\ 2121765 lia présente invention concerne de nouvelles compositions* notamment explosives. On connaît des compositions explosives sous forme de suspensions et comprenant des sels oxydants, un combustible, des 5 sensibilisateurs et de l'eau, éventuellement avec des additifs classiques. Bien que de telles compositions aient donné pour l'essentiel satisfaction comme explosifs, on a constaté qu'elles présentaient l'inconvénient d'avoir une sensibilité variable à la détonation d'un lot à l'autre ; en particulier, cette sensibilité 10 a tendance à diminuer depuis la valeur originale au cours du mélange, le stockage prolongé, et après pompage dans des trous de mine. Parmi les matières qu'on a déjà proposées pour les utiliser dans des explosifs en dispersion, se trouvent les métaux, notamment 15 sous forme finement divisée, qui contribuent à donner de l'énergie à l'explosif. On a proposé d'utiliser divers métaux de bonne énergie thermique élevée, notamment l'aluminium, le silicium, le ferro-silicium, le ferrophosphore, le magnésium, le titane, le bore et leurs mélanges, par exemple des mélanges d'aluminium et de ferro-20 silicium. On a proposé d'utiliser ces métaux à la fois comme combustibles et comme sensibilisateurs. En général,; on les a utilisés essentiellement comme combustibles. Cependant, lorsque ces métaux sont très finement divisés, par exemple sous forme d'une poudre passant dans un tamis à mailles de 0,053 mm, ou préparés de manière 25 que leur surface spécifique puisse atteindre 2,5 et même 10 m par gramme ou plus, certains de ces métaux jouent le rôle de sensibilisateurs dans la composition explosive, en plus de leur comportement comme combustible. Un exemple de tels métaux finement divisés qu'on peut citer est l'aluminium en poudre dite à peinture, qui est 30 une poudre très fine qu'on utilise de façon classique pour assurer une pigmentation. Bien que ces métaux finement divisés conviennent très bien comme sensibilisateurs, on sait que leur efficacité dans certaines dispersions aqueuses diminue progressivement avec le temps, soit en cours de stockage, soit en cours de mélange ou de 35 pompage ou de travail d'une autre manière. On sait aussi que de tels explosifs ont tendance à être moins sensibles à la détonation lorsqu'on les expose à l'eau présente dans un trou de mine humide. 72 00851 2 2121765 _On a suggéré que de telles compositions aqueuses contenant un métal très finement divisé perdaient leur sensibilité avec le temps, car une surface de plus en plus grande de métal devenait humide. De manière à réduire cet effet de mouillage, on a proposé de 5 traiter les métaux finement divisés avec diverses matières de revêtement ou actives en surface, de manière à rendre ces métaux hydro-phobes. De telles matières sont, par exemple, la paraffine, l'acide stéarique, le stéarate de calcium ou une aminé de suif. Bien qu'elles soient efficaces•pendant une courte période, ces matières ne 10 donnent pas satisfaction pendant longtemps. En particulier, on observe que dés métaux ainsi traités pour devenir hydrophobes et inclus dans des compositions en dispersion, sont mouillés en présence d'un additif classique tel que la gomme guar. L'invention concerne l'amélioration de la sensibilité à la 15 détonation des compositionsexplosives en dispersion, et en particulier la réduction de la désensibilisation de telles compositions lors du stockage ou après mélange et pompage. Les compositions de l'invention ont une résistance à l'eau nettement accrue par rapport aux compositions connues. Ces compositions sont épaissies et 20 le système épaississant ne comprend pas d'agent classique de réti-culation. Selon l'invention, on constate que l'addition d'un biopolymère non réticulé à une composition explosive en suspension, réduit la vitesse de désensibilisation à la détonation de la composition 25 . à une valeur bien inférieure à celle qu'il était possible d'atteindre jusqu'à présent. Dans certains cas, la perte de sensibilité de la composition est considérablement réduite et peut même être totalement supprimée. On constate aussi selon l'invention que l'addition d'une telle matière donne des compositions épaissies ayant une 30 résistance améliorée à l'eau, en comparaison des compositions d'explosifs en dispersion de la technique antérieure. La nature de la composition explosive dispersée à laquelle on ajoute le biopolymère n'est pas primordiale. De tels explosifs sont bien connus, et ils peuvent comprendre au moins un sel libérant 35 1*oxygène, de l'eau et au moins un combustible. Eventuellement, de tels explosifs peuvent aussi comprendre des additifs de sensibilisation, par exemple des métaux finement divisés ou des gaz, ainsi 72 00851 3 2121765 que d'autres additifs classiques, par exemple des retardateurs de réticulation, des agents anti-mousse ou des agents tension-actifs. Plus précisément, l'invention concerne une composition explosive sous forme d'une dispersion, comprenant au moins un sel 5 libérant de l'oxygène, de l'eau, et au moins un combustible, en combinaison avec au moins un biopolymère non réticulé. Par "biopolymère ', on désigne les polymères