Procédé et appareil pour coudre un soufflet d'entrejambe. L'invention concerne le domaine de la bonnetrie et plus particulièrement la couture de goussets ou soufflets d'entre- jambe de collants ou vêtements de ce type. Jusqu'ici, la couture d'un soufflet d'entrejambe de collants ou vêtements de ce type a généralement été réalisée manuellement, seule la couture effective du soufflet étant réalisée à la machine. La présente invention a pour objet de procurer un procédé et un appareil perfectionnés pour coudre un soufflet d'entre- jambe de collant ou analogue. En conséquence, la présente invention propose un procédé de couture du soufflet d'entrejambe d'un vêtement comprenant l'ouverture du vêtement le long d'une ligne présélectionnée tout en supportant le matériau du vêtement de chaque côté de cette ligne, le déplacement des rebords latéraux de l'ouver- ture du vêtement l'un par rapport à l'autre pour former l'ouverture selon une forme présélectionnée, la présentation du soufflet au vêtement, la périphérie du soufflet étant juxtaposée aux rebords de l'ouverture, et la couture mécani- que de la périphérie du soufflet et des rebords de l'ouver- ture. La présente invention propose également un appareil de couture du soufflet d'entrejambe d'un vêtement, comprenant un élément porteur pour supporter le vêtement autour d'une couture ouverte de celui-ci et comprenant des moyens pouvant être actionnés pour ajuster le profil de ladite couture ouverte, l'élément porteur comprenant un organe allongé ayant sensiblement la forme de l'ouverture du soufflet et destiné à recevoir le soufflet et un dispositif de support interne mobile par rapport à cet organe pour saisir le soufflet de façon à pouvoir amener les rebords de l'ouverture du vêtement et la périphérie du soufflet en juxtaposition; des disposi- tifs pour monter le soufflet et présenter ce soufflet sur ledit dispositif de support interne; et une machine à coudre pour coudre le soufflet et le vêtement l'un à l'autre, 250 1976 l'élément porteur étant mobile par rapport à la machine en vue d'amener la machine en engagement avec le vêtement et le soufflet et permettre la couture du soufflet sur le vêtement au moyen d'une ligne de couture continue. Selon un mode de réalisation préféra de l'invention, l'organe allongé de l'élément porteur a la forme d'une tête sur laquelle on peut tirer le vêtement,un système d'aspira- tion étant prévu dans la tête pour faciliter ce mouvement. Le dispositif de support interne comprend un certain nombre de tiges ou d'organes en forme d'aiguilles pour maintenir le soufflet dans l'ouverture de la tête, les organes en forme d'aiguilles retenant le soufflet le long de sa périphérie. Ces organes sont avantageusement mobiles en commun de manière qu'ils puissent être déplacés entre une position dans laquel- le ils sont prêts à recevoir le soufflet et une autre posi- tion dans laquelle ils retiennent le soufflet contre la région du rebord latéral de l'ouverture de la tête, de maniè- re à maintenir le soufflet en position. Cette disposition laisse une zone périphérique du soufflet en saillie au-delà de l'ouverture, de sorte que le rebord de la couturé ouverte du vêtement peut être mise en alignement avec le rebord du soufflet et autoriser la couture des deux éléments l'un avec l'autre. La présente invention sera décrite plus en détail à titre d'exemple avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: la-figure 1 est une vue du corps d'un collant muni d'un soufflet d'entrejambe, la figure 2 est une vue en plan d'un mode de réalisation -préféré de l'appareil selon la présente invention, la figure 3 est une vue en perspective d'un élément porteur de l'appareil de la figure 2, la figure 4 est une coupe passant par la tête et selon la ligne IV-IV.de la figure 3, montrant le dispositif porteur muni d'un soufflet dans un poste de couture de l'appareil, la figure 5 est une vue schématique d'un poste d'ouver- ture de couture de l'appareil, et - la figure 6 est une vue en perspective d'un poste de montage de soufflet de l'appareil. d> 250 1976 Le collant représenté à la figure 1 comprend un corps 10 dans lequel est cousu le soufflet d'entrejambe 12. Le collant est normalement fabriqué sans le soufflet d'entrejambe, le