La présente invention concerne des compositions contenant des substances luminescentes et elle concerne plus particulièrement des écrans perfectionnés de transformation de radiations comprenant des substances luminescentes contenant des halogénures, de meme qu'un procédé de fabrication de ces compositions et écrans. Une première classe d'écrans de transformation de radiations sont les écrans renforçateurs de rayons X contenant des substances fluorescentes que l'on utilise pour absorber les rayons X et transformer ces derniers en une lumière à laquelle l'halogénure d'argent d'un élément phot photographique est plus sen- sible qu'à une exposition directe aux rayons X. Ces écrans également appelés "écrans renforçateurs radiographiques sont habituellement disposés à l'intérieur d'une cassette de telle sorte qu'après la fermeture de cette dernière, chacune des deux -faces émulsionnées d'une pellicule à l'halogénure d'argent entre en contact intime avec un écran adjacent.Lors de l'exposition de la pellicule, les-rayons I traversent une face de la cassette, un écran renforçateur complet (avant), puis la pellicule photosensible à l'halogénure d'argent émulsionnée sur les deux faces, pour venir ensuite rencontrer les substances fluorescentes (particules de substances luminescentes) du deuxième écran renforçateur (arrière). De la sorte1 chaque écran devient fluorescent et émet de la lumière fluorescente dans au moins la couche adjacente d'émulsion à l'halogénure d'argent qui, en elle-mssme, est sensible ou soumise à une sensibilisation spectrale à la lumière émise par les écrans. Une deuxième classe d'écrans de transformation de radiations sont les écrans dits "fluoroscopiques". Ces écrans produisent une image directement visible coïncidant avec une image de radiations pénétrantes. Une troisième classe d'écrans de transformation de radiations comprend les écrans fluorescents utilisés conjointement avec une photocathode émettant des photoélectrons sous l'influence de la lumière fluorescente de l'écran. Ces écrans sont utilisés, par exemple, dans les tubes de transformation d'images ou renforçateurs d'images. Normalement, ces tubes contiennent également un écran fluorescent transformant, en lumière, l'impact des électrons rapides. Bes écrans renforçateurs radiographiques habituellement utilisés comprennent un support et une couche de particules fluorescentes dispersées dans un milieu liant macromoléculaire filmogène et cohérent. Normalement, on applique un revêtement protecteur sur la couche fluorescente afin de protéger cette dernière contre les influences ambiantes, par exemple, l'humi- dité, l'air et l'abrasion mécanique. Habituellement, ces revêtements protecteurs sont constitués de dérivés de la cellulose ou de polymères synthétiques du type décrit, par exemple, dans le Brevet Américan 3.164.719 demandé le 17 octobre 1961 au nom de Herbert Bauer. En règle générale, les couches constituées de dérivés cellulosiques sont quelque peu perméables à l'humidité et, par conséquent, elles sont plus hydrophobes ; toutefois, afin de protéger la couche de substances luminescentes contre l'humidité, on applique également des polymères synthétiques plus cofteux, par exemple, des polymères contenant des atomes de fluor. La protection contre l'humidité est nécessaire non seulement pour empêcher la formation de souillures sur la couche fluorescente, mais également pour empecher l'adsorption d'eau sur les particules de substances luminescentes. Contrairement au tungstate de calcium, une large classe de substances luminescentes contenant des halogénures sont plus ou moins hygroscopiques et même de faibles quantités d'eau réduisent, après un certain temps, le pouvoir d'émission de lumière fluorescente de ces substances luminescentes, si bien qu'à la longue, les écrans renforçateurs deviennent inutiles. On a essayé de remédier à ces inconvénients comme décrit dans les Brevets Américains 3.164.719 mentionné ci-dessus et 3.836.784 demandé le 6 mars 1973 auxnoms de Clayton W. Bates et Reichard A. Wallace. Lorsque, sur les couches de substances luminescentes, on coule des couches protectrices spéciales d'une haute imperméabilité à l'eau, ces couches ne possèdent pas toujours les caractéristiques souhaitées concernant la résistance mécanique et l'adhérence à la couche de substances luminescentes et elles nécessitent très souvent un procédé de coulée à haute température en raison de la solubilité médiocre des polymères. Torsquton utilise un polymère de fluorure de polyvinylidène comme agent liant repoussant l'humidité, on doit employer ce dernier en quantité assez élevée. Un objet de la présente invention est de fournir une composition comprenant des particules de substances luminescentes contenant des halogénures, ces particules de substances luminescentes étant dotées d'une certaine protection contre l'influence de l'humidité et la perte du pouvoir fluorescent. Plus particulièrement, un objet de la présente invention est de fournir des écrans de transformation de radiations d'une haute résistance à l'humidité et contenant des particules d'une substance luminescente contenant un halogénure. Un autre objet de la présente invention ést de fournir un procédé de fabrication de ces écrans ayant une meilleure stabilité en ce qui concerne leur pouvoir d'émission de lumière fluorescente. La présente invention fournit une composition comportant des substances luminescentes contenant des halogénures en mélange, en combinaison ou ayant réagi avec au moins une substance organique de telle sorte que le pouvoir fluorescent de ces substances luminescentes ait moins tendance à titre altéré par les effets néfastes de l'humidité. Dans certaines applications importantes de l'invention, la composition comporte des particules de substances luminescentes contenant des halogénures, en mélange, en combinaison ou ayant réagi avec un ou plusieurs composés métalliques organiques. Des composés organiques particulièrement efficaces de ce type seront désignés ci-après. Dans cette catégorie, on a obtenu de très bons résultats, par exemple, avec des composés organo-métalliques. L'invention concerne des compositions du type défini ci-dessus dans lesquelles un ou plusieurs composés organique s stabilisant la substance luminescente contre l'influence de l'humidité est ou sont présents sur les surfaces des particules de substances luminescentes. Ces composés superficiels peuvent entre un ou plusieurs composés appliqués à, ou déposés sur, les particules de substances luminescentes, ou