L'invention concerne un tissu en pièce, utilisable en particulier comme tapis, moquette, revêtement de sol, tenture murale, carpette de véhicules autonobiles et autres applications similaires. Ltinvention concerne en outre un procédé pour la fabrication de ces tissus en pièce. Ordinairement, les produits textiles de revêtement, tels les tapis tuftés et tissés par exemple, sont composés de plusieurs couches. Un tel tapis peut être par exemple constitué d une couche supérieure faite de faisceaux de fils sans fin et d'une couche intermédiaire en laine renaissance ou en feutre, qui sont fixées sur un matériau de support, par exemple le jute. Le jute peut avoir subi une pulvérisation de latex et un séchage et, sur sa face arrière, il peut porter une sous-couche nid d'abeille ou croisée en losange (secondary taking). La fabrication de tapis de ce genre est conteuse. On connaît un procédé permettant de fabriquer des tapis à meilleur marché par aiguitage de matières en nappe, constituées par exemple de fibres entassées de polyamides ou de polypropylène ou de laine mélangée de fibres entassées de viscose ou de polyamide sur un support tissé. Le produit aiguité est ensuite imprégné de nouveau d'élastomères ou de matières thermoplastiques. Les revêtements de sol de ce genre sont connus sous le nom de revêtements de feutre ai gui té. On connut également un tissu pour tapis (modèle d'utili- té allemand 1 054 018) dans lequel une nappe tricotée est fixée à une couche dorsale de tapis en matière synthétique. Outre les tissus de tapis et de revêtement à plusieurs couches précités, on connaît également un tissu en pièce (modèle d'utilité allemand 1 054 935) qui est composé d'une couche de fibres formée d'une nappe aiguitée dtun côté au moins. Un tel tissu en pièce a une seule couche présente toutefois une faible stabilité de surface. Le but de l'invention est de fournir un tissu en pièce, simple et économique à la fabrication, doté d'une bonne stabilité superficielle et d'une bonne perméabilité à l'air, à partir d'une nappe qui est constituée de matière thermoplastique ainsi que d'indiquer un procédé pour la production de ce tissu en pièce. Conformément à l'invention, on obtient un tissu en pièce simple et économique à fabriquer à partir d'une matière thermoplastique par l'aiguitage d'une nappe qui présente sur l'une au moins de ses faces un dessin gravé, la matIère thermoplastique tétant soudée que dans les creux du dessin gravé. Le tissu en pièce de l'invention présente donc au moins une surface gravée sur laquelle les points soudés alternent avec des points non soudés et non gravés en fonction du dessin utilisé. Du fait de la présence des points soudés et gravés de la surface, la stabilité superficielle du tissu en pièce est nettement augmentée. Du fait de la présence des points non soudés de la surface, la perméabilité à l'air de la nappe aiguitée est maintenue. Le tissu en pièce de l'invention peut être fabriqué de façon simple et économique de la manière suivante : on presse une nappe aiguisée de matière plastique pendant 2 à 25 secondes contre un outil de gravure comportant des points saillants chauds, disposés selon le dessin voulu, sous une pression appliquée de 0,5 à 10 kg/cm2, la température des points saillants chauds étant suffisamment élevée pour que la matière thermoplastique soit soudée pendant l'opération de gravure au niveau des points qui prennent contact avec l'outil de gravure. Dans bien des cas, il peut être nécessaire de prolonger l'opération de gravure jusqu a 30 secondes. Pour la fabrication de tissus. en pièce selon l'invention qui sont destinés à être utilisés comme tapis, revêtements ou à d'autres fins similaires, on utilise en général des nappes aiguitées de matière thermoplastique ayant un poids par unité de surface de 1000 à 1400 g/m2 environ et une épaisseur de 4 à 6 mm par exemple. Les tissus en pièce selon l'invention qui doivent servir de renfort, de tapisserie murale ou autres fins textiles semblables sont fabriqués à partir de nappes aiguitées ayant un poids par unité de surface de 200 à 600 g/m2 environ.La nappe peut être une nappe de fibres ou une nappe d'embrouillé -formé de fils sans fin et/ou de fibres entassées. I1 est particulièrement avantageux d'utiliser une nappe formée de fils-thermoplastiques sans fin, ces fils sans fin étant déposés par zones de surface séparées en faisceaux de fils approximativement