La présente invention est relative à un accouplement entre deux arbres rotatifs, du type comprenant un plateau solidaire de chaque arbre et un dispositif intermédiaire flottant relié à chacun des deux plateaux. Lorsqu'il s'agit d'accoupler deux arbres de transmission présentant entre eux un déport variable, on utilise généralement un arbre intermé- diaire muni à chaque extrémité d'un joint universel IO (joint de cardan, joint à tripode ou à billes), qui travaille sous un angle d'autant plus fort que le déport entre les deux arbres à unir est important et que cet arbre intermédiaire est court. Or, dans certaines applications (dans les véhicules ferroviaires notamment), l'espace disponible axialement est réduit et l'arbre intermé- diaire est si court qu'il conduit à des angles de travail exagérés et inacceptables pour des joints universels devant-tourner à haute vitesse. Dans cer- taines applications, l'espace disponible axialement est même si restreint qu'il est impossible de disposer deux joints et un arbre intermédiaire, aussi court soit-il. Dans de telles situations, on a pro- posé d'utiliser des accouplements à base d'élastomère, mais deux inconvénients majeurs en limitent l'em- ploi: - d'une part, les élastomères soumis à des déformations tangentielles rapides sont le siège, par suite de l'hystérésis, d'un échauffement exagéré qui leur fait perdre leurs qualités élastiques, et les phénomènes de fatigue et de coupures les mettent rapidement hors service; - d'autre part, les applications avec couple important (3000 m. kg) et vitesses élevées (3000 à 4000 t/mn), telles que les applications ferroviaires, condui- sent à des accouplements de grand diamètre (300 à 500 mm) dans lesquels les blocs d'élastomère sont soumis à des accélérations centrifuges de l'ordre de 15 000 m/s 2. Ceci implique que ces élastomères soient ou bien relativement durs, ou bien employés en couches minces, mais en consé- quence directe, leur fonction d'articulation est considé- IO rablement amoindrie et l'accouplement réalisé ne peut supporter que de faibles défauts d'alignement des deux arbres, Ainsi, l'emploi des élastomères est réservé aux applications de petite puissance ou n'autorisant qu'un I5 déport radial de faible amplitude. On a également proposé des accouplements du type indiqué au début du présent mémoire. L'accouple- ment de Oldham. en est un exemple, mais il présente l'inconvénient majeur de posséder un balourd dynamique incompensable de façon simple puisque le dispo- sitif intermédiaire tourne avec une excentration égale à la moitié du déport entre les deux arbres reliés et à une vitesse double de celle de ces arbres. Enfin, cet accouplement ne permet pas de déplacement axial ou angu- laire entre les deux arbres à relier. L'invention a pour but de fournir un accou- plement capable de combler parfaitement cette lacune et présentant en particulier les propriétés suivantes: homocinétie parfaite; universalité totale permettant en- tre les deux arbres à relier des déplacement relatifs angulaires, axiaux et radiaux; absence de frottements conduisant à. un rendement élevé et à une absence d'échauf- fement; compacité axiale et radiale; équilibrage dynami- que pouvant être effectué avec précision et ne se dégra- dant pas à l'usage; fiabilité et endurance; assemblage et dépose aisés pouvant s'opérer radialement dans un es- pace restreint sans avoir à déplacer les arbres moteur et récepteur; et coût d'exécution relativement modéré compte tenu de la puissance transmise et de la longévité. A cet effet, l'invention a pour objet un accouplement du type précité, caractérisé en ce que le dispositif flottant est constitué par au moins trois leviers assemblés par une articulation centrale et dont chacun est relié par une liaison à rotule radialement IO coulissante à