La présente invention concerne de façon générale des seringues hygiéniques et, plus précisément, une seringue et une méthode pour produire un mélange liquide effervescent, autopropulsé à des fins d'irrigation hygiénique. Les seringues hygiéniques ou injecteurs, propre à propulser un mélange liquide tel qu'une solution de lavement vaginal ou rectal à travers une canule, sont connus dans la technique et on en trouve des exemples dans les brevets des Etats-Unis n0 2 716 984 et 3 354 883. L'injecteur du brevet n0 2 716 984 comprend un réservoir cylindrique destiné à contenir un mélange liquide et un couvercle qui s'adapte par vissage sur le récipient. Le couvercle comporte une canule et un bloc-soupage de commande, ce dernier pouvant etre actionné par un levier manuel. Le couvercle renferme également un comprimé gazogène sec au-dessus du liquide conte nu dans le récipient, de telle sorte que quand on secoue l'appareil, -le comprimé se dissolve dans le liquide et qu'un gaz soit dégagé pour mettre le récipient sous pression. Lorsqu'on presse le levier manuel, le liquide contenu dans le récipient est ainsi expulsé à travers la canule. Dans la seringue du brevet n0 3 354 883, un médicament sec est placé au-dessus du liquide contenu dans un récipient à poire compressible. Lorsqu'on veut utiliser l'appareil, une canule qui fait saillie sur le capuchon du récipient est enfoncée pour faire tomber le médicament sec dans le liquide où il se dissout.Le mélange liquide qui peut être alors effervescent est expulsé de la canule par pression de la poire. Mais il est facile de comprendre que les injecteurs ou seringues antérieurement connus, dans lesquels un comprimé sec ou une poudre est mélangé avec un liquide contenu dans un récipient juste avant l'utilisation, présentent cet inconvénient que la substance sèche peut être amenée par inadvertance à se mélanger au liquide, bien avant que l'injecteur soit prêt à être utilisé. Très rapidement, la pression créée à l'intérieur de l'injecteur ou l'effervescence produite dans le mélange liquide s'atténue considérablement, ce qui oblige à remplacer le liquide et à introduire un nouveau comprimé ou une nouvelle charge de poudre avant de pouvoir utiliser l'appareil. Le brevet des Etats-Unis n0 94 029 décrit une seringue comprenant un récipient muni d'un bouchon de liège et contenant un liquide bicarbonaté. Au moment où l'on veut utiliser l'appareil, on visse dans le bouchon un fausset à champagne contenant un robinet à soupape. Une rotation de la soupape permet alors de vider le récipient du liquide qu'il contient par le fausset.Mais un tel système exige que l'utilisateur possède déjà ou achète séparément le dispositif à fausset qui ne fait pas partie intégrante du récipient bouché.En outre, comme cela se produit souvent lorsqu'on insère un tire-bouchon dans un bouchon de bouteille, des fragments de liège se détachent et il n'est pas maintenu, entre le bouchon, le récipient et le fausset, une étanchéité suffisante aux liquides, ce qui peut nuire à l'utilisation efficace d'un tel appareil à seringue. La présente invention a pour but d'éliminer ces inconvénients, ainsi que d'autres que présentent les injecteurs et seringues hygiéniques antérieurement connus. Un autre but de la présente invention est de fournir une seringue hygiénique qui soit en mesure de propulser un mélange liquide effervescent sans la nécessité d'utiliser des comprimés secs ou des poudres. Un autre but encore de la présente invention est de fournir une seringue hygiénique de construction relativement simple et qui soit facile à utiliser. La présente invention a encore pour but de fournir une seringue hygiénique qui se prête aisément à différentes opérations d'irrigation hygiénique. D'après la présente invention, une seringue hygiénique destinée à délivrer un mélange liquide effervescent comprend un récipient propre à renfermer un mélange liquide, ce récipient se prolongeant par une partie formant goulot. Un capuchon est agencé de manière à s'adapter de façon mobile sur le goulot, ce capuchon comportant une ouverture pour mettre en communication avec une canule le mélange liquide contenu dans le récipient.Des moyens de fermeture étanche sont prévus sur le goulot du récipient et agissent en réponse au mouvement du capuchon en empêchant le mélange liquide de pénétrer dans l'ouverture du capuchon lorsque ce dernier est dans une première position, et en laissant le mélange liquide passer à travers l'ouverture du capuchon lorsque ce dernier est dans une seconde position.Le mélange liquide contient un gaz en solution lorsqu'il est