Cette invention concerne une méthode et un appareil destinés à alimenter en alumine une cellule électrolytique de production d' aluminium. Comme il a été décrit dans le brevet des E.U.A. N° 3.400.062, 5 on connait des moyens d'alimentation et des moyen de réglage permettant de fournir de la matière brute à une cellule électrolytique destinée à produire un métal fondu, comme dans la production lectrolytique de l'aluminium, un des problèmes rencontrés dans le procédé de production électrolytique de l'aluminium est le 10 réglage de la concentration en alumine dissoute dans 1'électrolyte ou le bain. Si la concentration en alumine est faible ou tombe au-dessous d'une certaine limite critique, ou s'il y a une sur-concentrâtion en alumine dans la cellule, la cellule ne fonctionnera pas à plein rendement,et il en résultera ce qu'on 15 appelle un effet d'anode pour une concentration pauvre en alumine, et un effet de "cellule fol]è"pour une concentration en alumine trop élevée . De plus, il est souhaitable de disperser l'alumine à travers la cellule, de manière à obtenir un plein rendement. Jusqu'ici, il a été courant d'alimenter en alumine une cellule 20 électrolytique à l'aide d'une trémie et d'un moyen de mesure placés au-dessus de la cellule, comme le montre le brevet américain cité ci-dessus, et de prévoir un plongeur voisin du moyen d'alimentation pour briser la croûte qui se forme à la surface de la cellule. Dans le cas de cellules plus grandes, il devient 25 nécessaire d'alimenter les cellules à partir de plusieurs points d'alimentation et de prévoir un système d'alimentation amélioré associé à un réglage de l'alimentation amélioré. Selon la présente invention, on fournit un appareil destiné à alimenter en minerai métallique une cellule électrolytique 30 de production de métal, comprenant un réservoir pour emmagasiner ledit minerai métallique, un moyen pour mesurer la quantité de minerai métallique sortant dudit réservoir, et un moyen pour transporter le minerai du moyen de mesure à la cellule, le réservoir et le moyen de mesure étant -placés latéralement à côté de la 35 cellule, et le moyen de transport comprenant un moyen pour subdiviser le minerai et le faire entrer dans la cellule en plusieurs parties à peu près égales selon divers points d'alimentation. L'invention va maintenant être décrite plus complètement, 40 en référence avec les dessins d'accompagnement, dans lesquels : 71 26172 2099434 La Figure 1 est une vue en plan d'une cellule électrolytique comportant un appareil d'alimentation amélioré; La Figure 2 est une vue en coupe partielle montrant la cellule électrolytique de la Figure 1; 5 La Figure 3 est une vue en coupe du transporteur, prise suivant la ligne iii-ni; La Figure 4 est une vue en coupe d'un briseur de croûte, prise suivant la ligne IV-IV de la Figure 1; La Figure 5 est une vue en coupe partielle, montrant l'appa-10 reil de mesure et les valves des Figures 1 et 2; et La Figure 6 est une vue en coupe de 1'intérieur de la hotte de l'appareil de mesure, prise suivant la ligne VI-VI de la Figure 5. Si l'on se rapporte aux dessins, et particulièrement aux 15 Figures 1 et 2, le nombre 10 désigne une cellule ou un creuset de réduction de l'aluminium conventionnel, destiné à produire de l'aluminium fondu. Une telle cellule 10 possède généralement un revêtement 12 servant de cathode en carbone solide, un bain 14 d'aluminium fondu, un électrolyte,ou bain,fondu 16 consistant 20 essentiellement en oxyde d'aluminium dissous, ou en alumine et en cryolite, en même temps que des agents d'addition tels que ceux couramment employés dans le procédé commercial de Hall. La cellule comporte de plus deux rangées d'anodes 18 en carbone, qui plongent dans le bain 16, et qui sont périodiquement ajustées 25 verticalement à une distance de travail convenable par rapport au sommet de la cathode 12 pour