L'invention est relative à une installation pour le stockage de matières pondéreuses comprenant des poteaux destinés à supporter, sur plusieurs niveaux, les matières disposées dans des moyens contenants formant des ensembles superposés. L'invention concerne plus particulièrement, parce que ctest dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, une installation pour le stockage de profilés ou de barres en acier. On connait des installations du genre défini précédemment, dans lesquelles, pour avoir accès aux matières pondéreuses situées dans un moyen contenant, on utilise des dispositifs du genre pont roulant, propres à soulever et à déplacer l'empilage de moyens contenants situés au-dessus de celui auquel on veut avoir accès, avec obligation de disposer de l'emplacement nécessaire au dépôt provisoire de ces moyens contenants et de les manutentionner une seconde fois pour les replacer dans leur position primitive.Le pont roulant sert également à la manutention des matières pondéreuses situées dans chaque moyen contenant, de telle sorte que l'exploitation d'une telle installation n'est pas souple et nécessite de multiples déplacements du pont roulant qui, d'une part, doit assurer le dégagement de l'espace situé au-dessus du moyen contenant considéré, et dtautre part, doit assurer la manutention des matières pondéreuses situées dans ce moyen contenant. On connait d'autres installations dans lesquelles, pour avoir accès aux matières pondéreuses situées dans un moyen contenant, on assure l'extraction de ce moyen contenant à l'aide de chariots élévateurs à fourche pour lesquels il faut prévoir des passages de dimensions suffisantes, permettant les manoeuvres nécessaires, ou se limiter à un stockage longitudinal (parallèle à l'axe du bâtiment) de part et d'autre du chariot ce qui implique pratiquement l'édification d'un bâtiment spécial de faible largeur et de grande hauteur. L'invention a pour but, surtout, de rendre l'installation telle qu'elle réponde mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment telle que son exploitation soit plus simple de telle sorte que son rendement soit augmenté. Selon l'invention, une installation pour le stockage de matières pondéreuses, comprenant des poteaux destinés à supporter, sur plusieurs niveaux, les matières disposées dans des moyens contenants formant des ensembles superposés est caractérisée par le fait qu'elle comprend, d'une part, des moyens mobiles de levage propres à être introduits sous le moyen contenant inférieur d'un ensemble superposé, d'autre part, des moyens de calage prévus à la partie supérieure et/ou à la partie inférieure de chaque moyen contenant pour permettre au moyen contenant immédiatement supérieur et cl moyen contenant inférieur de s'emboîter lorsque celui-ci soulève celui-là, d'autre part enfin, des moyens d'accrochage et de centrage entre les moyens contenants et les poteaux agencés pour permettre le dégagement des moyens contenants par levage et pour assurer un espace suffisant, lorsque les moyens contenants sont normalement portés par les poteaux, entre la partie supérieure d'un moyen contenant et le fond du moyen contenant immédiatement supérieur, de telle sorte qu'il soit possible de dégager le moyen contenant inférieur sans que celui-ci entre en contact avec le moyen contenant immédiatement supérieur. Les moyens mobiles de levage comprennent avantageusement un chariot, notamment monté sur rails, équipé de moyens de levage et propre à circuler entre les poteaux, au-dessous du moyen contenant inférieur. Les moyens de levage sont constitués, de préférence, par des vérins et le chariot comporte des moyens de support sur lesquels un empilage de moyens contenants peut être déposé par les vérins après dégagement des poteaux. Les moyens d'accrochage sont constitués, du côté des moyens contenants, par des organes faisant saillie vers l'extérieur, disposés sur deux parois opposées des moyens contenants, à une hauteur quelconque, et, du côté des poteaux, par des supports faisant saillie dans l'espace compris entre les poteaux et propres à recevoir les susdits organes. L'implantation des organes à la base des parois des moyens contenants permet évidemment, pour un nombre donné de moyens contenants, de limiter au minimum la hauteur des poteaux. Les organes et les supports comportent des