, 2112068 La présente invention concerne les installations de distribution électrique de l'heure et, plus précisément, un dispositif de remise à l'heure automatique des horloges réceptrices sur l*horlo~ ge-mère. 05 On sait que les installations de distribution de l'heure com portent, en général, : une source d'alimentation, une (ou plusieurs) horloge-mère de précision qui fournit des signaux périodiques, et des horloges réceptrices reliées à l'horloge-mère par des conducteurs - Ces horloges réceptrices sont équipées le plus souvent.d'un 10 moteur magnéto-électrique qui fonctionne en entraînant les aiguilles indicatrices sous l'action des signaux périodiques reçus de l'horloge-mère. Elles sont montées entre elles, soit en série aux bornes de shunt, fonctionnant alors à courant constant, soit en parallèle, donc à tension constante. 15 la similitude des heures indiquées par l'horloge-mère et par une horloge réceptrice dépend : - de la source d'alimentation ; toute interruption ou baisse importante de tension lors de la fermeture des contacts de distribution de 1'horloge-mère perturbe, en effet, le fonctionnement de 20 l'horloge réceptrice. - de l'état des contacts de l'horloge-mère qui peuvent "hacher1' les émissions. - des interventions accidentelles sur la ligne de distribution reliant les horloges réceptrices à l'horloge-mère. 25 - des influences diverses sur les horloges réceptrices, telles que, par exemple, le givre pour les horloges placées à l'extérieur. Il en résulte que des remises à l'heure des horloges réceptrices sur celle de l'horloge-mère sont parfois nécessaires. Si l'écart entre hôrloge-mère et horloges réceptrices est eonstant, la 30 remise à l'heure se limite à l'envoi d'émission à cadence rapide ; en cas de retard, on a un arrêt d'une durée correspondant à l'avance relevée. Ces opérations s'effectuent simplement à l'aide de clési En revanche, si les horloges réceptrices accusent des écarts entre elles, leur remise à l'heure manuelle s'impose. Cette servitude 35 peut devenir très lourde dans une installation qui comporte un grand nombre d'horloges dont l'accessibilité demeure souvent très aléatoire. Afin de remédier à ces inconvénients, on a déjà proposé plusieurs dispositifs pour la remise à l'heure des horloges réceptri-40 ces montées en parallèle. Ils s'appliquent principalement à des 70 32867 2 2112068 horloges réceptrices dont la consommation, ou dont la nature du courant employé, interdit techniquement l'utilisation de batteries d'accumulateurs ou de piles à des conditions économiques acceptables. Ces installations, alimentées par le réseau de distribution 05 d'énergie électrique, soit directement, soit par l'intermédiaire de transformateurs et redresseurs, se trouvent soumises à toutes les perturbations qui affectent les centrales électriques, stations de transformation, lignes de transport d'énergie, etc. Elles doivent donc nécessairement comporter un dispositif de remise à l'heure au-10 tomatique qui intervient : - soit dès le rétablissement de la tension du réseau, ce qui implique l'utilisation d'une mémoire mécanique ou électrique à source auxiliaire pour comptabiliser les émissions non distribuées par l'horloge-mère pendant la coupure de tension, 5 - soit à une heure choisie par l'horloge-mère. Il est à noter que l'utilisation du premier dispositif ne met pas l'installation à l'abri des conséquences des chutes de tension, si bien qu'il est généralement utilisé conjointement avec le second. Il en résulte une complexité accrue qui détermine l'emploi de qua-20 tre conducteurs de section importante pour assurer les liaisons électriques entre les horloges et de deux inverseurs dans chaque horloge réceptrice. Quant à la remise à l'heure à un instant choisi par l'horloge-mère, elle fait intervenir, au mieux, deux conducteurs et Tin inter-25 rupteur placés dans l'horloge réceptrice pour les modèles non polarisés. Dans ce cas, l'horloge-mère envoie toutes les minutes, par exemple, des signaux de même polarité qui permettent aux horloges réceptrices de progresser. Au passage de la minute 58 à la minute 59 indiquée par l'horloge réceptrice, son interrupteur s'ouvre et 30 les