FR 2498907 A3 19820806 FR 8201540 A 19820201 La présente invention se rapporte à un plan de travail pour une cuisine, en particulier pour les meu- bles d'une cuisine domestique agencée par éléments. On connait des cuisines réalisées par éléments qui sont en majeure partie assemblées normalement à partir d'éléments bas et d'éléments suspendus que l'on accote et fixe respectivement aux parois du local de la cuisine de ma- nière à former une composition continue permettant d'utiliser au maximum et d'une façon fonctionnelle l'espace adjacent aux murs. En outre, les meubles sont également préparés pour rece- voir à encastrement les divers appareils électro-ménagers et on doit en conséquence les modifier pour permettre le passage de tous les raccords et conduites de services des différents raccordements, ainsi que pour assurer un renouvellement de l'air particulièrement bénéfique dans la région de la zone de cuisson et de réfrigération. En général, l'assemblage des meubles de cuisine par éléments s'effectue dans le local à équiper, o les caisses résistantes des meubles bas sont disposés les uns à côtés des autres et réunis entre eux à l'aide de dispositifs de fixation latérale, après quoi on visse sur leur surface su- périeure le plan de travail qui peut être d'une seule pièce ou encore par plusieurs éléments qui sont respectivement associés à des meubles destinés à différentes fonctions. Finalement, on applique la composition contre le mur à équiperde manière à l'adapter aux irrégularités de la construction par des réglages consécutifs des moulures et des appuis. Il arrive fréquemment que les murs à équiper ne soient pas verticaux ou en équerre et il en résulte que le bord du plan de travail n'adhère pas parfaitement au profil du mur. Pour permettre l'adaptation du plan de travail aux irrégularités du mur, on connait une façon de mon- ter sur le plan de travail lui-même, le long du bord adjacent à la paroi, des dosserets réglables qui couvrent les joints formés entre le bord arrière du meuble et le mur et assurent en outre une fonction de retenue et de garniture d'étanchéité pour les objets et les liquides qui peuvent glisser du plan de travail vers la zone située à l'arrière du meuble. 2 2498907 Normalement, le dosseret est monté sur le meuble à l'aide de dispositifs de fixation à chevilles ou à vis ou encore il peut être accouplé au plan du meuble par des dispositifs à crémaillères à l'aide desquelles il peut cou- lisser horizontalement sur le plan de travail jusqu'à ce qu'il ait pris la position désirée. Si l'on adopte ces solutions pour l'installation de la cuisine on est obligé d'appuyer ultérieu- rement le plan de travail contre le mur de la cuisine, de régler la position du dosseret par rapport au plan de travail jusqu'à ce queon ait obtenu la mesure désirée, de déplacer à nouveau le meuble à partir de la position de fonctionnement pour bloquer le dosseret à l'aide des vis ou des chevilles et de réappliquer le meuble avec le dosseret réglé dans la-position définitive. Avec toutes les solutions connues, et surtout avec celle qui prévoit le réglage par coulissement à l'aide d'une crémaillère, les garnitures dont le dosseret est muni doivent nécessairement être visibles, pour ne pas s'opposer au coulissement de réglage du dosseret et pour pouvoir s'adapter élastiquement au profil de la paroi et à la surface supérieure du plan de travail. Les garnitures sont donc sujettes à se détériorer facilement sous l'effet de la chaleur au voisinage du plan de cuisson. En même temps, l'adaptation des dosserets à des murs irréguliers, en particulier à des murs qui ne sont pas en équerre comporte un écart entre les extrémités des dosserets qui convergent dans un angle et exigent des opérations de modification qui, effectuées à pied d'oeuvre avec un outil- lage nécessairement limité, diminuent la rapidité et la préci- sion du montage. Il serait donc souhaitable, et cela cons- titue le but de l'invention, de disposer d'un meuble de cuisine équipé d'un plan de travail facilement réalisable à l'échelle industrielle, qui rende le montage rationnel et rapide et qui présente une grande adaptabilité aux différentes présentations des murs sans devoir apporter de modifications définitives à des éléments constitutifs. Un autre but de l'invention est de dis- 3 2498907 poser d'un meuble qui présente une structure unifiée et de na- ture à permettre de toutes façons et partout le passage de tous les raccords et conduites de service des différents rac- cordements et qui dans le cas o des appareils électroménagers sont incorporés dans sa structure, garantisse un