0*4134 2135542 la présente invention se rapporte à un engin nautique à tirant d'eau variable et elle concerne plus particulièrement un engin de forage flottant à tirant d'eau variable pour eaux profondes, comprenant deux coques jumelles et une colonne eentra-5 le unique qui porte une plate-forme de forage. Pour la recherche de nouveaux gisements de pétrole, on exécute un nombre important et toujours croissant de forages aussi bien en mer que dans d'autres conditions dans lesquelles le gisement est recouvert par une masse d'eau considérable. Cette forme 10 de recherche a suscité un intérêt et des efforts considérables en faveur des techniques de forage exploratoire aussi bien en eau peu profonde qu'en eau profonde, les forages en mer sont habituellement limités à des eaux relativement peu profondes. Les forages exploratoires en eau profonde ont jusqu'à présent été réalisés à 15 l'aide de navires barges, ou plates-formes spécialement conçus et construits, mais qui sont tous affectés de certains inconvénients et limitations qui ont été notés ci-après. Une brève revue des procédés de forage exploratoire en mer qui ont été mis en oeuvre jusqu'à présent, et des engins ou plates-formes utilisés 20 pour la mise en oeuvre de ces procédés permettra d'apprécier et de comprendre plus clairement la présente invention et d'établir une distinction nette entre les engins ou plates-formes utilisés pour le forage en eau peu profonde et ceux qui sont utilisés pour les forages en eau profonde. 25 L'un des plus anciens procédés de forage en mer, qui est encore couramment employé, consiste à dresser une plate-forme fixe autonome, qui est supportée par des pieux enfoncés dans le fond de la mer, et dans laquelle la tour de forage, les équipements auxiliaires et les quartiers de l'équipage sont portés par 3° la plate-forme. A la fin du forage, on amène sur les lieux un bateau annexe ou une barge pour démonter et évacuer l'équipement de forage et, dans le cas où le forage est sec, on démonte et on évacue la totalité de la plate-forme autonome. Suivant une variante de ce procédé, on élève de la même façon une plate-forme un peu 35 plus petite sur des pieux et on monte une tour de forage sur cette plate-forme tandis que les appareils auxiliaires, l'équipement et l'équipage sont logés dans un bateau annexe amarré le long de la plate-forme. A la fin du forage, la plate-forme est de même, soit laissée en place pour la mise en production du pétrole, soit dé-40 montée et évacuée dans le cas où le forage est sec. Ces deux der 72 04134 2135542 niers procédés sont largement appliqués pour les forages de production mais non pas pour les forages exploratoires. Un autre procédé consiste à utiliser une barge auto-élévatrice, qui est remorquée sur le site de forage et munie de colonnes ou de pieds 5 que l'on abaisse pour les enfoncer dans le fond de la mer. La barge s'élève ensuite au-dessus de la surface de l'eau et elle joue alors le rôle d'une plate-forme sur laquelle la tour de forage, l'équipage et les équipements auxiliaires sont ensuite mis en place pour le forage. A la fin du forage, dans le cas d'un 10 puits producteur, on dresse généralement une plate-forme fixe pour poursuivre la production et on remorque la barge auto-élévatrice à un autre site de forage. Les procédés ci-dessus sont tous applicables dans des eaux de profondeur relativement faible, normalement de 100 mètres ou moins. Les facteurs qui régissent 15 la construction et le fonctionnement des engins ou plates-formes utilisant les dispositions ci-dessus ne sont pas fortement influencés par les problèmes de stabilité et de déplacement, ni par les autres problèmes qui sont posés par l'exécution d'opérations de forage à partir d'une plate-forme flottante, comme cela 20 se produit dans le forage en eau profonde, du fait que ces plates-formes ou engins décrits ci-dessus sont construits en vue de prendre appui sur le fond de la mer. Le forage exploratoire en eau profonde est habituellement exécuté au moyen de barges ou engins de forage flottants à 25 la surface, qui sont amenés au site de forage, soit par remorquage, soit au moyen de leurs propulseurs propres, et ils sont autonomes, en ce sens que la tour de forage, l'équipement auxiliaire et les quartiers de l'équipage font partie intégrante de l'engin. Ces engins de forage flottants sont ancrés au-dessus du site 30 de forage et normalement percés d'une ouverture centrale à travers laquelle on fait passer l'outillage de forage. Toutefois, les opérations de forage exécutées à partir de ces engins flottants sont fortement limitées par l'état de la mer, puisque tout mouvement excessif de l'engin en translation verticale, tangage. 35 et roulis risque d'endommager l'équipement de forage et d'agra-ver le problème du maintien de l'engin immobilisé directement au-dessus du site de forage. Les caractéristiques de- stabilité et de mouvement d'un tel engin de forage à une seule- coque ne sont pas de nature à permettre de conduire efficacement des opé-40 rations de forage pétrolier. On a déjà construit dans la techni 72 04134 3. 2135542 que antérieure un engin de forage pétrolier à deux coques jumelles, c'est-à-dire du type "catamaran" ; toutefois, du fait même que cet engin possède une stabilité supérieure à celle des navires monocoques, il pose des problèmes considérables, qui sont 5 notamment dus, premièrement aux mouvements excessifs qu'il subit sous l'effet des lames, deuxièmement à l'absence de caractéristiques notables de minimisâtion du mouvement, et, troisièmement, à une surstabilité due à la faible durée de la période naturelle et qui donne lieu à des chocs à la retombée sur l'eau, qui se-10 couent le personnel et risque d'endommager le train de tiges de forage et les autres équipements. Bien que les applications de ces engins ne soient pas limitées géographiquement aux opérations de forage en mer, leur domaine est cependant limité aux eaux fermées ou calmes. 15 On a également déjà utilisé pour les opérations de fora ges exploratoires en eau profonde, des plates-formes semi-submersibles qui, de même que les navires de surface," sont entièrement autonomes. Dans ce dernier type, la plate-forme est portée par plusieurs éléments résistants qui comprennent des colonnes stabi-20 lisatrices réunies à leurs extrémités inférieures à une structure de base flottante. Lorsqu'elle n'est pas inondée, cette structure fait flotter l'ensemble de la plate-forme au-dessus de la surface de l'eau, dans une position de faible tirant d'eau, et cette structure de base présente alors un certain franc-bord. Les colon-25 nés sont espacées les unes des autres et, habituellement, elles sont réparties avec une distribution à peu près symétrique le long de la périphérie extérieure de la plate-forme. On remorque tout d'abord l'engin jusqu'au site de forage dans sa position de faible tirant d'eau ou à franc-bord, puis on inonde la structure 30 de base pour l'immerger et immerger également certaines parties des colonnes, de sorte que l'engin prend une position de grand tirant d'eau. Dans cet état de grand tirant d'eau, la plate-forme de forage est maintenue au-dessus de la surface de l'eau par le déplacement des parties immergées des colonnes et par le déplace-35 ment résiduel de la structure de base. La stabilité de la plateforme autour des axes de tangage et de roulis est assurée par les moments redresseurs engendrés par les plans de flottaison des colonnes réparties autour du centre de la plate-forme. Dans un certain type de plates-formes semi-submersibles 40 de la technique antérieure, les colonnes stabilisatrices définis- 72 04134 sent un polygone équilatéral, à peu près symétrique, les colonnes étant placées au sommet du polygone, lequel est normalement un carré ou un triangle. Cet agencement en polygone symétrique équilatéral donne naissance à des moments redresseurs à peu près 5 identiques autour de l'axe de roulis et de l'axe de tangage, ainsi qu'autour de n'importe quel axe intermédiaire, indépendamment de la direction des lames. Dans une autre forme de réalisation, un engin semi-submersible analogue comprend plusieurs colonnes stabilisatrices reliées entre elles à leur extrémité supérieure, de 10 sorte que seules les colonnes flottent dans l'eau, les colonnes étant à nouveau agencées en un polygone équilatéral symétrique. En général, bien que les engins de ce type connus dans la technique antérieure possèdent une stabilité appropriée pour l'exécution des opérations de forage, ils présentent un inconvénient 15 propre, consistant dans leurs très mauvaises caractéristiques de mobilité entre deux sites de forage, caractéristiques qui sont dues à la forme et à la surface verticale des colonnes et/ou de la structure de base qui s'oppose à l'avancement dans l'eau lorsque ces engins sont remorqués ; leur vitesse de remorquage est 20 souvent non supérieure à 2 noeuds. On a déjà construit et utilisé un engin de forage à tirant d'eau variable, qui présente une stabilité appropriée pour les opérations de forage dans l'état de grand tirant d'eau, et qui supprime les graves inconvénients de très faible mobilité 25 entre deux sites de forage, communs à toutes les plates-formes semi-submersibles de la technique antérieure. Ce bâtiment est décrit et représenté dans les demandes de brevet des Etats-Uni3 d'Amérique n° 666.395 du 8 septembre 1967 et n° 766.662 du 4 septembre 1968 au nom de la Demanderesse. L'engin décrit dans ces 30 demandes de brevets est caractérisé par deux coques disposées côte à côte, espacées l'une de l'autre, à peu près parallèles entre elles sur chacune desquelles s'élèvent plusieurs colonnes qui portent une plate-forme de forage à leurs extrémités supérieures. Les caractéristiques particulières de cet engin sont une 35 grande mobilité entre deux sites de forage, une stabilité adéquate dans la position de grand tirant d'eau, au-dessus du site de forage, et des caractéristiques de minimisation des mouvements de l'engin, grâce auxquelles cet engin est pratiquement insensible aux forces excitatrices dues à l'action du vent et des lames. Cet 40 engin a donné de bons résultats dans divers secteurs de forage OOPV 72 04134 5. 