Le marché de l'huile hydraulique industrielle s'accroît rapidement. De plus, cet accroissement est accompagné d'une demande de meilleures propriétés lubrifiantes. Il faut rechercher des améliorations permettant de supporter des conditions de service plus 5 sévères et assurant un meilleur contrôle de la pollution# On a donc fait des progrès importants dans l'amélioration des propriétés de résistance à l'usure et aux fuites. Des huiles résistant bien à 1* usure diminuent les problèmes d'équipement et ies pannes dâes aux pressions et températures élevées, chocs, faibles tolérances, etc. 10 Les huiles anti-fuite diminuent les pertes de lubrifiant. Ces huiles réduisent donc la consommation, mais tendent" aussi à diminuer la pollution des eaux naturelles. La pollution de l'eau par les huiles industrielles est un problème qui persiste malgré les efforts de correction apportés 15 par l'industrie et des dépenses considérables. L'huile n'est en général pas rejetée intentionnellement. Dans la plupart des cas, c* est un problème que l'utilisateur connait et qu'il essaie constamment d'éliminer au mieux. Certaines machines industrielles ont des fuites abondantes et, fonctionnant à un niveau élevé de production, 20 il n'est pas possible de les arrêter pour réparation. L'huile peut pénétrer dans les égouts si les fuites provenant des machines sont évacuées directement. Une autre source de pollution d'eau provient des fuites internes qui conduisent à mélanger l'huile à l'eau ou à un fluide de refroidissement d'huile 25 de coupe soluble. Quand le niveau de contamination d'huile devient trop élevé, les propriétés de refroidissement sont détériorées, et on vidange alors les circuits d'eau ou d'huile soluble. Dans le passé, ces mélanges contenant de l'eau ont été rejetés directement dans les égouts ou les rivières. L'huile présente dans les cours 30 d'eau, quelle que soit son origine, rend très difficile le traitement de l'eau en vue de son utilisation pour l'alimentation humaine, et elle détruit également le cycle naturel de la vie aquatique. I Le contrôle de la pollution présente un grand nombre d* aspects. La présente invention intéresse une zone particulière, 35 qui est celle des huiles hydrauliques anti-fuite. Lorsqu'on réduit les fuites à leur source, les rejets d'huile peuvent être considérablement limités. Cette nouvelle classe d'huiles hydrauliques, toutefois, ne doit pas sacrifier ses autres propriétés relative# à la lubrification et à la protection des machines. L'huile hydrau-40 lique anti-fuite suivant l'invention facilite le contrôle de la BAD ORIGINAL 71 161'60 2 2096743 pollution et donne également satisfaction en ce qui concerne se» autres qualités requises. Les huiles anti-fuite sont des lubrifiants qui ont été conçus spécifiquement pour réduire les fuites. Le teï-me "fuite", 5 dans la présente description, désigne seulement les pertes indésirables de lubrifiant. De nombreuses opérations nécessitent une coniommatlon contrôlée de lubrifiant, par exemple pour le mouvement d'arbres, etc. Les huiles,résistant à l'usure, combinent les propriétés 10 d'excellente stabilité et de résistance à la rouille et à l'oxydation des huiles industrielles pour turbine. Le besoin pour de telles huiles s4ac cr o î t, en raisen éft une augmentation du nombre de pannes d'équipements mobiles* On constate par exemple des pannes dûes à la surcharge de ponpes 15 entraînées par moteur, lubrifiées avec des huiles usuelles pour turbine. Des expériences ont montré que des pompes lubrifiées mt des huiles à mouvement fonctionnent, dans des conditions équivalentes, 10 à 100 fois plus longtemps qu'avec les huiles usuelles 20 pour turbine. Toutefois, les huiles pour carter ne sont pas la solu*» tion idéale pour les équipements d'usine. Ces installations fixes sont sujettes à la contamination de l'eau. Les propriétés détergentes élevées de ces huiles rendent pratiquement impossible le 25 séparation de l'eau d'un système contaminé. Il est donc nécessaire de disposer de nouvelles huiles résistant