La présente invention se rapporte å un procédé de limitatIon de la pollution dans lequel on épure les fumées ou effluents gazeux bruts par un traitement par l'eau sans créer en meme temps de problème de poilu~ tion des eaux. Dans le procédé suivant l'invention, les substances polluantes absorbées ou contenues, en suspension ou en dissolution, dans un effluent aqueux utilisé pour épurer un effluent gazeux sont efficacement éliminées et l'eau récupérée peut être réutilisée pour le traitement d'épuration des gaz ou pour d'autres applications. Comparativement aux années passées, on accorde actuellement une attention de plus en plus grande à la pollution de lienvironnement, notamment dans les zones industrielles. Le principal problème consiste dans la suppression ou la limitation de la pollution de l'air et de l'eau. Les polluants atmosphériques infligent de graves dommages aux batiments aussi bien qu'à l'agriculture et ils constituent en outre un danger pour la santé des populations. Les usines, la combustion des combustibles utilisés pour la production d'énergie ou pour le chauffage, de même que les incinérateurs d'ordures ménagères dégagent un grand volume de polluants atmosphériques. On peut citer comme sources de pollution les industries sidérurgiques, les fabriques de pâte à papier a base de bois, les usines de fabrication des matières plastiques, les usines de traitement des minerais, les plâtrières et cimenteries, les usines de production d'électricité, les fabriques d'engrais et les installations pétro-chimiques et chimiques de nombreuses catégories. Les polluants atmosphériques comprennent généralement aussi bien des matières en particules que des gaz ou fumées industriels nocifs. On peut citer comme constituants notables des gaz ou fumées industriels, les oxydes de soufre et d'azote, l'hydrogène sulfuré, l'oxyde de carbone, les composés organiques carbonés, les sels inorganiques et les matières minérales (cendres volantes) et le gaz carbonique. Certaines de ces substances comme l'anhydride sulfureux constituent de graves dangers pour la santé de l'homme, car ils entraînent en effet des lésions des voies respiratoires et elles sont par ailleurs dangereuses pour les feuilles des végétaux. Les hydrocarbures et les oxydes d'azote sont considérés comme les principaux formateurs du brouillard photochimique( "smog" ). Pour éliminer les polluants atmosphériques des gaz d'échappement et fumées, on a utilisé un grand nombre de procédés connus. Les matières en particules peuvent être éliminées au moins partiellement, à l'aide de dépoussiéreurs électrostatiques, de collecteurs de poussière mécaniques etc. et on peut également utiliser le lavage chimique pour éliminer les constituants gazeux nocifs. La présente invention se rapporte par contre aux installations d'épuration des effluents gazeux qui utilisent 1 eau, soit seule, soit en combinaison avec d'autres moyens. Il a été mis au point des dispositifs de contact gaz-eau extrêmement efficaces. Ces dispositifs comprennent ce qu'on appelle les filtres à haute énergie dans lesquels on met des gaz à grande vitesse en contact avec des jets d'eau pulvérisée ou des courants d'eau.Pour les besoins du présent mémoire, on désignera par l'expression "lavage-humide", toutes les installations épuration des gaz dans lesquelles les gaz à épurer sont mis en contact avec l'eau, que ce soit à l'aide de précipitateurs hydrostatiques, de collecteurs de poussière humide , de jets d'eau pulvérisée ou par d'autres moyens. Dans une installation de lavage, les effluents gazeux sont mis en contact intime avec l'eau et, sous cet effet, les matières particulaires et divers gaz acides indésirables sont éliminés et les gaz effluents ainsi rendus inoffensifs sont rejetés dans l'atmosphère. Bien que les techniques de lavage soient maintenant extrêmement efficaces, elles ont. cepen- dant l'inconvénient d'exiger de grandes quantités d'eau notamment dans le cas des régions très industrialisées. Après avoir été utilisée dans une installation de lavage des gaz, l'eau est contaminée ou polluée et elle doit être rejetée. Dans les endroits où les problèmes de pollution de l'eau sont particulièrement aigus, il devient difficile, sinon impossible,de rejeter cette eau sans aggraver davantage le problème de la pollution des eaux.En outre, dans les régions arides, il est fréquemment difficile de se procurer les grandes quantités d'eau douce qui sont nécessaires pour l'utilisation de ces installations antipollution. En outre, l'eau qui est disponible dans ces régions peut fréquemment posséder