L'examen personnel de matériaux biologiques, en particu- lier l'examen au microscope, en vue de déterminer l'existence d'états normaux ou anormaux, constitue un travail très long qui exige souvent l'intervention d'un pathologiste hautement qualifié et exercé. Par sonsequent, pour réduire les frais et faciliter des examens plus étendus, des èffàrts considérables ont été faits pour mettre au point des appareils automatiques qui permettent de réduire sensiblement le travail manuel nécessaireo Une grande partie de ces efforts a été vouée aux analyses du sang, pour lesquelles on assure l'exploration de lames prepa rées à cet effet et que l'on analyse selon les pro'cédés techniques des caméras de télévision suivant -lesquels on effectue le comptage des cellules. Dans certains appareils, on compte sépare ment les cellules appartenant à des catégories dimensionnelles différentes; Ce type d'appareils n'est utilisé que dans les cas ou les cellules ou autres particules, telles que globules, etc.. peuvent titre identifiées et comptées séparément, à condition que ce comptage puisse fournir les informations recherchées. Pour des examens plus généraux, tels que l'étude et ltéva- luation de tissus pathologiques sous forme de spécimens ou échantillons macroscopiques ou microscopiques de tissus humains, animaux ou végétaux, on peut utiliser un isophotomètre photo-électrique dans lequel on fait passer à travers le spécimen un faisceau lumineux à forte intensité, le diagramme résultant de la densité du tissu étant enregistré aux fins d'examens L'application pratique de cette méthode est également longue et coûteuse. On a également proposé d'analyser une cellule sanguine ou corpuscule analogue selon deux dimensions, en utilisant pour cela 11 exploration analogue au procédé de balayage de la télévision sur un champ ou une trame microscopique, en enregistrant en même temps la valeur lumineuse de chaque zone élémentaire ou unitaire du champ sous forme numérique binaire. Les données résultantes peuvent ensuite titre analysées par ordinateur. Toutefois, cette méthode conduit à utiliser un nombre très élevé de chiffres pourreprésenter l'échantillon, et par conséquent des appareils et de#s procédés extrêmement complexes pendant l'analyse ultérieure. Dans le domaine plus général du contrôle de fabrication, on 'a proposé d'enregistrer sur bande magnétique la totalité du signal vidéo fourni par l'article considéré, en cours d'examen, et de comparer ce signal à un signal vidéo d'un article de référence afin de déterminer les écarts existant en n'importe quel point dudit signal, Comme dans le cas précédent, la comparaison des signaux se fait d'après des zones superficielles élémentaires. La présente invention a trait à un procédé et à un appareil perfectionnés pour l'identification et l'évaluation d'objets Bien que l'invention concerne plus particulièrement l'analyse de tissus biologiques et analogues, telle que l'analyse ou la détermination de structures nucléaires et cytoplasmiques, et de formes cellulaires, elle peut se prêter à des applications utiles dans des domaines plus étendus. Conformément à la présente invention, on explore objet dans deux dimensions à l'aide d'une caméra du type télévision afin d'obtenir un signal vidéo correspondant à des balayages linéaires successifs d'un champ ou trame déterminé. L'objet peut Etre constitué par une diapositive, une lame ou un frottis du tissu ou autre matériau à examiner0 Le signal vidéo est amplifié et avantageusement filtré pour supprimer la fréquence de balayage linéaire et les composants des fréquences supérieure. Ensuite, ce signal vidéo est transformé pour passer de la forme analogue à la forme numérique, de préférence en utilisant pour cela un convertisseur analogique-numérique (A/N), après quoi on le soumet à un codage approprié en vue de son analyse par ordinateur.Le signal vidéo peut également autre visionné sur l'écran dtun oscilloscope de contre synchronisé avec la caméra pour afficher le signal de trame. On détermine au préalable le taux de discriminationou d'échantillonnage pour obtenir des valeurs numériques, de