La présente invention concerne une brosse à usage corporel comportant des poils fixés sur une embase. L'efficacité d'une brosse de ce type, par exemple une brosse à ongles ou à dents, dépend essentiellement de la rigidité et de la finesse de ses poils. Or, dans les brosses connues, les poils sont groupés par petites touffes séparées les unes des autres par des espaces notables et il en résulte que les impératifs concernant la rigidité et la finesse des poils sont contradictoires, et que lton ne peut, par suite, fabriquer des brosses suffisamment efficaces. En effet, une brosse doit, pour etre efficace, avoir des poils suffisamment raides, et on est amené pour cela à utiliser des poils de diamètre relativement fort, comme les poils de sanglier. I1 en découle l'inconvénient que leur diamètre empêche ces poils de pénétrer dans les étroits interstices où s'accumulent les crasses. A l'inverse, si les poils sont relativement fins, il n'ont pas la rigidité suffisante pour permettre un brossage efficace ; ces poils plient et ceci d'autant plus qu'ils sont mouillés. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de permettre la fabrication de brosses à poils suffisamment rigides, même lorsqu'ils sont mouillés, et suffisamment fins pour les usages corporels habituels. Pour ce faire, une brosse selon l'invention est caractérisée en ce que les poils sont groupés en une touffe compacte et en ce que leur diamètre est inférieur à 0,15 mm environ et leur longueur inférieure à 20 mm environ. De la sorte, les poils se soutiennent l'un l'autre, et leur rigidité ne dépend pratiquement plus que de leur longueur. Une longueur inférieure à 20 mm permet notamment d'obtenir une excellente rigidité, même avec des poils dont le diamètre est égal ou inférieur à 0,15 mm. Gr ce à l'invention, on peut ainsi obtenir une brosse à usage corporel à poils très fins et à rigidité largement satisfaisante. Par exemple, il est possible de confectionner ainsi une brosse à ongles dont les poils, par leur finesse et leur rigidité conjointes, pénètrent dans les moindres interstices de la peau et dans les sillons sous unguéaux, ce qui permet de les nettoyer plus efficacement et plus rapidement qu'avec les brosses fabriquées jusqu'à maintenant, sans traumatiser le revêtement cutané. I1 en est de même pour les brosses à dents dont les poils pénètrent ainsi dans les fines stries de la surface dentaire pour les nettoyer, ce qui permet d'obtenir une blancheur impossible avec les brosses même les plus dures fabriquées jusqu'à maintenant. De préférence, la longueur des poils est comprise entre 5 et 15 mm, car c'est dans ce domaine que l'efficacité de la brosse est optimale pour les usages corporels habituels tels que ceux décrits ci-dessus. De préférence également, le diamètre des poils est de 0,1 mm environ. I1 peut toutefois être porté à 0,125 mm et éventuellement à 0,15 mm. A titre d'exemple, lorsque le diamètre des poils est de 0,1 mm, la brosse 2 comporte environ 10 000 poils au cm . Lorsque le diamètre est de 0,125 mm, elle 2 en comporte 6 400 au cm environ. Les poils, éventuellement en matière synthétique, peuvent être fixés sur l'embase de manière quelconque. Leur racine peut par exemple être immergée dans une résine, laquelle est ensuite durcie et constitue l'embase de la brosse. L'invention permet en conclusion d'obtenir une brosse à usage corporel extrêmement efficace, grâce aux trois caractéristiques suivantes : grande finesse des poils, longueur réduite des poils, montage de l'ensemble des poils cête à cête en une masse compacte qui leur permet de ne pas plier. REVENDICATION Brosse à usage corporel comportant des poils fixés sur une embase, caractérisée en ce que les poils sont groupés en une touffe compacte et en ce que leur diamètre est inférieur à 0,15 mm environ et leur longueur inférieure à 20 mm environ.