La présente invention a pour objet un dispositif de soutènement pour galeries souterraines à voûte de profil plus ou moins semi-circulaire, comprenant des cintres métalliques épousant sensiblement le profil de la galerie et composés chacun de deux montants latéraux et d'une couronne supérieure formés de tronçons de profilé en gouttière et assemblés par emboitement et serrage à l'aide de colliers à vis. Il est généralement admis dans la profession minière que le fait de creuser une galerie en couche, destinée à subir le passage d'une taille, détermine en terrains fragiles une forte différenciation des contraintes, avec augmentation des compressions dans les parements et naissance de tractions en clé de voûte. Le résultat de ce nouvel état de contraintes est l'apparition de deux régimes de cassures dont les plans passent aux environs des bords de la voûte, sont inclinés de 60 à 700 par rapport aux strates et concourent au-dessus de la galerie. Ces deux régimes de cassures isolent, dans le toit à soutenir, un "chapeau de gendarme", de forme triangulaire (en V renversé) ou vaguement parabolique. Cette fracturation du toit, consécutive au creusement, vient s'ajouter au feuilletage en bancs du milieu stratifié pour former de grossiers voussoirs naturels, serrés les uns contre les autres et maintenus en équilibre par les résistances de frottement sous l'action des poussées latérales. Pour s'opposer aux éboulement éventuels qui risquent de se produire à la suite du creusement, on procède généralement a un soutènement de la galerie. On peut faire appel à cet effet à différents types de soutènement. Un premier type de soutènement est constitué par le soutènement porteur qui, tout en étant le plus ancien, est encore utilisé dans la majorité des cas à l'heure actuelle. Le matériel mis en oeuvre pour ce type de soutènement était initialement constitué par un cadre de bois composé d'un chapeau et de deux montants, mais ce cadre est à l'heure actuelle généralement abandonné en faveur du cintre métallique coulissant. C'est surtout la réalisation de ce cintre métallique coulissant en trois éléments de profilé en gouttière, à savoir une couronne et deux montants, qui en a facilité l'adoption. La couronne permet, lors du creusement, le soutènement en porte-à-faux pendant le chargement des déblais, les montants n'étant posés qu'ensuite. L'assemblage des éléments du cintre se fait de manière simple par emboîtement des tronçons de profilé en gouttière et par serrage à l'aide de colliers à vis. Du fait de la présence des montants latéraux, le cintre permet normalement l'utilisation de la section complète de la galerie, sauf lors du passage de la taille où l'enlèvement du montant, côté taille, rend nécessaire l'appui de la couronne sur des étais médians. Toutefois, la section semi-circulaire du cintre nécessite un entaillage des bancs du toit, ce qui les affaiblit et provoque, aux épaulements de la voûte, des cassures du toit génératrices de difficultés au passage de la taille. Ces circonstances sont aggravées par le fait que la section semi-circulaire du cintre épouse mal le terrain grossièrement découpé par minage, de sorte que le contact entre le cintre et le terrain est imparfait et que le garnissage est toujours déficient, d'autant plus que le cintre ne peut pas être serré contre le terrain dès la pose, les éléments courbes se prêtant mal à l'adaptation des appareils auxiliaires nécessaires à cet effet. Un tel soutènement est'donc passif pendant la détente des terrains et ne devient actif que lorsque les vides sont comblés par le foisonnement autour de la galerie, après rupture et décollement des bancs. Du fait que les montants sont assemblés avec la couronne à 45 par rapport aux directions générales des poussées, lesquelles sont perpendiculaires ou parallèles au plan de la couche, le fonctionnement de ces assemblages est irrégulier. Ainsi, lors de sa mise en serrage par le terrain, la couronne placée initialement dans le segment semi-circulaire de toit découpé peut descendre en face de la couche et doit être sciée au passage d'une taille pour ne pas gêner le passage des engins et des produits. Par ailleurs, au passage d'une taille, le toit effectue un basculement important vers le vide créé par le déhouillement sur un seul côté de la galerie, à un moment où précisément le montant, côté taille, a dû être enlevé, ce qui rend difficile la remise en place de ce montant et encore plus difficile le coulissement ultérieur si le montant est mal remis en place. Il convient également de noter la faible surface d'appui du cintre sur la sole par rapport aux sollicitations que subit ce cintre. 