L'invention concerne un procédé holographiqueinterférométrique ou moirémétrique dans lequel on commence par stocker une première image présentant uneconfiguration de fréquences clair-obscur, puis on superpose à cette première image au moins une deuxième image de même nature. On utilise des procédés de ce genre pour observer des déformations ou des changements de place d'objets de nature quelconque ainsi que des variations locales d'indice de réfraction de solides, liquides ou gaz transparents et selon la sensibilité nécessaire, on applique des méthodes holographiques-interférométriques ou moirémétriques. On forme successivement dans un plan d'exploration au moins deux images de l'objet à examiner qui présentent des configurations de fréquences clair-obscur et qui correspondent à différents états de l'obJet. Dans les procédés connus d'interférométrie holographique, pour rendre décelables des modifications d'un objet, on superpose de façon cohérente les fronts d'onde correspondant à différents états de l'objet et selon les différences locales de phase, on obtient dans l'image reconstruite des portions claires et obscures. Etant donné que les différents états de l'objet sont séparés dans le temps mais que les fronts d'onde correspondants ne peuvent être mis en interférence que simultanément, il est nécessaire de stocker au moins un front d'onde avec une amplitude et une phase exactes. A cet effet, on a déjà employé antérieurement l'hologramme et le temps nécessaire au processus individuel d'expérimentation était relativement long.La cause en est que pour la réalisation de lthologramme, on connatt seulement des matières qui donnent lthologramme immédiatement après l'exposition mais nécessitent des temps de pose relativement longs ou de grandes énergies de rayonnement étant donné leur faible sensibilité, ou des matières dans lesquelles les modifications chimiques ou physiques causées par l'exposition sont renforcées après coup. I1 est vrai que ces dernières matières présentent une plus grande sensibilité, mais ici, il faut à nouveau du temps pour le traitement complémentaire de renforcement, comme ctest le cas pour le développement, le fixage et le séchage d'une pellicule. Il est vrai que dans les DOS 1 9?2 772 et 1 547 439, on a fait des propositions visant à raccourcir le procédé, mais pour de nombreux domaines d'application, un nouveau raccourcissement est désirable. Il est vrai qu'il est déjà connu d'analyser et de transmettre par télévision les fréquences clair-obscur d'un hologramme. Mais on y procédait pour obtenir une télévision en relief et on reconstruisait optiquement l'hologramme. Etant donné qu'il s'agit d'un but entièrement différent et étant donné les moyens relativement importants qu'il nécessite, ce procédé ne peut pas être envisagé de la façon connue pour les buts de l'invention. L'invention vise à fournir un procédé qui permette d'interpréter rapidement et pratiquement sans perte de temps des images du genre ddfini plus haut et en particulier de les rendre visibles et l'invention réside essentiellement dans le fait que de manière en elle-même connue on analyse les images, de préférence électroniquement, et que l'on obtient ainsi des signaux d'analyse, en particulier des signaux de télévision, que l'on engendre un signal de sortie qui correspond à la superposition des images et que, pour constater des différences entre les images, on transforme ce signal de sortie en une autre image qui indique les différences sous la forme de variations de luminosité. Ce procédé assure une interprétation rapide et comme appareil dtinterprétation, on utilise surtout un moniteur.En particulier, lorsqu'il faut que les variations deluminosité soient égales au moins dans un intervalle déterminé, on peut aussi effectuer une interprétation du signal de sortie en amenant celui-ci à un oscillographe. Toute variation de luminosité et donc toute variation de la fréquence du signal de sortie peut être constatée rapidement. Au lieu de l'oscillographe, on peut aussi prévoir une mémoire d'impulsions qui est formée par exemple d'un condensateur pouvant être chargé. Un compteur électrique ou mécanique convient aussi à cet effet. En tout cas, la position du compteur ou