initialement une forte teneur en matières minérales ce qui pose des problèmes de corrosion. La présente invention a pour objet un procédé d'épuration des gaz effluents industriels qui consiste à mettre les gaz en contact avec l'eau pour former un courant gazeux épuré, qui est ensuite rejeté dans l'atmosphère, et un effluent aqueux contenant des substances polluantes en suspension ou en dissolution. On sépare les substances polluantes en suspension et on expulse de effluent aqueux résultant les gaz et fumées nocifs dissous, on soumet en outre cet effluent aqueux a une distillation pour obtenir une eau condensée pure et un effluent concentré qui contient des solides en dissolution.L'effluent aqueux concentré est ensuite mélangé avec un liquide véhicule en circulation, relativement peu volatil, l'eau est ensuite évaporée de ce liquide véhicule-et récupérée sous la forme d'eau distillée industrielle et les solides précipités sont éliminés du liquide véhicule. L'invention a également pour objet un procédé du type cidessus dans lequel au moins une partie de l'eau distillée industrielle est recyclée et utilisée pour être mise en contact avec de nouvelles quantités d'effluents gazeux industriels. La présente invention a également pour objet un procédé tel que décrit plus haut, dans lequel les effluents gazeux industriels contiennent des constituants gazeux qui sont dissous ou absorbés dans l'eau de lavage et où l'effluent aqueux contenant ces gaz est soumis a une phase de désorption avant d'être distillé. Dans le procédé général suivant l'invention, lorsque les gaz industriels sont à une température élevée, on les fait passer à travers une chaudière de récupération de la chaleur perdue avant de les mettre en contact avec l'eau de lavage et la chaleur récupérée de ces gaz peut être utilisée dans au moins l'une des phases d'évaporation. Le procédé décrit dans le présent mémoire est particulièrement bien adapté pour être appliqué avec réutilisation multiple des circuits d'eau décrits dans le brevet des Etats-Unis-d'Amérique n0 3 592 743 et pour donner, en combinaison avec ces circuits, un dispositif antipollution total particulièrement bien adapté pour être utilisé simultanément dans des régions industrialisées et dans des régions résidentielles. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant au dessin annexé sur lequel la figure est un schéma d'un exemple type de station d'épuration qui peut etre utilisé en combinaison avec une installation industrielle classique. L'invention a pour objet un procédé d'épuration des effluents gazeux industriels, au moyen de laveurs à eau, de collecteurs de poussière humide etc, et dans lequel l'eau de lavage, au lieu d'être rejetée et de créer par conséquent un nouveau problème de pollution, est à son tour épurée et réutilisée pour les applications industrielles ou domestiques. Dans une forme représentative de réalisation, les gaz effluents industriels (gaz de fumées) qui contiennent des matières solides en particules, telles que les cendres volantes , et des gaz nocifs tels que les oxydes de soufre et d'azote (gaz acides) sont toutd'abord préfroidis, pour favoriser l'absorption des gaz nocifs par 1Es laveurs à eau. Pour le prérefroidissement des gaz de fumées ou gaz effluents, on fait passer ces gaz dans un échangeur de chaleur classique. Le fluide utilisé pour l'échange de chaleur, qui petit être, par exemple,de lleau ou de la vapeur, peut être ensuite utilisé pour chauffer l'évaporateur à étages multiples qui est utilisé dans le procédé.Après refroidissement, les gaz affluents passent dans un laveur à eau, un collecteur de poussière humide, ou un appareil constituant une combinaison de ces deux dispositifs. On peut utiliser dans le procédé suivant l'invention divers types de collecteurs de poussière humide ou laveurs qu'on trouve déjà dans le commerce, par exemple, les appareils fabriqués par l'American Air Filter Company, Inc. de Louisville, Kentucky, Etats-Unis d'Amérique et par la Western Precipitation Division de la Joy Nanufacturing Company, Los Angeles, Californie, Etats-Unis d'Amérique. L'eau utilisée dans ces installations peut être recyclée avec addition d'une quantité d'eau# complémentaire pour compenser l'évaporation, jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa limite de charge d'impuretés. Au moins une partie de l'eau usée doit -être ensuite éliminée du circuit. Si cette eau usée est rejetée dans les circuits d'égouts, cette décharge entrain évidemment un problème de pollution. Le but de l'invention est d'apporter un procédé de