Les machines à mélanger ou à brasser les peintures, dans lesquelles le contenu d'une boite de peinture est agite en secouant ou en faisant tourner rapidement la boite, sont bien connues. Toutefois, les machines précédemment connues de ce genre étaient généralement lourdes, bruyantes et sujettes à de si fortes vibrations qu'elles exigeaient un ancrage au plancher d'un immeuble ou autre surface de support importante. Malgré la présence d'éléments de support en caoutchouc ou élastiques, leursmouvementsgiratoires ont tendance à provoquer un endommagement des surfaces de support et souvent de leur propre mécanisme. Pour développer le mouvement nécessaire au mélange de la peinture, il faut utiliser des moteurs puissants consommant beaucoup d'énergie. Certaines machines de l'art antérieur doivent aussi fonctionner longtemps pour assurer le mélange. En conséquence, la présente invention a pour objet une machine à mélanger ou à brasser les peintures, de construction relativement simple, et qui mélange ou brasse, intimement des liquides comme une peinture, en très peu de temps. Dans ladite machine, le poids que représente le récipient de peinture est sensiblement équilibré pendant le mélange afin de réduire les vibrations, le bruit et les efforts. Ladite machine peut être rapidement et facilement chargée et déchargée. Finalement, elle est peu consommatrice d'énergie, durable et utile pour assurer le mélange du contenu de boites de dimensions différentes. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention, une plaque de support orientée verticalement et percée d'une ouverture centrale1 supporte en rotation un disque ayant la forme d'une poulie. Le disque est lui-même percé d'une fenêtre suffisamment grande pour y placer le récipient contenant la peinture de façon que ce récipient traverse partiellement la fenêtre et l'ouverture de la plaque de support. Une plaque circulaire de base, qui est montée sur un arbre, est supportée librement par le disque et constitue la partie de base d'un dispositif de serrage destiné à fixer la boite dans la machine. Une plaque réglable verticalement, qui est espacée de la première plaque, constitue la partie supérieure du dispositif de serrage. Une source d'énergie pour assurer un mouvement de rotation, comme un moteur électrique, est montée sur la plaque de support et entraine le disque au moyen d'une roue qui porte contre la périphérie de ce disque. Le mouvement a pour effet de faire culbuter la boite de peinture. Une roue élastique biseautée, qui est fixée à la plaque circulaire de base, est en contact de frottement avec une gorge annulaire de forme complémentaire qui est ménagée dans la plaque de support verticale. Par suite, lorsque le disque est mis en rotation, la plaque de base tourne autour d'un axe perpendiculaire à celui du disque. Par conséquent, la boite de peinture est mise en rotation autour de cet axe. Le mouvement combiné de culbute et de rotation a pour effet de mélanger rapidement le contenu de la boite. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une vue de face d'une forme de réalisation complète d'une machine à mélanger et à homogénéiser les peintures selon la présente invention la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure i la figure 3 est une vue de l'arrière de la machine de la figure i la figure 4 est une vue fragmentaire à échelle légèrement agrandie, suivant la ligne 4-4 de la figure 2 ; et la figure 5 est une vue fragmentaire à échelle légèrement agrandie, suivant la ligne 5-5 de la figure 1. En examinant les dessins et plus particulièrement les figures 1 et 2, la référence 10 désigne une forme de réalisation complète de la machine à mélanger et homogénéiser les peintures selon la présente invention. La machine est montée sur un socle 11 auquel est assujettie une plaque verticale de support 12 en acier, en aluminium ou autre matérieu rigide approprié. Une ouverture circulaire 13 est ménagée dans la plaque verticale de support 12, de préférence au centre de cette dernière. L'ouverture circulaire a une dimension lui permettant de recevoir un récipient tournant 17 pour homogénéiser la peinture, comme on le décrira plus en détail ci-après. Un disque plat 14 en forme de poulie présentant une fenêtre 15 est supporté à sa périphérie, de manière à tourner sur la plaque de support, par des roues élastiques moulées 16 qui sont fixées à la plaque verticale de support 12 par des bouts d'arbres.sur lesquels lesdites roues 16 tournent librement. Les roues sont mou lées en uréthanne élastique ou autre matière plastique résistant à l'usure ou bien en caoutchouc. Chacune des roues 16 présente un bourrelet périphérique 19 qui se loge dans une gorge annulaire 20 