La présente invention se rapporte de façon générale aux maté- riaux de construction à structure cellulaire utilisables dans l'in~- dustrie du ballent. Il est important dans la construction des bâtiments de cons tituer les planchers et les cloisons A l'aide de matériaux dotés d'une bonne résistance au feu et à sa propagation de telle façon que la vitesse de propagation d'un incendie soit réduite au ainin#. Le plus souvent d'ailleurs, des orifices de traversée doivent être prévus entre les diverses parties d'un butinent pour loger les lignes de desserte ou les canalisations de service telles que les câbles de transmission d'énergie électrique, les câbles téléphoni- ques ou les conduits on canalisations pneumatiques ou hydrauliques. A soins, en effet, que des précautions spéciales ne soient prises, ces orifices de traversée peuvent être le siège de la propagation de l' l'incendie, L'invention prévoit un ensemble d'orifices de traversée servant à loger diverses lignes ou canalisations de service comprenant à chaque endroit intéressé un orifice de traversée de canalisations pourvu d > un intercepteur transversal constitué par un matériau cellulaire dont les parois des cellules s'étendent dans la direction longitudinale de l'orifice de traversée et sont revotes d'une satire intunescente qui est dilatable pour obturer les cellules en cas d'incendie. Pour l'obtention des meilleurs résultats souhaitables et pour la connodité de la aise en oeuvre de l'invention, le matériau de construction cellulaire est, de préférence, un matériau à structure en nid d'abeilles, rationnellement un matériau de construction à base de papier conne décrit dans le brevet britannique N. 591. 772. Les dimensions des celles du matériau doivent être suffisamment petites pour se ferner aisément sous action de la dilatation du matériau intumescent, par exemple 10 mm environ. Pour lobten- tion des résultats optinaux, l'épaisseur de ce matériau doit être assez grande par comparaison avec les dimensions des cellules. Quand des tubes ou tuyaux sont engagés à travers un orifice de traversée pratiqué par exemple dans un mur, l'intercepteur occupant la position requise dans l'épaisseur du mur, la propagation de l'incendie par les tubes est contrecarrée par la présence du matériau intumescent. La présente invention comporte deux aspects principaux : Suivant le premier de ces aspects, il est prévu un ensemble d'aménagement des lignes ou canalisations de service comprenant une certaine longueur de tube pour cible dont la section droite interne est remplie sur une partie au moins de sa longueur d'un bloc de matériau cellulaire et dont les parois des cellules qui s'étendent dans la direction longitudinale des tubes sont revêtues d'un maté- riau intumescent. Le ou les tubes sont, de préférence, constitués par un Mtél riau de faible conductibilité, par exemple un matériau thernoplasr tique. Les tubes établis en un matériau peuvent etre produits sans grands frais par des techniques d'extrusion et sont d'ailleurs couramment disponibles dans l'industrie. jusqu'à présent, des tubes en matériau thermoplastique n'ont pas été acceptés pour les installations avec traversée d'un mur ou d'un plancher avec interne cepteur de propagation de l'incendie par suite de leur rapide dégéntrescencelors de l'exposition à la chaleur.Toutefois, lorsque ce matériau est employé comme le prévoit l'invention, il tend à astre supérieur aux tubes en acier précédeflent prescrits. Ces tubes en acier possèdent, en effet, une conductibilité thermique élevée qui n'est pas satisfaisante ici. Gracie â la présente disposition, le matériau intumescent à dilatation par la chaleur cons- titue un intercepteur à la fois contre la conduction thermique et contre l'écoulement des gaz si le tube vient à subir une déchirure ou défaillance. Il est de pratique courante depuis un certain temps dans l'in- dustrie du bâtiment d'utiliser des matériaux résistant bien à l'int cendie, comme par exemple à base d'amiante ou d'argile ou terre de pipe pour la constitution des tuyaux à l'endroit où ils traversent un intercepteur d'incendie. L'efficacité de cette disposition dé- pend beaucoup du soin apporté lors du montage originel et des opérations d'adjonction ou de remplacement de cibles ou autres lignes ou canalisations de service.Le montage du matériau opéré comme le prévoit l'invention ctest-à-dire avec lignes ou canalisa tions de service traversant les cellules est chose facile et corme les cellules ne se ferment que lorsqu'un incendie se manifeste, l'adjonction ou le remplacement des lignes ou canalisations de service est facile à effectuer. Sauf quand un standard faible peut btre accepté et que des tubes en acier sont admissibles, le bloc de matériau cellulaire doit être mécaniquement supporté indépendaiient du iode de support par le conduit. Une disposition å adopter de préférence est de munir le bloc à chacune de ses extrémités d'un cadre terminal en métal, ces cadres terminaux étant espacés l'un de l'autre pour délimiter un intervalle de restriction de la conduction thermique. Ces cadres terminaux peuvent être maintenus en place avant le ronl tage du bloc dans les tubes par des bandes adhésives ou plus coi u- dément par une bande entourante constituée, par exetple7par un matériau non inflammable fixé par adhérence dans des conditions de chevauchement avec les cadres. Pour ltobtention des veilleurs résul- tats, les faces terminales du bloc peuvent être punies de grilles de support métalliques à nilles fixés aux cadres. Rationnellement, les tubes sont du type â opercule et le bloc est insérable dans ces tubes de façon que leur opercule soit ouvert. Des réalisations de tubes en ntiêre plastique sont disponibles dans le commerce qui peuvent aisément livrer passage au bloc après ouverture en produisant le plus souvent une certaine défor station des murs pendant l'insertion. La suite de cette description qui se lit en regard des dessins schématiques annexés permettra de l'eux comprendre l'invention. La fig. 1 représente un ensemble conforme â l'invention passant h travers un mur, certaines parties de cet ensenble et du mur étant représentées