i. 2112434 La présente invention se rapporte à un procédé pour produire des matières à fumer, en utilisant la culture à l'état de tissu de plantes du genre Nicotiana en tant que matières premières. Le terme "cal" dans la présente description et les reven-5 dications se rapporte à un gros morceau amorphe de cellules ayant perdu la capacité de former des organes, qui se forme lorsqu'un fragment de ce corps de plante est cultivé à l'état de tissu sur un milieu solide, et qui présente une forme extérieure ressemblant au tissu d'aglutination du corps de plante. L'expression "cellules 10 de tabac" se réfère à une fine dispersion floconneuse de cellules, formée lorsque des morceaux-de ce cal sont ultérieurement inoculés et cultivés à l'état de tissu dans un milieu liquide dans des conditions aérobies. Un tel liquide contenant des cellules de tabac est indiqué par le terme "suspension de cellules" ou "bouillon 15 cultivé". Le tabac à fumer a été produit jusqu'à présent par un procédé consistant en une étape de culture, pendant un temps important, d'une plante du genre Nicotiana dans les champs et par une étape complexe de fabrication de cigarettes en utilisant la feuil-20 le récoltée de la plante. Cependant, cette étape de culture de la plante est complètement à la merci des conditions climatiques et de terrain, et, en conséquence, le genre, la quantité, la qualité et analogues de la feuille de tabac, qui est la matière première principale des cigarettes, n'ont pas nécessairement été exempts de 25 l'influence des conditions naturelles mentionnées ci-dessus. Le corps de la plante est généralement composé d'innombrables cellules, qui forment des tissus et des organes de la plante et réalisent les phénomènes de la vie. On a trouvé ces derniers temps qu'un corps de plante complet pouvait être amené à se déve-50 lopper directement à partir de cellules prises volontairement dans le corps de la plante par ce qu'on appelle la "culture à l'état de tissu " de ces cellules, et cette culture à l'état de tissu a été appliquée à des études de l'amélioration du développement des plantes, en choisissant des cellules ayant un excellent caractère gé-35 nétique de la plante. En outre, on sait que ce qu'on appelle le cal peut être formé sur un milieu solide au moyen de cette cultu- ■ re à l'état de tissu, alors qu'une suspension de fines cellules de plante peut être obtenue par la culture à l'état de tissu de ce cal dans un milieu liquide, dans des conditions aérobies. 40 La demanderesse a étudié la culture à l'état de tissu des 71 32940 2. 2112434 plantes du genre Hicotiana et a trouvé que les cellules de tabac obtenues à partir du cal et qu'on amène à se propager dans le bouillon cultivé pouvaient être facilement transformées en matières à fumer du genre feuille ou du genre tige. 5 Un objet de la présente invention est de prévoir un procé dé simple et facile pour produire une matière à fumer. Un autre objet de la présente invention est de prévoir un procédé industriel pour produire une matière à fumer, qui n'est pas influencé par les conditions du sol et du terrain ou les con-10 ditions climatiques. Un autre objet de la présente invention est de prévoir un procédé pour produire une matière à fumer contenant peu ou pas du tout de nicotine et ayant d'excellentes propriétés physiques et organoleptiques. 15 D'autres objets de la présente invention apparaîtront fa cilement d'après la description suivante, en relation avec les dessins ci-joints dans lesquels : La figure 1 est un graphique présentant l'augmentation de cellules de tabac formées et la diminution du sucre restant dans 20 le bouillon cultivé, en fonction du temps, lorsque des cellules de Hicotiana tabacum, variété jaune brillant, sont cultivées à l'état de tissu dans des conditions aérobies, en utilisant des milieux liquides dams lesquels on fait varier la teneur en KHgPO^ ; et La figure 2 est un diagramme schématique (flow-sheet) il-25 lustrant le procédé de production de matières à fumer du genre feuille, à partir de cellules de tabac qu'on a amenées à se propager dans le bouillon cultivé. Selon la présente invention, les plantes suivantes de diverses espèces appartenant au genre Nicotiana sont utilisées pour 30 la culture à l'état de tissu : Des variétés cultivées telles que N. tabacum, variété jaune brillant, N. tabacum, variété xanthi ova, N. tabacum variété burley 21, N. tabacum variété enshu, N. tabacum variété matsukawa, N. tabacum variété nanbu, N. tabacum variété shirodaruma, N. taba-35 cum variété suifu, N. tabacum variété xanthi yaka, N. velutina, N. rustica et analogues, et des espèces sauvages, telles que N. Glu-tinosa, N. acuminata, N. affinis, N. amplexcaulis, N. arentsii, N. bigelovii, N. clevelandii, N. codifolia, N. debneyi, N. exclesior, N. fragrans, M. glauca, N. gossei, N. ingulba, N. knightiana, N. 40 langsdorfii, N. miersii, N. repanda, N. multivalvis, N. occidenta- 71 32940 3. 2112434 lis variété obliqua, N. rosulata, N. occidentalis variété occi, N. pauciflora, N. quadrivalvis, H. raimondii, N. simlans, N. solani-folia, N. stenocarpa, N. sylvestris, et analogues. Les plantes du genre Nicotiana ont des propriétés physio-5 logiques plus convenables, pour la culture à l'état de tissu, que d'autres genres de corps de plantes, et de nombreuses études sur la culture à l'état de tissu, en utilisant des plantes du genre Nicotiana, ont été indiquées jusqu'à présent, En outre,, plusieurs compositions convenables de milieu pour la culture à l'état de tis-10 su ont été mentionnées dans la littérature, par exemple le milieu de White (194j), le milieu de Helle Ces milieux connus se cosrpc sear c-2 substances «aiséralôs et d'autres éléments en quantité très fait?.* qui ont été utilisés jus-15 qu'à présent dans le milieu pour le procédé de culture dans l'eau de plantes, à savoir les saceharid.es, les auxines (substances renforçant la croissance), les cytokinines, les vitamines et les ami-noacides. En particulier, on utilise les substances suivantes dans ces milieux : des sels minéraux tels que le chlorure de potassium, 20 le chlorure de calcium, le nitrate de potassium, le nitrate de calcium, le nitrate de sodium, le nitrate d'ammonium, le sulfate de sodium, le sulfate de magnésium, le phosphate de potassium, le phosphate de sodium, le chlorure ferrique, le sulfate ferrique, Na2-EDTA (sel disodique d'acide éthylènediaminetétracétique), le 25 sulfate de manganèse, le sulfate de zinc, l'aeide borique, l'iodu-re de potassium, le sulfate de euivre, le molybdate de sodium, le chlorure d'aluminium et le chlorure de cobalt, des saccharides tels que le sucrose, le glucose, le fructose et le mannose, des auxines telles que l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique, l'acide a-naphta-30 lèneacétique et l'acide indole-3-acétique, des cytokinines telles que la kinétine, des vitamines telles que le chlorhydrate de thi-amine, le chlorhydrate de pyridoxine, l'acide nicotinique, le myo-inositol et la biotine, et des aminoacides tels que la glycine. La demanderesse a examiné les compositions de ces milieux 35 classiques pour la culture à l'état de tissu et a découvert ce qui suit : 1. Le rendement en cellules de tabac dans les cultures à l'état de tissu, en utilisant les milieux connus, était le plus élevé quand on avait adopté le milieu de Linsnuaier et Skoog. 2. Il y avait un effet favorable sur le rendement en cellules de 71 32940 4. 