La présente invention concerne un procédé attaque électrochimique d'un élément en ferrite qui est utilisé comme cathode d'une cellule dgélectrolyse dans des conditions contrôlées pour assurer une attaque adéquate A titre d'exemple dans la fabrication des tetes de transducteurs magnétiques en ferrite il faut que la matière première constituée par la ferrite et qui forme l'élément principal de la tete comporte des gorges Un moyen utilisé de façon habituelle consiste à meuler des gorges dans une paire de blocs de ferrite, puis à les fixer par collage les uns aux autres Cependant dans un tel traitement mécanique la précision des dimensions n est pas suffisante.Cela est particulièrement vrai dans le cas de la fabrication d'une tete magnétique vidéo nécessitant une très grande précision Il est difficile de créer de façon économique des têtes magnétiques ayant des caractéristiques uniformes En outre dans le cas d'un traitement mécanique on rencontre des défauts tels que des distorsions résiduelles dans la tête, ce qui détériore les caractéristiques magnétiques de la ferrite En outre dans le cas d'un traitement mécanique, la tete magnétique que lion peut réaliser est limitée quant a sa géométrie On a également utiliser une attaque chimique Selon cette solution technique on utilise de l'acide fortement concentré tel qu'une solution aqueuse à 50 % d'acide chlorhydrique ou d'acide phosphorique concentré Dans le cas de l'acide phosphorique, on chauffe jusqu'à une température d'environ 503C pour que la vitesse de l'attaque chimique soit suffisante, Dans l'attaque chimique. on applique une couche résistante à la corrosion sur l'élément en ferrite et on lui applique par photographie une forme adéquate puis on enlève les autres parties par développement pour obtenir le modèle d'élément en ferrite Puis on attaque cet élément de ferrite avec de l'acide pour enlever les parties dont le revetement photorésistant a été enlevé au cours du procédé de développement, Cependant dans une telle attaque chimique, il y a une partie importante en contre-dépouille ou en attaque latérale ar l'agent d'attaque chimique traverse le bloc de ferrite et vivent sous le res-ètement résistant? et dépasse le contour prévu De ce fait, il est difficile de réaliser une gorge profonde dans un élément en ferrite en utilisant une attaque chimique La présente invention a pour but-de créer un procédé permettant de réaliser des gorges précises dans un corps en ferrite Selon l'invention, on procéde à une attaque sélective d'un corps en ferrite dans une cellule d'électrolyse en immergeant le corps en ferrite et l'électrode dans un électrolyte de façon que le corps en ferrite et l'électrode soient l'un en face de l'autre On applique une tension négative au corps en ferrite, par rapport à la tension de l'électrode antagoniste On régle la concentration de l'électrode, le rapport entre les surfaces en regard du corps en ferrite et de l'électrode de façon que la tension appliquée n'entraîne qu'un mimimum d'attaque en contredépouille ou d'attaque latérale et réduise au minimum la rugosité de surface Selon une caractéristique particulière de l'inventione l'électrolyte a une concentration comprise entre ODOO5 - 10 mols par litre de solution et le rapport entre la surface exposée du corps de ferrite et la surface exposée de l'électrode est inférieur à 10 ; de plus D on applique une tension redressée comprise entre 3 et 20 volts entre le corps en ferrite et l'électrode La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide des dessins annexés, dans lesquels = la figure 1 est une vue de face de deux blocs de ferrite, à l'état assemblé la figure 2 est une vue arrière de l'installation de la figure 1 les figures 3 et 4 sont des coupes transversales selon les lignes III=III et IV-IV de la figure 1. la figure 5 est une vue en perspective d'une tete magnétique obtenue par le découpage adéquat d'un bloc en ferrite selon les figures 1 a 4 les figures 6 et 7 sont des schémas a échelle