La présente invention se rapporte à un dispositif adaptable à une machine à ficeler des piles de journaux ou revues ou objets similaires, et permettant, avec une seule telle machine, le ficelage en croix. Les machines à ficeler utilisées actuellement, en particulier dans l'imprimerie, ne permettent de réaliser le ficelage d'une pile, que dans un sens. Pour réaliser le ficelage en croix nécessaire au bon maintien de cette pile, on utilise généralement deux machines disposées en cascade et séparées par un dispositif convoyeur réalisant une rotation de 900 de la pile à ficeler. On connatt également des machines à ficeler dans lesquelles la rotation à 90" de la pile à ficeler, se fait à l'aide d'un dispositif à tampons poussoirs coopérant avec des sommets diagonalement opposés de la pile à ficeler, mais de tels dispositifs ne sont pas fiables. Le dispositif conforme à la présente invention, peut entre adapté à la plupart des machines à ficeler, et comporte essentiellement un pied presseur, mobile en translation et en rotation selon un axe pratiquement vertical, et coopérant avec un dispositif de contre-appui librement mobile en rotation, disposé dans l'axe dudit pied presseur, ledit axe se trouvant légèrement en retrait du trajet suivi par le lien de ficelage, la pile à ficeler étant amenée par un dispositif convoyeur approprié entre ledit dispositif de contreappui et ledit pied presseur.Lorsque la pile à ficeler est arrivée en position de ficelage, elle est comprimée par ledit pied et on effectue la première opération de ficelage de manière classique, le lien de ficelage passant pratiquement selon l'axe correspondant de ladite pile, le pied presseur subit ensuite une rotation de 900 autour de son axe en entraînant la pile à ficeler dont la rotation est facilitée gracie audit dispositif de contre-appui, et on procède alors à un second ficelage, le second lien de ficelage passant alors pratiquement selon l'autre axe de la pile à ficeler, orthogonalement par rapport au premier lien. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé sur lequel - la fig.l est une vue schématique de dessus du dispositif conforme à l'invention dans la première position de ficelage d'une pile à ficeler - la fig.2 est une vue du dispositif de la fig.l, mais.dans la seconde position de ficelage; et la fig.3 est une vue en coupe selon III-III de la fig.l. Sur le dessin, on n'a pas représenté la machine à ficeler, qui peut être de divers types différents, car sa représentation n'est pas nécessaire pour la compréhension du dispositif conforme à la présente invention. Le dispositif de l'invention comporte deux tables de travail respec tivement référencées 1 et 2 de forme générale rectangulaire, disposées pratiquement horizontalement et parallèlement entre elles, leurs faces se faisant vis-à-vis étant séparées par un intervalle 3 de faible largeur, se trouvant à l'intérieur de la machine à ficeler (non représentée), l'intervalle 3 se trouvant dans l'axe du trajet du lien de ficelage et dans une largeur suffisante pour permettre le passage aisé de ce joint. Les tables de travail I et 2 ont, de préférence, la même longueur, et leur axe commun, qui est pratiquement perpendiculaire à l'axe de l'espacement 3 est référencé 4. La table 1 coopère avec un dispositif d'amenée 5, par exemple un tapis convoyeur, qui est décentré par rapport à l'axe 4. Sur le dessin, le convoyeur 5 est décentré vers la gauche par rapport à l'axe 4, mais on pourrait également le décentrer vers la droite en modifiant le sens de rotation du pied presseur, comme on le verra ci-dessous. Le convoyeur 5 est précédé d'un autre convoyeur Sa. Sur chacune des tables 1 et 2, on monte des dispositifs anti-friction assurant le minimum de frottements avec les objets à ficeler devant passer sur les tables 1 et 2. Ces dispositifs peuvent par exemple être plusieurs billes 6 disposées dans des logements appropriés des tables 1 et 2 et dépassant légèrement de la surface supérieure de ces tables. Ces billes peuvent être sollicitées vers le haut par des dispositifs à ressorts ou par une pression pneumatique. On dispose sur la table 2 un dispositif 7 d'évacuation de la pile ficelée, le dispositif 7 étant suivi d'un autre dispositif 8, qui peut par exemple être un ruban convoyeur amenant la pile ficelée à un poste de travail subséquent. Le dispositif convoyeur 7 est réalisé de façon à pouvoir descendre