La présente invention concerne un procédé radiographique, du type dans lequel le rayonnement X à tracer est absorbé dans un volume d'un liquide enfermé entre une électrode de cathode et une électrode d'anode, et dans lequel on prévoit dans le voisinage de l'une des deux électrodes un-support d'enregistrement sur lequel se déposent, suivant une configuration qui correspond à l'image formée par le rayonnement X, des particules chargées sous l'influence du rayonnement X absorbé par le volume de liquide et sous l'influence du champ électrique des électrodes. Dans un procédé connu de ce genre et décrit dans la demande de brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne sous le nO 25 07 147, le rayonnement X donne naissance, dans les atomes et dans les molécules lourds du liquide diélectrique enfermés dans la fente constituée entre les électrodes, à des électrons et à des ions positifs dont un genre se dépose sur une plaque diélectrique diposée également dans la fente formée entre les électrodes. Le développement d'une image électrostatique latente réalisée de cette façon s'opère dans un dispositif de développement xérographique prévu en aval de la chambre contenant ledit liquide. Suivant un autre procédé décrit dans la demande de brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne sous le nO 25 11 896, l'espace entre les électrodes est rempli d'une substance qui émet des électrons ou des ions qui se déposent sur la surface d'une couche isolante. L'image électrostatique latente qui se forme est ensuite rendue visible à laide d'un toner ionisé, dans le cadre d'un procédé à nuage de poudre ou d'un procédé de développement à l'aide d'un liquide. La présente invention a pour objet un procédé particulièrement simple, du genre susmentionné, dans lequel le rendement quantique est élevé et dans lequel la réalisation et le "développement7' de l'image élec crostatique latente sont obtenus dans une seule phase opératoire. A cet effet, le volume de liquide est constitué, selon l'invention, par une suspension ou une dispersion, dans un liquide diélectrique,de particules de pigment- qui comprennent au moins un composant de poids atomique élevé. Avantageusement, le composant des particules de pigment , ayant un poids atomique élevé, est d'un nombre atomique d'au moins 17. Les particules de pigments peuvent par exemple être constituées par des pigments photoconducteurs tels que 22Tio le 30zon0) le 34Se ou le 48CdS , qui sont dispersés dans des solvants organiques de résistance spécifique plus grandes ou égale à 109 ohm/cm, par exemple dans une huile de silicones ou dans des hydrocarbures halogénés , ou dans un hydrocarbure aliphatique tel que par esemple l'isopentane, le cyclohexane, l'isodécane, l'isododécane ou une huile de paraffine. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, le volume de liquide est constitué par une dispersion de métaux ou de composés métalliques dans une huile de silicones ou dans des hydrocarbures aliphatiques, aromatiques ou halogénés. Par exemple, ledit volume de liquide peut contenir une dispersion de métaux lourds tels que le fer, le plomb, le bismuth, des terres rares ou des oxydes métalliques de coloration sombre , des sulfures métalliques ou des halogénures métalliques, tels que le MnO2 , le Mn203 , le Mn304 , le PbO, le PbO2, le CuO, le CUnr2 le PbS, le FeO, le Fe203 ou le FeS. En outre, les volumes de liquide peuvent contenir, en dispersion , également des pigments organique s de coloration foncée , tels que le Fe4 , r Fe (CN) 73 , le BaMnO4 + BaS04 le CoO . A1203 ou le K . Fe [Fe (CN)6]. Finalement le volume de liquide peut également être formé par une suspens ion à empe^- chement stérique. Avec le procédé selon l'invention, on augmente, a l'aide du rayonnement X, la conductibilité des particules de pigments photoconductrices qui se trouvent en suspension ou en dispersion dans la chambre ou l'espace situé entre l'électrode de cathode et l'électrode anode, et qui présentent par rapport au milieu une certaine charge, alors que lton maintient, pendant lçirradiation, un certain potentiel dans la chambre à liquide, qui est de nature à provoquer la migration des particules chargées en direction de 11 électrode de polarité opposée qui, agissant comme électrode d'injection, inversant la polarité des particules chargées précédemment, par le rayonnement, à une conductibilité plus élevée, en sorte que ces particules migrent vers l'électrode opposée, les particules dont la charge a été inversée étant recueillies, avant d'atteindre l'électrode de polarité opposée, à l'aide du support d'enregistrement isolant. Avanta geusement, on utilise, comme électrode à injection, une élec trode en Son02. Suivant une variante, le procédé selon l'invention prévoit la modification, à l'aide du rayonnement X, du poten tiel zêta des particules de pigment suspendues ou