i 2005200 La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux barrières ou glissières de protection pour autoroutes et voies de circulation analogues. l'invention a plus spécialement pour but de permettre la réali-5 sation d'une barrière du genre en question destinée à être placée le long d'une autoroute ou similaire» notamment entre les deux chaussées de celle-ci, en vue de former glissière de protection en cas de choc et, éventuellement, de constituer écran évitant l'éblouissement par les phares des véhicules circulant en sens inverse. 10 la barrière suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'elle comprend une série de dalles en béton cellulaire armé assemblées aux points de support par un potelet fixé dans le sol et constitué pâr une broche engagée verticalement à travers les extrémités chevauchantes en forme de boucle des armatures qui dépas-15 sent latéralement desdites dalles, de telle sorte que celles-ci sont susceptibles de s'orienter librement les unes par rapport aux autres dans le cas où le choc appliqué sur la barrière par un véhicule provoquerait la rupture et/ou l'arrachement de l'un au moins des pote-lets. 20 Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de la disposition qui précède, chaque potelet comprend, outre la broche verticale d'assemblage, une entretoise tubulaire engagée sur ladite broche et dont le sommet est solidaire d'un plateau horizontal formant support pour les extrémités en vis-à-vis de deux dalles ad Jasent es, la base 25 de cette entretoise prenant appui sur la face supérieure d'un massif de béton creusé d'une cavité formant logement pour l'extrémité inférieure de cette broche'; Au-dessus de cette cavité la broche comporte avantageusement une zone à moindre résistance qui détermine ainsi une amorce de rupturéj facilitant son cisaillement en cas de choc 30 contre la barrière. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention^ les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Pig. 1 est une eoupe verticale schématique illustrant l'a-35 gencement d'une barrière ou glissière suivant l'invention. Pig. 2 montre à plus grande échelle l'un des potelets de fixation de cette barrière. Pig. 3 est une coupe transversale suivant III - III (fig.2). Pig. 4 et 5 sont des coupes verticales de détail des élé-40 ments constitutifs du potelet de fig. 2. 6915161 2 2005200 Pig. 6 est une vue en plan de la barrière supposée fixée entre les deux chaussées d'une autoroute. Pig. 7 reproduit fig. 3 après déformation de la barrière en cas de choc. 5 Pig; 8 est une vue en plan analogue à celle de fig. 6, mais montrant la barrière après rupture des potelets. Pig. 9 illustre une variante de mise en oeuvre de l'invention. La barrière de protection partiellement représentée en fig. 1 10 est essentiellement constituée par une série de dalles A assemblées et supportées par des potelets intermédiaires B dont la base prend appui sur des massifs en béton C coulés dans le sol au-dessous de chacun desdits potelets. Gomme montré en fig. 2 et 3, chaque dalle A est constituée par \5 une plaque 1 en béton cellulaire, comportant comme armature principale une série de tiges métalliques 2, repliées deux fois à 180° de manière à s'étendre longitudinalement sous forme double à l'intérieur de chaque plaque 1 et à déterminer ainsi des boucles arrondies 2a qui dépassent sur les bords verticaux de celle-ci* On notera que 20 les tiges 2, prévues à des intervalles verticaux réguliers, sont toutefois disposées à des hauteurs différentes à partir de l'un et de l'autre des deux bords horizontaux de la plaque 1, de telle sorte qu'en inversant l'orientation des dalles successives on obtient que les boucles 2a de deux dalles adjacentes se trouvent situéob à des 25 hauteurs très légèrement différentes sur les bords verticaux en vis-à-vis, comme illustré en fig* 2. 11 va de soi que les extrémités de chaque tige 2, convenablement noyées dans le béton cellulaire, sont solidarisées l'une de l'autre préalablement à la coulée de la masse de béton, de façon à ce que les deux parties longitudinale s de 30 ladite tige participent à la résistance de la barrière. Chaque potelet B comprend lui-même une broche tubulaire 3# pré-férablement réalisée en un alliage léger à base d'aluminium. La base de cette broche 3 est engagée à Jeu réduit à l'intérieur d'un fourreau métallique 4 introduit dans le massif de béton C considéré. Sur 35 la broche 3 est en outre engagée une entretoise tubulaire 5 qui repose sur la face supérieure du massif C et dont l'extrémité supérieure est rendue solidaire par soudure d'un plateau horizontal 6 (fig. 4) à profil en plan rectangulaire, Se plateau 6 est destiné à former support pour les extrémités des bords horizontaux inférieurs 40 de deux dalles A, à la manière représentée en fig. 2 et 3/ de telle 6915161 3 2005200 sorte que celles-ci se trouvent ainsi disposées à une certaine hauteur au-dessus des massifs 0 dont la face supérieure affleure le sol* la broche 3 est engagée à l'intérieur des boucles 2& des tiges 2 de ces deux dalles» lesquelles boucles sont ainsi assemblées en 5 superposition, la broche comporte à son sommet un chapeau 3â maintenu appliqué contre la boucle supérieure 2a# Comme montré en fig» 5, cette broche 3 est avantageusement rainurée superficiellement en 3b de façon à déterminer ainsi une amorce annulaire de rupture propre à favoriser le sectionnement de ladite broche en cas de flexion 10 exagéré*• On comprend qu'après montage des dalles A et des potelets B, la barrière suivant l'invention constitue une sorte de chaîne (fig« 6) qui s'étend longitudinalement le long de l'autoroute