La présente invention se rapporte à une bineuse de betteraves, par exemple, et du type destiné à travailler plusieurs rangs simultanément, ladite bineuse comportant un châssis destiné à être monté, soit à l'avant, soit à l'arrière d'un tracteur. De telles machines comportent une série de batis comportant, chacun, des outils pour le binage et destinés à travail ler l'intervalle entre deux rangs. Le châssis est porté par des roues orientables sur des axes verticaux. Avec de telles machines, le conducteur du tracteur doit, à chaque binage, orienter la machine de manière que les différents bâtis soient bien alignés, chacun, dans l'intervalle de deux rangs, faute de quoi, au cours du binage, des plantes seront endommagées, voire arrachées. Cette mise en bonne position à chaque extrémité d'un champ de la machine nécessite, de la part du conducteur du tracteur, une certaine habilité et oblige celui-ci à effectuer de nombreuses manoeuvres surtout si la machine est importante et travaille sur six ou huit rangs. On conçoit qu'ainsi le binage représente une opération longue et souvent onéreuse. L'un des buts de l'invention est de remédier à ces divers inconvénients. La bineuse selon l'invention est du type comprenant un châssis destiné à être monté soit à l'avant, soit à l'arrière d'un tracteur, pourvu de roues directrices reliées par une barre d'accouplement, ledit châssis supportant une série de bâtis comportant, chacun, d'une part, une roulette et, d'autre part, des outils de travail du sol, et est caractérisée en ce qu'elle comporte un support intermédiaire sur lequel le châssis est monté coulissant horizontalement et perpendiculairement à l'axe de déplacernent de la machine au travail et une liaison cinématique munie de moyens pour être commandée par la barre d'accouplement des roues directrices du tracteur de façon que, lorsque les roues sont sollicitées dans un sens, ledit châssis coulisse dans le même sens.On conçoit que, grâce à cette disposition, il suffira au chauffeur du tracteur de tourner son volant dans un sens ou dans l'autre pour aligner les bâtis avec les intervalles des rangs. Ainsi, on évite les différentes manoeuvres du tracteur qui étaient nécessaires antérieurement. Suivant une caractéristique constructive, le support intermédiaire comporte une série de glissières alignées horizontalement, tandis que le châssis est solidaire d'un coulisseau mobile dans les glissières et relié à la liaison cinématique. Suivant encore une autre caractéristique constructive, la liaison cinématique comprend deux câbles fixés, chacun, par une extrémité à chacune des extrémités du coulisseau et passant, d'une part, sur des poulies de guidage et, d'autre part, sur une poulie intermédiaire sur laquelle ils se croisent, les extrémités libres étant solidaires de brides destinées à être fixées à la barre d'accouplement. Suivant une variante de réalisation, la liaison cinématique comprend au moins un vérin dont la tige du piston est reliée au coulisseau, et dont le corps est alimenté à partir d'un distributeur commandé par la barre d'accouplement. Suivant encore une autre caractéristique, le support intermédiaire comporte un vérin hydraulique vertical à la tige de piston duquel est fixé un câble dont l'autre extrémité est fixée au châssis qui est monté basculant autour du coulisseau. Pour faciliter encore l'alignement des bâtis entre les rangs au cours du binage, la roulette de chaque bâti est montée orientable sur un axe vertical Suivant une caractéristique particulière, chaque roulette est montée sur un organe solidaire d'un support des outils, ainsi les déplacements latéraux des bâtis au cours du binage sont encore facilités. De préférence, les outils sont constitués par des pointes inclinées vers le sol, dans la direction d'avancement de la machine et supportées par leur extrémité arrière par une barre sensiblement horizontale portée par le support, cette dernière et/ou les pointes étant élastiques. De tels outils permettent de déterrer les mauvaises herbes qui glissent sur les pointes et tombent derrière celles-ci, les racines vers le haut, de sorte qu'elles ne risquent pas de se replanter. De plus, du fait de leur montage, lors du binage, les pointes vibrent, ce qui facilite leur engagement dans le sol et l'effritement de la couche superficielle de terre, afin que le sol conserve son humidité. De préférence, la bineuse comporte des moyens de réglage de l'inclicnaison des pointes. Enfin, la bineuse peut comporter en arrière des outils des disques tournant sur un axe horizontal sensiblement perpendiculaire a la direction d'avancement de la machine au travail et pourvus de doigts radiaux grattant le sol, ce qui augmente encore l'efficacité du binage L'invention va maintenant être décrite avec plus de dStails en se référant à des modes de réalisation particuliérs de l'invention donnés à titre d'exemples seulement et représentes aux dessins annexés. Sur ces dessins Fig. I est une vue en élévation d'une bineuse selon l'invention, Fig. 2 est une vue en plan de la bineuse de la figure I, Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2, Fig. 4 montre, en perspective, avec des arrachements un détail, Fig; 5 montre une