dispersées dans la chambre ou l'espace situé entre les électrodes, afin que lesdites particules de pigment migrent, sous l'influence du champ extérieur qui est maintenue pendant l'irradiation, soit vers la cathode ou vers l'anode où elles sont recueillies par une couche isolante agissant comme support d'enregistrement. Le procédé selon l'invention permet de réaliser de façon très simple,des radiographies, car il ne présuppose pas l'existence d'une pression élevée ou de liquide refroidi et autres moyens similaires. La réalisation de l'image électro statique latente et sa visualisation sont réalIsées, dans une seule et même phase opératoire, directement dans la chambre d'absorption pour le rayonnement X. La copie terminée peut etre enlevée directement de cette chambre dans laquelle on peut réaliser, au choix, des copies positives et/ou négatives. Par suite de la simplicité des moyens à mettre en oeuvre, le procédé selon l'invention peut être réalisé en unendroit quel conque, et se prête donc particulièrement bien à l'essai de matériaux. Dans le procédé selon l'invention, on n'irradie pas le liquide fournissant des ions ou des électrons, mais le pigment lui-même qui forme la radiographie. A cet effet, on dispose d'u- ne série de substances à nombre atomique élevé. Les nombres ato- miques maximal sont notablement supérieurs à ceux qui peuvent être pris en considération pour des liquides ou des gaz dissous utilisés dans le procédé connu à absorption dans un liquide, en sorte que la couche d'absorption peut être relativement mince, sans que l'on soit obligé d'accepter un accroissement inadmissi ble de la dose,ce qui est avantageux, comte on le sait, pour la netteté de la radiographie qu'il est possible d'obtenir sans électrodes sphériques. L'épaisseur de la couche d'absorption qui est nécessaire dans le cas de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est de l'ordre de grandeur de 1 à 2 mm. A l'aide du procédé conforme à l'invention, dans lequel on influence directement la charge et par voie de conséquence la direction de migration et la vitesse de migration des particules de pigment , on peut obtenir un rendement quantique élevé ou une sensibilité élevée pour une dose faible absorbée par le patient. Des vérifications ont permis de montrer que dans le cadre de l'invention, et dans le cas le plus favorable, un quantum unique, riche en énergie, pourrait être capable d'inverser la direction de déplacement d'une particule de pigment constituée par environ 107 atomes. En outre, le procédé selon l'invention permet de régler la densité maximale souhaitée de l'image, à l'aide de la concentration des particules qui se trouvent dans la chambre d'absorption. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait qu'à une source de rayonnements X est associée une chambre à liquide enfermée entre une électrode de cathode et une électrode d'anode, chambre dans laquelle est enfermée une suspension ou une dispersion de particules de pigment dans un liquide diélectrique, les particules de pigments contenant au moins un composant de poids atomique élevé d'un nombre atomique au moins égal à 17.Ainsi, la suspension peut être constituée par une dispersion, dans un solvant aliphatique ou dans un hydrocarbure tel que l'isopentane, le cyclohexane, l'isodécane ou l'isododécane, de pigments photoconducteurs tels que le 22tri0 7 le 30Zn0' le 34Se ou le 48CdS , ou bien encore on 2 peut enfermer dans la chambre située entre les électrodes une dispersion de métaux lourds ou de composés métalliques, tels que le fer, le plomb, le bismuth ou les terres rares dans des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques.En outre, la dispersion enfermée entre les électrodes peut contenir des oxydes métalliques de coloration sombre , des sulfures métalliques ou des halogénures métalliques, tels que le Mn02, le Mn203 le En304 , le PbO, le PbO2 , le CuO, le CuBr2 , le i?eO, le Fe203 ou le FeS , ou encore des pigments anorganiques de coloration sombre tels que le Fe4 tDe (CN)73, le BaNnO4 + BaS04, le CoO . A1203 ou le K . Fe g Fe (cN)7 ; suivant une variante, le volume de liquide enfermé dans la chambre ou dans l'espace situe entre les électrodes peut être constitué par une suspension avec empêchement stérique. Suivant d'autres caractéristiques du dispositif de l'invention, on prévoit, pour le volume de liquide , des moyens de transvasement par pompe , l'une des deux électrodes étant réalisée sous la forme d'une électrode à injection, comportant par exemple du SnO2 , alors qu'une couche isolante est agencée au moins devant une des deux électrodes Suivant une autre forme de réalisation de linven- tion, on prévoit un dispositif de transport ou de guidage déplaçant un support d'enregistrement diélectrique devant l'une des deux électrodes.Avantageusement, et plus particulièrement dans le cas où l'on utilise le dispositif