L'invention est relative à un téléski comportant un câble aérien à défilement continu supporté par des paires de poulies de support disposées en V inversé pour définir conjointement dans leur zone de contact une gorge de support du câble et pour laisser le libre passage d'attaches de remorquage, accouplées rigidement au câble, entre les poulies d'une mme paire. La demande de brevet français NO 76 03927 du 12/2/1976 décrit un téléski du genre mentionné dans lequel les attaches en forme de manchon ou de douille sont enfilées sur le câble et accouplées à ce dernier par serrage ou coincement. La section des douilles est notablement supérieure à celle du câble et engendre des vibrations lors du passage sur les poulies ou risque mme de provoquer des accrochages à l'entrée des poulies et une détérioration du téléski. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de permettre la réalisation d'un téléski à attaches simplifiées et à fonctionnement souple. Le téléski selon la présente invention est caractérisé par le fait que chacune desdites attaches comporte un corps effilé s'étendant dans le plan vertical contenant le câble et susceptible de passer facilement entre lesdites poulies accolées et une partie supérieure de connexion audit câble, insérée en position montée de l'attache entre les torons du câble et retenue par coincement entre lesdits torons sous l'effet de la tension du câble sans augmentation notable de la section du câble. On connaît des attaches de ce type, notamment aux Etats Unis pour l'accouplement de sièges à un câble de télésiège, le corps de ces attaches s'étendant horizontalement pour permettre le passage sur les poulies de support et présentant une épaisseur notable pour résister aux efforts de flexion engendrés par la charge supportée. La présente invention est basée sur la constatation que ce type d'attache peut être disposé verticalement et se prête alors particulièrement à une fixation d'une perche ou d'un enrouleur d'un téléski dont le câble est supporté par des poulies disposées en V inversé. Le corps de attache travaille essentiellement en traction et peut être relativement mince, ce qui facilite le passage entre les poulies accolées.Dans la zone de fixation de l'attache, la section du câble n1 est pratiquement pas augmentée, et il est clair que le passage de l'attache sur les poulies de support ne présente aucune difficulté ou choc indésirable. L'attache peut présenter à sa partie supérieure une nervure cylindrique, s'insérant à la place de l'âme du câble préalablement interrompue sur ce tronçon, ce qui permet un véritable ancrage de l'attache sur le câble. Une telle attache présente néanmoins l'inconvénient de nécessiter le sectionnement de l'âme du câble et lors d'un déplacement ou ripage de l'attache la nécessité d'introduire des sections d'âme pour assurer la continuité de cette dernière. Selon un développement de l'invention, la partie supérieure de l'attache, s t introduisant entre les torons du câble, présente un profil en gouttière qui épouse le contour inférieur de l'âme du câble. La partie de la gouttière au contact des torons entourant l'âme est rainurée hélicoîdalement de façon à offrir un logement aux torons et l'on comprend que l'insertion de cette gouttière ne provoque pas d'augmentation notable de la section du câble. La résistance mécanique d'une telle attache et son ancrage au câble sont largement suffisants pour assurer le remorquage de skieurs sans risque d'arrachement de l'attache. La longueur de la partie supérieure de l'attache peut être adaptée à la force de remorquage, mais elle est limitée par la nécessité d'une flexion du câble lors du passage sur les poulies d'extrémités.Dans le cas d'une attache de longueur limitée, il est avantageux d'utiliser une attache, dont la partie faisant saillie par rapport au corps effilé est orientée vers l'avant de l'attache vu dans le sens d t avancement du câble. Le corps effilé de l'attache s'étend de préférence dans le plan vertical contenant le cable suivant la direction de remorquage de façon à exercer un moment de pivotement négligeable sur l'attache. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre de différents modes de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique d'un pylane de support d'un téléski selon l'invention; la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 est une vue en élévation d'une attache du téléski selon la figure 1; la figure 4 est une vue de gauche de l'attache selon la figure 3; la figure 5 est une vue de derrière de attache selon la figure 3; la figure 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 7, montrant l'attache selon la figure 4, accouplée au câble; la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6;; la figure 8 illustre une variante de réalisation de l'attache montée sur le câble, dont seul l'un des torons et l'amie sont représentés; la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8; la figure 10 est une coupe suivant la ligne X-X de la figure 8; 1a figure 11 est une vue en plan de la figure 8. Sur les figures 1 et 2, on reconnaît le téléski décrit dans la demande de brevet précité, et plus particulièrement le support 10, comprènant un châssis 12 articulé en 14 à un pyloRe 16 de support d'un câble 18. Au câble 18 sont accouplées des attaches 20, auxquelles sont fixés soit des perches de remorquage, soit des enrouleurs 22 bien connus en soi. Le chassies 12 supporte deux paires 24, 26 de poulies 28, 30 de support du câble 18, disposées suivant un V inversé, de manière à définir par leurs Jantes au contact une gorge de support.Les poulies ou galets 28, 30 peuvent être montés sur des supports fixes et leurs Jantes sont alors légèrement espacées pour permettre le passage des attaches 20, ou de la manière représentée à la figure 2 et décrite dans la demande de brevet précitée, chaque galet 28, 30 peut être monté sur un support oscillant, qui ne faisant pas partie de la présente invention, ne sera pas décrit en