L'invention a pour objet une machine destinée à l'essorage de tous produits, plus particulièrement de produits textiles; et c'est ainsi que cette machine convient particulièrement à l'essorage du linge, ce qui, en raison de son rendement élevé, la destine notamment aux collectivités, par exemple aux hopitaux. C'est,d'ailleurs, dans le cas particulier de cette application que l'invention sera ci-après décrite, sans qu'il en résulte là une limitation de sa portée. Cette machine est, de façon générale, du type de celles dans lesquelles l'essorage du linge se fait par compression au moyen d'un piston dont l'élément agissant sur le linge consiste en une membrane fermant une -capacité gonflable. les machines de ce genre posent un triple problème qui est celui de la mise en forme du linge avant son pressage, celui des moyens utilisés pour supporter et maintenir le linge pendant sa compression et celui des moyens employés pour acheminer le linge jusqu'à la zone d'essorage et pour l'évacuer après essorage. C'est ainsi que, dans certaines machines, ce triple problème est résolu au moyen successivement d'un organe de préformage et d' un tapis sans fin qui sert à la fois de support pendant l'essorage et d'organe de transport avant et après l'essorage.Ce double rôle du tapis rend sa construction complexe, encombrante et très onéreuse, car il est évident que pour résister aux efforts auxquels il est soumis pendant la phase d'essorage, le tapis doit présenter un agencement très robuste. L'invention résoud le triple problème rappelé plus haut grâce à des moyens qui sont différents de ceux indiqués ci-dessus et sont à la fois plus simples, plus fiables et moins encombrants. Elle a pour objet, à cet effet, une machine qui, du type de celles dans lesquelles l'essorage du linge se fait par compression au moyen d'un piston équipé d'une membrane déformable, présente la particularité de comporter un réceptacle en forme de couronne qui, complémentaire de ce piston, repose sur une table fixe munie de moyens pour l'évacuation de l'eau d'essorage et est mobile par rapport à cette table pour permettre audit réceptacle de passer de sa position normale de travail à une -position latérale, dans laquelle il se trouve hors de ladite table et libère, par simple gravité, le linge essoré. L'invention sera bien comprise d'ailleurs, et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine Figures 1 et 2 en sont des vues en perspective, respectivement avant et en cours d'essorage; Figures 3 et 4 en sont des vues en coupe verticale, respectivement suivant 3-3 de figure 1 et 4-4 de figure 2, et Figure 5 en est une vue en coupe horizontale suivant 5-5 de figure 3. Dans ce dessin, 1 désigne un bâti tabulaire dont la face supérieure 2 est aménagée pour constituer une table perforée destinée à 11 évacuation de 11 eau d'essorage, les perforations 3y de cette table communiquant avec des rainures 2b qui sont aménagées dans la face supérieure du bâti tabulaire 1. De ce bâti 1 sont solidaires quatre colonnes 2 qui servent de chassis-support à un plateau supérieur 4. Ce plateau est relié à la table 1-2 par deux autres colonnes 2 qui servent de glissières à un plateau 6 porté par la tige g d'un vérin dont le corps 8 est solidaire du plateau supérieur fixe 4. Du plateau inférieur mobile 6 est solidaire le piston 9 qui présente une face inférieure concave fermée par une membrane souple 10. L'ensemble plateau 6, piston 2 membrane 10 constitue un piston déformable grâce à un fluide tel que de l'eau qui y est introduit à son intérieur et est ensuite renvoyé à un réservoir au moyen de deux pompes 12 qui sont fixées sur le plateau supérieur 4 et auxquelles il est raccordé par des canalisations souples 22. le bâti tabulaire 1-2 sert par ailleurs de support à un axe vertical 14 autour duquel est susceptible de pivoter un bras 32 qui se termine par une couronne cylindrique 16 dont le bord inférieur repose normalement sur la table 2. Un groupe moto-réducteur 2 est prévu pour permettre au bras 32 et à cette couronne 16 de se déplacer angulairement de la position visible en traits pleins aux figures 1 à 5 jusqu'à la position visible en traits mixtes à la figure 5 et vice-versa.Il est d'ores et déjà important de noter que, dans