parallèles, directement,à la suite de la filature. La résistance à la déchirure est augmentée par cette caractéristique de la nappe. La nappe est aiguitée préalablement selon un procédé connu avant l'opération de gravure. Pour produire, sur la surface de la nappe aiguitée, le dessin gravé dans les creux duquel la matière thermoplastique est seulement soudée, on procède selon l'invention de la manière la plus simple en déposant sur la nappe aiguitée un tissu à larges mailles en une matière bonne conductrice de la chaleur et en faisant passer la nappe avec le tissu à mailles oui la surmonte, à travers une presse à cylindre ou une presse-repasseuse à auge. Dans ces conditions, le tissu à mailles en matière-bonne conductrice de la chaleur est dirigé dans la presse vers les surfaces chaudes. La chaleur des surfaces chaudes est transmise par priorité au tissu à mailles, de sorte qu'avec un choix approprié de la tempérz- ture et pour une pression appliquée de 3,5 à 10 kg/cm et un temps de gravure de 2 secondes au moins, un dessin négatif du tissu à mail les est empreint dans la surface de la nappe aiguitée, la surface de la nappe étant soudée au niveau de tous les points où le tissu à mailles est en contact avec elle. A la sortie de la presse, le tissu à mailles est séparé du tissu en pièce fini. Le tissu à mailles peut être alors utilisé de nouveau pour la formation d'un dessin gravé. Le tissu à mailles en une matière bonne conductrice de la chaleur est en général un tissu métallique dont les fils ont une épaisseur comprise entre 0,5 et 3 mm 'environ et dont l'ouverture de mailles se situe entre 1 et 10 mm environ. De préférence, on utilise un tissu ou treillis métallique en cuivre ou en laiton, car ces métaux possèdent un très bon pouvoir de transmission calori- fique. Le tissu en pièce de l'invention peut être utilisé de telle sorte que la surface imprimée constitue sa face d t appui ou sa face visible. Mais il est aussi possible de former sur les deux faces du tissu en pièce un dessin grave, la matière thermoplastique étant soudée dans les creux du dessin gravé.Par un choix judicieux dsun dessln gravé approprié, on peut par exemple fabriquer des tapis et des revêtements dont les surfaces ont une texture décora- tive. Pk titre de matière pour la nappe aigaltée, on peut par exemple utiliser les polyesters, les polyvinyles, les polyamides, les polyoléfones; le polyuréthane, le polyacrylonitrile, des copolymères des matières synthétiques énumérées et d'autres matières ther- moplastiques. On peut fabriquer des tissus en pièce à un prix très favorable à partir de nappes constituées ae fils ans fin ae polypro pylène qui sont disposés dans la nappe par micro-zones en faisceaux de fils parallèles qui se croisent irrégulièrement. - Un tissu en pièce selon l'invention, fabriqué en polypropylène, peut être produit à un prix trés avantageux. S'agissant de tapis et de revêtements de sol, les polyamides présentent toutefois une meilleure résistance à la fatigue. Au cas où un tissu en pièce en une seule couche de polyamide serait d'un prix trop défavorable, on pourrait utiliser un tissu en pièce composé de deux coucnes. ba couche de base est alors en une matière thermoplastique économique, par exemple le polypropylène, et la couche supérieure ou de marche en une matière thermoplastique particulièrement résistante à la fatigue, par exemple un caprolactame polymérisé ou un polycondensé d'acide adipinique et d'hexaméthylène-diamine (Nylon). Les deux couches en nappe sont réunies par aiguitage et munies, sur une face ou sur les deux faces, d'un dessin gravé selon le procédé de 1 'in- vention, la matière thermoplastique n'étant soudée que dans les creux du dessin gravé. Sur la nappe de base, on peut également appliquer par aiguitage deux ou plusieurs couches minces en nappe de couleurs différentes. oeace à la gravure, on peut produire alors des tissus en pièces qui présentent des surfaces imprimées et mêlées de couleurs différentes. On obtient des tissus en pièce particulièrement plaisants en y formant un dessin gravé qui simule des noppes ou un grain de tapis. Pour accroître la résistance à la fatigue du tissus en pièce, il peut opportun de soumettre les surfaces à graver à une pulvérisation de latex ou similaire, avant ou après la gravu re. La formation du dessin gravé sur une face ou sur les deux faces du tissu en pièce peut s'effectuer également dans d'autres dispositifs