La présente invention concerne un procédé d'application d'un dessin en couleur à des surfaces d'une succession d'objets, comprenant un cycle d'opérations à répéteur, dans lequel, au cours de chaque cycle, le dessin en couleur est appliqué par impression au pochoir à une surface plane intermédiaire, puis est transféré de cette surface à la surface d'un objet par un tampon bombé ou déformable. Des machines d'impression au pochoir ont été introduites récemment dans l'industrie de la céramique pour décorer des objets faisant partie d'un service de table, c'est-à-dire des objets à la fois plats et creux, par l'application directe d'une couleur à travers le pochoir sur l'objet. Un autre procédé bien connu pour décorer de tels objets faisant partie d'un service de table est mis en oeuvre au moyen d'une machine d'impression offset comprenant un tampon déformable, par exemple en gélatine, sous la forme d'un dôme renversé qui transfère la couleur d'une plaque d'impression en creux à l'objet. La plaque peut être gravée. Les deux procédés ci-dessus, à savoir l'impression directe au pochoir et l'impression offset à partir d'une plaque d'impression en creux, offrent un avantage par rapport aux autres moyens classiques de décoration, par exemple la décalcomanie et la peinture à la main, du fait que, bien que les deux procédés exigent une certaine expérience pour la préparation des pochoirs ou plaques, ce qui est également nécessaire pour effectuer des reports, ils n'exigent pas des opérateurs aussi expérimentés dans le domaine de la poterie lorsque les objets doivent être décorés. La disposition des reports sur les objets, même si l'on utilise une machine pour les presser sur lesdits objets plutôt que de les frotter à la main, exige un soin et une expérience considérables. Une difficulté inhérente à l'impression directe au pochoir sur des urticles de table est duc nu contour (tic prd- sentent habituellement les surfaces de tels objets. L'imprcs- sion directe au pochoir sur une surface centrale vraiment plane d'une pièce de vaisselle dite plate ou sur la surface cylindrique d'une pièce de vaisselle creuse, ne soulève pas une telle difficulté, mais la plupart des articles de vaisselle plate présentent un profil radial courbé et les parois des tasses ont plus souvent un diamètre irrégulier et par suite, il est difficile de prévoir la déformation nécessaire du pochoir pendant l'application de la couleur sans laisser des marques gênantes indiquant les endroits de la surface où l'opération d'application de la couleur a commencé et s'est terminée. L'impression offset directe à partir d'une plaque d'impression en creux au moyen d'un tampon déformable a l'avantage que la décoration est uniforme sur toute la surface de l'objet venant en contact avec le tampon sans discontinuités évidentes, mais la préparation des plaques sur lesquelles le tampon prend la couleur et qui exige une opération de placage de bonne qualité pour que les surfaces puissent résister à l'usure à laquelle elles sont soumises par le racloir, est devenue de plus en plus coûteuse en comparaison des procédés modernes de préparation des pochoirs. Le brevet britannique Nt' 737 461 a proposé d'appliquer la couleur par impression au pochoir sur une surface intermédiaire plane, puis de transférer la couleur de cette surface directement sur une pièce de vaisselle au moyen d'un tampon de gélatine déformable d'impression offset ayant la forme d'un dôme inversé, de façon à tirer profit de l'impression au pochoir pour obtenir le dessin voulu en couleur et du tampon pour appliquer la couleur à l'objet sans discontinuité. Un procédé d'impression du type offset à pochoir, comme décrit dans le brevet précité, n'a pas été utilisé industriellement, pour autant que le sache la Demanderesse, et des essais effectués en laboratoire par cette dernière ont donné des produits peu satisfaisants à cause de l'étalement de la. couleur et de la diminution de la définition du dessin au fur et à mesure de l'obtention des épreuves successives. En conséquence, l'invention a pour objet un procédé perfectionné de sérigraphie offset convenant par exemple pour appliquer des dessins aux surfaces profilées d'objets de vaisselle en céramique ainsi qu'une machine de sérigraphie offset qui permet d'appliquer uniformément des dessins successifs en couleur aux objets sans diminution importante de la définition. Un procédé de production selon l'invention est caractérisé par le fait que la surface intermédiaire pour chaque cycle est exempte de couleur résiduelle provenant du cycle précédent. La mise en oeuvre du procédé n'entrains aucun risque d'accumulation excessive de la couleur sur la surface intermédiaire,étant