- d. - 24631e9 L'invention concerne une chaussure de ski de fond conçue plus particulièrement pour la compétition. Les chaussures de ski de fond connues actuellement comportent généralement des semelles en matière plastique moulée. Ces semelles sont conformées de manière à pouvoir s'adapter, à l'avant, t à des dispositifs de fixation appropriés assurant la liaison, uniquement à l'extrémité antérieure de la chaussure, entre cette dernière et le ski de fond. Les chaussures de ski de fond connues ont des semelles à sur- face inférieure plane de grande largeur supérieure à la largeur du ski de fond qui est chaussé. De ce fait la chaussure déborde quelque peu la- téralement de part et d'autre du ski de fond. Une telle réalisation des semelles des chaussures de ski de fond présente un certain nombre d'inconvénients. Enpremier lieu elle nécessite l'emploi d'une quantité importante de matière plastique pour la fabrication de chaque semelle, du fait que l'épaisseur de la semelle est assez importante dans la zone plantaire d'appui pour obtenir une rigidité suffisante de la chaussure dans cette zone o est effectuée la liaison avec le ski. Par ailleurs certaines chaussures de ski de fond peuvent être munies d'une ou plusieurs gorges longitudinales débouchant dans la surface inférieure de la semelle, ces gorges venant s'adapter sur des organes de centrage longitudinaux solidaires au ski,ayant par exemple une section droite en V. Ces organes de centrage assurent ainsi un retour en position longitudinale correcte de la chaussure à la fin du déroulement du pied lorsque ce dernier vient reposer à plat sur le ski. Toutefois du fait de la prévision d'une surface plane horizontale de part et d'autre de la ou des gorges longitudinales de centrage, il peut arriver que, si la chaussure se trouve être un peu décalée latéralement pendant le déroulement du pied, la gorge de sa semelle ne vienne pas se placer exactement au-dessus de l'organe de centrage à section en V, si bien que c'est une zone marginale de la surface inférieure plane de la semel- le qui vient en contact avec l'arête de l'organe de centrage. La chaus- sure ne revient donc pas se placer en position correcte à plat sur le ski mais au contraire elle est retenue légèrement inclinée à une certaine distance de la surface supérieure de ce dernier en position d'équilibre instable. 2 2463s89 Il s'agit ici donc là d'inconvénienstrès important surtout lors de la pra- tique du ski de fond de compétition. La présente invention vise à remédier à ces divers inconvénients en procurant une chaussure de conception particulièrement simple, d'un faible prix de revient et assurant toujours un retour de la chaussure en position correcte à plat sur le ski, à la fin du déroulement du pied. A cet effet cette chaussure de ski de fond comprenant une semelle en matière plastique moulée est caractérisée en ce que sa semelle présente, dans la zone antérieure d'appui plantaire, une partie centrale de forte épaisseur à surface inférieure plane relativement étroite, de largeur inférieure ou égale à celle du ski avec lequel elle est seule en contact, et, de part et d'autre de cette partie centrale, deux parties latérales d'épaisseur allant en diminuant vers les bords longitu- dinaux de la semelle, à surfaces inférieures planes ou courbes inclinées de bas en haut en allant de la partie centrale vers les bords longitudinaux de la semelle, si bien que ces bords longitudinaux, lorsatue la chaussure est posée sur le ski, se trouvent à un niveau supérieur à celui de la face supérieure du ski. La partie centrale de la semelle a, de préférence, sen- siblement la forme d'un rectangle allongé dans le sens longitudinal. Suivant une forme d'exécution particulière la partie centrale plane de la semelle est divisée en cdux Iar tne rainure]cngitlinale de centrage s'étendant sur toute la longueur de cette partie centrale, cette rainure de centrage coopérant avec une nervure de forme complémen- taire prévue sur la surface supérieure du ski, pour assurer le centrage de la chaussure par rapport au ski. Suivant une autre caractéristique de l'invention la partie centrale plane, séparée en deux par une rainure longitudinale de centrage, se prolonge vers l'arrière par une partie de plus faible lar- geur constituant deux nervures longitudinales encadrant la rainure longitudinale de centrage, chacune de ces nervures présentant une arête inférieure de très faible largeur tournée en regard de la face supérieure du ski, et