La présente invention concerne la métallurgie et a notamment pour objets un procédé et un dispositif pour le brassage de métaux liquides au cours de leur fusion, directement dans la cuve d'un four de fusion, ce qui permet, dans la majorite des cas, d'accélérer le processus de fusion, d'obtenir une composition chimique homogene des alliages et un champ de température uniforme dans le bain de métal. A l'heure actuelle, on connatt divers procédés de brassage de métaux liquides directement dans la cuve des fours de fusion: mécanique, électromagnétique, gazodynamique, etc. L'invention concerne le procédé le plus prometteur et le plus simple à mettre en oeuvre pour le brassage gazodynamique des métaux liquides, notamment des alliages agressifs tels que les alliages d'aluminium et similaires. On connais un procédé et une installation pour le brassage d'un métal en fusion, faisant l'objet du brevet américain nO 4 008 884, cl. 266/233, 75/93 C22b 9/02, déposé le 17 juin 1976 par Nigel Patrick Fitzpatrick, James Nevill Byrnl et al.., appartenant à la firme Alcan, Research and Development Limited, Montreal, Canada. Selon ce brevet, l'installation pour la fusion d'un métal comprend un dispositif pour le brassage du métal en fusion, réalisé sous la forme d'une capacité tubulaire ayant à son bout inférieur une lance plongée dans le bain, et à son bout supérieur, un dispositif (éjecteur) pour l'exécution alternée de prises (aspirations) de métal dans ladite capacité jusqu a un niveau déterminé au-dessus du bain de métal, et d'éjections du métal de la capacité dans le bain à travers la lance sous l'action d'un agent gazeux. L'agent gazeux (air) arrive d'un réservoir à travers des soupapes à solénoïde (à commande électromagnétique) de chargement ou déchargement de l'éjecteur. La succession de ces opérations de chargement et déchargement est contrôlée par un relais à vide et par un relais chronométrique électrique. Pour le contrôle du niveau de montée du métal liquide, un capteur électrique de niveau est introduit dans la chambre de la capacité tubulaire et raccordé à un relais d'arrêt. Ce procédé connu et le dispositif pour le brassage gazodynamique de métaux liquides conformément audit procédé présentent les inconvénients suivants, qui restreignent dans une certaine mesure leur application. La position fixe du tube de la pompe dans la cuve du four ne permet un brassage énergique que dans une zone assez limitée, ce qui implique l'installation d'un nombre important de pompes de ce genre, surtout dans les fours de fusion de grande capacité. Dans le cas où la fusion du métal s'effectue dans des fours ronds ou carrés, même de petite capacité, il faut installer au moins deux pompes, afin d'assurer la fusion rapide et la dissolution des additifs d'alliage. L'installation d'un nombre important de pompes dans un four de fusion n'est pas toujours possible et entratne en outre une consommation accrue de gaz comprimé.La prise et l'éjection du métal à une hauteur déterminée constante au-dessus de la sole du four ne permettent pas d'utiliser à fond les larges possibilités de ce procédé prometteur en ce qui concerne la création de conditions optimales pour les échanges de chaleur et de masse. Cet inconvénient se manifeste d'une manière particulièrement sérieuse en cas de fusion de charges solides, quand la température du bain de métal est encore relativement basse et le léchage des morceaux solides de la charge par le jet de métal ayant cette température relativement basse ne donne évidemment pas les résultats optimaux en ce qui concerne la vitesse de fusion et l'utilisation de la chaleur du four. Dans les fours de fusion à grande profondeur de cuve (égale ou supérieure à 300 mm), ce procédé ne donne pas non plus de bons résultats. I1 est dans ce cas relativement difficile de trouver un emplacement de hauteur optimale des pompes dans la cuve au cours de la fusion, quand le niveau de la surface libre du métal varie dans une plage étendue. D'autre part, l'énergie de l'impulsion de gaz comprimé est utilisée dlune manière insuffisamment complète, car le gaz commence à agir sur la portion de métal liquide quand celle-ci se