La présente invention concerne une installation et un procédé de vap#r.isat.ion#éclair destinés en particulier à être utilisés pour produire de l'eau douce par dessalement d'eau de mer, tn##i:5 qui sont ëgå1ement utilisables pour éliminer les solvants par vaporisation et sont, par#conséquent, utilisables d-"-.une :manière#générale pour distiller des liqui- des SOUS l'action de la température et/ou de la pression. L'un des procédés utilisés en pratique pour préparer de L'eau potable ou, d'une manière générale de l'eau dou- ce, consiste employer un procédé appelé -"procédé de vaporisation éclair étagée Ce résultat est obtenu en faisant écouler le liquide qui doit être vaporisé, par exemple de l'eau de mer, dans un certain nombre-de chambres (étages) successives (appelées chambres de détente) de sorte que, dans chaque chambre ou étage, une partie du courant d'eau est convertie en vapeur. Cette vapeur est précipitée sur une série de. surfaces de condensation qui sont refroidies avec l'eau présente dans le même circuit et qui sont prévues dans -les chambres de détente ou dans des chambres à condensat qui sont raccordées aux chambres de détente tandis que l'eau de refroidissement s'écoule à contre-courant de l'eau circulant dans les chambres de vaporisation. Une partie importante de la chaleur nécessaire pour la vaporisation est ainsi récupérée sous forme de chaleur de condensation. Le passage du liquide à vaporiser d'une chambre à une chambre suivante, dans laquelle règne une plus basse pres sion, s'effectue habituellement par un orifice rela#tivement étroit. Le liquide à vaporiser est soumis, de ce fait, à une chute brutale de pression. Afin de donner à la vapeur qui est alors engendrée sous forme de bulles, une possibilité de se séparer de l'eau, les chambres dans lesquelles le liquide s'écoule dans un seul sens, doivent avoir des dimensions relativement importantes L'étroit orifice dans lequel se produit la perte de charge entre les chambres n'est réglé qu'une seule fois, ce qui implique que la quantité de liquide qui le traverse doit rester approximativement constante à l'intérieur d'étroites limites pour maintenir la perte de charge convenable.Pour cette raison, il est pratiquement impossible de faire varier la quantité de liquide qui s'écoule dans les chambres et, de ce fait, le rendement en liquide purifié, sans utiliser des dispositifs de réglage entre les chambres. La seule manière, très peu pratique, de faire varier la production avec ces dispositifs consiste à modifier la chute totale de température sur plusieurs chambres de détente raccordées en série en même temps que l'on modifie la quantité de liquide envoyée dans les chambres. Cette absence de possibilité d'adapter la quantité d'eau et la tendance, dile à des raisons économiques, à construire les évaporateurs de plus en plus grands (en particulier, les installations de dessalement de l'eau de mer ont des dimensions très importantes) ont pour conséquence que le fonctionnement des évaporateurs actuels est caractérisé par sa très grande rigidité. Les grandes usines de production d'eau qui utilisent des évaporateurs éclairs à plusieurs étages doivent, par conséquent, utiliser des réservoirs de stockage de très grandes dimensions pour répondre à une demande variable ainsi que pour tenir compte des arrêts temporaires de l'installation0 Un autre inconvénient des évaporateurs éclairs actuels réside en ce que la vaporisation elle-m#rne, qui s'effectue d'une manière presqu'explosive à partir d'une masse importante d'eau qui s'écoule sur le fond des chambres de vaporisation et à partir de laquelle la vapeur doit s'élever n'est pas optimale Cette vaporisation non optimale, en combinaison avec la nécessité qui en résulte de prévoir un attrape-gouttes (tamis de protection contre les entraînements) entre une chambre de-vaporisation et le condensateur correspondant, se manifeste par une différence de température supplémentaire entre la vapeur qui se condense dans le condenseur et l'eau à partir de laquelle cette vapeur est formée dans la chambre de vaporisation. La différence de température provoquée par la porisation non optimale peut être presque complètement sup F mée lorsque la chute de pression de l'eau s'effectue progressivement et non pas soudainement, la vapeur n'étant pas alors formée à partir d'une masse d'eau importante (en couche épaisse) mais à partir d'un mince film, d'une manière commandée Un tel évaporateur, que l'on pourrait appeler évaporateur éclair à film#de liquide, a-déjà fait l'objet de plusieurs propositions comme indiqué dans l'article de Othmer relatif au dessalement de l'eau de mer, publié dans Encyclopedia of Chemical Engineering, vol. 22, 2ème édition, 1970, pages 32 à 39. L'exécution de la vaporisation éclair de cette manière offrexdes avantages importants du point de vue de la technique de vaporisation mais de telles installations sont d'une construction compliquée et d'un volume relativement grand du fait que des vitesses relativement faibles de la vapeur sont nécessaires pour obtenir une séparation efficace des phases (séparation liquide-vapeur). C'est pour cette raison qu'il est nécessaire d'utiliser des appareils de très grandes dimensions par rapport à leur capacité, ce qui implique des investissements très élevés En outre, l'organisation appelée "Office of Sali ne#Water" (OST) a effectué des recherches approfondies dans le but de découvrir des technologies ou procédés de construction améliorés pour les évaporateurs éclairs à plusieurs étages, recherches qui ont donné lieu à de nombreuses publications dans les comptes-rendus annuels de l"'Office of Saline Water" (voir, en outre, les comptes-rendus : "Saline Water Conversion Report" 1969-1970 et 1970-1971)0~~~Ces recherches ont abouti à la conclusion qu'un perfectionnement réel de ce type d'évaporateurs pourrait être obtenu si l'on pouvait réaliser une construction dans laquelle l'évaporation pourrait se produire d'une manière commandée sans nécessiter des investissements élevés. A la connaissance de la demanderesse, les procédés proposés en théorie pour ce type d'évaporateurs n'ont pas trouvé d'application pratique du fait que les investissements et la complexité de la construction qu'ils nécessiteraient s'éleveraient à un niveau qui n'est pas satisfaisant Cependant, il a été démontré qu'un procédé dans lequel la vaporisation se produirait dans un courant vertical s'écoulant de haut en bas serait un point de départ plus favorable que le procédé actuel suivant lequel le liquide à vaporiser s'écoule essentiellement horizontalement. L'un des problèmes qui se posent pour la mise au point d'évaporateurs à plusieurs étages est celui de la réalisation d'une séparation efficace des phases. Dans les évaporateurs habituels, cette séparation nécessite soit un espace important et, par conséquent, un matériel encombrant, soit une énergie importante, par exemple lorsque des attra pes gouttes ou tamis de protection contre les entraînements sont utilisés. A cet égard, on se référera à une publication effectuée en 1971 par John McDermott : "Desalinization by Distillation-Recent Developments". En outre, il y a lieu également de mentionner le brevet des EUA n0 3#446.l89, qui toutefois ne décrit aucune vaporisation multiphase, et le brevet français n0 1.568.954 qui décrit une installation compliquée pour effectuer une vaporisation de phase. La présente invention a pour but de réaliser une installation et un procédé de vaporisation éclair étagée commandée qui soient tels que l'installation ait un fonctionnement extrêmement souple, un rendement élevé et soit d'une construction très compacte. Un mode de réalisation de l'évaporateur de la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un canal d'écoulement essentiellement en forme de fente qui s'étend de l'alimentation en liquide à vaporiser jusqu'à l'évacuation du liquide non vaporisé, ce canal formant une série d'espaces en forme de coquille d'escargot (en forme de volute) et d'espace intermédiaires en forme de sac, la vaporisation s'effectuant essentiellement dans les premiers espaces tandis que le transport du liquide non vaporisé d'un espace en forme de coquille d'escargot à l'espace en forme de coquille d'escargot suivant s'effectue essentiellement dans les seconds espaces. Le nombre des espaces en forme de coquille d'es- cargot, dont chacun est individuellement raccordé à un espace condenseur, est également le nombre des étages. Les espaces intermédiaires qui ont, de préférence, une forme en si phon et convergent dans la direction de l'écoulement sont en grande partie remplis de liquide au cours du fonctionnement et constituent ainsi un bouchon liquide entre deux espaces de