Pour son affinage, le verre est porté à une température bien supérieure à son point de fusion et pendant un temps assez long dans une "cuve" qui est essentiellement un four à reverbera-tion. La capacité de production du four peut être augmentée en 5 utilisant des températures plus élevées mais il existe des limites d'échauffement d'un four à verre. La majorité des essais antérieurs d'utilisation d'une .température et d'un rendement de combustion élevés d'une flamme à oxygène et combustible pour augmenter la vitesse de fusion du 10 verre brut ont consisté à augmenter le taux de transfert de chaleur par rayonnement entre la flamme et le bain de verre. Comme moyens pour obtenir ce résultat, on a utilisé des lances à oxygène installées en dessous de brûleurs air-combustible classiques, des brûleurs à oxygène et combustible auxiliaires brûlant 15 soit au travers de la voûte du four ou approximativement dans la même direction que les brûleurs classiques et, dans un nombre limité de cas, des brûleurs oxy-combustible brûlant parallèlement au dessus du bain en étant placés à proxhité étroite du point d'introduction du verre brut. 20 De tels essais n'ont pas permis d'obtenir d'augmentation importante de la vitesse de fusion et les raisons de cet insuccès semblent être fondamentalement imputables à l'opération de fusion de verre. La surface d'un bain de verre en fusion réfléchit un pourcentage important d'énergie rayonnante incidente au 25 lieu de l'absorber et d'être chauffée par celle-ci. Le rayonnement réfléchi est alors absorbé par une certaine partie de l'environnement qui est capable d'absorber un pourcentage de rayonnement incident plus élevé que la surface du bain. La surface vitrifiée de masses de matières brutes partiellement' fondués ' 30 présente également cette propriété dans une large mesure-. Il en ■ résulte que des flammes lumineuses à haute température produites dans une cuve à verre présentent une tendance dangereuse à augmenter la température des surfaces réfractaires au lieu d'augmenter la température du bain de verre. Les matières réfractai-35 res intervenant en particulier dans la voûte d'un four (toit) ont obligatoirement une teneur en silice élevée et leur température maximale de service est soumise à une limite déterminée (d'environ 1600°C). Ces facteuts limitent sérieusement la quantité admissible 40 d'énergie rayonnante à haute température qui peut être utilisée 69 18448 2 2010199 en toute sécurité pour compléter l'énergie normale introduite dans une cuve ou four à'verre. Une augmentation de-la"température des matières réfractaires au delà de la limite admissible risque de provoquer leur détérioration et de contaminer lè verre. 5 II en résulte, par conséquent, que la haute capacité" de combustion de brûleurs oxy-combustible ne peut pas être exploitée avantageusement Dour s'ajouter au rayonnement thermique" d'entrée fourni pendant la fusion du verre. L'invention prévoit la disposition à une extrémité du four 10 d'un brûleur oxy-combustible avec possibilité de réglage du combustible et de l'oxygène pour produire une flamme non-lumineuse. Ceci réduit la quantité de chaleur transférée par rayonnement et, du fait que le brûleur est placé de façon que la flamme soit située au dessus du verre en fusion et inclinée vers le bas en di-15 rection du bain suivant un petit angle, la combustion de la flan-me est complète avant que les produits de combustion contenus dans celle-ci n'entrent en contact avec la surface du verre en fusion, ce qui permet de transférer efficacement la chaleur entre la fLamme du brûleur oxy-combustible et le verre en fusion par 20 convection et non par rayonnement. L'invention nécessite qu'une flamme ou courant de produits de combustion à grande vitesse et à haute température soit dirigé sur la surface du bain et s'écoule le long de sa surface sur la distance maximale possible à partir du point d'impact; On ne 25 fait pas arriver la flamme directement sur la surface du bain mais elle est orientée de façon que la œ mbustion. soit complète, ou .