la grandeur de la charge sont alors comparées à une valeur de consigne en une unité de temps. Bien que l'analyse par télévision soit particulièrement préférentielle, l'invention n'y est aucunement limitée. Il est également possible d'effectuer mécaniquement une analyse en déplaçant un récepteur approprié, par exemple un microphone dans le cas d'ultrasons, un récepteur à micro-ondes dans le cas de micro-ondes ou un bolomètre dans le cas de rayons infrarouge. On peut aussi utiliser une disposition en matrices de plusieurs récepteurs qui sont interrogés successivement par exemple par un registre à décalage. Précisément dans l'analyse par télévision de la configuration de fréquences clair-obscur dthologrammes, il faut des dispositifs spéciaux pour adapter ces configurations au pouvoir résolvant du dispositif correspondant. A cet effet, selon la référence bibliographique citée plus haut, on propose un réseau lenticulaire. Dans le cas de petits objets, pour lesquels on peut donc maintenir un petit angle entre les rayons venant de l'objet et le rayon de référence, on obtient également des fréquences clair-obscur réduites, de sorte qu'on n'a pas de difficultés à craindre. Il apparat donc seulement des difficultés dans le cas de grands objets.Pour éviter ces inconvénients, on propose dans le cadre de l'invention, pour interpréter par télévision les interférences primaires d'un hologramme au moyen d'un écran photosensible pouvant être analysé électroniquement, d'engendrer sur l'écran au moyen d'un système optique un hologramme de plans d'image et de concentrer le rayon de référence approximativement au centre du diaphragme du système optique ou dans un plan conjugué à ce diaphragme. Une distribution uniforme des fréquences locales est importante étant donné les propriétés de transmission de modulation des tubes analyseurs. De cette manière, on remplit aussi les conditions strictes quant à la précision de la superposition, en particulier quand on utilise pour stocker la première image un vidicon de stockage ou organe similaire. Mais il est apparu que l'on peut aussi utiliser des diaphragmes sans effet de lucarne entre le système optique et le plan d'analyse et que dans le plan de ces diaphragmes ou dans un plan conjugué à celui-ci on peut concentrer le rayon de référence. On expliquera l'invention ci-après à propos des dessins sur lesquels - la figure 1 illustre une disposition permettant d'engendrer les interférences primaires d'un hologramme sur un écran, le rayon de référence étant concentré au voisinage du centre du diaphragme - la figure 2, par contre, illustre le cas où le rayon de référence est concentré au centre du diaphragme; - les figures 3 à 6 sont des graphigues illustrant la distribution d'intensité, la figure 3 montrant la distribution pour le rayon de référence, la figure 4 la distribution pour le rayon d'objet, la figure 5 la distribution d'intensité des images superposées dans le cas d'un déphasage correspondant à un multiple impair de F et la figure 6, la distribution correpondante d'intensité dans le cas d'un déphasage correspondant à un multiple pair de nn~;; - la figure 7 montre schématiquement une disposition selon l'invention. te Le procédé selon l'invention peut être réalisé avan- tageusement et avec des moyens relativement réduits grâce à un appareil de télévision. Le point important est que l'on renonce à une reconstruction optique, ce qui assure une réduction notable de la précision exigée. Entant donné les propriétés de transmission de modulation des tubes analyseurs connus, il faut que la distribution locale d'intensité de la configuration d'interférence de l'hologramme présente des fréquences locales aussi réduites que possible, distrivuées uniformément sur tout le format de l'image ce qui fait que lors de l'analyse, une qualité uniforme de la transmission de modulation est assurée. Selon la figure 1, on y parvient grâce au fait que des rayons 21, 22, 23, 24 venant de l'objet traversent, pour engendrer un hologramme de plans d'image, un système optique dont un diaphragme 27 est seul représenté schématiquement sur la figure 1. Ensuite, les rayons d'objet 21 à 24 sont mis en interférence sur un écran 28 avec des rayons de référence 