émissions, si elles persistent avec la même polarité, ne peuvent parvenir au récepteur, une diode placée en parallèle sur l'inverseur se trouvant dans le sens bloquant. On constate donc qu'il est possible de réduire une avance prise par l'horloge réceptrice en construisant l'horloge-mère pour qu'elle inverse la polarité 35 des signaux seulement lorsqu'elle indique l'instant 0 minute. Pour résorber un retard au contraire, il suffit que l'horloge-mère envoie systématiquement entre les instants 59. et 00 minute un certain nombre d'impulsions rapides, de même polarité qu'à la minute précé-cente, qui n'auront d'effet que sur les horloges réceptrices dont 40 l'interrupteur est en position fermée, donc eh retard, et ceci 70 32867 3 2112068 jusqu'à ce qu'il y ait ouverture de cet interrupteur. Oe principe est également exploité à l'aide de trois conducteurs de liaison : un commun et deux fils d'alimentation reliés aux bornes d'un inverseur incorporé à chaque horloge réceptrice. Dans 05 ce cas, l'inverseur de polarité précédemment mentionné est inutile. Il suffit de supprimer momentanément l'application des émissions sur un conducteur d'alimentation pour faire perdre une avance aux horloges réceptrices, et d'appliquer sur l'autre conducteur des émissions rapides pour réduire un retard. Ce dispositif est utilisé 10 aussi bien en courant alternatif qu'en courant continu de même sens ou inversé. Toutefois, ces dispositions ne permettent un contrôle et une remise à l'heure exacte des horloges réceptrices que si les écarts qu'elles présentent entre elles et l'horloge-mère sont inférieurs 15 à une heure, puisque le cycle de remise à l'heure est à périodicité horaire. Il en résulte que des écarts supérieurs imposent une intervention manuelle et indépendante sur chaque horloge. De plus, l'utilisation des trois conducteurs lorsque le courant est alternatif ou inversé entraîne : 20 - un accroissement du prix de l'installation, - une difficulté de raccordement due à l'identification des conducteurs, - l'impossibilité d'utiliser une ligne existante à deux conducteurs pour y placer ce matériel. 25 L'invention a pour but d'obvier à ces inconvénients grâce à un dispositif de remise à l'heure entièrement automatique dans lequel la liaison entre l'horloge-mère et les horloges réceptrices, branchées en parallèle, ne nécessite que deux conducteurs et dans lequel des dispositions sont prévues pour assurer le recalage auto-30 matique des horloges réceptrices sur l'horloge-mère, quels que soient les écarts, même excédant une heure. Le dispositif, suivant l'invention, est caractérisé en ce que, d'une part les signaux émis par 2.1 horloge-mère ont une amplitude cycliquement variable et en ce que, d'autre part, chaque horloge 35 réceptrice comporte dans le circuit de son organe moteur au moins un élément à caractéristique non linéaire associé à tin commutateur commandé par le mécanisme de cette horloge réceptrice, de telle sorte que le fonctionnement dudit organe moteur est conditionné à la fois par la position du commutateur associé et par l'amplitu-40 de des signaux émis. 70 32867 4 2112068 Par élément à caractéristique non linéaire, on entend tout élément, tel que par exemple diodes Zener, diode tunnel, thermistan-ce, transistor uni-jonction, thyristor, etc. susceptible de constituer un montage à détection de seuil de tension et permettant de 05 discriminer l'amplitude des signaux reçus de l'horloge-mère, de manière à rendre actif ou non l'organe moteur d'une horloge réceptrice suivant la position du commutateur associé. La remise à l'heure peut s'effectuer toutes les heures * en ce qui concerne l'indication des minutes, et toutes les 12 heures, en 10 ce qui concerne l'indication des heures, en programmant convenablement les cycles d'émission de l'horloge-mère. L'horloge-mère est alimentée, au choix, soit en courant continu fourni par piles ou batteries d'accumulateurs, soit en courant continu fourni par un redresseur, soit directement en cour suit alterna-15 tif suivant le type d'horloge réceptrice adopté. Le dispositif, suivant l'invention, présente aussi les avantages qu'il est possible de conserver à l'installation sa batterie, car les horloges réceptrices du type polarisé à faible consommation sont utilisables. Dans la plupart des cas, les dérangements étant 20 inférieurs à 40 minutes, le dispositif de recalage des minutes sera suffisant et l'indication permanente de l'heure exacte restera effective en l'absence momentanée d'alimentation par le réseau. Il est aussi possible de faire fonctionner l'installation directement sur le réseau ; en cas de coupure de celui-ci, les horloges s'arrêtent. 