à peu près complète., avant le point d'impact. La température et la vitesse de flamme sont respectivement réglées, selon l'invention, entre 2200 et 2750°C et-entre 900 et 1050 m/s. L'oxygè-30 ne nécessaire est au moins en quantité suffisante pour obtenir la proportion stoechiométrique nécessaire pour le combustible et le rapport stoechiométrique peut être compris entre "00 et 1507'. La distance entre la fin de la zone de combustion du jet de flamme et le~ point d'impact sur la surface du verre estde pré-35 férence comprise entre 0,6 et 3 m pour obtenir des résultats optimaux, jjn brûleur chauffant un four, d'environ 10,8 'm 'de longueur . Dans certaines installations de types'connus,* oh a essayé . d'utiliser des brûleurs oxy-cômbustihle diriges vers lè bas dans des fours de fusion de verre.\ïïne~ telle'installation est décrite 40 dans le brevet des. États-Unis d'Amérique 1° 3.337.324. Dans 69 18448 3 2010199 cette installation, des flammes oxy-combustible sont dirigées verticalement et vers le bas de manière à arriver sur la surface extérieure exposée de la charge» On a trouvé que ceci provoquait souvent un brûlage de la surface de la charge et pouvait se tra-5 duire par un entraînement de petites particules de la charge (sable, cendre de sourie) dans l'atmosphère du four. les particules peuvent être introduites dans le produit final et le contaminer et elles peuvent aussi adhérer sur les matières réfractaires et provoquer leur détérioration. En orientant la flamme suivant 10 l'angle défini plus haut et en ne permettant pas à cette flamme d'arriver sur la surface du bain de verre, on résout les problèmes pécités et on obtient des résultats satisfaisants. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à 15 titre d'exemple non-limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels : - fig. 1 est une coupe verticale schématique d'un four à verre suivant l'invention; - fig. 2 est une vue en plan schématique du four de la 20 fig. 1; - fig. 3 et 4 sont des coupes à échelle grossie d'un des brûleurs oxy-combustible'-de s Fig. 1 et 2, la fig. 4 étant une coupe suivant la ligne 4-4 de la fig. 3. Les fig. 1 et 2 représentent schématiquement une cuve ou 25 four à verre 10 comportant un fond 11, des parois 12 et une voûte 13. Dans le four, il est prévu une chambre 14 qui est chaïf fée par des brûleurs air-combustible 15 classiques répartis le long des parois 12 opposées de la chambre 14. La masse de verre fondu se trouvant dans le four est désignée par la référence 16. 30 Le verre fondu est évacué de la chambre 14 par l'intermédiaire d'un orifice 17 immergé. La matière brute est introduite dans le four à l'autre extrémité par l'intermédiaire d'un orifice d'entrée 18. Cette structure de four est classique. Pour augmenter la température dans le four et pour trans-35 mettre plus de chaleur au verre se trouvant dans celui-ci sans augmenter la température du garnissage en matière réfractaire du four et en particulier de la voûte 13 qui est très sensible à une.surchauffe, le four 10 comporte deux brûleurs oxy-combustible 20 dans la paroi d'extrémité 12 correspondait à l'entrée du four. 40 Ces brûleurs 20 sont situés à proximité dfangles opposés du four 69 18448 4 2010199 et traversent la paroi i2 de manière à pénétrer dans la chambre M. Les brûleurs 20 sont inclinés vers le bas et leurs axes 21 convergent de façon à couder la surface du verre fondu- en un poiit 5 correspondant à environ 1/3 de la distance d'écartement par rapport à la paroi d'extrémité 12 qui supporte les brûleurs 20. Dans une chambre 14 d'une longueur d'environ 1-0,8 m, les axes des jets de flammes des brûleurs se rejoignent et coupent la surface du verre à environ 3,6 à 4,2 m de la paroi /|2.Les axes 21 ctebrûleurs con-10 vergent suivant un angle d'environ 5,5° par rapport à l'axe et leur inclinaison par rapport à l'horizontale est d'environ 18,5°. Ces valeurs sont données à titre d'exemples. La