Dispositif de nettoyage de peignes rectilignes des peigneuses pour fibres textiles. L'invention concerne les dispositifs de nettoyage des peignes rectilignes de machines peigneuses pour fibres textiles, et plus spécialement un dispositif nettoyeur pour machines peigneuses, comprenant une plaque porte-aiguilles, munie, à l'une de ses extrémités, d'une série d'aiguilles disposées en parallélisme mutuel, une structure de support de cette plaque en va-et-vient cyclique permettant d'introduire les aiguilles dans las fibres à peigner et de les en dégager, des moyens de nettoyage destinés à assurer, par effet mécanique, la propreté des aiguilles du peigne, et des moyens d'en tralnement synchronisés sur le mouvement de la machine peigneuse de façon à provoquer le déplacement de travail de la structure de support et en même temps, à actionner l'arrivée desdits moyens de nettoyage. Pour ces dispositifs se pose le problème de réaliser des moyens de nettoyage capables de maintenir le peigne rectiligne en bon état de propreté. Selon le brevet nO 516 041 de la demanderesse, on résout ce probleme à l'aide de moyens de nettoyage comprenant une brosse portée par une structure mobile reliée au chariot d'alimentation des fibres à peigner. De tels moyens de nettoyage présentent l'inconvénient des variations nécessaires de la position de la structure mobile en fonction de l'écartement donné aux fibres à peigner. De plus, lesdits moyens sont sujets à des vibrations dont l'amplitude croit progressivement en fonction de la vitesse de travail de la machine peigneuse correspondante. L'invention a donc pour objet un dispositif de nettoyage des peignes rectilignes pour machines peigneuses de fibres textiles, lequel élimine les inconvénients exposés ci-dessus. Selon l'invention, ce nouveau dispositif est caractérisé en ce que lesdits moyens de nettoyage comprennent un premier élément porte-lames, situé en regard de celle des faces de la plaque porte-aiguilles qui est orientée dans le sens d'arrivée des fibres, un second élément porte-lames, situé en regard de l'autre face de cette plaque porte-aiguilles, chacun de ces éléments portelames étant supporté en coulissement par la strucutre de support de la plaque porte-aiguilles et étant muni d'au moins une lame assez longue pour placer sa propre extrémité libre au contact de la surface des aiguilles qui lui est contiguë, le coulissement de chaque élément porte-lames par rapport à la structure de support étant parallèle aux aiguilles, et des moyens d'actionnement réglant le déplacement de chacun des éléments porte-lames par coulissement périodique relativement à la plaque porte-aiguilles, l'amplitude de ce coulissement étant au moins égale à la longueur utile des aiguilles et étant agencée de manière que l'extrémité libre de chaque lame passe d'une première position de travail, pour laquelle cette extrémité libre se trouve en regard de la base des aiguilles, à une seconde position de travail atteinte par cette extrémité libre après s'être déplacée le long des aiguilles et en avoir dépassé la pointe. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme préférée de réalisation. Sur ces dessins - la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention, - la figure 2 est une vue de détail de la figure 1, à plus grande échelle et selon la flèche II - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2; - la figure 4 est une coupe analogue à la figure 3, mais la pièce étant dans une autre position de travail - la figure 5 est une vue de caté d'une partie de la figure 1, suivant la flèche V de cette figure et à plus grande échelle; et - la figure 6 est une vue analogue à la figure 5, mais le dispositif étant en une autre position de travail. La référence 1 désigne l'ensemble d'un dispositif muni d'un peigne rectiligne pour machines peigneuses de fibres textiles. Les fibres parviennent au peigne rectiligne sous la forme d'un voile 2 entrainé par des cylindres 3. Ce dispositif 1 comprend un chariot mobile 4, qui constitue la structure de support à laquelle est fixée, au