La présente invention concerne des compositions fongicides contenant certains acides norbornane-2-carboxyliques et norbornène-2-carboxyliques dissous dans des acides gras aliphatiques inférieurs volatils. La détérioration et la perte de diverses céréales, oléagineux et autres produits alimentaires sont des problèmes économiques qui apparaissent les plus sérieux dans le monde d'aujourd'hui. L'Organisation de l'Agriculture et des Produits Alimentaires aux Etats-Unis a estimé que 5/ioe des céreales alimentaires moissonnées sont perdues avant la consorination. L'Organisation Mondiale de la Santé a évoqué l'importance de ce problème en indiquant qu'il existe une perte de 20/100 de céréales alimentaires après la moisson en Afrique, en Asie et en 8mélique latine et une perte de 15/100 dans Le Proche-Orient où les déchets dans certains domaines représentent 50/100 des produits alimentaires en conservation.On estime les pertes dues aux détériorations par les champignons à 5/1000 à 100/1000 de la production mondiale de céréales alimentaires. Une solution à ce problème de détérioration pendant la conservation aurait un effet important sur la pénurie mondiale de produits alimentaires qui existe actuellement. Ces pertes élevées n'apparaissent généralement que dans les pays sousdéveloppés qui se trouvent dans des climats tempérés où le développement des champignons est favorisé. Cependant des pertes importantes pour ltécononie sont aussi observés dans des pays plus développés tels que les Etats-Unis d'knérique. Les estimations des pertes, probablement dues aux détériorations par les champignons dans les entrepôts cownerciaux ou du gouvernement, indiquent les chiffres de 5/fOQO pour Ie soja et 2/100 environ pour le mats, ce qui représente une perte totale de 400 à 500 millions de francs. Les pertes pendant la conservation dans les fermes sont plus élevées et s'étendent de 45/1000 pour le blé, l'avoine, le seigle, l'orge et le riz à 6/100 pour le mats et les grains de sorgho avec une valeur totale de plus d'un milliard de francs. Bien que le foin soit d'une valeur inférieure aux grains et aux oléagineux, les pertes sont cependant supérieures à 5/100 lorsque la conservation est commerciale et à 7;100 pendant la conservation dans les fermes. La plupart des dégâts apparaissant dans les céréales sont causés par des champignons qui envahissent les céréales après la moisson. Ces champignons comprennent une douzaine d'espèces environ dTAspergillus, plusieurs espèces de Pénicillium, une espèce de Sporendonema et peut-être quelques espèces de levure. cours des dix dernières années, la connaissance et la compréhension des risques que représentent les champignons pour la santé se sont accrues. Dans des conditions appropriées, les moisissures produisent souvent deswycotoxines dont la plus connue est l'aflatoxine produite par l'Aspergillus Flavus. Ces toxines sont d'un intérêt croissant car elles sont nocives pour de nombreux animaux domestiques. Elles provoquent le cancer du foie chez au moins plusieurs espèces d'animaux, en particulier les rats, et ont été mises en cause dans certains cas de cirrhose chez les enfants. Les facteurs principaux qui favorisent le développement de la moisissure sont les températures modérées et l'humidité relative élevée. D'autres facteurs sont aussi importants ; c'est le cas de la durée pendant laquelle le produit alimentaire est conservé et l'importance du développement des champignons. D'autres facteurs, tels que des substances étrangères, des insectes ou des mites peuvent accélérer le développement de ces moisissures. Pendant des centaines d'années, on a essayé de minimiser l'influence de ces facteurs avec un succès relativement faible. Les pertes des produits alimentaires pendant la conservation, mentionnées précédemment, montre que même des procédés existants dans des sociétés où 11 agriculture est très avancée ne donnent pas de succès complet. La méthode traditionnelle, aux Etats-Unis d'Amérique consistait à sécher les cultures sur place aussi longtemps que possible puis, après la moisson, à les sécher de nouveau, si cela était nécessaire, pour obtenir le niveau d'humidité estimé convenable pour la conservation. Certanes cultures, telles que le blé ou l'avoine, dont la durée de croissance est plus courte et la date de récolte plus précoce, sont plus appropriées pour le séchage sur place qu'une culture de mats, par exemple, qui vient plus