Pour sentir un parfum afin de l'apprécier ou de le comparer à d'autres, les parfumeurs se servent de "touches" ou "mouillettes" qui sont de petites bandes de papier dit "sans colle", sur lesquelles on dépose une goutte de parfum. Pour tenir les touches imprégnées de parfum en position verticale, position convenable pour sentir, on les place dans un "porte-mouillettes" qui a le plus souvent la forme d'une pince à linge. L'invéntion concerne une poterie, caractérisée par le fait que son bord supérieur présente une rainure ou gorge verticale pratiquée dans l'épaisseur de la paroi de céramique, cette rainure étant destinée à recevoir des mouillettes et à les maintenir en position verticale. La poterie peut avoir une forme quelconque ; étant fabriquée le plus souvent par tournage, elle présente alors un col cylindrique, dans lequel est creusée la gorge verticale, elle-même cylindrique. La partie centrale de la poterie peut recevoir divers objets, par exemple des paquets de mouillettes, ou des crayons, ou des cigarettes, etc. La figure en annexe représente en coupe une poterie selon l'invention, de façon å montrer la rainure verticale (1) pratiquée-dans l'épaisseur du col cylindrique (2). Pour maintenir les mouillettes en position verticale, non seulement la rainure doit être suffisamment étroite (largeur de l'ordre de 1 mm) mais encore sa surface intérieure doit présenter une certaine rugosité. On obtient ce résultat, d'une part, en utilisant, pour fabriquer la poterie, une pâte poreuse qui conserve après la première cuisson un aspect rugueux, d'autre part, pendant l'opération de vernissage qui se fait par trempage dans un émail, en évitant que l'émail vienne en contact avec la rainure. Une terre particulièrement appropriée à l'obtention d'une pête présentant un aspect rugueux après cuisson est la terre fine de Vallauris. La poterie est fabriquée, par exemple, de la façon suivante Après l'opération de tournage de la pate, pendant laquelle la tourneur donne sa forme à la poterie, la rainure est creusée dans la pète encore humide, par exemple, à l'aide d'une aiguille de tourneur. Quand la pate est sèche, on effectue une première cuisson jusqu'à 1.0000C, On sort la poterie du four vers 3OOC, laisse refroidir, et ensuite la trempe dans un émail, sans l'immerger complètement, mais de façon à ce que l'émail ne monte qu'à 1 mm du bord supérieur de la poterie. On effectue ensuite une deuxième cuisson à 9400C pour terminer le vernissage. REVENDICATIONS 1 - Poterie devant servir de porte-mouillettes à sentir les parfums, caractérisée en ce qu'elle comporte, creusée dans l'épaisseur de la paroi du bord supérieur, une rainure verticale d'une largeur de l'ordre de 1 mm, dont la surface intérieure est rugueuse, et dans laquelle on introduit les bandes de papier servant de mouillettes. 2 - Poterie selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est fabriquée en céramique à partir de terre fine de Vallauris. 3 - Poterie selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'intérieur de la rainure n'est pas mis en contact avec l'émail au cours de l'opération de vernissage par trempage de la poterie ayant subi une première cuisson.