L'invention a trait à un procédé de préparation d'un inoculum destiné au rééquilibrage biologique de fosses septiques, digesteurs d'épuration d'effluents et analogues, suivant lequel on ajoute à des cultures déshydratées de micro-organismes sélectionnés, des enzymes spécifiques de lyse de matières organiques à longues chaînes, et des charges d'excipient. L'invention se rapporte également à des inoculums ainsi préparés. La dégradation biologique des matières organiques des effluents, telle qu'elle se produit dans les fosses septia ques, digesteurs d'épuration d'effluents, est réalisée par l'action de micro-organismes, bactéries notamment, avec pour termes ultimes essentiels méthane, gaz carbonique et eau, accompagnés de boues minéralisées. En gros cette dégra- dation a lieu en deux temps, une lyse des matières organiques à longues chaînes sous l'action d'exoenzymes ou co- enzymes secrétées par les micro-organismes dans le milieu aquelur, dit généralement substrat, cette lyse produisant des lysats formés de sucres principalement, puis consommas tion de lysats par les micro-organismes et rejet de produits ultimes de dégradation.Bien entendu les effluents contiennent pratiquement toujours une certaine proportion de com- posés organiques directement consommables par les micro organismes. L'activité biologique des micro-organismes, et notamment leur reproduction multiplicative, est étroitement liée à la consommation des composés nutritifs, lysats et composés directement consommables, et à la concentration dans le substrat des produits ultimes de dégradation. En raison du court cycle de reproduction multiplicative des micro-organismes, et si le temps de contact du substrat avec les micro-organismes est suffisamment long, la populo tion de micro-organismes, ou biomasse, s'adapte à la quantité té de composés nutritifs présents dans le substrat ; biomasse et substrat sont pratiquement en équilibre biologique. Par ailleurs, les micro-organismes appartiennent à des espèces différentes qui consomment préférentiellement certains composés organiques. Certaines espèces rejettent des déchets qui sont consommables par d'autres, donnant lieu a des associations symbiotiques. L'équilibre biologique s'établit au sein des associations symbiotiques, et par concurrence des associations. Toutefois il arrive que cet équilibre biologique se trouve détruit, soit que le flux d'apport de matières organiques, ou flux d'influent, subisse des variations trop brutales, soit que l'apport de matières dont la dégradation suppose une lyse préalable soit excessif devant la quantité d'exo-enzymes que la biomasse est en état de secréter (amidons, protéines, graisses-cellulose), soit encore que les influents contiennent des produits toxiques pour la biomasse (détergents et produits chlorés, tels qu'eau de javel) ou inhibiteurs de reproduction (antibiotiques). 51 se produit alors, soit une accumulation de matières non dégradées, soit des déséquilibres d'associations symbiotiques avec dépérissement des espèces en aval des chaînes symbiotiques, dont les actions sont plus ou moins cumulatives.Les accumulations de matières non dégradées ont tendance à bloquer l'oxygénation du substrat, et les micro-organismes aérobies dépérissent. Par exemple, les composés contenant de l'azote, du soufre et du phosphore subissent des dégradations réductri ces, avec formation d'amines, sulfures et phosphures. Pour remédier à ces déséquilibres, qui se traduisent par un fonctionnement défectueux des fosses, on a, pendant longtemps, été obligé de procéder à des curages, pour éli- miner les composés facteurs de déséquilibre. On a proposé également de réensemencer les fosses avec des inoculums, composés de cultures de micro-organismes sélectionnés, pour correspondre sensiblement à la flore bactérienne présente dans les fosses en bon équilibre de fonctionnement.Comme la stabilité de cultures, où les micro-organismes sont en activité, n'est possible que si le substrat de culture est en constant renouvellement, les inoculums doivent comporter des micro-organismes