La présente invention a pour objet la lixiviation des concentrés de molybdénite afin d'en éliminer les impuretés et en particulier un tel procédé de lixiviation pour l'élimina- tion sélective du cuivre et du plomb de ces concentrés. La molybdénite (NoS2) est de nos jours la principale source industrielle de molybdène. En général, le minéral constitue moins de 1 en poids du minerai ou du concentré en flottation (par exemple un concentré de cuivre) dans lequel il existe, et on le sépare de la gangue ou des autres minéraux, puis on le récupère par des techniques de flottation sous la forme d'un concentré de molybdénite à haute teneur. le concentré de molybdénite obtenu par flottation, contient toutefois souvent des impuretés comprenant du calcium, du fer et en particulier du cuivre, et du plomb s3us a forme inter alia de leurs sulfures, tels que la chalcopyrite (CuPeS2) et la galène (PbS). les impuretés de cuivre et de plomb constituent particulièrement un inconvénient et l'industrie a souvent besoin d'une concentration maximale de ces éléments de 0,19 en poids ou inférieure. Des essais ont été réalisés pour purifier les concentrés de molybdénite en éliminant, inter alia, le cuivre et le plomb dans un procédé de lixiviation sélectif dans lequel on lave le concentré à environ 856C, à la pression atmosphérique , avec une solution aqueuse contenant environ 10 de chlorure ferrique. On ajuste cette solution à un pH de 0,5 environ avec de l'acide chlorhydrique. Dans le procédé de lixiviation de la technique antérieure, on réduit le chlorure ferrique en chlorure ferreux et on recycle la liqueur pour une nouvelle lixiviation des concentrés de molybdénite, après oxydation du chlorure ferreux de nouveau en chlorure ferrique en utilisant du chlore, élimination du plomb sous forme de chlorure de plomb par cristallisation et ajustement du pH de la liqueur de nouveau à 0,5 par addition d'acide chlorhydrique.Toutefois, bien que ce procédé de la technique antérieure soit efficace pour éliminer le plomb, il a seulement un effet de lixiviation lent sur le cuivre du concentré de molybdénite, en particulier quand le cuivre se trouve sous la forme de chalcopyrite. Même après un contact prolongé du concentré avec la liqueur de lixiviation, la teneur en cuivre du concentré est encore trop élevée pour les besoins industriels. Bien que l'on puisse obtenir une certaine amélioration de la teneur en cuivre en élevant la température de l'opération de lixiviation à 1000C, l'amélioration obtenue est cependant encore inférieure au résultat désiré. On a maintenant trouvé qu'en ajoutant un chlorure de métal alcalin ou ln chlorure de métal alcalino-terreux à une liqueur de lixiviation contenant un chlorure de métal oxydant, on peut obtenir des taux de pureté requise par l'industrie. La présente invention fournit donc pour traiter un concentré de molybdénite afin d'en éliminer les impuretés, un procédé dans lequel on soumet le concentré à une lixiviation à une température d'au moins 700C avec une solution aqueuse contenant au moins un chlorure de métal alcalin ou un chlorure de métal alcalino-terreux dans une concentration d'au moins 10% en poids de la solution, et au moins un chlorure de métal oxydant. En utilisant des chlorures de métaux alcalins et de métaux alcalino-terreux, on obtient des solutions dont les points d'ébullition sont nettement supérieurs à 1000G environ ce qui permet d'effectuer une opération de lixiviation à une température de 11000 ou même supérieure sans application de pression. En plus d'élever le point d'ébullition, l'utilisation des chlorures de métaux alcalins et de métaux alcalino-terreux a comn;e-autre avantage de donner des taux d'extraction du cuivre supérieurs à ceux des solutions contenant simplement du chlorure ferrique et de l'acide chlorhydrique. On préfère utiliser