L'invention se rapporte à un procédé de traitement en continu de boue humide provenant d'une station d'épuration des eaux d'égout, ainsi qu'une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. Un procédé connu consiste à mélanger de la boue humide froide avec des ordures ménagères ou une autre substance sèche , puis à aérer ce mélange dans une charnbre de traitement dite aussi '1réacteur d'aération", le processus biologique de transformation qui-se déroule dans ce dernier dégageant alors de la chaleur et de l'humus étant produit dans le réacteur à la fin d'une durée suffisante d'aération. Bes procédés connus ont toutefois l'inconvénient que la substance très sèche qui doit être aérée et qui est froide exige des temps très longs d'aération dans le réacteur et donc consomment une grande quantité d'énergie pour cette aération en nécessitant un réacteur de grand volume. L'invention a pour objet un procédé qui évite les inconvénients mentionnés, c'est-à-dire qui nécessite peu de temps, d'énergie et de volume pour la production dthumus meuble et pasteurisé. Le procédé de l'invention se caractérise en ce quril consiste essentiellement à diriger la boue humide ayant une teneur en eau maximale de 95 % dans un bassin d'aération, à balayer dans ce dernier la boue avec un gaz riche en oxygène ou avec de l'oxygène pur, de manière que le processus biologique de transformation élève la température de la boue à des valeurs comprises entre 400 et 800C, à retirer la boue ainsi traitée à la fin dlun temps déterminé pendant lequel elle est demeurée dans ce bassin, puis à en soustraire de l'eau alors qu'elle est chaude jusqu a une teneur de 80 à 50 %, et enfin à soumettre la boue, dont l'eau a été retire, à un compostage. Le traitement préliminaire de la boue humide fratchement produite dans le bassin d'aération à une température comprise entre 40 et 6500 déclenche le processus biologique de transformation par les bactéries thermophiles. L'avantage de la digestion thermophile dans le bassin d'aération de la boue humide est qu'elle se déroule beaucoup plus vite que par les procédés de lrart antérieur mis en oeuvre à des températures beaucoup plus basses et sans bactéries thermophiles, et que le temps pendant lequel la substance devant âtre aérée doit encore demeurer dans la chambre suivante d'aération peut être réduit dans certains cas jusqu'à environ 50 % des temps très longs qui étaient nécessaires par les procédés utilisés jusqu a présent, de sorte que les frais de construction relativement élevés de la chambre d'aération peuvent être beaucoup plus bas que par le passé et que le temps pendant lequel la substance traitée doit demeurer dans l'ensemble de la station peut être considérablement abrégé, car dans toutes les stations de traitement des boues, la chambre dans laquelle se déroule l'aération de la boue dont les eaux ont été soustraites exige la majeure partie du temps nécessaire dans l'ensemble de la station. En conséquence, le coût total de l'aération des substances traitées peut aussi être considérablement réduit par application du procédé de l'invention, par comparaison avec les procédés de 11 art antérieur. Finalement, l'élimination de l'eau d'une boue chaude consomme beaucoup moins d'énergie que celle d'une boue froide. Lorsque la substance devant être compostée n'est pas déversée dans une chambre de traitement, mais est déchargée dans des silos souterrains, l'application du procédé de l'invention permet aussi une durée de compostage beaucoup plus courte que jusqu'a présent. Il est avantageux de créer une dépression à l'intérieur du bassin d'aération pour l'extraction en continu de l'eau de la boue humide et d'en retirer le gaz humide ou ce gaz humide mélangé de vapeur d'eau. Il peut par ailleurs être avantageux, pour poursuivre le réchauffage et la pasteurisation de la boue humide, d'utiliser les gaz d'échappement de la chambre de traitement, qui ont été appauvris en oxygène et que la chaleur dégagée par le processus biologique de transformation a réchauffés pour élever la température de la boue humide se trouvant dans le bassin d'aération. Il est par ailleurs avantageux, pour optimiser le déroulement du traitement, de diriger la boue, dont l'eau a été extraite, à une température de 40 à 550C sur la chambre de traitement et de régler l'intensité de l'aération de la substance se trouvant dans cette chambre ainsi que la vitesse de décharge du produit traité de manière que ce dernier ait une teneur en eau de 55 à 45 %. L'invention a par ailleurs pour objet une installation pour la mise en oeuvre du procédé et se caractérisant essentiellement en ce qu'elle comprend un bassin d'aération calorifugé, équipé d'organes d'aération et destiné à recevoir et à aérer la boue humide déversée,-un appareillage d'élimination d'eau de la boue aérée et chaude afin d'en réduire la teneur à une valeur de 80 à 65 %, ainsi qu'une chambre de traitement destinée à recueillir la boue dont l'eau a été extraite et équipée d'une arrivée de gaz riche en oxygène ou d'oxygène-pur dans la boue aérée qu'elle contient. Selon un mode de réalisation avantageux, l'installation comprend un générateur de dépression relié à l'intérieur du bassin d'aération et provoquant, en plus de la dépression, l'aspiration du gaz humide ou de ce gaz mélangé à la vapeur d'eau. Il est par ailleurs avantageux, pour