La présente invention concerne le sciage des pierres comme le granit, le marbre, etc. Elle a pour objet - d'une part un procédé pour scier un bloc de pierre suivant une surface parfaitement régulière, sans accident, en particulier plane, - d'autre part, un perfectionnement apporté à une scie classique à fil mettant en oeuvre ce procédé, - enfin, une dalle de pierre obtenue par mise en oeuvre du procédé de sciage selon l'invention. Un procédé connu pour scier les blocs de pierre (granit, marbre, etc...) découpés à la mine dans les carrières, en vue de fabriquer des dalles planes destinées à eAtre polies (habillage de bâtiments, monuments funéraires, etc...), consiste à faire défiler un fil tendu au contact de ces blocs dans un milieu fluide de refroidissement abrasif (généralement mélange eau-poussière de corindon) ou non abrasif suivant que le fil est non coupant (fil métallique simple par exemple) ou coupant (fil diamenté par exemple) ; la partie du fil en contact avec la pierre définit alors le trait de scie. En imprimant un déplacement plan à ce fil on peut ainsi scier ces blocs dans ce plan et les débiter par des opérations successives de sciage en une série de dalles planes. Sur des machines connues, le déplacement du fil s'effectue par déplacement dans un plan de deux poulies mobiles entre lesquelles il est tendu, les gorges de ces deux poulies le guidant au cours de son défilement. Pour automatiser ce genre de machine on a proposé jusqu'à présent, à la connaissance du demandeur, de déplacer les poulies mobiles - soit à vitesse constante (poulies mobiles montées sur un verrin asservi en vitesse) - soit par "à-coups" réguliers, c'est-à-dire par petits déplacements suc cessifs iemporisés. Ces deux méthodes ont pour inconvénient de rendre indépendantes la vitesse de sciage de la dureté de la pierre. Ainsi lorsque le fil de sciage rencontre une zone du bloc de pierre dont la dureté est supérieure à celle de l'ensem- ble de la pierre (ci-après désignée par zone dure), les poulies mobiles continuent d'avancer à même vitesse. II en résulte, au niveau de la zone dure, une surtension dans le fil qui provoque généralement la rupture de ce fil (travail plus important, contraintes dépassant la limite de résistance du fil).Dans le cas de la seconde méthode plus particulièrement, les "à-coups de déplacement provoquent, à chaque nouveau déplacement, le sciage très rapide du bloc en extrémité du trait de scie (les aretes formées par le trait de scie avec chaque coté du bloc par lequel il passe étant vives, tout "à-coup" de déplacement donné aux poulies mobiles dans le sens du sciage provoque une contrainte particulière à ce niveau, contrainte enfrainant une usure rapide de la pierre). Le fil risque alors de casser, surtout lorsque l'une des extrémités du trait de scie pénètre dans une zone dure. Pour les raisons explicitées au paragraphe précédent, aucune de ces méthodes ne permet d'obtenir un sciage régulier parfaitement plan. La variation des contraintes sur le fil de sciage suivant le dureté de la pierre, de meme que les "à-coups" de déplacement, altèrent la surface de sciage qui présente un certain nombre d'accidents (planéité non parfaite). Une telle surface est alors difficile à polir La présente invention a pour objet de pallier ces inconvénients. Elle propose à cet effet un nouveau procédé de sciage ainsi qu'un perfectionnement à apporter aux scies classiques à fil le mettant en oeuvre. Ce procédé est caractérisé en ce qu'il consiste à exercer, en permanence pendant le sciage, sur le fil tendu en défilement, de part et d'autre du trait de scie, une force constante transversale à ce fil tendu (ou un ensemble de forces équivalentes à une force constante). De la sorte, aucun déplacement forcé n'est imprimé au fil. Ce dernier est simplement appliqué contre la pierre à scier par deux forces de pression constante. Ces deux forces déterminent la vitesse de sciage en fonction de la vitesse d'usure de la pierre sous la pression du fil. Si une zone dure apparait, la vitesse de déplacement du fil est automatiquement moins importante.Aucune contrainte particulière n'est ainsi engendrée dans le fil qui ne se rompt pas. Le sciage est parfaitement continu sans irrégularité II est évident que la direction