La présente invention concerne un procédé de fabrication de barrettes à cheveux. Elle se rapporte,plus particulièrement, à la réalisation de la liaison entre la charnière et la tige,pour une barrette dont la charnière comprend une embase sur une face de laquelle font saillie deux pattes, initialement parallèles et susceptibles d'être cintrées et rapprochées de manière à retenir la partie de la tige formant axe d'articulation, introduite entre lesdites pattes, l'autre face de l'embase de la charnière présentant des tenons aptes à entre incrustés à chaud dans l'élément principal de la barrette. Une barrette à cheveux de ce genre se trouve déjà décrite dans la demande de brevet français NO 2 387 374, au nom du déposant. Dans une telle barrette, les deux pattes en saillie de la charnière ménagent entre elles, initialement, un évidement ayant une section en forme de U, qui reçoit les extrémités pliées à angle droit du fil métallique constituant la tige. Au moye; d'un poinçon de forme adaptée, les deux pattes considérées sont ensuite repliées de manière à empêcher la séparation de la tige et de la charnière, mais tout en permettant le pivotement de la tige par rapport à la charnière. Bien que cette liberté de mouvement de la tige soit le résultat final recherché,pour permettre l'ouverture et la fermeture de la barrette, elle constitue plutôt un inconvénient dans le processus de fabrication de la barrette. En effet, en raison de l'articulation de la tige par rapport à la charnière, il est difficile de tenir et de positionner avec précision la charnière, au moment où celle-ci doit être incrustée à chaud dans l'élément principal de la barrette. Par suite de ceci, on rencontre encore actuellement des difficultés pour la fabrication industrielle des barrettes à cheveux,à grande cadence. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, elle a pour objet un procédé de fabrication de barrettes a cheveux du genre précédemment rappelé, dans lequel -la tige de la barrette est réalisée en fil métallique enrobé de matière plastique, -l'articulation de la tige sur la charnière est bloquée par cette couche extérieure de matière plastique lorsque les pattes de la charnière sont repliées sur la partie de la tige formant axe d'articulation, et -lors de l'incrustation à chaud de la charnière dans l'élo- ment principal de la barrette, la couche de matière plastique est partiellement fondue, autour de la partie de la tige formant axe d'articulation, de manière à libérer l'articulation de la tige. Grâce à ce procédé original, on obtient les résultats remarquables suivants -Le blocage provisoire de l'articulation de la tige permet de positionner aisément la charnière, au moment où celleci doit Entre incrustée dans l'élément principal de la barrette, puisqu'on a alors un sous-ensemble rigide n tige-charnière Ir. après le sertissage à chaud, la matière plastique fondue se resolidifie et forme un palier pour le pivotement de la tige, l'articulation de cette dernière se trouvant par ailleurs libérée. La matière resolidifiée peut en outre obturer la légère fente qui subsiste entre les deux pattes de la charnière,après cintrage de celles-ci. -Sur la barrette achevée, l'enrobage de la tige assure une protection de celle-ci et permet également une décoration facile avec des couleurs variées. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif,une barrette à cheveux fabriquée par le procédé objet de l'invention : Figure 1 représente une telle barrette à cheveux l'état achevé, vue par dessous; Figure 2 montre la même barrette, vue de c8té; Figure 3 est une vue de face de la charnière seule de cette barrette; Figure 4 est une vue en plan par dessus, et Figure 5 est une vue de côté de ladite charnière dans son état initial; Figure 6 est une vue partielle en coupe de la barrette,dans la région de la charnière. Aux figures 1 et 2 est représentée une barrette à cheveux d'un genre connu, à laquelle s'applique la présente invention. Cette barrette comprend un élément principal 1 en matière plas-tique, de forme générale allongée et légèrement incurvée, et un élément 2 dit tige, articulé à l'élément principal 1 au moyen d'une charnière 3.La tige 2 est constituée par un fil métallique replié sur luimême, et présentant une certaine élasticité qui lui permet de se verrouiller sur une boule 4 portée par l'élément 1 à son extrémité opposée à celle qui comporte la charnière 3. Du côté de la charnière 3, les deux extrémités de la tige 2 sont pliées sensiblement à angle droit, de manière à venir l'une dans le prolongement de l'autre et à constituer ainsi l'axe d'articulation de ladite tige. La charnière 3 spécialement adaptée à l'axe d'articulation ainsi constitué, est formée par une embase rectangulaire 5, sur les grands catés de laquelle font saillie deux pattes 6, et sur les petits cotés de laquelle font saillies deux joues 7, de telle manière que les deux pattes 6 se trouvent encadrées par les deux joues 7.En outre, deux tenons 8, munis de dents latérales, font