Cette invention se rapporte aux procédés de construction des bâ- timents et concerne en particulier les procédés de surfaçage de leurs murs ou autres parois. Tous les bâtirnents sont sujets aux intempéries et avec le temps, l'aspect extérieur d'un bâtiment, particulièrement d'un bâtiment en briques, peut se détériorer tandis que le bâtiment lui m9me demeure structuralement sain. Dans la technique du bâtiment, il est cependant désirable de rénover les parois externes du bâ triment. Une méthode de rénovation bien connue sous le nom de "crépissage" consiste à appliquer une couche de plâtre d'enduit aux parois externes du bâtiment ou à appliquer de petits cailloux dans les surfaces de l'enduit0 Bien que cette technique donne effectivement au bâtiment un aspect nouveau et frais, elle ne produit pas une apparence de la pierre ou de la brique sur les parois nouvellement surfacées. L'invention prévoit un procédé de surfaçage d'une paroi de bâtiment comprenant les opérations consistant à habiller la surface de cette paroi à l'aide d'éléments ou dalles de béton prémoulés dont chacun comporte une surface sensiblement plane et une surface à texture opposée, ces éléments de surfaçage étant appliqués à la paroi de façon que la surface texturée en question soit exposée. Dans le présent texte, le terme "élément de surfaçage" ou "dalle" signifie un élément qui mesure une faible épaisseur par rapport à sa longueur ou à sa largeur totale. Bien que la surface texturée de ces éléments de surfaçage puisse avoir n'importe quelle apparence désirée, il est préférable que la surface texturée soit conformée pour ressembler à la surface d'un bloc de construction en pierre brute, de façon que la paroi surfacée ait l'apparence d'un mur enpierres nouvellement construit. La surface texturée de chaqueetément de surfaçage peut, si désiré, être conformée pour ressembler aux parois d'un certain nombre de blocs de construction en pierre brute. Conformément à un aspect de l'invention, il est prévu par conséquent un procédé de surfaçage d'une paroi de bâtiment ou d'un mur consistant à habiller la surface de cette paroi à l'aide d'éléments de surfaçage rectangulaires en béton préalablement coulés dont chacun comporte une face qui est sensiblement plane et une face opposée qui est conformée de manière à ressembler à la surface ou aux surfaces d'un ou plusieurs blocs de construction en pierre brute, les éléments de surfaçage en question étant appliqués à la paroi de façon que la surface conformée en question soit exposée. L'invention englobe également le bâtiment comportant des murs qui ont été surfacés par le procédé faisant objet de l'in- invention. Bien que le procédé, objet de cette invention, puisse être appliqué au surfaçage de n'importe quelle paroi intérieure ou extérieure, le procédé est particulièrement destiné à la rénovation de l'aspect extérieur dtun bâtiment. Dans ces conditions, l'in- vention comprend un procédé de rénovation d'un bâtiment comprenant le surfaçage de ses parois externes par utilisation du procédé, objet de l'invention0 Les éléments ou dalles de surfaçage utilisés conformément à l'invention sont, de préférence, établis par un mélange de béton de qualité supérieure contenant une matière colorante.C'est ainsi, par exemple, que le mélange de béton peut comprendre de 1:4 à 1:6 parties en poids de ciment par rapport au sable et au gravier et qu'un mélange de béton préféré est de lsl,5:3, ciment par rapport au sable et au gravier. La matière colorante est présente dans le ciment selon une concentration de l'ordre de 1:100 parties en poids de matière colorante par rapport au ciment. N'importe quelle matière colorante du ciment classique peut être utilisée ici, par exemple les matières colorantes de teinte kaki, brune, crème, argent, grise ou noire. Le mélange de béton sec est mixé avec de -0,4 à 0,5 partie en poids d'eau et, si désiré, un plastifiant conventionnel peut lui-être incorporé.Il est préférable que le mélange de béton contienne également un agent d'imperméaU1isation à l'eau de façon que la paroi surfacée résultante soit imperméable à liteau. Si désiré, de la fibre de verre ou une autre matière de renforcement pegt être ajoutée au mélange pour renforcer les éléments de surfaçage en question. Ces éléments sont préparés à partir d'un mélange de béton en coulant le mélange dans des moules. La face supérieure du béton qui se trouve dans les moules forme la surface sensiblement plane des éléments de surfaçage et la face inférieure du béton coulé dans le moule est conformée par celui-ci pour ressembler, par exemple, à la surface d'un bloc de construction en pierre brute. Afin de permettre aux éléments de surfaçage d'être démoulés aprèsque le béton a fait prise, les côtés des moules sont de préférence inclinés vers l'exteriev- ae telle sorte que les éléments de sur- façage résultant aillent en diminuant graduellement de section depuis la surface plane Jusqu'à la surface texturée ou conformée0 En diminuant graduellement de section, les éléments de surfaçage établis de cette façon, les cotés de ces éléments erse tent à l'eau de s'écouler & -- à partir partir de ces éléments quand ces derniers ont été appliqués à la paroi ou au mur à revetir et contribuent ainsi à rendre