La présente invention concerne, d'une manière générale, les dispositifs convertisseurs de courant et plus particulièrement les dispositifs convertisseurs de courant destinés a alimenter une charge en courant continu à partir d'une source alternative polyphasée. Il existe de nombreux dispositifs convertisseurs de courant connus destinés a alimenter une charge en courant continu a partir d'une source de courant alternatif. Beaucoup de ces dispositifs permettent de commander l'amplitude de la tension continue de sortie. Certains peuvent fonctionner dans plus d'un auadrant. Par exemple, quand la charge est constituée par un moteur électrique, certains dispositifs peuvent fonctionner dans le premier et le quatrième quadrant pour permettre un fonctionnement a la fois en moteur et en récupération. On peut citer, comme exemple de convertisseurs capables de fonctionner à la fois dans le premier et le quatrième quadrant, les convertisseurs classiques commandés à trois ou six impulsions que l'on va décrire plus en détail plus loin. I1 est également connu, et on va également en parler plus longuement ci-après d'utiliser dans les convertisseurs à trois et six impulsions, ce qu'on appelle une diode en roue libre lorsque la charge est inductive, comme c'est le cas avec un moteur. I1 est connu d'utiliser des diodes en roue libre pour améliorer le facteur de puissance pour une faible tension de sortie et pour réduire le taux d'ondulation de la tension continue. Cependant, l'utilisation d'une diode En roue libre ne permet pas un fonctionnement dans le quatrième quadrant.Les dispositifs convertisseurs de courant tels que le convertisseur classique trois ou six impulsions ou le convertisseur à trois ou six impulsions pourvu d'une ou plusieurs diodes en roue libre présentent plusieurs défauts tels que l'impossi bilité de commander le facteur de puissance du dispositif. Dans les convertisseurs classiques, particulièrement pour de faibles tensions de sortie, la tension d'ondulation, considérée du côté de la charge, a tendance à être relativement élevée. On sait, en outre, qu'il est possible d'augmenter la tension et la puissance maximum destinée à alimenter une charge en reliant la charge à plusieurs unités de conversion branchées en série. On peut se reporter, par exemple, à l'ouvrage de B.R. Pelly Copyright 1971 John Wiley and Sons, Inc. (Bibliothèque du "Congress Catalog" nO 70-125276) intitulé "Cyclo- convertisseurs et convertisseurs commandé en phase par thyristors". La page 47 de ce livre montre le branchement en série de deux circuits convertisseurs classiques à 6 impulsions en pont qui forment un convertisseur à 12 impulsions destiné à fournir du courant à une charge. La page 66 montre deux convertisseurs à 3 impulsions pourvus de diodesen roue libre, montés en série et destinés à fournir du courant à une charge. Bien que pour beaucoup d'applications, ces circuits connus fonctionnent de manière satisfaisante, ils présentent les inconvénients précédemment indiqué s. La présente invention a donc pour but la réalisation d'un convertisseur perfectionné de courant alternatif en courant continu. Un autre but est de permettre la réalisation d'un convertis seur de oourant g possède à la fois les avantages des convertisseurs de type classique et les avantages des convertisseurs qui utilisent une diode en roue libre. Encore un autre but de Invention est la réalisation d'un dispositif convertisseur de courant qui permet, en outre, de commander et d'améliorer le facteur de puissance du système. Un autre but est de réaliser un dispositif convertisseur de courant dans lequel on réduit les ondulations de la tension de charge, particulièrement pour les faibles tensions. Un autre but est de fournir un procédé de commande du courant fourni à une charge. Un autre but est de fournir un procédé de fonctionnement du convertisseur de courant qui optimise la régulation de la fourniture de courant à la charge. Un autre but est de fournir un procédé de fonctionnement du convertisseur de courant qui optimise la régulation de la fourniture de courant à la charge par la commande de la tension de charge et du facteur de puissance du dispositif tout en maintenant un faible taux d'ondulation pour la tension de charge. On atteint ces buts ainsi que d'autres selon la présente invention en réalisant une unité de conversion de courant qui fournit une puissance commandée à une charge à partir d'une source d'alimentation en courant alternatif polyphasé et qui utilise un redresseur commandé pour relier chaque phase de la source en courant alternatif à une borne de la charge dont on relie la deuxième borne à la source de courant alternatif. On relie un autre redresseur commandé en parallèle avec la charge.Des dispositifs de commande rendent séparément conducteurs les différents redresseurs commandés à des instants prédéterminés par rapport à la tension ligne-neutre de la source de courant alternatif et on déclenche ou on rend conducteurs les différents redresseurs pour réaliser le dispositif d'alimentation perfectionné selon la présente invention, en faisant-fonctionner de façon sélective les dispositifs de commande. On obtient une variation régulière de la valeur du courant fourni à la charge, particulièrement quand on a besion d'une plus grande puissance maximum, au moyen de groupes de redresseurs commandés reliés en série. Chacun de ces groupes, qui comporte au moins un redresseur de phase qui relie une phase correspondante de la source à la charge et un redresseur de neutre relié à la charge et au neutre et polarisé de façon à conduire le courant de charge dans le même sens que celui que fournissent les redresseurs de phase, forme le circuit. Le procédé de fonctionnement utilisé consiste à rendre sélectivement actifs les groupes de tout le système de conversion selon les besoins en courant de la charge. On appelle groupe actif un groupe dans lequel tous les redresseurs du groupe conduisent à des instants choisis.On maintient tous les redresseurs de phase de tous les groupes non-actifs en état de non-conduction tandis que l'on maintient les redresseurs de