quantité d'oxygène fournie aux brûleurs 20 correspond au moins à la quantité sioechiométrique et est de préférence légère-15 ment supérieure (100 à 150$) de façon que les flammes de combustion, désignées par 22, soient non-lumineuses. Ceci réduit le rayonnement des flammes et diminue, par conséquent, l'effet d'échauf-fement exercé par les flammes 22 sur la voûte 13 du four. ' La position des brûleurs et leur ".inclinaison vers le bas 20 sont proportionnées à la vitesse des flammes des brûleurs, et à' leur taux de combustion de manière que la combustion soit .complète avant que les flammes des brûleurs 20 n'entrent en contact a ~ avec la surface du verre. Bien que certains des avantages de l'invention puissent être obtenus même si les flammes des brû-. 25 leurs touchent la surface du verre, on obtient de meilleurs résultats et on résout de nombreux problèmes lorsqu'on fait en sorte que seuls les produits de combustion des brûleurs entrent en contact avec la surface du verre. Il est évident, en référence à la fig.1, que les produits de combustion sont répartis pratiquement 30 sur toute la surface de la masse de verre fondu 16. Ceci ne serait pas le cas si les brûleurs oxy-combustible étaient montés dans la voûte et dirigés verticalement vers le bas. Dans une application de l'invention, on a utilisé des brûleurs 20 en vue de fournir environ 10,5$ de la quantité de chaleur 35 introduite dans le four. Les produits de combustion des brûleurs forment des fets'?4 qui touchent le verre à grande vitesse et qui assurent une transmission rapide jie chaleur par convection forcée. Il se produit également une transmission importante de chaleur par . conduction entre les jets de flammes 24 et le verre; mais la 40 transmission par .rayonnement ne - coqsti tue pas un facfe.ur important 69 18448 5 2010199 et cette limitation de la chaleur rayonnée par les jets de flammes protège le garnissage céramique du four, en particulier'celui de la voûte 13. la capacité de fusion du four est augmentée d'environ 12 ?» par les "brûleurs 20. 5 . les produits de combustion contenus dans les jets de flammes 24, après avoir transmis une proportion importante de leur chaleur au verre, sont déchargés par l'intermédiaire d'un carneau 26. L'augmentation de température du verre produite par les brûleurs 20 raccou ci t la durée de la phase d'affinage du verre dans 10 le four et augmente, par conséquent, la quantité de verre qui peut être traitée dans ls four dans une période donnée. L'expérience a montré que lus jets de flammes 24, après avoir cédé leur chaleur au ver-e, exercent en outre un certain effet de refroidissement lorsqu'ils s'écoulent le long de la voûte 13. 15 La fig. 3 représente un brûleur oxy-combustible agencé en particulier pour être utilisé selon l'invention dans un four de fusion de verre. Le brûleur a été décrit eh détail dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ÏÏ° 3.092.166. Le brûleur peut brûler avec un bon rendement différents combustibles gazeux et liquides. . 20 Les avantages obtenus en utilisant ce type de brûleur oxy-combustible à grande vitesse ont été précisés dans le dit brevet. Le brûleur est conçu de façon a assurer un mélange intime du combustible et de l'oxygène en" vue de produire line flamme stable, une puissance calorifique réglable, . une longueur de flamme régla-25 ule tout en permettant un amorçage de combustion dans la chambre de combustion. Le brûleur de la fig. 3 comporte un corps 30 muni d'une paroi d'extrémité 32 fixée sur la paroi latérale du corps par un filetage 34 et dont l'étanchéité est assurée par une bague to-30 rique 36. A l'intérieur du corps 30, il est prévu un faisceau de tubes qui comprend, des tubes longs 38 et des tubes courts 3°, tous ces tubes traversant une cloison séparatrice circulaire 40'. Les tubes 38 et 39 sont fixés solidement sur la cloison 40. 