Il est connu, notamment en vue de solidariser deux pièces de tissus ou autres éléments analogues, d'utiliser des colles thermofusibles se présentant à l'étant solide à température ambiante, généralement pré-appliquées sur l'un au moins des deux tissus qui ultérieurement appliqués l'un contre l'autre sont soumis, en vue de leur réunion, à une certaine pression accompagnée d'un apport de chaleur destiné à déterminer la fusion de la colle. Cet apport de chaleur est le plus souvent réalisé au moyen de résistances électriques, ou encore, par circulation de vapeur surchauffée dans les platines de la presse de collage. Dans un certain nombre de cas, l'on a recours à la technique du collage sous champ de haute fréquence, plus rapide, plus propre et plus élégante et en elle-même bien connue. Ceci n'est cependant possible que si la colle utilisée présente une conductibilité suffisante pour que l'agitation des ions permette de déterminer des chocs moléculaires suffisants pour réaliser un collage satisfaisant. Il en est ainsi, par exemple, des colles à base de polychlorure de vinyle. Il arrive cependant que, pour des raisons diverses, les caractéristiques physiques de ces colles ne présentent pas les qualités telles que mécaniques ou eathétiques que leur emploi peut requérir par ailleurs. On est donc alors conduit à utiliser des colles présentant ces qualités mais qui, par hypothèse, ne peuvent dans l'état actuel de la technique, se prêter au collage sous champ de haute fréquence en raison de ce qu'elles ne présentent pas dans ces conditions une conductibilité électrique suffisante,ou constituent même souvent des substances isolantes. L'invention se propose de permettre de conférer à de telles colles une conductibilité électrique en haute fréquence suffisante pour permettre le collage sous champ de haute fréquence selon les techniques habituelles en cette matière. Ce résultat pourrait être atteint en introduisant purement et simplement une charge conductrice simplement mélangée à la colle non conductrice. Cependant cette solution est à écarter car, d'une part, elle est de nature à provoquer des court-circuits entre les électrodes haute fréquence et, d'autre part, elle détermine une hétérogénéité de la colle qui porte atteinte tant à ses qualités physiques, notamment de résistance, qu'à son aspect esthétique. Le problème se pose dans les mêmes ternes en ce qui concerne non pas les colles thermoadhésives mais les feuilles ou autres éléments thermoadhésifs constitués à base d'une matière plastique ou autre non conductrice sous champ de haute fréquence et donton se propose de déterminer, par ce procédé, le.chauffàge, le collage ou le soudage. En vue de résoudre ces difficultés le procédé selon l'invention consiste à introduire dans le produit thermoadhésif un additif contenant un composé métallique combiné à une substance compatible ou miscible avec ledit produit thermoadhésif, les -dits éléments constituant l'additif étant choisis parmi ceux susceptibles de donner une solution solide avec ce produit thermoadhésif. Selon un mode particulier de réalisation, l'additif est constitué en comninant un oxyde ou un hydrate métallique avec une résine acide. Les oxydes ou hydrates ou autres produits similaires sont évidemment choisis parmi ceux susceptibles de conduire A telle ou telle qualité, plus particulièrement recherchée du produit final. Notamment, lorsque l'on cherche à conférer à la matière thermoadhérente des propriétés marquées de résistance à l'humi- dité, il est indiqué d'avoir recours à des combinaisons aluminiques en raison du caractére hydrofugeant bien connu de ces dernières, ce qui améliore la tenue du collage. Par ailleurs le choix d'un composé aluminique est également justifié par la haute conductibilité de celui-ci par sa légéreté et sa couleur blanche. Un exemple de réalisation sera donné ci-après en cè qui co- cerne plus particulièrement le cas des colles destinées å réunir deux pièces de tissu par mise en oeuvre de courant de haute fréquence. Dans un premier temps, on mélange, avec de la colophane, de l'hydrate d'alumine, de couleur blanche et d'une bonne réactivité avec les acides faibles, tels que l'acide abiétique. Il suffit de mélanger à chaud et sensiblement dans la proportion stochiométrique