La présente invention concerne un dispositif de montage, notamment pour le montage de pièces à essayer sur des bancs d'essai comportant au moins deux mâchoires de serrage. Pour déterminer les propriétés mécaniques d t une matière, se présentant par exemple sous la forme d'un produit semi-fini, on prélève sur la pièce constituee par la matière considérée, par exemple sur une talle, des éprouvettes élémentaires destinées à déterminer la résistance à la traction de cette matière en vue de la fabrication d'éprouvettes répondant aux prescriptions et devant être testées sur des bancs d'essai. Sur ces bancs d'essai, ces éprouvettes sont saisies par leurs extrémités par les mandrins de dispositifs de montage spéciaux, puis soumises à l'action de la force prescrite pour l'essai, leur comportement étant suivi et enregistré par des dispositifs de mesure. D'après les données relevées et les dimensions de l'éprouvette, on calcule alors les propriétés de résistance de la matière. Afin d'assurer le déroulement parfait de l'examen et d'obtenir un résultat d'examen exempt d'erreur, il faut que soit réalisée cette condition, lors du relèvement des mesures, que les extrémi- tés par lesquelles est montée l'éprouvette à essayer ne soient pas seulement saisies parfaitement par les mandrins du banc d1es- sai, mais aussi qu'elles soient exemptes de toutes cnarges que conques incontrôlables qui pourraient se produire lors du montage et se transmettre à l'éprouvette. par-exemple, pour des essais ee traction uniauement, il ne doit pas se produire de contraintes ae flexion supplémentaires dues au fait que l'éprouvette aurait été pose de travers lors de son montage.De telles forces parasites, résultant par exemple d'un mauvais montage, peuvent, dans certains cas, donner des indications erronées sur la résistance d'une matiere. On a déjà essayé d'empêcher qu'il se produise de telles erreurs en utilisant des dispositifs de montage spéciaux, par exemple en remplaçant le montage par mordaches fréquemment utilisé par des dispositifs de montage comportant des têtes à épaulement ou filetées. On a déjà essaye également d'éviter les contraintes de flexion pouvant se produire lors des essais de traction au moyen de tiges interposées. Dans le cas d'un montage au moyen de têtes à épaulement, il faut que l'éprouvette présente une tête spéciale reposant par ses épaulements sur un plateau porteur ayant la forme d'une calotte sphérique percée en son centre ou divisée en segments. On a ainsi1 il est vrai, réduit les données incertaines lors de la transmission de la force par l'intermédiaire de surfaces de glissement inclinées ou obliques des éléments de la mordache, mais il est nécessaire de disposer pour la fabrication d'une des éprouvettes d'une quantité de matière de départ particulièrement importante. Afin de pouvoir économiser la matière de départ, on a, selon un procédé perfectionné connu, muni les éprouvettes de têtes filetées. On visse les têtes filetées dans un manchon intermé diire fixé à une tige, ce manchon pouvant par exemple être luimême fixé sur le banc d'essai au moyen d'un dispositif de suspension à tête à épaulement. Dans le cas d'un tel montage, il faut par conséquent disposer de montants particulièrement hauts qui ne sont pas seulement une source de complications et de frais supplémentaires, mais qui comportent également cet inconvénient que ces montants peuvent subir des déformations importantes. Ces dispositifs ae montage ont encore cet autre inconvénient que le montage ou le serrage des éprouvettes est particulièrement complique et entraîne par conséquent des pertes de temps.En outre, ces dispositifs ae montage ne peuvent transmettre les contraintes de poussée. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients qui se produisent lors du montage des éprouvettes et de permette la réalisation d'un dispositif permettant de monter ou de serrer les éprouvettes d'une manière rapide et sûre. En outre, il doit être possible de transmettre également des forces de poussée à l'éprouvette.Enfin, sur les bancs d'essai équipés de dispositifs de serrage ou de montage suivant l'invention, il doit être egalement possible d'essayer des éprouvettes de forme très spécilev par exemple torsadées ou présentant une soudure à recouvrement Ce problème est resolu grâce au dispositif de montage suivant l'invention qui est caractérisé en ceque les mâchoires de serrage sont montées de manière à pouvoir etre déplacées en glissant entre des segments cunéiformes excentrés qui sont eux-mêmes guidés de manière à pouvoir être déplacés en glissant entre des corps de palier disposés sur un socle servant à la transmission des forces, de telle sorte qu'elles puissent être déplacées dans le sens du pressage sous l'action de dispositifs de pression. Suivant certains modes de realisation préférés de l'objet de l'invention, le dispositif de montage comporte des dispositifs de pression hydrauliques attaquant les corps de paliers et prenant chacun appui sur des contre-paliers disposes à l'extérieur des corps de paliers (en considérant le sens dans lequel s'exerce la pression), chacun ae ces contre-paliers étant relié par des tiges de traction au corps de palier sollicite par le dispositif de pression diamétralement opposé. Les surfaces, glissant les unes sur les autres, des corps de segment cunéiformes excentrés et le corps du palier.sont cylindriques, avec leurs axes de cylindres perpendiculaires au sens dans lequel s'exerce le serrage ou bien, suivant un autre mode de réalisation, ils sont de forme sphérique. Dans le cas d'un mode de réalisation particulier, les surfaces, orientées vers l'éprouvette aes mâchoires montees sur des surfaces de glissement sphériques sont des surfaces de serrage planes présentant pour centrer les extremites des éprouvettes, au moins deux tiges saillantes également écartées a'un axe de pivotement commun perpendiculaire à la surface de serrage. Ces mâchoires de serrage présentent de préférence au moins un levier d'actionnement faisant saillie sur le côté permettant le déplacement anqulaire des mâchoires de serrage autour de leur axe de pivotement perpendiculaire à la surface de serrage. Il est particulièrement rationnel que les corps de palier soient fixés sur le socle par l'lntermediaire de supports élastiques perpendiculaires au sens dans lequel s'exerce la pression et s'étendant dans le sens dans lequel s'exerce la force mise en oeuvre pour l'essai. On obtient ainsi que les corps de palier fixés séparément aux ressorts de flexion soient mobiles dans le sens dans lequel s'exerce la pression. Les supports de flexion élastiques sont de préférence constitués par des paires de lames ressorts, les plans dans lequels sont situés ces lames étant pa rallèles entre eux. ru lieu de lames-ressorts il peut être également utilisé d'autres aispositifs de guidage apr,ropries assurant la mobilité des corps de paliers dans le sens dans lequel s'exerce la pression. Les segments en forme de coins excentrés peuvent etre dé la cés en synchronisme dans le sens de leur conicité par un dispos il tif de réglage cor,mun. Suivant un autre mode dc réalisation, au moins une partie des surfaces de glissement présente des évidements dans lesquels peut être envoyé un liquide sous pression. En outre, une paire des tiges de traction s'étendant à côté des mâchoires de serrage est disposée près du côté des corps ae paliers fixés aux ressorts, l'autre paire étant par contre dispo sée près du côté des corps de paliers opposé au point de fixation des ressorts de flexion. De préférence, la paire de tiges de traction est dispose à la partie antérieure du dispositif de serrage, près au côté des corps de paliers fixé au ressort de flexion. Sur les corps de palier sont prévues des nervures de limitation présentant des surfaces de glissement destinées aux extrémités des éléments se déplaçant par coulissement et présentant des alésages destinés à la ré ces tion des tiges de traction s'étendant à côté des mâchoires de serrage. Enfin, suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux, les nervures de limitation placées à