La présente invention concerne des coussinets et leurs procédés de réalisation. On a utilisé de diverses fagons des matières ayant un faible coefficient de frottement, par exemple du poîytétrafluoroéthylène (P.T.F.E.), en qualité de matériau antifriction pour des coussinets secs. La matière à faible coefficient de frottement peut cons tituer elle-mSme le matériau pour le coussinet, avec ou sans adhésir, ou bien on peut l'utiliser comme une charge dans une matrice par exemple en bronze fritté. On a également utilis6 des matières à faible coefficient de frottement sous forme de fibres tissées en combinaison avec d'autres matières telles que des fibres de coton et de verre, le tissu étant imprégné d'une résine ou d'un adhésif convenable pour former le matériau du coussinet.Habituellement on fait adhdrer le matériau du coussinet à un substrat métallique sous forme d'un manchon ou d'une coquille, à l'aide de la résine bu de l'adhésif. La présente invention a pour objets des coussinets perfec tionnés ainsi que des procédés améliorés pour fabriquer de tels coussinets Selon une particularité essentielle du coussinet selon l'in invention, celui-ci comprend un élément de support et une couche de matière antifriction qui adhère à l'élément de support, ladite matière anti fricti on comprenant un fil non tissé en une matière à faible coefficient de frottement, les tronçons de ces fils étant juxtaposés et enrobés dans une matrice résineuse Selon une particularité de l'invention, un coussinet peut comprendre un élément de support et une matière antifriction, ladite matière comportant au moins une couche d'uwkil enroulé en'hélice, en une matière ayant un faible coefficient de frottement, cette couche étant enrobée dans une matrice résineuse. Lorsqu'il est question d'un "enroulement en hélice:", on entend que le mode de construction de la matière consiste à l'enrouler en hélice autour d'un gabarit ou d'un élément de support et à l'imprégner de la résine avant et/ou après le bobinage. Suivant une autre particularité de l'invention, la matière antirriotion peut comprendre au moins une couche d'un fil retordu et enroulé en hélice, qui est enrobé dans une matrice résineuse, le fil retordu étant préparé par retordage d'au moins deux brins séparés devant former te fil. Les deux brins séparés peuvent tre parfois en des matières différentes et peuvent être utilisés en des proportions différentes. Les principaux avantages qui découlent de l.'emploi d'un seul fil retordu sont les suivant: (a) faciliter la réalisation car la matière constituée de cé fil est-sous une forme plus facile à manier; (b) obtenir une association plus. intime entre les divers fils utilisés; et (c) améliorer l'amalgame ou la liaison des fils par la résine et aussi l'adhérence de-la. matière à ltélément de support. Suivant une variante de réalisation, les brins séparés peuvent 8tre tressés'. Suivant une autre particularité de l'invention , le procédé de réatisation d'un coussinet consiste à enrouler en hélice sur un gabarit, un fil en une matière ayant un faible coefficient de frottement à imprégner ce fil avec de la résine avant et/ou après son enroulement, à assembler une enveloppe métallique de support sur la matière antifriction ainsi préparée et à faire durcir. la résine pour fixer en place le fil enroulé et pour amener le fil enroulé et impré gng à adhérer à l'enveloppe métallique de support et finalement à enlever le coussinet ainsi formé du gabarit. Suivant-une autre particularité du coussinet de l'invention comportant un élément métallique de support et une matière antifriction, la matière antifriction est formée d'au moins une couche de tronçons de fil en une matière ayant un faible coefficient de frottement, en juxtaposition avec des tronçons-d'un fil d'une autre matière, ladite couche étant enrobée dans une matrice ré sineuse. Une variante du procédé de réalisation d'un coussinet selon l'invention consiste enrouler en hélice sur un gabarit un fil d'une matière ayant un faible coefficient de frottement et à l'entrelacer à la façon d'un filetage à plusieurs filets parallè- les avec filen une autre matière, pulls à imprégner la matière ainsi enroulée avec une résine, à assembler une enveloppe métal lique de support sur la matière ainsi -confeetionnée-et à faire durcir la résine pour fixer en place les flls