L'invention concerne un procédé de repoussage sur cuir naturel ou synthétique pour l'obtention d'articles ou d'objets de haut relief. Les ouvrages en cuir repousse sont généralement réalisés à plat à l'aide d'outils tels que pointes ou palettes, avec lesquels on suit le trace ou contour du dessin à reproduire, préalablement imprimez sur la fleur du cuir. Selon ce procédé, le dessin est en effet d'abord décalque, par exemple sur le recto du cuir, préalablement humecté, puis l'opérateur grave ensuite manuellement le flan hydraté pour obtenir un léger relief dans l'épaisseur du cuir. On obtient parfois un relief legèrement supérieur en disposant sous le cuir une couche de pat8 a modeler lui conférant une plus grande souplesse, mais, la encore et malgre ce mode opératoire, on ne peut obtenir qu'un leger relief incompatible avec la reproduction d'objets tridimensionnels de volume important.De même, les procedéz;ndustriels et mecaniques a base de matriçage et de déformation sous presse ne permettent pas de realiser la reproduction d'objets de haut relief. L'invention a donc pour but de remedfer a Cet inconyenient majeur et concerne, à cet effet, un procédé de repoussage permettant de réaliser, de façon simple et économique, des ouvrages de haut relief quels que soient leur forme et leur volume. L'invention concerne donc un procédé pour l'obtention par repoussage sur cuir naturel ou synthétique d'ouvrages en relief, carac térisé en ce que l'on hydrate le flan de peausserie, apres quoi an le conforme par application sur le modèle à reproduire en lui faisant epouser fidelement le relief de ce modèle, l'ouvrage obtenu étant ensuite rigidifié apres sechage et démoulage, Suivant un mode de réalisation préférentiel, on realise la conformation de l'ouvrage par modelage de la peausserie hydratee sur le modèle à reproduire, puis on sèche l'ouvrage sur son moule pour le durcir sans déformation, apres quoi on démoule le moulage obtenu et on le rigidifie de I'intéricur par application d'un matériau durcissant. L'invention s'étend également aux ouvrages moulés en cuir naturel-ou synthetique réalise à partir du procédé ci-dessus enonce. Un procedé selon l'invention est illustre à titre d'exemple non limitatif sur les figures ci-jointes,dans lesquelles : - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale montrant la peausserie sur son modèle après conformation, - la figure 2 est une vue en perspective de la même peausserie et du même modele, - la figure 3 est une vue en perspective montrant un ouvrage composite. Selon l'invention, on part d'un flan de peausserie en cuir naturel ou synthétique, par exemple une peau de mouton ou de chèvre, ou de toute autre famille, dont le tannage aura été de préférence fait au vegetal-(quebracho, châtaignier ou toute autre essence). Ce tannage se presente miteux à la bonne tenue des motifs à réaliser. Cette peausserie est alors plongee dans un bain d'eau chaude de 40 a 600, de façon a la ramollir et a lui donner l'état dit de tripes". La peausserie est ensuite essorée en la tordant, sans toutefois la déshydrater totalement, car il est nécessaire qu'elle conserve un certain pourcentage d'humidite pour obtenir une bonne adhésion du cuir lors du moulage. La peausserie ainsi hydratee est ensuite étalée sur une table plane pour lui redonner, a l'aide d'une raclette en metal ou en bois, sa forme initiale de matériau en feuille. Il ne s'agit toutefois pas d'un repassage dans l'acceptation du terme, mais d'une simple remise a plat de façon, la encore, a eviter de déshydrater totalement la peausserie. La peau-ainsi traitée est alors prete au moulage. On utilise pour ce faire un modèle I qui servira de modèle ou de gabarit, l'ouvrage en cuir devant reproduire fidèlement le modèle en question. La peausserie 2 préparée comme indiqué précédemment est alors déposée sur ce modèle, lequel est placé sur une table plane 3 et l'on commence par modelage, c'est-à-dire par l'action des doigts, à appliquer la peausserie sur le relief du modèle 1, jusqu'à