La présente invention se rapporte à un procédé pour ltamélioration de la qualité des profilés en acier. Sous ce vocable de "profilésn, on comprend dans la présente invention les poutrelles, les fers U, les cornières, les T, les plats, larges plats, largets et tôles, et d1une façon générale tout laminé présentant au moins une face plane. Le procédé suivant ltinvention est applicable aussi bien aux aciers calmés qutaux semi-calmés et aux effervescents On sait que les principales qualités que les utilisateurs réclament des profilés en acier sont, entre autres, une charge de rupture, une limite élastique, et une résilience aussi élevées que possible pour la nuance d'acier utilisée, ainsi qutune soudabilité, une résistance à la fatigue et une ductilité satisfaisantes pour usage auquel le profilé est destiné. I1 est connu également que, pour améliorer la soudabilité et la ductilité d'un acier, il faut diminuer sa teneur en carbone et en manganèse, ce qui, concurremment, pro voque une diminution de sa résistance à la traction. Pour re merdier à cet inconvénient, on peut soumettre placier a un traitement de refroidissement approprié, appliqué de préférence directement à sa sortie du train de laminoir, ce qui permet, dans une certaine mesure, d:améliorer certaines caractéristiques du profilé. Lorsque ce refroidissement ne conduit qulà un relèvement considéré comme insuffisant des propriétés des profilés, on peut faire appel à autres procédés pour compléter laetion du refroidissement pur et simple. Parmi ces procédés, on peut citer notamment l'addi- tion d'éléments dispersoldes (Nb, V) qui affinent le grain de acier et provoquent un durcissement de la ferrite par précipitation de ces éléments. Ce procédé est certes efficace, mais il présente ltinconvénient dtun cout qui va croissant au fur et à mesure que Iton vise une limite élastique plus élevée ; il est par ailleurs dtautant plus couteux que les profilés sont de dimensions plus grandes. La présente invention a pour objet un procédé permettant dréviter ltinconvénient cité ci-dessus, sans que, dans les profilés considérés, les teneurs de acier en carbone et en manganèse augmentent de façon inacceptable au point de vue de leur influence néfaste sur la soudabilité et la résilien- ce à basse température. Le procédé, obJet de la présente invention, est essentiellement caractérisé en ce que, à la sortie de la cage finisseuse d > tun laminoir à profilés, on soumet uniquement la couche extérieure de la face plane (aile ou semelle par exemple) des profilés (l'âme des fers U étant à ce point de vue considérée comme une aile) à une trempe superficielle au moyen dtun fluide de refroidissement approprié et en ce que lton règle les conditions dudit refroidissement pour que, à la sortie de la zone de refroidissement par le fluide, dtune part les parties non trempées des profilés se trouvent à une température encore suffisamment élevée pour qutil puisse se réaliser un revenu de la couche superficielle trempée, à partir de la chaleur se trouvant dans la partie non trempée, et autre part, que puisse sXeffectuer la transformation de l'austénite en ferrite et carbures, dans les parties non trempées du profilé. Selon les conditions de mise en oeuvre de î'inven- tion, la couche superficielle due à la trempe du profilé est constituée de martensite revenue ou de bainite. Suivant ltinvention, le fluide de refroidissement utilisé est de lleau, tenant éventuellement en suspension ou en solution des sels minéraux et/ou des éléments tensio-actifs et projetée sur le profilé par exemple au moyen dtun gicleur classique ou sous forme dtun brouillard supersonique (suspension dtun liquide dans un gaz, par exemple de lteau et de ltair ou de la vapeur peau) ou par un jet laminaire (par exemple au moyen dlun canon laminaire à front plan). Le fluide de refroidissement peut également être simplement un gaz insufflé éventuellement à vitesse supersonique. Du point de vue pratique, on obtient le refroidissement désiré du profilé en choisissant les dispositifs de refroidissement et en ajustant de façon adéquate la longueur et la disposition de ces dispositifs, par exemple des rampes de refroidis sement. Le procédé, suivant ltinvention, permet dtobtenir des profilés dtun type particulier, comportant au moins une face plane, dont la couche extérieure est bainitique ou martensitique, revenue, et dont les autres parties sont composées de ferrite et de carbures Suivant une variante avantageuse du procédé de 1 t in- vention, il est possible, au cours de ltopération de trempe superficielle, de régler