La présente invention à trait à un procédé de fabrication de revêtements de charges formées obtenus par fluotournage d'une ébauche métallique. L'invention a également trait aux charges formées comportant un tel revêtement. On sait que les charges explosives formées comprennent un revêtement ayant sensiblement une forme de cône métallique dont la face convexe limite une certaine quantité d'explosif. On a déjà prévu de fabriquer de tels revêtements coniques à partir d'une ébauche en forme de disque plan par des procédés de fluotournage c'est-à-dire des procédés provoquant une déformation plastique à froid sur un mandrin afin de transformer le disque en cône. Ces procédés de fluotournage présentent un certain nombre d'avantages et permettent notamment d'améliorer les caractéristiques mécaniques du revêtement et de réaliser des revêtements de grande précision et de parfaite symétrie. Un tel procédé est par exemple décrit dans le brevet français 1.531.530. Les inventeurs de la présente demande ont pu constater que les revêtements fluotournés de charges formées, possédant une structure métallurgique anisotropique liée aux paramètres de fluotournage utilisés, possèdent une vitesse optimale de compensation en rotation, ctest-à-dire une vitesse optimale de rotation de la charge formée autour de son axe, pour laquelle la valeur du pouvoir perforant est maximale. La présente invention se propose d'améliorer les performances du revêtement fluotourné en conservant les qualités de perforation et d'étendre, de part et d'autre de la vitesse optimale de compensation du revêtement, la plage des vitesses de rotation pour lesquelles ce pouvoir de perforation reste sensiblement maintenu, cette plage pouvant même être étendue jusqu'à une valeur de rotation nulle. L'invention a pour objet un procédé de fabrication de revêtements de charges formées dans lequel on déforme par fluotournage une ébauche métallique, caractérisé par le fait que l'on réduit, au moins partiellement, l'anisotropie de structure du revêtement par au moins un recuit de recristallisation en atmosphère neutre. La réduction recherchée de l'anisotropie de structure du revêtement, et par conséquent la durée et la température du recuit sont liées en fonction de la nature du revêtement, et de l'augmentation recherchée de la plage de vitesse de rotation dans laquelle le pouvoir perforant reste maintenu à sa valeur maximale. La diminution d'anisotropie recherchée peut être partielle mais, de façon particulièrement avantageuse on peut supprimer de façon pratiquement totale ladite anisotropie, ce qui permet notamment de conserver une valeur élevée de pouvoir perforant pour une. vitesse de rotation nulle. L'invention présente de façon surprenante l'avantage d'éviter une détermination et un contrôle strict des paramètres du fluotournage de revêtements tout en permettant d'obtenir le pouvoir perforant recherché pour les vitesses de rotation souhaitées. En outre, et de façon également surprenante la dispersion statistique en perforation des charges formées à revêtement selon l'invention se trouve diminuée. De façon avantageuse le recuit est effectué de façon à obtenir la suppression partielle ou totale désirée de l'anisotropie de structure tout en conservant un maximum de dureté résiduelle et l'on utilise avantageusement une température de recuit aussi faible que possible pour laquelle la suppression désirée d'anisotropie de structure est obtenue. Pour des revêtements en cuivre les températures de recuit sont de préférence comprises entre 100 et 500 degrés. La durée du recuit est avantageusement comprise entre 30 minutes et 2 heures, par exemple de l'ordre d'une heure. Conformément à l'invention il est préférable d'effectuer un recuit en élevant initialement la température du revêtement jusqu'à la valeur maximale, laquelle est maintenue pendant la durée nécessaire, à la suite de quoi on laisse le revêtement se refroidir jusqu'd la température ambiante. Pour des revêtements en acier, la température de recuit est avantageusement comprise entre 200 et 6000 C, la durée du recuit étant comprise de préférence entre 30 minutes et 2 heures. L'atmosphère utilisée pour le recuit est une atmosphère neutre aux températures considérées par le recuit et peut être par exemple une atmosphère d' azote. Pour définir les conditions de recuit optimum, à l'intérieur des plages de température et de durée selon l'invention, on peut avantageusement découper, sur un revêtement fluotourné du type de célui à traiter, des plaquettes ou échantillons qui sont soumises respectivement à différents recuits pendant une durée par exemple de l'ordre d'une heure, les températures des différents recuits s'étageant par exemple tous les cinquante degrés entre 100 et 600 degrés. Après le recuit on effectue une mesure de la dureté résiduelle et un examen micrographique de la structure. La tempéra- ture optimale de traitement est celle qui correspond à la réduction ou à la suppression voulue d'anisotropie tout en conservant une dureté suffisante. L'invention a également pour objet les charges formées pourvues d'un revêtement fabriqué par le procédé précité. Lesdites charges formées se caractérisent notamment par un maintien du pouvoir perforant maximal pour une plage de vitesse de rotation importante pouvant s'étendre jusqu'à la vitesse de rotation nulle. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif. Exemple n0 1 On réalise, par fluotournage, un revêtement conique en cuivre possédant une base de diamètre égale à 75 mm et une hauteur égale à 85 mm pour une épaisseur moyenne de 2 mm ayant une vitesse de compensation de 35 t/s. Afin de supprimer totalement l'anisotropie résultant du fluotournage on effectue une opération de recuit d'une durée totale de 2 heures 30 minutes avec un maintien à une température de 3500C pendant une durée de 1 heure. On constate que l'anisotropie a disparu à la fin du recuit et que la dureté résiduelle est de 65 HV. Aux essais on a constaté que le pouvoir perforant sans rotation était le même que le pouvoir perforant d'une charge avec le revêtement fluotourné sans recuit et tournant à la vitesse de 35 t/s. Exemple n0 2 Un revêtement fluotourné identique au revêtement de l'exemple numéro un et ayant donc une vitesse de compensation optimale de 35 t/s est traité, conformément à l'invention, pour que le pouvoir de perforation soit maintenu jusqu'à une autre vitesse de rotation non nulle égale à 15 t/s. Conformément à l'invention on effectue un recuit à la température de 2500C pendant une durée totale de 2 heures 30 minutes comprenant les phases de montée et de descente en température. Bien que l'invention ait été décrite à propos de formes de réalisation particulières il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée, et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour autant s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de revêtement de charges formées dans lequel on déforme par fluotournage une ébauche métallique, caractérisé par le fait que l'on réduit, au moins partiellement, l'anisotropie de structure du revêtement par au moins un recuit de recristallisation en atmosphère neutre. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on effectue le recuit à la température la plus basse possible permettant la suppression partielle ou totale désirée de l'anisotropie tout en conservant une valeur maximale à la dureté résiduelle. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que pour des revêtements de cuivre les températures de recuit sont comprises entre 100 et 5000C. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la durée de recuit est comprise entre 30 minutes et 2 heures. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que pour des revêtements en acier la température de recuit est avantageusement comprise entre 200 et 6000C. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la durée de recuit est comprise entre 30 minutes et 2 heures. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on élève initialement la température jusqu' la température maximale, que l'on maintient cette température maximale pendant la durée nécessaire et qu'ensuite on laisse le revêtement se refroidir jusqu'à la température ambiante. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'on effectue le recuit sous une atmosphère choisie dans le groupe constitué par les gaz inertes relativement au métal ou alliage mis en oeuvre. 9. Charge formée obtenue par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Chargé formée à revêtement fluotourné à anisotropie réduite ou nulle.