surfaces conjuguées, agencées de manière à assurer un centrage des moyens contenants par rapport aux poteaux. Ces organes peuvent être constitués par des éléments cylindriques tandis que les supports sont constitués par des coquilles demi-cylindriques dont la concavité est tournée vers le haut. Les organes et les supports peuvent également être constitués par des pièces en forme d'équerre ou par tout autre moyen, par exemple les extrémités d'une traverse du moyen contenant dépassant les parois de celui-ci. L'invention est également relative à un procédé de stockage de matières pondéreuses, suivant lequel on fait supporter, sur plusieurs niveaux, par des poteaux, les matières disposées dans des moyens contenants, lequel procédé est caractérisé par le fait que d'une part, on prévoit des moyens d'accrochage entre les moyens contenants et les poteaux agencés pour permettre le dégagement des moyens contenants par levage et pour assurer un espace suffisant, lorsque les moyens contenants sont normalement portés par les poteaux, entre la partie supérieure d'un moyen contenant et le fond du moyen contenant immédiatement supérieur, et que, d'autre part, pour avoir accès à un moyen contenant appartenant à un ensemble superposé, on introduit sous le moyen contenant inférieur, de l'ensemble considéré, des moyens de levage, on soulève ce moyen contenant inférieur d'une hauteur suffisante pour dégager des poteaux un empilage dont le moyen contenant supérieur est celui auquel on veut avoir accès, on dépose cet empilage sur un chariot de manière à sortir l'empilage d'entre les poteaux pour pouvoir prélever dans le moyen contenant supérieur les matières souhaitées et, qu'auprès prélèvement, on effectue les opérations inverses de celles mentionnées précédemment pour accrocher, de nouveau, les moyens contenants aux poteaux. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos de modes de réalisation préférés de l'invention, qui vont être maintenant décrits de façon plus détaillée avec référence auxdessinsci-annexes mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure 1 Ots dessins est une vue schématique, en élévation d'un ensemble superposé de moyens contenants dune installation conforme à l'invention. La figure 2 est une vue en perspective, avec parties arra chées, d'une variante des moyens d'accrochage et de calage. La figure 3 est une vue schématique, en plan, d'une installation de stockage à trois travées comportant une voie centrale pour les déplacements du chariot. La figure 4 est une vue en plan d'une installation de stockage comportant un transbordeur. La figure 5, enfin, est une vue partielle, en perspective, montrant une variante de réalisation des moyens contenants. En se reportant auxdessin on peut voir que l'installation 1 pour le stockage de matières pondéreuses, notamment de profilés ou de ronds 2 en acier, comprend des poteaux verticaux 3 destinés à supporter, sur plusieurs niveaux, les matières disposées dans des moyens contenants 4 formant des ensembles superposés. Les moyens contenants 4 peuvent être constitués, comme montrés sur lesdessin de berceaux 5 à section transversale rectangulaire dont la concavité est tournée vers le haut. Ces berceaux 5 comportent des éléments transversaux 6 en forme de U reliés entre eux par des éléments longitudinaux 7. Les barres 2 reposent sur les éléments 6. Dans le cas de stockage de matières pulvérulentes, de liquides ou autres, les berceaux seraient remplacés par des bennes, des citernes ou des moyens contenants appropriés. L'installation comporte des moyens mobiles de levage 8, propres à être introduits sous le berceau inférieur 5 d'un ensemble superposé. Ces moyens mobiles de levage comprennent un chariot 9 propre à rouler sur des rails 10, lequel chariot 9 est équipé de vérins hydrauliques 11. Comme visible sur la figure 3, ces vérins peuvent être au nombre de quatre et disposés aux sommets d'un rectangle de manière à coopérer avec le berceau inférieur 5 au voisinage de ses extrémités. Les vérins 11 permettent de soulever l'ensemble superposé des berceaux 5. Le chariot 9 comporte des moyens de supports 12, comprenant des pattes de centrage 13, destinés à supporter l'empilage de berceaux 5 déposés, lors de la descente des vérins 11, sur lesdits moyens de support. Un vérin 14 est prévu au-dessous du chariot 