La présente invention concerne un portique de transport de carrosseries de voitures. Actuellement, dans l'industrie automobile, les usines sont spécialisées, c'est à dire que les coques ou carrosseries sont fabriquées dans une usine, les moteurs dans une autre usine, etc. I1 en résulte qu'il faut transporter notamment les coques de l'usine de fabrication à l'usine d'assemblage. Ces transports se font par la route sur des plateaux de remorques et/ou de camions prévus à cet effet ainsi que par le rail sur des wagons adaptés. Dans la technique actuelle de ce genre de transport, les coques sont disposées à plat sur deux étages et rangées longitudinalement. Or, la largeur des coques est nettement inférieure à celle des plateaux des camions ou remorques et des wagons. Il en résulte que les surfaces utiles de ces plateaux sont mal utilisées. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un dispositif transportable sur plateaux de camions ou remorques ou sur wagons qui permette de mieux utiliser la largeur utile des plateaux, c'est à dire de transporter plus de coques à la fois. Un tel dispositif permet de réaliser une importante économie, de l'ordre de 50 %, dans ce genre de transport, tant sur le plan du coût de la main d'oeuvre que sur le plan du fuel consommé. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un portique formé d'un cadre vertical dont les deux montants portent chacun deux jeux de bras horizontaux portant à leurs extrémités des moyens de fixation coopérant avec des trous existant dans les planchers ou les parties prolongeant les planchers des coques de voiture qui sont accrochées auxdits moyens de fixation par les dits trous et donc transportées sur le côté et sur deux étages. Suivant une autre caractéristique, les deux montants d'un portique portent deux jeux de bras d'un côté et deux de l'autre, le plan vertical du portique étant dans le plan vertical longitudinal médian du plateau de transport. Suivant une autre caractéristique, les deux jeux portés d'un côté du portique sont symétriques des deux jeux portés de l'autre côté par rapport à l'axe de symétrie vertical du portique. Suivant une autre caractéristique, un jeu comprend, sur un montant, deux bras dont les moyens de fixation coopèrent avec les trous prévus pour le passage des amortisseurs du train avant du véhicule et, sur l'autre montant, un bras dont les moyens de fixation coopèrent avec le trou de visite de la jauge d'essence et existant dans le plancher du coffre. Suivant une autre caractéristique, lesdits moyens de fixation d'un bras comprennent un premier disque solidaire du bras, le plan du disque étant orienté pour coïncider avec le plan de la tôle autour du trou, une tige filetée étant portée au centre du disque perpendiculairement à celui-ci et dirigée pour passer dans le trou, un second disque enfilé sur ladite tige de l'autre côté du trou et un écrou vissé sur la tige pour coincer la tôle entourant le trou entre les deux disques, les disques ayant des diamètres légèrement supérieurs à celui du trou. Suivant une autre caractéristique, ladite tige est remplacée par un trou taraudé dans le bras st ledit écrou est remplacé par une vis. Suivant une autre caractéristique, le cadre du portique est supporté par deux semelles transversales qui sont glissées dans des rainures transversales du plateau. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1, est une vue de dessus des coques de voitures telles que montées sur le portique suivant l'invention, la Fig. 2, est une vue en perspective du portique suivant l'invention, la Fig. 3, est une vue de détail des moyens de fixation de la partie avant de la coque de voiture sur le portique de la Fig. 2, la Fig. 4, est une vue en détail des moyens de fixation de la partie arrière de la coque de voiture sur le portique de la Fig. 2, la Fig. 5, est une vue en détail de côté, de la partie basse du portique de la Fig. 2, et la Fig. 6 est une vue de face du détail de la Fig. 5. A la Fig. 1, le portique 1, fixé sur un chassis de camion ou de remorque 2 par des semelles 3 et 4, supportent, sur deux niveaux, des coques de voitures 5 et 6, par des moyens qui seront décrits plus loin. Le portique 1, Fig. 2, comprend des montants verticaux tubulaires 7 et 8, emboîtés dans des embases 9 et 10. Chaque embase 9 ou 10 est formée d'une portion de tube dont le diamètre interne est égal, au jeu nécessaire près, au diamètre externe des montants 7 et 8. La fixation des montants sur les embases est assurée par des goupilles, non montrées, ou d'autres moyens de fixation classiques. Les bases des embases 9 et 10 sont respectivement soudées aux surfaces d'extrémité 11 et 12 d'une poutre horizontale 13. La poutre 13 est soudée sur les deux semelles 5 et 6. Par rapport au plateau 3, la poutre 13 est longitudinale, dans le plan médian du plateau, tandis que les semelles 5 et 6 sont transversales. Sous chaque embase 9 ou 10, est, de plus, fixée une lame longitudinale 14 