La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux dispositifs permettant de déterminer ltétendue- (c'est-à-dire la profondeur et/ou la longueur) dtune fissure ouverte à la surface d'un corps solide constitue en un matériau électriquement conducteur, par étude des variations de sa rtsis- tance électrique, ce dispositif comprenant des moyens pour faire circuler un courant électrique continu d'intensité constante dans le corps selon une direction qui, de préférence, est la plus voisine possible de la perpendiculaire à la fissure Lorsqu'on mesure la différence de potentiel entre deux points de la surface d'un corps électriquement conducteur parcouru par un courant continu d'intensité constante, cette différence de potentiel est représentative de la résistance électrique dudit corps entre les deux points de mesure Lorsqu'entre ces deux points de mesure se trouve une fissure ouverte à la surface du corps, les lignes de courant sont déviées et contournent la fissure, l'augmentation de trajet de ces lignes de courant étant fonction de ltétendue (profondeur et/ou longueur) de la fissure. La différence de potentiel mesurée dans ces conditions entre les deux points est donc représentative de la résistance électrique effective du trajet curviligne suivi par les.lignes de courant.De ce fait il est possible de déduire, de la valeur de la différencé de potentiel mesurée, l'étendue (profondeur et/ou longueur) de la fissure L'invention a. pour but de fournir un dispositif perfectionné permettant de déterminer l'étendue d'une fissure en se basant sur ce phénomène Le dispositif de l'invention se caractérise en ce qu'il comporte - des moyens d'application et d'interruption du courant dans le corps respectivement à des instants t'l et t'2, - des moyens de balayage pour détecter la différence de potentiel existant entre une pluralite de paires de points répartis le long de la fissure, les points d'une même paire étant situés de part et d'autre de fissure et étant sensiblement alignés dans le sens de la circulation du courant et disposés à distance fixe l'un de l'autre, cette distance étant sensi blement la mee pour toutes les paires, des moyens d'amplification en courant continu pour amplifier des différences de potentiel détectées, - des premiers moyens de mémorisation pour mettre en mémoire à un instant t1, retardé par rapport à l'instant t'1 pour tenir compte du temps de réponse de l'appareillage électronique, la différence de potentiel détectée et amplifiée, - des moyens pour élaborer un signal différence égal à la diffé rence entre les différences de potentiel mesurées et amplifiées à des instants postérieurs å l'instant t1, et la différence de potentiel mise en mémoire à l'instant t1, - des seconds moyens de mémorisation pour mettre en mémoire le signal différence à un instant t2 postérieur à l'instant t'2 et tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un signal parasite principal auquel sont sensibles les moyens de détection et d'amplification - des moyens de traitement pour exploiter les valeurs.de ces signaux différences et en déduire la profondeur et/ou la longueur de la fissure Dans le cas où l'on souhaite étudier 1 t évolution de l'étendue de la fissure, on soumet le corps à une sollicitation mécanique, notamment périodique, au cours des mesures . -On fait alors comprendre au dispositif - des premiers moyens de synchronisation pour synchroniser l'application et l'interruption du passage du courant aux instants t'1 et t'2 avec l'application au corps de la sollici tation mécanique,et - des seconds moyens de synchronisation commandés par les premiers moyens de synchronisation pour commander les mises en mémoire des différences de potentiel aux instants t1 et t2. Par contre, dans le cas où le corps n'est pas soumis à une sollicitation mécanique périodique, on fait comprendre au dispositif un oscillateur pour commander l'application et l'interruption du passage du courant aux instants t'1 et t'2 et des seconds moyens de synchronisation commandés par les premiers moyens de synchronisation pour commander les mises en mémoire des différences de potentiel aux instants t1 et t2. Dans un mode de réalisation préféré du dispositif de l'invention, il est avantageux que les moyens de balayage comprennent