Appareil chirurgical pour la découpe précise de la cornée. La kératoplastie nécessite l'enlèvement de la partie de cornée de l'oeil affectée pour la remplacer, par greffe, par une partie de cornée saine. Pour procéder à cet enlèvement, on réalise d'abord une incision généralement circulaire autour de la partie affectée. On retire ensuite la partie incisée de manière connue. Ces opérations sont réalisées sous microscopecar elles nécessitent une très grande précision et la découpe ou incision latérale est réalisée au moyen d'un appareil appelé trépan. L'invention concerne un nouvel appareil du genre trépan. Il existe actuellement deux types principaux d'appareils. Le premier consiste en un couteau à lame cylindrique dont la partie tranchante circulaire est appliquée sur l'oeil et subit une rotation pour inci- ser. La profondeur de l'incision est réglée par un tampon interne plus ou moins éloigné axialement de l'arête tranchante qui vient en butée sur la partie de cornée intérieure à l'incision. Ce dispositif est de maniement très délicat car il n'est pas retenu sur l'oeil et peut glis- ser ou s'incliner. La profondeur de l'incision est de ce fait peu pré- cise et peut être de valeur inégale si pendant l'opération l'appareil a pris une inclinaison. Le second type de ces appareils connus réside dans une lame pointue et tranchante latéralement qui est fixée de manière ré- glable axialement sur un support possédant un appui sur l'oeil à l'ex- térieur de la ligne d'incision et une lentille transparente interne autour de laquelle la lame peut etre animée en rotation. Dans ce cas, l'incision est réalisée progressivement par la rotation de la lame. Si un mouvement de l'appareil par rapport à l'oeil se produit au cours de l'incision, on peut ne pas obtenir de coïncidence entre le point de départ de la lame et son point d'arrivée après sa rotation. L'incision est alors à terminer manuellement et la forme de la découpe n'est plus régulière. Avec l'invention, il est possible d'une part de réaliser une incision parfaitement circulaire et de profondeur précise et égale sur tout son périmètre et d'autre part de mieux assujettir l'appareil sur l'oeil. L'invention, à cet effet, a donc pour objet un trépan destiné à la découpe d'une partie affectée de la cornée de l'oeil d'un patient constitué par un support extérieur formant enveloppe sensible- ment conique et possédant une partie de pied pour son application sur l'oeil, par un porte-couteau intérieur mobile dans le support et par des moyens d'entraînement du porte-couteau par rapport au support. Selon l'une des caractéristiques principalesde l'inven- tion, d'une part ledit porte-couteau comporte un corps coaxial au sup- port pourvu à sa surface extérieure d'un filetage coopérant avec un taraudage porté par le support, les moyens d'entraînement susdits étant constitués par un pignon entraîné manuellement, monté à rotation dans ledit support engrenant avec une couronne dentée solidaire du corps du porte-couteau pour assurer ses vissage et dévissage dans le support, ledit corps étant équipé à sa partie antérieure d'un couteau cylindri- que coaxial au support dont la lame tranchante est constituée par son arête circulaire inférieure et, d'autre part le taraudage intérieur dudit support est porté par un élément mobile en rotation dans le sup- port autour de son axe longitudinal entre deux butées écartées angu- lairement d'un angle prédéterminé inférieur à 3600, des moyens étant prévus entre le porte-couteau et ledit élément d'une part et entre ledit élément et le support d'autre part pour que les forces de frot- tement existant entre le porte-couteau et ledit élément soient diffé- rentes des forces de frottement existant entre ledit élément et ledit support. Selon une autre caractéristique de l'invention, le sup- port est pourvu d'une paroi fixe intérieure au corps du porte-couteau formant élément de fixation pour une lentille amovible. Une troisième caractéristique de l'invention consiste en ce que le support et le porte-couteau sont chacun équipés d'une pre- mière et d'une seconde butée, les premières butées étant