déplace en montée, ou bien, dans le cas le plus favorable, est immobile dans le tube de la pompe. Ceci ne permet pas d'obtenir des vitesses maximales du jet de métal à la sortie du tube de la pompe pour une pression donnée du gaz comprimé. L'augmentation de la pression du gaz comprimé entratne une certaine augmentation des dépenses d'énergie et crée des conditions favorables à la croissance de la saturation du métal par le gaz. Le fonctionnement sous un vide de valeur prédéterminée, contrôlé par un relais à vide pour chaque pompe concrète, ne permet pas d'augmenter tant soit peu la vitesse et, par conséquent, d'abaisser la durée de la prise d'une portion de métal dans le tube de la pompe. En outre, la création du vide par un éjecteur monté sur la pompe et mis en action seulement après l'achèvement de l'admission de l'impulsion du gaz comprimé par l'intermédiaire du solénoide correspondant, augmente fortement la durée de prise du métal dans le tube. Ici aussi, il n'y a aucune réserve visible pour l'accroissement de la vitesse de prise du métal dans le tube de la pompe.Ces deux circonstances abaissent dans une mesure déterminée I'efficacitéde fonctionnement de la pompe, surtout au stade de fusion de la charge solide, quand il faut que la fréquence des cycles prise-éjection du métal dans le bain soit accrue. Le but essentiel de l'invention est de créer un procédé et un dispositif pour le brassage gazodynamique des métaux liquides lors de leur fusion, qui seraient conçus de manière à accroître notablement l'efficacité du brassage dans tout le volume du bain et de réduire la durée de la fusion. On s'est proposé pour cela de modifier le caractère de la prise et de ltejection des portions de métal en fusion de façon assurer une fusion stable aux différents stades du processus et à accroître l'efficacité du brassage du métal dans tout le volume du bain. La solution consiste en un procédé de brassage gazodynamique de métaux liquides au cours de leur fusion, du type comprenant l'aspiration ou prise ascendante de portions déterminées de métal dans un espace limité situé au-dessus du bain de métal, alternant avec l'éjection des portions de métal ainsi prises pour les restituer au bain sous l'action d'une impulsion de gaz comprimé, procédé dans lequel, d'après l'invention, la prise de la portion de métal s'effectue aux couches supérieures du bain, directement sous sa surface libre, tandis que l'éjection pour la restitution de la portion ainsi prise aux couches supérieures s'effectue dans les couches inférieures du bain, adjacentes à la sole de la cuve, ces prises et éjections alternées du métal se faisant dans le bain de telle façon que, au fur et à mesure que son niveau monte, les portions soient, à chaque fois, prises au-dessous de sa surface libre et éjectées près du fond de la cuve. Une telle solution permet d'accroltre notablement l1efficacité du brassage dans tout le volume du bain et de réduire la durée de la fusion grâce à la création de conditions pour un échange intensif de chaleur et de masse dans le bain, résultant de la prise des portions de métal au-dessous de sa surface libre où sa température est plus élevée, et de la restitution de ces portions surchauffées dans les couches inférieures, plus froides, du métal, près de la sole. Un tel mode d'action est particulièrement efficace pendant la première période de la fusion, quand le métal liquide surchauffé lèche les morceaux solides de la charge dans le bain et contribue à leur fusion rapide. I1 est non moins important que l'éjection de chaque portion de métal s'effectue avec dispersion ou étalement du métal en éventail dans les limites d'un angle supérieur à l'angle d'ouverture ou d'étalement libre du jet de métal immergé, et correspondant aux dimensions de la cuve de façon à assurer le brassage du métal suivant toute la surface de la sole. Une telle solution technique permet d'accroltre l'efficacité du brassage dans tout le volume du bain, grace au fait qu'à chaque éjection d'une portion de métal, celle-ci exerce son action de brassage dans une zone du bain bien plus grande. En outre, la dispersion du métal en éventail ajoute un effet