35 Les tubes longs 38 traversent également, une cloison séparatrice arrière 42 et sont fixés étroitement sur celle-ci. Les tubes courts '39 3e terminent daris l'espace compris entre les cloisons séparatrices'40 et 42. Le faisceau de tubes" est introduit dans "le corps 30 avant que la paroi d'extrémité 32 "lie soit vis-40 sée dans ce dernier; la 'croîson séparatrice arrière 42 eritre en 69 18448 6 2010199 « • contact avec un épaulement rlu corps 30 de; manière à déterminer : la position du faisceau de tube et à maintenir ce faisceau .et la cloison s-ép-aratrice avant 40 pratiquement de-niveau-aVfiG-l'extrémité avant du corps 3Q. 5 ■ Lorsque la, paroi d'extrémité Y' est-visse.e en position.,, on forme des chambres à gaz des deux côtés de la cloison séparatrice arrière .42 et .il est prévu .une bague torique 46 pour empêcher que le gaz d'une-chambre ne se mélange . au gaz de l'autre chambre. Une chicane 48 prévue sur la paroi d'extrémité 32 s'étend 10 transversalement à la chambre en arrière de li cloison séparatrice arrière 42. Il est prévu dans la chicane des trous permettant l'introduction de gaz. dm s les extrémités ouvertes des tubes longs 38. Le corps 30 comporte deux trous dèntrée filetés 50 -par l'in-15 termédiaire desquels de l'oxygène est introduit dans la chambre en arrière de la cloison séparatrice arrière 42. Il est prévu dans la paroi du corps 30 un autre trou fileté 52 permettant l'introduction de gaz combustible dans la. chambre en avant de la cloison séparatrice arrière 42. Des raccords tubulaires sont vis-20 sés dans les trous-filetés 50 et 52 de manière à. établir, des communications avec des sources d'oxygène, et de gaz combustible. . Ainsi, dans l'agencement décrit plus haut,, de l'oxygène sort, des tubes longs 38 tandis que du gaz combustible sort des. tubes courts 39 pour pénétrer dans une chambre 56 située en avant de 25 la cloison . séparatrice avant 40.» Cette chambre 56 est entourée par un manchon 58 à 'double paroi,, à savoir une paroi inférieure 60 espacée; d'une paroi extérieure 62 sur la-majeure partie de la , longueur du\.manchon 58.. De i.'.eau .circule dans .l'i-ntervàlle existant entre les deux., manchons 60 et- 62 .; 30 II est prévu des raccords. 66 reliés au-manchon .58 à proximi té de son extrémité, avant, et.;coiEvuni quant. av.ee .l'intervalle exis-... _ tant -entre.log-parois 60 et- 62--de. manière-à l'alimenter .en eau de . refroidissement. D-'.au très .raccords 68 s'ont .reliés au. manchon .58 à-, proximité de. son-,-extrémité arrière...et- communiquent •àviec le 35. dit intervalle.-entre parois- 60. et-62 pour, assucé'r -la, dé charge - .de l_'eau- de~ refroidissesent.--r . 1 ... . . - - :.- . - lies; paroi-s- £0 et. 62. sont,: de. préférence., coMtiftuées, rdilacier -inoxyd^bler pou'rrresister à il ' atmosphère: corrosive.-se-.trouvant dans les cuves à verre et sont vissées sur le corps 30 par-l'in-40 terîîiédiaiîis. .-de: b:agu®'s-^rd/rétancMité^ien'iViie,- d:'-éviter--les-Cfuites , '- 69 18448 7 2010199 le long des filetages, k leurs extrémités avant, les parois 60 et 62 sont reliées par un raccord 72 qui peut se déplacer librement par rapport à la paroi extérieure 62 de manière à compenser des différences de dilatation des parois 60, 62. Des bagues 5 d'étanchéité 70 empêchent les fuites d'eau entre le raccord 72 et la paroi extérieure 6?. le brûleur comporte un seul tube 76 pour alimenter en combustible liquide la chambre 56. Ce tube 76 traverse la paroi d'extrémité 62 ainsi que les cloisons séparatrices 40 et 42. 