25 Si la coupure a une durée inférieure à 40 minutes, les horlo ges se recaleront dans l'heure suivante. Si la coupure excède une heure,le recalage s'effectuera en général, dans les 12 heures suivantes . L'horloge-mère d'une autonomie supérieure à un an et le princi-30 pe du recalage permettent ainsi de s'affranchir de la réserve de marche, mécanique ou électrique, habituellement prévue. L'invention sera mieux comprise en se référant à la description suivante, en relation avec le dessin annexé qui représente, à titre d'exemples non limitatifs, divers modes de réalisation conformes à 35 1 ' invention. Les fig. 1, 3 et 5 représentent des schémas d'horloges réceptrices conformes à l'invention. Les fig. 2, 3A, 4 et 6 sont des diagrammes de signaux explicatifs du fonctionnement. 40 La fig. 7 montre un exemple d*interrupteur statique utilisable | 70 32867 2112068 suivant l'invention. la fig. 8 représente un dispositif de recalage- des minutes et des heures. La fig. 9 est le diagramme des signaux correspondants. 05 En se reportant à la fig. 1, 3 désigne une batterie d'accumula teurs chargée, par l'intermédiaire de redresseurs 2, par un transformateur abaisseur 1 relié au réseau de distribution électrique. Une horloge-mère 4 est raccordée à la batterie 3 par trois conducteurs 5, permettant de prélever plusieurs tensions sur l'alimenta-10 tion. L'horloge-mère 4 est reliée aux horloges réceptrices 8, 9» 10... de type magnéto-électrique par deux conducteurs 6 sur lesquels ces dernières sont branchées en parallèle. L'horloge-mère est munie de contacts périodiques à cycles minute et horaire qui permettent d'appliquer aux conducteurs 6 des si-15 gnaux carrés alternés d'amplitude et de fréquence variables. Les horloges réceptrices, telles que 8, comportent en série avec leur moteur magnéto-électrique 12, un interrupteur 11 à cycle horaire commandé par le rouage de l'horloge, et cet interrupteur est shunté par un élément à caractéristique courant/tension non linéaire qui, 20 dans cet exemple est constitué par une diode Zener 13. L'horloge 8 est raccordée aux conducteurs 6 par les fils 14 et 15. On désigne par U la tension maximale et U/2 la tension minimale fournie par la batterie 3. La tension Zener de la diode 13 est choisie approximativement égale à U/2 et on suppose que les moteurs 25 12 fonctionnent indifféremment sous les tensions U et ïï/2. L'application sur les conducteurs 6 de signaux alternés d'amplitude U/2 permet d'alimenter le moteur 12 seulement si l'interrupteur 11 est fermé. L'ouverture de cet interrupteur interdit en effet, le passage de l'une des polarités pour laquelle la diode 13 30 est bloquante. Les horloges réceptrices ayant leur interrupteur ainsi ouvert demeurent à l'arrêt. Si les signaux alternés fournis par l'horloge-mère ont l'amplitude U, le moteur 12 reçoit des signaux d'amplitude + U si l'interrupteur 11 est fermé, et des signaux d'amplitude + ^ et - U si 35 l'interrupteur 11 est ouvert. Dans ces deux cas, le moteur fonctionne. Il suffit donc, pour arrêter une horloge réceptrice qui avanee et qui a ouvert son interrupteur 11, de ne plus lui appliquer de signaux alternés d'amplitude U. Au contraire, pour les horloges 40 retardatrices, l'envoi systématique de signaux alternés de fréquen- 70 32867 6 2112068 ce plus élevée, et d'amplitude ^ permet d'actionner rapidement leur moteur jusqu'à ouverture de leur interrupteur. La fonction de rattrapage terminée, le niveau des signaux émis passe de U/2 à U et les horloges reprennent leur fonctionnement normal. 