-1- 2053102 La présente invention concerne une fixation de talon de sécurité pour skis, dans laquelle une pièce de pression dirigée obliquement vers le bas et vers l'avant exerce une pression, avec tension élastique, sur le bord postérieur du talon de la 5 chaussure ou d'une ferrure de talon et effectue, lors de l'obtention d'une charge limite encore admissible, dans le plan longitudinal vertical du ski,un mouvement angulaire vers le haut contre la tension élastique, mouvement au cours duquel le talon se détache de la pièce de pression après un trajet de dé-10 gageaient déterminé. Dans une attache connue de ce type, la pièce de pression, dirigée obliquement vers le bas et vers l'avant, est articulée à l'extrémité antérieure d'une pièce,de guidage qui est elle-même montée,de façon à osciller dans le plan de symétrie longi--55 tudinal vertical du ski, sur un support émergeant vers le haut d'une plaque de base fixée au ski. La tension élastique, qui appuie la pièce de pression sur une ferrure de talon fixée à l'arrière du talon, est produite par un jeu de ressorts fixés en bas de la plaque de base et, en haut, à un levier de comman-20 cLe monté vers le milieu de la pièce de guidage et dirigé de ce point vers le haut. Le levier sélectif est oscillant dans le même plan que la pièce de guidage et la pièce de pression, en fait entre une position extrême antérieure, dans laquelle le plan des lignes d'action des ressorts qui l'attaquent se trouve 25 devant l'axe d'articulation reliant le levier-à la pièce de guidage, et une position extrême postérieure, dans laquelle ce plan se trouve derrière ledit axe d'articulation. La position extrême antérieure du levier de commande est la position de descente, dans laquelle le moment de rotation des forces de 30 traction des ressorts par rapport à la pièce de guidage et, par suite, également la force avec laquelle la pièce de pression appuie la ferrure de talon vers le bas, sont grands. Lorsque la charge limite encore admissible est atteinte, le levier de commande saute dans sa position extrême postérieure; dans cette 35 pssition, l'attache connue permet un mouvement considérable du talon vers le haut et est, par suite, appropriée pour l'ascension avec des peaux de phoque et pour le ski de fond. Bien que, dans cette position du levier, la charge limite soit atteinte, 70 27193 -2- 2053102 la pièce de pression tourne,contre la résistance d'un ressort supplémentaire qui y est fixé, suffisamment vers le haut pour que la ferrure de talon s'en détache. Dans une autre fixation connue de ce type, la pièce de 3 pression est l'une des branches faisant saillie vers l'avant d'un levier coudé oscillant autour d'un axe horizontal,transversal par rapport à la direction longitudinale du ski. la seconde branche du levier coudé faisant saillie vers le haut est tubu-laire et renferme un piston et un ressort qui s'appuie sur un 10 bouchon à l'extrémité supérieure de cette branche tubulaire et appuie le piston contre un aplatissement de l'axe d'oscillation. Le moment de rotation du ressort par rapport à l'axe d'oscillation du levier coudé et, par suite, aussi la force avec laquelle la pièce de pression agit sur le talon, dépendent, pour une tension initiale donnée du ressort, de la largeur de l'aplatissement de l'axe d'oscillation. Four que l'aplatissement soit suffisamment large, les diamètres de l'axe d'oscillation et du piston doivent être relativement grands ; le diamètre de la branche tubulaire du levier coudé est, de façon correspondante, assez 2o grand. Les deux fixations de ce type que l'on vient de décrire ont. fait leurs preuves dans la pratique, mais présentent une hauteur de construction considérable, lorsque leurs dimensions sont telles que, dans l'intérêt de la sécurité du skieur, ils puis-25 sent recevoir une énergie de choc déterminée, ce pour quoi l'on doit disposer d'une trajectoire de ressort jusqu'à la libération du talon à partir de la position de départ qui ne soit pas trop petite. En outre, les frais de fabrication des deux fixations décrites sont considérables; dans la première fixation à cause 30 âu nombre des pièces constitutives