La présente invention concerne une valve de restriction réglable, conformément à l'énoncé de la revendication principale. On connalt un régulateur de débit de gaz, qui comporte un dispositif pour le réglage de la consignecomprenant un disque pouvant tourner dans un bottier et dont les faces axiales sont munies d'evidements pour le passage du gaz, qui coopèrent avec des creux dans le boltier, par l'action d'un couple d'engrenage logé dans ledit bottier et solidaire d'un axe tournant dans ce boîtier, l'engrènement du couple étant assisté par un ressort de sorte que le disque tourne dans le boîtier sans aucun jeu. Par la commutation d'un levier solidaire de cet axe, le disque peut être déplacé, à l'aide du couple d'engrenage, de sorte qu'un évidement en forme d'arc de cercle coïncide plus ou moins exactement avec un creux du bottier.Il en résulte une section définie d'un étranglement faisant fonction de bypass pour la conduite d'adduction de gaz du flotteur. Cette construction présente l'inconvénient qu'elle ne peut pas etre employée sans régulateur de débit du gaz. Mais il existe des appareils a gaz qui sont livrés sans régulateur de débit parce qu'ils sont prévuspour l'emploi d'un gaz de pouvoir calorifique déterminé. Au cas ou l'appareil devait être alimenté en un gaz ayant un autre pouvoir calorifique, il a fallu jusqu'ici remplacer le dispositif de réglage. La présente invention a donc pour tâche de réaliser une valve de restriction à section réglable, qui s'emploie indépendamment d'un régulateur de débit de gaz. Ce but est atteint grace aux caractéristiques énumérées par la revendication principale. Des développements de l'invention ressortent des revendications subséquentes, et des exemples de réalisation de l'invention, des figures un à six des dessins en annexe. La figure un montre une vue en coupe partielle d'un exemple de réalisation de l'organe de commande conformément à l'invention, la figure deux, un détail de la manette selon la figure un, la figure trois, une variante de l'invention, la figure quatre, une vue. de l'organe de commande de la figure trois, la figure cinq, un autre exemple de réalisation de l'invention, et la figure six, l'organe de commande selon la figure cinq, vu du côté du piston. Dans toutes les six figures, les memes références concernent les mêmes détails. Une pièce de raccordement l d'un appareil à gaz, par exemple d'un chauf- fe-eau instantané ou d'un poele de chauffage, présente une arrivée de gaz 2 qui est en-communication, par l'intermédiaire d'un coude, avec un espace 3. Cet espace 3 est bouché de l'autre coté - soit le plan du dessin - par un couvercle 5 immobilisé par un écrou 4, le couvercle présentant un alésage 7 perpendiculaire à l'axe de symétrie 6 de l'espace 3 ou du couvercle 5, cet alésage établissant une liaison avec l'espace 3, après une courbure pratiquée dans le couvercle 5. Le diamètre de l'alésage 7 est tel qu'il correspond à un gaz d'un faible pouvoir calorifique déterminé. Dans une chemise 8, qui enveloppe l'espace 3, est prévu un alésage 9 étage avec, sur une longueur déterminée, un taraudage, l'axe 10 de cet alésage étant aligné sur l'axe-de l'alésage 7. Dans un taraudage Il de cet alésage est vissé par son filetage 14 un élément 13, l'étanchéité entre cet élément et la chemise 8 étant assurée par un joint 12. Sur l'élément 13, qui présente un épaulement 15, est appliquée une douille 16 maintenue en place par des saillies 17 coopérant avec cet oepaule- ment. La paroi intérieure 18 de la douille 16 comporte une obliquité 19 de sorte que la douille se trouve calée axialement sur une tete 20 de l'élément 13. La douille 16, à son autre extrémité 21, est munie d'orifices 22 ou est logé un axe 23 qui porte a l'une de ses extrémités une manette 24. A peu près au milieu, l'axe 23 présente une gorge circulaire 25 dont la profondeur varie sur tout le pourtour de l'axe. Il est notamment prévu que la plus faible profondeur de la gorge se trouve dans un plan avec un nez 26 de la manette 24. La gorge atteint sa plus grande profondeur au niveau