portées de manière fixe par le support et le porte-couteau pour constituer lors de leur contact mutuel une limite à la rétraction du porte-couteau dans le support, l'une des secondes butées étant portée de manière fixe par l'une des pièces (support ou porte-couteau) susdites tandis que l'autre des secondes butées est portée de manière réglable par l'autre pièce, pour constituer lors de leur contact mutuel une limite réglable au mouvement du porte-couteau par rapport au support en di- rection de l'oeil, cette limite correspondant à la profondeur de l'in- cision à réaliser, un dispositif d'affichage de la position de ladite butée,par rapport à la pièce constituée par un index et une graduation exprimée en unitésde profondeur d'incision, étant associé auxdites pièce et butée réglable. A cet égard un mode préféré de réalisation consiste en ce que la pièce susdite est le porte-couteau pourvu d'un second filetage et d'une couronne crantée qui lui est solidaire, tandis que la butée réglable est constituée par un épaulement d'une douille filetéecoo- pérant avec ledit second filetage,pourvue d'un cliquet élastique coo- pérant avec ladite couronne crantée. En outre, la graduation du dispositif d'affichage susdit est portée par les saillies de la couronne crantée tandis que l'extré- mité du cliquet susdit définit,avec l'extrémité d'un masque solidaire de la douille, une fenêtre de lecture de ladite graduation constituant ledit index. Enfin, la partie de pied du support susdit est démontable pour découvrir ladite douille filetée, et constitue une butée exté- rieure radiale de maintien du cliquet dans sa position. L'invention sera mieux comprise au cours de la descrip- tion donnée ci-après à titre d'exemple purement indicatif et non limi- tatif qui permettra d'en dégager les avantages et les caractéristiques secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est une vue générale en coupe d'un mode de réalisation d'un trépan selon l'invention; les figures 2A et 2B illustrent un couteau mis en oeuvre dans l'invention; les figures 3A, 3B et 3C illustrent l'écrou de blocage du couteau selon l'invention; les figures 4A et 4B illustrent la douille de réglage de la profondeur d'incision; les figures 5A et 5B illustrent la couronne crantée de verrouillage et d'affichage de la profondeur d'incision coopérant avec la douille des figures 4A et 4B; et 248914 1 la figure 6 est un schéma d'une variante de réalisation d'un détail de l'invention. En se reportant à la figure 1, on voit un trépan qui com- porte un support extérieur 1 comportant une partie postérieure la de forme sensiblement cylindrique et une partie de pied.lb de forme sen- siblement conique vissée et centrée sur la partie la. Ce support est creux et possède un axe longitudinal 2. La partie lb est ouverte en 3. L'ouverture 3 est bordée d'une surface antérieure 4 formant une cou- ronne sensiblement sphérique pours'appuyersur l'oeil du patient et est pourvue d'une pluralité de griffes 5 circonférentiellement répar- ties à un pas compatible avec le nombre des points de suture à réali- ser lors de la mise en place du greffon. Les griffes 5 forment en effet des marques sur l'oeil qui indiquent les points o est à réaliser la couture. Le support 1 est équipé latéralement d'un palier 6 dans lequel un axe ou une tige 7 parallèle à l'axe 2 est susceptible de tourner. A l'une de ses extrémités la tige 7 porte un pignon 8 tandis que son autre extrémité est équipée d'un bouton de manoeuvre manuelle 9 calé en rotation sur la tige 7 au moyen d'une goupille 10. Le bouton 9 est susceptible de coulisser le long de la tige 7 et d'être guidé dans son coulissement par des encoches 11 dans lesquelles les extrémités de la goupille 10 peuvent se déplacer. Un ressort 12 tend à pousser vers le bas le bouton 9 qui comporte à sa partie inférieure une partie 9a sensiblement rectangulaire vue de dessus. Lorsque cette partie 9a est dans la position de la figure elle est placée et maintenue sous l'ef- fet du ressort 12 dans un logement du palier 6 dans lequel elle peut tourner. Ce logement possède une ouverture supérieure 13 de largeur