2112434 tabac lorsqu'on utilisait des quantités de phosphate allant de 2 à 3 fois la quantité du milieu de Linsmaier et Skoog, qui contient la plus grande quantité de phosphate parmi les milieux connus, c'est-à-dire 54-0-510 mg/litre, tel que présenté sur la 5 figure 1, où la ligne en trait plein désignée par PiXJ est la courbe du poids séché de cellules de tabac formé lorsqu'on a utilisé une quantité de phosphate égale à trois fois la quantité du milieu, et la ligne en trait plein désignée par PiXl est la courbe semblable lorsqu'on a utilisé me quantité de phosphate 10 égale à celle du milieu, alors que les lignes en pointillés ayant les mêmes désignations sont les courbes du sucre restant dans le bouillon cultivé correspondant respectivement aux lignes en trait plein. 3. Dans le milieu de Linsmaier et Skoog, le myoinositol peut être 15 remplacé par le chlorhydrate de thiamine. D'après ce qui précède, on présente ci-dessous un exemple du milieu convenable pour la culture à l'état de tissu, utilisée dans le procédé de la présente invention : - MH4*05 TABLEAU 1 i.650 mg/litre 20 - KKO^ 1.900 mg/litre - CaClg.2HgO 440 mg/litre - MgSO^ .7Hg0 370 ^/litre - KHgPO^ 340 mg/litre - Na2-EDTA 37,3 n^/litre 25 - PeSO^^HgO 27,8 mg/litre - EjBOjj. 6,2 mg/litre - MnSO^HgO 22,3 mg/litre - ZnSO^^HgO 8,6 mg/litre - Kl 0,83 mg/litre 30 - HagMoO^^HgO 0,25 mg/litre - CuSO^.SHgO 0,025 mg/litre - CoClg.ôHgO 0,025 mg/litre - Sucrose 40.000 mg/litre - Acide 2,4-dichlorophénoxyacétique 0,2 mg/litre 35 - Chlorhydrate de thiamine 1,0 mg/litre - Kinétine 0,2 mg/litre - pH (après stérilisation) 5,0 - 6,2 En ce qui concerne le fonctionnement de la culture à l'état de tissu du corps de plante du genre Hicotiana dans la présente in-40 vention, des fragments de feuilles, de tiges, de racines, de fleurs, 3t. 71 32940 5. 2112434 de semences ou d'autres organes ou tissus de la plante sont lavés, stérilisés en surface, placés sur un milieu stérile en agar-agar pour la culture à l'état de tissu, qui a une composition telle qu' indiquée dans le tableau 1 et est contenu dans un ballon d'Erlen-5 meyer bouché avec de la laine de coton, et ils sont mis en incubation à 25-35°C. Ces fragments d'organes ou de tissus gonflent et le cal est obtenu en 4 à 5 semaines. Ce cal peut être peu à peu rendu plus pur en répétant la culture sur le milieu solide d'une manière semblable à celle indi-10 quée ci-dessus, c'est-à-dire en inoculant dans le milieu solide frais à maintes reprises de petits morceaux de cal qui ont été coupés à partir du cal formé dans la culture sur le milieu solide indiqué précédemment. Le cal ainsi reformé et purifié sur le milieu solide est 15 alors inoculé dans un milieu liquide, ayant la même composition que celle du milieu solide mais sans agar-agar, et cultivé sur un agitateur à secousses à la température de 25-35°C pendant 2 à 3 semaines. L'inoculât se compose d'environ 3 g de cal en poids frais pour 100 ml de milieu liquide, et le cal se propage dans le liqui-20 de de culture à l'état de suspension floconneuse, c'est-à-dire ce qu'on appelle les "cellules de tabac". Ces cellules de tabac deviennent plus fines et sont plus rapidement formées quand la culture avec agitation, d'une manière semblable à celle indiquée ci-dessus, est répétée dans le milieu liquide, en inoculant dans le 25 milieu liquide frais à maintes reprises une partie du bouillon précédemment cultivé contenant les cellules de tabac. La suspension de cellules obtenues dans la culture agitée est, après augmentation d'échelle de production à maintes reprises, inoculée dans un milieu liquide ayant la même composition placée 30 dans un dispositif de fermentation en acier inoxydable, et cultivée avec aération, tout en étant doucement agitée. L'inoculât est en quantité égale au dixième de la quantité de tout le milieu, et une agitation intensive est défavorable car les membranes des cellules de tabac sont brisées. Les quantités d'air pour l'aération 35 sont environ 0,5 à 2,0 litres par litre de milieu par minute et la période de culture est comprise dans.la limite d'une semaine. Les cellules de tabac ainsi cultivées et propagées en grande quantité par la culture avec aération en agitant peuvent être séparées du bouillon cultivé par filtration ou centrifugation, 40 alors que leurs membranes cellulaires ne sont pas brisées. Le ras 71 32940 6. 2112434 semblement des cellules de tabac séparées contient 90-95 $> (base en poids) d'humidité, et le rendement en poids séché de ces cellules de tabac est 50-65 % du sucre consommé dans le bouillon cultivé et s'élève à 15-20 g par litre du milieu dans les conditions 5 d'utilisation d'une culture par fournée4 La cellule unique constituant ces cellules de tabac est un ellipsoïde ayant un grand diamètre d'environ 50-200JJ et un petit diamètre d'environ 30-50J). En relation avec l'explication donnée ci-dessus, an observe qu'il faut au moins 4à5 semaines de culture sur le milieu en agar-10 agar, 2-3 semaines de culture sur un liquide avec agitation et environ 1 semaine de culture sur un liquide avec aération tout en agitant, ce qui fait au total un temps important de 7 à 9 semaines, pour obtenir des cellules de tabac comme matières à fumer, et, en outre, qu'une telle période totale de culture est remarquablement prolon-15 gée lorsque les cultures sur le milieu liquide et sur le milieu solide sont répétées, comme on l'a décrit ci-dessus. Cependant, lorsqu'un bouillon cultivé où des cellules de tabac ont été propagées suivant une suspension homogène est d'abord obtenu dans la culture avec aération en agitant, ce bouillon cultivé pourra être obtenu virtuelle-20 ment pendant une courte période de temps, en adoptant un procédé semi-continu où une partie du bouillon cultivé est retirée pour laisser l'autre partie du bouillon dans le dispositif de fermentation, et un milieu stérile frais est additionné au bouillon restant afin de réaliser à nouveau la culture de cellules de tabac. Par exemple, lorsqu' à peu près la 25 moitié du volume du bouillon cultivé est retirée du dispositif de fermentation et que la culture avec aération est réalisée après avoir fourni au dispositif de fermentation le milieu frais, une phase de croissance logarithmique ultérieure des cellules de tabac dans la culture sera approximativement terminée en un jour ou deux et, en conséquence, on peut ob-30 tenir tous les jours ou tous les deux jours, en employant un tel procédé semi-continu, à peu près la moitié du bouillon cultivé approximativement terminé, contenant des cellules de tabac en quantité égale à 13-15 g en poids séché par litre. En outre, le bouillon cultivé retiré du dispositif de fermentation tel qu'indiqué ci-dessus contient une quantité relati-35 vement grande de sucre restant, et, en conséquence, il est avantageux de ramener le filtrat du bouillon cultivé retiré au dispositif de fermentation initial, après l'avoir additionné de constituants de milieu frais et l'avoir stérilisé, afin de réutiliser ce filtrat. Selon la présente invention, tout d'abord, les cellules de tabac obtenues par la culture à l'état de tissu de plantes du genre 40 Nicotiana sont transformées en matière à fumer du genre feuille. 71 32940 7. 