L'invention a pour objet un dispositif d'ouverture de porte. On sait que certains locaux, notamment ceux où se réunissent de nombreuses personnes, comme des salles de spectacles, des salles de bal, sont équipés de portes dont l'ouverture est contrôlée par des dispositifs dits anti-panique, c'est-à-dire de portes qui s'ouvrent auteatiquement de l'intérieur vers l'extérieur par effacement du ou des pêne(s) lorsqu'il se produit une poussée sur la face interne de la porte. De telles portes sont également prévues pour contrôler des sorties de secours dans des immeubles d'habitation. Ces dispositifs anti-panique doivent présenter une fiabilité totale, c' est-à-dire que tout en maintenant la porte fermée dans les conditions habituelles, ils assurent sans aléa l'ouverture de celte ci lorsqu'il se produit une poussée, Le problème de contrôle de l'accès d'un local par une telle porte n'est pas encore résolu, à savoir d'interdire à volonté l'entrée du local à partir de l'extérieur tout en conservant au dispositif anti-panique sa fiabilité. Si dans certains eas cette lacune n'offre pas d'inconvénient sérieux, il en est autrement lorsque, par exemple, l'entrée du local est conditionnée par le paiement d'un prix d'entrée, une porte à dispositif anti-psnique offrant une possibilité d'entrer sans payer. Pour éviter une telle fraude, la seale solution stre jusqu'à présent consiste à poster un surveillant près de la porte à l'extérieur du local. L'invention pallie cette lacune. Bulle a pour objet un disposi- tif anti-panique contrôlé par une serrure de manière que tout en laissant le dispositif anti-panique fonctionner en toutes circonstances, il est possible, dans une condition du dispositif, de permettre l'ouverture de la porte à l'aide d'une poignée extérieure offrant ainsi la liberté d'entrer dans le local par l'extérieur tandis que, dans l'autre condition, ladite poignée tourne à vide, ctest-à-dire sans entraîner l'effacement du ou des pdne(s), La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue d'ensemble de la porte anti-panique par sa face intérieure au local ; - la figure 2 est une vue en élévation, à plus grande échelle, d'une partie de ladite porte t - la figure 3 est une vue en coupe vertioale, encore à plus grande échelle, an voisinage du ptne supérieur, dans la condition de fermeture ; - la figure 4 est une vue du pene supérieur en plan ; - la figure 5 est une vue par l'intérieur du capot logeant ledit pene ;; - la figure 6 est une vue d'une tige de transmission pour l'actionnement dudit perle supérieur - la figure 7 est une vue de face d'une fourche prolongeant ladite tige - la figure 8 est une vue de côté correspondante - la figure 9 est une vue d'un balancier, par l'avant ;; - la figure 10 est une vue en plan correspondante - la figure il est une vue d'un support principal, par l'avant - la figure 12 est une vue en coupe selon la ligne 12-12 de la figure il - la figure 13 est une vue en plan du pene latéral - la figure 14 en est une vue par-dessus - la figure 15 est une vue d'une croix de transmission - la figure 16 est une vue d'un levier porteur de la barre de peussée - la figure t7 est une vue en coupe suivant la ligne 17-17 de la figure 16 - la figure 18 est une vue de face diadit levier - la figure 19 est une vue, encore à plus grande échelle, en coupe axiale verticale de la partie du dispositif placée en regard de la face extérieure de la porte ; - la figure 20 est une vue de face d'une pièce d'entratnement faisant partie de ce dispositif ; - la figure 21 est une vue de face d'une came cylindrique ; - la figure 22 est une vue en coupe selon la ligne 22-22 de la figure 21 g - la figure 23 est une vue de face de l'enveloppe ou !tt de la serrure. Le dispositif anti-panique comprend une porte 21 (figure i) dont le battant 22 est monté dans un cadre 23, à rotation autour de son bord 24, par l'intermédiaire de gonds ou charnières, non repré- sentés, mais d'un type bien connu, le maintien en position de ferme ture de la porte étant assuré par coopération d'un pêne médian 25, d'un pêne supérieur 26 et d'un pdne inférieur 27 avec des seches respectivement 28, 29 et 31. Le pene supérieur 26 est en forme de secteur (figures 2, 3 et 4) et est monté par un bossage 32 b rotation autour d'un axe 33 engagé à ses extrémités dans des oeils 34 et 35 (figare 5) que présentent des bossages 36 et 37 d'un bottier 38, lequel est fixé sur le battant 22 par des vis 39, 41, 42, 43 traversant le dos 44 dudit bttier. Le pene 26 est attelé à l'extrémité d'une tige 45 qui présente un méplat 46 (figure 6) traversé