11 en résulte une pénétration inévitable du cintre dans la plupart des murs et, par suite, des difficultés supplémentaires de coulissement du cintre du fait de lsencastrement de ses montants. Enfin, il faut noter l'absence complète de contreventement latéral des cintres, ce qui détermine un fré quent gauchissement du plan de la cellule sous la pression des terrains. Un deuxième type de soutènement connu est constitué par le boulonnage intégral des terrains. Ce boulonnage intégral, utilisé plutôt en galeries de section rectangulaire, consiste à solidariser les bancs du toit par des boulons métalliques sensiblement perpendiculaires aux strates, plusieurs boulons d'ancrage pouvant d'ailleurs etre réunis par une poutre porteuse qu'ils appliquent contre le toit. Avec ce boulonnage intégral, on cherche, en partant d'un terrain moyen, à réaliser un terrain suffisamment solide pour se passer de soutènement porteur. Le toit d'une galerie de section rectangulaire peut être considéré comme une voûte plate constituée de vous soirs naturels et se trouvant en équilibre tant que la poussée qu'elle exerce vers les parements est équilibrée par la réaetion des culées, les vous soirs étant alors maintenus par frottement. En plaçant des boulons d'ancrage à égale distance les uns des autres, on vise à solidariser les tronçons de bancs par frottement entre strates et à créer des voussoirs plus volumineux, donc plus susceptibles de s'accrocher les uns aux autres. Les boulons latéraux accrochent les voussoirs à la zone saine située au-dessus des parements (au-delà du V renversé), tandis que les boulons médians restent à l'intérieur de la cloche d'éboulement potentiel. Un tel système ne tient que si les parois latérales exercent une réaction au moins egale à la poussée de la. voûte, d'où l'intéret d'avoir de bonnes culées latérales obtenues par un boulonnage des parements qui consolide les appuis. L'enlè- vement d'un des appuis au passage dtune taille provoque un desserrage de l'ensemble, avec expansion du toit vers le vide créé par le déhouillement. Les voussoirs naturels ne sont alors plus serrés et le fait que plusieurs d'entre eux soient traversés par des boulons verticaux médians n'empêche aucunément leur descente, d'où la néeessité -de prévoir des étais porteurs médians, au moins après passage de la taille.Ceci explique aussi que le fait de relier plusieurs boulons par une poutre porteuse plaquée au toit perpendiculairement à place longitudinal de la galerie ne change pas le phénomène après passage de la taille, du fait que Si l'un des appuis est enlevé, le toit se desserre vers la taille et les voussoirs qui ne sont alors plus serrés descendent et 8 tappuient sur la poutre porteuse qui se déforme, n'empêchant pas l'éboulement si la portance des étais est inférieure à la poussée. On connaît également un troisième type de soutènement qui est le boulonnage avec tirants. I1 s'agit là d'une méthode plus récente dérivée du boulonnage intégral et réservée aux galeries de section rectangulaire. Cette méthode propose d'exercer artificiellement une réaction à la poussée latérale de la voûte plate, lorsque les appuis deviennent incapables d'exercer cette réaction. Dans ce but, on place des boulons dtancrage inclinés vers le massif au-dessus de chaque parement et on réunit les extrémités de deux boulons opposés par un tirant mis sous tension par le moyen d'un dispositif auxiliaire pour réaliser, des la pose, par les boulons d'ancrage eux-memes, une précontrainte de compression dans la poutre de toit. Le tirant peut, en même temps, constituer une poutre porteuse composée de barres coulissantes mises sous tension.Les tirants peuvent aussi, dans un système plus primitif, être constitués par les tiges elles-mêmes des boulons d'ancrage, qui sont dans ce cas de longueur suffisante pour être repliées contre le toit de la galerie et réunies par un dispositif de liaison et de 'mise sous tension. En exerçant de la sorte une compression suffi sante des voussoirs naturels, on obtent, par les résistances de frottement entre voussoirs, le maintien en place de ceux-ci en toute circonstance de la vie de la galerie. Le boulonnage intégral et surtout le boulonnage avec tirants apparaissent commeétant des méthodes capables de résoudre les problèmes posés dans de nonFreux cas. Cependant, elles sont relativement peu dévelop puées, et cela pour deux raisons. D'une