réépuration et de réutilisation de cette eau dans une installation antipollution totale. Un procédé particulièrement avantageux d'épuration des gaz consiste à utiliser un filtre humide à haute énergie, tel que le laveur cinétique "Kinpactor" de l'American Air Filter Company ou un séparateur humide du type à cyclone, ou une combinaison de ces deux appareils. Les filtres humides à haute énergie utilisent l'énergie cinétique pour recueillir la poussière et les fumées. L'eau est injectée dans la chambre collectrice sous haute pression, en rideaux ou nappes, à travers la gorge d'un convergent-divergent, ce qui assure une captation extrêmement efficace des substances polluantes. La suspension aqueuse qui sort du filtre humide, et qui contient des impuretés absorbées ou en suspension ou en dissolution, est envoyée à un séparateur de solides, dans lequel la majeure partie des solides non dissous sont séparés de l'eau.Les solides séparés (cendres volantes) peuvent être rejetés dans une fos#se à solides, ou mis en oeuvre pour une application pratique, par exemple dans la préparation de blocs d'agglomérés pour la construction des batiments. L'effluent aqueux, qui contient maintenant principalement des solides et des gaz dissous, est de préférence chauffé par passage dans les zones de préchauffage d'une série d'évaporateurs à étages multiples, dans lesquels elle subit un gradient de température croissant par échange de chaleur indirecte. Lorsque l'affluent chauffé sort de chaque évaporateur, il est ensuite soumis à un traitement d'éjection à la vapeur qui a pour effet d'expulser de l'affluent aqueux les constituants volatils absorbés ou dissous, ces constituants étant recueillis par des moyens appropriés quelconques, par exemple des condenseurs, des absorbeurs chimiques ou équivalents. L'effluent aqueux chauffé, libéré des contaminants volatils, est distillé par passage à travers une série d'unités de distillation de l'eau de installation d'évaporation à étages multiples, et l'eau distillée pure est ensuite recueillie et miseà la disposition des utilisateurs domestiques ou industriels. On peut utiliser à cet effet des installations d'évaporation classiques, à alimentation par l'avant ou par liarrière, à effets multiples, à trois ou plus de trois étages, mais l'invention n'est pas limitée à l'utilisation de telles installations.(voir Elements of Chemical Engineering " par Badger and McCabe, McGraw-Hill Book Company, Inc. (2ème édition, 1936) pages 215 a 229).Les installations d'évaporation à étages multiples du type å pellicule tombante, telles que celle décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 414 483 sont également bien appropriées pour être utilisées suivant l'invention. L'eau débarrassée des constituants volatils, qui sort des évaporateurs, et dont la teneur en constituants solides dissous est concentrée, est ensuite traitée pour l'élimination de ces constituants solides, de manière à pouvoir être réutilisée. Par exemple, on la fait passer dans un déshydrateur de Carvar-Greenfield tel que celui décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Ra. 26317, Ra. 26352 et 3 323575, qui peuvent également recevoir d'autres eaux usées industrielles ou domestiques.Dans le déshydrateur de Carver-Greenfield, les eaux usées industrielles et domestiques, par exemple les boues d'égouts et l'eau débarrassée de ses constituants volatils, sont mélangées avec une huile fluidisante, de manière à former une suspension pouvant être manutentionnée par des pompes, et lten- semble du mélange est ensuite soumis à la déshydratation par évaporation. Les vapeurs d'eau sont ensuite condensées et l'eau récupérée est réutilisée pour les applications industrielles, par exemple dans une installation de filtration à haute énergie mentionnée plus haut. Les résidus solides et les huiles résiduelles sont ensuite séparées et l'huile récupérée est recyclée. Les solides séparés, qui possèdent en général une forte teneur en constituants organiques,peuvent être utilisés comme combustibles, ou encore utilisés comme remblais ou comme engrais, où encore stockés dans de grandes fosses. Une condition essentielle pour le fonctionnement de ce processus de déshydratation consiste en ce que, lorsqu'on a mélangé l'huila et les eaux usées, le mélange obtenu doit rester fluide et capable d'être manutentionné par des pompes, même après l'élimination de la majeure partie de l'eau. Les huiles qui sont utilisées dans ce déshydrateur sont des huiles, graisses ou matières huileuses (telles que les huiles de silicones) inertes, relativement non volatiles.Il va de soi que le terme d'huile est utilisé dans un sens très large et n'est pas limité aux hydrocarbures et autres matières conventionnelles couramment appelées huiles. Le mot huile utilisé ici désigne n'importe quel liquide fluidisant relativement peu volatil. On peut citer comme exemples types- de ces liquides les fractions du pétrole à haut point d'ébullition, telles que les huiles combustibles. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'une forme de réalisation donnée uniquement à titre d'exemples non limitatifs et en regard du dessin annexé qui représente une installation suivant l'invention. La cheminée 10 d'une usine productrice d'énergie à usage industriel est équipée d'un obturateur amovible 12. Les effluents gazeux de la cheminée, qui contiennent des matières en particules ( cendres volantes ) et des gaz tels que CO, C02, S02, des oxydes d'azote, H2S et divers mercaptans, passant par le tuyau 14 dans un ventilateur à induction 16. Ce dernier élimine la contre-pression due à la perte de charge et développe la pression nécessaire pour faire passer les gaz à travers l'épurateur humide.Les gaz de fumées ou gaz de cheminées qui, dans ce cas, sont à une température supérieure à environ 260 C, généralement supérieure à environ 370-425 C, sont refroidis par passage dans une chaudière 18 de récupération de la chaleur perdue. L'eau, ou un autre fluide de refroidissement, ou autre agent de transmission de la chaleur, pénètre dans la chaudière 18 par la conduite 22 et l'eau chaude, la vapeur ou le fluide chaud, qui résulte de la transmission de la chaleur, sort par la conduite 20 et peut être utilisé pour chauffer le déshydrateur ou les évaporateurs utilisés dans l'installation. Les effluents gazeux refroidis, qui sont maintenant à une température inférieure à environ 950C, sont extraits par la conduite de sortie 24 et envoyés dans un filtre ou laveur humide à haute énergie 26. Les gaz épurés sont rejetés dans l'atmosphère par le tube d'échappement 28. L'eau utilisée dans le laveur pénètre dans ce dernier par l'entrée d'eau 30. On peut utiliser pour le lavage soit de l'eau potable, soit de l'eau de recyclage, soit encore de l'eau brute qui peut être fournie par une source normale d'eau salée ou saumâtre. En général, l'eau brute peut contenir jusqu'à 1000 parties par million (ppm) de solides en dissolution.Si la source d'eau brute contient une teneur en minéraux supérieure a ce niveau, on peut la mélanger avec une eau industrielle recyclée arrivant par la conduite de recyclage 32, et qui possède une teneur en minéraux relativement faible. Cette eau ne contient généralement pas plus d'environ 15 à 20 parties par million de solides en dissolution. L'eau effluente qui sort de l'épurateur 26 et qui contient des matières particulaires en suspension, des gaz absorbés et des solides dissous, est envoyée, par la conduite 36 au séparateur de solides ou centrifugeuse 38, dans lequel la partie solide parriculaire en suspension (principalement composée de cendres volantes) est évacuée sous la forme d'une boue épaisse par la conduite de sortie 40. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, ces cendres volantes peuvent trouver utilisation dans diverses applications telles que, par exemple, la préparation d'agglomérés de cendres. L'effluent aqueux qui sort du séparateur 38 et qui contient dasso- lides en dissolution et des gaz absorbés tels que 502, est débité par la conduite 42 aux zones de préchauffage des évaporateurs à effets multiples 45, 59 et 73.On peut modifier n'importe quel évaporateur à effets multiples classique de manière qu'il comprenne des zones de préchauffage. L'eau usée qui passe dans la conduite 42 peut également être mélangée facultativement b un complément d'eau salée, ou à haute teneur en matières minérales, ce complément étant ajouté par la conduite 41. L'eau qui circule dans la conduite 42 traverse en série des échangeurs de chaleur ou zones de préchauffage 44, 58 et 72 qui sont contenus dans les évaporateurs 45, 59 et 73, respectivement, de l'installation d'évaporation à effets multiples, et elle traverse également en série des dégazeurs 48, 62 et 76, travaillant par éjection à la vapeur, et dans lesquels il se produit un dégagement éclair sélectif des gaz absorbés. Dans un mode représentatif de fonctionnement, l'eau effluente qui sort des séparateurs 38 de solides est transmise par la conduite 42, éventuellement en mélange avec de l'eau brute qui arrive par la conduite 41, dans la zone d'échange de chaleur 44 contenue dans l'évaporateur 45. L'eau