une extrémité à l'un des plateaux et à l'autre extrémité à l'autre plateau. Dans un premier mode de réalisation, les leviers sont tous montés à rotation pure autour d'un axe commun. Dans ce cas, les galets des liaisorsà rotule I5 associées à l'un des plateaux peuvent être montés coulis- sants sur leurs tourillons, ou bien une branche de chaque levier peut être articulée sur le reste du levier autour d'un axe perpendiculaire à l'axe central, ou encore les leviers peuvent présenter. une certaine flexibilité dans leur plan axial. Dans un autre mode de réalisation, au con- traire, tous les galets desj2aisorsà rotule sont axiale- ment fixes sur leurs tourillonset l'articulation cen- trale autorise un débattement axial relatif des leviers ainsi que l'inclinaison d'au moins un levier par rapport aux autres dans un plan contenant l'axe central. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et-en regard des dessins annexés, sur lesquels la Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation de l'accouplement sui- vant l'invention; la Fig.-2 est une vue de cet accouplement prise en coupe transversale; la Fig. 3 est une vue partielle prise en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 2; les Fig. 4 et 5 sont des vues partielles représentant en coupe longitudinale deux leviers de l'ac- couplement des Fig. 1 et 2; les Fig. 6 à 10 sont des schémas qui illus- trent le fonctionnement de cet accouplement; la Fig. 11 estune vue analogue à la Fig. 1 d'un deuxième mode de réalisation de l'accouplement sui- IO vant l'invention; la Fig. 12 est une vue partielle prise en coupe suivant la ligne 12-12 de la Fig. 11; les Fig. 13 et 14 sont des schémas illus- trant le fonctionnement de l'accouplement des Fig. 11 et 12; la Fig. 15 est une vue en élévation d'un troisième mode de réalisation de l'accouplement suivant l'invention; la Fig. 16 est une vue prise en coupe suivant la ligne 16-16 de la Fig.- 15; la Fig. 17 est une vue en coupe longitudina- le, avec arrachements, d'un quatrième mode de réalisation de l'accouplement suivant l'invention, prise suivant la ligne 17-17 de la Fig. 20; les Fig. 18 et 19 représentent en coupe lon- gitudinale deux leviers de l'accouplement de la Fig. 17; la'Fig. 20 est une vue partielle prise en coupe suivant la ligne 20-20 de la Fig. 17; la Fig. 21 est une vue partielle en coupe transversale d'un cinquième mode de réalisation de l'ac- couplement suivant l'invention; la Fig. 22 est une vue prise en coupe suivant la ligne 22-22 de la Fig. 21; la Fig. 23 estune vue partielle en élévation d'une variante de l'accouplement des Fig. 21 et 22; la Fig. 24 est une vue prise en coupe suivant la ligne 24-24 de la Fig. 23; la Fig. 25 est une vue partielle en coupe longitudinale d'un sixième mode de réalisation de l'ac- couplement suivant l'invention; et la Fig. 26 est une vue en coupe d'un autre détail de l'accouplement de la Fig. 25. L'accouplement 1 des Fig. 1 à 5 relie deux arbres rotatifs 2 et 3 susceptibles d'effectuer l'un par rapport à l'autre des mouvements angulaires, axiaux et radiaux d'amplitude variable. Ces arbres 2 et 3 appar- tiennent par exemple à une transmission de véhicule ferroviaire. L'accouplement est constitué de deux pla- teaux 4 et 5 et d'un disbositif intermédiaire flottant 6. I5 Au repos, les arbres 2 et 3 peuvent être à peu près coaxiaux ou, au contraire, décalés et/ou déviés l'un par rapport à l'autre. Pour les besoins de la des- cription de chaque mode de réalisation, on supposera que les deux arbres sont coaxiaux et d'axe X-X, comme repré- senté aux Fig. 1 et 2. Les plateaux 4 et 5 sont rigidement soli- daires des extrémités en regard des arbres 2 et 3 res- pectivement. Chaque plateau est contenu dans un plan radial par rapport à son arbre et a la forme d'un trian- gle équilatéral. Les deux