i 2046837 L'Invention concerne des procédés pour la commande d'une machine opératrice entraînée à des vitesses de travail différentes, en particulier d'une étireuse à chariots, dans laquelle à chaque fois, pour une position de base, déterminée et identique pour toutes les vitesses, d'un élément mobile de la 5 . machine, commence une opération qui a été déclenchée avec une avance égale à un temps fixe, dépendant de la machine et identique pour toutes les vitesses de travail (constante de la machine). L'invention concerne également des appareillages de commande pour la mise ên oeuvre des procédés. Il est connu d'assurer le déclenchement au moyen d'une came de commande 10 entraînée synchroniquement en rotation. Etant donné que le temps fixe entre le déclenchement et le moment où est atteinte la position de base représente, pour des vitesses de travail différentes, des courses de longueur différente de l'élément mobile de la machine, cette came de commande doit être réglée pour la vitesse de travail considérée. 15 On a également proposé déjà d'utiliser plusieurs cames de commande réglés différemment et associées chacune à une vitesse de travail définie. Ces deux modes d'exploitation sont onéreux, compliqués dans leur mise en oeuvre, nécessitent de nombreuses interruptions du service et ont le grave inconvénient de ne pas permettre une variation continue de la vitesse de 20 travail. L'invention a pour but d'aménager le procédé décrit ci-dessus et les appareillages pour sa mise en oeuvre, de telle sorte que la commande puisse avoir lieu sans interruption du service, déplacement d'une came ou multiplication du nombre de cames, même pour une variation continue de la vitesse de 25 travail. L'invention a également pour objet des variantes particulièrement avantageuses de ce procédé et de ces appareillages. Ces buts sont atteints par l'invention grâce à un procédé de commande, caractérisé en ce que la mise en action commandant le déclenchement a lieu 30 chaque fois pour une position déterminée, identique pour toutes les vitesses de la machine, du même élément mobile de la machine, position qui est choisie de telle façon qu'avec une course totale égale pour toutes les vitesses de travail de l'élément mobile de la machine entre la position de mise en action et la position de base, le temps global nécessaire pour parcourir cette course 35 totale, qui est de valeur inégale pour des vitesses différentes de la machine, n'est pas plus court, même à la vitesse de travail maximum possible, que le temps fixe dépendant de la machine, et en ce que, si le temps global dépasse pour une vitesse quelconque donnée de la machine le temps fixe dépendant de celle-ci entre la mise en action et le déclenchement, est intercalé un temps 40 intermédiaire, défini par cette vitesse de travail et représentant la diffé 70 16137 2 2046837 rence entre les deux temps précités. A l'opposé des procédés connus, le procédé conforme à l'invention ne travaille pas avec des courses totales différentes, mais toujours avec une seule et même course totale, alors que.. pour des vitesses da travail différentes, 5 les temps globaux entre la mise en action commandant le déclenchement et le commencement de l'opération de travail sont différents. Pour la vitesse de travail maximum possible, ce temps global est le cas échéant égal, mais pas inférieur au temps fixe dépendant de la machine. Ainsi qu'il sera exposé plus loin, il est avantageux que, même pour la vites-10 se de travail maximum possible, le temps global soit choisi plus grand que le temps fixe dépendant de la machine. Dans la mesure où le temps global dépasse pour une vitesse de travail quelconque le temps fixe dépendant de la machine, il est prévu par le procédé de l'invention d'intercaler un temps intermédiaire entre la mise en action et 15 le déclenchement. La valeur de ce temps intermédiaire est fonction de la vitesse de travail. Le temps intermédiaire peut être intercalé sans interruption du service. Etant donné que la mise én action a toujours lieu dans la même position pour toutes les vitesses de travail, on n'a pas besoin de déplacer des cames de commande ou organes analogues. 