La présente invention a pour objet un procédé de fabrication de bonbons creux, fourrés ou non, en particulier en sucre dur, et elle concerne en même temps un dispositif pour l'application de ce procédé, étant sous-entendu que le même procédé et le même dispositif sont également utilisables pour la production de chocolats creux, ou de sucreries du même genre, de réglisse, fondant, gelée, crême ou autres matières similaires.Tandis que les chocolats creux se fabriquent en répartissant une quantité déterminée de chocolat liquide sur la paroi interne de moules fermés, disposés dans un cadre, et que lton soumet à des secousses, à une centrifugation, ou à des oscillations jusqu'à ce que la couche de chocolat se durcisse et que l'on puisse rouvrir les moules, la fabrication des bonbons en sucre dur s'opère par le procédé de filage ou de compression, conformément auquel on forme à partir de la masse de sucre dur, préalablement cuite, un bâton que l'on partage ensuite en bonbons séparés, au moyen d'un dispositif de sectionnement ou de matriçage. Ce faisant, il est également possible d'introduire un fourrage dans le bâton de sucre.Par ailleurs, on sait fabriquer des bonbons coulés, sans fourrage. À cet effet, on coule dans des moules différentes portions de la masse de sucre obtenue de cuisson et ce, à l'aide de douilles et d'un système à pompe. Grâce à un processus ultérieur de refroidissement, la masse de sucre, d'abord liquide, se cristallise et durcit, après quoi, on extrait les bonbons terminés des moules, ah moyen d'un poussoir, ou en frap pant ces derniers. L'inconvénient de la fabrication par coulée des bonbons consiste en ce qu'on ne peut pas les fourrer. le but de l'invention est de remédier à ce défaut et de fabriquer de manière économique par coulage des sucreries creuses de sucre dur ou similaires, pouvant être fourrées à volonté de produits les plus divers. En tant que fourrages, à côté de ceux qui se pré sentent couramment sous forme de bouillie, on peut aussi employer des matières liquides, en poudre, ou des matières solides de tout genre, seules ou combinées avec un liquide. Selon l'invention on obtiendra ce résultat en soumettant une quantité dosée de masse de sucre encore chaude, à l'état liquide ou visqueux, c' est-à-dire, coulable, à une centrifugation rapide, dans un moule ouvert dans le haut, pour lui faire prendre, sous l'action de la force centrifuge, une forme de coquille ou en tube, c'est-à-dire, correspondant à la forme du creux du moule en rota~ tion, en la refroidissant et en la solidifiant sous cette forme, la sucrerie ainsi obtenue étant finalement sortie hors du moule. Par "centrifugation" il faut entendre l'étalement, provoqué par la force centrifuge, de la portion de masse de sucre coulable, distribuée dans un moule déterminé, et ce lors de la rotation rapide correspondante de ce moule autour de son axe. La vitesse de rotation du moule dépend du genre et de la composition, de la température et de la viscosité de la masse à travailler. Elle est en tout cas assez élevée (supérieure à 200 tours/min. environ) pour que l'étalement de la masse sur la paroi interne du moule, ou sa montée jusqu'au bord supérieur de celui-ci se produise dans le plus court délai.Le procédé selon l'invention s'applique également à la fabrication d'articles à paroi mince, tels que sujets creux en sucre et coquilles en sucre pleines de liquide, de sorte qu'il élimine, pour une grande série de tels articles, les opérations fastidieuses connues utilisant une installation à poudre. Le nouveau procédé présente en outre cet avantage, que les sucreries creuses obtenues par centrifugation ont des parois compactes et solides, de sorte que les facilités de magasinage et de transport, même de bonbons fourrés de produits très volatils, comme l'alcool, les aromates, ou autres similaires, sont nettement améliorées. Selon l'invention, on peut rapporter, dans les sucreries se trouvant encore dans le moule, un fourrage et le recouvrir d'un couvercle de masse de sucre liquide ou visqueuse. Cette masse se pose dans le sens de l'axe de rotation ou transversalement par rapport à cet axe suivant que la pièce doit être obtenue en forme de coquille ou de tube. Le procédé suivant l'invention peut encore