par un trou 47 pour l'introduction de l'axe 30 qui traverse les branches 48 et 49 dudit pdne par des ouvertures circulaires 40 que présentent ces dernières. Un ressort 51 entourant la tige 45 et prenant appai sur un rebord 52 du bottier 38 sollicite le pene 26 dans sa position de fermeture. Ah autre rebord 53 du bottier contribue, par la paroi 54 de ion trou, au bon guidage de la tige 45 qui se termine par une partie aPPigoie 55 (figure 6) qui sert à l'attelage par vissage de l'extrd- mité d'urbi tube ou tirant 56, dont l'extrémité opposée 57 (figure 2) est attelée par des goupilles 58 et 59 au manche 61 d'une fourche 62 (figures 7 et 8) dont une branche 63 est plus courte que l'autre branche 64 qui lui est parallèle. Cette dernière se termine par une fourchette 65 à deux branches horizontales 66 et 67 limitant une encoche 68. Dans ladite encoche est logé un ergot 69 que présente à une extrémité un balancier 71 (figures 9 et 10) en forme de losange et dont le bossage central 72 est traversé par un passage 73 à section carrée limité par des faces 74, 75, 76, 77. L'autre extrémité du corps 78 du balancier 71 en forme de losange présente un autre ergot 79. Le bossage 72 du balancier 71 est logé dans un trou cylindrique 81, de contour conjugué à celui du bossage, et que présente le dos 82 d'un support principal 83 (figures Il et 12) à oreilles 84, 85, 86, 87, percées de trous 88, 89, 91, 92 pour la fixation par des vis 93 sur le battant 22 de la porte. Le support 83 présente deux flasques parallèles 94 et 95 perpendiculaires au dos 82. Le flasque 94 comprend deux moitiés de flasque 96 et 97 se terminant par des rebords 98 et 99 entre lesquels est logé le pene latéral 25. Celui-ci est de forme générale parallélépipédique (fi gures 13 et 14) avec deux faces parallèles 101, 102, respectivement supérieure et inférieure, coopérant avec les faces en regard 103 et 104 des rebords 98 et 99 et une échancrure 105 ménage deux ailes 106 et 107. lesdites ailes sont traversées par un axe 108 qui se prolon- ge dans des trous 109 et 111 que présentent les rebords 98 et 99 et qui sert ainsi au montage à rotation du ptne 25 autour d'un axe vertical. Sn ressort 112 entoure l'axe 108 dans sa partie comprise dans l'échancrure 105 et l'un. de ses extrémités 113 prend appui contre le bord 114 d'une échancrure 115 que présente le flasque 95 du support principal 83, tandis que son autre extrémité 116 prend appui contre la face interne sensiblement plane 117 que présente le péne 25. Outre la face 117, le corps 118 présente une face arrondie 119 coaxiale aux trous 121 et 122 traversant les ailes 106 et 107 et une face 123 formant un ange obtus avec les faces externes 124 et 125 desdites ailes. Le balancier 71 est en saillie latérale par rapport au flasque 94 du support principal 83 en traversant une échancrure 131 que présente celui-ci et l'ergot 79 du balancier est engagé dans une lumière 14t (figure 15) d'une croix de transmission 142 à corps vertical 143 dont la branche supérieure t44 présente un épaulement 145 pour l'appui d'un ressort à boudin 146 dont l'autre extrémité 147 prend appui sur Tme goupille 148 traversant les deux flasques 94 et 95 du support principal 83. La branche inférieure 151 du corps 143 présente une partie étroite 152 limitée par des épaulements 153 et 154 en forme de crois sants et prévis pour l'engagement autour de la partie étroite 152 des deux branches 155 et 156 (figures 16 à 18) d'une fourchette 157 for mant l'extrémité d'un levier 158 monté entre les deux flasques 94 et 95 du support principal 83 à rotation autour d'un axe 159. Le corps 161 du levier 158 présente deux parties 162 et 163 faisant entre elles un angle obtus et la partie 163 porte à son extrémité un emmanchement 164 pour sa solidarisation avec la barre 165 du dispositif antipanique. l'extrémité opposée 166 (figure 2) de la barre 165 est raccordée à un levier 167 monté à rotation autour d'un axe 168 soutenu dans les flasques 169 et 171 d'un second support principal 172 fixé sur le battant 22 de la porte à proximité du bord 24, un ressort 173 exerçant son action sur une pièce de transmission 174, analogue à la pièce 142, grâce à un épaulement 175 qu'elle présente, appui étant pris sur une goupille 176. Du mdme côté que la fourchette 157 par rapport au corps 161, le levier 158 présente un prolongement 181 avec une touche 182 propre à coopérer avec l'aile inférieure 107 ou queue du pene 25. La pièce de transmission 142 se termine à la partie inférieure par une tige 185 qui joue pour un tirant tubulaire inférieur 186 (figure 2) se