poursuivre le réchauffage de la boue se trouvant dans le bassin d'aération, d'équiper l'installation d'un échangeur de chaleur relié dlune part à l'intérieur de la chambre de traitement et, d'autre part, à l'intérieur de ce bassin afin de réchauffer la boue humide dirigée sur ce bassin et celle qui est recyclée dans ce dernier après réchauffage par les gaz d'échappement chauds issus de la chambre de traitement. Il est avantageux, conformément à l'invention, et afin de réduire à un minimum les pertes de chaleur, que l'échangeur de chaleur soit disposé à la partie supérieure de la chambre de traitement et communique directement avec 1 'in- térieur de cette dernière afin que les gaz d'échappement chauds sortant de cette chambre parviennent directement dans l'échan- geur. Il peut être avantageux, pour ameublir la substance aérée, d'équiper l'installation d'un dispositif destiné à mélanger la boue, dont l'eau a déjà été extraite, ou la boue se trouvant dans le bassin d'aération, avec des ordures ménagères sèches dans une proportion pouvant atteinre 20 g, et qui est avantageusement de 10 à 20 %. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une coupe verticale schématique d'un premier exemple de réalisation d'une installation selon l'invention la figure 2 en est une coupe transversale selon la ligne Il-Il de la figure 1 la figure 3 est une coupe verticale schématique d'une variante de réalisation de l'installation selon l'invention la figure 4 en est une coupe transversale selon la ligne IV-IV de la figure 3 la figure 5 est une coupe verticale schématique d'un troisième exemple de réalisation de réalisation selon l'invention la figure 6 est une coupe transversale selon la ligne VI-VI de la figure 5 la figure 7 est un schéma d'un quatrième exemple de réalisation de l'installation selon l'invention la figure 8 est un schéma d'un dispositif d'élimination intermittente de l'eau de la boue humide dirigée sur le bassin d'aération ; et la figure 9 est un schéma d'un dernier exemple de réalisation de l'installation selon l'invention. Les éléments semblables portent des références identiques sur les figures 1 à 9. La boue humide provenant d'une station d'épuration parvient avec une teneur en eau de 90 à 95 % dans l'installation de la figure 1 par un conduit d'arrivée 1 et pénètre dans un bassin d'aération calorifugé 2 dans lequel la boue fortement concentrée est alimentée en oxygène par un conduit 4 relié à une pompe à air 3. Le bassin 2 est à base circulaire et le conduit d'arrivée 4 disposé horizontalement est orienté à peu près tangentiellement dans ce bassin, de sorte qu'il se produit dans ce dernier une circulation de la boue qui s'y trouve, les bulles d'air qui se forment étant ainsi empêchées de monter, de sorte que la totalité de l'oxygène introduit est pratiquement absorbée par les microorganismes aérobies. Le processus biologique de transformation qui se déroule dans la boue élève la température de cette dernière à l'intérieur du bassin isolé 2 dans une plage comprise entre 40 et 700C, de sorte que les bactéries thermophiles deviennent actives en accélérant le processus biologique beaucoup plus que dans les procédés de l'art antérieur, et qu'il se forme une forte concentration d'enzymes, ce qui est très important pour la suite du processus. Par ailleurs, un générateur 22 de dépression à l'intérieur du bassin 2 a pour effet que l'eau se trouvant dans la boue se vaporise à des températures plus basses qu'à la pression atmosphérique et que l'air humide et la vapeur d'eau sont aspirés et dirigés sur un bain d'eau froide 23 qui constitue un condenseur. La boue ayant subi ce traitement préliminaire et qui, ainsi, est chaude,est dirigée à une température, par exemple de 65 à 750C sur un sécheur centrifuge 6 dans lequel de l'eau est extraite, une hélice 24 tournant à vitesse élevée faisant monter la boue chaude dans ce sécheur sous forme finement pulvérisée à 11intérieur d'une colonne verticale 25 de montée à turbulence. Des barres 27 disposées par exemple en hélice et fixées sur l'arbre 26 de commande de l'hélice 24 font par ailleurs tourner la circulation ascendante de l'air en allongeant le temps pendant lequel la boue finement pulvérisée et dont l'eau est retirée demeure dans la colonne 25, ces barres améliorant la pulvérisation et la force centrifuge projetant les composants solides lourds radialement vers 11 extérieur contre la surface interne de la colonne 25 sur laquelle un racleur-convoyeur 28 en hélice, tournant lentement autour d'un axe vertical, frotte en produisant un balayage et fait remonter cette fraction lourde de la substance dans un collecteur de décharge 29 dont le diamètre est supérieur à celui de la colonne 25 et dans lequel un organe 30 de transport, qui tourne avec la racle 28, dirige la boue asséchée sur un -convoyeur à vis 31 qui déverse cette boue dans un mélangeur 8 monté à l'intérieur du bassin d'aération 2. Un conduit 32 d'aspiration partant du sommet du collecteur de décharge 29 débouche à l'aspiration d'une soufflante 33 dont le refoulement communique par l'intermédiaire d'un réchauffeur d'air 34 avec le fond de la colonne de montée à turbulence 25 afin de provoquer une circulation forcée de l'air dans le sécheur 6. Un condenseur 35 est monté dans le conduit d'aspiration 32 de la soufflante 33 pour séparer l'humidité