La présente invention concerne une roue pivotante pour chariot de transport à main, en particulier pour chariot à emplettes pouvant être acheminé par une bande transporteuse à surface rainurée, cette roue comportant un boîtier pivotant, un porte-flasques et, deux flasques de roulement de dimensions éga- les, disposés de part et d'autre de ce porte-flasques, maintenus à distance l'un de l'autre par le port e-flasques, montés à rotation indépendamment l'un de l'autre sur un axe commun et pouvant s'engager dans les rainures longitudinales de la bande transporteuse, et un sabot de freinage disposé à une certaine distance des surfaces de roulement des flasques et ainsi à une certaine distance de la bande transporteuse d'une manière telle que, lorsque les flasques de roulement s'engagent dans les rainures longitudinales de la bande transporteuse, la surface de freinage du sabot vienne se poser sur les nervures de la bande transporteuse. lies chariots de transport, mais avant tout les chariots à emplettes, qui, dans des magasins libre service à plusieurs étages, sont acheminés d'un étage à l'autre sur des bandes transporteuses inclinées, doivent être munis de dispositifs de freinage adéquats. Pour satisfaire cette exigence, plusieurs constructions ont été développées récemment. Ainsi, le brevet allemand 12 81 277 décrit un dispositif d'immobilisation automatique pour chariot à emplettes. Selon ce brevet, au moins une roue du chariot présente des raimures dans sa surface de roulement, rainures dans lesquelles peuvent s'engager les nervures de la bande transporteuse, et un bras de freinage présentant une surface de freinage est fixé à côté de cette roue sur le chariot, la surface de freinage étant disposée à une hauteur telle que, lorsque les nervures de la bande transporteuse s'engagent dans les rainures de la roue, elle s'applique zut les nervures de la bande transporteuse. L'incon vénient de cette réalisation est que le bras de freinage longe la surface extérieure verticale de la roue et est donc écarté du chariot de sorte que l'on risque d'accrocher le bras de freinage anguleux du pied ou de se blesser.De plus, lorsque le chariot à emplettes se rapproche trop d'un meuble du magasin, ce meuble risque d'être détérioré par leurs de freinage. Finale- ment, lors d'une opération de freinage, une force latéralestexeo ce sur l'axe de pivotement vertical de la roue pivotante et tend ainsi à faire tourner la roue autour de son axe de pivotement vertical. lie brevet allemand 19 50 653 décrit un dispositif de freinage de chariot dans lequel un sabot d'arrêt est également disposé à côté de la roue pivotante. Contrairement à la solution décrite dans le préambule, dans le cas présent, le sabot d'arrêt ne s'applique pas sur les nervures de la bande transporteusemmis s'engage entre deux nervures et, à cause de son profil cunéiforme, il se coince entre ces nervures. On obtient ainsi deux surfaces de contact linéaires qui subissent une forte usure par contact avec les nervures en aluminium à arêtes assez vives de la bande transporteuse. Une autre construction est décrite dans les brevets allemands 17 56 597 et 22 24 734. Dans ce cas-ci, un dispositif de blocage prend simplement la fonstion de freinage en charge tandis quevpour le roulement du chariot à emplettes lui-même, quatre roues pivotantes indépendantes du dispositif de blocage sont prévues. Cette réalisation a l'inconvénient inhérent d'etre onéreuse car en plus des quatre roues pivotantes précitées, deux autres roues de guidage munies de supports sont nécessaires. De plus, le brevet allemand 554 984 et le modèle d'utilité allemand 72 01 449 décrivent deux solutions semblables selon lesquelles la roue ne présente pas derainurespouvant s'engager sur les nervures de la bande transporteuse. Ces deux formes d'exécution présentent au contraire un organe palpeur fixé latéralement à la roue pivotante, qui déclenche un mécanisme de blocage dans la roue proprement dite aussitôt que l'organe palpeur s'engage dans une rainure longitudinale de la bande