encore un ou plusieurs composés résultant d'une réaction entre ces particules de substances luminescentes et une ou plusieurs substances préalablement mises en contact intime avec ces particules, par exemple, une ou plusieurs substances initialement dissoutes dans un milieu liquide et mises en contact, à l'état dissous, avec les particules de substances luminescentes. L'invention concerne des compositions du type défini ci-dessus dans lesquelles les particules- de substances luminescentes contenant un ou plusieurs composés organiquesles protégeant contre l'humidité sont dispersées dans unwagent liant. L'invention concerne également n'importe quel écran renforçateur consitué de ou contenant une-couche formée entièrement ou partiellement d'une composition suivant I'invention du type défini ci-dessus avec ou sans l'une ou l'autre -ou plusieurs des caractéristiques facultatives précitées ou mentionnées ciaprès. Une caractéristique facultative préférée consiste à employer, comme agent permettant de réduire les effets néfastes de l'humidité sur la substance luminescente, un composé organique ou une combinaison de composés organiques dont-le pouvoir protecteur virtuel subit un certain essai avec succès. Out essai (appelé ci-après "essai type1,) a été conçu en vue de déterminer le degré d'efficacité de l'un ou l'autre composé organique choisi pour protéger les substances luminescentes conformément à la présente invention. Essai type (1) On forme un écran renforçateur d'images radiographiques (écran A) à partir de la composition suivante Substance luminescente d'oxybromure de lanthane activé au terbium 100 g Substance organique (composé ou com binaison de composés organiques) devant entre soumise à l'essai 0,5 g Polyvinyl-n-butyral contenant 1Z% en poids de motifs d'alcool vinylique non acétalisé et ayant un poids moléculaire moyen de 50.000 12,5 g Méthyl-glycol 6,75 g; on procède à un broyage aux boulets en vue de réduire la granularité des particules à une finesse Hegman 7 NS, mesurée avec une jauge "Hegman" du type spécifié dans la norme ASEM D1210, puis on filtre la dispersion obtenue, on en élimine l'air et on applique la composition à raison de 500 g/m2 sur un papier baryté de 290 g/m2. (2) On forme un deuxième écran renforçateur d'images radiographiques (écran B) de la mtme manière que celle décrite pour l'écran A, avec cette exception que lton omet la substance organique devant Entre soumise à 1' essai. (3) On traite l'écran Â avec de l'humidité en appliquant, sur la couche de substance luminescente de l'écran, un morceau circulaire humide de papier-filtre pesant, à sec, 1,355 g et ayant un diamètre de 15 cm, ainsi qu'une teneur en eau de 3ri00 g; ensuite, on enferme l'écran A à l'abri de l'air conjointement avec le papier-filtre appliqué dans un sac de polyéthylène, on maintient le sac pendant 64 heures à 600C dans un compartiment aéré, puis on retire l'écran du sac, on enlève le papier filtre et on sèche l'écran à l'air à 800C pendant 30 minutes. (4) On soumet les écrans Â et B (le premier ayant été traité à l'humidité comme décrit ci-dessus) à une exposition aux rayons x tandis que les couches de substances luminescentes sont en contact avec des zones distinctes de la même émulsion à l'halogénure d'argent d'un élément photographique comportant un support transparent pour la couche d'émulsion, puis on développe l'élément photographique exposé. L'exposition aux rayons I et le développement ont lieu de telle sorte que, dans la zone de la couche d'émulsion qui était en contact avec l'écran B, on obtienne une densité spectrale d'au moins 1,00 au-delà du voile inhérent.En plus, la composition de l'élément à l'halogénure d'argent et de léveloppement sont prévus de telle sorte que des expositions progressivement croissantes de la zone d'émulsion à l'halogénure d'argent en contact avec l'écran B donnent une courbe de densité d'image argentique vis-à-vis du logarithme d'exposition ayant une valeur gamma (gradient maximum de la courbe caractéristique) de 3 (-5) On mesure les densités DA et DB obtenues dans les zones de la couche d'émulsion qui ont été exposées en contact avec les écrans A et B. (6) On calcule la perte réelle du pouvoir d'émission de l'amiere fluorescente de l'écran A traité à l'humidité sur la base dynes densités spectrales DA et DB mesurées dans l'étape 5 ci-dessu,, ainsi que sur la base de la valeur gamma 3, puis on détermine si le pouvoir d'émission de lumière fluorescente de 11 écran A représente ou non au moins 25% de celui de l'écran B. On considère qu'un composé organique ou qu'une combinaison de composés organiques satisfait à l'essai type ci-dessus si, lors de la détermination effectuée à l'étape 6, on constate que le pouvoir d'émission de lumière fluorescente de l'écran A contenant ce composé ou cette combinaison de composés représente au moins 25 de celui de l'écran B. Dans ltapplioatlon de loin préférée de l'invention, le ou les composés organiques conférant une protection contre l'humidité est ou sont prévus de telle sorte que, lorsqu'on les utilise dans l'écran A lors de l'essai type, le pouvoir d'émission de lumière fluorescente de l'écran A représente au moins 65% et, mieux encore, au moins 75% de celui de l'écran B. Si, lors de l'essai type, 11 écran B doit titre traité à l'humiditétout comme l'écran A avant d'entre soumis à l'exposai tion et au développement, cet écran B présente une perte de pouvoir fluorescent de plus de 90%. Comme on l'a déjà indiqué, dans n'importe quelle composition d'écran, on peut utiliser un mélange ou une conbinaisom de composés organiques stabilisants. De préférence, on utilise au moins un composé organique qui est incolore et qui donne un produit réactionnel incolore par réaction avec le chlorure d'hydrogène. Dans certaines applications avantageuses de l'invention, on utilise au moins un composé organique appartenant à la classe des composés métalliques organiques. Parsi les composés pouvant être utilisés suivant la présente invention, il y a les sels métalliques d'acides carboxyliques insolubles dans l'eau que l'on appelle "carboxylates". La préférence est donnée à un sel d'un métal bivalent ou trivalent, par exemple, un sel de baryum, de plomb, de cadmium ou de zinc d'un acide carboxylique aliphatique contenant, de préférence, au moins 7 atomes de carbone, par exemple, le stéarate de plomb, le stéarate de baryum, le 2-éthylhexanoate de baryum, le laurate de cadmium, de mme que le laurate ou le stéarate de zinc. Afin de préparer ces composés, on