2112434 Il y a eu jusqu'à présent plusieurs types de production de matières à fumer du genre feuille, par exemple le procédé d'extrusion, le procédé de transformation en boue, le procédé au papier et le procédé aux microflocons. Cependant, n'importe lequel de ces pro-5 cédés classiques est composé de plusieurs étapes complexes. La demanderesse a maintenant découvert qu'une matière à fumer du genre feuille, ayant d'excellentes propriétés physiques et organoleptiques, pouvait être obtenue sans aucune opération complexe, en utilisant des cellules de tabac comme matières premières 10 principales. Ainsi, des cellules de tabac fraîches ayant une caractéristique spécifique de viscosité et par conséquent une matière à fumer sous forme de feuille peuvent être obtenues en filtrant le bouillon cultivé contenant ces cellules de tabac ou ce même bouillon mélangé avec des matières fibreuses et/ou des substances miné-15 raies pour former un gâteau (résidu de filtration) et en séchant ce gâteau tel qu'il est. Le procédé indiqué ci-dessus est réalisé sans utiliser n'importe lequel des liants et des agents d'imperméabilisation qui ont été généralement indispensables dans les procédés classiques pour produire la matière du genre feuille. 20 Selon la présente invention, un bouillon cultivé contenant des cellules de tabac, ou ces mêmes cellules mélangées avec des matières fibreuses et/ou des matières minérales qui n'endommagent pas les caractéristiques des produits finaux destinés à être fumés, est filtré à travers une gaze ou toile métallique ayant une ouverture 25 de mailles de 0,297 mm-0,125 mm (50-120 mesh) ou une étoffe filtrante, afin de former un gâteau de filtration d'une épaisseur corres- p pondant à un poids séché supérieur à 50 g/m . Dans le cas où le p poids séché par m de gâteau est inférieur à 50 g, l'épaisseur de ce gâteau ne devient pas uniforme et il y a des ennuis dans les 30 traitements ultérieurs. Il est souhaitable que la teneur en humidité du gâteau soit rendue inférieure à 95 # (base en poids) en utilisant un filtre du type à aspiration. Cette filtration au moyen de l'aspiration est réalisée dans un temps extrêmement court et le taux de récupération des cellules de tabac à partir du bouillon 35 cultivé est environ 95-98 %. Comme matière fibreuse à mélanger au bouillon cultivé dans la présente invention, on peut utiliser des fibres végétales, telles que de la pulpe de bois, du chanvre, de la bagasse, des betteraves, des nervures de tabac, et des fibres minérales telles que 40 des fibres de verre, des fibres de carbone, etc.... On utilise com 71 32940 8. 2112434 me matière minérale de la silice, de l'alumine, de l'amiante, du kieselguhr, du talc, du carbonate de calcium et des zéolites. Ces matières fibreuses et ces matières minérales sont efficaces non seulement comme milieu de filtration dans la filtration indiquée 5 ci-dessus mais comme produit améliorant les propriétés physiques (spécialement la résistance et la valeur de remplissage) des matières du genre feuille fabriquées. Les quantités de ces matières fibreuses et de ces matières organiques à mélanger dans le bouillon cultivé sont inférieures à 30 en se basant sur le poids séché 10 des cellules de tabac qui y sont contenues. Dans la présente invention, de la poudre de tabac, de la poussière de tabac, des nervures (ces produits seront indiqués sous le nom de "substances en feuille de tabac" pour plus de brièveté ci-après dans la description et les revendications) et/ou des 15 agents supplémentaires tels que des produits aromatiques, des agents de combustion, des édulcorants, des agents hydroscopiques peuvent être amenés à coller sur le gâteau de filtration indiqué ci-dessus, en les étalant et en comprimant ce gâteau doucement entre des rouleaux, de la même manière que dans le procédé classique pour pro-20 duire une matière à fumer du genre feuille. Cependant, les produits aromatiques, les édulcorants et les agents hydroscopiques parmi ces agents supplémentaires peuvent être ultérieurement incorporés dans la matière du genre feuille finie (séchée) selon la présente invention. Comme produits aromatiques décrits ci-dessus, on peut utili-25 ser des huiles essentielles telles que l'çssence de cascarille, l'essence de bergamote, l'essence d'iris, des extraits tels que la teinture de benjoin, un extrait de tabac, un extrait de fruit et des produits de parfumerie tels que la coumarine, la vanilline et le menthol. On utilise comme agents de combustion du carbone acti-30 vé, du fumarate de sodium, du fumarate de potassium et analogues, alors que du sucrose, du glycérol, du propylèneglycol, du sorbitol et analogues sont employés comme édulcorants ou agents hydroscopiques. Les quantités de substances en feuille de tabac qu'on doit faire coller sur le gâteau sont en dessous de la valeur du poids 35 séché des cellules de tabac contenues dans le gâteau. Les quantités des agents supplémentaires indiqués ci-dessus à ajouter sont plutôt faibles, et, en conséquence, l'addition de ces agents a peu d'influence sur la teneur en humidité de ce gâteau. Le gâteau du genre feuille ainsi obtenu est séché à une 40 température inférieure à 80°C ou séché à une température de 100- 71 32940 9> 2112434 170 °C après un pré séchage à une température inférieure à 80°C. La teneur en humidité de la feuille séchée est réglée ensuite à 10-14 % (à une température de 20°C et sous une humidité de 60 K>) selon la routine ordinaire. Dans le séchage indiqué ci-dessus aux 5 températures réduites ou dans le séchage à une température peu à peu augmentée, les membranes des cellules de tabac dans le gâteau ne sont pas brisées, et, en conséquence, on peut obtenir une matière du genre feuille ayant une excellente résistance, une excellente propriété d'imperméabilisation et une excellente capacité de 10 remplissage. En ce qui concerne .la raison ou le mécanisme de ces améliorations de propriétés physiques dans les produits selon la présente invention, on considère que la substance en pectine contenue dans les membranes des cellules de tabac existe dans un état dit 15 physiologiquement actif et sert d'excellent liant, et que cette substance en pectine se combine à des cations divalents tels que le calcium, le magnésium et analogues, coexistant avec le gâteau pour devenir insoluble dans l'eau lors de l'étape de séchage du gâteau. 20 Les tableaux 2 et 3 illustrent les comparaisons de proprié tés physiques et organoleptiques de matières du genre feuille, qui est produite en utilisant seulement des cellules de tabac dans la présente invention, avec celles de matière du genre feuille produite dans le procédé classique d'extrusion n'utilisant pas de cellu-25 les de tabac. Chacune des propriétés physiques expérimentées dans la matière du genre feuille présentée dans le tableau 2 a été mesurée à la manière suivante : L'épaisseur (mm) a été mesurée par un micromètre du type à p 30 jauge à cadran, sous une pression de 550 g/cm . p La résistance (g/mm ) a été calculée par l'équation suivante qui comprend l'épaisseur indiquée ci-dessus (mm), la largeur mentionnée ci-dessous (mm) et la charge de traction (g) de la pièce expérimentale, la charge de traction étant mesurée de manière 35 telle qu'une pièce expérimentale ayant une largeur de 15 mm et une longueur de 60-70 mm a été tendue (chargée) en utilisant vin dispositif expérimental de traction avec un taux constant jusqu'à ce que cette pièce expérimentale soit coupée. 40 Résistance = , Charge de traction (g) Largeur ^15 mm; x épaisseur (,mmj 71 32940 2112434 L'allongement {%) a été exprimé par le pourcentage d'allongement qui a été mesuré dans la même opération que dans la mesure de la charge de traction mentionnée ci-dessus, en se basant sur la longueur de la pièce expérimentale non chargée. 