que contient l'air passant dans ce conduit. Le moteur 36 monté sur le sommet du sécheur 6 fait tourner à vitesse élevée l'hélice 24 par l'intermédiaire de l'arbre 26 sur lequel les barres 27 sont fixées, et le moteur 37 monté aussi sur le sommet de ce sécheur fait tourner lentement la racle 28 et le convoyeur 30. Le mélangeur 8 étant monté à l'intérieur du bassin d'aération 2, il subit un réchauffage par la boue chaude se trouvant dans ce dernier. Un échangeur de chaleur supplémentaire 38,sur lequel débouchent une arrivée 39 et un départ 40 et dans lequel une pompe 41 fait circuler de l'eau, est disposé sur une partie de la surface du mélangeur 8. L'eau réchauffée dans l'échangeur 38 peut par exemple être utilisée dans des éléments chauffants 42. Les conduits 39 et 40 reliés à l'échangeur 38 sont par ailleurs reliés à un dispositif 43 de chauffage de l'eau passant dans cet échangeur, afin de permettre à l'ensemble de l'installation d'atteindre très rapidement des conditions optimales de fonctionnement à la mise en service de l'ensemble de la station, la substance se trouvant dans le bassin 2 et dans le mélangeur 8 atteignant ainsi très rapidement la température optimale d'exploitation. La décharge 44 du mélangeur 8 est équipée de deux vis sans fin 45 et 46 de convoyage commandées séparément, la vis 45 étant destinée à recycler la substance, dont l'eau a été retirée, dans le sécheur 6 à fluidisation, et la vis 46 étant destinée à diriger la substance, dont l'eau a été sous trafte,du#mélangeur 8 au dépôt de compost 5'. La rotation des vis de convoyage 45 et 46 est commandée en fonction de l'humidité de la substance déchargée du mélangeur 8, c'est-à-dire que, lorsque cette substance est encore trop humide, le débit de la substance recyclée par la vis 45 dans le sécheur 6 pour être débarrassée d'eau est commandé de manière que la substance déchargée par la vis 46 ait l'huinidité voulue. Une arrivée 47 débouchant dans le mélangeur 8 permet de diriger sur ce dernier et de mélanger avec la subs tance qui s'y trouve, par exemple des ordures ménagères sèches et/ou des additifs. Une soufflante 22 d'aspiration et de génération d'une dépression communique avec l'intérieur du bassin 2, du mélangeur 8 ainsi que du sécheur 6 par l'intermédiaire du convoyeur à hélice 31, la dépression ainsi créée ayant pour effet que l'eau que la boue contient se vaporise à basse température, l'air chargé d'humidité étant soustrait de ces appareillages par aspiration et dirigé dans le bassin d'eau froide 23 dans lequel le liquide se condense. Il peut aussi être utile, pour le réglage de l'humidité de la substance dirigée sur le mélangeur 8 à une valeur bien déterminée, de diriger de la boue aérée,soutirée du bassin 2, par le haut dans le sécheur 6 à fluidisation par un conduit 49 équipé d'un régulateur. Il est possible par ailleurs dé soutirer par un conduit 50 de la boue pasteurisée dont la teneur en eau est de 90 à 95 %. La boue dont l'eau a été soutirée et qui a été mélangée à des additifs et/ou des ordures ménagères est déposée ensuite en silo souterrain 5 ou de manière à former des meules 5' reposant à l'air libre de manière à subir le compostage. L'installation représentée sur les figures 3 et 4 diffère de celle des figures 1 et 2 essentiellement par la disposition du mélangeur 8 au sommet d'un réacteur d'aération 5 dans lequel il débouche directement. L'air d'évacuation chaud soutiré par la soufflante 22 de l'intérieur du réacteur 5 balaie le mélangeur 8 et donc le chauffe, de sorte que la substance qui se trouve dans ce dernier et qui est sous dépression continue d'être débarrassée d-'une partie de son eau avant son entrée dans la chambre 5. Le mélangeur 8 est par ailleurs enveloppé d'une chambre 51 d'échange'de chaleur traversée par l'eau qui a été chauffée dans l'échangeur 38 situé dans la chambre d'aération 2 de manière àcontribuer au réchauffage du produit se trouvant dans ce mélangeur. Plusieurs flexibles 52, dont l'extrémité supérieure est reliée à une source 55 d'air comprimé constituant l'arrivée du gaz contenant de 1' oxygène, sont suspendus dans la chambre 5 afin d'aérer le produit qui sty trouve. La substance dont l'eau a été partiellement sous traite et qui se trouve dans le réacteur 5 subit de manière connue une aération intensive par un gaz contenant de l'oxygène, par exemple par de l'air, par de l'air enrichi en oxygène pur ou par de l'oxygène pur. Le processus biologique de transformation élève en conséquence la température dans une plage de 65 à 8500 dans la zone la plus chaude du réacteur 5. À la fin d'une période suffisamment longue d'aération dans le réacteur 5, il est possible de soustraire par le fond de ce dernier une substance terreuse stérile et assainie de forme analogue à l'humus et ayant une teneur en eau de 35 à 55 %. La commande de l'exploitation de la station est automatisée de manière que la température ne dépasse pas 8500 dans le réacteur 5, car sinon le processus biologique de transformation ne se déroulerait plus dans des conditions favorables. Il n'est pas nécessaire de décrire plus en détail l'installation des figures 3 et 4, car elle est par ailleurs analogue à celle des figures 1 et 2. L'installation représentée sur les figures 5 et 6. diffère de celle des figures 3 et 4 essentiellement par la disposition du sécheur 6 à fluidisation