La présente invention concerne un dispositif de sécurité anti-vol pour protéger un local contre les effractions, notamment en l'absence d'occupant. Ces dispositifs comprennent, généralement, des moyens de déclenchements manoeuvrables par l'ouverture illicite d'une porte ou dune fenêtre du local pour déclencher des moyens d'alarme. Or, quand l'occupant s'absente, il est obligé de mettre le dispositif en état de veille avant de sortir, puis de manoeuvrer la porte, ce qui constitue a priori un fait génerateur du déclenchement de l'alarme. On a cherché à résoudre ce probleme en installant une temporisation qui laisse un certain délai à l'utilisateur pour sortir de chez lui et fermer sa porte avant que le dispositif ne soit effectivement en état de veille et susceptible de déclencher l'alarme. Toutefois, une telle solution laisse subsister une contrainte psychologique importante pour l'utilisateur, qui craint toujours plus ou moins de ne pas respecter le délai accordé. Le même problème se pose, de façon encore plus délicate, lorsque l'utilisateur rentre chez lui auprès une absence. Il doit, en effet, en un temps relativement court, s'empresser d'aller désarmer le dispositif. D'autres solutions prévoient la mise en état de veille par le jeu dlun contact incorporé au verrou de la porte; de sorte que, sans qu'aucun délai ne soit imposé, la mise en état de veille ne s'effectue qu'une fois la porte fermée. Mais cette solution présente l'inconvé- nient que, si un intrus parvient à crocheter le verrou en question, il-désarme du même coup le dispositif d'alarme. La présente invention vise à réaliser un dispositif d'alarme dans lequel les moyens de mise en état de veille échappent aux inconvénients précités. Suivant l'invention, le dispositif de sécurité dnti-vol pour protéger un local comprend des moyens de déclenchement sensibles à au moins une anomalie dans l'état du local pour déclencher des moyens d'alarme, des moyens pour mettre le dispositif en état de veille et des moyens de contrôle de l'état du local avant mise en état de veille. I1 est caractérisé en ce que les moyens de mise en état de veille comprennent au moins deux organes de commande manuelle placés à l'extérieur du local et reliés à un étage d'analyse programmée, luimême relié à un étage de commande de la mise en état de veille. Grâce à l'étage d'analyse, la mise en état de veille ne résulte pas seulement de la position finale des organes de commande manuelle, mais encore de la façon, particulière et secrète, dont l'utilisateur s'y est pris pour les actionner. Suivant une réalisation préférée de l'invention, l'étage d'analyse programmée comprend des moyens pour analyser l'ordre dans lequel sont actionnés les organes de commande manuelle. Il est évident qu'un intrus ne peut connaître à l'avance cet ordre obligatoire, qui constitue un code secret. Même s'il parvient à manoeuvrer ces organes, il y a une certaine probabilité pour que l'ordre qu'il aura adopté ne soit pas le bon. Suivant une réalisation perfectionnée de l'invention, l'étage d'analyse programmée comprend des moyens pour analyser le cadencement dans le temps de l'actionnement successif des organes de commande manuelle. Ce cadencement , qui doit être obligatoirement respecté, avec une tolérance relativement étroite, constitue un code secret supplémentaire qui rend la tâche de l'intrus pratiquement impossible. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, les organes de commande manuelle sont inclus dans des verrous d'une porte d'accès au local. Pour un intrus, la manoeuvre de ces organes s'accompagne du crochetage successif des verrous. Or, cette opération, relativement longue, peut facilement être rendue incompatible avec le respect d'un certain intervalle de temps qui peut être choisi relativement court à cet effet. Suivant une réalisation préférée de l'invention, l'étage de commande est relié à un avertisseur sensible à une anomalie dans l'état du local. Si l'utilisateur laisse le local dans une situation propre à déclencher l'alarme, l'avertisseur le prévient dès que la mise en état de veille est effectuée, afin qu'il puisse y porter remède. L'étage de commande est avantageusement relié aux moyens d'alarme par l'intermédiaire d'un étage de temporisation pour inhiber ces moyens d'alarme pendant une durée prédéterminée. L'utilisateur dispose ainsi du temps nécessaire pour désarmer le dispositif afin de rentrer dans le local pour le remettre en ordre. L'invention prévoit encore avantageusement, parmi les moyens de contrôle de ltétat du local, un organe de commande manuelle relié directement à l'étage de commande, de manière à pouvoir simuler une mise en état de veille du dispositif. D'autres particularités et avantages de l'in vent ion ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, la figure unique est un schéma électrique d'un dispositif