La présente invention est relative aux textiles en général, et en particulier à une fibre textile conductrice de l'électricité destinée à être utilisée dans la fabrication de tissus antistatiques de divers types. L'accumulation d'électricité statique résultant de l'utilisation de tissus est un phénomène qui a retenu l'atten- tion de l'industrie textile pendant un certain temps. La présence d'électricité statique est non seulement une cause dXen- nuis (par exemple certains vêtements restent collés au corpus et sont attirés par d'autres vêtements ; de fines particules de charpie et de poussière sont attirées par les tissus d'a meublement, augmentant la fréquence de nettoyage nécessaire ; on ressent une secousse ou un choc lorsqu'on touche une poignée de porte métallique après avoir marché sur un tapis), mais présente également un danger (par exemple la décharge d'électricité statique peut produire des étincelles pouvant enflammer des mélanges inflammables tels qu'un mélange éther/air, qu'on trouve couramment dans les hôpitaux et notamment dans les salles d'opération3. Tous ces effets sont accentués dans des atmosphères de faible humidité relative Parmi les nombreuses propositions faites pour empêcher la formation indésirable d'électricité statique, les plus sa tisfaisantes, en ce qui concerne l'efficacité et la permanence, semblent entre celles qui comprennent l'utilisation de fibres possédant une conductivité électrique (par exemple les fibres métalliques ; les fibres rev8tues d'un matériau conducteur de l'électricité ; les fibres contenant des copolymères séquencés conducteurs à l'état dispersé sous forme de particules longues et minces ; les fibres intégrales ou d'une seule pièce comportant une Saine ou un noyau contenant une matière conductrice de l'électricité ; et les filaments métalliques stratifies) en combinaison avec des fibres naturelles ou synthétiques courantes afin de produire une structure tissée, tricotée, en filet, tuf- tée, ou fabriquée d'une autre manière, qui dissipe rapidement les charges statiques à mesure qu'elles sont engendrées.Les plus intéressants de ces procédés et structures se trouvent dans les brevets des E.U.Â. n 2.129.594;2.714.569 ; 3.069.746; 3.288.175 3 3.323.557 ; 3.582.444 ; 3.582.445 ; 3.582.448 3.586.597 ; 3.590.570 ; 3.637.908 ; 3.639.502 ; 3.729.449 3.803.453 et 3.823.035 ; dans Webber, "Metal Fibers, Nodern Textile Magazine , mai 1966, pages 72-7g ; dans les brevetsbelgesn0 775.935 et 790o254 ; et dans-le brevet fran çais n0 2 116.106. -En dépit de leur efficacité, on a constaté que ces solutions et des solutions similaires présentaient certains in convénients importants, à savoir t La fabrication de fibres métalliques de titre peu élevé , spécialement sous forme de monofilaments, est une opération difficile et conteuse et étant donné que de telles fibres ont an caractère tout à fait différent de celui des fibres tex- tiles ordinaires, on rencontre des difficultés relatives à leur mélange et à leur traitement, ainsi qu'au toucher des produits obtenus. Les filaments métalliques stratifiés par contre nten- traSnent pas de problème de mélange et de traitement, en raison de leur étroite ressemblance avec les fibres textiles ordinaires, et le toucher des produits obtenus n'est par conséquent pas désagréable. Cependant, le coat de tels filaments est élevé, comparé à celui des fibres naturelles ou synthétiques avec lesquelles ils sont mélangés. Les substrats de fibres textiles dont les surfaces ont été revêtues par dép8t de vapeur ou électrodéposition, ou par application de compositions adhésives contenant des particules finement divisées d'une matière conductrice de l'électricité, sont dans certains cas moins coûteux que les fibres métalliques et/ou les filaments métalliques stratifiés, selon la nature de la matière conductrice de l'électricité employée et le procédé de revêtement choisi.Cependant, on constate que de tels revê- tements manquent souvent de cohésion et d'adhérence et sont souvent trop épais pour pouvoir entre utilisés dans -certaines applications, spécialement lorsque la nature de la matière con ductrice de l'électricité en particules est telle qu'une forte concentration de cette dernière est nécessaire pour obtenir une conductivité satisfaisante. On ne peut généralement réaliser une économie qu'en sacrifiant la durée de la conductivité de la fibr. L'extrusion de mélanges polymère synthétique en poudre/ matière conductrice de l'électricité finement divisée