La présente invention concerne les transmissions et plus particulierement les systemes de signalisation multifréquence qui y sont employés pour assurer la gestion automatique des réseaux. Progressivement les transmissions d'informations ont vu leur champ s' ac- croître en raison, d'une part, de la multiplication du nombre des usagers des réseaux de téléphone public et, d'autre part, de l'apparition de demandes de plus en plus importantes vis- -vis de processus annexes, tel le radiotéléphone. Pour faire face l'extension de ses réseaux, le téléphone public a progressivement automatisé la plupart de ses opérations internes. La mise en communication entre abonnés, autrefois effectuée par des opérateurs, ou operatrices dans les centraux, est désormais l'oeuvre d'automatismes perfectionnés. L'utilisation de systemes de signalisation a fréquences vocales multiples, longtemps réservée à la communication entre centraux, a trouvé depuis une application beaucoup plus large dans l'exploitation générale. C'est désormais à des systemes de signalisation a fréquences multiples que l'on confie la plupart des opérations préparant la mise en communication entre deux abonnés.L'introduction des postes à clavier, pour remplacer les postes à cadran d'abonné, contribue également à la mise en oeuvre de systemes de signalisation très élaborés. Les systèmes de signalisation à fréquences multiples, pour assurer les fonctions complexes qui leur sont dévolues, utilisent un certain nombre de fréquences dans la gamme audible. Ces fréquences sont déterminées par l'organisme d'Etat en ce qui concerne l'exploitation du téléphone public. La désignation numérique des abonnés requiert une émission de signaux numériques. Ces signaux numériques sont émis à partir de plusieurs fréquences vocales, selon un code préétabli. Il existe plusieurs sortes de code multifréquence : les codes normalisés R1, R2, etc.. Le nombre des fréquences vocales qu'ils utilisent est variable d'un code à l'autre. Le code "4 x 4" par exemple comporte huit fréquences réparties en deux groupes de chacun quatre fréquences vocales l'un dc fréquences dites plutôt basses, l'autre de fréquences dites plutôt hautes. Aux Etats-Unis d'Amerique où ce systeme de signalisation est utilisé le groupe des fréquences basses comporte les quatre fréquences : 697 Hz, 770 Hz, 852 Hz, 941 Hz, etpour le groupe des fréquences hautes les fréquences 1210 Hz, 1336 Hz, 1477 Hz et 1630 Hz. En France, on utilise surtout le code normalisé par SOCOTEL, connu sous le nom de code MF Socotel;c'est un code multifréquence à six ou sept fréquences. Pour l'exploitation nationale, cinq fréquences y sont utilisées pour exprimer la numération décimale fO = 700 Hz, f2 = 1100 Hz, f7 r 1500 Hz. fj = 900 Hz, f4 = 1300 Hz, Une sixième fréquence désignée par f11 = 1700 Hz, est exploitée pour les relations internationales. Enfin une septieme fréquence f = 1900 Hz est utilisée sous- le nom de c fréquence de contrôle. Selon ce code français, un signal est constitué par l'émission simultanée de deux courants, ayant chacun une fréquence propre choisie parmi les cinq fréquences f à f7. Il s'agit bien d'un signal numérique dont la signalisation o ressort du jumelage de deux fréquences vocales. Ainsi le chiffre 1 est formé par l'assemblage des deux fréquences f0et f1 de manière que l'on puisse écrire : 1 = f0 + f1 ; 2 = f0 + f2 ; .... 9 = f2 + f7 et ainsi de suite. Le code est asservi, c'est-à-dire que lorsqu'un signal numérique émis est parvenu et a été reconnu du côté récepteur, il ne cesse d'être émis que quand le côté récepteur ayant fait parvenir au côté émetteur un signal de fréquence de contrôle, ce signal prouvant la bonne réception du signal numérique, a lui-même été reconnu par l'émetteur. Cet asservissement occasionne un échange de signaux dans les deux sens. De l'émetteur au récepteur, il s'agit de signaux "avant" ; du récepteur à l'émetteur, il s'agit de signaux "arrière". Afin d'étendre le nombre des informations susceptibles d'être transmises sans augmenter le nombre des fréquences intervenantes au-delà de sept ou huit, on forme dans les deux sens des "séquences" d'informations. Ces séquences sont, elles aussi, codées. Par exemple en ce qui concerne les signaux "avant" on utilise trois types de séquences dites : code d'acces, code numérique, et code de catégorie de l'abonné demandeur. Pour les signaux "arriere", les séquences utilisées sont le code de sélection, le code d'état du demandé, et le code d'identification du demandeur. La totale automaticité des opérations fait intervenir un nombre