La présente invention concerne une perruque artificielle perfectionnée, par rapport à celle qui fait l'objet du brevet Etats-Unis d'Amérique nO 3.139.093 déposé le 12 Septembre 1963, en ce qu'elle est composée de deux pièces tandis que celle du brevet cité était faite d'une seule pièce dont la densité de mailles était uniforme. La perruque de la présente invention est faite de deux tissus, tricotés chacun conformément au brevet des Etats- Unis d'Amérique nO 3.199.516, I'un deux étant tricoté à mailles plus serrées, c'est-à-dire avec plus de points que l'autre par centimètre carré. Cependant, les deux tissus sont tricotés exactement selon les brevets précités en ce qui concerne l'entrelacement, dans le tissu tricoté, des filaments destinés à produire l'effet artistique capillaire, et pour cette raison cet aspect de la mise en oeuvre ne sera pas décrit en détail. Un autre objet de l'invention est de réaliser une perruque constituée de deux parties définissant chacune une zone, la première zone étant celle de la coiffe principale et la seconde ceile de la partie frontale de la coiffe de la perruque. La partie principale est découpée de façon à permettre l adaptation de la partie frontale. L'avantage provient du fait que chaque tissu tricoté étant entrelacé de filaments capillaires s'étendant à partir d'une des ses faces, les filaments de l'un des tissus peuvent etre dirigés dans un sens, vertical de haut en bas, pendant la confection de la gaine sur une machine à tricoter circulaire pour tissu-poil, comme cela est décrit dans les deux brevets précités.La partie frontale de la coiffe est placée, par rapport à la coiffe principale, de façon que les filaments capillaires qui y sont fixés soient dirigés dans un sens opposé à celui des filaments fixés à la coiffe principale, à savoir vers l'avant de la perruque ou, en d'autres termes, vers le front de la personne qui porte celle-ci. Cette orientation des cheveux de la partie avant de la perruque permet d'obtenir une grande variété de genres de coiffure. Il y a avantage à ce que les cheveux fixés à la coiffe principale soient orientés de façon à se coucher vers le bas. De cette façon, la perruque est plate sur l'arrière de la tete, ce qui correspond aux modes actuel les. II y a, en outre, avantage à ce que les cheveux de la perruque couvrant la nuque soient assez plats pour cacher le bord inférieur de la coiffe.La perruque selon l'invention imite donc la pousse des cheveux féminins qui est verticale, vers le bas, à l'arrière de la tete. La mode actuelle prévoit fréquemment une petite touffe de cheveux placée au sommet de la chevelure. En augmentant la densité des cheveux et en les répartissant judicieusement, la présente perruque permet de combiner perruque et touffe. On décrira maintenant l'invention en détail en se référant aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples, dans lesquels les memes chiffres de référence, désignent les memes parties, et dans lesquels - la figure 1 est une photographie de coté d'une perruque artistique selon l'invention ; -la figure 2 est une photographie de face, inversée, d'une perruque selon l'invention, montrant la zone de la coiffe tricotée plus serrée ; - la figure 3 est une photographie latérale de la perruque de la figure 2 - la figure 4 est un dessin représentant la structure de la perruque selon la présente invention, vue de face ; - la figure 5 est un dessin représentant la structure de la perruque de la figure 4, vue de coté ; et - la figure 6 représente une vue arrière de la perruque des figures 4 et 5 En se reportant plus spécialement aux figures 4 à 6 on voit que la perruque selon l'invention est constituée de deux tissus, I 'un de mailles assez larges constituant la coiffe principale 10 et l'autre de mailles plus serrées constituant la partie frontale 11 de ladite coiffe. Les deux tissus sont tricotés conformément au brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.199.516, c'est-à-dire à partir d'une mèche de filaments synthétiques modacryliques, connus sous le nom commercial de "Dynel" et de numéro compris entre 24 et 40 deniers.Le tissu constituant la coiffe principale 10 est tricoté sur un métier Wildman-Jacquard dont une aiguille sur deux a été enlevée et qui donne un tissu ayant 4 à 6 rangées par centimètre et 6 à 10 grappes par centimètre. Le tissu constituant la partie de coiffe frontale est tricoté sur un métier Wildman-Jacquard, comme décrit et représenté dans les deux brevets précités, ce tissu comportant 8 à 10 rangées par centimètre et 8 à 10 grappes par centrnè- trie. La perruque représentée aux figures 1, 2 et 3 est constituée par une coiffe principale ayant 5 à 6 rangées par centimètre et 7 à 8 grappes par centimètre, tandis que la partie frontale de la coiffe est constituée par un tissu ayant 9 à 10 rangées par centimètre et 8 à 9 grappes par centimètre. On voit que la partie frontale rapportée 1 1 de la coiffe est insérée dans une échancrure de la coiffe principale 10 ou elle est maintenue en place par des points de couture. La couture joignant la coiffe principale et la partie frontale rapportée est alors recouverte d'un ruban pourvu d'un adhésif. Le ruban est cousu sur ses bords au tissu de la coiffe au moyen d'une série de points 13. La base de l'ensemble, retroussée, comme le montrent les figures 2 à 6, est pourvue d'un liseré 14 maintenu en place par des points de couture 15. Ainsi que le montre particulièrement bien la figure 5, un élastique 16 est inséré à l'arrière de la coiffe principale, le long de son bord pour que celui-ci s'adapte à la tete de la personne qui porte la perruque. Comme on l'indique en pointillé sur la figure 5, l'élastique unique 16 peut entre remplacé par deux élastiques latéraux 16a de chaque coté de la coiffe, et venant s'appliquer sur les oreilles de la personne qui porte la perruque. Les élastiques latéraux permettent de munir la perruque d'une garniture capillaire supplémentaire à l'arrière, comme à l'avant, permettant d'améliorer le camouflage de la perruque, surtout en cas de coiffure relevée à l'arrière. Les figures 4 à 6 montrent nettement que la partie avant rapportée de la coiffe est à mailles beaucoup plus serrées que la coiffe principale 10. Ceci est tres important pour réaliser des coiffures de grand style et, ainsi qu'on le voit sur la figure 1, la ligne 18 sert à indiquer la limite de la zone ou les filaments capillaires portés par la partie avant rapportée de la coiffe, sont le plus denses. Bien entendu, I'invention n'est pas limité aux termes de la description qui précède mais elle en comprend, au contraire, toutes les variantes à la portée d'un homme de l'art. REVENDICATIONS 1. Perruque artistique artificielle destinée à être placée sur une tete humaine, et caractérisée en ce qu'elle comporte a) une coiffe principale échancrée à l'avant et portant sur une de ses faces des filaments entrelacés avec les fils de la coiffe, imitant une chevelure; b) une partie frontale de coiffe, rapportée et placée dans l'échancrure de la coiffe principale, fixée à celle-ci et portant, sur une de ses faces, des filaments imitant des cheveux, en plus grande densité et plus uniformément répartis que ceux de la coiffe principale. 2. Perruque selon la revendication 1 caractérisée en ce que les filaments capillaires fixés à la coiffe principale sont généralement dirigés vers l'arrière de la perruque tandis que les filaments capillaires fixés à la partie frontale rapportée, sont généralement dirigés vers l'avant de ladite perruque.