10 Dans un mode de réalisation préféré, il est fixé sur les cloisons séparatrices 40, 42 et fait par conséquent partie du faisceau de tuûes. Dans le trou de la paroi d'extrémité 32 dans lequel passe le dit tube, il est prévu une bague d'étanchéité 78 pour empêcher les fuites de gaz. Dans l'application considérée, on a 15 utilisé du gaz naturel sans combustible liquide et le tube 76 a été obturé par des tampons à ses deux extrémités. le type de combustible à utiliser dans l'installation est évidemment fonction de la disponibilité et des prix de revient des combustibles. Si les conditions existantes le permettent, on peut utili-20 ser simultanément dos combustibles liquides et gazeux. Dans des essais qui ont été exécutés, on a utilisé du gaz naturel. Les tubes 38 et 39 sont répartis circonférentiellement. Les tubes extérieurs 38 sont espacés angulairement de 30° les uns cbs autres dans l'agencement représenté et il est prévu, par consé-25 quént, douze tubes par rangée circulaire. Les tubes courts 39 sont également répartis sur une circonférence mais celle-ci a un diamètre inférieur et les tubes sont espacés angulairement les uns des autres de 45°. On a ainsi huit tubes courts 39. Les tubes longs intérieurs 38 sont répartis sur une circonférence de ' 30 plus petit diamètre, avec un écartement angulaire entre tubes de 60°, ce qui donne six tubes intérieurs 38. On peut utiliser d'autres combinaisons de nombres et d'écarte-ments de tubes mais il est important que l'oxygène et le combustible sortent de plusieurs tubes qui sont espacés les uns des 35 autres de façon qu'il existe un certain intervalle entre les jets sortant des tubes. Cependant, les tubes doivent être suffisamment rapprochés pour qu'il se produise un certain mélange des écoulements turbulents produits da-s les différents courants de gaz. 40 Des expériences faites avec ce procédé ont nontré qu'il 69 18448 8 2010199-' permettait d'augmenter sensiblement la chaleur fournie au bain-de verre par conveciion avec la surface et sans augmenter proportionnellement la transmission de chaleur par rayonnement. Ce résultat est obtenu en utilisant une ou plusieurs flammes non-lu-5 mineuses, à haute température et à grande Mtesse qui sont dirigées de façon à toucher la surface du bain, la zone d'impact est de préférence une zone dans laquelle il existe, une quantité sr -fisante de matière brute non-fondue soit en dessous de la surface du bain, soit sur la surface du bain et dans un état "vitri-10 fié" de façon à former un évacuateur de chaleur pour l'énergie transmise par le mode de convection à partir du courant de produits de combustion chauds. le procédé a été utilisé avec des brûleurs montés au travers de la paroi d'extrémité d'entrée de la cuve et dans les angles, 15 à une distance d'environ 350 mm au dessus du niveau du verre, : • les brûleurs étant inclinés de façon que les projections des- aiiBS des flammes coupent la surface du bain à environ 3,6 à 4,2 m de la paroi -l'extrémité et sur l'axe du bain. les angles d'inclinaison des deux brûleurs par rapport à l'ho izontale et à la verticale sont à peu près égaux, et, dans l'exempl. considéré, ils.ont été réglés respectivement à 5,5 et 18,5°. Les brûleurs ont été allumés à 1 h 45' dans l'après-midi, le débit de gaz alimentât les deux brûleurs a été réglé à 84 m^/h et le débit d'oxygène à 126 m^/h. Immédiatement après l'allumage dos brûleurs, la température a augmenté au dessus de la cuve et le taux de combustion initial a été maintenu jusqu'à 7 h 30' du l^^main matin en vue de déterminer la température d'équilibre finale. Les températures mesurées à 7 fo, 30' du matin au bout de 18 heures de marche avec un débit de gaz naturel de 84 m^/h et un débit d'oxygène de 126 m^/h ont atteint apparemment ou approximativement les niveaux d'équilibre. On a enregistré les résultats suivants en ce qui concerne l'augmentation des .températures pendant cette période : Extrémité Extrémité Youte Fumées Paroi 20 25 30 35 Base d'affinage 1502 40 ■lu bout de 18 h de marche des brû-1521 leurs oxy-combusti de fusion 1416 • 1442 1502 1316 1403 1516- 1393 1459 bïe (en moyenné (en moyenne) 18448 9 201ÔT99 le résultat le plus caractéristique enregistré dans lu cuve tu cours de ces essais est l'augmentation relativement faible de- la température de voûte par comparaison à l'augmentation de la température du bain. 5 l'augmentation do la température do rsaroi est imputable à une interaction entre les flammes produites par les brûleurs air-combustible des parois et les flarames des brûleurs oxy-combustible à grande vitesse, l'augmentation