Cette invention se rapporte aux systèmes et appareils pour chauffer des huiles naturelles, synthétiques, végétales ou minérales et concerne plus particulièrement un procédé et un appareil de ce genre spécialement étudié pour que la chaleur puisse être 5 transférée à l'huile s'écoulant à travers un circuit de chauffage fermé » Il est "bien connu dans l'industrie qu'un nombre considérable d'huiles bien que constituant un milieu de transfert de chaleur efficace peuvent être soumises à une température mairi-mn-m sais 10 subir de dégradation. Ceci est spécialement vrai des huiles de pétrole et des huiles utilisables pour la cuisson c'est-à-dire dans les circonstances où l'on constate que, à condition que le transfert de chaleur à l'huile soit maintenu au-dessous d'un maximum prédéterminé, de nombreuses huiles constituent un milieu de 15 transfert de chaleur efficace sur une vaste gamme de températures Toutefois, si le transfert de chaleur est tel qu'il fasse monter la température de la totalité ou d'une partie quelconque de l'huile au-dessus d'une température maximum prédéterminée, le phénomène de craquage se produit et l'huile se dissocie. 20 Pour des raisons d'économie, il est parfois recommandé que l'huil^kssurant un transfert de chaleur dans un circuit de chauffage soit chauffée par un foyer à gaz ou à Suile0 Bien qu'un chauffage électrique ait été également proposé à cet effet, les frais d'exploitation sont généralement élevés„ Avec un chauffage 25 par l'huile ou le gaz, l'action d'une flamme directe ou le choc d'un gaz à température élevée contre les surfaces de chauffage avec lesquelles l'huile est en contact est difficile à éviter, et divers systèmes ont été imaginés en vue de donner la certitude que la température de la surface de transfert de la chaleur en 30 contact avec l'huile ne soit pas excessive. CIest ainsi, par exemple, que des circuits commandés par voie thermostatique ont été incorporés au système pour que si la température de l'huile devient trop élevée, la température des sources de chaleur soit réduite à coup sûr dans une mesure correspondante. Des pompes ani-35 mées d'une grande vitesse, des agitateurs et des chicanes peuvent être prévus dans le circuit du système pour assurer que la vitesse d'écoulement de l'huile est maintenue à un débit élevé et dans des conditions de turbulence, de telle sorte qu'il n'y ait pas de possibilité ou peu de risque que l'huile ne séjourne à un 40 point chaud possible dans le système. Même en prenant ces précau 71 47742 2 2120170 tions, il est possible cependant et il arrive pratiquement qu'un chauffage localisé indésirable de l'huile se produise, par exemple à un point chaud du circuit si le débit d'écoulement de l'huile est réduit sans permettre ton abaissement correspondant de la cj température de la source de chaleur. La production d'un pareil point chaud peut aboutir à une dégradation de l'huile comme indiqué ci-avant et en vue d'apporter une solution à ce problème, des équipements de sécurité ont été introduits dans le système de chauffage pour donner la certitude que la teaipérature de la 10 surface de transfert de la chaleur en contact avec l'huile ne soit pas excessive. La présence de ces équipements exige d'ailleurs l'emploi de dispositifs et de circuits de commande compliqués et la prévision de grandes capacités de pompage pour les débits d'écoulement élevés afin de produire une turbulence et un 15 réglage de l'écoulement du fluide, ce qui est complexe et se traduit généralement par un système de chauffage et d'éléments coûteux. Un but de la présente invention est de créer en vue de leur application à la technique intéressée un procédé et un ap-20 pareil de chauffage des huiles grâce auquel les inconvénients sus-mentioxmés inhérents aux systèmes proposés jusqu'à présent soient en principe évités, ce procédé et cet appareil de chauffage des huiles se présentant selon une construction relativement simple et se prêtant à une fabrication à un prix de revient rela-25 tivement bas. L'invention est matérialisée notamment dans un appareil de chauffage d'huiles comprenant une chambre à travers laquelle l'huile est destinée à s'écouler, un récipient fermé monté dans une paroi de cette chambre, ce récipient comportant une première 30 partie située intérieurement à la chambre et une seconde partie située extérieurement à elle et étant disposé de façon qu'une matière contenue dans le récipient puisse s'écouler depuis cette première partie jusqu'à cette seconde partie, un équipement de chauffage servant à élever la température de la seconde partie 35 du récipient, celui-ci contenant une matière de transfert de la chaleur choisie de manière à se vaporiser partiellement ou totalement dans le récipient fermé quand sa seconde partie est chauffée, de telle sorte que la vapeur transfère la chaleur à la première partie du récipient par laquelle la chambre at l'huile s'é-40 coulant à travers lui est destinée à être chauffée au moins à une 71 47742 3 2120170 température sensiblement compatible avec la température de la chaleur latente de vaporisation de la Matière de transfert de la chaleur dans les conditions de pression déterminées à l'intérieur du récipient fermé. 