La présente invention concerne un pansement étanche fait d'une couche de matière adhésive dont une face porte un film étanche à l'eau, non adhésif, et dont l'autre face peut, ou non, porter une feuille protec- trice détachable Le pansement étanche Felon l'invention est utilisable, entre autres, pour les bandages et pansements, princi- palement sur les parties mobiles du corps humain tel- les que les articulations, ou sur certaines parties du corps s'écartant nettement de la forme plane aux endroits o a lieu l'adhérence à la courbure de la surface du corps-; également pour la protection de parties de la peau et pour entourer des orifices cor- porels autour de parties saillantes du corps telles que colostomies, iléostomies et urostomies On connait plusieurs genres dé pansements étanches et de matériaux semblables pour ces buts et les buts analogues, tous ayant comme point commun d'adhérer à la peau, mais tous ne comportent pas de film étanche aux liquides et présentent divers inconvénients. C'est ainsi que le brevet des Etats-Unis d'Amérique ng 3.339.546 décrit un pansement étanche,. dénommé bandage dans la description de ce brevet, capable d'adhérer à des surfaces humides, et visant en parti- culier la cavité buccale. Ce bandage connu consiste en une pellicule imperméable à une des faces de la- quelle est fixée unecompOsition gommeuse adhésive li- ante faite d'un mélange d'hydrocollolde gonflable ou soluble dans l'eau, tel que du polyalcool de vinyle,, de la pectine pulvérulente, de la gélatine, ou de la carboxyméthylcellulose, et d'un liant élastique gommeux visqueux, insoluble dans l'eau, tel que du caoutchouc naturel, du caoutchouc de silicone, du caoutchouc de- polyuréthane ou principalement du polyisobutylène. Le bandage selon ce brevet américain 3.339.546 n'est-- pas élastique mais, dans une certaine mesure, plasti- que et la composition liante est plutôt de la nature d'un fluide très visqueux tandis que la pellicule elle--- même est définie comme étant du polyéthylène, aui n'est- pas élastique. La matière constitutive est dure et ne se déforme que sous l'action d'une force assez im- portante, possède un très bas coefficient d'allonge- ment avant rupture et ne revient pas à sa forme ori- ginale après déformation. Comme elle est très vis- queuse, elle n'épouse qu'en partie les mouvements du corps lorsqu'elle est placée sur des parties mobiles de ce dernier, et elle présente un risque de fuite si elle doit servir à occulter une zone entourant une ostomie. Lorsqu'on utilise un bandage de ce genre - sur des parties du corps très arrondies, telles que la cheville, il est recommandé-de découper une plura- lité d'incisions dans le bord d'un bandage circulaire pour lui permettre d'épouser la courbure de la partie du corps en question, sans quoi le bandage se plisse- rait ou se romprait lorsqu'on essaierait de le défor- mer L'hydrocolloide contenu dans ce bandage garantit son adhérence, et la persistance de son contact, avec les surfaces humides, par exemple du fait de la sueur Il est possible d'améliorer l'adhérence du bandage et de lui donner la consistance voulue en y ajoutant une huile minérale, ou de la vaseline, le liant gommeux visqueux lui conférant du collant à sec et de la co- hésion Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NQ 3.908.658 dé- crit une composition obturante pour osto0.ies, pouvant éalement servir à faire adhérer à la peau des vessies drainantes pour ostomies, composition insoluble dans l'eau et essentiellement composée d'un corps glifié adhésif par pression, de.surface uniforme et possédant des propriétés internes d'agglutination et de cohésion conférant de l'élasticité, de la souplesse et de la compressibilité, ainsi qu'une aptitude à se laisser pétrir manuellement, ce gel consistant essentiellement en un mélange d'huile minérale, de copolymère de sty- rène et d'isobutylène, et de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle. Cette composition ne contient pas spécifiquement d'hydrocollotdes, mais elle peut contenir des substances hydrophiles telles que de l'amidon prégélifié. Cette