donné que cette dernière à laquelle la couleur est appliquée par le pochoir au cours d'un cycle de fonctionnement est toujours exempte de couleur résiduelle provenant d'un cycle précédent. Les dessins successifs en couleur sont ainsi obtenus sans diminution importante de leur définition. Lors de la mise en oeuvre du procédé, il est possible d'utiliser une matière en feuille pour constituer la surface intermédiaire au cours de l'opération d'impression, une nouvelle feuille étant utilisée pour recevoir de dessin lors de chaque cycle de fonctionnement. La matière en feuille utilisée est de préférence d'un type qui peut être considéré comme ayant un certain pouvoir absorbant, mais par ailleurs pas suffisant pour provoquer une diminution de la définition du dessin par étalement spontané de la couleur sur la surface. Le papier est la matière préférée du fait qu'il existe des papiers convenables dits "semi-couchés" (c'est-à-dire des papiers qui ne sont pas entièrement couchés de façon à les imperméabiliser mais qui ne sont pas aussi poreux que le papier-buvard), qui sont assez bon marché pour être jetés après usage.Pour plus de commodité, le papier peut être sous forme de bobine pour être déroulé pas à pas entre les applications successives de la couleur afin de présenter une nouvelle zone pour chaque application. Le type de papier utilisé dans des machines de reproduction photographique et vendu sous les marques déposées "RONEO" et "XEROX" convient parfaitement du point de vue technique. Selon la présente invention, une forme de réalisation d'une machine d'impression destinée à décorer des objets en céramique est caractérisée par le fait qu'elle comprend un tampon de transfert bombé déformable, un dispositif destiné à supporter une bobine d'une matière en feuille à utiliser pour constituer une surface intermédiaire, un dispositif de sérigraphie permettant d'appliquer une couleur à la surface intermédiaire et un support de pièces, la machine comprenant également un dispositif par lequel, au cours d'un premier cycle de fonctionnement de la machine, un premier repérage est assuré entre le pochoir et la surface intermédiaire et la couleur est appliquée par le pochoir à ladite surface, puis un autre repérage est effectué entre le tampon et la surface intermédiaire, puis la couleur est enlevée de ladite surface par le tampon, et ensuite, un repérage supplémentaire est effectué entre le support de la pièce et le tampon et la couleur est transférée du tampon à une pièce placée sur son support, un dispositif étant également prévu de façon qu'après que le tampon a enlevé la couleur de la surface intermédiaire, la bobine de matière en feuille puisse être déroulée d'une longueur suffisante pour placer une nouvelle zone de la matière en regard du pochoir pour l'application suivante de la couleur par l'intermédiaire de ce dernier. Le porte-bobines peut comporter une bobine distributrice et une bobine enrouleuse de la matière en feuille ainsi qu'une plate-forme perforée plane et dure, sur laquelle repose une partie de la matière située entre les bobines distributrice et enrouleuse qui doit venir en contact avec le tampon. Au cours du fonctionnement de la machine, la face inférieure de la plate-forme est destinée à être soumise à une faible pression d'air au moins pendant le début de l'ascension du tampon, de façon à maintenir la feuille en place par succion pour éviter qu'une adhérence au tampon ait tendance à la soulever, et de préférence aussi pendant l'application de la couleur à la feuille par 11 intermédiaire du pochoir. La bobine enrouleuse est destinée à être entraînée de préférence par étapes de durée variable de façon que, sans gaspillage excessif de la matière en feuille, une nouvelle zone puisse être placée en regard du pochoir pour chaque application de la couleur à ce dernier, après contact avec le tampon pour enlever la couleur précédemment appliquée. La machine convient donc pour mettre en oeuvre le procédé de production, le tampon venant alternativement en contact avec la surface intermédiaire constituée par la matière en feuille et une surface pro-filée d'un article de faience placé sur son support, une nouvelle quantité de couleur étant appliquée par le pochoir à une nouvelle partie de la matière en feuille en même temps que le tampon entre en contact avec la pièce. La succion qui maintient la matière en- feuille sur la plate-forme est naturellement toujours interrompue pour permettre l'avance de la matière en feuille. La machine peut être utilisée pour des applications en une seule couleur et seules des couleurs froides conviennent lorsqu'on utilise un tampon de gélatine. Eventuellement, il serait possible d'utiliser