La présente invention s'applique en général à un atelier d'usinage, et plus particulièrement à une machine-outil perfectionnée à deux tourelles montées à une distance réglée l'une de l'autre sur une coulisse transversale commune, l'une des tourelles, pivotante, portant sur plusieurs axes des outils de coupe rotatifs, l'autre portant plusieurs outils de coupe fixes pour travaux de tournage. Dans les machines rotatives, telles que les tours, une opération d'usinage est exécutée grâce à des outils qui restent stationnaires dans un porte-outils ou support ; dans ces conditions la capacité d'enlèvement du métal est obligatoirement limitée aux opérations de tournage, de perforation d'une pièce en son centre et d'alésage de parties concentriques. Il est alors nécessaire de transférer une pièce d'une machine-outil a une autre pour effectuer différentes opérations d'usinage souhaitées lorsque celles-ci nécessitent un outil de coupe rotatif tel que perceuse, fraise, meule etc. La présente invention a donc pour objet une machine-outil perfectionnée sur laquelle on peut monter à la fois des outils de coupe rotatifs et des outils de coupe stationnaires, ce qui lui permet de réaliser un nombre plus important d'opérations d'usinage, avec une grande efficacité et un débit important d'enlèvement de métal. Cette machine est économique, n'ayant qu'un seul dispositif moteur pour la pièce à usiner et les poupées porte-outils elle est munie d'un mécanisme simple de réglage des têtes d'usinage, elle est d'une grande sécurité d'emploi, les tourelles étant montées sur une coulisse transversale à distance réglable l'une de l'autre, ce qui empoche toute interférence entre elles à la suite d'erreurs de manipulation.Par ailleurs, le dispositif moteur de ladite machine n'a qu'une seule source d'énergie capable d'actionner au choix soit une piècé à usiner serrée sur un mandrin, soit une poupée à outils sur une tourelle. La machine comporte enfin, un mécanisme perfectionné de réglage tel qu'une source d'énergie commune actionne au choix le réglage des tourelles montées sur une coulisse transversale ou celui d'une pièce serrée dans un mandrin, ceci à l'aide de nouveaux éléments de couplage.La présente invention a donc trait à une machine-outil qui comporte : un châssis ; une poupée pivotante montée sur celui-ci ; un mécanisme de réglage d'une pièce à usiner pouvant être relié à volonté à l'arbre de la poupée ; un dispositif monté sur cet arbre et pouvant maintenir la pièce en en mouvement ; un chariot coulissant sur le châssis ; un dispositif d'avance monté sur le ch sis et qui permet de rapprocher ou d'éloigner le chariot de la pièce ; une coulisse transversale montée sur le chariot sur lequel elle coulisse ; un dispositif d'entrainement monté sur le chariot et destiné à déplacer la coulisse perpendiculairement à la direction de celui-ci ; une première tourelle pivotante permettant de monter plusieurs poupées à outils recevant des outils de coupe rotatifs ; une seconde tourelle recevant des outils de coupe fixes, les deux tourelles étant montées séparément sur la coulisse de façon réglable en des points espacés ; un dispositif de réglage muni d'une source d'énergie, permettant de régler les tourelles ;une source d'énergie permettant de faire tourner la poupée principale et les poupées porte-outils ; enfin, un mécanisme de transmission permettant de transmettre au choix l'énergie en provenance de la source unique soit à l'arbre principal, soit aux arbres porte-outils. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et. les avantages de la présente invention, on va en décrire un exemple de réalisation, étant bien entendu que celui-ci n'est pas limitatif quant-à son mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se reportera aux figures suivantes la figure. 