I1 est connu d'insonoriser des objets, en particulier des parties de carrosseries de voitures automobiles, par exemple des tôles de planchers présentant des nervures, au moyen de feuilles ou de masses qui se composent de bitumes ou de matieres polymérisées thermoplastiques, par exemple d'acétate de polyvinyle, éven tuellement chargés de corps de remplissage tels que des additions minérales en particulier de craie, de noir de fumée, de graphite, de sulfate de baryum, de sulfate de calcium, etc .. et qui portent éventuellement sur leur face dorsale des colles fusibles ou des adhésifs pour l'amélioration de l'adhérence en particulier à froid. Le degré d'insonorisation est alors estimé comme étant le facteur de perte 2 qui peut être déterminé comme le rapport de l'énergie absorbée à l'énergie non absorbée par exemple selon la méthode des demi-amplitudes pour des lames de métal à excitation électromagnétique sur l'appareil à mesurer les vibrations de flexion du professeur Oberst. Le but de l'invention est d'obtenir une amélioration de l'insonorisation à consommation de matière égale ou même diminuée. La diminution de la consommation de matière permet par exemple une économie de poids dans la construction automobile et par suite une économie de carburant, de stockage de matières, etc... Pour atteindre ce but conformément à l'invention, on utilise une masse, une nappe ou une feuille non auto-porteuse absorbant ou amortissant la sonorité d'un corps, à base de bitumes ou de matières polymérisées thermoplastiques et/ou à base de résines naturelles ou synthétiques, éventuellement chargée de matières de remplissage, et pouvant se gonfler par l'action de la chaleur en une structure poreuse analogue à une matière en mousse. D'une façon surprenante et contrairement aux conceptions admises jusqu'à présent par les techniciens, selon lesquelles l'in sonorisation s'obtint en premier lieu par le poids des masses insonorisantes qui augmentent le poids propre du corps ou de l'objet à insonoriser, la structure poreuse recherchée selon l'invention diminue le poids volumique tout en permettant d'obtenir un amortissement du bruit bien meilleur, par exemple pour l'insonorisation de tôles, jusqu'à 100 % ou davantage. Comme il s'est avéré, il y a dans une masse insonorisante poreuse présentant des alvéoles une absorption d'énergie par frottement des alvéoles. Un effet secondaire qu'on peut obtenir additionnellement est une meilleure isolation thermique. A titre d'exemple une masse insonorisante selon l'invention, qui est appliquée sous la forme d'une feuille d'une épaisseur de 2 à 3 mm à une tôle de carrosserie, peut être diminuée jusqu'à une épaisseur de 1 à 1,5 mm et être ensuite munie d'une structure poreuse sans changement de l'insonorisation du corps (facteur de perte ou facteur d'amortissement des vibrations). On obtient de préférence la masse, nappe ou feuille selon l'invention en mélangeant du bitume ou une matière polymérisée thermoplastique et/ou une résine naturelle ou synthétique éventuellement en association à des matières de charge avec 0,1 à 10 % en poids d'un agent de dégagement de gaz, en amenant éventuellement la matière sous forme de feuilles ou nappes et, après application à l'objet dont la sonorité doit être amortie, en chauffant à une température à laquelle un gaz est libéré de l'agent de dégagement de gaz. On préfère ce mode opératoire parce que les masses, nappes ou feuilles insonorisantes étaient déjà jusgu'à présent étendues par fusion sur la tôle, par exemple en construction automobile pendant la cuisson du vernissage, de sorte qu'elles se moulaient contre toute irrégularité ou tout profil de la tôle de carrosserie. L'amBlioration selon l'invention de ces masses peut ainsi s'obtenir sans modification du mode opératoire de base actuel avec application de ces masses suivie de leur chauffage. Selon le mode d'application en pratigue jusqu'à présent, les tôles sont soumises à des températures de 90 à 220 C. En conséquence, on préfère utiliser des agents de dégagement de gaz qui libèrent du gaz dans ce domaine de températures, le gaz étant surbotit de l'azote ou du bioxyde de carbone.De tels agents sont par exemple l'azodicarbonamide, l'hydrazide cyanurique, le N,N'-diméthyl--N'- dinitrosotéréphtalamide, le carbonate d'ammonium, le diphényl sulfonyl-3,3'-disulfohydrazide, le nitrile , -azo diisobutyrique, le diazoaminobenzène, l'hydrazide benzènesulfonique, le 4-4' -oxybisbenzènesulfonylhydrazide, la dinitropentaméthyl?lnetétemine et/ou un liquide à bas point d'ébullition enfermé éventuellement en microcapsules, en particulier un hydrocarbure à 1 à 3 atomes de carbone chloré et/ou fluoré par