La présente invention est relative à une nouvelle roue déformable, uti- -li-sb.e en particulier comme roue de véhicule. la plupart des roues de véhicule aujourdfhui sont équipées de bandages pneumatiques, c'est à dire qu'elles comprennent autour du moyeu, une enceinte dans laquelle est maintenu un gaz sous pression. L'enveloppe de cette cham- -bre comprend une bande de roulement, qui est à peu près cylindrique en l'absence de charge sur le moyeu, et qui sous l'effet d'une charge se dé- -forme pour présenter, sur une partie de sa périphérie, une surface à peu près planeren contact avec le sol. Cette bande de roulement est reliée au moyeu par deux flancs, qui exercent plusieurs fonctions: ils contribuent à lfétanchéité de l'enceinte à gaz, ils limitent ses déformations dans le sens latéral, ils s'opposent à la force centrifuge qui s'exerce sur la bande de roulement, et ils contribuent, du fait de leur rigidité, à la résistance à l'écrasement sous charge. Il est facile de constater, en effet, que même lorsque la pression intérieure est nulle, une roue de voiture supporte, sans que le moyeu vienne en appui sur le sol, une charge supérieure à son propre poids, tout en étant nettement inférieure à la charge normale. lans des cas très limités, tels que des voitures d'enfant, la résistan- -ce des flancs peut être telle qu'aucune pression interne n'est nécessaire en service normal, mais cette solution n'apporte qu'un-confort à peine supé- -rieur à celui d'un bandage plein, et ce, pour une charge très faible. Dans la plupart des cas, au contraire, la pression qui règne à l'intérieur du pneumatique est élevée, et ce d'autant plus que la charge est importante. Il en résulte que des risques d'éclatement deviennent de plus en plus graves, et que les roues deviennent notamment dans l'aéronautique, une cause poten- -tielle d'accident qui doit de plus en plus être prise en considération. On a proposé, à de nombreuses reprises, des variantes au système du pneumatique classique, de façon, en particulier, à réduire les inconvénients dûs à une baisse brusque de la pression. Par exemple, on a proposé (Brevet FR 1376590) d'incorporer dans la bande de roulement des anneaux rigides et élastiques. En cas de crevaison, sous l'effet de la charge, le moyeu vient se placer excentriquement par rapport aux anneaux, et c'est donc la résis- -tance des flancs à cette excentration qui s3upporte la charge. Chacun des flancs se comporte à peu près comme un disque de matière plastique dont le bord serait pratiquement indéformable, alors que le moyeu central serait soumis à des forces tendant à le déplacer en direction de la périphérie. Cette disposition présente l'inconvénient que, la bande de roulement étant rendue plus rigide, la surface plane de contact avec le sol est réduite,ce qui diminue l'adhérence. la présente invention a pour but de fournir une roue qui soit capable de fonctionner, sous une charge normale, sans faire appel à une pression interne et qui, cependant, présente alors une surface de roulemexni au moins égale à celle d'un pneumatique classique. Une roue selon l'invention comporte une bande de roulement déformable mais de longueur sensiblement constante prenant spontanément au repos la forme d'un cercle. Dans cette roue, des moyens exercent entre deux points opposés de la bande de roulement des forces développées lorsque la roue est chargée normalement, d'intensité telles qu'elles sont suffisantes pour s'op -poser à un aplatissement dont l'importance empêcherait la roue de foncti- -onner normalement. Une réalisation préférée de roue selon l'invention comporte un moy- -eu rigide, une bande de roulement déformable mais de longueur sensiblement constante, et des moyens pour relier le moyeu à la bande de roulement, la- -dite bande de roulement prenant spontanément au repos la forme d'un cercle concentrique au moyeu, opposant une résistance à toute force tendant à l'écarter d'une forme convexe et étant dapable de prendre, sous une charge appuyant la roue sur une surface plane, la forme d'une courbe constituée essentiellement d'un arc de cercle d'angle au centre supérieur à 1800, complétée par une partie droite en contact avec ladite surface plane,. 