L'invention, due à MM. J.P. Hilger, M. Dirand J. Hertz du Laboratoire de Thermodynamique métallurgique de l'Université de Nancy, est relative aux procedés de traitement des aciers, étant applicable plus spécialement aux aciers au carbone ou aux aciers au carbone lSgèrement alliés, et en particulier pour l'obtention de fils d'acier. Par aciers au carbone, on entend notamment des aciers contenant - de 0,3 à 0,85 X de C, - de 0,5 à 1,2 X de Mn - de 0,1 à 0,4 % de Si, - 0,035 X de P + S au maximum. Par aciers au carbone légèrement allies, on entend plus spécialement ceux alliés au Mn, Si, au Mn-Si, et même au Si-Cr Mn (0,3 à 0 8X de C ; jusqu'à 1,3 % de Mn ; jusqu'à 2 X de Si environ 0,5 % de Cr, maximum 0,035 X de P + S). On connais déjà diverses méthodes de traitement, noter ment le patentage suivi de tréfilage à froid et de vieillissement, la trempe bainitique, la trempe à l'huile suivie de revenu, etc. La présente invention a pour but de faire subir à ces aciers, qui sont des aciers d'un prix relativement bas, un traitement qui améliore considérablement leurs propriétés, noter ment en augmentant leur résistance (limite élastique Re, charge de rupture R) et leur ductilité (allongement AX, striction Z) et en réduisant leur fragilité, de sorte que leurs qualités puissent atteindre et dépasser celles d'aciers spéciaux de prix beaucoup plus élevé. Elle consiste, principalement, à soumettre ces aciers à un traitement thermomécanique à une température se trouvant dans le domaine austénitique (c'est-à-dire notamment à une tea- pérature dépassant par exemple de 100 0C la température de fin d'austénitisation Ac3, au moins au début de ce traitement), donc en obtenant ainsi une microtexture de métal austénitique, et, immédiatement après pour maintenir cette microtexture en évitant une recristallisation de l'austénite, à procéder à un refroidissement ou trempe suffisamment rapide pour, d'une part, obtenir principalement de la martensite (bien qu'un peu de bainite et de perlite soit acceptable) et, d'autre part, conserver la microtexture de l'austénite mère. On constate qu'à la fin d'un tel traitement rapide, la martensite obtenue par transformation de l'austénite au cours du refroidissement se développe dans les grains écrouis dausténite, c'est-à-dire dans la microtexture initiale. Le produit final conserve alors I'hérédite de la microtexture initiale, d'où résulte une amélioration des diverses propriétés. Pour ce qui est du début du refroidissement, on note que le temps de recristallisation Q de l'austénite, après ce traitement thermomécanique, est de l'ordre de 20 secondes : on voit donc bien qu'il faut opérer le refroidissement immédiatement après la fin dudit traitement. Pour ce qui est de la rapidité du refroidissement, on la calcule d'après l'examen des courbes de transformation de l'acier en refroidissement continu. On note que, pour les aciers en question, le nez perlitique est assez rapproché de l'axe des ordonnées (températures), ce qui explique la nécessité d'opérer le refroidissement avec une courbe rapidement descendante. Pour un acier au carbone-silicium-chrome tel que susvisé, le temps t de refroidissement total est généralement inférieur à 2 minutes. I1 y aura intérêt, au moins dans certains cas, à prévoir le refroidissement en deux temps, savoir, une phase initiale t1 de refroidissement rapide, par exemple jusque vers 350 C, notamment par pulvérisation d'eau, et une phase subséquente t2 de refroidissement plus lent, jusqu'à environ 1000C par exemple par trempe à l'huile. On évite ainsi la formation de tapures, -formation qui serait à craindre dans le cas d'un refroidissement trop brutal. Plus la température finale de refroidissement est basse, plus faible est le taux d'austénite résiduelle non transformée. On peut ainsi obtenir que l'austénite, au cours de l'opération totale de trempe, se transforme en martensite (avec éventuellement un peu de bainite et de perlite) à raison de 90 à 95%. Eventuellement, lorsque l'on dispose de suffisamment de temps, une phase terminale de refroidissement pourrait encore être prévue pour terminer la transformation de l'austénite résiduelle. I1 est à noter que le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre de deux manières - ou bien on opère directement et immédiatement à la sortie d'un train de laminage débitant en usine, pour la pre mière fois, l'acier à traiter, notamment sous forme de fils, la température Ac3 + 150 , par exemple, étant obtenue par le fait même du laminage, de sorte qu'un