La présente invention concerne le moulage d'une matièré thermoplastique expansible par la chaleur, par exemple du polystyrène expansible. Le polystyrène expansible est produit par incorporation d' un agent dit porogène (parce qu'il engendre des pores) tel que du pentane au autre hydrocarbure volatil à des perles de polystyrène. Lorsque de telles perles sont chauffées;, la pression de l'agent porogène confiné à l'intérieur des perles se trouve accrue tandis que le polystyrène se ramollit, de sorte que les perles se trouvent expansées par formation de nombreux- -pores. Lé degré d'expansion et par conséquent la densité apparente du produit dépendent de la température et de la durée du chauffage. Pour mouler les perles expansibles de polystyrène, on commence par les pré-expanser jusqu'à la densité apparente requise pour l'article final, on remplit complètement un moule avec les perles, on ferme le moule, puis on chauffe les perles à l'intérieur du moule. La chaleur accroît la pression des gaz à l'intérieur des perles et ramollit la matière, de sorte que les perles subissent une expansion jusqu'à combler les vides qui subsistaient entre elles et fusionnent ensemble jusqu'à former une structure cellulaire. Le moule peut convenablement être chauffé en le plaçant dans un autoclave puis en introduisant de la vapeur d' eau dans l'autoclave, les parois du moule comportant des ouvertures pour laisser le passage à la vapeur depuis l'autoclave jusque dans l'intérieur du moule.Des machines à mouler spéciales à ouverture et fermeture automatiques sont généralement prévues pour une fabrication industrielle à grande échelle, les formes du moule étant montées sur des mâchoires qui comportent des chemises de vapeur, chaque fo-rme constituant une paroi d'une telle#-chemise de vapeur et comportant--des ouvertures pour laisser passer de la vapeur à partir de la chemise de vapeur jusque dans le moule quand il est fermé. Les moules généralement utilisés actuellement avec des matières thermoplastiques expansibles sont réalisés en alliage d' aluminium, car un tel matériau métallique est excellent pour la coulée de pièces de fonderie en forme et possède une bonne conductibilité thermique. Le chauffage de tels moules à la vapeur présente toutefois l'inconvénient qu'il tend à produire des articles comportant une croûte extérieure fondue et une zone centrale de perles qui n'ont pas fusionné ensemble ; il en résul te que de tels articles n'ont que de médiocres propriétés structurales.C'est plus particulièrement le cas pour des articles à section relativement épaisse, par exemple 75 mm et plus.# On pense que la vapeur d'eau en contact avec la surface extérieure des parois du moule échauffe ces parois qui, à leur tour, chauffent les perles situées dans les zones de la périphérie du moule, et que l'expansion et la fusion des perles dans ces zones périphériques constituent une barrière qui s'oppose à la poursuite de la pénétration de la vapeur au travers des ouvertures ménagées dans les parois du moule, et aussi emprisonnent de l'air, du gaz et du condensat dans les zones centrales du moule. La présente invention a pour objet un procédé pour le moulage de perles expansibles par la chaleur en matière thermoplastique telle par exemple que du polystyrène, procédé au cours duquel on enferme les perles à l'intérieur d'un moule métallique et on introduit un milieu gazeux chaud dans le moule, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à établir des évents en communication avec l'intérieur du moule par des ouvertures ménagées dans des tampons insérés dans la paroi du moule pour faire partie de la surface interne de ce moule, les tampons étant en un matériau ayant un coefficient de conduc tibilite thermique assez bas pour assurer que les perles en contact avec les tampons ne sont pas refondues en raison de la conduction de chaleur au travers des tampons avant une refusion des perles dans la zone centrale du moule.Les tampons sont de préférence réalisés en superpolyamide (matériaux se trouvant dans le commerce sous la marque '1Nylon"). Lors de la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, les ouvertures ménagées dans les tampons restent ouvertes après que l'on a fait passer le milieu gazeux au travers du moule et provoqué la refusion des perles en contact avec les tampons. Le flux de milieu gazeux chaud admis à passer au travers du moule provoque une expansion et une refusion des perles dans la zone centrale du moule avant que le gaz s'échappe au