Les minéraux les plus importants qu'on trouve dans les bauxites sont l'hydrargillite, la boehmite et le diaspore. Certains typos de bauxite ne contiennent que l'un de ces minéraux d'aluminium; cependant la plupart des bauxites renferme les trois minéraux cités en proportions plus ou moins importantes. Dans certains procédés partiels dumggréorcaéudé Bayer, - qui est basé sur la décomposition alcaline de/d'aluminium des bauxites, puis sur l'isolement de A1(OH)) à partir de la lessive d'aluminate de sodium séparée des fractions insolubles, c'est en pratique l'opération de décomposition seule qui varie sensiblement en fonction de la présence de l'un des trois minéraux mentionnés ci-dessus à savoir l'hydrargillite, la boehmite et le diaspore. Parmi ces minéraux d'aluminium, c'est l'hydrargil- lite dont la température de dissolution est la plus basse. L'hydrargillite est en général décomposée dans la pratique à une température de 100 à 105"C. Pratiquement, la boehmite n'est soluble qu'à une température supérieure à 1600c Au cours de la transformation des bauxites contenant de la boehmite la décomposition s'effec- tue en général à une température supérieure à 2000C. Si on remplace l'ancien procédé de décomposition cyclique, on utilise en général actuellement un procédé continu, selon lequel les boues de décomposition formées de lessive d'aluminate de sodium, de bauxite et éventuellement de chaux sont alimentées de manière continue au premier élément du diosLtif le décomposition composé d'autoclaves branchés en série. La matière traverse successivemenb les autoclaves branchés en série pour quitter finalement le dispositif de décomposition. On chauffe les boues à traiter dans les autoclaves à la température de décomposition, puis on les refroidit pour les autres opérations. On règle la quantité dosée des boues de façon que le procédé ait le temps de se dérouler normalement dans la série d'autoclaves. Pour le chauffage, on remplace par des échangeurs de chaleur certains éléments de la série d'autoclaves. Les récents dispositifs de décomposition appelés dispositifs tubulaires qui sont en cours de développement, sont principalement constitués par des échangeurs de chaleur. Le traitement des bauxites à diaspore s'effectue par un dispositif de décomposition en continu. Le procédé selon l'invention permet de décompo ser de manière plus économique des bauxites contenant du diaspore. Selon le procédé de l'invention, la décomposition des bauxites renfermant du diaspore s'effectue grâce à une technique en deux stades continus au moyen d'un dispositif de décomposition à deux étages. Dans le premier étage du dispositif de décomposition qui comprend plusieurs autoclaves et/ou échangeurs de chaleur disposés en série, on effectue l'alimentation continue de la lessive d'aluminate de sodium, de la bauxite contenant le diaspore et éventueBement des boues constituées par de la chaux. On chauffe les boues dans les autoclaves (échangeurs de chaleur); la température augmente au fur et à mesure dans les autoclaves (échangeurs de chaleur) qui sont branchés en série, pour atteindre finalement la température de décomposition.On règle la composition des boues d'alimentation (c'est-a-dire le rapport lessive d'attaque/bauxite) de manière à décomposer le diaspore de la bauxite au cours du premier stade de la décomposition dans les autoclaves (échangeurs de chaleur) qui sont portés en service à la température de décomposition. A la sortie du premier stade de la décomposition, les boues, dites boues décom posées y sont envoyées sans refroidissement vers la première unité dite "unité mélangeuse" du second étage constitué par des autoclaves et/ou des échangeurs de chaleur branchés en série. On envoie vers cette meme unité mélangeuse de la lessive d'attaque d'aluminate de sodium, ainsi que de la boehmite, ou bien des boues préparées avec de la bauxite renfermant de la boehmite et de l'hydrargillite, le dosage des produits s'effec- tuant en continu Dans l'unité mélangeuse, les deux courants de boues sont mélangés et les boues ainsi formées traversent en continu les unités branchées en série du second étage du dispositif de décomposition à deux stades; puis après avoir quitté la dernière unité, elles sont envoyées vers le dispositif de réfrigération pour être refroid avant les opérations suivantes.On règle la composition des boues de bauxite et de lessive d'aluminate de sodium (c*est-à-dire le rapport bauxite/lessive d'aluminate de sodium) contenant de la boehmite ou de la boehmite