L'invention concerne une vanne de commande de direction hydraulique pour commander l'écoulement d'un fluide sous pression vers un vérin double effet, ou à partir de celui-ci, comportant dans deux alésages parallèles entre eux un premier, un deuxième et un troisième orifices de passage du fluide disposés à une certaine distance l'un de l'autre et qui peuvent être reliés à une pompe, a un premier ou à un deuxième orifice de raccordement d'un cylindre hydraulique et à un réservoir, et comprenant dans les alésages parallèles entre eux au moins une première et une deuxi eme surfaces d'étanchéité situées respectivement entre le premier et le deuxième orifices de passage, et entre le troisième orifice et l'extrémité supérieure d'un alésage, et un tiroir comportant au moins un premier et un deuxième clapets, le premier clapet venant momentanément reposer sur la première surface d'étanchéité, en arrêtant ou en permettant alors l'écoulement du fluide sous pression entre le premier et le deuxième orifices de passage, alors que le deuxième clapet repose sur la deuxième surface d'étanchéité en arrêtant ou en permettant l'écoulement du fluide sous pression entre le troisième orifice de passage et l'extrémité d'un alésage, le premier clapet, qui est monté coulissant entre le premier orifice de raccordement et l'extrémité inférieure d'un alésage, comportant un étranglement reliant le premier orifice de raccordement à l'alésage. I1 existe déjà, comme décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 3 587 640, une vanne de commande de direction comportant un tiroir d'agencement particulier devant commander plusieurs orifices ou perçages disposés l'un derrière l'autre, cette vanne étant reliée à un vérin à double effet pouvant être piloté ou commandé de telle sorte qu'un côté du vérin soit d'abord raccordé à une source d'énergie, l'autre côté du vérin étant ensuite raccordé au réservoir. Le réglage de l'écoulement du fluide suivant ce dispositif est tel qu'aucun moyen n'est prévu pour fournir des vitesses différentes d'écoulement du fluide vers les orifices du vérin. Ceci serait souhaitable lorsqu'on désire atteindre une descente ou un relevage rapide de la charge. Le but de l'invention est d'agencer la vanne de commande de direction de façon à permettre un réglage simple et fiable de l'écoulement du fluide de pression depuis la source de pression vers le vérin hydraulique, et du vérin hydraulique- vers le réservoir. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait qu'il est prévu, devant l'extrémité d'entrée du perçage du tiroir, à l'extrémité inférieure de l'alésage, un élément d'arrêt ou élément obturateur pouvant être introduit dans cette extrémité d'entrée et pouvant être amené ensuite au voisinage de l'extrémité d'entrée de ce perçage quand le premier et le second clapets sont déplacés axialement et sont soulevés à l'écart du premier et du deuxième sièges. On obtient de cette façon un réglage simple de l'écoulement du fluide sous pression entre la pompe et un côté du vérin, d'une part, et entre l'autre côté du vérin et le réservoir, d'autre part. Le réglage est également favorisé par le fait que l'on prévoit sur le tiroir un autre tiroir supplémentaire, réglable sur le premier, dont le temps de décollage peut être retardé par rapport au premier tiroir. Le temps de décollage d'un clapet par rapport à l'autre est alors modifié par l'intermédiaire de rondelles prévues à l'extrémité du tiroir. La vitesse de déplacement du tiroir par rapport au processus de décollage du clapet de corr- mande est modifiée par l'intermédiaire d'une vis réglable prévue à l'extrémité inférieure de la vanne.Ainsi, on peut faire varier la vitesse d'écoulement du fluide sous pression, c'est-àdire le débit, entre les clapets et les surfaces d'étanchéité correspondantes. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale montrant la vanne de commande selon l'invention et représentant schématiquement sa liaison à une source de fluide sous pression et à un vérin hydraulique. La Fig. 2 est une vue de dessus partielle du joint d'é tanchéité porté par le manchon égalisateur de pression. En se référant à la Fig. 1, la référence générale 10 désigne un ensemble fluidique comportant une vanne de commande de direction selon l'invention. Cet ensemble comprend une vanne de commande de direction 12 ayant un corps 14 évidé à sa partie supérieure pour former un réservoir 16. Des alésages identiques droit et gauche 18 et 20 s'étendent verticalement à l'intérieur du corps de la vanne, leurs extrémités supérieures débouchant dans le réservoir 16. Les alésages 18 et 20 comprennent des cham bres annulaires supérieures 22 et 24, intermédiaires 26 et 28, et inférieures 30 et 32.La chambre annulaire supérieure 22 de l'alésage droit (en regardant le dessin) est reliée à la chambre annulaire intermédiaire de l'alésage gauche par un conduit ou canal intérieur 34, et elle est reliée également à un orifice de commande supérieur 36, lequel s'étend jusqu'à la surface extérieure du corps de la vanne 14. La chambre annulaire 24 de l'alésage gauche 20 est également reliée par un conduit intérieur 38 à la chambre intermédiaire 26 de l'alésage droit 18, cette chambre annulaire intermédiaire 26 étant reliée à-un orifice de commande inférieur 40, lequel s'étend jusqu'à la surface du corps de vanne 14. Les chambres annulaires inférieures 30 et 32 des alésages 18 et 20 sont reliées par un conduit intérieur 42, ces chambres annulaires étant également reliées à un orifice d'amenée du fluide sous pression schématisé en 44.Les orifices de commande supérieur 36 et inférieur 40 sont reliés à un premier et à un deuxième orifices de travail ou de raccordement 48 et 50 situés au voisinage des extrémités opposées d'un cylindre 52 constituant une partie d'un vérin hydraulique à double effet 54. Le piston d'un équipage mobile piston-tige 56 est monté de façon à coulisser entre les deux orifices du cylindre, la tige de piston étant située du côté du piston correspondant à ltorifi- ce de travail 48. Une pompe hydraulique 58 est pourvue d'orifices d'admission et d'écoulement, reliés respectivement à un ré- servoir 60 et à l'orifice 44 d'admission de la pression. Des chemises supérieures 62 et 64, intermédiaires 66 et 68, et inférieures 70 et 72 sont montées bout à bout de façon étanche dans les alésages droit 18 et gauche 20. Les chemises 62, 66 et 70 logées dans l'alésage droit 18 sont munies de séries d'orifices 74, 76 et 78 qui établissent respectivement une communication pour le fluide entre l'intérieur des chemises et les chambes annulaires supérieure, intermédiaire et inférieure 22, 26 et 30. D'une façon analogue, les chemises supérieure 64, intermédiaire 68 et inférieure 72 logées dans l'alésage gauche 20 sont munies de séries d'orifices 80, 82 et 84 traversant leurs parois et établissant respectivement la communication pour le fluide entre l'intérieur desdites chemises et les chambres annulaires supérieure, intermédiaire et inférieure 24, 28 et 32. Les alésages droit et gauche 18 et 20 et les chemises logées à l'intérieur coopèrent ainsi pour définir respectivement des alésages de van ne droit et gauche. Des vannes droite et gauche 86 et 68 sont montées axialement à l'intérieur des alésages droit et gauche 18. Puisque les vannes 86 et 88 sont identiques, la description détaillée de la vanne gauche est omise pour plus de concision. Si l'on reprend la description de la vanne droite 86, celle-ci comprend un tiroir 90 présentant une partie cylindrique logée axialement à l'intérieur de l'alésage 18 et muni à son extrémité inférieure d'un jonc ou d'une bague d'arrêt 92 empêchant le collier de retenue 94 d'échapper à l'extrémité du tiroir, sur lequel il est monté.Un empilage de cales 96 supportées par la surface supérieure du collier de retenue 94 sert à ouvrir et fermer les éléments de la vanne portés par le tiroir de-la façon suivante : Un clapet 98 du type à levée en forme de piston est monté coulissant sur le tiroir 9G au-dessus des cales 96 ; ses dimensions sont telles qu'il coopère en glissant avec la surface intérieure de la chemise inférieure 70, et afin d'éviter toute fuite à travers le clapet 98, on prévoit un joint d'étanchéité 102 du type fendu présentant entre ses extrémités une petite ouverture 104, le joint 102 étant logé à l'intérieur d'une rainure circulaire 100.Seule la partie périphérique du clapet 98 