un fonctionnement efficace de la cellule. Des connexions formées de barres collectrices relient l'anode et la cathode à une source d'énergie, qui n'est pas indiquée .A cause de la nature électrique de la cellule, elle 30 est isolée électriquement de sa superstructure en contact avec le sol ou de la construction dans laquelle elle est enfermée. Dans la cellule électrolytique conventionnelle, une électrolyse a lieu dans laquelle un courant s'écoule à travers 1'électrolyte de l'anode à la cathode, ce qui produit la décomposition de 35 l'oxyde d'aluminium en aluminium métallique et le dégagement de gaz à l'anode,qui sortent éventuellement de la cellule. Un système de couvercle sur le creuset et de conduites de sortie, non indiqué, transporte ces gaz à l'extérieur. Pendant le fonctionnement de la cellule, une croûte 20 se forme normalement 40 sur la surface du bain 16, parce que le bain est exposé à des 71 26172 3 2099434 températures ambiantes plus froides autour de la cellule. Pour alimenter en minerai, ou en d'autres matériaux, le bain fondu, la croûte 20 doit être brisée de manière à permettre l'entrée de ces matériaux dans le bain 16, et des briseurs de croûte, en 5 général du type plongeurs 30 à mouvement alternatif, sont habituellement fournis dans ce but. L'appareil d'alimentation de telles cellules est généralement placé directment au-dessus de la cellule, et alimente en alumine le bain à partir d'un point, ou de plusieurs points, situés 10 au-dessus de la cellule. La trémie d'alimentation d'un tel appareil d'alimentation est généralement placée au-dessus de la cellule et est remplie à l'aide de bennes portées par une grue, ou par un moyen semblable. De tels dispositifs d'alimentation ne sont pas bien adaptés à des réglages automatiques, et augmentent 15 l'accumulation dans l'espace au-dessus de la cellule, qui contient déjà les anodes, les barres collectrices des anodes, les brides de support, les couvercles du creuset, les conduites de sortie, les plongeurs, les armatures de passerelle, etc... . La présente invention fournit un système qui est adapté à 20 l'utilisation de réglages automatiques destinés à alimenter en alumine une cellule en plusieurs points. Le système comprend un transporteur 22,permettant d'obtenir la fluidisation, qui va d'un réservoir d'alumine voisin de la cellule à un point situé au-dessus de la surface de la cellule, le réservoir d'alumine 25 comprenant un tuyau d'alimentation 32, un réservoir 34, un appareil de mesure 36 pour régler l'alimentation en alumine dans le transporteur 22. Puisque le réservoir et l'appareil de mesure sont placés latéralement à côté de la cellule, au lieu d'être au-dessus de la cellule, ils sont facilement accessibles et ne se mélangent 30 pas avec l'appareillage placé au-dessus de la cellule. En référence avec les Figures 3 et 4, le transporteur 22 a une section pratiquement rectangulaire, bien qu'on ne soit pas limité à une telle section, et possède de préférence deux ouvertures, ou plus, 24 dans sa paroi latérale, des diaphragme 35 réglables 46 placés au-dessus des ouvertures donnant dans des tuyaux 26 qui communiquent avec des gaines creuses 29 entourant des plongeurs 30. Le transporteur 22 possède un tuyau 40 perméable à l'air, disposés sur toute sa longueur, pour rendre fluide une certaine quantité d'alumine 42, de sorte que l'alumine s'écoulera 40 comme un fluide le long du transporteur. Une chemise 41, faite 71 26172 4 2099434 d'un tube rigide perforé, est de préférence placée dans le tuyau 40, de manière à empêcher son écrasement, , bien qu'une telle chemise ne soit pas essentielle pour le fonctionnement du transporteur. Le tuyau 40 renferme de l'air ou d'autres gaz .'5 envoyés par pompage à partir d'une source qui n'est pas indiquée, et l'air sort par des pores du tuyau dans l'alumine 42. Des arêtes 23 sont prévues dans l'enveloppe