composition présente des inconvénients semblables à ceux de la composition li- ante selon le brevet américain précité n2 3.339.546 bien qu'elle possède un plus fort coefficient d'allon- gement avant rupture. Pour remédier à ces inconvénients, le brevet britan- nique n9 1.576.522, correspondant au brevet des Etats- Unis d'Amérique n2 4.231.369, propose une matière ob- turante pour systèmes d'ostomie, de faible résistance à une déformation rapide et retour rapide à sa forme originale après déformation, consistant en un mélange géliforme d'un hydrocollolde dispersé dans une phase continue faite d'un élastomère à liaisons transverse-' - les, à savoir un copolymère séquencé de styrène-oléfine -styrène (ou éventuellement un copolymère séquencé de d'éthylène et propylène), et d'un agglutinant hydro- carboné, éventuellement additionnés d'un diluant hui- leux et d'un antioxydant. Cette matière obturante, utilisable également comme pansement étanche dans d'autres cas, est parfaite- ment élastique et souple (entendant par là qu'elle peut se plierMe façon à abandonner sa forme plane), et adhère bien à la peau en épousant les mouvements de celle-ci ainsi que ceux des articulations à condi- - tion que ces mouvements ne soient pas d'une trop gran- de ampleur. Grâce à l'hydrocolloide qu'elle contient, cette matière absorbe les sécrétions mais elle peut présenter des défauts d'adhérence pour les mouvements amples, par exemple lorsqu'elle est utilisée comme bandage, ou dans des bandages, sur des articulations Ces défauts d'adhérence peuvent se produire en parti- culier lorsque cette matière est utilisée comme panse- ment étanche pourvu d'un film imperméable à l'eau sur sa face éloignée de la peau, du fait que les films normalement utilisés dans ce but sont flexibles mais manquent d'élasticité. Des défauts d'adhérence peu- vent également se produire lorsque ladite matière ab- sorbe beaucoup d'humidité, surtout si cette absorption est irrégulière. Une absorption irrégulière peut. par exemple, se produire lorsque la matière est utilisée comme pansement étanche sur des plaies suppurantes dans lesquelles la plaie elle-même laiséera échapper beaucoup de liquide, mais la région avoisinante moins, par exemple seulement de la sueur. Une absorption irrégulière d'humidité pourra également se produire, par exemple, lorsque ladite matière sera utilisée comme pansement sur des stomies dans lequel les zones adjacentes à ces dernières absorbent le liquide pro- venant des évacuations intestinales tandis que les zones plus éloignées n'absorbent que de la sueur. Lorsque la matière connue absorbe du liquide, elle se dilate assez uniformément dans les trois dimensions (en longueur, en largeur et en épaisseur), et a donc tendance à se plisser et à cesser d'adhérer à la peau dans les régions d'absorption maximale d'humidité. Lorsqu'elle est utilisée sur des ostomies, les plis- sements apparaitront dans la matière adhésive ou ob- turante à l'entour immédiat de l'ouverture de l'osto- mie, pouvant occasionner de sérieux désagréments eu- tanés du fait que les liquides intestinaux très agres- sifs (car contenant des enzymes) viennent ainsi en contact avec l'épiderme. Même lorsque la sécrétion d'humidité est régulière, la matière obturante pré- citée a tendance à se séparer de la peau et à former des plis et des fronces, surtout lorsqu'elle est uti- lisée comme bandage sur des articulations, du fait que sa dilatation tri-dimensionnelle se combine aux pro- priétés inélastiques normales de là couche couvrante L'adhérence à la peau est plus faible que les forces- engendrant la dilatation tri-dimensionnelle Or, les auteurs de la présente invention ont découvert que l'inconvénient particulier de cette dilatation tri- dimensionnelle et du fronçage qui en résulte pouvait être neutralisé en associant la diminution d'élastici- té de la matière adhésive ou obturante selon le bre- vet américain n2 4.231.369, avec la fixation de cette matière sur un film élastique. Ils ont également dé- couvert que cette diminution d'élasticité de la ma- tière adhésive pouvait s'obtenir à l'aide