Procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier Procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier comportant au moins un automate, au moins un réseau local permettant à l’automate d’échanger des données au moins avec des équipements du tunnelier, et un poste de pilotage, ce procédé comportant les étapes suivantes : (a) enregistrement dans une base de données d’un serveur local, connecté au réseau local du tunnelier, de données de fonctionnement du tunnelier, (b) traitement informatique de ces données de fonctionnement pour générer des informations de maintenance, et (c) affichage d’une partie au moins de ces informations de maintenance sur l’écran d’un ou plusieurs terminaux présents ailleurs que dans le poste de pilotage du tunnelier, les données de fonctionnement comprenant des données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou des données relatives à un état du réseau local. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier La présente invention concerne un procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier Sur un chantier de creusement au tunnelier, la détection et la réparation rapide des pannes est essentielle pour ne pas ralentir le chantier. En particulier, comme il y a en général peu de redondance dans les équipements d’un tunnelier, certaines pannes peuvent entrainer l’arrêt complet du tunnelier. Leur résolution rapide est donc indispensable pour permettre la remise en route au plus vite du tunnelier. Actuellement, lorsqu’une panne se produit, l’automaticien présent dans le poste de pilotage du tunnelier consulte les données de fonctionnement du tunnelier accessibles dans les différents systèmes d’information, notamment ceux des automates, pour chercher à identifier la panne. La présence d’un automaticien est donc nécessaire sur la quasi-totalité de la durée du chantier. Ces automaticiens sont ainsi souvent activement impliqués sur le chantier lors des pannes ou lors d’opérations de maintenance. On constate cependant que la quasi-totalité des pannes traitées n’est pas issue d’erreurs de programmation automate. Par conséquent, ces pannes ne nécessitent pas les compétences spécifiques d’un automaticien pour être résolues. On constate toutefois que la résolution des pannes est souvent facilitée par les données de fonctionnement qui sont contenues dans les systèmes d’information du tunnelier, notamment dans ceux des automates du tunnelier. Il existe un besoin pour faciliter la maintenance du tunnelier, en particulier pour faciliter l’aide à la détection des pannes et faire en sorte que cette détection puisse se faire par tous les opérateurs. Il existe également un besoin pour prévenir les pannes, afin d’éviter qu’un arrêt total du tunnelier survienne. L’invention vise à répondre à ces besoins, et a pour objet selon un premier de ses aspects un procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier comportant au moins un automate, au moins un réseau local permettant à l’automate d’échanger des données au moins avec des équipements du tunnelier, et un poste de pilotage, ce procédé comportant les étapes suivantes : (a) enregistrement dans une base de données d’un serveur local, connecté au réseau local du tunnelier, de données de fonctionnement du tunnelier, (b) traitement informatique de ces données de fonctionnement pour générer des informations de maintenance, et (c) affichage d’une partie au moins de ces informations de maintenance sur l’écran d’un ou plusieurs terminaux présents ailleurs que dans le poste de pilotage du tunnelier, les données de fonctionnement comprenant des données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou des données relatives à un état du réseau local. Le procédé selon l'invention permet de collecter et d'agréger des données de fonctionnement issues de différents systèmes d'information présents dans le tunnelier. En particulier, elle permet de collecter et d'agréger des données de fonctionnement du tunnelier issues d’un système de supervision dédié au pilotage, d’un système de guidage et d’un système d’archivage du tunnelier. Les données de fonctionnement collectées depuis les systèmes d'informations des éléments du tunnelier peuvent ainsi être regroupées dans un serveur unique, ce qui permet leur exploitation et leur affichage centralisé. Cette méthode permettant la centralisation des données de fonctionnement et l'affichage d'informations de maintenance permet aux différents opérateurs chargés des opérations de maintenance d'agir de manière autonome sans nécessiter l'aide d'un automaticien chargé d’interroger les automates du tunnelier. Grâce au procédé, il n’est plus nécessaire de se reporter à chaque système d’information du tunnelier pour pouvoir réaliser un diagnostic global des équipements. Lorsqu’une panne est constatée, il est possible d’établir rapidement un diagnostic et d’identifier l’élément défaillant. La durée des opérations