L'invention concerne un moteur à pistons libres comportant un arbre moteur et au moins deux cylindres de travail qui sont opposés l'un à l'autre et disposés perpendiculairement à l'ar- bre moteur et sont équipés chacun d'un piston. On connut déåà des moteurs à pistons munis de cylindres opposés. Toutefois, leur inconvénient est que le mouvement alternatif des pistons ne peut être converti que de façon compliquée en mouvements de rotation de l'arbre moteur, par des vilebrequins, ce qui fait que la longueur de course est aussi fixée. Il faut ajouter que les pistons sont reliés rigidement à leur tige de piston, ce qui donne lieu à des forces dynamiques qui nuisent au fonctionnement satisfaisant du moteur. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients~et le problème est de rendre élastiques les mouvements du système oscillant formé de la tige de piston et du piston et de transmettre à l'arbre moteur les mouvements alternatifs des pîstons, sans vilebrequin et avec une longueur de course variable. liii- si, il s'agit de réaliser d'une part une liaison souple entre tige de piston et piston et d'autre part une liaison directe et réglable entre tige de piston et arbre moteur. Selon l'invention, on y parvient grace au fait que les pistons sont reliés entre eux de façon souple par leur tige et qu'entre la tige de piston et l'arbre moteur est prévue une transmission de puissance comportant un dispositif de roue libre qui sert à transformer les mouvements alternatifs des pistons en une rotation de l'arbre moteur dans un même sens. Gr9: ce à la structure selon l'invention, on obtient un moteur à pistons libres présentant des conditions de fonctionnement avan tageuses et une structure simple se distinguant par un pris de revient relativement modéré et une grande sûreté de fonctionnement. Comme dispositifs de roue libre, on peut utiliser des douilles de serrage et des rouleaux de serrage tournant dans celles-ci, ainsi qu'il est bien connu par exemple dans les bi cyclettes. Il est avantageux aussi de disposer directement les pompes 'l'injection de carburant sur les cylindres de travail car elles peuvent alors etre actionnées de façon simple, chacun par une tige articulée et un galet courant sur une surface de came de la tige de piston. Il est avantageux que la transmission de puissance soit constituée par des rubans flexibles qui sont reliés à la tige de piston par leurs extrémités opposées et sont enroulés autour de l'arbre moteur.Une transmission de puissance de ce genre se distingue en effet des autres par la suppression des forces engendrées dans des directions indésirables, comme celles qui peuvent se produire par exemple dans les transmissions à crémaillère. D'autres détails de l'invention seront expliqués à propos des dessins, qui représentent différents exemples d'exécution du moteur à pistons libres selon l'invention et sur lesquels - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un premier exemple d'exécution, suivant la ligne I-I de la figure 2 - la figure 2 une coupe longitudinale suivant la ligne II II de la figure 1 - la figure 3 est une coupe longhtudinale d'un autre exemple d'exécution, suivant la ligne III-III de la figure 4 - la figure 4 est une coupe longitudinale suivant la ligne IV-IV de la figure 3 - la figure 5 est une coupe longitudinale d'un autre exemple d'exécution du moteur à pistons libres selon l'invention - la figure 6 illustre schématiquement le principe de fonctionnement d'un détail pris comme exemple - la figure 7 est une coupe longitudinale montrant un autre exemple d'exécution du moteur à pistons libres selon l'invention. Sur les dessins, les mêmes références désignent des parties analogue s. Les figures 1 et 2 montrent un moteur à combustion interne à deux temps à pistons libres selon l'invention. Les références 20, 22, 24 et 26 désignent des cylindres de travail qui sont reliés entre eux deux à deux et forment un ensemble auto-portant, comme l'indiquent sur la figure 2 les vis d'assemblage 28 et 30. Dans cet ensemble autoportant est monté un arbre moteur 32 dont l'axe est appelé 34. Les axes respectifs 36, 38 des cylindres de travail 20, 22 et 24, 26 sont espacés de l'axe 34 de l'arbre moteur 32 et perpendiculaire à celui-ci. Dans chacun des cylindres de travail 20, 22, 24, 26 est prévu un piston de travail 40, 42, 44, 46 qui exécute dans son cylindre des mouvements alternatifs et délimite avec celui-ci des cavités de travail 48, 50, 52 54. Les pistons de travail 40, 42, 44 46 sont reliés à l'arbre moteur 32 par une première transmission de puissance qui, dans