produits par un procédé comprenant la transformation microbienne de glucides et polyols, désignés dans la suite par le seul terme de glucides. On - 10 peut préparer une telle matière, par exemple en faisant réagir un glucide avec /mïcro-organisme de manière à obtenir un polymère qui diffère fondamentalement du polymère de départ, en ce qui concerne la composition, les propriétés et la structure. Des glucides qui conviennent sont des sucres, par exemple les pentoses ou les hexo-15 ses, notamment le glucose, le saccharose, le fructose, le maltose, le lactose, le galactose, et les amidons, par exemple l'amidon so-luble, l'amidon de maïs et analogues. Comme de tels glucides ne sont pas obligatoirement raffinés, on peut utiliser de nombreux produits bruts ayant une concentration élevée en glucides. Parmi 20 les matières qui conviennent, on peut citer le sucre brut, les mélasses brutes et analogues. Des micro-organismes qui conviennent pour assurer la transformation microbienne des glucides sont, par exemple, les bactéries phytopathogènes, par exemple celles qui donnent des matières par exsudation à l'emplacement de lésions de 25 plantes infectées. Des exemples de tels micro-organismes sont les espèces du genre Xanthomonas. Ainsi, par exemple, on peut préparer un hétéropolysaccharide à partir du glucose à l'aide de Xanthomonas campestris phytopathogène,et obtenir un produit contenant du D-man-nose, du D-glucose et de l'acide D-glucuronique âous forme de sel 30 de potassium ou de sodium. On peut préparer de manière analogue des polysaccharides extracellulaires de structure analogue, à partir de glucose ou de saccharose, à l'aide des micro-organismes phytopathogènes Xanthomonas oryzae ou Xanthomonas phaseoli. Il est intéressant de noter que le polysaccharide obtenu à l'aide de 35 Xanthomonas oryzae ressemble à celui obtenu à partir de Xanthomonas campestris, car tous deux contiennent de l'acide pyruvique combiné. Bien que la signification structurelle de l'acide pyruvique dans 72 00851 4 2121765 ces polysaccharides ne soit pas claire, il semble être présent sous forme d'un groupe cétâl, comme dans le cas des polysaccharides des algues rouges. Parmi d'autres espèces de micro-organismes du genre Xanthomonas à partir desquels on peut préparer des biopolymères 5 convenables, on peut citer X. malvacearum, X. translucens f. sp. hordeiavenae» X. translucens f. sp. undulosa» X. carotae, X. hederae, X. papavericolat X. incannae» X. vesicatoria, X. begoniae et X. vasculorium. On peut aussi produire des biopolymères à partir d'organismes autres que ceux qui appartiennent au genre Xanthomonas. 10 Ainsi, on peut citer parmi les polysaccharides bactériens le dex- trane produit par Leuconostoc mesenteroides et les espèces associées, et le glucosane produit par Agrobacterium tumefaciens. Un exemple de biopolymère convenant selon, l'invention est la matière vendue sous le nom "Biopolymer" XB 23 par General Mills Inc. de Minnea-15 polis, Minnesota, Etats-Unis d'Amérique. Cette matière comprend un biopolymère dérivé d'Un polymère ayant réagi avec Xanthomonas campestris. Une autre matiere qui convient est le polymère soluble dans l'eau connu sous le nom de polymère XC et vendu dans le commerce par Esso Production Research Co., Houston, Texas, Etats-Unis 20 d'Amérique. Ce polymère est produit par l'action de bactéries du genre Xanthomonas sur des glucides, et donne un biopolymère de structure chimique extrêmement complexe. En conséquence, les compositions explosives de l'invention, décrites précédemment, sont telles que le biopolymère comprend une 25 matière préparée à partir de glucides ayant réagi avec un microorganisme du genre Xanthotoonas. L'invention concerne aussi, plus précisément, le biopolymère préparé à partir d'un glucide ayant réag^kvec un micro-organisme de l'espèce Xanthomonas campestris. 30 La quantité de biopolymère qu'on peut incorporer aux compositions de l'invention dépend de la nature du biopolymère et de la composition à laquelle on l'ajoute. Il faut qu'il existe suffisamment/de biopolymère pour que toutes les matières insolubles soient convenablement dispersées et maintenues dans la dispersion. 35 D'autre part, la quantité de biopolymère ne doit pas être trop élevée, car elle accroîtrait la viscosité de la composition au-delà de la valeur pour laquelle on ne peut pas verser, pomper ou mélan 72 00851 5 2121765 ger cette composition sans exercer des efforts excessifs à ia température de préparation ou de transfert de la composition. Des biopolymères ayant subi une réticulation volontaire au cours de la préparation de la composition ont tendance à former des com-5 positions sous forme de gels solides qui deviennent de plus en plus fermes lors du stockage, l'utilisation de tels biopolymères réticulés n'est pas souhaitable dans les compositions de l'invention, la quantité voulue de biopolymère utilisé dans les compositions peut être déterminée par l'expérience et, en général, on constate . 