"CONSTRUCTION EN ACIER POUR HANGARS " L'invention est relative à une construction en acier, notamment pour des hangars, construction comportant des montants de cadres et des poutres de cadres revotant la forme de supports laminés aboutés en biais et avec des pièces de pied susceptibles d'être reliées à des fondations à bandes pour recevoir les montants des cadres. Dans les systèmes de construction en acier connus, par exemple pour des ensembles de hangars rassemblés à une ou plusieurs nefs, les liaisons entre les supports laminés, c'està-dire entre les montants des cadres et les poutres des cadres, ainsi qu'entre les unes et les autres de ces pie ces, s'effectuent par vissage ce qui rend nécessaire qu'aux emplacements de jonction, des nervures, des raidisseurs, des plaques de tête ou bien des pattes de traction, etc... soient soudés sur les profilés laminés.Ceci s'effectue dans les zones du coin du cadre toujours avec la formation de voltes, qui sont également obtenues par soudure de différentes parties (voir par exemple Merkblatt Stahl 388, Typisierte Hallen, DUsseldorf, 1967, und Merkblatt Stahl 440, Entwtirfshilfen für Hallenrahmen oder IPE- Profilen, Dlsseldorf, 1972). Pour pouvoir dimensionner en économisant des maté riaux, on devait s'adapter à l'évolution des moments. En ce qui concerne l'évolution de la surface des moments d'une poutre de cadre, il est caractéristique que la zone des coins du cadre, les moments sont élevés, présentent une pointe conforme à la règle et diminuent très rapidement tandis que les moments entre les coins du cadre, c'est-à-dire sur le champ, sont notablement inférieurs aux moments dans les coins et sont répartis de façon relativement plate et étirée longitudinalement. Pour satisfaire aux moments sur le champ, la poutre dans ces zones peut comporter une section transversale constante dans une large mesure. Par contre, un dimensionnement efficace dans la zone des moments d'appui, c'est-àdire dans la zone des jonctions entre les supports laminés, ne peut être obtenu que lorsqu'un renforcement est prévu pour couvrir la pointe des moments. A partir de ces exigences, on a, dans le cas des supports laminés mis en oeuvre pour le dimensionnement d'une poutre de cadre, choisi en principe un profilé de base allant d'un bout à l'autre et qui satisfait aux moments sur le champ. Nais aux coins du cadre, les pointes notablement plus importantes et diminuant rapidement des moments, sont couvertes par des renforcements relativement courts. Conformément à cette construction classique des cadres, ce que l'on appelle des voûtes sont prévues dans les zones des coins des cadres ou bien des points essentiels. On obtient ainsi un dimensionnement favorable du point de vue de la consommation de matériau. À l'heure actuelle on a toutefois la possibilité d'élaborer les supports profilés par des méthodes de fabrication automatisées dans une large mesure en économisant le temps et le coût. Le processus de production le plus simple serait celui où les supports d'acier en quittant le parc des aciers passent par l'installation automatique de sablage, puis de fa çon également complètement automatique reçoivent la peinture de finition, qui constitue en même temps la première peinture de base, puis à l'aide de la scie sont mis automatiquement à longueur st sont percés sur une ligne de perçages commandée par programme.Le traitement peut alors être interrompu et la construction peut quitter l'usine. Par la soudure de nervures de raidisseurs, de plaques de tête ou bien de voûtes, le processus de production est toutefois considérablement rendu plus coûteux, car d'une part, ces différentes pièces annexes doivent entre elles-m8mes fabriquées puis elles doivent, en un autre emplacement, être soudées sur les supports, ce qui en tralne un transport interne supplémentaire et une dépense de salaires supplémentaire pour la réalisation et la soudure des pièces correspondantes, mais également pour d'éventuels trstvux de rectification après la soudure.En outre, ce n'est qu'après un autre transport interne inutile que le processus de conservation peut être mis en oeuvre. La dépense en salaires est majorée d'environ 100 yo par rapport à la méthode de production simple qui a été décrite. Toutefois, jusqu'à maintenant, on n'était pas encore parvenu à développer une construction de cadres économique, c'est-à-dire se contentant d'une utilisation réduite de matériau, et pouvant se passer de pièces rapportées par soudure, si bien que le procédé de production simple cidessus mentionné pour les hangars et également des cadres d'un autre type, gravait pas encore pu être mis en oeuvre. Pour pouvoir fixer solidement les montants des cadres, des évidements, des plaques