corps étant cousu le long d'une couture 14 partant de la ceinture du corps à l'arrière du corps pour parvenir à l'avant de la ceinture. La couture est alors ouverte le long d'une longueur présélectionnée en partant de l'avant de la ceintu- re, et le soufflet 12 est cousu dans le corps de manière à obtenir l'article terminé. Jusqu'ici, cette opération était généralement réalisée manuellement, bien qu'une machine à coudre soit normalement utilisée pour réaliser la couture du soufflet. L'appareil préféré est représenté schématiquement à la figure 2 et il comprend un certain nombre d'éléments porteurs de soufflet 16, de préférence au nombre de quatre, montés sur une tourelle centrale 18 de manière à pouvoir tourner autour de la tourelle sur un axe sensiblement vertical. Les éléments porteurs 16 sont espacés angulairement et à même distance autour de la tourelle. Au cours de la rotation, chaque élément porteur passe tour à tour par un poste de chargement 20, un poste d'ouverture de couture 80, un poste de montage de soufflet 100, un poste de couture 200 et un poste de retrait 220. Au poste de chargement, le corps d'une paire de collants est retourné et tiré sur l'élément porteur 16, la couture étant correctement alignée. L'élément porteur est alors amené au poste d'ouverture de couture 80 o la couture 14 est ouverte en partant de l'avant de la ceinture et sur la lon- gueur requise. Le mouvement de l'élément porteur se poursuit pour amener cet élément porteur au poste de montage de soufflet 100. Dans ce poste, un soufflet d'entrejambe préalablement découpé est serré en position dans une monture à soufflet et étiré de façon appropriée et prêt pour l'élément porteur. Lorsque l'élément porteur est en position, la monture est pivotée pour présenter le soufflet à la couture ouverte du corps du collant, le soufflet étant alors fixé sur l'élément porteur alors que le rebord de l'ouverture du corps et le rebord du soufflet sont juxtaposés. L'élément porteur est alors amené au poste de couture o le soufflet est cousu sur 250 1976 le corps. Finalement, l'élément porteur est amené au poste de retrait 220 o le collant terminé est retiré de l'élément porteur 16. Si on regarde l'élément porteur 16 plus en détail, on voit que celui-ci comprend une tête allongée et creuse 22 comportant deux panneaux latéraux plans et parallèles 23, -espacés l'un de l'autre de manière à former une ouverture allongée 24 faisant face radialement vers l'extérieur de la tourelle. L'ouverture est conformée dans son ensemble selon la forme du soufflet. La tête est supportée à une extrémité par une console 26 formant généralement un "v" ou un "U" avec la tête et l'extrémité libre de la console est fixée à une broche 27 s'étendant horizontalement et radialement vers l'extérieur de la tourelle et pouvant tourner pour faire pivoter la tête dans un plan sensiblement vertical autour de - l'axe de la broche. Les deux panneaux latéraux 23 sont réunis à l'extrémité libre de la tête pour munir l'ouverture d'une extrémité semi-circulaire 28, la broche et la tête étant disposées l'une par rapport à l'autre de manière que l'axe de la broche traverse la région terminale libre de la tête sensiblement concentriquement à l'extrémité ouverte semi- circulaire 28. Cette disposition facilite la couture du soufflet, comme cela sera décrit plus loin. Comme on le voit le plus clairement à la figure 4, un plateau 30 est monté rigidement dans la tête 22 et sensible- ment coplanaire à l'ouverture. Le plateau 30 supporte de façon pivotante un certain nombre d'aiguilles 32 dont chacune comprend une tête 34 prise en sandwich entre le plateau 30 et un organe de serrage 36 de dimensions légèrement plus faibles. Les aiguilles 32 sont espacées autour de la région périmétri- que du plateau 30 et peuvent tourner librement autour de leurs têtes 34 en passant par des fentes radiales 38 prati- quées dans l'organe 36. Chaque fente est suffisamment large pour permettre à l'aiguille de pivoter librement, mais suffi- samment étroite pour ne pas permettre le passage de la tête de l'aiguille. Une tige 40 traverse le plateau 30 et l'organe 36 et peut coulisser axialement par rapport à la tête 22 et elle. porte un autre plateau 42 pouvant coulisser à