se référera à "J.Polymer Sci.t', volume XL (1959), page 420. On suppose que l'activité stabilisante de ces substances est due à leur aptitude à remplacer l'halogène labile, par exemple, le chlore, le brome ou l'iode parut groupe ester -OCOR dans lequel R représente un groupe organique rendant hydrophobe la substance à laquelle il a été fixe. Parmi d'autres composés métalliques organiques exerçant un effet stabilisant suivant la présente invention, il y a les mercaptides insolubles dans l'eau, par exemple, un mercaptide d'étain répondant à la formule générale dans laquelle R représente un groupe d'hydrocarbure, de préférence, un groupe d'hydrocarbure contenant au moins 4 atomes de carbone, par exemple, un groupe n-butyle. On suppose que, lors de la stabilisation, le groupe R-S est chimiquement fixé à la substance contenant des atomes d'halogénures labiles et qu'il peut se produire un échange d'halogène, le groupe mercapto conférant un caractère hydro fugue aux substances auxquelles il est lié chimiquement. On prépare des mercaptides de dialkyl-métaux, par exemple, comme décrit par Donald J. Cram et George -J. Hammond dans t'Organic Chemistrytt, 2ième édition (1964) "Mc Graw-Hill Book Company Inc.", New York, page 552. Une sous-classe intéressante de composés métalliques organiques subissant avec succès l'essai type comprend les composés organométalliques pouvant réagir avec un substituant halogéné labile ou faiblement lié, par exemple, un substituant présent dans un halogénure hydrolysable et/ou pouvant réagir avec le chlorure d'hydrogène. A cet égard, sont préférés, les composés organo-stanniques et les composés organo-bismutiques. Bon nombre de ces composés sont connus comme agents fixateurs de HCl ou de HBr ou pour le ralentissement de la dégradation thermique du chlorure de polyvinyle. Parmi ces composés, il y a, par exemple, le triphénylantimoine, le triphénylbismuth et le tétraphénylétain. Des composés organométalliques stabilisants particulièrement préférés et pouvant autre utilisés suivant la présente invention répondent à la formule suivante RmSnX4 m dans laquelle R représente un groupe d'hydrocarbure, X représente un à trois substituants électronégatifs, par exemple, l'oxygène sous forme substituée notamment dans un groupe alcoxy ou un groupe carboxylate, ou encore un substituant électronégatif de soufre ou un substituant sulfuré hydrofuge relié par l'atome de soufre à l'atome d'étain, par exemple, un groupe mercaptide ou xanthate, èt m représente 1, 2 ou 3, à l'exclusion de X = 3, 2 ou 1 atome(s) d'halogène(s) lorsque m = 1, 2 ou 3 respectivement. Parmi ces composés, il y a, par exemple, le bis-(oxooctylthioglycolate) de dibutyl-étain également appelé S,S'octylmercapto-acétate de dibutyl-étain R étant mentionné comme agent stabilisant pour le chlorure de polyvinyle par D. H. Solomon, "'Phe Chemistry of Organic Film Borners", John Wiley & Sons Inc., New York, pages 175 -177 (1967), de même que le maléate de dibutyl-étain, le lauromercaptide de dibutyl-étain et le S,S-bis-(iso-octylmercapto acétate) de di(n-octyl)-étain comme décrit par Kirk-Othmer, "Encyclopedia of Chemical Technology", 2ième édition complètement révisée, volume 21, page 390 (1965) et dans "J. Polymer Sci.", partie A, volume 2 (1964), 1801-1813. les composés organométalliques pouvant titre utilisés suivant l'invention sont également décrits dans les Brevets Américains 2.726.227 et 2.726.254 demandés le 30 juin 1950 aux noms de William E. Leistner et Olga H.Enoepke, 2.789.102 demandé le 2 juin 1953 au nom de Elliott L.Weinberg, 2.789.103 demandé le 29 janvier 1954 aux noms de Elliott B.Weinberg et Louis A. tomba, 2.789.104 demandé le 29 janvier 1954 aux noms de Hugh E. Ramsden, Elliott L. Weinberg et Louis A. tomba, 2.789.105 demandé le 29 janvier 1954 aux noms de Louis A. Tonka et Elliott L. Weinberg, 2.801.258 demandé le 7 juillet 1951 au nom de Ernest W. Johnson, 2.888.435 demandé le 27 aoft 1952 au nom de James M.Wallace, Jr. et 2.914.506 demandé le 2 janvier 1953 aux noms de Gerry P. Yack, Jackson Heights et Emery Parker, dans les Brevets Britanniques 719.421 demandé le 1 décembre 1954 au nom de Metal & thermie Cor,, 728.953 demandé le 27 avril 1955 au nom de Firestone Xire & Bubber Co., 782.483 demandé le 4 septembre 1957 au nom de Wacker-Chemie G.m.b.H., 838.502 demandé le 22 juin 1960 au nom de Argus Chemical Corp. - Des composés organométalliques rentrant dans le cadre de la formule ci-dessus, par exemple, le sulfure de dibutylétain, sont également décrits sous la rubrique "constantes physiques des composés organométalliques" dans "CROC Randbook of Chemistry and Physics", 55ième édition (1974-1975), "CRC Press, Zinc.", Cleveland, Ohio. La composition de la présente invention comprend des particules de substances luminescentes contenant des halogénures, de préférence, des particules de substances luminescentes contenant des halogénures inorganiques, combinées par mélange avec une substance stabilisante du type précité, éventuellement dans un milieu liant. Dans un procédé de préparation d'une composition suivant la présente invention, on met les particules de substances luminescentes contenant des halogénures en contact intime avec la ou les substances organique s stabilisantes dans un milieu organique liquide dans lequel cette substance se dissout, guis on sépare et sèche les particules ainsi traitées. Dans un procédé de fabrication d'un écran de transfor- mation de radiations suivant la présente invention ondisperse les particules de substances luminescentes contenant des halo- génures dans un milieu liquide organique en présence d'un ou plusieurs agents liants dissous et d'au moins une substance stabilisante dissoute. Suivant une forme de réalisation, la dispersion est obtenue dans un broyeur à boulets. De préférence, on combine les substances stabilisntes en les mélangeant avec les particules de substances luzniiescen- tes contenant des halogénures dans une combinaison choisie d'une couche de liant/substance luminescente en une quantité suffi- sante pour maintenir le pouvoir d'émission de luilère fluores- cente de la couche, dans un traitement à l'humidité du type défini ci-dessus pour l'écran (A), à un niveau représentant au moins 25% et, de préférence, au moins 75% de celui existant avant ce traitement. Moyennant des essais simples, on peut déterminer la quantité de substance stabilisante ou du mélange de substances stabilisantes conférant, aux particules de substances luminescentes appliquées contenant des halogénures, une