La présente invention concerne une roue à chiffres pour folioteurs ou autres appareils imprimant des successions de numéros, du type de celles comportant une couronne de commande coaxiale en acier et un nez qui saille dans une poche excentrée de 1' alésage central prévu pour le passage de l'axe de la roue et qui s'étend jusqu'à la circonférence délimitant la section de cet alésage, ledit nez servant à l'enfoncement de la roue à chiffres au début du processus de numérotation, lorsque le chiffre zéro est tourné vers la surface à imprimer, et s'engageant à cet effet dans une rainure ou autre évidement correspondant de l'axe. On connaît déjà des roues à chiffres de ce type. Elles sont montées surtout dans des folioteurs qui, au début d'une nu merotation, n'impriment que les chiffres indispensables à la composition du nombre à marquer, les roues correspondant aux positions n'existant pas dans ce nombre étant mises dans l'impossibilité d'imprimer. Ceci a pour d'éviter qu'un folioteur pouvant imprimer des nombres de cinq chiffres, par exemple, imprime au début d'une numérotation un ou plusieurs zéros avant le nombre marque lorsque celui-ci a moins de cinq chiffres. Ces roues à chiffres sont généralement moulées sous pression, ce qui permet de les fabriquer à bas prix. L'inconvénient de cette construction est que le nezprécité est soumis à de fortes sollicitations, en particulier lorsque la roue à chiffres est amenée en position de travail et que la poche où il se trouve est tournée, entièrement ou en partie, vers la surface à imprimer, de sorte que le nez doit supporter une partie au moins de l'effort exercé au moment du marquage. I1 en résulte souvent une usure prématurée qui rend la roue inutilisable. L'invention a donc pour objet de réaliser une roue à chiffres du type précité qui présente une grande résistance à 1' usure, en particulier à l'endroit de ce nez, et a par conséquent une longue durée de service. A cet effet, dans la roue à chiffres selon l'invention, le nez se trouve en totalité ou en partie sur la couronne de commande. Comme cette dernière est en acier, la résistance à l'usure de la roue dans la zone du nez est considérablement améliorée. Il est particulièrement avantageux que la partie moulée de la roue et la couronne de commande présentent chacune un nez, que les deux nez soient géométriquement superposables au moins en partie et que leurs faces en bout respectives tournées vers l'axe de la roue soient contigues et dans un mame plan. Les deux nez se soutiennent alors mutuellement en particulier pour supporter l'effort exercé lors de l'impression. Il peut être avantageux que le nez en acier, prévu sur la couronne de commande, dépasse légèrement, sur lescôtéS du nez en matière moulée, formé sur le corps de la roue. De cette façon, lorsque la paire de nez échappe à la rainure ou lorsqu'elle s'y encliquète, les flancs du nez en acier moulé, qui sont moins résistants à l'usure, sont ménagés. Dans une forme d'exécution plus élaborée et particulièrement avantageuse de l'invention, la roue à chiffres est constituée par un moyeu moulé, par une couronne imprimante en acier et par une couronne de commande également en acier, et le moyeu moulé et la couronne de commande en acier présentent chacun un nez, les deux nez étant géométriquement superposables au moins en partie. On peut ainsi améliorer la résistance à l'usure des caractères utilisés pour la numérotation. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatif, deux formes d'exécution de cette roue: Fig. 1 est une vue de côté d'une couronne de commande munie d'un nez selon l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe de la couronne de commande suivant A - C de fig. l; Fig. 3 est une vue de côté d'une roue à chiffres complètement assemblée et montée sur un axe muni d'une rainure longitudinale; Fig. 4 est une vue en coupe suivant D - F de fig. 3; Fig. 5 est une vue en coupe similaire à fig. 4, mais représentant une roue composée d'une couronne imprimante en acier et d'un moyeu moulé. La roue à chiffres désignée par la référence générale 1 est destinée à être montée dans un folioteur ou autre appareil similaire imprimant des successions de numéros. Elle est montée sur un axe 2, qui présente une rainure longitudinale 3. L'alésage central 4, pour le passage de l'axe de la roue, présente, dans la zone de la roue où se trouve le caractère 5 représentant le chiffre zéro, une poche excentrée 6, dans laquelle saille un nez 7, qui s'étend jusqu'à la circonférence délimitant la section de l'alésage.Ce nez 7 a un profil correspondant à celui de la rainure 3. il est donc possible, dans la position représentée, d'amener la roue à chiffres 1 en retrait par rapport à la surface à marquer de façon que le caractère 5 n'imprime pas le chiffre zéro. Ce n'est que lorsque la roue 1 avance d'un pas angulaire que-le nez 7 échappe à la rainure 21et lorsque la roue a effectué un tour complet, le caractère 5 peut alors participer au numérotage. Cette dérnière position est représentée à la fig. 3. On peut voir nettement que dans cette position pratiquement tout l'effort exer cé au moment de l'impression doit être supporté par la face en bout du nez, voire par une partie seulement de cette face. Dans pratiquement toutes les positions de la roue où la poche (qui s' étend sur une partie relativement grande du pourtour de l'alésage) est tournée vers la surface à marquer, le nez 7 doit supporter au moins une partie considérable de cet effort. La poche 6 a un profil en arc de cercle pour mieux s'appliquer contre 1' axe 2 de la roue lorsque celle-ci est en position de retrait par rapport à la surface à marquer. Pour que le nez 7 reste en mesure de transmettre l'effort d'impression pendant une durée raisonnablement longue de la roue 1, il est prévu selon l'invention de le former en totalité ou en partie sur la couronne de commande 8, comme on peut le voir aux fig. 1 et 2. Généralement, la roue â chiffres 1 est en matière moulée, au moins dans la zone de son moyeu, matière qui supporte moins bien les sollicitations dont il est fait état plus haut. La fig. 4 montre une forme