- 1 - Coupleur inductif coaxial L'invention concerne en général les dispositifs coupleurs de signaux et/ou d'énergie, électriques, et plus particulièrement un coupleur de la variété des coupleurs inductifs. Les coupleurs inductifs, destinés au couplage d'énergie électri- que d'une source avec une charge d'utilisation, sont employés dans des environnements o le milieu ambiant s'oppose à l'emploi de contacts électriques normaux à découvert, métal sur métal. Par exemple de tels coupleurs sont utilisés pour éviter des étincelles dans une atmosphère explosive et trouvent un large emploi dans l'industrie pétrolière off-shore ou d'autres opéra- tions sous l'eau pour effectuer des connexions de circuit à circuit au-dessous de la surface de l'eau. Le dispositif coupleur inductif est basé sur le principe des transformateurs de courant alternatif, c'est-à-dire que par induction électromagnétique une tension est induite par un en- roulement primaire dans un enroulement secondaire à l'aide d'un circuit magnétique sans réaliser aucune connexion électrique physique. Dans sa forme la plus simple, un type de coupleur inductif utilise deux noyaux en C représentant un circuit magné- tique, chacun de ces noyaux ayant un enroulement respectif, et, lorsque les extrémités terminales respectives des deux noyaux en C sont amenées l'une contre l'autre, un transformateur de principe est formé. Par application d'un isolement électrique et de matériaux de protection contre la corrosion appropriés, un tel connecteur peut.être utilisé comme interface électrique entre des composants immergés, Lorsqu'ils sont utilisés pour des transferts de signaux ou de oonnées, ces coupleurs face contre face, s'ils sont séparés par un intervalle même relativement faible présentent une diminu- tion inacceptable de la réponse générale en fréquence. Ln autre type de coupleur, tel que celui décrit dans le brevet anglais NO 1 366 134 a eté proposé pour le transfert d'énergie e3ectrioue et est constitué d'une partie magnétique externe avec enroulement, dans laquelle est logé de façon coaxiale un circuit macnétiaue interne avec enroulement. Une source d'éner- gie électrique est connectée à l'enroulement extérieur, lequel constitue un primaire, et, un circuit d'utilisation est connecté à l'enroulement intérieur lequel forme un secondaire. Avec un tel agencement lorsque l'enroulement intérieur est retiré, le courant primaire s'accroit à un degré tel qu'une pièce-broche doit être insérée dans la pièce-douille ainsi ouverte d'o vient d'être retiré l'enroulement intérieur, de façon à empêcher le circuit primaire de griller. Ln variante, il est proposé de créer un circuit électrique auxiliaire complet formé de plu- sieurs éléments inductifs et capacitifs afin de constituer un circuit accordé avec le bobinage primaire. Ainsi lorsque le secondaire est retiré au désaccouplement, le circuit électrique se désaccorde de telle sorte que le courant primaire soit abaissé de façon notable. L'invention a pour objet un.coupleur inductif de type coaxial qui élimine complètement le besoin de pièces d'enfichage ou broches auxiliaires, ou de composants de circuit électrique auxiliaire nécessaires pour créer un circuit accordé. Un autre type de coupleur coaxial utilise des enroulements coaxiaux primaire et secondaire couplés inductivement l'un à l'autre sans le secours d'un circuit magnétique fermé à noyaux, Bien que l'énergie électrique dans les coupleurs d'un tel type soit délivrée à l'enroulement intérieur constituant un primaire, ils.ne présentent qu'un couplage très faible et la réalisation est relativement inefficace. D'autres types encore de coupleurs coaxiaux qui comportent des circuits magnétiques fermés, possèdent des surfaces tronconiques - 3 - conjuguées. Lorsqu'ils sont utilisés dans un environnement subaquatique, o la boue, les algues, et les produits marins, par exemple, peuvent venir en contact avec les surfaces conju- guées, le fonctionnement correct du couplage est sévèrement - dégradé par suite de désalignement axial. L'invention vise aussi à créer un coupleur coaxial qui per- mette un degré relativement élevé de désalignement axial tout en