de maintenance est ainsi réduite et les temps d’arrêt du tunnelier sont optimisés. Il y a donc un gain de temps et d’efficacité. Les données de fonctionnement peuvent comprendre des données de production comme par exemple la vitesse d’avancée du tunnelier, le débit de marin, le couple de la roue de coupe, la pénétration, la poussée totale, les volumes d’injection de matière comme du mortier, de la graisse, de la solution moussante, le roulis machine, les débits et températures dans le circuit de refroidissement, les pressions du circuit d’air comprimé. Les données de fonctionnement peuvent comprendre également des données de diagnostic. Les données de diagnostic comprennent les données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou les données relatives à un état du réseau local. Grâce à l'invention, il est possible d'extraire et d’exploiter des données de diagnostic de ces systèmes pour faciliter la maintenance du tunnelier. Les données de fonctionnement enregistrées dans la base de données du serveur local peuvent être des données de production et/ou des données de diagnostic. Les données de fonctionnement enregistrées dans la base de données du serveur local peuvent être des données de diagnostic uniquement. Le procédé selon l’invention peut être mis en œuvre par ordinateur au sens large, c’est-à-dire par tout système électronique, ce qui inclut un ensemble de plusieurs machines, ayant des capacités de traitement informatique. Classiquement, un ordinateur comporte un processeur, une mémoire, une interface homme-machine, par exemple un clavier, une souris ou un écran tactile, un écran et un module de communication, notamment Ethernet, WIFI, Bluetooth® ou utilisant une technologie de téléphonie mobile par exemple une technologie fonctionnant avec les protocoles GSM, GPRS, EDGE, LTE, UMTS. Les informations de maintenance peuvent être affichées sous forme de tableau de bord récapitulatif. Un tel affichage permet d'avoir une vision générale de l'état des différents systèmes du tunnelier. Le tunnelier peut comporter un ou plusieurs automates qui assurent le fonctionnement des équipements du tunnelier. Le tunnelier peut comporter une roue de coupe, un érecteur pour la pose du voussoir, un ou plusieurs systèmes de poussée, un système d’évacuation du marin, un système de contrôle de la pression de confinement, des grippeurs, un système d’injection ou de projection de mortier. Le serveur local peut être installé dans le tunnelier. Le serveur local peut également s’interfacer avec d'autres équipements du tunnelier comme par exemple avec des systèmes de guidage ou d’autres équipements intelligents comme des variateurs de fréquence, le convoyeur, la centrale à boue, l’automatisme de l’érecteur, les pompes d’exhaure dans le tunnel. On configure sur ce serveur local la base de données dans laquelle sont enregistrées les données de fonctionnement. Puis, ces données de fonctionnement sont traitées informatiquement sur le serveur local, par exemple par la mise en œuvre d'un produit programme d'ordinateur enregistré sur le serveur local. Le traitement de ces données de fonctionnement permet la génération d'informations de maintenance qui peuvent également être enregistrées sur le serveur local. Le serveur local centralise ainsi toutes les informations et les données nécessaires à l'exécution du procédé selon l'invention. Les différents produits programmes d'ordinateur nécessaires à la mise en œuvre de la méthode selon l'invention peuvent être exécutés sur le serveur local. Les informations de maintenance peuvent être des graphiques, des courbes, des schémas et/ou une suite de caractères alphanumériques. Les informations de maintenance peuvent être affichées dans différentes langues. Les données de fonctionnement peuvent être des données en temps réel. La base de données du serveur local peut être connectée à d’autres sources de données. La lecture des données présentes dans les automates n’interfère pas avec leur fonctionnement. Les données présentes dans l’automate du tunnelier peuvent comprendre des données relatives à des alarmes et/ou des défauts émis par l’automate du tunnelier, à des variables d’entrée et/ou de sortie de l’automate, et/ou à des variables de pilotage de l’automate. La méthode selon l'invention permet de récupérer ces données depuis le système d'information des automates et de les reporter aux opérateurs chargés de la maintenance via les terminaux. En cas de dysfonctionnement, la consultation des alarmes et défauts peut permettre de réaliser un diagnostic et éventuellement de résoudre le dysfonctionnement. Les variables d’entrée et/ou de sortie de l’automate peuvent au moins pour certaines être le résultat de conversions analogique/numérique effectuées par les cartes d’entrées-sorties des automates. Les données présentes dans l’automate peuvent comprendre des variables dites "internes au programme". De telles variables