l 2472163 La présente invention concerne un appareil destiné à lever et trans- porter des munitions d'artillerie pour tir réel ou d'exercice, par exemple des obus ou des projectiles assistés ou non par des fusées. Il comporte à cet effet un certain nombre d'organes mobiles capables de capturer à la fois un ou plusieurs projectiles, par exemple trois. Il est possible de l'utiliser en campagne, par exemple pour alimen- ter une pièce d'artillerie de campagne,du type obusier,en projectiles qu'il s'agit de faire passer d'un ravitailleur à une table de chargement ou support analogue. Il est toutefois possible aussi d'utiliser cet appareil dans d'autres circonstances, par exemple pour déplacer des munitions dans des soutes ou des dépots. Il existe déjà divers types d'appareils analogues qu'il est souhaita- ble de pouvoir utiliser pour extraire des obus ou projectiles analogues d'emballages ou de râteliers de manutention en les maintenant soit couchés à l'horizontale, soit dressés à la verticale, soit encore en posi- tion intermédiaire. Il est aussi souhaitable de poumoir donner aux obus concernés ces mêmes positions au nouvel emplacement de stockage ou de déchargement. L'appareil de levage selon la présente invention est destiné, entre autres buts, à résoudre les problèmes précités tout en assurant de façon simple et efficace sa fonction de levage. Parmi les caractéristiques de cet appareil, celles qui permettent de résoudre les problèmes en ques- tion sont les suivantes: ses organes de capture ou de préhension comportent des doigts qui, partant à peu près parallèlement les uns aux autres d'un bâti, peuvent tourner autour de leurs axes longitudinaux entre deux positions extrêmes; chaque paire de doigts rotatifs voisins est affectée à la capture d'un projectile; les extrémités libres crochues de tous ces doigts font saillie suivant une même direction; et dans la première des positions extrêmes précitées des doigts rota- tifs de chaque paire, leurs extrémités libres crochues sont orientées de manière à pouvoir passer le long et de part et d'autre du projectile à capturer, tandis que dans la seconde des positions extrêmes de ces mêmes doigts, ils enveloppent partiellement ou entièrement ce projectile 2 2472 163 à l'aide de leurs extrémités libres crochues en l'empêchant de se déplacer transversalement. La recherche d'une plus grande simplification de la manutention de munitions d'artillerie conduit à développer le concept selon l'invention et à adopter certaines formes de réalisation plus perfectionnées de l'appa- reil précité. Ces formes de réalisation comportent des contre-boutants qui se présentent sous forme de berceaux spécialement conçus afin d'immo- biliser les projectiles capturés. Chacun de ces berceaux forme intérieu- rement une rainure destinée à contenir la ceinture de forcement d'un obus et est agencé de manière à enserrer également le bourrelet antérieur périphérique ou les saillies de guidage qu'on trouve parfois sur certains projectiles. De plus, les perfectionnements précités concernent en détail la conception d'un crochet de levage qui, faisant partie de l'appareil selon l'invention, est destiné à être suspendu à une grue ou à un engin quelcon- que de levage et de transport de l'appareil et des munitions qu'il contient. Les caractéristiques essentielles de l'appareil selon l'invention ont été énoncées ci-avant d'une façon générale. La présente invention concerne donc un appareil de levage qui permet non seulement de résoudre les problèmes précités concernant les diverses positions des obus ou projectiles que contiennent les dépôts ou soutes de munitions, mais aussi, grâce aux développements précités d'assurer facilement le levage et la manutention de munitions d'artillerie- ayant diverses masses et conformations. En ce qui concerne leur conformation, leur longueur ainsi que la distance comprise entre leur culot et leur bande de forcement peuvent varier considérablement d'un type de projectile à l'autre. L'efficacité de l'appareil de levage en question reste pratiquement la même pour des munitions ayant d'autres conformations, par exemple un bourrelet périphérique antérieur, des saillies de guidage, etc. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins anne- xés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure la représente en élévation l'extrémité postérieure d'une première forme de réalisation de l'appareil de levage selon l'invention la figure lb représente en plan la face supérieure du même appa- reil; 2 2472 163 la figure lc est une vue de côté de l'appareil des figures la et lb la figure 2a est une vue de l'arrière d'une variante de l'appareil de levage selon l'invention; la figure 2b est une vue en plan de la variante précitée la figure 2c est une vue de côté de la même variante; et la figure 3 représente, vus de haut en bas, les éléments de la commande de l'appareil de levage. Comme le montrent les figures la et lc, le bâti de l'appareil de levage selon l'invention comporte un longeron 1 que traverse partielle- ment un certain nombre de doigts 2, en l'occurence quatre. Chacun de ces doigts 2 peut tourner autour de son axe longitudinal 2a dans un trou la ménagé à cet effet dans le longeron 1. Ce trou la est oblong et le tronçon 2b du doigt correspondant 2 qu'il contient le longe entièrement et en sort en dépassant la face supérieure lb du longeron 1, cette extrémité supéri- eure saillante du doigt pouvant par exemple être filetée. Un écrou 6 vissé sur cette extrémité filetée ainsi qu'un tronçon tronconique 2c de chaque doigt, tronçon dont la base se raccorde au tronçon précité 2b et dont le plus grand diamètre est supérieur à celui du trou la, retiennent chaque doigt 2 dans le longeron. Les autres extrémités de ces doigts 2, c'est-à-dire leurs extrémités libres 2d, sont crochues. Les doigts 2 sont parallèles les uns aux autres à partir de la face inférieure du longeron 1, et ils coopèrent deux à deux, c'est-à-dire par paires de doigts voisins. Chacun des doigts intermédiaires, c'est-à-dire autre que les doigts extrêmes, coopère avec chacun de ses deux voisins pour constituer deux paires de doigts. Les extrémités libres des deux doigts intermédiaires sont crochues de chaque côté, c'est-à-dire ont à peu près la forme d'un T, tandis que celles des doigts extrêmes ne sont crochues que d'un seul côté. De plus, l'extrémité crochue ou saillie extrême 2d de chaque doigt n'est orientée que dans une direction, c'est-à-dire dans le plan de la figure la. En d'autres termes, dans tous les autres plans et notamment dans celui de la figure lc, plan perpendiculaire à celui de la figure la, l'épaisseur de l'extrémité libre de chaque doigt est constante. Les doigts 2 peuvent tourner autour de leurs axes longitudinaux - 2472163 entre deux positions extrêmes dans l'une desquelles (voir figure la) leurs extrémités libres crochues sont dans le prolongement les unes des autres, tandis que dans l'autre, perpendiculaire à la précédente, leurs extrémités crochues sont parallèles les unes aux autres. Dans la forme de réalisation en question, on fait tourner simulta- nément et manuellement les doigts 2 au moyen d'un mécanisme articulé constitué d'une barre de poussée 4 et de biellettes 5 qui relient cette der- nière 2 à chacun des doigts 2. Chaque biellette 5 est reliée au doigt cor- respondant au moyen d'un écrou 6 et d'un élément non représenté du tron- çon de support 2b de ce doigt, cet élément étant réalisé de manière à faire descendre ce doigt proportionnellement à l'amplitude du mouvement pivotant de la biellette 5 correspondante. La barre de poussée 4 et les biellettes 5 sont reliées les unes à l'autre au moyen d'axes d'articulation 7. Lorsque la barre de poussée 4 est dans la position représentée sur la figure lb, les doigts 2 se trouvent dans leur seconde position extrême. Si l'on déplace la barre de poussée vers la droite de la figure lb, cela fait prendre aux doigts 2 leurs premières positions extrêmes en faisant- monter leurs extrémités crochues 2d qui se trouvent alors dans un plan perpendiculaire à celui de la figure lb. Il est possible de bloquer la barre de poussée dans chacune de ses deux positions extrêmes au moyen d'une commande qu'on décrira plus loin. Chacune des paires de doigts 2 est destinée à capturer ou saisir un projectile, de sorte que, dans l'exemple