La présente invention est relative à un procédé pour la thermo-impression d'un matériau textile. On sait que le procédé de thermo-impression consiste à mettre en contact une face du matériau textile et une face d'un support inerte porteur de colorants sublimables, puis à provoquer la sublimation des colorants et leur transfert du support au matériau textile, puis enfin à séparer le matériau textile du support. L'invention concerne plus particulièrement le traitement en continu d'un matériau textile de grande longueur, où l'on provoque un défilement longitudinal conjoint du matériau textile et du support des colorants, lequel est également fourni en grande longueur ; la sublimation des colorants et leur transfert sont assurés par un dispositif tel qu'une calandre chauffante placée sur le passage obligé du matériau à teindre et du support des colorants,et pratiquant le transfert en continu. Cette méthode est largement connue en soi et donne toute satisfaction aussi bien dans le cas de la teinture des fibres synthétiques que dans celui de la teinture des fibres naturelles, moyennant quelques aménagements dans son mode de mise en oeuvre et dans la nature des colorants utilisés. On rencontre toutefois des difficultés de mise en oeuvre de ce procédé dès que l'on désire l'appliquer à des matériaux textiles présentant une largeur supérieure à la largeur standard des bandes de support inerte de colorants disponibles sur le marché. C'est par exemple le cas lorsque l'on désire imprimer par le procédé de thermo-impression des matériaux tels que des tapis, tentures, voilages, revêtements muraux ou de sol,d'une largeur de 4 ou 5 mètres par exemple, en utilisant des bandes de support inerte de colorants d'une largeur standard de 1,60 mètres. Dans ce cas, certains utilisateurs ont prévu d'alimenter simultanément le dispositif pratiquant la thermo-impression proprement dite, et par exemple la calandre chauffante, au moyen d'une pluralité de bandes longitudinales porteuses de colorants, sue l'on déroule côte à côté. Cette méthode peut donner satisfaction lorsqu'il n'est pas indispensable que les motifs imprimés par les différentes bandes voisines se raccordent exactement, c'est-à-dire tant que l'on n'imprime pas un motif dont les parties colorées doivent présenter un aspect continu dans le sens de la largeur du matériau textile. Il en est par exemple ainsi lorsque l'on imprime un motif formé d'un semis de fleurs sur fond clair, ou de guirlandes orientées dans le sens de la longueur du matériau. Par contre, lorsque les parties colorées des motifs doivent se raccorder latéralement, et par exemple lorsque l'on imprime un motif dont le fond est coloré ou un motif présentant des guirlandes orientées dans le sens de la largeur du matériau textile, cette méthode ne peut donner satisfaction en raison de l'effet inesthétique auquel aboutit un décalage, même léger, entre les différentes bandes de support inerte des colorants. En effet, s'il est à la portée de l'homme de l'art de ré- guler le déroulement des différentes bandes voisines de telle soit te que les motifs qu'y définissent les colorants ai blimables se trouvent dans une position longitudinale identique lors de la mise en contact avec le matériau textile en vue de la thermo-impression, une juxtaposition bord à bord parfaite des différentes bandes en défilement est particulièrement difficile à réaliser. On constate soit une dissociation transversale des bandes avec apparition de 'blancs" longitudinaux sur le matériau thermoimprimé, soit au contraire des chevauchements mutuels des bandes voisines, avec apparition sur le matériau thermo-imprimé de bandes longitudinales plus foncées en raison de l'excès de colorant dans la zone de chevauchement, voisinant avec des lignes longitudinales où le motif présente un aspect trouble, les colorants portés par le bord d'une bande dont le matériau textile est séparé par le bord d'une autre bande tendant à fuser latéralement. Compte tenu de ce que l'expérience montre que les "blancs" longitudinaux apparaissent dès que l'écartement entre deux bandes supports de colorants voisines dépasse 