Châssis dormant L'invention est relative à un châssis dormant qui comprend deux montants et un linteau qui leur est relié en équerre, ces montants et linteau étant essentiellement constitués par des profilés en gouttière, en particulier métalliques, dont l'ouverture est dirigée vers l'extérieur de manière à s'engager sur les bords d'une paroi et qui se raccordent mutuellement par leurs extrémités en chanfrein, ainsi que par des prolongements fixés aux profilés et faisant saillie à partir des extrémités chanfreinées, prolongements à l'aide desquels ils s'interpénètrent,ce chassis dormant comportant au moins dans chacun des montants, des moyens pouvant être actionnés de l'extérieur du montant pour tirer l'une vers l'autre les parois latérales des profilés en gouttière et les serrer ainsi sur un bord de la paroi. De tels châssis dormants sont destinés à être assemblés sur place et à être montés dans une ouverture existante dans une paroi. Un châssis dormant de ce genre est connu d'après DE-A-2.913.363. Le linteau aussi bien que les montants sont dotés de plaquettes en saillie sur leurs extrémités chanfreinées. Une plaquette est soudée contre la face interne des deux parois latérales des profilés qui forment ce linteau et les montants, et le bord externe de ces plaquettes est doté de dents et rainures. Seules les dents de la plaquette font saillie en dehors de l'extrémité chanfreinée du profilé. Grâce à ces dents et rainures, les deux plaquettes à l'extrémité supérieure d'un montant s'adaptent dans les dents et rainures des deux plaquettes à une extrémité du linteau.Ces plaquettes déterminent bien la position du montant par rapport au linteau,mais elles ne peuvent maintenir fermement ensemble les mon tants et le linteau lorsque ces montants sont serrés sur les bords de l'ouverture dans la paroi. Il est nécessaire d'avoir dans ce but, dans chaque coin supérieur du chassies dormant, une goupille qui, après le serrage au moyen d'une clé spéciale, d'une extrémité chanfreinée du linteau contre celle d'un montant, est introduite à travers deux étriers qui font saillie en dehors de la base du linteau et un étrier situé entre les précédents, qui fait saillie à partir de la base du montant. La nécessité d'utiliser une clé spéciale et de mettre en oeuvre une goupille supplémentaire, rend le montage plus difficile.En outre,la goupille ne peut être mise en place qu'après le raccordement mutuel du montant et du linteau et suivant une direction transversale par rapport au plan du chassies dormant. Ceci signifie qu'une découpe doit être pratiquée pour cette goupille dans la face frontale ou dorsale,donc une face visible, du châssis dormant. L'invention a pour but d'éliminer ces inconvénients et d'offrir un chassis dormant du type défini ci-dessus avec lequel les extrémités chanfreinées du linteau et des montants se raccordent fermement entre elles, tandis que le montage et en particulier ce raccordement ferme peut être réalisé très simplement et rapidement, sans moyens auxiliaires tels que des goupilles ou sans opérations suppementaires telles que le rabattement de languettes. A cette fin, le linteau ou le montant qui lui est relié, comporte deux prolongements, à savoir deux doigts coudés en forme de crochet, qui sont fixés par une partie respectivement contre les deux parois latérales de son profilé en gouttière, s'étendent avec une partie en saillie le long de la face interne des deux parois latérales du montant ou du linteau, et sont situés avec leur extrémité contre la face interne de la base de ce montant ou linteau, tandis que ce montant ou linteau comporte en tant que saillie ou prolongement, au moins une plaquette en forme de L dont une branche est fixée à la face interne de la base du profilé de ce montant ou linteau, et dont l'autre branche est située entre les doigts précités contre la face interne de la base du linteau ou montant, et les doigts précités ont une forme telle et en particulier restent à une distance telle du bord externe de la base du profilé du linteau ou du montant qui lui est relié, qu'ils permettent un pivotement relatif du montant et du linteau entre la position où ils sont d'équerre entre eux et une position où ils forment un angle aigu entre eux, et permettent dans cette dernière position d'accrocher et de séparer mutuellement le montant et le linteau à l'aide de leur prolongements. D'autres détails et avantages de l'invention ressortiront de la description ci-après d'un chassies dormant suivant l'invention; cette description est uniquement donnée à titre d'exemple et ne limite pas l'invention; les réfé- rences concernent les