L'épuration ou l'élimination des eaux usées à partir d'étables pour animaux, notamment d'installations d'élevage et d'engraissement de bétail, ont été exécutées jusqu'à maintenant par voie biologique. On connaît notamment dans ce domaine le procédé des boues activées. Du fait que de telles eaux usées sont bien plus fortement concentrées en impuretés que des eaux d'égouts communales, des procédés biologiques d'épuration sont toujours liés à des dépenses technologiques importantes. Par comparaison aux eaux d'égoûts communales qui présentent seulement une teneur en BSB5 de 200 mg/l, les eaux usées collectées à la sortie d'étables,notamment d'installations d'élevage de bétail, contiennent environ 20.000 mg/l de BOBS, qui ne peuvent être éliminés que lorsque les eaux usées sont diluées d environ 10 à 20 fois.Pour une teneur en BSB5 de 1.000 mg/i, les installations d'épuration biologique doivent être agencées en correspondance. En plus de l'augmentation du volume de construction, de l'ordre de 10 à 20 fois, les frais d'exploitation sont simultanément accrus dans. des proportions importantes, par exemple en ce qui concerne la consommation en énergie de ventilation, de sorte que de tels modes d'épuration d'eaux usées conduisent à des charges financières excessives pour des installations d'élevage d'animaux. En outre, il s'est toujours avéré qu'en pratique une installation biologique d'épuration d'eaux usées ne peut pas fonctionner correctement de façon permanente. La raison en est qu'on doit exécuter de temps à autre des opérations de désinfection dans les stalles à animaux. Les produits utilisés à cet effet parviennent dans les canalisations d'évacuation et détruisent évidemment les substances biologiques d'épuration des eaux usées. Pour cette raison également, les organismes ou services de distribution d'eaux de tous les pays du monde émettent une réserve importante en ce qui concerne la création de grandes installations d'élevage d'animaux. Le problème des eaux usées a introduit graduellement un obstacle à la construction et à l'exploitation de grandes installations d'élevage de bétail. En outre, dans ces procédés connus, il se dégage des odeurs désagréables qui apportent, en pratique, une gêne non négligeable aux êtres humains vivant à proximité de telles installations d'épuration. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients mentionnés plus haut et elle concerne un procédé et une installation à l'aide desquels on peut éliminer complètement des eaux usées et/ou des boues en évitant pendant le déroulement de l'opé- ration la génération d'odeurs désagréables. En conséquence, l'invention a pour objet a) un procédé pour éliminer sans odeurs des eaux usées et/ou des boues, caractérisé par le fait qu'on concentre initialement les eaux usées et/ou les boues dans un dispositif -d'évaporation de façon à former une boue épaisse,# puis qu'on sèche cette boue dans un four et qu'on sépare finalement les particules de boue séchées ; et également : b) une installation pour la mise en oeuvre du procédé précité, qui est caractérisé par le fait qu'elle comporte un dispositif d'évaporation et un four de séchage placé en aval et relié à un séparateur de particules ; ainsi que c) l'application du procédé à l'élimination des eaux usées et/ou des boues d'installations d'élevage d'animauS, notamment d'installations d'engraissement de bétail. De préférence, les eaux usées et/ou les boues sont homogénéisées avant leur traitement, de préférence en les évacuant d'un bac collecteur par l'intermédiaire d'une pompe munie d'un dispositif de broyage. Il est particulièrement avantageux de ventiler aussi intensivement que possible les eaux usées et/ou les boues dans le dispositif d'évaporation, de façon à améliorer, d'une part, l'évaporation et à éviter, d'autre part, la génération d'odeurs désagréa#bles. La ventilation peut être effectuée de différentes manières. De préférence, on pulvérise les eaux usées et/ou les boues à l'aide d'une centrifugeuse qui peut être placée dans un bac de ventilation. A cet effet, les eaux usées et/ou les boues sont maintenues simultanément en mouvement intensif dans le bac de manière à éviter un