de 11 invention pour une mammographie, la chambre à liquide, prévue entre les électrodes, assume une position horizontale, et les moyens de guidage pour le support d'enregistrement déplacent ce dernier d'un plan situé au-dessus du niveau du liquide, dans la chambre à liquide et en sens inverse. Avantageusement, on prévoit, en aval de la chambre à liquide, une installation de séchage ét éventuellement de découpage pour le support d'enregistrement, un dispositif de transvasement par pompe et servant au réglage du niveau étant prévu pour le volume de liquide enfermé entre les électrodes. Suivant une variante, on dispose, dans la chambre située entre les électrodes, un sachet en feuilles minces destiné à recevoir le liquide de traitement, lequel sachet est pourvu, au moins sur trois de ses bords, de moyens de rupture. Ce sachet est particùlièrement avantageux dans le cas où le dispositif selon l'invention est utilisable en poste mobile, c'est-à-dire dans le cas où il est par exemple utilisé pour tester des matériaux . I1 peut se conserver aisément et on peut lui donner, pendant la prise de vue , et à l'aide de dispositifs simples, une forme plate qui est appropriée pour réaliser la prise de vue . Dans ce dispositif, les deux moitiés de la chambre d'image sont reliées entre elles à l'aide d'une charnière, et le bord qui est situé à l'opposé de la charnière est prévu d'un dispositif de fermeture. En outre, si l'on prévoit sur deux supports souples respectivement une électrode flexible, ce dispositif peut s'adapter étroitement contre un élément tubulaire à examiner. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté aux dessins annexés différentes formes de réalisation de l'objet de l'invention. La figure 1 est une coupe semi-schématique d'un dispositif radiographique selon l'invention. La figure 2 explicite le procédé radiographique se lon l'invention, dans lequel la conductibilité de particules de pigments est modifiée sous l'influence du rayonnement X. La figure 3 explicite le procédé radiographique selon l'invention dans lequel le potentiel zêta des particules de pigments est modifié sous l'influence du rayonnement X. La figure 4 représente un sachet en feuille mince serré dans un dispositif de support. La figure 5 explicite la mise en oeuvre d'un tel dispositif de support dans le cas d'essais de matériaux en poste mobile Dans la figure 1, les références 1 et 2 désignent la moitie inférieure et la moitié supérieure d'une chambre d'image radiographique . Entre ces deux moitiés de chambre 1 et 2 est formée une chambre à liquide 3 qui est délimitée sur deux côtés opposés, par des électrodes 4 et 5 fixées respectivement aux deux-moitiés de chambre 1 et 2. Les électrodes 4 et 5 sont reliées, à l'aide de conducteurs 6 et 7, à un potentiel extérieur 8. Dans le conducteur 6 est monté un interrupteur 9. Sur la moitié de chambre supérieure 2 qui est fabriquée avec un matériau relativement transparent au rayonnement X, tel qu'une mousse de polyuréthane ou une mousse acrylique, repose un objet 10 à examiner. L'objet 10 et la chambre d'image 1, 2 sont traversés, pendant la radiographie, par les rayons d'une source de rayonnement X désignée par la référence 11. Dans la chambre à liquide 3 et dans des gorges 2c et 2d de la moitié de chambre 2, sont montés des cylindres ou des galets de transport 12 - 15 entre lesquels passe un support d'enregistrement 16 en forme de bande . Le support d'enregis trement 16 est constitué par un matériau diélectrique tel que par exemple le polyéthylène ou le Mylar.A la place d'un support d'enregistrement en forme de bande, on peut bien entendu utiliser également des supports d'enregistrement sous forme de feuilles qui sont prélevées, de façon connue, individuellement d'une pile de réserve , sont transportées à travers la chambre d'image et sont ensuite déposées sur une pile d'évacuation, après la réalisation de la radiographie. Le support d'enregistrement 16 est introduit, dans la direction de la flèche A, par un canal 2a ménagé dans la partie supérieure 2, et il sort, après réalisation de l'image, par un canal 2b également ménagé dans la partie supérieure 2, en se déplaçant en direction de la flèche B. Sur sa trajectoire, le support d'enregistrement plonge en-dessous du niveau de liquide , marqué par un repère 17, du liquide de traitement contenu dans le chambre d'image 3. Apres sa sortie de cette dernière, le support d'enregistrement 16 est guidé, à l'aide de galets de transport 17 - 21, à travers un poste de séchage qui comprend une source de radiation thermique 22, un réflecteur 23 et un appui 24 pour le support d'enregistrement 16. I1 est bien entendu que pour le chauffage, on pourrait prévoir en cet endroit une soufflante à air chaud tout comme on pourrait remplacer la source de rayonnement thermique 22 par une plaque chauffante ou par une source de