L'invention a pour objet un escalier en bois du type dit "a' la française1', comportant un limon du coté du jour et une crégillère du côté mur, réalisé par préfabrication. La réalisation de escalier par préfabrication est destinée à simplifier le tracé sur épure, la fabrication et la pose, tout en conservant le style traditionnel. Dans la réalisation traditionnelle, le relevé de mesure et le tracé sur l'çpure sont longs et nécessitent l'emploi d'un personnel hautement qualifié. L'emplacement des marches et des contremarches doit etre déterminé avec une grande précision. L'assemblage des limons et des balustres doit également être effectué par un spécialiste, ainsi que la mise en place des plinthes contre les murs et les cloisons, lorsque escalier est posé. Aucune modification ne peut intervenir en cours de fabrication ou de pose. Il n'est pas question de stocker les éléW ments avant ltexécution de la trémie et de la cage d'escalier, car une erreur, meme faible, dans les dimensions de celles-ci rendrait ces éléments pratiquement inutilisables. Enfin, compte tenu de la variété des éléments, les chutes de bois en fabrication sont importantes. Le procédé de fabrication suivant l'invention s'applique à la réalisation d'un escalier destiné à une cage et une trémie de dimensions déterminées, mais autorise certaines tolérances. I1 offre la possibilité d'effectuer un départ d'escalier à droite ou à gauche, en utilisant des éléments préfabri qués réversibles identiques dans les deux cas, de mettre en place un garde-corps apparent ou, au contraire, d'encloisonner l'escalier, et de proposer différents modèles de balustres, alors que le reste de escalier est déjà posé. On effectue la préfabrication en série au moyen de gabarits, ce qui autorise la constitution de stocks. La pose peut Qtre effectuée par des menuisiers de faible niveau de qualification. Suivant une particularité essentielle de l'invention, le limon principal présente un plan de symétrie vertical et comporte une partie supérieure munie d'une languette sur sa face supérieure, destinée à pénétrer dans des rainures dont sont munies les extrémités des balustres, et une partie inférieure encastrée dans la partie supérieure et apte à recevoir une crémaillère qui sera fixée sur l'une ou l'autre de ses fa ces et auxquelles seront elles-m8mes fixées les marches et les contremarches de l'escalier. Le limon n'est donc pas rainuré sur une face comme dans la construction traditionnelle, pour recevoir en encastrement les marches et les contremarches. Il est, de ce fait, réversible et permet la réalisation d'un escalier avec départ à droite ou a gauche. Dans ce but, suivant une autre particularité de l'invention, il est prévu une plinthe préfabriquée sur l'une ou l'autre des faces de laquelle une crémaillère vient se fixer en affleurement. La pose de la plinthe ne s'effectue donc pas, comme dans la construction traditionnelle, après la pose de l'escalier et la réalisation est simplifiée. Suivant une autre particularité de 1 l'invention, il est prévu une main courante munie à sa base d'une languette apte à coopérer avec les rainures des extrémités des balustres. Les poteaux de départ, de balancement et d'arrivôe possédant, comme dans la construction traditionnelle, les organes d'assemblage nécessaires pour recevoir le limon et la main courante, on peut livrer sur le chantier la partie supérieure du limon et la main courante assemblées aux poteaux, et les balustres, prévus seulement en fin de chantier, peuvent être assemblés par encastrement de leurs extrémités sur les languettes du limon et de la main courante. Cet encastrement est beaucoup plus facile à réaliser que l'assemblage traditionnel à tenons et mortaises, qui exige d'exécuter un épaulement sur les tenons des balustres, pour éviter que le départ de la mortaise a'apparaisse sur champ Si un balustre présente un retrait. Suivant une autre particularité de l'invention, il est prévu un garde-corps susceptible d'entre placé sur le c8té départ quand on veut supprimer la cloison pour rendre le de- part apparent. D'autres particularités, ainsi que les avantages de l'invention, apparattront clairement à l'aide de la description ci-après. Au dessin annexe la figure 1 représente le coté mur ou cloison d'un escalier suivant