d'acier noyées dans le b6- ton ou bien des éléments d'ancrage directement noyés dans le béton sont nécessaires dans les fondations. Nme si les imprécisions inévitables et non négligeables en règle générale n'existaient pas dans la zone d'ancrage, le processus de dégauchissage inévitable devant être entrepris ultérieurement sur l'ensemble du hangar, tout comme les constructions de points d'ancrage inadaptées à cet effet et par trop imprécises, ne permettraient pas de déposer le cadre sur les fondations et de le visser immédiatement de sorte qutil puisse entre tout de suite fixé dans sa position définitive.Un dégauchissage ultérieur après le montage de l'ensemble de la construction du hangar ou d'une partie de cette construction, associé à des travaux ultérieurs sur la construction d 'ancrage, un équilibrage ni- veaux par des plaquettes placées en-dessous, sonten conséquence absolument nécessaire en règle générale. Bour cela on a besoin d'une grue mobile qui doit ainsi rester sur le chantier jusqu'à la fin des travaux de montage. Comme dans la construction en acier de types habituels, l'application des efforts sur les points d'ancrage s'ef- fectue par des plaques de pied soudées, celles-ci empêchent également la fabrication simple souhaitée, qui consiste simplement en mises à longueur et en perçages. Le but de la présente invention est de eréer une construction en acier de hangars dans sa totalité y compris les montants des cadres et les poutres des cadres ainsi que les pièces de pieds, de façon que les éléments nécessaires puissent être assemblés sans soudure, des éléments standards préfabriqués pouvant autre mis en oeuvre dans une large mesure de façon indépendante du type de hangars ou de l'ensemble de hangars, si bien qu'il en résulte notamment une économie des temps d'élaboration, une réduction des temps d'échafaudage ainsi aucune simplification de la tenue du parc et également une dépense plus réduite et une meilleure possibilité de surveillance lors du montage. Ce but est atteint conformément à l'invention en ce que les plans des åmes des supports laminés aboutés en biais se continuent de support laminé en support laminé, une éclisse reliant ces plans étant fixée respectivement sur chaque ctté des plans des amers et chaque pièce de pied étant constituée d'un profil en T dont l'amie s'étend perpendiculairement aux plans des supports laminés à relier qui sont bridés sur cette pièce, cette âme comportant une fente pour y introduire une ame d'un montant de cadre ainsi qu'au moins une cornière de raccordement destinée à être reliée à cette âme. Comme les profilés laminés sont aboutés en biais et que les plans des amers des deux profilés, du fait de la suppression des plaques de tête ou d'autres pièces sont dans le prolongement l'un de l'autre, on peut ainsi comme recouvrement de jonction, appliquer respectivement sur chaque côté des âmes une éclisse reliant les profilés. Les pattes de bridage qui, du point de vue de la fixation de la paroi et du toit sont ex trêmement g8nantes, sont ainsi évitées.La pièce de pied est constituée d'un profil en T dont le plan de l'!me est perpendi culaire au plan des supports laminés bridés sur cette pièce et dont l'assemblage constitue le cadre. L'ame de cette pièce de pied comporte une fente pour l'introduction de l'ssme du montant du cadre, ainsi qu'une cornière de raccordement destinée à autre reliée à ce montant. Les enseignements de l'invention permettent de réduire de plus de la moitié le nombre des emplacements de travail ainsi que le nombre de pièces. Comme ltensemble des différentes pièces de la construction du hangar est prévu pour qu'elles ne soient pas assemblées par soudure, cet assemblage des différentes pièces peut s'effectuer en totalité sur le chantier, au contraire de la constraction classique où toutes les pièces à souder doivent etre assemblées dans une sorte de "pré-montage" pendant le processus de production en usine.Cette construction de hangars d'un type nouveau permet ainsi d'utili- ser simultanément, dans une large mesure pour plusieurs types de hangars, des pièces de construction déterminées, telles que les tales de liaison, les pièces de raccordement, les pièces de pieds, les cornières, le matériel de jonction, les poutres de parois, les diagonales d'assemblage, etc0*0 et de les produire indépendamment des types de hangars en commande à ce moment là. Il est clair qu'ainsi le nombre spécifique pour lety pe de hangar considéra des positions de travail et des pièces s'abaissent encore au-dessous du pourcentage précédemment mentionné.Comme ces pièces à utilisationsmultiple ont en règle générale des dimensions et des poids réduits et sont manipulables, elles peuvent être