On sait que pour contrôler la santé d'un sujet, sportif ou non, ou surveiller l'état réactif d'un patient, particulièrement au cours d'une opération, on utilise des électrodes d'information médicale chargées de tester les points visés intérieurement ou extérieurement au corps humain et reliées à un ou plusieurs appareils permettant la lecture imagée de l'information physiologique cherchée. Lorsque l'organe à surveiller est à l'intérieur du corps, chaque électrode est une aiguille stérilisée que l'on percute dans la chair jusqu'S toucher l'organe visé; une telle électrode offre naturellement une bonne tenue ainsi qu'une bonne qualité de contact électrique. Pour les contrôles en surface, la tenue sur la peau ainsi que la qualité du contact électrique posent un problème qui n'est pas toujours bien résolu selon la disposition adoptée. Une solution satisfaisante consiste à utiliser comme électrode un petit tampon discoïdal en mousse microporeuse imprégnée par une pâte conductrice et solidaire par moulage d'une monture auto-adhésive; ce genre d'électrode est assez onéreux, sa mise en place est relativement longue, et elle a surtout l'inconvénient d'entre influencée par l'effet de pile qui peut fausser la lecture de l'information. Pour supprimer cet effet de pile et assurer une très bonne prise d'information, il est nécessaire de pénétrer au-dessous de la couche supérieure de la peau qui est très résistante, et ceci ne peut se faire que par de très courtes aiguilles en inox. Les dispositions proposées jusqu'ici à cet égard sont douloureuses à la pose et/ou réquièrent l'adjonction d'accessoires; en outre les raccordements par cibles à l'appareil de surveillance manquent de souplesse; si en chirurgie celà est sans importance, il n'en est pas de même en " monitoring ", c'est-à-dire en contrôle permanent pouvant aller jusqu'à 24 ou 48 h. Dans ce cas, les mouvements inévitables du malade risquent de rompre les connections. La présente invention a pour but de répondre aux divers critères que l'on peut exiger des capteurs d'informations à aiguilles au niveau de la peau, savoir : raccordements électriques surs en monitoring ", mise en place facile et non douloureuse, immédiatement utilisables sans accessoires et peu onéreux. Elle a pour objet une électrode médicale à aiguille stérilisée caractérisée en ce que l'aiguille coté pointe est entourée d'une rondelle d'amortissement en mousse adhésive, laquelle est liée indissolublement ou de manière séparable à une pièce de raccordement et d'application de l'électrode sur la peau, l'aiguille se trouvant connectée électriquement vers l'extérieur par la pose de cette pièce, le tout étant recouvert cté pointe de l'aiguille d'une capsule protectrice arrachable lors de l'utilisation de flj'é- lectrode. Suivant une disposition préférée de l'invention, l'électrode est du type jetable après usage, la pièce de raccordement indissolublement liée indirectement ou directement à la rondelle est un bouton-pression à tête renflée et creuse à l'intérieur de laquelle est soudée l'aiguille, par exemple par soudure à l'étain. D'autres particularités faisant partie de l'invention apparat- tront au cours de l'exposé qui va suivre se référant au dessin ci-annexé montrant divers exemples non limitatifs de réalisation de cette électrode. Sur ce dessin, La figure 1 est une vue en coupe élévation d'une électrode à bouton-pression du type jetable après usage. La figure 2 et la figure 3 sont des variantes de l'électrode de la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe élévation d'une électrode dans laquelle la pièce de raccordement séparable est récupérable, après chaque usage. Comme représenté par la figure 1, l'électrode comporte une courte aiguille médicale 10 en inox dont la partie supérieure, disposée dans l'axe d'un bouton-pression 12 conducteur et creux, est soudée et par suite connectée électriquement à celui-ci par une soudure à l'étain 19; ce bouton-pression est à tête renflée 13 et à double paroi pour être serti par ses deux embases circulaires espacées 14 et 15 sur une coquille en polyamide 16 destinée à venir en butée sur la peau du patient en observation. Cette coquille présente à sa face inférieure un évidement central circulaire dans lequel est logé un tampon amortisseur ll en