9, dans la partie centrale de ce dernier et est propre à prendre appui sur le sol, dans des cavités tronconiques 15, par l'extrémité de sa tige, pour soulever le chariot 9 lorsqu'il est vide. On peut alors faire tourner ce chariot 9 autour de l'axe du vérin 14 pour le faire passer des rails transversaux 10 sur des rails longitudinaux 16 (figure 3). Les vérins hydrauliques 11 et 14 sont alimentés par une pompe hydraulique. Un dispositif de commande de la course des vérins peut être prévu pour assurer une sélection automatique de cette course, de telle sorte que l'empilage de berceaux qui seront dégagés d'entre les poteaux comporte à sa partie supérieure le berceau souhaité. Ce dispositif de commande est analogue à celui prévu dans un ascenseur pour la sélection des différents étages. Un frein (non montré) est prévu pour immobiliser le chariot 9 sous les berceaux 5. Ce frein peut être synchronisé avec le fonctionnement du moteur de translation du chariot, le frein agissant dès rupture du circuit d'alimentation du moteur et cessant son action par fermeture de ce circuit. I1 est prévu un arrêt automatique du chariot 9 en position correcte sous les moyens contenants par l4effet d'un contacteur et un calage précis dudit chariot par tout moyen approprié. Une sécurité peut être prévue pour interdire l'entrée du chariot 9 entre les poteaux 3 si les moyens contenants ne sont pas à hauteur correcte. Cette sécurité, par exemple, est constituée par des contacteurs dont les commandes sont disposées au niveau et en avant des supports 21. Des éléments, solidaires des moyens contenants 4 et situés au niveau des pattes horizontales 19, sont prévus pour actionner les susdites commandes, lorsqu'au moins une des pattes 19 se présente à même hauteur qu'un support 21. Les commandes ainsi actionnées provoquent l'arrêt du chariot 9. Des moyens de calage et de centrage sont prévus à la partie supérieure de chaque berceau 5 pour permettre au berceau immédiatement supérieur de reposer sur le berceau immédiatement in férieur tout en étant calé et centré. Comme montré sur la figure 1, ces moyens de calage sont constitués par des pièces en forme d'équerre 17 dont la concavité est tournée vers le haut et vers l'intérieur des berceaux 5. Le fond du berceau supérieur vient reposer directement dans ces équerres 17. Selon la variante montrée sur la figure 2, la partie supérieure, du berceau 5 inférieur, comporte des moyens de calage agencés sous la forme d'un élément cylindrique 17a solidaire d'un montant de l'élément transversal 6 et faisant saillie vers l'extérieur, la moitié supérieure s de cet élément cylindrique dépassant le bord supérieur de l'élément transversal 6. Cette partie s est propre à coopérer avec une coquille demi-cylindrique 18, à concavité tournée vers le bas, fixée à la partie inférieure du berceau 5 immédiatement supérieur et faisant saillie transversalement vers l'extérieur. Des moyens d'accrochage A sont prévus entre les berceaux 5 et les poteaux 3 et sont agencés pour permettre le dégagement des berceaux 5 par levage. Lorsque ces berceaux sont normalement portés par les poteaux, un espace e existe entre la partie supérieure d'un berceau et le fond du berceau immédiatement supérieur. Cet espace e est suffisant pour qu'il soit possible de dégager le berceau inférieur sans que celui-ci entre en contact avec le berceau immédiatement supérieur. Les moyens d'accrochage A comprennent, du côté des berceaux 5 des organes faisant saillie vers l'extérieur, disposés sur deux parois opposées, à une hauteur quelconque, par exemple ctu sommet. Dans le cas de la figure 1 ces organes sont constitués par des pattes horizontales 19 formant une aile d'une équerre 20 fixée au berceau. Les équerres 17 et 20 peuvent, comme montré sur la figure 1, être solidaires l'une de 11 autre, et former une seule pièce en forme de croix. Les moyens d'accrochage A comprennent, du coté poteaux des supports 21 débordant des poteaux vers les berceaux 5, propres à recevoir les organes 19. Ces supports 21 sont constitués, sur la figure 1, par des équerres fixées sur les poteaux et coopérant par leur aile horizontale avec les organes 19. Un logement est prévu dans cette aile horizontale pour assurer le centrage desdits organes 19. Selon la variante montrée à la figure 2, les organes en saillie sont constitués