et, dans la deuxième, à cause de la précision que l'on exige de ces pièces. Ces frais sont, en tout cas, justifiés dans la première fixation par la possibilité de les utiliser également pour la montée et le ski de fond; mais c'est une possibilité qu'un grand nombre de skieurs n'uti-33 lisent pas. L'invention vise fondamentalement à réaliser une fixation de talon de sécurité pour skis pour la descente particulièrement simple, légère et non sensible à l'usure. On résoud ce 70 27193 -3- 2053102 problème, selon l'invention, grâce à une fixation du type décrit ci-dessus, caractérisée en ce que la pièce de pression est reliée, en haut, à la branche supérieure d'un ressort à laines en 0 fixé par sa branche inférieure à une plaque de base, 5 ou bien directement au ski, fermé vers l'extrémité du ski. Le ressort à lames conforme à l'invention présente, par rapport au montage de la pièce de guidage connu, l'avantage d'être, déjà pour une faible épaisseur, très résistant contre les forces latérales qui doivent être transmises du talon au 10 ski, en particulier lorsque l'on parcourt des pentes glacées. La largeur du ressort à lames peut être dimensionnée en tout point de façon que l'on obtienne la caractéristique élastique souhaitée;- par exemple, le ressort à lame peut être relativement large dans Isa partie postérieure extrême, où il présente 15 sa courbure la plus forte, et s'amincir de là à l'extrémité libre de la branche supérieure. La fixation conforme à l'invention a un poids particulièrement faible et peut être fabriquée particulièrement facilement, lorsque la pièce de pression est un prolongement de la branche 20 du ressort à lames faisant une seule pièce avec lui. Selon une autre mode de réalisation de l'attache de l'invention, la pièce de pression est reliée par une articulation avec l'extrémité libre de la branche supérieure du ressort à lames. On peut choisir le ressort à lames, de façon que la ten-25 sion qu'il produit, par laquelle la pièce de pression exerce une pression sur le bord postérieur du talon ou d'une ferrure de talon, puisse n'être pas dangereuse même pour des skieurs particulièrement fragiles, en particulier des enfants, lors d'une chute. Pour les skieurs dont le comportement exige une tension 30 préalable plus- importante et dont la constitution physique permet également cette tension, la tension préalable peut, selon une autre caractéristique de l'invention, être réglée, en prévoyant que les deux branches du ressort à lames soient reliés sur le côté ouvert par au moins un ressort de traction. Selon 35 la robustesse du skieur, les ressorts de traction peuvent avoir une épaisseur et/ou un diamètre différents, car la mâchoire ouverte du ressort à lames offre suffisamment de place pour loger un tel ressort. Lorsque la pièce de pression est reliée par 70 27193 -4-- 2053102 une articulation à la branche supérieure du ressort à lames, on peut, accrocher un ressort de traction à chacune des deux extrémités de l'axe de l'articulation. La surface, par laquelle la pièce de pression exerce une 5 pression sur le talon ou la ferrure de talon peut être une surface plane sensiblement horizontale en position de fonctionnement. Lorsque l'on veut détacher le ski fixé à la chaussure par la fixation conforme à l'invention, il est par suite facilement possible de pousser à la main la pièce de pression vers l'arriè-10 re suffisamment loin pour qu'elle glisse du talon ou de la ferrure, ce qui libère la chaussure de la fixation. Il est cependant encore plus simple de détacher le ski dans une autre forme de réalisation préférée de la fixation conforme à l'invention, dans laquelle l'extrémité libre de la branche supérieure du 15 ressort à lames est enroulée vers le bas autour de l'axe d'articulation et présente une fente longitudinale recevant la pièce de pression, et constituant à son extrémité postérieure un point d'attaque pour la pointe d'un bâton de ski que l'on peut appuyer de derrière contre une saillie émergeant vers le haut 20 au-delà de l'articulation, pour détacher son extrémité inférieure du talon ou de la ferrure. Dans ce mode de réalisation, le skieur n'a