La présente invention a pour objet une cuve pour la fabrication de fromages. Autrefois, les fromages étaient fabriqués en plus petites quantités qu'aujourd'hui dans des bassines de formes tronconiques, d'une capacité de l'ordre de 50 a' 100 litres. le caillé était mis dans des moules à l'aide d'une louche. Si le procédé de fabrication était satisfaisant d'un point de vue théorique, le temps de fabrication était très long et la main-d'oeuvre importante, ce qui rend impossible sa transposition sur un plan industriel à notre époque. Il a été imaginé une mécanisation de ce procédé, le but recherché étant la conservation pour le caillé de la même texture, c'est-à-dire le reflet du moulage à la main. les installations existantes comportent une cuve, généralement de section transversale semi-cylindrique, et comportant des parois extrtmes, verticales et planes, dans lesquelles le lait est mis à cailler, et à partir desquelles le caillé obtenu, éventuellement fragmenté, est déversé dans les moules d'un plateau multi-moules ou autres. Dans la plupart des installations de ce type, les cuves sont posées sur des supports en béton afin de permettre un soutirage par le bas. Ceci nécessite le montage de passerelles facilitant les évolutions des fromagers. En raison de la faible hauteur sous-plafond de la plupart des fromageries, et en raison du fait que la partie haute d'une salle de fromagerie est très chaude, la condensation à tendance à retomber sur le fromager, rendant son travail extrêmement pénible. En ce qui concerne les résultats obtenus, ceux-ci ne sont pas très satisfaisants. En effet, lors de la vidange d'une cuve, le caillé déversé au début de l'opération n'a pas le meme pourcentage d'humidité que celui déversé à la fin. Il en résulte que les fromages obtenus ne sont ni de même nature, ni de meme poids. En effet, au début de la vidange de la cuve, le caillé qui est sous forme de petits cubes à l'intérieur de celle-ci, sort sous forme de bouillie ; c'est seulement vers la fin de 11 opéra tion que Iton voit apparaître des cubes qui, se trouvant à la partie supérieure de la cuve, n'ont pas eu à subir l'action de la masse du caillé. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un dispositif permettant l'obtention d'un caillé de qualit constante. À cet effet, dans la cuve selon l'invention l'une au moins de ses parois extrtmes présente une ouverture rectangulaire pouvant ttre fermée par une porte coulissant verticalement, à la partie supérieure de laquelle est fixée une goulotte pour 1 'évacuation du caillé, des moyens étant prévus pour provoquer un déplacement relatif de la cuve et de la porte, de façon à abaisser la porte relativement à la cuve. Lors du déplacement relatif de la cuve et de sa porte, le caillé est libéré à la partie supérieure de la cuve, sans qu'aucune pression soit exercée sur lui, les cubes demeurant, par conséquent, intacts. De cette façon, le caillé arrive dans le goule sous forme de cubes, tels qu'ils se présentent à l'intérieur de la cuve de moulage, sans brisures et avec un sérum bien mélangé. Ceci permet d'obtenir une texture de base de première qualité, et moins de pertes. D'un point de vue de l'hygiène, la cuve selon l'invention apporte une grande amélioration, puisque le caillé passe de la cuve dans le moule sans aucune intervention du fromager. le caillé sortant de la cuve et passant au contact de la Roulotte peut aller directement dans le multi-moules ou répartis o seur, ou bien s'égoutter également au passage sur un tapis roulant ou en passant dans un tonneau prévu pour ltégouttage du sérum ou tout autre matériel de ce genre existant dans l'industrie de la frotagerie. Dans une forme préférée d'exécution, les moyens de déplacement relatif de la cuve et de sa porte sont constitués par un ensemble comportant une embase reposant à mQme le sol relié au support proprement dit de la cuve par l'intermédiaire de deux paires de bras en x situées de part et d'autre de la cuve, dont chacune comporte deux bras articulés en leur milieu autour d'un axe transversal à 1 'axe longitudinal de la cuve, dont une extrémité de l'un est articulée à proximité d'une extrémité de 1'embase, et dont une extrémité de l'autre est articulée à proximité de l'extrémité correspondante du support de la cuve, les autres extrémités de ces bras étant munies de galets prenant appui sur des chemins de roulement horizontaux et longitudinaux à la cuve, solidaires respectivement du support de la cuve et de l'embase, la porte étant solidaire de ltembase, et des moyens étant prévus pour provoquer la modification de l'angle que font les deux bras de chaque paire et par suite le déplacement de la cuve relativement à sa porte. Bien que les moyens pour modifier l'angle que font les deux bras de chaque paire de bras puissent entre manuels et constitués, par exemple, par une pompe à mains, ils sont avantageusement constitués par un vérin hydraulique à double effet, dont le corps est articulé sur l'embase de l'ensemble