directement en filaments, ou sous forme de rev8tements distincts sur des substrats filamenteux ayant des compositions de polymère identiques ou différentes, est également bien connue. Mal- heureusement, ces mélanges sensiblement homogènes exigent une concentration élevée de matière conductrice de l'électricité Ils ne sont généralement pas facilement extrudés si toutefois ils peuvent 1'8tre et tous les filaments et revêtements fila menteux qui sont produits à partir de ces mélanges ont une co lésion et une adhérence extrtmement médiocres, et par conséquent manquent totalement de durabilité. Les structures polymères filamenteuses contenant des matières polymères conductrices (par exemple copolymères séquencés polyalkylèneéther/polyamide), qui sont dispersées dans le substrat polymère sous forme de particules longues et minces ou de couches dont les axes longitudinaux sont sensiblement parallèles à la direction de l'orientation moléculaire du filament, sont obtenues difficilement sous une forme reproductible, ce qui augmente leur cott et/ou diminue la portée de leur uti lisation- Bien qu'elles se soient avérées produire des résultats très avantageux dans la plupart des applications, les structures polymères filamenteuses ayant soit une gaine intégrale, soit un noyau intégral comprenant une matière conductrice de l'électricité sont quelque peu limitées dans leur utilisation, c'est-àdire qu'elles ne conviennent pas à des applications exigeant une très faible résistance. Bien que les filaments multicomposants soient connus dans la technique (voir le brevet des E.U.A. n 3.531.368 qui décrit un filament multîcomposant comprenant plusieurs parties filamenteuses fines qui sont continues le long de l'axe du filament), et bien qu'il soit également connu depuis longtemps de modifier l'un des composants d'une structure filamenteuse multicomposant par introduction d'additifs tels que des agents antistatiques, y compris le noir de carbone conducteur de l'élec- tricité (voir les brevets des E.U.A. no 2.428.046 et 3.582.448,) la@présente invention telle quelle est définie ci-dessous ne peut pas paraitre évidente aux spécialistes de ia technique f étant donné que seule la combinaison particulière d'éléments qui vont titre décrits permet d'obtenir un filament ayant des propriétés éliminant les inconvénients de la technique anté- rieure indiqué ci-dessus. Pir conséquent, la présente invention a pour objet une fibre conductrice de l'électricité de faible colt et cependant durable, qui possède des propriétés conductrices reproductibles dans un large domaine de conductivité, conserve sensiblement les propriétés physiques avantageuses du substrat polymère non modifié et ne pose pas problème en ce qui concerne son mélange et son traitement avec des fibres textiles naturelles et synthétiques ordinaires. Cet objectif est atteint conformément à l'invention grâce à un filament textile intégral conducteur de l'électricité qui possède une résistance ne dépassant pas environ 109 ohms/cm et comprend t (a) 2 à environ 1000 couches conductrices de llélec- tricité disposées longitudinalement, d'une matière polymère formant des fibres contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de l'électricité uniformément dispersées dans la matière polymère, la concentration de noir de carbone conducteur de l'électricité dans chaque couche conductrice de l'électricité se trouvant à l'intérieur des limites suivantes t (1) pour 2 couches conductrices de l'électricité: environ 30 % en poids (pour une Goncentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 1/2 fio en poids) à environ 70 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 1/4 % en poids) ;; et (2) pour environ 1000 couches conductrices de l'électricité s environ 30 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 12 * en poids) à environ 70 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 2 % en poids) t et (b) pour chaque couche conductrice de l'électricitéf une couche non conductrice constituée de la même matière poly- mère formant des fibres, unie sur toute son étendue à chaque couche conductrice de l'électricité suivant la longueur d'au moins une surface principale de cette dernière r. En outre, il est spécialement avantageux que la matière polymère soit un polymère d'acrylonitrile contenant au moins environ 85 % en poids d'acrylonitrile et jusqu'à environ 15 % en poids d'un autre monomère mono-oléfinique copolymérisable avec ce dernier En outre, le filament textile