La présente invention concerne une variété d'ouate constituée de coton ou de fibres synthétiques ou d'un mélange de ces deux produits, notamment pour des utilisations sanitaires. L'invention concerne également un procédé de fabrication d'une telle ouate. Pour le traitement de plaies qui saignent on ne peut utiliser les types de ouate employés actuellement, que ce soient des ouates de coton pur ou des ouates de viscose pure ou encore des mélanges, ou des produits obtenus à partir de ceux-ci, tels que des tampons ou des types de bandages déterminés. En effet, les fibres liches pourraient salir la plaie et prolonger le temps de guérison. En tenant compte du fait que l'ouate est un produit sanitaire des plus usuels et que son utilisation est extrdmement peu onéreuse, il semble avantageux de pouvoir utiliser ce type de produit pour les buts indiqués ci-dessus. Actuellement l'ouate, fabriquée en continu suivant des procédés très différents, ne peut pas s'utiliser comme composant dans les bandages ou pansements sandwichs, quoique celà permettrait d'utiliser les propriétés caractéristiques avantageuses de l'ouate, telles que son pouvoir absorbant, son pouvoir isolant, son contact doux, ainsi que la disponibilité du produit et son prix peu élevé. La présente invention a pour but d'élargir le champ d'application de 11 ouate, e dans les cas où 11 ouate elle-m8me ou un produit constitué à base de celle-ci, tel qu'une bande sandwich, arrive directement en contact avec la surface supérieure d'une plaie saignante ou humide, au cours de traitement médicaux. A cet effet l'invention concerne une variété d'ouate de coton et le fibres synthétiques ou -un mélange de ces produits, caractérisée en ce qu'elle contient de 4 à 15 % d'un polymère hydrophilisant, lié chimiquement ou à chaud. Une ouate qui a été traitée par un polymère hydrophilisant peut en effet absorber une quantité plus importante de sécrétions cellulaires qu'une ouate non traitée. La présente invention s'étend également à un procédé de fabrication d'une ouate telle que celle décrite cidessus. Un tel procédé se caractérise en ce qu'on traite un tampon d'un copolymère de cellulose ou de viscose avec un polymère hydrophilisant par une polymérisation radiale que I' on active, soit par l'introduction de suustituant de radicaux dans la cellulose ou la viscose, soit par une transmission de réactions en chaine. les centres actifs de la cellulose ou de la viscose, qui activent l'opération de liaison et de compactage, se forment par irradiation de la cellulose ou de la viscose par un rayonnement ionisant à partir d'une dose absorbante résultante comprise entre 1 à 3 Mrad. Un autre procédé de fabrication de l'ouate conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'on imprègne au préalable l'ouate avec une dispersion d'un polymère hydrophilisant, puis on sèche et on fixe à chaud le film de polymère ainsi obtenu. L'avantage des procédés de fabrication selon l'invention réside dans le fait qu'on supprime les propriétés indésirables des ouates fabriquées de façon classique. L'ouate modifiée devient très hydrophile et perd sa consistance fibreuse lorsqu'elle est réticulée. Dans le cas ou l'ouate modifiée est utilisée comme composante d'une bande sandwich pour recouvrir des plaies saignantes, ou humides, du fait de sa capacité absorbante augmentée et par une meilleure répartition des sécrétions de la plaie, on aboutit à une capacité de sorption de la bande supérieure de 30 à 50 ffi par rapport aux bandes classiques, qui ne contiennent pas d'éléments à base d'ouate. Cette amélioration permet de réduire le nombre de remplacements de bandes et raccourcit en outre la durée de guérison car, comme cela est connu, on nettoie les plaies par un remplacement fréquent des pansements. L'ouate modifiée peut non seulement s'utiliser dans la préparation de pansements sandwichs, mais egalement pour la tabrication de toute une série d'autres produits sanitaires. ainsi on peut par exemple fabriquer des tampons d'ouate selon l'invention, alors que ces produits ne pouvaient s'utiliser jusqu a présent pour le traitement de plaies saignantes, à cause de la faible cohésion des fibres. Les tampons fabriqués à l'aide de l'ouate selon l'invention présentent un grand nombre d'avantages par rapport aux tampons classiques utilisés jusqu'à présent. L'avantage essentiel est la possibilité d'une fabrication en grande série, avec des machines, en dehors des installations sanitaires, ainsi qu'une amélioration de la capacité absorbante et une capacité de sorption augmentée de 40 à 60 % par rapport aux tampons mull connus. La présente invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide de divers