L’invention porte sur un dispositif d’élevage (1) de termites comportant un bac (2) contenant un lit d’un substrat (3) adapté à la vie de termites, et un ensemble de cadres. Un matériau lignocellulosique est placé dans chaque cadre (4). Les cadres sont montés de manière amovible côte à côte parallèlement et verticalement dans le bac, de sorte qu’une tranche inférieure de chaque cadre repose sur le lit de substrat La tranche inférieure comporte une ou plusieurs ouvertures configurées pour permettre le passage d’au moins certains termites entre le lit de substrat (3) et l’intérieur du cadre (4). Le matériau lignocellulosique de chaque cadre est séparé du matériau lignocellulosique du ou des cadres (4) adjacents par au moins une paroi latérale. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Dispositif et ensemble d’élevage de termites La présente invention concerne le domaine de l’élevage de termites. Par termites, il est entendu les isoptères ( Termitoidae / Isoptera ). La présente invention est en particulier applicable à tous les termites dits « inférieurs », c’est-à-dire ayant une détermination sociale permettant la production de reproducteurs secondaires ou de néoténiques à partir de larves ou d’ouvriers ou de pseudergates. Cela comprend les Mastotermitidae, Termopsidae, Hodotermitidae, Kalotermitidae, Rhinotermitidae, Serritermitidae . L'utilisation de termites pour convertir et valoriser les résidus riches en lignocellulose notamment de l'agro-industrie est une approche innovante et prometteuse. En effet, les termites démontrent de grandes capacités digestives, y compris vis-à-vis de polymères difficilement dégradables comme la lignine. Le potentiel de conversion offert par les termites peut ainsi être mis à profit en élevant des termites à l'échelle industrielle. Il est connu dans l’art antérieur des dispositifs adaptés à un élevage expérimental et une observation de termites. Par exemple, le modèle d’utilité japonais JP3199484(U) décrit un cadre d’observation de termites. Ce cadre comporte des parois latérales transparentes entre lesquelles sont placés du sable et des morceaux ou copeaux de bois de natures diverses. Un orifice formé dans le cadre permet l’introduction de termites et d’eau. Cela permet d’observer le comportement des termites vis-à-vis des différentes essences de bois placées dans le cadre. Mais ce dispositif de laboratoire, adapté à une observation du comportement des termites, n’est nullement conçu ni adapté pour l’élevage de termites. Le modèle d’utilité chinois CN211153414(U) décrit quant à lui un dispositif d’élevage d’insectes. Ce dispositif est destiné à un élevage des termites en laboratoire, et comporte plusieurs cellules, chaque cellule comportant une boîte carrée et une cavité, et un rideau de fermeture qui garantit qu’aucun termite ne s’échappe. Ce système n’est cependant adapté qu’à un élevage en laboratoire, et peut être grandement amélioré. Le modèle d’utilité chinois CN203985616(U) présente enfin un dispositif d'incubation comportant des groupes de nids de termites (à savoir de Reticulitermes ) et permettant leur visualisation. Le dispositif a la forme d’une boîte divisée par des diaphragmes transversaux en une pluralité de compartiments d'alimentation. Une cellule est formée au milieu de chaque compartiment d'alimentation avec un matériau de rétention d’eau, et un morceau de bois est disposé dans la cellule. Ce dispositif ne permet cependant pas de correctement respecter l’organisation sociale naturelle des termites, et ne se révèle pas adapté à un élevage automatisé à grande échelle. Mais réaliser un élevage de termites à grande échelle est très compliqué. En effet, le développement de l'élevage intensif de termites est un défi important principalement en raison du comportement social, des constructions et de l'expansion des termites. Contrairement à l'élevage industriel connu de diptères (par exemple Hermetia illucens ) ou de coléoptères (par exemple Tenebrio molitor ), les isoptères ( termites ) se concentrent dans des endroits réduits et se déplacent dans des réseaux de galeries qu'ils construisent eux-mêmes. De plus, les termites doivent interagir entre eux pour assurer l'alimentation des castes incapables de se nourrir par elles-mêmes (soldats, jeunes larves, reproducteurs) et plus généralement pour assurer la cohésion de la colonie. Seuls quelques individus (parfois un seul couple) sont en charge de la reproduction. Pour ces raisons, un élevage de termites est peu adapté à être soumis à des perturbations régulières, qui seraient causées lors d’un élevage par des opérations de tri, de récolte ou d'alimentation. Les termites sont donc organisés en sociétés complexes, socialement structurées, capables de construction, et sont donc difficiles à manipuler. Jusqu'à présent, et comme le suggèrent les documents précités, seules des fermes de termites à l'échelle d’un laboratoire sont utilisées pour la recherche scientifique. Aucun dispositif connu à ce jour ne se révèle pleinement satisfaisant pour réaliser un élevage de termites à grande échelle. L’invention vise ainsi à proposer un dispositif d’élevage de termites permettant de répondre à tout ou partie des problématiques