La présente invention se rapporte à un dispositif de pro tection comportant un scaphandre et un appareil respiratoire ayant une source d'un gaz formé en tout ou partie par de l'oxygène, pour alimenter llusager à l'inspiration et un déverseur de trop-plein alimenté par l'expiration. Un tel dispositif de protection est destiné à permettre à l'usager de pénétrer dans des milieux ambiants toxiques pour les voies respiratoires et dangereux pour les parties du corps en contact avec lui. Dans de tels dispositifs, on place quelquefois l'appareil respiratoire à L'extérieur du scaphandre, mais cette disposition a pour inconvénient de ne pas protéger l'appareil respiratoire lui-mEme contre le milieu environnant. La présente invention se rapporte plus particulièrement à un dispositif de protection dans lequel l'appareil respiratoire est logé à l'intérieur du scaphandre de manière à etre protégé par celui-ci. En général, dans les dispositifs de ce genre, l'air expiré par le porteur pénètre dans le scaphandre dont il remplit l'espace et est ensuite évacué à l'extérieur par une soupape du scaphandre. Il en résulte un certain gonflement du scaphandre qui peut geler les mouvements de l'usager. En outre la teneur en oxygène dans l'espace intérieur du scaphandre est susceptible d'augmenter progressivement dans la plupart des cas. Cette élévation du taux d'oxygène représente un grave danger s'il y a une étincelle à 1' intérieur du scaphandre par exemple lors d'une perforation de celui-ci par une particule incandescente. La présente invention a pour objet un dispositif de protection du type sus-indiqué qui est exempt des divers inconvénients mentionnés et dont la construction est très simple, avec une manipulation facile. Suivant l'invention, un dispositif de protection comportant un scaphandre et un appareil respiratoire logé à*l'intérieur du scaphandre, et ayant une source d'un gaz formé en tout ou partie par de l'oxygène, pour alimenter l'usager å l'inspiration et un déverseur de trop-plein alimenté par l'expiration, est caractérisé par un conduit qui, à l'intérieur du scaphandre, relie, d'une manière étanche, le dit déverseur de trop-plein à une sortie ménagée dans le scaphandre. De préférence cette sortie est munie d'un clapet anti-retour de manière à éviter que l'atmosphère environ nante ne risque de pénétrer dans l'appareil respiratoire. Suivant une autre caractéristique, le conduit est en deux parties reliées par un raccord à branchement et débranchement instantanés. Cette disposition facilite la mise en place du scaphandre sur l'usager. Celui-ci endosse l'appareil respiratoire puis enfile le scaphandre et ensuite branche le raccord, juste avant la fermeture du scaphandre. L'appareil respiratoire peut entre de tout type approprié par exemple à circuit fermé, à circuit semi-fermé, à circuit ouvert et peut utiliser, de l'oxygène comprimé ou liquide, de 1' air comprimé, de l'oxygène produit par réaction chimique, ou tout autre gaz respirable sous toute forme appropriée, notamment du mélange enrichi en oxygène dans le cas d'un appareil à circuit ouvert. Dans une forme d'exécution non limitative, l'appareil respiratoire est du type à circuit fermé, avec une source d'oxygène alimentant un sac respiratoire également alimenté par ltexpira- tion avec interposition d'une cartouche épuratrice, le dit sac alimentant l'usager à l'inspiration et portant le déverseur de trop-plein auquel est relié le conduit de liaison à la sortie du scaphandre. Cette forme d'exécution est ci-après, décrite, à titre d' exemple, en référence au dessin annexé dont la figure unique non tre, en perspective, un dispositif de protection avec un arrachement partiel. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, un dispositif de protection comporte un scaphandre 10 et un appareil respiratoire 11 logé à l'intérieur du scaphandre 10. L'appareil respiratoire 11 est adapté à être porté sur le dos de l'usager et comporte une source 12 d'un gaz formé en tout ou partie par de 1' oxygène, pour alimenter l'usager à l'inspiration et un déverseur de trop-plein 13 alimenté par l'expiration. Plus particulièrement, dans l'exemple non limitatif représenté, l'appareil respiratoire ll est du type à circuit fermé. La source 12 est constituée par un réservoir d'oxygène comprimé et alimente, par l'intermédiaire d'un robinet 14, d'un détendeur 15 et d'un conduit 16 dont on voit la sortie en 17, un sac respiratoire 18. Ce sac 18 est également alimenté en 19 par l'expiration de l'usager, par l'intermédiaire d'un conduit 20 et d'une cartouche épuratrice 21 absorbant le gaz carbonique. Le sac 18 alimente l'usager à l'inspiration, par l'interme- diaire d'un conduit 22 dont l'entrée 23est ouverte dans le sac 18 au voisinage de la sortie 17 du conduit 16. Le déverseur de tropplein 13 est disposé sur le sac respiratoire 18. Suivant l'invention, un conduit souple 24 est logé à llin- térieur du scaphandre 10 et relie, d'une manière étanche, le déverseur de trop-plein 13 à une sortie 25 ménagée dans le scaphandre 10. Cette sortie 25 est munie d'un clapet anti-retour 26. Le conduit 24 est en deux parties 24a et 24b reliées par un raccord 27 à branchement et débranchement instantanés. Le conduit 24, le raccord 27 et le clapet anti-retour 26 sont prévus tels que la perte de charge qu'ils occasionnent soit faible et en tout cas compatible avec le bon fonctionnement de 1' appareil respiratoire 11 à son débit maximum des gaz évacués. Pour la mise en place du scaphandre, l'usager endosse 1' appareil respiratoire Il puis enfile le scaphandre 10. I1 assure ensuite la connexion du conduit 24, en branchant le raccord 27 juste avant la fermeture du scaphandre 10. A l'inspiration, l'usager est alimenté par le conduit 22 qui prélève dans le sac respiratoire 18 d'une part l'oxygène venant du réservoir 12 par le conduit 16 et d'autre part l'azote fourni au sac respiratoire 18 en 19 par l'expiration de l'usager via le conduit 20, après enlèvement du gaz carbonique par la cartouche 21. Si le trop-plein 13 déversait l'excédent gazeux à l'intérieur du scaphandre 10 suivant le mode usuel, il en résulterait un gonflement de ce scaphandre gênant les mouvements de l'usager et également un enrichissement progressif de l'espace intérieur en oxygène représentant un très grave danger en cas d'étincelle à 1' intérieur du scaphandre, par exemple par suite d'une perforation de celui-ci par une particule incandescente. Mais gracie au conduit 24 suivant l'invention, cet inconvénient et ce danger sont écartés puisque le trop-plein est évacué à l'extérieur du scaphandre. On appréciera que le dispositif suivant l'invention a une construction très simple et une manipulation facile et qu'en meme temps il assure une protection irréprochable tant de l'usager dans ses voies respiratoires et son corps que de l'appareil respiratoire lui-meme. I1 est à noter que l'appareil respiratoire peut entre à circuit fermé avec un réservoir d'oxygène comprimé comme décrit, mais il peut être de tout autre type approprié, par exemple à circuit semi-fermé ou ouvert, à air comprimé, à oxygène produit par réaction chimique, à oxygène liquide, à mélange enrichi en oxygène, etc... REVENDICATIONS 1) Dispositif de protection comportant un scaphandre et un appareil respiratoire logé à l'intérieur du scaphandre, le dit appareil respiratoire ayant une source d'un gaz formé en tout ou partie par de l'oxygène, pour alimenter l'usager à l'inspiration, et un déverseur de trop-plein alimenté par l'expiration, dispositif caractérisé par un conduit qui, à l'intérieur du scaphandre, relie d'une manière étanche, le dit déverseur de trop-plein à une sortie ménagée dans le scaphandre. 2) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dit conduit est souple. 3) Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite sortie ménagée dans le scaphandre est munie d'un clapet anti-retour. 4) Dispositif suivant une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le dit conduit est en deux parties reliées par un raccord à branchement et débranchement instantanés. 5) Dispositif suivant une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'appareil respiratoire est du type à circuit fermé avec une source d'oxygène alimentant un sac respiratoire également alimenté par l'expiration avec interposition d'une cartouche épuratrice, le dit sac alimentant l'usager à l'inspiration et portant le déverseur de trop-plein auquel est relié le conduit de liaison à la sortie du scaphandre.