relativement élevé de fonctions : émission de signaux multifréquence, reconnaissance et identification des signaux et séquences, traduction, émission de la fréquence de contrôle en accusé de réception ; réémission des informations jusqu a épuisement ; interprétation des signaux de libération de lignes, de taxation, et autres. Il convient de ménager la symétricité des opérations dans les deux sens puisque chaque abonné du réseau public est alternativement demandeur et demandé. Les réalisations existantes de circuits de systemes de signalisation comportent, au central, à la suite de ltorgane-maître de commande, un enregistreur matériel ou logiciel pour piloter un ensemble comprenant un émetteur, un récepteur et une logique associée, débouchant sur un coupleur de lignes, dont le rôle est de lancer sur les lignes les signaux élaborés. Un tel systeme a été décrit dans la demande de brevet français déposée au nom de la demanderesse le 26 Juillet 1974 sous le ne d'enregistrement 74 26 100. La logique associée est incluse dans l'ensemble émetteur-récepteur multifréquence ; ; il s'agit d'une logique câblée. Bien que le systeme décrit dans le brevet precité satisfasse aux exigences et normes des PTT français, il offre quelques inconvénients, en particulier le volume important des traitements associés et le fait de ne pas se preter a d'autres usages que celui de-la signalisation conventionnelle pour laquelle il a été réalisé. A lui seul l'enregistreur téléphonique associé occupe environ un demi-cadre PENTACONTA ; le coupleur de lignes est relativement volumineux lorsqu'il est réalise selon une technique électro-mécanique. Pour remédier à ces divers inconvénients, on a d'abord pensé à remplacer le coup leur de lignes classique par un coupleur de lignes entierement électronique; tel celui qui a été décrit dans la demande de brevet français déposee par la demanderesse le 14 Janvier 1977 sous le n d'enregistrement 77 01 070. Pour ménager à l'ensemble du système de signalisation une plus grande plas ticité d'exploitation tout en limitant son dimensionnement global, l'invention propose un système de signalisation multifréquence comprenant, à la suite d'un organe-maltre de la commande, un émetteur-récepteur multifrequence piloté par une unité logique centrale associée à un coupleur de lignes ; systeme remarquable en ce que l'unité logique centrale suivant directement l'organe-maître est une unité de traitement indépendante, apte à recevoir les ordres de l'organe-sattre et possedant une autonomie de fonctionnement suffisante pour reconnattre un code multifréquence prédéterminé, et l'émettre, enchaîner logiquement les échanges de dialogue dans le code choisi et les gérer en assurant avec l'organe-maître des échanges sous forme de signaux regroupés, vérifiés, donc directement exploita- bles par ledit organe-meitre. Cette unité logique centrale est remarquable en ce quelle assume la commande complète de l'émetteur-récepteur et d'un coupleur de lignes éventuellement spécial, totalement électronique. Cette unité logique centrale, asservie à l'organe-maître, est remarquable en ce qu'elle gère, enchaîne et met en forme les informations traitées, regroupées et vérifiées, nécessaires à l'organe-maître, et en ce qu'elle prévient ledit organe-maître lorsqu'elle est en état de les lui communiquer de manière à ce qu'il prenne en compte les messages et les défauts après exécution desdits traitements. Le système de signalisation selon l'invention est encore-remarquable en ce que l'unité logique centrale de commande, réalisée autour d'un microprocesseur banal, est apte à lui communiquer la propriété dtinterconnecter un réseau de radiotéléphone à un réseau du téléphone public aussi bien que celle d'échanger des signaux supportés par des fréquences radio. Le systeme de signalisation selon l'invention est encore remarquable en ce que l'unité logique centrale qu'il inclut est susceptible d'assumer des échanges de signalisation entre centraux téléphoniques et entre abonné et central dans tous les codes de fréquences existants, notamment les codes normalisés Rî, R2, ME SOCOTEL à six ou sept fréquences, code clavier, etc... Le système de signalisation est encore remarquable en ce que ltorgane- maître étant libéré de toutes les fonctions de reconnaissance, d'émission de signaux, d'enchaînement, de gestion, d'échanges de dialogue, et de formulation élaborée est indépendant du code multifréquence géré par ladite unité logique centrale. Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaltront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins ci-annexés dans lesquels La figure 1 illustre l'agencement, groupé en blocs fonctionnels, du systeme de signalisation selon l'invention. La figure 2 fournit la représentation schématique d'une forme de réalisation de la structure de 11 unité logique centrale de commande d'un systeme de signalisation conforme à l'invention. La figure 1 illustre 11agencement des divers éléments du systeme de signalisation, groupés en blocs fonctionnels. L'unité logique centrale de commande 1 est reliée en amont à l'organe-mattre 6, en aval au bloc 7, lequel comprend les blocs émetteur 2, récepteur 3, et coupleur 4. Du bloc coupleur 4 émanent les lignes de transmission 5.Les blocs 6, 1 et 7 sont interconnectés entre eux, d'une part par des interconnexions à double sens 16,' 16' entre l'organe-maltre 6 et l'unité logique 1 ou encore par des interconnexions à sens unique, le plus souvent multifilaires, telles les interconnexions 17 et 17' de l'unité logique centrale 1 au bloc émetteur 2, 17" de l'unité logique 1 au bloc récepteur 3, 17"' du récepteur 3 vers l'unité logique centrale 1, î7 de l'unité logique centrale 1 vers le coupleur 4 et 17v de l'unité logique 1 à l'émetteur 2. A l'intérieur du bloc 7 émetteur-récepteur-coupleur, il existe un certain nombre de liaisons : la liaison téléphone 18 de l'émetteur 2 au coupleur de lignes 4. il existe encore deux liaisons téléphone entre le ou les récepteurs 3 et le coupleur de lignes 4 ; l'une 14 pour l'écoute-code, l'autre 14' pour l'ecoute- fréquence de contrôle fc. La plupart des liaisons schématisées sont multifilaires en particulier les liaisons 16, 16' qui schématisent des "bus" pour I1 acheminement des données dans les deux sens. La distribution fonctionnelle illustrée par la figure 1 est tout-à-fait caractéristique de l'invention car l'unité logique centrale 1 y est directement reliée à l'organe-maître pilote 6. Or, dans tout agencement de circuit de signalisation précédemment connu, ltorgane-mâîtres qui peut être un calculateur de central téléphonique, est associé à un enregistreur matériel ou logiciel,pour présider à ltenvoi des signaux numériques. La logique de commande est alors soumise audit enregistreur téléphonique comme cela est décrit dans la demande de brevet précitée C'est grâce à la structure de l'unité logique centrale de commande 1 et à la multiplicité des fonctions qu'elle assume que l'enregistreur peut être supprime. En effet dans la structure préconisée selon I'invention, l'unité logique centrale de commande 1, assure, à elle seule, les fonctions qu'assument ltenre- gistreur matériel ou logiciel de la technique classique et la logique associée à la commande des émetteur etrécepteur dans l'agencement précédemment connu. Ce cumul de fonctions précédemment assurées par deux types d'appareils, enregistreur et logique câblée,est assumé ici par l'unité logique centrale de commande en raison du fait que cette unité logique est agencée à la façon d'un mini-ordinateur approprié pour assumer les fonctions de traitement et de dialogue. La figure 2 fournit un schéma illustrant une forme de réalisation de ladite logique centrale de commande désignée par la référence 1 de la figure 1. La forme de réalisation illustrée qui va être décrite a été conçue pour satisfaire aux normes du téléphone public français, en particulier aux normes SOCOTEL. Il s'agit d'un ensemble logique architecturé autour d'un microprocesseur 21. Une horloge à quartz 20 fournit le temps de base à l'ensemble. Le microprocesseur 21 comporte un "bus de données" entrée et sortie, 32 ; une sortie contrôle C et une sortie d'adresse A. Ces deux dernières sorties C et A sont reliées à une logique de sélection 23. L'unité logique centrale comporte une mémoire vive 27 et une mémoire morte 28,de volume plus important, pour le stockage du programme Sur la figure 2, la mémoire morte 28 est constituée par les quatre blocs fonctionnels 28', 28", 28"' 28"". Les blocs B2, B3, B4 désignent trois bases de temps à l'aide desquelles sont engendrées les deux fréquences à émettre et les sept fréquences à recevoir, conformément aux normes du code SOCOTEL.La base de temps B2 est affectée d'un compteur, les bases de temps B3 et B4 de trois compteurs chacune. L'unité logique centrale comprend plusieurs interfaces : une première interface 25 d'entrée et sortie qui, par l'intermédiaire d'une interface d'adaptation 26, réceptionne et restitue des informations sur les bus d'entrée et de sortie schématisées par les flèches larges venant de et allant vers ltorgane-maî- tre 6, non figuré sur la