très agrandie montrant les diverses étapes de l'attaque chimique - la figure 8 est un schéma d'une installation d'attaque électrolytique d'un corps en ferrite selon le procédé de l'invention - la figure 9 est une microphotographie d'une gorge à attaque sélective obtenue par la mise en oeuvre du procédé de 1' invention la figure 10 est un schéma servant à expliquer les diverses zones de la micrographie de la figure 9. - la figure 11 est une micrographie d'une gorge à attaque sélective obtenue selon les procédés d'attaque chimique de l'art antérieur la figure 12 est un schéma explicatif de là micrographie de la figure ll - les figures 13 et 14 sont des graphiques montrant la relation entre le coefficient d'attaque chimique et les divers paramètres du procédé d'attaque chimique. la figure 15 est un schéma d'un autre appareil utilisable pour la mise en oeuvre du procédé de l'inventionO DESCRIPTION DE DIVERS MODES DE REALISATION PREFERENTIELS DE L'INVENTION Les procédés de réalisation de gorges dans des têtes de transducteurs en ferrites selon l'art antérieur seront décrits ci-après à l'aide des figures 1 a s Au début on réalise une paire de blocs de ferrite 1 et 2 qui sont collés l'un a l'autre par leurs surfaces latérales la et 2a en regard Sur la surface la. du bloc 1 on réalise un ensemble de chemins d'une certaine largeur, délimitant les gorges 3 Ces gorges 3 sont parallèles entre elles et sont écartées d'une distance prédéterminée Chaque gorge s'étend entre les surfaces lb et lc du bloc lr adjacentes a la surface la, suivant sa longueur Le bloc 2 présente sur sa surface 2a une gorge héli cotidale 4 qui se trouve au voisinage immédiat de la surface 2b correspondant à la surface lb du bloc 1 en étant séparée de la surface 2b de façon â définir la profondeur de l'entrefer magnétique s'étendant dans une direction transversale de chaque gorge 3 Il est également prévu une encoche 5 qui est réalisée dans la direction de la gorge 4 suivant le bloc entre la surface 2a et la surface 2c cprrespondant a la surface lc du bloc 1 Les blocs 1 et 2 sont orientés de façon que les surfa opposées la et 2a soient en regard, les surfaces lc et 2c étant dirigées vers le haut et les surfaces lb et 2b étant dirigées ver le bas Puis on introduit des tiges en verre (non représentées) dans l'encoche 5 et a gorge 4 Lorsque les tiges en verre sont mises en placez on chauffe les blocs 1 et 2 Jusqu'à ce que ces tiges en verre, fondent et que le verre s'écoule dans les gorges 3 entre les surfaces la et 2a pour solidariser les blocs 1 et 2 et ne former qu'une seule pièce Les blocs 1 et 2 ainsi liés D sont découpés de façon que chaque ligne de ; ;soupe s étende le long de chaque gorge 3 comm le montrent les lignes en tireté des figures 14 2. et 4. Puis, on enroule un bobinage 6 sur le bloc découpé 2 a travers la gorge 4 pour créer une tete magnétique comme celle représentée a la figure 5 Selon la figure 5 a la référence 8 concerne un dépit de verre dans la gorge 3 et la référence 9 un demi noyau réalisé à l'aide d'une partie du bloc 1 , la référence 10 concerne un demi-noyau réalisé à l'aide d'une partie du bloc 2.Entre les moitiés de noyau 9 et 10, il existe un entrefer magnétique g dont la longueur dans le sens de la largeur de la piste est délimitée par les gorges 3, la profondeur étant délimitée par la gorge 4 Comme indiqué précédemment, ce système mécanique de réalisation de gorges dans des têtes en ferrite ne permet pas une très grande précision et est limité dans son application à des configurations particulières Pour remédier à ces inconvénients, on a proposé une attaque chimique comme représenté schématiquement aux figures 6 et 7 On applique tout d'abord une couche de revêtement 11r résistant à l'attaque chimique, sur le corps en ferrite 15 cette couche correspond a une forme prédéterminée en laissant par exemple une fenêtre Ila à l'emplacement où l'on veut réaliser la gorge dans le corps de ferrite 15 comme le montre la figure 6 Cette couche 