Argument : La présente invention concerne le passage dans un volume de traitement d'un matériau flexible de grande longueur tel que bande métallique (feuillard}, fil métallique, boudin de fil métallique ou tube, progressant dans le volume sous forme de spires d'hélice portées par des arbres rotatifs, ces spires étant formées avec un diamètre assez grand pour être capables d'une déformation radiale pouvant atteindre IO % ou plus. Elle utilise de façon systématique et efficace des contacts dits "fugaces" du matériau avec les parois du volume de traite-- ment pour obtenir une meilleure régulation des spires qui résulte alors de l'alternance d'un régime de marche normale pendant lequel la longueur du matériau en traitement augmente lentement et d'un régime d'ajustement plus bref, pour résorber périodiquement l'excès de longueur apparaissant au cours du régime normal. En marche normale, la vitesse périphérique des arbres porteurs est légèrement supérieure à celle du matériau à l'en- trée, elle-même légèrement supérieure à celle du matériau à la sortie. En outre, on précise que la régulation est particulièrement efficace quand les contacts fugaces ont lieu avec une paroi latérale déterminée du volume, ce qui conduit à lui donner une forme s'apparentant à celle d'une ogive renversée. Art antérieur Pour le décapage et autres traitements de surface des matériaux flexibles de grande longueur (fil et bandes métalliques notamment), la mise en forme d'hélice de ce matériau pour son passage dans le volume de traitement, par exemple un bain acide de décapage, a constitué un progrès important qui est utilisé depuis une trentaine d'années.On a cherché à obtenir une hélice aussi régulière que possible pour éviter les incidents que constituaient les contacts accidentels d'une spire de lthé- lice avec une des parois du volume de traitement, contacts qui imposaient presque toujours l'arrêt de l'installation de traite suent elle-m & e ; comme ce traitement fait en général partie d'une channe de fabrication en continu (fabrication de tubes soudés par exemple), il en résultait, à tout contact accidentel, un arrat de toute la charnue, Un premier perfectionnement antérieur a constitué, quand il s1 agit de bande, à la cambrer transversaiment avant de la mettre en hélice, moyennant quoi les spires acquièrent une rigidité qui concourt à régulariser l'hélice.En mettant en oeuvre ce perfectionnement et à condition d'exercer une surveillance active, on peut espérer traiter d'un coup une bobine entière de bande (plusieurs kilomètres), et n'arrêtez la channe que pour souder le début de la bande suivante à celle qui vient de finir de se dérouler d'une bobine. La remise en route est d'ailleurs délicate. On profite de l'arrêt pour régulariser au mieux les spires à la main. Ces mains doivent être gantées de gants spéciaux puisque le bain de traitement est généralement acide. Les interventions de l'agent doivent entre particulièrement vigilantes à la reprise, par crainte d'un heurt possible de la bande avec le fond ou les parois de la cuve. Si cet incident se produit avec une bande cambrée, il se forme généralement un coude qui rompt la régularité du rayon de courbure.Un agent très adroit arrive à faire franchir à ce coude les obstacles que constituent ses passages successifs sur les arbres jus- qtu'à la fin de l'hélice, mais c'est une performance qui demande un sérieux entrainement, car il lui faut, en meme temps, avoir un oeil sur le reste de l'hélice. De telles installations ont cependant fonctionné pendant plus de 25 années. Un second perfectionnement a été apporté par le bre vet français 2.I85.459 et consiste à réaliser des conditions de fonctionnement nouvelles dans lesquelles les contacts du matériau avec les parois du volume de traitement constituent un facteur positif pour assurer la régulation de la grandeur des spires. Dans ces conditions, les spires sont capables de subir des déformations relativementiimportantes, et en particulier il n'y a plus lieu, pour la bande, de la cambrer avant de la mettre en hélice s les galets cambreurs deviennent inutiles et l,é- rouissage qui en résulte sur le matériau est évité. Dans ces. conditions, une spire qui vient au contact des parois du volume de traitement ne s'arrête que momentanément (elle est tirée par la spire immédiatement en aval) ; on a donc donné à ce phénomène le nom de "contact fugace". En reprenant sa progression, la