La présente invention concerne les outils abrasifs, et a notamment pour objet un agglomérant pour ces outils. L'invention trouve des applications dans la fabrication des outils abrasifs à base de nitrure de bore ou de diamant. ije tels outils sont emFloyés dans le forage des roches, dans l'industrie du bâtiment, pour couper et travailler par abrasion les non-métaux durs. Avec l'agglomérant faisant l'objet de l'invention et le nitrure de bore, on peut fabriquer, par exemple, des couronnes pour le forage des roches de catégories de forabilité VI à XI, des forets pour le perçage du béton armé, des meules à tronçonner la pierre. Parmi les roches classées dans les catégories de forabilité VI à XI figurent les albitophyres, aleurolites, amphibolites, apatites, gabbros, granites, gnanites gneissiques, gneiss, dunites, dolomies, diorites, diabases, bauxites, basaltes, bérésites, hématites, calcaires siliciés et siliceux, kératophyres, conglomérats, quartz, quartzites, labradorites, liparites, gaizes, péridotites, grès, pyroxénites, porphyres, pegmatites, roches au corindon, cornéennes, sidérites, schistes, sienites, scarns, tufs diabasiques et siliciés, trachytes, chromites, phosphorites. A l'heure actuelle, on connaît un agglomérant pour outils abrasifs à base de diamant naturel, dont les constituants essentiels sont le carbure de tungstène, le cobalt ou le cuivre. Cet agglomérant est un alliage réfractaire dur, à structure de cermets dont la température de frittage est supérieure à 11000. Toutefois, pour les outils abrasifs à base de nitrure de bore, l'agglomérant connu ne peut 8tre utilisé, car la thermostabilité de l'abrasif - nitrure de bore, par exemple nitrure de bore cubique corne en URSS sous la désIgnation commerciale "Elbore-Rn - ne dépasse pas 1000 à 103000, lorsqu'un tel abrasif est chauffé jusqu'à une température supérieure à 10500C, il devient le siège de la transformation 8 ENt otBN et perd son abrasivité. En outre, le tungstène entrant comme élément principal dans la composition de l'agglomérant mentionné est un métal rare, contingenté, de prix élevé, ce qui restreint les applications d'un tel agglomérant. On connaSt aussi des agglomérants métalliques pour outils abrasifs, dont la température de frittage est inférieure à 100OC. Parmi les agglomérants de ce gerXre, les plus durs et les plus réfractaires contiennent un métal du sous-groupe du fer entrant dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments, du cuivre et un métal à bas point de fusion, par exemple l'étain. Toutefois, de tels agglomérants ne conviennent pas pour les outils abrasifs destinés au forage, car ils n'ont pas la dureté et la résistance mécanique à chaud nécessaires, qui sont propres aux agglomérants à structure de cermet. De la sorte, l'utilisation d'outils abrasifs, par exemple de couronnes de forage en "Elbore-R" réalisées avec un agglomérant à base de carbure de tungstène, est impossible par suite de la destruction de l'abrasif pendant la fabrication, et les couronnes de forage en "Eblore-R" avec un agglomérant métal du sous-groupe du fer + cuivre + métal à bas point de fusion présentent un inconvénient consistant en ce que l'agglomérant se ramollit lors de leur utilisation. IR but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. On s'est donc proposé de créer unagglomérant à bas point de fusion qui contiendrait en outre des constituants susceptibles de lui conférer une structure cermet dt des propriétés adhésive vis-à-vis de l'abrasif - nitrure de bore ou diamant - ce qui permettrait d'accroître la dureté et la résistance mécanique à chaud de l'agglomérant comparativement à l'agglomérant connu. la solution consiste en ce que l'agglomérant pour outils abrasifs, contenant du cuivre, un métal à bas point de fusion, un métal du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments, contient en outre, d'après l'invention du carbure de chrome et au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène. Grtce à la présence du carbure de chrome, la dureté de l'agglomérant objet de l'invention s'est accrue