La présente invention a pour objet un dispositif de transcodage, en particulier d'informations, destinées commander le déroulement des programmes audio-visuel. La présente invention se rapporte plus particulièrement au transcodage de programmes destinés à commander la projection de diapositives accompagnée ou non dtun commentaire ou d'un fond musical. On sait qu'il existe de tels programmes destines en particulier à ltenseignement et la formation professionnelle, ces programmes portés par une bande magnétique permettant de commander le fonctionnement simultané de deux projecteurs.Il est ainsi possible de produire des effets lumineux tels que, en particulier, des "fondu-enchaîné". Ces effets ont notamment pour but d'éviter une trop grande fatigue visuelle des spectateurs. Un programme audio-visuel tel que ceux que le dispositif, objet de l'invention, permet de commander, comprend donc une série d'informations permettant de synchroniser le commentaire et/ou l'accompagnement musical, le passage et la proection des diapositives et les intensités lumineuses de6 deux projecteurs. De tels programmes sont maintenant d'un usage courant. Malheureusament, -chaque constructeur a élaboré ses programmes selon un codage qui lui est particulier et il n' est actuellement pas poss8ibXe de passer un programme "écrits par un un constructeur A sur le matériel d'un constructeur B. Le codage-décodage purement électronique n'est pas possible et lorsque l'on veut lire sur un matériel B le programma déjA écrit par le constructeur A, il est nécessaire de reprendre celui-ci phase par phase, de manière > le réenre- bistrer dans le code B.En effet, on ne peut directement connecter la sortie des ordres du décodeur A à ltentrée du pupitre de commande du codeur B, car les parambtres sont différents : par exemple, la commande de lumière peut entre dans le décodeur A une tension de 24 volts, à contrôle de phase qui correspond à une variation de courant dans un potentiomètre monté en résistance variable dans le codeur B. La commande d'avance de vues peut entre, par exemple donnée par un courant de 24 volts redressé en négatif à la sortie du décodeur A, l'entrée du codeur B pouvant être simplement la fermeture ou l'ouverture de contact pour l'avance des vues. La présente invention a pour objet un dispositif de transcodage permettant d'obtenir très facilement le passage dpun programme dans un' code donné au même programme danc un autre code.. Selon la présente invention, le dispositif de transcodage est caractérisé en ce qui comprend un capteur placé- sur chacune des voies d'exécution du du programme , ledit capteur étant connecté a un transducteur transformant les tensions variables commandant les lampes de projection en tension calibrée et définie, restituant, suivant un procédé de codage différent, des effets opto-acoustiques provenant des Programmes commandés par un premier décodeur. D'autres caractéristiques et avantages-de ltinvention apparattront au cours de la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier en regard des figures qui représentent - la figure 1 un schéma de principe du dispositif selon l'invention - les figures 2a et 2b les circuits de commande des intensités lumineuses et de l'avancement des vues - la figure 3 un graphique représentant l'évolution des signaux lumineux au cours d'une opération particulière - la figure 4 un schéma de réalisation pratique dtun transducteur selon la présente invention. Sur la figure 1, deux projecteurs 1A et 1B sont commandés par une bande magnétique se déroulant sur un magnétophone 3 a"' travers un codeur-décodeur 2. Ces premiers éléments constituent une channe telle que celles qui existent actuellement. Selon l'invention, des capteurs, ou plus simplement des bouchons découplage 4A et 4B sont interposés entre le décodeur 2 et chacun des projecteurs 1A et 1B. Les signaux de sortie de ces bouchons 4A et 4B sont appliqués sur un transducteur 5 qui a pour but de transformer les signaux codés selon un projecteur A en des signaux calibrés de référence. Les signaux de sortie de ce transducteur 5 sont appliqués sur un codeur-décodeur 21 qui transforme les signaux de référence en signaux codés, selon un code B qui qui est caractéristique dtun codeur-décodeur 21. Les signaux ainsi codés sont enregistrés sur une bande magnétique par ui magnétophone 31. Lorsque le programme est enregistré sur le magnétophone 31, il suffit de connecter des projecteurs A et B, qui peuvent d'ailleurs être les projecteurs 1A et 1B à la sortie du codeur-décodeur 21 pour projeter dans le code B le programme initialement codé selon le code A. Les figures 2a et 2b sont des schémas synoptiques des voies lumière et avancement des vues. Sur la figure 2a qui représente les voies lumière, chacune des voies est constituée dtun photo-coupleur 6, d'un étage de mise en forme 7, d'un intégrateur 8, la voie 1B comprenant en outre un inverseur 9 dont le rôle