renfermé dans le récipient et que le capuchon est dans la première position. Au moment où le gaz est libéré du mélange liquide et où le capuchon est placé dans sa seconde position, le mélange liquide est propulsé hors du récipient à l'état effervescent à travers ltou- verture du capuchon sous l'effet de la pression créée par le gaz libéré. Un procédé pour délivrer un mélange liquide effervescent comprend, d'après la présente invention, les opérations qui consistent à charger dans un mélange liquide une quantité prédéterminée de gaz en solution, puis à placer le mélange à l'intérieur d'un récipient qui est alors fermé hermétiquement avant un capuchon mobile. Le procédé comprend aussi les opérations consistant à secouer le récipient, de telle sorte qu'une partie du gaz dissous se dégage du mélange liquide, et à propulser le mélange liquide hors du récipient à l'état effervescent sous l'effet de la pression créée par le gaz libéré à l'intérieur du récipient. La brève description qui précède, ainsi que d'autres buts, caractéristiques et avantages de la présente invention, pourront être mieux compris à l'aide de la description détaillée qui suit, relative au mode de réalisation de la présente invention qui est actuellement préféré, mais n'a néanmoins qu'un caractère d'illustration, en référence aux dessins ci-annexés. La figure 1 est une vue fragmentaire en élévation frontale et partiellement en coupe d'une seringue hygiénique, représentant un récipient muni d'un goulot, un capuchon de récipient et une canule , suivant la présente invention. La figure 2 est une vue fragmentaire en élévation frontale de la seringue hygiénique de la figure 1, représentant le capuchon de récipient après qu'il a été placé dans une position dans laquelle un obturateur du récipient est ouvert. La figure 3 est une vue fragmentaire en élévation frontale et partiellement en coupe d'une seconde forme de réalisation d'une seringue hygienique, représentant un récipient muni d'un goulot et un capuchon de récipient fermé hermétiquement, suivant la présente invention. La figure 4 est une vue fragmentaire en élévation frontale de la seringue hygiénique de la figure 3, représentant une canule vissée sur le capuchon de récipient et montrant le capuchon après qu'il a été placé dans une position dans laquelle l'obturateur du récipient est ouvert. Pour se référer maintenant en détail aux dessins, et d'abord à la figure 1 de ceux-ci, d'après un mode de réalisation donné à titre d'illustration pour mettre en évidence des buts et caractérisfques de la présente invention, il est prévu une serin gue hygiénique, désignée dans l'ensemble par le numéro de référence 10. La seringue 10 comprend essentiellement un récipient rigide ou au moins semi-rigide 12 qui peut être en verre, en plastique ou en une autre matière robuste similaire, capable de contenir un mélange liquide 14 sans se déformer ou se briser au cours de son transport ou de sa manipulation. Le récipient 12 doit être également capable de résister à une pression intérieure positive relativement modérée sans subir de déformations notables, comme on pourra mieux le comprendre d'après la description qui suit. La seringue 10 comprend aussi un capuchon 16 susceptible de boucher hermétiquement le récipient 12, ce capuchon 16 étant muni d'un raccord 18 pour l'adaptation d'une canule 20. Plus précisément, le récipient 12 comporte une partie formant goulot 22, en travers du haut de laquelle est disposée une membrane obturatrice 24. Cet obturateur 24 est uni intimement, le long de sa périphérie, au goulot 22 et il peut être fait de l'une parmi de nombreuses matières classiques, susceptibles d'être aisément perforées lorsque l'obturateur doit être rompu, tout en empêchant le mélange liquide 14 de sortir du récipient 12 avant le moment où la seringue 10 doit être utilisée. On peut citer, à titre d'exemples de matières pour l1obtu- rateur 18, l'un quelconque des caoutchoucs naturels et synthétiques, des élastomères et des feuilles minces de métaux non sujets à la corrosion. Le capuchon 16 du récipient comporte un filetage intérieur, comme le montre le dessin, de manière à s'adapter dans un filetage extérieur correspondant de la partie formant goulot 22 du récipient. Un joint annulaire 25 est logé contre les parois internes du capuchon 16 de manière à s'appliquer de fa çon étanche sur le bord supérieur du goulot 22 du récipient, comme on l'expliquera ci-après à propos de la figure 2. Un tube 26 fait saillie vers le bas à l'intérieur du capuchon 16, ce tube 26 étant traversé axialement par une ouverture 28. En outre; le tube 