L'invention a pour obJet un procédé pour la fabrication de plaques ornées ou décoratives, notamment de panneaux décoratifs, de plaques de joaillerie, les plaques obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé et les objets comprenant une telle plaque. L'ornementation d'une plaque, par éxemple en métal précieux, est difficile à exécuter, surtout lorsqu'on désire reproduire sur la plaque une image, comme celle d'un visage. En dehors d'oeuvres originales créées par des artistes et dont le prix est très élevé, il nrest pas possible actuellement, par les moyens de l'artisanat ou de la-petite industrie, de fabriquer des plaques portant une image, par exemple un portrait. L'invention comble cette lacune. Elle est basée sur cette constatation qutil est possible de donner d'un visage ou autre configuration une évocation suffisamment voisine pour que la ressemblance soit frappante, par la juxtaposition de motifs de mame type qui peuvent être extrêmement simples, comme des cercles, des carrés ou d'autres formes, ne se distinguant que par leurs dimensions, par exemple leur diamètre ou la longueur de leur côté, et apportant un contraste par rapport à un fond. L'invention consiste alors, pour fabriquer une plaque ou support portant une image, par exemple un portrait, à partir d'une photographie en noir et blanc de l'objet à reproduire, par exemple d'un visage, à diviser par une trame d'analyse cette image suivant des zones élémentaires identiques, par exemple des carrés, à apprécier sur le portrait une intensité de blanc ou de noir (selon que le fond est noir ou blanc) suivant une échelle d'intensités, qui peut être à nombre de degrés réduit, à faire correspondre à chacun des degrés une tache de superficie déterminée, puis à usiner, éventuellement après réduction d'échelle, une plaque en métal ou analogue, pour faire apparattre, dans chacun des carrés correspondant à la trame d'analyse, un contraste par rapport au fond. L'usinage peut consister en un simple fraisage d'une plaque métallique ou bien en toute autre conformation de la plaque créant des creux ou reliefs, la plaque étant par exemple en un métal précieux dont la surface est sombre, avantageusement noire. Les creux et les reliefs peuvent être de mEme couleur et de même ton que le fond ou être sombres sur fond clair ou encore clairs sur fond sombre. L'invention comprend également des formes de réalisation selon lesquelles les taches sont non circulaires, par exemple carrées ou de toute autre forme. Lorsque le support présente des reliefs, ceux-ci peuvent être réalisés, par exemple, par apport de métal. Dans tous les modes d'exécution, la dimension des creux ou des reliefs, aussi bien en profondeur ou en hauteur que transversalement, est choisie en fonction de la tache à obtenir. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels.: - la figure 1 est une vue schématique d'une photographie à laquelle on a superposé une trame tracée sur une feuille transparente - la figure 2 est une vue à plus grande échelle d'une partie. de la figure i limitée par le trait mixte ; - la figure 3 montre des pastilles - la figure 4 montre un ensemble de pastilles appliquées sur un fond en correspondance de la partie montrée sur la figure 2 - la figure 5 est une vue en plan d'une rangée horizontale de creusures, à grande échelle ; - la figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 5 - la figure 7 est une vue schématique de la partie de plaque à creusures correspondant à ce qui est montre sur la figure 2. On part d'une photographie 1 i, qui peut être à grande échal- le, d'une tête ou visage à reproduire. Â cette photographie on superpose une trame 12 qui est avantageusement une trame comprenant un premier réseau de lignes parallèles 13 et un second réseau de lignes parallèles 14 perpendiculaires aux lignes i 3. la trame- définit ainsi sur la photographie une multiplicité de plages carrées comme 15t 1 151.2, 151 3 alignées horizontalement, 15 1 152.1, 15 5 1 ali- gnées verticalement.Chaque plage est appréciée au point de vue de sa teinte dans une échelle allant du blanc au noir. L' échelle peut comprendre un nombre réduit de degrés, par exemple le blanc, le gris clair, le gris foncé, le gris très foncé et le noir, auxquels on affecte respectivement un symbole, par exemple t, 2, 3, 4, 5. On affecte aux plages 1 des pastilles circulaires blanches A (figure 3) dont le diamètre est égal ou très voisin de la longueur du c8té du carré de la trame. Aux plages correspondant au gris clair, on affecte des pastilles circulaires B de couleur blanche, d'un diamètre plus petit. Aux plages correspondant au gris foncé, on affecte des pastilles circulaires blanches C d'non diamètre encore plus petit, etc. On colle sur une feuille noire, qui a été représentée en blanc sur la figure 4 dans sa partie correspondant à la figure 2, et suivant la mdme disposition que les plages carrées 15, les pastilles circulaires d, X, C, etc., suivant la répartition qui a été appréciée par l'analyse. On ne colle aucune pastille en correspondance des plages 5. On a montré sur la figure 1 une trame tracée sur une feuille transparente superposée à la photographie avec dans chacune des plages le chiffre correspondant au degré d'intensité, les plages noires ne portant aucun chiffre. Sur la figure 2, on a montré i plus grande échelle une partie de la figure 1 en référençant en outre quelques plages noires. On apprécie le résultat des collages en se plaçant à une distance suffisante de la feuille portant les pastilles réparties comme indiqué. Si la ressemblance n'est pas suffisante et si des imperfections apparaissent, on procède à des retouches, c'est-i-dire on remplace certaines pastilles par des pastilles de diamètre différent ou bien on colle quelques autres pastilles, notamment de- petit diamètre. Lorsque la ressemblance est atteinte, on