La présente invention concerne les charpentes de maneges forains et autres installations- analogues qui sont transportées sur des remorques et déployées à partir d'un élément de charpente de base porté par des piliers latéraux. Une telle charpente est décrite par exemple dans le brevet allemand NO 1.459.899 du 8 Juillet 1964. Le principe d'une telle charpente consiste à prévoir une poutre porteuse formant l'élément de base sur lequel sont articulées les fermes de la charpente qui se déploient perpendiculairement audit élément de base lequel forme pont entre deux vérins qui constituent les piliers latéraux. Ces vérins sont destinés au réglage en hauteur de lrélément de base formant pont. Cette charpente exige une tres grande rigidité de l'élément formant pont, donc un poids important de cet élément de charpente qui constitue la poutre faîtière de l'ensemble. En outre les vérins et leurs tiges sont soumis à des efforts de flexion qui peuvent entraîner leur mise hors service rapide sauf sgils sont surabondamment dimensionnés. La présente invention a pour objet un procédé de réglage des charpentes de manèges forains transportées sur remorque selon lequel on met de niveau par rapport au sol l'élément supérieur de 1 'élément de base de la charpente en le soulevant de la remorque jusu'à ce qu'il soit à son niveau définitif, on fait descend dre des éléments de piliers latéraux coulissant verticalement par rapport à l'élément supérieur de l'élément de base jusqu'à ce qu'ils viennent en appui sur le sol ou sur des éléments de calage on retire la remorque et descend en position l'élément inférieur de l'élément de base. Le procédé de chargement est l'inverse du procédé de mise en place et réglage ci-dessus décrit. Selon une autre caractéristique, on solidarise entre eux les éléments dans leur position normale à savoir les piliers latéraux avec l'élément supérieur de l'élément de base et éventuellement l'élément inférieur avec les piliers latéraux ou l'élément supérieur de manière à libérer les éléments de manutention verticale. Avec le procédé objet de l'invention, les verins ou autres moyens de levage ne sont utilisés que pendant les opérations de manutention de la charpente ou, en tous cas, ils supportent uniquement des charges verticales constituées par le poids des éléments soulevés ou descendus. Selon une variante du procédé qui permet la mise en place et le réglage en hauteur des différents élAments de la charpente avec un seul jeu de vérins, après retrait de la remorque, on descend à l'aide des vérins reliant I'éiéc,ent supérieur de l'élé- ment de base de la charpente aux piliers lateraux, l'élément supérieur et l'élément inférieur de l'élément de base qui sont solidarisés ensemble, jusqu'à ce que l'élémer.t inférieur repose sur ses appuis puis on désolidarise les éléments supérieur et inférieur de l'élément de base et relève avec les vérins l'élément supérieur jusqu'à son niveau d'origine. La charpente conforme à l'invention pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus décrit comporte essentiellement deux demicadres, l'un supérieur, constitue par une poutre principale avec au moins deux éléments de charpente verticaux disposés latéralement aux deux extrémités de cette poutre, ces éIémells de charpente portant les axes verticaux d'articulation des poutres longitudinales de rive de la charpente qui peuvent être rabattues contre la poutre principale ou déployées perpendiculairement à celle-ci, la poutre principale formant entretoise de contreventement des élé- ments de charpente verticaux, et l'autre inférieur constitué par un élément de bâti support horizontal avec à ses extrémités des éléments verticaux pouvant coulisser par rapport aux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur, des éléments de piliers montes coulissants par rapport aux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur, des moyens de manutention ver ticale pour déplacer selon la direction verticale ces divers éléments coulissants les uns par rapport aux autres et des moyens de solidarisation pour les solidariser entre eux dans diverses positions relatives. De préférence chaque élément de charpente vertical à une extrémité du demi-cadre supérieur est constitué par deux profilés espacés dans une mesure compatible avec le transport sur route et réunis par des éléments transversaux et des entretoises. Selon une autre caractéristique, chaque élément de pilier coopérant avec un des deux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur est constitué par deux profilé montés coulissants dans les deux profilés situés du même côté de l'élément de cadre supérieur, ces profilés du pilier étant réunis à leur extrémité inférieure par une poutre semelle portant des vis de calage en hauteur. Selon un mode de réalisation