maintenant encore un fonctionnement correct non seulement du transfert d'énergie électrique mais aussi du transfert des données. L'invention réside, en gros, dans un coupleur inductif coaxial comprenant: un premier noyau magnétique allongé interne, conducteur de flux magnétique, ayant des parties terminales entre lesquelles se trouve positionné un premier enroulement; un second noyau magnétique allongé externe, conducteur de flux magnétique, d'une forme générale cylindrique creuse et ayant des parties d'extrémité o un second enroulement est positionné entre ces parties d'extrémité, le premier noyau magnétique pou- vant s'insérer à l'intérieur du second noyau magnétique de telle sorte que le flux venant d'un enroulement se referme sur l'au- tre; des moyens de connexion de ce premier enroulement comme enroulement primaire; et des moyens de connexion d'un circuit d'utilisation au second enroulement constituant un enroulement secondaire. Le coupleur inductif selon l'invention comporte un premier noyau magnétique allongé conducteur de flux magnétique, qui s'étend selon un axe et comporte une première et une seconde partie terminale élargie. Un premier enroulement est positionné autour de ce premier noyau entre les première et seconde parties terminales. Un second noyau allongé, conducteur de flux magné- tique, s'étendant le long d'un axe, est de forme générale cylindrique creuse, possède une première et une seconde partie -4 - terminale qui s'étendent intérieurement vers l'axe et comporte un second enroulement positionné autour de sa partie intérieure entre ses parties terminales. Le premier noyau peut être inséré à l'intérieur du second noyau, de telle sorte que les première et seconde parties terminales du premier noyau soient en corres- pondance de flux magnétique avec les première et seconde parties terminales respectives du second noyau. Afin d'admettre un désalignement suivant l'axe, dans un mode de réalisation, les longueurs suivant-cet axe des parties terminales du premier noyau sont différentes des longueurs suivant ce m9me axe des parties terminales du second noyau. Avec cette structure les longueurs suivant l'axe des enroulements respectifs, primaire et secondaire sont également différentes. Des moyens sont prévus pour connecter une source d'énergie électrique au premier enroulement, l'enroulement inséré, qui constitue alors un enroulement primaire, et, des moyens sont prévus pour connecter un dispositif d'utilisation au second enroulement, constituant un enroulement secondaire. L'inductance du premier enroulement se modifie suivant que les noyaux sont ou non dans la position d'accouplement. Selon l'in- vention, le rapport du courant d'utilisation au courant magné- tisant est choisi pour être inférieur au rapport de l'induc- tance de l'enroulement primaire prise entre les états des noyaux accouplés et non accouplés. Le coupleur inductif peut aussi être utilisé en mode de fonc- tionnement transfert d'information en connectant un capteur de données à l'un des enroulements-et un système de réception et d'utilisation des données à l'autre de ces deux enroulements. Un exemple de mode de réalisation de l'invention est représenté au dessin annexé, dans lequel: -5- - la figure 1 est une vue, avec coupe partielle, d'un coupleur inductif, face contre face, selon l'art antérieur; - la figure 2 donne des courbes représentant le rendement du coupleur de la figure l; - la figure 3 est une vue d'un autre coupleur de l'art antérieur; - la figure 4 est une vue simplifiée d'un coupleur selon l'in- vention en état de couplage d'énergie électrique; - la figure 5 est un circuit destiné à. illustrer les courants circulant dans l'enroulement primaire du coupleur inductif; - la figure 6 est un diagramme vectoriel illustrant certaines relations entre courants; - la figure 7 est une coupe axiale d'un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le coupleur se trouvant en état de désaccouplement; - la figure.8 est une coupe axiale de ce coupleur en état d'accouplement; - les figures 9 et 10 sont des vues perspectives éclatées avec arrachements partiels du coupleur des figures 7 et 8; - la figure 11 est un