enroulés et pour faire adhérer la matière- iinprégnée à l'enveloppe métallique de support. chacun des fils entrelacés peut comprendre un fil retordu en une ou plusieurs matières. Pour assembler la matière antifriction sur le gabarit, on peut revêtir le gabarit d'une couche de résine, bobiner au moins une couche de fil en une.matière à faible coefficient de frottement entrelacé avec un fil d'une autre matière et ensuite revêtir cette couche avec de la résine avant d'appliquer l'enveloppe métallique. Quand on assemble plusieurs couches de fil enroulées les unes sur les autres, on effectue un enduisage de chaque couche avec lt résine avant l'enroulement de la couche suivante. Avantageusement, on peut appliquer la couche finale de résine contre la surface intérieure de l'enveloppe métallique de support. On peut tout simplement faire glisser ltenveloppe métallique sur la matière assemblée ou bien, cette enveloppe peut autre for mée de deux moitiés ou encore elle peut w présentes une fente, ce qui permet d'en effectuer un assemblage aisé autour de la matière antifriction préalablement préparée. Dans chacune des deux dernières éventualités, on soumet l'enveloppe métallique de support à une pression d'agglomération afin d'évacuer le surplus de résine se trouvant entre l'enveloppe et le gabarit et d'assurer ainsi une pénétration régulière de la résine dans toute la masse du fil enroulé. Suivant un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, on enroule le fil sur l'enveloppe métallique de support et on l'imprègne avec de la résine, après quoi on fait glisser le gabarit sur le fil enroulé et imprégné. On comprime ensuite la matière antifrietion dans le sens longitudinal du gabarit, entre ce dernier et l'enveloppe , et on effectue enfin le durcissement de la résine. Ensuite, il suffit d'enlever le gabarit pour le séparer de la couche de la matière à coussinets. Cette façon de procéder est particulièrement utile pour la réalisation de coussinets plats. Dans ce cas, l'enveloppe de support comprend deux éléments plans disposés dos à dos. On enroule le fil en hélice autour des deux éléments et on l'imprègne ensuite de résine. On comprime le fil imprégné de résine dans le sens de l'axe de l'hélice et à plat contre 1'élément plan, et c'est dans cette position que l'on fait durcir la résine. Après avoir enlevé l'appareil qui effectue la compression, on sectionne la matière antifriction qui adhère aux deux éléments pl-ans, en effectuant ce sectionnement le long des bords de ces éléments et, dans ces conditions, chacun des éléments plans est muni de matière antifriction sur une surface seulement. Pour faciliter la séparation entre le coussinet et le gabarit, ce dernier peut porter un enduit d'une matière empêehant l'adhérence de la résine. En variante, le gabarit peut comprendre un mince fourreau qutil est facile d'enlever du corps principal du gabarit et que l'on peut ensuite éliminer du coussinet, par exemple à l'aide d'un produit chimique convenable. De préférence, la matière à faible coefficient de frottement dans laquelle les fils sont réalises est le polytétrafluoréthylène, bien qu'on puisse utiliser du Nylon ou un fil en une autre matière fibreuse du même type; par ailleurs, la matière servant à former le second fil est de préférence une substance capable de renforcer la matière antifriction, afin d'en améliorer les caractéristiques de support de charge, par exemple des filaments de carbone. Ces filaments de carbone peuvent autre par exemple du type décrit dans le brevet britannique nO 1 110 791. En vue d'introduire une proportion élevée de la matière des fils dans le coussinet final, on effectue de préférence le bobinage par la technique de spires jointives. Les rapports d'entrelacement des fils non tordus,sont variables et, suivant un agencement préféré, on entrelace trois spires de P.T.F.E. avec une spire de filament de carbone. En vue d'un fonctionnement régulier du coussinet comportant des fils non tordus et pour établir dés caractéristiques efficaces d'un faible coefficient de frottement, il est souhaitable que pendant le fonctionnement, la surface portante du coussinet contienne autant de P.T.F.E. que possible. On peut aboutir à ce résultat si, pendant la réalisation du coussinet, on enroule le fil suivant un angle 'hélice tel que le mouvement relatif entre la surface portante et la surface avec laquelle ladite surface portante vient en contact provoque un glissement transversal des fils de P.T.F.E., de manière que les particules de P.T.F.E. tendent à se répartir sur toute la surface portante. On a trouvé que si l'angle d'hélice au bobinage est compris entre 10 et 450, on obtient un effet de glissement efficace. I1 est également souhaitable de oomprimer la matière du coussinet pendant sa fabrication. