La présente invention est relative aux huisseries et plus particuiièr# ment aux huisseries formées de profilés comportant deux montants réunis à une traverse supérieure. Pour qu'une telle huisserie puisse être incorporée à un mur ou une eloison dans la position qui lui est assignée, il est évidemment nécessaire qu'avant l'exécution de la maçonnerie l'huisserie assemblée, dont les montants reposent sur le sol qui est le plus souvent un plancher en béton, soit maintenue dans un plan rigoureusement vertical et que la traverse haute soit immobilisée en position horizontale à un niveau exactement défini. Pour satisfaire à cette double condition les menuisiers procèdent de la façon suivante. Ils disposent d'abord l'huisserie dans un plan vertical, après avoir interposé entre le sol et il extrémité basse de chaque montant de l'huis- serie, une cale à double coin qui donne à la traverse haute une position plus basse que la position définitive à obtenir, et ils mettent ensuite au niveau voulu cette traverse en appliquant des coups de masse sur les coins de calage, de manière à soulever l'huisserie dans la mesure nécessaire.Les chocs que subit ainsi Ithuisserie ont généralement pour effet de détruire la verticalité précédemment acquise du plan de l'huisserie, de sorte qu'il est nécessaire de reprendre le réglage de verticalité et qu'en conséquence la mise en place correcte de l'huisserie ne peut se faire que par tâtonnements. Les huisseries connues, dont les montants comportent un talon coulissant qui peut être immobilisé à un niveau réglable, ne suppriment pas complètement les inconvénients qui viennent d'être signalés, car dans ces huisseries il n'est pas possible d'obtenir un réglage fin en hauteur de chaque montant. L'invention se propose de réaliser une huisserie qui, tout en étant de construction simple, permet un réglage facile et rapide. L'huisserie proposée est caractérisée en ce que, à l'extrémité inférieure de chaque montant, est prévu un vérin de réglage comprenant un écrou solidaire du mentant, dans le taraudage vertical duquel est engagée une vis destinée à prendre appui sur le sol. Cette disposition permet d'assurer le positionnement dans un plan vertical de l'huisserie, de relever ou d'abaisser chaque montant par serrage ou desserrage de la vis jusqu'à ce que le réglage de niveau dela traverse haute soit réalisé. Le réglage est précis et sûr puisque le vissage ou le dévissage permet un déplacement micrométrique,qui s'effectue en douceur. Lorsque lthuisserie est en métal l'écrou peut être prévu dans une platine soudée au pied du#montant,mais il est également possible de prévoir d'autres moyens de liaison. L'écrou peut également faire partie d'une ferrure indépendante qui est "clipsée" sur le profilé constituant le montant, la ferrure comportant une plaque appuyée sur la section terminale du profilé et deux pinces de serrage élastiques bloquées au contact de deux faces parallèles opposées du profilé. Cette disposition est particulièrement applicable aux huisseries normalisées, en tôle pliée.Un montage analogue est également possible avec des huisseries obtenues à partir de profilés spéciaux, tels que celui qui est proposé dans l'addition FR 94 140 (MIL;LERET), en utilisant par exemple un coincement de la ferrure indépendante entre une pince de serrage bloquée par friction sur une face interne du profilé et une barrette transversale de la pince retenue au contact d'une autre face du profilé. L'invention sera explicitée de façon purement indicative au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : la fig. 1 représente en coupe horizontale une huisserie normalisée, en tale pliée, munie d'une ferrure constituant un vérin de réglage; la fig. 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la fig. 1; la fig. 3 est une vue à grande échelle montrant la coopération de la vis du vérin avec une partie découpée et façonnée d'une tale de la ferrure, qui définit un taraudage; la fig. 4 est une vue en plan montrant la découpe de la tôle destinée à définir le taraudage d'écrou; les fig. 5 et 6 sont des vues correspondant aux fig. 1 et 2 dans le cas où l'huisserie a une section différente de celle de lthuisserie normalisée. Le montant d'huisserie A représenté en coupe à la fig. 1 est constitué par un profilé qui, dans son ensemble, est conforme aux normes généralement adoptées. Il comporte deux feuillures 1, 2 se terminant par des chambranles f, 4 de largeur inégale. A l'extrémité inférieure du montant A et au voisinage du chambranle 4-qui est le plus étroit, est "clipsée" une ferrure 7 constituant un vérin de réglage. Cette ferrure comporte une base 8 , qui est en butée sur la tranche de l'aile longue 6 de la feuillure 2 et sur celle du chambranle 4, et deux branches 9, 11 repliées vers le haut qui, par déformation élastique, sont appliquées et serrées au contact respectivement de la face interne de l'aile de feuillure 6 et de la face interne du bord 5 du chambranle 4, qui est plié parallèlement à l'aile 6.Pour que les deux branches élastiques 9, 11 assument