La présente invention a pour objet un dispositif oleodynami- que de levage monté sur un camion. On sait que, lors du transport par camion de charges lourdes et/ou encombrantes, pour les opérations de chargement et de déchar gement des objets à transporter on doit avoir recours à beaucoup de main-d'oeuvre qui toutefois reste inactive pendant toute la durée du transport et partant contribue à en faire augmenter les frais. Pour obvier à cet inconvénient, le Demandeur a réalisé un dispositif de levage à monter sur un camion, lequel dispositif ne réduit pas l'espace utile pour la charge et peut Qtre actionné par une seule personne. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un chassies fixé à la caisse d'un camion et comportant dans sa partie supérieure deux guides horizontaux parallèles, qui se trouvent dans un plan parallèle avec le plancher de la caisse et sur lesquels est monté de façon à coulisser dans les deux sens un chariot; ledit chariot porte, monté de façon à tourner dans les deux sens autour d'un axe vertical, un bras duquel sont solidaires un palan et un cabestan qui forment l'organe de levage. Le mouvement du chariot le long desdits guides, dont la longueur est substantiellement la même que la longueur du plancher de chargement du camion, est avantageusement obtenu au.moyen d'un moteur hydraulique, préférablement un moteur à huile, porté par ledit chariot et connecté à au moins une roue dentée qui engrène avec une crémaillère parallèle aux guides. Selon une autre caractéristi que de l'invention on prévoit aussi deux autres moteurs, semblables au précédent, qui commandent respectivement la rotation du bras et leSmouvements du cabestan. Avantageusement les trois moteurs reçoivent la commande à partir d'une pompe, connectée à une prise de force sur le moteur du camion, et les'circuits d'alimentation des trois moteurs sont du type fermé, et comportent une tubulure commune de décharge reliée à un réservoir de l'huile communiquant à son tour avec ladite pompe. Préférablement les conduits dralimentation des trois moteurs comportent au moins un tronçon commun qui forme, avec au moins un tronçon de la tubulure de décharge, une canalisation double articulée comportant un premier canal, destiné par exemple à la cir cation du fluide vers les moteurs, et formé par une pluralité de sections rigides ayant toutes la meme longueur et reliées entre elles à leurs extrémités par des articulations cylindriques qui permettent le passage, à l'intérIeur, du fluide qui coule dans le canal, et un deuxième canal, destiné à l'écoulement du fluide dans la direction opposée, et formé également par une pluralité de sections rigides dont le nombre et la longueur sont égaux au nombre et à la longueur des sections du premier canal, et connectées entre elles aux extrémités par des articulations cylindriques qui permettent le passage à l'intérieur du fluide coulant dans ledit deuxième canal. Chacune des sections qui -forment un canal est en outre articulée, substantiellement en correspondance de son point moyen, sur une section de l'autre canal, de sorte que la canalisa-- tion se présente, dans son ensemble, substantiellement sous la forme d'un pantographe. Selon une caractéristique ultérieure de l'invention, au chariot est également connecté un cadre à poussoirs pour commander la translation du chariot, la rotation du bras porte-tabestan, et les mouvements du cabestan, une commande étant prévue pour chaque sens de mouvement desdits organes. Pour une meilleure clarté on se réfère aux dessins schématiques annexés, qui montrent une forme de réalisation préférée de l'invention donnée à titre d'exemple non limitatif, et sur lesquels: - la figure I est une vue en élevation et partiellement en coupe du dispositif selon l'invention, et - les figures 2 et 3 sont deux vues partielles, dans une échelle différente, d'une canalisation employable dans le dispositif selon l'invention. Sur la figure I on voit qu'au plancher de chargement ou caisse 2 d'un camion, indiqué dans son ensemble par I, est fixé un chers sis 3. Dans sa partie supérieure le chassis 3 porte deux guides longitudinaux 4, parallèles au plancher 2 et ayant substantiel le- ment la meme longueur que celui-ci. Sur les guides 4 roule, au moyen de roues 6, un chariot 5 qui peut etre déplacé en avant et en arrière par un moteur hydraulique 7 qui transmet le mouvement à une roue dentée 8 qui engrène avec une crémaillère 9 parallèle aux guides 4 du chariot. Sur le chariot 5, èn proximité d'une de ses extrémités, est monté à pivotement un bras 10 relié audit chariot