Dans le brevet français (Normos) 77-16959, on décrit un procédé d'éjection de liquide d'un récipient, par poussée, à l'aide d'une masse gazeuse confinée dans le récipient, du liquide du récipient dans un cylindre avec lequel il communique, puis par interruption de cette communication et, enfin, par poussée mécanique du liquide hors du cylindre. Cela permet d'obtenir des doses précises et uniformes, particulièrement nécessaires dans le domaine pharmaceutique, ou en parfumerie. Le gaz neutre utilisé sert aussi de protection anti-oxydation pour conserver intact le produit conditionné. Le flacon de verre, constituant le récipient, est conçu, comme tous les flacons habituels contenant un gaz neutre tel que l'azote (et un liquide non miscible à ce gaza éjecter), pour résister à des pressions de 6 bar au moins, qui est la pression maximale du gaz, de façon à ce que la pression du gaz soit encore suffisante lorsque le flacon est presque vide. Or, on a maintenant compris que cette pression élevée du gaz, indispensable auparavant pour que la pression d'éjection soit encore suffisante lorsque le flacon est proche d'être vide, n'est pas nécessaire dans le procédé décrit au brevet 77.16959 où cette pression n'assure plus l'éjection mais simplement la poussée du liquide, de sorte qu'il suffit qu'elle soit juste supérieure à la pression atmosphérique à la fin de ce processus répété d'éjection, c'est-à-dire de quelque 0,3 ou 0,5 bar. La pression maximale peut être de 2 ou 3 bars, notamment de 2,5 bar. Cela simplifie la fabrication du récipient notamment en verre, et permet d'en assurer plus facilement l'étanchéité. L'invention a donc pour objet un procédé d'éjection de liquide d'un récipient, par poussée, à l'aide d'une masse gazeuse confinée dans le récipient, du liquide du récipient dans un cylindr avec lequel il communique, puis par interruption de cette communication et, enfin, par poussée mécanique du liquide hors du cylindre, caractérisé en ce que la pression de la masse gazeuse est inférieure à 3 bar environ. L'invention vise aussi un dispositif d'éjection de liquide comprenant un récipient, un cylindre, dans lequel coulisse un piston tubulaire et qui a un orifice latéral communiquant avec le récipient et un moyen pour interrompre cette communication, caractérisé en ce que la pression dans le récipient est inférieure à 3 bar environ. Le dispositif décrit dans le brevet français 77-16959 est formé d'un cylindre dans lequel coulisse un piston tubulaire et qui a un orifice latéral pouvant être fermé par le piston. Il n'y a pas une pression de seuil à partir de laquelle commence la pulvérisation. En fin d'opération, il sort un mince filet de liquide non pulvérisé. La dose pulvérisée ne correspond pas toujours à la dose contenue dans le cylindre. L'invention pallie ces inconvénients. Suivant l'invention, un obturateur est appliqué sur l'embouchure du piston par un ressort ou autre organe élastique. Quand on appuie sur le piston, on ferme l'orifice latéral et l'on fait s'élever la pression du liquide, tout en appliquant davantage l'obturateur sur I'embouchure. Mais, quand la pression du liquide atteint un certain seuil, les forces qu'elle applique sur l'obturateur l'emportent sur celles appliquée par le ressort. L'obturateur s'éloigne brusquement à l'embouchure. La dose toute entière est éjectée et pulvérisée finement par un effet de surcompression. De préférence, une butée, sous forme de pièce rapportée, limite ia course du piston. Pour changer la dose, il suffit de changer cettempièce rapportée qui sert aussi de pièce de tarage. Quand on prévoit une cloison étanche au liquide, qui est traversée par l'obturateur et de part et d'autre de laquelle se trouvent, l'orifice latéral et le ressort, le liquide ne vient pas en contact non seulement du joint en caoutchouc avec lequel il peut être incompatible, mais aussi du ressort métallique, lui aussi souvent néfaste aux liquides pharmaceutiques qu'il peut dégrader. De plus, le ressort qui se trouve à l'extérieur de la chambre de dosage n'influence pas le volume du liquide expulsé. Les figures 1 à 3 sont trois vues en coupe du