20 II est également superflu d'installer des cames multiples. Le temps intermédiaire voulu peut être intercalé aussi bien si la vitesse de travail varie de façon continue. Le procédé conforme à l'invention élimine donc totalement les inconvénients susmentionnés affectant les procédés connus. Une forme rationnelle du procédé selon l'invention est caractérisée en 25 ce que le temps intermédiaire se compose d'un temps de mesure et, si besoin, d'un temps de déclenchement retardé, et en ce que, pendant le temps de mesure, sont déterminées les valeurs de la vitesse de travail et du temps de retard nécessaire. Au moyen d'appareillages de mesure et de commânde, de préférence élec-30 triques, il est possible de cette manière de réaliser le déclenchement avec une très grande exactitude et toujours à l'instant correct quelle que soit la vitesse de travail, si bien qu'après l'expiration du temps fixe dépendant de la machine l'élément mobile de la machine atteint précisément la position de base pour laquelle l'opération considérée doit commencer. 35 Dans la forme de réalisation sus-décrite du procédé selon l'invention, le temps de mesure peut être ajouté à la suite du temps de retard, lequel est déterminé pendant le temps de mesure pour le cycle de travail suivant. L'avantage de cette variante du procédé réside dans la possibilité de travailler le cas échéant avec des temps de retard négatifs; pour la détermi-40 nation de la position de mise en action, on part dans ce cas, non pas de la 70 16137 3 2046837 vitesse de travail maximum possible, mais éventuellement d'une vitesse de travail moyenne, ou même de la vitesse de travail minimum possible. Une autre forme du procédé selon l'invention est caractérisée en ce que le temps de mesure précède le temps de retard et en ce que le temps de retard 5 correspondant au même cycle de travail est déterminé pendant le temps de mesure . Cette forme de réalisation est particulièrement avantageuse lorsque les temps sont définis par comptage d'impulsions comme il sera décrit plus loin. En principe, le temps de mesure et le temps de retard n'ont pas besoin 10 de se suivre directement. Il est possible en outre de laisser le temps de retard s'écouler en plusieurs fractions avec des interruptions intermédiaires. Le temps de mesure peut se trouver dans ce cas entre des fractions de temps quelconques, qui représentent dans leur ensemble le temps de retard. C'est ainsi, par exemple, qu'on peut partir d'un temps de retard de base, 15 auquel fait suite le temps de mesure, puis le reste du temps de retard. Le temps de mesure peut être subdivisé lui-même en des fractions de temps différentes, ce qui est intéressant si l'on désire n'effectuer en premier lieu qu'une mesure grossière destinée à être corrigée ensuite par une mesure précise ultérieure. 20 Une forme de réalisation particulièrement simple et avantageuse du pro cédé de l'invention est caractérisée en ce que le temps de mesure choisi est fixe et égal pour toutes les vitesses de travail, ce qui est judicieux notamment lorsque le temps est déterminé par comptage d'impulsions à la manière décrite plus loin. 25 Une autre forme de réalisation avantageuse du procédé de l'invention est caractérisée en ce que la position de mise en action de l'élément mobile de la machine est fixée lors de la mise en service de celle-ci de telle façon qu'à la vitesse maximum de travail possible le temps de retard est égal à zéro, ou le temps intermédiaire égal au temps fixe de mesure, ou encore le temps 30 global égal à la somme, désignée par constante globale, du temps de mesure fixe et du temps fixe dépendant de la machine. Cette forme du procédé de l'invention est alors caractérisée en ce que, pour la vitesse de travail utilisée dans chaque cas, le temps de retard est déterminé par multiplication de la constante globale par le rapport diminué 35 d'une unité entre la vitesse de travail maximum possible et la vitesse de travail utilisée. Le procédé de l'invention peut être dans ce cas caractérisé en ce que les valeurs de la vitesse de travail instantanée et du temps de retard correspondant sont déterminées par production et comptage d'impulsions, dont les fré-40 quences sont dans un rapport fixe avec la vitesse de travail. 70 16137 4 2046837 Cette forme du procédé de l'invention peut être caractérisée en ce que les impulsions sont engendrées en synchronisme avec la rotation de l'arbre de la machine et amenées à un compteur, qui commence le comptage des impulsions dans la position de mise en action de l'élément mobile de la machine et as-5 sure le déclenchement au moment où le nombre total d'impulsions atteint une valeur prescrite, désignée par nombre d'impulsions de déclenchement. En détails, le procédé de l'invention peut être caractérisé en outre en ce que, pour le choix du nombre d'impulsions de déclenchement, on fixe d'abord, pour la vitesse de travail maximum possible, une fréquence maximale 10 d'impulsions favorable pour la mesure et en ce qu'on détermine ensuite le nombre des impulsions de