5 L'invention est également matérialisée dans un procédé de chauffage des huiles utilisant l'appareil de chauffage construit comme indiqué dans le paragraphe précédent, et suivant lequel la chambre de cet appareil fait partie d'un circuit fermé contenant l'huile à chauffer, une pompe de circulation étant branchée dans 10 ce circuit. Suivant une autre particularité de l'invention, celle-ci prévoit un procédé de chauffage «lune huile s'écoulant à travers une chambre et comportant le placement dans la chambre d'un récipient fermé contenant une matière de transfert de chaleur et 15 la disposition de ce récipient de telle sorte qu'une première partie de celui-ci soit placée intérieurement à l'écoulement de l'huile, tandis qu'une seconde partie de celui-ci est placée à une certaine distance de l'écoulement de l'huile, ces parties étant disposées de telle sorte que la matière de transfert de la 20 chaleur qui se trouve dans le récipient puisse s'écouler depuis sa première partie jusqu'à sa seconde partie, le procédé impliquant le chauffage de la seconde partie du récipient afin de vaporiser entièrement ou partiellement la matière de transfert de chaleur qui s'y trouve, de telle sorte que la vapeur trahsfère 25 la chaleur à la première partie de ce récipient et par conséquent à l'huile à une température au moins sensiblement compatible avec la température de la chaleur latente de vaporisation de la matière de transfert de chaleur dans les conditions de pression déterminées régnant à l'intérieur du récipient fermé0 30 La "matière de transfert de chaleur" qui est utilisée dans le récipient fermé peut être choisie parmi de nombreuses matières. Toutefois, en raison des limitations physiques, elle doit rationnellement être limitée à certaines matières offrant une facilité immédiate. De façon générale, la matière de transfert de chaleur 35 en question sera liquide, bien qu'une matière normalement solide puisse être utilisée à condition que, lorsqu'elle est chauffée, elle passe par la phase liquide pour se transformer en vapeur (ou même subisse la sublimation) pour autant qu'on ait la certitude qu'un chauffage cyclique et une cession de chaleur latente, une 40 condensation et (ou) une solidification et un réchauffage puis 71 47742 4 2120170 sent se produire. Une matière de transfert de chaleur gui convient ici est l'eau et, pour la commodité de la description, on supposera qu'il s'agit effectivement d'eau0 Mais on se rendra compte du fait que l'invention n'est aucunement limitée à l'uti-5 lisation d'eau comme matière de transfert de chaleur et que d'autres matières convenables peuvent trouver leur emploi ainsi que le comprendront les techniciens au courant de la technique en question et comprenant les caractéristiques de la présente invention,, 10 L'écoulement de l'huile à travers la chambre est étudié, de préférence, de manière à assurer son contact direct avec la surface externe de la première partie du récipient et à réaliser un transfert de chaleur efficace entre l'huile et cette première partie du récipient, celle-ci pouvant comporter des nervures ou 15 des ailettes externes afin d'augmenter la surface de contact ou la turbulence avec l'huile. Comme la seconde partie du récipient (laquelle seconde partie peut également être nervurée ou pourvue d'ailettes pour accroître le transfert de la chaleur) est chauffée, l'eau qui s'y trouve se vaporise et transfère la chaleur 20 vers la première partie du récipient et par conséquent à l'huile. Du fait que l'huile puise de la chaleur à la première partie du récipient, la vapeur qui s'y trouve est astreinte à se condenser et à retourner à la seconde partie du récipient où elle se trouve à nouveau chauffée. Quand la température de la seconde partie du 25 récipient est suffisamment augmentée par un chauffage continu, toute l'eau liquide qui est contenue se vaporise à une température compatible avec la vaporisation de l'eau dans les conditions de pression déterminées par le volume limité par le périmètre du récipient et le volume d'eau initialement déposé dedans. 