La présente invention concerne un nouveau revêtement textile de parois, telles que murs, plafonds, cloisons, etc., ainsi qu'un procédé pour le fabriquer. Il est connu de préparer des étoffes dites tricotées-cousues, constituées par une couche de matière fibreuse, par exemple une nappe de fils parallèles ou non-tissée, liée par des fils de liaison, traversant cette couche et formant des points de couture tels que des points droits, ou des points de zig-zag. Il n1 est pas utile ,de détailler ici le processus de fabrication de ces étoffes, car elles sont très largement répandues, les dispositifs pour les fabriquer étant commercialisés sous des appellations diverses, par exemple Malimo ou Arachnée. On a déjà proposé d'utiliser ce type d'étoffe pour la confection de revêtement de parois (désigné ci-après "revêtement mura1n) Généralement à ce jour, pour se faire, on colle la face envers de l'étoffe sur un support approprié, tel qu'un papier, et on applique la face envers ainsi revêtue sur la paroi à recouvrir. Cette technique toutefois, fait appel à la technique délicate et longue du contre-collage, nécessitant une couche de colle supplémentaire. De plus, la face envers étant en papier, est inflammable,sauf si elle est réalise en amiante, ce qui augmente le coût.Enfin, les produits ainsi réalisés conservent un aspect textile traditionnel. De plus, on recherche actuellement des revêtement muraux textiles ayant des effets de relief accentués. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle se rapporte à une étoffe textile pour le revtement de parois, constituée essentiellement par une couche textile de base en matière fibreuse liée par des fils de liage tricotés-cousus la traversant complètement en formant sur la face envers sensiblement plane des points de zig-zag, et sur la face endroit des points droits. Cette étoffe se caractérise en ce que les fils de liage sont des fils chimiques rétractables rétractés, et en ce que entre deux rangs de points droits de couture, la couche fibreuse forme une demi-ondulation. De préférence, la couche fibreuse de base est formée en une matiere textile b base de verre (fils et/ou fibres).On a obtenu d'ex cellents résultats avec des voiles non tissés en fibres de verre préparés par voie humide.Tatefois,l'emploi de non-cissés en fibres coupées (voie sèche) ou en filaments continus (spunbonded) en d'autres matières textiles que le verre, est nullement exclu De même, on peut superposer des voiles de structures, voire de compositions dif férentes . Dans une forme de réalisation avantageuse, la cruche fibres se de base est formée en deux parties, tout d'abord un voile nontissé en fibres, et une nappe de fils de verre de diamètre appréciable disposés au voisinage des points de zig-zag. Pour améliorer la tenue de l'étoffe, celle-ci esv imprégnée de résines synthétiques, telles que celles à base d'acétate de vinyle, résines acryliques, destinées à lui conférer en outre de meil- meures caractéristiques, notamment de résistance au feu. L'impré- ration d'étoffes au moyen de résines et dans ce but est déjà largernent répandue et bien connue des techniciens et ne cons igue pas une caractéristique originale de l'invention. I1 n'y a donc pas lieu de la décrire en détail. Un procédé pour fabriquer ce nouveau type de revAe ement textile de parois, dans lequel on réalise préalablement une étoffe tricotée-cousue constituée essentiellement par une couche textile de base en-matière fibreuse, liée par des fils de liage la traversant complètement en formant sur la face envers des points de zigzag et sur la face endroit des points droits, se caractérise en ce que comme fils de liage on utilise des fils chimiques présentant un pouvoir de retrait à la chaleur d1au moins 15 ffi et en ce que l'on chauffe ensuite l'étoffe ainsi réalisée à une température permettant la rétraction sensiblement totale des fils de liage. Un procédé perfectionné pour fabriquer ce nouveau type de revêtement textile de parois dans lequel on réalise une étoffe constituée essentiellement par une couche textile de base en ratière fibreuse, liée par des fils de liage la traversant complètement n formant sur la face envers des points de zig-zag et sur la face endroit des points droits, on imprègne dette étoffe d'une résine