1 est une vue de face d'une réalisation préférentielle de la présente invention. la fig. 2 est une vue de droite suivant la flèche Il de la figure 1. la fig. 3 est une coupe à échelle plus grande, montrant les têtes des tourelles, dont l'une transversale et un chariot selon la présente invention, le tout suivant la ligne III-III de la fig. 1. la fig. 4, une coupe à plus grande échelle suivant la ligne IV-IV de la fig. 2. la fig. 5 est une coupe selon la ligne V-V de la fig; 4. la fig. 6 est une coupe partielle montrant un dispositif de transmission pour l'actionnement d'une poupée principale dans une réalisation préférentielle, selon la ligne VI-VI de la fig. 7. la fig. 7 est une vue détaillée en coupe de la transmission de la poupée principale. la fig. 8 est une coupqpartielle à plus grande échelle d'un mécanisme de transmission. Les figures 1 et 2 montrent la configuration d'ensemble d'une machine-outil conforme à la présente invention. Sur un banc 1 est fixé un plateau 2 sur lequel un arbre de poupée principale 3 est monté sur un roulement, comme le montre la fig. 6. Un mandrin 4 est rigidement tenu à une extrémité de l'arbre de la poupée 3, tandis qu'un frein, non représenté, est fixé à son autre extrémité. L'arbre de la poupée principale 3 peut tourner sous l'action d'un moteur 5 par l'intermédiaire de la transmission décrite plus loin. Un chariot coulissant 6 est monté sur plusieurs railsguides la, verticalement échelonnés, formés sur une surface inclinée par rapport au banc 1 et parallèle à l'axe de l'arbre principal 3. Le chariot 6 est animé d'un mouvement longitudinal par un moteur à impulsions 7 monté sur le banc 1, et qui fait tourner l'arbre fileté 8 réglant l'avance du chariot. Une coulisse transversale 9 se déplace sur des rails-guides 6a horizontalement échelonnés, placés sur le chariot 6 perpendiculairement au mouvement du chariot. Cette coulisse a un mouvement vertical ou transversal sous l'ac tio + 'un second moteur à impulsions 10 monté sur le chariot 6 et qui fait tourner un arbre fileté 11 auquel il est attelé pour régler l'avance. Un contre-balancier hydraulique 157, visible sur la fig.4, est placé entre le chariot 6 et la coulisse 9 afin d'équilibrer les poids. Les tourelles 12 et 13 sont montées de façon réglable sur la coulisse 9, leur distance étant maintenue dans le sens du mouvement de ladite coulisse. Elles tournent au choix d'après un méca nisme d'entralnement décrit plus loin. Plusieurs outils de coupe 14a et 14d sont placés sur la tête de la première tourelle 12 où ils peuvent tourner. Cette tête est apte à recevoir plusieurs sortes d'outils rotatifs, tels que par exemple une perceuse, un alésoir, un taraud, une fraise à mortaiser, et un dispositif de fixation d'outils ponctuels correspondant à différentes opérations d'usinage. La tête de la seconde tourelle reçoit et bloque plusieurs outils de coupe fixes 15a à 15d. Comme on le voit sur la fig. 2, les axes des outils 14a à 14d sont tous situés dans un plan passant par l'axe de l'arbre 3. Les têtes de tourelles 12 et 13 sont portées lors de leur marche par une même structure de la coulisse 9. Les boites à roulement 16 et 17 sont fixées verticalement aux extrémités de la coulisse 9, comme on le voit sur la fig. 3, les arbres 20 et 21 tournant et coulissant dans ces boites 16 et 17 grâce aux couvercles de roulements notés respectivement 18 et 19. Les tourelles 12 et 13 sont fixées respectivement aux arbres 20 et 21. Un raccord courbe 22 est fixé à la partie inférieure de la tourelle 12, tandis qu'un raccord courbe correspondant 23 est fixé à la coulisse 9 en face du raccord supérieur 22. Le couple de raccords 22 et 23 sert à régler et positionner la tête de la tourelle 12 de façon que ltoutil voulu se trouve en face du mandrin 4.De même, un couple de raccords 24 et 25 est fixé respectivement à la tourelle 13 et à la coulisse 9 pour régler et positionner la seconde tête de tourelle 13 de manière que le bord d'attaque de l'outil fixe de coupe voulu se trouve en face de l'axe de l'arbre principal 3. Les supports 26 et 27 sont fixés sur la coulisse 9 dans l'axe des boîtes à roulement 16 et 17 de manière à former les cylindres respectifs 28 et 29. Les éléments de pistons 30a et 30b, reliés à une collerette de l'arbre 20, coulissant dans le cylindre 28. De même, les éléments de pistons 31a et 31b reliés à une collerette de l'arbre 21 coulissent dans le cylindre 29. Les roues hêlicoidales 32 et 33 sont placEs sur les arbres 20 et 21 à l'inte- rieur de logements pratiqués dans les supports 26 et 27 et les bagues 32a et 33a, munies de cannelures sur leur face interne sont fixées aux faces des extrémités inférieures des roues hélicoldales 32 et 33 