considéré, l'appareil selon l'in- vention peut soulever trois projectiles parallèles les uns aux autres. Il va de soi qu'il est possible de donner à cet appareil un nombre différent de paires de doigts, par exemple deux, quatre, cinq ou davantage. L'appareil de levage selon l'invention comporte aussi des contre- boutants 8 qui ont la forme de "berceaux", chacun de ces berceaux 8 coopérant avec une paire de doigts 2 qui passent de chaque côté de lui et en l'occurence à peu près en son milieu. La partie postérieure de chaque berceau 8 a la conformation d'un demi-cylindre creux dont les rives laté- rales sont prolongées par de courtes parois rectilignes. La paroi semi- cylindrique de cette partie arrière de chaque berceau forme intérieurement une rainure 8a, qui est destinée à contenir le cas échéant la ceinture de 2 4 7 2 1 6 3 forcement 9 d'un obus 10 enserré entre les deux doigts 2d de la paire considérée et le berceau 8 correspondant. Cette partie postérieure du berceau 8 est aussi destinée à guider l'appareil de levage pour le mettre en place au lieu de déchargement. Les parois latérales de la partie médiane 8b du berceau 8 sont échancrées au point de réduire la largeur de cette partie en deçà du diamètre de sa partie postérieure semi-cylindrique, afin de faciliter le décharge- ment du projectile sur une table de chargement ou support analogue. La partie antérieure 8c du berceau s'élargit de nouveau, bien que moins que sa partie postérieure, et à la surface externe de sa crête est reliée une pièce 1 1 qui relie ensemble -tous les berceaux 8 coopérant chacun avec une paire de doigts. Cette même partie antérieure 8c de chaque berceau est profilée de manière à maintenir le projectile en place en enserrant un éventuel bourrelet périphérique antérieur 12 ou des pattes de guidage de ce projectile. Sa section est presque semi-circulaire. En face de la rai- nure interne 8a de la partie postérieure du berceau, la paroi de ce dernier est percée d'un ou de plusieurs trous 8d d'inspection, par exemple de deux trous, qui permettent de mettre plus facilement en place les obus considérés dans l'appareil de levage. Sur la crête du berceau 8 et à pro- ximité de sa partie postérieure est assujettie, par exemple soudée, l'une des extrémités d'une lame 13 de suspension. En ce qui concerne les deux berceaux extrêmes, l'extrémité libre de cette lame 13 s'articule autour d'un axe 16 entre les deux ailes 14, 15 d'un support fourchu solidaire du longeron 1. En ce qui concerne le berceau médian; cette lame 13, qui s'articule comme les précédentes autour d'un axe 16 et entre les ailes 14 et 15 d'un support fourchu analogue, est plus longue que les précédentes, son extrémité libre s'articulant autour d'un axe 18 entre deux biellettes parallèles 17 ovecl'une des extrémités d'un organe élévateur 19 qui a la forme d'un levier coudé dont l'âme s'articule autour d'un axe 21 entre deux montants 20 partant du longeron I. L'autre bras de ce levier coudé est percé d'un certain nombre de trous de fixation 22, en l'occurence trois, dans l'un ou l'autre desquels il est possible d'engager le crochet 23 d'une grue ou d'un engin de levage et de transport qui n'est pas représenté. Cela permet de faire varier le bras de levier efficace de ce levier coudé 2472 163 19 et par conséquent le couple qu'il exerce, comme on le décrit plus loin. Le point de fixation de la lame 13 sur le berceau 18 se trouve entre la région médiane de ce dernier, c'est-à-dire celle qui est est en face des extrémités crochues 2d des doigts 2, et la rainure interne 8a de la partie postérieure du berceau. Le dispositif ainsi décrit permet donc aux berceaux qui passent entre les doigts 2 de chaque paire de pivoter de manière à rapprocher ou éloigner leur partie médiane des extrémités libres fourchues 2d de ces doigts, l'amplitude de ce déplacement étant déterminée par l'angle dont l'organe ou levier 19 tourne autour de son axe d'articulation 21. Grâce au système articulé qu'on vient de décrire, le mouvement pivotant du levier 19 est transmis au berceau médian, et ce dernier le transmet lui-même aux deux autres berceaux par l'intermédiaire de la pièce de liaison 