La présente. invention concerne une balancelle pour la suspension au-dessus du sol d'au moins un fil et/ou un câble aérien conducteur, par exemple pour le téléphone ou la distribution d'électricité. L'invention se rapporte plus particulièrement à une balancelle du type fprmée -a) d'une pièce maîtresse comportant des moyens pour son accrochage à un poteau, ou une potence,ancré dans le sol, ainsi que des moyens pour soutenir le fil ou cable, et b) d'une cale pour le blocage du fil ou câble relativement à la pièce maîtresse ladite cale étant montée coulissante R l'intérieur d'une ouverture sensiblement horizontale traversant la pièce maîtresse au droit de ses moyens de soutien La demande de brevet français 73OB846 du 13 Mars 1973, déposée par le même demandeur, décrit une balancelle de ce type, formée de deux pièces réalises chacune en un matériau électriquement isolant, de préférence par moulage d'une matière plastique. Les deux pièces; à savoir la piece mattresse et la cale, sont par ailleurs réuniesau moyen d'un fil souple obtenu également pendant l'opéra- tion de moulage. Cette dernière balancelle possède plusieurs avantages sur les balancelles des techniques antérieures dans lesquelles un crochet, généralement en acier, s'articule sur' et suspend une pièce maîtresse de soutien drun cable et en cela, notamment lorsque le cible se balance sous l'effet des pluies et des bourrasques de vent, le crochet vient fréquemment: toucher le câble, pour la longue, le blesser, voire le couper. Plus particulièrement, la balancelle décrite dans la demande 73.08846 ne présente aucun organe.en proéminence susceptible de blesser le câble aérien conducteur suspendu. En outre, grâce a la disposition de deux pièces isolantes réunies au moyen dtun fil souple, on assure non seulement le soutien du câble mais aussi son blocage de telle sorte que, même en cas de coupure du câble aérien soutenu, celui-ci se trouve toujours retenu au-dessus du sol par les premières balancelles disposées de part et d'autre de la zone de rupture du câble. Cetype de balancelle présente toutefois un inconvénient inhérent à ses formes et ses conceptions : les opérations de pose et de-dépose de la balancelle, ainsi que les opérations de blocage du câble ne peuvent pas être effectuées depuis le sol, à l'aide d'un outil autonome telle une perche. La présente invention a pour but de remédier A l'inconvénient précité, et à cet effet elle a pour objet une balancelle caractérisée en ce que la pièce maîtresse est réalisée sous la forme d'un bloc allongé sensiblement paralllépipèdique, d'au moins cinq centimètres de long, percé dans le sens de sa longueur d'un couloir horizontal sùr le fond duquel repose le fil ou câble, ledit couloir communiquant avec l'exteriellr par une fente étroite s'étendant d'une extrémité à l'autre du bloc et dont la largeur est au moins égale à l'épaisseur du fil ou câble; en ce que les faces avant et arrière du bloc présentent chacune, pour le passage de la cale, une mince fenêtre horizontale ouverte sur le couloir au-dessus de la zone médiane de son fond; et en ce que la cale est formée par un coin dont l'épais~ seur est croissante de la fenêtre arrière A la fenêtre avant et dont la largeur,d'au moins 2,5 centimètres,est égale à celle des deux fenetres, la somme des distances séparant le fond du couloir de l'appui horizontal inférieur, respectivement de chaque fenêtre, étant légèrement inférieure au double du diamètre du fil ou câble A suspendre. On conçoit qu'une balancelle réalisée selon la construction précitée est facilement manipulée depuis le sol à l'aide d'une pince spéciale disposée au bout d'une perche. La pince spéciale est du type A trois doigts : pour le blocage du câble, on place deux des doigts de la pince contre la face arrière de la pièce maîtresse, de part et d'autre de la fenêtre arrière, et on presse à l'aide du troisième doigt sur le chant avant du coin pour l'engager de l'avant vers l'arrière, dans la pièce maîtresse, jusqu'à blocage complet du câble aérien; pour le déblocage du câble, éventuellement