L'invention concerne une composition à usage buc- cal qui favorise l'hygiène buccale et, particulièrement, une composition à usage buccal pour traiter, lutter contre et/ou inhiber la gingivite. - Une multitude de produits ont antérieurement été pro- posés et utilisés pour lutter contre la plaque dentaire, les calculs dentaires, le tartreles caries, la mauvaise haleine et la gingivite, mais aucun ne s'est avéré entièrement satis- faisant. Par exemple, certains de ces produits se sont révélés instables en présence des agents tensio-actifs anioniques généralement présents dans les préparations classiques à usage buccal. Un certain nombre de ces pro- duits, comme les agents cationiques à base d'ammonium qua- ternaire, exercent une fonction antibactérienne qui, de façon indésirable, tend à altérer ou à détruire la micro- flore normale de la bouche et/ou du tube digestif. L'acide trans-4-(aminométhyl)cyclohexane-1-carboxyli- que, dit ci-après acide tranexamique ou TA, répondant à la formule H2NH2C tD.... COOH s'est avéré être un agent très efficace pour lutter contre, inhiber ou empêcher la gingivite (cf. demande de brevet japonais No. 39818/74). Ce composé est non-antibactérien et à la différence des agents antibactériens, est un inhibi- teur spécifique de l'inflammation, du saignement et/ou du gonflement des gencives. Le TA se présente sous la forme d'une poudre cristal- line blanche ayant une température de décomposition d'en- viron 380 à 390'C. Il présente des bandes d'absorption infrarouge caractéristiques à 1637, 1535 et 1383 cm. Il est très soluble dans l'eau, peu soluble dans l'éthanol chauffé, et pratiquement insoluble dans la plupart des sol- vants organiques. Un procédé pour sa synthèse ou pour l'isoler de ses mélanges cis-trans est décrit dans le bre- vet des E.U.A. 3.499.925. Bien que le TA se soit révélé inhiber de façon très souhaitable la gingivite, etc.., on a également découvert 2- que son usage danslacavité buccale conduit à une coloration des surfaces dentaires, ce qui réduit sérieusement une plus large utilisation de ces fonctions inhibitrices. L'invention a ainsi pour but de fournir une composi- tion à usage buccal contenant du TA ainsi qu'un procédé pour son utilisation, produisant relativement peu ou pas de coloration des surfaces dentaires. D'autres buts,avan- tages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre. On peut atteindre ces buts grâce à la présente inven- tion qui repose sur la découverte qu'a faite la Demande- resse que l'inclusion d'un peroxydiphosphate, en particu- lier de peroxydiphosphate tétrapotassique, dans une compo- sition à usage buccale contenant du TA, empêche ou inhibe la coloration des surfaces dentaires qui est normalement provoquée par le TA, sans réduire de façon sensible ou- significative les effets antigingivite et autres effets souhaitables de TA. Suivant certains de ses aspects, l'invention est re- lative à une composition à usage buccal qui comprend un véhicule acceptable pour l'usage buccal, de l'acide trane- xamique (ou un de ses sels) qui provoque la coloration des dents et, comme additif anti-coloration, une quantité efficace, inhibitrice de coloration, d'un peroxydiphosphate et, de préférence, du sel tétrapotassique (K4P208). On sait qu'un certain nombre de composés peroxydiques sont efficaces pour empêcher la coloration des dents ou pour l'éliminer. Le peroxymonosulfate (Oxone) est efficace pour réduire l'intensité de la coloration des dents. Le brevet des E.U.A. n0 3.988.433 décrit l'utilisation de per- oxyacides organiques pour empêcher ou éliminer la colora- tion due à la présence d'Hibitane, un agent antibactérien. Toutefois, ces substances précitées ne sont pas souhaita- bles à utiliser dans la cavité buccale car elles sont ins- tables dans les systèmes aqueux et parce qu'elles