meilleure stabilité contre l'humidité. Des quantités efficaces du ou des stabilisants organiques (par exemple, en ce qui concerne les substances luminescentes d'oxybromure de lanthane) se situent entre 0,05 et 10 g par 100 g de substance luminescente. Des substances luminescentes plus hygroscopiques telles que les substances luminescentes d'iodure de césium peuvent être utilisées conjointement avec de plus grandes quantités de stabilisant(s). Lors de la formation d'un écran de transformation de radiations suivant la présente invention, la dispersion peut titre coulée et séchée sur un support permanent, par exemples une feuille de carton ou de résine, ou encore elle peut titre coulée sur un support provisoire afin de former ultérieurement une feuille autoportante. Bes solvants utilisés lors de la préparation de la composition de coulée sont normalement évaporés sous pression réduite.Un traitement aux ultrasons peut être appliqué en vue d'améliorer-la densité de tassement et éliminer l'air de la combinaison substance luminescente/ liant. Avant-lfapplication facultative d'un revêtement protecteur, la couche de substances luminescentes/liant peut etre passée à la calandre afin d'améliorer la densité de tassement (c'est-à-dire le nombre de grammes de substance luminescente per cm3 de revêtement sec). On peut également former des écrans autoportants suivant la présente invention au moyen d'un "pressage à chaud" sans utiliser les solvants employés lors de fabrication des écrans. Afin d'obtenir une haute efficacité radiographique, il est préférable d'utiliser une quantité minimale de liant dans la couche fluorescente. Toutefois, plus la quantité d'agent liant est faible, plus la couche est fragile, si bien qu'il convient de trouver un compromis. Plus la couche fluorescente d'un écran est épaisse, plus son renforcement est élevé, cependant que la netteté de l'image est réduite en conséquence, si bien que l'on choisit un équilibre entre la sensibilité et la définition.Parmi les agen-tsllants pouvant être utilisés lors de la préparation des couches fluorescentes, il y a, par exemple, un acétate-butyrate de cellulose, les acrylates et méthacrylates de polyalkyles, par exemple, le méthacrylate de polyméthyle, un polyvinyl-n-butyral, un copolymère d'acétate de vinyle et de chlorure de vinyle et un copolymère d'acrylonitrile/butadiène/styrène ou un copolymère de chlorure de vinyle/acétate de vinyle/alcool vinylique ou un mélange de ces produits. On forme éventuellement umecouche réfléchissant la lumière entre la couche fluorescente et son support afin d'améliorer l'exposition de l'élément d'émulsion à l'halogénure d'argent. Sur la couche contenant les substances luminescentes, on peut appliquer un revêtement protecteur ayant, de préférence, une épaisseur comprise entre 5 et 25 pm et constitué de n'im porte quelle matière polymère filmogène photographiquement inerte vis-à-vis d'urecouche d'émulsion à l'halogénure d'argent. Parmi les matières polymères pouvant entre utilisées à cet effet, il y a, par exemple, les dérivés de la cellulose, notamment le nitrate de cellulose, le triacétate de cellulose, l'acétate-propionate de cellulose, l'acétate-butyrate de cellulose, les polyamides, le polystyrène, l'acétate de polyvinyle, le chlorure de polyvinyle, les résines de silicones, les résines d'esters polyacryliques et polyméthacryliques, de m8me que les résines d'hydrocarbures fluorés et des mélanges des matières ci-dessus.Parmi les différents membres individuels de ces matières liantes, il y a, par exemple, les matières résineuses suivantes : le méhtacrylate de polyméthyle, le méhtacrylate de poly-n-butyle, le méhtacrylate de polyisobutyle, les copolymères de méthacrylate de n-butyle et de méthacrylate d'isobutyle, les copolymères de fluorure de vinylidène et d'hexafluoropropylène, les copolymères de fluorure de yinylidène et de trifluorochloréthylène, les copolymères de fluorure de vinylidène et de tétrafluoréthylène, les terpolymères de fluorure de vinylidène, d'hexafluoropro pylène et de tétra-fluoréthylène, de m8me que le fluorure de polyvinylidène. Suivant une application particulière , la face extérieure de l'écran devant entrer en contact avec l'élément photographique d'émulsion à l'halogénure d'argent contient une matière solide en particules ayant, à la température ambiante (2000), un coefficient de friction statique (P) inférieur à 0,30 sur l'acier comme décrit dans la demande de Brevet Britannique no. 15510/75 déposée le 15 avril 1975 au nom de la demanderesse pour "Perfectionnements relatifs à des écrans renforçateurs de radiographie", dont il convient de prendre connaissance conjointement avec la présente spécification. On peut appliquer des substances antistatiques à l'écran afin de diminuer les risques de différences de potentiel électrique donnant lieu à des décharges disruptives. Par exemple, on traite les écrans avec la pulvérisation "ANTI-S2AG 6lt formant un dépôt antistatique transparent et inodore. "ANTI-STÂT" est un nom commercial de "Braun Laboratories Div. Barrett Chemical Co. Inc.", Philadelphie, Pa., E.U.A. De préférence1 au moins une partie des particules de substances luminescentes contenant des halogénures dans la composition de la présente invention sont des composés de métaux de terres rares contenant des halogénures et dans lesquels le métal hutte de la substance luminescente est un métal de terre rare, tandis que l'activateur est constitué d'un ou plusieurs autres métaux de terres rares. Par exemple, ces substances luminescentes contiennent de l'yttrium, du gadolinium, du lanthane ou du cérium comme métal hôte et au moins un des métaux du groupe comprenant le terbium, l'europium, le dysprosium, le thulium, le samarium et l'ytterbium comme métal activateur. Les substances luminescentes préférées de cette classe répondent à une des formules générales suivantes La(in)Tbn3+ ox dans.laquelle I représente un atome d'halogène, par exemple, un atome de chlore, de brome ou de fluor et n est compris entre 0,006 et 0,0001, l'halogène étant, de préférence, présent en un quantité se situant dans l'intervalle compris entre à peu près une quantité stoechiométrique et environ 2,5% de cette quantité ou La(1-x-y)OX : TbwYby où X représente un atome de chlore ou de brome, w représente 0,0005 à 0,006 mole de l'oxyhalogénure, et y représente 0,00005 à 0,005 mole de l'oxyhalogénure. Le cérium peut remplacer le lanthane en une quantité mentionnée dans le Brevet Britannique no. 1.247.602 demandé le 9 octobre 1969 au