245828? La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareillage destinés au traitement de l'ascite ou hydropisie, et plus particulièrement à un tel traitement comportant l'implantation d'un dispositif de dérivation du péritoine au système veineux. Pour le traitement de l'ascite, c'est-à-dire l'ac- cumulation de grandes quantités de fluide dans la cavité péritonéale du malade, il a déjà été proposé de dériver ou de rediriger le fluide ascitique de ladite cavité péritonéale à la veine cave supérieure,au canal thoracique ou à la vessie. En comparaison d'autres types de traitements, le fait de provoquer une dérivation de la cavité péritonéale au système veineux central présente de nombreux avantages, mais les dispositifs et procédés antérieurs concernant ce traitement se sont heurtés à certaines difficultés. Les dispositifs de dériva- tion proposés pour un tel traitement ont été typiquement ou bien très encombrants, c'est-à-dire requérant une opération chirurgicale compliquée, ou bien ils ont été l'objet d'une obstruction en présence de composés protéiniques complexes du fluide ascitique. Parmi les nombreux objets de la présente invention, il convient de citer un procédé perfectionné qui, permettant une dérivation du péritoine au système veineux, évite dans une large mesure l'obstruction, présente une grande efficacité dans le traitement de l'ascite, peut être implanté relative- ment simplement à l'aide d'une opération chirurgicale assez simple, est d'une forme de réalisation relativement simple, peu onéreuse et très fiable, et qui peut être stérilisé dans un autoclave sans endommager son mécanisme interne. D'autres objets et caractéristiques de la présente invention apparaî- tront ou seront soulignés ci-après. Sur la figure 1, on voit un malade supposé être atteint d'ascite et désigné globalement par la référence 11. Conformément au procédé selon l'invention, un cathéter d'entrée 13 perforé (cathéter péritonéal) est implanté par une interven- tion chirurgicale dans la cavité péritonéale du malade par une incision abdominale 14, afin de constituer un moyen per- mettant l'évacuation du fluide ascitique accumulé. Ce cathéter péritonéal 13 est relié, par l'intermédiaire d'un raccord droit 12 et d'un tube rapproché 15, à une antichambre 17 et à une valve 19 décrites plus en détail ci-après, et logées dans une poche sous-cutanée ménagée sur le sternum 16 du malade. Le tube 15, l'antichambre 17 et la valve 19 sont introduits par un tunnel sous-cutané selon la-pratique chirurgicale cou- rante. Après avoir traversé la valve 19, le fluide ascitique est dirigé vers le système veineux central par l'intermé- diaire d'un tube distal 20 et d'un cathéter d'atrium 22. Com- parés à ceux des systèmes classiques, le tube distal 20 et le cathéter d'atrium 22 présentent des diamètres relativement petits. Ces petits diamètres permettent de. faciliter le mode d'implantation consistant à introduire le tube distal dans un tunnel sous-cutané pour qu'il rejoigne le cou du malade o est pratiquée une petite incision cervicale 21. Par cette inci- sion 21, on introduit le cathéter d'atrium 22 dans la veine jugulaire extérieure, comme indiqué en 24. Ce cathéter 22 présente une longueur telle que son extrémité puisse descendre la veine cave supérieure pour atteindre l'atrium dextrum du malade, à partir du point d'introduction dans la veine jugu- laire extérieure. Après cette mise en place, le cathéter 22 et le tube 20 sont rognés au niveau de l'incision cervicale et raccordés par un raccord 23 en U. L'introduction du cathé- ter d'atrium dans la veine jugulaire extérieure est à nouveau possible grâce au diamètre relativement petit dudit cathéter. Le fait de positionner l'extrémité de ce cathéter dans l'atrium dextrum évite une incarnation et une obturation éventuelle dudit cathéter, comme cela serait le cas si son extrémité se trouvait à proximité du point par lequel il pénètre dans le système veineux. L'agencement global du système de dériva- tion est illustré plus en détail sur la figure 2, tandis que la figure 3 représente la forme de réalisation de la valve 19. Conformément à l'invention, la valve 19 comporte deux paires de clapets anti-retour montées en série dans un tube flexible. Dans la forme de réalisation préférée illustrée, quatre clapets anti-retour identiques 31 à 34 sont montés paral- lèlement et en série dans une enveloppe souple 35 en caoutchouc siliconé, c'est-à-dire que le clapet 31 est parallèle au clapet 32 et que cette paire de clapets parallèles est montée en série avec une seconde paire de clapets parallèles 33 et 34. Le raccordement en série est assuré par une partie allongée 37 de l'enveloppe 35 en caoutchouc siliconé. Cette partie 37 est déformable, pour les raisons exposées ci-après. Chacun des clapets 31 à 34 est généralement du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 3 288 142. Dans ce mode de réa- lisation, illustré sur la figure 4, un siège conique 53 est ménagé dans une base rigide 51 et raccordé à un orifice d'en- trée 55. Un obturateur sphérique rigide 57 est maintenu contre le siège conique par un ressort ondulé 59 en porte-à-faux assujetti à la base 51, entre autres, au moyen d'un soudage par points. Une enveloppe cylindrique 58 entoure la base 51, l'obturateur 57 et le ressort 59, de manière à les maintenir simplement dans l'enveloppe 35 de la valve. Un autre type ap- proprié de clapet est illustré dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 002 354. Dans chaque cas, on utilise un obturateur rigide ou dur (maintenu en contact avec un siège rigide). On préfère de tels obturateurs à des obturateurs mous, c'est-à-dire