l'élément de bâti support horizontal du demi-cadre inférieur constitue le bâti d'un élément de plancher qui est incorporé dans le plancher du manège. Selon un mode de réalisation préférentiel l'élément de demi-cadre inférieur porte à ses deux extrémités des glissières parallèles coope rant avec des éléments de guidage portés par les profilés verticaux du demi-cadre supérieur. Selon une caractéristique secondaire, l'élément de mât en saillie par rapport à la charpente, destiné à l'ancrage des haubans des poutres de rive longitudinales, est monté coulissant selon la direction verticale par rapport au demi-cadre supérieur. Selon un mode de réalisation un élément de mât est prévu à chaque extrémité du demi-cadre supérieur et constitué par deux profilés guidés verticalement entre des galets montés sur le demi-cadre supérieur, les deux profilés étant réunis à leurs extrémités supérieures par une entretoise. Les moyens de manutention verticales peuvent être des vérins, des treuils ou analogues. Selon un mode de réalisation préférentiel un seul vérin est prévu à chaque extrémité entre une traverse du demi-cadre supérieur et la poutre semelle des piliers verticaux avec des moyens de solidarisation entre au moins le demi-cadre supérieur et le demi-cadre inférieur dans leur position relative de transport. De préférence des broches de sécurité sont prévues pour solidariser au moins les éléments de piliers et le demi-cadre supérieur dans leur position relative de montage. Selon un mode de réalisation, chaque élément de mât du haubanage est soulevé ou abaissé par deux câbles fixés en deux points bas symétriques de celui-ci, passant sur des poulies de renvoi portées par le demi-cadre supérieur et arrimées à leur autre extrémité sur un élément solidaire des piliers latéraux ou du demi-cadre inférieur. On décrira plus en détail ci-après le procédé de réglage d'une charpente de manège forain transportée sur remorque et une charpente conformes à la présente invention avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels Figs 1 à 5 illustrent schématiquement les diverses phases de mise en place et de réglage de la charpente, et, Fig. 6 est une vue enélévation latérale schématique de la partie centrale de la charpente. Comme représenté à la figure 1, la charpente est arrentée en place sur une remorque routière 1. La charpente comporte schématiquement un demi-cadre supérieur avec un élément de ferme entretoise longitudinal 2 qui en général se trouve selon ltaxe de la largeur du manège avec deux éléments supports verticaux 3 aux deux extrémités de l'élément 2, un demi-cadre supérieur avec un bâti longitudinal 4 qui constitue en général la partie centrale du plancher de la piste et deux éléments verticaux 5 aux deux extrémités de l'élément 1, les éléments verticaux 3 et 5 pouvant coulisser les uns par rapport aux autres et enfin des éléments de piliers verticaux 6 non visibles à la figure 1 qui peuvent coulisser verticalement par rapport aux éléments verticaux 3 et 5 et qui sont réunis à leur partie basse par une poutre semelle transversale 7. Arrivé sur le site S d'implantation, l'ensemble de la charpente est soulevé de la remorque (Figure 2) à l'aide de vérins 8 qui peuvent être indépendants ou portés par la remorque. Au cours de cette phase, le demi-cadre supérieur 2 est amené à son niveau définitif. Pendant cette opération comme pendant le transport, les éléments 3, 5 et 6 qui peuvent coulisser verticalement les uns par rapport aux autres peuvent être solidarisés par des broches ou autres dispositifs de solidarisation analogues 9. Au cours de la troisième phase les piliers verticaux 6 sont descendus de manière que les semelles viennent prendre appui par l'intermédiaire de leurs semelles 7 sur le sol S ou sur des éléments de calage 10. Les piliers 6 sont maintenus dans cette position par rapport au demi-cadre supérieur 2-3 par des broches de solidarisation entre les éléments 3 et 6 et/cu par des vérins verticaux. I1 est alors possible d'enlever les vérins 8. Pour permettre de dégager la remorque 1 et au cours de la phase illustrée à la figure 4, on enlève les broches 9 et on soulève l'élément 4 avec les moyens de levage qui lui sont propres, ce qui permet de retirer la remorque 1. Si des vérins sont prévus entre le demi-cadre supérieur et la semelle 7 et si les deux demicadres sont solidarisés de manière amovible on peut soulever l'ensemble avec les vérins. On dispose alors, si nécessaire, des moyens de calage en hauteur 11 pour l'élément 4 (Figure 5) et on laisse descendre l'élément 4 avec ses éléments verticaux 5 sur ses appuis 11. On peut également descendre l'ensemble solidaire des deux demi-cadres jusqu'à ce que I'elément 4 soit sur ses appuis puis désolidariser les deux demi-cadres et relever le demi-cadre