On connait le principe des planches à voile ou planches de surf à voile : une coque en forme de planche de surf comportant une dérive mobile et une voile montée sur un mat dont le pied est articulé sur la planche, cette voile étant tendue par une verge en forme de wishbone. Dans l'état actuel de la technique, la réalisation des dérives de planches à voile procède des deux conceptions principales suivantes 10) La dérive est du type "dérive sabre" et est introduite verticalement à la main par l'utilisateur dans une ouverture, de dimensions réduites, pratiquée dans la planche. Le maintien de la dérive en position est obtenu par frottement dans l'ouverture ; éventuellement des patins de frottement sont prévus sur la dérive, patins qui doivent être ajustés par l'utilisateur à la dimension de l'ouverture de la planche. En navigation, cette disposition s'avère d'une utilisation peu pratique. 20) La dérive est montée pivotante autour d'un axe et escamotable dans une ouverture de grande dimension longitudinale pratiquée dans la planche. Le maintien de la dérive en position s'obtient également par frottement de patins ou/et par frottement de lèvres d'étanchéité obstruant partiellement le puits de dérive sous la coque. Dans cette solution, la dérive, une fois en place, n'est pas facile à démonter : elle reste solidaire de la coque qui devient par là même plus malaisée et plus lourde à manipuler et à transporter. D'autre part, l'exécution de l'axe d'articulation et sa mise en place sur la coque sont assez délicates. Pour échapper à cette difficulté, certains constructeurs proposent des planches dans lesquelles les dérives sont articulées sans axe de rotation matérialisé : cette solution a pour inconvénient que le positionnement longitudinal de la dérive est dépourvu'de repère fixe, ce qui nuit à la précision des réglages en navigation. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et vise une planche à voile dans laquelle l'introduction de la dérive, sa mise en service et son démontage, se font avec la même facilité que pour la dérive sabre, tandis qu'à l'utilisation, tant en navigation qu'à l'arrivée sur une plage, la planche offre les agréments et les avantages de la dérive articulée. La planche à voile selon l'invention est du type comportant une ouverture de grande dimension longitudinale pour l'insertion de la dérive et elle est caractérisée en ce que la dérive est montée rotative autour d'un axe fixé dans deux flasques latéraux à la dérive dont ----- l'ensemble forme un bottier-palier + dérive à flancs cylindriques qui s'insère dans les évidements correspondants du puits de dérive. L'invention vise également les dispositions suivantes 10) Le rebord supérieur de la dérive est muni d'un pédalier de manoeuvre en forme de dièdre d'axe horizontal et de section droite en forme de V ouvert, dont les faces inférieures viennent en butée contre la face supérieure de la planche à voile et limitent le débattement rotatif de la dérive. 20) Le rebord supérieur de la dérive possède une rampe de manipulation 13c permettant la sortie au pied de la dérive en position intermédiaire facilitant par la même occasion la sortie totale. 30) Les flasques constitutives du boitier-palier sont reliées par une entretoise qui passe à travers une ouverture oblongue curviligne de la dérive ayant la forme d'un arc de cercle centré sur l'axe de rotation de la dérive. 40) Les flasques portent des patins de frottement qui s'appliquent contre la dérive et contribuent à assurer son maintien en position angulaire. 50) Le puits de dérive comporte à sa partie inférieure des lèvres d'étanchéité en matière élastique dont le frottement sur la dérive contribue à assurer le maintien de celle-ci en position angulaire. L'invention est illustrée par le dessin annexé sur lequeL La figure I est une coupe longitudinale partielle d'un exemple de réalisation de la planche selon l'invention, à l'emplacement de son puits de dérive et selon l'axe A-A de la figure 2 ; La figure 2 est une vue de dessus du dispositif de la figure 1, avec arrachement de la forme 13 (figure 1 pour faciliter la lecture) ; La figure 3 est une vue de détail en coupe horizontale au niveau des patins de frottement destinés au maintien en