Procédé de traitement d'un élément de maintien élastique en forme d'anneau ou de gaine en vue de la fixation de conduites tubulaires ou autres éléments analogues dans des machines, ap- pareils ou autres ensembles, notamment des aéronefs. La présente'invention concerne un procédé de traitement d'un élément de maintien élastique en forme de gaine, de tube ou d'anneau possédant la propriété technologique de se contrac- ter radialement en cas d'échauffement en vue de la fixation de conduites tubulaires, guidages en forme de tubes ou éléments de machine analogues dans des appareils, des machines ou des véhicules, notamment des aéronefs ou des cellules d'aéronef. Dans la construction des machines et appareils, on utilise, pour revêtir des câbles et groupes de lignes électriques, des enveloppes en genre de gaines qui servent particulièrement à éviter aux lignes des dommages mécaniques. Etant donné que les véhicules en marche subissent des secousses et des vibrations continuelles provoquant souvent une "migration" des enveloppes de protection hors de la zone ainsi troublée si les groupes de lignes sont posés envrac et étant donné aussi que lesdites enveloppes glissent lors du tirage des lignes à travers elles, on a mis au point ce que l'on appelle des gaines contractiles, lesquelles ont la propriété d'entourer serré le faisceau de câbles en supprimant toute possibilité de glissement. Pour monter de telles gaines contractiles, ou bien on les enfile sur le faisceau des câbles avant sa mise en place, puis on les chauffe à environ 200-2500C, en sorte qu'elles se contractent et se fixent en assemblage serré sur ledit faisceau, ou bien on se contente d'enfiler les gaines sur le faisceau avant sa mioeen place et on les pose en cet état en même temps que ce dernier pour ne les traiter à chaud qu'à leur poste définitif. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné,ces gaines contractiles *offrent l'avantage-de reposer sans glissement possible sur leur support et de le protéger de toute détérioration; elles ne remplissent pas d'autre but particulier. Dans la construction des appareils, notamment dans celle des véhicules ou aéronefs, un autre problème que celui d'une protection mécanique extérieure des faisceaux de câbles réside dans la pose de lignes électriques ou de conduites flexibles pour carburant à travers des zones plus ou moins étendues de la cellule de l'aéronef et dans leur arrimage dans des con- ditions de place étroitement limitée et d'accessibilité loca- lement difficile, car on se heurte à des dispositifs d'ordre structural ou fonctionnel des plus divers qui ne laissent à d'autres éléments de construction que de faibles hauteurs disponibles pour leur insertion. L'aménagement de ces zones pour la pose des conduites d'alimentation flexibles précitées s'effectue souvent par l'intermédiaire de tubes guidés recti- lignes ou courbés dans l'espace qui, non seulement, sont d'une pose pénible lors du montage, mais aussi doivent être fixés au prix de beaucoup de temps aux membrures ou à d'autres supports. L'invention a par conséquent pour objet un procédé permet- tant de poser et de fixer dans des zones difficilement acces- sibles, notamment de la structure intérieure de la cellule d'un aéronef, des conduites tubulaires de genres et destinations divers d'une façon simple à l'égard du montage et peu coûteuse avec toutes garanties de bon fonctionnement et de longue durée de vie. Ce procédé repose sur l'utilisation de la gaine contrac- tile usuelle du genre précité ou de tronçons d'une telle gaine en éléments de maintien pour la fixation d'une conduite tubu- laire ou d'un tube de guidage et est caractérisé par le fait que l'on étire en direction axiale, notamment sur un mandrin de forme correspondante, un tel élément de maintien avant sa mise en place, qu'on le chauffe pendant cette opération et le refroidit ensuite à l'état étiré, qu'il conservera après ce refroidissement, puis qu'après l'insertion de la partie de machine ou du tube de guidage à fixer et de l'élément de maintien dans la machine ou la cellule d'aéronef en question, on chauffe ledit élément de maintien, si bien qu'il se contracte non seulement en direction radiale vers l'intérieur, mais aussi, de façon avantageuse, simultanément en direction axiale, ce qui augmente son épaisseur de paroi en direction radiale vers l'extérieur. Si l'élément de maintien est disposé dans une ouverture, d'une partie de structure, d'une membrane ou d'un flasque fixés dans la cellule, calibrée en sorte qu'en cas d'échauffement, l'extension en direction radiale vers l'ex- térieur soit supérieure au jeu entre le diamètre extérieur de l'élément de maintien antérieur à l'échauffement et le diamètre intérieur de. l'ouverture de la partie de structure, l'élément de maintien et, avec lui, le tube de guidage se trouvent fixés par serrage dans ladite ouverture de la partie de structure considérée. Le procédé selon l'invention confère par conséquent à l'élément de maintien "gaine contractile" connu une nouvelle dimension d'emploi en ce qui concerne sa fonction technique de fixation et est d'un fonctionnement sûr et facile à appliquer quant au montage. Il est particulièrement économique de traiter un tronçon de gaine relativement long selon l'invention, c'est-à-dire de l'étirer en direction axiale sur un mandrin correspondant en le chauffant en même temps et de le laisser refroidir à l'état étiré, puis de diviser le tronçon ainsi traité en d'autres tronçons raccourcis à la mesure appropriée pour être utilisés en éléments de maintien dans le sens de l'invention. On règle avantageusement la température de traitement entre 200 et 2500C et l'étirage à environ 50% de la longueur initiale du matériau de départ. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la descrip- tion détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une vue en élévation d'un tube de guidage fixé selon ladite invention par des éléments de maintien dans des parties fixes d'une cellule; la figure 2 est uoevue en plan de ce mêmetube de guidage; la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la figure 1; la figure 4 est une vue en coupe selon la figure IV-IV de la figure 3. On se propose de disposer et fixer à l'intérieur d'une zone difficilement accessible d'une structure de cellule d'avion 1 un tube de guidage 2 courbé dans l'espace. Ce tube traverse, comme on le voit en particulier sur la figure 3, des ouvertures 3 de dimensions correspondantes ménagées dans des éléments, ou flasques, fixes de la cellule. Un élément de maintien 5 traité auparavant suivant le procédé selon l'inven- tion est inséré entre le pourtour extérieur du tube de guidage et le pourtour intérieur de chaque ouverture 3. On chauffe, introduits dans ces ouvertures 3, les éléments de maintien 5 et ils se contractent alors, aussi bien radialement vers l'in- térieur qu'axialement, d'o un renforcement de leur épaisseur de paroi et une augmentation de leur diamètre en direction radiale vers l'extérieur. Il peut en plus se former, lors de la contraction en direction axiale-de l'élément de maintien> comme on le voit sur la figure 4, un bourrelet de chaque côté, d'o il résulte aussi un assemblage de formes en direction axiale. On obtient, par l'extension excédant radialement le jeu choisi entre le diamètre extérieur de l'élément de maintien introduit et le diamètre intérieur de l'ouverture 3, une assise sûre et ferme des éléments de maintien 5 et, par suite aussi, des tubes de guidage 2 à l'intérieur de la structure de la cellule. Les éléments de maintien 5 peuvent être montés sur le tube de guidage 2 avant la mise-en place de celui-ci, mais ils peuvent aussibien, selon les conditions données de cette mise en place, être glissés, ou enfilés, sur ledit tube de guidage 2 seulement après son montage à l'intérieur de la structure. - Comme on le voit sur la figure 4, les ouvertures 3 peuvent, selon une autre caractéristique de l'invention, être munies d'un revêtement ménageant les éléments de maintien 5, ou d'une dl protection d'arêtes 6 préservant une détérioration mécanique les éléments de maintien 5, lors de la contraction desdits éléments de maintien, par une augmentation de leur surface d'appui. Cette protection des arêtes ne-devient impérative que si les ouvertures 3 se trouvent dans des parties en tôle- flasques, goussets, etc.- de relativement faible épaisseur. 2 463310 REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'un élément de maintien élastique en forme de gaine, de tube ou d'anneau possédant la propriété techno- logique de se contracter radialement en cas d'échauffement en vue de la fixation de conduites tubulaires, guidages en forme de tubes ou éléments de machine analogues dans des appareils, des machines ou des véhicules, notamment des aéronefs, caractérisé par le fait que l'on étire en direction axiale, notamment sur un mandrin de forme correspondante, l'élément de maintien (5) avant sa mise en place, qu'on le chauffe pendant cette opération et le refroidit ensuite à l'état étiré, qu'il conservera après ce refroidissement, puis qu'après l'insertion de la partie de machine ou de tube de guidage (2) à fixer et de l'élément de maintien (5) dans la machine ou la cellule d'aéronef (1) en question, on chauffe ledit élément de maintien (5), si bien qu'il se contracte en même temps aussi en di- rection axiale, ce qui augmente son épaisseur de paroi en direction radiale. *2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on règle la température de traitement de l'élément de maintien (5), ou de la gaine, à environ 200-2500C et l'étirage en direction axiale à environ 50 % de la longueur initiale de l'élément de maintien (5). 3. Gaine refroidie à l'état étiré, possédant les propriétés technologiques de l'élément de maintien selon le préambule de la re- - vendication 1 et obtenue selon le procédé de l'une des revendications 1 ou-2, caractérisée par le fait qu'avant sa mise en place, elle a une longueur multiple de celle d'un élément de maintien (5) à utiliser et qu'on la diviseen plusieurs tronçons d'une longueur correspondant à celle des éléments de maintien (5) à utiliser. 4. Disposition de l'élément de maintien selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les ouvertures de passage (3) ménagées dans le carter de la machine ou dans la cellule d'aéronef (1), si tant est que ce soit dans des tôles relativement minces, comportent, pour l'appui des éléments de maintien (5), un revêtement ou un anneau de protection d'arêtes (6).