part, il n'est pas possible de se rendre compte "de visu" de la complète efficacité d'un boulonnage. D'autre part, si le boulonnage devient défaillant, il est indispensable d'y suppléer avec un soutènement porteur que par méfiance on posera dès le creusement sous la forme d'étais médians, lesquels sont cependant gênants et doivent, de toute manière, être déplacés lors du passage de la taille. C'est pourquoi, tout en regrettant les insuffisances et les défauts du cintre coulissant, les mineurs restent fidèles à ce soutènement porteur dont l'action reste visible même quand ses déformations deviennent gênantes pour l'exploitation. La présente invention a pour objet un dispositif de soutènement pour galeries à voûte de profil plus ou moins semi-circulaire, combinant le soutènement porteur, le soutènement par boulonnage intégral et le soutènement par boulonnage avec tirants en vue de l'obtention d'un résultat nettement amélioré par rapport à celui procuré par chacune de ces trois méthodes, tout en remédiant aux inconvénients propres à chacune d'elles.Le dispositif conforme à l'invention, qui fait appel à la fois à des cintres métalliques coulissants composés d'éléments de profilé en gouttière assemblés par emboîtement et serrage à l'aide de colliers à vis, et à des boulons d'ancrage, doit en partieulier permettre un soutènement qui soit pleinement efficace dès sa pose et qui n'exige pas d'étais médians dans la galerie, même au passage d'une taille, tout en pouvant être mis en oeuvre, en toute sécurité, dans des terrains peu surs. Le dispositif conforme à l'invention est caractérisé par le fait que la couronne du cintre métallique est composée de deux demi-couronnes de même longueur, assemblées sur un arc de longueur sensiblement égale au quart de celle de la couronne entière, de manière que leurs extrémités supérieures se chevauchent en dépassant respectivement le plan de la clé de voûte. Chaque demi-couronne comporte au voisinage de son extrémité supérieure un élément permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage sous un angle sensiblement égal à 450 par rapport à l'axe longitudinal de la demi-couronne à ltendroit considéré, en direction du parement opposé.Chaque demi-couronne comporte également, au voisinage de son extrémité inférieure, un élément permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage sous un angle sensiblement égal à 900 par rapport à l'axe longitudinal de la demi-couronne à l'endroit considéré. Les différents éléments d'ancrage des demi-couronnes sont réalisés de manière à ne pas gêner l'emboîtement des demi-couronnes l'une avec l'autre. Grace à sa subdivision en deux demi-couronnes ancrées chacune par ses deux extrémités au terrain, la couronne est serrée contre le terrain dès sa mise en place, en ne laissant subsister qu'un espace minimum entre elle et le terrain, et elle ne peut, ni se déplacer, ni se déformer sensiblement . L'orientation judicieuse des boulons d'ancrage de part et d'autre de la clé de voûte et l'ancrage de ces boulions, tous inclinés sensiblement à 450, dans la zone de terrain sain, au-delà du "chapeau de gendarme", supprime le risque de "lâchage" des boulons médians.Il se produit, dans le toit de la galerie, une poutre courbe triangulée dont les barres de traction sont les tiges des boulons d'ancrage et dont les barres de compression se forment dans le terrain lui-même, en résultante des tractions dans les boulons d'ancrage et dans les demi-couronnes utilisées comme tirants. Ces contraintes de compression se développent notamment en clé de voûte à l'endroit où le creusement de la galerie a induit un changement de signe des contraintes initiales et développé des contraintes de traction préjudiciables à la tenue du toit. Des fonctions bien définies et complémentaires sont attribuées aux boulons d'ancrage de chaque demi-couronne les boulons médians sont des tendeurs, leur rôle de porteur étant allégé du fait de la présence de la couronne > tandis que les boulons latéraux sont surtout porteurs, leur rôle d'amarrage étant qu'accessoire. Les tirants sont mis sous tension uniquement par le serrage des boulons d'ancrage, tout appareillage accessoire étant inutile du fait que les boulons médians, en clé de voûte, sont sensiblement dans le prolongement de la demi-couronne qu'ils mettent sous tension. En ce qui concerne cette mise sous tension des tirants, il y a lieu de noter que l'intérêt d'une couronne en deux éléments est notamment d'avoir pour chaque demi-couronne un arc de flèche