On peut sertir des cosses électriquesvsur l'extrémité de fils métalliques au moyen d'une presse automatique ou semi-automatique comportant des moyens pour amener une bande de ces cosses, ou une courroie transporteuse à laquelle elles sont fixées, à des 5 mâchoires de sertissage. Il peut être long et dangereux de charger cette presse avec une bande de cosses ou avec une courroie,nouvelles ou différentes. Le terme "bande de cosses" utilisé dans la description est destiné à désigner plusieurs cosses fixées à une courroie transpor-10 teuse. Une presse conforme à l'invention pour sertir une cosse faisant partie d'une bande sur l'extrémité d'un fil comprend : une première et une seconde mâchoires pouvant passer l'une par rapport à l'autre d'une première position d'ouverture à une seconde posi-15 tion de sertissage ; un organe d'actionnement relié avec du jeu à la première mâchoire ; des moyens élastiques écartant cette première mâchoire de cet organe de l'amplitude du jeu en la rapprochant de la seconde mâchoire jusqu'à une première position active j et des moyens pour déplacer cette première mâchoire par rapport audit or-20 gane à l'écart de la seconde mâchoire contre l'action des moyens élastiques et en la faisant passer de cette première position active à une seconde position écartée de cette seconde mâchoire, de façon à permettre d'accéder à l'espace compris entre ces mâchoires. D'autres caractéristiques et avantages de la présente inven-25 tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif une forme de réalisation conforme à l'invention. Sur ces dessins, la figure 1 est une vue explosée d'une presse de sertissage 30 selon l'invention j la figure 2 est une élévation latérale de cette presse ; la figure 3 en est une en élévation de face ; la figure 4 est une vue en coupe faite par la ligne IV-IV de la figure 3 ; 35 la figure 5 est une vue faite depuis la ligne V-V de la figu re 3;et la figure 6 est une vue semblable à celle de la figure 5 et montre les positions des organes de la presse lorsque les mâchoires mobiles sont relevées pour permettre d'accéder à l'espace compris 40 entre elles» 69 20199 -2- 2011205 Une courroie transporteuse 2 d'où. partent latéralement des cosses 10 peut avancer pas à pas suivant une trajectoire prédéterminée entre les mâchoires 176, 178, 186, 188 d'un appareil à sertir la cosse de tête 10 sur l'extrémité d'un fil. Elle est écartée 5 latéralement de cette trajectoire lorsque les mâchoires sont refermées après avoir serti une cosse, afin d'en séparer cette dernière, ainsi qu'on l'a décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 738.326 du 19 Juin 1968, déposée par George William RIDER. 10 On a représenté cet appareil monté sur une presse dont le bras mobile est actionné par un moteur électrique et un embrayage coup par coup (non représenté). Les mâchoires ou matrices inférieures 176, 178 sont solidaires de la face supérieure d'une pièce de support 160 et fixées par un 15 boulon 182 à un bras 180 d'une autre pièce de support 184 (voir figure 4). Les mâchoires supérieures mobiles 186, 188 sont montées sur une pièce 192 qu'un mécanisme à course à vide relie au piston 32 de la presse. 0e mécanisme comprend deux bras 194 partant vertica-20 lement de la pièce 192. Ils sont montés coulissants dans des mortaises 196 pratiquées de part et d'autre du piston. Celui-ci comporte d'autre part de chaque côté une mortaise 200 coupant transversalement la mortaise 196, et dans chacune desquelles est logée une broche 198 qui passe dans le bras 194. La pièce 192 est repoussée 25 vers le bas par rapport au piston 32 au moyen d'un ressort 202 logé dans des évidements pratiqués respectivement dans la surface inférieure de ce piston et dans la surface supérieure de cette pièce. Lorsque le piston descend, ce ressort est comprimé ainsi que le montre la figure 4 et les broches 