égale à celle, vue de dessus, de ladite partie 9a qui autorise à cette partie 9a de traverser cette ouverture, si elle est correctement orien- tée angulairement, en tirant sur le bouton 9 à l'encontre de l'effet du ressort 12. De chaque côté de l'ouverture 13, le palier 6 se ter- mine par une surface extérieure 14 dans laquelle on a ménagé un creux et perpendiculairement à l'ouverture 13 qui peut recevoir la par- tie 9a du bouton. Dans cette position, la partie 9a est bloquée en rotation, donc le pignon 8 ne peut plus tourner. Ce verrouillage peut être à tout instant libéré en soulevant le bouton 9 à l'encontre de 2 48 94 1 l'effet du ressort 12 et en plaçant la partie 9a dans son logement situé sous la fente 13 dans lequel elle peut librement tourner. On notera que dans ce logement, sous la partie 9 on a placé une garni- ture 16 qui assure un frottement minimal du bouton 9 lors de sa rota- tion et une étanchéité de la tige 7 par rapport au palier. A l'intérieur de la partie la postérieure du support on a placé une bague annulaire 17 qui peut y tourner. Cette bague est immobilisée axialement dans letsupport par deux paliers à billes 18- 19 (qui peuvent être remplacés par des surfaces à faible coefficient de frottement). La bague 17 possède une surface extérieure l7a de la- quelle fait radialement saillie une extension radiale 20 de faible largeur. Par ailleurs la partie la du support possède un pion 21 fai- sant saillie intérieurement en regard de la surface extérieure l7a pour coopérer avec les faces radiales de l'extension 20. Ainsi la rotation de la bague 17 dans le support est limitée à une valeur un peu inférieure à 360 . La bague 17 porte en outre un taraudage inté- rieur 22. Le taraudage 22 est destiné à recevoir le filetage exté- rieur 24 réalisé sur le corps 23 d'un porte-couteau. La forme générale de ce porte-couteau est conique pour correspondre à la forme générale du support. A sa partie postérieure (ou supérieure) le corps 23 est pourvu d'une couronne dentée 25 qui engrène avec le pignon 8 susdit. La partie inférieure (ou antérieure) du corps 23 comporte une surface radiale 26 qui forme face d'appui pour un couteau cylindrique 27 main- tenu sur le porte-couteau au moyen d'un écrou de serrage et de cen- trage 28 vissé sur un filetage 30 du porte-couteau. Les figures 2A et 2B illustrent un mode de réalisation du couteau selon l'invention, tandis que les figures 3A, 3B et 3C montrent en détail l'écrou de blocage de ce couteau sur la face d'appui 26 sus- dite. On voit sur ces figures que le couteau 27 possède un épaulement postérieur 29 ayant la forme d'un polygone (ici un triangle) dont les sommets sont arrondis sur un m8me cercle 30. On notera également la présence d'orifices 31 dans les parois cylindriques. On peut fixer plusieurs couteaux successivement sur le trépan de l'invention selon les caractéristiques géométriques de l'oeil à traiter. Le diamètre d de l'arête tranchante pourra, par exemple, varier entre 7 et 9,5 mm selon le couteau avec un pas de 0,25 mm, la découpe de l'épaulement ou collerette 29 étant identique pour tous les couteaux d'un jeu. L'écrou 28 comporte quant à lui une face antérieure 32 possédant une découpe semblable à celle de la collerette 29 du couteau. Un logement intérieur 33 de diamètre égal au diamètre du cercle 30 permet en vissant l'écrou de décaler sa découpe par rapport à celle de la collerette du couteau et de serrer le couteau sur la face 26 (qui comportera de préférence un léger lamage de m me forme poly- gonale pour retenir le couteau en rotation lors du serrage de l'écrou). La paroi cylindrique de ce logement 33 sert en même temps de centrage de l'écrou sur le corps 23. Par ailleurs, l'écrou 28 possède au niveau de son filetaW une partie évidée ou décrochée 34 dont les bords espacés angulairement d'environ 100 à 1200 coopèrent avec un pion radial 35 (figure 1) porté par le corps 23. La mise en place de ce pion est bien entendu réalisée après réglage de l'écrou de manière que la rotation partielle qu'il permet autorise le serrage et le desserrage du couteau et son extrac- tion au travers de la