La présente invention con.cerne un procédé de traitement de l'air entrant dans une installation de climatisation du type comportant un échangeur rotatif à récupération permettant un échange de chaleur et d'humidité entre l'air quittant l'installation et celui quiy entre (qui seront désignés ci-après respectivement par air d'échappement et air d'entrée) et un humidificateur destiné à ajouter la quantité nécessaire d'humidité. li' invention concerne également un appareil destiné à mettre en oeuvre le procédé de l'invention. Afih de pouvoir maintenir des conditions désirées d'humidité et de température tout au long de l'année dans des immeubles comportant des pièces ou locaux en présence d'une charge thermique tres variable, certains desdits locaux devant être refroidis alors que d'autres doivent être chauffés, il est connu d'abaisser la température de l'air d'entrée des installations centrales de climatisation au-dessous de la température ambiante désirée la plus basse, par exemple de 13 à 14 C, si la tenipérature ambiante doit être d'environ 220C. Ensuite, l'air d'entrée traité est réparti par des soufflantes dans les locaux individuels, l'air d'entrée destiné aux locaux nécessitant un refroidissement important étant introduit par les soufflantes à la basse température,tantis que l'air d1en- trée destiné aux locaux nécessitant peu de refroidissement ou même un chauffage est chauffé par des radiateurs locaux associés-, par exemple, aux soufflantes. A cet égard, il est possible dleffectuer un échange d'enthalpie entre l'air d'échappement et l'air d'entrée de l'installation dans un échangeur de chaleur à recupera.tion dans lequel passent alternativement ltair d'entrée et l'air d'échappement, alternance qui est assurée par exemple par le fait que l'échangeur est du type rotatif. L'air d'entrée est additionné d'humidité lorsqutil est souhaitable de maintenir les pièces ou locaux climatisés à une humidité relative assez élevée. Cet apport d'humidité est effectué directement dans l'installation centrale de traitement de l'air par un humidificateur.Ce dernier peut être du type à évaporation ou un humidificateur dit à vapeur d'eau c-'est-à-dire un dispositif fonctionnant avec de la vapeur d'eau. Dans des immeubles tels. que des hôpitaux, on préfère souvent les humidificateurs à vapeur d'eau pour des raisons. d'hygiène. Dans les humidificateurs à évaporation, l'eau utilisée est souvent celle recyclée sur des surfaces humides. I1 y a ainsi un risque d'infection de l'eau. recyciée par des bactéries et un risque de développement de ces dernières. Les humidificateurs à vapeur d'eau laissent également subsister une incertitude du point de vue hygiénique. Les adjuvants ajoutés à l'eau utilisée pour la génération de la vapeur d'eau doivent être examinés avec soin du point de vue toxicologique pour éviter que des substances indésirables soient introduites dans l'air d'entrée. De plus, il y a un risque de précipitation du condensat sur les parois des canalisations si la vapeur d'eau chaude entre en contact avec elles, et il peut se produire un développement des bactéries dans le condensat. S'il est souhaitable de maintenir une condition de 22 C et de 50 % humidité relative dans les pièces ou locaux, l'air contenu dans l'unité centrale -doit présenter une teneur en humidité de 8,0 à 8,5 g/kg et une température de 13 à 140C, comme on l'a indiqué plus- haut. Dans une installation dans laquelle la température et la teneur en humidité de l'air d'entrée doivent pr- senter-des valeurs-prédéterminées et assez constantes tout au long de l'année, l'utilisation d'un échangeur de chaleur à récupération pose certail1s problèmes de réglage. L'échangeur atteint son pouvoir maximum de récupération lorsque la température de l'air extérieur est à son niveau le plus bas, condition qui détermine le plus grand rendement possible de l'échangeur. En cas d'élévation progressive de la température de l'air extérieur, l'air d'entrée en aval de ltéchangeur atteint une température supérieure à celle de la condition d- sirée, si l'on nta pas la possibilité de