l'intérieur de l'ouverture. Le plateau 42 comprend des trous 44 par lesquels les aiguilles font librement saillie. Les trous 44 sont disposés relativement aux têtes des aiguilles de manière que la rétractation du plateau 42 vers l'intérieur de la tête fasse pivoter les aiguilles d'une position o leurs extrémi- tés libres sont dégagées de la tête et font de préférence légèrement saillie par rapport à l'ouverture, vers une posi- tion o les extrémités libres des aiguilles viennent buter contre les panneaux latéraux de la tête, à l'intérieur de l'ouverture. En utilisation, le corps 10 du collant est retourné et tiré sur la tête 22, les jambes étant écartées pour ne pas gêner et passées dans la tête à l'arrière du plateau 30 dans les trous 21 constitués dans les panneaux latéraux 23. Pour faciliter ce mouvement, une aspiration est prévue à l'intérieur de la tête, par l'intermédiaire d'un tube d'aspiration 46. Pour cette opération, la tête est pivotée de manière que son attitude soit sensiblement verticale, les panneaux latéraux étant disposés verticalement, et le corps 10 étant tiré sur la partie supérieure de la tête, la partie avant de la cou- ture 14 étant en alignement vertical au centre de l'ouverture 24, entre les panneaux latéraux. Une butée mobile 48 ou une marque de référence ou analogue prévue dans ou contre la partie inférieure de l'ouverture permet à l'opérateur de tirer avec précision la longueur correcte de couture sur l'ouverture. Lorsque le corps du collant est correctement disposé, deux pinces latérales 48, à raison d'une pour chaque côté de la tête, sont pivotées en position pour serrer le corps entre les pinces et les panneaux latéraux. De préférence, chaque pince comprend une plaque simple constituant une mâchoire et chaque plaque est d'abord pivotée en position de manière qu'une région marginale vienne dépasser le rebord de l'ouver- ture du panneau latéral associé d'une quantité prédéterminée. Les plaques de serrage sont alors ramenées en arrière en direction radiale vers l'intérieur, de préférence jusqu'à ce que les rebords des plaques de serrage soient en alignement avec les rebords de l'ouverture, maintenant leur prise sur le 250 1976 matériau du corps pendant cette opération. Le résultat est de tendre le matériau du corps au travers de l'ouverture en vue de faciliter l'opération de découpe subséquente de la couture. Lorsque les pinces latérales sont ramenées en arrière, une autre pince supérieure 50 est pivotée en position pour serrer le corps contre la partie supérieure de la tête adja- cente à l'ouverture 24. Là encore, la pince comprendl une plque de serrage dont le contour ust Gufoiïliiiv à It bULLfci-u du la parLie supérieure de la tête, et elle est d'abord pivotée dans une position dans laquelle son rebord avant est espacé du rebord de la partie supérieure de l'ouverture 24 d'une distance prédéterminée. La plaque de serrage est alors coulissée vers l'avant, entraînant avec elle le matériau du corps, jusqu'à ce que son rebord vienne coïncider avec le rebord de l'ouverture, ce mouvement servant à relâcher la tension appliquée au matériau du corps à l'extrémité supé- rieure de l'ouverture. Il est clair que pour éviter d'endommager le collant, les plaques de serrage et de préférence les panneaux latéraux de la tête sont avantageusement munis d'une couche protectrice en une matière plastique, un matériau cellulaire ou analogue. La quantité de mouvement des plaques de serrage est naturellement variable et peut être présélectionnée pour déterminer le degré de tension et de relâchement du matériau du collant que l'on désire au niveau de l'ouverture 24. Lorsque le corps du collant est correctement disposé sur la tête, on le déplace alors en direction du poste d'ouver- ture- de couture 80. Pendant ce mouvement, la broche 27 tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur environ 900 pour-tourner-la tête sur son côté, la base de la tête étant à l'avant pendant le mouvement de la tête vers et dans -le poste d'ouverture de couture 80. Le poste d'ouverture de couture 80 comprend un dispositif de coupe à fil chauffant 82 constitué de préférence par un fil chauffé ayant sensiblement la forme d'un "U" et disposé sur son côté, supporté de façon mobile