syn- thé tique et chauffe le complexe ainsi obtenu à une température suffisante pour sécher le complexe ainsi imprégné et provoquer la réticulation de la résine déposée, se caractérise en ce que comme fils de liage on utilise des fils chimiques présentant un pouvoir de retrait d'au moins 15 X en longueur dans les conditions du trei- tement thermique de séchage et de réticulation, et en ce que l'on effectue la rétraction de ces fils de liage lors du séchage-réticulation de la résine déposée. Un technicien connaissant la température du traitement de sé- chape et de réticulation 5e l'étoffe imprégnée, détermine acile- ment par expérience le type de fils de liage qu'il peut utiliser. En pratique, on utilise des fils synthétiques standards normaux à filaments continus, de la qualité dite "à grand retrait, tels que ceux en polyamide 6 ou 6.6 ou en polyester, ctest-à-dire ayant un retrait à l'eau bouillante d'au moins 10 %. On peut également obtenir des effets esthétiques originaux en utilisant des fils de fantaisie, tels que des fils boutonnés, doupionnés, à grand retrait. On peut également faire varier l'intensité des demi-ondulations en utilisant comme fils de liage des alternances de fils de retraits différents ou même des alternances de fils de grand retrait et des fils standards. De momie, on obtient des effets très variés en modifiant la jauge du métier de tricotage-couture et/ou en faisant varier cette jauge sur la largeur de ce métier. Cela permet d'obtenir notamment des effets pékin. Enfin, on peut également faire varier si on le désire, la longueur des points de zig-zag. Comme déjà dit, dans une forme de réalisation préférée, la couche fibreuse de base est formée par un voile én fibres de verre sur lequel on a déposé des filés de veranne ou de roving. Cette couche fibreuse peut également azure imprimée ou teinte avant 1'é- tape du tricotage-couture, ce qui améliore encore 11 effet décoratif final obtenu. Comme rdsia dtimprdgnation, on;peut utiliser toute résine connue pour ce type d'applioation. On obtient de bons résultats lorsque le poids de la résine déposée, mesuré en extraits secs, représente de 10 à 20 % du poids de l'étoffe de base. On utilise avantageusement des résines en dispersion acqueuse telles que des résines acryliques ou celles à base d'acétate de viny-le. Pour certaines applications, le bain d'imprégnation peut contenir en outre des charges diverses telles que par exemple, des colorants pigmentaires. En pratique, on dépose la composition de résine par immersion plein bain, puis essorage et enfin séchage-réticulation. Le chauffage du complexe a pour objectif, d'une part, de rétracter les fils de liage et ainsi de former la demi-ondulation et, d'autre part, s'il y a lieu, simultanément de sécher et réticuler 11 étoffe préalablement imprégnée. On effectue cette opération par tous moyens appropriés tels que passage à la rame chaude, passage au four-tunnel, sur un tambour chauffant, ou sur une rampe à infrarouges. La manière dont 11 invention peut être mise en oeu-;re 2 U ' es avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemple de réalisation qui suivent, à l'appui des figures annexes, donnés à titre indicatif et non limitatif. La figure 1, représente schématiquement une étoffe réalisée selon l'invention. La figure 2, représente la même étoffe vue de dessus (face endroit) et la figure 3 vue de dessous (face envers). La figure 4 montre également schématiquement, une installation pour la mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 : Sur une machine de tricotage-couture Malimo Type 14 010, on assemble - un voile de verre 1, placé sur une ensouple de cinquante centimètres de large pesant environ cinquante grammes au mètre car rk, formé par voie humide, avec des fibres de verre de diamètre 9 et de longueur dix millimètres environ ; ce voile est lié au moyen d'une composition de chlorure de polyvinyle et de. chlorure de polyvinylidèner(teneur en liant 22 % en poids en extraits secs), - une nappe de fils de chaîne 2, placée sous le voile 1, c'està-dire c6té où apparaît le point zig-zag 3, dont la densité est de deux fils par dent du métier, chaque fil étant formé par 1'assem- blage de deux fils de veranne de 1900 dtex (titre du fil assemblé 3800 dtex), - au moyen dtun