La présente invention a pour objet une installation motrice à turbine à gaz à deux ou plusieurs flux. Elle concerne plus particulièrement une installation, telle qu'un turhoréacteur, du type comprenant, en combinaison : une manche d'entrée d'air et un canal d'éjection de gaz ; un-canal principal comprenant un tronçon amont et un tronçon aval qui communiquent respectivement avec ladite manche d'entrée d'air et avec ledit canal d'éjection de gaz, ledit canal principal étant divisé, entre lesdits tronçons amont et aval,.en deux canaux séparés parcourus, en fonctionnement, par deux flux gazeux qui se mélangent ensuite dans ledit tronçon aval, à savoir un canal primaire parcouru par un flux gazeux primaire et contenant un compresseur haute-pression, une chambre de combustion primaire et un étage de turbine hautepression dont le rotor est solidaire en rotation du rotor dudit compresseur haute-pression de manière à former avec ce dernier un corps rotatif haute-pression, et un canal secondaire parcouru par un flux gazeux secondaire ; un compresseur basse-pression disposé dans le tronçon amont dudit canal principal de manière à alimenter en parallèle lesdits canaux primaire et secondaire ; et un étage de turbine basse;pression traversé par les gaz qui s'échappent de l'étage de turbine haute-pression, et constituant l'étage de détente qui suit immédiatement ledit étage de turbine haute-pression. Pour éviter toute ambiguïté, on précisera dès maintenant que les expressions "haute pression et "òasse-pression" doivent être entendues dans un sens relatif, c'-est-à-dire l'une par rapport à l'autre. Dans toute la suite de la description et dans les revendications, l'expression 11haute-pression" s'appliquera uniquement au compresseur qui, dans le. trajet de l'air, précède immédiatement la chambre de combustion primaire, et à l'étage de turbine qui, dans le trajet des gaz, suit immédiatement ladite chambre.De même, l'expression "basse-pression" s'appliquera uniquement au compresseur qui, dans le trajet de l'air, précède immédiatement (c'est-à-dire sans interposition d'un autre ensemble de compression) ledit compresseur haute-pression, et à l'étage de turbine qui, dans le trajet des gaz, suit immédiatement (c'estsà-dire dans interposition d'un autre étage de turbine) ledit étage de turbine haute-pression. L'installation pourra comprendre, comme on le verra plus lain, d'autres compresseurs et/ou d'autres étages de turbine à pression plus basse, qui seront désignés, pour éviter toute confusion, par les expressions "compresseur supplémentaire ou "étage de turbine supplémentaire. La présente invention vise, d'une manière générale, à améliorer les performances et à faciliter le réglage d'une telle installation. Elle vise, en outre, à diminuer son encombrement et son poids. Suivant l'invention, dans une installation motrice à turbine à gaz du type précite, l'étage de turbine basse-pression (tel que défini plus haut) est disposé dans le tronçon aval du canal principal de manière à être traversé tpar le mélange des flux gazeux primaire et secondaire, et son rotor, de même que celui du compresseur bassepression, est solidaire en rotation du corps haute-pression. Suivant un mode d'exécution particulièrement avantageux, la chambre de combustion primaire entoure coaxialement le compresseur haute-pression sur une partie de la longueur de ce dernier et est elle-même entourée coaxialement par le tronçon aval du canal principal, et l'étage de turbine haute-pression comprend une grille d'aubes rotoriques disposée autour d'une grille d'aubes rotoriques du compresseur haute-pression et solidaire de cette dernière. Suivant une disposition avantageuse, un dispositif de réchauffe est placé dans le troncon aval du canal principal, en amont de l'étage de turbine basse-pression. Suivant un mode d'exécution préféré, l'installation comprend, en outre, parcouru par un flux d'air tertiaire, un canal de dérivation alimenté en air, en parallèle avec le canal principal, par un compresseur ou soufflante supplémentaire dont le rotor est également solidaire en rotation dudit corps haute-pression. Mais d'autres dispositions intéressantes rentrant dans le cadre de la même définition générale sont également possibles. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention. Les figures 1 à 5 sont des vues schématiques en demi-coupe axiale, représentant, chacune, un mode d'exécution d'une installation motrice à turbine à gaz à deux ou plusieurs flux, conforme à 1 invention. La figure 6 est une vue schématique d'une variante de détail des figures 1 à5. Sur toutes les figures, on a désigné par les memes repères les organes identiques ou équivalents drune -figure à l'autre. Sur la figure I on a représenté une installation motrice à turbine à gaz conforme à un premier mode d'exécution de l'inven- tion, Cette installation comprend une manche d'entrée d'air 1 et un canal d'éjection de gaz 2 qui, dans le cas où l'invention est appliquée à un turboréacteur, communique avec une tuyère de propulsion (non représentée). Entre la manche d'entrée 1 et le canal d'éjection 2 s'étend un canal principal comprenant un tronçon amont 3 et un tronçon aval 4 qui communiquent respectivement avec ladite manche d'entrée et avec ledit canal d'éjection. Entre les tronçons amont 3 et aval 4, le canal principal est divisé en deux canaux séparés, à savoir un canal primaire 5 et un canal secondaire 6. Le canal primaire 5 contient un compresseur haute-pression 7, une chambre de combustion primaire 8 et un étage de turbine hautepression 9 comprenant une grille d'aubes rotoriques 9a disposée autour d'une grille d'aubes rotoriques 7a du compresseur 7 et formant avec cette derniers un ensemble solidaire. Comme le montre la figure, les aubes de la grille 9a sont séparées de celles de la grille Ta par un talon intermédiaire 10 qui peut éventuellement présenter la forme d'un caisson creux, suivant la technique décrite par la Demanderesse dans son brevet N0 71-19922. Les rotors du compresseur T et de --l'étage de turbine 9 constituent donc ensemble un même corps rotatif haute-pression. La chambre de combustion primaire 8 est du type à retour11. Elle entoure coaxialement le compresseur haute-pression T sur une partie de la longueur de ce dernier et elle communique avec la sortie dudit compresseur par l'intermédiaire -d'un coude à 180 désigné par le repère 11. De même, le tronçon aval 4 du canal principaL entoure coaxialement ladite chambre de combustion primaire et communique avec la sortie de l'étage de turbine haute-pression 9 par lfin- termédiaire d'un autre coude à 1800 désigné par le repère 12. Le canal secondaire 6 relie directement le tronçon amont 3 au tronçon aval 4 du canal principal. Un compresseur basse-pression 13 disposé dans le tronçon amont 3 du canal principal, permet d'alimenter en parallèle les canaux primaire 5 et secondaire 6. Le rotor de ce compresseur est également solidaire en rotation du corps rotatif haute-pression 7-9 auquel il est relié par un arbre 14 tournant dans des paliers 15, 16 portés par une structure fixe 17 de l'installation. Dans le tronçon aval 4 du canal principal, est disposé, en aval de la zone de confluence des canaux primaire 5 et secondaire 6, un étage de turbine basse-pression 16, dont le rotor est également solidaire en rotation du corps rotatif haute-pression 7-9. L'installation peut, en outre, être complétée par un dispositif de réchauffe 19 placé entre ladite zone de confluence et ledit étage de turbine basse-pression. En fonctionnement, le flux d'air fourni par le compresseur basse-pression 13 se divise en un flux gazeux primaire ou flux "chaud" F1 qui parcourt le canal primaire 5, suivant un trajet en S, et un flux secondaire ou flux "froid" F2 qui parcourt le canal secondaire 6. Les flux F1 et F2 se mélangent à leur entrée dans le tron çon aval 4 du canal principal et le flux (F1 + F2) résultant du mélange de ces deux flux, éventuellement réchauffé grâce au dispositif de réchauffe 19, s'échappe alors, à travers l'étage de turbine bassepression 16, dans le canal d'éjection 2 et de là dans l'atmosphère, à travers la tuyère de propulsion (non représentée). L'installation qui vient d'être décrite présente divers avantages - elle permet de réaliser des rapports de compression importante, par exemple de l'ordre de 10 à 12 (et même beaucoup plus élevés, dans d'autres modes d'exécution qui seront examinés plus loin); - elle est d'un réglage simple, grâce, d'une part, à sa structure monocorps, et, d'autre part,.