moyen de deux boulons 5, une plaque porte-aiguilles 6. L'extrémité inférieure de cette plaque 6 coopère avec une contreplaque 8 pour maintenir un peigne rectiligne 7. Cette contre-plaque 8 est fixée rigidement à la plaque porte-aiguilles 6 au moyen d'une série de vis de fixation 10. Le peigne 7 est muni, sur un coté, d'une saillie 9 introduite dans une rainure correspondante ménagée dans la contre-plaque 8. Grâce à cette saillie, la contre-plaque 8 peut assujettir le peigne 7 contre la plaque porte-aiguilles 6. On peut déplacer latéralement le peigne 7 en desserrant les vis 10. Cette plaque 6 comporte, sur sa face orientée vers les cylindres d'entraî- nement 3, une couche 11 de matière antifriction. Contre cette couche antifriction prend appui une paroi 12 munie, à sa partie inférieure, d'une série de lames 13.Ces dernières sont serrées contre-la face contigus de la paroi 12, au moyen d'une plaque de fixation 14 par une série de boulons ou vis 15. Chacun de ceux-ci traverse, dans l'ordre que l'on va indiquer, une petite plaque 18 de fixation, qui est au contact de la tête du boulon 15, et une petite plaque rigide 17 en une matière antifriction, qui agit contre celle des faces de la plaque porte-aiguilles, qui est opposée au cylindre 3. Une pièce d'écartement ou manchon 16, au contact de la plaque 17, agit contre celle des faces de la paroi 12 qui est opposée aux lames 13. Le manchon 16 est logé dans une fente 36 ménagée dans la plaque porte-aiguilles 6 et orientée selon la longueur des aiguilles. Entre la petite plaque 18 et la plaque antifriction 17 en regard, est intercalée une lame 19. Celle-ci, par sa propre extrémité libre 19a exerce à sa partie inférieure, une pression sur la face des aiguilles opposée aux cylindres 3. Celle des lames 13, qui est en regard de la paroi 12, s'étend assez loin vers le bas pour exercer une pression contre la surface voisine des aiguilles 7a, dirigée vers les cylindres 3. Les lames restantes 13, situées en regard de la précédente, s'étendent moins loin vers le bas, de sorte que leur extrémité libre n'est pas au contact de la surface voisine des aiguilles 7a. Ces dernières lames n'ont pour rôle que de donneur plus de rigidité à la lame principale et de réaliser un ensemble élastique dont la rigidité croit en fonction de la charge appliquée. De la sorte, lorsque l'on applique, à l'extrémité libre de la lame principale, une force trop importante, cette lame principale fléchit, en faisant intervenir les lames 13 voisines. La paroi 12 peut coulisser par rapport à la plaque 6 et, dans ce coulissement, entraîne solidairement aussi bien la contre-plaque 14, avec les lames correspondantes 13, que la petite plaque 18, avec la lame 19 correspondante. Au cours de cette opération, les extrémités libres desdites lames se déplacent le long des aiguilles 7a. Le coulissement de la paroi 12 se produit entre deux positions extrêmes de travail, représentées respectivement sur la figure 3 et la figure 4. A la position de la figure 3, les lames 19 et 13 sont complètement abaissées et leurs extrémités inférieures se trouvent au-dessous des pointes extrêmes des aiguilles 7a.Par contre, la figure 4 représente les lames dans la position occupée après déplacement vers le haut, en même temps que la paroi 12, jusqu'à ce que leurs extrémités inférieures exercent une pression contre la base des aiguilles 7a. La paroi 12 est guidée par la plaque de guidage 20, fixée rigidement à la plaque porte-aiguilles 6 par des boulons 21. A sa partie supe- rieure, cette paroi 12 présente des fentes dans lesquelles viennent se loger des tasseaux 22 en matière antifriction. Ces tasseaux sont fixés à la paroi 12 voisine à l'aide de rivets 23. Dans chacun des tasseaux 22 est ménagée une fente allongée 24, dans laquelle est reçue l'extrémité libre 25 d'un levier de manoeuvre 26. Les deux leviers de manoeuvre sont portés rigidement par un petit arbre 27, maintenu, de manière à pouvoir pivoter par la plaque porte-aiguilles 6, à l'aide de supports 6a. Le petit arbre 27 porte, à l'une de ses extrémités, un