La présente invention concerne une main courante en caoutchouc ou en matière synthétique pour escaliers, trottoirs, passerelles roulants et autres appareils similaires. I1 arrive que de telles mains courantes se trouvent soumises en service, du fait de leur rotation constante, à des contraintes extrêmement élevées. La conséquence en est, notamment, la formation de taches dues à ce que la perte du brillant superficiel inhérent à la fabrication, et qui se manifeste par endroits, provoque chez l'utilisateur de l'escalier roulant l'impression que la main courante est très sale et antihygiénique. La répulsion qui en résulte vis-à-vis d'un contact avec celle-ci entraîne souvent un accroissement du risque d'accidents. En vue de supprimer cet effet désavantageux de la formation de taches, la présente invention fou-rnit une main courante présentant un revêtement rapporté différemment coloré. Ledit revetement qui, par contraste avec la couleur noire de la main courante est de couleur plus claire, éveille chez l'utilisateur l'impression d'un objet propre et hygiénique, si bien que, comme le montre l'expérience, il ne subsiste plus de répulsion vis-à-vis d'un contact avec elle. Ces revêtements, que l'on peut fabriquer par les procédés d'extrusion, présentent une surface mate et suppriment ainsi de prime abord, les pertes de brillant superficiel dues à la formation de taches. En-outre, pour la composition du mélange, on peut, non seulement se dispenser de prendre en considération les propriétés mécaniques particulières de la main courante, mais encore utiliser un mélange défini uniquement par les propriétés que l'on demande à la surface de la main courante de présenter.Les exigences qui lui sont imposées résident avant tout dans une résistance aux chocs impliquant une dureté devant être d'environ 65 à 75 degrés Shore A. Pour éviter, avant toute chose, le salissement par de la suie, de la poussière de caoutchouc ou autres produits de même nature du revêtement rapporté et éviter la formation de taches qui pourraient une fois due plus en résulter, il est avantageux de disposer le revêtement rapporté dans un logement correspondant de la main courante. On rend ainsi possible la réalisation du moulage et de la vulcanisation du revêtement dans une seconde presse qui, elle, est propre, moulaqe qui ne présente pas.de difficultés, l'emplacement du revêtement étant alors exactement fixé par celui du logement. On peut, en outre, et bien que la section de l'élément rapporté reste constante, obtenir un raccordement rectiliqne entre la main courante et le revêtement. Dans le cas où l'on fixe le revêtement par collage, le logement, par sa présence, permet de le mettre en place de manière précise. Le raccordement le meilleur, en particulier dans la région des bords du revêtement peut, selon l'invention, être obtenu en chanfreinant les bords du revêtement, qui, alors, prennent place dans une entaille de forme complémentaire de celle de la main courante. Par suite des nombreuses sollicitations à la flexion que subit en service le revêtement,en particulier des flexions ne se produisant pas toujours dans le même sens, la zone de raccordement entre ledit revêtement et la main courante est soumise à des contraintes extrêmes. Le raccordement en forme de queue d'aronde des bords se propose, avant tout, d'éviter un arrachement des zones de bordure plus fortement contraintes lorsque la main courante commence à se courber, et, en outre, d'offrir le meilleur raccordement possible du fait de la conformation en forme de lèves des parois du logement. Pour obtenir, d'une part, une résistance suffisamment élevée, et, d'autre part, la meilleure souplesse possible, il est avantageux de donner au revêtement une épaisseur de 0,1 à 5 mm environ, mais de préférence de 0,2 à 3 mm. Pour améliorer l'adhérence entre le revêtement et la main courante, on peut munir la partie inférieure dudit revêtement de parties saillantes pour y former des rainures ou des parties saillantes en forme de queue d'aronde, étant donné que, dans un cas comme dans l'autre, on augmente -ainsi les surfaces de contact et qu'en plus, dans le second cas, on réalise une véritable liaison mécanique. Lorsqu'on utilise des revêtements minces, il est avantageux de les coller à 1-a main courante, étant donné que l'on peut ainsi obtenir une laision robuste sans pour autant influencer la qualité du revêtement. On peut obtenir le maintien en place le meilleur possible des zones de bordures lorsque celles-ci présentent de chaque coté, dans la région de la moitié inférieure des faces latérales de la main courante, une protubérance de section semi-circulaire . Outre le fait que l'on augmente avantageusement les surfaces de contact, on peut, de cette manière, éviter un arrachement des zones de bordures, du fait que le chemin de guidage de la main courante est disposé de chaque côté audessus de la protubérance. L'invention est ci-après décrite plus en détail, à titre d'exemple non limitatif, et en regard du dessin annexé. La figure jointe représente une vue en coupe d'une main courante représentée en perspective et comportant un logement 4 disposé sur la face extérieure de ladite main courante et destiné à recevoir le revêtement rapporté 2 de couleur différente de celle de-ladite main courante. Celui-ci présente, dans ses zones de bordures 2a et 2b une partie chanfreinée qui permet, d'une-part, d'éviter un raccordement abrupte et, d'autre part, d'améliorer l'adhérence entre les deux parties du fait que les rebords saillants de-la main courante s'étendent le long de la partie ch-anfreinée et au-dessus d'elle, ainsi que du fait de l'augmentation des surfaces en contact Le revêtement rapporté 2 est réalisé de préférence en caoutchouc styrol-butadiène ou en caoutchoucs similaires, résistant aux intempéries et fortement élastiques, et, pour des raisons de- robustesse, ne doit pas être épais de moins de 0,1 cm. Une épaisseur trop grande n'est toutefois pas conforme au but recherché, du fait du moment fléchissant trop élevé, et par suite, de la charqe qui en résulte à l'endroit du raccordement. En outre, il en résulterait un affaiblissement important de la section de la main courante. Pour éviter un arrachement provoqué par le refoulement du revêtement hors de son logement dans le cas où la main courante se trouve être fortement pliée, il est avantageux de coller et/ou de vulcaniser la main courante sous forte précontrainte. REVENDICATIONS 1. Main courante en caoutchouc ou en matière synthétique pour escaliers, trottoirs roulants ou appareils si milaires, caractérisée par le fait qu'elle comporte sur sa face externe un. revêtement rapporté d'une couleur différ-ente de celle de ladite main courante. 2. Main courante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le revêtement rapporté présente une dureté Shore A d'environ 65 à 750 mais de préférence comprise entre 68 et 730. 3. Main courante selon l'une quelcon-que des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que le revêtement rapporté est disposé dans un logement de forme complémentaire de celle dudit revêtement et ménagé dans la main courante. 4. Main courante selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que les bords du revêtement présentent une partie chanfreinée et qu'ils pénètrent dans une entaille disposée en retrait le long de la main courante 5. Main courante selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisée par le fait que l'épaisseur du revêtement est d'environ 0,1 à 5 cm, mais de préférence de 0,2 à environ 3 cm. 6. Main courante selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 , 4 ou 5, caractérisée par le fait le côté inférieur du revêtement présente des parties saillantes pour former des rainures ou des parties saillantes en forme de queue d'aronde. 7. Main courante selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisée par le fait que le revêtement rapporté est collé à ladite main courante. 8. Main courante selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisée par le fait que le revêtement présente de chaque côté dans la région de sa moitié inférieure une protubérance de section semicirculaire.