de turbulence à l'action de brassage dans une zone étendue du bain, pouvant pratiquement couvrir toute la surface de la sole de la cuve. I1 est avantageux de dévier en éventail le jet de métal éjecté en augmentant progressivement l'angle de déviation,au fur et à mesure que le métal fond, ledit angle pouvant aller d'environ la valeur de l'angle d'ouverture libre du jet jusqu'à environ 12 fois cette valeur à chaque impulsion. Une telle solution technique permet d'élargir les possibilités technologiques lors de la fusion et de réaliser un brassage plus économique grâce au fait que pendant la période initiale de la fusion de la charge solide, le jet de métal éjecté est dévié en éventail dans les limites d'un angle embrassant le morceau de charge, c'est-à-dire dans les limites d'un secteur de déviation limité, et quand la charge est fondue et que le champ de température du bain doit être stabilisé, ledit secteur de déviation du jet couvre toute la surface de la sole de la cuve. Ceci réduit fortement les dépenses inutiles d'énergie, car, en commandant le brassage par variation de l'angle de dtispersion en éventail des portions de métal dans le bain, on peut créer dans chaque cas des conditions optimales pour l'intensification des échanges de chaleur et de masse dans le bain. I1 est avantageux, au fur et à mesure que le métal est brassé, de diminuer progressivement la fréquence des cycles prise-éjection des portions de métal dans un intervalle de 30 à 2 cycles par minute. Une telle solution technique permet d'améliorer la qualité du métal, grâce à la suppression de la pollution du métal par les oxydes et les scories pendant la période d'introduction des additifs, et au maintien d'un champ de température uniforme dans le bain. Quand la quantité de métal du bain est encore relativement petite et sa température encore assez basse, la fréquence des cycles doit être bien plus grande, afin d'éviter le figeage du métal dans la chambre de la pompe. D'autre part, le trajet du métal liquide est alors assez court et limité par les morceaux de charge non fondus, ce qui requiert aussi une grande fréquence des cycles, proche de la limite supérieure de 30 cycles par minute.Par contre, quand il faut maintenir le champ de température avant et pendant la coulée du métal du four dans un mélangeur ou une autre capacité, la fréquence des cycles doit être minimale, afin d'exclure la mise en turbulence et la pollution du métal par les scories. Ceci réduit également la consommation de gaz comprimé pour le brassage. I1 est avantageux, -pour mettre en oeuvre le procédé de brassage gazodynamique de métaux liquides conforme à l'invention, d'employer un dispositif comprenant une pompe gazodynamique avec un tube dont le bout inférieur est plongé dans le bain de métal, et dont l'autre bout, le bout supérieur, porte une tuyère raccordée à un accumulateur de gaz comprimé par l'intermédiaire d'un distributeur de gaz comprimé, et un circuit de mise sous vide raccordé audit bout supérieur du tube, dispositif dans lequel, d'après l'invention, ledit tube, étant monté dans une ouverture du couvercle ou de la paroi à garnissage du four, au-dessus du bain de métal, et étant mobile le long de guidages de façon à pouvoir exécuter un mouvement rectiligne alternatif suivant son propre axe, est relié à un actionneur lui imprimant, dans le bain de métal, un mouvement rectiligne alternatif impulsionnel à une vitesse et sur une longueur de course réglables, ainsi qu a un actionneur pour la mise dudit tube en position de travail initiale et pour l'extraction dudit tube hors du bain une fois le brassage terminé. Une telle solution technique assure un brassage efficace dans toute la zone du bain, sans nécessiter de transformations notables de la construction du four de fusion, grâce au fait que la pompe est montée dans le couvercle à garnissage situé au-dessus du bain, de façon qu'elle puisse exécuter un mouvement rectiligne alternatif dans des guidages. L'actionneur imprimant le mouvement rectiligne alternatif impulsionnel assure d'une manière optimale la prise des portions de métal au-dessous de la surface libre du métal et l'éjection de ces