La présente invention est relative, d'une manière générale, à un procédé et à un appareil pour revêtir par électrodéposition, des objets multiples de configuration différente. En particulier, elle concerne un procédé et un appareil permettant de réaliser des 5 économies très marquées en utilisant une technique désignée ici par le terme d'électrodéposition a commutation limitée traduisant le fait que le courant de décharge n'est appliqué qu'aux surfaces d'un tambour qui se trouvent, au cours de la rotation de ce tambour, au. contact des pièces à recouvrir d'un métal, de manière à réduire 10 sensiblement la perte de courant de décharge susceptible de passer par les surfaces qui ne sont pas au contact de ces pièces et à éviter un dépôt inutile du métal par électrodéposition sur les surfaces de tambour qui ne servent pas à un moment donné de la rotation de ce tambour. 15 Bien entendu, on utilise depuis un certain temps l'électrodé- position en vrac particulièrement pour former des dépôts sur des petits objets pris en nombre, comme des clefs, des vis et/ou des boulons et autres petites pièces difficiles à fixer sur des casiers ou supports pour 1'électrodéposition en série sur casiers du type 20 classique. XI est évident en outre que dans les opérations commerciales, on est amené à métalliser littéralement des milliers de pièces en une seule opération de production et, bien entendu, le prix de revient en main-d'oeuvre et en temps passé à fixer chacune de ces très petites pièces à recouvrir d'un dépôt métallique sur un 25 casier ou une clayette pour le traitement classique d'électrodéposition serait économiquement prohibitif. Comme on le sait, on a construit des tambours d'électrodéposition permettant de faire des dépôts simultanément sur un grand nombre de ces petits objets qui sont ainsi placés dans un tambour que l'on immerge ensuite dans un 30 bain électrolytique de manière à recouvrir chacune des pièces du lot traité du dépôt désiré sur toutes les surfaces de ces pièces. L'emploi de tambours rotatifs permet également d'éviter des inconvénients traduits dans la technique par le terme "effet d'écran" qui désigne le recouvrement d'une pièce du lot par une autre pièce 35 en sorte que 1'électrodéposition n'atteint pas la partie recouverte de cette pièce. Grâce à l'effet de culbute ou d'agitation des tambours rotatifs, cette difficulté est généralement éliminée. De plus, grâce à cette agitation, les pièces sont retournées sur elles-mêmes de telle sorte qu'elles présentent successivement toutes 40 leurs surfaces également aux anodes. 18074 2. 2043542 Comme on le sait, ces tambours ont généralement une section circulaire et/ou hexagonale. Par suite, certains problèmes se sont posés dans le passé dans l'utilisation de tambours ayant cette configuration pour la simple raison que, si l'on regarde la coupe de 5 ces tambours, leur circonférence pendant la rotation suit évidemment la même ligne circulaire d'une façon générale, en sorte que l'agitation communiquée au bain liquide est faible ou nulle. Par suite peuvent survenir certaines difficultés dues au fait que la température du bain n'est pas maintenue uniforme, comme il est né-10 cessaire de façon bien connue, l'insuffisance d'agitation avec des tambours ayant la section indiquée ne permettent pas une circulation convenable du fluide électrolytique entre l'intérieur et l'extérieur du tambour, lui-même dans les deux sens d'échange. Comme on le sait également, le dispositif de chauffage du bain 15 est généralement placé à l'extérieur du tambour lui-même, de telle sorte que le liquide du bain à l'intérieur du tambour peut ne pas conserver la température convenable nécessaire pour la composition particulière du bain de métallisation utilisé. Pour résoudre ce problème, on a essayé, par exemple, de disposer à l'intérieur des 20 tambours des pales, des nervures et d'autres organes de déflection analogues servant à agiter le bain pendant la rotation du tambour. Certaines difficultés peuvent cependant se présenter dams l'utilisation de tels accessoires en saillie à l'intérieur des tambours car ils interfèrent avec le mouvement convenable d'agitation et/ou 25 de basculement nécessaire pour déplacer les diverses pièces du lot les unes par rapport aux autres. De plus, il arrive dans certains cas que ces accessoires entraînent