La présente invention concerne un convoyeur comportant un rail de guidage pour plusieurs éléments d'entraînement, appelés griffes, qui sont destinés à entraîner le long du rail des véhicules de support de charge tels que des chariots montés sur roues 5 et à être reliés à ces derniers de façon que ces chariots soient tirés le long du rail d'un ou plusieurs postes de chargement vers un ou plusieurs postes de déchargement. Normalement, les chariots sont libérés des griffes de façon que, lorsqu'un chariot atteint un certain poste de déchargement correspondant à la destination 10 des objets qu'il transporte, il puisse être libéré de la griffe qui peut être ensuite ramenée au poste de chargement pendant que le chariot est déchargé au poste de déchargement. lorsque le chariot est déchargé, il- peut être accroché à n'importe quelle griffe libre passant au poste de déchargement et être ramené ainsi au 15 poste de chargement. Dans la plupart des installations, les griffes se déplacent le long d'un rail aérien et comportent une tige de traction orientée vers le bas à laquelle lesdits chariots peuvent être reliés de manière amovible pour être tirés sur le sol au-dessous du rail. 20 Dans les installations connues, les griffes sont montées sur une chaîne d'entraînement et sont à égale distance les unes des autres. La distance comprise entre les griffes successives doit être suffisante pour laisser un espace raisonnable entre les chariots successifs, Toutefois, étant donné que le nombre des griffes li-25 bres se déplaçant dans l'installation est habituellement très grand, la capacité maximale pratique de l'installation, pour une longueur donnée et un nombre donné de griffes, est plus faible que la capacité maximale théorique ; en d'autres termes, la longueur du rail ou le nombre des griffes est plus important que 30 cela est nécessaire pour la capacité pratique. La présente invention a pour objet une installation dans laquelle la longueur du rail peut être réduite en comparaison d'une installation telle que décrite ci-dessus, sans réduction correspondante de la capacité pratique de 1'installation, et un convoyeur 35 qui convient parfaitement pour un fonctionnement automatique. Selon la présente invention, les griffes sont entraînées par des moteurs individuels et il est prévu des dispositifs de réglage 71 21433 2095255 destinés à garantir une distance minimale optimale entre les griffes successives en fonction des griffes utilisées comme moyen ^ d1 entraînement' des chariots,, tandis qu'il est prévu des disposi- -■> tifs destinés à rendre les dispositifs de réglage de l'écartement 5 inopérants en fonction de la griffe particulière ou de la griffe précédente ou suivante qui est détachée de son chariot associé. Ainsi, il est possible de "stocker" des griffes libres au voisinage les unes des autres de manière à pouvoir augmenter le nombre des chariots utilisés par unité de longueur de la totalité du rail. 10 Un avantage très important réside dans le fait que la voie d'alimentation en griffes libres du poste de chargement peut comporter un grand nombre de griffes sans que sa longueur soit très importante. Un autre avantage important réside dans le fait qu'avec les griffes autopropulsées, il est possible d'utiliser un réseau 15 complexe de rails dans lequel les griffes peuvent passer sur une aiguille pour aller d'un tronçon de rail à un autre, étant donné que ces aiguilles sont faciles à commander d'une manière automatique, par exemple par un dispositif de codage de destination qui suit les griffes, le convoyeur selon l'invention convenant par-20 faitement pour un fonctionnement automatique. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressor-tiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, des formes de réalisation de l'invention. 