L'invention concerne une talonnière de fixation de ski de sécurité qui comporte un élément de maintien de semelle pivotant autour d'un axe transversal horizontal et sollicité par un ressort d'ouverture, avec pédale de fermeture, ainsi qu'un organe de blocage pivotant parallèlement à l'axe de cet élément de maintien de semelle, ou coulissant dans le sens longitudinal du ski, et sollicité par un ressort de déclenche- ment, qui s'engage derrière une partie montée mobile dans 1' élément de maintien de semelle et, dans la position d'utilisa- tion de la talonnière, bloquée par un verrou pivotant avec 1' élément de maintien de semelle, tandis qu'il est prévu un or- gane de commande à la main pour faire passer le verrou dans sa position de déverrouillage contre la force d'un ressort de retenue et ouvrir ainsi de façon intentionnelle la talonnière. De telles talonnières ont déjà été proposées, par exem- ple dans la demande de brevet allemand antérieure P 30 33 021.3. Par rapport à d'autres talonnières connues, elles ont pour avantage que l'élément de maintien de semelle prend automati- quement sa position d'ouverture mime lorsque la chaussure de ski est libérée à l'étrier avant. Il en résulte qu'après des déclenchements dés à une chute tournante, il n'y a aucune ma- nipulation à effectuer sur la talonnière avant de rechausser la fixation. Un inconvénient de ces talonnières est que, naturellement, l'élément de maintien de semelle se trouve également en posi- tion d'ouverture lorsque le ski est transporté ou en magasin, ce qui est désavantageux pour différentes raisons. C'est ainsi que, par exemple, en cas de transport sur urk toit d'auto, de l'eau salée peut jaillir de la route et pénétrer dans la fixa- tion non protégée. En général, l'utilisation de housses à ski de type courant n'est pas possible car ces housses ne sont pas coupées suffisamment larges pour recevoir des talonnières ou- vertes. C'est donc le but de l'invention de développer et perfec- tionner une talonnière du type indiqué plus haut de façon qu' elle puisse être fermée non seulement par l'introduction de la chaussure de ski dans la fixation mais aussi de façon vo- lontaire, à la main, par exemple pour transporter ou stocker la fixation. Ce résultat est obtenu par l'invention grace au fait qu' il est prévu un membre intermédiaire disposé entre l'organe de commande à la main et le verrou, et monté mobile par rap- port au verrou de façon que, lorsque l'élément de maintien de semelle pivote dans sa position d'utilisation, l'élément de commande à la main étant actionné, ce membre intermédiaire passe sans s'arrêter devant une butée qui provoque le déver- rouillage automatique et permet au verrou de prendre sa po- sition de verrouillage. La talonnière ne peut pas prendre cette position de transport de façon non intentionnelle car il faut en même temps actionner l'élément de commande à la main dans le sens de l'ouverture de la talonnière et faire pivoter l'élément de maintien de semelle dans sa position dl utilisation. Lorsque la talonnière est en position de trans- port, il suffit, pour chausser la fixation, d'actionner une fois l'élément de commande à la main. Si, ensuite, la chaus- sure de ski est libérée de la fixation, de façon volontaire ou non volontaire, la talonnière prend automatiquement sa posi- tion d'ouverture, de sorte que la fixation est toujours prête à être chaussée. Pour un nouveau transport, on procède de nouveau comme il vient d'être décrit, afin d'assurer 1' élément de maintien de semelle dans sa position fermée. Dans le cas o la talonnière possède une plaque de base à fixer sur le dos du ski, sur laquelle un chariot en forme de boite est monté mobile dans le sens longitudinal et est maintenu dans sa position limite avant sous l'action d'un res- sort de pression lorsqu'il n'y a pas de chaussure de ski en- gagée dans la fixation, il est prévu selon un mode de réali- sation particulièrement apte que la butée est solidarisée avec la plaque de base et que l'organe de commande à la main est un levier monté dans l'élément de maintien de semelle. Suivant un développement avantageux de la talonnière selon l'invention, le verrou affecte la forme d'un levier à deux bras, sur le deuxième bras duquel agit le membre inter- médiaire. Dans ce cas, le membre intermédiaire est de préfé- rence un levier qui est articulé au deuxième bras du verrou, s'étend par dessus celui-ci et est sollicité par un ressort en direction de celui-ci. S'il s'agit dans ce cas d'une talon- nière du type décrit précédemment possédant un chariot solli- cité par un ressort de pression, on a vu que le chariot prend sa position limite avant lorsqu'il n'y a pas de chaussure de ski dans la fixation. Si, l'organe de commande à la main étant actionné, l'élément de maintien de semelle quitte alors en pivotant vers le bas sa position d'ouverture, le membre inter- médiaire est alors retenu contre la butée tandis que, lorsqu' on làche l'organe de commande à la main, le verrou peut se dé- placer pour prendre sa position de verrouillage et y rester de sorte que l'élément de maintien de semelle reste fermé. D'autres points remarquables de la talonnière selon l'in- vention sont fixés dans les sous-revendications. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d' exemple, en référence au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 montre en coupe longitudinale médiane la talonnière dans sa position d'ouverture; - la figure 2 montre de la même façon cette talonnière dans la position fermée, la chaussure de ski n'étant pas in- troduite. La talonnière est adaptée de façon connue en soi à être fixée à l'aide d'une plaque de base 1 sur le dos d'un ski. Un chariot 2 en forme de bottier est monté sur la plaque de base mobile en translation dans le sens longitudinal. Il est soumis à la force d'un ressort de pression 3 qui, lorsqu'il n'y a pas de chaussure de ski dans la fixation, le maintient dans sa position limite avant. Dans le mode de réalisation choisi et représenté, la position limite avant est également assurée du fait que la paroi transversale 4 arrière du chariot est ap- pliquée contre un collet 5 d'une tige filetée de réglage 6. La tige filetée de réglage s'engage par son filetage dans un ta- raudage correspondant ménagé dans la plaque de base 1. Le res- sort de pression 3 s'appuie par l'intermédiaire d'une butée de ressort 7 sur la tige filetée de réglage 6. La butée de ressort fait partie d'une pièce profilée 8 qui possède une branche verticale 9 dont l'extrémité libre forme une butée dont le rôle sera expliqué plus loin. Le ressort de pression 3 prend appui sur une traverse 10 entre les parois latérales du chariot 2. Dans les parois latérales du chariot 2 est fixé un axe de pivotement 11 sur lequel est monté un élément de maintien de semelle désigné dans son ensemble par 12. Cet élément de main- tien de semelle est soumis à l'action d'un ressort d'ouvertu- re 13 affectant la forme d'un ressort de flexion à enroulement qui tend à maintenir l'élément de maintien de semelle dans sa position d'ouverture selon la figure 1. Le ressort d'ouvertu- re est engagé sur l'axe de pivotement 11 et prend appui du côté chariot contre un axe transversal 14 monté parallèlement à l'axe de pivotement dans les parois latérales du chariot 2, qui porte un levier de blocage 15. Ce levier de blocage est sollicité par un ressort de déclenchement 16 qui prend appui par l'intermédiaire d'une vis de réglage 17 contre la paroi transversale arrière 4 du chariot. L'écrou 18 monté calé en rotation dans le chariot 2, jouant le rôle de butée d'appui de ressort, dans lequel est vissée la vis de réglage est en liaison d'entraînement avec un index 19 qui est visi- ble à travers une fenêtre 20 prévue sur le côté supérieur du chariot 12 afin d'indiquer le réglage donné à la force de dé- clenchement. De façon connue en soi, l'élément de maintien de semelle 12 comprend un élément abaisseur 21 ainsi qu'une queue 22 formant support de pied. Un levier 24 est monté dans l'6lé- ment de maintien de semelle de façon à pouvoir pivoter de façon limitée autour d'un axe transversal 23 horizontal. Ce levier est un levier à deux bras et il porte à son extrémité inférieure un galet d'arrêt 25 qui est destiné à coopérer avec le levier de blocage 15. A l'extrémité supérieure du levier se trouve une cuvette 26 qui est adaptée à recevoir un tenon de verrouillage 27. Sur la figure, le tenon de ver- rouillage se trouve à l'extrémité gauche d'un levier de ver- rouillage 28 qui est monté dans le chariot sur l'axe de pivo- tement 11. Entre le tenon de verrouillage et le tourillon por- teur du galet d'arrêt 25 se trouve un ressort de retenue 29 formé par un ressort de traction à boudin qui, normalement, maintient le tenon de verrouillage 27 dans la cuvette 26 du levier. Le levier de verrouillage 28 est constitué par une pièce de tôle découpée courbée, avec deux ailes superposées et une barrette 30 transversale reliant ces deux ailes l'une à l'autre. Par rapport au tenon de verrouillage 27, la barret- te 30 se trouve au delà de l'axe de pivotement 11. Dans l'élément de maintien de semelle 12 est disposé parallèlement à l'axe transversal 23, sur un bourrelet 31, un bras 32 d'un levier à genouillère dont le deuxième bras 34 relié au premier bras par l'articulation à genouillère 33 s' engage par un bec 35 en décrochement prévu à son