à l'usure. La présente invention vise une huile de ce type, qui possède des qualités anti-fuite .améliorées* L'huile suivant l'invention est du type épaissi par un 30 gel* Elle comprend une quantité notable de savon de lithium (par exemple 0,1 à 1% de stéarate de Li) ou de savon d'cLuminiua (par exemple 0,5 à 2% de stéarate d'Al), ou de mélanges de ces savons, et une huile de base ayant une viscosité de 60 à 900 SUS à 38°C et un point d'aniline de 65 à 77®C. Ladite huile dgfcase est avantageux 35 sement un mélange comprenant au moins une huile aaphténique hydro-raffinée, d'une viscosité de 40 à 12 000 SUS à 38#C, de préférence mélangée avec au moin» une autre huile, ayant une viscosité de 40 à 12 000 SUS et choisie dans le groupe des huiles naphténiques hy-droraffinées, huiles paraffiniques hydroraffinées, distillats na-40 phténiques, distillats naphténiques exempts d'acide naphténique, BAD ORIGINAL 71 16160 3 2096743 distillats paraffiniques et distillats paraffiniques raffinés aux solvantso L'huile hydraulique peut également contenir un ou plusieurs des éléments suivants : un agent dispersant et/ou antirouille (par exemple 0,02 à 2%, et de préférence 0,2%, de pétrole 5 sulfonate de baryum neutre ou surbasique), un antioxydant (par exemple 0,05 à 1% d'un paracrésol butylé où de type aminé), un anti-mousse (par exemple 0,05 à 1% de silicone), un anti-usure (par exemple 0,15%, et de préférence 0,3 à 2%, de dialkyl dithio-phosphate de zinc, ou tricrésylphosphate), un désactivateur de 10 métal (par exemple dioctyl dithio tboa diazole) et un dérivé d* acide alkylsuccinique. L'huile hydraulique peut présehter de bonnes caractéris-. tiques anti-usure et anti-fuite, et une bonne stabilité à l'hydrolyse et à l'oxydation, dans l'essai ASTM D 943 d'huile pour turbi-15 ne (TOST). Les huiles de base contiennent de préférence moins de 80 ppm d'azote basique, et plus avantageusement moins de 30 ppm (par exemple 0 à 10 ppm). Ce sont de préférence des mélanges de deux ou plusieurs huiles naphténiques hydroraffinées, par exemple 20 un mélange d'une huile naphténique hydroraffinée, de 100 SUS à 38°C, et d'une huile hydroraffinée de 2500 SUS à 38°C. L'essai D 943 peut être amélioré par le choix des composants de l'huile mélangée de base ; par exemple, l'addition de 5% de distillât naphténique exempt d'acide naphténique à une huile contenant 0,1 à 1% de sté-25 arate de lithium et un mélange de 25%' de distillats hydrogénés à 100 SUS et 75% à 2400 SUS, peut améliorer les résultats obtenus à l'essai D 943. L'addition d'environ une partie, en poids, de savon de lithium pour dix parties d'un autre savon peut également améliorer ces résultats. 30 Dans l'huile hydraulique de la.présente invention, la diminution des fuites èst obtenue par la capacité du lubrifiant à maintenir une bonne étanchéité élastique et à obstruer les petites fuites avec une matière de retardement (par exemple savons de lithium ou aluminium, ou polymères). On a procédé à des essais indus— 3 5 triels de comparaison des performances des huiles anti-fuite suivant la présenteinvention, avec des produits usuels. La perte de lubrifiant a été diminuée de 88%, avec les compositions anti-fuite. Les huiles hydrauliques anti-fuite de la présente invention ont également de bonnes propriétés générales et ont donné de bons ré-40 sultats dans de nombreux genres d'équipements industriels. 71 16160 4 2096743 L'huile d1hydrocarbure de base peut également contenir un distillât paraffinique à faible teneur en azote, ou une huile raffinée aux solvants, (par exemple par extraction au Duo-Sol), un distillât ou raffinat paraffinique hydroraffiné, un élément '5 d'amélioration de l'indice de viscosité, (par exemple un polybu-tène de haut poids moléculaire ou un acylate), un concentré aromatique polycyclique pour régler l'absorption en ultra-violet 335 de la matière de base, et un distillât naphténique non raffiné ou un distillât naphténique exempt d'acide naphténique. De préférence, 10 l'huile ou mélange d'huiles est choisi de