La présente invention concerne un patin à glace à corps porteur en matière plastique dans lequel il est tenu compte de la dilatation de la matière plastique. La fixation de la lame de patin dans la matière plasti- que est assurée, selon la plupart des brevets d'invention, du fait que des trous pratiqués dans la partie supérieure de la lame sont remplis de matière plastique semblable à celle for- mant le corps porteur du patin voir par exemple brevet autri- chien 254 009, selon lequel néanmoins des bossages de renfort se dressent en direction du corps en matière plastique sur la partie supérieure de la lame, cette partie étant remplie de matière plastique. Les trous précités sont usuellement ména- gés dans la partie supérieure de la lame soit de part en part, soit sous forme de simples évidements. Toutefois, dans de tels patins, il n'est nullement tenu compte de la dilatation ther- mique de la matière plastique. Les zones d'inter-pénétration entre la matière plastique et la lame métallique du patin su- bissent de très grands efforts quand la matière plastique se contracte. En l'absence d'un espace de dilatation de la ma- tière plastique défini en des endroits critiques, la matière plastique subit des dommages mécaniques et, finalement, une fissuration. Pour supprimer cet inconvénient, les fabricants adoptent diverses solutions. Par exemple, selon le brevet US 3 967 832, on utilise un rivet creux ou un oeillet à col- lerette pour renforcer le raccordement entre la lame et la matière plastique, le diamètre des trous de la lame étant majoré de 1%, pour permettre la dilatation de la matière plas- tique, par rapport au diamètre extérieur du rivet ou de l' oeillet. Du côté extérieur, l'interstice entre rivet et lame est recouvert par la collerette. Lors du façonnage, de la ma- tière plastique s'écoule à travers le trou intérieur à l' oeillet ou au rivet creux de raccordement entre la lame en acier et le corps de patin en matière-plastique. La colleret- te évite les fuites de matière plastique entre le pourtour du rivet et le trou de la lame. Une fois le façonnage terminé, la matière plastique refroidit et se contracte au point de concentration d'effort dans l'interstice séparant le pourtour du rivet et le trou, ce qui épargne des dommages mécaniques au corps porteur en matière plastique. Toutefois, le patin 2481 937 selon ce brevet n'est pas centré ancré en son milieu, de sorte qu'un déplacement longitudinal de la lame par rapport à la matière plastique est possible. Un principe analogue est appliqué aussi dans la DOS 2 638 643 qui propose un patin et son procédé de fabrication. Selon cette demande, on insère avant moulage une goupille dans un trou traversant la lame de part en part. On retire la goupille après durcissement de la matière plastique et l'on renforce le raccordement au moyen d'un rivet de diamètre inférieur à celui du trou initial de la lame. On peut combler seulement le trou de la lame et per- cer après durcissement dans la matière plastique des trous de réception de rivet. L'utilisation de rivets ou d'oeillets est laborieuse et elle n'exclut pas la dilatation de la matière plastique ni le déplacement indésirable résultant de la lame suivant la direction du bord de la lame qui ressort de la ma- tière plastique et entre en contact avec la glace. Dans les réalisations de patin décrites ci-dessus, des- tinées à épargner au corps porteur en matière plastique des dommages résultant de la dilatation thermique, la partie su- périeure de la lame, solidarisée par moulage de la matière plastique, est rectiligne et non articulée. La ICE Company résout le problème en donnant une forme particulière à la la- me du patin. La région supérieure de la lame n'est pas recti- ligne. La lame présente dans sa partie moyenne un évidement couvrant approximativement les deux tiers de sa zone supé- rieure, l'évidement empiétant de part et d'autre sur les par- ties terminales non évidées de la lame, dont la partie supé- rieure n'est pas évidée, et la lame présentant sur son axe un bossage percé de part en part d'un trou de centrage. Cette solution permet à la matière plastique de se dilater en di- rection du milieu du patin et lui épargne des dommages, mais en nuisant à l'accrochage de la lame de patin dans le corps porteur en matière plastique. Les inconvénients précités sont supprimés par le patin selon l'invention, suivant laquelle il est prévu, le long du bord supérieur de la lame, au moins deux trous latéraux per- cés de part en part et un trou de centrage percé de part en part, comblés par de la matière qui fait corps avec le corps porteur en matière plastique, lesdits