L’invention se rapporte à une Prothèse biologique (10) constituée par une plaque aréolo-mamelonnaire appartenant à la famille des porcins, des bovins ou des caprins, ladite plaque aréolo-mamelonnaire ayant été traitée pour permettre une utilisation chez l’être humain. Fig.1 PROTHESE BIOLOGIQUE DESTINEE A LA RECONSTRUCTION DE LA PLAQUE AREOLO-MAMELONNAIRE L’invention se rapporte à une nouvelle prothèse biologique fabriquée à partir d’une plaque aréolo-mamelonnaire animale, utile en particulier dans la reconstruction mammaire après mastectomie. Etat de la technique Une mastectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever le sein dans lequel se situe la tumeur dans son intégralité, y compris l'aréole et le mamelon. On sait qu’approximativement 1 femme sur 8 développera un cancer du sein invasif au cours de sa vie. Un tiers de ces cancers nécessitent une mastectomie. La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (PAM) est l’étape finale dans le parcours de reconstruction post-mastectomie. Différentes méthodes existent pour recréer la portion anatomique perdue avec un risque majoritairement associé à une perte de projection où aplatissement du mamelon. Il est donc nécessaire d’associer un matériel prothétique à la chirurgie. Actuellement, les techniques chirurgicales utilisées impliquent des greffes de peau autologues pour l’aréole et des lambeaux locaux pour le mamelon. Il peut également être proposé la création d’un tatouage pour l’aréole. Le prélèvement d’un greffon autologue implique obligatoirement la création d’une perte de substance sur une autre portion anatomique donc de potentiels complications avec un résultat esthétique non-garantie. La création d’un tatouage ne permet pas de restaurer la portion anatomique perdue. Or, la reconstruction de la PAM doit permettre de mieux intégrer le sein reconstruit dans le schéma psychologique personnel de la patiente. Un matériel prothétique synthétique en silicone a récemment été mis sur le marché (sous le nom de Fixnip). Les complications liées à l’utilisation d’implants en silicone dans les implants mammaires sont largement décrites dans la littérature. De plus, les récentes restrictions (interdiction des implants macro-texturés, syndrome ASIA,…) plaident pour l’utilisation de matériaux biologiques dans ce type de reconstructions si bien que l’utilisation d’un matériau prothétique en silicone en chirurgie de la PAM n’apparait pas cohérent. De plus la pose d’implants en sous cutané présente un risque d’ulcération avec exposition de l’implant. Il existe par conséquent un besoin pour prothèse adaptée à la reconstruction de la PAM, constituée en un matériau naturel, et simple de fabrication et d’utilisation. L’objectif de l’invention est de répondre à ce besoin en proposant une prothèse biologique palliant les problématiques de l’art antérieur. A cet effet, la présente invention propose d’utiliser une plaque aréolo-mamelonnaire prélevée sur un animal. La peau animale, en particulier la peau de porcins, est déjà utilisée depuis plusieurs années pour la fabrication de prothèses biologiques en chirurgie de la paroi et de reconstruction mammaire. Néanmoins, l’utilisation du derme animal pour la fabrication de prothèse dans le cas de la reconstruction de la PAM nécessiterait de nombreuses manipulations et assemblages de parties de dermes pour obtenir la forme désirée, ce qui semble difficilement réalisable à la fois d’un point de vue technique et d'un point de vue économique. La présente invention vise une prothèse biologique fabriquée à partir d’une partie très particulière de l’animal, adaptée à la forme d’une PAM humaine, ce qui évite ces problématiques. En effet, l’invention vise une prothèse biologique constituée en tout ou partie par une plaque aréolo-mamelonnaire appartenant à la famille des porcins, des bovins ou des caprins, ladite plaque aréolo-mamelonnaire ayant été traitée pour permettre une utilisation chez l’être humain, préférentiellement au moins par acellularisation et/ou déantigénisation et/ou inactivation virale. La prothèse selon l’invention comprend donc une section plane ou sensiblement plane, et une section protubérante disposée préférentiellement sensiblement au centre de ladite section plane. Avantageusement, une telle prothèse possède une forme tout à fait adaptée à la reconstruction de la PAM chez une femme puisqu’elle est obtenue à partir de la section anatomique (PAM) chez l’animal, et ce sans avoir à manipuler et assembler différentes parties du derme. Elle est simple de fabrication, et s’agissant d’une prothèse biologique, elle se substitue aux greffons autologues usuellement utilisés dans ce type d’interventions chirurgicales. D’autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description en détail de l’invention qui va suivre. Brève description des Figures : la représente un schéma de la prothèse selon l’invention. : la représente un schéma du prélèvement de la partie de l’animal pour fabriquer la prothèse selon l’invention. : la représente une photographie d’une prothèse selon l’invention. Prothèse biologique (10) constituée en tout ou partie par une plaque aréolo-mamelonnaire appartenant à la famille des porcins, des bovins ou des caprins, ladite plaque aréolo-mamelonnaire ayant été traitée pour permettre une utilisation chez l’être humain. Prothèse (10) selon la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle comprend une section (18) plane ou sensiblement plane, et une section protubérante (16). Prothèse biologique (10) selon la précédente revendication, caractérisée en ce que la section protubérante (16) est disposée au centre ou sensiblement au centre de la section (18). Prothèse biologique (10) selon l’une des revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que la section (18) est de forme circulaire ou ovale ou sensiblement circulaire ou sensiblement ovale. Prothèse biologique (10) selon l’une des revendication 2 à 4, caractérisée en ce que l’épaisseur e de la section (18) est comprise entre 0,5 et 4 mm. Prothèse biologique (10) selon l’une des revendication 2 à 5, caractérisée en ce que la section protubérante (16) présente une hauteur h comprise entre 0,5 et 20mm. Prothèse biologique (10) selon l’une des revendication 2 à 6, caractérisée en ce que le diamètre moyen D de la section (18) est compris entre 10 et 60 mm. Prothèse biologique (10) selon l’une des revendication 2 à 6, caractérisée en ce le diamètre moyen d de la section (16) est compris entre 5 et 15mm. Prothèse biologique (10) selon l’une des précédentes revendications, caractérisée en ce que le traitement pour permettre une utilisation chez l’être humain est au moins un traitement par acellularisation et/ou déantigénisation et/ou inactivation virale. Prothèse biologique (10) selon l’une des précédentes revendications, caractérisée en ce qu’elle est lyophilisée. Prothèse biologique selon l’une des précédentes revendications, caractérisée en ce qu’il s’agit d’une prothèse biologique mammaire pour l’être humain.