transporteuse et qui empêche ainsi la roue proprement dite de tourner dans les deux sens. Ces roues pivotantes ont l'inconvénient d'exiger un nombre d'éléments différents très important pour remplir la fonction de blocage de sorte que ces roues pivotantes ne peuvent être fabriquées qu'à un prix de revient élevé. D'une manière analogue, le brevet français publié 20 18 288 décrit une roue pivotante dans laquelle un organe palpeur qui a la forme d'une molette mobile verticalement s'engage dans une rainure d'une bande transporteuse au moment où elle passe sur celle-ci et déclenche., en outre, le freinage de la roue pivotante par l'intermédiaire d'autres éléments associés à cette roue. Dans ce cas-ci également, aucune force de freinage n'est transmise par l'intermédiaire de la surface de l'organe palpeur en contact avec la bande transporteuse. Cet exemple a l'inconvénient que l'organe palpeur ne peut déclencher un freinage que lorsque sa saillie d'arrêt parvient pour la première fois dans une position verticale suite à la rotation de la roue proprement dite.Par conséquent, lorsque la roue passe sur une bande transporteuse, dans les cas les plus défavorables, elle doit effectuer une révolution presque complète pour déclencher un freinage. Etant donné qu'au moins deux roues de ce genre doivent être montées sur un chariot à emplettes pour empêchér le chariot de pivoter autour de l'axe de pivotement de la roue freinée, on peut facilement imaginer qu'il narrive que très rarement que les organes palpeurs de deux roues pivotantes se trouvent accidentellement dans une position telle qu'ils coIncident,=c'est-à- dire que, lors du passage sur une bande transporteuse, leurs saillies d'arrêt se bloquent simultanément et déclenchent lefrei naue en commun.Par conséquent, une roue pivotante freinée empêche presque toujours l'autre roue pivotante d'être freinée jusqu'à ce que, en pivotant autour de l'axe vertical de sa roue freinée, le chariot à emplettes atteigne une position dans laquelle la seconde roue pivotante commence à être freinée. Le chariot à emplettes peut ainsi se mettre de travers sur la bande transporteuse et, dans certaines circonstances, il peut venir buter contre les limites verticales latérales de la bande transporteuse. Le modèle d'utilité allemand 67 50 647 illustre finalement une roue pivotante dans laquelle la roue proprement dite est formée d'un ou de plusieurs prismes polygonaux pourvus des deux côtés de flasques de roulement, qui se prêtent à un appui statique temporaire sur les nervures de la bande transporteuse. Cette roue présente cependant un inconvénient décisif qui est du au fait que les surfaces des prismes polygonaux sont disposées à une certaine distance de l'axe de rotation de la roue pivotante et produisent ainsi des bras de leviers qui, dans certaines conditions, permettent à la roue de tourner sans plus alors qu'elle se trouve en appui.Une de ces conditions réside dans le fait que les nervures de la bande transporteuse présentent d'une manière connue à leur tour des nervures transversales dans lesquelles les sommets des prismes polygonaux peu vent s'accrocher de sorte que, à cause de l'inclinaison de la bande transporteuse et d'un chariot à emplettes, par exemple completement chargé, une force de poussée énorme dirigée vers le bas s'exerce sur ce chariot, agit sur les axes de rotation des roues et tend, par l'intermédiaire d'un bras de levier formé par la distance séparant la bande transporteuse des axes de rotation des roues, à faire tourner les roues du chariot. Par conséquent, la transmission des forces de freinage s'effectue principalement dans les sommets des prismes polygonaux orientés vers le bas ce qui fait que ces sommets sont presque empêchés de s'accrocher dans les nervures transversales.De ce fait, un coup involontaire contre un chariot à emplettes completement chargé suffit déjà à proprement parler pour faire tourner les roues du chariot en dépit de leurs surfaces d'appui formées par les prismes polygonaux. Une autre condition qui rend