11. L'appareil comporte aussi une poignée 24, partiellement représentée, dont les deux ailes partent du longeron 1 perpendiculairement à lui ainsi qu'aux doigts 2, de sorte qu'elle est sensiblement parallèle aux crêtes des berceaux 8. L'appareil en question fonctionne de la manière suivante: au moyen de la barre de poussée 4, on fait tourner les doigts 2 de manière à leur faire prendre leur première position extrême, ce qui permet d'amener l'appareil, suspendu par exemple à une grue et manuellement guidé au moyen de la poignée 24, au-dessus d'un obus ou de deux ou trois obus placés parallèlement côte à côte et de faire passer les doigts de chaque paire de part et d'autre de ce ou de ces projectiles. Les trous d'inspection 8d facilitent ce guidage. Au moyen de la barre de poussée 4, on fait alors tourner les doigts 2 pour les amener dans leur deuxième position extrême, position dans laquelle ils capturent le ou les projectiles. Au cours du guidage précité, il faut s'assurer que la ceinture de forcement de chaque obus s'engage bien dans la.rainure 8a du berceau 8 correspondant. On soulève alors l'appareil au moyen de son levier 19 suspendu au crochet de la grue, ce qui fait pivoter les berceaux 8 en les rapprochant des extrémités crochues 2d des doiats 2. Ces berceaux épousent alors 2472 163 la conformation périphérique des obus en enserrant ces derniers entre eux et les extrémités libres crochues 2d des doigts, ce qui immobilise ce ou ces obus dans l'appareil selon l'invention, en supposant évidemment que les projectiles ainsi soulevés sont du même type. Lorsqu'on- a fait redescendre et reposer sur l'emplacement de stockage ou de déchargement l'appareil et les munitions qu'il transporte, la grue cesse d'exercer un couple sur l'organe de levage 19, la pression exercée par le ou les berceaux sur les obus correspondants décroît, et il est alors facile d'actionner la barre de poussée 4 pour faire tourner les doigts 2 et les ramener à leur première position extrême, en libérant ainsi le ou les obus. Pendant toute l'opération précitée, la bande de forcement 9 de chaque obus est engagée dans la rainure 8a du berceau correspondant, ce qui empêche cet obus de s'échapper en glissant hors de l'appareil de levage. Cette rainure 8a immobilise la bande de forcement 9 de l'obus considéré indépendamment du blocage qui résulte du serrage de ce dernier entre les doigts 2 et le berceau 8. Cette forme de réalisa- tion de l'appareil selon l'invention permet de prendre et d'élever des obus dont la bande de forcement et le culot sont plus ou moins éloignés l'une de l'autre. Le principe de blocage appliqué permet de transporter des pro- jectiles de différentes longueurs et par conséquent de différents types, par exemple des projectiles explosifs brisants, éclairants, fumigènes, propulsés par fusées ainsi que d'autres obus à très longue portée. L'ap- pareil de levage selon l'invention s'adapte aussi aux tolérances de fa- brication des ceintures de forcement des munitions en question. Les berceaux 8 et les doigts 2 sont également conçus de manière que le centre de gravité TP des obus de type quelconque se trouve placé devant les doigts rotatifs 2, de façon à faire contribuer la masse des projectiles à leur fixation. Comme il est possible de faire varier le bras de levier de l'organe de levage ou levier coudé 19 quel que soit le type de projectile transporté par l'appareil, ce dernier une fois sus- pendu à l'organe de levage 19 peut les transporter à peu près horizon- talement, ce qui facilite son guidage manuel au moyen de la poignée 24. L'appareil de levage ainsi décrit permet d'élever les obus quelle que soit leur attitude dans l'espace et il peut aussi les libérer finalement 2 4 7 2 1 63 en position soit verticale, soit horizontale, soit oblique. Sur la figure lc, les flèches Pl et P2 désignent deux directions de levage, la première Pi correspndant au levage de projectiles en position horizontale, tandis que la seconde P2 correspond à leur levage en position verticale. Il est en principe possible d'assurer l'auto-guidage des berceaux 8, c'est-à-dire sans intervention de l'organe de levage 19. Les figures Za à 2c, sur lesquelles les éléments correspondant.