est chauffée à environ 32 à 380C et elle est envoyée par la conduite 46 à l'éjecteur å vapeur 48.La vapeur est introduite dans cet appareil par une entrée 50 et elle traverse le mélange effluent chauffé. Sous cet effet, divers gaz absorbés tels que S02, sont expulsés du mélange aqueux et transmis par la conduite 52' à la tour d'absorption par contact 54, dans laquelle ces gaz sont absorbés. Pour recueillir les gaz expulsés, on peut les mettre en contact avec des liquides absorbants appropriés convenablement choisis en fonction de la nature du constituant particulier à absorber. L'effluent aqueux passe ensuite par la conduite 56 à la zone d'échange de chaleur 58 contenue dans l'unité de distillation 59, où elle est portée à une température plus élevée, sa température passant par exemple d'environ 38 à 65 C. L'effluent aqueux chauffé est ensuite envoyé à un deuxième éjecteur à vapeur 62. Ici également, la vapeur prénètre dans cet appareil par une entrée 64 et une deuxième fraction de gaz dissous est déplacée et expulsée de l'affluant aqueux. Les gaz expulsés sortent par la conduite de sortie 66, qui les amène à la tour d'absorption à contact 68. L'effluent aqueux est porté à une température encore supérieure (sa température passe de 65 à 95 C) par passage, au moyen d'une conduite 70, dans la zone d'échange de chaleur 72 contenue dans l'unité de distillation 73,- qui constitue la première unité de distillation de l'installation à alimentation par l'avant. L'effluent aqueux chauffé est introduit dans le troisième éjecteur à vapeur 76 où la vapeur est introduite dans l'eau par l'entrée 79. Les gaz et fumées dissous encore contenus dans l'eau sont évacués par la conduite 78 qui les introduit dans la tour d'absorption à contact, dans laquelle ces gaz sont éliminés.Il va de soi que, bien que l'Installation d'évaporation et d'échange de chaleur qui a été décrite et représentée sur les dessins soit une installation à trois étages, ce nombre d'étages n'est pas critique et que l'on peut utiliser un nombre d'étages supérieur ou inférieur-à trois, suivant le problème de pollution particulier qu'il s'agit de résoudre. En général, les gradients de température des trois unités de l'installation d'évaporation peuvent être compris entre 1200C, dans l'unité 73, et 102 C, dans l'unité 45. Toutefois, le gradient de température établi sur l'ensemble des zones de préchauffage et des zones de distillation peut être ajusté de manière à s'adapter au mieux au volume et à la nature de l'eau impure qui entre dans l'installation. L'effluent aqueux chauffé qui circule dans la conduite 82, et qui est maintenant débarrassé des matières particulaires, des gaz dissous et des fumées nocives, est refoulé dans les unités de distillation de l'installation d'évaporation à effets multiples, dans lesquelles il est distillé. L'eau de condensation fournie par chaque unité peut être utilisée pour les applications domestiques et industrielles et le résidu concentré est envoyé au déshydrateur de Carver-Greenfield ou a un autre appareil de traitement, comme décrit plus haut. Comme on l'a indiqué sur le dessin annexé, effluent aqueux chauffé passe,par la conduite 82 et la pompe 83, dans l'unité de distillation 73, où il est partiellement évaporé. La chaleur nécessaire pour cette unité de distillation est apportée par la vapeur arrivant par la conduite 98. L'eau provenant de cette vapeur et de la condensation est recueillie et débitée par la conduite 84 dans la conduite collectrice principale de condensat 85. L'effluent concentré est envoyé par la ligne 86 à l'unité de distillation 59, dans laquelle il est à nouveau soumis à une distillation, la chaleur étant apportée par la vapeur qui arrive par la conduite 87, et l'eau condensée étant recueillie et envoyée par la conduite 88 à la conduite collectrice principale 85.L'effluent encore davantage concentré qui sort de l'unité de distillation 59 est envoyé par la conduite 90 à l'unité de distillation finale 45. Dans cette unité, la distillation se poursuit sous l'effet de la chaleur apportée par la vapeur arrivant par la conduite 91 et l'eau condensée est recueillie et envoyée par la conduite 92 à la conduite collectrice 85. Les vapeurs sortant de l'unité finale 45 passent par la conduite 94, dans laquelle l'humidité est condensée par contact avec l'eau pure qui pénètre dans le condenseur 96 par la conduite 97. L'effluent du condenseur 96, qui est constitué par de l'eau pure, passe par la conduite 99 au collecteur d'eau condensée 85. Les gaz non condensés, qui sont sensiblement exempts de