appropriés qui permettent de presser sur la nappe aiguitée des points saillants chauds, disposés conformément à un dessin e et séparés par des cavités. Les points saillants chauds de l'outil de gravure produisent alors dans la nappe aiguitée des creux qui correspondent au dessin et au niveau desquels la matière thermoplastique est soudée. Aux cavités de l'outil de gravure correspondent des saillies sur le tissu en pièce fini.En général, la profondeur des cavités de l'outil de gravure est choisie de telle sorte qu'au niveau des moints saillants du tissu en pièce fini, la surface primitive de la nappe aiguitée soit conservée, de sorte donc qu 1 pression de gravure vie e soit appliquée que sui es creux du tissu en pièce où la matiére thermoplastique doit être soudée. Pour éviter un soudage ino@ @@@@@ de la matière plastique au ni veau des saillies du tissue @, les cavités de l'outil de gravure doivent avoir la profondeur appropriée etou être remplIe en partie d'une matière isolante ou mauvaise conductrice de 12 chaleur. Comme le montre la Dossibilité d'utiliser un tissu à mail les métalliques à titre d'outil de gravure dans un dispositif de pressage chauffé, il n'est pas absolument nécessaire d employer un outil de gravure chauffé directement. Un outil de gravure convenablement exécuté peut même être supporté par une surface chaude ou courbe. Le procédé de l'invention pour la production de tissus en pièces selon l'invention est décrit plus en détail en référence àux figures schématiques, données à titre d'exemple. La figure 1 est le schéma d'une installation pour la pro. duction d'un tissu en pièce à une seule couche selon l'invention à partir de fils sans fin venus de filature. L'installation est composes d'un dispositif de filature en soi connu, qui n'est ici représenté que par une filière 1, du dispositif 2 d'appel et d'étirage qui est ici représenté sous la forme d'une buse d'aspiration pneumatique, de la bande transporteuse 3 qui passe sur les deux rouleaux de guidage 4, du rouleau déchu geur 5 et de la machine d'aiguitage 6, ainsi que de la machine à bande de pression comportant le cylindre chauffé 7 et la bande de pression 8 qui est guidée, par les deux rouleaux 9 et le rouleau tendeur 10, sous une pression de serrage réglable, sur 30 à 80 ss environ de la périphérie du cylindre chauffé 7, et enfin d'un second rouleau déchargeur 11 et d'un dispositif d'enroulement 12 pour le tissu en pièce fini.Le tissu métallique à mailles 15 est prélev sur le rouleau 13, entralané entre la bande de pression 8 et le cyli dre-chauffé 7 et réenroulé sur le rouleau 14. Les deux rouleaux de guidage 4 peuvent, avec la bande transporteuse 3 qui passe sur eux, se déplacer en un mouvement longitudinal de va-et-vient dans la direction des axes des rouleaux donc perpendiculairement à la direction du mouvement de la bande transporteuse, par exemple sur des galets et des rails. I1 est également possible que le dispositif d'appel et d'étirage soit animé d'un mouvement alternatif au-dessus de la bande. Ces deux dispositions peuvent encore être appliquées simultanément. Les fils individuels sans fin qui sortent de la filière 1 sont appelés en faisceaux de trois à cinquante fils individuels par les dispositifs d'appel et d'étirage et déposés sur la bande transporteuse en lignes sinueuses, de façon à former un lé de fais ceaux de fils disposés irrégulièrement. Selon le procédé de fabrication décrit, la nappe brute est constituée de faisceaux de fils sans fin senKsiblement parallèles qui se croisent irrégulièrement. Après un éventuel traitement préalable, entre une paire de rouleaux de pression, cette nappe brute est éloignée du rouleau déchargeur 5 et dirigée vers la machine d'aiguitage 6. La nappe aiguitée parvient dans la fente d'entrée entre la bande de pression 8 et le tissu métallique à mailles 15. En aval de la machine à bande de pression, le tissu en pièce fini est repris par le rouleau déchargeur 11 et dirigé vers le dispositif d'enroulement 12. La figure 2 est une coupe transversale partielle passant par le tambour 7 muni du tissu à mailles 15 et de la bande de pression 8. Le tambour 7-est chauffé directement à la vapeur. Sur la paroi du tambour repose le tissu à mailles 15 en une matière bonne conductrice de la chaleur, un treillis de fils de laiton dans le cas représenté. Entre le tissu à mailles 15 et la bande de pression 8 se trouve la nappe aiguitée 20. Sous