La présente invention concerne un procédé pour disperser une nappe de mazout ou de pétrole. Des nappes de mazout ou de pétrole sur de grandes quentités d'eau comme la mer ou un cours d'eau à l'intérieur d'un pays peuvent entre dispersées par application d'un agent surfactif qui contribue à briser la nappe en de fines gouttelettes puis stabilise les gouttelettes ainsi produites. l'agent surfactif est généralement utilisé sous forme d'une solution ou d'une émulsion dans un diluant ou solvant inerte mais, puisqutil ne faut qu'une faible quantité du surfactif pour une surface relativement grande de la nappe de pétrole ou de mazout, il survient le problème de la façon de distribuer le surfactif de manière à en appliquer la quantité optimale La présente invention concerne un prccédé pour appliquer un surfactif à une nappe de mazout ou de pétrole ou à une surface contaminée par une huile semblable. lie procédé consiste à faire passer de l'eau dans une buse de Venturi, la chute de pression dans la gorge du Venturi servant à attirer du surfactif liquide ou la solution du surfactif et à la faire passer dans l'eau se trouvant dans la tuyère ou la buse, et le mélange d'eau et du surfactif étant ensuite appliqué au mazout ou au pétrole. De préférence, on règle les écoulements de 11 eau eti ou du surfactif vers la buse du Venturi par des moyens comme des soupapes ou des plaques comportant des orifices, et les débits des deux écoulements sont mesurés et indiqués, par exemple, par un débitmètre tel qu'un orifice calibré, de sorte qu'on peut prédéterminér la concentration du surfactif dans l'eau et la quantité d'eau s'écoulant à travers le Venturi et/ou on peut les mesurer et les régler, de préférence dtassez loin, par exemple à partir d'une station se trouvant sur un pont de bateau.Une fois les débits d'écoulement réglés, le moyen mesurant l'écoule- ment contre et règle également de préférence le moyen de réglage de l'écoulement de sorte que lton obtient des écoulements constants. Pour la plupart des fins visées, le rapport entre l'eau et le surfactif peut se situer entre 1:1 et 100:1, de préférence entre 5:1 et 30::1, et le débit global du mélange de l'eau et du surfactif se situe de préférence entre 22,8 et 228 litres par minute, en particulier au voisinage de 114 litres par minute ou à un débit suffiant pour obtenir une pression de 13,8 à 69 x 103 Pa, en particulier 27, 6 x 103 Pa aux buses de pulvérisation à travers lesquelles on pulvérise commodément le mélange de l'eau et du surfactif sur le mazout ou le pétrole. Un appareil que l'on peut utiliser pour appliquer le mélange comprend une buse de Venturi convenant pour être connectée, du côté de son admission, à une fourniture d'eau, du côté de sa sortie à un moyen pour disperser le mélange de l'eau et du surfactif et à sa bouche (c'est-à-dire dans la zone de faibles pressions) à une source de surfactif. Un tel appareil est représenté à la. figure unique annexée Il consiste en un Venturi (1), capable d'être connecté à une fourniture d'eau (non représentée) par un tuyau 2 muni d'une soupape (3) et d'un rotamètre (4).Une source (également non représentée) de surfactif liquide ou d'une solution de surfactif peut être connectée par un tuyau (5) à la bouche du Venturi. lie tuyau 5 est également muni d'une soupape de réglage (6) et d'un rotamètre (7). La sortie du Venturi peut, grâce à un tuyau 8, être connectée à un moyen convenant pour disperser l'eau et le surfactif, par exemple un dispositif muni d'un certain nombre de buses et permettant de pulvériser le mélange d'eau et de surfactif à la surface du mazout. Dans une forme plus simple de l'appareil, les soupapes 3 et 6 peuvent entre remplacées par des plaques percées d'orifice, les débits d'écoulement pouvant alors être variés grâce à un changement des plaques percées d'orifices. lie procédé et l'appareil peuvent particulièrement servir à bord d'un bateau et l'eau, par exemple 11 eau de mer fournie au Venturi peut provenir d'une prise d'eau installée sur le bateau. Dans un tel système, le surfactif peut provenir d'une citerne. lie procédé et l'appareil peuvent servir avec n'importe quelle composition commerciale de dispersion du mazout pour laquelle une prédilution par de l'eau avant utilisation peut être bénéfique. De préférence, le surfactif est du type non ionique, et il s'agit par exemple d'un produit de condensation d'un oxyde d'éthylène et/ou d'un oxyde de propylène sur un alcool, par exemple un alcanol ayant 6 à 20 atomes de carbone, ou sur un alkyl-phénol, par exemple le nonyl-phénol, une amine ou un acide carboxylique, par exemple l'acide oléique ou les acides de tall oil.Ce procédé et cet appareil sont particulièrement efficaces lorsqu'on les utilise de concert avec le dispersant décrit dans le brevet britannique NO 1 459 