2/10 de millimètre, ce qui apparalt difficile à éviter lorsque l'on tente de pratiquer une juxtaposition bord à bord des bandes, et pour permettre d'appliquer le procédé de thermo-impression à des matériaux textiles dits en grande largeur" en utilisant des bandes de support inerte des colorants d'une largeur inférieure, l'invention propose d'établir entre les bandes voisines un chevauchement d'une valeur parfaitement déterminée et constamment maitrisée telle que les effets de bande plus foncée dans les zones de recouvrement mutel ou de bande trouble à proximité immédiate de ces zones n'apparaissent pas, et naturellement telle qu'il y ait raccordement parfait, notamment latéralement, entre les motifs imprimés sur le matériau textile par les différentes bandes voisines. Cette dernière nécessité impose que le chevauchement, tel qu'il est établi hors des conditions opératoires du transfert des colorants, c'està-dire hors des conditions de température et de tension des bandes régnant au moment de ce transfert, tienne compte du retrait latéral que subissent les bandes lorsqu'on les chauffe et les met en tension au moment du transfert. A titre indicatif, le retrait thermique subi par une bande de papier de 1,60 m de large formant support inerte pour les colorants sublimables est de l'ordre de 4 mm à 200 C, température de sublimation et de transfert des colorants, et la tension longitudinale imposée à cette bande dans les conditions de transfert provoque une diminution de l'ordre de 1,6 mm de sa largeur. L'invention prévoit par conséquent, avant d'agir ou après avoir agir sur le défilement des bandes déroulées séparément pour amener à une position longitudinale identique les motifs qu'y déf- nissent les colorants sublimables, à établir un chevauchement latéral mutuel des bandes tenant compte des retraits thermique et physique subis iltérieurement par celles-ci lors de leur passage au poste de transfert des colorants, et imposant de préférence aux bandes un chevauchement latéral mutuel sur une largeur parfaitement déterminée au niveau de ce poste de transfert. L'expérience montre que cette largeur de chevauchement laté ral*mutuel des bandes au niveau du poste de transfert doit être de préférence comprise entre 0,5 mm et 2 mm, une largeur de chevauchement inférieure pouvant donner lieu à une impression irrégulière au niveau du raccord dans le cas fréquent où les bords du support inerte présentent des variations de coloration, et une valeur supérieure donnant lieu à l'apparition de la bande plus foncée évoquée plus haut. A conditions opératoires du transfert constantes, le chevauchement établi hors de ces conditions opératoires doit être maintenu aussi constant que possible afin que le chevauchement qui en résulte dans les conditions opératoires du transfert soit constamment maintenu à la valeur prédéterminée requise. Le procédé de thermo-impression d'un matériau textile longitudinal selon l'invention, consistant à meure en contact une face du matériau textile et une face d'un support inerte longitudinal porteur de colorants sublimables y définissant un motif, le dit support étant formé de la juxtaposition transversale d'une pluralité de bandes longitudinales portant des motifs à raccorder latéralement pour définir un motif continu dans le sens de la largeur du support, à provoquer un défilement longitudinal conjoint du matériau textile et du support, à provoquer par chauffage la sublimation des colorants et leur transfert du support au matériau textile et à séparer le matériau textile du support, est par conséquent caractérisé en ce que, pour réaliser la juxtaposition transversale des bandes préalablement à la mise en contact ave c le matériau textile à thermo-imprimer, on les juxtapose transversalement avec un chevauchement latéral mutuel de deux bandes voisines décalant transversalement les motifs portés par ces deux bandes d'une valeur correspondant à la moitié de la somme des retraits subis respectivement par l'une et l'autre de celles-ci dans le sens de leur largeur du fait du dit chauffage, afin que les motifs portés par ces deux bandes se raccordent exactement dans les conditions de chauffage. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatifs ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue latérale sdiématique dtune calandre de thermo-impression mettant en oeuvre l'invention. La figure 2 illustre, en coupe par le plan II-II de la figure 1, la position qu t occuperaient trois bandes voisines après une première phase du réglage de leurs positions transversales relatives Si cette seule phase était pratiquée. La figure 3 illustre une vue analogue montrant la position relative des trois bandes après l'accomplissement des première et deuxième phases du réglage, avant l'introduction dans la calandre, c'est-à-dire avant que les bandes subissent leur retrait en largeur consécutif à l'application des conditions opératoires de transfert, en température et en traction longitudinale appliquée aux bandes. La figure 4 montre, en vue de dessous si l'on se réfère aux figures 2 et 3, les positions relatives des bandes dans le cas de la figure 2, dans le cas de la figure 3, et à l'intérieur de la calandre, dans les conditions opératoires du transfert. Les deux phases de réglage illustrées respectivement aux figures 2 et 3 pourraient être pratiquées successivement, mais elles sont de préférence pratiquées en une seule opération. La figure 1 illustre l'exemple fréquent où l'opération de thermo-impression proprement dite est réalisée dans une calandre 1, comportant un tambour chauffé 2 présentant une périphérie 3 cylindrique de révolution autour de son axe 4 généralement horizontal, autour duquel il est monté à rotation généralement libre. La calandre utilisée peut être du type traditionnel compor tant un tapis sans-fin ou "coursier't maintenu à l'état tendu contre la périphérie 3 du tambour, ou encore être démuniede coursier comme il est illustré, selon la technique décrite au brevet fran zains No 75/20700 de la demanderesse. Selon cette technique, le matériau textile à teindre 5, par exemple un tapis, est lui-même appliqué à l'état tendu sur la périphérie cylindrique 3 du tambour, avec intercalation du support inerte des colorants 8 entre sa face 9 tournée vers la périphérie 3 du tambour et cette dernière. A cet effet, on prévoit deux rouleaux 6 et 7 d'axes parallèles à l'axe 4 et disposés au contact de la deuxième face 10 du matériau textile 5, respectivement en amont et en aval du tambour 2 compte tenu du sens de rotation 11 que le rouleau 7, entraîné en rotation autour de son axe par tout moyen connu, communique au tambour 2, par l'intermédiaire du matériau textile 5 et du support 8 des colorants. Un freinage appliqué au rouleau 6, qui se transmet par friction à la face 10 du matériau textile 5, assure une mise en tension longitudinale du matériau textilé 5 et du support 8 des colorants dans leurs zones en contact avec la périphérie 3 du tam bour, et par la mêmelapplication dtune pression déterminée par le matériau textile 5 sur le support 8 des colorants. En aval du rouleau 7, à la sortie de la machine, le matériau thermo-imprimé 5 et le support 8 ayant servi à la thermo-impression sont séparés et guidés séparément par exemple vers des dispositifs enrouleurs. Le matériau textile à thermo-imprimer 5 présentant selon l'invention une dimension transversale, c'est-à-dire une largeur mesurée par exemple parallèlement à l'axe 4, supérieure à celle des bandes porteuses de colorants sublimables disponibles, le support longitudinal inerte 8 est formé de la Juxtáposition transversale de telles bandes longitudinales, ici au nombre de trois por- tant les références 12, 13 et 14 par exemple dévidées de rouleaux, respectivement 15 16 et 17 d'axes respectifs parallèles à ltaxe 4. Naturellement, bien que l'invention soit décrite en référence à un exemple où le support 8 est formé à partir de trois bandes 12 à 14, elle n'est nullement limitée à un tel cas et l'on pourrait juxtaposer ainsi tout nombre de bandes, de largeur généralement identique mais éventuellement différente , requis par la largeur du support 8 à obtenir. Selon l'invention, la somme des largeurs des bandes 12 à 14 alimentant la machine est supérieure