10 que des quantités aussi faibles que 0,1 % en poids à 5 f» en poids du poids total' de la composition sont utiles, des quantités comprises entre 0,5 et 3 i° en poids du poids total de la composition donnant satisfaction dans la plupart des cas. les sels libérant de l'oxygène qui conviennent dans les com-15 positions sont des types classiques utilisés pour de telles compositions explosives en dispersion. Ainsi, il peut s'agir par exemple de nitrates, chlorates et perchlorates minéraux, ainsi que leurs mélanges. On préfère que le sel libérant l'oxygène soit choisi parmi les nitrates alcalins, alcalino-terreux ou d'ammonium, et on 20 préfère tout particulièrement le nitrate de sodium et le nitrate c© d'ammonium, la quantité de/sel dans les compositions n'est pas primordiale ; on constate que des compositions en contenant de 50 à 90 % en poids du poids de la composition totale donnent satisfaction et o{i préfère la plage comprise entre 65 et 85 % en poids, la 25 dimension et la forme des particules du sel n'est pas primordiale, et ceci est bien connu dans la technique de la fabrication du nitrate d'ammonium ; des poudres ou des particules agglomérées donnent satisfaction. la proportion d'eau dans les compositions de l'invention 30 doit être suffisante pour la dissolution d'une partie au moins du sel minéral libérant de l'oxygène et d'au moins une partie d'un combustible soluble dans l'eau éventuellement présent, et elle doit être suffisante pour hydrater au moins en partie, de préférence en totalité, le biopolymère, la quantité d'eau présente peut 35 constituer de façon avantageuse 5 à 35 $ en poids du poids total de la composition, mais la quantité ne doit pas dépasser la limite explosive de la composition.On préfère que la quantité d'eau soit 72 00851 6 2121765 comprise entre 5 et 25 $ en poids du poids total de la composition, et de préférence entre 12 et 17 i° en poids de ce poids total. Dans le présent mémoire, on désigne par combustible les substances qui sont stables dans les compositions explosives de 5 l'invention» c'est-à-dire qu'avant la détonation, au cours de la préparation et du stockage, la substance est chimiquement inerte vis-à-vis du système. Ces substances peuvent être combustibles et leur état physique doit être tel qu'on peut les incorporer aux compositions de l'invention de manière à les répartir uniformément. De 10 tels combustibles sont bien connus dans la technique et il peut s'agir de matières organiques ou minérales, pouvant aussi provenir d * animaux ou de plantes. les combustibles utilisés dans les compositions de l'invention peuvent être par exemple des combustibles explosant par eux-mêmes, 15 des combustibles carbonés non explosifs, métalliques ou non ou des mélanges de tels combustibles. Leur nature peut beaucoup varier. Des exemples de combustibles explosant par eux-mêmes sont constitués par un ou plusieurs nitrates organiques, des composés nitrés et des nitramines,par exemple le trinitrotoluène, la cyclotri-(ou tétra-) 20 méthylène tri-(ou tétra-) nitramine, le tétryle , le tétranitrate de pentaérythritol, l'amidon nitré ou la nitrocellulose de qualité explosive. Le combustible explosant par lui-même peut être par exemple sous forme de paillettes, de cristaux ou de pastilles. En général, 25 on peut utiliser jusquà 35 et de préférence de 10 à 30 i° en poids de tels combustibles, par rapport au poids de la composition. Des combustibles solubles dans l'eau qui conviennent sont des substances organiques telles que l'urée, des glucides tels que les sucres et les mélasses, des alcools ou glycols solubles dans 30 l'eau, des colles ou leurs mélanges. La proportion de combustible soluble dans l'eau dans les compositions de l'invention est avantageusement comprise entre 0,8 et 8 °/o en poids du poids total de la composition. On préfère les quantités comprises entre 4 et 7 % en poids du poids total de la composition. 72 00851 7 2121765 On peut choisir des combustibles insolubles dans l'eau ou peu solubles parmi des matières minérales telles que le soufre, l'aluminium, le silicium, le ferrosilicium, le ferro- phosphore, le magnésium, le titane, le bore, leurs mélanges 5 tels que les mélanges d'aluminium et de ferrosilicium, ou des matières organiques, par exemple du charbon de bois finement de l'asphalte divisé, de l'anthracite, de la gilsonite/,des matières cellulosiques telles que la sciure ou les produits des céréales, par exemple des farines, des amidons ou des dextrines. Lorsque le 10 combustible minéral est un métal, il est de préférence sous forme de granulés ou de poudre, la dimension des particules pouvant être relativement grossière, par exemple supérieure à 0,5 mm, jusqu'à très fine, par exemple inférieure à 0,43 mm. Un tel métal en granulés ou en poudre peut comprendre des parti-15 cules séparées de forme régulière, les poudres métalliques dans lesquelles le métal est sous forme de particules de forme irrégulière, en paillettes ou sous forme d'agrégats de particules ou de paillettes donnent aussi satisfaction. Des combustibles préférés sont les poudres méta3_liques. En particulier, on préfère 20 l'aluminium. La proportion de combustible non métallique insoluble ou peu soluble dans l'eau, dans les compositions de l'invention, peut être avantageusement comprise entre 1 et 10 $ en poids du poids total de la composition, et Ch préfère des quantités comprises entre 4 et 7 $ en poids du poids total de la 25 composition. La proportion de combustible métallique insoluble dans l'eau, dans le cas où les compositions de l'invention en contiennent, peut atteindre 25 en poids, et on préfère les quantités comprises entre 0,5 et 20 c/o en poids du poids total de la composition. 