La présente invention concerne de nouvelles substances ferromagnétiques et leur préparation. Elle concerne plus particulièrement un nouveau matériau à base de dioxyde de chrome ferromagnétique, ainsi qu'un procédé pour son obtention et des éléments d'enregistrement magnétique comportant ce matériau comme composant magnétique déposé sur un support approprié. Le dioxyde de chrome est l'un des composés ferromagnétiques utiles pour une grande variété d'applications. Pour certaines applications, notamment celles où on ne doit relever que de faibles diminutions des caractéristiques magnétiques aux fréquences élevées, il est en particulier nécessaire que la substance ferromagnétique utilisée possède un champ coercitif élevé. Le développement des dispositifs d'enregistrement audio et vidéo a conduit à rechercher des matériaux ferri- ou ferromagnétiques de plus en plus performants. Aussi,depuis une vingtaine d'années, de nombreuses recherches ont été menées, qui portaient sur le dioxyde de chrome Cr02,et visaient d'une part à mettre au point de nouveaux procédés pour sa préparation susceptibles d'etre industrialisés facilement, et d'autre part à améliorer les propriétés physiques et magnétiques de ce CrO2. C'est ainsi que, dans la demande de brevet FR 75 31 056, ainsi que dans la demande de premier certificat d'addition 76 29 472 qui y est rattachée et dans la demande de second certificat d'addition 77 28 690 qui y est rattachée, on a décrit un mode de préparation original de CrO2, avec ses diverses variantes de réalisation possibles. Le produit obtenu est exclusivement un CrO2 pur ayant un champ coercitif intrinsèque élevé, le plus souvent supérieur à 300 oersteds, ainsi qu'une aimantation rémanente #r et un rapport #r/#3 (de l'aimantation rémanente sur l'aimantation à saturation)relativement élevés. D'autre part, des études portant sur les propriétés magnétiques des matériaux ferromagnétiques polycristallins et à grains fins ont montré dans le passé que pour améliorer les propriétés magnétiques précitées, il était notamment nécessaire de faire en sorte que les microcristallites de ces matériaux se présentent sous la forme aciculaire et soient monodomaines magnétiques .C' est effectivement le cas pour le dioxyde de chrome Cr02 obtenu conformément à la demande de brevet FR et aux deux demandes de certificats d'addition à cette demande de brevet FR susdits. Les travaux dont la présente invention est un des aboutissements ont porté sur la recherche d'éléments capables de modifier la composition du dioxyde de chrome et d'en améliorer par là meme, tant les propriétés physiques que les propriétés magnétiques, et ont conduit à l'élaboration d'un nouveau matériau ferromagnétique. Ces éléments seront dénommés dans la suite du présent contexte, indifféremment, dopants, agents dopants ou agents modificateurs. On connaît déjà des procédés pour la préparation de Cr02 modifié, faisant intervenir des agents modificateurs essentiellement sous forme d'oxydes. On peut citer à ce propos notamment les brevets US 2.885.365, 2.923.683, 3.117.093, 3.243.260 3.493.338 et 3.676.217, la DE-OS 2.006.399, la DE-AS 1.467.328 le brevet DE 1.152.932, la demande de brevet NL-64.08.515, le brevet BE 651.612, la demande de brevet FR 71 16 916, et les brevets FR 70 24 717, 70 38 388 et 71 01 160. Mais les raisons qui présidaient alors au choix de tel ou tel élément dopant étaient peu claires et traduisaient souvent un certain empirisme. On a avancé l'idée, dans le passé, que les agents modificateurs utilisés retardaient la croissance cristalline des particules, des germes de CrO2,en particulier dans les procédés où du Cr03 était mis dans de l'eau et où il se formait alors des germes de CrQ2 au sein de la solution. On a aussi suggéré que les dopants mis en oeuvre constituaient des points préférentiels sur lesquels pouvait débuter la cristallogénèse du CrO2,et avaient en outre un effet directionnel sur la croissance des cristaux. De plus, les dopants multiples proposés selon l'art antérieur répertorié plus haut agissent très différemment selon les cas: (1) soit comme germes servant à la nucléation de Cr02 au sein d'une source de chrome constituée d'une solution, (2) soit pour orienter la cristallogénèse du CrO2 et, dans ce cas, les dopants sont associés au sein d'une structure rutile ou trirutile, (3) soit pour modifier,notamment diminuer, la vitesse de croissance de microcristaux de Cr02, (4)soit pour modifier le matériau CrO2 par substitution dans la maille d'atomes de chrome par des atomes ou des ions M magnétiquement anisotropes ou générant des interactions magnétiques M-Cr importantes. Le premier aspect (1) du dopage peut être illustré par la DE-OS 2.063.026, selon laquelle la génération de carbone au sein d'une solution de Cr03 favorise la germination d'un très grand nombre de microcristaux de CrO2. Le deuxième aspect (2) du dopage se rencontre dans les DE-OS 2.001,383 et 2.184.812 et dans la publication de la demande de brevet JA 73 17 509, avec nucléation et probablement croissance de CrO2 sur des microcristaux isostructuraux de CrO2 (rutile, trirutile, etc...) préexistants au sein de la solution. Le troisième aspect (3) peut etre illustré par le cas du dopage par le soufre, élément bien connu pour diminuer les vitesses de croissance des monocristaux. Le quatrième aspect (4) peut être illutré par le cas du dopage au fer où, selon E.HIROTA (Japan Journal of Applied Physics 9, 6, 1970, p.647), seulement 6% du fer peut entrer dans la maille. Les dopages par le fer, l'antimoine, le tellure et l'étain ont été étudiés de manière approfondie par T. MIHARA et ai. (Proceedings of the International Conference July 1970, Japan). Les diagrammes de phases de la page 478 de ce document montrent clairement que ce n'est que dans les cas du Fe et de l'étain qu'on peut observer des solutions solides Crl xFex02 et SnîxCrxO2. La première solution solide a pour composition limite Cr0,94Fe0,0602; la seconde est riche en étain ( x > 2/3),donc probablement pas ferromagnétique. Dans le cas de l'antimoine, mise forme aucune solution solide, ou selon certains auteurs une solution solide très restreinte, et c'est la formation de CrSbO4 de structure rutile qui orienterait la cristallogénèse des particules de CrO2. De manière identique > B. KUBOTA et al.