- 1 - La présente invention se rapporte aux parachutes des- tinés aux planeurs ultra-légers (désignés couramment sous les ini- tiales P.U.L.) Ces parachutes doivent évidemment être aptes à s'ouvrir en un temps très court et à supporter à la fois le poids du planeur et celui du pilote. Dans les dispositifs connus, l'ouverture du parachute est obtenue: - soit directement, le parachute étant libéré par ouverture, par commande manuelle d'une poche ventrale qui le contient et étant alors du type ventral, - soit après jet par le pilote d'un sac dans lequel est située la voilure du parachute, ce sac étant lui-même enfermé dans une poche ventrale, - soit par l'intermédiaire d'un parachute extracteur lui-même éjecté au moyen d'un ressort à boudin, l'ensemble de parachute principal et extracteur étant situé en haut du mât du planeur. Le premier dispositif mentionné ci-dessus présente l'in- convénient qu'il existe un risque d'emmêlement et d'interférence des câbles du P.U.L. et du parachute, le pilote restant attaché au P.U.L. Par contre, le temps d'ouverture du parachute est, par exemple, de 7 à 8 secondes, ce qui est relativement satisfaisant. Dans le deuxième dispositif, le risque d'emmêlement et d'interférence est plus réduit, mais le temps d'ouverture du para- chute est notablement plus élevé. La mise en oeuvre du troisième dispositif perturbe l'- équilibre du PU.L. en vol normal si bien que, en dépit du fait qu'il combine les avantages des deux premiers, il n'est pas uti- lisé en pratique. L'invention a pour objet un dispositif d'extraction du parachute principal, faisant appel, comme le troisième dispositif connu susvisé, à un parachute auxiliaire et à un organe d'éjec- tion de ce dernier, mais ne présentant pas les inconvénients mentionnés ci-dessus et assurant, par ailleurs, un temps d'ouver- ture particulièrement réduit. Ce dispositif peut également, en utilisant uniquement le parachute auxiliaire, servir au freinage du planeur. Les performances et l'encombrement réduit de ce 'dis- positif permettent de choisir une implantation qui n'est pas -2 préjudiciable à l'équilibre du planeur ultra-léger et d'éviter l'emmêlement des suspentes et toute interférence du parachute avec le P.U.L., de préférence il sera implanté à l'arrière du planeur. Le dispositif suivant l'invention comporte un parachute auxiliaire et un organe d'éjection de celui-ci et est principale- ment caractérisé en ce que l'éjection du parachute auxiliaire, logé dans un conteneur, est produite au moyen d'un projectile propulsé par l'intermédiaire d'au moins un câble élastique. Ce dispositif permet, en agissant sur un organe de com- mande, de provoquer la libération du projectile qui extrait le parachute auxiliaire du conteneur et l'entraîne à une distance d'environ 5 m.du point d'éjection, le parachute auxiliaire assu- rant alors l'élongation du parachute de sauvetage qui s'ouvre en un temps inférieur à environ 3 s.& compter de la commande. Les diverses caractéristiques, ainsi que les avantages de l'invention apparaîtront clairement à la lumière de la des- cription détaillée ci-après, relative à un mode d'exécution pré- féré de l'invention, donné à titre non limitatif. Au dessin annexé: La figure 1 est une vue en perspective de l'organe éjec- teur, La figure 2 est une vue en perspective du projectile, La figure 3 est une vue en perspective du parachute auxiliaire et de la drisse de liaison au parachute principal, La figure 4 est un schéma de l'implantation préférée du dispositif d'extraction sur un P.LU.L. La figure 5 est une vue en perspective éclatée d'un mode d'exécution de la crosse de l'organe éjecteur et, La figure 6 est une vue en coupe partielle du mécanisme de verrouillage du tube et du conteneur que comporte l'organe éjecteur. Tel qu'il est représenté à la figure 1, l'organe éjec- teur comporte une crosse -(1) avec mécanisme équipé d'une gachette (2) et d'un orifice (3) d'introduction et de retenue du projec- tile. Cette crosse, qui sera décrite plus en détail en se réfé- rant à la figure 5, est liée à l'une des extrémités d'un tube (4), de diamètre d'environ 25 mm et de longueur variable selon la force d'expulsion désirée, par l'intermédiaire d'une vis de - 3 - fixation (7). L'autre extrémité du tube (4) est reliée à un conteneur (5) de section rectangulaire, de 25 x 50 mm et de lon- gueur: 435 mm, dans un exemple pratique non limitatif, au moyen d'une pièce de raccordement (6) assurant l'adaptation des sections du tube (4) et du conteneur (5). Cette pièce est fixée d'une part au tube (4) par l'intermédiaire d'une vis (7), d'autre part au conteneur (5) au moyen d'un mécanisme de verrouillage rapide. Les deux extrémités de la pièce (6) servent de parties mâles dans les assemblages la liant