ménagée à la périphérie du disque 14. Les roues 16 sont constamment en contact de frottement avec la gorge annulaire 20 et jouent également le rôle d'un amortisseur pour la plaque verticale de support 12. Le disque 14 est entraîné par une roue menante élastique 21 qui est en contact avec le disque en s'engageant dans la gorge annulaire 20comme on le voit en 22. La roue menante 21 est fixée à l'arbre de sortie 23 d'une source d'énergie provoquant un mouvement de rotation, comme le moteur 24 représenté en particulier sur la figure 3. L'arbre de sortie 23 traverse un alésage 25 de la plaque verticale de support 12. En examinant la figure 3, on voit que le moteur 24 est monté sur une plaque pivotante 26 articulée par un boulon 27 qui est assujetti à la plaque 12. Une boutonnière 28 ménagée dans la plaque pivotante 26 et une vis 29 permettent de limiter le pivotement de la plaque 26. Etant donné que cette dernière peut osciller librement autour du boulon 27, le poids du moteur 24 maintient la roue menante 21 en contact de frottement avec la gorge annùlaire 20 du disque 14. En outre, cette disposition supprime la nécessité de recourir à des engrenages ou trains d'engrenages bruyants pour transmettre un mouvement de rotation au disque 14. En revenant aux figures 1 et 2, on voit qu'un palier-support 30 est assujetti à la face antérieure du disque 14 entre le bord de la fenêtre 15 et un orifice rectangulaire 31 ménagé dans le disque. Un arbre 32 tourillonne dans le palier 30 et se prolonge au-delà de l'extrémité postérieure du palier-support coaxialement à l'axe vertical 33 du récipient 17. Une plaque circulaire 34 (appelée ci-après plaque de base) est fixée à une extrémité de l'arbre 32. La plaque 34 présente des gorges 35 qui sont concentriques au centre de ladite plaque et d'une dimension leur permettant de recevoir des récipients tels que des boites de diamètres différents. Comme le montre plus particulièrement la figure 3, la plaque de base s'étend horizontalement dans la fenêtre 15 du disque 14 en forme de poulie ainsi qu'à travers l'ouverture circulaire 13 de la plaque de support 12. Par suite, le récipient 17 de peinture est sensiblement équilibré dans la machine 10 avec un minimum de surplomb par rapport à la plaque de support 12. A l'extrémité opposée de l'arbre 32 est fixée une roue biseautée 361qu'on désignera ci-après par roue menante de frottement, qui est réalisée en un matériau élastique approprié résistant à l'usure1 comme l'uréthanne, le néoprène ou le caoutchouc. La roue menante de frottement 36 tourne dans une gorge complémëntaire 37 ménagée dans la face de la plaque verticale de support 12. Ladite gorge 37 présente une paroi chanfreinée 38 qui est en bon contact de frottement avec la surface biseautée 39 de la roue menante. Lorsque le disque 14 en forme de poulie est mis en rotation par le moteur 24, il est évident que la roue menante de frottement tourne en faisant tourner le récipient 17. Le récipient 17 est fixé à la plaque de base 34 par une plaque de serrage 40 supportée librement par une vis 41 à distance de l'arbre 32 et en alignement avec lui. Des encoches 42 ménagées dans la périphérie de la plaque 40 servent à ancrer l'anse 43 du récipient 17 de peinture pendant la rotation et le secouage de ce dernier. Un étrier 44 (représenté en particulier sur la figure 1) est fixé de façon reglable au disque 14 sur sa face externe ou côté palier-support. La vis 41 est introduite dans un alésage taraudé 45 de l'étrier 44. Le déplacement de la plaque de serrage 40 en direction ou à l'écart de la plaque de base 34 est assuré par une rotation d'une roue de serrage 46 assujettie à la vis 41 entre l'étrier 44 et la plaque de serrage 40. Lorsqu'il s'agit de mélanger le contenu de récipients de dimensions sensiblement différentes, il est possible de desserrer l'étrier 44 en dévissant sur ce dernier des vis de fixation 47, en faisant glisser l'étrier le long de glissières 48 du disque 14 jusqu'à ce qu'on ait obtenu l'espacement voulu pour y introduire le récipient, puis en serrant à nouveau lesdites vis de fixation. Dans une forme de réalisation de la présente invention qui convient pour mélanger ou homogénéiser une peinture, la source d'énergie est constituée par un moteur électrique à courant alternatif d'une puissance d'environ 0,2 kW dont l'arbre de sortie tourne à raison de 1725 tr/min et le mécanisme d'entraînement assure une rotation du récipient 17 qui est environ quatre fois supérieur à celle du disque en forme de poulie (le récipient tournant quatre fois au cours de chaque révolution de ce disque en forme de poulie). Compte-tenu de ce qui précède, le fonctionnement de la machine à mélanger et à homogénéiser les