Les tendeurs connus des chaînes d'entrainement des arbres a cames des moteurs å essence comportent, pour les plus perfectionnés diantre eux, des dispositifs de rappel en configuration de tension, qui rattrapent automatiquement les jeux survenant en cours de fonctionnement par suite de l'usure des diverses pièces. A cet effet, un tendeur automatiqueconnu comporte un vérin alimenté en guide et muni d'un clapet de non-retour sur son conduit d'alimentation, interdisant le recul du piston. En outre, cet s alimentation est assurée, soit de manière relativement aléatoire par le barbotage naturel qui se produit dans le carter de protection de la chaine, soit au moyen dtun branchement direct sur un circuit en fluide sous pression. Dans ce dernier cas, l'alimentation n'est plus aléatoire, mais la tension obtenue est soumise aux diverses fluctuations de la pression dans ledit circuit. L'invention entend remédier ces inconvénients en rendant l'alimentation du vérin certaine et non soumise aux fluctuations d'un circuit principal sous pression. Par ailleurs, d'une manière plus générale, elle propose un nouveau dispositif de réglage de la tension d'un lien souple, qui peut etre une chaîne, mais qui peut aussi être une courroie ou un organe analogue. L'invention a donc pour objet un dispositif de réglage automatique de la tension dlun lien souple de transmission de mouvement, tel qu'une chaîne de transmission, monté sur un support et constitué par - un élément mobile d'appui sur le lien souple, - un organe de rappel élastique disposé entre cet élément mobile et le support, dont l'effet est de tendre ledit lien, - un vérin attelé entre ltélément mobile et le support, comportant une chambre de travail, - un réservoir de fluide sans pression disposé a un niveau supérieur à celui de la chambre de travail, - un conduit de liaison reliant cette chambre de travail a ce réservoir, et - un clapet de non-retour disposé sur ce conduit de liaison de manière a permettre le passage libre du fluide du réservoir vers la chambre de travail. Le réservoir est relié par un conduit d'alimentation à un circuit principal de fluide sous pression, une restriction étant disposée sur ce conduit d'alimentation. Avantageusement, un passage de fuite hydraulique est ménagé entre la chambre de travail et le réservoir et est, de préférence, constitué par des rayures formées sur au moins l'une des pièces d'étanchéité du clapet de non-retour Les dispositions suivantes sont souvent également pré fériées:: - le volume du réservoir est égal à sensiblement deux fois le volume maximal de la chambre de travail; - de manière connue en soi, un conduit de lubrification du lien souple est raccordé au circuit principal, cependant qu'une autre restriction est raccordée à ce conduit de lubrification ét est orientée vers le lien à lubrifier;; - cette autre restriction est constituée par un gicleur calibré, cepen dant que le conduit de lubrification est constitué par un embout dont le corps est fixé sur le cylindre du vérin, comporte un canal de lubrification et constitue enfin un pion de centrage de la position dudit cylindre sur le support - l'élément mobile d'appui est constitué par un patin et par un basculeur qui sont montés pivotants sur le support, le patin étant sensiblement parallèle au lien souple dans la zone d'appui et le basculeur étant disposé entre la pièce mobile du vérin et ledit piston, cependant que ledit vérin s'étend également sensiblement parallèlement à ce patin. L'invention sera mieux comprise et des caractéristiques secondaires et leurs avantages apparaîtront au cours de la description d'une réalisation donnée ci-dessous à titre d'exemple. I1 est entendu que la description et les dessins ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif. I1 sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en plan d'une chaîne d'entrainement de l'arbre à cames d'un moteur à essence et de son dispositif de tension; - les figures 2, 3 et 4 sont des coupes, respectivement selon II-II, III-III et IV-IV de la figure 1, et; -' la figure 5 est une vue agrandie d'un détail du dispositif de la figure 1. Sur la figure 1, on note que la chalut 1 d'entrainement de l'arbore à cames du moteur d'un véhicule automobile engrène avec une roue dentée 2 solidaire en rotation de l'arbre vilebrequin et avec une roue dentée 3, de diamètre double de la roue 2, solidaire en rotation de l'arbre à cames.Cette chaine est guidée par un patin 4 fixé sur le support que constitue le bloc moteur 5 et est maintenue sous tension par un dispositif tendeur 6 qui va être d2crit. L'ensemble est contenu dans un couvercle amovible 7 (visible