L'invention a pour objet un boyau de forme tubulaire destiné à etre utilisé pour la fabrication d'appareils de prothèse , en particulier de bras, de jambes, de mains artificiels et d'articles d'usage apparenté tels que des minerves. L'invention couvre aussi tout article de prothèse réalisé à l'aide d'un boyau conforme à l'invention. Jusqu'# présent, on fabrique des appareils de prothèse en employant un boyau réalisé à l'aide d'un fil travaillé pour obtenir une structure de filet de peche. On enfile ce boyau sur une reproduction en plâtre, d'une jambe par exemple, on lten- toure d'une feuille en matière plastique jouant le rôle d'un moule et on fait couler à l'intérieur de ce dernier une résine synthétique, généralement une résine acrylique, qui se polymérise en enrobant le boyau sans adhérer a la feuille de matière plastique que lson retire ensuite. Puis on élimine la reproduction en plâtre, le plus souvent en la cassant, pour obtenir une jambe artificielle creuse. Le boyau réalisé en filet de peche à partir des fils habituels disponibles en matière plastique ou en coton oblige à respecter les impératifs suivants. Afin que la prothèse possède une rigidité et une solidité suffisantes, on est conduit à placer sur la reproduction en plâtre de nombreux boyaux superposés, généralement de 4 à 8. D'autre part, pour que la matière plastique coulée s'accroche au boyau et ne tende pas à la traverser, il est souhaitable que les ouvertures présentées par la structure de ce dernier soient de dimensions plutôt réduites ; comme ce résultat ne peut etre obtenu avec une structure en filet de pêche, on est conduit à nouveau, pour cette autre raison, à superposer de nombreux boyaux, si bien que meme l'usage de fils plus résistants ne permettrait pas, avec la technique actuelle, de diminuer le nombre des couches nécessaires. Les boyaux utilisés jusqu'à maintenant ont encore d'autres inconvénients. Les noeuds de la structure en filet donnent au boyau un aspect général très irrégulier en raison des fortes différences d'épaisseurs qu'il y a entre ces noeuds et le fil qui s'étend entre eux. Ceci rend plus difficile l'obtention d'une surface finale devant avoir un aspect plutôt régulier. Une telle structure ne peut etre réalisée que sur un métier Rachel ou sur un métier circulaire. Dans les deux cas, il n'est pas possible de modifier notablement, avec un métier donné, le diamètre des boyaux produits. Le but principal de l'invention est d'apporter un boyau ayant une solidité nettement améliorée et présentant des ouvertures suffisamment réduites pour que le nombre des boyaux utilisés dans un appareil de prothèse soit fortement réduit par rapport à la technique antérieure. Un autre but de l'invention est de parvenir à un boyau satisfaisant aux conditions dites ci-dessus et ayant en plus un aspect notablement plus régulier que celui des boyaux connus. Un autre but encore de l'invention est d'apporter un boyau ayant une structure rendant possible sa réalisation en diamètres très différents sur un nieme métier. Un boyau conforme à l'invention, permettant d'atteindre les buts ci-dessus, est composé d'un fil de verre, au moins, tricoté selon un point de tricot classique tel que le point jersey. Selon un mode de réalisation de l'invention, le fil de verre est accompagné d'un fil auxiliaire, tricoté avec lui, en matière lui conférant une surface rugueuse par opposition ~ à la surface lisse du fil de verre. Un boyau ainsi constitué, avec ou sans fil auxiliaire, est réalisable, en particulier, selon l'invention, sur un métier à tricoter rectiligne à double fonture. Ains;, en distribuant le ou les fils de façon continue, alternativement à une fonture et à l'autre, on obtient un boyau tubulaire dont #le diamètre peut être fixé à une valeur quelconque dans une gamme assez large selon le nombre d'aiguilles que l'on fait intervenir sur chaque fonture. A titre d'exemple et pour fixer les idées, on peut indiquer que le fil de verre utilisé est un fil multibrins ayant une grosseur de 34 décitex. On peut employer un seul fil ou simultanément deux fils. A condition de régler soigneusement le métier à tricoter, on peut réaliser avec du verre un tricot, sans casse du fil, selon un point quelconque mais il semble préférable d'adopter le point jersey qui procure un tricot d'aspect très régulier. Le fil de verre est fortement incurvé pour former les mailles et, de ce fait, le tricot possède, intrinsèquemement, une grande capacité d'extension et d'élasticité. Le fil auxiliaire qu'il est avantageux d'ajouter au fil de verre peut être en matière quelconque pourvu qutelle donne un fil ayant une surface relativement rugueuse en comparaison du verre, comme le coton ou une résine synthétique polyamide, polyester ou acrylique. Le coton a l'inconvénient de ne pas avoir la même teinte que le fil de verre ; on obtient plus aisément des teintes identiques ou très voisines en adoptant un fil auxiliaire en matière plastique. Par exemple, un fil convenant bien est un fil à deux brins de 44 décitex chacun en mousse de nylon. Assez sou vent, sa grosseur est inférieure à celle du fil de verre. Du fait de sa surface rugueuse, relativement, le fil auxiliaire a un effet d'aecrochage vis-à-vis du fil de verre et il réduit considérablement la tendance de ce dernier à se démailler spontanément quand on découpe le tricot. Grâce au fil auxiliaire qui retient les mailles du fil de verre, il est possible de tronçonner le boyau tricoté en longueurs quelconques, selon les besoins, sans avoir à craindre que le tricot se défasse de luimême. Un boyau tricoté en fil de verre conforme à l'invention a une grande régularité d'aspect et d'épaisseur ; en outre, il possède une grande résistance aux efforts. On peut donc réduire notablement, en général on divise par deux, le nombre de boyaux que lton utilise pour recouvrir initialement la reproduction en plâtre. L'invention permet, à volonté, l'emploi dtun fil auxiliaire d'une nature qui résiste à la résine synthétique moulée ou, au contraire, d'un fil auxiliaire de même nature, par exemple en résine acrylique quand la matière moulée est de la ré sine acrylique, afin qu'il se fonde dans celle-ci. Ceci favorise la pénétration de la résine dans les mailles du tricot de verre et assure une meilleure liaison entre le boyau et la matière moulée. REVENDICATIONS 1 / Boyau tubulaire servant à l'exécution d'appareils de prothèses caractérisé en ce qu'il est composé d'un fil de verre, tricoté selon un point de tricot connu en soi. 20/ Boyau tubulaire selon la revendication 1 caractérisé en ce que le point de tricot est le point de jersey. 30/ Boyau tubulaire selon l'une quelconque des revendications 1, 2 caractérisé en ce que le fil de verre est accompagné d'un fil auxiliaire tricoté en même temps que lui et ayant une surface rugueuse comparativement à la surface du fil de verre, ce fil auxiliaire étant d'une grosseur inférieure à celle du fil de verre. 4 / Boyau tubulaire pour l'exécution de prothèses en résine synthétique moulée, selon la revendication 3, caractérisé en ce que le fil auxiliaire est en matière de même nature que la résine moulée et susceptible de se fondre dans celle-ci. 50/ Boyau tubulaire pour l'exécution de prothèses en résine synthétique moulée, selon la revendication 3, caractérisé en ce que le fil auxiliaire est en matière apte à résister à cette résine et à ne pas se fondre avec elle. 60/ Procédé de fabrication d'un boyau tubulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on le réalise par tricotage sur un métier rectiligne à double fonture. 70/ Appareil de prothèse réalisé en résine synthétique moulée caractérisé en ce qu'il comprend au moins un boyau tubulaire en fil de verre tricoté selon ltune quelconque des revendications 1 S 4.