L'invention a pour objet un procéde de fabrication d'un support pour plaque de tirage, et plus particulåèrement un procédé de fabrication dune plaque d'aluminium, pour plaque de tirage planimétrlque dans laquelle l'adherence entre plaque d'aluminium et composition photosensible est renforcée. L'aluminium est largement utilise comme support pour plaques de tirage planimétriques, en ce qu'il est peu coûteux, léger, de grande stabilité dimensionnelle, et d'excellente aptitude au poinçonnage. L'oxydation anodique dtune feuille d'aluminium dans un électrolyte tel que l'acide sulfurique, chromique, oxalique, ou phosphorique, procure une pellicule d'oxyde d'aluminium Al2O3 dont la surface comporte de nombreux petits pores très réceptifs à l'eau, et ayant une forte résistance à l'abrasion.Toutefois, une plaque d'aluminium comportant une pellicule d'oxydation anodique, n'a pas eté utilisée de manière satisfaisante comme support pour plaque de tirage planimetrique, du fait que l'adhérence entre support d'aluminium et composition photosensible est insuffisante, et du fait aussi que des inter-reactions entre support et composition photo sensible déterminent une désensibilisation de la composition photosensible, un faible développement, et une insuffisante stabilité avec le temps. Ainsi, a-t-il été difficile d'utiliser comme support pour une plaque de tirage planimétrique, une plaque dtaluminîum comportant une pellicule d'oxydation anodique présentant le double inconvénient d'être réceptive à l'eau et de résister à l'abrasion. Diverses méthodes ont été suggérées pour remédier à ces inconvénients, afin qu'une plaque d'aluminium soumise à l'oxydation anodique puisse etre utilisée comme support dlune plaque de tirage. Par exemple, il a été décrit au brevet Japon 26521/71 une plaque d'aluminium ayant subi ltoxydation anodique, obtenue par électrolyse d'acide phosphorique et qui convient comme support pour plaque de tirage planimétrique. La pellicule résultant de l'oxydation anodique d'une plaque d'aluminium par électrolyse à l'acide phosphorique a une excellente adhérence à la composition photosensible, mais une faible résistance à l'abrasion, et ainsi n'est pas satisfaisante comme support pour plaque de tirage planimétrique. D'autre part, du point de vue pratique l'électrolyse à l'acide phosphorique requiert un voltage élevé, la conductibilité de l'acide phosphorique étant faible, et l'acide phosphorique étant par ailleurs coûteux, ce qui interdit l'emploi de l'acide phosphorique comme électrolyte pour une opération de masse, et l'obligation d'utiliser un haut voltage étant dangereuse. Une plaque d'aluminium soumise à l'oxydation anodique et procurant une pellicule de haute résistance à l'abrasion, par utilisation comme électrolyte de l'acide sulfurique qui est peu motteux et par conséquent avantageux du point de vue industriel et pratique, a cependant une faible adhérence à la composition photosensible et de plus la pellicule d'oxyde d'aluminium absorbe l'humidité de l'air qui remplit naturellement ses multiples petits pores et modifie ainsi ses propriétés de surface. Pour cette raison la pellicule d'oxyde d'aluminium résultant de l'électrolyse de l'acide sulfurique ne convient pas pour l'emploi comme support pour plaque de tirage planimétrique.Il est montré au brevet Allemagne Féderale 2.251.710 - au brevet belge 797.180 - et à la demande US 3604.88 déposée le 15.5.1973 que 1'insuffisante adhérence entre la surface de l'oxyde d'aluminium et la composition photosensible, ainsi que l'instabilité avec le temps de la surface de la pellicule d'oxyde d'aluminium, peuvent être améliorées en traitant la plaque d'aluminium par une oxydation anodique obtenue par électrolyse de l'acide phosphorique; toutefois, la vitesse de traitement dans cette méthode est lente, et la méthode a une faible efficacité opérationnelle. De plus, des températures élevées et des solutions très concentrées sont requises, et l'acide phosphorique est également très