dépôt de particules lourdes de boue. Il est cependant également possible de munir le dispositif d'évaporation d'un récipient d'évaporation qui peut être ventilé à l'aide d'au moins un tambour à palettes.Un tel récipient peut être ouvert, ou le cas échéant également fermé#, et on prévoit alors dans le second cas de préférence un ventilateur qui insuffle, ou qui aspire de préférence, de l'air en quantité suffisante dans le récipient d'évaporation. Il est en outre également possible de ventiler les eaux usées et/ou les boues à l'aide d'un injecteur. L'évaporation de l'eau peut être considérablement augmentée par échauffement des eaux usées et/ou des boues. A cet effet, on peut utiliser avantageusement la chaleur contenue dans les fumées sortant du four de séchage. Ces fumées peuvent être canalisées sur ou au travers de la masse à évaporer. Dans le second cas, on utilise avantageusement des tuyaux chauffants qui sont placés à l'intérieur du récipient d'évaporation. Il est particulièrement intéressant d'assurer la ventilation et le chauffage des eaux usées et/ou des boues par canalisation des fumées sortant du four de séchage dans l'injecteur. Le rendement du procédé est particulièrement bon lorsqu'on utilise un bac de ventilation combiné à un injecteur, auquel cas les eaux usées et/ou les boues du bac d'évaporation sont-mises en circulation par 11 injecteur. Pour éviter la formation de mousse dans les différentes phases du procédé, il est avantageux de mélanger aux eaux usées et/ou aux boues un produit anti-moussant. Il peut être également avantageux le cas échéant d'incorporer aux eaux usées et/ou aux boues des additifs d'absorption de substances organiques produisant des odeurs désagréables. La boue est pulvérisée dans le four de séchage de manière à être séchée en vol. Il est particulièrement avantageux de déposer les boues, a#vant pulvérisation dans le-four de séchage, sur une substance porteuse, de préférence des particules de boue déjà séchées et introduites dans le circuit. D'autres avantages et caractéristiques de lrinvention ressortiront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels - la figure l représente la première partie d'une installation de séchage comportant un dispositif d'évaporation - la figure 2 représente la seconde partie d'une installation de séchage qui contient le four de séchage - la figure 3 représente une autre installation de séchage comportant un récipient d'évaporation chauffé - la figure 4 représente une autre installation de séchage comportant un récipient d'évaporation et un récipient d'évaporation combiné à un injecteur - la figure 5 représente une autre installation de séchage comportant un récipient d'évaporation et un injecteur combiné à ce dernier - la figure 6 représente une autre installation de séchage comportant un récipient d'évaporation fermé dans lequel est disposé un tambour à palettes servant à la ventilation. Comme le montre la figure 1, les eaux usées de la stalle l sont collectées dans un canal 2 et sont déchargées dans un bac collecteur 3. Ensuite, les eaux usées et les boues sont transférées du bac 3 dans un dispositif d'évaporation 5 par l'intermédiaire d'une pompe 4. Du fait que les eaux usées et les boues doivent être broyées aux dimensions les plus fines possibles et homogénéisées en vue de leur traitement ultérieur, la pompe 4 est, de préférence, munie d'un dispositif de broyage. Le dispositif d'évaporation comporte un récipient d'évaporation 6 dans lequel est installée une centrifugeuse 7, par exemple une centrifugeuse Simplex, servant d'appareil de ventilation et de mise en turbulence. On peut obtenir le même effet avec des dispositifs similaires, comme cela est bien connu dans le domaine du traitement des eaux usées. Le choix entre les différents dispositifs de ventilation et de mise en turbulence doit être fait en fonction de leurs avantages techniques et de leur rentabilité. La ventilation intensive ainsi exercée empêche une fermentation anaérobie de s'établir rapidement dans le dispositif d'évaporation. Cette fermentation pourrait conduire à la génération d'odeurs indésirables et elle est rendue impossible par la ventilation. Ceci s'applique