par l'élément cylindrique 17a tandis que les supports 21a sont constitués par des demi-coquilles cylindriques, fixées aux poteaux, dont la concavité est tournée vers le haut. Les parties inférieures des éléments cylindriques 17a viennent se loger dans les demi-coquilles 21. Comme visible sur les figures 3 et 4, les berceaux 5 sont disposés parallèlement les uns aux autres dans des travées T1, T2 situées de chaque côté d'un bâtiment 22, symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de ce bâtiment. Les berceaux 5 sont orientés de manière que la direction de leur grande dimension soit perpendiculaire à l'axe longitudinal du bâtiment. Une travée centrale T3 libre est prévue, la largeur L de cette travée étant au moins égale à la longueur 1 des berceaux 5 ou des produits 2 à stocker, lorsque ces produits sont plus longs que les berceaux. Selon la figure 3, les rails 10 s'étendent suivantunedirec- tion perpendiculaire à 1 'axe longitudinal du bâtiment suivant toute la largeur de ce dernier. La voie longitudinale formée par les rails 16 est située au centre de la travée T3. Pour éviter une discontinuité des rails 10 au niveau de leur croisement avec les rails 16, la voie longitudinale formée par ces rails 16 est implantée à un niveau légèrement supérieur à celui des rails 10 et tel que, au croisement du rail transversal 10 continu, lorsque le bandage 23 (figure 1) des roues du chariot 9 ne porte plus sur le rail 16 du fait de l'interruption de ce dernier, le boudin 24 de la roue prenne appui sur le rail transversal 10. Le chariot étant vide, lors de son déplacement sur la voie longitudinale, le franchissement de l'interruption des rails 16 s'effectue sans dommage. Les deux voies, notamment la voie longitudinale, peuvent être constituées de préférence, par des rails de tramways ou des rail-ornières qui, encastrés dans le sol, n'opposent qu'une gêne minimale à la circulation. Les cavités 15 sont situées au centre du carré constitué par la zone d'intersection des voies formées par les rails 10 et 16 (figure 3). Selon la solution montrée à la figure 4, le déplacement lon- gitudinal du chariot 9 est assuré par un chariot transbordeur 25 circulant dans la travée centrale sur une voie longitudinale 26 située en contrebas. A sa partie supérieure, le chariot 25 porte une voie 27 orientée transversalement et située au niveau des rails 10. L'écartement de ces derniers est égal à celui des rails de la voie 27, de telle sorte que par déplacement du chariot transbordeur 25 on peut amener la voie 27 dans le prolongement de deux voies comprises entre les poteaux 3, comme montré sur la figure 4. Le chariot de levage 9 peut alors être amené sur la voie 27 du chariot transbordeur. Comme montré sur la figure 3, le bâtiment peut être équipé d'un pont roulant 28. Dans le cas oX l'installation comporte un chariot transbordeur, on prévoit un dispositif propre à n'autoriser le déplacement du chariot 9 de levage que lorsque le verrouillage du chariot transbordeur 25 est assuré en position correcte, les rails 27 se trouvant dans le prolongement de rails 10. L'immobilisation du chariot transbordeur 25, peut être assurée par un système de freinage électromagnétique libéré par la mise en route d'un moteur commandant le déplacement du chariot, ce système étant analogue à celui utilisé pour le chariot 9. En se reportant à la figure 5, on peut voir une variante de réalisation avantageuse des berceaux 50 Les éléments transversaux 6, en forme de U, situés aux extrémités longitudinales des berceaux 5, comprennent deux montantsverti- caux 29 écartés l'un de l'autre transversalement et constitués par des profilés à section transversale en I. Le plan des âmes 30 de ces profilés 29 est orthogonal à la direction longitudinale des berceaux 5. Les éléments longitudinaux 7 sont constitués par des profilés de forme et de dimensions appropriées, par exemple des fers U tels que sur la figure 5. Une traverse horizontale 31, constituée notamment par un prou en U dont la concavité est tournée vers le bas,relie les parties inférieures des montants 29. La liaison entre les montants 29 et la traverse 31 est assurée de préférence par soudure. La largeur 1 de la concavité de la traverse 31 est suffisante pour que les parties supérieures des montants 29 du berceau inférieur puissent se loger dans ladite