ltenlèvement des calories du produit en maintenant ltéchange de chaleur entre le fluide et le produit, dans des conditions sensiblement optimales.Cette varian te est caractérisée en ce que lton réalise ltopératior. de refroidissement intense superficiel du produit en au moins deux étapes, séparées par une phase au cours de laquelle a lieu une homogénéisation de température au moins en peau du produit. Suivant cette variante, on réalise le refroidissement intense du produit en plusieurs phases successives de courte durée, séparées par des périodes dthomogénéisation de température de la peau du produit, la dernière au moins des phases de refroidissement assurant la trempe martensitique et/ou bainitique du produit laminé. Conformément à une modalité de mise en eeuvre du procédé de itinvention, on détermine le nombre de phases et les conditions de réalisation des différentes phases de refroidissement et dtomogéneisation de température du produit pour assurer une extraction optimum des calories du produit. Suivant cette même modalité, on détermine les conditions optimales dten- lèvement des calories à partir dtun diagramme donnant la variation du flux calorifique, en fonction de la température à la surface du produit traité. Pratiquement, dans une première phase de refroidissement intense, on abaisse la température de la surface du produit laminé jusquà une valeur légèrement inférieure à la température correspondant à la valeur maximum du flux calorifique ; le refroidissement est arrêté pendant un court instant, ce qui entraîne l'élévation de la température de la peau, sous lteffet de l'évacuation de calories venant du coeur ; une nouvelle phase de refroidissement est déclenchée lorsque la température de la surface atteint une valeur légèrement supérieure à la température correspondant à la valeur maximum du flux calorifique. Llapplication des différentes phases successives a donc pour effet de maintenir la température de peau entre les limites correspondant à des conditions dtéchange calorifique proches de ltoptimum Grâce aux conditions optimales que le procédé de ltinvention permet assurer, on réalise la trempe superficielle du produit laminé avec une consommation d'eau minimum et/ou avec une installation de moins grande longueur. Le procédé de l'invention peut s'appliquer facilement et avantageusement à la fabrication de rails de chemin de fer. Dans cette application, à la sortie de la cage finisseuse drun laminoir à rails, on soumet la partie supérieure du bourrelet du rail à une trempe superficielle, au moyen du fluide de refroidissement approprié, et l'on règle les conditions dudit refroidissement pour que, à la sortie de la zone de refroidissement par le fluide, la partie non trempée du bour relet se trouve à une température suffisante pour permettre, pendant le séjour du rail sur le refroidissoir, d'une part de réaliser un revenu de la couche superficielle trempée constituée alors de martensite ou de bainite, et autre part, dl-assurer la trans ormati on de ltausténite en ferrite et carbures dans ladite partie non trempée. La présente invention se rapporte également à un profilé en acier présentant une structure composite, obtenue au moyen du procédé décrit ci-dessus. I1 est bien connu, comme déjà dit plus haut, que l'on obtient des profilés dont les propriétés ont été améliorées, principalement grâce à laffinage du grain, obtenu par des traitements thermiques adéquats ou par addition dtéléments tels que le niobium par exemple. Un profilé en acier, présentant une telle structure à grain fin, allie à la fois une bonne ductilité à une limite élastique satisfaisante. Grâce au procédé faisant objet de ltinvention présente et appliqué aux profilés susdits, on obtient un acier dont la structure plus complexe confère au profilé qui la possè de soit des propriétés mécaniques encore nettement améliorées par rapport à celles des profilés ci-dessus mentionnés, soit à propriétés mécaniques égales, un caractère particulièrement économique ; cette économie est due par exemple au fait que ces propriétés sont obtenues avec des teneurs moins élevées en éléments d'alliage, ou en utilisant un acier semi-calmé plu tôt qurun acier calme. Le profilé en acier faisant ltobjet de la présente invention, et auquel on a appliqué le procédé décrit ci-dessus, est essentiellement caractérisé en ce que, dans une section normale à son axe, sa structure comporte au moins deux zones sensiblement parallèles à la surface de ltélément plat constituant le profilé, une de ces zones comportant de la bainite non revenue et de la martensite