La présente invention concerne un dispositif d'analyse de gaz par spectrométrie Raman. On sait que la détection et l'analyse de gaz dans l'atmosphère est un problème crucial pour la santé des êtres humains ; au voisinage des villes et des usines, les gaz d'échappement des voitures, la combustion et le traitement thermique des charbons et des produits pétroliers créent de nombreuses nuisances gazeuses qui forment des nuages dont la détection est indispensabie. I1 existe de nombreux procédés et dispositifs pour analyser le contenu gazeux de certaines portions de l'atmos phère : on peut citer la conductimétrie, la potentiométrie, la photométrie, la fluorescence, la spectrométrwe dans l'infrarouge et l'ultraviolet, la spectrométrie de masse, la turbidimétrie, l'ampérométrie, etc. Les méthodes de choix sont évidemment les méthodes optiques qui permettent d'analyser à distance sans prélèvement les constituants chimiques des gaz dans l'atmosphère. L'avénement du laser, permettant d'engendrer un faisceau de lumière monochromatique de densité énergétique élevé a autorisé l'emploi de méthodes optiques non perturbatrices, d'un grand intérêt. Parmi celles-ci on peut citer tout spéciaiement la spectrométrie Raman. L'effet Raman est un phénomène physique lié à l'absorption et à la rediffusion d'un rayonnement par des molécules, absorption induisant une transition entre différents niveaux des molécules irradiées. Les écarts de fréquence que l'on observe entre la fréquence du rayonnement diffusé et la fréquence de la lumière incidente correspondent à des changements des états vibrationnels rotationnels de la molécule irradiée. Après calibration et connaissance du spectre de vibration-rotation de différentes molécules on peut, grâce à l'effet Raman, effectuer un dosage tant qualitatif que quantitatif des gaz présents dans l'atmosphère. I1 va de soi qu'il est souhaitable pour obtenir des signaux Raman plus intenses d'utiliser ia diffusion Raman de résonance, c'est-à-dire de faire en sorte que le photon incident ait une longueur d'onde qui soit à l'intérieur dune bande d'absorption électronique de la molécule que i'on veut doser. Cette correspondance de longueur d'ondes n'esc en fait q ue très rare et il est nécessaire d'utiliser alors un laser à coiorant fonctionnant sur des iongueurs d'ondes aDustabies. Il est toutefois nécessaire pour l'analyse des gaz dans l'atmosphère de séparer le signal renvoyé par effet Raman, du bruit de fond, somme du bruit électronique et du bruit photonique du à la lumière environnante. Ce problème est crucial pour la réalisation d'un dispositif de détection d'analyse de gaz dans l'atmosphère par cette méthode. Le dispositif d'analyse de gaz selon la présente invention permet une isolation extrêmement fine du signal à partir du bruit grâce à de multiples précautions qui sont prises pour éiiminer celui-ci du signal reçu sur le dispositif d'analyse spectrale et d'enregistrement de la lumière émise par le gaz sous l'influence du faisceau laser envoyé dans le volume sous examen. Plus précisément, ia présente invention a trait à un dispositif d'analyse de gaz par spectrométrie Raman lnclu- ant un laser émettant un faisceau de lumière monochromatique dans la direction d'un volume de gaz à analyser. Le volume de gaz à analyser est situé à une distance R du laser et sa longueur a la valeur L dans la direction de propagation dudit faisceau laser. Il va de soi que le réglage de ces deux paramètres L et R se fait à la demande c'est-à-dire que i'on choisit d'observer le gaz contenu dans un volume à une distance R, et sur une longueur L. Le dispositif comprend un système optique pour recueillir la lumière diffusée par effet Raman et l'envoyer à l'entrée d'un monochromateur dont la sortie est reliée à au moins un instrument de photométrie. Le dispositif selon l'invention comprend en combinaison - un premier générateur A émettant une série d'impulsions électriques à une fréquence f, chacune desdites impulsions déclenchant l'démission laser. Les émissions laser ont lieu à des temps ti = t0, t0 + 1, t0 + 2, ... f f - un circuit retard alimenté par le générateur A dé livrant à sa sortie des impulsions à un circuit monostable Ma à des temps t t tl + 2R, c étant la vitesse de la lumière i c - le long du parcours du faisceau laser, ledit monostable étant réglé de façon à ce que la durée des signaux logiques de sortie (de valeur 1 en logique positive; soit éyae à c lesdits signaux