polluants, sont évacués de l'installation par la conduite 95. Ici également, il convient d'indiquer que, alors que# l'installation de distillation représentée comporte trois unités, l'installation réelle peut utiliser un nombre d'unités plus grand ou plus petit, suivant les circonstances particulières de l'épuration à exécuter. L'eau résiduaire fortement concentrée qui sort de l'unité de distillation 45 est ensuite recueillie et envoyée, par une conduite 100, dans une cuve mélangeuse 102 qui constitue une partie de l'installation de Carver-Greenfield, telle que celle décrite et représentée dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Re. 26317, 26352 et 3 323 575 précités. La cuve mélangeuse 102 peut également recevoir des eaux usées domestiques ou industrielles, telles que des eaux d'égout brutes,des ordures ménagères et équivalents, par la conduite 103. Les eaux usées combinées sont mélangées avec de l'huile de fluidisation récupérée, qui est recyclée dans la cuve de mélange 102 par la conduite 104.Le mélange de boue fluidisée résultant est introduit par la conduite 106 dans le déshydrateur 108 de l:installa- tion Carver-Creenfield. Dans ce déshydrateur, l'eau est éliminée sensiblement en totalité, ce qui laisse les solides en suspension dans l'huile de fluidisation non volatile. L'eau condensée est évacuée par la conduite 110 et elle est alors disponible pour diverses applications. Par exemple, elle peut être recyclée par la conduite 32 et réutilisée dans le filtre à haute énergie 26. En variante, elle peut être déviée pour d'autres utilisations industrielles par la conduite 112. Grâce à sa faible teneur en matières minérales (environ 15 à 20 parties par million au moins de solides en dissolution) elle peut être utilisée pour l'irrigation. La matière déshydratée restante, qui est composée de solides en suspension dans l'huile, est évacuée par une conduite 114, qui l'envoie à un séparateur de solides 116, lequel peut être du type centrifuge ou autre. L'huile récupérée est recyclée dans l'installation par la conduite 104, qui la renvoie à la cuve mélangeuse comme décrit plus haut, et les solides sont évacués par la conduite 118. Les solides peuvent être stockés en vue de l'utilisation industrielle, et ils peuvent être'utilisés en qualité de combustibles ou d'engrais, ou encore ils peuvent être enterrés dans une fosse. Bien que l'invention ait été décrite ci-dessus dans son application à une usine de production d'énergie industrielle, alimentée au charbon ou à l'huile lourde, le procédé suivant lrinvention peut être utilisé avec une grande diversité d'installations industrielles, par exemple les stations de pompage de gaz naturels, les installations de chauffage au gaz naturel, les usines chimiques, les raffineries, les usines de pâte à papier, les cimenteries, les fonderies de cuivre etc. Lorsque le volume des gaz absorbés dans l'affluent aqueux qui sort de l'appareil de lavage est faible, ou bien, lorsque ces gaz ne sont pas d'un caractère nocif, les éjecteurs à vapeur 48, 62 et 76 et les absorbeurs à contact 54, 68 et 80 peuvent être éventuellement supprimés. En remplacement, les zones de préchauffage sont alors utilisées simplement pour le préchauffage de l'eau avant son entrée dans les unités de distillation. Le reste du traitement est le même que celui décrit plus haut. Le procédé suivant l'invention peut également être appliqué efficacement dans les installations de traitement des minerais de cuivre. La plupart du cuivre utilisé aujourd'hui est obtenu par les procédés bien connus du grillage et de la réduction des minerais, qui sont constitués par des sulfures de cuivre. Dans ces traitements, il se dégage des quantités considérables d'anhydride sulfureux et de matières en particules. Lorsque la cheminée 10 fait partie d'une telle fonderie de cuivre, l'anhydride sulfureux et les matières en particules sont captés dans le filtre à haute énergie 26. Les matières en particules sont évacuées par la conduite 40 et l'anhydride sulfureux est recueilli dans les absorbeurs à contact 54, 68 et 80, comme décrit plus haut. Une des caractéristiques essentielles de 'invention, qui ressort de façon évidente de la description donnée ci-dessus, consiste en ce qu'elle est capable d'assurer une élimination totale de la pollution de l'atmosphère des zones comportant des implantations industrielles et résidentielles très proches les unes des autres, l'invention permettant d'assurer simultanément l'élimination de la pollution atmosphérique et de la pollution des eaux dans ces régions. Bien entendu, diverses