spire diminue de taille. Ce contact fugace et cet arrêt momentané se propagent à la spire immédiatement en amont qui est régulée à son tour, et ainsi de suite. La mise en oeuvre du procédé des contacts fugaces ne peut se concevoir que si chaque spire de l'helice est suffisamment élastique pour s' agran- dir ou se rétrécir sous le seul effet d'une différence des vitesses de défilement, au début et à la fin de cette spire, du matériau qui la constitue (bande ou fil d'acier, par exemple). On est conduit ainsi à gouverner le fonctionnement d'ensemble par la sortie du matériau hors du volume ; le matériau traité étant l'objet d'un certain dérapage plus ou moins aléatoire, et de plus asymétrique puisque la bande n'a plus la même nature en surface à la sortie qu'à l'entrée, du fait même du traitement qu'elle a subi. Ce procédé de l'art antérieur présente donc l'inconvénient d'exiger qu'un opérateur surveille l'hélice et agisse au jugé sur la vitesse d'entrée pour la maintenir en moyenne égale à celle de sortie. C'est cependant un progrès sensible sur la situation précédente, car cet opérateur n'a plus à faire d'interventions manuelles directes sur le matériau traité et il peut surveiller plusieurs channes cate à côte. Exposé général La présente invention apporte, en neuf, d'une part un procédé suivant lequel les contacts fugaces sont utilisés systématiquement pour obtenir une régulation entièrement auto matique, mise en route et arrêt compris, et d t autre part une structure pour la mise en oeuvre du procédé. Le procédé de l'invention pour le traitement dans un volume d'un matériau flexible de grande longueur, comprenant les phases suivantes : donner à un brin de matériau la forme de boucles, donner au matériau en boucles la forme d'une hélice composée d'une pluralité de spires, faire progresser cette hélice de façon continue dans le dit volume, qui contient un agent de traitement dans lequel l'hélice baigne au moins partiellement, par réglage de la vitesse linéaire moyenne du matériau à l'intérieur du volume à égalité avec une vitesse déterminée d'extraction du matériau hors du volume, est caractérisé en ce que le réglage est effectué automatiquement par l'alternance d'un premier régime de marche normale au cours duquel la longueur du matériau dans le volume s'accroît et d'un deuxième régime d'ajustement au cours duquel la longueur du matériau dans le volume décroît. Pendant le régime de marche normale, il y a échelonnement dégressif de trois vitesses linéaires, à savoir, dans l'ordre : vitesse périphérique des arbres porteurs, vitesse du matériau à l'entrée et vitesses du matériau à la sortie : pendant ce régime, la longueur totale du matériau dans le volume augmente lentement. Pendant le régime d'ajustement, plus bref que le précédent, la vitesse à l'entrée devient inférieure à celle d'extraction, le temps qu'il faut pour réajuster la longueur du matériau en traitement. L'appareillage nouveau met en oeuvre - d'une part, des moyens moteurs pour extraire le matériau du volume à une certaine vitesse d'extraction et faire tourner les arbres avec une vitesse périphérique dont le rapport avec la vitesse d'extraction est fixé pour un matériau donné. Le rapport est ajustable en fonction de la nature du matériausi le volume est destiné à traiter divers matériaux, comme c'est souvent le cas. I1 sera cependant toujours supérieur à l'unité. - d'autre part, des moyens moteurs autonomes pour faire entrer le matériau dans le volume à une vitesse qui est - soit légèrement supérieure à celle d'extraction en régime normal - soit nettement inférieure à la vitesse d'extraction (par exemple nulle) en régime d'ajustement ; - en troisième lieu, des moyens de commutation pour gouverner les moyens moteurs autonomes en fonction de la longueur du matériau dans le volume détectée par un dispositif capteur approprié et ainsi passer du régime normal au régime d'ajustement. La longueur du matériau dans le volume est de préférence détectée par action de la première spire amont sur un contact ; lorsque la première spire devient supérieure en taille à une valeur de consigne, elle agit sur le contact, lui-meme mettant en oeuvre les moyens de commutation gouvernant les moyens moteurs autonomes. L' appareil passe ainsi du régime normal au régime d'ajustement ; lorsque la première spire devient inférieure à la même valeur de consigne, l'appareil passe du régime d'ajustement au régime