les pièces vers le haut du tambour en les éloignant ainsi de la zone où se limite la circulation du courant de décharge entre l'anode et la cathode, ce qui a pour 30 conséquence de soustraire ces pièces à 1'électrodéposition pendant au moins une certaine période de temps du traitement. En outre, et d'une façon générale, les tambours utilisés dans le passé comportaient des côtés plastiques perforés pour faciliter les mouvements du bain de l'extérieur vers l'intérieur du tambour 35 et vice-versa. Du fait qu'une partie- du tambour doit servir de cathode pour recevoir le courant de décharge, on a placé des cathodes distinctes sur toute la circonférence du tambour. Cet agencement peut entraîner certaines difficultés en ce qu'une circulation non uniforme du courant peut en résulter, en râison même de la répar-40 tition discontinue des cathodes. 18074 3. 2043542 A titre de variante, on a proposé dans le passé l'emploi d'un tambour perforé métallique, toute la circonféren&e extérieure du tambour jouant ainsi le rôle de cathode. Mais avec cet agencement, on rencontre des difficultés qui tiennent à ce que, toute la cir— 5 conférence du tambour formant cathode, une certaine partie du courant de décharge tend à diverger, en s'écartant de la position désirable immédiatement en face de l'anode aménagée dans le tambour, d'où résultent une dispersion et une diffusion du courant de décharge, avec une perte du rendement non seulement du bain de métallo lisation mais aussi du courant de décharge utilisé pour obtenir un dépôt convenable sur les pièces en cours de traitement. Egalement, avec un tel agencement, il arrive comme on le sait que, du fait que la circonférence entière du tambour est métallique et sert de cathode, toute la surface du tambour se recouvre d'un 15 dépôt électrolytique, tout comme les pièces traitées dans le tambour, ce qui produit une diffusion et une diminution nette de la quantité de dépôt effectivement obtenu sur les pièces et un affaiblissement progressif du rendement de la cathode elle-même, au point que l'on se trouve obligé d'arrêter l'emploi du tambour et 20 d'en éliminer le dépôt. Une solution proposée pour solutionner ce problème consiste à construire un tambour formé de segments distincts, divisés par des parties isolantes et séparés entre eux dans le sens longitudinal du tambour. Avec un tel agencement, les segments sont disposés sui-25 vant la circonférence du tambour, les .parties isolantes étant placées entre les différents segments ce qui donne en définitive un tambour de section circulaire formée de segments successifs. Avec ce dispositif, une partie du tambour contenant les pièces à métal-liser, généralement le fond du tambour, sert de cathode pour la dé-30 charge du courant tandis que la partie supérieure du tambour, dont les segments individuels sont séparés des segments distincts formant le fond du tambour, est reliée à une tension inverse qui donne à la partie supérieure du tambour le caractère d'anode, permettant ainsi de redissoudre le dépôt qui s'est formé sur le tambour pen-35 dant le passage en position inférieure. Avec cet agencement, les divers segments du tambour servent'alternativement et de façon intermittente de cathodes et d'anodes. Gomme on le sait, un tel modèle de tambour est efficace pour certaines fins en permettant d'éliminer la difficulté du dépôt formé sur le tambour. Cependant, le 40 . coût de construction de ce tambour est évidemment prohibitif pour 70 18074 h. 2043542 la fabrication industrielle en grande quantité. Ainsi un problème se pose lorsqu'on veut utiliser les tambours antérieurement proposés pour faire 1•électrodéposition en vrac de petites pièces par des opérations en grand nombre. Le prix de re-5 vient de construction du tambour lui-même ou les inconvénients inhérents à l'utilisation de ces tambours, comme là formation d'un dépôt sur la surface intérieure des tambours, une agitation insuffisante des bains, la chute de température des bains à l'intérieur des tambours, sont autant de difficultés qui réduisent l'efficaci-10 té d'utilisation des tambours dans les opérations industrielles d'électrodéposition d'un grand nombre de petits objets traités ensemble. De plus, les problèmes de perte de courant et/ou de métal, à déposer quand on se sert de tambours du type mentionné contribuent encore à réduire