11 est obtenue par application par exemple d'une résine photosensible sur le corps de ferrite 15, puis par insola' tion de la couche de résine et développement photographique de celle-ci à l'aide d'un solvant pour obtenir une forme prédéterminée définissant par exemple la fenêtre lla Puis comme représenté à la figure 77 on attaque le corps de ferrite 15 a l'aide d'un acide à forte concentration en traversant la fenêtre lla de la couche résistante Il On forme ainsi une gorge 12 dans le corps de ferrite 15 La gorge 12 formée par l'acide présente un bord attaqué ou en contresdépouille. de largeur relativement grande, et qui provient du fait que l'agent d'attaque chimique s'infiltre dans le corps de ferrite sous la couche résistante 11 à partir du bord de la fenêtre lla Si la profondeur de la gorge 12 est désignée par la référence D comme indiqué à la figure llA, et si la largeur de l'attaque latérale ou en contre dépouille porte la référence R selon la figure 7alors le coefficient d'attaque qui est défini par le rapport D/R est souvent inférieur à î Dans des conditions, il est difficile de réaliser une gorge profonde dans un corps de ferrite par attaque chimique Il est également difficile de réaliser des gorges 3 limitant la largeur de la pister la gorge 4 pour l'enroulement 6 ou encore une encoche 5 de plus grande profondeur qu'environ 10 microns En outrer la couche photorésistante 11 ne résiste pas particulièrement 8 l'acide aux températures élevéesr de sorte que cette technique ne peut pas toujours s'utiliser pour réaliser des gorges de profondeur déterminée Selon l'inventionr comme représenté à la figure 8, il est prévu un agent d'attaque électrochimique 14 dans lequel on immerge des corps en ferrite 15 pour les traiter et on réalise une électrode 16 par exemple en platine, que l'on place à une certaine distance en regard des corps de ferrite 15 On applique une tension continue de 3 à 20 volts entre les corps en ferrite 15 et l'électrode 168 les blocs en ferrite étant négatifs par rapport à l'électrode 16 On peut appliquer la tension de façon continue ou intermittente. Les parties du corps en ferrite 15 à traiter et qui correspondent aux gorges 3 de largeur limitée à la gorge 4 destinée à recevoir l'enroulement 6 et l'encoche 5 r sont exposées à travers les fenêtres llar les autres parties du corps en ferrite 15 étant protégées par la couche résistante 11 comme décrit en relation avec la figure 6 Les corps en ferrite 15 sont reliés par un contact électrique au corps conducteur 17 par exemple réalisé en acier inoxydable ou analogue - une source de tension continue VS est branchée entre l'électrode 16 et le corps conducteur 17 Le rapport entre la surface exposée SF de la face du corps de ferrite 15 (face sur laquelle la couche résistante 11 recouvre le corps de ferrite 15r la surface SF étant toute la surface exposée du corps 15 à travers la fenêtre lla) et la surface SE de l'électrode 16 en regard est un rapport inférieur a îo La concentration de l'agent d'attaque électrolytique 14 est comprise entre 0,005 et 10 mols par litre A la figure 8r la référence 18 concerne un agitateur tel qu'un agitateur magnétique destiné a mélanger l'agent d'attaque électrolytique 14 L'exemple décrit ci=après illustre le procédé de l'invention et les résultats obtenus par la mise en oeuvre de ce procédé EXEMPLE 1 On prend un monocristal de ferrite Mn-Zn contenant 25 mols en pour cent de MnO, 25 mols en pour cent de ZnO et 50 mols en pour cent de Fe203 que l'on polit a la qualité du miroir, puis on applique un revêtement d'une couche résistant à l'attaque chimique, de type négatif, qui est une résine à base de caoutchouc On réalise des fenêtres d'attaque ayant chacune une largeur identique et une forme de bande linéaire que l'on réalise à travers la couche résistante chimiquement, en procédant par exposition et développement connus. Le bloc de ferrite revêtu de la couche d'attaque chimique et une électrode en platine sont immergés alors