30 Suivant le volume renfermé par le récipient clos et l'eau initialement déposée dedans, la température maximum qui peut être atteinte par la première partie du récipient est (avec l'exception indiquée ci-après) la température à laquelle la totalité de l'eau dans le récipient vient d'être vaporisée. Tandis que la 35 chaleur de vaporisation latente est puisée à la première partie du récipient, la vapeur se condense et l'eau s'écoule pour retourner à la seconde partie du récipient dans laquelle elle est réchauffée. De cette manière et à condition que le système de chauffage applique continuellement de la chaleur à la seconde 40 partie du récipient, les phases eau/vapeur dans le récipient 71 47742 5 2120170 l'obligent à agir sensiblement comme thermostat pour donner la certitude que la température appliquée à l'huile qui se trouve dans la chambre ne puisse (pour des applications pratiques) augmenter au delà d'un maximum prédéterminé. 5 Comme mentionné dans ce qui précède, cette température ma ximum prédéterminée dépend du volume du récipient et de la masse d'eau initialement déposée dedansCes proportions peuvent être modifiées selon les besoins pour changer la température maximum disponible dans la première partie du récipient, la température eri-10 tique de l'eau est approximativement de 371°C. Ceci est la limite supérieure d'une gamme de températures maximales prédéterminées qui peuvent être obtenues dans la première partie du récipient par l'utilisation de proportio: i différentes pour le volume d'eau et le volume délimité par le récipient, naturellement, si les ma-15 tières de transfert de la chaleur autres que-de l'eau sont utilisées dans le récipient, la limite supérieure dans la gamme des températures maximales prédéterminées qui peut être obtenue pour la première partie du récipient peut être modifiée suivant la température critique de ces autres matières de transfert de cha-20 leur. C'est ainsi, par exemple, que la température maximum à laquelle un type commun d'huile de transfert de chaleur peut être soumis sans provoquer de dégradations graves est de l'ordre de 350°C. En pareil cas, la nasse d'eau qui se trouve dans le récipient et le volume délimité par celui-ci peuvent être déterminés 25 de façon que la totalité de l'eau se vaporise exactement ou à peu près quand la pression régnant dans le récipient est compatible avec la température de la vapeur atteignant par exemple 330°Co On conçoit que la chaleur sera appliquée à la chambre et 20 à l'huile contenue dedans directement par l'intermédiaire de la matière constitutive du récipient par suite du phénomène de conduction se produisant depuis la seconde partie jusqu'à la première partie et également quand l'eau s'est entièrement vaporisée dans le récipient, par suite des courants de convexion dans 35 la vapeur. Toutefois ce transfert de chaleur par conduction et convexion peut être considéré comme négligeable (pour les applications pratiques) par comparaison avec la chaleur latente dégagée lorsque la vapeur se condense pour former de l'eau. Bien que le récipient et l'eau qui s'y trouve fassent of-4-0 fice de thermostat dans le système de chauffage d'huile quand 71 47742 6 2120170 l'eau s'est entièrement vaporisée, un dispositif auxiliaire à cour-mande thermostatique peut être prévu dans 1* appareil de telle sorte que quand l'huile ou la première partie du récipient atteint une température prédéterminée inférieure à la température maxi-^ mum qu'on peut obtenir quand l'eau s'est entièrement vaporisée (c'est-à-dire quand l'eau est partiellement vaporisée seulement) l'entrée de chaleur à partir de l'appareil de chauffage implique que la seconde partie du récipient est automatiquement commandée pour maintenir le système en équilibre, de telle sorte que la 10 vapeur d'eau est en principe continuellement dégagée et condensée à partir d'une masse d'eau se trouvant dans le récipient tandis que la seconde partie de celui-ci est maintenue sensiblement à une température constante„ Il est préférable que le récipient fermé affecte la forme 15 d'un ttftse cylindrique dont les extrémités sont obturées hermétiquement » Sous cette forme, le récipient fermé peut être appareillé à un tube de vapeur de "Perkins" qui a été utilisé jusqu'à présent en vue de son utilisation dans le système des fours de boulanger afin d'éviter que les gaz de carneau qui s'échappent et 20 qui résultent de la combustion d'un, combustible solide ne viennent en contact avec le produit en cours de panification ou de cuisson» Rationnellement, quand le récipient fermé est constitué effectivement par un tube cylindrique, il est monté de façon que son axe soit sensiblement vertical de telle sorte que la partie 25 supérieure de sa longueur pénètre dans, la chambre d'écoulement de l'huile en passant à travers