La présente invention concerne les dispositifs de protection et notamment des locaux privés ou professionnels, par exemple maisons isolées, banques, restaurants, etc. Elle a pour objet un dispositif électronique permettant de réaliser des fonctions multiples et complexes avec une très grande souplesse pour donner l'alarme dans les circonstances les plus diverses. Par exemple, quand le local est vide pendant la nuit, ou le jour, en cas d'agression pendant l'occupation normale du local. On connait déjà des dispositifs qui assurent la surveillance d'un local isolé ou non, en l'absence de tout personnel, et qui déclenchent une alarme, sonore, lumineuse ou autre, lorsqu'une personne non autorisée pénètre dans les lieux ou s'en approche, ou tente de forcer une serrure, d'ouvrir une porte ou une fenêtre. Le dispositif peut comporter un radar, pour surveiller l'approche du local, ainsi que d'autres détecteurs contrblant les ouvertures, portes et fenêtres, des points de passage, etc... L'alarme peut déclencher une sirène extérieure, provoquer l'éclairage des locaux, établir un signal téléphonique etc... I1 existe d'ailleurs sur ces dispositifs une règlementation qui prescrit certaines conditions pour l'homologation de ces matériels et l'autorisation pour leur mise en vente, La plupart des appareils connus présentent l'inconvénient d'être peu adaptables aux divers locaux à protéger. I1 faut donc dans chaque cas concevoir un dispositif approprié. L'invention a pour objet un dispositif de protection particulièrement bien adaptable à des locaux très différents, exploités normalement dans les conditions les plus variées, et pour un prix de fabrication comparativement réduit. Le dispositif selon l'invention comporte un certain nombre d'entrées pour des capteurs, une inhibition temporaire pour au moins une entrée, pour permettre aux personnes autorisées d'entrer dans les lieux, et y effectuer un désarmement de la surveillance, une commande d'armement et d'arrêt, ou de désarmement, un déclencheur, et des moyens d'alarme, tels qu'une sirène, des éclairages, qui peuvent être les éclairages habituels des locaux. Avantageusement, le dispositif peut comporter un limiteur de durée de fonctionnement de l'alarme, en particulier de la sirène. Selon une caractéristique de l'invention, l'armement > et surtout le désarmement du dispositif, est effectué par l'intermédiaire d'une serrure å codage, dont le code peut être modifié simplement, sans limitation de fréquence. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'un mode de réalisation de 1' invention, donnée à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins ci-joints qui représentent: - la figure 1, un schéma d'ensemble du dispositif; - la figure 2, schématiquement le principe de fonctionnement de la serrure. Les différents éléments du dispositif selon l'invention sont groupés en fonctions, dans des cadres repérés A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K. Chacun de ces cadres peut correspondre par exemple à une carte enfichable, un circuit imprimé, ce qui est avantageux au point de vue de la fabrication, mais n1 est pas nécessaire. En particulier, certains organes pourraient être groupés différemment. La première fonction A est le détecteur. Il comporte quatre entrées 1, 2, 3, 4 qui peuvent entre prévues pour recevoir les signaux les plus divers: 1, signal de hold-up ou d'agression, c'est-à-dire susceptible de déclencher l'alarme en temps ordinaire d'occupation normale des locaux 2, surveillance de l'état des lignes et du dispositif; 3, une entrée temporisée ; et, 4, une entrée instantanée. Cette fonction A comporte, comme indiqué sur le dessin, des ponts et des portes pour délivrer un signal en cas de modification du courant de ligne (coupure, court-circuit, mise à la terre, etc. .) On peut en outre prévoir que le court-circuit entre une ligne (2 par exemple) et une des autres délivre un signal d'alarme. Après ce premier traitement, les lignes 1 et 4 sont amenées àla synthèse D qui reçoit en outre quatre autres voies 5, 6, 7, 8 directes et instantanées. La ligne 3 passe par la fonction B d'inhibition temporaire. Cette fonction comporte notamment un monostable B1, un retardateur à la retombée B2, par exemple d'une seconde et une porte "ou" B3. On agit sur le monostable par la commande 11 d'inhibition temporaire. Un témoin 12 de cette commande peut etre prévu. La porte B3 délivre un signal d'horloge qui est injecté par la ligne 24 sur le mono stable E1 de la commande E de marche, arret et tempori station, et le monostable B1 délivre un signal de remise à zéro RAZ, au mono stable E1 par la ligne 25, une dérivation passe par le retardateur B2. Cette fonction inhibition fonctionne de la façon suivante. Si un signal est reçu sur la ligne 3, la porte B3 envoie un signal au monostable E1 qui, par la temporisation E2 v enverra un signal à la synthèse D, ce qui déclenchera l'alarme. Mais, si l'on actionne l'inhibiteur 11, un signal RAZ, qui bloque le monostable, ainsi que le retardateur par mesure de sécurité, empêchera l'alarme. L'inhibiteur est réglé pour agir pendant un certain temps. S'il n'y a pas de signal sur la ligne 3 et si