De nombreux incendies et explosions provoqués par le gaz de Lacq, les gaz naturels en général, ou des vapeurs d'hydrocarbures, eurent pour origine des fuites provenant de conduites ou de réservoirs. Pour déceler à temps les fuites de ces gaz dangereux, et avertir les usa-. gers, les inventeurs ont eu l'idée de mettre au point un appareil détecteur combinable avec un dispositif donnant l'alarme et pouvant commander de multiples opérations telles que coupure de courant, ventilation forcée d'évacuation d'air pollué, etc. La présente invention a pour objet un appareil destiné à détecter les fuites de gaz, tels que les gaz naturels, les vapeurs dthydrocarbures caractérisé en ce qu'il est constitué par un ensemble dtorganes alimenté électriquement, log4s dans une botte à disposer dans l'atmosphère où l'on craint que les fuites se produisent, organes comportant notamment une résistance éleetrique de valeur différente en atmosphère normale et en atmosphère viciée par les gaz à détecter, de telle manière que cette différence de valeur, pouvant aller jusqu'à la rupture de la résistance, modifie ou annule le courant de sortie de l'appareil provoquant ainsi l'émission d'un signal utilisé pour donner l'alarme ou pour commander des dispositifs de sécurité. Selon l'invention, la résistance est réalisée en palladium allié ou pur, ou en platine, osmium, iridium, ruthénium, rhodium. La résistance est montée de façon amovible à l'intérieur d'un tube dans lequel circulent les gaz à surveiller. Extérieurement au tube, chaque extrémité de la résistance est reliée, d'une part, à une source d'alimentation et, d'autre part, à un relais ou autre dispositif sensible à la variation de la valeur de la résistance. Le courant d'aloi mentation de la résistance provient d'un transformateur incorporé dans la botte, lui-meme alimenté par le courant du secteur par l'intermédiaire d'une prise de courant classique ou non. Le relais (ou tout autre dispositif équivalent) est également disposé à l'intérieur de la botte et est relié à une prise de courant sur laquelle on branche extérieurement un circuit classique pour obtenir une signalisation visuelle ou sonore, ou des moyens de commande de dispositif de sécurité. Dans le cas d'un immeuble à usage d'habitation les bottes peuvent autre disposées à différents emplacements, notamment dans les caves et chaufferie tandis que le dispositif d'alarme est situé dans la loge du concierge et/ou les escaliers. Les gaz à surveiller passent dans le tube fixé dans la botte et leur circulation est améliorée par un ventilateur, aspirant ou soufflant ; lui-n$me également incorporé dans la botte. La résistance placée à l'intérieur du tube est toujours exposée au gaz. Dans le cas d'une fuite de gaz, que ce soit le gaz de Lacq, des vapeurs d'hydrooarbures, ou autres gaz semblables, la résistance chauffée absorbe suffisamment dudit gaz pour que sa résistance croisse. Cette valeur de la résis tance peut augmenter jusqu'à l'infini. A A partir d'une certaine valeur,-le relais chute et ferme le circuit d'alarme. L'appareil peut autre réglé pour donner l'a- larme à moins de 5 % de gaz dangereux dans l'atmosphère ; on sait que la zone explosive se situe vers 10 à 15 . Pour mieux faire comprendre 1' invention il est donné ci-après un exemple préféré de réalisation, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est un schéma du montage électrique de la résistance ; la figure 2 montre la fixation de la résistance dans l'appareil ; la figure 3 est une vue extérieure en perspective de la botte, et la figure 4 est une coupe de la botte suivant IV-IV de la figure 2. Dans le circuit 1 est inoorporée la résistance 2 constituée par un fil ou plaquette en palladium dont la section droite et la longueur sont choisies suivant les circonstances. La présence de vapeurs d'hydrocarbures provenant des fuites d'une canalisation ou d'un réservoir contenant, par exemple, du gaz de Lacq est décelée immédiatement par le fait de leur absorption par le palladium, ce qui entratne une oxydation catalytique de lthydrocarbure et un accroissement de la température et par là, de la résistance du palladium. Cet accroissement de résistance tend vers l'infini et peut être affiché par exemple par les déviations d'un galvanomètre sensible branché sur le circuit 1.A la limite le palladium se rompt, il est d'ailleurs préférable d'utiliser un relais 3 ou un transistor intercalé dans le circuit 1 et commandant le signal de sortie 4 alimentant un dispositif indicateur ou un signal d'alarme de type quelconque. On remarquera que ltoxydation de l'hydrocarbure obtenue au cours du passage du palladium du rouge sombre au rouge cerise, par exemple, est lente et ne peut aboutir à une explosion. Le dispositif décrit est done d'une parfaite sécurité et du fait qu'il n'utilise que des circuits éleetriques, aucune intervention manuelle n'est nécessaire. I1 peut donc titre utilisé, dans tous les cas, pour déceler d'une manière certaine toute présence insolite de vapeurs d'hydrocarbures. Il va de soi que le montage du ou des circuits associés à la résistance en palladium peut varier à l'infini. Bien entendu, le palladium peut titre remplacé en tout ou en partie par un catalyseur équivalent tel que platine, osmiums iridium, ruthénium ou rhodium. De plus, on peut intercaler une thermistance dans le circuit principal pour tenir compte des variations de la température ambiante. La résistance 2 est montée à l'intérieur