non seulement à la ventilation et à la mise en turbulence exercées dans le dispositif d'évaporation, mais également aux opérations qui vont être décrites dans la suite. Il est en outre avantageux que les eaux usées et les boues soient évacuées dans la condition la plus fraiche possible des stalles à animaux. En pratique, il existe un risque de production de décompositions à l'intérieur des stalles ou des canalisations sous l'effet d'un temps de séjour excessivement long. Pour cette raison, une partie des eaux usées homogénéisées ou du mélange eaux usées/boues est de préférence utilisée pour rincer les canaux des stalles et pour évacuer les déchets. On obtient ainsi, sans augmentation supplémentaire du volume d'eaux usées et de boues un effet de rinçage. On utilise pour cette opération de rinçage la pompe 8 reliée au récipient d'évaporation et le conduit 9. Le récipient d'évaporation 6 peut recevoir, dans l'exemple considéré, une quantité d'eaux usées et de boues correspondant à environ 10 jours et il est maintenu, de préférence, constamment rempli. Il s'est avéré qu'il se produisait une perte importante d'év#aporation dont le pourcentage est fonction des conditions atmosphériques. Dans le cas d'un bac collecteur d'environ 180 m3 de contenance et d'environ 60 m2 de surface, l'évaporation peut s'élever en été à environ 9 m3 par jour. Du fait que, dans l'exemple considéré, -l 'evaporation est obtenue sans augmentation de la température et par une ventilation et une mise en turbulence intensives, on empêche tout processus de décomposition de sorte que l'eau s'évapore en étant complètement exempte d'odeurs.Si le contenu du récipient d'évaporation est chauffé à l'aide de moyens qui seront précisés dans la suite à une température d'environ 300C, l'évaporation peut augmenter, pour une surface d'environ 60 2 jusqu'à une valeur de 16 m3 par jour. Il ne se produit ainsi dans le récipient d'évaporation aucune concentration importante des eaux usées et/ou des boues, qui peuvent être entraînées de telle sorte que le contenu du récipient d'évaporation puisse être conservé en circulation intégrale et être pompé sans difficultés en vue du séchage ultérieur. Ces conditions sont encore conservées lorsque la teneur en eau, initialement d'environ 98 /o, est réduite jusqu a environ 8,4 %. Ceci signifie qu'environ 89 % de l'eau existant initialement sont vaporisés. Le dispositif de vaporisation élimine par conséquent la majeure partie de l'eau contenue dans les eaux usées et les boues. Le mélange de boues et d'eaux usées concentrées se trouvant dans le dispositif d'évaporation de figure 1 est évacué à l'aide d'une pompe 8 qui est canalisée -jusque dans le four de séchage ll représenté sur la figure 2 et associé à un dispositif 12 de séparation des particules de boues séchées. Dans le four de séchage, le mélange concentré de boues et d'eaux usées peut ne pas être introduit directement. Au contraire, il est d'abord déposé sur unesubstance porteuse de manière à se mélanger à celle-ci en vue d'obtenir une masse grumeleuse présentant une surface relativement grande. Comme substances porteuses, on peut utiliser des substances séches et absorbantes telles que, par exemple, des cendres, des copeaux de sciage ou des matières similaires. Dans l'exemple considéré, on utilise, de préférence, des particules de boues déjà séchées qui sont dérivées du dispositif séparateur 12 et qui sont recyclées dans le four de séchage de manière à servir de substances porteuses.Le mélange concentré de boues et d'eaux usées est introduit dans un mélangeur à vis sans fin 13 dans lequel il est mélangé aux particules de boues déjà séchées et recyclées dans le circuit. Par l'intermédiaire d'un dispositif d'alimentation 14, la masse grumeleuse est introduite dans le four de séchage 11, constitué par un four tubulaire tournant. Le four tubulaire tournant est chauffé avec de l'huile, auquel cas les flammes chaudes balaient le four tandis que lamasse grumeleuse est introduite latéralement et de façon continue. Par suite de la vitesse élevée des flammes, les gaz de combustion entraînent les produits humides et assurent leur séchage "en vol". La masse introduite