dégagent de l'oxygène actif de façon trop rapide (effet d'explosion) ce qui tend à endommager les tissus mous dela cavité buccale. Dans le brevet des E.U.A. n 4.041.149 on décrit l'usage, en soi, de ces mêmes peroxydiphosphates pour lutter et empêcher la mauvaise odeur de la bouche. Ces sels, qui ne présentent pas d'activité antibactérien- ne significative, sont par eux-mêmes inhabituellement stables en milieux aqueux, nécessitant l'addition des phosphatases de la salive pour engendrer l'anion peroxy- monophosphate qui est lentement hydrolysé en peroxyde d'hydrogène et en orthophosphate à une vitesse directement proportionnelle à la concentration en phosphatase. C'est ainsi qu'une concentration extrêmement basse en phosphata- se peut avoir pour résultat d'engendrer de façon continue du peroxyde d'hydrogène et de l'orthophosphate pendant un laps de temps prolongé, par exemple de plusieurs mois. En outre, le peroxydiphosphate est substantif vis-à- vis des surfaces buccales et se fixe sur, ou réagit avec,les surfaces d'émail des dents, c'est-à-dire les ions Ca++ de l'émail, en fournissant un effet de plus longue durée. Le peroxydiphosphate ne présente pas d'effet "explosif" initial de H202 qui donne à la langue un aspect noir et poilu, car il libère le H20 O plus lentement. A concentra- 2 2 tions équivalentes de peroxydiphosphate et de peroxyde d'hydrogène, il présente le dixième de la quantité d'oxy- gène disponible, par comparaison avec le peroxyde d'hydro- gène. Il s'ensuit qu'il est surprenant que ces peroxydi- phosphates soient des additifs anti-coloration inhabituel- lement efficaces, comme décrit ici. N'importe lesquels des peroxydiphosphates de métaux alcalins ou leurs sels d'acides correspondants qui sont hydrosolubles en une proportion d'environ 0,001% en poids sont utilisables dans les compositions suivant l'invention Comme exemples de ces composés, on citera: le peroxydi- phosphate de potassium (K4P208), le peroxydiphosphate de lithium (Li4P208) , le peroxydiphosphate de sodium (Na4P208), le peroxydiphosphate tripotassique monosodique (K3NaP208), le peroxydiphosphate dipotassique disodique (K2Na2P2082H20 le peroxydiphosphate monopotassique trisodique (KNa3P208), le dihydrogénoperoxydiphosphate monopotassique monosodique (KNaH2P208), le peroxydiphosphate trilithique monopotassi- que (Li3KP208), le peroxydiphosphate dilithique dipotassi- que (Li2K2P208), le peroxydiphosphate monolithique tripo- tassique (LiK3P208), le peroxydiphosphate trilithique mo- nosodique (Li3NaP208), le peroxydiphosphate dilithique disodique (Li2Na2P208), le peroxydiphosphate monolithique trisodique (LiNa3P208), le dihydrogénoperoxydiphosphate monolithique monosodique (LiNaH2P208), et le dihydrogéno- peroxydiphosphate monolithique monopotassique (LiKH2P208), ainsi que le peroxydiphosphate dizincique (Zn2P208), le peroxydiphosphate tétrammonique dihydraté ((NH4)4P208.2H2Q et que les sels d'acides de métaux du groupe II comme le dihydrogénoperoxydiphosphate de baryum (BaH2P208), le di- hydrogénoperoxydiphosphate de calcium (CaH2P208), etc.. Le composé préférable est le peroxydiphosphate tétra- potassique qui se présente sous la forme d'un produitblanc solide cristallin non hydroscopique, stable, inodore, fine- ment divisé, s'écoulant librement, ayant une masse molécu- laire de 346,35 et une teneur en oxygène actif de 4,5%. Le peroxydiphosphate de potassium est hydrosoluble à 47-51% à une température de 0 à 61 C, mais est insoluble dans les solvants courants comme l'acétonitrile, les alcools, les éthers, les cétones, le diméthylformamide, le diméthyl sulfoxyde, etc.. Une solution aqueuse à 2% a un pH d'envi- ron 9,6 et une solution saturée du même composé a un pH d'environ 10,9. Une solution à 10% dans de l'eau à 25 C ne présente pas de perte d'oxygène actif au bout de 4 mois; E