L'invention concerne un procédé d'érection d'une paroi. L'invention concerne plus particulièrement l'application de ce procédé à la construction de chalets en bois. On sait la vogue que connaissent actuellement en montagne de tels chalets. Ceux-ci sont habituellement fabriqués par des procédés traditionnels et les parois exterieures sont réalisées avec des madriers massifs qui se croisent dans les angles et sur lesquels le toit prend appui. Un tel procédé de construction présente l'inconvénient que, du fait des variations d'humidité du bois, des jeux considérables, pouvant atteindre 8 à 10 cm au pignon du chalet, se manifestent. Pour y remédier, on peut naturellement charger le toit, qui suit alors les déplacements des parois, mais les variations de dimensions différent suivant l'orientation des parois, ce qui a pour effet de provoquer des déplacements différents des diverses parties du toit. En outre, des joints d'étanchéité thermiques doivent être prévus, en raison des mouvements relatifs du toit et des parois. Enfin, pour tous les organes encastrés dans l'ossature du chalet, pour les tuyauteries notamment, ces mouvements peuvent avoir des conséquences particulièrement graves. L'invention vise à remédier à ces inconvénients en proposant un procédé d'érection d'une paroi constituée de madriers, qui, dans son application à la construction de chalets en bois, permet au toit de reposer sur une ossature rigide fixe, sans être tributaire des variations dimensionnelles des madriers. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé d'érection d'une paroi constituée de madriers, caractérisé en ce que l'on dresse à la verticale, en position fixe, deux poteaux présentant chacun une feuillure tournée vers la feuillure correspondante du poteau opposé et en ce que les extrémités desdits madriers sont engagées en coulissant dans lesdites feuillures de façon telle que lesdits madriers soient disposés à l'horizontale en prenant appui les uns sur les autres. L'invention a également pour objet l'application de ce procédé à la réalisation d'un chalet en bois, cette application étant caractérisée en ce que le toit dudit chalet repose sur l'extrémité supérieure des poteaux dans les feuillures desquels sont engagés les madriers constituant les parois latérales du chalet. De cette manière, les madriers seront indépendants du toit et celui-ci reposera en position fixe sur les poteaux sans être astreint à suivre les variations dimensionnelles des parois latéralles. En outre, un isolant thermique pourra être interposé entre les lambris du plafond et le plafond proprement dit, en prenant appui sur la tranche supérieure des parois, dont il suivra ainsi naturellement les mouvements, sans qu'il soit par conséquent nécessaire de prévoir de joint thermique. Au sens de la présente invention, on désigne par Madriers des pièces longitudinales non seulement en bois, mais en tout matériau, en particulier des structures sandwiches comprenant deux parements en bois sodidauws d'une âime en matière synthétique, notamment en une matière cellulaire, qui assure ainsi l'isolation thermique du chalet. De telles structures sandwiches peuvent autre préfabriquées, mais on peut aussi les fabriquer avantageusement sur place, lors de l'érection du mur, en engageant les planches formant parements dans les feuillures des poteaux et en coulant ensuite entre ces planches une résine appropriée additionnée d'un agent de polymérisation apte à provoquer sa solidification in situ. Dans cette forme de mise en oeuvre de l'invention, les madriers sont solitaires les uns des autres par l'intermédiaire de polymère constituant leur âme. Dans d'autres formes due réalisation de l'invention, les madriers pourront être collés entre eux et/ou réunis entre eux par au moins une languette collée dans des rainures de la tranche de deux madriers contigus. Les tranches des madriers peuvent aussi comporter des cannelures engagées dans des rainures de profil correspondant des madriers contigus. Tous ces modes d'assemblage assurent une étanchéité parfaite des panneaux constitués par les madriers. Ces panneaux seront de préférence ancrés dans la base des poteaux et l'on pourra avantageusement exercer une pression à leur partie supérieure à l'aide. d'un système de vérins. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront dans la description détaillée qui va suivre, dans laquelle on se réfèrera aux dessins annexés. Sur ces dessins La figure 1 illustre l'érection d'une paroi conformément à l'invention t La figure 2 est une coupe transversale partielle au niveau d'un poteau de la figure 1, illustrant deux types de madriers susceptibles d'être utilisés t Les figures 3 à 6 illustrent divers modes de réalisation des parois t La figure 7 est une vue en élévation d'un chalet en bois réalisé conformément à l'invention. Corme on le voit sur les figures 1 et 2, le procédé conforme à l'invention consiste, dans son principe, à dresser verticalement deux poteaux 1 comportant, disposées en regard l'une de l'autre, des feuillures 2, dans lesquelles sont engagées les extrémités de madriers 3, montés coulissants dans lesdites feuillures et prenant appui à l'horizontale les uns sur les autres par leurs tranches. Ces madriers peuvent être constitués de bois plein comme le madrier 3a représenté sur la figure 2, avec interposition d'un joint souple 4 entre l'extrémité du madrier et le fond d'une rainure ménagée dans l'âme du poteau 1. Ces madriers peuvent aussi êtres constitués