l'efficacité commerciale de leur emploi dans 15 les opérations industrielles de traitement en grand nombre. Au contraire, et d'une façon tout à fait inattendue, il est apparu, conformément à l'invention, qu'il est possible de tirer un parti avantageux de l'emploi de tambours d'électrodéposition en vrac pour 1'électrodéposition d'objets dans des opérations en quan-20 tités, où l'on peut traiter un grand nombre d'objets de type donné en obtenant des dépôts électrolytiques satisfaisants tout en évitant les difficultés mentionnées plus haut. Un tel résultat est obtenu conformément à l'invention en utilisant d'une part un tambour de section carrée et d'autre part un programme cyclique de déposi— 25 tion appliqué à l'emploi du.tambour et qui est traduit ici par le terme d'électrodéposition à commutation limitée. Dans le dispositif employé, conformément à l'invention, les segments distincts du tambour à section carrée sont isolés les uns des autres et sont perforés et métalliques. De plus, chaque segment a exactement les 30 mêmes dimensions et configurations que tout autre segment de ce tambour, afin de faciliter la fabrication des divers segments constituant le tambour lui-même. En outre, il est prévu.que seule une certaine partie de la circonférence du tambour se trouve connectée au circuit du courant de décharge, cette partie étant la partie in-35 férieure du tambour. En conséquence,- quand chaque segment successif se trouve au fond du tambour par la .rotation de ce dernier, il vient au contact du circuit de décharge tandis que les autres segments, en tournant depuis le fond vers le haut du tambour, perdent le contact avec le courant de décharge. hO Avec cet agencement, seules les parties du tambour qui sont 18074 5. 2043542 en contact avec les pièces traitées sont soumises au courant de décharge et susceptibles de recevoir un dépôt. En outre, il est évident qu'avec un tel tambour à section carrée, la circonférence extérieure du tambour ne suit pas d'une façon 5 générale en tournant une ligne unique du simple fait qu'elle comporte des côtés droits, en sorte que le tambour en tournant dans le bain présente un "effet de pale" pour le bain liquide de métallisa-tion, ce qui assure son agitation de façon satisfaisante et convenable pour maintenir chaque supplément ajouté successivement au 10 bain à la même température dans tout le bain que ces suppléments soient contenus à l'intérieur du tambour ou à l'extérieur. De plus, comme on peut le comprendre facilement, puisqu'il suffit de quatre côtés pour le tambour, il est relativement simple d'en retirer un segment et de le remplacer par un neuf si, par ex-15 emple, on a besoin de débarrasser ce segment d'un dépôt formé à sa surface. XI est également évident qu'avec Tin tel agencement, il est possible d'appliquer à la partie supérieure du tambour une tension inverse donnant aux divers segments correspondants un caractère anodique assurant la dissolution du dépôt électrolytique éventuel-20 lement formé sur les surfaces intérieures du tambour. Il est également prévu, sous ce rapport, de donner aux faces extérieures de chacun des segments du tambour carré un revêtement de matériau isolant permanent servant à empêcher la formation de dépôt électrolytique sur ces faces extérieures afin de réduire la perte en métal 25 susceptible de se déposer sur ces faces. En conséquence, l'invention a pour objet un procédé d'électrodéposition en vrac dans lequel le courant de décharge est appliqué seulement à la surface cathodique venant en contact avec les pièces à métalliser. Elle a également pour objet un procédé permettant 1'-30 utilisation de tambours pour électrodéposition sur objets en vrac, dans lequel les segments individuels du tambour reçoivent successivement le courant de décharge, ce courant étant appliqué de façon intermittente à des parties distinctes de la circonférence du tambour uniquement au moment où la partie individuelle qui reçoit le 35 courant se trouve en contact avec les pièces à métalliser à un moment donné de la rotation du tambour. En outre, l'invention a pour objet un procédé d'électrodéposition en vrac évitant l'inconvénient de la dispersion du courant de décharge et de la formation de dépôt dans -les parties du tambour 40 qui ne sont pas en contact avec les pièces à recouvrir d'un dépôt. 