et de l'hy- drargillite9 ainsi que la quantité de ces boues de manière à permettre la décomposition de la boehmite ou de la boehmite et de l'hydrargillite de la bauxite. Les boues déjà décomposées sortent de la dernière unité du second étage pour-être refroidis. Au cours du premier étage de la décomposition à deux stades les boues eonstituées par la bauxite à diaspore, la lessive d'attaque d'aluminate de sodium et éventuellement la chaux sont portées à une température de 220 à 2700 C, température couramment utilisée lors de la composition des bauxites à diaspore. Après préchauffage à la température de décomposition du premier stade on a une température plus basse, les boues de bauxites contenant de la boehmite et de l'hydrargillite sont envoyées dans l'unité mélangeuse du second étage du dispositif de décomposition Dans ce second étage, on augmente la température des boues par chauffage à la vapeur Jusqu'à la température de décomposition du premier staae; on peut également opérer un chauffage moins important ou même aucun chauffage. On peut également régler la température des boues à une valeur inférieure à la température de décomposition du premier stade. La boehmite ou les boues contenant de la boehmite et de l'hydrargillite envoyées dans le second étage du dispositif de décomposition continu à deux stades sont de préférence préchauffés grâce à une série continue d'autoclaves et/ou d'échangeurs de chaleur. Selon l'un des modes de mise en oeuvre, le procédé de l'invention comprend une décomposition à deux stades distincts avec douze unités d'autoclaves et/ou d'échangeurs de chaleur. Le premier étage de décomposition comprend neuf autoclaves et/ou échangeurs de chaleurs alors que le second est constitué par trois unités d'autoclaves et/ou d'échangeurs de chaleur. Les boues constituées par la bauxite contenant le diaspore, la lessive d'attaque d'aluminate de.sodium et éventuellement la chaux sont envoyées en continu dans la première unité du premier étage constituée par neuf autoclaves et/ou échangeurs de chaleur. A la sortie de cette première unité, les boues sont envoyées en continu dans les unités 2,). .9. Les boues sont chauffées dans les unités 1 > 2.. .7 et leur température atteint la température de décomposition dans l'unité 7. Les unités 8 et 9 permettent de maintenir les boues à la température de décomposition, ce qui permet la décomposition du diaspore de la bauxite. A la sortie de l'unité 9, les boues sont envoyées sans refroidissement dans la première unité du second étage de décomposition, c'est-à-dire l'unité 10 Dans cette même unité 10 on envoie en plus des boues décomposées, des boues constituées par de la boehmite ou de la bauxite contenant de la boehmite, de l'hydrargillite et de la lessive d'attaque d'aluminate de sodium dont la température est la même que celle des boues décomposées. L'unité 10 joue un r"ole particulier étant donné que c'est dans cette unité qu'à lieu le mélange des boues décomposées et de la boehmite ou de la lessive d'aluminate de sodium contenant de la boehmite et de l'hydrargillite. On envoie en continu le mélange constitué par les deux courants de boues de l'unité 10 dite unité mélangeuse vers les unités 11 et 12. Dans le courant de boues contenant de la boehmite ou de la boehmite et de l'hydrargillite > qu'on envoie après l'avoir préchauffé à la température des boues décomposées dans l'unité 10, la décomposition est déjà amorcée au moment du préchauffage et cette opération se poursuit dans les unités 10 et 11 et se termine dans l'unité 12. Des boues déjà décomposées quittent l'unité 12 et sont évacuées pour être refroidies. L'avantage de la technique de décomposition en deux stades selon le procédé de l'invention s'explique par les conditions de solubilité du diaspore > de la boehmite ou de l'hydrar- gillRte et les conditions de décomposition mises en oeuvre respectivement dans les deux stades Dans l'industrie de la bauxite le coefficient de solubilité dans la solution de lessive de différents minéraux d'aluminium est exprimé par le rapport molaire (a), qui est le rapport des moles de Na20 caustique et de Al205 dans la lessive d'aluminate de sodium nombre de moles de Na20 caustique nombre de moles de Ai 205 (Na20 caustique correspond à NaOH fixé à AI 205 et se trouvant à l'état libre le produit etant exprimé en Na20). Le coefficient de solubilité des différentes phases minérales dépend de la concentration de la lessive d'aluminate de sodium et de sa température. Le diaspore et la boehmite ont une