La présente invention concerne une colonne réglable en hauteur, en particulier une colonne pour sièges, reliée d'une part a un piètement et, de l'autre, à un élément du siège dont la hauteur doit être réglée, par exemple l'assise, qui possède un dispositif élévateur blocable, pneumatique ou hydropneumatique, constitué par un cylindre et une tige solidaire d'un piston, avec dans le piston et/ou dans la tige un système de soupape actionnable à volonté de I'extérieur, grâce auquel la chambre définie,dans le cylindre au-dessus du piston peut être mise en communication avec celle qui se trouve au-dessous du piston, une tige-poussoir étant prévue dans un alésage de la tige de piston pour actionner le système de soupape, et coopérant avec un levier de manoeuvre monté pivotant. Une colonne pour sièges de ce type est dôjâ décrite dans le brevet britannique 915 175. Dans cette colonne, le cylindre est relié au piètement et la tige de piston est solidaire de l'assise, tandis que le levier de manoeuvre est monté pivotant dans un élément solidaire de l'assise. Ce levier de manoeuvre constitue donc un élément monté indépendamment de la colonne, qui présente l'in convénient de devoir être monté séparément par le fabricant de sièges lui-même et que les erreurs de montage qui peuvent alors se produire peuvent facilement perturber le fonctionnement de la colonne, car le système de montage pivotant du levier doit être ré alisé avec une grande précision et assurer un guidage parfait du dit levier.Un tel montage séparé du levier de manoeuvre est relativement coûteux et présente le risque qu'en dépit d'un guidage parfait, par suite d'un défaut d'alignement, l'extrômitô du levier n'agit pas exactement sur l'extrémité de la tige-poussoir qui sort de la tige de piston et glisse à côté de son point d'attaque. On connaît aussi des colonnes pour sièges dans lesquelles la tige de piston est reliée au piètement, tandis que le cylindre supporte l'assise. Dans ce cas, le système de soupape n'est pas disposé dans le piston ou dans la tige de piston, mais dans le fond du cylindre qui, en l'occurrence, est en haut. L'inconvénient de ces colonnes est le coût élevé de leur construction, car le piè- tement doit être muni d'un tube vertical à l'intérieur duquel est placé un manchon pour le guidage du cylindre. Dans ces colonnes, le système de montage pivotant du levier de manoeuvre est relie direstement au cylindre.On utilise pour cela un support traversant le cylindre ou un prolongement de celui-ci, support constitué par Ull étrier ayant approximativement la forme d 'un U, qui sert guider le levier et a recevoir son axe de pivotement. Les branches d ce support en U sont, pour l'essentiel, disposées -l I'intrir du prolongement du cylindre et elles sont facilement démontables pour permettre le remplacement du dispositif élévateur blocable ì l'intérieur de la colonne. On a aussi imaginé d'effectuer simultanément la fixation de ce support et la liaison du tube constituant le cylindre avec le tube de raccordement de l'élément du siège qui doit être réglable en hauteur.Les inconvénients de ces colonnes dans lesquelles le cylindre sort vers le haut ià l'extrémité superieure résident essentiellement dans le fait que les dispositifs élévateurs blocables utilisés ne constituent pas la colonne ellemême, mais coulissent dans des tubes de guidage solidaires du piètement. Outre le poids considérable qui en résulte pour la colonne, une telle construction est d'une fabrication très coûteuse et la présence d'un tube de guidage solidaire du piètement peut nuire à son bon fonctionnement lorsque ce tube n'est pas livré avec le dispositif élévateur par le fabricant de celui-ci mais est fabriqué par son client fabricant de sièges. L'invention a donc pour objet de réaliser une colonne réglable en hauteur qui ne présente pas les inconvénients précités, est d'une construction simple, a un poids réduit, et est livrée complète avec les moyens d'actionnement de la tige-poussoir, ce qui permet de la raccorder sans difficultés à la partie du siège qui doit être réglable en hauteur. L'invention a aussi pour objet d'améliorer la sécurité de fonctionnement et de faciliter l'actionnement des moyens de blocage. A cet effet, dans la colonne selon l'invention, les moyens de montage pivotant du levier de manoeuvre sont solidaires de la tige de piston. Grâce à cette disposition, le levier de manoeuvre est rendu solidaire de la colonne, même si celle-ci est du type de celles dans lesquelles la tige de piston sort à l'extrémité supérieure. La colonne selon l'invention constitue ainsi un appareil complet et pour la monter sur le siège auquel elle est destinée, il suffit de raccorder son cylindre au piètement et sa tige de piston à l'assise. Le montage est donc considérablement simplifié et l'on obtient en même temps une grande sécurité de fonctionnement jointe a une grande facilité