18074 2043542 Elle a pour objet un tambour d'électrodéposition d'objets en vrac, assurant une agitation satisfaisante pour mélanger efficacement les suppléments successifs du bain de métallisation pour maintenir une distribution uniforme de la température, cette construction se fai-5 sant à partir, de grands segments de fabrication facile qui peuvent se remplacer aisément dans le tambour. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. A titre d'exemple, l'invention se réfère à un appareil permet-10 tant la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, cet appareil étant constitué d'un tambour de section carrée, muni de contacts pour le passage du courant de décharge, ainsi que d'organes de transmission du mouvement de rotation autour de son axe, ce tambour étant immergé partiellement ou complètement dans un réservoir con-15 tenant une composition de bain pour électrodéposition, de manière connue. Aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples : - la Fig, 1 est une vue en perspective d'un tambour pour l'application de l'invention, représenté séparé du réservoir ou de la 20 cuve d'électrolyse où. il est destiné à être immergé; - - la Fig. 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1 montrant une extrémité du tambour avec le dispositif de commutation assurant un contact par frottement de façon intermittente avec les côtés individuels du tambour; 25 - la Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1 permettant de voir le mode de construction de l'anode suspendue à l'axe de rotation du tambour; et, - la Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 du tambour représenté sur la Fig. 1. 3° En se reportant au dessin sur lequel des références identi ques désignent les mêmes parties dans toutes les figures, on voit représenté un tambour 10 de section carrée servant à 1'électrodéposition d'objets en vrac, monté sur un axe lui permettant de tourner dans une cuve d'électrolyse, non représentée, renfermant de 35 façon classique un bain électrolytique. L'axe 14 est porté par des supports en H 11 et 12 disposés de part et d'autre du tambour, les extrémités de l'axe pénétrant dans des barres transversales des supports en II, comme la barre 15 visible sur la Fig. !. A l'extrémité de chacun de ses montants verticaux, le support JJ possède des 40 crochets 16 et 17 suspendus à une barre omnibus anodique 13, ce qui 0 18074 7- 2043542 permet la suspension d'une des extrémités du tambour, de façon connue, et assure la connexion électrique du tambour, de la manière décrite dans la suite, par liaisons électriques appropriées, d'une façon connue, entre le support en H 11, la barre transversale 15, 5 comme on le verra ci-après, et l'axe 14. Les supports en H 11 et 12 sont isolés avec un matériau isolant électrique quelconque, et l'axe 14 est isolé du support 12 comme cela s'impose aux spécialistes. De l'autre côté du tambour 10, le support en H 12 est représenté avec des crochets 18 et 19 pour la suspension du support à 10 une barre omnibus cathodique, de façon classique. Le tambour 10 comprend quatre côtés égaux de forme rectangulaire, perforés et construits en un matériau conducteur de l'électricité comme un grillage de tamis à mailles d'acier. La perforation des côtés permet à la composition de bain liquide de paseer à 15 l'intérieur du tambour ou d'en sortir pendant la rotation du tambour dans la solution électrolytique. XI faut noter en outre que les côtés distincts du tambour sont isolés de tout contact électrique avec toute autre partie du tambour à l'exception de la plaque de contact ^correspondant à chaque 20 côté, comme on le verra ci-après. L'isolement peut être assuré avec n'importe quel genre de matériau, comme par exemple avec des pattes de fixation en "Lueite" (nom commercial d'un méthacrylate;) pour maintenir l'édifice des côtés individuels constituant le tambour. Pour des raisons de clarté, l'isolement n'est pas représenté car il 25 ne rélève pas de l'invention. Comme il apparaît le mieux sur la Fig. 2, le tambour comporte quatre côtés égaux 22, 24, 25 et 26, qui sont isolés entre eux électriquement, par exemple par des barres de soutien 27 de section triangulaire placées à chaque coin du tambour carré, longitudinale-30 ment et sur toute la longueur du tambour, ces barres étant en matériau non condcuteur du type "Lueite" et