25 Sur ce dessin : la figure 1 est une élévation latérale schématique d'un convoyeur ; la figure 2 est une vue schématique en plan de l'installation ; la figure 3 est une élévation latérale d'une autre forme de 30 réalisation du dispositif d'entraînement ; et la figure 4 est une vue schématique d'un système de commande d'entraînement à utiliser dans une autre forme de réalisation de 1•invention. La figure 1 représente un rail aérien 2 d'un convoyeur ser-35 vant à supporter un certain nombre de griffes de traction 4 comportant des tiges de traction 6 constituant chacune une tige d'attelage pour la poignée 8 d'un chariot de transport 10 monté sur roues. Comme on le sait, les tiges 6 utilisées dans de telles ins 71 21433 -3- 2095255 tallations comportent à leur extrémité inférieure un croohet ou oeillet 7 destiné à maintenir d'une manière amovible un crochet de la poignée 8 du chariot,de manière à permettre d'accrocher et de décrocher facilement les chariots. Les tiges 6 pivotent sur 5 les griffes 4 et sont sollicitées de manière à changer de position par rapport aux griffes lorsqu'elles sont décrochées, de préférence en basculant en position haute comme indiqué en pointillé sur la figure 1. Dans l'installation selon l'invention, les griffes 4 com-10 portent des moteurs d'entraînement individuels (non représentés) exoités au moyen d'un rail de contact et d'un frotteur et servant à entraîner une ou plusieurs des roues 12 par lesquelles les griffes sont suspendues au rail 2. Chaque griffe 4 comporte un commutateur 14 à l'extrémité avant destiné à arrêter ou au moins à 15 ralentir son moteur d'entraînement lorsqu'elle bute contre la griffe précédente. La tige de traction 6 de chaque griffe pivote sur l'extrémité inférieure d'un bras 16 orienté vers le basydont l'extrémité supérieure est reliée à la griffe 4 par un arbre 18 de manière à pouvoir osciller latéralement. Ainsi, la force de 20 traction entre la griffe et le chariot 10 est toujours dirigée dans la zone de contact d'entraînement entre la griffe et le rail 2, même lorsque le chariot est avancé le long d'une courbe du rail. Un interrupteur 20 est monté sur la tige de traction '6 et 25 comporte une tige d'actionnement 22 orientée vers le bas. L'interrupteur 20 est relié au moteur d'entraînement de façon à permettre au moteur de fonctionner lorsque la tige 22 pend librement, mais à arrêter le moteur lorsque la tige 22 est poussée vers l'arrière. Ainsi, le moteur d'entraînement d'une griffe d'un chariot 30 particulier est arrêté lorsque le chariot, comme on le voit sur la figure 1, rattrape un chariot précédent qui est chargé ou non. Afin d'éviter une mise en marche et un arrêt continus du moteur au cas où la griffe associée est susceptible de se déplacer un peu plus rapidement que le chariot précédent, on peut intercaler un 35 dispositif à retard entre l'interrupteur 20 et le moteur de façon que le moteur ne s'arrête que lorsque l'interrupteur a été actionné^ par exemple pendant quelques secondes. 71 21433 -4- 2095255 Il est évident qu'avec la disposition décrite, les griffes 4 peuvent être serrées les unes contre les autres lorsqu'elles ne sont pas en service, par exemple lorsqu'elles sont dirigées vers un tronçon spécial du rail formant voie de garage, tandis 5 que lorsqu'elles sont en service, elles maintiennent automatiquement l'éeartement minimal prescrit qui est nécessaire pour les chariots. Si une griffe libre est arrêtée dans une position quelconque, par exemple l'extrémité avant de ladite voie de garage, la griffe libre suivante n'est arrêtée que lorsque son interrupteur 10 avant 14 touche l'extrémité arrière de la griffe précédente. Les tiges d'actionnement 22 peuvent être remplacées par d'autres dispositifs destinés à repérer la présence d'un chariot préoédent à une distance minimale du chariot suivant. Ces dispositifs peuvent comporter par exemple un émetteur-récepteur à 15 ultrar-sons monté sur la griffe 4 et émettant une onde ultrasonore obliquement vers le sol qui la réfléchit en direction du récepteur, ce qui permet de détecter l'absence d'un chariot précédent au-dessous de la griffe. En présence d'un chariot précédent, le niveau de réflexion est plus élevé et l'onde réfléchie n'atteint 20 plus le récepteur ; le changement correspondant du signal de sortie du récepteur peut être utilisé pour arrêter le moteur d'entraînement de façon que la griffe et le chariot ne soient pas remis en marche tant que le chariot précédent ou autre obstacle n'a pas été enlevé de la position située sur le sol au-dessous du dis-25 positif détecteur. Avec les griffes autopropulsées et la possibilité de garer les griffes libres près les unes des autres, on peut utiliser des