L'inventlon concerne ltévaluation clinique des pertes d'audition et, notamment, un essai de réflexe acoustique faisant partie d'un certain nombre d'essais qui portent sur les caracté- ristiques physiques de l'oreille moyenne et dont les résultats donnent des indications utiles sur ltétat de l'oreille. Il existe un certain nombre d'essais cliniques basés sur l'utilisation d'une ou plusieurs sondes placées dans les oreilles et destinées à produire des sons qui, par la mise en oeuvre d'un appareillage convenable, permettent d'examiner le fonctionnement des organes de oreille interne sans contact avec cette dernière. Un examen tendant actuellement à se répandre et destiné à déterminer certaines caractéristiques essentielles des oreilles est appelé "examen du réflexe acoustique". Il repose sur le fait que le muscle stapédien se contracte par réflexe lorsqu'il est soumis à un stimulus sonore suffisamment fort. Une mesure du niveau du son auquel cette contraction se produit constitue une base pour des conclusions importantes concernant l'oreille.Des essais ou examens connus s'effectuent à laide d'appareils nécessitant la mise en place de dispositifs sur les deux oreilles d'un patient. L'invention concerne un procédé et un appareil per fectionnés, permettant d'effectuer Examenà à l'aide d'une seule sonde logée dans une seule oreille. Le procédé et l'appareil selon l'invention sont d'une grande streté et leurs résultats ne reposent pas sur une réponse bilatérale. De plus, ltintroduc- tion d'une sonde unique dans une seule oreille permet d'effectuer l'examen de manière simple et aisée à l'aide de L'appareil selon l'invention qui fournit automatiquement les résultats. Cet examen perfectionné peut etre appelé "examen de réflexe ipsilaté raI". Le procédé mis en oeuvre pour cet examen repose avantageusement sur le multiplexage temporel ou à division dans le temps. On utilise le temps de latence, c'est-à-dire la durée comprise entre 11application d'un stimulus sonore à l'oreille et la réaction résultante du muscle stapédien. Cette durée permet la présentation du stimulus et la détermination de l'effet de la réaction du muscle après la cessation du stimulus. Ainsi, toute interaction entre le stimulus et le signal sonore de la sonde de mesure est éliminée par la détermination de l'instant d'ouverture d'une porte par rapport au détecteur du réflexe, de manière que cette ouverture se produise après que le stimulus a été appliqué et que les transitoires résultant de ce stimulus dans le circuit électrique ont été atténuées. L'invention concerne donc un procédé et un appareil perfectionnés d'examen du réflexe acoustique par l'application d'une sonde unique à une oreille et par l'observation du temps naturel de réponse du muscle stapédien à un signal d'excitation. L'essai de réflexe acoustique réalisé par le procédé selon l'inventionest un examen clinique donnant une information sur le fonctionnement et l'état de 11 oreille. Il mesure le niveau sonore pour lequel le muscle stapédien se contracte par réflexe. Dans le cas d'un essai antérieur, l'une des oreilles du patient est bouchée à l'aide d'une sonde, de manière que la pression d'air du canal auditif ainsi obturé soit réglée en fonction de l'élasticité acoustique maximale. Une sonde ou un écouteur placé sur l'autre oreille soumet cette dernière à un stimulus sonore d'intensité croissante. Les muscles des étriers des deux oreilles se contractent simultanément de manière à provoquer une variation brusque de l'élasticité présentée par la première oreille. Le procédé selon l'invention est basé sur le fait que le réflexe stapédien présente un certain temps de latence, c'est-à-dire un certain retard entre l'application d'un stimulus et la contraction du muscle de l'étrier. Dans l'appareil perfectionné selon l'invention,la sonde est introduite dans une oreille et la pression d'air est réglée pour une élasticité acoustique maximale. Un stimulus est superposé au son produit par la sonde, à des niveaux croissants, jusqu atteindre un niveau provoquant la contraction du muscle stapédien. On profite du temps de latence de la contraction du muscle stapédien pour faire cesser le stimulus et pour réaliser une seconde mesure de l'élasticité pendant cette période.Les deux mesures d'élasticité sont comparées pour déterminer si le niveau du dernier stimulus appliqué est suffisant pour provoquer une contraction du muscle comme in diqué par une variation sensible de la lecture de l'élasticité. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure I est un schéma d'un appareil perfectionné mettant en oeuvre le procédé d'examen de réflexe ipsilatéral selon l'invention la figure 2 est un schéma d'une forme avantageuse du circuit de l'appareil selon l'invention ; et la figure 3 est un diagramme des temps montrant le fonctionnement de l'appareil selon l'invention. La figure 1 représente dans sa partie inférieure droite oreille 1 à examiner. Une sonde 2 d'essai est introduite dans cette oreille 1 de manière à fermer herm#étiquement à l'air le canal 3 à laide d'un manchon élastique 4. La sonde 2 comprend un tube 5 de circulation d'air et deux tubes 6 et 7 de transmission des sons. Le tube 5 est relié à une pompe 8 à air et à un manomètre 9, de manière qu'il soit possible de régler la pression régnant dans le canal auditif 3. Cette pression peut dtre réglée à l'aide d'essais connus en fonction d'une élasticité maximale, un unniveau minimal des sons sortant du tube 7 pour un niveau donné des sons arrivant par le tube 6. Le tube 6 de transmission des sons est relié à un haut-parleur ou à tout autre transducteur acoustique 10 pour transmettre le son au canal auditif 3 et pour transmettre également périodiquement un stimulus sonore pour l'essai du réflexe. Le second tube 7 capte les réponses au son et au stimulus et les transmet à un microphone Il Les éléments 8, 9, 10 et il peuvent etre renfermés séparément dans un bottier convenable, ou bien ils peuvent etre montés dans une enceinte commune avec les éléments de l'appareil décrit ci-après. Un pont 12 de résistances et un instrument 13 de mesure peuvent également etre mis en circuit pour déterminer l'élasti- cité maximale ou le signal de sortie minimal pour un niveau donné du son produit par la sonde. L'appareil d'épreuve de réflexe selon l'invention comporte une source 14 qui produit un son d'essai, par exemple un signal de 220 hertz. Ce dernier est appliqué par l'intermédiaire d'un amplificateur mélangeur 15 au haut-parleur 10 et par le tube 6 au canal auditif 3. La réponse de ce dernier est captée par le microphone 11 et transmise par un préamplificateur 16 à un redresseur 17 de précision. A l'état normal, c'est-à-dire en l'absence du stimulus, le signal de sortie du redresseur 17 est transmis par une porte 18 normalement ouverte à un filtre intégrateur 19 qui mémorise une charge dont la tension est proportionnelle à l'élasticité acoustique du canal obturé 3. Le signal de sortie du filtre 19 est appliqué à une borne 20 d'entrée d'un comparateur 21. Les autres éléments de l'appareil d'épreuve de réflexe, décrits ci-dessous, sont destinés à appliquer un stimulus au canal 3 à des niveaux sonores croissants et jusqu'à ce que le muscle stapédien se contracte. Ces éléments commutent également le signal d'élasticité, répondant au son d'épreuve, à une seconde entrée 22 du comparateur 21 pendant une courte durée comprise dans le temps de latence du réflexe stapédien, de manière à permettre une comparaison des niveaux d'élasticité relative du son d'épreuve, ctest-à-dire les niveaux relevés avant et après le stimulus. Le comparateur 21 est réglé pour produire un signal de sortie lorsque la contraction du muscle stapédien ou muscle de ltétrier présente une différence importante par rapport aux contractions antérieures.Ce signal de sortie du comparateur 21 met en oeuvre un dispositif 23 d'affichage à diodes électroluminescentes. Les parties de 11 appareil d'examen de réflexe réalisant cette opération seront décrites ci-après. Le stimulus est introduit dans l'amplificateur mélangeur 15 par une porte 24. Les signaux de lala-sonde 2 sont appliqués alternativement