dont les deux bouts sont relevés en forme de spatule. Les lames 14 sont prévues à une hauteur telle que, quand le portique est monté sur le plateau 2, elles reposent sur celui-ci. Entre les embases 9 et 10 et leurs lames respectives 14, aux points de départ des spatules, sont soudés des bras obliques 17 jouant le rôle d'arc-boutants dans le sens transversal. Les bras 17 ne sont pas montrés à la Fig. 2, pour simplifier le dessin, mais sont visibles sur les Figs. 5 et 6. Les montants 7 et 8 sont identiques et comportent chacun, d'un côté, deux paires de bras horizontaux de mêmes longueurs 18 et 19, et 20 et 21, et, sur l'autre côté, deux bras horizontaux 22 et 23, plus courts que les premiers. Les bras 18 à 23 sont respectivement dans des plans verticaux transversaux. Chaque bras 18 à 21 est formé d'un tube métallique 24 portant, à son extrémité libre, un patin circulaire ou disque 25 en matière plastique et d'une épaisseur de quelques centimètres. Chaque patin 25 est incliné vers la base de l'autre bras de la même paire. Chaque patin 25 comporte, en son centre, un trou taraudé 26. Chaque bras 22 et 23 est formé d'un tube métallique 27, plus court que 24, portant, à son extrémité libre, un disque métallique 28 d'une épaisseur d'environ 1 cm. Chaque disque 28 porte, en son centre, vers l'extérieur, une tige filetée coaxiale 29 d'une longueur de quelques centimètres. Les bras 22 et 23 sont fixés sur le montant 7 ou 8, plus bas par rapport, respectivement, au milieu des points de fixation des bras 18 et 19, et des bras 20 et 21. Les deux montants 7 et 8 sont identiques, mais montés sur le plateau 2 en sens inverse, c'est à dire que, si les bras 18 à 21 du montant 7 se trouvent orientés vers le côté gauche du plateau, les bras 18 à 21 du montant 8 sont orientés vers le côté droit de celui-ci. Par conséquent, les bras 22 et 23 de 7 sont orientés vers le côté droit tandis que les bras 22 et 23 de 8 sont orientés vers le côté gauche. D'autre part, chaque montant comporte, à hauteur, un tourillon 30 dont l'un est muni d'un embrayage à cheville 32. Entre les montants 7 et 8, sont montées deux barres métalliques horizontales 33 et 34 placées à des hauteurs différentes. Les extrémités des barres 33 et 34 sont respectivement rendues solidaires des montants 7 et 8, par un dispositif de fixation 35 qui se compose de deux goussets métalliques 36 et 37 parrallèles et soudés sur deux génératrices dianètralement opposées du tube du montant 7 ou 8. Chaque gousset 36 ou 37 présente, vers le haut, une fente en forme générale en "Y" dans laquelle vient se loger un ergot 38 ou 39 fixé transversalement à chaque extrémité d'une barre 33 ou 34. En pratique, les ergots 38 et 39 sont les bouts, qui dépassent, d'une petite tige métallique qui traverse la barre considérée perpendiculairement suivant une ligne excentrée. Bien entendu, quand les montants 7 et 8 sont montés sur le plateau 2, les goussets de l'un sont orientés vers les goussets de l'autre. Comme le montre la Fig. 3, le trou taraudé 26 du disque 25 est prévu pour recevoir une tige filetée 44 montée sur le moyeu d'un volant de serrage 40. De plus, un disque 41 en matière plastique rigide 40 est prévu pour être interposé entre le moyeu du volant 40 et la tôle 45, comportant le trou 46 à travers lequel passe la tige 44 pour se visser dans le trou 26 du disque 25 placé de l'autre côté de la tôle 45. Comme le montre la Fig. 4, la tige 29 est prévue pour recevoir un écrou formant le moyeu d'un volant de serrage 43. Un disque en matière plastique rigide 42 est prévu pour être interposé entre le moyeu de 43 et la tôle 47 comportant un trou 48 à travers lequel est engagée la tige 29. Pour monter les coques de voiture 5 et 6, d'abord sur le portique 1, puis l'ensemble ainsi formé sur le plateau 2, on procède de la façon suivante: les montants 7 et 8, solidarisés par les barres 33 et 34, sont déchaussés de leurs embases 9 et 10, puis montés sur un ber au moyen de leurs tourillons 30 respectifs. L'ensemble, ainsi monté sur le ber, est tourné d'un quart de tour autour de l'axe formé par les tourillons 30; pour obtenir cette rotation, l'embrayage 32 est couplé à une cloche horizontale non montrée, solidaire d'un moteur qui fait tourner le portique. Les branches 18 à 21 du montant 7, ainsi que les bras 22 et 23 du montant 8 se retrouvent alors dirigées vers le haut.Les coques de voiture sont amenées horizontales, c'est à dire à plat, une à une sur des tracteurs élévateurs au-dessus du portique, puis descendues verticalement pour venir juste au-dessus des bras des montants. Un homme seul ou deux hommes peuvent alors positionner exactement les coques pour que les bras 18 et 19 se logent dans les gardes-boue avant, afin que les trous taraudés 26 des disques 25 se trouvent respectivement en face des trous de fixation 46 des amortisseurs avant de la future voiture, et que le bras 22 du montant 8 vienne se positionner en face du trou 48 de regard de la jauge