extrémité libre dans un évidement 36 de la barrette transversale 30 du levier de verrouillage 28. Le bras 32 du levier à genouillère articulé à l'élément de maintien de semelle se prolonge au delà de la genouillère 33. Dans ce prolongement se trouve une cuvette 37 qui peut recevoir, pour actionner le levier, le bout d'un doigt ou la pointe d'un bâton de ski. Entre le levier à genouillère 32, 33, 34 et le levier de verrouillage 28 est prévu le membre intermédiaire 38 selon 1' invention. Il est constitué par une pièce de tôle découpée d'o se détache à angle droit une patte 39 et il s'étend sen- siblement par dessus la barrette transversale 30 du levier de verrouillage. La patte 39 s'engage avec un jeu suffisant dans un évidement du levier de verrouillage de sorte que le membre intermédiaire bénéficie d'une possibilité de pivotement suffi- sante à l'égard de la barrette 30. Un faible ressort de pres- sion à boudin 40 s'appuie d'une part sur le membre intermé- diaire 38 et, d'autre part, sur le levier à genouillère de sorte que ce dernier est maintenu dans sa position limite ex- térieure coudée comme le montre la figure 1. Etant donné que la possibilité de pivotement du membre intermédiaire relati- vement à la barrette 30 est limitée, le.ressort 40 maintient le membre intermédiaire appliqué contre la barrette 30 à gau- che de la patte si on regarde la figure et contre une butée 41 prévue sur le prolongement du bras de levier à genouillère 32, à droite de la patte. La butée 41 forme encore sur le côté extérieur un talon 41 qui s'engage derrière un rebord 42 d'une paroi transversale arrière de l'élément de maintien de semelle 12 et limite par conséquent le mouvement du levier à genouil- lère vers l'extérieur. Lorsque la talonnière se trouve dans la position ouverte représentée à la figure 1, le skieur peut chausser la fixation en introduisant le bout de la chaussure de ski dans l'étrier avant de la fixation non représenté puis en abaissant le talon, l'extrémité arrière de la semelle se posant alors et appuyant sur la queue d'appui de pied 22 et faisant pivoter l'élément de maintien de semelle dans le sens inverse des aiguilles d' une montre si on regarde la figure. En même temps s'effectue également, contre la force du ressort de pression 3, un dépla- cement vers la droite de l'élément de maintien de semelle et, par conséquent, du chariot 2. Lorsque 'Labaisseur de semelle pivote vers le bas, le levier de blocage est repoussé vers l'arrière par le galet d'arrêt 25 contre la force du ressort de déclenchement 16. Ensuite, le galet d'arrêt 25 et, par conséquent, l'élément de maintien de semelle, sont maintenus abaissés par le levier de blocage 15. L'ouverture intentionnelle de la talonnière s'effectue en abaissant le bras 32 du levier à genouillère ce qui provo- que la mise en extension de ce levier, de telle sorte que le levier de verrouillage 28 pivote autour de l'axe de pivotement 11. Par suite, le tenon de verrouillage 27 est désengagé de la cuvette 26 prévue dans le levier 24, de sorte que, l'él6- ment de maintien de semelle 12 pivotant dans le sens des ai- guilles d'une montre, ce levier peut tourner grâce à son ga- let d'arrêt 25 tout autour du levier de blocage 15 qui est maintenu dans sa position limite avant. Après que la chaussu- re de ski s'est libérée de la talonnière, cette dernière, sol- licitée par le ressort d'ouverture 13, passe alors dans sa position d'ouverture comme le montre la figure 1. Le levier à genouillère sollicité par le ressort 40 est ramené dans sa position de départ. Sous l'action du ressort de retenue 29, le tenon de verrouillage 27 est lui aussi ramené dans la cu- vette 26 du levier 24. Lorsque l'abaisseur 21 de l'élément de maintien de semel- le 12 est soumis à une force dirigée vers le haut, il se pro- duit de façon connue en soi, par suite du pivotement vers l' arrière du levier de blocage 15, une ouverture de sécurité de la talonnière qui revient alors prendre sa position repré- sentée par la figure 1. Si, par contre, la chaussure de ski est libérée à 1' étrier de fixation avant non représenté, le chariot 2 avec l' élément de maintien de semelle 12 se déplace sous l'action du ressort de pression 3 vers la gauche de la figure jusqu'à ce que le chariot vienne buter par sa paroi transversale 4 ar- rière contre le collet 5 de la tige filetée de réglage 6. Mais, avant que cela ne se produise, le membre intermédiaire 38 heurte par son extrémité libre l'aile 9 de la pièce profi- lée 8 solidaire de la plaque de base, ce qui fait pivoter le levier de verrouillage28 autour de l'axe de pivotement 11 et provoque par conséquent le déverrouillage du levier 24. De cette façon, le galet