198 remontent dans les 30 mortaises 200 jusqu'à ce que la course à vide ait été rattrapée. Un doigt 204 qui part latéralement d'un côté de la pièce 192 passe au-dessus de l'extrémité étroite 206 d'un bras 208. Celui-ci s'étend vers l'arrière (sur les figures 5 et 6) et est monté sur un pivot 210 fixé à un support 212. Il tourne sur ce pivot grâce à 35 un galet ou roulement 214 qui passe dans sa boutonnière horizontale 216 et qui est monté excentriquement sur un arbre 218. Ce dernier tourne dans le support 212 et porte un levier 220 qui part vers l'avant. Lorsqu'on relève ce levier en le faisant passer de la position de la figure 5 à celle de la figure 6, l'extrémité 206 du 40 bras 208 vient en contact avec le doigt 204 et fait remonter la 69 20199 _j_ 201 1205 pièce 192 par rapport au piston 32. Un crochet 224 partant vers le bas du bras 208 est en prise avec un crochet analogue 226 monté sur la face supérieure d*une plaquette 138 de retenue de la courroie. Cette plaquette, dont 5 on a décrit le rôle dans la demande de brevet précitée, comporte une encoche 140 où passe le bord supérieur des dents 82 d'une courroie 74 faisant avancer la bande de cosses, la figure 4 montre la position active de la plaquette, mais elle est montée pivotante au moyen de bras 142 passant de chaque côté des ailes 144 d'un 10 étrier 146. Comme on le voit sur la figure 2, un dispositif de sécurité constitué par un interrupteur 221 est monté sur le support 212 et son bras d1actionnement 222 est en contact avec la surface de l'arbre 208„ Près de ce bras, cet arbre comporte un méplat, de 15 sorte que ledit bras occupe sa position normale lorsque le levier 220 occupe la position représentée sur la figure 2, c'est-à-dire lorsque la presse est en service. Quand on soulève ce levier 220, l'arbre 218 repousse le bras 222 qui ouvre l'interrupteur, lequel est connecté à des circuits de commande de la presse de façon que 20 le courant soit coupé sur le moteur lorsque le levier est levé. La presse est équipée d'un dispositif tâte-fil du genre décrit dans le brevet français n° 1 416 697 et comprenant un détecteur de fil mécanique 225 logé dans un boîtier isolant 227. Celui-ci est fixé à un bras 229, monté sur un bras transversal d'une 25 équerre 233. L'autre bras de cette équerre s'étend vers l'arrière, comme on le voit sur les figures 1 et 4, il passe au-dessus des ailes 144 de 1'étrier 146 et pivote en 235 sur une plaquette verticale 237. L'extrémité d'un câble électrique 231 passant dans le bras 229 est reliée au détecteur 225» Ce câble va à droite (figure 30 4) au circuit décrit dans le brevet français précité. Le montage est tel que lorsqu'un fil est placé entre les mâchoires de sertissage supérieure et inférieure et que son extrémité touche le détecteur 225, l'embrayage est actionné et fait accomplir un seul cycle à la presse» 35 Le dispositif tâte-fil est relevé lorsqu'on relève le levier 220, du fait que le bras 229 passe au-dessus de la plaquette de retenue 138. Lorsque celle-ci se relève en tournant sur son axe de pivotement, elle vient toucher le dessous dudit bras 229 et le relève avec 1'équerre 233 qui tourne sur son axe de pivotement 235. 40 Une lamelle élastique 244 est montée sur une plaquette 248 69 20199 -4- 2011205 fixée à 1'équerre 233. Son extrémité libre pénètre dans un logement de la face inférieure de la pièce porte-mâchoires^92 et y est maintenue par un ergot 246. Lorsque le piston 32 et cette pièce 192 occupent leurs positions normales au début d'une opération, ce res-5 sort fléchit vers le bas en amenant l1équerre 233 à la limite de son pivotement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, ainsi qu'on le voit sur la figure 4. A ce moment, le tâte-fil 225 est disposé de façon précise par rapport aux mâchoires. Lorsque le piston et la pièce 192 passent à leur position basse extrême, 10 pendant que la oosse 10 est sertie sur l'extrémité d'un fil, la lamelle 244 fléchit encore plus, mais cela ne déplace pas le tâte-fil. Lorsqu'il faut changer la bande de cosses qui alimente la presse, on relève le levier 220, ce qui sépare les mâchoires 176, 15 178, 186, 188, soulève la plaquette 138 et le dispositif tâte-fil en les écartant de leur position de service très près de la bande, et permet à l'ouvrier d'enlever cette bande et de la remplacer par une différente. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite ci-20 dessus qu'à titre explicatif mais nullement limitatif et que lfon pourra y apporter toutes variantes sans sortir de son cadrei1 69 20199 -5- 2011205 REVENDICATIONS 1„ Presse de sertissage sur l'extrémité d'un fil d'une cosse électrique faisant partie d'une "bande de cosses, comprenant une première et une seconde mâchoires pouvant passer l'une par rapport 5 à l'autre d'une première position d'ouverture à une seconde position fermée de sertissage, ainsi qu'un organe d'actionnement de ces mâchoires, caractérisée par le fait que cet organe d'actionnement (32) est relié à la première mâchoire (186, 188) par un mécanisme (194, 196, 198, 200) à course à vide ; que des moyens élas-10 tiques (202) repoussent cette première mâchoire (186, 188) à la limite de la course à vide à l'écart de l'organe (32) et en la rapprochant de la seconde mâchoire (176, 178) pour l'amener à une première position active ; et qu'un, mécanisme (204, 208, 210, 212, 218, 220) rapproche cette première mâchoire (186, 188)de l'organe 15 d'actionnement (32) en l'éloignant de la seconde mâchoire (176, 178) à 1'encontre de l'action du moyen élastique (202) et en la faisant passer de sa position active à une autre position éloignée de ladite seconde mâchoire (176, 178), ce qui permet d'accéder à l'espace compris entre ces mâchoires. 20 2. Presse selon la revendication 1, dans laquelle la première mâchoire est solidaire d'une pièce porte-mâchoire, caractérisée par le fait que cette pièce (192) est reliée à l'organe d'actionnement (32) par le mécanisme (194, 196, 198, 200) à course à vide, les moyens élastiques (202) étant disposés entre cet organe (32) et 25 cette pièce (192). 3» Presse selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le mécanisme qui écarte la première mâchoire (186, 188) comporte un levier (220) faisant tourner un arbre (218) qui porte ex-centriquement une pièce, par exemple un galet ou un roulement (214), 30 la rotation de cet arbre (218) faisant par l'intermédiaire de ce roulement (214) pivoter un "bras (208) qui vient en contact avec un doigt (204) de la pièce porte-mâchoire (192). 4» Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par un dispositif (221, 222) qui met hors service l'or-35 gane d'actionnement (32) lorsque la première mâchoire (186, 188) est écartée de sa première position active. 5. Presse selon les revendications 3 ou 4, comportant une plaquette qui maintient la bande de cosses en prise avec un dispositif d'avance, caractérisée par le fait que cette plaquette (138) 40 est reliée au bras (208) de manière à se déplacer avec lui, si bien 69 20199 -6- 2011205 qu'elle peut passer d'une première position active où elle maintient la bande contre le dispositif d'avance à une seoonde position éloignée de cette bande en permettant d'accéder à oe dispositif. 5 6. Presse selon la revendication 5, comportant près des mâchoires un dispositif destiné à déceler la présence de l'extrémité d'un fil entre elles avant le sertissage, caractérisée par le fait que ce dispositif (225, 227) est placé près de la plaquette (138), si bien que le déplacement de cette dernière de sa première 10 à sa seconde position fait passer ce dispositif (225, 227) de sa position voisine des raâchoires à une position éloignée de celles-ci, en permettant d'accéder à l'espace compris entre elles#