suivi de la dépose de la balancelle, on assure la manoeuvre inverse, en plaçant deux doigts de la pince contre la face avant de la pièce maîtresse, de part et d'autre de la fenêtre avant, et en poussant sur le chant arrière du coin A l'aide du troisième doigt de la pince : le coin ressort progressivement de la pièce maitresse jusqu'A laisser libre le câble, lequel peut donc être sorti de la pièce maîtresse de la balancelle par la fente étroite adjacente au couloir intérieur. Dans un mode de réal-isation préféré, les deux chants latéraux du coin comportent des dents verticales. On assure ainsi aisémént le blocage du coin le long des parois verticales d'au moins une des deux fenêtres de la pièce maîtresse. Dans une autre réalisation avantageuse, la face intérieure du coin comporte des nervures de glissement s'étendant parallèlement du chant avant au chant arrière du coin; on favorise ainsi le déplacement du coin sur le fil ou câble reposant dans le fond du couloir de la pièce maîtresse. Dans un autre mode de réalisation préféré, les deux bords du chant arrière du coin sont arrondis de manière A faciliter la pénétration du coin d'abord dans la fenêtre avant, puis dans la fenêtre arrière. La pièce maîtresse est symétrique par rapport A un plan vertical passant: par son point d'accrochage sur le poteau ou la potence. En particillier, les deux fenêtres sont percées symétriquement par rapport: a ce plan vertical de sorte que la balancelle après accrochaqe est:- stable et maintient le câble aérien dans une position la plus voisine possible de l'horizontalité. Dans un autre mode preferentiel, la hauteur de la fenêtre arrière de la pièce maîtresse est inférieure A la hauteur de la fenêtre avant dispose en vis A vis et les deux appuis horizontaux inférieurs des fenêtres de la pièce maîtresse sont situés dans un même plan horizontal Par cette construction, lors du blocage du cible par déplacement du coin de l'avant vers l'arrière de la pièce maîtresse, on oblige le coin a plonger vers le bas par sa partie arrière, ce qui favorise ('avant:age la qualité du coincement du câble A l'intérieur de la balancelle. On observe par ailleurs que le câble est coincé entre deux surfaces parallèles de grande lonqueur, en partie supérieure par la face inférieure du coin et en partie inférieure par le fond du criiloi Du fait de la très grande sllrface des zones de pincement du câble, on élimine tous les risques de blessure ou de rupture du câble comme cela se produisait par utilisation des balancelles anciennes Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on Ira décrire ci-après, A titre déxemple purement illustratif et non limitatif, un mode de realisation d'tille balancelle selon l'invention représentée sur le des annexe.Sur ce dessin - La figure 1, représente une vue en perspective de la balancelle selon l'invention, représentée en position couchée sur le sol, crest A dire avant suspension, le câble aérien A bloquer étant simplement introduit a l'intérieur du couloir de la pièce maîtresse. - La figure 2, représente une vue de face de la balancelle de la figure 1 après son accrochage à une potence et blocage du câble entre le coin et le fond de la pièce maîtresse. - La figure 3 représente une vue en coupe médiane verticale selon la ligne III-III de la balancelle de la figure 2. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble la pièce maîtresse constituant avec une cale 2 la balancelle de l'invention. La pièce maîtresse 1 est réalisée sous la forme d'un bloc allongé, sensiblement parallèlépipèdique, d'une longueur comprise entre 5 et 10 centimètres et de préférence voisine de 7 centimètres. Ce bloc est percé dans le sens de sa longueur d'un couloir horizontal 3 sur le fond 4 duquel repose le fil ou câble aérien conducteur 5 pour la distribution d'électricité ou pour le téléphone. Le fond 5 est plat, ou préférentiellement réalisé sous la forme d'une gouttière courbe A concavité tournée vers le haut dont la surface d'appui est en contact plus étroit et enserre davantagele cable 5. Pour permettre l'intégration