La présente invention concerne une composition stable de chlorure de méthylène, inhibée contre la dégradation pouvant résulter de la réaction de composés organiques, aromatiques ou aliphatiques, avec le chlorure de méthylène en présence de métaux, d'halogénures métalliques ou de mélanges de ces métaux et halogénures. Elle concerne également les applications d'une telle composition, notamment au dégraissage des métaux. Le chlorure de méthylène est un solvant se à de multiples usages et intéressant pour diverses applications industrielles, tant à la température ambiante qu a chaud. Une utilisation industrielle particulièrement importante de ce solvant est le dégraissage des métaux par des vapeurs. On sait que le chlorure de méthylène est plus stable que d'autres solvants du type des hydrocarbures chlorés, tels que le perchloréthylène, le trichloréthylène et le trichloro-l,l,l éthane (également appelé méthylchloroforme) lorsque ces solvants sont utilisés à ltétat non stabilisé.Par exemple, le chlorure de méthylène est plus résistant à l'oxydation, à l'hydrolyse et à la pyrolyse que d'autres solvants chlorés et il ne réagit pratiquement pas avec l'aluminium dans l'essai d'attaque de l'aluminium, essai couramment effectué pour déceler si du trichloro-l,l,l éthane n'est pas stabilisé ou ne ltest que très peu. En outre, dans le dégraissage des métaux par des vapeurs, le chlorure de méthylène peut être utilisé plus avantageusement que d'autres solvants de dégraissage parce qu'il peut astre utilisé efficacement à de plus basses températures en raison de son point d'ébullition plus bas et de sa remarquable stabilité.Le chlorure de méthylène est d'un emploi particulièrement souhaitable pour de telles opérations de dégraissage parce qu'il est résistant à l'activité photochimique et que, de ce fait, il ne participe pas à la pollution atmosphérique par formation de brouillard et fumées. Toutefois, lorsqu'on l'utilise dans diverses opérations de nettoyage des métaux, y compris le dégraissage à la vapeur, le chlorure de méthylène présente l'inconvénient de pouvoir réagir avec des composés aromatiques et des composés aliphatiques en présence de métaux et/ou d'halogénures métalliques, y compris l'aluminium, le zinc, le fer et/ou leurs halogénures, avec formation d'acide chlorhydrique et de substances goudronneuses gênantes, de point d'ébullition élevé, ce qui rend le-chlorure de méthylène impropre à toute nouvelle utilisation.Des composés organiques aliphatiques et aromatiques de cette nature et des métaux tels que l'aluminium, le fer et le zinc, leurs halogénures et des mélanges de ces métaux et de ces halogénures sont généralement introduits dans le chlorure de méthylène à partir des diverses huiles de coupe et des divers lubrifiants utilisés dans les opérations d'usinage des métaux, ces produits étant transportés dans le chlorure de méthylène au cours du dégraissage à la vapeur ou de tout autre nettoyage des pièces métalliques fabriquées. La fabrication du solvant, dqiême que la manipulation de celui-ci et le matériel pour son stockage sont d'autres sources d'introduction de tellés impuretés.Pour empêcher la dégradation et d'autres types d'altération, tels que l'oxydation, l'hydrolyse et la pyrolyse, qui peuvent se produire dans certains cas, on a proposé d'incorporer au chlorure de méthylène des quantités minimes de divers composés organiques, agissant comme stabilisants, pour empocher pratiquement toute dégradation. I1 est en effet souhaitable, dans diverses applications, de disposer de chlorure de méthylène stabilisé pour empocher efficacement sa dégradation et, notamment de disposer d'une composition, stabilisée et de faible prix, de chlorure de méthylène qui puisse être aisément préparée et qui assure une stabilisation optimale dans les conditions d'emploi les plus diverses. L'invention vise à empêcher la détérioration ou la dégradation du chlorure de méthylène en association avec des métaux, des halogénures métalliques et des combinaisons de ceux-ci, y compris