Le présent certificat d'addition se rapporte à un barrage flottant antipollution destiné à arrêter et à capter toutes matières polluantes répandues à la surface des eaux, en particulier en mer, dans des estuaires, des lacs ou des rivières. Un cas typique d'utilisation de tels barrages est la récupération d'hydrocarbures accidentellement répandus à la surface de la mer, que ce soit en pleine mer ou en bordure de côte. Le barrage flottant objet du présent certificat d'addition est du type général décrit au brevet principal N" 76 33 188 déposé le 3 Novembre 1976. Il se caractérise en ce qu?il comprend essentiellement une série de flotteurs montés en ligne articulés les uns à la suite des autres, ces flotteurs supportant sous eux un tablier continu formant une nappe suspendue sensiblement verticalement sur une certaine profondeur, et des moyens d'étanchéité tels que des soufflets étant fixés entre chaque groupe de deux flotteurs adjacents. Un barrage ainsi conçu a l'avantage de former sur toute sa longueur un barrage s'opposant efficacement au passage d'un côté à l'autre du barrage des matières polluantes, et cela quel que soit ltétat de la mer et le tracé emprunté par le barrage, par exemple parallèlement au profil d'une côte. Selon une autre caractéristique de l'addition le tablier est formé par des éléments reliés bout à bout d'une nappe souple étanche, avantageusement en toile caoutchoutée, chaque élément étant suspendu sous une série, par exemple d'une dizaine de flotteurs articulés précités. Avantageusement -chaque flotteur est constitué d'un cylindre à section sensiblement circulaire ou bidon couché selon son axe et comportant sensiblement dans son plan vertical médian un cadre sur lequel s'accroche les éléments de tablier suspendus et/ou les moyens d'étanchéité entre bidons Les flotteurs sont reliés entre eux par des channes et au moins une chaine de résistance est tendue le long de tous les flotteurs qui y sont accrochés, par exemple au moyen de deux anneaux dans lesquels passe la channe et qui sont fixés à chaque extrémité vers la base dudit cadre entourant chaque flotteur. Une channe de lest est suspendue à la partie basse du tablier sur toute la longueur du barrage. Des channes d'ancrage positionnent le barrage par rapport au fond, lesdites channes étant fixées de distance en distance, par exemple entre chaque élément de tablier, à des éléments de résistance du barrage tels par exemple que la channe de résistance et/ou la chatne de lest précitées. Avantageusement chaque flotteur comporte des pieds, par exemple quatre pieds permettant son échouage sur le fond en eau basse sans basculement du cylindre, lesdits pieds étant solidaires de cerclages entourant ledit cylindre. Un tel barrage permet l'adaptation à tous les profils côtiers, est capable de résister à toutes les tempêtes et reste efficace, même à marée basse en continuant à séparer nettement en deux espaces distincts non communiquants chaque côté de la ligne dessinéepar le barrage. Selon une autre caractéristique de l'addition des ouvertures qui communiquent avec des entonnoirs et des conduits d'aspiration sont prévues de distance en distance dans certains éléments du tablier, lesdites ouvertures communiquant soit d'un côté, soit de l'autre, soit alternativement d'un côté et de l'autre du barrage pour aspirer au voisinage de la surface de l'eau les polluants que l'on veut éliminer, lesdits conduits communiquant à leur autre extrémité avec des moyens de traitement et/ou de décharge. De cette manière, le barrage n'est plus seulement un moyen de défenoepassive mais coopère activement et automatiquement à la dépollution en permettant d'éliminer vers des moyens de traitement et/ou de décharge les produits polluantes qui ont été arrêtés par S barrage. L'addition apparattra plus clairement à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés donnant à titre d'illustration divers moyens de mise en oeuvre. Dans ces dessins - la figure 1 est une vue en coupe