L'invention concerne la construction et la réparation des pipe-lines immerges, et plus particulièrement ltexécution des opérations de soudure de ces pipe-lines dans un environnement sec qui est obtenu par emploi d'une chambre retenant un volume de gaz autour du lieu de ltopération, les tubes à souder ou 3 joindre ensemble traversant les parois de la chambre de façon étanche. -Une telle chambre est appelée habituellement un habitat et sera désignée ainsi par la suite. On a proposé et utilise de nombreux procédés pour réaliser ltétanchéSté de l'entrée d'un tube dans un habitat. La plupart de ces procédés mettent en oeuvre la compression d'un joint torique (o-ring) en serrant une série d'écrous. Ces opérations sont relativement longues et les joints réalisés ne sont généralement pas sûrs. Conformément à la présente invention, pour obturer de façon étanche l'interstice entre un habitat et un tube, on utilise une membrane comprenant une feuille en matériau souple étanche aux gaz, en forme générale de U, dont la périphérie extérieure est adaptée à etre fixée à habitat, et qui comprend des moyens pour joindre ensemble de façon étanche les bords internes adjacents de la feuille, de façon à réaliser ainsi une manchette qui entoure ltextremité du tube et est susceptible de *'appliquer contre lui de façon étanche. Normalement, la feuille, qui peut etre en polychlorure de vinyle (PVC) ou une matière plastique synthétique analogue souple,est fixée au moyen de rivets ou autrement à habitat dans une opération préliminaire. Le moyen de fermeture du bord interne de la feuille est de préférence une fermeture à glissière à curseur du type ayant des series de dents imbriquées. Il existe de telles fermetures ayant une étanchéité à l'eau de 0,7 kg/cm2 et une résistance latérale à la traction de 40 kg/cm. La manchette est de préférence serrée autour du tube par un circlip ou une bride. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan de la membrane; la figure 2 est une vue de profil; la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne A-A de la figure 1; et, la figure 4 est une vue en perspective illustrant le mode d'emploi de la membrane. La membrane d'étanchélté 1 représentée sur les dessins est constituée d'une feuille de matériau synthétique souple et léger du type connu sous la marque BUTYLITE. Sur la figure 1, la membrane comporte deux parties latérales la qui se raccordent en une base évasée lb, réalisée pour former une manchette. Le long des bords opposés des parties latérales la sont fixés les éléments 2 d'une fermeture à curseur étanche à 1'eau. Ceci permet d'assembler les parties latérales la de façon que la base lb prenne la forme d'une manchette pouvant être fixée autour d'un tube. Le pourtour des parties latérales la et de la partie lb formant la manchette comporte CI intervalles réguliers des trous lc permettant le passage de rivets ou de vis de fixation. A chaque extrémité de la manchette lb (fig. 3) des bandes d'étanchéité en caoutchouc silicOne sont fixées a la feuille. La position d'utilisation de la membrane pour rendre étanche le joint entre un habitat H et un tube P est représentée sur la figure 4. Quand les parties latérales la sont initialement séparées, on les fixe à l'habitat H par des vis 4, ceci étant réalisé avant l'immersion. Puis, après l'immersion, la base lb est disposée autour du tube P. Un curseur de fermeture à glissière (non représenté) est alors tiré vers le haut pour imbriquer les éléments de la fermeture 2 et finalement un circlip ou bride 5 de tube est serré autour de la manchette lb pour réaliser un joint étanche aux gaz, ajusté à l'habitat hors de l'eau. La seule opération a# effectuer en plongée est de tirer la fermeture et d'attacher le circlip sur la membrane à l'endroit où elle touche le tube. Dans les situations hyperbariques, la pression différentielle entre l'intérieur et l'extérieur de l'habitat est faible (de l'ordre de 0,07 à 0,15 kg/cm2). Par conséquent, la résistance à la pression de la membrane est d'importance secondaire. Ce qui est nécessaire, c'est seulement l'étanchéité aux gaz : empêcher un excès de gaz de s'échapper de l'intérieur de l'habitat. Les avantages de l'invention sont le coût relatif très bas de la membrane, le fait qu'elle peut être réutilisée indéfiniment, sa simplicité et sa sûreté d'emploi. REVENDICATIONS 1) Membrane pour obturer de façon étanche l'interstice entre un habitat immergé et un tube, caractérisé en ce qu'elle comporte une feuille en matériau souple étanche aux gaz, en forme générale de U, dont la périphérie extérieure est adaptée à être fixée à l'habitat, et qui comprend des moyens pour joindre ensemble de façon ét#anche les bords internes adjacents de la feuille, de façon à réaliser ainsi une manchette qui entoure l'extrêmité du tube et est susceptible de s'appliquer contre lui de façon étanche. 2) Membrane selon la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen pour joindre les bords de façon étanche est une fermeture à curseur, avec deux séries de dents imbriquées. 3) Membrane selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est fixée sur son pourtour à l'habitat par des rivets, ou des vis de fixation, et à un tube qui s'engage dans l'habitat par un dispositif de serrage entourant la manchette.