une face externe reliant cette arête de faible largeur au reste de la semelle, cette face externe étant inclinée de bas en haut en allant vers le bord longitudinal correspondant de la semelle. De plus, - ces nervures procurent une certaine rigidité dans cette zone de la senrI1le évitant les défor atiops en torsonsîelon sonaxe longiaudinal o _ai chaus sure e s d e fond suivant invention offre ainsi l'avantage de n'avoir une forte épaisseur que dans la partie cent- rale de la zone antérieure d'appui plantaire, les parties latérales étant d'épaisseur considérablement réduite par rapport aux semelles courantes à face inférieure plane sur la totalité de leur largeur. Il en résulte une économie considérable de matière plastique moulée pour chaque semelle et par conséquent une réduction du prix de revient. Par ailleurs les deux nervures qui encadrent la rai- nure longitudinale de centrage, en arrière de la partie plane prévue dans la zone antérieure d'appui plantaire, permettent, grâce à leurs fas latéralesexterrx inclinée s,dléviter que la chaussure ne soit arrêtée, au cours du mouvement de déroulement du pied,dans une position d'équi- libre instable: en effet si au cours de ce mouvement la rainure longitu- dinale de centrage ne vient pas s'engager sur la nervure de forme complémentaire prévue sur le ski, la chaussure parviendra cependant à se mettre à plat sur la face supérieure de ce ski, du fait que l'arête inférieure de l'une des nervures de la semelle glissera sur l'arête de l'organe de centrage prévu sur le ski et sur la face inclinée de ce der- nier, cette face formant alors rampe de guidage pour amener la chaus- sure dans une position située un peu à gauche ou un peu à droite par rapport à l'organe de centrage du ski. Pour parfaire l'équilibre à plat lors de la marche on peut prévoir sous la semelle, dans la partie latérale de la zone d'appui plantaire située du côté extérieur de la chaussure, un organe d'appui auxiliaire disposé entre la partie centrale plane, de faible lar- geur, et le bord longitudinal de la semelle. Cet organe d'appui auxiliaire peut venir de moulage avec la semelle ou être rapporté et fixé sur cette dernière. Dans le premier cas l'organe d'appui auxiliaire peut être cons- titué par une aile venant de moulage, s'étendant latéralement vers l'extérieur à partir de la partie centrale plane et terminée par une arête inférieure située sensiblement dans le plan de la.surface inférieure de cette partie centrale plane. On peut également utiliser, comme élément rapporté, un téton collé ou fixé de toute autre manière à l'endroit approprié. -2463%89 On décrira ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une vue de dessous d'une semelle d'une chaussure de ski de fond suivant l'invention. La figure 2 est une vue en élévation partielle d'une chaussure de ski de fond suivant l'invention. La figure 3 est une vue en coupe verticale et transversale faitesuivant la ligne m-rIn de la figure 1. La figure 4 est une-vue en coupe verticale et transversale faite suivant la ligne IV-IV de la figure 1. La figure 5 est une vue de dessous partielle de la zone antérieure d'appui plantaire d'une semelle d'une variante d'exécution de l'invention. La figure 6 est une vue en coupe verticale et transversale faite suivant la ligne VI-VI de la figure 5. La figure 7 est une vue de dessous partielle d'une autre variante d'exé- cution d'une zone d'appui plantaire d'une semelle de chaussure suivant l'invention. La chaussure de ski de fond suivant l'invention repré- sentée sur les figures 1 à 4 comprend une semelle 1 réalisée d'une seule pièce en matière plastique moulée. Cette semelle 1 comprend une zone extrême antérieure 2, par laquelle la chaussure est liée à un dispositif de fixation non représenté, puis, en allant vers l'arrière, une zone anté- rieure d'appui plantaire 3, une zone intermédiaire 4, située sous la voûte plantaire, et enfin un alon 5. La semelle 1 comprend, suivant l'invention, dans sa zone antérieure d'appui plantaire 3, une partie centrale 6 de forte épais- seur de surface inférieure 6a plane et horizontale, relativement étroite, de largeur inférieure ou égale à celle du ski 7 (représenté en traits mixtes sur le dessin) avec lequel elle est seuh en contact. De part et d'autre de cette partie centrale 6 de forte épaisseur la semelle 1 comp- rend deux parties latérales 8 et 9 dont l'épaisseur va en diminuant vers les bords longitudinaux externe la et interne lb de la semelle 1. Ces parties