neutre en état de conduction. Selon les variations des besoins en courant de la charge, on rend actifs les groupes non-actifs. La description qui va suivre se réfère aux figures annexées qui représentent respectivement Figure 1, un schéma qui montre les dispositifs de conversion de - courant de l'art antérieur, Figure 2, un schéma qui montre un développement du schéma de la figure 1 également connu, Figure 3, 4 et 5, des courbes qui permettent de comprendre le fonctionnement des convertisseurs de l'art antérieur des figures 1 et 2, Figure 6, un schéma qui montre le convertisseur de courant selon la présente invention, Figure 7, un schéma qui représente un deuxième mode de réalisation de la presente invention, Figures 8, 9 et 10, des courbes qui permettent de comprendre le fonctionnement du dispositif de conversion de courant selon la présente invention, Figures 11, un schéma qui représente un autre mode de réalisation de la présente invention, Figure 12, un schéma qui représente le dispositif convertisseur de courant à plusieurs groupes auquel s'applique le procédé selon la présente invention, et Figures 13 et 14, des diagrammes semblables à celui de la figure 8 et qui permettent de comprendre le procédé de fonctionnement en relation avec la figure 12. Avant de commencer à décrire la présente invention, il parait utile d'expliquer rapidement l'art antérieur car il est tout à fait recommandé de l'avoir entièrement assimilé pour mieux comprendre et apprécier la présente invention. Si l'on se réfère maintenant à la figure 1 en ne tenant pas compte de la partie du dessin représentée en pointillés, on peut voir ce qu'on appelle habituellement un convertisseur classique à trois impulsions. On envoie de l'énergie au convertisseur à partir d'une source représentée par les trois bornes L1, L2 et L3, d'un primaire de transformateur branché en triangle 10. Un enroulement secondaire de transformateur 12 est monté en étoile avec trois enroulements A-N, B-N et C-N et un neutre formé par le point commun N. On branche aux trois extrémités des trois enroulements secondaires, à savoir les bornes A, B et C, respectivement trois redresseurs de phase commandés 14, 16 et 18.Ici, ainsi que dans les descriptions qui suivent, ces redresseurs peuvent être de n'importe quel type convenable, mais il est recommandé de les choisir dans le type de dispositifs que l'on nomme thyristors, et dont la forme la plus commune est le redresseur commandé au silicium. Pour plus de commodité, on utilisera, dans le reste de la description, le terme thyristor pour désigner, d'une manière générale, un dispositif redresseur commandé. On relie ensemble les anodes des thyristors triphasés 14, 16 et 18 et on les relie par un conducteur commun 20 à une charge 22. On relie l'autre borne de la charge au neutre N du secondaire du transformateur 12 au moyen d'un conducteur 24. Bien qu'on ne l'ai pas représenté à la figure 1, on a relié les électrodes de déclenchement des thyristors 14, 16 et 18 à un dispositif de commande approprié, de sorte que l'on peut commander, c'est à dire amorcer la conduction des thyristors au moment voulu de la période de la tension de phase ligne-neutre à laquelle ils sont reliés, ce qui permet de faire varier la tension appliquée àla charge 22. Si l'on ne tient pas compte, à nouveau, de la partie dessinée en pointillés, la figure 2 montre une extension connue du système triphasé représenté à la figure 1 qui équivaut aux branchements en série de deux convertisseurs selon la figure 1. Comme le montre la figure 2, le système reçoit un courant alternatif à partir d'une source représentée par les trois bornes A, B et C et on relie ces trois bornes respectivement aux points de jonction de deux thyristors en série dans chacune des trois branches afin de former un pont de type classique. Les thyristors 26, 27 et 28 forment, ce qu'on appelle habituellement, un groupe à trois impulsions positives tandis que les thyristors 30, 32 et 34 forment ce qu'on appelle habituellement un groupe à trois impulsions négatives. Les principes de fonctionnement des deux dispositifs des figures 1 et 2 sont identiques.Les différences fonctionnelles fondamentales sont que la tension appliquée à la charge 22 dans le schéma de la figure 2 est à peu près le double de celle appliquée dans le cas de la figure 1 pour une tension d'alimentation alternative donnée et que le taux d'ondulation est divisé à peu près par quatre. Dans ce qui va suivre, on va expliquer en détail le fonctionnement dans le cas de la figure 1. I1 va de soi que l'on peut appliquer la même analyse au dispositif en pont de la figure 2. Avant de commencer ces explications fonctionnelles, il parait cependant souhaitable de faire quelques hypothèses généralement admises afin d'expliquer le fonctionnement. On suppose tout d'abord que la charge est inductive et que le courant de charge est continu.On suppose ensuite que l'on décrit le système sur une base kilovolt-ampereme- trique constante (kVA) et que l'expression "facteur de puissance" indique le facteur de puissance de déplacement, en ne tenant pas compte des harmoniques, et qui se définit comme le rapport des kilowatts en sortie (kw) à la puissance fondamentale totale d'entrée kVA. Ainsi, dans l'explication qui va suivre, on définit par le symbole Dans la partie droite de la figure 3, avec un angle d'amor çage de 120 degrés, le système se trouve dans le mode réactif etle courant circule réellement de la charge vers la source. Une étude de la figure 3 montre clairement que lorsque l'angle o( diminue, il passe un courant proportionnel toujours croissant de la source vers la charge et quand out est nul, le pont fonctionne comme un redresseur à diode car la conduction se reporte immédiatement vers le thyristor le plus positif. C'est également vrai pour des angles i inférieurs à 0, c'est à dire de 0 degré à 30 degrés pour la tension ligne-neutre. La figure 5 montre plus clairement la manière selon laquelle la variation de l'angle d'amorçage La figure 5 représente un diagramme circulaire en kVA ramené à l'unité qui représente, en abscisse, le rapport