La présente invention est relative à la préparation d'un nouveau dérivé difluoramine nitroaromatique. Le bis (bis difluoraminométhyl) -I,3 nitro -5 benzène. Elle est également relative 1 l'utilisation de ce composé comme explo- sif primaire permettant l'amorçage d'une composition explosive sans emploi d'un explosif relais intermédiaire On sait en effet que les explosifs primaires habituellement utilisés pour l'amorçage se caractérisent par - une tres grande sensibilité aux excitations - une vitesse de détonation assez faible. Si la première propriété est effectivement recherchée car c'est elle qui permet l'utilisation de l'explosif à l'amorçage, la deuxième propriété est gênante car elle exige l'emploi d'un explosif relais entre l'explosif d'amorçage et la composition explosive à amorcer. Il a maintenant été découvert que le bis (bis difluoraminométhyl) -1,3 nitro -5 benzène permet d'obtenir simultanément une très grande sensibilité aux excitations et une vitesse de détonation sufficamment élevée pour rendre inutile l'emploi d'un explosif relais intermédiaire. Le bis (bis difluoraminométhyl) -I.3 nitro -5 benzène se comporte donc dans l'utilisation à l'amorçage comme un ensemble explosif d'amorçage - explosif relais. La préparation de ce composé est effectuée par action de la difluoramine sur le diformyl -I,3 nitro -5 benzène} aussi appelé nitro -5 isophtalaldé- hyde selon la réaction / Chh3 WI4Ft C H0 Clt { Les conditions opératoires employées sont celles,déjà connues par la demande de brevet français n 72 36 I97, de réaction de la difluoramine avec les dérivés carbonylés nitroaromatiques. L'exemple de préparation suivant, donné à titre d'illustration permet de mieux préciser les conditions opératoires utilisées. Exemple I : On dissout dans un ballon 2,5 g de nitro -5 isophtalaldéhyde dans 30 cm3 d'oléum sulfurique à 20 a d'anhydride sulfurique S03. On condense ensuite dans le ballon 7 g environ de difluoramine et agite à la teipérature ordinaire. Un pré capité brun apparaît au bout de deux heures sous agitation. L'agitation est poursuivie pendant douze heures avant de filtrer, laver à l'eau et sécher le produit obtenu. On recueille 2,3 g de bis (bis difluoraminométhyl) -1,3 nitro -5benzène qui fond à 870C après recristallisation. Les caractéristiques physiques sont les suivantes - Chromatographie sur couche mince (gel de silice, éluant toluène). On obtient une seuie tache de RE = 0.90 - Spectres de resonance magnétique nucléaire - Spectre RMNH de: On observe : Un quintuplet(Ha) centré sur @ = 7.2 ppm Constante de couplage : JFNCM = 20 Hz l'intégration indique 2 protons du type Ha. Un triplet (Hb) centré sur s = 8.44 ppa Un doublet (Hc) centré sur # = = 8.86 ppa L'intégration pour Hb et Hc indique un total de 3 protons de ces types. c - Spectre On observe deux doublets à#= III,6 et II2,6 ppm par rapport à l'acide trifluere- cétique (étalon interne) ce qui montre que les deux NF2 géminés ne sont pas equi valents. Constante de Couplage JHCNF = 20 Hz Le bis (bis difluoraminométhyl) -I,3 nitro -5 benzène est utilisé com- me explosif d'amorçage présentant les propriétés de détonique suivantes : - sensibilité à l'impact : O,I Kgm (mesure à l'aide de l'appareillage Julius PETERS par la méthode décrite par H.D. MALLORY (The Developpmentt@of impact sensitivity tests at the explosive Research laboratory Bruceton, Pennsyl- vannia during the years I94I-I945, U.S. Naval Ordonance Lab., White Oak, Mary- land, I956, Report 4236) - sensibilite au frottement = 0,66 Kgf (mesure par la même méthode) La vitesse de détonation est de 7100 mètres par seconde à une densité de 1,82. a titre de comparaison les valeurs des mêmes caractéristiques pour le fulminate de mercure, utilisé classiquement comme explosif d'amorçage, sont les suivantes - sensibilité à l'impact = 0,I8 Kgm - sensibilité au frottement = 0,43 Kgf - vitesse de détonation = 5 000 mètres par seconde à une densité de 4,0. On observe donc que les sensibilités du bis (bis difluoraminométhylj -1,3 nitro -5 benzene sont du même ordre de grandeur que celles du fulminate de mercure mais avec un gain en vitesse de détonation supérieur à 2 000 mètres par seconde. L'exemple suivant d'utilisation comme explosif d'amorçage est donné à titre d'illustration des qualités remarquables du bis (bis difluoraminométhyl) -1,3 nitro -5 benzène. Exemple 2 On effectue le remplissage d'un corps de détonateur ne 8 à l'aide de 1,3g de bis (bis difluoraminomethyl) -1,3 nitro -5 benzène comprimé à la densité de I,55 (hauteur 27 mm), surmonté de 0,6 mm du mSme explosif mais à densité de tassement. L'amorçage est réalisé par un fil de nickel chrome de résistance 2,3A, parcouru par un courant dont on a pu faire varier l'intensité. Le detona- teur ainsi réalisé est utilisé pour amorcer un comprimé de tétryl de 25 mm de diamètre, d'une hauteur de 25 a, , d'une densité égale à 1,7 et dans lequel on a pratiqué une cavité destinée à recevoir le détonateur. Pour une intensité I =20 A, on obtient la détonation du comprimé de Tétryl et un temps de fonctionnement de 1706 @@. Pour une intensité 1 = 12 A, on obtient la détonation du comprimé de Tétrl et un temps de fonctionnement de 9432 @. Toutes choses étant égales par aillesrs si l'on remplace le composé selon l'iavention par une quelconque autre substance d'amorçage classique (telle que le fulminate de mercure) dans les essais précédents, on ne parvient pas à obteair la détonation du comprimé de Tétryl, du fait de l'absence de relais d'amerçage. REVENDICATIONS I- A titre de produit nouveau le bis (bis difluoraminométhyl) -I,3 nitro -5 benzène. 2- Utilisation du produit selon la revendication I comme explosif d'amorçage ne nécessitant pas l'emploi d'un relais d'amorçage.