l'aluminium, le fer et le zinc, les halogénures desdits métaux et les combinaisons de ceux-ci, et des composés organiques aromatiques ou aliphatiques, capables de réagir avec lesdits métaux et/ou lesdits halogénures métalliques en présence de chlorure de méthylène. L'invention a essentiellement pour objet une composition stabilisée de chlorure de méthylène dans laquelle les stabilisants sont peu coûteux et peuvent astre aisément incorporés au chlorure de méthylène. L'invention a aussi pour objet un procédé de dégraissage des métaux par mise en contact de ceux-ci avec du chlorure de méthylène ayant été stabilisé pour empêcher sa dégradation en présence de métaux et/ou d'halogénures métalliques, y compris l'aluminium, le fer, le zinc et/ou leurs halogénures, et de composés organiques, aromatiques ou aliphatiques, qui réagissent avec lesdits métaux et/ou lesdits halogénures. La composition stable de chlorure de méthylène selon l'invention est essentiellement constituée par du chlorure de méthylène contenant, comme stabilisants, environ 0,001 à environ 2,0 % en poids, par rapport au chlorure de méthylène, de chacun des composés suivants : la diisopropylamine, le N-méthylpyrrole, l'oxyde de butylène et l'oxyde de propylène. La quantité des agents stabilisants qu'il convient d'utiliser dans la mise en oeuvre de l'invention varie suivant les conditions d'utilisation, la nature et la quantité d'autres stabilisants incorporés au chlorure de méthylène et d'autres considérations pratiques. On'peut généralement utiliser chacun des stabilisants précités en une quantité comprise entre environ 0,001 et environ 2,0 % et, de préférence, entre environ 0,002 et environ 1,0 ffi du poids du chlorure de méthylène. Bien qu'onpuisse, si on le désire, utiliser de plus fortes concentrations, on n'en retire aucun bénéfice supplémentaire et, au contraire, le prix de revient est augmenté sans nécessité.Bien que la composition ci-dessus, contenant des stabilisants, assure une prévention optimale de la dégradation du chlorure de méthylène dans toutes sortes de conditions opératoires, il est également possible de stabiliser le chlorure de méthylène en supprimant l'oxyde de propylène, suivant la stabilisation exigée pour les conditions particulières d'opération. La composition stabilisée peut être utilisée au dégraissage de métaux en les mettant en contact avec elle.-Le procédé selon l'invention de dégraissage des métaux à la vapeur comprend la mise en contact des métaux à dégraisser avec les compositions stabilisées de chlorure de méthylène ci-dessus décrites, dans lesquelles le chlorure de méthylène contient un mélange de quantités stabilisantes de diisopropylamine, de N-métylpyrrole, d'oxyde de butylène et d'oxyde de propylène. Lorsqu'on dégraisse les métaux avec du chlorure de méthylène stabilisé de la manière ci-dessus décrite et correspondant à un mode de réalisation préféré, en présence de composés organiques, aromatiques et aliphatiques, qui réagissent avec des métaux, des halogénures métalliques et des mélanges de ces produits, y compris l'aluminium, lofer, le zinc, les halogénures desdits métaux et lesmélanges de ces produits, il existe, par contact du métal avec le chlorure de méthylène stabilisé, une composition comprenant du chlorure de méthylène, une quantité stabilisante, d'environ 0,001 à environ 2,0 ffi en poids, par rapport au chlorure de méthylène, de chacun des composés suivants : la diisopropylamine, le N-méthylpyrrole, l'oxyde de butylène et l'oxyde de propylène, et des composés organiques, aromatiques ou aliphatiques, qui réagissent avec lesdits métaux et/ou halogénures métalliques. Les métaux, les halogénures métalliques et les mélanges de ces métaux et halogénures peuvent provenir de,6'importe quelle source telle qu'un chlorure formé par perçage ou autre usinage de l'aluminium ou de produits contenant de l'aluminium avec divers liquides d'usinage tels que des huiles de coupe, des lubrifiants, etc., ou encore, du chlorure d'aluminium peut être présent par suite d & a