30 Comme on l'a vu précédemment, certaines des matières mé talliques citées comme combustibles agissent aussi comme sensibilisateurs à la détonation dans les compositions de l'invention, lorsqu'elles sont sous forme finement divisée, ce qui signifie que le ou les métaux ont une dimension de particules 35 inférieure à 0,053 mm et de préférence à 0,43 mm. De manière générale, lorsqu'on les utilise comme matières sensibilisatrices, de telles matières finement divisées sont habituellement pré- B AD original^ 72 00851 8 2121765 sentes dans les compositions en quantités relativement faibles. Ainsi, des quantités de l'ordre de 0,2 à 5^ en poids du poids total de la composition sont utiles, et des quantités de 1 à 3 "Jo en poids de la composition sont couramment utilisées. . 5 L'aluminium finement divisé, notamment lorsqu'il est revêtu d'une matière hydrophobe, est particulièrement utile dans les compositions de l'invention, comme additif de sensibilisation. Selon un mode de réalisation de l'invention, les compositions du type décrit contiennent au moins une matière métallique 10 sous forme finement divisée. Lorsque cela est souhaitable, il est commode d'ajouter aux compositions de l'invention, en quantités exprimées en parties en poids pour 100 parties en poids du mélange final,d'autres additifs, tels que par exemple des retardateurs classiques de 15 réticulation, par exemple l'acide tartrique, en quantités comprises entre, par exemple, 0 et 0,1 partie, des agents antimousse classiques, par exemple de l'éthyl-hexanol, en quantités comprises entre, par exemple, 0 et 0,1 partie, ou des agents tensio-actifs sensibilisateurs classiques, par exemple 20 des agents tensio-actifs non ioniques tels que des condensats d'oxyde d'alkylène de phénols ou d'amides, en quantités comprises entre 0 et 5 parties. Le cas échéant, on peut ajouter aux compositions de l'invention des sensibilisateurs sous forme d'un gaz ou d'un mélange de gaz,, par exemple de l'air.Ainsi, on 25 peut ajouter de l'air ou un gaz par injection ou agitation, ou on peut l'ajouter sous forme enrobée ou fixée à la surface d'une matière particulaire. Dans une variante, un gaz tel que l'azote ou le gaz carbonique, peut être créé dans la composition de manière connue. 30 L'invention concerne aussi un procédé de préparation de compositions explosives en dispersion, selon lequel on prépare d'abord un mélange (I) comprenant toute la composition et une partie du ou des sels contenant de l'oxygène, on ajoute ensuite au mélange (I) le biopolymère et on laisse ce dernier s'hydrater-35 au moins en partie sous forme d'une solution (II) ; on mélange ensuite la solution (II) avec un mélange comprenant le reste du ou des sels libérant de l'oxygène et la matière combustible, bm> origin^. 72 00851 s 2121765 de manière à former un mélange (III) ; puis on ajoute éventuellement au mélange (III) une matière métallique finement divisée et on la disperse dans la composition. les compositions de l'invention- sont des dispersions 5 ou des suspensions qu'on peut verser ou pomper. Elles présentent des avantages car elles ont une sensibilité bien plus constante que les compositions analogues ne contenant pas les biopolymères de l'invention. Des compositions de l'invention permettent des explosions dans des petits trous ayant un diamètre de 2,5 cm ou 10 moins, elles conservent une sensibilité bien plus constante que les compositions de la technique antérieure, elles ont une longue période de stockage, et les efforts mécaniques auxquels on peut les soumettre au cours du traitement sont élevés car elles ne perdent pas leur sensibilité à la détonation. la con-15 servation accrue de la sensibilité des compositions de l'invention au cours des opérations de mélange ou de pompage ou au cours du stockage est un progrès essentiel dans la technique des explosifs en dispersion. Ainsi, on peut pomper les compositions de l'invention à l'emplacement voulu avant la détonation, avec 20 une perte de sensibilité inférieure à ce qui était possible jusqu'à présent. Une telle conservation de la sensibilité par les compositions de l'invention permet des économies, car les détonateurs nécessaires pour provoquer --la—détonation sont de petite dimension , et elle améliore aussi la sécurité lors de 25 l'utilisation des explosifs car les possibilités d'un défaut de détonation et les risques ultérieurs courus lorsqu'on remédie à de tels défauts sont fortement réduits. les compositions de l'invention présentent aussi des avan-c© tages en/qu'elles résistent mieux à l'eau que les compositions 30 de la technique antérieure. Ainsi on peut les utiliser à des emplacements humides, par exemple dans des trous de mines humides ou même sous l'eau, et on