terminant par le pêne inférieur 27, analogue au péne supérieur 26, le même rôle que la tige 61 de la fourche 62 pour le tirant tubulaire supérieur 56. Dans le passage 73 à section carrée est engagée une tige 201 (iigure 19), à section carrée, qui traverse le battant 22 de la porte et qui fait saillie par rapport à la face extérieure 202 de ce dernier, La tige à section carrée 201 est logée dans le bossage 203 d'un entratneur 204 qui présente un orifice 205 à section carrée limité par les faces 206, 207, 208, 209 (figure 20) conjuguées des faces de la tige 204 et dont la surface externe, cylindrique, est logée à rotation dans le battant 22 de la porte. L' entraineur 204 a un corps 212 en forme de cuvette à paroi latérale cylindrique 213 limitée par une surface externe 214 et une surface interne 215. Le fond 216 de la cuvette est limité par deux surfaces parallèles 217 et 218, la surface 217 tournée vers le battant 22 présentant un pion circulaire 219. Le bossage 203 se prolonge à l'intérieur de la cuvette par un bossage 21. La paroi latérale 213 de la cuvette présente une enoo- che interne 222 limitée par une surface cylindrique 223 de rayon relativement faible se raccordant à la surface cylindrique interne 215 de la cuvette. Ladite encoche 223 est prévue pour le logement d'un rouleau cylindrique 224 de même rayon que l'encoche et dont la longueur est égale à la hauteur de l'intérieur de la cuvette 204. La surface latérale 225 du rouleau 224 coopère avec la sur face latérale externe 226 (figures 21 et 22) d'une came cylindrique 227 dont la surface latérale externe 226 présente un méplat 228. La came cylindrique 227 est en forme de fftt et présente une jupe 229 dont la surface interne 231 est engagée autour du bossage 221 de 1 entraineur 204. Le fut 229 présente une cloison transversale in termédiaire 232 qui présente vers ltextérieur une saillie paralld pipédique diamétrale 233 à section reotangulaire limitée par deux faces parallèles 234 et 235 se raccordant par une face frontale 236. Par sa surface externe 226, la came 227 repose sur la surface interne 237 d'une enveloppe ou fut 238 de serrure à barillet logeant en son intérieur un barillet 239, non représenté en détail, mais dont la partie postérieure est constituée par un collet 261 présentant à l'arrière une fente diamétrale conjuguée de la saillie 233. Le fut 238 se prolonge vers le battant 22 au-delà d'une nervure circulaire 241 logée entre un rebord 242 d-'une pièce 243 fixée sur le battant 22 et la tranche 244 de ltentratneur 204, par une jupe 245 présentant une lumière longitudinale 246 (figure 23) limitée par deux faces parallèles 247 et 248 encadrant le rouleau 224. Une lumière diamétralement opposée 249 est présentée par la jupe 245. L'enveloppe ou fut 238, qui présente les deux encoches longi tudinales à section prismatique 265 et 266 pour le logement des mentonnets longitudinaux (non représentés) portes par le barillet 239, est solidaire d'une poignée 251 à corps cylindrique 252, la solidarisation ayant été schématisée par la vis 253. La poignée 251 pr & sente sur sa face frontale 254 une entrée de clé 255 qui se prolonge par le passage habituel de la olé 256 dans la face frontale anté- rieure 257 de l'enveloppe 238. Le fonctionnement est le suivant : La condition montrée sur la figure 19 est celle qui correspond à la possibilité d'ouverture de la porte de l'un et l'autre côtés du battant de cette dernière, la porte étant montrée en condition de fermeture. Elle est maintenue dans cette condition par coopération du pône latéral 25, du pône supérieur 26, du pône inférieur 27, respectivement avec leurs gauches 28, 29 et 31. Pour l'ouverture de la porte à partir de l'intérieur du local, il suffit de s'appuyer sur la barre 165. Par l'appui sur cette barre 165, le levier 158 tourne dans le sens de la flèche f montrée sur la figure 16. Par la rotation autour de son axe, le bec 181 du levier vient coopérer par sa touche 182 avec la queue 107 du pône 25 et oelui-ei pivote autour de l'axe 121-122, contre l'action du ressort 112 en s'extrayant de sa esche 28. Simultanément, la fourchette 157 terminant le levier 161 sollicite vers le haut la pièce de transmission 142 et cela contre l'action du ressort de rappel 146 qui en est comprimé. Le balancier 71 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre (vu de l'intérieur du local) et par son ergot 69 sollicite vers le bas la branche 64 de la iourche 62. Le tirant tubulaire 56 exerce une traction sur la tige 45 contre l'action du ressort 51 et le pône supérieur 26 pivote autour de l'axe 33, ce