La présente invention est relative à une couche de revêtement et de protection contre l'érosion des sols, applicable principalement à la protection des berges des voies navigables, des bords pentus des routes ainsi qu'à la réalisation de revente ments de surfaces horizontales telles que des parkings, des pistes de circulation sur terrain meuble et des pistes cyclables ou piétonnières. De telles couches de protection et de revêtement de surface se répandent de plus en plus et l'invention a pour but de telles couches et de tels revêtements qui soient économiques et robustes et dont la fabrication soit facile, rapide, en ne nécessitant pa comme dans la technique connue, une épaisseur importante de cailloux. A cet effet, llinvention a pour objet une couche de protection et de revêtement de surface, caractérisée en ce quelle comporte, disposées sur une embase, une couche de polyester non tissé et au moins une nappe de treillis métallique soudé. Suivant une caractéristique de l'invention, la nappe de treillis est ondulée en zigag et détermine seule ou avec d'autres nappes planes de treillis une couche comblée de cailloux. C'est encore une caractéristique de l'invention que de recouvrir ltensemble de la couche de protection précitée d'un grillage métallique fin. Ainsi, grâce à l'utilisation d'au moins une nappe de treillis métallique, la couche de protection a une résistance suf fi- sante sans nécessiter une épaisseur importante de cailloux. L'utilisation de la couche de polyester non tissé permet l'infiltration des eaux tout en interdisant la remontée des éléments constitutifs de embase, comme par exemple du sable, de la boue, ce qui empêche ltenfoncement de la couche dans le sol sur lequel elle est réalisée. L'invention a également pour objet l'applica t ion d'une telle couche de protection à des berges de voies navigables et à des bords pentus de routes. L'invention a également pour objet une couche de revêtement pour surfaces horizontales telles que des parkings, des pistes de circulation sur terrain meuble et des pistes cyclables ou piétonnières. Dans cette application, l'invention est caractérisée par le fait quelle comporte, disposées sur une embase, de bas en haut, une couche de polyester non tissé, au moins une nappe de treillis métallique soudé et une couche de revêtement de surface. Selon une caractéristique particulière de l'invention, deux nappes de treillis métallique soudé sont utilisées, l'une plane et l'autre ondulée en zig-zag au-dessus de la précédente, l'espace délimité par les nappes de treillis précitées étant comblé par des cailloux. L'invention a également pour objet, dans l'application précitée, un procédé de réalisation d'un tel revêtement de surface caractérisé par le fait qu?il consiste à dérouler en continu les diverses nappes du revêtement sur une embase et à alimenter également en continu en éléments constituant la couche de remplissage intermédiaire et la couche de revêtement de surface. C'est encore un objet de l'invention que de prévoir un dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé précité, caractérisé en ce qutil comporte sur un plateau mobile ou véhicule, des dévidoirs permettant de débiter les nappes de matériaux en bande et des trémies délivrant les produits de remplissage et de revêtement de la couche à réaliser, ces divers éléments étant disposés sur le véhicule dans l'ordre de constitution des différentes couches à réaliser. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description ci-après en faisant référence aux dessins annexés parmi lesquels - la Fig. lreprésente schématiquement un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé de fabrication de la couche de revêtement conforme à l'invention, dans son application qui en est faite à la réalisation de parkings, de pistes de circulation sur terrain meuble, de pistes cyclables ou piétonnières - la Fig. 2 représente en coupe longitudinale la couche de revêtement obtenue au moyen du dispositif et du procédé de la Fig. 1 - les Fig. 3 et 4 montrent deux variantes de réalisation d'une couche de revêtement conforme à l'invention - la Fig. 5 montre l'application de l'invention à la réalisation dtune couche de protection contre 1 t érosion des sols pour une berge de voie navigable - la Fig. 6 montre l'application de l'invention à la réalisation d'une couche de protection contre ltérosion des sols à un bord pentu de route. Suivant l'exemple représenté aux Fig. 1 et 2, l'invention se rapporte, dans cette application particulière, à une couche de revêtement pour surfaces planes et horizontales telles que notamment des parkings, des pistes de circulation sur terrain meuble, des pistes cyclables ou piétonnières. La couche comporte, sur une embase 1 constituée