respectivement.Les couvercles inférieurs 26a et 27a sont fixés aux extrémités inférieures des supports 26 et 27 et engagent en about les bagues 32a et 33a de façon à limiter le déplacement axial de cetes-ci. Les embrayages 34 et 35 sont fixés aux extrémités inférieures des arbres 20 et 21 de façon à pouvoir s'engrener avec les bagues 32a et 33a respectivement lorsque les arbres 20 et 21 se déplacent vers le haut. Comme on le voit sur la fig. 4, les supports 26 et 27 portent en rotation des arbres 36 et 37 qui portent les disques hélicoidaux 38 et 39 qui engagent respectivement les roues hélicoidales 32 et 33. Les arbres 36 et 37 sont reliés entre eux par l'arbre 40 et les joints universels 41. Un pignon 42 est calé sur l'arbre 37 pour attaquer les dents 43a d'une crémaillère 43 dont l'extrémité est reliée à un piston 45 qui coulisse dans le cylindre 44 ménagé dans le corps de la coulisse 9. Les taquets 48 et 49, montés sur un filetage sur la tige 47 qui prolonge le piston 45 au-delà du cylindre 44, assurent la limitation en avant et en arrière des mouvements du piston 45. On trouvera ci-après la description d'un réglage de la tête 12. Un fluide est mis sous pression dans la chambre inférieure 28b du cylindre 28 pour faire monter l'arbre 20, mettant ainsi l'em- brayage 34 en contact avec la bague 32a. En même temps, les raccords courbes 22 et 23 sont dégagés pour permettre le réglage de l'arbre 20 par rotation. Puis, le fluide sous pression attaque la chambre 44b du cylindre 44 de façon à pousser vers la gauche le piston 45. L'arbre 37, (fig.4,) tourne sous l'effet de la translation de la crémaillère 43 provoquant l'engagement des dents 43a et du pignon 42. Lorsque le piston 45 arrive à sa position limite antérieure, le taquet 48 attaque une valve limite qui provoque la mise sous pression du fluide dans la chambre supérieure 28a. La tête de tourelle 12 descend alors et engage les deux raccords courbes 22 et 23. Ainsi, la tourelle 12 est réglée jusqu'à la position suivante, par rotation de la roue 32, de la bague 32a, de l'embrayage 34 et de l'arbre 20. De même, la seconde tourelle 13 est réglée par rotation de la roue à roue hélicoldale 33, de la bague 33a, de l'ambrayage 35 et de l'arbre 21, qui est soulevé par la pression fluidique dans la chambre inférieure 29b du cylindre 29 mettant en contact par engrenage l'embrayage 35 et la bague 33a. La construction du plateau 2 sera décrite en se référant à la fig. 6. A l1extrémité arrière gauche de l'arbre principal 3 est fixé un élément cylindrique composé d'un cylindre 50 et d'un disque de frein 51. Un distributeur 53 est relié à l'élément 52 par l'lntérieur d'un couvercle de cylindre 156. Un piston 54 coulisse dans le cylindre 50. Une tige 55 liée au piston 54 coulisse dans l'axe de l'arbre principal 3 et fait saillie sur l'extrémité antérieure de celui-ci, jusqu'au mandrin 4. Les lumières 53a et 53b dé bouchent respectivement sur les chambres de droite et de gauche du cylindre 50 en passant par des orifices ménagés dans le couvercle 156 et l'élément 52. Les lumières 53a et 53b sont en contact avec une source de pression fluidique par l'intermédiaire d'une valve de commutation, non représentée.A l'extrémité antérieure ou droite de l'arbre principal 3 est fixé le corps 56 du mandrin sur lequel sont montés de façon mobile toute une série de griffes de fixation 57 en direction radiale. Plusieurs bielles en 58 sont montées dans le corps du mandrin 56, l'une des extrémités de chacune des bielles 58 étant reliée par un pivot à une griffe 57, tandis que l'autre extrémité de la bielle s'engage dans un sillon ménagé dans l'extrémité de la tige de piston 55. Les griffes de fixation ont donc un mouvement radial commandé par un mouvement axial du piston 54 par l'intermédiaire des bielles 58, l'effet de ce mouvement étant de serrer ou de relâcher la pièce à usiner. Le disque de frein 51 sert à freiner l'arbre principal 3 ou à donner une puissance de décélération ensemble avec d'autres éléments non représentés du dispositif de freinage. Le mécanisme moteur de l'arbre 3 fonctionne comme indiqué ci-dessous : sur l'arbre principal 3 est monté à demeure un embrayage 59 comportant une partie à plus grand diamètre 59a et une autre à plus petit diamètre 59b. Comme