mis en état de léthargie, où les échanges de nutrition et d'excrétion, ainsi que la reproduction, sont suspendus, sans que les micro-organismes soient tués pour autant, afin de reprendre leur activité au contact d'un milieu favorable. La plupart des micro-organismes sont en léthargie lorsque leurs échanges osmotiques avec le substrat ambiant sont bloqués, notamment par congélation ou déshydratation. Classiquement, pour obtenir des inoculums stables, on soumet les cultures de micro-organismes a' une lyophilisation.Or la lyophilisation met en oeuvre un matériel oom- plexe de capacité de traitement relativement faible, et par voie de conséquence constitue un stade opératoire dont le coût se répercute facheusement sur le coût global d'un produit destiné à une grande diffusion. Par ailleurs, la conservation des cultures lyophilisées suppose qu'elles soient maintenues à l'abri de l'humidité de l'air ; en conséquence, ces cultures lyophilisées sont généralement enfermées par doses dans des capsules, qui seront résorbées ultérieurement dans le substrat, à la façon de produits médicamenteux ingestibles. Il est connu d'ajouter aux cultures de micro-organismes déshydratées par lyophilisation des enzymes spécifiques de la lyse des principaux constituants organiques à longues chaînes dont l'excès provoque des ruptures d'équilibre biologique dans les fosses septiques. Ces constituants à longue chatne sont surtout des graisses, des matières protéiques, des amidons et des celluloses, de sorte que les enzymes ajoutées sont des lipase, protéase, amylase et cellulaseO L'action de ces enzymes ajoutées accélère la dégradation des matières organiques à longue chaîne1 de façon à enrichir le substrat en lysats directement attaquables par les microorganismes, qui peuvent ainsi profilérer rapidement et exeré- ter ensuite une quantité de co-enzymes suffisante pour rétablir l'équilibre biologique. Par ailleurs les composants actifs des inoculums, cultures déshydratées de micro-organismes et enzymes, doivent être apportés en quantités qui représentent des volumes et poids très faibles, dont le dosage est difficile, Aussi ajoute-t-on des excipients sous forme de charges pulvérulentes. Par ailleurs le rétablissement rapide de l'équilibre biologique implique une dissémination rapide du produit dans le volume du substrat. A cet égard, la présentation du produit en capsules est défavorable, la dissémination ne pouvant se produire qu'après résorption de l'enveloppe, qui n1 est obtenue pratiquement qu'après que l'agitation du substrat, consécutive à l'arrivée du flux d'eau d'entraîne- ment de la capsule, ait cessé. En outre la dispersion est freinée fréquemment par la présence de matières non dégradées (graisses, amidons). La présentation du produit en solution, favorable à la dispersion, est désavantageuse sous l'aspect de la conservation étant donné que les populations de micro-organismes, qui sont rendus actifs par la présence d'eau sans y trouver une composition nutritive convenable, régressent rapidement. L'invention a pour objet un procédé de préparation d'inoculums pour le rééquilibrage biologique de fosses septiques et digesteurs, qui allient une grande activité spécifique à une bonne conservation. L'invention a également pour objet un procédé de préparation dtinoculums peu onéreux en production de masse. A ces effets l'invention propose un procédé de préparation d'un inoculum destiné au rééquilibrage biologique de fosses septiques et digesteurs d'épuration d'effluents, suivant lequel on ajoute à des cultures de micro-organismes sélectionnés, mises en léthargie par déshydratation, des enzymes spécifiques de lyse de matières organiques à longues chaînes, et éventuellement des charges d'excipients, caractérisé en ce que l'on déshydrate lesdites cultures par addition d'une quantité suffisante d'un tamis moléculaire hydrophile, et en ce que, outre les charges d'excipients, anhydres, on ajoute un dispersant non ionique pulvérulent. Le déposant a découvert que la déshydratation de cultures de micro-organismes par contact