revenue, ltautre comportant de la bainite non revenue et de la ferrite-perlite non revenue. I1 ne sort pas du domaine de ltinvention que le profilé qui en constitue ltobjet comprenne, entre lesdites deux zones, une zone intermédiaire constituée essentiellement de bainite non revenue. Suivant une variante avantageuse de la structure du profilé ci-dessus défini, la zone comportant de la martensite revenue et de la bainite non revenue est elle-même recouverte, du côté de sa face opposée à la zone comportant de la bainite et de la ferrite-perlite non revenues, par une zone comportant principalement de la martensite pure revenue. Suivant une autre variante avantageuse de cette structure, la zone comportant de la bainite non revenue et de la ferrite-perlite non revenue est adjacente à une couche compor tant principalement de la ferrite-perlite non revenue, du côté de sa face opposée à la zone comportant de la bainite non revenue et de la martensite revenue. I1 va de soi que, dans la présente invention, lorsque le refroidissement intéresse les deux faces d'un plat ou dtun profilé constitué de plats, il faut comprendre que la configuration des différentes zones constituant la structure de la section du plat suit d'une façon générale la configuration du plat ou du profilé lui-meme. Les schémas ci-après, donnés à titre d'exemple non limitatif, permettent de se rendre compte comment sont cons titués les profilés conformes à ceux de lginvention. La figure I représente une portion de la section transversale dtun type de ces profilés plats soumis à trempe sur ses deux faces. Un tel type de profilé peut présenter en 1 et 1t une zone comportant principalement de la martensite pure revenue, en 2 et 2 une zone comportant de la martensite revenue et-de la bainite non revenue, en 3 et ) t une zone compor- tant de la bainite non revenue et de la ferrite-perlite non revenue, et en 4 une zone comportant principalement de la ferrite-perlite non revenue. La présente invention a encore pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant ltinvention. Du point de vue pratique, on obtient le refroidissement désiré du profilé en choisissant les dispositifs de refroidissement et en ajustant, de façon adéquate, la longueur et la disposition de ces dispositifs, par exemple des rampes de refroidissement. Le dispositif pour le traitement de profilés, objet de la présente invention, est essentiellement caracte^fisé en ce qutil est constitué par un caisson formant réservoir pour le fluide refroidisseur et muni, à cet effet, de moyens d'alimentation en cedit fluide, et en ce qu'unie paroi de ce caisson, dite paroi perforée, est pourvue d'orifices pour la pulvérisation du fluide refroidisseur sur la surface du profilé qui défile à proximité de ladite paroi perforée. Lorsque le profilé plat, par exemple une tôle lami .née à chaud, doit être soumis à un refroidissement sur ses deux faces, il est avantageux de réunir en un seul élément deux dispositifs conformes à ltinvention, dont les jets pulvérisés sont opposés et de faire défiler le profilé dans le tunnel ainsi réalisé. Suivant une modalité constructive du dispositif de ltinvention, la paroi perforée présente, transversalement au sens de défilement du produit, une dimension au moins égale à la largeur de la partie à traiter. Lorsque, selon 14invention, on envisage une trempe étagée du profilé considéré, on fait usage d'une installation du genre de celle décrite ci-dessus, mais comportant au moins deux dispositifs de refroidissement disposés en série et séparés par une zone de réchauffage de la peau du produit. Dans cette éventualité notamment, les dispositifs de refroidissement utilisés sont avantageusement à haut coefficient de transfert calorifique , ces dispositifs sont de préférence munis de moyens pour le réglage du débit du fluide refroi diseur. Dans une modalité particulière de réalisation de Itinstallation suivant cette variante, ltune au moins des zones de réchauffage de la peau du profilé est équipée dtun dispositif, tel qutun capot, freinant ltévacuation des calories. Dans une autre réalisation de ltinstallation, une au moins des zones de réchauffage de la peau du profilé est équipée dtun dispositif assurant au produit rapport de calories extérieures. Les schémas ci-après, donnés à titre dtexemple non limitatif, permettent de se rendre compte comment, selon ltin- vention, on peut envisager la réalisation dtun dispositif destiné à effectuer le refroidissement dtune part dtune poutrelle (figures 2 et 3) et autre part dtun produit plat en cours de laminage (figures 