>9 16918 1 2009262 On sait qu'après avoir réduit une fracture ou pour mettre une attelle à une luxation on fixe la partie lésée du corps dans la position la plus favorable à la guêrison à l'aide d'un bandage plâtré, A cet effet, on imprègne d'eau 5 une bande de gaze revêtue de plâtre, on en exprime le liquide et on applique la bande en plusieurs couches de façon à obtenir l'immobilisation désirée de la partie lésée. Ces bandages plâtrés ont toutefois des inconvénients. Leur pose est un travail salissant. Le pansement met environ 10 une heure à une heure et demie pour se solidifier à un degré tel que les extrémités de la fracture, par exemple, ne puissent plus se déplacer et il n'atteint son maximum de solidité qu'au bout de plusieurs jours. Pendant le séchage, la partie du corps traitée est froide et humide. Pour que le pans orient ait 15 la stabilité désirée, il doit être suffisamment lourd et étendu, ce qui est très gênant et très embarrassant pour le patient. Enfin et surtout, les bandages plâtrés ont le grave inconvénient d'être trop opaques aux rayons X. La demande allemande de brevet mise à l'inspection 20 publique sous le N° 1 212 674 décrit un procédé de fabrication de bandes imprégnées dans lequel on applique sur un tissu une . matière plastique dure obtenue par polymérisation en émulsion, par exemple du polyméthacrylate de méthyle ou du polystyrène, puis on fixe les particules de polymère par un liant en s'arran-25 géant pour qu'il ne se forme pas une pellicule continue de matière plastique et qu'ainsi le tissu conserve sa mollesse et sa souplesse d'origine. Pour préparer le bandage de contention en cette matière on applique la bande imprégnée tout en provoquant une amorce de dissolution de la matière plastique dure 30 avec un solvant approprié : lorsque le solvant s'évapore il se forme une pellicule rigide"Le procédé a 1'inconvénient de donner lieu, à cause des solvants qu'il emploie, à des irritations de la peau, surtout dans le cas de plaies ouvertes, et d'exiger de longues durées de séchage. 35 La demande de brevet allemande mise à l'inspection publique sous le N° 1 165 810 décrit le durcissement d'un tissu revêtu d'une matière plastique par imprégnation avec une émulsion constituée d'un composé polymérisable et d'eau en présence d'un accélérateur de polymérisation à action rapide. 40 Non seulement ce procédé est compliqué mais encore, et c'est là 69 16910 2 2009262 un inconvénient supplémentaire, il reste une certaine proportion de monomère non polymérisée, ce qui peut provoquer des irritations de la peau et des allergies. Or la Demanderesse a trouvé des matières à mouler 5 thermoplastiques pour la préparation de bandages de contention rigides,, matières qui sont constituées par des copolymères de 1 mole de 1.3«5-trioxanne et de 0,7 à 2,8 moles d'un formai cyclique répondant à la formule suivante 0 — (CHpCHp) -CHp 10 / 2 2X t - H*\ I 0 (CH2CH20)y-CH2 dans laquelle la somme £c + y) est égale à zéro ou à 1, les 15 copolymères ayant des points de fusion compris entre 40 et 80°C. Les copolymères du trioxanne avec les formais cycliques définis par la formule précédente, c'est-à-dire 1.3-dioxolanne, 1.3-dioxépanne et 1.3.6-trioxocanne, ont des points de fusion compris entre 40 et 80°C, les résultats les plus favorables étant 20 obtenus avec des copolymères ayant des points de fusion de 60 à 75°C. Le point de fusion peut être aisément ajusté par variation de la portion de co-composante. Pour que le point de fusion soit compris entre 40 et 80°C, il faut qu'il y ait de 0,7 à 2,8 moles de formai pour 1 mole de trioxanne. La vis-25 cocité spécifique réduite des copolymères de trioxanne utilisés, déterminée à 140°C sur une solution dans la butyrolactone avec une concentration de 0,5 g/100 ml, est avantageusement comprise entre 0,3 et 1,5 de préférence entre 0,6 et 1,0 dl/g.. Pour préparer des bandages de contention rigides, 30 on applique d'abord sur un tissu les matières à mouler, utilisées conformément à l'invention, puis on les chauffe à 60 - 80°C, par exemple dans un bain d'eau,, sur une plaque mé-, tallique chauffée, ,à l'aide d'ion rayonnement thermique ou par de . l'air chaud, afin de rendre plastique le copolymère du trioxan-35 ne. On applique le tissu revêtu sur la partie à immobiliser et là il se solidifie en 15 à 20 minutes en un bandage rigide. On applique le nombre de couches qu'il faut pour obtenir la solidité voulue. La matière à mouler "thermoplastique reste à l'état plastique pendant une durée suffisamment lon-40 gue pour qu'il puisse se créer une bonne liaison entre le tissu 16918 3 2009262 déjà appliqué et le tissu nouveau. Une autre façon d'appliquer le bandage consiste à enrouler le tissu, qui a été revêtu du copolymère de trioxanne et d'un formai répondant à la formule ci-dessus, avec une feuille 5 à laquelle le polyacétal n'adhère pas à l'état plastique et à chauffer ensuite tout le tissu à une température de 60 à 80°C. Le tissu "plastique" peut ensuite être appliqué sur la partie à immobiliser et la feuille séparant les couches individuelles du tissu revêtu peut être enlevée. 