L'inyention concerne une embarcation propulsée au moyen de nageoires, actionnées de manière à exécuter un mouvement pendulaire autour d'un-axe horizontal, de même direction que le sens de marche de l'embarcation, et exécutant en même temps, sous l'ef- fet de la résistance de l'eau, un second mouvement oscillatoire, dans un autre sens. On connait un grand nombre d'embarcations propulsées au moyen de nageoires. C'est ainsi que l'on a proposé de fixer à l'arbre, au lieu d'une hélice de propulsion, deux nageoires, opposées l'une à l'autre, l'arbre étant actionné d'un mouvement de votation alternatif. La propulsion obtenue est indépendante du sens de rotation de l'arbre, même lors d'un changement fréquent de ce sens. Cependant, quoique ce mode de fonctionnement ressemble à celui d'une hélice, le rendement est sensiblement réduit. Dans les autres constructions connues de ce type, les nageoires exécutent un mouvement autour des axes verticaux, obliques ou horizontaux, mais disposés en travers du sens de marche, ou sont déplacées parallèlement, ou sont animées d'un mouvement giratoire. Toutefois, on n'a pas réussi à éliminer les inconvénients divers, inhérents à toutes les embarcations à nageoires jusqu'à présent connues, en dépit de constructions parfois très compliquées, de sorte que pour la propulsion au moteur on fait usage, presque sans exception, de l'hélice, et pour la propulsion par la force musculaire, l'aviron et la pagaie sont toujours préférés . Les embarcations à rames et celles- à pagaies sont déplacées par la force musculaire des bras, laquelle, chez l'homme, est sensiblement plus faible que celle des jambes0 Pour cette raison, on a aussi construit des embarcations dites à pédales, dans lesquelles le mouvement d'une manivelle à pédaler est transmis à une roue à aubes ou à une hélice. Néanmoins ces embarcations sont conteuses, comportent des éléments métalliques susceptibles de corrosion, et sont sensiblement plus lourdes et plus difficiles à transporter que, par exemple, les canots légers à pagaies. L'invention se propose de créer une construction nettement plus simple et, par conséquent, moins cher, d'embarcations légè- res, maniables, bien transportables, et pouvant être aisément déplacées par la force musculaire des jambes. Ces embarcations doivent se déplacer à la rame ou à la pagaie aussi bien que tout simplement à la force de jambes. On vise, en outre, la possibi litS de propulser ces embarcations, d'une façon simple, au moyen d'un moteur, sans devoir transformer le mouvement de va-et-vient du piston d'une machine motrice en un mouvement rotatoire. Conformément à l'invention, ce but est atteint par le fait qu'il est prévu une propulsion au moyen de nageoires, actionnées de manière à exécuter un mouvement pendulaire alternatif autour d'un axe horizontal, de même direction que le sens de marche de l'embarcation. Les nageoires sont disposées au-dessous ou latéralement au-dessous dudit axe, auquel chaque fois un de leurs côtés étroits fait face, et sont reliées, par leurs bords avant et pour la plupart au moyen d'un mât, élastiquement à la coque, de manière que, lorsque ladite force élastique est surmontée par la résistance de l'eau agissant contre la face, ctest-à- dire contre le mouvement transversal de la nageoire, celle-ci exécute un second mouvement oscillatoire et prend des positions obliques au sens de marche de l'embarcation.Ce second mouvement peut être un mouvement pendulaire autour d'un second axe, perpendiculaire audit axe horizontal, mais peut aussi s'en écarter ; il existe egalement des oscillations qui ne présentent aucun axe déterminable. Les nageoires peuvent etre montées fer me sur la coque de l'embarcation, par l'intermédiaire d'un élé- ment élastique de raccordement, oe qui permet la suppression d'une articulation, l'axe horizontal du mouvement pendulaire étant identique à l'axe de basculement de la coque. Dans ce cas, le mouvement pendulaire des nageoires est obtenu par un mouvement basculant latéral de la coque.Ce basculement peut être provoqué par l'équipage de façon que les personnes déplacent leur poids-ou qu'elles chargent alternativement les deux côtés de l'embarcation, ce qui est en même temps un amusement et n'est pas ressenti comme fatiguant. Si, par contre, le basculement de l'embarcation n'est pas désiré, les nageoires, ensemble avec les éléments élastiques de raccordement, peuvent être montés oscillant autour d'un axe horizontal, au moyen d'une articulation.De cette façon, une embarcation peut être déplacée à l'aide d'une ou de plusieurs nageoires, disposées l'une derrière l'autre ou lune à ôté del'autre.