4 et 5). Sur la figure 2, se trouve en 1 le profilé (poutrelle Grey) en cours de laminage, dans le sens de la flèche 2. Sur la semelle supérieure 3 de la poutrelle, repose un chariot 4 par ltintermédiaire de galets 5. Le chariot est maintenu en place par une butée (non figurée) et les galets de support 5 tournent sous ltentrainement de la poutrelle 1. Le chariot 4 est pourvu de caissons de refroidissement 6 alimentés en fluide refroidisseur par les conduits 7. La position des caissons 6 est1 par rapport à la poutrelle 1, réglée au moyen des vis et des volants 8 et 9. La liaison entre vis 8 et caissons 6 ntest pas représentée pour la clarté du schéma. Un dispositif analogue, par caisson 12, se trouve sous la semelle inférieure 10 du profilé, tandis que la partie intérieure 11 des semelles est soumise à projection latérale, des deux côtes, au moyen de gicleurs 13 et 14 appropriés (cfr. fig. 3) débitant de lsair et de liteau. Suivant ltinvention, différents dispositifs des orifices de sortie du fluide refroidisseur, hors des caissons 6 ou 12, peuvent etre prévus, par exemple sous forme de fente transversale ou d'un réseau d'orifices de petit diamètre. Lrexemple donné ci-après permet dtapprécier ltamélioration de la qualité des profilés obtenue en mettant en oeuvre le procéde de ltinventione Le profilé examiné consiste en une poutrelle Grey DIN 40 en acier calmé à ltaluminium et au silicium, contenant 0,165 % de C et 1,32 % de Mn. Cette poutrelle, sortant du laminoir à l'état brut à une température comprise entre 8000C et 8500C, présente les caractéristiques suivantes, sans application du procédé de ltinvention: - limite élastique 38 kgf/mm2 - charge de rupture 55 kgf/mm2 - résilience 5 kgfm/cm2 à -200C. Cette même poutrelle sortant du laminoir dans les mêmes conditions de température, présente les caractéristiques suivantes, après application pendant 10 secondes du procédé de ltinven- tion - limite élastique 45 kgf/mm2 - charge de rupture 60 kgfZmm2 - résilience 9,4 kgfm/cm2 à -200C. Ces caractéristiques ont - été obtenues grâce à un dispositif de refroidissement opérant sous les conditions opérationnelles ci-après - vitesse de laminage : 1 m/sec - temps du refroidissement : 10 sec. - longueur de la rampe de refroidissement : 10 m. - boites à eau (caissons 6 et 12) constituées en éléments de 100 mm dans le sens du laminage. Ecartement par rapport au profilé : 3 à 6 mm Pression eau : 1 à 3 kg/cm2 Débit dteau : 15 à 50 m3/h - gicleurs : convergent - divergent - diamètre au col : 1 mm - pression air : 4 kg/cm2 cm2 - débit air : 1,5 à 2,5 Nm3/h - pression eau : 3 - débit eau : 5 1/min - distance par rapport à ltâme du profilé : 100 mm - distance entre gicleurs : 100 mm. - températures : entrée : au-dessus du point Ac3 sortie : entre 600 C et 700 C (entre 10 et 20 sec. après la sortie de la rampe de refroidissement). - structures obtenues Les micrographies repérées 1 à 3 représentent différentes structures dtune semelle de poutrelle DIN 40, traitée suivant 12invention. La micrographie nO 1 représente la structure en peau de cette semelle (martensite et/ou bainite revenue) ; la micrographie n 2 représente la structure à 7,5 mm de la peau de la face extérieure de cette semelle (structure ferrite + carbure) ; la micrographie n 3 représente la structure de la meme semelle, nSayant pas été traitée suivant ltinvention. La structure est composée de ferrites et de carbures, avec grains plus grossiers, puisque la vitesse de refroidissement es t plus faible. Dans le cadre des dispositifs ci-dessus décrits, afin d'accroire sensiblement le pouvoir refroidisseur des fluides utilisés, il est avantageux de présenter ceux-ci sous forme laminaire. Un tel dispositif, utilisant par exemple de liteau, comporte au moins un tronçon dit chicane, dont la configuration impose au liquide de refroidissement plusieurs changements de direction successifs, la longueur totale de la chicane et les dimensions du passage de fluide étant telles que le régi me d'écoulement du liquide de refroidissement à travers le dispositif est laminaire0 Dans une modalité constructive de ltinvention, plus particulièrement adaptée au cas du traitement des profilés plats tels que des tôles, on dispose une série d'injecteurs du type décrit ci-dessus avec leurs fentes de sortie du liquide refroidisseur parallèles les unes aux autres, sensiblement dans un même plan. Dans une variante particulière de ce dispositif de ltinvention, le tronçon rectiligne précédant la fente de sortie contient un élément, par exemple ondulé, disposé dans le sens de la circulation