l'exemple représenté, est formée d'une crémaillère et d'une roue dentée adjointe. Plus précisément, sur l'arbre moteur 32 est montée de manière à pouvoir tourner une couronne extérieure en forme de roue dentée 56 qui engrène avec la denture 58a d'une tige de pistons de travail 58. La tige de pistons 58 relie les pistons de travail 40 et 42 par l'intermédiaire de manchons souples 60, 62. Une transmission à crémaillère analogue est prévue entre les pistons 44 et 46 et l'arbre moteur 32. L'injection du carburant s 'effectue au moyen de pompes d'injection dont deux sont indiquées sur les figures 1 et 2 par les références 64, 66. Les pompes d'injection 64 et 66, de mSme que les autres pompes d'injection, sont reliées à des dispositifs d'actionnement qui fonctionnent sous la dépendance des mouvements alternatifs des pistons 40 à 46 dans leurs cylindres 20 à 26. Comme le montre la figure li le dispositif d'actionnement des pompes d'injection 64 et 66 est formé de leviers à deux bras 68, 70 disposés par paires, dont l'un des bras 68a, 70a est relié à la pompe 64, 66 tandis que l'autre bras 68b, 70D est muni d'un galet 72, 74 qui court sur une surface de came 58b de la tige de piston 58. Dans l'exemple représenté, l'air comburant est fourni par des compresseurs dont l'un est indiqué sur la figure 1 par la référence 76. Le compresseur 76 est formé de cylindres opposés 78 et 80, disposés suivant une ligne 82 qui est parallèle à l'axe 36 des cylindres de travail 20 et 22. Dans les cylindres de compresseur 78, 80 sont disposés-Ldes pistons respectifs de compresseur 84, 86 qui exécutent dans leurs cylindres des mouvements alternatifs et délimitent avec deux des cavités de com- pression 88, 90. Les pistons de compresseur 84 et 86 sont reliés entre eux de façon souple par une tige de pistons92. La liaison souple entre la tige de pistons de compresseur 92 et les pistons de compresseur 84, 86 est assurée par des membranes 94, 96. La tige de pistons de compresseur 92 engrène avec la transmission de puissance et plus précisément, dans l'exemple représenté, elle engrène du côté opposé à la tige de pistons avec la couronne dentée 56 de sorte que la tige de pistons de travail 58 et la tige de pistons de compresseur 92 exécutent des mouvements rectilignes de sens opposé. Les références 98 et 100 désignent des tubulures qui sont commandées automatiquement par des soupapes 102, 104. Un dispositif similaire de compresseurs est prévu pour alimenter en air les cylindres de travail 24 et 26 ou les cavités de travail 52, 54. Dans exemple représenté, le dispositif de redressement qui transforme les mouvements alternatifs de rotation de la couronne 56 en un mouvement continu de rotation de l'arbre moteur 32 est formé d'un dispositif de roue libre comprenant une douille de serrage et des rouleaux qui tournent dans celle-ci. La couronne 56 qui joue le rôle de douille de serrage présente des surfaces intérieures de came 56a en elles-memes connues. Le coeur du dispositif de roue libre est formé par la surface cy lindrique extérieure 32a de l'arbre moteur 32. Entre les surfaces de came 56a et la surface extérieure 32a sont prévus des rouleaux de serrage 106 qui bloquent la couronne 56 relativement à l'arbre moteur 32 quand les rouleaux se coincent entre des surfaces opposées 56a, 32a. Par contre, l'arbre moteur 32 est libéré lorsque les rouleaux 106 se trouvent dans une partie suffisamment large de l'espacement en coin entre les surfaces 32a et 56a. Un dispositif de redressement similaire est prévu dans la transmission de puissance entre les pistons 44 et 46 et l'arbre moteur 32. Pour assurer des mouvements alternatifs de sens opposé entre les pistons de travail 40, 42 d'une part et les pistons de travail 44, 46 d'autre part, autrement dit entre les tiges de pistons 58 et 108, une deuxième transmission de puissance est prévue entre celles-ci. Dans l'exemple représenté, la deuxième transmission de puissance est également formée d'une transmission à crémaillères dont les crémaillères sont prévues sur les tiges de pistons de travail 58 et 108 et appelées 58c et 108c. Ces crémaillères engrènent avec des côtés opposés d'un tambour denté 110 dont l'axe est perpendiculaire à celui de l'arbre moteur 32. Les références 114, 116 (figure 1) désignent des tubulures par lesquelles les gaz de combustion peuvent s'échapper des cylindres de travail 20, 22. Par contre, les références 118, 120 désignent des tuyaux de liaison entre les cavités de compression 88, 90 et les cylindres de travail 20, 22. Le mode d'exécution représenté fonctionne comme suit : Tous les cylindres de travail exécutent un cycle de combustion interne à deux temps. Cela signifie que le carburant, qui est injecté par exemple dans la cavité de travail 48 du cylindre 20 par la pompe d'injection 64, se mélange à de l'air qui a été fourni pendant la course précédente. Le mélange s' allume et brûle pendant que les pistons de travail 40 se meuvent vers la droite de la figure 1. Par le mouvement du piston de travail 40 vers la droite de la figure 1, le manchon souple 60 est comprimé et il se produit ensuite un coulissement de la tige de pistons de travail 58, également vers la droite. Ce mouvement rectiligne vers la droite cause une rotation de la couronne dentée 56 dans le sens des aiguilles d'une montre et il en résulte à nouveau un coinçage des rouleaux 106 entre les surfaces de came 56a et la surface extérieure cylindrique 32a, de sorte que l'arbre moteur 32 est aussi mis en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre sur la figure i. Une rotation de la couronne 56 dans le sens des aiguilles d'une montre cause un mouvement rectiligne de la tige de pistons de compresseur 92 vers la gauche de la figure 1, de sorte que le piston de compresseur 84 coulisse également vers la gauche. Un coulissement de ce genre entraxe une compression dans la cavité de compression 88. Par la pression croissante de l'air, la soupape 102 se ferme et le tuyau de liaison 118 se remplit d'air comprimé à une pression croissante. En outre, quand le piston de travail 40 coulisse vers la droite, la tubulure 114 est tout d'abord libérée de sorte que les gaz de combustion peuvent s'échapper de la cavité de travail 48 du cylindre de travail 20. Quand le piston de travail 40 se trouve encore plus à droite, l'ouverture du tuyau de liaison 118 se libère aussi de sorte que, de manière en ellemême connue, de l'air comburant comprimé afflue à la cavité de travail 48. Cela signifie que non seulement la cavité 48 se remplit d'air comburant frais, mais qu'en outre les gaz de combustion restants sont expulsés par la tubulure 114, de plus en plus libérée. Pendant ce cycle, des processus de sens opposé se déroulent dans la cavité dé travail 50 et dans la cavité de compression 90. L'air comprimé dans la cavité de travail 50, qui a été amené pendant la course précédente, est comprimé par le piston de travail 42 qui se meut vers la droite de la figure 1 et ferme successivement la tubulure 116 et le tuyau de liaison 120. Pendant ce temps, le piston de compresseur 86 se meut vers la gauche de la figure 1 et cause une dépression dans la cavité de compression 90 et dans le tuyau de liaison 120. Par cette dépression, la soupape 104 s'ouvre contre son ressort de rappel 104e de sorte que la cavité de compression 90 se remplit à nouveau d'air comburant frais.Quand la tige de piston de travail 58 se trouve dans sa position la plus à droite, le levier à deux bras 70 coopère par son bras 70b avec la surface de came 58b de la tige de pistons de travail 58, ce qui fait que de manière en elle-meme connue, dsue carburant est injecté dans l'air comburant comprimé qui/trouve dans la cavité de travail 50. La tige de pistons 58 se meut alors vers la gauche de la figure 1. Cela signifie que la couronne 56 tourne cette fois en sens inverse des aiguilles d'une montre et que la tige de pistons de compresseur 92 se déplace vers la droite. Par suite, dans la cavité de travail 48, il se produit une compression et de l'air comburant frais est aspiré de la cavité de compression 90, par le tuyau de liaison 120, dans la cavité de travail 50 du cylindre 22. La rotation de la couronne dentée 56 en sens inverse des aiguilles d'une montre sur la figure 1 signifie que les rouleaux 106 se placent dans les parties élargies de l'espacement entre les surfaces 32e et 56a, de sorte que la rotation de l'arbre moteur 32 dans le sens des aiguilles d'une montre n'est pas empêchée par le coulissement de la tige de pistons de travail 58, maintenant dirigé vers la gauche. Dans ce coulissement de la tige de pistons 58 vers la gauche, il se produit une rotation du tambour 110 dans le sens des aiguilles d'une montre et un coulissement rectiligne de la tige de pistons de travail 108 vers la droite de la figure 2. Or un coulissement de la tige de pistons 108 vers la droite signifie la même chose qu'un coulissement de la tige 58 vers la droite, c'est-à-dire une rotation de l'arbre moteur 32 dans le sens des aiguilles d'une montre et une transmission de la puissance de la tige de pistons de travail 108 à l'arbre moteur, au moyen de la transmission à crémaillère, non