on le voit sur la fig.7, un second corps d'embrayage 64, comportant un élément à plus petit diamètre 64b et un autre à plus grand diamètre 64a coulisse en engageant par filetage un arbre cannelé 60 monté sur le plateau 2 et tournant parallèlement à l'axe principal 3. Un autre corps d'embrayage encore, comportant un plus grand diamètre 63a et un plus petit diamètre 63b coulisse à son tour en engrenant l'arbre cannelé 60. Il est situé à l'arrière de l'embrayage 64. Un autre embrayage 65 dont le plus grand diamètre est 65a et le plus petit 65b est calé sur un arbre tournant 61 monté lui-aussi sur le plateau 2. Un autre embrayage 66 est formé sur l'arbre 61.Enfin, un embrayage 67 comportant un élément à plus grand diamètre67a et un élément à plus petit diamètre 67b coulisse en s'engrenant avec un arbre cannelé 62 monté sur le plateau 2 et tournant parallèlement à l'arbre 61. L'arbre cannelé 62 peut s'engrener avec l'arbre 61 qu'il actionne, parenclencheme#t##u petit diamètre 67b avec le grand diamètre 65a ou du grand diamètre 67a avec le petit diamètre 65b. L'arbre 61 actionne l'arbre cannelé 60 par engrenage du petit diamètre 65b avec le grand diamètre 63a dans les conditions représentées fig.7. Le petit diamètre 64b de l'embrayage 64 s'engrène avec le grand diamètre 59a de l'arbre 3. Une poulie 69 calée sur une extrémité de l'arbre cannelé 62, extrémité qui fait saillie, est reliée par l'intermédiaire des courroies 70 à une autre poulie 71 (fig.1), montée sur l'arbre de sortie du moteur 5. Les embrayages 63,64 et 67 sont actionnées au choix par un dispositif bien connu de changement de vitesse comportant une commande à cylindre hydraulique et à levier coudé de décalage représentés en traits tiretés sur les-fig.6 et 7 respectivement. Les leviers soudés dont actionnés sélectivement pour transmettre une vitesse angulaire choisie du moteur 5 à l'arbre principal 3 ou à l'un des outils rotatifs 14a à 14d. Sur l'arbre 3 est calé un manchon 100, (fig.6), muni d'une denture en spirale, sur lequel peut coulisser dans le sens axial une bague 101. Sur la protubérance périphérique droite de celle-ci se trouvent des dents cannelées 101a. Sur l'arbre 3 est montée une roue à filetage hélicoïdal 102 dont l'extrémité gauche est fixée à une bague de raccord 103. Une denture cannelée 103a est ménagée sur la surface intérieure de la bague de raccord 103 de façon à s'engrener avec les dents analogues 101a. Le bourrelet périphérique gauche de la bague coulissante 101 s'engage avec un jeu important dans le sillon annulaire d'un registre de décalage 114 fixé à la tige d'un piston d'une commande hydraulique, non représentée. Un disque fileté 104 -(fig.7) est calé sur un arbre 105 monté sur le plateau 2 où il tourne perpendiculairement à l'arbre 3.Le disque 104 s'engrène normalement avec la roue filetée 102. A l'extrémité supérieure de son axe 105 est montée une roue dentée conique 106, (fig.6), qui engrène une autre roue dentée conique 109 calée sur l'arbre de sortie 108 d'un moteur à impulsions 107. Ce moteur tourne en fonction des impulsions reçues d'après un procédé bien connu des techniciens. Le registre 114 coulisse longitudinalement sous l'effet de la commande hydraulique de manière que les dents cannelées 101a de la bague 101 s'engrène avec la bague de raccord 103. De cette manière l'arbre 3 tourne sous l'effet de l'arbre de sortie 108 par l'intermédiaire des engrenages. Ceci permet d'utiliser le moteur à impulsions 107 pour faire tourner l'arbre 3 afin de régler la position d'une pièce serrée par les griffes 57, par exemple pour un travail de perçage, et de faire tourner la pièce selon les besoins. La rotation de l'arbre cannelé 60 est transmise ê la première tourelle 12 à l'aide d'une transmission motrice dont le détail est décrit ci-apres. Un arbre cannelé 117 est monté sur le banc 1 sans mouvement axial, comme on le voit sur la fig.8. Un engrenage conique 118, (fig.5), tourne dans une boîte d'engrenage 119 fixée à la surface inférieure du chariot 6 en s'engrènant aussi avec les cannelures de l'arbre 117. L'engrenage conique 118 s'engrène avec 120 qui tourne sur le chariot 6 où il est monté perpendiculairement à l'arbre 117. Etant donné que la roue dentée 118 est mobile le long de l'arbre