de chacune de ces deux forces détermine la forme de la surface de sciage. Un cas usuel concerne le sciage de dalles planes : les forces exercées de part et d'autre du trait de scie sont alors, selon une caractéristique complémentaire de l'invention, situées dans un meme plan et de préférence parallèles entre elles. On peut néanmoins imaginer des forces non situées dans un même plan pour scier le bloc de pierre suivant des surfaces courbes variées sans sortir du cadre de l'invention. Une scie mettant en oeuvre le procédé selon l'invention pourra compren dre : - un fil tendu - un moyen (classique) pour faire défiler ce fil tendu au contact du bloc de pierre à scier, - une circulation fluide permettant de refroidir la partie dudit fil tendu en contact avec le bloc de pierre (ctest-à-dire le trait de scie). Cette scie se caractérise alors en ce qu'elle comporte un moyen pour exercer sur le fil tendu en défilement, de part et d'autre du trait de scie, une force constante transversale au fil tendu. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, ce dernier moyen est constitué de - un moteur à champ de forces constant - un dispositif mécanique transformant le couple et la rotation du moteur en une force et un mouvement de translation linéaire, - un organe de liaison imprimant cette force sur le fil tendu de part et d'autre du trait de scie. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, ledit dispositif mécanique comporte un démultiplicateur de rotation entraidant une chaque, cette chatte étant solidaire de l'organe de liaison. L'avancement du sciage étant très lent, le moteur ne tourne, dans ces conditions et malgré la démultiplication, pratiquement pas. Ce dernier doit donc pouvoir fonctionner en position bloquée et avoir un couple de démarrage important. De préférence et selon une autre caractéristique essentielle de l'invention mais non limitative, ce moteur est un moteur asynchrone triphasé qui ne présente pas de collecteur. Le rotor d'un tel moteur, en boucle de courant fermée, se comporte comme une résistance morte dont la valeur détermine son échauffement. Un choix judicieux de cette valeur élimine tout risque de destruction. Le couple qu'exerce ce rotor sur l'axe du moteur est constant. Le démultiplicateur a pour rôle d'accroitre considérablement le couple du moteur en sortie de démultiplicateur et par conséquent la force exercée sur le fil tendu par l'intermédiaire desdits dispositif mécanique et organe de liaison. De préférence, selon une autre caractéristique complémentaire de l'invention, I'alimentation du moteur est réglable (en fréquence ou différence de potentiel par exemple). De la sorte, le couple moteur, soit encore la force exercée sur le fil tendu de part et d'autre du trait de scie, peut store facilement adap té à chaque dureté de pierre rencontrée. Un seul moteur suffit à mettre en oeuvre l'invention. Plusieurs moteurs peuvent cependant être employés. En particulier, selon une caractéristique préférentielle de l'invention, il est avantageux d'utiliser deux moteurs à champ de force constant commandés indépendamment l'un de l'autre, chacun exerçant une force, par l'intermédiaire d'un dit dispositif mécanique et d'un dit organe de liaison décrits ci-dessus, sur le fil tendu d'un cgté du trait de scie.La possibilité de régler le couple de chacun des moteurs (réglage de l'alimentation de chacun d'eux) à des valeurs différentes permet de corriger en cours de sciage la position du trait de scie (un coté de pierre plus tendre entraflie nécessairement un sciage plus rapide de ce conté que l'on peut compenser par une force moins élevée du coté du trait de scie correspondant). L'utilisation de plus de deux moteurs dont les actions concourent à exercer une force résultante sur le fil de chaque coté du trait de scie fait également partie intégrante de 1 'invention. Une application particulière de l'invention concerne les scies à fil dont le fil tendu défile en circuit fermé dans un cadre de poulies dont au moins deux sont mobiles en translation le long de deux poteaux verticaux d'un portique. Il suffit dans ce cas, selon une caractéristique de l'invention d'appliquer une force constante sur chacune des poulies mobiles, vers le bas dans la direction des poteaux. Chaque dit