ne doit cependant pas se déposer sur les parois du four car cela pourrait provoquer des calcinations partielles et par conséquent des odeurs indésirables. Pour éviter cet effet perturbateur, il est nécessaire d'effectuer le mélange précité des boues et des eaux usées concentrées avec les substances porteuses. Si cette opération n'était pas prévue, les particules de boues et d'eaux usées non associées à des substances porteuses présenteraient une surface trop faible pour pouvoir être soumises à une vaporisation complète au cours de leur passage de courte durée dans le four tournant. Par suite de leur poids, elles risqueraient d'entrer en contact avec les parois du four et de provoquer par conséquent une décompos#ition des substances organiques qu'elles contiennent, ce qui produirait une odeur désagréable. Les fumées contenant les particules de boues séchées sont canalisées vers le dispositif séparateur 12 qui est agencé sous forme d'un cyclone. Dans cet appareil, les particules sont séparées des fumées. Une partie du produit séché est mise en sac et peut être vendue sous forme d'engrais, tandis qu'une autre partie du produit séché est recyclée vers le four de séchage et sert de substance porteuse pour le mélange frais et concentré d'eaux usées et de boues, comme décrit plus haut. A cet effet, le produit séché sortant du dispositif séparateur 12 est transféré à l'aide d'un transporteur 15 dans un silo 16, comme indiqué sur la figure 2. Une partie du produit séché contenu dans le silo, est mise en sacs comme décrit plus haut, tandis qu'une autre partie est renvoyée au four de séchage 11. Le concentrat d'eaux usées et de boues mélangé à la substance porteuse ne doit pas former des dépôts intermédiaires car la masse grumuleuse qui en résulterait serait calcinée et il n'existerait plus à l'intérieur du four de séchage une matière présentant une surface relativement grande. On doit toujours avoir une quantité suffisante de mélange de boue et de substance porteuse dans le four de séchage. Les fumées se refroidissent, par suite de l'évapo- ration de l'eau à l'intérieur du four tubulaire tournant, suffisamment pour sortir du cyclone seulement à une température d'environ l800C. La vapeur d'eau se condense immédiatement à la sortie du cyclone. Les particules résiduelles de boue déjà séchées sont entraînées par les fumées, sont à nouveau humidifiées et se déposent au voisinage immédiat de l'installation. Il peut en résulter des odeurs indésirables. Pour les éviter, les fumées sont de préférence épurées ou lavées. Le refroidissement des fumées se produisant dans ce processus peut être utilisé pour chauffer le mélange d'eaux usées et de boues se trouvant dans le dispositif d'évaporation. De tels agencements des installations de séchage ont été représentés sur les figures 3 à 6. Dans l'exemple de réalisation de la figure 3, les fumées sortant du cyclone sont canalisées par l'intermédiaire d'un conduit 17 jusqu'à un serpentin de refroidissement 18 installé dans le récipient d'évaporation 6, auquel cas un ventilateur 19 branché en aval assure l'écoulement nécessaire des gaz dans le conduit 17 et dans le serpentin tubulaire 18. Le condensat se formant dans le serpentin de refroidissement 18 est évacué par l'intermédiaire du tuyau 20 et peut être recyclé dans le récipient d'évaporation 6 à l'aide d'une pompe 21. Du fait que l'eau de condensation contient généralement de-faibles teneurs en résidus organiques, elle peut être déchargée sans difficultés dans un canal de dérivation approprié. Egalement, elle peut être déchargée dans une installation normale d'épuration, par exemple une installation communale. Comme le montre la figure 4, les fumées chaudes peuvent être introduites dans une pompe à jet d'eau ou injecteur 22, auquel cas l'énergie contenue dans les fumées est cédée à l'eau de l'injecteur qui assure, en outre, l'épuration des fumées. L'eau d'injecteur est envoyée dans un circuit en vue d'assurer un chauffage indirect du récipient d'évaporation. A cet effet, l'eau d'injecteur est déchargée dans une cuve 23 à partir de laquelle elle est renvoyée par l'intermédiaire d'une pompe 24 et d'un conduit 25 disposé dans le