telle sorte que les intervalles séparant les prélèvements d'échantillons successifs soient au moins aussi longs, approximativement, que les intervalles séparant les lignes de balayage linéaire. De préférence, cependant, le taux de discrimination sera inférieur à la fréquence de ce balayage de ligne. Les sorties numériques varient selon la valeur d'ensemble ou sensiblement moyenne du signal vidéo pendant des périodes de temps au moins aussi longues qu'environ un intervalle de balayage de ligne, et elles peuvent représenter la moyenne générale de plusieurs lignes.Il s'ensuit qu'il suffit d'une quantité restreinte de nombres pour représenter le tissu ou autre objet exploré, cette quantité étant engénéral inférieure au-nombre de lignes balayées. Le nombre réel de chiez fres peut autre sélectionné en tenant compte de la complexité du tissu ou autre objet à analyser ou examiner. On a utilisé de façon satisfaisante une cinquantaine de chiffres, bien qu'il puisse autre préférable d'en adopter un nombre supérieur en fonction du genre particulier de spécimen à examiner. Les valeurs numériques ainsi obtenues sont introduites dans un ordinateur numérique aux fins de comparaison avec des valeurs numériques obtenues d'une manière analogue mais à partir d'autres échantillons. Ainsi, si l'on doit examiner du tissu humain pour tenter de décéler s'il est normal ou anormal, on peut mettre en mémoire dans l'ordinateur les valeurs numériques représentant un tissu normal, puis comparer les valeurs du tissu en cours d'examen avec lesdites valeurs mises en mémoire;. Cette méthode présente un avantage important par rapport aux systèmes dans lesquels on chiffre individuellement des zones superficielles élémentaires ou unitaires le long des lignes de balayage, du fait que l'échantillon est représenté par un nombre très inférieur de chiffres Cela facilite considérablement l'ana- lyse par ltordinateur. En outre, si l'on chiffre des zones super- ficielles élémentaires, on peut s'attendre à des changements importants des valeurs numériques et de leur séquence, en fonction de la répartition détaillée des cellules dans les échantillons soumis à l'analyse ou à ltexamen m#me Si ces échantillons sont tout-à-fait normaux. Selon la présente invention, les valeurs numériques ou chiffrées varient en fonction de la valeur d'ensemble d'une exploration de ligne, ou de plusieurs lignes, ce qui les rend moins sujettes à des variations dues à des positions différentes assumées par les cellules le long d'une ligne, tout en réagissant visiblement à des changements dimensionnels et au nombre de cellules qui se trouvent le long d'une ligne donnée. Bien qu'il soit préférable de chiffrer le signal vidéo et d'utiliser un ordinateur numérique, si le signal vidéo est filtré de la façon sus-indiquée, on peut ensuite comparer le signal filtré de l'objet soumis à l'analyse avec un signal vidéo mis en mémoire et obtenu de la méme manière par d'autres moyens pour la comparaison de courbes et même pour la comparaison vi surelle; L'invention sera maintenant décrite en se référant au dessin annexé sur lequel s La figure 1 montre schématiquement l'appareil suivant la présente invention, lequel utilise un analyseur à spot mobile;; la figure 2 montre un appareil semblable utilisant un analyseur Vidicon (iconoscope vidéo), et la figure 3 montre des diagrammes explicatifs du fonctionnement des appareils des figures 1 et 2, ainsi que la mise en code manuelle. Si l'on se réfère tout d'abord à la figure 1, on voit que l'appareil représenté schématiquement comprend une caméra du genre télévision et plus précisément du type à spot mobile. Un tube à rayons cathodiques 10 muni d'une bobine de déviation 11 est alimenté en signaux en dent de scie tant verticaux qu'horizontaux, en signaux d'effacement ou de suppression, en signaux de commande (y compris ceux de commande de l'intensité lumineuse), ainsi qu'en tensions de fonctionnement à partir de sources adéquates désignées d'une manière générale par le bloc synoptique 12. Le spot lumineux produit sur la face du tube à rayons cathodiques 10 est mis au point par un objectif 