25, 26. Les rayons de référence 25, 26 sont concentrés en un point 29 proche du plan du diaphragme 27. Comme on le voit, les rayons de référence 25, 26 font avec les rayons marginaux 21, 22 des angles o(l et i2 avec les rayons marginaux 23, 24 des angles ss1 et A2 .Ces angles limitent les fréquences clair-obscur de la configuration d'interférence et la figure 1 montre nettement que ces angles ne présentent que de petites différences entre eux. On obtient encore de plus petites différences d'angles et les plus basses fréquences dans la distribution d'intensité si, selon la figure 2, on concentre le faisceau de rayons de référence avec les rayons marginaux 25, 26 et un rayon central 30 au centre du diaphragme 27. tes rayons d'objet 21 à 24 et 31, 32 font alors avec les rayons de référence correspondants 25, 26, 30 des angles qui; sur toute la surface d'image. équivalent à peu près à la moitié de l'angle d'ouverture. On a ainsi la possibilité, en réglant le diaphragme 27, de régler l'angle entre les rayons d'objet et des rayons de référence et ainsi, d'adapter les fréquences clair-obscur de la ,configuration d'interférence obtenue aux propriétés de transmission de modulation du tube analyseur utilisé dans chaque cas. Si l'on désigne la distribution locale d'amplitude et de phase du font d'onde d'objet dans le plan d'analyse par a(x y)ei(wt- #(x,y)), celle du front d'onde de référence par b(xy)ei(wt- #(xy)), x et y étant les coordonnées de la surface d'anlyse, #(xy) et #(xy) les phases locales pour t = O et t la variation ie phase des ondes dans le temps, on obtient dans le plan d'analyse, pour la distribution locale d'intensité J(xy) l'expression compl. conj. = a2 + b2 + 2ab cos (# - #) dans laquelle les indices (xy) sont omis pour plus de simplicité. Des informations sur l'interaction ou l'interférence entre rayon d'objet et rayon de référence sont contenues exclusivement dans le dernier terme de cette expression, 2ab cos ( CP te terme b2 est une expression de la distribution d'intensité du front d'onde de référence, qui est en général constant dans une large mesure sur le format del'image (figure 3), le terme a2 indique la distribution d'intensité du front d'onde d'objet qui, dans le cas d'objets diffusants, présente la granulation caractéristique d'un rayonnement cohérent - une distribution d'intensité à variation statistique qui résulte de l'interférence des rayons d'objet entre eux et dépend donc également de l'ouverture (figure 4). Si l'on procède à des modifications de l'objet, le front d'onde d'objet varie dans le plan d'analyse et devient i(wt- i (x,y) c(x,y) .... nouvelle distribution d'amplitude c(xy).e i(x,y) .... nouvelle distribution de phase. Pour de petites modifications de l'objet, la variation de la distribution d'amplitude du front d'onde d'objet dans le plan d'image peut être exprimée avec une bonne approxi- mation sous forme de déplacement de la distribution primitive d'amplitude, c(x,y) # a(x + # x,y + # y) les grandeurs de déplacement #x et #y résultant des déplacements locaux de l'objet dans les directions parallèles à x et à y, et de l'échelle de l'image. Si x et iEy sont très petits relativement aux écarts moyens des maximums et des minimums d'intensité de la granulation, on obtient approximativement pour la suite du calcul c(x,y) # a(x,y) et (x,y) # (x,y) + A ç )x,y) et on peut exprimer le front d'onde d'objet par a(x,y) ei(( wt - # (x,y)- fs # 'k(x,y) )) ii (x,y) représentant le déphasage local qui résulte de la modification de objet. La distribution d'intensité 2J(x,y) dans le plan d'image, qui est donnée par l'interférence avec le rayon de référence non modifiée, est alors donnée par 2J = a2 + b2 + 2ab cos ( # # + # # ) Une superposition des deux hologrammes de plan d'image donne une distribution dtintensité Jglobal = 1J + 2J, selon la relation Jglobal = 2(a2 + b2) + 2ab (( cos ( # - #) + cos ( # - # + # #) )) On voit par l'équation que pour A ç = (2n+1) - #, les termes d'interférence disparaissent et que pour P= 2n.1T ils donnent un maximum.Ainsi, les parties de 11 objet dont la modification déphase d'un multiple impair de # le rayonnement cohérent présentent une distribution d'intensité qui n'est que faiblement modulée