(Journal of the American Ceramic Society, 46, 11, 1963,p.550) ont montré tpages 554 et 555) que le tellure n'entrait pas dans la maille de CrO2. En revanchela.conformation et la taille des particules de CrO2 varie avec le pourcentage de tellure ajouté (voir figure 3 de ce document). En fait, donc certains dopants sont seulement aptes à favoriser la formation du plus grand nombre de germes de CrO2 à un instant donné et, pour ceux-là, la transformation de la source de chrome en CrO2 doit donc se faire en solution. Le plus souvent, c'en sont d'autres qui peuvent favoriser la formation d'aiguilles (ou particules aciculaires) et/ou augmenter l'anisotropie magnétique. Cela est si vrai que les travaux qui ont fait suite aux premiers visant à modifier les caractéristiques du dioxyde de chrome par adjonction d'agents modificateurs uniques ont porté sur des combinaisons plus ou moins sophistiquées d'agents modificateurs, qualifiés alors pour les uns de-primaires et pour les autres de secondaires. En outre, ces agents dopants doivent être introduits la plupart du temps sous forme d'oxydes dans des procédés qui,tous, consistent à traiter à chaud, sous pression et en présence d'eau un composé oxygéné du chrome à une valence supérieure à IV, donc dans des conditions peu oxydantes. On s'explique donc que le rhodium ne figurait pas, et pouvait difficilement figurer, parmi ces agents modificateurs de l'art antérieur, car le dioxyde de rhodium RhO2 pur, qui n'est d'ailleurs isolé et connu que depuis fort peu de temps, ne se prépare pas ou avec difficulté à pression ordinaire; il n'a pu être obtenu,récemment, que sous pression d'oxygène/ voir 0. MULLER et R. ROY, Journal of the Less Common Metals 1968-16, p.l29-l467. On trouve seulement mention du rhodium dans le brevet US 3.022.186 et dans la publication de demande de brevet JA 74.00 199; mais le rhodium intervient alors au degré + III et est associé avec un autre métal M tel que Sb, Nb, Ta ou V, lui-même au degré + V, considéré dans ce cas comme élément dopant principal de CrO2; il forme des germes de structure rutile et de formule RhM04 ,qui servent en fait à favoriser la nucléation des microcristallites de CrO2. Or, on a maintenant trouvé, selon l'invention, que le rhodium est u n agent dopant tout particulièrement avantageux pour le CrO2 et forme avec celui-ci une solution solide continue, et que le nouveau composé ferromagnétique à base de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium préparé par le procédé selon l'invention présente des propriétés magnétiques améliorées, tant par rapport à du CrO2 pur que par rapport à du CrO2 auquel est ajouté un autre agent dopant que le rhodium. On a également trouvé que le nouveau composé selon l'invention peut aussi être dopé par d'autres agents modificateurs classiques et présenter ainsi des propriétés magnétiques encore améliorées. L'invention a pour premier objet un procédé pour l'ob- tention d'un composé ferromagnétique à base de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium,sous la forme d'une solution solide Cr x Rh 2' où x est un nombre compris entre O et 0,5, et de Cr 1-x Rh 0 préférence d'au plus 0,01 environ,selon lequel on oxyde, dans des conditions appropriées de température et de pression, du Cr203 hydraté ou anhydre ou un précurseur de Cr203, en présence (1) d'une quantité appropriée d'un composé du rhodium III susceptible de donner du RhO2 dans les conditions de la réaction, et (2) d'un agent oxydant constitué par un composé oxygéné exempt de cations métalliques autres que le chrome et ne conduisant pas à la formation préférentielle ou parasite de chromates, de bichromates, ou de tout autre composé du chrome à un degré d'oxydation supérieur à + IV, et ayant, dans les conditions de la réaction,une pression partielle d'oxygène au moins égale à celles qui correspondent, dans les mêmes conditions de température et de pression, aux équilibres ainsi qu'éventuellement (3) d'eau de dilution et/ou d'un agent modificateur classique. L'invention a également pour objet le produit lui-même, consistant en un composé ferromagnétique à base de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium,sous la forme d'une solution solide Crl XRhx02 où x est compris entre 0 et 0,5, et de préférence d'au plus 0,01 environ. On a trouvé, de plus, que le nouveau composé ferromagnétique selon l'invention présente des propriétés physiques et des propriétés magnétiques qui en font un produit tout particulièrement adapté pour être utilisé dans des éléments d'enregistrement magnétique, notamment pour l'enregistrement audio ou vidéo , pour la mise en mémoire magnétique de données, etc.... L'invention a donc aussi pour objet des éléments d'enregistrement magnétique qui consistent en un support (notamment une bande, un disque, un tambour ou un tore) de matière non-magnétique comportant au moins une piste magnétique ou une surface magnétique comprenant un composé mixte de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium selon l'invention,ainsi qu'un liant approprié, si nécessaire. Le rhodium est un métal qu'on considère classiquement comme faisant partie des métaux du groupe du platine;mais le rho dium IV a la structure électronique 4 d 5(t2g 5 eg ) différente de celle des éléments voisins dans le même état de valence,,à savoir le ruthénium IV 4dA ou le palladium IV 4d6 . Dans les oxydes , le rhodium IV est à spin faible, du fait de la covalence de la liaison Rh-O. On a tiré profit dans l'invention de ce que le rhodium IV possède alors un électron célibataire et une anisotropie magnétique importante parfaitement apte à modifier les propriétés magnétiques du dioxyde de chrome CrO2. Mais c'est seulement par une étude approfondie des conditions d'existence simultanée des oxydes RhO2 et CrO2, qu'aucune des divulgations de l'art antérieur ne suggérait d'ailleurs, qu'on a trouvé que l'oxyde RhO2 de structure rutile pouvait former une solution solide continue avec le dioxyde de chrome Cr02 et que cette solution solide constituait bien un composé nouveau individualisable et ferromagnétique. dans un intervalle déterminé. Ainsi, il faut noter que,contrairement à l'affirmation de R.D. Shannon et al (Journal of Physical Society of Japan, 31, 6, 1971 p.l650) , tous les dopages qu'on pourrait tenter avec les éléments 5 de structure d ne conduiraient