de la température de piroi n'a pas été prise en ligne de compte puisque les briques réfrac--"10 taires constituant cette paroi sont d'une plus .grande résistance que celles utilisées dans la voûte. Egalement, l'augmentation nominale de température de l->. voûte n'a pas été considérée corne dangereuse puisqu'une voûte de ce type peut normalement résister sans inconvénients à des températures de *1593°C ou plus. 15 Ensuite, on a porté le ^aux de combustion du brûleur à une valeur correspondant à 84 i A de gaz naturel et 160 m^/h. d'oxygène. Cette modification a été apportée pour tenter d'atteindre la température d'affinage prévue de 1538°C et également pour déterminer la limite supérieure de la capacité de combustion du 20 brûleur. On avait pensé que la limite supérieure de cette capacité de brûleur serait déterminée par un niveau de bruit; ceci a été confirmé puisque le brûleur a produit un sifflement pour un rapport oxygène/combustible différent de 2:1 pour un débit de gaz naturel de 84 nr'/h. Pour le rapport stoechiométrique et 25. pour le taux de combustion précités, le brûleur a produit un bruit acceptable et on a obtenu une flamme non-lumineuse et d'une longueur d'environ 3 m, mesurée à partir du bec de brûleur. La température du bain a commencé à augmenter lorsqu'on a fait croître le taux de combustion. Une heure et demie après l'aug-30 mentation du taux de combustion, la température finale d'affinage a atteint y,538°C. Ce taux de combustion a été maintenu pendant tout le reste de l'essai. On a obtenu la répartition suivan te des températures dans la cuve au moment où la température de-fin d'affinage prévue a- été atteinte : 35 Extrémité Extrémité Voûte Paroi Fumées d'affinage de fusion - • -1538 . 1482 1524 1483 ^448 On peut résumer les conclusions qui ressortent d'une,,étude de la répartition de températures': 1. Dq la chaleur n'est pas transférée de la voûte"ou"des 40 69 18448 1Q 2010199 « parois à l'extrémité, d'affinée du bain puisque la température du bain dans cette zono c-st plus élevée qu'en tout autre point de la cuve. 2. L'extrémité de fusion est chauffée comme dans un four à 5 réverbération par rayonnement de chaleur entre l'extrémité d'af- • finage et la voûte et entre la voûte et' l'extrémité de fusion. 3. 3e la chaleur est transmise mr convection par entrée en contact de la flamme non-lumineuse du brûleur oxy-combustible et du courant de produits de combustion avec le bain de verre. 10 Deux considérations confirment cette hypothèse ; a) La flamme non-lumineuse et son courant associé de produits d;- combustion sont dirigés de manière à entrer en contact avec la surface du bain et, par conséquent, à s'écouler en direction de l'extrémité d'affinage en restant en contact avec le i'5 verre fondu. Puisque le courant gazeux se trouve aune température bien supérieure (2475 à 2750°C) à la surface de verre et se déplace à une vitesse élevée pair rapport à celle-ci, il se produit un transfert de chaleur par convection entre le gaz et le verre. 20 b) Une transmission de chaleur par rayonnement à partir de la flamme non-lumineuse (stoechiométrique) et/ou des produits de combustion ne peut pas se produire au taux requis du fait du très faible pouvoir émissif de tels systèmes. 4. La voûte est refroidie par les produits de combustion. 25 Ceci est confirmé en particulier du fait qu'on a augmenté l'alimentation en matière brute de la cuve au moment de l'observation de la répartition de" températures précédentes d'environ 7 f- par rapport aux conditions normales utilisées en pratique de sorte que le taux de refroidissement du bain par introduciion 30 de matière brute froide a été supérieur à la normale. Un avantage additionnel résultirtde la haute température de l'extrémité d'affinage é consisté en une amélioration de la qualité du verre. Des produits fabriqués dans une machine de •moulage qui a été alimentée en verre en provenance de la cuve 35 "B" dans laquelle était installé le brûleur oxy-combustible ont présenté normalement un nombre de grains ou impuretés compris entre 8 et 16 grains pour 28 g de verre. Lorsque la température de l'extrémité d'affinage a atteint une valeur comprise entre 1527 et 1538°C, le nombre de groins est tombé entre 2 et 6 et 40 il n'a pas augmente sensiblement au delà de cette valeur en 69 18448 2010199 dépit d'un accroissement du taux de fusion d'environ 12 i° au delà du niveau normal pendant la période suivante, alors que cela aurait dû normalement provoquer une augmentation du nombre de grains. 