13 sur une diapositive 14 maintenue dans un support approprié (non représenté).Une lentille de champ 15 dirige la lumière traversant la diapositive 14 vers une cellule photoélectrique 16 afin de produire un signal vidéo dont l'amplitude varie en fonction de la densité de la diapositive 14 le long des lignes successives de balayage qui se trouvent dans le champ d'exploration ou d'analyse. Ce signal vidéo est appliqué à un amplificateur 17. La caméra à spot mobile décrite ci-dessus peut oestre de toute conception classique, et l'on trouve couramment dans le commerce des ensembles appropriés qui conviennent à cetteutilisation particu lière. Les fréquences de ligne et de balayage peuvent autre choisies à volonté, par ailleurs, on a utilisé avec succès dés définitions standard de 525 lignes et de 60 trames par seconde, obte nuesa partir d'une fréquence de balayage de trame de 60 périodes et d'une fréquence de balayage de ligne de 15750 Hertz (c.p.s.). Bien que cela corresponde normalement à une mire de balayage ou d'analyse doublement entrelacée, l'usage d'une analyse entrelacée n'est pas jugé important, car en pratique l'analyse entrelacée est souvent imparfaite; li est avantageux de faire passer le signal vidéo provenant de l'ampli 17 à travers un filtre passe-bas 18 destiné à éliminer la fréquence de balayage de ligne et les fréquences de niveau supérieur, afin de fournir un signal vidéo filtre. Ainsi, le filtre 18 peut betre conçu de manière à opérer la coupure au-dessous de 15 KH et il peut comporter des fréquences de coupure à sélection ner. L'effet produit par ce filtrage sera exposé plus en détail par la suite.On peut éventuellement établir 11 ampli 17 sous forme d'un ampli à bande passante qui comporterait intégralement le filtre 18, en supprimant ainsi le filtre séparé. Ce type d'ampli~ ficateur vidéo et de conception de filtre est bien connu en soi, et lton trouve dans le commerce des ensembles appropriés.' Le signal vidéo filtré ainsi obtenu est appliqué à un oscilloscope 19 pour permettre ltobservation visuelle. Un signal de synchronisation de champ sortant de 12 est fourni à l'oscilloscope 19 afin de synchroniser les circuits de balayage de celui-ci, l'affichage ainsi réalisé étant composé de lignes d'analyse de champ. Ce signal vidéo filtré est également appliqué à un convertisseur analogique-numérique 21 afin ide transformer les variations d'amplitude qui se trouvent dans le signal vidéo en valeurs numériques correspondantes; De tels convertisseurs analogiques-numériques sont bien connus dans la technique des ordinateurs et plusieurs types d'appareils de cette catégorie sont couramment disponibles dans le commerce. On peut se référer par exemple à : TOU, "Digital and Sampled-Data Control Systems"g; Mc#raw-Hill, 1959, Chape 8, ainsi qu'aux instruments fabriqués par la Nuclear-Chicago Corporation.D'une manière générale, le signal est prélevé à des intervalles successifs, et l'on transforme l'amplitude du signal à un intervalle déterminé en une sortie numérique correspondante. La sortie du convertisseur 21 est dirigée à travers un codeur 22 vers un ordinateur numérique 23 aux fins d'évaluatione Cet ordinateur 23 comprend des unités de mémoire 24 destinées à emmagasiner et restituer une séquence numérique, pour permettre de comparer les séquences emmagasinées avec une nouvelle séquence d'entrée et de déterminer ainsi une correspondance ou une noncorrespondance éventuelle entre ces séquences, et fournir finalement un signal de lecture.Le codeur 22 peut autre de conception classique afin de recevoir les sorties numériques du convertisseur 21 et de les transformer en un code pouvant autre accepté par l'ordinateur 23o Certains convertisseurs analogiques-numériques fournissent des sorties numériques binaires codées et de nombreux ty- pes connus d'ordinateurs utilisent des entrées binaires codées. Dans ce cas, on peut considérer comme inutile l'usage d'un codeur 220 Les sorties numériques des convertisseurs 21 peuvent également rentre appliquées à une imprimante 24 afin d'obtenir un enregistrement ou des archives permanentes. On peut utiliser pour