à la présence du canal secondaire 6 qui permet de réaliser une décharge "interne" automatique sans qu'il soit besoin pour cela d'avoir recours aux artifices classiques (aubes fixes de compresseur à calage angulaire variable, clapets de décharge, diaphragmes,...) habituellement utilisés dans les installations "monocorps" connues conçues pour fonctionner avec un rapport de compression du même ordre.En effet, aux régimes réduits, le taux de dilution "interne" de l'installation, c'est-à-dire le rapport des débits des flux secondaire F2 et primaire F1, augmente automatiquement, ce qui réalise la décharge désirée ; - elle présente une structure mécanique simple, du fait de sa construction monocorps qui n' exige qu'unie seule ligne d'arbre, et également de l'absence de tout dispositif spécial de décharge (aubes fixes à calage variable, clapets de décharge, diaphragmes,...);; - elle présente un encombrement longitudinal fortement réduit, grâce à la disposition relative particulière de ses éléments 7, 8 et 4 l'un autour de l'autre, et non pas en prolongement mutuel (on notera, en particulier, que le dispositif de réchauffel9 est situé sensiblement dans le même plan transversal que la chambre de combustion primaire 8). Le gain de longueur est, p exemple, de l'ordre de TO % par rapport aux installations classiques. La diminution d'encombrement dont il vient d'être question entraîne, à son tour, la quasi disparition des problèmes de vitesse critiques d'arbres et des problèmes de paliers ; - elle fonctionne avecrn rendement thermodynamique amélioré, grâce aux conditions particulièrement favorahles dans lesquelles s'effectue le mélange des deux flux F1 et F2.En effet, grâce à la présence du coude 12, il devient aisément possible de faire arriver l'un des flux avec une composante transversale importante par rapport à l'autre flux, et même perpendiculairement à celui-ci, ce qui accélère le mélange de ces flux. Sur les figures 1 à 5, on a représenté le flux secondaire F2 pénétrant avec une composante transversale importante dans le flux primaire F1, à travers des trous 20 percés dans une tôle 21.Sur la figure 6, on a montré une variante suivant laquelle le flux primaire F1 pénètre à peu près perpendiculairement dans le flux secondaire F2 à travers des trous 22 percés dans une tôle 23. il va naturellement de soi que l'on pourrait aussi prévoir, à la confluence des deux flux, une structure crénelée ou ondulée destinée à augmenter la surface de contact entre lesdits flux, de ma- nière à accélérer encore le mélange.On notera, par ailleurs, que l'amélioration des conditions de mélange des deux flux facilite la mise en oeuvre et la stabilisation de la réchauffe éventuelle du flux résultant (r1 + F2) au moyen du dispositif de réchauffe 19, tout en conduisant à un raccourcissement appréciahle de la zone de combustion de réchauffe ; - elle permet de faciliter le refroidissement de l'étage de turbine haute-pression 9. En effet, la disposition superposée des deux grilles d'aubes 7a et 9a permet de faire passer directement dans les aubes de la grille de turbine 9a de l'air prélevé dans la veine d'écoulement du compresseur haute-pression 7, cet air passant à travers les talons 10. Du fait de ce refroidissement, la température du flux primaire F1- peut être augmentée sensiblement, et avec elle le rendement thermodynamique de l'installation. La