La présente invention est relative à un procédé de récolte du mais. En l'état actuel de la technique, deux procédés sont utilisés pour récolter le mais. Le premier consiste à cueillir le mals en épis,à l'égrener immédiatement puis à l'ensiler pour procéder à un séchage forcé. Ce procédé nécessite peu de main-d'oeuvre mais réclame d'importantes quantités d'hydrocarbure lors du séchage. Le second procédé consiste toujours à cueillir le mais en épis mais ceux-ci sont laissés en l'état et placés dans des cages de séchage ou " cribs ". Les épis sont laissés plusieurs mois dans les cribs et on réalise donc. un séchage naturel qui donne un niais de très bonne qualité.Naturellement, après séchage il faut sortir les épis des "cribs et les égrener.Ce procédé qui nécessite peu d'énergie est relativement coûteux car il requiert une main-d'oeuvre importante en raison des manipulations auxquelles les épis sont soumis. En effet, des que les épis sont récoltés il faut les déverser dans une benne pour les transporter vers le crib qui, en général, est installé au bord d'un chemin carrossable proche des batiments de ltexploitation agricole. Par ailleurs, lorsque le mais est séché il faut amener ltégreneuse près du crib, vidanger celui-ci tronçon par tronçon en déplaçant l'égreneuse pas à pas le long du crib. I1 faut noter aussi que le crib se vidange difficilement car les épis se bloquent les uns sur les autres. Le procédé de l'invention, qui remédie à ces inconvénients, consiste à utiliser des cribs de faible longueur, facilement manipulables, à disposer ces cribs aux extrémités du champ à moissonner, à déverser directement le contenu de la machine à moissonner dans les cribs, à emmener ceux-ci vers le lieu de séchage naturel puis,ensuite, vers la machine à égrener. Ce procédé se distingue de celui classique par le fait que le crib est conçu de façon à pouvoir être déplacé facilement;ainsi, Si la hauteur et la largeur sont sensiblement les mêmes que celles d'un crib usuel, la longueur est considérablement réduite et est de l'ordre de trois mètres. D'une façon générale, la longueur du crib doit être compatible avec les règlements concernant les transports sur routes. Le déplacement des cribs ne pose pas de problème et peut être effectué à l'aide d'une remorque d'un type connu présentant un plateau basculant de façon à former une rampe sur laquelle les cribs sont halés à l'aide d'un treuil. Ce procédé ne supprime pas les manipulations mais les simplifie de telle sorte qu'elles peuvent être étalées dans le temps. Ainsi, contrairement au procédé classique, la récolte n'est pas ensilée en vue du séchage sur le lieu où celui-ci s'effectuera; les cribs mobiles peuvent être déplacés plusieurs jours après leur remplissage, donc par la même personne que celle qui conduisait la moissonneuse, d'où une économie substantielle de main-d'oeuvre. Par ailleurs, lors de l'égrenage, la machine à égrener peut être disposée en un lieu fixe, bien abrité et son rendement est optimal puisqu'il n'est pas nécessaire de la déplacer. De plus, il est possible de vidanger les cribs mobiles dans une fosse située près de l'égreneuse, cette opération étant plus rapide que la vidange fractionnée du procédé actuel. D'une façon générale, il ressort des explications cidessus que le procédé de l'invention permet de réduire la main-d'oeuvre nécessaire et même si on admet que le prix de revient du mètre linéaire de crib mobile est légèrement supérieur à celui d'un crib fixe, cette dépense supplémentaire d'équipement sera très rapidement amortie par l'économie réalisée sur le coût de la main-d'oeuvre. A titre d'exemple non limitatif on va maintenant décrire un crib conforme à l'invention tel que celui représenté sur le dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue en perspective d'un crib; La figure 2 est une vue partielle montrant l'assemblage du crib; La figure 3 est une vue partielle en perspective montrant la possibilité de verrouiller le crib sur la remorque; La figure 4 est une vue partielle à plus grande échelle montrant un détail de réalisation. En se reportant au dessin, on voit que le crib est constitué par un conteneur dont la hauteur et la largeur sont sensiblement celles dun crib usuel tandis que sa longueur est de l'ordre de trois mètres. Il y a lieu de noter que, comme le crib a une faible longueur, une circulation d'air peut s'établir entre ses extrémités en améliorant le séchage. De ce fait, il est possible d'augmenter la largeur du crib par rapport à ceux usuels. Selon un mode de réalisation, le crib est constitué par l'assemblage de deux paires de panneaux identiques, des panneaux 1 de côté et des panneaux 2 d'extrémité Ces panneaux présentent des armatures tubulaires sur lesquelles sont fixées des plaques de grillage. Chaque panneau 2 est constitué par un cadre rectangulaire présentant perpendiculairement à son plan des embouts tubulaires 3 dans lesquels peuvent être engagées et fixées les extrémités 4 des longerons 5 des panneaux 1, des vis 6 assurant le blocage comme le montre la figure 4. Comme cela ressort du dessin, le grillage des panneaux 1 ne s'étend pas jusqu'au longeron 5a inférieur mais ménage entre lui et ce dernier un certain espace permettant le passage de planches 7 ou analogues constituant le fond amovible du crib. Sous les longerons Sa est disposée une armature 8, en forme d'U aplati, constituant un patin permettant le déplacement du crib et ce, de deux façons, soit à l'aide d'un chariot élévateur à fourche, lorsqu'il est vide notamment, soit à l'aide d'une remorque sur laquelle le crib est placé. A cet effet et selon l'invention, on utilise une remorque d'un type connu (et de ce fait non représentée) comportant un plateau dont le bord arrière peut être amené, par pivotement au contact du sol. Ce plateau comporte deux rails tels que celui 9 de la figure 3 pour permettre, durant le halage, le guidage des patins 8. Il est à noter que, comme montré sur la figure 3, les patins 8 ont également pour fonction de coopérer au verrouillage du crib sur la remorque à l'aide de broches 10 par exemple. Le crib mobile qui vient d'être décrit est un produit nouveau qui a la double fonction de constituer un organe d'ensilage permettant le séchage du niais et un organe de manutention. REVENDICATIONS 1-Procédé de récolte du niais, du genre de ceux selon lesquels le séchage s'effectue de façon naturelle, consistant à utiliser des cribs mobiles de faible longueur dont les dimensions sont compatibles avec les règles de transport sur route 2-Procédé de récolte du niais, selon la revendication 1, consistant à placer des cribs aux extrémités du champ à moissonner, à y déverser directement le contenu de la machine à moissonner, à les transporter vers le lieu de séchage puis après séchage à les amener auprès de l'égreneuse. 3- Procédé de récolte du mais, selon la revendication 1, consistant à prévoir une fosse près de 19 égreneuse et à déverser les cribs dans ladite fosse. 4- Crib, en vue de la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce qu'il est constitué par une cuve rectangulaire grillagée pourvue d'un fond amovible et de patins. 5- Crib selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il est constitué par l'assemblage de deux paires de panneaux identiques respectivement de côtés et d'extrémités. 6- Crib selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque panneau d'extrémité est constitué par un cadre rectangulaire obturé par une surface grillagée,comportant perpendiculairement à son plan des embouts tubulaires dans lesquels sont engagées et maintenues les extrémités des panneaux de côté.