du transporteur 22 pour empêcher le tuyau de venir flotter à la surface à cause de la poussée. D'autres moyens susceptibles de permettre la fluidisation, 10 comme un faux fond perméable à l'air, peuvent être prévus dans le transporteur 22, comme cela est connu dans la technique, mais on préfère le tuyau 40 à cause de sa simplicité. De préférence, le transporteur 22 est horizontal, mais il peut être incliné vers la bas en direction de la cellule lo. Lorsque l'alumine 42 15 est rendue fluide, elle.s'écoule dans toute la longueur du transporteur 22, tout à fait de la même manière que de l'eau ou d'autres liquides, et s'écoule par des orifices 48 percés dans les diaphragmes 46 sur la paroi latérale du transporteur. Les diaphragmes 46 sont ajustables dans le sens vertical de manière 20 à régler l'écoulement relatif de l'alumine par les orifices 48 et dans le tuyau 26. Par ajustement convenable de la hauteur dans le sens vertical de chacun des diaphragmes 46 et .de la hauteur correspondante des orifices 48, on obtient qu'à peu près la même quantité d'alumine s'écoule par chacun des orifices et 25 dans chacun des tuyaux 26, disposés en deux points d'alimentation, ou plus. Le réglage de l'écoulement de l'alumine peut être obtenu autrement à l'aide d'une chicane ajustable verticalement, ou d'autres moyens d'ajustement de la hauteur ou de la dimension des orifices 48 de la paroi latérale du transporteur 22. 30 Le tuyau 26 conduit l'alumine dans une gaine 29 entourant un guide 33, une tige de plongeur 21, et un plongeur 30, de sorte que l'alumine s'écoule dans la cellule juste au-dessous du plongeur. Un cylindre 28 actionné à l'aide d'un fluide, de préférence pneumatique, qui est monté séparément 35 du transporteur 22, par un moyen qui n'est pas indiqué, donne au plongeur 30 un mouvement de va-et-vient vertical à la suite d'un signal. Un tube d'arrivée supplémentaire 35 peut être monté sur la gaine 29 pour introduire d'autres matières, comme des fluorures, dans la cellule à l'endroit où sont placés les 40 plongeurs. 71 26172 5 2099434 La Figure 5 montre un appareil de mesure 36, destiné à délivrer des quantités mesurées d'alumine 42 à partir d'un réservoir 34 dans le transporteur 22 pour les introduire dans la cellule. L'appareil de mesure 35 comprend une valve d'alimen-5 tation supérieure 50, destinée à régler l'écoulement de l'alumine dans le boîtier 52 de l'appareil de mesure, et une valve d'écoulement inférieure 38, destinée à faire s'écouler l'alumine à partir du boîtier 52 de l'appareil de mesure dans le transporteur 22. La valve d'alimentation 50 comprend un compartiment de valve 10 56 en forme de boîte, qui possède une entrée 58 reliée au réservoir 34 et une sortie circulaire 59 reliée au boîtier 52 de l'appareil de mesure. Un bec circulaire 60 est disposé dans le compartiment 56 et possède une partie inférieure qui descend à l'intérieur de la trémie 52, et une partie supérieure qui entre 15 dans le compartiment de valve 56. La valve comprend également un lit de fluidisation, exposé en détail dans la partie coupée de la Figure, qui comprend une membrane 68 perméable à l'air faite de grosse toile, de tissu d'amiante, de toile métallique, de feutre métallique, de pierre filtrante, ou de matériau 20 équivalent, disposée au-dessus de la chambre à air imperméable 70 du compartiment de valve 56. Une plaque de couverture 57 est placée au-dessus de la membrane 68 et va jusqu'à un point qui est juste en-dessous d'une chicane 76 destinée à empêcher que l'alumine 42 ne devienne fluide dans cette partie. On emploie 25 un moyen comme un tube à air 72 en communication avec une source d'air, qui n'est pas indiquée, pour faire entrer l'air dans la chambre à air 70/ 3e sorte qu'il passe à travers la membrane. La \alve supérieure 50 possède également une plaque faisant chicane 76, solidaire du sommet du compartiment de valve 56, et placée 30 à travers la largeur de la valve au voisinage de l'entrée de valve 58. Une prise d'air supérieure 78, communiquant avec le tuyau 22 du transporteur par un moyen qui n'est pas indiqué, évacue la poussière et l'air de la valve d'alimentation 50 vers le transporteur . 