La présente invention concerne d'une manière générale les engins à voile, c'est-à-dire les engins mettant en oeuvre une voile pour assurer leu propulsion ; elle vise plus particulièrement, mais non exclusivement, les engins aquatiques, du type bateaux à voile ou voiliers, étant entendu cependant qu'elle peut aussi bien viser les engins terrestres du type chars à voile. Les voiliers sont usuellement construits à ce jour autour d'une ou plusieurs coques, et, le plus souvent, exception faite des engins gonflables, il s'agit de coques rigides, présentant à demeure un volume non négligeable, ce qui rend malaisé le maniement à terre de tels voiliers, d'un de leurs lieux d'utilisation à un autre, ainsi que leur stockage, entre leurs périodes d'utilisation. La présente invention a d'une manière générale pour objet un engin à voile dont au contraire un tel maniement et un tel stockage se trouvent facilités. De manière plus précise, elle a tout d'abord pour objet une membrure propre à la réalisation d'un tel engin à voile ; elle a encore pour objet un engin à voile mettant en oeuvre une telle membrure. La membrure pour engin à voile suivant l'invention est d'une manière générale caractérisée en ce que, suivant un premier aspect de l'invention, elle se réduit à une structure triangulée, l'une des poutres qui la constituent, dite ci-après par commodité poutre centrale, formant une poutre maîtresse autour de laquelle rayonnent latéralement les autres desdites poutres, dites ci-après par commodité poutres latérales, lesdites poutres latérales rayonnant en pratique en étoile autour d'un point commun de la poutre centrale. Suivant une forme préférée de mise en oeuvre, la poutre centrale forme une longrine de symétrie, sensiblement horizontale, pour l'engin à voile concerné ; en variante, sensiblement verticale elle en forme le mât. Quoi qu'il en soit, prenant le contreparti des constructions actuelles, l'engin à voile suivant l'invention est dépourvu de toute coque, sa membrure se réduisant à la structure triangulée définie ci-dessus, et étant équipée, pour sa sustentation, de trois organes de sustentation ; il s'agit en l'espèce, pour un engin aquatique, de patins formant flotteurs, convenablement rapportés, de préférence de manière amovible pour certains au moins d'entre eux, sur ladite membrure. En raison notamment de la légèreté inhérente à cette membrure, le maniement à terre d'un tel engin à voile se trouve avantageuse ment facilité. Mais, suivant un deuxième aspect de l'invention tirant profit de la structure triangulée de la membrure, il en est de même du rangement et du transport d'un point à un autre d'un tel engin à voile. En effet, de préférence, les poutres latérales de sa membrure sont mobiles entre une position déployée de service, pour laquelle elles rayonnent effectivement latéralement autour de la poutre centrale, en faisant un angle avec celle-ci, et une position rétractée de rangement et/ou de transport, pour laquelle elles s'étendent au contraire le long de ladite poutre centrale, sensiblement parallèlement à celle-ci. Pour cette position rétractée de rangement et/ou de transport, l'engin à voile suivant l'invention, dont, de surcroit, certains au moins des patins formant flotteurs ont été préalablement désolidarisés de cette membrure, occupe un volume réduit, autorisant, avec son poids réduit, une implantation directe relativement aisée sur la galerie d'un quelconque véhicule automobile. Aucune remorque n'est donc nécessaire à son transport. Cette facilité, combinée avec une grande simplicité de montage et de démontage, est avantageusement de nature à conduire à la pratique de la voile une clientèle potentielle jusqu'ici rebutée par les difficultés de transport et de stockage hors saison des voiliers classiques. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure I est une vue en perspective d'un engin à voile suivant l'invention ;; la figure 2 est une vue en perspective schématique de la seule membrure de cet engin la figure 3 est, à échelle supérieure, et avec des arrachements locaux, une vue en élévation latérale de l'engin à voile suivant 11 invention les figures 4 et 5 reprennent, à échelle supérieure, les détails de la figure 3 repérés respectivement par des encarts IV et V sur cette figure 3 la figure 6 est une vue partielle en élévation arrière de l'engin à voile suivant l'invention, selon ra ligne brisée VI-VI de la figure 3 la figure 7 en est une vue partielle en plan, suivant la ligne VII-VII de la figure 3 la figure 8 est une vue analogue à celle de la figure 7, pour la configuration rétractée de rangement et/ou de transport de la membrure de l'engin à voile suivant l'invention la figure 9 est une vue frontale, suivant la flèche IX de la figure 10, du patin avant de l'engin à voile suivant l'invention, pour une variante de réalisation de ce patin avant la figure 10 en est une vue latérale, suivant la flèche X de la figure 9 les figures 11 et 12 sont des vues analogues à celles des figures 9 et 10, pour l'un des patins latéraux correspondants de l'engin à voile suivant l'invention les figures 13 et 14 sont des vues analogues à celles des figures 9 et 10, pour une autre variante de réalisation du patin concerné les figures 15 et 16 sont des vues analogues à celles des figures 9 et 10, pour une autre variante de réalisation de ce patin les figures 17 et 18 sont des vues en perspective analogues à celle de la figure 2 et concernent chacune respectivement une variante de réalisation de la membrure de l'engin à voile suivant l'invention invention la figure 19 est une vue partielle en plan de cette membrure, suivant une autre variante de réalisation de l'invention. Ces figures illustrent à titre d'exemple l'application de l'invention à la réalisation d'un engin à voile aquatique. D'une manière générale, et tel qu'illustré schématiquement par la figure 2, la membrure 10 d'un tel engin à voile se réduit suivant l'invention à une structure triangulée, l'une, 11, des poutres qui la constituent, dite ici par commodité poutre centrale, formant une poutre maîtresse autour de laquelle, en position déployée de service, rayonnent latéralement les autres desdites poutres, dites ici par commodité poutres latérales. Dans la forme de réalisation illustrée par la figure 10, la poutre centrale Il constitue une longrine de symétrie pour la membrure 10, et elle s'étend sensiblement horizontalement, tout en étant en fait légèrement inclinée vers le bas, de l'arrière vers l'avant. En outre, pour cette forme de réalisation, les poutres latérales rayonnent en étoile autour d'un point commun de la poutre centrale 11. Dans l'exemple de réalisation représenté, trois poutres latérales sont prévues, deux inférieures, 12A,12B, qui s'étendent vers l'arrière, en un dièdre largement ouvert, et dont les extrémités libres forment avec l'extrémité libre avant de la poutre centrale 11 un polygone de sustentation, en l'espèce un triangle, et une supérieure, 13, qui s'étend globalement verticalement, et qui forme un mât. De préférence, et tel que représenté, la poutre centrale Il et les poutres latérales 12A,12B et 13 sont chacune constituées par un tronçon de tube-, en métal par exemple, notamment aluminium, de préférence convenablement traité contre la corrosion, ou en matière synthétique, éventuellement armée. Dans l'exemple de réalisation représenté, la section transversale des poutres latérales 12A,12B et 13 est circulaire, mais, pour des raisons qui apparaitront ci-après, la section transversale de la poutre centrale Il est de préférence globalement ovale, ainsi qu'il est-visible à la figure 6. Suivant l'invention, les poutres latérales 728,12B et 13 sont mobiles entre une position déployée de service, figures 1 à 7, pour laquelle elles rayonnent effectivement latéralement autour de la poutre centrale 11, en faisant un angle avec celle-ci, et une position rétractée de rangement et/ou de transport, figure 8, pour laquelle elles s'étendent au contraire le long de ladite poutre centrale 11, sensiblement parallèlement à celle-ci. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 8, les poutres latérales 12A,12B et 13 sont à cet effet conåointe- ment articulées à un manchon de support commun 15, qui est monté mobile sur la poutre centrale 11, et qui est blocable en position sur celle-ci, par exemple à l'aide d'une clavette 16 adaptée à coopérer avec l'un quelconque d'une série de perçages 17 ménagés à cet effet le long du tronçon correspondant de la poutre centrale 11, figure 5. En raison de la section ovale de cette poutre centrale 11, le manchon 15, qui a une section complémentaire, se trouve avantageusement bloqué en rotation sur celle-ci. Pour leur articulation au manchon 15, chacune des poutres latérales 12A,12B et 13 est dotée, à son extrémité correspondante, d'un embout 18A,18B et 19 équipé d'une oreille d'articulation 20A, 20B et 21, pour coopération en articulation avec une chape complémentaire 22A,22B et 23, solidaire du manchon 15, et porteuse d'un axe d'articulation 25A,25E et 26. Dans l'exemple de réalisation illustré par les figures 1 à 8, pour la position déployée de service des poutres latérales 12A ,123 et 13, la poutre centrale Il se prolonge longitudinalement, en 29, au-delà de ces poutres latérales, et donc, au-delà du manchon de support 15 commun à celles-ci, pour des raisons qui apparaitront ci-après. De préférence, et tel que représenté, les sommets du polyèdre que forment les extrémités libres de la poutre centrale 11 et des poutres latérales 12A,12B et 13, pour la position déployée de service de celles-ci, sont reliés deux à deux par des haubans 30. Il y a donc ainsi non seulement de tels haubans 30 de la tête du mât que forme la poutre latérale 13 aux extrémités libres de la poutre centrale 11 d'une part et des poutres latérales 12A, 12B d'autre part, mais encore de tels haubans 30 de l'extrémité libre de la poutre centrale Il à l'extrémité libre de chacune des poutres latérales 12B,12B et de l'extrémité libre de la poutre latérale 12A à l'extrémité libre de la poutre latérale 72B. Pour la poutre centrale 11, les haubans 30 sont assujettis à un embout 31, qui est engagé sur cette poutre centrale 11, tel que représenté figure 4, ou dans celle-ci, et qui porte des oeillets 32 pour l'arrimage desdits haubans 30. Pour la poutre latérale 13 formant mât, unedisposftion semblable peut être adoptée. En variante, et tel que représenté, un collier 33 équipé d' oeillets 34 peut être serré à l'extrémité libre de cette poutre latérale 13. Pour les poutres latérales 12A,12B, ce sont de tels colliers 33 à oeillets 34 qui sont de préférence prévus pour l'arrimage des haubans 30, tel que représenté. Quoi qu'il en soit, pour la position déployée de service des poutres latérales 12A,123 et 13, les haubans 30 sont de préférence sous tension, en sorte que lesdites poutres latérales sont alors chacune sous compression. La membrure 10 ainsi constituée est équipée d'un nombre ré duit d'organes de sustentation. Il s'agit, dans l'exemple de réalisation représenté, de patins formant flotteurs, au nombre de trois : il y a, d'une part un patin avant 35, rapporté à l'avant de la poutre centrale Il, à l'extrémité libre correspondante de celle-ci, et d'autre part deux patins latéraux 36A,36B, rapportés sur les extrémités libres correspondantes des poutres latérales 12A,12B. Ces patins formant flotteurs peuvent par exemple être réalisés en matière synthétique. Il peut s'agir de patins de structure homogène, aussi bien que de patins comportant extérieurement une peau formant étanchéité et intérieurement une garniture aérée en matière synthétique expansée par exemple. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 8, le patin avant 35 est, suivant l'invention, directeur. Il est à cet effet monté rotatif sur l'embout 31 de la poutre centrale ll, autour d'un axe vertical schématisé en traits interrompus 37 à la figure 4. Par exemple, et tel que représenté sur cette figure 4, 1' embout 31 et le patin avant 35 peuvent etre dotés chacun respectivement de brides à contour cylindrique 38, 39 qu'enserre un collier de maintien commun 40. Bien entendu, toute autre disposition susceptible de permettre la rotation du patin avant 35 vis-à-vis de l'embout 31 qui le porte peut en variante être adoptée. Pour sa commande en direction, le patin avant 35 est, dans l'exemple de réalisation représenté, attelé par des oreilles 41A, 41B à deux câbles 42A,42B qui pénètrent dans la poutre centrale Il et courent intérieurement tout au long de celle-ci, jusqu'à l'extrémité de son prolongement 29, où ils sont l'un et l'autre solidarisés en rotation à une poulie 43. Celle-ci est montée rotative autour d'un axe vertical dans un embout 44 rapporté à l'extrémité du prolongement 29 de la poutre centrale 11. La poulie 43 est solidaire en rotation d'une chape 45 montée rotative sur l'embout 44, et sur cette chape 45 est articulée une barre de manoeuvre 46 équipée, dans l'exemple de réalisation représenté, d'un stick 47. De préférence, et tel que représenté, chacun des patins la téraux .36a,363 est simplement rapporté de manière amovible sur la poutre latérale 12A,12B correspondante et comporte à cet effet un manchon 48Â,48B permettant son engagement sur l'extrémité libre de cette poutre latérale. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 à 8, les patins 35, 36A,36B sont globalement plats, et ils sont chacun équipés d'une dérive sensiblement verticale. Pour le patin avant 35, la dérive, 50, s'étend dans l'axe de ce patin ; pour les patins latéraux 36A,36B, les dérives correspondantes 51Â,51B s'étendent latéralement, le long des bords de ces patins les plus proches l'un de l'autre, figure 6. L'engin à voile ainsi constitué se complète par une voilure. Tel qu'illustré schématiquement en trait plein à la figure 1, et en traits interrompus à la figure 3, il peut s'agir par exemple d'une voile triangulaire unique 53, du type foc ou trinquette. De manière usuelle, le point de drisse de cette voile 53 est attelé au faîte de la poutre latérale 13 formant mât, par exemple aucilier 33 rapporté sur celui-ci, son point d'amure est attelé à l'extrémité libre de la poutre centrale 11, par exemple à 1' embout 31 rapporté sur celle-ci, et son point d'écoute est équipé d'une écoute 54 à la disposition de l'usager. De manière également conventionnelle, la chute avant de la voile 53 est attelée par des cosses 55 au hauban 30 reliant la poutre latérale 13 formant mât à l'extrémité libre de la poutre centrale 11. Pour la conduite de l'engin ainsi constitué, dont la ligne de flottaison est schématisée en traits interrompus 56 sur les figures 3 et 6, le pratiquant 57, figure 1, qui est équipé d'un harnais 58 par lequel il est arrimé à la poutre latérale 13 formant mât, celle-ci étant à cet effet équipée d'un collier 59 permettant un tel arrimage, porte par les pieds sur le prolongement 29 de la poutre centrale 11, d'un côté ou de l'autre de celle-ci, suivant l'allure suivie. Tel que schématisé à la figure 7, un plancher en toile 60 peut être tendu entre les poutres latérales 12A,12B, pour faciliter au pratiquant l'accès de sa position de conduite. Suivant la variante de mise en oeuvre illustrée par les figures 9 à 12, les patins formant flotteurs de l'engin à voile suivant l'invention sont chacun équipés d'un foil, c'est-à-dire, ainsi qu'on le sait, d'un aileron oblique de nature à développer, lorsqu'il est immergé, et sous les effets de l'avance de l'engin à voile concerné vis-à-vis du plan d'eau correspondant, un effet de portance, à composante verticale pour cet engin à voile, qui vient en soustraction du poids propre de celui-ci, et conduit donc, par l'élévation qui en résulte pour cet engin, à une réduction avantageuse de son tirant d'eau de nature à en permettre une augmentation de vitesse. Tel qu'illustré par les figures 9 et 10, le patin avant 35 est donc dans ce cas équipé, de manière symétrique, d'ailerons latéraux obliques 62k,62B, qui vont en s'inclinant vers le bas de sa partie avant à sa partie arrière. De même, le patin latéral 76A par exemple, est équipé, en direction de l'autre patin latéral qui lui est associé, d'un aileron oblique 63A, qui est incliné vers le bas, d'une part en direction dudit autre patin latéral, et d'autre part de l'avant vers l'arrière, figures Il et 12. Dans l'exemple de réalisation représenté, cet aileron porte, sur une partie de sa longueur, le long de son bord libre, une dérive glA. Des dispositions analogues sont adoptées pour l'autre patin latéral 36B, Pour une illustration des effets dus auxfoils dont sont ainsi équipés les patins 35 et 36A,36B, il a été schématisé, sur les figures 9 à 12, en traits interrompus, non seulement la ligne de flottaison 56 de l'engin à voile concerné lorsque celui-ci est à l'arrêt, mais encore sa ligne de flottaison 66 lorsqu'il est en déplacement, étant supposé que sa vitesse est alors suffisante pour que se développe l'effet de portance recherché. Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 12 et 14, qui ne concernent pour plus de simplicité que le seul patin avant 35, les patins équipant l'engin à voile suivant l'invention sont constitués de simples flotteurs plats. En variante, figures 15 et 16, il peut s'agir de flotteurs présentant chacun globalement l'allure d'une coque individuelle. Quelle que soit la constitution de ces patins, il suffit, pour passage de 1' engin à voile suivant l'invention de sa configuration déployée de service à sa configuration rétractée de transport et/ou de rangement, de dégager les patins latéraux 36A,36B des poutres latérales 12A,12B, de retirer la clavette 16, et de faire coulisser le manchon de support 15 sur la poutre centrale 11, avec repliement contre celle-ci des poutres latérales 12A,12B et 13, et, au terme d'un tel repliement, d'assujettir ces poutres latérales à la poutre centrale 1 par un lien quelconque 68 enserrant l'ensemble, tel que schématisé à la figure 8. Si désiré, la voile 53, la barre 46 et son stick 47, et le patin avant 35 peuvent également être dégagés, préalablement au repliement décrit ci-dessus. Mais cela n'est pas indispensable à ce repliement. Dans la variante de mise en oeuvre schématiquement illustrée à la figure 17, ctest la poutre centrale Il de la membrure 10 suivant l'invention qui forme le mât, sensiblement vertical, de l' engin à voile concerné, la poutre latérale 13 formant alors une longrine de symétrie, sensiblement horizontale, pour cet engin. Dans ce qui précède, les haubans 30 demeurent assujettis en permanence aux poutres qu'ils relient, et sont chacun d'un seul tenant. Suivant la variante de mise en oeuvre 18, l'un au moins de ces haubans, et il s'agit en l'espèce de celui reliant l'une à l'autre les extrémités libres des poutres latérales 12A,12B, est dissociable en au moins deux tronçons 30' 30 susceptibles d' être reliés l'un à l'autre de manière débrayable, par exemple à l'aide d'une manille (non détaillée sur la figure). Dans l'exemple de réalisation représenté, les deux tronçons 30',30" d'un tel hauban sont sensiblement de même longueur. Mais, en variante, l1"n de ces tronçons pourrait éventuellement être nul, l'autre faisant alors la totalité de la longueur du hauban concerné. Quoi qu'il en soit, cette disposition permet le repliement des poutres latérales 12A,12B et 13 sur la poutre centrale Il sans que lesdites poutres latérales soient articulées à un manchon de support monté coulissant sur cette poutre centrale Il. Il suffit au contraire dans ce cas, que ces poutres latérales soient chacune articulées de manière individuelle sur la poutre centrale 11. Dès que le hauban 30 formé de deux tronçons 30' ,30" a été ouvert, chacune des poutres latérales 12A,12B et 13 peut en effet alors être rabattue individuellement sur la poutre centrale 11, tel que schématisé par des flèches sur la figure 18. Si désiré, les poutres latérales 12A,I2B et 13, ou au moins certaines de celles-ci, peuvent constituer parles-mêmes des flotteurs. Il suffit en effet par exemple, lorsqu'il s'agit, tel que représenté, de tronçons de tube, que ceux-ci soient fermés de manière étanche à leurs extrémités. Suivant un développement de cette disposition, il est proposé, tel qu'illustré à la figure 19, de donner aux poutres latérales 42A,12B une configuration propre à ce qu'elles constituent alors par elles-mêmes des flotteurs d'ampleur suffisante pour s'affranchir des patins latéraux préalablement rapportés, dans ce qui précède, aux extrémités de ces poutres latérales. Compte tenu de leur ampleur, les poutres latérales 72A,12B sont alors assujetties à la poutre centrale 17 par deux chapes 22'A,22tA et 22'B,22"B prévues à cet effet sur cette poutre centrale 11. Pour les chapes 22"A,22"B par exemple, la liaison des poutres latérales 12A,12B est amovible, de manière à permettre le repliement de ces poutres latérales le long de la poutre centrale 11, autour de l'autre chape 22't,22'B, tel que schématisé en traits interrompus à la figure 19. La section transversale des poutres 12A,12B peut etre quelconque, et par exemple globalement celle d'un ovale plus ou moins aplati. Longitudinalement, la ligne de la section correspondante n' est pas nécessairement rectiligne ; au contraire, elle peut être profilée et/ou ondulée. Bien entendu, la présente invention ne se limite d'ailleurs pas aux formes de réalisation