une paroi de celle-ci et que la partie inférieure de sa longueur pénètre dans une chambre de chauffage. Celle-ci peut être placée à proximité ou à quelque distance de la chambre d'écoulement de l'huile et est munie d'un disposi-5) tif de chauffage convenable. A titre de variante, le tube peut être incliné par rapport à la verticale et peut même éventuellement être horizontal à condition que la vapeur, après que la condensation dans la première partie du tube, puisse s'écouler pour retourner à la seconde partie de celui-ci. 55 Le dispositif de chauffage peut assurer un échauffement direct ou indirect de la seconde partie du récipient. C'est ainsi, par exemple, qu'un mode de chauffage direct peut utiliser un serpentin ou un enroulement électrique, ou un chauffeur fonctionnant au gaz ou à l'huile placé à proximité de la seconde partie 40 du récipiento A titre de variante, une réalisation préférée de 71 47742 7 2120170 dispositif de chauffage indirect de la seconde partie du récipiect utilise un courant de gaz chaud qui s'écoule par-dessus cette seconde partie par suite de la combustion se produisant dans un "brûleur convenable (par exemple à partir d'un brûleur propane/air construit comme indiqué dans le brevet britannique N° 46.523/67)„ Usuellement^ un groupe de plusieurs récipient» fermés sera prévu dans la chambre d'écoulement de l'huile, et le courant de gaz chaud dont il a été parlé s'écoulera à travers une chambre de chauffage de l'appareil et assurera un équipement convenable d'é-chauffement simultané de la totalité des secondes parties du groupe de récipients. Un mode de réalisation de l'appareil tel que le prévoit l'invention est décrit ci-après, simplement à titre d'exemple d'ailleurs, en regard des dessins schématiques annexés dans lesquels : La fig. 1 est une vue en élévation latérale d'un appareil de chauffage d'huiles construit conformément à l'invention. La fig. 2 est une vue en plan de l'appareil visible dans la fig. 1. La fig. 3 est une vue en élévation latérale dessinée avec plus de détails de la chambre d'écoulement d'huile et des récipients fermés associés avec elle dans l'appareil que montre la fig. 1. La fig. 4 est une vue en plan de la chambre d'écoulement d'huile représentée dans la fig. 3 et montrant la disposition des récipients fermés. La fig. 5 est une vue en élévation d'extrémité de la chambre d'écoulement d'huile que montre la fig. 3» La fig. 6 est une vue en coupe de la chambre d'écoulement d'huile et des récipients fermés par la ligne A-A dans la fig. 3® La fig. 7 est une représentation schématique d'une réalisation simple de système de chauffage d'huile construit suivant l'invention, ce système comprenant l'appareil de chauffage d'huile que montre la fig. 1. L'appareil de chauffage d'huile représenté généralement dans les fig. 1 et 2 comprend une chambre 1 d'écoulement d'huile comportant une plaque de base 2® Celle-ci compartimente cette chambre d'écoulement d'huile à partir d'une chambre de chauffage 3 qui s'étend au-dessous de la chambre d'écoulement d'huile. La face inférieure de la ïl&que de base 2 dans la chambre 3 est 71 47742 8 2120170 pourvue d'un, garnissage (comme le sont les autres parois internes de la chambre de chauffage 3) constitué par une matière thermô-isolante (non représentée). La plaque de base 2 est disposée horizontalement et les chambres 1 et 3 sont rationnellement éta-5 blies en acier doux. Dans une paroi terminale 4 de la chambre de chauffage 3 se trouve un brûleur 5 alimenté par du gaz. La chambre de chauffage 3 va en diminuant graduellement de section de telle sorte que le volume délimité par elle se réduise en section droite depuis la paroi terminale 4 vers la paroi ter-10 minale 6 qui est disposée à l'opposé de la précédente. La chambre de chauffage 3 communique en un endroit voisin de la paroi terminale 6 avec un canal d'écoulement 7 Peœ lequel les gaz d'échappement chauds provenant du brûleur 5 passent en franchissant la chambre 1 d'écoulement de l'huile pour gagner un 15 carneau 8» La chambre 1 d'écoulement de l'huile comporte une admission d'huile 9 et une sortie d'huile 10 par lesquelles l'appareil de chauffage est couplé avec un système de chauffage d'huile, par exemple comme celui que représente la fig. 7» L'appareil de chauffage d'huile est logé à l'intérieur d'une chemise 2D (non représentée) constituée par une matière calorifuge. Le brûleur 5 fonctionne à l'aide d'un mélange de gaz propane et d'air qui est envoyé dans une tubulure de sortie à section relativement grande depuis le brûleur placé dans la chambre de chauffage 3<> Ce brûleur est constitué par une matrice en 25 matière céramique fibreuse à travers laquelle l'air et le gaz