2ladi- -te roue étant susceptible, sous sa charge normale, de développer des for- -ces qui maintiennent le moyeu au-dessus de la-dite surface plane.;daisa c*ernueAes forces qui maintiennent le moyeu au-dessus de la surface plane sous charge normale sont constituées essentiellement par la résul- -tante de forces de tractions radiales qui s'exercent entre la bande de roulement et le moyeu par l'intermédiaire des dits moyens qui les relient. L'invention sera expliquée plus en détail en s'aidant des figures parmi lesquelles: Figure 1. est un schéma simplifié d'un exemple de roue selon Figure 2. Figure 3. l'invention, vue de face. est une coupe d'une roue selon l'art antérieur, à gauche au repos et à droite dégonflée sous charge. est une vue en coupe analogue à celle de la figure 2, mais relative à un exemple de roue selon l'invention. 3 2472482 Figure 4. est une vue d'une roue selon l'invention utilisée en tent que "pignon souple". Figure 5. est une vue d1une roue selon l'invention, sans moyeu, utilisée en tant que 'pignon satellite souple". Figure 6. est une demi-vue en coupe de la réalisation de l'exemple 1. Figure 7. est la représentation de la courbe de déformation sous charge de la roue de l'exemple 1. Figure 8. est une demi-vie en coupe de la réalisation de l'exemple 2. Figure 9. est la représentation des courbes de déformation sous charge des exemples 2 et 3. Figure 10. est une demi-vue en coupe de la réalisation de l'exemple 3. Figure 11. est une demi-vue en coupe de la réalisation de l'exemple 4. Figure 12. est la représentation de la longueur d'empreinte sous charge de l'exemple 4. Figure 13. est une demi-vue en coupe de la réalisation de l'exemple 5. Figure 14. est la représentation de la déformation sous charge de l'exemple 5. Figure 15. est une réalisation de l'exemple 6. Figure 16. est une demi-vue en coupe de la réalisation de l'exemple 6. Sur les fig. 7,9,14, On désigne par déformation D, la différence entre le rayon d'une roue non chargée et la hauteur de son axe au-dessus de la sur- -face d'appui lorsque la roue est chargée. 4 2472482 La roue selon l'invention présente une combinaison de propriétées par- -ticulières relatives à la bande de roulement et aux moyens de liaison du moyeu à ladite bande de roulement, moyens qui seront désignés dans la suite par les.mots "flancsw alors que dans certains cas il peut ne pas s'agir vé- -ritablement de flancs au sens usuel. La bande de roulement doit être à la fois déformable dans le sens ra- -dial et de longueur sensiblement constante. Un exemple extrême de surface de roulement répondant à cette définition est la chenille dont sont équipés certains véhiculTs tous terrains. Dans le domaine des transmissions méca- -niques, on peut citer aussi les chaines de transmission. Les bandes de roulement des pneumatiques à carcasse diagonale ne répondent pas à cette définition, car elles sont formées de caoutchouc armé de cables placés ob- -liquement, ett de ce fait, elles peuvent subir des variations de longueur importantes. Les bandes de roulement de pneumatiques de type à ceinture, notamment ceux à carcasse radiale, comprennent des nappes de cables qui font un angle faible avec un plan perpendiculaire à l'axe de la roue, sont plus proches de la définition ci-dessus, en particulier si les cables sont métalliques En revanche les bandes de roulement telles que celles du brevet FR 1376590, évoqué plus haut ne sont pas déformables et ne répondent donc pas à cette définition. En ce qui concerne les flancs, si on les compare avec ceux d'un pneu- -matique courant, quelle que soit sa carcasse, on constate ce qui suit: dans un pneumatique courant gonflé, au repos, le flanc a, en coupe, la forme d'un arc de cercle bombé vers l'extérieur, et prenant appui sur la jante d'un coté et sur la bande de roulement de l'autre. En charge, le flanc a une courbure plus accusée dans la partie de la roue en contact avec le sol, et moins accusée de l'autre côté. Si le pneumatique est dégonflé, sa forme est à peu près la même au repos, mais sous charge, il s'écrase, c'est à dire que, dans la partie de la roue qui est en contact avec le sol, le flanc est pincé entre la jante et la bande de roulementetdans la partie opposée de la roue, le flanc garde àpeu près la même forme d'arc de cercle avec une variation limitée de sa courbure. Il est clair qu'un tel flanc ne transmet par lui-même, en l'absence de pression du pneumatique