la présente invention est relative à un appareil qui comporte une paire de "broches auriculaires disposées de manière à être introduites dans les oreilles externes d'un sujet, afin de localiser l'axe céphalique de celui-ci par rapport à l'appa-5 reil, ces "broches auriculaires étant mobiles, pour pouvoir être rapprochées ou éloignées l'une de l'autre, de façon à s'ajuster à des têtes de différentes grosseurs, tout en étant maintenues équidistantes d*un plan de référence médian de l'appareil. Des exemples de tels appareils sont constitués par la pince occipita-10 le et par le joug facial décrits dans le Brevet français 1.535.519. Antérieurement, le praticien utilisant la pince occipitale ou le joug facial en question devait s'en rapporter au sujet lui-même, pour savoir si les brochés auriculaires étaient intro-15 duites de la même quantité dans séa deux oreilles externes. Une telle méthode n'est pas satisfaisante car, même si le sujet indiquait correctement que les deux broches étaient également introduites dans ses oreilles externes, ces dernières sont revêtues d'un épiderme qui permet au sujet de se déplacer, d'incli-20 ner la. tête et de la tourner dans une certaine mesure par rapport à l'appareil,' empêchant ainsi une localisation précise et permanente de la tête par rapport au plan de référence. Conformément à la présente invention, et dans un appareil du type décrit, on interpose un dispositif palpeur ou senso-25 riel entre chaque broche auriculaire et .la partie de l'appareil qui doit être localisée pour l'usage, par rapport à l'axe céphalique, les dispositifs palpeurs répondant à la réaction qui s'exer ce entre les oreilles externes du sujet et les broches auriculaires correspondantes, des moyens étant prévus grâce auxquels les 30 réponses des deux dispositifs palpeurs peuvent être comparées de façon que la tête du sujet puisse être déplacée ou ajustée jusqu'à ce que les réactions entre ses oreilles externes et les deux broches auriculaires soient égales. Chaque dispositif palpeur, de préférence, comporte au 35 moins une jauge de contrainte destinée à mesurer la réaction sur la broche auriculaire correspondante. Une forme de réalisation convenable â*une telle jauge de contrainte consiste en un diapihrag me ou paroi élastique portant un élément piézo-électrique, par exemple un cristal de silicium, la flexion du diaphragme exerçant 40 une contrainte sur ledit élément, créant ainsi un courant électri- 69 08643 2 2004671 que qui est conduit à des organes de comparaison. Ce signal électrique de réponse de la jauge de contrainte peut être comparé électriquement et automatiquement au signal correspondant fourni par la jauge de contrainte correspondante 5 du dispositif palpeur appartenant à l'autre broche auriculaire, de façon à fournir un signal d'avertissement visuel ou audible, comme par exemple une lampe-témoin qui sera allumée si les réactions décelées sont les mêmes, et/ou nulles, et/ou sont d'une valeur prédéterminée. En variante, la réponse de chaque jauge 10 de contrainte pourra être utilisée pour commander un dispositif mesureur visuel, comme par exemple un instrument à aiguille se déplaçant devant une échelle graduée, de façon que des réactions égales sur les deux broches auriculaires ressortent de lectures équivalentes données par les deux appareils de mesure. 15 On utilisera de préférence trois jauges de contrainte dans chaque dispositif palpeur, one^auge de contrainte répondant à une réaction céphalique axiale entre l'oreille externe et la broche auriculaire, les deux autres jauges répondant à des réactions mutuelles orthogonales, perpendiculaires à l'axe céphalique. 20 Si la tête du sujet est convenablement centrée dans l'appareil, les réactions horizontales et verticales seront nulles, mais il est désirable que des réactions minimes égales soient obtenues dans le sens axial. A cet effet, chacune des jauges de contrainte répon-25 dant aux réactions perpendiculaires à l'axe céphalique est de préférence connectée à un appareil de mesure visuel, qui indique la réaction enregistrée par la jauge de contrainte en question, et le sens de cette réaction de part et d'autre d'une position zéro. Les jauges de contrainte associées aux deux broches auri-30 culaires et répondant aux réactions céphaliques axiales sont alors connectées