figure 2 représente un deuxième mode d'exécution, préféré, de l'invention, suivant lequel l'installation - dont la structure de base est sensiblement la même que celle qui a été décrite en regard de la figure 1 - comprend, en outre, un canal de dérivation 30 parcouru par un flux gazeux tertiaire F3. Ce canal de dérivation est alimenté en air, en parallèle avec le canal principal 3 - 5 - 6 - 4, par un compresseur supplémentaire 31 (l'expression "compresseur" désignant tout ensemble de compression à un ou plusieurs étages, tel que soufflante, compresseur à plusieurs étages, ou combinaison soufflante-compresseur) dont le rotor est également solidaire en rotation du corps haute-pression 7-9 précité. Le compresseur basse-pression 13 est ainsi gavé par le compresseur supplémentaire 31 et l'on obtient de ce fait une installation monocorps à triple flux dont le rapport de compression est sensiblement plus élevé que dans le cas de la figure 1, et est, par exemple, de l'ordre de 20 à 25. On peut, d'ailleurs, généraliser à un nombre de flux quelconque, chacun des flux ne représentant qu'unie fraction du flux total débité par ensemble de compression situé immédiatement en amont. Si on admet, par exemple, que chaque ensemble de compression (tel que 7, 13, 31, etc...) d'une telle installation "monocorps" à plusieurs flux fournit un rapport de compression de l'ordre de 3, on peut donc espérer réaliser ainsi les rapports de compression suivants 32 = 9 dans le cas d'une installation monocorps à double flux (figure 1), 33 =27 dans le cas d'une installation "monocorps" à triple flux (figure 2), 34 =81 dans le cas d'une installation $';monocorps" à quadru ple-flux, etc... Un intérêt particulier du mode d'exécution de la figure 2 résida dans le fait qu'il permet de réaliser, en outre, des taux de dilution, non seulement variables, mais également élevés. On rappellera à ce propos, que, pour une même poussée globale, toute augmentation du taux de dilution d'un turboréacteur se traduit par une diminution de sa consommation spécifique, et qu'elle est donc économiquement avantageuse. On supposera, pour commencer, que le dispositif de réchauffe 19 est hoirs d'action, et on désignera ci-après respectivement par Q, etA4 les débits respectifs dans ce cas, du flux primaire F1, du flux secondaire F2 et du flux tertiaire F3. Les facteurs A et + sont des coefficients de proportionnali- té qui définissent les taux de dilution partiels de l'installation, lorsqu'on considère séparément le flux tertiaire et le flux secondaire et qu'on les rapporte au flux primaire. On peut également définir un taux de dilution global de l'installation, en tenant compte à la fois des trois flux F1, F2 et F3. Plus précisément, on peut faire apparaître pour ce taux de dilution global deux expressions différentes suivant que l'on assimile le flux secondaire F2 à un flux chaud (puisqu'il se comporte, à certains égards, comme tel : il est, par exemple destine à traverser la turbine 18) ou à un flux froid (puisqu'il n'est pas chauffé avant son mélange avec le flux F1). Dans le premier cas, on aura un taux de dilution global apparent A a donné par l'expression Ce taux de dilution global apparent est d'ailleurs celui qui correspond à la structure mécanique de l'installation et, en particulier, au nombre d'étages ou roues de turbine. Dans le second cas, on aura un taux de dilution global réel ss r donné par l'expression: Si l'on suppose par exemple, que # = 5 et = 0,6, on a donc A a = 5 - 3,1 et Ar = 5 + 0,6 = 5,6 1 + 0,6 Les performances de l'installation (toujours en supposant que le dispositif de réchauffe 19 est hors d'action) sont donc celles d'une installation dont le taux de dilution serait de 5,6, alors que sa structure mécanique est celle d'une installation dont le taux de dilution est seulement de 3,1. On supposera maintenant que le dispositif de réchauffe 19 est en action, et on déterminera sur un exemple, par un calcul simplifié, l'influence