fil de liage formé par l'assemblage de quatre bouts de nylon 6 non rétractés (pouvoir de retrait de 15 X à 2O00C) de quarante quatre dtex chacune tordu à cent cinquante tours par mètre en Z. La jauge du métier de tricotage-couture (nombre de rangées de points de couture sur deux centimètres et demi) est de cinq et la longueur des points est réglée à 3,7 millimètres. Sur la face endroit (côté voile 1 apparent) le fil de liage forme des points droits 4 et sur la face envers (côté fils de chai- ne Z) il forme des points de zig-zag 3. A la tombée du métier, l'étoffe obtenue pèse environ cent quarante grammes au mètre carré. Cette étoffe 5 (voir figure 4) enroulée sur une bobine 6 freinée par friction, passe en continu dans un bac d'imprégnation plein bain 7 contenant la composition d'imprégnation 8 à température ambiante. Cette composition est constituée par dix kilogrammes de dispersion aqueuse d'acétate et de voile à 56 : en poids d'extraits secs (nom commercial RHODOPAS A 010) additionnée de quarante kilogrammes d'eau. L'étoffe passe ensuite sur un train de trois rouleaux presseurs 9, 10 et 11, en acier et revêtus de caoutchouc, puis sur un rouleau de détour fou 12, également en acier, revAetu d'une couche de polytétrafluoréthylène. L'étoffe imprégnée 13 arrive ensuite sur un tambour 14 en acier, de deux mètres de diamètre, chauffé à 2000C par un fluide thermique. Ce tambour 14, entraîné en rotation à la vitesse de vingt mètres par minute par un moteur non représenté, peut Aetre entouré, sur partie du moins, par un feutre, par exemple en fibres résistant à la température, enserrant l'étoffe 13 sur la périphérie du tambour 14, entre les rouleaux fous de renvoi 12 et 16. Lors du passage sur le tambour chauffé 14, d'une part, les fils de liage se rétractent en obligeant ainsi la face supérieure à fermer des demi-ondulations entre deux rangs de points droits et, d'autre part, la résine d'imprégnation est séchée et réticulée. L'étoffe imprégnée ondulée 15 quitte le tambour 14, passe sur un rouleau de détour fou 16 en acier recouvert de tétrafluoréthylè- ne et est renvidée sur la bobine 17, entratnde en rotation constante à la même vitesse que la vitesse périphérique du tambour 14, par un moteur non représenté, commandé en synchronisme avec le mouvement du tambour 14, par exemple par un système hydraulique. L'étoffe terminée renvidée sur la bobine 17 pèse cent soixante cinq grammes au mètre carré et comporte environ 15 X en poids de résine mesurée en extraits secs. La structure de cette étoffe est illustrée aux figures 1 à 3. Par suite de la rétraction à la chaleur des fils de liage, la face endroit comportant le voile 1 présente des demi-ondulations entre deux rangs de points droits t 5En revanche, sur la face envers sen- siblement plane, apparalssent/fils de chaîne 2 et les points de zig-zag 3. La face ondulée est destinée à former la face apparente du revêtement mural. EXEMPLE 2 : On répète l'exemple 1 à une seule variante près on remplace le fil de liage ae la nappe de fils de chaîne 2 par un fil de polyester à filaments continus, non rétracté (pouvoir de retrait de 15 à 7'air sec à 1900C), de 140 dtex, tordu à cent cinquante tours par mètre en Z. On obtient une étoffe ires voisine de celle de l'exemple 1, illustrée aux figures 1 à 3. EXEMPLE ): : On répète exemple 1 en rerrlaçant seulement la nappe de fils de chaîne 2, placée sous le voile 1, c'est-à-dire côté ou apparaît le point zig-zag 3, par une nappe de fils de ro vng (fils de verre) de titre 3200dtex avec une densité de un fffil par dent du métier. L'étoffe obtenue demi-ondulée présente une structure analo 0ùe à celle illustrée aux figures 1 à 3. Les revêtements textiles de parois-préparés selon l'invention son tout d'abord faciles et économiques à réaliser, car leur fa brication peut être facilement effectuée en phases continues. vn- suite, selon la nature et la structure des éléments textiles uti- lisés ils présentent des effets de relief très variés que l'on ne savait pas obtenir jusqu a ce jour. enfin, lorsqu'ils sont réali- sés avec des matières textiles à base de verre et avec des résines appropriées (acétate de vinyle), leur caractéristique anti-feu répond aux exigences sévères de la législation actuelle (classification M1). Avantageusement, avant