pas à un accroissement de la tempé- rature de Curie T . D'autre part, dans les oxydes métalliques c 3+ respectivement à base de fer et d'iridium, Fe3+ est à spin fort (t2g eg ) mais par contre- 1r 4+ est probablement à spin faible (t2g 5eg0) solution solide de type Cr1-xIrx2O2. Le rhodium appaOait Cr comme un élément original. Son mécanisme d'action sur le dioxyde de chrome, conduisant à la formation d'une solution solide Cr1-x Rhx 02,permet bien de le différencier des nombreux éléments utilisés antérieurement comme dopants du CrO2. Le composé de l'invention est obtenu par un procédé comprenant essentiellement ltoxydation,dans des conditions appropriées de température et de pression, en particulier à une température d'au moins 3500C, et avantageusement de 350 à 5000C environ, et sous une pression d'au moins 400 bar, de Cr203 hydraté ou non ou d'un précurseur de Cr203, en présence (1) d'une quantité appropriée, avantageusement telle que le rapport r de la masse de chrome dans la source de chrome à la masse de rhodium dans la source de rhodium soiXtapproximativement 5100 à 0,50, d'un composé du rhodium III susceptible de donner du RhO2 dans les conditions de la réaction, et (2) d'un agent oxydant constitué par un composé oxygéné exempt de cations métalliques autres que le chrome et ne conduisant pas à la formation préférentielle ou parasite de chromates, de bichromates ou de tout autre composé du chrome à un degré d'oxydation supérieur à + IV, et ayant,dans les conditions de la réaction,une pression partielle d'oxygène au moins égale à celles qui correspondent, dans les mêmes conditions de température et de pression,aux équilibres ainsi qu'éventuellement (3) d'eau de dilution et/ou d'un agent modificateur classique. Le produit de départ renfermant du chrome qu'on oxyde selon l'invention conjointement avec le composé du rhodium III donnant du RhO2 "in situ", dans les conditions de la réaction, peut notamment être choisi parmi du Cr203 anhydre, du Cr203 hydraté, c'est-à-dire en pratique Cr203, x" H20 dans lequel x" est un nombre variant sensiblement de 1 å 6, et (NH4)2 Cr207 qui,dan les conditions oxydantes du procédé, constitue un précurseur direct du Cr2O3. La source de rhodium peut notamment, et de préférence, être constituée par du Rh203, 5 H20 ou du RhC13, 4H20 ou tout autre hydrate de celui-ci). Mais tout composé du rhodium susceptible de se transformer en RhO2 dans les conditions expéiimentales adoptées peut également convenir. Le rapport r de la masse de chrome dans le produit de départ renfermant du chrome à la masse de rhodium dans la source de rhodium III est de préférence compris sensiblement entre 5100 et 0,50 environ. Pour plus de détail concernant la réaction d'oxydation elle-même,on peut se référer utilement à la demande de second certificat d'addition 77 28 690 à la demande de brevet FR 75 31 056 déjà mentionnée plus haut. Il convient seulement, là où il n'est question que du chrome de départ dans cette demande,de considérer non plus le chrome III seul,mais l'ensemble CrIII + Rh III. Ainsi, parmi les agents oxydants répondant à la définition ci-dessus qu'on peut mettrn oeuvre selon l'invention,on peut citer tout particulièrement HXOy, zH20, où X est Cl ou I, y est un entier positif inférieur ou égal à 3, et z est un nombre qui représente le nombre de molécules d'eau de dilution dudit oxydant si celui-ci n'existe qu'en solution,ou de dilution et de cristallisation s'il est sous forme solide, soit en pratique un nombre sensiblement compris entre 3 et 40, et notamment HC104, z H20, HI03 et Ho04, 2H20, ainsi que H BrO3, HN03,NH4ClO4 et Cr(I03)3, x' H20, où x' est un nombre , en pratique variable de O à 8, représentant le degré d'hydratation de l'iodate de chrome III. En règle générale, cependant, tout composé oxydant possédant un pouvoir oxydant suffisant pour oxyder, dans les conditions de la réaction, le CRIAI en CrIV et le RhIII en RhIV avec des cinétiques appropriées, et exempt de cations métalliques susceptibles d'entrainer des réactions parasites concurrentielles (telles que la formation de chromates),peut également convenir. Par "cinétique appropriée", on entend que l'agent oxydant doit oxyder pratiquement simultanément le chrome et le rhodium au degré + IV de telle manière que la formation de la solution solide soit possible en un temps compatible avec un processus industriel. Il convient en pratique d'adapter quelque peu les conditions opératoires pour chaque combinaison de source de chrome, de source de rhodium III et d'agent oxydant mise en oeuvre, et l'homme de l'art est tout à fait à même de déterminer dans chaque cas d'espèce les conditions véritablement appropriées, avec l'aide de la description ci-dessous, dans laquelle sont détaillées les combinaisons source de Cr/source de RhIII/agent oxydant les plus intéressantes et où sont mieux précisées les conditions opératoires donnant, cas par cas, les meilleurs résultats. Dans le procédé selon l'invention,la température doit être supérieure à 3500C environ,et de préférence de 350 à 5000C environ, tandis que la pression doit en pratique être d'au moins 400 bar. Ces conditions opératoires, ainsi que les proportions respectives de composé procurant du chrome, de composé procurant du Rh 111 et d'agent oxydant (qui peut lui-même procurer aussi du chrome),seront mieux précisées dans la suite du présent contexte, en référence à des cas concrets non limitatifs de combinaisons source de Cr/source de RhIII/agent oxydant. Selon I'invention,on peut ainsi préparer une solution solide ferromagnétique Crl x Rh par oxydation de er,O 0 x 2 par oxydation de Cr203, x" H20 (où x" est tel que défini plus haut) et de Rh203, 5H20 (ou de RhC13, 4H20) par de l'iodate de chrome III Cr(I03)3, x' H20; dans lequel x' peut valoir sensiblement de O à 8 . Cet iodate peut être lui-même préparé par la méthode décrite par K. Nassau, J.W. Shiever et B.E. Prescott (Journal of Solid State Chemistry, 7,186, 1973) et qui consiste en l'addition d'acide iodique HI03 à une solution de nitrate de chrome III Cr(N03)3, puis lavage à l'eau et séchage éventuels. L'iodate obtenu est de couleur verte et plus ou moins hydraté. Cr203, x" H20 et Cr(I03)3, x' H20 sont deux solides et il est donc préférable,notamment pour assurer une bonne homogénéité du mélange réactionnel,d'ajouter de