35 Le boîtier 52 de l'appareil de mesure, qui reçoit l'aluminium de la valve supérieure 50, possède une section 80 qui se rétrécit et conduit à la valve d'écoulement 38, et une hotte interne 82 ayant une extrémité supérieure cylindrique qui est adaptée, de manière à pouvoir coulisser, autour de la partie inférieure du 40 bec de sortie 60, pour ajuster le volume d'alumine versé. La 71 26172 6 2099434 hauteur de la hotte 82 est réglée à l'aide d'une tige de réglage 84, qui est fixée à la hotte 82 par des pièces d'écartement 85 et traverse le sommet dû compartiment de valve 56. Une vis de blocage 90 maintient la tige 84 en place. Une échelle graduée 5 86 est prévue pour indiquer le réglage du volume de la hotte interne 82. Une prise d'air inférieure 79 communique avec la prise d'air supérieure 78 et l'enveloppe du transporteur 22 pour fournir l'air de déplacement au boîtier 52 de l'appareil de mesure pendant l'évacuation. 10 La valve d'écoulement 38 règle l'écoulement de l'alumine par l'extrémité de sortie de la trémie 52. Cette valve 38 comprend une chambre à air 88 ayant une ouverture centrale et une membrane 92 ajourée en forme de disque perméable à l'air, faite de gros.se toile, de feutre métallique ou de matériau 15 équivalent, fixée à l'aide d'une collerette 94. Un bec 96, dont l'extrémité supérieure monte au-dessus de la surface de la membrane 92, et dont l'extrémité inférieure descend dans le transporteur 22, possède un toit conique 98 fixé à l'aide d'un rebord périphérique d'une seule pièce 100 autour du toit. Le toit 20 98 est fixé en haut du bec 96 par un moyen convenable, comme des vis de serrage ou quelque chose d'équivalent, qui n'interfère pas avec l'écoulement de l'alumine, en-dessous du rebord 100 et sur l'extrémité supérieure du tube 96. Lé toit conique 98 a un diamètre notablement plus grand que le diamètre du tube 25 96, et le rebord périphérique 100 entourant le toit descend à l'intérieur ou au-dessous du plan du bord supérieur du tube 96. Un moyen semblable au tube 102 est prévu pour introduire 1'air ou d'autres gaz dans la chambre à air en-dessous de la membrane perméable 92, de sorte que l'air passe à travers la membrane 92 30 pour rendre fluide l'alumine sur la membrane. Une fois rendue fluide, l'alumine s'écoule sur l'extrémité supérieure du tube 96 et dans le tuyau du transporteur 22 placé en-dessous. On note que 1'appareil de mesure de 1'invention est particulièrement désigné pour fournir une charge d'alumine presque 35 exactement égale à chaque cycle. Pour produire cette exactitude de mesure répétée des charges d'alumine, toutes les surfaces en pente vers le bas de l'appareil de mesure sont inclinées par rapport à l'horizontale suivant un angle d'au moins 35°, et de préférence de 45°. On sait que l'angle naturel de talus naturel de 40 l'alumine est d'environ 35°. Par conséquent, en donnant aux parois 71 26172 ? 2099434 de la hotte 82, qui sont en pente vers le bas, un angle de 45° par rapport à l'horizontale, on est assuré que l'alumine remplira toujours complètement la hotte sans laisser de vide. Prévoir un angle de 45° pour les surfaces supérieures des becs 5 60 et 96 et pour la section inférieure de la trémie assure également que l'alumine ne se rassemblera pas sur ces surfaces. En assurant que 1'alumine remplira complètement la trémie à chaque cycle et en assurant que l'alumine ne se rassemblera pas sur les surfaces en pente vers le bas de l'appareil de mesure, 10 on obtient une précision répétée de la mesure. Au cours du fonctionnement de l'appareil d'alimentation de la présente