se prêter à la formation de pièces creuses, comportant plusieurs couches de masses, rapportées l'une après l'autre, dans la même proportion ou dans des proportions différentes, dans un moule rotatif de centrifuga- tion, puis, amenées à se solidifier. On peut cependant fabriquer aussi, facilement et économiquement, des sucreries, pourvues d'un bâtonnet, d'un manche, ou d'un ruban.On y parvient selon l'inven- tion en produisant, après avoir fourré la sucrerie, par une nouvelle centrifugation un évidement dans la masse constituant le fourrage, cet évidement ouvert dans le haut, étant rempli totalement ou partiellement de la masse devant constituer le couvercle et dans laquelle on introduit, avant qu'elle se durcisse un båton- net, un manche, un ruban, ou autre élément similaire, dépassant de la sucrerie. De manière appropriée, des moules séparés défilent, continuellement ou par séries, à un poste de remplissage, où les quantités dosées de masse sucrée, liquide ou visqueuse, leur sont -distribu ées, ces moules étant entraînés pendant cette opération dans un mouvement de rotation assez rapide autour de leur axe pour que la quantité de produit répartie dans chaque moule s'étale dans tous les sens sur sa paroi interne, les moules remplis passant ensuite par une zone de solidification ou de-refroidissement, pour être finalement vidés. À la suite de la distributioh de la première pop tion de masse sucrée, destinée à devenir l'enveloppe extérieure, les moules peuvent être encore amenés à un poste, ou à plusieurs postes, de distribution pour y recevoir des produits, liquides, solides ou-en poudre, qui constituent le fourrage de la sucrerie creuse, après quoi s'effectue, dans un autre dispositif de dosage, la fermetureel-l,a sucrerie remplie par l'apport d'une nouvelle quantité de masse sucrée, opération suivie d'un passage dans une zone de refroidissement, et de la vidange des moules. Suivant que la fabrication s'effectue de manière continue ou par séries, il est nécessaire, respectivement, soit de faire déplacer les douilles des différents dispositifs de remplissage avec-les-modLiS èa-remplir sur une distance déterminée, soit de laisser les moules fixes, par moments, aux différents postes de remplissage. Un autre perfectionnement du présent procéd consiste, pour chaque paire de sucreries, produites par centrifugation, en forme de coquille creuse, éventuellement après que l'une au moins a été fourrée, à les rapporter l'çune sur l'autre par leur c8té ouvert et à les raccorder ainsi ensemble. De cette manière, on peut par exemple, fabriquer des boules, creuses ou remplies d'un liquide, ou d'une substance en poudre. Póur faciliter 11 extraction des bonbons centrifugés hors des moules, on peut, de manière connue en soi, enduire les moules, avant de les garnir de masse sucrée, d'une huile facilitant la séparation. Pareillement, il est également possible, avant de remplir les moule d'une masse sucrée, de les chauffer préalablement jusqu'à une certaine température afin d'éviter un brusque refroidissement de la quantité versée et d'assurer l'étalement convenable de cette masse sur la paroi interne du moule pendant la centrifugation. Le dispositif pour l'application du présent procédé se caractérise essentiellement par un système de distribution, connu en soi, pour portions dosées de masse sucrée, liquide ou visqueuse, en liaison avec un dispositif transporteur et une commande de rotation des moules, qui, pendant la distribution de la masse, entrain chaque moule dans un mouvement de rotation rapide, qui provoque la centrifugation de cette masse. De préférence, le dispositif transporteur des moules affecte la orme d'une chaîne sans fin, d'un disque tournant ou d'un système similaire et un certain nombre de moules séparés, pouvant pivoter sur leur support y prennent place.La commande de rotation des moules est disposée à proximité du système de distribution de la masse sucrée et équipée d'organes d'accouplement ou d'entrainement des moules, mis en mouvement par un dispositif d'embrayage, qui fonctionnent en coopération avec le dispositif de dosage de manière à mettre en rotation le moule concerné pendant ou immédiatement après son remplissage.Avant la distribution de la masse sucrée, on peut