servant en outre à maintenir et supporter les côtés individuels du tambour et à empêcher les contacts électriques entre eux. Comme on le voit sur la Pig. 2, à l'extrémité du tambour se 35 trouvent quatre plaques en forme de boomerang 34, 35» 36 et 37* Ces plaques sont isolées entre elles et de toute autre partie, excepté l'un des quatre côtés du tambour, auquel chacunecorrespond respectivement. Par exemple, la plaque 34 est en contact électrique avec le côté 25 représenté sur la Pig. 2, le long de la ligne de contact 40 29. D'un autre côté, la plaque 34 est en contact avec une zone de 18074 s. 2043542 contact par frottement 57» H est clair, d'après la Fig. 2, que chaque plaque 3k, 35, 36 et 37 vient successivement au contact de la zone 57 pendant des phases distinctes de la rotation du tambour, de manière à amener les côtés individuels 25, 26, 22 et 24 en con-5 tact électrique séparé pendant la rotation du tambour. De plus, comme il apparaît dans, la Fig. 2, la plaque 35 est en contact électrique avec le côté 26 le long de la ligne de contact 30 et, de même, les plaques 36 et 37 sont respectivement en contact avec les côtés 22 et Zk le long des lignes de contact cor-10 respondantes 31 et 32. Comme on peut le voir, les côtés distincts du tambour ne viennent en contact électrique avec la zone de contact par frottement 57 Comme il apparaît le mieux sur la Fig. 4,. le contact électrique avec la zone 57 se fait par un balai ou une languette 40 qui reçoit le courant du support en H 12, par exemple par un bloc porte-balai 39» De plus, comme on le voit dans la position du tambour re-20 présentée sur la Fig. k, la plaque 3k est en contact avec le balai dans la zone 57 pour assurer le contact électrique entre le balai 40 et la zone de contact 29 du côté 25. Les plaques de contact 34, 35j 36 et 37 peuvent être formées d'un matériau conducteur de l'électricité comme la tôle d'acier. XI faut noter de plus que les 25 plaques distinctes sont électriquement isolées entre elles, par exemple en étant espacées les unes des autres comme on le voit sur la Fig. 2. En outre, elles sont fixées à l'extrémité 42 du tambour, constituée avec un isolant électrique approprié du type "Lueite" par exemple. 30 L'autre extrémité 52 du tambour est pourvue d'une plaque tour nante circulaire ou d'un xlisque 20 fixé de façon rigide à l'extrémité 52 comme on le voit sur les Fig. 1 et 4, ce disque étant en contact mécanique avec un dispositif quelconque communiquant un mouvement de rotation au disque et, de la sorte, au tambour. Par 35 exemple, le disque 20 peut être muni d'une couronne dentée pour ê-tre mise en prise avec les pignons d'entraînement d'un moteur électrique, non représenté, pour communiquer le mouvement de rotation au tambour 10. Une rondelle est placée entre le disque 20 et le support 11 ainsi qu'une rondelle 54 entre le bord du tambour et 1'-40 anode. Par ailleurs, on voit qu'une rondelle 55 est prévue entre la 18074 9. 2043542 paroi du tambour et le porte-anode annulaire 56 sur la Fig. 4. Les barres 27 vont du bord 42 au bord 52 et y sont fixées par des vis 58. Comme il apparaît le mieux sur la Fig. 3j l'anode est suspen-5 due à l'axe 14 et occupe, dans le sens longitudinal, une partie de la longueur du tambour et permet l'établissement d'une circulation électrique entre la surface anodique 44 et celui des côtés du tambour qui se trouve à la partie inférieure, vis-à-vis de l'anode 44 à tout moment au cours de la rotation, comme dans le cas du côté 25 ^0 illustré sur la Fig. 3« Le contact électrique avec l'anode est assuré par les crochets 16 et 17 reliés à la barre omnibus anodique décrite plus haut, et, de là, par l'intermédiaire du support en H 11 à l'axe 14. Entre l'anode 44 et l'axe 14 est établi un contact électrique par une barrette ou doigt 43, par exemple, comme sur la 15 Fig. 3. Afin de diriger les pièces dans leur mouvement de basculement et empêcher leur liaison électrique avec l'anode 44 dans toute direction autre que vers le côté servant de fond au tambour et jouant le rôle de cathode à chaque phase de la rotation, des déflecteurs 20 45 et 46, servant également de supports, sont prévus entre les extrémités de l'anode 44 et l'axe 14 qu'ils dépassent un peu vers le haut, de façon à empêcher ce contact, tout en supportant l'anode 44. Un déflecteur semi-annulaire 48 