On sait qu'il est souvent nécessaire, pour comparer les propriétés caractéristiques relatives à des produits cosmétiques analogues, tels que des shampooings par exemple, de comparer la faculté qu'ils confèrent aux cheveux, quelle que soit la façon dont ils se présentent, mèches, perruque, ou chevelure, d'8tre plus ou moins facilement démêlés après l'application des produits en cause. I1 est clair que, plus l'application d'un produit ou d'une composition facilite le démelage, par exemple après un shaDpoolng, plus l'utilisation dudit produit ou de ladite composition s'avère intéressante en pratique.Initialement, la faculté de démêlage aes cheveux soumis à un traitement prdalable ne pouvait être évaluée que subJectivement, ce qui rendait difficile les comparaisons à effectuer. Dans le brevet français 2 207 597, on a déjà décrit un moyen de peignage permettant de chiffrer la somme des efforts de démêlage d'un ensemble de cheveux, le chiffrage prenant en compte la somme de tous les efforts maxima effectuées en cours de peignage depuis le début jusqu'à la fin de l'opération, étant entendu que, lorsque les cheveux sont démêlés, le passage du moyen de peignage dans les cheveux ne correspond plus à aucun effort.Ce moyen de peignage comporte une poignée et un organe de peignage, et il est caractérisé par le fait que organe de peignage est susoep- tible, par rapport à la poignée, d'un mouvement d'amplitude liMité lorsqu'on exerce sur lui un effort, ledit organe de peignage étant soumis à l'action d'un organe de rappel, un compteur mécanique sou- mis à l'action des mouvements relatifs de l'organe de peignage par rapport à la poignée comptabilisant la somation des amplitudes desdits mouvements relatifs. L'utilisation de ce moyen de peignage a déjà donné satin- faction pour comparer les résultats sur des cheveux d'un traitez ment opéré avec différents produits cosmétiques : on a pu avoir un repérage chiffré de la plus ou moins grande faculté de dXn6haRe des cheveux après traitement, ce repérage étant pratiquement indépendant du manipulateur. Cependant, la construction des moyens de peignage décrits dans ce brevet 2.207.597 est relativement dd- licate sur le plan mécanique et le peigne ou la brosse est d'un encombrement nettement plus important qu'un peigne ou une brosse de type normal. Les opérateurs, qui ont l'habitude d'un matériel de peignage plus léger, ont donc une certaine tendance d éviter l'utilisation de ces matériels.Il était donc important de réduire l'encombrement et le poids de ces moyens de peignage, afin de pouvoir réaliser un repérage des efforts de démêlage sans pour autant changer beaucoup la présentation des moyens de peignage à utiliser. la présente invention a pour but de proposer un moyen de peignage permettant d'obtenir un repère numérique correspondant à la somme des efforts de démêlage appliqués sur le moyen de peignage au cours de l'utilisation de celui-ci pour le dé plage d'un ensemble de cheveux. Selon l'invention, on dispose sur le moyen de peignage un capteur d'efforts qui, en fonction des efforts subis, délivre un signal électrique que l'on traite dans un moyen de comptage pour obtenir le repère numérique désiré. La présente invention a, en conséquence, pour obJet le produit industriel nouveau que constitue un moyen de peignage destiné i repérer numériquement la difficulté de démêlage d'un ensemble de cheveux, caractérisé par le rait que le moyen de peignage comporte un capteur qui, en fonction des efforts de démlage au peignage de l'ensemble des cheveux, fournit une tension que l'on envoie par un fil de liaison sur un moyen de comptage tournissant un chiffrage numérique fonction de la somme des efforts subis par le moyen de peignage. Dans un mode préféré de réalisation, le moyen de comptage est constitué d'un convertisseur tension/fréquence, dont l'entrée reçoit la tension délivrée par le capteur et dont la sortie est reliée i un compteur d'impulsions ; dans une première réalisation, le compteur d' impulsions comporte un aftiohage direct du nombre d' impulsions comptées depuis le début de la mesure ; dans un autre mode de réalisation, l'entrée du convertisseur tension/fréquence et forces est associéeà un enregistreur, ce qui permet de comparer comptages/ peur les passages successifs du moyen de peignage dans les cheveex. Le capteur porté par le moyen de peignage peut, dans une pre > ière variante, etre une Jauge de contrainte ; dans une autre variante, ce