l'eau. L'ion I03 contenu dans l'iodate sert à oxyder le chrome contenu dans l'oxyde de chrome trivalent hydraté et le rhodium contenu dans la source de rhodium III,ainsi que le chrome contenu dans l'iodate lui-meme. On obtient les meilleurs résultats d'une part pour un rapport rl du nombre total d'atomes de (Cr + Rh) contenus respectivement dans Cr203, x" H20 et dans la source de RhIII au nombre d'atomes de Cr contenus dans Cr(I03)3,x'H20 compris entre 5 et 6 environ, et d'autre part pour un rapport r2 de la masse d'eau ajoutée sur la masse d'iodate utilisée compris entre 1,5 et 2 environ. En pratique,on opère à une température comprise entre 490 et 5400C environ et sous une pression de 2400 à 4000 bar, et avantageusement de 3000 bar environ. Le produit obtenu dans ces conditions opératoires êt après une durée de réaction de quelques heures est exclusivement une solution solide continue de formule Crl X RhX02. On obtient aussi une telle solution solide essentiellement en oxydant du Cr o anhydre et du Rh203, 5H20(ou du RhC13, 4H20),à une température supérieure à 3500C et sous une pression supérieure à 400 bar environ,dans un milieu oxydant,solide ou en solution liquide aqueuse, avantageusement constitué d'un composé HClOy, z HZO, où y et z sont tels que définis plus haut. L'oxyde de chrome III Cr203 pulvérulent préparé par décomposition thermique ( 6 Q) du bichromate d'ammonium (NH4)2Cr207 est particulièrement adapté pour être utilisé comme source de chrome dans ce procédé. Afin d'obtenir des grains de Cr203 très fins, qui conditionnent eux-mêmes la finesse de la solution solide obtenue selon l'invention,on peut recourir à l'un quelconque des procédés suivants: -pulvérisation d'une solution de bichromate d'ammonium dans un courant de gaz chauffé à plus de 400 C, -lyophilisation d'une solution de bichromate d'ammo-nium puis décomposition thermique des fines particules obtenues; -broyage mécanique de bichromate d'ammonium solide et décomposition thermique de la poudre ainsi obtenue. On a constaté que ce Cr203 ainsi préparé se transforme en CrO2 dans des solutions même peu oxydantes, telles que des solutions aqueuses d'acide perchlorique HClO4 contenant seulement 10% en poids d'acide pur, alors qu'un oxyde Cr203 préparé selon des procédés industriels classiques est moins réactif. D'autre part, la division des produits de départ facilitant la réactivité de celui-ci,les durées de réaction sont relativement courtes,et notamment de l'ordre de 5 à 120 minutes selon les conditions expérimentales. Cette brièveté des temps de réaction ne permet pas la formation de gros microcristaux; elle conduit au ontraire à la formation de microcristaux de forme aciculaire et de faibles dimensions. Il s'agit donc là d'une forme de mise en oeuvre très avantageuse du procédé selon l'invention. La pression et la température utilisées jouent un rôle non négligeable également sur la cristallogénèse du produit forme. Une pression voisine de 1000-2500 bar et une température comprise entre 360 et 4000C environ sont particulièrement bien adaptées à l'obtention de petits monocristaux. En règle générale, la concentration de la solution oxydante est aussi particulièrement importante. Des solutions trop concentrées semblent favoriser également la croissance cristalline rapide de la solution solide. Dans le cas présente choix de solutions aqueuses oxydantes de HC104 contenant de 20 à 22% environ en poids d'acide pur est apparu avantageux et a permis d'obtenir des microcristaux ayant les dimensions désirées,notamment ayant une longueur L de 1 à quelques microns. Le rapport r3 de la masse de solution oxydante utilisée sur la masse de l'ensemble du chrome contenu dans le Cr203 et du rhodium contenu dans la source de RhIII doit avantageusement être supérieur ou au moins égal à 1,4. Pour calculer ce rapport,il convient de considérer comme masse de solution oxydante la masse d'acide HCl04 à 33% en poids contenue dans la solution diluée. Un rapport r3 voisin de 1,5 est particulièrement adapté à la production de solution solide C'lux Rhx 02 avec un excellent rendement. De façon plus concrète, on peut préciser que, dans la pratique et à l'échelle du laboratoire,on place un mélange réactionnel, constitué de Cr203 anhydre, de RA203 , 5H20 ou de RhC13, 4H20, et de la solution oxydante,dans un tube de métal noble, par exemple de l'or, qu'on scelle ensuite. On place ce tube dans une enceinte réactionnelle agencée de façon à pouvoir etre chauffée, intérieurement ou extérieurement,et contenant un fluide sous pression. A l'échelle industrielle,il convient plu tt d'utiliser une enceinte réactionnelle gainée intérieurement par un métal inattaquable par la solution oxydante.Après une durée de réaction qui varie selon les conditions opératoires mises en oeuvre,on obtient dans le tube un produit solide qui est exclusivement constitué d'une solution solide Crl x Rhx02,si l'on a opéré convenablement. On a également trouvé selon l'invention que le bichromate d'ammonium(NH4)2 Cr207 lui-même,qui peut donc être un précurseur de Cr203,se transforme même directement en dioxyde de chrome par décomposition sous pression et en présence d'une solution oxydante. On a constaté que, du fait sans doute de la réactivité du bichromate d'ammonium,utilisé sous forme de poudre finement divisée ou en solution aqueuse, la transformation en Cr02 est , effective dans différents milieux oxydants,comme par exemple les acides HClOy > zH20, où y et z sont tels que définis plus haut, ou HBr03, HI03,HI04, 2H20, et HN03. Le rapport r3 de la masse d'oxydant à l'ensemble de la masse de chrome contenue dans le bichromate et de la masse de Rh contenu dans la source de RhIII doit alors avantageusement être supérieur ou égal à 1,4 dans le cas d'une solution de HCl04 contenant environ 33% d'acide pur ou d'une solution de HBr03 au 1/6, compris entre 1 et 3 dans le cas de HI03,sensiblement égal à 3 dans le cas de HI04, 2H20 et supérieur à environ 3 dans le cas d'une solution d'acide nitrique HNOQ au 1/3. Dans le cas où l'agent oxydant est un solide, la masse d'eau qu'il convient d'utiliser est de préférence d'environ 1 à 3 fois la masse d'oxydant. Selon un mode de mise en oeuvre préféré de cette variante de l'invention,on opère sous une pression supérieure à 400 bar environ,tandis que la température est