réduire le rendement. On peut l'effectuer avec des échangeurs à régénération du type rotatif en diminuant la vitesse angulaire du corps de l'échangeur. Lorsque la température de l'air extérieur approche la condition désirée de l'air-d'entrée, il faut réduire la vitesse angulaire et lorsque la température de l'air extérieur dépasse la condition désirée de l'air d'entrée, I'echangeur doit être immobilisé et le refroidissement de l'air doit être assuré au moyen d'une batterie de serpentins de refroidissement faisant partie de l'installation de climatisation. D'autres inconvénients qui sont inhérents à l'ins- tallation décrite ci-dessus résident dans le fait qu'une -immobilisation des échangeurs de chaleur rotatifs entraîne un certain risque de dépôt de poussière sur le corps ou rotor de l'échangeur rotatif, un tel risque étant évité tant que le corps tourne. On a constaté qu'un changement du sens de circulation de l'air qui se produit lorsque le rotor passe d'un -courant d'air à l'autre a un effet compensateur prononcé. Avec des échangeurs à récupération du type hygroscopique, par exemple, du fait que la matière qui constitue le rotor est imprégnée d'un sel hygroscopique, la diminution progressive de la vitesse angulaire peut se traduire par certains effets gênants surla condition de l'air à cause du changement de la nature de la fonction thermodynamique de I'échangeur. L'invention a principalement pour objet une installation dont les frais de fonctionnement peuvent être con sidérablement réduits. L'invention a encore pour objet un procédé destiné à éliminer les inconvénients du point de vue hygiénigue qui sont inhérents à l'utilisation d'un humidificateur sur le trajet parcouru par l'air d'entrée. Ladite installation permet un fonctionnement continu du rotor de lléchangeur de chaleur tout en en faisant varier la vitesse angulaire. Selon les caractéristiques essentielles de l'invention, dans le procédé défini plus haut, l'humidification est appliquée à l'air d'échappement en amont de l'échangeur et la vitesse angulaire de ce dernier est réglée de façon que la condition de l'air d'entrée en aval de l'échangeur soit modifiée dans le sens d'une température voulue prédéterminée du point de rosée avec un minim.um d'apport d'énergie de l'ex- térieur. L'appareil utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention destiné à conditionner l'air dans une en ceinte ou local au moyen de l'air d'entrée prélevé dans l'at- mosphère et réglé à une tenlpérature prédéterminée du point de rosée avant d'entrer dans le local, ledit-appareil comportant un échangeur rotatif à récupération pour assurer un échange de temperciture et de teneur en humidité entre l'air d'échappe- ment quittant le local et l'air, entrant dans ce dernier, est caractérisé sensiblement par la présence d'un humidificateur destiné à humidifier l'air d'échappement avant qu'il n'entre dans ledit échangeur, d'un détecteur de point de rosée placé dans la zone réservée à l'air d'entrée en aval de ltéchangear et destiné à régler la vitesse angulaire de l'échangeur de façon à atteindre la température prédéterminée du point de rosée,-et d'un thermostat ou régulateur de teripérature placé en aval de l'échangeur dans la zone réservée à l'air d'entrée et réglable à la température voulue pour l'air d'entrée. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lèsquels la figure 1 représente schématiquement une installation de climatisation du type auquel s'applique l'inven- tion, et montre les principaux composants de ladite installation ;; la figure 2 est une vue schématique d'une partie de l'installation de la figure 1 et montre en particulier le dispositif de commande les figures 3 à 6 sont des diagrammes psychrométriques des diverses conditions de fonctionnement qui peuvent se présenter lors du traitement de l'air, les modes opératoires d'une installation classique étant représentés par des traits interrompus, et le mode opératoire selon l'invention par des traits pleins la figure 7 est un diagramme psychrométrique divisé en trois zones pour lesquelles différents