possible la rotation involontaire des roues d'un chariot est remplie lorsque les sommets des prismes polygonaux, en raison des pressions superficielles élevées, s'usent et s'arrondissent après un certain temps. On peut aonc admettre- comme inconvénient que ceei empêche les sommets de s'accrocher aux nervures transversales.Ceci est exact et les sommets arrondis et usés des prismes polygonaux favorisent alors d'une manière dangereuse un mouvement de rotation soudant et- > ncontroblable des roues du chariot. Plus le sommet des prismes polygonaux est usé, plus difficile s'avère le maintien dans une position de freinage d'un chariot à emplettes complètement chargé. Si on heurte involontairement le chariot à emplettes, cela a pour effet de le faire glisser ou de faire tourner ses roues.L'invention a par conséquent pour but, en évitant les inconvénients précités, de développer une roue pivotante pour un chariot de transport, en particulier pour un chariot à emplettes qui peut être acheminé ou déplacé par une bande transporteuse pourvue de rainures, ce développement s'effectuant de manière à permettre l'adaptation du dispositif de freinage à la roue pivotante au moyen d'un minimum de pièces, à supprimer la disposition saillante gênante du dispositif de freinage par rapport à la roue pivotante et à exclure ainsi le risque que des forces d'appui ou de poussée soient transmises par 1 'intermédiai- re des roues pivotantes proprement dites lorsqu'elles sont posées ou placées sur la bande transporteuse. A cet effet, le sabot de freinage est fixé positive ment au porte-Easques entre les deux flasques de roulement, en dessous de l'axe de rotation de la roue. Une forme d'exécution de l'invention sera décrite ciaprès en détail à l'aide du dessin sur lequel: la figure 1 représente une vue en coupe d'une roue selon l'invention la figure 2 représente une élévation latérale de la roue selon l'invention. Le dessin illustre une roue pivotante 1 dans laquelle par exemple le boîtier pivotant 2 et le porte-flasques 3 formé de deux ailes 4 sont emboutis et estampés d'une seule pièce. Cia n'exclut pas que le boîtier pivotant 2 et le porte-flasques 3 puissent être faits de plusieurs pièces assemblées par sertissage, rivetage ou refoulement. De plus, il est possible que le boîtier pivotant 2 et le porte-flasques 3 soient coulés ou moulés par injection d'un seul bloc. Dans l'exemple représenté, le porte-flasques 3 est relid au boîtier pivotant 2 et ses deux ailes 4 s'étendent vers le bas à une certaine distance l'une de l'autre. Cette distance est fixée par une douille d'espacement 13. La distance entre les deux ailes 4 et ainsi la largeur du porte-flasques 3 est maintenue courte de sorte que deux flasques de roulemet 5 de même forme sont montés à rotation sur un axe de roue 12 traversant des lumières prévues dans les ailes 4 d'une manière telle que la largeur de la roue pivotante 1 corresponde à la largeur habituelle des roues que l'on trouve actuellement dans le commerce.Les flasques de roulement 5 sont assujettis contre le porte-flasques 3 d'une manière classique par l'intermédiaire de la liaison formée entre l'axe de roulement 12 et un organe de sBreté 14 fixé à l'extrémité de cet axe, par exemple un écrou, une rondelle de saleté ou une bague de sûreté. lie dessin illustre simplement la roue pivotante 1 dans une position placée sur la bande transporteuse 16.Il est à noter que les flasques de roulement simples 5 ne vampas jusqu'au fond 18 des rainures car un sabot de freinage 9 se charge auparavant de supporter la roue pivotante 1 par contact de sa surface de freinage 10 avec les nervures 17 de la bande transporteuse 16. Etant donné que les flasques de roulement 5 sont maintenus à une certaine distance l'un de l'autre et que les moyeux 6 des flasques de roulement 5 ont un diamètre comparativement petit par rapport au diamètre exté rieur des flasques 5 proprement dits, un espace est formé dans la zone séparant la bande transporteuse 16, les surfaces verticales internes 7 des flasques de roulement 5 et