figure 2.Une seconde interface d'entrée et sortie 30 est reliée > d'une part, au bus général 32 et à la mémoire 28' et'autre part, vers le coupleur de lignes 4 par le câble multifil 17"",vers l'émetteur 2 par le câble unifil 17v qui achemine le gain,et au récepteur 3 dans le sens entrant par le câble multifil 17"'. Le câble multifil 17" évacue les six fréquences f à f et la fréquence de contrôle f vers le récepteur. Les deux câbles 17" o il c et 17"' ont chacun sept fils Une base de temps accessoire B1 est adjointe en 24 ; elle est reliée,d'une part,au bus général 32 et à la logique de'sélection 23 ; en sortie, d'autre part, à une entrée du microprocesseur 21 et à une logique de remise à zéro 22 elle-même reliée au microprocesseur 21. Enfin une logique de pulsation des alimentations 29 est reliée à la logique de sélection 23 et à chacune des mémoires partielles de la mémoire morte 28. Chaque mémoire partielle est encore reliée : la première 28' à l'interface 30 et les mémoires suivantes aux bases de temps : la mémoire 28" à la base B2, la mémoire 28"' à la base B3, la mémoire 28"" à la base B4. Dans la réalisation considérée le microprocesseur 21 est un microprocesseur toutes applications d'un type commercialisé courant. -La mémoire vive 27 est une méire -de 256 mots de huit bits dont les dimensions sont faibles et le prix de revient peu élevé. La mémoire morte 28 est d'une capacité globale de 4 kilooctet. Elle est ici partagée en quatre éléments d'une capacité unitaire de un kilooctet chacun. Les alimentations de cette mémoire de stockage du program- me sont pulsées par unités partielles d'un kilooctet (28', 28", 28"', 28""). Le fonctionnement est le suivant. Préalablement aux opérations, on a stocké les informations du programme dans la mémoire morte 28. La base de temps B2 délivre deux signaux f et fc2 périodiques de forme carrée. La fréquence de ces signaux est égale à huit fois la fréquence des signaux analogiques qui doivent être émis selon le code SOCOTEL. La fréquence des signaux qu'émet la base de temps B2 est pilotée en temps réel par le microprocesseur 21 par suite de l'action sur les registres de ladite base de temps en fonction des fréquences à émettre : fo, fll 2 4 f7, f11 c ou Ces signaux carrés qui sont émis en permanence attaquent l'entrée des circuits d'émissiontlesquels ont été décrits dans la demande de brevet no 74 26 100 précitée. Lesdits circuits d'émission atténuent les fréquences de façon inversement proportionnelle à l'atténuation moyenne des lignes téléphoniques, en ce qui concerne les six premières fréquences. En ce qui concerne la septieme fréquence f une commande de gain supplémentaire en réalise l'attenuation. Comme cette c commande de gain n'attaque que le premier circuit d'émission, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 2, la fréquence f doit toujours etre délivrée à partir c du premier circuit d'émission. Quant à la détection des fréquences reçues on doit remarquer que le bloc de détection des sept fréquences du code multifréq;eace SOCOTEL nécessite la génération par l'unité logique ventrale de sept signaux carrés de fréquence égale à huit fois la fréquence des signaux à détecter. Ce travail est effectué, en permanencè, par les trois bases de temps B2, B3 et B4 pilotées par le microprocesseur 21. Les registres de commande des sept compteurs, dont un est sur la base B2 et les six autres sur les deux autres bases Ba et B4, à raison de trois sur chaque base, sont chargés , au début de l'opération et une fois pour toutes, par le logiciel du microprocesseur 21. Les fréquences engendrées excitent,en permanence, les circuits des deux canaux de réception : canal de code et canal de contrôle. Les canaux de réception fournissent un comQte-rendu de présence sur sept bits, en parallèle, de chacune des fréquences à recevoir. Le microprocesseur 21 effectue le transcodage en binaire naturel et l'archivage des chiffres reçus. La commande du coupleur de lignes 4 est transférée de la logique 1 par la liaison 1s"elle consiste essentiellement à actionner des portes analogiques, montées en permutation, vis- -vis des paires : émission et réception sur ligne téléphonique, dtune part ; écoute-code et ecoute-fc, d'autre part. Les paires sont associées en direct "émission-écoute code" et "réception ligne écoute f " dans une position, et en croise "émission-écoute f 1 et "réception c c ligne-écoute code" dans l'autre position. Le coupleur de lignes agit sur les deux paires de liaison 14 et 14' en "permuteur". Pour le reste de ses fonctions le coupleur 4, entierement