nom de "General Electric and Co.". La préparation de substances luminescentes d'oxybromure de lanthane et d'oxychlorure de lanthane activés au terbium et émettant de la lumière visible est décrite par exemple, dans le Brevet Britannique 1.247.602 mentionné ci-dessus, dans les Brevets Français 2.021.398 et 2.021.399 tous deux demandés le 23 octobre 1969 au nom de "General Electric and Co.", ainsi que dans les demandes de Brevets publiées en République Fédérale d'Allemagne 1.952.812 déposée le 21 octobre 1969 et 2.161.958 déposée le 14 décembre 1971, toutes deux au nom de "General Electric and Co.". Des substances luminescentes appropriées d'oxychlorure-fluorure de lanthane sont décrites dans la demande de Brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne 2.329.396 déposée le 8 juin 1973 au nom de "Siemens A.G.". La préparation d'oxyhalogénures de lanthane activés au terbium et à l'ytterbium est décrite, par exemple, dans la demande de Brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne 2.161.958 mentionnée ci-dessus. Des oxyhalogénures de lanthane et de gadolinium activés au thulium sont décrits, par exemple, en vue de leur utilisation dans des écrans renforçateurs radiographiques, dans le Brevet Américain 3.795.814 demandé le 16 aoflt 1972 au nom de Jacob G. Rabatin. Une substance luminescente émettant de la radiation ultraviolette est le fluorochlorure de baryum activé à 1'europium(II) comme décrit dans le Brevet Français 2.185.667 demandé le 23 mai 1973 au nom de "Philips Gloeilampenfabrieken N.V.". Suivant une application de l'invention, la composition de celle-ci est une composition dans laquelle au moins une partie de ces substances luminescentes sont constituées de ce fluorochlorure de baryum. Un écran renforçateur d'images radiographiques dans lequel on emploie de l'iodure de césium activé au sodium et assez hygroscopique est décrit dans le Brevet Américain 3.836.784 mentionné ci-dessus. Suivant une autre application de l'invention, la composition de celle-ci est une composition dans laquelle au moins une partie de ces substances luminescentes sont constituées d'iodure de césium activé au sodium. L'épaisseur de la couche fluorescente déposée sur un support peut varier dans un large intervalle, mais elle se situe, de préférence, entre 0,05 et 0,5 mm. Bes substances luminescentes sont appliquées, par exemple, à raison d'environ 200 à 800 g/m2, de préférence, à raison d'environ 300 à 600 g/m2. On peut améliorer considérablement la netteté de l'image que l'on peut obtenir avec un système constitué drun élément à l'halogénure d'argent et d'un écran fluorescent en incorporant un colorant absorbant la lumière fluorescente (appelé dans la présente spécification "colorant améliorant le pouvoir résolvant") dans la matière de l'écran fluorescent, par exemple, dans la couche fluorescente ou dans une couche adjacente, par exemple, dans une couche sous-jacente antiréfléchissante. Lorsque les rayons obliques couvrent un large trajet dans la matière de l'écran, les colorants améliorant le pouvoir résolvant les atténue dans une plus forte mesure que les rayons perpendiculaires.L'expression coloriant améliorant le pouvoir résolvant", utilisée dans la présente spécification, englobe les matières colorantes (c'est-à-dire les substances colorées à l'état de division moléculaire), de meme que les pigments. Bes radiations diffuses réfléchies par le support de la matière de l'écran fluorescent peuvent être principalement atténuées dans une couche antiréfléchissante contenant les colorants améliorant le pouvoir résolvant et sous-jacente à la couche fluorecente. Le colorant améliorant le pouvoir résolvant ne doit pas entre éliminé de la matière de l'écran fluorescent et, par conséquent, il peut entre n'importe quel colorant ou pigment absorbant dans le spectre d'émission des substances fluorescentes. C'est ainsi que l'on obtient des résultats très satisfaisants avec des substances noires telles que des particules de noir de fumée d'une granularité moyenne de 0,15 à 0,60 pm incorporées dans cette couche antiréfléchissante ou dans la couche de substances luminescentes. De préférence, les colorants améliorant le pouvoir résolvant sont utilisés dans la couche fluorescente, par exemple, en une quantité d'au moins 0,5 mg par m2. Toutefois, lorsqu'on les utilise dans la couche antiréfléchissante, leur quantité n'est pas limitée. Parmi les colorants appropriés améliorant le pouvoir résolvant, il y a le rouge "Neozapon Fire Redl' ("C.I. Solvent Red 119"), de m8me que des colorants tels que "C.I. Solvent Red 8, 25, 30, 31, 32, 35, 71, 98, 99, 100, 102, 109, 110, 118, 124 et 130". La composition non autoportante constituée d'une substance luminescente et d'un liant peut être coulée sur une large variété de supports, par exemple, le carton et une pellicule plastique, par exemple, une pellicule de téréphtalate de polyéthylène. Sur un support utilisé dans un écran fluorescent suivant la présente invention, on peut couler une ou plusieurs couches adhésives afin d'améliorer l'adhérence de la couche fluorescente à ce support. Les écrans suivant la présente invention peuvent entre utilisés conjointement avec des éléments photosensibles aux halogénures d'argent émulsionnés sur une ou les deux faces du support. Les exemples suivants illustrent la présente invention. Exemple 1 Préparation de l'écran A Dans un broyeur à boulets, on broie, à une finesse de broyage de Hegman 7 NS (mesurée avec la jauge de Hegman spécifiée dans la norme ASTN D1210), 100 g d'une substance luminescente d'oxybromure de lanthane activé au terbium, 0,5 g de S,S bis(n-oxtylmercapto-acétate)- de dibutyl-étain comme composé stabilisant, 12,5 g de polyvinyl-n-butyral contenant encore 12% en poids de motifs d'alcool vinylique non acétalisé et ayant un poids moléculaire moyen de 50.000, ainsi que 6,75 g de méthyl-glycol, après quoi on filtre la dispersion obtenue et, après élimination de l'air, on la coule à raison de 500 g/m2 sur un papier baryté de 290 g/m2 pour former l'écran A. Préparation de l'écran B On forme l'écran renforçateur d'images radiographiques (B) comme décrit pour l'écran (A), avec cette différence que l'on omet le composé stabilisant dans la composition de l'écran. Traitement à l'humidité On effectue le traitement à l'humidité des écrans (A) et (B) en recouvrant convenablement le rev8tement de substances luminescentes de chacun des écrans (A) et (B) avec un morceau circulaire humide de papier-filtre pesant 1,355 g à sec et ayant un diamètre de 15 