vaporisation en forme de# coquille d'escargot successifs qui présentent entre eux une différence de pression. Comme on l'expliquera ultérieurement, ils contribuent également a' permettre que l'espace de vaporisation suivant soit alimenté en liquide exempt de bulles de vapeur.Le canal d'entrée incurvé, qui a en coupe la forme d'une fente, de chaque espace de vaporisation en forme de coquille d'escargot dont l'axe longitudinal est horizontal, est divergent. L'une des parois de ce canal peut entourer partiellement une partie centrale de l'-espace de vaporisation, partie centrale qui comporte dans une de ses parois d'extrémité, ou dans les deux, un orifice d'évacuation de la vapeur qui débouche dans un espace condenseur. Approximativement à l'emplacement où la fente étroite à section décroissante de espace intermédiaire rejoint la fente d'alimentation divergente incurvée de l'espace en forme de coquille-d'escargot, le liquide commence à se vaporiser sous l'influence de la plus basse pression régnant dans l'espace en forme de coquille d'escargot. L'invention sera expliquée ci-après ainsi que ses différents aspects par référence aux dessins annexés qui représentent plusieurs modes de réalisation. Dans les dessins La Fig. 1 est une vue en coupe verticale d'une partie d'un canal d'écoulement en forme de fente comportant des espaces en forme de coquille d'escargot et des espaces en forme de siphon alternés, canal dans lequel le liquide à traiter s'écoule de haut en bas; La Fig. 2 est une vue#en coupe verticale de plusieurs espaces successifs; la Fig. 3 est une vue en coupe d'une configuration légèrement modifiée et, respectivement, plus simple des espaces; la Fig. 4 est une vue en coupe verticale, à angle droitde celle de la Fig. 1, et à travers les espaces dans lesquels la vaporisation et la condensation s'effectuent;; la Fig 5 est une vue, avec coupe partielle, d'une installation construite en utilisant l'invention; la Fig 6 représente un mode de réalisation comportant des moyens pour agir sur la résistance à ltécoulement du liquide à traiter, mode de réalisation dans lequel des dispositifs produisant une résistance à l'écoulement ont été incorporés à L'espace en forme de siphon; la Fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne Vil-Vil de la Fig. 1 qui montre schématiquement la manière suivant laquelle on peut agir sur la résistance à l'écoulement du liquide à traiter en choisissant la largeur active du canal d'écoulement suivant une certaine courbe. Sur la Fig. 1, la référence 1 désigne une partie du canal d'écoulement qui est raccordé à son sommet à une alimentation en liquide à traiter et à sa base à une évacuation du liquide non vaporisé. Le canal a une forme générale en fente, ce qui signifie que la dimension perpendiculaire au plan du dessin est plus grande, au moins dans la plupart des emplacements, que la dimension transversale représentée sur le dessin Le canal d'écoulement constitue alternativement des espaces en forme de coquille d'escargot 2, 2', etc et des espaces en forme de siphon 3, 3t etc ..... qui sont réunis les uns aux autres Une vaporisation du liquide qui y est- introduit se produit dans chacun des espaces en forme de coquille d'escargot du fait de la pression régnant dans cet espace qui est inférieure à celle qui correspond à la température du liquide fourni. La vapeur formée est évacuée par un orifice 4, 4' etc., formé dans l'une des parois d'extrémité, ou dans les deux, vers un espace dans lequel la vapeur se condense, maintenant ainsi la pression à son niveau inférieur. A sa base, chaque espace de vaporisation est raccordé à la large branche descendante 5, 5' etc. de l'espace en forme de siphon 3, 3' etc .. qui se rétrécit progressivement dans la direction de l'écoulement. La branche montante 6, 6', etcs, continue de se rétrécir jusqu'à l'emplacement désigné par la référence A, A', etc .. A cet emplacement, la fente commence à diverger et peut être considérée comme constituant le canal d'alimentation de l'espace en forme de coquille d'escargot. La paroi 8, 8' etc., qui limite ce canal 7, 7' etc., du coté du centre de la chambre, enferme la partie centrale de la chambre qui comporte le ou les orifices d'évacuation de la vapeur 4, Wr etc L'installation fonctionne de la manière suivante (cf Fig. 2). En partant d'une chambre ou cellule de