coûteux.Aussi cette méthode ne convient-elle pas pour la fabrication d'un support pour plaque de tirage, et l'utilisation industrielle et la production de masse ne sont obtenues qu'avec de grandes difficultés. Dans cette méthode, la surface de la pellicule d'oxyde d'aluminium tend à être influencée par les ions d'aluminium accumulés dans la solution de traitement d'acide phosphorique, et il est ainsi difficile d'obtenir un support présentant des propriétés constantes. Un objet de l'invention est d'obtenir un procédé de fabrication d'un support pour plaque de tirage qui soit peu coûteux et qui permette d'obtenir une excellente adhérence à la composition photosensible, et procure une plaque de tirage de longue durée. Un autre objet de l'invention est de réaliser un procédé industriel de production d'un support pour plaque de tirage. Un autre objet de l'invention est de réaliser un procédé de fabrication d'un support pour plaque de tirage ayant des propriétés constantes. Ces divers objets sont atteints en soumettant une plaque d'aluminium à une oxydation anodique par électrolyse cathodique dans une solution acide ou basique. Les plaques d'aluminium qui peuvent être utilisées dans ltinvention comprennent les plaques d'aluminium pur et les plaques d'alliages d'aluminium, par exemple: alliages d'aluminium contenant des métaux tels que silicium, cuivre, manganèse, magnésium, chrome, zinc, plomb, bismuth, nickel. Des exemples représentatifs de ces alliages d'aluminium sont indiqués au tableau ci-après, les constituants étant indiqués en % en poids, le reste étant de l'aluminium. Alliages Si Cu Mh ho Cr Zn 2S 0,4 0,6 3S 1,2 245 4,5 0,6 1,5 255 2,5 | 0,25 61S 0,6 0,25 2 1 0,25 75S 1,60 2,50 0 30 5 60 Ces compositions renferment des quantités négligeables d'impuretés, aussi bien que certaines quantité de fer et de titane. La surface de l'aluminium est contaminée avec les huiles et les graisses, la rouille, et les poussières. Aussi la surface d'aluminium est-elle généralement soumise à un nettoyage chimique tel qu'un dégraissage par solvants ou par une base, comme décrit dans Kinzoku Hyomen Gijutsu Binran (Handbook of mental Surface Technology), p.186-210,Nikkan Kogyo Shimbun, en vue d'obtenir une surface propre. I1 est alors donné une structure granitée si on le désire, et à cet effet on peut utiliser un granitage par billes ou par sablage, ou-par brosse, comme décrit à la demande US 284.851 déposée le 30.8.72, granitage électrolytique comme décrit au brevet Japon 28123/73 et au brevet anglais 896563 Dans la pressente invention, une quelconque des méthodes de granitage peut être appliquée, bien que le granitage ne soit pas nécessairement requis. Une surface lisse de l'aluminium peut Etre utilisée comme surface du support pour plaque de tirage, mais une plaque de tirage comportant une surface granitée retient mieux Il eau qu'une surface lisse et peut par consequent procurer le tirage désiré. Après le granitage il peut être appliqué, si on le désire, un traitement par une solution de décapage de l'aluminium, comme décrit au brevet US 3.834.998. La soude, la potasse, le triphosphate de sodium sont généralement utilisés comme solutions décapantes de l'aluminium; ce traitement n'est pas absolument indispensable et n'est appliqué que lorsque la composition photosensible tend à demeurer sur les surfaces non-image. Il est recommandé que la plaque d'aluminium ainsi obtenue soit alors plongée dans 11 acide nitrique a 70% pour procurer une surface d'aluminium propre. La pellicule dioxyde d'aluminium peut entre formée en faisant traverser par un courant continu une solution d'acide phosphorique, chromique, oxalique, sulfurique, benzène sulfoniques ou un mélange dè ceux-ci, cette solution étant utilisée comme électrolyte et le support d'aluminium comme anode, comme décrit dans Journal of the Electro Chemical Society, vol.100, n09, pages 411 à 419 (1953). Les conditions du traitement d'oxydation anodique varient avec la nature de 1 électrolyte, et en