représentée, qui se trouve entre eux. Par l'intermédiaire du tambour denté 110, le fonctionnement en opposition et la compensation de puissance entre les tiges de pistons de travail 58 et 108 sont assurés.Ainsi, l'arbre moteur 32 subit pendant chaque course un couple de rotation, de sorte qu'il est mis en rotation continue dans le sens des aiguilles d'une montre sur la figure 1. Si la moitié des cylindres sont supprimés et si les cylindres restants sont disposés de la façon indiquée par la figure 1, le moteur ainsi obtenu met 1' arbre 32 en rotation de la même façon. Nais alors, un couple utile n'est transmis à l'arbre moteur 32 que pendant une - course sur deux. Dans les modes d'exécution décrits ci-dessus, les mouvements alternatifs du piston étaient transformés en mouvements alternatifs de rotation par des transmissions à crémaillère. Tou- tefois, des transmissions de ce genre ne sont pas satisfaisantes, en ce sens qu'aux points de coopération, il se produit des forces qui tendent à annuler l'engrènement entre la crémaillère et la roue dentée. il s'y Joute des forces dont les lignes d'action sont perpendiculaires à la direction du mouvement rectiligne des pistons. Par suite, il existe des forces qui ne fournissent pas de travail mais causent des déformations, usures et vibrations indésirables. Des forces du genre mentionné peuvent être compensées par exemple par des rouleaux de soutien tels que 126 et 128, mais ceux-ci ne peuvent pas tirer parti des forces perpendiculaires pour un travail utile. On peut remédier au défaut ci-dessus en remplaçant la transmission à crémaillère par des rubans flexibles affectés d'une précharge, qui peuvent être formés d'un matériau quelconque, par exemple d'acier et relient les pistons à la couronne du dispositif de roue libre, une extrémité de chaque ruban étant fixée à l'un des pistons et l'autre extrémité du ruban à la surface latérale de la couronne. La partie de ruban située entre les extrémités fixées s'applique contre la tige de pistons et entoure la surface cylindrique de la couronne de sorte qu'il se produit uniquement des forces tangentielles. Le mot "ruban" désigne ici aussi bien des rubans uniques que des faisceaux. Un exemple d'exécution du moteur selon l'invention comportant une transmission de puissance de ce genre est représenté par les figures 3 et 4, qui montrent un moteur à combustion interne à quatre temps à pistons libres selon l'invention. A part les différences résultant évidemment de la distinction entre un moteur à deux temps et un moteur à quatre temps et qui nécessitent dans ce dernier cas l'utilisation de soupapes et de leurs moyens d'actionnement, l'exemple d'exécution représenté se distingue du précédent par le fait que les coulissements des tiges de pistons 58, 108 sont transmis à l'arbre moteur 32 par des rubans flexibles 130, 132, une extrémité de chacun des rubans étant fixée à la tige de pistons 58, 108. Le ruban 130 est fixé par une extrémité à la tige 58 au voisinage du piston de travail 40.L'autre extrémité du ruban 130 est reliée par un patin 134 et une vis 136 à la couronne 56 du dispositif de roue libre. Des moyens de serrage analogues 138 et 140 servent à fixer une extrémité du ruban 132 à la couronne 56 et son autre extrémité à la tige de pistons 58, au voisinage du piston 42. Les moyens de fixation des rubans 130 et 132 à la tige de pistons 58 sont appelés 152, 144. Entre leurs extrémités fixées, les rubans 130 et 132 s'appliquent contre la surface plane de la tige de pistons de travail 58 et d'autres parties des rubans sont placées autour de la surface cylindrique de la couronne 56. La deuxième transmissionde puissance entre les deux tiges de pistons de travail 58 et 108 est constituée de façon analogue (figure 4). Le ruban 146 relie l'extrémité de la tige de pistons de travail 58, dans la région du piston 40, à une extrémité de la tige de pistons 108 dans la région du piston 44. D'autre part, le ruban 148 relie des parties analogues des tiges de pistons 58 et 108 dans la région des pistons 42, 46. De cette manière, les extrémités dirigées dans le même sens des tiges de pistons 58, 108 sont reliées deux à deux par les rubans 146, 148 et elles entourent entre leurs extrémités la surface cylindrique du tambour 110. Les références 150 et 152 désignent respectivement une soupape d'admission et une soupape d'échappement du cylindre de travail 20 tandis que les références 154, 156 et 158 désignent une-tringlerie dont ltélément 158 porte un galet 72 destiné à courir sur une surface de came 58a. La tringlerie 154, 156 158 ainsi que le