concavité. Pour assurer un centrage transversal des montants 29 du berceau inférieur dans la susdite concavité, on prévoit des éléments de calage constitués par des cornières 32 soudées dans la concavité de la traverse 31, orientées perpendiculairement à la grande dimension de cette traverse et symétriques par rapport à l'axe longitudinal du berceau.La concavité des cornières 32 est tournée vers le haut, c'est-à-dire en sens contraire descelle de la traverse 31. La distance maximale dS suivant la direction longitudinale de la traverse 31, entre les bords extrêmes des cornières 32, est légèrement inférieure à la distance minimale D entre les montants 29 d'un berceau. La traverse 31 déborde de part et d'autre des montants 29 de telle sorte que ses extrémités constituent des pattes 19b propres à venir reposer sur des supports 21b fixés, notamment par soudure, aux poteaux 3. Les supports 21b sont avantageusement constitués par un élément en tôle pliée comportant deux ailes verticales reliées par une partie supérieure horizontale, la dimension transversale des ailes verticales diminuant progressivement de haut en bas. La forme de l'élément 21b est bien visible sur la figure 5. Cet élément est propre à venir s'encastrer dans la concavité de la traverse 31. La dimension transversale g de la partie supérieure horizontale du support 21b est légèrement inférieure à la distance h entre la limite extérieure du montant 29 et celle de la traverse 1 afin que,lors du levage du berceau,la partie supérieure du montant 29 ne puisse accrocher le support 21b. Les poteaux 3 ont de préférence une section transversale en I dont les ailes 33 sont situées dans des plans parallèles à la direction longitudinale des berceaux 5. Les supports 21b sont, avantageusement, soudés à l'extérieur des ailes des poteaux 3. Dans le cas du mode de réalisation de la figure 5, les moyens de calage et de centrage permettant au berceau 5 immédiatement supérieur de reposer sur le berceau immédiatement inférieur sont donc prévus à la partie inférieure de chaque berceau et sont constitués par les parties extrêmes de la cavité de la traverse 31, limitées vers l'intérieur par les cornières 32. Ceci étant, le fonctionnement de l'installation est le suivant. Pour dégager un berceau 5 afin d'avoir accès aux matières qu'il contient, on introduit le chariot 9 sous l'ensemble superposé comprenant le berceau considéré. On commande la montée des vérins 11 de telle sorte que le berceau inférieur soit soulevé. La oourse commandée pour les vérins 11 est suffisante pour que le berceau inférieur soulève le berceau immédiatement supérieur et ainsi de suite jusqutà ce que le berceau 5 auquel on veut avoir accus soit soulevé et dégagé des supports 21 sans toutefois venir au contact du fond du berceau immédiatement supé- rieur. Un empilage de berceaux reposant les uns sur les autres est ainsi formé, les organes en saillie 19 ou 17a, de ces berceaux, étant dégagés de leurs supports. On commande alors un déplacement du chariot 9 vers la travée centrale r3 et, lorsque les organes 19 ou 17a ne se trouvent plus au-dessus des supports 21 associés, on commande la descente des vérins Il de telle sorte que le berceau inférieur vienne reposer sur les supports 12 du chariot 9, ce qui assure une meilleure stabilité à l'empilage de berceaux. Le chariot 9 est alors déplacé vers la travée centrale T3 et l'empilage de berceaux 5 est totalement dégagé. Le berceau auquel on veut avoir accès se trouve à la partie supérieure de l'empilage de telle sorte qu'il est possible, à l'aide du pont roulant 28 par exemple, de prélever dans ce berceau les matières désirées. On notera que le pont roulant 28 n'a, en fait, à intervenir que dans la travée centrale T3 de telle sorte que sa portée peut être réduite au tiers de la largeur du bâtiment 22. Un monorail central, prévu suivant l'axe longitudinal de la travée T3, serait même suffisant. Dans le cas où un pont roulant (ou un monorail) est prévu, les poteaux de ce pont roulant (ou monorail) peuvent servir comme poteaux de support pour les berceaux. Lorsque le prélèvement de matière a été effectué, les berceaux sont accrochés de nouveau aux poteaux par une succession d'opérations inverses de celles décrites précédemment. Pour faire passer le chariot 9 d'une voie transvesale formée par deux rails 10 à