L'invention concerne un dispositif destiné à former des piquages à bords relevés ou collerettes sur les tubes. L'objet de l'invention se rattache au secteur-technique du travail des matériaux sans enlèvement substantiel de matière. On connais des machines appareils ou dispositifs capable s de former des piquages à bords relevées ou collerettes sur des tubes en cuivre, aluminium ou acier doux. Ces réalisations font appel à diverses techniques et notamment à des systèmes de billes isaillantes qui par rotation de l'appareil et avance de travail exécutent rapidement et proprement les collerettes après perçage préalable indépendant ou associé à l'appareil. C'est le cas en particulier du Brevct n 1@572 835 et de ses deux additions dépo tskes par le titulaire. Mais les collerettes ainsi formées sont de faible hauteur, compte-tenu des limitations de saillie desbilles, et il est nécessaire dans certains cas que les collerettes aient une hauteur plus importante. Le dispositif suivant l'invention assure le formage de-col lerettes ou piquages à bords relevés, de hauteur plus importante. A titre indicatif, on-peut noter que la hauteur est pratiquement | doublée par rapport à celle obtenue avec les appareils connus Le dispositif suivant l'invention est remarquable en ce qu' | il porte en bout, c'est-à-dire du coté pénétrant dans le tube des doigts profilés pouvant être escamotés ou mis en saillie de manière manuelle ou semi-automatique et dont le profil de contact avec le tube autour de l'ouverture ou piquage, autorise le relevage sur une grande hauteur des bords du piquage. Ces caractéristiques et d'autres ressortiront de la descrip- | tion qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter dans les dessins annexes. La figure 1 est une vue en coupe longitudinale du dispositif représenté avec les doigts en saillie à l'intérieur d'un tube, on a illustré en traits interrompus un ensemble permettant ltap appui du tube, le serrage du tube et le guidage du dispositif. Les figures 2, 3 et 4 sont des vues à plus petite échelle - et en coupe partielle illustrant les différentes phases de tra- t vail. Les figures S et 6 illustrent une variante de réalisation dispositif d'écartement des doigts. Les figures 7, S et 10 montrent des variantes de réalisation des doigts. La figure 9 est une vue partielle d'un organe de rappel en variante des doigts. La figure 11 est une vue en coupe à grande échelle, montrant le formage de la collerette. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention on le décrit maintenant sous des formes non limitatives de réalisation illustrées aux figures des dessins. La caractéristique principale de l'invention est constituée par les doigts escamotables qui assurent le formage d'une colle-- rette de hauteur importante sur le tube. Mais il est bien évident qu'à partir de là d'autres organes entrent en jeu soit pour com- mander l'écartement des doigts, soit pour guider l'ensemble. Ce s organes peuvent être réalisés de plusieurs manières ; dans tout c qui suit on en décrit quelques exemples non limitatifs de réali- | sation adaptés à l'emploi. On voit à la figure 1 une tige I guidée à coulissement près g d'une extrémité, dans une pièce 2 formant dans sa partie centrale 2a un profil d'entraînement (carré par exemple) pour une mani velle, cle ou volant 3 représenté en traits interrompus. La pièce 2 est solidaire par centrage en 2b, d'un fourreau 4 qui, dans sa partie inférieure reçoit une bague 5 portant les doigts 6 de formation des collerettes. La bague 5 est arrêtée en rotation et en translation par rapport au fourreau, par exemple par une vis à téton 7, tandis que la tige 1 est arrêtée en rotation par rapport à la bague 5, t par exemple par une autre vis à téton 8. La tige 1 a un déplace- ment en translation limité par exemple par la vis à te ton 8 coo pérant avec une entaille la de la tige. La bague S'présente à sa partie inférieure 5a une entaille ou fente 5b autorisant l'introduction des doigts 6 et leur libre pivotement, tandis que la partie extrême 5c porte directement ou de manière rapportée, un outil de perçage du tube tel que lame de scie en forme de tube 9. Cette lame étant ouverte latéralement en deux points opposés 9a pour le passage desdoigts. Elle peut également présenter en retrait de la denture un centrage 9b t pour l'éjection de la pastille, Les doigts 6 sont semblables et montés en opposition dans la fente Sb de façon à ce que leurs faces équerrées respectives 6a soient en regard et forment une cavite dans laquelle s'engage une partie profilée lb de la tige 1.A leur partie opposée et externe les doigts présentent une forme arrondie 6b dimensionnée pour