verticale faite selon la ligne dessinée par un barrage conforme à l'invention et montrant de façon générale et schématique le développement et l'utilisation d'un tel barrage avec ses moyens d'ancrage - la figure 2 est une vue en coupe verticale faite à plus grande échelle au travers d'un flotteur d'un barrage et montrant différents éléments de la construction - la figure 3 est une vue en élévation à plus grande échelle faite avec arrachements au niveau de la partie entourée III dans' la figure 1, et selon la direction III de la figure 2 - la figure 4 est une vue semblable à celle de la figure 3, mais faite de l'autre côté du barrage;(flèche IV figure 2); - la figure 5 montre schématiquement en vue extérieure comment travaille le barrage en eau basse; - la figure 6 est une vue en coupe à plus grande échelle faite selon la ligne VI-VI de la figure 3 illustrant comment est réalisée la jonction de deux éléments de tablier - la figure 7 est une vue en perspective montrant quelques éléments de cette jonction - la figure 8 montre en évation à une échelle intermédiaire entre celles des figures 1 et 3 une certaine longueur de barrage avec des éléments de tablier susceptibles d'aspirer et d'éliminer les polluants - la figure 9 est une coupe verticale faite dans le plan IX IX de la figure 8 et montrant à une échelle un peu plus grande comment travaille les moyens d'aspiration du barrage - la figure 10 est une vue par dessus schématlpe faite selon la flèche X de la figure 8 montrant l'implantation des moyens d'as, piration, au niveau du plan X-X de la figure 8 - la figure 11 est une vue en coupe verticale faite à trayers un flotteur montrant une variante de réalisation des pieds de stabilisation du barrage à marée basse - la figure 12 montre comme la figure 8 une certaine longueur de barrage avec des éléments de tablier susceptibles d'aspirer et d'éliminer les polluants selon une variante de réalisation ; et - la figure 13 est une vue en coupe à plus grande échelle faite selon la ligne XIII-XIII de la 'figure 12, montrant plus spécifiquement un élément aspirant du barrage. On se reportera tout d'abord à la figure I des dessins. Un barrage flottant conforme à l'invention comprend une série de flotteurs de construction identique 30 dont certains seront repérés pour commodité de la description et indicés tels que 301 30m 30n. Ces flotteurs sont montés en ligne articulés les uns à la suite des autres, par exemple-au moyende deuxdhatEsdelkd on 51,32 (figure 3). Tous les flotteurs sont en outre amarrés à une chatne-de résistance 33 qui doit titre susceptible d'encasser les efforts essentiels de poussée que peut avoir à supporter le barrage. Sous la série des flotteurs est suspendu un tablier 34 souple continu qui forme comme il sera expliqué ci-après avec les edcteurs une barrière étanche pour les nappes supérieures d'eau et de polluants de part et d'autre du barrage. Si le barrage doit être arrimé en un lieu fixe, par exemple le long d'une côte ceci est assuré par des channes d'ancrage 35 qui sont arrimées avantageusement de distance en distance en des points tels que 36 à la channe de résistance 33. Pour assurer une bonne position verticale du tablier 34 sous les flotteurs est d'autre part prévue une channe de lest 37 suspendue à la partie basse du tablier. A cette channe 37 peuvent également être fixées en des points 38 les channes d'ancrage 35, la channe de lest et la channe de résistance formant ainsi les deux éléments principaux de renforcement du barrage. Dans l'exemple illustré à la figure 1 le barrage a été monte entre une bouée extrême 39 convenablement amarrée par une channe d'ancrage 40 et une digue 41. De façon à permettre le passage de navres, par exemple dans un chenal 42 le long de la digue 41 on a prévu du côté du chenal 42 opposé à la digue une bouée 43 amarrée par une chatne d'ancrage 44 formant élément intermédiaire d'accrochage du barrage. Lorsqu'on veut laisser passer un navire il suffit de décrocher par exemple