La présente invention est relative à un signal pour appareil de prise de vues qui permet d'indiquer à l'utilisateur que la luminance de la scène à enregistrer est insuffisante pour rendre un cliché satisfaisant ou, plus généralement, à un signal pour de tels appareils qui permet d'indiquer l'état d'un orgaM ne de l'appareil et, plus particulièrement, à un signal de ce type dont la position est choisie de manière à ce qu'il ne puisse pas passer inaperçu de l'utilisateur. Dans les appareils photographiques et cinématographiques de prise de vues il est courant de disposer tin signal qui indique à l'utilisateur, par exemple, que les conditions où il souhaite opérer ne permettent pas l'enregistrement d'images de bonne qualité. Par exemple, certains appareils de prise de vues à dispositif de réglage automatique de la lumination sont munis d'un indicateur qui avertit l'utilisateur que la luminance de la scène dont il souhaite prendre une vue est inférieure à un seuil au-delà duquel l'appareil ne fonctionne pas normalement. Ces indicateurs sont, habituellement, disposés à proximité de l'axe optique du viseur de manière qu'ils attirent l'attention de l'utilisateur sans pour autant par trop restreindre le champ du viseur. Ces indicateurs, s'ils sont intéressants, ne sont pas cependant sans présenter d'inconvénients car on a remarqué que lors d'une prise de vue l'utilisateur accorde toute son attention au cadrage de la scène à enregistrer et ne se préoccupe pratiquement pas de l'indicateur qui peut être visible dans le champ du viseur. Le twt de la présente invention est de réaliser un signal pour appareil de prise de vues qui ne présente pas ces inconvénients et donc qui apparaît à l'utilisateur dans son champ de -vision périphérique. Comme il est bien connu en physiologie de la vision, la zone la plus sensible de la rétine est constituée par la tache jaune (macula lutea) située va peu au-dessus de l'axe optique de l'oeil ; la partie centrale de la tache jaune (fovea), qui présente un diamètre de 0,25 mm environ, est constituée exclusivement de cellules en cônes ; au for et à mesure qu'on s'éloigne de la fovea, des cellules en bâtonnets apparaissent et leur densité croît progressivement vers la périphérie qui ne comprend plus, pratiquement, que des cellules en bâtonnets. Il est clair que les densités, par unité de surface, des cellules en cônes et en bâtonnets varient en sens opposés. En outre, comme on le sait, les dimensions des cellules en cônes augmentent à mesure que l'on s'éloigne de la fovea et la dimension des détails susceptibles d'être perçus croît aussi. Cette structure discontinue et hétérogène de la rétine limite le pouvoir séparateur de l'oeil qui est d'environ 1* au voisinage de l'axe et passe à 10/l00 de la valeur .maximale à 23° de l'axe. Les zones périphériques de la rétine donnent line image floue des objets situés hors du champ de vision 69 14761 2 2009453 distinct, mais cette vision non nette est cependant perçue, même lorsque ces objets sont en mouvement, car les cellules en bâtonnets sont plus sensibles que les cellules en cônes aux lumières variables, pour de faibles niveaux d'écLairement; cette amélioration de la sensibilité croit lorsqu'on passe du centre à la périphérie de la rétine. Le signal pour appareil de prise de vues suivant l'invention est remarquable en ce qu'il comprend des moyens pour créer -une indication visible hors du champ du viseur et dans une position où elle peut être captée par les zones périphériques les plus sensibles de la rétine de l'oeil d'un observateur regardant dans le viseur. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description et des revendications qui suivent et à l'examen du dessin annexé, donnés'seulement à titre d'exemples'', où : - la Fig. 1 est une coupe schématique transversale d'un mode de réalisation d'un appareil de prise de vues auquel est associé un signal suivant l'invention ; - la Fig. 2 est une vue de détail, de face, de la Fig. 1 ; - la Fig. 3 est une vue partielle, de l'arrière, de la Fig. 1 montrant l'oculaire du viseur et un signal suivant l'invention qui lui est associé; - la Fig. 4 est un schéma de câblage d'un circuit électrique susceptible d'être associé au signal suivant l'invention. Comme il apparaît sur la Fig. 1, un appareil photographique de prise de vues est muni d'un boîtier 1 dans lequel est logé un objectif 2 de prise de vues d'axe optique 3» cet objectif forme de la scène à enregistrer une image sur un produit photosensible 4 » sur l'axe optique sont-disposés, comme il est bien connu, un diaphragme 5 et un obturateur 6. Comme on le voit en détail sur la Fig.- 2, le diaphragme est, par exemple, constitué d'une pale montée sur un axe 7 et percée d'une fente 8 falciforme. L'ouverture relative effective de l'objectif est fonction de la position qu'occupe la fente du diaphragme par rapport à l'axe optique^ Comme il est bien connu, le réglage du diaphragme est commandé par un instrument de mesure galvanométrique 9 dont le cadre mobile est accouplé à l'axe 7. Le bobinage du cadre mobile de l'instrument de mesure galvanométrique est connecté, par des conducteurs 11, à un récepteur photosensible 13. Le courant qui parcourt le cadre mobile de l'instrument de mesure galvanométrique est fonction du flux lumineux capté par le récepteur photosensible; le cadre mobile tourne donc en entraînant l'axe 7» et par suite le diaphragme 5 dont la position est fonction de la luminance de la scène à enregistrer. Bien que dans le mode de réalisation dessiné sur les figures pn ait représenté un appareil photographique, il est clair que l'on aurait pu représenter 69 14761 3 2009453 un appareil cinématographique. Comme il apparaît sur la Fig. 1, le viseur de l'appareil de prise de vues est muni d'un oculaire qui comprend un verre de champ 14 et un verre d'oeil 15 alignés sur un axe optique 16 ; ce viseur est pourvu d'une lucarne 17 et d'un 5 oeilleton 18 délimités, respectivement, par les parois antérieure et postérieure du boîtier. Le verre d'oeil est protégé par line lamelle 19 transparente qui interdit l'infiltration de poussières dans l'appareil de prise de vues. Le champ angulaire image du viseur est désigné par 2CL; l'angle est, habituellement, compris entre 5 et 18°. Etant donné que le champ normalement embrassé 10 par l'oeil d'un observateur est de l'ordre de 1°, l'oeil doit se déplacer pour explorer la totalité du champ image du viseur ; dans ces conditions, un signal qui apparaît dans le champ du viseur est vu soit par la zone foveal, soit par une zone périphérique. Comme on le voit sur les Fig. 1 et 3, le boîtier de l'appareil de prise de 15 vues est percé d'un prifice 20 disposé à proximité de l'oeilleton 18, à l'intérieur d'un entonnoir 23. Le flux lumineux émis par une lampe 21 est dirigé vers l'orifice 20 de manière à ce qu'il soit situé hors de l'angle 2GL et, ainsi, capté par aine zone périphérique des plus sensibles de la rétine, lorsque l'obi»: servateur place son oeil dans l'oeilleton. Il est clair que si l'on ne peut 20 pas disposer la lampe 21 à proximité immédiate de l'orifice 20, il suffit d'envoyer le flux lumineux dans cet orifice au moyen de tout dispositif optique convenable tel que, par exemple, une optique à fibres ou analogue. Le circuit électrique dont le schéma est représenté sur la Fig. 4 permet, à la fois, d'assurer le fonctionnement du dispositif de réglage automatique de la 25 lumination et de produire le signal indiquant à l'utilisateur que la luminance de la scène dont il veut prendre une vue est inférieure à la limite inférieure requise pour obtenir un bon cliché. Ce circuit ccctprend un récepteur photosensible 13 disposé derrière une fenêtre 29 percée dans le boîtier de l'appareil; ce récepteur photosensible est, par exemple, une cellule au sulfure de cadmium 30 dont la valeur de la résistance est une fonction décroissante de son>. éclaire-ment. Le récepteur photosensible est connecté entre la base et le collecteur d'un transistor 24, de type PHP, dont l'émetteur est relié à l'un des conducteurs de l'instrument de mesure galvanométrioue ; l'autre conducteur de cet instrument est connecté à la borne négative d8une source d'énergie électrique 35 continue 25 dont l'autre borne est reliée à l'instrument de mesure galvanométrique 9 par un interrupteur 26, normalement ouvert. La résistance du bobinage de l'instrument de mesure galvanométrique est suffisant!»pour empêcher que la source d'énergie électrique soit court-circuitée lorsque le transistor est conducteur. En outre, on a.inséré une résistance 27 réglable entre la base du 40 transistor et la borne positive de la source d'énergie électrique. 