La présente invention concerne un commutateur électrique comportant un organe manuel en appui sur une tige-poussoir à palier pivotant dont l'extrémité libre est déplaçable entre des butées sur une bascule commutatrice qui porte, au-dessus de son centre de rotation, un bras de soutien dirigé vers l'organe manuel et attelé à un ressort qui s'appuie par son autre extrémité sur la tige-poussoir et, lors d'une manoeuvre de commutation, bascule au-delà d'un point mort en crol- sant ladite tige-poussoir. On contact, par la demande de brevet allemand nO 1 166 874, un commutateur de ce genre dont le ressort sert aussi bien à déclencher la bascule commutatrice quta engendrer la pression sur les contacts et changer de direction la tige-poussoir. L'organe manuel est un bouton-poussoir, mais celui-ci requiert un guidage relativement long pour éviter tout coincement, notamment en cas d'actionnement non vertical. Un tel guidage augmente la hauteur de construction du commutateur. On cherche à rendre la surface de touche du bouton-poussoir la plus grande possible, mais il faut allonger d'autant plus son guidage afin de proscrire les moments de basculement conduisant à des coincements. L'encombrement en hauteur du commutateur est encore accru par le fait que, dans les manoeuvres, l'organe intermédiaire que constitue la tige-poussoir ne vient en appui sur la bascule commutatrice, et ne couple celle-ci avec l'organe manuel , qu'après une certaine course à vide. La demande de brevet allemand nO 1 001 741 définit un autre commutateur à bouton-poussoir nécessitant trois ressorts, dont un actionne la bascule commutatrice, tandis que les deux autres, sur un organe intermédiaire, portent chacun un contact mobile. I1 faut là aussi franchir une course à vide avant d'imposer le couplage entre l'organe manuel et la bascule commutatrice. Cet agencement et l'utilisation d'un bouton-poussoir déterminent, comme dans le premier cas, un grand encombrement en hauteur. Le nombre des ressorts nécessaires au fonctionnement se réduit à deux dans l'interrupteur à boutonpoussoir selon la demande de brevet allemand nO 1 931 552. L'un sert à faire basculer et rappeler un organe intermédiaire placé entre le bouton-poussoir et la bascule commutatrice proprement dite. L'autre engendre la pression sur les contacts et est appliqué à cet effet sur ladite bascule. Comma dans les deux précédents cas, le couplage entre le bouton-pa;tisspir et la bascule commutatrice est subordonné au franchissement d'une course à vide. I1 existe aussi un modèle d'utilité allemand nO 6 937 698 pour un commutateur dont l'organe manuel est un culbuteur. Il suffit d'un ressort unique pour le changement de direction et la pression sur les contacts, mais on ne peut actionner le commutateur que de façon alternée, d'un côté puis de l'autre du culbuteur. Le couplage entre ce dernier et la bascule commutatrice n'est en outre qu'élastique. L'organe approprié à ce couplage est constamment en appui sur une partie rectiligne, sans butées limitatrices, de ladite bascule commutatrice. On contact enfin, par le modèle d'utilité allemand nO 1 744 880,un autre commutateur ayant, comme organe manuel, un levier basculant qu'il faut actionner alternativement d'un côté' et de l'autre. L'invention a pour objet un commutateur du genre annoncé dont l'organe manuel présente une treks grande surface d'actionnement et soit attaquable toujours au meme emplacement sans qu'il y ait à augmenter la hauteur de construction par des guidages et qui soit en outre actionnable sans course à vide d'une façon telle que la bascule commutatrice soit transférée automatiquement d'une position à l'autre. Ce commutateur est caractérisé par le fait que l'organe manuel est agencé en levier de touche à un seul bras et la partie de la bascule commutatrice comprise entre les butées forme une droite constamment en contact avec la tige-poussoir. L'utilisation d'un levier de touche à un seul bras comme organe manuel permet de disposer d'une grande surface d'actionnement à laquelle on peut donner une largeur aussi grande que l'on veut sans modifier la hauteur de construction du commutateur. On conserve néanmoins l'avantage de toujours actionner le commutateur au m8me emplacement. De l'utilisation d'un levier de touche à un seul bras comme organe manuel et de son couplage rigide permanent avec la bascule commutatrice il résulte un commutateur va-et-vient et à répétition extrêmement robuste et de faible hauteur. Suivant une autre particularité également avantageuse pour un faible encombrenant en hauteur, le ressort attaque la tige-poussoir au-dessous du palier de celle-ci. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée de deux modes de réalisation pris comme exemples non limitatifs et illustrés schématiquement par le dessin annexé, sur lequel les figures 1 à 3 représentent un commutateur à un seul ressort dans une première position de départ, une position intermédiaire et la deuxième position de départ la figure 4 représente un commutateur à deux ressorts. Un organe manuel 1 agencé en levier de touche à un seul bras attaque une tige-poussoir 2 mobile en pivotement et en translation axiale dans un palier-guide 3. L'extrémité libre de la tige-poussoir 2 est constamment en appui sur une bascule commutatrice 4 qui porte des butées 4a, 4b limitant le parcours de ladite tigepoussoir et séparées par une partie rectiligne. Cette mme bascule 4 possède un petit bras de levier et un grand bras porteur d'un contact double 5 qui coopère avec des contacts fixes 6 et 7. La bascule commutatrice 4 porte en outre, au-dessus de son centre de rotation 8, un bras de soutien 9 dirigé vers l'organe manuel 1 et attelé à un ressort 10 qui peut basculer au-delà d'un point mort en croisant la tigepoussoir 2 et s'appuie sur celle-ci par son extrémité libre, au-dessous du palier-guide 3. Pour exposer le fonctionnement de ce commutateur, on admettra que, dans la position de départ considérée, la tige-poussoir 2 soit dirigée vers le petit bras de levier de la bascule commutatrice 4 et en appui contre la butée 4a comme sur la figure 1. Em appuyant sur 11 organe manuel 1 on exerce par la tige-poussoir 2 un moment sur la bascule commutatrice 4 autour de son centre de rotation 8. Cette dernière pivotant alors, le contact 5 porté par elle s'écarte du contact fixe 7. Le bras de soutien 9 suit en même temps le basculement et t-end le ressort 10, qui, au croisement de la tige-poussoir 2, a atteint son point mort. La tige-poussoir 2 et la bascule commutatrice 4 se déplaçant encore faiblement, le ressort 10 se détend, cas de la figure 2. I1 exerce en m8me temps sur la tige-poussoir 2 un moment qui a pour effet de la faire glisser de la butée 4a vers la butée 4b. Dans cette position, le contact mobile 5 repose sur le contact fixe 6. La détente du ressort 10 a en même temps pour effet de relever l'organe manuel 1 à sa position de départ. Dans cette situation représentée par la figure 3, le commutateur est prêt à fonctionner à nouveau dans l'ordre inverse. Dans le mode de réalisation selon la figure 4, un autre ressort 12, tendu entre un point fixe 11 et le grand bras de levier de la bascule commutatrice 4 renforce l'action du ressort 10. REVENDICATIONS 1. Commutateur électrique comportant un organe manuel en appui sur une tige-poussoir à palier pivotant dont 11 extrémité libre est déplaçable entre des butées sur une bascule commutatrice qui porte, au-dessus de son centre de rotation, un bras de soutien dirigé vers l'organe manuel et attelé à un ressort qui s'appuie par son autre extrémité sur la tige-poussoir et, lors d'une manoeuvre de commutation, bascule au-delà d'un point mort en croisant ladite tige-poussoir, commutateur caractérisé par le fait que l'organe manuel consiste en un levier de touche à un seul bras et la partie de la bascule commutatrice comprise entre les butées forme une droite constamment en contact avec la tige-poussoir. 2. Commutateur électrique selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le ressort attaque la tige-poussoir au-dessous du palier de celle-ci.