La présente invention concerne d'une façon générale un tube à orifice capillaire destiné à être utilisé dans un appareil d'analyse de particules dans lequel un orifice du tube sert de détecteur ou de transducteur, lors du fonctionnement de l'appa-5 reil, en fournissant une réponse aux variations d'impédance dans l'orifice qui est rempli d'un électrolyte, chaque fois qu'une particule traverse cet orifice. Cette variation d'impédance est convertie en un signal dont l'amplitude est à peu près proportionnelle au volume, c'est-à-dire à la dimension de la particule, 10 en raison du déplacement de 1'électrolyte par la particule lorsque cette dernière traverse l'orifice. La construction et le fonctionnement des appareils de ce type sont bien connus dans la technique de l'analyse de particules, et sont décrits de façon détaillée dans le brevet des Etats-Unis N° 2.656.508. Ces appa-15 reils sont souvent désignés par l'appellation : "Appareil Coulter pour l'analyse des particules". Suivant son agencement habituel, l'orifice est formé dans une pastille de eorundum qui est disposée dans la paroi d'un récipient en verre au moyen d'une technique quelconque connue. 20 L'intérieur du récipient est relié à un circuit fermé de fluide comprenant un manomètre comportant un siphon rempli de mercure, avec un robinet d'arrêt, et une source de vide également reliée au circuit de façon que le niveau du mercure du manomètre puisse être déséquilibré. Ce premier récipient est disposé dans un second 25 récipient qui contient des particules en suspension dans un diluant, le fond du premier récipient comportant l'orifice étant plongé, avec cet orifice, au-dessous du niveau du fluide se trouvant dans le second récipient. Le retour du mercure en position d'équilibre aspire la suspension à travers l'orifice, depuis le 30 second récipient, jusqu'à l'intérieur du premier récipient. La nasse de liquide à l'intérieur du premier récipient et dans le second récipient est en contact avec des électrodes métalliques respectives, et les circuits électroniques de l'appareil Coulter sont branchés sur ces électrodes. Les circuits électroniques 35 fournissent un courant qui passe dans l'orifice pendant que le liquide est transféré à travers celui-ci, et un détecteur approprié de l'un des circuits est sensible aux variations provoquées dans le circuit de détection par les variations respectives de l'impédance dues au passage des particules. 40 La construction et le fonctionnement ci-dessus sont 72 09701 2. 2130473 décrits dans les brevets des Etats-Unis N° 2.869.078 et 2.656.508. Le courant dans l'orifice comprend, dans la plupart des cas, un courant continu, dont la polarité est inversée de temps à autre afin de diminuer les effets polarisants. On a 5 obtenu certains avantages en utilisant un courant d'orifice à haute fréquence l'un de ces avantages étant de réduire la polarisation, pratiquement jusqu'à son élimination. D'autres avantages résultent également de l'utilisation d'un courant à haute fréquence dans l'orifice, notamment le développement de nouveaux 10 procédés de classification des particules. L'utilisation d'un courant à haute fréquence pose de nouveaux problèmes, au moins au nombre de deux. Le premier de ces problèmes est constitué par l'augmentation du chauffage du diluant provoquée par le passage du courant à haute fréquence. 15 Ce chauffage supplémentaire a pour résultat une augmentation de l'impédance apparente de l'orifice, ce qui donne naissance à des bruits et limite dans une certaine mesure l'utilité de l'appareil. Le second de ces problèmes concerne les pertes capacitives dans les parois du tube à orifice, bien que le courant dans 20 l'orifice soit accordé. Un couplage capacitif excessif à travers les parois du tube comportant l'orifice donne naissance à une perte dans le rapport signal/bruit, mais on peut remédier à ceci en utilisant un tube à orifice à double parois comme décrit dans le brevet des Etats-Unis N° 3.539.919. 25 On a constaté que le tube à orifice, réalisé de la façon qui va être décrite, permet une diminution des pertes de chaleur dûês au passage du courant à haute fréquence dans l'é-lectrolyte, qu'il comporte ou non une double paroi. Un tel tube est principalement destiné à un appareil d'analyse de particules 30 du type Coulter, qui est utilisé pour l'étude de la dimension et du nombre des particules en suspension dans un électrolyte, telles que les particules du sang dans une solution saline. Le tube comportant l'orifice présente des avantages supplémentaires lorsqu'il est utilisé avec un appareil du type 35 décrit dans le brevet des Etats-Unis ÎT° 3.380.584 qui emploie les dispositions décrites dans le brevet des Etats-Unis N° 2.656. 