- Onpeut utiliser des nageoires élastiques ou des nageoires plastiques, rigides, dont la forme présente la moindre résistance à l'avancement, c-' est-à-dire en forme aérodynamique Lorsqu'il s'agit des m- barcations plus petites, on peut renoncer à un centre de gravité abaissé, vu qu'en dépit de l'équilibre instable en résultant, et grâce à la forté résistance de l'eau à surmonter, le basculement se poursuit Si lentement que chacun y peut tenir en équilibre.C'est sur cela qu'il faut attirer une attention particulière, parce qu'il est ainsi rendu possible de ponter complètement les embarcations plus petites si bien que, d'une part, ces em embarcations deviennent insubmersibles et, d'autre part, une fabrication moins coûteuse et plus simple est largement facilitée. On peut, par exemple, rappeler la possibilité de fabriquer la coque en niatière cellulaire dure ou de la fabriquer creuse, en matière plastique non armée, la résistance nécessaire étant donnée et un enfoncement de la surface étant empêché par une surpression à l'intérieur. I1 est également possible de construire des embarcations combinées, à nageoires amovibles, ces embarca tione pouvant marcher soit à la rame ou à la pagaie, soit à la nageoire. On peut même imaginer qu'une embarcation se déplace au moyen d'une propulsion double, par exemple qu'une personne assise pagaie et qu'une autre se trouvant debout fait balancer la coque. En outre, des embarcations prévues pour un autre mode de propulsion peuvent être équipées de nageoires, fixes ou amovibles, et propulsées suivant l'invention. I1 est prouvé que, dans les réalisations avec deux ou plusieurs nageoires, disposées l'une derrière l'autre, l'embarca- tion présente une stabilité de direction telle que le sens de la marche ne peut pas être changé d'une manière satisfaisante, ni mtme à l'aide d'un gouvernail. Un perfectionnement selon l'invention peut sensiblement améliorer les possibilités de manoeuvre et peut rendre ltembarca- tion très maniable. Suivant ce perfectionnement, après le desserrage d'une fixation, une des nageoires devient pivotable comme un gouvernail et remplit la-fonction de celui-ci. En outre, les embarcations réalisées conformément à l'invention, dont-la construction est relativement simple et qui ne comportent aucune articulation permettant un mouvement pendulaire de la nageoire et qui se déplacent grâce au basculement de la coque, ne peuvent pas, à cause du tirant d'eau des nageoires, être approchées du rivage si près que l'on puisse s'embarquer ou débarquer sans être obligé de passer par l'eau plus profonde. D'ailleurs les embarcations qui ne comportent qu'une seule nageoire, présentent une faible stabilité de direction, et pour celles équipées de plusieurs nageoires, des mesures constructives additionnelles sont nécessaires pour assurer une manoeuvrabilité satisfaisante. Un perfectionnement suivant l'invention doit rendre possible, d'approcher une embarcation, même dans le cas d'un rivage à pente douce, plus près de la rive, et en même temps d'améliorer sa stabilité de direction, sans devoir appliquer des mesures additionnelles de construction pour satisfaire aux besoins de la manoeuvrabilité. On atteint ce but par une nageoire qui peut être déplacée, pendant la marche, en hauteur aussi bien que le long de l'em- barcation, une seconde nageoire, montée fixe, pouvant soutenir la stabilité de direction. D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description suivante donnée ci-après de plusieurs formes de réalisation représentées, à titre d'exemple non limitatif, aux dessins annexés, dans lesquels La fig. 1 montre une embarcation à une seule nageoire, en élévation latérale. La fig. 2 montre la meme embarcation en élévation de face. La fig. 3 montre en détail une coupe horizontale du mât de la nageoire suivant les fig. 1 et 2. La fig. 4 est un autre exemple de réalisation à une seule nageoire, en élévation latérale. La fig. 5 est une vue en plan d'une nageoire élastique. La fig. 6 est une vue en plan d'une nageoire rigide, plastique. La fig. 7 est un exemple de réalisation à deux nageoires, en élévation latérale. La fig. 8 est un exemple de