La présente invention se rapporte à une palme de natation comportant un chausson dans lequel est logé le pied de l'usager et une voilure. Le secteur de la technique est celui des sports et distractions nautiques, notamment du matériel de natation. On sait que les palmes habituelles ne permettent pas leur utilisation avec un rendement maximal. En effet, la morphologie du pied humain ne lui permet pas d'être en prolongement de la jambe, quelle que soit son extension. En chaussant des palmes, I'usager oblige ses pieds à fournir un maximum d'effort lorsqu'ils sont en extension, ce qui n'est pas une position naturelle. Afin de ne pas blesser le pied, celui-ci est logé dans un chausson moulant déformable et c est sur cette partie souple que prend appui la voilure, généralement plus rigide,des palmes. La souplesse de ce point d'appui fait perdre, à chaque battement des palmes, quelques degrés. L'expérience montre que, lorsque le mouvement de la jambe s'inverse, il y a un"point mort" dans la propulsion. La partie moulant le pied, tendue pendant le mouvement de la voilure, revient au repos lors de l'inversion puis se tend dans 11 au tre sens avant dlentrâîner à nouveau la voilure. On estime à 100 environ l'ampleur de ce point mort. A chaque battement, 100 sont donc perdus, 10 au retour, soit au total 200, pour chaque jambe, 400 pour l'ensemble du mouvement. Environ 1/3 de l'énergie du nageur portant des palmes usuelles est ainsi perdue. On a proposé, pour remédier à ces inconvénients, des palmes à voilure rapportée sur le chausson ou à voilure longue interchangeable pour proposer une meilleure propulsion avec moins d'efforts sur le cou-de-pied. Ces produits n' ont cependant pas apporté une amélioration suffisante des palmes usuelles et occasionnent encore une somme importante d'énergie perdue. Le probleme à résoudre est d'obtenir un meilleur rendement moteur avec une diminution de l'effort supporté par le pied en état d'extension. L'objectif est atteint par 1 invention dont la voilure est indépendante du chausson et où deux tiges flexibles placées de chaque côté du pied et passant par deux points latéraux, transversalement opposés dudit chausson, supportent ladite voilure et, dans une réalisation préférentielle, se prolongent par les nervures de ladite voilure. La palme comporte, en outre, une sangle entourant la jambe, qui comporte1 elle aussi, deux points latéraux transversalement opposés où passe l'extrémité de chaque tige flexible. Dans une réalisation préférentielle, les nervures de ladite voilure s 'écartent l'une de l'autre au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du pied, permettant la canalisation des filets d'eau et évitant le "dérapage En variante, au moins deux desdits points latéraux comportent des glissières dans lesquelles coulissent lesdites tiges. Afin de réduire les zones non motrices de ladite voilure, dans une variante, lesdites tiges flexibles se prolongent de la jambe au delà des points latéraux dudit chausson et la base de ladite voilure se situe aux environs de l'extrémité du pied. On prévoit également de pouvoir régler la distance entre les points latéraux dudit chausson et dudit mollet, afin de déterminer l'ampleur du mouvement de la palme par rapport à celui du pied. Un mode de réalisation prévoit une palme dont le chausson est réduit à une simple sangle entourant la plant dru pied, celle-ci étant réglable aux différentes pointures et les points latéraux sont constitués par des cavaliers dans lesquels passent librement lesdites tiges flexibles. Le résultat de l'invention est un produit nouveau constitué par une palme de natation. L'avantage principal est une meilleure propulsion avec un moindre effort demandé au pied en état d'extension. Il en résulte moins de perte de l'énergie du nageur, moins- de freinage. En outre, différentes variantes caractérisées par une épaisseur ou flexibilité des tiges données permettent de modifier la déformation de la voilure pour que toute la surface soit propulsive ou non. Une autre variante permet d'améliorer le rendement des zones propulsives et la liberté de déformation du bras de levier en prévoyant aux Points latéraux des articulationsou glissières, ceci provoquant, en outre, une désolidarisation de la jambe par rapport à la palme. L'invention voit son application principalement dans le domaine des activités et loisirs nautiques. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue arrière d'une palme chaussée par un nageur; - les figures 2 et 3 représentent schématiquement des vues latérales d'un nageur utilisant des palmes selon l'invention, dans deux positions différentes lors des battements des jambes; - la figure 4 représente, en variante et en perspective, la voilure d'une palme selon l'invention. En figure 1, on représente la vue arrière de la palme, objet de l'invention sur un usager. Celle-ci est constituée par des parties principales suivantes - un chausson 1, - une voilure 2, indépendante dudit chausson, - deux tiges flexibles 3. Le chausson 1, dans lequel est logé le pied, est en un matériau préférentiellement souple, tel que le caoutchouc ou autre, utilisé par l'homme de l'art dans la fabrication d'un tel produit. En variante representée sur les figures, le chausson 1 comporte, au lieu d'un talon entier, seulement une sangle 4 entourant le bas de la cheville et réglable pour s'adapter à la pointure de l'utilisateur. Le fabricant de palmes n'aura donc pas besoin de prévoir des produits différents selon les dimensions du pied de l'usager. La voilure 2 est constituée par une surface propulsive partant approximativement du milieu de la plante du pied pour dépasser de beaucoup l'extrémité de celui-ci. Cette surface déborde autour du chausson et elle est légèrement incurvée, cette incurvation s'inversant lors des battements de la Jambe. Deux arêtes longitudinales marquent l'incurvation et sont constituées par deux nervures 5. La voilure 2 est préférentiellement flexible en un matériau tel que le caoutchouc, le plastique ou autre connu de l'homme de l'art pour assurer une propulsion optimale. L'articulation entre chausson et voilure est assurée en deux points latéraux 6, transversalement opposés, du chausson 1. Ils sont ici approximativement situés au milieu du pied. Par ces points passent deux tiges flexibles 3 qui prolongent les nervures 5, et se terminent en deux points terminaux 7 situés de chaque côté de la jambe de l'usager sur une sangle 8 entourant celle-ci, à hauteur du mollet. Un mouvement du pied par rapport à la jambe entraîne la flexion des tiges 3 entre les points 6 et 7 et, de là, le déplacement et la courbure de la voilure 2, les nervures épousant une forme de courbe en prolongement des tiges 3. On voit ainsi qu'il ntest pas besoin au pied d'être en extension maximale demandant un effort important pour obtenir une incurvation prononcée de la voilure, celle-ci étant commandée et dépendante non plus du pied et du chausson mais des tiges 3 dont la courbure est fonction des positions relatives des points 6 et 7. Un mode de réalisation prévoit de varier la distance entre les points 6 et 7 en fonction de l'ampleur que l'on désire pour la voilure, en réponse au mouvement du pied. En variante, on prévoit une amélioration de ces palmes par des glissières au moins en 6 et éventuellement en 7 pour un meilleur rendement des zones propulsives en "désolidarisant" la jambe de la voilure au niveau du pied. La voilure pourra ainsi se déplacer sur une certaine distance sous la plante du pied en fonction du mouvement imprimé. les tiges flexibles 3, devant subir des flexions dans l'un et l'autre sens, seront préférentiellement en un matériau flexible résistant à des efforts importants tels que fibre de verre, métal tel qu'acier, plastique ou autre, connu de l'homme de l'art pour satisfaire à ces nécessités. La sangle 8, par exemple en caoutchouc, entourant le mollet est préférentiellement munie d'une boucle pour permettre son adaptation à différentes mensurations de l'usager. On comprend que l'emploi de telles tiges flexibles 3 réalise un effet de bras de levier tournant autour d'un axe défini par les deux points 6 d'articulation de la voilure au chausson. Plus la distance entre 7 et 6 sera faible, plus elle déterminera une flexion des tiges 3 et de là, de la voilure 2 plus importante, lors d'un mouvement relatif du pied par rapport à la jambe. La liaison tiges (nervures) chausson est réalisée par tout moyen connu de l'homme de l'art tel que cavalier, inclusion au moulage. Il en est de même aux points 7. Préférentiellement, lesdites tiges passent librement dans lesdits points latéraux de manière à ne pas être gênées dans leur mouvement. Dans une réalisation préférentielle, la voilure comporte des nervures qui s'écartent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'extrémité du pied et prend alors une forme en "tuile" représentée en figure 4. Une telle forme offre l'avantage d'éviter un "dérapage" latéral et de canaliser les filets d'eau. L'angle d'attaque de la surface propulsive ainsi constituée est