peu importante dont l'utilisation en tirant sera d'autant meilleure que l'arc et les boulons d'ancrage qui le prolongent en clé de voûte auront sensiblement la même direction. Grâce à la consolidation du toit de la galerie par les deux demi-couronnes ancrées au terrain et mises sous tension, les montants qui complètent le cintre peuvent être posés après le creusement de la galerie. Le dispositif conforme à l'invention permet également un soutènement sûr de la galerie ainsi équipée au passage d'une taille. A cet effet, le montant du cintre, côté taille, est enlevé et remplacé par un court tronçon de montant adaptable à l'extrémité inférieure de la demi-couronne, côté taille, par deux colliers à vis, ce tronçon de montant venant porter, à 11 entrée de taille5 sur le soutènement du toit de la taille. L'en lèvement du montant du cintre, côté taille, ne présente pas de difficulté du fait que la couronne est ancrée au toit.Après passage de la taille, il est inutile de remettre en place le montant initial, car le soutènement de la galerie peut alors venir s'appuyer, par le court tronçon de montant, sur l'épi de remblai (on remplace ainsi par un phénomène naturel, à savoir la compression du remblai, le fonctionnement irrégulier des colliers à vis, côté taille, générateur de déformations du cintre); de plus, la grande surface d'appui de cet épi de remblai évite la détérioration du mur. Pour mieux faire comprendre l'objet de ltinven- tion, on va en décrire ci-après un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel la fig. 1 est une vue éclatée de l'ensemble d'un dispositif de soutènement conforme à l'invention; la fig. 2 est une vue en perspective de l'élément d'ancrage à 45 à l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtée; la fig. 3 est une vue de face de ltélément d'ancrage de la fig. 2, prise dans le sens de la flèche D sur cette figure; la fig. 4 est une vue en perspective de l'été ment d'ancrage à 4O à l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtante;; la fig. 5 est une vue en perspective de l'élé- ment d'ancrage à 900 à l'extrémité inférieure de l'une des deux demi-couronnes; la fig. 6 est une vue analogue à la fig. 3 montrant une variante de l'élément d'ancrage à 450 à l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtée; la fig. 7 est une vue en élévation latérale de l'appui du soutènement de la galerie sur le soutènement de taille au carrefour galerie-taille; la fig. 8 illustre l'utilisation d'un dispositif conforme'à l'invention pendant la période de creusement de la galerie;; la fig. 9 illustre l'utilisation d'un dispositif conforme S l'invention au passage d'une taille Tel qu'il est représenté sur la fig. 1, le dispositif de soutènement conforme à l'invention comprend essentiellement un cintre coulissant composé de deux demi-couronnes 1,2 de mêmelongueur, et de deux montants 3 de type classique. Ces éléments du cintre sont formés de tronçons d'un même profilé en gouttière permettant indifféremment un emboîtement réciproque par la face concave et la face convexe. Les montants 3 sont assemblés chacun avec l'une des demi-couronnes 1,2, de préférence dans la zone où la courbure du cintre est d'environ 450, cet assemblage s'effectuant par emboîtement des tronçons de profilé et par serrage à l'aide e deux colliers à vis 4. Les deux demi-couronnes 1,2 sont assemblées de la même manière entre elles, en clé de voûte de la galerie, en se chevauchant sur un arc de cercle d'une longueur sensiblement égale à un quart de la longueur de la couronne entière, de sorte que leurs extrémités supérieures dépassent respectivement le plan A-A de la clé de voûte. Dans l'exemple de réalisation représenté, le cintre est constitué par des tronçons de profilé en gouttière cintrés de manière que la face concave du profilé soit tournée vers l'extrados du cintre et que les ailes du profilé s'appliquent contre le terrain. Par ailleurs, on a choisi un agencement tel que la demi-couronne 1 vienne s 'emboîter dans la demi-couronne-2 en clé de voûte. La demi-couronne emboîtée 1 comporte, à son extrémité supérieure dépassant le plan A-A de la clé de voûte en direction du parement opposé, un élément 5 permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage 6 sous un angle sensiblement égal à 450 par rapport à l'axe longitudinal B-B de la demi-couronne 1 à l'endroit considéré, en direction du parement opposé. De façon sensiblement symétrique par rapport au plan A-A de la clé de voûte, la demi-couronne emboîtante 2 comporte, à son