camoter entièrement dans I'outilde coupe 9lorsque les faces 6c des doigts sont jointives, et pour réaliser une collerette de hauteur importante, lorsque -les doigts sont écartés. r Un moyen de rappel élastique des doigts en position escamotee est prévu dans une gorge 5d de la bague 5. Ce moyen peut être un joint torique 10 comme le montre -la figure 1, ou une rondelle ondulée et fendue 11 illustrée à la figure 9. Ces moyens autorisant également par élasticité transversale l'écartement des doigts. La tige 1 débordent à sa partie supérieure de la pièce 2 de manière a ce qu'un écrou de serrage manuel 12 vissé dans la pièce 2 puisse prendre appui par son fond 12a sur la tige et la pousser au serrage. On prévoit encore un bouchon 13 en bout de la tige 1 pour l'écartement purement manuel des doigts. | L'appareil décrit et illustré par le figure 1 s'utilise soit: sur un établi, soit directement sur le tube à piquez Pour cela on prévoit un ensemble d'organes représenté à titre indicatif en traits interrompus et comprenant un étrier 14 avec palier fileté 14a pour le montage d'une pièce d'appui 15 sur le tube réglé par un écrou moleté 16 par exemple, et dont 17autre extrémité équerrée porte une forme de repos 14b du tube. La partie supérieure de l'étrier présentant encore une portée filetée 17 dont l'alésage reçoit à coulissement le fourreau 14, tandis qu'à l'extérieur se visse une bague 18 avec partie de préhension 18a (moletage par exemple). Cette bague peut tourner librement par rapport au fourreau et elle est arrêtée en translation entre un épaulement 4a du fourreau et un jonc d'arrêt 19 ou autre moyen similaire solidaire du fourreau. On décrit maintenant en se référant aux figures 2, 3 et 4 ides dessins, le processus de formation de la collerette. Ze tube T est placé dans l'appui 14b et on le serre en position par l'écrou moleté 16 agissant sur la pièce d'appui 15 (figure 2). ; On exerce alors simultanément une action de rotation par la manivelle ou autre moyen 3 et la bague moletée 18, ce qui a pour effet de faire tourner la bague 5 donc outil 9 (par la manivelle) et de les faire avancer en vue de la coupe, la bague 18 poussant le fourreau 4, donc l'outil 9, par son épaulement 4a (figure 3). On agit alors sur l'écrou moleté 12 poussant la tige 1 ce qui fait saillir les doigts hors de l'outil, à l'intérieur du tu- j be. Par l'action simultanée en rotation inverse sur la bague 18 et la manivelle 3, les doigts remontent en tournant et forment la collerette T1 (figure 4). A noter que la forme profilée des doigts à la partie interne de leurs extrémités arrondies 6b, s'appuient contre l'outil 9 pendant: la formation de la collerette (figure 11) en constituant ainsi une butez efficace evitant tout glissement ou déformation. La tige 1 est limitée, on l'a vu, en translation par la rainure la coopérant avec la vis à téton 8. On peut aussi comme Ion le montre aux figures 7 et 8, refermer les parties équerrées 6a des doigts par une saillie profilée 6d,- et former sur la tige il une- gorge îc dans laquelle s'engagent au montage les saillies 6d, ce qui constitue un débattement limité en translation én iassociatinn avec le moyen de rappel élastique (joint torique ou rondelle onduléè). D'autre part si l'on veut réaliser plusieurs diamètres de collerettes avec le même appareil, c'est-à-dire avec les mimes doigts, il est prévu d'exécuter sur la partie interne des extrémités arrondies 6b des doigts des décrochements 6e de façon à ce que l'un ou l'autre des dits décrochements s'appuient contre 1' outil en modifiant ainsi l'écartement des doigts (figure 10). Dans le cas d'un dispositif travaillant de maniere semi automatique, ctest-à-dire monté dans une machine (perceuse, frai seuse, .....), on supprime l'étrier et ses bagues en ne laissant que le fourreau 4 dans lequel est indexé la bague 5 et peut coulisser la tige 1. La rotation du fourreau, donc des doigts et de l'outil étant continue dans un sens ou dans l'autre, il faut après perçage, faire saillir les doigts pour former la colleret te, si possible sans arrêter la machine. On prévoit à cet effet une bague lisse 20 tournant avec le fourreau et présentant un moyen de commande en translation de la tige 1, qui peut être un doigt 21 traversant le fourreau et s'en gageant dans une gorge Id de la tige (figure 5). On forme alors dans le fourreau une rainure 4b (figure 6) longitudinale d'abord puis transversale à l'oppose du sens de rotation de la machine pendant le formage-de la collerette. On comprend que par simple action manuelle en translation sur la bague 20, celle-ci agit sur la tige 1 par le doigt 21, ce qui fait saillir les doigts 6, tandis que simultanément