travers des ouvertures ménagées dans les tampons, en même temps que l'air, le gaz et l'humidité chassés hors du moule par l'ex- pansion des perles.L'article résultant a une densité substantiellement plus uniforme et de meilleures propriétés structura- les que celles observables à la suite de la mise en oeuvre de la méthode antérieurement pratiquée de chauffage par de la vapeur d'eau. Ceci -permet encore la production d'un produit beaucoup plus dense que ce qui était antérieurement possible pour une épaisseur donnée de la section. Le milieu gazeux peut être de l'air chaud, mais c'est de préférence de la vapeur d'eau sous une pression de, par exem 2 ple, i à 1,4 kg/cm2, et l'intérieur du moule peut être mis en communication (par les évents) avec l'atmosphère ou avec une région où règne une pression inférieure à la pression atmosphérique. Jusqu'à présent, les ouvertures d'entrée ménagées dans des moules pour le moulage de matières thermoplastiques expansibles ont été formées par des fentes ou orifices axiaux ménagés dans des tampons métalliques insérés dans des ouvertures ménagées pour les recevoir dans les parois du moule. De tels tampons sont généralement formés en alliage d'aluminium,mesurant environ 12,7 mm de diamètre et espacés d'environ 50 mm entre axes, le tampon étant percé de plusieurs fentes étroites pour le passage de vapeur.Quand un moule équipé de tels tampons d'entrée est pourvu d'évents constitués par des ouvertures ménagées dans des tampons en matériau de faible conductibilité thermique conformément à la présente invention, par exemple en plaçant le moule dans un autoclave à vapeur et en raccordant les tampons d'évent à un système collecteur d'échappement communiquant à l'extérieur de l'autoclave avec l'atmosphère, le flux de la vapeur au travers des ouvertures d'entrée empêche une refusion immédiate des perles dans le voisinage immédiat de ces ouvertures pendant un temps assez long pour que la vapeur chauffe les perles dans la zone centrale du moule. Après la fermeture des ouvertures d'entrée par suite d'une expansion et d'une refusion des perles à proximité des parois du moule, les perles dans la zone centrale du moule continuent à s'expanseur en raison de la chaleur appor-tée par la vapeur dans la zone centrale du moule, et l'air, le gaz, le condensat et la vapeur d'eau déplacée par une telle expansion des perles sont chassés vers l'atmosphère extérieure au travers des tampons d'évent Les ouvertures ménagées dans les tampons d'évent restent ouvertes pendant un bref laps de temps après l'obstruction des ouvertures ménagées dans les tampons d' entrée étant donné qu'il n'y a que peu ou pas de conduction de chaleur à partir des parois du moule jusqu'aux perles en contact avec les tampons d'évent, conformément au principe même de la présente invention. On a toutefois découvert aussi qu'il est possible d'obtenir des avantages appréciables si le milieu gazeux chaud est introduit dans le moule au travers d'ouvertures ménagées dans des tampons en matériau de faible conductibilité thermique insérés dans les parois du moule et constituant une partie de la surface interne du moule. Dans ces conditions, les ouvertures d'entrée cessent de se bloquer en raison du fait que de la matière thermoplastique vient se "brûler" sur eux, de sorte que l'on ne perd plus de temps à nettoyer les tampons entre deux opérations de moulage. D'autre part, des tampons d'entrée à faible conductibilité thermique ne laissent pas des marques de brûlure ou autres impressions sur l'article fini, et cet article est plus facile à démouler que lorsqu'on se sert de moules comportant des tampons d'entrée métalliques.L'opération globale de moulage s'en trouve abrégée. Les tampons d'entrée, comme les tampons d'évent, sont de préférence réalisés en superpolyamide mais sont réalisables en tout- matériau adéquat capable de supporter la température et la pression du milieu gazeux sans dégradation, et ayant un coefficient de conductibilité thermique assez bas pour assurer que les surfaces intérieures des tampons n'atteignent pas une température suffisante pour brûler la matière thermoplastique en contact avec les tampons avant une refusion des perles dans la zone centrale du moule à la suite d'une introduction du milieu gazeux chaud dans le moule. La mise en action des évents du moule conformément à ltin- vention peut intervenir immédiatement après l'introduction du milieu gazeux chaud dans le moule, et les mêmes tampons de faible conductibilité thermique peuvent donc être utilisés aussi bien pour l'introduction du milieu gazeux chaud dans le moule que pour servir ultérieurement d'évents dans les parois du moule. Ce procédé est particulièrement applicable aux machines à mouler automatiques dans lesquelles les chemises de vapeur fournissant de la vapeur aux ouvertures d'entrée ménagées dans les parois du moule sont de capacité relativement petite et peuvent être rapidement déchargées par des évents. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent dif férents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fiq. 1, de ces dessins, représente en coupe un moule monté dans un autoclave à vapeur et mis en communication avec l'atmosphère par un système collecteur. La fig. 2 représente en perspective un des tampons insérés dans la paroi du moule représenté fig. 1. La fig. 3 montre en coupe une partie d'une paroi du moule comportant deux des tampons du genre de celui représenté fig. 2, un de ces tampons admettant de la vapeur dans le moule tandis que l'autre est raccordé au système collecteur. La fig. 4 montre en perspective un autre mode de réalisation de tampon pouvant servir soit de tampon d'entrée, soit de tampon d'évent. La fig. 5 montre en coupe une partie d'une paroi d'un moule comportant deux des tampons du genre de celui représenté fig. 4, un de ces tampons servant de tampon d'entrée tandis que l'autre est connecté à un système collecteur pour servir de tampon d'évent. La fig. 6, enfin, représente en coupe une machine à mouler automatique, conçue de façon à fonctionner par mise en oeuvre du procédé selon la présente invention. Le moule représente fig. 1 comprend une forme supérieure 10 et une forme inférieure Il comportant des brides latérales respectives 12,13 qui sont boulonnées ensemble de. façon à définir entre les formes un espace 14 correspondant aux dimensions d'un article à mouler en polystyrène expansible par mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Les deux formes comportent des parois extrêmes (non représentées) qui coopèrent de façon à fermer les extrémités du moule. Les formes sont réalisées en alliage d'aluminium, et des tampons 15 en superpolyamide sont insérés dans des orifices 16 percés dans les parois des formes. Les tampons 15 sont tous de construction identique et, comme le montrent les fig 2 et 3, chaque tampon comprend un tube cylindrique 2a mesurant environ 32 mm de diamètre, qui est enfoncé à force dans son orifice de logement 16, l'extrémité extérieure du tube comportant un collier 21 prenant appui contre 1e paroi externe de la forme autour de l'orifice 16. Le collier 21 est percé d'ouvertures pour des-vis 22 servant à fixer le tampon à la forme. L'extrémité intérieure du tube cylindrique 20 est fermée par une paroi extrême 23 affleurant à la paroi intérieure de la forme, cette paroi extrême 23 étant percée de plusieurs fentes parallèles 24 livrant passage à un fluide au travers du tampon. Les tampons sont répartis uniformément sur les parois des formes à intervalles d'environ 178 mm Les tampons sont réalisés en un superpolyamide vendu dans le commerce sous la marque Nylon 66" par la Combined Insulations and Plastics Ltd., de Londres, mais on peut tout aussi bien utiliser toute autre qualité de superpolyamide ou d'un autre matériau ayant un faible coefficient de conductibilité thermique comparable et capable de supporter la température et la pression de vapeur utilisées lors de l'opération de moulage.La paroi intérieure du tube 20 est taraudée et comporte un filet de vis 25 Un système collecteur d'échappement 28 est racc#ordé à un nombre choisi de tampons 15, les tampons choisis étant répartis uniformément sur les parois des formes. Le système collecteur comprend un tube-collecteur commun 29, des conduits individuels 30 partant du tube 29 et raccordés chacun à chacun des tampons choisis, et un conduit d'échappement 31 partant du tube collecteur 29. L'extrémité de chacun des conduits 30 est filetée de façon à pouvoir se visser dans le passage intérieur taraudé en 25 dans les tampons choisis, comme le montre la fig. 3.Le choix des tampons à raccorder au système collecteur dépend de la forme et de l'épaisseur de l'article à mouler, mais en pratique on constate que l'on obtient des résultats satisfaisants si un tampon sur douze est raccordé au système collecteur. Il peut toutefois être nécessaire de raccorder un plus grand nombre de tampons au système collecteur lorsque le moule comporte des variations brusques de forme ou d'épaisseur. Pour