L'invention concerne un procédé notamment d'encapsulation dans lequel on laisse tomber ou on jette un objet, portant au moins un revêtement d'un liquide durcissable, dans un durcisseur liquide. Des procédés de ce genre sont généralement connus et ont été proposés en particulier pour l'encapsulation de liquides et de solides. Dans les procédés d'encapsulation, l'objet ne porte qu'un revêtement extérieur de liquide durcissable. En ce qui concerne 1-1 invention, elle est de préférence applicable à des procédés de ce genre, mais elle est applicable aussi au cas où on jette ou laisse tomber des gouttes homogènes de liquide durcissable dans un durcisseur liquide. Des-exemples de ces procédés d'encapsulation sont décrits dans les brevets des E.U.A nO 2 275 154, 2 766 478, 3 015 128 et 3 160 686, auxquels on pourra se référer. Un exemple particulier dtun procédé de ce genre est décrit dans la demande de brevet néerlandais 74 00889. En étudiant pa-r exemple les textes cités, on peut voir la large gamme de conditions et d'appareils que l'on peut utiliser dans des procédés de ce genre. Un point qui mérite une attention particulière est la grande variété de-liquides durcissables et de durcisseurs correspondants. Le brevet des E.U.A. NO 2 275154 djà cité décrit l'utilisation de gélatine comme agent d'encapsulation; en pareil cas, le bain durcisseur agit en refroidissant la couche de gélatine.Le brevet des E.U.A n" 2 766 478, déjà cité, décrit un procédé d'encapsulation d'une large gamme de matières dans lequel on utilise comme liquide durcis sable de revêtement un alginate et un bain durcisseur d'un sel de calcium, de strontium ou de-bayum. Le brevet des E.U.A nO 3 015 128, déjà cité, décrit un appareil servant à encapsuler une large gamme de matières et utilisant la force centrifuge. Il ne donne pas de détails sur la gamme de matières d'encapsulation et de durcisseurs que lton peut utiliser. Le brevet des E.U.A nO 3 160 686 déjà cité décrit un procédé dans lequel on obtient l'encapsulation en utilisant des revêtements thermoplastiques. Le bain durcisseur agit en refroidissant la coquille thermoplastique. Un problème général, mentionné dans les brevets des E.U.A nO 2 766 478, 3015 128 et 3389194 déjà cités, est que le choc de objet revêtu, à son entrée dans le bain durcisseur liquide, a une influence sur la qualité et sur le débit possible du produit. Le choc peut déformer l'objet, s'il est liquide, et aussi déformer ou déplacer le revêtement. Un autre inconvénient que l'on a signalé est que les éclaboussures abîment des objets revêtus ensuite et qui entrent dans le durcisseur. On a trouvé maintenant que l'on peut surmonter ces effets, ou du moins les atténuer, en faisant mousser la surface du durcisseur. L'invention propose donc un procédé dans lequel on revêt un objet d'une couche d'un liquide durcissable et ensuite, on le laisse tomber ou on le jette dans un durcisseur liquide, procédé caractérisé par le fait que l'on fait mousser le durcisseur liquide là où l'objet revêtu pénètre. Le mous sage doit de préférence être tel que la surface du durcisseur liquide s'élève de 2 à 25 mm. Le mot moussage s'étend au cas où la surface du durcisseur liquide crève constamment aussi bien qu'au cas où il existe des bulles de gaz ayant une longévité appréciable. En fait, on a trouvé encore qu'un procédé intéressant de mous sage du durcisseur consiste à insuffler de l'air dans le liquide de façon que des bulles d'air crèvent constamment à la surface. On peut utiliser tout gaz qui n1 est pas réactif dans le procédé appliqué. L'air est souvent le plus commode. Il est particulièrement préférable que le moussage élève de 2 à 10 mm la surface du durcisseur liquide. L'invention est particulièrement applicable à des procédés dans lesquels on encapsule un liquide en extrudant conjointement celui-ci et un autre liquide durcis sable pour appliquer un revêtement à la sphère du premier liquide qui se forme lors de l'extrusion et en laissant tomber la sphère revêtue dans. un durcisseur liquide. Des exemples de procédés de ce genre sont mentionnés plus haut, en particulier dans la demande de brevet néerlandais 74 00889. Dans un tel procédé, la filière de coextrusion se trouve de préférence à une hauteur de 2 à 30 cm au dessus de la surface du durcisseur liquide et comme l'indique la demande citée, il est particulièrement préférable qu'elle se trouve à une hauteur de 5 à 20 cm au-dessus du durcisseur liquide (ctest-à-dire du haut de la surface moussante ou turbulente). On a maintenant observé que dans la coextrusion, le choc de ltobjet revêtu sur le durcisseur liquide pose des problèmes spéciaux. Il est très probable que des éclaboussures du durcisseur liquide frappent la filière de coextrusion et, en causant au moins un début de durcissement du liquide de revêtement, gênent la formation convenable des gouttes revêtues. L'invention atténue cet inconvénient avec un succès particulier. Particulièrement lorsqu'on utilise plusieurs buses de coextrusion, par exemple dans une tête contenant plusieurs buses, les procédés de la technique antérieure sont beaucoup moins satisfaisants. Dans un tel procédé antérieur, les goutte tombent dans un bain durcisseur en écoulement et en pente. Le présent procédé a l'avantage de la simplicité mais avec plusieurs buses, il élimine aussi de façon sûre l'inconvénient mentionné précédemment. Le procédé antérieur ne l'élimine pas si sûrement. L'invention est avantageuse quel que soit-le liquide durcis sable et quel que soit le durcisseur liquide approprié qu'on utilise, mais elle est particulièrement utile lorsque