de l'autre bout de la manette. Dans la gorge 25 s'engage une tige 27 qui, à l'une de ses extrémités, porte un piston 28 plongeant dans l'alésage 7, la tige étant logée dans l'alésage 9 ainsi que dans un alésage 29 de l'élément 13. Sur un cté de l'alésage 29 est prévu un joint d'étanchéité 30. Dans un creux 31 de la tete 20 de l'élément 13 est placée une pièce 32 en face du joint 30, laquelle sert en même temps d'assise à un ressort 33 qui s'appuie, d'autre part, contre une rondelle 35 fixée sur la tige 27 par un circlip 34. Comme il ressort plus en détail de la figure deux, une enveloppe 36 de la douille 16 porte les lettres "H" et "L" qui, suivant la position de la manette 24, sont dégagées ou recouvertes par la partie arrière de cette manette. Le dispositif décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante: Dans la position représentée par la figure un, le piston 28 pénètre le plus profondément possible dans l'alésage 7. Il en résulte une section d'écoulement minimale pour un gaz ayant un grand pouvoir calorifique, qui alimente l'appareil considéré. A cette position du piston 28 correspond une faible profondeur de la gorge 25, et le ressort a tendance à faire sortir le plus pos sible la tige 27 de l'alésage 7, laquelle bute avec son extrémité contre le fond de la gorge 25. Si la manette 24 est tournée de 180* de sorte.que le nez 26 se trouve en haut, l'axe 23 est également tourné de 1800. C'est alors que la plus grandeprofondeur de la gorge se trouve en face de la tige 27, ce qui a pour conséquence que le ressort 33 retire la tige 27 et par la le piston 28 en dehors de l'alésage 7. La section est alors maximale pour l'écoulement d'un gaz de faible pouvoir calorifique. L'organe de commande comprenant la manette. 24, l'axe 23 et la gorge 25, permet donc de mettre le piston 28 dans deux positions distinctes correspondant à une section de passage minimale et à une section maximale pour le gaz alimentant l'appareil récepteur. Suivant la position de la manette 24, l'une ou l'autre lettre caractérisant la section d'écoulement minimale ou maximale est découverte ou cachée.L'utilisateur peut donc facilement se rendre compte du réglage de l'appareil compte tenu du gaz employé. Par une réalisation appropriée de la gorge 25 aux points le plus haut et le plus bas de son fond, on peut, sans difficultés, obtenir un verrouillage de la manette 24 de sorte qu'elle soit maintenue dans sa position même pendant des vibrations. L'exemple de réalisation suivant l-es figures trois et quatre se distingue de celui décrit ci-dessus notamment par une autre conception de l'organe de commande: C'est ainsi que l'élément 13 est beaucoup plus long. L'espace 31 qu'il renferme est muni d'un taraudage 40 d'un très grand pas, dans lequel est vissé un élément femelle 41 ayant un filetage correspondant et qui reçoit dans un alésage 42 la tige 27. L'étanchéité de litige 27 est assurée par le joint 30 maintenu dans l'élément 13 par une rondelle sertie 43. Le taraudage 40 est limité par un circlip 44 qui sert de butée à l'élé- ment femelle 41. La rondelle 43 constitue l'autre butée pour l'élément femelle 41. L'élément femelle présente à son extrémité 45 plusieurs creux de sorte qu'un chapeau 46 puisse être appliqué sur cette extrémité 45 -dans des positions déterminées où il est maintenu par des bossages élastiques 47. Sur sa face avant, le chapeau 46 est muni d'une manette 48 qUi, de part et d'autre, sur ses faces longues 49 et 50 porte la lettre "L" ou "H". L'organe de commande - comprenant essentiellement les éléments 40 et 41 assume les fonctions suivantes: Supposons que la distance limitée par les butées 44 et 43 et le'pas du filetage soient si grands que l'élément femelle 41 doit exécuter un demi-tour pour se déplacer entre ces butées. Avant ou après -ce déplacement, le piston 28 plongera dans l'alésage 7 ou en sera complèteen retiré. Avec l'élément fe melle 41, la manette 48 exécute également une rotation de sorte que ou la face longue 49 portant l'une des lettres ou l'autre face avec l'autre lettre sera visible. A