détail. En se référant plus particulièrement aux figures 3 à 7, on voit que l'attache 20 comporte un corps effilé 32 surmonté d'une partie supérieure en forme de nervure cylindrique 34 fendue dans la partie médiane 36. La partie effilée disposée au-dessous dans le plan vertical du câble et représentée droite sur les figures 3 à 7, peut avantageusement Entre inclinée de la manière représentée en pointillés sur la figure 3, afin de s'étendre dans la direction de remorquage de l'attache. En position montée de l'attache 20 sur le câble 18, la nervure 34 s'insère entre les torons 38 du câble à la place de l'âme sectionnée à l'emplacement correspondant. L'un des torons 38 traverse la fente 36 et est logé dans des rainures 40 ménagées sur la face externe de la nervure 34.La mise en place d'une telle attache 20 est bien connue des spécialistes en la matière et steffectue par une ouverture du câble en imposant à ce dernier une torsion suffisante à l'écartement des torons 38. I1 est facile de voir que l'attache 20 est solidement ancrée au câble 18 rendant tout arrachement pratiquement impossible. Le contour externe du câble n'est pratiquement pas modifié par la présence de l'attache, ce qui facilite le passage sur les galets de support 28, 30. La faible épaisseur du corps effilé 32 facilite le passage entre les paires de galets. Les figures 8 à 11 illustrent une variante de réalisation de l'attache 20 permettant de conserver l'âme 42 du câble 18. Le corps effilé 32 de l'attache 20, analogue à celui de l'attache décrite ci-dessus, se prolonge par une partie supérieure en forme de gouttière 44 épousant le contour de l'âme 42 du cable 18. ta gouttière 44 est fendue dans sa partie médiane 46 pour offrir un passage au toron 38 du câble 18 de la manière déerite ci-dessus. Les faces de la gouttière 44 au contact des torons 38 présentent des rainures 48 de forme hélicoIdale dans lesquelles viennent se loger les torons 38. I1 ressort clairement des figures 9 et 10 que la fable épaisseur de la gouttière 44 n' augmente pratiquement pas la section du câble 18. La partie supérieure de l'attache est emprisonnée entre les torons 38 du câble et un arrachage implique un écartement des torons 38. L'attache illustrée par les figures 8 à 11 présente une longueur de gouttière 44 sensiblement équivalente à celle de la partie effilée 52, mais il est clair que cette longueur peut être augmentée lorsque l'on recherche un meilleur ancrage de l'attache sur le câble. Cette longueur est néanmoins limitée par la nécessité d'une flexion du câble au passage des poulies d'extrémité. Dans le cas d'un prolongement de la gouttière 44, il est avantageux d'opérer cet allongement dans la direction d'avancement du câble, la partie avant de l'attache supportant essentlilement lteffort de traction. Des essais ont montré que la partie arrière de la gouttière 44, en l'occurrence la partie située après la fente 46, peut être supprimée lorsque l'effort de traction supporté par l'attache est relativement faible. La mise en place de l'attache 20 topère de la manière décrite ci-dessus et est encore simplifiée lorsque la partie arrière de la gouttière 44 est supprimée. La présente invention n'est bien entendu nullement limait tée aux modes de mise en oeuvre plus particulièrement décrits et représentés aux dessins annexés, mais elle s'étend bien au contraire à toute variante restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Téléski comportant un câble aérien à défilement continu supporté par des paires de poulies de support disposées en V inversé pour définir conjointement dans leur zone de contact une gorge de support du câble et pour laisser le libre passage d'attaches de remorquage, accouplées rigidement au câble, entre les poulies d'une meme paire, caractérisé par le fait que chacune desdites attaches comporte un corps effilé s'étendant dans le plan vertical contenant le câble et susceptible de passer facilement entre lesdites poulies accolées et une partie supérieure de connexion audit câble, insérée en position montée de l'attache entre les torons du câble et retenue par coincement entre lesdits torons sous l'effet de la tension du câble sans augmentation notable de la section du câble. 2. Téléski selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite attache présente à sa partie supérieure une nervure cylindrique de section voisine de celle de l'âme du câble et prenant la place de ladite âme interrompue sur le tronçon correspondant en position montée de l'attache sur le câble. 3. Téléski selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite attache présente à sa partie supérieure un profil en gouttière épousant en position montée de l'attache sur le câble le contour inférieur de l'âme du câble et rainurée hélicoIdalement sur seau faces au contact desdits torons pour offrir un logement à ces derniers et ne pas accroître notablement la section du câble. 4. Téléski selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait que ladite partie supérieure présente une entaille transversale de passage de l'un des torons du câble. 5. Téléski selon la revendication 1, 2a 3 ou 4, caractérisé par le fait que la longueur de la partie supérieure de l'attache dans la direction du câble est suffisamment courte pour ne pas gêner le passage de l'attache sur les poulies d'extrémité du téléski. 6. Téléski selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite longueur est déterminée de façon qu T au moins deux torons adjacents du câble sont au contact de ladite partie supéw rieure. 7. Téléski selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite longueur est supérieure à celle dudit corps effilé de l'attache ladite partie supérieure insérée dans le câble fai sant saillie en avant dudit corps dans le sens d'avancement du câble. 8. Téléski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit corps effilé s'étend obliquement dans ledit plan vertical suivant la direction de remorquage de la charge attelée à l'attache.