organe de liaison est alors préférentiellement constitué d'au moins l'une des deux poulies mobiles. Cette forme de réalisation particulière n'est cependant pas limitative. On peut en effet utiliser d'autres moyens pour faire défiler un fil au contact de la pierre : un cadre métallique vibrant par exemple, sur lequel est tendu un ou plusieurs fils, ce cadre étant mobile en translation, une force constante étant exercée sur ce cadre vibrant pour appliquer le fil tendu au contact de la pierre (cette dernière force permettant d'en exercer deux de part et d'autre du trait de scie par l'intermédiaire dudit cadre) fait partie de l'invention. Cette dernière concerne essentiellement un mode nouveau de sciage par application d'une pression constante sur un fil de scie au moyen d'un moteur. Elle couvre d'une façon générale les perfectionnements apportés à toute scie mettant en oeuvre ce principe. L'invention qui vient d'être exposée sous sa forme générale sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins, ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif Sur ces dessins - la figure 1 représente une vue en perspective d'une scie à fil classique équipée d'un moteur à champ de forces constant conformément à l'invention, - la figure 2 montre en détail le mécanisme permettant d'exercer une force constante de part et d'autre du trait de scie par l'intermédiaire de ce moteur à champ de forces constant, - la figure 3 représente schématiquement une dalle de pierre obtenue par sciage suivant un procédé classique, une coupe de cette dalle en montrant tous les défauts. La scie à fil classique de la figure I est constituée de deux poteaux verticaux 1 et 2 reliés entre eux par deux poutres transversales 18. Chaque poteau 1, 2 porte respectivement une poulie fixe Il, 10 et une poulie mobile tournant dans un carter de protection 4, 3. Les poulies mobiles (symbolisées également pur 3 et 4) coulissent en trans- lation le long de leur poteau correspondant par des moyens de guidage représentés plus en détail figure 2 à travers deux glissières ou fentes 17 ménagées dans chacun des poteaux 1 et 2. Une cinquième poulie 12 dite poulie de tension est montée rotative autour d'un axe porté par un bâti 13, ce bâti 13 étant mobile en rotation autour d'un axe 14 de meAme direction que l'axe de la poulie 12. L'axe 14 est solidaire d'un bâti fixe 15 posé sur un socle en béton 43. Le fil de la scie 5 circule en circuit fermé comme indiqué sur la figure 1 en étant guidé dans ses mouvements par le cadre constitué des cinq poulies 3, 4, 10, 11, 12. Des poids 16, blocs de pierre ou autres, peuvent être disposés sur un plateau prévu à cet effet du bâti mobile en rotation 13 de façon à tendre le fil 5 suivant une force sensiblement constante (ces poids 16 tendent à faire tourner le bati 13 autour de l'axe 14 et exercent ainsi une force de traction sur le fil 5 par l'intermédiaire de la poulie 12). II apparaît clairement également sur la figure que l'inclinaison du baAti 13 par rapport au bâti 15 dépend de la position des poulies mobiles 3 et 4 sur leur poteau respectif 2 et I. Ce système de tension du fil 5 au moyen d'un contrepoids 16 étant bien classique ne sera pas décrit davantage ci-après. On peut apercevoir également sur la figure I l'ouverture 44 pratiquée dans le bâtiment abritant généralement la scie à fil, le mécanisme de contrepoids fixé au socle 43 étant fréquemment situé à l'extérieur de ce bâtiment. Le trait A symbolise par ailleurs que la figure a été coupée de façon à rapprocher les parties de la scie intérieures audit bEtiment de celles situées à l'extérieur, ces parties étant couramment éloignées d'une bonne vingtaine de mètres. Le fil 5 est entraîné en défilement au moyen du moteur 6, ce moteur entraînant en rotation la poulie 9 par l'intermédiaire de la poulie 7 (solidaire de l'axe du moteur 6) et de la courroie d'entraînement 8. La rotation de la poulie 9 est transmise à la poulie 10 par un mécanisme classique non représenté, situé dans le caisson 23 à la partie supérieure du poteau 2. La poulie 10 est donc, pour la scie à fil représentée figure 1, la poulie d'entraînement du fil 5. Le dispositif distributeur de fluide (de refroidissement avec ou sans abrasif) déversant ce fluide sur le fil 5 en contact avec