l'axe de roulement 12, et se prête de façon remarquable au logement du sabot de freinage 9. lie sabot de freinage 9 est avantageusement fixé de manière détachable au porte-flasques 3 au moyen d'un élément de fixation 15, par exemple d'une douille de serrage. Pour empêcher le sabot de freinage 9 de pivoter autour de l'axe de l'élément de fixation 15, ce sabot 9 présente des logements 11 dans lesquels sont insérées les extrémités des ailes 4, ce qui permet d'obtenir un support sar du sabot de freinage 9 lorsque le chariot est en charge. Si le porte-flasques 3 a la forme d'un élément à paroi pleine, un seul logement 11 est, par exemple, nécessaire pour pouvoir emmancher positivement le sabot de freinage 9 sur l'extrémité inférieure du porte-flasques 3.Si la surface de freinage 10 du sabot 9 s'use avec le temps, on peut enlever l'élément de fixation 15, sans démonter la roue pivotante 1, à travers les deux lumières 8 prévus dans les flasques de roulement 9, retirer le sabot de freinage usé 9 de la roue pivotante 1, mettre en place un nouveau sabot de freinage 9 puis le fixer à nouveau au porte-flasques 3 au moyen de l'élément de fixation 15. Il est parfaitement possible de fixer le sabot de freinage 9 non pas au porte-flasques 3 mais à l'axe de rotation 12. Ceci suppose que l'axe de rotation 12 présente, dans la zone de sabot de freinage 9, une section qui ne permette pas au sabot de freinage 9 de pivoter autour de l'axe de roue 12. Un avantage de l'invention réside dans le fait qu'un espace intermédiaire est formé entre les flasques de roulement disposés à une certaine distance l'un de l'autre, espace dans lequel le porte-flasques s'étend vers le bas, de telle sorte que le sabot de freinage puisse être fixé au porte-flasques d'une manière simple, compacte et ne formant pas de saillie sur la roue pivotante, et que, lors d'une opération de freinage, aucune force de poussée et d'appui ou aucune force latérale n'agisse sur les flasques de roulement ; un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'en tirant profit de la distance entre les surfaces internes des deux flasques de roulement, on peut réaliser un sabot de freinage comportant une surface de freinage relativement grande et ainsi obtenir une pression superficielle faible, ce qui réduit l'usure du sabot de freinage et, finalement, un sabot de freinage d'une seule pièce et un seul élément de fixation suffisent pour adapter un dispositif de freinage à la roue pivotante. REVENDI CT IONS 1. Roue pivotante pour chariot de transport à main, en particulier pour chariot à emplettes, pouvant être acheminé par une bande transporteuse à surface rainurée, cette roue comportant un bottier pivotant, un porte-flasques et deux flasques de roulement de dimensions égales, disposés de part et d'autre de ce porte-flasques, maintenus à distance l'un de l'autre par le porterflasques, montés à rotation indépendamment l'un de l'autre sur un axe commun et pouvant s'engager dans les rainures longitudinales de la bande transporteuse, et un sabot de freinage disposé à une certaine distance des surfaces de roulement des flasques et ainsi à une certaine distance de la bande transporteuse d'une manière telle que, lorsque les flasques de roulement s'engagent dans les rainures longitudinales de la bande transporteuse, la surface de freinage du sabot vienne s'appliquer sur les nervures de la bande transporteuse, caractérisée en ce que le sabot de freinage est fixé positivement et rigidement au porteflasques entre les deux flasques de roulement et en dessous de leur axe de rotation. 2. Roue pivotante suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les flasques de-roulement présentent chacun au moins une lumière parallèle à l'axe de rotation et à une certaine distance de cet axe. 3. Roue pivotante suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le sabot de freinage est fixé de façon détachable au porte-flasques d'une manière telle qu'on puisse accéder par les lumières à un élément servant à fixer le sabot de freinage au porte-flasques.