La présente invention est relative à une source de vide du type comprenant un corps tubulaire dans lequel coulisse à joint étanche un piston solidaire d'une tige qui traverse un premier fond du corps, l'intérieur de ce corps communiquant avec l'extérieur par un orifice Les objets connus de ce type, que l'on peut grouper sous l'appellation de "seringues" , ne peuvent etre utilisés comme sources de vide qu'en les manoeuvrant à deux mains, une main tenant le corps et l'autre tirant sur la tige du piston. Ceci est très incommode et exclut en grande partie de nombreuses applications, par exemple l'aspiration de venin sur soi-même à la suite d'une piqûre ou d'une morsure. L'invention a pour but de fournir une source de vide qui puisse être actionnée d'une seule main. A cet effet, elle a pour objet une source de vide du type précité, caractérisée en ce que la tige traverse le fond à joint étanche et en ce qu'il est prévu des moyens pour faire communiquer l'orifice avec une première chambre du corps située entre le fond et le piston, au moins dans la position de celui-ci la plus éloignée de ce fond. Dans un-premier mode de réalisation, l'orifice est ménagé dans le second fond du corps , et lesdits moyens comprennent un conduit s'étendant longitudinalement dans la tige à partir du piston et se terminant par un évent radial disposé de façon à passer d'un coté à l'autre du premier fond du corps lorsque le piston arrive dans ladite position. Dans un deuxième mode de réalisation, lesdits moyens comprennent un évidement ménagé dans la paroi latérale interne du corps au voisinage du second fond. Dans ces deux modes de réalisation, le vide créé dans la première chambre par le déplacement du piston arrive brutalement en communication avec l'orifice en fin de course de ce piston. Dans un autre mode de réalisation, l'orifice est ménagé au voisinage du premier fond ou dans celui-ci, et il est prévu des moyens reliant la seconde chambre du corps à l'atmosphère pendant le déplacement du piston; ceci permet d'obtenir une dépression dès le début du déplacement du piston et de régler l'intensité de cette dépression. La source de vide suivant l'invention peut notamment être utilisée en combinaison avec un dispositif pour créer et maintenir une dépression dans une enceinte comprenant un clapet unidirectionnel relié à une paroi de l'enceinte et des moyens pour raccorder ce clapet à une source de vide. L'enceinte peut comprendre un couvercle rigide ou un bouchon souple de récipient dans un orifice duquel est fixé le clapet, ou encore être constituée par une ventouse médicale. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés, sur lesquels: la Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une source de vide suivant l'invention; la Fig. 2 est une vue analogue de la même source de vide en position d'aspiration, la Fig. 3 est une vue prise en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1; la Fig. 4 est une vue analogue d'une variante; les Fig. 5 à 7 sont des vues partielles en coupe de dispositifs suivantl'invention Pour la ctéatioe et le maintien d'une d#ssicn; les Fig. 8 et 10 représentent en coupe longitudinale deux autres modes de réalisation de sources de vide suivant l'invention;; les Fig. 9 et 11 sont des vues prises respectivement en coupe suivant les lignes 9-9 et 11-11 des Fig. 8 et 10; la Fig. 12 montre en coupe un dispositif d'aspiration de sang utilisable notamment avec la source de vide des Fig. 10 et Il. La source de vide ou seringue 1 des Fig. I et 2 est cons tituée de quatre éléments : un corps 2, un chapeau 3 et un ensemble tige-piston 4 muni d'un bouton d'actionnement 5. Chacun de ces éléments est réalisé en une matière plastique moulée. Le corps 2 a une forme générale cylindrique d'axe X-X, il se compose d'un ffit tubulaire 6 à une extrémité duquel se trouvent un fond plat 7 et deux oreilles radiales extérieures 8. Pour la commodité de la description, on supposera que l'axe X-X est vertical et que le fond 7 et les oreilles 8 se trouvent à l'extrémité supérieure du fut 6. L'autre extrémité de ce dernier est ouverte. Le fond 7 est percé d'un orifice central 9 dont la partie supérieure est rétrécie par une collerette mince relativement souple. Le chapeau 3 est un disque dont le diamètre extérieur est égal à celui du fût 6 et qui comporte en son centre un orifice 1O convergent vers le haut. Le piston 11 