extrémité supérieure, un élément 7 permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage 8 sous un angle d'environ 450 par rapport à l'axe longitudinal C-C de la demi-couronne 2 à l'endroit considéré. Les deux demi-couronnes 1,2 comportent, en outre, chacune à son extrémité inférieure un élément 9 permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage 10 sous un angle sensiblement égal à 900 par rapport à l'axe longitudinal B-B ou C-C de la demi-couronne 1 ou 2 à l'endroit considéré. Chaque montant 3 peut également comporter, dans la zone de sa base, un élément 7' correspondant à l'élément 7 de la aemi-couronne 2 et permettant son ancrage au parement correspondant par deux boulons d'ancrage 8' sous un angle de 450 vers le haut (ou vers le bas). On reconnaît, en outre, sur la fig. 1, deux éléments complémentaires du dispositif de soutènement conforme à l'invention. Ces éléments comprennent un court tronçon de montant 11 destiné à remplacer l'un des montants initiaux 3 lorsque ce dernier doit être enlevé au passage d'une taille, et un élément rectiligne de profilé 12. Le court tronçon de montant 11 est assemblé avec la demi-couronne 1, en remplacement du montant 3, et vient porter sur l'extrémité, côté galerie, de l'élément rectiligne de profilé 12 lequel est supporté par des moyens connus en appui contre le toit de la taille Les fig. 2 et 3 représentent en détail l'élément 5 pour l'ancrage à 450 de l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtée I. Cet élément 5 comprend deux plaques 13, 14 parallèles, transversales à la demi-couronne 1 et inclinées sous un angle de 45 par rapport à l'axe longitudinal de la demi-couronne 1 à l'endroit considéré. Les deux plaques 13 et 14 sont découpées de manière à épouser le profil intérieur de la demi-couronne 1 et sont soudées à la face concave du profilé en étant écartées l'une de l'autre d'une distance réciproque légèrement supérieure au diamètre d'un boulon d'ancrage 6. Les deux plaques 13 et 14 dépassent la demi-couronne 1 vers le haut et sont ici prolongée chacune latéralement par deux ailes respectivement 13a et 14a, la tranche inférieure 13b des ailes 13a de la plaque 13 se trouvant à ras du bord supérieur du profilé, tandis que la tranche inférieure 14b des ailes 14a de la plaque 14 se trouve en dessous du bord supérieur du profilé en étant située avec la tranche inférieure 13b des ailes 13a de la plaque 13 dans un même plan transversal incliné à 450 par rapport à l'axe longitudinal de la demicouronne 1. Les deux plaques 13 et 14 découpées essen-tiellement en T ont la même hauteur, mais les ailes 14a de la plaque 14 sont échancrées dans le bas en l4c (fig. 3) pour leur permettre de s'emboîter sur les ailes du profilé de la demi-couronne 1. Les ailes correspondantes l3a, 14a des deux plaques 13, 14 sont solidarisées entre elles à l'extérieur de la demicouronne 1, chaque fois par deux entretoises soudées 15 délimitant entre elles et avec les ailes 13a, 14a des deux plaques 13, 14 un passage pour un boulon d'ancrage 6, de part et d'autre de la demi-couronne 1.Les tranches inférieures 13b, l4b des ailes I3a, 14a des plaques 13, 14 et les tranches inférieures 15a des entretoises 15 se trouvent dans le même plan transversal incliné à 450 et servent ensemble d'appui aux écrous 6a des boulons d'ancrage 6. Enfin, un profilé de renforcement 16 en l'occur- rence une cornière, est soudé de l'extérieur au-dessus de la demicouronne 1, sur chacune des plaques 13, 14 en vue d'en augmenter la résistance à la flexion. La fig. 4 représente en détail l'élément 7 pour l'ancrage à 450 de l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtante 2. De façon analogue à l'élément 5 de la demi-couronne emboîtée 1, cet élément 7 comprend deux plaques transversales 17, 18 faisant un angle de 450 avec l'axe longitudinal de la demicouronne 2 à l'endroit considéré. Cependant, les deux plaques 17, 18 sont ici découpées de manière à épouser le profil extérieur de la demi-couronne 2 et sont s-oudées à la face convexe de cette dernière. Les deux plaques sont donc essentiellement en U et sont solidarisées entre elles, à l'extérieur de là demi-couronne 2, au niveau de chacune de leurs ailes 17a, 17b, par deux entretoises soudées 19 délimitant entre elles et avec les ailes 17a, 18a des deux plaques 17, 18, un passage pour un boulon d'ancrage 8 de part et d'autre de la demicouronne 2.Les tranches inférieures 17b, 18b des deux plaques 17, 18 et les tranches inférieures 19a des entretoises 19 se trouvent dans un