à 50 C, une solution à 10% présente une perte d'oxygène actif de 3% en 6 mois. Cette stabilité permet une longue durée de vie utile en magasin des compositions à usage buccal contenant ce peroxydiphosphate. La concentration de ces additifs, dans les composi- tions à usage buccal, peut être très variable; elle est habituellement supérieure à environ 0,01% en poids, sans limite supérieure sauf celle due à des raisons de coût ou d'incompatibilité avec le véhicule. Les proportions efficaces et/ou optimales inhibitri- ces des taches ou de la coloration de cet additif dans tout cas particulier peuvent aisément être déterminées par des essais de routine. On utilise notamment des con- centrations d'environ 0,01 à 10%, de préférence d'environ 0,1 à 6% et, mieux, d'environ 0,3 à 3,0% en poids. Les compositions à usage buccal qui risquent d'être acciden- tellement avalées lors de leur utilisation habituelle con- tiennent de préférence des concentrations plus basses de ces additifs. C'est ainsi qu'un lavage de bouche suivant l'invention contient de préférence moins de 3% en poids de l'additif, de préférence d'environ 0,5 à 2,5% en poids. Les compositions pour dentifrices, les solutions à usage topique et les pâtes prophylactiques, ces dernières à administrer par des professionnels, peuvent de préférence contenir de 1,0 à 6% en poids de l'additif. Il est très souhaitable que l'additif soit présent en un excès molaire par rapport à la quantité de TA, l'agent antigingivite, afin de minimaliser, inhiber ou empêcher au mieuxla colora- tion. Le TA utilisé comme agent antigingivite peut être uti)- lisé sous la forme d'acide libre ou sous la forme-drun sel acceptable pour l'usage buccal, de préférence hydrosoluble, par exemple d'un sel de métal alcalin (Na ou K, par exem- ple), d'ammonium, ou d'ammonium à mono-, di- ou tri-substi- tution en Cl à C18 (par exemple substitué par un alcanol, comme le mono-, di- ou tri-éthanolammonium). De façon re- présentative, on utilise d'environ 0,001 à 10,0%, de pré- férence d'environ 0,01 à 5,0% et, mieux, d'environ 0,03 à 3,0% en poids de cet agent (TA) dans les compositions à usage buccal suivant l'invention. Dans certains modes de réalisation très préférables de l'invention, la composition à usage buccal peut être de caractère pratiquement liquide, et être présentée par exem- ple sous la forme d'un lavage ou rinçage de bouche. Dans une telle préparation, le véhicule est, de façon représen- tative, un mélange hydro-alcoolique. D'une façon générale, le rapport eau/alcool est d'environ 1/1 à 20/1, de préférence de 3/1 à 20/1 et, mieux, d'environ 17/3, en poids. La quan- tité totale du mélange eau-alcool dans ce type de prépara- tion représente habituellement d'environ 70 à 99,9% du poids de la préparation. Le pH de cette préparation liqui- de et autres préparations suivant l'invention est géné- ralement d'environ 4,5 à 9 et, notamment, d'environ 5,5 à 8. Le pH est de préférence d'environ 6 à 8,0. Il est à remarquer que les compositions suivant l'invention peuvent être utilisées dans la bouche à un pH inférieur à 5 sans sensiblement décalcifier l'émail dentaire. Ces préparations liquides pour usage buccal peuvent également contenir un agent tensio-actif et/ou un agent fournissant du fluor. Dans certains autres modes de réalisation souhaitables suivant l'invention, la composition à usage buccal peut avoir un caractère essentiellement solide ou pâteux et être présentée par exemple sous la forme de poudre denti- frice, de comprimé à usage dentaire, de pâte dentifrice ou de crème pour les dents. Le véhicule de ces préparations solides ou pâteuses à usage buccal contient un matériau de polissage. Comme exemples de matériaux de polissage on ci- tera des composés insolubles dans l'eau comme le métaphos- phate de sodium, le métaphosphate de