constate qu'on obtient la détonation même après un stockage prolongé à l'humidité, dans des trous de mines. On sait que les compositions explosives en dispersion com-35 prenant des matières réticulées classiques, par exemple de la gomme guar réticulée, peuvent être préparées avec une certaine résistance à l'eau. Cependant, de telles compositions ont souvent ORIGINAL^ 72 00851 « 2121765 une viscosité si élevée qu'elles sont difficiles à pomper dans les trous de mines de petit, diamètre . On a essayé d'utiliser des gommes guar non réticulées pour réduire la viscosité des compositions, mais cela ne donne pas satisfaction lorsque les 5 compositions doivent être disposées dans des trous de mines humides car la résistance à l'eau est si faible que les compositions se dégradent dans l'eau, dans les trous de mines, et il n'est pas possible de les faire détoner. On constate que les compositions de l'invention ayant des caractéristiques convena-10 bles de viscosité et de résistance à l'eau peuvent être préparées lorsqu'on incorpore de plus des matières non réticulées, ces matières étant celles qui constituent sous forme réticulée des agents épaississants ou des agents résistant à l'eau. Ainsi, par exemple,, on peut introduire dans les compositions de l'in-15 vention de la gomme guar non réticulée comme agent épaississant, pourvu qu'il existe suffisamment de biopolymère pour assurer une résistance à l'eau convenable des compositions. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-sortiront mieux de la description des exemples non limitatifs 20 qui suit, les parties ét pourcentages étant exprimés en poids, sauf indication contraire, les exemples 1, 4 et 13 concernent les compositions qui ne sont pas conformes à l'invention, et sont présents uniquement à titre comparatif. Exemple 1 25 A titre comparatif, on disperse aussi uniformément que possible une petite quantité de particules d'aluminium finement divisées, de dimension inférieure à 53 microns et traitées par un agent hydrophobe, à la surface de chaque fraction de 50 cm de solution à 0,5 $ en poids par unité de volume dans de l'eau 30 de gluten, d'amidon et de "Guartec" E, contenue dans des béchers de 100 cm^. ("Guartec F" est une marque de fabrique d'une gomme guar disponible dans le commerce). Les particules d'aluminium tombent au fond du bêcher après 20 mn, dans le cas de la solution de gluten, après 8 heures dans le cas de l'amidon et après 7 35 heures dans le cas de ,rGuartec" E. Cet exemple montre que les matières de la technique antérieure, bien qu'assurant une certaine protection contre le mouillage des particules finement 6AD ORIGINAL 72 00851 n 2121765 divisées, ne sont efficaces que pendant de courtes périodes. Exemple 2 On répète la mise en oeuvre du mode opératoire de l'exemple 1, mais on remplace le milieu aqueux par une solution à 5 0,2 çp en poids par unité de volume de "Biopolymer" XB 23 dans de l'eau. On observe le contenu du bêcher pendant 5 jours,, et les particules d'aluminium restent pratiquement à la surface de la solution, Cet exemple montre l'efficacité des biopolymères dans la prévention du mouillage des métaux finement divisés en pré-10 sence d'eau, et il montre aussi la supériorité des biopolymères par rapport aux matières de la technique antérieure. Dans les exemples 3 et 5 à 12 inclus, on adopte le mode opératoire général ci-dessous pour préparer les compositions explosives sous forme de dispersion décrites dans le présent 15 mémoire. On ajoute^l'eau environ la moitié de la quantité du ou des sels libérant de l'oxygène. On agite le mélange résultant, on ajoute le biopolymère et on laisse hydrater pendant 20 mn. On ajoute alors le mélange à un mélange sec formé par la quantité résiduelle du ou des sels libérant de l'oxygène et le combustible. 20 Après agitation permettant d'obtenir l'homogénité, habituellement pendant 3 à 5 mn, on ajoute la matière métallique finement divisée et on la disperse dans la composition par agitation pendant une courte période, de l'ordre de 2 mn. — Dans l'exemple 14, on n'ajoute pas à la composition de 25 matière métallique finement divisée. Exemple 3 On prépare, à l'aide d'un dispositif classique de mélange utilisé pour la préparation des dispersions explosives, une composition contenant 72 parties de nitrate d'ammonium, 5 par-30 ties de sucre, 3 parties de soufre, 5 parties d'aluminium atomisé, 2 parties d'aluminium utilisé dans les peintures, 12,5 parties d'eau et 0,5 partie de "Biopolymer" XB 23. On emballe une partie de la composition dans des cylindres de carton de 2,5 cm de diamètre. La quantité minimale de pentolite nécessaire 35 pour faire détoner une telle cartouche est de 5 g. On pompe une autre partie de cette composition à l'aide d'une pompe "Mono" avant de l'introduire dans les cylindres de carton. '*D ORIGINAL J 72 00851 12 2121765 ("Kono" est une marque de fabrique d'une pompe à déplacement positif comprenant une vis d'alimentation). Après ce traitement, on fait détoner la composition dans des cylindres de 2,5 cm de diamètre à l'aide de 8 g de pentolite. On laisse reposer 5 une autre partie pendant 14 jours, on mélange à