sera décrit ultérieurement, les deux voies entrant dans un 'sommateur 10 qui délivre un signal de sortie sur la borne 15. Sur la figure -2b, les voies la et lb comprennent chacune un photo-coupleur Il et un monostable de retard 12. Les sorties de ce monostable sont connectées à un circuit logique d'inhibition 13 sont la sortie est elle-meme connectée à un mono stable de calibration 14 délivrant des signaux calibrés sur sa borne 16.Dans le schéma synoptique des étages d'avancement des vues, les monostables ont pour but d'éviter tout avancement accidentel des vues sur le programme dwavancement,dû d à des signaux parasites. Sur les figures za et 2b, les photocoupleurs permettent de prélever les signaux appliqués sur le projecteur tout en réalisant l'isolation effective du transducteur 5 par rapport à ces projecteurs. La figure 3 schématise, par une série de graphiques le problème du transcodage des signaux nécessaires pour réaliser un fondu-enchaîné. Sur ces graphiques on a porté en abscisses la course dlun potentiomètre théorique de commande, cette course variant entre 0 et 100, et en ordonnées, l'éclairement ' qui varie également entre 0 et 100. On y voit que - le projecteur lA, par exemple, est alimenté sous sa tension maximale et l'on désire passer de ltaFage 1A à l'image 1B, la décroissance de la tension appliquée sur 1A étant représentée en traits pointillés et la tension appliquée sur 1B en traits pleins. Compte tenu de l'inertie thermique du filament dtun projecteur 1A, on voit que lorsque le courant , dans la lampe du projecteur lB > commence à croître, l'intensité lumineuse du projecteur 1A ne décroSt pas immédiatementOn ne peut donc, pour effectuer le transfert dans le cas de deux projecteurs en fondu-enchalnC, utiliser seulement l'information d'un projecteur et il est nécessaire de disposer des deux signaux variant en sens inverse pour, ultérieurement , en faire la somme après avoir inversé l'un d'eux.Dans le système de fondu-enchainé classique, la génération de deux commandes variant en sens inverse se fait très souvent à partir d'une seule voie, l'électronique fabriquant aisément le signal complémentaire. Mais, comme il a été dit et comme cela apparaît sur le graphique I, l'éclairement d'un projecteur augmente ou diminue, alors que 11 éclairement du second reste constant pendant une partie de la course du potentiomètre, ceci afin d'obtenir une intensité lumineuse supérieure permettant des surimpressions correctes. Le but du circuit inverseur 9, figure 2a, est de délivrer une tension négative sur la deuxième voie, tension qui est représentée sur le graphique II. Les deux tensions sont ensuite additionnée dans le sommateur 10 (figure 2a) et la somme-prend ltallure représentée sur le graphique Ifl, avec un gain 1.En pratique, après introduction dtun décalage pour amener l'excursion à sa valeur correcte, on obtient avec un gain inférieur d 1 et un décalage constants le signal représenté en trait plein sur le graphique IV qui peut être assimilé sans problème à une droite. La tension E3 est la tension provoquée par le décalage, la différence de tension V étant la différence des tensions de commande entre la tension initiale et la tension finale du potentiomètre, Le potentiomètre dont il est question est le potentiomètre, ou plus généralement, un circuit de commande se trouvant dans le codeur-décodeur 21. La figure 4 représente un mode de réalisation pratique du transducteur 5. Sur cette figure, sont représente tées, à la partie supérieure, les commandes de lumière dont le schéma synoptique est dessiné sur la figure 2a, alors que la partie inférieure de cette figure est une réalisation pratique des voies d'avancement des vues représentées d'une manière synoptique sur la figure 2b. A la partie supérieure de la figure 4,.on on voit que les deux voies lumière reliées aux deux projecteurs 1A et 1B par les bouchons 4A et 4B, sont sensiblement identiques (à l'exception de l'inverseur 9) et comprennent un pont redresseur a diode 61 connecté, par l'intermédiaire des résistances 62 et 63 à un photo-coupleur 64 qui permet de convertir en signaux rectangulaires la tension à 50 Hz contrô- lée par découpage de phase. A la sortie du photo-coupleur 64, deux transistors 71 et 72 permettent de commander I'intégrateur 8 composé de cellules RC 81 et 82, intégrant le signal de sortie du photo-coupleur 64.La tension disponible en sortie de ltintégrateur 8 est proportionnelle à l'angle d'ouverture du courant dans la charge constituée par l'ampoule de projection. Cette tension est ensuite utilisée pour attaquer le codeur-décodeur 21. A cet effet, les signaux délivrés par les deux voies sont additionnés dans le sommateur 10 constitué essentiellement par un circuit intégré 100, les signaux étant appliqués sur sa borne négative 103. La résistance 102 règle le gain du signal non inversé, la résistance g2 règle le gain du signal inversé, alors que la résistance 