L'invention concerne un nouveau procédé pour la fabrication de pièces en forme adaptables , ainsi que les nouveaux produits obtenus à l'aide de ce procédé. Il est connu d'obtenir des pièces conformables, telles notamment que des éléments d'ameublement, de décoration, ou des articles vestimentaires pour sportifs comme des chaussures ou des casques, en effectuant directement la conformation recherchée sur la pièce à revêtir ou la partie du corps à habiller, avec une substance rapidement polymérisable en devenant poreuse.C'est ainsi par exemple qu'on a réalisé récemment le moulage de souliers ou de casques pour skieurs en injectant les composants d'une telle substance à même le pied ou la texte d'un sportif, cette substance étant emprisonnée dans une capacité délimitée d'un coté par un gabarit extérieur quasi rigide et, de l'autre par une matière souple intérieure qui se déforme, sous lteffet de l'augmentation de volume de la substance en cours de polymérisation, en forçant la matière souple à épouser les contours de la surface du corps intéressée : pied ou têtue. Les avantages de cette manière de faire sont immédiats : on dispose d'une pièce conformée vraiment "sur mesure", étroitement applicable sur les parties du corps intéressées, ce qui est très important surtout quand les équipements sont de compétition et doivent rester alors constamment et parfaitement assuJettis sur le corps du skieur. Cependant, les techniques jusqu a présent mises en oeuvre ne donnent pas entièrement satisfaction. Pu, particulier des gaz désagréables, qui sont dégagés au cours de la polymérisation de la substance sont souvent mal dirigés et incommodent le sportif. Par ailleurs, ces H1êHiBaieeBniques ne permettent pas une évacuation totale et rationnelle de ces mêmes gaz hors de la substance en cours de polymérisation et de la capacité la contenant, ce qui ne procure pas toujours une structure homogène de cette substance une fois polymérisée. La présente invention a pour-objet un procédé pour la fabrication de pièces conformées bien adaptables, convenant mieux que jusqu'à présent et conduisant à de telles pièces répondant bien aux désidératas de la pratique. L'invention concerne un procédé du genre en question selon lequel on polymérise "in situ" une substance rapidement polymérisable en augmentant de volume et devenant poreuse sous libération de gaz, dans un espace compris entre deux surfaces dont l'une au moins est déformable, jusqu'à venir s'adapter sur partie au moins d'une forme à épouser, voire à reproduire. Ce procédé est caractérisé essentiellement par le fait qu'au fur et à mesure que la polymérisation progresse, on fait se dégager substantiellement la totalité des gaz libérés hors du susdit espace, par diffusion à travers l'une au moins des surfaces délimitant cet espace, et qu'on évacue ensuite ces gaz hors de la pièce conformée disposée sur la forme. En opérant de la sorte, on évacue totalement les gaz formés, du fait que la substance, en se polymérisant, chasse lesdits gaz hors de la capacité qui la contient, lesquels trouvent une issue normale à travers les parois de cette capacité vis à vis de laquelle ils sont perméables. Par ailleurs, ltevacuation des gaz étant ainsi méthodique et bien canalisée. on peut la diriger sans que la personne soit incommodée lorsque le procédé est mis en oeuvre sur une partie de son corps, sa tette tout particulièrement. Enfin, pour les raisons indiquées le procédé peut être mené à son terme plus rapidement que jusqu'à prisent et il conduit donc à des produits plus économiques. L'invention concerne également une pièce conformée adaptable sur partie au moins d'une forme entr'autres du corps humain, de la tête en particulier, et comportant notamment deux matières souples cellulaires, caractérisée par le faitque les pores d'une de ces deux matières sont, pour partie au moins, remplis par de l'autre matière cellulaire. Dtautres dispositions de l'invention apparattront au cours du complément de description, suivant, donné à seul titre indicatif, bien entendu. On se référera ce faisant, aux figures du dessin annexé qui montrent Figure I et 2, en coupe schématique verticale transversale, (sauf la tête du skieur représentée de face) deux casques selon