façon à obtenir une base de viscosité désirée, une absorptivité de l'ultraviolet à 335 mil-limicrons de l'ordre de 0f01 à 0,4, et de préférence 0,02 à 0,2, un point d'aniline de 65 à 77°C, et des résultats satisfaisants à l'essai D 943 de l'huile de base plus l'agent gélifiant, ou do 15 l'huile de base plus l'agent gélifiant,plus les additifs. La quantité préférée d'agent gélifiant à ajouter à une . huile de base donnée peut être déterminée à partir d'une courbo expérimentale "savon-huile", On ajoute pour cela des quantité# variables de savon à des échantillons d'huile de base et on déter-» 2D mine la viscosité des échantillons savon-huile. Les résultats sont reportés sous forme d'une courbe de viscosité en fonction de la concentration. On constate sur cette courbe un point où la viscosité augmente brusquement. Ce point indique la concentration minimale de savon qu'il faut ajouter à l'huile pour obtenir la protee— 25 tion anti-fuite. En général, il faut utiliser environ Of1% de savon de plus que cette concentration minimale. La quantité maximal» de savon, ou d'autre agent gélifiant, correspond au point où la solution forme des grumeaux ou devient hétérogène. Pour réduire les fuites dans l'équipement, il est impor-30 tant que les joints et garnitures élastiques conservent un léger gonflement positif et restent pliables. Le rétrécissement et le durcissement permettent le passage de l'huile. Certaines huiles de base peuvent faciliter la bonne tenue des garnitures d'étanchéité, en service. 35 Un bon essai, pour juger si une huile de base convient aux garnitures d'étanchéité usuelles, par exemple en Buna N ou en néoprène, consiste à déterminer le point d'aniline suivant ASTM D 611. Cet essai mesure la température de solubilité de l'aniline et du lubrifiant. Le point d'aniline est, par conséquent, une me— 40 sure des propriétés, de solvant. Plus le point d'aniline est élevé, COPY •71 16160 5 2096743 moins le lubrifiant a des propriétés de solvant. Les valeurs obtenues pour le gonflement en %, des garnitures en Buna N et néo-prène, dans une série d'huiles de 250 SUS à 38°C, ayant des points d'aniline de 65 à 110°C, montrent que pour obtenir un petit gon-5 flement positif avec lesiéarnitures essayées, l'huile de base doit avoir un point d'aniline entre 65 et 77°C» Les lubrifiants qui ont une structure principalement paraffinique ont des points d*a-niline élevés ; ils provoquent un rétrécissement du caoutchouc et le rendent dur* Il en résulte des fuites de lubrifiant. Par coh-10 tre, si le point d'aniline est inférieur à 65°C, il se produit souvent un gonflement excessif et la garniture\d'étanchéité peut être coupée ou déchirée par la surface frottante, ce qui permet le passage du lubrifiant. Cette corrélation ne s'applique pas nécessairement aux lubrifiants qui contiennent des additifs de condi-15 tionnement de garnitures d'étanchéité. En plus de l'utilisation d'une huile de base qui conditionne convenablement les garnitures et joints d'étanchéité en élastomère, un moyen de réduction des fuites consiste à obturer les petites ouvertures avec une matière retardatrice de fuites. 20 Celle-ci doit être choisie soigneusement afin que les autres propriétés du lubrifiant ne soient pas détériorées. Oryèonnait actuellement deux types orincipaux d1additifs anti-fuite. Le premier est • du type polymère et comprend des corps de poids moléculaire supérieur à plusieurs centaines de mille (par exemple polybutène). Le 25 deuxième comprend dbs agents gélifiants (par exemple sels organiques de métaux polyvalents, ou "savons") qui peuvent avoir des . poids moléculaires de l'ordre de 300» On peut penser que les polymères ont une structure plus •rigide dans les zones à faible taux de cisaillement, tels que les 30 filets d'un raccord fuyard. La viscosité, par conséquent, augmente et l'écoulement est freiné. On admet que les agents gélifiants agissent différemment. Ils constituent des fibres qui se coincent dans les petits orifices,^ ce qui provoque leur obturation et empêche l'écoulement