un chlorure de métal alcalinoterreux plutôt qu'un chlorure de métal alcalin car , par exemple on a trouvé que les chlorures de calcium et de magnésium conduisent à une élévation du point d'ébullition de la liqueur de lixiviation à la pression atmosphérique, supérieure à celle obtenue avec les chlorures de sodium et de potassium de même concentration, ce qui permet de lixivier le concentré de molybdénite à des températures plus élevées. Parmi les chlorures de métaux alcalino-terreux, on utilise de préférence le chlorure de calcium ou le chlorure de magnésium car il est beaucoup moins onéreux, et si, par exemple, on réduit la concentration en chlorure de magnésium de la liqueur de lixiviation à un point où son prix (par unité de solution) serait égal à celui du chlorure de calcium, l'effet de lixiviation est considérablement diminué.La gamme de concentration dans laquelle le chlorure de métal alcalin ou le chlorure de métal alcalino-terreux s'est montré efficace est comprise entre environ 10% en poids de la solution et le point de saturation de n'importe quel chlorure particulier. Le chlorure de métal oxydant est de préférence le chlorure cuivrique ou le chlorure ferrique, et avec ces deux chlorures oxydants, les réactions avec la chalcopyrite dans le concentré de molybdénite, sont, on croit, les suivantes : (1) CUPeS2 + 3 CuOl2 = 4 CuOl + FeCl2 + 2S (2) Cuves2 + 4 FeCl3 = Cucul2 + 5 FeCl2 + 2S La concentration du chlorure de métal oxydant doit être suffisante pour effectuer l'extraction désirée du cuivre dans le concentré de molybdénite et doit astre donc au moins stoéchiométriquement suffisante pour extraire le cuivre du concentré suivant les équations ci-dessus.Comme on peut le voir dans les équations, au moins 10,2 parties en poids de chlorure ferrique ou 6,35 parties en poids de chlorure cuivrique sont nécessaires pour lixivier une partie en poids de cuivre de la chalcopyrite dans le concentré de molybdénite. Bien que l'on puisse utiliser séparément le chlorure cuivrique et le chlorure ferrique comme chlorure de métal oxydant pour lixivier le cuivre, on constate qu'on obtient un effet de synergie quand on les utilise en mélange . Quand on utilise un mélange, le rapport en poids chlorure ferrique/chlorure cuivrique dans la solution de lixiviation est de préférence élevé. Quand, comme chlorure de métal oxydant, on utilise le chlorure cuivrique seul ou comme composant principal d'un mélange dans la solution de lixiviation, la concentration de chlorure cuivrique requise est telle qu'on est obligé de laver avec beaucoup de soin le concentré de molybdénite pour éliminer le chlorure cuivrique du concentré lixivié. il ressort également des équations ci-dessus que lorsqu'on effectue la lixiviation avec une solution aqueuse contenant du chlorure ferrique comme chlorure de métal oxydant, le cuivre est éliminé du concentré de molybdénite à l'état dissous sous forme de chlorure cuivrique, de sorte qu'on peut obtenir facilement une certaine proportion de chlorure cuivrique dans la solution de lixiviation comme chlorure de métal oxydant, sans aucune addition spécifique de chlorure cuivrique à la solution.Par lixiviation du concentré avec la liqueur de lixiviation, le chlorure ferrique est réduit en chlorure ferreux et le chlorure cuivrique en chlorure cuivreux, et on peut traiter la liqueur de lixiviation avec du chlore après lixiviation du concentré de molybdénite pour oxyder le chlorure cuivreux et le chlorure ferreux de nouveau en chlorure cuivrique et en chlorure ferrique. On peut alors recycler la solution régénérée pour lixivier une autre quantité de concentré de molybdénite. On constate qu'en utilisant une solution de lixiviation de recyclage comme indiquée ci-dessus, on peut obtenir des résultats équivalents à ceux obtenus avec des lixiviations séparées.Si, dans