La présente invention est relative à la récupération d«s «étaux par voie électrolytique et, en particulier, à un nouvel appareil électrolytique permettant de récupérer un métal à partir d'une solution contenant des ions de ce métal. L'inven-5 tion permet par exemple de récupérer l'argent contenu dans les solutions de fixage photographique épuisées. Plus particulièrement encore, la présente invention concerne une cellule électrolytique dans laquelle circule une solution qui contient un métal sous forme d'ions pour que ce métal se dépose sur la surface 10 d'une électrode dont on le dégage ensuite. La récupération par voie électrolytique d'un métal à partir d'une solution contenant des ions de ce métal est une technique bien connue. Un procédé couramment utilisé consiste à immerger une paire d'électrodes dans l'électrolyte et à appli-15 quer entre les électrodes une différence de potentiel suffisante pour déterminer une migration des ions métalliques vers la cathode et le dépôt d'un métal sur la surface de cette cathode, sous la forme d'un placage uniforme que l'on récupère ensuite. Quelle que soit la conception de l'appareil employé, on s'est aperçu 20 depuis longtemps qu'une agitation vigoureuse de la solution était nécessaire pour obtenir un rendement raisonnable. Dans la plupart des cellules électrolytiques que l'on a utilisées jusqu'à présent pour ce but, ce résultat s'obtenait au moyen de dispositifs agitateurs placés entre les électrodes, tels que des roues à palettes 25 insérées entre une anode et une cathode, comme on le décrit par exemple dans le brevet anglais 1.123.168. La structure de ces cellules est assez complexe et il est nécessaire de prévoir dans celle-ci un espace relativement grand entre l'anode et la cathode pour ménager une place pour le dispositif d'agitation. Il en 30 résulte que les trajectoires suivies par les ions métalliques sont assez longues et qu'il faut par conséquent accroître de façon correspondante l'agitation soigneuse de la solution. En outre, en raison de la position de l'agitateur, on ne peut laisser se déposer sur la cathode qu'une couche relativement mince de mé-35 tal avant de décoller cette couche, ceci pour empêcher qu'elle n'interfère avec l'agitateur. Des cellules électrolytiques dans lesquelles l'agitation de la solution électrolytique n'est établie que par une circulation de la solution, de façon à éliminer les agitateurs, ont également été proposées comme le montre le 40 brevet anglais 916.438 et le brevet des Etats-Unis d'Amérique 70 04967 2 2033327 3 003 942, Cependant dans ces cellules la solution est confinée dans une chambré annulaire entre des électrodes cylindriques concentriques, et, par conséquent; leur structure est relativement complexe. 5 Suivant l'invention, on réalise une nouvelle cellule électrolytique qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-dessus des appareils de la technique antérieure. Par comparaison avec les cellules constituées d'électrodes cylindriques et concentriques, l'appareil suivant l'invention présente l'avan-10 tage de posséder une configuration plus simple» tout en ne nécessitant pas d'agitateur, cet appareil permettant en outre de perfectionner la circulation de la solution dans la cellule, ce qui a pour résultat d'autoriser l'utilisation de densités de courant plus fortes que celles réalisées jusqu'à présent. 15 La cellule électrolytique suivant l'invention est cons tituée d'une paire d'électrodes en plaques disposées face à face, ces électrodes étant séparées par un élément d'entretoisement non conducteur de l'électricité, la configuration de cet élément étant telle que les électrodes limitent ainsi une chambre discoï-20 dale intérieure à l'élément. On applique une différence de potentiel convenable entre les électrodes. La solution à traiter passe dans la chambre à très grande vitesse, en circulant suivant des lignes de courant en spirale, ce que l'on obtient en disposant une ouverture centrale dans au moins uœdes électrodes pour 25 la sortie de la solution. Par ailleurs,,..un conduit injecte la solution dans la chambre, tangentiellement à la circonférence de la chambre. Ce conduit prend de préférence la forme