l'effet de la pression exercée par la bande de pression 8 et du tissu à maille 15 chaud, la matière thermoplastique de la nappe est soudée au niveau des points où le tissu à mailles 15 porte contre elle. Au niveau des points qui correspondent aux ouvertures du treillis métallique, il n' existe aucun contact entre la nappe et le métal chaud de ce treillis. En ces points, la surface de la nappe aiguitée n'est donc pas modifiée. Après son passage à travers la machine à bande de pression, la face de la nappe aiguitee qui est dirigée vers le tambour présente donc un dessin gravé qui constitue le négatif du treillis métallique 15, la matière thermoplastique de la nappe aiguitée n? ayant été soudée que dans les creux. On a représenté schématiquement dans la figure 3 une installation qui sert à la production de tissus en pièce selon l'invention, ces tissus comportant, sur une nappe de base en une matière thermoplastique économique, une couche superficielle en une matière thermoplastique particulièrement résistante à la fatigue. L'installation est essentiellement constituée des deux extrudeuses de filature 22 et 32 munies des filières 23 et 33, des buses d'appel 24 et 34, des deux bandes transporteuses 25 et 35 qui passent sur les rouleaux de guidage 26, 27 et 36, 37. En outre, 1 'ins- tallation est composée du dispositif d'aiguitage 39 et d'un dlspo Si tif de pressage, constitué par le tambour chauffé 40, les rou leaux de renvoi 42 et 43, le rouleau tendeur 44 et la bande de pression 41.Sur le dispositif composé des éléments 22 à 27, la nappe de base 46 est produite, par exemple à partir de granulés de polypropylène, de façon analogue à ce qui a été décrit à propos de la figure 1, et cette nappe est dirigée vers le dispositif d'aiguitage 39 en passant sur les rouleaux de guidage 28. En amont du disPositif d'aiguitage 39 il est déposé sur la nappe de base 46 une couche supérieure ou couche d'usure sous la forme d'une nappe 47 en une matière thermoplastique particulie- rement résistante à la fatigue. Cette nappe de la couche supérieur ou couche d'usure est fabriquée, par exemple à partir de granulés de polyamide, selon le mode déjà décrit, par le dispositif constitué des éléments 32 à 37.Les granulés peuvent être colorés dans la masse. La nappe 46 de la couche de base et la nappe 47 de la couche supérieure ou couche d'usure sont réunies par aiguitage dans le dispositif 39 pour constituer une nappe 48 qui est alors dirigée vers le dispositif de pressage. Le dispositif de pressage représenté dans la figure travaille sans bande accompagnatrice en tissu à mailles. Par contre la surface du tambour chauffé est munie de renfoncements circulaires qui sont disposés en un dessin géométrique et sont séparés par des saillies en forme d'arê- tes ou de nervures. La figure 4 est une vue supérieure d'une partIe de la surface du tambour 40. La figure 5 est une coupe transversale d'une partie du tambour 40 avec la nappe 48 et la bande de pression 41. Les renfon- cements circulaires dans la surface du tambour sont désignés par 49 et les saillies en forme d'arêtes et de nervures par 5ù. Or pet voir dans la figure 5 comment la bande de pression 41 presse la nappe 48 contre les saillies 50 et comment la nappe 48 reçoit de ce fait une surface présentant un dessin à nappes. Le tambour chauffé 40 est en cuivre. Aux points où les saillies 50 pénètrent dans la nappe aiguitée 48, il s'effectue un soudage de la matière thermoplastique.Les coussins d'air qui se forment dans les renfo cements 49 entre les saillie 50 et la nappe 48 constituent une isolation thermique et s'opposent dans à un soudage ou scellement de toute la surface de la nappe. La bande de pression 41 est mainte nue sous la pression nécessaire par le rouleau tendeur 44. Elle embrasse le tambour chauffé 40 sur 30 à 80 % de sa périphérie et. dans ces conditions, presse la nappe contre les saillies de la surface du tambour. Le tissu en pièce fini est enroulé sur le rouleau 45. D'autres dispositifs, avec lesquels des nappes aiguit4es peuvent être transformées en un tissu en pièce selon le procédé de l'invention, sont représentés schématiquement et à titre d'exemple en coupe dans les figures 6 et 7. Dans la figure 6, on a désigné par 51 une plaque en un matériau isolant thermiquement, par exemple en amiante. Dans cette plaque, des rivets métalliques 52, de préférence en cuivre à cause de la bonne conductibilité thermique