amélioré. Dans une autre variante, la surface de la voilure est ondulée en coupe transversalejdans le sens delapropision,pour une meilleure rigidité. Dans une autre variante, la surface de la voilure est réduite à la seule zone se révélant motrice dans le mouvement. Au lieu de prévoir une voilure partant de la plante des pieds, on la mettra au delà de la pointe des pieds,la base de ladite voilure se situant aux environs de la pointe des pieds et les tiges flexibles se prolongeant au delà des points 6 du chausson pour porter la voilure sur une distance moindre en en constituant les nervures. On a observé en effet que la zone de la palme située sous la plante des pieds, et même légèrement au delà est inopérante même freinante. Différentes réalisations ont été effectuées en faisant varier l'épaisseur ou la flexibilité des tiges 3 en nervures 5. La déformation de la voilure varie selon ces caractéristiques et celles-ci sont choisies de façon à ce que toute la surface 2 soit propulsive. En figures 2 et 3, on a représenté un nageur utilisant les palmes selon l'invention. On voit en figure 2 la flexion des tiges 3 inversée selon la position de la jambe dans les battements, celle-ci entraînant un déplacement de la voilure nettement plus important qu'avec les palmes usuelles limitées dans leur mouvement par le chausson auquel elles sont liées. En figure 3, on a représenté la position inversée de chaque palme et tige lorsque les jambes se croisent. On remarque aussi que le pied n'est pas astreint à effort nécessité dans le port des palmes courantes. En figure 2, on a aussi représenté, associee à la palme, une sangle 9 en tenant le pied de l'usager au lieu du chausson plus couvrant que porte l'usager sur les autres figures. L'invention n' est pas seulement limitée à un tel chausson et il est entendu que le terme "chausson" employé ici pour désigner une partie constitutives de la palme est utilisé pour désigner aussi des réalisations plus simples moins courantes qu'un chausson classique, telle la sangle 9, comportant les points latéraux d'appui 6. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications par des moyens équivalents peuvent être apportées par l'homme de l'art aux moyens et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif. Ainsi, en variante, les tiges flexibles, au delà des points d'appui latéraux du chausson, supportent la voilure sans en constituer les nervures. Les extrémités des tiges flexibles, côté voilure, sont fixées sous celle-ci par tous moyens connus de l'homme de l'art tels que cavaliers. REVENDICATIONS 1 - Palme de natation comportant un chausson dans lequel est logé le pied de l'usager et une voilure, caractérisée en ce que ladite voilure est indépendante dudit chausson et que ladite palme comporte,en outre, deux tiges flexibles placées de chaque côté du pied qui passent par deux points latéraux transversalement opposés dudit chausson et qui support tent ladite voilure. 2 - Palme selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites tiges se prolongent par des nervures de ladite voilure. 3 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu' elle comporte, en outre, une sangle entourant la jambe et com portant deux points latéraux transversalement opposés où passe ltextrémi- té de chaque tige flexible. 4 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ladite voilure comporte des nervures s'écartant l'une de l'autre au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du pied. 5 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ladite voilure épouse la forme d'une tuile. 6 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte des glissières en au moins deux desdits points la latéraux, dans lesquelles coulissent lesdites tiges. 7 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que lesdites tiges flexibles se prolongent de la jambe au delà des points latéraux dudit chausson et que la base de ladite voilure se situe aux environs de l'extrémité du pied. 8 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la distance entre les points latéraux dudit chausson et du mollet est réglable. 9 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que ledit chausson est constitué par une sangle réglable entourant la plante du pied. 10 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdits points latéraux sont constitués par des cavaliers dans lesquels passent librement lesdites tiges flexibles il - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la surface de la voilure est ondulée en coupe transversale.