"Dispositif sensible à un gradient de température et son application pour constituer un fluxmètre calorifique ou un capteur solaire" La Présente invention concerne un dispositif sensible à un gradient de température. On connaît des couples thermo-électriques sensibles à un gradient de température, utilisables comme détecteurs de flux de chaleur, ou fluxmètres, comportant un ensemble de plaques minces de constantan, de cuivre et de chromel. De tels fluxmètres sont décrits par exemple dans les brevets des EtatsUnis n0 3.607.445 et 3.767.470 au nom de Frank. F. HINES. La demanderesse vient de découvrir qu'il était possible de réaliser des fluxmètres en recouvrant une plaque en cons- tantan par un dépôt électrolytique de cuivre, plus généra- lement en recouvrant un conducteur (ou un semi-conducteur) de l'électricité par un dépôt électrolytique d'un autre con- ducteur (ou semi-conducteur) de l'électricité, ces deux con- ducteurs (ou semi-conducteurs) ayant des pouvoirs thermoé- lectriques différents. On peut ainsi, à la place du couple constantancuivre,utiliser un couple silicium-cuivre (le cuivre étant déposé électrolytiquement sur le silicium). La demanderesse a en effet constaté que, lorsqu'une couche conductrice ou semi-conductrice est revêtue d'un dépôt électrolytique conducteur ou semi-conducteur de ma- tière différente, des courants électriques induits circulent à travers la surface qui sépare les deux conducteurs ou semi-conducteurs superposés, la circulation de ces courants provoquant, dans chacun des conducteurs ou semi-conducteurs, des chutes ohmiqUes qui sont proportionnelles à la moyenne spatiale du gradient thermique superficiel. Cette propriété des dépôts électrolytiques sur une cou- che conductrice ou semi-conductrice est mise en oeuvre, dans le cadre de l'invention, pour réaliser un fluxmètre apte à mesurer un flux calorifique ou un capteur apte à en- gendrer de l'énergie électrique en réponse à un flux calo- rifiqu e. Pour réaliser des dispositifs de détection sensibles ou des capteurs aptes à débiter une puissance électrique - non négligeable, on -grQupe une batterie de cellules élémen- 'taires constituées chacune par une couche d'un'premier con- ducteur ou semi-conducteur revêtue par un dépôt électroly- tique en un second conducteur ou semi-conducteur. -5 Contrairement à la pratique antérieure consistant à réaliser des'dispositifs du genre fluxmètre-calorifique qui comportent une paroi auxiliaire isola'nte, de part et d'autre de laquelle sont disposés des thermocouples classiques cons- titués par exemple, comme indiqué précédemment, par des plaques minces de'constantan, de cuivre'et de chromel, l'in- vention consiste à réaliser un dispositif sensible à un -* gradi-e'nt de température, applicable pour mesurer un flux calorifique ou pour transformer un tel flux en un courant électrique disponible, caractérisé par le fait qu'il compor- te au moins une cellule sensible thermoélectrique compor- tant essentiellement une couche mince d'un premier matériau conducteur-ou semi-conducteur revêtue par un dépôt électro- lytique très mince, en un second matériau conducteur ou semi-conducteur, les propriétés thermoélectriques du premier et du second matériau étant différentes. De préférence le premier matériau est -en l'alliage ap- pelé constantan f'onducteur) ou bien du s:ilic-ium" (semi- condubter), tandis que lb second matériau est du cuivre (conducteur.; ' Avantageuseme'nt le dipqsitif selqn l'invention com- prend de nombreuses cellules du type précité de petite di- mensioh groupées en série et/ou en parallèle, O'n''peut ainsi réaliser un fluxmètre comportant au moins un millier de cellules élémentaires disposées sur un sub- i 30 strat. ' '' On:p'eut également réaliser un capteur calorifique ou convertisseur d'é'nergie calorifique en énergie électrique comportant plusieurs milliers de cellules constituées en particulier