invention se rapporte à un dispositifs de captage d informations pour un sélecteur de commande des automatismes d un mobile tel un ascenseur. Si par exemple, on considère un ascenseur, on conçoit aisément que son sélecteur ait besoin de recevoir de nombreuses informations dont les principales sont, d'une part, le sens des déplacements de la cabine et, d'autre part, le nombre de niveaux qu'elle franchit au cours de ses déplacements. Ce sont ces informations qui permettent de connattre à tout moment,d'wie part, la situation exacte de la cabine et,d autre part,et par rapport à celle-ci, la finalité d'un ordure reçu par exemple d'un usager de l'ascenseur. Ces deux dernières données sont indispensables à ce sélecteur puisque sa fonction est notamment de les rapprocher en vue de choisir le mode d'action le plus approprié à l'exécution de cet ordre. Evidemment, ce sélecteur ne limite pas là son action et, en outre, il mémorise l'ordre pour poursuivre son travail par un contrôle de ce que ladite exécution se réalise dans de bonnes conditions et ce, jusqu'à émission par lui-même de l'ordre d'ar r8t dès que les deux données précitées coïncident entre elles. Aussi, pour ce faire, il doit par ailleurs tenir compte des défauts possibles résultant par exemple, soit d'une inversion de phase du courant alimentant le moteur déterminant une inversion du sens du déplacement, soit drun glissement du frein et/ou d'un allongement du câble de suspension de la cabine conduisant à une dénivellation de cette cabine par rapport à un palier. Âutrefois,les informations sur la situation de la cabine étaient fournies par une liaison mécanique qui, malheureusement était soumise à usure et à déréglage. Aussi, a-t-on cherché à la remplacer par des moyens électroniques plus fiables et surtout permettant des vitesses plus élevées. Toutefois, quelques problèmes ont rendu difficile l'adaptation de l'électronique au comptage-décomptage des niveaux - les bruits industriels (parasites, surtensions, ...) qui venant se superposer aux signaux, tendent à les corrompre et à les défigurer plus ou moins - le coat de l'adaptation telle que conçue rnitialenent - les coupures du courant du réseau pouvant entraîner - la perte de la mémoire des valeurs préalablement enregis trée, sauf à utiliser des systèmes très coûteux comme par exemple à mémoire dite non volatile telle des mémoires à tores magnétiques ou ferrites - même en cas de mémoire non volatile, des erreurs du fait de 1'arrêt du comptage alors que par inertie la cabine poursuit son mouvement après la coupure du courant et que des niveaux peuvent alors être franchis sans pouvoir être comptabilisés, Dans un cas comme dans l'autre, il est nécessaire, lors du retour du courant de "recaler", c' est-à-dire repositionner la cabine par rapport au sélecteur. Pour ce recalage, il est généralement nécessaire de retourner à l'une des extrémités de la trémie pour actionner un contact replaçant le sélecteur en état de départ. Néanmoins, pour assurer le comptage des niveaux franchis, il est connu d'utiliser des capteurs électroniques comprenant par exem ple un support en U ayant sur les faces internes de ses branches, sur l'une d'elles, une cellule et sur l'autre, une source lumi- neuse dont le faisceau est orienté vers la cellule pour l'exiter. Entre les branches du capteur, qui est fixé à la cabine, passe une file d'écrans régulièrement espacés sur la hauteur de la trémie à laquelle, ils sont fixés. De ce fait, à chaque niveau où est fixé un écran le passage de celui-ci coupe le faisceau lumineux et imprime sur le courant émis par la cellule une impulsion qu' il suffit alors de transmettre au sélecteur pour lui signaler le passage dudit niveau. Toutefois, comme une même impulsion est émise en montée et en descente,pour que le sélecteur sache si le niveau doit Titre ajouté ou retranché, il est nécessaire d'associer à l'information fournie par le capteur, une information sur le sens du déplacement. Oette nécessité demeure entière, même dans le cas où l'on utilise en fait deux cafteurs et donc deux cellules avec chacune leur faisceau propre, et même leur propre file d'écrans du fait qu'il est impossible, dans les réalisations connues axe superposer les deux capteurs sans qu'il résulte de 1' écart inévitable entre les axes des deux faisceaux une différence entre les niveaux de comptage de chaque capteur. Dans cette réalisation à double capteurs et files d'écrans, ces capteurs sont affectés, l'un au comptage en montée, l'autre au décomptage en descente, ce qui nécessite évidemment pour ne commander la validation que des informations de l'un ou de l'autre de ces capteurs, de faire intervenir la susdite information sur le sens du déplacement, ce qui implique de recourir à un détecteur supplémentaire. Un résultat que l'invention obtient est un dispositif de captage