au moins une paire de contacts de mesure appliqués avec une pression constante sur la surface du corps de part et d'autre de la fissure et un support pour supporter ces contacts de mesure, ce support étant mobile de façon que les contacts de mesure puissent être déplacés le long de la fissure. Dans ce.cas, on peut faire en sorte que les moyens de balayage comportent en outre au moins deux contacts d'alimentation, disposés à distance fixe l'un de l'autre, pour faire passer le courant continu dans le corps, ces contacts d'alimentation étant disposés dans l'alignement des contacts de mesure et étant en contact avec la surface du corps de .part et d'autre des susdits contacts de mesure Grâce au dispositif de l'invention, les défauts propres à l'appareillage électronique, et en particulier à l'amplificateur à courant continu à gain élevé (bruit de fond, dérives de zéro etc...) n'ont qu'une faible influence sur le signal différence obtenu, ce qui permet d'obtenir une sensibilité élevée qui confère au dispositif la possibilité d'effectuer des mesures jusque là difficilement réalisables, voire même non réalisables. En outre, ce dispositif est peu sensible aux perturbatios des champs magnétiques environnants, ce qui permet de s'affranchir en général d'un filtrage du signal de sortie, et par consé-. quent d'avoir un temps de réponse plus rapide du dispositif0 D'autre part, l'application au corps d'impulsions de-courant permet de minimiser l'intensité moyenne le traversant, et donc d'éviter l'endommagement du matériau constitutif du corps sous l'action de phénomènes électro-chimiques, ou bien, pour une intensité moyenne donnée, l'amplitude plus importante des impulsions de courant qui est tolérée, permet d'augmenter la sensibilité de l'appareil. Enfin, en raison de sa conception même, le dispositif de l'invention permet d'effectuer des mesures des températures pouvant atteindre plusieurs milliers de degrés L'invention sera mieux comprise à'aide de la description qui suit d'un mode de réalisation, donné à titre illustratif, mais nullement limitatif. Dans cette description on sê réfère aux dessins annexés sur lesquels : - les figures 1 et 2 représentent, schématiquement, sous formé de-blocs,un dispositif conforme à l'invention, respectivement sans et avec sollicitations mécaniques périodiques appliquées au corps testé, - la figure 3 représente schématiquement un mode de réalisation du dispositif des figures 1 et 2, - la figure 4 représente un ensemble de courbes obtenues à l'aide du dispositif de la figure 2, et - les figures 5 et 6 représentent,mspectivement en vue de c8té et de dessus, un élément du dispositif de l'invention. En se référant tout d'abord à la figure 1, la référence numérique 1 désigne un corps solide constitué en un matériau électriquement conducteur et présentant une -fssure f dont on souhaite déterminer l'étendue, dest-à-dire la longueur et/ou la profondeur. Sur ce corps, en deux emplacements appropriés, sont disposés deux contacts 2 et 3 d'alimentation en courant continu reliés respectivement aux bornes d'un générateur 4 de courant continu d'intensité constante. En deux autres emplacements situés à la surface du corps et de part et d'autre des lèvres dela fissure f, deux contacts de mesure 5 et 6, écartés l'un de l'autre sont disposés sensiblement selon la direction de circulation du courant. Les deux contacts de mesure 5 et 6 sont respectivement reliés aux deux entrées + et - d'un amplificateur à courant continu 7 à gain élevé dont la sortie est connectée à un circuit de mesure 8 destiné à élaborer un signal électrique représentatif de la résistance du corps entre les contacts de mesure 5 et 6, résistance qui est elle-m & e-représentative de la profondeur dela fissure f au droit des susdits contacts de mesure 5 et 6.La sortie du circuit de mesure est relié à un circuit d'utilisation 9,. qui peut comprendre par exemple un appareil d'affichage galvanométrique ou numérique, et/ou une table traçante et/ou tous autres appareillages appropriés pour l'exploitation du signal électriquedéli.vré par le circuit de mesure 8 en vue d'en déduire la valeur- correspondante de la profondeur de la fissure f. - Le dispositif de l'invention comprend également un circuit 10 de synchronisation de l'application et de l'interruption du passage du courant continu dans le corps 1 et du déclenchement du circuit de mesure 8 à des instants appropriés. A cette fin, le circuit 10 est relié aux entrées de synchronisation du génémateur 4 et du circuit de mesure 8, le circuit 10 étant luimême commandé par un oscillateur 11. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Sous l'action d'une impulsion de commande délivrée par l'oscillateur 11, le circuit de synchronisation 10 commande à un instant t'1, le déclenchement du générateur 4 de courant continu. Les tensions détectées par les contacts de mesure 5,6 sont appliquées aux entrées respectives de l'amplificåteur 7, dont la sortie délivre un signal V1 représentatif de la différence de potentiel entre les contacts 5 et 6. Cette valeur est mise en mémoire par le circuit de mesure 8 à un instant t1 postérieur à t'et le .passage du courant- dans le corps est alors interrompu sous la commande du circuit de synchronisation 10. En l'absence de passage du courant continu dans le corps 1, la différence depotentiel entre les contacts de mesure 5 et 6 est nulle, et le signal de sortie de l'amplificateur est représentatif de l'çrreur de mesure dUe à l'amplificateur luimême (dérive lente, mauvais réglage du zéro, etc.0.) ou à d'autres causes (contacts des mesure résistifs, tension thermoélectriques, etc...-.). A un instant t2, postérieur à l'instant t1, sous la commande du circuit de synchronisation 10, le circuit de mesure 8 compare le signal V1 mis en mémoire précédemment avec le signal V2 présent en sortie de l'amplificateur à l'instant t2, et délivre un signal différence EV représentant la différence V1-V2. Le signal EV obtenu est donc exactement représentatif de la différence de potentiel, à la surface du corps 1, entre les contacts 5 et 6, abstraction faite des causes d'erreurs introduites par les circuits. et notamment par l'amplificateur 7. En outre, pour diminuer les perturbations dues aux champs électromagnétiques ambiants, on choisit l'instant t2 de telle manière que la durée t2 - t1 soit égale à la période du champ électro-magnétique perturbateur principal-(en particulier et surtout le champ à fréquence industrielle). Le signal différence #V est ensuite appliqué à un appareil d'utilisation approprié 9, par exemple pour sontaffichage. En raison de la constance du courant continu traversant le corps 1 lors de la mesure de différence de potentiel à l'instant tl, la valeur EV mesurée est donc représentative de la résistance du corps entre les contacts 5 et,6, cette résistance étant elle-même représentative de la profondeur de-la fissure au droit des contacts de mesure 5 et 6. Pour pouvoir déterminer la forme de la fissure, il suffit de procéder à un relevé de tension, tel que celui qui vient autre décrit, pour une pluralité de paires de points de mesure répartis le long des lèvres de la fissure, en veillant à ce que la distance séparant les deux points d'une paire soit la même pour toutes les paires de points. Pour chaque mesure, on note la position 1, par rapport à un point origine, des contacts le long de la fissure, et la différence de potentiel mesurée CIV. En portant, par exemple, les différences de potentiel en ordonnées et la position des paires de points de mesure en abscisses, on obtient une courbe EV (1) représentative de la ferme électrique de la fissure (par exemple une courbe du genre de l'une de celles de la figure 4). Une quelconque méthode analogique connue de l'homme de l'art permet de déduire la forme géométrique de la fissure à partir de la courbe EV (1). A cette fin, on peut par exemple utiliser une cuve rhéologique dans laquelle on dispose un obstacle représentant la fissure, cet obstacle étant constitué en un matériau isolant. L'expérience montre qu'au cours des mesures de tension précédemment decrites, les extrémités de la fissure perturbent la répartition des lignes de courant qui la contournent. De ce fait, les extrémités de la courbe AV (I) représentative de la forme électrique de la fissure ne sont pas exactement représentative de la forme géométrique de celle-ci. Par contre, dans la partie centrale de la fissure2 les lignes de courant qui la contournent sont approximativement régulièrement réparties, etlqan peut estimer que l'allongement