par deux rangées de pièces en constantan cuivré, ces deux rangées étant séparées par des couches alternées de cuivre et de constantan, l'ensemble engendrant un courant électrique lorsque-les deux rangées précitées sont traver- sées en'série par un flux de chaleur, - L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lésquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 illustre, en coupe, une cellule élémentaire dotée des perfectionnements selon l'invention et sensible à un gradient de température ou flux calorifique. La figure 2 représente, également en coupe, un flux- mètre comportant plusieurs cellules élémentaires selon la figure 1. La figure 3 représente, vu en plan, un mode de réali- sation particulier d'un fluxmètre selon l'invention. La figure 4 illustre,en coupe, l'application de l'in- vention à la mesure d'une température de surface. La figure 5, enfin, représente, également en coupe, un capteur convertissant, par mise en oeuvre de l'invention, l'énergie calorifique en énergie électrique. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exemple, de réaliser un dispositif sensible à un gradient de température ou flux calorifique, on s'y prend comme suit ou d'une manière analogues On se réfère tout d'abord à la figure 1 sur laquelle on a illustré schématiquement une cellule élémentaire ap- pliquant l'idée générale de l'invention, à savoir la réali- sation d'un élément sensible à un flux de chaleur constitué par une couche mince d'un premier conducteur ou semi-conduc- tleur revêtu d'un très mince dépôt électrolytique en un se- cond conducteur ou semi-conducteur. Sur la figure 1, on a représenté en 2 ladite couche mince, réalisée par exemple en l'alliage de cuivre et de nickel appelé constantan, et en 1 le très mince dépôt élec- trolytique réalisé par exemple en cuivre. En présence d'un gradient de température tangentiel dT, des courants électriques induits I1 (dans le dépôt 1- de cuivre) et I (dans la couche 2 de constantan) de sens opposés prennent naissance. Il se forme ainsi des couiants circulant à travers la surface de séparation entre les deux conducteurs (ou semi-conducteurs) 1 et 2 (circuit des cou- rants électriques représenté en traits interrompus). L'in- tensité des courants électriques ainsi produits par le gra- dient'dT est proportionnelle à dT, ce qui permet de réali- ser, avec l'élément sensible de la figure 1, la mesure d'un gradient thermique ou flux calorifique; il suffit en effet de déterminer l'intensité des courants induits par ce gra- dient dans l'élément de la figure 1. Plusieurs cellules (par exemple un millier de cellules) selon la figure 1 peuvent être disposées sur un substrat et connectées en série et/ou en parallèle.- L'étude théorique et expérimentale de l'effet thermo- électrique dans les systèmes constitués par une couche con- ductrice recouverte d'un dépôt électrolytique a permis de mettre en évidence des propriétés particulièrement intéres- santes. Sous l'action d'un gradient thermique superficiel, il y a apparition, dans chacune des couches conductrices superposées, de courants induits circulant à travers la surface de séparation des conducteurs superposés. L'inten- sité de ces courants est proportionnelle à la valeur ins- tantanée de la moyenne spatiale du gradient thermique super- ficiel. Les chutes ohmiques provoquées par le passage de ces courantssont des informations représentatives des échanges calorifiques superficiels. C'est l'utilisation de ces infor- mations qui a permis d'apporter une solution nouvelle aux problèmes de la mesure des températures superficielles et de la conversion de l'énergie calorifique en énergie élec- trique. a) Résultats expérimentaux Les dispositifs étudiés ont été réalisés en déposant par voie électrolytique une couche de cuivre d'épaisseur voisine de un micron sur une feuille de constantan d'épais- seur voisine de vingt cinq microns. Lersque