l'hydrate d'alumine avec la colophane à l'état fondu et de conduire la réaction de préférence jusqu'a disparition de la poudre blanche de l'hydrate d'alumine. On obtient ainsi, après refroidissement, une résine claire (condition généralement recherchée) à sonorité métallique quand on la choque. La proportion pondérale des deux produits est selon l'origine de la colophane de l'ordre de -hydrate d'alumine sec 20% -colophane 80% Cette résine métallique est compatible avec un grand nombre de produits thermoadhésifs et notamment avec certaines polyamides et on réalise dans un second temps le mélange à l'état fondu ou pâteux ou encore en solution pour les deux constituants. Il doit d'ailleurs être remarqué que la compatibilité de la résine métallique avec le produit thermoadhésif permet de réaliser cette solution solfdifiable par solubilisation mutuelle, la solution intervenant à une température plus basse que la température de fusion du produit thermoadhésif généralement plus élevée que celle de la résine métallique, ce qui évite de porter atteinte par une température trop élevée aux qualités physico-chimiques des constituants en présence. La proportion pondérale de cette résine métallique formant une charge conductrice avec le produit thermoadhésif est généralement de l'ordre de - résine métallique 15 à 40% - produit thermoadhésif 85 à 60% La résine métallique ainsi dérivée de la copophane est solu ble dans les solvants chlorés mais lorsque cette propriété est gênante, il est à remarquer qu'elle disparait dans le produit final ainsi obtenu, lorsque le produit thermoadhésif n'est pas lui même soluble dans ceux-ci. Bien entendu, le même procédé de fabrication peut être appliqué non pas à ces colles mais à des produits destinés à être conditionnés en feuilles ou éléments d'autres formes constitués en matière plastique ou encore en une autre matière, par nature non conductrice sous champ de haute fréquence. REVENDICATIONS Procédé de modification des produits thermoadhésifs normalement non susceptibles d'être soudés sous champ de haute fréquence, en vue de leur conférer l'aptitude à se prêter à ce procédé de soudage, en lui même connu, caractérisé en ce qu'il consiste à intorduire dans le produit thermoadhésif un additif contenant un composé métallique combiné à une substance compatible ou miscible avec ledit produit thermoadhésif, lesdits éléments constituant l'additif étant choisis parmi ceux, susceptibles de donner une solution solide avec ce produit thermoadhésif. 2 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'additif est constitué en combinant un oxyde ou un hydrate métallique avec une résine acide. 3 - Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'oxyde ou hydrate métallique est un oxyde ou un hydrate d'alu- minium. 4 - Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'additif susceptible de donner une solution solide avec le produit thermoadhésif est obtenu en mélangeant sensiblement dans la proportion stochiométrique, de l'hydrate d'alumine avec de la colophane, l'opération de mélange étant réalisée à une température telle que la colophane soit à l'état fondu et la réaction conduite d'e préférence jusqu'à disparition de la poudre blanche d'hydrate d'alumine. 5 - Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que la résine métallique ainsi obtenue est mélangée au produit thermos adhésif à l'état fondu ou pateux ou encore en solution pour les deux constituants et dans une proportion pondérale comprise sensiblement entre - 15 à 40% de résine métallique et - 85 à 60% de produit thermoadhésif 6 - Nouveaux produits industriels caractérisés en ce qu'ils sont constitués par un produit thermoadhésif ne présentant pas une conductibilité électrique en haute fréquence suffisante pour permettre son chauffage et/ou collage ou soudage dans un champ électrique de haute fréquence associé en vue de lui conférer cette qualité, en solution solide avec un additif constitué par un composé métallique combiné à une substance compatible ou miscible avec ledit produit thermoadhésif. 7 - Nouveaux produits industriels selon la revendication 6 caractérisés en ce qu'ils présentent la composition découlant des procédés de fabrication faisant l'objet de l'une quelconque des revendications 1 à 6.