portions dans les couches inférieures, plus près de la sole. La vitesse réglable du mouvement du tube dans le bain permet de mettre en accord le processus de brassage avec les différentes fréquences des cycles de prise-éjection des portions de métaL. L'adjonction au dispositif d'un actionneur de mise du tube en position initiale et d'extraction du tube hors du bain permet d'augmenter la durée de vie de la pompe, grâce à la forte réduction de la durée de sejour du tube dans le milieu agressif que constitue le bain de métal. I1 est avantageux d'utiliser, en tant qu'actionneur pour le mouvement rectiligne alternatif impulsionnel, un positionneur ou analogue pneumatique avec des canaux d'échappement et des étrangleurs réglables mettant ces canaux d'échappement en communication avec l'atmosphère. Une telle solution technique assure un fonctionnement efficace de la pompe, indépendaninent du niveau du bain dans la cuve, grâce au fait qu'au fur et à mesure que le niveau change, on peut passer d'une position à l'autre en mettant tel ou tel canal d'échappement en communication avec De plus, on obtient la vitesse d'action requise par réglage de l'étrangleur correspondant sur la'conduite d'échappement. Il est avantageux de monter un joint à rotule sur la portion du tube de la pompe dépassant au-dessus du couvercle à garnissage de la cuve, et de prévoir un actionneur pour le déplacement angulaire du tube de la pompe autour de ce joint. Une telle solution technique permet de réaliser la dispersion en éventail des portions de métal dans le bain, et d'assurer un brassage efficace dans une zone étendue, grâce au fait qu'on peut faire osciller le tube de la pompe au cours de chaque cycle de prise-éjection d'une portion de métal, à l'aide de l'actionneur de déplacement angulaire. L'ensemble des solutions techniques énoncées ci-dessus permet d'atteindre entièrement les objectifs visés et d'assurer un brassage efficace du métal dans les fours,toutenn'utilisant qu'un nombre minimal de dispositifs. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparattront mieux à -la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue schématique illustrant le principe du brassage gazodynamique par le procédé conforme à l'invention, au moment où une portion de métal est prise dans le tube de la pompe; - la figure 2 montre la phase d'éjection (restitution) du métal du tube de la pompe dans le bain; - la figure 3 est une vue schématique montrant comment s'effectue la restitution du métal au bain du four avec dispersion en éventail du jet; - la figure 4 représente un dispositif pour le brassage gazodynamique des métaux, conforme à l'invention. Sur la figure 1, montrant l'aspiration (prise) du métal dans le tube de la pompe à partir des couches supérieures du bain, hl est la hauteur d'immersion ou de recouvrement de la tranche de la lance de la pompe dans le métal au moment de la prise. Sur la figure 2, montrant la restitution du métal du tube au bain pendant la période d'action de l'impulsion de gaz comprimé, h2 est la hauteur d'immersion ou de recouvrement de la tranche de la lance de la pompe dans le métal au moment de la restitution, P étant la pression de l'impulsion de gaz comprimé. Sur la figure 3, montrant la déviation en éventail (par oscillation du tube de pompe) du jet de métal en cours de restitution au bain,0( est l'angle d'ouverture ou d'étalement libre du jet immergé (par exemple pour les alliages d'aluminium, cet angle est d'environ 150). Dans le four de fusion 1 (figures 1, 2, 3), le tube 2 de la pompe gazodynamique aspire une portion (un volume déterminé) de métal 3 des couches supérieures surchauffées du bain. Ensuite est fournie une impulsion P de gaz comprimé, qui agit sur la portion de métal se trouvant dans le tube. Cette portion, en s'accélérant, vient frapper le morceau de charge 4, ce qui entrains une fusion intense de celle-ci. Lors de l'application de- l'impulsion on fait dévier le jet de métal sortant du tube 2, en faisant osciller le tube dans les limites d'un secteur dont on fait varier l'angle de l à 12 X , où o( est l'angle d'ouverture ou d'étalement libre du jet immergé, ledit angle du secteur