conforme à l'invention. En référence à cette figure, le dispositif comprend une centrale d'alarme 1 d'un type connu, qui est reliée à un certain nombre de contacts d'alarme (non re présentés), répartis entre les divers points à protéger du local. Ces contacts sont reliés à un relais 2 qui commande une sirène d'alarme 3, par une ligne 4. Dans l'exemple décrit, cette sirène est du type dit à sécurité positive, c'est-à-dire qu'elle fonctionne quand le signal sur la ligne 4 est à zéro. A cette fin, elle comporte une alimentation autonome 5. La centrale 1 comporte encore un interrupteur général 6 à deux positions marche (M) et arret (A).Toutefois la centrale peut être rendue active en position A par la fermeture d'un circuit 7 qui sera décrit plus loin. La porte d'entrée du local est munie de trois verrous qui comportent chacun un contact, respectivement 8, 9, 11, qui sont fermés quand les verrous respectifs sont fermés. Ces contacts sont reliés à un étage d'analyse programmée 12 agencé de façon connue pour analyser l'ordre dans lequel les trois contacts sont ouverts, et l'intervalle de temps qui a séparé chaque ouverture de la précédente. Des données sont rangées en mémoire dans l'étage 12 qui définissent un ordre-type d'actionnement des contacts et des intervalles-type. Si les contacts sont actionnés dans cet ordre, et suivant la cadence voulue, l'étage 12 délivre un signal vers un étage de commande 13 qui émet à son tour, par une ligne 14, un signal vers un relais 15, dont la position de travail T ferme le circuit 7 mentionné plus haut pour rendre la centrale active dans la position A de l'interrupteur 6. L'étage 12 est agencé pour, lors de la fermeture des trois contacts, délivrer un signal vers l'étage de commande 13, quelles que soient les conditions d'or-dre et de cadence suivant lesquelles ces vel-roussont actionnes, cesoonditias n'intervenant que lors deltozerture cnestsis contacts. La ligne 14 attaque en parallèle un relais 16 dont la position de travail T corI os! u;c a 1d mise sous tension d'un avertisseur 17 de niveau sunorc modéré.La bobine du relais 16 est, d'autre part, reliez à une dérivation 18 de la ligne 4 prise en sortie de la centrale 1, de telle manière que, si cette bobine est attaquée simultanément par la ligne 14 et par la ligné 18 suivant un signal positif, elle ne soit pas excitée, et que le relais 16 reste dans sa position de repos R. Parallèlement, étage de commande 13 délivre, par une ligne 19, un signal fugitif vers un étage de temporisation 21, agencé pour émettre sur une ligne 22 un signai rectangulaire d'une durée de quelques secondes, par exemple de 3 à 30 secondes. Ce signal est appliqué à un relais 23 dont la position de travail T correspond à la mise sous tension d'une ligne 24 qui constitue l'entrée de signal de la sirène 3. Toutefois, le signal fugitif ntest émis sur la ligne 19 que lors de la fermeture des contacts 8, 9, ll A l'ouverture de ces contacts, seule la ligne 14 est attaquée. La ligne 4 précédemment citée est connectée à la ligne 24 par l'intermédiaire d'une diode 25 dont le sens passant est dirigé vers la ligne 24. Enfin, un bouton-poussoir 26, qui peut être situé en tout point du local, mais de préférence au voisinage de la porte d'entrée, est relié à l'étage de commande 13 pour permettre l'activation de cet étage, aussi bien que par le signal provenant de l'étage d'analyse 12. En fonctionnement, l'utilisateur commence par appuyer sur le bouton 26 pour activer l'étage de commande 13 et simuler ainsi une mise en état de veille qui se déroule de la façon décrite ci-après. Le local étant supposé en ordre, c'est-à-dire toutes ouvertures fermées, le relais 2 est en position de repos (R) et la sirène, recevant un signal de tension par les lignes 4 et 24, ne fonctionne pas. En sortant, l'utilisateur ferme les trois verrous de la porte, sans sepréoccuper d'aucun ordre et sans avoir à observer une cadence quelconque. Une fois ce verrouillage effectué, l'étage d'analyse 12 attaque l'étage de commande 13 qui, par la ligne 14 et le relais 15, provoque la fermeture du circuit 7, ce qui met le dispositif en état de veille. Si toutes les ouvertures du local sont fermées, le relais 2 est en position de repos R et la sirène reçoit une tension par la ligne 4, ce qui interdit son fonctionnement. Cette même tension s'applique par la ligne 18 à la bobine du relais 16, pour s'opposer à la tension émise par l'étage de commande 13. Donc, le relais 16 reste en position de repos R et l'avertisseur 17 ne fonctionne pas. Si au contraire, une fenêtre, par exemple, est restée ouverte par inadvertance, le relais 2 est en position d'alarme A. La sirène ne reçoit plus de signal par la ligne 4, mais elle en reçoit un par la ligne 24, par l'intermédiaire du relais 23 attaqué par le signal temporaire de l'étage de temporisation 21. Elle ne fonctionne