cm, ainsi qu'une teneur en eau de 3,100 g. Ensuite, on enferme séparément les écrans recouverts (A) et (3) à l'abri de l'air dans un sac en polyéthylène que l'on conserve à 600G pendant 64 heures dans un séchoir aéré. Ensuite, on retire les écrans (A) et (B) du sac, et, après avoir enlevé le papier-filtre, on les sèche à l'air pendant 30 minutes à 80 C. Exposition aux rayons X et développement On soumet les écrans ainsi traités à l'humidité (-A) et (B), ainsi qu'un écran (B1) analogue à l'écran B, mais non traité à l'humidité, à une exposition aux rayons X en contact avec une pellicule "CURIX EPI" ("CURIX" est un nom commercial de la demanderesse, pour une pellicule radiographique médicale). On effectue l'exposition de telle sorte qu'après développement pendant 23 secondes à 350G dans un révélateur durcissant "G 138" de la demanderesse contenant de l'hydroquinone et de la 1-phényl-3-pyrazolidinone comme agents développateurs, de même que du glutaraldéhyde comme agent durcissant, la zone de l'élément à l'halogénure d'argent exposée en contact avec l'écran non traité (B1) présente une densité spectrale de transmission de 1,82 au-delà du voile. Après des expositions progressivement croissantes avec écran (31) de la pellicule cidessus et après le développement précité de la pellicule, on obtient une image argentique ayant une valeur gamma (&gamma;) de 3. Les densités spectrales de transmission obtenues avec les écrans (A) et (B) traités à l'humidité sont respectivement de 1,76 et de zéro au-delà du voile. La perte réelle du pouvoir fluorescent de l'écran (A) est calculée comme suit # densité ( #D) = 1,82 - 1,76 = 0,06 # log exposition (# log E) = #D = 0,06 = 0,02 # 3 antilog 0,02 = 1,05 ; 1/1,05 = 0,95 100% - 95% X 5%. Exemple 2 Préparation de l'écran I - 5 g d'une solution à 40 fi en poids d"'ELVACIDE 2044" dans du toluène ("ELVACITE 2044" est un nom commercial de "du Pont de Nemours", E.U.A., pour un méthacrylate de poly n-butyle) - 100 g de particules de substances luminescentes d'oxybromure de lanthane : 0,02 Tb : 0,0005 Yb, préparées conformément à la demande de Brevet publiée en République Fédérale d'Allemagne 2.161.858 mentionné ci-dessus - 0,5 g du composé stabilisant : S,S'-bis(n-octylmercapto acétate) de dibutyl-étain, et - 251,2 g de toluène. On soumet ce mélange à un broyage aux boulets pendant 4 heures, puis on ajoute une quantité supplémentaire de 10,5 g d' "ELVACIVE 2044" (nom commercial) et l'on poursuit le broyage aux boulets jusqu'à une finesse de broyage de Hegman de 7 NS (granularité moyenne des particules de substances luminescentes: 7 m), cette finesse étant mesurée avec la jauge de Hegman spécifiée dans la norme ASTM Dol 210. On coule la dispersion obtenue sur un support de téréphtalate de polyéthylène pourvu d'une couche adhésive à raison de 500 g/m2 de substances luminescentes, puis on sèche. Préparation de l'écran Il On prépare l'écran II de la mtme manière que celle décrite pour l'écran I, avec cette différence que l'on omet le composé stabilisant de la composition. Traitement à l'humidité On recouvre séparément et convenablement des morceaux circulaires de l'écran I et de l'écran II ayant chacun un diamètre de 15 cm avec un morceau circulaire humide de papier-filtre pesant 1,355 g g à sec et ayant un diamètre de 15 cm, ainsi qu' une teneur en eau de 3,100 g. On enferme séparément chacun des écrans ainsi recouverts à l'abri de l'air dans un sac en polyéthylène et on les conserve pendant 64 heures à 60 C dans un séchoir aéré. Ensuite, on retire les écrans recouverts du sac en polyéthylène et, après les avoir séparés du papier-filtre, on sèche les morceaux des écrans I et II à l'air pendant 30 minutes à 80 C. ExPosition aux rayons X et développement On expose les écrans I et II traités à l'humidité, ainsi qu un écran II non traité à des rayons X en contact avec une pellicule "CURIX RP1" (nom commercial). On effectue l'ex- position de telle sorte qu'après développement pendant 23 secondes à 350C dans un révélateur durcissant "G 138" de la demanderesse contenant de l'hydroquinone et de la 1-phényl3-pyrazolidinone comme agents développateurs, ainsi que du glutaraldéhyde comme agent durcissant, la zone de l'élément à l'halogénure d'argent exposée en contact avec l'écran non traité II' présente une densité spectrale de transmission de 1,25 au-delà du voile. Bes densités spectrales de transmission obtenues avec les écrans I et II traités à l'humidité sont respectivement de. 1,20 et de O au-delà du voile. Calculée d'après la différence de densité obtenue avec l'écran I traité à l'humidité et l'écran II' non traité à l'humidité, la perte réelle du pouvoir de fluorescence de l'écran I n'est que de 4%. Exemple 3 Préparation de l'écran III Dans un broyeur à boulets, on broie, à une finesse de 7 NS (granularité moyenne des particules de substances luminescentes 7 fm), mesurée avec la jauge de Hegman spécifiée dans la norme ASTM D1210, 100 g d'une substance luminescente d'oxybromure de lanthane activé au terbium, 0,5 g de triphénylantimoine comme composé stabilisant , 2 g de "VINYLIIPE VAGH" (nom commercial de "Union Carbide and Carbon Corp.", E.U.A. pour un copolymère de chlorure de vinyle/acétate de vinyle/ alcool vinylique (91/3/6 en poids)) dissous dans un mélange de 9,75 g de méthyl-éthyl-cétone, de 6,58 g de méthylglycol et de 9,53 g d'acétate d'éthyle. On coule la dispersion obtenue sur un support de téréphtalate de polyéthylène pourvu d'une couche adhésive à raison de 500 g/m2 de substance luminescente, puis on sèche. Préparation de l'écran IV On prépare l'écran IV de la m8me manière que celle décrite pour l'écran III, avec cette différence que l'on omet le composé stabilisant de la composition. Traitement à l'humidité On recouvre séparément et convenablement des morceaux circulaires de l'écran III et de l'écran IV ayant chacun un diamètre de 15 cm avec un morceau circulaire humide de papierfiltre pesant 1,355 g à sec et ayant un diamètre de 15 cm, ainsi qu'une teneur en eau de 3,100 g. On enferme séparément chacun des écrans ainsi recouverts à l'abri de l'air dans un sac en polyéthylène et on les conserve pendant 64 heures à 600C dans un séchoir aéré. Ensuite, on retire l'écran recouvert du sac en polyéthylène et, après les avoir sépàrés du papierfiltre, on sèche les morceaux des écrans III et IV à l'air pendant 30 minutes à 800C. Exposition aux rayons X et déveloPPement On expose les écrans III et IV traités à l'humidité, ainsi qu'un écran non traité IV' à des rayons X en contact avec une