69 14761 4 2009453 Grâce à ce montage, lorsque le récepteur photosensible est dans l'obscurité, sa résistance présentant sa valeur maximale, la tension appliquée à la base du transistor est suffisamment petite pour que le transistor soit bloqué. Cependant, lorsque la valeur de la résistance du récepteur photosensible 5 décroît à mesure que son éclairement augmente, la tension à laquelle la base du transistor est portée croît et le transistor devient conducteur de manière que l'excitation de l'instrument de mesure galvanométrique soit fonction de la luminance de la scène à enregistrer. En agissant sur la résistance réglable 27, on choisit le point de fonctionnement du transistor, par exemple pour 10 adapter la sensibilité du dispositif de réglage automatique de la lumination à la rapidité du produit photosensible utilisé. La lampe 20, qui est en. série avec une résistance 28, est montée en parallèle sùr le transistor 24 et l'instrument de mesure galvanométrique 9. En fonctionnement, l'interrupteur 26 étant fermé, la lampe s'allume tant que le 15 courant électrique traversant le dispositif est suffisamment petit, c'est-à-dire lorsque la luminance de la scène à enregistrer est inférieure à une valeur déterminée. Lorsque la luminance de la scène à enregistrer devient suffisante pour prendre une vue dans des conditions correctes, la lampe est shuntée par le transistor et l'instrument de mesure galvanométrique et elle 20 s'éteint. On voit donc que la lampe permet d'alerter l'utilisateur lorsque la luminance de la scène à enregistrer est insuffisante et cela dès la fermeture de l'interrupteur 26. Il est clair que le circuit électrique particulier représenté sur la Fig. 4 n'est pas le seul utilisable et que l'on peut se servir de tout autre circuit 25 connu classique. Dans le mode de réalisation représenté et décrit, on a supposé que le signal pour appareil de prise de vues suivant l'invention n'était utilisé que pour indiquer une luminance insuffisante pour prendre une vue mais il est clair qu'un tel signal peut être utilisé pour toute autre indication, par 30 exemple pour avertir lorsqu'un dispositif d'éclairage auxiliaire à lampe à éclair est hors service ou lorsque la capacité d'une source d'énergie électrique est insuffisante, ou, d'une manière plus générale, pour indiquer celui des états dans lequel se trouve un organe susceptible d'en occuper deux. 69 14761 5 2009453 REVENDICATION. 1. Signal notamment pour appareil de prise de vues pour indiquer d'une manière binaire celui des états qu'occupe un organe susceptible d'en prendre deux, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens qui sont associés à un viseur 5 et qui sont agencés pour exciter le champ périphérique de la rétine d'un observateur regardant dans le viseur. 2. Signal conforme à la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens comprennent une source lumineuse qui est excitée lorsque cet organe est dans des conditions déterminées et qui est disposée de manière à être hors du 10 champ normalement embrassé par l'oeil de l'observateur associé à ce viseur. 3. Signal conforme à la revendication 2 caractérisé en ce que 1'illumination de cette lampe est commandée par le dispositif de réglage automatique de la lumination d'un appareil de prise de vues lorsque la -luminance de la scène à enregistrer est inférieure à une valeur déterminée. 15 4. Signal conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les moyens sont disposés dans un orifice placé à proximité de l'oeilleton du viseur. r-