réseaux de voies complexes dans lesquels des voies spéciales sont destinées à recevoir et à garer des griffes libres pour les 30 acheminer ultérieurement vers un ou plusieurs postes de chargement. Si les griffes devaient se déplacer en maintenant un écarte-ment constant correspondant à l'éeartement minimal normal, comme dans les installations connues, il serait presque impossible ou au moins très coûteux d'utiliser une voie de garage spéciale pour 35 un grand nombre de griffes, et cette disposition ne pourrait pas être mise en oeuvre si les griffes étaient reliées définitivement entre elles par une chaîne d'entraînement comme celle normalement utilisée dans la technique antérieure. 71 21433 "5" 2095255 le figure 2 montre un exemple d* un réseau complexe selon 1» invention. Il comporte un poste principal de chargement 24, un poste auxiliaire de chargement 26 et plusieurs postes de déchargement 28. Le rail ou voie 2 passe par le poste principal 5 de chargement 14 et ensuite par une aiguille 30 desservant deux voies 32 et 34 J les griffes commandées individuellement peuvent être guidées sur l'une quelconque de ces voies par un dispositif convenable de commande de l'aiguille qui est connu en soi. Normalement, certains au moins des chariots sont détachés des grif-10 fes aux postes 28 le long de ces voies de façon qu'au moins quelques griffes libres passent ensuite par le poste auxiliaire de chargement 26 oîi elles peuvent être de nouveau accrochées à des chariots chargés et déplacées le long de l'une quelconque des voies désignées par 36 et 38. Ces voies se raccordent en une voie 15 de retour commune 40 de laquelle les griffes tirant des chariots vides sont dirigées vers le poste de chargement 24 par une voie 42, tandis que les griffes libres sont dirigées sur une voie de garage 44 représentée dans le rectangle a. Si le nombre des griffes entraînant des chariots le long de la voie 42 en direction 20 du poste de chargement 24 ne répond pas aux besoins, il est possible d'acheminer des griffes libres de la voie de garage 44 vers le poste de chargement 24 où lesdites griffes libres peuvent être ■j accrochées à de nouveaux chariots. Des voies 46 et 46 partent de la voie de garage 44 et, comme indiqué, ces voies permettent 25 d'acheminer des griffes libres soit vers le poste auxiliaire de chargement 26, soit vers certains des postes de déchargement 28 oîi les griffes libres peuvent être nécessaires soit pour déplacer de nouveaux chariots chargés sur le réseau, soit pour amener des chariots vides au poste de chargement 24. 30 Le mode de sélection des griffes qui doivent passer sur les différentes voies en fonction des besoins, d'une manière plus ou moins automatique, ne fait pas partie de la présente invention, mais il est évident que l'on peut utiliser fondamentalement les mêmes principes de commande que ceux des convoyeurs à trieur auto-35 matique fonctionnant avec des réglages individuels de code de destination pour les ensembles individuels utilisés par le convoyeur. 71 21433 "6" 2095255 La première des griffes libres se trouvant sur la voie 44 peut être arrêtée en 48 soit par une butée esoamotable placée de manière à être heurtée par l'interrupteur 14 de l'extrémité avant de la griffe, soit par une déconnexion momentanée de la 5 partie du rail conducteur d'alimentation en courant situé près de cette position. Chaque griffe suivante est alors automatiquement arrêtée par l'interrupteur 14 lorsqu'elle bute contre la griffe précédente qui est arrêtée. Pour libérer une ou plusieurs griffes de la voie de garage, il suffit alors d'escamoter l'élé-10 ment de butée ou d'exciter le rail conducteur pendant le temps nécessaire pour que le nombre désiré de griffes quitte la voie de garage ; toutes les griffes suivantes sont également mises en marche, mais elles sont arrêtées de nouveau lorsque la première d'entre elles est arrêtée dans la position 48. Bien entendu, il 15 n'est pas nécessaire que la voie de garage 44 soit très longue pour contenir un grand nombre de griffes libres. Dans l'installation représentée sur la figure 1, l'éeartement minimal normal, est détecté entre une griffe et l'extrémité arrière du chariot précédent. Cependant, cet écartement peut être 20 également détecté directement