la surface du système schématisé figure 1 est soumise à un gradient ther- mique tangentiel suivant la direction ox, chacun des con- ducteurs superposés 1 et 2 est soumis à une tension élec- trique V1 et V2 respectivement. Ces tensions électriques V1 et V2 ont été mesuré.es en connectant un microvoltmètre dans des circuits constitués avec des fils de cuivre et de cons- 24-71055 tantan respectivement de façon à éliminer les forces électro- motrices classiques d'origines thermoélectriques. La valeur des tensions V1 et V2 ne dépend pas uniquement de la diffé- rence de température entre les extrémités du dépôt électro- lytique, mais de la symétrie du champ de température super- ficielle par rapport au plan passant par le milieu du sys- tème. Lorsque la distribution de température superficielle est symétrique: T(x) T(-x), les tensions observées sont identiquement nulles: V1 = V2 = O. Par contre, lorsque T(x) / T(-x), les tensions V1 et V2 ont des valeurs non nulles. L'amplitude de ces tensions dépend du degré de dis- symétrie du champ de températures superficielles imposé. Cet effet thermoélectrique particulier a été caractérisé en appliquant une distribution antisymétrique uniforme définie par la relation T(x) = T + AT(x) T(-x) = T - AT(x) o o DT T 1-T2 91 avec = 2 si - L'amplitude du gradient thermique imposé est détermi- née par la différence de température T2-T1 appliquée entre les extrémités du dépôt électrolytique. Les résultats expé- rimentaux ont montré que V1 et V2 sont proportionnel-les au gradient de température. Les tensions V1 et V2 ont été comparées aux tensions V' et V2 qui apparaissent dans le même dispositif non cuivré (thermocouple habituel). Ces tensions sont liées par la relation V V2 V V = ( 1) quelle que soit la valeur de T2-T. Le rapport 1 /V2 dépend du rapport des épaisseurs des dépôts de cuivre et de constantan, L'observation VW = 0 est conforme à la loi bien connue selon laquelle il ne peut y avoir apparition de tension par effet thermoélectrique dans un conducteur homogène soumis a une différence de température. Lorsque le constantan est cuivré, il y a apparition dans le circuit constantan d'une tension V2 proportionnelle à la différence de température entre les extrémités de la région cuivrée. La relation (1) a été vérifiée quelle que soit l'épaisseur du cuivrage et sera utilisée pour-justifier l'interprétation théorique ci- après. La relation de proportionnalité entre V et V2 et la différence de température appliquée n'est vérifiée que si le gradient thermique superficiel appliqué est uniforme. L'étude des tensions V1 et V2 induites lorsque le profil de température n'est pas uniforme a permis de montrer que les informations électrique-s-Vi et V étaient proportionnelles 1 2 à la moyenne spatiale instantanée du gradient thermique tangentiel. Lorsque le constantan n'est pas entièrement cuivré, les tensions induites sont proportionnelles à la moyenne spatiale instantanée du gradient thermique dans les régions cuivrées. b) Interprétation de l'effet thermoélectrique superficiel. Les équations phénoménologiques permettant de repré- sente.r le couplage thermoélectrique dans un conducteur ho- mogène sont bien connues (Landau). Elles s'appliquent dans chacun des conducteurs superposés constituant le système étudié. Les densités de courant j1 et j2 induits suivant ox, dans chacun des conducteurs notés 1 et 2, par un gradient aT thermique superficiel 'T appliqué suivant la direction ox Dx et représenté par la composante tangentielle Dx sent de la forme DT Cr = [ x f 2222 = a2 E22 2 c1 et 02 désignant les conductivités superficielles des conducteurs I et 2 et a1 et a2 étant des coefficients rela- tifs -à c-es conducteurs 1 et 2. L'épaisseur des conducteurs I et 2 étant faible vis-à- vis de leurs dimensions latérales, les variations de tem- pérature dans le sens de l'épaisseur peuvent être négligées et l'étude peut