avec un tamis moléculai- re hydrophile, c'est-à-dire adsorbant pour des molécules polaires de diamètre de l'ordre de grandeur des molécules d'eau, permettait une mise en léthargie efficace des microorganismes sélectionnés, par un processus aisé à mettre en oeuvre a une échelle industrielle et rapide en soi, sans destruction appréciable de ces micro-organismes.Par ailleurs, l'addition aux charges d'un dispersant non ionique pulvéru lent permet, à l'emploi, d'assurer la dispersion rapide de l'inoculum dans le substrat à traiter, sans que la conservation avant emploi soit affectée par la présence d'eau apportée par le dispersant, comme cela se produirait avec un dispersant usuel en solution aqueuse. De préférence le tamis moléculaire est une zéolithe que l'on ajoute aux cultures dans un rapport pondéral de 4 à 8, ce qui correspond sensiblement à la capacité d'adsorp- tion d'eau des zéolithes. On choisit les souches origines des cultures de préfé- rence parmi des especes normalement présentes dans les foss ses sepJGioues ou les digesteurs, à savoir Enterobacter Gloacas, Pseudomonas Fluorescens, Serratia Marcescenss Bacillus Cereus et Bacillus Subtilis, que l'on abrégera fréquemment ci-après respectivement par EoCoD PaFo S.M., B.C., et B.S. De préférence également les enzymes seront choisies9 en fonction des matières organiques difficilement dégrada bles présentes, parmi la protéase, la lipase, l'amylase et la cellulose. En procédé préféré on composera extemporanément un meb lange de cultures provenant de souches distinctesX on dispersera par agitation le tamis moléculaire dans le mélange, et on ajoutera successivement les enzymes,le dispersant non ionique et enfin les charges d'excipients. Les cultures sont préparées, an disposition préférée, par ensemencement avec la souche correspondante d'un substrat comprenant, par litre, 4 g de glucose, 3 g d'extrait de levure, 3 g d'extrait de viande de boeuf, 5 g de chlorure de sodium et 2 g d'amidon, dissous dans une eau de source peu minéralisée, puis incubation vers 370C jusqu a développement convenable de la culture, contrôlé par numération de la population. On obtient ainsi des cultures bien reproductibles. Les caractéristiques et avantages de l'invention reso sortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, assor- tie d'exemples. Au départ, il convenait de revoir le problème du rééquilibrage biologique de fosses septiques et digesteurs d'effluents dans tous ses aspects, c'est-à-dire les conditions de fonctionnement en équilibre, les manifestations et causes des déséquilibres, et les insuffisances des solutions apportées dans l'état de la technique. Ces aspects ont été évoqués plus haut. Il est alors apparu que les perfectionnements devaient porter essentiellement sur deux points : l'ensemencement des fosses septiques et digesteurs avec des cultures de micro-organismes spécifiques dans un état d'activité efficace et contrale, et l'établissement de conditions favorables à la multiplication des micro-organismes dans les moments qui suivent l'ensemencement. Sur le premier point, il était clair que l'ensemence- ment devait être réalisé avec des cultures sélectionnées, à un stade précédant la dégénérescence. La technique connue consistant A fixer l'état de croissance de la culture par la congélation, suivie d'une lyophilisation pour permettre le maintien en léthargie de la culture et sa conservation à l'état de croissance fixé, technique qui a été développée pour les applications biomédicales et pharmaceutiques des micromorganismes, apparaissait comme peu compatible avec une production industrielle, tant par son prix de revient que par les difficultés de manipulation et de dosage des cultures lyophilisées en raison du faible volume propre des micro-organismes. Par ailleurs la lyophilisation étant très bien adaptée aux impératifs propres des applications pharmaceutiques et biomédicales, champ privilégié d'utilisation des micro-organismes à effets dosés, l'état de la technique n'offrait pas de processus de remplacement à la lyophilisation pour