26 s'amincit en cône en 30 pour former une pointe assez pointue pour perforer l'obturateur 24. Ainsi, l'ouverture 28 s'étend entre la pointe conique 30 et le haut du raccord fileté 18 prévu sur le capuchon 16.Un ou plusieurs orifices 32 s'étendent radialement d'un côté à l'autre du tube 26 au voisinage de sa pointe 30. La canule 20 est munie intérieurement, à sa partie inférieure 34, d'un filetage (non représenté) qui s'adapte dans le filetage prévu sur le raccord 18, dans le cas où l'on veut monter directement la canule 20 sur le capuchon 16. Lorsqu'on veut maintenir le récipient 12 de la seringue à distance de l'endroit où la canule 20 doit être placée, on peut utiliser un tuyau flexible (non représenté) de type classique, comportant des raccords filetés à ses extrémités, pour relier le capuchon 16 à la canule 20 et conduire ainsi le mélange liquide de l'un à l'autre de ces éléments. Afin d'éviter que l'on fasse tourner par inadvertance le capuchon 16 avant l'utilisation de la seringue 10, une bande de scellement classique 36 est fixée étroitement autour d'au moins la partie inférieure du capuchon 16 et autour du récipient 12. Cette bande peut être en caoutchouc, en plastique, en feuille mince de métal ou en un autre matériau similaire susceptible d'être déchiré sans difficulté pour libérer le capuchon avant l'utilisation de la seringue 10. Le mélange liquide 14 que renferme le récipient 12 peut être par exemple une composition liquide artificielle ou naturelle àusage hygiénique, notamment de l'eau bicarbonatée ordinaire ou l'un des nombreux mélanges pour injections vaginales disponibles dans le commerce ou des combinaisons de ceux-ci.Sans vouloir s'y limiter, on citera comme exemples de ces compositions celles qui sont vendues sous les marques "Massengill" par Beecham Inc., Clifton (New Jersey) ; "Summer's Eve" par C.B. Fleet Co., Inc., Lynchburg (Virginia) ; et Feminique par Ennis Laboratories, Ltd., Edison (New Jersey). On peut également utiliser de la simple eau gazeuse ou du simple vinaigre blanc.D'après la présente invention, une partie environ de l'une des compositions liquides pour injections vaginales citées ci-dessus est alors combinée avec trois parties d'une eau bicarbonatée ou d'une eau de Seltz ordinaire, disponible dans le commerce. On se réfèrera maintenant à la figure 2 pour expliquer le mode d'utilisation de la seringue 10. On commence par secouer énergiquement le récipient 12 afin qu'une partie du gaz contenu en solution dans l'eau bicarbonatée du mélange 14 s'en dégage et crée une pression positive à l'intérieur du récipient 12. Du fait de la libération des gaz, le mélange 14 entier estmis à l'état effervescent, comme on peut le comprendre aisément.On retourne alors le récipient et on fait tourner le capuchon 16 après avoir enlevé la bande 36, ce qui produit un mouvement axial du tube 26 vers le bas et la perforation de la membrane obturatrice 24, comme le montre la figure 2.0n fait tourner le capuchon 16 de telle sorte qu'il descende suffisamment pour que le joint 25 qu'il contient soit comprimé entre la partie supérieure et interne du capuchon 16 et le haut du goulot 22, afin d'éviter les fuites d'air ou de liquide entre ces éléments. On peut voir que l'ouverture axiale 28 qui traverse le tube 26 est désormais en communication avec l'intérieur du récipient 12 par les orifices 32 pratiqués au voisinage de la pointe conique 30 du tube. En conséquence, le mélange liquide effervescent 14 est propulsé à travers l'ouverture 28 et hors de la canule 20 sous l'effet de la pression créée à l'intérieur du récipient 12 par le gaz libéré. On se réfèrera maintenant aux figures 3 et 4 pour décrire une seconde forme de réalisation d'une seringue hygiénique selon la présente invention, désignée dans l'ensemble par le numéro de référence 40. La seringue 40 comprend essentiellement un récipient 42 se prolongeant vers le haut par une partie formant goulot 44, et un capuchon de récipient 46 muni d'un filetage intérieur qui s'adapte dans un filetage correspondant prévu sur le goulot 44 du récipient, comme le montre le dessin. Le capuchon 46 comporte intérieurement un tube 48 qui fait saillie vers le bas et est percé d'une ouverture axiale 50 qui se prolonge dans un raccord fileté 52 formé au haut du capuchon 46. L'extrémité inférieure du tube 48 est fermée pour former en 54 une paroi d'extrémité pratiquement plane. Le tube 48 comporte également un ou plusieurs orifices 56 qui le traversent radialement et communiquent avec l'ouverture 50. Une rondelle 58 délimitant un orifice d'échappement 59 est placée dans un siège