plus de commodité, les tampons raccordés au système collecteur sont ci-après dénommés tampons d'évent 35, tandis que les autres tampons sont dénommés tampons d'entrée 36. En fonctionnement, le moule est assemblé avec les deux formes boulonnées ensemble, et l'espace compris entre les formes est ensuite empli de perles de polystyrène expansible qui ont été pré expansées jusqu'à la densité apparente requise. Le moule est ensuite placé dans un autoclave 37, comme le représente la fig.1, le conduit d'échappement 31 du système collecteur s'étendant au travers d'une ouverture ménagée dans la paroi de l'autoclave et débouchant dans l'atmosphère. On ferme ensuite l'autoclave et 2 on y admet de la vapeur sous une pression de 1 à 1,4 kg/cm2. Dans l'autoclave, la vapeur pénètre dans le moule par les tampons d'entrée 36, échauffe les perles contenues dans le moule, et de l'air, du gaz, du condensat et de la vapeur s'échappent en direction de l'atmosphère par les tampons d'évent 35 et le système collecteur. Le système collecteur peut être mis en communication avec une région dans laquelle règne une pression inférieure à la pression atmosphérique afin d'accroître le débit de vapeur dans le moule. La vapeur contenue dans l'autoclave échauffe les parois du moule qui, par conductibilité, transmettent de la chaleur aux perles se trouvant dans la zone voisine de la périphérie du moule. Toutefois, les perles en contact avec les tampons reçoivent très peu de chaleur par conduction à partir des parois du moule en raison de la faible conductibilité thermique des tampons. Les fentes 24 ménagées dans les tampons-d'évent 35 restent donc ouvertes jusqu'à ce que les perles situées dans le voisinage de ces tampons se trouvent refondues par de la chaleur provenant de la vapeur contenue dans le moule. Cette vapeur échauffe aussi les perles contenues à l'intérieur du moule qui subissent une expansion et fusionnent ensemble à peu près en même temps que les perles en contact avec les tampons d'évent.Le passage ininterrompu de vapeur au travers des tampons d'entrée 36 empêche une fusion immédiate des perles dans le voisinage de ces tampons pendant un temps assez long pour que le processus d'expansion et de refusion soit mené à bonne fin. D'autre part, en raison de la faible conductibilité thermique des tampons, la température des tampons d'entrée ne s'élève pas jusqu'à une valeur qui provoquerait une brûlure du polystyrène au contact des tampons avant la fin de l'opération de moulage. -Les fig. 4'et 5 montrent un autre mode de construction d' un tampon 40 utilisable soit pour introduire de la vapeur dans le moule, soit pour faire communiquer l'intérieur du moule avec l'atmosphère extérieure. Le tampon 40 est essentiellement constitué par un tube 41 mesurant environ 19 mm de diamètre, ouvert à une de ses extrémités et dont l'autre extrémité est fermée par une paroi extrême 42 dans laquelle sont cependant ménagées plusieurs fentes parallèles 43 destinées à permettre le passage d' un fluide au travers du tampon. La paroi latérale externe du tampon est filetée afin de permettre de visser le tampon dans un orifice intérieurement taraudé qui est percé dans la paroi du moule, la paroi extrême 42 du tampon venant affleurer la paroi interne du moule.Les tampons 40 peuvent convenablement être espacés les uns des autres par une distance d'environ 75 mm dans toute l'étendue de la paroi du moule, et des tampons choisis peuvent être raccordés aux conduits 30 du système collecteur par des manchons taraudés 44 vissés sur les extrémités extérieures des tampons et sur les extrémités des conduits 30, comme le montre la fig. 5. Les tampons 40 sont de préférence réalisés en un matériau qui non seulement possède le faible coefficient nécessaire de conductibilité thermique, mais qui en outre soit assez élastique pour que les filets de vis établis sur le tampon s'adaptent à ceux du taraudage de l'orifice percé dans la paroi du moule de façon à constituer un joint substantiellement étanche aux fluides.Le matériau du type superpolyamide vendu dans le commerce sous la marque "Nylon 66", déjà spécifié ci-dessus, convient en vue d'une telle application La machine à mouler automatique représentée fig. 6 comprend essentiellement une mâchoire fixe 45 équipée d'une forme 46 de moulage coopérant avec la mâchoire 45 de façon à définir une chemise de vapeur 47, et une mâchoire mobile 48 équipée d'une autre forme de moulage 49 coopérant avec la mâchoire 48 de façon à constituer une autre