à 11 une ou l'autre des entrées 20 et 22 du comparateur par la porte 18 et une porte supplémentaire 25, de manière à réaliser l'opéra- tion décrite ci-dessus. Un dispositif de commande de porte ou de division de temps, représenté au centre de la figure 1, est destiné à assumer la commande nécessaire des portes. L'appareil fonctionne de la manière suivante. Lorsqu'il est souhaité d'appliquer le stimulus à un niveau prédéterminé, un signal de commande provenant d'un générateur convenable 26 de fonction est appliqué à un premier générateur 27 pour le déclencher. Comme représenté à la ligne supérieure de la figure 3, ce signal peut être une impulsion de 1 seconde à variations de tension en gradins. L'application de ce signal au premier générateur 27 provoque la production par ce dernier d'un signal d'arret d'une seconde transmis par la ligne 28 à la porte 18 normalement ouverte de manière à interrompre le signal du son d'épreuve d'élasticité provenant du filtre 19. Le premier générateur 27 déclenche par une seconde sortie 29 un deuxième générateur 30 de sorte que ce dernier transmet par une ligne 31 un signal de sortie ouvrant la porte 24 pendant 200 millisecondes au cours desquelles le stimulus est appliqué par le haut-parleur 10 au canal auditif 3. Le deuxième générateur 30 transmet simultanément un signal de commande par une ligne 32 à un troisième générateur 33 qui, après un retard de 30 millisecondes, déclenche un quatrième générateur 34 qui ouvre la porte 25 de manière qu'elle applique le signal d'épreuve d'élasticité par un circuit 35 de réglage de seuil à la seconde entrée 22 du comparateur 21. A ce moment, la première entrée 20 du comparateur reçoit la réponse normale d'épreuve produite avant la contraction du muscle stapédien. La seconde entrée 22 reçoit une réponse du son d'essai produite pendant la période au cours de laquelle le muscle stapédien peut se contracter après avoir été soumis à un stimulus de 200 millisecondes. Si le stimulus, dont la fréquence peut etre de 1000 hertz, est d'un niveau suffisamment élevé pour provoquer une contraction du muscle stapédien, le signal présent à I1 entrée 22 est sensiblement différent du signal présent à l'autre entrée 20 et il en résulte la production d'un signal de sortie qui déclenche le dispositif 23 dlaffichage à diodes de manière que ce dernier donne une indication sur le réflexe. Dans le cas où aucune indication n'apparart, ltopérateur élève le niveau du stimulus à l'échelon suivant et il répète l'opération jusqu'à ce que les diodes soient sollicitées. Le niveau du stimulus enregistré lors d'une contraction fournit l'information clinique nécessaire à une estimation de l'état de l'oreille examinée. La figure 2 représente plus en détail une forme avantageuse de l'appareil d'examen ipsilatéral de réflexe. A la partie supérieurqbe la figure 2, la borne 36 de la sortie de la sonde est connectée au redresseur 17 par un circuit protégeant le dispositif de mesure contre les surcharges. Le signal de sortie du redresseur 17 est appliqué aux deux portes 18 et 25 de commande qui comprennent des transistors à effet de champ 40 et 41, du type "2N5640", et qui connectent le signal d'entrée à l'une ou l'autre des deux bornes 20 et 22 du comparateur 21 pendant les périodes décrites ci-dessus, de manière qu'uns variation de l'élasticité soit détectée à partir d'une variation sensible de signal provoquée par une contraction du muscle stapédien à un certain niveau du stimulus. Le transistor 41 est connecté au comparateur 21 par le circuit 35 de réglage de seuil, de manière à permettre l'établissement des différences des signaux d'entrée à un niveau convenable. Le transistor 40 est connecté au comparateur 21 par un condensateur 42 et une résistance 43 du filtre intégrateur 19.Le comparateur 21 est un amplificateur à gain élevé comportant un circuit 44 de réaction et également un couplage réactif constitué par un condensateur 45 et une résistance 46. Ce couplage réalise une fonction de maintien permettant l'observation de l'indication produite par la diode électroluminescente 