tard $ maturation. Pour n'importe quelle culture, toutefois, ces procédés entraient une accumulation de graina-de céréales qutil faut traiter dans un court intervalle de temps.Lorsque le temps n'est pas favorable, les grains sont plus humides qu'a' l'habitude. Evide ent, le fermier peut avoir la chance de pouvoir faire sa récolte. Tandis que, des montagnes de grains s'accumulent pour attendre le séchage artificiel, la moisissure des grains et leur échauffement peuvent commencer dens les 24 h. Ces problèmes sont particulièrement aigus pour le mats qui est la principale culture de céréales et le principal aliment pour les animaux aux Etats-Unis. Au cours des dernières années, le problème s'est accentué par suite du développement des systèmes de moissonnage efficaces et très mécanisés, tels que la moissonneuse-batteuse. Ces systèmes permettent d'augmenter la récolte de mats et de répartir le moissonnage sur une période de temps plus longue. Cependant, il est nécessaire que les grains aient une humidité de 23 7. au moins pour que ces systèmes soient efficaces au maximum et ainsi ils aggravent le problème des moisissures, car plus de grains ont des niveaux élevés d'humidité. La solution fondamentale pour préserver ces céréales était le séchage, soit par ventilation naturelle, par exemple dans des silos, soit par aération forcée en utilisant de l'air à température ambiante ou de l'air chauffé dans des séchoirs à bacs fixes, dans des séchoirs à bacs mobiles, ou dans des séchoirs circulation continue. Le séchage artificiel a permis de procéder plus tôt à la moisson , et a permis aussi une meilleure prévision, une meilleure conservation à long terme et généralement une qualité très améliorée. Lorsqu'on observe le développement de "points chauds" ou de moisissure, pendant la conservation, on peut sécher de nouveau le grain. Cependant, plus fréquemment, on mélange le grain à d'autres grains sains et on agite le mélange soit manuellement soit en le passant dans une vis transporteuse. De tels procédés mécaniques dispersent les l'points chauds" et dissiiniîent la présence de moisissure ; cependant, ces procédés sont essentiellement temporaires et n'arrêtent pas le développement de la moisissure. Les pertes de récoltes, mentionnées précédemment, montrent que les procédés actuels pour protéger les produits alimentaires ne sont pas complètenent efficaces. Le séchage naturel dépend du temps. Lorsque les récoltes sont faites par temps humide, les pertes deviennent inévitables simplement, soit parce-que les séchoirs ne peuvent être utilisés, soit parce-que leur capacité est insuffisante pour traiter une grande quantité de grains et de foin à sécher. Dans d'autres cas, la perte est dûe à une négligence conduisant à un séchage insuffisant.Même un séchage des récoltes donnant le niveau d'humidité supposé approprié pour la conservation, n'est pas une garantie, car des variations de température diurne et d'autres facteurs tels que la localisation de uicro-particules peuvent provoquer le développement de l'humidité dans les silos de conservation et il en résulte des plages localisées présentant les conditions idéales pour le développement de la moisissure. Le surséchage des grains diminue l'influence du facteur humidité, facteur important pour ta innation de champignons, mais la fragilité et le fendillement des grains augmentent la prédisposition à la formation de champignons, réduisent la qualité et rendent les grains moins acceptables commercialement. Pour les grains, deux autres aspects de manipulation sont importants et ils sont plus ou moins encouragés par les normes officielles des grains. La classification cnumerciale principale du mais par exemple est la qualité "2" pour laquelle le maximua admissible d'humidité est de 155/1000. Corne le prix du mats est basé sur son niveau d'humidité, cette humidité représente de l'argent et des efforts sont réalisés pour maintenir l'humidité aussi proche que possible de ce niveau sans le dépasser. Cependant, la teneur maximale d'iniidite permise pour les grains et les produits alimentaires de qualité la plus coewme est supérieure à celle de l'humidité maximale qui permet une conservation sore pendant des périodes de temps d'une année ou plus. Comme l'élimination de cette eau excédentaire n'est pas seulement conteuse, mais entratne aussi une diminution du poids sans compensation par une augmentation de valeur, l'acheteur des