L'invention concerne un nouveau panneau (ou tableau) à fond magnétique et à surface stratifiée, caractérisé par le fait qu'il apporte une innovation importante dans le domaine des panneaux d'affichage, panneaux de conférence, planning, etc... et d'une manière générale de tous les tableaux de communication visuelle ; en ce sens qu'il permet l'écriture avec des feutres à eau (effaçage à sec) et l'utilisation de papiers métallisés, lui conférant une quadruple utilisation a) - écriture au marqueur à eau et effaçage à sec ; b) - utilisation de papiers métallisés (papiers spéciaux dont le verso est re couvert de ferrite ou poudre de fer) ; c) - affichage de papiers normaux à l'aide de plaquettes ou plots métalliques; d) - projection de diapositives ou films, ainsi que rétroprojection. Le tableau ou panneau à fond magnétique revêtu d'une surface stratifiée inaltérable comprend un fond 1 qui sert de support, ce fond pouvant être constitué d'un matériau courant donnant une rigidité suffisante en fonction de la surface du tableau (contreplaqué, panneau de particules, voire carton etc...). Sur ce fond est plaqué, par adhésivation, un élastomère magnétique 2 (ferrite po larisée noyée dans le caoutchouc), la face attractive étant dirigée vers l'avant du tableau. Cet élastomère magnétique reçoit, par collage et pressage appropriés, un revêtement en stratifié de faible épaisseur 3, de l'ordre de 8/100 de millimètre maximum ; une épaisseur supérieure serait nuisible en ce sens qu'elle for merait écran à l'action du champ magnétique sous-jacent et ne permettrait plus l'utilisation des papiers métallisés, surtout dans les faibles grammages. Il peut être réalisé en toutes dimensions jusqu'à 3m x Im. 22 sans aucun joint. L'invention peut être appliquée dans les utilisations les plus diverses, et notamment dans les domaines suivants 10 - Comme panneaux d'affichage selon les deux procédés ci-après - soit en utilisant des papiers à verso métallisé existant en une grande variété de couleurs et dans des grammages (ou forces) allant de 90 grammes à 400 grammes au m2.L'attraction magnétique à travers la surface stratifiée est suffisante pour permettre la superposition de quatre feuilles de papier métallisé dans le plus faible grammage (90 grammes/m2) donnant ainsi la possibilité de réaliser des dégradés de couleurs ou des contrastes, par exemple pour confectionner des rangées longitudinales, sur des plannings, en superposant des rubans de largeurs et de couleurs différentes) ; - soit en utilisant des plots ou plaquettes métallisées (à surface brute peinte, nickelée ou chromée) pour l'affichage de tous papiers normaux (système inverse des aimants sur fond métallique). 20 - Comme tableaux de conférence ou tableaux aide-mémoire en se servant de la surface stratifiée inaltérable pour l'écriture à l'aide de marqueurs (feutres) à eau et effaçage à sec (donc sans poussiere et sans eau). 3 - Comme tableaux de conférence pour projection de diapositives ou de films et également pour la rétroprojection à l'aide de films polyester ou similaires. Il existe deux sortes de tableaux connus de ce genre A) des tableaux à fond métallique (souvent improprement appelés"magnétiqu'. Certains sont en tôle émaillée permettant l'affichage de papiers par aimants (ou index aimantés) et l'écriture à l'aide des feutres à eau (effaçage à sec), ainsi que l'utilisation de plaques, symbolesou rubans aimantés. En aucun cas ils ne permettent l'utilisation de papiers métallisés (fer contre fer). Il est évidemment possible d'utiliser des plaques de caoutchouc magnétique, brutes ou laquées, pour réaliser soi-même des figurines, rubans, etc.. de grandes dimensions, mais ce procédé n'est guère utilisé pour les raisons suivantes - l'épaisseur relativement importante des caoutchoucs magnétiques rend malaisé et imprécis le découpage souhaité. Par exemple, il n'est guère possible de préconiser aux utilisateurs l'acquisition d'une cisaille de précision pour découper des rubans s'ils désirent les réaliser eux-mêmes et la confection de représentations comportant des courbes s'avère problèmatique au ciseau (exemple une pomme); - le prix de revient de ces plaques magnétiques ne permet pas d'envisager une