2135542 répartis dans le monde entier. Bien que, lorsque les engins décrits plus haut se trouvent dans leur état de grand tirant d'eau, les surfaces des colonnes sur lesquelles les forces excitatrices agissent dans la 5 position de grand tirant d'eau soient très réduites, ces forces en agissant sur les colonnes, impriment à cet engin des mouvements de roulis, tangage et de translation verticale. Dans la position de grand tirant d'eau, ces engins sont également caractérisés par les moments redresseurs positifs engendrés par les 10 colonnes réparties sur leur périmètre extérieur. C'est-à-dire que la répartition des colonnes sur le périmètre du bâtiment et la grande surface du plan de flottaison formée par ces colonnes sont les seuls facteurs qui développent les moments redresseurs nécessaires pour la stabilité de ces engins dans leur position 15 de grand tirant d'eau. La répartition et les dimensions des colonnes de ces engins de la technique antérieure constituent donc le critère le plus significatif qui régit leurs caractéristiques de stabilité dans la position de grand tirant d'eau. Le principal but de l'invention est donc de réaliser un 20 nouvel engin perfectionné à deux coques jumelles, à tirant d'eau variable, qui apportent divers avantages, en construction, mode de fonctionnement et résultats, comparativement aux plates-formes barges et engins de la technique antérieure. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin à 25 tirant d'eau variable qui, dans sa position de grand tirant d'eau, possède la propriété de ne réagir que par des mouvements minimes aux forces excitatrices dues à l'action des lames -(ce qu'on appelle ci-après "caractéristiques de "minimisation des mouvements") tout en conservant une stabilité adéquate. 30 Un autre but de l'invention est de réaliser un engin à deux coques jumelles, à tirant d'eau variable et possédant une bonne rapidité de déplacement en transit. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin à deux coques jumelles, à tirant d'eau variable, et constituant un 35 engin de forage autonome, capable de travailler dans de grandes profondeurs d'eau. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin à tirant d'eau variable, comprenant deux coques jumelles, muni d'uœ plate-forme de forage montée sur un pont, et- qui possède des ca-40 ractéristiques améliorées de minimisation des mouvements dans la : vjûpy X* 72 04134 2135542 position de grand tirant d'eau. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin de forage à tirant d'eau variable, qui possède un plan de flottaison de surface réduite dans sa position de forage ou position de grand 5 tirant d'eau. Un autre but de l'inv .ntion est de réaliser un engin de forage perfectionné pour eau profonde, à deux coques jumelles,dont on peut modifier le tirant d'eau en inondant et en vidangeant des compartiments pour mettre sélectivement l'engin dans un état flot-10 tant à faible tirant d'eau, dans lequel les coques présentent un franc bord ou dans un état flottant stabilisé à grand tirant d'eau. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin nautique dont le tirant d'eau peut varier entre un grand tirant d'eau et un petit tirant d'eau, le centre de gravité de cet engin étant 15 situé au-dessus du centre de poussée dans la position de petit tirant d'eau, ou au-dessous du centre de poussée dans la position de grand tirant d'eau, et cet engin étant en outre caractérisé en ce que le principal facteur contribuant à sa stabilité d'ensemble dans la position à grand tirant d'eau est une stabilité pendulaire 20 ou stabilité de poids, .assurée par le fait que le centre de gravité se trouve nettement au-dessous du centre de poussée, tandis que la surface du plan de flottaison de la colonne centrale n'apporte qu'une contribution minime à-la.stabilité. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin de 25 forage en eau profonde, à tirant d'eau variable comprenant deux coques jumelles, plusieurs colonnes disposées le long des bords latéraux de ces coques pour assurer la stabilité de l'engin pendant la partie initiale de la transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau et pen-30 dant la partie finale de. sa transition entre la position à grand tirant d'eau et la position à petit tirant d'eau. Un autre but de l'invention est de réaliser un engin de forage en eau profonde, dont on peut faire varier le tirant d'eau pour le faire passer de l'une à l'autre de deux positions de 35 petit tirant d'eau ou position de transit et de grand tirant d'eau ou position de forage, la stabilité étant assurée, dans les positions de faible tirant d'eau, par les moments redresseurs engendrés par des colonnes placées à peu près le long des bords latéraux de l'engin et, dans les positions de tirant d'eau élevé et 40 de grand tirant d'eau, principalement par un moment redresseur * COPY 72 04134 7- 2135542 qui est dû à la position du centre de gravité de l'engin au-dessous de son centre de poussée. Un autre "but de l'invention est de réaliser un engin de forage en eau profonde à tirant d'eau variable, qui comprend plu-5 sieurs colonnes stabilisatrices disposées le long de ses bords latéraux, et une colonne centrale qui porte une plate-forme de * forage placée au-dessus de deux coques jumelles, cet engin étant caractérisé en ce que la ligne de flottaison en position de grand tirant d'eau se trouve entre la plate-forme de forage et les ex-"10 trémités supérieures des colonnes stabilisatrices, ces colonnes étant ainsi entièrement immergées, ce qui réduit la surface de l'engin qui est exposée aux; forces excitatrices du vent et des lames dans la position de grand tirant d'eau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention 15 apparaîtront au cours de la description. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, la Fig. 1 est une vue en perspective d'un engin à tirant d'eau variable et à deux coques jumelles construit suivant l'invention, la vue représentant cet engin en position de grand ti-20 rant d'eau ; la Fig. 2 est une vue en élévation de côté de cet engin ; la Fig. 3 est une vue en élévation en bout du même engin ; la Fig. 4 est une coupe horizontale suivant la ligne 4-4 25 de la Fig. 2 ; la Fig. 5 est une coupe de la plate-forme prise suivant la ligne 5-5 de la.Fig. 2 et représentant l'agencement général de cette plate-forme ; la Fig. 6 est une coupe verticale à plus grande échelle 30 de la colonne centrale ; les Fig. 7» 8 et 9 sont des coupes de cette colonne prises suivant les lignes 7-7, 8-8 et 9-9 de la Fig. 6 ; la Fig. 10 est une vue schématique de l'une des coques de l'engin, qui montre l'installation des compartiments inonaa-35 bles ; la Fig. 11 est une vue en perspective d'une autre forme de réalisation d'un engin à deux coques jumelles, à tirant d'eau variable, construit suivant l'invention et représenté dans sa position à faible tirant d'eau ou position de remorquage ; 40 ia Fig. 12 est une vue en perspective de l'engin de la COPY 72 041^ 213 D 3 4 Z Fig. 11, dans sa position à grand tirant d'eau ; la Fig. 13 est une vue en élévation de côté de cet engin la Fig. 14 est une vue en élévation en bout ; la Fig. 15 est une coupe horizontale prise suivant la 5 ligne 15-15 de la Fig. 14 ; Les Fig. 1 à 3 représentent un engin à tirant d'eau variable, désigné dans son ensemble par la référence 10, qui comprend deux coques 12 de forme allongée, espacées transversalement qui s'étendent parallèlement entre elles et qui possèdent un dé-10 placement suffisant pour maintenir cet engin 10 dans une position flottante à faible tirant d'eau, dans laquelle les coques possèdent un franc-bord désigné par la lettre F sur la Fig. 2. Les coques 12 sont à peu près identiques entre elles, chaque coque présentant une section à peu près rectangulaire, comme représenté 15 sur la Fig. 3. Chaque coque 12 possède des propriétés hydrostatiques et des caractéristiques hydrodynamiques spécialement calculées, et chaque coque est en particulier d'une forme qui oppose le minimum de résistance à son avancement dans l'eau. Chaque coque présente une proue 14 et un étambot 16, qui sont reliés par 20 un corps central. Les coques 12 sont carénées et présentent une forme appropriée pour réduire au minimum la résistance à l'avancement dans l'eau lorsque l'engin 10 est entièrement portée par les coques 12 dans la position de petit tirant d'eau, dans laquelle les coques présentent un franc bord F, comme représenté sur la 25 Fig. 2. Des poutres transversales 18, à profil en caisson, espacées longitudinalement, s'étendent entre les coques 12, et surmontent ces dernières, chaque poutre s'étendant entre deux colonnes terminales 26 qui seront décrites plus bas. Les poutres 18 établissent des liaisons résistantes capables de maintenir les • 30 coques dans des positions espacées, à peu près parallèles entre elles. Une plate-forme ou un pont principal 20 est porté à une certaine hauteur au-dessus des coques 12, par une colonne verticale centrale 24, les extrémités latérales 25 de la plate-forme 10 étant en porte-à-faux par rapport à là colonne 24. L'extrémité 35 supérieure de cette colonne centrale 24 est fixée à la plateforme 20 et son extrémité inférieure est placée à une certaine distance au-dessus des coques 12, la colonne 24 étant supportée au niveau de son extrémité inférieure par des poutres creuses en caisson 28, à section à peu près rectangulaire et qui s'étendent 40 obliquement, vers l'intérieur et vers le haut, entre les coques 72 04134 9. 