d'un canal creusé dans l'élément d'entretoisement, l'axe longitudinal de ce canal étant tangent à la circonférence de la chambre. On 30 peut également utiliser un tuyau convenablement mis en place, qui s'ouvre dans la chambre en traversant l'élément d'entretoisement ou l'une des électrodes. Bien que l'on préfère faire entrer la solution dans la chambre par l'intermédiaire du conduit tangentiel et faire sortir cette solution par l'ouverture centrale, il serait 35 également possible de faire circuler la solution eii sens inverse. Dans chaque cas, le débit de solution doit être grand, de façon à établir une turbulence dans la chambre. Entre autres avantages de l'appareil suivant l'invention, oh peut mentionner la simplicité de sa structure et, par consé-40 quent son faible prix de revient. En outre l'absence d'éléments 70 04967 3 2033327 ■•toiles simplifie sa fabrication et son entretien, tandis que la possibilité que l'on a de disposer les électrodes très près l'une de l'autre tout en utilisant complètement l'espace qui les sépare permet de constituer un dépôt métallique d'épaisseur adéquate. 5 Enfin la grande valeur du rapport de la surface de la section de la chambre à la surface de la cathode permet d'opérer à de très fortes densités de courant. Au dessin annexé donné seulement à titre d'exemple : - la Fig. 1 est une vue en perspective d'un appareil TQ électrolytique suivant l'invention ; - la Pig. 2 est une vue éclatée de l'appareil de la Pig. 1, qui met en évidence les positions relatives des électrodes et d'un élément d'entretoisement ; - la Fig.- 3 est une vue en coupe d'un autre mode de réa-15 lisation de l'invention, qui comprend trois électrodes et deux éléments d'entretoisement agencés sous la forme d'un "double sandwich" ; - la Fig. 4 est une vue de dessus d'un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel l'élément d'entretoisement 20 est constitué par un élément tubulaire ; - la Pig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la Pig. 4. On se réfère à la Fig. 1 où l'on a représenté une cellule électrolytique constituée d'une plaque carrée d'acier inoxyda-25 ble 10 plate et lisse qui constitue une anode, et d'une.autre plaque similaire 12 disposée en regard de cette anode pour servir de cathode, tandis qu'un élément d'entretoisement 14 constitué en un matériau électriquement non conducteur est disposé entre l'anode 10 et la cathode 12, cet élément pouvant être constitué 30 en une matière plastique rigide et transparente. D'une face latérale de l'élément 14 déborde un conduit d'entrée 16, tandis qu'un conduit de sortie 18 déborde d'une ouverture découpée dans le. centre de l'anode 10. Une différence de potentiel électrique unidirectionnel est appliquée entre l'anode et la cathode 12 au 35 moyen d'une source d'énergie électrique 20 connectée par sa borne positive à l'anode 10 et par sa borne négative à la cathode 12 au moyen des conducteurs 22 et 24, respectivement. .. La configuration de-.l*élément d'entretoisement 14 ainsi que son assemblage avec l'anode 10 et la, cathode 12 pour constituer 40 une cellule électrolytique sont plus clairement représentés sur 70 04967 4 2033327 la Fig. 2 qui est une vue éclatée des composants qui sont représentés assemblés sur la Fig. 1. Comme il est clair sur cette figure, un large évidement circulaire formant une chambre 26 est creusé dans l'élément 14, qui présente par ailleurs une périphé-5 rie carrée de mêmes dimensions que celles de l'anode 10 et de la cathode 12. Un canal 28 est creusé dans l'élément 14 et débouche dans la chambre 26 de façon que son axe longitudinal soit tangentiel à la circonférence de la chambre 26. Lorsque l'anode 10, la cathode 12 et l'élément 14 sont assemblés, au moyen d'organes 10 de fixation convenables non représentés tels que des vis, des boulons, des brides, etc., ces diverses pièces limitent 1k chambre discoïdale 26. Le canal 28 allant du conduit d'entrée 16 à la chambre 26, la solution qui pénètre dans le conduit d'entrée 16, représentée par la flèche de la Fig. 1, peut circuler dans la 15 chambre pour sortir ensuite de celle-ci par le conduit de. sortie 18. Des moyens convenables, non représentés, sont disposés pour injecter la solution dans le conduit d'entrée 16 avec un certain débit, et pourmssembler la solution qui sort du conduit de sortie 18. L'anode 10 la cathode 12 et l'élément 14 sont soigneu-20 sement assemblés pour limiter une chambre étanche à l'intérieur de la cellule, l'assemblage étant cependant commodément démontable. Si nécessaire on peut assurer la qualité de l'étanchéité en disposant un joint circulaire d'étanchéité sur chaque face de l'élément d'entretoisement 14. 