On connaît déjà des ascenseurs munis de freins de sécurité qui en permettent l'immobilisation en cas d'avaries. Pour les machines utilisées uniquement comme monte-charge de matériaux, il suffit d'immobiliser la cabine pour éviter une avarie plus grave. Par contre, cette disposition est insuffisante lorsque la destination de l'ascenseur est le transport des personnes. I1 est nécessaire, dans ce dernier cas, de limiter en outre la décélération de la cabine consécutive au freinage pour, cette fois, éviter les blessures et/ou les dommages consécutifs à des arrêts trop brutaux. L'invention a précisément pour objet un tel ascenseur muni d'un dispositif limitant la décélération de la cabine. Cette invention est donc relative à un ascenseur attelé à un table de levage et comprenant un cadre monté coulissant le long d'un chemin de guidage, et muni d'un frein d'immobilisation quasi immédiate par rapport au chemin de guidage. Une cabine réservée au transport de personnes ou de matériels est attelée audit~cadre au moyen d'amortisseurs de limitation de sa décélération consécutive au fonctionnement dudit frein. De manière avantageuse, les dispositions suivantes sont3 adoptées - la cabine comprend une poutre de transmission des efforts, qui est en appui sur les amortisseurs quelle tend à comprimer, lesdits amortisseurs étant eux-memes en appui sur ledit cadre; - des guides de coulissement sont disposés entre le cadre et la cabine; - le frein comprend une came montée pivotante sur le cadre et comportant une surface active dentelée qui, dans la configuration de freinage, pénètre dans le chemin de guidage du cadre; - le frein comporte un dispositif de commande constitué par - une tige due commande du freinage;; - un organe élastique de rappel dont l'effet est de tendre à déclencheur le freinage, et - un vérin hydraulique qui comporte une chambre de travail et qui maintient la tige de commande en position de nonfreinage lorsque ladite chambre contient un fluide sous pression3 cette chambre étant reliée à un distributeur à deux positions qui; sélectivement3 l'isole de ou, au contraire, la met en communi cation avec un réservoir de décharge, cependant que ce distributeur est attelé à un détecteur de survitesse le plaçant dans sa position mettant la chambre en communication avec le réservoir, dès que la vitesse de descente du cadre est supérieure à une vitesse maximale déterminée; - ce détecteur de survitesse est du type centrifuge. L'invention sera mieux comprise et des caractéristiques secondaires et leurs avantages apparaitront au cours de la description d'une realisation donnée ci-des5ous à titre d'exemple. Il est entendu que la description et les dessins ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif. Il sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un ascenseur conforme à l'invention; - la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1; et la la figure 3 est un schéma d'un circuit de commande à fluide faisant partie du frein de sécurité del'ascenseur. L'ascenseur représenté comporte une première partie 1, constituant la cabine de transport et se déplaçant le long de deux rails de guidage parallèles 2, constitués par des profilés en U et une deuxième partie 3, appelée cadre3 se déplaçant le long d'une glissière de guidage 4-. La première partie 1 est essentiellement constituée par deux montants 5, parallèles aux rails de guidage 2 et assemblés par des traverses horizontales 6, auxquelles ils sont soudés. Le plate-forme de transport 7 est disposée à la partie inférieure des montants, cependant que la traverse supérieure 6 est munie d'un orifice central 8 parallèle aux montants 5 permettant l'attelage de la partie 1 au cible de manoeuvre 9. L'extrémité du câble 9 est fixée dans une cosse d'attelage 10 qui, au moyen de biellettes articulées lu est reliée à un manchon 12 introduit dans- l'orifice 8 et muni d'un épaulement 13 en appui sur la face inférieure 14 de la traverse supérieure 6. Le guidage de cette première partie 1 est réalisé3 d'une part, par rapport aux rails 2, d'autre part, par rapport à la deuxième partie 3. Par rapport aux rails 2, le guidage est réalisé - par des galets 15 qui sont montés rotatifs sur certaines des traverses 6 autour d'axes horizontaux et qui sont en appui sur la face externe 2a d'une aile de chaque rail 2; - par des patins 16 qui sont fixés sur les mêmès traverses qui supportent déjà les axes des galets 15 et sont introduits entre les branches du U de chaque rail 2, afin d'éviter le soulèvement de la partie 1 hors desdits rails; et - par des galets 17 qui sont montés rotatifs sur les montants 5 et sont disposés en regard de la tranche 2b d'une des branches de chaque rail 2. Par rapport à la deuxième partie 3, le guidage est réalisé - par