décrivent des états du programme de l'automate. Il peut s'agir par exemple de variables indiquant la fin de la séquence de démarrage du tunnelier ou encore le passage dans un mode d’utilisation particulier comme un mode « entretien » ou un mode « pose des voussoirs ». Les variables d’entrées du ou des automates peuvent être produites par des capteurs, notamment des capteurs de température, de pression, de débit, de position, de vitesse angulaire, d’élongation, de grandeur électrique, d’état de disjoncteurs et/ou de contrôleurs d’isolement, d’état de retour de contacteurs électriques, d’état de dispositif de sécurité, de teneur en gaz, de compteurs d’impulsions. La surveillance des variables d’entrée permet de détecter si un capteur est défaillant. Les variables de sortie transmises aux actionneurs peuvent être : - des consignes de pilotage de tiroirs de distributeurs hydrauliques, en particulier des consignes de pilotage de rentrée et/ou de sortie de vérins, de pilotage de cylindrée de pompe(s) et/ou de moteur(s) hydrauliques, de gestion de la distribution de la puissance hydraulique sur la machine, - des consignes de pilotage de contacteurs électriques, en particulier des consignes de mise sous tension d’installation, de démarrage de moteur, de validation de commande, de pilotage d’indicateurs lumineux et/ou sonores, et - des consignes numériques, en particulier des consignes de vitesse de rotation d’un moteur via un variateur de fréquence, des consignes de limitation de grandeur physique notamment de débit, de courant, de tension, de pression. La complexité des conditions à respecter pour la mise en service des actionneurs et des fonctionnalités de la machine ne facilite pas l’analyse des causes d’une panne. Par exemple, pour autoriser le démarrage des groupes hydrauliques du tunnelier, il faut que les niveaux d’huiles dans les réservoirs soient corrects, que le système de refroidissement soit opérationnel et en fonctionnement, que les conditions électriques (liste de conditions avec des retours contacteurs, disjoncteurs, surveillance niveau tension …) et les conditions hydrauliques dans le tunnelier (liste de conditions avec par exemple l’état des filtres…) soient respectées. Or, pour vérifier que ces conditions sont respectées, il faut avoir accès à des données contenues dans différents équipements du tunnelier. Grâce au procédé selon l’invention, on peut présenter sous forme de diagramme ou de liste l’ensemble des donnés à vérifier pour respecter ces conditions et ainsi identifier simplement l’origine de la panne. Cela permet également d’éliminer des faux positifs, c’est-à-dire des situations où l’arrêt machine est dû à une mauvaise utilisation et non à une panne matérielle. Les données présentes dans l’automate du tunnelier peuvent comporter des données transmises par un opérateur via des éléments d’interaction homme-machine, notamment des seuils de pression, des quantités, des vitesses.et/ou des données relatives au nombre de tours par minute de la roue de coupe, la vitesse d’avance de la roue de coupe, la pénétration, le couple de la roue de coupe, la poussée totale. Les données relatives à un état du réseau local peuvent comporter une cartographie des éléments connectés au réseau, et/ou le statut des éléments connectés au réseau. Le procédé selon l’invention peut permettre de faire un diagnostic de l’état du réseau local du tunnelier. Par exemple, il est possible de détecter des anomalies comme un câble endommagé, arraché ou déconnecté, ou encore une prise Profibus oxydée. Ce diagnostic de l’état du réseau peut être réalisé à l’aide d’un module logiciel d’analyse exécuté par le serveur local Ce module logiciel d’analyse peut permettre de présenter une cartographie des éléments sur le réseau et d’en donner leur statut, par exemple en ligne, accessible, déconnecté ou inaccessible. Lorsqu’un des éléments du réseau présente un dysfonctionnement, on peut afficher sur l’écran un indice visuel signifiant la présence de ce dysfonctionnement. Par exemple, les noms des éléments peuvent être écrits d’une certaine couleur, en particulier en rouge et/ou un symbole, en particulier une croix rouge, peut être indiqué à côté du nom de l’élément. Les noms des éléments ne présentant pas de dysfonctionnement peuvent en revanche être écrits en vert. Ainsi, l’opérateur peut rapidement constater la présence d’un dysfonctionnement sur le réseau et identifier l’élément auquel il se rapporte. Les informations de maintenance peuvent comporter des indicateurs définis à partir de données de fonctionnement du tunnelier, notamment des compteurs, des comparaisons par rapport à des seuils, ou encore des grandeurs calculées par combinaison de données. Les informations de maintenance peuvent comporter des historiques, notamment sous formes de courbes d’évolution de données de fonctionnement du tunnelier. Les indicateurs définis à partir des données de fonctionnement