La présente invention concerne un dispositif pour malades du sexe mas cumin souffrant d'incontinence. Les lies britanniques regroupent approximativement 3 millions de malades souffrant d'incontinence, dont 75 % sont du sexe masculin. Les problèmes essentiels de ces malades résident dans une absence du contrôle musculaire et dans la perte du contrôle du sphincter, qui règle ltécoule- ment d'urine provenant de la vessie. Ceci peut être une situation permanente ou temporaire et cette dernière apparaît généralement chez les malades du sexe masculin adultes ou d'un certain âge. Etant donné que l'urine ne peut pas être stockée dans la vessie comme c'est la fonction du corps humain, l'urine , dès sa production, s'échappe par le pénis. Ceci est embarrassant pour le malade et provoque des problèmes considérables pour les infirmières si le malade est alité, puisque ceci nécessite des changements fréquents de la literie, des matelas, etc... Un certain nombre de dispositifs existe déjà depuis de nombreuses années, dispositifs ayant trait à ce problème. Le premier de ces dispositifs consiste dans le cathétérisme interne et dans lequel un cathéter interne est introduit dans la vessie via l'urètre, ce cathétère étant relié à un collecteur d'urine ou à un récipient de drainage. Ce dispositif peut être utile pour des patients malades pendant une courte durée c'est-à-dire dans des situations post-opératoires ou d'urgence; mais un cathétérisme interne prolongé cause des douleurs, est susceptible de provoquer des infections dans la vessie et de réduire sérieusement la mobilité du malade. C'est pour ces raisons qu'il n'est normalement prévu que pour des malades cloués au lit et ensuite uniquement pour une durée courte. La seconde technique utilisée communément réside dans l'emploi d'une gaine faite d'un caoutchouc dense ou d'un materiau similaire se présentant sous la forme d'un dispositif d'une seule pièce. Ce type de dispositif comprend généralement une gaine de grande dimension qui s'adaptera à la plupart des malades indépendamment de la taille physique.Il est courant de maintenir ce dispositif en place à l'aide de moyens compliqués tels que des courroies et des harnais, ce qui est encombrant et qui demande plusieurs minutes pour le démontage. Ce dispositif possède son propre récipient également fait à partir de caoutchouc, et il est pour cette raison lourd, inconfortable, et peut fort bien nécessiter le port de sousvêtements spéciaux dans le but du maintien en position.Un élément important qui va à l'encontre de l'utilisation de ce dispositif réside dans le fait qu'il peut y avoir refoulement de l'urine le long de la peau du pénis, ce qui provoque des infections et conduit à des éruptions douloureuses et pénibles qui sont ensuite irritées par l'urine. La grande taille de ce dispositif fait également que celuici est moins sûr et moins adaptable selon les malades. Une autre possibilité mise au point ces dernières années consiste dans l'utilisation de la gaine disponible, similaire à un condom et munie d'une sortie d'urine à son extrémité. Il est également généralement relié à un collecteur d'urine ou à un récipient. L'inconvénient majeur de ce dispositif , bien qu'il soit léger, réside dans la possibilité de refoulement de l'urine le long de la peau. Il est susceptible de se déchirer et de se rompre ce qui conduit à la fuite d'urine. Il nécessite normalement une bande étanche ou un ruban plastique ou un quelconque matériau similaire pour maintenir ledit dispositif en position, un adhésif médical pouvant également être utilisé à cet effet. Une fois de plus, le patient malade pendant une longue durée souffre fréquemment d'infections de la peau et d'éruptions. L'inconvénient principal de la méthode mettant en oeuvre un ruban pour le maintien en position, réside dans le fait qu'il y a restriction dans l'alimentation en sang du pénis d'où il résulte la nécrose par pression et l'arrêt de l'alimentation superficielle du sang. Cette méthode est donc particulièrement risquée. La dimension est également un problème avec ce type de dispositif, puisqu'il est virtuellement impossible d'adapter le dispositif à tous les malades, bien qu'il puisse exister en petite, moyenne et grande dimensions. Un objet de la présente invention consiste dans la mise au point d'un dispositif amélioré permettant de supprimer les inconvénients mentionnes ci-dessus. Cette invention consiste dans un dispositif pour des malades du sexe masculin souffrant d'incontinence comprenant une gaine s'adaptant sur le pénis et munie d'une sortie pour l'évacuation de l'urine vers un réservoir, la gaine comportant un collier flexible gonflé ou gonflable qui vient presser sur le pénis, ce qui empêche la fuite de l'urine et contribue au maintien en place du dispositif. De cette manière il est possible d'éliminer le besoin