5 Le poids spécifique apparent (g/crn^) a été calculé à par- O tir du poids séché (g/cm ) et de l'épaisseur (mm) d'une pièce expérimentale . La valeur de remplissage (g/cigarette) a été calculée à partir de la tension qui a été mesurée de manière telle qu'ion échan-10 tillon expérimental ayant été déchiqueté jusqu'à avoir une largeur de 0,8 mm a été placé dans un cylindre ayant me surface en coupe de 40 cm et comprimé à un taux de 0,6 mm par seconde. La propriété d'imperméabilisation (heure) a été exprimée par le temps nécessaire pour la rupture, qui a été mesuré d'une ma-15 nière telle qu'une pièce expérimentale soit imprégnée dans l'eau à la température de 25°C, maintenue dans un plat et mise à osciller périodiquement jusqu'à ce que la pièce expérimentale soit brisée. Les propriétés organoleptiques présentées dans le tableau 3 ont été exprimées par le nombre de personnes qui ont apprécié dans 20 le test sensoriel (en appliquant le procédé expérimental par paire), réalisé par un ensemble se composant de dix personnes de la profession, ce qui se rapportait au goût, à l'odeur, à la douceur et à la légèreté physiologique des cigarettes se composant de matières du genre feuille respectivement produites dans la présente invention 25 et dans le procédé d'extrusion classique. TABLEAU 2 Présent procédé Procédé classique Matière première principale Cellules de tabac Poudre de tabac Additifs : 30 - Carboxyméthylcellulose - 5 % - Glyoxal - 5 £ Propriétés physiques : - Epaisseur (mm) 0,20 0,13 - Résistance (g/mm2) 300 154 35 - Allongement {%) 5,4 1,0 - Poids spécifique apparent (g/cm?) 0,28 0,50 - Valeur de remplissage (g/ cigarette) 0,9 1,2 - Propriété d'imperméabilisation 40 (heure) supérieure à 50 0,5 71 32940 n. 2112434 TABLEAU 3 Matière première Saveur principale Goût Douceur Légèreté physiologique Présent procédé Cellules de 4 tabac 4 10 10 5 Procédé classique Poudre de 6 tabac 6 0 0 Les données dans le tableau 2 montrent que la matière du genre feuille produite selon la présente invention présente une ex-10 cellente résistance, un excellent allongement, une excellente propriété d'imperméabilisation- et une excellente valeur de remplissage, bien qu'on y ait pas ajouté de carboxyméthylcellulose en tant que liant et de glyoxal en tant qu'agent d'imperméabilisation. En outre, les données dans le tableau 3 montrent que les cigarettes, 15 qui se composait de la matière du genre feuille produite selon la présente invention, sont remarquablement supérieures au point de vue douceur et légèreté physiologique, tout en étant presque équivalentes à celles obtenues par le procédé classique au point de vue goût et saveur. 20 La figure 2 est un diagramme schématique (flow-sheet) il lustrant un exemple de réalisation des étapes pour produire une matière du genre feuille selon la présente invention, où une partie de bouillon cultivé, retirée du dispositif de fermentation 1, est mélangée avec une suspension aqueuse 3 de matières fibreuses 25 et/ou de matières minérales 2 dans la cuve de mélange 4, et, après avoir été agité doucement et ultérieurement passé à travers le réservoir 5, le mélange résultant est envoyé dans une gaze (toile métallique) sans fin 6, se déplaçant en continu à une vitesse indiquée, afin de former un gâteau du genre feuille, d'épaisseur con-30 venable, sur la gaze sans fin 6. Ce gâteau est amené à se déplacer avec la gaze 6 et, après que la poudre de tabac et/ou des agents supplémentaires aient été étalés dessus et que ce gâteau ait été comprimé par les rouleaux 8, ce gâteau est transformé en bande par une lame râcleuse (non représentée) afin d'être transféré sur un 35 feutre sans fin 9 se déplaçant continuellement, qui traverse la chambre de préséchage 10 et la chambre de séchage principale 11. Le gâteau ayant été ainsi séché est retiré à l'état de bande par une lame râcleuse (non représentée) pour devenir une matière à fumer du genre feuille, tandis que le feutre sans fin 9, séparé de Jj.0 la matière du genre feuille, est séché dans le séchoir à tambour 12. 71 32940 2112434 Le filtrat rassemblé dans la boîte à aspiration 13, réglée sous la gaze sans fin 6, est ultérieurement séparé d'une petite quantité de matière solide par la centrifugeuse 14, emmagasiné d'une manière transitoire dans la cuve 15, et puis ramené au dispositif de 5 fermentation initial 1, après avoir été additionné de constituants de milieu frais 16 dans la cuve 17 et stérilisé par le dispositif de stérilisation 18. La matière solide séparée du liquide par la centrifugeuse 14 est ramenée à la cuve de mélange 4, tandis qu'une partie du filtrat emmagasiné dans la cuve 15 est de préférence ra-10 menée dans la suspension 3, afin d'améliorer les aptitudes à la suspension des matières fibreuses et/ou des matières minérales. Selon la présente invention, d'une manière secondaire, les cellules de tabac obtenues par la culture à l'état de tissu de plantes du genre Nicotiana sont transformées en matière à fumer du gen-15 re tige. Dans la description du brevet américain n° 3.223.090, on indique que le mélange de poudre de tabac, d'eau et additifs appropriés est coulé sous forme de tige et séché par congélation, afin de former une matière à fumer du genre tige. 20 On a maintenant découvert qu'une matière à fumer du genre tige, semblable à celle de ce brevet américain, pouvait être facilement obtenue en utilisant des cellules de tabac. Ainsi, des cellules de tabac fraîches ont une caractéristique spécifique de viscosité et, en conséquence, on peut fabriquer une matière du genre 25 tige ayant d'excellentes propriétés physiques en coulant le mélange se composant de cellules de tabac et d'additifs appropriés sous forme de tige et, ensuite, en séchant par congélation le mélange en forme de tige. Selon la présente invention, des cellules de tabac fraîches 30 séparées du bouillon cultivé sont mélangées avec des substances en feuille de tabac et/ou des matières fibreuses et/ou des matières minérales qui n'endommagent pas les caractéristiques des produits finaux destinés à être fumés, pour former une pâte ayant une teneur en humidité de 80-93 %. Il est préférable d'ajouter une faible 35 quantité d'eau à la pâte mentionnée ci-dessus pour régler la teneur en humidité de la pâte, lorsque la teneur en cellules de tabac dans la pâte est comparativement faible. La pâte ainsi formée peut être facilement coulée sous forme de tiges,et ensuite séchée par congélation afin d'être durcie sensiblement sous la même forme que 40 celle où elle a été coulée. Au contraire, me pâte ayant une teneur 71 32940 13. 2112434 en humidité inférieure à 80 % ou supérieure à 93 # ne convient pas physiquement à la coulée sous forme de tige . Dans la présente invention, des agents supplémentaires tels que des produits aromatiques, des édulcorants, des agents hydroseo-5 piques et des agents de combustion, qui sont ajoutés généralement dans la production de tabac classique reconstitué, peuvent être ajoutés à ce mélange de cellules de tabac avec des substances en feuille de tabac et/ou des matières fibreuses et/ou des matières minérales. Cependant, les produits aromatiques, les édulcorants et 10 les agents hydroscopiques parmi ces agents supplémentaires peuvent être incorporés ultérieurement dans la matière finie en forme de tige (séchée par congélation) selon la présente invention. Les genres de matières fibreuses et de matières minérales qui n'endommagent pas les caractéristiques de produit final destiné à être fumé 15 et les agents supplémentaires qui peuvent être utilisés dans la présente invention sont les mêmes que ceux décrits préalablement. Les substances en feuille de tabac et/ou les matières fibreuses et/ou les matières minérales à mélanger avec les