L'invention concerne les moyens d'immobilisation d'un câble électrique sur une fiche de connexion électrique. Les divers systèmes d'amarrage utilisés pour solidariser un câble électrique avec la poignée d'une fiche, qu'ils soient du type comportant deux demi-brides faisant pression sur le câble, soit du type dit "presse-étoupe" c;est-à-dire à écrasement d'une pièce élastique massive entourant le câble, ne donnent pas satisfaction. Les premiers, lorsque les brides sont extérieures, risquent de blesser l'opérateur par la saillie des vis de serrage et lorsque les brides sont à l'intérieur de la poignée nécessitent le démontage de cette dernière pour vérifier I'efficacité du serrage. Les seconds n'assurent qu'une compression insuffisante pour réaliser un serrage efficace. Il a alors été imaginé de loger dans la poignée une embase annulaire fixe en position longitudinale portant sur sa face su périeure une pluralité de prolongements ou mâchoires élastiques qui sont étroitement appliquées contre le câble, par déformation élastique, sous l'action d'une portée tronconique prévue sur la face interne du chapeau de la poignée. Un exemple de réalisation d'un tel dispositif est décrit dans le brevet français 71 09118 où l'embase de la pièce joue en même temps le rôle de moyen de retenue du joint d'étanchéïté réalisé sous forme tubulaire, ledit joint pouvant d'ailleurs faire corps avec ladite embase. Cependant l'amarrage obtenu avec les dispositifs de ce type est parfois insuffisant lorsque le câble risque d'être soumis à des efforts de traction importants, car le contact de chacune des mâchoires sur le câble est quasi ponctuel. Le dispositif selon l'invention, au contraire, réalise entre le câble et chacune des mâchoires un contact superficiel important. Selon l'invention, le dispositif d'amarrage comporte une pièce de serrage constituéepar au moins trois blocs ou mors ayant la forme générale de secteurs de tube, de préférence en matière légèrement compressible, répartis angulairement autour de l'axe longitudinal de la poignée de façon sensiblement régulière, reliés entre eux de manière telle qu'ils peuvent se mouvoir radialement et indépendamment l'un de l'autre par rapport audit axe et dont les faces tournées vers ce dernier sont de préférence unies de nervures transversalee, tandis que les faces frontales extrêmes de chacun d'eux sont des secteurs tronconiques convergents vers I'extérieur et sont destinées à coo pérer respectivement avec une portée tronconique interne du chapeau et une portée tronconique interne, rapportée ou non, de la poignée. Les mors peuvent être reliés entre eux par des languettes élastiques, l'ensemble se présentant alors comme un bracelet destiné à ceinturer le câble. Mais avantageusement, la portée tronconique interne de la poignée est rapportée. Elle est constituée par la face supérieure d'une embase annulaire de la pièce de serrage à laquelle sont reliés les mors par des languettes flexibles. C'est ce dernier mode de réalisation qui va être décrit ciaprès en se référant au dessin annexé dans lequel la figure 1 est une vue en perspective éclatée du dispositif d'amarrage montrant les pièces qui le constituent séparées et avec arrachements, la figure 2 est une coupe longitudinale partielle du dispositif avec le câble mis en place dans le cas où le chapeau est fixé sur la poignée par trois vis, la figure 3 est une vue en élévation de la pièce de serrage, et la figure 4 est une coupe diamétrale de ladite pièce. Pour plus de clarté l'ôchelle des figures 2, 3 et 4 est supérieure à celle adoptée pour la figure 1. Sur le dessin, un câble 1 ( figure 2) doit être amarré sur une poignée de fiche 2 surmontée d'un chapeau 3 fixé sur ladite poignée par des vis telles que 4 passant librement à travers des alésages latéraux 5 du chapeau pour se visser dans des alésages latéraux taraudés 6 de la poignée. A la figure 1, il est prévu deux alésages 5 et deux alésages 6 et à la figure 2 le nombre des alésages sur chacun des organes et donc le nombre de vis est de trois. Le chapeau 3 comporte deux parties tubulaires cylindriques 7 et 8, la partie supérieure 7 s(évasant en entonnoir vers le haut et étant raccordée à la partie inférieure 8 de plus grand diamètre par une paroi dont au moins la face interne 9 est tronconique et constitue une surface de portée comme il sera dit ci-après. La poignée 2 comporte un épaulementinterne 10 formé par une collerette intérieure dont le bord libre est redressé à