triangles sont décalés angu- lairement de 600 l'un par rapport à l'autre autour de l'axe X-X. Dans chaque coin du plateau 4 est fixé un tourillon 7 parallèle à l'axe XX et dirigé vers l'autre plateau. Chaque tourillon 7 porte un galet rotatif 8 extérieurement sphérique. De même, dans chaque coin du plateau 5 est fixé un tourillon 9 dirigé vers le plateau 4 et portant un galet rotatif 10 extérieurement sphérique. Les trois galets 8 du plateau 4 sont également montés coulissants sur leurs tourillons, tandis que les galets du plateau 5 sontixnrbilisés en translation axiale par une entretoise 11 enfilée sur les tourillons 9 entre ces galets et le plateau 5 et par un ensemble rondelle 12- circlips 13 monté à l'extrémité libre des tourillons 9. Le dispositif intermédiaire 6 comporte trois leviers 14 à 16 montés à rotation sur un tronçon d'arbre 17 d'axe X-X. Chaque levier 14 à 16 est symétri- que par rapport à l'axe X-X et présente deux branches à IO l'extrémité fourchue de chacune desquelles est prévue une paire de chemins, de roulement cylindriques18. Les quatre chemins de roulement d'un même levier ont un axe commun qui croise perpendiculairement l'axe X-X et un rayon pratiquement égal au rayon extérieur des galets 8 I5 et 10. Les chemins de roulement 18 sont ouverts à leur extrémité extérieure; pour chaque levier 14 à 16, une paire de chemins de roulement reçoit un galet 8 et l'au- tre paire un galet 10. Comme on le voit aux Fig. 1, 4 et 5, la partie intermédiaire 19 du levier 14 est pleine tandis que celle 20, 21 des leviers 15 et 16 respectivement est constituée de deux voiles espacés axialement, de manière que les parties 19 à 21 puissent s'emboîter les unes dans les autres pour définir un trou cylindrique continu 22 dans lequel est enfilé le tronçon d'arbrs 17. Ce dernier est retenu axialement par deux circlips 23 accolés aux faces extérieures de la partie intermédiaire 21 la plus large. Ainsi, les trois leviers 14 à 16 sont libre- ment rotatifs mais immobilisés-axialement les uns par rapport aux autres et forment ensemble une étoile à six branches(Fig. 2). La Fig. 6 représente schématique en éléva- tion l'état du dispositif lorsque les arbres 2 et 3 sont parfaitement coaxiaux: les galets 8 et 10 se trouvent tous à la même distance de l'axe commun aux arbres 2 et 3 et au tronçon d'arbre 17 et sont distants angulairement de 600 les uns des autres. Comme représenté à la Fig. 7, si l'arbre 3 se décale radialement d'unedistance h par rapport à l'ar- bre 2 parallèlement à un levier, par exemple au levier 14, le tronçon d'arbre 17 vient occuper une position mé- diane entre les arbres 1 et 2, c'est-à-dire se décale dans la même direction de d/2, et les angles que font entre eux et avec le levier 14 les leviers 15 et 16 se modifient. Il en est de même si le déport h est effectué dans une direction perpendiculaire au levier 14 (Fig. 8), auquel cas le levier 14 effectue lui aussi un mouvement I5 angulaire, et donc quelle que soit la direction du déport radial relatif des arbres 2 et 3. Il résulte de ceci que les distances entre le centre des leviers, c'est-àdire le centre du tronçon d'arbre 17, et les deux galets d'un levier quelconque sont toujours égales. La transmission du mouvement s'opè- re donc homocinétiquement lorsque les arbres présentent un déport radial l'un par rapport à l'autre. De plus, comme les leviers tournent constamment autour du tronçon d'arbre 17 sans mouvement excentré, l'ensemble peut être équilibré dynamiquement aussi parfaitement qu'on le désire. Les Fig. 9.et 10 représentent schématiquement l'accouplement 1 en élévation.Lorsque l'arbre 3 est dé- vié d'un angleg par rapport à l'arbre 2 (Fig. 9), le plan P de symétrie des trois leviers 14 à 16 s'incline du même angle ( en demeurant parallèle au plan du plateau 5 soli- daire