découpe de l'écrou. Cette disposition rend indé- montable l'écrou 28 et facilite énormément la mise en place du couteau. Des encoches 36 externes à l'écrou permettent sa manoeuvre au moyen d'une clef conçue à cet effet. Revenant à la figure 1 on voit qu'entre la couronne 25 et la face 26 le corps 23 du porte-couteau, ce dernier est équipé d'une douille 37 vissée sur un filetage 38 du corps 23. Cette douille, qui est représentée en vue de dessous sur la figure 4A et en coupe sur la figure 4B,comporte une collerette supérieure 37a et un cliquet inférieur 37b qui est un bras élastique curviligne taillé dans une jupe 37c prolongeant la douille dans sa partie inférieure. Ce bras possède une protubérance radiale 39 interne qui coopère avec les encoches d'une couronne crantée 40 solidaire du porte-couteau (en une seule pièce ou rapportée). Cette couronne est représentée en détail aux figures 5A et 5B. Entre ses encoches 41, elle possède des saillies 42 qui portent des repères 43 indiquant par exemple en dixièmes et demi-dixièmes de millimètre la profondeur d'incision. La jupe 37c de la douille 37 définit avec le cliquet 37a une fenêtre 44 (figure 4A) dans laquelle n'apparaft qu'un seul des repères 43 correspondant à la profondeur d'incision désirée. On voit en outre sur la figure 1 que le support 1 possède une paroi intérieure 45 attelée à la partie la au moyen d'éléments de fixation 46 (pions). Cette paroi intérieure, d'une part constitue le chemin de roulement supérieur 18a de la-butée 18, d'autre part comporte un épaulement 45a réalisé en regard d'un épaulement 23a du porte-couteau pour constituer des butées fixes de limitation de la rétraction du portecouteau dans le support et enfin est filetée intérieurement à son extrémité antérieure 45b pour recevoir une pièce 47 porte-lentille. Sur la partie gauche de la figure 1, la pièce 47 porte - une lentille 48 conique remplissant pratiquement complètement l'espace intérieur défini par la paroi 45. Cette lentille 48,attelée à demeure à la pièce 47 par collage ou analogue, possède une extension anté- rieure 48a coaxiale au couteau et terminée par une face concave 48b. Lorsque la pièce 47 est vissée à fond dans l'extrémité 45b susdite, la face 48b est placée exactement dans le prolongement sphérique, à l'intérieur du couteau de la face 4 de la partie de pied du support. Des encoches 48c prévues dans la lentille permettent son montage ou démontage au moyen d'une clef. Dans une variante non représentée on aura prévu que la pièce 47 enveloppe complètement la lentille 48, les encoches susdites étant alors réalisées dans l'extrémité supérieure de ladite pièce 47 prolongée. Sur la partie de droite de la figure 1 on a représenté un autre type de lentille 49 solidaire d'une pièce 47' semblable à la pièce 47. Cette lentille 49 possède un évidement central 50 qui, entouré par une face antérieure 49b de courbure et de position iden- tiques à celles de la face 48b susdite, permet de pratiquer des opé- rations sur des cornées non sphériques, présentant par exemple une déformation en cône. Cette lentille possède deux fils 49a qui se croi- sent au centre de l'espace 50 pour former réticule de centrage. On voit donc quedans le trépan selon l'invention, la lentille 48-49 est fixe par rapport au support 1. Enfin on notera que le support 1 est pourvu d'embouts 51 (deux, dont un seulement est visible sur la figure) pour relier l'es- pace intérieur du trépan (entre parois 45 et parois la, lb) à, d'une part une source de fluide, d'autre part,une source d'aspiration per- mettant de créer un vide partiel dans le champ opératoire et une cir- culation de fluide aseptique dans ce champ.