L'invention concerne une pince et ses accessoires pour le formage de prothèses dentaires. Pour réaliser à l'heure actuelle une couronne dentaire, le prothésiste découpe une longueur de feuillard correspondant au périmètre de la couronne à obtenir, incurve celui-ci pour lui donner une forme cylindrique et soude par point les bords contigus ; après avoir découpé la base de la couronne pour qu'elle s'adapte aux contours de la gencive, il procède au formage et au galbage de la couronne pour donner à celle-ci l'aspect d'une dent, l'ope'ration essentielle étant celle qui consiste à former la face vestibulaire de la prothese qui sera apparente dans la bouche du patient. Ce formage est un travail délicat et très long qui s'effectue actuellement par petites déformations successives du métal au moyen de pince à bec de canne, pince plate ou autres pinces classiques. Par exemple le formage des cuspides, stries, protubérances et arrondi distal d'une face vestibulaire d'incisive centrale requiert en moyenne 25 à 30 minutes de travail et est un travail très difficile. Le résultat et la qualité obtenus dépendent grandement de l'habileté du prothésiste et s'avèrent souvent décevants. La présente invention se propose de fournir une nouvelle pince apte à rendre d'exécution facile et rapide les formages et galbages sus-évoqués. Un objectif de l'invention est en particulier d'assurer une qualité remarquable des formes, qui soit constante et indépendante de l'habileté du prothésiste. Un autre objectif est de permettre de réaliser des prothèses qui correspondent à toutes les dents des maxillaires inférieur et supérieur humains et qui, dans chaque cas, possèdent de façon précise la forme spécifique de la dent concernée. A cet effet la pince visée par l'invention comprend deux branches articulées l'une sur l'autre et est caractérisée en ce qu'une des branches est pourvue à une extrémité d'un mors mâle reproduisant en empreinte positive le galbe et la forme d'une face de dent depuis le collet jusqu'au bord libre de celle-ci, et en ce que l'autre branche est pourvue à une extrémité d'un mors femelle reproduisant en empreinte négative un galbe et une forme conjugués, les deux mors étant agencés pour se dis poser en regard l'un de l'autre de façon que leurs formes conjuguées viennent se pénétrer et coopérer à la fermeture de la pince. En particulier le mors mâle reproduit en empreinte positive le galbe et la forme de la face vestibulaire d'une dent avec ses cuspides, stries, protubérances, sillon et son arrondi distal, cependant que le mors femelle reproduit en empreinte négative un galbe et une forme conjugués de ladite face vestibulaire. L'utilisation d'une telle pince supprime la longue opération de formage par galbages successifs zone par zone, qui est un véritable travail de "modelage artistique et de sculture". Cette opération est remplacée par une opération unique de matriçage qui consiste à presser le feuillard, soit sous forme développée, soit après courbure et soudure par points entre le mors mâle et le mors femelle pour imprimer sur celui-ci une seule fois et en quelques secondes, la forme voulue avec toutes ces caractéristiques. Avec la pince conforme à l'invention le prothésiste se contente d'assurer un serrage des branches de celle-ci jusqu'à ce que la partie concernée du feuillard soit parfaitement appliquée, d'un côté, contre le mors mâle, et de l'autre, contre le mors femelle : le résultat reproduit de façon parfaite les formes voulues quelle que soit l'habileté de l'opérateur. Par ailleurs, selon une caractéristique de l'invention, la pince comprend des moyens de fixation, associés à chaque branche et à chaque mors et adaptés pour assurer une fixation amovible du mors sur la branche correspondante. Ainsi le prothésiste peut monter sur la pince le mors mâle et le mors femelle correspondant à la forme de dent qu'il veut reproduire. L'invention s'étend à un ensemble pour le formage des prothèses,dont les divers éléments peuvent être livrés dans un conditionnement approprié ; cet ensemble comprend, d'une part, une pince telle que précédemment décrite, d'autre part, un assortiment de mors mâles et femelles appariés, tous adaptés pour être fixés de façon amovible sur les branches de la pince. En particulier cet assortiment comprend 84 paires de mors mâles et femelles appariés, répartis selon trois tailles, petites, moyennes et grandes, et correspondant dans chaque taille aux 14 dents du maxillaire supérieur humain et aux 14 dents du maxillaire inférieur (dents de sagesse exceptées). D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en regard des dessins annexés, lesquels sont donnés à titre d'exemples non limitatifs ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description - la figure 1 est une vue en perspective d'une pince conforme à l'inventions - la figure 2 est une coupe partielle, à échelle dilatée, de cette pince, - les figures 3 et 4 sont des vues en perspective, à échelle dilatée, de mors susceptibles d'être montés sur ladite pince. La pince représentée à titre d'exemple aux figures 1 et 2 a pour fonction de permettre le formage, en une seule opération de matriçage, des faces vestibulaires de prothèses dentaires. Cette pince comprend deux branches 1 et 2 articulées l'une sur l'autre par une articulation 3 de type classique ;notons que cette articulation peut être double pour amplifier la force exercée. Une lame ressort 4 est prévue entre les branches au niveau des portions de préhensipn de celles-ci pour assurer leur écartement lorsque l'opérateur relache son effort. A leur extrémité opposée à la portion de préhension, chaque branche comprend une broche 5 solidaire de celleci ; cette broche est pourvue d'un canal intérieur 5a, en l'exemple de section carrée. Dans ce canal peut être introduit un mandrin 6 de forme correspondante, solidaire d'un mors : mors mâle 7 pour une branche et mors femelle 8 pour l'autre. Un organe de blocage est prévu pour bloquer chaque mandrin 6 logé dans sa broche 5. Cet organe peut être de nature diverse, goupille, vis pression, etc... Selon un mode de réalisation préféré, cet organe est un organe du type à bille escamotable, comprenant une bille 9 sollicitée par un ressort 10 pour venir faire saillie à l'intérieur du canal Sa de la broche. Le mandrin correspondant 6 est pourvu d'une échancrure 11 dans laquelle vient s'encliqueter la bille 9 en fin d'introduction dudit mandrin, l'extrémité de celui-ci venant en appui contre le fond du canal Sa. Ainsi chaque mors est fermement fixé sur la branche correspondante dans une position parfaitement définie ; sa mise en place ou son retrait sont d'exécution très facile puisqu'il suffit d'exercer une poussée ou une traction longitudinale sur celui-ci. Notons que dans l'exemple préféré ci-dessus décrit, chaque mors est solidaire d'un mandrin, et chaque branche d'une broche, l'organe de blocage à bille étant porté par cette dernière. Ce mode de réalisation permet de donner au mors une structure très simple, autorisant une fabrication à moindre cout de celui-ci : un assortiment très complet de mors peut ainsi être mis à la disposition du prothésiste pour matricer tous les types de dents. Il est bien entendu que l'invention s'étend à une pince où les éléments ci-dessus seraient inversés. Chaque mors mâle 7 reproduit en empreinte positive la face vestibulaire de la dent concernée, depuis le collet jusqutau bord libre de celle-ci, avec ses cuspides, ses stries, ses protubérances et son arrondi distal. On a schématisé à échelle dilatée à la figure 3 un mors mâle 7a correspondant à une incisive centrale et le mors femelle correspondant 8a. Sur le mors mâle, sont notamment reproduits les stries 12 et arrondi distal 13, caractéristiques de cette dent. Sur le mors femelle, ces formes sont reproduites en empreinte négative. Lorsqutil referme la pince sur le feuilfard, le prothésiste imprime ainsi, en une seule opération, la forme et le galbe parfaits de la face vestibulaire d'une incisIve centrale. A la figure 4 ont été schématisés un mors mâle 7b et