adopte la répartition des pastilles ainsi déterminée pour la fabrication d'une reproduction à plus petite (ou plus grande) échelle du visage sur une plaque qui peut être une plaque Il en métal précieux, par exemple un alliage d'or, dont la surface 12 a été traitée pour présenter une couleur sombre, par exemple noire, comme obtenue par un laquage. L'invention s'applique, bien entendu, lorsque la plaque n'est pas établie en un métal précieux ; cette plaque peut être également en verre, en bois, en marbre, en matière plastique, etc. Bien que dans l'exemple déerit ci-dessus on colle des pastilles blanches sur un fond noir, il va de soi que l'on peut également coller des pastilles noires sur fond blanc. Sur un réseau virtuel, qui est la reproduction à échelle réduite du réseau d'analyse, on effectue alors une succession de creusures, pour faire apparaître sur la surface 12 des zones, ou points, contrastés par rapport au fond, dont le diamètre correspond à celui des plages A, 3, C, compte tenu de la réduction, et dont l'ensemble donne une figuration fidèle du visage du portrait initial. Les creusures correspondant aux différentes plages t', 3', C', (figure 5), peuvent titre effectuées à laide d'outils de dimensions correspondantes ou bien, de préférence, c'est un mbse outil à pointe conique qui, suivant sa plus ou moins grande pénétration, permet de réaliser des creusures 13a, iSb, 13 coniques dont l'in- tersection avec la surface 12 a un diamètre proportionnel à la profondeur de la creusure. En variante, on utilise un outil à pointe sphérique et les creusures ont alors la forme de zones sphériques. On obtient ainsi, d'une manière simple et quasi-automatique, un portrait sur une plaque, par exemple en métal précieux, évoquant l'original avec une ressemblance étonnante, par la juxtaposition des creusures, les creusures, notamment les creusures de grand diamètre, faisant Jouer la lumière, ce qui contribue à l'aspect artistique de l'ensemble. Une telle plaque peut être incorporée ou faire partie d'un objet de joaillerie. L'invention vise également des réalisations où les effets sont obtenus, non pas par contraste mais par différence dans les propriétés de réflexion de la lumière. Selon une variante, les effets sont obtenus par différence dans la transparence des quasi-points à l'égard de la lumière. L'invention s'applique également pour l'obtention d'une plaque décorative de grandes dimensions, comme un panneau. Suivant un mode d'exécution, le fraisage est obtenu-à l'aide d t un foret cylindrique. Selon un autre mode d'exécution, on utilise un autre outil tel qu'un poinçon ou un emporte-pièce. La profondeur de la creusure peut être telle qu'elle débouche sur la face opposée. Une réalisation comprend alors une configuration définie par des trous de plus ou moins grande dimension. Dans des variantes, les effets sont obtenus, non pas par des creux, mais par des reliefs dont les dimensions respectives sont déterminées comme indiqué ci-dessus. Les creux ou bosses peuvent être rectangulaires, carrés, oblongs, etc. Dans une réalisation, les effets sont obtenus, non pas par contraste de teintes, mais seulement par la différence dans les propriétés de réflexion des creux ou reliefs formés par rapport au corps de la plaque ou analogue. Ces effets peuvent également apparattre par transparence. Dans une autre variante, on réalise les creusures par attaque chimique et non à laide d'un outil. À cet effet, on utilise un masque présentant des trous dont les dimensions correspondent à la teinte de la maille correspondante. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une plaque ornementale ou décorative, par reproduction d'un objet, ou sujet ou une oeuvre d'art, caractérisé en ce que, sur la plaque ou autre support on forme côte à cote, suivant une répartition régulière, une multiplicité d'irrégularités identiques en leur type de configuration mais différant entre elles par leurs dimensions, de manière que l'effet obtenu par lesdites irrégularités évoque l'objet ou sujet à reproduire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les irrégularités sont des creusures. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les irrégularités sont des reliefs. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que les irrégularités sont à contour circulaire. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les irrégularités sont à contour carré. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les creusures débouchent sur l'une et l'autre faces de la plaque. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour la détermination de la dimension des irrégularités, on part d'une épreuve photographique à grande échelle qu'on analyse à l'aide d'une trame, chaque plage de la trame étant appréciée au point de vue de sa teinte dans une échelle allant du noir au blanc. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le nombre de dimensions différentes des plages est réduit, de llor- dre de quelques unités. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on colle des pastilles sur un fond contrasté dont les superficies correspondent aux divers degrés de l'échelle. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les irrégularités forment des intersections avec la surface de la plaque suivant des lignes dont les dimensions reproduisent à échelle réduite les dimensions des pastilles. 11. Plaque, notamment métallique, particulièrement en métal précieux, pour la reproduction d'un objet ou sujet, comme obtenue par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. 12. Objet comprenant une plaque selon la revendication 11. 13. Panneau décoratif obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. 14. Feuille à trame d'analyse d'une photographie pour la détermination de la superficie des pastilles pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 9.