par la granulation du rayon d'objet (figure 5) tandis que les parties pour lesquelles le déphasage repré sente un multiple pair de # présentent une distribution d'in- tensité fortement modulée par les termes d'interférence (figure 6). Pour illustrer le procédé selon l'invention sous un mode d'exécution préférentiel ainsi qu'une installation destinée à la pratique de ce procédé, on décrira ci-après l'exemple d'exécution représenté schématiquement par la figure 7. Un faisceau de rayons lumineux 2 émis par un laser 1 est divisé au moyen d'un miroir partiellement transparent 5 en un rayon d'objet 4 et un rayon de référence 5. te rayon d'objet 4 est étalé au moyen d'un système optique auxiliaire 6 et dirigé sur un objet 7 duquel un faisceau réfléchi 8 est amené à un système optique principal 9. Le système principal 9 présente de préférence un diaphragme réglable 10. Au moyen du diaphragme 10, les rayons marginaux provenant d'un point P de l'objet 7 sont éloignés à de grands angles et de cette manière, on a la possibilité de donner une grandeur suffisamment petite à l'angle que font les rayons marginaux du faisceau réfléchi par l'objet 7 avec le rayon de référence diaphragmé ensuite, afin que les fréquences clair-obscur qui apparaissent correspondent au pouvoir résolvant d'un tube de caméra de télévision. Du système optique 9, le rayon 8 arrive, à travers un autre miroir partiellement transparent 11, sur l'écran d'un tube de caméra de télévision 12. Le rayon de référence 5 est tout d'abord concentré par un miroir de renvoi 13 et un système optique auxiliaire 14 dans un plan conjugué au plan du diaphragme 10 du système optique princiapl 9 et ensuite amené également au miroir partiellement transparent 11 qui est situé dans le trajet des rayons de la lumière venant du système optique principal 9 de sorte que le rayon de référence arrive aussi sur 11 écran du tube de caméra de télévision 12. Etant donné que le rayon de référence est concentré dans le plan 14a qui est conjugué au plan du diaphragme 10, le rayon de référence semble venir du centre du système optique principal 9. En faisant varier l'ouverture au moyen du diaphragme 10, on peut faire varier l'angle entre les rayons marginaux du faisceau 8 et le rayon 5. Etant donné que le rayon de référence parait venir du centre du système optique, l'angle entre les rayons marginaux extrêmes est pratiquement divisé en deux par le rayon de référence. S'il s'agit simplement de rendre visibles les fréquences clair-obscur de l'hologramme ainsi réalisé, on peut amener directement à un récepteur de télévision 15 les impulsions fournies par le tube de caméra de télévision 12. Toutefois, pour effectuer des contrôles interférométriques, on utilise de préférence pour le tube de caméra de télévision 12 un vidicon de stockage sur l'écran duquel l'holo- gramme de l'objet 7 est tout d'abord projeté. Ensuite, on modifie l'objet, par exemple un bandage de caoutchouc qu'il s'agit de vérifier, par exemple on le gonfle.Un deuxième hologramme est alors projeté, avec la même disposition des disposi tifs représentés par le dessin, sur l'écran du vidicon de stockage et les signaux de courant alternatif obtenus lors de l'analyse sont interprétés par l'une des méthodes décrites ci auprès, et amenés au récepteur 15. Lors de l'analyse, les modulations locales d'intensité sont converties en modulations du signal de télévision dans le temps. Pour pouvoir distinguer sur le moniteur des parties d'image fortement et faiblement modulées, il existe différentes possibilités 1) On règle la modulation de la courbe de gradation de la reproduction d'image de façon telle que seuls les maximums absolus d'intensité apparaissent clairs. Les parties plus faiblement modulées de l'image apparaissent alors obscurs, les parties fortement modulées apparaissent éclairciées de façon éparse. 2) On règle la modulation de la courbe de gradation de façon telle que seuls les minimums d'intensité apparaissent plus obscurs. Les parties faiblement modulées apparaissent alors claires, les parties plus fortement modulées apparaissent obscurcies de façon éparse. 