exposées ci-dessus. Ainsi, l’invention porte sur un dispositif d’élevage de termites comportant un bac contenant un lit d’un substrat adapté à la vie de termites et un ensemble de cadres, un matériau lignocellulosique étant placé dans chaque cadre. Le bac forme ou contient une structure de support des cadres, ladite structure de support maintenant les cadres verticalement et de manière amovible vis-à-vis du bac. Une tranche inférieure de chaque cadre repose ainsi sur le lit de substrat. La tranche inférieure comporte une ou plusieurs ouvertures configurées pour permettre le passage d’au moins certains termites entre le lit de substrat et l’intérieur du cadre. Les cadres sont juxtaposés côte à côte sensiblement parallèlement, le matériau lignocellulosique de chaque cadre étant séparé du matériau lignocellulosique du ou des cadres adjacents par au moins une paroi latérale. Le dispositif ainsi formé, également appelé « unité élémentaire d’élevage » reproduit l’habitat naturel des termites (en particulier des termites de la famille des Termopsidae , notamment Hodotermopsis sjoestedti , ou des Rhinotermitidae notamment Reticulitermes flavipes ,). En particulier, la disposition des cadres sur un lit de substrat reproduit l’environnement naturel de ces termites. Plus précisément, la configuration des cadres renfermant un matériau lignocellulosique (tel que du bois, sous forme de morceaux, de copeaux, de poudre compactée, de sciure, de pâte, ou, de manière non exhaustive, de la paille, de la bagasse, du carton, du papier, etc) mais permettant un accès vers et depuis le substrat sur lequel les cadres reproduit un morceau de bois avec un accès au sol (branche ou troc en contact avec le sol, ou tronc enraciné dans le sol), ce qui correspond à l’habitat naturel de ces termites. En outre les cadres ainsi disposés permettent une récolte aisée des termites présents dans lesdits cadres, et plus généralement des « extrants » du dispositif (termites, excréments, et nids). Le retrait d’un cadre (ou d’une pluralité de cadres) permet également son transfert aisé vers un autre dispositif d’élevage analogue, afin de créer une nouvelle colonie de termites. Néanmoins, un certain nombre de termites demeurent dans le substrat, et ne sont pas dérangés par la récolte de tout ou partie des cadres et la mise en place, le cas échéant, de nouveaux cadres. Ainsi, il y a toujours une partie de la colonie de termites qui est préservée et qui peut être utilisée comme une réserve pour coloniser de nouveaux cadres et poursuivre l’élevage dans le dispositif. Enfin, cette configuration permet, selon divers modes de réalisation de l’invention, certaines opérations gestion de l’élevage détaillées ci-après. Chaque cadre peut comporter deux parois latérales. Chaque paroi latérale peut-être transparente, par exemple formée de polycarbonate transparent. Les parois latérales ont un rôle de maintien du matériau lignocellulosique dans le cadre. Néanmoins, dans certains modes de réalisation, le matériau peut être maintenu dans le cadre sans parois latérales pour le maintenir lors du retrait des cadres du bac. Lorsque les parois sont transparentes, elles permettent une observation directe du contenu du cadre. Cette observation peut être utile lors de l’élevage, c’est-à-dire lors du développement de la termitière dans le cadre, mais également lors de la récolte du contenu du cadre, par exemple pour savoir si le moment de réaliser cette récolte est arrivé. Par ailleurs, le retrait des cadres n’entrainant pas de destruction des galeries présentes dans le cadre et dans le substrat, les perturbations sont limitées et permettent une caractérisation dans le temps de l’évolution de la colonie, après des observations successives desdits cadres. De manière générale, la configuration du dispositif d’élevage proposée selon la présente invention minimise ainsi les perturbations sur la termitière et respecte son organisation sociale. Chaque paroi latérale peut comporter des orifices dimensionnés pour permettre le passage d’au moins certains termites. Le dispositif peut comporter un système permettant l’obturation ou la libération de tout ou partie des ouvertures de la tranche inférieure du cadre qui repose sur le lit de substrat. Lorsque les parois latérales sont dotées d’orifices, une calibration adaptée de ces orifices traversant les parois permet une sélection des catégories de termites qui, selon leur développement et/ou leur caste, peuvent pénétrer dans le cadre considéré. La dimension des orifices peut ainsi empêcher la circulation de certaines castes de termites d'un cadre à l'autre. Une taille inférieure à la tête d'un termite soldat ou d'un reproducteur permet d’avoir un (ou plusieurs) cadre qui ne peut être colonisé que par des termites ouvriers. Cela peut se révéler intéressant lors de la récolte des cadres, ou pour faciliter les "boutures" par l'apparition de reproducteurs secondaires (néoténiques). Le bouturage ou marcottage consiste ainsi à isoler une partie de la colonie de termites (de certaines castes) afin de la déplacer dans un autre dispositif d’élevage, qui est vide. Dans la mesure où il n’y a pas de reproducteurs (primaires ou secondaires) dans le