de la réchauffe sur le taux de dilution de l'installation. On désignera ci-après par T1 - la température en 0K dans la manche d'entrée d'air 1 (par exemple : T1 = 2880K) T3 - la température en K à la sortie du compresseur basse-pres sion 13 (par exemple T3 = 5000K) T30 - la température en K à la sortie du compresseur supplémen taire 31 (par exemple T30 =3400K) T11 - la tempérautre en DK à la sortie du compresseur haute-pres sion 7 (par exemple T11 = 7000K) T8 - la température en K à l'entrée de l'étage de turbine haute pression 9 (par exemple T8 = 1500 K) T12 - la température en K à la sortie de l'étage de turbine hau te-pression 9 (par exemple T12 = 1300 K) T4 - la température en K qui règne à l'entrée de l'étage de turbine basse-pression 18, lorsque le dispositif de réchauf fe 19 est hors d'action T'4 - la température en K qui règne à l'entrée de l'étage de turbine basse-pression 18, lorsque le dispositif de réchauf fe 19 est en action (par exemple T'4 = 15000k) W - la puissance totale des turbines 9 et 18 lorsque le dispo sitif de réchauffe 19 est hors d'action W' - la puissance totale des turbines 9 et 18 lorsque le dispo sitif de réchauffe 19 est en action Cp - la chaleur spécifique de l'air A etu, - les taux de dilution partiels (tels que définis précédemment), dans le cas où le dispositif de réchauffe 19 est hors d'ac tion (par exemple ::x = 5 et = 0,6) - - la nouvelle valeur du taux de dilution X , lorsque le dispo- sitif de réchauffe 19 est en action (le taux de dilution partiel ne varie pas sensiblement dans ce cas). Q - le débit du flux primaire F1. Des données qui précèdent, on peut déduire la valeur de la température T4 du mélange des deux flux primaire et secondaire F1 et F2, avant réchauffe à l'aide du dispositif de réchauffe 19 En l'absence de réchauffe, on peut écrire W = (700 - 288) + 0,6 (500-228) + 5 (340 - 288) = 800 x x Cp L'étage de turbine haute-pression 9 fournit une puissance proportionnelle à T8 - T12 = 1500 - 1300 = 200 K En l'absence de réchauffe, l'étage de turbine basse-pression 18 fournit donc une puissance proportionnelle à 800 - 200 = 6000K, pour une température des gas T4 = 10000K. Lorsqu'on met en action le dispositif de combustion auxilaire 19, la température des gaz T4 augmente et devient T'4. La puissance recueillie sur la grille de l'étage de turbine basse-pression 18 devient alors Cet excédent de puissance est utilisé essentiellement pour augmenter le débit du flux tertiaire F3, c'est-à-dire pour augmenter le taux de dilution qui devient On a alors dans ce cas or, W' = 900 + 200 , diou 1100 = (700-288) + 0,6 (500 - 288) + X (340 - 288) d'ou Il La mise en oeuvre de la réchauffe 19 a donc fait passer le taux de dilution de 5 à 11. Un calcul~rapide permet également de montrer le gain de poussée qur l'on peut réaliser dans le cas d'un turboréacteur. Si l'on désigne par F et F' les poussées respectives obtenues lorsque le dispositif de réchauffe 19 est hors d'action ou en action, on peut écrire On a donc doublé la poussée avec seulement un faible supplément de poids. En d'autres termes, on réalise ainsi un gain de poids par unité de poussée, très important et qui peut dépasser, par exemple, 40 % par rapport aux installations classiques. Le flux tertiaire F3 peut s'échapper à l'atmosphère à travers une tuyère indépendante. En variante, une partie de ce flux pourrait être utilisée pour le soufflage des voilures d'un avion, notamment dans le cas d'un avion de type ADAV ou ADAC. Suivant une autre variante, une partie au moins de ce flux pourrait être mélangée au flux (F1 + F2) en aval de l'étage de turbine basse-pression 18. La figure 3 représente un troisième mode d'exécution de l'invention, qui ne diffère, pour l'essentiel, du mode d'invention représenté à la figure 2 que par l'adjonction d'un étage de turbine supplémentaire 40 disposé entre l'étage de turbine basse-pression 18 et le canal d'éjection 2, et dont le rotor est également solidaire du corps