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux des sins annexés sur lesquels La figure la est une coupe axiale d'un exemple d'enroulement pour un coussinet sec de forme cylindrique régulière; la figure lb est une coupe transversale d'un exemple d'enroule lement pour un coussinet sec de forme sphérique; la figure 2a est une coupe axiale de l'enroulement de la figure la, montrant également l'enveloppe métalliqué de support; la rigure 2b est une coupe transversale de l'enroulement de la figure lb, montrant également une enveloppe métallique fendue de support;; la figure 3a est une coupe axiale d'un coussinet sec - de for me-cylindrique régulière; la figure 3b est une coupe transversale d'un coussinet sec de fome sphdrique ; la figure 4 représente un fil composite du type servant à la fabrioation d'un coussinet;. la figure 5 est une coupe axiale d'un exemple d'enroulement pour un coussinet cylindrique régulier; la figure.6 est une coupe axiale de l'enroulement de la fi gure -5-en combinaison avec une enveloppe métallique; la figure 7 est une coupe axiale d'un coussinet sec de forme cylindrique régulière, selon l'invention; la figure 8 représente un exemple d'enroulement pour deux coussinets plats du type à coulissement; -la figure 9 est une coupe. par la ligne IX-IX de la figure 8 la figure 10 représente 11 enroulement de la figure 8 avec incorporation de supports métalliques plats; la figure Il est une coupe par la ligne XI-XI de la figure 10; la figure 12 représente la matière antifriction d'un coussinet plat du type coulissant;; la figure 13 est une coupe par la ligne XIII-XIII de la figure 12; la figure 14 représente en coupe axiale schématique un appareil d'agglomération de la matière antlfriction- au cours de la fabrication d'un coussinet cylindrique; Les figures 15a et 16a sont des vues en élévation latérale, et les figures 15b et 16b sont des coupes selon les lignes XV-XV et XVI-XVI des figures 15a et 16a respectivement; de l'ap pareil d'agglomération de la matière antifriction servant d la réalisation de coussinets plats à coulissement. Les figures la et lb représentent des gabarits 10 eu11, des fourreaux séparateurs 12 et 13 et un enroulement formé dans chaque cas de fil en P.T.F.E. 14 et de filaments de carbone 15. Les fourreaux séparateurs 12 et 13 sont en papier fin du type qu'on utilise pour des cartouches, sont enroulés autour des gabarits 10 et 11 et sont légèrement enduits avec une cire-siliconique pour faciliter l'enlèvement ultérieur des fourreaux 12 et 13une fois que les coussinets sont terminés.Pendant la réalisation, on applique un mince enduit d"1Araldite" (arque dépose) sur les surfaces externes des fourreaux 12 et 13 et ensuite on enroule les fils en P.T.F.E. 14 et les filaments de carbone 15 sur les fourreaux 12 et 13 dans un rapport de trois spires de fil en P.T.F.E. 14 pour une spire de filament de carbone 15. L'angle d'hélice est de 100 et les enroulements S nt du type à départs;muitiples, de sorte que les spires adjacentes sont jointives. On revêt ensuite les fils en P.T.F.E. 14 et les filaments de carbone 15 avec une couche d' "Araldite". On applique sur la surface interne d'une enveloppe métallique de support 16, 7 une couche d'nAraldite" et on assemble le tout sur la couche bobinée de fils en P.F.T.E. 14 et de filaments de carbone 15 (voir figures 2a et 2b). -Dans le cas d'un coussinet cylindrique (figure 2a), on prévoit un chanfrein de guidage 18 sur 1'enveloppe 16 pour faciliter l'amenée de celle-ci sur lacouche enroulée de fils 14 et 15, alors que dans le cas d'un coussinet sphérique (figure 2b) l'enveloppe 17 est formée de deux moitiés. Avant d'utiliser la résine "Araldlte", on la chauffe pour la rendre moins visqueuse , de marnière que sa pénétration dans les couches enroulées de P.T.F.E. 14 et de filaments de carbone 15 soit plus efficace. Après duroissement de a résine "Araldite", on enlève les coussinets des gabarits 10 et 11 et des fourreaux 12 et 13. Avant de pouvoir enlever le coussinet sphérique (figure 3b) de son gabarit 11 et du fourreau 13, il est essentiel de sectionner le matériau du coussinet (c'est-àdire les fils bobinés en P.T.F.E. 14 et les filaments de carbone 15) de manière que la couche enroulée corresponde aux deux moitiés de i'enveloppe 17. Bien en tendu, le coussinet sphérique est alors formé de deux moitiés, comme le montre la figure 3b. il convient de remarquer que dansa forme de réalisation décrite ci-dessus, on a utilisé la résine "Araldite", mais il ne s'agit que d'une question de commodité et lorsqu'on désire réaliser un coussinet conformément à la présente invention et que ce coussinet doit servir à des températures élevées, on doit choisir une résine approprlée capable de supporter les températures envisages. La figure 4 représente un fil composite 20 réalisé par retordage dtun fil en P.T.F.E. 21 et d'un filament de carbone 22, le pas du retordage P étant d'environ 6,35 mm. Dans un exemple de réalisation, le rapport entre le fil en P.T.F.E 21 et le filament de carbone 22 est d'environ 1:1 en volume, bien qu'on puisse utiliser des rapports différents. On peut modifier les rapports entre les fils en retordant deux fils composés de filaments de dimensions différentes, ou de préférence, en retordant suivant le rapport désiré un certain nombre de fils contenant tous des fila- ments de même dimension. Pour la réalisation d'un coussinet sec de forme cylindrique régu-lière, on bobine le fil composite 20 sur un fourreau séparateur 23 monté sur un gabarit 24 (voir figure 5). Le fourreau séparateur 23 , en un papier fin du type pour cartouches est légèrement enduit sur les deux faces avec du du sulfure de molybdène pour faciliter l'enlèvement ultérieur de ce fourreau du gabarit 24 et du ooussinet terminé (qui est représenté sur la figure 7Y. Avant de bobiner le fil composite 20 sur le fourreau séparateur 23, on reveut légèrement la surface extérieure du fourreau 23 avec de la résine "G6o" (marque déposée d'une résine époxy fabriquée par Budd Instrument). On enduit le fil composite enroulé 20 avec une quantité abondante de résine, cette dernière ayant été au préalable chauffée ensemble avec le gabarit 24 à une température d'environ 600C afin d'assurer une imprégnation efficace du fil enroulé 20. Une enveloppe ou manchon métallique de support 25, dont la surface intérieure a été revêtue de résine, est assemblé sur la couche bobinée et imprégnée de résine de fil composite 20. L'enveloppe 25 comporte un chanfrein de guidage 26 pour faciliter son montage sur le fil 20 imprégné de résine. Ce chanfrein 26 exerce également un effet de óineement pendant le stade d'assemblage afinde consolider le fil composite 20 par une compression aussi bien dansoe sens radial que dans le sens axial du coussinet. Cette m8me opération expulse également l'excès de résine. L'ensemble à ce stade de fabrication est représenté sur la figure 6. On chauffe ensuite l'ensemble à 1800C pendant 2 heures pour faire durcir la résine. On élève ensuite la température à une valeur qui dépasse de 300C la température de fonctionnement que le coussinet final devra supporter et on maintient cette température pendant une heure de plus. Après ce traitement thermique, on enlève le coussinet términé (reprsentérsur la figure 7) du gabarit 24 et du fourreau 23. Pour réaliser des coussinets plats à coulissement, on bobine le fil composite 20 sur deux éléments séparateurs 30, 30, montés de part et d'autre d'un gabarit 31 (voir figures 8 et 9). Les éléments séparateurs 30 sont en un papier fin du type pour cartouches, portant sur les deux faces un enduit de du sulfure de molybdène en vue de faciliter l'enlèvement ultérieur de ce papier du gabarit 31 et des coussinets terminés (représentés sur les figures 12 et 13). Avant de bobiner le fil composite 20 sur les éléments séparateurs 30, on enduit les surfaces extérieures des éléments 30 d'une mince couche de résine "G6On (Budd instrument). On revit ensuite abondamment le fil composite avec la résine qui a été chauffée à environ 600C pour assurer une imprégnation efficace du fil enroulé 20. -On assemble deux coquilles métalliques de support 32, 32, revenues sur une face avec de la résine, dans une position dans laquelle