La présente invention concerne un procédé de traitement d'un ensemble de cellules vivantes, par exemple un tissu cellulaire animal ou humain, en le soumettant à l'effet d'un champ électromagnétique particulier, et un dispositif pour mettre en oeuvre ce procédé. Dans le domaine de l'électrothérapie et plus précisément de la thérapie électromagnétique, on connait un procédé et un dispositif selon et par lesquels on émet sur un tissu vivant un champ électromagnétique sous forme de trains d'ondes unidirectionnels de fréquence élevée de l'onde porteuse et espacés d'un temps important par rapport à la durée du train d'ondes. Ce procédé utilise notamment les effets de l'échauffement des cellules par le train d'ondes haute fréquence dans la résolution de certaines altérations pathologiques de ces cellules. Cependant, on constate que globalement, et ce du fait du grand espace de temps séparant deux trains d'ondes - ou temps de relaxe - il n'y avait pas d'échauffement des tissus, d'oh l'appellation athermique de ce procédé. La présente invention concerne un procédé parfaitement athermique selon lequel on produit un champ électromagnétique pour ses effets "mécaniques" sur les structures cellulaires telles qu'elles ont été récemment découvertes. C'est ainsi que le procédé de traitement selon l'invention produit des effets au niveau#de la structure électronique de la matiere vivante; de l'existence d'une structure cristalline liquide dans cette matière (fibres du collagène membrane...), influe sur l'organisation cybernétique de ce substratum, en engendrant des réactions piézo-électriques, des polarisations persistantes ou non, des perturbations dans les intercommunications bioélectriques, réactions réversibles permettant d'activer voire de faire naitre une activité régénératrice et normalisatrice du tissu traité. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de traitement électromagnétique athermique d'un ensemble de cellules vivantes, selon lequel on soumet ledit ensemble à l'effet d'un champ électromagnétique pulsatoire. Selon l'invention, on engendre ledit champ électro magnétique sous forme d'une émission de trains d'ondes à fréquence de base de l'ordre de 40 à 80 kHz de durée égale à environ 100 microsecondes, chaque onde d'un train possédant une orientation différente de l'onde précédente et de l'onde suivante de manière à créer une distorsion dans ledit train, la fréquence d'émission des trains étant réglable entre 4 et 800 Hz. En outre, on règle l'intensité du champ électromagnétique dans une plage comprise entre 5 à 100 gauss. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé susdit, constitué par un géné- rateur d'impulsion de fréquence porteuse de l'ordre de 40 à 80 Hz, de durée de l'ordre de 100 microsecondes, associé àun dispositif de réglage de l'espacement dans le temps desdites impulsions de manière à couvrir une gamme comprise entre 4 et 800 impulsions par seconde, une tête d'émission électromagnétique comportant au moins quatre pièces polaires non alignées susceptibles d'être électriquement groupées par quatre paires différentes au moyen d'un dispositif logique assurant les connexions de la tête d'émission au générateur d'impulsion lors du passage de chacune des ondes d'un train d'onde.Dans un mode de réalisation de l'invention, ladite tête d'émission est plane et lesdites pièces polaires sont disposées dans cette tête au sommet d'un carré. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après, a titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages et les caractéristiques secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est un schéma du dispositif mettant en oeuvre le procédé selon l'invention; - la figure 2 est une vue en plan d'un mode de réalisation d'une tête d'émission électromagnétique. En se reportant tout d'abord à la figure 1, on voit un générateur 1 de signaux électriques carrés par exemple alimenté en 2 et susceptible d'émettre de manière connue en sortie 3 des trains d'ondes de fréquence porteuse-de base sensiblement égale à 40 kHz. Un premier organe 4 relié à l'une des entrées du dispositif 1 permet de régler le temps séparant l'émission de deux trains d'ondes consécutif s donc la fréquence d''émission du signal pulsatif de sortie entre 4 et 800 Hz. Un second organe 5 agit sur le générateur 1 pour en régler la puissance d'émission de manière à obtenir une intensité du champ magnétique à toute valeur comprise entre,5 et 100 gauss. Chaque train d'onde issu du générateur 1 est dirigé vers une tête d'émission d'un champ électromagnétique 7 par l'intermédiaire d'un dispositif logique 6 qui agit sur les interconnexions des différents enroulements des électroaimants logés dans ladite tête pour qu'un seul train d'onde engendre un champ magnétique non constant en direction. Ainsi, par exemple si, comme sur la figure 2, la tête d'émission électromagnétique 7 possède quatre pièces polaires 7a, 7b, 7c et 7d constituées par des extrémités de noyaux d'électroaimants dont les enroulements d'excitation sont logés dans