l'invention dans deux modes de réalisation différents Figure 3, une vue par en haut simplifiéea d'un casque -selon l'invention Figure 4, une vue en perspective d'un casque selon l'invention avec le masque - optique correspondant, pfêt à être assujetti sur ce casque. Selon un premier mode de réalisation, un casque pour skieur comprend un gabarit ou coquille extérieure I, établi en- matière rigide,notamment plastique par exemple, telle qu'en résine polyester chargée de fibres de verre ou en thermoplastique injecté, tel que résine A.B.S., polystyrène plastifie, polypropylène, polyamide. Contre chacune des faces intérieures latérales et postérieures de ce gabarit I, sontrapportées trois poches 2 constituées - extérieurement, par une mince pellicule de mousse de polyester 3 à cellule ouvertes, - intérieurement, par une couche de caoutchouc synthétique 4 non perméable aux gaz (recouverte d'un tissu tricoté de nylon 5), - et intermédiairement, dans la capacité ménagée, par une cou che de polyuréthane 6. Cela a été réalisé lorsque le casque ayant été mis sur la tAe te 7 du skieur, les monomères du polyuréthane ont été injectées dans les poches 2 (par un moyen classique non représenté sur la figure I), ce qui a entratné la polymérisation rapide du polyuréthane poreux s'accompagnant d'un dégagement de gaz diffusant dans sa quasi totalité à travers la mousse de polyester 3 et s'échappant par l'espace ménagé entre le gabarit I et la pellicule de cette mousse, pour gagner finalement l'extérieur du casque. Au cours de cette opération, la polymérisation du polyuréthane 6 se fait sous augmentation du volume, ce qui a pour effet de plaquer la couche de caoutchouc 4 sur les parties en regard de la tAete 7 du skieur, en épousant tous les contours d'une coiffe 8, de caoutchouc mince qui enveloppe avantageusement la tète avant de procéder à l'opération de polymérisation et durant cette rdaction. Ce faisant aussi, la substance 6, en se polymérisant s'insinue et se loge pour partie dans les cellules ouvertes du polyester 3, en y demeurant, ce qui neiiuit en rien à la souplesse de l'ensemble qui sera interposé entre le gabarit I et le chef I du porteur. On peut finalement séparer le casque d'avec la tête du skieur lequel peut remettre cette coiffe à tout moment en l'appliquant sur sa tête de manière tout à fait satisfaisante, tant au repos que lors d'une course. Selon un autre mode de réalisation, qui est illustré figure 2, un filmvmince de polyéthylène 9 pratiquement #imperméable aux gaz dégagés et à la substance polymérisée, est collé contre l'inté rieur du gabarit I, et sur ce film comme sur tout le fond du cas que non revêtu du film, est rapportée une couche de polyuréthane IO à cellules ouvertes. Le casque étant mis en position sur la tê- te du sportif, revêtue d'une coiffe 8 comme exposé ci-dessus, on injecte de manière conventionnelle les monomères du polyuréthane dans l'espace libérable compris entre le film 8 et les portions en regard de la couche poreuse IO. La mousse polyuréthane Il se forme rapidement sous expansion en chassant devant elle au fur et à mesure, les gaz libérés, lesquels diffusent alors à travers la couche IO pour rencontrer l'é- cran imperméable constitué par la coiffe 8 et finalement stéeou- ler à la base du casque. Si on le désire, on peut accélérer ce phénomène de dégazage en disposant des évents de manière appropriée. Simultanément, en acquérant sa structure définitive, la masse de mousse Il repousse la couche IO - obligeant sa surface interne de passer de la position a à la position b pour l'appliquer sur les parties en regard du crâne du skieur sous interposition de la coiffe 8. Ici encore, la substance Il en cours de polymérisation, s'infiltre dans les alvéoles ouvertes de la couche perméable 10. en partie du moins, et s'y maintient, cela sans affecter la souplesse de ce double matelas. On peut finalement Aster le casque de la tête du sportif qui pourra le remettre à tout moment. Selon une disposition accessoire de l'invention, on ajuste à la fois le casque et son masque - optique sur la toute du sportif au cours d'une même opération de conformation. Pour cela, avant toute conformation, on met en place les élé- ments décrits. Puis on monté le masque sur le