La fabrication par emboutissage profond de récipients de matière thermoplastique en pellicule est extrêmement difficile lorsqu'on utilise des pellicules minces et molles, par exemple des pellicules de polyéthylène ayant une épaisseur de moins de 0,2 mm. Dans un tel cas, la pellicule ne posséde déjà au départ aucune résistance interne, avant l'emboutissage profond, et il va de soi qu'un récipient fabriqué par emboutissage profond à partir de ces pellicules en est encore plus dépourvu. toutefois, ces récipients peuvent donner satisfaction lorsqu'ils sont emboutis dans des récipients plus rigides, rar~exempie des gobelets de papier aux- quels ils sont fixés sí nécessaire Tes pellicules très minces ont une tendance extrêmement prononcée à la contraction lorsqu'elles sont chauffées.Plus les pellicules sont minces, plus grand est leur allongement inévitable dans la direction longitudinale de la bande continue de pellicule au cours de la fabrication. Les tensions latentes d'allongement sont libérées par un traitement ultérieur de chauffage et sont à ltorigine de la tendance à la contraction.Les pellicuLes de plastique traitées jusqu'à maintenant dans des machines d'emboutissage profond sont plus épaisses et ne présentent pas cette tendance marquée-å la contraction. Par contre, lorsque les pellicules très minces sant traitées dans des machines d'emboutissage profond du type connu jusqu'ici pour la fabrication en grande série d'obJets emboutis, elles se recroquevillent à ua tel point lors de leur chauffage, en raison des effets de contraction, tutelles ne peuvent pas être dirigées vers le poste d'étirage profond sans présenter des rides. Dans la majorité des machines utilisées dans l'état actuel de la technique, lorsque la bande continue de pellicuLe est transportée-à travers le poste de chauffage vers le poste d'étirage profond, elle est simplement maintenue par ses deux côtés longitudinaux, ce gui est effectué-à l'aide de cadres de serrage ou, fréquemment, par empalement sur des maillons de chåîne gui portent des pointes sur leurs bords. Toutefois, la contraction des pellicules minces due à l'élévation de la température ne se produit gue dans la direction longitudinale des bandes continues, car ctest dans cette direction que les bandes continues ont été étirées longitudinalement au cours de leur fabrication. Dans cette direction d'action, les machines classiques d'emboutissage profond sont tout à fait incapables d'empêcher la contraction de se produire ou de maintenir la pellicule tendue.Ce n'est que quand la pellicule a atteint le poste d'emboutissage profond proprement dit et qu'elle est serrée dans celui-ci qu'il est possible d'empêcher une contrac- tion supplémentaire, mais il est déjà trop tard à ce moment, puis- que la pellicule, qui a subi un recroquevillement très marqué pendant ltopération précédente de chauffage, ne peut atteindre le poste d'emboutissage profond qutà l'état couvert de rides et de fronces I1 est tout aussi impossible de serrer la pellicule afin l'éviter l'effet indésirable de contraction.Un serrage uniforme est pratiquement hors de question dans le cas de pellicules minces, en raison des variations inévitables de l'épaísseur de la pellicu les tant que celle-ci ntest pas assez chaude pour être plastique. Bes tensions de contraction se produisent au cours de ltopération de chauffage, avent que la pellicule ne devienne plastique. Pour cette-raison, lorsqu'il existe la moindre inégalité d'épaisseur de la pellicule, il est impossible d'effectuer un serrage parfait en un point plus épais, tandis que la pellicule reste libre en un autre point plus mince et qu'elle se détache du cadre de serrage par traction ou par déchirure, sous l'effet des tensions de con traction. Une autre raison pour laquelle un cadre de serrage est sujet à des incidents fréquents est le fait que les pellicules deviennent adhérentes sous I'effet d'une aussi forte pression de serrage a la température qui doit être atteinte, encrassant ainsi les attaches de serrage ou y adhérant fortement. Le but de la présente invention est de fournir un appareil pour revêtir intérieurement des récipients, appareil qui permette en même temps le traitement de pellicules qui ont une forte ten dance à la contraction, et notamment de pellicules minces. L'invention résout ce problème par le fait qu'il est prévu un dispositif conçu pour empêcher la contraction et pour maintenir la pellicule à ltétat lisse, ce dispositif étant constitué par des pointes parallèles disposées perpendiculairement au plan de la pellicule, laquelle est percée par