en 45 et 46 les extrémités de la channe de résistance 33 et de achaine de lest 37 du câble d'ancrage 47 de ces channes à la digue et d'ouvrir la partie du barrage qui barre le chenal en la tirant par exemple au moyen d'un remorqueur en la faisant tourner autour de la bouée 43 formant charnière de lahorte ainsi constituée. Les éléments généraux de la construction ayant ainsi été décrits on expliquera plus en détail comment est réalisée la construction en faisant référence aux figures suivantes. On fera tout d'abord référence aux figures 2,3 et 4. Selon l'exemple de réalisation illustré chaque flotteur tel que 30m est constitué par un cylindre creux métallique pouvant avoir par exemple 0,60 m de diamètre et2m de long. Le cylindre peut être rempli d'une mousse de préférence à cellules fermées genre polyuréthane ou analogue. Chaque cylindre forme ainsi un bidon qui flotte à la surface de l'eau en étant couché parallèlement à sa génératrice. Dans le plan vertical médian du bidon est fixé, par exemple soudé un cadre métallique 50. C'est dans des orifices 51-53, 52-54 de ce cadre que sont fixées les extrémités des channes 31, 32 assurant la liaison articulée en série des flotteurs. On notera que tout élément d'articulation approprié tel que bielleg élingues, filins peut être utilisé à la place des chatnes 31, 32. Un élément détachable au moins tel qu'une manille permet l'assemblage et le désassemblage rapides des bidons et éventuellement leur remplacement en cas d'avaries. A la partie inférieure du cadre 50 sont prévus (figures 2 et 4) au voisinage des extrémités deux anneaux tels que 55, 56 dans lesquels passe la channe de résistance 33 qui assureelle la tenue aux efforts principaux que le barrage doit encaisser. On notera que cette construction permet une certaine liberté de mouvement à chaque flotteur en l'autorisant notamment à suivre le mouvement de la houle, tout en assurant le maintien du barrage suivant une ligne continue. A l'extrémité inférieure du cadre, et par exemple de l'autre côté de lui par rapport à la charte de résistance 33 est également fixé, suspendu sous lui, le tablier 34. Dans l'exemple illustré le tablier est formé d'une toile souple, en toute matière appropriée, par exemple synthétique imprégnée de caoutchouc. Cette toile 34 est formée sur ses bords avec des ourlets. Le bord supérieur 34a est retourné dans l'exemple illustré sur un cordage 57 à la manière d'une bordure de voile. Cette bordure faisant saillie est prise et pincée sous trois éclisses 58 elles-mêmes fixées à la partie basse du cadre 50 par exemple par des vis 59. Cette disposition assure un bon accrochage du tablier' sous les flotteurs et une bonne tension du tablier qui participe également à la résistance de l'ouvrage. En outre cette disposition permet un échange rapide d'un flotteur ou d'un élément de tablier en cas de besoin. Dans l'exemple illustré et comme il apparait à la figure 2, la chatne de lest 37 peut être passée dans la bordure retournée 34b inférieure du tablier. On peut également si désiré la fixer de distance en distance à cette bordure par exemple par des manilles entourant la channe de lest et passant dans des oeillets (non représentés) ménagés à la partie inférieure du tablier. Pour donner des ordres de grandeur la chatne de lest peut titre constituée de maillons d'acier faits en un fil de 10 mm de diamètre, tandis que la channe de résistance 33 pourra être faite en maillons de fil d'acier de diamètre 16 mm. La hauteur du tablier, autrement dit la profondeur protégée sous le cadre 50 pourra être de 80 cm. Pour assurer la continuité du barrage entre chaque flotteur tel que 301, 30m (figures3 et 4) on prévoit un soufflet 60 qui descend en dessous des flotteurs et qui est fixé entre deux flotteurs par exemple aux extrémités et à la partie supérieure de deux cadres adjacents 50. Dans l'exemple illustré les soufflets sont fixés aux cadres en des points 61. Ces sollfRets permettent le jeu et l'articulation des flotteurs