La présente invention concerne de nouvelles aiguilles chirurgicales et plus particulièrement des aiguilles chirurgicales dont la surface a été recouverte d'une mince couche de rhodium. On désigne sous le nom d'aiguilles chirurgicales des aiguilles destinées à conduire les fils à travers les tissus humains ou animaux à suturer, les~fils étant le plus souvent rendus solidaires des aiguilles par sertissage - Les aiguilles chirurgicales diffèrent entre elles par leur forme (droite, tiers de cercle, demi-cercle, etc...),leur section (ronde, triangulaire, losangique, etc...), leur longueur. Elles doivent être au minimum traumatisantes, et par conséquent glisser aussi parfaitement que possible à travers les tissus à suturer : peau, masses musculaires, péritoine, parois vasculaires, tissus digestifs, etc..., une bonne aptitude au glissement se traduisant en particulier par un saignement minime ou nul. L'amélioration de l'aptitude au glissement est toujours souhaitée par les chirurgiens. Les aiguilles chirurgicales actuellement utilisées sont en acier inoxydable ou en un acier au carbone. La présente invention a pour objet de nouvelles aiguilles chirurgicales possédant des propriétés améliorées notamment en ce qui concerne leur bonne aptitude au glissement. Les nouvelles aiguilles chirurgicales selon l'invention sont caractérisées en ce qu'elles comportent un revêtement mince, d'épaisseur comprise entre environ 0,01 et 0,2 micron, de rhodium. Il est cependant connu que le rhodium adhère mal à l'acier inoxydable ou à l'acier au carbone dont sont constituées les aiguilles , c'est pourquoi il est souhaitable d'interposer entre l'acier et la couche de rhodium une couche fine d'un métal intermédiaire qui est un métal noble tel que l'argent ou l'or, ce dernier constituant le métal intermédiaire préféré selon l'invention. La présente invention concerne également de nouvelles aiguilles chirurgicales comportant un revêtement mince de rhodium caractérisées en ce qu'elles comportent, entre l'acier formant le corps de l'aiguille et ledit revêtement de rhodium, une couche mince d'un métal noble intermédiaire, ledit métal noble permettant l'accrochage dudit revêtement de rhodium. Plus particulièrement les nouvelles aiguilles selon l'invention sont caractérisées en ce qu'elles comportent un corps en acier, une couche mince, d'épaisseur comprise entre environ 0,01 et 0,2 micron, d'or et un revêtement superficiel sous forme d'une couche mince de rhodium. L'expérience montre que les aiguilles chirurgicales ainsi traitées possèdent une excellente aptitude au glissement, comparativement aux aiguilles non traitées - Toutefois, elles présentent la couleur argentée propre au rhodium et, de ce fait, sont moins visibles que les aiguilles originales. Or, l'expérience montre que, grâce à une couche d'or supplémentaire, la visibilité des aiguilles chirurgicales devient excellente, très supérieure à celle des aiguilles n'ayant subi aucun traitement, sans que, pour autant, l'aptitude au glissement conférée par le rhodium soit diminuée. La présente invention concerne donc également de nouvelles aiguilles chirurgicales présentant un corps en acier, une couche mince d'un métal intermédiaire de préférence de l'or, une couche mince de rhodium et une couche superficielle constituée par une nouvelle couche mince d'or. La présente invention concerne également un procédé de préparation des aiguilles chirurgicales selon l'invention ;ce procédé est caractérisé en ce qu'à partir des aiguilles en acier, on réalise Les opérations successives suivantes - dégraissage des aiguilles en acier - dépassivation des aiguilles dégraissées - dépôt électrolytique d'une couche mince d'or par électrolyse d'une solution d'aurocyanure de potassium, lesdites aiguilles dépassivées formant cathode. - Dépt électrolytique d'une mince couche de rhodium par électrolyse d'une solution contenant un sel de rhodium, lesdites aiguilles revêtues d'un dépôt d'or formant cathode. - éventuellement nouveau dépit d'une mince couche d'or. Chacune des opérations faisant l'objet du procédé décrit ci-dessus est connu en soi et peut être réalisée sans difficultés particulières par un homme de l'art. On décrit ci-après de façon non limitative un exemple de préparation des aiguilles selon l'invention. 1 ) Les aiguilles chirurgicales au nombre de 50 à 100 suivant leurs dimensions, sont préalablement enserrées dans une grille conductrice en laiton qui, tout au long des opérations, servira de cathode - la grille est immergée dans un bain alcalin de dégraissage. L'anode est en acier inoxydable. La durée de l'électrolyse varie de 1 minute à 5 minutes suivant la nature et la quantité de graisse qui souille les aiguilles, sous une tension de 3,5 volts à 4,5 volts. Le bain de dégraissage électrolytique doit être renouvelé toutes les deux semaines environ. Sortant du bain de dégraissage la grille et les aiguilles sont rincées à l'eau ordinaire courante puis à l'eau distillée. 