général il est recommandé que la concentration de l'acide utilisé dans l'électrolyte soit de 1 à 80% en poids, que la température de la solution soit de 5 à 70 C, et que la densité du courant continu soit de 0,5 à 60 ampères/dm2 , le voltage étant de 1 à 100 volts, et l'électrolyse étant conduite de 30 secondes à 50 minutes. Selon l'électrolyte employé les conditions préférées sont indiquées au tableau ci-après. Electrolyte Concentration Temp. Intensité Voltage Durée (%) ( C) (A/dm2) (V) (en minutes) J i Acide sulfurique 1 à 70 5-65 0,5 à 30 1 à 50 i 1 à 30 min. Acide oxalique là 20 20-60 O,5 à 20 10 à 70 5 à 40 Acide phosphorique 2 à 60 2C-60 0,5 à 20 10 à 60 1 à 30 Acide chromique 2 à 30 30-60 0,5 à 10 10 à 60 1 à 50 Conformément à la méthode de l'invention, la plaque d'aluminium avec sa couche d'oxyde d'aluminium ainsi obtenue est soumise à l'électrolyse cathodique dans une solution acide ou basique.Le pH désirable pour l'électrolyse cathodique dans une solution acide est au plus de 3, et de préférence d'au plus 1,5; un pH désirable pour l'électrolyse cathodique dans une solution basique est de 10 au moins, et de préférence de 11 au moins. L'eau est généralement utilisée comme solvant de la solution acide ou basique, mais on peut utiliser dtautres solvants et par exemple un solvant hydrosoluble tel que le méthanol, l1éthanol, le n-propanol, l'isopropanol, le n-butanol-, l'isobutanol, le méthylène ou l'éthylèneglycol, ou le diméthylformamide. Des acides qui conviennent sont les acides inorganiques tels qu'acide chlorhydrique, hypochloreux, hypobromeux, hypoiodeux, acide chloreux, bromeux, iodeux, acide bromique, iodique, hydrofluorique, permanganique, nitrique, perchlorique, sulfurique, chromique, carbonique, acide sulfureux, acide silicique, fluorozirconique, borique, phosphorique, hypophosphorique, thiocyanique, molybdique, métaphosphorique, pyrrophosphosphorique, dihydrogénophosphate d'ammonium, dihydrogénophosphate de métal alcalin , ou acide polyphosphorique. On peut également utiliser des acides organiques tels que l'acide acétique, formique, oxalique, citrique, lactique, propionique, oléique, malonique, tartrique, ou malique, et bien entendu des mélanges de deux ou plusieurs de ceux-ci. Des exemples de bases pouvant etre utilisées sont la soude, la potasse, l'hydroxyde de lithium, de naryum, la chaux, la magnésie, l'aluminate de sodium, et l'ammoniaque. Des sels de bases fortes et d'acides faibles tels que triphosphate de sodium ou de potassium, diphosphate de sodium ou de potassium, carbonate de sodium, ou des composés contenant des groupes amino tels que mono ou di ou tri-éthanolamine, ou morpholine, et bien entendu des mélanges de ceux-ci. La solution de traitement acice ou basique peut renfermer d'autres additifs tels qu'un sel métallique, et un agent tensio-actif. Les conditions de l'électrolyse cathodique varient avec la nature de l'électrolyte. n général l'électrolyse cathodique est conduite à une concentration en acide ou base de 0,1 à 70% en poids, à une température de 0 à 70"C, et pendant une durée de 1 à 600 secondes, avec une densité de courant de 0,05 à 20 A/dm2, et de préférence une concentration de 0,5 à 30%, une température de 5 à 40 , une durée de 3 à 300 secondes, et une intensité de 0,1 à 10 A/dm2. Une plaque d'aluminium comportant une couche d'oxyde d'aluminium que l'on soumet à l'électrolyse cathodique ci-dessus, possède une haute propriété de rétention d'eau, et procure de plus une forte adhérence de la composition photosensible; aussi un traitement de surface ultérieur n'est pas nécessaire mais peut être appliqué si on le désire. Ces traitements de surface comportent l'immersion dans une solution aqueuse de silicate de sodium, comme décrit au brevet US 2.714.066, ou de fluoro-zirconate de potassium comme décrit au brevet US 2.946.683 de verre phosphorique (NaP03)n comme décrit au brevet US 3.148.984, et l'enduction sur une sous-couche comprenant un composé polymère hydrophile sur le support