la position de repos et d'essorage montrée en traits pleins aux figures I à 5, la couronne 16 repose sur la table 2, alors que dans la position passagère d'évacuation du linge essoré, la couronne 16 se trouve déportée latéralement par rapport à la table 2 et est alors située au-dessus d'un quelconque moyen ou dispositif prévu pour la récupération ou l'évacuation du linge essoré. Ce moyen ou ce dispositif peut par exemple consister en un tapis sans fin 18. Quel que soit ce moyen, l'ensemble constitué par le plateau 6, le piston 9 et la membrane 10 joue le rôle d'un piston coopérant avec la couronne 16 qui, elle-même joue le rôle de cylindre. C'est en effet à l'intérieur de cette couronne 16 cru'après son lavage le linge humide 32 est introduit par un moyen quelconque dans cette couronne. les modes d'utilisation et de fonctionnement de cette machine se conçoivent aisément : le piston précité 6, 9, 10 se trouvant en position haute, comme montré aux figures 1 et 3, le linge 19 est introduit à l'intérieur de la couronne ou cylindre 16. le vérin 8 est mis en fonctionnement, provoquant ainsi la descente du piston 6, 9? 10 dans le cylindre 16, et les pompes 12 sont elles-mêmes mises en fonctionnement pour provoquer une expansion du piston et amener ainsi la compression du linge entre le piston, le cylindre et la table 2, compression grâce à laquelle le linge s'essore avec évacuation de l'eau d'essorage au travers des orifices 2a de la table 2 et des rainures 2b du bati 1. Il est évident que pour l'obtention d'un bon essorage, il est nécessaire que la pression exercée par le fluide à l'intérieur du piston 6, g, 10 se répercute sur le linge ti, sans risquer de provoquer le soulèvement de ce piston par déplacement de translation vers le haut sur les glissières Z, malgré l'action du vérin 8. Pour obtenir ce résultat, des moyens sont prévus afin que le piston se verrouille mécaniquement lorsque, sous l'effet du vérin 8, il atteint sa position basse; et c"est seulement lorsque ce verrouillage est effectif que la pression du fluide à l'intérieur du piston 6, 2, 10 agit pour provoquer une déformation de la membrane 10, déformation grâce à la que île le linge sera essoré. les moyens de verrouillage mécanique du piston sur les colonnes de guidage 2 sont constitués, dans le cas représenté au dessin, par deux mâchoires 21 coopérant avec chacune des deux colonnes 5. Ces deux machoires 21 sont articulées à la fois sur le plateau mobile 6 et à l'extrémité de bielles 22 qui sont attelées à la tige i d'un vérin 24. Dans chacune des deux colonnes de guidage est prévue une rainure circonférentielle i qui coopère précisément avec les deux mâchoires 21 pour réaliser le verrouillage du plateau 6, et donc du piston en position de travail REVENDICATIONS 1.- Essoreuse, notamment à linge, du type de celles comportant un piston gui, équipé d'une membrane déformable soumise à l'action d'un fluide sous pression, coopère avec un réceptacle ayant une forme de couronne et susceptible de se déplacer de la position d'essorage dans laquelle le piston exerce une pression sur le linge contenu dans le réceptacle à une autre position dans laquelle le linge essoré eet évacué au travers du fond du réceptacle, caractérisw en ce que sur un plateau inférieur fixe sont montés, d'une part, au moins deux colonnes verticales servant au guidage d'un plateau mobile porteur du piston et, d'autre part un axe autour duquel est articulé un bras à l'extrémité duquel est fixé le réceptacle précité qui est animé d'un mouvement pendulaire lui permettant d'occuper successivement deux positions : l'une dans laquelle il repose sur le plateau inférieur fixe et coopère avec ce plateau et avec le piston pour l'essorage du linge, et l'autre dans laquelle il est situé à l'extérieur dudit plateau et laisse évacuer par gravité le linge essoré. 2.- Essoreuse selon la revendication 1, caractérisée en ce Que son piston est porté par un plateau monté mobile sur les colonnes verticales fixes qui sont munies, dans leur partie inférieure et dans leur partie supérieure, de rainures circonférentielles coopérant avec des pinces montées sur ledit plateau mobile, dans le but de bloquer le piston dans ses deux positions respectivement haute et basse.