variante de réalisation de l'invention, Fig. 6 montre encore une autre réalisation de l'invention. La bineuse représentée aux figures I à 4 comprend une poutrelle horizontale I qui constitue le châssis et sur laquelle sont fixés des bâtis 2 et 3, étant entendu que sur ladite poutrelle peuvent être fixés jusqu'à huit bâtis, lorsqu'on réalise une bineuse huit rangs. Les bâtis 2 et 3 sont assemblés à la poutrelle par des brides 4 et ladite poutrelle supporte, par des organes de fixation 5, un coulisseau 6 qui est guidé dans des glissières 7 d'un support intermédiaire 8 comportant des pattes 9 permettant, par des touions IO, de le fixer à l'avant du tracteur 13. Sur le support intermédiaire 8 sont montées folles deux poulies de renvoi I2 et I4 qui sont destinées, la poulie I2 9 guider un câble I5 et la poulie I4 un câble I6, le câble I5 étant fixé, par une extrémité, à une patte 20, et par l'autre ex trémité, à un serre-câble 22 solidaire d'une bride I8 destinée à être fixée sur la barre d'accouplement 24 des roues directrices 25 du tracteur I3. Sous le tracteur, par exemple sur l'axe des roues directrices 25, est fixée une poulie de renvoi I7 destinée à permettre aux câbles I5 et I6 de se croiser et ainsi d'inverser le mou vement de commande, le câble I6 étant fixé, par uneextrémité, à une patte 21, ft, par l'autre, à un serre-câble 26 porté par la bride I8. Grâce à cette disposition, on conçoit qu'en modifiant la position angulaire des roues directrices 25, on commandera le coulissement du châssis I dans le même sens que les roues. Le bâti 2 comporte un cadre 30 dont l'extrémité libre est pourvue d'un palier vertical 31 dans lequel tourne librement un axe 32 solidaire d'une chape 33 supportant un axe 34 sur lequel est montée folle une roulette 35. Le bâti 2 est pourvu de mortaises 37, 38, 39, les mortaises 37 et 38 supportant des étançons 40 terminés par une lame tranchante 4I, tandis que la mortaise 39 supporte un étançon 42 terminé par un coeur 43. Sur le cadre 30 sont fixées des barres 45 entre lesquelles s'étend un axe horizontal 46 sur lequel tournent librement des disques 47 terminés par des doigts radiaux , ces doigts étant destinés à gratter le sol derrière les outils, afin de parfaire le binage. Entre le châssis I et le bâti 2 est interposé un dispositif de tension comprenant deux pattes 50 fixées au châssis I et supportant, à leur extrémite libre, une barre 51 reliée par son extrémité libre au bâti 2, un ressort de compression 52 étant engagé sur la barre et passant contre le bâti. Une bague 55 est engagée sur la barre 51 et comporte un trou susceptible d'être traverse par une goupille 56 pouvant traverser sélectivement des trous régulièrement espacés de ladite barre 51. On peut, ainsi, en comprimant plus ou moins le ressort 52, régler la tension d'application sur le sol de la roulette 35. Le terrage est réglé par un coulissement des étançons dans les mortaises correspondantes. Le support intermédiaire 8 comporte un vérin hydraulique 60 destiné à être relié à un distributeur du tracteur et dont le corps supporte une poulie de guidage 61 d'une chaîne 62 fixée, par une extrémité, à la tige 63 du piston, et par son autre extrémité, à un bras 65 solidaire du châssis. On conçoit qu'en envoyant de l'huile sous pression dans le corps du vérin 60, on t era une traction sur la chaîne 62 de sorte que l'ensemble de la machine basculera autour du couli8seau 6. On réalise ainsi un moyen de relevage simple de la machine. La machine peut être équipée avec des outils tels que ceux prévus sur le bâti 2; elle peut également comporter une série de bâtis 3 dont les outils sont différents et facilitent le binage. Le bâti 3 est formé par un cadre 70 qui comporte un palier vertical 71 dans lequel tourne librement un axe 72 solidaire d'une chape 73 supportant un axe 74 sur lequel tourne librement une roulette 75. L'axe 72 est solidaire d'un support horizontal 76 à section en U comportant deux branches 77 et 78 terminées, chacune, par une mortaise 79 avec une vis de blocage 80 pour un étançon 81. Les étançons 81 reçoivent, chacun, à leur extrémité inférieure un manchon évasé 82 fixé par des vis 83 et 85, la vis 85 traversant une ouverture allongée en arc de cercle 84 pour permettre de modifier la position angulaire du manchon. Les manchons 82 supportent une barre élastique à section carrée 86 sur laquelle sont engagées des ouvertures 87 de pointes 88 séparées par des cales 89. Les points 88, au cours du travail, s'engagent dans le sol, déterrent les mauvaises herbes qui retombent sur le sol, retournées, et aèrent la couche superficielle dudit sol pour retenir l'humidité. I1 est prévu un dispositif de tension analogue à celui décrit pour le bâti 2. Comme toutes les pièces travaillantes sont directement reliées à la roulette 75, on a lå possibilité au cours du binage de changer, sans effort, la direction desdites pièces de manière à parfaitement suivre les rangs de plantes. A la figure 5, on a représenté une variante de réalisation de l'invention. Sur les figures, les bâtis 2 ou 3 n'ont pas été représentés et seul est dessiné le châssis I. Le châssis est solidaire d'un coulisseau 90 qui est guidé dans des glissières 91 d'un