latérales 8 et 9 sont délimitées par des surfaces inférieures 8a et 9a, planes ou de préférence courbes comme représenté sur la figure3, 2t463589 ces surfaces inférieures 8a, 9a étant inclinées de bas en haut en allant de la partie centrale 6 vers les bords longitudinaux la, lb. La largeur de la partie latérale 8 qui s'étend entre la partie centrale 6 et le bord longitu- dinal externe la est plus grande que celle de l'autre partie latérale 9 s'étendant entre la partie centrale 6 et le bord longitudinal interne 1 b. On voit d'après ce qui précède que lorsque la chaussure est posée à plat sur le ski, les bords longitudinaux la et lb de la semelle se trouvent relevés et à un niveau supérieur à celui de la face supérieure du ski re- présenté par le plan P. Grâce à cette forme d'exécution de la semelle 1, on économise, pour fabriquer cette dernière, tout le volume de matière compris entre les surfaces inférieures 8a, 9a et le plan horizontal P. Pour améliorer l'adhérence la surface inférieure plane 6a de la partie centrale 6 est avantageusement pourvue d'une ou plusieurs plaques d'adhérence 11. Dans la forme d'exécution non limitative représentée sur le dessin la semelle présente,dans la partie centrale 6 de la zone anté- rieure d'appui plantaire 3, une rainure de centrage longitudinale 12 à section droite ayant par exemple la forme d'un V inversé. De ce fait la partie centrale 6 qui a en plan sensiblement la forme d'un rectangle allon- gé dans le sens longitudinal, est séparée en deux par la gorge longitudi- nale de centrage 12 si bien que de part et d'autre de cette gorge 12 se trouvent deux surfaces planes étroites coplanaires, de forme sensible- ment rectangulaire, constituant ensemble la surface inférieure 6a, et deux plaques d'adhérence 11. La semelle de la chaussure suivant l'invention présente par ailleurs, dans la zone intermédiaire 4 entre la zone antérieure d'ap- pui plantaire 3 et le talon 5, deux nervures 13 et 14 encadrant la rainure de centrage 12 qui présente dans cette zone une plus grande profondeur que dans la partie centrale 6. Ces nervures 13 et 14 comportent respec- tivement des arêtes inférieures 13a et 14a de faible largeur tournées en regard de la face supérieure du ski 7 et des faces externes 13b, 14b reliant ces arêtes 13a, 14a aux bords longitudinaux la, lb de la semelle, ces faces externes 13b, 14b étant inclinées de bas en haut en allant vers les bords longitudinaux la, lb. Lorsque la chaussure repose à plat sur le ski, un organe longitudinal de centrage 15, fixé sur la face supérieure du ski 7, est engagé dans la gorge 12, sur toute la longueur de cette dernière, assurant ainsi un maintien latéral en position de la 6 2453*89 chaussure. Les deux nervures 13, 14 qui s' étendent vers l'arrière jusqu' au talon 5 servent à rigidifier la chaussure en torsion autour de l'axe longitudinal de cette chaussure, tout en permettant la flexion du talon autour d'un axe horizontal et transversal. Les deux nervures.13 et 14 assurent également une rigidification à l'encontre d'une torsion exer- cée autour d'un axe vertical, c'est-à-dire perpendiculairement au ski. Du fait que les deux nervures 13, 14 se terminent vers le bas par des arêtes 13a, 14a de faible largeur on voit que, lors du retour de la chaussure à plat sur le ski à la fin du déroulement du pied, cette chaussure vient se placer automatiquement à plat sur le ski, l'organe de centrage 15 solidaire du ski 7 pouvant ou non s'engager dam la rainure longitudinale 12. En effet si par suite d'un léger décalage en torsion autour d'un axe vertical l'une des arêtes, par exemple l'arête 13a, venait buter sur l'arête de l'organe de centrage 15, cette position ne pourrait persister car l'arête 13a glisserait d'un côté ou de l'autre de l'organe de centrage 15, sur l'une des faces latérales inclinées de celui- ci. On est donc assuré d'un retour en position à plat sur le ski, même dans le cas d'un léger décalage latéral de la chaussure. Pour parfaire l'équilibre à plat de la chaussure lors de la marche, on peut prévoir additionnellement, dans la partie latérale externe 8 de la zone antérieure d'appui plantaire 3, un organe d'appui auxiliaire disposé entre la partie centrale plane 6 et le bord longitudinal externe la de la chaussure. Cet organe d'appui auxiliaire peut venir de moulage avec la semelle 1 comme il est représenté sur les figures 5 et 6. Dans ce cas cet organe d'appui auxiliaire est constitué par une aile 16 s'éten- dant entre la partie