un tampon en caoutchouc siliconé pour l'application de couleurs chaudes. La machine peut être également utilisée avec d'autres machines analogues pour la décoration de faïence en plus d'une couleur, en appliquant de la poudre de talc, par exemple à la couleur qui vient d'être appliquée avant l'application de la suivante. Bien que la matière en feuille utilisée pour constituer la surface intermédiaire au cours du fonctionnement de la machine représentative, soit avancée pas à pas sur un trajet rectiligne pour présenter une nouvelle zone en vue de l'application ultérieure d'une autre couleur, la bobine de matière étant jetée après épuisement, la matière pourrait être avancée sur un trajet en zigzag pour permettre de mieux "concentrer" la zone souillée par la couleur résiduelle et donc économiser la matière. En variante, au lieu d'utiliser une matière en feuille à jeter après usage pour constituer la surface intermédiaire, il est possible de prévoir un dispositif destiné à nettoyer la zone souillée avant l'application d'une autre couleur. Bien que l'utilisation du papier ou autre matière à jeter après usage convienne parfaitement dans la machine décrite plus haut, elle soulève certaines difficultés. Premièrement, le mécanisme destiné à déplacer et à positionner la matière est relativement complexe. Deuxièmement, il est naturellement nécessaire de prévoir de temps en temps des bobines de papier de remplacement. Troisièmement, comme le papier est légèrement absorbant, seule une proportion de la couleur appliquée à ce dernier est transférée du papier à la faïence et le reste, qui s'élève souvent à environ 30 Ó de la couleur appliquée, est perdu avec le papier. Une autre machine selon l'invention permet de surmonter ces inconvénients ou au moins de les atténuer en évitant d'utiliser une matière à jeter après usage. La surface intermédiaire est raclée par une lame pour la débarrasser ou la débarrasser sensiblement de toute couleur résiduelle provenant d'un cycle précédent avant de lui appliquer le dessin. Par conséquent, cette autre machine d'impression est caractérisée par le fait qu'elle comprend un tampon de transfert bombé déformable, une plaque de transfert présentant une surface plane non absorbante constituant une surface intermédiaire, un dispositif de sérigraphie permettant d'appliquer une couleur par un procédé de sérigraphie à cette surface intermédiaire, un support pour soutenir un objet auquel le dessin doit être appliqué et une lame destinée à racler le résidu de couleur de la surface intermédiaire, la machine pouvant fonctionner périodiquement de manière que, au cours de chaque cycle, un premier repérage soit effectué entre le pochoir et la surface intermédiaire et qu'une couleur soit appliquée par le pochoir à cette surface ; qutun deuxième repérage soit effectué entre le tampon de transfert et la surface intermédiaire et qu'une couleur soit enlevée de cette surface par letampon le tampon et qu'un troisième repérage soit effectué entre le support de l'objet et le tampon et que la couleur soit transférée du tampon à un article placé sur son support, la lame fonctionnant, avant l'application de la couleur par le pochoir, de façon à enlever de la surface intermédiaire tout résidu de couleur subsistant du cycle précédent. Le terme "couleur" est utilisé dans le présent mémoire pour désigner une matière capable de produire un dessin sur un article. La couleur a habituellement la consistance d'un liquide visqueux. La surface intermédiaire est de préférence une surface métallique et est avantageusement parfaitement polie il peut s'agir par exemple d'un pcli analogue à celui d'un miroir. La surface intermédiaire est de préférence débarrassée de la couleur résiduelle par une lame ressemblant à celle d'une raclette. Cette lame est agencée de façon à ne pas érafler la surface- intermédiaire et dans ce but, elle est constituée de préférence d'un matériau plus tendre et plus flexible que celui de la surface. Il est préférable que la lame soit essuyée après chaque opération de raclage afin d'enlever la couleur recueillie par la lame et d'empêcher ou de réduire sensiblement la possibilité d'une adhérence de la couleur à la lame, d'un durcissement et d'une accumulation d'une couche dure de couleur. L'essuyage de la lame réduit également la possibilité d'un égouttage de la couleur à partir de la lame à un endroit gênant ou de façon à entraver la mise en oeuvre avantageuse du procédé.Ceci peut se produire en particulier en cas de mouvement relatif entre la lame et la surface intermédiaire, entre les opérations successives de raclage, au cours duquel la lame est déplacée au-dessus de la surface intermédiaire. I1 est