du 35 fluide. Ces deux types d'additifs anti-fuite se coupent temporairement, pendant le fonctionnement des pompes» vannes9 ?tca Une perte permanente de cisaillement peut également se produiref à un degré limité» Grâce a cela, l'équipement peut fonctionner convena-40 blement, sans problèmes de colmatage. COPY 71 16160 6 2096743 On ne connaît pas de produit capable d'arrêter complètement les fuites. Cela tient notamment à ce que les corps retardateurs de fuite qui peuvent être utilisés sont limités par leurs autres caractéristiques. Le composant anti-fuite doit être un 5 produit qui ne provoque pas de bouchage dans des filtres d'une finesse aussi faible que 5 microns et qui ne gène pas"le fonctionnement de servo-vannes dans lesquelles les jeux sont extrêmement faibles. Les autres propriétés du lubrifiant lui-même, telles que la stabilité à l'oxydation, la résistance au moussage, etc«, ne 10 doivent£>as être sacrifiées. Les fuites varient considérablement en dimension et en nature. L'efficacité des huiles hydrauliques anti-fuite dépend du type de fuite. De petits orifices peuvent être obturés complètement, tandis que des passages plus grands ou des garnitures très abîmées ne peuvent pas être refermés à un degré 15 appréciable. Dans les exemples suivants, tous les pourcentages s' entendent en poids et toutes les viscosités sont à 38"C, sauf indication contraire. Le meilleur moyen de juger de nouvelles compositions con-20 siste à les utiliser dans des mécanismes réels qui présentent des problèmes de fuites. Il n.'existe pas actuellement de moyen normalisé de mesurer les propriétés anti-fuite, en laboratoire. On a toutefois établi une méthode de laboratoire dont les résultats correspondent aux mesures industrielles. Cet essai a servi pour comp-j-25 rer des huiles a bonne et mauvaise caractéristique anti-fuite, ou déterminer des améliorations par rapport à une huile donnée. L* huile de référence peut être, par exemple, une huile hydraulique paraffinique avec inhibiteur de corrosion et d'o^ydstic-n. Cette huile de référence contient tous les additifs nécessaires cour 3C garantir de nonnes caractéristiques de lubrification, mais ne confient pas de retardateur de ruite. L'appareil aano lequel on mesure les caractei-is tiques ds .fuice est une combinaison, -jn îornie de U, de raccords union, manchons et coudes de ô/V'. Ces éiémenxs sont assemblés, par serrage 35 manuel, puis oouoés pav pornos poux les maintenir en position fixc>. ^ne -j:rr4nr>ité_,iu U est /erm^e par un Douchon, l'autre sx cri mité est a-"3 o -iwirrce de ;lieis.s.'.u'i : *,itî';hode utilise un >::hc.ntillcn -l'JO cm 'huila. La ne ni.-- sous pr-js'-Lcn d« 2,1 bar.*, pendant une iieurs «. L'nuile qui s'est égouttée à la fin de 40 cette période est recueillie et pesée. 71 16160 7 2096743 Comme dans la plupart des essais par système perforé, ce procédé peut seulement indiquer si l'huile est meilleure qu'une autre. Il ne peut pas mesurer le degré d'amélioration. Seule, une longue expérience sur équipement industriel peut fournir cette in-5 formation» EXEMPLE"1 Huiles hydrauliques anti-fuite de type polymère L'incorporation de polymères convenables dans des huiles hydrauliques, à des concentrations aussi élevées que 5%, peut réa-10 liser une protection contre les fuites. On voit, sur le tableau I, qu'un produit caractéristique, contenant un polymère de butène à haut poids moléculaire, possède également de bonnes caractéristiques générales. Les huiles de base, de nature naphténique, ont un point d'aniline de 67°C et fournissent généralement un bon condi— 15 tionnement des étanchéités en élastomère. La séparation avec l'eau, la résistance au moussage, la protection.contre la rouille sont toutes acceptables. La stabilité à l'oxydation, mesurée par la méthode ASTM D 943, est de 1250 heures. La résistance à la fuite, suivant l'essai de laboratoire, donne une consommation sensiblement 20 inférieure de 41% à celle d'une huile hydraulique normale résistant à la rouille et à l'oxydation (huile "R et 