grains tend à risquer les pertes pendant la conservation. Un second procédé pour le traitement des grains est le mélange. Les grains qui, pour une certaine raison, ont une teneur en humidité inférieure à l'humidi- té maximale permise, peuvent être mélangés avec des grains qui ont une teneur en humidité supérieure à celle qui est admise, pourvu que la teneur moyenne en humidité dans le mélange soit conforme à la norme. Bien que ce traitement soit légal, il permet un terrain plus favorable au développement des champignons que si chaque grain était séché suivant la norme. Récemment, on a remarqué l'intérêt d'utiliser les acides formique , acétique et propionique, seuls ou en mélange, pour traiter les récoltes. Ceci est décrit par exemple aux brevets anglais 1 149 314, 1 160 430 et au brevet des Etats-Unis d'anémique 3 595 665. Le brevet français 2 206 057 décrit l'utilisation comme fongicides d'acides solides, tels que les acides sorbique, déhydroacétique et benzoïque dissous dans des acides gras volatils. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 641 108 décrit l'utilisation d'esters propargyliques de l'acide bicyclo[2,2,1]hept-5- ène-2-carboxylique et l'acide bicyclo[2,2,1]-heptane-2-carboxylique comme bactéricides et fongicides. L'invention à notamment pour objets de fournir - des fongicides spécialement utiles pour le traitement de divers types d'aliments pour animaux ; - un mélange d'acides qui soit un fongicide efficace en solution - une méthode de traitement des grains empêchant le développement des champignons ; - des produits alimentaires protégés contre le développement des champignons, par incorporation d'un mélange d'acides. On prépare les conpositions fongicides suivant l'invention en dissolvant une faible quantité de certains acides norbornane-2- ou norbornène-2-carboxy- liques dans un acide gras volatil. Ces acides ont la formule suivant: dans laquelle Y est une simple ou une double liaison, R1, R2 et R3 sont individuellement un atome d'hydrogène ou un radical alkyle inférieur. Le terme "radical alkyle inférieur" désigne un radical alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone. On prépare les acides norbornane-2- et norbornène-2-carboxyliques en faisant réagir le cyclopentadiène, ou des dérivés du cyclopentadiène substitués par des groupes alkyle inférieur avec un acide carboxylique t-p-insaturé ayant de 3 à 19 atomes de carbone. Les acides carboxyliques peuvent être linéaires ou ramifiés et comprennent avantageusement des acides, tels que les acides acrylique méthacrylique, et crotonique. Il est avantageux d'utiliser le cyclopentadiène comme réactif. Les composés spécialement avantageux sont l'acide 3-méthyl-5-norbornène2-carboxylique, l'acide 5-norbornène-2-carboxylique, et l'acide norbornane-2carboxylique. Parmi les acides gras aliphatiques inférieurs spécialement avantageux, on peut citer les acides formique, acétique, propionique, butyque et isobutyrique, utilisés seuls ou en mélange. On prépare les compositions en dissolvant les acides norbornane-2- et norbornène-2-carboxylique dans l'acide gras aliphatique inférieur à des teneurs comprises entre environ 1/1000 et environ 10/1000, et de préférence, entre environ 4 et environ 8/1000, en poids par volume. Les exemples 1, 2 et 3 illustrent la préparation des acides norbornane-2et norbornène-2-carboxylique. EXEMPLE 1 - On chauffe un acide a-p-insaturé (l mole) et du dicyclopentadiène (0,55 mole) à 160-180 C pendant 3 à 8 h sous pression atmosphérique ou sous pression supérieure, suivant le point d'ébullition de l'acide. On sépare le mélange par distillation fractionnée et on obtient les acides norbornènecarboxyliques (0,5-0,9 mole). EXEMPLE 2 - On distille du dicyclopentadiène sous pression atmosphérique pour obtenir le cyclopentadiène monomère, de point d'ébullition 38-400C, qu'il faut utiliser aussi rapidement que possible. On en additionne une mole à une mole d'acide méthacrylique à 40-450G, I1 en résulte une réaction exothermique, avec reflux du cyclopentadiène et la température du mélange augmente lentement jusqu'à 850C. La distillation fractionnée donne, après le passage du dicyclo pentadiène et de l'acide méthacrylique n'ayant pas réagi, I'acide 2-méthyl-5norbornène-2-carboxylique (0,65 mole), de point d'ébullition 103-107 OC sous la pression de 200 Fa En pratique, il n'y a pas de résidu de point d'ébullition élevé.Cette méthode est particulièrement