sur une console de support 84 placée à l'extérieur du parcours courbe de la tête de manière que l'élément de coupe à fil chauffant 82 puisse être disposé sur le parcours de la tête ou retiré de celui- ci. Avant que la tête 22 atteigne le poste d'ouverture de couture 80, l'élément de coupe à fil chauffant 82 est amené sur le parcours de la tête, en alignement avec la couture 14 du corps du collant de manière que lorsque la tête parvient dans le poste les deux bras chauffés du fil en "U" viennent en contact avec la ceinture avant du corps sur les côtés respectifs de la couture. A mesure que se poursuit le mou- vement de la tête, l'élément de coupe à fil chauffant découpe ou brûle une bande de matériau ayant une largeur de plusieurs millimètres et contenant la couture jusqu'à ce que, dans une position présélectionnée de l'élément de coupe le long de la couture, cet élément de coupe soit retiré en détachant la bande de matériau du corps. La chute du matériau est élimi- née, par exemple en passant par un tube aspirant 86, et la tête continue son mouvement en direction du poste de montage de soufflet 100. La longueur de la bande de matériau retirée du-corps est naturellement fonction de la vitesse à laquelle la tête passe par le poste d'ouverture de couture, et de la position relative de la tête et de l'élément coupant à fil chauffant 82 quand ce dernier est retiré. Le mouvement de l'élément de coupe sur le parcours de la tête et le retrait peuvent être commandés pneumatiquement ou électromagnétique- ment et déclenchés par des dispositifs appropriés tels que des interrupteurs miniatures détectant la position de la tête et déclenchant un mécanisme d'entraînement de l'élément de coupe. En variante, le retrait de l'élément de coupe peut être réalisé après un retard présélectionné suivant son mouvement sur le parcours de la tête, le retard étant natu- rellement présélectionné en fonction de la vitesse de la tête passant par le poste d'ouverture de couture 80. Le réglage de la longueur de la bande de matériau retirée du corps du collant peut être obtenu en réglant la position des interrup- teurs miniatures ou en modifiant le retard ou la vitesse de la tête passant par le poste d'ouverture de couture 80. Pour éviter la possibilité que la tête vienne gêner l'élément de coupe à fil chauffant 82, l'extrémité inférieure de la tête, c'est-à-dire l'extrémité avant de la tête lorsque 250 1976 celle-ci pénètre dans le poste d'ouverture de couture 80, est ouverte ou découpée pour déterminer un passage libre pour l'élément de coupe à fil chauffant jusqu'à la ceinture avant du corps du collant. De plus, le plan de l'ouverture 24 est incurvé dans le sens du mouvement de la tête de manière qu'au cours de l'opération de coupe les positions relatives en direction radiale de la tourelle 18, de l'élément de coupe à fil chauffant et de la partie du corps du collant tendu sur l'ouverture soient sensiblement constantes pendant au moins la partie principale de la "course" de coupe. Comme on le comprendra, la découpe de la couture 14 permet au matériau qui a été tendu à l'origine au-dessus de l'ouverture de se relâcher, et pendant le mouvement de la tête qui s'éloigne du poste d'ouverture de couture 80 en direction du poste de montage de soufflet 100, les pinces latérales 48 sont encore plus rétractées le long des surfaces des panneaux latéraux 23 de la tête de manière à tirer les rebords latéraux de la découpe de l'ouverture pratiquée dans le corps du collant dans une zone adjacente aux rebords latéraux de l'ouverture 24. Lorsque cette opération est terminée, la plaque mobile 42 de la tête est entraînée vers l'avant sous l'action de la tige 40 de manière à faire pivo- ter les aiguilles et les éloigner de la paroi latérale inter- ne de la tête. La position d'extension de la plaque 42 n'est pas critique à condition que les pointes des aiguilles fas- -sent saillie par les trous 44 et soient prêtes à saisir le soufflet quand celui-ci est présenté à la tête. Avantageuse- ment, la plaque mobile 42, dans sa position d'extension, parvient juste à l'intérieur de l'ouverture 24. Pendant ou après le mouvement de la tête 22 dans le poste de montage de soufflet 100, un soufflet d'entrejambe préala- blement découpé