déclenchement sous la forme du nombre d'impulsions engendrées pendant le temps de mesure fixe pour cette fréquence maximale des impulsions. Ce mode de réalisation du procédé de l'invention est avantageusement ca-15 ractêrisé en ce que le nombre d'impulsions de déclenchement ainsi déterminé sous la forme d'un nombre d'impulsions fixe est pris comme^ase de même valeur pour toutes les vitesses de travail. Le procédé selon l'invention peut être alors caractérisé en ce que, pour la vitesse de travail instantanée, les impulsions engendrées pendant le temps 20 de mesure fixe sont comptées avec une première fréquence d'impulsions, dont le rapport vis-à-vis de la fréquence d'impulsions maximale est égal au rapport entre cette vitesse de travail utilisée et la vitesse de travail maximum possible, en ce qu'on passe alors à une deuxième fréquence d'impulsions, dont le rapport vis-à-vis de la première fréquence est égal au rapport entre le temps 25 fixe de mesure et la constante globale, et en ce qu'on poursuit ensuite le comptage avec cette deuxième fréquence d'impulsions, jusqu'à ce que soit atteint le nombre fixe d'impulsions total pour lequel le déclenchement a lieu. Par des expériences ayant servi de point de départ à l'invention, on a constaté que ce comptage d'impulsions très simple assure automatiquement la 30 commande correcte des opérations aux instants voulus et dans les positions exactes de l'élément mobile de la machine, même si la vitesse de travail varie de façon continue pendant le service. Dans cette forme du procédé de l'invention, le temps fixe de mesure précède directement le temps de retard instantané. Le passage de la première 3 5 fréquence d'impulsions à la deuxième.à la fin du temps de mesure fixe et au commencement du temps de retard peut avoir lieu dans un laps de temps négligeable. Dans l'autre forme susmentionnée du procédé de l'invention dans laquelle le temps de mesure fait suite au temps de retard, on peut opérer de la mpmp 40 manière par comptage d'impulsions. 70 16137 5 2046837 L'appareillage de commande pour la mise en oeuvre du procédé conforme à 1'invention, se rapporte à la commande d'une machine opératrice entraînée à des vitesses de travail différentes, en particulier d'une étireuse à chariot, dans laquelle à chaque foisj pour une position de base, déterminée et 5 identique pour toutes.les vitesses, d'un élément mobile de la machine, commence une opération qui a été déclenchée avec une avance égale à un temps fixe, dépendant de la machine et identique pour toutes les vitesses de travail de celle-ci (constante de la machine). Un appareillage de commande conforme à l'invention est caractérisé par 10 un générateur d'impulsions comportant un disque perforé, un disque denté, un groupe de disques ou organe équivalent, qui est le même pour toutes les vitesses de travail et tourne constamment en synchronisme avec l'arbre de la machine et porte deux rangées de trous ou de dents dont la première sert à engendrer des impulsions avec la première fréquence d'impulsions pendant le 15 temps de mesure fixe et la deuxième rangée à engendrer des impulsions avec la deuxième fréquence d'impulsions après le temps de masure fixe, la première rangée possédant un nombre de trous ou de dents qui produit pendant le temps de mesure fixe, pour la vitesse de travail maximum possible ou la fréquence maximale d'impulsions, le nombre fixe d'impulsions pour assurer le déclen-20 chement, cependant que la deuxième rangée possède un nombre de trous ou de dents, dont le rapport avec le. nombre de trous ou de dents de la première rangée est égal au rapport entre le temps de mesure fixe et la constante globale. Une forme spéciale de l'appareillage de commande selon l'invention est 25 prévue plus particulièrement pour une machine étireuse à deux chariots, dont le temps de prise est défini par deux bagues de commande calées sur l'arbre principal. Cette forme spéciale de l'appareillage de commande selon l'invention est caractérisé par un commutateur associé à chaque bague de commande et ser-30 vant, pour une position déterminée de la bague de commande correspondante (position de mise en action), à amener au compteur la première des deux fréquences d'impulsions engendrées en permanence, par une minuterie servant à commuter le compteur sur la deuxième fréquence d'impulsions après l'expiration du temps de mesure fixe, et par un compteur agencé de telle façon 35 qu'au moment où est atteint le nombre d'impulsions fixe , il met en circuit l'électro-vanne correspondante servant à la commande des mâchoires du chariot d'étirage considéré (déclenchement). Dans une forme de réalisation avantageuse de l'appareillage de commande selon l'invention, le compteur est agencé de telle manière que, dans une po-40 sition de coupure de la bague de commande correspondante, la valeur d'impul 70 16137 6 2046837 sions correspondant au nombre d'impulsions fixe peut être mise au zéro dans le compteur pour la préparation de l'opération de comptage suivante, qui commence dans la position de mise en circuit de la bague de commande suivante, du fait que le commutateur associé, à cette bague de comsagnde suivante applique la 5 première fréquence d'impulsions (produite par 1*= raêma générateur) au compteur et que l'opération de comptage se déroule ensuite- de la même manière que la précédente. L'appareillage de commande selon l'invention peut être caractérisé en outre par un jeu de disques perforés, disques dentés, au organes équivalents, 10 à nombre de trous^ ou rapports de denture différents, destinés à être utilisés sur des machines différentes possédant' des constantes différentes. Une autre forme de l'appareillage de commande selon l'invention peut être caractérisée par des régleurs permettant d'ajuster le temps de mesure fixe et le nombre d'impulsions fixe, de telle manière que, sur des machines 15 différentes à constante de temps différente, le rapport entre le temps de mesure fixe et la constante globale peut recevoir dans chaque cas une seule et même valeur, qui est définie par le rapport du nombre de trous ou de dents entre les divers disques perforés ou dentés ou organes, équivalents utilisés. Un exemple de réalisation de l'invention est représenté à titre illus-20 tratif au dessin annexé. La description ci-après se réfère à cet exemple de réalisation et au dessin. Elle contient en même temps une description générale de l'invention. Dans le dessin : - la figure 1 représente schématiquement en élévation de profil une étireuse à deux chariots et certaines parties de l'appareillage de commande selon 25 l'invention; - la figure 2 est une vue partielle à plus grande échelle des bagues de commande en direction de la flèche II de la figure 1; - la figure 3 représente pareillement à plus grande échelle le détail III du disque perforé de la figure 1; 30 - la figure 4 est un schéma de couplage de l'appareillage de commande conforme à l'invention. L'étireuse 1 comporte deux chariots d'étirage 2 et 3, dont le mouvement» de va-et-vient est assuré par des cames 4 et 5 tournant avec l'arbre principal 6, sur lequel sont calées également des bagues de commande 7 et 8 coopérant 35 avec des commutateurs 9 et 10. L'un ou l'autre de ces commutateurs est fermé pour une position définie de chacune des bagues de commande. Conformément à la figure 2, le commutateur 9 est fermé par la bague de commande 7 à chaque tour complet de l'arbre principal 6 en direction de la flèche 11. Le commutateur 9 reste ensuite fermé 40 jusqu'à ce que la bague de commande 7 s'en soit éloignée de nouveau. Une opé 70 16137 7 2046837 ration correspondante se déroule ensuite en ce qui concerne le commutateur 10 coopérant avec la bague de commande 8. Ce cycle se répète en alternance. L'un des commutateurs ou l'une des bagues de commande coopère avec l'un des chariots d'étirage, cependant que 5 l'autre commutateur ou l'autre bague de commande coopère avec le deuxième chariot d'étirage. Dans la position représentée à la figure 2, la bague de commande 7 assure avec le commutateur 9 la mise en action qui fait commencer le déroulement du temps de mesure fixe. La position correcte de la bague de commande 7 et du 10 commutateur 9 a été préalablement déterminée à cet effet pour la vitesse de travail maximum possible, ainsi qu'il a été décrit en détail plus haut. Sur le carter à engrenages 12 de 1'étireuse se trouve un disque perforé 13 tournant en synchronisme avec l'arbre principal 6. Le disque perforé 13 est muni de deux rangées de trous 14 et 15, dont la rangée extérieure 14 pos-15 sède un nombre de trous plus grand que la rangée extérieure 15. La rangée extérieure de trous 14 sert à la production de la première fréquence d'impulsions dont le comptage a lieu pendant le temps de mesure fixe. La rangée intérieure de trous 15 sert à la production de la deuxième fréquence d'impulsions, dont le rapport vis-à-vis de la première fréquence est égal au 20 rapport entre le temps de mesure fixe et la constante globale, le comptage de ces impulsions ayant lieu après l'expiration du temps de mesure fixe, jusqu'à ce que soit atteint le nombre total fixe -d'impulsions et que le déclenchement se produise. Pour produire les impulsions, les