La présente invention se rapporte d'une façon générale à la production d'étoffes non tissées et elle concerne plus particulièrement un procédé de fabrication d'une feuille non tissée à partir de filaments de polyamides, procédé consis-5 tant à lier les filaments contigus en leurs points d'intersection, opération qu'on réalise en mettent en contact les fila-. ments avec un gaz,dissous dans un véhicule organique liquide, qui rompt les liaisons hydrogène entre les chaînes, entre les groupes amides adjacents sans rompre les liaisons covalentes 10 des chaînes du polyamide, de sorte que quand le gaz a été enlevé des filaments de polyamide il se produit des liaisons hydro» gène entre les chaînes moléculaires constituant les différents filaments. La production d'étoffes non tissées est déjà une 15 technique ancienne. Cependant, pour assurer la liaison des étoffes non tissées connues, on utilisait toujours des liants externes ou bien encore, on ramollissait les fibres par l'actioa de chaleur, d'un solvant ou d'un plastifiant. Bien que les liants externes puissent être appliqués sous forme d'une poudre, 20 d'une solution, d'une émulsion ou même sous forme de fibres, il n'en reste pas moins que les produits obtenus présentent certains inconvénients. Par exemple, l'utilisation d'un liant externe limite les propriétés de l'ensemble de la°nappe à celles du liant lui-même, .ainsi, si l'on utilise comme liant un fila-25 ment ayant un point de fusion relativement bas, les conditions de température auxquelles on pourra soumettre la nappe ou l'étoffe résultante seront limitée par le point de fusion des fibres du liant» La liaison a.u meyen d'un solvant selon les techni- 30 ques antérieures n'est pas facile à régler et porte souvent préjudice à l'aspect de la nappe. Dans une liaison avec un solvant, il est difficile d'assurer une adhérence satisfaisante entre les fibres sans dissoudre la nappe tout entière ou tout au moins, sans détériorer notablement Ici propriété"; physiques 35 de la nappe. De plus, les liaisons entre les filaments qui se touchent présentent fréquemment un aspect gonflé ou une "re-déposition" évidente du polymère, phénomène qu'on appelle habituellement migration du polymère. Dans la plupart des cas, les zones gonflées, autour des points de liaison ne possèdent 40 pas le même degré de susceptibilité tinctoriale en raison des §&D ORIGINAL 11238 2 2006079 changements de la structure cristalline qui sont localisés à . 1 'emplacement de la liaison, de sorte que la coloration ne sera pasuniform?* -5 Dans le présent procédé de fabrication d'une étoffe non tissée à partir d'une nappe de filaments de polyamides, on met en contact les. filaments qui peuvent être ou bien des filaments continus ou bien des fibres discontinues, avec un liquide comprenant un gaz dissous dans un solvant or-10 ganique liquide non ionisant. Le solvant liquide est chimiquement inerte vis-à-vis des filaments de polyamide et jcue le rôle d'un véhicule pour le gaz. Cependant, les molécules du gaz dissous rompent les liaisons hydrogène d'une chaîne à l'autre entre les groupes amides adjacents sans rompre les liai-15 sons covalentes des chaînes du polyamide, de sorte que quand le gaz est enlevé des filaments, il se produit des liaisons hydrogène d'une chaîne à l'autre entre les motifs cohérents dans les filaments contigus, ainsi qu'entre les chaînes moléculaires constituant le corps des filaments. 20 On peut former la nappe de filaments non tissés de plusieurs façons. Si la matière première est formée de fibres discontinues, on peut facilement réaliser une nappe à l'aide d'un appareil "Rando-Webber" ou à l'aide d'une installation classique de cardage textile. En vaiiante, si les filaments sont très 25 courts, on peut former des nappes à partir d'une dispersion aqueuse par la même technique que peur la fabrication du papierc Si la nappe doit être composés de filaments continus de polyamide, on peut la réaliser par la technique connue consistant à faire passer les filaments à travers un ajutage aspirateur 30 qui force les filaments à descendront à arriver sur une courroie transporteuse. L'ajutage aspirateur place les filaments d'une façon désordonnée sur la courroie de sorte qu'on ne constate pratiquement aucune différence entre le sens-machine, le sens-travers et les sens "biais, en ce qui concerne les propriétés 5?