logiques commandant une premier périe de temps d'ouverture de l'instrument de photométrie, - un second générateur B émettant une série d'impulsions électriques à une fréquence f égale à la fréquence précédente, les impulsions émises par ledit second générateur B étant décalées d'une demi-période de valeur 2f par rapport aux impulsions émises par le premier générateur A, - un monostable Mb relié à la sortie du générateur B et réglé de façon à délivrer des signaux logiques de durée +1 3 réglable à des intervalles de temps t = t0 + Tt to + = t + 2ff lesdits signaux logiques commandant une seconde série de temps d'ouverture de l'instrument de photométrie. - des moyens pour aiguiller les signaux délivrés par l'instrument de photométrie vers un premier canai pour les signaux correspondant à la première série de temps d'ouverture commandée par le premier monostable Ma et vers un second canal pour les signaux correspondant à la seconde série de temps d'ouverture commandée par le second monostable Mb. - un soustracteur dont les deux entrées sont reliées aux deux dits canaux et délivrant en sortie la différence entre ces deux dits signaux. Les signaux logiques issus des monostables Ma et Mb peuvent commander l'ouverture de l'instrument de photométrie de multiples façons. Ils peuvent agir par exemple, sur un système mécanique coupant le faisceau de lumière envoyé sur l'instrument de photométrie en dehors des temps d'ouverture, ou sur un amplificateur du signal électrique, correspondant à l'intensité lumineuse reçue par l'instrument de photométrie, dont la valeur du gain ntest notable que pendant les temps d'ouverture. Le rayonnement émis par le laser ne doit pas être absorbé ou diffusé notablement par les gaz lors de son trajet dans l'atmosphère, notamment i'oxygène de l'air. De plus la détection ne doit pas être perturbée par le rayonnement parasite du bruit du ciel, aussi on choisit généralement un laser émettant dans l'ultraviolet. On utilise un laser pulsé pour augmenter le rapport entre le nombre de photons correspondant à un signal reçu rdtrodiffusé par unité de temps et le bruit, correspondant à un signal aléatoire d'intensité sensibicment constante. On peut utiliser un laser à rubis de type classique émettant à 3472 A après doublement de la fréquence d'émission. Avec ce laser, la puissance est réduite en rapport avec le doublement et une puissance de 10 MW pour une durée de 10 nanosecondes est atteignable. Avec les iasers à N2 la puissance est de l'ordre du MW pour une durée d'impulsion de 2 nanosecondes. On peut utiliser également des lasers continus tels que A+ équipés d'un système de moduiation dans la cavité. Les molécules que l'on peut facilement observer sont les molécules de SO2, NO2 et H2O vapeur, CO2, CO. Le dispositif selon l'invention permet de ne déclencher l'instrument de photométrie (photomultiplicateur ou système vidicon, caméra de télévision) que iors du retour du 2R signal au temps tj = ti + 2R. Le premier générateur associé c au monostable déclenche l'instrument de photométrie après un temps égal à un aller-retour de la lumière entre le laser, le nuage gazeux à analyser et le détecteur. Les impulsions laser étant très brèves, on ouvre l'instrument de photométrie 2L pendant un temps 2L correspondant au trajet de la lumière sur c la longueur L du volume gazeux que l'on veut observer. Afin d'éviter des problèmes d'alignement compliqués liés à un détecteur et un émetteur distants dans l'espace on observe en général la lumière, dans la même direction, tant pour l'émission que pour la réception.D'autre part, à intervalles réguliers, on observe le bruit de fond grace au second générateur B émettant des impulsions commandant l'ouverture de l'instrument de photométrie en dehors des impulsions laser. Le signal issu de l'instrument de photométrie correspond alors au bruit pur, alors que pour les temps correspondant à l'émis sion du générateur A on observe le signal plus le bruît. Par soustraction dans le soustracteur du dispositif selon ltlnven- tion, on obtient la différence entre le signal plus le bruit et le bruit, c'est-à-dire le signal De plus, la succession d'impulsions permet d'augmenter le rapport signal/bruit de façon proportionnelle à la racine carrée du nombre d'impulsions n, le bruit étant d'amplitude S aléatoire. S = k n, k étant un coefficient de praportion B nalité. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le faisceau de lumière à la sortie du monochromateur est envoyé, grâce à un miroir mobile, soit sur un photomultiplicateur dans une première position du miroir, ce qui permet d'analyser point par point une raie de rétrodiffusion Raman, soit dans une seconde position du miroir sur un système vidicon amplificateur d'images dont la cible est placée dans le plan focal de la fente de sortie du monochromateur, ce qui permet d'observer ainsi directement le spectre de diffusion Raman. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux après la description qui suit, d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif, en référence aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur les figures la et lb le diagramme des énergies et le spectre de fréquence théorique obtenus par diffusion Raman, - sur la figure 2, un exemple réel de diffusion Raman correspondant à l'oxygène et à l'anhydride sulfureux, - sur la figure 3 un schéma synoptique du dispositif de détection selon l'invention, - sur la figure 4, un schéma des trains d'impulsions émis par les différents organes de la figure 3, - sur la figure 5, un exemple de réalisation de deux générateurs A et B à partir d'un générateur unique émettant à une fréquence double 2f, - sur la figure 6, un schéma du dispositif optique de spectrométrie Raman selon l'invention. Sur la figure la, on a représenté le diagramme d'énergie correspondant à une molécule, i étant l'état initial et f l'état final. EN est l'état fondamental et E les niveaux m vibrationnels ; r est un niveau virtuel la radiation émise par le laser et incidente sur le milieu a une fréquence un. La lumière diffusée à la fréquence yg + ylf avec la mesure des écarts AX = if de la lumière diffusée -- par rapport à la fréquence de la radiation incidente yg donne les fréquences de vibration et/ou de rotation de la molécule. Si E f v i, xlf if O et on a la diffusion de Stokes correspon- dant aux flèches 10 et 12; Si Ef O et on a la diffusion anti-Stokes correspondant aux flèches 6 et 13 ; si Ei = Ef on a la diffusion Rayleigh correspondant aux flèches 2 et 4. La raie 12 "Stokes" est plus intense que la raie "antiStokes" 13 car le niveau de base E1 est plus peuplé, à température ambiante que les niveaux supérieurs EM Sur la figure lb, on a représenté une raie de "Stokes" et une ralle "antiStokes" de part et d'autre de la raie u0 qui est la raie intense de Rayleigh. Sur la figure 2, on a représenté deux spectres Raman de l'oxygène et de l'anhydride sulfureux. L'observation du déplacement Au (en cm 1) par rapport à la raie principale Rayleigh à 0cm 1 permet de caractériser le corps émetteur de radiations par effet Raman et l'intensité I (en unité arbitraire) autorise un dosage quantitatif. Le pic 14 correspond à SO2 et le pic 16 à l'oxygène. Sur la figure 3, on a représenté un schéma synoptique de l'électronique de détection selon l'invention. Un générateur G unique émetteur d'impulsions à la fréquence 2f, 20 Hz par exemple, envoie ces impulsions dans deux générateurs A et B, ces deux générateurs délivrant des impulsions à 10 Hz décalées en phase l'une par rapport à l'autre. Les impulsions émises par le générateur A sont envoyées dans un inverseur de tension 20 puis dans un dispositif de commande de l'éclateur 22, commandant la mise sous tension du laser 32 par l'alimentation 24. Cet inverseur de tension 20 n'est pas un organe indispensable et est lié à la polarité nécessaire sur l'éclateur. Le laser est alimenté par la haute tension 24 (30 kV et 3 milliampères de courant moyen pour un laser N2 fonctionnant sur le mode impulsionnel à la fréquence de tirs de 10 Hz) ; le faisceau envoyé par le laser est représenté en 26. Dans ce mode de réalisation de l'invention, une photodiode 28 reçoit le faisceau arrière 30 émis par le laser 32 ; la sortie de cette photodiode 28 est connectée par la voie 34 à une entrée 35 d'une porte "ETa". Les impulsions émises par le générateur A sont également envoyées dans un monostable 60 dont la sortie est reliée à l'entrée 37 de la porte "ETa". La sortie 39 de la porte "ETa" est reliée par la voie 36 à un dispositif de retard 38 commandant le monostable Ma, par la voie 40. Le signal émis par le monostable Ma et envoyée sur la voie 41, branche la sortie 51 du détecteur optique 50 (ou instrument de photométrie), grace au relais 43, sur un premier organe d'enregistrement 42, relié à l'entrée 61 d'un organe de soustraction 44. La porte "ETb a son entrée 47 reliée à la sortie du générateur B