modifications et variantes peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé décrit plus haut sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S R E V E N D I C A T I#0 N S 1. Procédé de suppression de la pollution, dans lequel les effluents gazeux bruts sont épurés par contact avec l'eau de manière à former un courant gazeux épuré qui peut être rejeté dans l'atmosphère, et un effluent aqueux contenant des solides dissous et des polluants gazeux dissous ou absorbés, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on soumet ltef- fluent aqueux à une distillation dans un appareil d'évaporation comprenant une zone de préchauffage et une zone de distillation, pour donner un condensat constitué par de l'eau pure, et un concentré de solides, on élimine les polluants gazeux de cet effluent aqueux dans une phase de dégazage qui fait suite à la phase de préchauffage et qui précède l'introduction de l'affluent aqueux dans la zone de distillation de l'eau. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on soumet lteffluentaqueux à la distillation dans un évaporateur à étages multiples, chaque étage comprenant une zone de préchauffage et une zone de distillation, l'affluent aqueux passant successivement dans les zones de préchauffage avant d'être introduit dans les zones de distillation et sa température étant augmentée dans chaque zone de préchauffage, l'eau chaude est soumise à une phase de dégazage a la suite de chaque phase de préchauffage et les gaz désorbés sont recueillis séparément. 3. Procédé de suppression de la pollution, dans lequel les effluents gazeux bruts contenant des substances polluantes solides et gazeuses sont épurés par contact direct avec l'eau pour donner un courant gazeux épuré qui peut être rejeté vers l'atmosphère et un effluent aqueux contenant des substances polluantes gazeuses dissoutes ou absorbées, et des substances polluantes solides en suspension ou en dissolution, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on sépare les substances polluantes en suspension de l'effluent aqueux, on soumet l'eau résultante à une phase de désorption pour éliminer les substances polluantes gazeuses, on distille l'eau résultante pour donner un condensat constitué par de l'eau pure et une eau résiduaire possédant une teneur concentrée en matières solides, et on élimine les matières solides des eaux résiduaires pour obtenir une eau appropriée pour les utilisations industrielles. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les substances polluantes en suspension sont séparées par centrifugation. 5. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'au moins une partie du condensat composé d'eaux industrielles est recyclée et réutilisée pour épurer de nouvelles quantités de gaz de fumées par contact. 6. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, si les effluents gazeux bruts sont à une température élevée, on les fait passer à travers une chaudière de récupération de la chaleur perdue, avant de les mettre en contact avec l'eau de lavage, et en ce que la chaleur récupérée dans ladite chaudière est utilisée dans au moins l'une des phases de distillation et d'évaporation. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les effluents gazeux bruts sont des gaz de fumées qui sortent à une température supérieure à 2600C et qu'ils sont refroidis dans la chaudière de récupération de la chaleur perdue à une température inférieure à environ 950C avant d'être mis en contact avec l'eau de lavage. 8. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ,si les effluents gazeux bruts contiennent des composés gazeux du soufre, ces composés sont absorbés par l'eau de lavage et désorbés avant la distillation de l'eau. 9. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'affluent aqueux qui contient des impuretés gazeuses en dissolution traverse une zone de préchauffage de l'unité de distillation et que les-constituants gazeux dissous sont éliminés après passage dans ladite zone de préchauffage et avant l'introduction de l'eau dans la zone de distillation de ladite unité de distillation. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on utilise une installation de distillation de l'eau a étages multiples, l'eau contenant des gaz dissous ou absorbés traversant successivement les zones de préchauffage des divers étages de distillation avant d'entrer dans les zones de distillation, sa température augmentant dans chaque zone de préchauffage, et les constituants gazeux dissous étant éliminés de cette eau après passage å travers chaque phase de préchauffage.