des kilovoltampères réactifs d'entrée (kVAR) aux kilowatts de sortie maximum théoriques, et en ordonnée, le rapport de la tension réelle appliquée à la charge au maximum théorique. L'axe des ordonnées peut également s'exprimer comme le rapport des kilowatts réels aux kilowatts maximum théoriques. La figure 5 est un diagramme de type classique et elle représente une hypothèse théorique optimale car on a omis un certain nombre de facteurs comme les pertes normales dans le système. Cependant, pour toute utilisation pratique, elle constitue un bon instrument d'analyse comparative pour l'étude des systèmes de conversion de puissance.La courbe semi-circulaire extérieure de la figure 5 appelée kVA constants-3 impulsions" montre le résultat de la variation de l'angle cl entre zéro et 180 degrés sur le facteur de puissance du système. Comme on l'a représenté, lorsaue otest nul, le facteur de puissance du système est égal à 1. Ce point se trouve à l'intersection du demi-cercle et de l'axe des ordonnées et comme on l'a déjà expliqué, le convertisseur se comporte comme un redresseur à diode et la tension moyenne appliquée à la charge est la tension maximum que l'on peut obtenir du système. Lorsque l'angle L'exemple qui va suivre montre que l'on peut calculer les facteurs de puissance théoriques du système pour des points intermédiaires. Si l'on considère le vecteur G de la figure 5, qui correspond à un angle i de 60 degrés environ, on voit que ce vecteur coupe la courbe des kVA constants pour une ordonnée de 0,5 environ. Si l'on se souvient que le vecteur X est ici égal à 1 dans le dessin normalisé, on voit que dans l'échelle normalisée, le kW délivré vaut 0,5. En ce point ( On a cité, précédemment, deux types différents de dispositifs de l'art antérieur. La figure 1, où l'on tient maintenant compte de la partie en pointillés qui comprend une diode 36 reliée en parallèle avec la charge 22 montre le deuxième de ces systèmes qui utilise une diode en roue libre. Comme dans le cas précédent, la figure 2 montre un développement de la figure 1 dans lequel on a relié deux diodes 38 et 40 en série aux bornes de la charge 22 et le point de jonction des deux diodes au neutre N du dispositif, au moyen d'un conducteur 50. De même que dans l'explication précédente de la figure 1, la figure 2 modifiée représente le branchement en série de deux unités de conversion telles que représentées à la figure 1, et il parait utile d'expliquer encore une fois la figure 1 afin de montrer les principes de ce convertisseur type. L'introduction d'une diode roue libre 36 dans le conver tisseur de la figure 1 permet au courant de charge de circuler pendant des périodes où les thyristors de phase sont en etat de non-fonctionnement, ce qui permet ainsi de réduire les ondulations que reçoit la charge. I1 faut cependant remarquer, comme le montre la figure 4, que l'introduction de la diode en roue-libre empêche la tension aux bornes de la charge de devenir négative (en omettant la chute de tension de la diode) et évite donc un fonctionnement dans lé quatrième quadrant. La figure 4 montre le résultat de la variation de l'angle dans un dispositif à diode à roue libre. Si l'on se reporte main tenant à la figure 4, on voit, en regardant de la gauche vers la droite, que lorsque l'angle à la charge diminue. Comme c'était le cas avec le convertisseur classique, pour un angle nul, le convertisseur fournit à la charge la tension maximum possible. Lorsque l'angle > ( augmente (c'est à dire que l'angle d'al- lumage est retardé), la tension moyenne fournie à la charge décroît jusqu'à ce qu'd 150 degrés, la tension de charge soit nulle. Par conséquent, alors que pour-un convertisseur classique, les valeurs efficaces de i varient de 0 à 90 degrés, ici les valeurs efficaces varient de 0 à 150 degrés. La courbe appelée "roue libre-3 impulsions" de la figure 5 montre également le diagramme des kVA pour le montage avec la diode en roue libre. On peut remarquer que cette courbe n'est pas une courbe de kVA constants, mais que c'est un arc de cercle dont le centre se trouve sur l'axe des ordonnées et dont le rayon est tel que l'arc coupe l'origine et la courbe de kVA constants du dispositif classique à 3 impulsions en un point qui correspond à une valeur de 30 degrés pour classique, pour un angle otnul, le facteur de puissance est égal à 1 et le fonctionnement du montage en roue libre est identique à celui du convertisseur classique jusqu'au point où &alpha; vaut 30 degrés.On peut voir ceci à la figure 4 si on extrapole les schémas représentés pour un angle i de 30 degrés, ou on remarque que la diode en roue libre ne conduit pas et donc que sa présence pour des angles inférieurs ou égaux à 300 n'a aucune incidence. Pour des anales La description qui précéde, en relation avec les figures 1 à 5 concerne les dispositifs de l'art antérieur, et pour une description plus complète et une compréhension plus approfondie de ces dispositifs on pourra se reporter à l'ouvrage de référence déjà cité : "Cycloconvertisseurs et convertisseurs commandés en phase à thyristor" de D.R. Pelly. Bien que les dispositifs de l'art antérieur que l'on vient de décrire se montrent très satisfaisants dans de nombreuses applications, les défauts déjà mentionnés dus au taux élevé d'ondulations, particulièrement par rapport au dispositif classique et un facteur de puissance relativement médiocre ainsi que l'impossibilité pour un dispositif En roue libre de fonctionner dans le quatrième quadrant présentent certains inconvénients. En outre, en se référant'a la figure 5, on peut remarquer que la surface que délimitent les deux courbes principales dessinées, représente une surface de commande potentielle qui n'est absolument pas disponible dans l'art antérieur. C'est à dire que les dispositifs de l'art antérieur n'ont aucun moyen pour fonctionner à l'intérieur de ce domaine et donc pour fournir une plage complète de valeurs de commande. La figure 6 représente la présente invention selon son mode de réalisation le plus simple. Ce dispositif élimine les différents défauts de l'art antérieur en combinant les