qu8une charge très faible entre le moyeu et la bande de roulement, cette charge ne correspondant pratiquement qu'à la ré- -sistance qu'il oppose à une déformation lui donnant, en coupe, la forme 2472482 d'une courbe fermée ou presque fermée dont on vient de parler. Pour bien montrer la différence entre un tel flanc et celui de l'in- vention, on s'aidera de la figlure 1. qui représente le cas théorique d'une chenille, formée d'un certain nombre d'éléments rigides 1, reliés au moyeu 2 par un câble 3. de meme longueur p; pour rendre la figure plus lisible, on a représenté sur celle-ci un nombre d'éléments extrêmement faible; des moyens non représentés empêchent les éléments de se-disposer en forrant, un angle rentrant, si bien que ces éléments dessinent toujours un polygone convexe. Sous charge, certains éléments la. se disposent à plat sur le sol, alors que d'autres, lb, se disposent suivant un cercle dont le rayon est égal à la longueur des câbles tendus augmentée du rayon du moyeu. Il y a en outre, éventuellement, des éléments (non représentés) toujours en petit nomnbre, dans une position o ils forment la transition entre les éléments la. et lb. Les câbles relatifs aux éléments la. ne sont pas tendus. Pour que le moyeu ne touche pas la bande de roulement, il est clair que le rapport de la longueur L. de celle-ci et la longueur p des câbles doit être compris entre certaines limites: si L/p = 2'W, tous les câbles sont constamment tendus, la roue est rigide et la surface de contact avec le sol est nulle ou réduite à la longueur d'un élément au maximum. Si I,/p =V.7- 2, la courbe formée par la bande de roulement est constituée par un demi-cercle et d'un de ses diamètres et le moyeu, même s'il a un rayon nul, est en corn- tact avec le sol. entre ces deux limites l'axe du moyeu est à une certaine hauteur au-dessus du sol. Ce qu'on vient de dire suppose que le moyeu a un rayon nul. , Il est possible de concevoir une roue correspondant au schéma de la figure 1, éventuellement pour un véhicule, cependant dans ce cas elle manque- rait de souplesse, mais plutôt dans un système de transmission: en prévo- yant des dents d'engrenage sur la bande de roulement, ou bien en la consti- tuant comme une chaine à rouleaux, on obtient ainsi un pignon qui peut trans- mettre un mouvement à une denture rectiligne ou curviligne remplaçant le sol. L'avantage d'un tel dispositif est de permettre d'avoir un grand nombre de dents simultanément en prise pour un encombrement transversal réduit. Si on désire utiliser une roue selon lee principes de l'invention comme roue de véhicule, soumise à des constantes variations de charge, il convient de l'adapter en s'écartant un peu du schéma très simple de la figure 1. E effet, avec la roue selon àe schéma, la roue étant supposée circulaire au re- pos, tous les cbles étant détendus, elle n'opposera aucune résistance appre- ciable & la déformation sous lune charge croissante jusqu'au mcmer.t o elle 6 2472482 atteindra la forme décrite et, à ce moment, elle opposera au contraire une résistance très forte correspondant à la résistance de la déformation pro- -pre des éléments lb. et à la résistance à l'allongement des cables 3 cor- -respondants. Pour les charges inférieures à la charge limite il est possible d'au&- -gmenter la résistance à la déformation de la roue par exemple en rempla- -çant les cables, qui sont parfaitement flexibles, par des flancs élasti- -ques galbés, et dont la mise sous tension se fait de façon relativement progressive. De même, on peut remplacer la chenille, par une surface continue, par exemple une tôle ou un feuillard, qui oppose une certaine résistance élas- -tique à la déformation, si bien que, notamment, le raccordement entre la partie plane et la partie circulaire se fait non par un angle vîf mais par des arrondis plus ou poins accusés. D'autre part, la bande de roulement peut également être déformable si on considère sa section par un plan pa- -rallèle à l'axe de la roue. Les modifications font que la courbe de déformation, ou de la distance du moyeu au sol, en fonction de la charge n'est plus formée de deux parties formant entre elles un angle droit comme dans le cas de la figure l., mais présente une allure beaucoup plus arrondie. L'essentiel ne réside pas dans la forme de la courbe, mais