dans une solution aqueuse d'acide phosphorique d'une concentration de 0,2 mol par litre à la température ambiante On applique une tension continue de 6 volts entre l'électrode et le corps de ferrite, ce corps étant négatif par rapport à l'électrode, de façon à effectuer une attaque électrolytique pendant une durée de 11 minutes. Le coefficient d'attaque D/R, la vitesse d'attaque et l'existence de surfaces concaves ou convexes sur n'importe quelle attaque latérale par le procédé d'attaque électrolytique décrit ci-dessus, ont été comparés aux techniques de l'art antérieur et les résultats sont consignés dans le tableau ciapres. TABLEAU 1 Vitesse d'attaque Concavité ou convexité du côté d'attaque Exemple 1 2-3 4,5 microns/minute pratiquement aucune Comparaison 1/5-1/6 1 micron/minute 5 microns Comparaison 1/5-1/6 0,5 micron/minute 5 microns 2 Les comparaisons 1 et 2 du tableau 1 ci-dessus ont été obtenues par une couche résistance analogue à celle de l'exemple 1 mais en procédant selon les techniques d'attaque chimique de l'art antérieur. La comparaison 1 concerne l'utilisation d'acide chlorhydrique en solution aqueuse à 36 %, à la température ambiante ;la comparaison 2 concerne l'utilisation d'acide phosphorique en solution aqueuse à plus de 85 % d'acide phosphorique à une température de 600C. L'attaque chimique a été effectuée pendant 3 minutes. Comme cela ressort du tableau 1, le coefficient d'attaque résultant du procédé de l'invention est supérieur. a celui obtenu par l'attaque chimique de l'art antérieur, la différence correspondant à un facteur de 12 à 150 Ainsi selon l'invention, on peut réaliser une attaque relativement profonde sur une bande étroite De plus, la vitesse d'attaque est très supérieure à celle de l'attaque chimique selon l'art antérieur, ce qui est tre avantageux du point de vue industriel En outre, le schéma de l'attaque latérale ou de la partie de bord dans laquelle la surface de la ferrite touche la périphérie de la gorge résultant de l'attaque chimique, étant soi convexe soit concave avec une largeur de l'ordre de 5 microns dans le cas des techniques connues alors que selon l'invention, i n'y avait pratiquement aucune surface concave ou convexe On peut ainsi réaliser avec une très grande précision une attaque de modèle très fin selon le procédé de l'invention. Dans l'exemple 1 la couche photorésistante de type négatif était une résine a base de caoutchouc ; toutefois d'autre types de couches résistant à l'attaque peuvent également s'utilis comme par exemple une couche photorésistante de type positif, telle qu'une résine novolac, un film de silice SiO2 déposé sous vide, un film de silice SiO2 projeté ou analogue. EXEMPLE 2 On réalise sur un monocristal de ferrite Mn-Zn une couche résitant à l'attaque chimique ayant la même forme que celle de l'exemple 1 et on utilise comme agent d'attaque électra chimique de l'acide phosphorique à une concentration de 0,1 mol par litre. On applique une tension continue de 4 volts comme source de tension Vs et on effectue une attaque électrolytique pendant 20 minutes. La figure 9 est une microphotographie agrandie 400 fc montrant le corps de ferrite ayant subi une attaque électrochimiq tel que décrit ci-dessus, et dont on a enlevé la couche résistant La figure 10 est un schéma servant à expliquer la microphotograph de la figure 9 La surface de la ferrite 15 portant la référence 20 de la figure 10 est une demi-surface sur laquelle la couche résistante 11 existe toujours et à travers une partie de laquelle on a formé une fenêtre lla en forme de bande La surface portant la référence 21 est une autre moitié dont la couche d'attaque chimique 11 a été enlevée Des deux côtés de la gorge 12 qui est formée par attaque electrolytique on a des parties inclinées 22 obtenues par attaque latérale, alors que la partie de bord 22a de chaque partie inclinée 22 est essentiellement rectiligne.Dans ce cas, la profondeur de la gorge 12 obtenue par attaque était de 42 microns et