vaporisation, on voit que cette chambre est alimentée au point A avec un liquide homogène dont la température et la pression sont supérieures à la température et à la pression qui règnent dans l'espace 2. Approximativement au point A, le liquide commence à se vaporiser et cette vaporisation se poursuit dans le canal 7. L'écoulement à deux phases qui se forme est refoulé à grande vitesse dans le trajet incurvé formé par ce canal tandis que le liquide est chassé par la force centrifuge vers la paroi extérieure de l'espace en forme de coquille d'escargot. Etant donné que la fente par laquelle le liquide pénètre dans l'espace en forme de coquille d'escargot a, dans la direction perpendiculaire au plan du#dessin, la meme dimension que le canal 7 et l'espace 2, c'est-à-dire la même dimension que l'es- pace en forme de coquille d'escargotg et étant donné que ce dernier a son axe horizontal, le liquide, qui continue à émettre de la vapeur, s'étale régulièrement et sous forme d'un film relativement mince sur la paroi extérieure de l'espace en forme de coquille d'escargot, ce qui favorise le dégagement de la vapeur et la séparation de la vapeur et du liquide. Le liquide qui n'a pas encore été converti en vapeur s'écoule le long de la paroi extérieure de l'espace en forme de coquille d'escargot vers la branche à large entrée du siphon dans laquelle il cesse plus ou moins de s'écouler, ce qui offre la possibilité d'une nouvelle séparation des bulles de vapeur qui peuvent encore ê- tre présentes. Au point le plus bas, où la pression s'est élevée hydrostatiquement, il ne s'écoule par conséquent qu'une masse liquide homogène. Cet écoulement homogène se maintient dans la branche montante 6 du siphon de sorte que du liquide pur peut commencer à se vaporiser au point A. La vapeur dégagée dans l'espace en forme de coquille d'escargot se rassemble à l'intérieur du canal 7 et quitte finalement, sous forme d'un tourbillon, la partie centrale de l'espace en forme de coquille d'escargot par un orifice 4. La pratique a montré qu'avec un évaporateur tel que décrit ci-dessus, une stabilite surprenante extrêmement élevée est obtenue par l'action combinée du siphon et du canal de vaporisation qui y est raccordé, ce qui signifie que pour une évolution approximativement constante des différences de pression entre les chambres successives, l'évaporateur peut traiter des quantités de liquide différentes, qui varient considérablement entre elles, sans qu'il soit nécessaire de modifier les canaux d'écoulement. Ceci est un contraste avec les installations connues dans lesquelles pour passer, par exemple, de la charge maximale à une charge inférieure, il est nécessaire de rétrécir les passages #de raccordement entre les chambres de vaporisation, par exemple au moyens de dispositifs de réglage montés dans chacun de ces raccords. Une explication complète de ce phénomène inattendu est difficile à donner, mais il est possible que son origine puisse être recherchée dans le phénomène suivant lequel la perte de charge entre deux espaces en forme de coquille d'escargot successifs (étages de pression) est une combinaison de la résistance à l'écoulement dans le régime d'écoulement à une seule phase et de la pression de.propulsion requise par les forces d'accélération dans le régime d'écoulement à deux phases lorsque ces dernières sont produites dans les canaux d'écoulement de forme très spéciale. Un petit déplacement du point de transition d'un écoulement à une seule phase à un écoulement à deux phases ainsi qu'une variation de la distance que l'écoulement à deux phases doit parcourir pour atteindre sa vitesse maximale ont une influence importante sur la perte de charge. Les expériences de fonctionnement d'un évaporateur éclair à plusieurs étages construit conformément à la présente invention ont montré que l'on peut faire varier la production de l'évaporateur d'une manière simple en faisant varier la quantité de liquide fournie, par exemple de 100% à 50%, tandis que les rapports des températures et pressions à l'entrée et à la sortie de l'évaporateur ne varient au plus que très peu. Cette caractéristique particulière de l'évaporateur, en combinaison avec le très court temps de séjour du liquide dans l'évaporateur rend possible l'obtention de conditions de fonctionnement stable quelques minutes après le démarrage ou la modification