par un lit de sable, une couche de polyester non tissé 2, deux nappes de treillis 3 et 4 et, à la partie supérieure, un revêtement 5. La couche de polyester non tissé 2 est constituée d'un matériau en bande. En variante, cette nappe pourra être armée par un grillage métallique fin non représenté. Les nappes 3 et 4 sont constituées par du treillis métallique soudé ; la nappe inférieure 3 est plane et la nappe supérieure 4 est ondulée en zig-zag.La couche définie par les deux nappes de treillis 3 et 4 est comblée par-un matériau de remplissage constitué par des cailloux 6. La couche de revêtement 5 pourra être constituée soit de béton, soit d'un enrobé quelconque 7. A titre d'exemple, la Fig. 2 représente en coupe longitudinale une piste de circulation conforme à ltinvention dans laquelle l'épaisseur de la couche de revêtement 5 est de l t ordre de 2 cm et l'épaisseur de la couche définie par les treillis métalliques 3 et 4 et comblée par un matériau de remplissage constitué de cailloux 6 est de 10 cm. La Fig. 1 illustre également le procédé de fabrication de la couche de revêtement représentée à la Fig. 2. Ce procédé consiste à réaliser en continu le déroulement des matériaux en bande tels que la nappe de polyester non tissé 2, la nappe de treillis 3 et la nappe de treillis ondulé 4. Au fur et à mesure du déroulement de ces nappes de matériaux, on déverse également en continu, d'abord le matériau de remplissage constitué de cailloux 6 destiné à combler la couche définie par les treillis métalliques 3 et 4 et, ensuite, on recouvre cette couche avec la couche de revêtement 5 constituée de béton ou d'un enrobé 7. La Fig. 1 illustre également le dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé précité. Ce dispositif comporte un chariot mobile ou véhicule 8 comportant, par exemple, deux paires de roues 9, qui peut être auto-moteur ou tracté. La plateau 10 de ce véhicule porte des dévidoirs 11, 12 et 13 respectivement pour délivrer en continu la couche de polyester non tissé 2, la nappe de treillis plane 3 et la nappe de treillis 4 qui est ondulée au moyen de deux roues crantées 14 et 15 motrices, disposées à la sortie du dévidoir 13 et constituant une onduleuse. Le plateau 10 du véhicule 8 est conformé vers l t arrière en une rampe inclinée 16 dont l t extrêmité affleure l'embase 1 sur laquelle la couche de revêtement est réalisée. Au voisinage de cette extrémité 16 de la rampe sont prévues, portées par le véhicule 8, deux trémies 17 et 18 délivrant en continu, la première les cailloux 6 destinés à remplir la couche définie par les deux nappes de treillis 3 et 4 et la seconde le béton ou l'enrobé 7 devant constituer la partie supérieure 5 de la couche de revêtement. Les trémies 17 et 18 sont équipées à la base de dispositifs d'obturation non représentés permettant d'interrompre la délivrance des produits 6 et 7. I1 n'est pas nécessaire que l'axe 19 du dévidoir 13 soit moteur, la délivrance de la nappe de treillis 4 en zig-zag pouvant être obtenue par la traction effectuée par les roues dentées 14 et 15 de l'onduleuse. Pour ce qui concerne les dévidoirs 11 et 12, il sera préférable de les monter sur des axes 21 et 20 moteurs dont la vitesse de rotation sera réglée en fonction de la vitesse d'avancement du véhicule 8. On peut également envisager des bobinoirs 11 et 12 montés sur des axes 21 et 20 libres en rotation. Le dispositif fonctionne de la façon suivante L'embase 1 constituée par un lit de sable est réalisée et compactée. Le véhicule 8 est arrêté. On procède au chargement des trémies 17 et 18 en produits 6 et 7, le système d'obturation des trémies 17 et 18 étant en position de fermeture, on dispose sur les bobinoirs 11, 12 et 13 des bobines de matériaux en bandes 2, 3 et 4. On déroule une première longueur de ces produits 2, 3 et 4, en actionnant l'onduleuse 14-15 pour ce qui concerne la nappe de treillis 4, et ces trois nappes après avoir glissé sur la rampe 16 du plateau 10 du véhicule 8 viennent reposer direc tement l'une sur l t l'autre sur l t embase 1. Le véhicule est alors mis en mouvement et animé dtun mouvement uniforme à vitesse faible ; les dispositifs d'obturation des trémies 17 et 18 sont mis en position d'ouverture de façon à opérer la délivrance des produits 6 et 7 et les dévidoirs 11, 12 et 13, portés par les axes 21, 20 et 19, délivrent de façon continue les bandes de produits 2, 3 et 4. Cette délivrance des produits 2, 3 et 4 résulte soit du fait que les axes 19, 20, 21 sont moteurs -dans cette hypothèse, il fautajuster leurvitesse à celle du véhicule 8 et tenir compte de la variation de diamètre des bobines portées par les dévidoirs 11, 12 et 13-, soit naturellement de la traction exercée sur ces dévidoirs 11, 12 et 13 par la