La présente invention concerne un dispositif de redressement rachis utilisé dans le traitement chirurgical des déviations de le colonne vertébrale, notamment celui des scolioses, On sait que la scoliose est la déviation latérale de le colonne vertébrale. La courbure rachidienne qui en résulte est généralement définis à partir de repères précis, à savoir les vertèbres extrêmes supérieure et inférieure et la ou les vertèbres du sommets Les vertèbres extrêmes supérieurs et infé- rieurs sont celles qui sont les plus inclinées sur l'axe longitudinal médian du tronc et leurs plans déterminent entre eux l'angle de la courbure scoliotique. La ou les vertèbres du sommet sont celles qui sont le plus éloignes de cet axe médian du tronc. Lorsque l'angle de la courbure scoliotique dépasse un certain seuil (voisin de 50 ), il devient nécessaire d'envisager le traitement chirurgical de la scoliose appelé arthrodèse et consistant à souder ensemble toutes les vertèbres de la courbure scoliotique, après correction maximale de celle-ci par redressement et ouverture. Une telle correction peut ètre préparée ant#rieure- ment à l'opération par traction continue du rachis ou usage de plâtres correcteurs. Toutefois, c'est au cours du stade opXratoire que cette correction est parachevés et rendue définitive A cet effet, on place dans la concavité de la courbure un entai solide qui fixe le redressement obtenu et qui est susceptible, even- tuellement (greffon tibial autogène), de s'intégrer au bloc osseux réalisé par l'arthrodèse. Le plus souvent. l'instrumentation utilisée est celle dite de "Harrington". Elle comprend deux organes d'encrage métalliques du type crochets prenant appui sur les vertèbres extrêmes de la courbure. Une tige métallique crantée faisant office d'étai, permet d'obtenir et de maintenir l'écartement des crochets, l'un par rapport à l'autre, et donc le redressement de la courbure scoliotique. L'arthrodèse vertébrale est alors réalisée par avivement des arcs posterieurs des vertèbres et apposition d'os spongieux autogène, le matériel métallique en totalité étant laissé en place.Bien entendu, l'écartement des deux organes d'ancrage est obtenu par des manoeuvres externes de traction et de flexion du rachis et par un tensiomètre d'écarte- ment inséré temporairement entre lesdits organes. D'autres fois (voir à ce sujet le brevet français h10 2.151.475~au nom du Demandeur), l'étai est formé par un greffon tibial autogène participant & la fusion osseuse de l'arthrodèse. La présente invention a pour objet de parfaire encore la correction des courbures scoliotiques- par voie chirurgicale. A cet effet, selon l'invention, le dispositif de redressement d'un rachis anormalement courbé comprenant un étai rigide prenant appui sur les vertèbres extrêmes de la courbure du rachis, du catie de la concavité de celle-ci, en vue d'écarter lesdites vertèbres l'une de l'autre, est remarquable en ce qu'il comporte des moyens de traction prenant appui, d'un cbté sur la ou les vertèbres du sommet de la courbure et, de l'autre, sur ledit étai. De préfFrence, ces moyens de traction sont réglables. Ainsi, le sommet de la courbure scoliotique peut être tire vers l'entai et il en rXsulte une meilleure correction de cette courbure et un meilleur maintien de la correction obtenue. Le dispositif selon 1'invention permet donc de réduire le déplacement latéral des vertèbres de sommet, de compléter la correction obtenue par le matériel d'écartement longitudinal et de soulager ses points d'appui vertébraux. Dans un mode avantageux de réalisation, lesdits moyens de traction comportent deux éléments orthogonaux dont le premier prend appui, du côté de la convexité de la courbure scoliot#ique, sur les apophyses transverses des deux vertèbres les plus proches du sommet de ladite courbure et dont le second prend appui d'un côte sur le premier et de l'autre sur ledit étai. Ce second élément peut être de longueur variable. Chaque element peut être métallique et peut comprendre une tige filetée et deux crochets d'écartement réglable gracie à des écrous se vissant sur ladite tige. Lorsque l'étai et lesdits éléments sont métalliques, ils sont dans le même métal, afin d'éviter la formation de piles. On remarquera que. les moyens selon l'invention étant disposés du côté postérieur des vertèbres, l'élément métal- lique de longueur variable s'applique en partie sur le greffon d'os spongieux autogène de l'arthrodèse, ce qui renforce encore la solidité de la correction. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 illustre schématiquement, de dos. un patient atteint de scoliose. La figure 2 montre un matériel connu pour la correction chirurgicale d'une scoliose. La figure 3 montre le dispositif selon l'invention, monté sur un rachis corrigé grâce au matériel de la figure 2. La figure 4 montre, en perspective, le dispositif de la figure 3. Sur ces figures, des références identiques désignent des éléments semblables. Sur la figure 1J on a représenté schématiquement de dos un patient atteint de scoliose et on a supposé que sa colonne vertébrale 1 était visible. Les vertèbres sont schéma tisées par des petits rectangles ou trapèzes. Ce patient présente une scoliose entraînant une déviation vertébrale vers la droite La courbure scoliotique peut être définis grâce aux vertèbres extrêmes supérieure 2 et inférieure 3 de la déviation et 3 la ou aux vertèbres 4 se trouvant au sommet de ladite courbure. On remarquera que les vertèbres 2 et 3 sont celles qui sont les plus inclinées sur l'axe longitudinal médian MM du corps, tandis que les vertèbres 4 sont celles qui sont le plus éloignées de cet axe. L'angle CL compris entre les plans des vertèbres 2 et 3 est donc une caractéristique de la courbure scoliotique. Comme on l'a déja mentionné ci-dsssus, lorsque l'angle CL