réchauffage préalable à la trempe est inutile, - ou bien on opère sur de l'acier, notamment du fil d'acier dit ',fil machinez, déjà mis dans le commerce ou déjà bobiné, auquel cas on procède, préalablement à la trempe, à un réchauffage à la température requise, suivi d'un laminage plus lent que dans le premier cas, puisqu'on est libre de choisir la vitesse, le refroidissement s'opérant immédiatement après. Dans tous les cas, l'acier obtenu à la suite du proches; sus de trempe susvisé, à propriétés améliorées provenant de l'hérédité de l'écrouissage austénitique dû au traitement antérieur thermomécanique, sera avantageusement soumis à un revenu, notamment à une température de l'ordre de 300 à 4000 pour un acier au carbone-silicium-chrome ' tel que susvisé. Enfin, il sera généralement souhaitable d' améliorer l'état de surface du fil ou autre article, ainsi que sa résistance et même sa relaxation, par une ou deux opérations de tréfilage à température inférieure ou égale à la température de revenu, avec faible réduction de section (inférieure à 20% par exemple). Dans la description qui suivra, on donnera des indications concrètes relatives à un acier au carbone-silicium-chrome de type courant, indications concernant notamment les facteurs suivants : température Acide fin d 'austénitisation, intervalle s'écoulant entre fin de laminage (ou traitement thermomécanique d'écrouissage) et début de refroidissement, vitesse de refroidissement, température finale après trempe, température et durée du revenu. Mais il restera à la portée du technicien de déterminer les valeurs de cers facteurs pour d'autres aciers ou nuances d'aciers, 1 'essentiel étant, dans chaque cas, de mener le traitement de trempe de façon telle que le produit final garde 1 'hérédité de la microtexture austénitique obtenue par 1 'écrouis- sage initial pendant le traitement thermomécanique On notera généralement que les nuances d ' aciers au carbone - légèrement alliés au Mn, Si, Cr conviennent mieux que les aciers au carbone car Mn, Si, Cr retardent la recristallisation de l'austé- nite et accroissent la trempabilité. De faibles additions de Nb, Zr, Ti, V, B, Al ont un effet comparable. Concernant le revenu, des essais systématiques en fonction de la température et de la durée de ce revenu permettront au technicien de suivre-l'évolution des diverses propriétés mécaniques des aciers à obtenir. L'invention consiste, mises à part les dispositions principales qui précèdent, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus spécialement parlé- ci-après. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'application (notamment, entre autres, ceux pour lesquels on l'applique à la fabrication des fers à béton, des fils pour ouvrages à béton précontraint ou des fils pour fabrication de ressorts hélicoïdaux), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les aciers obtenus à l'aide des procédés du genre en question et comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments, machines et engins spéciaux, propres à leur établissement. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 montre très schématiquement l'hérédité de la microtexture martensitique initiale dans un acier traité conformément à l'invention La figure 2 montre un diagramme de transformation du refroidissement continu d'un acier traité conformément à l'invention. La figure 3 montre schématiquement une installation pour le traitement de fils d'acier, conformément à l'invention, de façon continue à la sortie d'un train de laminoirs à fils, avec réembobinage à la sortie. La figure 4 montre schématiquement une semblable installation, avec découpage de barres droites. La figure 5 montre schématiquement une semblable installation, avec mise en forme hélicoïdale en outre, et découpage sous forme de ressorts. La figure 6 montre schématiquement une installation pour traiter, conformément à l'invention, du fil du commerce, déjà embobiné, le fil traité étant réembobiné à la sortie. La figure 7 montre schématiquement une semblable installation pour l'obtention de barres droites, par découpage. La figure 8 montre schématiquement une semblable installation, pour la fabrication de ressorts. Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accordeur la préférence, se proposant par exemple de traiter du fil d'acier au carbone-silicium-chrome de la nuance connue 60 SC 7 (C 0,55 à 0,70 ; Si 1,3 à 1,8 Mn 0,6 à I ;Cr 0,3 à 0,6 ;P+5 sty prend comme suit ou d'une façon analogue. Pour illustrer le principe de l'invention, on a reproduit sur la figure I un schéma illustrant le principe de l'hérédité de la microtexture de la martensite finale par rapport à la microtexture de l'austénite mère écrouie, dans le procédé conforme à l'invention. D'après ledit procédé, l'acier est d'abord soumis à un traitement thermomécanique à une température proche de Ac3 de sorte que l'austénite alors obtenue par écrouissage prend une certaine microtexture d'orientation telle que représentée par les grains a. Un tel' acier écroui tend immédiatement à se cristalliser par germination et croissance de nouveaux grains. Si cependant, conformément à l'invention, on opère immédiatement un refroidissement, par exemple dans un délai 9 de l'ordre de 20 secondes, on arrive à fixer cette microtexture, dans les grains de laquelle se développe alors la martensite b,à condition cependant que le refroidissement soit suffisamment rapide pour éviter le nez perlitique. A titre d'exemple, et comme représenté sur la figure 2, montrant un diagramme de transformation en refroidissement continu pour la nuance d'acier considérée, (température T en ordonnées, temps t en abscisses logarithmiques), si le temps total de refroidissement t jusqutà la température inférieure ou égale à 100" ne dépasse pas 2 minutes, et si la loi de refroidissement est convenable, on évite le nez perlitique P et le nez bénitique B, de sorte que l'on obtient finalement une proportion de martensite de par exemple 95%. On va illustrer maintenant certains des modes de réalisation de l'invention, les uns agissant directement à la sortie d'un train de laminoirs dans une usine de production d'acier (figures 3, 4,- 5), les autres aqissant à la suite d'un train de laminoirs recevant du fil machine du commerce (figures 6, 7, 8). On-a illustré en premier lieu, sur les figures 3 à 5, le cas où l'invention est appliquée à la sortie d'un train de laminoirs 1 dans une usine de fabrication d'acier, notamment de fils d'acier. Les fils 2, à la sortie de ce train, sont généralement à une température T1 comprise dans la zone austénitique, c'està-dire supérieure à Ac3 (par exemple l'ordre de 800" ou davantage). Le traitement conforme à 1'invention s'applique donc immédiatement à la sortie du train 1, (par exemple en un temps Q de l'ordre de 20 secondes), de sorte que l'austénite n'ait pas le temps de recristalliser, ce qui veut dire que l'on introduit les fils, sortant du train, immédiatement dans le ou les appareils qui, étant traversés de façon continue par les fils à la vitesse de laminage, doivent assurer le refroidissement dans le temps de traversée du fil,-qui sera généralement très court. -Avantageusement-, et comme indiqué plus haut, on a recours à deux appareils successifs (fig. 3) - l'un, 3, à refroidissement par pulvérisation d'eau (ou autre) amenant une baisse rapide de température depuis la température T1 susdite jusqu'à une valeur T2 de l'ordre de 350 à 4000 par exemple, - l'autre, 4, assurant un refroidissement un peu moins rapide, depuis T2 jusqu'à une valeur T3, de l'ordre de 100 , par exemple, ou inférieure. Le temps t1 de passage de la température T1 à la temps rature T2 sera par exemple de 5 à 8 secondes et le temps de passage t2 de T2 à T3, de l'ordre de 60 secondes ou un peu plus. Ce refroidissement en deux temps correspondra à peu près aux courbes C1 (temps t1) et C2 (temps t2) du diagramme de la figure 2. A la sortie du deuxième appareil 4, le fil 2 serait trop cassant pour être embobiné : or, il est cependant nécessaire de le stocker, surtout si l'on doit tenir compte de la rapidité de débit du laminoir. Pour permettre ce réembobinage, on opère, sur le fil 2 sortant de la trempe, un prérevenu, par exemple dans un bain de plomb 5, pendant un temps t3 convenable, compatible avec la vitesse et la longueur de défilement, par exemple une à deux minutes. Ce traitement permettra généralement de rendre le fil suffisamment souple pour un bobinage. Il restera ensuite à reprendre les bobines 6 de fil ainsi obtenu, et à les traiter dans un appareil de revenu 7, par exemple pendant 30 minutes à une température T4 de l'ordre de 300 à 400 , étant entendu que cette durée et cette température pourront être modifiées en fonction des caractéristiques désirées. Eventuellement, une dernière opération consistera à mettre le fil à la dimension finale et à corriger son état de surface. Pour cette opération, on débobine le fil obtenu en 6, on le fait passer au moins une fois dans une filière 8, et on réembobine en 9 le produit final obtenu. Cette passe