du tube 5 en matière réfractaire telle que la silice. Chaque extrémité de la résistance est fixée à l'intérieur d'une vis creuse 6a, 6b, porte-résistance dont la tête est placée à l'intérieur du tube, et sur la tige filetée extérieure au tube on place une douille 7 de forte appropriée pour s'appuyer convenablement sur le tube. En outre, cette douille 7 est usinée pour le passage de la vis pointeau 8 de serrage du fil de résistance 2. L'éorou 9 9 permet de serrer convenablement la vis 6 sur le tube. Les douilles 7 servent avantageusement de bornes de contact sur lesquelles viennent appuyer des lames telles que 22, munies de oontre-lames 23 et de ressorts 24 assurant un bon contact. La lame 22 et la contre-lame 23 sont fixées sur le bloc support 25 solidaire de la botte. En cas de rupture du fil de résistance 2 on change le bube 5. Le montage et le démontage de ce tube 5 est facile à exécuter. L'une des extrémités du tube 5 slesmancihe dans une douille 18 fixée sur le ventilateur ainsi que le montre clairement la figure 2. En 19 est représenté un dispositif pour régler l'appel d'air. Sur l'autre extrémité du tube 5 on dispose un capot 20 qui, après fixation, appuye sur le tube par l'intermédiaire du joint 21. Le capot comporte un passage suffisant pour laisser pénétrer l'air dans le tube 5. La figure 4 montre l'agencement des différents organes dans la botte ll qui contient le transformateur 12, le ventilateur 13, faisant circuler l'air dans le tube 5. On comprend aisément que la résistance 2 se trouve régulièrement soumise au gaz et que toute augmentation de valeur de sa part ou éventuellement toute rupture du fil en palladium (ou autre matière équivalente) entratne une modification importante dans le circuit, telle que la chute du relais 3 dans l'exemple représenté. La figure 3 est une vue extérieure en perspective de l'appareil où l'on voit en 14 et 15 les orifices d'entrée et sortie d'air, en 16 le otble d'alimen- tation et en 17 la prise de courant, pour brancher le dispositif d'alarme proprement dit.La botte est en outre avantageusement munie d'une poignée 18 et de pieds, non représentés. La mise en place de l'appareil est facile, ainsi que son remplacement pour réparation le cas échéant. En cas de rupture de la résistance, il suffit d'enlever le capot 20, de retirer le tube 5 et de glisser un nouveau tube à sa place. La position des lames 22 formant ressort, le contact est automatiquement assuré après une mise en place convenable. Le remplacement de la résistance 2 dans le tube 5 s'opère comme tout remplacesent de fusible, après avoir desserré les vis 8. I1 est possible d'apporter de nombreuses modifications de détail sans pour cela sortir du cadre de l'invention. Par exemple, la botte peut autre elle-X8me brunie d'un système d'alarme, de voyants lumineux, dtun avertisseur sonore. Le support de résistance peut entre de forme différente. REVENDICATIONS 1. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz tels que les gaz naturels, les vapeurs d'hydrocarbures, caractérisé en ce qu'il est constitué par un ensemble d'organes alimentés électriquement, logés dans une botte à disposer dans l'atmosphère où l'on araint que des fuites se produisent, organes comportant notamment une résistance électrique de valeur différente en atmosphère normale et en atmosphère viciée par les gaz à détecter, de telle manière que cette différence de valeur modifie ou annule directement ou indirectement le courant de sortit de l'appareil provoquant ainsi un signal utilisé pour donner l'alarme ou pour commander des dispositifs de sécurité. 2. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance est réalisée en palladium pur ou allié, sous forme de fil ou de plaquette. 3. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance peut titre fabriquée en tout ou partie en platine, osmium, iridium, ruthénium ou rhodium. 4. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la résistance est montée de façon amovible à l'intérieur d'un tube réfractaire, lui-m8me amovible à l'intérieur de a bette. 5. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'un. quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la botte comprend le circuit électrique dans lequel est insérée la résistance, alimenté par un transformateur branché sur le secteur, et un relais (ou dispositif équivalent) dont la chute ou ltexcitation provoque l'émission d'un signal. 6. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la botte comporte une ventilation (aspirateur ou soufflerie) améliorant le contact de la résistance avec les gaz qui l'entourent. 7. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube porte-résistance est emmanché dans la bouche d'un aspirateur. 8. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les porte-résistances servent aussi de bornes, sur les faces arrières desquelles viennent appuyer des lames de contact, de telle manière que le remplacement du tube se fasse aisément. 9. Appareil destiné à détecter les fuites de gaz, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la résistance est montée entre deux porte-résistances constituées chacune par une vis creuse traversant la paroi du tube, disposée de manière que les extrémités de la résistance pénètrent à l'intérieur de ladite vis creuse où elles sont fixées à l'aide d'une vis pointeau accessible de ltestérieur du du tube, chaque vis creuse étant mainte- nue en place à l'aide d'une douille et d'un écrou.