préférable de faire en sorte de pouvoir récupérer la couleur qui est enlevée de la lame. Dans un mode opératoire préféré, le mouvement relatif entre la lame et la surface intermédiaire qui se produit pendant le processus de raclage est poursuivi après que la lame et la surface ne sont plus en contact, la poursuite de ce mouvement mettant la lame en contact avec un dispositif qui essuie sa surface, la lame et le dispositif d'essuyage s'écartant ensuite l'un de l'autre.De préférence, la couleur enlevée de la lame par le dispositif d'essuyage tombe par gravité dans un réservoir duquel elle peut être récupérée. le réservoir ayant une capacité suffisamment grande pour recueillir la couleur enlevée de la lame au cours de plusieurs cycles. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une première machine la figure 2 représente une seconde machine de face ; et la figure 3 représente à plus grande échelle une caractéristique de la seconde machine. La première machine (figure 1) comporte un bâti 10 reposant sur le sol et présentant une table 12 de laquelle s'élèvent des piliers d'angle 14 pour supporter une plaque horizontale supérieure 16 du bâti. Un support 18 de tampon et un support 20 de pochoir sont montés côte à côte sur la plaque 16 pour effectuer un mouvement vertical alternatif. Ainsi, le support 18 comprend deux manchons 22 coulissant sur des montants verticaux 24 se prolongeant vers le bas de la plaque 16. Sur le sommet de la plaque 16 est monté un vérin hydraulique 2G duquel une tige de piston 28 fait saillie vers le bas à travers la plaque 16 et est fixée au support 18. Un tampon de gélatine déformable 30 ayant la forme d'un dôme inversé est monté sur la surface inférieure plane du support 18. Le support 20 comporte également deux manchons 32 coulissant sur des montants 34 se prolongeant vers le bas de la face inférieure de la plaque 16. Une tige de piston 36 d'un vérin pneumatique 38 fixé à la face inférieure de la plaque 16 est reliée au support 20. Ce dernier a la forme d'une console en U s'ouvrant horizontalement de façon qu'une branche constitue deux bras horizontaux parallèles inférieurs 40 auxquels un pochoir 42, constitué par une toile 44 présentant un dessin monté dans un cadre 46, est fixé en position horizontale. Sur une barre horizontale 48 faisant partie du bâti 10 de la machine et placée derrière le support 20; sont montés deux guides horizontaux 50 se prolongeant vers l'avant, sur ledquels un coulisseau 52 est destiné à être animé d'un mouvement alternatif par un vérin hydraulique 54. Un arbre horizontal 56 peut osciller autour de son axe dans des paliers 58 supportés au-dessous du coulisseau 52 et ajustables en hauteur par des boutons filetés 60. Un bras oscillant 62 fixé à une extrémité de l'arbre 56 au-delà de son palier, est destiné à être actionné par un vérin pneumatique à double effet 64 pour faire osciller l'arbre d'un petit angle. Une console 66, à laquelle est fixé un support 68 d'une raclette 69, est montée en position inclinée sur l'arbre 56.La raclette 69 peut etre donc soulevée à l'écart du pochoir 42 et abaissée contre ce dernier par l'oscillation de l'arbre 56 provoquée par le fonctionnement du vérin 64. Un chariot 70 de la machine est monté de façon à coulisser horizontalement d'un côté à l'autre sur des barres hexagonales de guidage 72. Ce mouvement alternatif est provoqué par un vérin hydraulique 74 disposé dans une rainure transversale 76 de la table 12, une tige de piston (non représentée) du vérin 74 étant fixée au chariot 70. Le chariot 70 de la machine soutient un porte-pièces 80 présentant des bras de centrage 82 et une ventouse 84 pour centrer et maintenir une pièce circulaire de vaisselle plate d'une façon classique qui ne sera pas décrite plus en détail. Sur le chariot 70 est également monté un dispositif 90'destiné à- supporter une bobine de papier 92. Le dispositif 90 comporte une plate-forme perforée plane et dure 94 sur laquelle repose une partie du papier, la bobine étant placée initialement sur un tube distributeur (invisible sur le dessin) situé derrière la plate-forme et disposé suffisamment bas pour que le papier soit tendu sur la plate-forme par une bobine enrouleuse 96 à laquelle l'extrémité avant du papier est fixée.La bobine 96 est destinée à être entrainée pas à pas par un moteur électrique 98 qui peut être mis en marche et arrêté à des invervalles réglables par un commutateur (non représenté) commandé par un dispositif rotatif de mesure glissant sur le papier (et qui n' est ainsi pas influencé par le diamètre progressivement croissant de la bobine au fur et à mesure que le papier est enroulé). Ce dispositif de mesure a la forme d'un rouleau presseur 