L'invention est relative à un dispositif d'installation des moyens de liaison du patin des rails d'une voie de chemin de fer aux traverses de cette voie. Elle concerne plus particulièrement un tel dispositif qui est propre à installer des moyens de liaison. du genre "attaches élastiques". Par "attaches élastiques" on entend les moyens de liaison du patin du rail à la traverse qui permettent d'absorber les défor;mations provoquée par le passage d'un train sur les rails. De tels moyens de liaison comprennent une pièce d'appui ayant la forme d'une lame établie en acier et presentant une certaine élasticité ; cette pièce ou lame d'appui qui forme la partie active des moyens de liaison du type "attaches élastiques" repose, d;un cté, sur la traverse et, de l'autre, sur le patin du rail.Cette pièce d'appui ~comprend 7 en outre, une ouverture - en général dans sa partie centrale - qui permet le passage dtun organe de liaison (du type vis ou écrou) entre ladite pièce d'appui et la traverse. On sait que dans le cas où les traverses sont en bois cette pièce,d'appui est appelée un griffon 1 (fig. 1) et comporte une première extrémité 2 recourbée destinée à reposerEune plaquetted'appui 3 installée dans un logement de la traverse 4 en bois. La seconde extrémité 5 de ce griffon 1 repose normalement sur le patin 6 du rail 7. L'organe du type vis ou écrou a, dans ce cas, la forme d'un tire-fond 8 propre à être vissé -(ou wtirefonné't) dans une ouverture 9 ménagée dans la traverse 4. Ce tire-fond comporte une tête 10 dont la base a un diamètre plus important que celui de l'ouverture 1 de la pièce d'appui 1. Le sommet de cette tete 10 a, en général, une section polygonale. -Dans le cas X les traveses sont réalisées en béton on sait que la pièce d'appui la (fig. 3) est appelée un "crapaud" qui a sensiblement la forme d'une épingle dont une branche libre 11, en position supérieure, a une longueur sensiblement plus importante que l'autre branche 12 (en position inférieure).L'extrémité de la branche 11 repose normalement sur le patin du rail tandis que l'extrémité de la branche 12 repose, en général, sur une semelle en caoutchouc (non montrée) disposée entre la traverse en béton (non représentée)-et la face-inférieure du patin La tete de ltépingle du crapaud la forme une boucle 13 inclinée ters le; bas, La partie inférieure de-cette boucle 13 repose dans un logement ménagé dans un coussinet isolé (non représenté), en général en caoutchouc, installé dans une cavité pratiquée dans la traverse en béton. Dans ce cas la liaison définitive est assurée par l'introduction - préalablement à l'installation des moyens de liaison - d'une vis (non représentée) dans la traverse, cette vis comprenant une partie filetée qui dépasse au-dessus de la face supérieure de la traverse.Pour installer les moyens de liaison on introduit le crapaud la, grace à ses ouvertures centrales 14, autour de ladite partie filetée~; on place ensuite une rondelle isolante, en général en matière plastique, au-dessus de la branche supérieure 11 du crapaud la et, enfin, on visse un écrou 16 sur la susdite partie filetée. L'installation de tels moyens de liaison a-été, jusqutà présent, effectuée de façon manuelle. En particulier, la pose des divers éléments de ces moyens de liaison du genre "attaches élastiques" a été, jusqu'à ce jour, effectuée par distribution manuelle de tous lesdits éléments. Toutefois, après l'installation de ces divers éléments on utilise un appareil appelé tirefonneuse" pour imprimer la rotation nécessaire aux tirefonds ou aux écrous afin d'assurer la liaison rigide entre patin du rail et traverse. De plus un autre appareil, appelé "resserreuse", complète le serrage. Un but de l'invention est donc de fournir un dispositif qui permet de réduire, au moins en grande partie, l'intervention manuelle dans l'installation' des moyens de liaison 4* susdit genre. Un autre but de l'invention est de fournir un tel dispositif'qui permette, d'une part, une installation rapide des divers éléments des moyens de liaison et, d'autre part, le tirefonnage par la mis? en rotation du tirefond ou de l'écrou des moyens de liaison. Le dispositif conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte, des