une lixiviation par recyclage, l'acidité de la solution est sujette à changer progressivement par suite de la neutralisation des bases telles que la calcite, dans le concentré de molybdénite, il peut être nécessaire d'ajouter une quantité d'acide chlorhydrique à la solution avant de la recycler pour une autre lixiviation. On obtient des résultats satisfaisants en ajoutant de l'acide chlorhydrique à la solution de recyclage jusqu'à un pH ne dépassant pas 1,0 et de préférence égal à O environ. De plus, pour contrôler l'accumulation dans la solution de recyclage d'impuretés telles que le plomb, il est nécessaire de jeter une partie de la solution de lixiviation de recyclage ou d'éliminer par strippage les impuretés.En fait, la solution de lixiviation entrainée dans le concentré de molybdénite filtré se dilue avec l'eau de lavage, lors de lavage ultérieur du concentré de molybdénite, et doit être jetée, ce qui nécessite l'addition d'une nouvelle solution de lixiviation. Pour empêcher une accumulation excessive des impuretés, cette nouvelle addition de solution peut constituer une fraction assez importante de la totalité de la solution de lixiviation. On a constaté qu'en plus du cuivre et du plomb, on peut également éliminer par lixiviation des concentrés de molybdénite, au moyen du procédé de l'invention, des quantités impor -tantes de calcium, de bismuth et de fer, et qu'on obtient en éliminant ces impuretés une amélioration importante de la teneur du concentré. De plus, la fraction de molybdène entrant dans la solution de lixiviation provenant du concentré de molybdénite est très faible et excède rarement quelques dixièmes de %. les concentrés de molybdénite qui contiennent, par exemple, de la calcite, en quantités importantes, dégagent d'abord du gaz carbonique quand ils sont en contact avec la solution de lixiviation , et si on ajoute trop rapidement le concentré à la solution de lixiviation, il y a formation d'une mousse indésirable. On peut alors ajouter des agents anti-moussants pour détruire la mousse, mais si on poursuit suffisamment longtemps le mélange du concentré de molybdénite et de la solution de lixiviation, l'addition de l'anti-mousse est en général pas nécessaire. La température à laquelle on réalise la lixiviation du concentré de molybdénite doit titre au moins de 70 O, car en dessous de cette température la lixiviation du concentré de molybdénite est trop lent pour que le procédé soit économique. Voir à ce sujet le tableau VI. La température maximale permise est le point d'ébullition de la liqueur de lixiviation à la pression atmosphérique qui, comme précité, est nettement supérieure à 100 C. Pour obtenir tous les avaritages de la présente invention, il est désirable d'utiliser des températures comprises entre 100C et le point d'ébullition de la liqueur de lixiviation à la pression atmosphérique. On a constaté qu'une solution de lixiviation contenant environ 10* de chlorure ferrique et environ 30% de chlorure de calcium, utilisée à une température d'environ 1100C, permet de lixivier un concentré de molybdénite typique de sous-produit contenant 0,5 ffi environ de cuivre et 0,5 ffi de plomb, en environ deux heures, quand la concentration en chlorure cuivrique est de 1 environ dans la solution obtenue soit directement par addition, soit indirectement par accumulation naturelle dans les solutions recyclées comme décrit dans l'équation (2) ci-dessus.Si la solution ne contient pas de chlorure cuivrique, la durée de la lixiviation sera légèrement plus longue. le degré de lixiviation-dépend d'un certain nombre de facteurs comprenant la dimension des particules du concentré de molybdénite, la distribution des impuretés dans le concentré et d'autres facteurs spécifiques à un concentré de molybdénite particulier, mais il est connu dans la technique qu'on