souhaitable qu'il présente, sont fixés de telle sorte que leurs têtes 53, sur l'une des faces de la plaque 51, fassent quelque peu saillie sur la surface du ma matériau isolant thermiquement. Le dispositif de gravure, constitué par la plaque 51 avec les rivets 52 qui y sont fixés, est appliqué sur une surface chauffée 54 de telle sorte que les têtes 53 des rivets portent contre la surface chauffée 54; Une nappe aiguitée 55 est alors pressée sur le dispositif de gravure à l'aide d'une plaoue de pression 56.Les tiges des rivets 52, qui font saillie sur la plaque 51 et qui sont réchauffées par contact avec la surface chauffée 54, pénètrent dans la nappe et soudent la matière thermoplastique au niveau des points de pénétration. Dans le dispositif représenté en coupe dans la figure 7, il est appliqué, sur la surface chauffée 60, une tôle de cuivre 61 présentant des nervures 62 formées par pliage, Entre les nervures 62 se trouve une isolation 63 en un matériau mauvais conducteur de la chaleur. Les extrémités supérieures des nervures 62 font toutefois saillie au-dessus de la surface du matériau isolant 63 et pénètrent dans une nappe aiguitée 65 qui est appliquée sous pression par la plaque de pressage 64. La tôle de cuivre 61 est réchauffé par la surface chaude 60. Les nervures chaudes soudent la matière thermoplastique au niveau des points de pénétration. La figure 8 est -.e vue supérieure des nervures 62 avec isolation 63 interposée. En cas d'utilisation d'outils de gravure qui sont munis, nomme le tambour 40, d'un grand nombre de trous percés, entre les quels se trouvent des nervures de gravure, la profondeur et le diamètre des trous doivent être approximativement dans le rapport 1/1, si les coussins d'air dans e trous, vouant le rôle d'isolant thermique, doivent empêcher à sur aculs un soudage de la surface de La nappe aiguitée qui n'entre pas en contact avec le métal de l'outil de gravure (cf. également l'exemple 2 suivant).Même dans le cas d'outils de gravure qui ne présentent pas de trous percés, mais sont munis de cavités de forme différente, par exemple de rainures parallèles gravées, le rapport de la largeur a la profondeur de ces cavités doit être approximativement égal à 1/1 au cas où les coussins d'air dans ces cavités sont seuls à assurer l'isolation et à éviter un soudage de le surface de la nappe aiguitée qui ne prend pas contact avec le métal de l'outil de gravure (cf. également l'exemple suivant 1). Exemple 1 Pour la fabrication d'un tissu en pièce gravé sur une face conformément à l'invention, utilisable comme produit textile renforcé, on fait appel à une nappe d'embrouillé aiguitée ayant un poids par unité de surface de 250 g/m2. La nappe d'embrouillé es constituée de fils sans fin de polypropylène (12 deniers). A titre d'outil de gravure, on se sert d'une tôle de-cuivre présentant des sillons parallèles gravés, de 2,5 mm de largeur et 2,2 mm de profondeur. Le rapport de la largeur à la profondeur des sillons est donc de l'ordre de 11. La tôe de cuivre est appliquée sur la surface d'un cylindre chauffé et la nappe aiguitée est pressée contre la surface du cylindre, selon ce qui a été expliqué dans la descri tion.La température du cylindre chauffé stélève à 160 C, la pression à 2 kg/cm2 et le temps de gravure à neuf secondes. Un échantillon du tissu en pièce produit a été joint (Echantillon I). Exemple 2 Pour la fabrication d'une moquette, une nappe d'embrouillé en fils sans fin de propylène (15 deniers) ayant un poids de 1000 gjm2 et une nappe d'embrouillé en fils sans fin de polyamide teint en rouge (12 deniers) ayant un poids de 200 g/m2 sont réunies par aiguitage. t titre d'outil de gravure, on utilise une tls de cuivre de 4 mm d'épaisseur, présentant un grand nombre de trous percés disposés côte à côte, de 5 mm de diamètre et de 4 mm de profondeur. La tôle de cuivre est façonnée de telle sorte qu'il est formé entre les trous des nervures de moins de 0,5 mm de largeur. La tôle de cuivre utilisée comme outil de gravure est appliquée sur un cylindre chauffé à 165 C et la nappe composée par aiguitage est pressée avec une pression de 4 kgiem-, sa surface colorée en rouge portant contre l'outil de gravure. Le temps de gravure s'élève à 20 secondes, De cette maniè re, on obtient une moquette présentant une bonne stabilité superficielle et une bonne perméabilité à l'air. Un échantillon de 12 moquette a été joint (échantillon