étant mesuré à partir d'une certaine position initiale de -la pompe. La conduite du processus avec variation de l'angle du secteur de dispersion ou de déviation dans le bain, où le métal subit un brassage énergique, peut s'effectuer à partir d'un pupitre ou d'après un programme déterminé à- l'aide d'un ordinateur, l'oscillation du tube de pompe étant assurée par un actionneur spécialementprévu à cet effet. Le procédé faisant l'objet de l'invention peut être appliqué avec variation soit échelonnée, soit non échelonnée de l'angle du secteur de brassage, ce qui est entièrement couvert par les revendications énoncées plus loin. Exemple I On a fait fondre un alliage d'aluminium avec brassage au moyen d'une pompe gazodynamique à toutes les étapes de la fusion, dans un four de fusion d'une capacité de 30 t. La pompe gazodynamique a fonctionné de manière à assurer une fréquence des impulsions de gaz comprimé variant dans l'intervalle de 4 à 20 impulsions-par minute. Les prises de métal ont été effectuées aux couches supérieures du bain, la hauteur d'immersion ou de recouvrement h1 étant de 100 mm. Le métal a été ramené dans les couches inférieures, avec variation de la hauteur de recouvrement ou d'immersion h2 de 300 à 600 mm au fur et à mesure du remplissage de la cuve par le métal liquide au cours de la fusion.Pendant la restitution du métal au bain, le tube de la pompe oscillait dans les limites d'un secteur dont l'angle variait de 45 à 1200 (de 3 X à 8 % ). Le brassage a commencé après obtention d'un bain de métal à température de 660 à 6700C, permettant le remplissage de la lance de pompe correspondant à une hauteur d'immersion ou de recouvrement hl de 100 arn. La fréquence des impulsions de gaz comprimé a été maintenue à environ 20 impulsions par minute durant les premières 10 minutes de brassage, au cours desquelles le secteur de déviation du jet à chaque période d'impulsion était d'environ 450 (ri3 ). Ensuite, le métal a été brassé pendant 20 minutes avec une fréquence d'environ 15 impulsions par minute jusqu'à la fusion totale de la charge solide, l'angle du secteur de déviation du jet étant d'environ 900 (v6 C). Après décrassage, (élimination de la scorie), à une température du bain de 680 à 690"C, on a introduit des additifs (manganèse, titane) et on a effectué un brassage avec une fréquence d'environ 10 impulsions par minute et en augmentant l'angle du secteur de déviation du jet jusqu'à 1200 (J8 i). Pendant 30 minutes on a fait dissoudre les additifs et on a fait monter la température du bain jusqu'à 730-7350C avec uniformisation du champ de température dans tout le volume du bain de métal. Ceci fait, on a effectué un brassage avec une fréquence de 4 impulsions par minute et un angle de secteur de déviation du jet de 1200 (-J8 Ce régime a été maintenu jusqu Và la coulée du métal dans un mélangeur. On n'a constaté aucune pollution du métal par les scories ou d'autres impuretés. -Le passage d'un régime.de brassage à l'autre s'effectuait par commande à partir du pupitre. Le procédé proposé a permis d'accroltre -l'efficacité du brassage et de réduire de 20-25D la durée de la fusion. Le processus de brassage avec variation de la fréquence des impulsions de gaz comprimé d'une étape à l'autre peut être commandé à partir du pupitre, ou bien d'après un programme déterminé à -l'aide d'un ordinateur. La variation de la fréquence des impulsions d'une etape à l'autre peut être soit échelonnée, soit continue, ce qui est entièrement couvert par les revendications énoncées plus loin. Exemple II On a fait fondre un alliage d'aluminium avec brassage au moyen d'une pompe gazodynamique à toutes les étapes de la fusion, dans un four de fusion industriel d'une capacité de 40 t. La pompe gazodynamique a fonctionné avec variation de la fréquence d'application des impulsions de gaz comprimé (azote) d'une étape à l'autre, dans l'intervalle spécifié plus haut (2 à 30 impulsions par minute). Le brassage a commencé après obtention d'un bain de métal à température de 660 à 6700C, permettant le remplissage de la lance de pompe. La fréquence des impulsions de gaz comprimé a été maintenue à environ 15 impulsions