cela une machine à écrire ordinaire. Au lieu de brancher la sortie du convertisseur 21 directement sur ordinateur, on peut enregistrer les sorties numériques sous une forme adéquate, par exemple en utilisant des cartes perforées, un ruban perforé ou une bande magnétique, les données ainsi enregistrées étant ensuite introduites dans un ordinateur pour titre analysées Dans ce cas, l'imprimante 24 sera de préférence un enregistreur de type approprié, soit à bande ou ruban, soit à cartes perforées.Si l'on doit prévoir un codage complémentaire et si lton utilise pour cela un codeur 22 la sortie de ce dernier sera enregistrée et ensuite introduite dans un ordinateur.' Ces méthodes sont bien connues dans le domaine des ordinateurs.' Conformément à la présente invention, le signal vidéo est converti en valeurs numériques à un taux ou une cadence tel que les intervalles qui séparent les conversions successives analogiques-numériques soient approximativement aussi longs qu'un intervalle de balayage de ligne dans le signal vidéo, et les sorties numériques sont produites pour au moins une fraction importante d'une ligne d'analyse. En outre, cette sortie numérique varie se Ion la valeur d'ensemble du signal vidéo au cours de périodes de temps au moins aussi longues, en substance, qu'un intervalle de balayage de ligne d'un signal vidéo!o Ainsi, il suffit d'un nombre réduit de valeurs numériques pour représenter l'objet exploré. Clest cet aspect particulier de l'invention qui sera examiné plus loin en se référant à la figure 3O Pour l'instant, si l'on se réfère à la figure 2, on voit que la caméra à spot mobile de la figure 1 est remplacée ici par une caméra Vidicon (iconoscope vidéo). Dans ce cas, on opère la mise au point d'un objet 31 sur un tube Vidicon 32 à l'aide d'un objectif 33, et l'on applique la sortie de ce tube 32 à un amplificateur 17.Des circuits appropriés de déviation, de suppression et de commande sont prévus afin de fournir au tube Vidicon 32 les ondes nécessaires d'analyse de ligne et de champ H et V, ainsi que d'autres signaux de commande: Ces circuits peuvent ventre établis selon la technique courante et, de toute façon de telles caméras Vidicon sont normalement disponibles dans le commerce. L'agencement à caméra Vidicon quemontre la figure 2 convient pour l'analyse tridimensionnelle d'objets et par conséquent de diapositives, tandis que la caméra à spot mobile 11 de la figure 1 convient plus particulièrement pour des diapositives. De même, la disposition comportant une caméra Vidicon présente des avantages fonctionnels qui en facilitent l'utilisation.' I1 convient de souligner que, dans le cas de diapositives, de photographies, etc. t il peut être souhaitable de concentrer l'attention ou 11 analyse sur une zone déterminée que l'on estime plus intéressante; dans ce cas, on choisira en conséquence les objectifs 13 ou 33-. Ceci s'applique également au cas de l'objectif 33 si l'on ne doit examiner qu'une partie d'un objet de dimensions relativement impor tantes De mimez la caméra Vidicon de la figure 2 peut trie conçue pour explorer une diapositive, un tissu, un frottis, etc., à travers un microscope, stil y a lieu. L'ampli 17 et la sortie de synchronisation du bloc synoptique 34 de la figure 2 sont branchés sur d'autres circuits, comme dans le cas de la figure 1. Si l'on se réfère à la figure 3a, on voit que la courbe 41 représente ltenveloppe du signal vidéo visible sur l'oscilloscope 19 lorsqu'on procède à l'analyse par faisceau cathodique d'une microphotographie d'un tissu cellulaireo L'oscilloscope est synchronisé par le signal de synchronisation de trame, da telle sorte que la courbe 41 représente une analyse de trame. En réalité, les images se succèdent à la cadence de 60 Hertz, mais les images successives sont identiques, sauf en ce qui concerne de faibles différences dues à l'entrelacement, s'il est utilisé.Sans le filtre 18, la zone qui se trouve au-dessous de la courbe 41 sera lumineuse et l'on peut apercevoir une certaine structure de ligne, ainsi que des formes d'ombre correspondant aux zones lumineuses et aux zones sombres de