potassium, le phos- phate tricalcique, le pyrophosphate de calcium, l'ortho- phosphate de magnésium, le phosphate trimagnésien, le car- bonate de calcium, l'alumine, l'alumine hydratée, le sili- cate d'aluminium, le silicate de zirconium, la silice, la bentonite, ainsi que leurs mélanges. Les matériaux de po- lissage préférables sont: la silice cristalline présentant des dimensions particulaires pouvant atteindre 5 microns, une dimension particulaire moyenne pouvant atteindre 1,1 micron, et une surface spécifique pouvant atteindre 50.000 cm2/g; le gel de silice; des aluminosilicates de métaux alcalins amorphes complexes; l'alumine hydratée; le phos- phate dicalcique. Le composé qu'il est particulièrement souhaitable d'utiliser est l'alumine, en particulier l'alumine hydra- tée fournie par la Société Alcoa sous la désignation C333, qui contient, en poids, 64,9% d'alumine, 0,008% de silice, 0,003% d'oxyde ferrique, et 0,37% d'humidité à 110 C, qui a une densité de 2,42 et des dimensions particulaires tel- les que 100% des particules sont inférieures à 50 microns et 84% des particules sont inférieures à 20 microns. Lorsqu'on utilise des gels clairs à l'examen visuel, des agents de polissage à base de silice colloidale, comme ceux fournis sous la marque commerciale SYLOID (Syloid 72 et Syloid 74) ou sous la marque commerciale SANTOCEL (San- tocel 100), ainsi que des complexes d'aluminosilicates de métaux alcalins sont particulièrement utilisables, car ils ont des indices de réfraction voisins des indices de réfraction des systèmes agent gélifiant-liquide (compre- nant de l'eau et/ou un humectant) couramment utilisés dans les dentifrices. Beaucoup des matériaux de polissage dits "insolubles" sont de caractère anionique et contiennent également de petites quantités de matériau soluble. C'est ainsi que le métaphosphate de sodium insoluble peut être préparé de toute manière appropriée, comme illustré par Thorpe's Dic- tionary of Applied Chemistry, Volume 9, 4ème Edition, pp. 510-511. Les formes de métaphosphate de sodium insoluble connues comme "sel de Madrell" et "sel de Kurrol" sont d'autres exemples de substances appropriées. Ces métaphos- phates présentent une hydrosolubilité minime et, de ce fait, sont couramment appelés métaphosphates insolubles. Ils contiennent une proportion mineure de phosphate solu- ble, présent à titre d'impureté, représentant habituelle- ment quelques pourcent, par exemple jusqu'à 4% en poids. On peut réduire la quantité de phosphate soluble, qu'on pense comprendre un trimétaphosphate de sodium soluble dans le cas d'un métaphosphate insoluble, en lavant à l'eau. Le métaphosphate de métal alcalin insoluble est, de façon représentative, utilisé sous forme pulvérulente ayant des dimensions particulaires telles que pas plus de 1% environ ne présente de diamètre supérieur à 37 microns. Le matér au de polissage est généralement présent en une proportion représentant d'environ 10 à 99% du poids de la préparation à usage buccal. Il est de préférence pré- sent en une proportion d'environ 10 à 75% dans les pâtes dentifrices, et d'environ 70 à 99% dans les poudres denti- frices. Lorsqu'on prépare des poudres dentifrices, il suffit habituellement de mélanger mécaniquement (par exemple par broyage) les divers ingrédients solides, en les quantités et dimensions particulaires appropriées. Dans les préparations pâteuses à usage buccal, l'asso- ciation définie plus haut de l'agent antigingivite et-de l'additif doit être compatible avec les autres constitu- ants de la préparation. C'est ainsi que, dans une pâte dentifrice, le véhicule peut comprendre de l'eau et un hu- mectant, habituellement en une proportion représentant d'environ 10 à 90% du poids de la préparation. De la gly- cérine, du sorbitol ou du polyéthylène glycol peuvent éga- lement être