A 2498819 ANTENNE DE PETITE DIMENSION La présente invention concerne une antenne, et plus particu- lièrement une antenne de petite dimension destinée à équiper un récepteur portatif. S On entend par antenne de petite dimension une antenne dont la dimension est très inférieure à la longueur d'onde des ondes reçues. Ce type de récepteur se rencontre notamment dans les sytèmes de transmission de signaux radioélectriques émis par un émetteur de base et destinés à des usagers, munis de récepteurs portatifs, se déplaçant à l'intérieur d'un périmètre défini par un rayon de grandeur limitée autour de leur poste téléphonique ou radiotéléphonique d'abonné. Ces systèmes sont plus connus sous le terme de systèmes d'appel unilatéral ou encore de systèmes "EUROSIGNAL". Dans ces systèmes, il est souhaitable pour le confort de Pusager, de j5 réduire le plus possible les dimensions du récepteur et de l'antenne incorporée au récepteur. L'antenne est traditionnellement constituée de deux plaques métal- liques, formant un dip8le électrique, entre lesquelles est interposé le récepteur, un circuit d'adaptation généralement constitué par une induc- tance, étant prévu entre le récepteur et chacune des plaques métalliques constituant le dipôle. Les efforts de réduction d'encombrement ont jusqu'à présent été essentiellement orientés vers la réduction du volume occupé par le récepteur, et ont bénéficié largement des apports de la microélectronique dans ce domaine. En revanche il était difficilement envisageable sans changer la structure de l'antenne, de réduire le volume occupé par la structure décrite précédemment. Or, tant par sa conformité aux connaissances acquises en matière d'antennes, que par tradition héritée d'un usage répété, la structure de l'antenne utilisée jusqu'à présent semblait difficilement pouvoir être remise en question. La présente invention a cependant pour objet une nouvelle structure d'antenne, d'encombrement réduit par rapport à l'antenne utilisée tradi- tionnellement. Selon l'invention Pantenne de petite dimension, destinée à équiper un récepteur portatif, comporte une plaque métallique, et un boîtier métal- lique qui renferme les éléments constitutifs du récepteur et qui est muni d'une face placée en regard de la plaque métallique. Il est en effet surprenant de constater que le boîtier métallique se comporte comme une plaque virtuelle située à mi-hauteur du boîtier métallique, comme le montrent les résultats enregistrés lors de l'expérimentation de Pantenne conforme à l'invention. Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins ci- annexés dans lesquels: - la figure 1 montre la structure d'une antenne conforme à Pinvention; - la figure 2 est un schéma équivalent de la structure représentée à la figure 1; - la figure 3 est un diagramme représentant les lignes équipotentielles obtenues lorsqu'on expérimente l'antenne conforme à l'invention dans une cuve rhéographique. L'antenne représentée sur la figure 1 comporte une plaque métal- lique 1 et un boîtier métallique 2, de hauteur H renfermant les éléments constituant le récepteur (ces éléments n'étant pas représentés sur la figure). A titre d'exemple le bottier métallique a une forme parallélé- pipédique, mais une forme quelconque conviendrait. Une face 3 du parallélépipède 2 est placée en regard de la plaque 1, à une distance L de celle-ci. A titre d'exemple, la face 3 a une surface sensiblement égale à celle de la plaque 1. L'antenne est- dite de petite dimension car la dimension L est très inférieure à la longueur d'onde des ondes reçues. Une inductance 4, destinée à assurer l'adaptation de l'antenne du récepteur, est munie d'une première borne reliée à la plaque 1 et d'une seconde borne reliée à une première entrée d'un amplificateur (non représenté sur la figure 1) situé à Pintérieur du boîtier métallique et faisant partie de létage d'entrée du récepteur, une seconde entrée de cet amplificateur étant reliée au boîtier. L'expérimentation prouve que l'antenne ainsi consituée se comporte comme un dip8le électrique comportant, comme le montre la figure 2, une S. première plaque métallique constituée par