prend en considération ces facteurs quand on désire déterminer les concentrations appropriées dans la solution de lixiviation et les durées de lixiviation convenables. Il n'est pas nécessaire d'agiter la liqueur et le concentré de molybdénite pendant l'opération de lixiviation plus fortement que pour maintenir une suspension homogène du concentré dans la solution. les exemples suivants illustrent la présente invention. EXEMPLE 1. Dans une série de huit procédés de lixiviation séparés, on lixivie une fraction séparée d'un concentré de molybdénite finement divisé dont 58% de ses particules passent au tamis de 0,044 mm, à 30 % de solides, en utilisant une solution de lixiviation aqueuse contenant une quantité constante de chlorure de calcium et, soit de chlorure cuivrique ou de chlorure ferrique, soit des deux. On effectue la lixiviation à 11onc à la pression atmosphérique. Dans le procédé de lixiviation n 5, on ajoute 3 % d'acide chlorhydrique à 37 % au début de la lixiviation, puis encore 2 % de cet acide deux heures après. Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau I ci-dessous. TABLEAU I PROCE- composition de la Tempé- Analyse des solides, en %, dans le concentré de molybdénite lixi DE de solution en % rature vié aux temps indiqués (heure) Lixivia- C CuCl2 FeCl3 CaCl2 tion CUIVRE PLOMB FER N 0 1/4 1/2 1 2 3 0 1/4 1/2 1 2 3 0 1/4 1/2 1 2 3 (heure) (heure) (heure) 1 5 - 30 110 0,54 0,30 0,24 0,17 0,13 0,10 0,55 0,11 0,12 0,10 0,05 0,04 0,91 0,60 0,49 0,40 0,30 0,28 2 5 - 30 110 0,54 0,32 0,28 0,20 0,15 0,11 0,55 0,13 0,13 0,12 0,08 0,06 0,91 0,68 0,61 0,53 0,39 0,35 3 10 - 30 110 0,54 0,36 0,24 0,14 0,09 0,10 0,55 0,11 0,06 0,04 0,03 0,03 0,91 0,73 0,60 0,51 0,42 0,33 4 10 - 30 110 0,54 0,32 0,21 0,14 0,11 0,08 0,55 0,09 0,06 0,04 0,03 0,03 0,91 0,68 0,60 0,47 0,40 0,36 5 5 - 30 110 0,54 0,34 0,26 0,18 0,12 0,09 0,55 0,05 0,03 0,02 0,01 0,01 0,91 0,45 0,37 0,29 0,25 0,22 6 - 10 30 110 0,54 0,14 0,09 0,06 0,55 0,02 0,02 0,02 0,91 0,47 0,46 0,44 7 1 10 30 110 0,54 0,27 0,18 0,09 0,05 0,04 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,67 0,55 0,45 0,40 0,38 8 2 10 30 110 0,54 0,28 0,21 0,12 0,04 0,07 0,55 0,03 0,02 0,02 0,01 0,02 0,91 0,53 0,49 0,40 0,31 0,35 Il ressort du tableau I que les pourcentages de cuivre, de plomb et de fer dans le concentré de molybdénite ont diminué au bout de deux à trois heures à des taux avantageusement bas et que dans les procédés de lixiviation on obtient les meilleurs résultats avec une solution de lixiviation contenant un mélange de chlorure cuivrique et de chlorure cuivreux. EXEMPLE 2. Dans une série de six procédés de lixiviation séparés, on lixivie des concentrés de molybdénite avec une solution aqueuse contenant du chlorure cuivrique et du chlorure ferrique en diverses proportions, ainsi que des chlorures de métaux alcalins ou des chlorures de métaux alcalino-terreux, afin de comparer l'effet de ces derniers chlorures dans le procédé. Dans les quatre premiers procédés de lixiviation, la température de lixiviation est de 1100C, et le concentré de molybdénite est celui utilisé dans l'exemple 1. Dans les procédés de lixiviation, la température de lixiviation est de 1000C, le concentré de molybdénite est un concentré composite dont 63 % de ses particules passent au tamis de 0,044 mm.Dans les quatre premiers procédés de lixiviation, on effectue les lixiviations à une concentration de solides de 30 , tandis que les deux derniers sont réalisés à une concentration de solides doe ,-5 %, Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau II ci-après. TABLEAU II Procé Composition de la solution en % Tempé- Analyse des solides, en %,dans le concentré de molybdénite dé de rature lixivié, aux temps indiqués (heure) Lixivia C tion CuCl2 FeCl3 CaCl2 MgCl2 KCl NaCl CUIVRE PLOMB FER N 0 1/2 1 2 3 0 1/2 1 2 3 0 1/2 1 2 3 (heure) (heure) (heure) 1 1 5 - - 20 - 110 0,54 0,34 0,28 0,22 0,17 0,55 0,02 0,02 0,01 0,01 0,91 0,76 0,69 0,53 0,53 2 1 10 - 30 - - 110 0,54 0,09 0,07 0,04 0,04 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,62 0,54 0,51 0,51 3 1 5 30 - - - 110 0,54 0,25 0,16 0,10 0,07 0,55 0,03 0,01 0,02 0,03 0,91 0,69 0,59 0,52 0,46 4 1 10 30 - - - 110 0,54 0,18 0,09 0,05 0,04 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,55 0,45 0,40 0,38 5 1 10 - 8 - - 100 0,45 - 0,23 0,16 0,12 0,22 - 0,03 0,02 0,02 0,99 - 0,71 0,61 0,53 6 1 10 - - - 20 100 0,45 - 0,20 0,12 0,09 0,22 # 0,02 0,01 0,01 0,99 - 0,72 0,58 0,60 Il ressort du tableau II que les pourcentages de cuivre, de plomb et de fer dans le concentré de molybdénite ont diminué en deux à trois heures à des taux avantageusement bas et que Les procédés de lixiviation utilisant des chlorures de métaux alcalino-terreux sont supérieurs à celui utilisant les chlorures de métaux alcalins. EXEMPLE 3. Dans une série de dix procédés de lixiviation, on lixivie des concentrés de nolybdénite avec une solution aqueuse contenan-t diverses proportions de chlorure de calcium, de chlorure ferrique et de chlorure cuivrique à des températures variant entre 1050C et 110 C, pour illustrer l'effet de la conposition de la solution de lixiviation dans ltefficacité du procédé. Dans les procédés de lixiviation 1 à 7, le concentré est ie concentré composite utilisé dans l'exemple 2 et, dans les procédés de lixiviation 8 à 10, le concentré est celui utilisé dans l'exemple 1.Dans les procédés de lixiviation 8 et 10, on effectue les lixiviations à une concentration de solides de 30 % et dans les autres procédés à 35 ç. Un autre concentré de moiybdénite contenant une teneur élevée de bismuth, et dont 28 % de ses particules passent au tamis de 0,044 min (procédé de lixiviation n 2) est lixivié à une concentration de solides de 35 5o'. les résultats sont indiqués dans le tableau III ci-apres. TABLEAU III Procédé Composition de la Tempé- Analyse des solides, en %, dans le concentré de molybdénite lixide Lixi- solution en % rature vié aux temps indiqués (heure) viation C N CuCl2 FeCl3 CaCl2 CUIVRE PLOMB FER 0 1 1 2 3 0 1 1 2 3 0 1 1 2 3 1 - 10 30 110 0,45 0,15 0,12 0,09 0,07 0,22 0,03 0,03 0,03 0,02 0,99 0,48 0,46 0,44 0,42 2 1 10 30 110 0,45 - - 0,06 - 0,22 - - 0,02 - 0,99 - - 0,42 3 1 9 30 110 0,45 0,09 0,08 0,06 0,04 0,22 0,02 0,01 0,01 0,01 0,99 0,46 0,50 0,45 0,42 4 1 8 24 105 0,45 0,13 0,10 0,08 0,05 0,22 0,02 0,02 0,02 0,02 0,99 0,56 0,54 0,51 0,46 5 1 10 20 105 0,45 0,12 0,10 0,08 0,05 0,22 0,02 0,02 0,02 0,02 0,99 0,57 0,53 0,51 0,46 6 1 10 10 105 0,45 0,19 0,17 0,14 0,11 0,22 0,02 0,01 0,01 0,02 0,99 0,60 0,56 0,52 0,46 7 1 15 10 105 0,45 0,16 0,13 0,10 0,08 0,22 0,02 0,02 0,01 0,01 0,99 0,54 0,50 0,47 0,44 8 - 10 30 110 0,54 0,33 0,29 0,19 0,12 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,66 0,61 0,51 0,50 9 - 10 30 110 0,54 0,14 0,12 0,09 0,06 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,47 0,47 0,46 0,44 10 1 10 30 110 0,54 0,09 0,07 0,05 0,04 0,55 0,02 0,02 0,02 0,02 0,91 0,45 0,42 0,40 0,38 TABLEAU III (suite) Procédé Composition de Analyse des solides, en % dans le concentré de molybdénite de la solution en % Tempé- lixiviée aux temps indiqués (heure) lixivia- rature tion No. CuCl2 FeCl3 CaCl2 C Calcium Molybdène Bismuth 0 1 1 2 3 0 1 1 2 3 0 1 1 2 3 4 1 - 10 30 110 0,53 0,19 0,18 0,30 0,08 51,8 55,3 53,7 55,2 56,3 2 1 10 30 110 0,53 - - 0,28 - 5,92 0,07 0,04 0,05 0,05 0,05 3 1 9 30 110 0,53 0,33 0,29 0,28 0,40 51,8 53,1 52,6 53,7 53,5 4 1 8 24 105 0,53 0,21 0,20 0,20 0,24 51,8 53,7 53,3 52,9 53,4 5 1 10 20 105 51,8 54,5 53,8 53,9 54,4 6 1 10 10 105 51,8 53,4 53,9 54,2 53,9 7 1 15 10 105 51,8 54,0 54,3 54,8 54,4 8 - 10 30 110 9 - 10 30 110 0,33 0,18 0,05 0,32 0,37 52,1 55,4 56,1 55,0 55,0 10 1 10 30 110 Il ressort