être limitée au couplage thermoélectrique tangentiel dans la direction ox. Les intensités électriques induites I1 et I2 par unité de longueur dans la direction perpendiculaire à ox sont: I- a e1 ji I2 i e2 j2 Z 7. aT I t e E C aa el ax (2] DT 2 = 2 e2 E2 - 1 a2 e2x En circuit ouvert, les intensités I et I sont liées i. 2 par la relation Il + I2 = 0. D'autre part, sur la surface de séparation des conduc- teurs 1 et 2, il y a conservation de la composante tangen- tielle du champ électrique: E = E2 = E. 1 2 Les champs électromoteurs d'origine thermoélectrique 1 T et a -x ayant des valeurs différentes, la conserva- i ax D x tion de la composante tangentielle du champ électrique ne peut être réalisée que si les courants I1 et I2 ont des'va- leurs différentes de zéro. L'application des conditions limites permet de calculer les valeurs du champ électrique et des courants I1 et 12 en chaque point du système: E 1 a1 a 2 22 e2) aT I r1a1 22 2 (xi 1 e +2 e 2 D (3) (i 2 -I) a 2' e1 e2 DT 1 = (- e1=e X [g I + 2e2 Le couplage thermoélectrique est matérialisé par une distribution de courants électriques localisés aux endroits o le gradient thermique tangentiel a une valeur non nulle. Ces courants induits par l'inégalité des champs thermoélec- triques dans les milieux conducteurs se referment à travers la surface de séparation (figure 1). Les valeurs de I et I2 sont telles que les chutes ohmiques induites par le pas- sage de ces courants dans les conducteurs compensent le déséquilibre électrique dû à l'inégalité des champs thermo- électriques. Il est en effet facile de vérifier que: DT i1 DT 2 1 ax + e 2 2 e 2 Le passage de ces courants provoque des chutes ohmi- ques dans les conducteurs superposés. Les tensions élémen- taires dV et dV2 induites dans une tranche de longueur dx dans haun des conduteurs ont pour valeur2 dans chacun des conducteurs ont pour valeur d_1_ dR = 122 dR1 __ _ Cr del 02 e2 -) dx (4) 12 dx (a1-a2)a1e = dR- i (m2) el T dr2 = e I 2 (eI e+ 2 e2) 1 (-x) dx 2 2 11I 2 2 dR1 et dR2 étant la résistance de la tranche de longueur dx dans les conducteurs 1 et 2, Ces tensions élémentaires sont de signes opposés et d'amplitudes inégales, Leur somme arithmétique vérifie lo- calement la relation: - T dV1 - dV = (a2 - a1 - dx i 2 2 I ax Pour interpréter les résultats expérimentaux, il faut calculer la valeur globale des tensions V1 et V2, Ces ten- sions,représentant des chutes ohmiques, sont liées aux moyennes spatiales des courants I1 et I2. La somme des cou- rants induits en chaque point du dispositif étant identique- ment nulle puisque Il = - I; il en est de même du courant 2' global dans l'ensemble du système. Par contre, les moyennes spatiales II et I2 sont dif- férentes de zéro; elles sont liées à la moyenne spatiale du gradient thermique par la relation: [ a2 - %) Qa a2 e1 e2 t -1 (2 = a1 02 e2 A ces courants de valeurs moyennes non nulles sont as- sociées des chutes ohmiques liées à la moyenne spatiale du gradient thermique par les relations: 2 L-a1) y2 'e2. - 2 1 2 DT V1 R1 I1 = [1 e1 + a2 e2a2 [53 -V (1 -a2 1 ae aT V2 =2 I2 Cra1eI+ a2'e 2 [ 1 1 2 22 Q étant la longueur du domaine recouvert par le dépôt élec- trolytique. Les tensions V et V induites dans les conduc- I 2 teurs sont de valeurs inégales; elles dépendent de la valeur moyenne instantanée du gradient thermique tangentiel et non de la valeur instantanée de la différence de température entre les contacts thermoélectriques, Dans le cas plus général o la direction suivant laquel- le on mesure les tensions électriques n'est pas parallèle à la direction suivant laquelle est appliquée la contrainte thermique, les expressions précédentes sont encore valables condtiodesmpace(T) T à condition de remplecer x]par - cos 4, 4 étant l'angle entre les deux directions. L'effet thermoélectrique induit dans un conducteur re- couvert d'un dépôt électrolytique est différent de l'effet