ou ces passes de tréfilage peuvent se faire à une température inférieure ou égale à la température de revenu, avec une faible réduction de section, notamment de moins de 20%, pour l'acier choisi. Le procédé de la figure 3 s'applique donc au cas où l'on désire livrer dans le commerce des fils bobinés, ce qui convient par exemple aux applications aux fils de diamètre notable, pour la mise sous tension des ouvrages en béton précontraint, en particulier. Il est à noter d'ailleurs que le temps de refroidissement t2 susvisé sera souvent, pour des installations de laminoirs de type courant, trop long pour être compatible avec les cadences ou vitesses actuelles de ces laminoirs. On arriverait en effet à des encombrements trop importants pour les appareils de refroidissement. Dans ce cas, et à moins qu'il ne soit possi ble de limiter la vitesse de laminage, on aura recours aux modes de réalisation des figures 4 et 5, selon lesquels on prévoit un découpage du fil en cours du traitement. Sur la figure 4, on a donc supposé que le fil 2, ayant d'abord subi le refroidissement à liteau, est découpé par une cisaille-, en 10, avant de passer dans l'appareil de refroidissement à l'huile 5, où il peut rester aussi longtemps que désiré. Les barres 11, ainsi découpées, sont soumises au revenu en 7, puis éventuellement calibrées en 8. On pourra procéder de cette manière chaque fois qu'il n'y aura pas d'inconvénient à stocker en barres le fil traité. La figure 5 montre l'application de la fabrication de ressorts. On agit comme dans le cas précédent, mais on procède, à la sortie de l'appareil 3, non seulement au découpage, mais à la mise en forme hélicoïdale ou autre, le refroidissement à l'huile se faisant sur les ressorts 12 ainsi découpés, en améliorant encore les conditions déjà obtenues pendant le refroidissement à l'eau. On termine, ici encore, par le revenu en 7. Dans les trois mQdes de réalisation qui précèdent, on a supposé que la trempe se faisait en deux étapes, trempe à l'eau puis trempe à'l'huile. On notera que, au moins dans certains cas, on pourrait prévoir la trempe en une seule étape, notamment à l'huile, en prenant les précautions suivantes. Dans ce cas particulier de refroidissement, qui correspondrait à la courbe C3 de la figure 2, on assurera en permanence l'évacuation des calories du 'liquide de trempe, soit par circulation de ce liquide, soit au moyen d'un échangeur de chaleur ménagé dans le bain de trempe, de façon à maintenir le liquide de-trempe à une température aussi basse que possible, en général inférieure à 1000. Dans le cas des figures 4 et 5, relatives aux barres et aux ressorts, le découpage pourrait aussi se faire rapidement directement à la sortie du laminage et immédiatement avant la trempe. Considérant maintenant le cas où l'invention doit être appliquée, non plus sur du fil sortant d'un train de laminoirs, mais sur du fil du commerce, déjà bobinié, on procède par exemple de la manière illustrée sur les figures 6 à 8. On a représenté sur la figure 6 une installation dans laquelle le fil 13 est deroulé, à partir d'une bobine 14, à une vitesse convenable -- dont le choix est à la portée du technicien -- et est amené à passer de façon continue dans les appareils successifs suivants - un four d'austénitisation 15, qui amènera ce fil à la température Ac3 ou à une température supérieure - un train de laminage 16 (cylindres à gorges), tournant à la vitesse choisie, avec un taux de réduction en section S S Sinitiale - finale 100 f Sinitiale compris entre 50 et 100% par exemple, et maintenant la température-aux alentours de Ac3, par exemple entre Ac3 + 150 et Ac3 - 50, - et, immédiatement après, passage aux appareils de refroidissement-à l'eau 3, puis à l'huile 4, puis revenu 7, analogues aux appareils déj à décrits plus haut en référence aux figures 3 à 5. Pour ce qui est du train de laminage 16, on y travaillera de façon à obtenir le maximum d'écrouissage de l'austénite, et à limiter les risques de recristallisation. Les dernières passes seront effectuées de façon que leur effet soit additif, sans recristallisation intermédiaire importante, c'est-à-dire des passes très rapprochées dans le temps. Au surplus, toujours pour les raisons indiquées plus haut, l'intervalle de temps Q entre la dernière passe et l'entrée dans l'appareil de trempe sera aussi réduit que possible. Ce temps , , pour l'acier 60 SC 7 considéré, sera infé- rieur à 30 secondes, étant entendu que, pour d'autres nuances, il pourrait être allongé (notamment avec addition