même pas à se baisser pour détacher le ski, car selon une conformation appropriée du ressort à lames, sa branche supérieure est suffisamment large pour que l'extrémité posté-25 rieure de la fente, dans laquelle est reçue la pièce de pression, puisse être suffisamment étendue pour constituer un point d'attaque facilement accessible pour la pointe d'un bâton de ski. Le moment de rotation par rapport à l'axe d'oscillation de la pièce de pression qui se trouve plus bas que ce point d'atta-50 Q^e, nécessaire pour détacher le ski, peut être facilement produit si l'on pousse le bâter!, de ski légèrement vers l'avant en haut à sa poignée. Gomme la pièce de pression doit, après détachement, s'appuyer sur le talon ou la ferrure avec une certaine tension 55 préalable, la mâchoire du ressort à lames en 0 doit s'élargir quelque peu lorsqu'on détache le ski. On peut y parvenir, par exemple, en attrapant la branche supérieure du ressort à lames conformée pour constituer une prise et la tirant un peu vers le 70 27193 -5- 2053102 haut; on peut également prévoir, sur cette branche ou à l'extrémité supérieure de la pièce de pression, une poignée qui permet de serrer la fixation. ïr ur que l'extrémité inférieure de la pièce de pression oaute d'elle-même vers l'avant, dès que la > hauteur nécessaire a été atteinte, aussi loin qu'il est nécessaire pour enfoncer le talon ou la ferrure, on peut fixer sur la face inférieure de la branche supérieure du ressort à lames un ressort à lames plus petit poussant en avant la pièce de pression. Lorsque la pièce de pression forme une seule pièce avec 10 le ressort à lames en C, il se produit le même effet même sans ressort à lames, supplémentaire. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, on peut constituer sur la branche inférieure du ressort à lames en C un palier dans lequel est logé un levier à deux bras oscillant 15 dans un plan longitudinal vertical, dont le bras postérieur émerge à l'extérieur par un évidement formé dans le ressort à lames et doit être poussé vers le bas avec la pointe d'un bâton de ski, et dont le bras antérieur, de préférence nettement plus court, prend appui sous l'extrémité inférieure de la pièce de 20 pression poussée vers l'arrière par le talon lorsqu'on pose la chaussure sur le ski et, lorsqu'on fait descendre le bras arrière du levier, soulève cette pièce dans une position à partir de laquelle la pièce de pression parvient automatiquement dans sa position de fonctionnement sous l'action de la force élastique 25 qui la pousse vers l'avant. Dans l'attache conforme à l'invention, l'axe du mouvement angulaire, qu'axécute la pièce de pression pendant le processus de détachement, n'est pas défini avec précision. Même lorsque la pièce de pression est reliée, par une articulation, avec le 30 ressort à lames en C, ladite pièce de pression ne tourne pas seulement autour de l'axe de cette articulation; le mouvement angulaire d'ensemble de la pièce de pression comporte également en effet une composante qui résulte de l'élargissement élastique du ressort à lames en C. ±m moins la totalité de la branche 35 supérieure et la zone médiane du ressort à lames en C participent cependant à ce mouvement élastique. Pour être sûr, indépendamment de la trajectoire que décrit l'extrémité antérieure de la branche supérieure du ressort à lames, donc le point 70 27193 -6- 2053102 auquel part la pièce de pression, lors de l'élargissement élastique, que le talon ou la ferrure de talon se détache toujours de la pièce de pression dans un trajet de détachement déterminé, il convient de prévoir, selon une autre caractéristique de l'in-5 vention, que la pièce de pression présente, sous un épaulement s'appuyant sur le "bord postérieur du talon ou de la ferrure, un nez qui, lorsque le talon se déplace vers le haut lorsque la charge limite admissible est atteinte, descende sur la paroi postérieure du talon ou de la ferrure de talon et le détache 10 de 1'épaulement après un trajet de détachement déterminé. Pour que la pièce de pression soit déchargée des forces de guidage latérales et pour être sûr que la chaussure soit toujours posée au milieu