disposer une chambre de préchauffage, et après cette distribution, une chambre de réfrigération, par lesquelles passe le dispositif tvansporteur. Si la matière de fourrage doit etre également répandue sur la paroi interne du bonbon, le moEe peut être soumis à une nouvelle rotation, à un autre poste, où la mas- se du fourrage est centrifugée. La répartition de la masse formant couvercle s'effectue plus rapidement en ayant recours à l'ai- de supplémentaire d'un courant d'air chaud. les moules individuels peuvent Autre pourvus chacun d'un boue chon de vidnge, pour pour lequel un système de commande osut autre prévu derrière, ou dans, la chambre de réfrigération, tel que les sucreries, refroidies, et solidifiées, sont extraits de leur moule et emportées. le principe de l'invention permet de réaliser les modèles les plus divers. Certains de ceux-ci sont reproduits sur les dessins joints, où Les figures 1 à 8 représentent schématiquement les opérations suo cessives à exécuter pour appliquer le procédé de fabrication, Bes figures 9 à 20 différentes possibilités d'exécution de bonbons à fabriquer suivant le procédé, Les figures 21 à 22, schématiquement des vues d'une installation de fabrication de bonbons suivant l'invention et La figure 23, une partie du système transporteur des moules avec la commande déclenchant par moment la rotation des moules. Suivant le procédé indiqué, on peut fabriquer les genres et les formes les plus divers de sucreries creuses, remplies ou non, en employant les masses sucrées dures utilisées habituellement dans la confection des bonbons. On produit ces masses de manière connue en soi, en cuisant une solution sucrée, le cas échéant sous vide avec apport simultané d'aromes et de produits colorants, de façon continue ou par séries, la masse sucrée finale arrive ensuite dans un dispositif de coulée, équipé d'un système à pompe, de sorte que cette masse peut être distribuée au moyen de douilles par quantités dosées, dans des moules-préparés correspondants.Naturellement, on peut également employer, pour l'application du procédé selon l'invention, des masses de chocolat, ou d'autres produits sucrés, tels que réglisse, gelée, gomme, fondant, crème, etc., étant sous-entendu que tous ces genres de produits peuvent être amenés, en- particulier par chauffage dans un état propre à leur coulée, puis peuvent se durcir et conserver la forme qu'elles ont prise, par exemple par perte de chaleur. Le procédé selon l'invention est expliqué par un exemple dans les schémas de principe correspondant aux figures 1 à 8. Fondamentalement, on se sert d'un moule 1, en forme de coquille pouvant être mis en rotation et qui est porté par un pivot 2. De manière appropriée, ce moule 1 est chauffé au moyen d'air chaud jusqu'à 30 à 800C et aspergé intérieurement si besoin est, d'une huile facilitant la séparation du produit coulé, pour autant que le moule n'est pas garni d'un revêtement intérieur de Tetrafluorethylène par exemple. Une douille 9 verse dans le moule 1 la quantité dosée de masse sucrée (faite d'un sucre dur) qui est nécessaire à l'obtention d'une sucrerie donnée. le moule 1 peut être mis en rotation à la vitesse voulue dès pendant cette distribution, ou rester fixe pour être soumis ensuite à une rotation rapide. Cette rapidité, de plus de 200 tours par minute, doit être assez élevée pour que la masse versée sté- tale le plus rapidement possible sur la paroi interne du moule sous l'action de la force centrifuge. Le moule doit tourner plus ou moins vite suivant la viscosité et le genre de la masse ainsi que la forme désirée pour la sucrerie creuse à réaliser. La masse sucrée 4, distribuée sous forme liquide ou au moins visqueuse, est centrifugée et également solidifiée et comprimée, tandis qu'elle se répand sur la paroi interne du moule pour former la coquille 4'. (figure 2). Par ce processus de centrifugation, en employant le cas échéant des tuyères soufflantes ou des blocs réfrigérants supplémentaires, la masse sucrée est refroidie jusqu'à ce quelle se durcisse au moins pour conserver la forme acquise par cette opération.Dès lors, le moule 1 peut, suivant la Pigure 3, arriver sous une douille de remplissage 5, qui délivre dans ce moule une quantité déterminée de produit de fourrage 