partie des bandes de produits 2, 3 et 4 déjà disposée à même le sol et comblée ou recouverte par les matériaux 6 et 7 -dans cette seconde hypothèse, il faudra au démarrage du dispositif prévoir un ancrage de l'extrémité des nappes de produits 2, 3 et 4-. Pour ce qui concerne la nappe 4, ctest ltonduleuse 14-15 qui réalise sa délivrance. L'arrêt du véhicule 8 sera opéré lorsqu t il surviendra un manque en l'un des produits 2, 3, 4, 6 ou 7. Afin d'savoir une utilisation optimum de ce dispositif, on alimentera initialement le véhicule, c'est-à-dire ses trémies 17 et 18 et ses dévidoirs 11, 12 et 13, en quantités de produits 2, 3, 4, 6 et 7 correspondant à la même longueur de couche de revêtement à réaliser. Le procédé et le dispositif de 11 invention sont très simples et nécessitent un personnel peu nombreux (deux personnes par exemple) et sans qualification particulière. La fabrication de la couche de revêtement est très rapide. Ltutilisation des nappes de treillis lourd 3 et 4 confère à la couche de revêtement réalisée une robustesse suffisante, notamment pour ce qui concerne la résistance à la flexion. On peut ainsi réduire de façon importante l'épaisseur de cailloux nécessaire. L'utilisation d'une nappe 2 en polyester non tissé ou produit analogue autorise ltinfiltration de l'eau sans permettre la remontée des éléments constitutifs de l'embase (sable, boue, etc...) sur laquelle la couche de revêtement est réalisée. I1 s'agit d'un produit économique, très résistant, qui évite efficacement l'enfoncement de la couche de revêtement dans son embase. La Fig. 3 représente une variante de couche de revêtement réalisée, dans laquelle on retrouve à la partie inférieure une nappe de polyester non tissé 2, une couche intermédiaire constituée de cailloux 6 et une couche supérieure 5 de béton ou d'enrobé. La couche de cailloux 6 est comprise entre deux nappes de treillis planes 3a, 3b. Entre la nappe de treillis supérieure 3b et la couche de cailloux 6 est interposé un grillage fin Sc, évitant la remontée des cailloux 6 au travers de la nappe de treillis 3b. Pour réaliser une couche de revêtement conforme à celle représentée à la Fig. 3, on utilise également un procédé délivrant en continu les matériaux en bande 2, Ji, 3b, 3c, et également en continu les matériaux de remplissage 6 et de recouvrement 7. Le dispositif est adapté en conséquence ; il comporte d'abord deux dévidoirs pour les nappes 2, 3A, une trémie délivrant les cailloux 6, à nouveau deux dévidoirs pour délivrer le matériau 7 constituant la couche de revêtement 5. La couche de revêtement représentée à la Fig. 4 est une version simplifiée de celle de la Fig. 3 dans laquelle on utilise uniquement une nappe de polyester non tissé 2, une nappe de treillis plane 3 et une couche de revêtement 5. Une telle variante constitue une version économique pour la réalisation de couches de revêtement n'ayant pas à supporter des charges élevées et dont l'embase est suffisamment consistante pour permettre la suppression totale d'un matériau central de remplissage à base de cailloux. D'autres variantes peuvent être envisagées en utilisant trois éléments de base : une couche inférieure de polyester non tissé, au moins une nappe de treillis soudé et une couche de revêtement. Eventuellement, l'une des nappes de treillis peut être ondulée en zig-zag et on peut combler la zone centrale, délimitée par les nappes de treillis,P^% matériau de remplissage constitué de cailloux. La Fig. 5 montre l'application de l'invention à la réalisation d'une couche de protection contre l'érosion d'un sol dans le cas d'une berge de voie navigable. La couche de protection est constituée d'une couche de polyester non tissé 2, d'une nappe de treillis métallique soudé 4, ondulée en zig-zag, et d'un matériau de remplissage constitué de cailloux 6. L'embase de la couche de protection 1 est constituée par la berge proprement dite de la voie d'eau 20. Eventuellement, cette couche de protection peut être recouverte d'une nappe de grillage fin 3d. La Fig. 6 illustre l'application de l'invention à la réalisation d'une couche de protection contre l'érosion des sols dans le cas d'un bord pentu d'une route 21. L'embase 1 de la couche de protection est constituée par le bord proprement dit de la route. La couche de protection comprend une couche de polyester non tissé 2, une nappe de treillis métallique soudé 4, ondulée en zig-zag, et un grillage extérieur fin 3d. La couche délimitée par la nappe de treillis ondulé 4 est comblée par un matériau de remplissageficonstitué par des cailloux 6. Le grillage fin 3d peut être supprimé. Dans les deux exemples d'application illustrés par les Fig. 5 et 6, la couche de polyester non tissé 2 évite l'enfoncement de la couche de