L'invention a pour objet un dispositif cinématographique destiné à assurer le déroulement et l'enroulement automatique d'un programme-aomplet, qui déroule le film de la bobine débitrice, le guide vers.le projecteur, l'enroule à la sortie de -ce dernier et permet, la projection terminée,- un réenroulement très rapide sur la bobine de chargement de façon à rendre le projecteur très rapidement opérationnel pour une deuxième séance de projection. Les projecteurs classiques utilisés dans les salles de cinéma sont munis de deux bobines, une supérieure et une infé- rieur, la première servant de magasin de chargement du filin,- la seconde réenroulant le film après passage devant l'objectif et projection. Ces deux bobines sont habituellement montées sur deux axes solidaires du corps du projecteur. La pellicule enroulée sur la deuxième bobine ne peut pas être utilisée telle quelle pour une deuxième projection. La preillière image projetée se trouvant près de l'axe de la deuxième bobine, c'est-à-dire en dernière position sur celle-ci, il est nécessaire de procéder à un -déroulement et - un réenroulement sur la bobine de-chargement, réenroulement effectué de telle sorte que la première image projetée se retrouve effectivement en début de film sur la bobine de chargement. Dans ces conditions, une deuxième projection peut être réalisée. Une manipulation intermédiaire de déroulement, réenroulement est donc nécessaire entre deux projections successives. Jusqu t à ces dernières années, cette manipulation était réalisée sur un appareillage extérieur au projecteur. Les deux bobines étaient détachées de leur axe, solidaire du projecteur, et placées sur l'appareillage dérouleur enrouleur, ce dernier étant actionné soit manuellement soit par 11 intermédiaire d'un petit moteur électrique. Une fois la pellicule réenroulée sur la bobine de chargement, cette dernier était replacée sur son axe, solidaire du projecteur, prête pour une autre projection. Ces bobines étant montées de part et- d'autre de l'objectif du projecteur, leurs dimensions propres sont limitées afin de ne pas atteinre pour l'ensemble bobines, proJecteur) un encombrement prohibitif. De telles bobines, du fait de leurs dimensions -rela- tivement réduites, ne peuvent pas supporter une longueur de pellicule compatible avec une séance de cinéma complète comprenant documentaire, actualités, publicité et le film lui meme. Cet ensem ble représente une longueur de pellicule qui peut astre de l'ordre de 5.000 mètres, alors qu'une bobine classique ne peut emmagasiner que 600 mètres de pellicule environ avec un maximum de 1.800 mètres dans des cas exceptionnels. Dans ce cas, pour pallier cet inconvénient, on utilise deux projecteurs l'un travaillant à la suite de l'autre et ainsi de suite de manière a pouvoir projeter les 5.000 mètres de pellicule d'une séance de cinéma sans interruption ou presque ; cette solution est évidemment très onéreuse. Un procédé plus récent consiste à utiliser des bobines capables de par leurs dimensions plus importantes que les précéden- tes, d'emmagasiner la totalité de la pellicule nécessaire à une séance de cinéma complète. Ces bobines sont placées sur un support extérieur à l'appareil de projection et sont utilisées comme les bobines classiques. Etant donné leurs dimensions, elles accusent un poids non négligeable et présentent une certaine inertie qui, lors de ltu- tilisation, peut entraSner des coupures de film à chaque variation un tant soit peu sensible de la vitesse d'enroulement ou d mérou- lement et en particulier au démarrage. On a proposé d'ajourer les bobines, pour les alléger ;oette solution ne peut être qu un palliatif, la masse de la bobine avec flasques ajourés étant encore loin autre négligeable. I1 en résulte que, m8me avec flasques ajourés, la traction importante imposée à la pellicule a pour effet la détérioration rapide des -perforations d'entraînement de cette pellicule ainsi que des risques non négligeables de coupure de cette dernière m8me lorsqu'un matériau léger est utilisé pour la réalisation des bobines. Un autre inconvénient, commun à toutes les bobines, a pour effet de