trous latéraux présen- 2481 937 tant des espaces de dilatation à leurs extrémités dirigées vers le trou de centrage. Des espaces de dilatation, qui permettent seulement la dilatation de la matière plastique suivant la direction lon- gitudinale, sont ménagés du côté intérieur des trous précités, traversant la lame de part en part, par remplissage partiel de ces trous. Lesdits trous sont remplis de matière plastique dans la mesure voulue pour rendre suffisamment ferme l'ancra- ge de la lame dans le corps porteur en matière plastique. Le déplacement longitudinal de la lame est interdit par le trou de centrage, qui est entièrement rempli de matière plastique. Le problème posé par la dilatation de la matière plastique est ainsi résolu de manière très simple, moyennant un minimum de main-d'oeuvre pour la fabrication en série de patins à corps porteur en matière plastique. Sur le dessin annexé, qui illustre à titre d'exemple concret une réalisation de patin à corps porteur en matière plastique selon l'invention: - la figure 1 est une vue de profil de la lame de patin; - la figure 2 en est une vue avec coupe longitudinale partielle, et - la figure 3 en est une vue en coupe droite suivant la ligne A-A de la figure 2 et dont le plan passe par conséquent par l'espace de dilatation. La patin à corps porteur en matière plastique selon 1' invention est constitué par deux éléments principaux: la lame de patin 1 et le corps porteur 2, en matière plastique, qui empiète sur la partie supérieure de la lame 1. Le degré auquel le corps porteur 2 en matière plastique empiète sur la lame 1 est influencé par des considérations esthétiques pour le patin choisi à titre d'exemple; il est maximum dans la partie moyenne de la lame 1 et devient plus faible vers les extrémités de celle- ci. La lame 1 présente un bord supérieur 11 rectiligne. Son bord inférieur 12 est incurvé et défini aux deux extrémités par des arrondis 13 qui rejoignent son bord supérieur 11. Le long de ce bord supérieur 11, des trous 14, 15, par exemple de forme ovale, sont ménagés de part en part dans la lame 1. Ces trous 14 et 15 ne s'étendent pas né- cessairement dans le même plan: les trous latéraux 15 peuvent 2481 937 être plus voisins du bord supérieur 11 de la lame 1. Le déca- lage vertical entre les trous 14 et 15 est régi par le degré auquel le corps porteur 2 en matière plastique empiète sur le bord supérieur 11 de la lame 1. Il faut prévoir au moins trois trous 14, 15. Le trou de centrage 14 est situé sur 1' axe transversal de la lame 1. Le bord supérieur 11 de la lame 1 est enrobé de matière plastique mo lée quiforme le corps- porteur 2 du patin et qui pénètre aussi dans Xls trous 14, 15 pour les combler. Le corps porteur 2-du pati fait ainsi corps avec la lame 1. Le trou de centrage 14 est entièrement rempli au moulage par ladite matière plastique. Les trous latéraux , eux, ne sont que partiellement remplis. A leurs extrémi- tés dirigées vers le trou de centrage 14 sont ménagés des es- paces de dilatation 3 dont la grandeur minimale est détermi- née par le retrait subi par la matière plastique et par la distance au trou de centrage 14. Pour des raisons d'ordre esthétique, ces espaces de dilatation peuvent être masqués sur les côtés du patin. Ainsi, lorsqu'après le moulage la matière plastique re- froidit et durcit, ainsi que lors des variations de tempéra- ture apparaissant pendant l'utilisation du patin, les dilata- tions et contractions dela matière plastique suivant la di- rectionlongitudinale sont absorbées par les espaces de dilatation 3. Le trou de centrage 14 entièrement comblé as- sure l'ancrage fixe de la lame 1 dans le corps porteur 2 en matière plastique et immobilise longitudinalement la lame. L'invention est applicable à des patins tant de hockey sur glace que de figures. 2481 937 REVENDICATION Patin à glace comportant un corps porteur en matière plastique et une lame métallique, dont la partie supérieure présente un bord supérieur rectiligne et est enrobée par moulage dans de la matière plastique et dont la partie infé- rieure, qui entre en contact par son bord inférieur avec la surface glacée, est terminée tant à l'avant qu'à l'arrière par des arrondis qui rejoignent le bord supérieur de la lame, caractérisé en ce que, le long du bord supérieur (11) de la lame (1), au moins deux trous latéraux (15) et un trou de centrage (14) traversent la lame de part en part, ces trous étant remplis par de la matière plastique qui fait corps avec le corps porteur (2) en matière plastique, les trous latéraux (15) présentant des espaces de dilatation (3) à leurs extrémités dirigées vers le trou central (14).