galet 72 forment un dispositif d'actionnement des soupapes 150, 152. Des soupapes et tringleries similaires sont prévues pour le cylindre de travail 22 à l'autre extrémité du moteur et pour les deux cylindres de travail 24 et 26 du moteur double. Le mode d'exécution décrit à titre d'exemple fonctionne comme suit : Lorsqu'une combustion se produit dans la cavité de travail 48 du cylindre de travail 20, le piston de travail 40 coulisse vers la droite de la figure 3. Les deux soupapes 150 et 152 sont fermées. En meme temps, le piston de travail 42 se déplace également vers la droite de façon analogue. Mais la soupape d'échappement du cylindre de travail 22 est ouverte de sorte que les gaz d'échappement peuvent s'échapper de la cavité de travail 50. Pendant ce processus, la tige de pistons de travail 108 du moteur double se déplace vers la gauche de la figure 4. De lair comburant frais afflue alors à la cavité de travail 54 par la soupape 'l'admission du cylindre 26. En même temps, l'air comburant est comprimé dans la cavité de travail 52 par le piston 44 car celui-ci coulisse vers la gauche du dessin quand les soupapes du cylindre 24 sont fermées. Une fois que les différents pistons 40 à 46 ont atteint leur point mort, il se produit une combustion dans la cavité de travail 52 et une compression dans la cavité de travail 54 de l'air comburant frais afflue à la cavité de travail 50 et des gaz de combustion s'échappent'de la cavité de travail 48. Les différentes soupapes d'admission et d'échappement des différents cylindres 20 à 24 sont commandées de façon connues, conformément aux processus mentionnés. Les mouvements alternatifs de sens opposé des tiges de piston de travail 58 et 108, qui sont disposées par paires le long de lignes parallèles 36, 38 et à la même distance de l'axe 34 de l'arbre moteur 32, sont assurés par les rubans 130, 132 et 146, 148. En effet, quand le piston de travail 40 se déplace vers la droite de la figure 3, le ruban 130 se desserre et le ruban 132 se tend. il en est de même pour les rubans 146 et 148 de la deuxième transmission de puissance : Pendant que le ruban 146 se desserre, le ruban 148 est tendu par un coulissement de la tige de pistons 108 vers la gauche de sorte que le ruban se 146/tend aussi.Comme on le voit, tous les rubans 130, 132 et 146, 148 de la première et de la deuxième transmissions de puissance sont toujours tendus pendant les mouvements alternatifs de sens opposé des tiges de piston de travail 58 et 108 tandis que le moteur double exécute un cycle à quatre temps dans lequel l'arbre moteur 32 subit un couple continu agissant dans le sens des aiguilles d'une montre sur la figure 3. Dans l'exemple d'exécution de la figure 5, on voit comment deux pistons de travail et deux cylindres de travail, opposés le long d'une ligne perpendiculaire à l'axe d'un arbre moteur, peuvent servir à engendrer un couple moteur continu dans un même sens. Dans l'exemple représenté, on a prévu deux arbres moteurs 32a et 32b dont les axes sont appelés 34a, 34b. lies arbres moteurs 32a et 32b portent des droues dentées 182, 184. Des cylindres de travail non représentés sont opposés le long d'une ligne 186, située à égale distance entre les axes 34e et 34b et perpendiculaire à ceux-ci. Dans les cylindres de travail, des pistons de travail 40, 42 sont disposés de la façon d?'à décrite en vue de mouvements alternatifs. A égale distance des arbres moteurs 32a et 32b est prévu un arbre de sortie 188 parallèle à ceux-ci. L'arbre de sortie 188 porte également une roue dentée 190 qui engrène avec les roues dentées 182, 184 des arbres moteurs 32a, 32b. Les deux arbres ùmoteurs 32a et 32b sont reliés par la première transmission de puissance déjà décrite comportant des rubans flexibles de sorte que lors des mouvements alternatifs de la tige de pistons de travail 58, l'arbre de sortie 188 péut être mis en rotation dans un même sens. Comme on le voit, à cet effet, il faut disposer de la même façon les deux dispositifs de redressenent de la première transmission de puissance, car ils sont situés de part et d'autre de la tige de pistons de travail 58. Ainsi, dans le fonctionnement, lorsque la tige de pistons 58 se meut vers la droite, la couronne 56a du dispositif de roue libre avec rouleaux et douille de serrage adjoint à 1' ar- bre moteur 32a est mise en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre tandis que la couronne 56b du dispositif de roue libre adjoint à l'arbre 32b tourne Een sens inverse. Par conséquent, les rouleaux 106a de ce dispositif de roue libre déverrouillent l'arbre