angle droit vers le haut pour former une gouttière circulaire 11. Cette gouttière est destinée à recevoir l'embase annulaire 12 d'un joint tubulaire 13 d'étanchéïté traversé, en étant élastiquement déformé, par le câble 1. Une pièce de serrage 14 obtenue par moulage en une seule pièce d'une matière synthétique au moins légèrement compressible, comporte une embase annulaire 15 dont la face inférieure ( à redan dans l'exemple représenté) est aménagée de manière à s'adapter aussi exactement que possible sur la face supérieure de l'embase du joint 13 pour en assurer fermement le maintien. La face supérieure de l'embase 15 est formée, au moins en majeure partie à partir de son bord intérieur, par une surface tronconique 16. La pièce de serrage comporte encore des mors ( quatre dans l'exemple représenté) destinés à venir s'appliquer contre le câble 1. Chacun d'eux est constitué par un bloc 17 ayant la forme générale d'un secteur de tube. Ils sont répartis régulièrement autour de l'axe longitudinal du dispositif et pour chaque mors la face tournée vers cet axe, c'est-à-dire vers le câble, est munie de nervures transversales telles que 18. Chacun des mors 17 est relié à l'embase 15 par une languette 19 flexible qui s'étend depuis un point périphérique de l'embase jusqu'à un point de la partie médiane de la face du mors tournée vers l'axe à travers une entaille 20 longitudinale ménagée sur toute l'épaisseur du mors à partir de sa face inférieure. Ainsi chaque mors peut se déplacer radialement, grâce à la flexibilité de sa languette d'attache, indépendamment des autres. Les faces frontales supérieure et inférieure 21a et 21b de chacun des mors 17 sont des surfaces tronconiques dont les angles à la base sont respectivement égaux à ceux des portées tronconiques 9 et 16 du chapeau et de l'embase 15 de la pièce de serrage 14 avec lesquelles elles coopérent. Enfin, l'embase 15 est munie sur sa portée tronconique 16 en regard du point d'attache de chaque languette 19, d'une nervure radiale 22 destinée à s'engager dans l'entaille 20 du mors correspondant pour assurer le guidage de ce dernier et surtout l'empêcher de se déplacer angulairement lorsqu'on applique sur le câble un effort de torsion. L'action du dispositif d'amarrage est claire.Après avoir enfilé sur le câble 1, le chapeau 3 et la pièce de serrage 14 et avoir mis en place l'embase 12 du joint 13 dans la gouttière re il de la poignée 2 de fiche, l'extrômitô du câble est introduite dans la poignée à travers le joint 13 qui se déforme élastiquement et reste serré autour du câble assurant ainsi l'étanchéïté entre l'extérieur et l'intérieur de la poignée (figure 2). Les conducteurs inclus dans le câble sont alors branchés sur leurs bornes respectives, non représentées, situées dans la fiche. La pièce de serrage 14 est alors coulissée le long du câble jusqu'à ce que son embase 15 vienne reposer sur l'embase 12 du joint près de l'orifice supérieur de la poignée 2 (figure 2). Le chapeau 3 est coulissé à son tour le long du câble et vient coiffer les mors 17. En exerçant une légère poussée sur le chapeau ou par simple gravité si le dispositif est tenu verticalement, la portée tronconique 9 du chapeau s'applique contre les faces tronconiques 21a conjuguées des mors et amène les faces tronconiques 21b à coopérer avec la portée tronconique 16 de l'embase de la pièce de serrage. A ce moment, les mors 17 sont disposés parallèlement au câble et chevauchent les nervures de guidage 22. Leurs faces intérieures nervurées viennent s'appliquer contre le câble. Il suffit alors de solidariser le chapeau 3 et la poignée 2 en vissant les vis 4 dans les alésages taraudés 6 de la poi gnée. Au fur et à mesure du vissage chacun des mors glisse sur les portées opposées 9 et 16 tandis que les languettes 19 se déforment librement dans les entailles 20. Le déplacement de chaque mors est oblique par rapport à l'axe, il présente une composante radiale et une composante parallèle à l'axe qui tend en fin de course, lorsque les mors sont fermement appliqués contre le câble à pousser légèrement ce dernier vers la poignée. On a ainsi l'assurance de ne pas "tirer" sur les jonctions conducteurs-bornes.. Il faut encore remarquer que les mors pouvant se déplacer indépendamment les uns des autres, le dispositif peut supporter un vissage déséquilibré, c'est-à-dire plus énergique sur l'une seulement des vis. Dans ce dispositif le contact entre chacun des mors et le câble est réalisé sur une surface