normal. Les moyens moteurs , pour extraire le matériau du volume, peuvent suivant le cas faire partie intégrante de lap- pareil de l'invention ou non. Si, après traitement dans l'appareil, le matériau est destiné à être stocké sous forme de rouleaux par exemple, l'appareil comprend alors des moyens moteurs d'extraction qui, comme indiqué plus haut, sont les mimes que ceux qui font tourner les arbres porteurs. Si, par contre, après traitement dans l'appareil, le matériau est immédiatement soumis à une opération réalisée dans une machine située en aval, les moyens moteurs d'extraction propres à l'appareil de l'invention peuvent dextre supprimés. Ce seront alors les moyens assurant l'avance du matériau dans la machine aval qui extrairont le matériau et qui par couplage, dans un rapport déterminé, avec les arbres porteurs, entraineront ces derniers avec la vitesse périphérique convenable.Cette dernière situation sera le cas où, immédiatement en aval d'un appareil pour traiter du matériau en bande par exemples sera située une machine transformant ce matériau plat en tube soudé. L'experience a,eh outre, montré que la régulation est particulièrement efficace quand les contacts fugaces ont lieu avec une paroi latérale déterminée du volume, celle devant laquelle le matériau défile de haut en bas (paroi aval) et janiais sur le fond de la cuve. C'est donc une caractéristique de L'invention que le volume ait une forme telle que le contact du matériau avec le point bas du fond de cuve soit impossible, par exemple la forme d'use ogive renversée, ou une forme s'en rapprochant plus ou moins. L'angle d'ogive doit etre autant plus faible que la capacité de déformation radiale des spires est plus grande, c'est-à-dire que le matériau est plus flexible. Les parois sont naturellement revêtues de briques anti-corrosives, sil s'agit d'un traitement acide. Sur les parois où se produisent les contacts fugaces, il était prévu, dans l'art antérieur, de compléter le revêtement de briques par un revêtement supplémentaire de lave volcanique assurant, par son adhérence avec le matériau traité, les contacts fugaces. La lave présente deux inconvénients importants : c'est un matériau naturel dont les propriétés physiques ne sont pas constantes, ce n1 est donc pas un matériau fiable ; ensuite la lave s'use vite et en s'usant produit une poussière qui passe dans le bain de traitement et qui est néfaste car elle peut obstruer des canalisations. L'invention prévoit, au lieu de lave, l'emploi de carreaux en produit électrocéramique.Ce matériau est fiable car sa fabrication industrielle permet de lui assurer des propriétés physiques constantes. ; en outre il est pratiquement inusable et ne présente donc pas de déchets. I1 est alors possible d'incorporer les carreaux au briquetage. Ces carreaux ont une adhérence avec le matériau traité supérieureà celle du revêtement des arbres porteurs, lui-meme généralement en résine polyvinilique, et ils assurent ainsi des contacta fugaces meilleurs que la lave. Dans un appareil, tel qu'il vient autre décrit, l'alternance d'un régime de marche normale et d'un régime d'ajustement, formant un cycle de régulation automatique carac térisant le procédé de l'invention, se déroule comme indiqué ci-apres. - Régime de marche normale : au début de ce régime les spires sont régulées, très sensiblement à la même taille, car elles l'ont été en fin du régime d'ajustement précédent t la longueur du matériau entre l'entrée et la sortie est minimale mais suffisante pour que le volume soit normalement garni. La vitesse d'entraînemcnt des arbres est supérieure à Id vitesse d'en trée, et pour cela la vitesse des arbres va au-delà de la compensation du glissement inévitable et normal du matériau entraî- né. De ce fait, les spires côté sortie ont tendance à grandir au détriment de celles c8té entrée. Nais cet agrandissement est aléatoire et l'hélice devient irrégulière.Une spire plus grande que ses voisines vient à toucher la paroi aval. I1 se produit un contact fugace qui déclenche une onde rétrograde (progressant vers entrée) qui régule les spires qu'elle parcourt, mais qui est, en général, évanescente, et n1 atteint pas l'entrée. Plusieurs ondes rétrogrades évanescentes pouvant se produire simultanément, l'hélice présente une apparence d'agitation permanente résultant de deux effets qui se contrarient : la poussée du matériau vers la sortie (vitesse des arbres supérieure