d'un plasti- fiant du copolymère séquencé styrène-oléfine-styrène- constituant l'élastomère de ladite matière, ou au moine d'un plastifiant pour ses séquences dures de etyrène . Lorsqu'une matière ainsi plastifiée ou amollie absorbe de l'humidité, elle est capable de fluer intérieure- ment, ce qui revient à dire que les forces engendrant la dilatation tridimensionnelle s'affaiblissent du fait que ce fluage interne transforme la dilatation tri-dimensionnelle en une dilatation grandement uni- directionnelle si les autres circonstances le favori- sent, ce qui est justement le cas de la liaison de la- matière adhésive au film élastique A ce sujet, il convient de mentionner que le brevet des Etats-Unis d'Amérique n9 2.703.573 décrit, entre autres choses, un bandage auto-adhésif, n'adhérant que faiblement à la peau humaine, et comprenant une bande d'étoffe enduite d'une émulsion de latex de styrène et d'un agglutinant, ce dernier essentiellement constitué par une émulsion de polystyrène ou par un copolymère de styrène et d'un solvant plastifiant ou, par exem- ple, de di-2-éthyl hexoate de polyéthylène-glycol ou bien, l'émulsion pourra être une émulsion de ce latex de styrène et d'un solvant plastifiant émulsifié, par exemple du dioctyl-adipate. Il est remarquable que ce produit déjà connu adhère assez faiblement à la peau, contrairement à la matière de la présente in- vention, laquelle doit adhérer à la peau. Comme cette matière déjà connue adhère assez faiblement, elle ne pose pas le problème d'une perte locale de contact a- vec la peau et de fronçage. Même si cela était, ce problème ne pourrait pas être résolu à l'aide des so- lutions proposées dans cet ancien brevet, car la sub- stance plastifiée conformément à ce dernier est un latex de styrène, c'est à dire une matière homogène, surtout à l'état sec alors qu'elle n'est plus un latex, ne variant que quant à son poids moléculaire (degré de Polymérisation). La fonction expresse de l'agglu- tinant ou du plastifiant est de conserver la cohérence du produit lors du séchage, c'est à dire de permettre aux particules émulsifiées du latex de styrène de s'u- nir pour former une masse cohérente relativement peu adhésive et non gluante. Toutefois, en ce qui concerne la présente invention, le but du plastifiant est d'amollir une matière hété- rogène, à savoir le copolymère séquencé styrène- oléfine-styrène,-dont les séquences sont mutuellement incompatibles, pour que la matière adhésive puisse fluer intérieurement Au cas o l'on utiliserait un copolymère de styrène selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique né 2.703.573 c'est une partie de l'émulsion d'agglutinant et de plastifiant, et non une partie du composant, qui est plastifiée. A part cela, il n'est pas dit avec quoi le styrène pourra être copolymérisé pour former le copolymère Le pansement étanche selon l'invention se compose es- sentiellement des éléments ci-après, en combinaison (A) un film non adhésif, essentiellement imperméable à l'eau, et élastique, fixé à l'une des faces d'u- ne couche adhésive de (B) une matière adhésive faite d'un mélange géliforme, au moins faiblement élastique,.constituée par (I) une phase continue composée de (a) au moins un élastomère à liaisons physi- ques transversales, choisi dans le groupe comprenant des copolymères séquences styrène-oléfine-styrène, (b) au moins une résine agglutinante hydrocar- bonée choisie dans le groupe comprenant les polymères et les copolymères du cyclo- pentadiène, du dicyclopentadiéne, de l'al- pha-pinène et du bêta-pinène, (c) un plastifiant polaire de l'élastomère, compatible au moins avec ses séquences styrènes et diminuant la température su- périeure de transition de vitrification des séquences styrènes de l'élastomère, (d) un antioxydant, et (e) de 0 à 25 % (du poids de la matière adhé- sive) d'un diluant huileux, (Il) dispersée dans la phase continue (I), une phase discontinue composée d'au moins un hydrocollo- ide pouvant gonfler dans l'eau, et (C) facultativement, une bande protectrice détachable fixée à l'autre face de la couche adhésive, l'ensemble