située au-dessus du joint d'étanchéité coopère par coulissement avec la chemise inférieure 70, et elle est pourvue d'un orifice 106 débouchant dans la rainure circulaire 100. La partie périphérique du clapet 98 située au-dessous du joint d'étanchéité 102 est légèrement espacée de la paroi intérieure, comme indiqué en 108, la distance radiale ainsi définie étant inférieure à l'épaisseur radiale du joint d'étanchéité 102. Ainsi, par l'orifice 106, la rainure circulaire 100, la fente du joint d'étanchéité 102 et le jeu 108, on obtient un passage étranglé pour le fluide à travers le clapet 98.Dans la position neutre de la vanne, la pression exercée par le fluide sur chacune des faces opposées du clapet 98 est égale ; cependant, la surface en projection axiale à la partie inférieure du clapet 98 soumise à cette pression est plus grande que la surface en projection axiale à la partie supérieure de ce clapet, en fournissant sur le clapet une force résultante dirigée vers le haut. Celle-ci agit en combinaison avec un ressort hélicoïdal de compression 110 monté entre un épaulement défini par la partie inférieure de la chemise inférieure 70 et la surface inférieure du clapet 98, pour solliciter ce dernier vers le haut en amenant une surface d'appui conique 112 dirigée vers le haut, en appui sur un siège défini par le bord inférieur d'un orifice 114 situé à la partie inférieure de la chemise intermédiaire 66.Un clapet de retenue taré 116 présentant une surface d'appui conique 118 dirigée vers le bas et sollicité de façon à prendre appui sur l'extrémité supérieure de l'orifice 114 sous l'action d'un ressort hélicoïdal de compression- 119 monté entre le clapet de retenue 116 et un dispositif d'étanchéité solidaire du tiroir est monté coulissant sur le tiroir 90 du côté opposé à l'orifice 114 du clapet 98. Le système d'étanchéité comprend un joint torique élastique 122 qui est engagé librement autour du tiroir 90 et qui est placé entre des rondelles supérieure et inférieure 124, 126, lesquelles sont retenues en place par des bagues supérieure et inférieure 128 et 130 respectivement, ces bagues étant elles-mêmes retenues par des joncs élastiques 132 et 134. La surface externe définie par le système d'étanchéité est cylindrique et elle est écartée radialement vers l'intérieur de la paroi interne dc la chemise intermédiaire 66. Une soupape d'égalisation de pression 136 en forme de douille est montée de façon à pouvoir se déplacer en va-et-vient dans l'espace ainsi défini entre le dispositif d'étanchéité et la chemise intermédiaire 66.Le diamètre intérieur de la partie supérieure de la chemise intermédiaire 66 est supérieur au diamètre intérieur de la partie inférieure de la chemise, et la soupape 136 présente une extrémité supérieure de plus grand diamètre ou collet 138, qui est dimensionné de fa çon à coopérer avec la partie supérieure de la chemise. Quand la soupape d'égalisation de pression 136 se trouve dans sa position d'ouverture normale supérieure comme montré, un espace annulaire formant chambre 140 est ménagé au-dessous de l'extrémité supérieure de plus grand diamètre 138 de cette soupape.Bien que cela ne soit pas visible sur le dessin, l'extrémité supérieure 138 de la soupape 136 est dimensionnée de façon telle que l'on dispose à cet endroit d'un jeu suffisant entre cette soupape et la paroi intérieure de la chemise 66 pour permettre l'écoulement du fluide en direction de l'espace 140 et à partir de celui-ci. Afin de commander cet écoulement du fluide, l'extrémité supérieure de plus grand diamètre 138 de la soupape 136 est munie d'une rainure annulaire dans laquelle est logé un joint d'étanchéité 142 qui est analogue au joint d'étanchéité précité 102 en ce sens qu'il est fendu et qu'un intervalle est présent entre ses extrémités opposées. Cet intervalle sert ainsi à doser le fluide s'écoulant vers l'espace annulaire 140 ou à partir de celui-ci, et il s'élargit et se rétrécit pendant le mouvement vers le haut et vers le bas de la soupape d'égalisation de pression 130.Un joint etanche au fluide 144 est monté dans la chemise 66 au-dessous de l'espace 140 et il coopère avec la partie inférieure de la soupape 136. Cette soupape d'égalisation