05 Un exemple de fonctionnement est illustré par le diagramme de la fig. 2 où sont représentés, en fonction du temps exprimé en minutes : en A les signaux émis par l'horloge-mère, en B la position ouverte 0, fermée F, de l'interrupteur d'une horloge réceptrice, et en C les signaux appliqués aux bornes de son moteur 12. Sur ce dia-10 gramme, les temps correspondent aux indications respectives fournies par les aiguilles de l'horloge-mère pour A, et par les aiguilles de l'horloge réceptrice pour B et C. On a supposé que cette horloge réceptrice ne présentait aucun décalage par rapport à l'horloge-mère ; cette horloge réceptrice par exemple, du type demi-minute, 15 courant inversé, exige 60 périodes pour progresser d'une heure. On remarque sur ce diagramme que les signaux A de l'horloge-mère comportent des plages 16, 17 où les émissions d'amplitude + ont lieu à fréquence plus élevée. Gomme, dans l'exemple représenté, l'horloge réceptrice indique à cet instant l'heure de l'hor-20 loge-mère, on voit sur les signaux C que seules les alternances négatives sont reçues par le moteur 12, son interrupteur associé 11 étant alors ouvert. Or, la dernière impulsion normale reçue avant l'apparition des signaux à fréquence élevée étant de polarité négative, l'horloge réceptrice restera à l'arrêt jusqu'à ce que l'émis-25 sion de la minute 00 d'amplitude + U traverse la diode Zener 13» Celle-ci détermine alors sur une des alternances une chute de tension U/2 aux bornes du moteur 12 et l'horloge réceptrice reprend son acheminement normal. Au bout de 10 minutes, l'horloge réceptrice referme l'interrupteur 11 de sorte que son moteur reçoit des 30 alternances d'amplitude + U jusqu'à réouverture de cet interrupteur. Il est évident qu'au lieu d'une diode Zener, le circuit de l'horloge réceptrice peut comporter un élément à caractéristique non linéaire d'un autre type pour jouer le rôle de détecteur de seuil. La fig. 3 montre l'utilisation d'une résistance à coefficient 35 de température positif 18 dont la caractéristique courant/tension est indiqué fig. 3A. Les signaux émis ont la forme impulsionnelle discontinue représentée sur le diagramme de la fig. 4 où le temps étant exprimé en secondes, à l'émission d'une impulsion positive succède immédiatement l'émission d'une impulsion négative. Les 40 alternances positives om une amplitude U1 supérieure à l'amplitude 70 32867 7 2112068 U2 des alternances négatives. Tant que l'interrupteur 11 reste fermé, il court-circuite la résistance 18 et le moteur 11 fonctionne sous des tensions + U1 et - U2. Si l'interrupteur 11 est ouvert, l'alternance positive d'ampli-05 tude U1 amène progressivement le courant de la valeur 11 à la valeur 12 au point P, intersection de la droite de charge avec la caractéristique (fig. 3A), puis l'alternance négative d'amplitude U2 apparaît immédiatement après. Le point P se déplace en P' puis en P" lorsque l'équilibre thermique est atteint. 10 Du fait de la variation de la résistance 18, le courant - 13 qui caractérise l'action de cette alternance négative est beaucoup plus petit en valeur absolue, que 11 ou que Im, courant nécessaire au fonctionnement du moteur 12. Pour que l'horloge réceptrice reprenne son fonctionnement nor-15 mal, il suffit d'appliquer une alternance positive d'amplitude TJ2, telle que représentée sur la caractéristique de la fig. 3A. Le courant passera alors de 14 lorsque la résistance 18 est froide à 15 si l'équilibre thermique est atteint. L'alternance négative suivante d'amplitude U2 détermine un courant - 15. Comme ± 15 J ^ jlm , 20 le moteur 12 fonctionne normalement malgré l'ouverture de l'interrupteur 11. On constate que, contrairement au montage à diode Zener de la fig. 1, l'horloge réceptrice reprend son fonctionnement, lorsque l'interrupteur 11 est ouvert, dès que la tension appliquée s'abaisse de U1 à U2. 25 La fig. 5 montre un autre exemple d'utilisation d'un élément à caractéristique courant/tension non linéaire, constitué ici par une thermistance ou résistance à coefficient de température négatif 21. Dans ce montage, l'interrupteur de l'horloge réceptrice est remplacé par un inverseur 22. En fonctionnement normal, le moteur 12 est 30 alimenté à travers une résistance 24 et la thermistance 21 à travers une autre résistance 25, les éléments 12, 24 et 21, 25 étant branchés en parallèle. Quand l'horloge réceptrice a suffisamment progressé, elle fait passer l'inverseur 22 de la position 26 à la position 27, mettant la résistance 25 hors circuit. 