3) On amplifie à l'aide d'un amplificateur non linéaire qui peut être aussi bien sélectif que non sélectif les gammes de fréquence du signal de télévision qui correspondent aux fréquences locales de la distribution d'intensité dans l'hologramme de plans d'image et elles arrivent au moniteur en tant que signal d'entrée. Les différences de profondeur de modulation sont alors transformées en différences de luminosité. Etant donné que les gammes de fréquence de la granulation et des interférences entre rayon d'objet et rayon de référence peuvent être réglées par la géométrie de prise de vues de façon telle qu'elles ne soient pas identiques, on peut encore augmenter ces différences de luminosité en utilisant un amplificateur sélectif approprié. Il est vrai que les deux premières méthodes sont plus simples, mais elles donnent dans certains cas des images à structure tachetée et ne sont applicables qu'à des objets de luminosité uniforme. Dans la troisième méthode, que l'on peut considérer comme l'analogue électronique de la reconstruction cptique, ces inconvénients disparaissent dans une large mesure. Egalement pour la superposition des deux hologrammes de plan d'image, il y a plusieurs possibilités. Ainsi, on peut analyser le premier de ceux-ci et l'enregistrer dans l'une des mémoires connues d'image de télévision, par exemple des tubes de stockage ou des mémoires magnétiques d'images, après quoi, lorsqu'on analyse le deuxième, on superpose de façon synchrone les deux signaux de télévision, ou bien on superpose les deux images dans une mémoire appropriée et on les reproduit con jointement. Une autre possibilité consiste à utiliser un tube analyseur doué de propriétés de stockage, par exemple un vidicon de stockage. On expose successivement la couche photosensible aux distributions d'intensité des hologrammes à superposer et on analyse alors leur somme.Les propriétés de stockage des tubes doivent alors naturellement être harmonisées avec les intervalles de temps qui sont nécessaires entre les expositions. L'avantage de cette dernière méthode est que la superposition exacte des hologrammes est assurée a priori et qu'elle ne nécessite pas de précautions supplémentaires de précision. Outre la méthode de double exposition de l'interférométrie holographique, dans laquelle on compare deux états concrets d'un objet, on peut aussi effectuer des examens par la méthode dite de moyenne dans le temps, dans laquelle on étudie les mouvements périodiques d'objets. On additionne sur une ou plusieurs périodes d'oscillation les distributions d'intensité des hologrammes de plan d'image qui correspondent aux différentes phases d'oscillation de l'objet et on transforme à nouveau en image, par l'une des méthodes décrites ci-dessus, le signal de télévision résultant de cette somme. Des amplitudes d'oscillation localement différentes sur l'objet conduisent en général à des variations localement différentes de phase du front d'onde d'objet relativement à l'onde de référence et deviennent à nouveau visibles sur le moniteur sous la forme de variations de luminosité. La position des bandes de cette configuration dépend de l'amplitude de la variation locale de phase n q et on peut, comme on le sait, l'exprimer par la fonction de Bessel JO( A q ). La sensibilité des méthodes interférométriques servant à rendre visibles les plus petites modifications d'objets peut être augmentée ou diminuée par des modifications de la géométrie d'éclairage lors de la prise de lthologramme ainsi que par l'utilisation d'un rayonnement de longueur d'onde différente. Mais les variations à mesurer se situeront dans un ordre de grandeur maximal de quelques longueurs d'ondes du rayonnement utilisé, ce qui justifie les approximations que l'on a opérées dans le calcul ci-dessus. Pour la mesure de grandes variations, les méthodes de moiré ont donne de bons résultats. Sur l'objet à mesurer, on engendre des configurations régulières qui changent de position en cas de modifications de l'objet. Ces configurations régulières, de préférence des grilles de traits ou de bandes, peuvent être imprimées ou appliquées photographiquement de façon connue, ou bien on les engendre par un éclairage en bandes, par exemple par projection optique d'une grille sur l'objet ou par éclairage au moyen de deux rayons cohérents qui se coupent et dont