La présente invention concerne un outil d'abrasion du type rotatif pour le meulage, le rodage, le polissage et le brunissage. Les outils d'abrasion rotatifs comprennent jusqu'à présent une meule de matière céramique, de diamant, de caoutchouc ou d'un autre abrasif, de forme appropriée, et fixée sur un fût rotatif; on utilise l'extrémité ou d'autres parties de la meule pour meuler, roder, polir ou brunir des surfaces avec la meule tournant grace à son fût et appliquée contre ces surfaces. On utilise habituellement de tels outils pour assurer la finition de l'usinage de surfaces ou de produits, ainsi que dans le domaine dentaire.Dans d'autres outils de finition connus, l'élément d'abrasion est une brosse constituée par une multiplicité de soies ou de fils métalliques montés, avec une densité élevée, sur un moyeu ou sur un arbre de sorte que leurs extrémités flexibles viennent de façon successive ou continue coopérer avec la surface à traiter en la balayant lorsque le moyeu, ou l'arbre supportant la brosse, tourne. Ces outils d'abrasion habituels ne donnent pas satisfaction pour l'enlèvement de matière et leur rendement est faible. En outre, on ne peut pas aisément les appliquer sur diverses surfaces à abraser ou pour assurer la finition de l'usinage de pièces de certaines formes et dimensions. Un but de l'invention est de fournir un outil d'abrasion assurant un meilleur enlèvement de matière ou un meilleur rendement de finition, son utilisation ne présentant toutefois pas de difficultés dans de nombreuses applications de meulage, rodage, polissage et brunissage. Un outil d'abrasion selon l'invention comporte un fût rotatif et une multiplicité de pièces allongées fixées à ce fût de façon à en faire saillie axialement et s'étendant de façon à former collectivement un corps de révolution convergent vers l'avant et tournant autour de l'axe du fût, les génératrices de ce corps de révolution servant de surface d'abrasion. Les pièces allongées sont, dans une réalisation, disposées en sections en une seule rangée le long d'un cercle coaxial au fût rotatif et le nombre des pièces sur le cercle n'est pas supérieur à vingt. Le diamètre de ces pièces allongées est généralement compris entre 0,1 et 2 mm, et notamment entre 0,5 et 1 mm, tandis que le diamètre du cercle est, de préférence, compris entre 2 et 8 mm. La longueur 1 en millimètres de chacune des pièces allongées doit être telle que 1/D soit au moins égale à 0,5 ou 1, D étant le diamètre du cercle ou le diamètre de la tête du fût. Selon une caractéristique importante de l'invention, les génératrices du corps de révolution formé collectivement par les pièces allongées ou les surfaces latérales pratiquement extérieures de chacune des pièces, dont une extrémité est fixée au fût, sont utilisées pour s'appliquer tangentiellement contre la surface de la pièce à traiter. Les pièces allongées ainsi fixées sont raides, mais cependant élastiques et en conséquence, lorsqu'elles sont entrainées en rotation avec le fût rotatif, leurs extrémités ou pointes libres, à la vitesse de fonctionnement,s'écartent de telle sorte que la génératrice du corps de révolution ainsi engendrée, qui initialement ou à l'arrêt décrit une surface conique ou une surface de tronc de cône, décrit une surface cylindrique en rotation rapide.Il en résulte qu'il se crée un effet continu de "battage" ou de "claque" résultant des collisions tangentielles à grande vitesse, successives ou instantanées, entre les surfaces allongées en rotation et la surface de la pièce à traiter. Lorsque la rotation du fût est interrompue, l'élément de travail reprend sa forme d'origine de corps de révolution convergent vers l'avant. On décrit ci-après plusieurs réalisations de l'invention en liaison avec le dessin joint, sur lequel les figures la et lb montrent schématiquement en perspective un outil d'abrasion selon l'invention, respectivement à l'arrêt et en rotation; la figure 2 est une vue en plan représentant schématiquement un outil d'abrasion habituel du type "balai" utilisant une brosse de fils métalliques ou de soie; la figure 3 est une vue schématique représentant une opération d'abrasion avec un outil selon l'invention; les figures 4a à 4f montrent schématiquement plusieurs outils d'abrasion avec différentes formes de la partie active les figures 5a et 5b montrent d'autres réalisations de la partie active de l'outil selon l'invention; les figures 6A à 6E montrent d'autres formes de parties actives d'outils selon l'invention;; la figure 7 est une vue en élévation montrant schématiquement une manière de fixer la partie active sur le fût d'un outil selon l'invention; la figure 8 est une vue en coupe transversale de la figure 7, prise, selon la ligne