support intermédiaire 92 comportant deux vérins hydrauliques 93 et 94 qui sont coaxiaux et dont les extrémités libres des tiges des pistons correspondants 95 et 96 se font vis à vis. Les vérins 93 et 94 sont reliés à un distributeur 99 qui est commandé par une chaîne I00 coopérant avec un pignon 103 et dont les extrémités sont solidaires de câbles IOI et I02 passant sur des poulies I04 et I05, respectivement, et fixés à une bride I06 montée sur la barre d'accouplement I07 des roues directrices I08 du tracteur I09. Le coulisseau 90 comporte une butée 110 qui vient s'insérer entre les extrémités libres des tiges 95 et 96 et le distributeur 99 est aménagé de manière que lorsque les roues I08 sont commandées par la barre d'accouplement dans le sens de la flèche f pour pivoter dans le sens de la flèche , de l'huile soit admise dans le vérin 94 afin que sa tige 96 pousse la butée IIO, tandis que la pression dans le vérin 93 est mise à l'air libre. Si, au contraire, on fait tourner les roues dans le sens inverse, on commande le déplacement du châssis dans le sens inverse, l'huile sous pression étant admise dans le vérin 93, tandis que le vérin 94 est mis à l'air libre. Enfin, à la figure 6 on a représenté un tracteur II5 sur lequel on a monté, à l'arrière, une machine telle que celle représentée aux figures I et 2. Le support intermédiaire II6 est monté à l'arrière et comprend des glissières II7 dans lesquelles est guidé un coulisseau II8 fixé au châssis I qui supporte des bâtis tels que les bâtis 2 ou 3 représentés aux figures I à 4. Aux extrémités du coulisseau II8 est fixée l'une des extrémités de deux câbles II9 et I20, le câble II9 passant sur des poulies I2I et I22 et étant fixé à la barre d'accouplement 126 des roues directrices 127 du tracteur, tandis que le câble I20 est guidé sur une poulie 124, sur la poulie I22 et est fixé par une bride I25 à la barre d'accouplement I26. On conçoit qu'en agissant sur le volant du tracteur, on commandera le déplacement du châssis I dans le sens correspondant au changement de direction du tracteur. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits et représentés, on pourra y apporter de nombreuses modifications de détails sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. REVENDICATIONS IO - Bineuse du type comprenant un châssis destiné à être monté soit à l'avant, soit à l'arrière d'un tracteur, pourvu de roues directrices reliées par une barre d'accouplement, ledit châssis supportant une série de bâtis comportant, chacun, d'une part, une roulette et, d'autre part, des outils de travail du sol, caractérisée en ce qu'elle comporte un support intermédiaire sur lequel le châssis est monté ooulissant horizontalement et perpendiculairement à l'axe de déplacement de la machine au travail, et une liaison cinématique munie de moyens pour être commandée par la barre d'accouplement des roues directrices du tracteur de façon que lorsque les roues sont sollicitées dans un sens, ledit châssis coulisse dans le même sens. 20 - Bineuse selon la revendication I, caractérisée en ce que le support intermédiaire comporte une série de glissières alignées horizontalement, tandis que le châssis est solidaire d'un coulisseau mobile dans les glissières et relié à la liaison cinématique. 30 - Bineuse selon les revendications I et 2, caractérisée en ce que la liaison cinématique comprend deux câbles fixés chacun par une extrémité à chacune des extrémités du coulis seau et passant, d'une part, sur des poulies de guidage et, d'autre part, sur une poulie intermédiaire sur laquelle ils se croisent, les extrémités libres étant solidaires de brides destinées à être fixées à la barre d'accouplement. 40 - Bineuse selon les revendications I et 2, caractérisée en ce que la liaison cinématique comprend au moins un vérin dont la tige du piston est reliée au coulisseau, et dont le corps est alimenté à partir d'un distributeur commandé par la barre d'accouplement. 50 - Bineuse selon les revendications I et 2, caractérisée en ce que le support intermédiaire comporte un vérin hydraulique vertical à la tige de piston duquel est fixé un câble dont l'autre extrémité est fixée au ch-âssis qui est monté basculant autour du coulisseau. 60 - Bineuse selon la revendication I, caractérisée en ce que la roulette de chaque bâti est montée orientable, sur un axe vertical. 70 - Bineuse selon la revendication I, caractérisée en ce que chaque roulette est montée sur un organe solidaire d'un support des outils. 80 - Bineuse selon les revendications I et 7, caractérisée en ce que les outils sont constitués par des pointes inclinées vers le sol, dans la direction d'avancement de la machine et supportées par leur extrémité arrière par une barre sensiblement horizontale, portée par le support, cette dernière et/ou les pointes étant élastiques. 90 - Bineuse selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de réglage de l'inclinaison des pointes. I00 - Bineuse selon la revendication I, caractérisée en ce qu'elle comporte en arrière des outils, des disques tournant sur un axe horizontal sensiblement perpendiculaire à la direction d'avancement de la machine au travail et pourvus de doigts radiaux grattant le sol.