les interférences donnent une configuration de bandes sur l'objet. Si l'on superpose la grille déformée par la modification de l'objet à la grille non modifiée de l'état initial, les déformations deviennent reconnaissables sous la forme d'une configuration de moiré. Cette superposition peut se faire de façon connue, par exemple mécaniquement, par application d'une configuration non déformée sur la configuration déformée fixée à l'objet, ou bien par le fait que l'on photographie l'objet avec la configuration à l'état non déformé, que l'on amène à sa place primitive le négatif développé sans modifier la position de la caméra et que l'on observe l'objet déformé à travers ce négatif. Une autre possibilité consiste enfin à superposer photographiquement par double exposition les images des deux états de l'objet. L'inconvénient du temps de traitement relativement long de la pellicule photographique peut ici être tourné grâce à une analyse électronique de l'image et à une reproduction électronique.On forme successivement les images des différents états de l'objet sur l'écran photosensible d'un tube analyseur et on les superpose par l'une des méthodes décrites ci-dessus. Les configurations (par exemple configurations de bandes) de l'objet doivent être orientées de façon telle que dans l'image elles ne soient pas parallèles à la direction des lignes de l'analyse et doivent encore être résolues par le système d'analyse. Ainsi seulement, une modulation appropriée du signal de télévision est garantie. La configuration de moiré obtenue par superposition des différentes images est alors sous la forme de profondeurs différentes de modulation que l'on transforme, par l'une des méthodes indiquées plus haut, en différences de luminosité sur l'image du monitor. Il est évitent qu'avec des méthodes de moiré, on peut aussi effectuer selon l'invention des mouvements périodiques de l'objet, de façon analogue à l'interférométrie holographique par la méthode de moyenne dans le temps. En outre, on peut en principe pratiquer le procédé selon l'invention atec tous les champs d'ondes qui permettent une reproduction d'objets. L'analyse de la distribution d'intensité peut s'effectuer soit sous vide à l'aide d'un faisceau électronique, soit par mouvement mécanique relatif d'une sonde ou de l'image, la sonde étant formée d'un récepteur sensible au rayonnement utilisé (par exemple un microphone pour les ultrasons), soit à l'aide d'une disposition en matrice de quatre récepteurs de rayonnement de ce genre, qui sont analysés de façon connue, par exemple par des registres à décalage.Ainsi, par exemple, on peut imaginer d'effectuer des examens interférométriques de très grands objets tels que des ponts ou des barrages au moyen de microondes et de contrôler continuellement leur état. Si dans certains contrôles il est nécessaire que l'objet à contrôler ne se modifie pas ou se modifie de façon prédéterminée, en de nombreux endroits, de sorte que sur l'image on doit obtenir en ces endroits une distribution prédéterminée de luminosité, on peut automatiser le contrôle en prévoyant au moins un convertisseur photoélectrique qui vérifie l'image présentée par le récepteur 15 ou des parties de celle-ci, le signal de sortie de ce convertisseur photoélecbrique étant amené à un dispositif de signalisation et/ou de commande. le dispositif de signalisation peut par exemple être formé d'une lampe commandée par l'intermédiaire d'un interrupteur à seuil et dont l'allumage fournit une indication bonne-mauvaise.De façon correspondante, ie dispositif de commande peut faire partie d'une installation de triage ou être relié à un dispositif de marquage. Mais au lieu d'un moniteur 15, on peut aussi prévoir un oscillographe auquel on amène au moins une partie des signaux de télévision. En effet, si une partie déterminée de l'objet à contrôler doit se modifier d'une façon prédéterminée, on doit obtenir à 11 endroit correspondant de l'image des bandes d'interférence d'une fréquence tout à fait déterminée. On peut constater au moyen de l'oscillographe la fréquence effectivement obtenue et la comparer à une fréquence de consigne prédéterminée. Mais on peut aussi utiliser à cet effet une mémoire d'impulsions qui est