35 Le diagramme de la fig. 6 indique en A l'allure des signaux d'amplitude + U émis par l'horloge-mère avant l'instant 00 minute, et en B les signaux d'amplitude + ^ et - Tp- (K )> 1 dimensionné par le montage) émis à l'instant 00 minute et après. L'émission positive de durée appropriée et d'amplitude U affaiblit la valeur ohmique de 40 la résistance 21. Le commutateur 22 étant en position 26, le moteur 70 32867 8 2112068 12 fonctionne normalement avec les signaux d'amplitude + U. Si on suppose que l'inverseur 22 passe alors de la position 26 à la position 27, à l'apparition de l'alternance positive suivante, la tension aux bornes du moteur 12 est insuffisante pour assurer 05 son fonctionnement et les émissions suivantes de même amplitude + ïï demeureront sans effet, car l'alternance positive détermine la variation de résistance de 21 par l'intermédiaire d'un courant traversant maintenant la résistance 24 et cette variation de résistance interdit toujours toute action à l'alternance négative. Si à 10 l'instant 00 minute l'amplitude de l'alternance négative passe de KU - U à - 7j—, la tension aux bornes du moteur 12 redevient suffisante pour lui permettre de poursuivre son acheminement. Alors que sur les fig. 1 et 3 l'interrupteur 11 a été représenté sous forme mécanique, il peut aussi être réalisé sous forme 15 électronique, comme représenté par exemple sur le montage de la fig. 7. Cet interrupteur, de type photoélectrique, est constitué par un transistor 31 et monté en parallèle avec l'élément à résistance non linéaire 29 et un capteur de déplacement 30 branchés dans son circuit de base. Le capteur 30 est une photorésistance ou une 20 photodiode, éclairé par une lampe 33. Un écran mobile 32 solidaire du rouage de l'horloge réceptrice peut couper, suivant sa position, le flux lumineux fourni par la lampe 33. L'ensemble est alimenté par un courant de même sens à travers un pont de redresseurs 34, en série avec le moteur 12, quel que soit le signe des alternances 25 appliquées sur les conducteurs 35, 36. Les paramètres de fonctionnement sont choisis : a) pour que le transistor 31 soit bloqué lorsque la photorésistance 31 est soumise au flux lumineux de la lampe 33 alimentée sous la tension U1. Dans ces conditions, le courant passant dans l'élément 30 29 est insuffisant pour assurer le fonctionnement du moteur 12 qui demeure au repos. b) pour que la lampe 33 soit pratiquement éteinte lorsqu'elle est soumise à une tension d'amplitude |u2 35 On constate donc que le moteur 12 fonctionne sous la tension U1 si l'écran 32 intercepte le faisceau lumineux issu de la lampe 33, ou sous la tension U2 quelle que soit la position de l'écran, puisque la lampe demeure éteinte. Ces différents dispositifs applicables à une .remise à l'heure 40 des minutes peuvent aussi être applicables à une remise à l'heure 70 32867 9 2112068 conjointe des heures, par exemple dans le cas d'une horloge-mère alimentée en courant alternatif par le réseau de distribution. La fig. 8 représente un tel dispositif utilisant deux diodes Zener 13 et 37 montées tête-bêche en série avec le moteur 12 d'une horloge 05 réceptrice. La diode 37 est court-circuitée par un interrupteur 38 suivant une périodicité de 12 heures, tandis que l'ensemble des deux diodes 13 et 37 est court-circuitée par un interrupteur 111 à périodicité d'une heure suivant le fonctionnement du montage indiqué fig. 1. Par convention, on admettra que, lorsque les interrup-10' teurs 38 et 11' sont ouverts, la diode 37 est dans le sens bloquant pour une tension d'amplitude - ? et la diode 13 dans le sens blo- U quant pour une tension d'amplitude + tj- . On suppose que l'horloge-mère fournit les émissions représentées en A sur le diagramme de la fig. 9. Les lignes 40 et 41 repré-15 sentent l'enveloppe qui définit l'amplitude des impulsions distribuées. Les lignes B 11 et B 38 représentent les différentes positions fermée F, ouverte 0, des interrupteurs 11* et 38 de l'horloge réceptrice en fonction de ses indications propres. En C figure le diagramme des signaux recueillis par le moteur 12 lorsqu'il n'y a 20 pas d'écart entre les indications de l'horloge-mère et celles de l'horloge réceptrice considérée. On va examiner le fonctionnement sur un exemple précis, en supposant pour commencer, que l'horloge réceptrice et l'horloge-mère ne présentent aucun décalage. 