508 afin de commander la charge sur une gouttelette formée par l'appareil et contenant la particule. Lorsque l'on fait dévier la gouttelette sous l'action d'un champ électrique, le degré de 40 cette déviation est fonction de la charge sur la particule, de 72 09701 3. 2130473 sorte qu'il est possible de recueillir les gouttelettes et de ce fait les particules de différentes dimensions dans des dispositifs collecteurs séparés. De cette façon, des particules microscopiques peuvent être matériellement séparées, recueillies et 5 classées statistiquement. L'invention a pour objet un tube à orifice, qui est particulièrement adapté pour être utilisé dans un appareil Coulter pour l'analyse des particules, constitué par un récipient ayant une paroi en une matière électriquement isolante, dont 10 l'extrémité inférieure est fermée à l'exception d'un très petit orifice traversant cette paroi, ce tube étant caractérisé en ce qu'il comporte sur les surfaces interne et externe de ladite partie inférieure du récipient des revêtements en une matière conductrice de l'électricité, chacun de ces revêtement entourant 15 ledit orifice et se terminant au voisinage immédiat de ce dernier. De préférence l'orifice est formé dans une pastille en une matière électriquement isolante telle par exemple que du corundum, disposée dans la paroi du récipient qui est elle réalisée de façon caractéristique en verre ou en résine synthétique. 20 Les revêtements sont de préférence métalliques et constituent respectivement les électrodes intérieure et extérieure du tube à orifice, lorsque l'extrémité inférieure de ce tube est plongée dans un récipient contenant un électrolyte, et que l'orifice se trouve au-dessous de la surface de 1'électrolyte. 25 D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre faite en se référant aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples, dans lesquels : la Fig. 1 est une vue partielle en coupe d'un tube à 30 orifice suivant l'invention ; la Fig. 2 est une vue en coupe médiane d'un autre tube comportant un orifice, réalisé suivant un autre mode de réalisation de l'invention et agencé pour être utilisé dans un appareil d'analyse de particules, cette vue étant prise suivant la ligne 35 2-2 de la Fig. 3 dans le sens indiqué ; la Fi-T. 3 est une vue en plan de dessus du tube représenté à la Fig. 2, cette vue étant prise juste au-dessous d'un raccord en T ; la Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 40 de la Fig. 2 dans le sens indiqué ; 72 09701 4. 2130473 la Fig. 5 est une vue partielle de la partie inférieure du tube représenté à la Fig. 2, mais à plus grande échelle ; la Fig. 6 est une vue schématique montrant une varian-5 te du tube en coupe médiane ; la Fig. 7 est une vue partielle en coupe de l'extrémité inférieure du tube représenté à la Fig.6, mais à plus grande échelle. Le tube suivant l'invention est désigné à la Fig.1 par 10 la référence 10 et peut être utilisé dans différents dispositifs, y compris dans un appareil Coulter d'analyse de particules, et dans d'autres appareils utilisant le principe Coulter pour la classification et la séparation des particules. L'extrémité supérieure du tube 10-n'est pas représentée et peut prendre diffé-15 rentes formes. Le tube 10 est représenté imnjergé dans une masse 12 d'électrolyte, par exemple une solution saline qui peut comporter ou non des particules en suspension, selon que le tube 10 doit être utilisé pour aspirer un échantillon de suspension dans la 20 masse 12, ou pour injecter dans celle-ci un échantillon de suspension. Le corps 14 du tube 10 est réalisé en verre ou autre matière ayant des propriétés d'isolation électrique élevées. L'extrémité inférieure du corps 14 converge jusqu'à présenter 25 la forme d'une buse relativement étroite 16, et une pastille 18 en corundum comportant un très petit orifice 20 dans sa partie centrale est disposée dans la partie 16 du tube qui sera désignée dans la suite comme la"pointe"du tube 10, dans un but descriptif. On suppose que la fixation de la pastille 18 dans la pointe 16 30 est étanche aux liquides de sorte qu'aucun liquide ne se déplace entre la masse du liquide 12 à l'extérieur du tube 10, et une masse de liquide 22 se trouvant à l'intérieur du tube, excepté à travers l'orifice 20. La masse 22 de liquide est une solution saline ou un autre électrolyte analogue, comportant ou non des 35 particules à étudier, suivant la façon dont le tube 10 doit être utilisé. Suivant l'invention, le tube 10 est destiné à être utilisé dans des dispositifs dans lesquels le courant passant dans l'orifice est un courant à haute fréquence, par exem&le de 40 l'ordre de 500 KHz et pouvant atteindre plusieurs dizaines de 72 09701 5. 