de Zr, il pourrait être allongé de quelques minutes). La disposition de la trempe en deux phases ~(3 à l'eau, 4 à l'huile) est particulièrement intéressante, la première s'effectuant très énergiquement et rapidement jusqu'à 300 - 400", tandis que l'autre est moins rapide, aux basses températures. A la sortie de l'appareil de revenu 7, on peut procéder à la mise en, calibre, par tréfilage en 8, puis au réembobinage en 9. il est à noter encore que la phase de réchauffage initial en 15 pourrait se faire en deux temps, savoir - une première phase rapide jusqu'a' 7000, par exemple par induction haute fréquence, - et une phase plus lente jusqu'à 9000 où le fil serait maintenu à cette température pendant par exemple une minute ou davantage, compte tenu de sa vitesse de déroulement relativement lente, ce qui assurera une austénitisation aussi complète que possible. Cette vitesse V (figures 6, 7 8) sera par exemple du même ordre que la vitesse de défilement du fil machine à l'entrée des tréfileries actuelles spécialisées pour la fabrication de fils pour béton précontraint, c'est-à-dire de l'ordre de quelques mètres par seconde. La figure 6 illustre le traitement de fils à réeMbo- biner (cas par exemple de fils de gros diamètre destinés aux ouvrages à précontrainte). Mais on peut aussi assurer la fabrication de barres Il ou de ressorts 12, les figures 7 et 8 montrant, par assimilation aux figures 4 et 5 ce qui peut être fait dans ce cas. On pourrait ici encore dans certains cas, limiter le refroidissement à une seule phase (trempe à l'huile, courbe C3), par exemple de la manière visée plus haut en référence aux figures~3 à 5. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut obtenir, à partir de nuances d'acciers existantes et de prix généralement modéré, des aciers de très hautes qualités, les caractéristiques mécaniques étant notamment les suivantes - pour des diamètres de l'ordre de 10 mm de la nuance 60 SC 7 ayant subi les traitements susvisés, elles sont de - charge de rupture R = 220 hbar - limite élastique Re comprise entre 0,7 et 0,9 R suivant la mise à la forme finale, - striction Z (sans mise à la forme finale) 35 à 40S, - allongement A, hors striction, sous charge maximale, 3 à 4%. On peut rappeler à ce sujet que les caractéristiques courantes, des fils patentés de 8 mm de diametre, utilisés actuellement, sont les suivantes - charge de rupture comprise entre 160 et 172 hbar, - limite élastique comprise entre 140 et 155 hbar, - allongement compris entre 2,8 et 4%. On voit aisément l'importance des améliorations obtenues. L'invention permet donc, en conséquence, d'obtenir des aciers de haute qualité et cependant de prix de revient modéré. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spe- cialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'obtention d'aciers, notamment de fils d'aciers, à haute résistance, en particulier pour les ouvrages en béton précontraint, pour la fabrication des ressorts, ect., caractérisé par le fait que l'on part d'aciers au carbone ou d'aciers au carbone légèrement alliés, que l'on soumet ces aciers à un traitement thermomécanique à une température se trouvant dans le domaine austénitique de façon à obtenir une microtexture de métal écroui austénitique, et qu'on opère ensuite un refroidissement ou trempe dans des conditions telles que, d'une part, ce-refroidissement ait lieu aussitôt la fin du traitement thermomecanique, pour éviter la recristallisation de l'aùsténîte, et, d'autre part, ce refroidissement soit assez rapide pour assurer la transformation principalement en martensite, avec notamment 90 à 95% de martensite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, pour un acier du genre 60 SC 7, le délai maximum entre la fin du traitement thermomécanique et le début du refroidissement, est de l'ordre de 20 secondes. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 1 et 2, caracterisé par le fait que, pour une nuance d'acier au carbone, telle par exemple que l'acier 60 SC 7, la température T de traitement thermomécanique et de début de trempe est comprise entre Ac3 + 1500 et Ac3 - 500, et que la durée t du refroidissement, jusqu'à l'obtention de la température inférieure de trempe qui est de l'ordre de 500 à 100 , est inférieure à 2 minutes. 