la largeur de l'attaque latérale était de 14 microns, si bien que le facteur d'attaque D/R était de 3. La figure 11 est une microphotographie analogue a celle de la figure 9 montrant une ferrite dans laquelle on a réalisé une gorge selon les techniques d'attaque chimique connues Dans ce cas particulier, on a utilisé de l'acide chlorhydrique à la température ambiante pour faire une attaque chimique d'une durée d'une minute La figure 12 est un schéma servant à expliquer la microphotographie de la figure 11. La profondeur de la gorge d'attaque 12 est de 2 microns et la largeur de l'attaque latérale atteint 10 microns de sorte que le coefficient d'attaque chimique est égal à 0,2.Dans ce cas, différentes surfaces cristallographi ques ont été exposées à la solution d'attaque chimique par comparaison avec les éléments de comparaison 1 et 2 A la figure 12, les pièces correspondant à celles de la figure 10 portent les mêmes références numériques. Il résulte de ce qui précéde que selon les techniques d'attaque chimique connues, il n'est pas possible de former une gorge profonde, mais également la partie de bord de la gorge présente une concavité ou une convexité importante résultant de l'attaque latérale comme cela résulte de la photomicrographie de la figure 11. La limite inférieure de concentration de l'agent d'attaque électrolytique est de 0,005 mol par litre car si la concentration est inférieure à cette valeur, l'attaque électrolytique est difficile et la vitesse d'attaque est trop faible pour être utilisée en pratique Si la concentration est supérieure à 10 mols par litre, le coefficient d'attaque diminue et la vitesse d'attaque devient extrêmement élevée, de sorte qu'il est impossible de réaliser une forme très fine et de grande précision, en procédant par attaque chimique La figure 13 est un graphique montrant la relation entre la tension continue appliquée entre la ferrite et l'électrode antagoniste, le corps de ferrite étant au potentiel négatif et le coefficient d'attaque égal à D/R Dans le graphique de la figure 13, les courbes 31, 32, 33 correspondent respectivement a une concentration d'acide phosphorique égale à 0,1 mol/1, 0,5mol/1 et 1,0 mollo Comme le montre le graphique de la figure 13, dans les plages de concentration décrites ci-dessus, les coefficients d'attaque chimique sont pratiquement les mêmes mais comme la concentration de l'agent d'attaque augmente, le coefficiént de l'attaque diminue Il résulte également du graphique de la figure 13 que lorsqu'on applique une tension dans une plage comprise entre 3 et 20 volts, il n'y a pas de différence notable dans le coefficient d'attaque chimique alors que si la tension appliquée est inférieure à 3 volts, le coefficient d'attaque diminue consi dérablement La tension appliquée ne doit pas dépasser 20 volts, car si elle dépasse 20 volts le dégagement de chaleur devient important et des fissures se forment dans la ferrite par suite de la dilatation thermique lorsque l'agent d'attaque électrolyti que est à concentration relativement élevée, Si l'agent d'attaque électrochimique est a une faible concentration et si une tension supérieure à 20 volts est appliquée, on a une phase différente à lustre métallique qui se dépose à la surface de ferrite ou encore le métal de l'électrode antagoniste commence à s'enlever Si l'on utilise une électrode de carbone, on dépose une phase différente dans ces conditions extrêmes On peut utiliser n'importe quel matériau pour réaliser l'électrode à condition que ce matériau soit suffisamment conduc teur d'électricité et résiste à l'agent d'attaque électrolytique. A titre d'exemple, on peut utiliser pour l'électrode des matériaux tels que du platine, de l'acier inoxydable, du carbone. La figure 14 est un graphique montrant la relation entre le rapport SF/SED rapport dans lequel SF est la surface exposée de ferrite et SE est la surface de l'électrode antagoniste comme cela a été indiqué précédemment ; le coefficient d'attaque est égal à D/R