mousse adhésive sur ses deux faces. Le dimensionnement est tel que le tampon émerge de 2 à 3 mms hors de l'évidement tandis que la pointe de l'aiguille 10 ne dépasse pas sensiblement la face apparente du tampon mousse. L'ensemble est stérilisé et recouvert hors d'usage d'une capsule protectrice 17 qui vient s'emboîter élastiquement sur une petite rainure périphérique de la coquille et est munie d'une patte 18 pour arracher cette capsule, lors de l'utilisation de l'élec- trode; cette capsule de mince épaisseur peut être moulée en matière plastique transparente ou non, comme le polystyrène. Au moment de l'utilisation, on arrache et jette cette capsule, et en saisissant entre deux doigts la tête 13 du bouton-pression, on percute l'électrode sur la peau du patient à l'endroit choisi; la couche de mousse 11 s'écrase jusqu'à ce que la coquille 16 vienne en butée, la face adhésive inférieure du tampon mousse venant adhérer à la peau en assurant une parfaite tenue mécanique à l'é- lectrode. En même temps la pointe de l'aiguille 10 venue en saillie sous la mousse a pénétré sous la couche supérieure résistante de la peau et celà sans aucun effet de douleur, un léger choc étant simplement ressenti et réparti sous toute la face inférieure du tampon et de la coquille.La connexion électrique à l'appareil de lecture d'information se fait à l'aide d'une petite pince de contact venant enserrer le col du bouton 12 et fixée à 1' extrémité d'un câble de liaison souple; ce raccordement est très str, c'està-dire qu'il n'est pas influencé en " monitoring " par les mouve- ments du malade. Cette électrode peu onéreuse est jetable après usage. La variante d'électrode de la figure 2 est encore moins onéreuse : le bouton-pression conducteur et creux 20 à tête renflée est à paroi simple et son embase 21 est recouverte et prolongée périphériquement par un disque mince 22 dont seule la face inférieure est adhésive; ce disque sera aussi en matière mousse, mais de préférence moins souple que dans le cas de la figure 1; l'aiguille 23 est également soudée et connectée électriquement en 24 à 1 'in- térieur du bouton-pression, mais sa partie inférieure avec pointe est libre; après stérilisation, on recouvre également par une capsule protectrice 25 avec collerette 26 qui vient adhérer au disque amortisseur en mousse 22 autour de l'embase 21. L'utilisation de cette électrode se fait dans les mêmes conditions que précédemment, et le patient est à peine plus sensible à la piqûre de l'aiguille. Dans la variante de la figure 3, l'électrode comporte a nouveau un bouton-pression 27 conducteur et creux à double paroi; un tampon amortisseur mousse 30, dont la face inférieure est adhésive, est serti entre les deux embases 28 et 29 du bouton-pression, l'aiguille 31 est soudée en 32, à l'intérieur et dans l'axe du bouton pression, et sa partie inférieure restée libre est protégée après stérilisation par la capsule 33 à collerette 34 qui adhère au tam pon mousse. Dans les trois variantes qui viennent d'être décrites, la pièce 5de raccordement ou bouton-pression indissolublement liée au corps de l'électrode n'est pas récupérable; elle est jetée avec l'électrode. Par contre dans la variante de la figure 4, la pièce de raccordement est séparable, récupérable et stérilisée après usage pour être réutilisée. La partie jetable de l'électrode est constituée par un tampon amortisseur mousse 35 adhésif sur une ou les deux faces et surmoulé sur la partie inférieure d'une aiguille inox 36 dans 1'axe de ce tampon; la pointe de l'aiguille ne dépasse pas sensiblement la face apparente du tampon. Sur celui-ci, on emboîte une coquille en polyamide 37 prolongée latéralement à la partie supérieure par une cheminée 38 surmoulée sur un court câble de connexion 39; à l'intérieur et dans l'axe de la coquille, le conducteur 40 du câble 39 se termine dans un canal 41 accueillant la partie supérieure de l'aiguille 36 qui s'emboîte dans un connecteur métallique élastique 42 soudé à l'extrémité du conducteur. Le tampon mousse avec son aiguille sont stérilisés à part et enfermés par exemple dans un sac plastique protecteur; après les avoir extraits de ce sac, on emboîte la coquille stérilisée 37 sur le tampon mousse qui vient adhérer ou non au fond de l'évidement circulaire prévu dans