entre les griffes successives dans le cas où. l'installation utilise des chariots de dimension uniforme. Par exemple, ledit détecteur à ultra-sons ou chaque griffe peut être agencé de manière à émettre les ondes vers l'avant plutôt que vers l'arrière de façon que le récepteur soit ajusté 25 pour recevoir l'onde réfléchie par la griffe précédente lorsque les deux griffes sont espacées de la distance minimale. Le signal reçu peut être alors utilisé pour arrêter la griffe suivante jusqu'à ce que le signal disparaisse de nouveau en réponse au mouvement continu de la première griffe. Evidemment, on peut utiliser 30 une disposition analogue avec d'autres types de signaux radio. En variante, chaque griffe peut comporter un émetteur, par exemple une source lumineuse coopérant avec le récepteur de la griffe su±vante, et un récepteur coopérant avec l'émetteur de la griffe précédente ; dans ce cas, le récepteur doit naturellement réagir 35 à la «iistance correcte de l'émetteur, par exemple par une onde dirigée obliquement par rapport au sens de déplacement des griffes. 71 21433 ~7~ 2095255 Dans l'Installation de la figure 1, les tiges 22 d'actionnement des interrupteurs sont destinées par exemple à garantir un écartement minimal correct des griffes successives entraînant des chariots chargés et à détecter la présence ou l'absence d'un 5 chariot précédent de manière à permettre de déplacer les griffes près les unes des autres si la précédente est libre, lorsque des dispositifs de réglage de l'éeartement sont utilisés directement entre les griffes, il est nécessaire d'avoir recours à des détecteurs supplémentaires pour détecter si un chariot (chargé ou non) 10 est accroché ou non à la griffe précédente et pour rendre le dispositif de réglage de l'éeartement inopérant en réponse à une détection indiquant que la griffe précédente est libre. Cette détection peut être réalisée de diverses manières, mais la plus simple et la plus sûre consiste probablement à équiper chaque griffe 15 d'un interrupteur électrique et d'utiliser la tige de traction 6 comme organe d'actionnement de cet interrupteur de manière qu'il soit actionné lorsque la tige 6 oscille entre sa position basse de fonctionnement et sa position haute de repos, les griffes libres peuvent alors rouler près les unes des autres lorsque ledit 20 interrupteur est en circuit de manière à empêcher le fonctionnement du dispositif de réglage dé l'éeartement en réponse au basculement de la tige 6 vers le haut, l'interrupteur-détecteur peut être monté à un endroit quelconque sur la griffe où. il peut être actionné en cas de changement des conditions d'entraînement de 25 la griffe entre une position libre et une position chargée, par exemple comme un interrupteur sensible à une traction dans la tige 6, à la présence de l'extrémité supérieure de la poignée 8 du chariot dans le crochet ou oeillet 7 ou à une diminution de la consommation de courant du moteur d'entraînement. 30 Dans l'installation représentée sur la figure 3, un inter rupteur-détecteur 50 est monté sur chaque griffe 4 pour qu'il soit actionné par la tige de traction 6 qui pivote en position haute ou de repos. Dans cette forme de réalisation, les dispositifs de réglage de l'éeartement sont des dispositifs électroméca-35 niques placés directement entre les griffes, chacune de ces dernières comportant un suiveur 52 relié à la griffe par un câble de traction 54. le suiveur 52 comporte près de son extrémité arrière un élément en saillie 56 d'actionnement destiné à coopérer 71 21433 ~8~ 2095255 avec deux interrupteurs 14 et 58 prévus à l'extrémité avant de la griffe suivante. Ces deux interrupteurs commandent le moteur de la griffe 4 de manière à déconnecter le moteur tant que l'un, d'eux est actionné par l'élément 56. Ce dernier peut être déplacé 5 automatiquement entre une position dans laquelle il peut actionner 1'interrupteur 14 et une position (représentée en pointillé) dans laquelle il peut actionner l'interrupteur 58, ce changement de position étant provoqué par un signal électrique transmis par l'intermédiaire du câble 54 en réponse à 1'actionnement de l'in-10 terrupteur 50, lorsque la griffe 4 est attelée à un chariot 10. l'interrupteur 58 n'est que faiblement sollicité de