jusqu'à HRC = 70, et sa résistance mécanique à chaud a atteint le niveau de la thermostabilité de l'abrasif utilisé - nitrure de bore ou diamant; grâce à l'addition de métaux de transition choisis dans les groupes IV à VI du système périodique des éléments, par exemple du titane, l'adhérence de l'abrasif à l'agglomérant est accrue jusqu'à la charge de rupture de l'abrasif. Il est avantageux que l'agglomérant pour outils abrasifs con fore à l'invention contienne 15 à 90% en poids de carbure de chrome, 2 à 30% en poids d'un métal du sous-groupe du fer dans le Ville groupe du système périodique des éléments, 3 à 7% en poids de cuivre, 0,01 à 10% en poids d'au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène, et 1 à 30% en poids d'un métal à bas point de fusion. En outre, il est avantageux que l'aggloméraift faisant l'objet de l'invention contienne 73% en poids de cuivre, 200 en poids de carbure de chrome, 1% en poids de titane, 3% en poids d'étain et de plomb, et 3% en poids de nickel. Grâce à l'utilisation de l'agglomérant conforme à l'invention, par exemple pour la fabrication de couronnes de forage à base d"'K- bore-R", il est devenu possible de forer les roches des catégories de forabilité VIII à XI avec une vitesse d'avscement et une longueur forée par couronne dépasant de 1,5 à 2 fois la vitesse d'avancement et la longueur forée par couronne obtenues auparavant à l'aide de couronnes en diamant à agglomérant contenant du carbure de tungstène.Au forage de roches des catégories de forabilité VI à VIII, les couronnes en "Elbore-R" réalisées avec l'agglomérant conforme à l'invention permettent d'augmenter la vitesse d'avancement de 1,5 fois et la longueur forée par couronne de 5 à 6 fois comparativement aux couronnes en alliage dur, c' est-à-dire aux couronnes réalisées par brasage d'éléments coupants en alliage dur dans un corps en acier. Les couronnes en diamants naturels, avec l'agglomérant conforme à l'invention, ont des caractéristiques d'utilisation proches de celtes des couronnes en diamants naturels réalisées avec un agglomérant à base de carbure de tungstène, ce qui permet de remplacer, dans les agglomérants pour outils de forage, le carbure de tungstène contingenté et cher par le carbure de chrome moins cher et non con tingewté. Dans le perçage du béton armé, les forets en "Elbore-R" avec l'agglomérant conforme à l'invention permettent une vitesse d'avancement de 3 à 4 fois plus grande que les forets en diamants à agglomérant à base de carbure de tungstène et que les outils en alliages durs. D'autres objectifs et avantages de l'invention sont mis en évidence dans la description détaillée ci-après d'un mode non limitatif de réalisation de l'agglomérant pour outils abrasifs conforme à l'invention et d'exemples concrets d'agglomérants obtenus. L'agglomérant pour outils abrasifs conforme à l'invention contient du cuivre, un métal à bas point de fusion, par exemple de l'étain, un métal du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments. Comme on le sait, l'agglomérant ne contenant que les constituants indiqués est à bas point de fusion et à structure métal.Les auteurs de l'invention ont trouvé que pour créer un agglomérant à bas point de fusion ayant une structure cermet, il suffit de lui ajouter du carbure de chrome. le carbure de chrome a été choisi en partant des considérations suivantes : il est bien mouillé par les métaux du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments et par le cuivre ; il a une grande dureté (micro-dureté proche de 14 000 kg/mm2) ; de plus, son prix est bas et sa fabrication à l'échelle industrielle ne se heurte pas aux complications devant être surmontées dans la fabrication du carbure de tungstène. Les auteurs ont étudié une série de propriétés mécaniques des alliages dans le- système carbure de chrome nickel - cuivre - étain, telles que la dureté, la résistance à la flexion, le module d'élasticité, la résilience, ainsi que la température de frittage par compression à chaud sous une pression de 0 à 300 kg/cm2. Ils ont établi que selon la