cellules de tabac effectuent une amélioration des propriétés physiques et 20 organoleptiques de la matière séchée en forme de feuille, en particulier la résistance et la valeur de remplissage. Les quantités de ces additifs vont de 0,3 à 2,0 fois le poids séché des cellules de tabac utilisées. Les quantités des agents supplémentaires à ajouter sont- plutôt faibles et, en conséquence, l'addition de ces agents 25 a peu d'influence sur la teneur en humidité de la pâte. Le tableau 4 illustre un exemple de la relation entre la composition et la teneur en humidité de la pâte se composant de cellules de tabac, ayant une teneur en humidité de 93 $, et de poudre de tabac sec. 30 TABLEAU 4 Composition (# en poids séché) Teneur en humi- Cellules de tabac Foudre de tabac ^ase^pollj) 69 % 31 90,3 % 51 % 49 % 87,5 55 38 % 62 % 84,7 % Pour couler la pâte mentionnée ci-dessus sous une forme de tige, on utilise de préférence des machines à extrusion continue cylindriques. Cependant, la pâte peut être congelée telle qu'elle est dans un dispositif de coulée (moule) ayant une forme de tige. En perçant des trous fins de 0,2 mm à 0,5 mm de diamètre tout le 40 71 32940 u. 2112434 long à travers la pâte en forme de tige, on améliore la résistance à l'étirage lorsqu'on fume le produit final. La pâte coulée en forme de tige est alors congelée instantanément en la plaçant dans une zone à une température comprise 5 entre environ -20°C et -80°C, et ensuite séchée par congélation à une température inférieure à -5°C et sous une pression inférieure à 3 mm Hg. Dans le cas où la pâte est lentement congelée, de grands cristaux de glace sont formés dans la tige congelée, et cela implique des inconvénients tels que le temps de séchage est pro-10 longé et que les pores intérieurs de la matière finie en forme de tige deviennent plus grands et moins uniformes. Dans le séchage par congélation mentionné ci-dessus, l'humidité (glace) de la pâte congelée est retirée par sublimation, et en conséquence la pâte congelée est séchée sans rétrécissement, en maintenant la forme et la dimension d'origine. Puisque les cellules de tabac fraîches utilisées comme matière première dans la présente invention contiennent généralement plus d'environ 90 # d'humidité (base en poids) à l'intérieur de leurs membranes cellulaires, la matière en forme de tige séchée par congélation a d'innom-20 brables pores fins et un poids spécifique apparent relativement faible. En outre, comme les cellules de tabac fraîches sont cohérentes si bien qu'elles servent de liant dans la pâte, les substances en feuille de tabac et d'autres additifs dans la matière séchée du genre tige sont solidement réunis par incorporation à. l'aide des 25 cellules de tabac, alors que cette tige acquiert une élasticité appropriée. La matière du genre tige obtenu dans ce qui précède, dans laquelle la teneur en humidité est réglée à 10-14 %, peut être fumée après avoir été entourée telle qu'elle est dans une enveloppe 30 ou, en outre, on peut y attacher un bout filtrant à une extrémité. La cigarette a des propriétés organoleptiques douces et légères par suite du fait qu'elle a une faible teneur en nicotine et en goudron, et qu'elle a une bonne aptitude à la combustion par suite de son grand nombre de pores intérieurs. 35 Le tableau 5 présente des exemples de la teneur en humidité à l'équilibre (baseen poids) de la matière du genre tige fabriquée par séchage par congélation de la pâte se composant de cellules de tabac et de poudre de tabac, toutes deux obtenues à partir de N. tabacum, variété jaune brillant. La teneur en humidité à l'équili-40 bre a été mesurée de manière telle qu'un échantillon a été placé 71 32940 15- 2112434 15 25 35 dans un dessicateur à acide sulfurique à une température de 20°C et dans des conditions d'humidité mentionnées ci-dessous pour atteindre des quantités constantes et ensuite séché à une température de 100°C pendant une heure. TABLEAU 5 Composition (poids séché) Humidité relative Cellules de tabac 100 % 10 13.0 % 16.1 Cellules de tabac 69 % Poudre de tabac ?1 * 11,5 % 11? r» Cellules de tabac 51 £ Poudre de tabac 49 % xo, y % Poudre de tabac 100 % 29,5 £ 27,1 % 25,7 % 9,0 % î.1.,5 * I h lyf 21,8 % 20 30 40 50 £ 60 g 70 80 ^ Les exemples suivants servent à illustrer la présente invention, sans aucune limitation. EXEMPLE 1 Une semence de N. tabacum variété jaune brillant a été lavée avec de l'eau désionisée, imprégnée dans de l'éthanol à 95 % pendant plusieurs secondes, ultérieurement dans une solution à 10 % d'hypochlorite de sodium pendant environ 10 minutes et ensuite lavée avec de l'eau stérile. Cette semence a été placée sur un milieu de culture solide stérilisé, qui est préparé en ajoutant 1 # d'agar-agar à la composition présentée dans le tableau 1 et placé dans un flacon d'Erlenmeyer bouché par du coton., et mise en incubation à me température de 26-3û°C pendant environ 4 semaines. Lorsqu'une partie bourgeonnante de la semence a été mise en contact avec le milieu solide, m cal a été obtenu à ce point de contact. Ce cal a été coupé , transféré sur un milieu frais ayant la même composition que celle indiquée ci-dessus, et cultivé, Après qu'on ait répété trois fois cette sous-culture du cal, environ 3 g de cal en poids frais formés dans la dernière culture ont été inoculés dans 100 ml de milieu liquide ayant la même composition mais sans agar-agar maintenu dans m flacon de Sakaguchi de 500 ml, et cultivés sur un agitateur à secousses à une température de 28-30°C. Après environ 2 semaines, des cellules de tabac s'étaient propagées sous forme de suspension dans le liquide. Environ 10 ml de ce bouillon cultivé ont été transférés dans 100 ml de milieu de liquide frais ayant la même composition et à nouveau cultivés avec agitation. Après que cette sous-culture ait été répétée cinq fois, le bouillon cultivé, où des cellules de tabac étaient plus finement et 71 32940 2112434 uniformément dispersées, a été obtenu à peu près en une semaine. Environ 100 ml de ce bouillon cultivé ont été alors inoculés dans 1 litre de milieu liquide ayant la même composition maintenu dans un ballon de J> litres et cultivés avec agitation pendant 5 une semaine. Le bouillon cultivé obtenu dans le ballon de 5 litres indiqué ci-dessus a été inoculé dans 11 litres de milieu liquide maintenus dans un dispositif de fermentation en forme de jarre de 15 litres et cultivés à une température de 30°C, avec un taux d'aération de 7,5 litres par minute et un taux d'agitation de 50 tours 10 par minute. Après 5-6 jours, environ 5 litres, c'est-à-dire à peu près la moitié du bouillon cultivé dans le dispositif de fermentation en forme de jarre où les cellules de tabac avaient été propagées sous forme de suspension, ont été retirés et environ 5,5 litres de milieu frais, qui avaient été séparément préparés et stéri-15 lisés, ont été ajoutés au dispositif de fermentation, et une culture avec aération et agitation a été réalisée dans les mêmes conditions que celles décrites ci-dessus, sauf que le taux d'aération a été augmenté jusqu'à 11,5 litres par minute. Après deux jours, on a retiré, d'une manière semblable, du dispositif de fermentation 20 environ 5 litres de bouillon cultivé et du milieu frais a été ajouté à nouveau dans le dispositif de fermentation. Ainsi, on a obtenu tous les deux jours I3-I5 g en poids sec de cellules de tabac par litre de bouillon cultivé, en répétant la culture semi-continue des cellules de tabac mentionnée ci-dessus. 