considérée, préférablement antre les deux chaussées de celle-ci* Bans le cas 15 où à la suit* d'un accid«nt ou autres un véhicule vient à heurter latéralnuBit la barrière» les dalles A tendent à être déplacées transversalement j ce qui a pour effet d'étirer les armatures 2 et de déformer les boudes 2$ et la broche 3 à la manière illustrée en tig» 7* Lorsque l'effort ainsi appliqué aux potelets B dépasse une m certain* liaite, les broches 3 se tordent ou mâme se rompent au niveau des rainures d'affaiblissement 332* si bien que sur une partie , de sa longueur 1* ensemble A-B est libre de se déplacer comme montré > *n fig* 8, sans que la continuité de la barrière en soit toutefois affecté*» 25 L*s essais ont démontré que la barrière ou glissière suivant l'invention assurait uns protection particulièrement.efficace* le béton cellulaire. qui constitue les dalles A forme de par sa nature «x» surface de freinage qui» en combinaison avec les déformations et déplacements successifs de l'ensemble de la barrière; opère le ralen-30 tiSsement progressif du véhicule et évite tout risque de rebondissement de celui-ci sous l'effet du choc* Il va de soi qu'à ses extrémités la barrière doit être solidement arrimée dans le sol ; à cet effet il suffit de remplacer les broches tubulaires 3 en alliage léger par des tiges pleines en acier, le potelet ainsi constitué 35 pouvant être associé à une étrave en béton cellulaire propre à diminuer les risques d'accidents* On notera que la réfection de l'ensemble de la barrière après détérioration est susceptible d'être très facilement effectuée» sans aucun travail de défoncement du fait que les massifs 8 restent intacts* Enfin la barrière forme un écran ef-49 ficace à 1*encontre de l'éblouisseaent* 6415161 4 2005200 On comprend qu'en certains cas la "broche 3 peut être directement scellée dans le sol, sans qu'il soit nécessaire de prévoir le fourreau 4* De la même manière la broche 3 est susceptible d'être établie à une hauteur telle que son extrémité inférieure se trouve dis-5 posée à une faible distance au-dessus du sol ou de la face supérieure du massif C, ladite broche étant alors reliée au fourreau 4 par un tube intérieur à résistance réduite qui dépasse, au-dessus de ce fourreau pour être introduit dans la basé de ladite broche» Conformément au mode de mise en oeuvre de l'invention illustré 10 en fig* 9, lafface transversale de chaque dalle A est creusée d'une dépression verticale 1g à section substantiellement semi-circulaire de façon à déterminer ainsi un logement pour les potelets B et à diminuer la longueur de l'espace vertical ménagé entre les dalles* On évite de la sorte qu'un véhicule accidenté, glissant le iong de 15 la barrière, ne vienne accrocher le bord vertical des dalles de celle-ci* Dans ce même but ces dalles peuvent être montées en place de manière à ce que leurs bords verticaux en vis-à-vis se trouvent décalés transversalement les uns par rapport aux autres, comme montré en fig* 9 où. les flèches P.j et Pg matérialisent le sens de çir- -20 culation des véhicules sur les deux chaussées séparées par la bar-jrièrgfàonsidérée ; à cet effet les tiges d'armature 2 sont orientées obliquement par rapport à l'axe longitudinal médian de la plaque 1 de chaque dalle, si bien qu'en dépit du décalage transversal des daLes de la barrière, cette dernière s'étend suivant l'axe de l'auto-25 route* Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents* On con-30 çoit notamment que l'amorce de rupture peut être déterminée non pas seulement par une ou plusieurs rainures circulaires, mais également par des échancrures ou perçages convenablement orientés* 691 Si 61 5 2005200 EE7BNDICATIOHS 1 - Barrière ou glissière de protection pour autoroutes et voies de circulation analogues, caractérisée en ce qu'elle comprend 5 une série de dalles en béton cellulaire armé assemblées aux points de support par un potelet fixé dans le sol et constitué par une broche engagée verticalement à travers les extrémités chevauchantes en forme de boucle des armatures qui dépassent latéralement desdites dalles, de telle sorte que celles-ci sont susceptibles de 10 s'orienter librement les unes par rapport aux autres dans le cas où. le choc appliqué sur la barrière par un véhieul® provoquerait la rupture et/ou l'arrachement de l3un au moins des potelets® 2 - Barrière suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque potelet comprend^ outre la broche verticale d'assemblage-, 15 une entretoise tubulaire engagée sar ladite broche et dont le sommet est solidaire d'un plateau horizontal formant support pour les extrémités en vis-à-vis de deux dalles adjacentes, la base de sette entretoise prenant appui sur la face supérieure d'un massif de béton creusé d'une cavité formant logement pour 1° extrémité inférieur 20 re de cette broche* 3 - Barrière suivant la revendication 1, caractérisé® en ce que la broche comporte une zone à moindre résistance propre à for-, mer amorce de rupture» 4 - Barrière suivant les revendications 2 et 3» caractérisée 25 en ce que la zone à moindre résistance est déterminée par au moins une rainure annulaire prévue au niveau de l'extrémité inférieure de l'entrétoise tubulaire» 5 - Barrière suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les broches d'assemblage sont logées à l'intérieur de dépres- 30 sions à section semi-circulaire prévues dans les bords verticaux des dalles» 6 - Barrière suivant les revendications 1 ou 55 caractérisée en ce que les dalles sont assemblées de façon à ce que leurs bords verticaux en vis-à-vis se trouvent décalés dans le sens transver- 35 sal les uns par rapport aux autres» bad original