- Dans une variante de réalisation d'un détail représenté schématiquement à la figure 6, les griffes 5 sont supportées par une rondelle 5a qui peut coulisser librement dans le nez du support lb. Une rondelle 52 est vissée dans le nez du support avec un pas impor- tant (2,5 à 3 mm) etest reliée par des pions 53 au travers d'ouver- tures 54 ménagées dans la partie lb à une bague de manoeuvre externe 55. Lorsqu'on remonte la bague 55 (en dévissant la rondelle 52) on libère un espace au-dessus de la rondelle 5a etau contact de l'oeil, les griffes 5 peuvent remonter et s'escamoter dans la surface 4. En fai- sant tourner d'un quart de tour par exemple la bague 55, on fait sor- tir-les griffes de 6 à.7 dixièmes de millimètre et on les maintient enfoncées dans l'oeil sous l'action de la rondelle 52. On expliquera maintenant le fonctionnement du trépan selon l'invention. On supposera que les réglages initiaux et défini- tifs ont été réalisés au moment du montage de l'appareil. Ces réglages doivent conduire aux résultats suivants - quand la face 45a et la face 23a susdites sont en contact, l'arête tranchante du couteau se trouve à l'intérieur du trépan au- delà de la surface 4, 48b ou 49b, - quand l'affichage réalisé par le moyen de la douille filetée 37 et la couronne crantée 40 est ou correspondau zéro, le porte-couteau 23 ne peut descendre que jusqu'au moment o l'arOte tranchante du couteau est contenue dans ladite surface 4, 48b ou 49b. L'opérateur a disposé sur la face 26 du porte-couteau 23 le couteau 27 et l'y a bloqué au moyen de l'écrou 28. Cette opération n'a été possible qu'après avoir retiré la partie lb du support de la partie la. Pour réaliser ce blocage il aura utilisé une clef agissant sur les encoches 36 de l'écrou 28 en ayant au préalable placé le bou- ton 9 dans sa position de verrouillage ou blocage total de l'appareil. Il agit ensuite sur la douille 37 en la vissant(Qu déis- sant) sur le corps 23 jusqu'à obtenir dans la fenêtre la profondeur d'incision désirée. Cette rotation est possible car le cliquet 37b, souple, saute d'encoche enencoche sur la couronne crantée 40 en glis- sant sur leurs pentes (quel que soit le sens de rotation). Ces réglages effectués, la partie lb est revissée sur la partie la. On remarquera (figure 1) que le dos du cliquet 37b est alors très voisin d'une sur- face intérieure cylindrique de la partie lb qui interdit au cliquet 248>141 de sortir complètement de l'encoche o il a été placé sous un effort de rotation relative du corps 23 et de la douille 37. La douille 37 est ainsi rendue parfaitement solidaire en rotation du porte-couteau. On aura noté qu'en réalisant cette opération de réglage on fixe en fait la hauteur axiale de l'épaulement 37a de la douille 37 par rapport au corps 23. Or, il faut remarquer que cet épaulement 37a est susceptible de prendre appui sur une extension annulaire radiale interne 17b de la bague 17 montée à rotation dans le support. Lorsque cet appui est réalisé, la limite de la descente du corps 23 par rap- port au support 1 est atteinte. On voit donc que plus on descend la collerette (ou épaulement) 37a par rapport au corps 23 et plus vite on atteindra cette limite et donc plus courte sera la sortie du cou- teau par rapport au support. La position de la douille 37 sur le corps 23 est donc bien en relation avec la profondeur d'incision à obtenir. L'opérateur ensuite déverrouille le bouton 9 et actionne manuellement le pignon 8 pour "remonter" le corps 23. La rotation du pignon 8 entraîne la rotation de la couronne 25 et donc celle du corps 23. Les forces de frottement existant naturellement au niveau des filetages 22, 24 ont tendance à transmettre cette rotation à la bague 17 montée sur paliers axiaux dont la résistance par frottement est nettement inférieure à celle des filetages. Si cependant tel n'est pas naturellement le cas, on aura prévu pour respecter cette hiérar- chie un frein entre le corps 23 et la bague 17 du type frein d'écrou que l'on a représenté sur la figure 1 sous la forme d'une lame élas- tique 52 s'appuyant par courbure sur les filets 24 du corps 23. Si les butées 20 et 21 coopèrent pour empêcher la rotation de la bague 17, le corps 23 se dévisse et monte entraînant le couteau 27 dans le sup- port, jusqu'à ce que les faces 45a et 23a soient en contact. On peut alors reverrouiller le bouton 9. Le chirurgien place ensuite le trépan sur l'oeil à opérer et procède à son centrage à l'aide d'un repère prévu à cet effet sur la lentille 48 ou du réticule à fils de la lentille 49. Dans la ver- sion à griffes5 rétractables, il