réaction du chlorure de méthylène avec l'aluminium.La réaction du chlorure de méthylène, en présence de composés organiques aliphatiques, tels que le transdichloréthylène, le tétrachlorure de carbone et le trichloro1,1,1 éthane, et de composés organiques aromatiques, tels que le toluène, le mésitylène et le naphtalène, avec des métaux et/ou deshalogénures métalliques peut Aetre inhibée par stabilisation de ce chlorure d héthylène par les quantités précitées de diisopropylamine, de N-méthylpyrrole, d'oxyde de butylène et d'oxyde de propylène. La description qui va suivre, en référence aux exemples donnés à titre non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention peut astre mise en pratique. Selon l'exemple 1 du tableau I de la page 10, on effectue un essai de stabilité à reflux sur de l'aluminium en introduisant, dans un ballon de 300 cm3 à fond plat, surmonté d'un réfrigérapt à reflux ouvert sur l'atmosphère ambiante, environ 190 cmde chlorure de méthylène pratiquement exempt d'eau et additionné de 5 % en volume de trichloro-l,l,l éthane stabilisé, de la qualité disponible sur le marché pour le dégraissage des métaux à la vapeur. On suspend dans le réfrigérant une bande d'aluminium mesurant environ 2 x 7 cm et l'on ajoute au contenu du ballon environ 1 g de grenaille d'aluminium (tamis module 20). Pendant toute la durée de l'ébullition à reflux, la vapeur du solvant entoure la bande d'aluminium suspendue, s'y condense et s'en écoule.Dans les exemples 2 et 3 de ce meme tableau I, oh ajoute au chlorure de méthylène les quantités indiquées d'oxyde de propylène, d'oxyde de-butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole. Dans ces exemples 2 et 3, on observe le mode opératoire de l'exemple 1 avec cette exception que, dans l'exemple 3, on introduit dans le ballon environ I g de grenaille de fer (tamis module 40). Dans chacun de ces trois exemples, on détermine, en fin d'opération, le pH et la teneur enacide, comptée en HC1, sur une partie de la phase aqueuse obtenue par extraction du. solvant avec de l'eau distillée neutre, utilisée en un volume égal. Les résultats de ces essais sont consignés danse tableau I. Dans l'exemple 1, l'altération du système solvant est due à la réaction de l'aluminium avec le trichloro-l,l,l éthane que contient ce-système solvant. Dans les exemples 2 et 7 de ce tableau I, on voit que l'addition d'un mélange, dans les proportions indiquées, d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole empêche cette altération. I1 est particulièrement surprenant et inattendu que la dégradation du chlorure de méthylène par réaction entre le trichloro-l,l,l éthane, l'aluminium et les sels métalliques soit inhibée par le mélange d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole, étant donné que les stabilisants contenus dans le trichloro-l,l,l éthane du commerce, de qualité appropriée au dégraissage par les vapeurs, pour empocher la réaction de celui-ci avec des métaux et/ou des sels métalliques en présence de solvants chlorés, ne parviennent pas à inhiber la dégradation du chlorure de méthylène. Dans les exemples 6 et 7 du tableau II de la page 11, les essais de stabilité à reflux sur de l'aluminium consistent à introduire chaque fois, dans un ballon de 300 cm3, 200 de chlorure de méthylène avec 5 % en volume de toluène et les compositions contenant, en les quantités indiquées, de l'oxyde de propylène, de l'oxyde de butylène, de la diisopropylamine et du N-méthylpyrrole, à y ajouter environ 0,5 g de grenaille d'aluminium (tamis module 20) et à suspendre, dans le réfrigérant à reflux monté sur chaque ballon, un échantillon d'aluminium brillant mesurant environ 2 x 7 cm.Dans l'exemple 5, on observe le même mode opératoire que dans les exemples 6 et 7 mais en omettant les composants stabilisants, et, dans l'exemple 8, on introduit dans le ballon, au lieu de la grenaille d'aluminium, 1 g de grenaille de fer (tamis module 40). On chauffe à reflux, pendant des durées variables,aÇ le chlorure de méthylène, b) ce solvant