économiquement prélevées sur le parc et être ainsi produites à l'avance, de façon toujours indépendante de la situation actuelle des commandes en séries suffisamment importantes et ainsi intéressantes du point de vue économique. Par contre, les pièces grandes et lourdes, telles que les montants et les poutres de cadres, peuvent être produites avec une dépense de main-d'oeuvre extrêmement réduite et ainsi également avec un temps d'élaboration très court suivant les besoins, pour les différentes commandes. Comme les autres pièces individuelles coûteuses en main-d'oeuvre sont déjà fabriquées à l'avance, cela permet d'écourter de façon très daetiqe - les temps de production et donc les délais de livraison par commande.A ceci vient s'ajouter un autre point de vue important : précisément du fait de la production exclusive de pièces individuelles qui en outre, sont identiques dans une large mesure, on peut envisager une production totalement sans planification. Les informations nécessaires pour l'élaboration commandée par programme des pièces peuvent certes être préalablement stockées sur des supports d'informations et il ne reste plus qu'à les en extraire. Le travail du bureau technique ntest certes pas totalement supprimé, mais toutefois en grande partie, ce qui signifie un raccourcissement supplémentaire considérable du temps d'exécution des commandes et donc des délais de livraison. Mais cela signifie également une réduction non négligeable du cobt du fait de la suppression d'heures de bureau dont le prix doit certes intervenir dans les calculs. Grâce à la liaison conforme à l'invention entre les supports laminés au moyen des éclisses, on obtient cet autre avantage que les moments, dans la jonction se situant dans le coin du cadre, sont pris en charge uniquement par les éclisses. On peut dès lors, dans certains limites, par des modifications des dimensions des éclisses, notamment en ce qui concerne la longueur des branches de ces éclisses et/ou leur épaisseur ou bien la qualité du matériau, augmenter la force porteuse des cadres sans que cela nécessite un autre dimensionnement des supports laminés. En conséquence, non seulement une fabrication rationnelle des supports laminés et des éclisses devient possible, mais simultanément il subsiste dans une certaine mesure la possibilité avec des supports laminés de dimensions identi que s, de construire des hangars qui sont établis pour supporter des charges différentes. Il résulte de ceci une standardisation grâce à laquelle, avec un parc suffisant de supports laminés, des hangars individualisés peuvent être construits en un temps très court. Mais ce ne sont pas seulement les supports laminés qui constituent les éléments individuels standardisés, trouvant leur utilisation dans la construction conforme à l'invention des hangars, mais également les pièces de pieds, qui sont respectivement constituées d'un profilé en T dispoSé perpendiculairement au plan du cadre, c'est-à-dire selon la direction des parois externes du hangar, ce profilé étant réalisé à partir d'un demi-support IEN, la liaison entre la pièce de pied et l'extrémité libre du montant du cadre, c'est-à-dire le pied du cadre, s'effectuant au moyen d'au moins une cornière de raccor devent. En conséquence, les pieds d'appuis s'organisent également sans jonction soudée, selon le concept souhaité et atteint d'une fabrication ne faisant pas appel à la soudure, grâce à quoi, entre autres, un montage plus rationnel et plus simple est obtenu. De préférence les pieds des cadres sont respectivement reliés au moyen de vis à la pièce de pied avec deux cornières de raccordement disposées diamètralement l'une par rapport à l'autre. Les efforts verticaux et horizontaux en provenance du cadre peuvent ainsi être introduits dans la pièce de pied par les deux parties de cornières ainsi vissées. A partir de la pièce de pied les efforts verticaux sont introduits par l'intermédiaire de la pression sur les appuis dans les fondations, tandis que les efforts horizontaux sont transmis dans les fondations par exemple par les goujons expansés, les ancrages, ou bien d'autres dispositifs analogues gracie auxquels la pièce de pied est reliée aux fondations. La conformation des points d'appuis permet dès lors de visser les cadres, dégauchis de façon suffisamment pré cise, dès qu'ils sont déposés dans leur position finale. Le dégauchissage ultérieur de l'ensemble de la construction est supprimé, tout comme l'ancrage ou bien le scellement ensuite possible des pieds d'appuis. La grue automobile peut être retirée beaucoup plus tôt du chantier. Cette possibilité est obtenue en ce que la pièce de pied elle-même est dégauchie facilement et de façon absolument correcte dans les trois