procédera à cette mise en place après avoir rentré les griffes. Gràce à ces moyens, la précision de mise en place peut être très grande, la lentille étant un élément fixe du tré- pan et reposant directement sur l'oeil. Le trépan est alors agrippé par ses griffes 5 à la surface de l'oeil. L'assujettissement est affermi par la mise en marche du dispositif d'aspiration-irrigation qui extrait l'air de l'espace fermé par le porte-couteau, le corps 1 et l'oeil et le remplace par un sérum. On procède ensuite à la manoeuvre du bouton 9 pour faire descendre le porte-couteau. Il faut noter-à cet égard que la rotation du pignon 8 entraîne tout d'abord la rotation du corps 23 et de la bague 17 ensemble par les frottements des filetages sur un peu moins de 360 pour la roue dentée 25. Les butées 20 et 21 sont alors à nou- veau en contact par leuisautres faces et la poursuite de la rotation du bouton 9 entraîne le vissage dans la bague 17 du corps 23. Le cou- teau 27 tourne et descend, atteint l'oeil et incise la cornée. Pendant cette opération, le sérum en circulation passe entre la lentille et la lame tranchante par les orifices 31 du couteau et entraîne tout ce qui pourrait nuire à la surveillance de l'opération (sang, débris, etc.) au travers de la lentille et du microscope qui est placé derrière. La descente rotative du couteau est stoppée par le contact de la colle- rette 37a et l'extension radiale interne 17b de la bague 17. La profondeur de l'incision choisie est alors atteinte. Le chirurgion procède alors à une rotation inverse du bouton 9 qui se traduit par une rotation sans remontée du couteau 27 puisque, à ce moment,la bague 17 tourne en même temps que le corps 23. Cette rotation est également un peu inférieure à 360 et s'arrête quand les butées 20 et 21 coopèrent à nouveau. Elle a permis d'éga- liser la profondeur de l'incision sur toute sa périphérie en relâchant les contraintes de torsion et de cisaillement qu'a subies la cornée lors de la coupe. Le couteau est alors remonté par la poursuite de la rotation dans le même sens du bouton 9 jusqu'à la butée de fin de course 45a, 23a. Dans une variante non représentée on a prévu,à l'inverse de celle décrite, de rendre le contact des filets 22, 24 le plus doux possible et de placer entre la bague 17 et la partie la du support 1 un frein,de manière que les forces de frottement de la bague 17 sur la partie lb soient supérieures à celles du corps 23 sur la bague 17. Ainsi pour l'opération de descente du couteau, la manoeuvre du bou- ton 9 entraînera d'abord la-descente du couteau jusqu'à la profondeur requise puis,tout en tournant le bouton dans le même sens,d'entrainer la rotation de la bague 17, donc sans descente du couteau. On voit que, dans cette variante, laréalisation et la finition de l'incision sont réalisées lors d'une même commande du bouton 9. Cette disposition peut présenter un avantage dans le fait qu'elle apporte une petite simpli- fication de manipulation qui évite la possibilité de retirer le tré- pan avant d'avoir complètement terminé l'opération comme cela peut se produire dans la réalisation décrite ci-avant. En conclusion, il convient de prévoir des niveaux de frot- tement assez différents entre les pièces 23 et 17 et 17 et lb de manière à obtenir une séquence dans la réalisation de la descente rotative et de la rotation sans descente. Le choix de la localisation du plus fort frottement dépendra de l'ordre de la séquence-que l'on veut obtenir. Le trépan selon la présente invention permet de réunir les conditions optimales pour assurer une bonne trépanation de la cor- née. En effet, le réglage de la profondeur d'incision est réalisé avent la pose de l'apparei] ce qui élimine un grand nombre de fausses ma- noeuvres et de déréglages en cours d'opération. La profondeur de l'in- cision peut être par exemple réglée de O à 1,2 mm de cinq en cinq cen- tièmes. De ce fait, on peut pratiquer des trépanations lamellaires, même profondes, car la profondeur de l'incision est uniforme grftce à la rotation sans mouvement axial en fin d'opération. Il permet d'assurer facilement un bon centrage