moyens de serrage pour faire tourner ledit organe du type vis ou écrou autour d'un axe vertical, ces moyens de serrage comprenant des moyens moteurs, un arbre entrainé par ces moyens moteurs et, à l'extrémité de cet arbre, une pièce d'entrainement comportant une cavité de forme sensiblement complémentaire de a mar~te suepUrtedereladudit organe des moyens de liaison, des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux parties propres à être aimantées de façon à attirer la pièce d'appui de part et dTautre de la pièce d'entraînement des moyens de serrage, ces moyens électromagétiques étant solidaires de l'arbre des moyens de serrage et tant agencés pour ne pas être normalement entrains en rotation par cet arbre, et des moyens commutateurs de l'alimentation de -~~~ électromagnçtiquesy ces moyens commutateurs tant manoeuvrables à la main. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention on prévoit des moyens de positionnement angulaire de la pièce d'appui propres à faire tourner, au moins d'une fraction de tour, les moyens électromagnétiques autour d'un axe normalement vertical de façon à conférer la position angulaire désirée à la pièce d'appui. De préférence, le dispositif conforme à l'invention est solidaire d'un bâti pouvant se déplacer le long de la voie de chemin de fer à installer. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaltront plus clairement à la lecture de la description des modes de,réalisation préférés de l'invention qui suit, cette description étant faite en se référant aux dessins ci-annexés sur lesquels - la figure 1 représente une vue d'ensemble d'un mode de rralisa- tion du dispositif conforme à l'invention, - la figure 2 illustre une coupe partielle, selon un axe vertical et à chelle agrandie, de la partie inférieure du dispositif repré- de sent sur la figure 1, - la figure 3 montre, en coupe partielle, selon un axe vertical, un autre mode de réalisation de la partie inférieure d'un dispositif conforme à l'invention,et - la figure4 représente, de façon très schématique, la fixation du dispositif selon l'invention à un bâti. Le mode de réalisation de l'invention qui est représenté sur la figure 1 est destiné (comme déjà mentionné) à installer un griffon métallique et un tire-fond de façon à immobiliser le rail 7 par rapport à la traverse 4. Bien entendu, des moyens de liaison à griffon et tire-fond sont prévus de l'autre coté du rail 7 (entre les deux rails) de façon que celui-ci soit fixé de façon suffisamment rigide par rapport à la traverse 4 en bois. En d'autres termes, pour chaflue traverse on pr-voit quatre pièces d'appui (des griffons dans l'excmpl représenté sur la figure 1). Le dispositif représenté sur la figure 1 comporte, confor mément à l'invention, une pièce d'entrainement 23 de la tête 10 du tire-fond 8 et qui est solidaire d'un arbre vertical 24 entrainé par un moteur 25 du type hydraulique ou du type électrique. La pièce d'entraînement /23 comprend une cavité de forme complémentaire de la forme extérieure de la partie supérieure de la tête 10. Le dispositif représenté sur la figure 1 comprend, en outre, un électro-aimant 20 comportant au moins deux parties aimantables 21 et 22. Ces parties aimantables se trouvent de part et d'autre de la douille 23. L'électro-aimant 20 est, selon l'invention, solidaire de l'arbre 24 mais est agencé, comme on le verra plus loin, pour ne pas être normalement entrafnk enrotation par cet arbre. Des moyens commutateurs 34, qui seront également décrits ci-après, permettent d'interrompre ou mettre en marche lalimen- tation en énergie (courant) de/ou bobine 26 de l'électro-aimant 20. Dans l'exemple représenté sur les figures 1 à 3 lélectro- aimant 20 forme, en quelque sorte, une armature cylindrigueet ses parties 21 et 22 ne forment pas des pièces séparées mais constituent la partie inférieure,circulaire,de cet électro-aimant. Comme représenté (figure 2) l'électro-aimant 20 comprend une pièce intérieure 27 de forme extérieure cylindrique et établie en acier. Cette pièce 27 comprend, dans sa partie inférieure, une cavité cylindrique 28 à l'intérieur de laquelle se trouve la pièce d'entraînement 23. En outre, cette