sur les figures 2, 3 et 4), qui est enlevé sur la figure 1 pour permettre la description du dispositif tendeur 6, qui normalement est fixé sur le bloc moteur 5, par des vis d'axes 8, et dont le contour 9 est représenté;; Le dispositif tendeur de chaîne 6 est constitué par - un corps 10 fixé sur le bloc moteur 5 par des vis 11, - un patin 12, qui est monté pivotant par rapport au corps 10 autour d'un axe 13, et dont la face d'appui 14 sur la chaîne I est revêtue d'un matériau ayant des caractéristiques antifriction, - un piston 15 qui est monté coulissant dans un cylindrez6 ménagé dans le corps 10, et dont une extrémité 17 émerge hors du cylindre 16, et - un basculeur 18 à deux bossages 19, 20, qui est monté pivotant par rapport au corps 10 autour d'un axe 21. Ce basculeur relie le piston 15 au patin 12, son bossage 19 étant en appui sur l'extrémité 17 dudit piston et son bossage 20 étant en appui sur une proéminence 22, dont est muni le patin 12, et qui est disposée sensiblement à l'opposé de l'axe de pivotement 13 I1 doit etre noté que l'encombrement de cet ensemble est relativement petit par le fait que, dans sa zone d'appui de la chaîne I sur le patin 12, celui-ci est bien entendu sensiblement parallèle à la direction D de cette zone d'appui, cependant que l'axe 23 du cylindre 16 est également sensiblement parallèle à la direction D. -Sur le corps 10, un embout 24 est fixé par emmanchement dur (avec serrage). Cet embout est introduit dans un orifice 25 qui est percé dans le bloc moteur 5, et a donc une première fonction de "pion de centrage" du corps lOpar rapport au bloc moteur 5. Une gorge annulaire 26 est ménagée sur la partie de l'embout emmanché dans le corps 10, dans laquelle débouche un conduit 27 foré dans le corps 10. Ce conduit 27, dont le trou d'usinage a été ultérieurement obturé par un bouchon 28, débouche par ailleurs dans un réservoir de fluide sans pression 29 par l'intermédiaire d'une restriction 30. Le réservoir 29 est ménagé dans le corps 10 et est disposé sensiblement verticalement. Il communique librement avec le cylindre 16 par un conduit 31 traversant la paroi de ce cylindre. L'embout 24 comporte un canal intérieur 32 qui par un prolongement 33 de l'orifice 25 est en communication permanente avec la canalisation principale 34 de graissage sous pression des divers organes du moteur. Un tamis de filtrage 35 est interposé entre le canal 32 et la canalisation 34. Un conduit 36 relie le canal 32 à la gorge 26. Enfin, un conduit 37- est en communication avec la gorge 26, cependant qu'un gicleur calibré 38 formant restriction est fixé sur l'extrémité de ce conduit 37 et est orienté pour diriger un jet 39 d'huile de lubrification sur la chaîne 1, au travers d'un orifice 12a, dont est muni le patin 12 garni du revêtement antifrlsion de sa face d'appui 14. Le conduit 31 débouche dans le cylindre 16 en regard d'une gorge annulaire 40 ménagée dans la paroi du piston 15 et en communication permanente avec ce conduit 31. Le piston 15 délimite dans le cylindre 16 une chambre de travail 41 qui est reliée a la gorge 40 par un conduit axial 42 et par un conduit radial 43. La bille 44 d'un clapet de non-retour est en appui sur son siège 45, solidaire du piston 15, un ressort 46 ayant une très faible force de rappel étant interposé entre une rondelle étoilée 47 et la bille 44. Cette rondelle étoilée 47 est elle-même en appui sur une rondelle plate -48. Un ressort de rappel 49 est disposé entre cette rondelle plate 48 et le bouchon 50, qui ferme le cylindre 16 et pousse le piston 15 en appui sur le basculeur 18.On note que le siège 45 est muni de petites rayures 51, qui, lorsque la bille 44 est en appui sur ce siège, constituent une restriction au passage du fluide de la chambre 41 vers la gorge 40. Les avantages du dispositif qui a été décrit vont maintenant être exposés. Tout d'abord, on obtient une tension satisfaisante de -la chaîne 1. Le ressort 49, poussant le piston 15, met celui-ci en appui sur le basculeur 18, qui lui-même fait pivoter le patin 12. Parfois, la chaîne est utilisée pour entraîner certains auxiliaires, dont le fonctionnement est générateur de variation importante du couple. Il en est ainsi des pompes monocylindriques de.climatiseur. Dans de tels cas, l'irrégularité précitee se répercute par des variations -de la tension de la chaine. Avec le dispositif décrit ci-avant, ces variations de la tension sont aisément maîtrisées. En effet, au moment du coulissement du piston 15 vers le basculeur 18, le fluide contenu dans le réservoir 29 et dans la gorge 40 est dirigé vers la chambre 41 et repousse sans difficulté la bille 44 pour