critères de réglage doivent être appliqués ; et la figure 8 représente enfin un diagramme psychrométrique pour deux modes opératoires dans d'autres zones que celles représentées sur les figures 3 à 6. En se référant maintenant en particulier à la figure 1, l'installation de traitement de l'air représente schématiquement sur cette figure 1 comporte un ventilateur 10 destiné à refouler l'air extérieur ou atmosphérique dans l'installation, comme indiqué par la flèche. L'air passe ensuite dans un échangeur de chaleur à récupération 11 qui est du type rotatif et en est refoulé dans l'immeuble ou local C. En aval de l'échangeur ll peuvent se trouver un-radiateur 12 et une batterie 13 de serpentins de refroidissement à des fins qui seront d'crises plus bas. Après être passé dans l'installation centrale de conditionnement, l'air d'entrée est à l'état ou conditioh A.L'air d'échappement qui quitte l'immeuble ou local C à l'état ou condition B traverse un humidificateur 14 et passe ensuite dans l'échangeur 11. Le transport de l'air d'échappement est assuré par un autre ventilateur 15. Les coeiduits de l'air d'entrée et de l'air d'échappement doivent être séparés,comme indiqué schématiquement1 par une cloison horizontale 16. L'échangeur de chaleur 11 est agencé de façon à assurer une transmission de -chaleur et d'humidité de l'air d'échappement à l'air d'entrée et inversement. I1 est souhaitable de pouvoir maintenir tout au long de l'année certaines valeurs d'humidité et de température dans les immeubles et locaux climatisés. L'immeuble C contient; normalement des pièces ou locaux dont les charges thermiques sont très différentes et il arrive souvent que certaines pièces ou locaux doivent être refroidis alors que d'autres doivent être chauffés. Pour ces raisons, on donne généralement à l'air d'entrée une température inférieure à la température ambiante désirée, par exemple une température de 13 à 140C Si la température ambiante doit être d'environ 220C.Dans les locaux qui nécessitent un refroidissement important, cet air froid est introduit au moyen d1une soufflante en maintenant la basse températuref tandis que l'air destiné aux locaux nécessitant un refroidissement moindre ou même un chauffage, est chauffé par des radiateurs associés aux locaux en question. En se référant aux figures 3 à 6, on va décrire les processus de réglage en utilisant les références ci-après qui sont également indiquées sur la figure 1. D = condition dé l'air extérieur ou atmosphérique F = condition de l'air d'entrée en aval de l'échan- geur ll A = condition désirée de l'air d'entrée avant sa répartition dans divers locaux individuels C = condition de l'air dans les locaux B = condition de l'air d'échappement dont la tempé rature est normalement supérieure à celle du local de quelques degrés,mais qui présente géné ralement la même teneur en humidité E = condition de l'air d'échappement après son pas sage au-delà de l'humidificateur 14. Les figures 3 à 6 représ-entent les processus sous forme de diagramme psychrométrique , en supposant que 1 té- changeur de chaleur à récupération soit du type hygroscopique. Les traits interrompus désignent le procédé mis en oeuvre par des modes opératoires déjà connus, tandis que les traits pleins représentent le procédé selon l'invention. On va supposer que les points A - B - C ont des valeurs constantes dans tous les exemples, c'est-à-dire une humidité de 8,2 g/kg et une température respective de 13,50, de 230 et de 220C. La figure 3 montre le procédé mis en oeuvre avec une basse température-de l'air extérieur, c'est-à-dire 1000 audessous de zéro. Selon les modes opératoires classiques, la condition de l'air d'entrée en aval de l'échangeur 11, c'est-àdire F, se trouve sur ia ligne re-li.ant les points D et B, et le rendement des échangeurs doit être réglé de façon que F soit porté à une température de 13,5 C, étant donné que cette valeur est celle souhaitée pour l'air d'entrée. Un chauffage ou refroidissement ultérieur n'est plus nécessaire mais par indispensable contre, une humidification par la vapeur d'eau