104, c'est-à-dire une résine alkyde dans laquelle l'un des constituants de la résine comprend le reste d'un polyalkylène-glycol, le polyalkylène-glycol étant soluble dans de l'eau. On utilise de préférence le surfactif sous forme d'une solution dans un véhicule liquide inerte. Des véhicules inertes convenables comprennent-des hydrocarbures, en particulier des hydrocarbures aliphatiqlles et des hydrocarbures cycloaliphatiques contenant 6 à 20 atomes de carbone. il est commode d'utiliser des fractions d'hydrocarbures d'origine pétrolière contenant des hydrocarbures aromatiques, aliphatiques et cyclo-aliphatiq;#ies comme du kérosène ou du mazout. Lorsque la composition doit servir à disperser une nappe de mazout et de pétrole en mer ou sur un cours d'eau situé à l'intérieur d'un pays, on préfère que la teneur en aromatique de la fraction soit faible, puisque les hydrocarbures aromatiques constituent des poisons pour la vie marine.Ainsi, la teneur en aromatiques doit être inférieure à 30 ffi en poids, et encore mieux inférieure à 5 % en poids. Divers esters, éthers ou alcool constituent des véhicules liquides particulièrement efficaces, en particulier des esters, éthers ou alcools ayant 6 à 30 atomes de carbone, par exemple l'éther de diisooctyle, l'isooctanol, l'isodécanol, l'octanoate d'octyle ou l'acétate de tétradécyle. On préfère en général les esters pour disperser une nappe de mazout, car ils ont le minimum d'effet sur la vie marine.On. obtient souvent des mélanges de tels éthers, esters et alcools comme sous-produits de l'hydro- formylation d'oléfines, par exemple des oléfines ayant 6 à 13 atomes de carbone, et de tels mélanges sont des véhicules efficaces à utiliser pour la dispersion des nappes de mazout, lorsqu'on utilise ces mélanges à l'état brut ou après traitement pour diminuer toute contamination par des traces de métaux ou d'oligo- éléments et/ou pour diminuer leur teneur en alcool (par exemple par des traitements de distillation, d'extraction ou d'absorption). D'autres éthers utilisables comprennent les éthers de glycols, en particulier les éthers inféri#urs- (Gî à G6) de l'éthy lène-glycol ou du propylène-glycol, et des éthers obtenus par la réaction d'wl alcool, en particulier un alcanol ayant 1 à 6 atomes de carbone, avec une ou plusieurs molécules d'un oxyde d'oléfine comme l'oxyde d'éthylène et/ou l'oxyde de propylène. REVEND I CATI ONS 1e Procédé pour appliquer un surfactif à une nappe de mazout ou de pétrole sur de l'eau ou sur une surface contaminée par un mazout semblable, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on fait passer de l'eau à travers une tuyère de Venturi, la chute de pression dans la gorge du Venturi servant à aspirer du surfactif liciuide ou de la solution de surfactif qu'on fait passer dans l'eau se trouvant dans la tuyère, et l'on applique ensuite le mélange de l'eau et du surfactif à la nappe de mazout. 20 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau que l'on fait passer dans la tuyère de Venturi est de l'eau de mer, provenant par exemple d'une bouche d'aspiration ou d'une prise d'eau existant sur un bateau0 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le surfactif est un surfactif non ionique, par exemple un éthoxylate d'un alkyl-phénol, d'un alcool, tun acide carboxylique ou d'une amine, ou qu'il comprend une résine alkyde dont l'un des constituants comprend le reste dtun polyalkylène-glycol, ce polyalkylène-glycol étant soluble dans l'eau0 4.Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le surfactif est en solution dans un hydrocarbure, dans un ester dthydrocarbure, dans un éther-oxyde d'hydrocarbure ou dans un alcool hydrocarboné. 50 Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rapport entre l'est et le surfactif ou la solution du surfactif se situe entre 1:1 et 100:1, de préférence entre 5:1 et 30:1. 6. Procédé selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le débit d'écoulemcnt de l'eau se situe entre 22,8 et 228 litres par minute. 7. Appareil à utiliser dans le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend une tuyère de Venturi pouvant être connectée, du c8té admission, à une fourniture d'eau, du c8té sortie à un moyen pour disperser le mélange d'eau et du surfactif et à sa bouche à une source du surfactif0 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens, par exemple des soupapes ou des plaques à orifices, pour régler l'écoulement de l'eau et du surfactif vers le Venturi. 9.Appareil selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen, par exemple un orifice calibré, pour mesurer les débits d'écoulenent de l'eau et du surfactif. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que le moyen de mesure de l'écoulement agit également pour diriger et régler le moyen de réglage de l'écoulement0