La présente invention, due à la collaboration de Messieurs Raymond FORTIN et Philippe ROUVRE, se rapporte à un dispositif de commande de signalisation de changement de direction pour véhicules automobiles et en particulier au mécanisme de-retour à zéro automatique de la commande par rotation de la colonne de direction. Dans la demande de brevet antérieure déposée le 4.7.78 par le présent demandeur sous le NO 78/19 926, il était prévu de manoeuvrer, à partir de boutons poussoirs placés dans un boîtier sous le volant, un commutateur classique à tige de commande pivotante agissant sur des contacts électriques intérieurs et à retour à zéro automatique par galet de friction contraint sur 11 arbre de la colonne de direction. L'invention consistait notamment à transformer les mouvements rectilignes des boutons poussoirs en mouvements circulaires propres à faire pivoter la tige de commande du commutateur, le résultat d1ensemble dégageant de nouvelles possibilités de style des tableaux de bord modernes. La présente invention va plus loin dans 11 intégration des commandes au volant par boutons poussoirs et a pour but de s1 affranchir complètement des commutateurs existants à tige de commande pivotant jugés trop encombrants et difficilement modifiables dans leur conception actuelle pour éventuellement les grouper en satellite autour du volant dans un ensemble plus complexe de commandes autres fonctions. A cet effet, l'invention a pour objet un commutateur simplifié, commandé directement par les tiges des boutons poussoirs sans transformation de mouvements intermédiaires, tout en conservant le rappel automatique par la colonne de direction. L'enfoncement d?un bouton poussoir établit un contact électrique réalisé sous la forme dtun aaekrporté directement par la tige du poussoir tout en rappelant l'autre bouton poussoir à sa position de repos par l'intermédiaire d'un levier verrouillant simultanément la course du premier poussoir. Une fois enfoncé, le bouton poussoir est maintenu en position par lteffet de cliquet du jack tandis que son rappel en position de repos est assuré automatiquement par les ailes d'un basculeur sollicité dans le sens qui convient par des cames portées par la colonne de direction. Le basculeur peut etre dédoublé, en variante, pour ne pas être sollicité inutilement par la rotation du volant si l'on ne fait pas usage de la commande de changement de direction. Le dispositif selon l'invention fait appel à un faible nombre de pièces simples, d'encombrement minimal, tout en garantissant une bonne précision dans la commande au volant avec un retour à zéro positif. D'autres avantages et particularités de l'invention apparaîtront au cours de la description qui suit de deux modes de réalisation donnés à titre d'exemples,en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue d'ensemble du dispositif au repos dans un plan passant par une section droite de la colonne de direction, - la figure 2 montre le dispositif enclenché, - la figure 3 est une variante de réalisation. Le dispositif de commande de signalisation comprend, figure 1, deux boutons poussoirs 1, 2 à actions parallèles mais perpendiculaires à l'axe 3 de la colonne de direction, guidés dans un boîtier non représenté à cet endroit et rappelés dès leur relâchement par des ressorts montés de façon connue en soi par rapport au boitier et comparables à la disposition de la figure 1 de la demande de brevet antérieure NO S8/19 926 précitée. Les boutons 1, 2 portent des fleches indiquant le sens du changement de direction à signaler et sont prolongés par des barrettes de poussée 5, 6 obliques et croisées dans l'exemple considéré mais qui pourraient être aussi bien droites. Les extrémités des barrettes poussent sur des tiges droites 7, 8 limitées dans leur course par des butées annulaires 9, 10 susceptibles de venir en appui contre une cloison 4 du boîtier, cloison traversée par les autres extrémités des tiges 7, 8. Par ailleurs, les tiges mobiles et isolantes portent des bagues conductrices 11, 12 séparées par une rainure annulaire 13, 14, réalisant avec des lamelles flexibles conductrices 15, 16 fixes par rapport au boîtier mais en contacts frottant sur les tiges 7, 8 des interrupteurs électriques de type jack qui transmettent l'impulsion électrique de commande vers la centrale clignotante et maintiennent les tiges dans leur position enclenchée. Les tiges portent également chacune un ergot transversall7,18 situé sur les trajectoires des ailes 21, 22 d'un levier 20 monté pivotant autour d'un axe 19 solidaire du boîtier et maintenu dans une position stable au moyen d'un ressort 23 accroché entre le levier 20 et un point fixe 24. Les tiges 7, 8 poussent à leur tour sur les ailes 25, 26 d'un basculeur 27 monté pivotant autour d1un axe 28 solidaire du