sensiblement maintenue entre 360 et 4500C. Concrètement,on place dans un tube inattaquable,par exemple en or, qu'on scelle ensuite,le mélange réactionnel constitué de bichromate d'ammonium,de la source de Rh III et d'une solution oxydante conforme à l'invention. Le bichromate d'ammonium peut etre introduit soit sous forme d'une poudre finement divisée,soit en solution aqueuse. On place ensuite le tube dans une enceinte réactionnelle, chauffée (extérieurement ou intérieurement) et contenant un fluide sous pression.Le produit obtenu une fois la réaction terminée se présente sous la forme de microcristaux noirs de forme aciculaire; l'analyse radiocristallographique montre qu'il s'agit exclusivement d'une phase unique de structure rutile, constituée par une solution solide correspondant à la formule Cr Rh O ti esb i remarquer que, selon cette variante consistant à préparer le dioxyde de chrome directement à partir du bichromate d'ammonium,la diminution de la dilution de la solution oxydante s'est avérée favoriser la formation de petits microcristauxltendant ainsi à conférer à la solution solide obtenue un champ coercitif intrinsèque accru. En variante,on a trouvé qu'on peut utiliser, comme agent oxydant de la source de Rh III et du Cr203 (hydraté ou non), ou du (NH4)2 Cr207,au lieu des acides oxydants envisagés ci-dessus et qui sont relativement corrosifs, un perchlorate approprié. Plus précisément on a trouvé qu'on obtenait alors la solution solide considérée, et qu'on évitait la formation parasite de chromates , de bichromates, ou de tout autre composé du chrome à un degré d'oxydation supérieur à IV. et tout dopage secondaire non contrôlé,en utilisant comme agent oxydant du perchlorate d'ammonium NH4C104, en présence d'eau si nécessaire.On a en effet constaté que NH4ClO4 se décompose parfaitement sous l'effet de la température, dans les conditions de la réaction,à savoir à une température supérieure à 350 C et sous une pression supérieure à 500 bar environ. Le rapport r4 de la masse de NH4ClO4 à l'ensemble de la masse de chrome contenue dans l'oxyde Cr203,hydraté ou non,ou dans le bichromate d'ammonium(NH4)2 Cr207, et de la masse de Rh contenu dans la source de RhIII est de préférence supérieur à 2,4 environ. La masse d'eau qu'il convient en pratique d'ajouter dans le cas où la source de chrome est Cr203 ou Cr203 , x" 1120 est sensiblement égale à 2 fois la masse de Nff4ClO4. De manière générale,si l'on soumet à une analyse radiocristallographique le produit obtenu selon l'une quelconque des variantes du procédé conforme à l'invention,on constate d'une part la présence d'une phase unique de structure rutile,et d'autre part une variation des paramètres a et c de la maille élémentaire, ainsi que le montre le Tableau I ci-après; c'est là un excellent indice du-remplacement des atomes de Cr IV par ceux de Rh IV plus volumineux au sein même de la structure cristalline. TABLEAU I Evolution des paramètres de la solution solide Crl XRhx02 pour quelques faibles valeurs de x (donées aux incertitudes de mesure près) a( ) c( ) c/a 0 4,421 2,916 1,516 0,01 4,422 2,918 1,515 0,02 4,423 2,919 1,515 0,2 4,434 2,945 1,505 0,3 4,443 2,955 1,503 La formule de la solution solide conforme à l'invention est Crl x RhX02 . Bien qu'en théorie il soit possible de faire varier x de 0 jusqu' agissant d'une solution solide continue), une limitation s impose en pratique,du fait de l'évolution de la température de Curie du matériau ferromagnétique à mesure que x croît. Comme le montre en effet le tableau Il ci-après,la températu re de Curie diminue rapidement lorsque x augmente. TABLEAU Il Evolution de la température de Curie en fonction du paramètre x dans la solution solide Cr Rh O (données aux incertitudes de mesurA près) x TC( C ) 0,00 122 0,01 121 0,03 118 0,2 110 0,3 101 0,4 85 On peut expliquer ce phénomène par le fait que les interactions magnétiques entre atomes de Cr IV voisins dans la maille cristallographique diminuent au fur et à mesure que les atomes de Rh IV remplacent ceux de Cr IV. Or, les matériaux ferromagnétiques intéressants sur le plan des applications industrielles doivent présenter une température de Curie au moins égale à 250C environ. On a également constaté que le dopage (ou modification) avec du rhodium a également pour effet de modifier la cristallogénèse du dioxyde de chrome,la croissance cristalline de RhO2 étant plus lente . Or, on sait d'après l'état de la technique que les propriétés magnétiques d'un matériau ferromagnétique dépendent étroitement de la taille des microcristallites qui le constituent. Le rhodium III conduisant à du RhO2 in situ selon l'invention constitue donc un agent modificateur,ou dopant,exceptionnel , en ce sens qu'il agit également dans un sens favorable sur le champ coercitif intrinsèque du produit ferromagnétique obtenu. De plus,on a aussi trouvé selon l'invention que le rhodium permet d'exalter les propriétés magnétiques d'échantillons de CrO2 dopés également par des éléments classiques,choisis notamment parmi ceux décrits dans les brevets et demandes de brevets cités plus haut. Bien que ces agents dopants additionnels puissent en principe être quelconquesil convient en pratique de les choisir parmi ceux (1) susceptibles d'orienter ou de ralentir la cristallogénèse du matériau et/ou (2) dont les propriétés magnétiques peuvent être améliorées en présence du rhodium. Ainsi1 lue champ coercitif du CrO2 est déjà sensiblement augmenté par un dopage avec de l'antimoine; mais on a pu constater que l'adjonction, conformément à l'invention,même d'un faible pourcentage de rhodium, exalte encore de façon inattendue cet accroissement du champ coercitif. On a observé ce phénomène avec d'autres agents dopants, tels que par exemple le tellure, avec lesquels le rhodium a manifesté un effet de synergie sur le renforcement apporté aux qualités magnétiques du matériau ferromagnétique obtenu dans les conditions du procédé de l'invention. Mais aussi et surtout, le nouveau matériau ferromagnétique selon l'invention peut lui-même être dopé, soit en cours de préparation soit après qu'il a été formé, au moyen d'un agent modificateur, ou d'un mélange d'agents modificateurs,approprié classique. On a en effet trouvé de façon inattendue qu'en dopant le nouveau matériau ferromagnétique selon l'invention au