- physiques de la nappe. Une fois formée, la nappe est prête à être immergée dans le liquide provoquant la for-nation des liaisons qui fait l'objet de l'invention, ou à être mise en contact avec ce liquide. Les gaz activants qui peuvent être dissous dans un 40 solvant approprié pour former le liquide de liaison selon l'invention sont notamment le gaz chlorhydrique, le gaz bromhydrique, B AD QRfâlH&L 11238 5 2006079 le trifluorure de bore, le trichlorure de bore, le chlore, l'anhydride sulfurique, l'anhydride azoteux, le péroxyde d'azote et d'autres gaz du même type qui ne détériorent pas notablement les fibres mais qui, alors qu'ils sont en contact avec ces fi-5 bres, rompent les liaisons hydrogène d'une chaîne à l'autre entre les groupes amides adjacents. Les véhicules solvants que l'on utilise selon l'invention sont des solvants des gaz activants et peuvent être notamment l'acétone, l'éther, le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, le benzène, le pentane 10 l'heptane, le trichlorofluorométhane et d'autres liquides organiques du même type dans lesquels le gaz reste sensiblement ionisé et qui sont chimiquement inertes vis-à-vis des filaments de polyamide. On peut préparer le liquide liant en faisant barboter le gaz dans le solvant organique liquide pendant un 15 laps de temps prédéterminé• On amorce la liaison entre les filaments adjacents en plongeant la nappe dans le liquide liant,A mesure que la concentration du gaz dans le véhicule liquide augmente, la résistance mécanique de la nappe augmente elle aussi, du fait que des 20 liaisons plus résistantes et peut-être aussi plus nombreuses se forment jusqu'au moment où la rupture des fibres commence à participer d'une manière importante au mécanisme de rupture de l'étoffe. Quand on retire la nappe du liquide liant, les 20 liaisons interfilamentaires sont stabilisées par l'élimination du gaz activant de la nappe, opération que l'on peut réaliser soit en évaporant le liquide de la nappe soit en lavant cette nappe dans 1'eau ou dans un liquide analogue• Le procédé selon l'invention est applicable prati-30 quement à tous les articles en nylon eu polyamides, y compris le nylon-66, le nylon-6, le nylon-11, etc. La description qui va suivre en regard du dessin annexé donné ^ titre d'exemple nen limitatif, fera bien comprendre commei-t l'invention peut être réalisée. 35 figure i est un graphique indiquant le rapport entre la ténacité de l'étoffe (en ordonnées) et la concentration (normalité; de gaz chlcrhydrique dans le solvant (en abscisse). La figure 2 est un- graphique montrant le "rapport 40 de performance" (en ordonnées), ce rapport étant celui entre [J$3 11238 4 2006079 la résistance à la rupture et la longueur de cintrage , en fonction de la concentration en gaz chlorhydrique (normalité) dans le solvant liquide (en abscisse). La figure 3 est un graphique montrant la ténacité 5 sur une étendue zéro (en ordonnées) par rapport à la concentration de gaz chlorhydrique (normalité) dans le solvant liquide (en abscisse). La figure 4 est un graphique montrant le "rapport de qualité" (en ordonnées) en fonction de la concentration (nor-10 malité) de gaz chlorhydrique dans le solvant liquide (en abscisse). La figure 5 est un graphique montrant la longueur de cintrage de l'étoffe (en ordonnées) en fonction de la concentration (normalité) de gaz chlorhydrique dans le solvant 15 liquide (en abscisse). La figure G est un graphique montrant le module initial de l'étoffe (en ordonnées) par rapport à la concentration (normalité) de gaz chlorhydrique dans le solvant liquide (en abscisse). 20 La figure 7 est un graphique montrant l'efficacité de liaison (rapport entre la ténacité) sur étendue normale et la ténacité sur étendue zéro, exprimé en pourcentage) en fonction de la concentration (normalité) de gaz chlorhydrique dans le solvant liquide (en abscisse). 