du tableau III que les pourcentages de cui- vre, de plomb, de fer, de calcium et de bismuth dans le concentré de molybdénite ont diminué en deux à trois heures ou moins à des taux avantageusement bas, que les procédés utilisant un mélange de chlorure cuivrique et de chlorure ferrique donnent les meilleurs résultats, et qu'une concentration en chlorure de calcium aussi faible que 10 % est suffisante dans le procédé. EXEMPLE 4. Dans une série de dis procédés de lixiviation, on lixivie à 110 C (excepté dans le procédé n 4, à 1050C) le concentré composite de molybdénite de l'exemple 2, dans un réacteur à revêtement en verre de 4,5 litres à une concentration de 50- lides de 35 %, avec une solution aqueuse contenant 1 % de chlorure cuivrique, 10 % de chlorure ferrique, et 70 ffi de chlorure de calcium, à des vitesses d'agitation différentes.Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau IV ci-après. TABLEAU IV Procédé de Vitesse de Cuivre (%) dans le concentré de molybdénite lixivié, aux temps Lixivia- l'agitateur indiqués (heure) tion en tours/mi N nute Têtes 0 (apmès 0,5 1 1,5 2 3 4 5 chauffage 1 200 0,45 - - 0,10 0,08 0,07 0,05 - 2 300 0,45 0,23 0,12 0,11 0,07 0,06 0,05 0,04 3 300 0,45 - - 0,08 0,07 0,05 0,04 - 4 300 0,45 - - 0,16 0,12 0,10 0,06 0,05 0,04 5 300 0,45 0,21 - 0,05 0,03 0,02 0,01 0,01 0,01 6 300 0,45 0,25 - 0,10 0,07 0,06 0,04 - 7 330 0,45 - - 0,10 0,06 0,05 0,03 0,02 0,02 8 411 0,45 - - 0,11 0,07 0,06 0,04 0,03 0,02 9 580 0,45 0,23 0,12 0,11 0,07 0,06 0,05 0,04 10 700 0,45 0,20 0,11 0,07 0,05 0,04 0,03 0,02 Il ressort du tableau IV que la vitesse d'agitation n'est pas un facteur important dans les procédés de lixiviation et que le pourcentage de cuivre a diminué à un taux avantageusement bas dans le concentré au bout de deux heures environ. EXEMPLE 5. Dans un procédé cyclique, on utilise une solution de lixiviation aqueuse contenant 1 de chlorure cuivrique, 30 % de chlorure de calcium et 10 % de chlorure ferrique pour lixivier 30 concentrés de molybdénite afin d'éliminer de ces concentrés le cuivre et le plomb. La durée de lixiviation par cycle est de deux heures ; on utilise de l'acide chlorhydrique pour ajuster le pH de la solution régénérée à O environ, pour éliminer les impuretés on jette de la solution régénérée. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau V ci-après - (A) = ffi de particules passant au tamis de 0,044 mm. - (B) = HC1 utilisé pour ajuster la solution à pli O avant la lixiviation, en kg de HC1 à 220B par tonne de concentré. - (C) = Chlorure requis pour régénérer la solution recyclée en kg par tonne de concentré. TABLEAU V Analyse de solides, % pH de la Analyse de la solu- Solution solution tion après lixivia- jetée Cycle Cuivre Plomb (A) (B) après li- tion, en g/l en (C) No. x@yiation % Têtes 2 h. Têtes 2 h. Cu Pb Mo 1 0,28 0,06 0,20 0,01 50 0,45 0,25 7,4 1,14 0,14 13,1 2 0,24 0,06 0,08 0,01 87 0,45 - - - 12,7 3 0,20 0,02 0,06 0,01 80 0 8,2 1,54 1,25 9,5 4 0,28 0,06 0,20 0,02 50 0 0,25 7,7 2,10 0,46 11,3 5 0,24 0,04 0,08 0,02 87 0,9 7,9 2,18 0,94 11,3 6 0,20 0,01 0,06 0,01 80 0 7,5 2,04 1,08 9,5 7 1,00 0,06 0,17 0,01 43 0 0,5 12,3 2,64 0,64 23,5 8 0,28 0,05 0,20 0,01 50 1,8 0,6 10,4 2,92 0,26 # 20,6 9 9 0,24 0,04 0,08 0,02 87 2,2 12,1 3,20 0,87 environ 16,7 10 1,00 0,07 0,17 0,01 43 0 0,4 17,3 3,74 0,83 30,8 11 0,28 0,04 0,20 0,01 50 2,2 0,3 17,9 4,88 0,47 15,4 12 0,24 0,03 0,08 0,02 87 2,2 14,2 3,80 1,03 14,9 13 1,00 0,06 0,17 0,01 43 0 0,4 18,7 4,16 0,82 27,6 14 0,54 0,05 0,55 0,01 58 2,2 17,9 7,48 1,51 35,3 15 0,35 0,01 0,11 0,02 76 0 14,8 6,46 3,5 17,6 16 1,00 0,05 0,17 0,02 43 0 0,0 20,7 6,46 3,0 28,5 17 0,54 0,05 0,55 0,03 58 0 18,8 9,34 3,1 22,2 18 0,35 0,01 0,11 0,02 76 0 19,0 9,08 5,1 15,4 19 0,57 0,02 0,11 0,02 79 0 0,0 17,6 7,30 2,4 # 18,3 23,1 20 0,57 0,01 0,11 0,02 79 0 0,35 21,2 7,40 1,0 environ 