par le ffreinage de la bague 20 et la rotation du fourreau, le doigt 21 s'engage dans la partie transversale de la rainure 4b en verrouilX lant ainsi la position. Les avantages ressortent bien de la description, en particulier on souligne, la possibilité de former des collerettes de grande hauteur et de diamètres différents avec le même appareil, soit sur établi, soit directement sur le lieu de ltinstallation. g L'invention ne se Iimite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des -modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 8 - Dispositif destiné à former des piquages à bords relevés ou collerettes sur des tubes, caractérisé en ce qu'il porte en about, c'est-à-dire du côté pénétrant dans le tube, des doigts pr tfilés pouvant être escamotés ou mis en saillie de manière manuel le ou semi-automatique et dont le profil de contact avec le tube vautour de l'ouverture ou piquage, autorise le relevage sur une t t grande hauteur des bords du- piquage. - 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les doigts sont identiques et montés en opposition dans une bague solidaire d'un foufreau et traversée par une tige de commande de telle sorte que l'extrémité profilée de la tige passe dans une ouverture formée par demi-partie sur les doigts de manière à les écarter par pivotement à leur extrémité profilée de contact avec les bords du piquage. - 3 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble, ca caractérisé en ce que l'ouverture de passage de ltextrémité de tiges est constituée par un simple décrochement en équerre sur chaque doigt et dans laquelle s'engage avec jeu, l'extrémité amincie et arrondie de la tige. E - 4 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble, ca- l'extrémité de la tige présentant une gorge où s'engage les dites saillies. - 5 - Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la tige est arrêtée en rotation et limitée en translation par rapport à la bague porte-doigts, par tout moyen tel que vis à téton coopérant avec une entaille de la tige. - 6 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que les doigts sont rappelés en position esca motée par un joint torique monté dans une gorge à l'extrémité de la bague solidaire du fourreau. 7 7 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que -les doigts sontrappelés en position escamotée 'par une rondelle ondulée fendue montée dans une gorge à té de la bague solidaire du-fourreau. î'extrémi} 8 8 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble Iractérisé en ce que la bague solidaire du fourreau porte en bout directement ou de manière rapportée, un outil de coupe à denture pour réaliser le plquage du tube, dans lequel s'escamote les parties arrondies de contact des doigts. - 9 - Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'outil de coupe est une lame de scie sous forme de tube, pré sentant en retrait des dentures, un centrage servant à l'éjection de la pastille découpée. - -10 - Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que la tige est commandée en translation manuelle ment par un écrou vissé sur le fourreau et dont le fond appuie sur 1 t extrémité de la tige débordant du fourreau. - 11--Dispositif suivant les revendications 1 et 2 ensemble7 caractérisé en ce que la tige est commandée en translation par une bague lisse solidaire du fourreau et présentant un doigt traversant gne rainure longitudinale du fourreau dont une extrémité est coudée transversalement en sens inverse du sens de rotation du fourreau pendant le formage de la collerette, et s1 engageant dans une gorge de la tige. - 12 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le fourreau présente directement ou de manière rapportée une partie d'entraînement en rotation formant également à l-'intérieur un guidage-de la tige - 13 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'avance de coupe et de formage de la collerette est donnée soit par une machine avec laquelle coopère l'appareil, soit par u e bague-écrou à surface de préhension , -libre en rotation par rapport au fourreau; se vissant dans la portée filetée d'un organe fixe d'appui et de serrage du tube à piquer, et dont le fond !intérieur pousse le fourreau par un épaulement. - 14 14 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce gue la partie interne des formes arrondies de contact des doigts présente un décrochement-pour l'appui ferme, après écartement, contre la paroi de l'outil de coupe, pendant le formage de la collerette. 15 - Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce - que plusieurs décrochements sont formés afin d'exécuter des collerettes de diamétres différents avec le même appareil.