les surfaces enduites viennent contre la couche de fil composite 20 imprégné de résine (figures 10 et 11). On comprime alors le fil composite axialement (par rapport à l'axe de bobinage et aussi latéralement, comme il est indiqué par les flèches A,A et B,B pour consolider le fil 20 et refouler le surplus de résine. On chauffe l'ensemble à 1800C pendant 2 heures pour faire durcir la résine. Après cela, on élève la température à une valeur qui dépasse de 300C la température de fonctionnement que le coussinet final devra supporter et on maintient cette température pendant une heure de plus. Après le traitement thermique, le coussinet à coulissement (voir figures 12 et 13) est formé par sectionnement du fil composite bobiné 20 suivant les lignes "L" (figure 11), après quoi on libère les éléments de support 32 et la matière; antifriction (fil 20 encastré dans la matrice résineuse) qui -adhère à ces éléments pour les détacher du gabarit 31 et-des éléments séparateurs 30, et finalement on rectifie les cotes ducoussinet. On réalise la compression.axiale désirée du fil composite bobiné imprégné de résine au moyen d'un appareil du -type -repré senté sur la figure 14, pour application à un cousslnet-cyllndrl- que. te fil 41 est bobiné sur un mandrin 42 sur une longueur plus grande que celle du coussinet à former. On fait glisser une enveloppe 43 de coussinet pour la mettre en position sur le fil imprégné et on la maintient en position entre deux mors 44 munis de brides et maintenus l'un contre l'autre au moyen de bras basculants filetés et d'écrous à oreilles associés, un exemplaire de chacun de ces éléments étant représenté par la référence respective 45 et 46.On fait glisser deux éléments tubulaires 47 de pression sur la mandrin 42, un à chaque bout, et on assure leur maintien en place à l'aide des mors -44. On applique ensuite une charge de compression par l'entremise de barres 48-qui attaquent les éléments 47 de pression. Suivant une variante de réalisation (figures 15a,-15b, 16a, 16b), le gabarit 31 comprend deux organes de soutien 52, 52 placés dos à dos. Aucun élément séparateur n'est nécessaire , car le fil composite 53 est bobiné directement sur les organes de soutien 52, 52. On imprègne le fil bobiné avec une résine époxy et on le comprime dans le sens axial des organes 52 à l'aide de barres de serrage 54 qui sont maintenues en position serrée par des boulons et écrous 55, 56. On comprime ensuite latéralement le fil imprégné par rapport aux organes 52 au moyen de barres de serrage intermédiaires 57 que des boulons 58 et des écrous 59 maintiennent contre des éléments d'entretoisement 60. On peut modifier l'espacement à l'aide de cales d'épaisseur 61. Les coussinets de l'invention peuvent être produits en grande série et dans ce cas le fourreau séparateur 23 et les éléments séparateurs 30,30 sont remplacés par un agent chimique approprié. On peut également utiliser le fil composite-retordu 20, qui a été décrit à propos des précédentes formes de réalisation, pour réaliser des coussinets sphériques fendus et des coussinets cylindriques réguliers fendus. Naturellement, le choix de la matière pour les fils et pour la matrice résineuse n'est pas limité ;aux produi-ts indiqués car les coussinets décrits ntont été-présentés qu'à titre d'exemple. La portée générale de l'invention n'est pas davantage limitée aux exemples choisis. Alors que les coussinets réalisés de la façon indiquée possèdent des surfaces portantes utilisables à l'état brut de moulage, il est parfaitement possible d'usiner ces surfaces ptour accroftrela précision. L'élément de support peut être perforé pour faciliter l'é- chappement de la résine pendant la compression de la couche bobinée. Dans ce cas, les perforations opposent une résistance au cisaillèment entre la résine et le support. On peut également améliorer la jonction de la résine à l'élément de support en confé- rant de la rugosité à la surface de cet élément. Bien que.l'in- vention ait été décrite à propos de l'utilisation conjointe d'un fil de polytêtrafluoréthylène et de filaments carbonisds, il convient de remarquer que pour certaines applications, l'emploi de l'une de ces matières seulement serait suffisante. il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir devon cadre REVENflICATI ONS 1 - Coussinet, caractérisé en ce qu'il comprend :un élément de support et une couche de matière antifriction qui adhère à l'élément de support, ladite matière antifriction comprenant un fil non tissé en une matière à faible coefficient de frottement, les tronçons de ces fils étant juxtaposés et enrobés dans une matrice résineuse. 