est/de façon que la teneur en humidité passe de F à A, c'est-à-dire à 8,2 g/kg. Ceci se traduit par une augmentation de l'enthalpie de l'air d'entrée de la valeur Ai, ce qui signifie qu'un apport d'énergie supplémentaire est nécessaire pour atteindre la condition finale voulue de l'air. Dans le procédé selon l'invention, au contraire, la condition de l'air d'échappemcn1; est modifiée avant son entrée dans l'échangeur Il à la valeur E en l'humidifiant dans l'humidificateur à évaporation 14. Cependant, un échange direct entre les points E et D impliquerait que la ligne de liaison traverse la région de formation de brouillard, ce qui se traduirai par un rassemblement d'eau dans l'échangeur et, dans des conditions défavorables, par une formation de glace dans ce dernier.Comme décrit dans le brevet français NO 1 122 032, ce risque est supprimé par un faible pré-chauffage de l'air d'entrée au point D' avant son entrée dans 1 T échangeur. L'échange se produit maintenant le long de la ligne de liaison D'-E, et le rendement de l'échangeur est réglé de façon que le point A soit atteint.L'apport nécessaire d'énergie est représenté par le préchauffage D - D' et implique. un apport d'énergie s'élevant à d iU, l'indice u représentant le mode opératoireselon lllnvention. Maintenant, si l'on compare A i à tiu, on constate que -ce dernier apport d'énergie est considérablement inférieur au premier et qu'en opérant selon 11 invention, il est possible de réduire les frais d'exploitation tout en évitant la présence d'éléments humidificateurs dans le- courant d'air d'entrée. Sur la figure 4, on suppose que l'air extérieur ou atmosphérique est à la température de OOC et à une humidité relative de 80 %. Le mode opératoire de lléchangeur ne suit plus la ligne de liaison D - B, étant donné que la vitesse angulaire doit être abaissée pour éviter que 1' air d'entrée en F devienne trop chaud, et la diminution de la vitesse angulaire implique un écart par rapport à la ligne de liaison représentée sur le diagramme. Entre les points F et A, il faut assurer une certaine humidification et 1'apport d'énergie nécessaire est représenté par Ai. Dans le mode opératoire selon l'invention, qui est représenté sur la figure 4, on a supposé une augmentation du rendement de l'humidificateur de façon que l'air d'échappement au point E atteigne une humidité relative de 80 % au lieu de 74 %, comme on le voit sur la figure 3. Une certaine diminution de la vitesse angulaire de l'échangeur 11 est nécessaire dans ce cas également, et, étant donné que la condition E a été correctement choisie, l'air d'entrée en aval de 1'é- changeur 11 est porté dîrectenent à la condition désirée sans autre apport d'énergie lorsqu'on opère selon le procédé de l'invention. La figure 5 montre un exemple dans lequel la condition de l'air extérieur correspond à une température à 1000 et une teneur en humidité de 80 96. Lorsqu'on opère de la façon classique avec une humidification directe de l'air entrée, la vitesse angulaire de l'échangeur doit être très réduite et par suite le fonctionnement de l'échangeur commence à ressembler à celui d'un sécheur par adsorption à régénération, ce qui signifie que les changements des conditions se produisent presque parallèlement aux lignes d'enthalpie.Lorsque le point F, c'est-à-dire la condition régnant en aval de l'échangeur, correspond à 13,50C, comme voulu, l'air présente une teneur en humidité beaucoup plus faible que les valeurs correspondantes des figures 7 et 4, et il faut apporter une plus grande quantité d'humidité afin que l'air d'entrée soit à la condition désirée A avant qu'i.l soit refoulé dans les locaux climatisés de 11 immeuble C. Pour y parvenir, un apport d'énergie supplémentaire est nécessaire et est représenté par A i. Dans le mode opératoire selon l'invention, qui est représenté en trait plein, le rendement de l'humidificateur a ét augmenté de façon que l'air au point E présente une humidité relative de 85 %. Avec cette valeur et un réglage correct correspondant à une diminution de la vites angulaire de ltécha.ngeur 11, l'air