2135542 12 et la face inférieure de la colonne 24. En particulier, les poutres 28 établissent une liaison résistante entré la colonne 24 et les coques 12, la colonne 24 étant placée au centre du bâtiment, c'est-à-dire que son axe •vertical passe au milieu de la 5 distance séparant les coques 12 et à peu près au milieu de la distance qui sépare les extrémités opposées de l'engin 10. Pour des raisons qui seront décrites plus complètement dans la suite, plusieurs colonnes 26 sont dressées sur chacune des coques 12, dans la région adjacente au bord extérieur de cha-10 que coque, et dans des positions espacées longitudinalement, les extrémités opposées des poutres 18 étant reliées aux côtés intérieurs des colonnes 26 qui se correspondent latéralement. Les Fig. 6 à 9 montrent que la colonne centrale 24 comprend une partie 30 de plus grand diamètre qui forme son extrémi-15 té inférieure ou base. La colonne 24 comprend un fût central 32 qui s'étent coaxialement à la colonne sur toute sa longueur. Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 1, une tour ou tin mât de forage 38 est monté sur le pont 20 au centre de l'engin 10, de sorte qu'une colonne montante marine, non représentée, peut descendre 20 de la tour 38 à travers le fût central 32 de la colonne 24 et entre les coques 12, pour l'exécution des opérations de forage, ainsi qu'on le décrira plus particulièrement dans la suite. La colonne centrale 24 comprend plusieurs ponts situés, à divers niveaux, les ponts supérieurs comprenant un pont ajouré 40 et des 25 ponts magasins 42 dans lesquels on stocke les fournitures pour le forage. La partie inférieure 30 de la colonne 24 qui est de diamètre élargi, constitue le pont 44 de l'équipement de boue. Il va de soi que le pont de l'équipement de boue abrite les pompes à boue ; les pompes de mélange des boues, les citernes réservoirs 30 de boue, etc.. Ainsi qu'on l'a représenté sur les dessins, des ascenseurs et monte-charges, 46 et 48 respectivement, sont prévus pour donner accès à chacun de ces -ponts. Le pont 20 est de forme en plan circulaire à ses extrémités avant et arrière, comme on le voit sur la Fig. 4, tandis que ses côtés se terminent en coînci-35 dence avec des cordes du cercle circonscrit aux extrémités avant et arrière de ce pont. Le pont 20 comprend un pont supérieur qui comporte plusieurs superstructures 50 dont le château 51 abrite la machinerie, le château 53 abrite les quartiers de l'équipage, d'autres châteaux abritant divers équipements auxiliaires, etc.. 40 Plusieurs râteliers de tiges 55 sont prévus sur le pont 20 pour 72 04134 10- 2135542 emmagasiner les tiges de forage. Il est prévu en outre un pont supérieur qui comporte une dunette 52 abritant divers bureaux et des équipements auxiliaires supplémentaires, la dunette 52 étant adjacente à la partie avant de la barge. Une aire 54 d'atterris-5 sage des hélicoptères est prévue sur la dunette 52. L'équipement de forage prévu sur le pont 20 comprend de préférence un mécanisme automatique de manutention des tiges de forage, qui est désigné dans son ensemble par la référence 56 et est prévu pour prélever les tiges dans leur magasin et les placer 10 en position verticale à l'intérieur de la tour de forage pour les relier au train de tiges. Deux grues 58 sont montées sur deux côtés opposés du bâtiment 10 et ces grues peuvent être de n'importe quelle construction classique, c'est-à-dire qu'elles comprennent une flèche 60 et une eabine de commande 62. Les grues 58 15 peuvent posséder n'importe quelle puissance voulue, par exemple 100 tonnes. Les grues sont de préférence montées sur des socles 64. Dans la forme préférée de réalisation de l'engin, les colonnes 26 sont disposées le long des côtés extérieursCdes co-20 ques 12, de sorte que la ligne moyenne de la section de chaque colonne se trouve à l'extérieur par rapport à l'axe de la coque correspondante. Grâce à cette disposition, les plans de flottaison de ces colonnes développent de grands moments d'inertie, par rapport aux axes de roulis et de tangage, pour donner à l'engin 25 une plus grande stabilité dans ses manoeuvres de transition entre la position de grand tirant d'eau et la position de petit tirant d'eau, qui seront décrites plus bas, que ce ne serait le cas si les colonnes 26 étaient disposées le long des axes des coques. Les colonnes 26 s'élèvent sur les coques 12 jusqu'à une 30 hauteur prédéterminée, qui dépend des caractéristiques que l'on désire donner à l'engin lorsque ce dernier exécute la transition entre sa position de petit tirant d'eau et sa position de grand tirant d'eau, comme on le décrira également plus en détail dans la suite. 35 L'engin est muni d'un lest permanent. Plus précisément, chaque coque 12 est munie d'une couche de béton très dense le long de son fond. Ce béton possède un poids spécifique très élevé, de l'ordre de 3»5 ou 4 et il constitue un lest permanent pour l'engin, en complément du lest d'eau d'inondation des comparti-40 ments inondables, qui est utilisé comme on le décrira plus bas 72 04134 n. 2135542 pour faire varier le tirant d'eau de l'engin entre sa position de petit tirant d'eau et sa position de grand tirant d'eau. Gomme on l'a représenté sur la Fig. 10, chacune des coques est divisée en plusieurs compartiments inondables ou 5 chambres de "ballast" 70 au moyen desquels on peut faire varier le tirant d'eau. En outre, les colonnes 26 sont divisées en plusieurs compartiments inondables 72 (Fig. 3) et les comparti- . ments 70 et 72 peuvent être inondés et vidangés sélectivement et indépendamment, pour faire varier le tirant d'eau de l'engin 10 entre une valeur de grand tirant d'eau et une valeur de petit tirant d'eau, tout en maintenant le pont 20 à peu près horizontal à toutes les valeurs du tirant d'eau de l'engin, les compartiments inondables peuvent également être utilisés pour corriger l'assiette de l'engin, en inclinaison autour de ses axes de rou-15 lis et de tangage, au cours de l'immersion et pendant la période de maintien de l'engin dans sa position de grand tirant d'eau. En outre, on peut procéder à des opérations d'inondation et de vidange des compartiments lorsque l'engin se trouve dans sa position de grand tirant d'eau, pour modifier la période naturelle 20 d'oscillation de cet engin en translation verticale, tangage, roulis, suivant le besoin. Sur la Fig. 10, on a représenté la coque tribord et l'installation d'inondation et de vidange des compartiments de cette coque et il va de soi que la coque bâbord est agencée de la même façon mais avec une disposition symétri-25 que. Par ailleurs, on n'a pas représenté les chambres inondables 72 des colonnes de transition 26 portées par chaque coque 12, bien qu'on ait représenté les conduites de liaison qui mènent à ces chambres. les compartiments 70 et 72 peuvent être inondés et vi-30 dangés sélectivement pour immerger partiellement l'engin, c'est-à-dire l'immerger dans un intervalle de positions comprises entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau, ainsi qu'on le décrira plus bas, tout en laissant la plate-forme 20 à peu près horizontale pendant toute la période 35 de variation du tirant d'eau de l'engin. Dans ce but et à titre d'exemple d'une installation destinée à obtenir ces résultats, une série de conduites 74 partent d'une chambre des pompes P placée au centre de chaque coque, dans des directions longitudinales opposées, pour atteindre les divers compartiments inonda-40 bles 70 de cette coque. Pour simplifier le dessin, on a repré- /Z UHlJH £. _L J 's ^ -t senté quatre compartiments inondables CI dans chacune des parties avant et arrière de chaque coque 12, étant entendu que chaque coque comporte normalement un plus grand nombre de compartiments inondables. Plusieurs conduites 76 relient également la chambre 5 des pompes de chaque coque aux compartiments inonaablës 72 des colonnes 26. Deux conduites 78 s'étendent de la chambre des pompes P vers l'arrière et se terminent dans deux compartiments 80 qui peuvent être utilisés comme compartiments inondables supplémentaires ou comme compartiments contenant de l'eau de forage. On 10 a également représenté des conduites 82 d'eau de cale, bien qu'elles ne fassent pas partie de l'installation d'inondation et de vidange. Ces conduites partent de la chambre P des pompes et atteignent les fonds des coques et elles sont en communication avec les pompes d'inondation et de vidange d'une façon qui sera 15 décrite plus bas. La chambre des pompes est équipée d'une entrée d'aspiration d'eau de mer, représentée en 84 et d'une sortie d'expulsion représentée en 86, qui sont commandées par des vannes à servomoteurs appropriées, 88 et 90 respectivement, les côtés des coques 20 étant représentés en traits interrompus sur le schéma de la Fig. 10. Deux pompes 92 et 94 sont prévues pour aspirer l'eau de mer à travers l'orifice d'entrée 84, l'eau passant par une pompe 88 et par les pompes 92 et 94 puis par les conduites 96 et 98 respectivement et des clapets anti-retour 100 et 102 respectivement, 25 pour débiter dans une conduite 104 qui communique avec une conduite principale 106 de commande des compartiments inondables. Les extrémités opposées de la conduite principale 106 communiquent avec des conduites de compartiments inondables avant et arrière, 74 et 76, à travers des vannes appropriées à servo-mo-30 teurs 108, qu'on ouvre sélectivement, les conduites 74 étant agencées en parallèle aux extrémités opposées de la conduite principale 106. Lorsque les vannes 88, 100 et 102 sont ouvertes les compartiments inondables de chaque coque, ainsi que les trois compartiments inondables représentés pour chacune des colonnes 26 35 montées sur chaque coque, peuvent être inondés d'eau de mer par la manoeuvre sélective des vannes 108. Il est préférable de ne pas inonder ou vidanger plus de deux compartiments à la fois, pour faciliter le maintien de l'engin à l'horizontale lorsqu'on inonde les compartiments pour placer l'engin dans sa position 40 de grand tirant d'eau. COPY 72 04134 13. 