25 - A l'instant 9 H.55, les émissions demi-minute de l'horloge- mère d'amplitude + U et - | passent à + ^ et - ^ . L'interrupteur 11' étant fermé, le moteur 12 recueille les signaux + ly et — suffisants pour assurer son fonctionnement. - De l'instant 9 H.59*5" à l'instant 9 H.59*55", l'horloge-mère 30 distribue des émissions rapides 42 au nombre de 80 ou plus, de durée 0,5" et d'amplit^c*--?. respectives - ^ et + 77 . La première émission détermine ------.-,3 demi-minute de l'aiguille du moteur 12 qui s'accompagna -Zo l'oirrerture sur ce dernier de l'interrupteur 11'. L'amplitude du signal suivant, d'amplitude + 77 , ne 35 pourra pas parvenir au moteur 12 , son amplitude étant insuffisante pour donner naissance à un courant à travers la diode 13 disposée en série. Il en sera de même des émissions rapides suivantes. - A l'instant 10 H.00'00" , les émissions de l'horloge-mère se rétablissent à + U et - | . Il en résulte alors l'application 6AD origjmal^ 70 32867 10 2112068 d'une tension + g aux "bornes de 12 et le moteur 12 poursuit sa progression normale. A 10 H. 20f , l'interrupteur 111 se ferme, le moteur 12 reçoit à nouveau les signaux d'amplitude + II et - | . - On constate donc que les signaux rapides indiqués en 42 de 05 remise à l'heure ont seulement pour effet, sur une horloge calée correctement, de la faire avancer d'une demi-minute (le récepteur étant du type demi-minute, courant inversé) 25 secondes avant l'instant normal. Cette avance est perdue par la suite du fait qu'aucun signal d'amplitude U ou tj ne parvient au moteur avant l'instant 10 10 H.00'00". - Si l'on observe le fonctionnement après 10 H.20', on relève qu'à 10 H.45* l'interrupteur 38 s'ouvre mais, comme l'interrupteur n'est alors fermé, cette fonction demeure sans conséquence. A l'instant 10 H.59*05" , les émissions de remise à l'heure réappa- 15 raîtront, les effets seront les mêmes que précédemment. Toutefois, on ne relèvera plus aucune tension d'amplitude - aux bornes de 12, les deux diodes Zener étant à tour de rôle dans le sens bloquant puisque les interrupteurs 11'et 38 sont tous les deux ouverts. Dès l'instant 11 H.00*00" , les signaux demi-minute de l'horlo-20 ge-mère passeront à l'amplitude + U et - U , l'horloge réceptrice poursuivra son cheminement. A l'instant 11 H.00*05" , des émissions rapides indiquées en 43 d'amplitude + ïï et - ^ seront appliquées à la ligne de distribution pendant 12 minutes au nombre de 690 ou plus. Elles n'auront pour effet, sur le moteur, que de lui communi-25 quer une avance momentanée de 29 secondes environ, perdue ensuite dans la minute considérée, et ceci pendant les 15 minutes réservées à ces émissions rapides. - A l'instant 11 H.20' , l'interrupteur 1l'se referme et le moteur 12 reçoit jusqu'à l'instant 11 H.55' des émissions d'amplitu- 30 de + TJ et - U, puis des émissions d'amplitude + ^ et - ^ . A l'instant 11 H.35' , l'interrupteur 38 se referme, ce qui demeure sans effet sur le fonctionnement de T2 puisque 11* est alors fermé. Les fonctions se renouvellent alors toutes les heures suivant la description faite entre 9 et 10 heures. 35 On suppose maintenant que l'horloge réceptrice retarde de 4 H.52* lorsque le courant se rétablit à 9 H.55' . - Dans celle-ci l'interrupteur n'est ouvert. Les émissions du régulateur sont d*amplitude + ^ et - ^ , le moteur 12 demeurera à l'arrêt jusqu'à l'instant 10 H.OO'OO" où les émissions passent à 40 l'amplitude + U et - ^ moteur reprendra son acheminement avec 70 32867 n 2112068 retard, cette fois, de 4 H.57*. - A l'instant 10 H.57* indiquée par l'horloge-mère, le moteur 12 demeurera à l'arrêt, son interrupteur 11 ' étant en position ouverte. A l'instant 11 H.00'00" , son retard sera de 5 heures. Puis, les 05 émissions de remise à l'heure rapides 43, d'amplitude + U et - | , délivrées par l'horloge-mère