25 En fonctionnement, la solution contenant un métal à récu pérer, qui peut être par exemple une solution photographique de fixage épuisée de laquelle on veut extraire l'argent, est injectée avec un grand débit dans le conduit d'entrée 16 pour pénétrer ensuite dans la chambre discoïdale de la cellule, tangentiellement 30 à cette chambre, ce qui a pour effet de déterminer un tourbillonnement de la solution suivant des lignes de courant en spirale avant que cette solution sorte de la chambre par le conduit 18. Une différence de potentiel électrique convenable est appliquée continûment entre l'anode 10 et la cathode 12 et il rf.ensuit 35 que les ions métalliques de la solution migrent vers la cathode 12 pour se déposer sur sa surface. Après qu'une certaine épaisseur de métal se soit formée sur cette surface, on démonte la cellule et l'on décolle le placage métallique puis on remonte la cellule en vue d'une nouvelle utilisation. 40 Sur la Fig. 3 on a représenté un autre mode de réalisation 70 04967 5 2033327 de l'invention. Dans ce mode de "réalisation la cellule est constituée par un "double sandwich" dans lequel deux anodes identiques 30 et 32 sont disposées chacune en regard d'une face d'une cathode 34, des éléments d'entretoisement identiques 36 et 38 étant pla-5 cés entre la cathode 34 et les anodes 30 et 32, respectivement. La solution à traiter arrive dans la chambre discoïdale supérieure par le conduit d'entrée 40 et le canal 41 cette solution sortant ensuite par le conduit de sortie 42; la solution est également injectée dans la chambre discoïdale inférieure par le conduit 10 d'entrée 44 et 1g. canal 45 et elle sort de cette chambre par le conduit de sortie 46. Une différence de potentiel électrique est maintenue continûment entre chacune des anodes 30 et 32 et la cathode 34 par un circuit électrique convenable et une source d'énergie électrique non représentée. Ce mode de réalisation 15 présente l'avantage de permettre une utilisation totale de toutes les surfaces de placage disponible. Ainsi, dans le mode de réalisation représenté sur la Fig. 1 et 2, le placage métallique se dépose sur la surface interne de la cathode 12 tandis que dans le mode de réalisation de la Fig. 3 les deux faces de la cathode 20 34 reçoivent un placage, et par conséquent on peut ainsi doubler la capacité de récupération de la cellule sans accroître la surface de la cathode. Si on le souhaite, l'appareil peut également être constitué sous la forme d'un "double sandwich" dans lequel il n'y a qu'une anode et deux cathodes chacune d'entre elles rece-25 vant un placage sur l'une de ses faces seulement. Ceci permettrait d'obtenir un agencement plus compact que lorsque l'on dispose de deux cellules séparées mais évidemment, on n'exploite plus alors les deux faces de chaque cathode. Il est également clair que l'on pourrait aussi prévoir une cellule qui comprend 30 plus de deux chambres discoïdales afin d'accroître la capacité du dispositif lorsque l'on désire traiter un grand volume de solution. Aux Fig. 4 et 5 on a représenté un troisième mode de réalisation de l'invention qui présente l'avantage sur les précé-35 dents d'être d'une structure encore plus simple. Dans ce mode de réalisation, l'élément d'entretoisement prend la forme d'un tube flexible constitué en un matériau non conducteur 50, ce tube étant incurvé suivant une configuration circulaire pour être ensuite fermement maintenu entre une plaque plane et lisse 52 en graphite, 40 servant d'anode, et une plaque plane et lisse d'acier inoxydable 54 70 04967 6 2033327 qui sert de cathode pour limiter ainsi une chambre discoïdale. Le tube 50 est maintenu dans cette configuration circulaire par un adhésif