2130473 mega-Hertz. La surface interne du tube 10 est revêtue d'une coucne 24 d'une matière conductrice de l'électricité telle que par exemple un métal. Cette couche peut être constituée par un dépôt ou un revêtement appliqué mécaniquement, du type qui ne 5 réagit pas chimiquement avec les réactifs devant être utilisés. Par exemple, ce revêtement peut être constitué par du platine ou un autre métal qui n'est pas facilement attaqué par les agents corrosifs. D'une façon analogue, il est prévu un revêtement extérieur 26 en une même matière conductrice, ou en une matière 10 analogue, qui est solidaire du tube 10. Les revêtements ou couches de matière conductrice se terminent très près de l'orifice, comme on le voit en 28 à l'intérieur du tube et en 30 à l'extérieur de ce tube. Le but de cette étroite proximité est de maintenir le passage du courant électrique dans 1'électrolyte à une 15 valeur minimale afin d'empêcher le chauffage et les bruits qui l'accompagnent et qui sont engendrés par ce chauffage dans l'orifice 20. Les bords 28 et 30 des revêtements entourent les extrémités interne et externe respectivement de l'orifice 20 et sont espacés de cet orifice d'une distance qui est égale à quel-20 ques diamètres de cet orifice. Le tube à orifice 10 peut être utilisé dans un appareil Coulter ordinaire pour l'analyse des particules ou encore il peut être utilisé dans un dispositif du type décrit au brevet des Etats-Unis N° 3.380.584. Dans ce dernier cas, l'échantillon 25 est chassé sous pression du tube 10 afin de former des gouttelettes qui transportent les particules dans le but décrit dans le brevet des Etats-Unis K° 3.380.584. Lorsque le tube à orifice 10 est utilisé dans un dispositif Coulter seul, le passage de la suspension peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre. 30 On comprend que le couplage électrique de la partie ex terne du circuit d'orifice Coulter avec 1'électrolyte se trouvant dans l'orifice 20 est effectué en reliant des conducteurs aux couches de revêtement respectives 24 et 26. En d'autres termes, les couches ou revêtements 24 et 26 agissent comme les électro-35 des d'un appareil Coulter. A chaque fois qu'une particule traverse l'orifice kO, dans un sens ou dans l'autre, il se produit une variation de l'impédance de 1'électrolyte contenu à l'intérieur de l'orifice, variation qui est convertie en une tension ou un signal de courant par les circuits électroniques du dispo-40 sitif Coulter. 72 09701 6. 2130473 Un tube à orifice selon une autre variante de réalisation de l'invention est désigné par la référence 50 sur les Fig. 2 à 5. La principale différence entre le tube 10 représenté à la Fig. 1 et le tube 50 représenté aux Fig. 2 à 5, réside dans 5 sa construction. Le tube 10 est réalisé en verre ou autre matériau analogue par les techniques de soufflage et de formage du verre. La pastille 18 comportant 1'orifice est placée dans le tube 10 soit par fusion, ramollissement de l'extrémité 16 du tube et manipulation de ce dernier, soit encore au moyen d'un ciment, 10 cette dernière technique n'ayant que des applications limitées. Le tube 50 est constitué par des éléments usinés, conformés et maintenus ensemble mécaniquement, au moyen soit de filetages, soit d'adhésifs soit de ces deux systèmes. Cette construction montre le caractère universel de l'invention dans son applica-15 tion pratique. La pastille 52 est fixée dans une cavité découpée dans les parties du tube 50. Le tube 50 est constitué par un cylindre tubulaire interne 54 réalisé en une résine synthétique qui présente de très faicles caractéristiques de perte diélectriques. On peut utiliser 20 la plupart des matières appellées "plastiques" disponibles dans le commerce. L'extrémité inférieure du cylindre tubulaire 54 est élargie intérieurement afin de former une saillie interne 56, ce résultat étant obtenu par usinage ou par moulage de pièces séparées et collage de celles-ci, par exemple au moyen d'un 25 adhésif approprié. Un élément métallique tubulaire cylindrique externe 58 est disposé autour du cylindre 54 en contact étroit avec ce dernier et comporte une^plaque d'extrémité axiale inférieure ou collerette 60 soudée^ixée autrement sur lui. La plaque d'extrémité 60 est en contact avec l'extrémité axiale du 30 cylindre 54, et est appliquée de façon- étanche sur la saillie 56. Un tube cylindrique interne 62, également en métal, est disposé co-axialement et en contact étroit avec la paroi interne du cylindre 54, et comporte une partie inférieure convergente, conique 64 qui épouse étroitement la forme de la saillie convergente 56. 