propane passent pour constituer un mélange intime qui est enflammé dans la tubulure de sortie en question. La tubulure de sortie relativement grande du brûleur donne la certitude que bien que la pression du mélange de gaz dans cette tubulure puisse être faible 30 et qu'une petite flamme soit produite en cet endroit, la production de chaleur fournie par le brûleur peut être considérable. Bien que du gaz propane doive être adopté de préférence en vue de son utilisation avec le brûleur étant donné qu'il permet d'obtenir une flamme relativement propre, d'autres gaz combustibles 35 peuvent trouver leur emploi ici,,' La plaque de base 2 porte un groupe de récipients étan-ches fermés qui s'étendent transversalement à elle pour faire saillie partiellement dans la chambre d'écoulement 1 et partiellement dans la chambre de chauffage 3» Ces récipients fermés 40 sont décrits ei-après, en particulier en regard des fig. 3 à 6. 71 47742 9 2120170 Chacun de ces récipients fermés comprend un tube de forme cylindrique 11 constitué par de l'acier à faible teneur en carbone qui est fermé hermétiquement à ses extrémités par des bouchons 12 également établis en acier à faible teneur en carbone soudés 5 au tube. Chaque tube 11 est monté dans une ouverture complémentaire de la plaque de base 2 et est soudé à elle,de façon à s'étendre perpendiculairement à cette plaque de base sans comporter de parties supérieures débordant dans la chambre 1 d'écoulement de l'huile, et une partie inférieure engagée dans la cham-10 bre de chauffage 3. L'appareil de chauffage comprend plusieurs récipients fermés constitués par les tubes étanches 11 qui sont disposés avec un certain écartement au-dessus de la surface de la plaque de base 2„ Dans la présente construction, quatre-vingt onze de ces 15 récipients fermés sont prévus. Toutefois, pour la commodité de l'illustration, tous les tubes étanches 11 ont été représentés dans les dessins (bien que leur emplacement soit indiqué par les croix dans la fig. 4 et le groupage de lignes centrales verticales disposées entre les deux tubes représentés dans la fig. 3). 20 Avant leur étanchéisation, chacun de ces tubes 11 est chargé d'un volume d'eau 13 prédéterminé. Dans la présente réalisation, chacun des tubes étanches 11 enveloppe un volume semblable et chaque tube est chargé d'un volume d'eau similaire. Bien qu'il puisse s'avérer inutile quand on utilise de l'eau com-25 me matière de transfert de la chaleur, il peut être désirable pour certaines autres matières de transfert de la chaleur de charger et d'étanchéiser les tubes 11 sous vide. Comme mentionné dans ce qui précède, le brûleur 5 produit une petite flamme et est placé de façon qu'il n'y ait pas heurt 30 de cette flamme contre les tubes 11. Les parties inférieures des tubes étanches sont chauffées par les gaz d'échappement qui s'échappent du brûleur 5. La chambre 1 d'écoulement de l'huile comporte son admission 9 et sa sortie 10 couplées à un système de chauffage de 35 fluide qui, dans le mode de réalisation que montre la fig. 7» comprend un circuit fermé simple rempli d'huile pourvu d'une pompe de circulation 100 par laquelle l'huile est envoyée à travers la chambre d'écoulement 1 et ensuite à travers une chambre de transfert de chaleur 101 avant de regagner la chambre d'écoule-40 ment 1. La chambre 101 de transfert de la chaleur comprend un 71 47742 10 2120170 appareil ou organe désiré devant être chauffé, par exemple une presse, un four, un réacteur ou un bain. Le système est pourvu d'un réservoir d'huile 102 à partir duquel il est rempli (toutes les pertes qui peuvent être dues à des fuites étant compensées) 5 au moyen d'un conduit de branchement 103 partant du circuit fermé. L'huile est chauffée grâce à son passage à travers la chambre 1 et contre les parties supérieures des tubes étanchéisées 11 (comme ceci sera décrit ci-après) et afin de faciliter l'écoulement croisé de l'huile dans la chambre d'écoulement 1, des pla-10 ques 14 formant chicanes sont prévues dans cette chambre (voir la fig. 4)» On considérera maintenant le fonctionnement de l'appareil de chauffage en supposant que de l'huile passe à travers la chambre d'écoulement 1„ Lorsque les parties Inférieures des tubes 15 étanchéisés 11 sont chauffées par les gaz d'échappement provenant du brûleur 5, l'eau 13 se vaporise. La vapeur d'eau pénètre dans la partie supérieure des tubes étanches et sa chaleur de vaporisation latente est cédée à l'huile plus froide qui se trouve dans la chambre d'écoulement 1, ce qui fait que la vapeur 20 d'eau se condense et reflue dans les parties inférieures des tubes étanches. Au fur et à mesure que la température des parties inférieures des tubes étanches 