peuvent également être affichés sous forme d’historique. Il est possible d’afficher plusieurs courbes montrant l’évolution des données de fonctionnement sur un même graphique. Il est ainsi possible de surveiller plusieurs données et/ou indicateurs simultanément. La fenêtre temporelle d’affichage peut être paramétrée par l’opérateur. Il est possible d’afficher des données enregistrées datant de plusieurs jours. Le procédé selon l’invention peut comporter l’étape suivante : (d) inviter un opérateur à sélectionner la ou les informations de maintenance à afficher sur l’écran du terminal. Il est possible de filtrer les informations de maintenance que l’opérateur souhaite afficher à l’écran. Cela peut lui permettre d’identifier plus rapidement d’éventuels dysfonctionnements et ainsi de réaliser efficacement les opérations de maintenance nécessaires. Il est également ainsi possible de créer des vues personnalisées en plus des mises en forme génériques déjà disponibles sur l’interface. De telles vues peuvent permettre de regrouper sur un même écran différentes variables. On peut ainsi trier toutes les données relatives à un équipement du tunnelier et les afficher sur un seul écran. Par exemple, un opérateur peut créer une vue personnalisée regroupant toutes les données de fonctionnement relatives à l’érecteur. Le diagnostic de l’état de cet équipement peut se faire ainsi plus rapidement. L'étape (a) d'enregistrement de données de fonctionnement peut être réalisée à intervalle de temps régulier, l'intervalle de temps entre deux enregistrements étant notamment compris entre 0,001 et 60 s, mieux entre 0,01 et 30 s, mieux entre 0,1 et 15 s, mieux entre 0,2 et 5 s, mieux entre 0,3 et 1 s, par exemple de l'ordre de 0,5 s. Les données de fonctionnement enregistrées peuvent être conservées pendant une durée supérieure à 10 jours, mieux supérieure à 1 mois, mieux supérieure à 6 mois. En particulier, les données de fonctionnement peuvent être conservées pendant une durée de deux ans. Les données de fonctionnement peuvent être conservée au moins pendant toute la durée du chantier utilisant le tunnelier. En général, les automates d’un tunnelier n’enregistrent pas leurs données de fonctionnement. Le procédé selon l’invention permet d’assurer un archivage des données pendant toute la durée d’utilisation du tunnelier. Cet archivage peut permettre par exemple de compter les occurrences d’un même dysfonctionnement et ainsi de détecter des problèmes récurrents et/ou complexes. L’archivage de données de fonctionnement peut être utile avant et/ou après la résolution d’une panne. En particulier, ceci peut permettre de retracer les évènements qui ont conduit à la panne. Le procédé selon l’invention peut permettre l’archivage de données de diagnostic et pas uniquement de données de production. Le procédé selon l’invention peut en outre comporter l'étape suivante : (e) synchronisation entre le ou les terminaux affichant les informations de maintenance et le serveur local par le biais du réseau internet. Une telle communication entre les terminaux et le serveur local permet de pouvoir bénéficier d'un système déporté accessible à distance et par une pluralité de terminaux. Plusieurs opérateurs peuvent ainsi consulter simultanément les informations de maintenance générées par la mise en œuvre du procédé. L'affichage des informations de maintenance peut se faire sur différents supports ; par exemple, il peut se faire sur un support fixe comme un ordinateur fixe ou sur un support portable comme un ordinateur portable, une tablette ou un smartphone. Il n'est pas nécessaire d'être dans le tunnelier pour avoir accès aux informations de maintenance, seule une connexion à internet est requise. L'accès aux informations du serveur local peut se faire au moyen de différents navigateurs internet. Par exemple au moyen d'Internet Explorer®, de Chrome®, de Firefox® ou de Safari®. L'accès au serveur local peut se faire sans installation d'un module d'extension (en anglais plugin ) et n'impose pas de système d'exploitation particulier. Le serveur local est donc facilement accessible et ne nécessite pas d'équipement dédié. En variante, le ou les terminaux peuvent être reliés directement au réseau local du tunnelier. L'étape (e) de synchronisation peut se faire à intervalle de temps régulier et/ou lors de la connexion du ou des terminaux affichant les informations de maintenance au réseau internet. La mise en œuvre du procédé selon l’invention ne nécessite pas une connexion continue à internet, la majorité des données étant récupérées et traitées localement. Par exemple, lorsqu'un opérateur se rend dans le tunnelier sur le site où la maintenance doit être effectuée, il se peut que le site ne permette pas de connexion à un réseau internet wifi ou mobile. Malgré cela, les terminaux peuvent être utilisés normalement. Les informations de maintenance affichées qui sont récupérées via le