moteur 32a tandis que les rouleaux lO6b de 11 autre dispositif de roue libre verrouillent la couronne 56b relativement à l'arbre moteur 32b.De cette manière, l'arbre moteur 32b tourne également en sens inverse des aiguilles d'une montre de meme que la roue dentée 184, mais celle-ci fait tourner la roue dentée 190 dans le sens des aiguilles d'une montre comme l'indique la flèche 192. Si la tige de pistons de travail 58 coulisse dans l'autre sens, la couronne 56a est verrouillée sur son arbre moteur a tandis que l'arbre moteur 32b, précédemment verrouillé, est déverrouillé. Ainsi, l'arbre 32a tourne avec sa roue dentée 182 en sens inverse des aiguilles d'une montre, ce qui fait que l'arbre de sortie 190 continue sa rotation en sens inverse desaiguilles d'une montre, suivant la flèche 192. Comme on le voit, chaque course du moteur selon l'invention est utile et toute poussée des pistons de travail 40 et 42 est convertie en couple utile dans un même sens relativement à l'arbre de sortie 188, de sorte que ce dernier subit un couple continu agissant dans un même sens. La figure 6 montre un exemple d'exécution dans lequel le dispositif de redressement mécanique de la première transmis sion de puissance entre les pistons de travail 40, 42 et l'ar- bre moteur 32 est également muni des rubans 130 et 132 déjà décrits, placés autour d'un tambour 194. Mais ici, au lieu d'un dispositif de redressement avec douille de serrage et rouleaux, les extrémités des rubans 130 et 132 sont fixées aux extrémités inférieures (relativement au dessin) de deux leviers à deux bras 196, 198e Les points de fixation sont appelés 200, 202. Le levier à deux bras 196 est monté sur la tige de pistons de travail 58 et L'articulation du levier est appelée 204. L'autre levier à deux bras 198 est articulé à une tige longitudinale rigide 208 qui fait partie du système à mouvement alternatif formé par les pistons de travail 40, 42 et la tige de pistons 58. Par la tige 208, les pistons de travail 40 et 42 sont reliés rigidement entre eux. En outre, l'extrémité supérieure du levier à deux bras 196 est fixée de façon analogue au point 210. L'extrémité supérieure du levier à deux bras lu8,, en 212 , est reliée à l'articulation 204 du levier à deux bras 196 au moyen d'une tige 214. Les rubans 130 et 132 sont fixés au tambour 194 au moyen d'une bague de serrage 216 par laquelle les extrémités des rubans 130, 132 sont fixées aux points 218, 220. L'avantage d'une bague de serrage 216 réside dans le fait que la surface latérale cylindrique du tambour 194 est soulagée de l'action d'usure des rubans 130 et 132. Be mode d'exécution décrit à titre d'exemple et représenté par la figure 6 fonctionne comme suit Si la tige de piston 58 se meut vers la droite du dessin, le manchon souple 60 est tout d'abord comprimé par suite de l'inertie de la tige de pistons 92 tandis que la position relative des pistons de travail 40 et 42 est maintenue par la tige 208 de sorte que le manchon souple 62 s'étire. Cela signifie que l'articulation 204 fixée à la tige de pistons 58 est en avance sur le point 210 puisque celui-ci se trouve sur la tige 208. Il s'ensuit que le levier à deux bras 196 exécute un mouvement de pivotement dans le sens des aiguilles d'une montre, comme l'indique la flèche 222. En même temps, l'articulation 206 prévue sur la tige 208 est en avance sur le point 212, ce qui fait que le point 202 tend à se mouvoir vers la droite, comme l'indique la flèche 224. Ainsi, pendant que le système formé des pistons de travail 40 et 42 se meut vers la droite comme l'indique la flèche sim- ple 226, les points 200 et 202 s'éloignent simultanément, ce qui fait que les rubzns 130 et 132 se serrent sur la surface cylindrique de la bague de serrage 216 et que 1' arbre moteur 32 reçoit un couple dans le sens des aiguilles d'une montre. Par contre, lorsque le système formé des pistons 40 et 42 se meut en sens inverse, comme l'indique la flèche double 228, les deux leviers à deux bras 196 et 198 pivotent en des avens opposés. Cela signifie que le levier 198 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre de sorte que les deux rubans 130 et 132 se desserrent et que l'arbre moteur peut poursuivre sa rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, indiquée par la flèche 230. Le mode d'exécution avantageux du dispositif de redressement de la figure 6 convient particulièrement pour commander à la fois la tension des rubans et le sens dé rotation de l'ar- bre moteur 32. Cela est rendu possible par la tige 214 qui relie le point 212 à l'articulation 204, la tige 214 