2135542 Pour faire à nouveau flotter l'engin 10 en surface en donnant un certain franc-bord aux coques 12, on ferme la vanne 88 et on ouvre les vannes 90, 108 et 110. Les pompes 92 et 94 entrent en action pour pomper l'eau dans le même sens que pré-5 cédemment et, par conséquent, dans le conduit principal d'aspiration 106 à travers la conduite 112. En manoeuvrant sélectivement les vannes 108, on peut évacuer l'eau des compartiments inondables à travers la conduite 104, la vanne 90 qui est ouverte et l'orifice de sortie 86. Il est préférable de ne pas vidanger 10 plus de deux compartiments inondables à la fois, ce qui permet de maintenir l'engin à l'horizontale lorsqu'on le vidange pour l'amener à sa position de petit tirant d'eau. Une conduite 114 relie les chambres des pompes de bâbord et de tribord et communique avec la conduite 106 des chambres 15 inondables. En manoeuvrant les vannes appropriées, y. compris la vanne 116 intercalée dans la conduite 114, on peut transférer l'eau de lest d'une coque dans l'autre. En cas d'inondation de l'une des chambres des pompes, sous l'effet d'une très grave avarie, on peut commander l'installation de commande des comparti-20 ments inondables en ouvrant la vanne 116 et en commandant le circuit au moyen des pompes contenues dans l'autre coque. Les conduites 78 d'eau des compartiments.inondables et d'eau de forage sont également reliées en parallèle à l'extrémité -arrière de la conduite principale 106, par l'intermédiaire de 25 vannes appropriées 118 analogues aux vannes 108. Le cette façon, on peut inonder et vidanger les compartiments 80 d'eau de lest et d'eau de forage, de la même façon que les compartiments 70 et 72, par manoeuvre sélective des vannes 118 et des vannes 88, 90 et 110 mentionnées plus haut. 30 Une conduite 120 d'entrée ou de remplissage d'eau douce, qui communique avec le pont 20 par une conduite montante 122 et une conduite 124 d'aspiration d'eau douce qui communique avec la pompe 126 d'eau douce du service de l'engin, communiquent avec un compartiment d'eau douce 128 situé en arrière de la chambre des 35 pompes, sur le côté intérieur de la coque. Une conduite 129 établit la communication entre la pompe à eau douce 126 et le pont 20 par l'intermédiaire de la conduite montante 130. Deux conduites 132 d'aspiration de l'huile lourde communiquent avec un réservoir 134 placé en avant de la chambre des pompes, sur le côté 40 intérieur de la coque et fournissent l'huile lourde au pont de COPY 72 04134 14. 2135542 la machinerie par l'intermédiaire d'une conduite montante 136, et au moyen d'une pompe à huile lourde 138. L'eau de forage est aspirée dans le compartiment arrière d'eau de forage 140 dans les compartiments 80 d'eau de forage et d'eau de lest, par les 5 conduites 142 et 78, 144 respectivement, qui aboutissent à une conduite principale 146 d'eau de forage, au moyen d'une pompe 148 qui envoie l'eau de forage au pont 20, à travers une vanne appropriée 150 et par l'intermédiaire d'une conduite montante 152. Une conduite 154 d'eau de forage communique avec le compar-10 timent avant 156 d'eau de forage et envoie l'eau de forage au pont 20 au moyen d'une pompe 148 et d'une conduite 152. Des vannes 158 appropriées sont intercalées dans les conduites 142 et 144 et, en combinaison avec la vanne 156 intercalée dans la conduite 154, ces vannes sont commandées sélectivement pour remplir 15 et vidanger les compartiments 80, 140 et 156, l'eau de forage étant ainsi transférée à la tour de forage et renvoyée de cette tour, et cette eau peut ainsi être utilisée pour inonder ou vidanger l'engin. Lorsque l'engin 10 est dans sa position de petit tirant 20 d'eau qui est représentée sur la Fig. 2, dans laquelle les coques présentent Tin franc-bord F, son centre de poussée est situé au-dessous de son centre de gravité, les coques 12 donnant sa stabilité au bâtiment dans sa position de petit tirant d'eau ou de transit. Dans la position de grand tirant d'eau qui est repré-25 sentée sur la Fig. 1, l'orientation de ces deux centres est inversée. C'est-à-dire que, dans la position de grand tirant d'eau, le centre de poussée de l'engin est situé au-dessus du centre de gravité. En particulier, à mesure qu'on leste progressivemént l'engin pour établir la transition entre la position de petit 30 tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau, c'est-à-dire lorsque le tirant d'eau de l'engin augmente progressivement en partant de l'état de petit tirant d'eau, le centre de poussée de cet engin s'élève progressivement tandis que son centre de gravité s'abaisse. Inversement, lorsqu'on vidange l'engin pour la 35 transition entre la position de grand tirant d'eau et la position de petit tirant d'eau, c'est-à-dire lorsque le tirant d'eau de cet engin diminue progressivement en partant de la position de grand tirant d'eau, le centre de poussée s'abaisse progressivement tandis quelle centre de gravité s'élève. Au cours de cette 40 transition, le tirant d'eau de l'engin passe par une valeur pré 72 04134 15- 2135542 déterminée à laquelle le centre de poussée de l'engin et son centre de gravité se trouvent à peu près dans un plan horizontal, c'est-à-dire à un même niveau. Pour assurer la stabilité de l'engin pendant la transition entre la position de grand tirant 5 d'eau et la position de petit tirant d'eau et également, ainsi qu'on le décrira plus en détail dans la suite, pour réduire au minimum la surface de l'engin qui est exposée à l'action du vent et des lames, de manière que, dans sa position de grand tirant d'eau, cet engin soit nettement moins sensible aux forces exci-10 tatrices dues à l'action du vent et des lames, les colonnes 26 s'élèvent sur les coques 12 jusqu'à une hauteur prédéterminée qui a pour effet de développer des moments redresseurs au cours de la transition de l'engin entre sa position de grand tirant d'eau et sa position de petit tirant d'eau, en particulier lorsque le 15 tirant d'eau est tel que le centre de poussée se trouve au-dessous du niveau du centre de gravité ou au même niveau que ce dernier. Au cours de l'inondation de l'engin, qui se produit comme décrit plus haut, et après immersion des coques 12, les colonnes 26 développent des moments redresseurs qui agissent autour 20 des axes de roulis et de tangage et qui maintiennent la stabilité de l'engin au cours de l'accroissement progressif de son tirant d'eau, en partant dé sa position de petit tirant d'eau. Pour abréger la description, on donnera les définitions suivantes : les caractéristiques de minimisation des mouvements 25 sont les caractéristiques de l'engin qui réduisent au minimum les mouvements dus aux forces excitatrices développées par l'action du vent et des lames, et elles sont fournies, dans la position de grand tirant d'eau, par le dessin particulier de la section et de la configuration des colonnes, la répartition des 30 poids dans l'engin et la géométrie des parties qui sont immergées dans cette position, tous ces paramètres étant calculés de manière que l'engin possède une période naturelle d'oscillations, en translation verticale, tangage et roulis, située en dehors de l'intervalle des périodes des lames que l'on peut s'attendre à 35 rencontrer, et également par la faible surface de l'engin au niveau de la ligne de flottaison ; on entend par position de petit tirant d'eau la position dans laquelle l'engin flotte à la surface, et dans laquelle les coques présentent un franc-bord ; on entend par position de grand tirant d'eau la position dans 40 laquelle l'engin flotte en plaçant sa ligne de flottaison entre L. ± s S ** t — le pont 20 et l'extrémité supérieure des colonnes 26 et cette position est celle dans laquelle on procède aux opérations de forage ; on entend par positions de faible tirant d'eau l'intervalle ou la gamme des positions de l'engin dans lesquelles le 5 centre de poussée se trouve au-dessous du centre de gravité et dans lesquelles la ligne de flottaison est au niveau ou au-dessus du niveau de la surface supérieure des coques, et on entend par positions de tirant d'eau élevé la gamme des positions dans lesquelles le centre de poussée de l'engin se trouve au-dessus de 10' son centre de gravité, mais à l'exception de la position de grand tirant d'eau. Le centre de gravité et le centre de poussée seront parfois désignés ci-après par c.g. et c.p. respectivement. Ainsi qu'on le rappellera, le centre de poussée se trouve au-dessous du centre de gravité de l'engin dans la position de * ; 15 petit tirant d'eau et dans tout l'intervalle des positions de tirants d'eau faibles. A mesure que le tirant d'eau de l'engin croît, dans la gamme des faibles tirants d'eau, et en partant du petit tirant d'eau, les centres de poussée et de gravité se déplacent par rapport à l'ensemble de l'engin, en se rapprochant 20 l'un de l'autre. Pendant la suite de ce mouvement, les deux centres parviennent à un niveau de l'engin auquel ils se croisent, c'est-à-dire qu'à ce moment, le tirant d'eau de l'engin quitte l'intervalle des faibles tirants d'eau et pénètre dans celui des tirants d'eau élevés. Pendant toute la période d'accroissement du 25 tirant d'eau de l'engin dans l'intervalle des faibles tirants d'eau, l'emplacement des colonnes 26 et l'aire des plans de flottaison de ces colonnes sont de nature à engendrer des moments redresseurs suffisants pour assurer la stabilité de l'engin. A i mesure que l'on continue à inonder l'engin et que son tirant \ \ 30 d'eau pénètre dans l'intervalle des tirants d'eau élevés et sfep- i proche de la valeur de grand tirant d'eau, les centres de poussée ' et de gravité se déplacent l'un par rapport' à l'autre, mais le i | centre de poussée est alors situé au-dessus du centre de gravité. Lorsque le tirant d'eau croît dans l'intervalle des tirants d'eau 35 élevés, pour atteindre la position de grand tirant d'eau, la contribution des moments redresseurs exercés par les colonnes 26 à la stabilité d'ensemble de l'engin diminue comparativement à celle qui est apportée par le moment redresseur engendré par la distance verticale qui sépare les centres de gravité et de pous-40 sée, le c.g. étant placé au-dessous du c.p. A mesure que le ti- ; % 72 04134 17. 