à la largeur du support 8 à former afin d'autoriser un léger chevauchement mutuel de deux bandes voisines, dans une zone longitudinale de chacune située à proximité de son bord longitudinal voisin d'une autre bande. Ainsi, dans l'exemple illustré, la bande latérale 14 est déroulée à un niveau supérieur à celui de la bande centrale 13, elle-même déroulée à un niveau supérieur à celui de l'autre bande latérale 12 ; un rouleau déviant 18 d'axe parallèle à l'axe 4, placé sur le passage obligé des trois bandes entre leurs dérouleurs respectifs 15 à 17 et le rouleau.d'entrée 6 ici en contact avec la face des trois bandes tournée vers le bas, permet de réunir les trois bandes sensiblement coplanairement, avec le chevauchement latéral mutuel recherché, pour définir le support unique 8. Selon l'invention, le chevauchement latéral mutuel des bandes formant le support 8 tel quTil se présente avant l'introduction entre le matériau 5 et la périphérie 3 du tambour chauffé 2, au niveau du rouleau d'entrée 6 de la calandre, est d'une valeur par faitement déterminée et constamment contrôlée pendant le défilement des bandes. Le chevauchement latéral mutuel ainsi établi entre deux bandes voisines immédiatement avant l'entrée dans la calandre est choisi de telle sorte que, dans les conditions opératoires du transfert, deux bandes se chevauchent sur une largeur parfaitement déterminée x avec superposition parfaite , dans la zone de chevauchement, des dessins définis à la surface de ces bandes par les colorants sublimables. Ce chevauchement dans les conditions opératoires du transfert est schématisé à la partie supérieure de la figure 4. La valeur de x est de préférence choisie entre 0,5 mm et 2 mm. A cet effet, comme le montreila partie inférieure de la figure 4 et la figure 2, on commence par établir entre deux bandes voisines rn chevauchement de largeur égale à x ou supérieure à cette valeur e t telle que les motifs portés par les deux bandes considérées se superposent exactement dans la zone de chevauchement, respectivement 19 dans le cas des bandes 13 et 14 et 20 dans le cas des bandes 12 et 13(partie inférieure de la figure 4). Si l'on considère plus particulièrement la zone de chevauchement 19 des bandes 14 et 13, on augmente ensuite la largeur de cette bande d-!une valeur R tenant compte du retrait que présen- teront ces bandes dans le sens de la largeur lorsqu'elles se trouveront dans les conditions opératoires du transfert, c 'est-à-dire après retrait thermique et, dans le cas de l'exemple illustré, retrait résultant de leur mise en tension dans le sens de la longueur. L'établissement de ce chevauchement supplémentaire est illustré dans la partie centrale de la figure 4. Le chevauchement supplémentaire R s'établit de la façon suivante R = G + H x C , ou 2 -G désigne la largeur totale de la bande 14 diminuée de la valeur x, ctest-àdire la distance transversale séparant du bord longitudinal 21 de la bande 14 opposé au bord 22 de celle-c i superposé àla bande centrale 13 une ligne longitudinale 23 distante de ce bord 22 d'une valeur égale à x ; - H désigne la distance transversale séparant les lignes longitudinales 24 et 25 de la bande centrale 13 ; la ligne 24est la ligne de la bande coincidant avec la ligne 23 de la bande 14 lorsqu'est établi entre ces bandes le premier chevauchement de largeur supérieure ou égale à x et tel que les motifs portés par les deux bandes 13 et 14 se superposent exactement dans la zone de chevauchement 19 ; 25 est la ligne longitudinale de la bande 13 distante d'une valeur égale à x du bord longitudinal 26 de celleci le plus éloigné de la ligne 24 ; - C est un coefficient de retrait aisément déterminable par l'homme de l'art pour tenir compte de préférence à la fois du retrait thermique et du retrait physique de la bande lors de son passage aux conditions opératoires du transfert. De même, après avoir établi entre les bandes 12 et 13 un chevauchement au moins égal à x e t tel que les motifs portés par ces deux bandes se superposent exactement dans la zone de chevauchement 20, comme le schématise la partie inférieure de la figure 4, on