moyen d'au moins un agent modificateur approprié, choisi parmi ceux connus de l'homme de l'art,on obtient une exaltation supplémentaire exceptionnelle des caractéristiques magnétiques du matériau ainsi préparé. Les proportions et quantités d'agents dopants éventuellement ajoutés peuvent être très variables et sont aisément déterminées par l'homme de l'art, qui peut en fait les fixer en fonction des spécifications qui sont souhaitées dans chaque cas d'espèce. L'invention est décrite ci-après plus en détail, en référence à quelques exemples illustratifs qui ne la limitent aucunement. EXEMPLE 1 On a placé dans un tube en or un mélange homogène constitué de 33,73 mg de Cr203 sous forme de poudre finement divisée et tamisée et 0,77 mg de Rh203, 5H20 , ainsi que 121,4 mg d'une solution d'acide perchlorique au 1/5 (contenant environ 20% en poids d'acide pur). On a scellé le tube et on l'a placé dans une enceinte réactionnelle, où on l'a soumis à une température de 3900C et à une pression de 2500 bar pendant 15 minutes.Après ouverture du tube, une fois la réaction terminée, on a retiré de celui-ci exclusivement une solution solide de formule Cru 99 Rh o 01 02. Le champ coercitif intrinsèque mesuré avait pour valeur 430 oersteds, tandis que l'aimantation rémanente valait G r = 26,3 u.e.m/g et que le rapport (aimantation rémanante/aimantation à saturation) était de 0,5 environ. EXEMPLE 2 On a suivi dans son principe le mode opératoire de l'exemple liais on a fait varier la proportion de Rh203, 5H20 introduite de telle façon qu'on ait les valeurs finales de x indiquées respectivement dans le tableau III ci-après, et en faisant aussi varier la nature de l'agent oxydant et/ou les conditions opératoires. Les données propres à chaque expérience ainsi réali sée, ainsi que les valeurs obtenues pour x et pour le champ coercitif intrinsèque dans chaque cas sont détaillées dans le tableau III. EXEMPLE 3 On a placé dans un tube en or un mélange homogène constitué de 30,1 mg de Cr2O3, 0,7 mg de Rh203, 5H20 et 50 mg de NH4C104, et on y a ajouté 150 mg d'eau de dilution. On a ensuite mélangé d'autre part 30,4 mg de Cor203, 0,07 mg de Rh203, 5H20 et 50 mg de NH4ClO4 > qu'on a placés dans un second tube,avec également 150 mg d'eau de dilution. On a scellé les deux tubes et on les a soumis à une pression de 2000 bar et à une température de 3500C, pendant 10 minutes. Après réaction et ouverture des tubes,on a recueilli dans le premier tube une solution solide de formule générale Cri 99 Rh0,01 02 présentant un champ coercitif intrinsèque de 365 oersteds, et dans le second tube une solution solide de formule générale Cri 999 Rh0,001 02 présentant un champ coercitif intrinsèque de 310 oersteds. L'augmentation du pourcentage atomique de rhodium semble accroître la force coercitive intrinsèque du produit obtenu;mais on peut déduire du tableau III de l'exemple 2 que la valeur x o- 0,01 correspond pratiquement à un maximum de la valeur du champ coercitif intrinsèque. EXEMPLE 4 On a placé un mélange homogène de 49 mg de Cr203 et 1,1 mg de Rh203, 5H20 dans un tube en or, en présence de 146,5 mg d'une solution d'acide perchlorique au 1/5. On a ensuite scellé le tube et on l'a soumis à une pression de 2600 bar et à une température de 3750C pendant 30 minutes. Après une trempe en température,on a ouvert le tube et on a recueilli exclusivement une solution solide ferromagnétique de composition globale Cru 99 Rh 0 > 01 02 > présentant un champ coercitif intrinsèque de 405 oersteds. EXEMPLE 5 On a placé dans un tube en métal inattaquable (tube garni par exemple d'un revêtement intérieur d'or) un mélange réactionnel homogène constitué de 41,7 mg de Cr203 et 2,4 mg de Rh2O3, 51120 et on a ajouté 121 mg d'une solution d'acide perchlorique contenant environ 20% en poids d'acide pur. On a scellé le tube et on l'a soumis à une pression de 1100 bar et à une température de 3800C pendant 1 heure,après quoi on a ouvert le tube et on en a retiré une phase ferromagnétique solide de formule générale Cr0,975Rh0,025O2 présentant un champ coercitif intrinsèque de 319 oersteds. EXEMPLE 6 Dans un tube en métal inattaquable (par exemple en or), on a placé 1,9 mg de RhC13, 4H20 , 50,2 mg de Cr203 et 145 mg d'acide perchlorique au 1/5 (contenant environ 20% en poids d'acide pur). On a ensuite scellé le tube et on l'a placé dans une enceinte réactionnelle à une pression de 1600 bar et une température d'envi ron 4006C pendant 5 minutes. La montée en température et en pression a duré sensiblement 30 minutes. Le tube une fois ouvert contenait uniquement un matériau ferromagnétique de formule Cl 99 Rh 01 2' présentant un champ coercitif intrinsèque 0,01 02, de 372 oersteds;. EXEMPLE 7 On a réalisé des dopages de Cr02 à la fois avec de l'antimoine et du rhodium,selon l'invention,en suivant dans son principe le mode opératoire de l'exemple l > et on a pour ce faire réalisé quelques expériences dont le détail et les résultats sont consignés dans le tableau IV ci-après. Dans la partie A de ce tableau IV, on relate des essais effectués en présence d'acide perchlorique au 1/5, la masse de solution oxydante ramenée à 33% d'acide pur représentant toujours environ 1,4 fois la masse de chrome contenue dans l'oxyde Cr203. La partie B a trait à l'utilisation,en tant qu'agent oxydant de perchlorate d'ammonium dans les proportions de 50 mg de NH4C104 pour 100 mg de H20 et 30 mg de mélange de Cr, Rh et Sb (introduits respectivement sous forme de Cr203 anhydre, de Rh203, 5H20 et de Sb203). On voit très nettement d'après ce tableau IV que le rhodium exalte le champ coercitif intrinsèque du CrO2 dopé. EXEMPLE 8 On a réalisé des essais semblables dans leur principe à ceux de exemple 6, en vue de déterminer l'effet du rhodium sur du CrO2 dopé au tellure. Le détail des conditions opératoires et les résultats obtenus sont consignés dans le tableau V ci-après. On note là encore une exaltation (effet de synergie) procurée par le rhodium sur le champ coercitif intrinsèque du dioxyde de chrome modifié par du tellure (introduit sous forme de TeO2). EXEMPLE 9 On a utilisé 85 mg de solution solide ferromagnétique de formule générale Cr gg Rho 01 02,préparée conformément à 0,99 0 > 01 02 > préparée l'exemple 2 et ayant un champ coercitif de 225 oersteds environ. On a ajouté 0,1 mg de Te 02 de telle