de l'arbre 3, puisque les galets 10 ne peuvent pas coulisser axialement sur leurs tourillons. Lorsque l'arbre 3 s'approche axialement de l'arbre 2 dans un mouvement de compression ou de télescopage d'une valeur d (Fig. 10), le plan P de symé- trie des leviers 14 à 16 se déplace de la même façon, pour la même raison que ci-dessus. Inversement, un mouve- ment d'élongation d' amènerait le plan P en P' et les galets 10 en 10', comme représenté en traits mixtes à la Fig. 10. On comprend ainsi que les libertés de mise sous angle et de compressionélongation entre les deux arbres 2 et 3 sont dues à la faculté de coulissement des IO galets 8 sur leurs tourillons 7. Dans le mode de réalisation la des Fig. 11 et 12, les galets 8 sont comme les galets 10 immobilisés en translation sur leurs tourillons et ne peuvent donc pas coulisser axialement. Par contre, le dispositif in- I5 termédiaire 6a permet un débàttement axial relatif des trois leviers 14 à 16 ainsi que l'inclinaison de l'axe d'au moins un de ces leviers relativement au plan formé par les deux autres leviers. Plus précisément, sur le tronçon d'arbre 17 est montée à coulissement et à rotation une bague 24 dont deux faces opposées 25 sont planes, parallèles à l'axe X-X et parallèles l'une à l'autre, et dont deux autres faces opposées 26, à 900 des faces 25 autour de l'axe X-X, sont cylindriques, de même rayon et centrées sur un axe Y-Y qui coupe perpendiculairement cet axe X-X. L'ouverture centrale 27 du levier 14 est rec- tangulaire, avec deux côtés au contact des faces 25 et deux côtés au contact de deux points diamétralement opposés du cylindre formé par les faces 26. Les deux voiles de la partie intermédiaire 20 du levier 15 sont au contact des faces d'extrémité de la bague 24 et situés à une distance e de chaque côté de la partie intermédiaire 19 du levier 14, et ceux de la partie 21 du levier 16 sont espacés d'une distance e' de chaque côté de cette partie 20. En'outre, les circlips 23 du tronçon d'arbre 17 sont espacés d'une distance e" de chaque cÈté' de la partie 21. Ainsi, chaque levier possède une liberté de coulissement limitée sur le tronçon d'arbre 17 en plus de sa liberté de rotation, et le levier 14 peut s'incliner autour de l'axe Y-Y par rapport au plan médian P des deux autres leviers, sans toutefois pouvoir se déplacer radia- lement. Les Fig. 13 et 14 illustrent schématiquement a I0 en élévation le comportementde l'accouplement 1 Lors d'uhe déviation angulaire relative (des arbres 2 et 3 (Fig. 13), il se produit simultanément une inclinaison 672 des axes des leviers 14 à 16 et un déca- lage axial m entre ces leviers qui, pendant la rotation des arbres 2 et 3 sous l'angle c, varie d'amplitude et de signe selon une loi sinusoïdale. Lors d'un mouvement télescopique relatif d'amplitude n des arbres 2 et 3 (Fig. 14), le' levier 14 s'incline d'un angleodpar rapport au plan des leviers 15-et 16. Bien entendu, en cas de déport radial des arbres 2 et 3, l'accouplement 1a se comporte exactement comme l'accouplement 1, c'est-à-dire comme décrit ci- dessus en regard des Fig. 6 à 8. En variante, l'accouplement 1a pourrait être modifié de façon que les trois leviers 14 à 16 puissent s'incliner les uns par rapport aux autres, ce grâce à un montage à. rotule approprié. Ce mode de réalisation montre par ailleurs que l'on peut exécuter une construction satisfaisante de l'accouplement suivant l'invention avec des galets non coulissants situés dans deux plans parallèles distincts, par exemple distants de n, la configuration de la Fig. 14 correspondant alors à l'état au repos de l'accouplement lorsque les deux arbres sont coaxiaux. Les Fig. 15 et 16 montrent un autre mode de réalisation ib qui est inverse du précédent en ce sens que les galets sont portés par les extrémités des trois