le liquide durcissable est un alginate ou un sol de pectine faiblement méthoxylée et lorsque le durcisseur liquide est une solution aqueuse d'un sel de calcium ou autre sel alcalino-terreux. Dans un mode de mise en oeuvre encore plus précis et préférentiel de l'invention, on applique l'invention à la préparation d'imitations de fruits; on extrude conjointement une solution ou suspension aqueuse à goût de fruit, de préférence à base de pulpe ou purée de fruit, avec un alginate ou un sol de pectate faiblement méthoxylé, de manière à donner des gouttes à goût de fruits revêtues du sol. On laisse alors tomber ces gouttes dans un bain durcisseur contenant un sel de calcium hydrosoluble comestible. Les sels préférentiels sont le lactate, le citrate, le glutonate et l'acétate de calcium. La solution aqueuse à goût de fruit peut contenir mais ne contient pas nécessairement un tel sel hydrosoluble et comestible de calcium. De préférence, la concentration d'ions calcium fournie par le sel dans lue bain durcisseur est celle que donnent 1 à 10% et particulièrement 4 à 7 en poids de lactate de calcium. On trouvera des détails d'un tel procédé préférentiel dans la demande de brevet néerlandais 74 00889 déjà citée. Le dessin annexé est un schéma d'un mode de réalisation préférentiel d'appareil convenant à la préparation de produits par un procédé selon l'invention, la figure 1 étant une élévation latérale schématique et la figure 2 un plan schématique de l'appareil. Un procédé utilisant l'appareil est décrit en détail ci-après et illustré par un exemple. On peut trouver d'autres détails dans le demande déjà citée. On indique aussi, ci-après, d'autres aspects préférentiels de l'invention. Des objets 1 (extrudés ou homogènes) sont distribués par une filière de formation 2 et tombent dans-un durcisseur liquide 3. La filière 2 est placée de préférence à une hauteur de 20 à 300 mm au dessus de la surface du liquide 3. Une alimentation de gaz non réactif comprimé est amenée au tube 4 et s'échappe par une série de trous fins 5, de préférence de 0,01 à 2,0 mm de diamètre. Le gaz se dégage en dessous de la surface du liquide 3. La distance à la surface du liquide est de préférence de 20 à 150 mm. Des bulles de gaz montent à la surface en formant une moussue 6 qui élève de 2 à 25 mm la surface effective du liquide durcisseur. Les objets 1 tombent dans la mousse 6 et de préférence, ils sont assez légers pour flotter dans le liquide durcisseur 3. On fait circuler le liquide durcisseur à travers un tuyau d'entrée 7 qui éloigne de la zone de moussage les objets flottants. Une toile métallique 8 écarte les objets des tubes de formation de mousse. EXEMPLE Des gouttes d'une solution contenant alginate de sodium 1,0% sucre 4,0% colorant + arôme 0,5% eau 94,596 100,0% tombent de 10 cm dans un bain durcisseur contenant lactate de calcium 5,0% sucre 22,0% acide malique 0,5% eau 71,5% 100,0% On fait mousser le bain durcisseur au moyen d'vair comprimé pompé en-dessous de la surface du bain durcisseur. La buse utilisée est du type décrit dans la demande de brevet néerlandais 74.00889. L'appareil est du type décrit plus haut à propos de la figure. On obtient des gouttes aromatisées avec un rendement élevé et constant. REVEiJOICATIONS 1) Procédé dans lequel on laisse tomber ou on jette un objet portant au moins un revêtement d'un liquide durcissable dans un durcisseur liquide, procédé caractérisé par le fait que l'on fait mousser le durcisseur liquide là où l'objet revêtu pénètre. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le mous sage fait monter de 2 à 25 mm la surface du durcisseur liquide. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la surface monte de 2 à 10 mm. 4) Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on prépare l'objet revêtu par coextrusion à l'aide d'une filière de coextrusion qui se trouve à environ 10 cm au dessus de la surface du durcisseur liquide. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la filière est à une hauteur de 2 à 30 cm au-dessus de la surface du durcisseur liquide. 6) Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la filière se trouve à une hauteur de 5 à 20 cm au-dessus de la surface. 7) Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caraco par le fait que le liquide durcissable est un alginate ou un sol-de pectate faiblement méthoxylé et que le durcisseur liquide est une solution d'un sel de calcium. 8) Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la concentration d'ions calcium assurée par le sel de calcium hydrosoluble comestible dans le bain durcisseur est celle que donnent 1 à 10chu en poids de lactate de calcium. 9) Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le pourcentage est de 4 à 7. 10) Procédé selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé par le fait que l'objet revêtu de l'alginate ou du pectate est une goutte aqueuse contenant un arôme, de la pulpe ou de la purée de fruit. 11) Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'on fait mousser le durcisseur liquide en insufflant dans celui-ci un gaz non réactif. 12) Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'on insuffle le gaz non réactif dans le bain à une profondeur de 20 à 150 mm en dessous de la surface du durcisseur liquide. 13) Procédé selon lune des revendications 11 et 12, ca- ractérisé par le fait que l'on insuffle le gaz non réactif à travers des trous de 0,01 à 2,0 mm de diamètre. 14) Objet portant au moins un revêtement de liquide durci et préparé par un procédé selon l'une des revendications 1 à 14. 15) Imitation de fruit selon la revendication 14.