11 augmente, et que la vapeur se vaporise, la pression régnant dans ces tubes 11 augmente. La température à laquelle l'eau se vaporise augmente donc dans une 25 mesure correspondante. Toutefois, tandis que cette vapeur d'eau se dégage à des températures allant toujours en augmentant à partir de l'eau 13, la chaleur de vaporisation latente est transférée à l'huile et ce processus se continue aussi longtemps qu'il y a de l'eau dans les tubes étanches. Quand la totalité de l'eau 30 qui se trouve dans ces tubes s'est vaporisée, on conçoit que si la température de l'huile n'a pas atteint la température à laquelle l'eau est vaporisée, dans les conditions de pression déterminées par le volume délimité par chaque tube étanche 11 et la masse ou volume d'eau qui a'y trouve, la vapeur d'eau se trouve 35 condensée et à nouveau vaporisée continuellement pour céder sa chaleur de vaporisation latente jusqu'à ce que la température de l'huile atteigne celle de la vapeur d'eau et qu'une condition d'équilibre soit atteinte. Quand une pareille condition d'équilibre se produit, chaque tube étanche et l'eau enfermée dedans consti-40 tuent effectivement un theràostat qui agit de façon à maintenir 71 47742 n 2120170 l'huile à une température à laquelle la totalité de l'eau contenue dans le tube étanche se vaporise. Il en résulte qu'en chargeant chacun des tubes étanches à l'aide d'un volume d'eau prédéterminé pour un volume donné renfermé par le tube étanche, la tem— 5 pérature maximale à laquelle l'huile peut être chauffée peut être déterminée 0 Le type d'huile utilisé dans les systèmes de chauffage classiques peut subir une dégradation et un craquage à des températures de l'ordre de 350°C, de sorte que le volume renfermé 10 dans les tubes étanches et le volume d'eau qui s'y trouve peuvent être calculés de façon que la totalité de l'eau se vaporise dans des conditions de pression compatibles avec une température égale, par exemple, à 330°C, en ménageant ainsi une marge de sécurité pour le chauffage de l'huile. Dans la pratique, on peut consta-15 ter que la chaleur transférée à l'huile par suite de la conduction se produisant à travers la matière constitutive du tube à partir de la chambre de chauffage 3 vers la chambre d'écoulement 1 et du fait de la convexion se produisant à travers la vapeur d'eau est négligeable par comparaison avec la chaleur transférée par 23 l'huile par suite de la chaleur latente qui se dégage pendant la condensation de la vapeur d'eau. En chargeant les tubes étanches à l'aide de volumes différents d'eau, on conçoit que la température maximale à laquelle l'huile peut être soumise peut être prédéterminée dans une valeur s'étendant approximativement depuis 25 100°C (ou aur-aessous si les tubes sont chargés sous vide) jusqu'à ■une température légèrement inférieure à la température critique de l'eau (qui est approximativement égale à 371 °C)„ Naturellement^ cette gamme de valeurs peut être modifiée en choiàssant une matière de transfert de chaleur autre que l'eau. 30 La particularité la plus avantageuse de l'appareil de chauf fage d'huile décrit dans ce qui précède et représenté par les dessins, c'est que les tubes étanches 11 et l'eau qui s'y trouve ©onstituent effectivement un thermostat qui donne la certitude que l'huile qui se trouve dans la chambre d'écoulement 1 peut 35 être chauffée jusqu'à et maintenue à une température inférieure à sa température de dégradation. Grâce à cette disposition, même si l'écoulement d'huile à travers le circuit cesse, de l'huile statique qui se trouve dans la chambre d'écoulement 1 en contact direct avec les parties supérieures des tubes étanches n'est 40 pas portée à une température à laquelle elle subisse le craquageo 71 47742 12 2120170 Pour tin système de chauffage d'huile du type sus-déêrit en regard de la fig. 7* il peut ne pas être toutefois nécessaire que la température de l'huile soit portée à la température maximum du système (qui est prédéterminée par la température à laquelle la 5 totalité de l'eau qui se trouve dans les tubes étanches s'est vaporisée). Compte tenu de ces faits, un dispositif thermostatique 105 peut être incorporé au circuit d'écoulement de l'huile adjacent à la sortie 10. Le dispositif 105 fait partie d'un système 106 de commande de l'appareil qui comporte également un distri-10 buteur 107» Celui-ci commande l'écoulement du gaz vers le brûleur 5. Le dispositif 106 de commande du chauffage fonctionne de telle sorte que quand l'huile atteint une température prédéterminée (inférieure à son maximum) telle qu'elle est détectée par le dispositif thermostatique 105, le distributeur soit astreint à se 15 fermer partiellement et à réduire l'écoulement