et de mise en oeuvre décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution, et/ou de combinaison de leurs divers éléments. En particulier, la commande en direction peut être assurée, non pas en rendant directeur le patin avant, comme plus spécifiquement décrit ci-dessus, mais en mettant en oeuvre soit à l'avant, soit à l'arrière, de manière connue en soi, un safran, ou deux safrans parallèles commandés conjointement. La ou les dérives peuvent bien entendu être rendues amovi bles. La voilure de son côté, peut faire l'objet de diverses variantes. Alors que l'on a précisé dans la description ci-dessus que le flotteur central était à l'avant et les flotteurs latéraux à l'arrière, cette orientation peut parfaitement être inversée. En outre, le domaine d'application de l'invention, comme mentionné ci-dessus, ne se limite pas à celui des engins à voile aquatiques. Il s'étend au contraire aussi bien à celui des engins à voile terrestres. Dans ce cas, les organes de sustentation équipant la membrure 10 sont de simples roues. Dans tous les cas une bôme peut etre prévue pour la voile mise en oeuvre. REVENDICADIONS 1. Membrure pour engin à voile, caractérisée en ce qu'elle se réduit à une structure triangulée, l'une des poutres qui la constituent, dite ci-après par commodité pautoecentrale, formant une poutre maîtresse autour de laquelle rayonnent latéralement les autres desdites poutres, dites ci-après par commodité poutres latérales. 2. Membrure suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les poutres latérales rayonnent en étoile autour d'un point commun de la poutre centrale. 3. Membrure suivant l'une quelconque des revendications 7, 2, caractérisée en ce que ses poutres latérales sont mobiles entre une position déployée de service, pour laquelle elles rayonnent effectivement latéralement autour de la poutre centrale, en faisant un angle avec celle-ci, et une position rétractée de rangemment et/ou de transport, pour laquelle elles s'étendent le long de ladite poutre centrale, sensiblement parallèlement à celle-ci. 4. Membrure suivant la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que les poutres latérales sont conjointement articulées à un manchon de support commun monté mobile sur la poutre centrale et blocable en position sur celle-ci. 5. Membruré suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les poutres latérales sont individuellement articulées à la poutre centrale. 6. Membrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les sommets du polyèdre que forment les extrémités libres de ses poutres pour la position déployée de service de celles-ci sont reliés deux à deux par des haubans, qui sont sous tension, en sorte que lesdites poutres, pour ladite position déployée de service, sont sous compression. 7. Membrure suivant les revendications 5 et 6 prises conjointement, caractérisée en ce que l'un au moins des haubans est dissociable en au moins deux tronçons dont un est éventuellement nul. 8. Membrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que sa poutre centrale forme pour elle une longrine de symétrie, sensiblement horizontale. 9. Membrure suivant l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisée en ce que sa poutre centrale forme un mat sensiblement vertical. 10. Engin à voile caractérisé en ce que sa membrure est conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9. 11. Engin à voile suivant la revendication 10, caractérisé en ce que sa membrure est équipée de trois organes de sustentation, par exemple patins formant flotteurs, à savoir un avant et deux latéraux. 12. Engin à voile suivant la revendication 11, et équipé d'une barre de pilotage, caractérisé en ce que son organe de sustentation avant est monté pivotant sous la commande de ladite barre. 13. Engin à voile suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que, sa membrure étant du type à longrine horizontale, ladite longrine, dans la position déployée de service de ladite membrure, se prolonge longitudinalement au-delà des poutres latérales qui lui sont associées. 14. Engin à voile suivant l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que, s'agissant d'un engin à voile aquatique, deux au moins des poutres latérales que comporte sa membrure constituent des flotteurs.