nouveau pour assurer l'homogénéité et on la place dans des cylindres, de 2,5 cm de diamètre, la quantité de pentolite nécessaire pour faire détoner la composition traitée est de 10 g. Cet exemple montre que l'incorporation de biopolymère aux compositions 10 explosives en dispersion comprenant un métal finement divisé permet à la sensibilité à la détonation des compositions de rester pratiquement constante après pompage ou stockage pendant de longues périodes. Exemple 4 15 On prépare une composition analogue à celle de l'exemple 3, mais on remplace le biopolymère par une quantité égale de gomme guar. On met en oeuvre le mode opératoire de l'exemple 3. la quantité minimale de pentolite nécessaire pour faire détoner les cartouches fraîchement préparées est de 10 g. Cependant, 20 les compositions pompées et stockées ne peuvent détoner qu'avec 60 g et 100 g de pentolite respectivement. Cet exemple montre qu'en l'absence de biopolymère dans les compositions formées d'une dispersion contenant un métal finement divisé, la sensibilité à la détonation est réduite après pompage, mélange ou 25 stockage de la dispersion. Exemple 5 On prépare un biopolymère à l'aide de Xanthomonas mal-vacearum. de manière classique, par fermentation d'un milieu contenant du glucose, des matières solubles sèches de distil-30 lation, du phosphate mono-acide de potassium et du sulfate de magnésium. On récupère le biopolymère ainsi préparé par précipitation dans le méthanol du mélange clarifié obtenu après fermentation. On met en oeuvre à nouveau le mode opératoire de l'exemple 3? mais on remplace 0,5 partie de "Biopolymer" XB 23 utilisé 35 dans cet exenple par une partie du biopolymère préparé ci-dessus, et on réduit la quantité de nitrate d'ammonium à 71,5 parties, la quantité minimale de pentolite nécessaire pour faire BAD ORIGINAL 72 00851 13 2121765 détoner la cartouche^fraîchement préparée est de 10 g,alors que les compositions pompées et stockées détonent avec 35 et 50 g de pentolite respectivement. Exemple 6 5 On prépare, à l'aide d'un dispositif classique de mélange utilisé pour la préparation des dispersions explosives,. 91 kg d'une composition explosive comprenant 55,4 parties de nitrate d'ammonium, 13 parties de nitrate de sodium, 13 parties d'eau, 4 parties de sucre, 13 parties de poudre d'aluminium atomisée, 10 vendue par Alcoa of Australia Ltd. sous le nom "Aluminium powder 123", 1 partie de poudre d'aluminium n° 408 (fine poudre pour peinture à particules inférieures à 43 microns, disponible chez Alcoa of Australia Ltd.) et 0,6 partie de "Biopolymer" XB 23. On fait passer la composition dans une tuyauterie flexible de 15 9 mètres de long et*1,9 centimètre de diamètre interne, avec un dispositif pneumatique de chargement dans des trous de mines horizontaux de 3,6 m de long et 3,8 cm de diamètre, dans une paroi rocheuse di.sposée sous l'eau. On laisse la composition dans les trous de mines pendant 3 heures, et on fait détoner 20 successivement les charges séparées à 32°C, en utilisant un détonateur solide d'aluminium n° 8. Cet exemple montre que les compositions explosives comprenant desjaiopolymères peuvent détoner dans l'humidité. BAD ORIGINAL 72 00851 H 2121765 Exemple 7 On prépare une composition explosive analogue à celle de l'exemple 6 mais on élève la proportion de "Biopolymer" XB 23 à 1 partie, en réduisant la proportion du nitrate d'ammonium à 5 55 parties. On fait passer une partie de cette composition .dans une tuyauterie souple de 9 m de long, de 1,9 cm de diamètre interne, à l'aide d'un dispositif pneumatique de chargemént dans des tubes en acier de 1,8m de long et 3,8 cm de diamètre interne inclinés de manière à former un angle de 30° avec l'horizontale. 10 la composition présente dans les tubes est maintenue à une température de 35°C pendant 3 jours, et elle reste cohérente pendant ce temps. On fait alors détoner successivement la composition de chacun des tubes à l'aide d'un détonateur solide d'aluminium N° 8. On obtient des résultats analogues avec une aut^e partie de la 15 composition pompée avec une pompe "Mono" pendant 15 minutes avant le passage dans les tubes d'acier. Cet exemple montre que les compositions explosives ne contenant pas d'agent de réticulation peuvent être utilisées dans des cavités inclinées par rapport à l'horizontale, c'est-à-dire qu'on peut les utiliser dans des trous 20 qui remontent. Cet exemple montre aussi que les compositions ne sont pas désensibilisées par le pompage avant l'utilisation. Exemple 8 On prépare dans un dispositif de mélange,utilisé de façon classique pour la préparation des dispersions explosives» 68 kg 25 d'une composition comprenant 60,7 parties de nitrate d'ammonium, 12 parties de nitrate de sodium, 12 parties d'eau, 5 parties de sucre, 5 parties de "Aluminium powder 123", 2 parties de "Aluminium powder H° 408", 2 parties de soufre, 1 partie de gilsonite et 0,3 partie de "Biopolymer" XB 23. On met une première 30 partie de cette composition fraîchement préparée dans des cylindres de carton de 2,5 cm de diamètre pour former des cartouches A. On pompe une seconde partie de la seconde composition