23 pendant une durée suffisante. Les quatre générateurs 27, 30, 33 et 34 mentionnés ci-dessus comprennent des transistors à effet de champ 48, 49 et 50, du type "2N5640". Le transistor 47 peut etre du type "2N2484". Tes portes sont branchées comme indiqué, de manière à produire les signaux de commutation temporisés mentionnés cidessus. La porte supplémentaire 24 peut également comprendre un transistor à effet de champ 51, identique à ceux indiqués cidessus. Elle est connectée à l'amplificateur mélangeur 15 qui ferme le circuit par sa sortie 52 reliée au transducteur ou haut parleur 10 de la sonde. Le procédé et l'appareil selon l'invention permettent donc d'exécuter un examen clinique du réflexe stapédien de manière simple et efficace, par l'application de la sonde d'épreuve à la seule oreille examinée. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAT IONS 1. Procédé d'examen de la contraction réflexe du muscle stapédien lorsque l'oreille est soumise à un stimulus, ce procédé, qui mesure une variation de l'impédance acoustique relative de l'oreille moyenne > étant caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une mesure de l'impédance acoustique relative de l'oreille examinée à l'aide d'un son d'épreuve, à soumettre la meme oreille à un stimulus, à interrompre ce stimulus, à réaliser une seconde mesure de l'impédance acoustique relative de l'oreille pendant le temps de latence consécutif à l'arrêt du stimulus, à comparer les deux mesures dtimpédance acoustique, et à produire un signal lorsque ces mesures diffèrent. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mesure de l'impédance acoustique est une mesure de l'élasticité acoustique. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste également à obturer hermétiquement le canal auditif avant les mesures d'impédance. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qutil consiste à régler la pression de l'air pour les mesures de l'élasticité relative à une valeur correspondant à l'élasti- cité maximale. 5. Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que l'intensité du stimulus est augmentée ou diminuée pour établir la mesure du réflexe. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le niveau de la première mesure de l'impédance acoustique est mémorisé pendant les périodes de la seconde mesure de l'impédance acoustique et de la mesure du temps de latence. 7. Appareil d'examen de la contraction réflexe du muscle stapédien lorsque l'oreille est soumise à un stimulus, cet appareil, qui réalise une mesure d'une variation de l'impédance acoustique relative de 11 oreille moyenne, étant caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif destiné à réaliser une mesure de l'impédance acoustique relative de l'oreille examinée, et comprenant une sonde à laquelle un élément produisant un son d'épreuve est relié, un dispositif relié à la sonde et destiné à soumettre la même oreille à un stimulus pendant une période prédéterminée, un dispositif relié à la sonde et destiné à réaliser une seconde mesure de l'impédance acoustique relative de l'oreille examinée pendant le temps de latence, et un comparateur relié auw ispositifs réalisant les première et seconde mesures et destiné à comparer les deux mesures d'impédance acoustique. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les dispositifs destinés à réaliser les première et seconde mesures comprennent des éléments mesurant l'élasticité acoustique relative. 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte un élément produisant un signal lorsque la différence entre les première et seconde mesures est supérieure à une valeur prédéterminée. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif destiné à réaliser la seconde mesure de l'impédance acoustique comprend un comparateur, une porte destinée à interrompre la transmission du signal d'impédance à une première entrée du comparateur, et une porte supplémentaire destinée à appliquer le signal d'impédance à une seconde entrée du comparateur pendant une durée prédéterminée après la période du stimulus.