Les canots pneumatiques ont l'avantage d'être légers, aisément transportables quand ils sont dégonfles et économiques. En revanche, ils présentent deux inconvénients importants: - ils sont vulnérables à la-crevaison; - ils sont souples et donc, peu adaptés à "étaler" les vagues quand ils sont propulsés rapidement au moyen d'un moteur. Pour remédier au premier inconvénient, on prévoit plusieurs capacités gonflables indépendantes, de sorte que si l'une d'entre elles est percée, les autres restent intactes et conservent au canot une flotabili té suffisante pour garantir le retour à terre. Mais il est pratiquement impossible de prévoir un très grand nombre de capacités qu'il faudrait équiper, chacune, d'un orifice de gonflage de sorte que, généralement, on ne prévoit-que deux ou trois capacités différentes. Cela est suffisant-pour parer au danger d'une crevaison ponctuel le. Cela est insuffisant en cas d'accident- violent comme une collision ou la rencontre avec un haut fond rocheux. La solution rebelle consisterait donc à prévoir un élément de flottaison à la fois léger et rigide, c'est-à-dire solide. Cet élément n'a encore pas eté trouve car ceux auxquels on a pensé sont trop lourds ou trop encombrants pour pouvoir être associés à un canot pneumatique gonflable (et donc dégonflable) léger et pliable, car a quoi bon un tel canot s'il comporte un élément encombrant et/ou lourd. Le second inconvénient a été supprimé au moyen d'un plancher ou fond rigide, généralement en contreplaque, qui est prévu en plusieurs sec tions que l'on ajuste sur-le fond du canot quand celui-ci est gonflé On obtient alors un double avantage - rigidité longitudinale propice à "étaler" les lames, - solidité du fond sur lequel on peut marcher. Mais un tel plancher ne participe à la~flottabilité que de ma niere insignifiante et sa présence n'est pas une garantie de survie en cas de détérioration grave des capacités gonflées La présente invention, au contraire, permet de combiner les avan tages d'un plancher rigide avec les garanties d'un élément de flottabili té léger, rigide et pratiquement invulnérable grâce auquel, en cas de dé térioration totale du canot lui-même, les passagers sont assurés s de dis poser d'un flotteur permanent et insubmersible. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description dé- taillée ci-dessus faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés quià titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure a est une vue schématique en perspective d'un plancher de canot pneumatique conforme à l'invention. La figure 2 est une vue partielle en coupe montrant l'étanchéfication du plancher. La figure 3 est une vue partielle montrant la réunion de deux éléments de plancher conformes à l'invention. En se reportant au dessin on voit qu'un plancher de canot pneumatique conforme à l'invention est constitué par un panneau 3. en matière synthétique présentant des canaux parallèles 2 séparés par des cloisons étanches 3, l'extrémité de ces canaux 2 étant obturée de manière étanche, ici au moyen d'un profilé souple 4 fixé au panneau a par de la colle 5 prévue sur les deux faces dudit panneau 1. Le profilé 4 a une section en U de sorte que l'obturation proprement dite des canaux 2 est assurée par l'amie 4a, les ailes 4b servant au collage sur les deux faces du panneau 1. Cette obturation de l'extrémité des canaux 2 peut, dans la pratique, etre obtenue différemment. On peut, ainsi, prévoir un bouchon individuel pour chaque canal 2 en l'y introduisant à force et/ou au moyen d'une colle, d'un solvant de la matière ou par soudure. On peut, également, déformer les bords du panneau pour les rapprocher et les maintenir ainsi par soudure, collage ou par pincement d'une bordure rigide. On peut aussi remplir les canaux d'un matériau à faible densité sensiblement inférieure à 1 (densité de l'eau) et assurant ainsi l'obtura- tion de ces canaux en s'opposant à la pénétration de l'eau tout en participant à la flottabilité du canot. Dans l'exemple représenté, le plancher comporte plusieurs éléments, c'est-à-dire, ici, trois. L'élément central a est rectangulaire tandis que les éléments d'extrémités la et lb ont une extrémité amincie en ovale pour épouser la forme de la proue et de la poupe du canot. L'élément central 1 peut, dans certains cas, avoir des bords longitudinaux courbes. De même le plancher complet peut être composé d'un seul élément ou d'un plus grand nombre d'éléments que les trois représentés. Pour des raisons de simplification, les éléments de plancher la et lb sont représentés avec un profilé 4 continu qui se trouve non seulement en regard des extrémités ouvertes des canaux 2 sur les bords longitudinaux mais même en regard des cloisons 3 qui subsistent au droit des extrémités arrondies. On peut, en réalité, ne prévoir ce profilé 4 d'obturation que devant les extrémités ouvertes des canaux 2. Cependant, si l'on opte pour un profilé continu plutôt que pour une obturation individuelle des canaux 2, il estavantageux de prévoir la continuité de cette bordure car elle a pour effet non seulement d'obturer les canaux 2 mais, en outre, de recouvrir les arêtes vives du panneau 1 et, par conséquent, de s'opposer aux coupures de ces arêtes tant vis-àvis des parois fragiles du canot que des mains de l'utilisateur. La liaison des différents éléments (1, las lb etc ..) du plancher peut se