de pression 136 est dimensionnée par rapport aux orifices 76 de la chemise intermédiaire 66 de telle sorte que, lorsque la pression agissant sur l'extrémité supérieure de la soupape est supérieure à celle agissant sur son extrémité inférieure, cette soupape va se déplacer en coulissant vers le bas et va obturer les orifices 76. On notera que les surfaces efficaces des parties supérieure et inférieure de la soupape d'égalisation de pression 136 qui sont exposées à l'effet de la pression du fluide sont les mêmes, et que cette soupape va se déplacer vers le bas simplement quand la pression agissant sur sa face supérieure est plus élevée que la pression dans le système. L'écoulement relativement au premier orifice de travail 48 du vérin hydraulique 54 est commandé au moyen d'un clapet à levée 146. Celui-ci comprend une surface de portée conique orientée vers le haut 148, destinée à coopérer avec un siège 150 qui est ménagé par un épaulement prévu à l'extrémité supérieure ouverte de la chemise supérieure 62. Pour maintenir le clapet 146 dans une position d'application normale contre son siège 150, il est prévu un ressort de compression hélicoïdal 152, qui est monté entre l'extrémité inférieure du clapet 146 et )a bague supérieure 128 du dispositif d'étanchéité 120. Afin que le clapet 146 soit décollé de son siège par le mouvement dirigé vers le bas du tiroir 90, un jonc 154 porté par ce tiroir vient attasuer alors le clapet 146. Le mouvement de coulissement vers le bas du tiroir 90 s'accompagne d'une chute de pression à travers le clapet en forme de piston 98, et il en résulte un mouvement de coulissement vers le bas de ce clapet 98 et par suite un mouvement vers le bas du tiroir. Afin d'amorcer l'écoulement à travers le clapet 98, le tiroir 0 est muni d'un perçage ou canal central 156 dont l'extrémité inférieure est en communication avec l'espace ménagé au-dessous du clapet 98 et qui présente vers son extrémité supérieure des canaux ou orifices transversaux 158 débouchant à la surface extérieure du tiroir 90.Quand la vanne se trouve dans sa position-neutre comme montré, une bague 160 montée à coulissement sur l'extrémité supérieure du tiroir 90 est maintenue dans une relation d'obturation par rapport aux orifices transversaux 158 au. moven d'un ressort de compression hélicoïdal 161 qui est monté entre un épaulement prévu sur la bague et un épaulement prévu sur l'élément 162 placé au-dessous de cette bague et faisant partie du tiroir. Une fuite entre la bague 160 et le tiroir 90 est empêchée par une surface de portée en forme de champignon 163 qui est ménagée à la partie supérieure du tiroir et qui repose normalement sur la partie supérieure interne de la bague 160.Pour assurer un déplacement sélectif de la bague 160 vers le bas de façon à amener les orifices transversaux 158 en communication avec le réservoir 16, il est prévu une tige de commande 164 qui pénètre dans ce réservoir 16 et qui est montée à rotation dans les parois du corps 14 de la vanne. Cette tige de commande 164 est munie d'un bras-166 qui attaque la partie supérieure de la bague et qui agit, lors d'une rotation de la tige de commande dans le sens horaire quand on la regarde depuis son extrémité gauche, pour déplacer cette bague vers le bas. On notera ici que la rotation de la tige de commande 164 dans le sens anti-horaire va déclencher l'actionnement pilote de la vanne gauche 88 d'une manière analogue à l'actionnement de la vanne droite 86, dont le fonctionnement sera décrit plus loin. Une fois que la tige de commande 164 a été déplacée en rotation dans le sens horaire afin de provoquer un coulissement vers le bas de la bague 160 pour écarter la surface de portée en forme de-champignon 163 de son siège et pour découvrir les orifices ou canaux transversaux 158, l'espace ménagé au-dessous du clapet en forme de piston 98 va être relié au réservoir par le perçage central 156 et les orifices transversaux 158, et un écoulement va se produire à travers ce clapet 98, de la façon rendue possible par l'intervalle 104 ménagé entre les extrémités de la bague ou du joint d'étanchéité 102.Etant donné que l'écou- lement à travers le clapet 98 est étranglé, une chute de pression