au tube (4) et au conteneur (5). Le mécanisme représenté à la figure 6 est constitué de deux boutons 61-62 liés entre eux par un ressort 65. Chacun de ces boutons traverse de façon coulissante deux orifices en re- gard respectivement ménagés dans une paroi du conteneur (5) et dans la partie mâle (64) que forme la pièce de raccordement (6). Pour déverrouiller, on pousse sur les deux boutons qui coulissent pour pénétrer à l'intérieur de la partie mâle (64), ce qui les dégage du tube (5) et permet le démontage de l'assemblage. Pour le verrouillage, les deux boutons sont écartés par le ressort qui les fait saillir vers l'extérieur, à travers les orifices ménagés dans deux parois opposées du tube. Un obturateur (66) en mousse plastique ferme l'extrémi- té- de la pièce (6) afin d'éviter toute interférence entre le res- sort d'enclenchement (65) et le parachute auxiliaire logé dans le conteneur. L'extrémité libre du conteneur est bouchée à l'aide d'un obturateur détachable (9) en matière plastique muni d'ori- fices (21). Des câbles élastiques (10) sont passés au travers de ces orifices (21) qui leur servent de point de fixation. Les ex- trémités libres de ces câbles sont reliées entre elles à l'aide d'un étrier (11). A la figure 3, on a représenté le parachute auxiliaire (12) logé dans le conteneur (5) et muni d'une boucle de fixation (13) située au niveau du point de convergence des suspentes (14>. Cette boucle de fixation est attachée à la paroi intérieure de l'obturateur (9) et reliée par une drisse de liaison (15) au para- chute principal de sauvetage. Ce dernier est, soit porté par le parachutiste (mode ventral), soit implanté sur le P.U.L. - 4 - comme on l'expliquera dans la suite en se référant à la figure 4. La drisse (5) traverse donc l'obturateur (9). Le projectile (16) tel qu'il est représenté à la figure 2, a la forme de deux cylindres coaxiaux de diamètres différents. Le cylindre de plus faible section comporte une encoche (17) de blocage, le cylindre de plus forte section comporte un réceptacle (alésage cylindrique 18 prolongé par une fente 22) pour l'étrier (11). L'alésage (18) est perpendiculaire à l'axe du projectile et la fente (22) qui le relie à la surface du projectile est située dans un plan faisant un angle aigu avec l'axe du projectile. Lorsque le dispositif est armé, c'est-à-dire lorsque le projectile (16) est en place dans l'orifice (3) de la crosse, les câbles élastiques (10) étant tendus par l'intermédiaire de l'étrier de liaison (11) qui est placé dans le réceptacle (18) et le parachute auxiliaire (12) étant plié dans le conteneur (5), une action sur la gâchette (2), soit directe, soit par l'intermédiaire d'un organe de commande (19) placé à la portée du pilote (figure 4) et relié à la crosse par un câble (20), provoque la libération du projectile (16), donc l'arrachement de l'obturateur amovible (3) et l'éjection du parachute auxiliaire qui lui est lié. L'é- nergie résultant de la détente des câbles élastiques (10) qui se manifeste par un effort de traction important (700 Newton par exemple) exercé sur le projectile, dont la vitesse peut atteindre km/h, est suffisante pour que ce dernier entraîne le parachute auxiliaire et assure son ouverture quasi-instantanée. Le mode d'extraction du parachute auxiliaire par le point de convergence des suspentes et non par le sommet du dôme de l'envoilure permet une ouverture rapide du parachute auxiliaire. Cette ouverture s'effectue sous l'action de la vitesse relative et de la force de traction du projectile, en 1 à 2/lOème de se- conde par exemple. Dès que le parachute auxiliaire est ouvert, par suite de son action de freinage du planeur, il applique, par l'intermédiaire de la drisse (15) une force de traction de quelques centaines de Newton à la voilure du parachute principal, qui est alors extrait de sa poche avant de commencer à s'ouvrir. Le temps total d'ouverture, à partir de l'action sur la gâchette, est par exemple inférieur à 3 sec. et le parachute principal tiré à l'écart du planeur par le parachute auxiliaire, n'in- terfére pas avec le planeur. 