invention, l'échelle graduée 86 et la tige de réglage 84 seront employées pour donner à la hotte 82 un volume voulu, que le creuset doit recevoir. Le réservoir 34 délivrera 15 une certaine hauteur d'alumine à la valve d'alimentation supérieure 50 de l'appareil de mesure 36, pour alimenter la cellule. Pour remplir la trémie 52 de manière à préparer l'alimentation de la cellule en alumine, des commandes automatiques, qui ne sont pas indiquées, ouvrent un robinet d'air dans le tube à air 72, de 20 sorte que de l'air passe à travers la membrane perméable à l'air 68 pour rendre fluide l'alumine 42 et provoquer son écoulement sur le bord supérieur du tube 60 et dans la trémie de mesure 52 en vie de remplir la trémie jusqu'en haut du tube 60. Le niveau de l'alumine monte dans la chambre jusqu'à ce que la 25 pression du fluide de la partie devenue fluide de la chambre de la valve d'alimentation soit égale à la pression de fluide de la partie non rendue fluide de la chambre. La hauteur à laquelle une telle égalisation conduit dépend, pour une part, de la position du bord de la plaque de couverture 57 qui est placée 30 sous la chicane 76. Si le bord de la plaque de couverture 57 est presque directement en-dessous de la chicane 76, comme l'indique la Figure, le niveau de l'alumine dans la partie fluidisée montera jusqu'au bord inférieur de la chicane 76 ou légèrement au-dessus. Bien que la fluidisation continue, le niveau est 35 limité à ce point, et l'air assurant la fluidisation, ainsi que la poussière, sont évacués par la prise d'air supérieure 78. On continue d'envoyer l'air assurant la fluidisation pendant une période de temps dépassant celle qui est nécessaire pour remplir effectivement le boîtier de l'appareil de mesure, de 40 manière à garantir le remplissage de l'appareil de mesure. Par 71 26172 8 2099434 exemple, l'expérience a montré que l'appareil de mesure se remplissait en 20 secondes, mais l'air assurant la fluidisation est envoyé pendant 10 secondes supplémentaires, soit 30 secondes au total. L'appareil de mesure 36 est maintenant prêt, au 5 signal, à délivrer une quantité prédéterminée d'alumine au transporteur 22. Le transporteur 22 joue le rôle d'un lit fluide dans lequel une épaisseur virtuellement constante, ou "hauteur", d'alumine est maintenue. En fait pendant l'opération d'alimentation, la 10 profondeur de l'alumine est maximale à la fin de l'alimentation (12,7 cm) et diminue légèrement dans la direction de l'écoulement, d'une manière en rapport avec le gradient hydraulique observé pour l'écoulement dans l'eau dans une cuvette, ce gradient rend nécessaire l'ajustement individuel des orifices, pour 15 obtenir une hauteur uniforme au-dessus de chaque orifice, ce qui permet en retour un écoulement égal à travers les orifices. Le transporteur 22 ne se remplit jamais, bien que son niveau total puisse fluctuer d'un ou deux centimètres, ou d'une fraction de centimètre. Une mesure réglée de l'alumine dans le creuset 20 est le résultat de l'action combinée de l'appareil de mesure 36, du transporteur 22 et des orifices 48. Lorsqu'un dispositif sensible, comme celui qui est décrit dans Bruno et al., N° 3.400.062, ou d'autres moyens de signalisation, indiquent que la cellule doit être alimentée, les plongeurs 25 32 donnent simultanément des coups plusieurs fois de suite pour briser la croûte 20 sur la cellule 10. Le nombre des coups de plongeurs peut être réglé entre un et cinq coups, ou plus. Les multiples coups des plongeurs font également pénétrer dans le bain l'alumine qui a été disposée sur le trou par la précédente 30 opération d'alimentation. Entre les opérations d'alimentation, l'alumine reste sur le trou et sur le sommet du bain fondu. La température élevée éloigne l'humidité de l'alumine avant qu'elle soit introduite dans le bain fondu, ce qui réduit l'émission des gaz de fluorure. 