dessins annexés. La figure 1 est une vue en élévation frontale d'une partie d'un chassies dormant suivant l'invention monté dans une paroi. La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne Il-Il de la figure 1, mais à plus grande échelle. La figure 3 est une vue en élévation latérale d'une partie du châssis dormant suivant les figures précédentes, à la même échelle qu'à la figure 2 et sans la paroi. La figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 3. Dans les diverses figures, des références iden tiques désignent des éléments identiques ou analogues. Le chassis dormant suivant les figures est un encadrement de porte qui est monté dans une ouverture de porte 1 dans une paroi 2 et qui est constitué de la manière courante par deux montants 3 et un linteau 4. Les montants 3 et le linteau 4 sont essentiellement formés par des profilés en gouttière en acier,dont les extrémités se raccordant mutuellement sont chanfreinées à 450. Chacun de ces profilés comprend une base 5 et deux parois latérales 6 et 7 s'en élevant perpendiculairement, dont les bords externes sont rabattus à 1800 vers l'intérieur, de telle sorte qu'ils forment une gouttière 8 dont l'ouverture est dirigée vers la base 5. Cette base 5 est dotée sur toute sa longueur d'une différence de niveau et est donc constituée par deux parties parallèles situées à des niveaux différents et qui -e raccordent respectivement aux parois latérales 6 et 7. Cette différence de niveau forme sur le côté externe du profilé, une feuillure 9 pour la porte. La paroi latérale 6 qui se raccorde à la partie la plus haute de la base 5, est moins haute que la paroi latérale 7, de telle manière qu'un plan théorique passant par les bords externes de ces parois latérales 6 et 7 est dirigé perpendiculairement à ces parois. Les montants 3 et le linteau 4 s'accrochent mutuellement par leurs extrémités dans les coins supérieurs du châssis dormant, tandis qu'au moins les montants 3 sont serrés fermement sur la paroi 2. Dans ce but, le linteau 4 est doté à chacune de ses extrémités de deux prolongements ou saillies. Ces prolongements font partie de doigts 10 et 11 approximativement en forme de L,dont l'autre partie est soudée contre la face interne des parois latérales 6 et 7,respectivement, du profilé du linteau 4. A l'aide de l'extrémité chanfreinée de son profilé, chaque montant 3 est glissé sur la partie en saillie des deux doigts 10 et 11 à une extrémité du linteau 4. Ces parties en saillie des doigts 10 et ll sont situées contre la face interne des parois latérales 6 et 7,respectivement, du profilé 5,6,7 du montant 3 et, lorsque les extrémités chanfreinées des profilés qui forment le montant 3 et le linteau 4 se raccordent mutuellement avec précision et par conséquent que le montant 3 et le linteau 4 sont perpendiculaires entre eux, les parties en saillie des doigts 10 et 11 rencontrent par leur extrémité la face interne de la base 5, avec pour résultat que tout déplacement relatif du montant 3 par rapport au linteau 4 suivant la direction longitudinale de ce dernier, est empêché. Le déplacement relatif du montant 3 par rapport au linteau 4 suivant la direction longitudinale du montant 3 est empêché par un bord qui fait saillie en dehors de l'extrémité du profilé 5,6,7 formant le montant 3. Ce bord est formé par une très courte branche d'une plaquette 12 approximativement en forme de L, dont l'autre branche est soudée contre la face interne de la partie se raccordant à la paroi latérale 7 de la base 5 du profilé précité. Lorsque les profilés 5,6,7 du montant 3 et du linteau 4 se raccordent étroitement par leurs extrémités chanfreinées, la courte branche est située entre les doigts 10 et 11 contre la face interne de la partie se raccordant à la paroi latérale 7, de la base du profilé 5,6,7 du linteau 4. Pour monter le chassies dormant dans l'ouverture de porte 1, on glisse d'abord le linteau 4 sur la partie de la paroi 2 qui forme le bord supérieur de l'ouverture de porte 1. Ensuite, on glisse successivement l'extrémité supérieure de chacun des montants 3 par-dessus les extrémités dirigées vers le bas des doigts 10 et ll,sur une extrémité du linteau 4, en veillant à ce que la courte branche en saillie de la plaquette 12 vienne se situer sur la face interne de la base 5 du profilé 5,6,7 du linteau 4. Tout ceci est rendu possible uniquement en disposant le montant 3 sous un angle aigu par rapport au linteau 4 et en l'amenant ensuite par un mouvement de pivotement autour de l'extrémité du linteau 4, en position verticale.La forme de la partie des doigts 10 et 11 faisant saillie en dehors du profilé 