rayonnement provoquant la cuisson de l'image de toner qui se trouve sur le support d'enregistrement. En aval du poste de séchage 16 - 19, on a prévu un dispositif de découpage 25, 26 pour séparer la section du support d'enregistrement qui porte la radiographie. Pour transvaser le liquide de traitement qui est contenu dans la chambre 3, on prévoit une pompe 27 qui est reliée au réseau électrique par l'intermédiaire des conducteurs 28, 29, avec interposition d'un interrupteur 30. La pompe 27 est reliée par une conduite 34 à un raccord 35 qui communique avec un perçage 31 qui débouche dans la chambre à liquide 3. Une autre conduite 36 relie la pompe à un réservoir de réserve 37. Ce dernier est relié, -par exemple de la manière décrite dans le brevet allemand nO 1 172 537, par l'intermédiaire d'une conduite 38 et d'un raccord 39, à un tube plongeur 40 qui affleure le niveau du liquide de traitement indiqué par le repère 17. Le tube plongeur 40 est disposé dans un évidement 44 de la chambre d'image 1, 2, communiquant avec l'atmosphère par l'intermédiaire d'un évent 2e, et relié à l'aide d'un perçage lb avec la chambre à liquide 30 Pendant le transvasement du liquide de traitement contenu dans la chambre 3, le niveau 17 du liquide de traitement est conservé, grace à la disposition décrite, indépendamment de la résistance à l'écoulement qui se manifeste dans les conduites, car une quantité de liquide est aspirée par la conduite 38 en fonction de la quantité de liquide alimentée par la conduite 34, tant que le tuyau plongeur 40 touche le niveau de liquide.Si le niveau baisse, le tuyau 40 n'aspire plus que de l'air, alors que du liquide continue à être alimenté par la conduite 34, ce qui conduit à une élévation du niveau du liquide jusqu a la hauteur du tube 40. Si le moteur 27 qui laisse passer librement le liquide quand il est à laver, est débranché du réseau, le liquide contenu dans la chambre 3 reflue dans le réservoir de réserve 37 dans lequel elle est très largement protégée contre toute évaporation du liquide-véhicule. Pour compléter le liquide-véhicule et les particules de pigments consommés pendant la réalisation de la radiographie, on a raccordé au système de liquide un réservoir de réserve supplémentaire 43, à laide d'une conduite 41 comportant une soupape 42 qui est commandée, à des intervalles déterminés,soit à la main ou encore automatiquement. La section transversale de passage de la soupape 42 est calculée de telle manière que même Si la soupape est entièrement ouverte, elle ne permet l'é- coulement que d'une quantité de liquide notablement inférieure à celle que peut aspirer la pompe, afin que pendant la phase de remplissage une aspiration suffisante de liquide de traitement puisse s'opérer par le tuyau 40 pour la régulation du niveau 17 du liquide. Le liquide de traitement contenu dans la chambre 3 est constitué par une dispersion ou une suspension stable de pigments appropriés pour la réalisation d'une image visible sur un support d'enregistrement diélectrique, dispersion ou suspension dans laquelle les forces d'attraction de Van der Waals et les forces de répulsion dûes à l'effet de Coulomb s'équilibrent par suite de la double couche électrique qui est formée sur la surface des particules de pigments, ou dans laquelle une agglomération des particules de pigments est empêchée par la configuration stérique des support s de pigments ou par em pêchement stérique Le pigment suspendu ou dispersé et qui représente dans le procédé selon l'invention le milieu absorbant le rayonnement X ou la cible, possède un nombre atomique Z d'au moins 17.Cette limite résulte du fait que pour des substances absorbantes à nombre atomique inférieur à 17, les quantum desrayons X incidents ne s'imposent pas par rapport à la dispersion de Compton, ce qui conduit à une diminution notable de la netteté de l'image et du rendement quantique effectif. En raison des phénomènes électriques qui se manifestent au niveau de la couche double qui constitue la limite entre les particules dispersées ou suspendues et le milieu de dispersion ou de suspens ion, lesdites particules possèdent toujours un certain potentiel par rapport à leur milieu . Ainsi que cela ressort de l'état de la technique, ce potentiel, désigné par potentiel zêta peut être influencé du point de vue de son importance et de sa polarité par un rayonnement X (voir par ex. A. 0o Allen : The Radiation Chemistry of Water and Aqueos Solutions; van Nostrand 1961). En outre, on peut, à l'aide du rayonnement X, influencer la conductibilité de plusieurs substances. Parmi celles-ci, il convient de noter principalement toutes les substances photoconductrices, c'est-à-dire toutes les substances susceptibles d'être influencées à l'aide de la lumière visible et dont la conductibilité peut être modifiée, en règle générale, également à l'aide d'autres rayonnements