100 qui sert également à faciliter le maintien du papier sur la plate-forme. (Le rouleau 100 ne présente pas une surface cylindrique continue sur toute sa longueur mais est creusé par intervalles en 102 pour éviter qu'il n'enlève, et on verra plus loin que cela pourrait se produire, une quantité excessive de couleur en excès pendant l'enroulement du papier).Un engrenage 97 reliant le moteur 98 à la bobine 96 n'est que partiellement visible sur le dessin étant donné qu'il est dissimulé par une console 104 du dispositif 90. Il est également prévu un moyen non représenté sur les dessins) dans le dispositif 90 de support de bobine pour réduire la pression d'air sous la plate-forme 94 afin que le papier déposé sur celle-ci soit maintenu par succion, en particulier lorsque le tampon 30 est soulevé pour enlever la couleur du papier, comme on le verra plus loin. Un dispositif électrique de commande (non représenté) actionne des distributeurs pneumatiques et hydrauliques selon des séquences appropriées, de façon qu'au cours du cycle de fonctionnement de la machine à partir de l'instant où le dispositif 90 est placé directement sous le support 20 et qu'une pièce de vaisselle prête à être décoré c se trouve sur le support 80 directement sous le tampon 30 (qui est recouvert de la couleur qu'il vient d'enlever du papier), les vérins 26 et 38 sont actionnés pour abaisser le tampon 30, lors d'une course de travail, afin d'imprimer le dessin en couleur sur la vaisselle et pour abaisser le support 20 de façon que la face inférieure du cadre 46 du pochoir s'appuie sur le papier qui, à cet instant, est de préférence soumis à une aspiration pour le maintenir sur la plate-forme 94.Pendant que le tampon exécute sa course de travail, la courte descente du support 20 durant peu de temps en comparaison de celle du support du tampon, la raclette 69 est abaissée sur le pochoir 42 et exécute une course de travail (sous l'action du vérin 54) en travers du pochoir (de l'avant à l'arrière de la machine). La raclette est soulevée et déplacée à nouveau vers l'avant et le support 26 est soulevé à l'écart de la couleur déposée. (Une réserve de couleur est maintenue sur le pochoir par une alimentation manuelle ou automatique, si on le préfère). Le tampon 30 est également soulevé après avoir imprimé le dessin sur la vaisselle et lorsque le support 20 et le tampon 30 sont tous deux dégagés, le chariot 70 est déplacé par le vérin 74 vers l'extrémité droite de sa course jusqu'à sa position représentée sur le dessin. Le support 80 se trouve maintenant dans une position de chargement et de déchargement dans laquelle la pièce de vaisselle présentant le dessin est remplacée par une autre pièce, soit manuellement, soit automatiquement. A ce stade, la partie du papier à laquelle le dessin (indiqué en 110 sur la figure) a été appliqué se trouve en regard et au-dessous du tampon 30. Ce dernier est à nouveau abaissé (tandis que le support 20 reste en position haute) en contact sous pression avec le papier, de façon que lors de sa course ascendante, il enlève le dessin du papier.Lorsqu'il est à l'écart du papier, le chariot est ramené vers la gauche (en observant la figure) et pendant ce déplacement, la bobine enrouleuse 96 est entraînée par le moteur 98 pour faire avancer le papier d'une distance mesurée déterminée par le rouleau 100, de façon que la couleur résiduelle laissée sur le papier soit écartée de la région recouverte par le dessin du pochoir 42, une partie propre du papier étant ainsi placée en regard du pochoir en vue de l'application du dessin suivant. La bobine de papier est enroulée sur le tube 96 et lorsqu'elle est épuisée, elle est remplacée par une nouvelle sur le tube distributeur. La bobine usée est alors jetée. L'évidement du rouleau 100 en 102 a pour but d'éviter une accumulation excessive de couleur résiduelle sur se surface. La seconde machine (figures 2 et 3), dont l'utilisa tion illustre une autre façon de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention, est analogue à la première et les numéros de référence utilisés sur la figure 2 sont les mêmes que ceux de la figure 1 pour indiquer les composants correspondants de la machine. La construction de la seconde machine ne sera décri te que dans la mesure où elle diffère de celle de la première. Le chariot 70 ne déplace plus le dispositif 90 supportant une bobine de papier 92 ni la plate-forme perforée 94. Le mécanisme destiné à mesurer le papier et à le maintenir sur la plate-forme 94 est également supprimé. A la place de ces composants, le chariot 70 entraine une plaque d'appui 120 assujettie à sa surface supérieure. Cette plaque d'appui peut être en tout matériau approprié, comme