L'invention concerne un procédé pour la fabrication d'une paire de plaques en verre adaptées l'une à l'autre en ce qui concerne leur planéité. L'invention concerne également une telle paire de plaques en verre, obtenues par la mise oeuvre d'un tel procédé. Souvent, des dispositions de reproduction dtimages, par exemple celles utilisant, en guise de milieu de reproduc tion, un cristal liquide, comportent deux plaques en verre séparées par une distance définie de façon très précise. Souvent, cette distance est comprise entre 10/u et 20iu et doit être aussi constante que possible sur la surface complète des plaques. Il en résulte donc qu'une plaque en verre destinée à un tel dispositif de reproduction devient inutilisable si elle présente des irrégularités de surface de par exemple quelques microns sur une longueur de 10 cm. Or, en ce qui concerne les plaques en verre disponibles dans le commerce, on considère comme normal une irrégularité de surface de lO/U par 10 cm de longueur d'une telle plaque. Un procédé pour la fabrication d'un obJet en verre à surface plane est décrit dans le brevet britannique a 671.772. Suivant ce procédé, une bande de verre encore mou (à viscosité très faible par exemple égale à 106 poises) est aspirée dans un moule et ensuite refroidie. Un tel procédé est inutilisable pour la fabrication de plaques en verre à planéité précise, en raison de ce que le verre mou est aspiré, dans une certaine mesure, dans des ouvertures d'aspiration, ce qui a comme conséquence la formation d'irrégularités de surface. Un autre procédé pour la fabrication d'une plaque plane en verre est de laisser s'écouler du verre liquide sur un bain d'étain liquide. La planéité du verre plan obtenu de la sorte est assez bonne dans la direction longitudinale de la voie de verre liquide, mais le verre est plus ou moins concave dans la direction de la largeur. En outre, le verre présente souvent des petits creux mesurant quelques dizaines de microns de profondeur, ces creux étant la conséquence du contact avec le bain d'étain. Ce procédé non plus ne convient pas pour la fabrication de plaques en verre dont la planéité doit être précise. On pourra remarquer que la planéité d'une plaque en verre peut s'obtenir également par meulage et par polissage, mais cela constitue un procédé très coûteux. Or, le but de l'invention est de travailler des plaques en verre, disponibles daw le commerce et à planéité gén6ralement insuffisante, de façon que les plaques conviennent en suite pour atre-utilistes dans des des dispositifs de reproduction d'images, etc. A cet effet, conformément à l'invention, deux plaques en verre sont appliquées l'une contre l'autre, chauffées durant un certain temps de façon à acquérir une température inférieure à la température de ramollissement du verre, et ensuite refroidies. L'invention repose sur l'idée que pour obtenir entre deux plaques en verre une fente dont la largeur est la même sur la surface totale des plaques, il n'est pas nécessaire que, la planéité de ces plaques en verre soit parfaite. Il suffit, en ce qui concerne lenr planéité, que les deux plaques en verre soient adaptées l'une à l'autre. Conformément à l'invention, on y parvient du fait d'appliquer les deux plaques l'une contre l'autre de façon qu'elles acquièrent la même planéité, les plaques subissant ensuite une déformation plastique de façon à conserver cette planéité.De cette façon, on dispose d'une paire de plaques en verre qui appartiennent l'une à l'autre et qui, lorsqu'elles occupent la meme position l'une par rapport à l'autre dans le dispositif de reproduction d'images, garantissent ltexis- tence d'une fente dont la largeur est la même partout. La mise en oeuvre d'un procédé conforme à l'invention peut avoir lieu plus rapidement en pratiquant une température plus élevée. Pour empêcher qutà des températures relativement élevées les plaques adhèrent l'une à l'autre, on peut placer un clinquant métallique entre les deux plaques appliquées l'une contre l'autre. L'application des deux plaques l'une contre l'autre a lieu par exemple à l'aide d'une membrane qui, sous l'influence d'une différence de pression d'air, s'applique contre une des plaques. Il est possible également de placer les deux plaques en verre entre deux membranes, l-a pression requise Xtatt exercée par la divination de la pression régnant dans ltespace entre les membranes. La description suivante, en regard du dessin annexé, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure unique du dessin représente un dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Ce dispositif comporte un cadre métallique 1, une plaque supérieure métallique distincte 2 et une plaque inférieure métallique distincte 3. Une membrane 4 en aluminium dont l'épais- seur est égale à 0,1 mm est serrée entre le cadre I et la plaque supérieure 2. Une membrane identique 5 est serrée entre le cadre 1 et la plaque inférieure 3. Entre les membranes 4 et 5 se trouvent les deux plaques en verre 6 et 7, à qui l'on désire donner la planéité requise.Entre ces plaques 6 et 7, on a placé un clinquant d'aluminium 8 dont l'épaisseur est égale à 0,2 mm, ce clinquant devant empêcher les plaques 6 et 7 d'adhérer l'une & l'autre. Les dimensions des plaques en verre 6, 7 sont par exemple les suivantes : longueur 100 mm, largeur 40 mm et épaisseur 1,5 mm, le verre constituant ces plaques étant un verre quelconque, par exemple du verre à vitre. Le cadre 1 est muni d'un canal 9 cependant que les plaques 2, 3 comportent des ouvertures 10 et 11. Par l'intermédiaire du canal 9, la pression d'air régnant dans l'espace entre les membranes 4 et 5 est réduite par exemple à 0,1 mm de mercure. Par l'intermédiaire des ouvértures 10, Il, la pression atmosphérique subsiste à l'extérieur des membranes 4 et 5 et cette pres nion applique donc les plaques en verre 6 et 7 l'une contre l'autre. Si on place le dispositif dans un four dans lequel on augmente la température durant un certain temps, la déformation élastique des plaques 6, 7 est convertie en une déformation permanente, de sorte qu'apyres refroidissement, l'on dispose d'une paire de plaques en verre dont la planéité de 1 'une correspond à celle de l'autre. Pour chaque genre de verre, il est possible de définir de manière simple par voie d'expérience les température et durée de chauffe requises. Lorsqu'on utilise du verre à vitre, une chauffe à la température de 5500a durant 80 minutes suffit. A cette durée s'ajoutent les durées indispensables pour atteindre la température et pour le refroidissement. Lorsqu'on n'utilise pas le clinquant 8, la température doit être un peu plus faible, par exemple 4800Q, maintenant entretenue durant 100 minutes. REVENDICAlIONS : 1. Procédé pour la fabrication d'une paire de plaques en verre adaptées l'une à l'autre en ce qui concerne leur planéité, caractérisé en ce que les plaques en verre sont appliquées l'une contre l'autre, chauffées durant un certain temps de façon à acquérir une température inférieure à la température de ramollissement du verre, et ensuite refroidies. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un clinquant métallique est posé entre les plaques en verre pour empêcher celles-ci d'adhérer l'une à l'autre. 3. Procédé selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que les plaques en verre sont appliquées l'une contre l'autre à l'aide d'une membrane qui, sous l'influence de la différence de pression d'air, s'applique contre une des plaques. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé ence que les plaques en verre sont placées entre deux membranes, et que l'on diminue la pression d'air régnant dans l'espace entre ces menbranes. 5. Paire de plaques correspondantes en verre, adaptées l'un à l'autre par la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une des revendications 1 à 4. I