La prnsente invention est relative à une machine destinee à la re-const tution des viandes, et plus particulièrement des noix de jambon et des jambons désosses. On sait que, à ce jour, on utilise à cet effet des moules se présentant sous la forme-d'un récipient fermé comportant intérieu- rement une face susceptible, sous l'action d'une vessie gonflable ou de ressorts, d'appliquer une pression au contenu du récipient. Cette face peut être définie par le couvercle du récipient, qui ferme la seule face ouverte de celui-ci,. ou par l'une quelconque de ses. parois latérales, le couvercle étant alors maintenu fermement au cours de la compression. Un premier inconvénient de ces moules est de ntautoriser l'application d'une pression que suivant une direction, llobtention d'un produit cohérent par leur moyen demandant un temps de séjour plus long de ce produit dans le moule : par exemple, dans le cas d'un jambon désossé, on est astreint à presser celui-ci pendant douze heures lorsque lton utilise de tels moules. le Ce premier inconvénient a pour conséquence, dans cas d'une production importante, de nécessiter la possession d'un grand nombre de moules, ce qui est encombrant et coûteux aussi bien à l'achat quten entretien. Un deuxième inconvénient de tels moules est drimposer des manipulations nombreuses, notamment au niveau de la face de pressage, qui stajuste généralement à la main. De plus, dans le cas de tous ces moules connus, on est obligé dtextraire le produit pressé en intervenant au niveau de la seule ouverture du récipient, c'est-à-dire au niveau du couvercle, ce qui ntest pas toujours facile et prend du temps. Le but de l'invention est i remédier à ces inconvénients en proposant une machine qui assure un pressage énergique, et par conséquent de durée réduite par rapport à ce qui est connu, et dont le fonctionnement demande un minimum de manipulations. Comportant intérieurement deux plateaux susceptibles d'assurer un pressage dans deux directions différentes, la machine selon l'invention est beaucoup plus efficace que les moules actuellement connus : par exemple, dans le cas des jambons, elle permet de ramener le temps de pressage de douze heures à deux heures. On peut par-conséquent, à production égale, utiliser un nombre de machines selon l'invention bien inférieur au nombre de moules nécessaires lorsque l'on a recours au matériel actuellement connu. L'un des deux plateaux assurant de plus l'éjection du produit pressé, celle-ci n'impose plus de manipulations difficiles et inutilement longues. Enfin, les deux plateaux étant mûs par des vérins formant partie intégrante de la machine, les manipulations de matériel sont limitées à llouverture et à la fermeture de la porte d'accès au volume de pressage. La machine selon l'invention est caractérisée ence çlelle comporte - un couloir longitudinal de secton transversale en U, destiné à recevoir la viande, présentant deux extrémités transversales et une face longitudinale ouvertes. - un premier plateau fermant la face longitudinale ouverte du couloir et formant piston à l'intérieur de celui-ci, - des moyens pour faire évoluer le premier plateau vers l'intérieur du couloir jusqu'a une position de compression telle qu'il définisse un tunnel longitudinal avec les parois du couloir, - une porte susceptible de fermer une première extrémité du couloir, - un deuxième plateau transversal mobile situé à proximité de la deuxième extrémité du couloir et formant piston à l'intérieur du dit tunnel. Selon un mode de réalisation préféré de la machine selon l'invention, le deuxième plateau sert non seulement à assurer la compression de la viande, mais également à é j e c ter celle-ci après pressage et ouverture de la porte. -L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de réalisation non limitatif de la machine, ainsi qu'aux dessins annexés, qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue en boûtdela machine, porte fermée et plateauxau repos, avec arrachement partiel de la porte. La figure 2 montre une vue de la machine en coupe suivant le plan II-II de la figure 1, la porte étant ouverte. Cette figure montre un corps de machine 1 délimitant intérieurement un couloir longitudinal 2 de section transversale en U, ce couloir étant destiné à recevoir la viande. Ici, le couloir 2 est délimité par un fond plan 5, ici disposé -horizontalement, et par deux faces planes parallèles 3 et 4, perpendiculaires au fond 5 et par conséquent verticales. L'une