L'invention a pour objet un procédé de construction qui est utilisable principalement pour la réalisation de petites unités d'habitations individuelles de type simplifié et économique. Le but principal de l'invention est de parvenir à un procédé qui rende plus économique encore la construction des habitations de ce type grâce à une économie notable de la main-d'oeuvre nécessaire. On commence par l'exécution des fondations et d'une dalle ; celle-ci peut être réalisée directement sur un terre-plein préparé ou elle peut constituer un plancher coulé audessus d'un vide sanitaire ; toutefois, on prévoit de préférence dans cette dalle une rainure périmétrique qui s'étend à une faible distance des bords extrêmes extérieurs de cette dalle et on scelle des goujons d'ancrage dans la face extérieure de la fondation ou du soubassement en-dessous du niveau de la face supérieure de la dalle. Dans certaines circonstances, on prévoit aussi dans la face supérieure de la dalle une feuillure centrale longitudinale. Après un durcissement suffisant de la dalle coulée, on coffre et on coule sur sa surface même les panneaux qui doivent constituer les façadesde l'habitation en mettant en place les menuiseries, les pattes de scellement des divers appareils, les fourreaux de passage des canalisations et des cibles ; ces panneaux sont réalisés avec leur base placée le long du périmètre de la dalle ou le long de la rainure périmétrique ; dans ce dernier cas plusieurs équerres sont espacées le long de eette base avec une branche noyée dans le panneau et une branche laissée libre dans la rainure. Après le durcissement des panneaux, on les dresse verticalement par pivotement des équerres dans la rainure, à l'aide d'un moyen de levage comprenant un jambage vertical tenu par les goujons d'ancrage scellés dans la fondation et une poutre horizontale séparable du jambage vertical, ce dernier servant à immobiliser le panneau en position verticale pendant le séchage du scellement de la base de ce dernier. On monte ensuite une cloison intérieure transversale puis on réalise comme expliqué ci-dessus les panneaux des pignons que l'on dresse de la même façon. Quand tous les panneaux sont dressés, tenus par les jambages verticaux des portiques et scellés à leur base, on les solidarise solidement les uns aux autres par un clavetage et un contreventement général, de préférence par coulage d'un chainage périmétrique supérieur. On termine alors l'unité par la pose de la charpente et de la couverture, la mise en place des cloisons de distribution et de ltequipement intérieur, les revêtements de sol et la peinture. Pour mieux faire apprécier l'invention, on donnera maintenant, à titre d'exemple, une description de la mise en oeuvre du procédé pour la construction d'une unité d'habitation simple et typique convenant bien sous un climat semi-tropical ou tropical. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 composée de cinq vues 1A à 1E montre schématiquement, de dessus, le déroulement des opérations- principales du procédé de l'invention - la figure 2 est une vue de côté partielle, agrandie, en coupe selon II-II de la figure 1E - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 montrant le levage d'un panneau selon le procédé de l'invention. Le procédé de l'invention est applicable à la construction de maisons de type simplifié, de préférence à un seul niveau, réalisé soit directement sur un terre-plein après nivelage et compactage, si nécessaire, soit au-dessus d'un vide sanitaire. Dans ce qui suit, on a choisi l'exemple d'une construction faite directement sur le sol naturel. De toute façon, l'exécution commence soit par la réalisation de fondations et d'une dalle (comme on peut le voir sur la figure 2), soit par la réalisation de fondations, d'un soubassement et d'un plancher. Dans ce qui suit, on considère comme équivalent, au point de vue de l'invention, une dalle et un plancher. Dans une vue en coupe comme la figure 2, les fondations l comprennent, au-dessus d'une semelle 2, une face verticale 3. On coule en une seule fois les fondations 1 et une dalle 4 mais en ménageant de préférence dans cette dalle 4 une rainure périmétrique 5 à profil ouvert vers le haut, par exemple à profil en U. Cette rainure 5, visible en totalité sur la figure 1A, s'étend à une faible distance des bords extérieurs de la dalle. En outre, toujours pendant la coulée, on ancre dans la face extérieure 3 sur les quatre cotés de la dalle 4 plusieurs goujons 6 dont le roule sera expliqué plus loin. De préférence, mais ceci n'est pas une nécessité absolue, on ménage aussi dans la face supérieure de la dalle 4, une feuillure centrale longitudinale 7, à profil ouvert vers le haut, de préférence en U, qui est représentée en trait mixte sur la figure 1A pour en montrer le caractère facultatif. Pour une raison qui apparaîtra plus loin, il est avantageux de placer dans la rainure 5, un profilé en U 8 (figure 2) auquel est fixé intérieurement mais contre son aile extérieure 8A, un fer rond 9. Quand