de la production. Dans le mode de réalisation représenté sur la Fig 3, l'espace intermédiaire en forme de sac est réalisé d'une manière plus simple. On a constaté qu'avec un tel mode de réalisation, une bonne adaptation automatique à la quantité de liquide fournie, ou bonne stabilité, n'est obtenue que sur un intervalle limité de la courbe de vaporisation éclair (c'est-àdire de la différence de température par rapport à la différence de pression entre l'entrée et la sortie du canal d'écoulement) et plus spécifiquement dans la plage des basses températures Il est évident que pour des différences de pression croissantes entre les chambres de vaporisation successives, les siphons doivent etre plus profonds pour fournir le liquide qui doit être vaporisé sous forme d'un écoulement à une seule phase à espace en forme de coquille d'escargot suivant.Du fait qu'il est désirable que les chambres de vaporisation soient uniformes et que l'installation soit compacte, il existe des limites pratiques aux dimensions du siphon comme indiqué, par exemple sur la Fig. 2 Ce mode de réalisation permet d'obtenir une bonne adaptation et une bonne stabilité sur un intervalle de températures relativement important. Si cette disposition est utilisée dans des évaporateurs employant une température de départ extrêmement élevée, par exemple de 120 C, il n'est plus pratique de rendre le siphon plus profond. Aussi, pour que l'on puisse continuer d'utiliser les chambres de vaporisation uniformes décrites sans être obligé de faire des concessions trop importantes dans les domaines de l'encombrement et du rendement, on peut incorporer des moyens produisant une résistance à l'écoulement supplémentaire, qui se sont avérés donner de bons résultats. Ces moyens peuvent être disposés dans le canal montant 6 du siphon ou dans le canal de détente 7. Cependant, un dispositif créant une résistance à l'écoulement est de préférence incorporé au canal montant 6.Plusieurs procédés peuvent être utilisés pour obtenir une résistance à l'écoulement suffisante pour éviter la présence d'une quantité excessive de vapeur dans l'espace en forme de siphon. Selon l'invention, il est possible d'agir sur la vitesse d'écoulement et, de ce fait, sur la résistance à l'écoulement en choisissant ou en réglant la largeur active du canal d'écoulement suivant une certaine courbe choisie. Sur la Fig 7, une telle courbe choisie a été schématiquement représentée par une ligne en traits interrompus b-b. Le canal d'écoulement pour le liquide à traiter est formé par la partie située du côté droit de cette ligne en traits interrompus. Afin d'obtenir ce résultat, une cloison peut être placée dans l'installation suivant cette ligne en traits interrompus qui empêche le liquide à traiter de passer à gauche de cette ligne en traits interrompus ou le canal d'écoulement peut être constitué par un certain nombre de chambres ou cellules qui ont des dimensions croissantes, de haut en bas, en d'autres termes par un certain nombre de chambres ou cellules non identiques. Il est évident que ces deux dernières constructions mentionnées ne peuvent être réalisées d'une manière simple et bon marché. Ces inconvénients sont évités d'une manière simple grâce au mode de réalisation représenté schématiquement sur la Fig. 6. Dans ce mode de réalisation, des pièces rapportées 14 sont placées à l'emplacement de transition entre certaines chambres ou cellules et une chambre ou cellule suivante, l'effet de production de résistance à l'écoulement de ces pièces rapportées allant en diminuant à partir du côté alimentation du liquide à traiter de l'installation jusqu'au côté évacuation du liquide non vaporisé. La Fig. 4 représente une vue en coupe verticale de la partie de vaporisation et de la partie de condensation d'u ne installation selon 1 invention, la coupe étant effectuée à-angle droit de celle de la Fig. 1. Chaque espace ou cellule de vaporisation 2 est raccordée par un orifice d'évacuation de la vapeur à un espace de condensation séparé 9; des moyens de refroidissement creux 10 sont prévus dans ces espaces de condensation, ces moyens de refroidissement se présentant sous forme de plaques ou de tuyaux dans lesquels circule le liquide à traiter qui sert de liquide de refroidissement et s'écoule dans une direction opposé#e à celle de l'écoulement du fluide dans la