des faces longitudinales de ce couloir 2, qui est ici sa face supérieure, est ouverte, mais la machine selon l'invention comporte à ce niveau un premier plateau 6 formant piston à l'inté rieur du couloir 2, ce premier plateau 6 étant ici sensiblement plan et disposé horizontalement. Le plateau 6 est porté par des moyens destinés à le faire évoluer vers l'intérieur du couloir jusqu'à une position de com pression telle qu'il définisse un tunnel longitudinal 9 avec les parois du couloir, position schématisée en pointillés, en 6a, à la figure 2. Ces moyens sont ici constitués par un vérin 7 dont le corps est disposé à I ltextérieur de la machine, maintenu par un bati 8, et dont la tige pénètre verticalement à l'intérieur du couloir 2 et supporte le plateau 6. On a représenté un exemple selon lequel les différentes faces du tunnel 9, c'est-à-dire en pratique les faces 3 et 4 du couloir 2, son fond 5 et la face inférieure 10 du plateau 6, sont sensiblement planes et rectangulaires, mais reliées entre elles par des congés. Le c h o i x d'une telle forme n'est nullement limitatif il est ici dicté par la présentation généralement adoptée pour les produits de charcuterie reconstitués, auxquelsl'usage de la machine n'est d'ailleurs pas limité. Selon l'invention, une première extrémité 11 du couloir 2 est susceptible d'être fermée par une porte 12, un plateau transversal 14 formant piston à l'intérieur du tunnel 9 étant disposé à proximité de la deuxième extrémité 13. Le deuxième plateau 14 est ici disposé verticalement et présente une forme générale sensiblement rectangulaire, épo usant au mieux les faces 3, 4, 5, 10 du tunnel 9. Comme le montre la figure 2, sa face 15 tournée vers l'intérieur du tunnel 9 et vers la première extrémité 11 de celùi-ci est légèrement concave de par la présence de congés au niveau de ses bords, une telle forme permettant d'éviter au maximum un passage de matières comprimées à ce niveau, et les coincements qui s'en suivraient. Dans'exemple illustré, le plateau 14 est porté par la tige d'un vérin horizontal 16 susceptible de l'animer d'un mouvement orienté suivant la direction longitudinale 17 du couloir 2, vers la première extrémité 11 de ce dernier. Ce mouvement du deuxième plateau 14 a pour effet, lorsque la porte 12 est appliquée > ntre la première extrémité 11 du couloir 2, de provoquer la compression de la matière contenue entre les faces de celui-ci et la face 10 du premier plateau 6. Selon le mode de réalisation préféré illustré et décrit ici, ce mouvement a également pour effet, lorsque la matière est comprimée et a acquis la cohérence voulue, de provoquer l'éjection par l'extrémité 11 du couloir, la porte 12 étant alors ouverte. De préférence, afin de constituer alors une table de réception, la porte 12 est articulée sur le couloir 2 à proximité de son bord inférieur, en 23, de façon que sa face 22, qui constitue la face tournée vers l'intérieur du couloir quand la porté est fermée, soit située sensiblement au niveau du fond 5 de celui-ci lorsque la porte est ouverte (cas de la figure 2). De préférence, comme il est illustre, des moyens sont prévus pour limiter le mouvement du deuxième plateau 14 vers la première extrémité 11 du couloir 2, de façon à définir une position de compression maximale 14a du plateau 14 dans laquelle le mouvement de celui-ci s'interrompt. Afin de permettre l'éjection ultérieure du produit comprimé, ces moyens sont escamotables et, comme les phases de compression et d'éjection correspondent à des positions différentes de la porte 12, cet escamotage est de préférence couplé avec l'ouverture de la porte. Ici, la tige du vérin 16 est porteuse, derrière le plateau 14, d'un organe tel qu'un disque 18 solidaire du mouvement du deuxième plateau et susceptible d'entrer en contact avec une came escamotable 19, qui agit comme butée de fin de course lorsque le plateau 14 parvient, dans son mouvement de compression, dans la position de compression maximale 14a. La came 19 est ici orientée transversalement par rapport à la direction générale 17 de la machine, et montée à rotation sur le corps de celle-ci autour d'un axe longitudinal Elle est ici solidaire en rotation d'une tige longitudinale 20, elle-même solidaire en rotation d'un levier 21-assurant le verrouillage de la porte lorsque ce levier se trouve dan-s son orientation de verrouillage, la came se trouve en position de butée, telle que schématisée à la figure 1 mais elle s'escamote dès quel'on