relativement importante, ce qui assure un amarrage très efficace, amélioré encore par les nervures 18 qui pénètrent légèrement dans l'enveloppe du câble. Si, après montage une torsion est exercée sur le câble aucune "rotation" des mors susceptible de nuire â la fermeté de l'amarrage n'est à craindre, car les mors sont maintenus en position angulaire fixe par rapport à l'embase 15 grâce aux languettes 19 qui traversent les entailles 20 avec un jeu la téral assez faible et grâce aux nervures radiales 22 qui coo- pèrent avec lesdites entailles. Enfin un autre avantage de ce dispositif par rapport à tous les dispositifs connus est de pouvoir recevoir des câbles pré- sentant une gamme de diamètres assez large. En effet, la composante radiale du déplacement maximal de chaque mors peut être sensiblement'égale aux deux tiers de la projection horizontale d'une génératrice de la portée tronconique 16 sans nuire au guidage du mors considéré, c'est-à-dire que la différence entre les diamètres du plus mince et du plus gros câble admis dans le même dispositif peut être égale à plus d'une fois la largeur de la couronne 15. Bien entendu de nombreuses modifications peuvent être appor tées au dispositif sans pour cela sortir du domaine de l'invention. Ces modifications peuvent concerner le joint tubulaire 13, le maintien de l'embase 15, les liaisons entre cette dernière et les mors 17, le nombre, la forme générale et la structure des mors, la caractéristique essentielle de l'invention étant le serrage des mors entre deux portées tronconiques de manière à obtenir que chacun d'eux se déplace parallèlement à lui-même sur une trajectoire ayant une composante radiale importante * Comme il a été dit, le joint peut être placé dif féremment et la portée 16 peut être alors constituée par usinage de la poignée 2. Dans ce cas l'embase 15 est supprimée et les mors 17 sont reliés entre eux latéralement par des languettes élastiques. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'amarrage d'un câble sur une poignée de fiche électrique sur laquelle vient se fixer coaxialement un chapeau traversé librement par le câble, caractérisé en ce qu'il comporte une pièce de serrage constituée par au moins trois blocs ou mors ayant la forme générale de secteurs de tube, de préférence en matière légèrement compressible, répartis angulairement autour de l'axe longitudinal de la poignée de façon sensiblement régulière, reliés entre eux de manière telle qu'ils peuvent se mouvoir radialement et indépendamment l'un de l'autre par rapport audit axe et dont les faces tournées vers ce dernier sont de préférence munies de nervures transversales, tandis que les faces frontales extrêmes de chacun d'eux sont des secteurs tronconiques convergents vers l'extérieur et sont destinées à coopérer respectivement avec une portée tronconique interne du chapeau et une portée tronconique interne, rapport tée ou non, de la poignée. 2 - Dispositif d'amarrage selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les mors sont reliés entre eux par des languettes élastiques transversales de manière à former un bracelet destine à ceinturer le câble. 3 - Dispositif d'amarrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce de serrage obtenue par moulage en une seule pièce d'une matière synthétique comporte uneembase annulaire destinée à reposer sur un épaulement interne de la poignée, éventuellement avec interposition de la collerette extrême d'un joint tubulaire d'étanchéïté, dont la face oppo sée audit épaulement constitue la portée tronconique interne rapportée de la poignée et est reliée à chacun des mors par une languette mince flexible. 4 - Dispositif d'amarrage selon la revendication 3, caractérisé en ce que chacune des languettes reliant un mors à 1' embase s'étend depuis la périphérie de la face supérieure de cette dernière jusqu'en un point de la partie médiane de la face du mors tournée vers l'axe de la poignée, à travers une entaille longitudinale ménagée sur toute l'épaisseur dudit mors à partir de sa face inférieure. 5 - Dispositif d'amarrage selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'embase de la pièce de serrage est munie sur sa portée tronconique, en regard du joint d'attache de chaque languette, d'une nervure radiale destinée à coopérer avec l'entaille du mors correspondant, de manière à guider ce dernier et empêcher son déplacement en rotation autour de l'axe de la poignée sous l'action d'une torsion exercée sur le câble.