0M). Deux essais en service réel ont été effectués avec l'huile hydraulique anti-fuite du type polymère. Les résultats sont indiqués dans le tableau II. Dans le premier essai, on a fait tourner trois bro-25 ches pendant deux mois, à trois endroits séparés. Les broches ont tourné d'abord avec l'huile hydraulique normale nR et 0", pour déterminer les valeurs de référence. On a ajouté ensuite a ces mêmes machines l'huile anti-fuite au polymère et on a mesuré les caractéristiques de consommation. On voit sur le tableau que les trois 30 équipements ont fait apparaitre respectivement des améliorations de 46%, 88% et 50%. Le deuxième essai cité dans le tableau II a été effectué sur une installation complète. Toutes les machines, utilisant l'huile hydraulique "R et O" ont été étudiées, du point de vuL de la consommation, pendant six mois. Ces mêmes machines ont 35 été ensuite chargées d'huile de type polymère, pendant une autre période de six mois. Après cet essai, on a mesuré une diminution de 28% de la consommation de lubrifiant. Le tableau III récapitule douze machines du deuxième essai, qui avaient les fuites les plus importantes avec l'huile normale. Ces machines couvrent une grande 40 gamme d'opérations. Dans ces pièces d'équipement, la diminution de 71 16160 8 2096743 la fuite, obtenue par l'emploi de l'huile hydraulique au polymère, a été de 39%, c'est-à-dire nettement plus que 1pourcentage global mesuré pour l'ensemble de l'installation. Une bonne réduction des fuites est obtenue avec 1 à 6% de polybutène, et en particulier 5 2%. Après les essais industriels, le lubrifiant au polymère ne présentait qu'une dégradation normale. Le fonctionnement des filtres et vannes a été entièrement satisfaisant. La seule propriété finale qui avait changé plus que dans le cas d'une huile "R et 10 O" était la viscosité. La perte de polymère par cisaillement entraînait une diminution de viscosité de l'ordre de 1C%, mais sans qu' il en résulte aucune difficulté. EXEMPLE 2 Huiles hydrauliques anti-fuite de type gel 15 On a utilisé dans cet exemple une huile comprenant du stéarate de lithium comme retardateur de type gel. . La composition obtenue avait une viscosité SUS de l'ordre de 250 à 38°C, et était préparée à partir d'une huile de base de 200 SUS, contenant 56 ppm d'azote de base, et obtenue par mélange de 25% d' 20 huile naphténique hydroraffinée de 2400 SUS et 75% d'huile naphténique hydroraffinée de 100 SUS. Les deux huiles naphténiques étaient obtenues à partir d'un distillât naphténique exempt d'acide naphténique, par hydrogénation à 330°C, 84 bars, de 80% hydrogène, 0,2 LHSV avec un catalyseur d'oxyde de Ni-Mo présulfuré. En 25 addition à l'huile de base, l'huile hydraulique contenait 0,25% de stéarate de lithium, 0,25% d'un antioxydant de type aminé (Ortho-leum Dupont), 0,1 % d'un anti-moussant (Silicone Dow Corning), 0,2% d'un agent anti-rouille à base de pétrole sulfonate neutre de baryum, et 0,7% de dialkyl dithiophosphate de zinc (Elco 114). •30 Ce dernier corps communique au fluide hydraulique des qualités anti-usure et anti-oxydation particulièrement intéressantes et il a une excellente stabilité à l'hydrolyse. Le groupe alkyl.de cet additif peui varier considérablement, selon le fabricant. Toutefois, on peut utiliser, dans l'huile de la présente invention, tous les 35 additifs anti-usure au dialkyl dithiophosphate de zinc actuellement commercialisés. L'agent 'gélifiânt spécifique (par exemple savons de lithium ou d'aluminium) semble être plus efficace que les polymères pour la réductien des fuites, à des concentrations s'élevant jusqu'à 3%. 