électronique, les accomplit de façon strictement autonome. Ainsi il recopie le signal de la paire émission sur la ligne téléphonique ; il assure la réjection du signal émis sur la paire de réception ligne téléphonique de façon suffisante, en conformité avec les spécifications techniques : CNET, sT/RCC/ECR/89 Le coup leur électronique utilisé dans la réalisation décrite a titre d'exemple est construit selon la description donnée dans la demande de brevet nO 77 01 070 précitée. En ce qui concerne l'unité logique centrale Ij elle est entierement asservie au calculateur 6 qui la précède, Mais le dialogue avec ltorgane-maltre est possible. En effet, le calculateur de conanande 6 formule des requêtes sur un "bus" d'entrée de quatre bits en parallèle. Ce "bus" peut encore être étendu a huit bits si besoin est. Les requêtes provoquent une interruption aupres du microprocesseur 21 qui les prend en charge pour les satisfaire. Le "bus't à quatre bits permet de distinguer seize requêtes différentes. Lorsque la réponse à une requête est prête, l'unité centrale répond sur le bus de sortie de quatre ou huit bits. Cette réponse comporte deux temps : dans un premier temps l'unité centrale délivre une en-tête de réponse qui se fait, en écho de la fonction demandée, sur quatre bits, puis un compte-rendu de niveau d'erreur, sur quatre bits, reflétant la bonne, ou imparfaite, exécution de la requête ; dans un second temps elle délivre un complement de réponse dépendant de la fonction demandée et permettant l'acheminement des informations requises par ltorgane-maître. Il peut s'agir par exemple du numéro du demandé. Les informations délivrées sont ensuite tamponnnées dans cne file d'attente sur un "buffer FIRST-IN" ou "FIRSToUT" dit "FIFO". Un appel à 1 'organe-maître est émis quand le message entier est incius dans le 'buffer FIFO". La base de temps accessoire B1 est utilisée pout engendrer les temporisations du dialogue multifréquence et une interruption de sécurité, implantée selon le mode dit en "chien de garde". La logique 22 de remise a zéro du logiciel fournit une interruption soit au retour des tensions d'alimentation,soit sur l'intervention de l'interruption produite pour la sécurité du mode "chien de garde" de la base de temps B1. La base de temps B1 est obligatoirement rechargée en permanence par le logiciel du microprocesseur tant que celui-ci demeurezoperationnel de maniera a inhiber la génération de l'interruption de "chien de garde". L'interruption enmode "chien de garde" se produit donc automatiquement à l'instant où,parsuite d'une erreur du logiciel, le rechargement ntintervient pas dans le délai prévu qui est généralement bref.Dans la réalisation décrite,ce délai est de 10 secondes selon la définition donnée au logiciel. On voit que les fonctions d'un enregistreur -émetteur-récepteur multifréquence sont toutes assumées par le systeme de signalisation décrit dans une application au téléphone public français avec codage selon les spécifications du SOCOTEL. Les avantages de la solution conforme à l'invention sont importants. Au point de vue fonctionnel tout d'abord on remarque que la réalisation préconisée est indépendante du code multifréquence utilisé. I1 est en effet aisé de transposer le circuit de façon à réaliser unesignalisation en code "4 x 4" en mémorisant un programme adéquat avec huit fréquences. Le volume et l'encombrement dimensionnel du système de signalisation préconisé est considérablement réduit. Le remplacement d'un enregistreur logiciel encombrant tel celui employé dans le système décrit dans la demande de brevet nO 74 26 100 précitée par une unité centrale groupée autour d'un microprocesseur du commerce constitue un allegement=considérable. Le remplacement d'un coupleur classique par un coupleur tout électronique contribue aussi à la réduction de l'encombrement. - Le fait d' introduire un périphérique "INTELLIGENT11 limite le temps d'occupation de I'organe-maître , ce qui constitue un autre avantage appréciable. Au niveau du logiciel, le calculateur lui ; me devient indépendant du code utilisé, ce qui constitue, comme on l'a mentionne au point de vue fonctionnel, un avantage considérable. L'utilisation de l'unité logiquecentrale améliore les performances de la multifréquence. Elle augmente la précision sur-la fréquence obtenue. On a pu constater quel'imprecision passe de 2,5 pour mille à 1,8 pour mille en utilisant le système préconisé selon l'invention. De plus on a constaté une diminution de la diaphonie entre 1 'ENTREZ et la SORTIE du. coupleur électronique. Cette