nouveau dispositif d’élevage, l’absence de signaux phéromonaux émis par les reproducteurs permet d’induire une différentiation de pseudergates en néoténiques (reproducteur secondaire) et ainsi de démarrer une nouvelle colonie. Le système d’obturation des ouvertures en partie basse du cadre, permet d’autoriser ou non l’accès à l’intérieur du cadre depuis le substrat. Il peut venir en complément des orifices présents dans les parois latérales pour n’autoriser le passage dans un cadre que pour certains termites. En effet, si la tranche (c’est-à-dire d’un des bords minces) du cadre qui repose sur le substrat a ses ouvertures obturées, les seuls passages restants permettant aux termites d’accéder à l’intérieur du cadre sont les orifices calibrés des parois latérales. Le système d’obturation peut aussi être employé pour obturer sélectivement certaines ouvertures, par exemple pour ne laisser libre que des ouvertures ne permettant le passage que de certains termites, par exemple de castes souhaitées. Ce système d’obturation et de libération peut par exemple prendre la forme d’un réglet qui peut être mis en position ou ôté de la tranche du cadre, ou d’un réglet pouvant être translaté pour ouvrir ou fermer ces ouvertures. Le réglet peut comporter pour cela des ouvertures correspondantes, qui sont mises en correspondance (en regard) ou non vis-à-vis des ouvertures présentes de la tranche du cadre. Ce système d’obturation et de libération peut alternativement être formé par un montant inférieur amovible pouvant être rapporté ou ôté du reste du cadre. Chaque cadre peut comporter sur sa tranche opposée à la tranche inférieure qui repose sur le lit de substrat, une structure de ventilation configurée de sorte à permettre le passage de l’air mais pas le passage des termites. La structure de ventilation peut comporter des trous d’un diamètre maximum de 0,7 mm ou des fentes d’une largeur maximale de 0,7mm. Cette structure permet aussi l’apport d’eau. Une ventilation d’air est ainsi assurée en partie haute du cadre, lorsque celui-ci est en place dans le dispositif d’élevage. L’évasion des termites, notamment à partir du stade de pseudergate, peut être évité. Des ouvertures ne permettant pas d’inscrire à leur surface un cercle de plus de 0,7mm, c’est-à-dire par exemple des trous ronds de 0,7 mm au maximum, ou des fentes de 0,7mm de largeur au maximum, permettent cela. En outre, de telles ouvertures permettent néanmoins un apport d’eau dans le cadre, au travers de la structure de ventilation. Le matériau lignocellulosique peut comporter des résidus lignocellulosiques issus de l’industrie. Les résidus sont ainsi convertis par digestion par les termites. Les résidus concernés peuvent ainsi être des coproduits ou des déchets riches en lignocellulose (ou simplement de cellulose), dérivés du bois ou de matériaux végétaux, issus des industries de l’agroalimentaires, agricoles, sylvicoles, de la transformation pour l’amidonnerie, la papeterie, etc. A titre d’exemples on peut citer les résidus ligneux de sylviculture, sciures, bagasse, paille, déchets de papier ou de cartons, …) Le substrat peut avantageusement majoritairement contenir du sable ou de la terre minérale. Le lit de substrat peut notamment avoir une épaisseur comprise entre 1cm et 8cm. L’objectif du substrat est de reproduire un sol dans lequel les termites peuvent former des galeries, se mouvoir, et vivre. Le lit de substrat est donc avantageusement essentiellement constitué d’un matériau minéral, non nutritif. Du sable fin est adapté à former ce lit de substrat. Un matériau nutritif pour les termites notamment sous forme de poudre, tel qu’une poudre de bois, (par exemple une poudre de bois très fine, avec une taille de grains de l’ordre de 300 microns) peut être intégré au substrat, en faible quantité. Chaque cadre peut avoir : - une longueur comprise entre 10 cm et 50 cm ; par exemple de l’ordre de 16 cm - une largeur inférieure à la longueur et comprise entre 5 cm et 30 cm ; par exemple de l’ordre de 10 cm ; - une épaisseur comprise entre 1 cm et 4 cm, par exemple de l’ordre de 2cm. Le bac peut être sensiblement parallélépipédique rectangle et avoir : - une longueur comprise entre 15 cm et 60 cm ; par exemple de l’ordre de 24 cm - une largeur comprise entre 10 cm et 40 cm ; par exemple de l’ordre de 18 cm ; - une hauteur comprise entre 8 cm et 40 cm, par exemple de l’ordre de 10 cm. Ces dimensions sont adaptées à la création de colonies de termites. En outre, les cadres ainsi dimensionnés sont facilement manipulables, manuellement ou à l’aide de systèmes automatisés. Ils sont adaptés à contenir des particules de bois (poudre, copeaux) facilement disponibles. Leurs dimensions peuvent notamment permettre le maintien des particules de bois compactés, et/ou d’un autre matériau lignocellulosique, sans moyen de maintien particulier. L’espacement entre les parois latérales permet également aux termites de se mouvoir. Idéalement cet espacement est inférieur à deux fois le diamètre d’une galerie afin de pouvoir observer les termites. L’invention porte également sur un ensemble pour l’élevage de termites comportant plusieurs dispositifs d’élevage de termites tels que précédemment