par un arbre vertical Il. Sur la connection entre le bras 10 et le chariot 5 est monté un deuxième moteur hydraulique 12 qus commande la rota tion du bras 10 dans l'un ou dans l'autre sens. Le bras 10 E une longueur telle à pouvoir se déplacer libre ment à Intérieur du châssis, c'est-à-dire substantiellement éga le à moitié de la largeur du plancher 2, et porte a son tour un palan schématisé par la poulie 13, et un cabestan 14 autour duquel s'enroule un cabale 15 pourvu d'un crochet de levage 16. Un troisiène moteur hydraulique 17 permet d'actionner le cabestan 14 pour le ver ou baisser le crochet 16. Les moteurs 7, 12, 17, avantageusement des moteurs à huile, sont actionnés par le moteur mQme du camion, par l'intermédiaire d'une prise de force 18, une pompe 19 et une tubulure 20, qui se vise en trois branches 20a, 20b, 20c pour amener le fluide d'ali- mentation aux moteurs. Pour permettre les mouvements de translation du chariot, la tubulure 20 doit avoir une longueur variable: dans la forme de réalisation de la figure I cette tubulure est flexible et s'enroule autour d'un dispositif de tension schématiqé par les poulies 21. Des moteurs 7, 12, 17 sortent aussi des tubulures de décharge 22a, 22b, 22c qui confluent dans une tubulure unique 22 qui ramène le fluide d'actionnement dans un réservoir 23 et d'ici -dans la pompe 19. Aussi les tubulures de décharge 22 doivent avoir une lon gueur variabte pour permettre les mouvements du dispositif. Dans une variante (figures 2 et 3), les tubulures 20.et 22, au moins dans une partie de leur longueur, sont des tubulures articulées, comportant chacune une pluralité de sections rigides 31a, 3lb ... et respectivement 32a, 32b Les sections de la-tubulure 20 ont toutes la meme longueur, et sont reliées entre elles aux extrémités par des joints cylindriques 33a, 33b ... dont la structure sera décrite plus loin, et qui permettent de varier l'orientation relative de deux sections consécutives de la tubulure substantiellement de O à 1800, permettant en meme temps le passage du fluide d'une section à l'autre. D'une façon analogue les sections de la tubulure 22 sont reliées entre elles par desjoints cylindriques 34a, 34b ..., dont la structure est identique à celle des joints 33a, 33b Les sections 32a, 32b ... de la tubulure 22 ont également toutes la mgme longueur, égale aussi à la longueur des sections 31a, 31b ... de la tubulure 20. Sur le dessin on voit aussi que les sections correspondantes des deux tubulures 20, 22 sont articulées l'une sur l'autre substantiellement en correspondance de leur point moyen, par une série ultérieure de joints cylindriques 35a, 35b ... de sorte que la canalisation entière a une structure è pantographe. La connexion entre les sections d'une tubulure et celles de l'autre est exclusivement mécanique. Sur les figures 2 et 3 on voit aussi qutune des deux tubulures, par exemple la tubulure 20, est rendue solidaire d'une troisième tubulure 36, de diamètre inférieur à celui des tubulures 20, 22, comportant également une pluralité de sections rigides articulées entre elles 36a, 36b ... dont le nombre et la longueur sont egaux à ceux des tubulures 20, 22. Les sections 36a, 36b ... sont articulées entre elles par des joints cylindriques 37 (figure 2) et sont rendues solidaires des sections correspondantes de la tubulure 20 en correspondance de tels joints, dont l'axe est cofncident avec l'axe des joints 33a, 33b La tubulure 36 permet de recueillir une perte éventuelle de fluide des moteurs vers le réservoir, si ceci s'avère nécessaire pour le bon fonctionnement des moteurs eux-memes.Dans des autres cas cette tubulure peut aussi manquer. Le positionnement de la tubulure 36 sur la tubulure 20 est donné seulement à titre d'exemple non limitatif; évidemment la tubulure 36 peut etre rendue solidaire de la tubulure 22, si ceci statère avantageux, ou, les cas échéant, les deux tubulures 20, 22 peuvent tre munies chacune d'un canal auxiliaire. Sur la figure 2 on a représenté avec plus de détail les joints 33, 34, 37 entre les sections des tubulures 20, 22 et 36, de meme que la liaison mécanique entre les tubulures 20 et 22. Dans ce qui suit on va décrire seulement la structure d'un desdits joints, par exemple d'un joint 33, les autres joints étant réalisés de façon identique à celui - ci. Comme on le voit, Je joint 33 comporte deux manchons cylindriques coaxiaux 38, 39 solidaires respectivement de l'extrémité de deux sections consécutives de la tubulure 20. La fixation des manchons sur la section respective de la tubulure peut etre faite de toute façon