ladite tête, l'agencement relatif de ces enroulements et la constitution du dispositif logique 6 réalisant diverses connexions consécutives de ces enroulements entre eux permet, selon l'invention de créer, par la réception d'un seul train d'onde, un champ magnétique s'établissant entre les pièces 7a et 7d puis 7d et 7c, puis 7b et 7a... On crée ainsi un champ électromagnétique multidirectionnel. Le train d'onde suivant créera le même champ , un espace -de temps après, plus ou moins long suivant la fréquence qui sera affichée par l'organe 4. On notera, en regard de la figure 2, que la tête 7 présente une surface active plane destinée à être placée à proximité de l'ensemble des cellules à traiter et est reliée aux dispositifs générateur et logique 1 et 6, eux-mêmes enfermés dans une armoire ou malette de commande, au moyen d'un cable souple 8 multiconducteur. Cette disposition permet d'atteindre facilement la zone a traiter sur un patient sans déplacer tout l'appareil. Selon le procédé de l'invention et par le dispositif qui le met en oeuvre, on engendre un champ magnétique dont la fréquence de base est de 4Q kHz, c'est-a-dire compatible avec la tolérance des tissus sans échauffement. Ce champ magnétique agit sur les composants de la cellule vivante, tout d'abord en orientant les cristaux liquides qui en font partie et, du fait de la "rotation" ou de la torsion du champ, en provoquant une variation de cette orientation qui entraine une torsion à effet piézoélectrique. En outre, le champ électromagnétique crée des perturbations dans l'équilibre électronique des constituants du tissu et un bruitage au niveau des intercommunications bioelectriques. Le champ magnétique est interrompu entre deux trains d'onde pendant un temps pouvant aller de un cinquième à un quatre centième de seconde, c'est-a-dire toujours très grand par rapport au temps d'excitation qui est de ltordre de 100 microsecondes. Ce temps, qui est un temps de relaxe du tissu vivant, permet la réversibilité des phénomènes modificatif sintervenus lors de la magnétisation. Ces changements d'état sont stimulateurs de réactions fonctionnelles de défense, réparatrices et de normalisation des tissus pathologiquement altérés. En d'autres termes, les pulsations de champ magnétique "distordu" selon l'invention agissent comme des signaux déclanchant des réactions non spécifiques des tissus vivants, ce qui est bien différent des modes d'action de l'électromagnétothérapie classique. Les applications thérapeutiques de l'invention sont intéressantes dans de nombreux domaines tels que notamment stimulation des réactions de défense immunitaire, restourat on des tissus lesés ou en voie de dégénérescence, résorption des épanchements et des hématomes, réductions des états inflammatoires et douloureux, stimulation du pouvoir naturel de pénétration percutané, normalisation de certaines fonctions musculaires et hormonales... L'invention intéresse donc particulièrement le domaine médical et paramédical. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire toutes les. variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement électromagnétique athermique d'un ensemble de cellules vivantes, selon lequel on soumet ledit ensemble à l'effet d'un champ électromagnétique pulsatoire, caractérisé en ce que l'on engendre ledit champ électromagnétique sous forme d'une émission de trains d'ondes à fréquence de base de l'ordre de 40 à 80 kHz, de durée égale à environ 100 microsecondes, chaque onde dun train possédant une orientation différente de l'onde précédente et de l'onde suivante de manière à créer une distorsion dans ledit train, la fréquence d'émission des trains étant réglable entre 4 et 800Hz. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on règle -l'intensité du champ électromagnétique dans une plage comprise entre 5 à 100 gauss. 3. Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est constitué par un=générateur d'impulsion de fréquence porteuse de l'ordre de 40 à 80 kHz, de durée de l'ordre de 100 microsecondes, associé à un dispositif de réglage de l'espacement dans le temps desdites impulsions de manière à couvrir une gamme comprise entre 4 et 800 impulsions par seconde au moins, une tête d'émission électromagnétique comportant au moins quatre pièces polaires non alignées susceptible#s d'être électriquement groupées par paires différentes au moyen d'un dispositif logique assurant les connexions de la tête d'émission au générateur d'impulsion lors du passage de chacune des ondes d'un train d'onde. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé- en ce qu'il comporte un organe de réglage de l'intensité du champ éleçtromagnétique engendré entre 5 et 100 gauss. 5'.' Dispositif selon Içune quelconque des revendications 3 et 4,# caractérisé en ce que la tête d'émission est reliée au générateur par un conducteur souple. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la tête d'émission susdite est plane et en ce que lesdites pièces polaires sont disposées dans cette tête aux sommets d'un carré.