comporte sur sa périphérie une lèvre annulaire divergente 12 de faible hauteur, dirigée vers le bas. Un conduit axial 13 part de la face inférieure de ce piston, s'étend sur la plus grande partie de la longueur de la tige 14 et se termine par un coude 15 pour déboucher radialement par un évent 16. Le diamè- tre de la tige 14 est à peu près égal à celui de la partie inférieure de l'orifice 9 du fond 7. Le montage de la seringue 1 s'effectue de la façon suivante: on introduit la tige 14 dans le fût 6 par le bas, et on lui fait traverser l'orifice 9. La collerette de celui-ci se déforme alors vers-le haut pour former une lèvre 15 annulaire appliquée hermétiquement sur la tige 14 tout en permettant son coulissement, la lèvre 12 du piston ll coulissant hermétiquement contre la paroi interne du fût 6. On fixe ensuite, par exerhple par collage, le bouton 5 sur l'extrémité supérieure de la tige 14, et l'on fixe de même le chapeau 3 sur la tranche d'extrémité inférieure plane 17 du fût 6. Le fonctionnement de cette seringue est le suivant : le piston étant en position haute, on saisit la seringue avec une main, de la façon classique, avec deux doigts sous les oreilles 8 et le pouce sur le bouton 5. On presse sur celui-ci, ce qui fait descendre le piston. L'air situé sous celui-ci s'échappe à l'atmosphère par le conduit 13 et l'évent 16, éventuellement, il peut aussi s'échapper par l'orifice 10 si celui-ci est ouvert sur 1 atmosphère En fin de course du piston, lorsque celui-ci vient buter contre le chapeau 3, l'évent 16 passe juste au-dessous du fond 7 (Fig. 2). Les chambres 2' et 2" du corps sont alors mises en communication par le conduit 13, de sorte que le vide créé dans la chambre supérieure 2' par la descente du piston provoque une dépression brutale dans la chambre inférieure 2", dont le volume est alors très faible. On peut emmancher dans l'orifice 10 un embout 18 comportant un raccord supérieur conique 19 percé axialement et une jupe inférieure cylindrique 20 ouverte vers le bas et reliée au raccord 19 par une collerette. Si l'on applique cette jupe sur une blessure, une morsure ou une piqûre avant de faire descendre le piston 11, ou au moins avant que celui-ci n'atteigne le chapeau 3, la fin de la descente de ce piston provoque une brusque aspiration permettant d'évacuer le sang localement souillé. Ce soin d'urgence peut se faire sur soi-même, de façon très commode sur à peu près n'importe quel endroit du corps, puisqu'unie main suffit pour créer l'aspiration. Les Fig. 3 et 4 montrent deux variantes de section de la jupe 20, l'une circulaire, l'autre oblongue,utilisables au choix suivant la forme de la blessure à traiter. la Fig. 5 montre un récipient 21 destiné à conserver un produit, par exemple un produit alimentaire, sous vide partiel. Ce récipient est muni d'un couvercle vissé 22 pourvu d'un trou central 23 dans lequel est fixée la partie inférieure 24 d'une soupape anti-retour 25. Cette partie inférieure comporte un alé sage 24' et une face supérieure plane sur laquelle est fixée hermétiquement la périphérie d'une pièce supérieure 26. Celle-ci définit avec la pièce 24 un logement pour un obturateur libre plan 27, ce logement communiquant vers le haut avec l'extérieur par un conduit cylindrique puis évasé 28. La face supérieure du logement est plane mais rainurée. Pour créer une dépression dans le récipient 21, on emmanche dans l'orifice 10 de la seringue I un embout 29 percé longitudinalement et & bout arrondi. On applique ce bout dans l'ouverture du conduit 28, et l'on fait descendre à fond le piston de la seringue. La dépression ainsi créée soulève l'obturateur 27, et les rainures de son logement permettent l'échappement de l'air. On peut bien entendu répéter l'opération plusieurs fois pour augmenter la dépression dans le récipient 21, la valeur de celle-ci n'étant limitée que par le degré d'étanchéité des divers éléments. On peut ainsi conserver des aliments sous vide de façon très simple. La soupape 25a de la Fig. 6 est analogue dans l'ensemble à la précédente, mais sa partie inférieure 24a est plus longue et s'emmanche dans le conduit 30 d'un bouchon souple 31 de flacon ou analogue 32. De plus, l'obturateur 27a est muni d'une tige de guidage inférieure 33 coulissant avec jeu dans le trou de la pièce 24a. Le fonctionnement est le même qu'à la Fig. 5 et peut servir par exemple à conserver sous vide