schéma fonctionnel d'un système de trans- missions de données selon l'invention; - la figure 12 donne des courbes illustrant le rendement d'un montage selon la figure 11; et, - la figure 13 est une coupe axiale d'un autre mode de réalisa- tion selon l'invention. -t> - En se reportant maintenant à, la figure 1, il y est représenté un coupleur inductif face contre face courant de l'art anté- rieur. Ce coupleur 10 est constitué de deux parties de bottier 12 et 13 comprenant chacune un noyau en C respectif 15 et 16 avant des enroulements respectifs 18 et 19o Des plaques couver- cles en acier inoxydable 21 et 22 protègent les noyaux du milieu ambiant tel qu'un environnement subaquatique. Les enroulements 18 et 19 sont connectés électriquement à des câbles respectifs 24 et 25 qui dans un emploi typique trans- portent des données ou signaux d'information. De tels coupleurs sont extrêmement sensibles à l'écartement relatif des deux parties coopérantes 12 et 13. Par exemple, sur la figure 2, la courbe 30 représente une réponse courante de fréquence, sans intervalle entre les parties 12 et 130 La courbe 31 illustre la réponse dégradée produite si ces pièces de bottier sont séparées par une distance de 0,030 pouce (0,0762 cm). Les cour- bes montrent qu'à 100 kilohertz (kHz), il y a approximativement une réduction de 2 dB dans la réponse, cependant aux fréquences plus basses la différence est notablement plus élevée. Un autre type de coupleur inductif de l'art antérieur, qui a été proposé pour emploi dans une atmosphère explosive est représenté en coupe sur la figure 3 et comporte un cylindre noyau extérieur 34 présentant des ailes intérieures 35 et 36 s'étendant radialement vers l'intérieur à chaque extrémité, grâce à quoi un enroulement 38 est fixé à l'intérieur du cylin- dre. L'autre noyau 40 comporte deux disques d'extrémité 41 et 42 joints par une branche cylindrique centrale 43, cet agence- ment supportant un enroulement 45. Ce coupleur est utilisé pour transférer de l'énergie électrique d'une source 47 à une charge d'utilisation 48, la source étant connectée à l'enroulement 38 constituant le primaire, et la charge d'utilisation étant connectée à l'enroulement 45 cons- 2464545 - tituant le secondaire de cet agencement de couplage inductif. Avec un tel agencement, lorsque le noyau 40 est retiré du noyau 34 pour effectuer une déconnexion, il se produit un accroissement inacceptable du courant primaire, ce qui néces- site l'insertion d'un élément auxiliaire pour remplacer le noyau enlevé. Au lieu de la nécessité de l'insertion d'une broche distincte, l'agencement de la figure 3 peut comporter un circuit auxi- liaire 50 constitué d'une inductance 51 en série avec un agen- cement en parallèle d'une inductance 52 et d'une capacité 53, cette inductance 52 étant connectée à l'enroulement primaire 38. Les valeurs des inductances et de la capacitance sont telles que lorsque le noyau 40 est inséré à l'intérieur du noyau 34, le circuit primaire soit accordé sur la fréquence d'alimenta- tion et lorsque le noyau 40 est retiré, ce circuit ne soit plus accordé sur cette fréquence de façon à réduire substantielle- ment et limiter le courant dans ce circuit primaire. L'inducteur selon l'invention est du type représenté à la figure 3, cependant, lorsqu'il est utilisé pour un tel trans- fert d'énergie électrique, il élimine complètement pour pro- téger le primaire, le besoin tant d'une fiche insérable séparée que d'un circuit auxiliaire distinct. La figure 4 représente dans son principe le coupleur d'énergie électrique selon l'invention. Le coupleur inductif de cette figure 4 comporte un noyau intérieur 60 ayant des parties ter- minales agrandies 61 et 62, chacune d'une longueur W suivant l'axe et un enroulement 63 d'une longueur I disposé entre ces parties terminales. Disposé coaxialement autour de ce noyau intérieur se trouve un noyau exterieur 67, de forme générale cylindrique, ayant des parties terminales s'étendant vers l'in- térieur 68 et 69, chacune d'une longueur W' suivant l'axe, contenant entre elles un enroulement 70 d'une longueur ô'. Les longueurs suivant l'axe, inégales, des parties d'extrémité et