chaque lettre correspond alors la position d'ouverture maximale ou minimale du piston par rapport a l'alésage de sorte qu'il y a écoulement correspondant du gaz. Dans l'exemple de réalisation suivant les figures cinq et six, il y a une variante en ce qui concerne le piston 28 qui est ici un piston étagé 38 dont l'extrémité ne regardant pas l'organe de commande 51 présente un faible diamètre pour boucher l'orifice d'écoulement, suivi d'un élargissement 52 obturant une plus grande section de passage dans l'alésage 7. Mais le diamètre de l'élargissement 52 est toujours inférieur à la section de l'alésage 7. A ce propos, il y a lieu de mentionner que ni les pistons 28 ou 38 et 52, ni l'alésage 7 n'ont besoin d'être absolument cylindriques. A condition que le piston ou la tige soit guidé en ligne droite, ces sections peuvent etre quelconques. Si le piston a la forme représentée par la figure cinq, il peut donc occuper trois positions distinctes par rapport à l'alésage, soit la position de passage maximal lorsqu'il se trouve retiré de l'alésage, soit une position moyenne ou le piston 38 se trouve à moitié plongé dans l'alésage 7, permettant un débit de gaz moyen, soit une position de passage minimal lorsque le piston 52 plonge dans l'alésage 7. Dans une partie saillante 53 venue de fonderie avec le boîtier 1, il est prévu l'alésage 9 où est logée la tige 27. L'élément 13, comme dans les autres exemples de réalisation, est vissé dans le taraudage de cet alésage. La tête 20 de l'élément 13 est un cylindre dans le creux 31 duquel pénetre une pièce 54 portant une rampe et qui coiffe en même temps ladite tête. La pièce 54 est, au niveau de la tëte 20, extérieurement un polygone et présente sur sa face intérieure 18 également un polygone. Ainsi, la pièce 54 peut être appliquée sur l'élément 13 dans différentes positions. La tige 27 traverse la pièce 54 qui sert en meme temps de contre-butée au joint 30 qui s'appuie sur l'élément 13.Sur sa face détournée du piston 38, la pièce 54 est munie d'une rampe 55 qui est en correspondance avec le chapeau 46 qui assume la fonction de la manette 24. D'après les figures trois et cinq, le chapeau/manette est solidaire de la tige 27, sa face axiale intérieure coopérant avec la rampe 55; cette face axiale est prolongée perpendiculairement par un pan 57 qui recouvre en partie la face extérieure de la pièce 54 et comporte une fenêtre 58. La face extérieure 59 porte des lettres "H", "L" et "M" qui; suivant la position de la fenêtre 58, sont visibles ou cachées. Cet exemple de réalisation de l'invention fonctionne de la façon suivante: Partons de la position moyenne représentée par la figure cinq, qui permet un débit moyen de gaz à travers la section entre l'alésage 7 et les pistons 38/52. A cette condition correspond une position du piston retiré à moitié; la rampe est conçue dans ce domaine de sorte à tenir écarté le chapeau/manette d'une faible distance du boltier 1. Le ressort 33 tend alors à éloigner la tige 27 de l'élément 13, c'est-à-dire àtirer le chapeau/manette vers le boftier. L'orifice 58 découvre alors la lettre "M". Si l'on. tourne alors le chapeau/ manette un peu, il est éloigné, par suite de la forme de la rampe 55, du boîtier 1, contre l'action du ressort 33? c'est-à-dire que le piston 38 est retiré de l'alésage 7 contre l'action du ressort 33. Pendant cette rotation, la fenêtre 58 quitte la lettre "M" pour dégager la lettre "L". A cette lettre correspond l'ouverture maximale d'écoulement-entre l'alésage 7 et le piston 38. La lettre "M" correspond au creux 61 où peut s'engager la rampe 55. Si l'on continue a tourner le chapeau/manette 46/24, la rampe 55 le fait redescendre à une distance minimale de la face axiale 56, c'est-a-dire que le ressort 33 tire le chapeau/manette le-plus possible vers lui. Cela a pour conséquence que même l'élargissement 52 du piston 38 entre dans l'alésage 7, réduisant ainsi au minimum la section d'ecoulement-du gaz de pouvoir calorifique élevé. Dans cette position de la tige 27, la fenêtre 58 découvre la lettre "H". L'exemple