VIII-VIII de la figure 7; la figure 9 est une vue en coupe transversale d'une partie de l'outil représenté sur les figures 7 et 8; la figure 10 est une vue de cdté d'un autre outil selon l'invention, la figure 11 montre une variante de 1' outil représenté sur la figure 10; la figure 12 est une vue de côté d'un outil similaire à ceux représentés sur les figures précédentes, mais ayant un dispositif différent pour fixer l'élément travaillant sur l'arbre;; les figures 13a, 13b et 13c montrent différentes pièces allongées formées avec des doigts arrondis selon une autre caractéristique de l'invention; la figure 14 est une vue de côté d'une autre forme de l'outil selon l'invention; les figures 15a, 15b et 15c sont des vues en coupe transversale de l'élément actif de l'outil et de son support représenté sur la figure 14; les figures 16a et 16b représentent une pièce allongée avec les fixations d'abrasifs de la figure 14 montrés respectivement lorsque l'outil est fixe et lorsqu'il tourne; la figure 17 est une vue en coupe montrant schématiquement un dispositif pour former un ensemble d'outils abrasifs selon l'invention; la figure 17a est une vue en coupe selon la ligneXVIIa-XVIIa de l'outil assemblé dans le dispositif de la figure 17;; la figure 18 montre en coupe un outil abrasif préparé avec le dispositif de la figure 17; les figures 19a à 19c montrent diverses formes possibles du fût utilisé pour le montage de l'outil de la figure 17; la figure 20 montre une autre réalisation pour préparer un outil abrasif selon la présente invention; la figure 21 est une vue schématique en coupe de cet outil d'abrasion; les figures 22a à 22c montrent, en coupe transversale, diver ses formes possibles des pièces allongées selon la réalisation de la figure 21; les figures 23a et 23b montrent des réalisations similaires à celle représentée sur la figure 14, mais avec une mince couche abrasive continue appliquée sur la pointe de chaque pièce allongée;; et la figure 24 montre en coupe une façon d'assembler et de réunir le fût, les pièces allongées et le bottier, selon une réalisation de la présente invention. On se réfère tout d'abord aux figures la et ld, qui représentent, respectivement à l'arrêt et en rotation, un outil d'abrasion selon l'invention. L'outil 1 a un fût 2 divisé en une tête cylindrique 3 et un arbre 4, fixés coaxialement ou monobloc et une partie active 5, comprenant une multiplicité de pièces allongées 6 fixées à la tête 3, de préférence de façon amovible grâce à un dispositif qui sera décrit ci-après. L'arbre 4 est raccord à un arbre d'entraînement d'un moteur de commande 7 (figure 3) pour faire tourner l'outil 5. Les pièces allongées 6 sont implantées sur la tête cylindrique 3 en une rangée selon un cercle représenté en 6a sur la face d'extrémité de la tête 3 de façon que chacune en fasse saillie de manière à former collectivement un corps de révolution convergent axialement et de même axe 2a que le fût 2. La figure 15 montre une coupe transversale de l'outil 1 avec les pièces allongées 6 disposées, par rapport à la tête 3, sur le cercle imaginaire 6a, les pièces 6 étant en nombre varié. Chacune des pièces allongées 6 peut être une tige, un fil métallique ou une soie en une matière choisie parmi le groupe suivant : corde à piano, acier doux, aciers trempés, acier à outil à grande vitesse, acier inoxydable, laiton, carbure de tungstène, carbure de titane, carbure de tantale, alliages de titane et de nickel, alliages de cuivre et de béryllium, fer, aluminium, nickel, tungstène, molybdène, cuivre, alliages de cuivre et d'étain, carbure de bore, alliages de fer et de chrome, matière plastique, graphite et verre, ou tout métal ou alliage, revêtu d'une substance dure telle que carbure de tungstène, carbure de bore, carbure de silicium, diamant et nitrure de bore, sous une forme granulaire ou non granulaire Ainsi, on peut obtenir un outil réellement abrasif qui permet d'enlever des quantités notables de matière, cet outil étant équipé de pièces allongées 6 revêtues, par exemple par dépôt galvanique, chacune au moins en partie sur sa longueur d'une substance dure telle que la poussière de diamant. Ces outils peuvent simultanément usiner et brunir la surface d'une pièce à usiner. Par ailleurs, chaque pièce allongée 6 peut être une substance dure frittée telle que du diamant ou du nitrure de bore cubique dans une matrice de poudre métallique. On peut également utiliser des pièces allongées non métalliques, par exemple une matière plastique, du verre, ou du graphite, avec des particules abrasives incrustées dans la pièce. Chaque pièce 6 peut entre, soit arrondie, soit anguleuse, et leur diamètre peut être compris entre 0,1 et 2 mm, et notamment entre 0,5 et 1 