au sommet du bassin 2 d'aération de la boue humide. Ainsi, la boue chaude parvient directement et sans perte de chaleur du bassein 2 dans le sécheur centrifuge 6. Le -racleur 28 et le convoyeur 30 sont commandés par un arbre passant par l'arbre creux 54 de commande des rayons 53 et de l'hélice 24. De l'air, de l'air enrichi en oxygène pur ou de l'oxygène pur arrive par les conduits 56, 57 et 58 dans les différents éléments de l'installation représentée sur les figures 5 et 6, afin d'assurer le déroulement aérobie du processus de traitement de la boue. Le liquide parvenu éventuellemertt dans la chambre sous pression 60 se trouvant sous le fond intermédiaire 61 à trous de passage des gaz peut. être évacué de cette chambre par un conduit 59. De l'air ayant passé dans un appareil de chauffage 63 est dirigé à l'intérieur du sécheur 6 à centrifugation et le générateur 22 de dépression le soutire par l'intermédiaire du convoyeur 46. Il est bien entendu possible de monter plusieurs sécheurs à centrifugation en série pour évacuer davantage d'eau. La boue humide provenant d'une station d'épuration des eaux usées parvient avec une teneur en eau de 90 à 95 % dans l'installation représentée sur la figure 7 pour y subir le premier stade de son traitement; cette boue arrive par un conduit 1 dans une cuve d'aération calorifugée 2 dans laquelle la boue fortement concentrée est alimentée en oxygène par un conduit 4 relié à une pompe à air ou à un séparateur d'oxygène 3.Le processus biologique de transformation qui se déroule dans la boue ainsi que le couplage thermique, qui sera expliqué plus bas, avec le réacteur 5 d'aération du troisième stade du processus élèvent la température de la boue se trouvant dans le bassin 2 à une valeur comprise dans une plage de 400 à 650C, de sorte que les bactéries thermophiles deviennent actives et accélèrent considérablement ce processus de transformation, en comparaison des procédés de l'art antérieur, en concentrant fortement les enzymes, ce facteur étant très important pour la suite du processus. De même, un générateur 22 de dépression à l'intérieur du bassin 2 abaisse la température de vaporisation de l'eau se trouvant dans la boue en soutirant l'air humide et la vapeur d'eau qui est dirigée sur un condenseur 23 refroidi à l'eau. La boue ayant subi ce traitement préliminaire et encore chaude est dirigée sur un dispositif mécanique 6 d'élimination d'eau dans lequel sa teneur en cette dernière est abaissée à 70-75 /0. L' L'avantage de cette élimination de l'eau à chaud réside dans la réduction de la consommation d'énergie, car l'eau stévacue mieux et plus rapidement dans une boue chaude. La boue ainsi débarrassée d'une partie de son eau parvient ensuite par un conduit calorifugé 7 dans un mélangeur 8 placé au sommet du réacteur d'aération 5 dans lequel son orifice de décharge débouche directement sans perte de chaleur. Les ordures ménagères prélevées sur un réservoir et arrivant par un conduit 10 sont mélangées dans une proportion d'environ 10 à 20 % à la boue dans ce mélangeur 8 afin de l'ameublir. Il est possible aussi dans ce cas de créer à l'intérieur du mélangeur 8 une dépression à l'aide du générateur 22 pour contribuer à évacuer l'eau de la substance aérée dans la chambre 5, de manière à soutirer l'air humide et la vapeur d'eau dirigés sur le condenseur 23. Un échangeur de chaleur 11, destiné à favoriser le processus bi-ologique de transformation et l'évacuation d'eau, et entourant le mélangeur 8, est réchauffé par les gaz. chauds d'évacuation sortant du réacteur 5. Le mélange ainsi obtenu d'ordures ménagères et de boue parvient en aval du mélangeur 8 directement dans le réacteur 5 dans lequel se déroule la troisième phase du processus et dans lequel ce mélange subit une aération intensive par un gaz contenant de l'oxygène, par exemple par de l'air, de l'air enrichi en oxygène, ou de l'oxygène pur. La décomposition biologique élève les températures à des valeurs comprises entre 65 et 8500 dans la zone la plus chaude du réacteur 5. Une substance terreuse stérile et assainie ayant la forme d'humus et ayant une teneur en eau de 45 à 55 % peut être déchargée par le fond du réacteur 5 lorsqu'elle y a séjourné suffisamment longtemps et qu'elle a été suffisamment aérée. L'échangeur de chaleur 11 communique par ailleurs par un conduit d'arrivée 12 et un conduit de recyclage 13 avec le bassin 2 d'aération des boues humides qu'une pompe 14 refoule de ce bassin 2 dans l'échangeur 11 dans lequel la chaleur que contiennent les gaz d'échappement du réacteur 5 les réchauffe et les pasteurise. La chaleur que les gaz sortait de l'échangeur 11 contiennent encore peut ensuite être utilisée, par exemple dans un autre échangeur de chaleur 17 dans lequel une souffilante 16 dirige ces gaz par un conduit calorifugé 15, afin de stériliser la boue humide utilisée en agriculture, ou de réchauffer le bassin d'aération 2. Lorsque le gaz évacué du réacteur 5 d'aération contient encore suffisamment d'oxygène, il peut être introduit à sa sortie de l'échangeur 11 dans la boue se trouvant dans le bassin 2 d'aération dans lequel son oxygène est utilisé. La commande de la station en service est automatique, de manière que les températures ne dépassent pas 8500 dans le réacteur 5, car sinon le processus biologique de transformation se déroulerait dans de