d'4nformatiorsqui évite toutes les contraintes ci-dessus, simplifie le matériel monté.tant~sur le mobile qu'au long de sa trajectoire, et conduit à des performances jusqu'alors impossibles avec les dispositifs connus. A cet effet, elle a pour objet un dispositif de captage du type précité caractérisé en ce qu'il se compose - d'une file unique d'écrans fixes dans l'espace et répartis au long de la trajectoire du mobile et - d'un capteur opto-electronique associé au mobile et remarquable,tant en ce qu'il comporte au moins deux faisceaux avec pour chacun d'eus ses source lumineuse et cellule qui lui sont propres, qu'en ce que, d'une part, ses faisceaux sont situés de manière à se suivre dans le sens du déplacement et, d'autre-part, l'écart entre les faisceaux extrêmes du capteur est nettement inférieur à la distance entre les bords de chacun des écrans de ladite file unique. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif en regard du dessin ci-annexé, qui représenté schématiquement - Figure 1 : le dispositif selon l'invention - Figures 2 à 5 :- les divers états du dispositif au cours du comptage - Figures 6 à 9 : les divers états du dispositif au cours du dé comptage. De manière connue, le dispositif selon l'invention comprend une file 10 d'écrans 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, etc... fixes dans l'espace et répartis au long de la trajectoire 10 d'un capteur opto-électrique 20 fixé par rapport au mobile (non représenté) comme par exemplé fixé par rapport à la cabine d'un ascenseur se déplaçant de bas en haut et vice et versa dans la gaine ou trémie qui lui est réservée dans le gros oeuvre d'un batiment. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le dispositif se compose d'une file unique 10 d'écrans et le capteur 20 comporte au moins deux faisceaux A, B , avec pour chacun d' eux une source lumineuse 21 ou 22 et une cellule 23 ou 24 particulière. De plus, ces faisceaux A, 3, sont situés de manière à Btre à la suite l'un de l'autre ou inversement dans le sens du déplacement. Enfin, l'écart "I" par exemple de quatre centimètres, entre les faisceaux ex*r8mes A, 3 du capteur est nettement inférieur à la distance "Y" par exemple de quinze centimètres, entre les bords de chacun des écrans, tout au moins des bords qui sont en travers du sens du déplacement. Dans un mode préféré de réalisation, afin de limiter le prix de revient, le capteur comprend seulement deux faisceaux. Sans pour autant limiter l'invention à ce modèle, ni à cette application, c'est ce capteur particulier et appliqué à l'ascenseur qui va maintenant être précisé et dont le fonctionnement va être détaillé. "Sécaniqunment", la réalisation de ce capteur à double faisceaux ne présente pas de difficultés. En effet, il peut être considéré comme deux capteurs classiques superposés bien qu'il soit avantageux de le réaliser dans un seul boitier. Quant à la nature des faisceaux, elle peut varier, mais de préférence, il s' agira de rayons infra rouges ayant une très grande sensibilité. L'intérêt de ce double faisceaux réside principalement dans le fait qu'il permet de déterminer le sens du déplacement réel et d'orienter directement les impulsions pour qu'elles assurent, soit le comptage, soit le décomptage des écrans. En effet, en se basant sur le schéma de la figure 1, on comprend que si le capteur accompagnant la cabine monte, c'est d'abord le faisceau A et seulement ensuite le faisceau B qui seront successivement coupés par le premier écran rencontré alors qu'en descente par contre, ce sera d'abord le faisceau B et seulement plus tard le faisceau A qui seront coupés par l'écran du bas. Le processus sera le même à la sortie des écrans. Le cycle d'apparition et de disparition successives des informations A et B détermine le sens de déplacement réel qui orientera ces mêmes impulsions pour le comptage et le décomptage. Du fait de la double lecture, tant à l'entrée qu'à la sortie. de chaque écran, le capteur ne présente pas deux mais quatre états successifs différents, par exemple en montée 10) au départ, les faisceaux A et B parviennent à la cellule, c1 est l'tat indiqué au dessin sous la forme I 20) ensuite le faisceau A étant coupé, on a l'état indiqué au dessin sous la forme A B 30) après les faisceaux A et B étant coupés, on a l'état indiqué au dessin sous la forme s 40) enfin le faisceau A est dégagé et on a l'état indiqué au dessin sous la forme A B avant de revenir au premier état indiqué. Aussi, indépendamment du comptage des écrans et de l'information sur l'orientation du déplacement, ce capteur à double faisceaux a-t-il l'avantage de subdiviser l'espacement entre deux écrans successifs en quatre zones précisant d'autant les données fournies au sélecteur quant à la situation exacte de la cabine. Pour préciser encore cette situation, l'espace entre deux paliers, tels les niveaux