cannelé 117 en fonction du mouvement du chariot 6, la roue dentée conique 118 reste normalement enclenchée avec son homologue 120, quel que soit le mouvement effectué par le chariot 6 qui coulisse. Quant à l'engrenage conique ; 120, il est solidaire de son homologue 122 qui tourne dans un support en L, (121), fixé à l'extrémité gauche du chariot 6. Un arbre cannelé 124 tourne perpendiculairement à lrar bre 117. Il est monté à l'une de ses extrémités sur le support en L 121 et à l'autre sur un support de coussinet 123, comme on le voit sur la fig.5. Un engrenage conique 125 est fixé à l'extrémité gauche de 11 arbre cannelé 1 24 et s'engrène normalement aves son homologue 122. Sur le coté de la coulisse 9 est fixée une boîte à roulement 127 dans laquelle tourne un engrenage conique 126 qui s'engrène aussi avec les cannelures de l'arbre 124. Un engrenage conique 128 relié à un axe 129 représenté fig.4 est monté sur la coulisse 9 sur laquelle il tourne.L'axe 129, monté surla coulisse 9, tourne parallèlement à l'axe de l'arbre 3. Ainsi, l'engrenage conique 126iestnormalement maintenu enclenché avec 128, quels que soient les mouvements de la coulisse transversale 9. Un engrenage 130, (fig.3 et 4), est fixé à l'extrémité de l'axe 129 et s'enclenche avec un engrenage 131 tournant, porté par la coulisse 9. Les engrenages 132 et 133 tournent incorporés au corps 12a de la première tourelle 12 de façon à rester engrenés. La roue dentée 133 est calée sur un axe porte-outils 134 qui reçoit et fait tourner un foret 14a, (fig.1), d'après un procédé connu. Les trois autres axes porte-outils tournent de même manière que l'axe 134, montés sur le corps 12a. Le même engrenage que les roues dentées 132 et 133 sont prévus pour chaque axe porte-outils. Des ergots 135 sont montés sur le corps 12a et peuvent effectuer un mouvement de rotation. Ainsi, lorsque la tête de la tourelle 12 est remontée pour le réglage et que les dents de 132 sont dégagées de celles de 131, les ergots 135 sont engagés dans les dents 132 pour prévenir un mouvement de rotation inutile de celles-ci et de celles de 133. C'est ce qui permet aux dents de 132 de s'engrener en douceur avec celles de 131 lorsque la tête de tourelle 12 est abaissée après la fin de l'opération de réglage.Les ergots 135 sont normalement poussés vers les dents de 132 par des ressorts 155, mais ils sont retenus hors de portée de 132 par une broche 18a fixée au manchon 16 lorsque la tourelle est en position normale ou basse. Etant donné que la broche 18a n'existe que pour la position dans laquelle l'outil voulu est réglé, les autres roues dentées 132 sont maintenues en position d'enclenchement avec les ergots 135, quels que soient les mouvements verticaux de la tête de tourelle 12. L'extrémité gauche de l'arbre cannelé 117, (fig.8), dépasse le plateau 2 et fait tourner une poulie 136 montée sur lui. Cette poulie est solidaire de la poulie 68 par l'intermédiaire des courroies 137, représentées partiellement. Une couronne d'embrayage 138 coulisse sur l'arbre cannelé 117 avec lequel elle est solidair. Elle est normalement tirée vers la gauche de la poulie 136 par un ressort 140, de façon à la rendre solidaire avec la poulie 136. Un boulon fileté 139, vissé dans la poulie 136, possède une saillie conique qui vient s'engager dans un logement conique formé dans la couronne d'embrayage 138. Un commutateur limite LS possède un levier de commande 141. Il fonctionne sous l'effet d'un mouvement de la cour couronne 138 vers la gauche. Au cas où une charge excessive serait appliquée sur l'arbre cannelé 117, la couronne d'embrayage s'éloignerait de la poulie 136 en suivant l'inclination de la surface conique et en surmontant l'effort du ressort 140. Le levier 141 tourne alors sous l'effet de la couronne 138 et actionne le commutateur limite LS, qui arrête la rotation du moteur 5 et des moteurs à impulsions 7 et 10. Un cylindre 142, fig.8, est monté sur le cté gauche du banc 1 et suit une direction perpendiculaire à celle de l'arbre cannelé 117. Il reçoit le piston 143 qui y coulisse. Une tige 144 du piston 143 a un prolongement 145 qui s'engage dans un engrenage 146 calé sur l'arbre 117 lorsque le piston 143 se déplace vers l'arbre 117. Les taquets 148a et 148b sont réglables