est présenté à un élément porteur de soufflet qui, dans sa forme la plus simple, est constitué par une tête aspirante ayant une surface perforée sur laquelle le soufflet est maintenu par aspiration. Lorsque le soufflet est monté sur l'élément porteur de soufflet, celui-ci est déplacec pour amener le soufflet face à une pince à soufflet dans le poste de montage de soufflet 100. Le poste de montage de soufflet 100 comprend une plaque de base 102 sur laquelle sont montées de façon coulissante deux pinces latérales à soufflet 104 et 106, de manière qu'elles puissent glisser l'une vers l'autre on s'éloigner l'une de l'autre et appliquer une traction latérale au souf- flet. Une autre pince terminale 108 est également montée de façon coulissante pour serrer l'extrémité "inférieure" du soufflet et appliquer une traction terminale au soufflet selon une valeur présélectionnée. Comme on peut le voir à la figure 6, l'extrémité opposée du soufflet comprend une partie de la bande de la ceinture pour combler l'interstice de la bande de la ceinture du corps 10 du collant qui a été décou- pée. Chacune des pinces latérales 104 et 106 comprend une paire de mâchoires allongées 110, 112 qui sont incurvées dans la direction longitudinale de manière à être conjuguées à la courbure de l'ouverture 24 pratiquée dans la tête 22. Ceci est prévu pour faciliter la présentation du soufflet à l'ou- verture 24 de la tête. Sur la plaque de base 102 est également montée une plaque de support allongée 114 entre les mâchoi- res 110, 112 des pinces latérales, la plaque de support étant suportée sur une tige à piston (non représentée sur les dessins) qui peut être actionnée pour entraîner la plaque de support vers le haut entre les mâchoires 110, 112. En posi- tion rétractée, la plaque de support est disposée au-dessous des mâchoires et à l'écart du soufflet quand ce dernier est serré par les mâchoires. La plaque de support est également incurvée en direction longitudinale pour être sensiblement conforme à la courbure de l'ouverture 24. Lorsque la tête 22 de l'élément porteur est parvenue au poste de montage de soufflet 100, ou avant ce mouvement, l'élément porteur de soufflet 90 présente le soufflet au dispositif de serrage de soufflet et les pinces latérales et terminale qui sont dans leurs positions rétractées et ouver- tes se déplacent vers l'intérieur en direction de l'élément porteur de soufflet 90 et se referment sur les rebords laté- raux et terminal du soufflet, les dimensions de l'élément porteur de soufflet 19 étant légèrement inférieures à celles du soufflet de manière que les rebords du soufflet fassent 250 1976 librement saillie au-delà de l'élément porteur en vue de faciliter le serrage. Lorsque les pinces sont fermées, l'élé- ment porteur de soufflet est retiré et les pinces se rétrac- tent sur une distance présélectionnée pour étirer le soufflet selon la valeur désirée. L'une ou les deux pinces latérales ou la pince terminale, ou toutes ensemble, peuvent appliquer une traction au soufflet en fonction de ce qui est désiré, et l'importance de la traction déterminée par chaque pince peut être modifiée en réglant le mouvement de rétraction de la ou des pinces concernées. Pendant cette opération, la plaque de support 114 est dans sa position rétractée. Comme on peut le voir sur les dessins, le plan de l'ou- verture 24 est sensiblement vertical alors que le soufflet est maintenu dans le dispositif de serrage 101 dans une position généralement horizontale. On a constata que ces positions relatives étaient les plus pratiques, bien que l'on comprendra que l'on puisse les modifier si on le désire. On comprendra également que bien que l'opération qui est actuel- lement décrite exige une certaine traction appliquée au soufflet, il peut exister des cas o cette traction n'est pas nécessaire et o le soufflet est serré et présenté à la tête 22 à l'état non étiré. Lorsque le soufflet est serré en position et lorsque la tête 22 est au poste de montage de soufflet 100, le disposi- tif de serrage de soufflet 101 est pivoté autour d'un axe horizontal 116 de manière à présenter le soufflet à l'ouver- ture 24. Dans cette position, les pointes des aiguilles 32 traversent le matériau du soufflet dans des zones