dans le fait qu'en charge, le moyeu est, en quelque sorte, suspendu à la partie circulaire de la surface, au lieu dtêt- -re porté par la partie plane. Dans une variante, pour obtenir une variation progressive de la résis- -tance à la déformation, il est possible de prévoir une chambre à air sous pression relativement faible qui agit d'une part en donnant une certaine courbure aux flancs, courbure qui devient très faible quand la charge aug- -mente, et qui agit d'autre part pour limiter la déformabilité de la bande de roulement. Il doit cependant être bien entendu que cette chambre à air n'a pas le même rôle que dans un pneumatique traditionnel, elle sert seu- -lement à modifier la courbe de l'écrasement en fonction de la charge, la roue pouvant être utilisée meme si la pression est nulle. Dans une autre variante, il est possible de prévoir une rigidité des flancs qui permette d'une part de transmettre une certaine part des ef- -forts par la partie des flancs correspondant à-la partie aplatie de la bande de roulement, d'autre part et surtout de maintenir en contact avec 7 2472482 le sol le. totalité de la partie de la bande de roualcment qui doit l'être. Ceci peut être utile lorsque l'on recherche une très grande surface de con- -tact pour limiter les pressions locales. Pour préciser encore les différences entre une roue de type classique et une roue selon l'invention, on peut faire observer que, dans un pneuma- tique courant au repos, les flancs ont en section, à peu près la forme d'un arc de cercle de rayon de courbure r. compris habituellement entre 0, 6H et 0,75H, H désignant la hauteur du flanc, c'est à dire la distance, comptée sur une perpendiculaire à l'axe de la roue, entre la bande de rou- -lement et le moyeu. Une mise sous tension du flanc correspondrait au passage de cette configuration en arc de cercle à une configuration recti- -iigne. Le flanc deviendrait alors plan. Ceci correspond à un allongement des flancs, qui passerait à une hauteur H + e, o e, qui représente l'al- -longement du flanc est de l'ordre de 10 à 18 % de H. On peut observer d'autre part que, si une telle roue classique est dégonflée sous charge, le moyeu repose sur le sol, et la surface de roule- -ment présente, comme dans le.cas de la fig. 1., la forme d'une courbe composée d'une droite et d'un arc de cercle. Si nous appelons R le rayon de la roue au repos, et Ri le rayon de la partie circulaire de la roue dé- -gonflée, et 2P l'angle au centre de la partie rectiligne, la constance de la longueur de la bande de roulement est exprimée par l'équation: 1TR = R' (T- P + sin P) et le fait que le moyeu touche le sol est exprimé par: R - H = R' cos P, H étant bien entendu la hauteur du flanc au repos. Pour une valeur classique de R - H = 0,65 R, l'allongement du rayon Rt -R est sensiblement égal à 0,036, c'est à dire H x 10,3%. Si on compa- -re cet allongement avec l'allongement e qui correspond à la mise en ten- -sion du flanc, on constate que dans la plupart des cas, le moyeu a touché le sol avant que le flanc ait Du se mettre en tension cf. fig. 2., et que dans la condition la moins défavorable, il se met tout juste en tension au momdent o le moyeu touche le sol. En aucun cas, le flanc n'est en possibi- -lité de soulever, par sa tension, le moyeu sensiblement au-dessus du so]. Des calculs simpies. montrent que;dans les-hypothèses ci-dessus, si l'on désire que, sous charge, le moyeu soit à tac hauteur au-dessus du sol au moins égale à la moitié de la hauteur E du flanc au repces, le rayon de courbure r du f2anc doi' être au moins égal. à 1,5 h. Bien entendu les calculs pratiques sont bien plus complexes et font 8 2472482 intervenir, en particularité, la compressibilité de la bande de roulement dans le sens de sa longueur, l'allongement sous tension du flanc. et la flexion de la surface de roulement dans un plan axial. On peut cependant retenir que, dans une roue selon l'invention, pour une hauteur de flanc E liée au rayon R de la roue au repos-pour R - H = 0,65 R, le rayon de cour-bure r du flanc doit être supérieur à 0,75 H, et de préférence supérieur à 1,5 H. Pour une hauteur de flanc E plus faible pax rapport au rayon R de la roue, le rayon de courbure r devra être plus grand par rapport à H et vice-versa. On voit qu'il est possible de fabriquer