6. il peut s'agir ici d'un produit liquide ou en poudre, ou solide, des fourrages liquides, ou comportant des morceaux solides, ou des crames ou de la nougatine pouvant également s' employer. Pinalement, le moule ainsi rempli se présente sous une autre douille de remplissage 7, reliée pareillement à un dispositif de dosage et qui débite une nouvelle portion de masse sucrée 8, dosée de manière à constituer un couvercle sur la coquille de sucre, durcie 4'. Il importe que le moule et la masse sucrée qui doit y etre versée, soient amenés à une température correspondante afin que s'effectue la liaison intime de la coquille 4' avec le couvercle 8. En cas de besoin, on peut mettre encore une fois en rotation le moule 1 pendant la distribution de la masse devant former le couvercle pour obtenir une répartition plus rapide de cette masse, ou mettre en action des tuyères soufflantes, qui font passer sur cette masse un courant d'air chaud l'étalant convenable ment Le moule peut alors être amené a travers une zone de refroidissement, dans laquelle le bonbon rempli, terminé, achève de se refroidir et se solidifie. Naturellement, on peut aussi fabriquer des coquilles vides et ouvertes, pouvant être traitées ultérieurement par d'autres opérations. Après la traversée de la zone de refroidissement a lieu l'extraction des bonbons ou des coquilles terminée, par application de coups ou de secousses sur le moule. Aux figures 5 à 7 correspond la description d'une autre manière de procéder, dans laquelle on emploie pratiquement deux parties 1 et 1' de moule, qui donnent ensemble une boule creuse ou un autre corps rotatif. D'abord, on verse dans les deux parties de moule 1 et 1' de la manière indiquée au début, une masse de sucre dur, qui est centrifugée de manière à donner la coquille de sucre 4'.Puis, après qu'on ait placé, le cas échéant, un fourrage 6 dans la moitié inférieure les deux parties 1 et 1' sont rapportées l'une sur l'autre par leur côté ouvert. À l'aide d'un poussoir 47, prévu dans la moitié supérieure retournée 1', on chasse la coquille 4t qui s'y trouve, suivant la figure 6, sur la coquille remplie 4' inférieure. il faut veiller ici également au chauffage particulier à assurer pour que les coquilles se trouvent encore dans un état tel que leur raccordement par leur bord soit possible. Après avoir traversé la zone de refroidissement venant ensuite, la boule constituée par les deux moitiés de coquilLe 4' peut être expulsée du moule 1,suivant la figure 7. Tandis que dans la représentation suivant les figures 1 à 6 la rotation du moule s'effectue pendant la centrifugation autour d'un axe vertical et que la masse est distribuée suivant cet axe, la figure 8 représente schématiquement une disposition dans laquelle on se sert d'un moule 1' sensiblement cylindrique, tournant autour d'un axe horizontal 2'. La distribution de la masse sucrée a lieu par l'intermédiaire d'un tube horizontal de remplissage > ', qui pénètre jusqu'à l'extrémité interne du moule horizontal 1'. Lors de la rotation du moule, la dose préalablement déterminée, de masse sucrée, liquide ou visqueuse, 4 est répartie à l'intérieur du moule, le tuyau de remplissage 3' étant retiré Progressivement pendant ce temps du moule 1'. Il se forme alors une sucrerie creuse cylindr,que, qui peut être pareillement remplie ou traitae ul- térieurement d'une autre manière. Différents exemples de formes de réalisation sont donnés par les autres figures 9 à 20 pour des sucreries fabriquées suivant le procédé décrit précédemment, c'est ainsi, par exemple, que les figures 9 et 10 représentent une coquille creuse semi-sphérique 4' ou une coquille 4N en forme de gobelet, qui sont fabri4uées, de la manière indiquée, d'une masse de sucre dur ou semblable. On peut utiliser ces pièces telles quelles, oulbur faire subir un traitement complémentaire. Dans la figure Il, la pièce creuse est constituée par un tube 14, pourvu latéralement d'une ouverture 15 et employé comme "mirliton". La Figure 12 représente une pièce dite "fifre" constituée par deux coquilles creuses 16, ayant chacune au fond un orifice 17 et assemblées par le bord du côté ouvert avant de s'être complètement refroidies de manière à former ensemble un corps creux fermé. La Figure 