va se produire de part et d'autre de celui-ci et le clapet va être repousse vers le bas sous l'effet de la pression, en antagonisme à la force exercée par le ressort de compression hélicol- dal 110. Le mouvement vers le bas du clapet 98 va être transmis au tiroir 90 et au clapet supérieur 146 par l'intermédiaire du jonc 154. Quand le clapet en forme de piston 98 se déplace vers le bas, sa surface de portée conique 112 va s'écarter du bord inférieur de l'orifice 114 et établir ainsi une communication pour le fluide entre l'extrémité inférieure du clapet de retenue taré 116 et la pression dans le système, qui est fournie par la pompe 158. Quand ceci se produit, la pression va écarter le clapet de retenue 116 de son siège.Si la pression au droit du premier orifice de travail 48 du vérin 54 est égale ou inférieure à la pression dans le système, la soupape d'égalisation de pression 136 en forme de douille va demeurer dans sa position supérieure ouverte représentée sur la Fig. 1, en permettant ainsi au fluide sous pression de parvenir dans le second orifice de travail 50 du vérin 54, par l'intermédiaire des orifices 76 de la chemise intermédiaire 66. La vitesse à laquelle l'équipage piston-tige .56 du vérin 54 va se déplacer pendant l'actionnement est commandée en réglant le mouvement vers le bas du tiroir 90, afin de commander ainsi le degré d'écartement des surfaces de portée respectives 112. et 148 du clapet en forme de piston 98 et du -clapet 146 par rapport aux sièges correspondants. Cette commande est assurée au moyen d'une butée 168 réglable axialement, qui se présente sous la forme d'une vis spéciale vissée dans un bouchon terminal 170, qui à son tour est vissé dans la partie inférieure de la chemise inférieure 70. L'extrémité supérieure de la butée 168 est munie d'une surface conique 172 qui est disposée de façon à parvenir au voisinage immédiat d'une surface de forme conique 176 constituant l'extré- mité inférieure du perçage central 156.La surface de forme conique 176 est telle que, lorsque l'extrémité conique 172 de la butée 168 se trouve à son voisinage immédiat, l'écoulement entre l'extrémité conique et la. surface conique est étranglé à un degré tel que les forces agissant axialement sur le tiroir 90 soient équilibrées. Ainsi, on comprendra que, puisque la vanne gauche 88 est similaire à la vanne droite 86 et commande l'écoulement du fluide sous pression vers le premier orifice de travail 48 du vérin 54, la vitesse d'écoulement du fluide vers les extrémités opposées de ce vérin 54 peut être réglée à des valeurs différentes. Le fonctionnement de la vanne de commande 12 est résumé ci-après : Cn supposera que cette vanne de commande 2 se trouve dans sa position neutre représentée sur la Fig. 1. Dans ce cas, la bague 160 se trouve dans sa position supérieure, dans laquelle elle empêche l'écoulement du fluide à partir de l'espace situé au-dessous du clapet en forme de piston 98, en direction du ré- servoir 16, par l'intermédiaire du perçage central 156. Les pressions s'exerçant sur les côtés opposés du clapet 98 vont ainsi être équilibrées, et la pression agissant sur la surface différentielle de ce clapet 98 et le ressort 110 vont maintenir ledit clapet 98 appliqué contre son siège. S'il est désirable de provoquer la sortie de la tige de piston du vérin 54, l'opérateur va faire tourner la tige de commande 154 dans le sens horaire en regardant depuis l'extrémité gauche de cette tige. La bague 16C va ainsi être déplacée vers le bas sur le tiroir 90, à un degré tel que les orifices ou canaux transversaux 158 vont être découverts, et on notera que le ressort 16i contre lequel la bague agit est plus faible que les forces qui maintiennent normalement le clapet 98 appliqué contre son siège. Une fois que les orifices ou canaux transversaux 158 sont découverts, le fluide à haute pression fourni par la pompe 58 traverse le clapet en forme de Diston 98 par l'orifice 106, la rainure annulaire 100, l'intervalle 104 ménagé entre les extrémités de la bague ou du joint d'étanchéité 102 et le jeu 108 prévu entre le clapet 98 et la paroi de la chemise inférieure 70.On notera ici que le mouvement du joint d'étanchéité 102 contre la paroi