composition des alliages leur température de compression à chaud varie entre 750 et 1200 C, avec changement parallèle de la dureté de HRb = 80 à ;;Ec = 70, ctest-à-dire que toute la plage de dureté des agglomérants pour outils de forage est couverte Il convient de noter que la température de compression à chaud est la température à laquelle l'alliage atteint sa densité théorique maximale sous la pression spécifique donnée. L'étude de la composition en phases de l'allige a montré qu'à une température de 750 à 12000C on obtenait une homogénéisation relative de la partie métal de l'alliage (la partie métal de l'alliage comprend le cuivre, le métal du sous-groupe du fer et le métal à bas point de fusion) avec une recristallisation partielle simultanée du carbure de chrome par l'intermédiaire de la partie métal liquide de l'alliage, ce qui conduit à la formation d'un agglomérant à structure cermet On a trouvé que les métaux ayant la plus forte adhésion visà-vis des matériaux à base de nitrure de bore sont les métaux de transition forts, constituant les groupes IV à VI du système périodique des éléments, à savoir : le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène. Quand ces métaux ou les allies contenant ces métaux contactent (conditions atmosphériques) le nitrure de bore, il se produit une réaction du type c'est-à-dire qu'il y a dissociation superficielle du nitrure de bore avec formation de nouvelles phases : borures et nitrures des métaux de transitions indiqués plus naut. Belon le rapport entre les valeurs de l'effet thermique de formation des nitrures et des borures du métal ~orrespondant , il peut y avoir soit formation simultanée de borures et de nitrures du métal, soit formation de borures avec dégagement d'azote sous forme de gaz, soit formation préférenti île de nitrures. Dans tous les cas il y a formation de nouvelles phases à l'ln- terface du nitrure de bore et du métal de transition ou de l'alliage contenant ce métal, formation grâce à laquelle est obtenu le mouillage du nitrure de bore. O' est pour cette raison que les auteurs de l'invention ont jugé utile d'introduire dans l'agglomérant pour outils abrasifs au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le mo lybdène, le tungstène. L'étude de la couche de contact à l'interface de l'abrasif et de l'agglomérant faisant l'objet de l'invention, sous la forme d'un alliage constitue par du cuivre, un métal du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments, un métal à bas point de fusion, un métal de transition des groupes IV à VI du système périodique des éléments, a montré la présence de nouvelles phases (borures et/ou nitrures du métal de transition utilisé), c'est-à-dire que l'on a établi qu'il y a mouillage de l'abrasif par l'agglomérant. eeci se traduit par une augmentation de la cohésion qui devient comparable à la résistance de l'abrasif lui-même. L'agglomérant constitué par du cuivre, un métal du sous-groupe du fer danse VIIIe groupe du système périodique des éléments (cobalt, fer, nickel) et un métal à bas point de fusion (étain, zinc, plomb, aluminium, bismuth, cadmium), a été pris en tant qu'agglomérant métal de départ pour la transformation en agglomérant à bas point de fusion du type cermet en partant des considérations suivantes 7. Le cuivre est la base de presque tous les alliages à bas point de fusion (inférieure à 10000C) ayant des propriétés mécaniques relativement hautes, car les alliages à base de métaux nobles sont chers et contingentés : les alliages à base de métaux à bas point de fusion, par exemple d'aluminium ou de zinc, ont des propriétés mécaniques très basses ; les agglomérants à base de métaux du sous-groupe du fer ou de métaux tels que le molybdène et le tungstène ont un point de fusion trop élevé quant aux agglomérants à base de titane ou de chrome, ils ont un point de fusion élevé et se prêtent mai à la mise en oeuvre. De la sorte, les alliages à base de cuivre sont résistants, ont une bonne conductivité thermique et se prêtent bien à la mise en oeuvre ; en outre, les alliages de cuivre