La pressente invention concerne un r-stectour empêchant le picage chez les oiseaux, en particulier ciles les faisans ou les perdrix d'élevage. On sait que le picage, qui porte les oiseaux a arracher les plumes de leurs congénères, cause de nombreux ravages dans les elevages, notanment dans les élevages de faisans. Aussi a-t-on cherché H ltempecher par des moyens divers. Par exemple, il est connu d'effectuer un brûlage au cautérisateur de I'etrémit de la partie su périeure du bec. Cette opération doit être renouvelée plusieurs fois du fait de la croissance de l'animal et de son bec et nécessite à chaque fois la recherche et la capture de l'animal, ce qui prend beaucoup de temps et entraRne parfois la perte de l'animal. Dans le même but, on a muni les faisans de lunettes qui suppriment la vision de face mais qui placent ainsi ces oiseaux dans des conditions anormales et les exposent à des accidents éventuellement mortels. Toujours dans le même but, on a utilise des anneaux métalliques enfilés dans les narines du faisan et maintenant ouvert le bec de celui-ci; de tels anneaux s'usent assez vite et doivent être remplaces fréquemment ce qui nécessite la recherche et la capture des oiseaux et entratne les inconvénients inhérents a ces opérations. Enfin, dans le même but, on a proposé une sorte de protecteur maintenu par les narines du faisan et entourant partiellement son bec; un tel protecteur a malheureusement tendance à se relever et à perdre ainsi son efficacité. La présente invention se propose de donner un protecteur empêchant le picage, mais échappant aux divers inconvénients susmentionnés. Conformément a l'invention, le protecteur empêchant le picage chez les oiseaux, comprend: une pièce qui a une section transversale coudée, qui est destinée à reposer sur la partie supérieure du bec de l'oiseau et dont une extrémité dépasse l'extrémité pointue de cette partie, ladite pièce portant des perçages pour le passage dtune goupille de fixation, et un orifice de ventilation, au moins; et une goupille de fixation insérée dans les narines de l'oiseau et les perçages de ladite pièce. L'invention consiste également en certaines autres dispositions mentionnées ci-après et employées en meme temps que la disposition principale cl-dessus once. L'invention vise plus particulièrement certains modes d'application et de réalisation de ces dispositions; elle vise plus particuIlerement encore, et ceci d > titre de produits iusriels nouveaux, les protecteurs du genre en question ainsi que les élé- ments et outils propres a leur établissement. A simple titre d'exemple et pour faciliter la compréhension de l'invention, il est donné ci-après une description de modes particuliers de réalisation de l'invention, représentes d'une ra- nitre schématique et non limitative au dessin annexé, sur lequel: La figure 1 montre, en élévation latérale, un protecteur réalisé selon l'invention et placé sur le bec d'un faisan; La figure 2 est une section transversale par le plan A-A de la figure 1, de ce protecteur; La figure 3 est une vue, en plan, de ce protecteur; La figure 4 montre, en élévation latérale, une variante, réalisée selon l'invention, de ce protecteur; et La figure 5 est une vue, en plan, du protecteur de la figure 4. Si l'on se propose de réaliser un protecteur selon l'invention et, plus spécialement, selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation, auxquels il semble que lton doive donner la préférence, on procède de la manière suivante ou d'une manière analogue. On constitue le protecteur, empêchant le picage chez les oiseaux, au moyen d'une pièce 1 qui a une section transversale coudée comme le montre la figure 2, l'angle B de la section étant, de préférence, égal à 90 ou voisin de cette valeur. La pièce I est destinée à reposer sur la partie supérieure 2 du bec de l'oiseau et son extrémité 3 dépasse l'extrémité pointue 4 de cette partie supérieure 2. La pièce 1 porte des perçages 5 et 6 pour le passage d'une goupille de fixation 7 et un orifice de ventilation 8. La goupille de fixation 7 est munie d'une tete 9 et d'une extrémité 10 renflée, se terminant par une pointe. En position d'utilisation, la goupille 7 est insérée dans les narines de l'oiseau et dans les perçages 5 et 6 de la pièce 1 de manière à maintenir cette pièce sur la partie supérieure 2 du bec de l'oiseau. La pièce 1 se prolongeant en 3 au-delà de l'extrémité du bec de l'oiseau, il est évident que ce dernier ne peut plus se livrer au picage à l'égard de ses congénères. Le protecteur, précédemment décrit, est spécialement utilisable lorsque le bec de l'oiseau est relativement court, par exemple s'il s'agit de jeunes faisans ou de perdrix. Si le bec de l'oiseau est plus long, par exemple s'il s'agit de faisans agés de plus de huit à neuf --emaines, il est évidemment nécessaire que la pièce 11, reposant sur la partie supérieure du bec, ait une longueur telle que son extrémité 12 dépasse l'extré- mité 13 de la partie supérieure du bec, c'est-à-dire que lalo- gueur de la pièce il soit plus grande que celle de la pièce 1 du protecteur précédemment décrit.Dans ce cas, la fixation de la pièce 11 est obtenue par deux goupilles 14, 15, analogues à la goupille 7, la goupille 14 étant insérée dans les narines de l'oiseau et dans les perçages 16 et 17 de la pièce 11, et la goupille 15 étant placée entre les deux parties 18 et 19 du bec de l'oiseau et enfilée dans les perçages 20 et 21 de la pièce 11. Les perçages 20 et 21 sont situés au-dessous et en avant des perçages 16 et 17. La pièce 11, plus longue que la pièce 1, peut avoir deux orifices de ventilation 22, 23. Le protecteur, conforme à l'invention, est réalisé en une matière légère et résistant à la corrosion, telle qu'une matière plastique. Les protecteurs, précédemment décrits, empêchent radicalement le picage et ne nécessitent qu'un minimum de manipulation des animaux pour poser le protecteur et le remplacer éventuellement, plus tard, par un protecteur plus long lorsque l'oiseau a grandi. Le port du protecteur, conforme à l'invention, par tous les faisans d'une volière permet à ces oiseaux de mener une existence naturelle, sans perte partielle de la vision, sans manque de plumage et en conservant intacts leurs becs, ce qui les prépare particulfre- ment bien à leur retour éventuel à l'étant sauvage. I1 va de soi que l'invention ne se limite pas aux modes d'application et de réalisation indiqués, elle en embrasse également toutes les variantes. Revendications 1. Protecteur empêchant le picage chez les oiseaux, caractérisé par le fait qu'il comprend: une pièce qui a une section transversale coudée, qui est destinée à reposer sur la partie supérieure du bec de l'oiseau et dont une extrémité dépasse l'extrémité pointue de cette partie, ladite pièce portant des perçages pour le passage d'une goupille de fixation et un orifice de ventilation, au moins; et une goupille de fixation insérée dans les narines de l'oiseau et les perçages de ladite pièce. 2. Protecteur, selon revendication 1, caractérisé par le fait que ladite section transversale est coudée à 900 environ. 3. Protecteur, selon revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la pièce à section transversale coudée porte, au-dessous et en avant des perçages pour la goupille de fixation insérée dans les narines de l'oiseau, d'autres perçages pour une seconde goupil le de fixation et que cette seconde goupille de fixation est insérée entre les deux parties du bec de l'oiseau et dans ces autres perçages. 4. Protecteur, selon revendication 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que chaque goupille de fixation est munie d'une tête-ét d'une extrémité renflée se terminant par une-pointe. 5. Protecteur, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il est réalisé en matière plastique.