La présente invention concerne un procédé d'atténuation du brillant dans une matière textile constituée entièrement de soie polyester texturée, de préférence dans les gros tricots tubulaires. Ces matières textiles présentent un brillant indésirable donnant un aspect élimé, qui est particulièrement visible dans les couleurs unies, foncées. On sait obtenir une atténuation du bril lant dans les matières textiles de ce type dans la formation d'articles en fils ou en nappes. Ces pos sibilités représentent cependant des solutions dd-- fectueuses, étant donné que les procédés de ce genre sont limités à un petit nombre de variantes de la fabrication d'articles en fils ou en nappes. En outre on applique déjà des procédés de finissage des textiles, en particulier des procé dés mécaniques, pour enlever le brillant, et en premier lieu des procédés à ltémeri ou autre procédé de meulage. Ces procédés sont cependant d'une technologie difficile et sont limités par le comportement différencié de certaines structures superficielles d'une part ainsi que par le nombre limité de filaments polissables par fil de soie texturée d'autre part. Une impression ultérieure de la matière textile pour recouvrir visuellement le brillant dé sagréable exclut l'obtention de matières textiles de couleur unie comme produits finals. Les procédés chimiques d'atténuation du brillant reposent surtout sur l'utilisation d'agents ayant un indice de réfraction différent de celui de la matière fibreuse, par exemple le dioxyde de tita ne, au cours du processus de filage ou dans le cadre du finissage de l'article textile. Les inconvénients décisifs sont ici le masquage de la couleur dans les matières textiles colorées, une détérioration photo catalytique de la matière textile, des effets de matage inégaux par agglutination des pigments ajoutés et des manifestations prématurées d'usure sur les appareils et les installations dûs aux additifs le plus souvent à arêtes vives.On trouve ainsi dans la DE-AS nO I 098 905 la description de la fabrication des pigments de matage tout d'abord sur le produit fibreux, celui-ci étant d'abord gonflé avec des solutions électrolytiques, contenant de préférence du thiosulfate de métal alcalino-terreux ou de sodium, et le pigment étant préparé par traitement chimique ultérieur avec de l'acide à partir du thiosulfate. L'effet de gonflement à lui seul ne produit pas d'effet de matage. Dans le brevet d'Allemagne de l'Est nO 1944, un gonflement ou dissolution préalable sert purement et simplement à améliorer l'incorporation de la substance active propre. Ce n'est qu'avec une attaque chimique plus forte sur le produit en fibre de polyester, par exemple par traitement avec de la lessive chaude à 10% et plus, qu'on obtient un certain effet de matité par un processus de pèlement. Ce traitement aboutit cependant à mettre la matière en lambeaux et ne convient donc pas aux articles doux, comme ceux qui sont en gros tricot tubulaire. On connais également le traitement des matières textiles dans dès courants gazeux pour amé- liorer leurs propriétés physiques, comme l'adhérence, la résistance à la rupture et à l'abrasion, le rétrécissement et la bonne tenue. L'application des courants gazeux est cependant restée jusqu'ici limitée à ce domaine. L'invention a pour objet d'éliminer le brillant élimé indésirable dans les textiles constitués entièrement de soie polyester texturée , avec une dépense économique supportable et de façon simple. L'invention répond à la nécessité de modifier l'aspect brillant et élimé des textiles constitués à 100% de soie polyester texturée, qui s'observe en particulier dans les couleurs unies foncées, en éliminant les traitements destructeurs agissant par contact, par coloration ou autrement. Selon l'invention le problème est résolu en soumettant les textiles mentionnés tout d'abord à un traitement avec des produits chimiques inorganiques ou organiques, en particulier des produits chimiques à activité basique, qui ne sont pas neutres vis-àvis des polyesters. On soumet ensuite les textiles à l'action d'un courant de gaz provoqué par un moyen électrique dans une atmosphère oxygénée, en particulier dans l'air. L'action commune synergique et de traitement produit l'effet d'atténuation du brillant. Comme produits chimiques à activité basique, on utilise de préférence une