ces pointes, les pointes étant disposées au moins en deux rangées qui s'étendent des deux côtés de la zone de la pellicule destinée à subir l'emboutissage profond, transversalement par rapport à la direction de contraction de la pellicule. Ces rangées de pointes, sur lesquelles la pellicule est empalée dans son état d'origine, c'est-a-dire à l'état non contracté, sont séparées mutuellement par une distance qli ne varie pas pendant l'opération de chauffage et d'emboutissage profond. De préférence, les rangées de pointes sont agencées de telle manière qu'elles entourent complètement la zone de la pellicule à emboutir. I1 est commode de les placer sur un cadre, sur lequel il est possible d'empaler des morceaux séparés de pellicule, convenablement découpés à la dimension qui correspond à la zone de la pellicule à emboutir. Cette solution donne des résuLtats surprenants, car on pouvait s'attendre à ce que les pellicules extrêmement minces et fragiles se déchirent en morceaux ou au niveau-des bords où sont situés les points de perforation, dès que les tensions de contraction et les efforts d'emboutissage profond se manifestent à cet endroit. En outre, on pouvait craindre que les pellicules adhèrent aux pointes, en particulier lorsqu'elles sont garnies, sur leur face qui entre en contact avec le récipient å revêtir, d'un agent, par exemple "à fusion à chaud" qui deviens adhésif lorsqu'il approche de la température d'emboutissage proSond.Or, le montage par pointes selon l'invention convient même dans ce genre alapplica- tions où la transmisBion de la chaleur ne peut pas être concentrée sur la zone du morceau de pellicule ou ébauche à emboutir, même si la lisière du morceau de pellicule maintenue par les pointes est chauffée.Au moment où la pellicule e t chauffée, se tensions latentes de contraction sont libérées et la pellicule essaie de se rétracter. On pourrait stattendre à ce que les zones bordantes dç la pellicule-ne soient pas en mesure de résister à ces tensions de contraction et à ce que la lisière de la pellicule ramollie se déchire aux bords le long des pointes. En fait, il a été démontré dans la pratique que la lisière de la pellicule ramollie se rétracte en une série d'arches ou à la manière d'une arcade sous lteffet des tensions de contraction entre les pointes. Par contre, on a constaté avec surprise que la pellicule est totalement empêché de se contracter dans la région où elle est maintenue par les pointes. Elle transmet entièrement les tensions de contraction aux pointes, mais ne se déchire pas sur son bord le long des broches. Ce phénomène peut être attribué au fait qu'en raison de leur transmission de chaleur à l'élément de l'appareil sur-lequel elles sont montées, les pointes sont en règle générale à une température un peu plus basse que la pellicule ramollie.I1 en résulte un gradient de température dans la lisière ramollie vers les parties bordantes de la pellicule qui sont imnédiatement voisines des pointes, gradient qui s'accompagne d'une augmentation de la résistance des morceaux de pellicule ou ébauches. De cette manièreS il se produit une transmission idéale des tensions entre les zones ramollies de la pellicule-et les parties plus solides qui coopèrent directement avec les pointes. Cela stapplique aussi de manière particulière lorsque le morceau de pellicule à dèformer est, conformément à l'invention, découpe dans la bande continue de pellicule avant l'empalement. On peut alors mettre à profit l'effet suivant afin que les pointes remplissent entièrement leur fonction sans que la pellicule soit déchirée par elles.En effet, la contraction de la pellicule découpée, ainsi que la rétraction de la lisière de la pellicule entre les pointes ont pour con équence que la matière de la pellicule qui, au départ, est située en dehors des pointes,est attirée plus près de celles-ci et, ce faisant, s'accumule autour des pointes à la manière de colliers.I1 en résulte une augmentation supplémentaire de la résistance de la pellicule dans la région de pointes.