réseau internet, et qui ne représente qu’une fraction des données, seront alors celles datant de la dernière synchronisation. Les terminaux peuvent ensuite se resynchroniser dès que la connexion internet est rétablie pour obtenir la dernière version en date des informations. L'intervalle de temps entre deux tentatives de synchronisations peut être compris entre 0,001s et 5 min, mieux entre 0,1 et 2 min, encore mieux entre 1s et 1 min, par exemple de l'ordre de 5 s. Le procédé selon l’invention peut comporter les étapes suivantes : (f) permettre à un opérateur d’entrer une requête concernant l’affichage d’un plan ou schéma relatif à une zone du tunnelier où une opération de maintenance doit être réalisée, (g) afficher sur l’écran du terminal ledit plan ou schéma en réponse à la requête, le plan ou schéma étant de préférence enregistré sur le serveur local. Les plans affichés peuvent être des plans relatifs à la disposition des différents éléments du tunnelier. L’affichage de tels plans permet à l’opérateur de localiser rapidement la zone du tunnelier dans laquelle il doit se rendre pour réaliser l’opération de maintenance. Les plans peuvent être au format de document portable (en anglais Portable Document Format, en abrégé pdf). Ces plans peuvent être interactifs, par exemple ils peuvent contenir des renvois permettant de naviguer rapidement dans le document. En variante, le plan peut être enregistré avec des métadonnées permettant de faire le lien entre des éléments du plan et au moins certaines données de maintenance. D’autres fichiers de documentation peuvent être enregistrés sur le serveur local. Par exemple, des schémas électriques, des schémas hydrauliques, des manuels de conduite de la machine, des automates et des différents éléments du tunnelier, des schémas topologiques réseau du tunnelier, des schémas d’emplacement d’éléments du tunnelier, par exemple de boitiers électriques ou de groupes hydrauliques. Les manuels peuvent être ceux des pompes, des variateurs, des capteurs notamment des capteurs intelligents, des cartes de contrôle proportionnel. D’autres fichiers de documentation utiles au diagnostic des différents éléments et automates du tunnelier peuvent être également enregistrés sur le serveur local. Les fichiers de documentation peuvent être parcourus via une interface accessible sur les terminaux. Il est possible pour un opérateur d’éditer des dossiers, et d’y ajouter à tout moment de nouveaux fichiers de documentation via un terminal. Le procédé selon l’invention peut comporter les étapes suivantes : (h) inviter un opérateur à enregistrer sur le serveur local un rapport, notamment écrit, lié à une opération de maintenance en cours ou terminée, et (i) enregistrer ledit rapport sur le serveur local. Le procédé selon l’invention offre la possibilité aux opérateurs de renseigner des rapports et permet leur enregistrement via l’interface accessible sur le terminal. Les rapports peuvent être consultés par tout autre opérateur que le rédacteur du rapport. Il est ainsi possible de garder une trace des actions réalisées sur les équipements du tunnelier et de la partager avec tous les opérateurs travaillant à la maintenance du tunnelier. Le transfert d’informations entre les différentes équipes est ainsi facilité. L’application peut permettre la tenue d’un journal par les équipes de maintenance. Les rapports peuvent inclure des photos prises par les opérateurs à l’aide de la tablette ou du smartphone sur lequel les informations de maintenance sont affichées. Des messages d’aide liés à un type de panne peuvent être enregistrés sur le serveur local et peuvent être affichés sur les terminaux. Ces messages d’aide permettent de faciliter le travail des équipes de maintenance. Les paramètres des éléments configurables, par exemple des variateurs, peuvent être enregistrés sur le serveur local. Il est ainsi possible de retrouver simplement les paramètres à rentrer lors du remplacement de certains équipements intelligents, par exemple des cartes de régulation, des variateurs ou des capteurs. Le paramétrage est ainsi accéléré. Le procédé selon l’invention peut comporter l’étape suivante : (j) déterminer par traitement des données de fonctionnement lorsqu’une opération de maintenance préventive est utile, et émettre une alerte correspondante, notamment par affichage sur l’écran du terminal. Le procédé selon l’invention peut permettre l’émission de rappels, visibles sur les terminaux, lorsque qu’une opération de maintenance préventive est nécessaire. La nécessité d’une action de maintenance préventive peut être établie au moyen d’un diagnostic préventif. Ce diagnostic préventif s’appuie sur l’analyse de l’historique de l’ensemble des données de fonctionnement, en particulier des variables machines, notamment des alarmes et des défauts émis par l’automate. Le procédé selon l’invention peut également comporter une étape d’affichage sur les