25 La figure 8 est un graphique montrant le pourcen tage d'allongement de l'étoffe (en ordonnées) par rapport à la concentration (normalité) de gaz chlorhydrique dans le solvant liquide (en abscisse). L'invention telle qu'elle va être décrite concerne 30 un procédé de liaison d'éléments qui se touchent formés de polyamides synthétiques aliphatiques à chaîne droite, lesdits éléments pouvant être des filaments, des pellicules, des granules, etc., la jonction devant se faire suivant les surfaces contiguës. Les polyamides synthétiques à chaîne droite contien-35 rient dans leur structure des groupes récurrents -NHC0-. Le mécanisme de liaison est le suivant ï les gaz qui ont été absorbés dans le solvant liquide forcent des complexes avec les groupes -NHCO- qui ronpent les liaisons hydrogène entre les chaînes du polymère. Les spécialistes des polymères savent 4-0 bien qu'un grand nombre des propriétés physiques des polyamides BAD ORIGINAL 69 11238 5 2006079 dépendent dans une grande mesure de la liaison hydrogène in ter-moléculaire entre les groupes -C0- et les groupes -NH- dans les chaînes adjacentes du polymère. Les liaisons forment des réti-culations entre les chaînes du polymère et il en résulte une 5 élévation de certaines propriétés telles que le point de fusion et la résistance à la traction. En conséquence, quand les liaisons sont rompues par l'action du gaz activant dissous, les chaînes du polymère dans la structure et surtout le long de la surface de cette dernière deviennait plus flexibles et tendent 10 à se mouvoir de manière à soulager les contraintes dues à la tension ou à la pression s'exerçant sur la structure. La formation complexe est réversible et quand le gaz chlorhydrique est désorbé, les liaisons d'hydrogène se reforment. Dans cette position déplacée des chaînes du polymère, un grand nombre des 15 liaisons nouvellement formées sont entre les groupes -C0- et les groupes -NH- appartenant à des structures différentes, par exemple entre les granules adjacents ou des éléments analogues. Pour déterminer l'efficacité du système liant selon l'invention, on découpe en carrés ayant 22, 86 cm de côté 20 une nappe normalisée formée d'un ensemble désordonné de filaments continus de polyamide présentant une tension de zéro et ayant subi une extension. On prépare le liquide liant en fai- sant barboter dans 1000 cm de chloroforme, pendant environ 45 ■5 secondes, du gaz chlorhydrique à raison de 45 cnr à la minute, 25 le liquide résultant présentant une concentration en gaz chlorhydrique qui est 0,045 H. Pour effectuer la liaison, on sature la nappe avec ce liquide, on fait passer ensuite la nappe saturée à travers un essoreur pour éliminer l'excès de liquide, en élimine le liquide de liaison de la nappe en mettant en 30 contact cette dernière avec de l'azote chaud pendant qu'on maintient la nappe entre deux toiles métalliques et enfin on enlève le résidu de gaz chlorhydrique de la nappe par un lavage à l'eau. Avec une concentration G,G45N de gaz chlorhydrique dans le chloroforme on obtient une excellente liaison, les propriétés de l'étoffe étant résumées dans le tableau ci-après : igAO OBK21NAL 11238 6 2006079 TABLEAU Etoffe après liaisc-n Poids (g/m^) Epaisseur (mm) 73,8 0,43 0,17 5,8 0,06 75 5 Densité (g/cm"') Longueur de cintrage (cm) Ténacité (kg/cm/g/®^) Efficacité de la liaison (%) 2 Rapport de performance (kg/cm ) 0,7 ! 0 Un examen des résultats des essais fait ressortir que les propriétés de l'étoffe sont: très influencées par la normalité du liquide liant « La concentration molaire du gaz utilisé dans un solvant liquide est déterminée principalement par la clurée pendant laquelle on laisse le gaz barboter dans 15 1® liquide solvant® Si le gaz activant est le gaz chlorhydrique st si le solvant liquide est le chloroforme, par exemple l'effet obtenu sur le degré de liaison ainsi que les propriétés de l'étoffe résultante sont indiqués sur les figures 1 à 8» On traite six échantillons d'étoffe (dont les poids, les densités 20 et d'autres facteurs du même type sont sensiblement identiques) par exactement le même procédé que ci-dessus sauf qu'on modifie la concentration molaire du gaz chlorhydrique dans le chloroforme. On immerge les six échantillons dans des bains dont les concentrations en gaz chlorhydrique sont respectivement 0, G1H, 25 0,02N, 0,03», 0,045N, Q,06N et 0,1211 (Ce sont ces unités de normalité qui servent sur les diverses figures à indiquer la concentration en gaz chlorhydrique^. : la figure 1, la ténsci- p té qu'on mesure en kg/cm/g/to atteint une valeur maximum pour-Une concentration molaire de 0,045. La ténacité est une mesure 30 dérivée