intégral conducteur de l'électricité de la présente invention est particulièrement utile lorsqu'il comporte quatre couches longitudinales conductrices de l'électricité constituées dlune matière polymère formant des fibres, chacune de ces couches contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de l'électricité uniformément dispersées dans la matière polymère en une concentration de 40 à 60 * en poids, la concentration totale de carbone dans le filament intégral étant comprise entre 4 et 6 ffi en poids. La production de filaments intégraux conducteurs de 1' électricité selon la présente invention est avantageusement réalisée t (1) en produisant un premier courant d'une solution d'une matière polymère formant des fibres (2) en produisant un second courant de la meme solution de matière polymère, et en dispersant dans le second courant la concentration appropriée d'un noir de carbone eonducteur de l'électricité finement divisé , qui ne se dissout pas dans le solvant et qui ne réagit pas avec ce dernier ; (3) en produisant un troisième courant identique au premier ;; (4) en produisant un quatrième courant identique au second t (5) en réunissant les premier, second, troisième et quatrième courants en un courant composite sans mélange appréciable des courants individuels le composant, et en filant le courant composite résultant en filaments intégraux. Dans un mode de réalisation préféré du procédé de l'in- Invention les premier et second courants décrits ci-dessus sont introduits simultanément dans 1' extrémité d'entrée d'un dispositif de formation d'interface qui engendre au total entre 8 et environ 2000 couches et le courant composite multicouche résultant est filé en filaments intégraux par des techniques de filage classiques à l'état humide ou à l'état sedO Dans un autre mode de réalisation préféré du procédé de llinventiont de nombreux filaments sont extrudés en un câble qui est découpé en fibres courtes, puis traité par des procédés usuels pour produire un filé conducteur0 Pour mieux comprendre la présente invention, on se référera à la description détaillée ci-dessous des modes de réalisation préférés de l'invention, cette description devant 8tre lue en se référant au dessin annexé, sur lequel t la figure 1 et la figure 2 sont des vues schématiques en perspective illustrant des modes de réalisation d'un filament intégral conducteur de l'électricité conforme à la présente invention. La matière polymère constituant le filament textile in tégral conducteur de l'électricité de la présente invention peut être un polymère quelconque filmogène ou formant des fibres bien connu et couramment employé dans la technique, tel qu'un po polymère acrylique, un polymère d'acétate , un polymère modacrylique, un polymère cellulosique, un polystyrène , une polyoléfine, un polyester, ou un polyamide. Les polymères d'acrylonitrile contenant au moins environ 85 % en poids d'acrylonitrile et jusqu'à environ 15 % en poids d'un autre monomère mono oléfinique copolymérisable sont spécialement avantageux.Le filament unitaire doit comprendre au moins deux couches longita- dinales conductrices de l'électricité constituées d'une matière polymère formant des fibres, chacune de ces couches contenant des particules finement divisées uniformément dispersées dans cette dernière d'un noir de carbone conducteur de ltélectricité, Une granulométrie d'environ 20 à 4Q m est préférée. Le nombre de couches conductrices de l'électricité et la concentration appropriée de noir de carbone conducteur de l'électricité dans les couches individuelles conductrices de l'électricité sont déterminés empiriquement. A cet égard, on souhaite que la résistance électrique du filament unitaire ne dépasse pas environ 109 ohms/cm et pour de nombreuses applications, soit comprise entre environ 104 et 109 ohms/cm. Dans ces dernières conditions, le filament unitaire convient très bien à l'emploi dans une large variété de tissus pour empocher l'accumulation de charges élevées d'électricité statique tout en ne présentant aucun danger appréciable d'électrocution. Le filament de la présente invention comprend par conséquent I (a) 2 à environ 1000 couches longitudinales conductrices de l'électricité constituées d'une matière polymère formant des fibres contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de l'électricité uniformément dispersées dans la matibre polymère, la concentration de noir de carbone conducteur de l'électricité dans chaque couche conductrice