leviers oscillants tandis que les gorges de roulement coopérant avec ces galets sont ménagées dans les plateaux 4b et 5 Plus précisément, chaque plateau a la forme d'une étoile régulière à trois branches, et une paire de chemins de roulement 18b est prévue à l'extrémité de Io chaque branche, chaque paire de chemins de roulement dé- finissant un cylindre dont l'axe rencontre perpendiculai- rement l'axe X-X. De plus, chaque levier 14b à 16b est constitué de deux flasques ou voiles réunis, à chaque extrémité de chaque levier, par une douille-entretoise 7b I5 ou 9b maintenue par un boulon 28 qui la traverse et prend appui sur les faces extérieures du levier. Sur cette douille est monté rotatif mais non coulissant un galet 8b ou lob emprisonné dans une paire de chemins de roule- ment 18 b Chaque levier porte ainsi un galet 8 coopé- rant avec une paire de chemins de roulement 18b du pla- teau 4 et un galet 10b coopérant avec une paire de che- mins de roulement 18b du plateau 5b. Les trois leviers sont montés de la même façon qu'aux Fig. 11 et 12 pour b constituer le-dispositif intermédiaire flottant 6. Le comportement de l'accouplement 1b est analogue à celui de l'accouplement 1a décrit plus haut en regard des Fig. 13 et 14. Cette variante s'applique à tous les autres modes de réalisation de l'invention. Dans chaque mode de réalisation, il est pos- sible de supprimer les frottements de l'accouplement, par exemple en utilisant des roulements à aiguilles pour les rotationset translations sous charge. Ainsi, les Fig. 17 à 20 montrent un accouplement l entièrement articulé sur il aiguilles afin de pouvoir transmettre une forte puissan- ce sans échauffement et de présenter le minimum d'oppo- sition aux débattements relatifs des deux arbres 2 et 3 accouplés. L'accouplement 1 est du même type que l'accouplement 1a des Fig. 11 et 12 en ce sens que cha- que plateau 4, 5 porte trois tourillons 7, 9 sur lesquels sont montés des galets 9, 10 rotatifs mais non coulis- sants, un'. roulement à- aiguilles 29 étant cependant in- IO terposé entre l'alésage de chaque galet et le tourillon associé. Chaque levier 14c à 16c comporte un moyeu central relié à un voile ou flasque unique partant dans deux directions opposées. Le moyeu 30 du levier 14c est I5 monté rotatif par l'intermédiaire d'un roulement à aiguil- les 31 sur le moyeu 32 du levier 15 c-et maintenu axiale- ment contre le flasque 33 de celui-ci par une rondelle 34 et un circlips 35, ce dernier étant reçu dans une gor- ge annulaire ménagée à l'extrémité libre du moyeu 32. Le moyeu 32 est à son tour monté rotatif par l'intermédiaire d'un roulement à aiguilles 36 sur un manchon 37, leqẻl est enfilé sur un tronçon d'arbre 17c de plus grande longueur présentant à une extrémité une partie filetée 38 de diamètre réduit et à l'autre une tête 39. Le moyeu 40 du levier 16c est accolé au moyeu 32 et maintenu axialement entre celui-ci et la tête 39 au moyen d'un écrou 41 vissé sur l'extrémité 38 et attaquant une rondelle 42 de retenue. Le flasque de chaque levier comporte à une extrémité une paire de chemins de roulement 18 recevant un galet 8, comme précédemment. Par contre, du côté oppo- sé du moyeu correspondant, le flasque se termine à une courte distance de ce moyeu par un palier. cylindrique 43 d'axe perpendiculaire à l'axe X-X traversé par une broche d'articulation 44 qui fait saillie de chaque côté. La paire de chemins de roulement 18 située de ce côté du moyeu, recevant le galet 10, est ménagée dans une extré- mité d'une pièce rapportée 45 qui présente à son autre extrémité deux pattes parallèles 46. Chaque patte 46 est percée d'un orifice qui reçoit à rotation une extrémité de la broche 44 par l'intermédiaire d'un roulement à ai- guilles 47 qui, en variante, pourrait être un roulement à rouleaux coniques,à