la microphotographie le long des lignes de balayage. Ces détails sont difficiles ou peu commodes à représenter sur le dessin, mais la grille 43 mentionnée plus loin peut autre considérée comme indiquant que la zone en question est remplie# On remarquera que l'amplitude de la courbe 41 varie pendant l'analyse de ligne selon la valeur d'ensemble du signal correspondant à des lignes successives, lequel dépend à son tour des quantités relatives de zones lumineuses et de zones d'ombre le long des lignes successives.Il est difficile d'indiquer avec précision la relation qui existe entrel'amplitude du signal telle que la représente la courbe 41 et la variation ainsi que l'intensité de la lumière le long des lignes, attendu que de nombreux facteurs interviennent. On estime que l'amplitude du signal représente une moyenne ou intégration générale de la lumière le long de chaque ligne, lorsque ces termes sont pris dans leur acception géré~ rale ou la plus large, au lieu de litre dans leur stricte définition mathématique. En tout cas, il est évident que cette amplitude représente non pas la variation détaillée de l'intensité lumineuse le long de chaque ligne, mais plut8t une valeur qui dépend de l'intensité d'ensemble de la lumière le long de chaque ligne. Par conséquent, c1 est l'expression "valeur d'ensemble" qui sera utilisée ici. La courbe 42 (figure 3b) représente le signal de la figure 3a après son passage à travers le filtre 18 qui supprime la fré séquence de balayage de ligne et les fréquences plus élevées. En général, la courbe 42 suit les variations de la courbe 41, bien qu'en pratique on remarque un certain arrondissement ou émoussage des cartes et creux les plus aigus, Il est également difficile d'indiquer en termes mathématiques précis 11 effet produit par le filtrage, mais on estime qu'il se traduit par l'établissement d'une moyenne générale des lignes analysées. Quelle que soit la difficulté de fournir une définition précise, il a été constaté que l'amplitude relative à une ligne donnée s'altère pour des teneurs différentes de luminosité et d'ombre le long de cette ligne, et que la courbe d'ensemble ne se modifie pas pour des tissus cellulaires différents'.' Ainsi la figure 3c montre une courbe apparaissant sur l'oscilloscope lors de l'analyse d'un type différent de tissu cellulaire en microphotographie, sans l'usage de filtre 18, tandis que la figure 3d mo tre le signal vidéo obtenu après passage à travers le filtre 18. Ici aussi, quelles que soient les difficultés rencontrées pour fournir une indication précise, on peut affirmer que si lton utilise une installation soit identique, soit analogue pour développer et chiffrer des signaux vidéo d'objets à comparer, les valeurs numériques résultantes auront été produites de la même façon et par conséquent ces valeurs pourront autre comparées d'une ma- nière parfaitement valables Il est possible de procéder à un chiffrage manuel des lignes d'analyse des figures 3a et 3c, ou des courbes filtrées des figu3b et 3d, en plaçant une grille sur la face frontale de l'oscil- loscope, comme le montre la figure 3d en 43. Chaque colonne verticale peut autre utilisée pour constituer un temps de prélèvement d'échantillon et l'on peut compter le nombre de carrés nécessaires pour attribuer une valeur numérique à ce temps. Plus les carrés de la grille sont petits, plus grande sera la précision du chiffrage ~obtenu. Ainsi qu'il apparaîtra clairement aux spécialistes dans l'art, la largeur de chaque colonne de carrés représente une période de temps, attendu que la longueur du champ ou de la trame correspond à la période de celle-ci.Chaque colonne comporte un certain nombre de balayages de lignes, de telle sorte que la période de temps de prélèvement d'échantillons d'une colonne représente plusieurs intervalles de balayage de lignes, un intervalle de balayage de ligne étant le temps qui s'écoule entre le commencement d'un balayage de ligne et le début du balayage suivant.' Bien entendu, le chiffrage manuel constitue une opération longue et désagréable, et la résolution du codage sera plutôt grossière si on la compare