La présente invention due à la collaboration de M. Stéphane LACHOVIEZ du Commissariat à l'Energie Atomique et de M. Dimitri KOPIAN de la Société de Chaudronnerie de Saint Priest a pour objet un procédé de réalisation d'un revêtement métallique radiographiable appliqué sur une paroi par exemple en béton. Elle trouve une application dans la réalisation de piscines, fosses, cellules ou enceintes, etc.,. utilisées dans les industries nucléaire, chimique, alimentaire etc... et plus particulièrement dans la réalisation de piscines de stockage d'éléments combiistibles nucléaires. Dans la plupart des procédés connus de réalisation d'une paroi munie d'un revêtement métallique, ce dernier est plaqué sur la paroi, ce qui rend impossible le contrôle des soudures par radiographie. Si l'on veut effectuer un tel contrôle, on doit construire la paroi de béton en retrait du revêtement, afin de permettre le passage d'un opérateur entre le revêtement et la paroi. Les contrôles effectués, on remplit l'espace libre entre la paroi et le revêtement avec, par exemple, un coulis de béton de deuxième phase. Cette manière de procéder est longue et coûteuse et elle nécessite que les travaux de génie civil et de tôlerie soient soigneusement réglés l'un sur l'autre. De plus, elle ne permet pas d'effectuer un contrôle après la mise en service de l'enceinte, pendant toute sa durée d'utilisation. La présente invention a justement pour objet un procédé qui évite ces inconvénients, notamment en ce qu'il permet d'appliquer le revêtement sur la paroi tout en réservant la possibilité d'exercer un contrôle des soudures lorsque le revêtement est terminé. Ce contrôle peut d'ailleurs s'effectuer encore à tout moment après la mise en service de l'ouvrage. Ces buts sont atteints, grâce à l'invention, par l'utilisation de profils- creux aménagés dans ou sur la paroi, et disposés au droit des soudures, le contrôle desdites soudures pouvant alors s'effectuer en utilisant le volume libre offert par ces profils. De manière plus précise, la présente invention a pour objet un procédé de réalisation d'un revêtement métallique appliqué sur une paroi, par exemple, en béton, dans lequel on applique sur la paroi des tôles de placage qu'on assemble bord à bord et qu'on soude, caractérisé en ce que, afin de pouvoir effectuer un contrôle des soudures, on fixe dans ou sur ladite paroi des profils métalliques creux et on assemble lesdites tôles de telle manière que les soudures soient situées en regard desdits profils. .L'invention a également pour objet une paroi munie d'un revêtement métallique, ladite paroi étant obtenue selon le procédé qui vient d'être défini et comprenant des tôles de placage réunies par des lignes de soudure, cette paroi étant caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des profils creux aménagés dans ou sur ladite paroi, les lignes de soudure des tôles étant disposées en regard desdits profils. De toute façon, les caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront mieux après la description qui suit, d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure I illustre une première variante du procédé, dans laquelle on fixe les profils sur une paroi brute de bétonnage ; - la figure 2 illustre une seconde variante dans laquelle on ménage dans la paroi de béton des réservations destinées à recevoir les profils ; - la figure 3 illustre une troisième variante, dans laquelle les profils sont encastrés dans la paroi de béton ; - la figure 4 représente une quatrième variante dans laquelle on fixe les profils sur une charpente qui sert d'appui pour le coffrage des parties à bétonner ; - la figure 5 illustre quelques profils utilisables. Bien que l'invention ne se limite pas à ce cas particulier, la description qui suit se rapporte à une paroi en béton ou en maçonnerie. Il est évident qu'on ne sortirait pas du cadre de la présente invention en utilisant un matériau différent mitais qui serait susceptible de remplir les mêmes fonctions. Sur la figure 1 est représentée une première variante du procédé de l'invention, qui semble autre la plus simple du point de vue des opérations de génie civil. Dans cette variante, on réalise tout d'abord une paroi en béton 2 dont la surface intérieure 4 se présente brute de bétonnage, sans attente, sans réservation ni scellement. Cette paroi est disposée en retrait des cotes finales de l'ensemble afin que puissent être disposés des profils métalliques creux 6, maintenus sur la paroi par des cornières 8 elles-mêmes fixées à la paroi par des moyens 10. Une latte métallique 11, constituée par le métal du revêtement peut être soudée sur chaque profil. Les tôles de placage 12 sont ensuite appliquées sur la latte 11 de telle sorte que les lignes de soudure 14 soient disposées en regard des profils. Les profils 6 peuvent comprendre éventuellement sur leurs parties latérales des plats de maintien 20 supportant une armature grillagée 22. Le retrait ménagé entre la face intérieure 4 de la paroi et le revêtement métallique 12 peut être comblé soit par un enduit réalisé par projection, soit par un remplissage de matériau quelconque, soit par tout autre procédé. La figure 1 illustre également de façon schématique le procédé de contrôle des lignes de soudure du revêtement obtenu. Lorsque ce contrôle s'effectue par radiographie, les moyens utilisés comprennent une source 24 de rayon X ou y et un film photographique 26 sensible audit rayonnement. La source est disposée à l'intérieur de l'enceinte et le film photographique dans l'espace libre offert par le profil creux 6. La source 24 peut ainsi explorer la ligne de soudure 14 et impressionner le film 26. L'analyse du film impressionné permet de contrôler l'état des soudures. L'introduction et le déplacement du film s'effectuent par un chariot ou un boudin gonflable ou par tout autre moyen permettant de plaquer le film contre la paroi à radiographier. Le mouvement d'exploration est soit continu, soit en va-etvient. I1 va de soi que l'on peut également