2135*542 rant d'eau croît, cette stabilité "de poids" ou de pendule (c'est -à-dire c.g. au-dessous de c.p.) devient le facteur qui apporte la plus grande contribution à la stabilité générale de l'engin. A un tirant d'eau particulier de l'engin, compris dans l'inter-5 valle des tirants d'eau élevés, les colonnes 26 sont entièrement immergées et ne contribuent plus à la stabilité. Les caractéristiques de stabilité qui ont été décrites ci-dessus sont représentées par le tableau donné ci-après, qui indique les caractéristiques de stabilité de l'engin, pendant la 10 transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau, par la formule standard GM = (KB-KG) + BM, où GM est la hauteur métacentrique, KB et KG sont respectivement les hauteurs verticales du centre de carène ou centre de poussée et du centre de gravité au-dessus de l'extrémité inférieure de 15 l'engin (cette extrémité étant définie par un plan qui contient les surfaces inférieures des coques) et BM est le rayon métacentrique I/V (I étant le moment d'inertie transversal de la ligne d'eau et Y étant le volume déplacé par rapport à cette ligne d'eau î 20 =4 Tirant (KB-KG) + BM = GM d'eau Petit Valeur Négative Grande Valeur Positive Valeur Positive + BM + (KB-KG) Faible Valeur négative, décroissante en valeur absolue jusqu'à 0 lorsque le tirant d'eau croît Valeur posit'ive Valeur positive + BM +/7-(KB-KG£7 Elevé Valeur positive, croissante en valeur absolue avec l'accroissement du tirant d'eau Valeur positive petite lorsque le plai de flottaison est réduit à celui de la colonne centrale Valeur positive + BM +/~+(KB-KGj_7 Grand Grande valeur positive Petite valeur positive Valeur positive +(KB-KG) + BM Par ailleurs, l'extrémité inférieure élargie 30 de la colonne centrale 24 est placée dans une position propre à élever 40 le centre de poussée à mesure que le tirant d'eau de l'engin aug- 72 04134 18. 2135542 mente dans l'intervalle des tirants d'eau élevés jusqu'au grand tirant d'eau. Cette partie élargie 30 entre en jeu lorsque le centre de poussée passe au-dessus du centre de gravité, c'est-à-dire lorsqu'on a obtenu une stabilité "de poids". Etant donné 5 que le moment redresseur fourni par cette stabilité de poids devient. alors prédominant, et afin de réduire au minimum la réponse de l'engin aux forces excitatrices, les colonnes 26 se terminent .nettement au-dessous de la ligne de flottaison en position de grand tirant d'eau (c'est-à-dire que leurs extrémités supérieures 10 se trouvent nettement au-dessous de cette ligne). Plus précisément, les colonnes 26 présentent leurs extrémités supérieures à une hauteur qui coïncide avec la ligne de flottaison principale lorsque l'engin prend un tirant d'eau compris dans l'intervalle des tirants d'eau élevés, c'est-à-dire une position dans laquelle 15 il possède une caractéristique de stabilité de poids suffisante pour rester stable. Les colonnes 26 ont donc pour effet de développer des moments redresseurs autour des axes de roulis et de tangage, au moins dans le cas des tirants d'eau où le centre de poussée est placé au-dessous du centre de gravité ou à la même 20 hauteur que ce dernier, c'est-à-dire dans tout l'intervalle des faibles tirants d'eau. Dans l'intervalle des tirants d'eau élevés et dans la position de grand tirant d'eau la stabilité de l'engin est donc assurée par le grand moment redresseur exercé par le centre de gravité, placé au-dessous du centre de poussée, tandis 25 que la contribution apportée à la stabilité par la colonne centrale décroit et tombe au minimum. Pour faciliter la transition de l'engin entre les tirants d'eau dans lesquels les colonnes 26 assurent à elles seules la stabilité de l'engin (à partir de la position de petit tirant 30 d'eau et dans tout l'intervalle des faibles tirants d'eau) et un tirant d'eau auquel l'engin possède une stabilité constituée de façon prédominante par une stabilité "de poids" c'est-à-dire que le c.g. ou centre de gravité est placé au-dessous du c.p. ou centre de poussée et où la surface du plan de flottaison de la 35 colonne centrale n'apporte qu'une contribution minimale à la stabilité (c'est-à-dire âans tout l'intervalle des tirants d'eau élevés et dans la position de grand tirant d'eau), les parties supérieures des colonnes 26 sont d'un profil présentant une diminution progressive de section en direction du pont 20. Cette di-40 minution de la section commence à une.hauteur au-dessus des co- copy 72 04134 19. 2135542 ques 12 qui coïncide à peu près avec la hauteur que la ligne de flottaison occupe pour un tirant d'eau auquel les effets de la position du centre de poussée par rapport à celle du centre de gravité et ceux de la surface du plan de flottaison de la colon— 5 ne centrale se combinent pour donner à l'engin une stabilité adéquate dans son état de charge maximale. En particulier, les faces internes supérieures 27 des colonnes 26 sont inclinées vers l'extérieur et vers le haut de manière à former des coins tronqués et la surface de section des colonnes diminue donc pro-10 gressivement à mesure que la section se rapproche du pont 20. On remarque sur le dessin que les colonnes 26 présentent une section allongée parallèlement aux axes des coques et que au cours de la variation du tirant d'eau de l'engin, cette caractéristique donne lieu à de plus grands moments redresseurs, que ce ne serait 15 le cas si les colonnes étaient circulaires, car alors la ligne moyenne des colonnes serait plus rapprochée de 1'axe d'inclinaison de l'engin. En outre, dans la position de grand tirant d'eau, les colonnes 26 sont entièrement immergées et la ligne de flottaison principale est située entre- les extrémités supé-20 rieures des colonnes 26 et la face inférieure du pont 20. Sur la Fig. 2, on a représenté des paires de poulies d'amarrage 180, montées à la périphérie de l'extrémité supérieure de la colonne 24. Des lignes d'ancres 182 passent, sur les poulies et sont enroulées sur des treuils à double tambour 184, 25 montés sur le pont situé au-dessous du pont ajouré (Fig. 6). Chaque ligne d'ancre 182 de chaque paire passe dans-une poulie 184a prévue à l'extrémité supérieure de la colonne 24 et dans un chaumard ou équivalent 185 prévu à l'extrémité de la colonne 26 correspondante. Les lignes d'ancres sont fixées1 à des ancres, non 30 représentées, formant un ensemble d'amarrage à huit points qui maintient l'engin 10 en position au-dessus du site de forage. Deux propulseurs 186, prévus pour le positionnement dynamique et la propulsion, sont montés aux deux extrémités opposées de chacune des coques 12.-Ces propulseurs peuvent tourner sur eux-mêmes 35 de 360° et sont utilisés pour maintenir l'engin exactement à la verticale au-dessus du site de forage. La commande des propulseurs est assurée par des dispositifs de commande par signaux qui peuvent comprendre, soit un ensemble acoustique utilisant des appareils connus sous la désignation de transpondeurs, placés sur 40 le fond de la mer, ou par des capteurs de tension montés sur les COPV /I U41J4 ^ i J J - t — lignes d'ancres aucun de ces dispositifs n'étant représenté ni décrit en détail dans le présent mémoire. Il va de soi que les propulseurs 186 peuvent être utilisés en combinaison avec l'ensemble d'ancrage, par exemple dans des profondeurs d'eau jusqu'à 5 environ 180 m tandis que, dans les eaux plus profondes, ils maintiennent à eux seuls l'engin sur place. Des défenses pneumatiques en caoutchouc mobiles 187 peuvent être prévus le long de la ligne de flottaison de l'engin sur des câbles de guidage 189 tendus entre le pont 20 et les coques 12. 10 La forme de réalisation représentée sur les Fig. 11 à 15 représente un engin dont la construction est analogue, dans la plupart de ses détails, à celle de l'engin décrit plus haut, sauf les caractéristiques indiquées ci-dessous. Cet engin comprend deux coques 212 de forme allongée espacées transversalement, qui 15 portent un pont principal 220 à une certaine hauteur au-dessus d'elles au moyen de plusieurs supports 222 et d'une colonne centrale verticale 224. Les coques 212 et la colonne centrale 224 sont respectivement identiques en construction aux coques 12 et à la colonne 24 qui sont décrites dans la forme de réalisation 20 précédente. Les coques 212 sont reliées entre elles par des poutres en caisson 218 et des poutres 228 convergent de bas en haut en partant des coques 212 pour supporter la colonne 224, de la même façon que dans la formé de réalisation précédente.' Le pont 220 comprend plusieurs châteaux 250 qui abritent la'machinerie, 25 les quartiers de l'équipage et divers équipages auxiliaires etc.. Des râteliers de tiges 251 sont"prévus sur" le pont 220' pour emmagasiner les tiges de forage. Une duhette 252, qui'abrite divers bureaux et équipements auxiliaires supplémentaires, est prévue sur le pont 220 et une aire 254 pour l'atterrissage des hélicop-30 tères est prévue sur le toit de cette dunette 252. L'équipement de forage prévu sur le pont 220 comprend le mécanisme automatique 256 de manutention des tiges et les grues 258, qui comprennent une flèche 260 et une cabine 262, les grues étant montées sur des socles 264. 35 La principale différence qui sépare la forme de réalisa tion représentée sur les Fig. 11 à 15 de celle qui a été décrite plus haut consiste dans la forme en plan rectangulaire du pont 220 et dans le fait que cette plate-forme est directement supportée par les coques, contrairement au montage en porte-à-faux sur 40 la colonne centrale 24 qui est adopté pour le pont 20, et décrit COPY 72 04134 2135542 dans la forme de réalisation précédente. En particulier, le pont 220 présente en plan la forme générale d'un rectangle et il est supporté non seulement par la colonne centrale 224 mais également par plusieurs supports 222. Plus précisément, les supports 222 5 sont constitués par des éléments résistants de forme allongée qui s'étendent verticalement entre le pont 220 et des points des coques 212 qui sont adjacents aux bords externes de ces coques. Dans la forme de réalisation représentée, trois supports 22 sont prévus en des positions espacées longitudinalement' le long du 10 bord latéral extérieur de chacune des coques et constituent un support résistant qui porte le pont 220 le long de ses bords latéraux. Gomme dans la forme de réalisation précédente, plusieurs colonnes 22Q s'élèvent sur chacune des coques 212 à un certain écar-tement longitudinal le long des bords externes de ces coques. 