présents comme humectants ou liants. Comme exemples d'ingrédients liquides particulièrement avanta- geux, on citera le polyéthylène glycol et le polypropylène glycol. Sont également avantageux des mélanges liquides d'eau, de glycérine et de sorbitol. Lorsqu'il s'agit de gels clairs ou translucides, dans lesquels l'indice de réfraction est une considération im- portante, il est préférable d'utiliser d'environ 3 à 30% d'eau, de 0 à 80% environ de glycérine, et d'environ 20 à % de sorbitol, en poids. Un agent gélifiant, comme des gommes ou matériaux gommeux naturels ou synthétiques, no- tamment comme la mousse d'Irlande, la carboxyméthylcellu- lose sodique, la méthyl cellulose, l'hydroxyéthyl cellu- lose, la gomme adragante, la polyvinylpyrrolidone, l'ami- don et, de préférence, l'hydroxypropyl méthyl cellulose et les Carbopols (par exemple 934, 940 et 941) etc..sont ha- bituellement présents dans les pâtes dentifrices, en une proportion pondérale pouvant atteindre 10% environ et, de préférence, d'environ 0,5 à 5%. Dans une pâte ou un gel dentifrice, les matériaux liquides et solides sont utili- sés en des proportions relatives permettant l'obtention d'une masse crémeuse ou gélifiée extrudable hors d'un récipient pressurisé ou d'un tube écrasable, par exemple en aluminium ou en plomb. La préparation solide ou pâteuse, qui, de façon représentative, a un pH (mesuré sur une suspension à 20%) d'environ 4,5 à 9, généralement d'environ 5,5 à 8 et de préférence d'environ 6 à 8,0, peut également contenir un agent tensio-actif et/ou un composé fournissant du fluor. Il est bien entendu que, de façon classique, les pré- parations à usage buccal sont vendues,ou distribuées d'une autre manière,dans des emballages étiquetés de façon appro- priée. C'est ainsi qu'un flacon de rinçage de bouche por- tera une étiquette décrivant la préparation, en substance, comme un rinçage ou lavage de bouche, et indiquant le mode d'emploi; une pâte dentifrice sera habituellement dans un tube écrasable, notamment en aluminium ou un plomb à che- misage interne, ou autre dispositif débiteur à écraser permettant de débiter le contenu, le tube portant une éti- quette décrivant la préparation, en substance, comme étant une pâte dentifrice ou une crème pour les dents. Les compositions à usage buccal suivant l'invention peuvent contenir un agent tensio-actif organique anionique ou non ionique synthétique qui n'est pas un savon, suffisami- ment hydrosoluble, en une proportion d'environ 0,05 à 10, de préférence d'environ 0,5 à 5% en poids, afin de favori- ser les propriétés mouillantes, détergentes et moussantes du produit. Le brevet des E.U.A. no 4.041.149 décrit de tels agents tensioactifs anioniques appropriés à la colon- ne 4 (lignes 31 à 38) et de tels agents tensioactifs non- ioniques appropriés à la colonne 8, lignes 30 à 68 et à la colonne 9, lignes 1 à 12. Dans certains modes de réalisation suivant l'inven- tion, un composé fournissant du fluor est présent dans la préparation à usage buccal. Ces composés peuvent être lé- gèrement hydrosolubles ou entièrement hydrosolubles. Ils sont caractérisés par leur pouvoir de libérer des ions fluor dans l'eau et par le fait qu'ils ne réagissent pra- tiquement pas avec les autres composés de la préparation à usage buccal. Parmi ces substances, on citera des fluo- rures minéraux tels que des sels solubles de métaux alca- lins, de métaux alcalino-terreux et de métaux lourds, com- me, par exemple, le fluorure de sodium, le fluorure de potassium, le fluorure d'ammonium, le fluorure de calcium, un fluorure de cuivre comme le fluorure cuivreux, le fluo- rure de zinc, un fluorure d'étain comme le fluorure stan- nique ou le chlorofluorure stanneux, le fluorure de baryu% le fluorosilicate de sodium, le fluorosilicate d'ammonium, le fluorozirconate de sodium, le