adjacentes aux rebords du soufflet, à l'exception de la partie de la bande de la ceinture du soufflet. La plaque de support 114 -est alors entraînée vers l'avant pour assurer un engagement total du soufflet sur les aiguilles 32. La plaque mobile 42 de la tâte 22 est alors rétractée pour obliger les pointes des aiguilles 32 à s'appliquer contre la paroi interne de la tête 22 et retenir le soufflet, toujours sous sa forme étirée, en position mais en laissant les rebords du soufflet en - saillie hors de l'ouverture *24. Les aiguilles 32 comprennent avantageusement des épaulements ou autres butées appropriées 250 1976 Il dans une zone adjacente à leurs pointes, pour éviter que le soufflet ne glisse le long des aiguilles. La plaque de support 114 est alors rétractée et les pinces 104, 106 et 108 sont ouvertes, et le dispositif de serrage de soufflet 101 est ramené à sa position de départ, prêt à recevoir le soufflet suivant. Il est préférable que les mâchoires des pinces et la plaque de support soient munies d'une couche d'un matériau protecteur tel qu'une mousse, un tissu ou du caoutchouc pour éviter des dégâts au soufflet. Lorsque le soufflet est fixé en position, les pinces latérales 48 de la tête 22 de l'élément porteur sont avancées en direction de l'ouverture 24 jusqu'à ce que les rebords latéraux de l'ouverture du soufflet pratiquée dans le corps du collant soient en surplomb sur les rebords de l'ouverture et en alignement avec les rebords latéraux du soufflet, prêts à la couture. Ce mouvement des pinces latérales peut être réalisé avant ou pendant le mouvement de la tête 22 de l'élé- ment porteur en direction du poste de couture 200. Du fait que la pince supérieure 50 n'a pas été préalablement rétrac- tée, le rebord terminal de l'ouverture du soufflet est déjà en position face au rebord terminal du soufflet. La tête 22 de l'élément porteur est déplacée pour amener les rebords en surplomb du soufflet 12 et le corps 10 à une extrémité de la partie de la ceinture du soufflet en position entre une barre à aiguille 202 et une plaque à aiguille ou à gorge 204 d'une machine à coudre telle qu'une machine à coudre overlock ou une machine à coudre des godets ou bon- nets. Le mouvement de la tête 22 se poursuit jusqu'au poste de couture 200 alors que la machine à coudre effectue une couture le long d'une paire de rebords latéraux en saillie du soufflet 12 et du corps 10. Cependant, quand la machine à coudre a atteint l'extrémité arrière du soufflet dans une position en alignement avec l'axe de la broche 27, le mouve- ment de la tête 22 dans le poste de couture s'arrête et la broche fait alors tourner la tête sur un angle de 1800. Pendant la rotation, la couture des rebords terminaux du soufflet 12 et du corps 10 se réalise, ces rebords s'étendant sur un parcours sensiblement semi-circulaire et conforme à 250 1976 l'extrémité semi-circulaire 28 de l'ouverture 24. Lorsque la rotation de la tête 22 sur 1800 est terminée, la rotation de la broche 27 s'arrête et le mouvement de la tête 22 dans le poste de couture 200 se poursuit pour réaliser la couture de la partie restante des rebords latéraux du soufflet 12 et du corps 10. Les rebords du soufflet 12 et du corps 10 sont-avantageu- sement maintenus en position et guidés par exemple par des guides appropriés et des jets à air ou à gaz. La figure montre trois buses à jet d'air 206, 208 et 210. La buse 206 est une buse d'aspiration située à l'avant de l'aiguille dans une zone adjacente au parcours de la couture en vue d'étirer les rebords du soufflet 12 et du corps 10 dans la position de couture requise. La buse 206 comprend de préférence une embouchure aplatie et avantageusement en forme d'éventail, ses rebords latéraux étant coupes en oblique pour permettre aux rebords du soufflet et du corps de pénétrer partiellement dans l'embouchure et assurer ainsi une orientation plus efficace des rebords en vue de la couture. La buse 208 est une buse à pression disposée dans un emplacement adjacent à l'aiguille et elle dirige un jet d'air sur les rebords du soufflet et du corps avec une force suffisante pour retenir ces rebords dans la position de couture requise, car s'il en était autrement et après passage devant la buse d'aspiration 206, les