13 montre un corps creux semblable, de conformation sphérique. Ici, les deux demi-coquilles semi-sphériques 4' ont été placées l'une sur l'autre par le bord de leur ouverture, après qu'une noix 9, par exemple, ou un autre corps solide y ait été introduit. les Figures 14 et 15 représentent des sucreries remplies faites de coquilles creuses 4' suivant la figure 9, fourrées avec produit liquide 6 ou en poudre 6' puis fermées d'un couvercle 8, coulé ensuite. La sucrerie suivant la figure 16 est constituée par un gobelet 4", sensiblement cylindrique rempli de confiture ou de crime 69t et pareillement fermé par le couvercle usuel 8. La Figure 17 montre en principe la même sucrerie que la fig. 16, mais avec cette seule différence qu'une noix 9 ou un autre corps-a été introduit dans le fourrage et que toute la pièce a été ensuite enveloppée dans un rev8tement. La Figure 18 représente une sucrerie semblable, constituée par un corps creux 422 ayant approximativement une forme de chapeau ou de praline la sucrerie suivant Ligure 19 consiste en deux coquilles 11 et 12, rapportées lune sur l'autre et fourrées d'un produit 13, qui forme en nême temps le couvercle. Enfin la Figure 20, représente un bonbon, genre sucette, fabrique de la manière indiquée. On a prévu ici une coquille creuse 18 obtenue par la centrifugation dune masse sucrée et fourrée partiellement d'un produit 19. Par centrifugation, ce produit 19 peut autre amené à à-s'étendre en hauteur sur la paroi de la coquille 18 en formant un évidement en son milieu, qui peut alors être rempli ensuite gar le produit formant couvercle 20. Dans ce dernier un bâtonnet 21 a été enfoncé avant durcissement. Ce bâtonnet a une bonne prise au centre de renforcement du produit 20 formant couvercle. Bien entendu, on peut réaliser encore les formes les plus di erses et employer pour la fabrication des bonbons creux, ctest-à- dire des coquilles extérieures, toutes les matières usuelles entrant dans la confiserie, telles que réglisse, fondant, gelée, crême, chocolat ou similaire, sans que l'invention puisse être limitée à l'une des possibilités de réalisation pratique indiquées. Enfin, on peut aussi prévoir toutes les formes et tous les genres de bonbons considérés ici, recouverts ultérieurement d'une enveloppe, de chocolat ou autre produit similaire, par exemple. Bes Figures 21 et 22 reproduisent schamatiquement divers dispositifs de fabrication fonctionnant suivant le procédé faisant l'objet de l'inventionS la distribution de la masse sucrée ou de confiserie étant possible de la manière la plus variée dans les deux -cas. Comme exposé au commencement, un certain nombre de moules à centrifugation 22 sont placés sur un système transporteur, non représenté plus en detail, constitué dans le genre d'une chaine sans fin, ou d'un disque tournant, ou sous une autre forme similaire, sur lequel chaque moule 22 est porté par un axe 23, pouvant tourner sur son support, dans la chaîne transporteuse et pourvu, à son extrémité inférieure, d'un élément d'accouplement 24. La channe 25 portant les moules 22, 23, se déroule suivant la Pig,21, son tambour supérieur tournant dans le sens horaire, de gauche à droite, indiqué par la flèche, une chambre de chauffage 26, délimitée schématiquemen-t, et une zone de refroidissement 27, pareillement indiquée de façon schématique, étant ainsi traversées. Entre les blocs 26 et 27, sont prévus les différents genres de douilles ou d'organes de distribution et de dosage 28, 29, 30, 31, 32, et 33. Au-dessous de ce dispositif est placé un bloc moteur 34, qui communique aux moules 22, répartis au-dessus, un mouvement de rotation de vitesse réglable. Un système de transmission 35, commandé par un dispositif d'enclenc.ment, est employé ici pour mettre en prise, après une course en avant déterminée, une pièce d'accouplement 36 avec l'élément d'accouplement 24 correspondant de l'axe 23 d'un moule 22, de sorte que ce moule soit alors entrai- né dans une rotation rapide. A la suite des éléments moteurs 34 à 36, on peut encore prévoir des vibrateurs 37, agissant sur les moules pour provoquer une répartition plus rapide et meilleure de la masse à l'intérieur de ces derniers. le repère 28 désigne un dispositif d'aspersion d'huile pour faciliter