La présente invention concerne un croisillon ou tête rotative de manoeuvre de robinet, notamment sanitaire, destiné a être fixé sur la tige de manoeuvre d'un robinet. On connait déjà des croisillons réalisés par moulage d'une matière plastique, éventuellement munie d'un revêtement obtenu par exemple par chromage; ces croisillons ne présentent ni l'aspect, ni surtout la robustesse des croisillons métalliques. On connait en effet également des croisillons métalliques obtenus en fonderie ou par matriçage d'un matériau métallique. Ces croisillons mettent toutefois en jeu des masses de métal relativement importantes et, dans le cas où les robinets dont sont équipés ces croisillons sont destinés d être montés sur des circuits de fluide chaud, la transmission de la chaleur se trouve favorisée par cette structure, ce qui peut constituer une gêne pour l'utilisateur. C'est pourquoi l'invention a pour but de fournir un croisillon qui offre l'aspect et la robustesse des croisillons métalliques, sans toutefois utiliser une masse de métal trop importante, ni présenter de transmission notable de la chaleur. A cet effet, la présente invention a pour objet un croisillon de manoeuvre de robinet caractérisé en ce qu'il comprend un corps métallique, au moins un élément en matière peu conductrice de la chaleur, des premiers moyens de fixation de cet élément sur le corps et des seconds moyens destinés à la fixation de ce meme élément sur la tige de manoeuvre. Ainsi, lorsque le croisillon est monté sur la tige de manoeuvre, il n'y a aucune liaison conductrice de chaleur entre le corps et la tige, ce corps étant isolé thermiquement par la présence dudit élément. En outre, la masse de métal utilisée pour le corps peut être relativement réduite tout en offrant la résistance voulue aux efforts de manoeuvre. Ceci permet de prévoir avantageusement que le corps métallique soit constitué par une paroi mince d'épaisseur à peu près constante, alors que dans les croisillons connus, il existait toujours des surépaisseurs nécessaires à la fixation. Cette épaisseur constante se prête particulièrement bien à un revêtement extérieur, par exemple de chromage. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, le corps métallique comporte une partie à peu près perpendiculaire à un axe de ce corps destiné à venir en alignement avec l'axe de la tige de manoeuvre et les premiers moyens de fixation comprennent une surface d'appui axial dudit élément sur une face de cette partie du corps et une surface de contre-appui axial appliquée sur la face opposée de cette partie, cette surface de contre-appui étant de préférence présentée par un second élément en matière peu conductrice de la chaleur. Cette disposition permet un montage et un démontage particulièrement simples et rapides. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre drexemple non limitatif et en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 est une vue en coupe axiale du corps d'un croisillon de robinet conforme à l'invention; la Fig. 2 est une vue de dessus de ce corps; la Fig. 3 est une vue en coupe axiale de l'ensemble du croisillon muni de ses moyens de fixation, cette coupe étant prise suivant la ligne 3-3 de la Fig. 4; la Fig. 4 est une vue de dessus et en coupe de cet ensemble, prise suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3; les Fig. 5 et 6 sont des vues analogues à celles des Fig. 3 et 4 pour une variante de croisillon également conforme à l'invention, ces vues étant prises suivant la ligne 5-5 de la Fig. 6 et la ligne 6-6 de la Fig. 5. Le croisillon ou tête de manoeuvre rotative des Fig. 1 à 4 présente un corps 1 d'axe général X-X et constitué d'une jupe latérale la qui entoure l'axe X-X et d'une paroi supérieure 1b à peu près perpendiculaire à cet axe. Ce corps 1 est constitué d'une enveloppe métallique à paroi mince d'épaisseur uniforme-obtenue par emboutissage et gonflage d'une tôle ou par repoussage et gonflage d'un tube mince.La jupe la présente approximativement la forme d'une surface réglée à génératrices s'appuyant sur un cercle et sur un triangle circonscrit à un cerle égal au précédent et à sommets tronqués, ce triangle délimitant la paroi 1b Vue de dessus (Fig. 2), cette paroi 1b présente donc trois extensions suivant des directions réparties angulairement de manière régulière et donc faisant entre elles un angle de 1200. Elle comporte par ailleurs une découpe centrale circulaire 2 centrée sur l'axe X-X et à laquelle se raccordent trois découpes rectangulaires 3 réalisées suivant les directions des trois extensions. Les découpes 3 sont réalisées avec ou sans enlèvement de matière, celle-ci étant rabattue vers l'intérieur du corps pour chacune des découpes de part et d'autre de son axe de façon à constituer des rabats 4 à plan parallèle à l'axe X-X. Le croisillon est destiné à être monté sur la tige de manoeuvre 5 d'un robinet par l'intermédiaire d'une vis 6. Cette tige de manoeuvre 5 présente extérieurement des cannelures 7 qui au montage se présentent suivant la direction X-X; elle présente également un alésage taraudé 8 avec lequel la vis 6 est destinée à coopérer. Un insert, dit supérieur, 9 en matière plastique est monté à la partie supérieure du croisillon; cet insert 9 présente une partie centrale cylindrique 10 munie d'un alésage 10a et de diamètre extérieur égal à celui de la découpe 2, trois pattes radiales 11, un rebord annulaire supérieur et extérieur 11a d'ap b pui sur la paroi 1 et un rebord annulaire inférieur et intérieur 11b d'appui de