à la résolution que l'on obtient en utilisant des convertisseurs analogiques-numériques'.' C'est pourquoi on utilise un tel convertisseur analogique-numérique dans les installations des figures 1 et 2, en vue d'obtenir un résultat semblable mais d'une manière entièrement automatique. Le convertisseur est synchronisé par un signal de synchronisation provenant de l'unité 12, afin que la conversion commence toujours au point désiré d'une analyse de trame. La cadence de discrimination ou d'échantillonnage est choisie de telle sorte que les intervalles entre deux discriminations successives (du début d'un prélèvement au début du prélèvement suivant) sont au moins aussi longs qu'à peu près un intervalle d'analyse ligne. Ainsi, la cadence de discrimination ou d'échantillonnage ne dépasse guère la fréquence de balayage de ligne. Des cadences d'échantillonnage ou de dis crimination beaucoup plus basses ont été utilisées avec succès. Certains types connus de convertisseurs analogiques numériques emmagasinent l'amplitude du signal au début de chaque intervalle de discrimination, et c'est cette valeur qui est chif frée. Dans un tel cas il est avantageux d'utiliser le filtre 18 comme indiqué sur le dessin, afin d'appliquer un signal vidéo filtré au convertisseur analogique-numérique et que des varia tions d'amplitude enregistrées le long d'une seule ligne ne ris quent pas d'affecter le chiffrage.' Cela est représenté par les lignes 42 de la figure 3d. L'espacement des lignes 43, tel qu'il est représenté, correspond à de nombreuses lignes, ce qui aurait l'inconvénient de provoquer une erreur importante dans le chiffra ge de la valeur initiale de chaque intervalle de discrimination. Cette erreur peut autre réduite en augmentant la cadence de discri mination, mais cela est difficile à démontrer.' On trouve des convertisseurs analogiques-numériques du type conçu pour fournir une moyenne transitoire, dans lesquels on ef fectue le chiffrage de la valeur moyenne du signal vidéo pendant le temps de discrimination. Dans ce cas,' il est possible de sup primer le filtre 18 et de confierà ce convertisseur analogique numérique le chiffrage de la valeur d'ensemble du signal vidéo.Toutefois même avec un tel convertisseur analogique numérique il est préférable d'utiliser le filtre 18.' A titre d'exemple on décrira maintenant comment l'appareil détaillé ci-dessus peut autre utilisé pour examiner un tissu hu main. Un microtome ordinaire, une coupe cryostatique ou autre élément analogue peut être préparé et coloré à l'hématoxylyne ou à l'éosine (sel de potassium de tétrabromo-fluorescéine) ou autre substance appropriée, afin d'en faire ressortir ou accentuer la ré partition des densités. Après cette préparation du tissu on en prend unetnicrophotographle et on met celle-ci en place à l'endroit de la diapositive 14 de la figure 1, et on l'analyse.Alternative ment, on peut placer ce tissu au-dessus d'une source lumineuse correctement diffusée, et l'on utilise ce tissu en tant qu'objet 31 comme le montre la figure 2. En supposant que l'on désire déterminer si ce tissu est normal ou anormal, on prépare une lame portant du tissu normal, et on analyse pour ensuite la chiffrer, et les valeurs numériques résultantes sont introduites dans l'ordinateur 23 et emmagasinées dans la mémoire 24 de celui-cio Puis, une lame d'un tissu à examiner est explorée et chiffrée, et les valeurs numériques correspondantes sont fournies à ltordinateur aux fins de comparaison avec les valeurs emmagasinées de façon à déterminer si elles sont identiques ou non, ce qui donne un signal de lecture approprié.Si seulement une certaine partie du tissu est jugée digne d'intér8t, on peut limiter l'exploration à cette seule partie. Naturellement, il est préférable de normaliser la prépara tion, l'agrandissement, etco. des tissus à comparer, et de normaliser de mEme les conditions d'analyse, afin que des tissus semblables fournissent des valeurs numériques similaires.Toutefois, m8me un tissu normal peut donner lieu à certaines vari#ations, ce qui peut conduire à établir une gamme appropriée de déviations pour les tissus