de la combinaison de la résistance de la liaison et de la résistance des fibres et on voit qu'avec une faible concentration molaire, la liaison est peu poxissée de sorte que la ténacité résultante est elle aussi relativement basse, a mesure que la résistance des liaisons augmente, la ténacité s'élève 33 jusqu'à un maximum à une concentration molaire d'environ 0,045, Des concentrations molaires supérieures à 0,05, bien qu'ayant prolablement pour effet d'augmenter légèrement les résistances des liaisons, provoquent néanmoins \me légère détérioration des fibres, de sorte que les fibres elles-mêmes sont affaiblies et ^0 qu'en conséquence la ténacité globale de l'étoffe est plus réduite. (3AD ORIGINAL 11238 7 2006079 Si l'on se reporte à la figure 5, on voit que la concentration molaire nra qu'un effet relativement faible sur la longueur de cintrage de l'étoffe. Ceci n'est pas surprenant car aussi bien le module initial de l'étoffe que son épaisseur, 5 qui sont les deux facteurs qui déterminent dans une grande mesure ce paramètre particulier, sont à peu près constants pour toutes les concentrations indiquées. Les figures 2 et 4- représentent le rapport de performance et le rapport de qualité, respectivement, en fonction 10 de la concentration molaire. Le rapport de performances, qui est le quotient de la résistance à la rupture (mesurée en kg/cm) par la longueur de cintrage de l'étoffe (mesurée en cm), est légèrement plus favorable quand les étoffes sont plus lourdes et augmente donc avec un accroissement du poids. Le rapport 15 qualitatif qui englobe d'une part le quotient caractérisant le rapport des performances (résistance à la rupture/longueur de cintrage), est également conditionné par un second paramètre qui est en'poids de l'étoffe (mesuré en g/m ). En conséquence, avec une augmentation du poids de l'étoffe, le rapport qualita-20 tif tient compte de cette augmentation et augmente légèrement à mesure que l'étoffe est de moins en moins lourde» La figure 3, qui indique la ténacité à étendue zéro (mesurée en kg/cm/g/m ), permet de mesurer la détérioration des fibres et on voit que cette détérioration augmente légère-25 ment avec une élévation de la concentration molaire du gaz chlorhydrique dans le chloroforme. On mesure cette ténacité avec étendue zéro en plaçant un échantillon de l'étoffe dans les mors de deux dispositifs de serrage qui se touchent et que l'on tire ensuite vers 1'extérieur à 1'écart 1'un de 1'autre. En 30 soumettant la ténacité à ce mode d'essai, on constate que les liaisons qui sont formées par l'immersion de la nappe dans le liquide de liaison n'ont pas d'effet notable sur la résistance de l'étoffe et on n'examine donc que la résistance des fibres. L'efficacité de liaison qui est le paramètre 55 indiqué sur la figure 7 est le rapport de la ténacité normale (mesurée avec une étendue de 12,7 cm de l'étoffe comme c'est le cas sur la figure 1) à la ténacité avec étendue zéro de l'étoffe (figure 5)« Les résultats font ressortir une légère augmentation de l'efficacité de la liaison après une concen-^•0 tration de 0,04-S m, ce qui est le plus probablement dû à la £î(H0 ORIGINAL 11238 8 2006079 combinaison de liaisons plus résistantes qui sont formées et de la détérioration des fibres, car la rupture des fibres participe notablement dans cette rupture de l'étoffe au-delà de la concentration molaire optimale. 5 Bien que d'autres gaz activants, tels que le gaz bromhydrmque, le trifluorure de bore, le trichlorure de bore, le chlore, l'anhydride sulfurique, l'anhydride azoteux, l'anhydride azotique, etc., puisse former des liaisons les plus efficaces à des concentrations molaires différentes, les pro-10 priétés des étoffes résultantes subissent des répercussions sensiblement les mêmes que dans l'exemple choisi qui concerne l'utilisation de gaz chlorhydrique dissous dans un solvant organique approprié qui ne ionise pratiquement pas le gaz, ce qui est le cas du chloroforme. En d'autres termes, le comporte-15 ment d'une étoffe liée et non tissée s'améliore rapidement à partir de la concentration zéro du gaz activant jusqu'à un maximum, après quoi l'addition ou l'augmentation de la concentration molaire du gaz activant dans le solvant liquide n'a plus que peu d'effet sur l'efficacité de liaison du système. 