mm. Ces pièces peuvent être mises en faisceaux et assemblées avec la tête 3 de façon que trois à vingt soient disposés selon le cercle 6a, lequel peut alors avoir un diamètre de 2 à 8 mm. Lorsque l'arbre 4 tourne, les pièces allongées 6 tournent autour de l'axe 2a. Alors, comme on le voit sur la figure ld, elles sont repoussées radialement vers l'extérieur en direction de leurs extrémités libres de sorte que la génératrice du corps de révolution qu'elles formaient à l'origine, à savoir un cône ou un tronc de cône à la pointe vers l'avant, s'écarte vers l'avant pour former un cylindre ou un cône de faible conicité, incurvé vers l'intérieur ou rectiligne, à la pointe dirigée vers l'avant ou vers l'arrière. En appliquant tangentiellement les pièces en rotation 6 contre la surface d'une pièce à traiter 8 (figure 3), cette dernière peut être meulée, rodée, polie ou brunie selon le cas La vitesse de rotation est choisie entre 500 et 50 000 tours/minute; on choisit une gamme de 500 à 20 000 tours/minute pour un usinage léger et une gamme de 5000 à 50 000 tours/minute pour un usinage plus poussé. Dans ce dernier cas, on peut utiliser des pièces allongées 6 de sections anguleuses, notamment lorsqu'on doit enlever de la pièce 8 une quantité appréciable de matière, la vitesse tangentielle des pièces en rotation 6 étant alors comprise entre 1 et 15 m/sec. En fonctionnement, les pièces en rotation sont amenées successivement en contact d'abrasion avec la surface 8. A chaque tour, chaque pièce 6, après avoir quitté la surface 6, s'écarte vers l'extérieur et emmagasine de ce fait une énergie cinétique considérable qui est libérée lorsque la pièce vient à nouveau en collision avec la surface 8 et la "bat" ou "claque" tangentiellement. On a constaté que cet effet de "battage" ou "claquage", produit successivement par les pièces allongées en rotation 6 provoquait un enlèvement de matière notablement amélioré, de loin supérieur à celui obtenu avec un outil d'abrasion conventionnel du type "balai", lequel, comme on le voit en 10 sur la figure 2, comporte une brosse de fils métalliques ou de soie très serrés 101 montés sur un fût, les surfaces d'extrémité de la brosse étant utilisées comme faces d'abrasion. La figure 3 montre un circuit d'entraînement pour commander l'outil de l'invention. Dans ce circuit, on détecte l'état de contact d'abrasion entre les pièces en rotation 6 et la pièce à usiner 8 pour commander le moteur 7. Ainsi, un dispositif d'alimentation en énergie électrique 9 pour le moteur 7 est associé à un circuit de commande 11 aux bornes d'entrée duquel est disposée une résistance de détection 12 montée en série avec une source de tension 13, la pièce 8 à usiner et, par l'intermédiaire d'un balai 12, le fût 2 tournant à une certaine vitesse de rotation située dans la gamme déjà mentionnée. Le déplacement entre l'outil 1 et la pièce 8 peut être effectué, soit manuellement, soit automatiquement. Dans ce dernier cas, une commande numérique de tout type connu est avantageusement utilisée pour effectuer le déplacement relatif selon un programme déterminé. En fonctionnement, une variation de la pression de contact de la partie active 5 de l'outil d'abrasion contre la surface 8 provoque des irrégularités d'abrasion, qui entraient elles-mêmes des surfaces irrégulièrement finies ou usinées. Cette variation est détectée dans le circuit représenté par la résistance électrique entre les surfaces en contact 6 et 8 et se traduit par une chute de tension dans la résistance 12. Comme la résistance de contact augmente lorsque la pression d'application diminue, le courant provenant de la source 13 et traversant la résistance 12 est réduit et la chute de tension dans la résistance diminue. Inversement, si la pression de contact augmente, la résistance diminue, ce qui se traduit par une baisse de tension accrue dans la résistance 12. Le circuit de commande 11 répond aux variations de la chute de tension dans la résistance de détection 12 pour commander la vitesse de rotation du moteur 9.Une augmentation de la vitesse de rotation provoque une augmentation dans l'écartement vers l'extérieur à l'avant des pièces allongées en rotation 6, ce qui à son tour entraîne une pression d'application accrue contre la surface de contact 8 et vice versa, De cette manière, on assure une constance dans la pression d'abrasion entre la partie active 5 de l'outil et la surface 8, cette constance étant nécessaire pour obtenir un effet uniforme de "battage" ou de "claques", ce qui permet un enlèvement continu et stable de matière, un fini de surface uniforme sur toute la zone à usiner, la précision du fini et le rendement étant accrus. Au lieu de commander la vitesse de rotation du moteur 7, on