contenant du toluène et c) ce solvant contenant du toluène et les quantités, spécifiées dans les exemples du tableau II, d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole. A la fin de ces essais, on détermine le pH et la teneur en acide, comptée- en HO1, et l'on note l'aspect de l'échantillon d'aluminium dans le réfrigérant ascendant.Les essais correspondant à ce tableau II sont effectués en laissant déboucher le réfrigérant sur l'atmosphère ambiante et sans l'addition d'eau. Dans ces essais, on détermine le pH sur une partie de la couche aqueuse obtenue par extraction du solvant avec un volume d'eau distillée neutre égal au volume du système solvant. Les résultats de ces essais sont consignés dans ce tableau II. Dans l'exemple 4 du tableau Il, il se produit une certaine corrosion de l'échantlllon placé dans le réfrigérant lorsquton chauffe à reflux du chlorure de méthylène pendant seulement 3 jours en l'absence de toluène et d'agents stabilisants. Le chauffage à reflux du chlorure de méthylène en présence de toluène et en l'absence de la composition stabilisante selon l'invention a pour résultat la dégradation très rapide et complète du système solvant et une importante corrosion de l'échantillon placé dans le réfrigérant. On voit, dans les exemples 6, 7 et 8 du tableau II ou'un empêchement tratibuement pratiquement est realisé complet ae ia dégradation du chlorure de méthylène/grâce au mélange d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole > ceci en présence de toluène et d'aluminium dans les exemples 6 et 7 et en présence de toluène, d'aluminium et de fer dans l'exemple 8. Dans les exepies 9 et 10, on effectue des essais de résistance à la pyrolyse du chlorure de méthylène et de la composition stabilisée selon l'invention. Dans un ballon de 300 cm3 muni d'un extracteur de Soxhlet et d'un réfrigérant à reflux, on introduit environ 100 cm3 de chlorure de méthylène (exemple 9) et environ 100 cm3 de chlorure de méthylène contenant la composition stabilisante (exemple 10). On introduit dans le ballon environ 0,5 g de grenaille d'aluminium (tamis module 20), on dispose dans le tube du réfrigérant, à mi-hauteur, un échantillon d'aluminium mesurant 12,7 x 51 x 1,6 mm et on insère dans le tube de vapeur du soxhlet un fil d'aluminium de 0,95 mm de diamètre et d'une longueur de 38 cm, de l'entrée àla sortie, la longueur en excès étant enroulée en spirale et dépassant d'environ 25 mm de la base du soxhlet. On chauffe le ballon et son contenu au moyen d'un radiateur électrique. On enveloppe le tube de vapeur du soxhlet d'un ruban chauffant pour porter les vapeurs de chlorure de méthylène au-dessus du point d'ébullition de celui-ci (40 C), jusqu'aux températures indiquées dans les exemples. On n'ajoute pas d'eau au contenu du ballon et, dans les deux exemples, le réfrigérant est ouvert sur l'atmosphère ambiante. Après le chauffage à reflux pendant la durée indiquée, on effectue la détermination du pH sur une partie de la phase aqueuse obtenue par extraction du solvant avec un égal volume d'eau distillée neutre. Les résultats de ces essais sont consignés dans le tableau III de la page 12. L'exemple 10 montre le remarquable effet stabilisant du mélange d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole, qui augmente la résistance du chlorure de méthylène à la décomposition à haute température, par comparaison avec le chlorure de méthylène de l'exemple 9 qui ne eontient pas la composition des agents stabilisants. Les exemples 11, 12 et 13 du tableau IY de la page 13 correspondent à un essai d'oxydation modifié, en accord avec les normes américaines intitulées "MIL-T-81533A" et "Federal Specification 0-T-63kb", essai auquel on a recours pour comparer l'effet stabilisant du mélange de chlorure de méthylène avec de l'oxyde de propylène, de l'oxyde de butylène, de la diisopropylamine et du N-méthylpyrrole par rapport à du chlorure de méthylène sans- la composition stabilisante. La seconde des deux normes précitées a été modifiée dans les exemples 