une roue de véhicule selon l'invention en utilisant des techniques proches de celles qui sont actuel- -lement en usage dans l'industrie automobile ou aéronautique, les diffé- -rences portent principalement sur les points suivants: - le bandage est analogue à un pneumatique actuel, mais avec des flancs presque plats, ou même complètement plats si l'on peut jouer sur leur allongement propre. - la bande de roulement a une rigidité très grande dans un sens axial (pa- -rallèle à celui de l'axe de la roue). En effet, si on se reporte à la fig. 3., on voit que si la bande de roulement stincurve sous charge, il en résulte un abaissement du moyeu vers le sol. - l'accrochage des flancs avec le moyeu doit être conçu pour transmettre les forces de traction cor- -respondant à la charge - en outre, la chambre à air peut être supprimée. Une roué-selon l'invention peut aussi être réalisée suivant des tech- -niques très différentes, et par exemple la roue-chenilles dont la fig. 1. donne un schéma très simplifié peut être réalisé en prévoyant -diverses modalités notamment dans les moyens de liaison entre la bande de roulement articulée et le moyeu pour obtenir des relations entre la charge appliquée la contrainte de traction et la déformation suivant des lois choisis à l'avance. Par exemple, on peut doubler chacun des câbles prévus à la fig. 1. par un ressort travaillant à la traction dans le domaine oh le câble n'est pas tendu, et un ressort plus puissant travaillant en série avec le câble lui-même. Sur la fig. 1. on a dessiné, pour simplifier 10 éléments, mais ce nombre, dans la pratique, est beaucoup plus important, le nombre de câbles pouvant d'ailleurs être différent-; de celui des éléments. On peut associer ainsi la souplesse d'une roue à pneumatiques avec la résistance 3j et la robustesse d'une chenille. Une autre application de la roue selon l'invention se trouve dans le 9 2472482 domaine des engrenages. Si l'on prévoit sur la bande de roulement des dents ou autres moyens susceptibles d'engrener avec une autre roue ou une crémail- -lère, on réalise un pignon qui présente la particularité cf. fig. 4. d'avoir un nombre de dents en prise qui est bien supérieur à celui d'un pi- -gnon de type classique, pour un encombrement sensiblement le même. Le "pi- -gnon souple" selon l'invention peut coopérer avec un pignon de type classi- -que, ou même simultanément avec plusieurs pignons classiques. Il peut aussi coopérer avec une ou plusieurs crémaillières, avec un ou plusieurs "pignons souples" de même type, avec une chaine. Par rapport aux pignons classiques, il offre toujours l'avantage d'un plus grand nombre de dents en prise c qui permet de transmettre des forces plus importantes. Cet avantage, jusqu'ici était obtenu par des transmissions à chaine, mais celles-ci exigent de façon générale, un espace plus important. On observe que le "pignon souple" peut être conçu à la manière d'une roue caoutchoutée de véhicule, les "dents" étant constituéspar des sculp- -tures de la bande de roulement. Une construction plus robuste, quoique moins silencieuse est obtenue en plaçant les dents sur les éléments de rou- -lement d'une roue du type "roue-chenille". On peut encore fixer directement les dents sur la face extérieure d'une bande de roulement formée d'un feuil- -lard ou analogue. Dans certains cas une adhérence suffisante peut être ob- -tenue, sans que des dents soient prévus0 On peut aussi être amené à utiliser une roue selon l'invention sans appliquer de charge au moyeu et même sans réaliser de moyeu. la roue, cf. fig. 5. a alors deux zônes d'appui sur des surfaces extérieures, zônes qui sont diamétralement opposées. Entre ces zânes, la bande de roulement prend la forme circulaire et si les flancs sont composés de cables indépendants, on observe que ceux-ci forment des diamètres. On peut aussi imaginer des zones d'appui en plus grand nombre. Si la surface de roulement comporte des dentelures, on réalise ainsi un "pignon satellite souple" et si la surface est cylindrique on réalise un "rouleau souple". Dans un autre genre d'application de l'invention, la bande de roulement dépourvue de dents coopère avec une courroie qui peut être plate ou trapé- -zoldale, la bande de roulement étant elle-même plate ou formant une gorge. On crée ainsi une "poulie souple", qui