un mors femelle 8b correspondant à une molaire. Sur le mors mâle sont notamment reproduits les cuspides 14, protuberan- ces 15 et sillons 16, caractéristiques de cette dent. Sur le mors femelle, ces formes sont reproduites en empreinte négative. Dans la pratique sera fourni au prothésiste une pince et un assortiment de mors appariés. Cet assortiment comprend de préférence, 84 paires de mors mâle et femelle, répartis selon trois tailles, petite, moyenne, et grande ; dans chaque taille et pour chaque maxillaire supérieur et inférieur on trouve une paire de mors (mâle et femelle) correspondant aux : - 2 canines, - 2 incisivesoentrales, - 2 incisives latérales, - 4 molaires, - 4 prémolaires. Chaque mors porte le numéro de la dent à laquelle il correspond, et une indication de sa taille. Les mors mâles et femelles sont notamment fabriqués en fonderie dans des moules réalisés par contremoulage à partir de dents ou reproductions de dents ; le mandrin de chaque mors est évidemment coulé simultanément. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède mais en comprend toutes les variantes. REVENDICATIONS 1/ - Pince pour le formage de prothèses -e!- taires, cette pince comprenant deux branches artculée l'une- sur l'autre et étant caractérisée en ce qu'une Ses branches est pourvue à une extrémité, d'un mors mâle reproduisant en emprein te positive le galbe et la forme d'une face de dent depuis le collet jusqu'au bord libre de celle-ci et en ce que l'autre bran- che est pourvue à une extrémité, d'un mors femelle reproduisant en empreinte négative un galbe et une forme conjugués, es deux mors étant agencés pour se disposer en regard l'un de l'autre de façon que leurs formes conjuguées viennent se pénétrer et coo?=- rer à la fermeture de la pince. 2/ - Pince selon la revendicat on , caractérisée en ce que le mors mle reproduit en empreinte positive le galbe et la forme de la face vestibulaire d'une dent a.ec ses cuspides, stries, protubérances, sillon, et arrondi distal, le mors femelle reproduisant en empreinte négative un galbe et r forme conjugués de ladite face vestibulaire. 3/ - Pince selon l'une des revendications ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens e =-x~ associés à chaque branche et à chaque mors et adaptés pour assurer une fixation amovible du mors sur la branche correspondante. 4/ - Pince selon la revendication 3, caracté- risée en ce que les moyens de fixation associés à chaque rrche et à chaque mors comprennent un mandrin solidaire 'çn de ces éléments, une broche solidaire de l'autre élément et pourvue d'un canal intérieur à la forme dudit mandrin pour recevoir celui-ci, enfin, un organe de blocage adapté pour bloquer le man- drin dans la broche. 5/ - Pince selon la revendication A, caracté- risée en ce que organe de blocage sus-évoqué est un organe type à bille escamotable, apte à assurer le blocage de l'élément qui le porte par encliquetage dans une échancrure menacée dans l'autre élément. 6/ - Pince selon la revendication 5, caracte- risée en ce que les broches pourvues chacune d'un organe à bile escamotable sont solidaires des branches de la pince, les man drinks pourvus chacun d'une échancrure appropriée étant solidaires des mors. 7/ - Ensemble pour le formage de prothèses dentaires, caractérisé en ce qutil comprend une pince conforme à l'une des revendications 3, 4, 5 ou 6, et un assortiment de mors mâles et femelles appariés, tous adaptés pour être fixés de façon amovible sur les branches de la pince. 8/ - Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend 84 paires de mors mâles et femelles appariés, répartis selon trois tailles, petite, moyenne, et gran- de, et correspondant dans chaque taille aux 14 dents du maxillaire supérieur humain et aux 14 dents du maxillaire inférieur (dents de sagesse exceptées). 9/ - Ensemble selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que les mors mâles et femelles sont fabriqués en fonderie dans des moules réalisés par contremoulage à partir de dents ou reproductions de dents.