possibilités qu'offrent les deux dispositifs de l'art antérieur et en dépassant les possibilités combinées des deux dispositifs par la faculté d'utiliser les surfaces de commande non disponibles que présentaient les deux dispositifs de commande de l'art antér-ieur. La figure 6 montre encore une source d'alimentation représentée par les bornes A, B et C. On relie les anodes des thyristors 52, 54 et 56, respectivement aux bornes A, B et C et on relie ensemble leurs cathodes qui alimentent une charge 60 par l'intermédiaire d'un conducteur 58. D'une façon recommandée, la charge 60, est, comme précédemment, une charge inductive telle qu'un moteur à courant continu, de sorte que le courant soit continu à l'intérieur du dispositif. Un conducteur 62 relie l'autre borne de la charge 60 au point neutre N de la source d'alimentation. On branche un quatrième thyristor 64 en parallèle aux bornes de la charge. Un dispositif approprié de commande d'amorçage de thyristor 66 sert à commander l'instant d'amorçage de chacun des thyristors 52, 54, 56 et 64.La nature exacte du dispositif de commande d'amorçage 66 n'est pas essentielle à la présente invention, il faut que ce dispositif de commande délivre des impulsions d'amorçage appropriées ou de façon recommandée, un train d'impulsions d'amorçage, afin d'être sûr que plusieurs thyristors deviennent réellement conducteurs à des instants appropriés de la période de la tension d'entrée, pour obtenir le résultat voulu comme on va l'expliquer. La figure 7 représente la présente invention sous sa deuxième forme de réalisation appliquée au montage en pont couramment utilisé et qui comprend essentiellement deux unités telles que représentées à la figure 6, reliées en série. A la figure 7, les trois bornes de la source d'alimentation A, B et C se branchent respectivement aux points de jonction d'un premier groupe de thyristors représentés à l'intérieur du rectangle en pointillé 67 et l'on appelle normalement le groupe positif à trois impulsions et un deuxième groupe de trois thyristors représentés à l'intérieur du rectangle en pointillé 68 et que l'on nomme habituellement le groupe négatif à trois impulsions. On relie une paire supplémentaire de thyristors 70 et 72 en série aux bornes de la charge 60 de la même façon que les autres groupes en série de thyristors. Un conducteur 74 relie le point de jonction des thyristors 70 et 72 au neutre N de la source d'alimentation.Comme c'était le cas avec les dispositifs de l'art antérieur et comme on l'a indiqué précédemment, le schéma de la figure 7 est essentiellement un montage en série de deux des montages de la figure 6 et une explication du fonctionnement du circuit de la figure 6 s'impose pour pouvoir expliquer complètement la présente invention. On comprendra mieux le fonctionnement du dispositif selon la présente invention représenté à la figure Ç en se référant aux figures 8, 9 et 10. La figure 8 représente un diagramme circulaire de kVA semblable à celui que l'on a déjà décrit en relation avec la figure 5 et qui montre l'amélioration importante des performances du convertisseur selon la présente invention. Au cours de la description des figures 8 ainsi que des figures 9 et 10, il sera question d'un angle d'amorçage supplémentaire A . Cet anglet se rapporte à l'angle d'amorçage. du ou des thyristors neutres, par exemple le thyristor 64 de la figure 6. On prend, pour mesurer l'angle/ la même origine que pour Dans ce cas, le convertisseur selon la présente invention fonctionne de la même façon que le dispositif classique à 3 impulsions déjà décrit. Dans le premier quadrant, la courbe appelée / = 1500 est la même que la courbe appelée roue libre - 3 impulsions à la figure 5 et un examen du circuit de la présente invention montre que si on amorce toujours le thyristor neutre à 150 degrés, le fonctionnement du convertisseur selon la présente invention est identique à celui que l'on a décrit en relation avec la version à diodeen roue libre de l'art antérieur. Le convertisseur selon la présente invention bénéficie donc de tous les avantages que présente la combinaison des dispositifs de l'art antérieur. En plus de pouvoir reproduire en un seul montage tout ce que permet de réaliser l'art antérieur, la présente invention donne une plus grande souplesse et une bien plus grande plage de commande. Cela ressort, en premier lieu, de la figure 8 où on voit qu'il existe, dans le quatrième quadrant, une courbe qui correspond à la courbe ss = 1500 du premier quadrant. On appelle cette courbe On voit que si on maintient Cependant, il est plus important que la présente invention permette le fonctionnement à l'intérieur de la surface limitée par la courbe de kas constants et la courbe A = 1500 dans le premier quadrant et la courbe o( = 1500 dans le quatrième quadrant. Dans le premier quadrant, la courbe appelée A = 1800 montre un exemple de cette possibilité de commande. On a placé 5 points sur cette courbe et si l'on considère cette courbe en relation avec la figure 9, on voit qu'avec un angle,"' de 180 degrés et un angle d de 60 degrés, le point de fonctionnement du convertisseur tombe sur la courbe des kVA constants.La partie gauche de la figure 9 montre les volt-secondes proportionnels situés au-dessus et en-dessous l'axe. Les divers exemples de la figure 9 montrent ce qui se passe lorsque l'on maintient égal à 180 degrés tandis que 4 augmente de 60 à 120 degrés. On voit à la figure 9 qu'avec} égal à 180 degrés et o( égal à 120 degrés, on obtient une sortie nulle c'est à dire que la tension moyenne délivrée par le convertisseur est nulle. On peut faire un raisonnement semblable avec les figures 8 et 10 pour un fonctionnement dans le quatrième quadrant. Ici, on maintient l'angle &alpha; constant comme le montre la courbe appelée o( = 1200. p varie entre 180 degrés et 240 degrés et à cette dernière valeur, le point de fonctionnement se trouve sur la courbe des kVA constants. Le fait d'augmenter encore l'angle/ ne modifie pas le fonctionnement du convertisseur. La figure 10 montre des points choisis pour des valeurs variant de 15 degrés en 15 degrés sur