des produits en laboratoire. Dans les deux cas, pour s'assurer contre un défaut d'étanchéité de l'obturateur, on peut obturer le conduit 28 au moyen d'un bouchon, par exemple d'un bouchon souple conique 34, après avoir créé la dépression. La Fig. 7 représente une ventouse médicale comprenant un corps cylindrique 35 fermé supérieurement par un fond 36 et ouvert vers le bas, le fond étant percé d'un orifice central 37. Sur le fond 36 fait saillie vers le haut un tube taraudé 38 coaxial. Un contre-alésage 39 entoure l'orifice 37 et reçoit l'obturateur 40, qui est un disque plan de hauteur supérieure à la profondeur du contre-alésage et strié sur sa face supérieure. La ventouse est complétée par un raccord 41 se vissant dans le tube 38. Ce raccord a une face inférieure plane et est traversé par un conduit axial 42 dont la partie supérieure ouverte est évasée. Pour mettre en place la ventouse sur le dos d'un malade, on dévisse légèrement le raccord 41 pour laisser un petit jeu vertical à l'obturateur 40, comme représenté à la Fig. 7.On applique à l'entrée du conduit 42 le bout de l'embout 29 monté sur la seringue 1, et l'on fait descendre à fond le piston 11. Les stries de l'obturateur 40 permettent l'échappement de l'air. Cette pose est très commode et très rapide. Si l'on veut garantir longtemps l'étanchéité, on visse à fond le raccord 41 jusqu'à ce qu'il bute contre le pourtour du contre-alésage 39, en écrasant légèrement l'obturateur. La seringue la des Fig. 8 et 9 diffère de celle des Fig. 1 a et 2 par le fait que la tige 14a du piston lla est pleine et que la paroi intérieure du fût 6a présente deux encoches axiales 43 a adjacentes au chapeau 3. De plus, l'étanchéité entre la tige 14a et le fond 7a est réalisée au moyen d'un joint torique 44 logé dans une gorge 45 de ce fond. On a représenté par ailleurs un embout 18a emmanché dans 1 'orifice 10 et de forme allongée à peu près-cylindrique, le conduit central de cet embout s'évasant a son extrémité inférieure; l'embout 18a peut notamment servir au traitement de petites piqûres. La seringue la provoque, comme la seringue 1, une brusque dépression en fin de course du piston par la mise en communication des deux chambres 2', 2 du corps 2a de la seringue lorsque la lèvre du piston arrive en regard des encoches 43. Les mêmes utilisations peuvent donc convenir à ces deux seringues. On remarque que dans ce mode de réalisation,il est nécessaire d'år.ener le piston près des encoches 43 avant de raccorder la seringue à l'objet à aspirer, pour permettre l'évacuation de l'air hors de la chambre 2". Dans certains cas,la brusquerie de la dépression peut être indésirable, par exemple pour une prise de sang. La seringue lb des Fig. 10 et Il permet d'obtenir une dépression progressive b réglable un tube 46 longe le fût 6 , communique avec la chambre 2' par un orifice radial 47 adjacent au fond 7b, et fait saillie b vers le bas au-delà du chapeau 3b, celui-ci étant dépourvu d'ori- fice central. On a représenté à la Fig. 10 un corps de seringue 2b constitué de deux parties moulées accolées par des faces planes. L'ensemble tige-piston 4 est le même qu'à la Fig. 1. Lorsque le piston est amené de sa position haute à une position quelconque telle que celle de la Fig. 10, il crée dans la chambre 2' une dépression qui se transmet par le tube 46. On peut par exemple raccorder celui-ci à l'entrée 48 du dispositif de prise de sang de la Fig. 12, qui est reliée à une aiguille creuse 49 par l'intermédiaire d'un conduit 50 à chicane 51; un tube gradué 52 est raccordé entre la chicane 51 et l'aiguille 49. La dépression provoquée par le mouvement du piston dépend de la position de ce dernier et détermine l'aspiration de la quantité désirée de sang dans le tube 52. On remarque que pour la dépression maximale, l'évent 16 se trouve dans la chambre 2', de sorte que le piston est soumis à la même pression sur ses deux faces et n'a aucune tendance à remonter. En variante, l'évent pourrait être situé sur la tige 14 de façon à être toujours au-dessus du fond 7b, ou bien la tige pourrait être pleine comme à la Fig. 8 et le chapeau 3b percé d'un orifice permettant l'échappement de l'air de la chambre 2". On peut bien entendu envisager de très nombreuses applications des seringues des Fig. 1, 8 et 10, qui sont utilisables à chaque fois que l'on veut créer une dépression rapidement et com modément, avec une source de vide peu encombrante et toujours disponible, notamment chez soi ou en laboratoire: débouchage de petits conduits, amorçage de siphons, transfert de fluides dangereux entre deux récipients, etc. - REVENDlCATIONS - 1.