dimensions, c'està-dire la longueur, la largeur et la hauteur du hangar et peut ainsi être fixée définitivement de façon que le cadre du han- gar après son montage peut être vissé à poste fixe dans sa position finale.Le dégauchissage maintenant préalable, contrairement aux procédés de montage connus jusqutà ce jour, peut, grâce au poids réduit des pièces de pieds, être effectué sans l'aide de la grue et uniquement par un homme. Un fil métallique fortement tendu à l'aide d'un dispositif, exactement dans l'axe d'appui et en coSncidence avec la base des pieds, qui à son tour ci̲ncide avec ltarête supérieure de la piece de pied longitudinalement rectiligne, rend facile la fixation des pièces de pieds aussi bien au niveau correct, dans la position latérale correcte et dans l'alignement correct, de façon si précise que l'on peut en déduire que les cadres devant être vissés sur ces pièces peuvent immédiatement prendre leur position définitive et la maintenir.Les pièces de pieds sont conçues et dimensionnées de façon qu'elles assurent la stabilité de chaque cadre dans la direction longitudinale du hangar pour les charges dAes au vent survenant au cours du montage. Cela signifie que des assemblages auxiliaires ou des haubanages ne sont pas nécessaires pour le montage du hangar, quel que soit l'endroit où ce montage doit être entrepris. Comme l'arête supérieure des pièces de pieds est placée de façon précise au niveau des bases de pieds, les pièces de pieds peuvent être utilisées comme repères pour la mise en place et l'enlèvement du sol du hangar. Un scellement des pièces de pieds au cours d'une opération spéciale n'est pas nécessaire. Il s'effectue automatiquement, lors de la mise en place du sol du hangar. De mime, d'autres mesures spéciales qui, autrement sont nécessaires, par exemple une saignée entre les appuis ou bien le bétonnage d'un socle pour le raccordement du revêtement de parois, au cours d'une opération ultérieure distincte , car la construction des appuis au moyen d'un profilé longitudinal chanfreiné est prévue de façon telle que ce profil constitue en même temps un coffrage perdu pour le béton à rapporter et une construction de raccordement pour le revêtement de parois.Ainsi, le montage des parois est rendu indépendant du bétonnage du socle, et ceci est très important car ainsi le risque d'une dépendance et d'une attente d'un autre sous-traitant est exclu. La fente de la pièce de pied est prévue de façon telle qu'elle est de préférence évase de 450 vers le haut, pour permettre une introduction facile du montant du cadre, tandis que le bord inférieur de la fente peut entre réalisé avec une précision suffisante pour que le cadre, lorsqu'il a été déposé par la grue, se trouve immédiatement à son niveau correct, étant entendu que les pièces de pieds ont été préalablement calées correctement. Les constructions classiques connues de cadres, qui comportent presque toujours des voltes avec des jonctions à plaques de tête, des nervures ou des raidisseurs soudés, sont presque toujours exclusivement dimensionnées d'après les méthodes classiques de la théorie de l'élasticité et d'après le procédé généralement habituel de dimensionnement selon les contraintes admissibles. Dans le cas d'utilisation de profilés continus sans voûte, donc sans modification de sections, les moments élevés dans les coins des cadres seraient à la base du dimensionnement de la poutre.Cela signifierait que les poutres de cadres, selon les cas, croitraient en robustesse de 2 à 3 séries de profilés (accroissement de poids atteignant jusqu'à 60 %,), et les montants drune série de profilés (accroissement de poids de 15 à 20 %). L'avantage du cadre simple et simple à produire, qui pourrait être réalisé par la suppression des voûtes serait ainsi ramené à zéro par une consommation considérable de matériau, si l'on n'utilisait pas la liaison des coins de cadres conforme à l'invention sur la base de nouvelles méthodes de dimensionnement devenues disponibles dans l'intervalle, en corrélation avec l'utilisation d'acier de construction d'une résistance particulièrement élevée.Dans cette combinaison, et dans cette combinaison seulement, on peut obtenir un dimensionnement favorable et une simplification de la construction en elle-même et un procédé de construction simplifié et économique. Il subsiste dans le cas de la liaison choisie pour les supports, la possibilité de prévoir un dimensionnement d'après ce que l'on appelle le procédé de charges portantes, qui utilise les réserves de portance de l'acier inutilisées dans le cas du dimensionnement classique, à savoir l'aptitude à la plastification ou bien la constitution d'articulations mouvantes et de pouvoir ainsi cerner des moments