levier radial 28, sur l'extrémité libre duquel agit une extrémité 30 d'un ressort hélicoïdal 29.Ce dernier est enroulé autour de la partie extrême du petit arbre 27 voisine du bras 28 et, par son extrémité opposée 31, il agit sur la plaque porte-aiguilles 6. Ce ressort est mis sous tension préalable de manière à assurer le pivotement du bras 28, et, par suite, du petit arbre 27, dansle sens qui correspond à la montée de la paroi 12. Ce ressort 29 rappelle donc la paroi 12 à la position représentée sur la figure 4. La structure de support 4 est maintenue, par l'intermédiaire de galets tournants 32, à l'aide d'une plaque inférieure 33, laquelle, de manière connue en soi, oscille de haut en bas. Les références A et B désignent les extrémités opposées de cette plaque 33, vers lesquelles se déplace en va-et-vient la structure de support 4. L'extrémité A de la plaque 33 comporte un appendice replié 34. Lorsque la structure de support 4 a été déplacée vers sa position extrême la plus voisine de l'extrémité B de la p la q u e 33, l'appendice 34 agit contre un galet tournant 28a, porté par l'extrémité libre du bras 28, ce qui provoque le déplacement de ce dernier à l'encontre du ressort 29.Par conséquent, à-la suite d'un tel déplacement du bras 28, le petit arbre 27 pivote de manière à déplacer la paroi 12 pour l'amener à sa position extrême représentée sur la figure 3. Lorsque la structure de support 4 passe de l'extrémité B à l'extrémité A de la p laq ue 33, le levier 28 pivote sous le rappel du ressort 29, en entraînant la paroi 12 vers sa position extrême supérieure, représentée sur la figure 4. La référence 35 désigne une conduite de soufflage d'air disposée contre la plaque porte-aiguilles 6, sur celle des faces de cette dernière qui est tournée vers les cylindres d'entra2- nement 3. Le fonctionnement du dispositif est le suivant La position du dispositif, telle que représentée sur les figures 3 et 6, correspond, dans le cycle de fonctionnement de la machine peigneuse, à la position pour laquelle le peigne est soulevé et, par suite, en position de repos. Les lames 13 et 19 sont à leur position basse, de sorte que leurs extrémités inférieures se trouvent au-dessous de la pointe extrême des aiguilles 7a. A partir de cette position, la plaque 33 s'abaisse de manière connue en soi et, parallèlement, la structure de support 4 passe de la position la plus voisine de l'extrémité B à la position la plus voisine de l'extrémité A de la plaque. De façon correspondante, le petit arbre 27 tourne en entraînant vers le haut, sous l'action du ressort 29, la paroi 12 et, par suite, les lames 13 et 19.Ces dernières se déplacent Jusqu'à atteindre la position représentée sur les figures 1, 3, 4 et 5, pour laquelle le peigne 7 est complètement introduit dans les fibres à peigner (non représentées sur les figures 2, 4 et 5. Les extrémités inférieures des lames 19 et 13 se trouvent donc au contact de la base des aiguilles 7a en y exerçant une pression. A partir de ce moment, la plaque 33 remonte et le déplacement des structures 4 de support change de sens. Par conséquent, les lames 13 et 19 se déplacent de nouveau vers la pointe des aiguilles 7a jusqu'à revenir à la position extrême représentée sur les figures 3 et 6. Au cours de ce déplacement, l'action des extrémités inférieures des lames 13 et 19, contre les aiguilles 7a, chasse les impuretés qui ont pu demeurer entre les aiguilles. L'action les lames 13 et 19 est donc très précise et bien équilibrée et, de pius, est répétée à chacun des cycles de fonctionnement de la machine peigneuse. REVENDICATIONS 1. Dispositif de nettoyage du peigne rectiligne d'une machine peigneuse de fibres textiles, comprenant une plaque porteaiguilles munie, à l'une de ses extrémités, d'une série d'aiguilles disposées en parallélisme mutuel, une structure de- support de cette plaque en va-et-vient cyclique permettant d'introduire les aiguilles dans les fibres à peigner et de les en dégager, des moyens de nettoyage destinés à assurer, par effet mécanique, la propreté des aiguilles du