la pierre n'a pas été repré senté. Sur la figure 1 apparait uniquement le moteur à champ de forces constant 21 reposant sur un support 22 fixé au poteau 2, ce moteur servant à appliquer une force constante sur la poulie mobile 3 comme vu en détail à la figure 2. Un autre moteur est d'ailleurs mis en place symétriquement sur le poteau 1, ce dernier moteur permettant, par un mécanisme identique à celui décrit figure 2 pour le moteur 21, d'exercer une force constante sur la poulie mobile 4 vers le bas dans la direction des glissières 17. Sur la figure 2 on peut voir à travers une ouverture partielle pratiquée à la partie supérieure du poteau 2, que le moteur 21 entraîne la poulie 25 par l'intermédiaire de la poulie 24 montée sur l'axe de ce moteur et de la courroie 46 ; le couple conique 26 assurant un renvoi d'angle et transmettant le mouvement rotatif de la poulie 25 à la vis 27. Cette vis 27 engrène sur le pignon 28 qui, pur l'intermédiaire de l'axe 31, met en mouvement le pignon de chaîne 29 solidaire de ce meme axe 31. La vis 27 a pour rôle de démultiplier considérablement la vitesse de rotation du pignon 29 d'entraînement de la chaine 30 par rapport à celle du moteur 21 (vitesse de rotation du pignon 29 très faible par rapport à la vitesse de rotation du moteur 21). Pour accroitre cette démultiplication il est préférable que la poulie 25 soit de taille beaucoup plus importante que la poulie 24 et que le couple conique 26 apporte également une certaine démultiplication. II va de soi que le mécanisme de démultiplication qui vient d'tore décrit n'est pas unique. II peut Entre remplacé par tout mécanisme équivalent sans sortir du cadre de l'invention. II peut en particulier être simplifié ou plus complexe selon de multiples variantes de réalisation. La disposition des éléments composant ce mécanisme telle qu'elle apparat à la figure 2, notamment la présence d'un couple conique 26, a en effet essentiellement été choisie dans le souci de clarifier la transmission des mouvements entre ces différents éléments. La chaihe 30 entraînée par le pignon 29 défile dans un plan entre ce pignon 29 et un pignon de mêmes dimensions situé vers le bas du poteau 2 à la verticale du pignon 29. Cette chape 30 est tendue entre ces deux pignons, les deux trajectoires rectilignes des maillons la composant étant sensiblement verticales et parallèles aux quatre faces du poteau 2. La chaise 30 est solidaire du bâti 33 supportant le carter 3 et l'axe 19 de la poulie mobile désignée également par 3 au moyen d'une chape 38 soudée sur une traverse 37 de ce bâti 33, ladite chape 38 étant simplement articulée autour d'un axe d'articulation d'un des maillons de la chaihe 30. Plus précisément, le bati mobile 33 est composé d'un ensemble de profilés métalliques soudés ou boulonnés entre eux formant un caisson rigide muni de deux équerres sur lequel est fixé le carter 3. Ledit caisson comporte en particulier deux faces parallèles définies chacune par deux profilés métalliques 34 sensible- ment parallèles entre eux et parallèles aux deux faces parallèles correspondantes 46 et 47 du poteau 2 (sur la figure on ne peut apercevoir que les deux profilés 34 situés le plus près de la face 46, les deux profilés équivalents en regard direct de la face 47 étant cachés). Chacun des profilés métalliques 34 pénètre à l'intérieur du poteau 2 par les fentes 17, !e long desquelles la poulie 3 vue de l'extérieur apparaît mobile en translation. Le guidage du bEti mobile 33 est assuré par deux jeux de deux poulies 36, les poulies d'un meAme jeu étant montées rotatives chacune sur une chape 35 solidaire de l'un des deux profilés 34 disposés en regard de la face 46 ou 47 du poteau 2. L'axe de rotation de ces poulies 36 est parallèle au profilé correspondant 34 et les poulies 36 appartenant à un meme dit jeu sont alignées, leur axe étant sensiblement à égale distance des profilés 34 correspondants. Les gorges des poulies mobiles d'un même dit jeu sont engagées sur un même rail 45 solidaire de la face correspondante 46 ou 47. Il est facile de comprendre que la poulie mobile 3 est ainsi guidée dans ses mouvements le long du poteau 2 dans un plan vertical suivant la direction F. Le plan est déterminé par celui des deux rails 45 solidaire de chacune