billes ou autre. Grâce à un déport axial des flasques des leviers 15c et 16c (Fig. 18 et 19), tous les chemins de roulement 18 et tous les paliers 43 se trouvent dans un même plan général P lorsque l'accouplement 1 est à l'état neutre. Cet accouplement se comporte pratiquement I5 comme l'accouplement 1 des Fig. 1 à 6, avec le coulisse- ment des galets 10 remplacé par le très libre débattement angulaire des pièces 45 autour des broches 44. La distan- ce q entre la broche 44 et l'axe X-X est de préférence choisie aussi petite que possible compte tenu des néces- sités de résistance mécanique, de débattement et d'assem- blage. Grâce aux roulements à aiguilles utilisés, l'accouplement 1 permet aux arbres 2 et 3 d'effectuer leurs mouvements relatifs de déviation et télescopiques, pendant la rotation sous couple, avec le minimum de per- tes mécaniques. L'accouplement 1 représenté partiellement aux Fig. 21 et 22 ne diffère de l'accouplement 1 des Fig. 1 à 5 que par le fait que les galets 8 et 10 sont montés sur des roulements à aiguilles et par la manière dont les leviers sont articulés en rotation pure sur le tronçon d'arbre 17. En effet, chaque levier 14d à 16d comporte un flasque plan 48, 49, 50 et un moyeu partiel conposés de deux secteurs cylindriques diamétralement opposés 51,52, 53 respectiven-ent.Les trois flasques présentent une ouverture centrale 54 de même diamètre et sont accolés les uns aux autres. Dans chaque ouverture centrale 54 font saillie deux secteurs de moyeu cylindriïues; s'étendant chacun sur un arc inférieur à 600. La ligne moyenne des deux secteurs d'un levier est perpendiculaire à l'axe principal de ce levier et correspond à la direc- tion de l'appui central F du levier sur le tronçon d'ar- bre 17. Les secteurs de moyeu 52 du levier médian Io 14d s'étendent axialement de part et d'autre du flasque 49, et les secteurs de moyeu 51 et 53 des leviers extrê- d dd mes 15 et 16d s'étendent axialement vers le levier 14 Tous les secteurs 51 à 53 ont la même longueur axiale, et les paires de secteurs sont décalées angulairement de 600 I5 les unes par rapport aux autres. Chaque secteur 51 à 54 est monté rotatif sur le tronçon d'arbre 17 par l'intermédiaire d'un secteur correspondant 55 d'aiguilles retenu -circonférentielle- ment par des organes latéraux appropriés 56 en saillie radiale vers l'axe X-X. Les leviers 14d à 16d sont ainsi montés sur le tronçon d'arbre 17 par l'intermédiaire d'une couronne d'aiguilles unique incomplète, avec entre les secteurs 55 de cette couronne un jeu circonférentiel suffisant pour permettre le débattement angulaire relatif des trois leviers. Des rondelles d'arrêt 57 retenues par des circlips maintiennent axïalement sur le tronçon d'ar- bre 17 l'ensemble des trois leviers.Le comportement de l'accouplement 1d est le même que celui de l'accouplement 1 des Fig. 1 à 5. L'accouplement le des Fig. 23 et 24 consti- tue une variante du précédent dans laquelle les six secteurs 55 d'aiguilles sont remplacés par six blocs en élastomère 58 espacés circonférentiellement de façon à constituer un manchon incomplet. Ces blocs adhèrent par 24793-76 14 - moulage sur le tronçon d'arbre 17 et sur des patins en tôle 59 dont des rebords d'extrémité relevés 60 viennent s'emboîter sur les secteurs de moyeu 51 à 53. Dans l'e- xemple représenté, les six blocs 58 sont réunis par leurs parties centrales. Les blocs 58 permettent un débattement rela- tif des leviers 14e à 16e non seulement circonférentiel, mais également conique et axial. De ce fait, les galets 8 et 10 sont montés aux extrémités des leviers sans pos- IO sibilité de coulissement axial. Les Fig. 25 et 26 représentent une autre variante îf de l'invention dans laquelle l'articulation centrale qui assemble les trois leviers 14f à 16î s'ef- fectue autour de deux