récipient d'évaporation 6 en direction de l'injecteur 22. Du fait de la condensation produite à partir des fumées, le volume de l'eau d'injection dans le circuit augmente et doit être réduit en partie à l'aide d'un conduit de dérivation 26 prévu dans le récipient d'évaporation, l'excès d'eau pouvant également, dans une solution encore plus économique, être déchargée dans un canal de dérivation approprié ou dans une installation communale d'épuration. On peut ajouter à l'eau sortant de l'injecteur des produits chimiques permettant d'améliorer l'absorption dessubstances organiques produisant des odeurs. Du fait que les substances odorantes sont toujours faiblement alcalines, il est approprié d'effectuer une faible acidification de l'eau dtin- jecteur à l'aide d'acide sulfurique. On peut également utiliser efficacement des additifs tels que de la glycérine, du glycol et des produits similaires avant un bon rendement d'élimination des substances produisant des odeurs désagréables. Comme le montre l'exemple de la réalisation de la figure 5, un tel injecteur 22 peut être utilisé directement avec le mélange eaux usées/boues sortant du récipient d'évaporation 6. Il se produit alors un échauffement et une ventilation directs des eaux usées dans le récipient d'évaporation 6. L'orifice de sortie de l'innecteur 22 débouche alors directement audessus de la surface de la masse de liquide contenue dans le récipient d'évaporation 6. Simultanément, le mélange d'eaux usées et de boues est déchargé du récipient 6 par l'intermédiaire d'une pompe 27 et il est renvoyé à l'injecteur 22.Dans l'installation de séchage de la figure 5, on obtient non seulement une construction particulièrement simplifiée de l'installation, mais les fumées sortant de l'injecteur 22 assurent une décomposition de la mousse qui se forme sur la surface de la masse de liquide dans le récipient d'évaporation. Lors de la mise en turbulence de la ventilation des eaux usées et des boues, qui sont très riches en albumine, il se forme sur la surface de la masse de liquide située dans le récipient d'évaporation une mousse qui peut fortement entraver le processus d'évaporation. L'élimination de la mousse dans le récipient 6 doit par conséquent être faite. La méthode connue consistant à pulvériser de l'eau fraîche sur la mousse provoque une augmentation du contenu de la cuve et elle a par suite une influence opposée à celle de l'épaississement- du mélange de boues et d'eaux usées. Ce processus connu n'est, par conséquent, pas approprié pour décomposer la mousse. Cette mousse peut être éliminée d'une manière simple en faisant agir les gaz chauds, comme le montre l'exemple de la figure 5. On peut obtenir le même effet en introduisant des agents anti-moussants déterminés de façon continue dans le récipient d'évaporation, comme cela est indiqué schématiquement par le dispositif d'alimentation 28 de la figure 5. Il faut alors tenir compte du fait qu'on ne peut pas utiliser n'importe quel agent anti-moussant car, pendant le processus d'évaporation, cet agent peut se répartir entre les phases liquide et gazeuse en fonction de son point d'ébullition et il peut par conséquent également s'évaporer. Des agents anti-moussants dont le point d'ébullition est de 2500C sont utilisables dans le récipient d'évaporation. Des alcools gras contenant plus de 12 atomes de carbone, des hydrocarbures présentant des points d'ébullition supérieurs à 2500C, des alcools polyvalents tels que, par exemple, la glycérine constituent dés agents anti-moussants avantageux dans le cas considéré. Sur la figure 6, on a représenté d'#autres dispositifs de séchage qui conviennent pour de petites installations. Le dispositif d'évaporation 5 comporte, dans ce cas, un récipient d'évaporation 6 fermé dans lequel est disposé un tambour à valettes 29 qui assure une mise en turbulence et-une ventilation du mélange de boues et d'eaux usées. Ce mélange est introduit en 30 d'un côté du récipient d'évaporation et le concentrat de boues et d'eaux usées est évacué de l'autre côté du dispositif à l'aide de la pompe 10 en vue d'être transféré dans un dispositif de séchage. A l'extrémité supérieure du récipient fermé 6, il