t'474785 L'invention concerne un dispositif permettant le contrôle en fonctionnement d'un générateur numérique, notamment d'un générateur de signaux sinusoïdaux. Elle est applicable dans les industries de l'électronique et des télécommunications, en particulier dans les centraux téléphoniques à commutation temporelle. Les générateurs numériques sont utilisés principalement pour l'émission de signalisation suivant les différents codes multifré- quences. Ils permettent, en commutation temporelle, de traiter les signaux et de les véhiculer sur les liaisons à multiplexage temporel dans les mêmes conditions que les signaux de parole. Dans ces conditions un générateur numérique est capable d'une part d'émettre les différents signaux possibles pour chacun des codes utilisés, et d'autre part d'émettre les signaux en temps partagé sur plusieurs canaux vers plusieurs destinataires. Dans les systèmes de contrôle connus, le contrôle se fait par prélèvement du signal au niveau des canaux destinataires, et comparaison du signal prélevé au signal programmé. Le contrôle est donc assez complexe du fait qu'il se fait canal par canal et pour chaque signal de chacun des codes utilisés. L'invention a pour but de réaliser un dispositif qui permet un contrôle permanent du signal de sortie du générateur sans séparation des canaux et sans tenir compte des signaux programmés. L'invention a pour objet un dispositif de contrôle d'un générateur numérique de signaux qui sont des combinaisons linéaires de signaux sinusoïdaux dont les fréquences sont définies chacune par un coefficient proportionnel à la fréquence correspondante, le générateur comportant des moyens de stockage desdits coefficients correspondant à tous les signaux émis, les coefficients comportant une partie entière et une partie fractionnaire dont le nombre de chiffres définit la plus petite valeur possible des coefficients, qui correspond à un signal de fréquence minimale fm telle que tous les signaux émis par le générateur aient une fréquence multiple de la fréquence fm, carac- térisé par le fait qu'il comporte un circuit de calcul de redondance relié à la sortie du générateur, et un moyen de comparaison comparant la redondance calculée par le circuit de calcul avec une valeur théorique enregistrée. -2 - Le dispositif selon l'invention permet d'effectuer un contrôle global par redondance à chaque période du générateur sans disposer d'aucune référence de phase. Un contrôle beaucoup plus fin peut être réalisé en partant d'un état initial connu. Un circuit de calcul de redondance en sortie du générateur permet alors de comparer la redondance calculée par le circuit à une redondance théorique calculée une fois pour toute, ceci avec une périodicité qui est un sous-multiple de la période de base du générateur. On a donc la possibilité d'effectuer un contrôle aussi serré qu'on le souhaite. L'invention va être précisée par la description, donnée ci- après, d'un mode préféré de réalisation de l'invention, à titre d'exemple, en référence aux figures du dessin annexé dans lequel: - la figure 1 représente le diagramme d'un dispositif de contrôle d'un générateur suivant l'invention, - la figure 2 est un schéma plus détaillé du dispositif de la figure 1, - la figure 3 est un diagramme des temps. Considérons un générateur numérique multifréquences qui émet des combinaisons linaires de signaux sinusoïdaux. Les fréquences des signaux sinusoïdaux sont généralement définies par un coefficient numérique. Dans bien des cas, le coefficient K est proportionnel à la fréquence désirée f K = af, ou: f = Kfo en posant fo = 1/a. En pratique K est un nombre enregistré sous forme binaire avec une partie entière à n e.b et une partie fractionnaire à p e.b de la forme K n 21 2 j K 5 ki 2i kj 2- i =0 J=1 n + p représente la capacité du registre ou du mot mémoire o K est enregistré. fo représente une fréquence de base liée à celle de la k474785 - 3 - base de temps qui commande le générateur. Si l'on se réfère par exemple au cas d'un générateur du type décrit dans le brevet français nO 2.098.528 de la Demanderesse, le signal est fourni par exploration d'une mémoire contenant la table des valeurs successives à pas constant de la fonction Y = sin x. Dans ce cas fo peut être pris égal à la fréquence de lecture de la table. En pratique, il existe donc une valeur minimale du coefficient K, déterminée par le nombre de e.b. de la partie fractionnaire: Km = 2-P K est toujours un multiple m de Km soit: f = m Kmfo On en déduit que toutes les fréquences engendrées par le générateur sont des multiples de la fréquence minimum fm = 2-Pfo. Le générateur possède donc une période de base indépendante des fréquences émises en sortie, et qui ne dépend que de la fréquence fo et de la résolution du générateur. En particulier lorsque le générateur travaille en partage de temps, la période globale du