5,6,7 du linteau 4 est particulièrement adaptée pour permettre cette manière d'accrocher mutuellement les montants 3 et le linteau 4. Ainsi, quant le châssis dormant est monté, seule l'extrémité des parties en saillie des doigts 10 et 11 est située contre la base 5 du profilé 5,6,7 d'un montant 3. Le bord le plus interne, c'est-à-dire celui dirigé vers la base 5, de la partie en saillie des doigts 10 et ll,reste à une certaine distance de cette base 5 tandis que le bord externe de la partie en saillie des doigts s'étend à l'extrémité libre en oblique vers le côté interne du chassies dormant. Lorsque le linteau 4 et un montant 3 forment un angle aigu entre eux, un certain glissement latéral dans le plan du châssis dormant, du montant par rapport au linteau est possible pour amener la courte branche de la plaquette 12 du montant dans le profilé du linteau 4 ou pour l'en faire sor r. que que la base 5 des profilés présente une différence de niveau, les doigts 10 et 11 ont des formes différentes. La partie du doigt 10 fixée contre la paroi latérale 6 du linteau 4 est plus petite que la partie du doigt 11 fixée contre la paroi latérale 7 de ce linteau 4. Le doigt 11 s'étend avec son extrémité libre plus loin vers l'extrémité opposée du linteau 4 que le doigt 10. Ce dernier est également plus bas que le doigt ll,de telle sorte que les deux doigts 10 et 11 s'étendent dans la direction perpendiculaire au linteau 4 jusqu'à la même distance de la partie située le plus bas de la base 5 de celui-ci. Le serrage ferme de chacun des montants 3 sur la paroi 2 a lieu au moyen d'étriers métalliques 13 principalement en forme de U et de vis 14 coopérant avec eux. Chaque étrier 13 comporte deux branches 15 et 16 approximativement parallèles et une base qui est dotée en face de la branche 16, d'un renfoncement 17 et qui est par conséquent constituée par une partie plus basse 18, se raccordant à la branche 16, une partie plus haute 19, s'étendant parallèlement à la partie 18 et se raccordant à la branche 15, et une liaison 20 des parties 18 et 19, dirigée approximativement parallèlement aux branches 15 et 16. La base 18,19,20 de chaque étrier 13 présente donc approximativement la même forme que la base 5 des profilés 5,6,7,mais la largeur de la partie la plus basse 18 est nettement inférieure à celle de la partie la plus basse de la base 5. En face de la branche 16, la partie la plus basse 18 est dotée de deux encoches 21 qui constituent des affaiblissements tels que la branche 16 puisse aisément être pliée par rapport à la base. Par leurs extrémités libres, les branches 15 et 16 pénètrent dans les gouttières 8 qui forment les bords externes des parois latérales 6 et 7, respectivement. Lorsque les deux branches 15 et 16 sont repliées l'une vers l'autre, les parois latérales 6 et 7 des profilés 5,6,7 du montant sont donc aussi tirées l'une vers l'autre, de telle sorte que ce profilé est serré sur la paroi 2. Cette traction l'une vers l'autre des deux branches 15 et 16 est réalisée par vissage de la vis 14. Cette dernière traverse librement une ouverture 22 dans la liaison 20, elle se situe avec sa tête en dehors du renfoncement 17, c'est-à-dire donc sous la partie 19, et elle est vissée avec son extrémité dans une ouverture 23 de la partie inférieure de la branche 16 qui forme en outre la paroi du renfoncement 17. En serrant la vis 14, on tire la liaison 20 et la branche 16 l'une vers l'autre et donc indirectement aussi les branches 15 et 16 l'une vers l'autre. 2 cause de l'affaiblissement de la partie 18 formé par les encoches 21, ce sera surtout alors la branche 16 qui sera pliée par rapport à la base 18,19,20. Le vissage de la vis 14 peut avoir lieu à partir de l'extérieur du chassis dormant. Dans ce but,on a pratiqué dans le profilé 5,6,7 du montant 3, à l'opposé de la tête de la vis 14i ciest-à-dire donc dans la partie de la base 5 formant la feuillure 9, une ouverture 24 à travers laquelle une clé à broche peut être introduite dans l'ouverture hexagonale de la tête cylindrique de la vis 14. Lorsque les deux montants 3 on été serrés de cette manière sur la paroi 2, le linteau 4 ne peut plus non plus bouger par rapport aux montants 3 à cause de l'accrochage mutuel de ces éléments. Il est aussi possible de la même manière, de serrer le linteau 4 sur la paroi 2 à l'aide d'un ou plusieurs étriers 13 et des vis 14 correspondantes, mais ceci n'est normalement pas nécessaire. Le châssis dormant décrit ci-avant est monté en place dans une ouverture de porte existante et peut donc être mis en place après l'achèvement complet du bâtiment, De ce fait, on évite