atteint directement, comme indiqué par le trait plein, le point A qui correspond à la condition désirée de l'air d'entrée, également sans autre apport d'énergie dans cet exemple de fonctionnement. La figure 6 représente un exemple dans lequel la condition de l'air extérieur est représentée par le point D qui correspond à 200C et à une humidité de 49 /0. Dans ces coiditions,et lorsque l'air d'entrée est traité de la façon classique, l'échangeur 11 doit être arrêté et l'humidification de l'air d'entrée doit être assurée jusqu'au point K, puis suivie par un refroidissement de l'air d'entrée du point K au point A au moyen d'un refroidisseur situé à l'entrée de l'ins- tallation L'apport d'énergie nécessaire de l'extérieur pour effectuer tout ce changement de conditions, qui est illustré par des traits interrompus, est représenté maintenant par la somme de A il pour la vapeur d'eau et A i2 pour l'élément de refroidissement. Lorsqu'on opère selon la présente invention, l'éckan- geur 11 tourne à une plus faible vitesse angulaire, et le changement de conditions suit la ligne d'enthalpie jusqu'au point F qui correspond au point de rosée prédéterminé. Dans ce cas, le mode opératoire se poursuit dans une direction opposée à celle de l'exemple représenté sur la figure 5 pour le fonctionnement classique, ce qui signifie une augmentation de i'humidité relative et une baisse de la température, étant donné que le point E, qui a une influence décisive sur le sens du processus, correspond à une humidité relative plus elevée qu'au point n.Ainsi, on obtient dans l'échangeur 11 un refroidissement de l'air d'entrée par évaporation en utilisant les conditions régnant en aval de l'humidificateur 14, ce qui diminue considérablement le refroidissement nécessaire. Un refroidissement- doit être assuré du point F au point A et 11 apport d'énergie nécessaire de l'extérieur pour le refroidissement correspond à la différence d'enthalpie Aiu Il est évident que dans cè cas également l'énergie nécessaire est très inférieure, lorsqu'on opère selon l'invention, pour atteindre A partir du point D. I1 convient également de noter que, lorsqu'on opère selon l'invention, l'échangeur il tourne encore bien qu'à une faible vitesse angulaire, de façon à préserver l'effet d'auto-compensation. lie mod.e opératoire selon l'invention nécessite, pour sa mise en oeuvre, un dispositif de commande qui règle le rendement de l'échangeur à récupération 11 en modifiant la vitesse angulaire de son rotor. I1 est en outre très avantageux que le rendement de l'humidificateur 14 puisse être réglé. On décrira ci-après plus en détail le fonctionnement et la position des éléments nécêssaires de réglage. La figure 2 représente schématiquement le dispositif de commande d'une installation de climatisation du tpe reprc- senté sur la figure 1. Les flèches 17 et 18 indiquent respec tivement le passage de l'air entrée et de l'air i'échappe- ment dans et hors du local d'un côté et de l'autre, respectivement, de la cloison 16. L'échangeur à récupération 11 est entraîné par un moteur représenté schématiquement cn 19. Le refroidisseur 13 est situé en aval de l'échangeur. Pour plus de clarté, le radiateur 19 est omis sur la figure 2.L'humi- dificateur 14 et sa pompe 20 se trouvent sur le trajet de l'air d'échappement en aval de la partie de l'échangeur 11 se trouvant; sur le parcours' de l'air d'échappement. Le numéro de référence 21 désigne un détecteur à ampoule humide se trouvant dans l'air extérieur, qui est destiné à commander le mo- teur 19 d'entraînement: de l'échangeur.Le numéro de référence 22 désigne un détecteur de point de rosée qui est destiné à arrêter l'humidificateur 14 dans certains cas qui seront é- crits plus en détail ci-aprìs. Un régulateur de température ou thermostat 23 se trouve sur le parcours de l'air d'entrée en aval de l'échangeur et est destiné à influencer le rendement ---le l'humidificateur 14, par exemple par l'interm:é(liaire du moteur de la pompe de circulation de l'eau. Un détecteur 24 de point de rosée se trouve sur le parcours de l'air d'entrée en aval