de trajet des lignes de courant, entre les deux points de mesure de potentiel, est sensiblement égal au double de la profondeur de la fissure (à condition que les lèvres de celle-ci ne soient pas trop écartées et que la distance séparant les deux points de mesure soit négligeable devant la profondeur de la fissure)0 De ce fait, la forme de la partie centrale de la courbe EV (lr, par exemple entre les traits A et B sur la courbe N4 de la figure 4, est approximativement celle de la fissure. Pour l'utilisation de la cuve rhéologique, on peut donc commencer par réaliser un obstacle isolant ayant la meme longueur que la fissure et une forme, dans sa partie centrale, identique à celle de la partie centrale de la courbe AV (1). On relève alors, dans la cuve rhéologique, des courbes Vrh(l)relatives à l'obstacle dont on modifie à chaque fois la forme jusqu'à ce que, par approximations successives, on obtienne une courbe AVrh(1) identique à la courbe-AV (1) relative à la fissure. On sait alors que la forme de la fissure est semblable à la forme définitive de l'obstacle isolant. Dans le cas où l'on contact la forme de la fissure d'un corps, et que l'on souhaite simplement en connattre la profondeur, on peut, dans un corps de référence identique au corps à tester, réaliser, par exemple par des moyens mécaniques ou par attaque chimique, une fissure ayant approximativement la profondeur estimée de la fissure à étudier, On procède ensuite sur le corps de référence aux.relevés successifs des courbes AV (1) en approfondissant à chaque fois la fissure, jusqu'à ce que, par approximations successives, on obtienne une courbe EV (l)-identique à celle relevée sur le corps à tester. La figure 2 représente un dispositif conforme à l'invention permettant de déterminer la propagation d'une fissure dans un corps lorsque celui-ci est soumis à des sollicitations mécaniques périodiques au cours de la mesure. Sur la figure 2, les éléments identiques à ceux de la figure 1 sont désignés à l'aide des mêmes références numériques. Le dispositif de la figure 2 est identique à celui de la figure 1 à la différence près qu'-il ne possède pas d'oscillateur 11, mais qu'il comprend par contre un appareil 12 à l'aide duquel on exerce les susdites sollicitations mécaniques sur le corps 1. L'appareilr 12 est agencé pour pouvoir délivrer une impul sonde tension électrique chaque fois -qu'il sollicite mécaniquement le corps 1, cette impulsion étant appliquée au circuit de synchronisation 10 pour le commander, Le fonctionnement du dispositif de la figure 2 est identique à celui décrit plus haut pour le dispositif de la figure 1, à ceci près que le déclenchement des mesures est commandé par l'application au corps 1 de sollicitations mécaniques périodiques. Ce dispositif permet donc de synchroniser l'application des sollicitations mécaniques, l'alimentation en-courant du corps, et les différentes séquences de mesures.de différences de p9- potentiel. L'étude de la propagation d'une fissure s'effectue en relevant une pluralité de courbes AV (l),dont chacune d'elles est relevée en appliquant au corps 1 des efforts F de mame amplitude pendant un certain nombre de cycles, ce nombre variant du relevé d'une courbe au relevé de la suivante. On obtient finalement un ensemble de courbes bV (l)pour différents nombresde cycles N, telles que celles représentées sur la figure 4, sur laquelle les tensions M relevées sont portées en ordonnées et les positions 1 des points de mesure correspondant, le long de la fissure, sont portées en abscisses. On en déduit alors la forme de la fissure pour chaque nombre de cycles N par une méthode analogique, par exemple à l'aide d'une cuve rhéologique, cmme cela a été indiqué plus haut pour la figure 1. La figure 3 représente de façon détaillée un mode de réalisation des dispositifs des figures 1 et 2. Sur cette figure, les éléments identiques à ceux des figures 1 et/ou 2 sont désignés par les mimes références numériques La sortie de l'amplificateur 7 est reliée, d'une part à une première entrée (par exemple l'entrée non inverseuse) d'un amplificateur à gain unité 13 et, d'autre part, à l'entrée dtun premier élément de mémorisation 14 dont la sortie est connectée à une seconde entrée (par exemple l'entrée inverseur) de l'amplificateur 