L'invention se rapporte à un procédé pour emballer ou empiler- des feuilles de verre dans une caisse ou autres récipients similaires, dans lequel, après avoir couché les feuilles de verre dans le récipient, on introduit entre les feuilles de verre et les 5 parois du récipient, en des points déterminés, des quantités dosées d'une matière cellulaire durcissable. On a décrit dans le brevet allemand n° 1.281.340 vui procédé de ce genre. Dans ce procédé connu, après avoir placé les feuilles de verre dans la caisse, celle-ci est fermée et on intro-10 duit ensuite par des trous prévus dans les parois de la caisse des quantités dosées d'une matière plastique à l'état liquide mais susceptible de durcir et de s'expanser à l'intérieur de la caisse. Ce procédé n'est pas utilisable sans restriction. Etant donné que les ouvertures s.ont prévues à l'avance dans les parois du récipient, le 15 tampon de matière cellulaire ne se trouve formé qu'au voisinage de ces ouvertures. Ceci suppose que les dimensions des plaques de verre à empaqueter sont toujours les mêmes. Toutes les fois qu'il s'agit d'emballer des plaques de verre de formats divers, l'arrimage des feuilles de verre à l'intérieur des récipients n'est plus assuré. 20 D'autre part, suivant ce procédé connu, aucun contrôle visuel n'est possible pour s'assurer que la matière expansée se trouve effectivement en quantité appropriée dans les endroits convenables. Finalement, il n'est pas non plus possible de contrôler si la matière plastique introduite à l'état fluide s'est complètement expansée à 25 l'intérieur du récipient et a formé la matière cellulaire souhaitée. D'après un autre procédé d'emballage de feuilles de verre celles-ci, après avoir été enveloppées dans une feuille de matière plastique, sont entourées de tous côtés d'un matériau expansé qui forme un bloc cellulaire solide et cohérent, sur lequel on dispose 30 des baguettes de protection et des bandes de cerclage (Bt allemand 1.27^-029)• Ce procédé est compliqué et coûteux. Il exige la fabrication de grands moules à l'intérieur desquels s'effectue l'enrobage des feuilles de verre dans le matériau cellulaire. D'autre part, ce procédé exige de grandes quantités de matériau cellulaire, ce qui 35 est coûteux et entraîne au surplus des difficultés pour sa destruction ultérieure par le destinataire de l'emballage. En outre, dans ce procédé, on ne peut utiliser les caisses et autres récipients conventionnels. Un autre procédé connu qui prévoit l'utilisation d'élé— ments en matériau expansé pour l'emballage des feuilles de verre 72 17583 2 2138000 1 consiste en ce que l'épaisseur de matière cellulaire élastique sur les faces latérales des deux feuilles de verre extérieures d'un empilage est calculée de telle façon que lorsque le récipient est fermé cette matière soit comprimée, de telle manière qu'un mouve-5 ment des feuilles de verre par rapport au récipient soit rendu impossible (Brevet allemand 1.184.27*0- Dans ce genre d'arrimage de feuilles de verre dans un récipient, des forces relativement élevées sont nécessaires lorsque l'on désire éviter un glissement des feuilles de verre empilées les unes par rapport aux autres ou 10 de l'ensemble de l'empilage par rapport au récipient. L'invention a pour but de résoudre ces problèmes techniques et elle fournit un procédé pour l'emballage de feuilles de verre en nombre quelconque et de dimensions quelconques dans tin récipient notamment dans une caisse en bois usuelle, procédé qui ne présente J5 pas les inconvénients des procédés antérieurs d'emballage. Ce procédé doit être simple et sûr au point de vue des manutentions et universellement utilisable. En outre,, il doit rendre possible un arrimage sûr des feuilles de verre dans le récipient et permettre tin contrôle visuel. 20 Suivant l'invention, ce problème est résolu par le fait qu'après le dépôt des feuilles de verre dams le récipient, on introduit, depuis le côté ouvert de ce dernier, la matière cellulaire sous forme de pâte, au moins en quelques endroits entre les parois latérales du récipient et les tranches des feuilles de verre, cette 25 matière cellulaire étant en quantité suffisante pour qu'une partie dépasse le niveau supérieur du récipient et par le fait que la matière cellulaire, avant son durcissement, est comprimée de façon à l'obliger à remplir plus complètement les interstices existant entra lés parois du récipient et la tranche des feuilles de vsrre. 30 Le nouveau procédé permet au coussin formé par la matière cellulaire de s'adapter au format, au nombre des feuilles de verre et à la dimension du récipient; en même temps, on obtient ces résultats avec la quantité minimale de matière cellulaire Grâce à la compression subséquente, on garnit aussi complètement que possible 35 au voisinage des endroits où l'on a déposé la matière cellulaire, l'espace existant entre les feuilles de verre et le.