monofluorophosphate de sodium, les mono- et di-fluorophosphates d'aluminium, ain- si que le pyrophosphate de sodium et de calcium fluoré. Les fluorures de métaux alcalins et d'étain, comme le fluorure de sodium et le fluorure stanneux, le monofluorophosphate de sodium et leurs mélanges sont préférables. La quantité de composé fournissant du fluor dépend, dans une certaine mesure, du type du composé, de sa solu- bilité, ainsi que du type de la préparation à usage buccal mais doit être une quantité non toxique. Dans une prépara- tion solide à usage buccal, comme une pâte dentifrice ou une poudre dentifrice, une quantité dudit composé libérant au maximum environ 1% par rapport au poids de la prépara- tion est considérée satisfaisante. On peut utiliser toute quantité minimale appropriée de ce composé, mais il est préférable d'utiliser une quantité suffisante de composé afin de libérer d'environ 0,005 à 1% et, de préférence, environ 0,1% d'ion fluorure. Par exemple, lorsqu'il s'agit de fluorures de métaux alcalins et de fluorure stanneux, ce constituant est présent en une proportion représentant jusqu'à environ 2% du poids de la préparation et, de pré- férence, d'environ 0,05 à 1%. Lorsqu'il s'agit de mono- fluorophosphate de sodium, le composé peut être présent il en une proportion pondérale pouvant atteindre 7,6% mais qui est, de façon plus représentative, de 0,76% environ. Dans une préparation liquide pour usage buccal, comme un lavage de bouche, le composé fournissant du fluor est habituellement présent en une quantité suffisante pour li- bérer jusqu'à 0,13% environ, de préférence d'environ 0,0013 à 0,1, et, mieux, environ 0,0013% en poids de fluo- rure. Il faut faire remarquer, à ce stade, que l'inclusion d'un composé fournissant du fluor, en particulier de MFP (monofluorophosphate de sodium), dans les compositions à usage buccal suivant l'invention doit être très judicieuse et sélective car on a découvert que cette inclusion a sou- vent pour résultat l'obtention de compositions à usage buc- cal qui virent au jaune ou au marron en cours de vieillis- sement et/ou de magasinage, du fait, semble-t-il, de l'effet du composé fluoré sur la stabilité du TA utilisé *comme agent actif. Diverses autres substances peuvent être incorporées dans les préparations à usage buccal suivant la présente inventions en prenant les précautions précitées. Comme exemples de ces substances on citera: des agents de blanchiment, des conservateurs, des silicones, des composés de chlorophylle ainsi que des substances am- moniées comme l'urée, le phosphate diammonique, et leurs mélanges. Lorsqu'on les utilise, ces adjuvants sont incor- porés dans les préparations en des proportions qui n'ont sensiblement pas d'effet défavorable sur les propriétés i et caractéristiques souhaitées. On peut également, en prenant les précautions préci- tées, utiliser tout matériau aromatisant,ou flaveur, ap- proprié. Comme exemples de constituants aromatisants ap- propriés, on citera des essences aromatisantes comme l'essence de menthe crépue, l'essence de menthe poivrée, l'essence de wintergreen, l'essence de sassafras, ainsi que les essences de girofle, de sauge, d'eucalyptus, de marjolaine, de canelle, de citron et d'orange, et le sali- cylate de méthyle. Comme exemples d'agents édulcorants ap- propriés, on citera: le saccharose, le lactose, le malto- se, le sorbitol, le cyclamate de sodium, la périllartine, l'APM (ester méthylique de l'aspartylphénylalanine) et la saccharine. Il convient que les agents aromatisants et édulcorants représentent ensemble d'environ 0, 1 à 5% ou plus de la préparation. Lorsqu'on prépare les compositions à usage buccal suivant l'invention, comprenant l'association ci-dessus définie d'agents antigingivite et d'additif dans un véhi- cule acceptable pour usage buccal qui