phase minérale à la même température et si l'on compare leur coefficient de solubilité dans la lessive d'aluminate de sodium, on trouve que le coefficient de solubilité du diaspore est sensiblement inférieur à celui de la boehmite, ce qui veut dire que la décomposition du diaspore est possible pour une valeur a plus élevée.Ainsi, par exemple dans l'industrie dans une lessive d'aluminate de sodium à concentration de Na20 caustique de 250 g/l à la température de 2300C lors du traitement d'une bauxite à teneur en diaspore, environ 242 g/l de A12O3 sont solubles; autrement dit, le rapport molaire après la décomposition dans la lessive est d'environ 1 > 7, tandis que lors du traitement d'une bauxite à teneur en boehmite dans une lessive contenant 250 g/l de Na20 caustique à la température de 230 C, environ 274 g/l de A12O3 sont solubles ce qui signifie que le rapport molaire après la décomposition est d'environ 1 > 5. (Du point de vue de la solubilité à la température de décomposition de 2300C l'hydrargillite et la boehmite peuvent être considérées comme équivalents). On admet en pratique, qu'une-solution à la température de 2300C contenant 250 g/l de Na2 0 caustique et environ 242-g/1 de Al2O3 (&alpha; = environ 1,7) est saturée en diaspore, alors que la saturation pratique de la phase de boehmite n'a lieu qu a une concentration d'environ 240,0 g/l de A1203 (a = environ 1,5). (La saturation théorique correspond à une valeur de Al2O3 supérieure et à une valeur de a inférieure, mais cette valeur théorique ne peut être réalisée dans la pratique). Des faits cidessus il ressort que, dans une lessive d'aluminate de sodium contenant 250 g/l de Na20 caustique, obtenue lors de la décomposition de la bauxite.à diaspore à la température de 2300 C > on peut encore dissoudre 274 - 242 = 32 g par litre de Ai 203 à cette même température de 23O0C dans le cas où cette quantité de A1203 est introduite avec de la bauxite contenant des phases de boehmite ou de boehmite et d'hydrargillite dans la lessive d'aluminate de sodium saturée pour le diaspore. Le procédé suivant l'invention utilise cette même possibilité. En effet les conditions technologiques du premier étage du procédé continu à de deux stades correspondent à la décomposition du diaspore > tandis que dans le deuxième étage correspond aux conditions de décomposition de la boehmite. Dans la lessive d'aluminate de sodium à 250 g/l de Na20 caustique, citée comme exemples environ 103 g/l de A1203 sont dissous avant la décomposition. (La valeur de a est égale à environ 4 avant la décomposition). Ce qui signifie que lors du traitement de la bauxite à diaspore la quantité 242 - 103 = 139 g/l de A1203 est dissoute pendant le cycle de décomposition. Si l'on compare cette valeur à celle de 32 g/l de A1203 dissous dans 1 & 23 second étage, on voit que quelque 32/129 x 100 = 23% de Au203 est décomposé lors du second stade à partir de la bauxite à diaspore. Si l'on rapporte la quantité de Au203 soluble dans le second stade (soit 32 g/l) à celle qui est soluble dans les deux stades, on a 32 32 ±139 x 100 = 18S7 L'un des facteurs prépondérants de l'économie du procédé de décomposition est la quantité de A1203 soluble par unité de volume dans la lessive d'aluminate de sodium pendant le cycle de décomposition. Dans le procédé suivant l'invention l'accroissement de la quantité soluble de Au203 permet de réduire proportion nellement la consommation en vapeur du procédé classique de décomposition à un seul stade, tout en augmentant, d'une manière moins importante, la capacité du dispositif de décomposition. Le procédé conforme à la présente invention permet une réduction de 20% de la consommation de vapeur et un acrois- sement sensible de la capacité du dispositif de décomposition; ceci bien entendu dans le cas où en plus du traitement des bauxites à teneur en diaspore on exige celui des bauxites à teneur en boehmite ou en boehmite et hydrargillite. Les usines de traitement des bauxites ont donc intérêt à traiter également des bauxites à teneur en boehmite > et des bauxites contenant à la fois de la boehmite et de l'hydrargillite en se servant du procédé de l'invention, étant donné que dans ce cas la décomposition de la bauxite à teneur en boehmite ou en boehmite et en hydrargillite demande moins de vapeur et que les frais spécifiques des installations de décomposition se trouvent également réduits. Dans l'unité mélangeuse du second étage du procédé selon l'invention on peut introduire non seulement des bauxites à teneur