La présente invention concerne un métier à tisser jouet du type comportant un bâti dans lequel est ménagé un siège, et deux montants verticaux supportant les longerons d'un cadre dont les traverses sont constituées par des rouleaux destinés à supporter les fils de chaine, et jouant en quelque sorte le rôle d'ensoupletDans ce métier à tisser,le peigne est constitué par un cadre de lisse8agencé de manière à être mobile d'arrière en avant pour permettre le tassement, contre le tissu, du dernier fil de trame déposé dans la foule par une navette,et d'avant en arrière soit en position haute, soit en position basse,pour permettre l'inversion du sens d'ouverture de la foule. Il en résulte un métier à tisser jouet de construction simple et, par conséquent, d'un fonctionnement aisé, à la portée de tous les enfants. Suivant une forme d'exécution préférée de l'invention, le peigne-cadre de lisse est supporté, à chacune de ses extrémités, par un coulisseau présentant, sur sa face externe, une gorge en forme d'Y engagée sur deux ergots fixes portés par le longeron correspondant du cadre qui supporte les rouleaux tendeurs des fils de chaine et engageables tous deux,simultanément,dans la partie rectiligne formant la queue de la gorge en forme d'Y. L'engagement de la queue de cette gorge en Y sur l'un des ergots assure le guidage horizontal du coulisseau lors de ses déplacements d'arrière en avant et d'avant en arrière tout en permettant son pivotement autour de l'axe du dit ergot ; le second ergot situé en avant du premier, provoque le pivotement précité et l'oriente vers le haut ou vers le bas selon que lors du déplacement du coulisseau vers l'arrière, c'est la branche dirigée vers le bas ou celle dirigée vers le haut qui est engagée sur le second ergot. Suivant une forme d'exécution simple dé l'invention, le bâti de ce métier comprend deux longerons supportés, à leurs extrémités, par quatre pieds articulés et rabattables, et supportant, à l'une de leurs extrémités, au moins une traverse formant le siège de l'opérateur, tandis que chacun des pieds correspondant aux extrémités opposées des longerons est muni d'un prolongement formant l'un des montants de ce bâti. Avantageusement, le cadre supportant les fils de chaîne est fixé aux extrémités des montants précités au moyen d'un boulon permettant son pivotement avant serrage du boulon et son blocage dans la position désirée après blocage de ce boulon. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexe, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce métier à tisser jouet Figure 1 en est une vue en perspective Figures 2 à 4 en sont des vues partielles suivant 2-2 de figure 1, le peigne étant en position respectivement arrière haute, avant et arrière basse. Comme le montre le dessin, le bâti de ce métier à tisser comprend deux longerons 2 reposant sur quatre pieds respectivement avant 3 et arrière 4. A leur extrémité correspondant aux pieds avant 3, les longerons 2 supportent deux traverses 5 constituant le siège de I'opérateur. Les pieds arrière 4 sont munis de prolongements de manière à constituer les montants verticaux du bâti. A I'extrémité supérieure des montants verticaux 4, est fixe, au moyen de deux boulons 6, un cadre rectangulaire 7 susceptible de pivoter autour de l'axe commun des boulons 6 lorsque ceux-ci sont desserrés,et d'être immobilisé dans la position angulaire désirée après serrage des dits boulons.Les traverses du cadre 1, sont constituées par deux cylindre ou rouleaux 8 entre lesquels sont tendus les fils de chaîne 9, comme illustré sur la figure 3. Le cadre li supportant les lisses 12 de ce métier, est luimême supporté par deux coulisseaux li dont chacun est solidaire de l'une de ses extrémités. Chaque coulisseau 13 est monté dans le cadre 7 de manière que le cadre de lisse Il puisse être déplacé, d'une part, verticalement pour lui permettre de jouer sa fonction d'ouverture et d'inversion de la foule et, d'autre part, horizontalement pour lui permettre de remplir également la fonction de peigne, c'est a-dire pour lui permettre de venir serrer le dernier fil de trame 14 déposé par une navette dans la foule contre la partie de tissu déjà réalisée et qui, par conséquent, est enroulée sur le rouleau 8 avant. Dans l'exemple illustré sur le dessin, pour permettre d'imprimer au cadre de lisse Il les mouvements précités, chaque coulisseau 13 présente,sur sa face externe, c'est-â-dire sur celle tournée du côté du longeron correspondant du