thermoélectrique habituellement mis en oeuvre. En particu- lier, il peut y avoir production d'une tension électrique dans une couche, dont les extrémités sont isothermes,soumise à une sollicitation thermique spatialement dissymétrique. Les tensions observées expérimentalement peuvent être identifiées aux chutes ohmiques V1 et V2 puisque les forces électromotrices d'origine thermoélectrique ne sont pas observables dans un conducteur homogène fermé. Lorsque la distribution de température est symétrique: DT x) = DT (-x il en résulte T = 0 Dx x Dx et V1 = V2 =0 Ce résultat correspond aux observations expérimentales. Lorsque le système est soumis à une distribution de température dissymétrique caractérisée par une valeur uni- forme du gradient thermique T' -T) (. = 2 1 les tensions induites sont définies par les relations: (a2 - a) 2 e2 V (a1 + C2 e T 2 T1 I 1 22 [6) - 2)CT T e1 V 2 ( T2T1) a1 el + a2 e2) Ces tensions sont de valeurs différentes et ont pour somme arithmétique: V 1- V2 = (2 - O (T2 - T1) Cette relation a été vérifiée expérimentalement et - justifie l'interprétation ci-dessua. Dans ce cas particulier, la somme algébrique V1 - V2 est proportionnelle à la diffé- rence de température T2 T1 aux bornes de la métallisation. Le coefficient de proportionnalité est celui d'un thermo- couple classique. Les valeurs individuelles des tensions V1 et V2 induites dans les conducteurs dépendent des valeurs relatives des quantités 1 e1 et 52 e2, Lorsque la tension est mesurée dans le conducteur métallisé (noté 1), il est souhaitable de réaliser la condition 2 2 e2 > 1 e1 afin d'obtenir une sensibilité voisine de celle d'un thermocouple classique. c] Coeffi-cient de conductivité thermique du système. Pour caractériser totalement cet effet thermoélectrique particulier, les tensions V1 et V2 doivent être reliées aux flux calorifiques 1 et D2 localisés dans chacun des conduc- teurs superposés. L'expression générale de la densité de flux calorifique dans un conducteur homogène parcouru par aT un courant de densité j et soumis au gradient thermique --. est de la forme a T j - X!T (7) ax Connaissant les expressions (3) définissant les courants électriques dans chacun des conducteurs, la relation (7) permet de calculer les flux-D1 et D2 dans chacun des conduc- teurs. I = -1 e a2+X Ile C r e1 2 1 T- (8-1) i 2 2 2 2 e2 + lI 2 + 2e2 32ax I 2 1 2e2 (a e + Gi e] (8-3) _ 1 2 2T Les coefficients de proportionnalité entre flux et gra- dient thermique dépendent des coefficients thermoélectriques des conducteurs superposés. Il y a modification des conduc- tivités thermiques par couplage thermoélectrique, La résis- tance thermique du système (c11 32 1 e2e B e + 0e +0 1 1 2 2 (Y1-2 a1 Ci2 e2 est augmentée par couplage thermoélectrique. Cette augmenta- tion de. la conductivité est due à la production d'un flux d'énergie électrique qui augmente l'efficacité des échanges énergétiques. Lorsque les variations de la température su-- perficielle sont faibles vis-à-vis de la valeur de la teme pérature absolue, le flux calorifique D est proportionnel au gradient thermique jx. Les tensions V1 et V2 sont donc proportionnelles à la moyenne spatiale du flux calorifique. Au lieu d'être disposé tangentiellement par rapport au gradient thermique comme illustré sur la figure 1, un élé- ment, ou cellule élémentaire, sensible selon l'invention peut être disposé perpendiculairement au flux. * Sur la figure 2 on a illustré un ensemble de tels éléments ou cellules connectés en série pour accroître la sensibilité du fluxmètre. 1 Sur cette figure on a désigné par 3a et 3b deux plaques réalisées par exemple en une résine époxy transparente, le flux de chaleur traversant ces deux plaques dans le-sens des flèches F. Entre ces deux plaques 3 et 4 sont disposées deux pla- ques 2a et 2b en constantan revêtues sur des portions de leur longueur par des dépôts électrolytiques de cuivre, res- pectivement la et lb; enfin des pièces 4 conductrices de la chaleur relient les dépôts la, lb en assurant un contact thermique entre chaque paire de revêtements électrolytiques la, lb disposés vis-à-vis. Les dépôts.