renouvellement suffisant de l'air dans la zone de cuisson et de réfrigération et une bonne protection des éléments de garniture du plan de travail. Suivant l'invention, ces buts sont atteints à l'aide d'un plan de travail pour meubles de cuisines assemblés par éléments qui comprend au moins un dosseret placé en position supérieure au voisinage de son bord postérieur, ce plan étant monté à écartement de la caisse du meuble et étant caractérisé en ce que ledit dosseret est fixé à une extrémité supérieure d'au moins un étrier élastique dont l'extrémité inférieure est destinée à coopérer avec le plan de travail lui- même de manière que ce dernier soit retenu élastiquement entre le dosseret et l'extrémité inférieure de l'étrier. Les figures du dessin annexé donné à titre d'exem- ple non limitatif feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre schématiquement une vue partiel- le du meuble équipé d'un plan de travail suivant l'invention. La figure 2 montre schématiquement une coupe transversale du dosseret. Les figures 3 et 4 montrent respectivement une vue schématique du tasseau antérieur et du tasseau postérieur de fixation du plan de travail. La figure 5montre un détail agrandi du plande travai La figure 6 représente schématiquement une vue en plan de la liaison entre le raccord angulaire et les extrémités du dosseret. La figure 7 représente en perspective le raccord angulaire. Le meuble comprend une structure portante 1 en forme de caisson (figure 1) et un plan de travail 2 qui se fixe sur la paraI. supérieure du meuble à l'aide de tasseaux entre- toises 3, 4 qui permettent d'accrocher le plan de travail à la structure du meuble et ménagent en outre un intervalle 40 néces- saire au passage de l'air de refroidissement entre la face supé- rieure de la caisse et l'éventuel plan de cuisson. Les tasseaux sont positionnés sur la paroi supé- rieure 7 de la caisse de manière à constituer des sections trans- versales d'appui qui comprennent chacune au moins deux tasseaux, un tasseau avant 3 adjacent à l'avant du meuble et un tasseau arrière 4 adjacent au dos du meuble 8. Les deux tasseaux dechaque section d'appui sont munis, sur leur côté inférieur, de trous borgnes 9, 10 destinés à coopérer avec des dispositifs de fixation à chevilles qui réunissent les tasseaux à la paroi supérieure de la caisse du meuble. Naturellement, si les tasseaux sont réalisés en matière plastique, les chevilles peuvent provenir de la matière même de ces tasseaux. Sur la figure 3, on a représenté le tasseau avant qui présente la forme d'un polyèdre chanfreins. Le corps du tasseau avant est traversé de deux trous 11, 12 dont l'un est-pratiqué dans la zone médiane du tas- seau, pour la fixation par vis à la caisse du meuble tandis que l'autre est pratiqué dans une échancrure 13 ménagée au niveau du chanfrein pour l'assemblage par vis au plan de travail 2. Le chanfrein facilite l'accès au dispositif de fixation par vis précité. Le tasseau postérieur représenté sur la figure 4, présente sur son côté supérieure une saillie en L 14 qui peut s'encastrer dans une rainure correspondante 15 (voir figure 5) munie d'un profilé en matière plastique 5 et ménagée dans la face inférieure du plan de travail 2. Ce tasseau comprend un trou traversant 16 prévu pour un dispositif de fixation à vis qui réuni le tasseau à la caisse du meuble, ainsi qu'un chan- frein 17 destiné à permettre d'incliner le plan 2 avec le dosseret 20 pendant la phase de montage. En effet, on dispose le plan de travail 2 à la surface supérieure des caisses en le faisant coulisser jusqu'à ce qu'il ait atteint la position définitive dans lequel on le bloque à l'aide du dispositif de fixation à vis des tasseaux avant 3. La fixation du plan 2 est suivie des opérations de réglage des dosserets 20. Comme le montre la figure 2, chaque dosseret 20 présente une section transversale sensiblement en L et comprend une rainure longitudinale 21 dans sa partie inférieure et un évidement 22 à sa surface arrière 31. La rainure 21 est agencée de façon à recevoir une garniture d'étanchéité et de coulissement 26 en matière plasti- que résistante à la chaleur tandis que l'évidement 22 ménagé à la surface supérieure constitue le logement qui reçoit une extrémité 23 d'un étrier élastique 25 correspondant à section transversale en L. Cet étrier est destiné à être fixé au doeseret à l'aide d'une vis ou élément équivalent, que l'on visse ou monte dans au moins un trou 27 pratiqué sur le côté vertical 23 de l'étrier. Le côté horizontal 24 de l'étrier se termine par une partie 28 recourbée vers le bas qui facilite le coulisse- ment