la partie antérieure du dispositif de serrage présentent sur le côté opposé à la fixation des ressorts de flexion un évidement exempt de tiges de traction afin de permettre l'introduction des extrémites des eprouvettes entre les mâchoires de serrage. Les dessins schématiques annexés montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation possible du dispositif de serrage, objet de l'invention. La fig. 1 est une vue d'un banc d'essai dans lequel une eprou- vette rectiligne de formes symétriques est montée par son extrémité supérieure dans la tête de serrage d'un dispositif de montage fixé sur un palier fixe et par son extrémité inférieure dans la tête de serrage d'un second dispositif de montage fixé à la tige de piston a'un piston hydraulique pouvant se déplacer dans son sens lonqitudinal et angulairement, autour de son axe longitudinal, en vue de produire la force nécessaire à l'essai. La fig. 2 montre un dispositif agissant à partir du côté gauche de la tête de serras en vue de produire la force hydraulique de serrage. La fig. 3 montre les contours de certaines parties d'une tête de serraqe, les flèches indiquant les forces attaquant ces parties à partir de ltexterieur. La fig. 4 est une vue en perspective avec coupe partielle d'un dispositif de montage termine d'assemblage, présentant des mâchoires de serrage cylindriques, le plan de coupe passant le long de la ligne médiane de la broche filetée du dispositif de réglage. La fig. 5 est une vue en perspective montrant des mâchoires de serrage à surfaces de glissement sphériques, montées avec un dispositif de réglage commun entre deux segments cunéiformes excentrés, une partie du segment antérieur cuneiforme excentré étant représentée entaillée pour faciliter la compréhension de la figure. La fig. 6 est une vue en perspective d'une éprouvette montée entre deux mâchoires de serrage à surfaces de glissement sphériques, dans la tête de serrage d'un dispositif de montage. Sur la fig.,1, les extrémités de l'éprouvette 1 sont serrées entre les mâchoires 2 disposes par paires. Les machoires 2 prennent appui par leurs surfaces de glissement extérieures de section en forme d'arc de cercle, sur les segments 3 également disposés par paires et de section en forme de coin excentré qui, lorsqu'on serre l'éprouvette sont déplacés avec les deux écrous 6 montés de chaque côté lorsqu'zon fait tourner le volan 5 monté sur la broche 4, jusqu a ce que l'éprouvette 1 soit bloquée. Les segments 3 prennent eux-mêmes appui par leurs surfaces de glissement extérieures sur les corps de paliers 7, sur les extrémités libres de lames-ressorts 8 parallèles disposées par paires et qui, par leurs autres extrémités, sont fixées sur un socle commun 9.Sur chaque côté extérieur des corps de paliers 7 est disposé un piston de poussée 10 associé à un vérin hydraulique monté dessus dbnt la culasse 11 est en forme de plateau. Les culasses Il sont chacune reliées par des tiges de traction 12 au corps de palier 7 se trouvant sur le côté opposé de la tête de serrage (Fig. 2). Les tiges de traction 12 reliant l'ensemble sont,ae pré férence,disposées en diagonale dans les angles des culasses 11 en forme de plaque, sur les deux côtés de la tête de serrage. Par exemple, de la culasse de gauche il part une tige de traction 12 fixée dans l'angle antérieur inférieur pour rejoindra l'angle antérieur inférieur du corps de palier 7 à l'extrémité libre de la lame-ressort de droite 8 et une tige de traction 12 fixée dans l'angle postérieur supérieur de la culasse de gauche 11 s'étend jusqu'à l'angle postérieur supérieur du corps de palier 7, à 1' extrémité libre de la lame-ressort de droite 8. Les tiges ae traction 12 assurant la liaison, étant disposées de la même façon dans l'angle antérieur inferieur et dans l'angle postérieur supérieur compris entre la culasse 11 du côté droit et le corps de palier 7 sur la lame-ressort 8 du côté gauche, il reste ainsi un angle antérieur et un angle postérieur exempt de tiges de traction. Par conséquent, au moins un bord extérieur de la