ionisants, tels que le rayonnement X, le rayonnement bêta et le rayonnement gamma qui libèrent par effet photoélectrique interne dans les particules de pigments concernées des porteurs de charge et conduisent à un accroissement brusque de leur conductibilité. Dans une suspension ou dispersion avec de telles particules de pigments, le nombre des particules qui sont concernées par cet effet dépend de l'intensité et de lténergie des quantum de rayons X, dont le spectre est modulé par l'objet à radiographier. Dans ce cas, l'image de l'objet, formée par les rayons X est transformée en une distribution correspondante des particules de pigments de conductibilité intérieure- plus prononcée. A ce qui précède se rattachent les variantes suivantes pour le procédé Comme liquide de traitement, on utilise une suspension d'un pigment dont la conductibilité peut être modifiée par le rayonnement X , par exemple un pigment photoconducteur dans un liquide diélectrique. Ainsi, on peut par exemple utiliser une suspension de 22tir , 30ZnO s 34Se ou de 48CdS dans un hydrocarbure tel que 1 'i2sopentane, le cyclohexane, l'isodécane, l'isododécane, ou un autre solvant aliphatique. Si les particules de cette suspension sont chargées positivement par rapport à leurs milieux, elles sont, comme cela res -sort de la figure 2, et après application du potentiel extérieur 8 par fermeture de l'interrupteur 9, d'abord attirées contre l'électrode négative ou cathode 4. Cette cathode 4 est réalisée sous la forme d'une électrode dite à injection. Elle peut par exemple etre constituée par un métal ou par une couche métallique déposée par évaporation ou par une couche de SnO2 déposée par évaporation sur du verre noirci en raison de la photosensibilité des supports ou véhicules de pigments. Dans la mesure où les particules qui viennent en contact avec l'électrode 4 ont été irradiées par un rayon X et ont de ce fait été rendues conducteurs, une inversion de charge s'opère au niveau de l'électrode d'injection 4.Les particules dont la charge a ainsi été inversée se déplacent alors vers l'électrode positive 5. Une nouvelle inversion de la charge est empêchée au niveau de cette électrode positive 5 par la couche isolante 16 qui constitue en même temps le support d'enregistrement final sur lequel se forme une image qui correspond au rayonnement X traversant l'objet 10, et qui est constituée par des particules de pigments. Un négatif de cette image subsiste sur l-'électrode 4. I1 est bien entendu que l'on peut également utiliser cette dernière image si un support d'enregistrement disposé devant cette électrode 4 est pourvue d'une surface conductrice.On peut également imaginer d'examiner l'image à travers l'électrode-NESA non noircie mais simplement recouverte avant et pendant l'exposition au rayonnement X, et de l'effacer après l'avoir évaluée ou avant la réalisation de l'image suivante. La figure 3 représente le mode opératoire dans lequel la transformation de l'image en rayon X d'un objet 10 est opérée sur la base d'une modification du potentiel zêta des particules de pigments enfermées dans la chambre à liquide 3. Dans cette figure, la double couche qui est en rapport avec le milieu entourant chaque particule, est représentée sous la forme d'une couronne étoilée.Si l'on suppose que les particules de pigments qui ne sont pas irradiées par le rayonnement X présentent une charge positive par rapport au milieu les particules non irradiées se déplacent vers l'électrode négative ou cathode , alors que les particules qui sont irradiées par le rayonnement voient leur potentiel zêta modifié de telle façon que leur potentiel devient négatif par rapport au milieu et s'accumulent dace fait, sous l'action du potentiel extérieur 8, sur l'électrode positive ou anode 5. Une inversion des charges au contact avec les électrodes est empêchée, dans ce cas, par des couches isolantes 16a et 16b associées respectivement aux deux électrodes. Il est de ce fait possible d'utiliser directement aussi bien l'image positive que l'image négative. La modification ou l'inversion du potentiel zêta qui est une mesure pour la double couche électrique est possible sur la base de deux mécanismes différents ou sur la base de la combinaison de ces deux mécanismes. Dans le premier cas, l'absorption du rayonnement ionisant libère dans les particules de pigments qui contiennent des éléments possédant un nombre atomique élevé, des photons qui peuvent provoquer une modification ou une inversion du potentiel zêta Dans le second cas, une absorption de rayons X peut avoir lieu dans le liquide véhicule, ce qui donne naissance à des radicaux libres ou à des ions (par exemple H + , R + , R - ) et des électrons de solvatisation (e - . Rnn) . R désigne des fractions de molécules du solvant organique.Les porteurs de charge libres coagissent réciproquement avec les particules de