cavité 28 a le même axe que la partie 27 de l'électro-aimant 20. La pièce ou organe d'entraînement 23 a une forme générale extérieure cylindrique. L'arbre 24 traverse la partie supérieure de la pièce 27. A cet effet, un trou ou ouverture 29 est percé à travers cette partie supérieure de la pièce 27. A l'intérieur de cette ouverture 29 est installé un coussinet 30 permettant à arbre 24 de tourner à l'intérieur de ladite ouverture 29. L'extrémité inférieure 24a de l'arbre 24 dépasse à l'intérieur de la cavité 28 et est introduite à l'intérieur d'une ouverture correspondante dans la pièce d'entrainement 23. De cette manière, cet arbre 24 peut entrainer cette pièce 23 grâce à une liaison assurée par une goupille (non représentée). L'enroulement 26 de l'électro-aimant est bobiné sur la partie extérieure de la pièce cylindrique 2X, dans l'exemple sur toute la- longueur de cette pièce 27. Cet enroulement 26 est, enfin, entouré par une courqnne cylindrique 31 établie en acier, de même longueur totale que la pièce 27. Cette couronne 31 constitue à la fois l'armature extérieure de ltélectro-aimant et une partie active de celui-ci (en effet cette pièce 31 est aimantée lorsque l'enroulement 26-est parcouru par un courant). I1 est à noter dès à présent que les parties inférieures des pièces 27 et 31 constituent les susdites parties aimantables 21 et 22 qui sont disposées de part et d'autre de la pièce d'entraînement 23. On remarquera également que le diamètre de (au moins) la pièce 27 doit etre inférieur à la longueur totale de griffon 1 afin que 1 'électro-aimant 20 puisse effectivement attirer vers sa partie inférieure ledit griffon 1. ear rapport à l'arbre 24, l'armature de l'électro-aimant 20 garde une position constante en direction verticale. A cet effet on prévoit des moyens du genre "circlips" (non représentés sur les figures 1 et 2) qui permettent -outre de maintenir ladite position constante de L'armature de l'électro-aimant 20 par rapport à l'axe de l'arbre 24 - la rotation de cette armature par rapport audit arbre (ou vice versa). La rotation de l'arbre 24 est, bien entendu, facilitée par le coussinet 30. Selon l'invention on prévoit un manche 33 (terminé par une poignée 33a) solidaire de l'armature de l'électro-aimant 20 plus particulièrement, dans l'exemple, de la couronne 31 -. Ce manche a un double rôle : d'une part, il permet d'empêcher la -rotation de l'électro-aimant 20 lorsque le moteur 25 entrain arbre 24 et, d'autre part, il permet de faireffitourner, au moins dune fraction de tour, l'armature de ltélectro-aimant de façon à conférer une position angulaire déterminée au griffon 1. Le manche 33 a normalement, comme représenté, la direction verticale et, à l'extrémité de celui-ci se trouvent les moyens interrupteurs 34 qui permettent de commander le passage du courant électrique dans l'enroulement 26. Le courant électrique fourni à la bobine 26 arrive par une prise d'alimentation 32 située, dans l'exemple représenté, à la partie supérieure de I 'electro-aimant. Les moyens interrupteurs 34 sé trouvent au même niveau que les moyens commutateurs 35 pour la commande de mise en route, dans un sens de rotation ou dans un autre, du moteur 25. Cette dernière dispositibna pour but de faciliter, à l'opérateur, les manoeuvres qu'il doit effectuer pour l'utilisation du disposi tif conforme à l'invention. En outre, ces moyens commutateurs 36 sont disposés- à 11 extrémité d'un manche vertical 35a solidaire du capot extérieur du moteur 25. Comme déjà mentionné, le manche 33 permet, lorsque l'enroulement 26 est sous tension-(ctest-à-dire lorsque le griffon 1 est maintenu contre la partie inférieure de l'électro-aimant 20) de faire varier la position angulaire dudit griffon 1. De cette manière on peut orienter le griffon- perpendiculairement. à la direction de la voie. Selon encore une autre-disposition de l'invention on prévoit des moyens limiteurs de couple qui~permettentXdwarrêter le fonctionnement du moteur 25 dès quel'extrémité 5 du griffon 1 est-en contact avec le patin 6 du rail 7 (figure 1) sous l'effet du couple exercé sur le tirefond 8. Dans le cas où le moteur 25 est du type électrique - comme représenté sur la figure 