de l'électricité étant comprise à l'intérieur des limites suivantes (1) pour 2 couches conductrices de ltélectricité t environ 30 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 1/-2 % en poids) à environ 70 ffi en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 1/4 ffi en poids) ; et (2) pour environ 1000 couches conductrices de ltélec- tricité t environ 30 % en poids (pour une concentration totale de catbone dans le filament intégral d'environ 12 % % en poids) à environ 70 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d' environ 2 % en poids) ; et (b) pour chaque couche conductrice de l'électricité, une couche non conductrice constituée de la mme matière polymère formant des fibres, unie sur toute son étendue à chaque couche conductrice de l'électricité suivant la longueur d'au moins une surface principale de cette dernière. En outre, le filament textile intégral conducteur de l'é- lectricité de la présente invention est particulièrement utile lorsqu'il comporte quatre couches longitudinales conductrices de l'électricité de matière polymère formant des fibres, chacune de ces couches contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de ltélectricité dispersées dans la matière polymère en une concentration de 40 à 60 % en poids, la concentration totale de carbone dans le filament intégral étant comprise entre 4 et 6 % en poids. En se référant au dessin, bien que deux couches longitudinales conductrices de l'électricité 12 soient suffisantes pour conférer la combinaison de propriétés recherchées depuis long- temps (voir figure 1), on a constaté qu'un nombre plus important de couches conductrices de l'électricité 12 était particulièrement avantageux.(voir figure 2 représentant le mode de réalisation préféré comprenant quatre couches conductrices de l'électricité 12). Chaque couche conductrice de l'électricité 12 est unie sur toute la longueur d'au moins l'une de ses surfaces principales à une couche non conductrice 13 constituée de la même matière polymère pour former une structure filamenteuse intégrale ou unitaire 11.Etant donné que les couches individuelles de cette structure ne peuvent pas etre séparées ou enlevées de la structure unitaire, la structure intégrale 11 de la présente invention est incontestablement différente des structures composites de la technique antérieure qui, comprenant des couches ou des brins distincts réunis par un adhésif et/ou par application de chaleur et de pression, peuvent subir une déstratification et/ ou une desquamation, qui à son tour aboutit à une perte de conductivité de la structure.En outre, les couches conductrices de l'électricité 12 de la structure unitaire 11 de la présente invention sont manifestement différentes des particules longues et minces de la technique antérieure constituées d'un copolymère séquencé conducteur dispersé, qui sont difficilement élaborées sous une forme reproductible à partir d'un choix étroit de matériaux polymères conducteurs. Contrairement à ces structures de la te ch- nique antérieure, les couches conductrices de l'électricité 12 du filament unitaire 11 de la présente invention comprennent des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de l'électricité, par exemple des particules approximativement sph6riques de noir de carbone conducteur de l'électricité ayant un diamètre moyen d'environ 20 à 40 m , uniformément dispersées dans une matrice polymère non conductriceo En outre, la conductivité électrique recherchée de nombreux filaments polymères est obtenue facilement et de manière économique, et peut être facilement reproduite. La hauteur de chaque couche conductrice de l'électricité 12 n'est pas critique. Elle varie avec le diamètre du filament 11, le nombre de couches qu'il contient et la concentration de carbone dans chaque couche. Il est naturellement préférable que les couches soient bien définies et continues0 Cependant, il est entendu que le dessin est schématique et que les couches individuelles ne sont pas et n'ont pas besoin d'être parfaitement déSiniefO Chaque couche non conductrice 13 de matière polymère constituant le filament unitaire 11 de la présente invention est composée de la même matière polymère que la matrice des couches conductrices det électricité 12.On va maintenant décrire et donner un exemple d'un procédé préféré d'union des couches qui aboutit à la structure intégrale du filament 11 de la présente invention. Pour préparer des filaments intégraux conducteurs de l'électricité