convenable, par exemple par soudure. Les deux manchons sont fermés à une extrémité, et en correspondance de l'extrémité opposée ils stemboftent de façon étanche I'un sur l'autre. Ils sont également assemblés à étanchéité de flui de sur un pivot 40, de sorte à pouvoir tourner l'un par rapport à I'autre, et leur surface intérieure délimite, avec la surface extérieure du pivot 40, une chambre annulaire 41 qui communique avec les deux sections de la tubulure 20 par les ouvertures 42, 43 ménagées dans la surface intérieure des mànchons 38, 39 en proximité de leur extrémité fermée. Une garniture 44, par exemple un anneau en 0 (0-ring), assure l'étanchéité entre les deux manchons 38, 39. D'autres garnitures 45, 46, constituées également, par exemple, par des anneaux en 0, assurent l'étanchéité entre les manchons et le pivot 40. Sur la figure 2 on voit aussi que le manchon supérieur 38 du joint 33 est solidaire du manchon inférieur 39 du joint 37 entre deux sections de la tubulure 36, de façon que les axes des deux joints 33 et 37 cotncident. L'assemblage de ces deux joints peut etre obtenu dans toute façon convenable, par exemple en assemblant les deux couples de manchons 38, 39 sur un meme pivot 40. Le joint 37, au lieu que du joint 33, peut être solidaire du joint 34 entre les deux sections correspondantes de la tubulure 22. Avantageusement alors il sera placé au dessous de ce joint, de sorte à permettre la liaison mécanique entre les sections correspondantes des tubulures 20 et 22. Cette liaison est aussi visible sur la Figure 2, et comprend avantageusement un manchon creux 47, solidaire par exemple de la tubulure 22, et donnant siège à un pivot cylindrique 48 solidaire de la tubulure 20. Le pivot 48 et le manchon 47 seront liés entre eux de façon à pouvoir tourner librement l'un par rapport à l'autre, et il y aura des moyens, non représentés, qui empêchent un glissement axial desdits éléments, de façon que les deux tubulures 20 et 22 restent toujours unies. Toute la canalisation formée par les tronçons articulés des tubulures 20, 22 et de la tubulure éventuelle 36 pourra être sol i- daire de la partie supérieure du châssis 3. La fig. I montre encore qu'au chariot 5 est connecté un cadre à poussoirs 24, qui porte six poussoirs dont chacun sert à commander les mouvements, dans un sens ou dans l'autre, respectivement dtun des organes mobiles du dispositif. La connection entre le cadre de commande 24 et le chariot 5, schématisée par le câble ou tubulure 25, doit permettre l'actionnement de part d'une personne restant à terre du dispositif de levage, quelle que soit la position du chariot. Evidemment avec un groupe de commande de ce type une seule personne, par exemple le conducteur du camion, peut actionner tout ledispositif. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est le suitant: - En supposant quton doive charger un objet sur le camion, Iropé- rateur, en appuyant sur un des poussoirs, amenera le chariot 5 jus qu'à l'extrémité des guides 4 (à droite sur la Figure l); en meme temps ou aprés, en pressant les poussoirs convenables, il fera tourner le bras 10 de manière qu'il sorte complètement de la caisse 2 et du châssis 3 et que le crochet 16 se trouve exactement au dessus de l'objet à soulever, et fera baisser le-crochet 16 jusqu'à lahauteur voulue. Cette situation est representée par lignes à traits mixtes à l'extrémité droite de la figure I. Une fois la charge fixée au crochet, en actionnant les poussoirs, on obtiendra le levage de cette charge, ainsi que la translation du chariot et la rotation du bras nécessaires pour amener la charge dans la position voulue dans la caisse, par exemple à l'extrémité de celleci à gauche dans le dessin. Il est évident que la description qui précède a été donnée seulement à titre d'exemple non limitatif, et que des variantes etmodifications sont possibles sans sortir du domaine de l'invention; par exemple les trois moteurs 7, 12, 17 pourront Qtre actionnés pneumatiquement au lieu qu'hydraul iquement. R E V E N D lC A T I 0 N S 1.- Dispositif de levage monté sur un camion, caractérisé en ce qu'il comporte un châssis fixé à la caisse du camion et qui présente, dans sa partie supérieure, deux guides parallèles qui se trouvent dans un plan parallèle au plancher de chargement, et dans lesquels s'engagent les roues d'un chariot sur lequel est monté à pivotement, selon un axe vertical, un bras duquel sont solidaires un palan et un cabestan, des moyens étant en outre prévus pour commander la translation dans les deux sens dudit chariot, la rotation dans les deux sens du bras etile,mouvement, toujours dans les deux sens, du cabestan, lesdits moyens étant avantageusement constitués par trois moteurs hydrauliques ou pneumatiques qui redoivent leur mouvement d'une prise de force existant sur le moteur du camion, par l'intermédiaire d'une pompe 2.