mauvaises conditions. Il est aussi possible de mélanger la boue se trouvant dans le bassin 2 avec des ordures ménagères sèches arrivant par un conduit 21 et prélevées d'un réservoir 9 afin d'ameublir la boue humide arrivant par le conduit 1 et d'obtenir une substance moins aqueuse. il est possible de soutirer de cette installation de la boue chaude, pasteurisée, à teneur en eau de 80 à 95 ,S, par le conduit 18, de la boue partiellement débarrassée de son eau, pasteurisée, ayant une teneur de 70 à 80 % en eau, par le conduit 19, et de la substance terreuse stérile et assainie, sous forme d'humus et avec une teneur en eau de 45 à 55 %, par la décharge 20. Selon un mode de réalisation permettant de réduire notablement les dimensions du bassin 2 d'aération de la boue humide, mentionné dans les exemples précédents, la boue humide provenant d'une station d'épuration peut être débarrassée d'une partie de son eau avant d'être introduite dans le bassin 2, comme montré sur la figure 8. La boue humide provenant d'une station d'épuration, dont la composition est irrégulière et dont la teneur en eau est d'environ 96 -%, est donc dirigée par un conduit 1 dans une cuve d'emmagasinage 64 dans laquelle elle repose. Une pompe 65 extrait par intermittence de la boue humide de cette cuve 64 pour la diriger sur un dispositif 6 d'évacuation d'eau, de manière que la teneur en eau de la boue descende à environ 85 %. Un conduit 66 dirige cette boue partiellement asséchée sur un réservoir tampon 67 d'où une pompe 68 l'envoie -à dosage requis dans le bassin 2 d'aération dans lequel un conduit 4, relié à une installation de production,alimente la boue fortement concentrée en oxygène techniquement pur. Le bassin 2 a une section circulaire (vu du haut) et le conduit 4 y pénètre horizontalement et à peu près tangentiellement, de sorte que la boue qui sty trouve est entraînée en circulation et que les bulles d'air qui sty forment sont empêchées de monter, de sorte que les microorganismes aérobies absorbent pratiquement la totalité de l'oxygène. Lorsque le processus biologique qui se déroule dans le bassin 2 a atteint le taux voulu de transformation, l'arrivée de la boue humide en provenance du réservoir 64 est coupée et la pompe 65 est reliée par le conduit 69 au bassin 2 de manière qu'elle dirige à nouveau la boue pasteurisée chaude, ayant subi le traitement biologique préliminaire et ayant déjà une teneur réduite en eau, sur le dispositif 6 d'évacua- tion d'eau, afin d'abaisser sa teneur en cette dernière à environ 60 %. Cette boue ainsi traitée et partiellement asséchée est ensuite dirigée, comme dans les installations décrites plus haut, sur un mélangeur 8 commandé par un moteur 72 et dont la décharge 74 débouche sans perte de chaleur directement à l'intfrieur d'un réacteur 5 d'aération. Des ordures ménagères sèches prélevées sur un réservoir et transférées par un conduit d'arrivée sont additionnées dans ce mélangeur 8 en proportion d'environ 10 à 20 % à la boue qui s'y trouve, afin de l'ameublir. Un générateur 22 crée une dépression à l'intérieur du mélangeur 8 afin de poursuivre le prélèvement d'eau sur la substance aérée dans la chambre de traitement et de soutirer l'air humide ainsi que la vapeur d'eau pour les diriger sur un condenseur. Une cavité 11 dans laquelle une pompe 73 refoule un liquide d'échange de chaleur qui chauffe l'échangeur 38 disposé dans le bassin 2 entoure l'échangeur 8 afin d'accélérer le processus biologique de transformation et l'élimination de l'eau. Un unique dispositif 6 d'évacuation d'eau permet d'exécuter, de la manière décrite, l'assèchement progressif par paliers de- la boue humide, ce dispositif 6 étant ainsi utilisé de #anière optimale. Une arrivée 3 d'oxygène techniquement pur commu-nique par plusieurs conduites avec l'intérieur de la chambre 5. L'installation représentée sur la figure 9 est très semblable à celle de la figure 8, de sorte que seuls les détails qui en diffèrent vont être décrits. Le bassin 2 d'aération de cette installation comprend un dispositif 76 qui fait circuler la boue humide qui s'y trouve. Ce dispositif 76 est placé à 11 extérieur du bassin 2 avec l'intérieur duquel il communique par des conduits d'arrivée et de départ 77 et 78, dont chacun est obturable par une vanne, afin d'éviter qu'il soit nécessaire de vider totalement le bassin 2 s'il faut démonter ce dispositif 76. Le bord d'attaque des palettes de refoulement du dispositif 76 coopère avec une lame fixe 84 afin d'éviter de manière certaine le colmatage de ce dispositif. Les conduits 77 et 78 d'arrivée et de départ débouchent en des emplacements vertical lement distants l'un de l'autre et à peu près tangentielle- ment dans le bassin 2, de sorte que la boue se trouvant dans ce dernier se déplace sur un trajet hélicoïdal Le bassin 2 comporte un fond double 79 finement perforé et le conduit d'arrivée d'oxygène débouche entre ce fond 79 et le fond proprement dit 80 du bassin.L'espace compris entre ce fond perforé 79 et le fond proprement dit 80 du bassin est subdivisé en trois chambres indépendantes par deux cloisons concentriques 81 et 82 à base circulaire afin de bien répartir l'oxygène envoyé dans la boue. Chacune des trois chambres communique individuellement par l'intermédiaire d'un organe 83 de réglage avec l'arrivée 4, de sorte que le débit-d1oxygène envoyé par