sorte qu'il est actionné dèg^u'il touche l'élément 56 lorsque ce dernier occupe sa position basse, étant donné que la poussée de l'interrupteur n'est pas suffisante pour déplacer le suiveur 52. Ainsi, si la 15 première griffe 4 tire un chariot, l'élément d'actionnement 56 est destiné à empêcher la griffe suivante de s'approcher à une distance de la première griffe qui est inférieure à celle correspondant à la position du suiveur, l'interrupteur 14 est plus fortement sollicité de sorte que si l'élément d'actionnement 56 est 20 dans sa position haute en réponse à l'état libre de la première griffe et s'il est heurté par l'interrupteur 14, la poussée de l'interrupteur surmonte la résistance du suiveur 52 et la griffe suivante continue à se déplacer par rapport à la première et pousse le* suiveur 52 devant elle. Ainsi, le câble 54 est détendu et 25 le suiveur 52 bute finalement contre la première griffe, l'interrupteur 14 n'est pas sollicité avec une force suffisante pour pousser également la première griffe vers l'avant et il est alors actionné de manière à arrêter le moteur de sa griffe après avoir rattrapé la griffe libre précédente, c'est-à-dire que les griffes 30 sont rapprochées l'une de l'autre. En apportant de légères modifications à l'installation, il est également possible de rendre l'interrupteur 58 inopérant en réponse à l'état libre de sa propre griffe de façon que cette dernière puisse rattraper une griffe chargée qui la précède^ afin 35 de réduire au minium l'espace nécessaire. Il est également possible de provoquer une rétraction ou un enroulement du câble 54 lorsqu'elle est décrochée de son chariot. Il est également possible 71 21433 ~9~ 2095255 que les griffes poussent devant elles l'organe désigné ci-dessus par "suiveur" au moyen d'un élément de poussée compressible, lesdits organes pouvant même comporter leur propre moteur d'entraînement . 5 La figure 4 représente une installation dans laquelle le réglage de l'éeartement des griffes chargées n'est pas effectué par une détection directe mais au moyen d'un système de commande d'entraînement comportant un dispositif destiné à interrompre continuellement l'alimentation en courant d'une griffe suivante 10 à une certaine distance derrière la griffe chargée qui la précède, de façon que la griffe suivante, au moins lorsqu'elle est chargée, ne puisse pas rattraper la griffe précédente. Hormis le rail conducteur d'alimentation en courant, il est prévu un rail de commande 60 qui est divisé en tronçong&e contact mutuellement isolés 15 61 et 62, respectivement. Des fils conducteurs 64 relient chacun des tronçons individuels 61 à un tronçon individuel 62 espacé d'une certaine distance derrière le tronçon 61 correspondant. Chaque griffe, représentée par un rectangle en pointillé b^comporte deux frotteurs 66 et 68 montés de manière à venir individuellement 20 en contact avec les tronçons adjacents 61 et 62, à mesure que la griffe se déplace le long du rail 60, et un frotteur 70 qui est en contact avec un rail conducteur ininterrompu 72. Chaque griffe comporte en outre un transformateur dont 1'enroulement primaire (non représenté) est relié aux frotteurs d'alimentation de la grif-25 fe, tandis que l'enroulement secondaire 74 est relié par une extrémité au frotteur 66 et par l'autre extrémité à une borne 76 d'un interrupteur par l'intermédiaire d'un relais 78 destiné à commander un interrupteur (non représenté) inclus dans le circuit d'alimentation du moteur de la griffe de manière à arrêter le 30 moteur lorsque le relais 78 est excité. Le frotteur 68 est relié directement à une borne 80 de l'interrupteur située près de là borne 76. Une barre de contact 82 est placée en travers des bornes et est reliée en permanence au frotteur supérieur 70. Tout l'ensemble 76, 80 et 82 constitue 35 un interrupteur-détecteur de chargement 50 comme représenté sur la figure 3 j dans ce cas, l'interrupteur est fermé, c'est-à-dire que les bornes 76 et 80 sont reliées entre elles et sont reliées ensemble au frotteur 70 lorsque la griffe est chargée, et est * 71 21433 ••10— 2095255 ouvert' lorsque la griffe est libre. Il est bien entendu qu'avec le schéma de montage électrique décrit, le frotteur 68 de chaque griffe chargée, lorsqu'il est en contact