électrolytiques la, d'une part, et lb, d'au- tre part, sont reliés en série et on obtient ainsi, en re- liant également en série l'ensemble des dépôts la et ITen- semble des dépôts lb, un courant électrique proportionnel au flux calorifique traversant le dispositif de la figure 2 dans le sens des flèches F. Sur la figure 3 on a illustré un mode de réalisation d'un dispositif unitaire compact sensible à un flux de chaleur. Ce dispositif est constitué par une plaque mince 2c en constantan sur laquelle on a déposé un dépôt méandri- forme lc de cuivre. Ce dépôt comporte une succession de dé- pôts rectilignes étroits 5 connectés en série à leurs extré- mités par des ponts 6 également en dépôt électrolytique de cuivre. La figure 4 représente une manière de réaliser la me- * sure d.e température-de surface-par mise en oeuvre de l'in- vention. - Sur ce.tte figure on a représenté en 7 un échantillon dont les surfaces supérieure 7a et inférieure Tb peuvent être à des températures différentes. Pour déterminer la différence entre la température Ta de la surface 7a et la température Tb de la surface 7b, on met en oeuvre un dispo- sitif souple 8 selon l'invention comportant une succession de plaquettes articulées Sa en constantan revêtues d'un dépôt électrolytique de cuivre 8b, ce dispositif étant re- plié comme représenté pour que le dépôt de cuivre soit en contact avec les surfaces 7a et 7b. Si les températures des surfaces 7a et 7b sont différentes, il y a un gradient de température dans le dépôt de cuivre 8b et également dans l'ensemble des plaquettes Sa en constantan, d'o production de courants électriques induits dans le dépôt 8b en cuivre et les plaquettes Ba en constantan. Ces courants sont pro- portionnels à la différence Ta - Tb et donc au flux de cha- leur traversant l'échantillon 7. En effet les informations électriques V1 et V2 sont, d'après les explications fournies ci-dessus, proportionnelles à la valeur moyenne du gradient thermique superficiel et ne s'annulent que si la température de surface est uniforme /relation (5)/. Le flux de chaleur peut par exemple être produit par deux échangeurs de cha- leur 9 et 1.0. On a exposé jusqu'à présent l'application de l'inven- tion-pour réaliser des fluxmètres aptes à déterminer l'in- tensité d'un flux de chaleur ou des appareils de mesure d'un gradient de température. L'invention s'applique également pour réaliser des con- vertisseurs d'énergie calorifique en énergie électrique. Un mode de réalisation d'un tel convertisseur est illustré sur la figure 5. Il comprend un grand nombr-e de cellules fluxmétriques comportant des éléments Il en conatantan cuivré avec des cQu- ches de séparation en constantan (couche 12) et en cuivre (couche 13). Le circuit est constitué par la série d'éléments A A' B B' C C' D DE'..., soit cuivre, constantan cuivré, con-s- tantan, cuivre, constantan cuivré, constantan. Les éléments 11 d'une même rangée ne sont pas en contact,électrique. On peut ainsi réaliser une plaque formée de 500.000 éléments ou cellules élémentaires en collant l'unecontre l'autre des lames de constantan cuivré recouvertes de cons- tantan et de cuivre de 25 microns d'épaisseur et de 3 cm de largeur par exemple, de façon à réaliser un ensemble compact de 15 x 15 x 3 (en cm). La chaleur à convertir en électricité arrive suivant F et induit des tensions représentées par les flèches f. On peut utiliser de tels dispositifs comme matériau de construction pour réaliser des parois fournissant de l'éner- gie électrique lorsqu'elles sont traversées par la chaleur soit de l'extérieur vers l'intérieur (été), soit de l'inté- rieur vers l'extérieur (hiver lorsque l'intérieur est