la dalle 4 a acquis la résistance voulue, on confectionne directement sur elle plusieurs panneaux successifs 10A, 10B, 10C, etc... devant servir à constituer les façades de l'unité d'habitation. Plus exactement, ces panneaux 10A, etc. se succèdent les uns contre les autres, sur l'un et l'autre des deux cotés longitudinaux de l'unité d'habitation. Ces panneaux sont tous différents en ce sens qu'ils sont pourvus chacun des menuiseries extérieures et intérieures qui correspondent à leur emplacement. En outre, selon l'invention, ces panneaux 10A, etc..., sont réalisés sur place avec le degré d'achèvement le plus poussé. Par exemple, on coule chacun d'eux sur une feuille de contreplaqué 11 ayant une face extérieure glacée du type coffrage bakélisé on met en place les menuiseries et on y incorpore les fourreaux et les bottes de distribution d'électricité ; on encastre les canalisations de fluides divers, les gaines de fils divers comme la gaine 12 visible sur la figure 2, etc... On confectionne les panneaux 10A, etc... en plaçant la base 12 de chacun d'eux le long de la rainure 5. Cette disposition est bien visible sur la figure 2 ou le panneau 10A est représenté en trait mixte à son emplacement de coulée sur la dalle 4 et en trait plein à sa position finale verticale. En outre, on place plusieurs équerres 13, espacées le long de chaque base 12, avec une première branche 13A noyée dans le panneau l0A et une seconde branche 13B s'étendant à l'intérieur de la rainure 5, ou, plus exactement, à l'intérieur du profilé 8 en U. A l'aide des goujons 6, dont les emplacements correspondent respectivement aux panneaux, on fixe fermement en plusieurs points le long des grands côtés de la dalle 4, de préférence au droit du milieu de chaque panneau 10A, etc..., comme indiqué en 14 par des croix sur la figure 1C, des jambages 15 dont l'un est représenté en trait mixte sur la figure 2 pour indiquer son emploi temporaire pendant la construction. Chaque jambage 15 est apte à recevoir à son sommet et à supporter une extrémité d'une poutre horizontale 16 pour constituer avec elle un moyen de levage. Les jambages 15 et les poutres 16 sont réunis par des moyens faciles à monter et à démonter, par exemple à l'aide de goussets 17. Les poutres 16 sont des profilés ayant des ailes pouvant servir de chemin de roulement à un palan 18 (voir la figure 3).De préférence, l'extrémité libre de chaque poutre 16 est soutenue par un second jambage intérieur 19 ; celui-ci est placé par sa base dans la feuillure 7 qui le retient contre le glissement. I1 est avantageux que le jambage 19 soit disposé obliquement, qu'il joue en même temps le rôle d'une échelle et qu'il soit équipé à son sommet d'un treuil 20. Ce dernier sert à déplacer le palan 18 le long de la poutre 16 en direction du jambage vertical 15 grace à une poulie de renvoi 21 montée sur la partie extrême de cette poutre supportée par le jambage 15. Quand les panneaux 10A, 10B, ...etc... ont acquis une résistance suffisante, on les dresse en position verticale à l'aide des portiques que l'on vient de décrire et que l'on installe successivement, à chacun des emplacements 14, en se servant du jambage vertical 15 déjà mis en place à chacun de ces endroits. La figure 3 illustre une telle opération de levage. Le panneau 10A à lever est représenté en trait mixte à sa position horizontale de moulage, en trait plein à une position intermédiaire- pendant son levage sous l'effet combiné du palan 18 et du treuil 20, en trait fin à sa position finale verticale. Pendant cette opération, le panneau 10A pivote dans le sens de la flèche F autour du fer rond 9 fixé dans le profilé 8 en U, les branches 13B des équerres 13 étant constamment appliquées contre ce fer rond 9 pendant ce mouvement. A la fin de l'opération, chaque panneau lOA est suspendu à partir du palan 18 au-dessus de la dalle 4, comme on le voit sur la figure 3 ou les équerres 13 ne sont pas dessinées à la position finale afin de mieux montrer ces mêmes équerres pendant le pivotement.Toutefois, la position finale des panneaux 10A, etc... est visible aussi, avec les équerres 13, sur la figure 2. Celle-ci montre encore que, après avoir calé chaque panneau suspendu on le scelle à sa base, à l'aide d'une bande de mortier 22 qui est coulée sous les panneaux, qui noie les équerres 13 et qui remplit la rainure 5 en complétant la dalle 4 jusqu'à son bord extérieur. Pour faciliter l'exécution de ces opérations, chaque panneau 10A, 10B, ... est calé contre le jambage vertical correspondant. Quand le panneau a été calé d'une manière suffisante et définitive, on démonte la poutre horizontale 16 pour lever un autre panneau.Quand tous les panneaux de façade sont dressés et scellés à leur base, en étant encore tenus chacun par le jambage vertical 15 correspondant, on peut les claveter latéralement les uns aux autres ; la construction se trouve à l'état illustre par la vue 1C. On confectionne alors sur la dalle 4 les panneaux des pignons comme le montre la figure 1D, de la même