peut commander son couple pour maintenir constante la pression de contact, de façon à augmenter et diminuer celle-ci respectivement par l'augmentation et la diminution du couple. De même, on peut mesurer le couple du moteur 7 pour détecter des variations de la pression de contact. En variante encore, on peut disposer un autre moyen de détection de pression, par exemple un élément piézo-électrique, à un endroit approprié de l'outil pour détecter la variation de la pression de contact et commander la vitesse de rotation ou le couple du moteur d'entraînement 7 de façon à maintenir constante la pression de contact. Bien que l'action d'abrasion des seules pièces allongées 6 de l'outil contre la surface 8 permette d'obtenir une abrasion satisfaisante, on peut prendre certaines dispositions auxiliaires pour améliorer encore les résultats d'usinage. Par exemple, on peut appliquer des particules de poussière abrasive dures sur les surfaces des pièces 6, ou, en variante, on peut les amener en suspension dans un fluide d'usinage arrivant dans la zone entre la partie active 5 et la pièce 8. A la place, ou en plus, de ces dispositions, on peut appliquer un courant d'usinage électrochimique entre la partie active 5 et la pièce à usiner 8 en présence d'un électrolyte de façon à effectuer l'enlèvement de matière en combinant la dissolution électrolytique et l'abrasion mécanique. On va maintenant décrire, à titre d'exemples, certaines réalisations de la présente invention. Pour traiter un corps coulé en alliages de nickel-manganèsefer et amener sa rugosité de surface de 25 uR max à 0,2 uR max, on utilise jusqu'à présent 35 pièces d'une meule constituée par 80% en volume de carbure de silicium, le reste étant en caoutchouc et l'opération durant environ 3 heures. Selon une réalisation de la présente invention, un élément d'outil, constitué par cinq pièces de cordes à piano de 30 mm de longueur et 0,8 mm de diamètre implantées de façon régulière le long d'un cercle de 5 mm de diamètre sur l'extrémité d'un fût tournant à 13 000 tours/mn, exige seulement 12 mn pour effectuer une opération de finition identique. En outre, un seul outil est capable de traiter cinq pièces similaires de produit fini. Dans ce cas, on peut amener des particules de poussière de diamant dans la zone des interfaces d'abrasion.A titre de comparaison encore, un outil de polissage classique du type balai, constitué par des fils métalliques (plus de 100) assemblés de façon très dense, comme on le voit sur la figure 2, exige une heure et demie pour effectuer une seule opération identique. La figure 4 montre diverses formes de la partie active 5 de l'outil, constituée par une multiplicité de pièces allongées, ayant plus ou moins la forme d'une pointe de "crayon" ou de "plume", l'ensemble formant un corps de révolution convergent vers l'avant. De façon spécifique, la partie 5 peut être un tronc de cône a, un cône pointu b, un cône à génératrice concave c, d, et une combinaison d'un cône et d'un cylindre e et f. Dans ces réalisations, le cercle "6a" sur la figure 1 dont font saillie les pièces 6 correspond pratiquement au diamètre de la partie 3 de la tête du fût. En conséquence, la longueur 1 de la partie active 5 peut avoir une valeur telle que 1/D est supérieur ou égal à une valeur comprise entre 0,5 et 1. Parmi les diverses formes de partie 5 représentées, on peut choisir la plus appropriée en fonction de la forme et de la dimension particulières de la surface à traiter. Si celle-ci a un évidement, l'élément pointu y accède aisément. Lors de la rotation de l'arbre 2, les extrémités libres respectives des pièces 6 sont forcées de s'écarter vers l'extérieur, comme il a été dit précédemment, pour venir en contact d'appui avec la paroi de l'évidement. Les figures 5a et 5b montrent des variantes de l'élément d'outil abrasif en forme de bec de plume, dans lesquelles les pièces allongées 26 formant collectivement le bec sont couplées ensemble à la pointe de la plume 261, chaque couplage formant une forme en V représentée spécifiquement sur les figures 6A à 6E. Dans la réalisation des figures 6A à 6Z, des pièces d'un seul tenant sont coudées en leur milieu et formées en l'une des formes représentées, et les pièces sont ensuite assemblées en faisceaux. Dans les autres réalisations, plusieurs pièces coudées 26 sont reliées ensemble à leurs pointes par soudage, brasage, etc. (figure 6D) ou sont simplement élastiquement amenées l'une contre l'autre (figure 6E). Ces ensembles avec un bec pointu ou convergent peuvent aisément accéder à une cavité, et conviennent particulièrement pour les opérations de l'art dentaire dans la bouche en satisfaisant aux exigences de sécurité. On doit ici noter que, lorsqu'on conçoit