dans des systèmes non déterminés statiquement.Si l'on applique le procédé de charges portantes dans le cas d'une liaison d'angle sans voûte, donc avec des jonctions à plaques de tête EV de biais, des procédés de calcui sont nécessaires pour les jonctions, qui certes, pour des jonctions de support rectilignes sont obtenus en partie empiriquement, en partie analytiquement, et qui peuvent autre considérés comme valables, mais qui doivent toutefois être encore confirmés dans les zones des coins de cadres. Ces jonctions au moyen de plaques de tête HV ne possèdent qu'une capacité de rotation réduite, si bien que tant lors du calcul que lors de la construction de la jonction, des limitations doivent toujours être prises en considération. La liaison conforme à l'invention toutefois présente une capacité de rotation suffisante, possède également un comportement "accomodant" et convient ainsi sans aucune limitation, pour le calcul d'après le procédé de la charge portante. Comme il n'y avait pas jusqu'à maintenant de jonctions utilisables de ce type, il n'était pas possible dans la pratique de s'écarter des solutions de cadres avec voltes, même dans le cas d'application du procédé de la charge portante. Un autre inconvénient résidait en ce que les moments plastiques dans le cas d'une poutre sans voltes ne pouvaient jamais titre supérieurs mEme pas dans la zone de coins au Npl du profilé. Dans le cas de la méthode mise en oeuvre conformément à l'invention le moment plastique dans la zone de coin peut, soit par l'utilisation des aciers à haute résistance déjà mentionnée mais aussi par un dimensionnement approprié de l'éclisse, être nettement relevé au-dessus du moment plastique du profilé de la poutre et relever ainsi la charge portante de l'ensemble du cadre.Il est également possible, par une modification pertinente des éclisses de jonction dans la zone de coins, d'influencer avec une faible dépense de matériau la charge portante, sans modifier le profilé de la pou trie. Les éclisses eLles-mêmes sont également dimensionnées d'après le procédé de la charge portante, mais non les vis, car ici la plastification est à éviter et, en conséquence, les vis sont dimensionnées de façon totalement élastique. Le moment déterminant pour le dimensionnement de la poutre n'est considéré qu'à la dernière rangée de vis de l'éclisse, c'est-a-dire à un emplacement où le moment maximal de coin est déjà considérablesent réduit.Inversement, la channe cinématique déterminante pour la charge portante de la poutre, comporte lors de l'exis- tence dune articulation mouvante à c8té de la dernière vis, une charge portante supérieure que dans le cas d'une artioula- tion mouvante dans le coin du cadre, ce fait résultant de ce que l'éclisse de liaison a un moment plastique plus élevé que la poutre. Les éclisses doubles nécessaires pour la liaison des supports laminés sont réalisées d'une seule pièce et comportent deux branches dont les axes sont parallèles aux axes longitudinaux des supports laminés à relier. Les éclisses de forme coudée correspondantes, fabriquées d'une seule pièce, sont en conséquence homogènes et ne comportent aucune jonction soudée.Une fabrication rationnelle peut autre obtenue en ce qu'une série d'éclisses peut être réunie pour constituer une t81e de grande dimension dont elles peuvent être détachées avec un minimum de chute par oxycoupage. I1 y a lieu de souligner encore une fois que, du fait de la construction de hangars conforme à l'invention, les voltes qui sont autrement nécessaires sont supprimées, Si bien qu'on obtient un accroissement de la hauteur utile des hangars correspondants. En d'autres termes, il en résulte une réduction de l'espace bâti sans que ltespace utilisable soit réduit. I1 y a lieu en outre de mentionner que les linteaux, les appuis de portes, les assemblages de parois, les profilés des gouttières et toutes les autres pièces de construction nécessaires pour la réalisation d'un hangar, sont en fait reliés comme cela est par ailleurs habituel par des vis avec les autres profilés, mais non pas comme cela est également habituel par l'intermédiaire de t8les de liaison, de plaques de tête, et d'autres pièces constitutives qui, ce qui est certes à éviter, doivent être soudées en usine, mais directement ou bien en utilisant éventuellement des pièces constitutives intermédiaires vissées.Comme les perçages ne représentent plus au moins qutun facteur de prix non significatif, il en résulte la possibilité d'une rationalisation et d'une standardisation poussées par l'uniformisation de tous les raccordements et l'exécution des perçages même lorsqu'ils ne sont pas utilisés à l'emplacement de montage considéré. I1 y a lieu de noter également que