d'aluminium. Les composés polymères hydrophiles qui conviennent pour la couche sous-enduite comprennent: l'acide sulfonique, l'acide polyacrylique, la carboxyméthylcellulose, la polyacrylamide, l'alcool polyvinylique, la polyvinylpyrrolidone, un copolymère de polyéthylène-anhydride maléfique. La couche sousj acente du composé polymère hydrophile peut titre enduite à l'état de solution aqueuse, et depreférence en solution dan un solvant organique contenant de O à 50X en volume d'eau. Des exemples de solvants organiques convenables sont: les alcools, les amides, les cétones, et en particulier les solvants organiques préférés sont: l'alcool méthylique, éthylique, propylique, l'acétone, la méthyléthylcétone, l'éther monoéthyle ou monométhylé ou monopropylé d'éthylèneglycol, l'acétate d'éther monoéthylé ou monométhylé d'éthy lèneglycol, le diméthylformamide, ou le diméthylsulfoxyde. Une quantité convenable de couche sous-jacente est de 400mgJm2 ou moins, et de préférence de 5 à 150mg/m2. Sur le support ainsi obtenu on fait alors enduction d'une composition photosensible, pour obtenir plaque de tirage planimétrique. Des exemples de compositions photosensibles étant les résines diazo, les diazoxydes, les résines p-diazoiminediazo, et un exemple typique d'une composition photosensible est un condensat formaldéhyde de p-diazodiphénylamine. Ces compositions photosensibles sont décrites aux brevets US 3.046.121/122/123.Additionnellement, ces composés peuvent être dimérisés par irradiation à la lumière active, et par exemple peuvent autre utilisés le cinnamate polyvinylique, le cinnamate polyvinyloxyéthylique, les homopolymères ou copolymères de cinnamate acryloxyéthyle ou de cinnamate de métacryloxyéthyle, 1'acétophénone polyparavinylique ou ses dérivés, l'acide acrylique, les prépolymères allyles et les dérivés de ceux-ci, les dérivés polyesters comprenant acide paraphénylènediacrylique, et un alcool polyhydrique tels que ceux décrits au brevet US 3.030.208 et au brevet Japon 2042/73. Parmi les composés qui sont polymérisés par irradiation avec une radiation active sont les composés ayant deux ou plusieurs groupes éthylène terminaux, comme décrits aux brevets US 2.760.863 et 3.060.023, tels que diacrylate et diméthacrylate d'éthylèneglycol, diacrylate et diméthacrylate de propylèneglycol, diacrylate et diméthacrylate de diéthylène ou de triéthylèneglycol, ou dipropylèneglycol. On peut également utiliser des résines azides conme décrites aux brevets US 3.002.003 - 3.092.494 - 3.418.295, et au brevet anglais 892.811, ainsi que dans Kinzoku Kagaku (Metal Chemistry) vol.9 pages 1 à 17 (Janvier 1972). Des exemples représentatifs de résines azides sont: 4, 4-diaz ido-stilbène, 4, 4-diazidophénylméthane, 4, 4-diazido- benzalcétone, 2,6-di-(4'-azidobenzal) cyclohexane, acide 4,4'-dlazidostilbène-alpha-carboxylique. D'autres compositions photosensibles pouvant être utilisées dans l'invention sont: les composés qui sont modifiés par irradiation avec une radiation active,tels qu'une émulsion à l'halogénure d'argent, un colloide d'acide dichromique. La résine photosensible utilisée peut de plus renfermer un agent sensibilisateur, un inhibiteur de polymérisation thermique, un colorant, ou un plastifiant. Ces résines peuvent renfermer additivement des polymères tels que polymères ou copolymères dtesters vinyliques, alcools polyvinyliques, acétate ou butyrate polyvinylique, polyvinylbutyral et polyvînylformal, ainsi que des polymères de type alkyde tels que ph talate de polyglycérol saturé ou non, maléate de polyglycérol. Des exemples représentatifs d'agents sensibilisateurs sont: 1 anthracène, le phénanthracène, le o-nitroanizole, le bêta-nitrostyrène, le paranitrodiphényle, le 5-nitro-2aminotoluol, la 4-nitroaniline, le 2-céto-3-méthyl-1,3- diazobenzanthrène, la 1,2-benzanthraquinone, ou 9, 10-anthra- quinone, ou leucotriphénylméthane. Comme inhibiteurs de polymérisation thermique on fait emploi de composés tels que 1'hydroquinone, ou le