manchons de caoutchouc ou autre I5 matériau élastomère disposés concentriquement. Chaque levier est constitué par deux flasques 61,par exemple en tôle d'acier,et porte à ses extrémités des galets 62 tourillonnant par l'intermédiaire d'aiguilles 63 sur une entretoise tubulaire 64 maintenue bloquée entre les flasques 61 par un boulon 65. Dans l'ouverture centrale des flasques du levier 14f le plus étroit, qui sont plans, est soudée une bague 66. Dans l'ouverture centra- le des flasques du levier 15f, qui divergent légèrement, est enfilée une bague 67 de plus petit diamètre présen- tant extérieurement une collerette d'extrémité 68 et, à l'autre extrémité, une partie filetée 69 sur laquelle est vissé un écrou 70. Les flasques du levier 16 f, qui diver- gent plus fortement, sont directement enfilés sur un boulon 17f constituant le tronçon d'arbre central du f dispositif flottant 6 Un premier manchon en élastomère 71 enserre le boulon 17 et est comprimé axialement par celui-ci entre les flasques du levier 16 f; sa surface extérieure s'applique contre la surface intérieure de la bague 67. Un deuxième manchon en élastomère 72 enserre de même la bague 67, s'applique extérieurement contre la surface intérieure de la bague 66 et est comprimé axialement en- tre les flasques du levier 15f par le vissage de l'écrou 70. Dans cette variante, les manchons en caout- chouc centraux 71 et 72 fournissent, en plus d'une cer- taine liberté de rotation relative des trois leviers autour de l'axe central X-X, une légère possibilité d'ar- IO ticulation conique et axiale qui peut être suffisante pour certaines applications. Il faut noter que le risque de destruction par centrifugation violente existant dans les accouplements classiques comportant des blocs de caoutchouc est évité dans cette disposition.-, I5 Dans tous les cas o un coulissement rela- tif est nécessaire entré des galets et leurs tourillons ou entre les leviers dans le-dispositif intermédiaire flottant, comme ceci se produit aux Fig. 1 à 5, 11-12, * -16 et 21-22, ce coulissementaxial et le tourillonne- ment des galets et du dispositif flottant peuvent être libérés quasitotalement des frottements en utilisant un dispositif de tourillonnement à libre coulissement à aiguilles parallèles et perpendiculaires à l'axe X- X tel que décrit dans la demande de brevet français n0 80.03 355. Le rendement de l'accouplement est alors très proche de 100% et aucun échauffement du mécanisme ni du lubrifiant ne se produit. Dans chacun des modes de réalisation repré- a f sentés aux dessins, le dispositif flottant 6,- 6 à 6 comprend trois leviers. De cette manière, la conduite de l'accouplement s'opère isostatiquement et, en conséquence, la répartition équitable des charges sur7 les six galets s'effectue malgré les irrégularités géométriques d'exécu- tion. Cependant, il est possible, en variante,de construire des accouplements suivant l'invention comprenant quatre, cinq, six, etc. leviers, bien que ceci présente deux inconvénients: hyperstaticité des liaisons de conduite entraînant une exigence de haute précision dans l'exécu- tion géométrique des pièces actives, et complication de l'accouplement par accroissement du nombre de pièces. De plus, pour les applications ne nécessi- tant qu'une faible angularité entre les arbres à accou- pler et seulement de faibles déplacements axiaux, on peut Io envisager un accouplement simplifié de la façon suivante: les leviers sont constitués de tôle d'acier trempé comme représenté aux Fig. 25 et 26, les flasques 61 étant de faible épaisseur de manière à présenter le maximum de flexibilité. L'articulation centrale est du type repré- I5 senté aux Fig. 1 et 2 ou 21-22, c'est-à-dire ne présente ni jeu axial, ni possibilité de rotulage, et les six galets sont retenus axialement sur leurs pivots comme aux Fig. 11-12. Dans ce cas, la flexibilité des leviers permet à elle seule les mouvements relatifs des deux arbres. Il est bien entendu possible de combiner les dispositions figurant dans deux modes de réalisation - décrits pour en constituer un autre. Par exemple, chaque levier peut porter une paire de chemins de roulement à une de ses deux extrémités et un galet à l'autre extré- mité. - REVENDICATIONS - 1.