terminaux d’un carnet d’entretien des éléments du tunnelier. Ce carnet d’entretien inclut par exemple des données telles que les temps de fonctionnement des équipements. L’invention a également pour objet, selon un autre de ses aspects, un système d'aide à la maintenance d'un tunnelier, notamment pour la mise en œuvre d'un procédé selon l'invention, le tunnelier comportant au moins un automate, au moins un réseau local permettant à l’automate d’échanger des données au moins avec des équipements du tunnelier, et un poste de pilotage, le système comportant : - des moyens d’enregistrement dans une base de données d’un serveur local, connecté au réseau local du tunnelier, de données de fonctionnement du tunnelier, - des moyens traitement informatique de ces données de fonctionnement pour générer des informations de maintenance, et, - des moyens d'affichage d’une partie au moins de ces informations de maintenance sur l’écran d’un ou plusieurs terminaux présents ailleurs que dans le poste de pilotage du tunnelier, les données de fonctionnement comprenant des données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou des données relatives à un état du réseau local. Le système selon l’invention permet de réaliser un diagnostic de l’état du tunnelier, en particulier il permet d’identifier un matériel défaillant et/ou des problèmes d’exécution. L’outil proposé est installable sur tout type de tunnelier quel que soit le constructeur. Le système d’aide à la maintenance peut comporter plusieurs modules logiciels, chaque module étant adapté pour réaliser l’interfaçage avec le système d’information d’un automate du tunnelier. La passerelle d’acquisition est modulaire sous forme de modules logiciels adaptés aux différents types d’automates rencontrés sur les tunneliers. Cette modularité permet de rendre la solution indépendante de l’architecture du système de contrôle du tunnelier et peut donc être paramétrée pour être déployée sur tout type de tunnelier. Le système d’aide à la maintenance peut comporter un outil de gestion permettant la création d’utilisateur, la gestion de leurs droits d'accès et la création de profils métiers. Les profils métiers peuvent être choisi parmi : production, maintenance, encadrement et d’autres à personnaliser au paramétrage de l’outil. Le système est accessible via une interface graphique affichée sur les terminaux. Cette interface permet de naviguer entre les différentes vues affichants les informations de maintenance. Cette interface peut également permettre de paramétrer le système. L’invention a également pour objet, selon un autre de ses aspects, un tunnelier comportant un système selon l’invention. L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'exemples non limitatifs de mise en œuvre de celle-ci, et à l'examen du dessin annexé sur lequel : la est un schéma de l’architecture réseau d’un système selon l’invention, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , les figures 2 à 28 sont des exemples d’affichage d’informations de maintenance sur un terminal. Procédé automatisé d'aide à la maintenance d'un tunnelier comportant au moins un automate (2), au moins un réseau local (1) permettant à l’automate d’échanger des données au moins avec des équipements du tunnelier, et un poste de pilotage, ce procédé comportant les étapes suivantes : (a) enregistrement dans une base de données d’un serveur local (5), connecté au réseau local du tunnelier, de données de fonctionnement du tunnelier, (b) traitement informatique de ces données de fonctionnement pour générer des informations de maintenance, et (c) affichage d’une partie au moins de ces informations de maintenance sur l’écran d’un ou plusieurs terminaux (6) présents ailleurs que dans le poste de pilotage du tunnelier, les données de fonctionnement comprenant des données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou des données relatives à un état du réseau local. Procédé selon la revendication précédente, les données présentes dans l’automate du tunnelier comprenant des données relatives à des alarmes et/ou des défauts émis par l’automate du tunnelier, à des variables d’entrée et/ou de sortie de l’automate, et/ou à des variables de pilotage de l’automate. Procédé selon la revendication précédente, les variables d’entrées du ou des automates étant produites par des capteurs, notamment des capteurs de température, de pression, de débit, de position, de vitesse angulaire, d’élongation, de grandeur électrique, d’état de disjoncteurs et/ou de contrôleurs d’isolement, d’état de retour de contacteurs électriques, d’état de dispositifs de sécurité, de teneur en gaz, de compteurs d’impulsions. Procédé selon la revendication 2 ou 3, les variables de sortie de l’automate étant : - des consignes de pilotage de tiroirs de distributeurs hydrauliques, en particulier des consignes de pilotage de rentrée et/ou de sortie de vérins, de pilotage de cylindrée de pompe(s) et/ou de moteur(s) hydrauliques, de gestion de la distribution de la puissance hydraulique sur la machine, - des consignes de pilotage de contacteurs électriques, en particulier des consignes de mise sous tension d’installation, de démarrage de moteur, de validation de commande, de pilotage d’indicateurs lumineux et/ou sonores, et - des consignes numériques, en particulier des consignes de vitesse de rotation d’un moteur via un variateur de fréquence, des consignes de limitation de grandeur physique notamment de débit, de courant, de tension, de pression. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, les données présentes dans l’automate du tunnelier comportant des données transmises par un opérateur via des éléments d’interaction homme-machine, notamment des seuils de pression, des quantités, des vitesses et/ou des données relatives au nombre de tours par minute de la roue de coupe, la vitesse d’avance de la roue de coupe, la pénétration, le couple de la roue de coupe, la poussée totale . Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, les données relatives à un état du réseau local comportant une cartographie des éléments connectés au réseau, et/ou le statut des éléments connectés au réseau. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, les informations de maintenance comportant des indicateurs définis à partir de données de fonctionnement du tunnelier, notamment des compteurs, des comparaisons par rapport à des seuils, ou encore des grandeurs calculées par combinaison de données. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, les informations de maintenance comportant des historiques, notamment sous formes de courbes d’évolution de données de fonctionnement du tunnelier. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant l’étape suivante : (d) inviter un opérateur à sélectionner la ou les informations de maintenance à afficher sur l’écran du terminal. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'étape (a) d'enregistrement de données de fonctionnement étant réalisée à intervalle de temps régulier, l'intervalle de temps entre deux enregistrements étant notamment compris entre 0,001 et 60 s, mieux entre 0,01 et 30 s, mieux entre 0,1 et 15 s, mieux entre 0,2 et 5 s, mieux entre 0,3 et 1 s, par exemple de l'ordre de 0,5 s. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, les données de fonctionnement enregistrées étant conservées pendant une durée supérieure à 10 jours, mieux supérieure à 1 mois, mieux supérieure à 6 mois. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant en outre l'étape suivante : (e) synchronisation entre le ou les terminaux affichant les informations de maintenance et le serveur local par le biais du réseau internet. Procédé selon la revendication précédente, l'étape (e) de synchronisation se faisant à un intervalle de temps régulier et/ou lors de la connexion du ou des terminaux affichant les informations de maintenance au réseau internet. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant les étapes suivantes : (f) permettre à un opérateur d’entrer une requête concernant l’affichage d’un plan ou schéma relatif à une zone du tunnelier où une opération de maintenance doit être réalisée, (g) afficher sur l’écran du terminal ledit plan ou schéma en réponse à la requête, le plan ou schéma étant de préférence enregistré sur le serveur local. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes comportant les étapes suivantes : (h) inviter un opérateur à enregistrer sur le serveur local un rapport, notamment écrit, lié à une opération de maintenance en cours ou terminée, et (i) enregistrer ledit rapport sur le serveur local. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes comportant l’étape suivante : (j) déterminer par traitement des données de fonctionnement lorsqu’une opération de maintenance préventive est utile, et émettre une alerte correspondante, notamment par affichage sur l’écran du terminal. Système d'aide à la maintenance d'un tunnelier, notamment pour la mise en œuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le tunnelier comportant au moins un automate (2), au moins un réseau local (1) permettant à l’automate d’échanger des données au moins avec des équipements du tunnelier, et un poste de pilotage, le système comportant : - des moyens d’enregistrement dans une base de données d’un serveur local (5), connecté au réseau local du tunnelier, de données de fonctionnement du tunnelier, - des moyens de traitement informatique de ces données de fonctionnement pour générer des informations de maintenance, et, - des moyens d'affichage d’une partie au moins de ces informations de maintenance sur l’écran d’un ou plusieurs terminaux (6) présents ailleurs que dans le poste de pilotage du tunnelier, les données de fonctionnement comprenant des données présentes dans l’automate du tunnelier et/ou des données relatives à un état du réseau local.