La présente invention concerne un matériau de revêtement destiné à l'isolation thermique et éventuellement phonique des éléments auxquels il est associé, ainsi qu'à leur décoration et un procédé de mise en oeuvre dudit matériau sur des parois, par exemple des murs de bâtiment, en le disposant de préférence comme une tenture à l'intérieur des pièces d'habitation L'utilisation de feuilles métalliques minces ou de feuilles plastiques métallisées sous vide, à haut pouvoir réfléchissant, pour l'isolation thermique est bien connue. Ces revêtements à faible émissivité dans l'infrarouge permettent en effet, de diminuer fortement le coefficient d'échange thermique par rayonnement infrarouge. Ces feuilles métalliques ou métallisées ont été également associées soit à du tissu comme préconisé par le brevet SUISSE NO 522 502 soit à des mousses compactes du type phénolique ou polyuréthane et parfois de manière que la face de la feuille portant le métal soit collée sur la couche intermédiaire, ce qui n'est d'ailleurs pas efficace si cette couche est compacte. En effet, la conduction thermique de l'habitation vers le mur extérieur se compose de trois termes : émission de rayonnement thermique infrarouge par les objets et autres murs de la pièce d'habitation, conduction de l'air, convection de l'air. Cette dernière est faible et convenablement supprimée dès lors que quelques obstacles viennent la contrecarrer au voisinage du mur. La conduction de l'air est inversement proportionnelle à l'épaisseur du revêtement, dont 30 mm est en pratique suffisant, à condition que le revêtement lui même soit assez peu compact, faute de quoi il introduirait lui même une conduction solide importante, et surtout absorberait lui même le rayonnement thermique et rendrait sans objet la feuille métallisée. Les descriptions de l'art antérieur connu ne permettent pas la réalisation d'un revêtement léger, peu coûteux, très facile à poser, et néanmoins efficace. Suivant l'invention le matériau de revêtement est un complexe composé à partir de la paroi, successivement d'une feuille métallique ou d'un film plastique métallisé et d'un feutre transparent au rayonnement thermique, revêtu de préférence d'une peau mate, étanche à la poussière, opaque ou non, ces éléments étant contigus et de préférence adhérents l'un à l'autre Ils peuvent être liés par collage ou couture. Avantageuse le film plastique est en polyéthylène ou polyester aluminisé sur une face ou de préférence en double face. Son rôle essentiel consiste à former un écran radiatif créant un obstacle au flux de rayonnement thermique. Son efficacité est d'autant améliorée qu'il reçoit moins de chaleur par contact et conduction avec un solide, c'est à dire lorsqu'il existe de chaque côté un espace libre, ou tout au moins peu conducteur et transparent au rayonnement infrarouge Pour cette dernière raison, le feutre associé est avantageusement formé de fibre acrylique de faible densité, et, bien qu'améliorant t'isolation par sa consistance propre qui supprime la convection, il remplit essentiellement la fonction d'écarteur transparent et accessoirement assure un rôle de tenue et de confort du complexe. Pour compléter ce complexe, on recouvre le feutre d'une peau mate, étanche à la poussière. En effet, la demanderesse a remarqué que la poussière pénétrait à travers le feutre, bien que recouver d'un tissu, même de bonne qualité (lin par exemple) et salissait le tissu. Avantageusement, cette peau est un film en polyéthylène ou chlorure de polyvinyle (PVC) mat ou éventuellement en papier kraft de préférence crêpé de façon à être plus mat et moins sensible à la formation de plis ou ondulations. Cette peau peut constituer ou non le décor définitif du revêtement. L'invention concerne également une mise en oeuvre du complexe comme revêtement mural. Cette mise en oeuvre vise à utiliser un complexe réalisé selon l'invention à un prix peu élevé, et en particulier avec un feutre acrylique de peu d'épaisseur, en l'utilisant de façon thermiquement optimale et par des moyens de pose très simples et rapides ménageant cependant à l'ensemble un aspect esthétique et confortable. La demanderesse a déterminé que cet optimum peut correspondre à utiliser un feutre acrylique du commerce pesant environ 80 g/m2 et formé de fibres de quelques dizaines de microns de diamètre tel que livré en épaisseur de 10 mm, en écartant du mur le complexe, constitué selon l'invention, avec la feuille métallisée à environ 20 mm du mur et la peau mate vers la pièce Pour ce faire, on dispose sur la paroi à isoler, et du côté intérieur, un cadre constitué de tasseaux avantageusement en mousse très souple élastique de polyuréthane ou polyéther, ou d'autre élastomère. la Ce cadre se présente souVforme de bandes, distantes des bords de la paroi, et dessinant un rectangle, La distance du bord est par exemple trente (30) fois l'épaisseur du tasseau, ce qui pour un tasseau de 20 mm d'épaisseur donne une distance à la périphérie de la paroi de 600 mm. Cette distance, combinée à la souplesse du tasseau est optimale pour effacer l'effet de cassure de l'angle du matériau ou complexe selon l'invention au niveau du tasseau0 Les tasseaux en mousse souple permettent un agrafage aisé sur les surfaces s'y prêtant, car l'élasticité de la mousse recouverte