- Accouplement entre deux arbres rotatifs, du type comprenant un plateau solidaire de chaque arbre et un dispositif intermédiaire flottant relié à chacun des deux plateaux, caractérisé en ce que le dispositif flottant (6; 6;. 6f) est constitué par au moins trois leviers (14 à 16; 14a à 16a;..... 14f à 16f) assemblés par une articulation centrale (17; 17-24; 17c- -32; 17-51-52-53; 17-58; 17f-70-71) et dont chacun est relié par une liaison à rotule radialement coulissante 8 b (8-18, 10-18; 8b-18b, 10b18b) à une extrémité à l'un (4; 4b) des plateaux et à l'autre extrémité à l'autre plateau (5; 5b) 2.- Accouplement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les leviers (14 à 16; 14d à 16d) I5 sont tous montés à rotation pure autour d'un axe (X-X) commun,et en ce que les galets (8) des liaisons à rotule associées al'un (4) des plateaux (4, 5) sont montés coulissants sur leurs tourillons (7). 3.- Accouplement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que tous les galets (8, 10) des liaisors à rotule sont axialement fixes sur leurs tourillons (7, 9), en ce que les leviers (14c à 16c; 14d à 16d) sont tous montés à rotation pure autour d'un axe (X-X) commun, et en ce qu'une branche (45) de chaque levier est articu- lée sur le reste du levier autour d'un axe (44) perpendi- culaire à l'axe central (X-X). 4.- Accouplement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que tous les galets (8, 10) des liai- sons à rotule sont axialement fixes sur leurs tourillons (7, 9), et en ce que l'articulation centrale (17-24; 17- 59; 17f-70-71) autorise un débattement axial relatif des leviers (14 à 16; 14f à 16f) ainsi que l'inclinaison d'au. moins un levier par rapport aux autres dans un plan contenant l'axe central (X-X). 247'9376 5.- Accouplement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les le- viers (14d à 16d) présentent des secteurs (51 à 53) de moyeu cylindrique imbriqués les uns dans les autres avec un jeu circonférentiel, tous les secteurs étant montés sur un tronçon d'arbre commun (17). 6.- Accouplement suivant la revendication lorsqu'elle dépend de l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque secteur (51 à 53) est monté IO à rotation sur le tronçon d'arbre (17) par l'intermédiai- re d'une série d'aiguilles (55) retenue circonférentiel- lement.- 7.- Accouplement suivant la revendication lorsqu'elle dépend de la revendication 4, caractérisé I5 en ce que chaque secteur (51 à 53) est monté sur le tronçon d'arbre (17) par l'intermédiaire d'un bloc en élastomère (58). 8.- Accouplement suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les leviers (14f à 16f) sont montés sur un tronçon d'arbre (17f) par l'intermédiaire de manchons concentriques en élastomère (70, 71). 9.- Articulation suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'articulation centrale (17-24) comporte une rotule (24) de montage d'au moins un levier (14). IO.- Accouplement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que tous les galets des liaisons à rotule sont axialement fixes sur leurs tourillons et,en ce que les leviers sont tous montés à rotation pure au- tour d'un axe commun et présentent une certaine flexibi- lité dans leur plan axial. 11.- Accouplement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le dispo- _ sitif flottant (6; 6a;.;6f) comprend trois leviers (14 à 16; 14a 16 a;....; 14f à 16f).