du gaz vers le brûleur 5. L'application de chaleur venant du brûleur à la chambre de chauffage est par là même réduite automatiquement pour maintenir un état d'équilibre auquel la chaleur latente cédée par la vapeur d'eau se condensant est tout juste suffisante pour 20 maintenir l'huile à sa température prédéterminée. De cette façon, l'eau est toujours présente dans les tubes étanches 11 bien qu'une partie de leur volume soit continuellement vaporisée et condensée. Des exemples spécifiques de matières de transfert de la 25 chaleur autres que l'eau qu'on estime convenables en vue de leur utilisation dans les tubes étanches 11 sont les suivantes un alliage de sodium et de potassium, du sodium, du soufre, du mercure et des matières fluorocarbonées telles que le dichlorofluoro-méthane, le trichloromonofluorométhane, le trichlorotrifluoroéthane « 30 Dans un exemple particulier de ce qui vient d'être décrit et représenté à titre d'exemple de réalisation, chaque récipient fermé comprenant un tube 11 mesure un diamètre externe représentant approximativement 3,375 ®m un diamètre interne égal approximativement à 2,125 mm et une longueur axiale interne représentant approximativement 256,25 mm. Chaque récipient de ce genre contient environ 5 ml d'eau et est monté dans la plaque de base 1 de fa-35 çon qu'il s'étende approximativement sur 162,5 111311 cLaas la chambre 1 d'écoulement de l'huile et approximativement sur 9»375 111111 dans la chambre de chauffage 3» Ces récipients conviennent, ainsi que les expériences ont permis de le constater,pour chauffer de l'huile jusqu'à mie température approximative de 34-0°C0 Les modalités de mise en oeuvre du procédé et les détails de réalisation de l'appareil peuvent être modifiés, sans s'écar-40 ter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. 71 47742 13 2120170 HETÏHICilIOlIS 1. Procédé pour chauffer des huiles s*écoulant à travers une chambre et caractérisé en ce qu'on place dans la chambre un récipient fermé contenant une matière de transfert de chaleur en 5 assurant la disposition de ce récipient de telle sorte qu'une première partie de câai-ci soit placée intérieurement au circuit d'écoulement de l'huile et qu'une seconde partie de ce récipient soit placée à quelque distance de ce circuit, ces parties étant disposées de telle sorte que la matière de transfert de chaleur 10 Qui se trouve dans le récipient puisse s'écouler depuis la première partie jusqu'à la seconde partie de celui-ci, puis on chauffe la seconde partie du récipient pour vaporiser totalement ou partiellement la matière de transfert de chaleur qui s'y trouve de telle sorte que la vapeur transfère de la chaleur à la premiè-15 re partie du récipient et par là même à l'huile à une température au moins sensiblement compatible avec la température de la chaleur de vaporisation latente de la matière de transfert de chaleur dans les conditions de pression déterminées à l'intérieur du récipient fermé. 2 0 2. Appareil pour chauffer des huiles caractérisé en ce qu'il comprend une chambre à travers laquelle s'écoule l'huile, un récipient fermé monté dans une paroi de cette chambre, ce récipient comportant une première partie placée intérieurement à la chambre et une seconde partie placée extérieurement à elle 25 et étant disposé de telle sorte que la matière contenue dans le récipient puisse s'écouler depuis cette première partie jusqu'à cette seconde partie, un équipement de chauffage servant à chauffer la seconde partie du récipient, celui-ci contenant une matière de transfert de la chaleur choisie de manière à se vaporiser 50 totalement ou partiellement dans le récipient fermé quand la seconde partie de celui-ci Bst chauffée, de telle sorte que la vapeur transfère de la chaleur à la première partie du récipient par laquelle la chambre et l'huile s'écoulant à travers elle est destinée à être chauffée à une température au moins sensiblement 35 compatible avec la température de la chaleur de vaporisation latente de la matière de transfert de la chaleur dans les conditions de pression déterminées à 11 intérieur du récipient fermé. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que plusieurs récipients fermés de ce genre sont prévus, ces ré-40 cipients étant placés suivant un certain espacement, chacun 71 47742 14 2120170 comportant sa première partie placée à l'intérieur de la chambre à travers laquelle l'huile doit s'écouler et sa seconde partie placée extérieurement à cette chambre pour être chauffée par l'équipement de chauffage. 5 4-, Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3» caractérisé en ce que le récipient ou chaque récipient est constitué par un tube dont les extrémités sont fermées hermétiquement . 