du câble a l'intérieur du couloir 3, ce dernier communique avec l'extérieur par une fente étroite 6 s'étendant de l'extrémité 7 à l'autre extrêmité 8 du bloc et dont la lar- geur est au moins égale à l'épaisseur du câble. Pour le passage de la cale 2, les faces verticales de la pièce maîtresse, respectivement avant 9 et arriere 10, présentent chacune une mince fenêtre horizontale, respectivement avant 11 et arrière 12, ouverte sur le couloir 3, au-dessus de la zone médiane de son fond 4. Enfin, la pièce maîtresse comporte des moyens pour son accrochage à un poteau ou une potence 13 ancrée dans le sol. Ces moyens sont constitués par un organe d'encliquetage, par un crochet, ou plus simplement -par un trou 14 d'axe horizontal apte à recevoir un fil 15 de liaison A la potence. Avantageusement, la pièce maîtresse 1 est symetrique par rapport à un plan vertical 16 passant par son point d'accrochage sur la potence. En d'autres termes, la découpe des fenêtres 11 et 12 est symétrique par rapport à ce plan 16 et l'axe du trou 14 est disposé dans ledit plan. Dans une telle construction, le fond 4 du couloir 3 est horizontal après accrochage de la pièce maîtresse sur la potence, et par suite le câble 5 introduit puis coincé dans la balancelle est également horizontal. La cale 2 est formée par un coin de même largeur que les deux fenêtres 11 et 12. L'épaisseur de ce coin, constante dans la direction longitudinale, c'est A dire la direction parallèle au câble 5, est croissante de son chant arrière 17 à son chant avant 18. La largeur du coin 2 et des fenêtres 11-12 est d'au moins 2,5 centimètres, ce qui offre des surfaces importantes pour le blocage du câble. En outre, les surfaces de blocage sont planes ou sensiblement planes, et il n'y a donc aucun risque de blesser la gaine protectrice ni le conducteur noyé dans cette gaine. Par ailleurs, la somme des distances séparant le fond 4 du cou loir 3 de l'appui horizontal inférieur, respectivement 31-32 de chaque fenêtre 11-12, est légèrement inférieur au double du diamètre du câble A suspendre. Lorsque le câble repose sur le fond 4 du couloir 3, il suffit donc d'introduire le coin dans la fenêtre il et de le faire coulisser jusqu'à traverser la fenêtre 12 pour pincer progressivement le câble'5 jusqu'à son blocage définitif entre le fond du couloir de la pièce mattresse et la face inférieure du coin 2. Dans des variantes particulièrement avantageuses, les deux chants latéraux 20 et 21 du coin comportent des dents verticales 22 destinées A faciliter le blocage du coin le long des parois verticales, respéctivement 23 et 24, d'au moins une des deux fenêtres Il et 12. La face inférieure 19 comporte des nervures de glissement 25 parallèles entre elles et s'étendant du chant avant 18 au chant arrière 17 du coin Ces nervures facilitent l'avancée du coin relativement â la périphérie du câble 5 lorsque le coin coulisse A l'intrieur des deux fenêtres 11 et 12 de la pièce maîtresse. Enfin, les deux bords 26 et 27 du chant arrière 17 du coin sont arrondis pour faciliter la pénétration de cet organe A l'intérieur des deux fenêtres de la pièce maîtresse Sur un plan pratique, la hauteur de la fenêtre arrière 12 est inférieure A la hauteur de la fenêtre avant 11 et les deux appuis horizontaux-inférieurs des fenêtres 11 et 12 sont situés dans un même plan horizontal, ainsi qu'il est représenté A la figure 3. De ce fait, et grâce également A I'augmentation régulière d'épais- seur du coin de son chant arrière vers son chant avant, le coin a toujours tendance A plonqer vers le bas vers l'arrière au fur et A mesure de sa pénétration 3= l'intérieur de la pièce maItresse,ce qui en conséquence garantit pour le câble un blocage de qualité. La balancelle étant destinée A soutenir et bloquer un câble aérien, et plus particulièrement un cableconducteur, il est évident qu'elle sera réalisée en une matièreplastique électriquement isolante. Sa fabrication se fera très genêralement par moulage, les matières les plus couramment employées etant les polyamides et les polycarbonates. Avantageusement, la