dans un récipient de manière à la faire circuler, à une température de 24 à 27°C et un débit de 22,7 kg par minute pendant 15 minutes, 35 à l'aide d'une pompe "Mono" et d'une tuyauterie souple de 30 m de long et 2,5 cm de diamètre interne. La composition ainsi traitée est stockée pendant 24 heures et emballée dans des cylindres BAD ORIGINAL 72 00851 2121765 de carton de 2,5 cm de diamètre, sous forme de cartouches B. Une troisième partie de la composition est stockée à une température de 35°C pendant 4 mois, puis la composition ainsi traitée est mise dans des cylindres de carton de 2,5 cm, sous forme de cartouches 5 C. On fait détoner les cartouches ainsi préparées moins de deux heures après leur préparation, les cartouches A peuvent détoner séparément à l'aide d'un détonateur de cuivre N° 6. Les cartouches B et C peuvent aussi détoner avec un tel détonateur. Cet exemple montre la constance de la sensibilité à la détonation des composi-10 tions après pompage et stockage prolongé. Exemple 9 On met à nouveau en oeuvre le mode opératoire de l'exemple 6, mais on élève la proportion du nitrate d'ammonium dans la composition à 55,5 parties, la proportion de "Biopolymer" XB 23 étant 15 réduite à 0,2 partie, et on ajoute de la gomme guar non réticulée à raison de 0,3 parties. On fait détoner la composition avec un détonateur solide d'aluminium N° 8. Exemple 10 On prépare à l'aide d'un dispositif classique de mélange 20 utilisé pour la préparation des dispersions explosives, une composition comprenant 83,7 parties de nitrate d'ammonium, 6 parties de diéthylène-glycol, 2 parties de "Aluminium powder 408", 8 parties d'eau et 0,3 partie de "Biopolymer" XB 23. On met la composition dans des cylindres de carton de 10 cm de diamètre. On 25 fait détoner les cartouches ainsi préparées avec"120 g de pentolite. On stocke la composition à la température ambiante pendant 4 mois ; on prépare des cartouches analogues avec la composition stockée et on les fait détoner. On constate que la sensibilité de la composition à la détonation n'a pas notablement diminué 30 après cette période de stockage. Exemple 11 On prépare avec un dispositif classique de mélange utilisé dans la préparation des dispersions explosives, une composition comprenant 55 parties de nitrate d'ammonium, 4 parties de sucre, 35 2 parties de "Aluminium powder 408", 35 parties d'eau et 4 parties de "Biopolymer" XB 23. On met une partie de la composition dans des cylindres de carton de 10 cm de diamètre. On fait détoner les 72 00851 16 2121765 cartouches ainsi préparées avec 150 g de pentolite. On pompe une autre partie de la composition et on la fait circuler dans un récipient avec un débit de 22,7 kg par minute pendant 15 minutes, à l'aide d'une pompe "Mono" et d'une tuyauterie souple de 15 m de 5 long et 5 cm de diamètre interne. La composition ainsi traitée est stockée pendant 24 heures, puis mise dans des cylindres de carton de 10 cm de diamètre.On fait détoner les cartouches ainsi préparées avec 175 g de pentolite. Cet exemple montre que la sensibilité à la détonation des compositions de l'invention comprenant 10 une quantité relativement importante d'eau, n'est pas excessivement réduite après une opération de pompage. Exemple 12 On prépare avec un dispositif classique de mélange utilisé pour la préparation des dispersions explosives,une composition 15 comprenant 69 parties de nitrate d'ammonium, 4 parties de poudre de silice dont 95 i° à. une dimension inférieure à 0,5 mm, 90 i<> à une dimension inférieure à 0,147 mm et seulement 2 % a une dimension inférieure à 0,074 mm, 4 parties de sucre, 3 parties de "Aluminium powder 408", 17 parties d'eau et 3 parties de 20 "Biopolymer" XB 23. On met une partie de la composition dans des cylindres de carton de 7,6 cm de diamètre. On fait détoner les cartouches ainsi préparées avec 125 g de pentolite. On stocke la composition pendant un mois, puis on forme des cartouches comme décrit précédemment, et on les fait détoner. Il n'y a pas de 25 modification notable de la quantité de pentolite nécessaire pour faire détoner la composition. Exemple 15 A titre de comparaison, on prépare une composition, à l'échelle des laboratoires, avec les proportions d'ingrédients utilisés 30 pour la préparation de la composition de l'exemple 6, et on remplace le "Biopolymer" XB 23 (0,6 partie) par 0,6 partie de gomme guar. On met en suspension 10 parties de la composition ainsi préparée dans une cage de fil métallique dans 200 parties d'eau à 38°C pendant 75 minutes, et pendant ce temps, 90 c/ô des 35 sels destinés à libérer de l'oxygène, présents à l'origine dans la composition, sont dissous par l'eau de la composition. Au contraire, lorsqu'on traite de manière analogue une composition 72 00851 ' 2121765 de l'exemple 6, la proportion des sels dissous est seulement de 40 Exemple 14 On prépare avec un dispositif de mélange classique dans la 5 préparation des dispersions explosives, une composition comprenant 69 parties de nitrate d'ammonium en granulés, 2,5 parties de nitrate de sodium, 9 parties de poudre d'aluminium, 1 partie de poudre de silicium, 5 parties de sucre, 13 parties d'eau, 0,01 partie d'acide tartrique et 0,5 partie de "Biopolymer" XB 23. On met une 10 partie de cette composition dans des cylindres de carton de 10 cm de diamètre. On fait détoner les cartouches ainsi préparées avec 200 g de pentolite. On pompe une autre partie de la composition à l'aide d'une pompe "Mono" avant la mise en cylindres de carton analogues. On fait détoner les cartouches ainsi préparées. 