utilisation fréquente et renouvelée de ce matériau.C'est pourquoi les fabricants de tableaux à surface métallique ne proposent comme accessoires que des aimants ou des- rubans ou des plaquettes ou des symboles dans les dimensions bien déterminées, limitant ainsi, pour des raisons de prix de revient et de stocks, les possibilités des utilisateurs. B) des tableaux à fond magnétique : qui peuvent avoir des surfaces brutes (élastomère magnétique brut de fabrication), des surfaces peintes, ou des surfaces recouvertes de toutes sortes de revêtements traditionnels (papiers divers, pellicules de PVC adhésives à fond vierge ou à fond quadrillé etc...). Ces tableaux peuvent recevoir des papiers à verso métallisé, des index, bandes ou toutes sortes de symboles métalliques, mais leur surface ne permet pas de les utiliser comme des tableaux dans le sens propre du terme, en ce sens que si l'on écrit sur leur surface il n'est pas possible de procéder à un effaçage à sec. En résumé, les tableaux décrits en "A" permettent l'emploi des marqueurs à eau avec effaçage à sec, mais non celui des papiers métallisés, et les tableaux décrits en "B" permettent l'emploi des papiers métallisés mais non celui des marqueurs à eau avec effaçage à sec. Le procédé suivant l'invention permet de reprendre les côtés positifs des deux sortes de tableaux ci-dessus en éliminant leurs inconvénients, et de permettre ainsi une quadruple utilisation détaillée ci-après a) - l'écriture avec des marqueurs à eau et effaçage à sec. L'effaçage à sec est très important car il évite les éponges, eau, ou autres b) l'utilisation des papiers métallisés, très bon marché, se présentant sous des formats standardisés, depuis 21 x 29,7 pouvant être insérés dans n'importe quel classeur ou dossier, jusqu a 50 x 65 cm. pour des découpages de grandes dimensions, d'une force de 90 grammes au m2 jusqu'à 400 grammes au m2, existant actuellement en 15 coloris différents, que l'on peut découper à volonté, soit à l'aide d'une petite règle comprise dans les accessoires pour confection de rubans bien droits dans toutes les largeurs possibles, soit à l'aide d'un petit compas comportant une petite lame-cutter à la place du porte-mine ou de la plume, (petit appareil également proposé comme accessoire, d'un prix très modique) pour réalisation très rapide de disques de tous diamètres possibles, soit à l'aide d'une paire de ciseaux pour découpage de toutes autres formes, que l'on peut frapper à la machine à écrire, sur lesquels on peut appliquer des lettres ou chiffres "transfert" ou auto-adhésifs, que l'on peut plier et superposer etc..A noter que la présente invention ne porte pas sur ces papiers métallisés qui existent déjà dans le commerce, mais seulement sur les tableaux pouvant les recevoir. Mais il paraissait important de citer leurs caractéristiques principales pour bien montrer que, par rapport aux caoutchoucs magnétiques destinés à adhérer sur des fonds métalliques, leur champ d'application est bien plus considérable. c) l'affichage de papiers normaux - soit à l'aide de bandes, plaquettes ou plots métallique par interposition de ces papiers entre la surface stratifiée magnétique et les articles ci-dessus mentionnés - soit par auto-collage, au dos de ces papiers normaux, de pastilles ou autres surfaces de papier métallisé les rendant ainsi métalliques sur leur-- verso. Exemple une note de service sur papier normal peut être rendue métallique au verso de chacun de ses angles par des pastilles prédécoupées ou découpées par l'utilisateur lui-même. Par le même procédé, il est possible d'afficher toutes sortes de documents, objets et volumes (exemple : une boîte en carton vide représentant un emballage publicitaire) sous réserve que le poids de l'objet soit en conformité avec le pouvoir attractif du magnétisme du panneau par rapport à la surface de l'objet rendue métallique. d) La projection de diapositives ou films, très utilisée dans les salles de cours, salles de conférences etc... (pédagogie, enseignement les plus divers, formation continue etc....). Dans ce cas, la surface blanche du tableau donne un résultat très satisfaisant, surtout en tenant compte du fait qu'il est parfaitement possible de monter