entre autres l'endommagement du chassis dormant au cours des travaux de construction et on obtient une belle finition. Le montage du châssis dormant est très simple et exécuté rapidement, surtour à cause du fait qu'aucun élément de liaison particulier n'est nécessaire dans les coins du châssis et qu'aucune opération ultérieure telle que le rabattement de languettes n'est requise. Cependant, on obtient une liaison robuste du linteau 4 avec les montants 3 et un raccordement parfait des profilés qui font partie de ces linteau et montants. L'invention n'est en aucune façon limitée à la forme de réalisation décrite ci-avant et de nombreuses modificiations peuvent y être apportées dans le cadre de l'invention à la forme de réalisation décrite, notamment en ce qui concerne la forme, la composition, l'agencement et le nombre des éléments utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Châssis dormant, comportant deux montants (3) et un linteau (4) qui leur est relié d'équerre, ces montants (3) et linteau (4) étant essentiellement constitués par des profilés en gouttière (5,6,7), en particulier métalliques, dont l'ouverture est dirigée vers l'extérieur de manière à s'engager sur les bords d'une paroi (2) et qui se raccordent mutuellement par leurs extrémités en chanfrein, ainsi que par des prolongements fixés aux profilés et faisant saillie à partir des extrémités chanfreinées,prolongements à l'aide desquels ils s'interpénètrent, ce chassies dormant comportant au moins dans chaque montant (3),des moyens (13, 14) pouvant être actionnés de l'extérieur du montant pour tirer l'une vers l'autre les parois latérales des profilés erttlouttière (5,6,7) et lesAserrer-ainsi sur un bord de la paroi (2), caractérisé en ce que le linteau (4) ou le montant (3) qui lui est relié, comporte deux prolongements, à savoir deux doigts coudés enforme de crochet (10,11), qui sont fixés par une partie respectivement contre les deux parois latérales (6,7) de son profilé en gouttière (5,6,7), s'étendent avec une partie en saillie le long de la face interne des deux parois latérales (6,7) du montant (3) ou du linteau t4), et sont situés avec leur extrémité contre la face interne de la base (5) de ce montant (3) ou de ce linteau (4), tandis que ce montant (3) ou ce linteau (4) comporte en tant que saillie ou prolongement, au moins une plaquette en forme de L (12) dont une branche est fixée à la face interne de la base (5) du profilé (5,6,7) de ce montant (3) ou de ce linteau (4),et dont l'autre branche est située entre les doigts précités (10,11) contre la face interne de la base (5) du linteau (4) ou du montant (3), et les doigts précités (10,11) ont une forme telle et en particulier restent à une distance telle du bord externe de la base (5) du profilé (5,6,7) du linteau (4) ou du montant (3) qui lui est relié, qu'ils permettent un pivotement relatif du montant (3) et du linteau 4 entre la position où ils sont d'équerre et une position où ils forment un angle aigu entre eux,et permettent dans cette dernière position d'accrocher et de décrocher mutuellement le montant (3) et le linteau (4) à l'aide de leur prolongements (10,11,12). 2. Chassies dormant suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le bord externe (8) des parois latérales (5,6) des profilés en gouttière (5,6,7) est replié en forme de gouttière et les moyens pour tirer l'une vers l'autre les parois latérales (6,7) des profilés en gouttière (5,6,7) comprennent au moins un étrier (13) dont les branches (15,16) sont couplées aux parois latérales du profilé correspondant (5,6,7) à cause du fait que leurs extrémités pénètrent dans ce bord replié (8), et une vis (14) qui tire les branches (15,16) de cet étrier (13) l'une vers l'autre, tandis qu'une partie (9) du profilé (5,6,7) précité est dotée en face de la tête de la vis (14) ,d'une ouverture (24) pour permettre de faire tourner cette vis (14). 3. Chassies dormant suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'étrier (13) est doté dans sa base (18,19,20), d'un renfoncement (17) et la vis (14) traverse librement une des parois (20) du renfoncement (17) pour faire saillie avec sa tête hors du renfoncement (17), et elle est vissée par son extrémité dans l'autre paroi (16) du renfoncement (17) et en la vissant, on peut tirer l'une vers l'autre les parois (20,16) du renfoncement (17) et par conséquent aussi les deux branches (15,16) qui leur sont reliées, de l'étrier (13). 4. Châssis dormant suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la base (18,19,20) de étrier (3) est dotée au voisinage d'une branche (16), d'un affaiblissement (21).