selon une forme dé l'invention, les cornières de raccordement ou bien les tales de liaison conçues comme cornières de raccordement, sont dimensionnées et construites de façon qu'elles conviennent pour différents types de hangars. L'attention a déjà été attirée sur les avantages des pièces de pieds en ce qui concerne la simplification du montage. Dans ce contexte, il ne faut pas omettre de mentionner que ces pièces de pieds comportent des perçages qui permettent de leur raccorder des diagonales d'assemblage directement ou par l'intermédiaire de tôles de liaison, si bien que des assemblages de parois peuvent être montés à ntimporte quel emplace- ment du hangar. De cette façon, on est indépendant de la disposition des portes. Comme les pièces de pieds indépendamment du fait qu'il s'agisse d'une zone d'assemblage ou bien d'une zone normale, sont identiques, il en résulte une production simpli- fiée et pareillement une gestion de parcs simplifiée. En outre, des confusions lors de l'utilisation ne ne sont pas possibles. D'autres particularités, avantages et caractérisw tiques de l'invention, vont résulter de la description d'un exemple de réalisation représenté sur les dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un cadre de la construction de hangar conforme à l'invention, - la figure 2 représente à plus grande échelle une liaison du coin du cadre selon la figure 1, - la figure 3 est une coupe de la poutre dans la zone de coin du cadre selon la figure 2, - la figure 4 représente à plus grande échelle un ancrage d'un pied du cadre selon la figure 1. - la figure 5 montre l'ancrage dé la figure 4 en vue latérale, - la figure 6 montre ancrage selon les figures 4 ou 5 en vue de dessus. Sur la figure 1 est représenté, à titre d'exemple non limitatif, un cadre de la construction de hangar conforme à l'invention, cette construction se composant de plusieurs cadres de constitution identique. Ce cadre est constitué des montants 12 et 10 qui se prolongent par les poutres de cadres 14 ou 16. La liaison entre les montants et les poutres ou bien entre celles-ci va être expliquée plus en détail en se référant aux figures 2 et 3. Le cadre est en outre relié avec ses montants 12 et 10 par l'intermédiaire de pièces de pieds 20 et 22 qui seront décrites plus en détail en se référant aux figures 4 et 5, avec des fondations, de préférence avec des fondations à bandes. Les pièces de pieds 20, 22 ainsi que les éléments du cadre, c'est-à-dire les montants 12, 10 de cadres et les poutres 14, 16 du cadre constituent des éléments standards préfabriqués, qui peuvent entre mis en oeuvre indépendamment d'un type de hangar déterminé. Les éléments de cadre eus-mêmes sont des supports laminés, à savoir des supports à double T. Sur la figure 2 est représentée, à plus grande échelle, la jonction de coin entre le montant 12 du cadre et la poutre 14 du cadre. La poutre 14 du cadre ainsi que le montant 12 du cadre sont, comme précédemment mentionné, des supports laminés qui comportent en conséquence des plans d'åmes 32 ou bien 34 délimités par des voiles 24, 26 ou bien 28, 30. Les éléments de cadre 12 et 14 sont conformément à l'invention, reliés par une éclisse 36, le recouvrement de la jonction s1ef- fectuant, comme cela est visible, uniquement dans la zone des plans 32 et 34.'A cet effet, le plan 32 doit se trouver dans le prolongement du plan 34. Pour cela, une jonction en pied stest avérée avantageuse. Bien entendu, le montant 12 et la poutre 14 pourraient aussi s'appliquer l'un sur l'autre de façon non biaise. I1 y aurait toutefois lieu de tenir compte que, non seulement les ailes devraient être partiellement enlevées sur le montant ou sur la poutre, et qutégalement une partie de lame ne serait plus ourlée par des ailes.Ce serait une solution statiquement et constructivement plus mauvaise ainsi qu'unie 50- lution qui perturberait le processus d'élaboration simple précédemment mentionné. La liaison entre l'éclisse 36 et les supports laminés 12, 14 s'effectue au moyen de vis. Dans la réalisation représentée, des perçages 38 correspondants sont indiqués. De préférence, 11 éclisse 36 est vissée avec les plans 32 et 34 de l'amie au moyen de vis EV, qui du fait de la réalisation conforme à l'invention, assurent seules la liaison. Il est possible d'aug- menter les efforts susceptibles dt8tre transmis par les vis en utilisant des vis adaptables 1W ou bien éventuellement aussi par une liaison à friction. De préférence, l'éclisse 36 est constituée d'un acier de très haute résistance ou d'une résistance particulib rement élevée, pour obtenir dans le coin du cadre, un moyen de charge particulièrement élevé. Simultanément, le poids propre de l'éclisse 36 est ainsi réduit pour