de réservoir qui se trouve dans le coffre arrière de la dite future voiture et que la tige filetée 29 du disque métallique 28 de ladite branche 22 traverse le trou 48.On peut alors venir visser, de l'autre côté de la tôle, dans les trous 26, le volant de serrage 40, après avoir interposé le disque 41, qui évite d'abimer la coque. De même, on place le disque 42 sur la tige 29, de l'autre côté de la tôle, puis on visse le volant 43 sur 29. On procède alors de la même façon pour la deuxième coque sans bouger le portique. Lorsque la deuxième coque est en place on procède à une rotation d'un demi-tour pour le portique, toujours suivant l'axe défini par les deux tourillons 30 et 31. Les branches 22 et 23 du montant 7 se trouvent alors dirigées vers le haut ainsi que les branches 18 à 21 du montant 8. On peut alors monter sur le portique deux nouvelles coques de voiture comme les deux premières, à la différence qu'elles se trouvent tête-beche par rapport auxdites premières coques. En utilisant cette inversion de sens, il est plus facile d'atteindre les moyens de fixation que si les coques étaient dirigées des deux côtés du portique dans le même sens. Lorsque ces opérations de fixation des coques sur le portique sont terminées, on rétablit ledit portique dans le sens vertical, on déverrouille le tourillon entraîneur et on peut alors, avec un appareil motorisé décharger le portique de son ber et venir réemmancher les montants 7 et 8 dans leurs socles 9 et 10. La partie basse du portique, dont font partie lesdit socles ont préalablement glissée sur le châssis du camion, par le côté.Les semelles 5 et 6 s'enfilent dans des rainures 49 et 50 prévues à cet effet dans le plancher du camion. Etant donné que les semelles ont une section en forme légèrement trapèzoldale, la grande base vers le bas, et que les rainures ont une section qui épouse la forme des semelles, ce dispositif donne beaucoup se stabilité à l'ensemble lors du transport. Pour améliorer encore la rigidité, les pieds des socles 9 et 10 en forme de spatules décrite plus haut et étant à la hauteur des faces supérieures des semelles 5 et 6, viennent glisser sur le plancher du camion losqu'on glisse les semelles dans leurs rainures. Ils empêchent notamment le tangage du portique. Bien entendu, sur le plateau du camion ou de la remorque, on place, dans le sens de la longueur, autant de portiques qu'avec les dispositifs connus. Bien entendu, le portique n'est utilisable que pour des coques telles que l'on ne dépasse pas le gabarit routier. REVENDICATIONS 1) Portique de transport de carrosseries de voiture caractérisé en ce qu'il est formé d'un cadre vertical dont les deux montants portent chacun deux jeux de bras horizontaux portant à leurs extrémités des moyens de fixation coopérant avec des trous existant dans les planchers ou les parties prolongeant les planchers des coques de voiture qui sont accrochées auxdits moyens de fixation par les dits trous et donc transportées sur le côté et sur deux étages. 2) Portique de transport de carroseries suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les deux montants d'un portique portent deux jeux de bras d'un côté et deux de l'autre, le plan vertical du portique étant dans le plan vertical longitudinal médian du plateau de transport. 3) Portique de transport de carrosseries suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux jeux portés d'un côté du portique sont symétriques des deux jeux portés de l'autre côté par rapport à l'axe de symétrie vertical du portique. 4) Portique de transport de carrosseries suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un jeu comprend, sur un montant, deux bras dont les moyens de fixation coopèrent avec les trous prévus pour le passage des amortisseurs du train avant du véhicule et, sur l'autre montant, un bras dont les moyens de fixation coopèrent avec le trou de visite de la jauge d'essence et existant dans le plancher du coffre. 5) Portique de transport de carrosseries suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de fixation d'un bras comprennent un premier disque solidaire du bras, le plan du disque étant orienté pour colncider avec le plan de la tôle autour du trou, une tige filetée étant portée au centre du disque perpendiculairement à celui-ci et dirigée pour passer dans le trou, un second disque enfilé sur ladite tige de l'autre côté du trou et un écrou vissé sur la tige pour coincer la tôle entourant le trou entre les deux disques, les disques ayant des diamètres légèrement supérieurs à celui du trou. 6) Portique de transport de carrosseries suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ladite tige est remplacée par un trou taraudé dans le bras et ledit écrou est remplacé par une vis. 7) Portique de transport de carrosseries suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le cadre du portique est supporté par deux semelles transversales qui sont glissées dans des rainures transversales du plateau.