constitué par ledit film élastique impermé- able (A) et par la matière adhésive (B) qui lui est jointe, mais sans la bande protectrice facultative (C), présentant une faible résistance à une déformation ra- pide et un retour rapide, après déformation, à essen- tiellement sa forme originale. Le dessin annexé présente, dans sa figure unique à plus grande échelle, une coupe longitudinale deune partie d'un pansement étanche selon l'invention. Ce pansement se compose d'un film élastique 16 (élément A cidessus) fixé à une couche 18 de matière élastique telle que décrite cidessus (élément B), cette dernière étant facultativement fixée à une bande protectrice en papier enduit de cire de silicone 22. Les éléments 10, 12 et 14 ne font pas partie du panse- ment de l'invention mais servent à sa fabrication et seront décrits-plus loin. Sur le dessin, l'épaisseur relative des diverses cou- ches n'est pas nécessairement représentée à la môme échelle. La couche adhésive, déformable sous l'action de for- ces faibles et brèves, possède un faible module d'é- lasticité et un fort coefficient d'allongement. Elle flue très faiblement lorsqu'elle est sèche et n'est pas exposée à des forces externes. Lorsqu'on dit que l'élastomère doit comporter des liaisons transversales physiques, on entend que les liaisons transversales du polymère dont il est fait ne sont pas de nature chimique (covalentes) mais de nature physique, c'est à dire qu'il comporte des zones de eristaLlinité é- levée ou, en d'autres termes, de température élevée de transition de vitrification. C'est précisément cette propriété de la matière décrite dans le brevet américain précité ng 4.231.369 qui fait que, lorsque cette matière absorbe de l'humidité elle se dilate surtout uniformément dans les trois dimensions. Les auteurs de la présente invention ont constaté qu'une plastification limitée des liaisons transver- sales physiques de l'élastomère au moyen du plasti- fiant mentionné au paragraphe (c) ci-dessus, lequel doit être compatible avec les domaines de styrène de l'élastomère, a pour résultat que l'absorption de l'humidité par la matière adhésive au cours de l'em- ploi s'exprime principalement sous forme d'une augmen- tation d'épaisseur et très faiblement sous forme d'une dilatation dans les deux autres directions. Ceci é- vite les plissements précités de la matière adhésive, même lorsque l'absorption d'humidité est importante, et aussi, par conséquent, la perte de l'adhérence dans certaines parties de la matière adhésive. On arrive en particulier à éluder les problèmes d'étanchéité lorsqu'on utilise ladite matière en-ostomi*-opur dés bandages-adhésifs étanches. La moindre élasticité et la plus grande plasticité de la matière, provoquée par le plastifiant, qui peut engendrer une tendance à un certain degré de modification de la forme, ou de soli- dification après déformation, est compensée par le fait que le film étanche à l'eau est élastique, en sorte que la combinaison de la couche adhésive avec ce film possède les propriétés souhaitées relatives à un faible module d'élasticité et à une modification de forme, ou une solidification, faible ou transitoire après déformation. Pour cette raison, le pansement étanche selon l'inven- tion convient, non seulement aux joints adhésifs étan- ches pour poches ou vessies et autres moyens d'obtura- tion employés en ostomie, mais également aux bandages dans lesquels la peau, les membranes muqueuses ou les plaies doivent être protégées contre l'environnement immédiat tel que les sécrétions intestinales, glandu- laires ou pathologiques, l'attaque des bactéries, l'action de l'air, l'évaporation, la lumière, les heurts et la compression. Si le pansement étanche doit 9tre utilisé avec des bandages ou pansements pro- prement dits, le renouvellement de ces derniers pourra se faire sans troubler la surface de l'épiderme ou de la plaie du fait que le pansement étanche reste fixé à la peau pendant ce renouvellement et qu'en outre S son emploi réduit ces renouvellements au minimum. La matière selon l'invention est compatible avec la peau ou les plaies