des enroulements, permettent un mouvement axial relatif limité des noyaux intérieur et extérieur en réponse aux forces axiales sur le coupleur sans aucune modification de rendement. Les parties terminales des noyaux 60 et 67 sont en correspon- dance de flux magnétique et des moyens sont prévus pour connec- ter l'enroulement intérieur b3 à une source d'énergie électrique 74 et pour connecter l"enroulement extérieur 70 à une charge d'utilisation 75. On doit noter que cet agencement connectant la source à l'enroulement intérieur et la charge d'utilisation à l'enroulement extérieur contraste directement avec l'agence- ment proposé par la figure 3 de l'art antérieur. Un circuit simplifié équivalent à l'enroulement primaire est illustré sur la figure 5 et comporte l'agencement en parallèle d'une inductance L et d'une résistance R. Le courant primaire est Ip, il est constitué du courant magnétisant IL traversant l'inductance L et du courant d'utilisation réfléchi IR traver- sant la résistance R0 La figure 6 représente un diagramme vectoriel des courants illustrés sur la figure 5. Le vecteur IR représente le courant d'utilisation refléchi et le vecteur IL1 représente le courant magnétisant traversant l'inductance L. En conséquence, 1p est le courant primaire résultant. Dans un mode de réalisation préférentiel les noyaux seront constitués de ferrite et en conséquence tous courants de pertes dans le noyau seront mini- maux et, pour la clarté, n'ont pas été représentés. Quand le coupleur n'est pas accouplé, il n'y a pas de courant d'utilisa- tion réfléchi et le courant primaire total est le courant tra- versant l'inductance L, désignée comme vecteur lL2 sur-'la figure 6. _9- l'enroulement intérieur ou primaire 63 possède une certaine inductance LM dans l'état d'accouplement et une inductance LU différente et bien plus basse dans l'état de désaccouplement. Si le rapport du courantd'utilisation réfléchi au courant magnétisant (IR/IL1) est adapté pour être le même que le rap- port LM/LUy le courant primaire ne change alors pas notablement d'amplitude mais demeure sensiblement constant de l'état d'ac- couplement à l'état de désaccouplement du coupleur inductif. A titre d'exemple, dans un montage d'essai, pour un coupleur ayant 40 tours aux enroulements primaire et secondaire, avec noyaux de ferrite, l'inductance de l'enroulement du noyau in- térieur, en état accouplé, était de l'ordre de 4,8 millihenrys, et de 360 microhenrys en état désaccouplé. Ces valeurs donnent un rapport de Li4/LU = 13,3/1. Dans la pratique, ce rapport de 13,3/1 serait quelque peu plus élevé que souhaité pour un rapport de courant d'utilisation réfléchi au courant magnétisant puisqu'il nécessiterait plus de tours au primaire amenant ainsi un accroissement de pertes dans le cuivre se traduisant par un coupleur quelque peu plus ineffi- cace. En conséquence, le rapport du courant d'utilisation ré- fléchi au courant magnétisant est choisi pour être de l'ordre de 5/i. Puisque ce n'est pas le rapport exact de Lj4/LU, le courant dans le primaire va monter quelque peu lorsque le cou- pleur sera désaccouplé, mais il ne montera seulement que de 2 fois 1/2 approximativement (13,3: 5 = 2,6), ce qui est plus qu'acceptable et, en fait, un accroissement du courant primaire d'approximativement 5 fois celui de l'état d'accouplement doit donner des résultats satisfaisants. La figure 4 illustre pour le principe un mode de réalisation selon l'invention d'un coupleur coaxial. Un mode de réalisation d'un coupleur réel est représenté sur les figures 7 à 10 aux- quelles il sera maintenant fait référence. Ce coupleur 80 est constitué de deux parties accouplables 82 et 83, la partie 82 - 10 - contenant un noyau intérieur 86 et la partie 83 contenant un noyau extérieur 87. Un ensemble support intérieur 90 comporte une partie en tige allongée 91 sur laquelle est monté le noyau intérieur 86. Pour faciliter la fabrication, ce noyau intérieur, de préférence en ferrite conducteur de flux magnétique, est constitué de trois pièces séparées, les pièces d'extrémité 94 et 95 et une pièce centrale 96 autour de laquelle sont bobinés un certain nombre de tours d'un