tout en assurant la continuité du barrage au niveau des flotteurs. Les soufflets descendant en dessous du niveau supérieur du tablier assurent également la continuité de la séparation à ce niveau. A la partie supérieure du cadre 50 est également fixé un bouclier brise-lame 62 replié vers le côté du flux de la mer si le barrage est utilisé en mer. Chaque flotteur comprend également quatre pieds dont deux pieds avant 63 (côté flux) et deux pieds arrière 64 (côté reflux), les pieds arrière étant plus inclinés sur la verticale que les pieds avant de façon à assurer une bonne stabilité des flotteurs lorsqu'ils sont posés sur le sol à marée basse comme il sera expliqué en relation avec la figure 5. Pour la fixation des pieds 63, 64 sur les flotteurs on a prévu dans l'exemple de mise enoeuvre illustré la fixation de ces pieds sur deux cerclages 65 entourant le corps du flotteur. D'autre part un certain nombre de cordages 66 qui passent dans des boucles 67 liées auxflotteurssont prévus par exemple un ou deux cordages par flotteur. Ces cordages passent sous le bord inférieur du tablier et sont détendus en position normale d'utilisation. Lorsque le barrage doit titre transporté ou par exemple remorqué en mer on serre le cordage 66 repliant le tablier sous les flotteurs ce qui évite de détériorer le tablier en l'accrochant sur le fond. Il apparait qu'à marée basse, et comme illustré à la figure 5 les flotteurs viendront reposer par leurspieds 63, 64 sur le fond avec le plan médian du cadre 50 restant sensiblement vertical, tandis que le tablier souple 34 se repliera en accordéon et se posera sur le fond 68 empêchant le flux à marée basse de déposer les polluants venant de haute mer vers la côte et empêchant inversement le reflux de remporter vers la haute mer les polluants déjà déposés sur la côte. En 60 on aperçoit à la figure 5 le soufflet de jnnction entre deux flotteurs qui est lui aussi partiellement replié sur le fond. De façon à faciliter la construction du tablier celui-ci est avantageusement réalisé en éléments d'une certaine longueur qui sont réunis bout à bout. Ces éléments peuvent avoir par exemple 24 m de long et intéresser donc une dizaine de flotteurs ayant chacun 2m de long et étant séparés entre eux par un intervalle de tordre de 40cm. On décrira en relation aux figures 3, 6 et 7 une façon commode de réaliser la jonction de deux éléments de tablier 34 de façon à assurer la continuité sans réduire la -souplesse du tablier. Selon l'exemple illustré cette jonction est assurée au moyen d'éléments de charnière 69 par exemple métalliques tournant autour d'axes horizontaux 70 permettant le repli comme-illustré à la figure 5 du tablier sous les flotteurs à marée basse. La jonction entre deux bords ourlés adjacents 34c, 34d verticaux de deux tabliers se fait en prenant ces deux bords sous des éclisses 71 qui se vissent dans des éléments 69 de la charnière, par exemple de deux éléments en deux éléments. Ainsi est assuréela continuité de la jonction du tablier sans que sa souplesse ne soit diminuée. L'ancrage du barrage se fera avantageusement également sensiblement au niveau des jonctions des éléments de tablier c'est-à-dire par exemple tous les 24 m. L'ancrage du barrage peut se faire comme illustré à la figure 2 au moyen de channes d'ancrage 35 convenablement fixées à la achaine de lest 37 et dont les extrémités sont lestées par des blocs en béton ou des grappins 73. En variante, comme illustré à cette même figure 2 les channes d'ancrage 35' peuvent s'accrocher sur la channe de résistance principale 33 et éventuellement également sur la channe de lest 37, de sorte que les deux channes coopèreront directement au maintien en place du barrage. Le barrage qui vient d'être decrit a essentiellement un rôle passif, divisant aussi'bien en eau profonde qu'à maré-e basse l'espace en deux sous-espaces de part et d'autre de la ligne du barrage lesquels sous-espaces ne communiquent pas en ce qui concerne une profondeur maximale