comprend habituelle- ment de l'eau, il est préférable d'ajouter l'additif après que les autres ingrédients (à l'exception, peut-être, d'une partie de l'eau) ont été mélangés ou été mis en con- tact les uns avec les autres. Par exemple, on peut préparer un rinçage ou lavage de bouche en mélangeant de l'éthanol et de l'eau avec des essences aromatisantes, un agent tensioactif nonionique, un humectant, le TA utilisé comme agent antigingivite, un édulcorant, un colorant, puis l'additif défini cidessus, et en ajoutant éventuellement une quantité supplémentaire d'eau. On peut préparer une pâte dentifrice en préparant un gel à l'aide d'un humectant, une gomme ou un agent épais- sissant comme l'hydroxyéthyl cellulose,un édulcorant et en ajoutant à ces substances un matériau de polissage, un agent aromatisant, un agent antigingivite, une quantité supplémentaire d'eau, puis l'additif défini ci-dessus. Lors de la mise en oeuvre de l'invention, une composi- tion à usage buccal suivant l'invention, comme un lavage de bouche ou une pâte dentifrice contenant du TA à titre d'agent antigingivite en une quantité efficace pour favori- ser l'hygiène buccale, ainsi que l'additif ci-dessus défini en une quantité permettant de réduire la coloration des surfaces dentaires résultant sinon de la présence de l'agent antigingivite, est régulièrement appliquée sur l'émail dentaire à une fréquence d'environ 5 fois par se- maine à 3 fois par jour, à un pH d'environ 4,5 à 9, géné- ralement d'environ 5,5 à 8 et, de préférence, d'environ 6 à 8. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de la présente invention. Sauf autre indication, toutes les proportions indiquées sont expri- mées en poids. Le tableau I ci-dessous illustre l'activité anti- taches ou anti-coloration de l'additif préféré suivant l'invention, K4P208. Les caractéristiques de coloration des dents d'un témoin aqueux (solution aqueuse de TA à 1,0% en poids) et d'une solution aqueuse contenant 1,0% en poids de TA et 2,0% en poids de K4P208 sont évaluées en mettant chacune de ces solutions en suspension avec de l'hydroxyapatite (Biogel), une protéine salivaire spéci- fique, une source de carbonyle (par exemple l'acétaldéhyd) et un tampon de phosphate à pH 7. On secoue le mélange à 37 C pendant 18 heures. On sépare par filtration la poudre d'hydroxyapatite colorée, on sèche et on détermine les niveaux de coloration (en unités de réflectance) à l'aide d'un dispositif de mesure des différences de coloration dit "Gardner color difference meter". Exemple 1 TABLEAU I Solution agueuse Reflectance Différence-Rd Témoin 60,7 -- TA à 1% 44,9 +15,8 1% de TA + 2% de K4P208 58,2 -13,3 (par comparaison avec TA) Les résultats du tableau I mettent en évidence l'effi- cacité surprenante des peroxydiphosphates utilisés comme additifs suivant l'invention pour inhiber la coloration des dents habituellement provoquée par TA.Exemple 2 On anesthésie (au Na-Nembutal) 40 chiens bigles de pure race de 15 à 24 mois, et on procède à un traitement prophylactique complet: c'est-à-dire qu'on élimine par détartrage les dépôts durs et calcifiés à la surface des dents, puis on polit à la pierre ponce. On utilise une solution de révélateur (Erythrosine-Provident Hoyt Lab) afin de s'assurer de l'élimination complète des dépôts mous et durs. On maintient les chiens à un régime de nour- riture molle (aliments pour chien Purina broyés, impré- gnés d'eau afin d'obtenir une pâtée molle). On n'autorise aucune substance dure au cours de l'étude. On répartit les animaux en 4 groupes, et on traite chaque groupe 2 fois par jour à l'aide de la solution d'essai. La solution à tester est appliquée en pulvérisant doucement ( à l'aide d'un flacon pulvérisateur) toutes les surfaces de la den- tition. On maintient la gueule de chaque animal fermée pendant une minute