de courroies ou harnais compliqués, les bandes étanches, les rubans plastiques ou les adhésifs utilisés dans les dispositifs connus. On comprendra qu'en raison de la souplesse et de l'aptitude du collier à être gonflé, la pression nécessaire pour maintenir le dispositif en place est appliqué uniformément sur une surface importante du pénis, ce qui améliore le confort et supprime la restriction excessive de la circulation du sang. Par ailleurs, le collier gonflable peut former un joint efficace empêchant la fuite de l'urine et le contact excessif de cette dernière avec la peau. En outre, on comprendra que les dispositifs construits conformément à la présente invention peuvent etre adaptés et retirés particulièrement aisément et rapidement, n'ont pas besoin de constituer une gêne aussi pénible pour le malade que celle produite par certains dispositifs existants, et il suffit qu'il soit fabriqué dans une seule dimension appropriée à tous les malades. Le collier est de préférence constitué par un élément de doublure flexible associé à une paroi intérieure de la gaine de manière à définir une chambre annulaire gonflable entre la gaine et ltélément flexibleostétend de préférence sur une portion importante de la longueur de la gaine de manière à minimiser la pression en tous points et de réduire la surface de la peau exposée au contact avec l'urine. Toutes les parties de la gaine peuvent être,et sont de préférence, plus flexibles que la portion de gaine adjacente à ladite doublure de manière à etre sure que le collier se déforme vers l'intérieur plutôt que vers l'exterieur. Le dispositif comprend de préférence un conduit d'arrivée par lequel de l'air ou un autre fluide peut être introduit de force dans le collier gonflable, ce conduit étant avantageusement muni d'une soupape à une voie. Cependant, il n'est pas essentiel de prévoir un tel conduit d'arrivée. Il serait par exemple possible de gonfler le collier en injectant de l'air au travers de la paroi de la gaine en utilisant une aiguille pour injections hypodermiques. Dans ce cas, la paroi devra etre en caoutchouc ou en un matériau similaire suffisamment élastique pour obturer l'ouverture laissée après que l'aiguille soit retirée. Dans une autre forme de réalisation de l'invention il est possible de prévoir que le collier reste en permanence partiellement gonflé. Dans ce cas, il est nécessaire de prévoir un moyen quelconque pour réduire et augmenter la taille de la cavité interne du collier de manière à augmenter et à réduire la pression quand le dispositif est respectivement adapté ou retiré. Il est préférable que le dispositif entier, excepté éventuellement la soupape à une voie soit formée d-'une seule pièce en un mate#riau-deformable élastiquement, comme par exemple du caoutchouc souple. Ceci permet la production d'un dispositif hygiénique et pouvant être aisément stérilisé par un procédé de fabrication simple. Le mode de fabrication préféré consiste à appliquer un caoutchouc liquide ou latex sur un mandrin ayant une forme appropriée et de permettre la prise de celui-ci, pour donner une première couche de caoutchouc. Un matériau non collant ou de libération est ensuite appliqué autour dudit mandrin sur ladite couche dans la région où doit être formé le collier gonflable. Après avoir mis en position un moule approprié pour créer la forme du conduit 6, une seconde couche de caoutchouc liquide ou latex est appliquée. Après la prise, le dispositif complet peut être retiré du mandrin. Un mode particulier de réalisation de l'invention sera décrit ci-après par un exemple en référenee au dessin annexe. Le dispositif illustré est fait d'un caoutchouc souple et comprend une gaine 1 ayant une ouverture 2 à l'une de ses extrémités par laquelle est introduit le pénis. L'autre extrémité comporte un conduit de sortie 3 qui, pendant l'utilisation, est relié à un tube conduisant à un réservoir d'urine (non représenté) qui peut être porté par le malade ou, si celui-ci est alité, peut reposer librement. Une doublure tubulaire flexible ou collier 4, d'une longueur approximative de 25 mm, s'étend sur une portion importante, pratiquement sur la moitié de la longueur de la gaine, et est reliée par ses extrémités à la paroi interne de ladite gaine de manière à définir un espace annulaire 5 entre la doublure et la gaine. Cet espace 5 peut être rempli d'air pour gonfler le collier, par l'intermédiaire d'un conduit d'arrivée d'air 6 recevant une soupape 7 à voie unique. La soupape 7 est constituée par un logement 8 muni d'une entrée 9 et d'une sortie 10 et contenant un élément de soupape ayant la forme d'une bille 11 qui est poussée par un ressort 12 contre le siège 13. Des cannelures externes 14 évitent que ladite soupape ne glisse hors du conduit 6. Toutes les parties, excepté la soupape 7, sont moulées d'une pièce a partir