étanche à l'eau la paroi surfacée. La partie centrale de la face plane de chaque élément de sur- façage peut être incurvée de façon que la partie incurvée constituent un intervalle d'air entre la paroi et l'élément de surfaçage quand ce dernier est appliqué à la paroi. (et intervalle d'air assure l'isolement reouis dans la paroi surfacée. Les éléments de surfaçage en question peuvent être fixés à la paroi du mur en utilisant du mortier seul mais ces éléments sont fixés de préférence à la paroi du mur à la fois par une résine adhésive telle qu'une matière adhésive à contact et un mortier de construction. De cette manière, un lien solide entre les éléments de surfaçage et la paroi est assuré. Si désiré, les éléments en question peuvent être fixés, en outre, à la paroi du mur en enfon çant des clous à travers le mortier et dans le mur après que ces éléments de surfaçage ou dalles ont été appliqués contre le mur. Afin d'assurer qu'un lien satisfaisant est réalisé entre le mortier et les éléments surfaciaux, le côté sensiblement plat de ces éléments peut être muni de nervures ou autrement rendu rugueux. Pour la facilité de la compréhension et de la réalisation industrielle de l'invention, elle est décrite ci-après en regard du dessin schématique annexé qui en représente, simplement à titre d'exemple d'ailleurs, un mode de ralisation et dans lequel : La figure unique est une vue en pers ective partiellement en coupe transversale d'un mur qui a été surfacé par le procédé,ôbjet de l'invention. Un mélange de béton à 1:1,5:3 ciment:sable:gravier est préparé par l'utilisation du matériau qu'on appelle en STrande Bretagne le "CementorLe" de couleur kaki qui est fabriqué par la Société : Cement Marketing Company et comprend du sable de béton lavé, des cailloux lavés et 0,45 partie d'eau. Le mélange de béton est coulé dans des moules en fibres de verre de forme rectangulaire ou carrée qui ont été préparés en partent de blocs convenablement conformés de pierre de construction, dont une face a été laissée avec une texture rugueuse.Le mélange de béton est vibré dans toute son étendue dans les moules en fibres de verre afin de consolider le béton et de le débarrasser des bulles drain. Les moules remplis sont alors recouverts et stabilisés à l'aide de chaleur sèche à 500C environ pendant quatre à cinq heures. Les éléments de resurfaçage sont alors dégagés des moules et maintenus sous recouvrement pendant trois à quatre jours jusqu'à ce qu'ils aient complètement séché dans toute leur étendue. Tous les éléments de surfaçage sont semblables au point de vue de leur aspect général àl'élément de surfaçage mais sont coulés selon différentes dimensions. Ainsi, tous ces éléments ont une épaisseur moyenne de 37,5 mm environ mais sont produits selon cinq longueurs différentes, à savoir 45, 37,5, 30, 22,5 et 15 cm et quatre largeurs différentes, à savoir 17,5, 16, 10 et 7,5 cm de façon qu'en totalité vingt dimensions différentes d'éléments de surfaçage soient produites qui tous ont la même épaisseur moyenne égale à 37,5 mm. Chaque élément de surfaçage comporte une face plane dont la face opposée a été conformée dans le moule pour ressembler à la surface d'un bloc de construction naturel en pierre brute.Les cotés sont lisses et inclinés par rapport à la face plane, de façon que l'élément de surfaçage aille en diminuant graduellement de section depuis sa face plane jusqu'à sa face conformée. Si désiré, les éléments en question peuvent être moulés pour produire une surface texturée sur un ou plusieurs côtés de ces éléments. Ces derniers peuvent être utilisés pour la constitution des angles externes ou des bords du mur. De même, en utilisant des éléments de surfaçage plus grands et convenablement conformés, on peut les préparer pour couvrir des appuis de fenêtres, des pieds droits, des linteaux, des meneaux et des pierres d'angle.Quand des éléments de surfaçage plus grands sont utilisés, leur surface texturée peut etre conformée de manière à ressembler aux surfaces de plusieurs blocs de construc tion en pierre brute, formant, par exemple, un "opus incertum. Suivant un mode de fabrication constituant une alternative possible, une technique de pressage est utilisée selon laquelle les moules sont remplis d'un nélange de béton humide, et le béton est pressé pour pénétrer dans les moules sous une pression suffisante pour expulser l'excès d'eau du mélange et pour compacter le béton. La masse compactée peut alors être démoulée, de préférence par aspiration et laissée sécher à la température ambiante. Ce processus peut être convenablement exécuté en montant les moules sur une table qui peut tourner entre quatre postes. Au premier poste, le mélange de béton est coulé dans les moules. Au deuxième poste, le mélange est comprimé pour prendre la forme des moules0 Au troisième poste, les éléments de surfaçage comprimés en béton sont démoulés par une technique faisant appel à l'aspiration. Enfin, au quatrième poste, les éléments en question sont dégagés de la table et accumulés en vue de leur séchage. En munissant la table de quatre groupes de moules et en disposant les moules de façon que chaque groupe de ceux-ci puisse être placé à un poste respectif simultanément, le procédé peut être mis en oeuvre et