20 Les exemples suivants, dans lesquels toutes les parties sont en poids sauf stipulation contraire, montreront bien comment l'invention peut être mise en oeuvre. EXEMPLE 1 : On immerge pendant 5 secondes environ une nappe 25 "statistique" de filaments continus et étirés de nylon dans un bain de liaison qu'on prépare en faisant barboter du gaz chlorhydrique dans 1000 cm^ de chloroforme pendant 45 secondes à un taux de 450 cm^/minute. On fait passer la nappe à travers une essoreuse à rouleaux actionnée manuellement pour éliminer 30 l'excès de liquide après quoi on place la nappe entre deux toiles métalliques (8, 3 fils de chaîne/cm) et on maintient 2 sous une pression de 2,5 kg/cm , tout en faisant passer de l'azote à 60°G à travers l'échantillon pour évaporer le chloroforme. On lave ensuite l'échantillon avec de l'eau pour faire 35 disparaître toutes les traces résiduelles de gaz chlorhydrique. Les propriétés de l'étoffe résultante sont les suivantes : Etoffe après liaison Poids (g/m2) 73,8 Epaisseur (mm) 0,43 40 Densité (g/cm^) 0,17 11238 9 2006079 Longueur de cintrage (cm) 5,8 Ténacité (kg/cm/g/m2) * 0,06 Efficacité de la liaison (%) 75 Rapport de performance (kg/nm ) 0,77 5 EXEMPLE 2 : On place une nappe préparé-e à partir des filament continus et étirés de nylon entre deux pièces de toile métalli que et on plonge le tout dans l'acétone dans laquelle on a fait barboter du gaz chlorhydrique. On retire l'ensemble du 10 bain de liaison, on le secoue pour enlever l'excès de solution et on le place dans une presse où, tout en le soumettant à une pression de 2,5 kg/cm , on fait passer de l'azote chauffé à 60°C à travers la nappe pendant une durée de 3 à 4 minutes. On enlève la nappe de la presse, on la lave dans l'eau pour 15 la débarrasser du gaz chlorhydrique résiduel et on sèche. Le produit résultant est fortement amalgamé et n'a pas subi d'altération de teinte. EXEMPLE 3 : On traite une nappe de filaments continus et 20 étirés de nylon de la même façon que dans l'exemple 2 sauf qu'on remplace la solution de gaz chlorhydrique dans l'acétone par une solution de gaz chlorhydrique dans du benzène. Le produit résultant est fortement amalgamé et n'a pas subi d'altération de teinte. 25 EXEMPLE 4 : On plonge un échantillon d'une nappe de filaments continus, étirés et non tissés de nylon, supporté entre deux pièces de toile métallique (8,3 fils de chaîne/cm) dans une solution de chloroforme dans laquelle on fait barboter du 30 trifluorare de bore gazeux. On place la nappe saturée dans line presse et on la soumet à une pression de 2,5 kg^cia2 pendant qu'on fait passer de l'azote chauffé à travers l'échantillon pour chasser le liquide. On lave ensuite la nappe pour la débarrasser des résidus du trifluorure de bore et on sèche.Les 55 propriétés physiques du produit résultant sont lc-s suivantes : Etoffe après liaison Poids (g/m2) 64,3 Epaisseur (mm) 0,48 Densité (g/cm^) 0,13 40 Longueur de cintrage (cm) 5,6 gy© ÛBVGVNÀL 69 11238 io 2006079 Ténacité (lcg/cm/g/m ) 0,46 Efficacité de la liaison (%) 67 Rapport d EXEMPLE 5 Rapport de performance (kg/cm") 0,53 5 Par le même procédé que dans l'exemple 4, on lie une nappe de filaments continus de nylon en utilisant une solution de trichlorure de bore dans du chlornforme. Les propriétés physiques du produit résultant sont les suivantes : Etoffe après liaison 10 Poids (g/m2) 64-,3 Epaisseur (mm) 0,53 Densité (g/cm^) 0,12 Longueur de cintrage (cm) 6,6 Ténacité (kg/cm/g/m2) 0,055 15 Efficacité de la liaison (%) 76 2 Rapport de performance (kg/cm ) 0,55 Par le même procédé que dans l'exemple 4, on lie une nappe de filaments continus de nylon en utilisant une 20 solution de perouqrde d'azota dans le chloroforme. Les propriétés physiques du produit résultant sent les suivantes : Etoffe après liaison Poids (g/m2) 57,6 Epaisseur (mm) 0,53 25 Densité (g/cnr') 0 11 Longueur de cintrage (cm) 4,57 •Ténacité (kg/cm/g/nT) 0,033 2 Rapport de performance (kg/cm ) 0,48 EXEMPLE 7 s 30 Par le même procédé que dans l'exemple 4, on lie une nappe de filaments continuée nylon en utilisant une solution d'anhydride/azoteux dans le chloroforme. Les propriétés physiques du produit résultant sont les suivantes : Etoffe après liaison 35 Poids (g/m2) 67,7 Epaisseur (mm) 0,53 Densité (g/cm^) 0,13 Longueur