La présente invention est relative aux aéronefs, ainsi qu aux procédés de largage de produits insecticides,d'eau ou de produits retardant la propagation du feu ou autres. Pour lutter contre les incendies, on connaît un avion, dénommé Canadair, dont la carlingue sert de réservoir de liquide. Cet avion a deux inconvénients. En dehors de la période de l'année ou des feux de foret sont à redouter, il ne peut pas servir d'avion de ligne normal. Il ne permet pas de viser l'ob- jectif avec une grande précision et notamment de rectifier rapidement un largage imprécis, parce qu'il nécessite un remplissage intermédiaire, notamment par écopage sur une pièce d'eau, qui l'oblige à quitter le site de largage. Pour remédier au premier des inconvénients précités, on a proposé de monter, de manière amovible, sous le fuselage d'un avion normal, un réservoir de largage. Pour ne pas altérer les performance de l'avion, ce réservoir doit nécessairement avoir des dimensions faibles. En outre, la correction d'une imprécision de largage est impossible à réaliser, puisque cet avion doit revenir au sol pour être ravitaillé en produit. L'imprécis ion de largage est particulièrement à redouter pour les produits dits retardant, à base de (NH4)2 HPO4, qui doivent être répandus à la lisière de l'incendie, mais non sur la zone en feu elle-même. La précision de largage importe aussi pour ltépandage de produits insecticides ou d'engrais. L'invention remédie à ces inconvénients par un aéronef comprenant un corps de navigation normal et pouvant donc hêtre utilisé en service normal en dehors de la saison des-feux de forêt, un réservoir de largage monté de manière amovible sous le corps, le corps définissant une enceinte permettant d'avitailler le réservoir en vol et donc de larguer une salve corrigée immédiatement après le largage d'une salve ayant raté l'ob- jectif. Suivant l'invention un conduit, avec une vanne permettant d'établir ou d'interrompre la communication, met le réservoir en communication avec l'enceinte. Celle-ci est avantageusement l'un des réservoirs auxiliaires d'un avion. Mais ce peut être aussi des nourrices embarquées dans le volume utile de l'avion et mises en communication avec le réservoir. L'invention a également pour objet un procédé pour larguer d'un aéronef du liquide, notamment du liquide retardant la propagation du feu, sur un emplacement donné, qui consiste à larguer le contenu du réservoir de largage ou d'un compartiment donné de celui-ci en direction de l'emplacement, caractérisé en ce qu'il consiste à regarder l'endroit où arrive le liquide largué, à recharger le réservoir par du liquide provenant de l'en- ceinte alors que l'on survole encore lesdits emplacement et endroit, et à larguer une autre quantité de liquide en tenant compte de l'écart précédent entre l'endroit et l'emplacement. La figure unique du dessin annexé, donnée uniquement à titre d'exemple, est une vue par dessus schématique d'un avion suivant l'invention. L'avion comprend un fuselage 1 et des moteurs 2 dont les conduits 3 d'admission débouchent dans quatre réservoirs 41 a 44 principaux pour le carburant. Chacun des réservoirs 6 auxiliaires remplis de substance à larguer communique par des conduits 81 à 84 munis respectivement de vannes 91 à 94 avec un réservoir 7 compartimenté de largage monté, de manière amovible, en dessous du fuselage 1. Les vannes sont commandées automatiquement à partir de la cabine de pilotage. Lorsque l'avion arrive sur le site de largage, le pilote largue par ouverture de volets le contenu du réservoir 7. il observe ou on lui communique par radio l'écart entre l'endroit où est tombé le produit largué et l'emplacement visé. Dans le même temps et alors qu'il survole encore le site, il recharge le réservoir 7 en ouvrant l'une au moins des vannes 9. Puis il largue le contenu du réservoir 7 en tenant compte de l'écart de visée qu'il vient de commettre lors du largage précédent. Grâce au rechargement en vol du réservoir 7, le pilote peut effectuer un second largage très précis, puisqu'il se trouve immédiatement dans les memes conditions que pour le largage précédent. REVENDICATIONS 1, Aéronef comprenant un corps de navigation définissant une enceinte, et un réservoir de largage monté de manière amovible sous le corps, caractérisé par un conduit, avec vanne, de mise en communication du réservoir et de l'enceinte. 2. Aéronef suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enceinte est l'un des réservoirs de carburant. 3. Aéronef suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enceinte est un volume utile chargée de nourrices. 4. Procédé pour larguer d'un aéronef du liquide, notamment du liquide retardant la propagation du feu, sur un emplacement donné, qui consiste à larguer le contenu du réservoir de largage ou d'un compartiment donné de celui-ci en direction de l'emplacement, caractérisé en ce qu'il consiste à regarder l'endroit où arrive le liquide largué, à recharger le réservoir par du liquide provenant de l'enceinte alors que l'on survole encore lesdits emplacement et endroit, et à larguer une autre quantité de liquide en tenant compte de l'écart précédent entre 11 endroit et l'emplacement.