L'objet de la présente invention est une méthode qui permet de convertir l'une des deux formes énantiomorphes des lysines optiquement actives (lysines D- et L-) dans leur racémique correspondant (DL-) de forme optisuement inactive. On sait que les alpha-aminoacides, à l'exception de la glycine, possèdent au moins un atome de carbone asymétrique ; ils peuvent ainsi être divisés en deux formes optiquement actives, l'une d'entre elles faisant tourner le plan de polarisation d'un faisceau de lumière polarisé vers la droite et l'autre vers la gauche, approximativement d'un meme angle. D'un point de vue chimique, les deux stéréoisomères sont affectés des lettres L et D selon la configuration de l'atome de carbone asymétrique, sans qu'une telle configuration permette de prévoir la direction dans laquelle le plan de polarisation de la lumière sera dévié, le principe étant bien établi que si l'isomère L- entraîne la rotation dans une direction, l'isomère D- entrasse la rotation dans la direction opposee. Les aminoacides, lorsqu'ils sont extraits des protéines naturelles, sont optiquement actifs et appartiennent à la série L-, tandis que ceux qui sont obtenus par synthèse totale sont des dérivés racémiques (DL-) et sont ainsi optiquement inactifs. I1 arrive quelquefois que pour quelques réactions chimiques, il soit avantageux d'avoir à portée de main un aminoacide dans sa forme racémique (DL) et en conséquence de pouvoir convertir un de ses isomères optiquement actifs, généralement le DD-, comme on le trouve dans la nature, en un DL. Ceci est vrai spécialement pour la lysine pour laquelle un certain nombre de méthodes de racémisation ont été déjà décrites. Elles peuvent se diviser en cinq groupes principaux, notamment a) par chauffage dans l'eau à haute température et sous pression (Ajinomoto - Brevet français 1.338.287) et brevet japonais 21.231 (64) ; Tanabe Seiyaku - Brevet japonais NO 73 04.011). b) par chauffage dans un environnement alcalin à haute température et sous pression (UBE Industries - Brevet japonais NO 64 26.386). c) par chauffage dans un environnement acide à haute température (Inventa - brevet britannique 8.7.785). d) par chauffage dans un environnement neutre en présence de catalyseurs minéraux ou organiques (Toa Gosei - brevet japonais 69 07.323 et brevet hollandais NO 6.602.194). e) par fusion du di-hydrochlorure ou d'un mélange de mono- et de di-hydrochlorure par un chauffage prolongé à haute température dans un gaz atmosphériaue inerte (Carlo Erba, S.p.A. - brevet italien NO 671.620). Différant des méthodes mentionnées ci-dessus, la méthode de la présente demande comprend une phase de chauffage, à des températuresstétageant de 1000 C à 1600 C et de préférence à 1200 C, à l'aide d'un récipient équipé d'un condenseur a' reflux, de l'hydrochlorure de lysine optiquement active, dans un solvant miscible dans l'eau et contenant de 2 à 60 parties d'eau en poids, et de préférence 35 Q, la durée du chauffage s'étendant de 10 a 80 heures et étant de préférence de 24 heures. En évaporant le solvant sous pressions réduites et à une température n'excèdant pas 1000 C, on obtient la lysine DL- sous forme racémique, l'angle de polarisation alpha étant égal à 0. La méthode objet de l'invention élimine donc la nécessité de travailler sous fortes pressions dans des récipients hermétiouement clos et ainsi élimine les implantations compliouées et coûteuses, ou la présence de liquides corrosifs acides ou alcalins, ou celle de catalyseurs. La nécessité de porter au point de fusion à haute température un composé organique est également éliminée, un tel procedé pouvant conduire, meme en présence d'un gaz inerte, à une décomposition meme seulement partielle d'une des substances. EXEMPLE. 1.000 grammes de monohydrochlorure de lysine L(+) où [ 225 = + 14,60 ; c=2 dans 0,6-N HC1 sont dissous dans un mélange de 6500 parties de glycol éthylène et de 3500 parties d'eau et reflués pendant 24 heures à 1200 C. Après chauffage, la solution est refroidie puis filtrée sur du charbon actif et évaporée jusque dessication sous une pression inférieure à la pression atmosphérique à 800 C. Le résidu est repris avec 500 mls d'éthanol, puis collecté sur filtre et lavé avec 100 mls d'éther sulfurioue. Le rendement est de 900 grammes à 950 grammes avec [ ]D = 00. On peut utiliser de meme le glycol propylène. Ainsi, selon l'invention, un aminoacide ayant son groupe amino, soit libre, soit sous forme de sel d'un acide minéral, est reflué à une température prédéterminée dans un solvant miscible à l'eau en présence de quantitués d'eau variables. REVENDICATIONS 1Q) Méthode de racémisation des aminoacides optiauement actifs, caractérisée en ce que l'aminoacide ayant son groupe amino, soit libre, soit sous forme de sel d'un acide minéral, est reflué à une température prédéterminée dans un solvant miscible à l'eau en présence de quantités d'eau variables. 20) Méthode telle que revendiquée en 1, dans laquelle la durée pendant laquelle l'aminoacide est reflué varie entre 10 et 80 heures et est de préférence de 24 heures. 30) Méthode telle que revendiquée en 1, dans laquelle la température du reflux s'étage de 100 à 1600 C et est égale de préférence à 1200 C. 40) Méthode telle que revendiquée en 1, dans laquelle la quantité d'eau présente dans le solvant s'étage de 2 à 60 % en poids et est de préférence de 35 % en poids. 50) Méthode telle que revendiquée en 1, dans laquelle le solvant qui est utilisé est le glycol éthylène ou le glycol propylène. 60) Méthode telle que revendiquée en 1, dans laquelle l'aminoacide est un hydrochiorure de lysine L(+) ou (D) (-).