et l'autre entrée 49 à un organe 46 de mise en mémoire de type monos table. La sortie 53 de la porte "ETb est reliée par la voie 48 au monostable Mb qui, branché sur le relais 45 relié au détecteur optique 50, relie ce détecteur optique à l'organe d'enregistrement 52 (deuxième canal). Le signal de sortie de l'organe 52 est envoyé sur la seconde entrée 63 du soustracteur 44. Le signal correspondant à la différence entre les signaux, signal plus bruit et bruit seul est extrait par la voie 54. Le fonctionnement de l'électronique de détection est le suivant : le générateur A envoie des impulsions qui commandent le déclenchement du faisceau laser 26. La porte "ETa" assure tout d'abord qu'une impulsion a bien été envoyée et que le laser a bien émis un faisceau par le générateur 1, ladite impulsion déclenchant un niveau 1 sur l'entrée 37 pendant le temps de bascule du monostable 60 et cette information provenant sur l'entrée 35 par l'intermédiaire de la diode 28. La sortie 35 a une valeur 1 (en logique positive) quand et seulement quand une impulsion a été émise par le générateur A et que cette impulsion a bien déclenché une impulsion laser. 2R L'organe 38 impose un retard t1 - to = c au signal provenant de la porte "ETa" signal envoyé dans un monostable Ma dont la largeur du signal de sortie est égale à t2 -t1 = 2L 2L. Pendant cette durée du signal de sortie du monostable Ma 2L égale à c le signal rétrodiffusé 62 provenant du volume de gaz à examiner est observé dans le détecteur optique 50 et le signal résultant est envoyé dans le premier canal d'enregistrement 42 par le relais 43 ouvert par le signal circulant sur la voie 41. Ledit canal enregistre le signal rétrodiffusé plus le bruit. Le générateur B envoie des impulsions sur l'entrée 47 de la porte "ETb" à la même fréquence que les impulsions sortant du générateur A mais décalées en phase. L'autre entrée 49 de la porte "ETb" est reliée à l'organe de mise en mémoire monostable 46 de durée de basculement d'environ 50 milli-secondes recevant sur son entrée 21 le signal de sortie de la porte "ETa". A ia sortie 53 de la porte "ETb", on a un signal quand et seulement quand le générateur B a bien envoyé une impulsion et lorsque le laser a bien émis un faisceau lumlneux. Le signa à ia sortie 53 de la porte "ETb" est véhiculé par la voie 48 vers le monostable Mb qui commande en sortie l'ouverture du relais 45, lequel relais 45 aiguille les signaux reçus par le détecteur optique vers un second canal d 'enregistrement 52 qui ne mesure que le bruit ; ceci fait que la sortie du signal 52 ne contenant que le bruit est envoyée dans l'entrée 63 du soustracteur 44 pour obtenir la différence signal/bruit en sortie 54.Les divers organes représentés sur la figure sont de structure classique, les retards imposés dans l'organe 38 peuvent par exemple être obtenus par un tiroir à retard Schiumberger SAIP obtenu par enroulement de coaxiaux, le retard variant dans ce cas entre 3,5 nanosecondes et 65 nanosecondes. On peut utiliser des valeurs de retard plus grandes par ligne à retard classique à selfs et capacités. Sur la figure 4, on a représenté l'organigramme des signaux de détection synchrone ; le générateur G délivre le signal 70 à 20 Hertz, c'est-à-dire que deux pics sont distants de 50 millisecondes. Le premier générateur A délivre un signal asservi à une fréquence f = 10 Hertz, signal représenté en 72. En sortie 39 de la porte "ETa" on obtient le signal 74 où les impulsions correspondent aux déclenchements réels du laser aux temps to to + Le signal représenté en 76 est retardé d'une durée 2R par c rapport au signal 74, ceci correspondant au temps mis pour la lumière, pour aller jusqu'aux nuages polluants et en revenir.En sortie du monostable Ma de la figure 3, on obtient 2L le signal 78 où les impulsions ont une durée c L repré- sentant la distance, mesurée selon la direction de propagation de lumière, sur laquelle on veut mesurer la pollution gazeuse ; ce signal 78 correspond sur le détecteur à l'louver ture du relais 43 et à l'enregistrement du signal S + B, c'est-à-dire signal plus bruit. Ce signal est stocké pour chaque impulsion laser dans le canal 1 de l'enregistreur 42. Sur la courbe 80, on a représenté le signal délivré par le générateur B asservi à 10 Hertz et sur la courbe 82 le signal 2L en sortie du monostable dont la longueur varie entre 2L et c 2f Ce signal correspond à une ouverture du détecteur optique pendant ie bruit et il