décrits, ledit ensemble comportant une structure verticale adaptée à la réception desdits dispositifs d’élevage sous la forme d’étagères ou de racks. La structure verticale peut-être organisée en rayonnages parallèles, formant entre eux des allées. L’ensemble peut comporter un système aéraulique adapté à l’alimentation en air de chaque dispositif d’élevage de termites et à l’extraction des gaz dudit ensemble. Le dispositif d’élevage peut ainsi être utilisé en grand nombre pour former un élevage à grande échelle. L’élevage est avantageusement « verticalisé », c’est-à-dire qu’il emploie des structures de stockage en hauteur des dispositifs d’élevage. La surface au sol utilisée par l’élevage est réduite, et l’accès aux différents dispositifs d’élevage est simplifié. De même, l’alimentation en air et en eau des dispositifs d’élevage est simplifiée. Le maintien de conditions d’élevage adéquates (notamment en termes de température, d’hygrométrie, et/ou de teneur en CO 2 , etc.) peut être efficacement réalisé. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs : - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un dispositif conforme à un mode de réalisation de l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un premier exemple de cadre pouvant être utilisé dans l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un deuxième exemple de cadre pouvant être utilisé dans l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, le cadre de la ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un dispositif d’élevage conforme à un mode de réalisation de l’invention, comportant des cadres conformes à ceux des figures 3 et 4 ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un cadre des figures 3 et 4 installé dans un bac afin de former un dispositif d’élevage conforme à un mode de réalisation de l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un exemple de rayonnage pouvant être employé pour former un ensemble pour l’élevage de termites conforme à un autre aspect de l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un exemple d’ensemble pour l’élevage de termites conforme à cet aspect de l’invention ; - la représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un exemple d’ensemble pour l’élevage de termites comportant un système aéraulique adapté ; - la détaille, selon une vue schématique en trois dimensions, l’ensemble de la , La représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un dispositif d’élevage de termites 1 conforme à un mode de réalisation de l’invention. Ce dispositif comporte un bac 2. Le bac 2 contient un lit de substrat 3. Le lit de substrat constitue un milieu, de préférence essentiellement minéral, permettant aux termites d’y creuser des galeries et d’y vivre. En particulier, le substrat est de préférence non-nutritif et non-putrescible, notamment minéral, et est avantageusement constitué de fines particules permettant aux termites de se mouvoir et notamment de le « manipuler » par leurs mandibules et l’utiliser pour façonner des galeries. Ce substrat peut être constitué de sable, de vermiculite, de perlite, etc. Un lit de substrat 3 essentiellement constitué de sable de Fontainebleau a été utilisé par la Demanderesse avec succès. Le sable de Fontainebleau (ou micro-sable de Fontainebleau) est un sable à granulométrie fine (diamètre de grains inférieur à 350 µm), extra-siliceux (97% à 99% de silice) et de grains ronds à sub-anguleux. Le lit de substrat peut présenter par exemple une hauteur de lit h de 1 cm à 8 cm. Une hauteur de lit h de 3 cm à 5 cm peut notamment être utilisée. Le substrat peut être enrichi en un matériau digestible par les termites, par exemple une poudre de bois. Le lit de substrat est humidifié de sorte à présenter une humidité maximale de 25%. Le dispositif d’élevage 1 comporte en outre un ensemble de cadre 4. La configuration des cadres 4 est expliquée plus en détail en référence à la et à la décrites ci-après. Chaque cadre 4 est un élément, généralement parallélépipédique rectangle, de faible épaisseur E comparativement à sa largeur l et à sa longueur L. Chaque cadre contient un matériau lignocellulosique 5 (par ex. lignocellulosique) formant un composé alimentaire adapté aux termites. Ce composé peut comporter des morceaux de bois compactés et/ou une poudre de bois compactée. Le bois utilisé peut être de toute essence adaptée au nourrissage des termites. Des essences communes telles que le bouleau, le peuplier, et le pin, et plus généralement des essences de bois tendre, peuvent être utilisées. Le bois ne doit pas avoir été traité chimiquement. Ce composé alimentaire peut être enrichi par des résidus lignocellulosiques issus de l’industrie, qui seront ainsi traités, convertis, par leur digestion par les termites. Le matériau lignocellulosique est humidifié pour former une pâte qui texture les blocs d'alimentation ainsi formés dans les cadres 4. Des conservateurs peuvent être ajoutés dans le matériau lignocellulosique, pour éviter l'apparition de moisissures. Par exemple, du sorbate de potassium peut être ajouter à une concentration de 0,3% sans effet négatif sur la colonie. Les cadres 4 sont maintenus verticaux, leur tranche inférieure 6 reposant