centrale 6 et le bord longitudinal la, à l'extrémité postérieure de cette partie centrale 6. Cette aile 16 présente une arête inférieure 16a située sensiblement dans le plan de la surface inférieure plane 6a de la partie centrale 6, cette arête 16a se raccordant-au reste de la partie latérale 8 de préférence par des surfaces courbes 17 et 18 facilitant le glissement de la neige et le dégagement de celle-ci. On voit d'après ce qui précède que l'assise latérale de la chaussure est accrue du fait de la présence de l'aile 16 constituant 24635 B9 l'organe d'appui auxiliaire. Suivant une variante d'exécution, ainsi qu'il est repré- senté sur la figure 8, l'organe d'appui auxiliaire 19 peut être rapporté sur la partie latérale externe 8. Cet organe d'appui auxiliaire 19 peut être ainsi constitué, par exemple, par un téton collé ou fixé de toute autre manière. De préférence, ainsi qu'il apparaît sur la figure 2, la partie extrême antérieure 2 de la semelle présente une légère inclinaison de bas en haut et d'arrière en avant, à partir de la zone d'appui plantaire 3. A son extrémité cette partie antérieure 2 porte un organe 10 assurant la liaison de la chaussure avec un dispositif de fixation sur le ski. 8 Z.4 63!589 REVENDICATIONS 1. Chaussure de ski de fond comprenant une semelle en matière plastique moulée caractérisée en ce que sa semelle présente, dans la zone an- térieure d'appui plantaire (3), une partie centrale 6 de forte épaisseur à surface inférieure plane relativement étroite, de largeur inférieure ou égale à celle du ski avec lequel elle est seule en contact, et, de part et d'autre de cette partie centrale, deux parties latérales 8, 9 d'épaisseur allant en diminuant vers les bords longitudinaux la, lb de la semelle, à surfaces inférieures planes ou courbes inclinées de bas en haut en allant de la partie centrale vers les bords longitudinaux de la semelle, si bien que ces bords longitudinaux, lorsque la chaussure est posée sur le ski, se trouvent à un niveau supérieur à celui de la face supérieure du ski. 2. Chaussure de ski de fond suivant la revendication 1 caractérisée en ce que la partie centrale de la semelle a sensiblement la forme d'un rectangle allongé dans le sens longitudinal. 3. Chaussure de ski de fond suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que la partie centrale plane 6 de la semelle est divisée en deux par une rainure longitudinale de centrage 12 s'éten- dant sur toute la longueur de cette partie centrale, cette rainure de centrage coopérant avec une nervure de forme complémentaire prévue sur la surface supérieure du ski. 4. Chaussure de ski de fond suivant la revendication 3 caractérisée en ce que la partie centrale plane 6 est prolongée vers l'arrière par une partie de plus faible largeur constituant deux nervures longitudinales 13, 14 encadrant la rainure longitudinale de centrage 12, ces nervures 13, 14 présentant respectivement des ar8tes inférieures 13a, 14a de très faible largeur tournées en regard de la face su- périeure du ski, et des faces externes 13b, 14b reliant ces arêtes 13a, 14a de faible largeur aux bords longitudinaux la, lb de la semel- le, ces faces externes 13b, 14b étant inclinées de bas en haut en allant vers le bord longitudinal correspondant de la semelle. 5. Chaussure de ski de fond suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce qu'elle comporte, sous la semelle, dans la partie latérale 8 de la zone d'appui plantaire 3 située du côté exté- rieur de la chaussure, un organe d'appui auxiliaire 16, 19 sensible- ment coplanaire avec la partie centrale plane 6, de faible largeur, disposé entre ladite partie centrale plane et le bord longitudinal de la semelle. 6. Chaussure de ski de fond suivant la revendication 5 caractérisée en ce que l'organe d'appui auxiliaire 16 vient de moulage avec la semelle et est constitué par une aile s'étendant latéralement vers l'extérieur à partir de la partie centrale plane 6, cette aile étant terminée par une arête inférieure 16a située sensiblement dans le plan de la surface inférieure 6a de la partie centrale plane 6. 7. Chaussure de ski de fond suivant la revendication 6 caractérisée en ce que l'arête 16a de l'aile 16 s'étendant latéralement se raccorde au reste de la partie latérale 8 par des surfaces courbes 17 et 18. 8. Chaussure de ski de fond suivant la revendication 5 caractérisée en ce que l'organe d'appui auxiliaire est constitué par un téton 19 rapporté sous la semelle, par exemple par collage.