solution aqueuse à 2 à 4% d'hydroxyde de sodium ou une solution aqueuse à 20 à 30% de carbonate de sodium. Selon l'invention, on peut également envisager l'application d'autres produits chimiques inorganiques ou organiques. Comme produits chimiques inorganiques on peut utiliser diverses classes de produits comme les acides et les lessives dilués, les complexes ou les sels. Comme représentants appropriés on peut citer par exemple le chlorure d'aluminium, le sulfocyanure d'ammonium, le chlorure de barium, le chlorure de calcium, le chlorure de potassium, le nitrate de potassium, le chlorure de magnésium ou le chlorure de zinc. Dans cette opération, le traitement avec les produits chimiques doit s'effectuer de préférence dans des solutions aqueuses à la température d'ébullition ou juste en-dessous, mais cependant pas en-dessous de 800C, pendant une durée allant jusqu'à 20 minutes. Le rapport de bain peut varier dans un large intervalle, de préférence entre 1:8 et 1:40. Comme produits chimiques organiques, il faut mentionner surtout les amines, le benzylalcool, l1o-dichlorobenzène, les crésols, le nitrobenzène ou l'acide salicylique. On peut procéder au traitement avec les produits chimiques liquides purs ou en solution alcoolique ou aqueuse. Les conditions de traitement correspondent à peu près à celles que l'on observe avec les produits chimiques inorganiques. Une variante intéressante consiste à traiter rapidement le textile avant l'action du courant gazeux avec la solution des produits chimiques considérés, puis à la soumettre pendant au maximum 20 minutes à un traitement à la vapeur saturée. Après traitement avec les produits chimiques on soumet le textile à un gaz à basse pression ou à une décharge par effet Corona. Selon l'invention, le gaz de décharge dans ce gaz doit contenir de l'oxygène sous forme libre ou liée, de manière que l'on trouve dans le courant de gaz des ions oxygène et/ou des atomes d'oxygène excités. Comme gaz de décharge on utilise de préférence l'air. On peut également utiliser par exemple l'oxygène pur ou le dioxyde de carbone. Dans le courant de gaz à basse pression on travaille de préférence dans une gamme de pressions inférieures à 1500 Pa. il convient dans cette opération, pour obtenir l'effet de rongeage nécessaire pour l'atténuation du brillant, de régler la densité de courant linéaire de décharge du courant de gaz à basse pression et la durée de traitement l'un sur l'autre. Une densité de courant linéaire de décharge supérieure à 2 mA/cm2 est certes liée à une faible durée de traitement, mais comporte en soi un danger de jaunissement et de durcissement, la désintégration étant trop forte. En outre, la position du textile dans le courant de gaz à basse pression est importante. Lorsque le textile se situe sur la cathode refroidie à l'eau, le temps de traitement nécessaire est diminué de moitié par rapport à un positionnement du textile dans la colonne positive du courant. Dans le cas d'une décharge par effet couronne, on fait passer le textile sur des rouleaux mis à la terre et recouverte de matière isolante sur des rails de traitement de haute tension. L'intensité du traitement dépend de la tension de décharge, de la fréquence de décharge et du nombre de rails de traitement. Selon l'invention on applique de préférence une tension de décharge supérieure à 10 kV et une fréquence de décharge supérieure à 10 kHz. Le nombre de rails de traitement est de préférence supérieur ou égal à 10. Selon l'invention on peut disposer sur le textile une plaque de recouvrement pourvue de dessins ou entrainer celle-ci dans le parcours suivi par le textile. De cette manière, le courant de gaz n'agit que partiellement sur la matière textile. En variant la distance entre la plaque de recouvrement et le textile on peut en outre agir sur la précision du contour des dessins. L'avantage du procédé de l'invention tient en ce qu'on peut obtenir sans limitation pour n'importe quelle matière textile constituée entièrement de soie polyester texturée une diminution du brillant sans autre manifestation nuisible simultanée. Le procédé de l'invention n'exclut pas non plus en principe le traitement avec des auxiliaires textiles spéciaux y compris les lessives de mélange au lieu des produits chimiques mentionnés. L'invention est expliquée plus en détail à l'aide des