sur le lit de substrat 3. Par reposer, il est entendu que la tranche inférieure 6 est au contact du lit de substrat, et possiblement légèrement enfoncée dans celui-ci. La tranche inférieure 6 est dotée d’une ou plusieurs ouvertures permettant le passage d’au moins certains termites. Par certains termites, il est entendu les termites de dimensions inférieures à une dimension prédéfinie, et qui correspondent à une ou plusieurs castes de termites. La tranche inférieure 6 est, dans l’exemple préférentiel représenté, l’une des tranches situées dans la longueur L du cadre. Le cadre peut comporter en partie haute, c’est-à-dire au niveau de sa tranche supérieure 7, qui est la tranche opposée à la tranche inférieure 6, une structure de ventilation 8. La structure de ventilation permet l’échange d’air entre l’intérieur du cadre 4 et l’extérieur, et peut avoir d’autres fonctions détaillées en référence à la . Dans le dispositif d’élevage 1, les cadres 4 sont juxtaposés côte à côte. Ils sont ainsi dressés sensiblement parallèlement dans le bac 2 du dispositif d’élevage 1. Au moins une paroi dite latérale est interposée entre le matériau lignocellulosique contenu dans un cadre et le matériau lignocellulosique de chaque cadre adjacent. Ainsi, au moins deux modes de réalisation des cadres sont envisageables. Selon un premier mode de réalisation, les cadres peuvent être en eux-mêmes dépourvus de parois latérales, comme le cadre de la . Cela signifie que les dimensions du cadre et que la nature du matériau lignocellulosique permettent audit matériau lignocellulosique de demeurer dans le cadre sans moyens de maintien additionnel. Notamment, une poudre de bois compactée et humide présente une tenue satisfaisante, permettant la manipulation des cadres et leur récolte sans que le matériau lignocellulosique ne tombe du cadre. Une paroi latérale interposée entre les cadres 4 adjacents présents dans le dispositif d’élevage 1, qui forme donc une entretoise entre les cadres, évite le passage des termites (ou de certains termites) d’un cadre au cadre voisin. Dans le mode de réalisation de la , chaque cadre 4 comporte deux parois latérales 9. Les parois latérales 9 permettent notamment de garantir le maintien du matériau lignocellulosique dans le cadre 4. Ces parois latérales 9 sont avantageusement transparentes, afin de permettre une observation des termites et de la partie de la colonie présente dans le cadre 4. Les parois latérales 9 peuvent par exemple être en plastique transparent, notamment en polycarbonate transparent (polyméthacrylate de méthyle généralement appelé plexiglass ou plexiglas (marque déposée)). Les parois latérales 9 du cadre 4 peuvent être fixées de manière amovible au cadre 4. La présente un cadre 4 identique à celui de la . Le cadre 4 est représenté vu de dessous (avec sa tranche inférieure 6 au premier plan). La permet ainsi une bonne vision des deux parois latérales 9 du cadre 4, ainsi que du matériau lignocellulosique 5 placé entre les deux parois latérales 9. La tranche inférieure 6 du cadre comporte une large ouverture (la tranche est quasiment intégralement ouverte) ce qui permet la circulation des termites du lit de substrat 3 vers le matériau lignocellulosique du cadre, et inversement. Les parois latérales 9 comportent des orifices 10 dimensionnés pour permettre le passage d’au moins certains termites. Les orifices 10 sont, dans l’exemple représenté des orifices ronds qui traversent la paroi latérale 9. Leur diamètre est calibré Le diamètre des orifices 10 peut en particulier empêcher la circulation de certaines castes de termites d'un cadre à l'autre. Une taille inférieure à la celle de la tête d'un soldat ou d'un reproducteur permet par exemple que les cadres dont les parois latérales présentent de tels orifices ne soient colonisés que par des ouvriers. Pour éviter le passage des termites par l’ouverture de la tranche inférieure 6 du cadre, celle-ci est obturée dans ce cas, par exemple au moyen d’un réglet adapté (non représenté). Alternativement, un montant amovible 12, tel que celui représenté à la , peut servir à obturer l’ouverture inférieure du cadre 4. Cette configuration permet donc de récolter des cadres facilement. Elle permet, le cas échéant, la création de nouvelle colonie. Elle permet aussi de renouveler facilement la nourriture pour la colonie. Plus généralement, cette configuration permet un tri des termites concomitant à leur récolte. Les parois latérales peuvent, optionnellement, être montées de manière amovible sur le cadre 4. Différentes configurations de fixation amovibles sont envisageables. Par exemple, les parois latérales 9 peuvent être logées dans des rainures formées dans les montants latéraux 11 du cadre 4 et maintenues par des butées fixées par des vis dans lesdits montants. Les butées peuvent, le cas échéant, également servir à la fixation du réglet d’obturation de l’ouverture formée dans la tranche inférieure 6. Les cadres présentés ici à titre d’exemple ont les caractéristiques dimensionnelles suivantes : une longueur L de 16 cm, une largeur l de 10,4cm, et une épaisseur de 2cm. Bien évidemment d’autres dimensions sont envisageables, tant qu’elles permettent une manipulation