réalisation à trois nageoires, en élévation latérale. La fig. 9 est une coupe longitudinale tesla partie centrale d'une embarcation présentant un mât de nageoire articulé. La fig. 10 est une coupe transversale suivant la ligne E-F de la fig. 9. La fig. 11 montre un kayak équipé d'une nageoire, en éléva tion latérale. La fig 12 montre le même objet en evation de face. La fig. 13 est un schéma dire propulsion au moyen d'une machine à vapeur. La fig. 14 montre, en élévation latérale, une saberearlon avec une nageoire en fonction de gouvernail0 La fig. 15 est une coupe longitudinale de la partie centrale suivant la fig. 14. La fig. 16 montre, en élévation latérale9 une réalisatien avec une nageoire principale déplaçable en hauteur et le lors de l'embarcation. Suivant les fig. 1, 2 et 3, qui représentent le premier exemple de réalisation, la coque 1 est complètement fermée et traversée d'un passage-guide pour le mât 2 de la nageoire. Le mât est fabriqué en bois dur, toutefois, dans sa partie soumise à des gros efforts, entre la coque 1 et la nageoire 3, une bande en acier 6 est encastrée et collée ferme au bois, une flexion latérale sensible du mât étant ainsi empêchée. Cependant, le mât peut se tordre élastiquement. Par une vis à ailettes 4, il est serré à bloc dans un manchon 7 qui rallonge le guidage vers le haut.Lorsque à présent, la coque 1 flottant sur l'eau, quelqu'un se met sur le pont et charge plus le coté gauche9 comme il est représenté à la fig. 2, la coque s'incline vers la gauche et la nageoire 3 exécute un mouvement pendulaire vers la droite autour de l'axe horizontal A-B. Sous l'effet de la résistance de lSeau agissant contre la nageoire 3, le mat 2 est un peu tordu et la nageoire 3 pivote autour de l'axe de torsion C-D? perpendiculaire à l'axe A-B, pour prendre une position oblique au sens de la marche. En meme temps, le tout élastique de la nageoire est recourbé et l'eau est wfoulée vers l'arrière.- Il est utile de réaliser le bord inférieur de la nageoire 3 un peu plus raide que le bord supérieur.En effet, le bord inférieur se-déplace plus vite et la résistance y est plus forte. Ainsi, le bord inférieur prendrait une inclinaison encore plus forte et l'eau serait refoulée en partie vers le bas au lieu de l'arrière. Grâce à la résistance de la nageoire 3, la coque 1 s'incline si lentement que la personne qui s'y trouve, a assez de temps pour charger l'autre côté et pour provoquer ainsi un mouvement pendulaire de la nageoire 3 dans le sens contraire. On se tient de préférence debout avec chaque fois un pied sur un marchepied respectivement 5 et 5a, qui est rfialisé antidérapant, en forme dè coin, avec la surface inclinée vers l'intérieun Le bout du mât 2, qui dépasse vers le haut, peut servir à s'y tenir.Après le desserrage de la vis à ailettes 4, on peut ajuster la nageoire 3 en profondeur et retirer le mât 2 complètement, pour le transport. Il est également possible, sans difficulté, de monter dans l'embarcation dans l'eau. Par aes différents déplacements du poids, l'embarcation peut- être manoeuvrée et très bien maniée sans gouvernail, mais elle peut aussi en etre facilement équipée. L'exemple de réalisation suivant la figure 4 présente un maAt 2a qui est fiié à la proue de la coque la et s'étend obliquement vers le bas. Il ne comporte aucune bande en acier encastrée, de sorte que, lorsque la nageoire 3a exécute sous l'eau un mouvement pendulaire autour de l'axe A1-B1,-'le mât subit une flexion laté;-- rale et en même temps une torsion. Il se produit également un second mouvement oscillatoire qui met la nageoire dans une position oblique par rapport au sens de la marche, cependant on ne peut pas déterminer exactement l'axe oe ce mouvement. Au lieu d'une nageoire élastique 3b (fig. 5), il est aussi possible d'utiliser une nageoire plastique, raide (fig. 6). Les chiffres de référence 2a et 2b indiquent les mâts en coupe. L'exemple représenté à la figure 7 comporte deux nageoires 3d et 3e, disposées l'une derrière l'autre sur chacue fois un mât 2d et 2e. Dans un autre exemple de réalisation, montré à la figure 8, les trois nageoires 3f, 3g et 3h ne présentent aucun mât. Dans leurs parties avant est encastrée chaque fois une bande en acier à ressorts 9, 9a et 9b, dont les autres extrémités sont fixées à des pivots métalliques 8, 8a et 8b. Ceux-ci sont supportés par un étrier -10 relié, rigidement à la coque lc. Les bandes 9, 9a et 9b permettent le pivotement des nageoires vers les positions obliques au sens de la marche. L'exemple de ralisation suivant les figures 9 et 10 comporte un mât 2f élastique, pouvant être tordu, qui est articulé de façon à pouvoir osciller autour de l-'ase A2-B2.