et dont l'extrémité libre de la tige est articulée sur une traverse reliant deux bras correspondants, située du ctté du support de la cuve. Àvantageusement, cette cuve est munie d'une cloison mobile épousant sa paroi interne, associée à des moyens de déplacement longitudinalement à la cuve, couplés aux moyens de déplacement vertical relatif de la cuve et de sa porte. les moyens de déplacement de la cloison mobile dans la cuve sont constitués par au moins un mouflage réalisé entre des poulies solidaires respectivement de la porte et de la cuve, l'extrémité du brin libre étant fixé à un chariot qui, déplaçable sur des rails horizontaux montés à la partie supérieure de la cuve, supporte la cloison mobile. L'avance de la cloison mobile entre l'extrémité de la cuve opposée à celle munie d'une ouverture, et celle munie d'une ouverture, synchronisée avec le déplacement relatif de la cuve et de sa porte, permet l'évacuation totale du caillé, lorsque 11 ouverture de la cuve est entièrement dégagée par la porte. Dans la mesure où il s'agit d'un caillé lactique, dans lequel le sérum est réparti régulièrement, il n1 est pas nécessaire de prévoir de dispositifs d'agitation, inversement, dans le cas d'un caillé à présure, le sérum se trouve à la partie supérieure, ce qui nécessite une agitation constante, afin d'éviter que le caillé ne se soude dans le cas où le sérum serait évacué tout d'abord. A cet effet, il est possible, soit d'effectuer une agitation manuelle, soit avantageusement de munir la cuve, à proximité de sa porte d'une cloison transversale fixe possédant une ouverture à sa partie inférieure, ce qui oblige le caillé à descendre au fond de la cuve, avant de ressortir à la partie haute de celle-ci. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette cuve pour la fabrication de fromages Figure 1 en est une vue de c8té partiellement en coupe Figure 2 en est une vue en bout Figures -3 à 5 sont des vues trxs schématiques de c8té correspondant à diverses phases de vidange de la cuve. L'installation, représentée au dessin, comporte une cuve 2 de type connu, présentant une section transversale semi-cylindrique, et comportant des parois 3 extrêmes, verticales et planes. L'une de ces parois 3 présente une ouverture 4 de forme sensiblement rectangulaire et s'étendant jusqu' à la partie inférieure de la cuve. Cette ouverture 4 est obturable par l'intermédiaire d'une porte 5 pouvant coulisser verticalement relativement à la cuve. L'extrémité supérieure de la porte 5 est munie d'une goulotte 6 inclinée de haut en bas et de la-cuve vers son extrémité libre. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, la cuve repose sur un ensemble comportant une embase 7 reposant à même le sol et un support 8 en contact direct avec la cuve. La liaison entre l'embase 2 et le support 8 est réalisée par l'intermédiaire de deux paires de bras en x situées de part et d'autre de la cuve. Chacune de ces deux paires comporte deux bras 2 et 10 articulés en leur milieu autour d'un axe 12 transversal à l'axe longitudinal de la cuve. L'extrémité inférieure du bras 2 est articulée en 13 sur l'embase 2, à proximité d'une extrémité de celle-ci. L'extrémité supérieure du bras 10 est articulée en 14 sur le support 8 du côté de celui-ci correspondant au coté de l'embase sur lequel est ménagé l'axe d'articulation 13. Les autres extrémités des bras 9 et 10 sont munies de galets 15 prenant appui sur des chemins de roulement horizontaux 16 et 17 solidaires, respectivement, du support de la cuve et l'embase. Comme montré notamment à la figure 1, il est prévu un vérin 18 dont le corps 18a est articulé en 19 sur l'embase 2, et dont l'extrémité de la tige 18b est articulée en 20 sur le bras 9 du c8té de celui-ci situé à proximité du support 8. il est bien évident que l'actionnement de ce vérin18 permet de modifier la distance entre la cuve et l'embase 2 et par suite la hauteur de la cuve relativement au sol. La porte 2 est fixée sur l'embase 2, de telle sorte que, lorsque la cuve est pleine de caillé, le déplacement vers le haut de la cuve provoque l'évacuation de celui-ci par la goulotte 6, qui l'amène dans un plateau multi-moules ou similaires. Cette cuve est munie d'une cloison mobile 22 épousant, de façon intime, sa paroi interne. Cette cloison 22, qui peut entre déplacée longitudinalement, est solidaire de deux chariots 23 pouvant se déplacer sur des rails 24 montés à la partie supérieure de la cuve sur les bords longitudinaux de celle-ci. Cette cloison mobile permet l'évacuation totale du caillé. Par conséquent, elle doit se trouver, lorsque la cuve est pleine, contre la paroi extrSme de celle-ci opposée à la paroi présentant une ouverture, et lorsque la cuve est vide, à proximité de cette dernière paroi. Il est donc prévu un dispositif assurant le déplacement de la cloison mobile 22 au fur et à mesure de la montée de la cuve 2.Ce dispositif est constitué par deux mouflages symétriques de part et d'autre de la cuve, réalisés entre des poulies 25 solidaires du chassies, et par conséquent de la porte, et des poulies 26 solidaires de la cuve. les brins libres 27 sont fixés à leurs extrémités aux deux chariots 23 disposés de part et d'autre de la cloison 22. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, cette cuve comporte également une cloison fixe 28 montée à proximité de l'ouverture 4. Cette cloison 28 présente une ouverture à sa partie inférieure, de quelques centimètres de haut, par laquelle, le caillé comme le sérum doivent obligatoirement passer avant d'titre évacuéa. Les figures 3 à 5 représentent, de façon schématique, le fonctionnement de ce dispositif. Dans la position représentée à la figure 3, la cuve est en position basse. Dans la position représentée à la figure 4, la cuve a déjà été montée par actionnement du vérin 18 provoquant, d'une part, l'écoulement d'une partie du caillé et, d'autre part, le déplacement de la cloison mobile 22. La figure 5 représente la cuve en position haute, son fond étant au niveau de la goulotte 6, tout le caillé ayant été évacué, la cloison mobile 22 se trouvant à proximité de l'ouverture 4 contre la paroi fixe 28. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette installation décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment : - que la cuve pourrait être munie d'une double paroi, permettant le chauffage du lait, - qu'il pourrait entre prévu deux sorties, une à chaque extrémité de la cuve, ce qui assure un gain de temps précieux au moulage, - que la cuve pourrait entre fixe, la porte étant munie d'un dispositif assurant son déplacement vertical vers le bas relativement à la cuve, - qu'il serait possible de prévoir un ensemble support unique pour plusieurs cuves, chaque cuve étant amenée à tour de rtle par l'intermédiaire d'un pont roulant par exemple, sur l'ensemble support, verrouillée sur celui-ci1 la porte étant quant à elle verrouillée sur l'embase, sans que l'on sorte du cadre de l'invention. - REVhNDICATIONS 1. - Cuve pour la fabrication de fromages, du type de celles présentant, en section transversale, une forme semi-cylindrique et comportant des parois extrêmes verticales et planes, caractérisée en ce que l'une au moins de ses parois extr8mes présente une ouverture rectangulaire pouvant ttre fermée par une porte coulissant verticalement à la partie supérieure de laquelle est fixée une goulotte pour ltévacuation du caillé, des moyens étant prévus pour provoquer un déplacement relatif de la cuve et de la porte, de façon à abaisser la porte relativement à la cuve. 2. - Cuve selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de déplacement relatif de la cuve et de sa porte sont constitués par un ensemble comportant une embase reposant à même le sol relise au support proprement dit de la cuve par 1' intermé- diaire de deux paires de bras en I situées de part et d'autre de la cuve, dont chacune comporte deux bras articulés en leur milieu autour d'un axe transversal à l'axe longitudinal de la cuve, dont une extrémité de l'un est articulée à proximité d'une extrémité de l'embase, et dont une extrémité de l'autre est articulée à proximité de l'extrémité correspondante du support de la cuve, les autres extrémités de ces bras étant munies de galets prenant appui sur des chemins de roulement horizontaux et longitudinaux à la cuve, solidaires respectivement du support de la cuve et de l'embase, la porte étant solidaire de l'embase, et des moyens étant prévus pour provoquer la modification de l'angle que font les deux bras de chaque paire et par suite le déplacement de la cuve relativement à sa porte. 3. - Cuve selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens pour modifier l'angle que font les deux bras de chaque paire de bras sont constitués par un vérin hydraulique à double effet dont le corps est articulé sur l'embase et dont l'extrémité libre de la tige est articulée sur une traverse reliant deux bras correspondants, située du c8té du support de la cuve. 4. - Cuve selon la revendication 1, caractérisée en ce qu' elle est montée sur un support fixe, la porte étant associée à des moyens de déplacement vertical vers le bas. 5. - Cuve selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est munie d'une cloison mobile éDousant sa paroi interne, associée à des moyens de déplacement longitudinalement à la cuve, couplés aux moyens de déplacement vertical relatif de la cuve et de sa porte. 6o - Cuve selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de déplacement de la cloison mobile dans la cuve sont constitués par au moins un mouflage réalisé entre des poulies solidaires respectivement de la porte et de la cuve, l'extrémité du brin libre étant fixé à un chariot qui1 déplaçable sur des rails horizontaux montés à la partie supérieure de la cuve, supporte la cloison mobile. 7. - Cuve selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle est munie, à proximité de sa porte, d'une cloison transversale fixe possèdant une ouverture à sa partie inférieureo