manière que le rapport du nombre d'atomes de tellure au nombre d'atomes de chrome soit sensiblement voisin de 0,006 . On a placé le mélange réactionnel des deux solides dans un tube d'or,avec environ 17 mg de solution oxydante sous forme d'acide perchlorique au 1/5. On a ensuite scellé le tube et on l'a soumis à une pression de 2600 bar et une température voisine de 3800C pendant 30 minutes. Après trempe en température et ouverture du tube,on a obtenu un matériau ferromagnétique présentant un champ coercitif intrinsèque de 290 oersteds, EXEMPLE 10 On a utilisé 12 mg de solution solide ferromagnétique de formule générale Cru 99 Rh0,01 02,préalablement préparée comme indiqué dans l'exemple 2 et ayant un champ coercitif intrinsèque de 207 oersteds environ.On y a ajouté sensiblement 1 mg d'oxyde a'antimoine Sb203 de telle manière que le rapport atomique Sb/Cr soit sensiblement égal à 0,05. On a placé ce mélange réactionnel dans un tube d'or contenant environ 20 mg de solution oxydante sous forme d'acide perchlorique HC104 au 1/5. On a ensuite scellé le tube et on l'a soumis à une pression de 2500 bar et une température de 3900C environ pendant 30 minutes. Après trempe en températu re, on a ouvert le tube et le matériau ferromagnétique obtenu présentait un champ coercitif intrinsèque voisin de 245 oersteds. TABLEAU III Evolutiion du champ coercitif du dioxyde de chrome modifié par du rhodium, en fonction du taux de dopage x agent x T P Durée Concentration C Chamop coeroitif oxydants ( C) (bar ) (minutes) du HClO4 (en ce rsteds) aqueux4 HClO4 0,0008 420 2600 85 1/5 111 HClO4 0,001 400 1200 20 1/5 124 HClO4 0,01 390 2100 30 1/5 389 HClO4 0,01 385 2200 60 1/5 402 HClO4 0,01 390 2300 55 1/5 425 HClO4 0,025 380 1160 60 1/5 319 HClO4 0,064 370 1400 40 1/5 283 NH4ClO4 0,0001 410 3000 30 180 NH4ClO4 0,001 400 2000 30 225 NH4ClO4 0,005 400 3000 30 279 NH4ClO4 0,01 400 2000 30 290 NH4ClO4 0,01 360 2100 20 370 TABLEAU IV Effet de synergie dans le cas d'un dopage à l'antimoine et au rhodium % atomique %atomique T P durée concentration C champ Rh Sb ( C) (bar) (minutes) du HClO4 cocereitif aqueux4 (en ce rsteds) 0 0,001 470 1600 150 1/5 108 A 0,001 0 470 1600 150 1/5 72 0,001 0,001 470 1600 150 1/5 135 0,005 0 400 2000 100 198 B 0 0,005 400 2000 100 198 0,005 0,005 400 2000 100 243 TABLEAU V Effet de synergie dans le cas d'un dopage à l'antimoine et au rhodium % atomique %atomique T P durée concentration C champ coercitif Rh Te ( C) (bar) (minutes) du HClO4 (en oersteds) aqueux 0 0,01 460 1600 120 1/5 126 A 0,01 0 460 1600 120 1/5 230 0,01 0,01 460 1600 120 1/5 245 0,004 0 410 2000 60 342 B 0 0,006 410 2000 60 342 0,004 0,006 410 2000 60 365 REVENDICATIONS 1. Procédé pour 1V obtention d'un composé ferromagnétique à base de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium sous la forme d'une solution solide Crl x Rhx 2' où x est un nombre compris entre 0 et 0,5 et de préférence d'au plus environ 0,01, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement l'oxydation, dans des conditions appropriées de température et de pression, de Cr203 hydraté ou anhydre ou d'un précurseur de Cr203, en présence (1) d'une quantité appropriée d'un composé du rhodium III susceptible de donner in situ du RhO2 dans les conditions de la réaction, et (2) d'un agent oxydant constitué par un composé oxygéné exempt de cations métalliques autres que le chrome et ne conduisant pas à la formation préférentielle ou parasite de chromates, de bichromates ou de tout autre composé du chrome à un degré d'oxydation supérieur à + IV, et ayant, eans les conditions de la réaction, une pression partielle d'oxygène au moins égale à celles qui correspondent, dans les mêmes conditions de température et de pression, aux équilibres ainsi qu'éventuellement (3) d'eau de dilution et/ou d'un agent modificateur classique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on le met en oeuvre à une température d'au moins 350oC 7 et notamment de 350 à 5000C environ et sous une pression d'au moins 400 bar. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un composé du rhodium III choisi parmi Rh203, 5H20 et Rh C13,4H20 (ou tout autre hydrate). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on fixe le rapport r de la masse de chrome dans le produit de départ renfermant du chrome à la masse de rhodium dans la source de rhodium III entre 5100 et 0,50 environ. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre comme oxydant un composé possédant un pouvoir oxydant suffisant pour oxyder dans les conditions de la réaction, le Cr III en Cr IV et le Rh III en Rh IV avec des cinétiques appropriées, et exempt de cations métalliques susceptibles dtentralner des réactions parasites concurrentielles. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un agent oxydant choisi parmi HXOy, zH2O, où/est Cl ou I, y est un entier positif inférieur ou égal à 4 et z est un nombre qui représente le nombre de molécules d'eau de solution dudit oxydant si celui-ci n'existe qu'en solution ou dilution et, de cristallisation s'il est sous forme solide. soit en pratique un nombre variant approximativement de 3 à 40, et notamment HC104, zH20, où z est tel que défini ci-dessus, HIO3 et HI04, 2H20, ainsi que HBrO3, HN03, NH4ClO4 et Cr (103)3; x' 1120, où x' est un nombre, en pratique de O à 8, représentant le degré d'hydratation de l'iodate de chrome III. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu t on oxyde de l'oxyde de chrome III hydraté (Cr203, x"H20, dans lequel x" est un nombre variant de 1 à 6) et un composé du rhodium III choisi parmi Rh203, 5H20 et Rh Cl3, 4H20 ou tout autre hydrate,par de l'iodate de chrome III (Cr(103)3, x t H20 avec x' = O à 8), en présence d'eau, à une température comprise entre 490 et 5400C environ et sous une pression de 2400 à 4000 bar environ. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on oxyde de l'oxyde de chrome Cr203 anhydrtHeO un composé du rhodium III choisi parmi Rh2O3, 5H2O et RhCl3 4H2O tout autre hydrate dans une solution liquide aqueuse de HClOy, avec y inférieur ou égal à 4, à une température supérieure à 3600C et sous une pression supérieur à 400 bar. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on oxyde du Cr203 > anhydre ou hydraté, et un composé du rhodium III choisi parmi Rh203, 5H20 et Rh Cl3 > 4H20 ou tout autre hydrate au moyen de perchlorate d'ammonium NH4CIO4 en présence d'eau, à une température supérieure à 3000C et sous une pression supérieure à 500 bar environ. 10. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce qu'on prépare l'oxyde de chrome Cr203 anhydre par une décomposition thermique de bichromate d'ammonium préalablement finement divisé au moyen d'un broyage, d'une pulvérisation, d'une lyophilisation ou de toute autre technique permettant l'obtention de particules fines de faibles dimensions. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on oxyde directement du bichromate d'ammonium et un composé du rhodium III choisi parmi Rh203, 5H20 et RhC13, 4 H20 ou tout autre hydrate, par une solution d'un agent oxydant de formule HXOy où X = Cl, Br, I ou N et Y est un nombre entier inférieur ou égal à 4, selon les cas, à une température supérieure à 3600C et sous une pression supérieure à 400 bar environ. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on oxyde directement du bichromate d'ammonium et un composé du rhodium III choisi parmi Rh203, 5H20 et Rh C13, 4 H20 ou tout autre hydrate par du perchlorate d'ammonium N114C104, à une température d'au moins 3500C environ et sous une pression de l'ordre de 500 bar. 13. Procédé-selon l'une des revendications 8 ou 11, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre comme milieu oxydant du HC104 en présence d'eau. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre comme milieu oxydant, une solution aqueuse d'acideperchlorique contenant de 15 à 70% en poids d'acide pur, et avantageusement de 20 à 22% en poids d'acide pur. 15. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre comme milieu oxydant une solution aqueuse d'acide bromique HBrO3. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre une solution-aqueuse d'acide bromique contenant d'environ 15 à 20X en poids d'acide pur. 17. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on utilise comme milieu oxydant un composé choisi parmi 11103 et Ho04, 2H20. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre en tant que milieu oxydant une substance solide choisie parmi HI03 et HI04, 21120 et de l'eau de dilution. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que la masse d'eau utilisée représente de 1 à 3 fois environ celle de l'agent oxydant dérivé de l'iode. 20. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le rapport de la masse d'eau à la masse d'agent oxydant Cr(103)3, x'H20 (où x' est tel que précédemment défini) est compris entre 1,5 et 2 environ. 21. Procédé selon l'une des revendications 9 ou 11, caractérisé en ce qu'on utilise une masse d'eau représentant environ 2 fois celle de l'agent oxydant N114C104. 22. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre en tant que milieu oxydant une solution aqueuse de HN03. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre une solution aqueuse de HN03 contenant de 15 à 100% en poids d'acide pur. 24. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le rapport du nombre total d'atomes de chrome et de rhodium contenus dans l'oxyde de chrome trivalent hydraté Cr203, x"H20, où x" est un nombre variant approximativement de 1 à 6, et dans la source de rhodium III sur le nombre d'atomes de chrome contenu dans l'iodate Cr(103)3, x11120 où x varie sensiblement de O à 8, est compris entre 5 et 6 environ. 25. Procédé selon l'une des revendications 8 ou 11, carac rérisé en ce que la masse de solution oxydante qui est une solution aqueuse d'acide perchlorique (ramenée à 33% en poids d'acide pur)représente au moins 1,4 fois la masse de l'ensemble du chrome contenu dans l'oxyde de chrome anhydre Cr203 et du rhodium contenu dans la source de Rh III. 26.Procédé selon l'une quelconque des revendications 11, 17 ou 18, caractérisé en ce qu'on utilise de l'acide iodique I03 en une quantité telle que la masse de 11103 représente d'environ 1 à 3 fois l'ensemble de la masse de chrome contenue dans le bichromate d'ammonium et de la masse de rhodium contenue dans la source de Rh III mis en oeuvre. 27. Procédé selon l'une quelconque des revendications 11, 17 ou 18, caractérisé en ce qu'on utilise de l'acide périodique Ho04, 2H20 en une quantité telle que la masse de cet HI04, 2H20 représente environ 3 fois l'ensemble de la masse de chrome contenuedans le bichromate d'ammonium et de la masse de rhodium contenue dans la source de Rh III mis en oeuvre. 28. Procédé selon l'une des revendications 1l ou 17, caractérisé en ce qu'on utilise une solution aqueuse d'acide nitrique en une quantité telle que la masse de solution d'acide nitrique au 1/3 contenue dans la solution d'acide nitrique mise en oeuvre représente au moins 3 fois l'ensemble de la masse de chrome contenue dans le bichromate d'ammonium et de la masse de rhodium contenue dans la source de Rh III. 29. Procédé selon l'une des revendications 9 ou 12, caractérisé en ce que la masse de perchlorate utilisée représente au moins 2,4 fois environ ltensemble de la masse de chrome contenue dans la source de chrome et de la masse de rhodium contenue dans la source de Rh III. 30. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu t on conduit la réaction sous une pression d'environ 3000 bar. 31. Procédé selon l'une des revendications 9 ou 11, caractérisé en ce qu'on conduit la réaction sous une pression d'environ 500 bar. 32. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce qu il comprend un dopage, ou modification de la solution solide ferromagnétique formée au moyen d'un ou plusieurs autres agents modificateurs classiques appropriés, notamment pour renforcer les qualités ferromagnétiques du produit obtenu. 33. Produit ferromagnétique, caractérisé en ce qu'il est essentiellement constitué à base de dioxyde de chrome et de dioxyde de rhodium et se présente sous forme d'une solution solide de formule générale Crl x Rh 2' où x est compris entre 0 et 0,5 Crî Rh O et de préférence au plus environ 0,01. 34. Produit selon la revendication 33, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un autre agent modificateur classique. 35. Eléments d'enregistrement magnétique, caractérisés en ce qu'ils consistent en un support de matière non-magnétique comportant au moins une piste magnétique ou une surface magnétique comprenant un produit selon l'une des revendications 33 ou 34.