en dessous du niveau supérieur de la table 2 et permettre la rotation à 90" de la pile 9 de la façon expliquée ci-dessous. Ce convoyeur 7 n'est relevé pour venir en prise avec la pile 9 qu'après le deuxième ficelage, évacuant ainsi la pile ficelée en croix vers le convoyeur 8. Le dispositif de l'invention est associé à un dispositif de taquage, se présentant par exemple sous forme de deux barres verticales 10 entraînées par un dispositif (non représenté) de la façon décrite ci-dessous. Ce dispositif de taquage détermine la position correcte de la pile à ficeler 9 audessus de l'intervalle 3, comme on le voit sur la figure 1. I1 est bien entendu que tout dispositif de taquage permettant le positionnement correct de la pile à ficeler 9 au-dessus de l'intervalle 3 peut être utilisé. Le dispositif assurant la rotation à 90" de la pile à ficeler 9 comporte un pied presseur référencé 11 dans son ensemble et un contre-pied ou contre-appui 12. Le pied presseur 11 comporte un arbre 13 disposé pratiquement verticalement et monté mobile en rotation et en translation sur un dispositif de palier (non représentE). L'arbre 13 du pied presseur 11 est entraîné en translation et en rotation par un mécanisme approprié (non représenté), qui peut par exemple être du type pneumatique. Le pied presseur 11 comporte également un sabot 14 articulé à l'extrémité inférieure de l'arbre 13 selon un axe d'articulation 15 disposé pratiquement horizontalement. Le sabot 14 comporte sur sa face inférieure un dispositif anti-dérapant (non représenté) améliorant son adhérence avec la pile 9 qu'il comprime lors de la rotation que le pied presseur 11 fait effectuer à la pile 9. Le sabot 14 du pied presseur 11 a une forme générale parallélépipédique dans l'exemple représenté, mais cette forme n'est pas limitative, la condition à respecter étant de pouvoir entraîner la pile 9 à ficeler en rotation sur 900 sans perturber l'arrangement de cette pile. Le mode de réalisation préféré de l'invention se rapporte au ficelage d'une pile de journaux ou de revues, et l'on a donc utilisé un sabot 14 ayant une face inférieure généralement plane, mais cette face inférieure, et même tout le sabot 14 peuvent avoir une autre conformation appropriée si les objets à ficeler ont une forme différente de celle d'une pile de journaux ou de revues.Le sabot 14 présente, sur sa face latérale tournée vers le dispositif de taquage 10 lorsqu'il est en position de premier ficelage5 comme représenté sur la figure 1, un chanfrein 16'descendant légèrement, selon un angle d'une dizaine de degrés environ, vers le rebord de la face frontale précitée, la largeur du chanfrein étant légèrement supérieure à celle du premier lien de ficelage 17. Le sabot 14 comporte, sur sa face supérieure, une chape 18 disposée selon le grand axe de ce sabot, approximativement au tiers de la longueur de cet axe à partir de ladite face frontale comportant le chanfrein 16. La chape 18 coopère avec l'articulation 15 précitée pour permettre au sabot 14 de basculer, après le second ficelage lorsque l'arbre 13 l'entraîne vers le haut, le premier lien de ficelage 17 passant sur ledit chanfrein 16, comme on le voit sur les figures du dessin. Le dispositif de contre-appui 12 est monté mobile en rotation sur la table 1 de façon non représentée en détail ; il peut par exemple se présenter sous la forme d'une cuvette convexe (telle que vue de dessus), cette cuvette étant de préférence de forme circulaire, son axe étant confondu avec l'axe de l'arbre 13, et cette cuvette étant montée sur un palier, par exemple à rouleaux disposés dans un lamage pratiqué à la surface supérieure de la table 1. Le sommet de ladite cuvette peut être au même niveau que les sommets des billes 6 du dispositif facilitant la rotation de la pile 9, ou bien à un niveau légèrement supérieur. Il est évident que les écartements mutuels du dispositif 12 et des billes 6 sont prévus de façon à éviter toute déformation nuisible de la pile 9. Selon une caractéristique importante de la présente invention, l'axe de l'arbre 13 et du dispositif de contre-appui 12 se trouve situé pratiquement sur l'axe 4 précité. En outre, l'axe longitudinal du. convoyeur 5 est décalé par rapport à l'axe 4 d'une distance pratiquement égale à la distance séparant l'axe commun à l'arbre 13 et au dispositif 12 de l'axe de l'intervalle 3, ceci afin de permettre la rotation de la