dissolvent certains métaux de transi at ion cités plus haut, par exemple, le titane, le zirconium, le niobium; 2. les metaux du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments s'allient facilement au cuivre - base de l'alliage - (par exemple, le nickel constitue avec le cuivre des solutions solides continues) et augmentent la résistance mécanique à chaud des alliages de cuivre.En outre, les métaux du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments mouillent bien le carbure de chrome (l'angle de contact entre ces métaux et le carbure de chrome est nu ou presque nul), ce qui est une condition nécessaire pour la formation d'un cermet ; les métaux mentionnés du sous groupe du fer dissolvent le chrome, le vanadium, le titane, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène. 3. Les métaux à bas point de fusion sont nécessaires pour abaisser le point de fusion des alliages constitués par le cuivre et l'un des métaux indiqués du sous-groupe du fer, lesquels alliages ont tous un point de fusion plus haut que le point de fusion du cuivre (10830C). En outre, on sait que l'addition d'étain aux alliages cuivre - nickel augmente leur dureté et leur résistance mécanique. lies constíttlants de l'agglomérant faisant l'objet de l'invention sont pris dans les proportions pondérales suivantes : carbure de chrome 15 à 90% métal du sous-groupe du fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments 2 à 30; cuivre 3 à 75% métal à bas point de fusion 1 à 30% au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène 0,01 à 10%. Les proportions indiquées des constituants de l'agglomérant faisant l'objet de l'invention s'expliquent par les considérations suivantes. Les alliages contenant moins de 15% en poids de carbure de chrome, malgré leur changement de structure en structure cermet, ne diffèrent pas des alliages purement metalliques en ce qui concerne les propriétés mécaniques. Les auteurs de l'invention ont trouvé que lorsque la teneur en carbure de chrome dépassait 905o en poids, les alliages avaient une température de frittage trop élevée (au-dessus de 1100 C) et, en outre, de tels alliages se prêtent mal à la mise en oeuvre: ils se frittent avec une forte porosité résiduelle. Comme le cuivre et le carbure de chrome sont les principaux constituants de l'agglomérant faisant l'objet de llinvention, l'augmentation du pourcentage de l'un entraîne la diminution du pourcentage de l'Hutre. L'augmentation du pourcentage de cuivre abaisse la température de frittage, la dureté et la résistance mécanique à chaud de l'agglomérant. L'augmentation du pourcentage de carbure de chrome a un effet-contraire. C'est pourquoi, quand la teneur pondérale en cuivre est inférieure à 3%, les alliages ont un point de fusion trop élevé, et quand la teneur pondérale en cuivre est supérieure à 75%, les alliages ont une teneur en carbure de chrome inférieure à la valeur rationnelle. Conformément à l'invention, l'agglomérant pour les outils abrasifs contient 300 en poids au maximum d'un métal du sous-groupe de fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments, car, dans le cas contraire, l'alliage aurait un point de fusion excessivement haut : une teneur en ce métal inférieure à 2go en poids est pratiquement sans influence sur les propriétés de l'alliage, ce qui a déterminé le choix de cette limite inférieure de la teneur, par exemple en nickel, de l'agglomérant pour outils abrasifs. Des investigations ont permis d'établir que la présence, dans l'agglomérant objet de l'invention, d'un métal à bas point de fusion tel que, par exemple, l'étain, à un taux inférieur à 1% en poids n'assure pas l'effet escompté sur ses propriétés l1augmentation du taux de métal à bas point de fusion au-dessus de 30;cl en poids dans la partie métal du cermet provoquela formation d'une phase trop fragile, affaiblissant le cermet. Il faut noter que la quantité de métal à ajouter dépend d'une manière concrète de la nature de ce métal. Ainsi, par exemple, il serait désavantageux d'ajouter de l'étain à un taux supérieur à 18-20% par rapport