la mise en léthargie des micro-organismes. Il était connu de séparer les constituants d'une solution selon la taille de leurs molécules au moyen de corps adsorbants poreux dits tamis moléculaires, dont le diamètre et les fonctions chimiques superficielles des pores permettent une adsorption sélective de molécules, notamment polaires, dont le diamètre est inférieur au diamètre des pores. On appellera hydrophiles les tamis moléculaires présentant une sélectivité pour l'adsorption de molécules polaires de taille comparable à celle des molécules-d'eau. Une classe particulière de tamis moléculaires est constituée par des zéolithes, ou silicates hydratée Le déposant a découvert que les propriétés d'adsorption d'eau des tamis moléculaires pouvaient entre utilisés avec succès à la déshydratation de micro-organismes, que les micro organismes ainsi mis en léthargie reprenaient leur activité normale au contact d'un substrat amtritif convenaç ble, et que la présence du tamis moléculaire avait alors pas d'effets secondaires facheu##, et tout au contraire facilitait la dispersion dosée des micro-organismes en agissant comme diluant. diluante Comme tamis moléculaire convenant bien à l'application considérée, on peut citer la zéolithe artiticielle commercialisée par CECA sous le non de "Siliporite NE 10'l. Par ailleurs il a été constaté que la déshydratation s'effoctuait dans les meilleures conditions lorsque la ea- pacité d'adsorption d'eau de la quantité de tamis molécu- laire correspondait sensiblement à la quantité d'eau dans la culture utilisée.Compte tenu de ce que, dans la culture, le volume propre des micro-organismes est négligeable devant le volume d'eau, et que la capacité d'adsorption du taxais moléculaire se situe dans une fourchette de rapport pondéral tamis moléculaire/eau de 4 à 8 (sensiblement 5 pour la zéo- lithe précitée), le processus de déshydratation typique comprend l'addition, dans un mélangeur à grande vitesse, à une masse déterminée de cultures, de 4 à 8 fois cette masse de tamis moléculaire et agitation jusqu'à siccité apparente complète. Le choix des souches de micro-organismes a été guidé par les considérations suivantes. Les espèces cultivées doivent correspondre aux espèces prédominantes dans les fosses septiques ou digesteurs, et les souches doivent etre aisément disponibles et suffisamment stables pour que les cultures soient reproductibles ; enfin il est souhaitable de choisir des souches appartenant à des sous-espèces non pathogènes. Les souches retenues par le déposant sont, dans la classification de l'institut Pasteur - Paris (E.C.) Enterobacter Cloacae 60.22 (B.C.) Bacillus Cereus A.30 CIP (P.F.) Pseudomonas Fluorescens 56.90 (S.M.) Serratia Marcescents 53.101 (B.S.) Bacillus Subtilis 53.159 On soulignera que si certaines sous-espèces de Bacillus Subtilis sont considérées comme pathogènes, il existe un certain nombre de souches correspondant à des sous-espèces non pathogènes, et que la souche retenue mentionnée cidessus est particulièrement sûre à cet égard. EXEMPLE 1 Processus de culture. Le processus comprend la préparation du milieu de culture, ltensemencement et l'incubation, et le contrôle de la densité de population. Chaque souche doit être cultivée séparément. La composition du milieu de culture et les conditions d'incubation sont, par contre, pratiquement les mêmes. A) Milieu de culture. 4 environ 3/4 de litre d'une eau de source peu minéralisée (type Eau d'Evian) on ajoute 4 g de glucose, 3 g d'extrait de levure (MERCI), 3 g d'extrait de viande de boeuf (MERCI), 5 g de chlorure de sodium et 2 g d'amidon après dissolution des ajouts, on complète à un litre avec la même eau de source. B) Ensemencement. On place dans un incubateur à température réglée à 370 + O,50C un récipient stérile contenant un volume connu de milieu de culture. Lorsque le milieu de culture a atteint la température de l'incubateur, on introduit dans le récipient un prélèvement de la souche voulue. Celle-ci a été repiquée, à partir du lyophilisat reçu, sur gélose dans des conditions classiques, en