paraméthoxyphénol. De plus, pour le développement de l'image on peut utiliser comme colorant un pigment, et la préférence est accordée aux composés n'ayant pas d'absorption dans la région spectrale d'efficacité de la résine photosensible. Les composés qui sont mutuellement solubles avec la composition photosensible, tels que le dibutylphtalate, et le dioctylphtalate peuvent etre utilisés comme plastifiants. La composition photosensible est généralement dissoute dans l'eau, dans un solvant organique, ou un mélange de ceux-ci, et enduite sur le support obtenu par la methode de l'invention, puis sechée pour évaporer le solvant. La quantité de composition photosensible enduite est de 0,5 à 2,5g par m2 de support. La plaque de tirage photosensiblc- ainsi obtenue est placée au-aessous d'un support transparent portant une image et exposée en utilisant une source de lumière active telle qu'une lampe à arc, une larape xénon, un tube à mercure ou autre lampe procurant des radIations ultraviolettes.Lorsqu'une composition photosensible pour plaque de tirage a déterminé la formation d'une image par élimination sélective des surfaces non exposées et des surfaces exposées de la pellicule photosensible à l'aide orun révélateur, une laque ou teinture est enduite sur les surfaces non-image, par exemple en frottant la surface avec un coton absorbant après la formation de l'image, et les surfaces-image sont éliminées avec une brosse et on obtient une image constituée de la laque ou teinture. Le procédé de développement et la composition du révélateur sont ceux employés dans la technique des plaques de tirage conventionnelles. L'invention est maintenant exposée en plus de détail en reférence aux exemples suivants. EXEMPLE 1 Une plaque d'aluminium du type 2S, qui a été granitée, est plongée dans une solution aqueuse à 10% de soude à 550C pendant 20 secondes, puis lavée. La surface de la plaque d'aluminium est grise, et lorsque ladite plaque est plongée dans l'acide citrique à 70%, à la température de laboratoire pendant 60 secondes puis lavée, il y a formation d'une surface blanche. Avec la plaque d'aluminium ainsi préparée utilisée comme anode, et en faisant usage d'une cathode de plomb, on procède à ltélectrolyse anodique dans une solution aqueuse à 20% d'acide sulfurique à la température de 309C et avec un courant continu d'intensité 2 A/dm2 pendant 3 minutes. A ce moment, la quantité d'oxyde formé sur la surface granitée est de 3g par m2. La plaque d'aluminium ainsi préparée, ayant subi l'oxydation anodique, est soumise à l'électrolyse cathodique dans les conditions indiqués au tableau 1 suivant, en utilisant une cathode de plomb, une cathode d'acier inoxydable, une cathode de duralumin, une cathode de platine. La plaque d'aluminium est alors plongée dans une solution aqueuse de silicate de sodium constituée de 250g d'une solution aqueuse à 40% de silicate de sodium et de 4 litres d'eau portée à 650C pendant 20 sec., puis lavée. On fait ensuite enduction sur la plaque d'aluminium de la solution suivante, à la température de laboratoire, en une quantité de lOOml au m2 pour procurer la couche sous-jacente. Polyvinylpyrrolidone 0,5g alcool méthylique 1 litre On enduit ensuite sur la plaque d'aluminium la composition photosensible suivante, puis on soumet au séchage à 100 C pendant 2 minutes. Condensat de 1,4-di-bêta hydroxyéthoxycyclohexane, et d'acide p-phénylènediacrylique 10g 5-nitroacénaphtène 1g Phatalate de dibutyle 4g Bleu phtalocyanine 2g Monochlorobenzène 300g La quantité de composition enduite est de 1,7g/m2 On expose à une image la plaque d'aluminium pendant 30 sec., au travers d'un négatif en utilisant une lampe à arc de 30 ampères placée à une distance de 70cm. La plaque est développée avec un coton absorbant imprégné du révélateur de la composition ci-après. Le tableau 2 indique les propriétés adhésives des surfaces-image au support. Composition du révélateur 4-butyrolactone 1 litre Glycérol lOOml Abietate de méthyle lomi Résine de Wood