35 immédiatement après.les derniers coups de plongeurs, le cycle d'alimentation commence par l'introduction d'air dans la valve d'écoulement 38 et le transporteur 22 dans le but de fluidiser l'alumine dans la valve et le transporteur. La durée de ce cycle d'alimentation est arbitraire, par exemple 60 40 secondes. Durant tout ce temps, de l'alumine est évacuée de 71 26172 9 2099434 manière également répartie par les orifices 48, les tuyaux 26 et les gaines 29, et est déposée dans les trous de la croûte 20. Simultanément, le contenu entier de l'appareil de mesure 36 se décharge dans le transporteur 22, ce qui a pour effet de mainte-5 nir le niveau de l'alumine dans le transporteur 22. L'appareil de mesure 36 se vide en fait approximativement en 45 secondes à partir du début du cycle, ce qui laisse une marge de 15 secondes pour assurer un écoulement complet. A la fin du cycle d'alimentation, des commandes automatiques coupent 10 l'arrivée d'air à la valve 38 et au transporteur 22. Ensuite, les commandes font agir également la valve d'alimentation supérieure 50 en amenant l'air qui traverse la membrane 68 à remplir la trémie 52 en préparation du prochain cycle d'alimentation. Une fois que la trémie 52 est remplie et que la valve d'alimentation 15 supérieure 50 est de nouveau fermée, l'appareil de mesure reste sans fonctionner jusqu'à ce que la cellule 10 doive être de nouveau remplie. On note que le temps de fluidisation des valves 50 et 38 et du transporteur 22 ne sont pas critiques. Comme il est 20 expliqué ci-dessus, le fonctionnement de la valve d'alimentation supérieure 50, une fois la trémie 52 remplie, n'affecte pas la quantité d'alumine dans la trémie 52 à cause de la possibilité qu'elle a de se limiter elle-même. Quant à la valve d'écoulement 38, elle est simplement mise en action suffisamment longtemps 25 pour assurer un vidage complet de la trémie 52. Après que le transporteur 22 a été rempli et que le système a fonctionné suffisamment longtemps pour arriver à l'équilibre, il possédera toujours une hauteur constante d'alumine. Une fois l'équilibre initial atteint, il est évident que la quantité totale d'alumine 30 délivrée au creuset pendant une période de 24 heures est presque exactement le produit de la quantité moyenne délivrés par l'appareil de mesure pendant une opération et du nombre total d'opérations pendant la période de 24 heures. Il est également évident que la précision totale de l'alimentation dépend en 35 premier lieu de la rêpétabilité de l'appareil de mesure 36. On a démontré expérimentalement que l'appareil de mesure 36 produit une erreur aléatoire d'environ 225 grammes par opération pour une charge de 18 kg. Cette erreur aléatoire sur une période de 24 heures résulte d'une rêpétabilité qui est tout à fait 40 acceptable pour un réglage précis du creuset de fusion. Tous 71 26172 10 2099434 les autres détails, comme la taille des orifices, les éléments de temps, la hauteur des orifices, la longueur du transporteur, son diamètre, etc..., sont arbitraires et n'affectuent en rien la précision totale, une augmentation du volume de l'appareil 5 de mesure faite à l'aide de la tige de réglage 84 conduit à un niveau d'aluminium de fonctionnement légèrement supérieur dans le transporteur 22. Ce niveau légèrement supérieur ou "hauteur" produit en retour une augmentation correspondante de l'écoulement dans chaque orifice. Il est évident que le système se compense 10 seul et atteint un nouvel état d'équilibre sans que la précision soit affectée. Une diminution du volume de l'appareil de mesure conduit à un état semblable, sauf en ce qui concerne le niveau de l'aluminium dans le transporteur 22 qui.est un peu réduit. On a donc vu que la présente invention fournit un appareil 15 d'alimentation qui délivre de l'alumine à une cellule électrolytique à partir d'un réservoir convenablement placé à une certaine distance de la cellule, et qui introduit des fractions d'alumine pratiquement égales dans le bain électrolytique en plusieurs points d'alimentation de la cellule. L'appareil d'alimentation 20 est bien adapté à l'emploi de commandes automatiques et à un fonctionnement continu de la cellule pendant des périodes de temps étendues. 