d'arrêt 25 peut rouler tout autour du levier de blocage 15 et l'élément de maintien de semelle 12 peut, sous l'action de son ressort d'ouverture 13, venir pren- dre la position représentée à la figure 1. Pour ne pas être obligé de transporter ou de stocker la talonnière dans sa position d'ouverture, on peut procéder com- me il est dit ci-après et la talonnière peut alors être main- tenue dans sa position fermée même s'il n'y a pas de chaussure de ski dans la fixation.En partant de la position représentée à la figure 1, on abaisse pour commencer le bras 32 en appuyait sur ce bras et on amène ainsi le levier à genouillère en posi- tion d'extension, de sorte que le levier de verrouillage 28 se désengage par son tenon de verrouillage 27 de la cuvette 26 du levier 24. Dans cette situation, c'est-à-dire le bras 32 étant abaissé, on fait pivoter l'élément de maintien de se- melle 12 de façon à l'amener dans la position fermée, celle que montre la figure 2. L'extrémité libre du membre intermé- diaire 38 ne passe pas alors devant l'extrémité libre de l'ai- le 9 puisque le chariot 2 n'est pas déplacé contre la force du ressort de pression 3. Si maintenant on lâche le bras 32 du levier à genouillière, il en résulte, sous l'action du ressort de retenue 29, le verrouillage du levier 24, du fait que le tenon de verrouillage 27 est tiré dans la cuvette 26. Agissant contre la force du ressort de faible puissance 40, le membre intermédiaire 38 est retenu en position par rapport au levier de verrouillage 28 par l'aile 9. De cette façon, la butée adaptée à provoquer l'ouverture automatique de la talonnière est mise hors d'état de jouer son rôle, et la talonnière reste donc fermée. Pour ouvrir sa talonnière avant de chausser la fixation, il suffit au skieur d'abaisser le bras 32 du levier à genouil- lère en exerçant une pression et de déverrouiller par là-même le levier 24. La talonnière prend alors automatiquement sa position a ouverture. REVENDICATIONS 1. Talonnière de fixation de ski de sécurité qui comporte un élément de maintien de semelle pivotant autour d'un axe transversal horizontal et sollicité par un ressort d'ouvertu- re, avec pédale de fermeture, ainsi qu'un organe de blocage pivotant parallèlement à l'axe de cet élément de maintien de semelle, ou coulissant dans le sens longitudinal du ski, et sollicité par un ressort de déclenchement qui s'engage derriè- re une partie montée mobile dans l'élément de maintien de se- melle et, dans la position d'utilisation de la talonnière, bloquée par un verrou pivotant avec l'élément de maintien de semelle, tandis qu'il est prévu un organe de commande à la main pour faire passer le verrou dans sa position de verrouil- lage contre la force d'un ressort de retenue et ouvrir ainsi de façon intentionnelle la talonnière, caractérisée en ce qu' il est prévu entre l'organe de commande à la main (32 à 34) et le verrou (28) un membre intermédiaire (38) qui est main- tenu mobile par rapport au verrou de telle sorte que, lorsque l'élément de maintien de semelle (12) pivote pour venir dans sa position d'utilisation, l'organe de commande à la main étant actionné, ce membre intermédiaire passe en l'évitant devant une butée (9) provoquant le déverrouillage automatique et permet au verrou (28) de prendre sa position de verrouil- lage. 2. Talonnière selon la revendication 1, qui possède une plaque de base devant être fixée sur la surface supérieure du ski, sur laquelle un chariot en forme de bottier est monté mobile en translation dans le sens longitudinal du ski et, lorsqu'il n'y a pas de chaussure de ski introduite dans la fi- xation, est maintenu dans sa position limite avant sous l'ac- tion d'un ressort de pression, caractérisée en ce que la bu- tée (9) est solidarisée avec la plaque de base et en ce que l'organe de commande à la main se présente sous la forme d'un levier (32) monté dans l'élément de maintien de semelle (12). 3. Talonnière selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le verrou affecte la forme d'un levier à deux bras (28) et en ce que le membre intermédiaire (38) agit sur le deuxième bras dudit levier. 4. Talonnière selon la revendication 3, caractérisée en ce que le membre intermédiaire est un levier (38) qui est articulé au deuxième bras du verrou (28), s'étend par dessus ce dernier et est sollicité par un ressort (40) en direction dudit verrou. 5. Talonnière selon la revendication 2 ou 4, caractéri- rée en ce que le ressort est un ressort de pression à boudin (40) et prend appui sur l'organe de commande à la main. 6. Talonnière selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'organe de commande à la main est un levier à ge- nouillère (32, 34).