est également prévu entre les 25 déflecteurs 45 et 46 pour empêcher encore les pièces d'atteindre l'anode et/ou les en détourner. Les déflecteurs 45, 46 et 48 peuvent être constitués d'un isolant électrique quelconque comme un plastique rigide ne réagissant pas avec les bains électrolytiques. L'accès à l'intérieur du tam-30 bour peut se faire d'une manière connue, comme par exemple en aménageant une articulation à charnières, non représentée, entre l'un des quatre côtés du tambour et ses côtés adjacents, à la condition expresse que cette articulation ne permette pas un contact électrique entre les côtés adjacents du tambour,/ On peut également, pour 35 introduire les pièces, ou les sortir du tambour, profiter d'un passage 50 ménagé dans le bord du tambour, comme on le voit sur la Fig. 2. Par ailleurs, il est entendu que si 1'anode représentée est d'un certain type insoluble, l'invention ne se limite pas à ce type 40 et l'anode insoluble peut être constituée par des copeaux ou des 70 18074 10. 2043542 lingots métalliques, placés sur un panier support perforé en titane, d'une manière classique. Avec un tel dispositif, les objets à revêtir d'un métal sont placés dans le tambour, puis on plonge ce dernier dans une cuve d'-5 électrolyse contenant une solution électrolytique suivant l'invention. La suspension et le maintien en position du tambour se fait à l'aide des crochets 16, 17> 18 et 20 qui, par ailleurs, assurent le contact électrique avec la barre anodique et la barre cathodique, comme on l'a vu. Quand le tambour est encore immobile, on peut com-10 muter le circuit électrique en appliquant le courant d'une façon graduelle connue bien que l'on puisse aussi appliquer immédiatement l'intensité à la valeur désirée, conformément à l'invention. Une fois le courant appliqué, le tambour est mis en rotation par un moyen quelconque pour faire basculer les pièces dans le tam-15 bour et découvrir de façon continue les parties des pièces qui se trouvent recouvertes par d'autres pièces successivement au cours du cycle de rotation du tambour. Du fait de l'agencement particulier de l'appareil, chacun des côtés vient successivement se placer dans le circuit électrique de décharge. Comme il est clair d'après la 20 construction du tambour, seules les parties du tambour qui sont immédiatement adjacentes au fond de ce tambour à un moment donné reçoivent le courant de décharge et sont ainsi en contact avec les pièces à traiter qui, bien entendu, se placent,d'une façon générale, au fond du tambour même si la rotation les fait remonter sur un des 25 côtés momentanément avant de basculer en arrière sur le fond. On doit par ailleurs comprendre que l'appareil peut comporter un dispositif en hélice près de sa périphérie intérieure pour permettre d'opérer en continu et non sur des lots successifs de pièces en prévoyant dans le tambour des accès appropriés d'entrée et de 30 sortie. Avec ce dispositif, les pièces peuvent entrer à une extrémité du tambour et être entraînées ou déplacées par l'hélice à l'autre extrémité du tambour, d'une manière classique. Il est également bien évident qu'avec cet appareil, on évite une dispersion inutile du courant de décharge et du métal à déposer 35 vers les parties supérieures du tambour qui ne sont pas en contact avec les pièces traitées d'où il résulte que la densité de courant et le dépôt obtenu à partir de la solution sont d'autant plus importants dans la zone située au voisinage immédiat de l'anode kk, ce qui donne un agencement beaucoup plus efficace pour la métallisa-40 tion des pièces. 70 18074 2043542 Cet agencement, dans l'esprit de l'invention, convient particulièrement pour l'application du procédé de chromage avec coordination entre le courant de décharge et le mouvement de l'appareil, décrit dans le brevet déposé le même jour par la demanderesse sous 5 le titre : "Procédé pour revêtir, par électrodéposition, des objets en vrac". Dans ce procédé, on n'applique le mouvement aux pièces à traiter que d'une façon intermittente et on ne fait passer le courant de décharge que pendant les périodes de repos. De cette manière, on évite l'inconvénient de l'effet de double dépôt,, bien connu 10 en chromage, du seul fait que les pièces ne subissent pas d'alternances brusques de rupture et de rétablissement du courant parce que le courant n'est