1 - on prévoit un sectionneur 36 et un organe 37 de mesure de l'intensité du courant électrique fourni au moteur 25. L'organe 37 est en outre agencé pour commander le sectionneur 36 de telle manière que l'alimentation du moteur 25 soit coupée lorsque ladite inten-sité dépasse un seuil déterminé. Le seuil précité de courant est choisi en fonction du couple maximum que. doit fournir ce moteur 25.Ce couple sera en général fixé à une valeur comprise entre 30 et 40 m.kg. Lorsque le moteur 25 est du type hydraulique on prévoit un organe sensible au débit du fluide alimentant le moteur ainsi qu'un organe d'interruption de l'alimentation en fluide de ce moteur. On va maintenant décrire en relation-avec la figure 3 une réalisation du dispositif conforme à l'invention dans le cas où les traverses sont en béton, ctest-à-dire dans le cas où les moyens de liaison comprennent un crapaud la et un écrou 16. Sur cette figure 3 on n'a, comme pour la figure 2, représenté que l'électro-aimant 20 et les moyens de liaison maintenus par cet électro-aimant. Les différencés de réalisation avec la figure 2 proviennent de la différence de constitution entre les moyens de liaison-. Ainsi les moyens de liaison tels qu'ils sont représentés sur la figure 3 comprennent, outre l'écrou 16 et le crapaud la- une rondelle isolante 40 et une rondelle en acier 41 qui sont interposées entre la face supérieure de la branche 11 du crapaud la et la face inférieure de l'écrou 16. Ces deux rondelles ont un diamètre supérieur à celui de l'écrou 16 mais inférieur à celui de la partie inférieure de la pièce27 de l'électro-aimant 20. Dans l'exemple représenté sur la figure 3 on prévoit dans la partie inférieure de ladite pièce 27 un canon de centrage 42 pour les rondelles 40 et 41. Ce canon de centrage est solidaire de l'électro-aimant lui-même ; dans l'exemple ce canon 42 est emmanché à force à l'intérieur de la partie inférieure de la cavité 28 de la pièce 27. On notera que les ouvertures de centrage du canon 42 sont sensiblement côniques afin de permettre un passage plus facile des rondelles 40 et 41 dans ces ouvertures ou logements de centrage. On a représenté sur la figure 4, de façon très simplifiée, un mode de réalisation de-l'installation du dispositif conforme à l'invention à l'intérieur d'un chariot ou wagon se déplaçant le long de la voie de chemin de fer à installer. De préférence ce chariot ou wagon porte un chassis fixe (non représenté) et des roues (non représentées) se déplaçant surales rails 7. Dans l'exemple représenté sur la figure 4 le dispositif conforme à l'invention est accroché à l'extrémité du câble 45 d'un dispositif équilibreur 46. Le dispositif équilibreur 46, connu en soi, a pour fonction de compenser le poids du dispositif d'installation de moyens de liaison qui doit être manipulé par un opérateur, ainsi l'effort que doit fournir cet opérateur est réduit. De plus, le câble qui peut s'enrouler ou se dérouler, permet un déplacement facile du dispositif d'installation de moyens de liaison conforme à l'invention. Le dispositif équilibreur 46 est disposé à l'extrémité d'une poten6eesolidaire d'une poutre 48 qui fait elle-même partie du châssis du chariot ou wagon. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention on prévoit un siège (non représenté) sur lequel est installé l'opérateur ; de plus, dans ce mode de réalisation préféré, le dispositif d'installation de moyens de liaison a une position telle, dans le chariot ou wagon, qu'il permet ladite installation des moyens de liaison pour deux traverses successives, mais pour un seul rail. En effet, comme déjà mentionné plus haut,- on prévoit un autre dispositif d'installation de moyens de liaison pour l'autre rail (non representé). Le crochet 49, enfin, sur la poutre 48 permet de maintenir le dispositif d'installation - conforme à l'invention - dans une position telle qu'il soit prêt à l'emploi par un opérateur. En fonctionnement, la partie inférieure de l'électro-aimant 20, est installée au droit d'un godet d'une chaîne de distribution (non montrée) des divers éléments des moyens de liaison dans leur position définitive. Cette position est celle représentée pour le griffon 1 et le