à deux appareils dé mesure, visuels ,dont l'un d'eux indiquera laquelle de ces deux jauges de contrainte a enregistré une réaction céphalique axiale positive, lîautçe appa- .CL 606 X 66 S reil de mesure indiquant si les réactions axiales/par ces deux 35 jauges de contrainte sont égales ou, si elles ne sont pas égales, quelle est celle qui accuse la réaction la plus forte. Chaque broche auriculaire peut être pourvue - de deux jauges de contrainte répondant à une réaction axiale, au lieu d'une seule, ce qui simplifie les circuits électroniques associés 40 aux deux appareils de mesure indiquant les conditions de la réac 69 08643 3 2004671 tion axiale, attendu que l'une des jauges de contrainte associée à chaque broche auriculaire pourra être connectée à l'un des appareils de mesure, l'autre jauge de contrainte étant connectée à l'autre appareil de mesure, 5 Des exemples de réalisation de joug facial et de pince occipitale réalisés conformément à la présente invention ont été représentés dans les dessins annexés, où la figure 1 est une vue en perspective, montrant un joug facialj 10 la figure 2 est une autre vue en perspective, montrant une pince occipitale; ~ la figure 3 est une vue en coupe verticale axiale passant par l'ensemble d'une broche auriculaire appartenant soit au joug facial, soit à la pince occipitale? 15 la figure 4 est une coupe passant par la ligne IV-IV de la figure 3» la figure 5 est une coupe passant par la ligne V-Y de la figure 3, et la figure 6 est une vue schématique représentant les 20 appareils de mesure utilisés en liaison soit avec le joug facial, soit avec la pince occipitale. le joug facial représenté dans la figure 1 est sensiblement identique à celui montré dans la figure 6 du Brevet précité, avec cette différence toutefois que la broche auriculaire, 25 et son montage sur le joug facial dans le bâti 8 sont différents. Comme précédemment, le joug facial consiste en une paire de branches latérales 9 qui portent à leurs extrémités libres des broches auriculaires 10 orientées vers l'intérieur, ces branches 9 étant elles-mêmes montées dans des supports 11 qui peuvent coulis* 30 ser dans un sens et dans l'autre par rapport à une plaque de base 12, de façon que les broches auriculaires 10 soient toujours é-qùidistantes d'un axe central fixe par rapport au bâti de référence. Une fourchette buccale 13 est fixée à la plaquette de base 12, par l'intermédiaire d'un joint universel 14 susceptible d'être . 35 bloqué. La plaquette de base 12 est montée de façon détachable sur une traverse 15 dont les extrémités peuvent se déplacer vers le haut et vers le bas, le long de rails verticaux 16 appartenant au bâti 8, de façon que le joug facial puisse être monté et des-40 cendu. Ce mouvement, toutefois, n'affecte pas l'orientation 69 08643 4 2004671 du joug facial, dont les "branches latérales 9 restent toujours horizontales. Pour l'emploi, la hauteur du joug facial est réglée et fixée de façon que le plan correspondant au "bord supérieur des 5 deux "branches latérales 9, soit en alignement avec l'un des pointe orbitaux du sujet. Les branches latérales 9 sont ensuite déplacées l'une vers l'autre de façon que les broches auriculaires 10 pénètrent dans les oreilles externes du sujet, en même temps que la fourchette buccale 13, qui a été garnie de cire, est serrée 10 entre les dents du sujet. Quand les oreilles externes de celui-ci ont été centrées par rapport aux broches auriculaires, ainsi que l'indiquent les appareils de mesure 17 qui seront décrits plus en détail dans la suite, le joint universel 14 est bloqué de façon qu'il existe une possibilité de repérage entre les maxil-15 laires du sujet et le cadre de référence. Le joug facial est ensuitô retiré, et utilisé pour préparer des modèles destinés à être photographiés, ainsi qu'on l'a décrit plus en détail dans le Brevet antérieur précité,, La pince occipitale représentée dans la figuré 2 est 20 identique, excepté en ce qui concerne le montage des brochés auriculaires, à celle décrite en se référant à la figure 3 âu Brevet en question. Elle comporte des branches latérales 18 portant des broches auriculaires 19, ces branches latérales 18 mobiles pour se rapprocher-ou s'éloigner l'une de l'autre," étant 25 maintenues équidistantes par rapport à un plan vertical passant