- r -: :.is adjacentes du récipient, de sorte que les feuilles de verre sont e.Ci»u-jetties d'une façon sûre à l'intérieur du récipient. D'autre part. on peut mettre en oeuvre ce procédé avec les caisses usuelles du ko commerce sans aucune adaptation part ln "; 3>-re. 72 17583 3 2138000 1 Suivant une autre caractéristique de l'invention, la compression de la matière cellulaire non encore durcie est effectuée par la mise en place et la fixation du couvercle sur le récipient. XI est avantageux de placer la matière cellulaire dans 5 les coins de 1'emballage. Dans le cas de très grandes feuilles de verre, on peut toutefois prévoir de placer également des coussins de matière cellulaire le long des bords des feuilles, par exemple au milieu des grands côtés. XI est particulièrement recommandé d'utiliser pour la tO mise en oeuvre du procédé une matière cellulaire à base de résine urée-formol qui peut être préparée instantanément sur place à l'aide d'air surpressè. Le procédé de l'invention est décrit plus en détails en référence aux dessins annexés dans lesquels : 15 — la figure 1 est une vue en perspective d'une caisse d'emballage encore ouverte, après dépôt des feuilles de verre et mise en place des coussins de matière cellulaire; - la figure 2 est une coupe suivant la ligne xx de la figure 1, et 20 - la figure 3 est une coupe suivant la ligne xx de la figure t, Biais après la fixation du couvercle de la caisse. On utilise une caisse en bois constituée par un fond 1 et des parois latérales 2 à 5. Le fond de la caisse est revêtu d'une feuille de polyéthylène. On place alors les feuilles de verre à em-25 baller dans la caisse. Dans l'exemple représenté, il y a en dessous quelques feuilles de verre 6, de dimensions relativement grandes, et par-dessus quelques feuilles de verre 7 de dimensions plus réduites. Eventuellement, les feuilles de verre individuelles peuvent être séparées les unes des autres par des intercalaires. 30 Après que les feuilles de verre ont été placées dans la caisse, la feuille de polyétbylène est repliée au-dessus de la feuille de verre supérieure. Ensuite, on place dans les quatre coins de la caisse, une quantité de matière cellulaire 8 suffisante pour que celle-ci dépasse d'environ 10 centimètres le bord supérieur de la 35 caisse. Comme matière cellulaire, on peut utiliser une résine urée -formol qui a été préparée sur place sous forme pâteuse ou de consistance crémeuse de façon connue à l'aide d'un dispositif mélangeur à air comprimé. Un produit qui convient particulièrement bien pour cette utilisation est celui qui se trouve dans le commerce sous la 40 marqrie déposée ISOSCHAUM. La quantité de matière cellulaire mise en 72 17583 2138000 1 oeuvre et les places les plus appropriées pour la déposer sont déterminées par un contrôle visuel. Du fait de sa consistance pâteuse et de la façon dont elle est appliquée, la matière cellulaire ne remplit pas immédiatement après sa mise en place la totalité de 5 l'espace existant entre les feuilles de verre 6 ou 7 et les parois voisines 1, 3 et 5 de la caisse, ainsi que cela est visible sur la figure 2• Avant le durcissement complet de la matière cellulaire 8, on comprime celle-ci pour la ramener au niveau au bord supérieur 10 de la caisse. Cette cèmpression est effectuée par la mise en place du couvercle sur la caisse de façon usuelle par des clous ou des bandes de cerclage en fer. Ceci a pour effet de comprimer la matière cellulaire et de la déformer de façon qu'elle remplisse alors les espaces existants entre les feuilles de verre et les parois de la 15 caisse en formant des tampons amortisseurs 8a. Ensuite, on laisse la matière cellulaire durcir complètement. 72 17583 5 2138000 1 REVENDICATIONS 1) Procédé d'emballage de plaques de verre ou d'empilage de plaques de verre dans une caisse ou un récipient analogue, du type dans lequel, après l'introduction des plaques de verre dans le 5 récipient, on insère, entre les plaques de verre et les parois du récipient, des quantités dosées d'une matière expansée susceptible de durcir, ce procédé étant caractérisé par le fait que, après la mise en place des plaques de verre dans le récipient, on introduit, depuis le côté ouvert de celui-ci, la matière expansée sous forme 10 de pâte, au moins en quelques endroits entre les parois du récipient et la trancbe des feuilles de verre, de telle façon qu'une partie de la matière expansée dépasse le niveau supérieur du récipient et que l'on comprime la matière expansée avant son durcissement, de façon à l'obliger à remplir plus complètement les interstices restés 15 libres entre les parois du récipient et la tranche des feuilles de verre. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la compression de la matière expansée non encore durcie est effectuée par la mise en place et la fixation du couvercle sur le 20 récipient. 3) Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les tampons de matière expansée sont placés au voisinage des singles des plaques de verre. k) Procédé suivant les revendications 1 et 3» caractéri— 25 sé en ce qu'entre les plaques de verre, ou l'empilage des plaques de verre, et la matière expansée, il est prévu une couche facilitant la séparation qui est par exemple une feuille de matière plastique. 5) Procédé suivant l'une ou plusieurs des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise comme matière expansée une 30 résine urée-formol.