en boehmite ou en boehmite et en hydrargillite, mais aussi celles contenant du diaspore. Ors le diaspore n'est pas décompose dans le deuxième stade; par conséquent seules des bauxites à faible teneur en diaspore peuvent être traitées. Mais les pertes de décomposition dues au diaspore peuvent être négligées étant donné la consommation en vapeur très favorable dans ce procédé à deux stades. Dans la pratique il peut arriver qu'il soit nécessaire de traiterue bauxite contenant parmi les minéraux d'aluminium principalement de la boehmite ou de la boehmite et de l'hydrargillite et également en fraction réduite du diaspore (1 à 5% de A1203). Les bauxites de ce type sont souvent traitées suivant la technique de décomposition décrite pour le boehmite. Par exemples lors de la décomposition à la température de 23O0C faite avec une lessive d'attaque à Na20 caustique = 250 - 270 g/l, à rapport molaire = 4s le rapport de la lessive à la bauxite est réglé de façon que le rapport molaire de la lessive après la décomposition soit environ égal à lp45 - 1s5 sans toute fois doser de la chaux dans les boues. Cette technique de décomposition ne permet pas, bien entendus de décomposer le diaspore d'une bauxite contenant de la boue rouge.Cependant9 l'emploi de la précédente technique de décomposition pour le diaspore peut s'avérer utile dans le cas des bauxites à faible teneur en diaspore, étant donné que la décomposition de l'hydrargillite et de la boehmite exige une consommation de vapeur et une capacité d'autoclave sensiblement réduites et que la déeomposition du diaspore est réalisée en sus. (Prenant l'exemple cité si on désirait également décomposer le diaspore à la température de 23O0C la proportion de lessive et de bauxite serait réglée dans les boues à décomposer de façon que le rapport molaire après la décomposition soit environ de 1 > 7 - 128. Mais en même temps le dosage de la chaux dans les boues serait indispensable). Dans le cas où on introduit dans le premier et le deuxième étage de décomposition du procédé à deux stades suivant l'invention de telles boues constituées par de la bauxite à faible teneur en diaspore et de la lessive d'aluminate de sodium le rendement de la décomposition se trouve augmenté ce qui représente un avantage économique sur le procédé de décomposition de la boehmite à un stade. En effets dans le premier stade de la décomposition étant donné les conditions de décompositions du diaspore (assurées par le réglage convenable du rapport lessive/ bauxite et éventuellement par le dosage de la chaux) le diaspore de la bauxite est également décomposé. Bien entendu, lors du deuxième stade de la décomposition, seules lthydrargillite et la boehmite sont décomposées. En supposant que lors du premier stade de la décomposition, 70 de toutes les bauxites traitées soit introduit, et 70% de A12O3 fixé au diaspore soit décomposés cette quantité de A1203 se présente comme une perte dans le procédé à un seul stade. Malgré l'accroissement du rendement de la décomposition dans le procédé à deux stades, on maintient la consommation en vapeur sans changements c'est-à-dire égale à celle du procédé à un stade. I1 en résulte donc uniquement une réduction du matériel. Dans le cas où dans le second stade on est en présence d'hydrargillite ou de bauxite contenant de l'hydrargil- lite (avec une faible teneur en boehmite > éventuelement en dispore) il est nécessaire de refroidir les boues décomposées à la température de 220 à 2700C à la sortie du premier etage du dispositif de décomposition et a'àmener au second étage et notamment à l'unité mélangeuse un mélange de boues décomposées et d'hydrargillite ou de boues de lessive d'aluminate de sodium et de bauxite contenant surtout de l'hydrargiilite à une température de 100 à 1500C. Cela conduit à maintenir la température de service du second étage du dispositif de décomposition à deux stades dans le domaine de température de décomposition de I'hydrargillite. L'hydrargillite contenue dans la bauxite alimentant l'unité mélangeuse se trouve donc décomposée. L'hydrargillite est soluble dans le domaine de température de 100 à 1500C car sa solubilité dans ce domaine e;t supérieure à celle du diaspora dans le domaine de température de 220 à 27O0C. I1 convient donc d'introduire de manière continue dans le premier étage de décomposition du procédé à deux stades selon l'invention (ce premier étage étant composé des autoclaves et/ou des échangeurs de chaleurs branchés en série), des boues composées dé lessive d'aluminate' de