ensuite par le complexe rend invisible l'enfoncement ponctuel du tasseau au droit de chaque agrafe, cependant qu'elle procure un toucher souple lors de tout contact occasionnel d'un occupant. Le complexe, préalablement découpé est ensuite agrafé à la périphérie de la paroi, sans qu'il y ait lieu comme cela est pratiqué actuellement de monter des tasseaux de bois à la périphérie. Ceci simplifie considérablement le travail de pose. Cette méthode de fixation assure ainsi un espace libre séparé du milieu ambiant extérieur qui est bénéfique à l'isolation. L'épaisseur de l'espace est sensiblement celle du tasseau sur une grande part de la surface de la paroi, seule la partie entre le tasseau et la périphérie ayant une épaisseur décroissante jusqu'au contact. Un tel complexe apposé sur un mur non isolé fait par exemple chuter le coefficient K d'échange thermique global d'un mur extérieur de 2,5 à 0,8 W/m2 OC et ceci avec une pose facile pour un utilisateur meme occasionnel et pour un prix très intéressant (inférieur à 10 F le m2). Le tableau ci-après compare les prix et performances de trois exemples de pose de complexes selon l'invention et montre l'intérêt de la méthode préconisée. Prix efficacité exemple d'économie indicatif thermique annuelle d'énergie complexe de 10 mm 7 F/m2 40% 44 kWh/m2 an sur la paroi complexe de 20 mm 11,5 F/m2 60% 66 kWh/m2 an sur la paroi complexe de 10 mm 7,5 F/m2 70 /0 77 kWh/m2 an sur tasseaux Ce troisième exemple correspondant à la méthode préférée de mise en oeuvre selon l'invention est représenté sur les figures, La figure I est une section d'un mur et d'un revêtement selon l'invention, les cotes d'épaisseurs de celui-ci étant majorées, d'un facteur 5 environ. La figure 2 est une vue à plus petite échelle de la disposition des tasseaux sur le mur. Sur le mur 1 on a fixé des tasseaux 2, 3, 4 et 5, formés de bandes de mousse souple de polyuréthane de largeur 50 mm et d'épaisseur 20 mm, au moyen d'agrafes telles que 6 posées au pistolet agrafeur. Ces tasseaux forment un rectangle à une distance d'environ 600 mm des bords 7, 8, 9, 10 du mur. Ils pourraient être fixés par collage au lieu d'agrafage0 Le revêtement est un complexe comportant un feutre acrylique Il d 'épaisseur 10 mm revêtu sur une face d'un film 12 de polyéthylène métallisé et sur l'autre face d'un film plastique mat 13. Ce complexe a été agrafé d'abord le long du haut du mur en 7, puis avec une tension légère le long des autres bords en 8, 9 et 10o Le léger bombé au droit des tasseaux n'est pas visible, car beaucoup moins accentué que sur la figure 1. Ensuite, le revêtement est complété par un tissu 14 lui même agrafé en 7, 8, 9 et lO avec éventuellement un galon décoratif 15. Outre son efficacité thermique, ce revêtement absorbe une part des bruits réfléchis par le mur, à l'instar de toute autre tenture murale. Ce procédé de pose selon l'invention est particulièrement adapté à un complexe isolant selon l'invention, comme le montrent les trois exemples précités, Il est en outre aussi facile à mettre en oeuvre qu'avec une pose directe sans tasseaux, puisque selon ce procédé les tasseaux sontloin des points d'agrafage et qu'ils n'influent pas sur celui-ci, qui est plus facile et plus solide que s'il était réalisé sur des tasseaux périphérique en bois selon une méthode traditionnelle. REVENDICATIONS 1. Revêtement mural pour l'isolement thermique d'une paroi et comportant une feuille ou film mince réfléchissant le rayonnement thermique infrarouge, adhérant sur une face d'une couche épaisse et peu conductrice de la chaleur, caractérisé en ce que cette couche est transparente au rayonnement thermique0 2. Revêtement mural selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche épaisse est un feutre à très faible den sité. 3. Revêtement mural selon la revendication 2, caractérisé en ce que le feutre est formé de fils acryliques de quelques dizaines de microns due diamètre, en une densité d'environ 80 g/m2 et en épaisseur de 10 mm environ0 40 Revêtement mural selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'autre face de la couche transparente est revêtue d'une peau mate. 5. Revêtement mural selon la revendication 4, caractérisé en ce que la peau mate est étanche à la poussière. 6. Revetement mural selon l'une des revendications I à 5, caractérisé en ce qu'un matériau décoratif tel qu'un tissu est placé sur le revêtement mural après sa pose. 7. Procédé de pose d'un revêtement mural souple sur une paroi avec tasseaux pour écarter ce revêtement de la paroi, caractérisé en ce que les tasseaux sont disposés à une certaine distance de la périphérie de la paroi et en ce que le revêtement est fixé directement à la périphérie de la paroi. 8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que les tasseaux sont en élastomère ou plastique mousse souple et élastique. 9. Procédé selon la revendication 8 caractérisé en ce que les tasseaux sont fixés au mur avec enfoncement ponctuel de la mousse par des agrafes. 10. Procédé selon l'une des revendications 7 à 9 caractérisé en ce que les tasseaux sont à une distance de la périphérie de la paroi égale à environ 30 fois leur épaisseur. 11. Procédé selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que le revêtement mural souple est réalisé selon l'une des revendications 1 à 6.