le tableau sur un châssis à axe horizontal de manière à corriger les effets de parallaxe. Ce tableau permet en effet à l'utilisateur d'étayer très facilement ses argumentations par le fait qu'il lui est possible d'une part d'intervenir directement par l'écriture (et effaçage instantané à sec) sur le sujet projeté (schéma ou dessin technique par exemple) et d'autre part de déplacer aussi intantanément, à volonté, des représentations prédécoupées en papier métallisé (maquettes, figurines etc....). On peut donc utiliser ce tableau soit pour l'une quelconque de ces possiblités, soit pour deux ou toutes les possibilités simultanément. Les domaines d'application sont innombrables en raison du fait que les accessoires didactiques sont très bon marché, puisque réalisés par les utilisateurs eux-mêmes et très aisément, à partir de papiers métallisés peu coûteux. Il y a lieu de signaler en particulier des possibilités très etendues dans les domaines suivants - Tous les affichages dans les lieux publics ou privés (affichage + écriture). - Toutes les applications possibles dans les bureaux, administrations ou firmes privées. - Jeux divertissants ou éducatifs ou les deux à la fois. - Toutes les formes de communication visuelle faisant à la fois appel à l'écri- ture (effaçage à sec), à l'affichage instantané sans accessoires (sans aimants ni punaises} ni auto-collants,ni adhési d'aucune sorte. - Tous les travaux d'implantation (cabinets d'architectes, maquettistes etc...). - Toutes les possibilités que peut offrir la publicité, pour affichage de réclames dans les vitrines, les magasins, les présentoirs etc... - Pour la fabrication de plannings les plus divers, panneaux d'information, messages, organisation etc.... - Pour la décoration de la maison, du bureau, de lieux publics, de magasins, de stands etc..... REVENDICATIONS 1. Tableau à fond magnétique conçu pour l'emploi combiné des quatre procédés modernes de communication visuelle, soit l'écriture effaçable à sec, l'emploi des papiers métallisés, la projection de diapositives, films ou la rétroprojection et l'affichage de papiers normaux, caractérisé par le fait qu'il comporte une surface en papier stratifié de très faible épaisseur rapportée sur un élastomère magnétique très puissant pour permettre à l'attraction magnétique de le traverser avec un effet d'écran, dénommé entrefer, pratiquement nul. 2. Tableau selon la revendication 1,selon lequel ce papier stratifié très mince, de l'ordre de 8/100 doit être d'une qualité telle qu'il permette l'effaçage à sec d'écritures réalisées à l'aide de marqueurs à feutres désormais couramment fabriqués pour cet usage, et ce sur toute sa surface, de manière à pouvoir réaliser des tableaux de dimensions courantes, mais aussi des tableaux de très grandes dimensions, sans aucun joint, et correspondant au format maximum des feuilles du papier stratifié utilisé, soit 3 mètres x 1 mètre 20, lteffaçage à sec se réalisant avec la même facilité que sur une plaque de tôle émaillée et ce sur la totalité de la surface du tableau, même pour la plus grande dimension ci-dessus mentionnée. 3. Tableau selon la revendication 2, caractérisé en ce qui concerne le papier stratifié par une qualité telle qu'il permet, en plus de l'écriture effa çable à sec, l'écriture à l'aide de marqueurs effaçables à l'alcool, et l'écriture à l'aide de marqueurs effaçables à l'eau, pour permettre l'effaçage sélectif, exactement dans les mêmes conditions que ces marqueurs sont utilisés sur des tableaux à fond métallique à surface émaillée. 4. Selon la revendication 1, tableaucaractérisé par un état de surface aussi lisse que celui d'un miroir pour permettre le glissement instantané et sans aucune résistance de papiers ou cartons à dos recouverts d'enduit ferroma gnétique, et ce sans que ceux-ci laissent la moindre trace de rayures morne sous forte pression. 