40 Les savons d'aluminium sô'nt moins stables, hydrolyti que ment, que COPY 71 16160 9 2096743 les savons de lithium. Les lubrifiants contenant ces corps sont toutefois également un peu moins stables à l'oxydation. On voit, sur le tableau IV, que les caractéristiques globales de l'huile hydraulique au gel sont bonnes. Une huile hydrogénée de base, de 5 type naphténique, avec un point d'aniline de 71°C, a été utilisée, pour obtenir un gonflement de garniture étanchei La stabilité à 1' oxydation, mesurée par la méthode ASTM D 943 avec un point extrême d'indice d'acidité de 2,0, est inférieure de 300 heures environ à • celle de l'huile au polymère correspondante, mais elle est supé-10 rieure de 200% environ à celle d'une huile comparable contenant un distillât naphténique exempt d'acide naphténique, au lieu d'huile hydroraffinée. La résistance à la fuite de l'huile de type gel, obtenue à partir de l'huile hydroraffinée de base, est deux fois supérieure, mesurée avec l'équipement de laboratoire. 15 Les essais industriels sur équipements réels, effectués avec 1* huile au gel de la présente invention, sont récapitulés sur le tableau V. On a essayé trois presses, dont une horizontale et les deux autres verticales. Ces presses ont fonctionné pendant des durées allant de 880 à 1944 heures. La diminution de la fuite, par 20 rapport à celle d'une huile hydraulique normale nR et O", a été de 55%, 85% et 60% respectivement. Ces valeurs sont supérieures à celles qui ont été obtenues avec l'huile hydraulique anti-fuite au polymère. Le fonctionnement des filtres et vannes a été entièrement satisfaisant. Après cet essai, le lubrifiant se trouvait en 25 excellent état et ne présentait pas de variation notable de viscosité ou acidité. Une diminution de viscosité de 15% environ pouvait être constatée, par suite du cisaillement du gel, mais il restait encore suffisamment de retardateur pour maintenir une bonne réduction de fuite. 30 L'essai effectué sur équipement réel a montré' que les huiles au polymère pouvaient diminuer les pertes de 28 à 88%. Les huiles au gel suivant la présente invention sont plus efficaces, avec des réductions de fuite de 55 à 85%, en équipement industriel. EXEMPLE 3 35 On a utilisé une huile hydraulique anti-fuite comprenant la même huile mélangée de base que dans l'exemple 2. Toutefois, les additifs étaient différents de ceux de l'exemple 2 et comprenaient 0,7% de ditertaapbutyl paracrésol, 0,05% d'acide alkyl suc-cinique (substitué en ca-cl8) par exemple Lubrizol 850, 0,1% de 40 dioctyl dithio-thia-diazole (Amoco 150), 2 ppm d'anti-moussant au CÔPY 71 16160 10 2096743 silicone (produit Dow Corning 200, de 1 000 est à 38°C). Il faut environ 1 000 heures, à l'essai ASTM D 943, pour que cette huile hydraulique atteigne un point extrême d'indice d'acidité de 2,0. Par contre, un fluide hydraulique, contenant les mêmes additifs, 5 mais obtenu à partir d'une huile naphténique non hydroraffinée, devient défectueux après 200 heures à l'essai D 943. EXEMPLE 4 On a utilisé une huile hydraulique anti-fuite comprenant la même quantité de stéarate de lithium et la même huile de base 10 que dans l'exemple 1. L'addition de 5% d*un lubrifiant pa±*ffinique de 200 SUS extrait au "Duo-Sol", ayant un point d'aniline de 128*C, à amélioré les résultats de l'huile hydraulique « à l'essai D 943. Des résultats semblables ont été obtenus avec 5% d'un mélange, ayant un point d'aniline de 67°C, formé avec 25% de distillât na-15 phténique exempt d'acide naphténique, de 100 SUS, et 75% de même distillât, de 2500 SUS, ou avec 2,5% de l'huile paraffinique et 2,5% du mélange d'huile naphténique. Le tableau VI donne les propriétés d'un composant paraffinique convenant particulièrement au mélange avec des huiles na-20 phténiques hydrogénées et/ou non hydrogénées pour fournir une huile de base appropriée ayant un point d'aniline de 65 à 77°C. Pour ce mélange, on peut utiliser la formule suivante qui permet de prévoir le point d'aniline du produit mélangé. Point d'aniline du mélange = (X) (point d'aniline du composant pa-25 raffinique) + (1 - X) (point d'aniline du composant naphténique) dans laquelle X est la proportion, en volume, du composant paraffinique et 1 —X la proDortion de composant naphténique. Le composant paraffinique mélangé du tableau VI est obtenu par mélange de 90 parties, en volume, d'un lubrifiant paraffinique hydro— •30 raffiné de 60 SUS à 38°C (obtenu par extraction au Duo-Sol