2 - Coussinet selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un élément de support et une matière antifriction ladite matière comportant au moins une couche d'un fil enroulé en hélice, en une matière ayant un faible coefficient dé frottement, cette couche étant enrobée dans une matrice résineuse. 3 - Coussinet selon la-revendication 2, caractérisé en ce que la couche de fil enroulée en hélice comprend au moins deux fils qui sont entrelacés en juxtaposition à la façon d'un filetage à départs multiples ou d plusieurs filets parallèles. 4 - Coussinet selon la revendication 3, caractérisé en ce que les fils comprennent des matières différentes. 5 - Coussinet selon l'une des revendications 1 à 4, carac térisé en ce que fil ou chaque fil comporte au moins deux brins retordus. 6 - Coussinet selon l'une des. revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le fil comprend au moins deux brins tressés. 7 - Coussinet selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les brins comprennent des matières différentes. 8 - Coussinet selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le fil est en polytétrafluoréthylè.ne ou en filament de carbone. 9 - Coussinet selon l'une des revendications 4 et 7, carac péris8 en ce qu'une matière est le polytétrafluoréthylène et l'autre matière est un filament de earbone. 10 - Coussinet selon l'une des revendications 1 à 9, carac térisé en ce que l'élément de support est en métal. 11 - Procédé de réalisation d'un coussinet, caractérisé en ce qu'il consiste à enrouler en hélice un fil non tissé en une matière à faible coefficient de frottement sur un gabarit, à imprégner ce fil avec une résine avant et/ou après son enroulement d assembler une enveloppe de support sur le fil imprégné de. ré- sine et à faire durcir cette résine de façon à réaliser une ma tière antifriction -oomprenant le fil et la résine durcie, cette résine adhérant à l'enveloppe de support, et finalement à enlever du gabarit le coussinet ainsi réalisé qui comprend l'enveloppe de support et la -matière antifriction. 12 - Procédé de réalisation d'un coussinet, caractérisé en ce qu'il consiste à bobiner en hélice un fil non tissé d'une matière à faible coefficient de frottement sur un élément de support, à imprégner le fil avec de la résine avant et/ou après 1' enroulement, à faire glisser un gabarit sur la matière enroulée avant le durcissement de la résine, à faire durcir cette résine et à enlever le gabarit. 13 - procédé selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisé en ce qu'on comprime le fil bobiné et imprégné contre l'élément de support pendant le stade de durcissement de la résine. 14 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce quJon comprime le fil bobiné et imprégné dans le sens de la longueur de l'élément de support afin'de presser les tronçons adja- cents du fil les uns contre les autres. 15 - Coussinet selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il est réalisé par un procédé selon l'une des revencications 11 A 14. 16 - Procédé de réalisation d'un coussinet, caractérisé en ce qu'il consiste à enrouler en hélice un fil non tissé, en une matière à faible coefficient de frottement, sur un élément de support, à imprégner le fil bobiné avec de la résine avant et/ou après le bobinage, à presser le fil bobiné et imprégné contre l'élément de support au moyen d'un gabarit , à faire durcir la résine et à enlever le gabarit. 17 - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'élément de support présente une surface plate sur laquelle on enroule le fil et le gabarit présente également une surface pla que lton presse contre 11 enroulement de fil imprégné de résine. 18 - Coussinet selon l'une des revendications 1 à lO, caractérisé en ce qu'il est fabriqué pnr le procédé selon l'une aes revendications 16 et 17. 19 - Procédé de réalisation d'un coussinet selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14, 16 et 17, caractérisé en ce qu'on incorpore un organe traité par un agent de séparation entre le gabarit et le fil bobiné.