même plan transversal incliné à 450 sur l'axe longitudinal de la demi-couronne 2 et servent ensemble d'appui aux écrous 8a des boulons d'ancrage 8. La fig. 5 représente en détail l'élément 9 pour l'ancrage a 900 de 1 1extrémité inférieure de la demi-couronne 2 Un élément 9 identique est utilisé pour l'ancrage correspondant dela demi-couronne 1. Cet élément 9 comprend, comme 17élément 5 représenté sur les fig. 2 et 3, deux plaques parallèles transversales 20, 21 qui sont découpées de manière à épouser le profil intérieur 'de la demi-couronne 2 et sont soudées à la face concave de cette dernière en faisant toutefois un angle de 900 avec l'axe longitudinal delta demi-couronne 2 à l'endroit considéré Les deux plaques 20, 21 ont exactement la même forme en T et sont solidarisées entre elles, au-dessus de la demi-couronne 2, de part et d'autre de cette dernière, par chaque fois deux entretoises soudées 22 délimitant entre elles et avec les plaques 20, 21 un passage pour un boulon d'ancrage 10 de part et d'autre de la demi-couronne 2. Pour augmenter la résistance à la flexion, un profilé de renfort 16', ici un profilé en U, est soudé de l'extérieur au-dessus de la demi-couronne 2 sur chacune des plaques 20, 21. I1 y a lieu de noter que sur les éléments d'ancrage 5,7 et 9 décrits précédemment, on peut éventuellement supprimer les entretoises 15, 19 et 22. En effet, les deux plaques de chaque élément d'ancrage étant soudées à la face concave ou convexe du profilé en gouttière constituant la demi-couronne, il peut être superflus lorsque ces plaques ont une épaisseur leur assurant une rigidité suffisante a de les solidariser entre elles de façon supplémentaire pour les maintenir à la distance réciproque requise. Cette variante est représentée sur la fig. 6 pour un élément d'ancrage 5' correspondant par ailleurs à ltélément 5 suivant les fig. 2 et 3 pour l'ancrage à 4o de la demi-couronne 1. Cet élément dtancrage 5' comprend deux plaques parallèles transversales 23, 24 qui se distinguent des deux plaques 13, 14 de l'élément d'ancrage 5 par le fait quelles comportent sur leurs ailes 23a, 24a, au niveau des tranches inférieures 23b > 24b servant d'appui aux écrous des boulons d'ancrage 6, des congés 23c, 24c assurant le centrage de ces derniers, ctest-S-dire leur maintien en position transversalement a l'axe longitudinal de la demicouronne en question. Tel que cela a déjà été esquissé au sujet de la fig. I, le dispositif de soutènement pour galeries pellt egalement être adapté au passage d'une taille, moyennant la mise en oeuvre de deux éléments complémentaires, à savoir d'un court tronçon de montant 11 remplaçant l'un des montants initiaux 3 enlevés au passage d'une taille3 et dtun élément rectiligne de profilé 12 maintenu en appui contre le toit de la taille. En se référant à la fig. 7, on va décrire ciaprès plus en détail ces deux éléments complémentaires. Le court tronçon de montant 11 dont la courbure correspond avantageusement à celle de la partie supérieure du montant initial comporte à sa base une plaque transversale 25 soudée à plat sur son extrémité inférieure, et sous laquelle est soudée par ses ailes 26 un court tronçon 27 du même profilé. L'élément rectiligne 12 formé également du même profilé en gouttière que le cintre comporte au voisinage de son extrémité, côté galerie, deux plaques transversales 28, 29 soudées à l'intérieur du profilé, à la face concave de ce denier, à une distance réciproque supérieure à la longueur du tronçon de profilé 27, pour délimiter ici avec les flancs du profilé 12 une sorte de boîte ouverte vers le haut, dans laquelle vient s'emboîter le tronçon de profilé 27 soudé au tronçon de montant 11.Par l'intermédiaire du tronçon de montant 11, la demi-eouronne 1 (fig 1) peut ainsi stappuyer, sans risque de glissement,sur l'élément de profilé 12 lorsque le montant 3 initialement assemblé avec cette demi-couronne a dû être enlevé pour permettre le passage de la taille: La fig. 8 représente la mise en oeuvre du dispositif de soutènement conforme à l'invention au cours du creusement d'une galerie. Pour parer aux risques d'éboulement résultant de la fracturation esquissée en "chapeau de gendarme du toit 30, consécutive au creusement de la galerie 31, on ancre les deux demi-couronnes 1 et 2 emboltées l'une dans l'autre, dès que la galerie 31 a été déblayée au niveau du toit 30. A cet effet, après avoir percé dans la voûte du toit 30 les trous pour les boulons d'ancrage 6, 8 et 10 des demi-couronnes 1 et 2, lesquels trous