hydrogénée lml Agent mouillant 10,2ml Eau distillée 100ml Acide phosphorique à 85% 25ml Tableau 1 Conditions de Durée du Intensité du courant (A/dm2) l'électrolyse traitement @ 1 2 4 cathodique (secondes) Exemples : (@) triphosphate 30 pas bonne bonne bonne de sodium à 2% d'adhér. ad. ad. ad. à 20 (@) carbonate de so- 30 d d d d dium à 5% à 30 (*) acide oxalique 180 d d d d à 1% à 65 C (* ) polyphosphate de sodium à 1% 30 C 30 d d d d Ex.comparaison acide phosphorique à 4% à 35 C 300 d d d d (suite du tableau 1) (*) acide phosphorique - - -- - - - à 4% a' 35 C 600sec. (*) en solution aqueuse. Lorsque le support n'a pas étésoumis à l'électro- lyse cathodique de l'invention, au développement les surfacesimages sont totalement arrachées par frottement avec le coton absorbant imprégné du révélateur, tandis qu'avec le support qui a été soumis à l'électrolyse cathodique, les surfacesimages nue sont pas arrachées du support, même en frottant fortement au développement, ctest-å-dire que l'adhérence est bonne. Lorsque le traitement de l'invention est appliqué en utilisant pour l'électrolyse cathodique une solution aqueuse à 4% d'acide phosphorique à 350C, il est obtenu avec un courant d'intensité de 1 à 4 ampères/dm2, pour une durée de traitement de-300 secondes un support d'excellente propriété adhésive, tandis que lorsqu'on fait application de la méthode décrite au brevet Allemagne Fédérale 2.251.710, au brevet belge 797180, et à la demande US 360.488 du 15.5.73, il n'est pas obtenu un support présentant des propriétés d'adhérence satisfaisantes, même si la durée de traitement est de 600 secondes. Chacune des -plaques de tirage obtenues par application du traitement de l'invention, en utilisant l'intensité de courant de 2 A/dm2 est montée sur une machine de tirage, et 50000 tirages ayant substantiellement la meme densité, sont obtenus du commencement à la fin. EXEMPLE 2 Une plaque d'aluminium de type 3S, dont la surface a été granitée de même manière qu'à l'exemple 1, est plongée dans une solution aqueuse à 2% de triphosphate de sodium pendant 60secondes à 70 C, puis lavée. Lorsque cette plaque d'aluminium est ensuite plongée dans une solution aqueuse à 70% d'acide nitrique pendant 1 minute à la température ambiante, puis lavée, la surface de la plaque d'aluminium est blanchie. Avec cette plaque d'aluminium ainsi préparée utilisée comme anode, et une cathode de plomb, on procède à 1 t électrolyse anodique dans une solution aqueuse à 20% d'acide sulfurique pendant 3 minutes, à 30 C, et en appliquant un courant continu d'intensité 2 A/dm2. La quantité d'oxyde formé sur la surface granitée est de 3,2g par n2.La plaque d'aluminium portant la couche d'oxyde d'aluminium, est soumise à l'électrolyse cathodique dans les diverses conditions indiquées au tableau 2 ci-après. Tableau 2 Conditions de Durée du Intensité du courant catho l'électrolyse traitement -diaue A/dm2 cathodique (secondes) 0 9 2 Exemples: (e) Triphosphate de sodium 2% à 200C 30 pas bonne bonne bonne d'adhér. ad. ad, ad. (*)10% à 65 C (*)Acide oxalique 180 n te n je n 1% à 65 C (*) Polyphosphate de 20 n n n tt sodium à 1% 400C (*) carbonate de sodium à 1% à 40 C 30 " " " " (*) acide phosphorique à 4% à 50 C 30 " " " " Exemple de comparaison:: (*) acide phosphorique 120 d à 4% à 500C (*) en solution aqueuse Sur la plaque d'aluminium qui a subi le traitement de l'invention, on enduit une composition photosensible telle qu'indiquée ci-dessous, et l'on procède au sèchage à 100 C pendant 2 minutes; la quantité de composition photosensible enduite étant de 1,5g/m2 Composition de la couche photosensible: Polyvinylpyrrolidone 4,5 g Hydroxypropylméthylcellulose 0,25g sel sodique de l'acide 4,4' diazidostilbène-2,2'-disulfonique 0,25g Violet cristal (C,I, 42555) 0,05 g Cyclohexane 5g N,N-diméthylformamide 20g La plaque d'aluminium induite de sa couche photosensible, est exposée à un film positif pendant 15 secondes, en utilisant une source lumineuse constituée par une lampe à arc de 