La présente invention se rapporte à une couche intermédiaire pour tapis. Le terme couche intermédiaire pour tapis" désigne dans ce texte un produit plat textile, destiné à empêcher le glissement des tapis, tapis-ehemins ou tapis de couloir sur les tapis veloutés ou moquettes à poils ou boucles longs, et qu'on place à cet effet entre les tapis, etc. et les moquettes ou tapis de fond. Un produit de ce genre est, par exemple, connu par le brevet allemand 1 654 139. Selon ce brevet, on prévoit, sur les fils d'une résille à grandes mailles, des fibres dirigées radialement vers l'extérieur. Dans la position d'usage de l'entre-tapis, ces fibres sont piquées d'un c- té dans le poil ou les boucles de la moquette et de l'autre caté dans l'envers du tapis placé sur cette dernière, et elles maintiennent ainsi le tapis dans sa position initiale et empeehent son glissement. La présente invention a pour objet de réaliser une couche intermédiaire ou intercalaire pour tapis présentant les propriétés suivantes : il doit augmenter l'élasticité pour la marche sur le tapis et diminuer ainsi l'usure de ce dernier, il doit faire fonction d'isolant thermique et amortir le bruit, et enfin, sa fabrication doit etre possible à un prix de revient avantageux. l'utilisation de matière mousse est à proscrire à cause de son inflammabilité. En outre, la couche intercalaire pour tapis doit posséder une résistance suffisante contre la déformation longitudinale et transversale. Il ne doit donc pas s1 allonger au cours de l'usage et dépasser ainsi les bords du tapis. Il doit être suffisamment résistant à l'usure et à la déchirure et susceptible d > ê-tre fabriqué à peu de frais. Suivant la présente invention, la couche intermédiaire pour tapis est réalisée par la réunion de deux couches, à savoir d'un voile tâche de fibres textiles et d'une armature, les deux couches était assemblées par un ensemble d'aiguilles. le prix de revient de la couche intermédiaire précitée selon l'invention est intéressant grâce au fait qu'il ne comporte que deux couches,assemblées d'une manière très simple, à savoir par un procédé mécanique de passage d'aiguilles de feutrage. L'emploi et l'application d'un liant sont donc supprimés. On obtient une élasticité et une isolation phonique et thermique suffisantes par le voile la- che. le glissement et le déplacement peuvent être empêchés par la matière du voile, ce qui est surprenant. En effet, sous l'action des aiguilles de fe-utrage, une partie de cette matière fait saillie sur l'envers de la couche d'armature, et par conséquent des fibres de ce voile léger pénètrent aussi bien dans la moquette ou le tapis de fond que dans l'envers du tapis placé sur ce dernier, ce qui suffit pour le retenir.L'armature donne à l'entre-tapis une stabilité suffisante dans le sens longitudinal et dans le sens transversal, et elle assure sa résistance à l'usure et sa durabilité. En tant qu' armature, on peut utiliser un tissu serré à fils croisés ou à mailles, un film de matière plastique, du papier ou du carton. Une forme de réalisation avantageuse et plus évoluée de l'invention, ou armature consiste en un voile de fibres solidifié par des jets d'eau, permet de réduire encore davantage le coQt de fabrication et le poids par unité de surface de l'entre-tapis. De préférence, on fabrique au moins l'un des voiles, et plus particulièrement les deux voiles, avec des fibres synthétiques. Ces fibres peuvent être à base de l'une ou de plusieurs des matières suivantes : polypropylène, polyester, polyamide, acryl. L'invention sera décrite ci-dessous plus en détail en réfé rence au dessin annexé, dont la figure unique est une coupe transversale d'une couche intermédiaire pour tapis conforme à l'invention. La couche intermédiaire pour tapis représentée comporte un voile 1 de fibres lâche, composé de fibres synthétiques à base de l'une ou de plusieurs des matières citées ci-dessus. l'armature 2 consiste en un voile de fibres, solidifié de manière connue à l'aide de jets d'eau et qui est composé également de fibres synthétiques à base de l'une ou de plusieurs des matières citées ci-dessus. Les deux voiles sont assemblés par le passage d'aiguilles de feutrage. les aiguilles sont introduites du c8té du voile tâche 1 et elles traversent l'armature 2, en entrainant des fibres provenant du voile tâche 1 qui font ainsi saillie sous forme de pinceaux, du coté opposé de l'armature. Ces pinceaux 3 sont représentés sur le dessin seulement du côté droit de la figure. Exemple d'exécution de l'invention Le voile lèche 1 a un poids par unité de surface compris entre 80 et 150 g/m2 et une épaisseur comprise entre 6 et 12 mm. les fibres du voile tâche ont une grosseur (masse par rapport à la longueur) d'entre 3 et 20 dtex. Le voile de fibres solidifié a un poids par unité de surface compris entre 40 et 60 g/m2,une épaisseur comprise entre 0,3 et 1 mm et une grosseur de fibre d'entre 1 et 7 dtex. Pour l'assemblage des deux couches, on se sert d'àiguilles de feutrage du système dit "kick-up'? n0 15 x 18 x 32 x 3. On emploie environ 1.000 aiguilles par mètre de largeur de travail la barre porte-aiguilles. le nombre de piqûres par cm2 est de 10 à 20 et la profondeur des piqEres se situe à environ 20 mm. REVENDICATIONS 1.- Couche intermédiaire pour tapis caractérisée en ce qu'elle est composée de deux couches, à savoir d'un voile ou mat lâche de fibres textiles et d'une armature, les deux couches étant assemblées par le passage d'aiguilles. 2.- Couche intermédiaire selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle présente du côté de l'armature opposé au voile tâche, des pinceaux de fibres entrainés par le passage des aiguilles de feutrage. 3.- Couche intermédiaire selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'armature est un voile de fibres consolidé par des jets d'eau. 4.- Couche intermédiaire selon la revendication 3, caractéri- sée en ce que les deux voiles sont composés de fibres synthétiques, notamment de fibres à base de polypropylène, de polyester, de polyamide ou d'acryl.