haute-pression 7-9. On a également représenté sur cette figure un canal de mélange supplémentaire 41 disposé à la suite de l'étage de turbine basse-pression 18 et dans lequel au moins une fraction F'3 du flux gazeux tertiaire F3 se mélange au flux gazeux (F1 + F2) qui s'échappe de l'étage de turbine basse-pression 18. Le mélange des trois flux F1, F2 et F'3 traverse ensuite l'étage de turbine supplémentaire 40 avant de pénétrer dans le canal d'éjection 2. On reproduit ainsi, pour les flux (F1 + F2) et F'3 l'opération déjà réalisée précédem ment pour les flux 1 et F2. En ce qui concerne la fraction restante F"3 du flux ter tiaire F3, elle peut s'échapper à l'atmosphère à travers une tuyère indépendante, ou être utilisée, au moins partiellement, pour le soufflage de voilures, ou encore se mélanger, au moins partiellement, au flux (F1 + F2 + F'3) qui s'échappe de l'étage de turbine 40. La figure 4 représente un quatrième mode d'exécution de l'invention, suivant lequel un étage de turbine supplémentaire 50, disposé entre étage de turbine basse-pression 18 et le canal d'éjection 2, entraîne, par l'intermédiaire d'un arbre 51-, un com presseur supplémentaire ou de gavage 52, disposé entre la manche d'entrée d'air 1 et le compresseur basse-pression 13. Le rotor de cet étage de turbine supplémentaire forme donc avec celui du compresseur supplémentaire un corps rotatif 50-52 indépendant du corps haute-pression 7-9. il est clair.que le compresseur supplémentaire 52 peut être une simple soufflante ou la combinaison d'une soufflante et de plusieurs~étages de compresseur, comme indiqué en trait mixte sur la figure.Une partie du flux d'air débité par le compresseur supplémentaire pénètre, sous forme d'un flux tertiaire F3, dans un canal de dérivation 53. On réalise ainsi une installation à double- corps et triple-flux à grand rapport de compression et à taux de dilution élevé. La figure 5 représente un ! cinquième mode dtexécution, suivant lequel deux étages de turbine supplémentaires 60 et 61 sont disposés, l'un à la suite de ltautxe, entre l'étage de turbine bassepression 18 et le canal d'éjection 2. L'étage de turbine supplémentaire 6D entraîne, par l'intermédiaire d'un arbre 62, un compresseur supplémentaire ou de gavage 63 disposé dans le tronçon amont 3 du canal principal, en amont du compresseur basse-pression 13. L'étage de turbine supplémentaire 61 entraîne, par l'intermédiaire d'un arbre 64, un autre compresseur supplémentaire 65 constitué, dans l'exemple représenté, par la combinaison d'une soufflante 65a et d'un étage de compression 65b. Les trois arbres 14, 62 et 64 sont indépendants l'un de l'autre.Une partie du flux d'air débité par la soufflante 65a pénètre, sous forme d'tin flux tertiaire F3, dans un canal de dérivation 66. On réalise ainsi une installation à triple corps (7-9; 60-63; 61-65) et triple flux permettant d'obtenir des rapports de compression très importants (par exemple, de l'ordre de 40 à 50) associés à de forts taux de dilution, toujours sans aucune géométrie variable sur les aubes fixes des compresseurs et sans clapets de décharge. il va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. C'est ainsi, par exemple, que les gaz fournis par l'installation, au lieu d'être détendus finalement dans une tuyère de propulsion, pourraient être utilisés pour actionner une turbine de puissance. REVENDICATIONS 1. Installation motrice à turbine à gaz, du type comprenant une manche d'entrée d'air et un canal d'éjection de gaz ; un canal principal comprenant un tronçon amont et un tronçon aval qui communiquent respectivement avec ladite manche d'entrée d'air et avec ledit canal d'éjection de gaz, ledit canal principal étant divisé, entre lesdits tronçons amont et aval en deux canaux séparés parcourus, en fonctionnement, par deux flux gazeux qui se mélangent ensuite dans ledit tronçon aval, à savoir un canal primaire parcouru par un flux gazeux primaire et contenant un compresseur haute-pression, une