capteur peut Autre un capteur piezo-résistif fournis- Sant une tension b chaque fois qu' il subit un changement de son étant de contrainte. Dans le premier cas, si le moyen de peignage reste en appui sur un noeud de cheveux, la tension délivrée par la Jauge subsiste et, par conséquent, le comptage du compteur d'impulsions se poursuit. Au contraire, dans le second cas, cet inconvénient n'intervient pas si l'on reste en appui constant sur le noeud de cheveux.On a néanmoins constaté que, pour des mani- curateurs ayant l'habitude des ddmElagea de cheveux, on pouvait utiliser l'un ou l'autre capteur en obtenant dans les deux cas des repérages numériques parfaitement comparables entre eux. Dans le cas où l'on utilise une Jauge de contrainte, on peut avantageusement utiliser quatre filaments capteurs d'efforts montés en pont, l'une des diagonales du pont étant alimentée en courant alors que l'autre diagonale fournit la tension de sortie ; dans ce cas, la tension de sortie résulte des variations de résistance des quatre résistances du pont lorsqu'on soumet les filaments correspondants aux efforts dûs à la déformation du moyen de peignage au cours de son utilisation. En général, l'indication chiffrée fournie par le compteur d'impulsions est égale à la somme des impulsions reçues par le compteur depuis le début du comptage. Cependant, on peut prévoir que la valeur numérique affichée soit une fonction de la sorte des impulsions reçues par le compteur et, en particulier, le lo- garithme de cette somme.En effet, si les manipulateurs réalisant les démêlages de cheveux sont amenés à donner des notes, par exem- ple comprises entre O et 5, pour traduire l'impression qualitative qu'ils ont de la difficulté de démêlage d'un ensemble de cheveux, on constate que ces notes sont liées par une corrélation étroite à la somme des impulsions reçues par le compteur du moyen de compta ge selon l'invention : la note attribuée qualitativement par sur opérateur est une fonction linéaire du logarithme du résultat de comptage, cette fonction linéaire variant d'un manipulateur à l'autre bien entendu.On peut donc penser à afficher sur le cet le logarithme de la somme des impulsions reçues pour obtenir un nombre qui soit /inversement à la note qu'aurait donné le manipu- nombre qui soit/proportionnel à la note qu'aurait donné le manipu- lateur. On voit donc que la somme des impulsions reçues pir le compteur est un repérage numérique satisfaisant qui rejoint l'éva- luation qualitative des opérateurs mais évite les variations des im- pressions qualitatives d'un opérateur à l'autre. Bien entendu, quand le démêlage est terminé, les capteurs ne fournissent plue aucune tension et, par conséquent, le chiffre affiché sur le comp- teur ne varie plus, mime si l'opérateur poursuit le peignage0 Le convertisseur tension/fréquence que l'on utilise préfé- rentiellement est un appareil susceptible de recevoir en entrée rme tension comprise entre 1 millivolt et 10 volts, le nombre des i- pulsions délivrées par unité de temps en sortie étant proportionnel au nombre de millivolts appliqués en entrée.Pour tenir compte du fait que les signaux des capteurs peuvent avoir une polarité positive ou négative selon le sens des efforts appliqdu4! au moyen de peignage, on préfère utiliser un convertisseur susceptible de délivrer des impulsions quelle que soit la polarité du signal d'entrée. Dans une première variante de réalisation, le moyen de peignage selon l'invention est un peigne. Dans ce cas, le capteur est disposé sur le peigne dans la zone qui constitue l' & e de liaison des dents du peigne, au droit de la zone de peigne qui est passée dans la chevelure ; le capteur peut être fixé directe. ment entre deux points du peigne ou peut Autre fixé sur une plaquette rapportée latéralement sur le peigne et solidaire du peig par ses deux extrémités. Dans une autre variante de réalisation, le moyen de peignage est une brosse ; dans ce cas, le capteur est disposé entre la partie de la brosse, qui est destinée au peignage, et la poignée de la brosse : dans cette zone, la brosse est soumise lors du démSlage à des efforts de torsion alors que le peigne au cour du démSlage était soumis à des efforts de flexion. Pour repérer les efforts de torsion, on peut utiliser quatre Jauges de contrainte symétriques deux à deux par rapport à un meme point de l'axe reliant la poignée à la zone peignante de la brosse, les quatre Jauges étant disposées dans deux