II). Exemple 3 Pour la production d'une moquette dotée d'une bonne perméabilité à l'air et d'une rigidité plus élevée, une nappe d'embrouillé en fils sans fin de polypropylène (15 deniers) ayant un poids de 100 g/cm est réunie par aiguitage avec une nappe d'embrouillé en fils sans fin de polyamide coloré en rouge (12 deniers) ayant un poids de 200 g/m2, l'ensemble étant ensuite gravé selon le procédé de l'invention. A titre d'outil de gravure, on utilise un tissu métallique en laiton, formé de fils de 1 mm d'épaisseur et présentant une largeur de mailles de 2 mm. Le tissu métallique est appliqué sur un cylindre chauffé à 1900 C. La nappe aiguitée est pressée sous une pression de 4 kg/cm2, sa couche supérieure ou couche d'usure colorée en rouge étant appliquée contre le tissu métallique. Le temps de gravure s'élève à 20 secondes.Un échantillon du tissu en pièce produit a été joint (échantillon III). L'échantillon IV provient d'un tissu en pièce ui est composé de trois couches différentes de nappe. La couche inférieure est formée d'une nappe d'embrouillé en fils sans fin de polypropylène non coloré. Sur cette nappe d'embrouillé constituant la couche de base est d'abord appliquée une couche d'embrouillé en fils sans fin de polyamide coloré en noir, puis une nappe d'embrouillé en fils sans fin de polyamide coloré en rouge. Les trois couches de nappe sont ensuite réunies Paraiguitage et gravées selon le procédé de l'invention, en utilisant un tissu métallique en laiton. Le tissu en pièce présente une surface mêlée de rouge et de noir. I1 est du reste bien entendu que les modes de réalisation de l'invention qui ont été décrits ci-dessus, en référence aux dessins annexés, ont été donnés à titre purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICP. TI ONS 10 Un tissu en pièce, destiné à être ut lisé corme tapis ou moquette, natte, tenture murale, carpette d vetdcules automobiles ou autres applications similaires, caractérisé par une nappe aiguitée en matière thermoplastique qui présente un dessin gravé sur une face ou sur ses deux faces, dans les creux duquel est soudée la matière thermoplastique. 20 Tissu en pièce selon la revendication 1, caractérIsé par une nappe aiguitée formée de fils sans fin. 30 Tissu en pièce selon les revendications 1 etXou 2, caractérisé par une nappe aiguitée en fils de polypropylène. 40 Tissu en pièce selon l'une ou plusieurs des revendications 1 à 3, caractérisé par une nappe aiguitée constituée de deux ou plusieurs couches différentes en nappe. 50 Tissu en pièce selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les différentes couches en nappe sont diversement colorées. 6 Tissu en pièce selon les revendications 4 etxou 5, caractérisé par le fait que la couche supérieure ou couche d'usure est en une matière thermoplastique particulièrement résistante à la fatigue. 70 Tissu en pièce selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la couche supérieure ou couche d'usure est en un ou en -un polycondensat d'acide adipique et dthexaméthylène- diamine. ~~~~~~ ~~~~-- - 80 Procédé pour la fabrication du tissu en pièce selon une ou plusieurs des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'une nappe aiguitée en matière thermoplastique est pressée pendant 2 a' 15 secondes, sous une pression appliquée de 0,5 à 10 kgZcm2, contre un outil de gravure présentant des points chauds saillants disposés selon un dessin, la température des points chauds étant suffisamment élevée pour que la matière thermoplastique soit soudée pendant l'opération de gravure au niveau des points qui entrent en contact avec l'outil de gravure. 90 Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la nappe aiguitée est pressée pendant 2 à 30 secondes contre le dispositif de gravure. 10 Procédé selon les revendieations 8 et/ou 9, carac- térisé par le fait que la nappe aiguitée est pressée contre un tissu à mailles métallique en un matériau bon conducteur de la chaleur qui est appliqué sur une surface chauffée. 11 Procédeé selon les revendications 8 et,ou 9, caractérisé p2r le fait que la nappe aiguitée est pressée contre un dispositif de gravure dont les cavités présentent un rapport ar- geur/profondeur de l'ordre de 1/1. I20 Procédé selon les revendications 8 et/ou 9, caractérisé par le fait que la nappe aiguitée est pressée contre un dispositif de gravure dont les cavités sont remplies en partie avec un matériau isolant thermiquemente