au cuivre, c'est-à-dire supérieur à 15% par rapport au poids de l'agglomérant. le zinc peut entre ajouté au taux pondéral de 30%, ce qui correspond à 40% par rapport au cuivre. La teneur en métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène, est déterminée pour l'agglomérant faisant l'objet de l'invention en tenant compte de la nature du métal choisi et peut osciller dans une plage très large. Ainsi, il est pratiquement possible d'obtenir l'effet de mouillage quand le taux d'éléments ajoutés tels que chrome ou le titane atteint seulement 0,01% en poids, alors que le taux d'éléments tels que le molybdène, le vanadium ou le tungstène peut atteindre 5 à 10g en poids. la composition qualitative et quantitative de l'agglomérant peut être contrôlée en combinant les méthodes d'analyse spectrale, par diffraction de rayonx X et au microscope. EXE?LE 1. Pour fabriquer des couronnes de forage de 59 mm de diamètre en utilisant en tant éléments de masse et d'entaillage des pastilles en nitrure de bore cubique de 4 mm de diamètre et de 4 mm de hauteur, on a utilisé un agglomérant de composition suivante : 23,6 g de carbure de chrome, 4,3Cgde nickel, 99,8 g de cuivre, 4,8 g d'étain, 0,3 g de plomb, 0,2 g de titane. Les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous une pression de 150 kg/cm2, à la température de 9500C, Les couronnes ainsi fabriquées ont été utilisées pour forer un quartzite de fer de catégorie de forabilité X à XI, avec injection d'eau. Ia vitesse d'avancenènt moyenne était de 2,5 m/h avec une longueur forée moyenne par couronne de 1 mètre. Les couronnes de forage au diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène donnent une vitesse a 'avancerent moyenne de 0,8 m/h pour une longueur forée moyenne par couronne de 0,8 mètre. EXERPIE 2. Pour fabriquer des couronnes de forage de 59 mm de diamètre en utilisant en tant éléments de masse et d'entaillage des pastilles en nitrura de bore cubique de 4 mm de diamètre et de 4 mm de hauteur, on a utilisé un agglomérant de composition suivante carbure de chrome 78 g nickel 11,7 g cuivre 26,1 g étain 8g cadmium 2 g vanadium 4.5 g Les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous une pression de 300 kg/cm2, à la température de 10000C. Les couronnes ainsi fabriquées ont été utilisées pour forer, avec soufflage à l'air, des veines monolithiques de quartz de catégorie de forabilité X. la vitesse d'avancement moyenne était de 4, m/h, et la longueur forée par couronne, de 0,80 mètre. Dans ces mêmes conditions, les couronnes de forage au diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène donnent une vitesse de 1,35 m/h pour une longueur forée par couronne d'environ 0,8 mètre. EXEMPLE 3. Pour fabriquer des couronnes de forage de 59 mm de diamètre e4itiîisant en tant éléments de masse et d'entaillage des pastilles en nitrures de bore cubique de 4 mm de diamètre et de 4 mm de hauteur1 on a utilisé un agglomérant de composition suivante carbure de chrome 20,4 g nickel 3,4 X cuivre 67,5 g zinc 36,3 g aluminium 0,8 g chrome 0,05 g Les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous une pression de 150 kg/cm2, à une température de 7800C. les couronnes ainsi fabriquées ont été utilisées pour forer un quartzite de fer de catégorie de forabilité X à XI, avec injection d'eau. Ia vitesse d'avancement moyenne était de 2,3 mXh et la longueur forée par couronne de 0,9 mètre. Les couronnes de forage au diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène assurent, lors du forage de la roche indiquée, une vitesse d'avancement moyenne de 0,8 m/h, pour une longueur forée par couronne de 0,8 mètre. EXEMPLE 4. Pour fabriquer des couronnes de 76 mm de diamètre en utilisant en tant qu'éléments de masse et d'entaillage des pastilles en nitrure de bore cubique de 4 mm de diamètre et de 4 mm de hauteur, on a utilisé un agglomérant de composition suivante carbure de chrome 107,3 g nickel 9,4 g cobalt 4,8 g cuivre 50,5 g étain 11,8 g bismuth o, g zirconium 0,3 g Les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous la pression de 