L'invention, due à NELL Hans Alfred, est relative à un joint d'assise pour des éléments de construction en béton. Ces joints d'assise présentent l'inconvénient de ne pas être, normalement, en mesure d'absorber les fortes contraintes de torsion,exercées par les éléments de construction en béton qui reposent sur eux, et auxquelles ils sont soumis, une fois le coffrage enlevé, sous l'action de l'accroissement de la charge et de l'accroissement du fluage et du retrait du beton. L'invention a donc pour but de perfectionner de tels joints d'assise pour éléments de construction en béton pour qu'ils présentent une capacité élevée d'absorption des efforts de tor sion. Pour résoudre ce problème, conformément à l'invention, une pièce portante recouvre, au moins partiellement, une pièce de joint compressible, en forme de coin, dont l'angle, la longueur et la disposition sont tels qu'immédiatement après le décoffrage d'un élément de construction en béton placé par dessus, la charge soit transmise essentiellement sur l'extrémité basse amincie de la pièce de joint et que, lorsque la charge, le fluage et le retrait de l'élément de construction supporté augmentent, la charge se reporte sur l'extrémité haute et plus épaisse de cette pièce de joint. Grâce à ce report du point d'application de la charqe, la capacité d'absorption de torsion exigée du joint est diminuée de moitié.Ceci constitue une caractéristique importante car le coût du joint d'assise, malqré sa qrande capacité à absorber la torsion, peut s'en trouver sensiblement réduit. Selon un perfectionnement de l'invention, la pièce de joint en forme de coin peut être réalisée en un matériau élastique. Ce matériau est avantaqeusement composé d'une matière expansée, de caoutchouc mousse ou de liège. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de deux de ses modes de réalisation, prls à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente chématiquement un mode de réalisation d'un joint d'assise qui se compose d'un joint de glissement disposé au-dessus d'un joint portant, sous lequel est placée une pièce en forme de coin - la figure 2 représente un autre mode de réalisation de 11 invention comportant une pièce portante qui recouvre partielle ment une pièce de joint en forme de coin, et - la figure 3 représente le diagramme des charges correspondant aux flèches I, II et III des fiqures 1 et 2. Le joint d'assise, destiné à supporter des éléments de construction en béton, représenté par la figure 1, se compose d'un joint de glissement constitué de deux feuilles de glissement 1 et la en matière synthétique, disposées l'une au-dessus de l'autre. Ces deux feuilles sont soutenues par une pièce portante 2, réalisée par exemple dans la matière connue sous la désignation de "Néoprène" et dont la largeur est d'environ les trois quarts de celle des feuilles ou couches de glissement 1 et la. Les espaces latéraux libres, situés en dessous des feuilles de glissement 1 et la, sont remplis de matière expansée 3, 3a. En dessous de la pièce portante 2 se trouve placée, conformément à l'invention, une pièce de joint 4 en forme de coin, réalisée en un matériau compressible, par exemple de la matière expansée, du caoutchouc mousse ou du liège,et dont l'angle, la longueur et la disposition sont tels qu'immédiatement après le décoffrage de l'élément de construction en béton supporté la charge soit transmise essentiellement sur l'extrémité basse et amincie 4a de cette pièce de joint en forme de coin et que, lorsque la charge, le fluage et le retrait de l'élément en béton supporté augmentent, la charge se reporte sur 1' extrémité 4b, haute et plus épaisse, de cette pièce de joint. Sur la figure 2 est représenté un joint d'assise portant 5, par exemple en Néoprène, qui, par une partie de sa surface, recouvre une pièce de joint 6 en forme de coin ou trapézoïdale, en matériau compressible. Ici aussi la pièce de joint en forme de coin 6 est disposée de telle manière qu'après le décoffraqe d'un élément de construction en béton supporté la charge soit transmise essentiellement sur l'extrémité basse et amincie 6a de cette pièce de joint en forme de coin et que, lorsque la charge de l'élément supporté croit elle se reporte sur l'extrémité élevée 6b, de plus qrande épaisseur, de cette pièce de joint. Les charqes, correspondant aux flèches I, Il et III des joints d'assise représentés sur les figures 1 et 2, sont représentées par les diaqrammes PI, PII et PILAI de la figure 3. Comme on le voit, on obtient un maximum de charge du côté droit de la pièce portante 2 de la figure 1, de sorte qu'on obtient un triangle rectangle dont le côté de l'angle droit reproduit la grandeur de la charge verticale. Lors du déplacement de la charge dans la position de la flèche centrale II, un certain temps après le décoffrage de l'élément de construction en béton supporté, le joint d'assise se trouve uniformément chargé suivant toute sa largeur, ce qui correspond au rectangle PII. Lorsque l'élément de construction en béton supporté s'est finalement stabilisé, il se produit alors un état de charge dirigésens contraire de celui représente par PI sous l'action de la force représentée par la flèche III, qui entraîne une répartition de la charge selon un triangle rectangle P III, dont le côté de l'angle droit se trouve à gauche et reproduit la charge maximale, la charge décroissant ejusqu'à la partie droite du joint d'assise en suivant le tracé de l'hypoténuse représentée.L'exhaussement du joint d'assise en forme de coin en direction de l'intérieur de l'élément de construction en béton supporté permet ainsi un report du point d'application de la charge sur la partie épaisse ou de plus grande hauteur de cette pièce en forme de coin, ce qui confère au joint d'assise une capacité d'absorption de torsion élevée, qui par suite de la forme en coin de la pièce de joint compressible 4 ou 6 se trouvant en dessous de la pièce portante du joint, peut être diminuée de moitié, de sorte qu'il est beaucoup plus facile, avec le joint d'assise conforme à l'invention, d'absorber les contraintes de torsion élevées qui apparaissent après le décoffrage des éléments de construction en béton. On peut voir que le joint portant n'est pas obligé de reposer par toute sa surface sur une pièce de joint en forme de coin. L'essentiel est seulement que la capacité d'absorption de torsion exigée du joint d'assise soit assurée par la pièce de Joint en forme de coin. Selon les conditions de service escomptées, la pièce de joint compressible peut être réalisée sous forme d'angle aigu, comme dans la figure 1, comme aussi sous forme d'angle tronqué ou de trapèze, comme dans la figure 2. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à deux des modes d'application et de réalisation ayant été plus spécialement envisagés; telle en embrasse, au contraire, toutes les variantes REVENDICATIONS 1. Joint d'assise pour éléments de construction en béton, caractérisé en ce qu'une pièce portante (2 ; 5) recouvre, au moins partiellement, une pièce de joint compressible en forme de coin (4 ; 6), dont l'angle, la longueur et la disposition sont tels qu'immédiatement après le décoffrage d'un élément de construction en béton placé par dessus, la charge soit transmise essentiellement sur l'extrémité basse (4a ; 6a) amincie de la pièce de joint (4 ; 6) et que, lorsque la charge, le fluage et le retrait de l'élément de construction supporté augmentent, la charge se reporte sur l'extrémité (4b ; 6b) haute et plus épaisse de cette pièce de joint. 2. Joint d'assise selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce de joint en forme de coin (4 ; 6) est réalisée en un matériau élastique. 3. Joint d'assise selon la revendication 2, caractérisé en ce que le matériau élastique constituant la pièce de joint en forme de coin est de la matière expansée, du caoutchouc mousse ou du liège.