est prévu un ventilateur 19 qui fait passer, d'une part, de l'air frais et, d'autre part, des fumées sortant du cyclone 12 dans la partie supérieure du récipient.Dans la phase où le four de séchage est au repos, de l'air frais est introduit par la partie supérieure du récipient. Pendant les périodes où le four de séchage est en service, des fumées chaudes sont extraites par la partie supérieure du récipient. Il se produit par conséquent alternativement des phases de ventilation et de chauffage du mélange de boues usées dans le récipient d'évaporation. Dans cet exemple, on peut également ajouter au mélange d'eau usées et de boues un agent anti-moussant. Les exemples décrits plus haut montrent de façon très nette quels avantages offre l'installation de séchage suivant l'invention. Une comparaison avec d'autres installations de séchage de types connus montre que, pour éliminer 1.000 litres d'eau et boue on doit consommer environ 100 litres d'huile combustible légère. Le dispositif de séchage suivant l'invention peut consommer, par contre, seulement 60 litres d'huile combustible pour 1.000 litres d'eau éliminés. Cette rentabilité extraordinairement bonne est obtenue, en premier lieu, du fait que la partie principale de l'eau est éliminée dans le récipient d'évaporation, et du fait que la chaleur des fumées est utilisée pour chauffer-le contenu de ce récipient. L'installation de séchage suivant l'invention convient pour les types les plus différents de boues, par exemple aussi bien pour des boues industrielles que pour des boues communales. Elle peut être utilisée en particulier pour l'élimination sans odeurs des eaux usées et/ou des boues à partir d'étables et d'installations d'élevage ou d'engraissement de bétail, auquel cas on évite une génération d'odeurs désagréables par la ventilation intensive. Le produit sec obtenu dans l'installation de séchage est utilisable, avec un-pourcentage de 60 à 80 , o de substances organiques et avec une addition de phosphore, de potassium, de chaux et d'azote, aussi bien comme engrais classique d'agriculture que comme engrais spécial. Ce mode d'utilisation des produits obtenus par le procédé de l'invention augmente considérablement la rentabilité de ce dernier. REVENDICATIONS 1. Procédé pour éliminer sans odeurs des eaux usées et/ou des boues, caractérisé par le fait qu'on concentre initialement les eaux usées et/ou les boues dans un dispositif d'évaporation de façon à former une boue épaisse, puis sèche cette boue dans un four de séchage et sépare finalement les particules de boues séchées. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on homogénéise les eaux usées et/ou les boues avant leur traitement, de préférence en les évacuant d'un bac collecteur par l'intermédiaire d'une pompe munie d'un dispositif de broyage. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on assure la ventilation et la mise en turbulence des eaux usées et/ou des boues dans le dispositif-d'évaporation. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'on effectue la ventilation et la mise en turbulence des eaux usées et/ou des boues par pulvérisation à l'aide d'une centrifugeuse. 5. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'on effectue la ventilation et la mise en turbulence des eaux usées et/ou des boues dans un récipient d'évaporation à l'aide d'au moins un tambour à palettes. 6. Procédé suivant la revendication'3, caractérisé par le fait qu'on effectue la ventilation et la mise en turbulence des eaux usées et/ou des boues à l'aide d'un injecteur. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on chauffe les eaux usées et/ou les boues pour assurer leur évaporation. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait qu'on chauffe les eaux usées et/ou les boues à l'aide de la chaleur sortant du four de séchage, de préférence à l'aide de ses fumées. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on chauffe les eaux usées et/ou les boues dans un récipient d'évaporation en faisant passer les fumées du four de séchage sur ou dans la masse à chauffer, de préférence dans des tubes chauffants. 