d'un distillât paraffinique) avec 10 parties, en volume, d'un lubrifiant paraffinique non hydroraffiné. Ce composant paraffinique est une huile à usages multiples, puisqu'elle peut également servir comme huile textile, en partie à cause de son résidu non sulfonable éle-35 vé. On peut ootenir des composants paraffiniques semblables, de vis-cosité_supérieyre et de point d'aniline différent, par mélange d' autres lubrifiants paraffiniques hydroraffinés et non hydroraffinés déplus grande viscosité» Une huil-e épaissie au savon et au polymère, particulièrement intéres-40 santé pour la lubrification^de machines-textiles, peut être obtenue COPY 71 16160 11 20967.43 par addition de stéarate de lithium et polyisobutylène de haut poids moléculaire à une huile naphténique hydrogénée ayant une viscosité de 60 à 300 SUS à 38°C. Par exemple, on a ajouté suffisamment de stéarate de lithium (0,1%) et de polyisobutylène (1,9% de 5 Paratac) Dour obtenir une viscosité Mac Michael de 25 environ, à un lubrifiant naphténique hydroraffiné (150 SUS à 38°C, point d* aniline 162), auquel on a ajouté également 1,3% de paraffine chlorée à 40% (Chlorfin 40) pour améliorer la capacité de charge de l'huile, 0,4% de ditertiarybutyl paracrésol et '2 ppm de silicone 10 anti-mousse. Ce lubrifiant textile épaissi au savon de lithium ne peut pas être obtenu avec une huile paraffinique de base de la même viscosité, car l*huile paraffinique n'est pas assez compatible avec le savon pour qu'on puissè atteindre la viscosité Mac Michael désirée. L'huile naphténique non hydroraffinée ne peut pas être 15 utilisée dans cette huile car elle provoque une décoloration et certains dommages aux textiles. f COPY 71 16160 12 2096743 TABLEAU I HUILE HYDRAULIQUE ANTI-FUITE AU POLYMERE Propriétés lubrifiantes Essai Viscosité, SUS/38°C " SUS/99°C Indice de viscosité Viscosité, cs/38°C Viscosité, cs/99°C Méthode ASTM D2161 D2161 D 2270 D445 D445 Huile hydraulique R&O 250 50,4 102 53,9 7,4 Huile hydraulique anti-fuite 242 . 45,3 34 52,1 Eclair, C0C, °C D92 Flamme, COC, °C D92 Congélation, °C D97 Couleur D1500 Densité, g/cm^ D287 Ihdice d'acidité totale mgKOH/g D664 Bande de cuivre, classe D130 Point d'aniline, °C D611 Démulsibilité/55 °C D1401 Séparation, min Mousse, Tendance/Stabilité D892 Séquence I, ml Séquence II, ml Séquence III, ml Rouille, Syn eau de mer D665B Stabilité à l'oxydation, hP)D943 Résistance à la fuite -— Fuite en grammes Réduction, % 227 257 -18 2,0 0,87 0,07 1 110 10 20/0 20/0 20/0 Passe 1 ,300 110 168 196 -32 2,25 0,92 0,0 1 67 20 5/0 25/0 20/0 Passe 1 ,250 65 41 (1) jusqu'à un point final de 2,0 d'indice d'acidité totale. 71 16160 13 2096743 TABLEAU II HUILE HYDRAULIQUE ANTIFUITE AU POLYMERE Essai9 en usine Consommation, Litres Huile Huile % hydraulique hydraulique Réduction R&O anti-fuite Essai n° 1 . Par broche et par semaine Division A 21,5 11,6 46 Division B 88 tO 5 88 Division C 38 1"9 50 Essai n° 2 Pour toute l'usine 11 983 OOO 8 275 000 28 Par unité fabriquée 3,7 2,85 24 * Durée 2 mois Durée 6 mois TABLEAU III HUILE HYDRAULIQUE ANTIFUITE AU POLYMERE Comparaison des fuites dans l'Essai n°2» Machines les plus critiques Consommation moyenne hebdomadaire, en litres Type Huile Huile d'équipement hydraulique hydraulique R&O anti-fuite Broche 412 218 Perceuse automatique 155 126 Fraiseuse 46 72 Aléseuse 860 590 Taille d'engrenages 530 422 Aléseuse 728 132 Tour 830 680 Broche 12,1 106 Taille d'engrenages 390 216 Rectifieuse 106 23 Aléseuse 88 62 Tour 250 95 Total 4 500 2 770 %, Réduction 39 71 16160 14 2096743 TABLEAU IV HUILE HYDRAULIQUE ANTIFUITE DE TYPE GEL Propriétés lubrifiantes Essai Viscosité, SUS/38°C « SUS/99°C Indice de viscosité Viscosité, cs/38°C Viscosité, cs/99°C Eclair, COC, °C Flamme, COC, °C Congélation, °C Couleur 3 Densité, g/cm Indice d'acidité totale mgKOH/g Bande de cuivre, classe Point d'aniline, °C Démuls ibi1i t é/55 °C Séparation, min. Mousse, Tendance/Stabilité Séquence I, ml Séquence II, ml Séquence III, ml Rouille, Syn eau de mer Stabilité à l'oxydation, hr Résistance à la fuit» Fuite en grammes Réduction, % Méthode ASTM D2161 D2161 D2270 D445 D445 D92 D92 D97 D15QO D287 D664 D130 D611 D1401 D892 D6658 D943 Huile hydraulique R&O .250 50,4 102 53,9 7,4 227 257 -18 2,0 0,87 0,07 1 110 10 20/0 20/0 20/0 Passe 1,300 110 Huile hydraulique anti-fuite 258 45.5 55.6 5,9 177 199 -40 2,5 0,92 0,0 1 71 25 5/0 25/0 5/0 Passe 900 20 82 (1) jusqu*à un point final de 2 0 d'incide d'acidité totale. 