101 règle le gain du décalage E3 (voir figure 3, graphique IV).En faisant varierles valeurs de ces résistances, on dispose, sur la borne 15, d'une tension continue dont ltamplitude peut être réglée, ainsi que l'offset. Cette tansion permet d'attaquer une interface remplaçant le potentiomètre du codeur-décodeur 21. La partie inférieure de la figure 4 est relative au dispositif de commande de passage des diapositives ou d'avancement des vues. Comme précédemment, les signaux sont prélevés sur les projecteurs 1A et 1B par des bouchons 4A et 4B, reliés à des photo-coupleurs 110. Les photo-coupleurs 110 commandent deux monôstables 121 associés à des portes NON-ET 131.Le circuit d'inhibltion 121-131 empêche les impulsions d'avance des vues d'atteindre le circuit intégré de sortie 141, si leur durée est inférieure au temps de temporisation qui peut être, par exemple, de 200 ms Cette protection évite ltenregistrement, par le codeurdécodeur 21, des signaux parasites émis par un organe quelconque et captés par le discriminateur 5, signaux parasites qui pourraient faire avancer les vues d'une manière accidentelle sans ce dispositif d'inhibition. Les étages 121 sont constitués par des monostables classiques.Le fonctionnement de ce circuit d'inhibition est extrêmement simple, lesignal prélevé à la sortie du photo-coupleur 110 étant appliqué à travers la résistance 122 et un ensemble de deux transistors 123-124 de commutation sur l'une des entrées de la porte 131, le monostable étant armé par l'arrivée de ce signal et délivrant, après un temps déterminé, un signal de sortie sur la seconde entrée de la porte 131. De préférence, le temps d'inhibition est légèrement supérieur à la durée minimale de l'impulsion faisant avancer le projecteur. Les impulsions disponibles sur les sorties des portes 131 peuvent être utilisées directement ou mixées sur une seule voie par l'intermédiaire d'une autre porte NON-ET 133. Elles sont recalibréesparle monostable 141 à une valeur déterminée qui peut être due~500 ms, par exemple. Le domaine d'application s'étend à tous les dispositifs comportant des sources génératrices d'effets lumineux (projecteurs) ou mécanique (moteurs), ces sources étant alimentéespar contrôle de phase, le but de ces sources étant d'obtenir des effets artistiques (spectacles son et lumières) ou autres. I1 est en effet possible de transcoder un effet quelconque, produit manuellement par commande des organes de contrôle de phase, ou automatiquement à l'aide d'un ancien appareillage, en un nouvel enregistrement utilisant un dispositif de codage plus perfectionné, les projecteurs de diapositives ne constituant qu'une application particulière de l'invention Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens.techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la presente invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de transcodage d'informations électro-optiques pour un ensemble de projections comprenant un lecteur de programme relié à un codeur-décodeur et au moins deux projecteurs dont le fonctionnement est sous la dépendance dudit programme, caractérisé en ce qutil compreiitl, au moins deux capteurs de signaux disposés entre le codeur décodeur et un projecteur, chaque capteur étant connecté d il entrée d'un discriminateurunique. 2.-Dispositif selon-la revendication 1, caracteri en ce que la sortie du discriminateur précité est connectée à un codeur-décodeur, lui-même relié à un enregistreur de programme. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les capteurs de signaux sont constitués par des bouchons de couplage fil à fil montés sur les projecteurs, sur lesquels les prélèvements de signaux sont effectués par des photo-coupleurs. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le discriminateur précité comprend au moins deux voies de traitement des signaux de commande de l'intensité lumineuse et au moins deux voies de traitement des signaux de commande d'avancement des vues dans un projecteur. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les signaux dérivés des signaux de commande des intensités lumineuses sont traités et additionnés pour délivrer sur la borne de sortie un signal sensiblement linéaire. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les voies de traitement des signaux de commande d'avancement des vues comprennent des circuits inhibiteurs. 7.- Dispositif sleon la revendication 6, caractérisé en ce que les circuits inhibiteurs comprennent un monostable dont la sortie est connectée à une porte NON-ET. 8.- Procédé de transcodage utilisant un dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes - lecture d'un programme A sur un lecteur ; - décodage de programme dans un décodeur A - prélèvement des signaux de commande des projecteurs - traitement des signaux prélevés dans un discriminateur - codage des signaux de sortie du discriminateur dans le codeur B - enregistrement du programme B.