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce 10 que le tube ou chaque tube est cylindrique et est monté dans l'appareil de façon que son axe soit sensiblement vertical. 6. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'équipement de chauffage assure un échauffement direct de la seconde partie du récipient ou de cha-que récipient. 7o Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'équipement de chauffage comprend un enroulement chauffé é-lectriquement ou bien un dispositif fonctionnant par le gaz ou une huile brûlant dedans placé à proximité de la seconde partie 20 du récipient ou de chaque récipient. 80 Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 a 5, caractérisé en ce que l'équipement de chauffage assure tin échauffement indirect de la seconde partie du récipient ou de chaque récipient. 25 9. Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'équipement de chauffage est étudié de manière à fournir un courant de gaz chaud qui s'écoule au-dessus du récipient ou de chaque récipient afiijâ.* échauffer la seconde partie ou les secondes parties de celui-ci. 30 10. Appareil suivant la revendication 9» caractérisé en ce que le courant de gaz chaud est fourni par les gaz d'échappement provenant d'un brûleur alimenté par du gaz. 11. Appareil suivant 1'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que plusieurs semblables récipients 35 sont prévus et en ce que leurs secondes parties sont placées dans une chambre de chauffage traversée par le courant de gaz chaud. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que cette chambre de chauffage va an diminuant graduellement de section suivant le trajet que doit parcourir le courant de 40 gaz chaud, cette diminution graduelle de la section étant calculée 71 47742 15 2120170 de telle sorte que la section droite de la chambre de chauffage à l'extrémité d'amont de l'écoulement de gaz chaud soit supérieure à la section droite de la chambre de chauffage à son extrémité d'aval de cet écoulement de gaz chaud. 5 13« Appareil suivant l'une quelconque des revendications 10, 11 et 12, caractérisé en ce que le brûleur alimenté par un "gaz est monté dans une paroi latérale de la chambre de chauffage» 14o Appareil suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que la chambre de chauffage est pla-10 cée au-dessous de la chambre à travers laquelle s'écoule l'huile, ces chambres étant compartimentées par une plaque de base, les récipients étant supportés par cette plaque de base pour s'étendre à travers elle en pénétrant partiellement dans chaque chambra 15. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 15 2 à 14, caractérisé en ce que la chambre à travers laquelle s'écoule l'huile est munie de chicanes pour faciliter l'écoulement croisé ou la turbulence de l'huile lorsqu'elle traverse cette chambre. 160 Appareil suivant 1'une quelconque des revendications 20 précédentes, caractérisé en ce que l'huile qui s'écoule à travers cette chambre vient en contact avec la première partie du récipient ou de chaque récipient précité. 17. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 16, caractérisé en ce que le récipient ou chaque récipient 23 est chargé de sa matière de transfert de chaleur à une pression inférieure à la pression atmosphérique. 18o Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 17, caractérisé en ce que cette matière de transfert de la chaleur est de l'eau. 30 19. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 17, caractérisé en ce que la matière de transfert de la chaleur est choisie parmi le groupe comprenant un alliage de sodium, et de potassium, du sodium, du soufre, du mercure et un fluoro-carbone. 35 20. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 19, caractérisé en ce qu'un dispositif à commande thermostatique est prévu pour réagir à la température de l'huile, ce dispositif étant couplé de manière à commander le système de chauffage, de façon que quand l'huile a atteint une température pré-40 déterminée inférieure à la température maximum que peut atteindre 71 47742 16 2120170 l'appareil de chauffage, le dispositif à commande thermostatique réagisse de façon à influer sur l'application de chaleur par le dispositif de chauffage sur la seconde portion du récipient ou de chaque récipient par lequel l'huile peut être maintenue sensi-5 blement constante à ces températures prédéterminées. 21 » Système de chauffage d'huile comportant un appareil suivant l'âne quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sa chambre à travers laquelle s'écoule l'huile fait partie d'un circuit fermé contenant l'huile à chauffer et 10 une pompe de circulation branchée dans ce circuit.