autour du bord de l'ouverture supérieure du goulot 44, de telle sorte que quand la paroi d'extrémité 54 du tube 48 est pressée contre la rondelle, il en résulte un joint étanche empêchant que le contenu liquide 14 du récipient 42 soit expulsé à travers l'orifice d'échappement 59. De plus, une bague torique 60 est logée dans une gorge circonférentielle formée autour de la base du goulot 44, cette bague torique assurant l'étanchéité entre le goulot 44 et la partie interne du capuchon 46. Afin d'aviter une rotation intempestive du capuchon 46 avant l'utilisation de la seringue 40, une bande de scellement 62 en caoutchouc, en plastique, en feuille mince de métal ou en un matériau similaire est fixée étroitement contre la partie inférieure du capuchon 46 et la partie supérieure du récipient 42, comme le montre la figure 3. Comme on peut le voir en se référant maintenant à la figure 4, pour utiliser la seringue 40, on secoue énergiquement le récipient 42 de sorte que le mélange liquide 14 libère du gaz et entre en effervescence. On retourne alors le récipient 42 et, après avoir retiré la bande 62, on fait tourner le capuchon 46 qui est ainsi déplacé axialement vers le haut pour ouvrir le joint entre la paroi d'extreemité 54 du tube et la rondelle 58. Le mélange 14 est alors propulsé dans la cavité intérieure du capuchon 46, à travers les orifices 56 du tube et le long de l'ouverture 50 qui se prolonge vers le haut à travers le raccord 52 du capuchon.D'après ce qui est indiqué partiellement sur la figure 4, la canule 32 est vissée directement sur le raccord 52, de même que dans la forme de réalisation des figures 1 et 2, un tuyau flexible, muni à ses extrémités de raccords filetés s1a- daptant sur le raccord 52 du capuchon et sur la canule 32 respectivement, peut être également prévu si l'on veut que la canule 32 soit à distance de la seringue 40. La seringue hygiénique de la présente invention a une structure relativement simple, ce qui permet de la produire à bon marché et avec des matériaux assez peu coûteux. Fait important, il n'y a pas besoin d'ajouter des comprimés secs ou des poudres à son contenu avant l'usage et les seringues suivant la présente invention peuvent être stockées pendant des périodes relativement prolongées sans perdre de leur efficacité. Comme pourra le comprendre aisément le spécialiste, la présente invention peut être réalisée sous d'autres formes particulières sans que l'on s'écarte pour autant de son esprit ou de ses caractéristiques essentielles. Par exemple, alors que les mélanges liquides 14 cités ci-dessus à titre d'illustrations sont destinés à l'hygiène féminine, on peut aussi bien utiliser une solution pour lavement rectal, contenant une quantité suffisante de gaz en solution, pour composer un liquide effervescent. autopropulsé, de lavement rectal. Les formes de réalisation ici décrites doivent donc être interprétées comme des illustrations plutôt que comme des restrictions, la portée de l'invention étant définie par les revendications et non par la description qui précède, et toutes les modifications qui se situent dans le cadre d'équivalents des revendications ou qui en ont le caractère sont, bien entendu, embrassées par celles-ci. - REVENDICATIONS 1. Seringue hygiénique destinée à délivrer un mélange liquide à usage hygiénique à l'état effervescent, comprenant un récipient qui se prolonge par une partie formant goulot et contient un liquide hygiénique, caractérisée en ce que le liquide (14) contient en solution un gaz pour constituer un mélange liquide qui est enfermé dans le récipient (12) à l'état préchargé, ce mélange liquide hygiénique prenant l'état effervescent lorsque le gaz qui y est dissous en est libéré par une perturbation suffisante de l'état stable dans lequel le mélange liquide hygiénique est préchargé dans le récipient, en ce qu'un capuchon (16) est formé et disposé de manière à s'adapter de façon mobile sur le goulot (22) et comporte une ouverture (28) qui fait communiquer le mélange liquide hygiénique contenu dans le récipient avec un point de distribution, et en ce que des moyens de fermeture étanche (24 ou 58) sont prévus sur le goulot et agissent en réponse au mouvement du capuchon en empêchant le mélange liquide hygiénique à l'état préchargé de pénétrer dans l'ouverture du capuchon lorsque ce dernier est dans une première position, et en permettant que le mélange liquide hygiénique, lorsqu'il est à l'état effervescent, soit propulsé hors du récipient à travers l'ouverture du capuchon sous l'effet de la pression créée dans le récipient par les gaz libérés lorsque le capuchon est dans une seconde position. 