celui vendu sous la marque déposée "Tufnol". Au sommet de la plaque d'appui 120 est fixée une plaque de transfert 121 dont la face supérieure 122 constitue la surface intermédiaire susmentionnée. La plaque de transfert est en acier chromé et la face supérieure 122 est plane, horizontale et polie comme un miroir. La dimension et la disposition de la surface intermédiaire sont sensiblement les mêmes que celles de la plate-forme perforée 94 de la première machine.Une partie marginale 123,à l'extrémité de la plaque de transfert la plus proche du support 80, fait saillie au-delà de la plaque d'appui 120, de façon à laisser un espace entre ladite partie marginale 123 et la partie adjacente du chariot 70. Au-delà de la partie marginale 123 de la plaque de transfert se trouve une bande d'essuyage 124 fixée au chariot 70. La bande d'essuyage s'étend en travers du chariot perpendiculairement au sens de déplacement de ce dernier et sa longueur est au moins aussi grande que celle de la partie marginale adjacente 123 de la plaque de transfert. La hauteur de la bande d'essuyage est telle que sa surface supérieure 125 est légèrement plus haute que la face supérieure 122 de la plaque de transfert et ladite bande d'essuyage est disposée de façon à laisser un étroit intervalle 126 entre elle et la plaque de transfert. Le bord 127 de la surface supérieure 125 à proximité de l'intervalle 126 constitue un bord d'essuyage. Une partie de la bande d'essuyage est découpée, comme repré senté, pour établir une continuation de l'espace situé au-dessous de la partie marginale 123 de la plaque de transfert. Un plateau 128 ouvert au sommet occupe cet espace- et sa partie centrale est placée sous l'intervalle 126. Le plateau est au moins aussi long que la bande d'essuyage 124 et est monté de façon qu'il puisse coulisser longitudinalement dans l'espace et hors de ce dernier. Il peut être prévu un verrou pour le maintenir en position d'une façon amovible. Une lame racleuse 129 est placée au-dessus de la plaque de trans fert 121 et coopère avec elle comme décrit plus loin. La lame peut être en "Nylon" ou toute autre matière appropriée,mais est de préférence en une matière plus tendre et plus flexible que celles qui constituent la plaque de transfert 121 et la bande d'essuyage 124. La lame 129 est montée sur un support 130 en vue d'un mouvement pivotant autour d'un axe horizontal perpendiculaire au sens de déplacement du chariot 70. La lame peut pivoter entre une position de fonctionnement, comme représenté sur la figure, et une position de repos dans laquelle elle est inclinée suivant un angle moins important par rapport à l'horizontale et est soulevée au-dessus-des niveaux de la face supérieure 122 de la plaque de transfert et de la surface supérieure 125 de la bande d'essuyage.Une extrémité d'un bras 131 reliée au support de la lame est articulée à l'extrémité de la tige de piston d'un vérin pneumatique 132,de façon que le fonctionnement de ce dernier fasse osciller le bras et déplace la lame entre sa position. de fonctionnement et sa position de repos. Dans sa position de fonctionnement, la lame peut être inclinée commodément d'environ 600 par rapport à l'horizontale ; il est peu vraisemblable que la lame puisse fonctionner d'une façon satisfaisante avec une inclinaison inférieure à 450 par rapport à l'horizontale. I1 ressort de la description ci-dessus que la lame et son support associé, etc. ressemble beaucoup à une lame de raclette du type utilisé pour enlever la couleur de la sttrra- ce supérieure d'une plaque d'impression en creux. La seconde machine fonctionne de la façon suivante le chariot 70 est déplacé jusqu'à une première position extrême dans laquelle la plaque de transfert 121 est en regard du dispositif de sérigraphie et un dessin en couleur est imprimé au pochoir sur la face supérieure 122 de la plaque de transfert. Le chariot est déplacé ensuite à une seconde position extrême dans laquelle la plaque de transfert est en regard du tampon 30. Pen dant ce mouvement du chariot, la lame racleuse est en position de repos. Lorsque le chariot a atteint sa seconde position extrême, le tampon est abaissé et soulevé à nouveau pour enlever la couleur de la plaque de transfert. Ensuite, le chariot est ramené à sa première position extrême. Pendant ce mouvement de retour, la lame 129 est maintenue dans sa position de fonctionnement.La lame racle toute couleur restant sur la face supérieure 122 de la plaque de transfert. Bien qu'il puisse rester une trace de couleur sur cette face, la quantité résidue-lle est trop faible pour affecter nuisiblement le cycle suivant de fonctionnement. Au fur et à mesure que la lame racle la surface, la couleur