tirefond 8 sur les figures 1 et 2.De préférence les moyens de liaison sont installés dans ladite position définitive sur une chaîne à godet grâce à ltallaion décri4 dans la demande de brevet déposée ce même jour au même nom pour :" nstalla- tion pour l'assemblage, dans leur position d- > initive, les uns par rapport aux autres, des éléments des moyens de liaison des traverse ses aux rails d'une voie de chemise de fer et bras de transfert pour ces moyens de liaisons. Une fois que ladite partie inférieure de l'électro-aimant 20 a été installée au-dessus de moyens de liaison installés dans un godet on alimente en courant, en agissant sur les moyens interrupteurs 34, l'enroulement 26 de l'électro-aimant. De cette manière, -ce dernier attire le griffon 1 et le plaque contre sa partie inférieure. Etant donné que la tête 10 du tirefond 8 se trouve au-dessus de la face supérieure du griffon 1 ce tirefond 8 reste également solidaire de 1'électro-aimant 20. Le dispositif conforme à l'invention est ensuite déplacé par l'opérateur pour être installé au droit de l'ouverture 9 ménagée dans la traverse 4. Puis, l'opérateur ayant les poignées 33a et 35a dans chaque main, le moteur 25 est mis en marche pour introduire le tirefond 8 dans l'ouverture 9. Avant que ce tirefond ne soit complètement enfoncé on confère la position angulaire désirée au griffon 1 en agissant sur le manche 33.Lorsque le griffon 1 a la position angulaire désirée (sa longueur étant perpendiculaire à la direction longitudinale de la voie) on coupe, toujours grâce à l'interrupteur 34, l'alimentation de l'enroule- ment de l'électro-aimant 20 et, de cette manière, le griffon 1 prend sa position définitive, son extrémité 2 venant dans son logement 3a qui est constitué par une encoche ou rainure dans la pièce d'appui 3, et l'extrémité 5 venant s'appuyer contre le patin 6 du rail 7. Enfin, le moteur 25 s'arrête de lui-même lorsque le couple de tirefonnage a atteint une valeur déterminée. Dans une variante du procédé d'utilisation du dispositif selon l'invention, l'opération de tirefonnage est réalisée en deux étapes. Au cours de la première étape le moteur 25 n'est mis en action que pendant un temps relativement bref de façon que le tirefontourne sur lui-même que d'un nombre réduit de tours et au cours de la seconde étape on termine le tirefonnage au couple désiré. Le dispositif d'installation de moyens de liaison entre rails et traverses que l'on vient de décrire en relation avec les figures 1 à 4 peut se prêter à de nombreuses- variantes de réalisation sans que l'on sorte, pour celà du cadre de l'invention. En particulier, l'invention n'est pas limitée à la forme cylindrique de l'électro-aimant 20. Bien que le dispositif conforme à l'invention puisse être utilisé sans inconvénient de façon isolée on l'utilisera, de préfrence, comme déjà mentionné, dans un wagon ou chariot dans lequel est disposée une installation de distribution et d'assemblage des moyens de liaison par exemple du genre de ceux décrits dans te de due demande de brevet déposée ce meme jour au même nom. Le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour l'installation ou le renouvellement de divers types de voies de chemin de fer. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'installation des moyens de liaison du patin des rails d'une voie de chemin de fer à une traverse, ces moyens de liaison comprenant, d'une part, une pièce d'appui établie en acier et percée d'une ouverture et propre à reposer sur le patin et sur la traverse et, d'autre part, un organe du type vis ou écrou comportant au moins une partie qui est normalement disposée au-dessus de l'ouverture de ladite pièce d'appui, cet organe devant être entraîné en rotation afin de coopérer avec un organe complémentaire prévu sur la-traverse caractérisé en ce que ledit dispositif comporte, des moyens de serrage pour faire tourner ledit organe du type vis ou écrou autour d'un axe vertical, ces moyens de serrage comprenant des moyens moteurs, un arbre entraîné par ces moyens moteurs et, è l'extrémité de cet arbre, une pièce d'entraînement ou douille comportant une cavité de forme sensiblement complémentaire de la surface extérieure de la parte supérieure dudit organe des moyens de liaison, des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux parties propres à être aimantées de façon à attirer la pièce d'appui de part et d'autre de la pièce d'entraînement des moyens. de serrage, ces moyens électromagnétiques étant solidaires de l'arbre des moyens de serrage et étant agencés pour ne pas être normalesent entraînés en rotation par cet arbre, et des moyens commutateurs de l'alimentation de ces moyens électromagnétiques, ces moyens commutateurs étant manoeuvrables à la main. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de positionnement angulaire de la pièce d'appui propres à faire tourner au moins d'une fraction de tour les moyens électromagnétiques autour d'un axe sensiblement vertical de façon à conférer la position angulaire désirée à la pièce d'appui. 3. Dispositif d'installation des moyens de liaison du patin des rails d'une voie de chemin de fer à une traverse, ces moyens de liaison comprenant, d'une part, une pièce d'appui établie en acier et percée d'une ouverture et propre à reposer sur le patin et sur la traverse et, d'autre part, un organe du type vis ou écrou comportant au moins une partie qui est normalement disposée au-dessus de l'ouverture de ladite pièce d'appui, cet organe devant être entraîné en rotation afin de coopérer avec un organe complémentaire prévu sur-la traverse, caractérisé en ce que ledit dispositif comporte, des moyens de serrage pour faire tourner ledit organe du type vis ou écrou autour d'un axe vertical, ces moyens de serrage comprenant des moyens moteurs, un arbre entraîne parties moyens moteurs et, à l'extrémité de cet arbre, une pièce d'entrainement ou douille comportant une cavité de forme sensiblement complémentaire de la surface extérieure de la partie supérieure dudit organe des moyens de liaison, des moyens électromagnétiques comprenant au moins deux parties propres à être aimantées de façon à attirer la pièce d'appui de part et d'autre de la pièce d'entraînement des moyens de serrage, ces moyens électromagnétiques étant solidaires de l'arbre des moyens de serrage et étant agencés pour ne pas être normalement entraînés en rotation par cet arbre, des moyens de positionnement angulaire de la pièce d'appui propres à faire tourner au moins d'une fraction de tour les moyens électromagnétiques autour d'un axe normalement vertical de façon à conférer la position angulaire désirée à la pièce d'appui, et des moyens commutateurs de-l'alimentation des moyens électro magnétiques, ces moyens commutateurs étant manoeuvrables à la main. 4. Dispositif selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens électromagnétiques comprennent une armature et en ce que les moyens de positionnement angulaire comportent un manche solidaire de cette armature. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens commutateurs sont disposés à l'extrémité dudit manche. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens moteurs des moyens de serrage comportent une poignée sur laquelle sont installés des moyens commutateurs pour la commande de l'alimentation de ces moyens moteurs et en ce que ces derniers moyens commutateurs et les moyens commutateurs de l'alimentation des moyens électro-magnotiques se trouvent, normalement, sensiblement dans le même plan vertical. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que les moyens électromagnétiques comprennent > une armature de forme générale cylindrique comportant une cavité inférieure propre à contenir la susdite douille ou pièce d'entraînement, la partie supérieure de cette armature étant percée d'une ouverture à travers laquelle passe l'extrémité dudit arbre. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif limiteur du couple des moyens moteurs des moyens de serrage agencé pour arrêter automatiquement lesdits moyens moteurs dès que le couple exercé par les moyens moteurs dépasse une valeur prédéterminée. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est solidaire d'un chariot propre à se déplacer le long de la voie de chemin de fer. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est relié au bâti dudit chariot par l'intermédiaire d'un dispositif équilibreur.