tête de serrage est exempt de tiges de traction, ce qui permet de ménager un évidement dans ce bord. C'est pourquoi, sur les bancs d'essai, les bords antérieurs, orientés l'un vers l'autre, des têtes de serrage sont munis dans les dispositifs de serrage suivant l'invention, se faisant face, d'un évidement afin de faciliter la pose et la dépose d'une éprouvette.Lorsqu'en outre, il est prévu à la partie posterieure des deux têtes de serrage, derrière les mâchoires de serrage, des butées opposées réglées avec précision l'une par rapport à l'autre, il suffit d'appliquer l'éprouvette amenée depuis le côté antérieur du banc d'essai avec ses extrémités destinées à être montées entre les mâchoires de serrage, contre ces butées par ses surfaces d'application convenablement préparées, afin d'obtenir un alignement dans un plan s'étendant dans le sens amans lequel s'exerce la force utilisée pour l'essai. Mais il est également possible d'obtenir l'alignement dans un plan s'étendant dans le sens dans lequel s'exerce la force, sans butées opposées orientées l'une sur l'autre lorsqu'on utilise une tête de serrage avec mâchoires comme représentées sur la fig. 5. Ces mâchoires présentent des surfaces de glissement sphériques, des tiges 17 qui servent à centrer les extrémités des éprouvettes et un levier d'actionnement 18. On place dans ce cas l'éprouvette 1 avec ses extrémités servant au montage à l'intérieur de la zone délimitée par les tiges 17, entre les mâchoires 2. Lorsqu'on déplace angulairement les mâchoires au moyen du levier d'actionnement 18, les deux tiges 17 s'appliquent alors sur les surfaces latérales, parallèles l'un a l'autre, des extrémités de l'éprouvette. Après qu'on a appliqu les tiges 17 aussi bien dans la tête de serrage supérieure que dans la tête de serrage inférieure, le milieu de l'éprouvette coupe l'axe de pivotement des deux paires de mâchoires de serrage qui sont a leur tour centrées ou alignées de telle sorte qu'elles coupent la ligne ou la direction dans laquelle s'exerce la force nécessaire à l'essai. L'éprouvette est par conséquent alignée de cette façon dans un plan s'étendant dans le sens dans laquel s'exerce la force nécessaire à l'essai. L'alignement ou le centrage dans un second plan dans le sens dans lequel exerce la force nécessaire à l'essai, et qui est perpendiculaire au premier plan cite, s'effectue, dans le cas a'éprouvettes rectilignes et symétriques, au moyen de surfaces de serrage parallèles, au cours du serrage préalable de l'éprouvette 1 effectué au moyen du dispositif de réglage 4, 5, 6. Ce centrage est particulièrement simple lorsue les éléments déplaçables aes deux tetes de serrage sont déjà centrés ou alignés l'un sur l'autre et lorsque les mâchoires peuvent se fermer si facilement que leur.centrage réciproque reste conservé.Dans ce cas, les deux pistons hydrauliques peuvent être sollicités par la pression afin de compléter ou de parfaire le montage définitif de l'éprouvette 1 prealablement montée dans le dispositif. Dans le cas du dispositif de montage suivant l'invention, il est éqalement possible d'envisager, au cas où seulement des éprouvettes rectilignes et symétriques doivent être examinées, a'utiliser accessoirement.un dispositif de centrage (non représenté) pouvant être intercalé à volonte, afin d'une part d'emê- cher des déplacements angulaires inutiles du dispositif de serrage inférieur autour de l'axe de la tige de piston 13, et d'autre part pour permettre le centrage du dispositif de réglage des deux têtes de serraae sur le plan, toujours le même, d'eprou- vettes rectilignes et symétriques. Ceci pourrait par exemple être obtenu d'une part au moyen d'un oulirseau glissant sur un rail parallèle à la tige de piston 13 et d'autre part au moyen de deux ressorts de traction placés entre la broche filetée 5 et les deux corps de palier 7 tirant constamment le milieu de la broche filetée vers le plan médian de la tête de serrage. Etant donné qu'un tel dispositif de centraqe utilisé accessoirement ne peut être utilisé que dans le cas d'éprouvettes