l'on actionne l'inhibiteur 11, un premier signal d'horloge est envoyé par B1, B2, 33 au monostable E1, et un second signal RAZ est envoyé directement. Quand l'inhibiteur cesse d'agir, le signal RAZ cesse aussitt, tandis que le retardateur à la retombée maintient le signal d'horloge sur le monostable, qui, sans signal RAZ, déclenche l'alarme. Ainsi, si l'on actionne l'inhibiteur sans confirmer ensuite, dans le délai de réglage de celui-ci, en actionnant le désarmement, le dispositif déclenche l'alarme. La ligne 2 de surveillance est branchée sur le monostable C1 de réglage de la durée du déclenchement en cas de signal sur la ligne de surveillance. Un contrôle 13 de défaut de surveillance, avec une mise en mémoire et un amplificateur, est avantageusement prévu. Le dispositif comporte avantageusement une carte de synthèse D sur laquelle sont rassemblées, outre les quatre voies 5, 6, 7, 8, la voie 4 et la voie 1, la voie 2 après passage par la surveillance C, et la voie 3, après passage par les fonctions B et E, en provenance du mono stable E1 à travers le retardateur E2. Les entrées sont groupées deux par deux sur les portes OU-NON D1, D2, D3 etD4 . La porte D1 est connectée à l'inverseur D5, qui est lui-mame branché par la ligne 27 à la porte "OU" F1 du déclencheur F, et à la porte "OU-NON", F2. Les trois portes D2 > D3 et D4 sont connectées à la porte "ET-NON", D6 , qui est connectée, par la ligne 28 à la porte F1 . La commande E de marche, arrêt et temporisation reçoit, en plus des ligues 24, 25 et 26, les lignes 14 de commande d'armement et 15 de commande d'armement et d'arrzet, provenant toutes les deux de la serrure K qui sera decrite plus en détail ci-après en regard de la figure 2. Ces deux lignes attaquent le bistable E3 qui envoie un signal 9 sur la temporisation réglable E4. On prévoit avantageusement un témoin 16 de la commande et un réarmement manuel 17. La fonction déclencheur F comporte, outre les portes F1 et F2 un monostable F4 qui délivre un signal "q" sur la ligne 29 et un signal complémentaire q sur la ligne 30. Le dispositif est avantageusement utilisé avec un enregistreur de contrôle, par exemple à bande enregistreuse, et le dispositif peut comporter à cet effet un contrôle de commande 18, placé à la sortie de la temporisation E4, avec un amplificateur, comme représenté. De même, le dispositif comporte un contrôle d'alarme 20 pour l'enregistreur branché par l'intermédiaire d'un amplificateur sur la ligne 29. Enfin, un témoin 19 peut être monté, comme représenté, en sortie d'une porte "OU", F3 placée entre les sorties des portes F1 et F2 Les sorties "q" et "q" du monostable F commandent les alarmes, en particulier, la sirène extérieure J, par l'intermédiaire d'un amplificateur I et d'un limiteur H de durée de fonctionnement, et les alarmes intérieures 21. La fonction G comporte un modulateur ou oscillateur G1, dont la fonction est de fournir la fréquence nécessaire aux alarmes et adapter la forme de tonde, par exemple pour moduler la sirène aux prescriptions règlementaires, et une porte "OU-NON" > G . L'oscillateur reçoit la ligne 30 de commande de blocage, qui bloque 1'oscillateur et la porte. Le limiteur H comporte une temporisation règlable H1 attaquée par le signal "q", limitant le fonctionnement de la sirène à une durée choisie, par exemple une à trois minutes, en bloquant la porte H2 "ET-NON". Les alarmes intérieures 21 sont branchées, avec un amplificateur en amont de la porte H2 et leur fonctionnement n' est pas limité dans le temps. En outre, on prévoit un témoin 22 de validation sirène et une commande 23 de validation de blocage. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. Comme on l'a vu plus haut, une alarme sur une des entrées 1 à 8 provoque un signal sur une des sorties 27 et 28 des portes D5 et D6 J soit directement, soit après passage du signal par la fonction surveillance C (entrée 2), ou par la fonction inhibition B (entrée 3). De même un signal est provoqué par actionnement de l'inhibiteur 11 non suivi d'un désarmement. Si un signal apparaft sur la ligne 28, un signal est transmis à la porte F1 . Si le dispositif est armé, par la serrure K et la commande 14, il n'y a pas de signal RAZ sur le mono stable F4 la porte F1 délivre un signal à ce mono stable qui déclenche les alarmes par l'intermédiaire du modulateur, du limiteur et de l'amplificateur. Si un signal apparaft sur la ligne 27 correspondant aux entrées 1 et 2, le mono stable reçoit un signal par la porte F1. Si le dispositif est armé, il n'y a pas de RAZ et il y a déclenchement. Si le système n'est pas armé, il y a une RAZ permanente, mais le signal de la ligne 27 parvenant aussi sur la porte F2 fait tomber la RAZ, ce qui provoque le déclenchement des alarmes. On voit que l'alarme de hold-up 1 déclenchera l'alarme méme si le système n'est pas armé, ce qui est le cas si une agression se produit pendant l'occupation normale du local. I1 en est de meme de la ligne d'auto-protection qui doit détecter les tentatives d'effraction ou d'endommagement du dispositif à tout instant. Un schéma de principe de la serrure K est représenté sur la figure 2. Elle comporte par exemple trois