248Z924 - 5 - Le dispositif de la crosse représenté à la figure 5, est d'un type bien connu en soi. Il est constitué d'une crosse proprement dite (23) moulée, en matière plastique, sur laquelle est montée une gâchette (2) équipée d'un ressort de gâchette (24) et d'un ressort de détente (25). La gâchette pivote autour d'un axe de gâchette (26). Une sécurité (27) permet, par translation le blocage de la gâchette. Ce mécanisme est maintenu en place par l'intermédiaire d'une plaquette latérale (28) fixée à la crosse par une vis de blocage (29) et une vis matérialisant l'axe de détente (30). La crosse est reliée au tube (4) par un assemblage dont la partie femelle (31) a été intégrée au moulage de la crosse, l'étanchéité de l'assemblage étant assurée par un point torique (32). Un guide- projectile (33) est constitué d'une pièce en matière plastique de forme allongée dont une face épouse la forme du tube,-la face opposée ayant la forme d'une encoche en V. Le guide (33) est fixé au tube (4) par l'intermédiaire d'une vis (5). Cette vis fixe également au tube deux languettes de matière plastique (34) qui servent de pince fil, dans une position diamétralement opposée au guide. Un orifice (3) est prévu dans la crosse pour permettre l'introduction du projectile. La figure 4 représente le schéma d'implantation préfé- rée de l'organe éjecteur sur un P.U.L. L'éjecteur est fixé à la toile (38) de l'aile au niveau de la quille (35) et à un té de liaison (36) fixé aux haubans arrières inférieurs (37). Comme l'on sait, le pilotage de l'aile se fait à l'aide d'un trapèze (39) lié à la quille (35) au niveau du pied de mât (40). L'ensemble est rigidifié par des haubans, haubans arrières inférieurs de quille (37), haubans arrières supérieurs de quille (41), haubans (42) de la barre transversale (43). Lorsque le parachute de sauvetage est implanté sur le P.U.L., il est situé dans le plan formé par l'un des montants du trapèze (39) et le câble de haubannage inférieur correspondant, au voisinage de la partie intérieure du trapèze. On notera que, de l'implantation préférée décrite de l'organe éjecteur, il résulte que l'éjection se produit dans le sens opposé au mouvement du P.U.L., ce qui a pour effet de réduire le temps d'ouverture et le risque d'interférence du projectile - 6- et des suspentes. Ce risque est également diminué-par le fait que les câbles élastiques eux-mêmes relient le projectile au para- chute auxiliaire, car ces câbles restent tendus pendant l'éjection. Il va de soi que diverses modifications de détail pourront être apportées au dispositif décrit et représenté, sans S'écarter de l'esprit de l'invention. -7- REVENDICATIONS 1. Dispositif d'extraction d'un parachute, pour planeurs ultra-légers, pouvant également servir de moyen de freinage, et procédé pour sa mise en oeuvre, ledit dispositif comportant un parachute auxiliaire (12) et des moyens d'éjection de celui-ci, caractérisé en ce que l'éjection du parachute auxiliaire (12) logé dans un conteneur (5) est produite au moyen d'un projectile (16) propulsé par des moyens comportant au moins un câble élastique (10) à une extrémité duquel ledit projectile reste lié pendant sa pro- pulsion, l'autre extrémité du câble élastique, liée au parachute auxiliaire (12) provoquant l'extraction de ce dernier. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le projectile (16) est relié en un point du parachute auxi- liaire (12) situé au niveau du point de convergence des suspentes (13) dudit parachute auxiliaire. 3. Dispositif se présentant sous la forme d'une arbalète du type utilisé pour la chasse sous-marine, selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent une crosse (1) munie d'un orifice (3) d'introduction et de retenue du pi"ojec- tile (16) et un tube (4) muni d'un guide-projectile (33) lié à ladite crosse et prolongé par ledit conteneur (5), lequel a une forme prismatique allongée et est fermé à son extrémité opposée, par un obturateur détachable (9) auquel sont fixés le ou les câbles élastiques (10), le parachute auxiliaire restant attaché sur la surface intérieur dudit obturateur. 4. Dispositif selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par deux câbles élastiques parallèles (10) reliés à une extrémité par un étrier (11) de solidarisation temporaire du projectile (16). 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le projectile (16) comporte un réceptacle pour l'étrier (111 se présentant sous la forme d'un alésage cylindrique (18) perpen- diculaire à l'axe du projectile et communiquant avec une fente (22) inclinée vers l'arrière sur ledit axe. 6. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5, carac- térisé par une pièce (6) d'assemblage amovible et d'adaptation des sections entre le tube (4) et le conteneur (5), ladite pièce étant munie de moyens de verrouillage élastique (61 - 62 - 65). 7. Procédé de mise en oeuvre du dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, sur un planeur ultra-léger, caractérisé - 8- en ce que ledit dispositif est fixé à l'arrière du planeur, entre les deux câbles de haubannage arrière (37) et la quille (35) et orienté de manière à expulser le projectile dans le sens opposé au mouvement du planeur. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par la mise en oeuvre de moyens (19 - 20) de commander le déclenchement du dispositif d'éjection à distance, par action manuelle du pilote. ip