par minute durant les premières 10 minutes de brassage. Ensuite le métal a été brassé pendant 25 minutes avec une fréquence de 12 impulsions par minute jusqu'à la fusion totale de la charge solide (du loup). Après décrassage (élimination de la scorie), à une température du bain de 680 à 6900C, on a introduit des additifs (manganèse, titane) et on a effectue un brassage avec une fréquence de 8 à 9 impulsions par minute Pendant 30 minutes on a fait dissoudre les additifs et on a fait monter la température du bain jusqu'à 730-7359C, avec uniformisation du champ de température dans tout le volume du bain de métal. Ensuite on a maintenu le champ de température uniforme du bain de métal en le brassant avec une fréquence de 4 impulsions par minute, jusqu'à la coulée dans un mélangeur. On n'a constaté aucune pollution du métal par les scories ou par d'autres impuretés ce qui a été confirmé par l'analyse des échantillons prélevés. Le passage d'un régime à l'autre a été réalisé par commande à partir du pupitre. L'application du procédé de brassage gazodynamique faisant l'objet de l'invention assure, comparativement aux procédés connus, les avantages suivants: un déroulement stable du processus à tous les stades de la fusion, ce qui exclut le figeage du métal dans les tubes des pompes gazodynamiques et leur mise hors d'usage; un accroissement de l'efficacité du processus et une amélioration de la qualité du métal, grâce à la suppression de la pollution du bain par les oxydes et les inclusions de scories, ce qui permet d'accroître le rendement en métal sain; une augmentation de 20-25% du rendement du processus de fusion. Le dispositif pour le brassage d'un métal liquide 5 (figure 4) dans la cuve 6 d'un four se compose d'un tube 7 à garnissage, muni à son extrémité d'une lance 8 pouvant être disposée sous un certain angle (de O à 900) par rapport au tube principal 7. La lance 8 est réalisée en réfractaire non mouillable par le métal liquide, le profil du canal de ladite lance dépendant des impératifs technologiques (rond, aplati, évasé, etc.). Le tube 7 est dbté d'un couvercle-amovible 9, sur lequel est montée une tuyèréi0 raccordée par une conduite 11 à un distributeur pour l'obtention des impulsions d'.un gaz comprimé (azote, argon) en provenance d'un accumulateur 13 ayant un volume déterminé selon la pression du gaz, maintenue à l'aide d'un régulateur de pression 14.La chambre utile du tube 7 est reliée en permanence à une conduite de vide 15 dans la partie périphérique de la tranche de la tuyère 10. Pour l'extraction de la lance de pompe hors du bain de métal 5 et le réglage de sa position en hauteur, la pompe est montée mobile par rapport au couvercle à garnissage du four 6. La pompe est montée dans une ouverture 16 dudit couvercle à garnissage (ou de la paroi du four). Afin de prévenir les coups de flamme à travers l'ouverture 16, il est prévu un anneau protecteur élastique 17 en réfractaire, fixé sur la paroi du couvercle. Le tube 7 de la pompe est lié à l'entralneur mobile 18 de l'actionneur 19 pour le déplacement impulsionnel du tube 7 dans le bain de métal à chaque cycle. L'actionneur 19 a cette particularité que la longueur de course de son entraîneur 18 est variable. Dans le cas considéré ici à titre d'exemple, ceci est obtenu en réalisant l'actionneur sous la forme, notamment, d'un positionneur ou appareil pneumatique analogue de mise et de maintien en position, ce qui donne la possibilité de travailler en utilisant diverses longueurs de course dudit actionneur, en fonction de la profondeur du métal dans la cuve du four. Une telle réalisation n' exclut pas la possibilité, sans sortir du cadre de l'invention, de faire varier cette longueur de course par d'autres moyens, par exemple en utilisant une butée mécanique réglable. Un actionneur 20 de mise en position de travail initiale du tube 7 est relié à l'aide d'un élément d'articulation 21 et d'un organe actif 22 à l'actionneur principal 19 du tube, ce qui permet de changer la position du tube dans deux plans. Les chambres de travail situées de part et d'autre du piston du positionneur pneumatique (actionneur 19) sont reliées en permanence