de la batterie 13 des serpentins de refroidissement. Dans certains cas, ce détecteur influence le noteur d'entràî- nement l9 et, dans d'autres cas, il agit sur l'humidificateur 14, comme on.le verra plus bas. La figure 7 représente trois zones désignées respectivement par X, Y et Z du diagramme psychrométrique dans lesquelles il convient d'observer différents critères influen çant le réglage. La ligne de démarcation des zones Z et Y correspond à la ligne dit point de rosée de l'air d'entrée. La démarcation entre la zone Z et les deux autres zones correspond à la courbe de l'ampoule humide, ctest-à-dire la ligne de l'ampoule humide pour l'air d'échappement. En ce qui concerne la vitesse angulaire -de l'échangeur à récupération 11 dalls la zone X, cette vitesse angulaire doit être réglée par le détecteur 24 du point de rosée, de façon que l'air d'entrée situé en aval de liéchangeur li présente le point de rosée voulu. En ce qui concerne le réglage de l'humidificateur 14 à évaporation dans la zone X, ledit humidificateur doit être réglé en fonction de la température de l'air d'entrée en aval do l'échangeur 11 (point F) par le thermostat 23 afin que cette température corresponde autant que possible à la température désirée repr;-sent.e par le point A. La figure 8 montre deux cas de fonctionnement pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention danr lei zones Y et Z, respectivement. La condition de l'air extérieur correspond à 200C et à une humidité relative de 62 96 dans la zone Y. L'humidificateur 14 doit être arrêté dans la zone Y, et la vitesse angulaire de l'échangeur 11 doit être réduit, de façon que l'air d'entrée suive la ligne d'enthalpie dans un sens tendant vers la teneur en humidité relative qlli est représentée en B pour l'air d'échappement. Toutefois il ne faut pas que l'air d'entrée soit séché dans l'échangeur jusqu'à ce qu'il corresponde à 19 ligne du point de rosée désiré qui sépare les zones X et Y.Le passage dans l'échangeur 11 jusqu'au point; Pt est suivi par une étape de refroidissement F'-A,et cette étape est normalement associée à une certaine élimination de l'hu- midité simultanément à un certain abaissement de la température, car, dans ce mode opératoire, les surfaces de refroi dissertent doutent être à une température inférieure au point de rosée réel.Ainsi, l'échangeur Il doit être- continuellement réglé par un détecteur de point de rosée mais, dans ce cas, lorsque le point de rosée de l'air extérieur est plus élevé que la valeur voulue pour l'air d'entrée, ledit détecteur doit être situé en aval de la batterie 19 des serpentins de refroidissement et doit; également régler la vitesse angulaire de façon à la réduire pour que le point de rosée en aval de la batterie des serpentins de refroidissement soit voisin de celui désiré. On l'effectue au moyen du détecteur 24 représenté sur la figure 2 qui, dans ce cas, règle également la vitesse angulaire de l'échangeur 11. Dans l'autre mode opératoire représenté sur la figure 8, la condition de l'air extérieur D" dans la zone Z correspond à 250C et à une humidité relative de 56 96 > c'est-à-dire une enthalpie supérieure à celle de l'air dréchappezent. Dans ce mode opératoire, l'échangeur Il doit fonctionner à la vi tesse angulaire maximale pour que l'enthalpie de l'air d'entrée au point F" soit aussi faible que possible. I1 faut as- surer un refroidissement de F" à A.Dans ce cas, D" - F" - A, l'humidificateur 14 doit etre au repos. Toutefois, si le point D" devait être placé de façon à indiquer une plus faible humidité relative, F" pourrait correspondre à un point de rosée trop faible, ce qui pourrait se traduire par un état trop sec de l'air d'entrée après l'étape le refroidissement dans la batterie des serpentins de refroidissement. Dans ce cas, l'hu- midificateur peut être actionné pour humidifier l'air d'échappement, ce qui donne à l'air d'entrée en F" un point de rosée plus élevé,conSérant à l'air le point de rosée voulu après l'étape de refroidissement;.L'humidificateur 14 est réglé dans la zone Z par le détecteur 24 de point de