par un tourillon 20 qui permet à la pince occipitale de tourner par rapport à la chambre photographique décrite dans le Brevet en question» La figure 3 montre la façon dont les broches auriculai-30 res 10, 19 à extrémité conique sont supportées par les branches latérales 9 ou 18. Chaque broche auriculaire 10 ou 19 porte un plongeur 21 collé à celle-ci, et qui se déplace axialement dans une tête 22, ce plongeur étant arrêté en rotation au moyen de clavettes axiales 23. A son extrémité intérieure, le plongeur 21 35 forme deux oreilles 24 saillantes, qui reçoivent une jauge de contrainte 25 à cristal piézo-électrique, laquelle porte .contre un diaphragme métallique 26 flexible, pincé entre un épaulement de la tête de montage 22 et une extrémité d'un bloc 27 auquel la tête 22 est assemblée par collage. Une seconde jauge "de contrain-40 te 28 similaire est montée de l'autre côté du diaphragme 26. Le 69 08643 5 2004671 bloc 27 est relié à un autre bloc 29 par l'intermédiaire d'un diaphragme métallique vertical 30 flexible portant lui-même une jauge de contrainte 31 similaire et ce bloc 29 est relié lui-même à un autre bloc 32 par l'intermédiaire d'un diaphragme 5 métallique horizontal 33 flexible, portant lui-même une autre jauge de contrainte 34 similaire. Le bloc 32 est rigidement fixé à l'extrémité libre dés branches latérales 9 ou 18 qui portent ainsi les broches auriculaires 10 ou 19, montées "én porte-à-faux^ Tout cet ensemble est entouré-par.un tube de protec-10 tion 35 fixé par l'une de ses extrémités aux branches latérales 9 ou 18. Des fils conducteurs partent de ces jauges de contrainte, si nécessaire en empruntant des canaux 36 ménagés dans les blocs 27, 29 et 32, ainsi que dans les branches latérales 9 ou 18, pour aboutir aux appareils de mesure qui ont été représentés 15 plus spécialement dans la figure'6. Les jauges de contrainte 25 et 28 répondent toutes deux à une réaction axiale entre les oreilles externes du sujet et les broches auriculaires 18, 19, la réaction amenant le plongeur 21 à coulisser dans la tête 22, et à déformer le diaphrag-23 me 26 vers l'intérieur. Les deux jauges de contrainte 25 des deux ensembles de broches auriculaires sont connectées à un ap-■ pareil de mesure 37, qui donne une indication positive lorsqu'au moins l'une des jauges 25 indique que sa broche auriculaire reçoit une réaction axiale. Les jauges de contrainte 28 sont 25 connectées à un autre appareil de mesure 38, qui compare 'les deux réponses et indique, au moyen d^Une aiguille se déplaçant de part et d'autre d'une position zéro, laquelle des deux broches auriculaires reçoit la réaction axiale la plus importante. Lorsque le sujet est bien centré par rapport au dis-' 3D positif, l'appareil de mesure 37 donne une indication positive, et l'appareil de mesure 38 donne une indication nulle. Une indication nulle de l'appareil de mesure 38 ne serait pas satisfaisante par elle-même, car celle-ci serait provoquée si le sujet n'occasionnait aucune réaction sur les deux broches auriculaires. 35 En variante, les jauges de contrainte 25 et 28 de cha-- que ensemble de broches auriculaires peuvent être remplacées par une unique jauge reliée à la fois aux deux appareils de mesure 37 et 38. L'inconvénient de cette disposition est que le montage électrique sera un peu plus compliqué. 40 Chaque jauge de contrainte 31 répond à des flexions de 69 08643 6 2004671 son diaphragme 30 hors du plan de la figure 3, c'ést-à-dire résultant d'une réaction horizontale entre les oreilles externes du sujet et la 'broche auriculaire correspondante» la jauge de contrainte 31 de la broche auriculaire de droite est reliée à un 5 appareil de mesure 39, et celle qui correspond à la broche auriculaire de gauche à un autre appareil de mesure 40. Chacun des appareils de mesure 39 et 40 comporte une aiguille qui indique une réaction nulle ou une réaction dans un sens ou dans l'autre, de part et d'autre d'une position zéro. De la même manière, la 10 jauge de contrainte 34 répond à une réaction verticale entre l'oreille externe du sujet et les broches auriculaires correspondantes, et ces jauges de contrainte sont connectées réspec-tivement à un appareil de mesure 41 pour l'oreille droite, et à un appareil de mesure 42 pour l'oreille gauche. Ces appareils de 15 mesure 41 et 42 sont