enroulement primaire 97. L'en- semble entier est maintenu en position au moyen d'une tete de retenue 104 fixée à la partie de tige 91 au moyen d'une vis 105. Une coque de protection extérieure 110 est assemblée par vis- sage en 111 avec l'ensemble support intérieur 90 auquel une tête d'extrémité 114 est aussi connectée, au moyen de vis 113. Cette tete d'extrémité 114 en conjonction avec l'ensemble support in- térieur 90 délimite une cavité intérieure 118 dans laquelle est située une pièce d'ancrage 120 maintenue en position, de préfé- rence en remplissant la cavité interne 118 avec une résine telle que du polyuréthane. Un câble électrique 122 de type coaxial est amené à travers la tête d'extrémité 114, et ensuite son blindage extérieur 123 et son conducteur intérieur 124 sont connectés à des bornes 125 et 126 respectivement, le conducteur intérieur 124 passant dans la pièce d'ancrage 120. Une extrémité de l'enroulement 97 est con- nectée à la borne 125 par le passage qui comporte une rainure dans la pièce en ferrite 97, se poursuit dans la rainure 131 de la pièce d'extrémité 94 et passe dans l'ouverture 132 de l'ensemble de support intérieur 90 L'autre extrémité de l'en- roulement 97 est connectée à la borne 126 par le passage qui comporte des rainures 130' et 131' et l'ouverture 132' La partie accouplable 83 comporte une tète d'extrémité 150 à laquelle est connectée par l'intermédiaire de vis 152, un cy- lindre intérieur 154 constitué d'une matière plastique, telle 2464545- - il - que du "delrin", et ayant un logement épaulé 155 sur sa sur- face intérieure adaptée pour recevoir le noyau magnétique extérieur 87 et limiter son degré d'insertion0 Pour la facilité de la fabrication, le noyau magnétique exté- rieur 87 est fabriqué en trois pièces: deux pièces d'extrémité et 161 ayant des parties terminales qui s'étendent radiale- ment vers le centre du coupleur et une partie centrale 162 avec un enroulement 165 se trouvant contenu entre les pièces d'extré- mité 160 et 161. La partie magnétique est maintenue en position au moyen d'une grande pièce guide 168 assemblée par vissage avec l'extrémité du cylindre extérieur 154 et ayant une partie termi- nale 169, généralement arrondie et tronconique pour commodité d'insertion dans la coque de protection extérieure 110 et pour limiter le mouvement du noyau extérieur 87. D'une manière similaire au câble électrique 122, un câble élec- trique 170 a son blindage extérieur 171 connecté à une borne 172 tandis que son conducteur intérieur 174 passe à travers une pièce d'ancrage 175 et est connecté à une borne 176. La pièce d'ancrage 175 est maintenue en position au moyen d'un matériau d'enrobage 178 tel que du polyuréthane. Une extrémité de l'en- roulement 165 est alors connectée à la borne 172 tandis que l'autre extrémité de cet enroulement est connectée à la borne 176, Afin de maintenir les parties 82 et 83 en situation verrouillée lorsqu'elles sont accouplées, il est ménagé plusieurs verrous 184 disposés à l'intérieur de cavités dans la tête d'extrémité 150. Comme visible sur la figure 8, la partie saillante 185 de verrou 184 pénètre dans une rainure 186 à l'intérieur de la coque de protection extérieure 110, et est maintenue dans cette position sous l'action d'un ressort 188. Avec cet agencement, les deux parties accouplées ne se désaccouplent pas simplement en tirant sur les câbles respectifs 122 et 170. Afin de les _ 12 - d saccoupler, il est prévu une bague de verrouillage 190 à laquelle sont connectées plusieurs tiges de déverrouillage 191 traversant des ouvertures respectives de la tête d'extrémité 150. Ces tiges de déverrouillage comportent une surface enco- chée ou en came 195 et lorsque la cuvette 190 est tirée, 10ac- tion de came sur la surface de verrou 184 qui coopère avec la surface de came 195 provoque le retrait du verrou 184 à fond dans sa cavité, extrayant la saillie 185 de la rainure 186 pour effectuer, de ce fait, un déesaccouplement des parties accou- plees 82 et 83. Le mouvement de la cuvette de déverrouillage est limité par le moyen de saillies 197 de l'extrémité des tiges de déverrouillage 191. Si la cuvette de déverrouillage est