de profilés-sandwiches 3b, comme représenté également sur la figure 2, et comprendre deux parements 5 de bois entre lesquels est interposée une ame 6 en matière plastique souple, de préférence cellulaire, telle qu'une mousse de polyuréthane, qui déborde dans la feuillure 2 et dans une rainure ménagée au fond de cette feuillure. Ces madriers composites 3b peuvent être préfabriqués, mais, corme représenté sur la figure 3, ils peuvent aussi être réalisés sur le chantier même. Dans ce cas, les parements 5 sont d'abord engagés dans les feuillures 2 des poteaux et disposés de manière à former deux panneaux parallèles, les parements d'un même panneau étant rendus solidaires les uns des autres par collage d'une cannelure telle que 7 de la tranche d'un parement dans une rainure 8 de profil contigu de la tranche contiguë du parement suivant. Un mélange de résine et d'un agent de polymérisation est ensuite coulé en couches successives entre les deux panneaux pour former après solidification l'âme 6 du madrier. Dans le cas de madriers en bois plein, ces madriers peuvent aussi être rendus solidaires les uns des autres par collage d'au moins une cannelure 9 (figure 4) et de préférence de deux cannelures 9 de la tranche d'un madrier 3a dans une rainure associée 10 tesla tranche correspondante du madrier contigu. En variante, comme représenté sur la figure 5, deux madriers 3a superposés peuvent être rendus solidaires l'un de l'autre par collage de fausses languettes 11 dans des rainures 12 des tranches correspondantes des madriers. Un système analogue de languettes peut d'ailleurs être appliqué aux parements des madriers-sandwiches 3b. On constitue ainsi des panneaux rigides, à grande résistance transversale, qui assurent une étanchéité parfaite, sans pont thermique, et qui peuvent jouer librement dans les feuillures des poteaux. Afin de renforcer la rigidité de l'ensemble et d'éviter que des fissures se produisent par suite des déformations du bois au niveau du collage des madriers, on pourra avantageusement, corme représenté schématiquement sur la figure 6, exercer une pression sur la partie supérieure des panneaux a l'aide d'un système de vérins ou de moyens équivalents. On notera que tous les madriers peuvent être réalisés sous forme modulaire, ce qui diminue encore les frais de réalisation de parois par le procédé conforme à l'invention. Ainsi qu'il a été indiqué ci-dessus, ce procédé peut avanta- geusement atre appliqué à la réalisation de chalets en bois tel que celui représenté sur la figure 7. Dans cette application, le toit 12 sera supporté par les poteaux 1 sans être soumis & aucune sollicitation de la part des parois de madriers. Bien entendu, les cloisons internes de ces chalets aussi bien que les parois externes peuvent être réalisées conformément à l'invention. REVEND ICAT IONS 1.- Procédé d'érection d'une paroi constituée dç madriers, caractérisé en ce que l'on dresse å la verticale, en position fixe, deux poteaux présentant chacun une feuillure tournée vers la feuillure correspondante du poteau opposé et en ce que les extrémités desdits madriers sont engagées en coulissant dans lesdites feuillures de façon telle que lesdits madriers soient disposés à l'horizontale en prenant appui les uns sur les autres. 2.- Procédé selon a revendication 1, caractérisé en ce que lesdits madriers sont rendus solidaires les uns des autres par collage d'une partie au moins de leurs surfaces en contact mutuel. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que des parties en saillie telles que des cannelures longitudinales de la tranche de chaque madrier sont engagées dans des parties en creux telles que des rainures longitudinales de la tranche associée du madrier contigu. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les tranches en contact mutuel de deux madriers comportent chacune au moins une rainure longitudinale en position telle qu'une languette puisse être engagée et collée dans une rainure de chacun des madriers. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que les madriers sont constitués d'un unique matériau notamment de bois plein. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les madriers sont constitués de structures sandwiches comprenant deux parements en bois entre lesquels est logée une âme en une matière plastique souple, notamment une matière cellulaire. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites structures sandwiches sont préfabriquées. 8.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites structures sandwiches sont fabriquées sur le chantier d'érection de la paroi. en engageant des planches formant parements dans les feuillures desdits poteaux pour former deux panneaux parallèles et en coulant ensuite entre ces panneaux une résine additionnée d'un agent de polymérisation apte à provoquer sa solidification in situ. 9.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les panneaux constitués par les madriers sont ancrés à la base desdits poteaux. 10.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, après érection de ladite paroi, on exerce en permanence une pression à la partie supérieure de celle-ci à l'aide d'un système de vérins ou similaire. 11.- Application du procédé selon l'une des revendications 1 à 10 à la réalisation d'un chalet en bois, caractérisée en ce que le toit dudit chalet repose sur l'extrémité supérieure des poteaux dans les feuillures desquels sont engagés les madriers constituant les parois latérales du chalet.