pigments voisins et avec leurs doubles couches, ce qui conduit à une modification du potentiel zêta ou à une inversion de la double couche. Pour la mise en oeuvre du procédé qui a été explicité à l'aide de la figure 3, on peut utiliser comme liquide de traitement, entre autres une dispersion d'élément à Z ;t 20 ou descomposes de tels éléments dans des hydrocarbures aliphatiques, aromatiques ou halogénés. Pour la radiographie, on peut utiliser avec avantage des substances à l'aide desquelles on peut fabriquer des pigments par exemple noirs, gris, bleu foncé ou brun foncé .Parmi ces substances on peut citer les métaux tels que le fer, le bismuth, le plomb, les terres rares, les oxydes métalliques tels que le MnO2 , le Mn203, le Mn304 , ie PbO2 (brun-noir), le FeO, le Cu0 (noir), des sulfures métalliques tels que le FeS (noir), le PbS (gris-noir), des halogénures de métaux, tels que le CuBr2 (brun-noir) et des pigments anorganiques tels que le bleu de Prusse Fe4 rFe (con)6~73 , le bleu de manganèse BaMnO4 + BaS04 , le bleu de cobait CoO . A1203 , le bleu de Berlin K . Fe g Fe (CN)67 et le bleu de Turnbull Fe / fie2 (CN)6,72 .De bons résultats ont été obtenus avec une dispersion de fer finement divisé dans l'huile de silicone M 100 (commercialisée par la société Bayer). Dans la mesure où les pigments qui sont appropriés pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, ne peuvent pas former facilement une suspension, on peut éventuellement utiliser un autre type de suspension ou de dispersion, dans lequel l'agglomération des particules en suspension est de plus, ou principalement, empêchée par la configuration stérique des porteurs de pigments. Dans ce cas, les particules individuelles suspendues dans le milieu de dispersion sont cons tituées par le support de pigment proprement dit qui constitue le noyau et qui porte une charge déterminée, ainsi que par un grand nombre de ligands ou des groupes chimiques qui s'étendent dans le milieu de dispersion. Ces nombreuses ramifications empêchent, par leur extension spatiale, l'agglomération des particules. Le noyau de particules lui-même est habituellement cons titué par un polymère, par le pigment et par des additions qui déterminent la charge. Dans tous les procédés de reproduction décrits jusqu'ici, il est conseillé de mettre en route la pompe de transvasement 27 entre les différentes phases opératoires de la formation de l'image? afin qu'à l'état de départ s'établisse une répartition uniforme des porteurs de charge dans la chambre à liquide 3, et pour qu'on puisse éviter un appauvrissement pro gressif en particules de pigments du liquide de traitement, par suite d'une consommation de pigment qui intervient pendant l'opération de réalisation de l'image. A cet effet, il convient de fermer l'interrupteur 9 afin que la tension du réseau ne puisse pas perturber la répartition statique des porteurs de charge pendant cette phase opératoire. Avantageusement, l'interrupteur 9 qui contrôle l'application dudit potentiel pourrait être relié, de façon alternée, à l'interrupteur 30 qui commande la pompe. Dans la figure 4 on a représenté les deux moitiés 44 et 45 d'une chambre d'image radiographique, qui sont reliées entre elles à l'aide d'une charnière 46. Sur le côté qui est opposé à la charnière 46, on a prévu un dispositif de fermeture qui est constitué par une patte 48 articulée sur la partie inférieure 44 de la chambre et coagissant avec une cheville 47 portée par la partie supérieure 45 de ladite chambre. Les deux parties de la chambre sont conformées de manière à aménager entre elles une distance d. Cette distance, qui a été exagérée dans la figure 4 pour une meilleure visibilité, est en fait choisie de manière que lorsque la chambre est fermée, le sachet 49 qui est rempli avec du liquide de traitement et qui est disposé entre les deux moitiés de chambre 44 et 45 présente, pendant l'irradiation aux rayons X,une épaisseur sensiblement uniforme de 1 à 2 mm. Cette épaisseur maximale de la suspension qui est contenue dans le sachet en feuille mince 49 résulte d'une part du fait que l'on doit obtenir un pouvoir de résolution d'environ 2 lp/mm suffisant pour un diagnostic médical et que par ailleurs la tension nécessaire entre les électrodes ne doit pas être supérieure à 104 - 105 V/cm. Dans la chambre d'image , on a prévu des électrodes 50 et 51 qui portent, de l'extérieur contre les parois du sachet 49, pendant lexposition, et qui, à l'aide des conducteurs 52 et 53 sont reliées à un potentiel extérieur, I1 en résulte de ce fait une disposition analogue à celle de la figure 3, si l'on considère que les parois du sachet 49 qui portent, dans la figure 4, contre les électrodes 50 et 51 correspondent aux couches isolantes 16a et 16b prévues dans la disposition selon la figure 3. Contre les parois intérieures du sachet 49 se déposent de ce fait, pendant