chauf- fé). On voit que l'invention permet de réaliser un dispositif sensible à un gradient de-température ou à un flux calori- fique, utilisable comme fluxmetre calorifique, appareil de mesure de différences de températures ou convertisseur d'é- nergie calorifique en énergie électrique. Il se distingue des thermocouples classiques constantan/ cuivre par le fait qu'il comporte un très mince dépôt élec- trolytique de cuivre sur une couche mince de constantan, ce qui permet de réaliser des dispositifs puissants très com- pacts. En définitive l'invention concerne un dispositif sensi- ble à un gradient de température ou à un flux de chaleur comportant au moins une cellule élémentaire constituée par une couche mince en un premier conducteur ou semi-conducteur électrique, tel que le constantan, revêtue d'un dépôt élec- trolytique très mince en un second conducteur ou semi- conducteur électrique, tel que le cuivre. On a constaté que des courants électriques, induits circulent à travers la surface de aéparation des conducteurs, les tensions électriques observées dans chacune des couches conductrices ou semi-conductrices étant proportionnelles à la moyenne spatiale instantanée du gradient thermique su- perficiel. L'invention a également pour objet l'application de telles cellules pour la mesura des gradients de températures et des flux calorifiques et pour la conversion de l'énergie calorifique en énergie électrique. Dans les modes de réalisation donnés à titre d'exemple, on s'est constamment référé à des dépôts électrolytiques de cuivre sur du constantan, mais l'invention s'applique égale- ment à d'autres dépôts électrolytiques très minces de con- ducteurs ou semi-conducteurs électriques sur des couches minces de conducteurs ou semi-conducteurs électriques de type différent, par exemple aux dépôts électrolytiques de cuivre ou d'un autre métal conducteur (tel que l'argent) sur du silicium (semi-conducteur). Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède,l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. RÉPUBLIQUE FRAN AISE INSTITUT NATIONAL DE LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE PARIS 2 471 056 BREVET D'INVENTION CERTIFICAT D'UTILITE CERTIFICAT D'ADDITION Aucun titre n'est publié sous ce numéro REVENDICATIONS 1. Dispositif sensible à un flux calorifique ou à un. gradient de température, caractérisé par le fait qu.'il com- porte au moins une cellule sensible thermoélectrique compor- tant essentiellement une couche mince d'un premier matériau conducteur ou semi-conducteur revêtue par un dépôt électro- lytique très mince en un second matériau conducteur ou semi- conducteur, les propriétés thermoélectriques du premier et du second matériau étant différentes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier matériau est en l'alliage appelé constantan (conducteur) ou bien du silicium (semi-conducteur)., tandis que le second matériau est du cuivre (conducteur). 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractéri- sé par le fait que le dispositif comprend de nombreuses cellules du type précité de petite dimension groupées en série et/ou en parallèle. 4. Application d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes comme fluxmètre calorifique ou gradientmètre thermique, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un millier desdites cellules disposées sur un substrat. 5. Application d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 comme convertisseur d'énergie, ca- ractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs milliers des- dites cellules. 6. Application selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif comprend deux rangées de cellules élémentaires en constantan cuivré séparées par des couches alternées de cuivre et de constantan, l'ensemble engendrant un courant électrique lorsque les deux rangées précitées sont traversées en série par un flux de chaleur.