13.L'élément de mémorisation 14 possède également une entrée 15 de commande de mise en mémoire, La sortie de lamplificateur 13 est reliée à l'entrée d'un second élément de mémorisation 16, comportant une entree 17deomF mande imEe en mémoire et dont la sortie est connectée, d'une part, à une première borne 18 d'un sélecteur 19 et, d'autre part, à l'entrée d'un filtrepasse-bas 20 dont la sortie est reliée à une deuxième borne 21 du sélecteur 19.Le contact mobile 22 du sélec teur 19 est raccordé à l'entrée d'un appareil d'utilisation 9. La commande du circuit de synchronisation 10 peut être effectuée soit par oscillateur 11 (synchronisation intérieure), soit à l'aide des impulsions délivrées par l'appareil exerçant des sollicitations mécaniques périodiques sur le corps 1, ces impulsions étant alliquées à une borne 23 de synchronisation (synchronisation extérieure). La sortie de l'oscillateur il et la borne 23 sont respectivement raccordées aux bornes 24 et 25 d'un sélecteur 26 dont le contact mobile 27 est raccordé à l'entrée d'un circuit monostable 28 délivrant des impulsions de largeur réglable. La sortie du circuit monostable 28 est connectée à l'entrée d'un circuit monostable 30 et à une entréed'une porte NON OU 31. La sortie du circuit monostable 29 est raccordée, d'une part, à l'entrée 15 de commande de mise en mémoire de l'élément de-mémorisation 14 et, d'autre part, à une seconde entrée & la porte NON OU 31. La sortie du circuit monostable 30 est reliée à l1en- trée d'un circuit monostable 32 dont la sortie est connectée à l'entrée 17 de commande de mise en mémoire de l'élément de mémorisation 16. Le contact d'alimentation 2 du corps 1 est reuni à une borne d'une alimentation en courant continu 33 dont l'autre borne est reliée à la masse. En outre, un organe interru(pteur 34 commandant le passage du- courant est inséré entre le contact d'alimentation 3 du corps 1 et la masse ; l'organe interrupteur 34 comporte une borne de commande 35 reliée à la sortie de la porte NON OU 31. L'organe 34 peut, par exemple, titre un transistor de puissance commandé par la base. Le dispositif fonctionne de la manière suivante Il faut tout dtabord noter que les potentiels de la surface du corps 1, au niveau des contacts demesure 5 et 6, sont appliqués en permanence aux entrées correspondantes de l'amplificateur 7. Celui-ci élabore donc en permanence un signal de sortie (représentatif de la différence des potentiels présents sur ses entrées) qui est appliqué, toujours en permanence, à l'entrée de l'élément de mémorisation 14 et à une entrée (l'entrée + sur la figure) de l'amplificateur à gain unité 13. Le processus de mesure est déclenché par une impulsion de commande fournie soit par l'oscillateur Il (commutateur 26 en position 24-27) si aucune sollicitation dynamique n'est appliquée au corps 1, soit par l'appareil 12 sollicitant le corps 1, via la borne d t entrée de synchronisation 23 (commutateur 26 en position 25-27) si le corps 1 est soumis à des sollicitations dynamiques. L'impulsion de commande déclenche, par son front arrière, le fonctionnement à un instant tl1 du circuit monostable 28 qui délivre une impulsion dont le front arrière commande la mise en fonctionnement des circuits mono stables 29 et 30. L'impulsion du circuit monostable 29 est appliquée à l'en- trée correspondante de la porte NON OU 31 qui reçoit sur son autre entrée l'impulsion fournie par le circuit monostable 28. La sortie de la porte NON OU 31 passe alors du niveau 1 au niveau O et ce signal est appliqué dès l'instant t' à la base du transistor 34 qui, de bloqué, devient conducteur. Le corps 1 est traversé par le courant continu tant qu'une impulsion est présente sur l'une des entrées de la porte NON OU 31. Une différence de potentiel apparatt alors entre les contacts de mesure 5 et 6, est amplifiée par l'amplificateur 7 et est appliquée aux entrées correspondantes de l'élément de mémorisation 14 et de l'amplificateur 13. Comme indiqué plus haut, le circuit monostable 28 délivre des impulsions de largeur réglable ; la largeur de ces impulsions st déterminée de telle manière que le déclenchement du circuit monostable 29 (sur le front arrière de l'impulsion délivrée par le circuit monostable 28) ne se produise qu'une fois que le