à la vitesse d'entrée) et les ondes de régulation rétrogrades déclenchées par chaque contact fugace. Pendant ce temps, la longueur du matériau dans le volume augmente lentement mais régulièrement (vitesse d'entrée légèrement supérieure à vitesse de sortie).Alors qu'au début du régime normal, l'agrandissement des spires, contrecarré par des ondes rétrogrades qui ramènent l'agrandissement vers l'entrée, n'arrive pas à atteindre la sortie, cela se produit au bout d'un certain temps (par exemple, dix minutes), et il se déclenche alors une onde rétrograde complète qui parcourt tout le volume et atteint la spire d'entrée, laquelle grandit brusquement. Cela entrain le passage du régime normal au régime d'ajustement. - Régime d'ajustement : des moyens capteurs appropriés détectent l'agrandissement de la spire d'entrée et déclenchent le passage au régime d'ajustement par action sur les moyens moteurs autonomes d'entrée, en arrêtant ceux-ci, ou en les ralentissant nettement, alors que les autres moyens moteurs, extraction et arbres, ne sont pas affectés. De ce fait, la spire d'entrée, dont la queue est arrêtée ou fortement ralentie, reprend rapidement sa taille d'origine, et on se retrouve dans les conditions initiales du régime normal qui recommence. Enoncé des fissures La Fig. I représente schématiquement en perspective un volume de traitement et des moyens moteurs conformes à l'in~ vention prévus plus particulièrement pour le traitement de matériau en bande. La Fig. 2 représente scheinatiquement en coupe un volume de traitement, les moyens moteurs associés pour y faire entrer la bande, et pour faire avancer la bande dans le volume (arbres porteurs). Les Figs 3 et 4 correspondent aux Figs. I et 2 quand le matériau à traiter est du fil. Les Figs. 5A 5B... 5D" sont des schémas explicatifs d'un cycle de régulation des spires et La Fig. 6 représente la variation au cours du temps de la longueur du matériau dans le volume de traitement. Description détaillée de formes de réalisation On trouve sur la Fig. I un certain nombre d'éléments classiques en matière de traitement de bande en forme d'lice : organes 3 d'introduction du matériau et moteurs 70 pour les entrainer, galet cintreur 4, arbres porteurs rotatifs 5 et 6 reliés par un coupleur 73 à un moteur 72 qui entraine aussi des organes d'extraction du matériau 74. Comme particularité, on notera que le volume de traitement est limité par une cuve I en forme d'ogive renversée avec un angle au sommet sensiblement droit. Les parois latérales ou flancs de la cuve sont des'éléments de cylindres sensiblement circulaires. Comme cela apparaît sur la Fig. 2, cette cuve est revêtue intérieurement de briques anti-corrosives 2 indispensables quand le bain de traitement est acide ; le niveau du bain est représenté en N. En outre, une de ses parois latérale ou flanc I5, celui qui est du même côté que le galet cintreur 4, est revêtu partiellement en I6, sensiblement à mi-hauteur de la paroi, de plaques de lave volcanique ou de carreaux en produit électrocéramique qui font corps avec les briques an ticorrosives. Les moyens moteurs représentés sur la Fig. 2 sont ceux d'introduction du matériau I00 (ici de la bande), trains de galets 3a et 3b, qui entraînent la bande pratiquement sans glissement, suivis d'un galet cintreur 4 pour lui donner une courbure appropriée. Ces galets sont à surface cylindrique, et la bande n'est pas cambrée transversalement. De ce fait, elle garde son élasticité propre. La bande vient ensuite passer sur les arbres porteurs rotatifs amont 5 et aval 6 en formant la première spire 9 dont la forme normale est presque circulaire parce que la vitesse périphérique des arbres est supérieure à la vitesse d'introduttion imposée par 3a et 3b. I1 y a donc un glissement permanent de la bande sur les arbres.Les autres spires telles que IO, sont normalement plus grandes que la première, avec des formes plus ou moins allongées et descendent plus ou moins vers le fond de la cuve. En raison de l'excès de la vitesse d'entrainement des arbres sur la vitesse d'entrée du matériau, les spires ont tendance à s'agrandir.côté sortie de la cuve, et il arrive de ce fait qu'une spire Il vienne toucher le revêtement I6, qui a un coefficient de frottement supérieur à celui du revêtement des arbres. C'est un fait d'expérience que chaque spire est comme attirée vers la partie immergée du flanc de la cuve devant lequel le