de la chemise inférieure 70 va agir de façon à éviter l'accumulation, dans l'intervalle, des impuretés présentes dans le liquide de commande. L'écoulement du fluide à travers le clapet en forme de piston 98 va avoir im médiatement pour conséquence une chute de pression au droit de ce clapet, dé sorte que celui-ci va être déplacé vers le bas. Si la tige 154 a été déplacée sur une distance assurant la commande d'un écoulement maximum de fluide vers le moteur 54, le tiroir 9G va se déplacer vers le bas jusqu'à ce que la surface conique 176 qui se trouve à son extrémité inférieure se rapproche de l'extrémité supérieure de la butée 168 à un degré tel que l'écoulement entre cette butée et cette surface soit étranglé, de telle sorte que les forces axiales agissant sur le tiroir soient rendues égales.Si la tige de commande 154 a été amenée jusque dans une position intermédiaire quelconque, assurant un écoulement inférieur au débit maximum en direction du vérin 54, le tiroir 90 va se déplacer vers le bas jusqu'à ce que la surface de portée en forme de champignon 163 voisine de son extrémité supérieure étrangle le débit à travers la partie supérieure de la bague 160 à un degré tel que les forces axiales agissant sur le tiroir 90 soient équilibrées.Le mouvement vers le bas du clapet 98 va bien entendu avoir pour conséquence un décollement de celui-ci par rapport à son siège, et il va en résulter également un décollement du clapet à levée 146. Afin de maintenir un système étanche au fluide, l'ouverture du clapet 146 est réglée dans le temps par rapport à l'ouverture du clapet en forme de piston 98 de fa çon telle qu'il ne s'ouvre que juste après l'ouverture de ce clapet. Ce réglage est réalisé au moyen des cales 96, dont le nombre peut être augmenté ou diminué pour obtenir le réglage désiré dans le temps. Gn supposera que l'on se trouve dans une condition dans laquelle le clapet en forme de piston 98 s'est juste ouvert, tandis que le clapet 146 ne s'est pas encore ouvert ou bien n'a subi qu'une faible ouverture. Le fluide sous pression va alors écarter le clapet de retenue taré 116 de son siège, en faisant ainsi communiquer la pompe avec le second orifice de travail 50 du vérin 54, par l'intermédiaire des orifices 76 de la chemise intermédiaire 66. Par suite de la différence de surface de part et d'autre de l'équipage piston-tige 56, et du fait que le clapet 146 n'est pas ouvert ou n'est ouvert que légèrement, la pression exercée sur la face supérieure du piston va être augmentée, en créant ainsi un déséquilibre de pression de part et d'autre de la soupape d'égalisation de pression en forme de douille 136.La pression plus grande agissant sur la face supérieure de cette soupape d'égalisation de pression 136 va provoquer son déplacement vers le bas, pour obturer les orifices 76, et v a agir ainsi pour s'opposer au transfert de la pression du système au vérin 54. Lorsque le clapet en forme de piston 98 continue de se déplacer vers le bas, le clapet 146 va être écarté de son siège afin de permettre l'échappement du fluide à partir du premier orifice de travail 48, en direction du réservoir 60. Une fois que le fluide commence à s'échapper, sa pression va diminuer, et la soupape d'égalisation de pression 136 va revenir a sa position supérieure ouverte comme montrée, en permettant à nouveau à la pression dans le système de parvenir au second orifice de travail 50 du vérin 58.On notera que le mouvement de la soupape d'égalisation de pression 136 vers le haut ou vers le bas est amorti, étant donné que l'espace 140 ménagé au-dessous de l'extrémité supérieure de plus grand diamètre 138 de cette soupape est en communication avec le premier orifice de travail 46 du vérin 54 par un passage étranglé comprenant le jeu ménagé entre l'extrémité supérieure de plus grand diamètre 138 et la surface de la paroi intérieure de la chemise intermédiaire 66, et l'intervalle (non représenté) ménagé entre les extrémités opposées de la bague ou du joint d'étanchéité 142. L'actionnement du vérin 54 pour assurer la rentrée de la tige de piston est commandé d'une manière analogue à celle qui vient d'être décrite, par l'actionnement de la vanne gauche 88, et on n'étudiera