augmente la largeur de ce chevauchement d'une valeur R' établie de la façon suivante R' = H + J x C - J désigne la distance séparant la ligne 27 de la bande 12 coïncidant avec la ligne 25 de la bande 13 lorsque le premier chevauchement de largeur au moins égale à x est établi, et le bord longitudinal 28 de la bande 12 le plus éloigné de cette ligne 27. Ensuite, en maintenant les trois bandes dans la position relative ainsi établie, on découpe les lisières des bandes dans les zones de chevauchement 19 et 20 de façon à ramener la largeur de celles-ci exactement à un e valeur égale respectivement à x + R et à x + R'(partie centrale de la figure 4). De préférence, on pratique cette opération en coupant la lisière de celle des deux bandes se chevauchant qui est superpo sée à la face de l'autre bande portant les colorants. Dans l'exemple illustré où les colorants sont portés par -la face inférieure des bandes, au niveau du dispositif 29, on détache ainsi la lisière 30 de la bande centrale 13 superposée à la bande 12, et la lisière 31 de la bande 12 superposée à la bande 13. L'ensemble des trois bandes ainsi superposées respectivement sur une largeur x + R et sur une largeur x + R' est alors introduit dans la calandre 1 conjointement avec le matériau à thermo-imprimer 5, et, placé dans les conditions opératoires du transfert, subit son: retrait qui ramène le chevauchement mutuel desbandes voisines à la valeur x en rétablissant une superposition exacte des motifs portés par les différentes bandes dans leurs zones de chevauchement respectives (partie supérieure de la figure 4). La colncidence dans le sens longitudinal entre les motifs portés par les différentes bandes peut être assuree en tout point situé entre leur dérouleur respectif 15 à 17 et le rouleau 6. On périodiquement peut utiliser à cet effet des repères que portent/sur leur lisière les bandes de support inerte de colorants habituellement utilisés en thermo-impression, qui peuvent être lus par tout dispositif tel qu'une cellule photo-électrique lisant et mémorisant les positions longitudinales relatives des repères portés par les différentes bandes pour agir éventuellement sur la vitesse de défilement longitudinal de l'une ou l'autre de ces bandes si les positions relatives lues viennent à varier par rapport aux positions relatives mémorisées, correspondant à une colncidence parfaite des motifs dans le sens longitudinal. Ces moyes de contrôle du défilement de chaque bande peuvent intervenir soit séparément au niveau de chaque dévidoir 15, 16, 17 par exemple par freinage de l'un ou l'autre de ces dévidoirs si la bande qui lui correspond se décale vers l'avant par rapport aux bandes voisines compte tenu du sens de défilement, soit par le jeu de tout dispositif d'entrainement individuel de chaque bande entre les dévidoirs et le rouleau 6 d'entrée de la calandre. Avantageusement, on peut prévoir sur le trajet obligé des bandes des dispositifs analysant la tension de celles-ci de telle sorte qu ' u n e bande soit toujours à la tension longitudinale minimale admissible pour le bon -fonctionnement de la calandre. La réalisation d'un tel dispositif est à la portée de l'homme de l'art. La position transversale relative des différentes bandes est également constamment contrôlée et corrigée de façon à obtenir à chaque instant le chevauchement voulu au moyen de dispositifs tels que ceux qui sont schématisés à titre d'exemple aux figures 2 et 3. Ces dispositifs contrôlent la position transversale des lisières des différentes bandes au niveau du chevauchement de cellesci. Ces dispositifs assurent également la coupe des lisières 30 et 31 correspondant à l'excédent de chevauchement Si l'on se réfère plus particulierement à la zone de chevauchement 19, à proximité immédiate de celle-ci et disposé un tel groupe dit 'de coupe" 32 comportant une cellule photo-électrique 33 susceptible d'être placée à l'aplomb du bord longitudinal 22 de la bande supérieure 14, une cellule photo-électrique34 susceptible d'être placée à l'aplomb du bord longitudinal 35 de la bande centrale 13 placé sous la bande latérale 14, et un couteau 