appliqué sur celles de ses parties qui sont en recouvrement. Pour donner à l'ensemble une rigidité suffisante, on 5 utilise des contre-plaques 56, 58, constituées en une matière plastique rigide et transparente ces contre-plaques étant adjacentes à l'anode 52 et à la cathode 54 respectivement, l'ensemble étant lié par des boulons 60. On pourrait évidemment utiliser des contre-plaques similaires avéc les modes de réalisation pré-10 cédents. Les contre-plaques 56 et 58 sont rectangulaires, tandis que l'anode 52 et la cathode 54 sont de formes et de dimensions sensiblement pareilles à celles des contre-plaques sauf en ce qui concerne leurs coins qui ont été coupés pour faciliter la mise en place des boulons. Ainsi, l'anode 52, la cathode 54 et le tube 15 50 sont maintenus assemblés par la pression des contre-plaques et le serrage des boulons 60 qui assurent l'étanchéité de la cellule. La solution à traiter est injectée par tout dispositif convenable (non représenté).par l'extrémité externe du tube 50, comme indiqué par la flèche de la Pig. 4, et cette solution circule dans le tube 20 50 pour pénétrer dans la chambre discoïdale. Dans cette chambre elle circule suivant des lignes de courant en spirale avant de sortir par le conduit de sortie 62. La différence de potentiel électrique à établir entre l'anode 52 et la cathode 54 est appliquée par des conducteurs appropriés, à partir d'une source 25 d'énergie électrique convenable non représentée et, comme pour les autres modes de réalisation, lorsque le placage métallique a atteint une épaisseur suffisante sur la cathode 54, on démonte la cellule et l'on décolle le placage pour assembler ensuite à . nouveau la cellule et la remettre en marche. Comme il est clair, 30 on pourrait utiliser une disposition eh "double sandwich" avec le mode de réalisation de la Fig. 5. Une caractéristique importante de l'appareil suivant l'invention tient à ce que les entrées et les sorties de la cèllule sont conçues de manière à déterminer une circulation 35 suivant des lignes de courant en spirale de la solution. Ceci permet d'établir un temps de passage suffisant de la solution dans la cellule même si la chambre est de faible volume, tout en déterminant également une turbulence adéquate de cette solution ce qui favorise la formation d'un placage métallique cohérent, pur et 40 de grain fin. Bien que l'on préfère injecter la.solution dans la 70 04967 7 £033327 cellule par la périphérie de la chambre discoïdale et extraire cette aolution par une ouverture percée dans une électrode au voisinage du centre de la chambre, il est également possible de faire circuler la solution dans l'autre sens. On peut utiliser 5 des moyens variés pour établir la configuration désirée des lignes de courant du liquide. Il est particulièrement commode et peu coûteux d'utiliser un tube flexible de diamètre convenable pour constituer à la fois l'élément d'entretoisement en matériau non conducteur et l'organe d'injection ou d'évacuation de la solution, 10 comme représenté sur les Pig. 4 et 5. Lorsque l'élément d'entretoisement prend la forme d'une plaque plane épaisse en un matériau non conducteur, comme sur les Fig. 1, 2 et 3, il est plus commode de creuser un canal tangentiellement à la chambre discoïdale et de disposer à l'extrémité de ce canal un raccord de tuyauterie 15 classique. Plutôt que de percer un canal dans l'élément d'entretoisement, il est également possible d'insérer un tube dans la chambre au travers de l'élément d'entretoisement, ou au travers d'une ouverture percée dans l'une des électrodes, en disposant ce tube convenablement pour que la solution qui pénètre dans la 20 chambre circule tangentiellement à celle-ci. Suivant l'invention l'anode, ou la cathode, peut être percée d'une ouverture disposée de préférence à proximité de son centre, pour servir d'orifice d'entrée ou de sortie pour la solution, et il est également possible de prévoir une telle 25 ouverture dans les deux électrodes si on le souhaite. Cependant, on préfère qu'il n'y ait qu'une seule ouverture de ce genre et qu'elle soit percée dans l'anode pour que la surface totale de la cathode soit disponible pour la placage. L'anode et la cathode sont avantageusement constituées 30 chacune par une plaque plane lisse et mince mais il n'est pas nécessaire que les surfaces de ces électrodes soient lisses et planes. Par exemple, l'anode et la cathode peuvent, si on le souhaite, présenter une surface creusée de rainures circulaires adjacentes qui favorisent la circulation en spirale de la solution. 