35 Dans cette saillie 56 est ménagée une cavité 66 ayant une forme appropriée, analogue à celle d'un disque, et la pastille 52 est disposée dans cette cavité, le sommet de la partie conique 64 recouvrant sa partie supérieure. Un évidement conique 68 réalisé par un contre-alésage convergent, est formé dans la plaque in-40 férieure 60 ; cet évidement débouche au droit de la pastille 52 72 09701 7. 2130473 de façon que le sommet de la saillie 70 ainsi constituée recouvre la partie inférieure de ladite pastille 52 qui comporte un orifice 72. Il ressort de la description qui précède que les élé-5 ments métalliques 58 et 62 présentent respectivement les parties 70 et 64, qui sont très proches de l'orifice 72 de la pastille 62. L'extrémité supérieure du tube 50 est réalisée de façon à permettre de relier une chambre 74 prévue à l'intérieur du tube 10 cylindrique interne 62 à un circuit fermé de liquide. Cette extrémité supérieure du tube 50 est également adaptée pour permettre de brancher les deux tubes cylindriques métalliques 58 et 62 à un circuit de détection de façon qu'ils puissent agir comme des électrodes. 15 A son extrémité supérieure, le tube métallique central 62 présente une partie 76 de diamètre réduit formant un épaule-ment 78 sur lequel est fixé un disque 80 en matière plastique. Une rondelle centrale 82, également réalisée en une matière isolante, présentant de faibles caractéristiques de perte diélec-20 trique, est étroitement fixée sur l'extrémité supérieure de la chambre 74 et un raccord creux 84 est monté dans cette rondelle 80, par exemple par vissage dans celle-ci. Une plaque métallique ou disque 86 est en contact avec la partie supérieure du disque 80 et serre ce disque sur les tubes 58 et 62, et contre l'extré-25 mité supérieure axiale du cylindre central 54 en matière plastique. Un connecteur électrique classique 88 est monté dans la plaque d'extrémité supérieure 86 ; sa cosse externe 90 est vissée dans ladite plaque 86 et son conducteur central 92 est isolé au moyen d'une douille 94 mais est en contact avec une extrémité 96 30 du tube 58. De cette façon, la cosse 90 est en contact électrique avec le tube métallique interne 62 et le conducteur central 92 est en liaison électrique avec le tube externe métallique 58. Tous les joints du tube sont rendus étanches aux liquides, soit par ajustage de précision, soit en utilisant des matières d'étan-35 chéité telles que des adhésifs, ou par ces deux moyens. On a représenté le tube 50 avec son extrémité inférieure plongée dans une coupelle 98 réalisée en une matière isolante. Cette coupelle contient un échantillon d'une suspension 100. La chambre interne 74 est remplie d'électrolyte afin de constituer 40 une masse interne 102 de fluide nécessaire pour la mise en oeu 72 09701 8. 2130473 vre du procédé Coulter. Le raccord 84 relie la chambre à un raccord 104 en T par l'intermédiaire d'un tuyau 106. L'une des branches 108 de ce raccord en T conduit à un manomètre ou siphon à mercure du type décrit dans le brevet des Etats-Unis N° 2.869.078, et une autre branche 110 de ce raccord conduit à une source de vide par l'intermédiaire d'un robinet d'arrêt 112. Le fonctionnement de ce système fermé est bien connu et ne nécessite pas de plus ample description. Le conducteur 92 et la cosse 90 sont reliés aux circuits électriques, désignés dans leur ensemble par 114, d'un appareil Coulter pour l'analyse des particules, par l'intermédiaire d'un conducteur 116, et à une masse 118 respectivement. Les circuits électriques 114 comprennent une source de courant qui fournit le courant d'orifice à haute fréquence destiné à être utilisé avec ce type de tube à orifice. On remarquera sur les Fig. 2 à 5 que la paroi du cylindre tubulaire interne 54 en matière plastique est relativement épaisse de sorte que la capacité qu'il est susceptible d'avoir est inférieure à celle d'un récipient à parois minces en verre. Dans ce cas, le cylindre 54 est l'équivalent de la paroi 14 du tube 10. Pour obtenir de meilleurs résultats il peut être ménagé un intervalle d'air à l'intérieur de la paroi au moyen de deux cloisons