l'irradiation aux rayons X, les particules chargées du liquide de traitement enfermé dans le sachet, sous la forme d'une image positive et d'uneimage négative de l'image formée par le rayonnement X.Si le sachet 49 est ensuite ouvert le long d'une arête de rupture 49a, chacune des deux images peut être utilisée pour établir un diagnostic et être archivée. Ainsi que cela ressort de la figure 5, le dispositif selon la figure 4 se prête pour un examen radiologique qui ne serait pas lié localement, par exemple pour des essais de matériaux. Dans ce cas, le sachet 49 est mis en place dans une chambre d'image 54, 55 qui est réalisée avec un matériau flexible (telle mince) ou rigide ou qui est constituée à l'aide d'éléments préformés, ladite chambre d'image étant susceptible de s'appliquer étroitement contre une pièce tubulaire 56 à soumettre à des essais. Dans cette pièce tubulaire 56 est disposée une source de rayons X 57. Aux moitiés de chambre 54 et 55 sont fixées les électrodes flexibles 58, 59 qui sont reliées à un potentiel extérieur par l'intermédiaire de conducteurs 52, 53. REVENDICATIONS 1 - Procédé radiographique, du type dans lequel le rayonnement X à reproduire est absorbé dans un volume de liquide enfermé entre une cathode et une anode, et dans lequel on dispose, dans le voisinage de l'une des deux électrodes, un support d'enregistrement sur lequel se déposent, sous l'influence du rayonnement X absorbé dans ledit volume de liquide et du champ électrique des électrodes, des particules chargées suivant une configuration qui correspond à L'image formée par le rayonnement X, caractérisé par le fait que le volume de liquide (3) est constitué par une suspens ion ou une dispersion, dans un liquide diélectrique, de particules de pigments qui comportent au moins un constituant à poids atomique élevé. 2 - Procédé radiographique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le constituant à poids atomique élevé des particules de pigments présente un nombre atomique d'au moins 17. 3 - Procédé radiographique selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les particules de pigments sont constituées par des pigments photoconducteurs tels que le 22tri0 , le 30znO le 34Se ou le 48 CdS 2 4 - Procédé radiographique selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les pigments photoconducteurs sont dispersés dans un solvant aliphatique. 5 - Procédé radiographique selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les pigments photoconducteurs sont disper-sés dans un hydrocarbure tel que l'isopentane, le cyclohexane, l'isodécane ou l'isododécane. 6 - Procédé radiographique selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le volume de liquide est formé par une dispersion de métaux ou de composés métalliques dans un hydrocarbure aliphatique, aromatique ou halogéné. 7 - Procédé radiographique selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le volume de liquide comporte une dispersion de métaux lourds tels que le fer, le plomb, le bismuth ou les terres rares. 8 - Procédé radiographique selon la revendication 6, caractérise par le fait que le volume de liquide comporte une dispersion d'oxydes métalliques,de sulfures métalliques ou d'halogénures métalliques de coloration foncée, par exemple le MnO2 , le Mn203 , le Mon304 , le PbO, le PbO2 , le CuO, le PbS, le Fe0, le Fe203 ou le FeS. 9 - Procédé radiographique selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le volume de liquide comporte, en dispersion, des pigments anorganiques de coloration foncée tels que le Fe4 g Fe (CN)6 73 , le BaMnO4 + BaSO4 , le CoO . A1203 ou le K. Fe tFe (CN)6 7 . 10 - Procédé radiographique selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le volume de liquide est formé par une suspension à empêchement stérique. 11 - Procédé radiographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'à l'aide du rayonnement X, on augmente la conductibilité des particules de pigments en suspension ou en dispersion dans la chambre ou l'espace formé entre l'électrode de cathode et l'électrode d'anode, lesdites particules de pigments présentant une certaine charge par rapport au milieu , que pendant l'irradiation au rayons X, on maintient dans la chambre à liquide un potentiel qui provoque la migration des particules chargées en direction de l'électrode qui possede une polarité opposée à celle que possede lesdites particules, qu'au niveau de cette électrode qui agit comme électrode à injection, les particules dont la conductibilité a été augmentée par suite de l'irradiation subissent une inversion de leur charge et se déplacent en direction de l'electrode opposée, et que les particules dont la charge a été ainsi inversée sont recueillies, avant d'atteindre ladite électrode de polarité opposée, par un support d'enregistrement.isolant. 