la plaque 1 et une seconde plaque métallique constituée par une plaque métallique virtuelle 5 se situant à mi-hauteur (H) du boîtier 2. Il suffit pour cela de se référer à la figure 3 représentant les lignes équipotentielles obtenues autour de Pantenne conforme à Pinvention lorsqu'on place celle-ci dans un champ électrique uniforme, en cuve rhéographique. Sur cette figure on remarque une concentration du champ qui passe entre les armatures du condensateur formé par la plaque métallique et par la face du boîtier métallique qui est placée en regard de la plaque métallique. On remarque également une ligne de séparation aa' qui montre que le champ électrique qui contourne le bottier par le bas n'est pas utilisé. On remarque également que le champ électrique est nul vers le milieu du boîtier (points 0 et 0'). On remarque également que la composante tangentielle du champ électrique est nulle à la limite du bottier. On constate donc que tout se passe comme si Pensemble formé par la plaque métallique et par le bottier métallique se comportait comme un condensateur dont une première armature est constituée par la plaque métallique, et dont une seconde armature est constituée non pas par la face du bottier placée en regard de la plaque métallique, mais par une plaque virtuelle située à mi-hauteur du boîtier. La structure de cette antenne présente plusieurs avantages par rapport à la structure de lantenne utilisée traditionnellement. Un premier avantage est que Pencombrement se trouve réduit. Plus précisément la hauteur de l'ensemble antenne et bottier se trouve réduite d'une hauteur égale à L. Un second avantage est qu'on réalise une économie d'inductances. En effet auparavant les signaux fournis par les deux plaques métalliques étaient en opposition de phase. Il était donc nécessaire de prévoir un transformateur à point milieu constitué d'un premier enroulement muni d'une première borne reliée à la première plaque, d'une seconde borne reliée à la seconde plaque, et d'un second enroulement muni d'une première borne reliée à l'entrée d'un amplificateur faisant partie de l'étage d'entrée du récepteur et d'une seconde borne mise à un potentiel S de référence, le point milieu du premier enroulement étant également mis à ce potentiel de référence. Or la seconde plaque de l'antenne conforme à Pinvention est constituée par le boîtier du récepteur. Il suffit donc de relier la première borne de l'amplificateur à la plaque 1 via 'inductance 4, et une seconde borne de l'amplificateur au boîtier 2 qui constitue par définition un potentiel de référence. Un troisième avantage est que la métallisation du boîtier du récepteur procure une impermébilité aux champs électriques parasites. Les circuits électroniques constituant le récepteur se trouvent ainsi protégés des couplages directs avec l'environnement extérieur. REVENDICATIONS 1. Antenne de petite dimension, destinée à équiper un récepteur portatif, et comportant une plaque métallique (1), caractérisée en ce qu'elle comporte un boîtier métallique (2) qui renferme les éléments constitutifs du récepteur et qui est muni d'une face (3) placée en regard de la plaque métallique (1), le bottier métallique (2) se comportant comme une plaque virtuelle (5) située à mi-hauteur du boîtier métallique (2). 2. Antenne selon la revendication 1, caractérisée en ce que la face (3) du boîtier métallique qui est placée en regard de la plaque métallique (1) a une surface sensiblement égale à celle de la plaque métallique (1). 3. Antenne selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le bottier métallique a une forme parallélépipèdique. 4. Antenne selon l'une des revendications I et 3, caractérisée en ce qu'elle est adaptée au récepteur au moyen d'une inductance (4) muni d'une première borne reliée à la plaque métallique (1) et d'une seconde borne reliée au récepteur. 5. Antenne selon la revendication 4, caractérisée en ce que la liaison entre l'inductance (4) et le récepteur se fait par l'intermédiaire d'un amplificateur muni d'une première entrée reliée à la seconde borne de l'inductance et d'une seconde entrée reliée au boîtier métallique (2).