cette courbe et elle montre qu'avec On voit de ce qui précède que l'on pourrait faire des raisonnements semblables pour d'autres combinaisons d'angles d'*amorçage. On peut essentiellement voir en examinant la figure 8 qu'avec un fonctionnement dans le premier quadrant, on peut faire varier o( de 0 à 150 degrés. Comme on l'a remarqué pour Pour un fonctionnement dans le quatrième quadrant, on peut faire varier4 de 150 degrés à 270 degrés. Pour que la tension soit négative, il faut satisfaire à l'inégalité 1500 - L'allumage du thyristor de phase suivant doit également se produire après celui du thyristor de neutre, ce qui implique que 4 - 1200 et ce qui limite o( à des valeurs comprises entre 90 et 150 degrés. Une extension de l'angle / au-delà de 270 degrés est inefficace dans la mesure où il se trouve en dehors de la courbe des kVA constants. Bien que l'on n'ait pas, à la figure 8, représenté des vecteurs de phase comme ceux représentés à la figure 5, il est tout à fait clair que la possibilité de fonctionner dans la surface délimitée par les courbes (kVA constants, ss = 1500 et 4 = 1500) donne de grandes possibilités de commande du facteur de puissance du dispositif pour une tension de sortie donnée. Cela peut se comprendre aisément si on trace des vecteur imaginaires partant du point origine et se terminant sur la courbe d'ordonnée 0,4. On voit que dans tous les cas, ces vecteurs représentent la même tension de sortie appliquée à la charge mais que le facteur de puissance varie en fonction des angles d'allumage La figure 11 représente un autre mode de réalisation de la présente invention.On a représenté la source alternative polyphasée par six enroulements de transformateur reliés selon un montage en étoile double symétrique avec un neutre commun N. On appelle les enroulements du premier montage A-N, B-N et C-N tandis que l'on appelle ceux du deuxième enroulement A'-N, B'-N et C'-N. On relie les bornes A, B et C du premier circuit d'enroulements respectivement aux anodes des trois thyristors de phase 80, 82 et 84 dont on a relié les cathodes ensemble et à une extrémité d'un premier enroulement de transformateur de charge 86. On relie une charge 88 entre l'autre extrémité de l'enroulement du transformateur et le neutre N de la source.On relie un thyristor supplémentaire ou neutre entre le neutre N et les cathodes des trois thyristors 80, 82 et 84 et on le polarise de façon à ce que le courant de charge circule dans le même sens que celui que délivrent les trois thyristors juste mentionnés. De la même façon, on relie les bornes A', B' et C' du deuxième circuit d'enroulements à la charge 88 au moyen des trois thyristors 80', 82' et 84' et d'un deuxième enroulement de transformateur 86'. Les forces magneto-motrices engendrées dans les enroulements 86 et 86' sont donc en opposition. Le thyristor neutre 90' sert à faire circuler le courant de charge dans le même sens que celui que délivrent les thyristors 80', 82' et 84'. I1 ne semble pas nécessaire d'expliquer le fonctionnement en détail au vu de la description qui précède. I1 suffit de dire que ce mode de réalisation est très semblable à celui de la figure 7, les thyristors 80', 82' et 84' étant analogues au groupe négatif de thyristors 68 de la figure 7 et dans lequel l'ondulation qui provient de la deuxième configuration est déphasée par rapport à la première de la même façon que dans le mode de réalisation de la figure 7. La figure 12 représente le mode de réalisation du dispositif de conversion de puissance à groupes multiples selon la présente invention auquel on peut appliquer le procédé selon la présente invention. La figure 12 représente une source d'alimentation en courant alternatif polyphasé, ici triphasé, constitué par deux enroulements de secondaire de transformateurs repérés en 110 et 112. On a représenté le secondaire 110 sous la forme d'un secondaire branché en étoile avec des enroulements A-N, B-N et C-N, où le point N est le neutre et où les points A, B et C sont les trois bornes du secondaire. Le secondaire de transformateur 112 peut être identique au secondaire 110 et on lui donne les mêmes chiffres de référence avec le signe prime ('). On peut relier les enroulements secondaires 110 et 112 au même primaire ou bien ils peuvent avoir leurs propres enroulements primaires. Le convertisseur réel représenté à la figure 12 est constitué de plusieurs redresseurs commandés, groupes 114, 116, 118 et 120. Pour mieux l'identifier, on appelle le groupe de redresseurs 114 premier groupe positif tandis que l'on appelle le groupe 116, premier groupe négatif. De la même façon, on appelle le groupe 118 : deuxième groupe positif et le groupe 120 : deuxième groupe négatif.Tous les redresseurs commandés utilisés dans la présente invention peuvent être de n'importe quel type approprié, mais il est recommandé de les prendre dans la classe des thyristors dont les plus communément utilisés sont les thyristors commandés au silicium. Comme on le voit dans le dispositif triphasé représenté, chacun des groupes 114, 116, 118 et 120 comporte trois redresseurs de phase et un redresseur de neutre. Dans le groupe 114, on repère les trois redresseurs de phase par les chiffres de référence 122, 124 et 126 et ils relient respectivement les trois bornes de la source A, B et C à une charge 154.Le redresseur de neutre se relie à la borne N de la source en courant alternatif et à la charge 154 et le sens de sa polarisation lui permet de conduire le courant de charge dans le même sens que le courant fourni par les redresseurs de phase. (I1 faut remarquer que la nature exacte de la charge 154 n'est pas essentielle à la présente invention mais que cette invention s'applique particulièrement aux cas où la charge est inductive, par exemple, un moteur électrique). Les autres groupes 116, 118 et 120 sont constitués de la même façon que le groupe 114. C'est à dire que le groupe 11-6 comporte trois redresseurs de phase 130, 132, 134 et un redresseur de neutre 136 tandis que le groupe 118 comporte des redresseurs de phase 138, 140 et 142 et un redresseur de neutre 144. Le groupe 120 