pas appliqué aux pièces pendant qu'on les fait tourner ou basculer dans un appareil d'électrodéposition en vrac de ces pièces. Le présent type d'appareil à tambour à commutation de 15 courant s'adapte particulièrement à ce genre d'électrodéposition du simple fait que lorsqu'on applique le courant pendant les périodes de repos du tambour à section carrée suivant l'invention, seule la partie du tambour qui vient au contact des pièces reçoit le courant, ce qui permet encore d'éviter la formation de dépôts sur 20 les parties supérieures du tambour pendant les périodes où le courant est appliqué en même temps que le tambour est au repos. Après l'interruption du courant, on peut faire tourner le tambour de 90°, 180° ou d'un tour complet de 36O0, suivant la configuration des pièces et le degré d'agitation nécessaire pour assurer 25 le déplacement convenable des pièces les unes par rapport aux autres, en évitant ainsi l'effet d'écran déjà mentionné. Ensuite, on applique à nouveau un courant de décharge, comme indiqué plus haut, pour métalliser les parties des pièces qui se, trouvaient recouvertes pendant la précédente phase de l'opération. En outre, grâce à 30 cet agencement, comme on le verra dans la suite, on peut utiliser des densités de courant de décharge bien plus importantes pendant les périodes de repos, afin d'assurer la métallisation convenable des pièces ayant une configuration compliquée avec des parties difficilement accessibles, du simple fait que l'inconvénient des âl-35 ternances brusques coupure-rétablissement du courant est pratiquement éliminé puisqu'on n'applique pas de courant pendant la phase où, en basculant, les pièces perdent le contact avec la surface du fond où se fait la métallisation, comme sur le côté 25 de la Fig. 3 par exemple. Un autre avantage de cet agencement tient à ce qu'-40 on peut employer des bains électrôlytiques dans lesquels le rapport 18074 12. 2043542 des concentrations en acide chromique et en catalyseur est bien plus élevé du fait qu'on ne doit' pas chercher à éviter les inconvénients liés aux alternances rupture-rétablissement du courant. En ce qui concerne l'application du courant, on peut également 5 obtenir les variations de l'intensité d'une manière convenable sans sortir de l'esprit de l'invention. Par exemple, on peut utiliser des circuits à balayage commandés, par exemple par des redresseurs commandés au silicium, de façon classique. En conséquence, on voit d'après ce qui précède, que l'inven-10 tion fournit un procédé et un appareil permettant 1'électrodéposition d'objets en nombre, ayant diverses configurations, en tirant parti de l'avantage présenté par les tambours pour le revêtement électrolytique d'objets en vrac dans des opérations industrielles en grande quantité. On évite également la dispersion inutile du 15 courant et/ou du métal à déposer, ce qui augmente la densité du courant de décharge et/ou l'importance des dépôts obtenus en un temps donné dans les zones situées immédiatement au voisinage de l'anode du tambour. De plus, les segments individuels du tambour sont exactement identiques et peuvent être aisément fabriqués en quantité 20 pour leur remplacement, si on le désire. Egalement, avec le tambour à section carrée proposé, l'effet de pale qu'il exerce sur le liquide assure une agitation satisfaisante et/ou le mélange intime de chaque supplément ajouté successivement au bain, d'où on obtient une constance de la température du bain à la fois à l'intérieur et 25 à l'extérieur du tambour.. 18074 13 2043542 REVENDICATIONS 1-Un procédé pour revêtir par électrodéposition des objets en vrac, dans lequel il n'y a pratiquement pas de déflection du courant électrolytique et du métal à déposer en dehors des objets 5 traités, caractérisé en ce qu'on plonge les objets dans une solution électrolytique, on les agite, ainsi que la solution , de façon continue en présence d'un courant de décharge en dirigeant ce courant en phases successives vers les zones de la solution où se trouvent les objets et en détournant, simultanément le courant lo des zones de la solution inoccupées par les objets . 2-Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé ën ce que, pour immerger les objets, on les place dans un récipient perforé de section transversale carrée et, pour les agiter, on place le récipient dans la solution selon un axe à peu près hori- 15 zontal autour duquel on le fait tourner en provoquant ainsi le basculement des objets qu'il renferme et une agitation plus marquée de la solution . 