supérieur.On peut alors si nécessaire et surtout par sécurité, solidariser entre eux à nouveau les éléments par des broches 9X. Dans la figure 6, on retrouve les éléments ci-dessus décrits désignés par les mêmes références. Le demi-cadre supérieur comporte deux fermes triangulées longitudinales 2 fixées sur une traverse supérieure 12 et une traverse inférieure 13 réunissant deux montants tubulaires 3. La traverse 12 est doublée par un profilé 12' et les éléments 12' et 13 forment à leurs extrémités des éléments de charnière 14 sur lesquels sont articulées les ailes supérieures et inférieures 15 des poutres de rive longitudinales lC. Dans les montants tubulaires 3 sont montés coulissants les profilés 6 qui constituent les piliers verticaux. Les deux montants 6 d'un mme côté sont réunis à leur base par une poutre formant semelle 7 qui porte à ses deux extrémités des vis 17 avec des semelles 18 qui constituent des cales de réglage Entre la traverse 12 du demi-cadre supérieur et la poutre semelle 7 de chaque côte du demi-cadre supérieur est monté un vérin 19. Ce vérin peut être utilisé pour supporter le demi-cadre supérieur et la toiture qu'il porte pendant l'exploitation, les efforts transversaux et de renversement dus an vent étant absorbés par les profilés 3-6 ou seulement pour manoeuvrer verticalement les différents éléments de la charpente les uns par rapport aux autres.Le vérin 19 pourrait dans certains cas et notamment dans le cas du procédé illustré aux figures 1 à 5 être remplacé par des câbles de treuil agissant entre la traverse 12 et la semelle 7 et entre la traverse 12 et le demi-cadre inférieur et par des broches de clavetage en position 9' agissant entre les profilés 3 et 6. Les profilés 6 portent en outre sur leurs faces latérales en vis-à-vis deux galets 20 espacés verticalement qui guident er- ticalement~des glissières 21 solidaires des parois verticales latérales 5, elles-mêmes solidaires de l'élément de plancher 4 renforcé par des poutres 22. De part et d'autre de l'élément 4 sont articulées des ridelles 23 Le demi-cadre inférieur constitué par les éléments 4 et 5 peut être solidarisé avec le demicadre supérieur dans leur position relative de transport par des broches 9. Le demi-cadre supérieur porte en outre des paires de galets de guidage 26-26' d'ales perpendiculaires qui guident verticalement des profilés 24 entretoisés à leur partie supérieure par une traverse 25. A l'extrémité de la traverse 25 sont prévues des attaches 27 pour l'extrémité des haubans 28 qui soutiennent les poutres 16 de rive. Le portique constitue par les montants 9 et la traverse 25 est souleve et descendu par des câbles 30 passant sur des poulies de renvoi 29 portées par la traverse 12 et fixes à leurs extrémités, d'une part, à un point bas des montants 24 et d'autre part sur la traverse 7 ou sur l'élément 5. La charpente telle que ci-dessus décrite est mise en oeuvre conformément au procédé ci-dessus décrit ou plus précisément con formément à la variante du procédé mettant en oeuvre un seul vérin à chaque extrémité comme moyen de manutention. Dans la figure 6 les piliers 6-7 ont été mis en appui sur le sol en étant descendus à l'aide des vérins 19 pour permettre de retirer la remorque. Les broches 9' sont enlevées, les vérins 19 sont mis à l'échappement pour descendre le demi-cadre inférieur 4-5 sur ses appuis. Dans cette position le mât 24-25 est descendu en appui sur la poutre 12 du demi-cadre supérieur. Les broches 9 sont alors retirées et les vérins 19 sont remis en pression pour ramener le demi-cadre supérieur et le mât 24-25 dans les positions représentées à la figure 6. Les broches 9' peuvent être mises en place pour solidariser les montants 3 et 6, ce qui permet de libérer la pression du vérin 19. Les modes de réalisation ci-dessus décrits à titre d'exemples sont susceptibles de recevoir de nombreuses modifications sans sortir du cadre de la présente invention. REVEND i CAT IONS 1.- Un procédé de réglage des charpentes de manèges forains transportées sur remorque, caractérisé en ce que l'on met de niveau par rapport au sol l'élément supérieur de l'élément de base de la charpente en le soulevant de la remorque jusqu'à ce qu'il soit à son niveau définitif, on fait descendre les éléments de piliers latéraux coulissant verticalement par rapport à l'élé- ment supérieur de l'élément de base jusqu'à ce qu'ils viennent en appui sur le sol ou ur des éléments de calage, on retire la remorque et descend en position l'élément inférieur de l'élément de base. 2.- Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'9n solidarise entre eux les éléments dans leur position normale à savoir les piliers latéraux avec l'élément supérieur de l'élé- ment de base et éventuellement l'élément inférieur avec les piliers latéraux ou l'élément supérieur de manière à libérer les éléments de manutention verticale. 