71 26172 ii 2099434 REVENDICATIONS 1. Appareil d'alimentation en minerai métallique d'une cellule électrolytique produisant du métal, qui comprend : un réservoir destiné au stockage dudit minerai métallique, un moyen 5 de mesure d'une certaine quantité de minerai métallique sortant dudit réservoir, et un moyen de transport du minerai du moyen de mesure à la cellule, appareil caractérisé par le fait que le réservoir et le moyen de mesure sont placés latéralement par rapport à ladite cellule, et que le moyen de transport comprend 10 un moyen pour fragmenter le minerai et l'introduire dans la cellule en plusieurs fractions approximativement égales en plusieurs points d'alimentation. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de transport comprend un transporteur de fluidisation 15 dont la paroi latérale est percée de plusieurs orifices d'alimentation destinés à fragmenter le minerai et à l'introduire dans la cellule. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte entre ledit moyen de mesure et ledit transporteur, 20 une valve de fluidisation. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen pour introduire dans la valve de l'air de fluidisation,tout en introduisant dans le transporteur de l'air de fluidisation. 25 5. Appareil selon la revendication 2, 3 ou 4, caractérisé par le fait que le minerai métallique est de l'alumine et la cellule produit de l'aluminium, ledit moyen de mesure étant constitué par un appareil de mesure de l'alumine voisin de la cellule et comportant : une trémie destinée à mesurer une quantité 30 prédéterminée d'alumine, une valve à l'entrée de ladite trémie pour introduire l'alumine dans la trémie de manière à la remplir, et une valve à la sortie de ladite trémie pour vider la trémie après qu'elle a été remplie. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait 35 que les surfaces en pente de l'appareil de mesure sont inclinées vers le bas suivant un angle d'au moins 35 degrés par rapport à l'horizontale de manière à assurer une mesure précise de l'alumine traversant l'appareil de mesure. 7. Appareil selon la revendication 5 ou 6, caractérisé par le 40 fait que lesdites valves dudit appareil de mesure comprennent une 71 26172 12 2099434 paroi horizontale percée d'une ouverture, un moyen pour empêcher l'alumine non fluidisée de tomber par ladite ouverture, et un moyen pour fluidiser l'alumine sur ladite paroi autour de l'ouverture, de sorte que l'alumine s'écoule par l'ouverture. 5 8. Appareil selon la revendication 5, 6 ou 7, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen permettant d'introduire dans la valve qui est à l'extrémité de sortie de la trémie, de l'air de fluidisation, tout en introduisant dans le transporteur de l'air de fluidisation. 10 9. Appareil selon d'une des revendications 2 à 8, caractérisé par le fait que ledit transporteur est horizontal, et qu'il existe un moyen de réglage de la position, dans le sens vertical, de chacun desdits orifices d'alimentation de sa paroi. 10. Appareil selon l'une des revendications 2 à S, caractérisé 15 par le fait qu'il comprend un moyen de fluidisation pour ledit transporteur, qui est constitué par un tuyau souple perméable à l'air, disposé dans le transporteur sur toute sa longueur et communiquant avec une source d'air sous pression. 11. Appareil selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé 20 par le fait qu'on prévoit un moyen pour briser la croûte sur la cellule dans le but d'introduire le minerai dans la cellule à travers la croûte.