rangées de trous 14 et 15 coopèrent 25 avec des barrages lumineux 16*, 16" et 17', 17". Le temps de retard' commence après la fin du temps de mesure fixe et le déclenchement a lieu après l'expiration du temps de retard. Le temps fixe dépendant de la machine se trouve entre le déclenchement et le commencement de l'opération de travail (position de base). Dans l'exemple considéré, le début 3 0 de l'opération consiste en une fermeture des mâchoires du chariot d'étirage considéré, qui enserrent énergiquement la pièce à laquelle elles transmettent les forces d'étirage du chariot. Pendant toutes ces opérations, l'arbre principal 6 a exécuté chaque fois une course angulaire déterminée. Cette course totale entre la position de mise 35 en action et la position de base est la même pour toutes les vitesses de travail La bague de commande a tourné pareillement d'un angle total 18 défini. Cette course angulaire totale coïncide avec celle de l'arbre principal 6 lorsque les bagues de commande sont calées sur l'arbre principal 6 lui-même sans interposition d'un harnais. 40 En raison de'la synchronisation du mouvement des divers éléments mobiles 70 16137 8 2046837 de la machine, on peut rapporter la position de base pour laquelle commence chaque opération de travail, non pas à l'arbre principal ou aux chariots, mais aux bagues de commande, même si celles-ci sont déplacées par l'intermédiaire d'un harnais. La position de mise en action.peut être pareillement définie et 5 fixée par rapport aux bagues de commande. Bien, que la course totale entre la position de mise en action et la position de base soit toujours égale pour toutes les vitesses de travail, la subdivision de cette course totale en sections qui sont parcourues pendant le temps fixe de mesure, le temps de retard et le temps fixe dépendant de la machine, 10 varie pour les différentes vitesses de travail. L'un des avantages du procédé selon l'invention, en particulier avec application d'un comptage des impulsions, réside en ce que cette subdivision variable pour les différentes vitesses de travail est automatiquement commandée de façon correcte, si bien que, pour une position de mise en action inchangée, 15 l'achèvement de la fermeture des mâchoires d'étirage a toujours lieu dans la position de base voulue et que, dans le présent exemple, le cycle d'action des deux chariots d'étirage se déroule automatiquement de manière absolument exacte dans le sens d'une circulation continue de la pièce quelle que soit la vitesse de travail. 20 Le fonctionnement de l'appareillage de commande selon l'invention est décrit ci-après en référence à l'exemple de couplage électrique représenté à la figure 4. Après la mise en circuit de la machine, les barrages lumineux 16', 16" et 17'5 17" engendrent en permanence des impulsions, qui sont fonction du dis-25 que perforé et de la vitesse de la machine et sont converties en impulsions rectangulaires par des formeurs d'impulsions 19 et 20. Des organes de connexion intercalés empêchent toutefois ces impulsions de parvenir immédiatement au compteur. La fermeture de l'un des commutateurs 9 ou 10 pour la bague de commande 7 30 ou 8 fait basculer un étage bistable 21 et excite un étage instable 22, qui engendre des impulsions de 100 Hz (mesure du temps). Ces impulsions parviennent au compteur de temps 23 agissant en minuterie. Pendant ce temps de comptage (temps de mesure fixe), les impulsions des barrages lumineux 16', 16" sont amenées par le formeur d'impulsions 19 à l'étage "N0R" 24 et dans le compteur à 35 dizaines 25 et 26. Au moment où est atteint dans la minuterie 23 le nombre présélectionné d'impulsions correspondant au temps de mesure fixe, par exemple le nombre "5" pour un temps de mesure fixe de 50 ms, une impulsion parvient de l'étage 21 à un étage monostable 27, qui amène l'étage 21 à l'état de départ, met la minute-40 rie 23 au zéro, et libère en même temps la voie pour les impulsions entre le 70 16137 9 2046837 barrage lumineux 17', 17" et les dizaines 25 et 26 du compteur. La libération est assurée par les organes de connexion 28, 29 pour le commutateur 9, et 30, 31 pour le commutateur 10. A l'instant où le nombre fixe d'impulsions réglé à l'avance est atteint dans le compteur 25,26 l'étage monos-5 table 33 est excité par un élément "ET" 32 et met en circuit les étages bista-bles 34 et 35. Par l'intermédiaire des éléments 36 pour le commutateur 9, ou 37 pour le commutateur 10, 1'électro-vanne correspondante 38 ou 39 est excitée (déclenchement) et l'engagement du chariot d'étirage considéré commence. Après l'expiration du temps fixe dépendant de la machine (constante de 10 la machine), l'engagement est achevé et la position de base atteinte. L'engagement est maintenu jusqu'à ce que la bague de commande abandonne de nouveau le commutateur . Le compteur 25, 26 est mis au zéro par l'étage 33 et l'étage 35 empêche le comptage de se poursuivre. Un actionnement du commutateur 10 fait basculer les étages 21 et 35 et le cycle peut commencer de nouveau. 