24,9 21 0,57 0,02 0,11 0,02 79 2,2 0,25 17,0 5,30 1,0 26,7 22 0,57 0,02 0,11 0,03 79 2,2 0,25 18,1 4,90 1,2 19,5 23 0,57 0,02 0,11 0,03 79 2,2 0,10 16,6 4,28 1,2 19 24 0,57 0,02 0,11 0,03 79 0,9 0,35 18,7 4,41 1,2 19,5 25 0,35 0,04 0,12 0,02 80 2,2 0,55 14,6 2,30 1,11 31,5 44,4 26 0,35 0,05 0,12 0,02 80 4,5 12,2 1,82 1,08 31,9 18,5 27 0,35 0,05 0,12 0,02 80 0 0,20 11,4 1,74 1,17 31,9 23,1 28 0,35 0,05 0,12 0,02 80 2,7 8,8 1,50 1,12 31,9 14,9 29 0,35 0,04 0,12 0,02 80 0 9,1 1,52 1,22 31,9 18,5 30 0,35 0,05 0,12 0,03 80 0 - 8,8 1,40 1,16 - 13,1 Il ressort du tableau V que, dans les procédés de lixiviation cyclique, on obtient des résultats équivalents à ceux obtenus dans les procédés de lixiviation séparés, en utilisant la même solution de lixiviation, et que les pourcentages de cuivre et de plomb dans le concentré de molybdénite lixivié peuvent être réduits à des taux avantageusement bas au bout de deux heures. De plus, seulement des quantités faibles de molybdène ont été dissoutes. EXEMPLE 6. Bien que le procédé de l'invention puisse être mis en oeuvre de façon satisfaisante à des températures aussi basses que 700C, il est préférable de réaliser le procédé à des températures supérieures à 1000C. L'effet de la température est illustré par les résultats résumés dans le tableau VI qui se rapporte à la lixiviation d'un concentré de molybdénite dont 80 % de ses particules passent au tamis de 0,044 mm, avec une solution de lixiviation contenant 1 % de chlorure cuivrique, 10 % de chlorure ferrique et 30 % de chlorure de calcium. TABLEAU VI Procédé Analyse des solides, % aux temps indiqués (heure) Tempéde rature lixivia C Cuivre Plomb Fer Calcium tion No. 0 1 2 4 0 1 2 4 0 1 2 4 0 1 2 4 153 70 0,20 0,16 0,15 0,13 0,06 0,03 0,03 0,03 0,57 0,53 0,51 0,50 0,52 0,17 0,06 0,20 154 80 0,20 0,14 0,11 0,09 0,06 0,03 0,03 0,03 0,57 0,46 0,39 0,36 0,52 0,03 0,15 0,08 155 90 0,20 0,10 0,07 0,05 0,06 0,02 0,02 0,02 0,57 0,36 0,31 0,31 0,52 0,08 0,09 0,17 156 100 0,20 0,08 0,06 0,03 0,06 0,03 0,03 0,02 0,57 0,44 0,30 0,26 0,52 0,08 0,05 0,04 97 110 0,20 - 0,01 - 0,06 - 0,01 - 0,57 - 0,32 - 0,52 - 0,13 Dans un autre aspect de l'invention, on a constaté qu'il est possible d'effectuer une lixiviation satisfaisante de concentrés de molybdénite par un procédé dans lequel on soumet le concentré à une lixiviation avec une solution aqueuse contenant au moins un chlorure de métal oxydant, tel que le chlorure ferrique ou le chlorure cuivrique, accidifiée à un pH d'au plus 1 environ et de préférence d'au plus 0,5 environ avec de l'acide chlorhydrique, à une pression supérieure à la pression atmosphérique et à une température supérieure à 1000C, mais inférieure au point d'ébullition de la solution de lixiviation.En opérant sous pression conformément à cet aspect de l'invention, il est possible d'élever la température de lixiviation à des températures aussi élevées que 11000 ou 1200C, et ainsi augmenter la vitesse du procédé de lixiviation et le degré d'élimination par lixiviation des impuretés indésirables. Cet aspect de l'invention peut être illustré en se référant à l'exemple suivant. EXEMPLE 7. On lixivie le concentré composite de molybdénite décrit dans l'exemple 2 en utilisant une solution de lixiviation contenant seulement des chlorures de métaux oxydants et de l'acide chlorhydrique, à des températures variables. Dans le cas des essais de lixiviation réalisés à une température supérieure à 1000C, on applique une pression suffisante pour éviter l'ébuDi- tion du mélange de lixiviation. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau VII ci-après. TABLEAU VII Composition de la Analyse des solides, Procédé solution, en % % aux temps indiqués (heure) de Tempélixivia- rature CuCl2 FeCl3 HCl pH Cuivre Plomb tion No. C (37%) 0 1 2 3 0 1 2 3 1 100 0 10 0,5 0,45 0,28 0,24 0,22 0,22 0,01 0,01 0,01 2 100 1 10 3,8 0,45 0,25 0,21 0,16 0,22 0,02 0,01 0,02 3 100 1 10 7,6 0,45 0,30 0,17 0,21 0,22 0,02 0,01 0,01 4 110 1 10 3,8 0,45 - 0,11 - 0,22 - 0,02 5 120 0 10 3,8 0,45 - 0,06 - 0,22 - 0,02 Il ressort du tableau VII que l'utilisation de pression supérieure à la pression atmosphérique et de températures supérieures à 10000, rend possible des procédés de lixiviation dans lesquels les concentrations finales en impuretés indésirables ont considérablement diminué, sans utiliser de chlorures de métaux alcalins ni de chlorures alcalino-terreux REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement d'un concentré de molybdénite pour en éliminer les impuretés, caractérisé en ce qutil comprend les opérations consistant à soumettre le concentré à une lixiviation à une température d'au moins 7O0C avec une so lution aqueuse contenant au moins un chlorure de métal al calin ou un chlorure de métal alcalino-terreux choisi dans le groupe constitué par le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le chlorure de magnésium et le chlorure de calcium, à une concentration au moins égale à 10% en poids de la solution, et au moins un chlorure de métal oxydant. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chlorure de métal oxydant est choisi dans le groupe consti tué par le chlorure cuivrique et le chlorure ferrique. 3.- Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que le chlorure de métal oxydant est un mélange de chlorure cuivri que et de chlorure ferrique. 4.- Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le chlorure de métal alcalino-terreux est le chlo rure de calcium. 5.- Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3 caractérisé en ce que la température est compri-se ntre lOO0C et le point d'ébullition de la solution de lixiviation à la pression at mosphérique . 6.- Procédé selon la revendication, 1, 2 ou 3, qui est un procé dé cyclique caractérisé en ce que la solution de lixiviation après avoir réalisé la lixiviation est oxydée par du chlo re et est recyclée pour lixivier une autre quantité de con centré de molybdénite. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution de lixiviation comprend environ 1 de chlorure cui vrique 10 environ de chlorure ferrique et environ 20 à 30% de chlorure de calcium, et en ce que l'opération de lixivia tion est effectuée à une température comprise entre 100C et le point d'ébullition de la solution à la pression atmos phérique. 8.- Procédé de traitement d'un concentré de molybdénite pour éliminer les impuretés contenues dans le concentré, carac térisé en ce qu'on soumet le concentré à une lixiviation avec une solution aqueuse d'au moins un chlorure de métal oxydant acidifiée à un pK d'au plus 1 environ avec de lla- cide chlorhydrique, à une pression supérieure à la pression atmosphérique et à une température supérieure à iOO0C, mais inférieure au point d'ébullition de la solution de lixivia tion. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le chlorure de métal oxydant est choisi dans le groupe consti tué par le chlorure cuivrique et le chlorure ferrique. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le chlorure de métal oxydant est un mélange de chlorure cuivri que et de chlorure ferrique. 11.- Procédé selon la revendication 8, 9 ou 10 caractérisé en ce que la température est au moins égale à 11000. 12.- Procédé selon la revendication 8, 9 ou 10, qui est un procé dé cyclique caractérisé en ce que la solution de lixivia tion après lixiviation est oxydée par du chlore et recyclée pour lixivier une autre quantité de concentré de molybdénite, 13.- Procédé selon la revendication 1 ou 8, caractérisé en ce que la concentration du chlorure de métal oxydant est au moins stoéchiométriquement suffisante pour oxyder l'impureté cui vre présenté sous forme de chalcopyrite dans le concentré.