5 La cuve a fonctionné au taux de fusion accru de 12 $ et avec un taux de combustion oxygène-combustible correspondant à 84 m^/h de gaz naturel et i60 m^/h. d'oxygène, iu bout d'environ deux jours de marche, lè brûleur a été arrêté et démonté. On n'a enregistré aucune attaque par corrosion ni aucune autre dctério-10 ration dans la structure du brûleur et on en a conclu que, si le refroidissement par eau avait été Maintenu à un niveau approprié la durée de service du brûleur dans cette application aurait été satisfaisante. Bien entendu la présente invention n'est pas limitée au 15 mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre au contraire toutes les vidantes. 69 18448 12 2010199 REVENDICATIONS t. Four do fusion do verr.,-, caractérisé en co qu'il comprend une chambra à verre comportant une extrémité d'affinage, une voûto obturant l'extrémité supérieure de la chambre, un brû-5 leur oxy-combustible situé au dessus de la surface du verre à l'intérieur do la, chambre et comportant une extrémité de décharge orientée suivant un certain angle en direction de la surface du verre, des moyens pour alimenter le brûleur en oxygène et en combustible suivant des proportions permettant de produire une "•O flamme non-lumineuse, l'inclinaison du brûleur par rapport à l'horizontale et à la verticale étant choisie de façon à obliger les produits de combustion sortant du brûleur do balayer la surface du verre se trouvant dans la chambre sur une partie importante de la longueur de cotte chambre afin que de la chaleur soit 15 transmise du brûleur au verre principalement par convection. 2. Four de fusion de verre selon la revendication 1, carac térisé en co que les angles d'inclinaison du brûleur par rapport à l'horizontale et à la verticale sont réglés en fonction de la flamme sortant du brûleur de manière à obtenir une combustion 20 pratiquement complète du combustible avant que les produits de combustion sortant du brûleur n'entrent en contact avec la surface du verre en fusion se trouvant dans la chambre.. 3. Four de fusion de verre selon la revendication -l, caractérisé en ce que les moyens d'alimentation du brûleur en oxy- 25 gène sont réglés en fonction des moyens d'alimentation en combus tible de façon a obtenir une quantité d'oxygène suffisante pour la formation d'une flamme non-lumineuse. 4. Four de fusion de verre selon la revendication 1, carac térisé en ce que la chambre du four a une longueur supérieure à 30 sa largeur, en co que le brûleur est placé à l'extrémité du four opposée à l'extrémité d'affinage et est tourné dans une direction permettant de diriger la flamme dans le sens de la longueur du four et en direction de son extrémité d'affinage, en ce que la flamme et les produits de combustion de la- flamme au. delà do 35 la zone do combustion se propagent sur la majeure partie de Ta longueur de la chambre, et en ce que les produits do combustion entrent en contact avec le-verre se trouvant dans La chambre en un point situé approximativement entre un tiers et la moitié de la longueur de la. chambre r^suré: à-partir de 1 "extrémité où est 40 installé le brûleur. 