conformes à la présente invention, on peut utiliser de nombreuses techniques spéciales, dont la plus avantageuse est une modification de la technique bien connue de filage d'une solution d'une matière polymère formant des fibres dans un solvant.Ce procédé préféré consiste s (1) à produire un premier courant d'une solution de la matière polymère ; (2) à produire un second courant de la même solution de matière polymère et à disperser dans le second courant environ 30 à 70 ffi en poids, sur la base du poids de la matière polymère, d'un noir de carbone finement divisé conducteur de l'électricité qui ne se dissout pas dans le solvant ou ne réagit pas avec ce dernier ; (3) à produire un troisième courant identique au premier (4) à produire un quatrième courant identique au second ; et (5) à réunir les premier, second, troisième et quatrisme courants en un courant composite sans mélange appréciable des courants individuels qui le composent, et à filer le courant composite résultant en filaments intégraux.La matière polymère est un polymère quelconque bien connu filmogène ou formant des fibres couramment employé dans la technique, dont des exemples ont été donnés ci-dessus, et sa solution est préparée en dissolvant la matière polymère choisie dans un liquide qui est un bon solvant pour cette dernière, mais qui ne réagit pas avec le noir de carbone finement divisé conducteur de 1'é lectricité qui doit entre dispersé dans le second courant par des techniques usuelles, ou ne dissout pas ce dernier-. On dégaze d'abord les courants individuels, après quoi on les réunit en les introduisant simultanément et dans des directions parallèles dans un élément cylindrique qui se termine par un orifice ou une tuyère. Si on a choisi la technique de "filage à l'état humidenf le courant composite est filé ou extrudé à travers la tuyère dans un bain de coagulation qui contient un liquide miscible avec le solvant du polymère mais qui est lui-mEme un non-solvant pour le polymère et provoque sa précipitation. Le filament ainsi produit est ensuite lavé, généralement à contre-courant avec de 1' eau, pour éliminer le solvant de filage, puis est séché et finalement enroulé sur une bobine pour l'utilisation subséquente dans la production d'une grande variété de tissus antistatiques.Si on a@choisi la technique de "filage à l'état secs, le solvant contenu dans le courant composite doit être volatil et le courant composite est filé ou extrudé à travers la tuyère dans 1' air ou dans une atmosphère de gaz inerte, à la suite de quoi un filament est forme par évaporation du solvant du courant composite Le filage à l'état sec est généralement effectué dans la technique en utilisant l'élément cylindrique en position verticale.En outre, l'élément cylindrique est généralement chemisé pour le contrôle de la température, et conçu de telle manière que l'air, la vapeur ou le gaz inerte puisse passer sur la tuyère, soit à concourant, soit à contre-courant, comme on le dé sire-. Le filage de haut en bas et préféré pour les fibres' à faible titre et le filage de bas en haut pour les fibres à titre élevé , pour un meilleur contrôle de l'étirage en éliminant l'influence de la gravité. Dans la mise en oeuvre du procédé de l'invention, on a constaté qu'il était particulièrement important et avantageux d'introduire les premier et second courants indiqués ci-dessus simultanément dans l'extrémité d'admission d'un dispositif de formation d'interface, puis de faire passer le courant composite multicouche résultant à travers la tuyère et dans un bain de coagulation ou dans l'air ou dans une atmosphère de gaz inerte Les dispositifs de formation d'interface tels que ceux décrits dans les brevets des E.U.A. n 3.404.869 et 3.583.678 ont été utilisés avec des résultats avantageux Dans un mode de réalisation préféré, on obtient des résultats particulièrement bons dans la préparation de filaments conformément à la présente invention lorsque la matière polymère formant des fibres est un polymère synthétique à channe longue composé d'au moins environ 85 * en poids d'unités d'acrylonitrile, le reste étant constitué par un ou plusieurs monomères monooléfiniques copolymérisables avec l'acrylonitrile, tels que t l'acétate de vinyle, les esters d'alkyle de l'acide acrylique et de 1' acide méthacrylique, le bromure de vinyle, ainsi que les monomères ayant une affinité pour les colorants acides, en particulier ceux contenant un atome d'azote tertiaire ou quaternaire dans leur