limiter sérieusement la durée de vie des pellicules enroulées sur ces bobines ; c'est qu'au cours du mouvement de rotation, qui peut être rapide, surtout au moment de la manipulation intermédiaire de déroulement et réenroulement entre deux projections, la pellicule qui présente un certain Jeu latéral entre les flasques de la bobine heurte, à une fréquence relativement grande, ces flasques ce qui a pour effet de détériorer, par frottement, la pellicule. Les deux principaux inconvénients, mentionnés ci-dessus, des appareillages existants, sont particulièrement ressentis par les utilisateurs de tels dispositifs exploitant des salles de cinéma offrant un spectacle permanent, où les pellicules sont soumises à des séances de déroulement et réenroulement très fréquents. La durée de vie d'une pellicule se trouve abaissée de façon notable soit à cause de coupures duales à une traction importante imposée à la pellicule, ladite coupure trouvant son origine dans la forte inertie des bobines grand diamètre utilisées actuellement, soit à cause de la détérioration des bandes latérales de la pellicule, détérioration due d'une part à la forte inertie de la bobine et d'autre part au frottement continu de la pellicule contre les flasques de la bobine en particulier au moment du réenroulement. Compte tenu du cotit d'une pellicule, de tels inconvénients sont la source d'ennuis et de pertes d'argent substantielles pour un gérant de salle de cinéma. L'invention a pour but de fournir un appareillage cinématographique permettant la projection d'un programme complet de cinéma, destiné à assurer le déroulement et l'enroulement automatique dudit programme complet, en évitant les coupures intempestives de pellicule et la détérioration des bandes latérales de ladite pellicule. A cet e5et elle a pour objet un déroulement enrouleur de ram àurge cinématographique comprenant deux bobines identiques disposées dans un mbeme plan vertical, montées sur un cadre rigide et destinées l'une au déroulement et l'autre à 11 enroulement d'une pellicule cinématographique, caractérisé en ce que ces bobines ntont pas de flasques et en ce que des galets cylindriques pouavant tourner autour de leur axe propre horizontal et perpendiculaire au plan desdites bobines, sont montés dans le plan des bobines, à l'extrémité de bras rigides pivotant autour d'axes parallèles à ceux des bobines, et portés par le cadre, et des ressorts agissant sur ces bras pivotant tendant constamment à appuyer ces galets sur la pellicule en cours d'enroulement ou de déroulement et en ce que ces galets dont la largeur excède légèrement celle de la pellicule sont munis de deux petits flasques, destinés à encadrer la pellicule, à la maintenir dans son plan et à assurer son parfait déroulement et enroulement. Un mode de réalisation de l'invention est décrit ci-dessous en référence au dessin annexé sur lequel la figure 1 est un schéma représentant la structure générale de l'appareillage. La figure 2 est une vue de c8té montrant deux bobines et les galets associés. La figure 3 est une vue en coupe,à plus grande échelle, d'un galet. L'appareillage représenté figure 1 est constitué par un appareil de projection 1 qui peut astre de type classique équipé d'un dérouleur enrouleur. La pellicule 2 provenant de la bobine débitrice 3 est entratnée de haut en bas par le moteur (non représenté) de l'appareil de projection, passe devant l'objectif 4 dudit appareil de projection pour être projetée, avant de s'enrouler sur la bobine réceptrice 5, les deux bobines débitrice et réceptrice étant dans un meme plan vertical passant par 1 axe optique du projecteur, et la pellicule étant maintenue dans ce plan par les deux galets de renvoi 6. Chaque bobine > aussi bien la bobine débitrice que la bobine réceptrice ne comporte pas de flasques mais uniquement un moyeu 7 et 8 sur lequel vient s'enrouler ou se dérouler la pellicule. La pellicule est maintenue dans une position stable sur le moyeu par l'intermédiaire de galets cylindriques 9. Les galets sont disposés tangentiellement le long de l'en- roulement extérieur de la pellicule enroulée sur la bobine. Les deux bobines