Le procédé lithographique d'impression utilise un support d'image qui est essentiellement planographique, c'est-à-dire que la zone imprimante de la planche, ou cliché, se trouve pratiquement dans le même plan que la zone non imprimante. La lithographie diffère donc des pro- cédés en relief bien connus dans lesquels les zones impri- mantes sont situées dans un plan totalement différent des surfaces non imprimantes. Etant donné que les supports d'image ou clichés sont planographiques, le bon résultat du procédé lithographique exige l'utilisation de clichés qui aient été traités de manière que les zones imprimantes soient hydrophobes ou non réceptives vis-à-vis de l'eau et que les zones non imprimantes soient hydrophiles, ce qui signifie qu'elles sont réceptives vis-à-vis de l'eau. Etant donné que le bon résultat de l'impression lithogra- phique exige la présence d'eau pour empêcher les zones non imprimantes de prendre l'encre, il est évident que le mouillage par fluide du cylindre d'impression constitue un facteur essentiel pour la bonne exécution de la fonc- tion d'impression. Dans la technique connue, les moyens les plus habi- tuellement utilisés pour déposer de l'eau sur les cylin- dres porte-plaques lithographiques comportaient l'utilisa- tion de mouilleur, d'un rouleau distributeur vibrant et de plusieurs rouleaux encreurs qui transféraient l'agent mouillant fluide du rouleau vibrant à la plaque_ Alors que les zones sans image présentent la propriété d'être hydro- philes et réceptives vis-à-vis de l'eau, il est facile de comprendre que, fréquemment, on ajoute de petites quanti- tés d'agents à l'eau dans divers buts de sorte qu'au sens technique, l'agent mouillant n'est pas toujours uniquement composé d'eau. Au fur et à mesure de l'élévation du niveau de qualité d'impression et de vitesse d'impression qu'on exige maintenant des presses rotatives modernes alimentées par bobines, on a observé un besoin d'amélioration du rendement du mouilleur. L'invention permet d'obtenir un réglage positif, précis et fiable du dépôt du fluide mouillant. Bien entendu, la construction et le fonctionne- ment du mécanisme de pulvérisation sont d'une importance primordiale pour l'obtention d'un mouillage acceptable dans l'industrie. Le but principal de l'invention est de réaliser un ensemble de mouillage par pulvérisation à rampe perfec- tionné permettant de distribuer un fluide mouillant avec précision à un couple d'éléments d'impression de la presse. On utilise une rainure hélicoïdale de section relativement grande pour opposer une résistance à l'écoulement dans chaque orifice de sortie de fluide, au lieu d'utiliser un très petit trou, qui risque facilement de s'obturer. Un autre but de l'invention est de réaliser un en- semble de mouillage par pulvérisation à rampe perfection- né qui soit auto-nettoyant et dont les têtes de pulvéri- sation individuelles puissent être fermées lorsqu'elles ne sont pas nécessaires. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparaîtront au cours de la description qui va sui- vre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'e- xemple, - la figure 1 est une vue en coupe d'une tête de pulvérisation suivant l'invention qui montre les éléments travaillants dans des positions dans lesquelles le fluide mouillant peut être éjecté; - la figure 2 est une vue en coupe analogue à la figure 1 et qui montre le gicleur en position fermée; - la figure 3 est une vue partielle en élévation de face de la rampe de pulvérisation; - la figure 4 est une vue en élévation de dessus et en partie en coupe qui montre la façon dont une tête de pulvérisation est montée dans la rampe. Pour bien faire comprendre le dispositif suivant l'invention destiné à acheminer un agent mouillant à un cylindre rotatif d'une presse rotative alimentée par ban- de, on se reportera aux dessins et en particulier aux fi- gures 1 et 3 sur lesquelles la référence 10 désigne une rampe de grande longueur. La rampe 10 présente un premier passage il de grande longueur destiné à acheminer le flux d'air d'une source appropriée à chacune des têtes de pul- vérisation individuelles réparties sur la longueur de la rampe. Le corps 10 de la rampe présente également un deu- xième passage 12 de grande longueur qui permet de faire circuler le fluide mouillant sur la longueur de la rampe. On voit que la rampe comporte également plusieurs trous transversaux 13 qui traversent cette rampe 10 et coupent le premier et le deuxième passages 11 et 12 dans une di- rection à peu près