peintures 5T effectue de la manière suivante l'étrier 44 est ajusté approximativement à la hauteur convenant pour la dimension du récipient de peinture. Le récipient est placé sur la plaque de base 34 de façon que son bourrelet se loge dans la gorge 35 qui correspond à la dimension du récipient. On fait tourner ensuite la roue de serrage 46 jusqu'à ce que le récipient soit fixé fermement entre les plaques de base et de serrage 34, 40. L'anse 43 du récipient est alors soulevée et insérée dans deux encoches espacées 42 de la plaque supérieure. Le moteur 24 est mis sous tension de façon à entraîner le disque 14 en forme de poulie et à faire culbuter la boite autour de son axe horizontal tout en la faisant tourner autour de son axe longitudinal. La machine peut fonctionner pendant une période suffisamment longue pour obtenir le mélange voulu du contenu du récipient. Pour des récipients renfermant des peintures à l'huile ou à l'eau d'un type normal, cette période est d'environ 30 secondes, selon la température du contenu et son état avant le mélange. Ensuite, on arrête le moteur, on fait tourner la roue de serrage 46 pour dégager la plaque de serrage 40, puis on peut enlever le récipient de la machine. Bien que la description ci-dessus se rapporte au mélange et à l'homogénéisation d'une peinture, il est bien entendu que les récipients peuvent contenir une grande diversité de liquides et même de matières solides sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAT IONS 1. Machine à mélanger et à homogénéiser les peintures, caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison un socle (11) une plaque verticale de support (12) percée d'une ouverture (13) et fixée au socle ; plusieurs roues élastiques espacées (16) qui tourillonnent dans la plaque verticale de support (12) et font saillie vers l'extérieur de cette dernière un disque circulaire (14) en forme de poulie présentant une fenêtre (15) en regard de l'ouverture (13) de la plaque de support (12), ce disque étant supporté à sa périphérie par les roues élastiques espacées (16) de façon à tourner ;; une source (24) d'énergie pour assurer un mouvement de rotation, qui est fixs à la plaque de support (12) t une roue menante élastique (21) fixée à la source d'énergie (24) et en contact de frottement avec le disque circulaire (14) ; une première plaque de serrage (34) sur laquelle vient reposer le fond du récipient (17) de peinture ; une seconde plaque de serrage (40) destinée à maintenir le récipient (17) contrelapremière plaque de serrage (34), lesdites première et seconde plaques de serrage étant disposées perpendiculairement à la plaque de support (12) et au disque (14) en forme de poulie de manière à traverser à la fois l'ouverture (13)et la fenêtre (15);; un dispositif destiné à déplacer la seconde plaque de serrage (40), en direction de la premiere plaque de serrage (34 ) une roue élastique (36) d'entraînement par frottement qui tourillonne librement sur le disque (14) en forme de poulie à proximité de la première plaque de serrage (34) et au contact de la plaque de support (12) un arbre (32) fixé par une extrémité à la roue d'entraînement (36) et par son autre extrémité à la première plaque de serrage (34) ; et une vis (41) supportée par le dispositif de serrage et supportant elle-même librement la seconde plaque de serrage (40) pour permettre un mouvement de rotation du récipient (17). 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le disque (14) en forme de poulie présente une gorge (20) dans laquelle s'engage la péri phérie des roues élastiques (16) et de la roue menante(21). 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la source d'énergie (24) est montée sur une plaque pivotante (26) assujettie à la plaque verticale de support (12) pour solliciter la roue menante (21) contre le disque (14) en forme de poulie. 4. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif destiné à solliciter la seconde plaque de serrage (40) en direction de la première plaque de serrage (34) comprend un étrier (44) qui coulisse sur le disque (14) en forme de poulie, un alésage taraudé (45) ménagé dans l'étrier pour y visser la vis (41) et une roue de serrage (46) fixée à ladite vis pour la faire tourner. 5. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la roue (36) d'entrainement par frottement est biseautée et la plaque de support (12) présente une gorge annulaire biseautée complémentaire t37) dans laquelle s'engage la partie biseautée de la roue (36) d'entrainement par frottement. 6. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'étrier (44) coulisse sur des glissières (48) formées le long des cotés de la fenêtre (15) du disque (14) en forme de poulie.