la séparation des produits hors des moules, 29 désigne la douille d'éjection d'une machine distribuant la masse sucrée pour les coquilles, 30 est un appareil pour déposer des noix, des raisins, des cerises ou autres produits similaires. le dispositif 31 est une machine de coulage pour le produit de fourrage liquide, Q semi liquides et 92 un dispositif de dosage pour des produits de fourrage en poudre, 35 étant une machine distributrice de de la masse sucrée destinée à former les couvercles.Suivant la fabrica tion désirée, l'un ou l'autre des ensembles peut être enclenché, c'est-à-dire que les ensembles 29 à 33 peuvent être mis en action au choix. Les bonbons formés sont amenés à se durcir dans la zone de refroidissement 27. Les moules arrivent avec la chaîne au tambour inférieur, qui tourne en sens contraire, de droite à gauche. les moules se présentent là devant un dispositif d'extraction 38. Gelui-ci commande les poussoirs prévus dans les moules de manière que les bonbons terminés se déversent sur une bande d'évacuation 39. Après entre passé par le parcours de chauffage 26, un nouveau réchauffement des moules peut avoir lieu La disposition suivant la Figure 22 est la même en principe que celle de la figure 21 dans chacune plusieurs moules individuels sont placés sur des portions de channe et les systèmes de distribution sont équipés d'un nombre de douilles correspondant à celui des douilles par portion de chaque Pour préchauffer les moules, il est prévu une soufflerie d'air chaud 40, qui leur amène cet air par l'intermédiaire d'un ensemble de douilles 41. Enfin, la figure 29 reproduit schématiquement une construction possible d'un bloc de moules individuels 42, dans lequel chacun de ceux-ci est disposé, rotatif, avec interposition de roulements à billes 43, dans un support commun 44, et est pourvu, à son extré- mité -inérieure, de pièces d'accouplement 45, un poussoir d'extraeM tion ss7 traversant l'axe 46 de chaque moule et, pouvant se dépla- cer en contrariant l'action d'un ressort i compression 48. les sup- ports 44 des moules sont placés l'un derrière l'autre sur une chae- ne à rouleaux 49, l'entraînement en rotation des moules s'effectuant au moyen de pignons droits 50, dont l'axe 51 pouvant monter et descendre, porte en bout un organe d'accouplement 52 destiné à transmettre le mouvement de rotation au moule 42 correspondant. Des réalisations possibles du dispositif représentées, il ressort tout d'abord que seuls les moules sont entraidés en rotation. Il est cependant également possible de faire tourner les douilles de remplissage, isolément ou en même temps, suffisamment vite pour que la masse sucrée qu'elles distribuent se répande par centrifugation sur la paroi interne des moules et s'y durcisse en formant une coquille. Enfin, notamment pour distribuer la matière du couvercle on peut employer des douilles de remplissage possèdant plusieurs orifices de sortie, afin d'obtenir une répartition meilleure et plus rapide de la matière sucrée. R z V E g D I C A 2 I O N s 1.- Procédé de fabrication de sucreries creuses, du genre des bonbons, caractérisé en ce qu'une quantité dosée de masse sucrée, coulable, est transformée par centrifugation dans un moule ouvert dans le haut, sous l'action de la force centrifuge, en une pièce creuse de forme correspondant à celle du moule en rotation, cette pièce étant durcie et solidifiée sous cette forme, puis finalement expulsée du moule. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'après centrifugation, un fourrage est introduit dans la sucrerie creuse obtenue et celle-ci obturée par un couvercle fait de masse sucrée liquide ou visqueuse. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masse liquide ou visqueuse est distribuée dans le sens de l'axe de rotation du moule. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masse liquide ou visqueuse est distribuée dans le sens transversal par rapport à l'axe de rotation du moule. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour former une pièce creuse comportant plusieurs couches super- posées, des quantités, égales ou différentes, de masss de produit sont distribuées, llune après l'autre ou simultanément, dans un moule tournant rapidement, puis amenées à refroidissement 6.