utilise de préférence des taux d'addition de désémulsi- fiant allant jusqu'à environ 320 ppm (base aqueuse). Cepen- dant, des taux nettement inférieurs à 160 ppm se tradui- sent par un entrainement de solides plus important dans le diluant récupéré, et des dosages plus importants peuvent conduire à un entrainement plus important à la fois dq&oli- des et d'eau. Le système décrit dans l'exemple 3 peut également être utilisé sans appliquer d'énergie aux électrodes, mais il en résulte une augmentation de l'ordre de 10 fois de l' entraînement de solides et d'eau dans lediluant de sortie. Le procédé a été décrit ci-dessus en se référant à des résidus de queue aqueux provenant du traitement de bitume dilué obtenu par traitement à l'eau chaude de sables asphaltiques, Cependant, le procédé peut être utilisé avec des résidus de queue aqueux provenant d'une grande varié- té de procédures de séparation, y compris des résidus de queue provenant de l'opération d'extraction primaire à 1' eau chaude, et avec différents bitumes dilués, y compris ceux dérivés du traitement de schistes bitumeux. D'après ce qui précède, on voit que le procédé suivant l'invention convient bien pour améliorer la ré- cupération d'hydrocarbures à partir de sables asphaltiques et de produits semblables. 2490 Io Bien que l'invention ait été décrite à l'aide de modes de mise en oeuvre particuliers pris à titre d'exemple, on remarquera qu'elle n'y est pas limitée et qu'on peut y apporter différentes modifications sans sor- tir du cadre de cette invention. Revendications 1. Procédé pour la récupération d'hydrocarbures à oartir de la phase principalement aqueuse séparée, en tant que résidu de queue aqueux, de la phase organique d'une émulsion bitumineuse diluée comportant des phases aqueuse et organique non misciblesYce qu Consiste à mettre lesdits résidus de queue aqueux en contact avec un diluant du bitume et à évacuer séparément du système une phase d'hydrocarbures, contenant du diluant et du bitume, et des résidus de queue aqueux déshuilés. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en contact des résidus de queue aqueux avec un diluant de bitume et l'évacuation séparée de la phase d'hydrocarbures, contenant du diluant et du bitume, et des résidus de queue aqueux déshuilés se déroulent sous forme d'une procédure d'extraction à contre-courant. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en contact des résidus de queue aqueux avec un diluant de bitume et l'évacuation séparée de la phase d'hydrocarbures, contenant du diluant et du bitume, et des résidus de queue aqueux déshuilés se déroulent en mélangeant lesdits résidus de queue aqueux avec le diluant de bitume, en soumettant le mélange à l'action d'un champ électrostatique, grâce à quoi il se forme une couche de matériau à base d'hydrocarbures, contenant du diluant et du bitume, et une couche de matériau aqueux, erieécupérant ledit matériau à base d'hydrocarbures, et en évacuant le dit matériau aqueux. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le diluant de bitume ajouté aux résidus de queue aqueux comprend ledit matériau à base d'hydrocarbures ré- cupéré contenant du diluant et du bitume. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la mise en contact des résidus de queue aqueux avec le diluant de bitume et l'évacuation séparée de 1' extrait de diluant et de bitume et des résidus de queue aqueux déshuilés se déroulent sous forme d'un processus d'extraction et que l'extrait de diluant et de bitume est ensuite soumis à l'action d'un champ électrostatique, grâ- ce à quoi il se forme une couche de matériau contenant du diluant et du bitume et une couche de matériau aqueux, les matériaux étant évacués séparément. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la méthode de séparation de la phase principale- ment aqueuse et de la phase organique de l'émulsion bitu- mineuse diluée comprend une centrifugation. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la méthode de séparation de la phase/principalement aqueuse de la phase organique de l'émulsion bitumeuse di- luée comprend une opération consistant à soumettre ladite émulsion à un champ électrostatique. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'émulsion bitumeuse diluée est obtenue en trai- tant à l'eau chaude de sables asphaltiques, le bitume étant obtenu sous forme d'une mousse sur le dessus de l'eau, en enlevant ladite mousse et en lui ajoutant un diluant de bitume. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il consiste à fractionner ladite phase organique séparée de l'émulsion bitumeuse diluée pour récupérer une fraction de diluant et une fraction de produit bitumeux, et à utiliser ladite fraction de diluant comme au moins une partie du diluant mis en contact avec lesdits produits de queue aqueux. 11. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'extrait de diluant et de bitume séparé des résidus de queue aqueux déshuilés est utilisé comme diluant de bitume ajouté à ladite mousse. 2490104 3 12. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie du diluant utilisé pour la mise en contact avec lesdits résidus de queue aqueux est du naphta provenant d'une source externe. - 13. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie du diluant utilisé pour la mise en contact avec les dits résidus de queue aqueux est du diluant récupéré à partir de la phase organique de la- dite émulsion bitumeuse diluée. 14. Procédé,kuivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie du diluant utilisé pour la mise en contact avec les dits résidus de queue aqueux est cons- tituée par la phase à base d'hydrocarbures, contenant du diluant et du bitume, récupérée. 15. Procédé pour une meilleure récupération de bitume à partir de sables asphaltiques ou de produits semblables, caractérisé en ce qu'il consiste a) à traiter des sables asphaltiques avec de l'eau chaude, ce qui permet d'obtenir du bitume sous forme de mousse sur le dessus de l'eau; b) à enlever ladite mousse et à lui ajouter un diluant pour formerXne émulsion bitumeuse diluée; c) à séparer la dite émulsion en une phase principalement organique et une phase principalement aqueuse, et à évacuer séparément les dites phases, ladite phase principalement organise consti- tuant un extrait de diluant et de bitume, et ladite phase principalement aqueuse constituant des résidus de queue aqueux contenant une faible proportion de bitume; d) à fractionner ladite phase organique et à récupérer une frac- tion de diluant et une fraction de produit bitumeux; e) à mélanger ladite fraction de diluant avec du diluant frais provenant d'une source externe pour obtenir un diluant mé- langé; f) à mettre en contact lesdits résidus de queue aqueux avec ledit diluant mélangé et à évacuer séparément du système un extrait de diluant et de bitume et des rési- dus de queue aqueux déshuilés; et g) à recycler ledit ex- trait de diluant et de bitume en tant que diluant dans l'o- pération b).