pile 9 entraînée par le pied presseur ll tout en libérant le trajet du lien de ficelage, étant bien entendu que l'un des axes de la pile 9 coïncide pratiquement avec l'axe du convoyeur 5. On va maintenant expliquer le fonctionnement du dispositif conforme à la présente invention. La pile à relier 9 est amenée à la machine à ficeler par le convoyeur 5a et le convoyeur 5, et, du fait de son inertie, continue son mouvement de translation jusqu a arriver en butée sur le dispositif de taquage, cette dernière phase de son mouvement étant facilitée grâce aux billes 6 du dispositif anti-friction précité, le dispositif de taquage 10 étant évidemment mis en place comme représenté sur la figure 1. Dès que la pile à ficeler est en place, à cheval surales tables de travail 1 et 2, le pied presseur 11 descend et comprime la pile d'une manière suffisante, la pression de compression étant réglée de façon appropriée pour permettre d'entraîner subséquemment en rotation la pile 9 sans en détruire l'arrangement. Dès que le pied presseur est en place, dans la position représentée sur la figure 1, c'est-à-dire avec le grand axe du sabot parallélépipédique 14 coïncidant pratiquement avec l'axe 4, le chanfrein 16 se trouvant au-dessus de l'espacement 3, on déclenche l'opération de ficelage classique, le lien de ficelage venant s'appliquer sur le chanfrein 16. Le premier lien de ficelage 17 passe pratiquement selon l'un des axes de la pile à ficeler 9 grâce au réglage en position du dispositif de taquage 10, et grâce au fait que le pied presseur Il est décentré par rapport à cet axe. Dès que la première opération de ficelage est terminée, le dispositif de taquage 10 s'efface ; dans le cas de l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, les barres 10 s'écartent suffisamment pour permettre la rotation de la pile 9. Le pied presseur 11 entraîne la rotation de la pile 9, dans le sens des aiguilles d'une montre dans le cas de l'exemple de réalisation représenté sur les figures 1 et 2, cette rotation étant pratiquement de 90". A la fin de cette rotation de 90 , la pile 9 est positionnée de façon que son autre axe coïncide pratiquement avec l'intervalle 3, ce qui fait que le second lien de ficelage 19 est disposé pratiquement selon cet autre axe de la pile à ficeler 9, ctest-à-dire pratiquement orthogonalement par rapport au premier lien 17. Dès que la deuxième opération de ficelage est réalisée, l'arbre 13 du pied presseur 11 est entraîné vers le haut, et le sabot 14 se dégage du lien de ficelage 17 grace au fait qu'il est articulé sur l'arbre 13 et grace à la présence du chanfrein 16. Dès que le sabot 14 s'est dégagé du lien 17, le convoyeur 7, qui était jusque là en position abaissée, se soulève jusqu'à un niveau légèrement supérieur au sommet des billes 6, et entraîne la pile 9 ficelée en croix vers le convoyeur de sortie 8. Dans l'exemple de réalisation décrit ci-dessus, le premier lien de ficelage 17 passe sur le chanfrein 16 du sabot 14, ceci afin d'améliorer le maintien de la pile pendant ladite rotation à 900. Toutefois, s'il se révé- lait dans certaines applications que la seule pression du pied presseur Il sur la pile 9 suffit à en assurer la rotation sans en perturber l'arrangement, on pourrait supprimer le chanfrein 16 le lien 17 ne passant plus sur le sabot 14. REVENDICATIONS 1. Dispositif adaptable à une machine à ficeler des piles de journaux ou revues ou objets similaires et permettant, avec une seule machine, le ficelage en croix, caractérisé par le fait qu'il comporte un pied presseur mobile en translation et en rotation selon un axe pratiquement vertical et coopérant avec un dispositif de contre-appui librement mobile en rotation, disposé dans l'axe dudit pied presseur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit axe se trouve légèrement en retrait du trajet suivi par le lien de ficelage. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'au moment du premier ficelage, l'axe de la pile à ficeler qui est pratiquement perpendiculaire au trajet du lien de ficelage se trouve à une distance dudit axe du pied presseur pratiquement égale à la distance séparant l'axe du pied presseur de l'axe du trajet de ficelage. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la rotation de 90" de la pile à ficeler, assurée par ledit pied presseur, est facilitée gracie à un dispositif à faible friction, par exemple à billes.