molécule, tels que la vinylpyridine ou la méthylvinylpyridine1 et les monomères ayant une affinité pour les colorants basiques, en particulier ceux contenant un groupe acide sulfonique ou carboxylique, tels que les acides alkylsufoniques et l'acide itaconique , entre autres.La matière conductrice de l'électricité utilisée dans ce mode de réalisation préféré est un noir de carbone conducteur de l'électricité ayant une granulométrie comprise entre environ 20 et 40 n'L Le polymère d'acrylonitrile est dissous dans un solvant minéral tel que décrit dans les brevets E.U.A. n 2.558.730 et 2o916.348 ou dans nn solvant organique comme indiqué dans l'article de Knudsen publié dans Textile Research Journal 33 , 13-20 (1963). lespremier et second courants sont introduits dans l'extrémité d'admission d'un dispositif de formation d'interface tel que décrit dans le brevet des E.U.A. n 3.583.678 pour produire un courant composite comprenant de 8 à environ 2000 couches, ce courant composite est ensuite filé à travers une tuyère dans un bain de coagulation dans lequel le polymère est précipité et le fi lament unitaire ainsi produit est lavé à contre-courant avec de l'eau , étiré, frisé et séché La présente invention sera mieux comprise à l'aide des exemples illustratifs suivants, dans lesquels les parties et pourcentages s'entendent en poids sauf mention contraire. Exemple 1 Cet exemple décrit en détail un procédé préféré de fabrication d'un filament intégral conducteur de l'électricité conforme à la présente invention, et indique quelques-unes des propriétés de base du filament. On dissout un homopolymère d'acrylonitrile, dont la préparation est indiquée dans le brevet des E.U.A. n0 2.847.405 dans une solution à 60 % de chlorure de zinc pour produire une solution de réserve contenant environ 11 % du polymère acrylique. Un premier courant de cette soIutionest envoyé dans un conduit.On ajoute à une portion de la solution de réserve utilisée pour constituer le premier courant un noir de carbone eonducteur de l'électricité du commerce ayant un diamètre moyen de particules de 30 mS , en une quantité suffisante pour obtenir une dispersion ayant la composition suivante : 6 % dthomopolymère d'acrylonitriles 6 % de noir de carbone. Un second courant est constitué à partir de cette dispersion. Grâce à l'utilisation de deux pompes doseuses, on introduit simulta- nément les premier et second courants dans l'extrémité d'admis- sion d'un dispositif de formation d'interface dans la propor tion suivante s 90 % du Zut premier courant et 10 % du second cou- rant.Le dispositif de formation d'interface, qui est représenté et décrit dans le brevet des E.U.A. n 3.583.678, comprend un élément individuel de formation d'interface comportant quatre passages. Par conséquent, le nombre total de couches formées est 8 (quatre couches conductrices et quatre couches non conductri ces). Le courant composite résultant est filé à travers une tuyère dans un bain de coagulation constitué par une solution à 42 % de chlorure de zinc dans l'eau, et la structure de filament unitaire ainsi produite est lavée à contre-courant avec de l'eau, étirée jusqu'à environ 9 fois sa longueur initiale et séchée à l'air. Le filament est finalement enroulé sur une bobine pour l'utilisation subséquente dans la production d'un tissu antistatique.Le filament a un titre de 15 deniers et une concentration totale en noir de carboeie de 5% . En utilisant un électromètre Keithley 610C, on détermine la résistance électrique du filament qui est de 107 ehms/cm. Ce filament, qui sera désigné ci-après par le terme "filament A" , est comparé avec un filament de 15 deniers constitué d'un homopolymère d'acryloni trile, qui est appelé "filament B" et qui a une résistance électrique de 1014 ohms/em. (Voir tableau I). Une telle comparaison révèle que le filament A conserve les propriétés textiles avantageuses des filaments d'homopolymères acryliques, tout en ayant une conductivité importante. Exemple 2 On procède comme dans l'exemple 1, sauf que le nombre de couches conductrices de l'électricité et la composition de chaque couche conductrice de l'électricité dans le filament in tégral varient comme indiqué dans le tableau I ci-dessous.On prépare les filaments C à E et d'autres filaments décrits ci-dessous et on détermine leur propriétés physiques.Les résultats de ces déterminations sont également indiqués dans le tableau I TABLEAU I Nombre de [C] dans cha- [C] total dans Résis- Allon- Ténacité Filament