du liquide, pour encore mieux assurer le régime laminaire du jet. Un tel élément est représenté en 8 sur la figure. La figure 4 ci-après illustre une variante du dispositif suivant ltinvention, particulièrement adaptée pour assurer un refroidissement rapide et contrôlé de produits laminés plats à la sortie du train finisseur. Suivant cet exemple de réalisation, ce dispositif se compose successivement de a. une boite de refroidissement à eau, éventuellement à double paroi, b. une boîte de séchage à air, c. soit à nouveau une boite de refroidissement du type repris sous a ou analogue, soit une ou plusieurs boîtes de refroidissement à eau du type-à double paroi, mais appropriées pour pouvoir etre disposées entre deux rouleaux consécutifs se trouvant à leur écartement normal. La bote de refroidissement 31 du type repris sous a et schématisée sur la figure 4, est associée à un certain nombre de rouleaux 32, 3, de laminoir, rouleaux inférieurs destinés à supporter et à entrainer 1 a tôle 34 à refroidir, le déplacement de la tôle steffectuant dans le sens de la flèche 35. La boite de refroidissement 31 comporte deux parties consécutives, dont la première est un caisson entrée 36 composé d'un toit incliné vers le bas dans le sens du déplace ment de la tole, deux parois latérales 37 et 38 situées aux extrémités des rouleaux 32 et 33, une paroi inférieure 39 située sous la tôle 34 et ne laissant que peu dtespace entre elle-même et les rouleaux 32 et 33, tout en étant légèrement inclinée vers le bas dans le sens de la flèche 35.La seconde des deux parties consécutives de la boute 31 est constituée par un caisson 40 de hauteur inférieure à celle de entrée du caisson 36 dont le toit 41 est sensiblement horizontal, tandis que le plancher 42 laissant peu d'espace entre lui-même et les deux rouleaux 33 et 43 adjacents, est légèrement incliné en sens inverse de celui de la flèche 35. La boîte de refroidissement 31 est munie dun dispositif 44 à la partie supérieure de l'entrée du toit du caisson 36 et servant à projeter à ltintérieur dudit caisson un ou plusieurs jets dteau en direction du rouleau de façon à atteindre celui-ci sensiblement à sa zone supérieure 15. On dispose avantageusement en avant du caisson 36 une paire de cylindres 16 et 17, ltun 16 porteur situé à son niveau usuel sous la tôle 34, le second 17 déplacé vers le haut de façon à guider correctement la tôle 34 vers entrée du caisson 36 quel que soit le manque de planéité de celle-ci, même en son début. Dans ce caisson, ltexcédent dteau est évacué par le cylindre 33. La boite de refroidissement qui vient d'être décri- te présente les particularités suivantes 1. Le guidage de peau projetée par le dispositif 44, le long de la bande laminée 34; ce guidage est obtenu grâce à l'espace confiné restreint ménagé entre le toit 41 du caisson et la bande 340 2. La possibilité dtaccepter sans difficultés des tôles présentant des défauts de planéité. 3. La possibilité d'agir sur la répartition de lueau suivant la largeur de la tole, en sélectionnant un ou plusieurs jets peau. 4. La possibilité dtexercer un effet d'entraînement de la bande par effet de pinçage en dirigeant les jets dteau sur la tôle à ltendroit où celle-ci repose sur le cylindre 33 ; la tôle est ainsi entraînée vers l'intérieur du caisson 40. En pratique, le débit d'eau délivré dans un tel caisson est élevé (de lSordre de 1000 m3/h) sous une pression assez faible (environ 1 kg/cm2). Avec ces données, on atteint fréquemment des coefficients de transfert calorifique dont la valeur est de l'ordre de 0,1 cal/cm2. sec. C. La boîte de séchage à reprise sous moins repérée 18 à la figure et est associée à au moins deux cylindres, tels que 43 et 19, supportant la bande 34 durant son passage dans la boîte 18. La hauteur de la section de passage de cette boite est suffisante pour que la bande puisse y passer, compte tenu de ce qutelle peut présenter un défaut de planéité, qui lui confère un encombrement vertical relativement important. Le toit de la boite desquels 18 est pourvu dtun certain nom- bre dtorifices 20 au travers de desquels on peut souffler un grand débit de gaz sec, par exemple de l'air, sous une pression fai ble, de façon dtune part, à former un coussin d'air entre la paroi et la bande et autre part, servir de barrage à lteau recouvrant la bande au sortir du caisson 40. Cette opération présente ltavantage que la phase ultérieure de refroidissement peut ainsi être réalisée sur une bande sèche, ce qui accroît considérablement son efficacité. La boîte de refroidissement à eau 21 du type à double