avec l'un des tronçons 61 du rail, établit une con-5 nexion entre un tronçon 62, situé à la distance minimale normale derrière la griffe, et le rail 72 par l'intermédiaire du conducteur 64, et si la griffe suivante atteint cette position, son curseur 66 entre en contact avec le tronçon particulier 62 de manière à exciter le relais 76 si l'interrupteur 50 est fermé, 10 c'est-à-dire que la griffe ohargée s'arrête jusqu'à ce que la première griffe ait parcouru une distance supplémentaire. Si la griffe n'est pas chargée, le relais 78 ne peut £as être excité, et elle peut alors rattraper la première griffe. Le frotteur 68 de la griffe libre n'est pas relié au rail 72 et il ne peut pas 15 provoquer l'arrêt de la griffe suivante à la distance normale derrière la précédente, c'est-à-dire que la griffe suivante peut rattraper la griffe libre, qu'elle soit chargée ou non. Lorsque les frotteurs 68 sont en contact avec les tronçons 62, les tronçons correspondants 61 situés en avant sont reliés au rail 20 72, mais lorsque cela se produit derrière une griffe précédente chargée, cela ne provoque pas l'arrêt de la griffe précédente. Par ailleurs, dans les positions arrêtées des griffes, les frotteurs 68 sont en contact avec les tronçons 61, mais pas avec les tronçons 62, et inversement pour les frotteurs 66. 25 Lorsqu'il suffit de prévoir une distance inférieure à l'éeartement minimal normal sur les voies de garage des griffes libres, il est possible de supprimer les interrupteurs détecteurs 50 et de n'utiliser le rail de commande 60 qu'en dehors de ces voies, ce qui permet de ne pas utiliser le dispositif de commande 30 de l'éeartement sur les voies de garage. Selon une caractéristique importante de l'invention, l'absence d'un réglage de l'éeartement sur les voies de garage peut être ainsi obtenue simplement en supprimant le dispositif de commande de l'éeartement à ces endroits, indépendamment du fait que l'écar-35 tement des griffes sur le reste du réseau soit permanent ou individuellement fonction d'une détection du chargement ou non des griffes en question. En pratique, il est préférable que l'écarté- 71 21433 -11- 2095255 ment des griffes ne soit pas permanent, étant donné que la capacité de tout le réseau est ainsi accrue^ en particulier lorsque son fonctionnement est commandé automatiquement. L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation 5 représentées et décrites ; le rail aérien 2 peut être remplacé par un réseau au sol et les chariots peuvent être remplacés par • . des récipients suspendus aux griffes. En particulier, le schéma de la figure 4 peut être modifié sans sortir du cadre de l'invention, par exemple en contraignant chaque griffe chargée à 10 émettre continuellement un signal lumineux à une certaine distance derrière elle et en faisant en sorte que la griffe suivante détecte le faisceau lumineux, par exemple un faisceau lumineux transversal qui est susceptible de l'arrêter lorsqu'elle atteint ledit faisceau lumineux. 15 Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans le cadre et l'esprit de l'invention. 71 21433 "12~ 2095255 REVENDICATIONS 1. Convoyeur du type comportant un rail de guidage pour plusieurs éléments d'entraînement, appelésgriffes, qui sont mobiles le long du rail et destinés à être reliés d'une manière 5 amovible à des véhicules mobiles de support de charge pour les déplacer le long d'une voie correspondant au trajet de déplacement des griffes associées de manière que les véhicules puissent être déplacés entre un ou plusieurs postes de chargement et un ou plusieurs postes de déchargement où les véhicules peuvent être 10 libérés des griffes, convoyeur caractérisé en ce que les griffes comportent des moteurs d'entraînement de manière à être entraînés individuellement le long d'un rail de guidage, des dispositifs de commande de l'éeartement étant prévus pour garantir un écarte-ment minimal normal entre les griffes successives tirant des véhi-15 cules et des dispositifs étant prévus pour rendre lesdits dispositifs de commande de l'éeartement inopérants entre une griffe libre et la griffe précédente ou suivante au moins le long de tronçons choisis dudit rail. 2. Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce 2Q que chaque griffe comporte un détecteur destiné à détecter directement la présence de l'extrémité arrière d'un véhicule précédent lorsque la griffe est à une distance de la griffe précédente correspondant à l'éeartement minimal normal, le détecteur étant relié au dispositif d'entraînement de la griffe de manière à arrê-25 ter ou ralentir la griffe en réponse à l'actionnement du détecteur. 3.- Convoyeur selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque griffe comporte un organe destiné à arrêter son dispositif d'entraînement lorsqu'elle rattrape la griffe précédente. 4. Convoyeur selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en 30 ce que le détecteur est constitué par un tâteur mécanique faisant saillie sur le trajet de déplacement des véhicules et pouvant actionner directement un interrupteur commandant le dispositif d'entraînement en réponse à un contact mécanique avec un véhicule précédent ou sa charge. 35 5. Convoyeur selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le détecteur est sensible à des signaux dirigés, par exemple un faisceau d'ondes électromagnétiques ou ultrasonores. 71 21433 -13- 2095255 6. Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque griffe comporte un dispositif destiné à détecter si un véhicule est accroché ou non à la griffe, ce dispositif étant relié au dispositif de commande de l'éeartement de manière à 5 le rendre inopérant lorsque la griffe est décrochée du véhicule associé. 7. Convoyeur selon la revendication 6, dans lequel chaque griffe comporte une tige de traction dont une extrémité pivote sur la griffe et dont l'autre extrémité comporte un élément 10 destiné à venir en prise de manière amovible avec une partie d'accouplement^ telle qu'une poignée, de l'un des véhicules, cette tige étant sollicitée par rapport à la griffe de manière à pivoter/à^' éloigner de sa position normale de traction lorsqu'elle est détachée du véhicule, convoyeur caractérisé en ce que ladite 15 tige est reliée à un interrupteur qui est actionné lorsqu'elle pivote et s'éloigne de sa position normale, ledit interrupteur constituant le détecteur. 8. Convoyeur selon la revendication 6 ou 7* caractérisé en ce que lç&ispositif de commande de l'éeartement est constitué par 20 un organe destiné à détecter la distance minimale normale atteinte entre des griffes successives. 9. Convoyeur selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'organe de détection de la distance minimale normale entre deux griffes successives est constitué par un bloc ou "suiveur" 25 associé à chaque griffe, de manière à être tiré par cette dernière à une certaine distance derrière elle et comportant des éléments d'actionnement d'interrupteurs destinés à arrêter ou ralentir le dispositif d'entraînement de la griffe suivante lorsque cette dernière rattrape le suiveur, cet arrêt ou ralentissement étant 30 effectué par le suiveur précédent, tandis que des moyens sont prévus pour rendre les organes d'actionnement des interrupteurs inopérant*lorsque la griffe associée est détachée du véhicule, le suiveur étant relié à sa griffe associée par un élément de traction flexible ou compressible permettant de rapprocher le 35 suiveur de la griffe. 10. Convoyeur selon la revendication 8, caractérisé en ce que les organes de détection de l'éeartement mini mal normal entre 71 21433 ",4" 2095255 deux griffes successives sont constitués par Un détecteur sensible à des signaux tels qu'un faisceau d'ondes électromagnétiques ou ultrasonores. 11• Convoyeur selon la revendication 8, caractérisé en ce 5 que le dispositif destiné à garantir l'éeartement minimal normal entre deux griffes successives comporte un circuit électrique de commande d'entraînement ayant des composants destinés à débrancher la source de courant d'une griffe donnée lorsqu'elle atteint une position dans laquelle elle se trouve à une distance de la griffe 10 précédente qui est inférieure à l'éeartement minimal. 12. Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rail comporte des tronçons destinés exclusivement à guider les griffes libres, ledit rail, en dehors desdits tronçons, comportant des organes qui font partie du dispositif de commande de 15 l'éeartement, tandis que ces dispositifs n'existent pas sur les-dits tronçons.