rectilignes et symétriques, il ne doit pas être utilisé pour l'examen d'autres éprouvettes, par exemple de forme torsadée ou présentant des parties décalées les unes par rapport aux autres. Par exemple, si l'on doit monter sur un banc d'essai compor- tant le dispositif de serrage, objet de l'invention, une eprouvet- te ae forme torsadée dont les surfaces sont torsadées à 1'ex- trémie inférieure ae la valeur d'un angle quelconque par rapport aux surfaces de l'extrémité supérieure, il faut tout d'abord faire pivoter le dispositif de serrage inférieur autour de l'axe de la tige de piston 13 jusqu'àce que les surfaces inférieures ae l'éprouvette torsadée et les plans des mâchoires de la tête de serrage inférieure soient parallèles entre eux.Le dispositif de serrage inférieur pouvant tourner autour de l'axe de la tige de piston 13, peut alors céder également pendant l'essai à tous les efforts de deplacement angulaires de l'éprouvette torsadée sur laquelle les forces s'exercent dans le sens longitudinal. Lors de ce deplacement angulaire, la tête de serrage inférieure est encore aidée en plus par la faible possibilité de déplacement angulaire des lames-ressorts 8 autour de leur axe longitudinal. t-iais il est également possible, avec des bancs d'essai équipés du dispositif de montage suivant l'invention, d'effectuer également d'autres essais, par exemple sur des éprouvettes présentant des soudures à recouvrement. Par suite du décalage latéral de la matière de l'Cprouvette à l'endroit du point de soudure, une telle éprouvette ne peut être montée parfaitement droite ou en ligne avec la tige de piston 13 c'est-à-dire dans le sens de la force de traction exercée par le banc d'essai.Etant donné que les surfaces ae serrage aux extremites de l'éprouvette s'inclinent dans ce cas légèrement vers le sens dans lequel s'exerce la force nécessaire à l'essai, il faut tout a'abord que la position des mâchoires 2 soit adaptee à cette inclinaison. - Le réglage principal des mâchoires en direction des surfaces de serrage sur les extrémités des éprouvettes s'effectue avant le montage proprer-lent dit. fiais il est encore possible de le faire pendant le montage On peut effectuer ce montagé par exemple en donnant des secousses à l'éprouvette, aux têtes de serrage ou aux ressorts de support, tant que les surfaces de glissement peuvent encore se déplacer les unes par rapport aux autres dans les têtes de serrage.En outre, on peut introduire entre les surfaces de glissement des pièces 2 et 3 un lubrifiant liquide à travers les evidements dans lesquels peut être envoyé un liquide sous pression, afin que ces pièces puissent encore être déplacées l'une par rapport à l'autre, au moins provisoirement. Après que l'éprouvette a ete amenée dans sa position définitive, on peut envoyer toute la pression dans les dispositifs de pression hydraulique. De ce fait les corps de paliers 7 qui, dans l'exemple de réalisation représenté, sont chacun fixés sur des ressorts de flexion, de préférence sur des lames-ressorts 8, et sont par conséquent déplacés dans le sens dans lequel s'exerce la pression, sont appliqués contre le segment 3 en forme de coins excentrés. Au lieu de lames-ressorts 8, on peut utiliser également par exemple des guides prismatiques qui donnent la possibilité de aéplacer les corps de paliers 7 dans le sens de la pression. Le piston hydraulique 14 produisant la force nécessaire au contrôle peut être mis en action selon chaque pression nécessaire à la charge que l'on désire appliquer. L'évolution des lignes de forces que l'on désire appliquer dans le banc d'essai pendant un essai sont particulièrement visibles sur la fig. 2. Les deux paliers fixes 15 et 16 entre lesquels passe la force nécessaire à l'essai sont placés, dans les bancs d'essai sur un montant commun qui absorbe la force produite hydrauliquement et la compense. Dans les dispositifs de montage eux-mêmes, la force produite par le piston hydraulique 14 se répartit unifo. mément par l'intermédiaire du socle 9 sur les lames-ressorts ?.,. se conjugue