pas cette commande en détail pour simplifier la description. Il suffit d'indiquer ici que l'écoulement ou le dé- bit de fluide maximum vers chaque extrémité du vérin devant être mise sous pression est commandé au moyen de la butée réglable 168 et de la butée correspondante de la vanne gauche 88, ces butées limitant la distance sur laquelle les clapets peuvent s'é- carter de leur siège. Pendant le fonctionnement, les inversions du sens d'écoulement à partir des extrémités opposées du vérin 54, sous l'effet des charges exercées sur celui-ci, sont empêchées au moyen du clapet de retenue taré 116 prévu dans la vanne droite 86 et de l'élément équivalent prévu dans la vanne gauche 88. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Vanne de commande de direction hydraulique pour commander l'écoulement d'un fluide sous pression vers un vérin à double effet ou à partir de celui-ci, comportant dans deux alésages parallèles entre eux un premier, un deuxième et un troisième orifices de passage du fluide disposés à une certaine distance l'un de l'autre et pouvant être reliés à une pompe, à un premier ou un second orifice de raccordement d'un cylindre hy hydraulique et à un réservoir, et comportant dans les alésages parallèles entre eux au moins une première et une seconde surfaces d'étanchéité situées respectivement entre le premier et le deuxième orifices de passage du fluide et entre le troisième orifice de passage et l'extrémité supérieure d'un alésage, et un tiroir comportant au moins un premier et un deuxième clapets, le premier clapet venant reposer momentanément sur la première surface d'étanchéité, en arrêtant ou en permettant alors l'écoulement du fluide sous pression entre le premier et le deuxième orifices de passage, alors que le deuxième clapet repose sur la deuxième surface d'étanchéité en arrêtant ou en permettant lté- coulement du fluide sous pression entre le troisième orifice de passage et l'extrémité d'un alésage, le premier clapet, qui est monté coulissant entre le premier orifice de raccordement et l'extrémité inférieure d'un alésage, comportant un étranglement reliant le premier orifice de raccordement à l'alésage, caractérisée en ce qu'il est prévu devant l'extrémité d'entrée du per çage (156) du tiroir (90), à l'extrémité inférieure de l'alésage (18, 20), un élément obturateur (168) pouvant être introduit dans cette extrémité d'entrée et pouvant être amené ensuite au voisinage de l'extrémité d'entrée du perçage (156) quand le premier et le second clapets (98, 146) sont déplacés axialement et sont soulevés à l'écart du premier et du deuxième sièges (114, 150). 2.- Vanne de commande de direction suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le perçage (156) du tiroir (90) s'étend axialement jusque dans un élément inférieur qui est muni d'une surface conique (176), l'élément obturateur se présentant sous la forme d'une vis (16 & munie d'une partie terminale conique (172) coaxiale à la surface conique précitée (176). 3.- Vanne de commande de direction suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le premier et le second cla pets (98, 146) sont montés de façon à pouvoir coulisser axialement sur le tiroir (9C), des rondelles ou cales (96) étant disposées entre une bague d'arrêt (94) et le premier clapet (98), cette bague d t arrêt étant disposée elle-mme sur le tiroir dans la partie de celui-ci qui est la plus voisine de I'extrémité inférieure de l'alésage (18, 20), l'épaisseur axiale des rondelles ou cales pouvant être modifiée pour faire varier les temps d'ou- verture et de décollement du second clapet (146) par rapport au premier clapet (98). 4.- Vanne de commande de direction suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'un troisième siège est prévu dans l'alésage (18, 20) entre le premier siège ou l'extrémité inférieure de l'orifice (114) et le deuxième orifice (4C) de passage du fluide sous pression, et en ce qu'un troisième clapet (116) est déplaçable en alternance sur le tiroir (90) et peut etre appliqué par un ressort (119) contre un troisième siège, en interrompant alors l'écoulement en retour du fluide sous pression depuis le premier orifice (44) vers le second orifice (40).