protection dans le sol, autorise l'infil- tration de l'eau et évite la remontée des produits constituant l'embase 1, à savoir notamment la boue et le sable. Cette couche protège efficacement contre l'érosion le sol qu'elle recouvre. La nappe de treillis 4 ondulée en zig-zag qui, dans le cas des Fig. 5 et 6, est unique pourrait être associée à d'autres nappes de treillis planes , elle donne à l'ensemble de la couche de protection la résistance nécessaire, notamment à la flexion. La nappe de grillage fin 3d retient les cailloux constituant la couche de remplissage. L'ensemble de la couche de protection réalisée conformément à l'invention permet une résistance très efficace à Itérosion des sols. - REVENDICATIONS 1.- Couche de revêtement et de protection contre l'érosion des sols, caractérisée par le fait qu'elle comprend, disposées sur une embase (1), une couche de polyester non tissé (2) et au moins une nappe de treillis métallique soudé (3, lit .Rb, 4). 2.- Couche de revêtement et de protection contre l'érosion des sols suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend une nappe de treillis métallique soudé (4), ondulée en zig-zag définissant à elle seule ou en combinaison avec d'autres nappes de treillis métallique soudé planes (3, .Ra, une une couche comblée par un matériau de remplissage (6) constitué de cailloux. 3.- Couche de revêtement et de protection contre l'érosion des sols, suivant l'une des revendications 1 et 2 caractérisée par le fait qu'elle est recouverte d'un grillage fin (lui). 4.- Application d'une couche de revêtement et de protection contre l'érosion des sols, suivant l'une des revendications 1 à 3, à des berges de voies navigables ou à des bords pentus de routes 5.- Couche de revêtement suivant l'une des revendications 1 et 2 caractérisée en ce qu'elle est complétée à sa partie supérieure par une nappe de revêtement (5) constituée de béton ou d'un enrobé. 6.- Couche de revêtement suivant la revendication 5 caractérisée par le fait qu'au moins une nappe de treillis plane (3b) est séparée de la couche de matériau de remplissage (6) par une nappe plane de grillage fin (Rc). 7.- Application d'une couche de revêtement suivant l'une des revendications 5 et 6 à la réalisation de parkings, de pistes de circulation sur terrains meubles, de pistes cyclables ou piétonnières. 8.- Procédé de réalisation d'une couche de revêtement selon l'une des revendications 5 ou 6 caractérisé par le fait que les matériaux (2, 3, 3 3 3 4) se présentant sous forme de bandes sont déroulés en continu sur l'embase (1) recevant la couche, les matériaux de remplissage (6) et de revêtement (7) étant déversés également en continu entre ou sur les nappes définies par les matériaux en bande. 9.- Procédé de réalisation d'une couche de revêtement suivant la revendication 8 caractérisé par le fait que la nappe de treillis (4) en zig-zag est ondulée juste avant sa dépose sur la nappe immédiatement inférieure. 10.- Dispositif de mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 8 et 9 caractérisé par le fait que les produits se présentant sous forme de bandes sont délivrés par des dévidQhs (11, 12, 13), les matériaux de remplissage (6) et de revêtement (5) étant délivrés par des trémies (17, 18), les trémies et les dévidoirs étant disposés sur un véhicule (8) dans tordre de la position des matériaux dans la structure de la couche à fabriquer. 11.- Dispositif suivant. la revendication 10, caractérisé par le fait que les trémies (17) et (18) sont dotées à leur partie inférieure d'un dispositif d'obturation. 12.- Dispositif suivant l'une des revendications 10 et 11 caractérisé par le fait que le plateau (10) du véhicule (8) se termine par une rampe inclinée (16) dont l'extrémité affleure l'embase (1) de la couche de revêtement à réaliser. 13.- Dispositif suivant l'une des revendications 10 à 12 caractérisé par le fait que le véhicule (8) porte à la sortie d'un dévidoir (13) une onduleuse motorisée constituée par deux roues dentées (14) et (15) engrenant l'une sur l'autre et transformant une bande de treillis plane en une bande (4) ondulée en zig-zag. 14.- Dispositif suivant l'une des revendications 10 à 13 caractérisé par le fait que les dévidoirs (11, 12) et (13) sont portés par des axes (21, 20) et (19) rotatifs dont la vitesse est réglée en fonction de la vitesse uniforme du véhicule de pose (8). 15.- Dispositif suivant l'une des revendications 10 à 13 caractérisé par le fait que les dévidoirs (11, 12) et (13) sont portés par des axes (21, 20, 19) montés sur des arbres libres en rotation ; la délivrance des produits en bande correspondant s'effectuant par traction des parties de ces bandes déjà posées un ancrage initial étant prévu lors du démarrage du dispositif.