exemples suivants sans que ceux-ci limitent son caractère de généralité. Exemple 1 Comme matière textile on utilise un article en nappe de couleur anthracite constitué à 109% de gros tricot tubulaire en soie polyester texturée. On expose celui-ci dans un premier traitement pendant 15 minutes à 950C à l'action d'une solution aqueuse à 25% de carbonate de sodium. Il perd ainsi un peu de couleur. Ensuite on lave et on sèche l'article en nappe. On le soumet ensuite à un courant de gaz à basse pression. La durée de traitement s'élève à 3 minutes, et commande une pression de décharge de 80 9a. Comme gaz de décharge on utilise de l'oxygène.La densité de courant linéaire de décharge s'élève à 1,5 mA/cm2, et les électrodes en lames sont disposes de façon symétrique et on les alimente avec une énergie à haute fréquence de 400 W et 27 MHz. L'article est disposé alors directement sur les électrodes et subit un bombardement ionique par une cathode à haute fréquence. Après le traitement selon l'invention, le textile a perdu son brillant élimé et semble avoir pris une couleur plus foncée. Le toucher d'origine et les autres caractères du tissu restent inertes. Exemple 2 On utilise comme matière textile un gros tricot tubulaire bleu foncé formé à 100% de soie polyester texturée, que l'on met en contact avec une solution aqueuse à 2% d'hydroxyde de sodium -pendant 30 secondes, puis que l'on presse avec un effet d'essorage de 150%, puis que l'on soumet à un traitement à la vapeur saturée pendant 20 minutes. On lave ensuite le textile, on le sèche et on l'expose à un courant de gaz à basse pression, les paramètres de décharge étant choisis comme dans l'exemple 1. On utilise cependant ici de l'air au lieu d'oxygène comme gaz de décharge. Le textile perd alors son brillant élimé et présente les mêmes qualités satisfaisantes que celui qui est traité selon l'exemple 1. Exemple 3 On utilise comme matière textile un article en nappe de couleur anthracite constitué de gros tricot tubulaire en soie polyester texturée. On traite pendant 15 minutes avec une solution aqueuse à 3% d'hydroxyde de sodium à 900C, puis on lave et on sèche. On soumet ensuite l'article en nappe à une décharge par effet Corona, la tension de décharge étant de 15 kV et la fréquence de décharge de 30 kHz. On fait alors passer l'article en nappe à la pression atmosphérique sur des cylindres mis à la terre et recouverts de matière isolante avec une vitesse de 5 m/min sur 10 rails de traitement. L'espace entre les rails de traitement et les cylindres s'élève à 10 mm. L'atténuation du brillant obtenue sur le textile est comparable à celle que l'on obtient dans les exemples 1 et 2. REVENDICATIONS 1) Procédé d'atténuation du brillant dans les textiles constitués de soie polyester texturée, de préférence dans les gros tricots tubulaires, caractérisé en ce qu'on effectue d'abord un traitement avec des produits chimiques inorganiques ou organiques, en particulier des produits chimiques à action basique qui ne sont pas neutres vis-à-vis des polyesters, puis en ce qu'on soumet le textile à l'action d'un courant gazeux produit par un moyen électrique dans une atmosphère oxygénée, en particulier dans l'air. 2) Procédé selon la revendication 1, carac térisé- en ce qu'on utilise comme produit chimique à action basique de préférence une solution aqueuse à 2 à 4% d'hydroxyde de sodium. 3) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise de préférence comme produit chimique à action basique une solution aqueuse à 20 à 30% de carbonate de sodium. 4) Procédé selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'on traite rapidement le textile avec la solution des produits chimiques mentionnés avant l'action du courant gazeux, en ce qu'on le presse puis en ce qu'on le soumet pendant 20 minutes au maximum à un traitement à la vapeur saturée. 5) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme courant gazeux un courant gazeux à basse pression. 6) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme courant gazeux une décharge par effet Corona. 7)- Procédé selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce qu'on dispose sur le textile une plaque de recouvrement pourvue de dessins ou en ce qu'on la joint au textile dans son parcours, et en ce qu'on amène ainsi le courant gazeux à n'agir que partiellement sur le textile.