la tête de la vis 6.Au montage, chacune des pattes 11 est "enfilées par en haut entre les deux rabats 4 d'une même découpe 3 de la paroi supérieure du corps 1. Un autre insert, dit inférieur, 12 également en matière plastique est composé d'une base cylindrique 13 et d'une partie supérieure cylindrique 13a de plus grand diamètre présentant trois évidements radiaux 13b légèrement plus grands que les pattes 11 et définissant entre eux des bossages 14, ces évidements débouchant a tous trois dans une cavité cylindrique centrale 14a dont le diamètre est égal au diamètre extérieur de la partie 10 de l'insert 9. Au montage, chacun de ces bossages est enfilE, par en bas, entre les rabats 4 adjacents de deux découpes consécutives du corps. Cet insert 12 présente un alésage 15 qui débouche dans la cavité 14a et dont la partie inférieure présente un diamètre plus grand et est pourvue de rainures 16 destinées à coopérer lors du montage avec les cannelures 7 de la tige de manoeuvre 5 du robinet. La vis 6 présente sur sa tête une saillie axiale 17 sur laquelle vient s'encliqueter un couvercle 18. Le montage s'effectue de la façon suivante: les deux inserts 9 et 12 étant mis en place, l'un par dessus, l'autre par dessous le corps 1, l'ensemble du croisillon est monté sur la tige de manoeuvre 5 de façon à ce que les cannelures 7 de celle-ci coopèrent avec les rainures 16 de 1'insert 12; au fur et à mesure que l'on serre la vis 6, les deux inserts, qui sont déjà emboîtes l'un dans l'autre, sont serrés l'un contre l'autre avec interposition entre eux de la paroi supérieure 1b du corps. Le couvercle 18 est mis en place lorsque le serrage souhaité est obtenu. Les Fig. 5 et 6 illustrent une variante dans laquelle l'insert supérieur 19 diffère de l'insert 9 en ce que les pattes radiales 11 sont supprimées, tandis que l'insert inférieur 20 diffère de l'insert 12 en ce qu'au lieu des bossages--14blpr8sen- te à son extrémité supérieure trois extensions radiales 21 délimitant entre elles un passage cylindrique pour la partie cylindrique 10 de l'insert 19, chacune de ces extensions étant "enfilée" entre les deux rabats 4 d'une même découpe 3 du corps 1. De nombreuses autres~vatiantes sont envisageables, notamment en ce qui concerne la forme des découpes de la paroi supérieure du corps, ainsi que la conception des inserts en matière plastique destinés à coopérer avec ces découpes et leurs rabats. C'est ainsi qu'on peut remplacer les découpes 3 par des orifices ou perçages circulaires ménagés sans rabat, l'insert supérieur présentant alors trois bossages cylindriques qui coopèrent avec ces orifices. - iEVENDICATtONS 1.- Croisillon de manoeuvre de robinet, notamment sanitaire, destiné être fixé sur la tige de manoeuvre d'un robinet, caractérisé en ce qu'il comprend un corps métallique (1), au moins un . élément (9) en matière peu conductrice de la chaleur, des a premiers moyens de fixation (lla-14) de cet élément sur le corps a et des seconds moyens (13a-6) destinés à la fixation de ce même élément sur la tige de manoeuvre (5). 2.- Croisillon suivant la revendication 1, caractétisé en ce que le corps métallique (1) est constitué par une paroi mince d'épaisseur à peu près constante. 3.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps métallique (1) comporte une partie (lob) à peu près perpendiculaire à un axe (x-x) de ce corps destiné à venir en alignement avec l'axe de la tige de a manoeuvre (5) et en ce que les premiers moyens de fixation (lla-14) comprennent une surface (lia) d'appui axial dudit élément (9) sur une face de cette partie (1bj du corps et une surface de contreappui axial (14) appliquée sur la face opposée de cette partie 4.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit élément (9) présente une partie centrale (10) qui traverse une découpe (2) du corps (1). 5.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que ladite surface de contre-appui axial (14) est présentée par un second élément (12) en matière peu conductrice de la chaleur. 6.- Croisillon suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'un des deux éléments (9, 12) présente au moins une saillie radiale (11, 21) qui coopère avec une surface de butée en rotation (4) présentée par le corps (1). 7.- Croisillon suivant la rwvendication 6, caractérisé en ce que la surface de butée en rotation (4) est constituée par un rabat (4) ménagé sur une découpe (3) du corps (1). 8.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que c'est le premier élément (9) qui présente ladite saillie (11) et en ce que celle-ci traverse axialement une découpe (3) du corps (1). 9.- Croisillon suivant la revendication 8, caractérisé en ce que ladite saillie (11) du premier élément (9) coopère avec une surface de butée en rotation (13D) du second élément (12). 10.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que le second élément (12) présente des surfaces de butée en rotation (16) destinées à coopérer avec des surfaces associées (7) de la tige de manoeuvre (5). 11.- Croisillon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les seconds moyens de fixation (13a-6) comprennent d'une part, à la façon connue, une vis (6) destinée à se visser sur la tige de manoeuvre (5) et d'autre b part une surface (11 ) dudit élément (9) sur laquelle s'appuie la tête de cette vis. 12.- Croisillon suivant la revendication 11 lorsqu'elle dépend de l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce que le second élément (12) présente un passage axial (15) pour la vis (6) de fixation.