d'actionnement des moyens de blocage.L'appareil complet que constitue la colonne ne nécessite plus aucun élément de guidage et il en résulte une économie de poids non nég eable. Selon une caractéristique de l'invention, les moyens de montage pivotant comportent un support relié à la tige de piston et disposé à l'extérieur de cette dernière. Grâce à ce support, par un choix judicieux de la distance qui sépare le montage pivotant de la tige-poussoir, on peut monter le levier de manoeuvre de façon à obtenir un. manoeuvre facile des moyens de blocage. La fixation de la partie du siège qui doit être réglable en hauteur sur la tige de piston peut être rendue parfaitement in dpendante de l'actionnement des moyens de blocage lorsque, comme le roit l'inventin, la tige de piston présente une ouverture que traverse l'extrémite du levier de manoeuvre qui coopère avec la tige-poussoir. Cette ouverture pour le passage de l'extrémité du levier de manoeuvre est disposée atantageusement au-dessous de l'endroit de la tige de-piston où est fixé la partie réglable en hauteur, afin que le levier de manoeuvre n'ait pas à traverser le raccord utilisé pour cette fixation.On obtient alors une grande liberté en ce qui concerne le raccordement de la tige de piston a vec la partie réglable en hauteur. Le support lui-même est avantageusement fixé de façon rigide à la tige de piston. Selon une autre caractéristique de 1' invention, cette fixation est une liaison positive, la tige de piston présentant à cet effet une fenêtre dans laquelle s'engage une partie du support, lequel est constitué pardeuxranches qui entourent, sur une partie de leur longueur, la tige de piston et sont reliées par un axe qui sert de pivot au levier de manoeuvre, Les branches du support servent aussi à guider ledit levier, de sorte que l'extrémité qui traverse l'ouverture de la tige de piston vient toujours\se poser exactement sur l'extrémité supérieure de la tige-poussoir. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d' exécution de cette colonne: Fig. 1 est une tue en coupe longitudinale d'une colonne réglable en hauteur selon l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe longitudinale représentant le système de montage du levier de manoeuvre sur la tige de pistou Fig. 3 est une vue en coupe transversale de la tige de pistou au niveau du support. La colonne réglable en hauteur représentée .i la fig. 1 est constituee par un cylindre 1, à l'extrômitô inférieure duquel est disposé le cône 2. A l'extrémité du cylindre traversée par la tige de piston est monté, à l'intérieur du cylindre 1, un système de guidage 2 muni de joints appliqués contre la face externe de la tige de piston pour assurer ltétanchéité entre celle-ci et l' intérieur du cylindre. La tige de piston 2 est solidaire d'un piston 4, qui coulisse à l'intérieur du cylindre 1 et est muni d'un joint d'étanchéité isolant la partie du cylindre située au-dessus du piston de celle située au-dessous.Il est prévu en outre dans le piston un passage 5, qui débouche dans un alésage central du piston, dans lequel est monté axialement déplaçable un obturateur de soupape 6. Sur la face en bout supérieure de cet obturateur 6 agit une tige-poussoir 7, qui est elle-même guidée et centrée à l'intérieur de la tige de piston 2 par des bagues de guidage 8. L' autre extrémité de cette tige-poussoir 2 coopère avec une extrémité d'un levier de manoeuvre 10. Ce levier traverse une ouverture 13 ménagée dans la tige de piston creuse 2 et il est monté pivotant sur un axe 12 porté par un support 12 fixé sur la tige de piston 9. La colonne réglable en hauteur qui vient d'être décrite et qui constitue à elle seule un appareil complet muni du système d'actionnement de ses moyens de blocage est montée sur des sièges réglables en hauteur par exemple par simple emboitement du cône 2 dans un évidement conique correspondant du piètement du siège, tandis que le cône 18, à l'extrémité supérieure de la tige de piston est es enfoncé dans un raccord solidaire de l'assise. Les cônes 2 et 18 peuvent être du type autobloquant, de sorte qu'après emboitement, en chargeant l'assise, on obtient une liaison parfaite de la colonne avec les parties intéressées du siège.Comme le levier de manoeuvre est monté pivotant sur l'axe portô par le support 12 fixé sur la tige de piston 2 au-dessous du cône 18, la colonne peut être montée sur le siège sans avoir a tenir compte de la disposition des moyens d'actionnement de l'obturateur de soupape 6 qui constitue le système d'immobilisation du siège à la hauteur désirée. Pour opérer le réglage en hauteur, on agit sur le le vier de manoeuvre 10 qui, en pivotant, actionne la tige-poussoir 7 et déplace ainsi la soupape 6 vers le bas. Ce déplacement vers le bas de la soupape libère le passage par lequel la partie du cylindre qui se trouve au-dessus du piston 4 communique avec celle placée au-dessous, la