emplir totalement cette chambre 41. Lorsque la chaîne 1 tend ultérieurement à faire pivoter le patin 12 en arrière et par suite à faire rentrer le piston 15 dans le cylindre 16, le fluide contenu dans la chambre 41 s'oppose au mouvement de rentrée dudit piston. Ce fluide peut cependant stéchapper lentement de la chambre 41- à travers la restriction constituée, d'une part, par les rayures 51, autre part, par le jeu J compris entre le piston 15 et le cylindre 16. Le mouvement de recul du patin 12 est, de ce fait, non pas in.terdit, mais seulement ralenti par l'amortissement dû au laminage du fluide à travers les rayures 51 et, éventuellement le jeu J. Par ailleurs, le réservoir 29 est alimenté de manière certaine par le fluide provenant de la canalisation principale 34 et véhiculé à travers le tamis 35, le canal 32, le conduit 36, la gorge 26, le conduit 27, et la restriction 30. Mais, il faut remarquer que le fluide du réservoir 29 est sans pression, compte tenu de la perte-de charge finale due à la restriction 30. Les fluctuations éventuelles de la pression dans la canalisation 34, comprises dans un rapport dé l à 6 lorsque le moteur passe du régime de ralenti à celui de la vitesse maximale de rotation, ne sont donc pas répercutées dans le réservoir 29, pas plus, bien sûr3 que dans la chambre 41. Enfin, la lubrification de la chaîne est avantageusement réalisée par le branchement du gicleur calibré 38. On comprend également bien la facilité de montage obtenue par le centrage du corps 10 par rapport au bloc moteur 5 au moyen de l'embout 24, de même que l'intérêt d'avoir rendu le dispositif compact en rendant parallèle à la direction D l'axe 23 du cylindre 16, ceci étant permis par adoption du basculeur 18. On notera également la position en charge du réservoir 29 par rapport à la chambre 41, qui permet le remplissage de cette dernière, ainsi que la valeur du volume dudit réservoir 29 qui est égale à sensiblement deux fois celle de la chambre 41. Il a en effet été constaté que ce rapport des volumes garantissait une bonne sécurité de fonctionnement. L'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite, mais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Dispositif de réglage automatique de la tension d'un lien souple de transmission de mouvement, tel qutunechaîne de-transmission, monté sur un support et constitué par - un élément mobile d'appui sur le lien souple, - un organe de rappel élastique disposé entre cet élément mobile et le support, dont l'effet est de tendre ledit lien, - un vérin attelé entre ltélément mobile et le support, comportant une chambrede travail - un réservoir de fluide sans pression disposé à un niveau supérieur à celui de la chambre de travail, - un conduit de liaison reliant cette chambre de travail à ce réservoir, et, - un clapet de non-retour dispose sur ce conduit de liaison de manière à permettre le passage libre du fluide du réservoir vers la chambre de travail, caractérisé en ce que le réservoir est relié par un conduit d'alimentation à un circuit principal de fluide sous pression, une restriction étant disposée sur ce conduit d'alimentation. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un passage- de fuite hydraulique est ménagé entre la chambre de travail et le réservoir. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le passage de fuite est constitué par des rayures formées sur au moins l'une des pièces d'étanchéité du clapet de non-retour. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le volume du réservoir est égal à sensiblement deux fois le volume maximal de la chambre de travail. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, de manière connue en soi, un conduit de lubrification du lien souple est raccordé au circuit principal, cependant qu'unie autre restriction est raccordée à ce conduit de lubrification et est orientée vers le lien à lubrifier. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que autre restriction est constituée par un gicleur calibré, cependant que le conduit de lubrification est constitué par un embout dont le corps est fixé sur le cylindre du vérin, comporte un canal de lubrification et constitue enfin un pion de centrage de la position dudit cylindre sur le support. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément mobile d'appui est constitué par un p-atin et par un basculeur qui sont montés pivotants sur le support, le patin étant sensiblement parallèle au lien souple dans la zone d'appui et le basculeur étant disposé entre la pièce mobile du vérin et ledit patin, cependant que ledit vérin s'étend également sensiblement parallèlement à ce patin.