donne au levier 21 une orientation telle qu'il permette le dégagement de la porte 12. Le fonctionnement de la machine va être décrit maintenant. Au moment de son remplissage en matière à comprimer, la machine se trouve dans l'état schématisé en trait plein à la figure 2 : le premier plateau 6 et le deuxième plateau 14 sont en position de retrait, la porte 12 est ouverte, autorisant le remplissage du couloir 2 par sa première extrémité 11. Lorsque ce remplissage est effectué, on rabat la porte 12 de façon que sa face 22 vienne fermer l'extrémité Il du couloir, puis on la verrouille, ce qui provoque la venue de la came 19 en position de travail (voir la figure 1). On déclenche alors, automatiquement ou manuellement, un mouvement de compression des deux plateaux 6 et 14, ceux-ci se déplaçant vers l'intérieur du couloir 2 jusqu'à occuper leur position de compression maximale respective 6a et 14a, schématisée en pointillés à la figure 2. Dans le cas du premier plateau 6, la position de compression maximale 6a correspond à une position telle que la face inférieure 10 de ce plateau soit située au niveau du bord supérieur du deuxième plateau 14 ; elle peut donc varier en fonction des dimensions de ce dernier, qui est de préférence conçu interchangeable de façon à permettre l'adaptation de la machine à plusieurs formats de produits finis.Ce deuxième plateau 14, quant à lui, s'arrête lorsque le disque 18 vient au contact de la came 19. I1 est à noter que l'interruption du mouvement de ces plateaux peut être commandée par tout moyen connu. L'ensemble des éléments de la machine est maintenu dans cette position pendant tout le temps nécessaire à la compression, puis on procède au déverrouillage de la porte, notamment par rotation du levier 21. Ceci a pour effet de libérer le disque 18, et par conséquent le deuxième plateau 14,que l'on peut alors utiliser pour éjecter la matière comprimée, ce plateau 14 coulissant . exactement entre les faces du tunnel 9 défini par le couloir 2 et par le plateau 6 en positon de compression maximale. Comme il a été dit plus haut, on peut prévoir l'interchangeabilité des différents éléments de la machine, afin de permettre son adaptation à des formats de produits différents. De plus, elle est susceptible de subir de nombreuses modifications sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. Notamment, les termes de "direction longitudinale" et de "direction ransversale ne doivent pas être considérés comme une indication de proportion pour les dimensions des différentes faces du couloir et pour les dimensions des plateaux. REVENDICATIONS 1) Machine destinee à la reconstitution des viandes, et plus particulièrement des noix de jambon et des jambons désossés, caractérisée en ce qu'elle comporte - un couloir longitudinal de section transversale en U, destiné à recevoir la viande, présentant deux extrémités transversales et une face longitudinale ouvertes, - un premier plateau fermant la face longitudinale ouverte du couloir et formant piston à l'intérieur de celui-ci, - des moyens pour faire évoluer le premier plateau vers llin- térieur du couloir jusqutà une position de compression telle qulil définisse un tunnel longitudinal avec les parois du couloir, - une porte susceptible de fermer une première extrémité du couloir, - un deuxième plateau transversal mobile, situé à proximité de la deuxième extrémité du couloir et formant piston à l'intérieur du dit tunnel. 2) Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour limiter le mouvement du deuxième plateau vers la-première extrémité du couloir. 3) Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce quelle comporte des moyens d'escamotage des moyens limitant le mouvement du deuxième plateau. 4) Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens d'escamotage sont couplés avec l'ouverture de la porte. 5) Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens pour limiter le mouvement du deuxième plateau consistent en un organe solidaire du dit deuxième plateau et en une came susceptible de former saillie à l'intérieur du couloir de façon à constituer une butée pour le dit organe, la dite came étant solidaire en rotation d'un levier de verrouillage de la porte. 6) Machine selon l'une quelconque is revendications précédentes, caractérisée en ce que la porte est articulée sur le couloir à proximité immédiate de son bord inférieur, et forme une table prolongeant partiellement le couloir lorsqu'elle est ouverte.