maintenue dans sa position d'extension, le verrou 184 est alors maintenu dans son état de retrait de telle sorte que les deux parties peuvent être accouplées, après quoi la cuvette de déverrouillage 190 est ramenée dans la position illustrée sur la figure 8 pour effectuer un verrouillage des deux parties. Si, d'autre part, en situation désaccouplée, la cuvette de dé- verrouillage 190 est poussée en avant de telle sorte que le verrou 184 entre en contact avec. une surface inclinée 195 de tige de déverrouillage 190, l'accouplement et le verrouillage peuvent alors être encore effectués par le moyen de la surface inclinée 200 de la surface intérieure de la coque de protection extérieure 110, qui forme une surface à effet de came pour la saillie 185 du verrou 184, en vue de forcer celui-ci dans son logement de telle sorte que le coupleur puisse prendre l'état accouplé de la figure 8. ^ 30 Lorsque le coupleur est utilisé dans une ambiance subaquatique, il est possible que des matières étrangères puissent pénétrer dans les cavités lorsque ce coupleur est en état de désaccou- plement. De telles matières étrangères, par exemple, peuvent comprendre la boue, le sable, les algues, etc. En conséquence, on a pourvu à l'essuyage de la surface intérieure de la coque - 13 - de protection extérieure 110 et des surfaces des pièces magné- tiques découvertes. Ceci est accompli en ménageant des rondel- les ou bagues 204 et 205 positionnées entre le cylindre inté- rieur 154 et la grande pièce guide 168, ainsi qu'une rondelle similaire 206 située autour de la tige 91 et maintenue en posi- tion au moyen de la tête de retenue 104. Ces rondelles sont constituées, de préférence, d'une matière à base de caoutchouc qui empêche l'encrassement à l'accouplement, un exemple étant "1NO FOUL" (SANS ENWCRASSEMENT), un produit de la Compagnie B.F, GOODRICH CO. Puisque la rondelle 204 est en engagement étroit avec la surface intérieure de la coque de protection extérieure 110, des ouvertures 210 et 211 sont ménagées dans cette coque de façon à procurer des trous d'évacuation pour l'eau lorsque les parties du coupleur sont respectivement accouplées et désaccouplées. La figure 11 illustre un agencement par lequel le coupleur selon l'invention est utilisé pour la transmission d'informa- tions, par opposition à la transmission d'énergie électrique, entre deux emplacements différents. Par exemple, la source de signaux est une caméra de télévision 240 à l'un des emplace- ments. Elle doit fournir des signaux à afficher sur un récep- teur de contr8le ou moniteur 241 situé à distance, les signaux étant transmis par un câble 243 et un câble 244 qui sont réunis par un coupleur 245 illustré précédemment par les figures 7 à 10. Les signaux de télévision ne sont pas envoyés directement au coupleur 245 mais sont délivrés par la voie d'un étage préam- plificateur de puissance à charge d'émetteur 250 qui présente une impédance extrêmement basse, inférieure, par exemple à ohms, au primaire du coupleur 2450 Lorsque des signaux d'information plutôt que de l'énergie électrique doivent être transférés, l'un ou l'autre des enroulements du coupleur peut constituer le primaire. Si ce coupleur commande un câble - 14 - classique de 50 ohms, ce cnble est terminé par un égalisateur à résistance constante 252 qui fonctionne pour élever la ré- ponse à haute fréquence du signal. Cet égalisateur est alors suivi par un étage amplificateur 254 et ensuite par un circuit - égalisateur pour basse fréquence 256. Après passage dans un étage amplificateur 258, le signal est à nouveau amplifié dans un étage 260 et reçoit une compensation additionnelle en Haute Fréquence au moyen d'un agencement de rétroaction de l'étage amplificateur 260 Les signaux résultants sont alors affichés sur le moniteur 241. Sur la figure 12, o la réponse au signal est reportée sur l'axe vertical et la fréquence sur l'axe horizontal, la courbe 264 représente la réponse lorsque les signaux TV sont envoyés direc- tement sur le moniteur TV en passant par le coupleur. On voit que la réponse est dégradée de façon inadmissible aux fréquences plus basses et plus hautes aux environs de 500 Hz et deux