matériau à traiter défile en allant de haut en bas (flanc "aval"). I1 en résulte qu'avec les cuves où le plan vertical de symétrie de section de cuve se confond avec le plan vertical de symétrie de la paire d'arbres rotatifs, les contacts fugaces commencent par s'établir sur cette partie du flanc "aval" de cuve. Or cette circonstance favorise le maintien de la spire en position verticale car un tel contact, qui est latéral, tend à faire soulever la spire seulement au-dessus de l'arbre rotatif "amont" mais pas du tout au-dessus de l'arbre rotatif "aval". Au contraire, si le contact fugace se faisait au point le plus bas du fond de la cuve, ctestà ire à égale /ten des ance distance des arbres rotatifs, la spire aurait à se soulever simultanément au-dessus de ces deux arbres et à se coucher sur le côté au risque de pénétrer dans le plan d'une spire voisine. Le contact d'une spire II, en I6, ne dure qu'un instant et cette spire repart, entraînée par celle qui est immédiatement en aval. En repartant, elle a repris une taille normale. L'excès de longueur qu'elle a perdu (l'une de ses extrémités ayant dérapé sur les arbres) est reporté sur la spire immédiatement en amont qui s'arrive à son tour, ou ne s'arrête pas, suivant que cet excès lui fait ou ne'lui fait pas toucher le revêtement I6, et ainsi de suite. Tel est le phénomène élémentaire de régulation, et la conjugaison de ces phénomènes produit un cycle complet de régulation qui va maintenant être expliqué en relation avec les Figs. 5A à 5D". Ces figures représentent schématiquement en plan, et vue de dessus, la cuve I, les moyens moteurs d'introduction 3 avec leur moteur autonome 70, les arbres rotatifs porteurs 5 et 6 entratnés par le moteur 72, et les moyens d'extraction 74 entraînés par le même moteur 72 que les arbres. Les Figs. 5A et 5D" sont les mêmes : début et fin d'un cycle complet de régulation. Sur la Fig. 5A, toutes les spires ont sensiblement la meme dimension. En 5B, l'effet de l'excès de vitesse des arbres s'est fait sentir d'une façon non uniforme sur la grandeur des spires et une spire SL vient à toucher le flanc de la cuve I ; le contact fugace qui la concerne se transmet à S2' puis encore en amont, et il se produit une onde rétrograde qui atteint Sn, sans remonter plus haut. A ce moment (Fig. 5 B'), toutes les spires entre SI et S ont été régulées. L'on n de rétrograde est évanescente parce que l'excès de longueur de SI en 5B s'est réparti entre SI et S . Il se passe très peu I n de temps entre 5B et 5E' (quelques secondes). Au bout d'un certain temps (Fig. 5C), une autre spire 53 par contact fugace avec la cuve, déclenche une autre onde rétrograde évanescente qui régule de 53 à S (Fig. SC'). p Plusieurs ondes rétrogrades peuvent se produire en meme temps et l'effet de ces ondes allant vers l'amont, combiné avec la progression générale vers l'aval résultant de l'excès de vitesse des arbres, produit une sorte de frémissement perpétuel de l'hélice qui contraste avec la régularité d'une hélice de l'art antérieur dans laquelle la rigidité des spires résultait de la cambrure de la bande. Arrive, par la suite, un moment où la spire de sor tie S4 touche la paroi de la cuve (Fig. 5 D). L'onde rétrograde se transmet alors à travers toute la cuve vers l'amont jusqu'à la spire d'entrée 9 .Celle-ci croît brusquement en 9' (Fig. 5 D') et entraîne l'arrêt des moyens moteurs d'entrée par action sur un contact I2 (Fig. 2), déclenchant le régime d'ajustement au cours duquel le matériau passe de la situation de la Fig. 5 D' à la situation 5 D", identique à 5 A, et le régime de marche normale reprend L'alternance du régime de marche normale et du régime d'ajustement produisant la régulation automatique de la longueur de l'hélice est schématiquement représentée sur la Fig. 6. Pendant le régime normal, la vitesse d'entrée est supérieure à la vitesse de sortie. La longueur de la bande traitée augmente, et cette augmentation AL est représentée en ordonnée sur le graphique de la Fig. 6, sur lequel le temps est porté en abscisse. La grandeur moyenne des spires augmente, et les spires voisinas de la sortie commencent à grandir ; arrive le moment où (Fig. 5D) la spire 54 a un contact fugace avec le flanc de la cuve ; il se produit alors une onde rétrograde non évanescente qui atteint l'entrée et reporte sur la première spire 9 tout l'excès AL de longueur. La spire 9 grandit brusquement en 9' (Fig. 5 D' et 