contacts rotatifs ou roues codeuses 101, 102, 103 à positions multiples, par exemple 10 positions permettant d'afficher une combinaison en lettres ou chiffres. Ces roues des contacts sont actionnées de l'extérieur d'une armoire, tandis qu'à l'intérieur de l'armoire, derrière chaque roue codeuse est prévu un commutateur rotatif 201, 202, 203, par exemple sans chiffre apparent avec déclic au zéro Les contacts et commutateurs sont placés en série comme représenté et une instruction, armement ou désarmement ne peut être donnée qu'en affichant le code correct. Une fois l'armoire ouverte, ce qui ne peut être fait sans déclencher l'alarme qu'après avoir affiché la combinaison correcte, on a accès aux commutateurs rotatifs et l'on peut ainsi changer la combinaison aussi souvent qu'on le désire. Il est prévu une commande armement seul 14 et une commande armement et désarmement 15, permettant de sélectionner les personnes autorisées à armer ou à désarmer le dispositif. On conçoit que certaines personnes seulement soient autorisées à désarmer, alors que le nombre des personnes ayant accès à l'armement soit plus grand, sans toutefois laisser libre l'accès à cette manoeuvre, pour éviter qu'un farceur de mauvais gott ne déclenche l'alarme en pleine occupation des locaux. Les commutateurs électriques ci-dessus peuvent être remplacés par des commutateurs électroniques, chaque- roue codeuse codant son chiffre par exemple en code BCD- (binary code decimal), le changement de code pouvant alors être effectué au niveau de la centrale d'alarme, par exemple avec une carte optionnelle de décodage. Enfin, une alarme technique peut être prévue, si après affichage du code et commande de l'armement ou du désarmement on oublie de brouiller le code. Avantageusement, le dispositif comporte une alimentation secteur, un transformateur, un redresseur et une batterie, le dispositif devant pouvoir fonctionner en cas de panne de secteur. I1 peut être prévu également une sortie de tension continue, 12 V par exemple, pour l'amimentation des détecteurs consommateurs tels que les radars. Les alarmes techniques peuvent signaler la coupure du réseau, la sous-charge ou surcharge de la batterie, etc..., le circuit d'auto-protection 2 contrôlant les appareils et les cables. Le dispositif selon l'invention permet une réalisation compacte et économique, adaptable aux cas les plus divers, m8me pour des locaux de très grandes dimensions. REVENDICATIONS 1. - Dispositif de protection d'un local prévu pour recevoir une alimentation électrique, des signaux d'information et délivrer des signaux de commande sur des sorties, caractérisé en ce qu'il comprend un certain nombre d'entrées, prévues pour être reliées à des détecteurs ou capteurs, une inhibition temporaire pour au moins une entrée, une commande d'armement et une commande d'arrêt, au moins une entrée d'agression assurant le déclenchement même quand le dispositif est placé sur arrêt. 2. - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la commande d'inhibition temporaire est conçue pour déclencher l'alarme, si le dispositif n'est pas désarmé dans un délai déterminé après actionnement de l'inhibiteur. 3. - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que la commande d'inhibiteur comprend une porte "OU", recevant l'entrée à inhiber et une sortie d'un monostable d'actionnement à action temporisée, à travers un retardateur à la retombée, la sortie de la porte étant branchée sur un monostable de commande, et la sortie du monostable d'actionnement étant branchée directement sur la remise à zéro (RAZ) du monostable de commande. 4. - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend un monostable de déclenchement, ayant une entrée recevant les signaux des détecteurs, et une RAZ sur laquelle agit une commande de désarmement ou arrêt, empêchant le monostable de basculer en cas de signaux sur son entrée quand le dispositif est désarmé, l'entrée d'agression et le cas échéant une autre entrée telle qu'une surveillance, ayant une ramification connectée à, et agissant sur,la RAZ, pour la faire tomber. 5. - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend au moins les fonctions suivantes : entrées, inhibition, surveillance, synthèse, armement, déclenchement, modulation, temporisation, amplification, avantageusement réalisées sur des cartes enfichables. 6. - Dispositif selon la revendication 1 comportant une serrure codeuse, avec plusieurs roues codeuses connectées en série, caractérisé en ce que chaque roue codeuse est appairée à un connecteur rotatif permettant de changer le code par simple déplacement du contact de chaque connecteur rotatif. 7. - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend un transformateur, un redresseur, une batterie et une sortie de courant continu. 8. - Dispositif selon une des revendications précédentes caractérisé en ce que la commande d'arrêt, distincte de la commande d'armement est à la fois une commande d'armement et d'arrêt. 9. - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte une alarme technique délivrant un signal, si après affichage du code et commande de l'armement ou du désarmement, on oublie de brouiller le code.