d'un caoutchouc souple. Il est à noter que la portion de gaine adjacente à la doublure 4 est relativement épaisse. Ceci est nécessaire pour être sur que le collier gonflable se déforme vers l'intérieur plutôt que vers l'extérieur. Pour adapter le dispositif sur un malade, le pénis est introduit par l'ouverture 2. La canule d'une aiguille à injection hypodermique de 5 ml (non représentée) est alors adaptée dans l'ouverture d'entrée 9 de la soupape pour éloigner la bille du siège 13. La canule de la seringue vient s'appuyer de manière étanche contre les parois de l'entrée 9, de sorte que, quand le piston de la seringue est pressé, de l'air est envoyé dans l'espace 5. Le collier défini par la doublure 4 est ainsi gonflé et maintientle dispositif en position tout en formant un joint efficace contre les Suites et tout en évitant un contact excessif de l'urine avec la peau.La seringue peut alors astre retire, llélément de soupape venant prendre appui contre le siège 13 pour obturer ce dernier et ainsi éviter la fuite de l'air. La sortie d'urine est reliée à un tube qui conduit à un réservoir. Dans le cas de malades pouvant se déplacer, il peut s'agir d'un réservoir en plastique fixé à la jambe, normalement lié par une courroie à la cuisse du malade au moyen de liens en caoutchouc souple. Dans le cas de malades alités, le réservoir peut être un collecteur du type suspendu au lit. Pour enlever le dispositif, la seringue est utilisée d'une manière similaire pour retirer l'air et ensuite dégonfler le collier. On notera que la dispositif illustré peut être modifié de différentes manières sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Par exemple, toutes les parties, excepté la doublure 4, peuvent être en un matériau rigide. De même, au lieu de mouler toutes les parties en caoutchouc d'une seule pièce, le collier 4 et le tube 6 peuvent être fabriqués séparément puis mis en position. Alternativement, au lieu d'utiliser du caoutchouc, il est possible d'utiliser un matériau plastique souple quelconque ayant des propriétés similaires. Cependant-, le dispositif illustré s'est-r6v6l6 particulièrement satisfaisant ; il est robuste, léger et peut être réutilisable après nettoyage, par exemple dans de l'eau bouillante. L'espace d'air 5 prévu dans le collier gonflable étant totalement séparé de l'intérieur de la gaine, ne nécessite aucun nettoyage. Le collier, d'une longueur approximative de 25 mm, réduit la pression locale, tandis que le caoutchouc présente une bonne résistance aux glissements, ce qui empêche le dispositif de se retirer. il ne nécessite pas l'utilisation d'une courroie, de sous-vetements spéciaux ou d'un harnais et ne demande que quelques secondes pour etre enlevé. il peut etre aisément retiré par le malade si nécessaire. Un avantage important réside dans le fait que le collier gonflable empêche efficacement le refoulement de l'urine, ce qui réduit le risque d'infection et d'irritation. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour malades du sexe masculin souffrant d'incontinence, caractérisé en ce qu'il comprend une gaine adaptée a# etre ajustée sur le pénis et munie d'une sortie pour ltévacuation de l'urine vers un réservoir, la gaine comportant un collier flexible gonflable ou gonflé qui vient presser sur le pénis, empêchant ainsi la fuite de l'urine et contribuant au maintien en place du dispositif. 2. Dispositif selon la revendication 1, caraetérisé en ce que le collier est formé par une doublure flexible reliée à la paroi interne de la gaine, une chambre annulaire gonflable étant définie entre ladite gaine et ladite doublure. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la chambre annulaire s'étend sur une portion importante de la longueur de la gaine. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, carac térisé en ce que la doublure flexible est plus flexible que la portion adjacente de la paroi de ladite gaine. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications préeédentes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un conduit d'entrée pour le gonflage du collier. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une soupape à voie unique grâce à laquelle le collier peut être gonflé. 7. Dispositif selon llune quelconque des revendications préeédentes, caraetérisé en ce qu'il est constitué d'une seule pièce en matériau flexible. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est en un matériau déformable élastiquement. 9. Procédé de fabrication d'un dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer un matériau pouvant subir la prise sur un mandrin pour former une première couche, a appliquer un matériau non collant sur une portion dudit matériau tout autour du mandrin dans la région où la chambre annulaire doit être formée et à appliquer une autre couche de matériau sur ledit mandrin.