et une bonne fixation du trépan sur l'oeil en emp#chant par ses griffes et son système d'aspiration-irrigation tout glissementcause de la créa- tion d'un double sillon. En outre ledit système garantit un bon pla- cage de l'oeil sur la face antérieure du trépan et donc une incision toujours verticale. Il permet également d'évacuer le sang si la cor- née est vascularisée, évitant les troubles dans le champ de vision de l'opérateur, et d'éviter la plaie de l'iris et du cristallin dans le cas d'une incision perforante. Onrappellera également que les empreintes laissées par les griffes marqueront lesurjet à réaliser et pourront constituer des avant-trous bien perpendiculaires à la surface de l'oeil sur la majeure partie de l'épaisseur traversée par le fil,ce qui diminue la tendance du fil de surjet à inciser localement les bol* de ses orifices de pénétration avec pour conséquence un relâchement de sa tension. 12. On notera encore que les couteauxoutre qu'ils sont jetables sont interchangeables. On peut ainsi à l'aide d'un seul tré- pan pratiquer des trépanations de diamètres différents (7 à 9,5 mm de 25 centièmes en 25 centièmes). Enfin les lentilles fixées au trépan peuvent être adap- tées à la forme de l'oeil malade (par exemple présentant un kérato- c8ne) et le trépan dans sa totalité est stérilisable dans un autoclave. L'invention trouve une application intéressante dans le domaine de la chirurgie ophtalmologique. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire toutes les variantes qui pour- raient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. 24 8 14 R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Trépan destiné à la découpe d'une partie affectée de la cornée de l'oeil constitué par un support (1) extérieur formant enveloppe sensiblement conique et possédant une partie de pied(lb) pour son application sur l'oeil, par un porte-couteau intérieur mo- bile dans le support (1) et par des moyens d'entraînement (8, 25) du porte-couteau, par rapport au support, caractérisé en ce que ledit portecouteau comporte un corps coaxial (23) au support pourvu à sa surface extérieure d'un filetage (24) coopérant avec un taraudage (22) porté par le support (1), les moyens d'entraînement susdits étant cons- titués par un pignon (8) entraîné manuellement monté à rotation dans ledit support (1) engrenant avec une couronne dentée (25) solidaire du corps (23) du porte-couteau pour assurer ses vissage et dévissage dans le support, ledit corps (23) étant équipé à sa partie antérieure d'un couteau cylindrique (27) coaxial au support dont la lame tranchan- te est constituée par son arîte circulaire inférieure et en ce que le taraudage (22) intérieur dudit support est porté par un élément mobile (17) en rotation dans le support (1) autour de son axe longitudinal entre deux butées(20, 21) écartées angulairement d'un angle prédéter- miné inférieur à 360 et en ce que des moyens sont prévus entre le portecouteau (23) et ledit élément (17) d'une part et entre ledit élément (17) et le support (1) d'autre part, pour que les forces de frottement existant entre le porte-couteau et ledit élément soient dif- férentes des forces de frottement existant entre ledit élément et le- dit support. 2. Trépan selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens susdits prévus entre le support et ledit élément sont constitués par des butées (18, 19) axiales lisses ou à éléments de rou- lement. 3. Trépan selon la revendication 1, ou la revendica- tion 2, caractérisé en ce que les moyens susdits prévus entre le portecouteau et ledit élément sont constitués par un frein du type frein d'écrou (62). Trépan selon l'une quelconque des revendications 4. précédentes, caractérisé en ce que les deux butées susdites sont cons- tituées par les deux faces radiales d'une saillie(20) extérieure de l'élément susdit et par les deux faces radiales d'une saillie (21) in- térieure du support. 5. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le support (1) est pourvu d'une pa- roi (45) fixe intérieure au corps du porte-couteau formant élément de fixation pour une lentille amovible (48). 