10. Procédé suivant l'une des revendications 6 et 8, caractérisé par le fait qu'on chauffe les eaux usées et/ou les boues en introduisant les fumées sortant du four de séchage dans 1' injecteur. 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on ajoute aux eaux usées et/ou aux boues un agent anti-moussant. 12. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on ajoute aux eaux usées et/ou aux boues des additifs pour absorber des substances organiques produisant des odeurs. 13. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on pulvérise les boues épaisses dans le four de séchage de manière à les sécher en vol. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé par le fait qu'on dépose les boues épaisses, avant leur pulvérisation, sur une substance porteuse, de préférence des particules de boues déjà séchées et introduites dans le circuit. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait qu'on utilise un four tubulaire tournant orienté horizontalement. 16. Installation pour la mise en pratique du procédé suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif d'évaporation et un four de séchage placé en aval et relié à un séparateur de particules. 17. Installation suivant la revendication 16, carac tériséepar le fait qu'elle comporte un dispositif d'homogénéisation. 18. Installation suivant la revendication 17, caractériséepar le fait que le dispositif d'homogénéisation est constitué par une pompe installée dans une cuve collectrice d'eaux usées et/ou de boues et munie d'un dispositif de broyage. 19. Installation suivant la revendication 16, caractériséepar le fait que le dispositif d'évaporation comporte un dispositif de ventilation et de mise en turbulence. 20. Installation suivant la revendication 19, caractérisée par le fait que le dispositif d'évaporation comporte un récipient d'évaporation, de préférence ouvert et associé à un dispositif de pulvérisation, de préférence un pulvérisateur centrifuge. 21. Installation suivant la revendication 19, caractérisée par-le fait que le dispositif d 22. Installation suivant la revendication 19, caractériséepar le fait que le dispositif d'évaporation comporte un injecteur alimenté en boues et débouchant de préférence au-dessus du niveau de boues dans le récipient d'évaporation. 23. Installation suivant l'une des revendications 20 21 ou 22, caractérisée par le fait que l'injecteur est branché dans le circuit du récipient d'évaporation. 24. Installation suivant la revendication 16, caractérisée par le fait que le dispositif d'évaporation est chauffé par la chaleur sortant du four de séchage, de préférence par ses fumées. 25. Installation suivant l'une des revendications 20, 21 ou 24, caractérisée par le fait que les fumées sont introduites de préférence à l'aide de tubes chauffants dans le récipient d'évaporation et/ou au-dessus du niveau de liquide dans ce récipient. 26. Installation suivant l'une des revendications 24 et 22, caractérisée par le fait que l'injecteur est relié, en vue d'assurer le chauffage et la ventilation des eaux usées et/ou des boues, au conduit de sortie de fumées du four de séchage. 27. Installation suivant la revendication 16, caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif d'addition d'un agent anti-moussant et/ou un dispositif d'introduction d'un additif d'absorption de substances organiques formant des odeurs dans les eaux usées et/ou les boues. 28. Installation suivant la revendication 16, caractérisée par le fait qu'elle comporte un four de séchage du type tubulaire, tournant et horizontal. 29. Installation suivant la revendication 16, caractériséepar le fait que le four de séchage est branché en aval d'un dispositif servant à mélanger la boue épaisse à une substance porteuse, de préférence des particules de boues séchées. 30. Installation suivant la revendication 29, caractérisée par le fait qu'il est prévu dans le-séparåteur de par ticules du four de séchage un conduit de dérivation qui est relié par l'intermédiaire du dispositif de mélange au tuyau d'entrée du four de séchage. 31. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est utilisé pour éliminer des eaux usées et/ou des boues à partir d'étables, notamment d'installations d'élevage ou d'engraissement d'animaux.