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce quaaprès troduction du fourrage, une nouvelle centrifuge gation engendre dans la masse de celui-ci un évidement ouvert dans ie haut qui est rempli, totalement ou partiellementD de la masse destinée à constituer le couvercle. 7.- Procédé suivant lune des revendications 1 à 6, cazaoténoisé en ce que l'on introduit dans la masse du couvercle, avant son durcissement, un bâtonnet, un manche, un ruban ou autre élément dépassant de la sucrerie. 8.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des moules séparés sont amenés, continuellement ou par séries, sous un poste de distribution de quantités dosées de masse sucrée, liquide ou visqueuse, et pendant que cette masse est versée, les moules sont amenés en rotation rapide autour de leur axe, de fa çon que la quantité de matière versée dans les moules, sy étale intérieurement en hauteur, les moules passant ensuite par une zone de solidification (refroidissément) pour être finalement vidés. 9.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les moules, après remplissage et centrifugation de la masse sucrée passent sous un poste, ou plusieurs postes, de distribution de produit, liquide, solide ou en poudre, de fourrage, la sucrerie creuse se trouvant encore dans le moule étant ainsi fourrée, le couvercle de la sucrerie remplie étant ensuite obtenu dans un autre dispositif de dosage, par la distribution d'une nouvelle portion de masse sucrée, la traversée d'une zone ae durcissement, ou de réfrigération ayant lieu ensuite, puis la vidange des moules. 10.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que pour chaque paire de sucreries en forme de coquille creuse, obtenues par centrifugation, éventuellement après que l'une au moins ait été fourrée, on les rapporte l'une sur l'autre, par leur côté ouvert et on les raccorde ainsi ensemble. 11.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les moules sont aspergés d'huile, facilitant le démoulage avant de recevoir la masse sucrée. 12.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les moules sont soumis à un pre-chauffage avant derecevoir la masse sucrée. 13.- Dispositif pour application du procédé selon la revendication 1, caractérisé par un ou plusieurs moules de centrifugation, en forme de tube ou de coquille, tournant autour de leur axe, et un système de distribution et de dosage, connu en soi, pour garnir les moules séparés d'une quantité déterminée de masse sucrée encore chaude et pouvant être versées 14.- Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le système transporteur des moules est constitué sous la forme d'une channe sans fin ou d'un disque, et porte un certain nombre de moules individuels logés de manière à pouvoir tourner sur leur support et qu'une commande d'entratnement des moules en rotation est disposée à proximité du système ae distribution de la masse sucrée comportant des organes d'accouplement ou d'entrainement des moules, individuels, mis en action par un dispositif de déclenchement, lequel coopère avec le système de dosage de manière à mettre en rotation rapide les moules garnis, pendant ou immédiatement après la distribution de masse sucrée. 15.- Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le système transporteur des moules les fait passer par une chambre de solidification ou de refroidissement. 16.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que d'autres postes de travail sont installés audessus du système transporteur des moules, après le dispositif de distribution et de dosage de la masse sucrée, afin de pourvoir les moules centrifugés de matière solide, liquide ou en poudre, de fourrage ainsi qu'un poste de distribution de la matière devant former le couvercle. 17.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 16, caractérisé en ce qu'après la distribution de la matière de fourrage, il est prévu-un autre poste de mise en rotation des moules en vue d'une nouvelle centrifugation destinée à la masse du fourrage. 18.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 17, caractérisé en ce qu'après le poste de distribution de la masse destinée à former le couvercle il est prévu un système pour introduire dans cette masse encore non durcie un bâtonnet, un manche, un ruban, ou autre objet. 