limitée à celle du barrage. Ceci assure le maintien des produits polluants surnageant à la surface des eaux et quelles que soient les conditions d'emploi du côté du barrage où ces polluants se trouvent. Selon un perfectionnement utilisé avantageusement dans le cadre de l'addition certaines au moins des longueurs du barrage, par exemple un élément de tablier sur deux ou sur un plus grand nombre assurent l'évacuation automatique des produits polluants passant au voisinage de ces éléments. Ainsi, selon le mode de réalisation illustré aux figures 8 à 10 un élément de tablier 34' qui peut par exemple intéresser dix flotteurs et avoir 24 m de long est pourvu de moyens d'aspiration des produits polluants. Dans l'exemple illustré on a ainsi prévu des ouvertures 75 formées de distance en distance vers la partie supérieure du tablier 34'. Ces ouvertures peuvent avoir par exemple 1 m de large et 40 cm de haut. Elles communiquent d'un côté du barrage avec des entonnoirs 76 qui débouchent eux-mEmes dans des conduits 77 qui sont reliés à un collecteur 78. Les entonnoirs 76 et les conduits 77 peuvent être souples, par exemple formés en toile caoutchoutée et sont convenablement lestés et supportés, des élémdf1taÙfl té 79 (figure 9) pouvant être insérés dans les conduits 77. Eventuellement dans le collecteur 78 peut être montée une pompe aspirante 80, le tout pouvant être supporté par une channe 81 à un flotteur 82. Une disposition symétrique peut être adoptée de l'autre côté du barrage avec des ouvertures 75t des entonnoirs 76' des conduits 77s un collecteur 78' etc. Comme on l'a illustré à la figure 9, lanappe polluante 83 est aspirée et s'engouffre dans les entonnoirs 76. Ce qui est aspiré est rejeté par la pompe 80 et par le collecteur de décharge 78 vers tout lieu de traitement et/ou de décharge approprié. I1 y a lieu de noter que les pompes peuvent être ou non utilisées selon ls conditions d'emploi, l'action duaux et du reflux pouvant être suffisant pour assurer lteffet d'aspiration recherché, en particulier si l'on utilise comme cuve de stockage des polluants une cuve immergée préalablement vide. Si un tel élément de barrage est utilisé à marée basse on notera qu'au moment du flux se sont les bouches, par exemple 75' tournées vers le haute mer qui travailleront, les bouches 76 ne travaillant pas et les conduits souples 77 repliés sur eux-mEmes par l'action du flux fermant automatiquement toute circulation dans ce sens. Lors du reflux ce sera l'inverse, c'est-à-dire ce seront les bouches 65 tournées vers la rive qui aspireront la nappe polluante retenue par le barrage du côté du rivage tandis que les ouvertures 75' ne travailleront pas, les conduits souples 77' étant repliés sur eux-mêmes. Ainsi il apparait que le barrage ainsi réalisé constituera un barrage actif assurant une dépollution automatique. Selon la variante de réalisation illustrée à la figure Il les flotteurs 30 sont équipés de pieds articulés 84, 85 qui s'écartent lorsqu'un lest 86 monté à la base du parallélogramme articulé 84, 85,87, 88 vient toucher le sol. Cette solution peut dans certains cas être préférée à celle des pieds fixes décrits en relation avec la figure 5. Au lieu d'un bipode articulé on peut également utiliser un tripode. Selon la variante de réalisatinn illustrée aux figures 12 et 13 les moyens d'aspiration des polluants sont constitués par des éléments individuels 90 intégrés au barrage. Chaque élément 90 peut comprendre un flotteur 30' par exemple de dimension équivalente au flotteur 30 qui comporte sous lui et dont il est solidaire une partie 34" de tablier formée par exemple en t81e métallique de même nature que celle qui constitue le bidon 30'. Dans l'exemple illustré (voir figure 13) la tôle 34" est formée d'une seule pièce avec une moitié 91 du flotteur 30', l'autre moitié 92 étant rapportée contre la moitié 91 et les deux moitiés ainsi rassemblées par des moyens tels que vis et écrous 93 se joignant le long du cadre 50' jouant le rôle du