sodium d'attaque, de bauxite contenant du diaspore et éventuellement de la chaux. La température des boues se trouvant dans les autoclaves (échangeurs de chaleur) doit être progressivement élevée jusqu'à la température de décomposition La composition (c'està-dire de la lessive d'attaque à la bauxite) et la quantité des boues introduites sont réglées de façon à permettre la décomposition du diaspore dans le premier étage du dispositif de décomposition dans les autoclaves (échangeurs de chaleur) fonctionnant à la température de décomposition. Les boues décomposées quittant le premier étage du dispositif de décomposition sont refroidies et introduites dans l'unité mélangeuse qui constitue la première unité des autoclaves branchés en série du second étage du dispositif de décomposition continu à deux stades.Dans cette même unité mélangeuse on ajoute des ! boues constituées par de la lessive d'aluminate de sodium d'attaque, de l'hydrargillite ou de la bauxite contenant surtout de lthydrargillites cette alimentation se faisant d'une façon continue et éventuellement après réchauffement préalable. Dans l'unité mélangeuse les deux courants de boues sont mélangés et introduits en continu à travers les unités branchées en série du second étage du dispositif de décomposition, puis à la suite de la dernière unité les boues éventuellement après refroidissement, sont dirigées vers les autres opérations. On règle la composition (rapport de la bauxite à la lessive d'attaque d'aluminate de sodium) e; le débit des boues, constituées par l'hydrargillite ou la bauxite contenant principalement de l'hydrargiilite et la lessive d'aluminate de sodium, boues qui sont introduites dans l'unité mélangeuse du second étage du dispositif de décompositions de façon à permettre la décomposition de l'hydrargillite de la bauxite. Dans le premier étage dudispositif de décomposition à deux stades, les boues constituées par de la bauxite à diaspore, de la lessive d'attaque d'aluminate de sodium et éventuellement par de la chauxs sont portées à la température de 220 à 2700C, température habituellement utilisée lors de la décomposition des bauxites à di poreO Les boues quittant le premier étage du dispositif de décomposition à la température de 220 à 270 C sont refroidies de manière à ce que le mélange des bouesdécomposées et des boues à bauxite se trouve à la température de 100 à 1500C dans l'unité mélangeuse. Certains paramètres du procédé selon l'invention permettant la décomposition en deux stades sont variables suivant la disposition et les caractéristiques de chaque usine. On peut faire varier, par exemple, le rapport quantitatif des bauxites introduites dans le premier et dans le second étage, le rapport de la bauxite et de la lessive des boues introduites dans le premier ou dans le deuxième étage, la concentration de la lessive, etc... Cette grande souplesse est un des avantages du procédé conforme à l'invention. L'invention sera mieux comprise à l'examen d'un mode de réalisation du procédé selon l'invention, donné ci-après à titre d'exemple non limitatif. La figure représente les schémas de montage de l'exemple de réalisation où les autoclaves 1 à 7 sont branchés en série avec les autoclaves 8 et 9 destinés à maintenir la température, avec l'autoclave mélangeur 10 et avec les autoclaves Il et 12. I1 faut remarquer de plus que la série des autoclaves 13 à 16 est reliee à l'autoclave mélangeur 10. Les boues à décomposer dans le premier étage sont introduites par la conduite 17, celles à décomposer dans le second étage par la conduite 18, et les boues décomposées dans les deux étages sont évacuées du dispositif par la conduite 19. On introduit dans la première unité du premier étage (autoclaves 1 à 9) de la série continue de décomposition à deux stades constituée par douze autoclaves branchés en série et dotés de mélangeurs les constituants suivants : 144,4 m3 de lessive attaque, 44,4 t de bauxite à diaspore et 1,6 t de chaux,=At des boues dosées par heure. La composition de la bauxite est la suivante Al2O3 = 56,0%, SiO2 = 4,0%, TiO2 = 3,0%, Fie2O3 = 22 > 0%, CaO = i,o%, pertiau rouge = 13,5%, divers = 0,5%. Humidité = 1,0%. La répartition de la teneur en Al203 soluble est la suivante diaspore = 82%, boehmite = 10X, hydrargillite = 10%. La compo- sition de la lessive d'attaque est lasuLvaite: Na2O caustique = 275,0 g/lJ Al203 = 113 g/l, rapport molaire = 4,0. La teneur en CaO actif est de 90% Les boues sont chauffées indirectement dans les premiers autoclaves 1 à 7 au