30 ampères, placée à 70cm. La plaque est ensuite développée en versant de l'eau à la température ambiante sur la couche photosensible, et en frottant fortement la surface avec un coton absorbant.L'adhérence est indiquée au tableau2, duquel on conclut qu'avec le support ayant été soumis au traitement de l'invention, l'adhérence sur les surfaces-images est excellente, et aucune composition photosensible ne demeure sur les surfaces non-images. Au contraire, avec le support qui n1a pas été soumis à l'électrolyse cathodique, les surfaces-images sont arrachées du support même si le frottement avec le coton absorbant imprégné d'eau n'est que léger. Lorsqu'est appliqué le traitement de l'invention en utilisant de l'acide phosphorique 4% à 50qu, on obtient un support- ayant une excellente adhérence, avec une intensité de courant cathodique de 1 à 4 A/dm2, tandis que lorsqu'on applique la méthode décrite au brevet Allemagne Fédérale 2.251.710, au brevet belge 797.180, et à la demande US 360.488 du 15.5.73, en utilisant la même solution de traitement, on ne peut obtenir un support ayant une bonne adhérence, même pour une durée de traitement portée à 120 secondes, et même en accroissant la température à 65 0C. Sur le support soumis au traitement de la présente invention, en utilisant un courant cathodique d'intensité 1 A/dm2 on fait enduction d'une laque du commerce en frottant la surface de la plaque de tirage avec un coton absorbant imprégné de ladite laque. Sur la couche de laque ainsi préparée on fait enduction d'une teinture en frottant la surface avec une éponge imprégnée de ladite teinture. Apres quoi la plaque d'aluminium ainsi traitée est plongée dans une solution aqueuse à 3% renfermant de l'acide phosphorique et de l'acide sulfurique dans le rapport en volume 5/1, pendant 2 minutes à la température ambiante, et la pellicule photosensible contenant comme constituant principal la polyvinylpyrrolidone et d o n t la couche de laque et 1 a couche de teinture, enduites sur la couche photosensible, sont éliminées par frottement à la brosse, pour découvrir une surface d'aluminium hydrophile. La plaque de tirage ainsi obtenue est introduite dans un appareil de tirage et 40000 exemplaires sont obtenus, comportant la m4me densité du commencement jusqu'à la fin des tirages. EXEMPLE 3 Avec une plaque d'aluminium granitée en surface comme dans ltexemple 1, et utilisée comme anode, on procède à l'électrolyse anodique dans une solution aqueuse renfermant 0,25 mole par litre d'acide oxalique, et 0,25 mole par litre d'oxalate de potassium, à une température de 540C, et en appliquant un courant continu d1 intensité 2A/dm2 pendant 4 min. Il a été utilisé une cathode de plomb. La quantité d'oxyde produite en surface est de 3,2g par m2. La plaque d'aluminium ainsi obtenue est soumise au traitement dans les conditions indiquées au tableau 3 ci-après Tableau 3 Conditions de Durée du Intensité du courant l'électrolyse traitement cathodique A/dm2 cathodique (secondes) O 1 2 4 Exemples: (*) Triphosphate de sodium 2% à 20 C 45 pas .bonne bonne bonne d'adhér. Acide sulfurique à 5% a 600C 80 dO dO d d Acide oxalique à 1% à 65 C 100 " " " " Carbonate de sodium 1% à 40 C 30 n " " Polyphosphate de sodium 1% à 40 C 30 " " " " Acide phosphorique à 1% à 50 C 30 " Exemples de comparaison:: Acide phosphorique à 4% à 50 C 120 dO Acide phosphorique à 4% à 70 C 30 bonne adhér. Acide phosphorique à 20% à 50 C 30 bonne adhér. (*) en solution aqueuse. Le traitement est conduit comme à l'exemple 1, et le tableau 3 indique qu'avec le support qui n'a pas été soumis au traitement de l'invention les surfaces-images sont détachées de la surface de l'aluminium, même avec un frottement léger d'un coton impregné de révélateur, tandis qu'avec le support qui a subi le traitement de l'ln- vention l'adhérence est bonne, même si le frottement est très rude. Lorsqu'on fait emploi d'une solution aqueuse d'acide phosphorique à 4% à 50 C, il n'est pas obtenu d'adhérence, même pendant