- Source de vide du type comprenant un corps tubulaire communiquant avec l'extérieur par un orifice d'aspiration et dans lequel coulisse à joint étanche un piston solidaire d'une tige qui traverse à joint étanche un premier fond du corps, des moyens étant prévus pour faire communiquer l'orifice d'aspiration avec une première chambre du corps située entre ledit premier fond et le piston lorsque celui-ci est complètement enfoncé, de façon que l'enfoncement complet du piston crée une aspiration à travers l'orifice, cette source de vide étant caractérisée en ce que le corps (2) présente deux oreilles radiales (8) au voisinage dudit premier fond (7, 7a) et en ce que l'orifice d'aspiration (10) est ménagé dans le second fond (3) du corps (2) 2.- Source de vide suivant la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens comprennent un conduit (13) s'étendant longitudinalement dans la tige (14) à. partir du piston (11) et se terminant par un évent radial (16) disposé de façon à passer b d'un coté à l'autre du premier fond (7) du corps (2, 2 ) lorsque le piston arrive dans la position la plus éloignée de ce premier fond. 3.- Source de vide suivant la revendication I, caractérisée en ce que lesdits moyens comprennent un évidement (43) ménagé dans la paroi latérale interne du corps (2a) et dont la dimension longitudinale est supérieure à celle du bord (12) du piston (11). 4.- Source de vide suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'évidement (43) est ménagé au voisinage dudit second fond (3). 5.- Source de vide du type comprenant un corps tubulaire communiquant avec l'extérieur par un orifice d'aspiration et dans lequel coulisse joint étanche un piston solidaire d'une tige qui traverse à joint étanche un premier fond du corps, des moyens étant prévus pour faire communiquer l'orifice d'aspiration avec une première chambre du corps située entre ledit premier fond et le piston de façon que l'enfoncement du piston crée une aspiration à travers l'orifice, cette source de vide étant caractérisée en ce que le corps (2) présente deux oreilles radiales (8) au voisinage dudit premier fond (7, 7a), et en ce que l'orifice d'aspiration b (47) est ménagé dans la paroi latérale (gb) du corps (lob, et cons- titue l'extrémité d'un canal d'aspiration (46) qui longe cette paroi et débouche axialement au-delà du second fond (3b). 6. - Source de vide du type comprenant un corps tubulaire communiquant avec ltextérieur par un orifice d'aspiration et dans lequel coulisse à joint étanche un piston solidaire d'une tige qui traverse à joint étanche un premier fond du corps, des moyens étant prévus pour faire communiquer l'orifice d'aspiration avec une première chambre du corps située entre ledit premier fond et le piston de façon que l'enfoncement du piston crée une aspiration à travers l'orifice d'aspiration, cette source de vide étant caractérisée en ce que orifice d'aspiration (47) est ménagé au ç7b voisinage du premier fond (7b) ou dans celui-ci, en ce que le second fond (3b) du corps t25) est plein, et en ce qu'il est prévu un conduit (13) s'étendant longitudinalement dans la tige (14) à partir du piston (11) et se terminant par un évent radial (16) b dispose de façon à passer d'un côté à l'autre du premier fond (7 du corps (2b) lorsque le piston arrive dans la position la plus éloignée de ce premier fond. 7.- Source de vide suivant la revendication 6, caractérisée en ce que l'orifice d'aspiration (47) est ménagé dans la paroi latérale (6b) du corps (2b) et constitue l'extrémité d'un canal d'aspiration (46) qui longe cette paroi et se termine au-delà du second fond (3b) 8.- Dispositif pour créer et maintenir une dépression dans une enceinte, du type comprenant un clapet unidirectionnel relié à une paroi de l'enceinte et des moyens pour raccorder ce clapet å une source de vide, caractérisé en ce que les moyens de raccordement comprennent un raccord vissé (41) qui presse l'obturateur (40) du clapet sur son siège (39) lorsqu'il est vissé a fond. 9.- Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la source de vide (1, la 15) est telle que définie dans l'une quelconque des revendications 1 à 7.