perpendiculaire à l'axe de ces passa- ges 11 et 12. On trouvera une description d'un dispositif de mouillage à pulvérisation pour Dresse d'imprimerie auquel on peut appliquer avantageusement le dispositif de pulvérisation à rampe suivant l'invention dans la de- mande de brevet U.S. de la demanderesse n0 1400676 dépo- sée le 14 Avril 1980. Dans chacun des trous transversaux 13 est montée une tête individuelle 15 de pulvérisation qui assure un mélange approprié du fluide mouillant et de l'air pour qu'un jet pulvérisé de fluide mouillant réglé avec préci- sion puisse être projeté contre un rouleau mouilleur qui fait partie de la presse. Cette tête de pulvérisation comprend un premier élément 16 de forme allongée qui com- porte une partie terminale élargie intérieure 17 et une partie terminale élargie extérieure 18. Les deux parties terminales élargies 17 et 18 sont en contact avec les parois intérieures du trou transversal 13, 1'extrémité terminale élargie 17 ayant effectivement pour effet de s'opposer à la communication entre les passages il et 12. Le premier élément 16 de forme allongée présente un alé- sage 20 qui le traverse de part en part, dont le diamètre varie sur sa longueur et qui se termine par un orifice 21 de logement de gicleur. Dans la partie élargie extérieure 18 sont ménagés deux passages d'air 22 qui s'étendent entre le passage d'air Il et l'extérieur de la tête de pulvérisation. On voit que les passages 22 convergent, en formant un'angle aigu, vers un point situé juste en avant de l'orifice 21 'de logement du gicleur. En se reportant aux -figures 2 et 4, on voit qu'un gicleur 25 est monté dans l'alésage 20 du premier élément 16. Ce gicleur comprend une partie dirigée vers l'arrière, de diamètre intérieur 26 relativement Grand et un prolon- gement qui est dirigé vers l'extérieur et délimite un pe- tit orifice de pulvérisation 27. La tête de pulvérisation 15 comprend en outre une tige capillaire 30 qui est montée dans l'alésage du pre- mier élément 16 de façon à pouvoir se.déplacer axialement dans cet élément 16. Cette tige capillaire 30 comprend une partie intérieure 31, analogue à une aiguille, dont le diamètre n'est que légèrement inférieur au diamètre de l'orifice de pulvérisation 27. La fonction de ce pro- longement 31 est de permettre de dégager l'orifice 27 de toute obstruction, simplement en amenant la tige capil- laire 30 à la position représentée sur la figure 2. La tige capillaire 30 comprend également une partie intermédiaire 32 ayant un diamètre légèrement inférieur au diamètre de la section intermédiaire de l'alésage 20 et une partie extérieure 33 de même diamètre que la partie intermédiaire 32. En se reportant aux dessins, on remarque que la partie intermédiaire 32 et la partie extérieure 33 sont de même diamètre et sont séparées par une partie 34 qui est de plus petit diamètre que les parties 32 et 33. Au-delà de la partie extérieure 33-, l'élément capillaire se prolonge vers l'arrière et s'étend au-delà de la sur- face extrême arrière de la rampe 10. La partie intermédiaire 32 de la tige capillaire 30 présente une rainure de dosage de précision 35 de sorte que, lorsque la tige 30 se trouve dans la position repré- sentée sur la figure 1, le fluide mouillant peut s'écou- ler du passage 12, en passant par la rainure de dosage et sortir par l'orifice de pulvérisation 27. Normalement, la tige capillaire 30 est maintenue en position d'ouverture par un ressort hélicoidal 40 qui est comprimé entre une paroi 41 du premier élément 16 dirigée vers l'arrière et une bague 42 qui est fixée sur la partie extérieure 33 de la tige capillaire 30. Tandis que l'extrémité avant du trou transversal 13 est fermée par la partie élargie extérieure 13 de la tête de pulvérisation 15, l'extrémité opposée est fermée par un élément de fermeture 45 qui est traversé par la partie arrière de la tige capillaire 30. Des bagues toriques appropriées 46 sont utilisées de la façon représentée pour assurer l'étanchéité, de manière à s'opposer à toute fuite indésirable d'air ou de fluide de mouillage. La tê- te de pulvérisation 15 est maintenue entièrement enfermée dans le trou transversal de la rampe 10 par des plaques 47 et des organes de fixation filetés 48 appropriés. On voit que, sur la face arrière de la rampe 10, est prévu un élément de verrouillage 50 qui est fixé sur la rampe par l'un des organes de fixation filetés 48. L'é- lément de verrouillage 50 peut être constitué par une barre allongée ayant une nervure 51 dirigée vers le haut qui