L'invention concerne les cathéters intravasculaires. Le cathétérisme, consistant à introduire - généralement à travers la peau un cathéter en plastique ou en élastomère dans le système vasculaire et à le pousser en avant en le guidant depuis le point d'introduction jusqu'à l'endroit voulu pour accomplir l'action dont est chargé le cathéter, est une technique connue en médecine. La position du cathéter dans le vaisseau est suivie par voie radiographique ; un défaut de détection de ltextrémité du cathéter a souvent été la cause d'incidents à issue mortelle, en cas de perforation de la paroi du coeur par l'extrémité du cathéter. L'avancement excessif du cathéter avec perforation de la paroi d'un vaisseau sanguin a également eu souvent des suites sérieuses. Il est donc essentiel qu'un cathéter intravasculaire puisse être localisé clairement aux rayons X. Il est connu de mélanger le matériau constitutif du cathéter avec une matière de remplissage radio-opaque, mais cette mesure ne donne pas suffisamment de contraste dans certaines applications. Par exemple, lorsque l'extrémité du cathéter pénètre dans les gros vaisseaux sanguins près du coeur, à des fins de mesures du sang ou d'injection d'un liquide, l'image radiographique du tissu devient moins nette. La cause en est l'extrémité du cathéter, laquelle est alors située profondément dans le tissu, avec lequel elle contraste très peu pendant l'examen radiographique.Il existe aussi une limite supérieure dans l'addition de matière de remplissage radioopaque, c1est-à-dire dans le rapport dans cette matière et le matériau constitutif proprement dit du cathéter, au-delà de laquelle les propriétés mécaniques et la sûreté biologique du matériau constitutif sont affectées. Le médecin risque très facilement de mal interpréter l'image fluoroscopique et de croire l'extrémité de la sonde en arrière de la position qu'elle occupe réellement dans le corps du patient. On a proposé (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 978 863) de disposer à l'intérieur du cathéter un fil opaque aux rayons X qui s'étend à partir de son extrémité sur toute la longueur du cathéter, afin que le cathéter puisse être localisé par rayons X et aussi afin qu'un couple de rotation puisse être appliqué au cathéter. Cependant, le fil augmente considérablement la rigidité du cathéter et il existe un risque accru (si la sonde n'est pas manipulée avec une grande habileté) de perforer la paroi d'un vaisseau sanguin par l'extrémité distale et de provoquer ainsi une blessure sérieuse du patient. Un cathéter relativement rigide peut être utile pour certaines applications, mais un appareil plus souple est préférable de beaucoup pour l'usage général. les mêmes remarques s'appliquent aux cathéters comprenant un fil tressé incorporé dans sa paroi ; de tels cathéters sont très dangereux à moins que leur extrémité ne soit guidée avec une grande précision. Un cathéter intravasculaire selon l'invention présente à l'extré- mité distale un composant métallique opaque aux rayons X. Ce composant métallique donne un excellent contraste aux rayons X et permet également de déceler l'extrémité du cathéter lorsqu'elle est enfoncée profondément dans la cage thoracique. Il n'est pas nécessaire que le reste du cathéter soit radio-opaque, de sorte que son matériau constitutif peut être choisi en vue de l'obtention de propriétés mécaniques et biologiques optimales. Des matériaux qui conviennent sont, par exemple, le chlorure de polyvinyle (PVC), des polyoléfines, des hydrocarbures fluorés et des copolymères butadiène/styrène. Le composant métallique doit etre suffisamment opaque aux rayons X pour donner le contraste désiré aux rayons X et il ne doit pas être corrosif, afin d'exclure tout risque de toxicité si le composant devait (inopinément) venir en contact avec des liquides corporels. Des métaux qui conviennent sont, par exemple, l'acier inoxydable ou l'argent. Le composant métallique peut avoir toute forme désirée ; il peut notamment être sphérique, hémisphérique, en forme de tube cylindrique, de projectile ou de spirale. S'il s'agit d'un corps oblong, il peut en même temps indiquer l'orientation de l'extrémité du cathéter. Un corps tubulaire est particulièrement avantageux pour la fabrication du cathéter. Le composant métallique doit être fixé à l'extrémité du cathéter pour éviter qu'il ne s'échappe dans le système vasculaire. Le composant métallique est de préférence moulé dans l'extrémité du cathéter. Il peut être fixé aussi par un soudage effectué à l'aide de la chaleur ou d'un solvant ou par un adhésif. Le corps métallique peut aussi entre noyé dans l'extrémité du cathéter au moyen d'un adhésif qui est polymérisé dans cette extrémité. S'il est suffisamment inerte, il peut également être exposé à des liquides contenus dans le cathéter ou à des liquides corporels. Dans ce dernier cas, il est possible de prévoir un bout métallique extérieur, sous forme d'une coquille hémisphérique par exemple, sur l'extrémité du cathéter.Un corps métallique disposé à l'intérieur de llextrémité du cathéter est cependant préféré. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de deux exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que du dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue en Fldvation de la partie extrtme d'un cathéter intravasculaire selon l'invention, comprenant une extrémité de cathéter, représentée en coupe axiale, dans laquelle est incorporée une pièce tubulaire, selon un mode de réalisation préféré ; et - la figure 2 est une vue analogue d'une variante de réalisation comprenant un composant métallique sphérique dans L'extrémite du cathéter. Le cathéter représenté en partie sur la figure 1 est formé d'un tuyau souple d'une matière plastique qui convient biologiquement (de chlorure de polyvinyle par exemple). Juste derrière l'extrémfté avant 2 du cathéter se trouve un tube cylindrique 3 en acier inoxydable d'un diamètre d'environ 1 mn. Le lbe 3 est moulé dans l'extrémité 2 et cette dernière est fermée pendant la même opération de moulage. Deux orifices 5 et 6 ménagés dans des cotés opposés du cathéter permettent le passage de liquide. Lors de son utilisatio#n, le tube 3 forme une ombre profonde sur l'écran du fluoroscope, laquelle indique la position précise de l'extrémité du cathéter. Dans la forme de réalisation de la figure 2, le composant métallique 3 est une bille en acier inoxydable d'un diamètre d'environ 1 mn. La bille est maintenue en place par un tronçon de fibre 4 de chlorure de polyvinyle, qui est fixé aux parois internes du cathéter. REVENDICATIONS 1. Cathéter intravasculaire en plastique flexible ou en élastomère, caractérisé en ce que son extrémité distale porte un composant métallique - opaque aux rayons X. 2. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composant métallique se trouve à l'intérieur de l'extrémité distale. 3. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composant métallique est moulé dans l'extrémité distale. 4. Cathéter selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant métallique est tubulaire. 5. Cathéter selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant métallique est en acier inoxydable.