pellicule "CURIX RP1" (nom commercial). On effectue l'exposition de telle sorte qu'après développement pendant 23 secondes à 350C dans un révélateur durcissant "G 138" de la demanderesse contenant de l'hydroquinone et de la 1-phényl-3-pyrazolidinone comme agents développateurs, ainsi que du glutaraldéhyde comme agent durcissant, la zone de l'élément à l'halogénure d'argent exposée en contact avec l'écran non traité IV' présente une densité spectrale de transmission de 1,70 au-delà du voile. Bes densités de transmission obtenues avec l'écran III traité à l'humidité et l'écran IV' non traité sont respectivement de 1,48 et de zéro au-delà du voile. Calculée d'après la différence de densité obtenue avec l'écran III traité à l'humidité et l'écran IV' non traité à l'humidité, la perte réelle du pouvoir de fluorescence de l'écran III est de 15fui. Exemple 4 Préparation de l'écran V On mélange 2 g de "VINYLITE VAGH" (nom commercial), 9,75 g de méthyl-éthyl-cétone, 6,58 g de méthylglycol et 9,53 g d'acétate d'éthyle avec 0,5 g de l'agent dispersant "GAFAC RM710" (nom commercial de "Antara-General Aniline" (voir "Chem. & Eng.News", 40 (1962) no. 16, page 87) pour un mélange de O llOH aIkyl- Q ~o~(CH2-CH2-O)n-P sOH et alkyl--0-(CH2-CH2-0) O alkgl -O-(CH2-CH2-O) n2 n = 15 à 20 n1 + n2 X 15 à 20 allyle n 15 à 20 atomes de carbone) Ensuite, on ajoute 100 g d'iodure de césium activé au sodium avec 0,96 g de S,S'-bis(n-octylmercapto-acétate) de dibutyl-étain.Tout en agitant, on ajoute 7,61 g de "VINYLITE VAGI" (nom commercial) et une solution à 30% en poids de "PIEXISOD 372" (nom commercial de "Rohm & Haas G.m.b.H.", République Bédérale d'Allemagne, pour une solution à 30% en poids d'acrylate de polyéthyle dans de l'acétate d'éthyle) dans de l'acétate d'éthyle. La teneur en solides de la dispersion obtenue est de 72%. On coule la dispersion de substances luminescentes ainsi obtenue sur un support de téréphtalate de polyéthylène pourvu d'une couche adhésive à raison de 500 g/m2, puis on sèche à l'air. PréParation de l'écran VI On prépare l'écran VI de la meme manière que celle décrite pour l'écran V, avec cette différence que l'on omet le composé stabilisant dans la composition. La dispersion jaunit au contact de l'atmosphère. N8me sans traitement à l'humidité comme décrit dans les exemples 1 à 3, l'écran VI présente déjà une perte importante du pouvoir de fluorescence comparativement à l'écran V qui a été soumis à ce traitement, mais dans lequel le composé stabilisant maintient le pouvoir de fluorescence à un niveau toujours utile pour des applications pratiques. Exemple 5 L'exemple 1 est répété, mais au lieu de S,S'-bis(n-octyl mercaptoacétate)-dibutyl-étain on utilise comme stabilisateur la même quantité du produit ayant la formule (C4H9)Sn(OOC-CH2-CH2-SH)2, que l'on prépare comme suit 'On obtient les mêmes résultats favorables. Préparation de (C4H9, 2Sn(OOC-CH2-CH2-SH)2 On ajoute, sous agitation, 0,02 mole de (C4H9)2SnO à 125 ml de toluène de sorte qu'il se forme une suspension blanche. A cette dernière on ajoute lentement 0,05 mole d'avide tbi propionique. On agite le mélange en chauffant pensant 5 h eprès quoi on élimine par distillation l'azéotrope d'eau formé. Le mélange résiduel est filtré et le filtrat est concentre par evaporation sous pression réduite. Le résidu est recristallisé dans l'éthanol. REVENflICÂTIONS 1. Composition comprenant des substances luminescentes contenant des halogénures en mélange, en combinaison ou ayant réagi avec au moins une substance organique de telle sorte que le pouvoir de fluorescence de ces substances luminescentes soit moins susceptible aux effets néfastes de l'humidité. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la substance organique comprend un ou plusieurs composés métalliques organiques. 3. Composition suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la substance organique comprend un ou plusieurs composés organométalliques. 4. Composé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un ou plusieurs composés organiques rendant le pouvoir de fluorescence des particules de substances luminescentes moins susceptible aux effets néfastes de l'humidité est ou sont présent(s) sur les surfaces des particules de substances luminescentes. 5. Composé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la substance organique est prévue de façon à subir avec succès l'essai type défini dans la spécification ci-dessust 6. Composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que des particules de substances luminescentes comportant un ou plusieurs composés organique s conférant cette protection contre l'humidité, sont dispersées dans un liant. 7. Procédé de préparation d'une composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on met des particules de substances luminescentes contenant des halogénures en contact avec une solution de la substance organique afin que la surface des particules de substances luminescentes soit enduite, adsorbe ou réagisse avec la substance organique. 8. Composition contenant des particules de substances luminescentes comportant des halogénures, combinées par mélange avec au moins une substance stabilisante, cette substance étant une substance organiqueqli, lorsqu'elle est utilisée dans les conditions de l'essai ci-après, peut maintenir le pouvoir d'émission de lumière fluorescente de la substance luminescente d'essai à un niveau d'au moins 25% de son pouvoir initial d'émission de lumière fluorescente, cet essai comprenant les étapes suivantes (1) former des écrans renforçateurs d'images radiographiques (A) et (B), (2) soumettre l'écran (A) à un traitement à l'humidité, (3) soumettre les écrans (A) et (B) à une exposition aux rayons X en contact avec des zones distinctes d'un élément photo graphique d'émulsion à l'halogénure d'argent, puis développer cet éiément, (4) mesurer les densités spectrales obtenues dans les zones de cet élément qui ont été exposées en contact avec les écrans (A) et (B), et (5) calculer la perte réelle du pouvoir d'émission de lumière fluorescente de l'écran (A) traité à l'humidité comparativement à l'écran (B) d'après les résultats obtenus à l'étape (4) concernant la densité spectrale, - l'écran renforçateur d'images radiographiques (A) étant formé de la manière suivante on soumet, à un broyage aux boulets et à une finesse de broyage Hegman 7 NS, mesurée avec la jauge de Hegman spécifiée dans la norme ASTN D1210, 100 g d'une substance luminescente dloxy- bromure de lanthane activé au terbium, 0,5 g de la