façon qu'on l'a expliqué plus haut pour les panneaux de façade. On exécute simultanément un mur de refend 23 en le liant solidement aux panneaux de façade. On dresse ensuite les panneaux de pignon ; on ne dispose pas, dans ce sens, de la feuillure 7 pour caler les jambages 19 mais on peut se servir, à cet effet, du mur de refend 23. Quand tous les panneaux 10A, 10B, ... de façade et de pignon sont dressés, scellés à leur base, clavetés ensemble, et encore tenus par les jambages 15 correspondants, on coule à leur sommet un carnage supérieur périmétrique 24 (voir la figure 1E et la figure 2). Après durcissement, on peut démonter les jambages verticaux 15 et réaliser la couverture à l'aide d'une charpente 25 et d'un faux-plafond 26, par exemple. La finition de l'équipement intérieur se fait de la façon connue, en étant facilitée par la réalisation des panneaux totalement équipés ainsi qu'on l'a expliqué précédemment. Bien entendu, diverses variantes peuvent être apportées à l'exemple que l'on vient de décrire. En particulier, on peut adopter pour guider le pivotement des panneaux pendant leur levage un dispositif différent mais équivalent dans son résultat de même, en dehors des jambages verticaux, on peut employer pour le levage des moyens constitués autrement que ceux que l'on a donnés en exemple. De même, il n'est pas nécessaire que l'unité construite comprenne un mur de refend. Dans ce cas, on peut soit prévoir la feuillure 7 et la combler après utilisation, soit l'omettre et caler autrement les jambages obliques intérieurs. REVENDICATIONS 10/ Procédé de construction pour petites unités d'habitation individuelles ayant une dalle servant de plancher, des murs de façade et des murs de pignon constitues par des panneaux préfabriqués et assemblés les uns avec les autres, caractérisé en ce qu'on coule la dalle en scellant des goujons d'ancrage dans la face extérieure du soubassement de cette dalle en-dessous de la face supérieure de celle-ci, en correspondance avec l'empla- cement de chacun des panneaux, après durcissement de la dalle on moule directement sur sa face supérieure successivement les panneaux constitutifs des murs de l'unité d'habitation en y incorporant les menuiseries et le matériel d'équipement, en plaçant la base de ces panneaux le long du périmètre de la dalle, on fixe un jambage vertical à l'aide des goujons d'ancrage, on complète chaque jambage vertical par une poutre horizontale pourvue d'un palan et après durcissement des panneaux on les soulève en les faisant pivoter autour de leur base, on tient les panneaux suspendus en les calant et en les attachant au jambage vertical correspondant, on scelle la base de chaque panneau dressé, on démonte la poutre horizontale de levage en laissant chaque panneau attaché à son jambage vertical jusqu'à achèvement des murs, après quoi on coule au sommet de tous les panneaux un chainage supérieur périmétrique et on démonte les jambages verticaux. 20/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on coule la dalle avec une rainure périmétrique s'étendant à une faible distance des bords extérieurs de cette dalle, on coule les panneaux avec leur base placée le long de ladite rainure et on utilise celle-ci pour guider le pivotement des panneaux pendant leur levage. 30/ Procédé selon les revendications 1 et 2 réunies caractérisé en ce qu'on incorpore à la base de chaque panneau pendant son moulage des équerres espacées avec une branche noyée dans le panneau et une branche laissée libre dans la rainure périmétrique. 40/ Procédé selon la revendication 3 caractérise en ce qu'on place dans la rainure périmétrique un profilé en U avec un fer rond fixé à la face interne de la branche extérieure de ce profilé, ce fer rond servant d'appui aux branches libres des équerres pendant le pivotement des panneaux. 50/ Procédé selon la revendication 1 carac térisé en ce qu'on soutient l'extrémité libre de chaque poutre horizontale à l'aide d'un second jambage intérieur. 60/ Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce que le second jambage intérieur est disposé obliquement et utilisable en guise d'échelle, avec un treuil à son sommet, la poutre horizontale étant un profilé avec un chemin de roulement du palan, le treuil étant utilisé pour déplacer le palan le long de cette poutre. 70/ Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'on coule la dalle avec une feuillure longitudinale centrale et on emploie cette feuillure pour caler les jambages intérieurs pendant le levage des panneaux composant les murs de façade. 80/ Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'on construit après le levage des panneaux de façade un mur de refend et on emploie ce mur pour caler les jambages in térieurs pendant le levage des panneaux composant les murs de pignon. 90/ Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce qu'on scelle les panneaux à leur base quand ils sont dressés en comblant la rainure pérjmetrique et en noyant la branche libre des équerres dans une bande de mortier.