s'étend sur toute la longueur de la rampe 10 du enco- re, il peut être prévu des éléments individuels correspon- dant respectivement aux différentes têtes de pulvérisation. Enfin, on remarquera que l'extrémité arrière de la tige capillaire 30 est munie d'un bouton 55 qui comporte un ergot 56 pouvant être utilisé pour maintenir la tige capillaire dans sa position extrême avant (représentée sur la figure 2) de manière qu'il ne puisse pas s'écouler de fluide de mouillage du passage 12 par la rainure de dosage. Cette interruption de l'écoulement par la tête de pulvérisation est assurée par l'extrémité avant de la partie extérieure 33 qui est alors engagée à coulissement dans la partie de diamètre intermédiaire de l'alésage 20. REVENDICATIONS 1. Ensemble de pulvérisation à rampe pour disposi- tif pour distribuer un fluide mouillant à un cylindre rotatif d'une presse d'impression rotative alimentée par bande, caractérisé en ce qu'il comprend: (a) un corps de rampe (10) de forme allongée qui délimite un premier et un deuxième passages de forme allongée (11, 12) destinés à conduire un flux d'air et de fluide de mouillage sui- vant la longueur de la rampe, et qui présente plusieurs trous latéraux (13) qui traversent la rampe et coupent le premier et le deuxième passages dans une direction à peu près perpendiculaire aux axes de ces passages; (b) des têtes de pulvérisation individuelles (15) montées respectivement dans les trous transversaux du corps de la rampe, chacune de ces têtes comprenant: (i) un pre- mier élément (16) de forme allongée ayant des parties terminales élargies (17 et 18), respectivement intérieure et extérieure, qui sont en contact avec la paroi interne du trou transversal, cet élément présentant un alésage traversant (20) à diamètre étagé, qui se termine par un orifice (21) de logement de gicleur, et présentant en outre des passages '(22) qui relient le premier passage longitudinal d'air (11) à l'extérieur de la tête de pulvé- risation; (ii) un gicleur (25) monté dans l'alésage du- dit premier élément (16) de forme allongée, adjacent audit orifice (21) de logement de gicleur; (iii) une tige ca- pillaire (30) de forme allongée, montée dans l'alésage (20) dudit premier élément (16) de forme allongée pour se déplacer axialement dans cet alésage et qui est de forme appropriée pour que, lorsqu'elle est placée dans une posi- tion avant, il ne puisse pas s'écouler de fluide de mouil- lage; (c) des moyens de fermeture (45) fixés au corps (10) de la rampe et destinés à fermer l'extrémité inté- rieure du trou transversal (13) du corps (10) de la rampe; et (d) des moyens de verrouillage (50, -51) fixés au corps (10) de la rampe pour maintenir la tige capillaire (30) dans sa position avant ou de fermeture si on le désire. 2. Ensemble suivant la revendication 1, -caractérisé en ce que ledit élément (10) de forme allongée présente un alésage (20) qui le traverse de part en part et qui présente son diamètre maximum dans son extrémité élargie intérieure (17), un diamètre intermédiaire dans sa partie centrale et son diamètre minimum dans l'extrémité élargie extérieure (18), ce diamètre minimum définissant l'orifi- ce (21) de logement du gicleur. 3. Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ladite tige capillaire de forme allongée (30) comprend une partie intérieure (31) en forme d'aiguille ayant un diamètre extérieur légèrement.inférieur au dia- mètre de l'orifice (27) du gicleur (25), une partie inter- médiaire (32) de diamètre légèrement inférieur au diamètre de la partie intermédiaire de l'alésage (20) et une partie extérieure (33) de même diamètre que ladite partie inter- médiaire de l'alésage (20), et une partie (34) située en- tre ladite partie intermédiaire (32) et ladite partie ex- térieure (33) et qui est de diamètre inférieur à celui de chacune des deux parties (32 et 33). -4. Ensemble suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ladite partie extérieure (33) de la tige capil- laire (30) dépasse vers l'arrière à travers lesdits moyens de fermeture (45) et comporte des moyens de commande (55, 56) fixés sur cette partie extérieure et destinés à coo- pérer avec lesdits moyens deverrouillage (50, -51). 5. Ensemble suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ladite partie intermédiaire (32) présente une rainure de dosage (35) qui s'étend de ladite partie (34) de petit diamètre jusqu'au gicleur (25) pour permettre l'écoulement du fluide de mouillage dudit deuxième pas- sage (12) à l'orifice (27) du gicleur (25).