paroi, telle que schématisée à la figure 5, présente en principe la même configuration générale que la boite 31, avec cette différence que sa partie supérieure 22 et sa partie inférieure 23 qui suit le rouleau 24, sont doublées toutes deux d'une paroi 25 et 26 pourvue d'orifices 27, par lesquels on pro Jette de lteau contre la bande, ces orifices étant alimentés en eau par les conduits P8J et 29. Cette disposition permet dxune part une meilleure répartition de l'eau sur la bande, et autre part un refroidissement pratiquement symétrique de celle-ci. Suivant l'invention, dans le cas où la place nécessaire au placement des dispositifs décrits précédemment fait défaut, on peut avec avantage faire usage d'une suite de dispositifs de refroidissement du type boite à eau à double paroi, disposés par exemple en contre-haut entre les rouleaux porteurs disposés à écartement normal ltun de autre. Chacun de ces dispositifs est constitué dtun caisson à double paroi, dans lequel se déplace la bande à refroidir. Ces caissons pré sentent deux ouvertures, supérieure et inférieure, pour 'ali- mentation en un liquide refroidissant, délivré à lstintérieur du caisson dont les parois internes sont munies d'orifices des tinés à la projection du liquide sur les deux faces de la bande. Ce dispositif, particulièrement adapté au traitement drune bande métallique en cours de laminage et soumise à une opération de refroidissement intense, est essentiellement caractérisé en ce qutil comporte, disposées l'une à la suite de l'autre, au moins a. une boîte dite d'entrée, comportant d3 d lteau quelle a reçue au cours de son passage dans la boîte reprise sous a. Suivant une modalité intéressante de ce dispositif de ltinvention, celui-ci comporte en outre au moins un caisson à double paroi destiné à parfaire le refroidissement par eau de la bande au sortir de la bote de séchage reprise sous b, et un organe destiné à parfaire le séchage de la bande au sortir du caisson à double paroi. La boite entrée reprise sous a est avantageusement constituée d'un caisson comportant deux parties bien distinctes, dont la première, du côté de l'entrée de la bande, présente une hauteur décroissant jusqu'approximativement à ltaplomb de la génératrice supérieure d'un rouleau de laminoir, rouleau dont la partie supérieure se trouve à ltintérieur de ladite boite, grâce à la présence d'une ouverture pratiquée dans le plancher de ladite boîte, le toit de la seconde partie étant Sensiblement horizontal par rapport au plan pris comme référence de la bande passant à travers la boite; les planchers des deux parties de la boite, ltun disposé avant ledit rouleau, autre disposé après lui, sont légèrement inclinés vers ledit rouleau, avec lequel ils ntentrent toutefois pas en contact également coté entrée de la bande, la bote est équipée dtun dispositif destiné à projeter de liteau sur la partie supérieure de la bande sensiblement en direction de la zone où ladite bande suppose'e- p1 ent en contact avec ledit rouleau qui la supporte en ltentrainant vers la sortie de ladite boite. La boite de séchage telle que reprise sous b est constituée, suivant une modalité préférentielle d'éxécution, d'un caisson ouvert aux deux extrémités pour laisser passer la bande à traiter, le toit de ladite boite sensiblement parallèle au plan de la bande, présentant une double paroi, la paroi extérieure étant pourvue d'un orifice permettant le raccord d'une installation dtalimentation en air sous pression, la paroi intérieure étantmunie, sur la majeure partie de sa longueur,d1un certain nombre dtorifices destinés à permettre ltinsufflation d'air sur la bande, le plancher dudit caisson étant pourvu d'au moins une échancrure destinée à permettre lintroduction dans ladite boite de la partie supérieure dtun rouleau de support et dtentrainement de la bande. Le caisson à double paroi pour ltalimentation en eau est avantageusement constitué dlune boîte allongée, dans le sens du défilement de la bande, ouverte à ses deux extrémités, ladite boite comportant deux parties bien distinctes dont la première, côté entrée, présente une hauteur décroissant jusqu'approximativement à ltaplomb de la génératrice supérieure dtun rouleau de laminoir, rouleau dont la partie supérieure se trouve à ltintérieur de ladite boitte, grâce à la présen ce d'une ouverture pratiquée dans le plancher de ladite boîte, le toit de la seconde partie étant sensiblement horizontal par rapport au plan pris comme référence de la bande passant à travers la boite ; les planchers des deux parties de la boite, ltun disposé avant