~Enfin, un épaississement de matière se produit également sur les bords des rétractions en arcade situées entre les pointes, protégeant ainsi ces rétractions contre une déchirure aux bords. De cette manière, il est possible e maintenir fermement et sans problème des pellicules, même très minces, qui se contractent fortement au chauffage, ainsi que des pellicules molles ou adhérentes, pour lesquelles les dispositifs de maintien connue jusqu'ici s'étaient révélés impraticables. En règle generale, dans le cas d'appareils dans lesquels il est prévu plusieurs porte-pointes et plusieurs outils d'emboutis- sage profond, aucune mesure particulière be doit être prise pour maintenir les pointes b une température un peu plus basse que la température d'emboutissage profond des pellicules, car les pointes traversent, en dehors du poste de chauffage, d'autres postes où elles se refroidissent. Toutefois, il sera souvent avantageux de les fabriquer en métal et d'adopter, pour les fixer au cadre, un mode de montage qui favorise la conduction de la chaleur, le cadre étant fabriqué lui aussi en wne matière métallique qui possède une bonne conductivité thermique. Elles peuvent être znontées par exempt dans un cadre d'aluminium en contact direct de conduction thermique L'émission de chaleur å partir des zones des pointes où la pellicule est normnlement -retenue peut être influencée par le choix judicieux de la conductivité thermique des pointes, de ltépaisseur de celles-ci et par la distance entre ces zones et le point de montage des pointes dans le cadre. ransversalement par rapport à la direction principale de contraction des morceaux de pellicule, les pointes ne doivent pas être séparées par une distance supérieure à 15 mm. Cette distance est opportunément comprise entre 5 et 15 mm, dans les limites d'une plage de 10 mm. Si on le Juge nécessaire, il est possible d'espace3 davantage les pointes dans les zones où il noya pas lieu de s'attendre à un effet marque de contraction de la pellicule (paral lèlement aux bords de la bande continue). I1 convient que le cadre soit muni de découpures entre les pointes pour permettre le passage d'undispositif de décrochage qui frappe par exemple à la manière d'un peigne les régions de la pellicule comprises entre les pointes, afin de-détacher de cellesci la lisière de la pellicule. Etant donné que, d'après l'invention, les pellicules ne font pas partie dfune bande continue de pellicule, on peut rencontrer des diffictltés à la manipulation des morceaux de pellicule qui sont extrêmement minces et, par suite, très mous dans l'appareil, en particulier lors du transfert de la pellicule- sur les cadres à pointes. Pour cette raison, l'invention a pour but supplémentaire de fournir un dispositif dans lequel la pellicule peut être introduite sous la forme d'une bande sans fin et où il est possible de la mettre, de manière simple, sous la forme de morceaux séparés sur les supports de pointes. D'après ltinvention, il est ainsi possible de prévoir une roue de transfert qui comporte, sur des guides disposés en étoile et montés de maniere mobile en direction radiale, des organes de retenue pour un morceau de pelle cule ou une ébauche chacun, ces organes de retenue étant joints dans la direction circonférentielle lorsqu'ils occupent une position radialement interne, tandis que quand ils se trouvent dans une position de transfert radialement externe, ils sont séparés par la meme distance entre centres que les cadres à pointez montés sur leur transporteur, si bien qutil est possible de placer les morceaux de pellicule ou ébauches sous forme d'une bande sans fin sur les organes de retenue occupant leur position interne, pour les séparer les uns des autres à l'aide d'un dispositif de coupe, puis les déplacer vers l'éxtérieur en direction radiale vers les cadres à pointes.Cette disposition offre l'avahntage que la matière pelliculaire peut être placée sous forme d'une bande sans fin sur les organes de retenue qui sont joints dans leur position radialement interne. Puis la pellicule est fixée sur les organes de retenue de manière appropriée, par exemple par une force d'aspiration, découpée entre les organes de retenue, après quoi les morceaux de pellicule ou ébauches séparés sont délivrés, par un mouvement des organes de retenue dirigé xadialement vers ltexté- rieur, aux cadres à pointes qui avancent en synchronisne avec ces organes. La distance entre centres des organes de retenue dans leur position radialement interne est de préférence réglable, de sorte qu'il soit ainsi possible de faire varier la taille des morceaux de pellicule. En règle générale, le cadre à pointes selon l'inven- tion est capable d'absorber les efforts d'emboutissage profond dans le poste d'emboutissage.Toutefois, cela n'exclut pas la possibilité de prévoir des dispositifs supplémentaires qui assurent un contact intime entre la pellicule et le bord du récipient à revêtir ou du moule destiné à loger ce récipient. L'invention pourra de toute façon être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins sont relatifs à des modes de réalisation préférés qui sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1 est une vue schématique partielle de l'appareil avec deux plateaux tournants. La fig. 2 est une vue partielle en coupe dlun poste d'emboutissage profond. Ia fig. 3 est une vue en perspective d'un cadre à pointes. La fig. 4 représente une partie d'un dispositif de décrochage qui fait partie du cadre à pointes représenté sur la fig. 3. La fig. 5 illustre les conditions de déformation le long de la lisière de la pellicule, dans la région de deux pointes. La fig. 6 représente un dispositif permettant de placer les morceaux de pellicule ou ébauches sur les pointes. Un premier plateau tournant 1 tourne pas à pas autour d'un axe vertical (non représenté) dans le sens indiqué par la flèche. Un second plateau tournant 4 peut également tourner pas à pas autour d'un axe horizontal 5, parallèle à une tangente au plateau 1 au niveau du poste d'emboutissage profond. Sur le plateau tournant 1 sont montés plusieurs cadres 6, équipés de pointes 7, qui accompagnent ce plateau dans son mouvemement de rotation.Plusieurs cavités de mouLage 18 sont prévues sur le plateau tournant 4. Le point auquel les plateaux tournants sont le plus près l'un de l'autre est le poste d'emboutissage profond 17. Le mouvement pas à pas des deux plateaux tournants coïncide de telle maniere qu'un cadre à pointes 6 sur le plateau tournant 1 se trouve chaque fois, dans le poste d'emboutissage profond, en face dtun moulegprévu dans le plateau tournant 4. Dans un poste de chargement B, des ébauches de pellicule 11 sont découpées dans une bande continue 9 qui provient d'un rouleau, au moyen d'un poinçon inférieur 12 et d'un poinçon supérieur 13; au cours du mouvement de découpage, ces ébauches sont empalées sur les pointes 7 du cadre 6 qui est situé en face du dispositif de découpage. Sur la circonférence du plateau tournant sont prévus plusieurs postes de chauffage, parmi lesquels on a représenté seuLement sur la fig. 1 le dernier poste de chauffage 14. ILs sont équipés d'in- jecteurs 15 qui soufflent de l'air chaud en direction de l'ébauche de pellicule 11 de la manière indiquée par les flèches, chauffant ainsi cette ébauche. Si on le juge~nécessaire, l'air chaud usagé peut être évacue par une tubulure d'aspiration 16. On peut aussi utiliser un radiateur thermique à la place ou en plus des injecteurs d'air chaud. I1 est prévu un nombre suffisamment grand de postes de chauffage pour que la somme de leurs temps de chauffe soit suffisante, même à une grande vitesse de fonctionnement de llappareil, pour amener les ébauches de pellicule I1 à la tempérasure d'emboutissage profond. A la suite du poste de chauffage 14, l'ébauche de pellicule chaude atteInt le poste d'emboutissage profond 17 où elle se place en face d'un moule 18 qui contient un gobelet de papier 19. Be poste d'emboutissage profond comporte une étampe 20 de pré-emboutissage et un branchement de vide 22.Le processus d'emboutissage profor.d se déroule de la minière suivante : ltétampe de pré-emboutissage 20 commence par-pénétrer dans le moule ou porte-gpbelet dans le sens de la flèche, appliquant ainsi la pellicule contre le rebord 21 du porte-gobelet ou du gobelèt. La surface annulaire de l'ébauche de pellicule mince 11 se refroidit rayidement en entrant en contact avec ce rebord. Au cours du mouvement ultérieur de l'étampe de préemboutissage 20, Le frottement intense qui se produit dans cette zone 21 réduit la transmission des efforts qui agissent dans la pellicule vers les pointes 7 qui retiennent la lisière de la pellicule, ce qui contribue au fait que la pellicule ne se déchire pas au niveau des pointes. La fig. 2 représente le poste 'emboutissage profond 17 plus nettement et sous une forme quelque peu modifiée. Ici, deux gobelets et, si nécessaire, deux autres gobelets dans la direction axiale du plateau tournant 1, c'est-à-dire quatre gobelets au total sont introduits simultanement dans le poste d'emboutissage profond. Ba lisière de ltébauche de pellicule 11, dont les dimensions sont augmentées en conséquence, est empalée sur les poIntes. Les moules 18 d'emboutissage profond sont déplacés vers le håut par rapport a cette pellicule (en considérant le dessin) inBqutS ce que rebord 2S des gobelets vienne ef M eurer la pellicule.Le mouvement est alors interrompu vers le haut au moyen d'une butée, et non par le choc sur la pellicule mince. l'operation d'emboutis- sage débute alors, les étampes 20 commençant par heurter la peIli- cule, ces étampes 20 étant montées rigidement mais de manière réglable dans un porte-étampes 27. Ce porte-etampes 27 ne prend