Dans le graphique de la figure 14, les courbes 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47 correspondent aux cas dans lesquels la tension de la source d'alimentation Vs est respectivement égale a 2, 3, 4, 9, 14, 18, 20 volts. Dans tous les cas on a utilisé comme agent d'attaque de l'acide phosphorique à une concentration de 0,1 mol/l r Comme cela résulte du graphique de la figure 14, lorsque la tension de la source d'alimentation diminue, le coeffi cient d'attaque diminue également o lorsque le rapport SF/SE augmente, le coefficient d'attaque tend à diminuer.Lorsque le rapport SF/SE augmente et atteint en particulier une valeur supérieure à 10 la densité du courant électrique ne reste plus uniforme et des différences apparaissent dans l'attaque chimique Pour augmenter le coefficient d'attaque chimique, il est souhaitable que la tension appliquée entre l'électrode antagoniste et le corps en ferrite soit supérieure a 4 volts et que le rapport SF/SE soit inférieur à 5 Pour obtenir les données indiquées aux figures 13 et 14, on a effectué l'attaque électrolytique Jusqu'à obtenir une attaque latérale (R) égale à 20 microns. Dans les exemples ci-dessus, on a utilisé comme agent d'attaque électrolytique de l'acide phosphorique en solution aqueuse. On peut toutefois utiliser d'autres agents d'attaque y compris des solutions d'acide phosphorique dans de l'méthanol des solutions aqueuses d'acide perchloriquer des solutions d'acide perchlorique dans de 1'méthanol, des solutions aqueuses d'acide oxalique, des solutions aqueuses d'acide chlorhydrique ou analogues Il n'est pas toujours nécessaire que le champ électrique créé entre la ferrite a traiter et l'électrode antago niste soit limité à l'utilisation d'une source de tension branchée entre l'électrode antagoniste et la ferrite, directement ou par l'intermédiaire d'un corps conducteur , cette tension peut égale ment être créée indirectement. Par exemple, on peut disposer une autre électrode sans la relier à la ferrite et en l'immergeant dans le liquide d'attaque, sur le côté opposé a l'électrode anta goniste, cette électrode étant reliée à l'électrode négative de la source de tension pour créer ainsi de façon indirecte un champ électrique Il a été confirmé que si l'attaque électrolytique était effectuée avec une ferrite reliée au pôle négatif, la vitesse de l'attaque était remarquablement élevée et l'attaque latérale limitée , l'attaque peut se faire avec une grande précision si l'on compare ces résultats au cas d'une attaque obtenue avec une ferrite reliée au pôle positif A titre d'illustration en se reportant à l'exemple 1 de l'invention on a effectué une attaque à une vitesse de 4î5 microns par minute en reliant le corps de ferrite à l'électrode négative En inversant la polarité de la tension appliquée, c'estmàLdire en reliant la ferrite a l'électrode positive de la source de tension et l'électrode de platine à la borne négative et en utilisant une solution aqueuse d'acide phosphorique de 0e2 mol/1 comme agent d'attaque D et en appliquant une tension de 20 volts, on a obtenu une vitesse d'attaque de seulement 0r1 micron par minute En utilisant une solution aqueuse d'acide phosphorique de 3 mols/l comme agent d'attaque chimique et en appliquant une tension de 6 volts et e inversant de la même manière la polarité, on a obtenu une vites d'attaque de seulement 0 5 micron par minute La figure 15 est un schéma d'une installation pour 1 mise en oeuvre du procédé de l'invention On fait tourner un organe rotatif 52 réalisé par exemple en un matériau conducteur, à l'aide d'un moteur non représenté par l'intermédiaire d'une courroie 50 et d'une poulie 51. Un corps conducteur 1 sur leque des corps en ferrite 15 sont reliés électriquement est monté sur l'organe rotatif 52 en contact électrique avec celui-ci l'électrode antagoniste 16 est fixée a l'organe rotatif 52 par l'intermédiaire des entretoises isolantes 54 pour assurer une distance prédéterminée entre les corps en