25 10 litres de bouillon cultivé contenant 142 g du poids sé ché de cellules de tabac, préparés comme on l'a décrit ci-dessus, ont été filtrés au moyen d'aspiration à travers une gaze (toile) dont l'ouverture de maille est 0,149 mm (100 mesh) afin de former p un gâteau du genre feuille sur la toile, son poids séché par m 50 étant 80 g.. 2 g de sorbitol et une faible quantité d'huile de cas-carille ont été amenés à coller sur le gâteau en les étalant et en comprimant ce gâteau doucement entre des rouleaux. Le gâteau comprimé a été préséché en utilisant un courant d'air chaud à une température de 60°C jusqu'à avoir une teneur en humidité d'environ 60 % 35 (base en poids) et puis séché en utilisant un courant d'air chaud à une température de 100°C jusqu'à avoir une teneur en humidité inférieure à 10 40 La matière en forme de feuille ainsi obtenue avait une ré- WD ORIGim^ 71 32940 17- 2112434 sistance de 300 g/mm2, m poids spécifique apparent de 0,28 g/cm^, une valeur de remplissage de 0,89 g/cigarette, une propriété d'imperméabilisation de plus de 50 heures, et les cigarettes fabriquées en utilisant cette feuille avaient une douceur et une légèreté phy-5 siologique supérieures. EXEMPLE 2 On a amené des cellules de tabac à se propager par une opération semblable à celle de l'exemple 1, sauf qu'on a utilisé ion fragment de feuille de N. tabacum variété xanthi à la place d'une 10 semence de N. tabacum variété jaune brillant. 15 g de pulpe de bois (N-BKP) dispersés dans une quantité centuple d'eau ont été ajoutés à 10 litres de bouillon cultivé (contenant 145 g de cellules de tabac en poids séché) préparés, et le liquide mélangé résultant a été filtré au moyen d'aspiration à travers me étoffe de filtration, 15 afin de former un gâteau du genre feuille ayant une épaisseur cor- p ^ respondant au poids séché de 70 g/m . Ce gâteau a été séché en utilisant vin courant d'air chaud à une température de 70°C jusqu'à avoir une teneur en humidité inférieure à 10 2 g de sucre et une faible quantité de teinture de benjoin ont été pulvérisés sur le 20 gâteau séché et simultanément la teneur en humidité du gâteau a été réglée à 12 56. p La feuille obtenue avait une résistance de 450 g/mm , une propriété d'imperméabilisation de plus de 50 heures, une valeur de remplissage de 0,70 g/cigarette,et les cigarettes fabriquées en uti-25 lisant cette feuille avaient une douceur et une légèreté physiologique supérieures. EXEMPLE 5 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager par une opération semblable à celle de l'exemple 1, sauf qu'on a utilisé 30 un fragment de racine de N. glutinosa au lieu d'une semence de N. tabacum variété jaune brillant. 10 litres du bouillon de culture (contenant 142 g de cellules de tabac en poids sec) préparés ont été mélangés avec 30 g de nervures de feuilles de tabac qui avaient été purifiés et dispersés dans une quantité d'eau égale à 25 fois 35 la quantité précédente. Le liquide de dispersion mélangé a été filtré et transformé en matière du genre feuille de la même manière que dans l'exemple 1, sauf qu'on a utilisé comme agents supplémentaires 4 g de glycérine et une faible quantité d'essence de bergamote. p 40 La feuille obtenue avait une résistance de 400 g/mm , une 71 32940 2112434 propriété d'imperméabilisation de plus de 50 heures, une valeur de remplissage de 0,70 g/cigarette, et les cigarettes fabriquées avaient une douceur et une légèreté physiologique supérieures, présentant une excellente saveur et un excellent goût. 5 EXEMPLE 4 On a amené des cellules de tabac à se propager de la même manière que dans l'exemple 1, sauf qu'on a utilisé m fragment de N. debneyi au lieu d'une semence de N. tabacum variété jaune brillant. 10 litres du bouillon cultivé (contenant I37 g de cellules 10 de tabac en poids séché) préparés ont été mélangés avec 15 g de carbonate de calcium et 10 g de pulpe de bois qui avaient été dispersés dans une quantité d'eau égale à 50 fois la quantité précédente. Le liquide de dispersion résultant a été filtré et transformé en matière du genre feuille de la même manière que dans l'e-15 xemple 1, sauf qu'on a utilisé comme agents supplémentaires 3 g de propylèneglycol et une faible quantité d'essence d'iris. p La feuille obtenue avait une résistance de 470 g/mm , un poids spécifique apparent de 0,30 g/em^, une valeur de remplissage de 0,65 g/cigarette, une propriété d'imperméabilisation de plus de 20 50 heures, et les cigarettes fabriquées avaient une douceur et une légèreté physiologique supérieures. EXEMPLE 5 On a amené des cellules de tabac à se propager de la même manière que dans l'exemple 1, sauf qu'on a utilisé un fragment de 25 bourgeon de N.tabacum variété nambu au lieu d'une semence de N. tabacum variété jaune brillant. 10 litres du bouillon cultivé (contenant 141 g de cellules de tabac en poids séché) ont été mélangés avec 12 g de fibres de verre, et la dispersion résultante a été filtrée et transformée en une matière du genre feuille de la même 30 manière que dans l'exemple 1, sauf que 3 g de sorbitol et une faible quantité d'extrait de tabac ont été utilisés comme agents supplémentaires. O La feuille obtenue avait une résistance de 420 g/mm , une propriété d'imperméabilisation de plus de 50 heures, une valeur de 35 remplissage de 0,68 g/cigarette, et les cigarettes fabriquées présentaient une douceur et une légèreté physiologique supérieures. EXEMPLE 6 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager de la même manière que dans l'exemple 1, sauf qu'en a utilisé un fragment 40 de pétale de H. tabacum variété enshu au lieu d'une semence de M. 71 32940 19. 2112434 tabacum variété jaune brillant, et que le filtrat du bouillon cultivé retiré du dispositif de fermentation en forme de jarre a été ramené à ce dispositif après avoir été additionné de constituants de milieu frais et stérilisé, au lieu du milieu frais qui avait 5 été nouvellement préparé et additionné dans le dispositif de fermentation en forme de jarre. 10 litres du bouillon cultivé (contenant 144 g de cellules de tabac en poids séché) ont été filtrés de la même manière que dans l'exemple 1, et 120 g de poudre de tabac, 3 g de propylèneglycol et une faible quantité d'essence d'iris ont 10 été amenés à coller sur le gâteau en les étalant et en comprimant le gâteau entre des rouleaux. Le gâteau résultant a été séché de la même manière que dans l'exemple 2 et ensuite sa teneur en humidité a été réglée à 13 O La feuille obtenue avait une résistance de 210 g/mm , une 15 propriété d'imperméabilisation de plus de 50 heures, une valeur de remplissage de 0,95 g/cigarette, et les cigarettes fabriquées présentaient une douceur et orne légèreté physiologique supérieures, tout en ayant une saveur et un goût excellents. EXEMPLE 7 20 On a amené des cellules de tabac à se propager de la même manière que dans l'exemple 1 et on les a séparées du bouillon cul-tibé au moyen d'une centrifugeuse. 1,5 kg de cellules de tabac en poids fi-ais (contenant 103 g en poids séché) rassemblées dans ce qui précède a été mélangé et 25 pétri avec 100 g de particules ayant une dimension de 1,19 hihi- 0,557 mm (16-32 mesh), préparées de manière telle que du tabac déchiqueté pour les cigarettes vendues dans le commerce sous la marque déposée "hi-lite" soit séché et broyé, 10 g de sorbitol et une faible quantité d'essence de cascarille, afin de former une pâte 30 ayant une teneur en humidité de 87 % (base en poids). La pâte a été coulée en utilisant une machine à extrusion cylindrique pour fournir une forme de tige ayant un diamètre de 8 mm et une longueur de 63 mm, tout en soumettant simultanément la tige à un percement de quatre trous fins ayant un diamètre de 0,5 mm longitudinalement, 35 en utilisant des noyaux en fil mince. La pâte en forme de tige a été congelée instantanément en la plaçant dans une zone à line température de -20°C et ensuite la tige congelée a été séchée par congélation en utilisant un séchoir par congélation sous vide sous une pression de 2,5 mm Hg et à une température de -7,2°C. La matière sé-40 chée en forme de tige présentait à l'intérieur d'innombrables pores 71 32940 20. 