substitution.On peut cependant employer aussi des agents de dégagement de gaz pour lesguels le dégagement de gaz s'effectue par une réaction chimique, par exemple entre des groupes d'isocyanate et l'eau, comme cela est possible avec une matière qui est constituée par un polyalcool combiné avec un composé de polyisocyanate. Pour bien faire comprendre l'invention, on a représenté au dessin annexé en partie en coupe, une masse insonorisante 2 selon l'invention appliquée à une tôle de carrosserie 1. La masse insonorisante 2- a en partie des alvéoles ou pores fermés 3 et en partie aussi des pores ouverts 4, en particulier en surface, ces pores donnant à la masse une structure en mousse. On préfère gu'au moins 20 % des pores soient des pores fermés afin que la masse conserve une résistance mécanique. Le pourcentage des pores fermés peut être cependant plus élevé pour garantir l'effet d'insonorisation recherché. Exemple On a mesuré l'effet d'insonorisation d'une feuille d'une épaisseur de 1,5 mm qui présentait la composition suivante 23 parties en poids de bitume de spécification normalisée B80 i 73 parties en poids de CO3Ca ; 4 parties en poids de mica. La feuille a été revêtue sur une face d'une colle activée à chaud, et étendue par fusion sur une talle d'essai d'une épaisseur de 1 mm à une température de 130-140 OC maintenue pendant 20 minutes puis elle a été soumise à la mesure à 20 OC dans l'appareil d'Oberst à vibrations de flexion. Le facteur de perte était de 0,056 dans le domaine de mesure de 100 à 500 Hz. Une feuille de composition analogue présentant une même épaisseur de départ de 1,5 mm à laquelle on avait ajouté 4 * en poids d'azodicarbonamide et qui avait reçu également l'adhésif thermoplastique et avait été appliguée par fusion à la même température maintenue pendant la même durée a présenté un facteur de perte de 0,135. Après l'application par fusion, l'épaisseur de la couche était de 5,2 mm. R E V E N D I C A 2 I O N S. 1. Masse, nappe ou feuille insonorisante à base de bitumes ou de matières polymérisées thermoplastiques et/ou de résines naturelles ou synthétiques, chargés éventuellement de matières de remplissage, caractérisé par le fait qu'elle peut se gonfler par action de la chaléur en une substance poreuse formant mousse. 2. Masse, nappe ou feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'après mise en mousse 20 % au moins des pores sont des pores fermés. 3. Masse, nappe ou feuille selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle se présente comme masse, nappe ou feuille insonorisante revêtue éventuellement sur sa face dorsale de colles fusibles ou de colles adhérentes pour des tôles en particulier des tbles de carrosserie. 4. Procédé pour la fabrication d'une masse, nappe ou feuille selon les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu1 on mélange soit du bitume ou une matière polymérisée thermoplastique, soit une résine naturelle ou synthétique ou un mélange de ces matières, éventuellement additionnés de charges de remplissage, ou une matière thermoplastique, soit une résine naturelle ou synthétique, ou un mélange de ces matières, éventuellement additionnés de charges de remplissage, avec 0,1 à 10 * en poids d'un agent de dégagement de gaz, qu'on amène la matière éventuellement sous forme de feuilles ou de plagies et qu'après application à l'objet dont on doit assurer l'insonorisation on chauffe à une température à laquelle un gaz est libéré de l'agent de dégagement de gaz. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait gu'on utilise comme agent de dégagement de gaz de.l'azoformamide, du trihydrazide cyanurique, du N-N'-diméthyl-N-N' dinitrosotéréphtalamide, du carbonate d'ammonium, du diphénylsulfonyl-3-3'-disulfohydrazîde, du nitrile , o(- azodiisobutyrique, du diazoaminobenzène, de l'hydrazide benzènesulfonique, de l'hydrazide 4,4'-oxybisbenzènesulfonyle, de la dinitrosopentaméthylènetétramine et/ou un liquide à bas point d'ébullition enfermé éventuellement en microcapsules, en particulier un hydrocarbure portant 1 à 3 atomes de carbone, chloré et/ou fluoré par substitution et qu'on effectue le chauffage jusqu'à une température de 90 OC à 220 OC. 6. Variante du procédé selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'on ajoute à la masse comme agent de formation de pores un polyalcool combiné avec un composé de polyisocyanate et qu'on produit la structure en mousse en présence d'eau éventuellement avec action de chaleur. 7.~Utilisation d'une masse, nappe ou feuille selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 pour insonoriser des tôles, en particulier des tales de carrosserie avec la cuisson d'un vernissage.