Pour des buts particuliers, par exemple pr revêteeent intérieur de baseaux-citernes servant au transport de liquides tels zue Ïiles, acides, etc ..., on a besoin de bandes en matière spéciale dont les bords longitudinaux doivent s'étendre exactement en ligne droite et parallèlement entre eux. Dans les travaux de revêtement, les bords longitudinaux jointifs de plusieurs bandes placées côte à côte sont reliés entre eux de façon appropriée. L'exigence de rectilinéarité et de parallélisme des bords longitudinaux d'une telle bande est extraordinairement sévère. C'est ainsi que 1' écart ne doit pas dépasser un montant de 0,) mm sur une bande d'une longueur de 30 m. Dans la fabrication de telles bandes, on part d'une bande laminée. les bandes laminées, en particulier les bandes laminées à froid, possèdent d'importantes tensions internes et, de plus, sont courbées un peu en forme de sabre. Pour préparer une telle matière de bande pour le cisaillement, jusqu'à présent, on a étiré la bande au-delà de la limite de fluage, éliminant ainsi les tensions internes existant dans la bande et on a rectifié la plus grande partie de la courbure en forme de sabre. Puis la bande étirée est saisie par un cabestan et passe au cisaillage pour le rognage d'alignement des bords longitudinaux, le long d'un organe de coupe, par exemple une cisaille à lame circulaire de forme adéquate. Mais, dans ce procédé, aucun des bords de la bande étirée au-delà de la limite de fluage n'est aligné sur toute la longueur de la bande à une distance constante d'un axe longitudinal rectiligne supposé courant à travers la bande. C'est pourquoi il est impossible de faire passer la bande étirée en ligne droite selon son axe à travers le dispositif de cisaillement, et il peut apparattre des tensions internes instantanées dans la bande au passage à travers ce dispositif. Il en résulte la formation d'une bande cisaillée ayant bien une largeur restant toujours identique à elle-même, mais dont les bords longitudinaux présentent des fluctuations ondulatoires par rapport à un axe longitudinal rectiligne courant à travers la bande.Le mode d'exécution ci-dessus soulève donc des problèmes extrêmement difficiles quand il s'agit de produire des bandes cisaillées remplissant les conditions indiquées précédemment pour la rectilinéarité et le parallélisme des bords longitudinaux. Le procédé selon l'invention permet, pour la première fois, de produire des bandes cisaillées remplissant les conditions rigoureuses ci-dessus du point de vue de la rectilinéarité et du parallélisme des bords longitudinaux, de sorte que les difficultés non surmontées précédemment sont résolues. L'invention a pour objet un procédé pour la coupe des bords longitudinaux de bandes, parallèlement à un axe longitudinal rectiligne, dans lequel la matière pour bande laminée est étirée au-delà de sa limite de fluage, puis cisaillée, procédé caractérisé en ce que l'on pose la bande étirée sur une base essentiellement horizontale, on la serre à ses deux extrémités et raidie, on la soulève, ainsi serrée et raidie, au-dessus de la base par de l'air comprimé amené sur la face inférieure de la bande ; on l'applique ensuite sur la base par de l'air d'aspiration appliqué à la face inférieur de la bande et on procède au cisaillage. La description se rapporte à une application du procédé de l'invention, en se référant aux figures la à 1g des dessins annexés. Tout d'abord, on pose la bande étirée 2 sur une base horizontale 1. Cette base 1 est habituellement une piste d'appui allongée. la bande 2 se présente, en général, sous la forme d'une couronne enroulée et la pose de la bande sur la piste d'appui se fait avantageusement en saisissant l'extrémité de la bande, soulevée par un cabestan au moyen d'un crampon ou d'une pince 3 placée sur la piste d'appui 1, et en déroulant la couronne le long de la piste d'appui dans la direction de la flèche de la figure la. La bande 2 est maintenant posée sur la piste d'appui 1, serrée à une extrémité (à gauche dans la figure la) par la pince 3, mais une position de bande exactement plane n'est pas encore assurée. On saisit alors l'extrémité restée libre de la bande 2 par un crampon, ou une pince 4 se trouvant à l'autre extrémité de la piste d'appui 1, et on tire la bande 2 de façon à déplacer le crampon mobile 4 dans un sens l'éloignant du crampon 3 (dans le sens de la flèche en tireté dans la figure lob). Cette traction de raidissage de la bande se fait par une traction inférieure à la limite de fluage de la matière de la bande et ne doit donc pas être confondue avec l'étirage de la bande mentionné plus haut.La bande 2 est maintenant raidie sous traction et est posée à plat sur la piste d'appui 1 (figure lob1) Il est pratiquement impossible d'exécuter l'opération de pose de la bande 2 sur la base ou sur la piste d'appui 1 avec une précision telle qu'aucune tension ne soit produite dans la bande en direction transversale. Même sous la traction de raidissage de la bande, celle-ci ne peut pas s'orienter dans la direction transversale sans tension, parce