présente la particularité que son axe peut se déplacer dans des limites assez larges par rapport à la cour- -roie, la tension de celle-ci variant de façon correspondante. Pour un même 2472482 encombrement, elle offre l'avantage d'avoir par rapport à la poulie souple une longueur plus grande de contact avec la courroie et une plus grande souplesse de fonctionnement. A la différence des poulies à diamètre varia- -ble utilisées, par exemple, dans certains variateurs de vitesse, le rap- -port des vitesses de la courroie et de la roue ne varie pas, car il est lié à la longueur de la bande de roulement. On va décrire maintenant quelques exemples particuliers, et non limi- -tatifs, de réalisations pratiques. Exemple 1 cf. fig. 6 et 7. La bande de roulement de diamètre extérieur au repos de 615 mm. est constituée d'une bande en caoutchouc 11 et d'une partie 12 résistante à la compression, d'épaisseur totale 3 mm formée par plusieurs enroulements d'un feuillard en acier de largeur 225 mm. Le moyeu 13 est constitué de flasques coaxiaux de diamètre 250 mm. reliés entre eux solidairement et espacés de 225 mm. Les flancs 14 sont constitués par une nappe de câbles métalliques isolés, passant dans la surface de roulement entre la bande de caoutchouc et le feuillard et joignant à la façon d'arceaux radiaux les flasques du moyeu auxquelles leurs extrémités ont été rendues solidaires; la longueur de chaque câble enfermé entre les flasques est de 584 mm.- On remarque sur la fig. 7 nue la courbe de déformation se compose de deux parties rectilignes, la première partie de pente forte correTpend es- -sentiellement à la déformation de la bande de roulement, le point d'in- -flexion correspond à la mise sous tension de tous les câbles joignant la z8ne curviligne de la bande de roulement et la seconde partie, de pente faible, correspond à la déformation élastique de tous les éléments de la roue. Une réalisation de ce genre est particulièrement adaptée à la réali- -sation: 1) de roues d'avion et de voiture de compétitions en remplacement des pneumatiques qui sont sujets à des éclatements, par suite d'accident ou d'échauffement excessifs dûs à l'hystérésis de déformation, la roue selon cette réalisation a d'une part une hystérésis plus faible, d'autre part, elle offre la possibilité de créer, par un artifice adapté, un cou- -rant d'air interne de refroidissement étant donné l'absence de gaz sous pression. ) de roues de véhicule de combat en remplacement des pneumatiques qui peuvent être mis hors d'état de fonctionner sous l'effet de tir de fusils. ) de roues d'objets dont l'utilisation s'accommode mal d'une résie- -tance à l'avancement et de la contrainte de gonflage et de vérification de pression tels que voitures d'enfant, poussettes diverses, engins de chantiers, roues de bicyclettes. - 40) d'une façon générale de toute roue pour laquelle une surface de contact avec le sol est une caractéristique nécessaire ou intéressante et pour laquelle la présence de gaz sous pression est très contraignante, di- -minue la sécurité, limite les longueurs de la surface en contact avec le sob. ExemDles 2 et 3 cf. fig. 8,9 et 10. La bande de roulement de diamètre extérieur au repos de 590 mm. est constituée d'une bande en caoutchouc Il et d'une partie résistante à la compression de largeur 140 mm. constituée de plusieurs nappes de câbles métalliques parallèles entre eux et noyés dans du caoutchouc. Par rapport aux plans contenant l'axe de la roue, les nappes 12 et 15 font un angle de 00, les nappes 13 et 14 croisées entre elles, un angle de 820. A noter que la réalisation de la fig. 10 ne comporte pas les nappes 12 et 15. Les flancs 16 sont constitués par une nappe de câbles noyés dans du caoutchouc et viennent entourer comme dans un pneumatique, des tringles 17 enfermant des "talons". Dans la réalisation de la figure 8. les câbles sont en ray- -onne et remontent peu dans les flancs après enroulement autour des tringles tandis que dans la réalisation de la fig. 9. les câbles sont en acier, re- -montent dans les flancs et leurs extrémités se chevauchent au-dessus de la nappe 13 de la bande de roulement. Le rayon de courbure moyen des flancs est de 200 mm. Leur hauteur est de: 120 mm. Le moyeu est constitué par une roue de pneumatique. Un serrage important des "talons" sur