ouvre le relais 45 qui aiguille les signaux sur l'enregistreur 52 (deuxième canal). Sur la figure 5, on a représenté un mode de réalisation des générateurs A et B à partir d'un générateur G délivrant un signal à 20 Hertz, ce signal étant envoyé sur la voie 85 dans un bistable 86 après avoir été retardé, par un moyen quelconque ; ce signal sortant du bistable 86 est décalé par rapport aux impulsions du signal sortant du générateur G et sa durée est supérieure à une période du signal délivré par le signal G, c'est-à-dire supérieure à 50 millisecondes et inférieure à 100 millisecondes. Le générateur G par la voie 83 et la sortie du bistable 86 par la voie 87 sont reliés à une porte "OU" exclusif 88 (EXCLOR) et à une porte "ET" 90 ; le générateur A est constitué par la combinaison de la porte "EXCLOR" 88 et du bistable 86, le générateur B par la combinaison de la porte "ET" 90 et du bistable 86.Les impulsions délivrées sur les sorties 92 et 94 sont des impulsions synchrones par rapport au générateur G mais de fréquence moitié. Ce mode de réalisation des générateurs A et B n'est donné qu'à titre d'exemple, de nombreux autres dispositifs étant connus de l'homme de l'art. Sur la figure 6, on a représenté le schéma général du dispositif de l'invention, le schéma électronique étant simplifié par rapport au schéma synoptique de la figure 3. Les mêmes références représentent les mêmes éléments que sur la figure 3. Le signal émis-par le laser 32 est envoyé par un système de miroirs 110 et 112 vers le nuage de polluants 114. La fréquence d'émission du laser étant ug, la lumière diffusée Raman a la fréquence uO + ur. Cette lumière est collectée par un télescope 116 de type Cassegrain à dioptre de Chrétien par exemple, envoyant après passage à travers un filtre 118 la lumière dans un double monochromateur 120. Le miroir 122 envoie dans une première position l'image de la fente d'entrée 124 sur un photomultiplicateur 50' (détecteur optique alimenté par une alimentation haute tension 125). Le signal recueilli par ce photomultiplicateur est préamplifié par l'organe 126 commandé par l'électronique des générateurs G, A, B avec des retards variables pour donner ainsi en plus de l'enregistrement sur mémoire détaillé auparavant un oscil logramme avec ou sans bruit 128 comme expliqué précédemment en liaison avec le schéma de la figure 3. Le déclenchement de l'oscilloscope peut être obtenu à partir du signal émis avec le retard variable dans l'organe 38. Dans un second mode de fonctionnement, on utilise un tube vidicon intensificateur d'image 50 comme détecteur ou instrument de photométrie qui permet d'obtenir non pas un point correspondant à une raie mais le spectre total de diffusion Raman du nuage. Ceci correspond à une position 122 du miroir représenté en pointillé. Le signal 50 issu du détecteur est envoyé en 106 dans un analyseur multicanal à mémoire auquel on peut adjoindre un moniteur de visualisation 104 si désiré. L'organe 106 comprend les organes Ma, Mb, 42, 52, et les relais 43 et 45 de meme que les portes "Eta", "ETb et les monostables 60 et 46 (représentés sur la figure 3). L'analyseur multicanal fait également la soustraction des signaux. Le moyenneur numérique est utilisé pour la mesure par photo-multiplicateur. La commande de la détection se fait par des organes électroniques de retard représentés en détail sur la figure 3.Le filtre 118 est de préférence un filtre bouchon pour la fréquence ug 0 rétrodiffusée par le nuage, filtre qui élimine dans le spectre diffusé le signal optique à la même fréquence que celle de l'émission laser, puisque cette rediffusion "élastique" de forte intensité éblouirait complètement le monochromateur. I1 va de soi que ce double monochromateur utilisé dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention avec des réseaux holographiques manufacturés par l'entreprise "Jobin et Yvon" peut être remplacé par tout autre monochromateur tel qu'un filtre interférentiel tournant pour observer le spectre autour de la fréquence centrale, un interféromètre Perot-Fabry ou un système à prisme suffisamment dispersif de type classique.Dans le mode de réalisation avec deux réseaux holographiques plans de Jobin et Yvon, on utilise des réseaux de 76 x 102 mm et de 3600 traits par mm montés sur deux monochromateurs en série de 600 mm de distance focale, ce qui donne une dispersion linéaire de 1,64 A par mm. Les tubes vidicons intensificateurs d'images utilisés dans