36 de tout type connu, par exemple monté à rotation autour d'un axe transversal par rapport à la direction générale 37 de déplacement des bandes, sous l'action d'un moteur 38, pour détacher la lisière 30. L'ensemble du groupe de coupe 32 est porté par un chariot schématisé par le trait mixte 39, dont la position est réglable manuellement suivant une direction transversale parallèle au plan général des bandes ; la position de la cellule 34 par rapport au chariot 39 suivant cette même direction est réglable manuellement, la position de la cellule 33 par rapport au chariot 39 suivant cette même direction étant quant à elle réglable automatiquement sous l'action d'un moteur 40 qui maintient un écartement transversal prédéterminé constant entre la ligne de coupe du couteau 36 et le bord 22 de la bande 14, maintenant ainsi le chevauchement mutuel des bandes 14 et 13 àla valeur prédéterminée x + R à l'entrée de la calandre. Le moteur 40 est commandé par tout dispositif approprié 41 autorisant le réglage et la visualisation de R et de X, de préférence séparément. A La largeur de la lisière 30 coupée est de préférence égale- ment affichée par un dispositif 42 couplé avec les moyens de réglage de la position transversale de la cellule 34. Au niveau de la zone de chevauchement 20 des bandes 12 et 13 es t prévu un dispositif identique dit "groupe de coupe 43", comportant un chariot 44 de position réglable suivant une direction transversale parallèle au plan général des bandes ; ce chariot 44 porte en regard du bord 26 de la bande centrale 13 une cellule photo-électrique 45 dont la position transversale sur le chariot est réglée automatiquement, à chaque instant, par un dispositif 47 identique au dispositif 41 et-permettant le réglage et la visualisation de x et de R', pour maintenir à une distance x + R' du bord 26 la ligne de coupe d'un couteau 48 porte par le chariot 44 en regard de la face inférieure de la bande latérale 12, le quel couteau est par exemple un disque entraîné par un moteur 49 en rotation autour de son axe, orienté transversalement et parallèlement au plan général des bandes ; outre la cellule 45 et le couteau 48, le chariot 44 porte une cellule 50 dont la position transversale par rapport au chariot est réglable manuellement, pour être placée en regard du bord longitudinal 51 de la bande latérale 12 opposé au bord 28 de celle-ci, pour établir la largeur de la lisière 31. En outre, les cellules 33, 34, 45, 50 sont couplées avec des moyens permettant de déplacer latéralement les bandes. Ainsi, si l'on eonsidère le groupe de coupe 32, un déplacement latéral de la bande 13 détecté par la cellule 34 commande le déplacement en retour de la bande 13 et, si la bande 14 se déplace latéralement, la cellule 33 provoque son mouvement en retour. D'autre part,si la bande 13 se déplace latéralement, la cellule 45 commande un moteur 52 agissant sur la position du chariot 44 suivant la direction transversale parallèle au plan général des bandes et, par voie de conséquence, la cellule 50 provoque le déplacement latéral de la bande 12 pour rétablir les bandes 12 et 13 dans leur position relative. De même, si la bande latérale 12 seule se déplace latéralement, la cellule 50 commande son déplacement en retour. Le réglage des positions transversales relatives des bandes au moyen d'un tel dispositif est par exemple le suivant. Après avoir affiché une valeur nulle de R et de R' sur les dispositif de visualisation 41 et 47, on entreprend le réglage du groupe de coupe 32 en ajustant x à la distance minimale permettant la bonne marche de l'impression puis, après avoir parfaitement superposé les motifs des deux bandes 14 et 13 dans leur zone de chevauchement 19, on amène la cellule 34 en regard du bord 35 de la bande 13. On reporte alors les mêmes valeurs de x et de largeur A de lisière à éliminer sur le groupe de coupe 43, respectivement 47 et sur un dispositif 53 de réglage et de visualisation de la position transversale relative de la cellule 50 et du couteau 48. On vérifie alors tes motifs portés par les bandes 12 et 13 dans leur zone de chevauchement 20 coincident