faire appel à d'autres moyens de contrôle, par exemple des moyens de contrb- ie au gaz comprenant une source d'hélium ou de fréon ou llam- moniac et un détecteur de ces gaz. Dans ce cas, la source de gaz est disposée dans l'enceinte et le détecteur dans l'espace libre offert par le profil. La figure 2 illustre une seconde variante du procédé, dans laquelle la paroi de béton 30 présente une face interne 40 qui est réalisée aux cotes prévues pour la mise en place du revêtement métallique et qui est exempte de bosses et de grattons. La paroi présente cependant, des réservations 32 dont la profondeur et la largeur permettent de disposer des profils 34 et un moyen de fixation 36. Dans cette variante, un calage est prévu pour positionner sur un même plan, la surface 40 de la paroi en béton et la surface extérieure de lattes 42 qui servent d'appui au revêtement métallique 44. Un enduit ou un coulis de ciment 45 peut ensuite être apporté pour noyer le scellement des profils. Dans la variante illustrée sur la figure 3, les profils 46 sont directement encastrés dans le béton 47 après avoir été correctement mis en place. Dans ce cas, le génie civil termine sa fourniture aux cotes prévues en évitant de déplacer les profils et en accordant un soin particulier aux cotes finales. La face 48 de la paroi de béton, qui reçoit le revêtement métallique 50 est encore exempte de bosses et de grattons. Les profils peuvent être munis de plats d'ancrage 52. Sur la figure 4, est illustrée une quatrième variante dans laquelle les travaux de tôlerie débutent avant les travaux de génie civil. Dans ce cas, des profils 54 sont fixés sur une charpente métallique 56 qui peut servir d'appui et de guide pour le coffrage des parties à bétonner. De ce fait, les profils sont noyés dans le béton. Dans ce cas encore, la face 58 à plaquer est exempte de bosses et de grattons. I1 va de soiZ que si l'on estime inutiles les con trubles après mise en service de l'ouvrage, le volume libre offert par les profils peut être comblé au moyen, par exemple d'un coulis de ciment ou d'une mousse plastique et cela dans toutes les variantes qui viennent dêtre décrites. Les profils utilisEs dans l'invention, peuvent être de formes très diverses : en U, en C, en D ou en 0, etc... La figure 5 en représente quelques uns à titre nullement limitatif. Le plus simple consiste en un un fer 60 de type UPN en acier au carbone. Afin d'exécuter correctement le raboutage des tôles du placage, une latte 62 est soudée entre les ailes du profil 60. Cette latte est par exemple en acier inoxydable si le placage s'effectue par des tôles de ce métal. Le profil 64 est constitué par une tôle mince pliée. Si cette tue est en acier inoxydable, le profil est utilisable directement comme appui pour un placage en acier inoxydable. Mais il peut etre aussi réalisé à partir dPune tôle pliée en acier au carbone (profil 64') auquel cas, il doit être associé à une latte en acier inoxydable 66. Enfin, le profil peut être constitue par un profil composite, formé diune partie 68 en acier au carbone ou en acier inoxydable soudée à une partie 70 en acier inoxydable. Le raboutage des tôles de placage sur les profils peut s'effectuer par tous moyens connus. Ce peut être une soudure classique avec protection d'argon ou une soudure utilisant un plasma ou tout autre procédé connu de soudure. REVENDICATIONS 1. Procédé de réalisation d'un revetement métallique appliqué sur une paroi, par exemple, en béton, dans lequel on applique sur la paroi des tôles de placage qu'on assemble bord à bord et qu'on soude, caractérisé en ce que, afin de pouvoir effectuer un contrôle des soudures, on fixe dans ou sur ladite paroi des profils métalliques creux et on assemble lesdites tôles de telle manière que les soudures soient situées en regard desdits profils 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe les profils sur une paroi brute de bétonnage, on applique les tôles de placage sur lesdits profils, on soude lesdites tôles et on comble éventuellement l'espace compris entre la paroi et les tôles 3 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise une paroi dans laquelle sont ménagées des réservations, on fixe les profils dans lesdites réservations de telle sorte qu'il affleurent à la surface de la paroi et on applique le revêtement sur la paroi et les profils 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on encastre les profils dans la paroi au moment de sa réalisation et on applique le revêtement sur la parol et les profils 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on dispose d'abord des profils sur une charpente et on réalise ensuite la paroi en utilisant ladite charpente comme appui pour un coffrage. 6. Procédé selon Ilune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on utilise des profils en forme de U, ou de C, ou de O, ou de D. 7. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les profils sont du même métal que le revBtement, 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on fixe sur le profil une latte du mEme métal que le revetement, ladite latte servant de support au revêtement 9. Paroi munie d'un revêtement métallique, obtenue par le procédé selon la revendication 1, du genre de celles qui comprennent des tales de placage réunies par des lignes de soudure, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des profils creux aménagés dans ou sur ladite paroi, les lignes de soudure des tôles étant disposées en regard desdits profils. 10. Procédé de contrôle des lignes de soudure du revêtement métallique de la revendication 9, caractérisé en ce qu'on effectue un contrôle par radiographie en disposant dans l'enceinte une source de rayonnement X ou y et dans lesdits profils un film sensible audit rayonnement. 11. Procédé de contrôle des lignes de soudure du revêtement métallique de la revendication 9, caractérisé en ce qu'on effectue un contrôle au gaz en disposant une source de gaz dans l'enceinte et un détecteur de gaz dans lesdits profils.