utile pour les acides qui se polysè- risent facilement à température élevée. EXEMPLE 3 - On hydrogène une solution d'acide 5- norbornène-2-carboxylique (0,25 mole) dans 100 ml d'acétate d'éthyle, avec du palladium à 5 7 sur carbone comme catalyseur, a une pression de 275 kPa et à une température de 30 à 500C. La quantite théorique d'hydrogène est absorbée de fanon exothermique en 1/2 h. L'élimination du catalyseur et du solvant laisse un résidu qui est de l'acide norbornane-2-carboxylique pratiquement pur, comme le montrent les analyses infrarouge, RMN et la chromatographie par perméation de gel. Les acides substi tués sont facilement réduits de la même faczon. Les compositions selon l'invention, sont généralement efficaces pour de faibles concentration d'acides norbornane-2- et norbornène-2-carboxylique dissous dans les acides gras aliphatiques inférieurs, c'est-à-dire, cuvant descendre jusqu'à environ 0,1 % en poids par volume. La teneur en acide norbornane-2- et norbornène-2-carboxylique peut entre aussi élevée que la solubilité de ces acides le permet. La solution est en général, efficace même quand elle est appliquée en très faible quantité sur les aliments. En général, ltefficacité comme fongicide augmente quand la quantité de solution appliquée augmente, mais il faut faire attention de ne pas trop humidifier les aliments.Il est en général, souhaitable d'utiliser au moins 1/1000 en poids par volume d'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carboxylique pour obtenir des résultats efficaces. Des teneurs supérieures à 1/100 en poids par volume ne sont normalement pas nécessaires pour donner les résultats désirés. I1 est en général suffisant d'appliquer environ 0,3 à 0,9 g de solution pour 100 g de grains. Pour des concentrations d'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carboxylique comprises entre environ 6 et environ 10/1000 en poids. la quantité de solution nécessaire est plus faible que pour des teneurs comprises entre 1 et 6/1000. On peut appliquer ces solutions acides sur les céréales en les vaporisant sur les grains quand ils entrent dans le système de convoyage utilisé pour charger les aliments dans les aires de stockage, ou bien par d'autres techniques. On peut pulvériser le foin dans les chambres de mise en balles, le fourrage quand on le coupe ou une fois qu'il est stocké, ou on peut vaporiser les aires de stockage On peut aussi utiliser d'autres procédés d'application familiers à l'homme de l'art. La quantité de composition fongicide à ajouter dépend de différents facteurs tels que la variété des grains à traiter, la teneur en humidité dans les grains, la solution utilisée et la teneur en eau dans la solution. L'activité fongicide des acides gras aliphatiques inférieurs est améliorée par l'addition de très faibles quantités d'acide norbornane-2- ou norbornène-2carboxylique. En général, l'amélioration augmente quand la quantité d'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carboxylique dissoute dans l'acide gras volatil augmente. On peut utiliser les acides norbornane-2- et norbornène-2-carboxylique jusqu'à leur limite de solubilité, mais en général, il est tout à fait suffisant d'en dissoudre entre environ 1/1000 et environ 10/1000 dans un acide gras volatil. Les récoltes et les produits alimentaires pour animaux que l'on peut soumettre au traitement par les compositions suivant l'invention, comprennent par exemple le mars, le blé, l'avoine, le soja, la farine de graines de coton, la farine de soja, les arachides, l'orge, le seigle, le foin, le fourrage, la mélasse, le sorgho, les graines de carthame, la farine de carthame, la farine de lin, la farine de poisson, les résidus de graisses, les farines de viandes et d'os, la farine de sang séché, les graines de a et le riz. Dans les exemples cités ici, le niveau fongicide efficace (NFE) est donne en gramme de solution fongicide pour IOO g de produit traité et correspond à la quantité minimale à ajouter pour inhiber le développement de la moisissure. Le niveau fongicide efficace (NFE) est déterminé par le procédé suivant utilisant un "silo en miniature". Dans la description, par "silo en miniature", on entend un flacon-laveur en polyéthylène de 11 de capacité utilisé en laboratoire pour simuler les silos utilisés habituellement dans le commerce. On remplit des flacons-laveurs de polyéthylène, d'une capacité d'un litre, avec une quantité déterminée de