analogues aux appareils de mesure 39 et 40. l'étalonnage dés appareils de mesure 39, 40, 41 et 42 est tel que le praticien peut immédiatement savoir quelle est la réaction perpendiculaire à l'axe céphalique que l'appareil reçoit depuis les oreilles externes du sujet, et il pourra donner par exemple au 20 sujet l'ordre de remonter son oreille droite, ou déplacer son oreille gauche vers l'avant, jusqu'à obtenir une indication nulle dans les quatre appareils de mesure„ Pourvu qu'on satisfasse aux ' conditions précédemment indiquées, en ce qui concerne les appareils de mesure 37 et 38, le sujet sera alors bien centré par 25 rapport à l'axe céphalique de référence, défini par les broches auriculaires-. 69 08643 7 2004671 REVENDICATIONS 1 .- Appareil du type comportant une paire de "broches auriculaires disposées de manière à être introduites dans les oreilles externes d'un sujet, afin de localiser l'axe céphalique de celui-ci par rapport à l'appareil, ces "broches auriculaires étant mobi-5 les, pour pouvoir être rapprochées ou éloignées l'une de l'autre, de façon à s'ajuster à des têtes de différentes grosseurs tout en étant maintenues équidistantes d1un plan de référence"médian de l'appareil, caractérisé par le fait qu'on interpose un dispositif palpeur ou sensoriel entre chaque broche auriculaire et la partie 10 de l'appareil qui doit être localisée pour l'usage, par rapport à l'axe céphalique, les dispositifs palpeurs répondant à la réaction qui sTexerce entre les oreilles externes du sujet et les broches auriculaires correspondantes, des moyens étant prévus grâce auxquels les réponses des deux dispositifs palpeurs peuvent 15 être comparées de façon que la tête du sujet puisse être déplacée ou ajustée jusqu'à ce que ites réactions entre ses oreilles externes et les deux broches auriculaires soient égales. 2.- Appareil suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait que chaque dispositif sensoriel ou palpeur comporte au moins une 20 jauge de contrainte destinée à mesurer une réaction, sur la broche auriculaire correspondante. 3.- Appareil suivant la Revendication 2, caractérisé par le fait que chaque jauge de contrainte est constituée par un élément piézo-électrique porté par un diaphragme flexible, la déforma- 25 tion de ce diaphragme créant une contrainte dudit élément, pour produire un courant électrique qui alimente des moyens de comparaison. 4.- Appareil suivant la Revendication 2 ou la Revendication 3, caractérisé par le fait qué l'on prévoit trois jauges de contrain- 30 te dans chaque dispositif palpeur, une jauge de contrainte répondant à la réaction suivant l'axe céphalique entre l'oreille externe et la broche auriculaire correspondante, les deux autres répondant à des réactions orthogonales l'une à l'autre, et perpendiculaires à l'axe céphalique. 35 5.- Appareil suivant la Revendication 4, caractérisé par le fait que chacune des jauges de contrainte répondant à des réactions perpendiculaires à l'axe céphalique est reliée à un appareil de J 69 08643 8 2004671 mesure visuel, qui indique une réaction enregistré^ar la jauge de contrainte, et le sens de cette réaction de part et d'autre d'une position nulle, les jauges de contraintes associées aux deux broches auriculaires, et répondant aux réactions suivant 5 l'axe céphalique, étant connectées à deux appareils de mesure visuels dont l'un indique laquelle de ces deux jauges de contrainte a enregistré une réaction positive suivant l'axe céphalique, l'autre appareil de mesure indiquant si les réactions axiales enregistrées par les deux jauges de contrainte sont éga-10 les et, lorsque celles-ci ne sont pas égales, laquelle de ces deux jauges a enregistré la réaction la plus forte. 6.- Appareil suivant la Revendication 4 ou la Revendication 5, comportant deux supports latéraux disposés de façon à passer de part et d'autre de la tête du sujet, chacun d'eux portant un élé-15 ment tubulaire de protection s*étendant vers l'autre support latéral, coaxialement à l'élément de protection porté par l'autre support latéral, le protecteur tubulaire contenant des organes, rigides mobiles les uns par rapport aux autres, et entre des paires adjacentes desquels sont montés les diaphragmes, la broche • 20 auriculaire dépassant librement à l'extrémité de l'organe tubulaire de protection';'