signal de sortie est la même que celle des échantillons fournis sur l'un des canaux temporels. La forme de réalisation décrite ici concerne un générateur du type indiqué dans le brevet français déjà cité, utilisé en temps partagé. Comme représenté sur la figure 1, le générateur G est piloté par une base de temps BT et délivre à sa sortie S, q signaux en série. Chaque échantillon de signal est formé par exemple d'un octet délivré en parallèle. Au cours d'un cycle complet, que l'on appellera trame, le générateur délivre donc q octets. Les échantillons sont délivrés en sortie S au rythme d'un signal hA de la base de temps. Ce signal hA commande un compteur CR de capacité CA égale au rapport de la période T du générateur telle qu'elle a été définie plus haut, à la période t du signal hA: CA = T/t. o474785 -4- Dans cette application les informations sont contrôlées en sortie du générateur par un circuit de calcul de redondance portant sur un bloc de b trames, soit bKq octets. Le compteur CR est constitué de deux compteurs en série - un compteur de pas CRP de capacité qxb - un compteur de bloc CRB qui progresse à chaque nouveau bloc. La redondance théorique de chaque bloc est enregistrée-dans une mémoire morte MR adressée par le compteur CRB. Le circuit de calcul de redondance est constitué d'un registre de stockage de la redondance courante RR et d'un groupe de portes "OU Exclusif" EX recevant sur le groupe d'entrées E1les échantillons en sortie S du générateur, et sur le groupe d'entrées E2 la redondance précédente en sortie du registre RR. Le chargement du registre RR en sortie des portes EX est contrôlé par un groupe de portes "ET" Pi validé par un signal hB de la base de temps. Le signal hB a la même période que hA avec un décalage permettant la stabilisation des circuits. Les sorties du registre RR et de la mémoire MR sont reliées à un comparateur CC dont la sortie est marquée en cas de non concor- dance entre les entrées. La sortie du comparateur CC est reliée à l'entrée de données d'une bascule de marquage de faute MF de type D. L'entrée d'horloge de la bascule est commandée par une porte "ET" P2 recevant le signal hB et la sortie du compteur CRP. Un test de la redondance est aussi effectué à chaque bloc. La synchronisation nécessaire du compteur CRP et du générateur G1 est réalisée par un signal SYN de la base de temps reçu par l'entrée de chargement CH du compteur CRP qui permet de charger une valeur câblée A. D'autre part le registre RR est remis à zéro en fin de cycle en sortie du compteur CR. Le fonctionnement détaillé du dispositif sera donné à l'aide des figures 2 et 3. L'exemple donné concerne un générateur à 128 canaux pour un central temporel utilisant des liaisons multiplex MIC aux normes européennes, c'est-à-dire organisées en trames de 32 voies de 8 e.b., avec une fréquence de trame de 8 kHz. Le générateur comporte une k474785 -5- table de Sinus de 1024 mots de 16 e.b. (10 e.b. de partie entière, 6 e.b. de partie fractionnaire). La table est balayée au rythme de l'horloge 8 kHz. Dans ces conditions la période de base T du générateur est égale à 1024 x 26 /8000 = 8,192 s. Au cours de cette période le générateur délivre sur les 128 canaux: 128 x 1024 x26 = 223 octets. On effectuera par exemple 256 contrôles par période. La capacité de la mémoire MR est donc de 256 octets et le compteur CRB est un compteur binaire à 8 e.b. Chaque contrôle concerne un bloc de 215 octets. En pratique, le compteur CR est piloté par l'horloge h1 (figure 3) à la fréquence de base du MIC européen qui fournit 32 x 8 = 256 signaux par trame. Le générateur délivre un octet tous les 2 pas de l'horloge h1 et le compteur CR a 224 pas. Le compteur CRP est formé de 2 compteurs à 8 e.b. (CRH1, CRP2) en série. Les portes P1 sont validées par le signal h2 et 1' e.b. de poids 1 du compteur CRP1. Le système de marquage de fautes permet une réinitialisation automatique du générateur dans les conditions suivantes: - la détection d'une faute déclenche une alarme et commande la remise à zéro des mémoires du générateur - l'alarme est supprimée seulement après une période complète du générateur sans nouvelle détection de faute. Le dispositif comporte les circuits complémentaires représentés à la figure 2. Les sorties des 3 compteurs CRP1, CRP2, CRB sont synchronisées sur le front descendant de l'horloge h1 (groupes de portes "ET" P3 à P5, inverseurs I1 à I5). Le signal de fin de bloc en entrée de la porte P2 est donné par les portes P3 et P4 et une porte P6. Un signal de fin de période FP est donné par une porte ET" P7 commandée par les portes P3 à P5 et le signal d'horloge h0. Le signal FP commande la remise à zéro du registre RR. Les signaux d'horloge ho h1 h2 de même pédiode sont décalés d'un tiers d'instant de voie temporelle. Le circuit de marquage de fautes MF comporte 4 bascules de k474785 -6type D (MF, Bl, B2, B3). La sortie Q de la bascule MF commande l'entrée D de la bascule B La sortie Q de la bascule Bi commande l'entrée D de la bascule B3 et l'entrée d'horloge H de la bascule B2. L'entrée D de la bascule B2 est maintenue à l'état 1. Les circuits comportent également: une liaison de signalisation d'alarme AL en sortie de la bascule B2 - une liaison RZG de commande d'initialisation du générateur en sortie de la bascule B3 - une porte P9 qui reçoit la valeur câblée Ai et le signal de synchro- nisation SYN pour le chargement du compteur CRP1 par les 8 e.b. d'initia- lisation - une liaison de chargement des compteurs CRP2 et CRB commandée en sortie de la bascule Bi, par une porte "ET" P8 validée par le signal h2, et des groupes P10 et Pll permettant le chargement de valeurs câblées A2 et A3. La sortie de la porte P8 commande aussi la remise à zéro de la bascule NF - l'entrée d'horloge de la bascule Bi est commandée en sortie de la porte P3 par une porte P12 contrôlée par le signal ho - l'entrée de remise à zéro de la bascule B2 est commandée par le signal FP à travers une porte "ET" P13 validée par les sorties inver- seuses Q des bascules MF et B3. Le chronogramme de la figure 3 montre les changements d'état des sorties Q des bascules (Q-MF, Q-B1 à Q-B3) en cas de faute. Le signal sur la liaison RZG est maintenu jusqu'à la fin de la trame suivant la détection d'une faute, ce qui permet le redémarrage du générateur en phase avec le signal SYN de la base de temps. Un avantage important du dispositif décrit réside dans le fait que l'utilisation du générateur.en temps partagé et la programmation des signaux aiguillés vers les différents organes destinataires sont sans influence sur le contrôle, celui-ci opérant globalement sur le signal de sortie en amont des moyens d'aiguillage vers les organes destinataires. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à l'application décrite. On pourra remplacer les moyens décrits par des moyens équivalents. k474785 - 7 - En particulier le type de code de contr8le utilisé et les conditions de marquage de faute et de remise en route automatique peuvent être adaptés à l'efficacité du contrôle recherchée, et au mode d'exploitation du générateur. Par exemple le contrôle peut être effectué seulement une fois par période, ou une fois pour plusieurs périodes du générateur. JL474785 -8 - REVENDICATIONS 1/ Dispositif de contrôle d'un générateur numérique de signaux qui sont des combinaisons linéaires de signaux sinusoïdaux dont les fré- quences sont définies chacune par un coefficient K proportionnel à la fréquence correspondante, le générateur comportant des moyens de stockage desdits coefficients correspondant à tous les signaux émis, lesdits coefficients comportant une partie entière et une partie franctionnaire dont le nombre de chiffres définit la plus petite valeur possible des coefficients, qui correspond à un signal de fréquence minimale fm telle que tous les signaux émisipar le générateur aient une fréquence multiple de la fréquence fm, caractérisé par le fait qu'il comporte un circuit de calcul de redondance (EX, RR) relié à la sortie S du générateur (G), et un moyen de comparaison (CC) comparant la redondance calculée par le circuit de calcul avec une valeur théorique constante enregistrée. 2/ Dispositif de contrôle suivant la revendication 1, dans lequel le générateur a une période de base T définie par la période d'un signal de fréquence fm, le-générateur comportant un moyen d'initia- lisation, caractérisé par le fait qu'il comporte un compteur (CR) de capacité égale au nombre de signaux délivrés par le générateur dans une période T et synchronisé avec le générateur, et une mémoire (MR) adressée par ledit compteur et dans laquelle sont enregistrées les redondances théoriques calculées à des instants correspondant à des durées sousmultiples de la période à partir d'une initialisation du générateur, la sortie de la mémoire étant reliée à l'entrée d'un comparateur (CC) et l'état de la sortie du comparateur étant testé auxdits instants intermédiaires. 3/ Dispositif de contrôle suivant la revendication 2 pour un générateur numérique délivrant en temps partagé des échantillons numériques vers q organes destinataires par l'intermédiaire de moyens d'aiguillage, caractérisé par le fait qu'il comporte un seul circuit de calcul de redondance relié à la sortie du générateur en amont desdits moyens d'aiguillage, et opérant globalement sur l'ensemble des signaux du générateur. - 9 - 4/ Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de marquage de faute (MF, B1, B2) commandés par le comparateur, et des moyens de commande d'initialisation (B3) du générateur, validés en cas de faute. 5/ Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un marquage de faute est effacé après une période complète de fonctionnement sans nouvelle détection de faute.