L'invention concerne un dispositif électrique antiblocage destiné aux freins de véhicules actionnés par un fluide sous pression, en particulier un dispositif antipatinage destiné aux véhicules ferroviaires, dans lequel des tensions proportionnelles à la vitesse de rotation de deux essieux sont engendrées au moyen de générateurs de courant alternatif et, s'il apparaît une différence déterminée de vitesse de rotation ou de tension, le dispositif d'actionnement de freins est desserré. Comme on le sait, lors du freinage de véhicules ferroviaires, il peut se produire des processus de patinage de roues qui peuvent avoir pour effet de bloquer complètement les roues. Pour empêcher cela, on peut prévoir des dispositifs antipatinage qui desserrent à nouveau les freins de roue lorsqu'il se produit une décélération déterminée de la roue pendant un temps déterminé. Dans les véhicules ferroviaires dont les essieux présentent un grand moment d'inertie, par exemple dans les essieux moteurs et les essieux accouplés rigidement des bogies dits Duvac, il peut se produire des processus de patinage qui ne peuvent plus être détectés par les dispositifs antipatinage connus ctest-à-dire par mesure de la décélération des roues, car ces processus de patinage se déroulent avec une décélération notablement moindre que sur les véhicules ferroviaires usuels. Cependant, dans les véhicules de ce genre, il peut apparaître entre la roue et le rail un glissement prononcé qui peut aller jusqu au blocage des roues. Au lieu de tirer partie de la décélération de roues du dispositif d'actionnement de freins commun à plusieurs essieux sur les véhicules ferroviaires de ce genre, on peut effectuer une comparaison de vitesse de rotation entre deux essieux car l'apparition d'une différence déterminée de vitesse de rotation entre deux essieux est un critère de l'amorçage d'un processus de patinage. On peut effectuer de façon usuelle la comparaison de vitesses de rotation des deux essieux en accouplant chaque essieu à un générateur de courant alternatif et en ex lors tant les tensions des générateurs au moyen d'un amplificateur différentiel dans lequel des deux tensions sont comparées. Aux entrées de l'amplificateur différentiel sont alors appliquées les deux tensions proportionnelles à la vitesse de rotation et qui, dans une gamme de vitesse de O à I00 km/h, peuvent par exemple varier de O à I00 V, c'est-à-dire que pour pouvoir détecter par exemple une différence de vitesse de rotation de 5 km/h avec une précision de + 0,5 km/h, l'amplificateur différentiel doit avoir lui-même une précision de0,5 %.Cette condition conluirait à une grande dépense de composants dans l'amplificateur différentiel. L'invention a donc pour but de fournir un dispositif antipatinage du genre mentionné plus haut, dans lequel on peut limiter le plus possible la mise en oeuvre de moyens techniques dans les appareils servant à exploiter les tensions engendrées par les générateurs de courant alternatif. Selon l'invention, ce problème est résolu par le fait qu'à la suite de chaque générateur de courant alternatif est branché un montage redresseur servant à redresser la tension des générateurs, que les tensions redressées sont branchées en opposition de manière à former la tension différentielle et que la tension différentielle commande un amplificateur à seuil. A la suite de l'amplificateur à seuil peut être branché un amplificateur usuel de commutation qui commande le disposiifd"action- nement de frein. Ainsi, avec ce montage, il est possible de se passer d'un amplificateur différentiel et d'utiliser à sa place un amplificateur à seuil. Etant donné que la tension différentielle qui résulte des tensions redressées des générateurs, lui sont branchées en opposition, peut être positive ou négative, il est avantageux d'interposer un pont redresseur avant l'amplificateur à seuil afin de pouvoir se contenter d'un seul amplificateur à seuil. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté schématiquement au dessin annexé une forme de realisation du dispositif antipatinage suivant l'invention. Le dispositif antipatinage selon l'invention comporte deux générateurs GI, G2 accouplés chacun à un essieu. Les générateurs engendrent des tensions qui sont proportionnelles à la vitesse de rotation des essieux. Ces tensions sont transmises au moyen de transformateurs UI, V2, à des montages redresseurs GLI, GL2 qui sont sous forme de ponts redresseurs à diodes. Les tensions redressées VI, V2 des générateurs sont obtenues aux bornes de résistances RI et R2. La tension différentielle u V qui apparaît entre les résistances peut être positive ou négative. La tension différentielle t V est appliquée à un montage redresseur GL3 qui peut être également sous forme de pont redresseur à diodes. A la sortie du montage redresseur GL3, on obtient une tension redressée qui commande un amplificateur à seuil II. A la suite de l'amplificateur à seuil II est prévu un amplificateur de commutation I2 qui commande le dispositif d'actionnement de frein I3. A chacune des résistances RI, R2 qui sont placées à la sortie des montages redresseurs GLI, GL2, est relié en parallèle un condensateur CT > C2 pour filtrer la tension. Le fonctionnement du montage est tel que, lors du freinage, si une différence déterminée de vitesse de rotation est dépassée entre les essieux auxquels sont associés les générateurs GI, G2, il apparaît à la sortie de l'amplificateur à seuil une tension déterminée qui commande l'amplificateur de commutation de telle sorte que celui-ci entre en action et influence le dispositif d'actionnement de freins de façon à desserrer les freins. Quand la différence de vitesse de rotation devient inférieure à la valeur déterminée, les freins peuvent être à nouveau actionnés. REVENDICATIONS I. Dispositif électrique antiblocage destiné aux freins de véhicules actionnés par un fluide sous pression, en particulier dispositif antipatinage destiné aux véhicules ferroviaires, dans lequel des tensions proportionnelles à la vitesse de rotation de deux essieux sont engendrées au moyen de générateurs de courant alternatif, le dispositif d'actionnement de frein étant desserré s'il apparaît une différence déterminée de vitesse de rotation ou de tension, caractérisé par le fait qu'à la suite de chaque générateur de courant alternatif est branché un montage redresseur servant à redresser la tension des générateurs, que les tensions redressées sont branchées en opposition de manière à former la tension différentielle et que la tension différentielle commande un amplificateur à seuil. 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé par un montage redresseur en forme de pont redresseur à diodes servant à redresser la tension différentielle qui résulte de l'opposition des tensions des générateurs. 3. Dispositif selon l'une des revendications I et 2, caractérisé par le fait qutà la suite de l'amplificateur à seuil sont branchés un amplificateur de commutation et un dispositif d'actionnement de frein. 4. Dispositif selon l'une des revendications I à 3, caractérisé par le fait que les montages qui redressent la tension des générateurs sont des ponts redresseurs à diodes. 5. Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé par le fait que les tensions redressées des générateurs sont obtenues aux bornes de résistances. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'aux résistances sont reliés en parallèle des condensateurs de filtrage de tension.