saillie sous l'embase 5. Comme le montrent les figures 3 et 4, les tenons 8 sont prévus aux extrémités de l'embase 5, dans le prolongement des joues 7, mais ceci ne constitue pas une obligation. La charnière 3 ainsi constituée est réalisée en mé tal ou en alliage, par exemple en zamac, et ses formes sont de préférence obtenues par moulage par injection, estampage ou découpage,pour éviter tout usinage qui serait coûteux. initialement ses deux pattes 6 sont sensi blement parallèles et ménagent entre elles un évidement 9 ayant une section en forme de U,coDme le montre notamment la figure 5. Les deux extrémités pliées à angle droit de la tige 2 sont introduites dans l'évidement 9, et les deux pattes 6 sont cintrées et rapprochées de manière à empê cher la séparation de la tige 2 et de la charnière 3.Les joues 7 assurent la retenue latérale de la tige 2 ainsi articulée, en empêchant tout Jeu axial.La charnière 3 est sertie à chaud sur l'élément principal 1 de la barrét- te, grâce à ses deux tenons 8,dont les dents latérales assurent un bon accrochage dans la matière de l'élément I. Selon l'invention, la tige 2 de la barrette précédemment décrite est réalisée en fil métallique enrobé de matière plastique, la figure 6 montrant la couche extérieu re 10 de matière plastique, qui est par exemple une résine époxyde, et qui intervient de la manière suivante, à plu sieurs stades du processus de fabrication En premier lieu, au moment où les deux pattes 6 de la charnière 3 sont repliées, à l'aide d'un poinçon de forme adaptée, sur les extrémités coudées de la tige g la charnière 3 se trouve bloquée, c' est-à-dire que la ti ge 2 est empêchée de-pivoter par rapport à la charnière, en raison de la présence de la couche extérieure de sa- tière plastique. Qn obtient donc, provisoirement, un sous ensemble rigide " tige-charnière ", qui permet de posi tionner aisément la charnière 3 au moment oà celle-ci doit être incrustée dans l'élément principal I de la barrette. Par ailleurs, l'incrustation se faisant à chaud,on assiste alors à une fusion partielle de la couche de ma tière plastique 10 autour des extrémités coudées de la tige 2, ce qui conduit à un double résultat -D'une part, l'articulation de la tige 2 est libérée, c'est-à-dire que cette tige peut désormais pivoter par rapport à la charnière 3, ce qui est évidemment nécessaire pour permettre l'ouverture et la fermeture de la barrette. -D'autre part, la faible quantité de matière plastique fondue puis resolidifiée forme une sorte de palier lisse facilitant le pivotement de la tige 2, non seulement en recouvrant les parois intérieures de la charnière,mais aussi en obturant la légère fente qui subsiste entre les deux pattes 6 précédemment rapprochées l'une de l'autre. Il faut ajouter que l'enrobage en matière plastique de la tige 2 possède, en outre, un rôle définitif qui est a la fois de protection et de décoration, puisque des couleurs variées peuvent être facilement données de cette manière à la tige. Enfin, d'une façon plus générale, on notera que le procédé selon l'invention permet une fabrication industrielle des barrettes à cheveux, à grande cadence et avec une parfaite régularité et qualité du produit obtenu. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas au cas de la seule barrette décrite ci-dessus, à titre d'exemple; elle embrasse, au contraire,toutes les variantes de mise en oeuvre et d'application du procédé exposé précédemment. -RETEKDICAEIONS w w 1.- Procédé de fabrication de barrettes à cheveux, et plus particulièrement de réalisation de la liaison entre la charnière et la tige, pour une barrette dont la charnière comprend une embase sur une face de laquelle font saillie deux pattes, initialement parallèles et susceptibles d'te cintrées et rapprochées de manière à retenir la partie de la tige formant axe d'articulation, introduite entre lesdites pattes, l'autre face de l'embase de la charnière présentant des tenons aptes à être incrustés à chaud dans l'élément principal de la barrette,caractérisé en ce que la tige de la barrette est réalisée en fil métallique enrobé de matière plastique, en ce que l'articulation de la tige sur. la charnière est bloquée par cette couche extérieure de matière plastique lorsque les pattes de la charnière sont repliées sur la partie de la tige formant axe d'articulation, et en ce que, lors de l'incrustation à chaud de la charnière dans l'élément principal de la barrette, la couche de matière plastique est partiellement fondue, autour de la partie de la tige formant axe d'articulation, de manière à libérer 1 'articu- lation de la tige. 2.- Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que la matière plastique, enrobant le fil métallique de la tige, est une résine époxyde. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2,caractérisé en ce que la matière plastique enrobant le fil métallique de la tige, fondue puis resolidifiée, obture la légère fente qui subsiste entre les deux pattes de la char nière,-après cintrage de celles-ci.