se dérouler continuellement avec un rendement maximum. Cette technique de fabrication convient particulièrement bien pour les éléments de surfaçage qui ne sont pas pourvus de bords ou arêtes chanfreinés. Ces éléments peuvent être aisément dégagés de leurs moules par une technique faisant appel à l'aspiration0 Si désiré, un matériau de renforcement tel que de la fibre de verre peut être inclus dans les éléments de surfaçage afin de les renforcer. Lorsqu'un matériau de renforcement est utilisé, l'épaisseur de ces éléments peut être réduite, par exemple à 18 mm environ. Dans la figure du dessin est représentée une partie dsun mur 1 qui a été surfacé à l'aide des éléments représentés dans cette figure conformément au procédé que prévoit l'invention. Afin de surfacer le mur 1, une matière adhésive agissant par contact, par exemple du "Unibond est appliquée aux faces planes des éléments de surfaçage et une couche de mortier de construction 2 est alors appliquée à la matière adhésive.Finalement les éléments de surfaçage sont placés contre la surface du mur 1, ces éléments sont entassés sur la surface du mur selon un "opus incertun". Des clous de maçonnerie 3 (par exemple des clous de type "Bob) sont enfoncés à travers le mortier 2 et dans le mur 1 avant que le mortier n'ait fait prise, selon des intervalles horizontaux de 90 cm et des intervalles verticaux de 45 cm afin de donner la certitude que les éléments de surfaçage sont fermement fixés au mur. La paroi à surface résultante a l'apparence d'un mur constitué par des blocs de construction en pierre formant un "opus incertut". Bien que le procédé, objet de l'invention, soit particulièrement utile pour la rénovation des parois externes des bâtiments anciens, on conçoit que des murs aussi bien internes qu'externes peuvent être surfacés selon ce procédé. En outre, le procédé peut être utilisé pour surfacer des parois nouvellement édifiées qui ont été construites à l'aide d1un matériau de construction bon marché tel que des briques creuses ou des blocs pare-vent, les surfaces externes de ces dernières n'ayant pas l'aspect attractif nécessaire. Ce procédé non seulement améliore l'apparence d'un mur, mais rend celui-ci plus résistant ou mieux apte à résister aux intempéries et peut améliorer les caractéristiques d'isolement thermique du mur. De plus, l'ensemble du processus dthabillage peut être exécuté à bon marché et rapidement. Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de ltinvention,-dans le domaine des équivalences techniques. Une addition sera déposée dans les semaines qui viennent en vue de représenter l'élément de surfaçage lui-même pour la mise en oeuvre du procédé décrit plus haut. REVEND IC AT 10 NS 1.- Procédé de surfaçage d'une paroi ae bâtiment telle qu'un mur, caractérisé en ce qu'on habille la surface de la paroi à l'aide d'éléments en béton préalablement coulés dont chacun comporte une face sensiblement plane et une face texturée opposée, les éléments étant appliqués à la paroi, de façon que cette face texturée soit exposée. 2.- Procédé de surfaçage d'une paroi de bâtiment suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on habille la surface de la paroi à l'aide d'éléments de surfaçage en béton rectangulaires préalablement coulés dont chacun comporte une face sensiblement plane et une face opposée qui est conformée de manière à ressembles à la surface d'un bloc de construction en briques brutes, ces éléments étant appliqués à la paroi de façon que ce soit la face conformée qui soit exposée. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la face opposée de chaque élément de surfaçage est conformée de manière à ressembler aux surfaces de plusieurs blocs de construction en pierre brute. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments précités sont fixés à la surface de la paroi ou du mur par une résine adhésive et par du mortier de construction. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les éléments sont assujettis en outre à la paroi en enfonçant des clous à travers le mortier pour qu'ils pénètrent dans cette paroi. 6.- Procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que la face sensiblement plane de chaque élément est nervurée. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que la partie centrale de la surface sensiblement plane de chaque élément est incurvée et en ce que la partie incurvée constitue un intervalle d'air entre la paroi et l'élément. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments précités vont en diminuant graduellement de section depuis leur face plane jusqutà leur face conformée ou galbée. 9.- Procédé suivant ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments sont préalablement coulés à partir d'un mélange de béton de bonne qualité contenant une matière colorante. 10,- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments de surfaçage contiennent, en outre, un agent dtim- perméabilisation à l'eau. 11.- Procédé suivant la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que les éléments contiennent en outre un matériau de renforcement tel que de la libre de verre. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments de resurfaçage sont appliqués à la paroi selon un dessin formant un nopus incertum".