une durée de traitement de 120 secondes.Par contre, si le traitement s'effectue à 70 C avec la même solution aqueuse à 4% d'acide phosphorique, et seulement pendant 30 secondes il est obtenu une bonne adhérence; par contre lorsqu'on fait application de la méthode décrite au brevet Allemagne Fédérale 2251710, au brevet belge 797.180 et à la demande US 360.488 du 15.5.73 il ne peut pas être obtenu un support présentant une propriété d'adhérence, même si la température de traitement est accrue. Lorsqusune plaque de tirage comportant le support selon la présente invention est introduite dans une machine de tirage, il est obtenu 50000 tirages présentant la même densité du commencement à la fin. EXEMPLE 4 Une plaque de tirage est granitée de la même manière qu'à l'exemple 1, et soumise à l'oxydation anodique puis à l'électrolyse cathodique, la concentration en ions aluminium dans la solution d'acide phosphorique étant accrue dans les conditions indiquées au tableau 4 ci-après. Tableau 4 Conditions de traitement Concentration en ions alum. Electrolyte durée Intensité (en %) (sec) du courant 0 0,3 0,6 1 (A/dm2) Exemple Acide hosph. 30 2 bonn bonne bonne bonne à 5% A 500C adh. adh. adh. adh. Exemple compar. Acide phosph. à 5% à 700C 20 bonn pas pas pas d'adh. d'adh. d'adh Sur le support d'aluminium ainsi obtenu, on enduit une résine photosensible de cinnamate de polyvlnyle puis on soumet au rochage à 100 C pendant 2 minutes. La quantité de résine enduite est de 1X5g par m2. On expose alors la plaque de tirage à un original transparent pendant 3 minutes, en utilisant coii source lumineuse une lampe à arc de 3C ampères placée à 70cm. La plaque de tirage est alors plonge dans un bain d'acétate d'éther monométhylé d'éthylèneglycol, puis dèvelQDpé- en frottant légèrement les surfaces-images avec un coton absor- bant imprégné d u solvant organique ci-dessus, l'adhérence des surfaces-images au support étant montrée comme l'indique le tableau 4 précédent, dont on tire ia conclusion que l'adhérence des surfaces images est bonne même lorsque la concentration en ions aluminium est accrue, tandis qu'avec le support qui n'a été soumis qu'au seul traitement d @ d'immersion l'adhérence des surfaces-inages est réduite lorsqu'on accroit la concentration en ions aluminium. Une plaque de tirage utilisant le support conforme à la présente invention est introduite dans un appareil de tirage, et 30000 tirages de bonne qualité sont obtenus avec la même intensité du commen- cement jusqu'à la fin. L' invention a été décrite en détail en référence à des réalisations spécifiques auxquelles il peut être apporté diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAT IONS 1. Procédé de fabrication dtun support pour plaque de tirage, consistant à soumettre une plaque d'aluminium une oxydation anodique, puis à soumettre ladite plaque d'aluminium portant en surface une couche d'oxyde d'aluminium, à une électrolyse cathodique dans une solution acide ou basique. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la plaque d'aluminium est en aluminium pur ou en alliage d'aluminium. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la couche d'oxyde d'aluminium est formée par oxydation anodique à une concentration en acide de 1 à 80% en poids, à une température de 5 à 70 C, avec une densité de courant continu de 0,5 à 60 A/dm2, à un voltage de 1 à 100 volts, et pendant une durée de 30 secondes à 50 minutes. 4. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'électrolyse cathodique est obtenue à une concentration en acide ou base de 0,1 à 70% en poids, à une température de 0 à 70 C pendant une durée de 1 à 600 secondes, et avec u n e densité de courant cathodique de 0,05 à 20 A/dm2. 5. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'électrolyse cathodique est faite à une concentration en acide ou base de 0,5 à 30% en poids, à une température de 5 à 40 C, pendant une durée de 3 à 300 secondes, et avec u n e densité de courant cathodique de 0,1 à 10 A/dm2.