dispositif suivant l'invention respectivement en position de repos, de compression et d'éjection. Le dispositif comprend un cylindre 1 dans lequel coulisse un piston 2 tubulaire menant à I'extérieur et collaborant avec le Kdíffuseur 16. Le piston 2 en matière plastique comporte une portion 3 latérale à double lèvre. Le cylindre 1 est percé d'un orifice latéral 4. L'embouchure du piston est fermée par i'extrémité d'un pointeau 5 obturateur ayant un plateau 6, qui vient derrière une cloison 7 étanche à mi-hauteur du cylindre 1 et sur lequel s'appuie l'extrémité d'un ressort 8. L'autre extrémité du ressort 8 s'appuie sur le fond 9 du cylindre 1. De la cloison 7 radiale rapportée, traversée par l'obturateur 5, part une butée 10 pour le piston 2. Cette butée 10 est montée sur la face latérale du cylindre 1 et est d'un seui tenant avec la cloison 7. Le cylindre 1 est entouré d'une enveloppe 11. Entre celie-ci et le cylindre 1 est ménagé un passage 12 donnant sur l'orifice 4 et menant à un tube 13 pénétrant dans un récipient 14 étanche, empli de liquide. Le liquide est surmonté d'une masse 15 gazeuse (d'azote ou autre), dont la pression est comprise entre 0,5 et 2,5 bar pendant le processus d'éjections répétées. Une coupelle 17 enserre l'enveloppe 10 et permet de la monter sur le récipient 14. Pour obtenir ure éjection du liquide, à pair de la position illustrée à la figure 1, on appuie sur le piston 2. La portion 3 à double lèvre vient sur l'orifice 4 et isole la chambre comprise entre le piston 2 et le cylindre 1 (figure 2). On continue à pousser le piston 2. La pression du liquide emprisonné s'élève et surmonte la force du ressort 8. Le pointeau 5 se déplace vers le bas, au dessin, par rapport au piston 2 (figure 3), vers le diffuseur 16. Le ressort 8 revient et sollicite le pointeau 5 vers le piston 2. L'embouchure de celui-ci est fermée par le pointeau 5 et l'ensemble remonte en la position de la figure 1. Du liquide, poussé par le gaz, passe du récipient 14 dans l'espace compris entre le cylindre 1 et le piston 2. Le liquide nevient en contact ni avec un joint en caoutchouc, ni avec le ressort. Le remplissage du récipient avec le yaz s'effectue par des moyens connus, tels que l'impact gasing. REVENDICATIONS 1. Procédé d'éjection de liquide d'un récipient, par poussée, à l'aide d'une masse gazeuse confinée dans le récipient, du liquide du récipient dans un cylindre avec lequel il communique puis par interruption de cette communication et, enfin, par poussée mécanique du liquide hors du cylindre, caractérisé en ce que la pression de la masse gazeuse est inférieure à 3 bar environ. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pression est comprise entre 0,3 bar et 3 bar environ et de préférence entre 0,5 et 2,5 bar pendant le processus d'éjections répétées. 3. Dispositif d'éjection de liquide comprenant un récipient, un cylindre, dans lequel coulisse un piston tubulaire et qui a un orifice latéral communiquant avec le récipient et un moyen pour interrompre cette communication, caractérisé en ce que la pression dans le récipient est inférieure à 3 bar environ. 4. Dispositif d'éjection de liquide formé d'un cylindre, dans lequel coulisse un piston tubulaire et qui a un orifice latéral pouvant être fermé, de préférence par le piston, caractérisé en ce qu'un obturateur est appliqué sur l'embouchure du piston par un ressort. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par une butée limitant la course du piston. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la butée est une pièce rapportée. 7. Dispositif suivant l'une des revendications 4 à 6, caractérise par une cloison étanche qui est traversée par l'obturateur et de part et d'autre de laquelle se trouvent l'orifice latéral et le ressort. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la butée et la cloison sont d'un seul tenant. 9. Dispositif suivant l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que le ressort se trouve dans une chambre étanche. 10. Dispositif d'éjection de liquide d'un récipient, caractérisé en ce que le liquide est à l'abri de tout contact avec du caoutchouc.