rosée, mais il peut être évidemment réglé par un détecteur séparé de point de rosée, situé sur le parcours de l'air d'entrée en aval de la batterie 13. En résumé, le réglage peut être décrit de la nanuire suivante 1. L'éc1iangeurdoit être réglez dans les zones X + Y par un détecteur de point de rosée comme le détecteur 24, et réglé par ce dernier de manière que le point de rosée de l'air d'entrée, en aval de l'échangeur 11, soit à une valeur pré- déterminée. Si l'installation est équipée de la batterie 13 des serpentins de rafroîdLsement, le détecteur 24 doit être placé tEn aval de cette batterie 13. Dans la zone Z, l'échan- geur 11 doit touriier à sa vitesse angulaire maximale. L'an- poule humide 21 placée dans i'air extérieur dtermine l'instant où 11 échangeur doit commencer à tourner à la vitesse angulaire maximale. 2. L'humidificateur 14 à évaporation doit être ré- glé dans la zone Z par la température de l'air d'entrée en aval de l'échangeur. Le régulateur de température 23 qui est nécessaire à cet effet doit être ajusté à la température voulue, par exemple 13,50C au point A. Dans la zone Y, l'humidificateur 14 doit être maintenu au repos. Ceci nécessite la présence d'un détecteur de point de rosée comme celui désigné par 22 dans l'air extérieur. Par contre, l'humidificateur 14 doit être régulé en fonction du point de rosée de l'air entrée en aval de la batterie -13 des serpentins de refroidissement. A cet effet, on utilise un détecteur de point de rosée qui peut être celui désigné par 24 qui se trouve déjà dans 11 installation et qui est destiné à régler l'échangeur 11, mais qui ntest pas utilisé dans la zone Z. Les divers organes de réglage sont reliés entre eux et aux éléments associés de l'installation de climatisation selon les principes bien connus de la technique de réglage automatique et, pour cette raison, les liaisons ne seront pas décrites en détail pour simplifier. Dans tous les cas illustrés par les diagrammes des figures 3 à 6, qui reprsentent les conditions usuelles de fonctionnement, on a constaté que le bilan dlexploitation est meilleur et même bien meilleur lorsqu'on procède selon l'in- Invention en assurant l'humidification de l'air d'échappement au moyen d'un humidificateur du type à évaporation.De plus, il est possible de supprimer totalement un dispositif particulier d'humidification sur le parcours de l'air d'entrée et d'éliminer ainsi les problèmes du point de vue hygiénique qui sont soulevés par la présence d'un dispositif d'humidification dans le courant de l!air d'entrée. I1 est possible d'imaginer -un développement de bactéries dans l'humidificateur 14 lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention, mais le risque d'un transfert de ces bactéries dans l'air frais par l'intermédiaire de l'échangeur 11 est très peu vraisemblable.On a constaté qu'il est possible d'atteindra ce résultat avant geux, en particulier avec des échangeurs à récupération du type réalisé comme décrit dans le brevet français NO 1 122 032 précité et imprégnas d'une solution d'un sel hygroscopique. De plus, il peut être établi qu'en opérant selon les caractéristiques essentielles de l'invention, il est possible de maintenir l'échangeur en rotation d'une façon ininterrompue. Lorsqu'on utilise des échangeurs à récupération non hygroscopiques tels que des échangeurs de chaleur en métal, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention se traduit par des économies qui peuvent être importantes, bien qu'elles ne soient pas aussi grandes qu'en utilisant; des échangeurs du type hygroscopique. Lorsque '.e point 4 rosée de l'air d 'é- chappement en amont de l'échangeur est supérieur à celui de l'air extérieur, il se produit une condensation dans l'échangeur qui peut se traduire par un transfert d'humidité à liair d'entrée.Toutefois,. il est impossible d'assurer l'apport d'humidité par l'intermédiaire de l'air d'échappeelent dans toutes les conditions imaginables de l'air en ayant; recours à un échangeur non hygroscopique et, dans certaines conditions opératoires, il peut être indispensable d'ajouter