2 ) L'ensemble est ensuite immergé en position cathodique dans un bain de dépassivation destiné à éliminer les oxydes métalliques qui, même à l'état de traces, compromettraient la bonne adhérence des dépôts ultérieurs. Le bain est constitué par une solution d'acide sulfurique à 10 pour cent (volume/volume). L'anqde est constituée par une plaque de plomb ou d'acier inoxydable. La durée de la dépassivation varie entre 10 secondes et 30 secondes, sous une tension de 2 volts. Le bain de dépassivation doit être rechargé en acide sulfurique suivant une périodicité qui varie suivant le nombre d'aiguilles traitées. A la sortie du bain de dépassivation, les aiguilles et leur support sont rincés comme précédemment à l'eau ordinaire courante, puis à l'eau distillée. 30) L'ensemble est alors immergé en position cathodique dans un bain de dorure constitué par une solution d'aurocyanure de potassium à 7,5 g par litre, de pH 2. L'anode est une plaque de titane platiné. La durée de l'électrolyse est comprise entre 15 secondes et 20 secondes, sous une tension de 3 à 4 volts. Le bain de dorure doit être remonté périodiquement à sa concentration initiale par addition d'aurocyanure de potassium, et maintenu au pH initial par addition d'acide sulfurique. A la sortie du bain de dorure les aiguilles et leur support sont rincés comme précédemment à l'eau ordinaire courante, puis à l'eau distillée. 40) L'ensemble est ensuite immergé en position cathodique dans un bain de rhodiage contenant un sel de rhodium à la concentration de 2,5 g par litre de rhodium métal et acidifié par 20 cm3 par litre d'acide sulfurique pur. L'anode est en titane platiné. La durée de l'électrolyse varie entre 10 secondes et 20 secondes, sous une tension de 2,5 volts. Le bain de rhodiage doit être remonté périodiquement à sa concentration initiale par addition de sel de rhodium et d'acide sulfurique. A la sortie du bain de rhodiage les aiguilles et leur support sont rincés comme précédemment à l'eau ordinaire courante, puis à l'eau distillée. 50) L'ensemble est enfin immergé dans le bain de dorure tel que défini ci-dessus. La durée de l'électrolyse varie entre 20 secondes et 30 secondes, sous une tension de 3 volts à 4 volts. Après un dernier rinçage à l'eau ordinaire courante, puis à l'eau distillée, les aiguilles sont séchées dans un courant d'air chaud à la température d'environ 1500C. Les nouvelles aiguilles selon l'invention ont été testées pour comparer leur propriété de glissement dans les tissus avec celle des aiguilles non traitées. Les essais ont été effectués sur les masses musculaires très irriguées de chiens anesthésiés. Les utilisateurs ont pu constater que le glissement des aiguilles traitées était meilleur que celui des aiguilles non traitées et que cela se traduisait par un saignement moindre du tissu traversé par les aiguilles. REVENDICATIONS 1. Nouvelles aiguilles chirurgicales présentant un corps en acier caractérisées en ce qu'elles comportent un revêtement mince, d'épaisseur comprise entre environ 0,01 et 0,2 micron, de rhodium. 2. Nouvelles aiguilles selon la revendication 1, caractérisées en ce que, entre le corps en acier et le revêtement en rhodium,elles comportent une couche intermédiaire mince d'un métal noble tel que larguent ou l'or. 3. Nouvelles aiguilles selon la revendication 2, carac térisées en ce que ledit métal intermédiaire est de l'or qui est déposé en une couche d'épaisseur comprise entre environ 0,01 et 0,2 micron. 4. Nouvelles aiguilles selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisées en ce qu'elles sont superficiellement revêtues d'une mince couche d'or. 5. Procédé pour la préparation d'aiguilles chirurgicales selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on réalise les opérations successives suivantes - dégraissage des aiguilles en acier - dépassivation des aiguilles dégraissées - dépôt électrolytique d'une couche mince d'or par électrolyse d'une solution daurocyaraaede potassium, lesdites aiguilles dépassivées formant cathode. - dépôt électrolytique d'une mince couche de rhodium par électrolyse d'une solution contenant un sel de rhodium, lesdites aiguilles revêtues d'un dépôt d'or formant cathode. 6. Procédé pour la préparation d'aiguilles chirurgicales selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on réalise les opérations successives suivantes - dégraissage des aiguilles en acier - dépassivation des aiguilles dégraissées - dépôt électrolytique d'une couche mince d'or par électrolyse d'une solutiond'cd3xcyanure de potassium, lesdites aiguilles dépasi ivée s formant cathode. - dépôt électrolytique d'une mince couche de rhodium par électrolyse d'une solution contenant in sel de rhodium, lesdites aiguilles revêtues d'un dépôt d'or formant cathode, - et que l'on soumet les aiguilles rhodiées obtenues un nouveau dépôt électrolytique d'une mince couche d'or.