rebords pourraient sortir brusquement du parcours de -l'aiguille du fait de l'élasticité naturelle du matériau. On peut prévoir un certain nombre de buses 206 et 208. La buse 210 qui est disposée au-dessus de la buse 206 sert au même but que la buse 206 pendant la couture des rebords terminaux du soufflet et du. corps. Du fait de la position de la buse 206 prévue pour étirer les rebords latéraux du soufflet 12 et du corps 10, sa possibilité d'étirer les rebords terminaux est plus faible. On ajoute la buse 210 pour compenser cette réduction de son effet. Des moyens de coupe tels que des couteaux (non représen- tés) sont prévus pour découper les rebords du soufflet 12 et du corps 10 avant la couture, et une autre buse d'aspiration 212 aspire les parties découpées. Lorsque le soufflet a été cousu sur le corps et la tête écartée du poste de couture, la plaque mobile 42 est avancée de manière à dégager le soufflet des aiguilles et le collant est retiré de la tête au poste de dégagement 220 qui suit. Celui-ci peut comprendre un dispositif d'aspiration pour aspirer lecollant hors de la tête 22, ou un doigt mécanique qui se déplace au travers de la tête 22 et vient saisir le corps du collant pour le retirer de la tête. Bien que le mode de réalisation préféré de la présente invention ait été décrit alors qu'il est appliqué à un col- lant, l'homme de l'art comprendra que l'invention puisse être appliquée à tout vêtement approprié exigeant la mise en place d'un soufflet du type à entrejambe. Pendant le mouvement de l'élément porteur autour de la tourelle, les mouvements individuels de ceux-ci sont réalisés au moyen de cames montées dans la tourelle alors que les divers mouvements nécessaires aux postes, par exemple ceux effectués par l'élément coupant à fil chauffant et le souf- flet, sont avantageusement réalisés pneumatiquement. Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation, non plus qu'à ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagées; elle en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes. 250 1976 REVEND ICATIONS 1. Procédé de couture d'un soufflet d'entrejambe sur un vêtement, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consis- tant à ouvrir le vêtement le long d'une ligne présélectionnée tout en supportant le matériau du vêtement de chaque côté de cette ligne, à déplacer les rebords latéraux de l'ouverture du vêtement l'une par rapport à l'autre de manière à confor- mer cette ouverture selon la forme présélectionnee, à présen- ter le soufflet au vêtement en juxtaposant la périphérie du soufflet aux rebords de l'ouverture, et à coudre mécanique- ment la périphérie du soufflet avec les rebords de l'ouver- ture. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le vêtement est supporté sur un élément porteur compre- nant un organe allongé ayant une ouverture conformée sensi- blement selon celle du soufflet en vue de recevoir le souf- flet, et un dispositif de support interne mobile par rapport a "L'organe pour saisir le soufflet, l'étape de la couture mécanique de la périphérie du soufflet et des rebords de l'ouverture du vêtement étant réalisée en déplaçant l'élément porteur par rapport à une machine à coudre pour fixer le soufflet sur le vêtement au moyen d'une unique couture conti- nue. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le soufflet est étiré au moins dans une direction et -25 selon une quantité présélectionnée. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la périphérie du soufflet et le vêtement sonrt maintenus selon l'attitude désirée pour leur couture, par application de jets d'aspiration et d'air. 5. Appareil pour coudre un soufflet d'entrejambe sur un vêtement, caractérisé en ce que sont prévus un élément por- teur (16) pour supporter le vêtement (10) autour d'une coutu- re ouverte (14) de ce dernier, et comprenant des dispositifs (48, 50) pouvant être actionnés pour ajuster le profil de cette couture ouverte, l'élément porteur comprenant un organe allongé (22) comportant une ouverture sensiblement en forme de soufflet (24) pour recevoir le soufflet (12), et des dispositifs de support internes (32) mobiles par rapport à cet organe pour saisir le soufflet et permettre d'amener l'ouverture du vêtement et la périphérie du soufflet en juxtaposition, un dispositif (100) pour monter le soufflet et présenter ce soufflet au dispositif de support interne, et une machine à coudre pour coudre le soufflet et le vêtement l'un à l'autre, l'élément porteur étant mobile par rapport à la machine pour amener la machine en engagement avec le vêtement et le soufflet et permettre de coudre le soufflet sur le vêtement au moyen d'une unique couture continue. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe allongé (22) comprend un organe sensiblement tubulaire sur lequel le vêtement peut être tiré. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif de support interne comprend un certain nombre d'organes (32) mobiles entre une première position o lesdits organes sont disposés pour pénétrer dans le matériau du soufflet et une seconde position dans laquelle lesdits organes retiennent le soufflet dans sa position étirée, sa périphérie étant adjacente à la périphérie de l'ouverture du vêtement. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe (32) est une aiguille pivotante et en ce que dans la seconde position, lesdits organes pressent le souf- flet contre les parois latérales (23) de l'organe allongé qui forment l'ouverture en forme de soufflet. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que le dispositif pouvant être actionné pour ajuster le profil de la couture ouverte comprend un certain nombre d'organes de serrage (48, 50) prévus pour serrer le vêtement dans la zone adjacente à sa couture ouverte sur ledit organe allongé (22), et en ce que la position des organes de serrage peut être réglée pour régler la position des parties du vêtement qui sont serrées par rapport à l'ou- verture de l'organe. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que le dispositif de montage (100) comprend un certain nombre d'organes de serrage (104, 106, 108) destinés à serrer les rebords d'un soufflet (12) présen- té au dispositif de montage, la position de l'un au moins desdits dispositifs de serrage étant réglable pour étirer le soufflet selon une quantité présélectionnée et dans une direction prédéterminée. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que les dispositifs de serrage respectifs (104, 106) sont prévus pour serrer respectivement deux rebords latéraux longitudinaux du soufflet et en ce que le rebord terminal du soufflet est disposé de manière à former le rebord terminal inférieur du soufflet quand ce dernier est cousu sur le vêtement. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que le dispositif de montage (100) comprend un organe de support interne (32) de l'élément porteur (16). 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 12, caractérisé en ce que l'élément porteur (16) peut tourner autour d'un axe perpendiculaire au plan de l'ouver- ture (24) du soufflet dans ledit organe allongé pour permet- tre un mouvement relatif de l'élément porteur et de la machi- ne à coudre en vue de coudre l'extrémité inférieure du souf- - flet sur le vêtement. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 5 à 13, caractérisé en ce que l'élément porteur (16) est prévu pour supporter le soufflet dans un plan dont la ligne de courbure en direction longitudinale du soufflet est convexe. 15. Appareil destiné à appliquer un soufflet d'entrejambe à un vêtement, comprenant un carrousel comportant au moins un'élément porteur pour-supporter le vêtement dans une posi- tion prédéterminée sur celui-ci, l'élément porteur étant supporté de manière à tourner autour d'un axe sensiblement vertical du dispositif et passer successivement par un poste de coupe en vue de déterminer l'ouverture dans le vêtement 2 5 0 1 9 7 6 pour recevoir le soufflet, un poste de montage de soufflet pour présenter le soufflet à l'ouverture du vêtement, et un poste de couture pour coudre le soufflet dans l'ouverture du vêtement, et en ce que l'élément porteur comprend un organe allongé comportant une zone ayant sensiblement la forme d'un soufflet pour recevoir le soufflet et un dispositif de sup- port interne mobile par rapport à cet organe pour saisir le soufflet et permettre aux rebords de l'ouverture du vêteoment et à la périphérie du soufflet d'être amenés dans une posi- tion en juxtaposition.