un outil selon l'invention pour un usage dentaire, les pièces allongées constituant l'élément de travail sont de préférence en acier inoxydable ou en laiton, corps résistant aux attaques d'un liquide de stérilisation. Les figures 7, 8 et 9 montrent une disposition dans laquelle plusieurs pièces allongées 6 peuvent être montées, de façon fixe ou amovible, sur le fût 2 d'un outil. Ici, la tête 3 du fût 2 comporte une cavité 31 coaxiale à l'arbre 4, la cavité étant de préférence conique vers sa partie supérieure. Un bouchon 32 est logé à l'intérieur de la cavité 31 et il comporte en son centre une ouverture 32a pour recevoir un boulon 33 étendant dans le corps de la tête 3, coaxialement avec elle. Le bouchon 32 comporte en outre des rainures axiales 32b, réparties de façon régulière sur sa périphérie et dont le nombre correspond au nombre de pièces 6 à monter. Les pièces 6 étant maintenues respectivement par les rainures 32b du bouchon 32 contre la paroi de la cavité conique 31, on visse le boulon 33 pour fixer les pièces 6 en place dans la tête 3. Les figures 10 et 11 montrent une variante de la partie active de l'outil 5, selon l'invention, par laquelle les pièces allongées 61 sont revêtues individuellement (figure 10) ou dans leur ensemble (figure 11) d'une résine naturelle ou synthétique. Ainsi conditionnées, les pièces 62 d'outil sont arrondies à leurs extrémités et cette disposition, comme celles représentées sur les figures 5 et 6, est particulièrement avantageuse, du point de vue de la sécurité, pour les usages dentaires où il existe un risque de blessure avec un outil pointu. La disposition de la partie 5, dans laquelle les pointes des pièces allongées-61 sont arrondies, peut également être incorporée dans les formes représentées sur la figure 13. Ainsi, chaque pointe des pièces individuelles 61 constituant la partie active 5 de l'outil peuvent être arrondies par usinage (a), par application d'un dépôt arrondi de métal, de caoutchouc, de plastique, de fer ou de céramique (b? ou par déformation (cl. Une structure support pour la partie active 5, représentée sur la figure 12, utilise un noyau 35 qui est logé à coulissement dans la cavité 31 formée dans la partie de tête 3 du fût 2 et monobloc avec l'arbre 4 ou solidaire de celui-ci Après avoir positionné les pièces d'outil 6 entre la paroi de la cavité 31 et le noyau 35, on applique un agent de collage ou de brasure 36 pour remplir les espaces à l'intérieur de la cavité 31 et on les laisse prendre pour unir fortement les pièces 6, le noyau 5 et la tête 3 afin de permettre la rotation de l'élément d'outil 5 fixé au fût 2.La fixation est aisément démontée lorsqu'on désire remplacer les pièces 6 La figure 14 montre une autre réalisation de l'outil d'abrasion selon l'invention; sur chaque pièce allongée 61, ou tout au moins sur une partie de ces pièces, par exemple des fils en acier inoxydable, des fils en matière plastique ou des fils de verre, qui sont raides et cependant élastiques, sont fixés sur leurs surfaces une multiplicité d'éléments durs ou abrasifs 64, espacés les uns des autres, par exemple des éléments en céramique. Les éléments 64 sont de préférence allongés et s'étendent axialement avec la pièce support élastique. Un outil comportant une partie active 5 ainsi réalisée est particulièrement avantageux pour former un outil dentaire.Comme dans les réalisations qui ont été déjà décrites, la partie active 5 porte des pièces allongées 61 solidement montées à égale distance l'une de l'autre sur un cercle 6a sur le support 3, comme on le voit en coupe sur les figures 15a, 15b et 15c, légèrement inclinées vers l'intérieur comme on le voit sur la figure 16a; lorsque l'arbre 4 tourne à une vitesse comprise entre 1000 et 20 000 tours par minute, ces pièces allongées se redressent élastiquement vers l'extérieur en direction de leurs pointes 66, comme on le voit sur la figure 16b, de façon à s'aligner pratiquement parallèlement avec l'axe de l'arbre 4 et de la tête 3. La figure 17 montre un dispositif pour préparer ou assembler automatiquement ou semi-automatiquement un outil d'abrasion à partir d'un arbre 4 et d'une multiplicité de pièces allongées 6, lequel dispositif fait partie de la présente invention. Ce dispo sitif utilise un gabarit 15 porté par une structure support (non représentée) ayant la forme cylindrique ouverte aux deux extrémités, dont le diamètre intérieur est choisi pour qu'il puisse recevoir l'extrémité 4a de l'arbre 4 et les extrémités respectives d'un nombre donné de pièces allongées 6 coincées entre l'extrémité d'arbre 4a et la face interne 15a du gabarit. Dans la disposition représentée, l'extrémité 4a d'arbre est introduite à partir de la gauche et les pièces allongées