à une conduite d'air comprimé, par l'intermédiaire d'un régulateur de pression 23. Les canaux d'échappement du positionneur sont mis en communication avec l'atmosphère par l'intermédiaire d'étrangleursréglables 24 et de distributeurs 25 respectifs. Une telle réalisation permet de conférer à l'actionneur 19 une autre particularité : celle d'assurer le déplacement du tube à des vitesses différentes à l'aller et au retour (en montée et en descente). Cette particularité est très importante, car elle permet la réalisation du cycle opératoire de la pompe dans des intervalles restreints. La pompe fonctionne de la façon suivante. Quand le niveau du métal a atteint une valeur minimale admissible déterminée dans la cuve 6 du four, on fait descendre le tube 7 de la pompe à l'aide de l'actionneur 20, de telle façon que l'orifice de sortie de la lance 8 soit immergé dans le métal. Une fois le tube amené à cette position, on met la conduite de vide 15 en communication avec la chambre utile du tube, et on met l'accumulateur 13 en communication avec la conduite de gaz comprimé, par l'intermédiaire du distributeur 12 et du régulateur de pression 14. Sous l'effet du vide, le métal liquide des couches supérieures du bain monte dans le tube de la pompe jusqu a une hauteur déterminée. Ceci fait, on branche l'électroaimant du distributeur approprié pour permettre à l'actionneur 19 de faire descendre le tube 7 jusqu'au niveau requis dans la cuve 6. On branche l'électroaimant du distributeur 12 pour mettre l'accumulateur 13 en communication avec la chambre utile du tube 7 par l'intermédiaire de la conduite 11 et de la tuyère 10. La réserve de gaz comprimé se trouvant dans l'accumulateur 13 passe alors rapidement dans ladite chambre utile. Cette impulsion de gaz agit sur le volume de métal se trouvant dans le tube et l'éjecte à grande vitesse dans le bain de métal 5. Le volume de métal ainsi chassé du tube se déplace dans le bain en entraînant les couches de métal voisines et en brassant ainsi tout le volume du bain. L'impulsion de gaz comprimé peut aussi être fournie pendant la descente du tube par l'actionneur 19, c'est-à-dire pendant la période de déplacement impulsionnel du tube 7, ce qui, dans certains cas, peut être plus efficace, surtout quand il faut faire fondre de gros morceaux de charge. La variation de l'angle d'oscillation en éventail et d'inclinaison-du tube permet elle aussi d'assurer un brassage efficace de tout le volume du bain et la dissolution des additifs d'alliage qui y sont introduits. Quand l'échappement du gaz comprimé se trouvant dans l'accumulateur 13 s'achève, 1'électroaimant du distributeur 12 se débranche, ainsi que (soit simultanément, soit avec une certaine avance) l'Electroaimant correspondant du distributeur 25. Le gaz comprimé de la conduite d'alimentation commence a arriver dans l'accumulateur 13, et le tube 7 effectue rapidement sa course de retour en montée. La vitesse de cette remontée se règle à l'aide de l'étrangleur 24 correspondant. Ensuite le métal liquide est de nouveau aspiré dans le tube 7, de préférence à- partir des couches supérieures surchauffées, et le cycle de fonctionnement de la pompe se répète dans le même ordre. Quand la profondeur du bain change dans la cuve, on branche l'autre distributeur 25 du positionneur (actionneur) 19 sur la conduite d'échappement correspondant au niveau actuel. Le brassage du métal achevé, on met en marche l'actionneur 20 et on fait remonter le tube 7 à sa position haute, de telle façon que sa lance 8 sorte du bain. Au besoin, le dispositif peut être ramené en position de travail en faisant descendre le tube de la pompe à l'aide de l'actionneur 20 jusqu'au niveau requis, après quoi le dispositif est de nouveau prêt à fonctionner. La conception du dispositif de brassage faisant l'objet de l'invention est particulièrement efficace et de rendement plus élevé quand le niveau du métal change dans la cuve pendant la fusion. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée auxmodes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de brassage gazodynamique de métaux liquides au cours de leur fusion, du type comprenant des étapes d'aspiration-ascendante de portions déterminées de métal dans un espace limité situé au-dessus du bain de métal) en fusion, alternant avec des étapes d'éjection, sous l'action d'impulsions de gaz comprimé, des portions ainsi aspirées, afin de les restituer audit bain de métal, caractérisé en ce que lesdites portions de métal sont aspirées des couches supérieures du bain de métal situées directement sous sa surface libre, et que lesdites éjections pour la restitution desdites portions aspirées aux couches supérieures s'effectuent dans les couches inférieures du bain adjacentes à la sole de la cuve du four, lesdites aspirations et éjections alternées du métal se faisant de telle façon que, au fur et à mesure que le niveau du bain de métal monte, les portions soient à chaque fois aspirées de la couche du bain de métal immédiatement sous-jacente à sa surface libre et qu'elles soient éjectées près du fond de ladite cuve. 2. Procédé de brassage gazodynamique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'éjection de chaque portion de métal s'effectue avec dispersion ou étalement du métal en éventail dans les limites d'un angle qui est supérieur à l'angle d'ouverture ou d'étalement libre du jet de métal immergé et qui correspond aux dimensions de la cuve de façon à assurer le brassage du métal suivant toute la surface de la sole. 3. Procédé de brassage gazodynamique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, au fur et à mesure de la fusion du métal, on augmente l'angle d'étalement en éventail dudit jet de métal, ladite augmentation étant comprise, à chaque impulsion, dans une plage de 1 à 12 fois l'angle d'étalement libre du jet. 4. Procédé de brassage gazodynamique selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite augmentation est échelonnée. 5. Procédé de brassage gazodynamique selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite augmentation est non échelonnée ou continue. 6. Procédé de brassage gazodynamique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, au fur et à mesure que le métal est brassé, on diminue successivement la fréquence des cycles aspiration-éjection des portions de métal dans l'intervalle de 30 à 2 cycles par minute. 7. Dispositif pour le brassage gazodynamique de métaux liquides au cours de leur fusion, par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 4, du type comprenant une pompe gazodynamique comportant un tube dont le bout inférieur est plongé dans le bain de métal, et dont le bout supérieur comporte une tuyère raccordée à un accumulateur de gaz comprimé par l'intermédiaire d'un distributeur de gaz comprimé, et un circuit de mise sous vide raccordé audit bout supérieur du tube, caractérisé en ce que ledit tube, étant disposé au-dessus du bain de métal, dans une ouverture pratiquée dans le couvercle ou la paroi à garnissage de la cuve du four, et étant monté dans des guidages de façon à pouvoir exécuter un mouvement rectiligne alternatif suivant son propre axe, est relié à un actionneur lui imprimant, dans le bain de métal, un mouvement rectiligne alternatif impulsionnel à une vitesse et sur une longueur de course réglables, ainsi qu a un actionneur pour la mise dudit tube en position initiale de travail et pour l'extraction dudit tube dudit bain. 8. Dispositif de brassage gazodynamique selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'actionneur imprimant audit tube ledit mouvement rectiligne alternatif impulsionnel est un positionneur ou appareil pneumatique analogue de mise et de maintien en position, comportant des canaux d'échappement et des étrangleurs réglables mettant ces canaux d'échappement en communication avec l'atmosphère. 9. Dispositif de brassage gazodynamique selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la partie du tube de pompe qui est située au-dessus dudit couvercle ou de ladite paroi à garnissage de la cuve du four comporte un joint à rotule et qu'il est prévu un actionneur pour le déplacement angulaire dudit tube autour de ce joint. 10. Alliages caractérisés en ce qu'ils sont obtenus avec application du procédé de brassage faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 6.