2. Seringue hygiénique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mélange liquide (14) contient de l'eau bicarbonatée. 3. Seringue hygiénique selon la revendication 2, caractérisée en ce que le mélange liquide se compose d'une partie environ d'une composition liquide pour injections vaginales et de trois parties environ d'eau bicarbonatée. 4. Seringue hygiénique selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisée en ce que les moyens de fermeture étanche comprennent une membrane (24) qui s'étend en travers du goulot, et en ce que le capuchon (16) contient un tube (26) qui fait saillie intérieurement et est traversé axialement par ladite ouverture (28) du capuchon, ce tube étant formé et disposé de manière à perforer la membrane (24) et a établir la communicatioF pour le mélange liquide à travers l'ouverture du capuchon lorsqu ce dernier est placé dans ladite seconde position. 5. Seringue hygiénique selon l'une quelconque des rev#q dications l à 3, caractérisée en ce que les moyens de fermeture étanche comprennent une rondelle (58) montée sur le goulot de maniere à délimiter un orifice d'échappement pour le passage du mélange liquide à partir du récipient, le capuchon (46) étant formé et disposé de manière a s'adapter de façon mobile sur le goulot et contenant un tube (48) qui fait saillie intérieurement vers le bas, ce tube étant traversé par ladite ouverture (50) du capuchon qui s'étend depuis l'extérieur du capuchon jusqu'a une paroi d'extrémité (54) au bas du tube, cette paroi d'extrémité obturant hermétiquement l'orifice d'échappement du goulot lorsque le capuchon est dans sa première position, le tube comportant également au moins un orifice (56) qui le traverse au voisinage de la paroi d'extrémité pour établir la communication pour le mélange liquide hygiénique entre l'orifice d'échappement et l'ouverture du capuchon lorsque ce dernier est dans sa seconde position. 6. Seringue hygiénique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le capuchon porte un raccord (18), en ce que l'ouverture (28) du capuchon se prolonge a travers ce raccord et en ce qu'il est en outre prévu une canule (20), formée et disposée de manière à être en communication avec l'ouverture du capuchon. 7. Seringue hygiénique selon la revendication 6, caractérisée en ce que la canule (20) comporte une base (34) pour diriger le raccord (18) lors de son adaptation. 8. Seringue hygiénique selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que des moyens d'assujetissement (36 ou 62) sont prévus pour maintenir le capuchon en position fixe par rapport à la partie du récipient formant goulot (22), de telle sorte que le capuchon (16) reste dans sa première position jusqu'# ce qu'il soit placé par l'utilisateur dans sa seconde position. 9. Seringue hygiénique selon la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens d'assujettissement se présentent sous la forme d'une bande amovible (36 ou 62) qui recouvre au moins une partie du capuchon (16) et du récipient respectivement. 10. Seringue hygiénique selon la revendication 5, caractérisée en ce que ce capuchon (46) et son tube (48) sont formés et disposés de telle manière que la paroi d'extrémité (54) soit éloignée de l'orifice d'échappement lorsque le capuchon est dans sa seconde position, la cavité intérieure du capuchon étant agencée de manière à conduire ledit contenu liquide entre l'ori- fice d'échappement et l'orifice pratiqué dans le tube. 11. Procédé pour délivrer un liquide hygiénique en vue du lavage d'une partie prédéterminée du corps, caractérisé en ce qu'on forme un mélange liquide hygiénique à l'état préchargé en introduisant un liquide hygiénique dans un récipient et en y. dissolvant une quantité prédéterminée de gaz, en ce qu'on ferme hermétiquement le récipient en conservant dans ledit état préchargé le liquide hygiénique et le gaz qu'il contient en solution, en ce que, par la suite, on secoue le récipient afin de produire une perturbation suffisante de l'état préchargé pour qu'une partie du gaz dissous soit libérée du liquide afin de créer, à l'intérieur du récipient, une pression suffisante pour mettre le mélange liquide hygiénique dans un état d'effervescence, et en ce qu'on ouvre promptement le récipient au voisinage immédiat de ladite partie prédéterminée du corps, d'où il résulte que le mélange liquide hygiénique est propulsé à travers l'ouver- ture ainsi formée et hors du récipient, à l'état effervescent, sous l'effet de la pression créée par le gaz libéré, afin de laver ladite partie prédéterminée du corps.