l'ultraviolet, dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention, avec un laser à impulsion sont par exemple ceux commercialisés par le laboratoire "LEP" à Suresnes. Avec un laser émettant 1015 photons par impulsion et pour 1200 coups tirés, un nuage à une distance de 100 m on obtient sur une épaisseur de 10 m de nuage comportant 1500 ppm d'anhydride sulfureux un rapport signal/bruit égal à 10 pour une divergence de laser de 5.10 3 rd. Les réseaux holographiques ont une efficacité lumineuse totale de 36 % et un taux de lumière parasite inférieur à 10 12ce qui est particulièrement important dans cette application où il faut éliminer le bruit très efficacement. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'analyse de gaz par spectrométrie Raman incluant un laser émettant un faisceau de lumière monochromatique dans la direction d'un volume de gaz à analyser, ledit volume ayant une longueur L dans la direction de propagation dudit faisceau laser et étant situé à une distance R du laser, et un système optique pour recueillir la lumière diffusée par effet Raman et l'envoyer à l'entrée d'un monochromateur dont la sortie est reliée à au moins un instrument de photométrie, caractérisé en ce qu'il comprend de plus - un premier générateur A émettant une série d'impulsions électriques à une fréquence f, chacune desdites impulsions déclenchant l'émission laser, lesdites émissions laser ayant ainsi lieu à des temps t. = to, to + 1 + 2 i t0, t0 f' t0 f' - un circuit retard délivrant une impulsion de déclenchement à des temps i = ti + 2R à l'entrée d'un circuit monos table Ma, c étant la vitesse de la lumière le long du parcours du faisceau laser, ledit circuit monostable Ma étant réglé de façon à ce que la durée du signal de sortie corres 2L pondant à chaque impulsion de déclenchement soit égale à - un second générateur B délivrant une série d'impulsions électriques à la meme fréquence f, les impulsions émises par ledit second générateur B étant décalées d'environ une demi-période 21f par rapport aux impulsions émises par le premier générateur A, un monostable Mb relié à la sortie du générateur B et réglé de façon à délivrer des signaux de durée réglable +1 3 à des intervalles de temps tl = to 7f' t0 + 2f' = t. + i 7f' - des moyens reliés aux deux monostables Ma et Mb pour aiguiller, les signaux délivrés par l'instrument de photométrie, vers un premier canal pour les intervalles de temps correspondant au signal de sortie non nul du monostable Ma et vers un second canal pour les intervalles de temps correspondant au signal de sortie non nul du monostable Mb. - un soustracteur dont les deux entrées sont reliées aux deux dits canaux et délivrant en sortie la différence entre les signaux enregistrés sur lesdits canaux. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un miroir mobile à la sortie du monochromateur disposé de façon à envoyer sur commande extérieure le faisceau de lumière issu du monochromateur, dans une première position du miroir, sur un photomultiplicateur, et dans une seconde position du miroir sur un système vidicon-amplificateur d'image. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce ou'il comprend une photodiode disposée de façon à être déclenchée par le faisceau lumineux émis par le laser, un circuit monostable alimenté par les impulsions sortant dudit premier générateur A et une porte "ETa" dont les deux entrées sont reliées respectivement aux sorties de ladite diode et dudit circuit monostable, la sortie de ladite porte "ETa" attaquant l'entrée dudit circuit retard. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend de plus un circuit monostable dont l'entrée est reliée à la sortie de ladite porte "ETa", une porte "ETb" dont les entrées sont reliées respectivement à la sortie dudit circuit monostable et à la sortie dudit générateur B, la sortie de la porte "ETb" étant reliée à l'entrée unique du monostable Mb. 5. Dispositif stolon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les deux générateurs A et B sont alimentés par un générateur unique G émettant des impulsions à la fréquence 2f. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le monochromateur est un double monochromateur à réseaux holographiques. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'un filtre est interposé sur le trajet du faisceau lumineux à l'entrée du monochromateur, filtre ne laissant pas passer la lumière autour de la fréquence optique u du laser.