une quant;itté supplémentaire humidité à l'air d'entrée. Dans les cas où la présence d'un condensat et de surfaces mouillées par l'eau est intolérable sur le trajet d'écoulement de l'air d'entrée, il faut éviter d'utiliser des échangeurs non hygroscopi(lues. Ceci rend particulièrement évidents les avantages qu'offre un échangeur hygroscopique imprégné d'un sel lorsqu'on l'utilise selon l'invention. I1 va de soi que le procédé et 1' appareil décrits peuvent subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REV:NDICATIONIr 1. Procordé de traitement de l'lir d'entrée d une installation de climatisation du type comportant un changeur rotatif à récupération wi moyen duquel la chaleur et l'humidité peuvent être échangées entre l'air d'échappement et l'air d'entrée, et un humidlfieateur pour ajouter la quan-tité d'humidité nécessaire, procédé caractérisé en ce que l'humidification est assurée dans l'air d'échappement;; en amont de ltéchan- geur et que la vitesse angulaire de ce dernier est réglée de façon que la condition de l'air d'entrée en aval de Itéchan geur soit modifiée de façon qu'elle tende vers un poins de rosee prédétermine voulu avec un minimum d'apport d'énergie de l'exterieur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'humidificateur est réglé de façon que la température de l'air d'entrée en aval de l'échangeur soit; nodifiée, de manière à tendre vers une valeur prédéterminée. 3. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser un échangeur du type hygroscopique. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque l'air extérieur est à basse température, la température de clair d'entrée est élevée initialement, de façon à permettre au changement de conditions de s'effectuer dans l'échangeur sans précipitation d'un condensat. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 11 humidificateur est du type à évaporation. 6. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, destiné à conditionner l'air dans un local au moyen d'un air d'entrée prélevé dans l'atmosphère et réglé à un point de rosée prédéterminé avant d'entrer dans le local, ledit appareil comportant un échangeur rotatif à récupération destiné à assurer un échange de chaleur et d'humidité entre l'air d'échappement quittant le local et l'air entrant dans ce dernier, appareil caractérisé en ce qu'il comporte un humidificateur destiné à humidifier ltair d'échappement avant son entrée dans l'échangeur, un détecteur de point de rosée placé dans la zone réservée à l'air d'admis- sion en aval de l'échangeur et destin à régler la vitesse angulaire de ce dernier, de façon que le point de rosée prédéterminé soit atteint, et un régulateur de tempzrature placé dans la zone réservée à l'air d-'entrée en aval de l'échangeur et réglable à la température voulue de l'air d'entrée. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte un autre détecteur de point de rosée placé dans la zone réservée à l'air d'entrée en amont de l'échangeur et destiné à détecter la condition de l1air atmosphérique pour arrêter éventuellement le fonctionnement le l'humidifica- teur. 8. Appareil selon la revendication 7, comportant un refroidisseur sur le parcours de l'air d'entrée en aval de l'échangeur, appareil caractérisé en ce que le premier détecteur de point de rosée est situé en aval du refroidisseur. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le refroidisseur est du type à évaporation. 10. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'un dispositif à ampoule humide est placé sur le parcours de l'air d'entré-e en amont de l'échangeur et est destiné à allgmentler la vitesse angulaire de ce dernier à sa valeur maximale lorsque la température réglée par le dispositif à ampoule humide dépasse une valeur prédéterminée. 11. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur de point de rosée sur le parcours de l'air d'entrée en aval de l'échangeur qui est destiné à régler l'humidificateur pour coffrer à l'air d'entrée un point de rosée prédéterlrin lorsque la température à l'ampoule humide dépasse une valeur prédéterminée.