de réalisation suivant figure cinq présente en outre l'avantage que l'organe de commande ne peut être démonté qu'en entier: si l'on tire sur le chapeau/manette 46/24, le ressort 33 comprimé alors complètement bloque tout déplacement de la tige 27. Mais en retirant le chapeau/manette, on dégage le contour polygonal de la pièce 54 de sorte qu'à l'aide d'une clé on peut dévisser du taraudage 9 cette pièce ensemble avec l'élément 13. Revendications l. Valve de restriction réglable disposee dans la conduite d'alimentation d'un appareil chauffé au gaz et comprenant un élément avec un évide ment et un piston , caractérisée par le fait que le piston (28, 38, 52) est muni d'une tige (27) reliée a un organe de commande qui permet de mettre le piston (28, 38) dans des positions distinctes relatives à l'élément. 2. Valve de restriction réglable selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la tige (27) est solidaire d'une manette (24) conçue comme tete et dont la face inférieure coopère avec une rampe (55) d'une pièce (54) qui est en communication avec le couvercle (5). 3. Valve de restriction réglable selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la face intérieure (18) de la pièce (54) constitue un polygone qui s'adapte à la face extérieure correspondante d'une tête (20) de l'élément (13). 4. Valve de restriction réglable selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'entre une collerette (35) de la tige (27) et l'élément (13) est disposé un ressort (33) qui fait appuyer la rampe (55) sur un contre-élément. 5. Valve de restriction réglable selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la tige de piston (27) est entourée d'un joint d'étanchéité (30) interposé entre l'élément (13) et la pièce (54). 6. Valve de restriction réglable selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la pièce (54) coiffe l'élément (13) et qu'une saillie (60) de la piece (54) pénètre dans un creux (31), la saillie (60) comportant un alésage ou coulisse la tige de piston (27). 7. Valve de restriction réglable selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que le piston (28, 38) est un piston étagé (52). 8. Valve de restriction réglable selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que sur la face extérieure (59) de la pièce (54) sont prévus des repères et que la partie du pan (57) de la manette (24) qui recouvre la face (59) présente une fenetre qui dégage dans une position déterminée de la manette (24Y un repère déterminé. 9. Valve de restriction réglable selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'élément (13), dans I'intérieur (31), est muni d'un taraudage (40) où se visse un élément femelle (41) solidaire de la tige de piston (27). 10. Valve de restriction réglable selon la revendication 9, caractérisée par le fait que l'élément femelle (41), a son extrémité (45) du côté opposé A celui ou s'engage la tige (27), porte un chapeau (46) qui a des repères de part et d'autre. 11. Valve de restriction réglable selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'élément (13) est muni d'un épaulement (15) et d'une obliquité (19) permettant de maintenir une douille (16) sur l'élément (13) dans des positions déterminées de celui-ci, et que la douille est percée d'un alésage (22), perpendiculaire à la tige de piston (27), ou est logé un excentrique (25). 12. Valve de restriction réglable selon la revendication î1, caractérisée par le fait que l'excentrique est constitue par un axe (23) logé dans l'alésage (22) de la douille (16) et présentant une gorge (25) de pro fondeur variable. 13. Valve de restriction réglable selon la revendication 11 ou 12, carac térisée par le fait que l'axe (23) porte une manette (24) qui recouvre une partie de la face extérieure (36) de la douille (16), suivant la position qu'elle occupe, et que les parties recodvertes portent des repères. 14. Valve de restriction réglable selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'organe de commande (51) permet des verrouillages dans les différentes positions distinctes.