à partir de la droite, dans le gabarit.Une bague métallique 16 est disposée coaxialement à l'arbre 4 et son extrémité droite correspond à l'extrémité gauche du gabarit cylindrique 15. Cette bague forme éventuellement la tête de l'outil et a un diamètre intérieur sensiblement égal, ou légèrement supérieur, au diamètre intérieur du gabarit 15 pour recevoir les parties d'extrémité individuelles des pièces allongées 6 sortant du cylindre 15 dans un espace délimité entre sa face interne 16a et l'arbre 4. On voit sur la droite du dispositif une unité 17 d'alimentation en pièces allongées, comportant une multiplicité de tambours d'approvisionnement 17a, 17b et 17c pour amener individuellement des fils 6a, 6b et 6c, respectivement, à travers le gabarit 15 dans la bague 16, et chacun étant positionné entre la paroi intérieure 16a de la bague et l'arbre 4. Les fils peuvent être en une quelconque des matières décrites précédemment, par exemple acier inoxydable, corde à piano, acier doux ou alliage dur. Un couteau 18 est prévu sur le trajet des fils 6a, 6b et 6c entre l'unité d'alimentation 17 et le gabarit 15: ce couteau 18 peut être actionné sur une longueur prédéterminée d'avance des fils 6a, 6b et 6c depuis l'unité d'alimentation 17 pour les couper automatiquement de façon à obtenir un jeu de pièces allongées 6 en saillie uniformément de la bague 16 d'une longueur prédéterminée. Dans ce dispositif, la bague métallique 16 est couplée à une unité génératrice d'impulsions magnétiques 19 comportant un organe de concentration de champ annulaire 19a entourant coaxialement la bague 16 et dont la surface extérieure est entourée par un enroulement électromagnétique 19b. Ce dernier est excité, par l'intermédiaire d'un interrupteur de commande 19c, par une source de courant 19d comportant un condensateur qui, lorsque l'interrupteur 19c est fermé, envoie des impulsions de courant à travers l'enroulement 19b pour établir un champ magnétique ayant une densité élevée de flux. Ce champ à forte densité induit un courant dans la bague métallique 16 disposée dans le champ magnétique et l'interaction entre le champ magnétique et le courant induit dans la bague métallique 16 crée une impulsion sur la bague 16, ce qui la forme et la fait se rétreindre instantanément, ce qui bride ensemble la bague 16, les parties d'extrémité des pièces allongées 6 et l'arbre 4. La figure 18 montre un ensemble terminé. On doit noter que l'arbre 4 peut avoir l'une quelconque des formes représentées sur les figures 19a, 19b et 19c. Ce dispositif permet la fabrication en série d'outils d'abrasion 1 avec une grande précision et une excellente reproductibilité. Les figures 20 et 21 montrent un autre procédé pour préparer un outil d'abrasion 1 selon l'invention en utilisant un tube allongé 36, un arbre 34 et un tube de serrage 33 Dans cette réalisation, le tube allongé 36 présente une multiplicité de fentes axiales équidistantes 361 découpées sur une longueur donnée à partir d'une extrémité du tube. I1 résulte de la formation de ces dents une multiplicité de pièces allongées 362 équidistantes, disposées selon une couronne et s'étendant longitudinalement, tout en étant en saillie, parallèlement les unes aux autres, de façon uniforme depuis l'autre partie d'extrémité; cette autre partie d'extrémité forme un élément support et les pièces allongées qui sont fixées sur ce support peuvent servir d'élément de travail abrasif comme dans les réalisations précédentes, avec une fonction pratiquement identique.Après formation des dents 361, 362, la partie dentée du tube 36 peut être mécaniquement déformée de façon à converger vers l'avant et on introduit l'arbre 34 dans le tube usiné 36 depuis son extrémité non usinée: on introduit alors le tube de serrage 33 dans la partie non dentée du tube 36 pour le fixer solidement avec l'arbre 34 comme on le voit sur la figure 21. De façon avantageuse, la fixation entre l'arbre 34 et le tube 36 et également entre ce dernier et le tube de serrage 33 peut être effectuée à l'aide d'un adhésif, par exemple un agent de liaison du type phénolite ou du type époxyde, ou, en variante, par soudage ou brasage. La structure de l'élément actif 5 qui vient d'être décrit présente des avantages par comparaison avec l'utilisation de pièces allongées individuelles assemblées ensemble, en ce sens qu'elle permet une fabrication plus aisée et un travail avec une plus grande précision. La matière formant le tube 36 peut avantageusement être de l'acier inoxydable, de l'acier doux, de l'acier trempé, du cuivre, du laiton ou un alliage dur La figure 22 montre des modifications d'un tube 36 formé avec des fentes de diverses formes en coupe transversale pour réaliser les pièces allongées de