sur la surface inférieure 29 du plan de travail 2. Le dosseret 20 peut donc être facilement fixé au plan de travail 2 dont le bord arrière est retenu élastiquement entre la base du dosseret et le côté horizontal 24 de l'étrier 25. En variante et uniquement à titre d'exemple non limitatif, l'extré- mité inférieure 24 de l'étrier 25 peut entrer en contact avec la surface inférieure d'un plan de travail 2 qui fait saillie à l'arrière par rapport à la caisse 1 du meuble. Cette extré- mité de l'étrier 25 peut encore s'engager, soit dans un inter- valle ménagé entre le plan de travail 2 et la caisse du meuble 1 soit dans une rainure longitudinale appropriée creusée dans le plan de travail du meuble. Le dosseret 20 peut de toute façon coulisser par rapport au plan de travail 2, de sorte qu'il peut ainsi être librement amené à la position de travail préalablement choisie en mettant également à profit la souplesse assurée par les dimensions géométriques et par les caractéristiques de la ma- tière utilisée (de préférence du bois). Il ressort de façon évidente de la figure 6 que l'adaptation du dosseret 20 aux irrégularités du mur peut pro- voquer un écartement inesthétique entre les extrémités d'angle y des dosserets. 2498907 A cette fin, le dosseret 20 est muni de raccords angulaires 35 de liaison qui renferment les extrémités d'angle des dosserets 20 et dissimulent la zone de raccordement. Comme le montre la figure 7, le raccord angulaire présente une section transversale correspondant à celles des dosserets auxquels il est associé; il est en outre muni de deux niches latérales 36, 37 qui constituent les logements destinés à recevoir les extrémités chanfreinées 41, 42 des dosserets convergents (voir figure 6). La partie arrière 38 du raccord 35 est profilée à angle droit sur toute sa hauteur de manière à adhérer aux surfaces d'angle des murs. Les deux niches latérales 36, 37 du raccord 35 sont relativement profondes, par rapport au profil visible 39, lequel cache par conséquent avec une tolérance suffisante les espaces de joint entre les extrémités chanfreinées des dosserets 42, 43 et les échancrures 36 et 37, espaces qui résultent éventuel- lement des opérations d'adaptation aux murs. Le raccord d'an- gle est en outre muni d'un trou traversant 41 destiné à la fixa- tion par vis sur le plan de travail 2. La solution apportée par la présente invention permet de positionner directement les meubles et de régler le dosseret par une seule opération simple, même en présence de différentes irrégularités des murs et des différentes solu- tions d'installation d'alimentation. REVENDICATIONS 1.- Plan de travail pour meubles de cuisine assem- blés par éléments comprenant au moins un dosseret placé en po- sition supérieure au voisinage de son bord postérieur,ce plan étant monté à écartement de la caisse du meuble, caractérisé en ce que le dosseret (20) est fixé à une extrémité supérieure (23) d'au moins un étrier élastique (25) dont l'extrémité infé- rieure (24) est destinée à coopérer avec le plan de travail, de manière que ce dernier soit retenu élastiquement entre le dosseret (20) et l'extrémité inférieure (24) de l'étrier (25). 2.- Plan de travail suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dosseret (20) est muni à sa partie inférieure d'une garniture d'étanchéité et de coulissement (26) et qui est agencé de façon à prendre une position réglable par rapport au plan de travail. 3.- Plan de travail suivant la revendication 1, faisant saillie vers l'arrière par rapport à la caisse du meuble caractérisé en ce que l'extrémité inférieure (24) de l'étrier (25) coopère avec la surface inférieure du plan de travail (2). 4.- Plan de travail suivant la revendication 1, placé à écartement de la pièce du meuble, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure (24) de l'étrier (25) se loge dans l'intervalle (40) formé entre le plan de travail (2) et la caisse (1) du meuble. 5.- Plan de travail suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure (24) de l'étrier (25) est agencéede façon à se loger dans une rainure ménagée dans le plan de travail. 6.- Plan de travail suivant la revendication 1, dans lequel au moins deux meubles sont accotés à des murs formant un angle, caractérisé en ce que les dosserets (20) des meubles d'angle sont reliés entre eux par un élément de raccor- dement (35) ayant une section transversale qui correspond à celles des dosserets (20) et qui présente deux échancrures laté- rales (36, 37) constituant les logements destinés à recevoir les extrémités biseautées (42, 43) des dosserets (20) qui con- vergent vers l'angle.