du ski lorsqu'on le chausse, on peut prévoir, selon une autre caractéristique de l'invention, que l'extrémité antérieure de la branche inférieure du ressort à lames en G soit recourbée vers le haut et forme, d'une façon connue en soi, une fourche à deux dents, qui reçoivent entre elles la ferrure de talon et l'extrémité inférieure de la pièce de pression. La description détaillée qui va suivre, et les dessins an-2o nexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins annexés : - la figure 1 est une vue latérale d'une fixation selon l'invention qui maintient sur un ski le talon d'une chaussure 25 de ski ; - la figure 2 est une vue en plan, partiellement en coupe, de la fixation de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue suivant la flèche de la figure 2; - la figure 4- est une coupe suivant le plan de symétrie jO vertical IV-IV de la figure 2, la position de fonctionnement n'étant cependant représentée que par des lignes pointillées, et pour cela une position pendant que l'on attache les skis étant représentée en traits continus, et - la figure 4 représente un détail pendant le détachement 55 de la fixation lors d'une chute. Sur le ski 10 qui doit être attaché à une chaussure de ski 12, est vissée une plaque de guidage 14. La plaque 14 est repliée sur ses bords dirigés suivant la direction longitudinale du ski, vers le haut et vers l'intérieur de telle façon qu'elle 70 27193 -7- 2053102 passe par dessus les "bords latéraux de la branche inférieure 16 d'un ressort à lames en C désigné, dans son ensemble, par la référence 18. On peut déplacer le ressort 18 dans le sens longitudinal de la plaque 14 et s'assurer contre un déplacement in-5 volontaire par le fait qu'une vis moletée 20 vissée dans la branche inférieure pénètre avec sa pointe dans l'un des trous 22 de la plaque 14. Le ressort à lames 18 est replié vers le haut sur sa face postérieure éloignée de la chaussure 12 et-tournée vers l'ex-10 trémité du ski 10, de façon qu'une branche supérieure 24 s'a-mincissant petit à petit vers son extrémité libre s'étende vers l'avant au-dessus de la branche inférieure 16. La branche supérieure 24 s'enroule à son extrémité antérieure autour d'un axe d'articulation 26 vers le bas; dans cette extrémité enroulée 1^ est formée une fente longitudinale 28 ouverte vers l'avant. Une pièce de pression 30 est montée sur l'axe 26 à l'intérieur de la fente 28. A l'extrémité inférieure de la pièce 30 est formé un épaulement 32 qui exerce une pression, dans la position normale représentée sur la figure 1 de la fixation, sur une ferru-2o 3?e de talon fixée au talon 34- de la chaussure de ski 12. L'extrémité de la branche inférieure du ressort à lames 18 est repliée vers le haut approximativement à angle droit et se scinde en deux fourchons 38 entre lesquels passe la pièce de pression 30 et dans lesquels la ferrure 36 pénètre de telle fa-2^ çon qu'elle est immobilisée latéralement. Mais les fourchons 38 peuvent être omis, si l'on s'assure d'une autre façon contre le déplacement latéral du talon 34, par exemple au moyen de supports fixés au ski 10, ou en conformant la ferrure 36 elle-même en fourchette et en introduisant la pièce de pression entre les tjO parois latérales prolongées vers le haut comme des fourchons de la partie postérieure en forme de cloche de la ferrure de talon. La tension avec laquelle la pièce de pression 30 s'appuie contre la ferrure 36 et maintient, par suite, le talon 34 en contact de la surface du ski 10, est partiellement produite par 55 le ressort à lames 18. Le ressort 18 a, dans l'état détendu, la forme représentée sur la figure 4 et ne prend que lorsque l'on accroche le ski 10 sur la chaussure 12 la forme représentée en lignes continues sur la figure 1 et en traits mixtes sur la fi 70 27193 -8- 2053102 gure 4. La tension produite par le ressort 18 est renforcée par deux ressorts hélicoïdaux 40 qui sont accrochés, par leurs extrémités inférieures respectives, dans un oeil 42 ménagé sur la branche inférieure 16 du ressort 18 et, par leurs extrémités 5 supérieures, dans une rainure ménagée dans l'une des deux têtes épaissies. Les yeux 42 sont