comporte des redresseurs de phase 146, 148, 150 et un redresseur de neutre 152. On rend un thyristor conducteur, d'une manière connue, en lui appliquant une tension de polarisation directe et en appliquant un signal à son électrode de porte. Pour cette raison, comme le montre la figure 12, on monte un dispositif de commande d'amorçage de redresseur 156 dont sortent 16 conducteurs 158 qui transmettent les signaux de déclenchement à chacun des 16 redresseurs représentés. Dans un souci de simplification des dessins, on n'a pas représenté tous ces branchements. On les a, cependant, représentés par le branchement des conducteurs aux électrodes de porte des redresseurs 130 et 138 des groupes 116 et 118, respectivement. La grande flêche 159 est destinée à représenter les branchements aux redresseurs qui restent. La nature exacte du dispositif de commande d'amorçage 156 n'est pas importante pour la présente invention, il faut seulement que ce dispositif soit du type classique qui réalise, ce qu'on appelle habituellement, une commande de phase et qui fournit donc des signaux aux électrodes de grille des redresseurs du dispositif de conversion à un certain instant du cycle de fonctionnement. Les figures 12 et 13 permettent de mieux comprendre le procédé de fonctionnement selon la présente invention. I1 faut cependant remarquer, avant de commencer la description du fonctionnement que l'on a relié en série les quatre groupes 114, 116, 118 et 120 de la figure 12 de façon à ce que les quatre redresseurs de neutre 128, 136, 144 et 152 forment un trajet pour le courant et court-circuitent la charge 154 lorsqu'ils sont tous conducteurs. Dans le premier exemple de fonctionnement du dispositif représenté à la figure 12, le convertisseur fonctionne comme deux ponts de 8 redresseurs reliés en série. Le premier pont ou convertisseur comprend les groupes 114 et 116 et on considère que le deuxième pont comprend les groupes 118 et 120. La figure 13 montre, à nouveau, un diagramme circulaire de kVA ramené à l'unité (semblable à celui de la figure 8) qui représente, en abscisse, le rapport des kilovolts-ampère réactifs d'entrée (5VAR) aux kilowatts maximum théoriques de sortie (k) et, en ordonnée, le rapport de la tension réelle (E) appliquée à la charge au maximum théorique (Emax) On peut également exprimer l'axe des ordonnées comme le rapport des kilowatts réels aux kilowatts maximum théoriques.A la figure 13, la courbe extérieure 160 représente le fonctionnement du dispositif convertisseur quand les redresseurs de phase de chacun des deux pont sont commandés en phase et quand les redresseurs de neutre ne sont pas déclenchés. Dans ce cas, le fonctionnement que l'on obtient en suivant la courbe 160 est le même que le fonctionnement pour deux ponts classiques à 6 impulsions reliés en série et la sortie du dispositif suit cette courbe extérieure quand l'angle i varie de 0 à 1800. A l'intérieur du demi-cercle extérieur -160 se trouve un demi-cercle plus petit 162 également centré sur l'origine et dont le rayon vaut la moitié de celui de la courbe 160.La courbe 162 est une courbe de kVA constants pour l'unité simple de conversion qui comporte les groupes 114 et 116 et elle correspond à la courbe 160 du dispositif convertisseur complet. Les courbes 164 et 165 situées à l'intérieur du demi-cercle 162 représentent la limite de fonctionnement du pont simple qui comprend les groupes 114 et 116 quand on maintient les thyristors de neutre 128 et 136 à l'état conducteur de sorte que le pont fonctionne essentiellement comme un pont à 6 impulsions avec des diodes à roue libre. On voit, à partir de cette description, que les valeurs limitées par les courbes 162, 164 et 165 déterminent la capacité de l'une des unités de pont d'une manière déjà décrite. De la description de la figure 13, on peut facilement voir que dans l'exemple donné, si on maintient les redresseurs 144 et 152 des groupes 118 et 120, respectivement dans l'état de conduction et si on ne rend pas conducteurs les autres redresseurs des groupes 118 et 120 à tout instant du cycle, ce mode de réalisation selon la présente invention fonctionne comme une simple unité de conversion dont les redresseurs de neutre commandés alimentent la charge 154 comme précédemment décrit. Cependant, l'addition d'un deuxième convertisseur ou unité pont en série avec le premier et qui comporte les groupes 118 et 120, améliore les performances du dispositif total comme le montre encore la figure 13.On peut voir à la figure 13 qu'il existe dans le premier quadrant, un quadrant en forme d'arc 166 et dans le quatrième quadrant, un quadrant en forme d'arc 168 (la continuation en pointillés des courbes 166 et 168 selon un demi-cercle complet représente, comme on le comprendra mieux, une capacité potentielle que l'on utilise pas normalement car cette capacité a tendance à soustraire plutôt qu'à ajouter de la puissance au système total). Les arcs 166 et 168 représentent la capacité maximum de la deuxième unité de convertisseur qui comprend les groupes 118 et 120. Les arcs 167 et 170, situés respectivement à l'intérieur des arcs 166 et 168 représentent encore une fois le mode de fonctionnement en roue libre pour la deuxième unité de conversion.On voit à la figure 13 que l'on augmente de façon importante la capacité du système car on peut commander la première unité qui comporte les groupes 114 et 116 pour toutes ses valeurs efficaces tandis que l'on maintient les redresseurs de neutre 118 et 120 du deuxième convertisseur dans un état de conduction jusqu'au moment où on obtient la puissance voulue de la première unité de conversion.A ce moment, on peut mettre en service la deuxième unité en rendant sélectivement conducteurs les huit redresseurs du deuxième convertisseur de sorte que l'on obtient l'ensemble des valeurs de fonctionnement limitées par les courbes 160, 164 et 167 dans le premier quadrant et les courbes 160, 165 et 170 dans le quatrième quadrant à la figure 13. I1 faut remarquer que bien qu'il faudrait faire fonctionner un pont avec sa puissance de sortie maximum avant de mettre en service le deuxième en