et peut fréquemment, du fait de ses propriétés élastiques, rapprocher les lèvres d'une plaie et rendre superflu l'emploi d'agrafes, donc don- ner une cicatrice moins visible. L'emploi du pansement selon l'invention sur les parties mobiles du corps, telles que les articulations, ou sur ses parties mol- les o peuvent se former des plis, ne fait pas obsta- cle à la mobilité des organes dont l'écran épouse les mouvements. Enfin le pansement de l'invention s'appli- que bien autour des parties saillantes du corps, comme dans les ostomies Comme on l'a déjà mentionné, l'invention utilise des- copolymères séquences styrène-oléfine-styrène. Ce sont des copolymères séquencés A-B-A possédant des séquences extrêmes de polystyrène thermodynamiquement incompatibles avec les séquences médianes de caout- chouc de polyoléfine Il y a donc séparation des pha- ses à l'état solide Le polystyrène représente appro- ximativement le tiers de la molécule et les zones de polystyrène dur forment donc une sorte de phase dis- continue répartie dans une matrice de matière caout- chouteuse. Les zones dures forment les liaisons transversales physiques joignant les extrémités des ::olécules en un réseau rappelant celui d'un caoutchouc vulcanisé classique. La matière est facile à travail- ler du fait que la force élevée de cohésion du copoly- mère séquencé provient des liaisons transversales physiques (et non de liaisons transversales chimiques comme dans les matières vulcanisées). Par comparaison avec les caoutchoucs classiques, les copolymères sé- quencés styrène-oléfine-styrène ont des poids molécu- laires bas, 2.000 à 100.000 environ pour les séquences A, et 25.000 à 200. 000 environ pour les séquences B. La teneur en groupes styrènes est normalement infé- rieure à 40 %. Ces copolymères séquencés possèdent deux températures de transition de vitrification, l'une inférieure à la température ambiante, et l'autre con- sidérablement au dessus de cette température. Les groupes a!iphatiques peuvent Otre basés sur l'iso- prène, le butadiène, ou d'autres alkadiènes ou alkènes à chaîne courte tels que les mélanges d'éthylène et de butylène, ou de polyisobutylène. Les auteurs de l'invention ont découvert que l'élastomère le plus avantageux était un copolymère séquencé styrène-iso- prène-styrène. Un produit particulièrement avantageux est celui vendu sons la marque déposée "Cariflex"--r- 1107,qui contient environ 28 % en poids de groupes styrènes. La composition doit comporter un plastifiant à titre d'adoucissant pour les deux genres de groupes de l'é- lastomère ou au moins pour les séquences de styrène dures. Ce plastifiant a principalement pour fonction d'abaisser la plus élevée des températures de transi- tion de vitrification. En principe, on pourra utili- ser, comme plastifiant de cette sorte, toute une série de substances possédant une nature polaire importante telle que les huiles naphténiques, mais que l'on devra toutefois éviter en raison de leurs propriétés cancéri- gènes et/ou allergènes. Les substances les mieux appropriées sont les esters d'acides organiques bi- et polybasiques qui auront été complètement estérifiés au moyen d'alcools aliphatiques monovalents, en particulier ceux possédant de 6 à 12 atomes de carbone, et les esters de polyéthylène- et de polypropylèneglycols avec acides carboxyliques et de préférence, pour les raisons indiquées ci-dessus, a- vec acides aliphatiques. Ceux qui conviennent le mieui sont le dioctyladipate et le dioctyl-phtalate, le premier étant préféré dans la présente invention, en premier lieu parce qu'on a constaté qu'il donnait les meilleurs résultats pour une diminution modérée de l'élasticité de l'élastomère, et en seeond lieu comme conséquence de la tendance générale à préférer les composés aliphatiques aux composés aromatiques pour les substances devant venir en contact avec le corps humain. Pour les mêmes raisons, on évitera l'emploi d'esters desdits acides avec les phénols. La résine agglutinante, indispensable pour procurer l'adhérence indispensable A la peau, est un composant intégral de la phase