15 II n'y a pas de variation notable de la quantité de pentolite nécessaire pour faire détoner la composition après pompage. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrit^qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir 20 du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. 18 72 00851 2121765 REVENDICATIONS t. Composition de matière sous forme d'une dispersion explosive, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un sel destiné à libérer de l'oxygène, de l'eau et au moins un combustible, ainsi 5 qu'au moins un biopolymère non réticulé. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisé en ce que le biopolymère comprend une matière préparée à partir d'un glucide ayant été soumis à un micro-organisme du genre Xanthomonas. 10 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le biopolymère comprend une matière préparée à partir d'un glucide ayant été soumis à un micro-organisme de l'espèce Xanthomonas campestris. 4. Composition selon l'une quelconque des^revendications 15 1 à 3, caractérisée en ce que.le biopolymère constitue 0,1 à 5, de préférence 0,5 à 3 $ en poids du poids total de la composition. 5. Composition de matière formant une dispersion explosive, caractérisée en ce qu'elle comprend d'abord au moins un sel destiné à libérer de l'oxygène choisi dans le groupe formé par le nitrate, 20 le chlorate et le perchlorate d'ammonium, les nitrates, chlorates et perchlorates alcalins, les nitrates, chlorates et perchlorates alcalino-terreux, présents en quantités comprises entre 50 et 90 parties, ensuite de l'eau constituant 5 à 35 parties de la composition, ensuite au moins un combustible choisi dans le groupe 25 formé par un combustible soluble dans l'eau présent en quantité comprise entre 0,8 et 8 parties, un combustible non métallique peu ou pas soluble dans l'eau, présent en quantité comprise entre 1 et 10 parties et un combustible métallique insoluble dans l'eau, présent en quantité comprise entre 0,5 et 20 parties, 30 et ainsi qu'au moins un biopolymère présent en quantité comprise entre 0,1 et 5 parties, toutes les quantités sont exprimées en parties en poids pour 100 parties en poids de la composition. 6. Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que le sel libérant de l'oxygène est choisi dans le groupe formé 35 par les nitrates alcalins et d'ammonium. 7. Composition selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que le sel constitue 65 à. 85 $ en poids du 72 00851 19 2121765 poids total de la composition. 8. Composition selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée en ce que l'eau constitue 12 à 17 $ en poids du poids total de la composition. 5 9. Composition selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le biopolymère constitue 0,5 à 3 ^ en poids du poids total de la composition. 10. Composition selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus un additif 10 sensibilisateur. 11. Composition selon la revendication. 10, caractérisée en ce que l'additif sensibilisateur est une matière métallique finement divisée .* 12. Composition selon la revendication 11, caractérisée en 15 ce que la matière métallique est de l'aluminium. • 13. Composition selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisée en ce que la matière métallique constitue 0,2 à 5 et de préférence 1 à 3 $ en poids du poids total de la composition. 20 14. Composition selon l'une quelconque des revendications 5 à 13, caractérisée en ce que le biopolymère comprend une matière préparée à partir d'un glucide ayant été soumis à un micro-organisme du genre Xanthomonas". " — 15. Composition selon l'une quelconque des revendications 25 5 à 13, caractérisée en ce que le biopolymère comprend une matière préparée à partir d'un ' glucide ayant été soumis à un micro-organisme de l'espèce Xanthomonas campestris. 16. Procédé de préparation d'une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'on 30 prépare d'abord un mélange comprenant la totalité de l'eau de la composition et une partie du ou des sels destinés à libérer de l'oxygène, on ajoute ensuite au mélange le biopolymère et on le laisse s'hydrater au moins en partie de manière à former une solution, on mélange ensuite la solution avec un mélange 35 comprenant le reste du ou des sels libérant de l'oxygène et le combustible, de manière à former un mélange auquel on ajoute ensuite éventuellement une matière métallique finement divisée, bad of»ginal 20 72 00851 2121765 qu'on disperse dans la composition. 17. Procédé d'explosion, selon lequel on fait détoner une composition explosive à un emplacement de tir, ledit procédé étant caractérisé en ce que la composition est une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 15.