normaux, tandis que les tissus qui tombent en dehors de cette gamme seront identifiés pour effectuer un examen pathologique détaillé. I1 faut aussi s'attendre à ce quepifférents types de tissus animaux, bien que normaux, donnent des valeurs numériques différentes'# Ainsi, on peut classer des tissus en catégories du genre couramment adopté en pathologie, et lgon peut ainsi emmagasiner dans la mémoire de ltordinateur la gamme ordinaire de valeurs numériques aux fins de comparaison avec des tissus à observer ultérieurement dans cette catégorie.Certains types de tissus anormaux peuvent se distinguer d'une manière suffisamment claire et positive pour garantir la mise en mémoire des valeurs numériques correspondantes afin que l'on puisse identifier aisément un tissu tombant dans une gamme sélectionnée de déviations par rapport à ces valeurs. Pour évaluer une variété de catégories de tissus, on peut enregistrer des séquences numériques correspondantes dans les unités de mémoire 24 et les identifier de la façon connue pour déterminer ou restituer la catégorie correcte. D'une manière analogue, une séquence numérique sortant d'un convertisseur analogiquenumérique peut être identifiée de la façon connue, en fonction de sa catégorie, pour permettre une comparaison appropriée dans 1' ordinateur. Il est évident que la méthode proposée ci-dessus présente un intérêt exceptionnel pour faciliter l'examen économique de tissus sur une grande échelle, attendu que l'examen détaillé par un pathologiste se limite uniquement à la partie identifiée comme étant en dehors de la gamme sélectionnée des déviations normales. De même, I1 invention permet une évaluation rapide lorsque l'ordinateur fait partie de l'équipement, ou si cet ordinateur est facilement disponible en cas de besoinO Bien qu'il soit préférable de chiffrer automatiquement le signal vidéo comme on l'a décrit ci-dessus, et d'utiliser un ordinateur numérique, on peut aussi recourir à d'autres méthodes de comparaison'.Ainsi, par exemple, on peut photographier les images vidéo de ltoscilloscope, telle que les montre la figure 3, et établir par ce procédé des archives montrant des structurestypes de divers tissus et autres matérlaux Ces derniers peuvent autre visionnés pour les comparer visuellement avec l'aspect vidéo d'un tissu en cours d'examen, ou à une photographie d'un tel tissu.On peut comparer des photographies du signal vidéo filtré, tel qu'il apparaît sur les figures 3b et Sd, ou des diapositives obtenues à partir de ces photographies, avec des photographies ou diapositives faites à partir d'un tissu en cours d'examen, en opérant éventuellement à 11 aide de comparateurs de courbes9 Bien que l'invention soit particulièrement importante pour l'examen de tissus humains, il est évident qu'elle peut titre extremement utile dans une grande variété d'applications où la reconnaissance, la discrimination ou l'identification d'objets est souhaitée, par exemple des photographies, des clichés radioscopiques, des objets personnels, etc.. L'invention a été décrite en se rapportant à des modes particuliers de réalisation: cependant, il est évident pour tout homme de l'art que des modifications et élaborations ultérieures peuvent venir à l'esprit des spécialistes sans sortir du cadre de l'invention, tel que les définissent les revendications qui suivent -:- REVENDICATIONS i. Appareil pour produire la représentation numérique d'un objet à reconnattre par la comparaison de sa représentation numérique avec un jeu de représentations numériques d'objets connus, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend :: a) des moyens pour analyser un champ d'objet bi-dimensionnel aux fréquences de balayage de ligne et de trame afin de produire un signal vidéo représentatif d'un objet dans ledit champ d'objet, b) et des moyens comprenant un convertisseur analogiquenumérique pour produire au moins plusieurs sorties numériques pendant chaque balayage de ligne, chacune de ces sorties numériques étant proportionnelle à la valeur d'ensemble dudit signal vidéo pendant une période de temps au moins aussi longue, approximativement, qu'un intervalle d'analyse de ligne dudit signal vidéo, c) lesdites plusieurs sorties numériques sont produites pour au moins une fraction importante de l'analyse de ligne à une cadence telle que les intervalles séparant les conversions analogiques-numériques successives sont au moins aussi longues qu'approximativement un intervalle d'analyse de ligne dans ledit signal vidéo. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite cadence de production de sorties numériques est inférieure à ladite fréquence de balayage' de ligne 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour appliquer lesdites sorties numériques à un ordinateur numérique, afin de permettre de comparer des sorties numériques correspondant à un objet avec des sorties numériques correspondant à un autre objet. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens permettant dtenregistrer lesdites sorties numériqueso 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune desdites sorties numériques est proportionnelle à la valeurmoyenne dudit signal vidéo pendant une période respective de temps. 6. Appareil pour produire la représentation numérique d'un objet à reconnaitre par la comparaison de sa représentation numérique avec un jeu de représentations numériques d'objets connus, lequel est caractérisé en ce qu'iL comprend s a) des moyens pour analyser un champ d'objet en deux dimensions, aux fréquences de balayage de ligne et de trame, pour produire un signal vidéo représentatif d'un objet dans ledit champ d'objet, b) des moyens pour filtrer ce signal vidéo afin d'en éliminer pratiquement les fréquences qui se trouve au niveau et au-dessus du niveau de ladite fréquence de balayage, en vue de fournir un signal vidéo filtré, et c) un convertisseur analogique-numérique pour effectuer la discrimination dudit signal vidéo filtré au moins plusieurs fois pendant une analyse de trame à des intervalles successifs et produire des sorties numériques correspondantes pour au moins une fraction importante d'une analyse de tramee 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la cadence de dis=rimination est inférieure à ladite fréquence de balayage de ligne# 8. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens permettant de diriger ces sorties numériques vers un ordinateur numérique, afin de pouvoir comparer les sorties numériques qui correspondent à un objet avec des sorties numériques qui corres#pondent à un autre objets 9.Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour enregistrer ces sorties numéri- ques. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour appliquer lesdites sorties numériques à un ordinateur numérique, afin de permettre de comparer des sorties numériques qui correspondent à un objet avec des sorties numériques qui correspondent à un autre objet. 11. Procédé pour réaliser une représentation numérique d'un objet à reconnaitre par la comparaison de sa représentation numérique avec un jeu de représentations numériques d'objets connus, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à : a > analyser ledit objet en deux dimensions aux fréquences de ligne et de trame pour produire un signal vidéo, b) à convertir au moins plusieurs parties successives dudit signal vidéo, pendant une analyse de trame, en valeurs numériques qui varient chacune selon la valeur d'ensemble du signal vidéo pendant une période de temps correspondante et au moins aussi longue qu'approximativement un intervalle de balayage de ligne dudit signal vidéo,' c) lesdites plusieurs'valeurs numériques sont produites pour au moins'une partie importante d'une analyse de trame et les intervalles de temps correspondant aux valeurs numériques successives sont au moins aussi longues qu'approximativement un intervalle d'analyse de ligne. ~2. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer lesdites valeurs numériques correspondant audit objet à reconnatire à un ordinateur numérique pour y titre enregistrées, et à fournir audit ordinateur des valeurs numériques correspondants auxdits objets connus aux fins de comparaison avec les valeurs numériques dudit objet à re conna#tre'.