faire, comme représenté, au moyen de profilés en H 6. La distance qui sépare les deux branches Ga et 6b du profilé en H est sensiblement égale à l'épaisseur des éléments du plancher. La longueur des profilés 6 est inférieure à la largeur des éléments 1, la, ab quand le profilé 4 s'étend exactement jusqu'au-bord de -ces éléments, afin que le profilé 6 ne soit appliqué que sur le panneau correspondant, sans la surépaisseur que crée le profilé 4. Si, au contraire, on veut que le profilé de liaison 6 s'étende jusqu'au bord des éléments de plancher, le profilé 4 doit être interrompu à l'endroit où doit se trouver, lors du montage, le profilé de liaison 6. Il faut noter que, quel que soit le mode de réalisation choisi, le canal 2 qui se trouve le plus près du bord transversal de l'élément de plancher peut, sans inconvénient, être obturé imparfaitement ou, même, pas du tout car si de l'eau l'atteint et le remplit, elle ne comprometh pas sérieusement le pouvoir de flottabilité du panneau 1 lui-même qui comprend plusieurs canaux 2. Chaque élément de plancher (1, la, lb etc ...) est avantageusement obtenu par extrusion de matière synthétique, puis fractionnement et mise en- forme. Les profilés de liaison 6 peuvent être souples ou rigides. Cependant, l'expérience a montré qu'il était préférable de choisir une matière rigide, grâce à quoi l'insertion des éléments de plancher est plus facile et la rigidité du montage mieux assurée. On voit que, grâce à l'invention, un canot pneumatique équipé d'un plancher tel qu'il vient d'être décrit, présente une grande rigidité longitudinale, latérale et verticale tout en ayant une flottabilité assurée même si la capacité (ou les capacités gonflable dont il est constitué présente une fuite d'air si importante que la flottabilité donnée par cet air est devenue faible ou nulle. En cas d'accident grave, si l'on suppose que la flottabilité du canot est devenue nulle, chaque élément de plancher constitue à lui seul ùn flotteur sur lequel les naufragés peuvent prendre appui. En supposant que l'accident provienne d'un choc très violent, il est peu probable que chaque élément soit brisé en menus morceaux. Au contraire, il s'avère qu'un choc axial violent a pour effet de désolidariser les éléments de plancher à leur jonction avec les profilés 6 et de les laisser individuellement intacts. Si leur mise en place suppose une insertion sous les cylindres (ou '1boudins"' qui forment le canot lui-même, leur extraction en cas de dégonflage de ces mêmes cylindres est très facile et ne suppose aucun effort pénible. La rigidité du canot ainsi équipé lui permet de recevoir un moteur et d'évoluer à une vitesse relativement grande ce qui, jusqu'à maintenant, était réservé aux canots pneumatiques très grands, volumineux et lourds. Le fractionnement du plancher en plusieurs éléments donne à l'ensemble un encombrement faible et tout à fait compatible avec celui du canot luimême dégonflé et plié. On remarque que le plancher conforme à l'invention ne saurait être comparé avec ceux, déjà connus, qui ne sont formés que de panneaux de bois. Car ou bien il s'agit de contre-plaqués qui se comportent, sur l'eau, comme une mince tôle et ont tendance à s'incliner vers le fond de l'eau comme une soucoupe, ou bien il s'agit de bois massif dont le poids et l'encombrement les rend impropres à leur association avec un canot pneumatique léger. L'invention n'est pas limitée aux-seuls modes de réalisation décrits et représenté, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Plancher pour canot pneumatique, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins un panneau comportant des canaux séparés par des cloisons étanches, la majorité de ces canaux étant obturés au voisinage de leurs extrémités. 2. Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque extrémité des canaux reçoit un bouchon fixé par tout moyen connu. 3. Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs extrémités de canaux sont obturées par un seul élément fixé au panneau. 4. Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits canaux sont remplis d'un matériau à faible densité, sensiblement inférieure à 1, assurant ainsi l'obturation des canaux en s'opposant à la pénétration de l'eau tout en participant à la flottabilité de l'ensemble. 5. Plancher selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit matériau de remplissage des canaux est constitué par un matériau synthétique expansé. 6. Plancher selon la revendication 4, caractérisé en ce que le matériau de remplissage des canaux est constitué par un matériau alvéolaire à cellules fermées. 7. Plancher selon la revendication 4, caractérisé en ce que la matériau de remplissage des canaux est constitué par du polyethylène expansé. 8. Plancher selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque panneau reçoit au moins une bordure fixée au droit des extrémités des canaux. 9. Plancher selon la revendication 8, caractérisé en ce que la bordure est constituée par un profilé en U dont l'ame est située en regard des extrémités des canaux et dont les ailes sont fixées chacune sur une face du panneau par exemple au moyen de colle. 10. Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux éléments qui doivent être réunis au moyen d'organes transversaux tels que des profilés en H dont la distance intérieure entre ailes est sensiblement égale à l'épaisseur des panneaux.