15 Toutefois, dans cette forme de réalisation, chaque colonne entoure ou enferme entièrement une partie inférieure du support 222 correspondant, les supports 222 centraux sont placés au milieu des colonnes intermédiaires 226 de chaque coque tandis que les colonnes 226 qui sont dressées sur les extrémités opposées des 20 coques sont situées, par,rapport aux supports 222 correspondants dans des positions telles que la plus grande partie de chaque colonne se trouve en avant de l'élément 222 avant ou en arrière de l'élément 222 arrière. Comme dans la forme de réalisation précédente, les extrémités supérieures des colonnes 226 présentent 25 une forme telle que la surface de leur section décroisse progressivement en direction du pont 220. Cette diminution de section commence à une hauteur au-dessus des coques 212, qui est calculée de la même façon qu'on l'a décrit à propos de la forme de réalisation précédente, et elle est obtenue en inclinant la face in-30 terne de chaque colonne vers l'extérieur et vers le haut de manière à former uncoin tronqué. En outre, les bords supérieurs des colonnes sont à pans coupés vers l'avant et vers l'arrière respectivement et ceci établit une nouvelle forme de progressivité de la transition entre les deux types de stabilité que l'engin 35 présente respectivement dans l'intervalle des faibles tirants d'eau et dans l'intervalle des tirants d'eau élevés jusqu'à la position de grands tirants d'eau, ainsi qu'on l'a mentionné plus haut. En particulier, les parties longitudinalement extérieures des extrémités supérieures des colonnes situées aux extrémités 40 opposées des coques présentent des pans coupés qui s'inclinent COPY 72 04134 22. 2135542 vers le "bas en s'éloignant de l'axe transversal de l'engin, comme on l'a indiqué en 266. Les extrémités supérieures des colonnes intermédiaires 226 de chaque coque se rétrécissent progressivement en direction des supports 222 correspondants. Les 5 engins des deux formes particulières de réalisation qui ont été mentionnées ci-dessus sont analogues entre eux à tous autres égards. Toutefois, il convient de remarquer que la surface des plans de flottaison des parties supérieures des supports 222 est pratiquement négligeable, en ce qui concerne les moments redres-10 seurs que ces plans de flottaison engendrent, comparativement aux moments redresseurs produits par la stabilité "de poids" qui est obtenue dans les positions de tirant d'eau élevé et de grand tirant d'eau. On décrira maintenant le fonctionnement de l'engin cons-15 truit. suivant' l'invention. Pour abréger et sauf indication contraire, cette description se rapportera à la forme préférée de réalisation qui est représentée sur les Fig. 1 à 10, étant entendu que la description s'applique également à la forme de réalisation des Fig. 11 et 15. Une importante caractéristique consiste 20 en ce que l'engin 10 p.eut être remorqué entre deux sites de forage à des vitesses de l'ordre de 8 noeuds, ce qui donne à l'engin suivant l'invention une grande mobilité entre deux sites de forage. Lorsqu'elles sont vidangées, les coques 12 ont. un déplacement capable de supporter le poids total de l'engin dans 25 sa position de petit tirant d'eau, tout en conservant une certaine hauteur de franc-bord. Lorsqu'il flotte en surface, l'engin 10 possède donc les caractéristiques de stabilité et d'angle de roulis d'un navire à deux coques. Il est visible que les poutres qui relient les coques sont placées au niveau de la surface su-30 périeure des coques, et par conséquent au-dessus de la ligne de flottaison, de sorte que ces poutres ne présentent pas de surface frontale susceptible d'opposer une résistance à l'avancement dans l'eau. Dans la position de petit tirant d'eau ou de surface, seules les coques 12 déplacent de l'eau et les caractéristiques 35 hydrodynamiques des coques, en particulier leurs proues carénées, de même que l'absence de structures porteuses en contact avec l'eau réduit la résistance à l'avancement dans l'eau et permet de remorquer l'engin à une vitesse nettement supérieure à celle que l'on pourrait atteindre avec les plates-formes semi-submer-40 sibles de la technique antérieure (à l'exception des engins déCOPY 72 04134 23. 2135542 crits dans les demandes de brevets n° 766.662 et 705.175). Lorsque l'engin 10 atteint le site de forage, on met en action le dispositif d'amarrage et les propulseurs pour placer et maintenir l'engin au-dessus du site. Dans les eaux relativement 5 peu profondes, par exemple d'une profondeur non supérieure à 180 mètres, on mouille les ancres et les lignes d'ancres de façon à maintenir directement l'engin au-dessus du site de forage. Ensuite, on inonde les coques 12 pour les immerger au-dessous de la ligne de flottaison. Pendant l'inondation de l'engin et l'immer-10 sion des coques lorsque le tirant d'eau de cet engin, croît en parcourant l'intervalle des faibles tirants d'eau, le moment d'inertie des plans de flottaison des colonnes 26 maintient l'engin en position stable pendant que les centres de poussée-et de gravité se déplacent par rapport à l'ensemble de l'engin, en se 15 rapprochant l'un de l'autre à partir de leurs positions initiales, qu'ils occupent dans la position de petit tirant d'eau de l'engin, position dans laquelle le c.p. se trouve au-dessous du c.g.. Lorsque le tirant d'eàu de l'engin s'accroît et au moment où l'engin entre dans l'intervalle des grands tirants d'eau, le c.p. et le 20 c.g. passent l'un au niveau de l'autre, puis le c.p..se trouve ensuite au-dessus du c.g. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, lorsque le tirant d'eau est tel que le c.p. se, trouve au-dessous ou au niveau du c.g., la stabilité:" est assurée par, les" moments redresseurs développés par-1 les colonnes 26*. Lors quelle tirant 25 d'eaù croît et que 1 ' engin pénètre dans son-intervalle::-des .tirants d'eau élevés, le centre de poussée s ''élève nettement- .au-dessus du centre de gravite, en particulier en rais oh de--l'élargissement inférieur de la colonne centrale, la stabilité étant alors assurée dans une mesure de plus en plus grande par-le moment redres-30 seur de plus en plus grand qui est dû au fait que le.'c.g. se trouve au-dessous du c.p., c'est-à-dire que l'engin prend alors une stabilité de poids. Cette stabilité prend alors une valeur prédominante comparativement aux moments redresseurs développés par les colonnes 26 et lorsque le tirant d'eau croît, elle de-35 vient suffisante pour maintenir l'engin stable dans sa position de grand tirant d'eau. Pour faciliter la transition entre la forme de stabilité qui est obtenue dans les positions de petit et de faible tirant d'eau et la forme de stabilité obtenue dans les positions de tirant d'eau élevé et de grand tirant d'eau, les 40 parties supérieures des colonnes 26 présentent une section dé- COPY croissante, de sorte que leur contribution à la stabilité de l'engin diminue progressivement et devient nulle lorsque cet engin prend un tirant d'eau tel que sa ligne de flottaison principale soit située au-dessus des extrémités supérieures des co-5 lonnes 26. La contribution des plans de flottaison des supports 222 de.la dernière forme de réalisation de l'invention à la stabilité d'ensemble de l'engin est insignifiante comparativement à la stabilité de poids donnée par la réorientation du c.g. et du c.p. dans l'intervalle des tirants d'eau élevés et dans la posi-10 tion du grand tirant d'eau. Enoutre, lorsque l'engin prend un tirant d'eau tel que sa ligne de flottaison se trouve entre le pont 20 et les extrémités supérieures des colonnes 26, les surfaces sur lesquelles agissent les forces excitatrices dues aux lames sont pratiquement limitées à celle de la seule colonne cen-15 traie 24 dans la première forme de réalisation et à celles de la colonne centrale 224 et des supports 222 dans la deuxième forme. Ce facteur contribue considérablement à réduire au minimum les mouvements de l'engin. Il est visible que la position idéale de grand tirant d'eau de cet engin est celle où la ligne de flottai-20 son se trouve à peu près au milieu entre les extrémités supérieures des colonnes 26 et la face inférieure du pont 20. En outre, dans la position de grand tirant d'eau, la distance qui sépare les extrémités supérieures des colonnes 26 de la face inférieure du pont 20 est supérieure à la hauteur entre crête et creux des 25 plus fortes lames que l'on peut envisager de rencontrer. Il va de soi que, lorsque le tirant d'eau de l'engin s'accroît, et dans le cas où l'on utilise des ancres, les lignes d'ancres sont maintenues sous une tension prédéterminée par la manoeuvre des treuils, de manière à maintenir l'engin au-dessus du site de forage. 30 Dans la position de grand tirant d'eau prédéterminée, le déplacement des colonnes immergées et le déplacement résiduel des coques est suffisant pour maintenir l'engin à flot dans sa position de grand tirant d'eau. Dans cette position, non seulement l'engin bénéficie d'une stabilité adéquate, du type "de poids" 35 mais en outre, sa réponse aux forces excitatrices est réduite au minimum, de sorte que ses mouvements sont considérablement réduits et qu'il constitue alors une plate-forme stable. En outre, pour éviter toute interaction entre les lames et les mouvements de l'engin et, pour réduire encore les mouvements d'ensemble, l'en-40 gin est calculé de manière que ses périodes d'oscillation naturel COPY 72 04134 25 - 21 3 5 5 4 2 le non amortie en translation verticale, tangage et roulis dans la position de grand tirant d'eau soient supérieures aux plus grandes périodes que l'on rencontre dans n'importe laquelle des mers où l'on exécute actuellement et où l'on peut envisager 5 d'exécuter dans l'avenir des opérations de forage. Naturellement, les périodes naturelles d'oscillation entièrement amortie de cet engin sont nettement au-delà des maximales des mers pratiquement dans n'importe quelle partie du monde. Dans un exemple normal de réalisation, les périodes naturelles d'oscillation non amortie 10 sont les suivantes : translation verticale, environ 28 secondes ; tangage ou roulis, environ 51 secondes. Les opérations de forage sont exécutées dans la position de grand tirant d'eau de l'engin, comme représenté sur la Fig. 2. La colonne montante marine et le train de tiges traversent le fut 15 32 de la colonne centrale 24. L'engin peut être maintenu station-naire au-dessus du site de forage par le fonctionnement des propulseurs dynamiques 190 ou, en variante par tension et relâchement de la tension des lignes d'ancres, suivant le besoin et suivant les possibilités. 