courant traversant le corps 1 soit parvenu à sa valeur nominale, afin d'éviter que la mesure de tension ne soit effectuée trop tat, au cours de la phase transitoire détablissement du courant dans le corps 1. L'apparition d'une impulsion (qui peut par exemple avoir une durée de 0,2 ms) sur la borne de commande 15 de l'élément de mémorisation 14 provoque le déverrouillage de l'entrée de celui-ci, puis, sur le front arrière de I'impulsion, le verrouillage de l'entrée et le deverrouillage de la sortie. L'entrée - de l'amplificateur 13 est donc à un niveau de tension représentatif de la différence depotentiel entre les contacts de mesure 5 et 6 à l'instant t1 (postérieur à l'instant t' > ) où survient le front arrière de l'impulsion de commande délivré par le circuit mono stable 29 alors que le corps est traversé par un courant continu. L'amplificateur 13 à gain unité délivre un signal de sortie qui t la différence des tensions présentes à ses bornes d'entrées. Dans le meme temps, les niveaux de tension sur les deux entrées de la porte NON OU 31 sont revenus au niveau zéro, ce qui provoque le blocage du transistor 34 et l'interruption du passage-du courant continu dans le corps. On notera que l'instant t'2 de cette interruption coïncide avec l'instant t1 de mise en mémoire de la valeur de la différence de potentiel par l'élé- ment 14. Par ailleurs, le front arrière de l'impulsion délivrée par le circuit mono stable 28 provoque le déclenchement du circuit monostable 30, lequel joue le r81e du circuit de retard ne commandant le déclenchement du circuit monostable 32 qu'avez un retard prédéterminé par rapport au circuit monostable 29. La durée de ce retard est choisie égale à la période du signal parasite principal auquel est sensible i'appareil,de façon à éliminer lfinfluence de ce parasita. En général, la perturbation principale est düe au champ électromagnétique alternatif rayonné par le secteur, avec une fréquence de 50 Hz en Europe. Dans ce cas, la durée de l'impulsion de sortie-du circuit monostable 30 est prise égale à 20 ms. L'impulsion émise par le circuit mono stable 39 (qui peut avoir la même durée que l'impulsion émise par le circuit monostable 29, soit 0,2 ms) commande le fonctionnement de l'élément de mémorisation 16 selon le mime processus que celui décrit précédemment pour l'élément de mémorisation 14. Le signal présent sur la borne d'entrée de l'élément 14.est donc transféré, à l'instant t2 où survient le front arrière de l'impulsion de commande, sur la borne de sortie de cet élément 14. Du fait que le passage du courant dans le corps 1 a été interrompu à l'instant t12 = ta, à l'instant t2 aucune différence de potentiel n'existe entre les contacts de mesure 5 et 6, Le signal présent sur la borne d'entrée + de l'amplificateur 13 représente donc uniquement le signal ferreur dû à ltamplifica- teur 7. De de fait, le signal délivré par l'amplificateur 13 et apparaissant en sortie de l'élément de mémorisation 16 représente donc la valeur réelle à l'instant t1 de la différence de potentiel entre les contacts 5 et 6. Ce signal est ensuite dirigé sur l'appareil d'utilisation 9 soit directement (commutateur 19 dans la position 18-22), soit par ltintermédiaire d'un filtre-bas 20 (commutateur 19 dans la position 21-22). Pour effectuer le balayage des paires de points de mesure situés à la surface du corps le long dela fissure et de part et d'autre de celle-ci, on utilise de préférence une tette mobile. En se reportant aux figures 5 et 6, la tête mobile S1 comprend un bbti 52 constitué en un matériau électriquement isolant et supporté par tous moyens connus manière à pouvoir être déplacée le long de la fissure, par exemple au moyen d'une vis micrométrique permettant de repérer avec précision la posi tion de la tete-le long de la fissure. Ce bâti 52 porte des frotteurs 53 à 56 constitués en un matériau électriquement conducteur, disposés parallèlement les uns aux autres, et de préférence séparés les uns des autres par des cloisons isolantes 57 faisant partie intégrante du bati 52. Chaque frotteur comprend un bras allongé 58 s'étendant partiellement dans le bati, entre les cloisons 57 et un bec 59 situé à l'extrémité du bras saillant du bâti, Ce bec est recourbé sensiblement perpendiculaire au bras et sa