La présente invention concerne des moyens qui permettent de connecter entre eux, de manière simple et efficace, deux circuits (ou parties de circuits) à micro-ondes, réalisés suivant la technique des circuits à microbande. On connaît et on utilise largement, dans la technique des fréquences extrêmement élevées, les circuits à microbande, c'est-à-dire des circuits constitués par une piste de cuivre ou d'un autre métal bon conducteur, formée sur l'une des faces d'une plaque de matière diélectrique dont l'autre face (paral- lèle à celle sur laquelle est formée la piste) est complète- ment métallisée et/ou fixée à un corps conducteur pour consti- tuer l'élément de masse du circuit. Pour raccorder entre eux deux circuits à microbande, il est nécessaire de connecter entre eux, séparément, les pistes et les éléments de masse. La connexion entre les pistes est obtenue ordinairement au moyen de barrettes métalliques soudées aux deux pistes: mais la soudure modifie les caractéristiques électriques du circuit, par le fait qu'elle introduit des paramètres parasites dont la valeur dépend de l'importance de l'apport d'étain; il en résulte un élément de circuit qui n'est pas calculable a priori et qui est différent d'une soudure à l'autre. En outre, le remplacement de l'un des circuits oblige à dessouder (puis à souder de nouveau) au moins l'une des barret- tes, ce qui modifie les caractéristiques électriques du circuit dans son ensemble et oblige donc à répéter les opérations d'étalonnage. Entre les éléments de masse est inséré un élément inter- médiaire (tiré d'une.tle fine de faible épaisseur) partielle- ment subdivisé en lamelles; ces lamelles peuvent être défor- mées par rotation autour de leur axe longitudinal ou, dans une autre forme de réalisation possible, inclinées alternativement par rapport au plan de l'élément intermédiaire. La fermeture des courants de masse est donc assurée par les moyens d'accouplement, dont la présence se fait d'autant moins sentir que le parcours des courants de masse est plus court. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients que présentent les moyens d'accouplement connus, en permettant l'adjonction ou le remplacement d'un élément de circuit sans devoir recourir à des soudures ou à d'autres interventions similaires. L'invention a trait à des organes de connexions pour des éléments de circuit réalisés suivant la technique de la micro- bande, ces organesétant caractérisés par le fait que les pistes de deux éléments de circuit contigus sont connectées au moyen d'une languette métallique, de même largeur d'une piste et fixée en porte-à-faux sur une piste au moyen d'une vis de ma- tière diélectrique, languette qui touche l'autre piste en glissant sur elle; ces organes étant caractérisés en outre par le fait qu'il est inséré, entre les éléments de masse de deux éléments de circuit contigus, un élément métallique partielle- ment subdivisé en lamelles dont la courbure atteint un maximum au niveau de leur extrémité libre et tend vers zéro. en direc- tion de l'extrémité de rattachement. L'invention est ci-après décrite plus en détail en réfé- rence aux figures annexées sur lesquelles:- La figure 1 est une vue en plan d'une extrémité d'un circuit à microbande portant une languette suivant l'invention. La figure 2 est une vue en coupe du circuit de la figure 1, faite suivant le plan II-II. La figure 3 est une vue en perspective de la languette suivant l'invention. La figure 4 montre l'aspect extérieur de deux circuits à microbande, susceptibles d'être connectés selon l'invention. La figure 5 représente un élément assurant la continuité de la masse. 25028g3 La figure 6 est une vue en perspective d'une partie de l'élément de la figure 5. L'invention convient particulièrement bien pour unir des circuits à microbande blindés, tels que ceux qui sont décrits par exemple dans la demande de brevet italien n0 27138 A/81 du 5.3.1981, circuits dans lesquels le support 1 en matière diélectrique, sur lequel est formée la piste 2, est fixé sur le fond d'une gorge réalisée dans un corps 3- de matière conduc- trice, cette gorge étant délimitée par les parois 4, 5 et fermée par un couvercle 6 de la même matière conductrice. On se référera aux figures 1 à 4 pour considérer mainte- nant la languette de connexion 7 qui est placée (figure 1) sur la piste 2, sur laquelle elle est pressée et fixée par une vis de matière diélectrique (figures 1 et 2) insérée, dans la forme de réalisation préférée ici décrite, dans un trou fileté il pratiqué dans le couvercle 6 (figure 4). La mise en place de la languette 7 est effectuée de manière simple, sûre etpeu coûteuse, par l'insertion de sa patte repliée 12 jusqu'au fond d'une cavité 13 pratiquée dans le support diélectrique 1; la cavité 13 peut être-creusée (bien