ferrite 15 et l'électt antagoniste 16 On applique une source de tension VS entre l'électrode antagoniste 16 et le corps conducteur 17 par l'inter médiaire de l'organe rotatif 52 Lorsque l'organe rotatif 52 tourne dans le bain 13, l'agent d'attaque électrolytique 14 est agité et l'attaque électrolytique se produit Dans les exemples ci-dessus, on a utilisé un monocristal de ferrite Mn-Zn bien que le procédé de l'invention puiez s'appliquer non seulement aux monocristaux mais également aux ferrites polycristallines en donnant de bons résultats En outre, le procédé d'attaque chimique de l'inventj peut être appliqué non seulement a des matériaux a aimantation douce tels que des ferrites Mn-Zn ou Ni=Zn mais également a des matériaux magnétiques durs tels que des ferrites de baryum ou dE ferrites de strontium, tout en donnant de bons résultats On a obtenu des résultats particulièrement bons en utilisant le procédé de l'invention pour une ferrite Mn-Zn dont composition est située a l'intérieur de la zone définie par les trois points suivarts d'un diagramme ternaire tA : MnO 15 mol %, ZnO 30 mol %e Fe2Cv 55 mol % , B * MnO 40 mol %e ZnO 20 mol %, Fe203 40 mol % , C : : MnO 30 mol %D ZnO 15 mol % Fe203 55 mol % Cette ferrite présente des caractéristiques magnétiques améliore et convient pour réaliser de bonnes têtes de transducteurs magne tiques en utilisart le procédé d'attaque électrolytique selon 1' invention Comme d prit ci-dessus, le procédé de l'invention pi d'attaquer une ferrite pour réaliser des gorges nettes, profondes, de sorte que lorsqu'une telle ferrite est utilisée comme tête magnétique, on ne rencontre plus les défauts des procédés de traitement mécaniques, connus et les têtes magnétiques présentent alors des caractéristiques magnétiques uniformes REVENDICATIONS 10) Procédé d'attaque électrolytique d'un corps de ferrite, procédé caractérisé en ce qu'on immerge le corps dans un agent d'attaque électrolytique ayant une concentration comprise entre 0,005 = 10 mols par litre de solutionr on place une électrode dans cet électrolyte à une certaine distance du corps, le rapport de la surface exposée du corps de ferrite et de la surface de l'électrode étant inférieur à 1OD et on applique une tension redressée de 3 à 20 volts entre le corps de ferrite et l'électroder le corps de ferrite étant a une tension négative par rapport à celle de l'électrode. 20) Procédé selon la revendication 1D caractérisé en ce que la ferrite est une ferrite monocristalline. 30) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ferrite est un monocristal de ferrite Mn-Zna 40) Procédé selon la revendication 1D caractérisé en ce que la ferrite est un monocristal de ferrite Ni-Zn. 50) Procédé selon la revendication 13 caractérisé en ce que la ferrite est une ferrite polycristaîline. 60) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent d'attaque électrolytique est de l'acide phosphorique, de l'acide perchlorique, de l'acide oxalique ou de l'acide chlorhydrique. 7 ) Procédé selon la revendication 1D caractérisé en ce que l'électrode est formée de platine ou d'acier inoxydable. 80) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tension est supérieure à 4 volts. 90) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport est inférieur à S, 100) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on agite l'agent d'attaque électrolytique pendant l'attaque. 110) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on poursuit l'attaque jusqu'à obtenir un coefficient d'attaque supérieur à 2, ce coefficient étant le rapport entre la profondeur de la gorge et la largeur de l'attaque latérale. 120) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent d'attaque électrolytique est de l'acide phosphorique notamment sous forme de solution aqueuse. 130) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps de ferrite est masqué de façon sélective, en surface avec une matière résistant à l'électrolyte, avant d'être immergé dans cet électrolyte.