que le frottement s'oppose à un tel effort de la bande, frottement existant naturellement entre la surface de la piste d'appui 1 et la face inférieure de la bande 2 posée par-dessus. C'est pourquoi il faut supprimer passagèrement la liaison de frottement entre la piste d'appui 1 et la bande tirée 2. C'est à quoi sert l'opération suivante qui consiste à souffler de l'air comprimé à travers les canaux se trouvant dans la piste d'appui 1, dans la direction des flèches de la figure Ic contre la face inférieure de la bande raidie. De la sorte, la bande se soulève de la piste d'appui (figure 1 c), la liaison de frottement entre la piste d'appui et la bande est supprimée et les tensions transversales présentes dans la bande peuvent maintenant s'égaliser. Après le soulèvement par soufflage de la bande pendant, par exemple, deux à trois secondes, on supprime l'air comprimé et la bande repose de nouveau sur la piste d'appui 1, cette fois exempte de tensions transversales. Maintenant, au moyen de ventouses de conformation appropriées se trouvant dans la piste d'appui 1, on applique de l'air d'aspiration sur la face inférieure de la bande, de telle sorte que la pression atmosphérique, depuis la face supérieure de la bande dans les direction des flèches de la figure id, applique la bande fermement contre la piste d'appui 1. Une telle pression est nécessaire pour maintenir la bande pendant l'opération de cisaillement qui suit maintenant. Le cisaillement des bords longitudinaux de la bande peut se faire de façon quelconque, avantageusement au moyen de cisailles à lame circulaire adéquate 5 (figure le). Ici, les cisailles à lame circulaire peuvent être stationnaires, et la piste d'appui 1 avec la bande 2 posée dessus est conduite entre elles. sains 1 est plus avanteui de conformer les cisailles à lame circulaire 4 en chariot de coupe mobile et de faire passer celui-ci le long de la piste d'appui portant la bande 2. Ce dernier mode opératoire est donc préféré. Une fois le cisaillement terminé, la bande traitée 2 peut de nouveau être enroulée en couronne, comme il est montré dans la figure If. La figure lg montre schématiquement la bande 2 (posée sur la piste d'appui 1 non montrée), vue d'en haut, avant le cisaillement. Un axe longitudinal rectiligne courant à travers la bande (représenté en trait mixte) est désigné par i . Parallèlement à cet axe longitudinal courent les deux coupes / et ss à effectuer au moyen des cisailles circulaires 5. les bandes à cisailler selon 1'in- vention sont, comme on l'a exposé ci-dessus, pré-étirées au-delà de leur limite de fluage pour éliminer les tensions internes. Mais cet étirage n'a pas besoin d'autre exécuté d'avance sur une installation séparée. Au contraire, il peut se faire sur la piste d'appui allongée utilisée dans le procédé de l'invention. De la sorte, on économise les opérations supplémentaires de déroulement des couronnes de bande non étirée et de réenroulement de bande étirée en couronnes, ce qui fait que le pré-étirage des bandes au-delà de leur limite de fluage, en combinaison avec les autres opérations du procédé de l'invention, est une forme de réalisation préférée du procédé de l'invention. L'invention stétend également à un dispositif -pour appliquer le procédé décrit ci-dessus, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une piste d'appui allongée, placée en principe horizontalement pour la bande à cisailler, un crampon ou pince à bande à chaque extrémité de la piste d' appui, au moins une des pinces pouvant se déplacer le long de la piste d'appui et étant constituée de façon à appliquer une traction à la bande pincée dans la direction longitudinale de la bande, des canaux d'air comprimé traversant la piste d'appui et débouchant sur sa face supérieure, des ventouses d'aspiration prévues sur la face supérieure de la piste d'appui, et un chariot de coupe mobile le long de la piste d'appui avec des cisailles à lame circulaire au voisinage des deux cotés longi tudinaux de la piste d'appui. La description ci-après se rapporte à un mode de réalisation préféré d'un dispositif selon l'invention illustré dans les figures 2 à 4 annexées, parmi lesquelles - la figure 2 est une vue en plan d'une piste d'appui 1 sans bande 2 posée, avec indications schématiques des crampons pour bandes 3 et 4, embouchures des canaux d'air comprimé 6 et ventouses 7, - la figure 3 est une vue en coupe à travers la piste d::appui 1 de la figure 2, mais avec une bande 2 posée et le chariot de coupe à lame circulaire 9 guidé sur le côté de la piste d'appui, - la figure 4 est une vue en plan d'une ventouse 7 se trouvant sur la face supérieure de la piste d'appui 1, à échelle agrandie par rapport à la figure 2, - la figure 4a est une vue en coupe selon la coupe a-a de la figure 4, mais avec une bande 2 posée, - la figure 4b est une coupe latérale selon la coupe b-b de la figure 4, mais avec une bande 2 posée. Dans la forme de réalisation préférée du dispositif de l'invention représentée dans les dessins, la piste d'appui 1 porte, en son milieu, une rainure de