chambre de combustion primaire et un étage de turbine haute-pression dont le rotor est solidaire en rotation du rotor dudit compresseur hautepression de manière à former avec ce dernier un corps rotatif hautepression, et un canal secondaire parcouru par un flux gazeux secondaire ; un compresseur basse-pression disposé dans le tronçon amont dudit canal principal, de manière à alimenter en parallèle lesdits canaux primaire et secondaire ; et un étage de turbina basse-pression traversé par les gaz qui s'échappent de l'étage de turbine hautepression, et constituant l'étage de détente qui suit immédiatement ledit étage de haute-pression Ladite installation étant caractérisée en ce que l'étage de turbine basse-pression est disposé dans le tronçon aval du canal principal de manière à être traversé par le mélange des flux gazeux primaire et secondaire ; et en ce que son rotor, de même que celui du compresseur basse-pression, est solidaire en rotation du corps haute-pression. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la chambre de combustion primaire entoure-coaxialement le compresseur haute-pression sur une partie de la longueur de ce dernier et est elle-même entourée coaxialement par le tronçon aval du canal principal ; et en ce que étage de turbine haute-pression comprend une grille d'aubes rotoriques disposée autour d'une grille d'aubes rotoriques du compresseur haute-pression et solidaire de cette dernière. 3. Installation suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que ltéchappement de l'étage de turbine basse-pression communique directemeht avec le canal d'éjection. 4. Installation suivant la revendication 1 ou la revendica tion 2, caractérisée en ce qu'elle comprend, en outre, au moins un étage de turbine supplémentaire disposé entre l'étage de turbine basse-pression et le canal d'éjection. 5. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le rotor dudit étage de turbine supplémentaire est également solidaire en rotation du corps haute-pression. 6. Installation suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée an ce qu'elle comprend, en outre, au moins un compresseur ou soufflante supplémentaire disposé entre la manche d'entrée d'air et le compresseur basse-pression et servant à gaver ledit compresseur basse-pression. T. Installation suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le rotor dudit compresseur ou soufflante supplémentaire est également solidaire en rotation du corps haute-pression. 8. Installation suivant les revendications 4 et 6, caractérisée en ce que le rotor dudit étage de turbine supplémentaire est solidaire en rotation du rotor dudit compresseur ou soufflante supplémentaire et forme avec ce dernier un corps rotatif indépendant dudit corps haute-pression. 9. Installation suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce qu elle comprend, en outre, parcouru par un flux gazeux tertiaire, un canal de dérivation alimenté en air, en parallèle avec le-canal principal, par ledit compresseur ou soufflante supplémentaire. 10. Installation suivant la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comprend, en outre, un canal de mélange supplémentaire disposé à la suite de l'étage de turbine basse-pression et dans lequel une fraction au moins dudit flux gazeux tertiaire se mélange au flux gazeux qui stéchappe de l'étage de turbine basse-pression et qui résulte lui-même du mélange des flux gazeux primaire et secondaire. 11. Installation suivant les revendications 4 et 10, caractérisée en ce que ledit étage de turbine supplémentaire est disposé à la suite dudit canal de mélange supplémentaire. 12. Installation suivant l'une quelconque des revendications I à 11, caractérisée en ce quelle comprend, en outre, un dispositif de combustion auxiliaire situé dans le tronçon aval du canal principal, en amont de l'étage de turbine basse-pression et permettant de réchauffer le flux résultant du mélange des flux primaire et secondaire.