partie de vaporisation. Le condensat formé, à savoir de l'eau dessalée dans le cas où l'installation traite de l'eau de mer, est évacué des espaces de condensation par des orifices 11. Il s'est avéré qu'avec une installation selon la présente invention, la différence entre la température du liquide vaporisé dans un espace de vaporisation et la température de surface du condensateur correspondant est nettement plus faible que dans les installations classiques du fait de la vaporisation commandée, essentiellement à partir d'un mince film et du fait de l'absence de séparateurs spéciaux des particules liquides entraînées avec la vapeur. Cette faible différence de température signifie une faible consommation d'énergie. On peut conclure en considérant les Fig. 1 et 4, qu'il est possible de construire une installation selon la présente invention très compacte et peu encombrante. Ceci est plus complètement illustré par la Fig. 5 qui représente une vue plus ou moins schématique, avec coupe partielle, d'une telle construction. La partie d'évaporateur 12 comporte un grand nombre de canaux d'écoulement 1 montés en parallèle dont les espaces de vaporisation sont raccordés par les orifices 4 à la partie de condenseur 13. Comme montré sur cette figure, il ne subsiste qu'un petit espace mort dans la partie d'évaporateur entre les canaux d'écoulement.Il est particulièrement avantageux de construire ces canaux sous forme d'un bloc en forme de botte fabriqué en une matière facile à usiner, telle qu'une matière synthétique ou de l'a aluminium On peut débrancher une ou plusieurs des bottes montées en parallèle pour effectuer un réglage supplémentaire de la capacité de l'installation. Comme expliqué ci-dessus, la combinaison siphonespace en forme de coquille d'escargot permet un fonctionnement auto-régulé (automatique) sur une large plage de températures, de l'installation selon l'invention, plage que l'on peut accroître tout en conservant le faible encombrement de l'installation en incorporant des dispositifs engendrant une résistance à l'écoùlement par exemple dans le canal montant du siphon, dont un mode de réalisation possible a été représenté sur la Fig. 6. L'invention n'est pas limitée à une installation telle que décrite ci-dessus Les cellules de vaporisation, par exemple, peuvent être disposées non seulement en une rangée verticale, mais également sur une rangée inclinée voire même horizontale. REVENDICATIONS 1 - Evaporateur éclair à plusieurs étages, utilisable en particulier pour le dessalement de l'eau de mer, caractérisé en ce qu'il comporte au m#oins un canal d'écoulement essentiellement en forme de fente qui s'étend de l'alimentation en liquide à vaporiser jusqu'à l'évacuation du liquide non vaporisé, ce canal d'écoulement formant une série d'espaces en forme de coquille d'escargot et d'espaces intermédiaires en forme de sac, servant à créer un bouchon liquide ou jouant le rôle d'un siphon, alternés, la vaporisation s'effectuant essentiellement dans les premiers espaces tandis que le transport du liquide non vaporisé d'un espace én forme de coquille d'escargot à l'es- pace en forme de coquille d'escargot suivant s'effectue essentiellement dans les seconds espaces. 2 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la revendication 1, caractérisé en ce que le canal d'entrée incurvé qui a, en section droite, la forme d'une fente, de chaque espace en forme de coquille d'escargot dont l'axe longitudinal est horizontal, est divergent. 3 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la revendication 2, caractérisé en ce que la paroi du canal d'entrée incurvé qui est la plus proche du centre de l'espace en forme de coquille d'escargot enferme partiellement la partie centrale de cet espace et en ce qu'un orifice d'évacuation de la vapeur est formé dans l'une des parois d'#extrémité de la partie centrale, ou dans les deux parois d'extrémité, cet orifice ou ces orifices débouchant dans un espace Çondenseur. 4 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'espace intermédiaire en forme de sac est réalisé sous forme d'un siphon et en ce que chaque siphon a la forme d'une fente en section droite et converge dans la direction de l'écoulement. 