produit à expérimenter et on ajoute de liteau distillée pour ajuster la teneur en humidité au niveau désiré. Les flaconslaveurs sont bouchés, agités,soumis à un mouvement rotatif, puis couchés sur le côté dans une chambre froide à 40C, pendant 2 jours pour les équilibrer. Pendant cette période, on secoue les flacons-laveurs et on les tourne (toujours sur le c5té) 3 fois par jour. On détermine la teneur en eau d'échantillow repré- sentatifs formés de quelques grains provenant de chaque flacon-laveur dans une série donnée avant de commencer l'essai pour déterminer le niveau fongicide efficace (NFE).Chaque série comprend un flacon-laveur servant de témoin auquel on n'ajoute pas de solution acide. Une quantité prédéterminée de solution acide est ajoutée à la surface du produit à expérimenter dans chaque flaconlaveur. On fait varier la quantite ajoutée jusqu'à ce que le niveau fongicide efficace soit déterminé comme il est décrit ci-après. Après l'addition de la solution, chaque flacon-laveur est immédiatement bouché pour éviter ltélimination des vapeurs d'acides. Ces flacons sont secoués et soumis à un mouvement rotatif rapide. Les bouchons sont remplacés par des val ves de Bunsen et chaque série de flacons est placée dans une chambre chauffée à 300C. Le tube distributeur de chaque flacon, y compris le flacon servant de témoin, est relié à une source d'air - pour que l'air barbotte dans l'eau distillée, à raison de 0,3 litre par heure, La pression positive assure la fourniture d'air suffisante pour maintenir les champignons aérobies dans une atmosphère d'humidité relative élevée. La durée de l'étuvage est de 7 jours. Le contenu des flacons est alors examiné grossièrement, puis sous microscope. Trois fois deux échantillons de chaque produit (environ 20 à 30 grains) provenant de la surface, du milieu et du fon d de chaque flacon-laveur sont placés sur du bouillon de culture formé d'un mélange gélatineux de malt, d'agar-agar et de solution à 10/100 de chlorure de sodium (Difco 0024 associé à une solution à 10/100 de chlorure de sodium). On étuve les produits 48 h à 300C et sous une humidité relative supérieure à 70/100. Le produit restant dans chaque flacon est alors mélangé soigneusement dans une cuvette de porcelaine de 152 mm x 228 mm. On choisit 20 grains au hasard, on les introduit dans 20 ml d'eau distillée contenue dans une fiole d'Erlenmeyer de 125 ml. On ferme la fiole avec un tampon de coton puis on agite pendant 4 h à température ambiante (250C). On compte les spores sur quelques gouttes d'eau provenant de chaque fiole, en utilisant un hémacytomètre, dans les 4 coins et au milieu du carré comme pour une analyse sanguine.Ce procédé ne permet pas de différender les spores vivantes et mortes, mais il sert seulement comme guide pour déterminer les quantités d'eau distillée à prélever dans la fiole pour les diluer dans de l'eau stérile et les appliquer ensuite sur un bouillon de culture de mal t- agar contenant une solution à 10/100 de chlorure de sodium, modifié comme il est décrit par Buchanan et Gattani (E.D. Buchanan et R.E. Buchanan "Bactériology" Mc Millan Co., New-York (1936), page 160 et M.L. Gattani, "Phytopathology" 44, pages 113-115 (1954). Les plaques obtenues et les fioles d'Erlenmeyer contenantles grains avec de l'eau sont étuvée 48 h. Après l'étuvage, on réalise les contrôles suivants : 1. Les grains sur les plaques sont examinés grossièrement pour évaluer le développement des moisissures. 2. Les dilutions des spores sur les plaques sont examinées grossièrement pour évaluer le développement des moisissures. 3. Les erlenmeyers contenant le produit traité et de l'eau sont soumis à un tourbillonnement et sont agités. Des échantillons de produit dans liteau sont prélevés et placés sur des lamelles pour microscope. On examine sous le microscope ces gouttes d'eau. On compte 500 spores sous un grossissement élevé (X 430) et on détermine le pourcentage de spores qui ont germé . Ce test est important car il révèle non seulement la germination des spores mais aussi la présence et/ou le développement de levureet de bactéries. On peut considérer que les grains et les solutions des spores appliquées sur les plaques ont la même importance. Un coup d'oeil aux deux produits montrent si l'inoculum interne a bien été contrlé. Ltexamination grossière des flacons-Taveurs permet seulement de voir si l'inoculum externe a été bien contrôlé.Par exemple, le