d'exécution particulièrement avantageuse, dans laquelle la partie moulée sous pression de la roue 1 et la couronne de commande 8 présentent chacune un nez, respectivement 7 et 9. Les nez 7 et 9 sont géométriquement superposables ou tout au moins leurs faces en bout respectives 7a et 9a tournées vers l'axe 2 sont contigiies et dans un même plan. De cette façon, l'effort à supporter est mieux réparti. Le corps de roue 10 présente de façon avantageuse autour de l'alésage central 4 un collet 11, qui n'entoure ledit alésage que sur une partie et sert à centrer la couronne de commande 8, dont couverture centrale 12 a un diamètre correspondant au diamètre extérieur du collet. On voit principalement à la fig.3 que ce collet 11lqui traverse l'ouverture 12 de la couronne de commande 8, entoure surtout la partie de l'alésage 4 où ne se trouve pas la poche 6. Ce collet 11 est facilement réalisable, surtout dans un corps moulé sous pression. Entre le corps de roue 10 et la couronne de commande 8 il peut être prévu un moyen de centrage supplémentaire qui, dans la forme d'exécution décrite, est constitué par une saillie 14 coopérant avec un évidement 13. Dans cette forme d'exécution la saillie 14 est formée sur la face de la couronne 8 qui est appliquée contre le corps de roue 10 lors du montage et elle s'engage dans un trou correspondant 13 formé dans le corps de roue. On obtient ainsi de façon pratique l'alignement prescrit des nez 7 et 9 l'un sur l'autre et une position correcte de la couronne de commande 8 relativement aux chiffres. Pour empêcher l'usure prématurée du nez 9 par frottement lors de son introduction répétée dans la rainure 3 et de sa sortie de cette rainure, le nez en acier 7 foritlé sur la couronne de commande 8 peut dépasser légèrement, sur les côtés, du nez 9 formé sur le corps de roue 10 moulé sous pression. La fig. 5 montre une variante de réalisation dans laquelle un moyeu moulé 15 est assemblé avec une couronne imprimante en acier 16 pour former un corps de roue, sur lequel est montée la couronne de commande en acier 8, le moyeu présentant un nez 9 et la couronne un nez 7. On peut ainsi augmenter avantageusement la longévité des caractères 17 utilisés pour la numérotation, afin que sous ce rapport la longévité de la roue à chiffres ne soit pas diminuée. Pour simplifier l'assemblage de la roue représentée a la fig. 5, la couronne imprimante en acier 16 présente sur sa face cylindrique interne une saillie annulaire 18, qui vient se loger entre a couronne de commande en acier 8 et un paulement annulaire 19 formé sur la face périphérique du moyeu 15. La couronne de commande 8 est en outre rivée au moyeu 15 et il en est de même dans la forme d'exécution précédemment décrite. On peut voir dans les deux formes d'exécution les rivets 20, qui traversent la couronne de commande 8 et sont venus de moulage avec le corps de roue. La partie moulée du corps de roue est avantageusement moulée sous pression, en particulier en zinc. Mais on peut utiliser aussi d'autres matières moulables par coulée. On obtient au total une roue à chiffres dont l'usure est faible, en particulier dans la zone où se trouvent les moyens pour amener la roue en retrait, sans pour cela augmenter de façon notable le coût de fa brication. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1.- Roue a chiffres pour folioteur ou autres appareils similaires imprimant des successions de numéros, du type de celles comportant une couronne de commande coaxiale en acier et présentant un nez qui saille dans une poche excentrée de l'alésage central prévu pour le passage de l'axe de la roue et qui s'étend jusqu'à la circonférence délimitant la section de cet alésage, ledit nez servant à l'enfoncement de la roue à chiffres dans le bloc de roues de l'appareil au début du processus de numérotation, lorsque le chiffre zéro est tourné vers la surface à marquer et s'engageant à cet effet dans une rainure ou autre évidement correspondant de l'axe, caractérisée en ce que le nez est formé en totalité ou en partie sur la couronne de commande. 2. Roue selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'une partie moulée de la roue et la couronne de commande présentent chacune un nez, en ce que le deux nez sont géométriquement superposables au moins en partie et en ce que leurs faces en bout respectives tournées vers l'axe de la roue sont contigus et situées dans un même plan. 3.- Roue selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le corps de roue présente un collet qui entoure en partie l'alésage central et sert de moyen de centrage pour une ouverture de diamètre approprié ménagée dans la couronne de commande. 4.- Roue selon la revendication 3, caractérisée en ce qutil est prévu entre le corps de roue et la couronne de commande un moyen supplémentaire de centrage constitué de préférence par une saillie coopérant avec un évidement. 5. - Roue selon la revendication 4, caractérisée en ce que la saillie est formée sur la face de la couronne de commande qui vient s'appliquer contre le corps de roue et s'engage dans un trou correspondant du corps de roue. 6.- Roue selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le nez en acier formé sur la couronne de commande dépasse légèrement, sur les côtés, du nez en matière moulée formé sur le corps de roue. 7.- Roue selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est composée d'un moyeu moulé, d'une couronne imprimante en acier et d'une couronne de commande également en acier, et en ce que le moyeu moulé et la cou ronne de commande en acier présentent chacun un nez, les deux nez étant géométriquement superposables, au moins en partie. 8.- Roue selon la revendication 7, caractérisée en ce que la couronne imprimante en acier présente sur sa face cylindrique interne au moins une saillie de préférence annulaire, qui vient se loger entre la couronne de commande en acier et un épaulement annulaire correspondant formé sur la face périphérique du moyeu. 9.- Roue selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la partie moulée du corps de roue est moulée sous pression et est de préférence en zinc.