n et n + 1 indiqués figure 1, peut lui-même être divisé en plusieurs zones, par des écrans intermédiaires. Dans l'exemple où il y a -des - écrans intermédiaires pour une subdivision en quatre zones, on obtient seize positions différentes entre les niveaux successifs, lesquelles positions sont, à partir du niveau n référencées au dessin, 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, a, b, c, d, e, f, pour reprendre ensuite au 0 mais pour le compte d'un niveau différent ( n + 1 ) auquel passera automatiquement le compteur s' il est construit pour suivre la numération hexadécimale (base 16). Les autres avantages tirés de ce dispositif de captage sont nombreux : - le cycle d'apparition et de disparition des informations A et B comparé au sens de déplacement prévu, confirme ou infirme la justesse du mouvement engagé et ce, dès les premières centimèires parcourus. Ce capteur rend donc inutile le relais de détection d'inversion de phases. - toute variation du sens de déplacement est automatiquement décelée pour déterminer le comptage ou le décomptage permettant ainsi sans décalage plusieurs variations même faibles (cas du rebond à l'arret, de l'allongement des câbles ou d'une lecture parasitaire d'un des faisceaux). Le compteur considérera un comptage à la disparition du signal mais le décomptera à sa réapparition confirmant ainsi l'impossibilité de décalage du système. - chaque zone de l'entre-niveaux étant déterminée avec précision, par immobilisation sur coupure du bouton d'arrêt par exemple, et ce, quelques centimètres avant ou après le niveau de la zone i, il est possible par un ordre pour ce meme étage de parcourir les quelques centimètres en petite vitesse afin de retrouver la position, zone 0. L'appel alors que la cabine est déjà en zone O ne provoquerait pas de déplacement mais seulement une relance de la lumière de la cabine. - lors d'une manoeuvre en révision, le compteur garde toute son utilité : non seulement il continue à donner la position exacte de la cabine, évitant le recalage lors du retour en commande normale, mais délimite sélectivement la course aux niveaux extrême haut et extrême bas, sans risque d'immobilisation aux fin-de-courses. - le compteur reste opérationnel même lors d'un déplacement manuel de la cabine. - les différentes fonctions vues ci-dessus permettent à fortiori l'usage d'un capteur unique ne nécessitant qu'une seule file d'écran quel que soit le type d'appareil. - chaque cycle de comptage d'un écran suivant un processus inévitable déjà décrit, toute excitation d'un faisceau qui n'entrerait as dans le cycle normal peut être laissée pour compte. Toute lecture reconnue impossible peut provoquer un défaut. De cette façon, le décalage devient impossible, car toute lecture erronnée est rejetée et toute séquence impossible provoque un défaut. - malgré ceia, sous réserves de modifier en conséquence le programme pour qu'il admette d'autres séquences, le capteur peut recevoir, sans créer de défaut, d'autres informations et par exemple, des informations en vue de repérage des écrans. A cet effet, dans la file des écrans standards précités et près de ceuxci, peuvent Qtre prévus des petits écrans 25,26 (figure 4) par exemple, pour l'un des écrans standards, ces petits écrans seront au nombre de deux et de dimension et d'écartement inférieurs à celui de cet écran standard 13 pour donner au passage du capteur la séquence dtinformation suivante :AB, AB, AB, AB, AB, AB. REVENDICATIONS 1. Dispositif de captage d'informations pour un sélecteur de cormsnde des automatismes d'un mobile, comprenant des écrans fixes dans l'espace et répartis au long de la trajectoire d'au moins un capteur fixe par rapport au mobile en vue notamment de piloter un ensemble de comptage et de dé comptage des écrans et de déterminer le sens du déplacement, tant pour orienter le sens d'action du compteur que pour vérifier s'il n'y a pas inversion par rapport au sens prévu, ce dispositif étant c a r a c t é r i s é en ce qu'il comprend exclusivement une file unique d'écrans et un seul capteur lui-même remarquable en ce qu'il comporte au moins deux faisceau de captage situés de manière à entre à la suite l'un de l'autre ou inversement dans le sens du déplacement du mobile 2. Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'en plus des écrans précités, ci-après dits standards, sont intercalé a dans la file des écrans de longueur différente permettant ainsi un repérage des écrans standards en vue d'un recalage automatique par l'intermédiaire d'un moyen de décodage des successions de séquences de comptage ou décomptage provoquées par ces écrans de longueur différente des écrans atandards. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les faisceaux ont entre eux un écartement inférieur à la distance entre les bords transversaux de chacun des écrans standards.