11 et 12 en utilisant 100 em3 du solvant et, respectivement, 100 cm3 du système solvant dans le ballon, en plaçant au fond du ballon un échantillon d'acier et une bande dSaluminium mesurant chacun 6,35 x 19 x 1,6 mm, en suspendant à environ 25 m au-dessus du niveau du liquide un fil d'aluminium de 0,95 mm de diamètre et de 152 mm de longueur enroulé en un diamètre d'environ 19 mm et en ajustant le tube d'oxygène de manière que son extrémité soit située à moins de 6,35 mm du fond du ballon de manière à produire un courant d'oxygène d'environ une bulle par seconde. La source de chaleur est une ampoule électrique de 150 watts, installée au-dessous du ballon. Dans l'exemple 13,.on on observe le même mode opératoire que dans les exemples 11 et 12, à cette différence près'qu'au lieu du fil d'aluminium, on suspend à environ 25 mm au-dessus du niveau du liquide un échantillon d'aluminium et un échantillon d'acier, mesurant chacun 12,7 x 51 x 1,6 mm. Les résultats de cet essai d'oxydation accéléré sont consignés dans le tableau IV de la page 13. Les exemples 12 et 13 montrent le remarquable effet stabilisant du mélange d'oxyde de propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole, mélange qui améliore la résistance du chlorure de méthylène à la décomposition par la lumière, l'humidité et l'oxygène, par comparaison à l'exemple 11 où le chlorure de méthylène ne contient pas ce mélanged'agents stabilisants. Dans les exemples 14 et 15 correspondant aux conditions indiquées dans le tableau V despeges 14 et 15, on introduit dans des flacons en verre d'environ 120 cm3, contenant chacun une feuille d'aluminium d'une surface de 1 cm2 et d'une épaisseur de 0,4 mm, 32 cm3 de chlorure de méthylène pratiquement exempt d'eau et, respectivement, 32 cm3 de chlorure de méthylène stabilisé par 0,30 % en poids d'oxyde de propylène, 0,20 % en poids d'oxyde de butylène, 0,005 ffi en poids de diisopropylamine et 0,005 % en poids de N-méthylpyrrole. On bouche hermétiquement les flacons et on les laisse reposer à la température ambiante. Après 16 heures, aucun changement n'est intervenu dans l'aspect du solvant, dans le pH ou dans l'aspect de l'aluminium dans chaque flacon. On ajoute alors au contenu de chaque flacon du toluène à raison de 5 ffi en volume et environ 0,04 g de chlorure d'aluminium anhydre, on brasse -le tout, on note les modifications du contenu, on bouche sommairement les flacons et on laisse reposer. Après 22 heures, on note les modifications de l'aspect des feuilles d'aluminium et des solvants et l'on détermine le pH des solvants. Dans les exemples 16 à 20 du tableau V, on observe le mode opératoire des exemples 14 et 15, mais avec cette différence qu'on introduit dans des flacons en verre des échantillons de 15 cm des compositions stabilisées.Dans ces exemples 16 à 20, on évalue le pouvoir stabilisant, vis-à-vis du chlorure de méthylène, de divers composés déjà eonnus pour leur effet stabilisant vis-à-vis des solvants chlorés. Dans ces exemples 16 à 20, après que les flacons hermétiquement bouchés ont été maintenus au repos pendant l6 heures, aucune modification ne stest produite dans l'aspect du solvant, dans la valeur du pH ou dans l'aspect des feuilles d'aluminium. Les résultats des essais selon les exemples 14 à 20 sont consignés dans ce tableau V. Ce tableau V montre qu'au bout de 4 heures, le chlorure de méthylène non additionné d'oxyde de propylène, d'oxyde de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole a subi une réaction de dégradation entratnant l'apparition d'une coloration orangé foncé et un dégagement d'acide chlorhydrique gazeux, le solvant devenant complètement inutilisable. Dans ce tableau V, les exemples 16 à 20 inclus montrent que divers composés fréquemment utilisés comme stabilisants de solvants ne sont pas aussi efficaces que le mélange précité d'oxyde dé propylène, d'oxyde de butylène, de diisopropylamine et de N-méthylpyrrole pour inhiber la dégradation du chlorure de méthylène intervenant par la réaction de composés aromatiques