des faces 46 et 47 du poteau 2. Le mécanisme par lequel le moteur 2T exerce une force constante sur le fil 5 par l'intermédiaire de la poulie 3 est le suivant : le moteur 21 entraîne à vitesse fortement démultipliée le pignon 29 d'entraihement de la chaise 30. La rotation du moteur 21 est ainsi transformée en un mouvement linéaire de la chaîne 30 qui, étant solidaire du b9ti 33 supportant la poulie 3, met en mouvement cette dernière le long du poteau 2, les rails 45 guidant la poulie 3 au cours de ses mouvements. Lorsque le fil 5 rencontre le bloc de pierre à scier (non représenté) par déplacement de la poulie 3 vers le bas, cette dernière continue son déplacement jusqu'à une position d'équilibre correspondant à la position de sciage du fil 5 sous tension.La chaihe 30, pratiquement immobile, exerce vers le bas suivant la flèche F sur le bEti mobile 33, c'est-à-dire encore sur la poulie mobile 3, une force constante correspondant au couple du moteur 21 à l'arret. II est évident que plus le rapport de démultiplication est important, plus la force exercée est importante. Au cours du sciage, la poulie 3, sur laquelle une force constante est exercée vers le bas, se déplace progressivement également vers le bas en étant guidée par les rails 45, à la vitesse d'usure de la pierre. Le moteur 21 tourne alors très lentement, pratiquement en position bloquée, pour entraîner la chaî- ne 30 et la poulie mobile 3 à la vitesse d'usure de la pierre (quelques dizaines de centimètres par heure).En fin de compte, le couple et la rotation du moteur se trouvent transformés par le mécanisme décrit en une force appliquée sur la poulie 3 et un mouvement linéaire le long des rails 45 de cette poulie 3. Cette force et la vitesse de rotation du moteur sont d'autant plus élevées pendant le sciage que ledit rapport de démultiplication est grand. L'utilisation d'un moteur muni d'un démultiplicateur présente par ailleurs les avantages suivants - En fin de sciage, il suffit d'inverser la vitesse de rotation du moteur 21 pour remonter les poulies mobiles 3. - Lorsque le moteur à champ de forces constant 21 est arrêté, la démulti plication par vis 27 bloque la poulie 3 dans une position déterminée. II n'est donc pas nécessaire de prévoir une sécurité supplémentaire. - En cas de rupture du fil 5, la poulie 3, non retenue par la force de traction de ce fil 5, poursuivra son chemin vers le bas à la vitesse len te donnée par le moteur 21. Il n'y a donc aucun risque d'endommager la scie. Il suffit en effet de prévoir une simple butée d'arret de la pou lie mobile 3 dans une zone située près du pied du poteau 2, le moteur 21 pouvant alors continuer de fonctionner en position bloquée. Tout ce qui vient d'être décrit en référence au poteau 2 et la poulie 3, s'applique au poteau 1 et à la poulie 4 puisque, comme on l'a déjà indiqué, un autre moteur à champ de forces constant est de préférence également prévu pour exercer une force constante sur la poulie 4. Une commande indépendante de ces deux moteurs permet de régler indépendamment lesdites forces ce qui accroît la souplesse d'utilisation. Néanmoins on peut imaginer que le seul moteur 21 exerce une force constante sur chacune des poulies 3 et 4 sans sortir du cadre de l'invention (le mouvement de la chaîne 30 peut être transmis à la poulie 4 par cette même chatte qui ferait alors le tour du portique de la scie à fil ou un ensemble de chaînes quelconque). De même, il est évident que la scie à fil qui vient d'entre représentée n'est qu'un modèle de scie classique parmi d'autres. La disposition des poulies guidant le fil dans ses mouvements n'est aucunement limitative, puisqu'il suffit pour mettre en oeuvre l'invention d'exercer une force constante uniquement sur chacune des deux poulies mobiles qui définissent le trait de scie. En particulier, I'invention peut facilement btre mise en oeuvre dans une scie à fil comportant trois poulies seulement (une poulie de tension et deux poulies mobiles). Dans ce dernier cas le dispositif de tension à contrepoids du fil analogue à celui décrit en 12 à 16 et 43 de la figure I ne permet pas de soutenir les poulies mobiles (contrairement à la scie décrite en figure 1 dont les poulies 3 et 4 sont suspendues aux poulies fixes 10 et Il grâce à la tension