s'étendent tous sensiblement à 45 vers le haut jusque dans le terrain sain 32 au-dessus des parements 33, on amarre d'abord à 900 les extrémités inférieures des demi-couronnes 1, 2 en serrant les écrous des boulons 10. Ensuite, on serre les écrous des boulons 6 et 8 prolongeant à 450 les extrémités supérieures des deux demi-couronnes 1, 2 vers le parement 33~~F9spectivement opposé, ce qui met en tension les couronnes 1, 2 et les serre contre le toit 30. Les voussoirs du toit étant ainsi mis en compression et boulonnés au terrain sain 32, il n'y a plus lieu de craindre une descente du toit 30 ainsi consolidé et on peut, en toute sécurité, procéder au déblayage de la section restante de la galerie 31, avant de poser les montants 3, Un serrage supplémentaire des demi-couronnes 1, 2 contre le terrain lors de la pose des montants 3 est dès lors inutile. La fig. 9 représente la mise en oeuvre du dispositif conforme à l'invention au passage dtune taille 34 d'un côté de la galerie 31. Pour permettre le passage de la taille 34, on enlève le montant 3, côté taille, ce qui est aisé du fait que les demi-couronnes 1, 2 sont boulonnées au toit 30. En remplacement du montant 3, on assemble avec la demi-eouronne 1, par emboîtement et serrage à l'aide de deux colliers à vis 4, le court tron çon de montant 11 décrit en référence à la fig. 7, et on fait porter ce tronçon de montant 11 sur I'extrémité, côté galerie, de l'élément rectiligne de profilé 12 maintenu en appui contre le toit 35 de la taille 34 par des rallonges 'articulées 36 soutenues par des étançons 37 à l'entrée de la taille 34. Après exploitation de la taille, il test pas nécessaire de remettre en place le montant initial 3, côté taille. En effet, il suffit de remplacer les étançons 37 et les rallonges 36 par une pile de bois en bordure de taille > maintenant l'élément de profilé 12 en appui contre-le toit 35 de la taille 34 abandonnée, de sorte que le soutènement de la galerie continue de porter sur ledit élément de profilé 12. Il y a lieu de noter que l'opération décrite au sujet de la fig. 9 peut être répétée lors d'un second passage de taille, de l'autre côté de la galerie. Par ailleurs, il faut remarquer que le mode de réalisation décrit ci-dessus et représenté sur le dessin, faisant appel à un cintre constitué par des tronçons de profilé en gouttrière cintrés de manière que la face concave do profilé soit tournée vers l'extrados du cintre, n'a été donné qu1à titre d'exemple non limitatif. En effet, sans sortir du cadre de la présente invention, il est possible dfutiliser un profile cintré dans le sens contraire, de façon que sa face convexe soit tournée vers l'extrados du cintre. I1 suffit dans ce cas essentiellement d'intervertir les éléments d'anerage des demi-couronnes 1, 2, c'est-à-dire de remplacer l'élé- ment 5 par l'élément 7, et inversement, et de remplacer les élé- ments 9 par des éléments 7 modifies pour être inclinés à 900 sur l'axe longitudinal des demi-couronnes, et d'inverser le sens d'introduction des boulons d'ancrage dans ces différents éléments. I1 faut également noter que l'invention n'est nullement limitée à l'utilisation d'un profilé en gouttière tel que représenté et décrit, mais peut être mise en oeuvre de la même manière avec d'autres types de profilés susceptibles de s'emboîter. REVENDICATIONS 1. Dispositif de soutènement pour galeries souterraines à voûte à profil plus ou moins semi-circulaire, comprenant des cintres métalliques épousant sensiblement le profil de la galerie et composés chacun de deux montants latéraux et d'une couronne supérieure formés respectivement de tronçons de profilé en gouttière et assemblés par emboîtement et serrage à l'aide de colliers à vis, ce dispositif étant caractérisé par le fait que la couronne est composée de deux demi-couronnes de même longueur, assemblées sur un arc sensiblement égal au quart de celle de la couronne entière de manière que leurs extrémités supérieures se chevauchent en dépassant respectivement le plan de la clé de voûte, chaque demi-couronne comportant au voisinage de son extrémité supérieure un élément permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage sous un angle sensiblement égal à 45 par rapport à l'axe longitudinal de la demi-couronne à l'endroit considéré, en direction du parement opposé, et au voisinage de son extrémité inférieure un élément permettant son ancrage au terrain par deux boulons d'ancrage sous un angle sensiblement égal à 900 par rapport à 11 axe longitudinal de la demicouronne à l'endroit considéré. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments d'ancrage à l'extrémité supé- rieure et à l'extrémité inférieure de chaque demi-couronne sont constitués chacun par deux plaques paralleles transversales à la demi-couronne, inelinés à 45 pour l'élément situé à l'extrémité supérieure et à 900 pour l'élément situé à llextremité inférieure,par rapport à l'axe longitudinal de la demi-couronne en question à l'endroit considéré, ces deux plaques étant découpées de manière à épouser le profil intérieur ou extérieur dudit profilé et fixées chacune à la face correspondante dudit profilé, en étant écartées l'une de l'autre dtune distance réciproque légèrement supérieure au diamètre d'un boulon d'ancrage, ménageant entre elles le passage d'un boulon d'ancrage de chaque côté de la demi-couronne, sans gêner l'emboîtement de l'autre demi-couronne. 3. Dispositif suivant la revendication 2, dans lequel le cintre est constitué par des tronçons de profilé en gout tière cintrés de manière que la face concave du profilé soit tournée vers l'extrados du cintre, caractérisé par le fait que les deux éléments d'ancrage situés respectivement à l'extrémité supérieure et à l1extrémité inférieure de la demi-couronne emboîtée comprennent chacun deux plaques découpées de manière à épouser le profil intérieur du profilé et soudées à la face concave dudit profilé. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que l'élément d'ancrage situé à l'extrémité supérieure de la demi-couronne emboîtante comprend deux plaques découpé pées de manière à épouser le profil extérieur du profilé et soudées à la face convexe dudit profilé, tandis que l'élément d'ancrage situé à l'extrémité inférieure de cette même demi-couronne comprend deux plaques découpées de manière à épouser le profil intérieur du profilé et soudées à la face concave dudit profilé. 5. Dispositif suivant la revendication 2, dans lequel le cintre est constitué par des tronçons de profilé en gouttière cintrés de manière que la face convexe du profilé soit tournée vers l'extrados du cintre, caractérisé par le fait que l'élément d'ancrage situé à l'extrémité supérieure de la dem~- couronne emboîtée comprend deux plaques découpées de manière à épouser le profil intérieur du profilé' et soudées à la face concave du profilé, tandis que I'élément d'ancrage situé à l'extrémité inférieure de cette meme demi-couronne comprend deux plaques découpées de manière à épouser le profil extérieur du profilé et soudées à la face convexe dudit profilé. 6. Dispositif suivant la revendication 5, carac térise par le fait que les deux éléments d'ancrage situés respectivement à l1extrémité supérieure et à l'extrémité inférieure de la demi-couronne emboîtante comprennent chacun deux plaques découpées de manière à épouser le profil extérieur du profil et soudées à la face convexe du profilé. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que les deux plaques de chaque élément d'ancrage sont solidarisées entre elles, de part et d'autre de la demi-couronne en question, par deux entretoises écartées l'une de l'autre transversalement à l'axe longitudinal de la demi-couronne d'une distance réciproque légèrement supérieure au diamètre d'un boulon d'ancrage en ménageant entre elles et avec les deux plaques un passage pour un boulon d'ancrage de chaque côté de la demi-couronne. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que les tranches des deux plaques servant d'appui aux écrous des boulons ancrage présentent des congés maintenant les écrous des boulons dtancrage en position transversalement à l'axe longitudinal de la demi-couronne. 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre, pour le passage d'une taille, un court tronçon de montant du même profilé assemblé avec la demi-couronne, côté taille, en remplacement d'un montant initial, et venant porter à l'entrée de la taille sur ltextrémité d'un élément rectiligne de profilé maintenu en appui contre le toit de la taille. 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que ledit tronçon de montant comporte à sa base une plaque transversale soudée à plat sur son extrémité inférieure et sous laquelle est soudé par ses ailes un court tronçon du même profilé, et que ledit élément rectiligne de profilé comporte à son extrémité, côté galerie, deux plaques transversales soudées à la face concave du profilé, formant avec les flancs du profilé une sorte de boîte dans laquelle vient s'emboîter le court tronçon de profilé soudé au tronçon de montant.