La présente invention concerne les récipients destinés à contenir des produits coulants, tels que des produits liquides, pâteux ou pulvérulents, et elle concerne, plus particulièrement, de tels récipients à parois rigides ou semi-rigides, offrant un encombrement très différent selon qu'ils sont vides ou pleins. Les récipients indéformables, auxquels la forme définitive est donnée dès leur fabrication, présentent le même volume qu'ils soient vides ou remplis. Cela est un inconvénient particulièrement gênant pour stocker les récipients vides soit sur le lieu de fabrication. soit sur le lieu de conditionnement de leur contenu. En outre, ces récipients étant le plus souvent fabriqués en des matériaux de faible densité, ils constituent une marchandise légère et encombrante à transporter (par exemple entre le lieu de fabrication et le lieu de conditionnement de leur contenu), ce qui tend à augmenter le prix du transport. Pour résoudre ce problème, l'invention propose un récipient déformable qui est stockable avant le conditionnement du contenu, sous forme aplatie, et qui est apte à prendre, au moment du conditionnement du contenu, la forme générale d'un parallélépipède rectangle. Le récipient conforme à l'invention se caractérise en ce que, à l'état aplati, il présente l'aspect de deux feuilles planes de forme générale allongée solidarisées l'une à l'autre sur toute la longueur de leurs bords longitudinaux, ces feuilles comportant, d'une part, une partie médiane rectangulaire ou carrée et, d'autre part situés de part et d'autre de cette partie médiane dans la direction longitudinale; deux bouts rectangulaires ayant une dimension transversale inférieure à la dimens ion transverale de la partie médiane et réunis à celle-ci respectivement par deux tronçons intermédiaires de forme trapézoIdale isocèle, chaque feuille étant en outre divisée en plaques articulées les unes par rapport aux autres par un ensemble de nervures et de rainures de pliage (une nervure sur une face d'une feuille coIncidant avec une rainure sur l'autre face de cette même feuille) agencées comme suit, si l'on considère la face extérieure de la feuille : une nervure longitudinale s'étendant sur toute la longueur de la feuille ; deux nervures transversales matérialisant respectivement la jonction de la partie médiane avec les tronçons trapézoïdaux ; deux rainures joignant chaque point de rencontre de la nervure longitudinale avec l'une des nervures transversales respectivement aux deux sommets communs au tronçon trapézoïdal et au bcut correspondants ; enfin, deux rainures joignant les deux sommets communs à chaque tronçon trapézoïdal et au bout adjacent à l'intersection de la nervure longitudinale avec le bord transversal extrême dudit bout. Dans un mode de réalisation préféré, le récipient de l'invention est apte à prendre, au moment du conditionnement du contenu, la forme générale d'un parallélépipède rectangle,éven- tuellement cubique, présentant en section transversale la forme d'un carré de côté a. Il se caractérise alors en ce que, pour chaque feuille, la partie médiane a une dimension transversale égale à 2 a, les bouts rectangulaires ont une dimension transversale égale à a et une dimension longitudinale égale à a/2, les tronçons trapézoïdaux isocèles ont une hauteur égale à a/2 et la nervure longitudinale est confondue avec l'axe de symétrie longitudinale de la feuille. L'invention sera mieux comprise encore à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est relative à des modes de réalisation préférés, mais non limitatifs, de l'invention, description dans laquelle on se réfère aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente en vue de dessus le récipient vide, sous forme aplatie, - les figures 2 6 ó sont des vues partielles en perspective représentant les déformations successives subies par une des deux extrémités du récipient, lorsqu'il passe de la forme aplatie (stockage) à la forme parallélépipédique (utilisation) ; et - la figure 7 est une coupe verticale du récipient selon la ligne Vil-Vil de la figure 3. se se reportant maintenant à la figure 1, le récipient, désigné sous la référence générale 1, se présente, lorsqu'il est vide, sous l'aspect de deux feuilles planes 2 et 3 identiques, de forme générale polygonale sensiblement allongée, solidarisées l'une à l'autre le long de leurs bords longitudinaux 4 et 5 (seule l'une 2 des feuilles est visible sur la figure 1). Dans la suite de la description, par souci de clarté, on désignera par des lettres ABCDEFGHIJKL les sommets du polygone délimitant la feuille 2. On voit sur la figure 1 que la feuille 2, de forme générale assez complexe, peut être décomposée en surfaces géométriques élémentaires simples : d'une part, une