de nouveau dans l'éprouvette 1 en passant par la première tête de serrage, puis passe dans la seconde tête de serrage et, par l'intermédiaire de celle-ci, se rpartit uniformément sur les lames-ressorts 8, puis se conjugue de nouveau dans le socle 9 ou dans le montant de la machine Pour la transmission de la force nécessaire a I'esai, les têtes de serrage peuvent, avec les extremités de l1éprouvette 'montée sur l'appareil, être considerées comme un seul élément rigide, étant donné que, du fait de la pression exercée par les deux vérins hydrauliques dans les culasses 11 constituées par des plaques, toute mobilité réciproque des mâchoires de serrage 2, des coins excentrés 3 et des corps de paliers 7 aux extrémités libres des lames-ressorts 8 est devenue impossible. Les surfaces de section en arc de cercle des mâchon es Je serrage 2, des coins excentrés 3 et des corps de paliers 7 qui s'appliquent les uns sur les autres par conjugaison de formes et de forces sont simultanément appliquées par la pression les unes sur les autres par les forces de pression produites par les dispositifs hydrauliques alimentés en liquide sous pression, les forces de pression ou de poussée se superposant dans la zone comprise entre les deux corps de paliers 7. On décrira maintenant en détail en regard des fig. 2 et 3 la production et la superposition des forces de poussée dans les têtes de serrage. Sur la fig. 2, on a représenté la tête de serrage en coupe de façon à rendre visible un cadre de gauche rectangulaire cons titué par les tiges de traction 12. Sur cette figure, les éléments agissant directement lors de la production de la force de poussée hydraulique sont dessinés en traits épais, tandis que chaux qui n'agissent qu'indirectement ou qui ne contribuent pas du tout à l'action sont indiqués en traits fins. Le cadre rectangulaire représenté sur la fig. 2 est constitué par la culasse 11, en forme de plateau, du vérin hydraulique qui se trouve sur le côté gauche de la tête de serrage, par les tiges de traction 12 et les corps de paliers 7 placés à l'ex- trémité libre de la lame-ressort de droite 8.Ce cadre comprend, en commençant par le corps de palier 7 appliqué contre lui, à l'extrémité de ia ian;e-ressort de droite 8, en suivant l'ordre et s'appliquant lun sur l'autre par conjugaison de formes et de forces . le corps de segment 3 de droite en forme de coin excentré, la mâchoire de droite 2, l'extrémité serrée de l'eprouvette 1, la mâchoire de serrage gauche 2, le corps de segment 3 de gauche,en forme de coin excentré, et 12 corps de palier 7 à l'extrémité libre de la lame-ressort de gauche 8, qui, avec le piston 10 appliqué de l'extérieur; serve da::iS le vérin hydraulique.de gauche. Dès lors, si l'on envoie un liquide sous pression à l'ineé- rieur de la culasse de gauche 11 obturée par le piston 10, liquide sous pression exerce sur le piston 10 une poussée qui, par l'intermédiaire du corps de palier gauche 7 se propage jusqu'au corps de palier de droite en passant par les organes interposés. Simultanément, une force de traction de me-me valeur est transmise au corps de palier de droite 7 par le vérin de gauche, en passant par la culasse 11 et les tiges de traction 12. Cette force de traction, transmise par l'intermédiaire des tiges de traction 12, s'égalise dans le corps de palier de droite 7 avec la force de pression transmise par le piston de gauche 10, par l'intermédiaire des organes interposés.Etant donné que la force de traction et la force de poussée sont diri gées, il est vrai, parallèlement mais ne colncident pas-entre elles, il s'établit ainsi, par exemple dans le corps de palier de droite une contrainte de flexion. Par suite de la transmission des forces de poussee ainsi qu'il vient d'être decrit, toutes les surfaces des éléments participant à la transmission des forces sont simultanément bloquées par la force produite hydrauliquement par le piston de gauche 10, et bloquées ainsi les unes contre les-autres. Le vérin hydrauligue qui se trouve du côté droit de la tête de serrage joue le