les chambres individuelles dans la boue peut être très bien commandé séparément. Le dispositif 76 empêche les bulles d'oxygène entraînées en circulation dans le bassin 2 et sortant par le fond perforé 79 de remonter verticalement, de sorte que ces bulles demeurent très longtemps dans la boue et que l'oxygène que ces bulles contiennent est absorbé en totalité par les microorganismes aérobies. Un échangeur de chaleur 38, disposé à l'intérieur du bassin 2, permet d'élever davantage encore la température de la boue qui s'y trouve au moyen d'un dispositif 85 de chauffage, ou d t en abaisser la température par circulation d'eau froide arrivant par un conduit 86 et repartant par un conduit 87, de manière à créer les conditions optimales pour le processus biologique de transformation à l'intérieur de ce bassin 2 d'aération de la boue humide. Il est nécessaire, à la mise en service de l'installation, de porter à au moins 300CI la boue froide se trouvant dans le bassin 2 à l'aide de lt échangeur de chaleur 38, car sinon le processus biologique de transformation ne se déclenche pas.Il faut faire en sorte, pendant que l'installation est en service normal, que la température de la boue se trouvant dans le bassin 2 se tienne dans une plage de températures comprise entre 600 et 700C, car si les températures sont trop basses, le processus biologique se déroule trop lentement et si la température est trop levée, les microorgani :! s nécessaires à ce processus meurent et la transformation s'arrête. Il faut donc prévoir un dispositif de commande équipé de capteurs de température et qui, selon les cas, dirige de l'eau chaude ou de l'eau froide dans l'échangeur 38. Le temps pendant lequel la boue demeure dans le bassin 2 est calculé de manière que la décomposition biologique fasse diminuer d'au moins 45 % la quantité des composants orgailques du liquide se trouvant dans ce bassin, afin que la quantité des boues ayant subi le traitement biologique soit la plus faible possible. Le liquide d'échange de chaleur que la pompe 73 refoule dans la cavité 11 qui entoure le mélangeur 8 est porté à environ 85 à 9000 (pasteurisation brève) dans l'échangeur 38 disposé dans le bassin 2 ou au moyen du dispositif 85 de chauffage. Il est aussi possible de placer l'échangeur 38 non pas à l'intérieur du bassin 2, mais de placer un échangeur de chaleur 92 sur le côté extérieur du dispositif 76 qui fait circuler les boues, afin qu'en cas de défaillance, il soit possible de lten- lever, de le réparer et de le remettre en place sans qu'il soit nécessaire de vider le bassin 2. La boue pasteurisée peut être mélangée avant compostage avec des additifs en proportion pouvant atteindre 20 %, par exemple avec de la sciure, de l'écorce d'arbre broyée, des marcs de houblon, des ordures ménagères broyées. Par ailleurs, un arbre 89 équipé d'un balai 90 dégage le sable ou autre qui s'est déposé au fond du bassin 2 vers un conduit d'évacuation 88, des palettes 91 montées sur cet arbre conférant un mouvement giratoire au liquide. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement en continu de boue humide provenant d'une station d'épuration des eaux d'égout, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à diriger la boue humide, ayant une teneur en eau maximale de 95 %, dans un bassin dans lequel elle subit une aération à l'aide d'un gaz contenant de oxygène ou d'oxygène pur, de manière que le processus biologique de transformation porte la température dans une plage de 40 à 80OC, à retirer du bassin la boue ainsi traitée après qu'elle est demeurée dans ce dernier pendant un temps déterminé, puis à l'assécher à chaud jusqu'à ce que sa teneur-descende à une valeur comprise entre 80 et 50 % et, finalement, à soumettre la boue, dont 11 eau a été extraite, à un c#ompostage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste de plus à soumettre la boue, dont 11 eau a été partiellement extraite, à un compostage dans un réacteur d'aération dans lequel elle est balayée par du gaz contenant de oxygène ou par de oxygène pur, Jusqutà ce que le processus biologique de transformation élève dans ce réacteur la température à une valeur comprise entre 65 et 85oC, de manière à produire un humus ayant une teneur en eau de 70 à 4Q %. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il consiste à diriger la boue humide à la suite du bassin d'aération dans au moins un dispositif mécanique destiné à en réduire la teneur en eau à une valeur comprise entre 80 et 50 ffi à une température d'au moins 35"CI de préférence supérieure à 60oC. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste de plus à extraire de liteau de la boue humide, avant de la diriger dans le bassin d'aération, au moyen d'un dispositif destiné à en élever la teneur en substances sèches à au moins 10 %, de préférence à une valeur comprise entre 15 et 25%, puis à soumettre la boue partiellement asséchée dans ledit bassin d'aération au processus biologique de transformation et ensuite à interrompre l'arrivée de la boue humide fratche dans le dispositif d'extraction d'eau et à relier l'en trée de ce mEme dispositif d'extraction à la sortie du bassin d'aération, de manière à poursuivre 11 élimination d'eau de la boue qui sty trouve, ces phases d'évacuation d'eau se poursuivant alternativement. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qui consiste à faire circuler dans un sécheur à fluidisation un gaz capable d'entratner de 11 eau afin d'en extraire de la boue humide et à produire, à l'intérieur de ce sécheur, une dépression à l'aide d'un générateur qui lui est relié afin d'en soustraire le gaz humide ou ce gaz humide mélangé à de la vapeur d'eau. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger à la boue humide des ordures ménagères pouvant atteindre une proportion de 20 % et, le cas échéant ou en variante, des additifs avant de la diriger dans le bassin d'aération. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil consiste de plus à mélanger à la boue pasteurisée, après assèchement partiel effectué après sa sortie du bassin dtaération et avant compostage, avec des additifs pouvant atteindre une proportion de 20 % en poids, à l'interieur d'un mélangeur, par exemple avec de la sciure, de L'écorce d'arbre broyée, des marcs de houblon, ou des ordures ménagères broyées. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser la chaleur dégagée dans le bassin d'aération pour chauffer le mélangeur. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qutil consiste de plus à réintroduire une partie de la substance sortant du mélangeur dans le dispositif d'extractiond'eau, par exemple dans le sécheur à fluidisation. 10. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la substance, dont l'eau a été partiellement extraite, est dirigée dans le réacteur d'aération à une température d'au moins 35OC. 11. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser les gaz d'échappement appauvris en oxygène, sortant du réacteur d'aération et dont la chaleur dégagée par le processus biologique de transformation a élevé la température, pour réchauffer davantage le mélangeur et, le cas échéant ou en variante, la boue humide se trouvant dans le bassin d'aération. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les gaz d'échappement du réacteur d'aération sont dirigés dans un échangeur de chaleur relié au bassin d'aération par un conduit d'arrivée et un conduit de départ de boue. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les gaz dtéchappement évacués du réacteur d'aération et ayant passé dans ltéchangeur de chaleur sont dirigés dans le bassin d'aération qui recueille la boue humide. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à abaisser la teneur en eau de la boue humide au moyen d'un dispositif d'extraction d'eau avant de la diriger dans le bassin d'aération de manière que cette teneur soit au maximum de 90 %, puis à mettre la boue en circulation dans ce bassin en contact avec un échangeur de chaleur de manière que sa température soit réglée à une valeur comprise dans une plage de 40 à 80oC, de préférence de 60 à 75oui 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à calculer le temps pendant lequel la boue demeure dans le bassin d'aération de manière que la décomposition biologique provoque, pendant ce temps, une diminution d'au moins 30 % et, de préférence, d'au moins 45 %, de la quantité des composants organiques du liquide se trouvant dans ce bassin. 16. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend un bassin calorifugé (2) équipé d'organes (4) d'aération et destiné à recueillir de la boue humide devant être aérée, ainsi qu'un appareillage (6, 22, 25) relié à ce bassin et destiné à extraire de liteau de la boue aérée et humide afin dsen réduire sa teneur à une valeur comprise entre 80 et 50 %. 17. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce qu'elle comprend un réacteur d'aération (5) destiné à recueillir la boue partiellement asséchée et équipé d'organes (3) d'arrivée de gaz contenant de oxygène ou d'oxygène pur dans la substance destinée à être aérée dans ce réacteur. 18. Installation selon la revendication 16,- caractérisée en ce qutelle comprend un mélangeur placé à l'intérieur du bassin aération (2) de manière à être chauffé et destiné à introduire un additif dans la boue. 19. Installation selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisée en ce que le bassin d'aération (2) et, le cas échéant ou en variante, le sécheur à fluidisation (6) et, le cas échéant ou en variante, le mélangeur (8) sont reliés à au moins un générateur (22) de dépression dans leur volume interne, ce générateur aspirant le gaz humide, ou ce gaz et la vapeur d'eau qui sty trouvent. 20. Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le dispositif de décharge (45, 46) du mélangeur (8) est réalisé de manière telle et il est relié à un appareillage d'extraction d'eau, par exemple à un sécheur à fluidisation (6), ainsi qu'à une commande, de manière telle qu'au moins une partie de la substance sortant du mélangeur soit recyclée dans l'appareillage (6) dans lequel de l'eau continue à en être extraite selon son humidité à sa sortie de ce mélangeur (8). 21. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que l'appareillage destiné à extraire de liteau de la boue est un sécheur à fluidisation (6) qui comprend une colonne verticale (25) de montée à turbulence ainsi qu'un collecteur de décharge (29) monté au sommet de cette colonne et ayant un diamètre supérieur à elle, au moins un dispositif de refoulement (24), de préférence une hélice, étant disposé au fond de cette colonne (25) de manière à projeter la boue vers le haut sous forme finement pulvérisée et ledit collecteur de décharge (29) comportant une sortie (30) de la boue dont l'eau a été extraite. 