aisée du cadre, et le développement de la colonie de termites dans le cadre. Le volume intérieur des cadres est en particulier dimensionné de sorte à être suffisant pour contenir une population importante de termites et permettre le développement de termites reproducteurs secondaires. La représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un dispositif d’élevage conforme à un mode de réalisation de l’invention. Sur la , le bac 2 du dispositif est transparent, et le lit de substrat a été omis. La permet en particulier de visualiser le maintien des cadres 4 parallèlement les uns vis-à-vis des autres dans le bac 2. A cette fin, le bac 2 comporte des structures de supports 13 conformées pour recevoir en appui des extensions latérales 14 du cadre 4. L’appui des extensions latérales 14 du cadre 4 sur les structures de supports 13 maintient la tranche inférieure 6 du cadre 4 à distance du fond 15 du bac 2. Des structures de supports 13 sont également visibles à la qui représente le cadre des figures 3 et 4 installé dans un bac 2 afin de former un dispositif d’élevage conforme à un mode de réalisation de l’invention. Les structures de supports 13 de l’exemple représenté sont formées de deux barres longitudinales portant des taquets 16 qui délimitent la position de réception des cadres 4. Bien évidemment de nombreuses autres structures de supports sont envisageables. Le support doit en particulier être adapté à la configuration des cadres 4 utilisés, et permettent le maintien des cadres verticaux dans le bac 2, à distance du fond 15 du bac 2. La illustre également un exemple de structure de ventilation 8. La structure de ventilation 8 est formée dans un montant supérieur 17 du cadre 4. La structure de ventilation a pour fonction première de permettre les échanges gazeux entre l’intérieur du cadre (contenant le matériau lignocellulosique) et l’extérieur du cadre. Elle peut également permettre un apport d’eau dans le matériau lignocellulosique. Elle peut être configurée pour empêcher le passage des termites (notamment à partir du stade de pseudergate). Pour cela, la structure de ventilation 8 comporte, dans l’exemple ici représenté, des conduits de section carrée de 0,7 mm de côté (ou légèrement moins). Cette dimension pertinente de 0,7 mm (côté pour des trous carrés comme dans le présent exemple, diamètre pour des trous circulaires, largeur pour des trous en forme de fente) permet la réalisation de ces trois fonctions. La représente, selon une vue schématique en trois dimensions, un exemple de rayonnage pouvant être employé pour former un ensemble pour l’élevage de termites conforme à un autre aspect de l’invention. L’ensemble comporte une structure verticale 18 sous la forme d’un ensemble d’étagères 19 adapté à la réception de dispositifs d’élevage 1 conformes à la présente invention. Comme illustré à la , l’ensemble d’élevage de termites peut comporter de nombreux ensembles d’étagères (ou autres structures verticales). Ces structures peuvent être organisées en rayonnages 20 parallèles. L’organisation en rayonnages permet l’utilisation de systèmes automatisés pour la mise en place et le retrait des dispositifs d’élevage sur les étagères (ou sur toute autre structure de réception). Un système aéraulique permet l’apport d’air dans chacun des dispositifs d’élevage. Un exemple d’ensemble comportant un tel système aéraulique est représenté à la . L’apport d’air peut être réalisé par l’établissement d’un flux d’air entre les rayonnages 20 et au travers de ceux-ci, et/ou grâce à des conduits ménagés directement dans les structures verticales 18 de réception des dispositifs d’élevage. Dans l’exemple ici représenté, le système aéraulique comporte un conduit d’amenée 21. Le conduit d’amenée 21 introduit de l’air, ayant avantageusement une température autour de 26°C et comportant avantageusement autour de 80% d’humidité. Le système aéraulique comporte un conduit de récupération 22. Des moyens de pilotage 23 du système aéraulique en permettent le contrôle. Comme cela est visible à la , l’ensemble d’élevage, et en correspondance le système aéraulique, peuvent être modulaires. En particulier, plusieurs structures verticales 18 peuvent être accolées pour former ledit ensemble. Pour ce qui concerne le système aéraulique, le conduit d’amenée et le conduit de récupération 22 peuvent être formés d’autant de portions de conduits aboutées qu’il y a de structures verticales 18 dans l’ensemble. Le système aéraulique comporte, dans l’exemple représenté, un colonne d’amenée d’air 24 et une colonne de récupération de gaz 25 dans chaque structure verticale 18. L’air provenant du conduit d’amenée 21 est réparti dans chacune des colonnes d’amenée d’air 24. La colonne d’amenée d’air 24 permet la distribution d’air au niveau de chaque étagère 19 et dans chacun des dispositifs d’élevage 1 d’une structure verticale 18. La colonne de récupération de gaz 25 permet l’extraction de l’air (et le cas échéant d’autres gaz produits par les termites) de chacun des dispositifs d’élevage d’une structure verticale 18. Les gaz issus des différentes colonnes de récupération d’air sont collectés dans le conduit de récupération 22. La circulation d’air dans l’élevage