contact avec la pellicule au-dessus du rebord 21 que quand lesétampes 20 ont atteint leur point mort inférieur.De la sortez la pellicule est étirée en travers du bord 21 et en travers de L'arête intermédiaire présente entre les différents gobelets. Etant donné que la pellicule est très molle, il nlest exercé qu'une très légère pression sur le rebord 21, si bien qutelle nty adhère pas. Une adhérence en ce point est également rendue difficile par le fait que sous l'effet des étampes 20 ainsi que de l'air comprimé qui pénètre ultérieurement dans le porte-étampes 27, la pellicule participe au processus de déformation et, par conséquent, effectue un mouvement continu par rapport à ces rebords.Toutefois, comme on l'a déjà indiqué à propos de la fig. 1, la friction qui en résulte absorbe suzZfisamment de force pour que les tensions qui sont transmises aux points d'empalement soient fortement réduites. Lorsque le porte-étampes 27 heurte la région du rebord, des dispositions sont prises pour qutil exerce simplement une légère force sùr la pellicule, de sorte que tette force ne donne lieu elLe non plus à aucune adhérence. Si nécessaire, le moule peut être revêtu de polytétrafluoréthylène à ltendroit où la pellicule vient s'appliquer. Dès que le porte-étampes a été appliqué sur le rebord du moule ou sur la pellicule, de l'air comprime est introduit par l'orifice 28.A l'intérieur du porte-étampes, au-dessus de la pellicule, il est ainsi créé une pression de gaz qui provoque la déformation voulue de la pellicule. Le porte-étåmpes est p-ressé vers le bas par une force élastique dont l'inténsité est calcuLée de sorte que ltélévation de pression à la suite de la déformation soulève légèrement le porte-étampes 27 de façon à permettre à l'air contenu entre ce porte-étampes et le rebord 21 du mouLe de s'échapper à l'extérieur, ot iL produit un refroidissement supplé mentaire de la pellicule, ce qui s'oppose encore à l'adhérence de celle-ci. Des trous 29, prévus dans-les moules, servent à l'injection d'air comprimé ou à ltéchappement de l'air déplacé à partir du récipient au cours de l'emboutissage profond. A la fin de l'opération d'emboutissage profond le cadre 6 avec ses pointes 7 est séparé de la lisière de la pellicule par un mouvement relatif correspondant du cadre par rapport au porte- gobelets ou à l'aide d'un dispositif spécial de décrochage 36 (fig. 4). Au moment où les plateaux tournants poursuivent ensuite leur rotation, le gobelet 19 qui contient la pellicuLe reste dans la cavité 18 du moule sur le plateau tournant 4. Il atteint alors un poste 23 dans lequel la lisière saillante de la pellicuLe est coupée, par exemple par L'action combinée de deux rouleaux 24 qui tolnent autour d'un arbre 25 perpéndiculaire à leur axe de rota tison, avec l'artte vive 26 du porte-gobelet. Le plateau tournant 4 est équipé de deux postes supplémentaires (non représentés) qui servent à ltéjection des gobelets revêtus et à l'insertion de gobelets à revêtir. La fig. 3 représente à échelle agrandie un cadre à pointes Le cadre 6 est fait par exemple d'aluminium massif et il est raccordé à l'aide de moyens (non représentés) au transporteur de l'aprareil, par exemple le plateau tournant 1.Des pointes d'acier 7 sont insérées à force dans des trous pratiqués dans le cadre et, en ce qui concerne la matière et la dimension, on peut les comparer à des aiguilles de phonographe qui font saillie de 10 à 15 mm sur la surface du cadre. Elles sont disposées parallèlement et sont à une distance mutuelle de 10 mm environ. Dans la région des côtés 50 et 31 du cadre, le bord intérieur de celui-ci est rectiligne. Par contre, les côtés 32 et 35 du cadre illustrent une autre possibilté de construction d'après laquelle les pointes sont plantées sur des saillies internes 54 qui délimi- tent entre elles des renforcements 35 à travers lesquels un peigne éjecteur peut passer pour décrocher des broches la lisière de la pellicule.Ce peigne érecteur peut être formé le long de la circonférence d'un disque éjecteur 36 (voir fig. 4) qui est commandé, par rapport au cadre, de minière à être déplacé à travers celui-ci à des fins d'éjection. On se réfèrera à la fig. 5 pour expliquer le compertement de la lisière d'une pellicule qui est empalée sur les pointes 7 et qui s'étand transversalement par rapport à une direction de tensions intenses de contraction, indiquée par la flèche 37. La posi- tion primitive de la lisière de la pellicule est indiquée en points et en tirets. La lisière de la pellicule conserve cette position jusqu'à ce que les tensions de contraction soient