35 On préfère également que l'anode et la cathode soient constituées en acier inoxydable, ou que l'anode soit en graphite tandis que la cathode est en acier inoxydable. Cependant, on pourrait utiliser d'autres matériaux pour constituer les électrodes tels que le cuivre, le platine, le titane platiné ou du carbone en 40 feuille. 70 04967 8 2033327 L'élément d'entretoisement doit être constitué en un matériau non conducteur pour éviter de causer des court-circuits entre l'anode et la cathode et cet élément doit être aussi inerte vis-à-vis de la solution à traiter. Il peut être constitué en 5 l'un quelconque des matériaux qui possède ces caractéristiques. Far exemple, lorsque l'élément d'entretoisement prend la forme d'une plaque rigide, il peut être constitué en verre, en caoutchouc durci, en bois ou en un matériau polymère synthétique tel que le polyméthacrylate de méthyle ou autre polymère similaire. Lorsque 10 l'on utilise des contre-plaques, celles-ci peuvent être constituées des mêmes matériaux. L'élément d'entretoisement est préfé-rablement constitué en un matériau transparent pour autoriser l'observation de la formation de la couche métallique qui se dépose sur la cathode mais lorsqu'un matériau opaque est utilisé 15 cette observation peut également être réalisée au moyen d'une "fenêtre". Lorsque l'élément d'entretoisement prend une forme tubulaire, il peut être constitué en caoutchouc ou en une matière plastique flexible inerte vis-à-vis de la solution. Quelle que soit le type d'élément d'entretoisement employé, il doit être 20 conformé de manière à assumer l'étanchéité des joints* qu'il forme avec les électrodes afin de permettre une forte agitation de la solution sans qu'apparaissent des fuites. L'agitation nécessaire est commodément obtenue au moyen d'un dispositif d'injection de forte capacité, ce qui par conséquent établit un fort débit de 25 solution dans la cellule. Le courant électrique nécessaire pour faire fonctionner l'appareil est fourni d'une façon classique. Ainsi il peut provenir d'une source de courant continu qui comprend un redresseur et un stabilisateur de tension, ou d'une batterie. La configuration externe et les dimensions de la cellule sont à choisir dans un domaine très large, suivant les besoins. Par exemple, la cellule peut être carrée, rectangulaire ou circulaire dans sa configuration externe. L'écartement des électrodes est cèpendant un facteur important et cet écartement doit être 35 rendu aussi petit qu'il convient pour amenuiser la distance que les ions métalliques ont à franchir pour atteindre la surface sur laquelle ils se déposent et pour qu'une agitation efficace s'établisse dans la chambre. D'autre part, les électrodes doivent être suffisamment écartées pour permettre la formation d'une 40 couche métallique d'une épaisseur convenable de façon que la 70 04967 9 2033327 fréquence des démontages de la cellule ne soit pas excessive. Il est ordinairement avantageux de séparer les électrodes d'une distance variant de 1 à 5 cm, mais il est évident que l'on pourrait utiliser des espacements supérieurs ou inférieurs sans sortir 5 du cadre de l'invention. On préfère que l'anode et la cathode soient parallèles, bien qu'un écart de parallélisme modéré ne soit pas vraiment gênant. Le dépôt s'épaissit plus vite dans les . régions où les électrodes sont le plus proche et par conséquent l'obtention d'un dépôt d'épaisseur uniforme exige un espacement 10 uniforme des électrodes. S'il existe des variations notables de cet espacement d'un point à un autre, l'espace disponible entre les électrodes ne sera pas complètement utilisé puisque le métal tendra rapidement à le combler aux points où celles-ci sont les plus proches l'une de l'autre. Il sera alors nécessaire de couper 15 le fonctionnement de la cellule avant qu'un tel