le feront avancer rapidement jusqu'à ce que les aiguilles de l'horloge réceptrice indiquent 11 heures (ouverture conjointe des contacts 38 et 11(), dès lors le moteur ne demeurera sensible qu'aux émissions d'amplitude + U et - U délivrées 10 à raison d'une période par minute. Il en résultera un retard de l'horloge réceptrice d'environ 5 minutes à l'instant 11 H.59 qui sera réduit par la remise à l'heure à cadence rapide d'amplitudes 2 et - 2 2 et 2 . Si on suppose alors que l'horloge réceptrice indique 7 H.15' 15 quand il est 3 H.45' à l'horloge-mère ; Dans l'ordre on aura : - Un recalage de la minute de l'horloge réceptrice entre 3 H.59'05M et 3 H.59,55" (l'horloge réceptrice indiquera alors 7 H.59*30" , soit une avance de 4 heures). 20 - Puis l'horloge réceptrice s'arrêtera sur 10 H.59'30" lorsque l'horloge-mère indiquera 6 h.59'05". - Elle reprendra son fonctionnement à l'instant 11 H.00'00" en parfaite similitude d'heure avec l'horloge-mère. L'examen des différents cas montre que le dispositif de remise 25 à l'heure permet d'assurer, en général, la remise à l'heure dans les 12 heures qui suivent le rétablissement du courant. Seules, des coupures d'alimentation aux instants compris entre 11 H.05' et 11 H.20' pourraient avoir pour conséquence un étalement de la remise à l'heure sur 24 heures. 70 32867 12 2112068 REVENDICATIONS 1/ Dispositif de remise à l'heure automatique pour installation, électrique de distribution de l'heure dans laquelle une horloge-mère envoie des signaux de polarité alternée sur deux conducteurs auxquels sont raccordées en parallèle des horloges réceptrices, 05 caractérisé en ce que, d'une part les signaux émis par l'horloge-mère ont une amplitude cycliquement variable et en ce que, d'autre part, chaque horloge réceptrice comporte dans le circuit de son organe moteur au moins un élément à caractéristique non linéaire associé à un commutateur commandé par le mécanisme de cette horlu~~ 10 réceptrice, de telle sorte que le fonctionnement dudit organe moteur est conditionné à la fois par la position du commutateur associé et par l'amplitude des signaux émis. 2/ Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplitude des signaux émis par l'horloge-mère varie cycliquement 15 de une à deux fois une valeur nominale et que l'élément à caractéristique non linéaire est constitué par une diode Zener dont la tension Zener est approximativement égale à ladite valeur nominale, montée en parallèle avec un interrupteur et en série avec l'organe moteur de l'horloge réceptrice. 20 3/ Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément à caractéristique non linéaire est constitué par une résistance variable avec la température et que les signaux émis par l'horloge-mère sont des impulsions brèves de polarité alternée et d'amplitude cycliquement variable. 25 4/ Dispositif suivant les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que l'élément à caractéristique non linéaire est une résistance à coefficient de température positif, monté en parallèle avec un interrupteur. 5/ Dispositif suivant les revendications 1 et 3, caractérisé en ce 30 que l'élément à caractéristique, non linéaire est une résistance à coefficient de température négatif et que le circuit comporte le montage en parallèle de l'organe moteur et de ladite résistance variable avec deux autres résistances par l'intermédiaire d'un commutateur. 35 6/ Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'organe moteur est monté en série avec deux diodes Zener branchées tête-bêche, la première étant en parallèle avec un premier interrupteur commandé cycliquement toutes les 12 heures, et l'en- BAD ORIGINAlI i 70 32867 13 2112068 semble des deux diodes en parallèle avec un second interrupteur commandé cycliquement toutes les heures. 7/ Dispositif suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que 1*interrupteur est de type photoélectrique et comporte une photorésistance branchée dans le circuit de base d'un transistor, en série avec l'élément à caractéristique non linéaire, la photorésistance étant illuminée au moyen d'une lampe par l'intermédiaire d'un écran mobile solidaire du mécanisme de l'horloge réceptrice.