substance devant entre soumise à l'essai, 12,5 g de polyvinyl-n-butyral contenant encore 12% en poids de motifs d'alcool vinylique non acétalisé et ayant un poids moléculaire moyen de 50.000, ainsi que 6,75 g de méthyl-glycol, après quoi on filtre la dispersion obtenue, et , après élimination de l'air, on la coule à raison de 500 g/m2 sur un papier baryté de 290 g/m2 pour former l'écran renforçateur d'images radiographiques A; - l'écran renforçateur d'images radiographiques (B) étant formé de la meme manière que celle décrite pour l'écran (A), avec cette différence que la substance devant être soumise à l'essai est omise de la composition de l'écran;; - le traitement à l'humidité de l'écran (A) ayant lieu en re couvrant convenablement le revêtement de substances lumines centes de l'écran (A) avec un morceau circulaire humide de papier-filtre pesant 1,355 g à sec et ayant un diamètre de 15 cm, ainsi qu'une teneur en eau de 3,100 g, après quoi on enferme, à 11 abri de l'air, l'écran ainsi recouvert (A) dans un sac en polyéthylène et on conserve 1 'écran (A) ainsi recouvert et enfermé à 600C pendant 64 heures dans un séchoir aéré, puis on retire l'écran (A) du sac et, après avoir enlevé le papier-filtre, on le sèche à l'air pendant 30 minutes à 80"G, - on soumet l'écran (A) ainsi traité et l'écran non traité (B) à une exposition aux rayons X en mettant ces écrans comportant le revêtement de substances luminescentes en contact avec la couche d'émulsion à l'halogénure d'argent d'un mtme élément photographique d'émulsion à l'halogénure d'argent comportant un support transparent, 1' exposition aux rayons X et le dé veloppement ultérieur de l'élément à l'halogénure d'argent étant prévus de telle sorte qu'avec l'écran (B), on obtienne une densité spectrale d'au moins 1,00 au-delà du voile inhérent dans la zone de l'élément à l'halogénure d'argent qui entre en contact avec l'écran (B), tandis que l'élément à l'halogénure d'argent et le développement sont prévus de telle sorte qu'après des expositions progressivement croissantes avec l'écran (3),- on obtienne une image argentique dont la courbe de densité vis-à-vis du logarithme d'exposition a une valeur gamma de 3 on mesure les densités spectrales de transmission DA et D3 dans les zones de l'élément d'emulsion à l'halogénure d'argent développé qui, au cours de l'exposition, ont été en contact avec les écrans (A) et (B) respectivement; - on calcule la perte réelle du pouvoir d'émission de lumière fluorescente de l'écran traité à l'humidité (A) comparative ment à l'écran (B) en se basant sur les résultats de mesure des densités spectrales DA et DB, ainsi que sur la valeur gamma de 3. 9. Composition suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle est un écran de transformation de radiations comprenant, dans une couche contenant un milieu liant, des particules de substances luminescentes contenant des halogénures, combinées par mélange avec la substance stabilisante. 10. Composition suivant la revendication 9, caractérisée en ce que la couche est autoportante ou déposée sur un support. 11. Composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la substance stabilisante est un composé incolore et forme des composés incolores par réaction avec le chlorure d'hydrogène. 12. Composition suivant l'une quelconque des revendications 8 à Il, caractérisée en ce que la substances stabilisante est un composé métallique organique. 13. Composition suivant la revendication 12, caractérisée en ce que le composé est un carboxylate insoluble dans l'eau. 14. Composition suivant la revendication 13, caractérisée en ce que le carboxylate est un sel d'un métal bivalent ou trivalent d'un acide carboxylique aliphatique contenant au moins 7 atomes de carbone. 15. Composition suivant la revendication 14, caractérisée en ce que le sel est un sel de baryum, de plomb, de cadmium ou de zinc. 16. Composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que la substance stabilisante est un mercaptide insoluble dans l'eau. 17. Composition suivant la revendication 16, caractérisée en ce que le mercaptide est un mercaptide d'étain répondant à la formule générale dans laquelle R représente un groupe d'hydrocarbure contenant au moins 4 atomes de carbone. 18. Composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce que la substance stabilisante est un composé organométallique pouvant réagir avec un substituant halogéné labile ou faiblement lié et/ou avec le chlorure d hydrogène. 19. Composition suivant la revendication 18, caractérisée en ce que le composé organométallique répond à la formule suivante RmBnX4 m dans laquelle R représente un groupe d'hydrocarbure, X représente un à trois substituants électronégatifs, m représente 1, 2 ou 3, à l'exclusion de X " 3, 2 ou 1 atome(s) d'halogène(s) lorsque m = 15 2 ou 3 respectivement. 20. Composition suivant la revendication 19, caractérisée en ce que X est un groupe alcoxy, un groupe carboxylate, un atome de soufre ou un substituant sulfuré hydrofuge relié par l'atome de soufre à l'atome d'étain. 21. Composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisée en ce qu'au moins une partie des particules de substances luminescentes contenant des halogénures sont des composés de métaux de terres rares contenant des halogénures dans lesquels le métal hôte de la substance luminescente est un métal de terre rare, tandis que l'activateur est constitué d'un ou plusieurs autres métaux de terres rares. 22. Composition suivant la revendication 21, caractérisée en ce que le composé de métal de terre rare répond à une des formules suivantes l'a Tb3+OX (1-n) n dans laquelle X représente un atome d'halogène, tel que, par exemple, un atome de chlore, de brome ou de fluor et n est compris entre 0,006 et 0,0001, ou (1-w-y) OX : TbwYby dans laquelle X représente un atome de chlore ou de brome, w g 0,0005 à 0,006 mole de l'oxyhalogénure, et y X 0,00005 à 0,005 mole de l'oxyhalogénure. 23. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins uzie partie des particules de substances luminescentes contenant des halogénures sont des particules d'iodure de césium activé au sodium. 24. Procédé de préparation d'une composition suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les particules de substances luminescentes contenant des halogénures sont mises en contact intime avec les substances stabilisantes suivant la revendication 8 dans un milieu liquide organique dans lequel cette substance se dissout, après quoi on sépare et sèche les particules ainsi traitées.