et se fixent sur une tige inférieure 147 du piston 143 pour appuyer les limites, avant et arrière respectivement, du piston 143. Etant donné que l'engrenage du prolongement 145 avec 146 limite la rotation de l'arbre cannelé 117 et de l'engrenage 131 de la bg3, celui-ci embraie en douceur sur les dents de 132 lorsque la première tourelle le s'abaisse au cours de son réglage. Un embrayage magnétique 149, fig.8, est intercalé entee l'arbre cannelé 60 et la poulie 68 qui tourne à l'extrémité de 60. Ces deux derniers éléments sont donc rendus solidaires à la demande. Un aimant 149a est calé sur l'arbre 60 et entraîne magnétiquement un plateau 149b coulissant qui est solidaire de la poulie 68 lorsqu'il est entraîné. Dans le cas d'une opération de tournage utilisant les outils de coupe stationnaires 15a et 15d de la seconde tourelle 13, l'aimant 149a est isolé et relâche par conséquent l'enclenchement entre la poulie 68 et l'arbre cannelé 60. La rotation du moteur 5 est transmise à l'arbre principal 3 par les courroies 70 et l'engrenage du plateau 2 pour faire tourner une pièce fixée au corps du mandrin 56. En cas de perçage, par les forets 14a et 14d de la#première tourelle 12, le registre à levier coudé 78 de la fig.7 est poussé vers la droite par la commande à fluide pour li bérer l'embrayage 64b de son engrenage avec l'embrayage 59 de l'arbre principal 3. Lorsque l'opération de décalage des embrayages est terminée, l'aimant 149a est électrifié de nouveau et rend solidaire la poulie 68 avec l'arbre 60. Le mouvement du moteur 5 est alors transmis à la première tourelle 12 par l'intermédiaire des courroies 137, des arbres cannelés 117 et 124, ainsi que des roues dentées coniques des fig.4 et 5, ainsi qu'il est indiqué ci-dessus. De plus le numéro 150 fig.6 désigne un dispositif de positionnement--bien connu de taraudage, le numéro 151 de la fig.7 désignant un commutateur bien connu à vitesse zéro pour le freinage des outils tournants 14a à 14d de la tourelle 12 le numéro 152 de la fig.7 désigne une pompe à huile. Le fonctionnement de la structure ci-dessus est décrit ci-dessous. Dans l'opération de tournage effectuée par les outils fixés 15a etl5d, une pièce est fixée au mandrin 4 par les griffes de serrage 57. Ensuite, la tête de la seconde tourelle 13, (fig.3), est soulevée de façon à faire relâcher l'engrenage des membres supérieur et inférieur 24 et 25 des raccords courbes. Dans le but de mettre en place et de régler l'outil 15b au lieu de l'outil précédent 15a dans la zone d'usinage, (fig.l), le piston 45 (fig.4) est poussé vers la gauche par le fluide sous pression appliqué à la chambre de droite. Le pignon tourne dans le sens des aiguilles d'une montre par l'effet de la barre dentée 43 reliée au piston 45. La rotation du pignon 42 est transmise à la roue hélicoidale 33 par l'intermédiaire du disque 39, faisant ainsi pivoter la seconde tourelle 13 de 90 degrés. La seconde tourelle 13 est bloquée à la nouvelle position angulaire indiquée lorsque le commutateur limite est actionné par le taquet 48. Puis, la tourelle 13 est abaissée. Le raccord courbe supérieur 24 est enclenché avec le raccord inférieur 25 de manière que la seconde tourelle 13 soit bloquée sur la coulisse 9. Avec le dégagement de l'embrayage 35 et de la couronne 33a par l'abaissement de l'arbre 21, la barre 43 revient à sa position normale sous l'effet du fluide mis sous pression dans la chambre de gauche du cylindre 44. Sur le plateau 2, la vitesse de rotation de la pièce est réglée par l'action sélective des cylindres sur les registres 78 et 80. Le registre 114 est maintenu à sa limite gauche de façon que la bague coulissante 101 n'engrène pas la bague 103 de la roue hélicoîdale 102, comme on le voit sur la fig.7. L'aimant 149 (fig.8) est isolé, ce qui détruit l'embrayage magnétique 149, désolidarisant ainsi l'arbre 60-de la poulie 68.Le moteur 5, fig.l, est mis sous tension et fait tourner le mandrin par l'intermédiaire du train d'engrenage choisi. La coulisse est mise en mouvement dans le sens transversal pour approcher l'outil réglé 15b en direction radiale de la pièce serrée dans le mandrin, et le chariot 6 se meut dans le sens longitudinal pour approcher l'outil 15b dans la direction axiale de la pièce. En