exemples EXEMPLE 1 On utilise une nappe d'ouate constituée par un mélange de coton et de viscose, de dimensions 10 x 15 cm et de 5 mm d'épaisseur, que l'on laisse gonfler dans une émulsion aqueuse contenant 2 % d'acide méthacrylique et 4 % d'acétate de vinyle pendant 20 ma. Puis on essore sur un foulard Puis on soumet l'échantillon essoré à un flux d'électrbns d'une intensité de 20 A, dans un accélérateur Van de Graaf, avec une dose: de 1,5 Xrad. Après l'exposition au rayonnement, on lave successivement l'échantillon dans de l'eau, on neutralise dans une solution de soude à 0,1 %, puis on lave de nouveau dans l'eau et on sèche. Le produit séché a pu être utilisé pour la préparation d'un pansement de revêtement, pour les défauts secontairee d'une surface prélevée destinée à des buts de transplantation. EXEMPlE2 On utilise une nappe d'ouate de cellulose de 3 x 20 cm-et de 5 mm d'épaisseur. On imprègne dans une émulsion aqueuse à 2-% d'acide méthacrylique et à 0,5% d'acétate de vinyle pendant 30 mn. Puis on essore sur un foulard à 650 %. L'échantillon essoré est soumis comme dans l'exemple précédent à un-rayonnement d'une dose de 1,5 Mrad, puis neutralisé dans une solution aqueuse de soude et sèche. L'échantillon ainsi traité a pu s'utiliser pour la préparation de tampon 'd'ouate. EXEMPLE 3 On utilise une nappe de fibres d'un mélange de coton et de viscose ou de coton pur de 10 x 15 cm et de 5 mm d'épaisseur. On laissé gonfler le produit dans une émulsion aqueuse d'un monomère comme dans l'exemple 1. Puis on essore l'échantillon à 500 %, on neutralise et on sèche. l'échantillon ainsi traité a pu s'utiliser pour la préparation de pansements de recouvrement, noyés ultérieurement dans une gaine de polyéthylène et soumis à un rayonnement de 2,5 Mrad. L'opération de-campactage a été effectuée dans ce cas en même temps que la stérilisation du produit. EXEMPLE 4 - On utilise une nappe d'ouate constituée d'un mélange de coton et de viscose, de 10 x 15 cm et de 5 mm d'épais- seur. Cette nappe a été plongée dans une solution à 1 % de péroxydisulfate de potasse. Après une réticulation de base, on a ajouté à la solution une solution aqueuse à 4 % d'acide méthacrylique et on a chauffé le mélange pendant 2 heures à 650 C. On a maintenu la concentration de la solution de péroxydisulfate de potasse de préférence entre 0,25 % et 2 % et la solution d'acide mechacrylique entre 2 % et 5 do. La durée de chauffe pouvait varier entre l et 4 heures. Après lavage et séchage, on a pû utiliser la nappe d'ouate ainsi traitée pour préparer un pansement de recouvrement. EXEMPLE 5 On utilise une nappe d'ouate constituée par un mélange de coton et de viscose, de 10 x 15 cm et de 5 mm d'épaisseur. On imprègne cet échantillon d'une émulsion aqueuse à 15 % de polyméthacrylate de sodium et de 4 % d'acétate de polyvinyle pendant 20 minutes. Après gonflement, on a essoré 1 1échantillon sur un foulard L 500 %. On a réalisé la fixation à chaud du polymère, sur les fibres d'ouate, à 1200 C. La nappe d'ouate ainsi traitée a été utilisée pour préparer divers produits sanitaires tels que ceux décrits ci-dessus. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes de réalisatior sans pour cela sortir du cadre de l'invention. IIEVENDICATIONS 1.- Ouate du type constitué de coton de fibres synthétiques et de leur mélange, destinée à des apFlications sanitaires, ouate caractérisée en ce qu'elle contient de 4 à 15 % d'un polymère hydrophilisant lié aux fibres. 2.- Ouate suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le polymère est lié aux fibres chimiquement. 5.- Ouate conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le polymère est lié à chaud aux fibres. 4.- Procédé pour la fabrication d'ouate selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise un copolymère de liaison de cellulose ou de viscose avec un polymère hydrophilisant, par une polymérisation radicale, cette dernière étant activée, soit par introduction de substituants de radicaux dans la cellulose ou la viscose, soit par activation par réaction ou chaine. 5.- Procédé de fabrication d'un copolymère de liaison à l'aide d'un polymère hydrophilisant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les centres actifs de la cellulose ou de la viscose, qui initient l'opération de liaison sont formés par irradiation de la cellulose ou de la viscose par un rayonnement ionisant aonnant une dose résultante absorbée de 1 à 3 Iras. 6.- Procédé de fabricatiòn d'ouate modifiée selon lune des revendications 1 et 3, caractérisé en ce qu'on imprègne au préalable l'ouate avec une dispersion d'un polymère hydrophilisant, puis on sèche et on fixe à chaud le film de polymère ainsi obtenu.