section recherchée, a, b et c. La figure 23 montre d'autres réalisations de la présente invention, dans lesquelles une mince couche abrasive 64 est appliquée sur la pointe de chacune des pièces allongées 6 initialement séparées et montées ensemble ou des pièces allongées 36 procurées par la structure dentée. Cette structure dentée 361, 362, peut être réalisée de la même manière que celle qui a été décrite cidessus la couche abrasive peut contenir des particules abrasives de diamant, d'alumine, de nitrure de bore, d'oxyde de zirconium, de carbure de silicium, de carbure de tungstène, de carbure de titane, de carbure de tantale, etc., qui peuvent être liés ensemble par dépôt galvanique, frittage, soudage ou collage à l'adhésif. La figure 24 montre en coupe transversale un ensemble d'outils d'abrasion comportant un élément tubulaire 46 formé avec une structure allongée dentée 461, 462 a une extrémité et dans l'autre extrémité duquel est logé un arbre 466, chaque pointe des éléments allongés portant une couche abrasive 464 d'une composition décrite. Dans ce cas, la partie support du tube 46 est enfermée dans une enveloppe tubulaire 44, l'espace entre les deux étant rempli d'adhésif pour réunir l'enveloppe 44, le tube 46 et l'arbre. On obtient ainsi un outil d'abrasion rotatif dont le taux d'enlèvement de matière est accru, dont le rendement de finition est augmenté et dont les applications sont diverses. REVEN'DICATIONS 1. Outil d'abrasion ou de brunissage, caractérisé en ce qu'il comporte un fat rotatif et une multiplicité de pièces allongées solidaires de ce fflt de façon que chacune soit en saillie axiale pr rapport audit fAt et s'étendant pour former collectivement un corps de révolution convergent vers l'avant propre à tourner autour de l'axe dc ce faut, les génératrices de ce corps en rotation servant de surfaces d'abrasion ou dc surfaces de brunissage. 2. Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les pièces allongées sont en une sulstance choisie dans le groupe constitué par les matières suivantes : cordes à piano, aciers doux, acier trempé, acier à outil à grande vitesse, acier inoxydable, laiton, carbure de tungstène, carbure de titane, carbure de tantale, alliage de titane et de nickel, alliage de cuivre et de béryllium, fer, aluminium, nickel, tungstène, molybdène, cuivre, alliage de cuivre et d'étain, carbure de bore, alliage de fer et de chrome, matière plastique, graphite et verre. 3. Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le diamètre de chaque pièce allongée est compris entre 0,1 et 2 mm. 4. Outil selon la revendication 3, caractérisé en ce que le diamètre est compris entre 0,5 et 1 mm. 5. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que trois à vingt pièces allongées sont disposées selon un cercle. 6. Outil selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque pièce allongée est individuellement en saillie d'une longueur 1 du fAt et est disposée sur un cercle de diamètre D, de façon que le rapport 1/D soit au moins égal à 0,5 à 1. 7. Outil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le diamètre D est compris entre 2 et 8 mm. 8. Outil selon l'une quelcnnque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le fAt tourne à une vitesse comprise entre 500 et 50 000 tours par minute. 9. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le fût tourne à une vitesse comprise entre 500 et 20 000 tours par minute. 10. Outil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le fflt tourne à une vitesse comprisse entre 5 000 et 50 000 tours par minute. 11. Outil selon l'une quelconque des revendications précé dentes, earactérisé en ce que le fCt tourne à une vitesse suffisante pour que la vitesse périphérique du corps en rotation soit comprise entre 1 et 15 mètres par seconde. 12. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes1 caractérisé en ce que les pièces allongées ont une section transversale anguleuse. 13. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le fût est raccordé à un arbre d'entratnement d'un moteur,caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour détecter la pression de contact entre les pièces allongées en rotation et une pièce à usiner, et des moyens sensibles à ces moyens de détection pour commander le moteur de façon à maintenir pratiquement constante la pression de contact. 14. Outil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de détection comportent des moyens pour mesurer une résistance électrique entre les pièces allongées et la pièce à usiner. 15. Outil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de détection comportent des moyens de mesure du couple du moteur. 