--Dans un un creux en forme de rigole, réalisé dans le fond de l'embarcation 12, se trouve un palier 11, dans lequel un arbre 1? peut tourner. Celui-ci passe par une ouverture étanche à Liteau, ménagée au bout dudit creux, fait saillie vers l'extérieur de l'embarcation et porte le mât 2f, fixé sur cette extrémité. Deux appuis 13 et 13a d'un marchepied 14 sont également fixés d'une manière ri gide sur l'arbre 17. L'appui avant 13a porte, en outre, un levier à bras 15. Lors de la mise en marche de I'embarcation, on se met, en écartant un peu les jambes, sur le marchepied 1-4 et fait basculer celui-ci, en déplaçant le poids alternative-- ment vers la droite et vers la-gauche, moyennant quoi le mât 2f. est chaque fois pivoté dans le sens contraire. Les tampons en caoutchouc -16 et 16a, fixés sur le marchepied 14, empêchent des impacts trop durs' contre le fond de l'embarcation. A l'aide du levier à bras 15, on peut aussi soutenir le travail des jam bes ou faire marcher l'embarcation, qui ne- suit pas le bascu lement, uniquement par les bras. Les fig. 11 et 12 montrent, comment une embarcation à pa gaie peut être propulsée suivant l'invention, par des nageoi res. A coté de l'emplacement du rameur, deux marchepieds en forme de coins 5b et 5c sont fixés, et à l'extrémité avant des coins est disposé chaque fois un support pour une barre trans versale 18. Celle-ci porte les mâts 2i et 2j, qui s'étendent vers le bas, présentent, dans leur partie supérieure un coude, une section sensiblement plus mince et portent, à leurs extré mités inférieures, les nageoires 3i et 3j Grâce au coude des mâts 2i et 2j, les nageoires 3i et 31 sont disposées de maniè re que haque fois un de leurs côtés étroits fait exactement face à l'axe de basculement de l'embarcation, autour duquel les nageoires exécutent leur mouvement pendulaire.Une torsion; élast-ique des parties minces des mâts 2i et 2i, au-dessous des coudes est possible, alors. que les parties massives au-dessus des coudes ne se déforment- que dans une mesure insignifiante. Un exemple de réalisation comportant une propulsion à mo teur est illustré sur la fig. 13. La tige de 'piston 26 d'un oylindre à vapeur 25-actionne, par l'intermédiaire de deux articulations 20 et 21 et- d,"une tige intermédiaire 2.2, un le vier-23, articulé en 24, et-continue vers lé-bas par un mât 2k élastique qui peut être tordu. Le perfectionnement avec une nageoire faisant:fonction de gouvernail est représenté aux figures 14 et 15. La coque 1 est fabriquée en matière synthétique. Le mât 2 de la nageoire ar- rière 3 passe par un creux, correspondant à la section aérodynamique du mât, d'un cylindre 5, dont l'extrémité inférieure est élargie en gradin et, à fleur de la face inférieure de la coque 1, coupée en biais. Ledit cylindre 5 peut tourner dans un passage tubulaire traversant la coque 1 obliquement de haut en bas. Un évidement dans le pont de la coque 1 sert d'appui à un manchon métallique 6, monté sur le cylindre 5 et relié à celui-ci d'une manière rigide. Le cylindre 5 n'est déplaçable ni vers le haut ni vers le bas. Une vis à ailettes 4, disposée à l'ex- trémité supérieure du cylindre 5, serre le mât 2 à bloc, à une hauteur prévue. Dans le bourrelet annulaire supérieur du manchon 6, sur sa moitié arrière, des encoches sont travaillées avec un espacement de 150, dans lesquelles le ressort 7 peut s'enclencher et empêcher ainsi le cylindre 5 et le mât 2 de tourner. Le bourrelet inférieur du manchon 6 ne présente qu'une seule encoche, dans laquelle le ressort 8 s'enclenche, au cas où la nageoire 3 se trouve dans sa position normale, c'est-àdire en cas d'une marche tout droit. Les deux ressorts sont représentés en position enclenchée.Ils sont fixés sur une partie plus épaisse du pont. L'extrémité du ressort inférieur 8 est façonnée en forme de crochet entourant le ressort supérieur T. L'extrémité du ressort 7 forme un oeillet auquel une corde 9 est nouée. Le levier à main 10, dans lequel est pratiqué un trou approprié, est disposé sur le mât 2 et fixé également par une vis à ailettes 11. A l'extrémité libre du levier à main 10 