cas de perçage, l'embrayage magnétique 149 opère afin de solidariser l'arbre cannelé 60 avec la poulie 68. Le levier coudé de décalage 78 est poussé vers la droite par la commande hydraulique et l'embrayage 64 est poussé vers la droite pour être libéré de son enclenchement avec l'embrayage 59 (fig.7) : le mouvement de rotation du moteur 5 n'est plus transmis à l'arbre principal 3. Ensuite, la première tourelle 12 est réglée de façon à présenter l'un des outils de coupe tournants, par exemple le foret 14b, en direction de la pièce. Pour effectuer le réglage, le piston 143, fig.8, est poussé tout d'abord vers l'engrenage 146 pour empêcher la rotation de l'arbre 117.La première tourelle 12, fig.3, est alors soulevée pour déga#er l'un de l'autre les deux raccords 22 et 23 tout en engageant simultanément l'embrayage 34 avec la couronne 32a de la roue hélicoidale 32. Alors l'ergot 135 est engagé dans l'engrenage 132 pour bloquer la position angulaire de 132. Lorsque le piston 45, fig.4 est poussé vers la gauche, le pignon 42 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'impulsion de la barre dentée 43. La rotation du pignon 42 est transmise à la roue hélicoldale 32 par la vis sans fin de l'arbre 36, par l'arbre 40 et les joints universels 41, faisant ainsi tourner la tourelle 12 de 900. Lorsque le commutateur limite est actionné par le taquet 48, la première tourelle est bloquée à sa nouvelle position angulaire commandée. Puis la tourelle 12 est abaissée vers sa position normale, et le raccord supérieur 22 redevient solidaire du raccord 23 : il est normalement poussé vers le raccord 23, de telle sorte que la tourelle 12 soit bloquée sur la coulisse 9. La roue dentée 132 engage en douceur la roue 131 car toutes deux sont fixées en position angulaire par l'ergot 135 et, respectivement, par le prolongement 145 de la tige de piston 144 de la figure 8, pendant tout le temps où elles ne sont pas engrenées. Après bloquage de la tourelle 12, l'ergot 135 et le prolongement bloqueur 145 sont dégagés des engrenages respectifs de 132 et 146. Le dégagement de l'embrayage 34 de la bague 32a correspondant à l'abaissement de l'arbre 20, la barre dentée 43 revient à sa position normale.Pour régler la position du mandrin 56, fig.6, la bague coulissante 101 est poussée vers la droite par le registre 114, de sorte que l'arbre 3 soit engagé et actionne par la couronne hélicoidale 102. L'aimant 149 fig.8 est mis sous tension pour relier l'arbre cannelé 60 à la poulie 68. Le moteur 5, fig.1, est mis sous tension pour pour faire tourner le foret 14b. La vitesse de rotation du foret 14b est réglée par la mise en oeuvre sélective des commandes hydrauliques des registres de décalage. La coulisse 9 est animée d'un mouvement transversal par le moteur à impulsions 10 de façon à positionner l'axe de l'arbre porte-outil 134 par rapport à la pièce.Le mandrin 4 est ensuite tourné par le moteur à impulsions 107 de telle sorte que le centre de rotation de l'axe 134 soit placé dans la position angulaire permettant de percer la partie souhaitée de la pièce. Le mouvement longitudinal du chariot 6 est effectué par le moteur à impulsions 7 de manière à faire avancer dans le sens axial le foret tournant 14b, ce qui provoque le percement de la pièce. Au cas où la pièce aurait plusieurs parties concentriques à percer, le moteur à impulsions 107 ferait pivoter l'axe principal 1 à chaque fois, d'un angle prédéterminé de façon à positionner en angle la partie suivante par rapport à l'axe de perçage 14b chaque fois qu'une opération précédente de perçage est terminée.Lorsque l'opération de perçage est achevée, le circuit de puissance du moteur 5 est inversé de façon à inverser l'action du moteur, lequel est ainsi freiné. Lorsque la vitesse du moteur est presque égale à zéro, le commutateur 151 de vitesse nulle est mis en action pour couper le circuit et arrêter le foret 14b de la tourelle 12. Selon les besoins du moment, l'outil souhaité, pris parmi les divers outils stockés dans les tourelles 12 ou 13, peut être mis en position dans la zone d'usinage grâce aux opérations de réglage en position mentionnées ci-dessus, et l'on peut effectuer au choix soit le travail de tour, soit celui d'une perceuse, grâce à l'action de l'embrayage