La présente invention concerne un procédé de fabrication de pièces façonnées à partir de feuilles métalliques relativement épaisses, procédé qui utilise la technique de corrosion et selon lequel un masque de protection contre la 5 corrosion est déposé sur la surface des feuilles et, les domaines de la surface non recouverts par le masque sont soumis à l'action d'un liquide corrosif. Au cours de la fabrication de pièces façonnées, utilisant la technique de corrosion, un masque de protection 10 contre la corrosion, par exemple un masque de' laque photosensible, est déposé avant que l'opération de corrosion ne commence, sur la surface des feuilles métalliques à partir desquelles on doit fabriquer par corrosion les pièces façonnées. L'agent corrosif qui attaque les zones non recouvertes par le masque de 15 protection n'agit pas seulement perpendiculairement à la surface de la feuille de métal mais, il attaque aussi sous le masque de sorte que les contours qui résultent de la corrosion ne correspondent pas tout à fait aux contours du masque de protection. Pour fabriquer une pièce façonnée à structures fines, on devait 20 de ce fait utiliser les feuilles métalliques les plus minces possibles obtenues jusqu'à présent et afin d'obtenir l'épaisseur souhaitée pour la pièce façonnée, on devait empiler toute une série de telles feuilles métalliques corrodées. Pour utiliser un nombre plus restreint de feuilles corrodées empilées les unes 25 sur les autres, on devrait utiliser des feuilles métalliques plus épaisses dont le façonnage par corrosion dans le cas de structures fines, se heurte aux difficultées susmentionnées. La présente invention a donc pour objet de créer un procédé de fabrication de pièces façonnées utilisant la techni-30 que de corrosion qui permette d'obtenir des structures fines 3 même dans des feuilles métalliques relativement épaisses. Pour parvenir à cette fin l'invention propose un procédé du type susmentionné, et dans lequel on utilise, conformément à l'invention, des feuilles métalliques dont la corapo-35 sition varie de telle façon de la surface vers le milieu de la feuille que, dans les couches profondes, on obtient une vitesse de corrosion plus élevée que dans les couches supérieures bien que l'on utilise le même liquide corrosif. XI résulte de l'utilisation du procédé conforme à 1'in-40 vention une vitesse de corrosion plus élevée dans la direction COPY 71 09462 2 2083411 perpendiculaire à la surface des feuilles que dans la direction horizontale. Ceci signifie que la corrosion sous-jacente au masque de protection est diminuée par rapport au procédé de corrosion habituel. 5 On peut utiliser d'une manière avantageuse des feuilles métalliques qui se composent de plusieurs couches discrètes, de compositions différentes et se comportant différemment vis à vis de la corrosion. Par exemple le noyau de la feuille métallique peut être constitué par un premier métal ou 10 un alliage métallique qui est attaqué d'une manière relativement importante par le liquide corrosif utilisé, tandis que les couches superficielles sont constituées par un deuxième métal ou un deuxième alliage métallique qui est attaqué d'une manière relativement moins importante par le liquide corrosif. Selon 15 une autre forme de réalisation de l'invention d'autres couches peuvent être insérées entre la couche du noyau et les couches superficielles, la réactivité respective de chaque couche vis à vis de la corrosion étant comprise entre celles des deux couches voisines. Lfes épaisseurs des couches individuelles doivent en 20 particulier être du même ordre de grandeur et différer entre elles au plus d'un facteur de 5• D'une manière avantageuse on choisit l'épaisseur de la couche du noyau double de-celle des couches restantes. En utilisant ces feuilles métalliques qui sont 25 composées de couches discrètes, de compositions différentes et se comportant différemment vis à vis de la corrosion, des aspérités peuvent à vrai dire se former aux limites entre des couches voisines en raison des contacts discontinus. Si ceci n'est pas admissible, on utilise d'une manière avantageuse des feuilles 30 métalliques dont les compositions respectives varient d'une manière continue de la surface vers le milieu de la feuille. On peut fabriquer de telles feuilles métalliques à partir de feuilles métalliques se composant de couches discrètes de compositions différentes , en soumettant ces couches à un traitement 35 de diffusion à des températures élevées. L'attaque corrosive dans la direction perpendiculaire à la surface des feuilles peut encore être renforcée du fait que les feuilles métalliques à corroder, utilisées comme cathode sont reliées à une tension continue. En outre une corrosion dans ^■0 la direction perpendiculaire à la surface des feuilles est enco — 71 09462 3 2083411 re favorisée du fait que la corrosion s'effectue par pulvérisation. La différence entre les vitesses de corrosion peut de plus être amplifiée ou provoquée par la formation d'un 5 élément local. Grâce au montage cathodique de la feuille de métal l'efficacité de l'élément local peut être prolongée et on obtient ainsi une attaque corfosive encore plus différenciée. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et annexé au dessin annexé un mode d'exécution du procédé suivant 11in-10 vention. Exemple de réalisation 1 : On dépose des deux côtés d'une feuille 1 en alliage cuivre béryllium avec une teneur en béryllium de 2 fc des couches de cuivre 2 et 3 sur une.épaisseur de 10 jx environ. Après 15 une purification préalable, on dépose de la laque photosensible sur les deux surfaces de cette feuille métallique composée. Les couches de laque photosensible 4 et 5»situées des deux côtés, sont ensuite exposées à la lumière de façon identique à travers des masques photographiques en verre. Les couches de laque 20 photosensibles exposées sont développées et de ce fait les parties de la surface de la feuille métallique composite à corroder sont mises à nu. La corrosion a ensuite lieu à l'aide de l'acide sulfo-chromique. Comme ceci est représenté sur la figure l'allure de la corrosion correspond tout d'abord à 25 celle qui a lieu dans un métal homogène si la corrosion a cependant traversé la couche de cuivre extérieure 2 ou 3,l'attaque corrosive suivante a lieu principalement dans la couche 1 de l'alliage cuivre béryllium. La corrosion sous-jacente au masque de protection n'est ainsi en réalité pas plus forte que la 30 corrosion sous-jacente d'une feuille métallique de 20 yx d'épaisseur bien que l'épaisseur totale de la feuille métallique composée soit de 40 ^1. Comme ceci est représenté sur la figure, des arêtes peuvent se former aux jonctions des couches superposées.. Les lignes b en trait interrompu donnent à ce sujet et pour com-35 paraison, l'allure de la corrosion dans une feuille de métal de composition homogène. La figure représente schématiquement le contour de la corrosion. Ce contour apparaît lorsque l'opération de la corrosion se déroule d'une manière idéale conformément au principe de base de l'invention, c'est-à-dire que l'attaque cor-/+0 rosive dans la couche supérieure est faible par rapport à celle 71 09462 ^ 2083411 de la couche du noyau. Exemple de réalisation 2 : La feuille composée utilisée dans l'exemple de réalisation 1 est chauffée à une température de 800°C. Il en résulte une diffusion de sorte que la composition est uniforme au niveau des jonctions respectives entre les couches 1, 2, 3. Si cette feuille est à nouveau corrodée comme dans l'exemple de réalisation 1, il n'apparaît aucune formation d'arête. 71 09462 5 2083411 REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de pièces façonnées à partir de feuilles métalliques relativement épaisses, procédé qui utilise la teclinique de corrosion et selon lequel un masque de protection contre la corrosion est déposé sur la surface des 5 feuilles et, les domaines de la surface non recouverts par le masque sont soumis à l'action d'un liquide corrosif, caractérisé par le fait que l'on utilise des feuilles métalliques dont la composition varie de telle façon de la surface vers le milieu de la feuille que, dans les couches profondes, on obtient une 10 vitesse de corrosion plus élevée que dans les couches supérieures, bien que l'on utilise le même liquide corrosif. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise des feuilles métalliques se composant de plusieurs couches discrètes de compositions différentes 15 et se comportant différemment vis à vis de la corrosion. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on utilise des feuilles métalliques dont le noyau est constitué par un premier métal ou un alliage métallique qui est attaqué d'une manière relativement 20 importante par le liquide corrosif utilisé et dont les couches superficielles sont constituées par un deuxième métal ou alliage, qui est attaqué d'une manière relativement moins importante par le liquide corrosif. k. Procédé suivant la revendication 3» caractérisé 25 par le fait que l'on peut insérer d'autres couches entre la couche du noyau et les couches superficielles, la réactivité respective de chaque couche vis à vis de la corrosion étant comprise entre celle des couches voisines. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3 ou 30 caractérisé par le fait que lesépaisseurs des couches individuelles doivent différer entre elles au plus d'un facteur de 5* 6. Procédé suivant la revendication 5» caractérisé . par le fait que l'épaisseur de la couche du noyau est le double de celle des couches restantes. .35 7. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé par le fait que l'on utilise des feuilles métalliques dont les compositions respectives varient d'une manière constante de la surface vers le milieu de la feuille. b. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé 71 09462 6 2083411 par le fait que l'on soumet ces couches à un traitement de diffusion à des températures élevées pour obtenir des transitions uniformes. 9. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3> 4, 5» 6, 7 ou 8, caractérisé par le fait que les feuilles métalliques à corroder utilisées comme cathodes sont reliées à une tension continue. 10. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3» 4, 5» 6, 7 ou 8 caractérisé par le fait que la corrosion s'effectue par pulvérisation. 11. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3» 4» 5, 6, 7> 8, 9 ou 10 caractérisé par le fait que la différence entre les vitesses de corrosion des différentes couches métalliques peut être amplifiée ou provoquée par la formation d'un élément local.