peigne, et des moyens d'entraînement synchronisés sur le mouvement de la machine peigneuse de façon à provoquer le déplacement de travail de la structure de support et, en même temps, à actionner l'arrivée desdits moyens de nettoyage, ce dispositif étant caractérisé en ce que les moyens de nettoyage comprennent un premier élément porte-lames, situé en regard de celle des faces de la plaque porte-aiguilles qui est orientée dans le sens d'arrivée des fibres un second élément porte-lames, situé en regard de l'autre face de cette plaque porte-aiguilles, chacun de ces éléments portelames étant supporté en coulissement par la structure de support de la plaque porte-aiguilles et étant muni d'au moins une lame assez longue pour placer sa propre extrémité libre au contact de la surface des aiguilles qui lui est contigus, le coulissement de chaque élément porte-lames par rapport à la structure de support étant parallèle aux aiguilles, et des moyens d'actionnement réglant le déplacement de chacun des éléments porte-lames par coulissement périodique relativement à la plaque porte-aiguilles, l'amplitude de ce coulissement étant au moins égale à la longueur utile des aiguilles et étant agencé de manière que l'extrémité libre de chaque lame passe d'une première position de travail, pour laquelle cette extrémité libre se trouve en regard de la base des aiguilles, à une seconde position de travail atteinte par cette extrémité libre après s'être déplacée le long des aiguilles et en avoir dépassé la pointe. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premier et second éléments porte-lames sont rigidement fixés l'un à l'autre et constituent une structure porte-lames d'un seul tenant. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, sur le premier élément porte-lames, sont fixées plusieurs lames de formes et rigidités différentes, ces conformations différentes et différences de rigidités étant prévues pour assurer un ensemble élastique dont la rigidité croît en fonction de la charge qui lui est appliquée. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 å 3, caractérisé en ce que les moyens d'entrainement du déplacement de chacun des éléments porte-lames comprennent un petit arbre oscillant, porté par la structure de soutien de la plaque porteaiguilles et muni d'au moins un levier de manoeuvre qui en est solidaire et dont l'extrémité libre est reliée à l'élément porte-lames correspondant, des moyens étant agencés pour régler l'oscillation périodique de ce petit arbre, entre une première position extrême, pour laquelle le levier de manoeuvre dispose l'élément porte-lames correspondant de manière que l'extrémité libre de chaque lame se trouve à sa première position de travail, et une seconde position extrême, pour laquelle le levier de manoeuvre dispose l'élément porte-lames correspondant de manière que l'extrémité libre de chaque lame occupe sa seconde position de travail. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens qui entraînent l'oscillation périodique du petit arbre sont réglés et commandés par la structure de support de la plaque porte-aiguilles, grâce à son va-et-vient périodique. 6. Dispositif selon la revendication 5, dans lequel la structure de soutien est supportée en coulissement dans son déplacement périodique par un châssis porteur, le coulissement de la structure de support par rapport à ce châssis porteur étant du type alternatif et s'effectuant entre une première position extreme, pour laquelle les aiguilles sont introduites dans les fibres à traiter, et une seconde position extrême, pour laquelle les aiguilles sont complètement dégagées des fibres à peigner, ce dispositif étant caractérisé en ce que le petit arbre oscillant, porté par la structure de support est maintenu à sa première position extrême par le rappel d'un élément élastique et est muni d'un prolongement radial qui, lorsque la structure de support atteint sa seconde position relative extrême, réagit contre un appendice du châssis porteur et entraîne le petit arbre oscillant vers sa seconde position extrême.