de termites, au niveau de chaque dispositif d’élevage, est importante. Elle permet un maintien de la température autour d’une température de consigne souhaitée. La température est idéalement d’au moins 25°C, par exemple 26°C. Le dispositif d’élevage peut ainsi être optimisé en vue de cette circulation d’air. Dans l’exemple de mode de réalisation représenté à la , le bac 2 comporte deux parois internes 26, 27. La première paroi interne 26 délimite un premier volume 28 destiné l’entrée d’air dans le bac 2. Le premier volume 28 est séparé du substrat présent dans le bac 2 par un premier plancher 29. Le premier plancher 29 comporte des trous permettant le passage d’air mais empêchant le passage des termites. De l’autre côté du bac 2, la deuxième paroi latérale 27 délimite un deuxième volume 30 destiné à l’extraction de l’air (et autres gaz) du dispositif. Le deuxième volume 30 est séparé du substrat présent dans le bac 2 par un deuxième plancher 31. Le deuxième plancher 31 comporte des trous permettant le passage des gaz mais empêchant le passage des termites. L’humidité relative doit également être contrôlée et pilotée, idéalement autour de 80%. Cela passe par un contrôle de l’humidité de l’air apporté dans l’élevage, mais également par un système d’apport d’eau. L'eau peut être apportée via un système dans lequel un tuyau central distribue de l’eau sur les différentes étagères. Cette eau s'écoule ensuite naturellement dans les rainures (visibles à la ) prévues à cet effet dans lesdites étagères. Les rainures sont positionnées de façon à ce que l'eau qui en sort tombe directement sur les cadres qui sont en dessous. L’eau pénètre dans chaque cadre par sa tranche supérieure 7, au travers de la structure de ventilation 8 du cadre. Alternativement ou en complément, l’eau peut être apportée à l’aide d’un système pulvérisateur d’eau. Un apport d'eau peut ainsi être assuré par un système de pulvérisation. Son rythme de fonctionnement peut être prédéterminé (par exemple un fonctionnement pendant 10 secondes toutes les heures) et/ou piloté par un contrôle visant à corriger l’humidité mesurée. Une humidité relative trop élevée pourrait être préjudiciable à la colonie, car elle pourrait provoquer l’apparition d’acariens. Enfin, dans certaines variantes de l’invention, le système aéraulique permet la collecte des gaz depuis les dispositifs d’élevage, en vue de leur valorisation. Notamment, le méthane produit par les termites peut ainsi être récupéré. Ces deux facteurs abiotiques (température et humidité) correspondent aux conditions de vie des colonies de termites du genre Hodotermopsis (ou autres) dans leur milieu naturel sans toutefois intégrer les cycles journaliers ou saisonniers. Ces cycles peuvent néanmoins être intégrés dans certains modes de réalisation. Le contrôle de la luminosité (afin d’appliquer une photopériode) n’apparaît cependant pas nécessaire puisque les termites évoluent à l'abri de la lumière. Le bioréacteur est donc placé dans l'obscurité, sauf lors de sa manipulation. Le termite des bois humides Hodotermopsis sjostedti se révèle particulièrement adapté à être élevé dans un dispositif et un ensemble tels que décrits ci-avant et objets de l’invention. Ce termite vit dans les zones tropicales d'Asie. Il appartient aux termites dits "inférieurs" de la famille des Termopsidae , contenant ainsi des protozoaires dans son microbiote et est capable de former de nombreux reproducteurs secondaires pour augmenter la taille de sa colonie. Dans des conditions naturelles, les colonies peuvent être assez peuplées, réticulées dans plusieurs nids, situées dans des morceaux de bois humides et pourris. Le type de nid est simple sans construction dure ni chambres spécialisées. Chez ce termite, les reproducteurs (principalement secondaires, également appelés néoténiques) sont mobiles et ne se limitent pas à un seul couple royal mais à plusieurs mâles et femelles. Les larves des stades 4 à 6 (appelées pseudergates) sont capables de développer des organes génitaux fonctionnels pour devenir néoténiques. Toutes ces caractéristiques, qui témoignent de la simplicité du logement et de la flexibilité de l'organisation sociale de ce termite, font de Hodotermopsis sjostedti un termite adapté à un élevage dans des dispositifs et dans un ensemble tels que proposés dans la présente invention. L’invention ainsi développée permet de proposer un dispositif d’élevage dont la conception permet de combiner plusieurs avantages dans le cadre d’un élevage de termites. En particulier, ce dispositif permet d’imiter les conditions de vie naturelles des termites en optimisant les paramètres environnementaux (température, humidité) et en respectant la structure générale d'un nid naturel (comportant un morceau de bois avec accès au sol). Le dispositif proposé permet de faciliter le retrait des termites de l’élevage, dans leur environnement, sans entrainer de perturbation importante pour le reste de la colonie. L’utilisation de cadres amovibles apporte une solution technique simple et efficace pour la récolte des termites et plus généralement pour la gestion des colonies. Cela permet notamment d’adapter l’élevage à l’expansion de la colonie, par