même rôle que le vérin hydraulique qui se trouve du côté auche. Sa culasse 11, en forme de plateau est reliée par les tiges de traction 12 au corps de palier 7, à l'extrémité libre de la lame-ressort de gauche. Lorsqu'on envoie dans ce vérin un liquide sous pression, le piston de droite exerce une poussée vers la gaucne qui se propage en passant par le corps de palier de droite 7 jusqu'au corps de palier de gauche 7 en passant par les organes interposés, tandis que les tiges de traction 12 transmettent ensenble une force de traction égale au corps de palier de gauche 7.Etant donné que les forces de traction et de poussee sont, il est vrai, parallèles entre elles, mais ne coincident pas entre elles1 le corps de palier de gauche subissant déjà la pression subit en plus une contrainte de flexion. Le corps de palier de droite 7 travaillant déjà à la flexion subit une pression supplémentaire lors de la transmission de la force de poussée. Les forces de rappel agissant à l'encont-re des contraintes de flexion dans les deux corps de paliers 7, produisent chacune une poussée sur les organes qu'ils entourent. - Come visible sur les différents croquis représentes sur la fiq. 3, ces forces s'ajoutent aux forces de poussée exercées par les pistons 10. Dès lors si l'on admet que les forces de poussée des deux pistons 10 sont de même valeur, maïs orientées en sens opposés, et si elles s'opposent l'une à l'autre selon une seule et même aroite, il se produit dans la région corise entre les deux corps de paliers 7, avec les forces de rapPel de même valeur, un ouble- ment de la force de poussée produit nydrauliquement. Pour faciliter la comPrc:nension-de la coopération de ces forces, on a représenté sur la fig. 3 les deux corps de paliers 7 et les deux culasses 11 en forme de plateau, les unes à côté des autres et séparées latéralement l'une de l'autre, les forces les attaquant étant symbolisées par des flèches indiquant pour chacune leur position, leur direction et leur valeur. Pour transmettre de la tête de serrage a l'éprouvette les forces de serrage et les forces nécessaires à l'essai, on dispose, grâce aux surfaces de glissement de section en arc de cercle des deux côtes des segments 3 à coins excentrés deux surfaces de transmission de grandes dimensions bien définies. A l'encontre de ce qui se passe avec la plupart des dispositifs de montage connus jusqu'à présent, la cohésion de ces surfaces par conjugaison de formes permet de transmettre à l'éprouvette 1 non seulement les forces de traction mais aussi les forces de poussée. Les surfaces de glissement de section en forme d'arc de cercle présentent cet avantage que les mâchoires de serrage 2 et les segments 3 en forme de coins excentrés sont facilement in terchangeables. Etant donné que, lorsque le dispositif de serrage est prêt à fonctionner, les mâchoires de serrage sont seulement appliquées par un support élastique, par exemple par un ressort annulaire, contre les segments 2 en forme de coins excentrés et prenant appui sur les corps de paliers 7, et qu'elles sont ainsi maintenues fermement entre ces corps de paliers, elles peuvent être facilement remplaces après dépose du support élastique. Enfin, on peut voir à l'examen de la vue en perspective représentée sur la fig. 6, l'évidement 20 ménagé dans les nervures ou barrettes de limitation 19 qui se trouvent sur la partie antérieure de la tête de montage et qui est particulièrement avantageux pour l'introduction des extrémités d'une éprouvette. Les détails de réalisation peuvent être modifiés;sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le montage d'éprouvettes sur des bancs d'essai, comportant au moins deux mâchoires de serrage, caractérisé en ce que les mâchoires de serrage sont montées de manière à pouvoir être déplacées en glissant entre des segments cunéiformes excentrés qui sont eux-mêmes guidés de manière à pouvoir être déplacés en glissant entre des corps de palier disposés sur un socle servant à la transmission des forces, de telle sorte qu'elles puissent être deplacées dans le sens du pressage sous l'action de dispositifs de pression. 2. Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des dispositifs de pressage hydrauliques prenant chacun appui sur des contre-paliers montés à l'extérieur des corps de palier (en considérant le sens dans lequel s'exerce la pression) ,chacun de ces corps de palier étant relié par des tiges de traction au corps de palier sur lequel agit le dispositif de pressage diamétralement oppose. 3. Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces, glissant les unes sur les autres, des segments en forme de coins excentres et des corps de paliers sont cylindriques, les axes des cylindres étant perpendiculaires au dispositif de montage. 4. Dispositif de montage suivant la revendication 1, carac-térisé en ce que les surfaces, glissant les unes sur les autres, des segments en forme de coins excentrés et des mâchoires de serrage, sont cylindriques, les axes des cylindres étant perpen diculaires au dispositif de montage. 5. Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces, glissant les unes sur les autres, des segments en forme de coins excentrés et des mâchoires de serrage sont sphériques. 6. Dispositif de montage suivant la revendication 1 ou 5, caractérisé en ce que les surfaces des mâchoires de serrage orientées vers l'éprouvette sont des surfaces planes qui présentent au moins deux tiges également écartées d'un axe de pivotement commun perpendiculaire à la surface de serrage, en vue du centrage des extrESmités des éprouvettes. 7. Dispositif de montage suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les machoires de serrage comportent au moins un levier d'actionnement faisant saillie sur le côté et servant à faire pivoter les machoires de serrage autour de leur axe de pivotement perpendiculaire à leur surface de serrage. 8. -Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les corps de palier sont fixés sur le socle par des supports flexibles et élastiques s'étendant perpendiculairement au sens du pressage et dans le sens dans lequel s'exerce la force nécessaire à l'essai. 9. Dispositif de montage suivant la revendication 1 ou 8, caractérisé en ce que les supports flexibles élastiques sont c-:istitués par des paires de lames de ressorts dont les plans sont parallèles entre eux. 10. Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les segments en forme de coins excentrés peuvent être déplacés par un dispositif de réglage commun en synchronisme et dans le sens de leur conicité. 11. Dispositif de montage suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie des surfaces de glissement présente des évidements dans lesquels peut être envoyé un liquide sous pression. 12. Dispositif de montage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'ure paire de tiges de traction s'étendant sur le côté des mâchoires de serrage est montée près du côté des corps de palier fixes aux ressorts flexibles, tandis que rloul-e paire est montée près du côté des corps de palier opposé à la fixation des ressorts flexibles. 13. Dispositif de montage suivant la revendication 12, caractérisé en ce que sur sa face antérieure la paire de tiges de traction s'étendant a côté des mâchoires de serrate es. disposée près du côté des corps de palier fixés aux ressorts flexibles 14. Dispositif de montage suivant la revendication 1 ou 12, caractérisé en ce que sur les corps de palier sont disposées des arrettes de limitation présentant des surfaces de glissement sur lesquelles s'appliquent les extrémités des organes déplaçables. ces surfaces de glissement présentant des alésages dans lesquels s'engagent les tiges de traction s'étendant sur le côté des mâchoires de serrage. 15. Dispositif de montage suivant la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que les barrettes de limitation disposées sur sa face antérieure présentent sur leur côté oppose au dispositif de fixation à ressorts flexibles un évidement exempt de tiges de traction permettant l'introduction des extrémités des eprouvettes entre les mâchoires de serrage