pleinement leur fonction de pince de retenue, chacune d'elles est conformée en S de manière à définir une cambrure 12 et une arête terminale 13 qui sont l'une et l'autre au contact de la face interne correspondante du profilé. Dans la partie centrale de la base 8 est formé un écrou 14 dans lequel est vissée une vis verticale 16 dont la tête hexagonale 17 est située audessus de la base 8 et dont l'extrémité inférieure 18 est destinée à prendre appui sur le sol, pour permettre, par serrage ou desserrage de la vis, un ré glage micrométrique en hauteur du montant d'huisserie, en vue de la mise à niveau de la traverse haute, non représentée, de l'huisserie. Comme le montrent les Fig. 3 et 4, l'écrou I4 est obtenu selon une technique connue consistant à exécuter- dans la tôle une découpe comportant une partie centrale circulaire I9 et deux dégagements rectangulaires 21, 22 diamétralement opposés, et à déformer à froid les bords de cette découpe de manière à définir le taraudage de l'écrou It, comme indiqué en 23 et 24. la fonction écrou peut être assurée par un élément taraudé rapporté sur la base 8 préalablement poinçonnée pour ménager le passage de la vis, par sondage, sertissage ou tout autre procédé permettant de fixer un écrou sur une base métallique. Dans l'exemple des fig. 5 et 6, le montant d'huisserie B est constitué par un profilé spécial conforme à l'enseignement de l'addition 94 I40 rattachée au brevet FR 1421 565. Du fait que la partie de ce profilé qui correspond à celle du profilé classique des fig. 1 et 2, dans laquelle est clipsé le vérin de réglage, ne présente pas de faces parallèles utilisables dans les mêmes conditions que pour l'exemple déSå décrit, la plaque 8 de la ferrure 27 comporte une seule branche élastique 28 repliée vers le haut et qui est appli quée et serrée, par ses parties 29, 31 disposées de part et d'autre de la cambrure- 30, au contact de la face interne du chambranle 4 à l'encontre de l'action de retenue d'une barrette transversale 32, elle-mEme appliquée en butée sur la face interne du flanc 33 d'une rainure 34 du profilé. En outre, la tranche 36 de la branche 28 est appuyée sur la face interne du fond 37 de la rainure 34J sur la face externe de laquelle est appuyée une patte coudée 38 de -la plaque 8, ce qui assure un centrage correct de la ferrure 27. Bien entendu, le vérin de calage pourrait être fixé sur le montant d'huisserie par des moyens différents de ceux qui ont été représentés. C'est ainsi qu'au lieu d'une ferrure clipsée sur le profilé on pourrait utiliser une simple platine soudée sur le profilé. REVENDICATIONS 1 - Huisserie comportant deux montants réunis à une traverse supérieure, caractérisée en ce que, à l'extrémité inférieure de chaque montant (A, B), est prévu un vérin de réglage (7, 27) comprenant un écrou (14) solidaire du montant, dans le taraudage vertical (23, 24) duquel est engagée une vis (16) destinée à prendre appui sur le sol. 2 - Huisserie suivant la revendication 1, dans laquelle lesmontantset la traverse haute sont exécutés à partir d'un profilé, caractérisée en ce que le vérin de réglage constitue une ferrure (7, 27) qui est fixée par clipsage sur le profilé. 3 - Huisserie suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la ferrure (7, 27) comporte une base en tole (8) appliquée en butée sur la section terminale du profilé. 4 - Huisserie suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la ferrure (7) comporte deux branches élastiques formant pince à ressort (9, 11) appliquées et serrées au contact de deux faces parallèles et opposées (5, 6) du profilé. 5 - Huisserie suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les branches élastiques (9, 11) sont conformées de manière à définir deux points d'appui sur les faces correspondantes du profilé. 6 - Huisserie suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la ferrure (27) comporte une branche élastique (28) appliquée et serrée dans un sens par ses parties (29:et~I) au contact d'une face (4)du profilé, et retenue dans l'autre sens par une barrette (32) appliquée au contact d'une face (33), parai lèle à la face (4), en une positionadecalde latéralement par rapport à i l'appui exerc par la branche (28). 7 - Huisserie suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la ferrure (27) comporte des moyens de centrage (36, 38). 8 - Huisserie suivant la revendication 7, caractérisée en ce que, sur les faces respectives d'une partie plane (37) du profilé, sont appuyées respectivement la tranche (36) de la branche élastique (28) et une patte coudée (38) formée dans la base (8) 9 - Huisserie suivant l'une des revendications 3 à 8. caractérisée en ce que le taraudage (23, 24) de -l'écrou (14) est obtenu par poinçonnage et déformation à froid de la partie correspondante de la bàse comme connu en soi. 10 - Huisserie suivant la revendication 1 dans laquelle les montants et la traverse haute sont obtenus à partir d'un profilé métallique, caractérisée en ce que le vérin de calage est constitué par une platine soudée sur le profilé.