15 Deux exemples de calcul et de dimensionnement de l'appareillage de com mande conforme à l'invention sont donnés ci-après. Exemple 1 Cet exemple est basé sur une machine opératrice constituée par une étireuse à chariots selon la figure 1. Pour la vitesse de travail maximum possi-20 ble, l'arbre principal 6 est supposé tourner à 60 tours/minute. Comme fréquence maximale d'impulsions favorable pour la mesure on a choisi 600 Hz. Les engrenages 12 entraînés par l'arbre principal 6 possèdent un rapport de multipli cation de 3,75 : 1. Pour la vitesse de travail maximum possible, le disque perforé 13 tourne à 3,75 x 60 = 225 tours/minute, soit 3,75 tours/seconde. Pour 25 la production de 600 Hz, le disque perforé a besoin dans la rangée 14 d'un nombre de trous égalà600/3,75 = 160. Le temps fixe dépendant de la machine (constante de la machine ■ a été déterminé à 130 ms. Le temps fixe de mesure a été choisi égal à 50 ms. Il en résulte que le nombre fixe d'impulsions nécessaire pour le déclenchement est _3 30 de 600 x 50 x 10 = 30. La constante totale est alors de 130 -f 50 = 180 ms d'où un nombre de trous de la rangée 15 égal à 160 x -r-j—• = 44,4 ou en arron- ioO dissant de 44. Le temps de retard est égal dans chaque cas à la constante totale (180 ms), multipliée par le rapport diminué d'une unité entre la vitesse de travail 35 maximum possible et la vitesse de travail utilisée. Le rapport entre les vitesses de travail peut être remplacé par le rapport de même valeur entre les nombres de tours de l'arbre principal 6. 60 Dans l'exemple considéré, le temps de retard est alors égal à 180 (—r- -1 ms, 60 représentant le nombre de tours maximum et n le nombre de tours/minute 40 instantané de l'arbre principal 6. Si n = 60 tours/minute, c'est-à-dire est 70 16137 10 2046837 égal à la vitesse de rotation maximum possible, îe temps de retard est nul et le déclenchement a -lieu immédiatement après l'esrsirstios du temps ffxe de mesure (50 ms). Pour des nombres de tours .a plus 1s déclenchement a lieu avec un retard plus ou moins grand après 1'expiration d« temps fixe de mesure, 5 Dans les deux cas,- le temps fixe dépendant. îs ciachine (constante de la machine = 130 ms) s'écoule entre le déclenchas-snt et l'instant où est atteinte la position de base. Exemple de calcul du temps de retard : nombre de tours n = 40 tours/minute - 10 temps de retard = 180 ( -f™- - 1 ) = 90 ms. 40 Comparaison avec le comptage des impulsions : La fréquence d'impulsions■de la rangée de trous 14 est de 44 400 Hz et celle de la rangée de trous 15 de 400 x yj— = 110 Hz. En 50 ms (temps de mesure fixe), 400 Hz donnent un nombre 15 d'impulsions de 20. Pour atteindre 30 (nombre fixe d'impul sions) il faut donc encore 10 impulsions. A la fréquence de . 110 Hz, celles-ci nécessitent un temps de 91 ms, qui se trouve dans les limites de tolérance. La petite différence provient d'ailleurs de l'arrondissement effectué plus haut du nombre 20 de trous de 44,4 à 44. Exemple 2 On suppose que là machine opératrice, identique pour le reste, possède une constante de 208 ms et qu'on utilise le même disque perforé avec 160 et 44 trous. On doit choisir alors un nouveau temps fixe de mesure par la relation : 25 .rr, temps fixe de mesure 160 x — — = 44 208 + temps fixe de mesure On obtient un nouveau temps fixe de mesure de 79 ms et une nouvelle constante totale de 287 ms. Le "nombre fixe d'impulsions doit être également modifié _3 et choisi égal à 600 Hz x 79 ms x 10 = 47,5 ou en arrondissant à 48. 