formés sur un palier désigné, dans son ensemble, par la référence 44, sur lequel est monté oscillant dans le plan de symétrie longitudinal vertical du ski et de la 10 fixation un levier à deux bras 46. Sur le bras antérieur 48 du levier 46 agit un petit ressort à lames 50, dont l'extrémité postérieure est rivetée sur la face inférieure de la branche supérieure 24 du ressort en C 18. Le petit ressort à lames 50 a tendance à maintenir le levier 46 dans sa position angulaire 15 qui ressort de la figure 4; il a, en même temps, tendance à pousser vers l'avant l'extrémité inférieure de la pièce de pression 30. Le bras postérieur 52 du levier 46 traverse un évide-ment 54- du ressort à lames en C 18 vers l'arrière et présente à son extrémité postérieure la forme d'un coussinet sur lequel on 20 peut appuyer, selon la figure 4, la pointe 56 d'un bâton de ski, pour faire pivoter le levier 46 contre la force du petit ressort à lames 50» 0e montage a le but suivant : Lorsque, pour attacher le ski 10 à la chaussure 12, on pose la chaussure sur le ski, conformément à la figure 4, de 25 façon que la ferrure de talon 36 pénètre entre les fourchons 38, la ferrure de talon 36 pousse vers l'arrière l'extrémité inférieure de la pièce de pression 30, dans la position représentée sur la figure 4, dans laquelle un nez 58 dirigé vers le bas, formé sous la pièce de pression se trouve juste au-dessus du 50 bras antérieur 48 du levier à deux bras 46. Si l'on appuie alors vers le bas, avec la pointe 56 d'un bâton de ski, l'extrémité arrière en forme de coussinet 52 du levier à deux bras, le bras antérieur 48 de ce levier entraîne la pièce de pression 30 dans son pivotement vers le haut, jusqu'à ce que son épaulement 55 32 ait atteint le niveau du bord supérieur de la partie postérieure en forme de cloche de la garniture de talon 36. A partir de cette position, le petit ressort à lames 50 pousse la pièce de pression dans la position de fonctionnement qui est repré 70 27193 2053102 s 10 sentée en lignes continues sur la figure 21 et en lignes mixtes sur la figure 4. Le bras postérieur du levier 46 à deux bras est environ trois fois plus long que le bras antérieur 46; par suite, la force avec laquelle le coussinet 52 appuie vers le bas n'est égale qu'au tiers environ de la tension avec laquelle la pièce de pression 30 agit sur la ferrure de talon 36 dans sa position de fonctionnement. Le nez 58 à l'extréaité inférieure de la pièce de pression 30 joue encore un autre rôle, augmentant la sûreté de la fixation; lorsqu'au cours d'une chute frontale les forces d'inertie qui font tomber en avant le skieur deviennent si grandes que le talon 34 est tiré vers le haut avec une force supérieure à la tension de la pièce de pression 30, les ressorts de traction 40 tournent et 1'ouverture des ressorts à lames 15 s'agrandit. ^5 L'axe de rotation 26 de la pièce 30 se déplace alors vers le haut et, en même temps, un peu vers l'arrière et la pièce de pression effectue une rotation autour de cet axe, Le nez 58 vient alors en contact avec la paroi postérieure de la ferrure de talon 36 et descend le long de celle-ci. Après un chemin de 20 détachement déterminé, la position de la pièce 30 par rapport à la ferrure 36, représentée sur la figure 55 est atteinte ; dans cette position, le nez 5S joue le rcle d'un éjecteur et fait en sorte que la ferrure se détache de façon sûre de 1'épaulement 32 de la pièce de pression. De cette façon, le trajet de déta-25 chement, que doit parcourir le talon 34, jusqu'à ce qu'il soit complètement libéré de la fixation, est déterminé de façon suffisamment précise pour éviter que le skieur se blesse à cause d'un détachement tardif de l'attache pour une dimension des ressorts 18 et 40 correcte en soi. 5Q Lorsque le skieur, au lieu d'achever la descente par une chute de la façon décrite, veut déchausser normalement les skis, il peut mettre la pointe 56 d'un bâton de ski selon la figure 4 dans 11 extrémité arrière de la fente 28 de la branche supérieure 24 d'un ressort à lames, extrémité élargie en un élément en 55 forme d'entonnoir 60, et exercer ainsi une pression dirigée vers l'avant sur la saillie 62 de la pièce de pression 30 émergeant vers le haut au-dessus de l'axe 26. Cela fait basculer l'extrémité inférieure de la pièce de pression 30 vers l'arrière et glisser son épaulement 32 de la ferrure de talon 36. 