magnétique 149, à la translation de l'embrayage 64, à la marche transversale de la coulisse 9, et au déplacement longitudinal du chariot 6. De plus, une opération d'alésage peut être réalisée grâce à un alésoir porté par la tête de la première tourelle 12. Bien que certaines réalisations spécifiques de l'invention aient été montrées et décrites ci-dessus, il est évident qu'un grand nombre de modifications et de variations reste possible à la lumière de ce qui a été indiqué. Il doit donc être entendu que, dans le cadre des revendications jointes, l'invention peut être mise en pratique d'autre manière que celle spécifiquement décrite ici. REVENDICATIONS 1. Une machine-outil apte à exécuter des opérations variées d'usinage à l'aide de plusieurs outils de coupe, comportant un châssis une poupée tournante montée sur le châssis un mandrin monté sur la poupée, un chariot pouvant coulisser sur le châssisiparallèlement à l'axe de la poupée, une coulisse transversale sur le chariot, ainsi qu'une source d'énergie ; machine caractérisée par le fait que l'ensemble des têtes de la première, (12) et de la seconde (13) tourelles est montée de façon réglable sur la coulisse (9), l'espace entre elles étant fixe, la tête de la première tourelle (12) supportant plusieurs poupées tournantes (134) aptes à recevoir et faire tourner des outils de coupe rotatifs (14a, 14b, 14c, 14d), la tête de la seconde tourelle (13) portant bloqués plusieurs outils de coupe stationnaires, (15a, 15b, 15c, 15d), machine comportant en outre un dispositif de transmission (59, 149, 137, 117, 124), destiné à relier la source d'énergie (5) à volonté à la poupée (3) dans l'o- pération d'usinage faisant appel à l'un des outils de coupe stationnaires (15), et à l'un des arbres porte-outils (134) servant aux opérations d'usinage par outils de coupe rotatifs (14) ; enfin, un dispositif de réglage (101, 102, 103, 107), connecté à la demande pour procéder au réglage de la poupée (3). 2. Une machine-outil conforme a la revendication 1, dans laquelle les les têtes des premières (12) et seconde (13) tourelles comprennent chacune un corps, (12a, 13a), pivotant, monté sur la coulisse transversale(9), une paire d'éléments d'accouplement (22, 23, 24, 25), engrenés, qui peuvent être dégagés pour maintenir le corps, (12a, 13a), dans une position choisie ; une paire d'éléments d'embrayage pouvant être séparés par un mouvement concomitant, (32a, 34, 33a, 35), qui relient le corps, (12a, 13a), avec transmission de mouvement, à un premier dispositif moteur (43, 44) engrené avec les précédents ; un second dispositif moteur (28a, 28b, 30a, 30b), relié de façon à déplacer le corps (12a, 13a) en direction axiale dans un sens pour dégager les éléments d'accouplement (22, 23, 24, 25) et engager les éléments d'embrayage (32a, 34, 33a, 35), de telle sorte que le corps pivote d'un angle déterminé à l'avance par l'effet du premier dispositif moteur, (43, 44), les éléments visés fonctionnant de manière reversible pour déplacer le corps (12a, 13a) de manière à enclencher de nouveau les éléments d'accouplement en vue d'effectuer la mise en position angulaire définitive du corps et de dégager les éléments d'embrayage. 3. Une machine-outil conforme aux revendications 1 et 2 dans laquelle la tête de la première tourelle (12) comprend en outre des engrenages passifs (132) reliés respectivement aux poupées à outils, (134) un engrenage moteur (131) tournant, monté sur la coulisse transversale (9) et pouvant se dégager, destiné à actionner l'un des engrenages passifs (133) lorsque les éléments d'accouplement (22, 23, 24, 25) sont engagés ; des ergots (135) montés sur le corps (12a, 13a) de manière à pouvoir pivoter, et qui fixent chaque position angulaire des engrenages passifs (132) ; des ressorts (155) destinés à pousser les ergots (135) à s'engrener avec les engrenages passifs (132) ; une broche, (18a), destinée à faire pivoter l'un des ergots (135) en surmontant l'effort des ressorts, afin que l'un des ergots (135) se dégage lorsque les éléments d'accouplement (22, 23, 24, 25) sont engagés, enfin, un dispositif (142, 143, 144, 145) destiné à fixer la position angulaire des engrenages (132) lorsque les éléments d'accouplement (22, 23, 24, 25) sont dégagés.