plans perpendiculaires d 1'arête d'intersection passe par le centre de symétrie précité. Pour mieux faire comprendre l'obJet de l'invention, on rc en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, deux modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure I représente un peigne selon l'invention ; - la figure 2 représente le montage en pont des quatre Jauges de contrainte utilisées comme capteur pour le peigne de la figure 1 ; - la figure 3 représente une brosse selon l'invention ; - la figure 4 reprdsente, en détail, la disposition des quatre Jauges de contrainte constituant le capteur de la brosse de la figure 3. En se référant aux figures 1 et 2, on voit que le moyen de peignage selon l'invention est constitué d'un peigne 1 en matière plastique souple, ce peigne étant tenu en main par le ma nipulateur dans sa zone qui correspond à la partie droite sur le dessin et étant utilisé pour le peignage d'un ensemble de che- veux dans sa zone correspondant à la partie gauche sur le dessin. Dans sa zone peignante, l' & e du peigne 1, ctest-à-dire la partie du peigne, qui relie entre elles toutes les dents du peigne, porte une plaquette métallique 2 fixée à ses deux extrémités, par exemple par des rivets, sur le peigne 1. La plaquette 2 porte dans sa zone centrale un capteur 3, dont le détail de réalisation est représenté sur la rigure 2. Le capteur 3 comporte quatre Jauges de contrainte 3a, 3b, 3c, 3d constituant un pont, qui est alimenté par l'une de ses diagonales au moyen d'une pile 4 et qui fournit un signal électrique de sortie sur son autre diagonale. Les extrémités des quatre Jauges de contrainte 3a, 3b, 3c, 3 c'est-à-dire des filaments résistifs correspondants, sont fixées sur la plaquette 2 pour être soumises aux déformations du peigne lorsque celui-ci est utilisé. Lorsqu'il nty a pas d'erfort sur le peigne, e pont est équilibré et la tension de sortie du capteur 3 est nulle. Lorsque le peigne est soumis à un effort, par exemple au cours d'une opération de démêlage des cheveux, ~~~~~~ - ------------------------------------------les résistances des Jauges de contrainte varient et le signal de sortie du capteur 3 est une tension positive ou négative selon le sens de l'effort appliqué, le niveau de tension étant d'autant plus élevé que l'effort appliqué sur le peigne est plus grand. Le signal émis par le capteur 3 est envoyé au moyen du fil de liaison 5 sur un moyen de comptage désigné par 6 dans son ensemble. Le moyen de comptage 6 étant séparé du peigne 1, on peut, pour réduire l'encombrement et le poids du peigne disposer la pile 4 avec les éléments du moyen de comptage 6, l'alimentation du capteur se faisant par l'intermédiaire du câble de liaison 5. Le signal de sortie du capteur 3 est envoyé sur l'entrée d'un convertiszeur tension/fréquence 7, dont la sortie est reliée à l'entrée d'un compteur d'impulsions 8. Le convertisseur 7 peut supporter en entrée des tensions comprises entre 1 millivolt et 10 volts et fournit en sortie des impulsions d'une microseconde en un nombre (par seconde), qui est proportionnel au nombre de millivolts appliqués sur l'entrée, c'est-à-dire à une fréquence comprise encre 1 Hz et 10 KHz. On voit donc que le nombre dtimpul sions envoyées sur le compteur-8 est proportionnel à la force de déme"lage, qui s'exerce sur le peigne au cours du démêlage d'un ensemble de cheveux et au temps d'application de cette force sur le peigne.Lorsque le démeAlage des cheveux est terminé, le peigne passe dans les cheveux sans effort et, par conséquent, le compteur ne ne reçoit plus aucur? impulsion. Le compteur 8 présente un affichage numérique 9 permettant la lecture directe du résultat de la mesure mais on pourrait prévoir que le compteur 8 soit relié soit à une imprimante, soit à un enregistreur. La valeur numérique lue sur le cadran 9 est un repérage très satisfaisant de la plus ou moins grande racilité de dé 81age d'un ensemble de cheveux. On constate que les valeurs obtenues avec cet appareil par plusieurs manipulateurs différents sont sensiblement identiques lorsque l'on fait démêler par deux manipu- lateurs différents les cheveux correspondant à une demi-chevelure de la X8me tête.L'utilisation de quatre Jauges permet de réaliser une compensation de température, de sorte que le résultat de lecture est indépendant de la température ambiante. En se référant maintenant aux figures 3 et 4, on voit que l'on a représenté une deuxième variante du moyen