ffHz respectivement. Pour une bonne qualité des images de télévision, les vidéo fréquences depuis 60 Hz environ jusqu'à au moins trois MHz doivent être transmises. La courbe 265 représente la réponse avec l'agencement de la figure 11 et il est visible que la ré- ponse à haute et basse fréquence est notablement améliorée par cet agencement. La figure 13 représente un autre mode de réalisation selon l'invention dans lequel l'accouplement et le désaccouplement des pièces coaxiales coopérantes effectue la connexion et la déconnexion de plusieurs circuits0 Un ensemble support formant un plongeur 270 porte à une de ses extrémités un premier noyau intérieur 272 et adjacent à ce dernier un second noyau intérieur 273. Ces noyaux 272 et 273 sont magnétiquement et électriquement isolés l'un de l'autre au moyen d'un insert en plastique 274 et chaque noyau porte un enroulement respectif 276 et 277. De façon similaire,il est ménagé deux noyaux extérieurs 280 et 281 en concordance magnétique respective avec les noyaux intérieurs - 15 - 272 et 273 et comportant des enroulements respectifs 282 et 283, ces noyaux extérieurs 280 et 281 étant séparés par un insert en plastique 285. Les noyaux extérieurs sont disposés dans une monture envelop- pante 287, alors que les noyaux magnétiques intérieurs 272 et 273 sont mobiles entre la monture 287 et une monture 288 en vertu de leur connexion avec le plongeur 270. L'autre extrémité du-plongeur 270 possède une partie agrandie 290 qui, dans la limite représentée, bute contre un épaulement 292 afin d'assurer la concordance des circuits magnétiques. Le plongeur 270 est déplaçable dans le sens de la double flèche par des moyens mécaniques ou hydrauliques0 L'agencement représenté sur la figure 13 peut servir pour des sources multiples d'énergie électrique desservant des utilisa- tions multiples ou peut être utilisé dans une situation o plusieurs capteurs de données doivent délivrer des signaux à plusieurs récepteurs. En variante, une paire d'enroulements, par exemple les enroulements 276, 282, peuvent être utilisés pour la transmission d'énergie électrique tandis que l'autre paire d'enroulements 277, 283 peut être utilisée pour la trans- mission de signaux, ces deux fonctions étant interrompues par retrait du plongeur 270 de la monture 287. - 16 - RULENDICATIO ONS 1. Coupleur inductif coaxial caractérisé en ce qu'il comprend: un premier noyau allongé intérieur conducteur de flux magnéti- que, ayant des parties d'extrémité avec un premier enroulement positionné entre ces parties d'extrémité; un second noyau al- longé extérieur conducteur de flux magnétique, qui est de forme générale cylindrique et creuse et présente des parties d'extré- mité avec un second enroulement positionné entre ces parties d'extrémité; le premier noyau étant insérable à l'intérieur du second noyau de telle sorte que le flux d'un enroulement se referme sur l'autre; des moyens de connexion du premier enrou- lement comme enroulement primaire et des moyens de connexion d'un circuit d'utilisation au second enroulement constituant enroulement secondaire. 2. Coupleur inductif selon la revendication 1, dans lequel l'enroulement primaire présente une première inductance LM à l'état accouplé et une seconde et plus faible inductance LU à l'état désaccouplé; cet enroulement primaire, lorsqu'il est en état accouplé et connecté à une source d'énergie électrique, ayant deux composantes de courant le traversant, un courant d'utilisation réfléchi IR et un courant magnétisant primaire IL1, caractérisé en ce qu'il est construit et agencé pour que le rapport L>1/LU ne soit pas supérieur à cinq fois le rapport IR/IL1 * 3. Coupleur inductif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport IR/ILl est approximativement égal à cinq. 4. Coupleur inductif selon les revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les première et seconde pièces de noyau sont d'un matériau ferrite. - 17 - 5. Coupleur inductif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les longueurs suivant l'axe des parties d'extrémité du premier noyau sont différentes des longueurs suivant l'axe des parties d'extrémité du second noyaue