couches con- que couche con- le filament tance gement g/den. ductrices de ductrice de intégral ohm/cm l'électricité l'électricité % A(de 4 50% 5% 107 13,8 3,9 l'invention) B (Témoin) 0 0 0 1014 10,0 4,0 C (de l'invention) 64 60% 10% 105 14,6 3,3 D (de l'invention) 1000 50% 2% 109 15,1 4,2 E (de l'invention) 1000 50% 5% 109 14,1 3,2 Pour plus d'environ 1000 couches conductrices de l'électricité la résistance du filament dépasse 109 ohms/cm, mais pour une seule couche conductrice, le filament forme des fibrilles indésirables. Exemple 2 Cet exemple illustre l'utilité et la durabilité d'un filament intégral conducteur de l'électricité conforme à la présente invention. érience Â Le filament A de l'exemple 1 ci-dessus est coupé en fila ment s courts ayant des longueurs de 7,6cm et mélangé par des techniques courantes avec un produit coupé de Nylon 6 ayant un titre de 16 deniers et une longueur de 15X2 cm pour produire un mélange contenant 2 % de filament A. Ce mélange est transformé par des techniques connues en un filé ayant un titre pour le coton de 2,25/2 et ayant une torsion de 1,4 tour Z et 1 tour S/cm. Ce filé est appelé filé A . En utilisant un dossier de jute et une machine à tufter standard, on prépare à partir da filé À un tapis bouclé simple (où toutes les boucles sont à la même hauteur) d'environ 1 kg/m2 (désigné ci-après par tapis A). Expérience B On soumet alors le tapis À à l'essai d'électricité statique indiqué ci-dessous. Les résultats de cet essai sont reportés dans le tableau II ci-dessous sous la rubrique "Electricité statique initiale" Après l'essai d'électricité statique initial, on soumet ensuite le tapis A à un essai d'usure accélérée pendant 60 heu res, après quoi on effectue à nouveau l'essai d'électricité statique. Les résultats de cet essai sont reportés dans le tableau II ci-dessous sous la rubrique "Electricité statique finale". Il ressort du tableau II que le tapis A est non seulement protégé de l'électricité statique initialement (c'est-à-dire qu'il ne permet pas le développement d'une charge statique dépassant 3000 volts, qui est généralement considérée comme le seuil moyen de sensibilité humaine), mais le tapis A est également protégé de l'électricité statique après un usage prolongé. En outre, l'e- xamen microscopique du filament À conducteur de l'électricité ne révèle sensiblement aucune détérioration de ce dernier. Esssai.d'électriçité statique Le tissu à tester est d'abord découpé en échantillons carrés de 91,4 cm de côté. Ces échantillons sont conditionnés pendant ? jours en étant suspendus à des supports dans une pièce d'essai possédant un tapis de sol en caoutchouc et ayant une surface d'au moins 9,3 m2, dans laquelle la température est contr8lée à 21 ± 10C et l'humidité relative à 20 # 1 % . On établit une libre circulation d'air sur toutes les surfaces des échantillons , mais les échantillons ne sont pas en contact entre eux.On conditionne également pendant la même période et dans les mêmes conditions une paire de chaussures d'essai à semelles de Née ou de PVC On neutralise ensuite la charge statique résiduelle sur le tapis de sol en caoutchouc en faisant passer deux fois sur la totalité de sa surface une baguette de polonium qui comprend six bandes d'alliage de polonium 21Q montées bout à bonze sur une tette fixée à un manche. On place ensuite un échantillon de tissu sur le tapis de sol en caoutchouc, et on neutralise sa charge statique résiduelle de la même manière. On nettoie ensuite les semelles des chaussures d'essai en frottant la totalité de leur surface avec du papier de verre fin , puis en essuyant avec de l'étamine pour enlever les particules de poussière. Un opérateur humain portant les chaussures d'essai et tenant une sonde à main qui est reliée à une toute de détection électrostatique, marche sur l'échantillon de tapis et met la sonde à terre. Puis, tout en tenant la sonde à main, l'opéra- teur marche normalement sur l'échantillon à la vitesse de 2 pas par seconde pendant une période de 30 secondes, en ayant soin de ne pas ratier ou frotter les chaussures sur le tissu. Si à la fin de la période de 30 secondes la tension n'a pas atteint un maximum constant, il continue à marcher pendant 30 secondes supplémentaires. La tension maximum enregistrée durant la marche représente la charge statique de l'échantillon, la moyenne pour deux opérateurs étant reportée dans le tableau Il dans la rubrique "Electricité statique en volts". TABLEAU II Electricité statique