22. Installation selon la revendication 21, carac térisée en ce qu'un conduit d'aspiration (52), dont l'embouchure se trouve au sommet du sécheur à fluidisation (6), communique avec l'aspiratikon d'une soufflante (35) dont le refoulement communique par l'intermédiaire d'un dispositif de chauffage (34) avec le fond de ce sécheur de manière à provoquer la cir culation d'air dans ce dernier. 23. Installation selon la revendication 22, carac térisée en ce que ledit conduit d'aspiration (32) passe par un condenseur (35) de séparation de lthumidité que contient le gaz passant dans ce conduit. 24. Installation selon la revendication 21, caracté risée en ce que le sécheur à fluidisation comprend une racle hélicoidale (28) appliquée contre la surface interne de la co lonne (25) de montée à turbulence, cette racle, qui tourne autour dtun axe vertical, étant destinée à faire remonter dans le col lecteur de décharge (29) la boue qui se dépose sur la surface de cette colonne. 25. Installation selon l'une quelconque des revendi cations 16 à 24, caractérisée en ce qutelle comprend un échangeur de chaleur (11) relié d'une part à ltintérieur du réacteur d'aération (5) et, d'autre part, à l'intérieur du bassin d'aé ration (2), cet échangeur étant destiné à chauffer, au moyen des gaz d'échappement du réacteur d'aération (5), la boue humide ayant été extraite de ce bassin (2) et recyclée dans ce dernier après chauffage. 26. Installation selon la revendication 25, carac térisée en ce que ltéchangeur de chaleur (11) est disposé au sommet du réacteur d'aération (5) et communique directement avec l'intérieur de ce dernier de manière que les gaz dtéchap- pement chauds sortant de ce réacteur y pénètrent directement. 27. Installation selon la revendication 26, carac térisée en ce que l'échangeur de chaleur (11) communique par une arrivée et un retour (12, 15) avec le bassin d'aération (2), et un dispositif de refoulement de la boue humide (14) est monté dans le conduit d'arrivée et, le cas échéant ou en variante, dans le conduit de retour (12, 13). 28. Installation selon la revendication 25, caractérisée en ce que ltéchangeur de chaleur (11) relié au réacteur d'aération (5) communique avec un second échangeur (17) relié au bassin d'aération afin de permettre la distribution directe de boue pasteurisée, partiellement asséchée, provenant de ce bassin. 29. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce qutelle comprend un appareillage (6) de prélèvement d'eau sur la boue humide traitée, un bassin calorifugé (2) équipé d'organes de mise en circulation et d'aération (76, 4) et destiné à recueillir, à faire circuler et à aérer la boue partiellement asséchée provenant dudit appareillage (6) de prélèvement d'eau, un échangeur de chaleur (38) en contact avec la boue en circulation dans ledit bassin (2) et destiné à porter cette boue à une température déterminée, soit par réchauffage complémentaire au moins intermittent, soit par refroidissement, ledit appareillage (6) étant destiné à poursuivre lrélimination de l'eau de la boue qui sort du bassin d'aération (2). 30. Installation selon la revendication 29, caractérisée en ce que l'échangeur de chaleur (38) est disposé à l'intérieur dudit bassin d'aération (2) et une commande fait passer un fluide de refroidissement ou de réchauffage dans cet échangeur. 31. Installation selon l'une des revendications 16 et 29, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif (76) destiné à faire circuler la boue humide se trouvant dans ledit bassin d'aération (2), ce dispositif se trouvant à l'extérieur de ce bassin et communiquant avec l'intérieur de ce dernier par des conduits obturables d'arrivée et de départ (77 et 78), ces conduits débouchant, en des emplacements distants verticalement, au moins à peu près tangentiellement à l'intérieur dudit bassin de manière que la boue se trouvant dans ce dernier soit amenée à circuler sur un trajet hélicoidal. 32. Installation selon l'une quelconque des reven dications t6 à 31, caractérisé en ce que le bassin d'aération (2) est équipé d'un fond perforé double (79) et les organes d'arrivée de gaz contenant de oxygène ou d'oxygène pur débouchent dans le bassin aération (2) entre ce fond perforé (79) et le fond proprement dit (80) de ce bassin. 33. Installation selon la revendication 32, caractérisée en ce que ltespace se trouvant entre ledit fond perforé (79) et le fond proprement dit (80) du bassin est subdivisé par au moins une cloison verticale (81, 82) en au moins deux chambres indépendantes dont chacune communique par l'intermédiaire d'un organe de réglage (83) avec lesdits organes d'arrivée afin de permettre la commande individuelle de l'admission du gaz contenant de ltoxygène ou de oxygène pur. 34. Installation selon l'une quelconque des revendications 16 à 33, caractérisée en ce qu'un arbre vertical (89) équipé d'un balai (90) est monté au centre du bassin d'aération (2) de manière à dégager le sable ou autres, qui s'est déposé, dans un conduit d'évacuation 88 et ledit arbre (89) est équipé de préférence de palettes (91) de refoulement du fluide qui sont disposées et constituées de manière à conférer au liquide se trouvant dans le bassin (2) un mouvement giratoire dirigé vers le bas.