L'invention a pour objet un procédé de fixation d'une platine de montage sur une paumelle, en particulier sur une paumelle de meuble; elle concerne aussi les paumelles obtenues par ce procédé. Il est courant de monter les paumelles sur les meubles d'une part à l'aide d'une tige filetée qui est engagée dans un trou foré dans une pièce fixe du meuble, d'autre part à l'aide d'une platine de montage qui est vissée sur une pièce mobile du meuble. Cette platine de montage est une pièce plate et allongée qui s'étend perpendiculairement à une pièce cylindrique tournante de la paumelle. Toutefois, la position relative de la platine par rapport a cette pièce cylindrique doit respecter deux cotes impératives grâce auxquelles son montage sur les meubles se fait Fans nécessité d'ajustage spécial; on expliquera plus loin, à l'aide d'une figure, quelles sont ces cotes. Pour les respecter comme il convient, il a semblé indispensable jusqu'à présent de réunir la platine et la pièce cylindrique en exécutant sur cette dernière un méplat sur lequel on fait reposer l'une des faces principales de la platine.Ceci donne l'assurance que l'une des cotes est respectée; on place ensuite la platine de façon que la seconde cote soit respectée aussi et on fixe définitivement la platine dans cette position soit par l'exécution d'un point de soudure dans la zone médiane de la platine en contact avec la pièce cylindrique, soit par l'exécution d'un sertissage sur les deux bords opposés de la partie de la platine qui repose sur la pièce cylindrique. L'invention a pour but principal de supprimer la nécessité d'exécuter un méplat sur la pièce cylindrique et de permettre de fixer la platine à sa position définitive, en une seule opération, sans aucune opération préparatoire ni sur la pièce cylindrique, ni sur la platine. On atteint ce but, selon l'invention, en posant la platine en position oblique par rapport à sa position définitive, en la faisant reposer sur la partie cylindrique par une arête seulement d'une de ses faces extrêmes cependant qu'une arête de sa face extrême opposée est en contact avec une première butée définissant l'une des cotes à respecter. On dispose une seconde butée définissant la seconde des cotes à respecter sous la face principale de la platine dont une arête repose sur la partie cylindrique. On relie celle-ci à une première électrode de soudure et on appuie avec une seconde électrode de soudure sur la face principale de la platine qui est opposée à la face principale associée à la seconde butée. De préférence, la seconde électrode de soudure est une électrode allongée qui a sensiblement une longueur égale à la largeur de la platine et que l'on applique le long de la face extrême qui repose par une arête sur la pièce cylindrique. Pour bien faire apprécier l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de mise en oeuvre du procédé. On se reportera au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue générale en perspective d'une paumelle réalisée selon l'invention - la figure 2 est une vue partielle selon la flèche F de la figure 1 montrant la position de la platine avant et après l'exécution de la soudure conformément au procédé de l'invention, à plus grande échelle. La figure 1 est un exemple d'une paumelle pour meuble ayant deux moyens de fixation; d'une part une tige filetée 1 destinée à être introduite dans un trou foré dans une pièce fixe telle qu'un montant ou un encadrement, d'autre part une platine de montage 2 ayant des trous 3 et destinée à être fixée par des vis à une pièce mobile telle qu'une porte. La platine 2 est une pièce plate, mince et allongée qui est fermement fixée à une pièce cylindrique tournante 4 appelée couramment noeud. Pour que le montage de la paumelle sur le meuble ne donne lieu à aucune difficulté, il faut que la platine 2 occupe une position relative bien définie par rapport à la pièce cylindrique 4. La platine 2 est fixée à la pièce cylindrique par une extrémité 5; la face extrême 6 de l'extrémité opposée doit être à une distance B de l'axe géométrique 7 (voir la figure 2) de la pièce cylindrique 4 perpendiculaire au plan de la platine 2 occupant sa position définitive. En outre, la face principale 8 de la platine 2 qui est la plus proche d'une génératrice 9 de la partie cylindrique 4 rencontrée par l'axe 7 doit se trouver à une distance A de cette génératrice 9. Lorsque ces deux cotes A et B sont respectées la platine 2 peut être mise en place sans ajustage spécial sur une porte d'un meuble quelconque. La platine 2 est rectangulaire et obtenue par découpage à la longueur voulue d'une