partie inférieure de la soupape G sortqnt de l'alésage central du piston 4.Comme les deux chambres du cylindre 1 sont remplies de gaz sous pression, lorsque la soupape G est ouverte le piston 4 et sa tige 9 reçoivent une poussée de bas en haut égale å la pression intérieure du cylindre multipliée par la section de la tige de piston. Lorsque la tige de piston se déplace vers le haut sous l'action de cette poussée, du gaz contenu dans la partie du cylindre située au-dessus du piston est refoulé dans la partie qui se trouve au-dessous. Sl, la soupape 6 étant ouverte, la charge de l'assise est supérieure à la poussée subie par la tige de piston 9, cette dernière rentre à l'intérieur du cylindre 1 et le gaz retourne de la zone placée audessous du piston à celle placée au-dessus en s'écoulant par le passage 5.Lorsque la hauteur désirée de l'assise est obtenue, on relâche le levier 10 et l'obturateur 6 est repoussé jusqu'à la position représentée à la fig. 1, bloquant ainsi la colonne. il ne reste plus qu'une certaine oscillation verticale de la tige de piston 9 et du piston 4 due à la compressibilité du gaz sous pression et l'on obtient donc un support élastique de l'assise. Les fig. 2 et 3 montrent comment le levier de manoeuvre 10 est relié à la tige de piston 9. Pour immobiliser l'axe de pivotement du levier relativement à la tige de piston 9 il est prévu un support 12 formé de deux branches 15. Chacune de ces branches 15 comporte un nez 16 engagé dans une fenêtre 14 de la tige de piston 9. Les deux branches 15 entourent la tige de piston 9 et servent en outre au guidage du levier de manoeuvre 10 par leurs faces internes. Un axe 17 sert .à la fois à relier l'une à l'autre les deux branches 15 du support 12 et au pivotement du levier 10. A l'une de ses extrémités, l'axe 17 présente une tête aplatie et, a l'extrémité opposée, il est muni d'une gorge dans laquelle est monté un circlip 19. Comme le montrent les fig. 2 et 3, les branches 15 constituent un bon guidage pour le levier de manoeuvre 10, de sorte que l'extrémité de ce dernier, qui traverse l'ouverture 13 et pénètre à l'intérieur de la tige de piston 9, vient s'appliquer exactement sur la tête de la tige-poussoir 7 lorsqu'on actionne le levier. Comme la tige de piston 9 a un diamètre intérieur relativement grand, il est prévu deux bagues 8 pour le guidage de la tige-poussoir. Comme on peut le voir aux fig. 1 et 2, le cône 18 est disposé au-dessus des moyens qui rendent inopérant le système de bloca de la colonne de sorte que lors du raccordement de la partie du siège réglable en hauteur avec la tige de piston 9, il n'est pas nécessaire de tenir compte des dits moyens de déblocage. La colonne selon l'invention n'est pas limitée aux formes d' exécution dans lesquelles le raccordement avec l'assise s'effectue au moyen du cône 18. Ce dernier peut en effet être remplacé par toute autre liaison par vissage ou serrage. De même la liaison positive entre le support formé des deux branches 15 et la tige de piston n'est pas limitée a la forme d'exécution représentée; elle peut être réalisée de toute autre manière appropriée. - REVENDICATIONS - 1. - Colonne réglable en hauteur, en particulier pour sièges, reliée d'une part à un piètement et, de l'autre, à un lément du siège dont la hauteur doit être réglable, par exemple l'assise, possédant un dispositif élévateur blocable, pneumatique ou hydropneumatique, constitué par un cylindre et une tige solidaire d'un piston, avec dans le piston et/ou dans la tige un sys tèie de soupape actionnable à volonté de l'extérieur, grâce auquel la chambre définie à l'intérieur du cylindre au-dessus du piston peut être mise en comnunication avec la chambre définie audessous du piston, une tige-poussoir coopérant avec un levier de manoeuvre monté pivotant tant prévue dans un alésage axial de la tige de piston pour actionner le système de soupape, carac térisée en ce que les moyens de montage pivotant du levier de manoeuvre sont solidaires de la tige de piston. 2.- Colonne selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de montage pivotant comportent un support relié à la tige de piston et disposé à l'extérieur de cette dernière. 3.- Colonne selon la revendication 1 ou la-revendica- tion 2, caractérisée en ce que la tige de piston présente une ouverture que traverse l'extrémité du levier de manoeuvre qui coopère avec la tige-poussoir. 4.- Colonne selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le support est rendu solidaire de la tige de piston par une liaison positive. 5.- Colonne selon la revendication 4, caractérisée en ce que la tige de piston présente une fenêtre dans laquelle s' engage une partie Su support, et en ce que celui-ci est constitué par deux branches qui, sur une partie de leur longueur, entourent la tige de piston et sont reliées l'une à l'autre par un axe qui sert de pivot au levier de manoeuvre.