cadre 50 précédemment décrit notamment en relation avec les figures 3 et 4. L'élément 90 s'intègre immédiatement entre des éléments de type passif non aspirants tels que décrit plus particulièrement en relation avec les figures 3 à 5. La jonction d'un élément 90 aux éléments adjacents passifs se fait, au niveau des flotteurs 30, 30' par exemple par les mêmes moyens que les jonctions au niveau des flotteurs 30, c'est-à-dire par exemple par des channes 31, 32 comme illustré à la figure 3. La jonction au niveau de l'élément de tablier 34" avec les bords des tabliers 34 adjacents se fait par exemple au moyen des dispositifs de jonction souples décrits et illustrés en relation avec les figures 6 et 7. Il suffit deprévoir sur le bord des tabliers 34" une surépaisseur permettant la mise en place des éclisses 71. Avantageusement la channe de lest 37etlRMed' ancrage 35 passeront Gans -des- boucles 95, 96 prevues respectivement sur le tablier 34" et sur le cadre 50' de l'élément 90 de façon à assurer la continuité de la résistance du barrage au niveau des éléments 90 comme des autres éléments du barrage. Les moyens d'aspiration des éléments 90 comprennent une ouverture 97 qui pourra être conformée sensiblement comme les ouvertures 75, 75' précédemment décrites en relation avec les figures 8 à 10. L'ouverture 97 pourra s'étendre sur une hauteur relativement réduite et sensiblement sur toute la longueur de l'élément 90, un petit peu en dessous du flotteur 30'. Cette ouverture 97 est reliée par un entonnoir 99 à un conduit 98 d'aspiration et d'élimination des polluants par exemple comme décrit en relation avec la figure 9, l'entonnoir 99 jouant le rôle de l'entonnoir 76 et le conduit 98 celui du conduit 77. Si l'on désire que le barrage travaille dans les deux sens au flux et au reflux on prévoit des éléments d'aspiration tournés alternativement d'un côté et de l'autre comme illustré aux figures 12 et 13. Les éléments 90 étant rigides cela permettra une meilleure tenue des entonnoirs et conduits d'aspiration, notamment lorsque le barrage reposera sur le sol à marée basse. Les éléments 90 maintenus entre des flotteurs 30 reposant par leurs pieds 63, 64 sur le fond ne pourront cependant basculer entièrement s'inclinant simpl-ement plus ou moins sur le sol suivant la nature des fonds. Eventuellement des béquilles 100 pourront être prévues par exemple à l'horizontale sur les flotteurs 30' pour éviter qu'un élément 90 reposant sur un fond dur par le bord inférieur de son tablier rigide 34" ne puisse basculer de plus d'un angle déterminé par exemple de l'ordre de 450. Bien entendu, de nombreuses variantes peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrit. En particulier les flotteurs peuvent être constitués par des boudins souples convenablement protégés. Les métaux seront convenablement protégés, soit par zingage, peinture anti-corrosion ou par leur constitution même (cuivre, inox). L'invention comprend donc tous les équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICAT i ÔNS 1. Barrage flottant anti-pollution destiné à arrêter et à capter toutes matières polluantes répandues à la surface des eaux, en particulier de mers, estuaires, lacs ou rivières, du type décrit dans l'une quelconque des revendications du brevet principal caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement une série de flotteurs montés en ligne articulés les uns à la suite des autres, ces flotteurs supportant sous eux un tablier continu formant une nappe suspendue sensiblement verticalement sur une certaine profondeur, et des moyens d'étanchéité tels que des soufflets étant fixés entre chaque groupe de deux flotteurs adjacents. 2. Barrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tablier est formé par des éléments reliés bout à bout d'une nappe souple étanche avantageusement en toile caoutchoutée ou analogue, chaque élément étant suspendu sous une série par exemple d'une dizaine de flotteurs articulés précités. 