afin de permettre la mise en contact de la solution avec la dentition. On applique environ 5 à 6 ml de solution par traitement. On poursuit le traitement jours par semaine, pendant les 6 semaines du test. L'étude est faite doublement "en aveugle". On évalue la formation de plaque et de gingivite sur 4 3 2 1 les dents P, P,P,C I, P4, P3, P2 Il à gauche et à droite, suivant le protocole opératoire de Loe et Silness. On utilise une solution de révélateur afin de pouvoir voir la plaque. On évalue le saignement des gencives en appli- quant une douce pression des doigts sur les gencives. Les résultats des essais sont rapportés:-au tableau II avec indication des solutions utilisées. TABLEAU Il Solution Plaque Coloration Gingivite Naobre de aqueuse points de saignement/ points to- taux à risque Placebo (eau désionisée) 2,00+0,24 0,26+0,15 1,25+0,24 53/200 Solution de - TA à 1% 2,00+0,23 0,52+0,21 1,07+0,12 14/190 K4PO8 à 2% 1,80+0,27 0,29+0,18 1,0_0,05 4/200 1% de TA 2% de K4P208 1,90+0,14 0,27+0,15 0,97+0,26 4/200 Les résultats rapporMés au tableau II mettent en évidence la - surprenante efficacité des additifs suivant l'invention pour inhiber la coloration des dents habituellement pro- voquée par le TA, sans réduire l'activité antigingivite. En fait, les additifs ont en outre pour propriété de réduire encore le saignement des gencives. Exemple 3 Poids, % Hydroxypropyl méthyl cellulose 2 Alumine (hydratée) 49,0 Polyéthylène glycol 600 33,3 Benzoate de sodium 0,5 Saccharine sodique 0,2 Lauryl sulfate de sodium 1,5 K4P208 3,0 Acide tranexamique 1,0 Flaveur (environ 60% de salicylate 1,0 de méthyle, 32% de menthol, 3% d'eugénol et % de cinéol) Eau, q.s. pour faire 100%. Exemple 4 Poids, % Métaphosphate insoluble 48,0 Polyéthylène glycol 600 35,8 Benzoate de sodium 0,5 Saccharine sodique 0,2 Lauryl sulfate de sodium 1,5 Flaveur(comme à l'exemple3) 1,0 Silice colloidale 6,0 K4P208 3 Acide Tranexamique 1,0 Eau, q.s. pour faire 100% Les exemples 3 et 4 illustrent des compositions pour dentifrice à pouvoir colorant réduit, suivant l'invention. On peut utiliser d'autres constituants classiques à la place ou en plus de ceux indiqués, comme précédemment indi- qué: par exemple on peut remplacer le polyéthylèneglycol 600 par d'autres agents gélifiants comme Pluronic F-127 (polyoxypropylène polyoxyéthyléné), Laponite (argile Mg- Al-Si) ou Carbopol 940. 16 2475899 REVENDICATIONS 1. Composition à usage buccal, comprenant un véhicule acceptable pour usage buccal, de l'acide tranexamique à titre d'agent antigngivite nonantibactérien et dont on a remarqué que l'utilisation conduit à la formation de taches ou à-l.Ia décoloration des surfaces dentaires et, comme additif anti-taches ou anti -coloration, une quantité efficace, inhibitrice de coloration, d'un peroxydiphospha- te. 2. Composition suivant la revendication 1,-caractéri- sée en ce que l'additif est le peroxydiphosphate tétra- potassique. 3. Composition suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle contient d'environ 0,001 à 10,0% en poids de l'agent antigingivite non-antibactérien et d'environ 0,01 à 10,0% en poids de l'additif. 4. Composition suivant la revendication 1 ou 2, carac- térisée en ce qu'elle contient d'environ 0,03 à 3,0% en poids de l'agent antigingivite et d'environ 0,3 à 3,0% de l'additif. 5. Composition suivant l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisée en ce que le véhicule est une solution hydroalcoolique et la composition est un rinçage de bouche ayant un pH d'environ 4,5 à 9. 6. Composition suivant l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisée en ce que le véhicule comprend un véhicule liquide et un agent gélifiant, il y aprésence d'un matériau de polissage_ acceptable pour usage dentaire, et la composition est une pâte dentifrice ayant un pH d'environ 4,5 à 9.