étant conçue pour le pivotement de façon non représentée. Si maintenant la tige 214 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre, les deux rubans 130 et 132 se desserrent de sorte que le couple qui agit sur l'arbre moteur 32 diminue en proportion du pivotement mentionné. Quand la tige 214 est dans une position horizontale sur le dessin, les rubans ne se tendent dans aucun des mouvements alternatifs de la tige de piston 58. Quand la tige 214 est dans une position où son inclinaison est inverse de la précédente, des mouvements des pistons de travail 40 et 42 vers la gauche appliquent un couple à l'arbre 32 de sorte que l'arbre 32 prend un sens de rotation opposé à son sens précédent 230 et tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre. Ainsi, la disposition de la figure 6 offre une possibilité simple de régler aussi bien la grandeur que le sens du couple qui agit sur l'arbre moteur 32. Un autre avantage réside dans la possibilité de régler le travail de compression nécessaire au fonctionnement permanent du moteur selon l'invention. Un autre avantage réside dans la possibilité de régler le travail de compression nécessaire au fonctionnement permanent du moteur selon l'invention. Aux faibles vitesses de rotation, ctest-à-dire quand le moteur subit une charge apprrciable, la rotation de l'arbre moteur 32 ne s'interrompt pas parce que le déplacement relatif de la tige de pistons de travail 58 et de la tige 208 serait simplement compensé lors d'une inversion du mouvement, puisque les forces d'inertie sont trop faibles pour tendre les rubans 130 et 132 qui entourent la bague 216. Par suite, les forces d'inertie de l'ensemble du moteur contribuent au travail de c ompre ssia. Par contre,aux grandes vitesses de rotation, où les mouvements relatifs de la tige de pistode travail 58 et de la tige 208 sont relative ent faibles, le travail de compression est fourni exclusivement par l'énergie des gaz en détente et par les forces d'inertie des pistons 40, 42 et de la tige de pistons 150, exécutant des mouvements alternatifs à grande vitesse de rotation. L'exemple d'exécution de la figure 7 se distingue des précédents par le fait que la distance entre les cylindres de pistons opposés est réglable. Dans l'exemple d'exécution représenté, le moteur est du type des figures 1 et 2, où les cylindres 20 et 22 de pistons de travail opposés 40, 42 sont adjoints à un compresseur 76. La valeur moyenne du volume utile (de la course moyenne des pistons) est rendue réglable par le fait que les cylindres de travail 20 et 22 et les cylindres de compresseur 78 et 80 forment des systèmes que l'on peut déplacer relativement sur des guides parallèles 232 et 234.Ces déplacements sont effectués mécaniquement par une tige 236 munie de filetages opposés, chaque filetage coopérant avec une douille d'accouplement 238, 240, celles-ci faisant partie du système mobile relativement formé par les cylindres de travail et les cylindres de compresseur qui se correspondent respectivement, 20, 78 et 22,80. En fonction du sens de rotation de la tige 236, les cylindres de travail et cylindres de compresseur correspondants se rapprochent ou s'éloignent les uns des autres. De cette manière, on peut régler comme on le désire, meme en service, le volume utile du moteur selon l'invention. Etant donné que dans l'exemple d'exécution représenté le moteur est sous la forme d'un moteur à combustion interne à deux temps, comme dans l'exemple d'exécution des figures I et 2, il faut faire en sorte que la longueur des tubulures 114, 116 soit réglable. Â cet effet, il faut les raccorder de façon étanche mais mobiles aux tuyauteries 242, 224. Un exemple d'exécution de ce genre permet de régler à volonté eu automatiquement le volume utile du moteur. Au fortes charges, où la vitesse de rotation du moteur doit être faible, on choisit de petites longueurs de travail de sorte qu'à chaque cycle correspond un tiers à un quart de ur de arbre moteur 32. On utilise un réglage de ce genre, dans les moteurs de véhicule, lorsqu'il s'agit de monter des pentes. Par contre, aux faibles charges, où il est préférable que le moteur fonctionne à une grande vitesse de rotation, on utilise des courses longues et alors, à un cycle du moteur correspond un tour à un tour et demi de l'arbre moteur 32. C'est le cas par exemple dans le fonctionnement économique à grande vitesse de rotation. Dans un réglage de ce genre, en combinaison avec une variation de la quantité de carburant injectée, on peut supprimer les changements de vitesse. Comme on le voit, le rendement du moteur à