à ceux des figures la à lc portent les mêmes références avec le signe ('), représentent une variante de l'appareil selon l'invention qui remplit ces conditions, chacun de ses ber- ceaux 81 pouvant de plus pivoter indépendamment par rapport au bâti. En l'occurence, chacun de ces berceaux 8' s'articule autour d'un axe 27 entre les deux ailes 25, 26 d'un support fourchu indépendant et solidaire du lon- geron 1'. De plus il n'existe pas de liaison au moyen d'un bras articulé avec l'organe de levage qui, dans ce cas, est constitué d'un étrier ou d'une fourchette incurvée 28 et d'un bras de levage 29. Les extrémités libres coudées de la fourchette sont assujetties, par exemple soudées, au longeron 1'. Le bras de levage 29 a la forme d'une lame percée également de trois trous 30 au moyen desquels il est possible de faire varier le bras de levier de la force élévatrice. Dans ce cas également, chaque paire de doigts et le berceau correspondant supportent un obus de façon que son centre de gravité se trouve en avant des doigts. En choisissant convena- blement le trou 30 qui sert à suspendre l'appareil de levage à la grue, on peut faire transporter horizontalement les obus par ce dernier qui peut aussi comporter des trous d'inspection (non représentés en l'occurence par souci de clarté). Le fonctionnement de l'appareil de levage représenté sur les figures 2a à Zc est en principe le même que- celui de la forme de réalisation re- présentée sur les figures la à lc, à ceci près que la masse de cet appareil et des obus qu'il transporte n'intervient pas pour faire prendre aux berceaux les mêmes positions. En l'occurence, ces derniers prennent d'eux-mêmes la position convenable par rapport à la surface périphérique des obus qu'ils transportent. Cette variante de l'appareil selon l'invention convient pour poser horizontalement sur le support de déchargement les obus placés horizontalement dans l'appreil. 247216 3 La figure 3 représente la commande 31 de-la barre de poussée 4 (voir par exemple la figure lb). Cette commande comporte une Olaque 32 qui est assujettie à la poignée 24 et sur laquelle pivote autour d'un axe d'articulation 34 un organe 33 d'actionnement manuel. On peut faire prendre à cet organe 33 deux positions extrêmes représentées la première en 33 en trait plein et la seconde 33'en tireté. L'extrémité libre de cet organe 33 comporte un tourillon 35 qui, dans chacune de ses positions extrêmes, s'enfonce dans un trou 36 de la plaque 32. L'organe 33 s'articule en son milieu avec l'extrémité libre d'une barre de poussée 37 dont l'autre extrémité s'articule au moyen d'un axe 38' avec une biel- lette 5' que le tronçon de support 2b du doigt 2 correspondant relie à la biellette 5 ( voir figure lb). Lorsque l'organe d'actionnement est dans sa position 33 de la figure 3, la barre de poussée 4 est dans sa premiè1e position extrême et, quand il est dans sa position 33e, cette même barre 4 est dans son autre position extrême. L'organe 33 est rappelé par un ressort destiné à faire s'enfoncer le tourillon 35 dans l'un ou l'autre des trous 36, et lorsqu'on veut l'amener dans son autre position extrême, il faut le soulever contre la force antagoniste de ce ressort pour extraire le tourillon 35 du trou 36 correspondant. L'appareil en question est simple et économique à fabriquer par mise en oeuvre d'un procédé convenable. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à lPappareil de levage décrit et représenté sans sortir du cadre de l'inven- tion. 2472 1 63 REVENDICATIONS 1. Appareil destiné à lever et à transporter des munitions ou pro- jectiles de guerre ou d'exercice, par exemple des obus (10), et compor- tant à cet effet un certain nombre d'organes mobiles capables de capturer un ou plusieurs projectiles, par exemple trois, cet appareil-étant caractérisé en ce que: chaque organe de capture comporte des doigts (2) qui, partant à peu près parallèlement les uns aux autres d'un bâti (1), peuvent tourner autour de leurs axes longitudinaux (2a) entre deux positions extrêmes; chaque paire de doigts rotatifs (2) voisins est affectée à la capture dtun projectile (10); les extrémités libres crochues (2d) de tous ces doigts (2) font sail- lie suivant une même direction; dans la première des positions extrêmes précitées des doigts rota- tifs (2) de chaque paire,leurs extrémités libres crochues (2d) sont orien- tées de manière à pouvoir passer le long et de part et d'autre du projectile à capturer, tandis que dans la seconde des positions extrêmes de ces mêmes doigts (2), ces derniers à l'aide de leurs extrémités libres cro - chues (2d) enveloppent partiellement ou entièrement ce projectile en l'em- pêchant de se déplacer transversalement. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacun des doigts intermédiaires, c'est-à-dire autres que les deux doigts extrêmes, coopère avec chacun de ses deux voisins pour constituer deux paires de doigts. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une barre de poussée (4), actionnée par une commande (31) qu'il est possible de bloquer pour chacune des deux positions extrêmes de cette barre (4), fait tourner simultanément tous les doigts (2) autour de leurs axes longitudinaux. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, carac- térisé en ce qu'avec chaque paire de doigts rotatifs (2) coopère un berceau (8) qui, les dépassant de part et d'autre, est destiné, en entrant en contact avec la surface périphérique du projectile (10) qu'ils enveloppent, à con- tenir partiellement ce dernier (10) qui doit être introduit entre ces doigts (2) et dans ce berceau (8) de façon que son centre de gravité (TP) se trou- ve entre les doigts (2) et la partie antérieure (8c) du berceau (8). 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la partie postérieure de chaque berceau (8) s'articule avec le bâti (1) dans un sup- port (14, 15) de façon, d'une part, que ces berceaux puissent pivoter dans une certaine mesure par rapport à ce bâti (1) et, d'autre part, que leurs éléments proches des extrémités libres crochues (2d) des doigts correspondants (2) puissent se rapprocher ou s'éloigner de ces extrémités (2d), ces berceaux pouvant soit pivoter ainsi indépendamment par rapport au bâti (1), soit être reliés les uns aux autres par une pièce (11) qui les fait pivoter ensemble. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que, dans le cas o les berceaux (8) sont reliés les uns aux autres par la pièce (11), des biellettes (17) les relient à un organe de levage (19), cet organe (19) et ces biellettes (17) coopérant de façon à faire effectuer aux ber ceaux leur mouvement pivotant au cours duquel la masse de l'appareil et des projectiles contribue à rapprocher des extrémités libres crochues (Zb) des doigts (2) les parties médianes de ces berceaux (8). 7. Appareil selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la partie postérieure de chaque berceau (8) forme intérieurement une rainure (8a) qui est destinée à contenir une ceinture de forcement (9) du projectile correspondant afin d'immobiliser longitudinalement ce dernier entre les doigts (2) de la paire correspondante et ce berceau dont la paroi est en outre percée de trous d'inspection (8d) en face de. cette rainure. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caracté- risé en ce que la partie antérieure (8c) de chaque berceau (8) est réalisée de façon à maintenir le projectile (10) en coopérant avec par exemple un bourrelet périphérique (12) ou des saillies de guidage de ce dernier (10). 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, carac- térisé en ce que l'organe de levage a la forme d'un levier coudé (19) qui s'articule en son milieu avec le bâti (1), l'une des extrémités de ce levier étant assujettie aux biellettes (17) qui le relient aux berceaux, tandis que son autre extrémité est destinée à être accrochée à une grue ou à un. 2472 163 engin quelconque de levage et de transport. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la seconde extrémité de l'organe de levage (19) comporte un certain nombre de moyens (22) d'accrochage de la grue ou l'engin, de façon à permettre, en faisant varier la longueur de son bras de levier, de transporter horizontalement le projectile que contient l'appareil, unefois ce dernier suspendu à l'engin ou la grue.