30 On voit que, moyennant une modification du temps fixe de mesure et du nombre fixe d'impulsions, on peut utiliser toujours le même disque perforé, même si la constante de la machine est différente dans chaque cas. 70 16137 ii 2046837 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la commande d'une machine opératrice entraînée à des vitesses de travaildifférentes, en particulier d'une étireuse à chariots, dans laquelle à chaque fois, pour une position de base, déterminée et identique pour 5 toutes les vitesses, d'un élément mobile de la machine, commence une opération qui a été déclenchée avec une avance égale à un temps fixe, dépendant de la machine et identique pour toutes les vitesses de travail (constante de la machine), procédé caractérisé en ce que la mise en action commandant le déclenchement à lieu chaque fois pour une position déterminée, identique pour toutes les 10 vitesses de la machine, du même élément mobile de la machine, position qui est choisie de telle façon qu'avec une course totale égale pour toutes les vitesses de travail de l'élément mobile de la machine entre la position de mise en action et la position de base, le temps global nécessaire pour parcourir cette course totale, qui est de valeur inégale pour des vitesses différentes de la 15 machine, n'est pas plus court, même à la vitesse de travail maximum possible, que le temps fixe dépendant de la machine, et en ce que, si le temps global dépasse pour une vitesse quelconque donnée de la machine le temps fixe dépendant de celle-ci entre la mise en action et le déclenchement, est intercalé un temps intermédiaire, défini par cette vitesse de travail et représentant la 20 différence entre les deux temps précités. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le temps intermédiaire se compose d'un temps de mesure et, si besoin, d'un temps de déclenchement retardé, et en ce que, pendant le temps de mesure, sont déterminées les valeurs de la vitesse de travail et du temps de retard nécessaire. 25 3.- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le temps de mesure est ajouté à la suite du temps de retard, lequel est déterminé pendant le temps de mesure pour le cycle de travail suivant. 4.- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le temps de mesure précède le temps de retard, et en ce que le temps de retard 30 correspondant au même cycle de travail est déterminé pendant le temps de mesure. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que le temps de mesure choisi est fixe et égal pour toutes les vitesses de travail. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la position de mise en action de l'élément mobile de la machine est fixé lors de la mise 35 en service de celle-ci de telle façon qu'à la vitesse maximum de travail possible le temps de retard est égal à zéro, ou le temps intermédiaire égal au temps fixe de mesure, ou encore le temps global égal à la somme, désignée par constante globale, du temps de mesure fixe et du temps fixe dépendant de la machine. 40 7.- Procédé suivant l'une quelconque les revendications 4 à 6, caracté 70 16137 12 2046837 risé en ce que» pour la vitesse de travail utilisée dans chaque cas, le temps de retard est déterminé par multiplication de la constante globale par le rapport diminué d'une unité entre la vitesse de travail maximum possible ez la vitesse de travail utilisée. 5 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, carac£e= risé en ce que les valeurs de la vitesse de travail instantanée et du temps «3 retard correspondant sont déterminées par production et comptage d'impulsionss dont les fréquences sont dans un rapport fixe avec la vitesse de travail. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 à 8, caracï.ê-10 risé en ce que les impulsions sont engendrées en synchronisme avec la rotatior de l'arbre de la machine et amenées à un compteur, qui commence le comptage des impulsions dans la position de mise en action de l'élément mobile de la machine et assure le déclenchement au moment où le nombre total d'impulsions atteint une valeur prescrite, désignée par nombre d'impulsions de déclenche-15 ment. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que, pour le choix du nombre d'impulsions de déclenchement, on fixe d'abord, pour la vitesse de travail maximum possible, une fréquence maximale d'impulsions favorable pour la mesure et en ce qu'on détermine ensuite le nom- 20 bre des impulsions de déclenchement sous la forme du nombre d'impulsions engendrées pendant le temps de mesure fixe pour cette fréquence maximale des impulsions. 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce que le nombre d'impulsions de déclenchement déterminé sous la for™ 25 me d'un nombre d'impulsions fixe est pris comme base de même valeur pour tou'c&B les vitesses de travail. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 à 11, caraetfî-.risé en ce que, pour la vitesse de travail instantanée, les impulsions engendrées pendant le temps de mesure fixe sont comptées avec une première fréquence 30 d'impulsions5 dont le rapport vis-à-vis de la fréquence d'impulsions maximalt est égal au rapport entre cette vitesse de travail utilisée et la vitesse de travail maximum possible, en ce qu'on passe alors à une deuxième fréquence d'impulsions, dont le rapport vis-à-vis de la première fréquence est égal au rapport entre le temps fixe de mesure et la constante globale, et en ce quJcn 35 poursuit ensuite le comptage avec cette deuxième fréquence d'impulsions jusqu'à ce que soit atteint le nombre fixe d'impulsions total pour lequel a lier le déclenchement. 