pistons libres selon l'invention est plusieurs fois supérieur à celui des moteurs à vilebrequin. Le rendement thermique est multiplié par 2 à 3. En même temps, la compression est multipliée aussi par 5 à 10. Pour un poids égal du moteur, le rendement est multiplié par 3 à 15 relativement aux moteurs à pistons connus. Eh modifiant le rapport de compression, on étend notablement les limites de l'accroissement économique de puissance. On peut régler la vitesse de rotation entre de très larges limites en réglant la quantité de carburant injectée ou la qualité du carburant, de sorte que dans un certain nombre de cas, on peut supprimer les changements de vitesse. Contrairement aux moteurs à piston rotatif, le moteur selon l'invention se distingue par des possibilités d'étanchéité très avantageuses, l'efficacité du fonctionnement étant accrue et la fabrication plus facile. Le graissage peut évidemment se faire indépendamment de l'alimentation en carburant, ce qui signifie un avantage notable relativement aux moteurs à combustion interne à deux temps du type à vilebrequin. Les gaz de combustion peuvent pratiquement être éliminés totalement des cylindres de travail. En l'absence de vilebrequins, les cylindres de travail peuvent avoir des longueurs de course notablement plus grandes en comparaison du diamètre des cylindres. En général, la longueur de course sera de deux fois et demie à trois fois plus grande que le diamètre du cylindre de travail.De cette manière le carburant brûle sur une distance appréciable de sorte que l'on obtient une combustion pratiquement complète. Il s'ensuit que dans -l'échappement, la quantité de gaz non brûlés ou incomplètement brûlés est notablement moindre que dans les moteurs classiques de ce genre. Dans des essais, on a pu observer que les moteurs selon l'invention fonctionnent de façon beaucoup plus uniforme que des moteurs à combustion interne du type déjà connu. Il est évident aussi que les efforts imposés aux éléments, en particulier aux points morts des masses, sont notablement plus faibles que dans les moteurs connus similaires. On a décrit ci-dessus des moteurs à pistons libres selon l'invention dans lesquels les cylindres de travail étaient disposés sur des lignes droites ou parallèles0 Naturellement, il est possible aussi d'adopter d'autres dispositions et de réaliser par exemple des moteurs radiaux. Il faut en outre tenir compte du fait que, bien que l'invention nécessite au moins une paire de pistons de travail et de cylindres de travail coopérants, des combinaisons de paires de ce genre permettent de constituer des vmoteurs à plusieurs cylindres dont les cylindres d1un compresseur correspondant sont adjoints aux cylindres de travail. Il est évident aussi que le moteur à pistons libres selon l'invention peut fonctionner avec des agents de pression quelconques. il est ainsi possible d'utiliser l'air ou la vapeur. On nta pas besoin de démarreurs comme appareils auxiliaires. Avantageusement, pour faire démarrer le moteur selon l'invention, on amène un agent de pression aux cylindres de travail ou aux cylindres de compresseur du moteur, ce qui fait que les pistons se mettent en oscillation alternative. h cet effet, on peut utiliser des dispositifs quelconques, en eux-memes connus. REVEND I CTi ONS = = = == = ===s============ = = = = 10) Moteur à pistons libres comportant un arbre moteur et au moins deux cylindres de travail qui sont opposés l'un à l'autre et disposés perpendiculairement à l'arbre moteer et sont équipés chacun d'un piston, moteur caractérisé par le fait que les pistons sont reliés entre eux de façon souple par leur tige et qu'entre la tige de piston et l'arbre moteur est prévue une transmission de puissance comportant un dispositif de roue libre qui sert à transformer les mouvements alternatifs des pistons en une rotation de l'arbre moteur dans un même sens. 20) Moteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif de roue libre est formé d'une douille de serrage et de rouleaux de serrage tournant dans celle-ci. 30) moteur selon l'une des revendications 1 et 2, comportant des pompes d'injection de carburant annexées aux cylindres de travail et caractérisé par le fait que les pompes d'in jection sont actionnées chacune par une tige articulée munie d'un galet qui court sur une surface de came de la tige de. piston. 4 ) Moteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la transmission de puissance est constituée par des rubans flexibles qui sont reliés à la tige de piston par leurs extrémités opposées et sont enroulés autour de l'arbre moteur.