2).Elle agit sur des moyens de commutation combines à un contact I2 qui stoppent les moyens d'entrée le temps nécessaire pour que le supplément de longueur AL se résorbe (Fig. 5 D") ; c'est le régime d'ajustement. Quand la spire 9 a repris sa taille normale, on se retrouve dans les conditions de la Fig. 5 A. Un nouveau cycle commence en régime normal, et ainsi de suite. Sur la Fig. 6,le coefficient angulaire de la courbe, c'est-a-dire aL/QT représente, entre 5 A et 5 D', la vitesse d'accroissement de la longueur du matériau en régime normal, alors qu'il représente, entre 5 D' et 5 Dut', la vitesse de décroissance de la longueur du matériau en régime d'ajustement. Le rapport de la seconde à la première est de l'ordre de quelques centaines. Si pour une raison quelconque les moyens moteurs d'extraction ralentissent ou même s'arrêtent, les arbres s' ar- rotent aussi et le contact I2 arrête les moyens d'introduction du matériau. La remise en route ne présente pas de difficulté. La seule condition est que la vitesse d'extraction ne dépasse jamais la vitesse d'entrée. Revenant à la Fig. I, le moteur 72 entraîne directement les moyens d'extraction 74 et entraîne les arbres 5 et 6 par l'intermédiaire d'un coupleur 73 qui est un variateur de vitesse. En effet, il est absolument nécessaire que l'entrai- nement des arbres rotatifs soit concomitant de celui des moyens d'extraction, mais il est également vrai que ces deux entraSnements doivent pouvoir se faire dans un rapport de vitesse ajustable car si, à l'extraction, I'entraînement du matériau traité a tout lieu d'être positif (c'est-à-dire sans glissement) il nten est pas de même de l'entratnement de ce matériau par les arbres rotatifs ; en fait, la vitesse du matériau étant inférieure b la vitesse périphérique des arbres, il y a glissement du matériau traité sur les arbres rotatifs car l'adhérence de ce matériau sur ces arbres est faible (en effet, cette adhérence résulte uniquement du poids de la spire reposant sur les arbres) et c'est parce que l'importance de ce glissement dépend de plusieurs facteurs qui changent suivant l'échantillon de matériau traité qu'il faut pouvoir ajuster le rapport de vitesse précité. (D'ailleurs, si l'entrainement du matériau traité par les arbres rotatifs était lui aussi positif, le problème de la régulation de l'hélice ne se poserait évidemment pas). Ceci rappelé, et le matériau traité glissant sur les arbres rotatifs, il est bien évident que , pour compenser ce glissement, il faut faire tourner les arbres rotatifs relativement plu-s vite ; sinon le débit du moyen d'introduction (ou d'entrée) ne serait pas transmis intégralement au débit du moyen d'extraction et l'hélice aurait tendance à se rétrécir radialementet progressivement à partir de l'introduction jusqu'à l'extraction.Bien au contraire, si les arbres rotatifs présentent une vitesse périphérique qui va au-delà de la compensation du glissement, l'hélice aura tendance à s'agrandir radialement et progressivement à partir de l'introduction jusqu'à l'extraction ; c'est là une circonstance qui est tout à fait favorable au déclenchement, à partir de la dernière spire avant extraction, du phénomène des contacts fugaces se propageant, en quelques secondes, à partir de cette dernière spire jusqu'à la première spire après introduction. Les Figs. 3 et 4 sont analogues aux Figs. 1 et 2, à ceci près que le profil de la cuve 1 est adapté au traitement du fil au lieu de la bande. Le fil étant plus rigide que la bande, la forme matérielle des spires est plus voisine du cercle : c'est pourquoi au lieu d'un angle au sommet de 900, cet angle sera de préférence voisin de in00. Le volume de traitement est ainsi mieux utilisé et les spires ne risquent cependant pas de toucher le fond de la cuve. Naturellement les moyens d'introduction et d'extraction du fil sont adaptés au profil du matériau : ce sont des galets à gorge circulaire.Pour le reste, le dispositif et le fonctionnement sont les mêmes que dans le cas de la bande : un régime normal, pendant lequel il y a échelonnement dégressif des trois vitesses linéaires : arbres porteurs, matériau à l'entrée et matériau à la sortie et un régime d'ajustement de la longueur du matériau dans le volume pendant lequel la vitesse du matériau à l'entrée s'annule, ou du moins devient nettement inférieure à celle de la sortie. Au cours du régime de marche normale il faut, comme on l'a vu plus