l'application sur la paroi à décorer, on revêt la face envers d'une couche d'enduction, par exemple en résine synthétique ignifuge, pour éviter les remontées de colle et de poussières. Les revêtements préparés selon l'invention peuvent trouver de nombreuses applications pour le revêtement de parois, telles que murs, cloisons, plafonds, etc. REVENDICATIONS 1/ Etoffe textile pour le revêtement de parois, telles que murs, cloisons, plafonds, constituée essentiellement par une couche textile de base en matière fibreuse liée par des points de liage tricotés-eousus- la traversant complètement en formant sur la face envers, sensiblement plane, des points de zig-zag, sur la face endroit des points droits, caractérisée en ce que les fils de liage sont des fils chimiques rétractables rétractés et en ce que, entre deux rangs de points droits de couture, la couche fibreuse forme une demi-ondutation. 2/ Etoffe selon revendication 1, caractérisée en ce que la couche textile de base est formée par une nappe non-tissée. 3/ Etoffe selon revendication 1, caractérisée en ce que la couche textile de base est formée par la superposition d'une couche textile non-tissée apparaissant sur la face endroit ondulée et d'une nappe de fils de chaîne apparaissant sur la face envers, sensiblemeng plane. 4/ Etoffe seton ltune des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la couche textile de base est en matière textile à base de verre. 5/ Etoffe selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que la nappe non-tissée est un voile en fibres de verre, préparé par voie humide et en ce que la nappe de fils de chaîne est une nappe de fils de roving ou de veranne. 6/ Etoffe selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle est imprégnée au moyen d'une résine en matière plastique. 7/ Etoffe selon revendication 6, caractérisée en ce que la résine d'imprégnation est choisie dans le groupe constitué par les résines atrt > iqu^z et l'acétate de vinyle. 8/ Etoffe~selon-l'une des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que la résine d'imprégnation représente en poids d'extraits secs de 10 à 20 ffi de poids de l'étoffe. 9/ Etoffe selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que sa face envers est enduite d'une couche de matière plas 6ique non perméable à la colle et aux poussières. iQ Procédé pour la fabrication d'une étoffe textile pour le revêtement de parois selon l'une des revendications 1 à 9, dans lequel on réalise préalablement une étoffe tricotée-cousue constituée essentiellement par une couche textile de base en matière fibreuse liée par des fils de liage tricotés-cousus la traversant complète ment en formant sur la face envers des points de zig-zag et sur ia face endroit des points droits, caractérisé en ce que, comme fils de liage, on utilise des fils chimiques présentant un pouvoir de retrait à la chaleur d'au moins 15 $ et en ce que l'on chauffe efla suite l'étoffe ainsi réalisée à une température permettant la ré- traction sensiblement totale des fils de liage. 11/ Procédé selon revendication 10, dans lequel on imprègne également étoffe tricotée-cousue au moyen d'une résine synthétique, puis chauffe l'étoffe ainsi imprégnée pour la sécher et réticuler la résine déposée, caractérisé en ce que, comme fils de lia ge, on utilise des fils chimiques présentant un pouvoir de retrait à la chaleur d'au moins 15 % dans les conditions de traitement thermique de séchage et de réticulation, et-en ce que l'on effectue la rétraction des fils de liage lors du séchage-réticulation de la résine déposée. 12/ Procédé selon l'une des revendications 10 et Il, caractéa risé en ce que, comme fils de liage, on utilise un fil choisi dans le groupe constitué par les fils de polyamide, les fils de polyester grand retrait. 13/ Procédé selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que lton tricote en alternance des fils de liage ayant des pouvoirs de retrait différents. 14/ Procédé selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que, d'un rang de fils de liage à l'autre, on fait varier la jauge des métiers de tricotage-couture. 15/ Procédé selon l'une des revendications 10 à 14, caractérise en ce que, d'un rang de fils de liage à l'autre, on fait varier la longueur des points de zig-zag.