5. Tableau selon la revendication 1, caractérisé par sa surface stratifiée le plus couramment utilisé en-blanc brillant, mais aussi en blanc mat pour permettre la projection de diapositives ou de films, ainsi que la rétro-projection de documents établis sur des films polyester, cette utilisation du tableau étant également possible en rapportant sur celui-ci, et sans avoir à procéder à son effaçage préalable, des feuilles de papier à dos ferreux en grand format et qui se font également en blanc mat avec possibilite d'écriture et d'effaçage à l'eau. 6. Tableau selon la revendication 1 qui consiste également à permettre l'emploi, par application instantanée sur le tableau à fond aimanté stratifié, et sans aucun autre moyen que celui de l'attraction magnetique de papiers à dos ferreux, ces papiers, d'un grammage initial de 90 à 125 grammes au mètre carré devant pouvoir se superposer de 1 à 12 épaisseurs au minimum pour répondre à tous les besoins des utilisateurs, par exemple pour des représentations instantanées et en coupe de schemas complexes ou de jeux et de papiers et cartons de plus fort grammage, donc au-dessus de 125 gr/m2, également à dos ferreux, superposables dans des conditions moindres que les papiers minces et en fonction directe de leur épaisseur propre, permettant, cette fois une préhension d'autant plus aisée qu'ils sont épais, par exemple pour la confection de lettres, chiffres, sigles, symboles aisément déplaçables à l'aide des doigts. 7. Tableau selon la revendication 1, qui a nécessité, pour permettre la superposition possible de 1 à 12 épaisseurs minimum de papiers à dos ferreux, la recherche et la mise en fabrication d'un élastomère magnétique anisotrope, élastomère magnétique caractérisé par le fait qu'il est composé de poudre de ferrite de Baryum mélangée à un liant élastomère à aimantation directionnelle magnétique privilégiée, d'une excellente résistance à la désaimantation due à la force coercitive élevée (en Oersteds : valeurs représentatives : 2 800, valeurs minimales : 2 600), sans aucune variation décelable en fonction du temps, des chocs ou des vibrations, contrairement aux élastomères classiques, dits isotropes, sans direction magnétique privilégiée, qui ne peuvent convenir que pour la superposition de deux ou trois feuilles maximum de papiers ferreux, dont la désaimantation est beaucoup plus rapide, dont la résistance mécanique est moindre et le comportement face aux différences de températures, de degré hygrométrique et au pressage est beaucoup plus aléatoire et ne permet pas non plus la fabrication de tableaux de grandes dimensions.Tout au contraire, l'élastomère magnétique anisotrope utilisé conduit à une force d'attraction plus élevée, soit au minimum, sur armature, 130 gr/cm2 de force portante au contact pour une épaisseur de 10/10 conduisant à une superposition possible des papiers ferreux de 1 à 8 épaisseurs, à 145 gr/cm2 de force portante au contact pour une épaisseur de 15/10 conduisant à une superposition possible des papiers ferreux jusqu'à 12 épaisseurs, à 155 gr/cm2 de force portante au contact pour une épaisseur de 20/100 conduisant à une superposition possible des papiers ferreux pour plus de 12 épaisseurs, ces superpositions pouvant ainsi croître au fur-et-à-mesure qu'apparaîtront sur le marché des élastomères magnétiques encore plus puissants. 8. Tableau selon la revendication 1, par lequel les deux matériaux, élastomère magnétique très puissant et papier stratifié de très faible épaisseur, doivent être rendus étroitement solidaires par un contre-collage approprié réalisé à base de colle néoprène à très haute résistance mécanique et par un pressage, bref mais uniforme d'au moins 50 kg au cm2, ce pressage pouvant se faire par marouflage, mais avec une très grande régularité et uniformité pour les tableaux de grandes dimensions, faute de quoi-il y a risque de contrainte et décollement partiel. La pression ne doit pas non plus excéder 70 kg/cm2 en raison de la fra gilité du stratifié due à sa minceur d'une part et parce qu'une pression supérieure conduit à des défauts de planéité sur la surface du tableau d'autre part. 9. Tableau selon la revendication 1 par lequel on peut également afficher sur le tableau des papiers normaux, soit à l'aide de barettes ou tous autres objets métalliques travaillant à l'inverse des aimants, ou mieux, en rapportant au dos de ces papiers normaux des pastilles de papier ferreux à dos adhésif, ce qui permet un affichage instantané et esthétique puisque plus rien n'est visible sur la face avant.