guidage 8 en direction longitudinale pour le guidage (non représenté) de la pince de bande 3 ou de la pince 4, une de ces pinces pouvant se déplacer dans la direction longitudinale de la piste d'appui 1 et étant conformée de façon à communiquer une traction à la bande pincée 2 dans la direction longitudinale. Le cisaillement de la bande 2 aspirée sur la piste d'appui 1 se fait au moyen de couteaux circulaires (figure 3) qui appattiennent à des cisailles placées dans un chariot de coupe 9. La bande 2 placée sur la piste d'appui 1 dépasse la piste d'appui sur les deux côtés longitudinaux, et sur ces parties de la bande 2 en dépassement cette dernière est coupée au moyen des cisailles à lampe circulaire. Le chariot de coupe 9 peut se déplacer sur des rails 11 au moyen de galets 10. A travers les canaux d'air comprimé 6, qui débouchent sur la face supérieure de la piste d'appui 1, l'air comprimé est amené à la face inférieure de la bande 2 placée sur la piste d'appui, cet air comprimé étaxt destiné à soulever temporairement la bande de sa base pendant l'exécution du procédé. L'aspiration de la bande 2 sur sa base, nécessaire pour l'exécution du procédé, se fait par des ventouses 7 qui se trouvent sur la face supérieure de la piste d'appui 1. La construction d'une telle ventouse est montrée dans les figures 4a et 4b. Elle consiste en une rainure circulaire 12 qui, comme on le voit dans les figures 4a et 4b, possède une section rectangulaire. Dans la rainure circulaire 12 est placée une bague d'étanchéité 15 en caoutchouc ou autre élastomère approprié. Un tube d'aspiration 14 traversant le tube d'aspiration 14 se termine sur la face supérieure de la piste d'appui 1 dans un canal 13 qui est en liaison avec la rainure circulaire. l'épaisseur de la bague d'étanchéité qui présente une section ronde, est telle qu'elle touche les parois de la rainure 12 et dépasse peu la face supérieure de la piste d'appui 1 (par exemple d'environ 0,5 à 1,0 mm).Pour aspirer la bande 2 sur la piste d'appui 1, le tube d'aspiration 14 est raccordé à une pompe d'aspiration par son extrémité dépassant sur la face inférieure de la piste d'appui 1. L'invention fournit donc un procédé pour cisailler les bords longitudinaux de bandes, et non seulement des bandes cisaillées avec un degré encore non atteint de rectilinéarité et de parallélisme des bords longitudinaux coupés, mais est différent fondamentalement des procédés connus servant au même but, du fait que, selon l'invention, on soumet la bande exempte de tensions dans la direction transversale, placée fermement sur une base appropriée, à l'opération de cisaillage, ce qui ouvre à la technique des voies nouvelles. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 ) procédé cisailler bords longitudinaux de bandes parallèlement d'un axe rectiligne, des lequel la matière de e 1 bande lamine est Virée au-delà de se limite de fluage puis -sa iillJe procédé caractéristisé qu'on pose la bande étre sur une oase horizontale, onla pince à ses deux extrémités; on l'étire portement, on la soulève la base à l'état pincée et raidie sous tension au doyen d'air comprimé appliqué sur la face inférieure, on applique la bande soulevée sur la base au moyen d'air d'aspiration appliqué sur la face inférieure et on cisaille les bords de la bande aspirée sur la base. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on étire au-delà de sa limite de fluage la bande non étire sur une base essentiellement horizontale. 50) Dispositif pour l'exécution du procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caracterise en ce qu'il comprend une piste d'appui allongée (t) horizontale pour la bande à cisailler (2), un crampon ou pince (3) à une extrémité de la piste d'appui (1) et un crampon ou pince (4) à l'autre extrémité de la piste d'appui (1), au moins l'un de ces crampons pouvant se déplacer le long de la piste d'appui t et étant conforme de façon à communiquer à la bande pincée une traction dans la direction longitudinale de la bande, des canaux d'air comprimé (6) passant à travers la piste d'appui et débouchant sur sa face supérieure, des ventouses (7) disposées sur la face supérieure de la piste d'appui, un chariot à couteaux (9) mobile le long de la piste d'appui (1) avec des cisailles à lame circulaire (5) au voisinage des deux cotés longitudinaux de la piste d'appui (1). 40) Dispositif selon la revendica- tion 3, caractérise en ce que la piste d'appui (i) présente une rainure de guidage (8) pour le guidage d:au moins un des crampons de bande (3, 4). 50) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le chariot à couteaux(9) se déplace au moyen de galets (10) sur des rails de guidage (1t). 60) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les ventouses (7) consistent chacune en une rainure circulaire évidée sur le bord (12), avec une bague d'étanchéité (15) insérée de section ronde en matière élastomère, un tube d'aspiration (14) traversant la piste appui (1), et un canal transversal (1)), reliant loembouchure du tube d'aspiration (14) avec la rainure circulaire.