ceux réalisés en caoutchouc siliconé, étant donné que les surfaces dures sont mieux adaptées pour assurer l'étanchéité, même en présence de matières protéiniques susceptibles de se déposer à la surface de l'obturateur. Lorsqu'une étanchéité parfaite n'est pas réalisée, il peut se produire un reflux fortement indésirable provenant du système veineux. Outre le fait qu'elle permette au fluide de parcourir un plus grand trajet, la mise en parallèle des clapets confère une plus grande protection contre l'obstruc- tion, étant donné que même dans le cas o l'un des clapets est obstrué, son homologue monté en parallèle est resté typi- quement à même de permettre le passage d'une quantité non négligeable de fluide ascitique. Comme mentionné ci-avant, la valve 19 est de préférence logée dans une poche sous-cutanée appropriée, ména- gée sur le sternum du malade. Ce positionnement de la valve 19 permet au malade (ou à son médecin)d'effectuer lui-même le pompage du fluide de la cavité péritonéale au système veineux central en comprimant manuellement ladite valve et en écrasant ou en comprimant périodiquement la partie 37 de l'enveloppe souple située entre les deux paires de clapets montés en parallèle. Il est évident que la compression de cette partie 37 a pour effet de refouler le fluide à travers un clapet situé en aval dans le système veineux, tandis que, lorsqu'on relâche la pression-manuelle et que la partie 37 peut reprendre sa forme normale, le fluide est aspiré dans la valve et traverse les clapets situés en amont, c'est- à-dire ceux situés le plus près du tube d'entrée dans la cavi- té péritonéale. D'une part, un tel pompage évite au patient de faire les exercices pénibles normalement nécessaires pour la génération d'une dépression dans la cage thoracique et d'une pression dans la cavité péritonéale. D'autre part, les clapets et le cathéter à petit alésage de la veine jugulaire peuvent être efficacement nettoyés par l'effet du pompage, d'o il résulte que les dépôts protéiniques qui tendraient à obstruer le système peuvent être efficacement éliminés. Dans les sys- tèmes de l'art antérieur, ne comportant pas un tel pompage, il est nécessaire d'utiliser un cathéter de veine présentant un alésage relativement grand. Dans ce cas, ce cathéter de grand diamètre ne peut pas être acheminé vers le haut jusqu'à la veine jugulaire extérieures comme le permet le système se- lon l'invention, et il ne peut pas non plus longer ladite veine intérieurement jusqu'à une position dans l'atrium dans laquelle un danger de croissance des tissus est essentielle- ment absent. Comme mentionné précédemment, il est très avanta- geux de faire pénétrer le cathéter dans la veine jugulaire extérieure, étant donné qu'il est plus facile de réaliser cette introduction dans la région du cou-du malade o cette grande veine est à fleur de peau. Grâce à cet accès plus fa- cile, l'opération peut être souvent accomplie sous anesthésie locale au lieu de soumettre le patient à une anesthésie générale, alors qu'il est déjà considérablement affaibli par sa maladie. L'antichambre 17, située sous la peau du patient et, de ce fait, également accessible, constitue un moyen permettant de produire un reflux momentané de rinçage du cathéter péritonéal 13. A cet effet, il suffit 245828? de comprimer entièrement un tronçon de tube 25 en interrompant efficacement l'écoulement du fluide à travers les clapets, puis de comprimer l'antichambre elle-même pour provoquer un reflux momentané. Cette antichambre constitue également un moyen approprié permettant le prélèvement d'échantillons de fluide ascitique à des fins d'analyse. Dans ce but, l'anti chambre est réalisée en un caoutchouc souple siliconé qui tend à se refermer hermétiquement après une perforation par une aiguille. Le fond de cette antichambre comporte un organe métallique d'arrêt des aiguilles. Le fait que les différents éléments composant ce système (cathéter péritonéal 13, tube distal 20, valve 19, cathéter d'atrium 22 et raccords 12 et 23) soient démontables permet aisément n'importe quelle intervention chirurgicale, étant donné qu'il n'est pas nécessaire de démonter tout le système, mais seulement l'organe défectueux. Grâce à une uti- lisation appropriée de l'antichambre et de la valve, il est facile de localiser un défaut à un endroit du système. La description ci-dessus met en évidence que la présente invention permet d'obtenir des résultats avantageux. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et au système décrits et représentés, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareillage permettant de soigner un patient atteint d'ascite ou hydropisie, et caractérisé en ce qu'il comprend: un cathéter d'entrée perforé (13) destiné à être implanté dans la cavité péritonéale dudit malade (11); un cathéter de drainage ou cathéter d'atrium (22) destiné à être introduit dans le système veineux central dudit malade (11); et une valve (19) qui, reliant ledit cathéter d'en- trée (13) audit cathéter d'atrium (22), comporte deux paires de clapets anti-retour (31, 32, 33, 34), les clapets de eha- que paire (31, 32; 33, 34) étant montés en parallèle et les- dites paires (31, 32; 33, 34) étant reliées en série dans une enveloppe souple (35) déformable par compression manuelle pour assurer le pompage du fluide ascitique de la cavité * péritonéale au système veineux. 2. Appareillage selon la revendication 1, carac- térisé en ce qu'il comporte en outre une antichambre souple (17) intercalée entre le cathéter d'entrée (13) et la valve (19) et capable de se refermer automatiquement après sa per- foration par des aiguilles hypodermiques.