conformité avec les instructions générales de 1 1organisme fournisseur de souches. C) Incubation. La température de l'incubateur étant maintenue à 370 + O,50C. On contrôle périodiquement l'état de la culture par numération, comme il sera précisé à l'alinéa suivant Après une période de latence, d'environ 2 heures, au cours de laquelle la population ne subit pas de croissance appre- ciable, on observe une période de croissance d'allure ex ponentielle, d'environ 8 heures, puis un ralentissement progressif du taux de croissance. Après une incubation de 36 heures environ, la culture aura subi son plein dévelop- pement, puis entamera une phase de régression. On arrente donc la culture un peu avant son plein développementO D) Contrôle de la densité de population. On a déterminé expérimentalement les densités de population correspondant à l'époque optimale d#arret. Celles-ci, exprimées en silliards d'individus par gramme de milieu de culture, ont été fixées à 6 pour E.C. Enterobacter Cloacale 5 pour P.F. Pseudomonas Fluorescens 5 pour S*M. Serratia Marcescents 4,7 pour B.C. Bacillus Cereus 2 pour B.8. Bacillus Subtilis. Pour contrôler la densité de population, on opère d'abord par dilutions successives d'un prélèvement de la culture, pour arriver à une densité estiméede quelques cen- taines d'individus au millilitre. On effectue ensuite une numération par la méthode "Nillipore", avec absorption de 1 ml de culture diluée dans un filtre, et comptage des colo- nies qui se développent à partir de chaque individu a la surface du filtre. L'arret des cultures est effectué par le processus suivant On effectue le mélange extemporané de quantités déterminées de cultures choisies, suivant l'application visée9 pour correspondre sensiblement aux répartitions de population dans un digesteur en équilibre biologique 9 et ce mélange ge est placé dans un mélangeur à grande vitesse, type Nauta, et l'on ajoute un poids de Siliporite NX 10 égal à 5 fois le poids du mélange. On laisse tourner jusqu a siccité com plete apparente. EXEMPLE 2 Cultures déshydratées pour inoculum de fosse septique domestique. Le mélange de cultures comprend 4,4 g de culture d'E.C., 1,4 g de B.C., 7,4 g de B.S., 3,4 g de P.F. et 3,4 g de S.M. On ajoute 100 g de Siliporite NE 10. EXEMPLE 3 Cultures déshydratées pour inoculum de digesteurs. Le mélange comprend 15,7 g de culture d'E.C., 12,15 g de P.F. et 12,15 g de S.M. On ajoute deux cents grammes de Siliporite NX 10. Dès la fin de la déshydratation des cultures, on introduit des enzymes spécifiques de lyse de matières organiques à longues chaînes, choisies pour correspondre en spécificités et quantités aux matières organiques présentes dans les influents de fosses ou digesteurs, et dont l'accumulation est cause de déséquilibre biologique. Ces enzymes sont essentiellement la protéase (500 ST), pour la lyse des protéines, l'amylase (THC 250), pour l'hydrolyse des amidons, la lipase (80.000 ST), pour l'hydrolyse des graisses, et la cellulase (50.000 SU) pour l'hydrolyse de la cellulose des papiers et résidus alimentaires. Après l'introduction des enzymes, on ajoute un dispersant non ionique constitué par un condensat d'alcool stéaroylique avec un polyoxyde d'éthylène à 50 motifs environ, c'est-à-dire résultant de la polymérisation d'environ 50 molécules d'oxyde d'éthylène. Ce dispersant est commercialisé par Witco Chemical sous le nom de Cetalox AU. Après cela on ajoute des charges d'excipients, comprenant du bicarbonate de sodium, tamponnant, et du chlorure de sodium. On précisera plus loin les compositions préférées d'inoculum. Dans l'ensemble ces charges auront pour rôle d'assurer, au cours de la dispersion dans le substrat à traiter, que la composition du substrat au contact des micro-organismes est favorable à leur reprise d'activité, et éventuellement de coopérer avec le dispersant pour assurer une dispersion rapide et efficace. En outre ces charges permettent de définir aisément des doses de cultures et d'enzymes. EXEMPLE 4 Composition d'inoculum pour fosses septiques domestiques. A