19.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 18, caractérisé en ce que les moules individuels sont pourvus chacun, de manière connue en soi, d'un poussoir, d'extraction et que derrière ou dans la chambre de solidification ou de refroidissement est prévu un système de commande des poussoirs agissant de manière que les sucreries refroidies, et solidifiées soient expulsées l'une après l'autre de leur moule, 20. Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'est prévu dans la zone de fonctionnement du système transporteur des moules, avant le poste de distribution de la masse sucrée, un dispositif de préachauffage des moules à garnir. 21.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 20, caractérisé en ce qu'est prévu avant le dispositif de distribution et de dosage de la masse sucrée un système d'aspersion des moules avec de l'huile facilitant le démoulage. 22.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 21, caractérisé en ce que les moules de centrifugation présentent un revêtement de Tetrafluorethylène. 23.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 16,caractérisé en ce qu'est prévu dans la zone du poste distributeur de la masse sucrée destinée au couvercle'un système de soufflerie d'air chaud destiné à répartir mieux et plus rapidement ladite masse sucrée. 24.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 23 caractérisé en ce que la douille de sortie du dispositif de dosage de la masse sucrée destinée à former la coque ou le couvercle du bonbon, est pourvue de plusieurs orifices. 25.- Dispositif suivant l'une des revendications 13 à 24 cargc- térisé en ce que la douille de sortie du dispositif de dosage est pourvue d'un système d'entratnement en rotation. 26.- Sucrerie fabriquée suivant le procédé selon l'une des revendications 1 à 12 du genre d'un bonbon, de sucre dur ou de matière similaire en particulier, caractérisé en ce qu'est employé comme support d'un fourrage quelconque un corps creux, encore à l'état liquide ou visqueux, soumis à une centrifugation dans un moule approprié, se présentant sous la forme d'une coquille, d'un gobelet, d'un tube. 27.- Sucrerie suivant la revendication 26, caractérisée en ce que le corps creux obtenu par rotation est pourvu dtun couvercle de masse sucrée. 28.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 et 27 caractérisée en ce que le corps creux, obtenu par rotation, est pourvu d'un fourrage solide, pâteux, liquide ou en poudre, puis fermé par un couvercle. 29.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 à 28, caractérisée en ce que le fourrage prend également par centrifugation une conformation du genre d'un gobelet. 30.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 à 29 caractérisée en ce que le couvercle posé sur le corps creux obtenu par rotation remplit le creux Sormé dans le fourrage. 31.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 à 30 caractérisée en ce qu'un bâtonnet, un manche, un ruban, ou autre objet est introduit avant durcissement de la masse sucrée, dans le couvercle ou dans le corps de rotation constituant le bonbon et se trouve fermement ancré dans la sucrerie après durcissement de la masse. 32.- Sucrerie suivant ltune des revendications 26 à 27 caractérisée en ce que plusieurs corps de rotation creux forme de coquille, sont placés l'un sur l'autre par leur bord d'ouverture, éventuellement après avoir été fourrés, et rattachés ainsi ensemble. 33.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26, 27 et 32, caractérisée en ce que deux corps de rotation creux, présentant un trou au fond, sont placés l'un sur l'autre, le bord de leur c8té ouvert se joignant, pour constituer un fifre. 34.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 et 27, caractérisée en ce que le corps de rotation creux affecte la forme d'un tube percé d'un trou, constitué comme un "mirliton't. 35.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 à 34, caractérisée en ce que le corps de rotation creux est pourvu, étant terminé, d'un revêtement d'une autre masse sucrée ou chocolatée0 36.- Sucrerie suivant l'une des revendications 26 à 35, caractérisée en ce que le corps de rotation creux affecte la forme d'un bonbon.