exemple en remplaçant certains cadres ou en ajoutant de nouveaux cadres. La configuration proposée dans l’invention permet de moduler la structure de la colonie de termites en plaçant des entretoises (parois latérales) capables de filtrer certaines castes de termites. Cela permet en particulier de ne donner accès à certains cadres qu’à certaines castes de termites. Cela peut servir à créer de nouvelles colonies à partir de ces cadres où les termites sont triés. Enfin, certains cadres peuvent être retirés d’un dispositif d’élevage afin d’ôter certains éléments susceptibles d’être affectés par des maladies ou des parasites. En plus de ces avantages, un élevage constitué de multiples dispositifs d’élevages offre une grande modularité et offre des avantages en termes de suivi des populations et de collecte de données relatives à l’élevage. La configuration d’élevage proposée dans l’invention permet ainsi d’échantillonner les termites en limitant les perturbations sur la colonie. L’emploi de cadres permet notamment d'accéder aux termites sans détruire les galeries. Par exemple, il est possible de quantifier la taille d'une colonie par une méthode de capture-recapture, ou d'identifier la présence de reproducteurs. Il est également possible d’estimer le taux d'expansion des colonies ou de consommation alimentaire, voire l'efficacité de la conversion alimentaire réalisée par les termites. La configuration permet également une modification progressive (ou non) de l’alimentation des termites, notamment afin d’intégrer de nouveaux types de résidus industriels devant être traités dans l’alimentation de certaines colonies de termites. Dispositif d’élevage (1) de termites comportant un bac (2) contenant un lit d’un substrat (3) adapté à la vie de termites ; un ensemble de cadres (4), un matériau lignocellulosique (5) étant placé dans chaque cadre (4) ; le bac (2) formant ou comportant une structure de support (13) des cadres (4), ladite structure de support (13) maintenant les cadres verticalement et de manière amovible vis-à-vis du bac, de sorte qu’une tranche inférieure (6) de chaque cadre (4) repose sur le lit de substrat (3), ladite tranche inférieure (6) comportant une ou plusieurs ouvertures configurées pour permettre le passage d’au moins certains termites entre le lit de substrat (3) et l’intérieur du cadre (4), les cadres (4) étant juxtaposés côte à côte sensiblement parallèlement, le matériau lignocellulosique (5) de chaque cadre étant séparé du matériau lignocellulosique (5) du ou des cadres (4) adjacents par au moins une paroi latérale (9). Dispositif d’élevage de termites selon la revendication 1, dans lequel chaque cadre (4) comporte deux parois latérales (9). Dispositif d’élevage de termites selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel chaque paroi latérale (9) est transparente, par exemple formée de polycarbonate transparent. Dispositif d’élevage de termites selon l’une des revendications précédentes, dans lequel chaque paroi latérale (9) comporte des orifices (10) dimensionnés pour permettre le passage d’au moins certains termites. Dispositif d’élevage de termites selon l’une des revendications précédentes, comportant un système permettant l’obturation ou la libération de tout ou partie des ouvertures de la tranche inférieure (6) du cadre (4) qui repose sur le lit de substrat (3). Dispositif d’élevage de termites selon l’une des revendications précédentes, dans lequel chaque cadre (4) comporte sur sa tranche opposée à la tranche inférieure (6) qui repose sur le lit de substrat (3), une structure de ventilation (8) configurée de sorte à permettre le passage de l’air mais pas le passage des termites. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le matériau lignocellulosique (5) comporte des résidus lignocellulosiques issus de l’industrie. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le substrat contient majoritairement du sable ou de la terre minérale. Dispositif d’élevage de termites selon l’une des revendications précédentes, dans lequel chaque cadre (4) a : - une longueur (L) comprise entre 10 cm et 50 cm ; par exemple de l’ordre de 16 cm - une largeur (l), inférieure à la longueur (L), comprise entre 5 cm et 30 cm ; par exemple de l’ordre de 10 cm ; - une épaisseur (E) comprise entre 1 cm et 4 cm, par exemple de l’ordre de 2cm. Dispositif d’élevage de termites selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le bac (2) est sensiblement parallélépipédique rectangle et a : - une longueur comprise entre 15 cm et 60 cm ; par exemple de l’ordre de 24 cm - une largeur comprise entre 10 cm et 40 cm ; par exemple de l’ordre de 18 cm ; - une hauteur comprise entre 8 cm et 40 cm, par exemple de l’ordre de 10 cm. Ensemble pour l’élevage de termites comportant plusieurs dispositifs d’élevage (1) de termites selon l’une des revendications précédentes, ledit ensemble comportant une structure verticale (18) adaptée à la réception desdits dispositifs d’élevage (1) sous la forme d’étagères (19) ou de racks. Ensemble selon la revendication 11, comportant un système aéraulique adapté à l’alimentation en air de chaque dispositif d’élevage (1) de termites et à l’extraction des gaz dudit ensemble.