l'invention la figure 2 représente une marche palière la figure 3 représente le coté du jour la figure 4 représente une vue en coupe transversale d'un limon la figure 5 illustre la pose des balustres entre la main courante et le limon la figure 6 est une vue en élévation d'un-garde-corps pour côté départ la figure 7 est une vue en coupe transversale du limon correspondant audit garde-corps ; et la figure 8 est une vue en plan d'un escalier avec départ à droite. A la figure 3, on a représenté deux marches 1 et 2 et les contremarches 3, 4 et 5. On voit que le nez de marche est simplement arrondi en 2a, 2b et ne comporte aucune moulure. Au lieu autre embrevées dans la marche, comme dans la construction traditionnelle, les contremarches sont simplement col- lées aux marches suivant des joints plats tels que 2c. Il re- suite de cette construction que les marches et les contremarches sont réversibles et conviennent pour un escalier avec départ à droite ou à gauche. A la figure 2, on voit que la marche palière 6 comporte toutefois une feuillure 6a qui permet de reprendre l'é- paisseur du sol et s'appuie sur un linçoir 7. Aux figures 3 et 4, on voit que le limon placé du côté du jour de l'escalier comporte une partie supérieure 8 et une partie inférieure 9 qui s'encastre en 8a dans la partie supérieure. Le haut de la partie supérieure 8 se termine par une moulure 8b et est muni d'une languette 10. Celle-ci permet la fixation des balustres, tels que il et 12 qui comportent, à cet effet, une rainure 13 dans laquelle s'engage la languette 10. On voit que les marches ont leur nez placé sous la partie supérieure 8 du limon, au niveau de la partie inférieure de l'encastrement, ce qui assure très simplement le maintien de la marche. Les marches sont collées et clouées entre elles sur une crémaillère 14 (Fig. 3) ; celle-ci est elle-même collée et clouée sur la face A ou la face B de la partie 9 suivant le sens de départ de l'escalier. A la figure 1, on a représenté une plinthe préfabri quée 28 fixée au mur ou à la cloison (ou à des poteaux, si l'escalier n'est pas encloisonné) avant la pose de l'escalier. Sur l'une ou l'autre face de cette plinthe est fixée une cré maillère 29 sur laquelle sont collées et clouées les marches et contremarches. La partie gauche de la figure montre la plinthe vue sans crémaillère, tandis que la partie droite montre la crémaillère. A la figure 8, on a représenté un escalier avec départ à droite, comportant un cloisonnement. UNe plinthe 15 est prévue et la crémaillère est fixée à la partie inférieure de cette plinthe, comme on l'a indiqué ci-dessus. Si on veut supprimer la cloison sur la partie L, de façon que l'escalier soit visible de la pièce correspondant au palier inférieur, on-place, de la manière qui sera décrite plus loin, un garde-corps 16 sur la plinthe (celle-ci étant alors fixée sur poteaux). Un garde-corps 16a sur palier d'arrivée est par ailleurs prévu. Il est clair que l'ensemble représenté à la figure 8 est totalement réversible et qu'un escalier avec départ à gauche peut etre réalisé.avec les mimes pièces. La figure 5 représente la mise en place des balustres entre la partie supérieure 8 du limon et une main courante 19. Cette dernière est également munie d'une languette 20 qui s'engage dans une rainure de 10 à 12 mm de profondeur, que comporte I'extrémité supérieure des balustres (17, 18). Les balustres sont fixés par collage. Les poteaux (tels que 21) s'assemblent à tenons et mortaises au limon et à la main courante. Les limons, mains courantes et poteaux sont assemblés avant d'entre livrés sur chantier, les balustres pouvant n'entre placés quten fin de pose de l'escalier, ce qui permet le choix d'un modèle par le client au dernier moment. Les garde-corps se placent également après la réalisation de I escalier. Le garde-corps 16a du palier d'arrivee comporte une main courante et une lisse inférieure de longueur réglable, qui s'assemblent à tenons et mortaises entre un poteau (22, Fig. 8) fixé sur la cloison ou le mur de la cage d'escalier et le poteau (22) d'arrivée de l'escalier. Les balustres stencas- trent sur des languies que comportent la main courante et la lisse inférieure, de la manière déjà décrite pour la rampe. Pour faciliter leur mise en place après montage de