6. Trépan selon la revendication 5, caractérisé en ce que la lentille (48) susdite possède une face antérieure (48b) concave complétant la surface antérieure du pied du support et corres- pondant à la courbure de l'oeil à traiter. 7. - Trépan selon la revendication 6, caractérisé en ce que la lentille (49) susdite est intérieurement évidée (50). 8. Trépan selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que la lentille (49) possède un repère de centrage qui est constitué dans la lentille évidée par deux fils (49a) en croix, situés dans l'évidement (50) susdit. 9. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le support (1) et le porte-couteau (23) sont chacun équipés d'une première (23a, 45a) et d'une seconde butée (17b, 37a), les premières butées étant portées de manière fixe par le support et le porte-couteau pour constituer lors de leur con- tact mutuel une limite à la rétraction du porte-couteau dans le sup- port, l'une, (17b) des secondes butées étant portée de manière fixe par l'une des pièces (1) (support ou porte-couteau) susdites tandis que l'autre (37a) des secondes butées est portée de manière réglable par l'autre pièce (23), pour constituer lors de leur contact mutuel une limite réglable au mouvement du porte-couteau par rapport au support en direction de l'oeil, cette limite correspondant à la pro- fondeur de l'incision à réaliser, un dispositif d'affichage (37b, 41, 42) de la position de ladite butée, par rapport à la pièce (23) constituée par un index et une graduation exprimée en unités de pro- fondeur d'incision, étant associé auxdites pièce et butée réglable. 10. Trépan selon la revendication 9, caractérisé en ce que la pièce susdite est le porte-couteau (23) pourvu d'un second filetage (38) et d'une couronne crantée (40) qui lui est solidaire, tandis que la butée réglable est constituée par un épaulement (37a) d'une douille filetée (37), coopérant avec ledit second filetage pour- vue d'un cliquet élastique (37b)coopérant avec ladite couronne crantée. 11. Trépan selon la revendication 9 et la revendica- tion 10, caractérisé en ce que la graduation du dispositif d'affichage susdit est portée par les saillies (42) de la couronne (40) crantée tandis que l'extrémité du cliquet (37b) susdit définit avec l'extré- mité d'un masque solidaire de la douille, une fenêtre (44) de lectu- re de ladite graduation constituant ledit index. 12. Trépan selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la partie de pied (1b) du support sus- dit est démontable pour découvrir ladite douille filetée (37) et constitue une butée extérieure radiale de maintien du cliquet (37b) dans sa position. 13. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le couteau cylindrique (27) est fi- xë de manière démontable à la partie antérieure du corps du porte- couteau au moyen d'un écrou (28) de fixation et de centrage attelé de manière imperdable audit corps. 14. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pignon d'entraînement (8) sus- dit comporte une tige (7) de manoeuvre pourvue d'un dispositif de ver- rouillage (9a, 14, 15) de sa rotation et donc d'immobilisation du porte- couteau. 15. Trépan selon la revendication 5 et la revendication 9, caractérisé en ce que les'premières butées (23a, 45a), susdites, limitant la rétraction du porte-couteau dans le corps sont situées de manière que, lorsqu'elles coopèrent, l'arête tranchante du couteau cir- culaire (27) soit située en retrait par rapport à la face antérieure (4, 48b) commune du support et de la lentille. 16. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face antérieure (4) de la partie de pied dudit support est pourvue de griffes (5) écartées circonféren- tiellement d'une distance correspondant à l'écartement des points de suture à réaliser. 17. Trépan selon la revendication 16, caractérisé en ce que lesdites griffes (5) sont rétractables. 18. Trépan selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le support est équipé de deux em- bouts (51) débouchant dans l'espace compris entre le support (1) et le porte-couteau (23) reliant cet espace à une source de fluide.