bande de métal. Il est avantageux de pouvoir la fixer à la partie cylindrique 4 par une unique opération de soudure sans autre opération préalable. Selon le procédé de l'invention, on pose la platine 2 en position oblique (dans laquelle elle est dessinée en trait mixte sur la figure 2) par rapport à sa position définitive (représentée en trait plein). On la fait reposer par une arête 10 sor la partie cylindrique 4. Cette arête 10 est une arête de la face extrême 11 de l'extrémité 5. En même temps, une arête 12 de la face extrême opposée 6 est en contact avec une première butée 14. Cette dernière a une surface parallèle à l'axe 7 et éloignée dwune distance B de cet axe. Une seconde butée 15 est disposée sous la face principale 16 de la platine 2 dont une arête 10 repose sur la pièce cylindrique 4. Cette butée 15 a une surface qui est perpendiculaire a l'axe 7 et espacée de la génératrice 9 d'une valeur égale à la distance A augmentée de l'épaisseur de la platine 2. La butée 15 peut servir à tenir en place la platine 2 par l'arête de la face extrême 6 opposée à l'arête 12. Bien entendu, l'emplacement de la platine 2 en sens longitudinal le long de la pièce cylindrique i est également défini par des butées (non représentées) mais celles-ci ne gênent pas les mouvements de la platine 2 que l'on va expliquer maintenant. Quand les pièces sont disposées comme on vient de l'expliquer, on met la pièce cylindrique 4 en contact avec une électrode de soudure électrique (non représentée) et on applique une autre électrode de soudure 17 sur la platine 2 de façon à pousser celle-ci vers la butée 15. De préférence, l'électrode 17 est posée près de la face extrême 11 dont une arête 10 repose sur la pièce cylindrique 4. De préférence encore, l'électrode 17 est étroite et allongée, avec une longueur sensiblement égale à la largeur de la platine 2. Quand le courant circule entre les deux électrodes de soudure, la ligne de contact créée par l'arête 10 favorise un échauffement et une fusion rapides. Sous l'effet de la pression, la platine 2 s'écrase et s'enfonce partiellement dans la pièce cylindrique 4 jusqu'd ce qu'elle rencontre la butée 15 par la totalité de sa face principale 16. Ce mouvement est favorable à une bonne soudure des zones en fusion, d'autant plus que la platine 2 ne peut reculer à cause de la présence de la première butée 14. Quand l'opération de soudure est terminée, la platine 2 est solidement fixée à la pièce cylindrique 4, dans la position représentée en trait plein sur la figure 2 et les cotes A et B sont nécessairement et exactement respectées. On atteint donc bien le but visé :la fixation solide en une seule opération de la platine 2 avec la certitude que les cotes A et B sont bien exactes. Bien entendu, les butées 14 et 15 sont en matière isolante afin que le courant circule uniquement entre la platine 2 et la partie cylindrique 4; celle-ci est tenue à la position exacte désirée grâce à un vé (non représenté) sur lequel elle repose. REVENDICATIONS 10/ Procédé pour la fixation par soudure électrique d'une platine de montage à une pièce cylindrique d'une paumelle à une position définitive définie par deux cotes à respecter entre d'une part un axe de cette partie cylindrique et une face extrême de la platine et d'autre part une génératrice rencontrant cet axe et une face principale de la platine, caractérisé en ce qu'on pose la platine (2) en position oblique par rapport à sa position définitive, en la faisant reposer sur la partie cylindrique (4) par une arête (10) seulement d'une face extrême (11) et en mettant une arête (12) de sa face extrême opposée (6) en contact avec une première butée (14) définissant une cote (B) à respecter, on dispose une seconde butée (15) définissant la seconde cote (A) a respecter sous la face principale (16) de la platine (2) dont une arête (10) repose sur la pièce cylindrique (4), on met cette dernière en contact avec une électrode de soudure et on appuie avec une seconde électrode (17) sur la platine (2) en poussant celle-ci jusqu'à la rencontre avec la seconde butée (15) de sa face principale (16). 20/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on utilise une seconde électrode (17) mince et allongée ayant une longueur sensiblement égale à la largeur de la platine (2) et on l'applique sur cette platine au voisinage de la face extrême (11) dont une arête (10) repose sur la pièce cylindrique (4). 30/ Paumelle comprenant une platine fixée par soudure à une pièce cylindrique caractérisée en ce que la fixation de la platine a été réalisée selon le procédé de la revendication 1.