cadre 7, une gorge 15 en forme d'Y, dont les branches 15a et 15b sont tournées vers l'avant du métier tandis que la queue 15c est tournée vers l'arrière. Cette gorge est constamment engagée sur deux ergots 16 et 17 portés par le longeron correspondant du cadre 7. L'un de ces ergots, celui situé eq arrière, est constitué par l'un des boulons 6 servant à la fixation du cadre 7 à I'extrémité supérieure du montant 4 correspondant.Pour cette raison, la queue 15c de la gorge 15 est débouchante. Le fonctionnement de ce métier à tisser est le suivant : le cadre de lisse il étant en position avancée, comme illustré sur la figure 3, ltopérateur le repousse manuellement sur l'arrière en lui imprimant, par exemple, un léger déplacement vers le haut de manière que l'ergot 17 s'engage dans la branche inférieure 15b de la gouge 15, comme illustré sur la figure 2.Le cadre de lisse Il se trouve alors en position reculee haute, provoquant le soulèvement de la nappe de fils de chaîne engagée dans la lisse 12 et,pexfronséquent, divisant la nappe de l'ensemble des fils de channe 9 en deux nappes 9a et 9b, formant entre elles un angle dénommé la foule, comme représenté en traits mixtes et en traits pointillés sur la figure 2. L'opérateur peut alors déposer un fil de trame 18 dans cette foule au moyen d'une navette manuelle, non représentée sur le dessin. Après dépose de ce fil de trame, l'opérateur saisit à nouveau le cadre de lisse Il pour l'amener en position avancée comme illustré sur la figure 3, et lui faire ainsi accomplir sa fonction de peigne au terme de laquelle il applique le fil de trame 18 contre la partie de tissu déjà tissée. Ensuite I'opérateur repousse le cadre de lisse Il dans sa position reculée en lui imprimant un mouvement vers le bas de telle sorte que l'ergot 17 soit engagé dans la gorge supérieure i5a. il en résulte donc une inversion de l'ouverture de la foule, comme l'illustre la figure 4. L'opérateur peut alors,avec la même navette, déposer un nouveau fil de trame dans cette foule et ramener ensuite le cadre de lisse Il en position avancée, comme illustré sur la figure 3 et le cycle recommence ainsi de suite. Comme le montre le dessin, les pieds 3 et 4 sont fixés aux longerons 2, au moyen de boulons respectivement 19 et 21, permettant de les rabattre le long des dits longerons 2, comme illustré par les flèches 22 et 23, ce qui diminue considérablement l'encombrement de ce métier à tisser lorsqu'il n'est pas en cours d'utilisation et facilite donc son rangement. Comme il va de soi, et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce métier à tisser jouet qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Métier à tisser Jouet du type comportant un bâti dans lequel est ménagé un siège, et deux montants verticaux supportant les longerons d'un cadre dont les traverses sont constituées par des rouleaux destinés å supporter les fils de chaîne, et jouant en quelque sorte le rôle d'ensouple, caractérisé en ce que le peigne est constitué par un cadre de lissas agencé de manière à être mobile d'arrière en avant pour permettre le tassement, contre le tissu, du dernier fil de trame déposé dans la foule par une navette, et d'avant en arrière, soit en position haute, soit en position basse, pour permettre l'inversion du sens d'ouverture de la foule. 2. - Métier à tisser selon la revendication 1, caractrisé en ce que le peigne-cadre de lisse est supportés à chacune de ses extrémités, par un coulisseau présentant, sur sa face externe, une gorge en forme d'Y engagée sur deux ergots fixes portés par le longeron correspondant du cadre qui supporte les rouleaux tendeurs des fils de chaine et engageables tous deux1 simultané- ment, dans la partie rectiligne formant la queue de la gorge en forme d'y. 3. - Métier à tisser selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le bâti de ce métier comprend deux longerons supportés, à leurs extrémités, par quatre pieds articulés et rabattables, et supportant, à l'une de leurs extrémités, au moins une traverse formant le siège de l'opérateur, tandis que chacun des pieds correspondant aux extrémités opposées des longerons est muni d'un prolongement formant l'un des montants de ce bâti. 4. - Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le cadre supportant les fils de chaîne est fixé aux extrémités des montants précités au moyen d'un boulon permettant son pivotement avant serrage du boulon et son blocage dans la position désirée après blocage de ce boulon.