69 18448 13 2010199 5. Four de fusion de verre selon la revendication 1, caractérisé en co que la voûte du four comporte un garnissage intérieur en matière réfractairc à haute teneur en silice et en co qu'il est prévu un dispositif auxiliaire de chauffage pour aug*- 5 ter 1'échauffement du verre fondu dans la chambre du four sans faire croître 1'échauffement de la matière réfractaire de la voûte, le dispositif pour augmenter 1'échauffement du verre fondu comprenant le brûleur oxy-combustible qui est incliné vers-le bas en étant écarté de la voûte et en étant orienté en direction 10 du verre fondu suivant un angle qui oblige le jet de flamme sortant du brûleur à balayer la surface du verre fondu en vue de chauffer cette masse par convection et par conduction. 6. Four de fusion de verre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les brûleurs oxy-combustible comprennent plu- - 15 sieurs orifices de sortie de courants d'oxygène espacés les uns des autres, plusieurs orifices de sortie de jets de combustible espacée les uns des autres et des orifices de sortie d'oxygène mais répartis parmi les orifices de sortie d'oxygène de façon que les jets sortant de tous les orifices de sortie se mélangent, 20 une chambre dans laquelle tous les orifices de sortie se déchargent et dans laquelle les jets mélangés se rejoignent pour 'former un jet commun oxygène-combustible qui brûle dans la chambre et qui sort de celle-ci sous forme d'un mélange enflammé, des moyens pour proportionner les quantités d'oxygène et de combustible de 25 façon à obtenir une température de flamme comprise entre 2750 et 3300°C et des moyens fournissant l'oxygène et le combustible à des pressions permettant d'obtenir une vitesse -de flamme de 900 à 1050 m/s. 7. Procédé pour augmenter 1'échauffement de verre fondu dans 30 une chambre de four fermée, caractérisé en ce qu'on dirige un jet de flammes oxygène-combustible en L'éloignant", d'une extrémité du four et suivant une inclinaison dirigée vers le bas vers la surface supérieure du ver"^e à chauffer, en ce qu'on introduit dans la flamme au moins la quantité stoechiométrique d'oxygène pour 35 maintenir cette flamme non-lumineuse et pour réduire, par conséquent, 1Téchauffement par rayonnement de la partie supérieure de la chambre et en ce qu'on positionne le jet de flammes de manière à balayer le verre fondu se trouvant dans la chambre avec les produits de combustion de la flamme en vue de transmettre de la 40 chaleur au verre par convection. 69 18448 14 2010199 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on ('carte la partie- en combustion du jet de- flammes au dessus de la surface du verre, et -en ce au'on-utilise la partie du jet de flammes qui est située au delà de la zone- de combustion pour balayer 5 la surfice du verre fondu"avec los produits de combustion. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que. la température du jet de flamme est comprise entre environ 2750 et 5300°C avant entrée on contact avec la surface du verre et en cj que le jet de flammes parcourt plus de 25/-> de la longueur de 10 la chambre avant d'entrer en contact avec le verre, en étant projeté sur une distance égale à la majeure partie de la longueur de la chambre dans laquelle le verre est chauffé, et en faisant entrer en contact le jet de flammes à grande vitesse avec le verre fondu dans une zone d'impact située entre environ 0,6 et 3 m 15 au delà de la zone de combustion dt la flamme. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on dirige le jet de flammes vers le bas de manière qu'il touche la masse de verre fondu suivant-un angle d'environ 18,5° par rapport à l'horizontale. 20 11 . Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on forme des flammes oxy-combustible en faisant sorti-r l'oxygène suivant plusieurs courants "espacés dans une zone où les courants d'oxygène sont espacés les uns des autres et en ce qu'en fait sortir plusieurs courants de combustible dans la même zone 25 et de façon qu'ils soient espacés les uns des autres dans la dite zone mais qu'ils se mélangent aux courants "cl 'oxygène pour former un jet oxygène-combustible commun -qui forme à partir, d'une extré mité la flamme-oxy-combustible cotte flamme" étant inclinée vers le bas en direction de la surface supérieure dé la masse de verre 30 à chauffer.' * .