ledit rouleau, avec lequel ils n'entrent toute fois pas en contact ; également côté entrée de la bande, la bote est équipée d'un dispositif destiné à projeter de lieu sur la partie supérieure de la bande sensiblement en direction de la zone où la dite bande supposée plane entre en contact avec ledit rouleau qui la supporte en ltentrainant vers la sortie de ladite bote. La boItede séchage telle que reprise sous b est constituée suivant une modalité préférentielle d'éxécution, d'un caisson ouvert aux deux extrémités pour laisser passer la bande à traiter, le toit de ladite boite sensiblement parallèle au plan de la bande, présentant une double paroi, la paroi extérieure étant pourvue dlun orifice permettant le raccord dtune installation d'alimentation en air sous pression, la paroi intérieure étant munie sur la majeure partie de sa longueur dtun certain nombre d'orifices destinés à permettre ltinsufflation dtair sur la bande, le plancher dudit caisson étant pourvu dtau moins une échancrure destinée à permettre l'introduction dans ladite boite de la partie supérieure dpun rouleau de support et dtentrainement de la bande. Le caisson à double paroi pour ltalimentation en eau est avantageusement constitué dtune boite allongée, dans le sens du défilement de la bande, ouverte à ses deux extrémités, ladite boîte comportant deux parties bien distinctes dont la première, côté entrée, présente une hauteur décroissant Jusqusapproximativement à l'aplomb de la génératrice su périeure dfun rouleau de laminoir, rouleau dont la partie supérieure se trouve à ltintérieur de ladite boite, grâce à la présence dtune ouverture pratiquée dans le plancher de ladite bote, le toit de la seconde partie étant sensiblement horizontal par rapport au plan pris comme référence de la ban de passant à travers la boite, en ce que les planchers des deux parties de la bote, l'un disposé avant ledit rouleau, ltautre disposé après lui, sont légèrement inclinés vers ledit rouleau, avec lequel ils ntentrent toutefois pas en contact, les toits desdites deux parties, ainsi que le plancher de la seconde partie, étant pourvus d'une double paroi, dont l'élément externe est muni dtune ouverture pour le raccord d'un dispositif d-talimentation en eau, tandis que ltélément intérieur est muni dtune série d'orifices destinés à permettre la projection dteau sur les deux faces de la bande. Selon une autre modalité intéressante de construction du caisson à double paroi, celui-ci > destiné à etre disposé à l'aplomb de ltespace compris entre deux rouleaux consécutifs du laminoir, se compose drune simple boite parallélépipédique, sans paroi dtentrée ni de sortie, dans le sens du déplacement de la bande, le toit et le plancher de la boîte, étant munis dtune double paroi dont les éléments externes sont pour vus dtune ouverture pour le raccord dtun dispositif a'alimentation en eau, tandis que les éléments intérieurs sont munis d'une série d'orifices destinés à permettre la proJection d'eau sur les deux faces de la bande. Ltorgane destiné à parfaire le séchage de la ban de au sortir d'un caisson à double paroi est, de façon particulièrement intéressante, constitué dtun ajutage dont la section de sortie présente l'aspect dSune mince fente horizontale et I.'orientation telle que le jet flair plan qui en sort atteigne la tôle humide sous un angle très faible, de façon à permettre le raclage facile de lteau se trouvant sur la face. supérieu- re de la bande ; lteau se trouvant contre la face inférieure de la bande est éliminée par suite de la pression exercée contre cette face par le rouleau sur lequel la bande se déplace. REVENDICATIONS 1-/ Procédé pour améliorer la qualité des profilés en acier, c a r a c t é r i s é e.. c. n- @@ r'. sortie de la cage finisseuse d'un laminoir à profilés, on soumet uniquement la couche extérieure de la face plane (aile ou semelle par exemple) des profilés à une trempe superficielle au moyen drun fluide de refroidissement approprié, et en ce que lton règle les conditions dudit refroidissement pour que, à la sortie de la zone de refroidissement par le fluide, d'une part les parties non trempées des profilés se trouvent à une température encore suffisamment élevée pour réaliser un revenu des faces trempées et, d'autre part, pour assurer la transformation de Itausténi te en ferrites et carbures dans les parties non trempées des profilés. 2 / Procédé suivant la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que la trempe superficielle des profilés est effectuée au moins en deux étapes, séparées par une phase ai oQUrG de laquelle a lieu une homogénéisation de température de la peau du produit, la dernière au moins des phases de refroidissement assurant la trempe martensitique et/ou bainitique du profilé. 