du fil). Etant non soutenues, les poulies mobiles ont ainsi tendance à exercer par leur propre poids une force constante de part et d'autre dudit trait de scie.Comme cette force peut eAtre trop élevée (ensemble poulies, carter, bâti mobile, moyens de guidage très lourd), il y a tout intéret, selon une caractéristique subsidiaire de l'invention, à équilibrer le poids de chacune des poulies mobiles (ensemble poulies, bâti mobile, carter et moyens de guidage) non suspendu au fil de scie par un contrepoids monté en haut de chacun des poteaux du portique (poulies mobiles et contrepoids suspendus chacun à une extrémité d'un même fil s'enroulant autour d'une autre poulie rotative dont l'axe est solidaire de la partie supérieure du poteau de pDrtique correspondant).En cas de rupture du fil de scie et dans le cas où le réducteur analogue à celui décrit en 24 à 29 de la figure 2 ne permettrait pas de bloquer chaque poulie mobile dans une position déterminée, le moteur correspondant à 21 étant arreté (cas du réducteur planétaire), de tels contrepoids empêchent les poulies mobiles de s'acheminer naturellement vers le bas et évitent ainsi tout risque d'endommagement. La mise en oeuvre de l'invention sur une scie comportant plusieurs fils ne pose également aucune difficulté particulière. Enfin, selon une caractéristique très subsidiaire de l'invention, le dispositif de tension du fil décrit en 12 à 16 et 43 de la figure I peut être avantageusement remplacé par un dispositif à moteur à champ de forces constant également (moteur asynchrone triphasé de préférence ne risquant, comme le moteur 21, aucune destruction en position bloquée) -ce moteur étant dit moteur de tension du fil- exerçant un couple constant sur l'axe de rotation 14 du bâti mobile 13 de façon à procurer le meme effet que les contrepoids 16.A l'aide de ce dispositif, la force de tension du fil peut etre facilement réglable (réglage de l'alimentation dudit moteur de tension du fil) ; la valeur de cette tension est par ailleurs rigoureusement constante pour une alimentation donnée (contrairement à celle fournie par les contrepoids 16 qui dépend de l'inclinaison du bâti mobile 13 par rapport au bâti fixe 14). Une commande de ce moteur de tension regroupée avec celles des moteurs 21 permet ainsi de contrôler le sciage d'un meme endroit tout en observant les effets produits par les réglages d'alimentation des différents moteurs (21 et moteur de tension du fil) ; la qualité du sciage (régularité de surface) s'en trouve encore accrue. Sur la figure 3 on peut voir une dalle de pierre 40 obtenue par sciage sui- vant un procédé classique, par exemple le procédé qui consiste à communiquer un mouvement par " -coups" aux poulies mobiles de la scie à fil. Sur cette dalle apparaît un certain nombre de rayures transversales 42 dont la courbure correspond à celle du fil de la scie en cours de sciage. Ces rayures sont, en sciant la pierre par un procédé classique, inévitables. Elles apparaissent en coupe suivant le plan P comme une succession de creux et de bosses qui rendent la pierre très imparfai tement plane et donc difficile à polir. II est ainsi courant que, sur certainesportionsde cent centimètres carrés de la surface de sciage, la dénivellation maximum entre creux et bosses dépasse deux à trois millimètres. Bien que la fine couche de poussière (mélange de poudre abrasive et de pierre) qui s'est déposée sur la pierre au cours du sciage (ledit fluide abrasif en séchant dépose sur la pierre une telle poussière qui y adhère fortement) confère à la surface rugueuse de sciage un aspect très mat, de telles rayures sont parfaitement visibles à l'oeil nu. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour scier un bloc de pierre qui consiste à tendre et faire défiler au moins un fil métallique au contact dudit bloc de pierre dans un milieu fluide de telle sorte que la pierre se trouve érodée tout le long du fil en contact avec elle, la partie du fil en contact avec la pierre définissant le trait de scie, ledit procédé étant CARACTERISE EN CE QU 'il consiste à exercer constamment pendant le sciage sur le fil tendu en défilement de part et d'autre dudit trait de scie, une force constante transversale audit fil tendu. 