150 kg/cm2, à la température de 1000 C. Les couronnes ainsi fabriquées ont permis, lors du orage d'un massif d'argílite-aleurolithe barré de grès de catégorie de forabilité If, une vitesse d'avancement moyenne de 8 mZh pour une longueur forée par couronne de 80 mètres. Les couronnes en alliages durs assurent, lors du forme des roches indiquées, une vitesse d'avancement de 5,5 m/h, pour une longueur forée tar couronne de 14 mètres. EXEMPLE 5. Pour fabriquer des forets de 36 mm de diamètre en utilisant en tant qu'élé;rents d'attaque des pastilles en nitrure de bore de 4 mm de diamètre et de 4 mm de hauteur, on a utilisé un agglomérant de composition suivante : carbure de chrome 5,8 g fer 3,1 g cuivre 17,8 g étain 1,9 g niobium ,3 g titane 0,1 g Les forets ont été fabriqués par compression à chaud sous une pression de 150 k vemg, à la température de 10000 C. Lors du perçage d'un béton armé de résistance 300 kg/cm2 à armature de 12 à 16 mm de diamètre, la vitesse d'avancement moyenne était de 4 à 5 m/h, pour une longueur percée par foret de 3,9 mètres. les forets en diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène permettent, dans les mêmes conditions, une vitesse d'avancement de 1,3 m/h pour une longueur percée par foret de 1,9 m. les forets en alliage dur donnent, également dans les mêmes conditions, une vitesse d'avancement de 1,5 m/h pour une longueur percée par foret de 0,7 m. EXEMPLE 6. Pour fabriquer des couronnes en diamant naturel de 59 mg de diamètre, on a utilisé un agglomérant de composition suivante : carbure de chrome 55,6 g nickel 44 g cuivre 35,3 g étain 1,6 g molybdène 8,7 g chrome 2,1 g tungstène 2,5 g les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous une pression de 150 kg/cm2,àla température de 12500C. Les couronnes ainsi fabriquées ont assuré, lors du forage avec soufflage + 'air de monolithes de quartz de catégone de forabilité X, une vitesse d'avancement moyenne de 1,Ém/h pour une longueur forée par couronne de 0,9 mètre. Des couronnes analogues en diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène permettent, dans des conditions analogues, une vitesse d'avancement de 1,35 m/h pour une longueur forée par couronne de 0,8 mètre. EXEt-PLE 7. Pour fabriquer des couronnes en diamant naturel de 59 mm de diamètre, on a utilisé unagglomérant de composition suivante. carbure de chrome 109,2 g cobalt 1,3 g nickel 10,9 g cuivre 6,5 g étain 1,4 g titane 0,2 g Les couronnes ont été fabriquées par compression à chaud sous une pression de 300 kg/cm2, à la température de 10000G. Lors du forage de blocs de granite rouge de catégories de forabilité VIII à XI, la vitesse d'avancement moyenne était de 3,0 m/h, et la longueur forée par couronne, de 32 mètres. Des couronnes analogues en diamant avec agglomérant à base de carbure de tungstène permettent, dans les mêmes conditions, une vitesse d'avancement de 2,2 m/h pour une longueur forée par couronne de 34 mètres. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Agglomérant pour outils abrasifs, du type contenant du cuivre, un métal à bas point de fusion, un métal du sousgroupe de fer dans le VIIIe groupe du système périodique des éléments, caractérisé en ce qu'il contient en outre, du carbure de chrome et au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium, le niobium, le molybdène, le tungstène. 2. Agglomérant pour outils abrasifs selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient 3 à 75ouzo en poids de cuivre, 15 à 9G en poids de carbure de chrome, 0,01 à 10% en poids d'au moins un métal choisi dans le groupe comprenant le titane, le vanadium, le chrome, le zirconium,-le niobium, le molybdène, le tungstène, 2 à 30% an poids d'un métal du sous-groupe du fer dans le VIlle groupe du système périodique des éléments, et 1 à 30ç0 en poids d'un métal à bas point de fusion. 3. Agglomérant pour outils abrasifs selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il contient 73* en poids de cuivre, 20% en poids de carbure de chrome, 1% en poids de titane, 3% en poids d'étain et de plomb, 30 en poids de nickel.