L'invention concerne les immeubles comportant des façades ou des parties de façades entièrement closes, cJest-à- dire qui ne comportent aucune fenêtre ou baie ouvrante. Ceci est le cas en particulier des immeubles compor- tant une installation de climatisation à circuit fermé. L'éclai- rage des locaux est alors assuré par des ensembles vitrés directement disposés dans le mur extérieur sans possibilité d'ouverture. Il s'agit dans ce cas d'assurer une protection thermique des façades, notamment contre l'ensoleillement estival qui cnt particulièrement les en milieu de journée sur les façades exposes. Une telle protection permet de réduire les dépenses de fonctionnement de l'installation de climatisation et en particulier, de réduire les pointes de températures dues à ltensoleil- lement estival, pointes qui pour entre absorbées imposeraient l'installation d'une centrale frigorifique sur-dimensionnée. On connatt des murs-rideaux d'immeubles entièrement clos qui comprennent une ossature en béton brut de coffrage portant à 11 extérieur un habillage décoratif parallèle à l'ossature et compo4 d'une pluralité d'unités de parement disposées répétitivement. L1învention a pour objet un mur-rldeau de ce type qui permet d'assurer une bonne protection de l'intérieur de l'iameu- ble contre les rayonnements thermiques extérieurs. 11 est notamment remarquable par le fait que les unités de parement sont maintenues écartées de l'ossature et écartées les unes dos autres de façon i constituer un espace d'air entre l'habillage et l'ossature et à permettre le renouvellement de cet air autour de chaque unité de parement Selon une autre caractéristique de l'invention, l'espace d'air constitué entre l'ossature et l'habillage a une épaisseur comprise entre 5 et 20 cm. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, l'écartement entre deux unités de parement voisine a une valeur comprise entre 5 et 20 cm. L'invention sera décrite ci-après en détail en se référant au dessin ci-annexé représentant schématiquement en coupe partielle verticale un exemple de réalisation de l'invention. Sur la figure on a représenté partiellement en coupe un mur-rideau selon l'invention qui est constitué par une ossature en béton 1 solidarise avee les dalles support de plancher 2 et 3 ; dans cette ossature sont fixées des ensembles vitrés 4 destinés à assurer 13éclairage des locaux 3. L'ossature 1 étant brute de coffrage, on l'bille avec des unités de parement telles que 6 et 7 qui sont disposées répétitivement de maniere à obtenir un effet décoratif. Conformément à l'invention, ces unités de parement sont maintenues écartées de l'ossature et écartées les unes des autres. De cette manière, on aménage d'une part un espace d'air 8 entre l'ossature et l'habillage décoratif et, d'autre part, des canaux de circulation d'air 9 et 11 entre les différentes unités de parement Ces canaux de circulation assurent un échange ther- mique entre la lame d'air 8 et l'atmosphère. De plus, ils permet tent la libre dilatation des unités de parement. Avantageusement, l'écartement entre les unités de parement et l'ossature est tel que 11 espace d'air précite a une épaisseur comprise entre 5 et 20 cm, de préférence entre 1D et 15 cm. De même, on obvient de bons résultats lorsque l'écartement entre deux unités de parement voisines est compris entre 5 et 20 cm, de préférence entre 8 et 15 cm. Les unités de parement peuvent être constituées par des panneaux métalliques revêtues d'une couche auto-corrosion. Ces panneaux sont par exemple réalisés dans une tle dont l'é- paisseur est comprise entre 1,5 et 4 mm. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'écartement entre les panneaux métalliques et l'ossature est de 12 à 13 cm, l'écartement entre deux unités de parement voisines de 10 cm et l'épaisseur de la tôle constituant les panneaux de 2 mi. Selon une variante le l'invention, les unités de pa rement sont en verre ou en matériau vitrifié. L'ossature en béton comporte sur sa face extérieure un revêtement étanche qui empêche les infiltrations d'eau de pluie. Pour éviter les risques de condensation en période hivernale ou de demi-saison, la face intérieure de l'ossature en béton est recouverte d'un revêtement auto-condensation. Les unités de parement sont fixées sur ossature au moyen de systèmes d'accrochage venant se fixer sur des dispositifs d'ancrage prévus dans l'ossature. Ces dispositifs d'anorage peuvent par exemple être constitués par des tiges filetées noyées dans le béton et dont une partie fait saillie de l'ossa- ture. Avantageusement, les système d'accrochage qui sont solidaires des unités de parement, sont constitués pour deux points dtaccrochage extrêmes par une équerre dont une branche vient se fixer sur l'ossature et l'autre est fixée sur une patte solidaire de l'unité de parement. La fixation des deux branches de l'équerre est telle qu'elle permette un certain débattement. Ceci est obtenu par exemple au moyen de trous oblongs. 'les autres points d'accrochage sont munis de deux biellettes articulées l'une sur l'autre chacune dans un plan parallèle à l'unité de parement. Les deux biellettes sont reliées entre elles par l'inter médiaire d'un dispositif à parement réglable tel qu'un écrou à double effet à pas inversés. L'une des biellettes est articulée sur l'unité de parement et l'autre est fixée sur le dispositif d'ancrage correspondant. Ce système d'accrochage permet de rattraper les écarts de position des dispositifs d'ancrage et d'obtenir un réglage précis de la position de l'unité de parement, en particulier de l'écartement par rapport à l'ossature. Le mur-rideau selon l'invention permet de réaliser une très bonne protection contre le rayonnement solaire. En effet, une bonne partie de ce dernier est réfléchie par les unités de parement. La partie non réfléchie du rayonnement solaire est captées par les unités de parement, l'élimination des calories correspondantes a'effectuant par convection avec l'air ambiant aussi sur la face extérieure que sur la face intérieure des unités d parement. La lame d'air située entre les unités de parement et la face extérieure de l'ossature est constamment renouvelée par les canaux aménagés entre les unités de parement. REVENDICATIONS 1) Mur-rideau d'immeuble entièrement clos, eomprenant une ossature en béton brut de coffrage portant à l'extérieur un habillage décoratif parallèle à l'ossature et composé d'une pluralité d'unités de parement disposées répétitivement, caractérisé par le fait que les unités de parement sont maintenues écartées de l'ossature et écartées les unes des autres de façon à constituer un espace d'air entre lthabillage et l'ossature et à permettre le renouvellement de cet air autour de chaque unité de parement, en sorte que l'habillage contribue à assurer la protection thermique de la façade réduisant les dépenses nécessaire à la climatisation. 2) I;ur-rideau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'espace d'air constitué entre l'ossature et l'habillement a une épaisseur comprise entre 5 et 20 cm. 3) Mur-rideau selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'espace d'air constitué entre l'ossature et l'habillage a une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm. 4) Mur-rideau selon la revendication 1-ou 2, caractérisé par le fait que l'écartement entre deux unités de parement voisines a une valeur comprise entre 5 et 20 cm. 5) Mur-rideau selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'écartement encre deux unités de parement voisices a une valeur comprise entre 8 et 15 cm. 6) asIur-rideau selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les unités de parement sont constituées par des panneaux métalliques. 7) Mur-rideau selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les panneaux métalliques sont constitués par une tôle d'épaisseur comprise entre 1,5 et 4 mm. 8) Mur-rideau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les unités de parement sont en verre ou en matériau vitrifié.