que partiellement) dans le corps conducteur 3 sans influer sur les caractéristiques électriques du circuit à microbande. La partie 8 de la languette 7 qui fait saillie sur le corps 3 est inclinée (figures 2 et 3) par rapport à l'autre zone de la languette 7: au moment o l'élément de circuit qui porte la languette 7 est abouté à un autre élément de circuit, cette languette fléchit vers le haut (comme le montre la ligne tiretée sur la figure 2) et l'extrémité de la-partie 8 touche en glissant la piste 2 de l'autre élément de circuit. On sait qu'un contact par glissement donne de bonnes caractéristiques de conductibilité. On considérera maintenant l'effet de la languette du point de vue électrique. La patte 12 qui se rapproche du plan de masse a un effet capacitif, tandis que la languette soule- vée à un effet inductif (équivalent à celui d'un segment de piste qui s'éloignerait de la masse): le circuit résonnant LC qui en résulte peut être compensé sur une très large bande (1'inductance et la capacité sont extrêmement voisines), en agissant sur les dimensions de la patte 12 et/ou sur l'angle de pliage de la patte 8. La vis 10 influe sur le champ (petite fraction du champ total) qui est présent en dehors du support diélectrique 1 et elle constitue une capacité qui s'élève à la même valeur que celle de la patte 12. Le dimensionnement optimal de la languette, de manière à compenser le circuit LC, peut être obtenu facilement (par exem- ple par voie expérimentale) la précision que permettent d'atteindre les méthodes de production modernes (découpage, photo-incision, etc.) en ce qui concerne les dimensions de la languette et de ses différentes parties garantit une bonne reproductibilité de celles-ci: lorsqu'on retire un module et qu'on le remet en place, il n'est pas nécessaire de répéter l'étalonnage. Il convient de rappeler que, dans les cas des barrettes à souder que l'on utilisait jusqu'ici, l'étain appliqué sur la piste constitue un élément réactif et que sa quantité est extrêmement variable d'une soudure à l'autre: la connexion de deux pistes par soudage n'est donc guère reproductible et peut nécessiter la répétition des opérations d'étalonnage des deux modules. Comme on l'a déjà indiqué, une caractéristique importan- te des organesde connexion suivant l'invention-consiste en ce qu'ils permettent de remplacer facilement un module dans un circuit à micro-ondes comprenant plusieurs modules en casca- de, sans la nécessité d'intervenir sur les modules adjacents. A cet effet, les couvercles 6 des modules qui ne portent pas la languette 7 présentent, en regard de la piste 2, une ouverture 9 dimensionnée de telle sorte que la partie saillante 8 de la languette 7 puisse passer facilement à travers elle. Sur la figure 4 sont représentés deux modules adjacents: le couver- cle 6 du module qui porte la languette 7 présente le trou 11 dans lequel est insérée la vis 10, et l'autre présente l'ouver- ture 9. On se référera aux figures 5 et 6 pour considérer mainte- nant l'élément de tôle fine 14 destiné à la connexion des éléments de masse. La caractéristique essentielle de l'élément de tôle fine 14 est la forme donnée aux lamelles 15, dont la courbure atteint un maximum au niveau de leur extrémité libre et tend vers zéro en direction de l'extrémité de rattachement. On obtient ainsi des éléments de contact élastiques dans lesquels le parcours des courants de masse est minime (de l'ordre de la moitié de la largeur de la lamelle) et qui permettent d'insérer et de retirer sans difficulté un module. 250285-3 REVEND ICATIONS ______________ 1. Organes de connexion pour des éléments de circuit réalisés suivant la technique de la microbande, caractérisés en ce que les pistes (2) de deux éléments de circuit contigus sont connectées au moyen d'une languette métallique (7), de même largeur qu'une piste (2) et fixée en porte-à-faux sur l'une des deux pistes (2) au moyen d'une vis (10) de matière diélectrique, languette qui touche l'autre des pistes (2) en glissant sur elle, et en ce qu'il est inséré, entre les éléments de masse de deux éléments de circuit contigus, un élément métallique (14) partiellement divisé en lamelles (15), la courbure de ces lamelles (15) atteignant un maximum au niveau de leur extrémité libre et tendant vers zéro en direc- tion de leur extrémité de rattachement. 2.Organes de connexion selon la revendication 1, carac- térisés en ce que la languette (7) présente latéralement un appendice rabattu (12), susceptible d'être inséré complètement dans une cavité (13) pratiquée au moins dans le support dié- lectrique (1) du circuit à microbande. 3. Organes de connexion selon la revendication 1, carac- térisés en ce que la languette (7) présente une pliure au début de sa zone (8) qui fait saillie sur l'élément de circuit.