est monté perpendiculairement, formant un T, un court manche 12, permettant un maniement facile par les deux mains. L'autre bout de la corde 9 y est également attachée. Lorsque le sens de la marche de l'embarcation doit être changé, on tire sur la corde 9. De ce fait, le ressort supérieur 7 est d'abord tiré de l'encoche et, quand on continue de tirer, appuyé contre le crochet du ressort 8, si bien que ce dernier est également tiré hors de l'encoche ménagée dans le bourrelet inférieur. Si l'on arrête maintenant un peu le basculement, la nageoire 3 peut être, à l'aide du levier à main 10, facilement mise dans une position nécessaire pour pouvoir sui- vre la courbe désirée du trajet. A présent, on relâche la corde 9 et le ressort 7 reprend une des encoches. Cela est important, parce que pendant le basculement, la nageoire 3 est sou mise à une pression de l'eau dianetelle force qu'il serait bien difficile à l'aide du levier à main 10, de la tenir dans la position nécessaire.Sitôt que le virage est -effectué on tire le ressort 7 à nouveau hors de l'encoche, à l'aide de la corde 9. Cependant, il ne faut pas que la traction soit si forte que le ressort inférieur 8 s'écarte du bourrelet. Le ressort 8 glisse plutôt sur le bourrelet, lors du retour du levier à main 10, jusqu'à ce qu'il s'enclenche automatiquement dans l'encoche de sa position normale. Après cela, la corde 9 peut être relâchée. Pour prendre un virage à droite, on peut aussi tirer les deux ressorts 7 et 8 hors des encoches, alors qu'on bascule tout juste de gauche à droite. Dans ce cas, la nageoire 3 pivote, à cause de la pression de l'eau, toute seule à droite, et on peut laisser le ressort 8 prendre l'encoche, après que la nageoire 3 a atteint la position voulue. On peut également ramener la nageoire 3 facilement dans sa position normale, si, lors d'un basculement de droite à gauche, on tire le ressort 7 hors de l'encoche et laissele ressort 8 glisser sur le bourrelet, jusqu'à ce qu'il s'enclenche automatiquement, fixant ainsi la nageoire 3. Vu que durant toute cette manoeuvre il ntest pas nécessaire de toucher au levier à main 10, il serait même possible de renon cer à celui-ci, s'il n'était pas une si bonne aide pour virer l'embarcation sur la place. Daris ce dernier cas, on tire les deux ressorts 7 et 8 des encoches et fait osciller la nageoire 3, à l'aide du levier à main 10, approximativement entre les angles de 600 et 1200 par rapport à la position normale, en pro- duisant ainsi, au moyen de la nageoire 3, une propulsion-de l'arrière de l'embarcation et le pivotemènt de celle-ci autour de la nageoire avant 3a. Une manoeuvre vers l'arrière est aussi possible, lorsque la nageoire 3 est pivotée de 1800, cependant la nageoire 3a empêche un peu la marche en arrière. Ainsi, outre la stabilité extraordinaire de direction, une très bonne maniabilité de l'embarcation est assurée. La fig. 16 représente un exemple de perfectionnement concernant la réduction du tirant d'eau et l'amélioration de la stabilité de direction dans ce cas. Suivant cette figure, dans la coque 1 est ménagée une fente, dont la largeur correspond à celle du mât 2 qui, à son bout supérieur, présente la forme 'un levier 6. Latéralement à la fente et à son extrémité supérieu re, se trouvent deux pattes 7, percées et traversées par une goupille 4, qui peut être fixée et qui supporte le mât 2, également percé et pouvant tourner autour de ladite goupille 4, de sorte que la nageoire principale 3 peut être pivotée vers l'avant de même que vers l'arrière et vers le haut. Lorsqu'on veut s'embarquer ou débarquer sur un rivage plat, on pousse le levier 6 tout en avant, moyennant quoi la nageoire principale 3 est pivotée vers le haut, si bien que l'on peut se déplacer déjà à partir d'une profondeur de l'eau de 50 cm environ. Avec la nageoire dans cette position, on peut encore bien tenir l'équilibre, quoique l'embarcation soit évidemment beaucoup plus labile. Ensuite, dans l'eau profonde, on met la nageoire principale 3 dans une position médiane, qui est la plus favorable pour un déplacement rapide. La nageoire principale 3 est construite de façon que la propulsion produite agisse, dans cette position, dans le sens horizontal.Une petite nageoire élas tique de poupe 5 est prévue pour stabiliser le sens de la mar che. Elle ne fournit que peu de propulsion, étant donné ou'elle se trouve près de l'axe de