libérées sous l'effet du chauffage. tant donné que la lisière de la pellicule est chauffée de la même maniere que le reste de la surface de celle-ei, mais qu'elle est en mesure de se déformer sans entraves, contrairement à la zone intérieure de l'ébauche, la lisière de la pellicule commence d'abord par se rétracter vers l'intérieur et, le cas échéant, par se déjeter. Elle se rapproche ainsi des pointes 7. La température continuant à s'élever, les tensions de contraction commencent à agir également dans la partie interne de ltébau- che et à attirer la lisière de la pellicule entre les pointes, en formant des arcs vers l'intérieur.En outre, les zones de la lisiè- re de la pellicule qui se trouvent à proximité des pointes vienent s'appliquer contre ces dernières sous la forme de colliers 39. Ces colliers se prolongent Jusque dans la zone en arcade entre les pointes et renforcent cette sone.En outre, lorsqu'on considère une partie quelconque 40 de la zone en arcade entre les pointes, on constate que les tensions au voisinage immédiat du collier ne peuvent se développer que parallèlement à celui-ci;; transversale- ment, les tensions de contraction sont compensées par une augmentation de ltépaisseur de l pellicule. Cela se traduit également par un renforcement de ces zones, si bien que ni à proximité des pointes, ni entre les pointes, il nty a de risque que la pellicule se déchire au bord, du fait en partictlier que les régions voisines des pointes sont le plus souvent à une température lègérement inférieure et, par suite, ont une résistance plus élevée. La fig. 6 représente un dispositif qui peut servir pour le transfert rapide des ébauches de pellicule qui progressent en une bande continue. Tes cadres 6 sont montés sur un transporteur qui, dans l!exemple représenté, se présente sou la forme d'une chaîne sans fin 41. A la place, il serait tout aussi possible d'utiliser un plateau tournant. Au moyen dtune roue à chaîne (non représentée), la channe 41 est entraSnée concentriquement autour d'un plateau tournas 42 qui est équipé de huit guides 43 qui sont orientés radialement à la meme distance angulaire et comportent, à leurs estrémités, des organes de retenue 44 pour les ébauches de peIli- cule, organes qui sont par esemple-munis, pour retenir ces ébauches, le dispositifs d'aspiration commandés par des moyens programmateurs. La position radiale des organes de retenue sur les guides 43 est commandée de telle sorte que, dans la région inferieure du plateau tournant (en considérant le dessin), ils occupent approxnmative- ment leur position la plus interne en direction radiale, tandis que dans la région supérieure, ils commencent par sortir, puis attei gnent les cadres 6 dans leur position la plus externe en direction radiale et sont enfin ramenés vers l'intérieúr. Le terme "radial" ne doit pas être ici interprété comme signifiant que le mouvement suit exactement un rayon. Dans leur position la plus interne en direction radiale, les organes de retenue 44 sont pratiquement joints dans la direction circonférentieIle. Dans cette position, la bande continue 45 de pellicule, indiquée en points et en tirets, est placée sur eux et elle y adhère, par exemple par aspiration, puis elle est subdivisée au moyen d'un dispositif de coupe indiqué par une flèche en 46, alors que les organes de retenue sont toujours dans leur position interne en direction radiale. Dans la position externe des organes de retenue 44 en direction radiale, leur distance entre centres, leur position et leur vitesse périphérique coïncident avec celles des cadres 6 sur le transpoz+eur 41. De cette manière, il est possible de transférer sans precipita- tion ies ébauches de pellicule entre les organes de retenue et les cadres 6, en une opération continue.I1 est ainsi possible dlat- teindre une vitesse de production élevée qui, en liaison avec l'invention, revit un intérêt particulièrement grand, du fait du moulage individuel dans le cadre d'une production de masse. Puis les ébauches de pellicule, retenues par les cadres à pointes 67 sont entraSnées par le transporteur 41 à travers un poste de chauf- fage et un poste d'emboutissage profond, dans l'essentiel selon ce qui a été décrit précédemment.~=Ia largeur des ébauches de pellicule (dans la direction circonférentielle) dépend de ltécart des organes de retenue 44 dans leur position la plus interne en direction radiale, éeart qui est à son tour subordonné au rayon. I1 est done possible de modifier cette largeur en faisant varier le rayon dans la position la plus interne des organes de retenue en direetion radiale. Bes organes de retenue peuvent être interchangeables en vue d'une adaptation du dispositif à différentes largeurs des ébauches de pellicule. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application' non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour doubler par placage des récipients preméables à l'air, par chauffage et emboutissage profond d'une matière thermo- plastique en feuille ou en-pellicule, comprenant un dispositif pour chauffer la pellicules un dispositif pour l'emboutissage profond de la pellicule, un dispositif pour maintenir la pellicule et un moule qui supporte un récipient destiné à être revêtu intérieu- rement dans le dispositif d'emboutissage profond de la pellicule, caractérisé en ce qu'il est prévu, pour maintenir la pellicule dans l'état plan, un dispositif constitué par des pointes sensiblement parallèles entre elles, disposées prependiculairement au plan de la pellicule gui est empalée sur ces pointes, ces pointes étant disposées en deux rangées au moins qui stétendent des deus cotés de la région de la pellicule destinée à être emboutie, transversa- lement par rapport à la direction de contraction de la pellicule, la distance mutuelle de ees rangées restant inchangée pendant le traitement de chauffage et d'emboutissage profond de la pellicule. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérise en ce que les rangées de pointes sont agencées de manière å entourer complètemenl la région de la pellicule qui doit~subir l'emboutissage profond. 3.- Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les pointes (7) sont montées sur un cadre(6) sur lequel peuvent être empalées les ébauches de pellicule qui sont découpées à la dimension qui correspond à la région de la pellicule qui doit subit d'emboutissage profond. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les pointes métalliques (7) sont raccordées au cadre métallique (6) de manière à lui transmettre de la chaleur. 5.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la distance entre les pointes (7) dans la direction transversale par rapport à la direction principale (37) de contraction de la pellicule ne dépasse pas 15 mm. 6.- Appareil selon la revendication ), caractérisé en ce que le cadre (6) est muni, entre les pointes (7), de parties découpées qu permettent le passage d'un dispcsiti! éJecteur (36). 7.- Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on utilise de l'air chaud et/ou un rayonnement thermique pour l'appli cation de chaleur dans le poste de chaullage. 8.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs cadres sont montés sur un transporteur sans fin, sur lequel ils traversent le poste d'alimentation en pellicule, le poste de chauffage de la pellicule et le poste d'emboutissage profond. 9.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que le poste d'al-imentation en pellicule est agencé de telle manière que les morceaux de pellicule ou ébauches, qui sont séparés les uns les autres et correspondent à la disosition des rangées de pointes, soient transférés sur ces pointes. 10.- Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend, pour le transfert des morceaux de pellicule ou ébauches sur les cadres (6) maintenus à distance les uns des autres et montés sur un transporteur (1, 41) en nouvement continu, une roue de transfert (42) qui est équipée, sur des guides (43) disposés en étoile et mobiles radialement, dworganes de retenue (44) pour un morceau de pellicule ou ébauche chacun, les organes de retenue étant pratiquement accolés les uns aux autres en direction circon férentielle lorsqu'ils occupent une position radialement interne, tandis que dans une position radialement externe de transfert, ils sont séparés par la même distance entre centres que les cadres sur leur transporteur, et en ce que les morceaux de pellicule ou ébauches peuvent être placés sous forme d'une bande sans fin (45) sur les organes de retenue occupant leur position interne, pour être ensuite séparés les uns des autres. 11.- Appareil selon la revendication 10, caractérise en ce que la distance entre centres des organes de retenue (44) est réglable dans leur position radialement intezne. 12.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ca que les cadres (6) sont montes sur un premier transporteur (1) réalisé sous forme de plateau tournant, en ce que les moules (18) destinés à recevoir les récipients (19) à revêtir sont placés sur un second plateau tournant, et en ce que les deux piateaux tournants sont munis de moyens transporteurs qui se croisent dans le poste d'emboutissage profond