parfaitement. On calcule ensuite R et R' et on affiche ce correctif en 41 et 47 ; ces dispositifs 41 et 47 augmenteront automatiquement, sur la machine, la distance x de la largeur R ou $', respectivement, de telle sorte qu'après élimination des lisières 30 et 31 par les couteaux 36 et 48, les bandes 13 et 14 soient superposées sur une largeur x + R et les bandes 12 et 13 sur une largeur x + R' au moment d'entrer en contact avec le matériau 5 et d'être soumises aux conditions opératoires du transfert, au niveau du tambour 2. Naturellement, ces dispositions ne -sont décrites qu'à titre d'exemple non limitatif, et le procédé selon l'invention pourrait être mis en oeuvre différemment sans que l'on sorte pour autant du cadre de celles-ci. De préférence, comme le montre la figure 1 l'enroulement des différentes bandes de support inerte des colorants ayant servi à la thermo-impression est assuré, à la sortie de la calandre, autar d'axes parallèles différents pour éviter des tensions anormales dues au recouvrement des bandes. REVENDICATIONS 1) Procédé de thermo-impression d'un matériau textile longitudinal, consistant à mettre en contact une face du matériau textile et une face d'un support inerte longitudinal porteur de colorants sublimables et définissant un motif, le dit support étant formé de la juxtaposition transversale d'une pluralité de bandes longitudinales portant des motifs à raccorder latéralement pour définir un motif continu dans le sens de la largeur du support, et à provoquer par chauffage la sublimation des colorants et leur transfert du support au matériau textile, caractérisé en ce que, pour réaliser la juxtaposition transversale des bandes préalablement à la mise en contact avec le matériau textile à thermo-imppi- mer, on les juxtapose transversalement avec un chevauchement latéral mutuel de deux bandes voisines décalant transversalement les motifs portés par ces deux bandes dXune valeur correspondant à la moitié de la somme des retraits subis re-spectivement par l'une et l'autre de celles-ci dans le sens de leur largeur du fait du dit chauffage afin que les motifs portés par ces deux bandes se raccordent exactement dans les conditions de chauffage. 2) Procédé selon la revendication 1, consistant à tendre longitudinalement les bandes pendant la sublimation des cdorants et leur transfert du support au matériau textile, caractérisé en ce que l'on donne au dit chevauchement une valeur correspondant à la moitié de la somme des retraits subis respectivement par l'une et l'autre des deux bandes dans le sens de leur largeur à 1 a fois du fait du dit chauffage et de la dite tension longitudinale. 3) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on augmente en outre la valeur du dit chevauchement d'une valeur prédéterminée correspondant à un recouvrement mutuel des dites bandes voisines après le dit retrait, dans les conditions opératQires du transfert. 4) Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la dite valeur prédeterminée est comprise entre 0,5 mm et 2 mm. 5) Procédé selon l'une quelco nque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que, pour établir un chevauchement mutuel de deux bandes voisines à proximité de leurs bords longitudinaux voisins d'une valeur compensant le retrait qu'elles subissent dans les conditions opératoires du transfert augmentée de la dite valeur prédéterminée, on les juxtapose transversalement avec un chevauchement mutuel dtune valeur au moins égale à la dite valeur prédéterminée de recouvrement mutuel et telle que les motifs des deux bandes soient exactement superposés dans la zone de chevauchement, augmentée de la dite valeur compensant le retrait ultérieur dans les conditions opératoires du transfert, et-en ce que l'on détache une lisière longitudinale des bandes superposées, dans la zone de chevauchement, pour ramener leur chevauchement à la dite valeur prédéterminée augmentée de la valeur compensant le retrait ultérieur. 6) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on détache la lisière de celle des deux bandes qui est superposée à la face de l'autre bande portant les colorants.