16. Outil selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que les moyens de commande sont propres à régler la vitesse de rotation du moteur. 17. Outil selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que les moyens de commande sont propres à régler le couple du moteur. 18. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les pièces allongées sont reliées ensemble à l'endroit où elles forment la pointe du corps de révolution. 19. Outil selon la revendication 18, caractérisé en ce que les pièces allongées sont des pièces séparées reliées ensemble à cette pointe. 20. Outil selon la revendication 18, caractérisé en ce que les pièces allongées sont des pièces d'un seul tenant séparées par un pliage à cette pointe. 21. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les pièces allongées sont montées de façon amovible sur le fût. 22. Outil selon la revendication 21, caractérisé en ce que le fût comporte une portion de tête pour tenir ensemble les pièces allongées et une portion d'arbre de plus petit diamètre, la portion de tête présentant une cavité et un bouchon vissable sur cette portion de tête à l'intérieur de la cavité pour maintenir de façon sare ces pièces allongées en position entre le bouchon et la paroi de la cavité. 23. Outil selon la revendication 22, caractérisé en ce que la cavité est conique vers son ouverture. 24. Outil selon la revendication 22 ou la revendication 23, caractérisé en ce que le bouchon présente sur sa périphérie des rainures axiales, chacune de ces dernières étant destinée à rececoir une des pièces allongées. 25. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque pièce allongée est revêtue d'une résine. 26. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pointe de chaque pièce allongée est arrondie. 27. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les pièces allongées sont au moins partiellement revêtues d'une substance dure. 28. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisé en ce qu'une multiplicité d'éléments d'une substance dure, espacés les uns des autres, sont fixés sur la surface d'au moins une partie des pièces allongées. 29. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisé en ce que les pièces allongées comportent une substance dure frittée dans une matrice métallique. 30. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisé en ce que les pièces allongées comportent un corps non métallique choisi dans le groupe contenant les corps suivants matière plastique, verre et graphite, et en ce que des particules d'une substance dure sont incorporées dans ce corps non métallique. 31. Outil selon l'une quelconque des revendications 27 à 30, caractérisé en ce que la substance dure est choisie dans le groupe contenant les corps suivants : diamant, nitrure de bore, céramique, carbure de silicium et carbures et oxydes métalliques. 32. Procédé pour fabriquer un outil d'abrasion ou de brunissage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on couple un tube métallique à un équipement générateur d'impulsions magnéti tiques, on introduit coaxialement un arbre dans le tube métallique dans une position axiale relative prédéterminée, on introduit une multiplicité de pièces allongées dans le tube métallique, avec leurs extrémités de fixation disposées à des endroits prédéterminés entre la face interne du tube métallique et la face externe de l'arbre, et leurs extrémités actives à l'extérieur du tube métallique, et on actionne l'équipement générateur d'impulsions magnétiques pour déformer le tube métallique vers l'intérieur, bridant ainsi ensemble le tube métallique, les extrémités de fixation des pièces allongées et l'arbre. 33. Procédé de fabrication d'un outil d'abrasion ou de brunissage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme un élément tubulaire avec une multiplicité de fentes axiales découpées dans une de ses extrémités sur une longueur prédéterminée et équidistantes les unes des autres pour former une multiplicité de pièces allongées constituant des éléments actifs en saillie,de façon uniforme, de l'autre extrémité de élément tubulaire et on relie cet élément tubulaire ainsi formé à un arbre et à une bague métallique de bridage de façon à les maintenir fermement dans la zone de l'autre extrémité. 34. Procédé selon la revendication 33, caractérisé en ce qu'on utilise un agent de liaison pour brider ensemble le tube métallique, la bague métallique et l'arbre. 35. Outil selon la revendication 27, caractérisé en ce que le revêtement est appliqué sur chaque pièce allongée sous forme d'une couche à sa pointe. 36. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisé en ce qu'au moins certaines des pièces allongées présentent, fixées à leur surface, une pluralité de plaquettes d'une substance dure espacées les unes des autres.