place de la dérive. Si l'on se reporte à ces figures, on voit que la coque 2 comporte une ouverture de grande extension longitudinale 3 formant puits de dérive et dans laquelle peut s'escamoter la dérive 1. Cette dernière est rotative autour d'un axe 4 reliant les deux flasques 5 et 6 d'une sorte de bottier-palier à flancs verticaux venant s'insérer dans les évidements 8 et 9 de forme correspondante, pratiqués dans la coque de part et d'autre du puits de dérive 3. Dans l'exemple représenté le bottier-palier 5, 6 présente des flancs verticaux rectangulaires. Toute autre forme peut être adoptée, dès lors que les parois latérales des flancs 5, 6 et des évidements 8, 9 sont cylindriques à génératrices verticales ou obliques. Les flancs 5 et 6 sont également reliés entre eux par ltentre~ toise 7 qui passe à travers une ouverture oblongue curviligne 14 de la dérive 1 en forme d'arc de cercle centré sur l'axe 4. Les extrémités de cette ouverture peuvent servir de butée à la rotation de la dérive 1 autour de l'axe 4. L'introduction de la dérive et sa mise en place se font par insertion du bottier-palier 5-6 dans les évidements o, 9, son démontage par extraction dudit bottier-palier. Ces opérations sont donc aussi faciles qu'avec une dérive sabre. En navigation, l'utilisateur abaisse ou relève la dérive en lui imprimant une rotation autour de l'axe 4 par action sur sa partie supérieure dont le rebord est de préférence muni d'une pièce f en forme de pédalier de manoeuvre permettant d'agir sur la dérive avec le pied. Cette pièce a de préférence la forme d'un dièdre d'axe horizontal et de section droite en forme de V ouvert et les faces inférieures de ce dièdre viennent en butée contre la surface supérieure de la planche et limitent le débattement de la dérive. flans la figure 1, le rebord 13a est en butée, ce qui correspond à la position dérive basse. Lorsque le rebord 13b est en butée, cela correspond à la position dérive relevée. Le 1/2 dièdre 13c permet d'obtenir la position intermédiaire. Le maintien en place de la dérive en cours de navigation ou en position haute est obtenu par l'action du frottement des lèvres d'étan- chéité 10 en matière élastique qui équipent de préférence le puits de dérive 3. Une autre solution consiste à prévoir des patins rapportés 11 et 12, pontés dans les flasques 5 et 6 et qui contribuent à assurer le maintien de la dérive dans la position angulaire choisie par l'utilisateur. Les deux solutions ci-dessus peuvent évidemment être combinées. REVENDICATIONS 1.- Planche à voile perfectionnée à dérive articulée et à puits de dérive de grande extension longitudinale, caractérisée en ce que la dérive est montée rotative autour d'un axe fixé dans deux flasques latéraux à la dérive dont I'ensemble forme un boStier-palier + dérive à flancs cylindriques qui s'insère à- simple frottement dans les évidements correspondants du puits de dérive. 2.- Planche à voile selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rebord supérieur de la dérive est muni d'un pédalier de manoev- vre en forme de dièdre d'axe horizontal et de section droite en forme de V ouvert assurant la rentrée ou la sortie de la dérive au piedt et limitant le débattement rotatif de la dérive. 3.- Planche à voile selon les revendications I et 2, caractérisée en ce -que la dérive possède une rampe supplémentaire de manipulation au pied permettant la sortie de ladite dérive en position intermédiaire. 4.- Planche à voile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les flasques constitutives du bottierpalier sont reliées par une entretoise qui passe à travers une ouverture oblongue curviligne de la dérive ayant la forme d'un arc de cercle centré sur l'axe de rotation de la-dérive. 5.- Planche à voile selon l'une auelconque-aes revendications précédentes, caractérisée en ce que les flasques portent des patins de frottement qui s'appliquent contre la dérive et contribuent à assurer son maintien en position angulaire. 6.- Planche à voile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le puits de dérive comporte à sa partie inférieure des lèvres d'étanchéité en matière élastique dont le frottement sur la dérive contribue à assurer le maintien de celle-ci en position angulaire.