qui l'efface par rapport à la gtche 29. Par sa tige 185, la pièce de transmission 142 sollicite vers le haut le tirant inférieur 186 et le pône inférieur 27 est effacé par rapport à sa seche 29. L'effacement des trois pênes laisse la porte s'ouvrir sous l'action de la poussée qui s'exerce sur la face intérieure du battant. Dans la condition montrée sur la figure 19, le rouleau 224 est, sous l'action de son propre poids, logé dans la fente 246, reposant sur le méplat 228 de la came cylindrique 227 et encadré par les borde 247 et 248 de la fente 246. Si, pour tenter d'ouvrir la porte, on tourne la poignée 251 autour de son axe, 11 enveloppe 238 qui en est solidaire tourne également et entraine le rouleau 224 par une des faces 247 ou 248. Âu cours de cette rotation, le rouleau 224 roule contre la pdriphérie 215 de ltentratneur 204 qui reste immobi- le. La came cylindrique 227 participe au mouvement.La face interne 263 de Sa eleison 232 est distante de la face en regard 264 du bessage 221 de l'entraîneur 204 et dans l'intervalle est logé un ressort ondulé 262. La non-euverture de la porte 22 est obtenue par l'absence de liaison en rotation entre la poignée 251 et la tige à section carrée 201. Si on introduit la clé correspondante à la serrure cozprensnt l'enveloppe 238 et le barillet 239, fin dtintroduotion de la cl et d'une manière connue, le barillet 239 est désolidarisé de l'enveloppe 238, les mentonnets portés par le barillet 239 sortant des saignées 265 et 266 que présente la surface cylindrique 297 du barillet dès que la clé est mise en rotation et entrain ledit barillet. En raison de la liaison en rotation assurée par l'engagement de la saillie diamétrale 233 de la came cylindrique 227 dans la fente diamétrale que présente le collet 261 solidaire du barillet 239, la came cylindrique 227 est entrainée en rotation.La coopération du méplat 228 aveo le rouleau 224 éloigne ce dernier de l'axe et celui-ci pénètre dans l'échancrure semi-circulaire 222. Le rouleau 224, partiellenent logé dans ladite échancrure, et maintenu entre les faces 247 et 248 de la jupe 245 prolongeant l'enveloppe 238, est ainsi rendu solidaire en rotation de ladite enveloppe. À partir de cette position, la rotation de la poignée 251 provoque la rotation de l'entraineur 204, le rouleau 224 jouant le rôle de clavette et l'entraineur 203 dans le trou carré 205 duquel est logée la tige 201 à section carrée fait tourner cette tige, donc le balancier 71, dans le trou carré 73 duquel elle est engagée, avec les mêmes conséquences qu'une poussée sur la barre 165 : le. pênes 25t 26, 27 sont rétractés et la porte peut etre ouverte. L'extraction de la clé, par exemple après une rotation d'un demi-tour dans une condition qui laisse le rouleau 224 logé dans l'échancrure semi-circulaire 222, laisse le dispositif de serrure dans la condition permettant l'ouverture de la porte par un action nement extérieur. Lorsqu'on souhaite rendre à nouveau impossible l'ouverture de la porte par actionnement de la poignée 251, il suffit de remettre à l'aide de la clé, le dispositif de serrure dans la condition initiale montrée sur la figure 19 ; le rouleau 224 abandonne l'échancrure 222 et retombe dans la fente longitudinale 246 ; la poignée 251 tourne à nouveau folle par rapport à la tige à section carrée 201. REVENDICÂTIONS 1. Dispositif de contrôle de la fermeture et de l'ouverture d'un. porte anti-panique comprenant à l'intérieur du local une barre transversale poussable dont la poussée provoque, par l'intermédiaire d'une transmission mécanique, l'effacement d'un ptne et ainsi permet l'ouverture de la porte, caractérisé en ce que ladite transmission est reliée à une poignée extérieure dont 11 actionnement contr81é par une serrure permet l'effaeement du pône lorsque la serrure est en condition d'ouverture, cet effacement étant interdit lorsque la serrure est en condition de fermeture. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la serrure, du type à fut fixe ou enveloppe et barillet, est logée à l'intérieur de la poignée, l'accouplement entre la poignée et la transmission ou pône étant rendu inopératoire par l'amenée de la serrure en condition de fermeture. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'en condition de fermeture de la serrure, la poignée tourne folle. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, carac terris en ce qu'il comporte un pône latéral, un pône supérieur et un pAne inférieur éclipsables simultanément par poussée sur la barre ou, lorsque la serrure est dans la condition d'ouverture, rotation de la poignée.