continue. L'antioxydant est indispensable pour maintenir les propriétés de l'élastomère; certains élastomères du commerce, du type en question, sont quelquefois livrés contenant un antioxydant. Le type d'antioxydant imr porte peu et l'on en trouvera des exemples dans les ouvrages courants de référence. On pourra citer, comme antioxydants appropriés, les hydroxytoluènes butylée tels que le méthylène-bis-(4-méthyl-6-t-butylphénol) ou le 1-hydroxy-2,6-di-t-butyl-4-méthylbensène. Outre le plastifiant précité, la composition selon l'invention pourra contenir un diluant huileux. Ce dernier est essentiellement incompatible avec les mo- tifs styrènes de l'élastomère mais compatible avec le motif mou oléfine. Les huiles de paraffine et la va- seline, en particulier, pourront être utilisées comme diluant huileux. On pourra également utiliser des huiles végét.ales mais, comme elles ont une nature quelque peu polaire, elles pourront agir également sur lesmotifs styrènes et accentuer, de ce fait, jus- qu'à un point non encore clairement défini, l'effet du plastifiant; pour cette raison, il sera donc pré- férable de lés éviter. La phase discontinue est constituée par l'hydrocollo.- Ide.-C 0elỉ-ci a premièrement et principalement pour but d'assurer l'adhérence du pansement étanche à la peau et aux membranes muqueuses, même lorsqu'elles sont humides. C'est un fait connu que les pansements usuels cessent de prendre et d'adhérer à la peau lors- qu'ils sont exposés à l'humidité. L'hydrocolloide doit pouvoir gonfler rapidement sous l'action de l'eau, et la transporter rapidement. De préférence, il devra être soluble dans l'eau. Les hydrocolloides appropriés sont les carboxyméthyl- celluloses et les carboxyméthyl-amyles ainsi que leurs dérivés alcalinométalliques, le poly(alcool de vinyle), la gélatine, la pectine pulvérisée, les gommes végéta- les telles que la gomme arabique, la gomme de caroubier etc., les polyéthylène- ou polypropylène-glycols de poids moléculaire élevé, le polyoxyméthylène et autres polymères semblables. L'invention préfèrera la carb- oxyméthylcellulose de sodium, ainsi qu'un mélange de cette dernière avec de la gomme guar en proportion d'environ 36/16 en poids. Divers produits dermophiles ou thérapeutiques pourront être ajoutés, soit dans la phase continue, soit sous forme d'une phase supplémentaire dispersée. Ces pro- duits d'addition pourront, par exemple, être des régu- lateurs de pH tels que les citrates de sodium, de po- tassium ou de magnésium, des agents fongicides ou fon- gistatiques, ou des protéines spéciales accélératrices de guérison des plaies, telles que le collagène. Comme on l'a déjà dit, il importe que le film étanche à l'eau soit élastique. Il y a relativement peu de matériaux plastiques en feuille qui soient élastiques mais les films appropriés au but poursuivi sont ceux faits de-polyuréthane, de copolymères de styrène-iso- prène, les copolymères séquencés styrène-butadiène, et les caoutchoucs de butadiène, d'isoprène, de néo- * ptrène, de silicone, de butyle, de chloroprène, et leurs mélanges. L'invention préfère tout particuliè- rement l'emploi d'un film élastique-étanche à l'eau en polyuréthane. Les proportions des divers composants pourront varier dans des limites assez larges. Toutefois, la propor- tion d'élastomère sera normalement un peu plus élevée que dans le produit décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique précité nO 4.231.369 et, conformément à l'invention, représentera de 10 à 40 % (et de pré- férence de 20 à 40 %) du poids de la couche adhésive. Conformément à l'invention, la composition de cette couche adhésive, exprimée en % en poids, pourra être la suivante: =élastomère: 10 à 40 %, et de préférence 20 à 40 % =résine agglutinante: 15 à 45 %, et de préférence à 40 % =plastifiant pour les deux domaines de l'élastomère, tels que définis: 2 à 12 A, et de préférence 8 à 12 % =antioxydant: 0,5 à 2,5 % =diluant huileux: 0 à 25 % =hydrocolloïde: 10 à 55%, et de préférence 20 à 40 % Une composition tout particulièrement préférée présen- tera les proportions approximatives ci-après: =copolymère séquencé styrène-isoprène (et en particu- lier un tel copolymère contenant environ 20 % de mo- tifs styrène, de la marque déposée "Cariflex" TR 1107) 25 %; =résine agglutinante: 35 %; =dioctyl-adipate: 9 %; -antioxydant: 1 %; =carboxyméthylcellulose de sodium: 30 % Pour certains cas particuliers d'application, la cou- che adhésive du pansement étanche pourra être très é- paisse, par exemple 6 mm ou plus, mais cette épaisseur sera normalement, conformément à l'invention, comprise entre 0,25 et 3 mm et de préférence d'environ 1,1 mm, et l'épaisseur du film élastique étanche à l'eau sera normalement, conformément à l'invention, comprise entre et 50 i et de préférence d'environ 30 l En pratique, la fabrication du pansement étanche selon l'invention consistera à verser la matière adhésive à l'état fondu sur le film, puis à laminer le tout jus- qu'à obtention de l'épaisseur recherchée pour la cou- che adhésive. La matière adhésive pourra encore être étalée au rouleau, à l'état non fondu, sur le film puis ramollie à la chaleur. Pendant l'application de la couche adhésive, le-film devra être soutenu par un matériau approprié du fait que ce film absorbera le plastifiant de la matière adhésive et gonflera; du fait des forces physiques (forces de Van der Waal) t ce gonflement ne se produit que dans le sens de l'é- paisseur lorsque le film est fixé à son support, sans quoi il se produit dans toutes les directions et peut occasionner des plissements. Si la couche adhésive est froide, sa jonction avec le film restera plane, même si le film a gonflé. Certains films sont fournis par le fabricant, portés par un matériau approprié, le mieux approprié étant du papier dont la face tour- née ver-s la matière adhésive est enduite de polyéthy- lène tandis que l'autre face est enduite de cire de silicone. Ce support pourra rester fixé au pansement étanche pour servir de bande protectrice qui ne sera enlevée qu'au moment de l'emploi La matière adhésive pourra être préparée d'une manière semblable à celle décrite dans le brevet américain pré- cité ng 4.231.369. De préférence, le copolymère élas- tomère styrène-oléfine-styrène à liaisons transversales physiques est mélangé à l'antioxydant (au cas o ce dernier n'y aurait pas été ajouté lors de la fabrica- tion du copolymère), à l'agglutinant synthétique hydro- carboné, au plastifiant, et, facultativement, au dilu- ant huileux, _Fuis le mélange est chauffé à une tempé- rature adéquate, comprise normalement entre 80 et 1702C. Lorsque la température recherchée est atteinte et que le mélange est homogénéisé, au besoin en l'agitant, on y ajoute l'hydrocolloïde à la même température et l'on agite le mélange jusqu'à ce que l'h drocolloide se soit uniformément dispersé dans le mélange des au- tres composants. Enfin, la masse est soit refroidie pour être utilisée ultérieurement, soit directement versée sur le film disposé sur son support, comme on l'a décrit précédemment. EXEMPLE Un pansement étanche, de structure correspondant à celle représentée schématiquement sur le dessin an- nexé, est préparé comme suit: Une feuille de papier 10, dont la face inférieure 12 est enduite de cire de silicone et dont la face supé- rieure est enduite d'une mince pellicule 14 de poly- éthylène, elle-même surmontée d'un film élastique 16 en polyuréthane d'environ 28 M d'épaisseur, est endui- te d'une matière adhésive à l'état fondu, ayant la composition suivante: = "Cariflex" TR 1107 (marque déposée): 25,1 %; = "Arkon" P 90 (marque déposée) (adhésif de polycyclo- pentadiène hydrogéné distribué par la Société Arkawa Forest Chemical Industries Ltd.): 35,1 %; = dioctyl-adipate: 8,8; = carboxyméthylcellulose de sodium: 30 %; = antioxydant (méthylène-bis-(4- méthyl-6-t-butylphénol) 1%. Après solidification partielle, la matière fondue est laminée à une épaisseur de 1,1 mm, en sorte que la ma- tière adhésive forme une couche 18 AEr's refroidissement, le tout est enroulé en un rou- :.eau dont la feuille de Parier 10 constitue la partie externe. La feuille de papier avec ses couches de :oly.'th"lenc et de cire de silicone constitue