une autre voie transversale parallèle, on commande le déplacement du chariot 9 vide vers la travée centrale T3 et, dans le cas d'une installation telle que montrée sur les figures 1 et 3, on commande la descente du vérin 14, de manière que l'extrémité de la tige de ce dernier prenne appui dans la cavité 15 correspondant à la voie transversale considérée. Le chariot 9 est alors soulevé et on peut le faire pivoter autour du vérin 14 pour le placer sur les rails longitudinaux 16. On répète cette opération en sens inverse pour remettre le chariot 9, après déplacement longitudinal, sur la voie transversale choisie. Dans le cas de l'installation de la figure 4, le chariot 9 est déplacé parallèlement à lui-même sur le chariot transbordeur 27. L'installation conforme à l'invention est d'une exploitation simple et facile. La surface du bâtiment de stockage est utilisée avec le minimum de perte. Les manipulations sont réduites pour l'extraction et la remise en place d'un berceau dont on veut prélever des matières. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment celles dans lesquelles le déplacement du chariot 9 d'une voie transversale, formée par des rails 10, à une autre voie transversale,serait assuré par un pont roulant ou par une grue, ou celles dans lesquelles des plaques tournantes seraient prévues au croisement des rails 10 et des rails 16 pour permettre le passage du chariot d'une voie transversale à la voie longitudinale et réciproquement. Naturellement, on pourrait prévoir un automatisme partiel ou total de l'installation conforme à l'invention, notamment dans le cas d'utilisation du chariot transbordeur 25. On pourrait ainsi dégager automatiquement un berceau 5 déterminé. En outre, les voies formées par les rails 10 pourraient être disposées obliquement (en épi) et se raccorder, par des aiguillages, à la voie centrale formée par les rails 16. REVENDICATIONS 1. Installation pour le stockage de matières pondéreuses comprenant des poteaux destinés à supporter, sur plusieurs niveaux, les matières disposées dans des moyens contenants formant des ensembles superposés, caractérisée par le fait qu'elle comprend d'une part, des moyens mobiles de levage propres à être introduits sous le moyen contenant inférieur d'un ensemble superposé, d'autre part, des moyens de calage prévus à la partie supérieure et/ou à la partie inférieure de chaque moyen contenant pour permettre au moyen contenant immédiatement supérieur et au moyen contenant inférieur de s'emboîter lorsque celui-ci soulève celui-là, d'autre part enfin, des moyens d'accrochage et de centrage entre les moyens contenants et les poteaux agencés pour permettre le dégagement des moyens contenants par levage et pour assurer un espace suffisant, lorsque les moyens contenants sont normalement portés par les poteaux, entre la partie supérieure d'un moyen contenant et le fond du moyen contenant immédiatement supérieur, de telle sorte qu'il soit possible de dégager le moyen contenant inférieur sans que celui-ci entre en contact avec le moyen contenant immédiatement supérieur. 2. Installation selon la revendication 1, caractériséepar le fait que les moyens mobiles de levage comprennent un chariot, notamment monté sur rails, équipé de moyens de levage et propre à circuler entre les poteaux, au-dessous du moyen contenant inférieur. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les moyens de levage prévus sur le chariot sont constitués par des vérins, notamment hydrauliques. 4. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que le chariot comporte des moyens de support sur lesquels un empilage de moyens contenants peut être déposé après dégagement des poteaux. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les moyens d'accrochage sont constitués, du côté des moyens contenants, par des organes faisant saillie vers l'extérieur, disposés sur deux parois opposées, à une hauteur quelconque, et, du côté des poteaux, par des supports faisant saillie dans 1 'espace compris entre les poteaux et propres à recevoir les susdits organes, des surfaces conjuguées étant avantageusement prévues sur ces derniers et sur les supports, pour assurer un centrage des moyens contenants par rapport aux poteaux. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les organes en saillie sont constitués par des éléments cylindriques, tandis que les supports sont constitués par des coquilles demi-cylindriques dont la concavité est tournée vers le haut, la partie inférieure des moyens contenants comportant également des coquilles demi-cylindriques dont la concavité est tournée vers le bas, ces deuxièmes coquilles demi-cylindriques appartenant aux moyens de calage. 7. Installation selon la revendication 5, dans laquelle les moyens contenants ont une section transversale rectangulaire, caractérisée par le fait que les moyens de calage prévus à la partie supérieure et/ou à la partie inférieure des moyens contenants sont constitués par des pattes en forme d'équerre dont la concavité est tournée vers l'intérieur du moyen contenant et vers le haut, et dans lesquelles est propre à venir se loger le moyen contenant supérieur ou inférieur, les organes et les supports, formant les moyens d'accrochage, étant également agencés sous la forme d'équerres. 8. Installation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les moyens contenants comprennent des éléments transver saux en forme de U constitués par deux montants verticaux reliés d l-eur partie inférieure par une traverse horizontale, notamment à section transversale en U dont la concavité est tournée vers le bas, cette traverse faisant saillie de part et d'autre des montants de manière que ses extrémités constituent les susdits organes servant de moyens d'accrochage, les parties supérieures des montants du berceau immédiatement inférieur étant propres à venir se loger dans la concavité de la susdite traverse où sont prévus des élé raas de calage complémentaires, les supports prévus sur les po teaux étant constitués par des éléments propres à venir s'embot- ter dans la concavité des extrémités de ladite traverse horizon tale. 9. Installation selon la revendication 2, ou selon l'ensemble de la revendication 2 et de l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisée par le fait qu'elle comprend un bâtiment divisé en trois travées parallèles orientées suivant la grande dimension du bâtiment, les deux travées latérales étant équipées de poteaux pour le stockage, la travée centrale étant libre et réservée à la manutention, les moyens contenants étant disposés de telle manière que leur grande dimension soit perpendiculaire à la longueur des travées, des moyens de déplacement étant prévus pour faire passer, à volonté, le chariot mobile de levage d'une rangée de stockage a' à l'autre, ces moyens comprenant notamment un chariot transbordeur propre à se déplacer sur une voie ferrée prévue, en contrebas, dans la travée centrale. 10. Installation selon la revendication 2, ou selon l'ensemble de la revendication 2 et de l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisée par le fait que le chariot est équipée de moyens permettant de le faire pivoter sur place, ces moyens comprenant notamment un vérin disposé au-dessous du chariot dont l'extrémité de la tige est propre à prendre appui dans un logement prévu dans le solX pour permettre le soulèvement du chariot et son pivotement sur place. 11. Procédé de stockage de matières pondéreuses, suivant lequel on fait supporter, sur plusieurs niveaux, par des poteaux, les matières disposées dans des moyens contenants, caractérisé par le fait que, d'une part, on prévoit des moyens d'accrochage entre les moyens contenants et les poteaux agencés pour permettre le dégagement des moyens contenants par levage et pour assurer un espace suffisant, lorsque les moyens contenants sont normalement portés par les poteaux, entre la partie supérieure d'un moyen contenant et le fond du moyen contenant immédiatement supéri ur, et que, d'autre part, pour avoir accès à un moyen contenant appartenant à un ensemble superposé, on introduit sous le moyen contenant inférieur, de l'ensemble considéré, des moyens de levage, on soulève ce moyen contenant inférieur d'une hauteur suffisante pour dégager des poteaux un empilage dont le moyen contenant supérieur est celui auquel on veut avoir accès, on dépose cet empilage sur un chariot de manière à sortir l'empilage d'entre les poteaux pour pouvoir prélever dans le moyen contenant supérieur les matières souhaitées et, après prélèvement, on effectue les opérations inverses de celles mentionnées précédemment pour accrocher, de nouveau, les moyens contenants aux poteaux.