partie terminale est destinée à entre mise en contact avec la surface du corps0 Pour être assuré d'avoir un bon contact électrique entre les frotteurs et le corps, les becs de frotteur sont appliqués sur le corps avec une-force constante.A cette fin, chaque bras est mobile en rotation dans un plan vertical (sur la fig. 5) autour dun axe 60 qui,de préférence, est commun à tous les bras et les extrémités des.bras opposés aux becs sont soutenues par des moyens élastiques, par exemple (comme représenté sur les figures 5 et 6) par des ressorts en hélice 61 engagés dans des échancrures 62 des bras2 d'une part, et dans des cavités 63 pratiquées dans le bâti, d'autre part. Ces extrémités des bras sont raccordées par des conducteurs électriques (non représentés) aux bornes d'entrée correspondantes de l'amplificateur 7. Bien que deux frotteurs seulement (frotteurst 54 et 55 > puissent suffire pour effectuer les mesures de potentiel envisagées2 il est toutefois préférable en pratique que la tete 51 soit équipée de quatre frotteurs comme représenté sur la figure 6. En position opératoire, la tette est alors disposée par rapport au corps de telle manière que les lèvres de la fissure soient situées entre les frotteurs 54 et 55. Dans les parties rectilignes de la fissure, les potentiels sont détectés à l'aide des frotteurs 54 et 55. Par contre, dans les parties courbes de la fissure, ou bien lorsque les lèvres s'écartent l'une de l'autre dune disUngesuponereàl'intervalle entre les frotteurs 54 et 55, les mesures sont effectuées à l'aide des frotteurs 53 et 56. L'emploi de la tette 51 qui vient autre décrite permet dextre assuré de la constance, au cours des mesures, de ltécar- tement des contacts de mesure ainsi que de la constance de la pression de contact des frotteurs. On peut, en outre, envisager que ce soit la tte 51 elle même qui porte les contacts d'alimentation permettant de faire passer le courant continu dans le corps à tester. A cette fin, on prévoit que la tette comporte deux frotteurs supplémentaires (non représentés), situés respectivement de part et d'autre des contacts 53 et 56, ces frotteurs présentant des sections de passage et des surfaces de contact; sur le corps en rapport avec l'intensité (de l'ordre d'une dizaine dtåmpères ) du courant continu. Les becs de ces frotteurs d'alimentationen courant sont alignés avec les becs 59 des frotteurs de mesure 53 à 56. Pour fixer les idées, dans le casoù seuls les deux contacts 54 et 55 suffisent pour effectuer les mesures de tension (cas dtune fissure pratiquement rectiligne et à lèvres à peu près parallèles et d'écartement constant), les deux frotteurs 53 et 56 pourraient 8tre utilisés en tant que frotteurs d'alimentation. vorace à une tête ainsi équipée de frotteurs de mesure et d'alimentation, on est assuré que, lors des mesures, les points de mesure sont alignés selon la direction de circulation du courant. L'utilisation d'une tette de mesure telle que celle qui vient d'de decrite permet de diminuer les causes d'erreurs au cours des mesures et donc d'augmenter la sensibilité du dispositif de l'invention. Toutefois, les moyens de balayage équipant le dispositif de l'invention ne sont pas limités à la tête 51. On peut tout aussi bienenvisager un balayage de type électrique. A cette fin, on connecte (par exemple par soudure) les extrémités de conducteurs electriques à la surface du corps en chaque paire de points de mesure situés de part et d'autre de la fissure, tout au long de celle-ci. Ces conducteurs sont raccordés à un sélecteur (mécanique ou électronique) qui connecte successivement les conducteurs de chaque paire depoints de mesure aux bornes d'entrées de lampli- ficateur 7. Du faitde.l'élimination des erreurs de mesure dues à ltam- plificateur d'entrée à gain élevé et des mesures prises pour éviter l'influence du parasite principal, le dispositif de l'in vention permet d'obtenir une très grande sensibilité dans la mesure des différences de potentiel et donc d'étudier, avec une grande finesse, l'étendue d'une fissure dans un corps où la propagation de cette fissure lorsque ce corps est soumis à des sollicitations mécaniques. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés celle elle en embrasse au contraire, toutes les variantes, REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la détermination de la profondeur et/ou de la longueur d'une fissure ouverte à la surface d'un corps solide constitué en un matériau conducteur de l'électricité, -par. étude des variations de sa résistance électrique, ce dispositif comprenant des moyens pour faire circuler un courant électrique continu d'intensité constante dans le corps selon une direction qui, de préférence, est la plus voisine possible de la perpendiculaire à la fissure, caractérisé en ce qu'il comporte - des moyens d'application et d'interruption du courant dans le corps respectivement à des instants t'1 et t'2, T:: des moyens de balayage pour détecter la différence de potentiel existant entre une pluralité de paires de points répartis le long de la fissure, les points d'une même paire étant situés de part et d'autre de la fissure, et étant sensiblement alignés dans le sens de circulation du courant et disposés à distance fixe l'un de l'autre, cette distance étant sensiblement la meme pour toutes les paires, - des moyens d'amplification en courant continu pour amplifier des différences de potentiel détectées, - des premiers moyens de mémorisation pour mettre en mémoire à un instant t1, retardé par rapport à instant t'1 pour tenir compte du temps de réponse de l'appareillage électronique, la différence de potentiel détectée- et amplifiée, - des moyens pour élaborer un signal différence égal à la différence entre les différences de potentiel mesurées et amplifiées à des instants postérieurs à l'instant t1 et la différence de potentiel mise en mémoire à l'instant t1, - des seconds moyens de mémorisation pour mettre en mémoire le signal différence à un instant t2 postérieur à l'instant t'2 et tel que la durée t2 - t1 soit égale à la période d'un signal parasite principal auquel sont sensibles les moyens de détection etd'amplification, - et des moyens de traitement pour exploiter les valeurs de ces signaux différences et en déduire la profondeur et/ou la longueur de la fissure. 2. Dispositif selon la revendication 1, le corps étant soumis a une sollicitation mécanique, notamment périodique, au cours des mesures, caractérisé en ce qu'il comprend - des premiers moyens de synchronisation pour synchroniser l'ap plication et l'interruption du passage du courant aux instants t'1 et t'2 avec l'application au corps de la sollicitation mécanique, et - des seconds moyens de synchronisation commandés par les premiers moyens de syndhronisation pour commander les mises en mémoire des différences de potentiel aux instants t1 et t2. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un oscillateur pour commander l'application et l'interruption du passage du courant aux instants t'1 et t '2 et des seconds moyens de synchronisation commandés par les premiers moyens de synchronisation pour commander les mises en mémoire des différences de potentiel aux instants t1 et t2. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de balayage comprennent - d'une part une pluralité de conducteurs connectés à une de leurs extrémités au corps respectivement aux points de mesure, - et d'autre part, des moyens sélecteurs, auxquels sont reliées les autres extrémités des susdits conducteurs, pour établir, successivement et dans un ordre prédéterminé, une liaison électrique entre des paires de conducteurs et les moyens amplificateurs. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyeu de balayage comprennent au moins une paire de contacts de mesure appliqués avec une pression cons- tante sur la surface du corps de part et d'autre de la fissure et un support pour tenir ces contacts de mesure, ce support étant mobile de façon que les contacts de mesure puissent être déplacés le long de la fissure et l'écartement entre les contacts d'une paire de contacts de mesure étant au moins égal à la largeur maximale des lèvres de la fissure. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de balayage comportent en outre au moins deux contacts d'alimentation, disposés à distance fixe l'un de l'autre, pour faire passer le courant continu dans le corps, ces contacts d'alimentation étant disposés dans l'alignement des contacts de mesure et étant en contact avec la surface du corps de part et d'autre des susdits contacts de mesure.