la culture déshydratée de l'exemple 1 (120 g) on ajoute 1,200 kg de protéase, 0,120 kg d'amylase, 0,004 kg de lipase et 0,060 kg de eellulase, puis 2 kg de 'FGetalox AI, 5 kg de bicarbonate de sodium, 10 kg de tale, et 81,5 kg d'un mélange en parties égales de mica en poudre micronisée et de chlorure de sodium exempt d'iode. On ob- tient ainsi 100 kg d'inoculum en poudre. Pour l'entretien normal d'une fosse septique classique, correspondant à l'utilisation par 3 personnes, on déposera chaque semaine 25 g environ de cet inoculum, et on l'entrai- nera dans la fosse par une chasse d'eau. EXEMPLE 5 Composition d'inoculum pour digesteurs d'effluents. A la culture déshydratée de l'exemple 2 (240 g) on ajoute 0,090 kg de lipase (80.000 ST), puis 6 kg de i'Cetalos AT", et après 30 minutes, 0,500 kg de bicarbonate de sodium, 14 kg de phosphate disodique (anhydre), 14 kg de phosphate monosodique, et 15,17 kg de chlorure de sodium, pour obtenir 50 kg d'inoculum. On remarquera que cet inoculum est destiné à des appui cations où les graisses constituent l'agent majeur d'engor- gement. Par ailleurs les phosphates favorisent la reaeltiva tion des micro-organismes. Cet inoculum trouve son utilisation dans les bassins de décantation municipaux, l'entretien des drains, boites à graisse, broyeurs d'immondices, éviers, puisards, l'entretien des p;orcheries (traitement des lisiers de porcs) dans les abattoirs... Hors les traitements de chocs, pour la remise en état d'installations très déséquilibrées biologiquement, où l'on pourra utiliser des doses relativement élevées pour une action massive de la lipase, on comptera pour l'entretien normal environ l g par m3 tous les 20 jours. On remarquera que les charges d'excipients n'ont de rôle que lors des opérations d'inoculation du substrat, pour faciliter la détermination des doses, et éventuellement corriger localement la composition du substrat. Il en résulte que le produit actif, constitué par les cultures déshydratées par le tamis moléculaire, les enzymes et le dispersant pulvérulent, pourra être préparé et conservé sans charges d'excipients. Lors d'un traitement de choc nécessitant des doses élevées de produit actif, la présence de charges d'excipients peut s'avérer au moins inutile, sinon nuisible, étant donné que le dosage sur le produit actif ne présente plus de difficultés tandis que les charges pourraient former des boues dans le substrat, ou apporter des concentrations excessives en sel solubles.On préférera alors utiliser le produit actif pur, tel qu'il se présente dans les exemples 4 et 5 avant l'ajout de bicarbonate de sodium. Par ailleurs, comme l'ajout des charges d'excipients ne présente pas de difficultés particulières, on pourra, pour éviter un transport à grande distance de produits pondéreux, expédier le produit actif pur dans un pays lointain où sera effectué l'ajout des charges d'excipients avant la commercialisation. Pour le contrôle de l'efficacité des inoculums le déposant a défini un substrat type, afin de déterminer la vitesse de digestion des différents composants et l'évolution des populations de micro-organismes. Ce substrat a la composition suivante, en poids Eau 93,4 % Saindoux 0,25 % Savon 0,10 * Amidon de blé 3,45% Cellulose 0,10 % Gélatine 2,70 * Le mélange est brassé vigoureusement, puis laissé au repos 24 heures. La viscosité, déterminée avec un viscomé- tre DRAG équipé d'un mobile A, et prise à trois vitesses de rotation V1, V2 et V3 s'établit à V1 13,549 Pa.s V2 6,116 Pa.s V3 2,387 Pas On notera la diminution de viscosité avec l'accroissement de vitesse de rotation du mobile de mesure. En ajoutant au substrat, maintenu à une température moyenne d'environ 150C 0,1 % en poids de l'inoculuni selon l'exemple 3, la viscosité après 24 heures tombe à 5,4 10-3 Pa.s. On rappelle que la viscosité de l'eau pure à 20 C est sensiblement de 10-3 Pa.s. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits, mais en embrasse toutes les variantes dgexé- cution. Notamment les quantités d'enzymes ajoutées aux cul tures peuvent être ajustées, pour des applications particuv lièvres, proportionnellement aux teneurs en matières orge ques à longues chaînes des effluents, les charges d 'exci- pients peuvent être adaptées pour compenser des carences de ces effluents en azote ou en phosphore. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'un inoculum destiné au rééquilibrage biologique de fosses septiques et digesteurs d'épuration d'effluents, suivant lequel on ajoute à des cultures de micro-organismes sélectionnées, mises en léthargie par déshydratation, des enzymes spécifiques de lyse de matièroeorganiques à longues chaînes, et éventuellement des charges d'excipients, caractérisé en ce que l'on déshydrate lesdites cultures par addition d'une quantité suffisante d'un tamis moléculaire hydrophile, et en ce que, outre les charges d'excipients, anhydres, on ajoute un dispersant non ionique pulvérulent. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tamis moléculaire est une zéolithe. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ladite zéolithe est ajoutée auxdjtes cultures dans un rapport pondéral de 4 à 8. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispersant non ionique est un condensat d'alcool stéaroylique avec un polyoxyde d'éthylène à 50 motifs environ. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites cultures proviennent de souches de microorganismes choisis dans le groupe comprenant Enterobacter Cloacae (E.C.), Pseudomonas Fluorescens (P.F.), Serratia Marcescens (S.fl.), Bacillus Cereus (B.C.) et Bacillus Subtilis (B.8.). 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites enzymes sont choisies dans le groupe comprenant la protéase, l'amylase, la lipase et la cellulase. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on compose extemporanément un mélange de cultures de souches de micro-organismes distinct, on disperse par agitation le tamis moléculaire dans le mélange de culture, puis on ajoute successivement les enzymes, le dispersant non ionique pulvérulent et enfin les charges d'excipients. 8. Procédé suivant la revendication 7, incluant la préparation desdites cultures, caractérisé en ce que l'on ensemence avec la souche de micro organismes distinct un substrat comprenant, par litre, 4 g de glucose, 3 g d'ex- trait de levure, 3 g d'extrait de viande de boeuf, 5 g de chlorure de sodium et 2 g d'amidon, dissous dans la quantité té nécessaire d'eau de source peu minéralisée, et on incu- be le substrat ensemencé à une température de 370 s O,50C pendant 12 à 36 heures. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'on termine l'incubation lorsque la densité de population de micro-organismes dans le substrat atteint une valeur choisie. 10. Procédé suivant les revendications conjointes 5 et 8, caractérisé en ce que la valeur choisie de densité de population, exprimée en milliards d'individus par gramme de substrat, est d'environ 6 pour E.C., 5 pour P.F. et S.M., 4,7 pour B.C. et 2 pour B.S, 11. inoculum pour fosses septiques domestiques préparé par procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend 20 g de mélange de cultures composé de 4,4 g de E.C., 1,4 g de B.G., 7,4 g de B.S., 3,4 g de P.P. et 3,4 g de S.M., 100 g de tamis moléculaire zéolithe, 1,2 kg de protéase, 0,12 kg d'amylase, 0,004 kg de lipase et 0,060 kg de cellulase, 2 kg de condensat dialcool stéaroyli- que avec un polyoxyéthylène à 50 motifs environ, 5 kg de bicarbonate de sodium, 10 kg de talc et 8195 kg d'un mélange ge en parties égales de mica en poudre micronisée et de chlorure de sodium exempt d'iode. 12. Inoculum pour l'entretien de digesteurs d'épuration d'effluents, préparé par procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend 40 g de mélange de cultures composé de 15,7 g de E0C., 12,15 g de P.F. et 12,15 g de S.M., 200 g de tamis moléculaire zéolithe, 90 g de lipase, 6 kg de condensat d'alcool stéaroylique avec un polyoxyéthylène à 50 motifs environ, 0,5 kg de bicarbonate de sodium, 14 kg de phosphate disodique, 14 kg de phosphate monosodique et 15,17 kg de chlorure de sodium exempt d'iode.