71 16160 15 TABLEAU V 2096743 HUILE HYDRAULIQUE ANTIFUITE DE TYPE GEL Essais en usine Equipement Type Diamètre de piston, mm Capacité en huile, litres Presse horizontale 300 . 567 Presse verticale 550 757 Presse verticale 900 1135 Fonctionnement Pression bars Temoérature °C 105 Ambiante 70 66 105 52 Durée 880 h 1944 h 1400 h Fuite l/sem Huile hydraulique R&O 285-378 Huile hydraulique antifuite 132-151 Réduction, % 55-60 189 26 85 470 1 89 60 f 71 16160 16 2096743 TABLEAU VI Valeurs caractéristiques Qualité : ^ Composant paraffi- Méthode nique mélangé Viscosité, SUS/38°C D2161 59,3 Viscosité, SUS/99°C D2161 34,8 Indice de viscosité D2270 91 Viscosité, cs/38°C D445 10,11 Viscosité, cs/99°C D445 2,54 Eclair, COC, °C D92 168 Congélation °C D97 -15 Couleur, ASTM D1500 10,5 Couleur, Saybolt D156 20 Couleur, Gardner Densité g/cm2 D287 0,85 Indice de neutralité, mgKOH/gm D974 neut. Point d'aniline °C D611 95 Indice de réfraction, 20°C D1747 1,4655 Interception de réfractivité D2159 1,0447 Constante viscosité-densité Sun J—11 0,808 Aromatiques, % en poids SUn J-7 7,6 Atomes de carbone aromatiques D2140 3 " " naphténiques D2140 30 M " paraffiniques D2140 67 Absorption en ultraviolet à 260 mj» D2008 0,2 Résidu non sulforié D483 95 Stabilité à l'oxydation D942 Diminution de la pression d'oxygène, bars 0 Augmentation des poids de l'échantillon % nulle Augmentation de 1'acidité de l'échantillon, % 0,15 Sédiment (insoluble dans 1' éther) nulle Plage d'ébullition 10 mm hg D1160 50%, °C 209 10-90%, °C 19 Règlements FDA ** Passe Méthode ASTM sauf indicationcontraire **Federal Register 121.2589 Par C. et 121.2535 71 16160 17 2096743 REVENDICATIONS 1. Huile hydraulique anti-fuite, épaissie au savon, caractérisée en ce qu'elle comprend une quantité notable d'un savon de lithium ou d'aluminium et une huile d'hydrocarbure de base ayant une vis- 5 cosité de l'ordre de 60 à 900 SUS à 38°C et un point d'aniline de 65 à 77°Cj ladite huile de base comprenant au moins une huile naphténique hydroraffinée ayant une viscosité de 40 à 12 000 SUS à 38 °C. 2. Huile hydraulique suivant la revendication 1, caractérisée 10 en ce que ladite huile naphténique hydroraffinée contient moins de 80 ppm d'azote basique et a une absorption d'ultra-violet 335 de l'ordre de 0,01 à 0,4. 3. Huile hydraulique suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle contient du stearate de lithium, plus particu- 15 lièrement à la proportion de 0,1 à 1 % en poids. 4. Huile hydraulique suivant une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce quTelle contient un agent anti-usure comportant du phosphate. 5. Huile hydraulique suivant une des revendications 1 à 4, ca-20 ractérisée en ce qu'elle contient 0,02 à 2 % de pétrole-suifonate de baryum surbasique et 0,1 à 5 % de tri-crésyl phosphate. 6. Huile hydraulique suivant une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que ladite huile de base a une viscosité de 150 à 350 SUS à 38°C. 25 7. Huile hydraulique suivant une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que ladite huile de base a une absorption, dans l'ultra-violet 335, de l'ordre de 0,02 à 0,2, et en ce que cette huile de base est un mélange d'au moins deux huiles naphténiques hydroraffinées différentes. 30 8. Huile hydraulique suivant une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'huile de base contient une deuxième huile choisie parmi les suivantes : huile paraffinique hydroraffinée, distillât naphténique, distillât naphténique exempt d'acide naphténique, distillât paraffinique désasphalté et distillât paraffi-35 nique raffiné au solvant.