donc pas. La ligne 18 étant à la masse, le relais 16 vient en position de ttravail T, et l'avertisseur 17 fonctionne. En effet, grâce à la diode 25, la tension dans la ligne 24 ne peut pas se propager dans la ligne 18. L'utilisateur dispose alors de quelques secondes (la durée du signal temporaire précité), pour désarmer le dispositif par réouverture des verrous. I1 va ensuite remettre le local en ordre. Une fois le dispositif correctement mis en état de veille, et passée la durée du signal temporaire, la ligne 24 cesse d'être alimentée à partir du relais 23, de sorte que le seul signal reçu par la sirène 3 est celui provenant de la ligne 4. Tout passage du relais 2 en position d'alarme A supprime ce signal et provoque le fonctionnement de la sirène. A son retour, l'utilisateur ouvre les verrous en observant cette fois des consignes particulières relatives à l'ordre d'actionnement des verrous et à l'in tervalle de temps qui sépare deux actionnements consécutifs. Ces consignes constituent un code secret que l'utilisateur et ses confidents sont seuls à détenir. Lt analyse de ces manoeuvres par l'étage 12 a pour effet, par l'intermédiaire de l'étage de commande 13, de-supprimer le signal sur la ligne 14 et de désarmer le dispositif. S'il commet une erreur, l'ouverture de la porte, qui correspondant à une intrusion, déclenche l'alarme car 11 étage de commande 13 n'émet pas de signal fugitif 19, et la sirène n'est pas inhibée L'invention permet la réalisation d'un dispositif offrant une entière sécurité, puisque la libre accès au local dépend de la connaissance d'un code secret impossible à retrouver par tatonnement. La réalisation est, en outre, d'une grande commodité puisque le désarmement s'effectue par le fait même de l'ouverture de la porte. Dans la pratique, le choix des intervalles de temps pourra s'effectuer de manière qu'un cambrbleur ne puisse pas avoir le temps de crocheter un second verrou après en avoir crocheté un premier dans le temps imposé. L'utilisateur peut également vérifier, avant de sortir, l'état du local en actionnant le bouton 26, qui attaque directement l'étage de commande 13, sans être obligé de fermer les verrous pour cette vérification. Le bouton 26 peut également servir à vérifier le bon fonctionnement général de l'installation. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à l'exemple décrit, masi peut s'accomoder de diverses variantes mineures. Ainsi, le nombre des verrous peut etre quelconque. De même, par mesure de simplification, on peut n'imposer, comme intervalle de temps à respecter, que la durée globale d'ouverture de l'ensemble des verrous. Enfin, la réalisation industrielle peut s'effectuer au moyen de toute technologie, notamment au moyen de relais statiques, faisant appel à des circuits logiques plus fiables et mieux adaptés à ces applications. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité anti-vol pour protéger un local, comprenant des moyens de déclenchement sensibles à au moins une anomalie dans l'état du local, pour déclencher des moyens d'alarme, des moyens pour mettre le dispositif en état de veille et des moyens de contrôle de l'état du local avant mise en état de veille, caractérisé en ce que les moyens de mise en état de veille comprennent au moins deux organes de commande manuelle placés à l'extérieur du local et reliés à un étage d'analyse programmée lui-même relié à un étage de commande de la mise en état de veille. 2. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'étage d'analyse programmée comprend des moyens pour analyser l'ordre dans lequel sont actionnés les organes de commande manuelle. 3. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'étage d'analyse programmée comprend des moyens pour analyser le cadencement dans le temps de l'actionnement successif des organes de commande manuelle. 4. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les organes de commande manuelle sont inclus dans des verrous d'une porte d'accès au local. 5. Dispositif conforme à l'une des revendications I à 4, caractérisé en ce que l'étage de commande est relié à un avertisseur sensible à une anomalie dans l'état du local. 6. Dispositif conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que l'étage de commande est relié aux moyens d'alarme par l'intermédiaire d'un étage de temporisation pour inhiber ces moyens d'larme pendant une durée r)rédéterminée lorsque l'étage d'analyse programmée est attaqué par la mise en état de veille du dispositif. 7. Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que l'étage de temporisation est mis hors service quand l'étage d'analyse programmée est attaqué lorsque le dispositif est en état de veille. 8. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens de contrôle de l'état du local comprennent un organe de commande manuelle relié directement à l'étage de commande.