La présente invention concerne des perfectionnements aux instruments aratoires pour le travail de la terre, c'est à dire aux instruments qui tranchent ou qui pénètrent le sol à tra- vailler. Les instruments à socs et à pointes habituellement uti- lisés en agriculture sont parmi ceux qui doivent être le plus ré- gulièrement remplacés du fait de leur usure. De nombreuses solu- tions ont été proposées à ce jour aux fins de limiter les usures par le frottement qui se produisent au niveau des socs et des poin- tes dans toutes leurs utilisations, et entre autre il a été propo- sé de recouvrir les outils de couches d'enduit résistant à l'abra- sion ou encore d'augmenter la dureté du métal des outils. Ces techniques n'ont pas apporté la preuve que la dé- pense représentée par le coût de l'augmentation de la résistance à l'abrasion des outils aratoires par de tels moyens se trouvait équilibrée par l'économie correspondante résultant de l'allonge- ment de la durée de vie utile de tels outils transformés. Un autre facteur intéressant le profil de tout instru- ment aratoire pour le travail de la terre est celui de l'énergie nécessaire pour introduire et/ou déplacer l'instrument dans le terrain à travailler. L'instrument idéal est bien évidemment celui dont le profil est tel qu'il autorise le déplacement du plus grand volume et du plus grand poids de sol cultivable avec en échange un mini- mum de dépense d'énergie pour le tracteur qui remorque un tel ou- til. La présente invention a pour but de fournir un instru- ment d'agriculture pour le travail de la terre qui tout à la fois présente une meilleure résistance à l'usure, soit d'une fabrica- tion économique et requiert un minimum d'énergie pour son dépla- cement à la surface du sol. La présente invention a donc pour objet un instrument aratoire pour le travail de la terre, ledit instrument comprenant un corps constitué par une lame métallique, une extrémité aiguë et des bords d'attaque s'étendant vers l'arrière, depuis ladite extrémité aiguë, le long des chants inférieurs dudit corps, et étant caractérisé en ce que ses bords d'attaque présentent au mois deux strates de métal et en ce qu'il comprend en outre une nervure en forme de crête hérissée formée par l'aboutement d'au moins deux plaques de métal, ladite nervure s'étendant vers l'ar- 2 2458980 rière, depuis l'extrémité aiguë du corps, sensiblement dans le plan médian dudit corps que définissent ses bords d'attaque. Les deux strates de métal présents sur chaque bord d'attaque de l'instrument indiquent effectivement que son épais- seur a été augmentée, construction qui entraîne une amélioration notable de la résistance à l'usure d'un tel instrument. De préférence, les strates en recouvrement s'étendent seulement sur une petite partie de la lame du corps de l'instrument. Cependant, puisque l'on sait que les bords d'attaque constituent la zone la plus sujette à l'usure par abrasion lors du travail du terrain, il est manifeste que le coût supplémentaire que représente l'emploi d'une double épaisseur de stratessur une petite zone de l'instrument est plus avantageux que la dépense à prévoir pour améliorer par les principes connus la résistance à S l'usure par le frottement. Par ailleurs, il a été observé que la disposition d'une nervure en forme de crête hérissée sensiblement dans le plan mé- dian du corps de l'instrument améliore également notablement sa résistance à l'usure et par voie de conséquence sa durée de vie utile. Une telle nervure centrale constitue une sorte de flêche pour l'instrument et dès cet instant celui-ci se maintient en droite ligne à l'intérieur du terrain, à la façon d'un profilé. Au surplus, une nervure formée par la réunion de deux plaques divise le sol et disperse ce dernier de part et d'autre de la nervure en évitant soigneusement d'enfoncer plus profondé- ment le sol en contact. Ce travail de division du sol requiert moins d'énergie que le travail consistant à déplacer le sol. Avantageusement, toute la partie de l'instrument qui -30 se trouve en recouvrement de la lame est formée de deux plaques soudées présentant chacune un bord rabattu et disposéesde manière que les deux bords rabattus soient aboutés et s'étendent sensible- ment selon la ligne médiane de l'instrument. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente in- vention, on va en décrire ci-après, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, diverses formes de réalisation en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un soc de char- rue, - les figures 2 et 3 sont, respectivement, des vues en 3 2458980 perspective et de côté du soc de la figure 1, - les figures 4 et 5 sont des vues en perspective d'ou- tils, respectivement du type pelles ou bêches et pioches ou racloirs, réalisés conformément à l'invention. Le soc des figures 1 à 3 présente une extrémité aiguë 5, des bords d'attaque 6 et 7, une nervure centrale 8 formant une sorte d'arête hérissée et une structure 9 de raccordement à un manche ou au support de l'outil. Les bords d'attaque 6 et 7 sont soudés à des plaques il et 12 de forme triangulaire dont les bords en contact 13 et 14 sont rabattus vers le haut. Ces bords rabattus constituent la nervure centrale hé- rissée 8. Généralement, la longueur de la nervure 8 est égale au moins au tiers de la longueur que le soc possède dans sa partie centrale. La réalisation du soc qui vient d'être décrit est obte- nue en profilant un soc en une pièce par des moyens conventionnels et en soudant ensuite à ce soc les plaques 11 et 12. Commodément, ces plaques ont pu êtres formées à partir de débris métalliques ou de déchets de fonderie, et proviennent de socs de charrue conventionnels usagés ou de tous autresinstruments. En variante, les plaques triangulaires peuvent être coupées dans des feuilles ou bandes métalliques dans une forme telle que l'on évite tout gaspillage du métal. Le relèvement de l'un des bords triangulaires est obte- nu aisément par des moyens conventionnels. Une soudure par points est suffisante pour solidariser chaque plaque 11 et 12 au soc et obtenir une superposition de deux strates sur une longueur importante des deux bords d'attaque 6 et 7 ainsi que pour former une crête centrale hérissée présentant une double épaisseur. Aux figures 4 et 5 ont été représentées une pelle et une pioche classiques, respectivement 19 et 29, transformées con- formément à la présente invention, les références numériques don- nées dans ces deux figures pour ces deux outils étant identiques à celles utilisées dans la description et sur la représentation des figures 1 à 3 du soc de charrue. Des essais dans les champs ont montré que les instru- ments et outils selon l'invention présentent une résistance à 4 2458980 l'usure supérieure de trois fois et demi à celle des instruments classiques, non revêtus et non protégés. Il a été également obser- vé que tout instrument réalisé selon la présente invention a une meilleure faculté de pénétration dans le sol et de lui-même s'orien- te de telle sorte qu'il tranche le terrain. Le travail dans le sol de l'instrument selon l'invention met en lumière ses propriétés d'aérodynamisme, et apporte la dé- monstration de l'amélioration notable de la qualité du labourage qu'assure l'instrument selon l'invention. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux modes d'application non plus qu'aux modes de réalisation qui ont été men- tionnés ci-dessus et l'on peut concevoir diverses variantes sans sortir pour autant du cadre de ladite invention. Notamment, il a été observé que l'invention a trait à un instrument aratoire dont la résistance à l'usure est améliorée, mais qui au surplus exige une dépense d'énergie moindre pour sa manoeuvre. Additionnellement, l'instrument aratoire de l'invention peut être obtenu par un moyen plus économique autorisant un coût de fabrication et un coût de vente de l'instrument moindres. REVENDICATIONS ) Instrument aratoire pour le travail de la terre, comprenant un corps constitué par une lame métallique, une extrê- mité aiguë et des bords d'attaque s'étendant vers l'arrière depuis ladite extrémité aiguë le long des chants inférieurs dudit corps, caractérisé en ce que les bords d'attaque présentent au moins deux strates de métal, et en ce qu'il comprend en outre une nervure hérissée formée par l'aboutement d'au moins deux plaques de métal, ladite nervure s'étendant vers l'arrière,depuis l'extrémité aiguë du corps,sensiblement dans le plan médian dudit corps que définis- sent ses bords d'attaque. ) Instrument aratoire selon la revendication 1, carac- térisé en ce qu'il comprend deux plaques de métal dont le bord in- férieur de chacune d'elles est rendu solidaire d'un bord d'attaque du corps de l'instrument et dont le bord supérieur est rabattu vers le haut et abouté à l'autre bord supérieur pour constituer la ner- vure centrale hérissée.