20 Lorsque les opérations de forage sont terminées, on vi dange l'engin 10 pour le mettre en position de-petit tirant d'eau. En particulier, on vidange les compartiments inondables pour évacuer l'eau comme on l'a décrit plus haut. A mesure de la vidange, le tirant d'eau de l'engin diminue, en parcourant tout 25 l'intervalle des tirants d'eau élevés, le c.p. et le c.g. se rapprochant l'un de l'autre et le c.p. se trouvant initialement au-dessus du c.g. dans la position de grand tirant d'eau. Lorsque le tirant d'eau de l'engin diminue, sa stabilité diminue dans une' mesure limitée, sous l'effet de ce déplacement du c.p. et du c.g. 30 Toutefois, avant que l'engin n'atteigne un tirant d'eau dans lequel le c.p. et le c.g. se trouvent à la même hauteur de l'engin, les extrémités supérieures à section décroissante des colonnes 26 émergent et la surface du plan de flottaison de ces colonnes, ainsi que leur disposition à l'extérieur des axes de roulis et de 35 tangage de l'engin engendrent des moments redresseurs qui croissent progressivement à mesure que le tirant d'eau diminue, jusqu'à ce que le plan de flottaison de la pleine section des colonnes puisse entrer en jeu pour engendrer ces moments redresseurs! Les colonnes sont donc entièrement émergées de sorte que leur 40 section maximale entre en jeu pour constituer le plan de flottaiCOPY 72 04134 26. 2135542 son et donner sa stabilité à l'engin, avant que le c.p. ne s'abaisse et que le c.g. ne s'élève à un point tel qu'ils se trouvent à la même hauteur. Lorsque le tirant d'eau diminue, à mesure qu'on continue à vidanger, le c.p. et le c.g. passent 5 l'un au niveau de l'autre et l'engin pénètre dans son intervalle des faibles tirants d'eau, dans lequel le c.g. se trouve au-dessus du c.p. Dans cet intervalle, la stabilité est assurée uniquement par les moments redresseurs engendrés par les colonnes 26, jusqu'à ce que les coques 12 émergent et, à ce moment, la stabilité 10 de l'engin est de la nature de-la stabilité caractéristique d'une barge à deux coques. La forme préférée de réalisation d'un engin suivant l'invention qui est représentée à titre illustratif sur la Fig. 1 présente une longueur totale de 110 m. au niveau des coques 12, 15 chaque coque ayant 16,75 m de bau et les coques étant espacées de 12,20 m, ce qui donne à l'engin un total de 45,70 m de bau. La hauteur du pont au-dessus de la face inférieure de la coque est de 53,20 m. La hauteur des coques est de 7,60 m et la hauteur des colonnes 26 mesurée à partir de la surface supérieure des 20 coques est de 24,40 m..Les colonnes 26 ont une longueur de 13,70m dans le sens longitudinal de l'engin et une largeur de 7,60 m., les bords extérieurs des colonnes étant dans le prolongement vertical des bords extérieurs des coques correspondantes. Dans la position dë petit tirant d'eau, la ligne de flottaison se trouve 25 à environ 1,50 m. au-dessous de la surface supérieure des coques 12. Dans la position de grand tirant d'eau, la ligne de flottaison se trouve à environ 12 m. au-dessous de la face inférieure du pont 20, c'est-à-dire environ 10,70 m. au-dessus des extrémités supérieures des colonnes 26. Il est visible que, dans la position 30 de grand tirant d'eau de l'engin, la ligne de-flottaison se trouve à une hauteur telle que les lames de la hauteur maximale qu'on peut prévoir ne puissent ni frapper la face inférieure du pont 20, ni découvrir les extrémités supérieures descolonnes 26. Le pont 20 a une longueur totale d'environ 65,20 m. et une lar-35 geur d'environ 53 m. La colonne centrale 24 possède une hauteur totale de 32,80 m. et un diamètre de 15,80 m. La partie inférieure élargie 30 de la colonne 24 possède un diamètre de 24,30 m. et le fût 32 qui traverse la colonne centrale 24 possède un diamètre de 5,50 m. Ainsi qu'on peut le voir sur la Fig. 6, l'extrémité in-40 férieure de la colonne 24 s'évase de bas en haut, sur une hauteur 72 04134 27. 213W42 de 2,45 m. pour passer du diamètre de 15,80 m, au diamètre de 24,30 m, de sa partie élargie 30. La partie élargie 30 s'étend verticalement à partir de là sur une hauteur de 9,15 m. ri u^i34 REVENDICATIONS 1.- Engin nautique à tirant d'eau variable, caractérisé en ce qu'il comprend une structure de "base flottante, une plate— 5 forme de travail ; des moyens de liaison qui relient la plateforme de travail à la structure de base pour porter cette plateforme à une certaine distance au-dessus de cette structure de base ; des éléments portés par l'engin, entre la structure de base flottante et la plate-forme, au moins l'un de ces éléments 10 formant au moins une partie des moyens de liaison ; lesdits éléments comprenant une colonne centrale, à peu près verticale et plusieurs éléments stabilisateurs qui sont espacés latéralement à l'extérieur de la colonne centrale et espacés latéralement les uns des autres ; les parties supérieures de ces éléments stabili-15 sateurs étant situées au-dessous du niveau de la plate-forme ; la structure de base possédant un déplacement suffisant pour faire flotter l'engin dans une position de petit tirant d'eau, et des moyens qui permettent d'inonder et de vidanger l'engin, soit pour immerger la structure de base, les éléments stabilisa-20 teurs et une partie de. la colonne centrale, c'est-à-dire pour mettre cet engin dans sa position de grand tirant d'eau, dans laquelle la ligne de flottaison est située à un point intermédiaire de la hauteur de la colonne centrale, soit pour ramener l'engin à sa position de petit tirant d'eau, les emplacements des élé-25 ments stabilisateurs et la surface de leurs plans de flottaison étant suffisants pour assurer la stabilité de l'engin pendant au moins une partie de sa transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau, le déplacement de la structure de base, des éléments stabilisateurs et de la 30 partie de la colonne centrale immergés étant suffisant pour faire flotter l'engin dans la position de grand tirant d'eau. 2.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la structure de base comprend deux flotteurs de grande longueur disposés côte à côte à un certain écartement, à peu près 35 parallèlement entre eux, ces flotteurs ayant un déplacement total suffisant pour faire flotter l'engin dans sa position de petit tirant d'eau, tout en conservant une certaine hauteur de franc-bord. 3.- Engin suivant la revendication 2, caractérisé en ce 40 que les éléments stabilisateurs sont constitués par des colonnes COPY 72 04134 29. 2135542 qui s'élèvent sur les flotteurs, l'extrémité supérieure de la colonne centrale étant reliée à la plate-forme de travail et son extrémité inférieure- se trouvant à un niveau inférieur à celui des extrémités supérieures des colonnes stabilisatrices. 5 4.- Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que à un niveau supérieur à celui des flotteurs et contenant également une partie de la colonne centrale, la surface de la section des colonnes stabilisatrices diminue en direction de la plate-forme. 10 5.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le centre de poussée est situé au-dessous du centre de gravité dans la position de petit tirant d'eau et au-dessus du centre de gravité dans la position de grand tirant d'eau, et en ce que les éléments stabilisateurs sont constitués par des colonnes 15 qui s'élèvent sur la structure de base jusqu'à une hauteur suffisante pour former des plans de flottaison pendant la transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau, dans la période où le tirant d'eau est compris entre une valeur à laquelle la ligne de flottaison moyenne se 20 trouve à peu près au même niveau que les extrémités inférieures des colonnes et une valeur intermédiaire à laquelle le centre de poussée et le centre de gravité se trouvent à peu près à un niveau commun, l'extrémité supérieure de la colonne centrale étant reliée à la plate-forme et son extrémité inférieure se trouvant à 25 une hauteur inférieure à celle des extrémités supérieures des colonnes. 6.- Engin suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la surface de la section des colonnes diminue en direction de la plate-forme, à un niveau qui est compris entre la plate- 30 forme et la structure de base et qui est au moins aussi élevé que ledit niveau commun. 7.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la structure de base comprend deux flotteurs de forme allongée disposés côte à côte, espacés l'un de l'autre, à peu près parai- 35 lèlement entre eux, ces flotteurs ayant un déplacement total suffisant pour faire flotter l'engin dans sa position de petit tirant d'eau, dans laquelle les flotteurs possèdent une certaine hauteur de franc-bord, les éléments stabilisateurs étant constitués par des colonnes qui s'élèvent sur les flotteurs, l'extré-40 mité supérieure de la colonne centrale étant reliée à la plateCOPY 72 04134 30. 2135542 forme et son extrémité inférieure se trouvant à un niveau inférieur à celui des extrémités supérieures des colonnes, lesdits éléments de liaison comprenant des supports qui s'étendent des extrémités supérieures des colonnes à la plate-forme, la surface 5 totale des plans de flottaison des supports étant petite comparativement à la surface du plan de flottaison de la colonne centrale lorsque l'engin est en position de grand tirant d'eau. 8.