3.- Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 dans lequel on met en place et régle en hauteur les diffe- rents éléments de la charpente avec un seul jeu de vérins, carac térisé en ce qu'apres retrait de la remorque, on descend à l'aide des vérins reliant l'élément supérieur de l'élément de base de la charpente aux piliers latéraux, l'élément supérieur et l'élément inférieur de l'élément de base qui sont solidarisés ensemble, jusqu'à ce que l'élément inférieur repose sur ses appuis puis on désolidarise les éléments supérieur et inférieur de l'élément de base et relève avec les vérins l'élément supérieur jusqu'à son niveau d'origine. 4.- Une charpente pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comporte deux demi-cadres, l'un supérieur, constitué par une poutre principale avec au moins deux éléments de charpente verticaux disposés latéralement aux deux extrémités de cette poutre, ces éléments de charpente portant les axes verticaux d'partie culation des poutres longitudinales de rive de la charpente qui peuvent etre rabattues contre la poutre principale ou déployées perpendiculairement à celle-ci, la poutre principale formant entretoise de contreventement des éléments de charpente verticaux, et l'autre inférieur constitue par un élément de bâti support horizontal avec à ses extrémités des elements verticaux pouvant coulisser par rapport aux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur, des éléments de piliers montés coulissants par rapport aux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur, des moyens de manutention verticale pour déplacer selon la direction verticale ces divers éléments coulissants les uns par rapport aux autres et des moyens de solidarisation pour les solidariser entre eux dans diverses positions relatives. 5.- Une charpente selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque élément de charpente vertical à une extrémité du demi-cadre supérieur est constitué par deux profilés espacés dans une mesure compatible avec le transport sur route et réunis par des éléments transversaux et des entretoises. 6.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que chaque élément de pilier coopérant avec un des deux éléments de charpente verticaux du demi-cadre supérieur est constitué par deux profilés montés coulissants dans les deux profilés situés du même côté de l'élément de cadre supérieur, ces profilés du pilier etant réunis à leur extrémité inférieure par une poutre semelle portant des vis de calage en hauteur. 7.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que l1élément de bâti support horizontal du demi-cadre inférieur constitue le bâti d'un élément de plancher qui est incorporé dans le plancher du manège. 8.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisée en ce que l'élément de demi-cadre inférieur porte à ses deux extrémites des glissières parallèles coopérant avec des éléments de guidage portés par les profilés verticaux du demi-cadre supérieur. 9.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisée en ce que l'élément de mât en saillie par rapport à la charpente, destiné à l'ancrage des haubans des poutres de rive longitudinales, est monté coulissant selon la direction verticale par rapport au demi-cadre supérieur. 10.- Une charpente selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'un élément de mât est prévu à chaque extrémité du demicadre supérieur et constitué par deux profilés guidés verticalement entre des galets montés sur le demi-cadre supérieur, les deux profilés étant réunis à leurs extrémités supérieures par une entretoise. 11.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisée en ce que les moyens de manutention sont des vérins, des treuils ou analogues. 12.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisée en ce qu'un seul vérin est prévu à chaque extrémité entre une traverse du demi-cadre supérieur et la poutre semelle des piliers verticaux avec des moyens de solidarisation entre au moins le demi-cadre supérieur et le demi-cadre inférieur dans leur position relative de transport. 13.- Une charpente selon la revendication 12, caractérisée en ce que des broches de sécurité sont prévues pour solidariser au moins les éléments de piliers et le demi-cadre supérieur dans leur position relative de montage. 14.- Une charpente selon l'une quelconque des revendications 4 à 13, caractérisée en ce que chaque élément de mât du haubanage est soulevé ou abaissé par deux câbles fixés en deux points bas symétriques de celui-ci, passant sur des poulies de renvoi portées par le demi-cadre supérieur et arrimées à leur autre extrémi- té sur un élément solidaire des piliers latéraux ou du demi-cadre inférieur.