qui, en fait, peuvent astre des bobines classiques auxquelles on aurait enlevé les flasques pour ne laisser que les moyeux, peuvent être mues séparément par un meme moteur électrique 10 par l'intermédiaire de deux courroies 11 et 12 comme représenté sur la figure 2. L'ensemble bobines, galets, moteur est monté sur un cadre 13 qui peut être directement solidaire de l'appareil de projection, la seule condition étant que le plan commun des deux bobines et le plan de défilement de la pellicule suivant l'axe principal de l'objectif et devant ce dernier soient confondus de manière à éviter l'installation de galets de rappel qui compliqueraient le montage et n'apporteraient rien à l'invention. Le châssis 13 est constitué d'un cadre rigide 14 de forme rectangulaire, le grand coté vertical et le petit coté horizontal. Les dimensions de ce cadre sont telles qu'il puisse supporter sans dommage et sans se déformer le mouvements de rotation de deux bobines dont l'une peut avoir un diamètre tel qu t une pellicule, d'un programme complet de cinéma d'une longueur avoisinant les 5.000 mètres, soit entièrement enroulée sur ladite bobine. Le cadre 14 est consolidé d'une part par une entretoise verticale 15 divisant la surface du cadre en deux parties égales et d'autre part par deux entretoises horizontales 16 et 17 divisant la surface du cadre en trois parties égales. Aux intersections de l'entretoise verticale 15 et des deux entretoises horizontales 16 et 17 sont fixés deux axes 18 et 19, perpendiculaires au plan des bobines, destinés à supporter et à permettre la rotation des deux bobines identiques 20 et 21. Des galets 9 de forme cylindrique, munis chacun d'un ressort de rappel 22 permettant de maintenir strement la pellicule sur la bobine quelle que soit la longueur de pellicule enroulée à un instant donné sur la bobine. Pour cela chaque galet 9 peut évoluer librement sur un arc de cercle par l'intermédiaire d'un bras rigide 23. Une extrémité de ce bras rigide est pourvue d'un axe 24 perpendiculaire au plan des bobines autour duquel peut tourner librement le galet 9. L'autre extrémité de ce bras rigide 23 est articulée autour d'un axe 25 lui aussi perpendiculaire au plan des bobines. Cet axe 25 est solidaire du cadre 14 ou d'une des entretoises 15, 16 ou 17, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une patte d'attache 26 elle meme solidaire du châssis 13 et située dans le plan du cadre. L'ensemble galets, bras rigides, points d'attache, est disposé de telle manière que les points de contact des cercles représentant les galets 9, avec le cercle représentant soit une bobine 20 ou 21 soit l'enroulement extérieur de la pellicule sur la bobine, soient répartis tangentiellement sur ce cercle. La figure 3 représente un galet vu en coupe. Les six galets faisant partie de l'appareillage représenté sont tous identiques. Chaque galet, de forme cylindrique, tourne autour d'un axe 24 solidaire d'une extrémité du bas rigide 23. Le galet devant exercer une pression, de type centripète, sur la pellicule, de manière à maintenir en place cette dernière, la largeur dudit galet est très légèrement supérieur à celle d'une pellicule classique. Sur la surface latérale du galet, a été usinée une gorge de forme telle que les deux épaulements 28 et 29 ou surface d'appui du galet sur la pellicule se trouvent à l'extérieur de la bande utile ctest-à-dire à l'extérieur de la bande où sont disposées les images à projeter. Ces deux épaulements 28 et 29 sont prolongés vers l'extérieur du galet par deux collerettes 30 et 31 qui maintiennent la pellicule en place. Afin d'éviter les sautillements et les déplacements intempestifs du galet, dts au mouvement de rotation des bobines, on a disposé à l'extrémité, cEté galet, du bras rigide 23 deux galets de guidage 32 de faible dimension, tournant autour de leur axe parallèle au bras 23 et destinés à se déplacer de part et d'autre dtun portique 53, en forme d'arc de cercle ayant pour centre l'axe 25, solidaire du cadre 13 et dans le meme plan que ce dernier. Le portique 33 est représenté en figure 2. Chaque galet est ainsi guidé par un portique. Sur la