L'invention se rapporte à une plaquette de garniture pour lingotière à créneaux. On sait que, dans la coulée de l'acier en lingotière, la solidification de la tette de lingot, ou masselotte, est ralentie grâce à l'interposition d'une garniture latérale en matériau isolant-réfractaire, le plus souvent constituée par des éléments préfabriqués assemblables et, notamment, par des plaquettes et des coins destinés à être apposés contre les faces internes et dans les angles de la lingotière. Pour des raisons d'ordre économique, l'épaisseur de ces éléments préfabriqués est limitée au strict minimum compatible avec le temps de solidification recherché. Dans certains cas, pour des raisons de facilité de démoulage, des lingots, on utilise des lingotières dites "crénelées"0 Elles diffèrent des lingotières habituelles par le fait qu'on a pratiqué, sur deux faces opposées, des saignées ou créneaux destinés à laisser le passage aux mors d'une tenaille utilisée pour saisir la masselotte en vue du démoulage du lingot. Les plaquettes isolantes-réfractaires, montées à l'intérieur des lingotières crénelées, et notamment au niveau du créneau, doivent présenter une résistance mécanique suffisante à haute température, pendant tout le temps où le métal de la masselotte reste liquide. Si leur résistance est immiffisante, elles sont déformées sous l'effet de la pression et parviennent à se fissurer ou à se rompre en permettant au métal liquide de stéchap- per, avec toutes les conséquences qui en résultent sur la soli dification du lingot. La présente invention a pour but de réaliser une plaquette qui remédie à ces inconvénients et qui soit d'un prix de revient gaère plus élevé que celui des plaquettes tradbionnelles. Cette plaquette est caractérisée en ce qu'elle comporte, dans sa zone couvrant le créneau de la lingotière et en saillie de sa face interne, donc opposée à celle venant en appui contre la lingotière, un bossage de profil homothétique et légèrement supérieur à celui transversal du créneau. Ainsi, la résistance de la plaquette n'est augmentée que dans sa section utile et d'une valeur suffisante pour lui éviter toute rupture pendant le temps de solidification de la masselotte. En outre, l'augmentation d'épaisseur, résultant du bossage, n'est également que très localisée et ne modifie pas, de façon sensible, les proprite's isolantes et réfractaires de la plaquette, comme ce serait le cas si cette dernière présentait une épaisseur uniforme, supérieure à celle habituelle. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette plaquette Figure 1 est une vue en perspective avec coupe partielle, montrant la partie supérieure d'une lingotière munie de la plaquette selon l'invention Figure 2 est une vue de face en élévation dans le sens de la flèche A de figure 1 montrant la plaquette lorsqu'elle est positionnée contre la lingotière Figure 3 est une vue en perspective montrant plus particulièrement la plaquette selon l'invention Figure 4 est une vue en perspective d'une variante de cetbe plaquette. A la figure 1, 2 désigne la lingotière et en 1' occurence, la partie destinée à former la masselotte du lingot. De forme générale prismatique, cette lingotière 2 comporte, dans deux de ses parois opposées, des créneaux 3 destinés à permettre le passage des mors d'une tenaille. Cette lingotière est recouverte intérieurement d'une garniture constituée, dans cette forme d'exécution, par des plaquettes 4 apposées contre les faces et par des coins inversés 2 disposés dans les angles de sa cavité intérieure. Traditionnellement, les coins 2 sont d'abord mis en place dans les angles de la lingotière et sont maintenus dans cette position par les talons 5a qu'ils comportent. Lorsque tous les coins 5 sont mis en place, les plaquettes 4 sont intercalées entre les coins et, grâce à la forme trapézoidale qui leur est donnée, se positionnent et se fixent par coincement entre les deux coins correspondants. Selon l'invention, chaque plaquette 4 comporte un bossage 6 faisant saillie de sa face interne 4a, opposée à celle 4b venant en appui contre la paroi interne de la lingotière. Le bossage 6 présente, vue de face, un profil 2, homothétique aux cotes légèrement supérieures à celles du profil transversal 8 du créneau 3. Ainsi, lorsque la plaquette 4 est accollée contre le créneau 2, elle présente dans toute la zone 9 représentée en grisée à la figure 2, une section transversale résistante supérieure à celle qu'elle possède dansons autres parties. I1 en résulte que, sous la poussée du métal liquide, la plaquette 4 coffre une résistance bien supérieure à celle des plaquettes traditionnelles ne comportant pas de bossage, résistance suffisante pour éviter toute rupture pendant le temps de solidification de la masselotte. 1 est à remarquer que le bossage n'occupe qu'une faible suriace par rapport à celle de la plaquette et que, de ce fait, l'augmentation d'épaisseur, consécutive à ce bossage, ne modifie que, dans de très faibles proportions, les caractéristiques isolantes et réfractaires de la plaquette et ne perturbe pratiquement pas le refroidissement de la masselotte. Dans ce qui précède, la plaquette 4 est du type sans talon et est utilisée avec des coins inversés munis de talon, mais il est évident, comme montré figure 4, que cette plaquette peut titre également du Sype à talon et présenter une pente inversée pour coopérer avec des coins sans talon. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forte d'exécution de cette plaquette qui a été décrite ci-dessus, à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATION - Plaquette de garniture pour lingotière à créneaux caractérisée en ce qu'elle comporte, dans sa zone destinée à être plaquée contre le créneau de la lingotière et en saillie de sa face interne, donc opposée à celle venant en appui contre la lingotière un bossage de profil homothétique et légèrement supérieur à celui transversal du créneau.