boîtier et maintenu lui aussi dans une position stable au moyen d'un ressort 29 accroché entre le basculeur 27 et un point fixe tel que 24. Par simplification de construction, les ressorts de stabilisation 23, 29 du levier.et du basculeur peuvent être réunis en un seul ressort commun accroché entre les deux pièces précitées. Le basculeur 27 est en outre pourvu d'un bec médian 30 situé entre les ailes 25, 26 et placé sur la trajectoire 31 des cames 32 de rappel automatique montées autour de la colonne de direction 3, de façon connue en soi. Le dispositif fonctionne comme suit, en référence à la figure 2: En appuyant sur l'un 1 des boutons poussoirs, la tige 7 correspondante établit le contact électrique entre les lamelles 15 par le jack 11 et reste dans cette position par l'effet de cliquet du åack. La course de la tige 7 est limitée par la butée 9. Simultanément, l'ergot 17 de la tige déplacée fait pivoter le levier 20 par sa première aile 21, l'aile opposée 22 venant en appui contre l'ergot 18 de l'autre tige 8, ce qui empêche toute action sur l'autre bouton poussoir 2 et le verrouille ainsi. La distance observée entre les ergots 17, 18 et le levier 20 au repos (figure 1) permet à la tige 7 de se déplacer suffisamment pour venir pratiquement en appui contre le dos de l'aile 25 du basculeur 27 de rappel automatique. Si l'on appuie simultanément sur les deux boutons poussoirs, la position homologue des ergots 17, 18 par rapport au levier 20 empêche le pivotement du levier et limite la course des tiges 7, 8 à la seule distance ergot-levier insuffisante pour enclencher l'un quelconque des contacts électriques 15, 16. La rotation du volant et de la colonne de direction 3 fait pivoter dans le sens qui convient le bec 30 du basculeur placé sur la trajectoire 31 des cames 32 afin de repousser par l'aile 25, la tige 7 vers sa position initiale (en pointillés, figure 2) et de rompre le contact électrique 15 du jack 11. La variante de la figure 3 diffère seulement par un basculeur constitué de deux pièces 33, 34 montées pivotantes autour du meme axe 2 et possédant chacune une aile 35, 36 en appui eonstant par un ressort propre 37, 38 contre la tige du poussoir correspondant 7, 8 ainsi qu1un bec individuel 39, 40 ramené sur la trajectoire des cames 32 uniquement après l'enfoncement du bouton poussoir correspondant. Cette variante permet donc d'éviter de solliciter inutilement le basculeur 27 de la figure 1 par la rotation du volant, si l'on ne fait pas usage de la commande de changement de direction. L'invention n1 est pas limitée aux exemples de réalisation décrits mais englobe également tous les équivalents techniques simples à la portée de l'homme de métier et les détails technologiques non décrits. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de commande de signalisation de changement de direction d'un véhicule automobile au moyen de boutons poussoirs montés paral seulement dans un boitier accessible au volant et comprenant un système de rappel automatique à la position neutre au moyen de cames montées sur la colonne de direction, caractérisé en ce que les boutons (1, 2) poussent sur les extrémités de deux tiges parallèles (7, 8) portant chacune les bagues conductrices (11, t2) d'un inter rupteur électrique de type jack, tiges rappelées directement dans leur position de repos, en rompant les contacts électriques (15, 16), par par les ailes d'un basculeur (27) monté pivotant sur le boîtier autour d'une position stable donnée par un ressort (29) et sollicité par les cames (32) de la colonne de direction (3) rencontrant sur leur trajectoire un bec (30) du basculeur. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble des boutons poussoirs (1, 2), des tiges (7, 8) et du basculeur (27) agissent perpendiculairement à l'axe de la colonne de direction (3). 3 - Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le basculeur de rappel automatique est constitué de deux pièces (33, 34) montées pivotantes autour du meme axe (28) et possèdent chacune une aile (35, 36) en appui constant par un ressort (37, 38) contre la tige du poussoir correspondant et un bec (79, 40) ramené sur la trajectoire des cames (32) seulement après l'enfoncement du bouton poussoir correspondant. 4 - Dispositif selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un levier (20) monté pivotant sur le boîtier autour d'une position stable donnée par un ressort (23), pivote sous la poussée d'un ergot (17) porté par la tige (7) du bouton poussoir enfoncé et verrouille simultanément la tige (8) du bouton poussoir non sollicité en prenant appui contre l'ergot (18) de ladite tige 5 - Dispositif selon les revendications 1 et 4, caractérisé en ce que le levier (20) et le basculeur (27) sont stabilisés par un ressort commun reliant ces deux pièces.