initiale Electricité statique Tapis volts finale, volts Semelle de Semelles de PVC Semelles Semelles Neolite de Neolite de PVC A 1400 1200 1500 1600 (de l'invention) Des tissus à poils tels que le tapis A, dont la fa brication est décrite ci-d.essus, lorsqu'ils sont utilisés dans une atmosphère ayant une humidité relative d'au moins 20 % n'engendrent pas une charge statique supérieure â environ 3000 volts qui est approximativement le seuil de sensibilité hu maine. Dans les mimes conditions, un tapis standard en Nylon 6 péUt engendrer jusqu'à environ 14.000 volts.En outre, des tissus à poils tels que le tapis A, lorsqu'ils contiennent un filament intégral conducteur de l'électricité ayant une résis- tance électrique comprise entre environ 104 et 109 ohis/ci, ne présentent pas de danger d'électrocution pour ceux qui les touchent dans le cas d'un contact accidentel et simultané de ces tissus avec une source de courant électrique essentiellement non limité, provenant par exemple d'une prise électrique ordi naire, ou d'un appareil électrique court-circuite par un défaut d'isolation. La combinaison unique de propriétés possédée par le filament intégral conducteur de l'électricité conforme à la présente invention le rend particulièrement approprié comme fi lament continu ou produit coupé pouvant être utilisé non seule ment dans les tapis, carpettes et autres revêtements de sol @ mais aussi dans les couvertures de lits, spécialement dans les hôpitaux, dans les rideaux, spécialement dans les hôpitaux pour la séparation des boxes, dans les articles d'habillement, spé- cialement les uniformes et sous-vêtements tels que les slips ; en bonneterie, spécialement dans les collants et les chaus settes, dans les tissus chauffants et comme fils pour la couture. Bien que certains modes de réalisation préférés seulement de la présente invention aient été décrits en détail 6 il apparaîtra aux spécialistes de la technique qu'on peut apporter à la présente invention diverses variantes et modifications sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Filament textile intégral condutteur de 1 électricité ayant une résistance ne dépassant pas environ ohms/cm, caractérisé par le fait qu'il comprend s (a) 2 à environ 1000 couches conductrices de l'électri- cité disposées longitudinalement d'une matière polymère formant des fibres contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de 1' électricité uniformément dispersées dans la matière polymère, la concentration de noir de carbone conducteur de l'électricité dans chaque couche conductrice de l'électricité étant comprise dans les limites suivantes :: (1) pour 2 couches conductrices de l'électricité s environ 30 * en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 1/2 48 en poids) à environ 70 * en poids (pour une concentration totale dans le carbone dans le filament intégral d'environ 1/4 % en poids) ; et (2) pour environ 1000 couches conductrices de l'é lectricité t environ 30 % en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 12% en poids) à environ 70 * en poids (pour une concentration totale de carbone dans le filament intégral d'environ 2% en poids);et (b) pour chaque couche conductrice de l'électricité ~ une couche non conductrice constituée de la même matière polymère formant des fibres unie sur toute son étendue à chaque cou che conductrice de lsélectricité suivant la longueur d'au moins une surface principale de cette dernière. 2. Filament textile intégral conducteur de l'élec- tricité selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière polymère est un polymère d'acrylonitrile contenant au moins environ 85 % en poids d'acrylonitrile et jusqu'à environ 15 * en poids d'un autre monomère monooléfinique copolymérisable avec ce dernier. 3. Filament textile intégral conducteur de l1élec- tricité selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comprend quatre couches longitudInales conductrices de l'électricité constituées d'une matière polymère formant des fibres, chaque couche contenant des particules finement divisées de noir de carbone conducteur de l'électricité uniformé- ment dispersées dans la matière polymère en une concentration de 40 Q 60 % en poids, la concentration totale de carbone dans le filament intégral entant comprise entre 4 et 6 % en poids. 4. Filé conducteur comprenant le filament textile intégral conducteur de 11 électricité selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, mélangé à un produit coupé non conducteur .