enlevée de cette dernière s accumule sous forme d'un ruban sur la lame, à proximité de son bord inférieur. Pendant la dernière partie du mouvement de retour du chariot, la plaque de transfert 121 passe sous la lame et cette dernière entre immédiatement en contact avec le bord d'essuyage 127 de la bande 124. Ce bord 127 entre en contact avec la lame suffisamment au-dessus du bord inférieur de cette dernière pour que le ruban de couleur adhérant à la lame se trouve au-dessous de ce bord d'essuyage.La poursuite du déplacement du chariot fait en sorte que le ruban de couleur soit enlevé de la lame et passe sur la face extrême de la bande d'essuyage au-dessous de son bord 127 qui borde l'intervalle 126. Lorsque le chariot atteint sa première position extrême, la lame est soulevée à l'écart de la surface supérieure 125 de la bande d'essuyage et est mise en position de repos. Le tampon de transfert 30 est abaissé et soulevé à nouveau pour transférer le dessin à une pièce de vaisselle placée sur son support 80, tandis que le dispositif de sérigraphie applique à nouveau le dessin en couleur à la plaque de transfert 121. Le chariot revient à sa seconde position extrême et le cycle de fonctionnement se poursuit comme décrit plus haut. La couleur est sous la forme d'un liquide visqueux, de façon que, lorsque le ruban de couleur est enlevé de la lame, il coule à travers l'intervalle 126 dans le plateau 128. Le débit est tel qu'il ne se produit pas d'accumulation de couleur immédiatement au-dessous du bord d'essuyage 127. Avant que le plateau soit rempli, il peut être enlevé et vidé, la couleur ainsi récu pérée étant à nouveau utilisée dans le procédé. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et à la machine décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'application d'un dessin en couleur à des surfaces d'une succession d'cbjets, comprenant un cycle récurrent d'opérations, dans lequel, au cours de chaque cycle, le dessin en couleur est appliqué par sérigraphie à une surface intermédiaire plane puis est transféré de cette surface à la surface d'un objet au moyen d'un tampon bombé déformable, procédé caractérisé en ce que la surface intermédiaire utilisée au cours de chaque cycle est exempte de couleur résiduelle laissée par un cycle précédent. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface intermédiaire est constituée par une matière en feuille enroulée sous forme d'une bobine (92) et avancée pas à pas entre les applications successives de couleur pour présenter une nouvelle zone pour chaque application. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface intermédiaire est une surface qui, bien qu'elle ne so-it pas suffisamment absorbante pour provoquer une diminution de la définition du dessin par étalement spontané de la couleur sur la surface, n'est également pas non absorbante. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la surface intermédiaire est en papier. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant l'application du dessin, la surface intermédiaire (122) est raclée par une lame (129) pour la débarrasser de toute couleur résiduelle subsistant d'un cycle précédent. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la lame (129) est essuyée après chaque raclage. 7. Machine d'impression destinée à décorer des pièces de céramique, caractérisée en ce qu'elle comprend un tampon de transfert bombé, déformable (30), un dispositif (90) destiné à supporter une bobine (92) de matière en feuille à utiliser pour former une surface intermédiaire, un dispositif de sérigraphie permettant d'appliquer une couleur à la surface intermédiaire et un support (80) d'une pièce, la machine comportant également un dispositif par lequel, au cours d'un cycle de fonctionnement de la machine, un premier repérage est effectué entre le pochoir et la surface intermédiaire et la couleur est appliquée par le pochoir à ladite surface, puis un autre repérage est effectué entre le tampon et la surface intermédiaire et la couleur est enlevée de cette surface par le tampon-, et enfin, un autre repé- rage est effectué entre le support de la pièce et le tampon et la couleur est transférée de ce dernier à une pièce placée sur son support, un dispositif (98) étant également prévu de façon que, après que le tampon a enlevé la couleur de la surface intermédiaire, la bobine de matière en feuille puisse être déroulée pour distribuer une longueur suffisante de la matière pour placer une nouvelle zone de cette dernière en regard du pochoir pour l'application suivante de la couleur par ce dernier 8. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dispositif (98), par lequel la bobine de matière en feuille peut être déroulée, est actionné automatiquement pour dérouler la bobine entre les appli-cations successives de la couleur 9.Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce qutelle comporte un tube distributeur destiné à supporter la bobine (92) de matière en feuille à utiliser comme surface intermédiaire et un tube enrouleur-mené (96) sur lequel la matière en feuille est enroulée pour la faire avancer d'un pas après qu'elle a été mise en contact avec le tampon (30) et avant l'application d'une autre quantité de couleur par le pochoir. 10. Machine selon la revendication 79 caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif destiné à faire varier la longueur de la distance de déplacement de la matière en feuille. 11. Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce qutelle comporte un rouleau presseur (100) qui entre en contact avec la surface supérieure de la matière en feuille à proximité du tube enrouleur (96), le rouleau presseur n'entrant en contact avec la matière qu'à intervalles dans le sens de sa largeur. 12. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dispositif (9Q) de support de la bobine comprend une plate-forme perforée plane et dure (94) sur laquelle la ma tière en feuille de la bobine (92) est soutenue lorsque le tampon (30) vient à son contact de haut en bas, la machine comportant également un dispositif destiné à réduire la pression d'air audessous de la plate-forme au moins au début de la course ascendante du tampon après qu'il est venu au contact de la surface intermédiaire pour retenir la matière en feuille par succion sur la plate-forme. 13. Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif par lequel une succion est également appliquée à la face inférieure de la feuille de matière pendant le fonctionnement de la machine lorsque la couleur est appliquée par l'intermédiaire du pochoir. 14. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte un bêti (16) sur lequel le tampon (30) qui a la forme d'un dôme inversé, et le pochoir (42) sont montés côte à côte pour être animés d'un mouvement alternatif vertical et une table (70) animée horizontalement d'un mouvement de va-et-vient sur laquelle le support (80) d'une pièce et le dispositif (90) de support de la bobine sont montés, un dispositif (74) étant destiné à déplacer la table en l'animant d'un mouvement alternatif lorsque le tampon et le pochoir sont en position haute pour mettre la matière en feuille déroulée de la bobine (92) alternativement en regard du pochoir et du tampon. 15. Machine d'impression destinée à décorer des articles de faïence, caractérisée en ce qu'elle comprend un tampon de transfert bombé, déformable (30), une plaque de transfert (121) présentant une surface plane non absorbante (122) constituant une surface intermédiaire, un dispositif de sérigraphie (42, 69) permettant d'appliquer une couleur par un procédé de sérigraphie à la surface intermédiaire, un support (80) destiné à soutenir un article auquel le dessin doit être appliqué et une lame (129) destinée à racler la couleur résiduelle de la surface intermédiaire, la machine pouvant effectuer des cycles de fonctionnement de manière qu'au cours de chaque cycle, un premier repérage soit effectué entre le pochoir et la surface intermédiaire et qu'une couleur soit appliquée par le pochoir à cette surface qu'un second repérage soit effectué entre le tampon de transfert et la surface intermédiaire et qu'une couleur soit enlevée dc cette surface par le tampon ; et qu'un troisième repérage soit effectué entre le support de l'article et le tampon et que la couleur soit transférée du tampon à l'article supporté par son support, la lame étant destinée, avant l'application de la couleur par le pochoir, à enlever de la surface intermédiaire toute cou leur résiduelle restant après le cycle précédent. 16. Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce que la surface intermédiaire (122) est une surface métallique hautement polie. 17. Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce que la lame (129) est en une matière plus tendre et plus flexible que celle constituant la surface intermédiaire (122). 18. Machine selon la revendication 17, caractérisée en ce que la surface intermédiaire (122) est une surface métallique et en ce que la lame (129) est en "Nylon". 19. Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce que la lame (129), après raclage de la surface intermédiaire (122), entre en contact avec un dispositif (124) destiné à essuyer sa surface. 20. Machine selon la revendication 19, caractérisée en ce qutun réservoir (128) est placé sous un bord-d'essuyage (127) du dispositif (124) pour recueillir la couleur enlevée de la lame.