une cou- aperture Drotectrice aui sera éliminée au moment de l'emploi du pansement étanche, constitué alors par les couches 16 et 18. Une autre couverture protectrice, faite d'une feuille de papier 20 dont la face tournée vers la couche adhé- sive 18 est enduite d'une couche 22 de cire de sili- cone, pourra Otre placée sur cette couche adhésive 18 Pour l'emploi, le pansement étanche sera découpé en morceaux de forme et de dimensions appropriées. REVENDICATIONS 1. Pansement étanche fait d'une couche de matière adhé- sive dont une face porte un film étanche à l'eau, non adhésif, et dont l'autre face peut, facultati- vement, porter une feuille protectrice détachable, caractérisé en ce que ledit film non adhésif étanche à l'eau est un film élastique et possède, avec la- dite couche de matière adhésive qui y adhère, mais sans ladite feuille protectrice, une faible résis- tance à une déformation rapide et, après déforma- tion, une faculté de retour rapide à essentielle- - ment sa forme originale, ladite matière adhésive étant un mélange géliforme, au moins faiblement élastique, constitué par (I) une phase continue composée de (a) un élastomère à liaisons transversales phy- siques fait d'un ou plusieurs copolymères séquencés styrène-oléfinestyrène, (b) une résine agglutinante hydrocarbonée faite d'un polymère ou copolymère de cyclopenta- diène, dicyclopentadiène, alpha-pinène et/ ou bâta-pinène, (c) un plastifiant polaire de l'élastomère, compatible au moins avec ses séquences styrènes et diminuant la température supé- rieure de transition de vitrification des séquences styrènes de l'élastomère, (d) un antioxydant, et (e) facultativement un diluant huileux, (II) dispersée dans ladite phase continue, une pha- se discontinue composée d'un oau-lusieurs hy- drocolloïdes pouvant gonfler dans l'eau 2. Pansement étanche selon la Revendication 1, carac- térisé en ce que le film élastique imperméable à l'eau est un film de polyuréthane. 3. lansement étanche selon une quelconque des Revendi- cations 1 ou 2, caractérisé en ce que l'élastomère est un copolymère séquencé styrène-isoprène-styrène. 4. Pansement étanche selon une quelconque des Revendi- cations 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le plasti- fiant est compatible tant avec les domaines styrènes qu'avec les domaines oléfines de l'élastomère, et en ce qu'il est constitué par un ester de polyéthy- lène-glycol ou de polypropylène-glycol avec un acide carboxylique aliphatique, ou par un ester d'un acide carboxylique bi- ou polybasique avec un alcool ali- phatique. 5. Pansement étanche selon la Revendication 4, caracté- risé en ce que le plastifiant est du dioctyl-adipate 6. Pansement étanche selon une quelconque des Revendi- cations 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que l'hydrocolloïde dispersé dans la phase continue est de la carboxyméthyl-cellulose de sodium. 7. Pansement étanche selon une quelconque des Revendi- cations 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que la couche de matière adhésive a la composition sui- vante, en %o en poids: élastomère 10 à 40 %; ré- sine agglutinante 15 à 45 %; plastifiant pour les deux domaines de l'élastomère 2 à 12 %; antioxy- dant 0,5 à 2,5 %; diluant huileux 0 à 25 %; et hydrocolloide 10 à 55 % 8. Pansement étanche selon la Revendication 7, carac- térisé en ce que la composition de la matière ad- hésive, exprimée en % du poids de l'adhésif, est % de copolymère séquencé styrène-isoprène-styrène contenant environ 28 % de-motifs styrènes (basés sur le poids du copolymère séquencé); environ 35 % de résine agglutinante; environ 9 % de dioctyl-adipate comme plastifiant de l'élastomère; environ 1 % d'antioxydant; et environ 30 % de carboxyméthyl- cellulose de sodium. 9. Pansement étanche selon une quelconque des Revendi- cations 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que la couche de matière adhésive a une épaisseur comprise entre 0,25 et 3 mm (et de préférence d'en- viron 1,1 mm), et-en ce que le film élastique a une épaisseur comprise entre 10 et 150 p (et de préfé- rence d'environ 30 p).