2 - Procédé sel on la revendication 1 CARACTERISE EN CE QUE ladite force exercée d'un côté du trait de scie est parallèle à la force exercée de l'autre côté dudit trait de scie, le plan de ces deux forces définissant le plan de sciage. 3 - Scie mettant en oeuvre le procédé selon l'une des revendications précédentes qui comprend - au moins un fil tendu - un moyen pour faire défiler ce fil tendu au contact du bloc de pierre à scier, la partie en contact définissant le trait de scie, - une circulation fluide permettant de refroidir la partie dudit fil tendu en contact avec le bloc de pierre ladite scie étant CARACTERISEE EN CE QU'elle comprend un moyen pour exercer constamment pendant le sciage sur le fil tendu en défilement de part et d'autre dudit trait de scie une force constante sensiblement transversale audit fil tendu. 4 - Scie selon la revendication 3 CARACTERISEE EN CE QUE ledit moyen pour exercer sur le fil tendu en défilement une force constante de part et d'autre dudit trait de scie est constitué de - au moins un moteur à champ de forces constant - un dispositif mécanique transformant le couple et la rotation de cha que moteur en respectivement une force et un mouvement linéaire, cette force constituant une dite force constante - un organe de liaison imprimant chaque dite force constante sur le fil tendu transversalement à ce dernier à l'extérieur dudit trait de scie. 5 - Scie selon la revendication 4 CARACTERISEE EN CE QU'elle comporte deux dits moteurs à champ de forces constant commandés indépendamment et imprimant chacun par l'intermédiaire d'un dit dispositif mécanique et d'un dit organe de liaison une dite force constante sur ledit fil tendu d'un caté dudit trait de scie. 6 - Scie selon l'une des revendications 4 ou 5 CARACTERISEE EN CE QUE ledit dispositif mécanique comporte un démultiplicateur de rotation dudit moteur relié en sortie à un pignon d'entraînement d'une chape, ledit organe de liaison étant solidaire de ladite chaîne. 7 - Scie selon l'une des revendications 4 à 6 dont le fil tendu défile en circuit fermé au moyen d'un système de poulies, le moyen pour faire défiler ce fil tendu au contact du bloc de pierre à scier étant constitué de deux poulies mobiles en translation le long de respectivement deux poteaux verticaux d'un portique, ladite scie étant CARACTERISEE EN CE QUE chaque dite force constante est appliquée sur l'une des deux dites poulies mobiles situées de part et d'autre dudit trait de scie, dans la direction des poteaux. 8 - Scie selon les revendications 6 et 7 prises ensemble, CARACTERISEE EN CE QUE chaque dit organe de liaison est constitué d'au moins l'une des deux dites poulies mobiles. 9 - Scie selon la revendication 7 CARACTERISEE EN CE QU 'un contrepoids est prévu pour équilibrer le poids non suspendu de chaque poulie mobile. 10 - Scie selon l'une des revendications 4 à 9 CARACTERISEE EN CE QUE chaque dit moteur à champ de forces constant est un moteur asynchrone triphasé. Il - Scie selon l'une des revendications 4 à 10 CARACTERISEE EN CE QUE l'alimentation de chaque dit moteur à champ de forces constant est réglable de sorte que chaque dite force constante peut etre adaptée à la dureté de la pierre. 12 - Scie selon l'une des revendications 7 à Il CARACTERISEE EN CE QUE la tension dudit fil tendu est donnée par un autre moteur à champ de forces constant -dit moteur de tension du fil-, de préférence asynchrone triphasé à alimentation réglable exerçant un couple sur l'axe de rotation du bâti mobile supportant la poulie de tension de la scie à fil. 13 - Dalle de pierre obtenue par sciage d'un bloc de pierre selon un procédé conforme à l'une des revendications I ou 2, ladite dalle - comportant au moins une surface sensiblement plane, - chaque dite surface sensiblement plane étant e rugueuse, d'aspect mat . recouverte d'une très fine couche de poussière de pierre mélangée à une poussière abrasive, cette couche adhérant intimement à ladite sur face . rayée suivant une série de traits parallèles à courbure continue ladite dalle étant CARACTERISEE EN CE QUE - lesdits traits parallèles sont invisibles à l'oeil nu - les dénivellations de chaque portion de cent centimètres carré environ prise dans ladite surface plane par rapport au plan moyen de cette por tion n'excèdent pas un demi millimètre.