partie médiane ABGH, rec tangulaire ou carrée et, d'autre part, deux parties terminales identiques KLAHIJ et BCDEFG, situées de part et d'autre de la partie médiane. Les parties terminales elles-mêmes sont décomposables en deux surfaces géométriques élémentaires ; la partie BCDEFG est décomposable en un tronçon de forme trapézoïdale isocèle BCFG et en un bout de forme carrée ou rectangulaire CDEF et la partie KLAHIJ est, elle aussi, décomposable en un tronçon trapézoïdal isocèle AHIL et en un bout carré ou rectangulaire KLIJ. Les bords longitudinaux 4 et 5, mentionnés plus haut et le long desquels les feuilles 2 et 3 sont solidarisées l'une à l'autre, sont donc constitués par les lignes brisées KLABCD et 'JIHGFE, respectivement. Chacune des feuilles 2 et 3 comporte un ensemble de rainu res et de nervures rectilignes destinées à définir des lignes de pliage ; à chaque nervure sur une face d'une feuille corres pond une rainure sur l'autre face de cette même feuille. Chaque rainure ou nervure constitue une articulation au tour de laquelle peuvent pivoter l'une par rapport à l'autre les deux surfaces qui l'encadrent. La feuille 2 comporte trois nervures : une nervure longi tudinale MN (M et N étant deux points quelconques, situés longi- tudinalement en regard l'un de l'autre respectivement sur les extrémités KJ et DE), parallèle aux côtés AB et HO, et deux nervures transversales AH et BG perpendiculaire à la nervure longitudinale MN et coupant celle-ci respectivement en O et P. Chaque partie terminale comporte quatre rainures : LO, OI, IM et ML pour l'une et CP, PF, FN et NC pour l'autre. Les bouts carrés ou rectangulaires LKJI et-CDEF peuvent avoir des dimensions quelconques et la nervure MN peut avoir une position quelconque entre les droites KD et JE. Cependant, dans un mode de réalisation préféré de l'inven tion, le récipient parallélé?ipédique a (sous forme non aplatie) une section transversale ayant la forme d'un carré de côté a. Dans ces conditions, le point M est situe au rilieu du côté K; et le point N est situé au mil eu u côté DE , la nervure MN matérialise alors l'axe de symétrie lonki.udinal de la feuille 2. Les côtés transversau > : :' e~ BO du rectangle ALGH ont des longueurs égales à La. Les côtés KH et DE ont une longueur égale à a et les côtés KL, JI, F et Ct) ont une longueur égale à a/2, t-andis que les trapèzes isocèle ALIH et BCFG ont une hauteur égale à a/L. Les figures 1 à 7 représentent ce mode de réalisation preféré de l'invention et il sera seul envisagé dans la suite de la description, à titre bien entendu non limitatif. En se référant aux figures 2 à 7, on va maintenant décrire les différentes étapes à suivre ksour mettre en forme le réci plient et obtenir un récipient de forme générale parallélépipédigue 1 partir de la forme aplatie représenté sur la figure 1. La déformation est obtenue en appliquant une force transversale sur chacune des arêtes ho et HO, de façon à les rapprocher l'une de l'autre. Ces forces sont matérialisées sur les figures par les flèches 6 et 7. Sous l'action de ces forces, les deux surfaces rectangulaires ABPO et OPGH de la feuille 2 ne sont plus coplanaires, ainsi que les deux surfaces rec.anculaires correspondantes de la feuille 3. Les deux nervures NM et N'M' (les lettres prime désignant les éléments correspcndantsde la feuille 3) s'éloignent l'une de l'autre-(fig. 2). Dans la position intermédiaire de la fig. 3, la section transversale du récipient a sensiblement la forme d'un losange les sommets C et F se sont notablement rapprochés l'un de l'au- tre, mais ne sont pas en contact l'un avec l'autre. Comme on le voit mieux sur la coupe de la fig. 7, ces sommets C et F forment un étranglement cont l'utilité sera précisée plus soin. En continuant à-ap?uyer sur les arêtes AB et HO, les sommets C et F se rapprochent l'un de l'autre jusqu'à être en contact l'un avec l'autre. Le récipient possède alors sa forme générale parallélépipédique définitive, la section carrée de celui-ci étant matérialisee rar 13 face d'extrémité BPGP' visible sur la figure 4. Sur chaque face d'extrémité fait saillie vers l'extérieur une alite de forme iensiblement triangulaire, soit P'N'NP sur la figure 4 (les sommets N et N' étant pratiquement en contact l'un avec l'autre), sur laquelle font saillie, transversalement et de part et d'autre de l'aile P'N' NP, deux ailes triangulai- as lus petites (NDC et NE sur C figure 4). L'aile PNN'P' est située sensiblement dans le plan diagonal POO'P', alors que les petites ailes NDC et NEF sont situées sensiblement dans le plan diagonal AGHA. perpendiculaire au plan POO'P'. On rabat ensuite les petites ailes NDC et NEF contre l'aile principale PNN'P. De préférence ces ailes NDC et NEF sont disposées