Les arbres porte-couteaux du type auquel se rapporte l'invention ont été utilisés jusqutà présent avec des lames de rabot en acier à coupe rapide. A l'aide de ressorts de compression logés dans le fond de la rainure et à l'aide de gabarits de réglage, chaque couteau intercalé dans la fente entre le bord de la rainure et la clavette est ajusté et fixe en position par serrage des vis solidaires de ladite clavette. Le bord extérieur de la clavette est de section concave et constitue une surface de guidage des copeaux. Aux vitesses de coupe courantes de nos jours, ces arbres porte-couteaux connus engendrent des bruits dus au travail et au frottement de l'air qui sont notablement supérieurs à la limite maximale tolérée de 90 dbA. Il n'est possible exceptionnellement de ramener le niveau de ce bruit à la limite inférieure exigée que par une diminution de la puissance et par des mesures destinées à absorber et à atténuer le bruit. A cet égard, d1 autres arbres porte-couteaux connus, présentant des rainures de logement hélicoldales et des couteaux recourbés de façon correspondante, sont plus efficaces, cependant, ils sont non seulement plus difficiles et, par suite, plus coûteux à fabriquer, mais en outre ne peuvent être affûtés que sur des machines spéciales. ta présente invention se propose de prendre des mesures aussi simples que possible qui permettent de ne pas dépasser le niveau maximal toléré du bruit dû au travail et au frottement de l'air sans avoir à remplacer les arbres porte-couteaux existants. Selon les caractéristiques essentielles de l'invention, un arbre porte-couteaux est équipé de couteaux courts de forme carrée à quatre tranchants, lesdits couteaux étant logés à intervalles réguliers dans les rainures et étant axialement décalés les uns par rapport aux autres, d'une rainure à l'autre, d'une distance inférieure à une longueur de tranchant De cette manière, l'air peut passer tangentiellement entre les couteaux individuels et le bruit dû au frottement de l'air est notablement réduit, à tel point que, dans la plupart des cas, il est possible de se dispenser de toutes mesures supplémentaires d'isolation acoustique. En outre, les arbres portecouteaux existants peuvent être encore utilisés, seules les cla vettes sont façonnées à une configuration légèrement différente de celle des clavettes classiques. Etant donné que les couteaux courts, ultérieurement désignés également par "couteaux à plusieurs positions", sont réalisés à une grande précision dans le même acier à coupe rapide que celui qui sert à la fabrication des lames, leur premier montage et leur premier changement de position sont possibles sans l'aide de ressorts de compression logés au fond de la rainure et sans l'aide de gabarits de réglage. Les couteaux à plusieurs positions, logés dans une rainure, sont séparés par des entretoises. Ces entretoises sont chanfreinées par rapport aux couteaux de façon que leur bord supérieur affleure la surface périphérique de ltarbre portecouteaux. Les clavettes diffèrent de celles utilisées pour les lames de rabot par leur bord extérieur qui présente une section concave dans la région des couteaux à plusieurs positions, et une section convexe dans la région des entretoises. Selon d'autres caractéristiques de l'invention, un certain nombre d'alésages correspondant au nombre et à la répartition des couteaux courts, est ménagé dans le fond de chaque rainure, chacun desdits alésages étant destiné à loger un res sort de compression. Les clavettes présentent une gorge et o chaque entretoise présente un goujon de sécurité se logeant dans ladite gorge. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1A est une vue partielle en bout d'un arbre porte-couteaux de la technique antérieure la figure 1B est une coupe transversale de la rainure de logement des couteaux de l'arbre de la figure 1A les figures 2 et 3 sont des vues partielles en bout de l'arbre porte-couteaux selon la présente invention les figures 4 et 5 sont des schémas représentant deux dispositions des couteaux la figure 6A est une vue en plan d'un couteau à plusieurs positions à l'échelle la figure 68 est une vue de côté à l'échelle du couteau de la figure 6A la figure 7A est une vue en plan d'une entretoise à l'échelle ; et la figure 78 est une vue de côté à l'échelle, de l'entretoise de la figure 7A. En se reportant à la figure 1, une lame 2 de rabot est logée dans la rainure 5 (représentée sur la figure 1B) de l'arbre porte-couteaux 1 et y est maintenue généralement par deux ressorts de compression 6, logés dans un alésage ménagé dans le fond de la rainure et par des gabarits de réglage 7. La lame 2 est fixée en position par serrage des vis 4 solidaires de la clavette 3. Les figures 2 et 3 montrent que l'arbre porte-couteaux 1 et les rainures de logement 5 sont les mêmes lorsque des couteaux 12 à positions multiples (figure 2, figure 6A, figure 68) et des entretoises 9 (figure 3, figure 7A, figure 7B) sont logés alternativement dans chaque rainure 5. Seule la clavette 3 présente un bord extérieur de forme légèrement différente qui, dans le sens de la succession des couteaux et des entretoises, présente une section alternativement concave et convexe. Pour les raisons déjà évoquées ci-dessus, il est recommandé de prévoir dans le fond de chaque rainure un certain nombre d'alésages correspondant au nombre des couteaux 12, lesdits alésages étant destinés à loger des ressorts de compression 6 comme on le voit sur la figure 1. Pour des arbres porte-couteaux 1 à six rainures et pour des arbres porte-couteaux 1 à quatre rainures d'usage plus courant, les figures 4 et 5 représentent respectivement un schéma de répartition qui se répète exactement de la quatrième à la sixième rainure dans le premier cas et pour la troisieme et la quatrième rainure dans le second cas. Etant donné que, dans le cas d'une répartition relativement étroite, par exemple celle de la figure 5, les vis 4 de serrage ne sont pas facilement accessibles, il est proposé de supprimer une vis 4 sur deux et de munir par conséquent chaque entretoise 9 d'un goujon de sécurité 10 destiné a coopérer avec une gorge ll fraisée dans chaque cla vette, de façon qu'une entretoise légèrement desserrée ne risque pas de s'échapper. Le rapport entre la longueur de l'un des bords du cou teau 12 de la figure 6A et celle de l'un des bords verticaux de l'entretoise 9 de la figure7A correspond à peu près à celui d'une répartition selon la figure 4. En raison de la plus grande distance séparant les couteaux 12 d'une même rainure 5, les arbres porte-couteaux à six rainures fonctionnent d'une façon nettement moins bruyante que les arbres à quatre rainures. I1 va de soi que l'arbre décrit peut subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Arbre porte-couteaux de sécurité à clavettes pour raboteuse à bois, présentant des rainures parallèles à l'axe dans lesquelles les couteaux sont maintenu-s par des clavettes, caractérisé en ce que les couteaux, dits couteaux courts (12) sont de forme carrée et à quatre tranchants et en ce que ces couteaux (12), logés à intervalles réguliers dans chaque rainure (5), sont axialement décalés les uns par rapport aux autres, d'une rainure (5) à l'autre, d'une distance inférieure à une longueur de tranchant. 2. Arbre porte-couteaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que des entretoises (9) sont disposées entre les couteaux (12) logés dans chaque rainure (5), lesdites entretoises étant chanfreinées par rapport aux couteaux de façon que leur bord supérieur affleure la surface périphérique de l'arbre porte-couteaux (1). 3. Arbre porte-couteaux selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les clavettes (3) présentent un bord extérieur de section concave (23) dans la région d'un couteau (12) et de section convexe (13) dans la région d'une entretoise (9). 4. Arbre porte-couteaux selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qutun certain nombre d'alésages correspondant au nombre et à la répartition des couteaux (12) est ménagé dans le fond de chaque rainure (5), chacun desdits alésages étant destiné à loger un ressort de compression (6). 5. Arbre porte-couteaux selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les clavettes (3) présentent une gorge (11) se prolongeant sur toute leur longueur, et en ce que chaque entretoise (9) comporte un goujon de sécurité (10) destiné à se loger dans ladite gorge (11).