4. Procédé selon la revendication l ou 1 et 2, caractérisé par le fait que le traitement de refroidissement ou trempe s'effectue en deux phases, une phase plus rapide, par exemple, pour un acier du type 60 SC 7, entre des températures T1 et T2 respectivement de l'ordre de 8000 et 3500, et une phase moins rapide, par exemple entre des températures T2 et T3 de l'ordre de 3500 à 500 ou 1000, 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le temps tl de traitement (de T1 à T2) ) dans la pre- mière phase est de l'ordre de 10 secondes. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le temps t2 de traitement (de T2 à T ) est de 3 l'ordre de 1 à 2 minutes. 7. Procédé selon les revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que le premier refroidissement s'opère à l'eau et le second à l'huile. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le métal ou fil, après refroidissement, est soumis à un revenu, par exemple entre 3000 et 400 , pour être ensuite bobiné. 9. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le métal ou le fil, après revenu, est éventuellement soumis à un tréfilage pour améliorer son état de surface, la réduction de section étant par exemple de l'ordre de 20%. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il s'opère en continu sur un fil entrainé mécaniquement par des rouleaux de laminage, ledit fil traversant ensuite en continu les appareils de trempe et de revenu prévus pour le traitement. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'il s'opère directement sur un fil venant d'être élaboré par un train de laminage, dans l'usine de production, ledit fil étant refroidi immédiatement à la sortie du train (fig. 3 à 5). 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérise par le fait qu'il s'opère sur du fil existant déjà embobiné, auquel cas ce fil, deroulé à partir de sa bobine, est d'abord réchauffe à une température supérieure à la température Ac3 d'austénitisation puis soumis immédiatement au processus de laminage à cette température, puis aussitôt au processus de refroidissement et de revenu (Fig. 6 à 8). 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait -que le métal ou fil est soumis, après refroidissement, à un prérevenu, par exemple au plomb pendant un temps t3 convenable, pour rendre le fil rapidement malléable pour être embobiné, le revenu subséquent se faisant sur fil ainsi déjà embobiné, après quoi la phase d'étirage final, si elle existes se fait par débobinage et réembobinage (fig. 3). 14. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le fil est découpe en longueurs déterminées après refroidissement ou en cours de refroidissement (fig. 4). 15. Procédé selon la revendication 11, pour la fabrication de ressorts, caractérisé par le fait que le fil est mis en forme hélicoldale ou autre et coupé, après refroidissement ou en cours de refroidissement (fig. 5). 16. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le réchauffage du métal ou fil, avant traitement thermomécanique, se fait en deux temps, savoir, une première phase rapide jusque 700" environ ou davantage, par exemple par induction à haute fréquence, et une phase plus lente jusque 900 , pour assurer une austénitisation aussi complète que possible. 17. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le procédé thermomécanique de laminage, sur le métal préalablement réchauffé, a lieu en un certain nombre de passes très rapprochées dans le temps. 18. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le traitement s'opère de façon continue, le fil étant réembobiné après avoir subi les deux dernieres phases de revenu et d'étirage (fig. 6). 19. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le fil est coupé en barres en cours de son refroidissement (fig. 7), voire même immédiatement à la sortie du laminage, si le refroidissement s'effectue en une seule phase. 20. Procédé selon la revendication 1, pour la fabrication de ressorts, caractérisé par le fait que le coupage et la mise en forme hélicoïdale ou autre s'opèrent en cours de refroidissement, voire même aussitôt après le laminage, si le refroidissement s'effectue en une seule phase. 21. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le traitement thermomécanique initial s'opère avec un taux de réduction initiale - 5finale x 100, de l'ordre de 50 5initiale à 100, la température étant maintenue au voisinage de Ac3. 22. Acier, notamment fil d'acier, obtenu par la mise en oeuvre des procédés selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par les propriétés voisines des suivantes : R de l'ordre de 200 à 250 hectobars ; limite élastique Re comprise entre 0,7 et 0,9 R ; structure Z, sans mise à la forme finale, 35 à 40% ; allongement A hors striction sous charge maximale, 3 à 4%.