dépasse un certain seuil {environ 5003, il est néces- saire d'avoir recours 3 l'arthrodèse et de mettre en place un étai du rachis. La figure 2 illustre la méthode connue de wHarringtonw pour étayer le rachis. Le matériel d'étaiement comporte une tige métallique 5 pouvant coopérer à ses deux sxtrémités avec des dispositifs d'ancrage 6 et 7. L'une des extré- mités 8 de la tige 5 est crantée de façon à pouvoir régler l'écartement des dispositifs d'ancrage 6 et 7. Généralement, l'organe d'ancrage supérieur 6, c'est-a-dire destiné à etre fixé du côté de la partie sup6- rieure du rachis, est accroché à une vertèbre dorsale 9 et son crochet Inon visible sur la figure 23 est dirigé vers le haut et conformé de façon à pouvoir être inséré entre l'apophyse épineuse et une apophyse transverse de cette vertèbre, entre les facettes articulaires supérieure et inférieure, ce crochet pénétrant dans l'espace interarticulaire et prenant appui sur la vertèbre à ce niveau. De même, l'organe d'ancrage inférieur 7, cwest-à- dire destiné 3 être fixé du côté de la partie inférieure du rachis, prend souvent appui sur une vertèbre lombaire 10. A cet effet, son crochet Linon visible sur la figure 2) est dirigé vers le bas et prend appui sur la lame vertébrale de cette vertèbre, entre l'apophyse épineuse et le massif articulaire Les vertèbres 9 et 10 peuvent être les vertèbres extrêmes 2 et 3 de la figure 1. Après fixation des organes d'ancrage 6 et 7 sur leur vertèbre respective, on écarte ceux-ci grâce à un tensiomètre d'écartement, de façon à réduire la courbure scoliotique. Lorsque cette réduction est effectuée, on maintient l'écartement ainsi obtenu grâce 3 la tige 5, alors mise en place entre les organes 6 et 7. Toutefois, avec cette méthode, même pour la réduc- tion optimale et après étaiement, les vertèbres de sommet 4 sont plus éloignées latéralement de l'axe MM que les autres vertèbres de la courbure scoliotique redressée. Les figures 3 et 4 montrent le dispositif de traction transversale selon l'invention permettant, par prise directe sur la ou les vertèbres de sommet, de réduire le déplacement latéral de ces dernières et de comploter la correction obtenue par le matériel d'écartement longitudinal, tout en soulageant les points d'appui vertébraux de celui-ci. Le dispositif de traction transversale selon l'invention comporte deux éléments métalliques Il et 12, dont le premier est destiné à prendre appui sur deux vertèbres 4 les plus proches du sommet de la courbure scoliotique . tandis que l'autre permet ds rapprocher le premier de l'étai métallique 5. L'élément Il comporte une tige filetée 13, à une extrémité de laquelle est fixé un crochet 14. Cette tige 13 traverse librement un autre crochet 15. maintenu par des écrous 16 et pouvant coulisser le long de ladite tige. Les crochets 14 et 15 sont dirigés l'un vers l'autre. le crochet 14 présente une extrémité arrondie et biseautée 17, lui permettant de prendre appui, de haut en bas, sur l'apophyse transverse de la vertèbre de sommet 4 supérieure, après section du ligament costo-transversaire. Le crochet 15 passe de bas en haut sous l'apophyse transverse de la vertèbre de sommet 4 inférieure. Les écrou et contre-écrou 16 permettent de rapprocher les crochets 14 et 15 l'un de l'autre et de les serrer de façon à réaliser une prise transversaire solide. Bien entendu, les crochets 14 et 15 sont accrochés sur les apophyses transverses des vertèbres 4 qui se trouvent du coté de la convexité de la courbure scoliotique. L'élément 12 comporte une tige filetée 17, à une extrémité de laquelle est fixé un crochet 18. Cette tige t7 traverse librement un autre crochet 19, maintenu par des écrous 20 et pouvant coulisser le long de ladite tige. Les crochets 16 et 19 sont dirigés l'un vers l'autre. Le crochet 18 est conformé pour prendre appui sur la tige 13, tandis que le crochet 19 l'est pour s'adapter à la forme de la tige S. Par vissage des écrou et contre-écrou 20 sur la tige 17, on rapproche les crochets 18 et 19 l'un de l'autre et par suite, les vertèbres de sommet 4 de l'axe médian MM, ce qui contribue à une meilleure correction de la courbure scoliotique. Les éléments Il et t2 sont réalisés dans le meme métal que la tige 5l de façon à éviter les inconvénients du bimétallisme. On remarquera que, les éléments Il et 12 se trouvant du côté postérieur du rachis, l'élément 12 est au contact du greffon spongieux21 nécessaire pour l'arthrodèse, ce qui renforce la solidité de celle-ci. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de redressement d'un rachis anormalement courbé comprenant. un étai rigide prenant appui sur les vertèbres extrêmes de la courbure du rachis, du côté de la concavité de celle-ci, en vue d'écarter lesdites vertèbres l'une de l'autre, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de traction prenant appui, d'un cété sur la ou les vertèbres du sommet de la courbure et, de l'autre, sur ledit étai. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de traction sont réglables. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent deux éléments orthogonaux dont le premier prend appui, du côté de la convexité de la courbure scoliotique, sur les apophyses transverses des deux vertèbres les plus proches du sommet de ladite courbure et dont le second prend appui d'un côté sur le premier et de l'autre sur ledit étai. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le second élément est de longueur variable. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque élément comprend une tige filetée et deux crochets d'écartement réglables, grâce a des écrous se vissant sur ladite tige. 6.- Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'étai et lesdits moyens sont métalliques, caractérisé en ce que ledit étai et lesdits moyens sont constitués par le même métal.