13=- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que lorsque le temps de mesure fait suite au temps de retard, o~ 40 opère également par comptage d'impulsions. bad original 70 16137 13 2046837 14»- Appareillage de commande pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 è 13, en vue de la commande d'une machine opératrice entraînée à des vitesses de travail différentes» en particulier d'une étireuse à chariots, dans laquelle s. chaque fois» pour une position de base dé-5 terminée et identique pour toutes les vitesses-, dsvxi élément mobile de la machine commence une opération qui a été déclenchée avec une avance égale à un temps fine dépendant de la machine et identique pour toutes les vitesses de travail de celle-ci (constante de la machine), appareillage caractérisé par un générateur drimpulsions comportant un disque perforé (13) 5 un disque dente,, un groupe de 10 disques ou organe équivalents qui est le mise pour toutes les vitesses de travail et tourne constamment en synchronisme avec 1'arbre- de la machine et porte deux rangées (14, 15} de trous ou de dents, dont la première (14) sert à engendrer des impulsions avec la première fréquence d'impulsions pendant le temps de mesure fisse et la deuxième rangée (15) à engendrer des impulsions avec la 15 deuxième fréquence d'impulsions après le temps de mesure f i"e, la première rangée possédant un nombre de trous ou de dents qui produit pendant le temps de mesuré fixe, pour la vitesse de travail maximum possible ou la fréquence maximale d'impulsions» le nombre fixe d'impulsions pour assurer le déclenchement, cependant que la deuxième rangée possède un nombre de trous ou de dents, dont 20 le rapport avec le nombre de trous ou de dents de la première rangée est égal au rapport entre le temps de mesure fixe et la constante globale. 15.- Appareillage de commande suivant la revendication 14» en particulier pour machine étireuse à deux chariots dont le temps de prise est défini par deux bagues de commande calées sur l'arbre principal» caractérisé par un commutateur 25 (9, 10) associé à chaque bague de commande (7, 8) servant, pour une position déterminée de la bague de commande correspondante (position de mise en action), à amener au compteur (25, 26) la première des deux fréquences d'impulsions engendrées en permanence par une minuterie (23) servant à commuter le compteur sur la deuxième fréquence d'impulsions après l'expiration du temps de mesure fixe, et 30 par un compteur agencé de telle façon qu'au moment où est atteint le nombre d'impulsions fixe, il met en circuit 11 électro-vanne correspondante (38, 39) servant à la commande des mâchoires du chariot d'étirage considéré (2» 3) (déclenchement) . 16.- Appareillage de commande suivant les revendications 14 et 15 carae-35 térisé en ce que le compteur est agencé de telle manière que, dans une position de coupure de la bague de commande correspondante, la valeur d'impulsions correspondant au nombre d'impulsions fixe peut être mis au zéro dans le compteur pour la préparation dé l'opération de Comptage suivante, qui commence dans la position de mise en circuit de la bague de commande suivante, du fait que le com-40 mutateur associé à cette bague de commande suivante applique la première fré- t? i -v bad original 70 16137 14 2046837 quence d'impulsions (produite par le mime générateur atî compteur et que l'opération de comptage se déroule ensuite de la meas ma iis.ce que la précédente. 17.- Appareillage de commande suivant lec revendications 14, 15 et 16, caractérisé par un jeu de disques perforés, disques dérivés ou organes équiva- 5 lents, à nombre de trous ou rapports de denture différents, destinés à être utilisés sur des machines différentes possédant ds.-s constantes différentes. 18.- Appareillage de commande suivant les revendications 14, 15 et 16, caractérisé par des régleurs permettant d'ajuster le temps de mesure fixe et le nombre d'impulsions fixe de telle manière que, sur des machines différentes 10 à constante de temps différente, le rapport entre le temps de mesure fixe et la constante globale peut recevoir dans chaque cas une seule et même valeur, qui est définie par le rapport du nombre de trous ou de dents entre les divers disques perforés ou dentés ou organes équivalents utilisés. BAD ORIGINAL