haut, que le rapport des vitesses d'entrée et d'extraction du matériau, pour un bon fonctionnement de l'appareil, soit supérieur à t. L'expérience a montré que ce rapport devait cependant être voisin de 1 et que la vitesse d'entrée ne devait être supérieure à la vitesse dtextraction que d'une quantité inférieure à 1%. Un bon rapport des vitesses est obtenu quand celui-ci est 604/600, auquel cas la vitesse d'entrée est supérieure d'environ 0,7bu à la vitesse d'extraction. Par contre, la vitesse périphérique des arbres rotatifs qui supportent le matériau doit être supérieure de I à 2 % à la vitesse d'extraction. I1 en résulte enfin des données numériques ci-dessus que pour une durée du régime de marche normale de 5 à IO minutes, la durée du régime d'ajustement, régime au cours duquel l'entrée du matériau est arrêtée, est d'environ 2 à 4 secondes. R E V E N D I C A T I O N S I.- Procédé de traitement dans un volume d'un maté riau flexible de grande longueur, comprenant les phases suivantes : donner à un brin de matériau la forme de boucles, donner au matériau en boucles la forme d'une hélice composée d'une pluralité de spires, faire progresser cette hélice de façon continue,dans le dit volume qui contient un agent de traitement dans lequel l'hélice baigne au moins partiellement, par réglage de la vitesse linéaire moyenne du matériau à l'intérieur du volume à égalait avec une vitesse déterminée d'extraction du matériau hors du volume, caractérisé - en ce que le dit réglage est effectué par l'alternance d'un premier régime de marche normale au cours duquel la longueur du matériau dans le volume s'accrort et d'un deuxième régime d'ajustement au cours duquel la longueur du matériau dans le volume décroît. 2.- Procédé de traitement selon la revendication I, caractérisé - en ce que, en régime normal, la vitesse d'entrée est supérieure à la vitesse d'extraction, et - en ce que l'excès, en valeur relative, de la vitesse d'entrée sur la vitesse d'extraction, pendant ce régime, est compris entre 0,2 n et I %. 3.- Procédé de traitement selon la revendication I, caractérisé - en ce que le rapport de la vitesse de décroissance de la longueur du matériau dans le volume au cours du second régime à celle de la croissance au odeurs du premier régime est de l'ordre de quelques centaines. 4.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de traitement selon la revendication I, dont les moyens pour faire progresser l'hélice dans le volume sont des arbres cylindriques rotatifs qui supportent et entratnent les spires de l'hélice, caractérisé - en ce -qu'il comporte d'une part des moy-ens moteurs pour communiquer au matériau une vitesse d'extraction et un coupleur re liant les moyens moteurs d'extraction aux arbres cylindriques rotatifs et d'autre part des moyens moteurs autonomes pour faire entrer le matériau dans le volume, lesdits moyens moteurs autonomes étant arr8tés et remis en marche par des moyens de commutation de marche combinés à un contact sensible à la présence ou à l'absence d'une spire de matériau à une position préétablie. 5.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de traitement selon la revendication 4, caractérisé - en ce que le coupleur est un variateur de vitesses permettant d'ajuster de façon variable le rapport de la vitesse périphérique des arbres à la vitesse d'extraction. 6.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de traitement selon la revendication I, caractérisé - en ce que les parois du volume ont la forme d'un cylindre ouvert dont la directrice présente un point bas anguleux dont la concavité est tournée vers le haut. 7.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de traitement selon la revendication 6, plus spécialement adapté au traitement de la bande, dans lequel l'angle au sommet de la section droite du volume est sensiblement droit (9DO), 8.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de traitement selon la revendication 6, plus spécialEm ent adapté au traitement du fil, dans lequel l'angle au sommet de la section droite- du volume est sensiblement de 120 degrés. 9.- Appareillage selon l'une des revendications 4, 5 et 6, caractérisé - an ce que les parois du volume sont garnies au moins partiellement d'un matériau tel que de la lave volcanique ou des carreaux en électrocéramique pour exercer un frottement sur des spires venant au contact des parois, afin de gouverner leur développement maximal.