de peignage selon l'invention. Cette deuxième variante est constituée par une brosse comportant une poignée 10 et une partie Il portant les poils 12 de la brosse, la poignée 10 et la partie 11 sont relises entre elles par un collet cylindrique 13. Lorsqu'on utilise la brosse pour réaliser un dérnSlage de cheveux, le manipulateur fait subir à la brosse un mouvement tournant sensiblement autour de l'axe de la poignée 10 et il en résulte que le collet 13 est soumis à des efforts de torsion, qui sont d'autant plus importants que le démeAlage est plus difficile à réaliser.Pour repérer les efforts de ddmelage, on dis- pose, en conséquence, sur le collet 13 un capteur lb, dont le signal de sortie est envoyé par le fil de liaison 15 sur un moyen de comptage 16 tout-à-fait identique au moyen de comptage 6 décrit pour la premibre variante de réalisation. Le moyen de comptage 16 comporte donc un convertisseur tension/fréquence 17 et un compteur d'impulsions 18 présentant un affichage numérique 19. La figure 4 représente, schématiquement, la réalisation du capteur 14 mis en place sur le collet 13. Ce capteur 14 est obtenu u moyen de quatre Jauges de contrainte disposées à la périphérie du collet 13 dans deux plans perpendiculaires dont l'intersection s'appuie sur l'axe du collet 13 en un point.qui est le centre de symétrie des Jauges de contrainte disposées dans un même plan. Cette disposition particulière des Jauges de contrainte permet d'obtenir un capteur sensible aux efforts de torsion et non sensible aux efforts de flexion. On voit que, dans les deux modes de réalisation ci-dessus décrits, le moyen de peignage n'est pas plus encombrant ni plus lourd que les moyens de peignage habituellement utilisés par le personnel des salons de coiffure. Les dispositifs selon 11 invention ont donc, à cet égard, un avantage considérable par rapport à ceux qui ont été dé rites dans le brevet français 2 207 597. L'utilisatioz des moyens de peignage selon l'invention permet un repérage numérique des efforts pour le démêlage d'un ensemble de cheveux, de sorte que lton peut comparer, de façon précise et indépendante des manipulateurs, les effets de produits cosmétiques différents sur une même chevelure et déterminer les produits de traitement, qui permettent de faciliter le démêlage des cheveux ou bien encore leur coiffage dans le cas d'un brushing. Il est bien entendu que les modes de réalisation ci-desEs décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Moyen de peignage destiné à repérer numériquement la difficulté de démêlage d'un ensemble de cheveux, caractérisé par le fait que le moyen de peignage comporte un capteur qui, en fonction des efforts de ddmslage au peignage de l'ensemble des cheveux, fournit une tension que l'on envoie par un fil de liaison sur un moyen de comptage fournissant un chiffrage numérique fonction de la somme des efforts subis par le moyen de peignage. 2 - Moyen de peignage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de comptage est constitué d'un convertisseur tensiors/fréquence, dont l'entrée reçoit la tension délivrée par le capteur et dont la sortie est reliée à un compteur d'impul- sions. 3 - Moyen de peignage selon la revendication 2, caract- risé par le fait que le compteur d'impulsions comporte un affichage direct du nombre d'irpulsions comptées depuis le début de la mesure. 4 - Moyen de peignage selor la revendication 2, caractérisé par le rait que l'entrée du convertisseur tension/frdquence est associée à un enregistreur. 5 - Moyen de peignage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le capteur est une Jauge de contrainte. 6 - Moyen de peignage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le capteur est un capteur piezo résistif. 7 - Moyen de peignage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le capteur est constitue par quatre Jaugez de contrainte montées en pont ------------------------------, l'une des diagonales du pont étant alimentée en courant alors que l'autre diagonale fournit la tension de sortie. 8 - Moyen de peignage selon l'une des revendications l à 7, caractérisé par le fait qutil constitue un peigne. 9 - Moyen de peignage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il constitue une brosse. 10 - Moyen de peignage selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le capteur est un capteur de torsion disposé entre la partie de la brosse, qui est destinée au peignage, et la poignée de la brosse.