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que ledit chariot reçoit le mouvement d'un desdits moteurs par l'intermédiaire d'une roue dentée, solidaire du chariot et connec tée au moteur, laquelle engrène avec une crémaillère parallèle aux guides du chariot, ledit guides et crémaillère ayant substantiellement la même longueur que la caisse du camion, et en ce que le rayon d'action du bras est substantiellement égal à moitié de la largeur de ladite caisse. 3w- Dispositif selon la revendication I, caractérisé-en ce que les circuits d'alimentation des moteurs sont du type fermé, étant prévue une tubulure commune de décharge connectée à un réservoir de récupération du fluide, avantageusement de l'huile, communiquant à son tour avec ladite pompe. 4. Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que la commande desdits moteurs est obtenue au moyen d'un cadre à poussoirs, un poussoir étant prévu pour chaque organe mobile et pour chaque sens de mouvement desdits organes mobiles. 5.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les circuits d'alimentation des moteurs comprennent des conduits pour amener le fluide aux moteurs comportant au moins un tronçon commun, et ledit tronçon commun et la tubulure commune de décharge forment une canalisation double articulée, qui comporte une première tubulure, formée par une pluralité de sections rigides ayant toutes la même longueur et connectées entre elles par des joints cylindriques qui permettent le passage à leur intérieur du fluide circulant dans la tubulure, et une deuxième tubulure, également formée par une pluralité de sections rigides dont le nombre et la longueur sont égaux au nombre et à la longueur des sections de la première tubulure et qui sont connectées entre elles aux extrémités par des joints cylindriques qui permettent le passage à leur intérieur du fluide circulant dsns la deuxième tubulu- re, et sont articulées chacune avec une section de la première tubulure, lesdites tubulures ayant une extrémité connectée audit réservoir de fluide et l'autre extrémité connectée auxdits moteurs, une desdites tubulures permettant l'écoulement du fluide du réservoir vers les moteurs et l'autre permettant l'écoulement du fluide dans le sens opposé. 6.--Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la connexion entre les sections des deux tubulures est réalisée en correspondance du point moyen desdites sections et est exclusivement mécanique 7.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte une troisième tubulure pour recueillir une perte éventuelle de fluide du dispositif d'utilisation vers le réservoir, et en ce qu'une telle tubulure, dont le diamètre est inférieur à celui des deux autres tubulures, comporte une pluralité de sections rigides dont le nombre et la longueur sont les mimes que le nombre et la longueur des sections desdites première et deuxième tubulure, connectées aux extrémités par des joints cylindriques qui permettent le passage à l'intérieur du fluide circulant dans la tubulure ct solidaires des sections d'une des autres tubulures en correspondance desdits joints, les joints de -la troisième tubulure étant coaxiaux à ceux de la tubulure dont elle est solidaire. 8X- Dispositif selon l'une quelconque des revendications de 5 à 7, caractérisé en ce que les joints entre deux sections de cha que tubulure comportent deux manchons cylindriques coaxiaux, solidaires respectivement d'une desdites sections et ayant leur axe perpendiculaire à l'axe de celles-ci, lesdits manchons étant fermés à une extrémité, emboités de façon étanche l'un sur l'autre en correspondance de leur extrémité ouverte, et montés de façon étanche sur un pivot de sorte à pouvoir tourner l'un par rapport à l'autre, la surface intérieure desdits manchons délimitant, avec la surface extérieure dudit pivot, une chambre annulaire qui communique avec chacune desdites sections par une ouverture ménagée sur la surface latérale de chaque manchon en proximité de l'extré- mité fermée, ladite chambre annulaire constituant une voie d'écoulement pour le fluide qui circule dans chaque tubulure. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un même pivot permet la rùtation des manchons des joints de la troisième tubulure et des joints de la tubulure dont elle est solidaire.