de cintrage (cm) 4,83 Ténacité (kg/cm/g/m~) 0,0396 BAO ORIGINAL 11238 n 2006079 Efficacité de la liaison (%) 66 2. Rapport de performance (kg/cm ) 0,576 EXEMPLE 8 : Par le même procédé que dans l'exemple 4, on lie 5 une nappe de filaments continus de nylon en utilisant une solution de chlore dans le chloroforme. Les propriétés physiques du produit résultant sont les suivantBs : Etoffe après liaison Poids (g/m2) 44 10 Epaisseur (mm) 0,46 Densité (g/cm^) 0,1 Longueur de cintrage (cm) 4,31 Ténacité (kg/cm/g/m2) 0,039 Efficacité de la liaison (%) 51 2 15 Rapport de performance (kg/cm ) 0,38 EXEMPLE 9 ï On traite une nappe de filaments continus et étirés de nylon de la même façon que dans l'exemple 2 sauf qu'on remplace la solution de gaz chlorhydrique dans l'acétone par 20 -une solution d'anhydride sulfurique dans du trichlorofluoro-méthane ("Ereon-11"). Le produit résultant est fortement amalgamé et ne subit aucune altération de teinte. On traite l'étoffe par la chaleur dans de l'air à 110°C pour faire disparaître toutes les traces d'anhydride sulfurique résiduel qui ont pu 25 rester dans les filaments de polyamide. 11238 12 2006079 REVENDICATIONS 1.- Procédé de liaison mutuelle d'articles en polymères synthétiques linéaires suivant leurs surfaces conti-guës, lesdits polymères présentant des liaisons H 0 t ff 5 -N - c - , procédé caractérisé en ce^ue l'on met ces articles en contact avec un milieu comprenant un gaz dissous dans un véhicule organique liquide, dans lequel ce gaz reste pratiquement à l'état non ionisé, ce véhicule liquide étant inerte vis t » —N— C— adjacents sans rompre notablement les liaisons covalentes des chaînes du polymère, et on élimine le gaz dissous des arti-15 cles alors que les articles adjacents sont en contact afin de lier mutuellement ceux-ci le long de leurs surfaces contiguës. 2.- Procédé selon la revendication 1, pour lier des articles en polymères synthétiques linéaires contigus, caractérisé en ce que l'article est un polyamide sous forme de fila- 20 ments, de pellicules ou de granules. 3.- Procédé selon la revendication 2, pour former une étoffe non tissée à partir d'une nappe, caractérisé en ce qu'on met la nappe en contact avec un liquide organique contenant un gaz dissous, liquide dans lequel ce gaz reste pratique- 25 ment à 1'état non ionisé, ledit véhicule liquide étant inerte vis-à-vis des articles en polyamide alors que les molécules du gaz dissous rompent les liaisons hydrogène entre chaînes entre les groupes amides adjacents sans rompre notablement les liaisons covalentes des chaînes du polyamide, on éliaine l'excès de liqui-30 de de ladite nappe, on comprime la nappe pour assurer le contact entre les filaments qui se recouvrent et on élimine de la nappe le gaz dissous pour assurer une liaison permanente des filaments entre eux à leurs points de contact. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé 35 en ce que le gaz est le gaz chlorhydrique, le gaz bromhydrique, le trifluorure de bore, le trichlorure de bore, le chlore, l'anhydride sulfurique, l'anhydride azoteux ou le peroxyde d'azote. 5.- Procédé selon la revendication 37 caractérisé 40 en ce que le véhicule liquide non ionique est 1'acétone,!'éther BAJD ORSQîNAl 69 11238 13 2006079 le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, le benzène, le pentane^ le trichlorofluorométhane,ou l'heptane. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le gaz est le gaz chlorhydrique. 5 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le gaz chlorhydrique qui a été dissous dans le véhicule organique liquide est éliminé de la nappe par évaporation. 8.- Procédé selon la revendication 7* caractérisé en ce que 11évaporation est réalisée au moyen d'une atmosphère 10 gazeuse chauffée, cette atmosphère gazeuse étant chimiquement inerte vis-à-vis des filaments de polyamide. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'après 1'évaporation on élimine tous les résidus de gaz chlorhydrique qui peuvent rester dans les filaments de polyamide 15 en lavant l'étoffe liée dans de l'eau. 10.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on chauffe l'étoffe liée à une température supérieure à 100°C pour en éliminer les résidus de gaz chlorhydrique qui ont pu rester dans les filaments de polyamide. BAD original