fonctionnement normal, ce n'est pas nécessaire et il faut remarquer également que l'on peut faire varier le facteur de puissance et la puissance de sortie du système pour toutes les valeurs de fonctionnement limitées par les cinq courbes identifiées par le fonctionnement sélectif des seize thyristors du dispositif convertisseur. La figure 14 représente un diagramme du même type que celui représenté à la figure 13 et qui montre un autre mode de fonctionnement possible du montage représenté à la figure 12. Dans ce mode de fonctionnement, on a essentiellement quatre convertisseurs à 4 impulsions que l'on fait fonctionner indépendemment de sorte que la puissance maximum totale en kVA du système total se représente encore au moyen de la courbe semi-circulaire extérieure 160. Etant donné que. l'on vient de décrire la figure 13, il ne semble pas nécessaire de faire une analyse détaillée du fonctionnement de ce mode de réalisation de la figure 12. I1 suffit de dire que les diagrammes semblables à l'intérieur du demi-cercle 160, appelés respectivement 114', 116', 118' et 120' représentent respectivement les capacités de fonctionnement de chacun des groupes distincts de redresseurs 114, 116, 118 et 120. Le fonctionnement selon ce mode est très semblable à celui que l'on a déjà décrit, à la principale différence près que chaque groupe est commandé séparément.On peut, par exemple, rendre le groupe 114 sélectivement conducteur tandis que l'on maintient chacun des redresseurs neutres 136, 144 et 152 en état de conduction jusqu'à ce que l'on ait atteint le point de fonctionnement voulu. A ce point de fonctionnement voulu, on met un groupe supplémentaire, par exemple, le groupe 116 en état de fonctionnement commandé. Une demande accrue de courant nécessite la mise en service d'un groupe supplémentaire et cela continue jusqu'à ce qu'on ait atteint la pleine capacité du convertisseur. On voit donc que la présente invention permet la réalisation d'un circuit de conversion qui bénéficie des avantages de l'art antérieur tout en offrant une capacité bien plus importante que les dispositifs de l'art antérieur et avec un coût supplémentaire limité. On voit en outre que la présente invention décrit un procédé de fonctionnement d'un convertisseur qui se révèle extrêmement souple et qui permet la commande du facteur de puissance du système ainsi que de la puissance appliquée pour une plage très étendue de valeurs. Bien que l'on ait ici montré et décrit ce que l'on considère pour le moment des modes de réalisation recommandés de la présente invention, il est clair que l'on pourrait aisément y apporter des modifications. Par exemple, bien que l'on ait montré et décrit quatre groupes de redresseurs et leurs modes de fonctionnement, il est évident que l'on pourrait ajouter des groupes supplémentaires pour augmenter la capacité du système. I1 faut également remarquer que bien que l'on ait décrit deux modes de fonctionnement particuliers, un qui comporte ce que l'on assimile à des ponts à 8-impulsions en série et le deuxième qui correspond à des groupes à 4-impulsions en série, cela ne constitue aucunement une limitation et on pourrait utiliser des combinaisons et des permutations variées de ces modes de fonctionnement. On pourrait, par exemple, faire fonctionner les groupes 114 et 116 représentés à la figure 12, comme un groupe à 8-impulsions tandis que l'on ferait fonctionner les groupes 118 et 120 séparément comme des groupes à 4-impulsions. La présente invention ne doit donc pas se limiter au circuit particulier représenté et décrit, et elle couvre, dans les revendications annexées, toutes les modifications possibles de ce genre tout en restant dans son cadre. REVEND ICAT IONS 1. Dispositif de conversion de courant destiné à délivrer un courant commandé à une charge à partir d'une source d'alimenta- tion en courant alternatif polyphasé, caractérisé en ce qu'il comporte - un dispositif redresseur commandé qui relie chaque phase de la source alternative à une borne de la charge, - un dispositif de raccordement qui relie une deuxième borne de la charge à la source alternative, - un dispositif qui comporte un dispositif à redresseur commandé supplémentaire branché en parallèle avec la charge, de sorte qu'il peut circuler un courant de charge en l'absence d'un chemin conducteur entre la source et la charge, et - un dispositif de commande qui rend séparément conducteur chacun des dispositifs redresseur commandé en des instants prédéterminés par rapport aux tensions ligne-neutre de la source alternative. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacun des dispositifs redresseur est un thyristor. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de raccordement relie la deuxième borne de charge à un neutre de la source. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'angle d'amorçage auquel un dispositif redresseur est rendu conducteur se mesure à partir d'un point de rencontre positif des courbes de tension ligne-neutre de la source d'alimentation et en ce que les dispositifs redresseurs des phases ont des angles d'amorçage efficaces compris entre zéro et 180 degrés et en ce que le dispositif redresseur supplémentaire a des angles d'amorçage efficaces compris entre 150 et 270 degrés. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'angle d'amorçage auquel un dispositif redresseur est rendu conducteur se mesure à partir du point de rencontre positif des courbes de tension ligne-neutre de la source alternative et en ce que les dispositifs redresseurs des phases ont des angles d'amorçage efficaces compris entre zéro degré et le point où la tension ligneneutre du dispositif redresseur qui conduit devient nulle et le dispositif redresseur supplémentaire a des angles d'amorçage efficaces compris entre le point où la tension ligne-neutre devient négative et le point de rencontre de la tension ligne-neutre avec la tension de phase suivante. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la source est une source alternative triphasée qui a un neutre et en ce qu'une deuxième borne de la charge se relie au neutre de la source alternative. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les redresseurs des phases ont des angles d'amorçage efficaces compris entre zéro degré et le point où la tension ligne-neutre du dispositif redresseur qui conduit s'annule et en ce que le dispositif redresseur supplémentaire possède des angles d'amorçage efficaces compris entre le point où la tension ligne-neutre devient négative et le point de rencontre de la tension ligne-neutre avec la tension de phase qui suit. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, destiné à fournir une puissance commandée à une charge en courant continu à partir d'une source d'alimentation alternative polyphasée avec neutre, caractérisé en ce que le dispositif redresseur commandé comporte - des paires de redresseurs commandés branchés en série qui relient respectivement chaque phase de la source à la charge, ce dispositif redresseur commandé supplémentaire comporte une paire de redres seurs commandés reliés en série et branchés en parallèle avec la charge, - un dispositif qui relie le point de jonction de la paire supplé- mentaire de redresseurs au neutre de la source. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que - le dispositif redresseur comporte un premier groupe de redresseurs commandés qui relient chacune des phases d'un premier ensemble symétrique de phases d'une source alternative à une extrémité d'un enroulement de transformateur, - le dispositif redresseur commandé supplémentaire est relié entre le neutre de la source et une extrémité de l'enroulement de trans formateur, en ce que ce dispositif redresseur commandé comporte en outre - un deuxième groupe de redresseurs commandés qui relient chacune des phases d'un deuxième ensemble symétrique de phases d'une source alternative, déphasées par rapport au premier ensemble, à une extrémité d'un deuxième enroulement de transfor mateur qui a le même nombre de spires que le premier enroulement, - un autre redresseur commandé relié entre le neutre de la source et une extrémité du deuxième enroulement des transformateur, - un dispositif qui relie les extrémités précédemment non reliées du premier et du deuxième enroulement de transformateur à la charge , de sorte que les courants qui circulent dans les enroulements créent des forces magnéto-motrices opposées. 10. Procédé de commande du courant fourni à une charge à partir d'une source d'alimentation polyphasée qui possède un neutre, au moyen de plusieurs groupes de redresseurs commandés branchés n série, chacun de ces groupes comportant au moins un redresseur de phase destiné à relier chaque phase de la source à la charge et un redresseur de neutre relié à la charge et au neutre et polarisé pour conduire le courant de charge dans le même sens que celui que délivrent les redresseurs de phase, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes - on rend actif chacun de ces groupes de façon sélective selon les besoins en puissance de la charge, en-rendant conducteurs, de façon sélective, tous les redresseurs d'un groupe actif, - on maintient les redresseurs de neutre de tous les groupes inactifs en état de conduction tandis que l'on maintient tous les redresseurs de phase de tous les groupes inactifs en état de non-conduction, et on rend actifs les groupes inactifs suivant un changement des besoins en puissance de la charge. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on rend les groupes successivement actifs. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on élève la tension de sortie de chaque groupe actif jusqu'à son maximum avant de rendre actif un groupe suppléméntaire. 13. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on rend conducteurs les redresseurs des groupes selon un mode de fonctionnement à commande par phase pour commander le courant fourni à la charge. 14. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'en réponse à une variation voulue de la valeur du courant ^ appliqué à la charge, on rend conducteurs, de façon sélective, les redresseurs d'un deuxième groupe pendant les cycles successifs de la source tandis qu'on maintient les thyristors de neutre des groupes restants en état de conduction jusqu'à ce qu'on ait atteint une deuxième valeur voulue de fonctionnement, et on ajoute successivement, un par un, les groupes supplémentaires de redresseurs de la même façon que pour le premier et le deuxième groupe jusqu'à ce qu'on ait commandé tous les groupes de redresseurs. 15. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que, pour répondre à des besoins plus grands en courant: de la charge, on rend conducteurs les redresseurs d'un deuxième groupe à des instants choisis pendant les cycles successifs de la source, tandis que l'on maintient le premier groupe sous son régime maximum et les redresseurs correspondants de tous les groupes restants en état de conduction, cela afin de commander le courant fourni à la charge jusqu'à la capacité maximum des redresseurs du premier et du deuxième groupe et, on ajoute successivement, un par un, des groupes supplémentaires de redresseurs de la façon indiquée pour le premier et le deuxième groupe de redresseurs jusqu'à ce que tous les redresseurs de tous les groupes soient commandés. 16. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une paire supplémentaire de thyristors relie la charge au point neutre, chacun des thyristors de cette paire supplémentaire étant polarisé de façon à conduire le courant de charge dans le même sens que le courant appliqué à la charge par les thyristors de phase, ce procédé comprenant les étapes suivantes - on rend actifs, de manière sélective, les thyristors de groupes choisis et selon un mode à commande par phase selon les besoins en courant de la charge, - on maintient les paires supplémentaires de thyristors de tous les groupes inactifs en état de conduction tandis que l'on maintient les thyristors de phase de tous les groupes inactifs en état de non-conduction. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'on élève la tension de sortie de chaque groupe actif jusqu'à son maximum avant de rendre actif un groupe supplémentaire.