phénomène intervienne. Pour cette raison, on préfère que l'anode et la cathode soient plates, lisses et parallèles l'une à l'autre ou au moins pratiquement parallèles. Pour faire fonctionner l'appareil suivant l'invention on 20 préfère utiliser le procédé qui consiste à injecter la solution contenant les ions métalliques du métal à récupérer, à partir d'un réservoir et à recycler cette solution un certain nombre de fois pour arriver à la réduction désirée de la concentration en métal de la solution. Le débit de la solution injectée doit être 25 suffisant pour établir la nécessaire agitation dans la chambre de cette solution. A cet égard, on préfère établir un débit de solution au moins égal à 5 ^ âe solution par mètre cube de chambre et par minute, ce rapport pouvant de préférence être égal à 20 environ. 30 L'appareil suivant l'invention peut être alimenté sous tension constante ou sous intensité constante, suivant les besoins. Si l'on opère à tension constante, l'intensité décroît tandis que la concentration en ions métalliques dans la solution décroît et, par conséquent, la vitesse de dépôt décroît. D'autre part, si 35 la cellule est alimentée à intensité constante, la tension croît tandis que la concentration en ions métalliques décroît mais la vitesse de dépôt reste constante. En traitement continu, la concentration en ions métalliques atteindra un équilibre et le mode de fonctionnement n'interviendra pas, mais pour un. fonction— 40 nement discontinu par lot, le choix entre un fonctionnement à 70 04967 10 2033327 tension constante ou à intensité constante constitue un facteur important. Par exemple, pour récupérer l'argent des solutions de fixage photographique par un traitement par lot, il est préférable de faire fonctionner l'appareil à tension constante pour 5 éviter le risque de voir la tension atteindre une valeur qui déclenche une sulfuration des électrodes c'est-à-dire que des ions sulfure se séparent du fixateur et se déposent avec l'argent sous la forme d'un sulfure d'argent. On obtient de bons résultats avec les solutions de fixage photographique en faisant 10 fonctionner l'appareil suivant l'invention sous des tensions allant de 0,3 à 3 V environ, les tensions préférablement utilisées allant de 1 à 2,5 V environ. Comme il est clair à l'homme de l'art, l'appareil décrit ci-dessus trouvera son utilité dans le traitement de nombreuses 15 solutions contenant des ions métalliques et le traitement des solutions de fixage photographique ne constitue qu'un exemple d'utilisation de l'appareil suivant l'invention. Ainsi par exemple, les liqueurs de cellule récupérées dans les cellules électrolytiques utilisées dans les dispositifs d'électro-raffinage 20 de l'argent peuvent être traitées avec succès avec l'appareil suivant l'invention en vue de la récupération de l'argent contenu dans ces liqueurs. Pour l'application qui consiste à récupérer l'argent des solutions de fixage usagées, la composition du fixateur est indifférente puisque l'appareil peut traiter avec une 25 égale facilité les solutions de fixage du type basique tannante acide tannante, ou du type au thiosulfate d'ammonium. On obtient de bons résultats avec les solutions de fixage dans lesquelles la concentration initiale en argent varie d'environ 1 g par litre à 10 g par litre. La .plaque d'argent qui se forme sur la cathode 30 peut être décollée de celle-ci ou dégagée par d'autres moyens convenables, qui peuvent fonctionner par voie mécanique ou chimique comme il"est connu dans la technique. Si on le désire, la cathode peut être remplacée par une nouvelle cathode dès qu'un dépôt d'épaisseur suffisante est formé et la cathode usagée 35 peut être envoyée par l'utilisateur à une raffinerie d'argent pour la récupération de cet argent. La solution de fixage dépouillée de son argent peut être utilisée à nouveau après une régénération convenable comme il est connu dans la technique. Comme on l'a vu plus haut, l'appareil suivant l'invention 40 est particulièrement bien adapté pour fonctionner à de fortes 70 04967 n 2033327 densités de courant, cette densité étant mesurée par le rapport du courant en ampères à la surface de la cathode. Ses densités de courant de 3,3 A/dm'* et éventuellement pouvant atteindre p 5,5 A/dm , sont réalisables au cour#-du traitement des solutions 5 de fixage photographiques usagées dans l'appareil suivant l'invention. Par conséquent, cet appareil permet d'obtenir une grande vitesse de récupération de l'argent, pour une certaine surface de cathode, la vitesse de récupération étant directement proportionnelle à cette densité de courant. 