le coulissement d'une plaque d'extrémité 18 de la deuxième partie 3 dans un logement correspondant 19 ménagé dans la première partie I et supporté par une des traverses 6, et - par des appendices de frottement 20, qui sont soudés sur la traverse supérieure 6 de la première partie et sont disposés en regard de la face arrière 3a de ladite deuxième partie 3. La deuxième partie 3, dénommée cadre3 est essentiellement constituée par un plateau sensiblement parallèle au plan des rails 2. Ce plateau est muni de patins de guidage 21 qui sont disposés en regard de la glissière de guidage 4, afin de guider latéralement le plateau pendant son déplacement. La deuxième partie 3 comporte une armature 22 dont la face inférieure 22a repose normalement sur la face supérieure 23 de la traverse supérieure 6 de la première partie 1. Deux amortisseurs 24 sont attelés entre des oreilles 25 solidaires de la deuxième partie 3 et les parties inférieures des appendices de frottement 20 soudés sur la première partie. Lesdits attelages sont réalisés par des axes démontables 26. Enfin, on note que deux cames dentées 27 sont montées pivotantes sur la deuxième partie 3 autour d'axes 28 et sont disposées en regard de la glissière de guidage 4 réalisée en bois dur. Chacune de ces cames 27 est solidaire d'un bras 29 attelé à la tige de piston 30 d'un vérin 31, dont le corps est fixé sur la deuxième partie 3. La chambre de petite section utile 32 de chaque vérin 31 est normalement emplie d'un fluide sous pression provenant, dans l'exemple représenté, d'une pompe 33 à commande manuelle 34 reliée, d'une part, à un réservoir de fluide 35 par son conduit d'aspiration 43, d'autre part, aux conduits d'aIimentation 36 des chambres 32 par son conduit de refoulement 37. Un clapet de non-retour 38 est disposé sur le conduit de refoulement 37 et permet le passage du fluide de la pompe 33 vers les conduits d'alimentation 36. On note enfin que des distributeurs à deux positions 39 sont disposés sur des conduits 40raccordés en dérivation aux conduits d'alimentation 36. A chacun de ces distributeurs sont attelés -un ressort de rappel 41 et une commande 42 d'effet antagoniste du ressort 41. Les deux positions de chaque distributeur 39 correspondent - la première position3 à la prédominance de l'action du ressort 41 et à l'obturation du conduit 40; et - la deuxième position, à la prédominance de l'action de la commande 42 et à la mise en communication du conduit 40 avec un réservoir de- décharge sans pression schématisé par un conduit 44 débouchant librement. Dans l'ascenseur réalisé, les éléments 44 sont effectivement constitués par des conduits débouchant à l'air libre. En variante, cesconduits pour raient naturellement faire retour au réservoir 35. Le dispositif de manoeuvre de chaque commande 42 est le suivant. Un galet 45 est monté rotatif sur un bras 46, lui-même monté oscillant sur la deuxième partie 3 autour d'un axe 47. Un ressort 48, attelé entre cette deuxième partie 3 et le bras 46,tend à faire pivoter le bras vers un rail 2 disposé en regard et met en appui sur la face intérieure 2c de la barre du U du rail 2 le galet 45. Ce galet 45, lorsque la deuxième partie 3 est déplacée avec la première partie 1, entraine un multiplicateur de mouvement 49; connu, à engrenages par exemple, qui, lui-même, est attelé au levier de sortie 50 d'un rupteur 51 à effet centrifuge (analogue au poussoir d'un régulateur à boule).Ainsi, au-delà d'une vitesse prédéterminée égale, par exemple à 1,1 fois la vitesse normale de déplacement de l'ascenseur, le galet 45 agit sur le levier 50 et le déplace. Ce levier 50, disposé en regard de la commande 42 du distributeur 39, place ce distributeur dans sa deuxième position dans laquelle les conduits 40 et 44 communiquent. On indiquera encore qu'un ressort 52 est disposé entre la deuxième partie 3 et la tige de piston 30 de chaque vérin 31 et a pour effet de pousser cette tige de piston dans le sens provoquant le pivotement de la came dentée 27, qui met en contact les dents de la came avec la glissière 4 et fait pénétrer lesdites dents dans ladite glissière. L'effet du ressort 52 est antagoniste de celui du fluide sous pression contenu dans la chambre 32 du vérin 31.En fonctionnement normal ou à l'arret, c'est l'effet du fluide sous pression qui prédomine, provoque la compression du ressort 52 et maintient les cames dentées 27 écartées de la glissière 4. Il suffit maintenant de seulement préciser le fonctionnement général de l'ascenseur que l'homme de métier aura déjà compris intrinsèquement, tant il résulte de la structure dudit ascenseur. L'ascenseur étant, par exemple en descente, suspendu au câble de manoeuvre 9, lui-même enroulé sur le tambour d'un treuil, peut etre l'objet d'une avarie de