moyen de vapeur. La température dans ces sept autoclaves atteint 2300C. Au moment où les boues traversent les autoclaves 8 et 9, la décomposition est terminée, 1'hydrargillite, la boehmite et le diaspore de la bauxite sont dissous. La température des boues dans l'autoclave 9 est de 2270C. Le courant de boues à la température de 2270C (de débit de lessive = 153,2 m3/h, débit de boue rouge = 17,4 t/h; rapport molaire de la phase alcaline = 1,7) venant de l'autoclave 9 est introduit dans l'autoclave mélangeur 10. On alimente également en continu ce meme autoclave mélangeur 10 par les boues provenant des autoclaves 13 à 16 branchés en série et munis d'agitateurs. Ces dernières boues sont chauffées à la température de 2200C par des courants de vapeur dans les autoclaves 13 à 16. Leur composition est la suivante : 32 m3 de lessive d'attaque et 17,9 t de bauxite à boehmite par heure.La composition de la bauxite est la suivante : A1203 = 52,0% > SiO2 = 5,0X, TiO2 = 3,0%, Fe2O3 = 23,0, CaO = 0,5, perte au rouge = 16,0%, divers = 0,5%. Humidité = 15,0%. La répartition en A1203 soluble est la suivante : boehmite = 90%, hydrargillite = 10ss. La composition de la lessive d'attaque est la suivante : Na2O caustique = 150,0 g/l, Au2O3 61,7 g/i > rapport molaire = 4,0. Les deux courants de boues sont mélangés dans l'autoclave 10 et la température du mélange est portée à 23O0C par chauffage indirect à la vapeur. Les boues traversent les autoclaves 11 et 12 en continu, et entretemps la quantité de Au2O3 provenant de la bauxite à boehmite se trouve décomposée. Les douze autoclaves peuvent traiter en une heure des boues constituées par 189,6 m3 de lessive d'aluminate de sodium et 24,3 t de boue rouge à la température de 2270C. Les produits sont refroidis par expansion pour les opérationsultérieures. La concentration de la phase alcaline est la suivante o Na2O caustique = 224 gZl; rapport molaire : 1,5. La quantité de A1203 dissous est égale à 28,3 t/h. REVENDICATIONS 1. Procédé de décomposition en continu à deux stades des bauxites à diaspore, suivant la méthode Bayer, caractérisé par le fait que l'on utilise un dispositif de décomposition comportant deux étages, que le premier étage est alimenté par une boue constituée de bauxite à diaspore et de lessive d'aluminate de sodium, ladite boue étant portée à une température supérieure à 2200C et maintenue à cette température pendant une durée telle que la décomposition du diaspore soit acheveeg que le courant de boue sortant dudit premier étage est introduit en continu dans le second étage du dispositif de décomposition après avoir été mélangé avec un courant de boue constituée par de la bauxite contenant de la boehmite, ou par de la bauxite contenant de la boehmite et de i'hydrargillite, le mélange des boues tnavrsglt le second étage du dispositif de décomposition pendant une durée telle que la boehmite ou la boehmite et l'hydrargillite de la bauxite soient décomposées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que des boues constituées de bauxite à diaspore, de chaux et de lessive d'aluminate de sodium sont introduites dans le premier étage du dispositif de décomposition en continu à deux étages. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les boues constituées par la lessive d'aluminate de sodium et la bauxite à boehmite ou la bauxite à boehmite et à lthydrargillites sont réchauffées avant leur introduction dans le second étage. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisé par le fait que l'on chauffe le courant de boue du second étage du dispositif de décomposition. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les boues décomposées issues du premier étage du dispositif de décomposition sont amenées après refroidissement au second étage du dispositif de décomposition où elles sont mélangé es avec un courant de boues ons- tituées de lessive d'aluminate de sodium et de bauxite contenant principalement de l'hydrargiliite > le refroidissement étant tel que les boues formées après le mélange se trouvent à une température comprise entre 100 et l500C 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que le courant de boues composées de lessive d'aluminate de sodium et de bauxite contenant surtout de l'hydrargiliite est préchauffé avant son introduction dans le second étage. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la bauxite introduite dans le second étage du dispositif de décomposition en continu contient outre la boehmite et/ou lthydrargillitep également du diaspore.