tête-beche contre l'aile principale,c'est-à-dire que le sommet D est rabattu sur l'arête NP et que le sommet E est rabattu sur l'arête N'P' (figure 5). Puis l'ensemble est rabattu sur la face d'extrémité BPGP' du parallélépipède (figure 6). La même suite d'opérations est à effectuer à l'autre extrémité du récipient. Le remplissage du récipient de l'invention s'effectue de la manière suivante. L'une des extrémités du récipient (son fond) est fermée et scellée de manière étanche en suivant la totalité des étapes indiquées précédemment, tandis que son autre extrémité (extrémité supérieurs est maintenue dans la position intermédiaire de remplissage représentée sur les figures 3 et 7. Le produit coulant est versé dans le récipient par l'étran- glement CF qui joue ainsi le même rôle qu'un entonnoir incorporé. Une fois le récipient rempli, il est fermé et scellé de manière étanche en achevant la suite des opérations décrites précédemment. Le récipient conforme à l'invention peut être réalisé en tout matériau rigide ou semi-rigid-e--désirable, en fonction de la nature du produit qu'il doit contenir. En particulier, il peut être réalisé en carton, rendu éventuellement étanche à l'aide d'une pellicule intérieure, par exemple en matière synthétique ou en métal. Les feuilles 2 et 3 sont alors découpées, puis assemblées à l'aide d'onglets bordant les deux bards longitudinaux 4 et 5 > ou bien l'ensemble des deux feuilles 2 et 3 est découpé d'un seul tenant dans une pièce de carton, puis plié le long d'une arête (AB ou HG) et les deux feuilles sont collées le long de l'autre arête à l'aide d'un onglet, selon des pratiques courantes en cartonnerie. Cependant, dans un mode de réalisation préféré > le récipient de l'invention est réalisé en matière synthétique (de préférence polyéthylène ou polychlorure de vinyle) par soufflage dans une matrice de forme appropriée comprenant éventuellement des empreintes complémentaires des nervures et rainures à for leur. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Récipient à parois semi-rigides ou rigides destiné à contenir des produits coulants, tels que des produits liquides, pâteux ou pulvérulents > ce récipient étant stockable. avant conditionnement du produit > sous forme aplatie et étant apte à prendre, au moment du conditionnement du produit, la forme génie rale d'un parallélépipède rectangle > caractérisé en ce qu'-à l'état aplati, il présente l'aspect de deux feuilles planes de forme générale allongée solidarisées l'une à l'autre sur toute la longueur de leurs bords longitudinaux. ces feuilles compo tant. d'une part, une partie médiane rectangulaire ou carrée et, d'autre part, situés de part et d'autre de cette partie médiane dans la àirection longitudinale, deux bouts rectangulaires ayant une dimension transversale inférieure à la dimension transversale de la partie médiane et réunis à celle-ci respectivement par deux tronçons intermédiaires de forme trapézoïdale isolez chaque feuiLle étant en outre divisée en plaques articulées les unes par rapport aux autres, par un ensemble de nervures et de rainures de piiage (une nervure sur une Xace d'une feuille coïn- cidant avec une rainure sur l'autre face de cette même feuille) agencées comme suit, si l'on considère la face extérieure de la feuille : une nervure longitudinale s'étendant sur toute la longueur de la feuille ; deux nervures transversales matérialisant respectivement la jonction de la partie médiane avec les tron çons tapézoïdaux ; deux rainures joignant chacue point de rencontre de la nervure longitudinale avec l'une des nervures transversales respectivement aux deux sommets communs au tronçon tra pézoïdal et au bout correspondants ; enfin deux rainures joignant les deux sommets communs à chaque tronçon trapézoïdal et au bout adjacent à l'intersection de la nervure longitudinale avec le bord transversal extrême dudit bout. 2. Récipient selon la revendication 1, apte à prendre, au moment du conditionnement du produit > la forme d'un cube ou d'un parallélépipède rectangle dont ia section transversale est un carre de côté a, caractérisé en ce que la partie médiane a une dimension transversale égale à 2a, les bouts rectangulaires ont une d mensLon transversale égale à a et ne dimension longitu- olnaie égale à a/2 > les tronçons trapézoïdaux isocèles ont une longueur égale à a/2 et la nervure longitudinale est confondue avec l'axe de symttr le longitudinal de la feuille. 3. Récipient selon l'une des revendications 1 ou 2 > caractérisé en ce qu'il est en carton. 4. Récipient selon l'une des revendications 1 ou 2 > caractérisé en ce qu'il est en matière synthétique. 5. Récipient selon la revendication 4, caractérisé en ce que la matière synthétique est du polyéthylène.