figure 2, il n1a été représenté qu'un seul portique pour ne pas encombrer le dessin. Tous les portiques sont identiques. Le dérouleur enrouleur ainsi décrit présente l'avantage de ne pas nécessiter deux bobines de grande dimension comme c'est le cas habituellement. lie diamètre de chaque bobine est, directement lié à la longueur de pellicule enroulée, ce qui présente un énorme avantage du point de vue encombrement. Etand donné l'encombrement relativement faible de 1 1enrou- leur dérouleur objet de l'invention, il est possible de fixer cet ensemble à demeure et solidaire de l'appareil de projection ; il peut faire partie intégrante dudit appareil dont le bâti peut avoir été conçu spécialement à cet effet. Lorsque la pellicule, initialement sur la bobine 7, a été transférée, après projection, sur la bobine 8, il est possible à l'aide du moteur électrique 10 de réenrouler, sans manipulation superflue, le film sur la bobine 7. Il est bien entendu que le mode de réalisation de l'invention qui a été décriVci-dessus en référence au dessin annexé a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications pourraient être apportées sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention ; c'est ainsi notamment que le nombre, la forme, l'agencement et le guidague des galets pourraient oestre tout autres que ceux de ce mode de réalisation, ainsi que la disposition des bras portant ces guides, et des ressorts de rappel qui pourraient être remplacés par des contre-poids. REVENDICATIONS 1. Un dérouleur enrouleur de film à usage cinématographique comprenant deux bobines identiques disposées dans un même plan vertical, montées sur un cadre rigide et destinées l'une au déroulement et l'autre à l'enroulement d'une pellicule cinématographique, caractérisé en ce que ces bobines n'ont pas de flasques et en ce que des galets cylindriques pouvant tourner autour de leur axe propre horizontal et perpendiculaire au plan desdites bobines, sont montés dans le plan des bobines, à l'extrémité de bras rigides pivotant autour d'axes parallèles à ceux des bobines et portés par le cadre, et des ressorts agissant sur ces bras pivotant tendant constamment à appuyer ces galets sur la pellicule en cours d'enroulement ou de déroulement et en ce que ces galets dont la largeur excède légèrement celle de la pellicule sont munis de deux petits flasques, destinés à encadrer la pellicule, à la maintenir dans son plan et à assurer son parfait déroulement et enroulement. 2. Un dérouleur enrouleur de film à usage cinématographique selon la revendication 1 caractérisé en ce que la surface cylindrique des galets est creusée d'une rainure axiale dégageant deux épaulements latéraux de ladite surface de manière que ledit galet nuait aucun contact avec la partie centrale de la pellicule réservée aux images à projeter mais seulement par lesdits épaulements avec les deux bandes latérales de la pellicule munies de perforations. 3. Un dérouleur enrouleur de film à usage cinématographique selon l'une quelconque des revendications 1 et ?, caractérisé en ce qutil comporte associé à chacun desdits galets,un portique, ayant la forme d'un arc de cerole, dont le centre coïncide avec l'axe de rotation dudit bras rigide-supportant à son autre extrémité ledit galet, de façon à le guider dans sa course circulaire, au fur et à mesure de 1'enroulement et du déroulement de ladite pellicule sur une dite bobine 4. Un dérouleur enrouleur de film à usage cinématographique selon la revendication 3, caractérisé en ce que deux galets de guidage de faibles dimensions, montés à l'extrémité décrivant l'arc de cercle dudit bras rigide tournant autour de leur axe, tangentiellement audit portique, sont destinés à se déplacer de part et d'autre dudit portique afin d'éviter les sautillements et déplacements intempestifs du galet, dfls au mouvement de rotation des bobines. 5. Un dérouleur enrouleur de film à usage cinématographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un moteur capable d'entraîner avec glissement chacune des deux bobines dans un mouvement de rotation à une vitesse inférieure à Celle du déroulement de la pellicule.