formée par exemple par un condensateur pouvant se charger. Un compteur électrique ou mécanique convient aussi à cet effet. En tout cas, on compare alors la position du compteur ou la grandeur de la charge à une valeur de consigne, dans une unité de temps. Des dispositifs comparateurs appropriés sont en eux-même connus. REVEND I CA T IONS 1. Procédé holographique-interférométrique ou moirémétrique dans lequel on commence par stocker une première image présentant une configuration de fréquences clair-obscur, puis on superpose à cette première image au moins une deuxième image de même nature, procédé caractérisé par le fait que de manière en elle-même connue, on analyse les images, de préférence électroniquement, et que i'on obtient ainsi des signaux d'analyse, en particulier des signaux de télévision, que l'on engendre un signal de sortie qui cor respond à la superposition des images et que, pour constater des différences entre les images, on transforme ce signal de sortie en une autre image qui indique les différences sous la forme de variations de luminosité. 2. Procédé selon la revendication 1, servant à interpréter par télévision les interférences primaires d'un hologramme au moyen d'un écran photosensible pouvant être analysé électroniquement, procédé caractérisé par le fait que l'on engendre sur l'écran au moyen d'un système optique un hologramme de plans d'image et que l'on concentre le rayon de référence approximativement au centre du diaphragme du système optique ou dans un plan conjugué à ce diaphragme. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on superpose les images sur un écran photosensible doué de propriétés de stockage avant ou pen dant l'analyse. 4. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caracté risé par le fait que l'on modifie la courbe de gradation de la reproduction d'image et que l'on règle sa modulation, d'une façon telle que les maximums d'intensité de la confi guration de fréquences clair-obscur donnent seuls un éclaircissement ou que les minimums d'intensité donnent seuls un endroit obscur sur l'écran. 5. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caracté risé par le fait que l'on amplifie sélectivement le signal de sortie. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'on compare à une valeur prédéterminée au moins une partie des impulsions du signal de sortie, en ce qui concerne leur grandeur et/ou leur nombre. 7. Installation destinée à la pratique du procédé selon l'une des revendications 1 à 6, comportant une source de lumière cohérente et des dispositifs de miroir servant à renvoyer le rayon de référence ainsi qu'un tube de caméra de télévi sion auquel fait suite un appareil d'interprétation, en particulier un récepteur, installation caractérisée par un système optique principal en lui-même connu servant à former une image d'un objet sur l'écran du tube de caméra de télévision et de préférence muni d'un diaphragme régla ble, et par un système optique auxiliaire servant à concen trer le rayon de référence pour former un hologramme de plans d'image, et que dans le trajet du rayon d'objet, de préférence entre le système optique principal et l'écran, est prévu un miroir partiellement transparent servant à envoyer au diaphragme le rayon de référence concentré au moyen du système optique auxiliaire. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le tube de caméra de télévision est un tube de stockage, par exemple un vidicon de stockage. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée par le fait que pour contrôler automatiquement l'image projetée au récepteur, elle comporte au moins un convertisseur photoélectrique à la suite duquel vient un dispositif de signalisation et/ou de commande. 1O.Installation selon la revendication 8, caractérisée par le fait qu'à la suite du tube de stockage est placée une mémoi re d'impulsions, par exemple un compteur électrique ou mécanique, auquel peuvent être amenées au moins une partie des impulsions émises par le tube de stockage, et qu'elle comporte un dispositif comparateur servant à comparer les impulsions stockées à une valeur prescrite, et qu'à la sortie du dispositif comparateur est prévu un dispositif de signalisation et/ou de commande.