ou couches espacées, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis N° 3.539.919. Une telle construction est représentée aux Fig. 6 et 7. On a représenté en 120 sur ces Fig. 6 et 7 un autre mode de réalisation d'un tube suivant l'invention, qui comporte une paroi interne ou cloison 122 en une matière isolante de l'électricité telle que du verre, une paroi externe ou cloison 124 en une matière isolante analogue et une saillie convergente dans laquelle se rejoignent les deux parois afin de former une pointe inférieure 126. Une pastille 128 percée d'un orifice central 130 est fixée dans la pointe 126 axialement par rapport au tube 120. Les parois 122 et 124 se rejoignent également à leurs extrémités supérieures en 132 de sorte qu'est ainsi réalisé un espace interne cylindrique constituant une chambre 134. Cet espace est de préférence rempli d'air, du fait que la constante diélectrique de l'air ne diffère pratiquement pas de celle du vide. Il est prévu une chambre interne 136 qui est destinée à former une partie d'un système fermé de circulation de liquide d'un appareil 72 09701 9. 2130473 d'analyse de particules. La paroi externe 124 a s-a surface externe revêtue d'une couche 138 d'une matière conductrice de l'électricité, et une couche analogue 140 est prévue sur la surface interne de la paroi intérieure 122. 5 Le tube à orifice 120 est placé dans un récipient 142. La couche de revêtement interne 140 est reliée à travers une paroi supérieure 178 aux circuits électriques d'un appareil Coulter, désignés dans leur ensemble par 180, par l'intermédiaire d'un conducteur électrique 182 afin d'agir comme électrode 10 interne pour l'appareil Coulter. La coucne externe 138 s'étend jusqu'au dessus de la partie supérieure du récipient 142 et est reliée par un conducteur 184 aux circuits 180. Les deux couches ou revêtements se terminent très près de l'orifice 130 et recouvrent la pastille 128 comme représenté, en 186 et 188. Ceci pro-15 cure l'avantage d'une perte de chaleur faible. Les avantages supplémentaires apportés par une faible capacité entre les électrodes interne et externe sont obtenus grâce à la double paroi. Les circuits 180 produisent une information en nombre et en dimension concernant les particules qui traversent l'orifice 130. 20 Les circuits 180 comprennent également la source de courant pour l'orifice, qui est un courant à haute fréquence afin d'obtenir les avantages maximum de l'invention. Cette source de courant peut fournir pour l'orifice un courant ayant de plusieurs fréquences différentes, afin d'obtenir ainsi des avantages supplé-25 mentaires. Dans ces conditions, les circuits 180 comprennent des circuits de discrimination entre les signaux produits dans l'orifice aux différentes fréquences, et des circuits de classification et de comptage. 72 09701 10. 2130473 REVENDICATIONS 1.- Tube à orifice, particulièrement adapté pour être utilisé dans un appareil Coulter pour l'analyse des particules, 5 du type comprenant un récipient, ayant une paroi en une matière isolante de l'électricité, dont le fond est fermé à l'exception d'un orifice capillaire traversant ladite paroi, tube caractérisé en ce qu'il comporte des revêtements en matière conductrice de l'électricité sur les surfaces respectivement interne et ex- 10 terne dudit fond du récipient, ces revêtements entourant chacun ledit orifice et se terminant au voisinage immédiat de cet orifice . 2.- Tube suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tube comporté à son extrémité inférieure, une pointe dans 15 laquelle l'orifice est percé. 3.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le tube est rétréci vers ladite extrémité inférieure. 4.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 20 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la paroi du récipient comporte des cloisons interne et externe espacées, un revêtement interne sur la surface intérieure de la cloison interne et un revêtement externe sur la surface extérieure de cloison externe, lesdites cloisons étant réunies à l'emplacement de l'orifice. 25 5.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les revêtements en matière conductrice de l'électricité des surfaces des parois interne et externe du récipient sont disposés sur une partie importante desdites surfaces et constituent des électrodes. 30 6.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'au moins l'un des revêtements est en métal. 7.