2112434 fins. Après que la teneur en humidité de cette tige ait été réglée à 13 cette tige a été placée dans une enveloppe avec une pointe filtrante d'une longueur de 17 mm fixée à une extrémité de la tige, et soumise à un test de propriétés physiques et au test des carac-5 téristiques lorsqu'on fume le produit pour le comparer avec des marchandises sur le marché (marque déposée "hi-lite"), les résultats étant présentés dans le tableau 6. TABLEAU 6 Produit de Marchandises du la présente commerce (hi-10 invention lite) - Valeur de remplissage (g/cigarette) 0,47 0,85 - Dureté (kg/cigarette) 1,50 0,87 - Nicotine dans la fumée (mg/cigaret- te) 0,3 1,7 15 - Total de matières particulaires dans la fumée (mg/cigarette) 9,0 27,9 - Résistance à l'étirage lorsqu'on fume (mm H^O) 115 108 Chaque propriété dans le tableau 6 a été mesurée de la manière suivante : 20 La valeur de remplissage a été mesurée de la même manière que celle indiquée précédemment. La dureté a été exprimée par la tension provoquée en comprimant la.cigarette expérimentale dans la direction de son diamètre jusqu'à ce qu'il se soit produit une distorsion de 1,5 mm. 25 Le total des matières particulaires dans la fumée a été exprimé par l'augmentation de poids du filtre d'aérosol (produit dit Glass Fiber Sheet CM 113A, fabriqué par la société dite Cambridge Filter Co., Ltd) provoquée par l'adhérence du goudron brut (goudron humide) sur le filtre, lorsque de la fumée de la cigarette ex-30 périmentale a été tirée à travers le filtre. La nicotine dans la fumée a été calculée à partir de la longueur d'onde d'absorption dans l'ultraviolet d'une solution a-queuse qui avait été préparée de manière telle que du goudron brut adhérant sur le filtre d'aérosol, dans la mesure mentionnée ci-des-35 sus du total de matières particulaires dans la fumée, a été entraîné dans la vapeur d'eau dans des conditions acides, et que son résidu a été à nouveau entraîné par de la vapeur d'eau mais dans des conditions alcalines, et ensuite le distillât a été acidifié. La résistance à l'étirage de la tige lorsqu'on fume a été ^O exprimée par la différence de pression indiquée par un manomètre à 71 32940 21. 2112434 tube en U rempli d'eau lorsqu'un courant d'air a été tiré à vin taux de 17,5 roi par seconde, en utilisant une pompe à vide, à travers la cigarette expérimentale et le manomètre à tube en U monté en parallèle, dans des conditions d'une température de 20°C et 5 sous une humidité relative de 60 $6. Comme on le voit par les résultats du tableau 6, la matière en forme de tige produite dans la présente invention présente une valeur de remplissage supérieure, des quantités supérieures de nicotine et de matières particulaires totales dans la fumée, par 10 rapport aux matières actuellement sur le marché, tout en présentant une valeur légèrement supérieure de résistance à l'étirage lorsqu'on fume, par rapport à ces derniers produits. EXEMPLE 8 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager et ont 15 été rassemblées de la même manière que dans l'exemple 7, sauf qu'on a utilisé un fragment de feuille de N. tabacum variété xanthi au lieu d'une semence de N. tabacum variété jaune brillant. 1,5 kg de cellules de tabac en poids frais (contenant 105 g en poids séché) rassemblées a été mélangé et pétri avec 75 g de particules ayant 20 une dimension correspondant à 1,19 m® -0,557 m® (16-32 mesh), préparées de manière telle que du tabac déchiqueté pour les cigarettes vendues dans le commerce sous la marque déposée "RAN" soit séché et broyé, 75 g de carbonate de calcium, 5 g de suere et une faible quantité d'eau afin de former une pâte ayant une teneur en 25 humidité de 85 % (base en poids). La pâte a été remplie dans une pipe ayant vin diamètre de 8 mm et une longueur de 63 mm, tout en soumettant simultanément la pâte au percement de quatre trous fins d'un diamètre de 0,5 mm à travers la tige en faisant passer dans la pipe des noyaux de fil mince, et la pâte a été congelée instan-30 tanément telle qu'elle est, en la plaçant dans une zone à une température de -20°C. La tige congelée a été alors séchée par congélation au moyen d'un dispositif de séchage par congélation sous vide sous une pression de 3 mm Hg et à une température de -5°c. Une petite quantité d'essence d'iris a été incorporée dans la matière 25 séchée en forme de tige, et simultanément la teneur en humidité de la tige a été réglée à 11 La tige a été alors enveloppée avec une enveloppe de la même manière que dans l'exemple 7. cette cigarette a été soumise au test de propriétés physiques et au test des qualités lorsqu'on fume le produit, pour le comparer avec des mar-40 chandises actuellement sur le marché (marque déposée "RAN"), les 71 32940 22- 2112434 10 résultats étant présentés dans le tableau 7. TABLEAU 7 Produit de Marchandises la présente du commerce Invention (RAN) - Valeur de remplissage (g/cigarette) 0,58 0,93 - Nicotine dans la fumée (mg/cigarette) 0,4 1,11 - Total de matières particulaires dans la fumée (mg/eigarette) 5,1 18,8 - Résistance à l'étirage lorsqu'on fume (mm HgO) 110 109 EXEMPLE 9 On a amené des cellules de tabac à se propager et on les a rassemblées de la même manière que dans l'exemple 7, sauf qu'on a utilisé un fragment de racine de N. glutinosa au lieu d'une se-mence de N. tabacum variété jaune brillant. 1,5 kg de cellules de tabac en poids frais (contenant 102 g en poids séché) rassemblées a été mélangé et pétri avec 100 g de particules ayant une dimension correspondant à 1,19 mm-0,557 mm (16-32 mesh), préparées de manière telle que du tabac déchiqueté pour des cigarettes vendues dans le 2Q commerce sous la marque déposée "WHINSTCN" soit séché et broyé, 10 g de pulpe de bois (N-BKP) et une faible quantité d'extrait de tabac, afin de former une pâte ayant une teneur en humidité de 86 % (base en poids). La pâte a été ensuite coulée pour former une matière à fumer du genre tige de la même manière que dans 1'exemple T. EXEMPLE 10 25 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager et ont été rassemblées de la même manière que dans l'exemple 7, sauf qu'un fragment de tige de N. debneyi a été utilisé à la place d'une se-mence de N. tabacum variété jaune brillant. 1,5 kg de cellules de tabac en poids frais (contenant 104 g en poids séché) a été mélangé et pétri avec 100 g de particules ayant une dimension correspondant à 1,19 mm-0,557 mm (16-32 mesh), préparées en séchant et en broyant du tabac déchiqueté pour des cigarettes vendues dans le ^ commerce sous la marque déposée "LARK", 10 g de propylèneglycol et une faible quantité de teinture de benjoin afin de former une pâte contenant 87 % d'humidité (base en poids). La pâte a été ensuite coulée en matière à fumer du genre tige de la même manière que dans l'exemple 7. 40 71 32940 23. 2112434 EXEMPLE 11 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager et ont été rassemblées dans la même opération que dans l'exemple 7, sauf qu'on a utilisé un fragment de bourgeon de N. tabacum variété nam-5 bu au lieu d'une semence de N. tabacum variété jaune brillant. 