la jante permet une solidarité suffi- -sante de la roue avec la jante. Sur la figure 9, respectivement pour les exemples 2 et 3, les courbes 21 et 22 représentent les déformations sous charge des roues sans gaz sous pression-à l'intérieur, les courbes 23 et 24, celles obtenues lorsque l'on diminue les charges. On remarque leur forme curviligne, la diminution pro- -gressive de leur pente et l'importance de l'hystérésis qui est représentée par la surface enfermée entre les courbes 21 et 23, 22 et 24. L'hystérésis correspondant à l'énergie absorbée au cours de ladéformation, est due aux propriétés du caoutchouc dont est constituée la partie résistante de la bande de roulement, propriétés qui ne sont pas compensées comme elles le sont, pour une bonne part, dans un pneu par l'action du gaz sous pression. Les courbes 25 et 26 sont les déformations sous charges des roues des ex- -emples 2 et 3 gonflées à la pression de 1 bar; on retrouve l'allure rec- -tiligne des courbes de déformation des pneus et on constate que leur ré- -sistance à la déformation est supérieure à celle du pneu de même dimen- -sion représen ée par la courbe 27. Des réalisations selon ce type permettent de cumuler les avantages du pneumatique et la sécurité inhérante aux roues selon l'invention, elles permettent aussi de réaliser des structures qui absobent beaucoup d'énergie. La réalisation de l 'exemple 2 est un pneu basse pression avec, de ce fait, des risques plus limités d'éclatement, et qui possède la caractéristique particulière de pouvoir continuer à fonctionner en l'absence de gaz sous pression, et cela sans que les flancs soient pincés entre 1-a Jante et la surface de roulement. Cette réalisation est particuliètement adaptée à l'au- -tomobile et à tout ce qui s'y rattache. la réalisation de l'exemple 3, outre l'application précédente, est adaptée aux véhicules destinés à rouler en terrain meuble aussi à ceux de- -vant rouler à grande vitesse sur des chaussées adaptées et à vitesse ré- -duite sur des terrains non aménagés; en effet, avec un gaz sous pression, les caractéristiques de la roue sont voisines de celles du pneumatique, et en l'absence de gaz sous pression, on obtient une plus grande surface de contact avec le sol. Pour des véhicules de combat, on peut imaginer une chambre à air qui, en l'absence de gaz sous pression, se remplit à l'inté- * -rieur de la roue et est ainsi protégée de l'action des balles. Exemple 4. cf. fig. 11 et 12 la bande de roulement de diamètre extérieur au repos 1500 mm. est cons- -tituée d'une bande en caoutchouc 11 et d'une partie résistante constituée de plaquettes métalliques rectangulaires 12 de 200 x 50 mm. et d'une nap- -pe 13 de câbles métalliques obtenue par enroulement. Les flancs 14 sont / constitués par une nappe de câbles métalliques noyés dans du caoutchouc qui entoure comme dans un pneumatique des tringles de talon. Des vis 15 traver- -sent les tringles et permettent une fixation solide à la roue 16 de dia- -mètre 500 mm. Le rayon de courbure des flancs est de 500 mm. 13 -2472482 La courbe de la figure 12 représente la longueur E de l'empreinte au sol en fonction de la charge C appliquée à la roue. Cette réalisation est particulièrement intéressante pour des roues de véhicule devant se dép] lacer sur des terrains très meubles et présente l'avantage de simplifier la con- -ception des véhicules. En effet, l'empreinte croit très vite sous de faibles charges comme on peut le constater sur la courbe de la fig. 12. Exemple 5. cf. fig. 13 et 14. La bande de roulement de diamètre extérieur au repos de 150 mm., de lar geur 20 min., t d'épaisseur 10 mm. est composée de mélange de caoutchouc 11 contenant des Charges nombreuses et de grosses dimensions lui conférant un module en compression de 20 daN par mmJ Les flancs 12 joignent les bords de la bande de roulement au moyeu 13 situé dans le plan de symétrie ver- -pendiculaire à l'axe de la roue, et adhèrent à ces éléments. Chaque flanc est constitué d'une nappe de caoutchouc renforcé d'épais- -seur 2 min., de module à la tension 2 daN et forme un tronc de cane. Sur la figure 14 on remarque l'allure rectiligne de la courbe de déformation. Cette réalisation de fabrication particulièrement simple est bien adap- -tée à des utilisations dont les charges sont limitées et peut