diminution atteint 20 à 40 db,au au lieu de 10 à 20 db dans les systemes précédemment connus. Enfin il y a une nette amélioration au niveau des tests. En effet I'eff ploitation des tests opérés en fonctionnement est-plus souple. De plus, le nombre des possibilités de tests est accru. Il suffit par exemple de procéder à l'adjonction d'une mémoire supplémentaire pour- rendre de nouveaux tests possibles En fait, entre tous ces avantages divers celui qui apparaît majeur consiste à conférer à l'agencement du système de signalisation une souplesse remarquable. Il est du ressort de l'homme de l'art d'ajuster un programme différent dans le montage préconisé de manière à modifier les performances en sortie. Le système de signalisation peut être rendu valable pour d'autres codes que celui pour lequel l'exemple est ici décrit. Or, avec la logique calée associée à I'émetteurrécepteur multifréquence des systèmes classiques, une telle extension était impensable. Etant donné la plasticité du montage du mini-ordinateur que constitue l'unité logique centrale de commande, on voit qu'en particulier il devient possible de pratiquer une interconnexion entre un réseau de téléphone public et un réseau-de radiotéléphone comme aussi le système peut permettre les échanges multifréquence entre deux réseaux de transmissions radioélectriques. Le système décrit est naturellement capable d'assumer des échanges de signalisation entre centraux dans tous les codes de fréquence existants. On trouve actuellement dans le commerce des microprocesseurs tous usages qui permettent de réaliser l'unité logique centrale à peu de frais, les composants complémentaires étant d'un nombre restreint et de performances courantes. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec des exemples particuliers de réalisation, on comprendra clairement que ladite description est faite seulement à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1. Système de signalisation pour transmission d'informations du type multifréquence comprenant, à la suite d'un organe-maltre, un émetteur-récepteur multifréquence commandé par une logique de commande et agissant sur un coupleur de lignes2 caractérisé en ce-que la logique de commande, constituée en unité logique centrale de commande, est apte à assumer trois fonctions principales consistant à - reconnattre un code multifréquence prédéterminé et a l'émettre, - gérer, tout en assurant la logique- de leur enchaînement, les échanges de dialogue propres au code choisi, - et assurer, à destination de ltorgane-maître, les échanges au niveau, non pas de signaux élémentaires, mais sous forme de signaux regroupés, vérifiés, directement exploitables pour ledit organe-maître, de sorte que l'unité logique centrale de commande, montée directement à la suite de l'organe-maître, déleste ledit organe-maître de toutes les opérations de servitude qu'il assume dans un montage conventionnel. 2. Système de signalisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'unité logique centrale de commande est constituée à la façon d'un miniordinateur architecturé autour d'un microprocesseur, lequel.peut être d'un type commercialisé, courant. 3. Système de signalisation selon la revendicatiou 1 ou la reve;dication 2, caractérisé en ce que le coupleur de lignes qu'il inclut est d'un type totalement électronique. 4. Système de signalisation selon l'une ou l'autre des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'unité logique centrale qui y est incluse est apte à assumer des échanges de signalisation, tant entre centraux qu'entre l'abonné et le central, selon un code prédéterminé choisi parmi les codes de fréquences existants, notamment : code R1, code R2, code MF SOCOTEL à six ou sept fréquences, code clavier 5.Système de signalisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'unité logique centrale, y assumant les fonctions de reconnaissance, d'émission, de gestion et enchaînement-des échanges de dialogue, de regroupement et vérification des signaux, confère à l'organe-maître une indépendance totale à l'égard du code géré par ladite unité logique centrale, de telle sorte que toute modification du code de fréquence adopte n'entralne pas de conséquence pour l'organisation dudit organe-maÎtre. 6. Système de signalisation multifréquence selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'unité logique centrale incluse est apte à lui communiquer la propriété d'interconnecter un réseau de radiotéléphone à un réseau de téléphone public aussi bien qu a échanger des signalisations supportées par des fréquences radio.