fonctionnement. Ainsi, à la suite soit d'une avarie de treuil, soit dé la rupture du câble 9, il peut perdre sa vitesse sensiblement constante de descente et, brusquement, accélérer sa descente jusqu'à atteindre une vitesse- limite qu'il est estimé dangereux de dépasser (par exemple 1,1 fois la vitesse constante de descente). Dans un tel cas, les leviers 50 des rupteurs centrifuges 51 poussent les commandes 42 des distributeurs 39 qu'ils placent dans leur deuxième position. Les chambres 32 sont mises en communication avec les conduits 44, de sorte que les ressorts 52 sont seuls à agir et provoquent les pivotements des cames dentées 27 les faisant pénétrer dans la glissière 4. L'arrêt de la deuxième partie 3 est très brutal et pratiquement instantané, après la pénétration des cames 27 dans la glissière 4. Cependant, malgré cet arrêt brutal de la deuxième partie 3, l'arrSt~de la première partie est progressif. En effet, après l'immobilisation de la deuxième partie 3, la première partie poursuit, par inertie, son- déplacemént, la traverse supérieure 6 appuyant sur les tiges des amortisseurs 24 et provoquant- le fonctionnement de ces amortisseurs. Ceuxci, par leurs caractéristiques propres, s'enfoncent selon une loi de vitesse -qui limite la valeur de la décélération de la première partie à une valeur admissible pour l'usage de l'ascenseur, donc, soit en rapport avec les valeurs limites que peut supporter sans trouble ltorganisme humain. Pendant son déplacement relatif par rapport à la deuxième partie 3, la première partie lest guidée par rapport à cette deuxième partie par les effets conjugués des coulissements de la plaque 18 dans le logement 19 et des appendices de frottement 20 le long de la face arrière 3a de la deuxième partie 3. Après l'immobilisation des deux parties de l'ascenseur et réparation de l'avarie qui a provoqué la survitesse et l'immobilisation consécutive, la remise en marche s'effectue simplement en ré injectant du fluide sous pression dans les chambres 32. La survitesse ayant disparu, les distributeurs 39 ont été replacés dans leur première position sous la seule action des ressorts 41. Le fluide sous pression refoulé par la pompe 33 peut donc bien etre véhiculé vers les chambres 32. Ainsi, les cames dentées 27 sont dégagées de la glissière 4 dont elles sont de nouveau maintenues écartées. Les amortisseurs 24 étant munis, comme cela est bien connu, de ressorts internes de détente, replacent en appui l'une sur l'autre les faces inférieure 22a des armatures 22 et supérieure 23 de la traverse supérieure 6. L'ascenseur est de nouveau en ordre de marche. L'invention n'est pas limitée à la réalisation représentée mais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1 - Ascenseur attelé à un câble de levage et comprenant un cadre monté coulissant le long d'un chemin de guidage, et muni d'un frein d'immobilisation quasi immédiate par rapport au chemin de guidage, caractérisé en ce qu'une cabine, réservée au transport de personnes ou de matériels , est attelée audit cadre au moyen d'amortisseurs de limitation de sa décélération consécutive au fonctionnement dudit frein. 2 - Ascenseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cabine comprend une poutre de transmission des efforts, qui est en appui sur les amortisseurs qu'elle tend à comprimer, lesdits amortisseurs étant eux-mêmes en appui sur ledit cadre. 3 - Ascenseur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que des guides de coulissement sont disposés entre le cadre et la cabine. 4 - Ascenseur selon l'une quelconque- des revendications précédentes, caractérisé en ce que le frein comprend une came montée pivotante sur le cadre et comportant une surface active dentelée qui, dans la configuration du freinage, pénètre dans le chemin de guidage du cadre. 5 - Ascenseur selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que le frein comporte un dispositif de commande constitué par - une tige de commande du freinage, - un organe élastiquede rappel dont l'effet est de tendre à déclencher le freinage et - un vérin hydraulique, qui comporte une chambre de travail et qui maintient la tige de commande en position de non-freinage lorsque ladite chambre contient un fluide sous pression, cette chambre étant reliée à un distribu teur -à deux positions qui, sélectivement, 1-' isole de ou, au contraire, la met en communication avec un réservoir de décharge, cependant que ce distri buteur est attelé à un détecteur de survitesse le plaçant dans sa position mettant la chambre en communication avec le réservoir, dès que la vitesse de descente du cadre est supérieure à une vitesse maximale déterminée. 6 - Ascenseur selon la revendication 5, caractérisé en ce que le détecteur de survitesse est du type centrifuge.