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les parties de chaque revêtement 35 qui entourent l'orifice sont espacées dudit orifice d'une distance qui correspond à quelques diamètres de cet orifice. 8.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le récipient est réalisé en une résine synthétique. 40 9.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 72 09701 2130473 1 à 8, caractérisé en ce que la partie inférieure de la paroi présente une cavité dans laquelle est placée une pastille comportant l'orifice et en ce que les revêtements s'étendent sur une partie de ladite pastille et sont en contact avec les sur-5 faces supérieure et inférieure de cette dernière afin de la maintenir dans ladite cavité. 10.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'au moins l'un des revêtements est constitué par un enduit. 10 11.- Tube suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le récipient est constitué par un élément tubulaire cylindrique de forme allongée, en une matière isolante de l'électricité comportant une partie rétrécie à son extrémité inférieure et en ce que les revêtements interne et 15 externe sont constitués par des tubes métalliques cylindriques disposés co-axialement, en contact étroit avec les surfaces respectivement intérieure et extérieure dudit élément cylindrique tubulaire isolant, qui comportent chacun à son extrémité inférieure une collerette annulaire s'étendant radialement vers 20 l'intérieur et en contact avec ladite partie rétrécie, l'une sur sa surface supérieure et l'autre sur sa surface inférieure, à l'exception d'un petit emplacement central, une pastille en une matière non conductrice de l'électricité étant placée à ce point central et étant traversée par un conduit capillaire qui déli-25 mite l'orifice, ce conduit étant dans son ensemble coaxial audit élément cylindrique et chacune desdites collerettes entourant une extrémité du conduit. 12.- Tube suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'une cavité est formée dans la partie rétrécie du fond du 30 récipient audit point central, que la pastille est placée dans ladite cavité et que les collerettes sont en contact avec les surfaces supérieure et inférieure de ladite pastille respectivement afin de maintenir celle-ci dans la cavité. 13.- Appareil du type Coulter pour l'analyse des par-35 ticules, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un tube à orifice, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, une masse d'un électrolyte se trouvant dans ledit tube dont la partie inférieure est plongée dans une seconde masse d'électrolyte, l'une desdites masses comportant des particules, un dis-40 positif de circulation de fluide provoquant un écoulement des 72 09701 12. 2130473 particules en suspension dans l'une desdites masses d'électrolyte à travers l'orifice du tube, des conducteurs reliés respectivement aux revêtements du tube et un générateur de courant alternatif pour engendrer un courant électrique à haute fréquence et 5 pour appliquer ce courant auxdits conducteurs afin de faire passer ledit courant à haute fréquence à travers ledit orifice simultanément avec lesdites particules. 14.- Appareil d'analyse de particules du type dans lequel une suspension de particules provenant d'une masse de 10 fluide comportant des particules en suspension traverse un orifice, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un tube à orifice suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, des moyens pour faire circuler du fluide à travers l'orifice et un circuit électrique comprenant des moyens de détection pour dé-15 tecter les variations de l'impédance du contenu de l'orifice, cet orifice présentant une entrée sur une surface de la paroi dudit tube et une sortie sur la surface de la paroi opposée dudit tube, les revêtements conducteurs formant des électrodes aux extrémités opposées dudit orifice, une électrode étant en contact 20 intime avec ladite masse de fluide et l'autre électrode étant en contact intime avec au moins le courant de fluide sortant dudit orifice et lesdites électrodes éteint branchées dans ledit circuit de façon à faire passer un courant électrique à travers ledit orifice dans le fluide traversant cet orifice, lesdits moyens de 25 circulation pouvant être actionnés de façon à faire passer matériellement le fluide à travers l'orifice simultanément avec le passage du courant électrique dans celui-ci et lesdits moyens de détection pouvant être actionnés de façon à détecter les variations de l'impédance du contenu de l'orifice provoquées par le 30 passage des particules à travers ledit orifice.