10 La densité de courant maximale qui peut être utilisée avec une cellule électrolytique est déterminée en partie par la "constante de cellule". Cette expression désigne la valeur du rapport de 1'écartement des électrodes à la surface de la section qui sépare ces électrodes telle qu'elle est "Vue" par les lignes 15 de courant. Pour l'appareil suivant l'invention, cette relation Y s'exprime par l'équation : k = où k s "constante de cellule". x » distance perpendiculaire entre électrodes. A = surface de la section entre les électrodes, 20 tandis que pour un appareil dans lequel les électrodes sont des cylindres concentriques, la valeur de k est donnée par : -ïaa. R1 k = ft2 27VH 25 où k a constante de cellule, Ln =s logarithme naturel, R1 « rayon de l'électrode cylindrique externe, R2 = rayon de l'électrode cylindrique interne, TT = 3,1415 30 H = hauteur des électrodes cylindriques. La constante de cellule est une caractéristique de la forme interne de la cellule et peut bien entendu être modifiée par des variations d^ dimensions et de la configuration de la cellule. Avec l'appareil suivant l'invention, on préfère que la 35 géométrie de la cellule soit choisie de manière que la constante de cellule soit inférieure à 0,01 cm"1. A titre d'exemple, une cellule comprenant des électrodes planes parallèles, présentant nne surface de cathode de 9 dm et un espacement entre les électrodes de 2,5 cm présenterait une constante de cellule d'environ 40 0,00275 cm""1. 70 04967 12 2033327 Pour un certain espacement d'électrodes et une certaine surface de cathode, la constante de cellule de l'appareil suivant l'invention est inférieure à celle des cellules de la technique antérieure qui comprennent des électrodes cylindriques concentri-5 ques et il en résulte que la densité de courant maximale utilisable est supérieur & Pour obtenir la même constante de cellule avec des électrodes cylindriques concentriques, il serait nécessaire de prévoir un écartement des électrodes plus petit et par conséquent une moindre capacité de traitement, ou une plus grande 10 surface de cathode, et par conséquent un appareil plus volumineux et plus coûteux. Ces avantages sont particuliers à l'invention et font partie de ce qui distingue celle-ci de la technique antérieure. On a fait fonctionner un appareil suivant l'invention 15 pour récupérer l'argent des solutions de fixage photographique épuisées, avec d'excellents résultats. L'anode et.la cathode prenaient chacune la forme d'une mince feuille d'acier inoxydable 2 d'une surface d'environ 9 dm , tandis que l'élement d'entretoisement en polyméthacrylate de méthyle rigide et transparent présen-20 tait une épaisseur de ?,5.cci. La solution était injectée dans la cellule par un orifice tangentiel percé dans l'élément d'entretoisement et cette solution était évacuée par une ouverture percée dans le centre de l'anode. Au cours d'une série d'essais, on a traité une solution de fixage présentant une concentration initiais 25 en argent de 2,7 g par litre et cette concentration est tombée après traitement à moins/$f2 g par litre avec l'utilisation d'une tension qui s'établissait entre 2,2 et 2,8 V et des densités de p courant qui variaient de 1 à 3,3 A/dm tandis que la vitesse de dépôt variait de 0,54 à 1,02 g par minute. Dans une seconde série 30 d'essais, on a traité une solution de fixage présentant une concentration d'argent initial de 9 g par litre et cette concentration a été ramenée après traitement à moins/$,e2 g par litre, avec l'utilisation de tension variant de 1,6 à 2 V et de densité de o courant variant de 1 à 3,3 A/dm tandis que la vitesse de dépôt 35 allait de 0,71 à 1,76 g par minute. L'observation de la cellule a permis de se rendre compte que l'argent déposé présentait une bonne