chemise de vapeur 50. La mâchoire 48 est déplaçable entre une position de fermeture, représentée fig. 6, dans laquelle les formes délimitent un espace 51 correspondant aux dimensions d'un article à mouler, et une position ouverte dans laquelle un article moulé peut être retiré d'entre les formes 46, 49.Les deux chemises de vapeur 47,50 sont raccordées par des conduits 52, 53 à un robinet commun 54 à deux voies propre à raccorder les conduits simultanément soit à une conduite 55 d'amenée de vapeur, soit à une conduite 56 en communication avec l'atmosphère. Le conduit 53 comporte une portion souple 57 permettant un déplacement de la mâchoire mobile 48. Chaque chemise de vapeur est équipée d'un agencement 58 pulvérisateur d' eau, propre à pulvériser de l'eau de refroidissement sur les formes du moule. Chaque forme 46, 49 est percée d'orifices dans chacun desquels est inséré un tampon 40 en superpolyamide du type décrit ci-dessus en se référant à la fig. 4, les tampons étant insérés de façon telle que leurs parois extrêmes 42 af fleurent la paroi de la forme constituant la paroi interne du moule.Tous les tampons 40 débouchent vers la chemise de vapeur associée à la forme correspondante. En fonctionnement, les mâchoires de la machine sont fermées et on emplit l'espace compris entre les formes en y introduisant des perles de polystyrène expansibles qui ont été pré-expansées jusqu'à la densité apparente requise. Les perles sont amenées par des ouvertures ménagées dans les formes, d'une manière connue. De la vapeur est ensuite admise simultanément aux deux chemises de vapeur 47, 50 par le robinet commun 54, et de la vapeur pénètre dans le moule par les tampons 40. Après un bref laps de temps, destiné à permettre à la vapeur d'expanser les perles dans la zone centrale du moule, les chemises de vapeur sont mises en communication avec l'atmosphère par le robinet 54. En raison de l'expansion des perles et de la présence de vapeur à l'intérieur du moule, il règne à l'intérieur du moule une pression supérieure à la pression atmosphérique, et de l'air, du gaz, du condensat et de la vapeur sont expulsés à force vers 1' extérieur au travers des tampons 40 jusque dans la chemise de vapeur, et de là vers l'atmosphère en passant par le robinet 54. Les formes 46, 49 sont ensuite refroidies par les pulvérisateurs d'eau 57 avant d'abaisser la mâchoire 48 pour démouler l'article formé. La durée du laps de temps nécessaire pour chauffer les perles dans le moule dépend des dimensions et de la forme du moule et n'est déterminable qu'empiriquement. Toutefois, quelle que soit la durée de ce laps de temps, la faible conductibilité thermique du matériau constituant les tampons assure que les perles se trouvant au contact des tampons ne se trouvent pas refondues par suite de la conduction de chaleur à partir des parois du moule, et que les fentes de ces tampons restent ouvertes jusqu'à ce que l'air, le gaz et le condensat aient été expulsés du moule. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le moulage de perles expansibles par la chaleur en matière thermoplastique telle par exemple que du polystyrène, procédé au cours duquel on enferme les perles à l'intérieur d'un moule métallique et on introduit un milieu gazeux chaud dans le moule, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à établir des évents en communication avec itintérieur du moule par des ouvertures ménagées dans des tampons insérés dans la paroi du moule pour faire partie de la surface interne de ce moule, les tampons étant en un matériau ayant un coefficient de conductibilité thermique assez bas pour assurer que les perles en contact avec les tampons ne sont pas refondues en raison de la conduction de chaleur au travers des tampons avant une refusion des perles dans la zone centrale du moule. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on amène le milieu gazeux chaud en contact avec la paroi du moule, on ménage dans la paroi du moule des ouvertures permettant de faire passer le milieu gazeux dans ledit moule, et on se sert desdits tampons comme d'évents pour faire communiquer l'intérieur du moule avec une région où règne une pression inférieure à la pression du milieu gazeux. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on amène le milieu gazeux chaud jusque dans une chambre contenant le moule, et on fait communiquer les ouvertures prévues dans lesdits tampons servant d'évents par un systène collecteur avec l'atmosphère située à l'extérieur de la chambre. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on introduit le milieu gazeux chaud jusque dans le moule au travers d'ouvertures ménagées dans d' autres tampons en matériau de faible conductibilité thermique insérés dans la paroi du moule et constituant une partie de la surface interne du moule. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' on introduit le milieu gazeux chaud jusque dans le moule au travers des ouvertures ménagées dans lesdits tampons avant de se servir des tampons comme d'évents pour le moule. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que 1' on amène le milieu gazeux chaud jusqu'à une chambre communiquant avec les ouvertures ménagées dans lesdits tampons pour permettre le passage du milieu gazeux à partir de la chambre jusque dans le moule, et on donne ultérieurement de l'évent à la chambre de façon à mettre l'intérieur du moule en communication avec l'atmosphère extérieure au travers des tampons servant d'évents. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lton utilise de la vapeur d'eau comme milieu gazeux chaud. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on utilise un superpolyamide pour réaliser les tampons. 9. Moule utilisable pour mouler des perles expansibles par la chaleur en matière thermoplastique telle par exemple que du polystyrène, par mise en oeuvre d'un procédé tel que spécifié dans la revendication 1, caractérisé en ce que la paroi métallique du moule est pourvue de tampons percés d'ouvertures, réalisés en un matériau de faible conductibilité thermique, insérés dans des orifices prévus dans la paroi du moule, propres à servir d'évents en communication avec l'intérieur du moule. 10. Moule selon la revendication 9, caractérisé en ce que les extrémités intérieures des tampons affleurent la surface interne du moule. 11. Moule selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce qu' il comporte un collecteur d'échappement ouvert dans l'atmosphère et comportant des conduits dont chacun desquels est raccordé à chacun des tampons, en suite de quoi l'intérieur du moule est mis en communication avec l'atmosphère par l'intermédiaire des tampons et du système collecteur. 12. Moule selon la revendication 11, caractérisé en ce que la paroi du moule est équipée d'autres tampons percés d'ouvertures, réalisés en un matériau de faible conductibilité thermique, les extrémités intérieures de ces tampons affleurant la surface interne du moule, et ces autres tampons permettant le passage d' un milieu gazeux chaud jusque dans le moule quand ce moule est placé dans une chambre contenant ledit milieu tandis que le système collecteur s'étend à l'extérieur de la chambre. 13. Moule selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que lesdits tampons percés-d'ouvertures sont réalisés en superpolyamide. 14. Tampon d'évent propre à être inséré dans un orifice percé dans une paroi métallique d'un moule utilisable pour le moulage de perles expansibles par la chaleur en matière thermoplastique par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, ledit tampon d'évent comprenant une portion tubulaire ouverte à une de ses extrémités et ayant une paroi extrême s'étendant en travers de l'autre extrémité de la portion tubulaire, ladite paroi extrême étant percée de fentes, et des moyens pour la fixation du tampon dans ledit orifice avec la paroi extrême affleurant la surface interne du moule, lequel tampon d'évent est caractérisé en ce qu'il est réalisé en un matériau ayant une faible conductibilité thermique comparable à celle d'un superpolyamide et capable de supporter les températures et pressions observables lors du moulage de perles expansibles en matière thermoplastique. 15. Tampon d'évent selon la revendication 14, caractérisé en ce que la portion tubulaire comporte des moyens pour y connecter un conduit d'échappement. 16. Tampon d'évent selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce qu'il est réalisé en matière plastique suffisamment élastique pour constituer un joint étanche, et en ce que la portion tubulaire comporte un filetage extérieur permettant de visser le tampon dans un orifice taraudé d'une manière complémentaire dans la paroi de l'orifice. 17. Tampon d'évent selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce qu'il est réalisé en superpolyamide. 18. Article réalisé par moulage de perles expansibles par la chaleur en matière thermoplastique, caractérisé en ce qu'il est élaboré par mise en euvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8