1,5 kg de cellules de tabac en poids frais (contenant 106 g en poids séché) a été mélangé et pétri avec 100 g de particules ayant une dimension correspondant à 1,19 ajm-0,557 (16-32 mesh), préparées en séchant et en broyant du tabac déchiqueté pour des ci-10 garettes vendues dans le commerce sous la irar-qiîe déposée "ROTHMANSy 5 g de carbone activé et une faible t-ita Je menthol;, afin de former une pâte ayant une teneur e-r- ti c.e 88 % (basa en poids). La pâte a été ensuite coulée en matière •>. fumer du ge&r-e tige de la même manière que dans l'exemple 7. 15 EXEMPLE 12 Des cellules de tabac ont été amenées à se propager de la même manière que dans l'exemple 6. 1,5 kg de cellules de tabac en poids frais (contenant 101 g en poids séché) rassemblées a été ensuite traité de la même manière que dans l'exemple 7 et on a obte-20 nu une matière à fumer du genre tige. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 71 32940 2112434 REVENDICATIONS 1 - Procédé de production de matières à fumer du genre feuille, caractérisé en ce qu'il consiste : 1. à cultiver un fragment de corps de plante du genre Nicotiana 5 sur un milieu solide pour la culture de plante à l'état de tissu, se composant de saccharides, de sels minéraux, d'auxines, de cytokinines et de vitamines, pour en obtenir tm gros morceau amorphe de cellules, qu'on appelle cal, sur le milieu solide, 2. à inoculer ce cal dans un milieu liquide ayant la même composi-10 tion que celle décrite ci-dessus, et à le cultiver dans des conditions aérobies, afin de l'amener à se propager dans un état de cellules de tabac mises en suspension dans le liquide, 3. à filtrer le bouillon cultivé contenant les cellules de tabac ou ces .cellules mélangées avec au moins un membre du groupe se 15 composant des matières fibreuses et des matières minérales à travers une gaze (toile métallique) ayant des mailles de 0,297 mm-0,125 mm (50-120 mesh) ou sur une étoffe de filtration, afin de former un gâteau du genre feuille ayant une épaisseur corres-pondant à un poids séché supérieur à 50 g/m , les matières fi-20 breuses et les matières minérales n'endommageant pas les caractéristiques du produit final destiné à être fumé, et 4. à sécher le gâteau du genre feuille tel qu'il est, ou ce même gâteau sur lequel on a amené au préalable des substances en feuille de tabac et/ou des agents supplémentaires à coller. 25 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière fibreuse est une fibre végétale telle que de la pulpe de bois, du chanvre, de la bagasse, des betteraves ou des nervures de tabac, ou des fibres minérales, telles que des fibres de » verre ou des fibres de carbone. 30 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matière minérale est de la silice, de l'alumine, de l'amiante, du kieselguhï, une zéolite, du talc ou du carbonate de calcium. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 35 à 3, caractérisé en ce que l'agent supplémentaire est au moins un membre choisi dans le groupe se composant de produits aromatiques, d'agents de combustion, d'agents édulcorants et d'agents hydroscopiques . 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 40 4,caractérisé en ce que les matières fibreuses et/ou les matières 71 32940 2112434 minérales sont utilisées en quantité inférieure à 30 % en se basant sur le poids séché des cellules de tabac qui y sont contenues. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5» caractérisé en ce que les substances en feuille de tabac son'; 5 utilisées en quantité inférieure à l'a valeur du poids séché des cellules de tabac contenues dans le gâteau. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le gâteau du genre feuille est séché à line température inférieure à 80°C. 10 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le gâteau du genre feuille est préséehê à une température inférieure à 80°C et ensuite séché à une température de 100 à 170°C. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 15 à 8, caractérisé en ce qu'au moins un membre choisi dans le groupe se composant de produits aromatiques, de produits édulcorants et d'agents hydroscopiques est pulvérisé sur le gâteau séehé du genre feuille. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 20 à 9, caractérisé en ce que le phosphate minéral dans le milieu pour la culture de plante à l'état de tissu est utilisé en quantité allant de deux à trois fois la quantité employée dans le milieu classique de Linsmaier et Skoog. 11 - Procédé de production de matières à fumer du genre 25 tige, caractérisé en ce qu'il consiste : 1. à cultiver tin fragment de corps de plante du genre Nicotiana sur un milieu solide pour la culture de plante, à l'état de tissu, se composant de saccharides, de sels minéraux, d'auxines, de cytokinines et de vitamines, pour en obtenir un gros morceau amorphe 30 de cellules, qu'on appelle le cal, sur le milieu solide, 2. à inoculer ce cal dans un milieu liquide ayant la même composition que celle décrite ci-dessus, et à le cultiver dans des conditions aérobies, afin de l'amener à se propager dans un état de cellules de tabac mises en suspension dans le liquide, 35 3. à séparer les cellules de tabac du bouillon cultivé, 4. à mélanger les cellules de tabac avec au moins un membre choisi dans le groupe se composant des substances en feuille de tabac, des matières fibreuses et des matières minérales pour former une pâte ayant une teneur en humidité de 80-93 %, ces matières fi-40 breuses et ces matières minérales n'endommageant pas les carac 71 32940 *• 2112434 téristiques du produit final destiné à être fumé, 5. à couler la pâte, ou cette même pâte encore mélangée avec des agents supplémentaires, en forme de tige, et 6. à sécher par congélation la pâte en forme de tige. 5 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière fibreuse est une fibre végétale telle que de la pulpe de bois, du chanvre, de la bagasse ou des betteraves, ou des fibres minérales, telles que des fibres de verre ou des fibres de carbone. 10 13 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé en ce que la matière minérale est de la silice, de l'alumine, de l'amiante, du kieselguhr, une zéolite, du talc ou du carbonate de calcium. 14 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 11 à 13, caractérisé en ce que l'agent supplémentaire est au moins un membre choisi dans le groupe se composant d'édulcorants, d'agents hydroscopiques, d'agents de combustion, et de produits aromatiques. 15 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce qu'au moins un membre choisi dans le 20 groupe se composant des substances en feuille de tabac, des matières fibreuses et des matières minérales est utilisé en quantité allant de 0,3 à 2,0 fois le poids séché des cellules de tabac employées , 16 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 25 11 à 15, caractérisé en ce qu'au moins un membre choisi dans le groupe se composant de produits aromatiques, d'édulcorants et d'agents hydroscopiques est pulvérisé sur la matière séchée en forme de tige. 17 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 30 11 à 16, caractérisé en ce que le phosphate minéral dans le milieu pour la culture de plantes à l'état de tissu est utilisé en quantité allant de 2 à 3 fois la quantité employée dans le milieu classique de Linsmaier et Skoog. 18 - A titre de produits industriels nouveaux, matières à 35 fumer préparées par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17.