avantageuse- -ment remplacer des bandages pleins en apportant des caractéristiques de confort et de diminution de bruit. Exemple 6 cf, fig. 15 et 16 La bande de roulement en acier est reliée au moyeu 13 par des lames en acier 12 qui forment toutes des rayons lorsque la roue n'est pas chargée. A la déformation de la bande de roulement correspond un allongement de celles des lames 12 qui sont sous tension et un flambage des autres. La courbe de déformation d'une telle roue est également très proche d'une conobe rectiligne. Cette réalisation est particulièrement intéressante pour des roues devant supporter de très fortes charges et pour les roues se déplaçant sur des rails de guidage, Une roue selon l'invention a l'avantage par rapport à une roue ri'ide de même dimension d'améliorer le confort et d'avoir une surface de eontact qui accroit l'adhérence de la roue à son support. J 14 2472482 REVENDICATIONS 1 ) Roue comportant une bande de roulement déformable mais de longueur sensiblement constante, prenant spontanément au repos la forme d'un cercle, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens qui exercent entre deux points opposés de la bande de roulement des forces développées lorsque la roue est chargée normalement, telles qu'elles sont suffisantes pour s'oppo- -ser à un aplatissement dont l'importance empêcherait son fonctionnement. 2 ) Roue comportant un moyeu rigide, une bande de roulement déformable mais de longueur sensiblement constante, et des moyens pour relier le moyeu à la bande de roulement, ladite bande de roulement prenant spontanément au repos la forme d'un cercle concentrique au moyeu, opposant une résistance à toute force tendant à l'écarter d'une forme convexe et étant capable de prendre, sous une charge appuyant la roue sur une surface plane, la forme d'une courbe constituée essentiellement d'un arc de cercle d'angle au centre supérieur à 1800, complétée par une partie droite en contact avec ladite surface plane, ladite roue étant susceptible, sous sa charge normale, de développer des forces qui maintiennent le moyeu au-dessus de ladite surface plane, caractérisée en ce que les forces qui maintiennent le moyeu au-des- -sus de la surface plane sous charge normale sont constituées essentielle- -ment par la résultante de forces de tractions radiales qui s'exercent entre la bande de roulement et le moyeu par l'intermédiaire des dits moyens qui les relient. 3e) Roue selon la revendication 2, dans laquelle la bande de roulement est constituée par une matière caoutchoutée pourvue d'éléments de renfort assurant la rigidité dans le sens axial tout en laissant une flexibilité suffisante dans le sens radial, et dans laquelle les moyens pour relier le moyeu à la surface de roulement sont constitués par des flancs ayant au repos en coupe, une forme d'arc de cercle, caractérisée en ce que la forme des flancs est calculée pour que, sous une charge normale, la forme du flanc soit sensiblement plane dans la partie o il est soumis à des forces de traction radiale. ) Roue selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'au repos le ray- -on de courbure r, des flancs est supérieur à 0,75 H,. étant la hauteur du flanc, lorsque H est égal à 0,35 R, R étant le rayon de la roue au repos, et la limite pour r, est supérieure à la valeur indiquée si H est plus pe- -tit. 2472482 ) Roue selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'au repos, le rayon de courbure r est inférieur à 1,5 H. 6 ) Roue selon la revendication 2, caractérisée en ce que la bande de roulement constitue une chenille formée d'éléments articulés entre eux, au: moins certains de ces éléments étant reliés au moyeu par des moyens tels que des câbles. 7 ) Roue selon l'une des revendications 1 à 5 est destinée à fonction- -ner à la manière d'un pignon dans un engrenage, caractérisée en ce que la surface de roulement porte à sa périphérie des moyens tels que des dents, destinés à coopérer avec d'autres dents d'engrenage. ) Roue sans moyeu selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un point de la bande de roulement est relié, soit avec un point diamétrale- -ment opposé, soit à deux points placés symétriquement par rapport à ce dernier par l'intermédiaire de moyens tels que câbles, lames ou autres opposant de fortes résistances à la traction.