avec le chlorure de méthylène en présence de métaux, de sels métalliques et de mélanges de ces métaux et de ces sels. TABLEAU I Effet de composés organiques aliphatiques sur la stabilité du chlorure de méthylène à reflux sur de l'aluminium. Corrosion Exem- Composé Durée de de l'échan- Couleur ple aliphatique l'essai tillon dans du N Système solvant ajouté (jours) pH le réfrigerant solvant 1 chlorure de méthylène trichloro-1,1,1 éthane (5% en 1/3 (vapeurs importante noir volume) de HCl) chlorure de méthylène + 0,075% * d'oxyde de propylène 2 + 0,05% d'oxyde de butylène trichloro-1,1,1 limpide + 0,0012% de diisopropylamine éthane (5% en 25 7,5 néant et + 0,0012% de N-méthylpyrrole volume) incolore chlorure de méthylène + 0,15% * d'oxyde de propylène 3 + 0,10% d'oxyde de butylène trichloro-1,1,1 limpide + 0,0025% de diisopropylamine éthane (5% en 22 8,5 néant et + 0,0025% de N-méthylpyrrole volume) incolore * en poids. TABLEAU II Effet de composés aromatiques sur la stabilité du chlorure de méthylène à reflux sur de l'aluminium. Corrosion Exem- Composé Durée de Couleur de l'échanple aromatique l'essai du tillon dans N Système solvant ajouté (jours) pH solvant le réfrigerant 4 chlorure de méthylène aucun 3 7,0 limpide et ampoules incolore 5 chlorure de méthylène toluène (5% en 1/8 (vapeurs orangé- importante volume) de HCl) noir chlorure de méthylène + 0,075% * d'oxyde de propylène toluène 6 + 0,05% d'oxyde de butylène (5% en 28 8,0 limpide et néant + 0,0012% de diisopropylamine volume) incolore + 0,0012% de N-méthylpyrrole chlorure de méthylène + 0,15% d'oxyde de propylène toluène 7 + 0,10% d'oxyde de butylène (5% en 28 8,7 limpide et néant + 0,0025% de diisopropylamine volume) incolore + 0,0025% de N-méthylpyrrole chlorure de méthylène + 0,15% d'oxyde de propylène toluène 22 9,1 limpide et néant 8 + 0,10% d'oxyde de butylène (5% en incolore + 0,0025% de diisopropylamine volume) + 0,0025% de N-méthylpyrrole * en poids. TABLEAU III Essais de résistance à la pyrolyse. Exem- Température Durée du Corrosion ple des vapeurs reflux dans le dans le N Système solvant ( C) (heures) pH soxhlet réfrigérant 9 chlorure de méthylène 124 96 7,0 légères légères ampoules ampoules chlorure de méthylène + 0,15%* d'oxyde de propylène 10 + 0,10% d'oxyde de butylène 127 96 8,6 néant néant + 0,0025% de diisopropylamine + 0,0025% de N-méthylpyrrole * en poids. TABLEAU IV Essai d'oxydation accéléré (modification de la norme américaine précitée). Exem- Système solvant Durée de pH Couleur Etat des échantillons de ple l'essai du solvant métaux et du fil N métallique Corrosion, avec ampoules, sur l'échantillon 11 chlorure de méthylène 72 h 6,3 jaune très d'aluminium; ni corrosion pâle ni ampoules sur l'échan tillon d'acier et le fil d'aluminium chlorure de méthylène + 0,20%* d'oxyde de propylène ni corrosion ni ampoules 12 + 0,10% d'oxyde de butylène 72 h 9,0 jaune très sur l'échantillon de + 0,0025 de diisopropylamine pâle métal et sur le fil + 0,0025 de N-méthylpyrrole d'aluminium chlorure de méthylène + 0,15%* d'oxyde de propylène 13 + 0,10% d'oxyde de butylène 168 h 8,4 limpide et ni corrosion ni ampoules + 0,0025% de diisopropylamine incolore sur les échantillons de + 0,0025% de N-méthylpyrrole métal * en piods. TABLEAU V Inhibition de la réaction de composés aromatiques avec le chlorure de méthylène. Exem- Système solvant lors de l'addition de après 22 heures ple 5% en volume de toluène N et de 0,04 g de chlorure d'aluminium chlorure de méthylène contenant précipité jaune clair orangé foncé 14 un échantillon d'aluminium pH 2,8 vapeurs de HCl chlorure de méthylène contenant un échantillon d'aluminium et très léger précipité très léger précipité stabilisé par jaune blanc, incolore 15 0,3%* d'oxyde de propylène pH#4,5 0,2% d'oxyde de butylène 0,005% de diisopropylamine 0,005% de N-méthylpyrrole chlorure de méthylène contenant solution brun clair solution gris chamois un échantillon d'aluminium et précipité violet virant clair; taches brunes stabilisé par au violet brunâtre sur