ltescalier, ils sont avantageusement arrondis aux angles de leurs extrémités. Le garde-corps apparent (16, Fig. 8) est avantageusement réalisé comme l'indiquent les figures 6 et 7. Des poteaux 22, 23, 24, sont fixés au sol et s'appliquent contre la plinthe (non re présentée à la figure 6). La main courante 25 est réalisée et assemblée aux poteaux comme il a été décrit ci-dessus. De même, les balustres 26 sont fixés à la main courante et à la partie supérieure du limon 27, de la manière déjà décrite, On voit (Fig. 7) que le limon 27 est ici réalisé en une seule pièce et comporte une moulure. I1 est muni sur ses deux faces de feuillures identiques telles que 27a, ce qui le rend réversible. Une moulure de recouvrement 28 assure la liaison entre le garde-corps et la plinthe et dissimule au besoin le jeu et les malfaçons de montage.On fixe d'abord la plinthe qui reçoit la crémaillère à laquelle sont fixées les marches et ensuite le garde-corps est montés le limon ne servant ici qu'au montage des balustres et à la fixation du gardecorps sur la plinthe de l'escalier. I1 est donc possible, en cours d'exécùtion, de décider si l'escalier sera encloisonné ou aura un départ apparent. Bien qu'on nuait pas représenté le quartier tournant de l'escalier, il est, quand il en est besoin, réalisé de la meme façon que la volée droite. Les différentes pieces constitutives de escalier que l'on vient de décrire sont préfabriquées avec des gabarits d'exécution. Blles ont été conçues pour réaliser une économie sen sible de bois. Le montage est rapide et ne nécessite aucune main d'oeuvre qualifiée. L'aspect final est celui d'un escalier traditionnel. Le sens de départ de l'escalier étant déterminé, les crémaillères sont fixées, du côté approprié, sur les plinthes et les limons, conte indiqué plus haut. On vérifie alors les dimensions de la cage d'escalier ets si elles ne sont pas tout à fait conformes à celles qui étaient prévues, on peut effectuer un rattrapage de hauteur sur la première et la dernière marches, procéder à un encastrement du poteau sur linçoir si la longueur de la trémie est trop faible, poser une lambourde contre linçoir si la trémie est trop grande, ou procéder à certains autres ajustements. Une première section de l'ensemble poteau, main cou rante, limon, et de la plinthe-crémaillère est alors posée et les marches et contremarches correspondantes sont assem ble-es en suivant l'ordre de montée. Les sections successives sont ensuite montées et, enfin, lton procède à la pose des balustres. Il va de soi que diverses modifications de détail pourront être apportées à 11 escalier décrit et représenté, sans s'écarteur de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Escalier en bois préfabriqué du-type à limon et à cré maillère et comportant des garde-corps munis de balustres et d'une main courante assemblés avec un limon, caractérisé en ce que le limon principal présente un plan de symétrie vertical et comporte une partie supérieure munie d'une languette sur sa face supérieure, destinée à pénétrer dans des rainures dont sont munies les extrémités des balustres, et une partie inférieure encastrée dans la partie supérieure et apte à recevoir une crémaillère qui sera fixée sur l'une ou l'autre de ses faces et auxquelles seront elles-memes fixées les marches et les contremarches de l'escalier. 2. Escalier selon la revendication i, caractérisé par une plinthe préfabriquée destinée à etre fixée à un mur ou à une cloison ou supportée par des poteaux, et sur l'une ou l'autre face de laquelle une crémaillère vient se fixer en affleurement. 3. Escalier selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la main courante est munie à sa base d'une languette apte à coopérer avec les rainures des balustres. 4. Escalier selon la revendication i ou 2, caractérisé par un limon accessoire réalisé en une seule pièce, muni d'une languette sur sa face supérieure destinée à coopérer avec la rainure des balustres d'un garde-corps pour escalier avec départ apparent, ledit limon accessoire ayant un plan de symetrie vertical et pouvant être appliqué sur leur plinthe suivant l'une ou l'autre de ses faces. 5. Escalier selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le nez des marches s'appuie sous la partie supérieure du limon.