La presente invention est relative à des perfectionnements apportés aux dispositifs utilisés dans les arthroplasties et elle a trait plus particulièrement à un cotyle artificiel destiné à entre associé à un pivot rendu solidaire de l'extrémité du fémur lors de la mise en place d'une prothèse totale de l'articulation fémorale. On connalt par exemple par le brevet 72 27 966 des cotyles cylindriques dont la partie tournée vers l'extérieur comporte une collerette destinée à limiter l'enfoncement dudit cotyle dans l'os iliaque. La mise en place d'un tel cotyle est réalisée au moyen d'une fraise qui creuse dans l'os iliaque une perforation borgne propre à recevoir ce cotyle artificiel. On s'est aperçu qu'il était possible d'améliorer sensiblement la mise en place d'un cotyle du genre en question. L'invention a pour objet un cotyle artificiel perfectionné dont la mise en place permette un montage mécanique d'emblée solide et la mise en charge sans attendre la reconstruction osseuse. A cet effet, la face latérale du cotyle suivant l'invention comporte un filet propre à tailler son passage dans l'os iliaque lorsqu'on fait subir une rotation audit cotyle. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective éclatée d'un cotyle artificiel réalisé conformément à l'invention. Fig. 2 est une vue de détail à plus grande échelle des dents d'attaque du filet du cotyle. Fig. 3 illustre la mise en place du cotyle suivant l'invention. Fig. 4 montre un cotyle suivant l'invention après sa mise en place définitive. Fig. 5 montre les perçages du cotyle et de l'outil pour sa mise en place. On a représenté en fig. 1 un cotyle artificiel 1 suivant l'invention qui comprend un cylindre creux 2 à base pleine dont l'ouver- ture est entourée par une collerette 3 dont la périphérie dépasse vers l'extérieur au-delà de la face latérale du cylindre 2. A la manière connue la partie creuse du cylindre 2 est agencée de manière à retenir un bloc de matière plastique 4 dans lequel est montée une rotule sphérique 5 comme on l'aperçoit bien en fig. 4. De ma nière à parfaire le maintien de la rotule 5 dans le bloc 4 on asso cie à la collerette 3 une contre-plaque 6, comme on-l'expliquera mieux plus loin. Suivant l'invention le pourtour du cylindre 2 est pourvu d'un filetage hélicofdal interrompu de loin en loin par des fraisures semi-circulaires 7 qui déterminent donc entre elles des dents 8. Comme montré en fig. 2, le début du filetage est constitué par des dents d'attaque qui sont au nombre de trois dans l'exemple représenté. Ces dents 9, 10, 11 présentent une hauteur croissante, le sommet de la première 9 ne dépassant que d'une faible distance au-delà du pourtour du cylindre 2. On comprend qu'ainsi on réalise une espèce de fraise taraudeuse qu'on met en place comme montré en fig. 3 de la même manière qu'on taraude un trou en mécanique géné- rale. Pour ce faire on réalise dans l'os iliaque 12 un avant-trou cylindrique borgne -13 destiné à permettre le passage du noyau du cotyle constitué par le cylindre 2. On notera que les dents successives du cotyle sont affûtées c'est-à-dire qu'elles présentent un chanfrein 8a orienté en direction de la collerette 3. On a en effet déterminé qu'un tel affûtage assure l'enfoncement rigoureusement axial du cotyle dans l'os iliaque. La mise en place du cotyle est réalisée au moyen d'un outil 14 comprenant un manche 15 et un embout 16 propre a être solidarisé à la collerette 3. Celle-ci comporte en effet deux trous taraudés 17 diamétralement opposés dans lesquels on vient engager des vis 18 traversant une perforation 19 de la bride 16a de l'embout 16. La bride 16a est également pourvue d'ergots 20. Grâce aux méplats 15a ménagés sur la périphérie du manche 15, on peut utiliser une clé pour provoquer la rotation de l'outil 14 et du cotyle 1 en vue du vissage de celui-ci dans l'os iliaque. Comme montré en fig. 4, les trous taraudés 17 de la collerette 3 servent à la mise en place de la contre-plaque 6 au moyen de vis 22 qui traversent des trous lisses 23 de celle-ci. La contreplaque comprime la partie annulaire du bloc de matière plastique 4 qui retient la rotule 5 de manière que celle-ci ne puisse en aucun cas se dégager du bloc. La collerette est encore pourvue de deux trous lisses 24 diamétralement opposés et dont l'axe géométrique est incliné par rapport a celui général du cotyle. On a ménagé dans la contre-plaque 6 des trous lisses 25 disposés dans le prolongement de ceux 24 de la collerette et dont l'extrémité située au niveau de la face extérieure de la contre-plaque est pourvue d'un fraisage.On peut donc engager des vis à tête fraisées 26 dans les trous 24, 25 pour qu'en échappant aux dents 8, elles viennent se visser dans l'os iliaque 12 en vue d'assurer une meilleure retenue du cotyle dans cet os. Comme montré très schématiquement en fig. 5 les trous 24 ménagés dans la collerette 3 sont légèrement oblongs ainsi que ceux 19 de la bride 16a de l'outil 14 de manière que ses ergots 20 puissent être en appui contre la paroi extrème des trous correspondants 24 de la collerette 3 sans que les vis 18 ne touchent l'extrémité correspondante des trous oblongs 19. Bien entendu les bords des trous oblongs 24 de la collerette 3 peuvent être biseautés afin qu'ils puissent recevoir la tête fraisée des vis 26 dans le cas ot la contre plaque 6 ne serait pas utilisée. A la manière connue l'embout 27 d'un pivot 28 solidaire du fé- mur vient s'engager dans l'alésage également conique Sa de la rotule 5. On a ainsi réalisé un cotyle artificiel dont la mise en place s'effectue aisément et qui se solidarise particulièrement bien avec l'os iliaque du fait que les intervalles-7 forment rapidement des clavettes osseuses après reconstitution de l'os qui n'a été découpé à ce niveau que sur une faible épaisseur correspondant à celle des dents. De plus, des stries longitudinales 2a sont prévues sur le pourtour du cylindre 2 pour compléter l'action des clavettes osseuses en vue d'éviter le dévissage du cotyle. il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Cotyle artificiel du genre comportant un corps cySindriqsse creux à collerette, propre à être placé dans l'os iliaque d1nn p# tient et qui renferme une rotule dans laquelle vient se fixer lever bout d'un pivot rendu solidaire du fémur du patient, caractérisé en ce que la face latérale du cotyle comporte un filet propre à tailler son passage dans l'os iliaque lorsqu'on fait tourner ce co- tyle. 2. Cotyle suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pour faciliter sa soliaarisatiom avec l'os. 3. Cotyle suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le filet est interrompu de manière à créer des dents séparées. 4. Cotyle suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les intervales entre les dents sont semi-circulaires. 5. Cotyle suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les dents d'attaque du filet sont de hauteur croissante. 6. Cotyle suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le filet est affûté au moyen d'un chanfrein orienté en direction de son extrémité située hors de l'os iliaque. 7. Cotyle suivant l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce que sa collerette comporte deux trous lisses et deux trous taraudés. 8. Cotyle suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les axes géométriques des trous lisses sont inclinés par rapport à celui dudit cotyle. 9. Cotyle suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend une contre-plaque appliquée contre la collerette par des vis coopérant avec les trous taraudés de cette dernière. 10. Cotyle suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les trous lisses de la collerette sont prévus oblongs. 11. Outil destiné à la mise en place d'un cotyle suivant I'urn quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une bride pourvue de deux ergots et de deux trous lisses oblongs.