avec un arrachement pour la facilité de l'illustration. La fig. 2 représente une variante du bloc. L#. fig. 3 est une vue en section droite d'un tube utilisable en combinaison avec le bloc que montre la fig. 2. Dans la fig. 1, une certaine longueur de tube l en chlorure de polyvinyle comportant un couvercle ou opercule 2 et une partie terminale renflée 3 pour la réception d'une autre longueur de tube est représentée telle qu'elle est montée à travers un mur 4. Ce mur et le tube l sont tous les deux représentés avec un arrachement partiel pour la simplicité de l'illustration. Un certain nombre de câbles dont deux seulement désignés par 5 et 6 sont représentes passent à travers un bloc 7 constitué par un matériau à structure en nid d'abeilles revêtu d'une matiare intumescente constituée par du papier ou du carton et stabilisée de préférence à l'état expansé par imprégnation â l'aide d'une résine thermodurcissable. Pour maintenir l'intégrité lors du ranol. lissement ou la combustion du tube, le bloc en question est mainte- nu par deux cadres ou chtssis terminaux métalliques rebordés 8 et 9. Un intervalle entre les deux cadres empoche le transfert de chaleur par conduction â travers le métal. Il est préférable que cet intervalle soit sensiblement inférieur à l'épaisseur du mur et qu'une partie au moins de l'épaisseur de chaque cadre soit placée dans l'ouverture 10 du mur. Les cadres 8,9 comportent avantageusement un engagement péri- phérique sans serrage autour des blocs de telle sorte que la déformation de ces cadres n'endommage pas le bloc â l'état friable après carbonisation. Les cadres peuvent titre supprimés si un effet maximum n'est pas nécessaire ou si le tube est constitué par un produit céramique ou un autre matériau ayant une bonne résistance au feu. Une installation simple est obtenue en faisant passer les câbles à travers les cellules après enlèvement du couvercle 2, application de ce couvercle et ooulissement de ltensemble sur les câbles, Le bloc représenté dans la fig. 2 comporte des cadres terni- naux 8' et 9' établis en bandes d'acier et conformés comme repré- senté pour remplir la section droite interne des tubes visibles dans la fig. 3, qui sont d'un type commercialement disponible et d'utilisation avantageuse.Ce tube comporte sur les bords supé rieurs de ses parois latérales il et 12 des formations en faisant partie intégrante et ménageant des rainures 13 et r4 dirigées vers l'intérieur pour 11 engagement des extrémités externes 15 et 16 du couvercle ou opercule amovible 2'. Ce couvercle 2' est monté depuis le haut tout en déformant élastiquement vers l'extérieur l'une ou les deux parois latérales il et 12. La forme des cadres terminaux 8' et 9' ménage des épaulements 17 qui s'engagent sous les formations ménageant les rainures 13 et 14 et au-dessus des épaulements, une partie de largeur réduite s'adapte sous le couvercle 2'. Le bloc que montre la fig. 2 est engagé à frottement dur contre le tube 1 et son couvercle 2'; il est insérable de haut en bas avant que le couvercle ne soit monté en place. Les cadres terminaux 8' et 9' sont identiques. Leurs faces externes sont munies de groupes horizontaux et verticaux de fils en acier 18 fixés en place pour former une structure à mailles carrées en soudant leurs parties terminales qui sont rabattues à angle droit par rapport aux faces internes des bandes formant les cadres. Ces structures maillées supportent le bloc 7 constitué par un matériau à structure en nid d'abeilles avec revetenent de uati- re intumescente lorsque le revetesent se dilate et se carbonise sous l'effet du feu. Ils sont supérieurs aux rebords solidaires des cadres (Fig. l) en ce sens qu'ils ménagent un moindre obstacle pour le montage des lignes ou canalisations de service tels que les câbles 5 et 6. Une bande de matière ininflammable revêtue d'une matière adhé sive 20 assure la fixation en place des cadres 8 et 9. La formation des cadres comme représenté en montant une partie supérieure ménageant des épaulements 17 et pourvue d'extrémi- tés 19 dans les sommets des parties latérales formées séparément donne lieu à une construction à éléments chevauchants ainsi que l'engagement périphérique dont il a été parlé. Les détails de construction peuvent être modifiés, sans s'écar- ter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVEMDICATIONS 1.- Ensemble pour l'asénagement et le logement par orifices de traversée de lignes ou canalisations de service dans les planchers ou les xurs d'un bâtiment caractérisé en ce qu'il comprend une certaine longueur de tube (simple ou multiple) dont la section droite interne est remplie sur une partie au moins de sa longueur d'un bloc de matériau cellulaire dont les parois des cellules s'6- tendent dans la direction longitudinale du tube et sont revêtues d'une matière intumescente. 2.- Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau cellulaire est & structure en nid#d'abeilles. 3.- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications l ou 2, caractérisé en ce que le tube est constitué par une matière thermoplastique. 4.- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le bloc est muni à chaque extrémité d'un cadre terrinal en métal, ces cadres étant espacés l'un de l'autre pour délimiter un intervalle restreignant la conduction thermique. 5,- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications l à 4, caractérisé en ce que les faces terminales du bloc sont munies de grilles de support constituées par une partie en métal à structure maillée fixée aux cadres. 6.- Ensemble suivant lune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le tube est du type à couvercle ou opercule et en ce que le bloc est insérable dans le sens de la longueur après ouverture du couvercle. 7.- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est aménagé à travers un orifice d'un mur ou plancher, le bloc étant placé de telle sorte qu'une notable partie au moins de sa longueur soit entourée par l'orifice de traversée. 8.- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications l à 7, caractérisé en ce qu'une ligne ou canalisation de service au moins passe à travers le bloc.