gabarit par ses- at- taches amovibles habituelles. Puis on procède, comme indiqué cidessus, à l'opération de conformation par polymérisation de la substance libérant des gaz, mais tout en maintenant appliqué le masque sur la face de la personne pendant toute l'opération de polymérisation. D'une manière ou d'une autre, on dispose d'un casque qui éventuellement conjointement avec son masque-optique, s'adapte très étroitement à la tête du skieur, qui fait pour ainsi dire, corps avec lui, ce qui est de toute première importance, quand on sait que le moindre déplacement entre les uns et les autres, peut provoquer des gênes, voire des accidents graves aux grandes vitesses que permet la pratique du ski. Avantageusement, comme indiqué figure 3, la couche IO peut comporter des rainures longitudinales I2 et transversales 13 pour favoriser l'aération de la partie supérieure de la tête du skieur. Dans une forme de réalisation industrielle, le casque terminé (figure 4), outre le gabarit I, comporte un masque - optique I5, mis en place lors de la polymérisation, maintenu par des sangles 16 et des rivets I7, un bourrelet 14 assurant ltétanchélté de l'ensemble. REVENDICATIONS I. Procédé pour la fabrication de pièces conformables, adaptables notamment sur les parties du corps humain, selon lequel on polymérise "in-situ" une substance rapidement polymérisable en augmentant de volume et devenant poreuse sous libération des gaz, dans un espace compris entre deux surfaces dont l'une au moins est déformable jusqu a venir s'adapter sur partie au moins d'une forme à épouser, voire à reproduire, caractérisé essentiellement par le fait qu'au fur et à mesure que la polymérisation progresse, on fait se dégager substantiellement la totalité des gaz libérés hors du susdit espace, par diffusion à travers l'une au moins des surfaces délimitant cet espace et en ce qu'on évacue ensuite ces gaz hors de la pièce conformable disposée sur la forme. 2. Procédé selon revendication I, caractérisé par le fait que l'on fait diffuser les gaz à l'opposé de la surface déformable adaptable sur la forme. 3. Procédé selon l'une des revendications I à 3, caractérisé par le fait qu'on fait diffuser les gaz vers et à travers la surface déformable adaptable sur la forme. 4. Procédé selon revendication 3, caractérisé par le fait qu'on le met en oeuvre sur la texte d'une personne pour obtenir un casque. 5. Procédé selon revendication 4, caractérisé par le fait que le masque-optique#du casque étant mis en place et appliqué sur le casque, on maintient le tout en position sur la face de la personne, durant la polymérisation "in-situ" de la substance. 6. Procédé selon revendication I, caractérisé par le fait qu'on munit préalablement l'enveloppe de moyens propres à prévenir l'adhérence de la surface à appliquer pour partie du moins sur elle. 7. Pièce conformée adaptable sur partie au moins d'une forme, entr'autres le corps humain, la tête en particulier, et comportant notamment deux matières souples cellulaires, caractérisé par le fait que les pores d'une de ces deux matières sont, pour partie au moins, remplis par l'autre matière cellulaire. 8. Pièce conformée adaptable selon revendication 7, telle que casque caractérisée par le fait qu'elle comporte essentiellement - une cruche éventuellement cellulaire et perméable appliquée pour partie au moins contre un gabarit quasi rigide, - une autre couche, éventuellement-cellulaire et également perméable, adaptable, pour partie au moins, sur la forme à épouser voire à reproduire, - l'une de ces deux couches au moins étant poreuse et perméable. - et une capacité ménagée entre les deux couches contenant une substance cellulaire occupant partie au moins des pores de l'une au moins des susdites couches. 9. Pièce contormée adaptable selon revendication 8, carac térisée par le fait qu'une pellicule imperméable adhérant au gaz barit est interposée entre ce dernier et la couche cellulaire et perméable appliquée à la-fois contre ce gabarit et cette pellicule. IO. Casque selon l'une des tevendications 7 à 9, caractérisé par le fait qu'avec son masque mis en place sur lui, avec liaison par attaches amovibles, il forme un ensemble adaptable solidairement et étroitement sur la tête du porteur.