70 27193 -10- 2053102 15 REVENDICATIONS 1.- Fixation de talon de sécurité pour skis, dans laquelle une pièce de pression dirigée obliquement vers le bas et vers l'avant exerce une pression, avec tension élastique, sur le bord 5 postérieur du talon de la chaussure ou d'une ferrure de talon et effectue, lors de l'obtention d'une charge limite encore admissible, dans le plan longitudinal vertical du ski un mouvement angulaire vers le haut contre la tension élastique, au cours duquel le talon se détache de la pièce de pression api'ès un déga-10 gement déterminé, ladite fixation étant caractérisée en ce que la pièce de pression est reliée, en haut, à la branche supérieure d'un ressort à lames en C fixé par sa branche inférieure à une plaque de base, ou bien directement au ski, et fermé vers l'extrémité du ski. 2.- Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce de pression est un prolongement du ressort à lames, faisant une seule pièce avec celui-ci. 3.- Fixation selon la revendication 1, caracdérisée en ce que la pièce de pression est reliée par une articulation à l'extrémité libre de la branche supérieure du ressort à lames. 4-.~ Fixation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les deux branches du ressort à lames sont reliées entre elles sur le côté ouvert par au moins un ressort de traction. 25 Fixation selon une des revendications 3 ou 4-, caracté risée en ce qu'un ressort de traction est accroché à chacune des deux extrémités de l'axe d'arl'articulation. 6.- Fixation selon une des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que l'extrémité libre de la branche supérieure du 50 ressort à lames s'enroule vers le bas autour de l'axe de l'articulation et présente une fente longitudinale recevant la pièce de pression, et constituant à son extrémité postérieure un point d'attache pour la pointe d'un bâton de ski que l'on peut appuyer de l'arrière contre une saillie émergeant vers le haut au-delà 55 de l'articulation pour détacher son extrémité inférieure du talon ou de la ferrure. * 7«- Fixation selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisée en ce qu'un ressort à lames plus petit, poussant la 20 70 27193 -11- 2053102 pièce de pression vers l'avant est fixé à la face inférieure de la "branche supérieure du ressort à lames. 8.- Fixation selon une des revendications 2 ou 7■> caractérisée en ce que s'est constitué sur la "branche du ressort à 5 lames en C un palier dans lequel est logé un levier à deux "bras oscillant dans un plan longitudinal vertical, dont le -bras postérieur émerge à l'extérieur par un évidement formé dans le ressort à lames et doit être poussé vers le bas avec la pointe d'un bâton de ski; et dont le bras antérieur,de préférence net-10 tement plus court, prend appui sous l'extrémité inférieure de la pièce de pression poussée vers l'arrière par le talon lorsqu'on pose la chaussure sur le ski et, lorsqu'on fait descendre le bras arrière du levier, soulève cette pièce dans une position à partir de laquelle la pièce de. pression parvient automatique-15 ment dans sa position de fonctionnement sous l'action de la force élastique qui la pousse vers l'avant. 9.- Fixation selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la pièce de pression présente, sous un épaulement s'appuyant sur le bord postérieur du talon ou de la fer- 20 rare, un nez qui, lorsque le talon se déplace vers le haut lorsque la charge limite admissible est atteinte, descend sur la paroi postérieure du talon ou de la ferrure de talon et le détache de 1'épaulement après un trajet de détachement déterminé. 10.- Fixation selon l'une des revendications 1 à -9, carac-25 térisée en ce que l'extrémité antérieure de la branche inférieure du ressort à lamee. en C est recourbé vers le haut et forme, d'une façon connue en soi, deux fourchons qui reçoivent entre eux la ferrure de talon et l'extrémité inférieure de la pièce de pression.