cohérence et une fine granulation tandis que l'épaisseur du dépôt était uniforme sur la surface de la cathode. Dans d'autres essais, la même cellule a été i&yejcr...succès-utilisée p 40 avec des densités de courant aussi élevées que 5,5 A/dm . Des 70 04967 13 2033327 résultats similaires aussi bons ont été obtenus avec une seconde cellule comprenant un tube flexible transparent de diamètre interne égal à 1,27 cm constituant l'élément d'entretoisement, la solution de fixage étant injectée dans une extrémité de ce tube, jpomme on l'a vu plus haut. 70 04967 14 2033327 REVENDICATIONS - 1. - Appareil pour la récupération d'un métal à partir d'une solution contenant des ions de ce métal,comprenant des électrodes disposées en regard et des moyens pour appliquer 5 une différence de potentiel électrique entre ces électrodes, caractérisé en ce que l'une au moins de ces électrodes est percée d'une ouverture constituant, un orifice d'évacuation pour la solution à traiter, un élément d'entretoisement non conducteur étant interposé entre les électrodes qui sont 10 fixées sur lui de manière à limiter avec.l'élement une cham bre discoïdale limitée par les faces internes de ces électrodes et par la périphérie latérale d'un évidement creusé dans l'élément d'entretoisement, un conduit débouchant dans cette chambre de façon à permettre l'injection dans celle-ci 15 de la solution à traiter tangentiellement à la périphérie de la chambre dans laquelle séjourne la solution tandis que les ions du métal se déposent sur l'électrode portée au potentiel le plus bas. 2. - Appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que 20 l'élément d'entretoisement est percé d'un canal pour la circulation de la solution, ce canal étant orienté de façon à permettre l'injection de la solution dans la chambre, tangentiellement à la périphérie de celle-ci. 3. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 25 2, caractérisé en ce que l'élément d'entretoisement est constitué par un tube flexible en un matériau non conducteur, incurvé suivant une configuration circulaire, ce tube étant pincé entre les électrodes qu'il maintient écartées l'une de l'autre.pour définir avec elles une chambre discoï-30 dale dans laquelle on injecte la solution à traiter par l'extrémité du tube qui débouche dans la chambre. 4. - Appareil conforme à l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'une des électrodes est une cathode, cette cathode étant placée entre deux anodes qui sont dis-35 posées chacune en regard d'une des faces de la cathode, chacune de ces anodes étant percée d'une ouverture pour le passage de la solution à traiter, un élément d'entretoisement non conducteur étant disposé entre chaque anode et la cathode. 5« — Apparei1 conforme à l'ensemble des revendications 1 à 4, 40 caractérisé en ce que la différence de potentiel appliquée 70 04967 15 2033327 entre une anode et une cathode est comprise entre 0,3 et 3 V. 6. - Appareil conforme à l'ensemble des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les électrodes sont constituées par des feuilles planes et lisses et en ce que les surfaces en 5 regard des électrodes sont parallèles. 7. - Appareil conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que les surfaces en regard des électrodes sont écartées l'une de l'autre d'une distance comprise entre 1 et 5 cm. 8. - Appareil conforme à la revendication 6, caractérisé en ce 10 que les électrodes sont creusées de plusieurs rainures circulaires adjacentes concentriques dont les rayons sont progressivement-décroissants, ces rainures contribuant à établir une circulation en spirale de la solution à l'intérieur de la chambre. 15 9. - Appareil conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que les électrodes sont constituées en un matériau choisi dans le groupe formé par le cuivre, le platine, le graphite, le titane platiné, le carbone en feuille, l'acier inoxydable. 1-0•— Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 20 2, caractérisé en ce que l'élément d'entretoisement est cons titué en un matériau rigide tel que le caoutchouc durci, le bois, ou en un matériau transparent tel que le verre ou le polyméthacrylate de méthyle.