3-Un procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, pour diriger le courant de décharge on limite sa circulation 20 à. la partie inférieure du récipient pendant la rotation de ce dernier et on réduit la surface de réception du courant à la partie inférieure du pourtour du récipient au cours des phases successives de la rotation 4-Un appareil pour revêtir par électrodéposition des.objets 25 multiples en vrac, comprenant essentiellement une cuve, une certaine quantité de solution électrolytique contenue dans la cuve et une source de courant électrolytique , cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend un tambour allongé de section carrée, monté dans la cuve de façon à tourner sur un axe horizontal ^0 et consistant en quatre segments métalliques égaux percés de trous et disposée suivant le pourtour du tambour, ces segments jouant successivement le rôle de cathode du tambour pendant les phases de sa rotation , un premier dispositif de connexion assurant le passage du courant entre la source et ces segments, des organes 35 d'isolement placés entre les' segments pour empêeher leur contact électrique mutuel, une anode allongée parallèle à l'axe du tambour et placée de façon à localiser le courant de décharge vers le fond du tambour ,un second dispositif de connexion assurant le passage du courant entre la source et l'anode, des déflecteurs 40 aménagés sur l'anode pour empêcher lie courant de s'écarter du fond 70 18074 2043542 du tambour, des organes agencés dans le premier dispositif de connexion entre la source et les segments, destinés à commander la distribution du courant de la source aux segments venant, au cours des phases successives de la rotation, former le fond du [. tambour , et à interrompre la connexion quand ces segments en tournant quittent cette position au fond du tambour, et un dispositif pour faire tourner le tambour . 5-Un appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le premier dispositif de connexion comprend quatre plaques 10 métalliques espacées, en forme de boomerang, disposées sur l'une des extrémités du tambour, chacune de ces plaques étant en contact électrique arec l'un des segments, et un contact par frottement relié électriquement à la source, et disposé à l'extrémité du tambour pour venir successivement en contact avec les plaques 15 au cours de leur rotation . 6-Un appareil suivant la revendication 5 > caractérisé en ce qu'il comprend des supports en forme de H de chaque côté du tambour, avec deux montants verticaux séparés par une barre transversale, et un axe placé dans le second dispositif de connexion 20 mentionné, chacune des extrémités de l'axe étant montée pour s'appuyer dans l'une des barres transversales précitées, le tambour étant monté pour tourner sur cet axe . 7-Un appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend un crochet métallique fixé à l'extrémité de chacun 25 des montants verticaux, une barre omnibus cathodique, une barre omnibus anodique, les deux premiers crochets fixés sur un bord du tambour étant inclus dans le premier dispositif de connexion et servant en même temps de support de suspension tout en assurant le contact électrique avec la barre cathodique, l'autre paire de 30 crochets placée de l'autre côté du tambour, par rapport à la première paire de crochets, étant incluse dans le second dispositif de connexion et servant à la fois pour la suspension du tambour et le contact électrique avec la barre anodique précitée . 8-Un appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce 35 que l'anode est semi-annulaire et disposée à une certaine distance sous l'axe du tambour, le courant entre l'axe et l'anode étant transmis par une barrette de connexion, un dispositif déflecteur isolant électrique étant disposé de manière à recouvrir le dessus de l'axe, l'anode et la barrette de connexion de façon à empêcher 40une dispersion du courant de décharge vers les parties supérieures 18074 15 2043542 du tambour . 9-Un appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que chacun des segments est recouvert sur sa surface extérieure par une couche d'nn matériau isolant électrique .