contenu d'un flacon-laveur peut sembler exemt de moisissure lorsqu'on l'examine grossièrement, mais ceci ne signifie pas qutil y a eu une action fongicide de la part du produit anti-fongicide jusqu'à ce que ce soit confirme en examinant sur une plaque la germination des spores. A la suite de ces tests, on peut déterminer la quantité de solution acide pour laquelle l'inhibition du développement des champignons a lieu (97 % à 100 %). Si l'inhibition n'a pas lieu, on ajoute une plus grande quantité de solution acide jusqu'à ce que l'inhibition se fasse. La quantité minimale pour laquelle l'inhibition a lieu est considérée comme le niveau fongicide efficace CNFE). Dans les exemples qui suivent, le pourcentage d'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carboxylique est donné en poids par volume de solution dans l'acide gras aliphatique inférieur. On montre, dans ces exemples, l'activité fongicide de certains dérivés de norbornane et de norbornène dissous dans acide acétique, sur du mats dont la teneur en humidité est de 20 :. Le niveau fongicide efficace est exprimé en g de solution pour 100 g d'aliments. La quantité d'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carboxylique est exprimée en g pour 100 g d'aliments. Les concentrations sont celles de l'acide norbornane-2- ou norbornène-2-carbo- xylique dissous dans l'acide gras volatil, en poids par volume de solution totale non diluée avec de l'eau. TABLEAU I Quantité d'acide Quantité d'acide TFE Norbornane ou Norbornène TFE Norbornane ou Norbornène Exemple Acide g/100 g 2-Carboxylique à 0,2 % g/100g g/100 g 2-Carboxylique à 0,6 % g/100g 4 Acide acétique 1,09 - 1,09 (Témoin) 5 Acide 3-Méthyl-5- norbornène- 0,82 0,0016 0,55 0,0031 2-carboxylique dans l'acide acétique 6 Acide 2-méthyl-5-norbornène- - - 0,82 0,0047 2-carboxylique dans l'acide acétique 7 Acide 5-norbornène-2-carboxy- 0,82 0,0016 0,55 0,0031 lique dans l'acide acétique 8 Acide 3-méthyl-norbornane-2- > 0,82 - 0,91 0,0052 carboxylique dans l'acide acétique 9 Acide 2-méthyl-norbornane-2- - - 0,91 0,0052 carboxylique dans l'acide acétique 10 Acide Norbornane-2-carboxyli- > 0,82 - 0,55 0,0031 que dans l'acide acétique REVENDICATIONS 1 - Composition fongicide, caractérisée en ce quelle contient un composé ayant la formule suivante R@ dans laquelle Y peut être une simple ou une double liaison, et R1, R2 et R3 pris individuellement représentent un atome d'hydrogène ou un radical alkyle inférieur, ce composé étant dissous dans un acide de formule RCOOH dans laquelle R est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle ayant de 1 à 6 atomes de carbone. 2 - Composition fongicide conforme à la revendicationl, caractérisée en ce que la teneur en le dit composé est comprise entre environ 1/1000 et environ 10/1000 en masse. 3 - Composition fongicide conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la teneur en le dit composé est comprise entre environ 4/1000 et en viron 8/1000 en sassez 4 - Composition fongicide conforme à la revendicationl, caractérisée en ce que dans la formule du composé, R1 et R2 sont tous les deux un atome d'hydrogène. 5 - Composition fongicide conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que dans la formule du composé, R1 est un atome d'hydrogène et R2 est un radical méthyle, ou vice-versa o - Composition fongicide conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que l'acide dans lequel est dissous le composé est choisi dans le groupe comprenant les acides acétique, butyrique et propionique. 7 - Produit alimentaire pour animaux sur lequel on a appliqué une composition fongicide conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6. 8 - Produit alimentaire pour animaux conforme à la revendication 7, caractéri sé en ce qu'on applique la composition fongicide à des teneurs comprises entre environ 0,3 g et environ 0,9 g de composition fongicide pour 100 g de produit alimentaire. 9 - Procédé de traitement permettant de protéger des produits alimentaires pour animaux contre le développement des champignons, caractérisé en ce qu'on applique sur les dits produits une composition fongicide conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6. 10 - Procédé de traitement conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'on applique la composition fongicide à des teneurs comprises entre environ 0,3 g et environ 0,9 g de composition fongicide pour 100 g de produit alimentaire.