l'aluminium;pré 2,8% de diméthoxyméthane après quelques minutes cipité blanc grisâtre pH#3 chlorure de méthylène contenant 17 un écantillon d'aluminium et solution colorée en précipité noir stabilisé par violet foncé solution jaune-vert 0,7%* de méthylbutynol pH#4,5 chlorure de méthylène contenant 18 un échantillon d'aluminium précipité solution gris foncé stabilisé par lavande clair et précipité 2,8%/* de diméthoxy-1,1 éthane pH#4,5 TABLEAU V (suite) Inhibition de la réaction de composés aromatiques avec le chlorure de méthylène. Exem- Système solvant lors de l'addition de après 22 heures ple 5% en volume de toluène N et de 0,04 g de chlorure d'aluminium chlorure de méthylène contenant précipité blanc 19 un échantillon d'aluminium et précipité jaune vert solution jaune stabilisé par pH#4,5 2,0%- de dioxolane-1,3 chlorure de méthylène contenant un échantillon d'aluminium et précipité rouge précipité rose brun 20 stabilisé par solution incolore 0,8%* de dioxane-1,4 pH#4,5 * en poids. - REVENDICATIONS 1. Composition stable de chlorure de méthylène, inhibée contre la dégradation pouvant résulter de la réaction de composés aromatiques et aliphatiques avec le chlorure de méthylène en présence de métaux, d'halogénures métalliques et de mélanges de ces métaux et halogénures, caractérisée par le fait qu'elle contient de la diisopropylamine, du N-méthylpyrrole, de l'oxyde de butylène et de l'oxyde de propylène, chacun de ces produits en une quantité comprise entre environ 0,001 et environ 2,0$ du poids du chlorure de méthylène. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la diisopropylamine, le N-méthylpyrrole, l'oxyde de butylène et l'oxyde de propylène y sont chacun présents en une quantité comprise entre environ 0,002 et environ 1,0 du poids du chlorure de méthylène. 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'y est présent au moins un produit choisi dans le groupe constitué par l'aluminium, le fer, le zinc et leurs halogénures. 4. Procédé d'emptchement de la dégradation du chlorure de méthylène en contact avec des métaux, des halogénures métalliques, des mélanges de ces métaux et halogénures et des composés aromatiques et aliphatiques capables de réagir avec lesdits métaux, lesdits halogénures et lesdits mélanges de métaux et d'halogénures, caractérisé par le fait que l'on maintient en contact intime avec ledit chlorure de méthylène, celui-ci étant en contact avec lesdits métaux, lesdits halogénures, lesdits mélanges de métaux et halogénures et lesdits composés aromatiques et aliphatiques, de la diisopropylamine, du N-méthylpyrrole, de l'oxyde de butylène et de oxyde de propylène chacun de ces produits en une quantité comprise entre environ 0,001 001 et environ 2,0a du poids du chlorure de méthylène. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le mélange contient de la diisopropylamine, du N-méthylpyrrole, de l'oxyde de butylène et de l'oxyde de propylène, chacun de ces produits en une quantité comprise entre environ 0,002 et environ 1,0 du poids du chlorure de méthylène. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fai qu1est présent au moins un produit choisi dans le groupe constitué par l'aluminium, le fer, le zinc et leurs halogénures. 7. Composition stable de chlorure de méthylène, caractérisée par le fait qu'elle est essentiellement constituée par du chlorure de méthylène et de la diisopropylamine, du N-méthylpyrrole, de l'oxyde de butylène et de l'oxyde de propylène, chacun de ces stabilisants étant présent en une quantité comprise entre environ 0,001 et environ 2,0% du poids du chlorure de méthylène. 8. Procédé de dégraissage de métaux, caractérisé par le fait qu'on met en contact lesdits métaux avec une composition de chlorure de méthylène stabilisée contre la dégradation par des métaux et autres impuretés par de la diisopropylamine, du N-méthylpyrrole, de l'oxyde de butylène et de l'oxyde de propylène, chacun de ces stabilisants en une quantité comprise entre environ O, 001 et environ 2,0 du poids du chlorure de méthylène.