basculement. La nageoire principale 39 qui produit la part prépondérante de la propulsion, est ei- tuee devant le centre de gravité de l'embarcation. Par suite, l'embarcation est trainéa par la nageoire.Cependant, le point d'équilibre, c'est-à-dire de la résistance contre un courant la téralp des surfaces des deux nageoires, se trouve derrière le centre de gravite, de sorte que, la propulsion 1.nterrompue,l'em- barcation ne tournoie pays, comme cela serait le cas sans la nageoire de poupe 5. il est quand même possible, a moyen de déç plac&commat;enXs différents de poids, d'effectuer dans une certaine mesure des Ghangements de direction.S'il faut, par exemple, suivre une courbe de faible rayon, la nageoire principale 3 est mise tout en avant et en même temps, le changement de direction est provoqué Le point d'équilibre de la résistance contre L'n courant latéral, des surfaces des nageoires, se trouve maintenant devant le centre de gravité, par quoi l'embarcation fait un virage serré. De cette façon, on peut aussi stopper rapidement une marche vite. lorsqu'on veut virer sur place, sans ddplace- ment ou avec un déplacement insignifiant, on bascule dans un sens avec la nageoire mise en gant, dans l'autre sens avec la nageoire re mise en arrière. il existe naturellement encore d'autres possibilités de rendre la nageoire déplaçable. Be mât, par exemple, peut être disposé mobile dans une fente, de manière à pouvoir être tiré vers le haut ou pivoté. Ou le mât peut être déplaçable en hauteur et disposé sur un chariot qui se déplace le long de ltembar- cation. il est également possible de fixer le mât, d'une manière quelconque, pourqu'on ne soit pas obligé de le tenir. REENI) i CA T IONS 1 - Embarcàtion propulsée au moyen d'une ou de plusieurs nageoires, disposées autrement que sur un arbre central, opposées l'une à l'autre, caractérisb en en ce que les nageoires 3 sont ac- tionnées par la force de propulsion de manière à exécuter un mouvement pendulaire autour d'un axe horieontal A-B, de même direction que le sens de marche de I'embarcation. 2 - Embarcation. suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les nageoires 3 exécutent, sous l'effet de la résistance de l'eau agissant contre une force élastique, un second mouvement oscillatoire, dans un autre sens C-D, qui les met dans une position oblique au sens de la marche. 3 - Embarcation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la locomotion s'effectue par un mouvement basculant alternatif autour de l'axe longitudinal da ltembarcation cet axe tant identique à l'axe du mouvement pendulaire des nageoires A-B 4 - Embarcation suivant l'une des revendications 1 et 3, ca- ractérisée par des nageoires 3 reliées à la coque 1 élastiquement, sans articulation. 5 - Embarcation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les nageoires 3 sont mobiles autour d'un axe horizontal A2-B2, de même direction que le sens de la marche, et reliées à la coque 1 au moyen d'une articulation 11,17. 6 - Embarcation suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle peut être déplacée, alternativement ou simultanément, aussi au moyen d'autres modes de propulsion. 7 - Dispositif additionnel pour embarcations, caractérisé en ce qu'il sert à la propulsion suivant les revendications 1 à 6. 8 - Embarcation propulsée au moyen de deux ou plusieurs nageoires qui exécutent un mouvement pendulaire autour d'un axe horizontal, de même direction que le sens de marche, caractérisée en ce qu'une des nageoires ,3 peut être pivotée à la façon d'un gouvernail et qu'elle remplit la fonction de celui-ci. 9 - Embarcation suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la nageoire 3 mobile à la façon d'un gouvernail peut être fixé dans une position normale pour la marche tout droit, aussi bien que dans des positions obliques différentes. 10 - Embarcation propulsée au moyen d'une ou de plusieurs nageoires qui, par suite d'un mouvement basculant de la coque autour de son axe longitudinal, exécutent un mouvement pendulaire et en même temps, à cause de la résistance de l'eau, un mouvement oscillatoire dans un autre -sens, prenant ainsi une position oblique au sens de la marche, caractérisée e;. ce que, pendant la marche, une ou plusieurs des nageoires 3 peuvent être déplacées de manière que leur distance à l'axe de basculement et/ou leur posi tiqn dans le sens longitudinal soient changées.