ce que celle-ci se soit incrustée fidèlement dans tous les détails du relief de ce modèle. Cette opération est facilitée par le caractère souple et malleable de la peausserie hydratee et peut être d'ailleurs parfaite à l'aide d'un outil permettant de mieux suivre les contours tourmentés du sujet. Lorsque le moulage est ainsi réalisé, on sèche l'ouvrage cuir de façon à le fixer dans sa forme, ce séchage etant réalise avant démoulage, de manière à ce que l'ouvrage ne se deforme pas ou ne s'avachisse pas. On peut sécher, soit dans un four à faible température, soit à l'aide d'un séchoir manuel comparable à celui utilise pour les cheveux, soit encore tout simplement au soleil. Lorsque la peausserie est seche et forme ainsi une croûte dotee d'une certaine rigidite, on procede au démoulage de l'ouvrage, apres quoi on le durcit à l'aide d'un matériau durcissant, par exemple une resine synthétique, une colle au néoprène ou toute autre matiere thermo-plastique utilisée en particulier dans le domaine de la chaussure, au niveau des contreforts. Ce matériau de rigidification se présente sous la forme d'une solution liquide que l'on passe au pinceau sur la paroi interieure 4 de l'ouvrage 5, cette solution étant ainsi appliquee dans tous les creux et bosses du sujet. Après séchage, la solution durcit et forme une carapace intérieure constituant une armature rigide qui maintiendra indefiniment l'ouvrage dans sa forme moulée. La figure 2 montre, à cet égard, une sculpture en bois 6 sur laquelle a eté moulee la peausserie 7. On se rend compte que, gràce à la pression des doigts, la peausserie a effectivement epouse fidelement le relief de la statue bois. Dans le cas de la figure 3, la peausserie 8 a egalement epouse la croix 9 qui a servi de modèle, étant entendu que, selon les cas, la peausserie pourra être découpée en suivant le contour du modèle,de façon à faire disparaftre les reliquats de peausserie non utilisés. L'ouvrage obtenu ainsi en cuir repousse peut être poli, peint ou cirés de façon à lui donner exterieurement une apparence chaude ou mate selon-le sujet, et cet ouvrage peut être combiné à des accessoires complémentaires egalement obtenus par cuir repoussé ou par tout autre procedé. Dans le cas de la figure 3 notamment, la croix 9 est complétée d'un Christ 10 qui peut, lui aussi, être obtenu par repoussage ou par moulage dans une autre matiere. Le procédé conforme a l'invention présente le grand avantage de permettre l'obtention d'ouvrages en cuir naturel ou synthétique, quelle que soit la hauteur du relief, ou quels que soient encore la forme et le contour des objets à reproduire. Ce procédé permettra ainsi de réaliser des ouvrages les plus variés, qu'il s'agisse de tableaux muraux, de reproductions de moulures, de sculptures, de meubles de toute époque, de reliures, de coffrets de cadeaux, etc... REVENDICATIONS 1 /- Procédé pour ltobtention par repoussage sur cuir naturel ou synthétique d'ouvrages en relief à partir d'un simple modèle, caractérisé en ce que l'on hydrate le flan de peausserie, puis on conforme ce flan hydrate sur le mode à reproduire en lui faisant épouser fidelement le relief de ce modèle, auprès quoi on seche l'ouvrage avant démoulage pour éviter toute déformation de la matière, puis on démoule-seulement ensuite l'ouvrage séché et on le rigidifie définitivement par application sur au moins l'une de ses faces d'un matériau durcissant. 20/- Procédé selon la revendication 1, carac terse en ce que l'on utilise comme matériau de rigidification une résine synthétique, une colle au néoprène ou une matiere thermoplastique. 30/ Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on polit, cire; ou peint la face extérieure de l'ouvrage moulé. 40/ Procéde selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on rapporte, sur la face exterieure de l'ouvrage moulee, des éléments complémentaires de décoration. 50/ Ouvrages moulés en cuir naturel ou synthetique, obtenus à l'aide du procédé conforme à l'une quelconque des revendications de 1 à 4.