la coquille; l'aiguille vient s'insérer élastiquement jusqu'au fond du connecteur 42, la face inférieure adhésive du tampon émergeant de l'évidement sur 2 à 3 mm; en attendant l'instant de l'utilisation, on peut recouvrir la face inférieure de la coquille avec une capsule protectrice 43 emboîtable et arrachable. Après usage, le tampon mousse est jeté avec l'aiguille, tandis que la pièce de raccordement est récupérée et stérilisée pour un nouvel usage. Il y a lieu de noter que la connexion à l'appareil de lecture d'information peut se faire également par pince à l'extrémité d'un câble souple, soit sur l'extrémité du conducteur du brin de râble 39, soit sur une tête de bouton-pression soudée sur cette extrémité. La disposition avec une pièce de raccordement séparable et con formée comme le montre la figure 4 n'est d'ailleurs pas limitative. 11 va de soi, que sans sortir du cadre de la présente invention, on peut apporter toute modification aux formes de réalisation qui viennent entre décrites. En particulier, selon une variante, on pourrait prévoir que l'aiguille plonge dans un petit logement approprié de la capsule protectrice, ledit logement étant rempli d'un liquide stérilisant. Enfin, pour assurer l'enlèvement de la capsule protectrice préalablement à la mise en place de l'aiguille, ladite capsule pourrait être munie du côté opposé au bouton pression, d'un appendice de préhension. REVENDICATIONS 1 - Electrode médicale à aiguille stérilisée, caractérisée en ce que l'aiguille coté pointe est entourée d'une rondelle d'amortissement en mousse adhésive, laquelle est liée indissolublement ou de manière séparable à une pièce de raccordement et d'application de l'électrode sur la peau, l'aiguille se trouvant connectée électriquement vers l'extérieur par la pose de cette pièce, le tout étant recouvert coté pointe de l'aiguille d'une capsule protectrice arrachable lors de l'utilisation de l'électrode. 2 - Electrode suivant la revendication l, caractérisée en ce qu'elle est du type jetable, la pièce de raccordement indissoluble- ment liée indirectement ou directement à la rondelle mousse est un bouton-pression conducteur à tête renflée et creuse à l'intérieur de laquelle est soudée l'aiguille, par exemple par soudure à l'étain. 3 - Electrode suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le bouton est à double paroi de manière à former deux embases espacées serties sur une coquille de butée sur la peau en polyamide, cette coquille s'emboîtant par un évidement inférieur sur la rondelle d'amortissement mousse adhésive sur les deux faces. 4 - Electrode suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la rondelle mousse émerge de 2 à 3 mm de l'évidement de la coquille, tandis que la pointe de l'aiguille ne dépasse pas sensiblement la face inférieure adhésive de la rondelle au centre de celle-ci. 5 - Electrode suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le bouton-pression est à paroi simple et la rondelle mousse et adhésive de mince épaisseur est fixée sur l'embase de ce bouton et autour de la tête. 6 - Electrode suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le bouton-pression est à double paroi de manière à former deux embases espacées serties sur la rondelle mousse et adhésive. 7 - Electrode suivant la revendication 5 ou 6 , caractérisée en ce que la rondelle mousse est adhésive seulement par sa face inférieure. 8 - Electrode suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce de raccordement séparable et récupérable est une coquille de butée en polyamide prolongée à sa partie supérieure et latéralement par une cheminée surmoulée sur un brin de câble dont le conducteur se termine dans un canal axial à la coquille. 9 - Electrode suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la rondelle d'amortissement, en mousse adhésive par sa face inférieure et surmoulée autour de la partie inférieure de l'aiguille, est encastrée dans un évidement inférieur et central de la coquille, la partie supérieure de l'aiguille étant engagée dans le canal ou elle se connecte à l'extrémité du conducteur du brin de câble, 10 - Electrode suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle est connectable extérieurement à un appareil de lecture d'information par pince et cible souple de liaison.