3. Barrage selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que chaque flotteur est constitué d'un cylindre à section circulaire ou bidon couché selon son axe et comportant sensiblement dans son plan vertical médian un cadre sur lequel s'accroche les éléments de tablier suspendus et/ou les moyens dgétanchéité entre bidons 4. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens d'étanchéité entre bidons sont formés par des soufflets, par exemple en toile caoutchoutée ou analogue, qui sont suspendus à la partie haute des flotteurs et retombent devant le tablier en dessous de son bord supérieur d'accrochage sous les flotteurs. 5. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les flotteurs sont reliés entre eux par des channes et au moins une chatne de résistance est tendue le long de tous les flotteurs qui y sont accrochés, par exemple au moyen de deux anneaux dans lesquels passe la channe et qui sont fixés à chaque extrémité vers la base du cadre entourant chaque flotteur. 6. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une channe de. lest est suspendue à la partie basse du tablier sur toute la longueur du barrage. 7. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des channes d'ancrage positionnent le barrage par rapport au fond, lesdites chaines étant fixées de distance en distance, par exemple entre chaque élément de tablier, à des éléments de isistance du barrage, tels par exemple que la channe de résistance et/ou la chine de lest précitée; 8. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu en certains points du barrage des bouées et des moyens d'ouverture d'une section de barrage, par exemple d'un élément de tablier, pour laisser passer les navires entre cette bouée et une bouée voisine ou tout autre point d'ancrage du barrage. 9. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque flotteur comporte des pieds par exemple quatre pieds permettant son échouage sur le fond en eau basse sans basculement du cylindre, lesdits pieds étant solidaires de cerclages entourant ledit cylindre, le pied arrière par rapport à la direction duflux le plus fort étant plus long et faisant un angle plus grand avec la verticale que le pied avant. 10. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des ouvertures communiquent avec des entonnoirs et desconduits d'aspiration sont prévus de distance en distance dans certains éléments du tablier lesdites ouvertures communiquant soit d'un côté, soit de l'autre, soit alternativement d'un côté et de l'autre du barrage pour aspirer au voisinage de la surface de l'eau les polluants que l'on veut éliminer, lesdits conduits communiquant à leur autre extrémité avec es moyens de traitement et/ou de décharge. 11. Barrage selon-la revendicatian 10, caractérisé en ce que lesdits entonnoirs et/ou conduits sont formés au moins en partie de parois souples, par exemple en toile caoutchoutée ou analogue convenablement lestés.- 12. Barrage selon la revendicatinn 10 ou la revendication 11, caractérisé en ce que des pompes d'aspiration sont prévues dans lesdits conduits et/ou dans des collecteurs recevant les éffluents de plusieurs conduits. 13. Barrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les flotteurs sont surmontés d'un bouclier brise-lame, par exemple fixé à la partie supérieure dudit cadre. 14. Barrage selon l'une des revendicatinns précédentes, caractérisé en ce que des moyens tels que des sangles ouco s sont prévus pour remonter sous les flotteurs les éléments de tablier lors d'une mise en place du barrage. 15. Barrage selon l'une des revendications précédentes Caractérisé en ce que des moyens de liaison articulés formant double charnière dans le sens vertical et horizontal relient entre eux les éléments de tablier. 16. Barrage selon l'une des revendications 10 à 12 et 15, caractérisé en ce que chaque élément du tablier précité pourvu desdites ouvertures est une plaque métallique ou analogue suspendue sous un flotteur et pouvant être constituée d'une seule pièce avec lui.