5 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la revendication 4, caractérisé en ce que la branche descendante d'un siphon, qui est raccordée à l'évacuation en forme de fente d'un espace de vaporisation en forme de coquille d'escargot a des dimensions telles que les bulles de vapeur qui peuvent être pré sentes dans le liquide peuvent être séparées à l'intérieur de cette branche. 6 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon l'une des revendications 2 et 4, caractérisé en ce que la branche montante de forme convergente d'un siphon est raccordée à son point le plus étroit au point le plus étroit du canal d'évacuation divergent d'une chambre de vaporisation en forme de coquille d'escargot, éventuellement par un passage à section constante. 7 - Evaporateur éclair à -plusieurs étages selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le canal d'écoulement essentiellement vertical formé par des espaces en forme de coquille d'escargot et des espaces en forme de siphon est réalisé à l'intérieur d'un unique corps en forme de bloc ou un certain nombre de tels canaux raccordés en parallèle sont formés à l'intérieur d'un certain nombre de blocs raccordés entre eux. 8 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la revendication 7, caractérisé en ce que les positions mutuelles des parties d'un canal d'écoulement ou de plusieurs canaux d'écoulement sont choisies telles que la plus grande partie du volume du corps en forme de bloc ou des corps en forme de bloc est occupée par le canal d'écoulement ou par les canaux d'écoulement. 9 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon l'une desrevendications 1 à 8, caractérisé en ce que les dimensions de la section de passage du canal d'écoulement, à partir de l'alimentation en liquide à traiter jusqu'à l'orifice d'évacuation du liquide restant après traitement du liquide à traiter, vont en s'accroissant. 10 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la revendication 9, caractérisé en ce que des pièces rapportées sont disposées dans le canal d'écoulement ou dans des canaux d'écoulement d'une manière telle que les dimensions de la section de passage du canal d'écoulement ou de chacun des canaux d'écoulement s'accroissent à mesure que le canal se rapproche de l'orifice d'évacuation du liquide restant. 11 - Evaporateur éclair à plusieurs étages selon la reven dication 9, caractérisé en ce que les dimensions des chambres ou cellules de vaporisation successives du canal d'écoulement ou de chacun des canaux d'écoulement s'accroissent à partir de l'alimentation en liquide à traiter jusqu'à l'orifice d'évacuation du liquide restant 12 - Procédé de vaporisation -éclair à plusieurs étages, caractérisé en ce que la chute de pression dans l'alimentation en liquide d'une chambre de vaporisation s'effectue progressivement, en ce que la vaporisation s'effectue essentiellement dans un film de liquide relativement mince, en ce qu'une séparation est provoquée par action centrifuge entre la phase liquide et la phase vapeur et en ce que les bulles de vapeur qui peuvent être contenues dans le liquide non vaporisé sont éliminées du fait qu'elles peuvent s'élever dans un écoulement de liquide s'écoulant vers le bas qui est évacue de la chambre de vaporisation, ce liquide étant ensuite guidé vers le haut jusqu a une chambre de vaporisation suivante. 13 - Procédé de vaporisation éclair à plusieurs étages, caractérisé en ce que le liquide à vaporiser est fourni par chaque étage de vaporisation à un étage de vaporisation suivant par un siphon ayant un passage convergent dans la direction d'écoulement raccordé à une ouverture de sortie évasée, la disposition étant telle qu'une vaporisation progressive se produit dans le liquide pratiquement exempt de vapeur du siphon et en ce que, pour une différence approximativement constante de la pression de vapeur entre les deux étages de vaporisation, la-quantité de liquide qui les traverse peut varier à l'intérieur d'un large intervalle 14 - Procédé pour modifier la vitesse d'écoulement d'un fluide dans le canal d'écoulement ou dans les canaux d'écoulement d'un évaporateur éclair à plusieurs étages selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer dans le canal d'écoulement ou dans chaque canal d'écoulement, conformément à une courbe choisie de cette vitesse d'écoulement, une ou plusieurs pièces rapportées entre au moins une chambre ou cellule de vaporisation et une chambre ou cellule de vaporisation suivante.