10 La matière devant servir de support aux copolymères définis ci-dessus peut être un tissu textile, par exemple en coton, en laine, en acétate de cellulose, en polyesters ou en polyacrylonitrile. Le poids de ce tissu est compris entre a n 1 et 100 g/m , avantageusement entre 10 et 50 g/m » On utilise, 15 de préférence, un tissu de coton, par exemple sous la forme de bandes de gaze. Pour enduire le tissu du copolymère on a recours à des procédés connus, c'est-à-dire à l'extrusion suivie d'un calandrage. Il est également possible de chauffer la matière 20 à mouler thermoplastique à une température de 40 à 80°C sans matière de support et d'utiliser la matière plastique ainsi obtenue pour la préparation du bandage. En comparaison des bandages de contention connus, la matière à mouler, utilisée conformément à l'invention a les 25 avantages suivants : la pose du bandage ne constitue plus un travail salissant, le bandage se solidifie plus rapidement, il a un poids plus faible et il est transparent aux rayons X. Grâce à cette dernière propriété on peut, après application du bandage, examiner par radiographie si, par exemple, les 30 deux fragments osseux sont correctement placés l'un par rapport à l'autre. S'il est nécessaire de corriger leur position, on peut aisément rendre à nouveau plastique le bandage à l'aide d'un séchoir à air chaud ou d'une lampe à infra-rouge, faire la correction désirée, puis laisser le bandage se resolidi-35 fier. Enfin, l'enlèvement du bandage peut aussi être exécuté plus simplement et plus proprement, car le bandage peut être rendu plastique de la manière qui vient d'être dite, puis retiré aisément sans que la partie du corps supportée en soit incommodée. 69 16918 4 2009262 Les exemples qui suivent illustrent la présente invention sans toutefois la limiter. EXEMPLE î' ' ' " • ' ' ' Sur un tissu de^ coton' (poids 35 g/m } ayant- 15'fils" •• «r. 5 par cm dans* la direction de la trame' et 10 fils pàu^ cm danS !t^ direction de la chaîne on applique par extrusiohuncd|>o-vl-' ~ " lymère constitué de 45 % en poids d^ trioxanne et de 55 % en poids de 1,3-dioxolanne (Viscosité réduite fyréd.. de 0,50, dl/g déterminée à 140°C dans de la butyrolactone avec une 10 concentration de 0,5 g/100 ml), puis on traite le tout sur une calandre pour ob'tenir "un '"tissu revêtu ayant tui^po'xdf 'dé - ^ 530 g/m . Le tissu ainsi traité contient 93 % en *p6±ds x'' ;-'v copolymère du. trioxanne. En chauffant la'bandé"à 80°C sur tïnë pïàquë èn'mé-15 tal chauffée on rend plastiquement déforrftâbiê la matière plais-tique contenue dans la'bctodê,^^"refroidît le p^rîs^meiït: â*' • une température de 40 à 50°C, puis on l'applique sur la -partie à immobiliser. Au bout de 15 a 20 ifiinutés,J le'bandage s'est solidifié. Pour lardépose on plastifie à nouveau la 20 matière plastique à l'aidé d'une lampe à infra-rouge, puis on découpe le bandage mo EXEMPLE 2 : " ' , Dansun_-bain^marie- chauffé, à 80°C, on plastifie un. copolymère* constitué de • A%- en poids -de trioxanne et de 55% en poids 25 de 1,3-dioxolanne (^réd. .1-, 1Q; dl/g ; mêmes conditions qu'à l'exemple 1). Après refroidissement à une ^température de 40 , à '50°C, on applique ..la matière sur une .partie du corps à immobiliser. ^Uj.bQut 4e 20 à 30-minutes, le copolymèr du _ trioxanné» s^èst;;, solidifié en un bandage de contention^rigide. 30 La dépose >9 16910 5 2009262 1Q REVENDICATIONS 1Des matières à mouler thermoplastiques destinées à la préparation de bandages de contention rigides, matières qui sont constituées par des copolymères de 1 mole de 1.3.5-trioxanne et de 0,7 à 2,8 moles d'un formai cyclique répondant à la formule suivante o - (ch2ch2)x - ch2 0 - (ch2eH2q)y -cb2 dans laquelle la somme (x + y) est égale à zéro ou à 1, les copolymères ayant un point de fusion compris entre 40 et 80 °C. 2.- Un procédé de préparation de bandages de contention 15 rigides à base de matières theiroop las tiques, procédé caractérisé en ce qu'on plastifie un copolymère de 1 mole de 1.3.5-trioxanne et de 0,7 à 2,8 moles d'un formai cyclique répondant à la formule suivante 20 ~ (CH2CH2>x - CHo H2CX 0 - (CH2CH20)y- CH2 dans laquelle la somme (x + y) est égale à zéro ou à 1, en 2g le chauffant à une température comprise entre 40 et 80°C, on l'applique à l'état plastique sur la partie du corps à traiter et on le laisse se solidifier. 3.- Un procédé de préparation de bandages de contention rigides à base de matières thermoplastiques, procédé caracté- 30 risé en ce qu'on applique, sur un tissu, un copolymère de 1 mole de 1.3.5-trioxanne et de 0,7 à 2,8 moles d'un formai cyclique répondant à la £ormule suivante ^0 - (CH2ch2)x - ÇH2 HpC l 35 \ 0 - (CH2CH20}y- CH2 dans laquelle la somme (x + y) est égale à zéro ou à 1, on le plastifie par chauffage à une température de 60 à 80°C, on applique le tissu revêtu chauffé sur la partie de corps à trai- 40 ter et on le laisse refroidir.