12 - Procédé radiographique selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'électrode à injection est une électrode en SnO2. 13 - Procédé radiographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'à l'aide du rayonnement X le potentiel zêta des particules de pigments suspendues ou dispersées entre les électrodes, est modifié de manière que lesdites particules se déplacent, sous l'influence du champ extérieur maintenu pendant l'irradiation, soit vers la cathode ou vers l'anode où lesdites particules sont recueillies par une couche isolante agissant comme support d'enregistrement. 14 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait qu'à une source de rayonnement X (11, 57) est associée une chambre à liquide (3, 49) située entre une électrode de cathode et une électrode d'anode (4, 5, 50, 51) et dans laquelle est enfermée une suspens ion ou une dispersion de particules de pigments dans un liquide diélectrique, les particules de pigments comprenant au moins un composant de poids atomique lourd à nombre atomique au moins égal à 17. 15 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la suspension est formée par une dispersion, dans un solvant aliphatique ou dans un hydrocarbure tel que l'isopentane, le cyclohexane, l'isodécane ou l'isododécane, de pigments photoconducteurs tels que le 22TiO2 , le 30ZnO, le 34Se ou le 48CdS 16 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que dans l'espace ou la chambre située entre les électrodes est enfermée une dispersion de métaux ou de composés de métaux lourds tels que le fer, le plomb, le bismuth ou les terres rares dans des hydrocarbures aliphatiques, aromatiques ou halogénés. 17 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la dispersion enfermée entre les électrodes contient des oxydes métalliques, des sulfures métalliques ou des halogénures métalliques de coloration foncée, tels que le MnO2, le Mn203 , le Mn304 , le PbO, le PbO2, le CuO, le CuBr2 , le PbS, le FeO, le Fe203 ou le FeS. 18 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la dispersion enfermée entre les électrodes contient des pigments anorganiques de coloration sombre tels que Fe4 g Fe (CN)6 73 , le BaMnO4 + BaS04 , le CoO . A1203 ou le K. Fe tFe (CN)67 19 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que le volume de liquide enfermé entre les électrodes est constitué par une suspension à empêchement stérique. 20 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait qu'il est prévu un dispositif de transvasement par pompe (27) pour le volume de liquide (3). 21 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que l'une des deux électrodes (4, 5) est réalisée sous la forme d'une électrode à injection. 22 - Dispositif selon la revendication 21, caractérisé par le fait que l'électrode à injection contient du SnO2. 23 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que l'on dispose une couche isolante (16, 16a, 16b, 49) devant l'une au moins des deux électrodes (4, 5, 50, 51). 24 - Dispositif selon la revendication 23, caractérisé par le fait que l'on prévoit un dispositif de transport et de guidage (12 - 15) déplaçant un support d'enregistrement diélectrique (16) devant l'une des deux électrodes (4, 5). 25 - Dispositif selon la revendication 24, caractérisé par le fait que l'espace ou la chambre à liquide (3) qui se trouve entre les électrodes assume une position horizontale et que les moyens de guidage (12 - 15) pour le support d'enregistrement (16) déplacent ce dernier d'un plan situé au-dessus du niveau du liquide (17) dans la chambre à liquide et en sens inverse de celle-ci dans ledit plan. 26 - Dispositif selon l'une ou l'autre des revendications 24 ou 25, caractérisé par le-fait que l'on prévoit en aval de la chambre à liquide (3) une installation de séchage (22, 23) et éventuellement un dispositif de découpage (25, 26) pour le support d'enregistrement (16). 27 - Dispositif selon la revendication 26, caractérisé par le fait qu'il comporte, pour le liquide enfermé entre les électrodes ( 4, 5 ) une installation de transvasement à pompe (27 - 43) destinée à réguler le niveau du liquide. 28 - Dispositif selon la revendication 23, caractérisé par le fait que l'on prévoit dans l'espace situé entre les électrodes (50, 51), un sachet en feuille mince (49) recevant le liquide de traitement. 29 - Dispositif selon la revendication 28, caractérisé par le fait que sur au moins trois de ses bords, ledit sachet est pourvu de moyens ou d'amorces de rupture t49a). 30 - Dispositif selon la revendication 28, caractérisé par le fait que les deux moitiés (44, 45) de la chambre d'image sont articulées entre elles à l'aide d'une charnière (46) et que les bords opposés à cette dernière sont pourvues d'un dispositif de fermeture (47, 48). 31 - Dispositif selon la revendication 29, caractérisé par le fait que sur chacun de deux supports souples (54, 55) est montée une électrode flexible.