pièce maîtresse 1 et le coin 2 seront réunis par un fil souple 28, obtenu lors de Iiopération de moulage, dont le rOle est d'éviter qu'une des deux pièces de la balancelle ne soit égarée. Naturellement, et pour faciliter le démoulage, la pièce maîtresse de forme générale parallèlépipèdique peut être arrondie ou chanfreinée dans toutes les zones de raccordement de ses faces.; son sommet en particulier sera bordé par les deux chanfreins 29 et 30. Il est bien entendu que les modes de réalisation décrits pourront donner lieu å toute modification désirable sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REvEND1cA'rlONs 1") Balancelle pour la suspension au-dessus du sol d'au moins un fil et/ou un câble aérien conducteur, par exemple pour le téléphone ou la distribution d'électricité, ladite balancelle étant formée :a) d'une pièce maîtresse comportant des moyens pour son accro-chage A un poteau, ou une potence, ancré dans le sol ainsi que des moyens pour soutenir le fil ou câble', et b) d'une cale pour le blocage ge du fil ou câble relativement à la pièce maîtresse, ladite cale etant montée coulissante à I'intérieur d'une ouverture sensiblement horizontale traversant la pièce maitresse au droit de ses moyens de soutien, caractérisée en ce que la pièce maîtresse 1 est réalisée sous la forme d'un bloc allongé sensiblement parallèlépipèdique, d'au moins cinq centimètres de lony, percé dans le sens de sa longueur d'un couloir horizontal 3 sur le fond 4 duquel repose le fil ou cdbe 5, ledit couloir communiquant avec l1extérieur par une fente étroite 6, s'etendant d'une extrémité à l'autre du bloc et dont la largeur est au moins égale à l'épaisseur du fil ou câble; en ce que les faces avant 9 et arrière 10 du bloc présentent chacune, pour le passage de la cale 2,une mince fenêtre horizontale 11-12 ouverte sur le couloir. au-dessus de la zone médiane de son fond; et en ce que la cale est formée par un coin dont l'épaisseur est croissante de la fenêtre ar rière- 12 à la fenêtre avant Il et dont la largeur,d'au moins 2,5 centimètres,est égale à celle des deux fenêtres, la somme des distances séparant le fond du couloir de l'appui horizontal inférieur 31-32, respectivement de chaque fenêtre, étant légèrement inférieure au double du diamètre du fil ou câble à suspendre. 2fui) Balancelle selon la revendication 1 caractérisée en ce que les deux chants latéraux 20-21 du coin 2 comportent des dents verticales 22 pour le blocage du coin le long des parois verticales 23-24 d'au moins une des deux fenêtres de la pièce maîtresse 1. 3 ) Balancelle selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisee en ce que la face inférieure 19 du coin 2 comporte des nervures de glissement 25 s'étendant parallèlement du chant avant 18 au chant arrière 17 du coin. 40) Balancelle selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que la pièce maîtresse 1 est symétrique par rapport à un plan vertical 16 passant par son point d'accrochage sur le poteau ou la potence 13. 50) Balancelle selon l'une des revendications 1 à 4 caracté- risée en ce que les deux bords 26-27 du chant arrière 17 du coin 2 sont arrondis. 60) Balalxcel1e selon l'une des revendications I à 5 caractérisée en ce que la hauteur de la fenêtre arrière 12 de la pièce maîtresse 1 est inférieure à la hauteur de la fenêtre avant 11 disposée en vis à vis. 70) Balancelle selon itune des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que les deux appuis horizontaux inférieurs 31-32 des fenêtres 11-12 de la pièce maîtresse 1 sont situés dans un meme plan horizontal. 80) Balancelle selon l'une des revendications 1 a i caractérisée en ce que le fond 4 du couloir horizontal 3 de la pièce mattres- se 1 est plat 90) Balancelle selon l'une des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que le fond 4 du couloir horizontal 3 de la pièce maîtresse 1 est formé d'une gouttière à concavité tournée vers le haut. 100) Balancelle selon l'une des revendications 1 à 9 caractérisée en ce qu'elle comporte un fil souple 28 liant la pièce mattresse 1 et le coin 2.