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la colonne centrale possède une partie élargie au voisinage 10 de son extrémité inférieure. 9.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la plate-forme porte une tour de forage et en ce que la colonne centrale présente une ouverture qui la traverse sur toute sa longueur, ladite tour de forage étant superposée à la colonne 15 centrale pour permettre d'exécuter des opérations de forage à travers ladite ouverture. 10.- Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'au moins l'une des colonnes de chacun des flotteurs possède une section de forme allongée dans une direction à peu près pa- 20 rallèle aux axes longitudinaux des flotteurs. 11.- Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les lignes centrales des colonnes sont espacées transversalement par rapport aux plans verticaux qui contiennent les axes longitudinaux des flotteurs. 25 12.- Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens d'inondation et de vidange comprennent, dans chacun des flotteurs, au moins deux compartiments inondables espacés horizontalement l'un de l'autre, des moyens qui permettent d'inonder et de vidanger sélectivement les deux compartiments de 30 chaque flotteur de manière à modifier la période naturelle de l'engin. 13.- Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la colonne centrale constitue la seule liaison structurelle entre la structure de base et la plate-forme. 35 14.- Engin nautique à tirant d'eau variable, caractérisé en ce qu'il comprend une structure de base ; une plate-forme de travail placée à une certaine distance au-dessus de cette structure ; des moyens de liaison qui relient la plate-forme de travail à la structure inférieure pour supporter cette plate-forme 40 à une certaine distance au-dessus de la structure de base et qui COPY 72 04134 2135542 comprennent une colonne centrale disposée à peu près verticalement ; et des moyens permettant d'inonder et de vidanger l'engin de manière à faire varier son tirant d'eau entre une position de petit tirant d'eau et une position de grand tirant d'eau, la 5 ligne de flottaison moyenne de la position de grand tirant d'eau étant située à un point intermédiaire de la hauteur de la colonne centrale, le centre de gravité de l'engin étant placé au-dessus du centre de poussée dans la position de petit tirant d'eau et au-dessous du centre de poussée dans la position de 10 grand tirant d'eau ; et des moyens pour stabiliser l'engin pendant au moins une partie de sa transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau. 15.- Engin suivant la revendication 14, caractérisé en ce que la structure de base comprend deux flotteurs de forme allon- • 15 gée disposés côte à côte à un certain écartement, à peu près parallèlement entre eux et qui ont un déplacement total suffisant pour faire flotter l'engin dans sa position de petit tirant d'eau, tout en conservant une certaine hauteur de franc-bord dans cette position. 20 16.— Engin suivant la revendication 14, caractérisé en ce que, dans la position de grand tirant d'eau de l'engin, la contribution apportée à la stabilité d'ensemble de cet engin par la section du plan de flottaison de la colonne centrale est faible comparativement à la contribution beaucoup plus grande qui est 25 assurée par la position du centre de gravité au-dessous du centre de poussée. 17.- Engin suivant la revendication 14, caractérisé en ce que la structure de base comprend deux flotteurs de forme allon- . gée disposés côte à côte à un certain écartement, à peu près 30 parallèlement entre eux, lesdits moyens stabilisateurs étant constitués par des colonnes qui s'élèvent sur les flotteurs. 18.- Engin suivant la revendication 17, caractérisé en ce que les colonnes stabilisatrices s'élèvent sur les flotteurs sur une hauteur suffisante pour engendrer des plans de flottaison 35 pendant la transition entre la position de petit tirant d'eau et la position de grand tirant d'eau pour des tirants d'eau compris entre une valeur pour laquelle la ligne de flottaison moyenne se trouve à peu près au même niveau que les extrémités inférieures des colonnes stabilisatrices et une valeur intermédiaire à la-40 quelle le centre de poussée et le centre de gravité se trouvent J £. X J ^ ^ T à peu près à la même hauteur. 19.- .Engin suivant la revendication 18, caractérisé en ce que les flotteurs ont un déplacement total suffisant pour faire flotter l'engin dans sa position de petit tirant d'eau, 5 tout en conservant une certaine hauteur de franc-bord pour ces flotteurs, la plate-forme portant une tour de forage, la colonne centrale présentant une ouverture qui la traverse sur toute sa hauteur, la tour de forage étant superposée à la colonne centrale pour permettre d'exécuter les opérations de forage à travers la-10 dite ouverture. 20.- Engin suivant la revendication 18, caractérisé en ce qu'au moins l'une des colonnes dressées sur chacun des flotteurs possède une section de forme allongée dans une direction à peu près parallèle aux axes longitudinaux des flotteurs, les 15 lignes centrales des colonnes étant espacées transversalement par rapport aux plans verticaux qui contiennent les axes longitudinaux des flotteurs. 21.- Engin nautique à tirant d'eau variable, caractérisé en ce qu'il comprend : une structure de base ; une plate-forme de 20 travail placée à une certaine distance au-dessus de cette structure de base ; des moyens de liaison qui relient la plate-forme de travail à la structure de base pour supporter cette plateforme à une certaine hauteur au-dessus de cette structure de base, et qui comprennent une colonne centrale disposée à peu près ver-25 ticalement ; des moyens permettant d'inonder et de vidanger l'engin pour faire varier son tirant d'eau entre une position de petit tirant d'eau et une position de grand tirant d'eau, la ligne de flottaison moyenne, étant placée à un point intermédiaire de la hauteur.de la colonne centrale dans la position de grand 30 tirant d'eau ; et des moyens stabilisateurs servant à stabiliser l'engin pendant au moins une partie de sa transition entre sa position de petit tirant d'eau et sa position de grand tirant d'eau, les caractéristiques de stabilité de l'engin étant exprimées par la formule GM = (KB-KG) + BM, où GM est la hauteur méta-35 centrique, KB et KG sont respectivement les hauteurs verticales du centre de poussée et du centre de gravité au-dessus de l'extrémité inférieure de l'engin et BM est le rayon métacentrique, l'engin ayant une configuration telle que, dans la position de petit tirant d'eau, on obtienne une valeur de GM positive qui comprend 40 la somme de BM, qui a une valeur positive et de (KB-KG) qui a une 72 04134 2135542 valeur négative, et telle que, dans la position de grand tirant d'eau, on obtienne une valeur de GM positive comprenant la somme d'une valeur de BM positive et de (KB-KG) également!de valeur positive. . ' 5 22.- Engin à tirant d'eau variable caractérisé en ce qu'il comprend : une structure de base ; une plate-forme de travail placée à une certaine distance au-dessus de cette structure de base ; des moyens de liaison qui relient la plate-forme de travail à la structure de base pour supporter cette plate-forme à 10 "une certaine hauteur au-dessus de cette structure de base ; une colonne centrale à peu près verticale qui part de la plate-forme en direction de la structure de base ; des colonnes stabilisatrices qui s'élèvent sur la structure de base sur une hauteur telle que certaines parties de ces colonnes se trouvent à la même 15 hauteur qu'une partie de la colonne centrale, les colonnes stabilisatrices étant espacées horizontalement de la colonne centrale vers l'extérieur ; et des moyens permettant d'inonder et de vidanger l'engin pour faire varier son tirant d'eau. 25.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en ce 20 que l'extrémité inférieure de la colonne centrale est située à une certaine distance au-dessus de la structure de base. 24.-Engin suivant la revendication 22, caractérisé en ce que les extrémités supérieures des colonnes stabilisatrices sont situées à une certaine distance au-dessous du niveau de la plate-25 forme. ■ 25.- Engin suivant la revendication 24, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure de la colonne centrale est située à une certaine distance au-dessus du niveau de la structure de base. 26.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en 30 ce que lesdits moyens de liaison sont composés uniquement de la colonne centrale. 27.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en ce que la partie d'extrémité inférieure de la colonne centrale possède une section supérieure à celle de la partie de cette co- 35 lonne centrale qui est comprise entre la plate-forme et ladite partie d'extrémité inférieure. 28.- -Engin suivant la revendication 27, caractérisé en ce que ladite partie d'extrémité inférieure élargie de la colonne centrale se trouve au même niveau que certaines parties des co- 40 lonnes stabilisatrices. 72 04134 34. 2135542 29.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en ce qu1 il comprend des moyens qui relient la colonne centrale à la structure de "base. 30.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en 5 ce qu' il comprend des moyens qui relient la colonne centrale à au moins une partie des colonnes stabilisatrices. 31.- Engin suivant la revendication 22, caractérisé en ce qu' il comprend des moyens qui relient les colonnes stabilisatrices à la plate-forme. 10 32.- Engin suivant la-revendication 22, caractérisé en ce que la structure de base comprend deux flotteurs qui s'étendent à peu près parallèlement entre eux, à un certain écartement mutuel, au moins deux colonnes stabilisatrices s'élevant sur chacun des flotteurs, dans des positions adjacentes aux extrémi-15 tés opposées de ces flotteurs. 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