3 / Procédé suivant ltune ou l'autre des revendi- cations 1 et 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que le fluide de refroidissement utilisé est de l'eau 4 / Procédé suivant ltune ou autre des revendications 1 et 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que le fluide de refroidissement est un gaz, et de préférence une vapeur telle que de la vapeur peau, de prférence projetée sur le profilé à une vitesse supersonique. 50/ Procédé suivant ltune ou autre des revendi cations 1 à 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que lron utilise une installation de trempe à haut coefficient de transfert calorifique. 6 / Profilé en acier, c a r a c t é r i s é en ce que, dans une section normale à son axe, sa structure comporte au moins deux zones sensiblement parallèles à la surface de ltélément plat constituant le profilé, une de ces zones comportant de la bainite non revenue et de la martensite revenue, ltautre comportant de la bainite non revenue et de la ferrite-perlite non revenue. 74/ Profilé acier, suivant la revendication 6, c a r a c t é r i s é en ce que la zone comportant de la martensite revenue et de la bainite non revenue est elle-même recouverte, du côté de sa face opposée à la zone comportant de la bainite et de la perlite-ferrite non revenue, par une zone comportant principalement de la martensite pure revenue. 80/ Profilé en acier, suivant l'une ou autre des revendications 6 et 7, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que la zone comportant de la bainite non revenue et de la ferrite perlite non revenue est, du côté de sa face opposée à la zone comportant de la bainite non revenue et de la martensite revenue, adjacente à une couche comportant principalement de la ferrite-perlite non revenue. 90/ Dispositif pour la mise en oeuvre des procédés repris aux revl-ndications 1 à 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce qulil est constitué par un caisson formant réservoir pour le fluide refroidisseur et muni à cet effet de moyens pour l'alimentation en cedit fluide, et en oe quune paroi de ce caisson dite paroi perforée" est pourvue dtori- fices pour 1 r u. vérisation du fluide refroidisseur sur la sur- face du produit laminé plat qui défile à proximité de ladite paroi perforée. 10 / Dispositif pour la mise en oeuvre des procédés repris aux revendications 1 à 5, prise isolément, dans lequel une bande métallwaue en cours de lar.inabe est soumise à une opération de refroidissement intense, c a r a c t é r i s é en ce qu'il comporte, disposées l'une à la suite de autre, au moins a.une boîte dite entrée, comportant des moyens pour soumettre la bande à une opération de refroidissement par eau, b. une boîte dite de séchage à air, comportant des moyens pour débarrasser a bande de l'eau qu'elle a reçue au cours de son passage d^-ns la boite reprise sous a. 110/ Dispositif suivant la revendication 10, c a r a c t é r i s é en ce que celui-ci comporte en outre, au moins un caisson à double paroi destiné à parfaire le refroidissement par eau de la bande au sortir de la boite de séchage reprise sous b, et d'un organe destiné à parfaire le séchage de la bande au sortir du caisson à double paroi. 120/ Dispositif suivant la revendication 10, c a r a c t é r i s é en ce que la boite d'entrée reprise sous a est constituée dtun caisson comportant deux parties bien distinctes, dont la première, du côté de entrée de la bande dans ledit caisson, présente unehauteur décroissant Jusqutappro- ximativement à ltaplomb de la génératrice supérieure dtun rouleau du laminoir, rouleau dont la partie supérieure se trouve à ltinté- rieur de ladite boite, grâce à la présence dtune ouverture pratiquée dans le plancher de ladite boite, le toit de la seconde partie étant sensiblement horizontal par rapport au plan pris comme référence de la bande passant à travers la bote, en ce que les planchers des deux parties de la boite, l > tun disposé avant ledit rouleau, l'autre disposé après lui, sont légèrement inclinés ve rs ledit rouleau, avec lequel ils ntentrent toutefois pas en contact, et en ce que, également côté entrée de la bande, la boite est équipée d'un dispositif destiné à projeter de l'eau sur lapartie supérieure de la bande sensiblement en direction de la zone où ladite bande supposée plane entre en contact avec ledit rouleau qui la supporte en lentraI- nant vers la sortie de ladite bote.