garantir la possibilité de manipulation lors du montage. Sur la figure 3 il apparait encore une fois que le long du plan 32 délimité par les voiles 24, 26, l'éclisse 36 s'étend et est reliée par l'intermédiaire de vis. Par la constitution exempte de voûtes conformément à l'invention, du cadre composé des montants 12, 10 et des poutres 14, 16 dont la liaison s'effectue conformément à l'exemple de réalisation des figures 2 et 3, on obtient non seulement l'avantage qutune réduction de l'espace bSti par rapport aux liaisons avec voûtes s'effectue sans perte de ltespace utilisable, mais en même temps, les supports laminés solimis à des dispositifs d'élaboration dans une large mesure automatiques, après leur fabrication, après leur passage dans une installation de sablage, après leur peinture de finition, leur mise à longueur et pour terminer leur perçage, ne sont pas travaillés à nouveau, ce qui est pourtant nécessaire dans une large mesure pour les profilés des cadres de l'art antérieur. Egalement la soudure de nervures, de raidisseurs ou de plaques de tette est supprimée, ce qui entrainerait également un traitement ultérieur du support. Il existe également la possibilité de prévoir une standardisation dans le cas de la réalisation de hangars de différentes dimensions, car par exem- ple aucune adaptation individuelle de nervures, raidisseurs ou plaques de tête à fixer par soudure en fonction de la charge portante désirée, n'est nécessaire, mais qu'en utilisant des supports laminés de mimes dimensions, une amélioration de l'effort porteur peut cependant être obtenue dans une certaine mesure, uniquement en effectuant une modification appropriée du dimensionnement des éclisses. La standardisation est en outre améliorée en ce que les pièces de pieds 20, 22 sont également réalisées à partir d'éléments identiques préfabriqués, et dans une large mesure, indépendamment du dimensionnement des montants du cadre. La figure 4 montre à titre d'exemple le montant 12 du cadre relié à la fondation 18 par l'intermédiaire de la pièce de pied 20. Dans ce cas, la pièce de pied 20 est un profil en T, réalisée à partir d'un demi-support IPE, et dont la longueur est par exemple de 500 mm. L'tme 40 de ce profil en T comporte en son milieu une fente 42 dont l'ouverture supérieure est en forme de V, pour pouvoir introduire facilement le plan de l'tme du montant 12 du cadre. La fente 42 cotncide avec l'axe d'appui du montant 12 du cadre. L'me 40 elle-meme s'étend perpendiculairement au plan du cadre. Pour réaliser sans soudure une liaison entre la pièce de pied 20 et le montant 12 du cadre, il est prévu deux cornières de raccordement 44, 46 disposées diagonalement l'une par rapport à l'autre qui s'appliquent respectivement avec une face contre l'amie 40 de la pièce de pied 20 et avec leur face perpendiculaire contre l'me 54 du montant 12 du cadre. Les sur face s ainsi associées sont ensuite reliées au moyen de vis 48. Comme visiblement la pièce de pied 20 s'étend longitudinalement dans le sens transversal au plan de cadre, un essai de bridage est obtenu qui suffit à absorber les efforts du vent agissant sur le cadre pendant le montage. On obtient ainsi l'avantage que lorsque le montant 12 du cadre est introduit dans la fente 42, un maintien supplémentaire au moyen par exemple d'une grue automobile, n'est plus nécessaire, grtce à quoi le colit du montage peut être considérablement réduit. Grace à la conformation de me 40 de la pièce de pied 20, on ouvre en outre la possibilité de faire partir directement de cette me des diagonales d'assemblage 50, 52, ou bien de les raccorder par l'intermédiaire d'une tôle de liaison 54 ou bien 56. Cela signifie que sur les points d'ancrage du montant 12 du cadre, indépendamment de ce qutil s'agisse d'une zone d'assemblage ou d'une zone normale, aucune disposition constructive supplémentaire, comme par exemple des perçages, ne doit être prévue, car tous les montants de cadres peuvent entre identiquement saisis et maintenus. Les branches 58, 60 du profilé en T qui s1 étendent parallèlement à la fondation 18, sont reliées à celle-ci par exemple par des goujons extensibles ou bien par un ancrage. Dans ce cas, un dégauchissage est effectué par rapport à la fondation 18, indépendamment du montant 12 du cadre et ce dégauw chissage peut donc Autre entrepris avant le montage du cadre. A c8té de cet avantage, il en existe un autre particulièrement remarquable, qui réside en ce que les bords supérieurs 62 des pièces de pieds 20, 22 nécessaires pour la construction des hangars conformes à l'invention, peuvent entre dégauchis de façon telle qu'ils coïncident avec la face supérieure du sol terminé du hangar, ctest-à-dire qu'ils coSncident avec la cote + 0,00. De ce fait, pour la réalisation ultérieure du sol, ou bien par exemple lors du montage des portes, ou d'autres pièces constitu- tives, il en résulte une aide importante au montage que l'on ne trouve pas dans les constructions connues. Le dégauchissage du bord supérieur des pièces de pieds 20, 22 peut alors autre réalisé en ce que le long de la fondation 18 qui , de préférence, est une fondation à bandes, un fil métallique est tendu au niveau de la ligne +0,00 pour dégauchir le long de ce fil les bords supérieurs des pièces de pieds 20. Une compensation éveniuelle- ment nécessaire entre la face inférieure de la pièce de pied et la face supérieure de la fondation 18 peut par exemple être réalisée par une cale en acier 64. Comme le montre notamment la figure 6, les branches 58, 60 de la pièce de pied 20, comportent au total huit perçages 66 prévus en série, dont seulement quatre sont nécessaires au total pour la fixation avec la fondation. En conséquence, la pièce de pied n'a pas besoin d'être déplacée lorsque par exem- ple au-dessous d'un perçage, s'étend une armature en acier qui rend impossible le percement d'un trou pour y introduire un goujon ou une vis, car alors le trou voisin peut entre utilisé. REVENDICATIONS le Construction acier, notamment pour des hangars, construction comportant des montants de cadreBet des poutres de cadresrev8tant la forme de supports laminés aboutés en biais et avec des pièces de pied susceptibles d'être reliées à des fondations à bandes pour recevoir les montants des cadres, construction en acier caractérisée en ce que les plans des ames (32, 34) des supports laminés (10, 12, 14, 16) aboutés en biais se continuent de support laminé en support lamine (12, 14; 14, 16; 16, 10), une éclisse (36) reliant ces plans étant fixée respectivement sur chaque c8té des plans des âmes et chaque pièce de pied (20, 22) étant constituée d'un profil en e dont l'!me (40) s'étend perpendiculairement aueplans des supports laminés (10, 12, 14, 16) à relier qui sont bridés sur cette pièce, cette âme (40) comportant une fente (42) pour y introduire une ssme (12) d'un montant de cadre ainsi qu'au moins une cornière de raccordement destinée à être reliée à cette amie. 2.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que la fixation des éclisses (36) reliées avec les plans des âmes (32, 34) s'effectue au moyen de vis, de préférence des vis HV. 3.- Construction en acier selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le dimensionnement des supports laminés (10, 12, 14, 16) et des éclisses (36) s'effectue en fonction des charges supportées. 4.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que plusieurs éclisses (36) constituées d'un matériau métallique de grande suface, peuvent être distinguées. 5.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'åme (12) du montant de cadre est reliée avec l'!me (40) de la pièce de pied (20 par l'intermédiaire de cornières de raccordement (44, 46) de préférence disposées diamétralement l'une par rapport à l'autre. 6.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que la fente (42) coincide avec l'axe de support du cadre constitué de supports laminés (10, 12, 14, 16) reliés entre eus. 7.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que la fente (42) est élargie en forme de V à son extrémité supérieure. 8.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins une diagonale d'assemblage (50, 52) est fixée directement ou bien par 11 intermédiaire d'une t8le de liaison (54, 56) à l'ame (40) de la pièce de pied (20). 9.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que pour ajuster le bord supérieur (62) de la pièce de pied (20) à un niveau souhaité, de préférence la ligne + 0,00 entre la fondation (18) et la face inférieure de la pièce de pied (20), des éléments de calage (64) tels que par exemple des plaques d'acier, sont susceptibles d'être in traduits. 10.- Construction en acier seloh la revendication 1, caractérisée en ce que les plans des tmes des montants du cadre (34) sont susceptibles d' & re vissés aux cornières de raccordement (44, 46) ou bien à me (40) de la pièce de pied (20). 11.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble des supports laminés (10, 12, 14, 16) sont prévus avec les mêmes perçages, qui sont utilisés au moins partiellement pour la fixation de poutres de portes,d'assemblage de parois etc... 12.- Construction en acier selon la revendication 1, caractérisée les tales de liaison pour raccorder des entre toises entre les poutres de cadres (14, 16) et/ou les montants de cadres (12, 14) sont des cornières de raccordement susceptibles d'être fixées par vis et dont le dimensionnement convient pour plusieurs types de hangard.