Dans un débitmètre ou compteur volumétrique à pistons, le produit de la surface de la section du cylindre, par la longueur de la course du piston et par le nombre de cylindres correspond au volume de fluide débité pendant une révolution complète du vilebrequin ou arbre central de l'appareil. De ce fait, il est possible de faire varier la quantité de fluide débité pendant un tour complet du vilebrequin en modifiant la course du piston. Sur les débitmètres classiques dans lesquels le maneton du vilebrequin coulisse dans une lumière allongée ménagée dans la tige de piston, plusieurs solutions ont été proposées, par exemple, en insérant un tube excentré dans la portée du vilebrequin pour qu'en faisant tourner ce tube l'excentration du vilebrequin soit modifiée ou en insérant des bagues plus ou moins épaisses directement dans la zone de liaison entre le vilebrequin et la tige de piston pour faire varier la course de celui-ci.Dans le cas où le débitmètre comporte un arbre rectiligne remplaçant le vilebrequin et une came étant calée sur cet arbre central, on a proposé de changer le diamètre de la came pour modifier la course du piston, Cependant, dans tous ces cas, la course du piston est déterminée par le cercle décrit par le centre du maneton ou par le diamètre de la came; dans le premier cas, le maneton du vilebrequin est disposé dans une lumière allongée ménagée dans la partie médiane de la tige de piston et coulisse dans cette lumière et, dans le second cas, un galet solidaire du piston roule sur le bord extérieur de la came. Dans les deux cas, l'usure provoque nne modification progressive de la course des pistons, et il en résulte une altération de la précision de la mesure. La présente invention concerne un débitmètre à pistons comportant plusieurs cylindres, dans lesquels un jeu de construction déterminé est ménagé dans la liaison entre les pistons et l'arbre central qui est entraîné par la poussée d'éléments solidaires des pistons, et des butées solidaires de la face intérieure des fonds de cylindre respectifs limitent le point mort haut des pistons, En conséquence, l'invention a pour objet un débitmètre à pistons comportant des butées solidaires de la face intérieure des fonds des cylindres respectifs, ces butées assurant une course constante des pistons pendant toute la durée d'utilisation de l'appareil. Cet appareil comporte également une butée mobile dont la longueur peut être réglée de l'extérieur de l'appareil et qui permet de régler le débit avec précision.En outre, dans cet appareil, le débit par tour de l'arbre central n'augmente pas au fur et à mesure de l'usure des parties tournantes et coulissantes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description détaillée qui va suivre,en référence aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une vue en plan d'une forme de réalisation d'un débitmètre de l'invention; - la figure 2 est une vue frontale de l'orifice de sortie, vu dans le sens de la flèche de la figure 1 et selon la ligne A-A'; - la figure 3 est une coupe selon la ligne B-B' vue dans le sens de la flèche de la figure 1; - la figure 4 est une coupe montrant les détails d'un piston; - la figure 5 illustre les positions respectives des pistons et du maneton dans un débitmètre à quatre cylindres;; - les figures 6A et 6B illustrent les relations entre les lumières de passage respectives ménagées dans le cylindre et dans le distributeur tournant en fonction des positions relatives du piston et du vilebrequin de la figure 5, ou des pistons et de la came de la figure 9; - la figure 7 illustre une autre forme de réalisation d'un débitmètre de l'invention à deux cylindres, et montre notamment les butées limitant le point mort haut des pistons; - la figure 8 est une coupe longitudinale d'une troisième forme de réalisation d'un débitmètre de l'invention; - la figure 9 est une coupe selon la ligne C-C' de la figure 8 vue dans le sens de la flèche; et - la figure 10 illustre la manière dont les galets solidaires des pistons de la figure 9 viennent en contact avec la jante de la came solidaire de arbre central. Dans une forme de réalisation de l'invention représentée sur les figures 1 à 3, le mécanisme du débitmètre est confiné dans un bottier constitué par un carter principal 1, un couvercle supérieur 2, un couvercle inférieur 3 (figure 3) et des culasses ou fonds des cylindres 4, 5, 6 et 7. Ces éléments sont moulés en alliage d'aluminium et assemblés par des vis sur le carter principal 1. Le carter principal comporte quatre cylindres 8, 9, 10 et 11 disposés en étoile et à angle droit l'un par rapport à l'autre, et quatre canaux de passage 8a 9a lOa et lla sont ménagés au-dessus et le long des cylindres (sur la figure 3 seuls les canaux 9a et lla sont visibles). Les extrémités de ces canaux de passage sont délimitées par des lumières de passage respectives 8c 9c, lOc et llc (figure 6) qui peuvent communiquer respectivement soit avec l'orifice d'entrée 12a soit avec l'orifice de sortie 12b d'un distributeur tournant 12. La partie centrale du carter principal 1, c'est-à-dire la zone dans laquelle débouchent les extrémités intérieures des cylindres 8, 9, 10 et 11 est creuse et délimite une chambre dont la partie supérieure, entourée par une paroi cylindrique 13, constitue un canal de passage central communiquant-avec l'orifice de sortie 12c du distributeur 12. Un palier axial 15 relié à la paroi 13 par un croisillon est disposé dans le centre de ce canal de passage 13 et constitue une des portées du vilebrequin ou arbre central 14. La partie inférieure de cette enceinte centrale est délimitée par une ouverture 16 entourée d'une portée 17 dans laquelle est emboité le couvercle inférieur 3. L'étanchéité de cette zone est assurée par un joint torique et,de ce fait, l'enceinte centrale la du carter 1 est étanche et ne communique avec l'extérieur que par un orifice de sortie 18 visible sur la figure 2. La face interne du couvercle inférieur 3 comporte un palier 19 recevant l'extrémité inférieure de l'arbre central 14 maintenue dans ce palier par une bille 19a et une coupelle métallique 19b (figure 3) qui sup- portent les efforts axiaux et radiaux appliqués à l'arbre central 14. Une chemise 20 en métal antifriction, par exemple en acier inoxydable est emmanchée dans la partie supérieure de chaque cylindre, et les pistons respectifs coulissent dans ces chemises. La face inférieure du distributeur tournant 12 dans laquelle débouchent les orifices de passage est appliquée en contact glissant sur la face superieure d'une bague en matière antifriction, par exemple en graphite fritté, qui est fixée par des vis à la partie supérieure du carter 1 et dont la face supérieure constitue le siège 21 sur lequel glisse la face inférieure du distributeur tournant 12. Le distributeur tournant 12 est fixé à la partie supérieure 14a du vilebrequin ou arbre central 14 et tourne avec celui-ci. Ce distributeur comporte une lumière d'entrée 12a, une lumière de sortie 12b et une ouverture centrale 12c la lumière d'entrée 12a ne communiquant pas avec la lumière de sortie 12b, et l'ouverture centrale 12c communiquant avec l'ouverture de sortie 12b.Le distributeur 12 tourne en glissant sur le siège de soupape 21 en même temps que le vilebrequin et comme dans les débitmètres classiques à pistons, lorsqu'une lumière de passage d'un cylindre est en communication avec l'orifice d'entrée, la lumière de passage du cylindre opposé est en communication avec l'orifice de sortie du distributeur, celui-ci étant calé sur l'arbre central pour qu'en tournant il provoque l'entrée ou la sortie du fluide en fonction du mouvement de va-et-vient des deux pistons opposés couplés ensemble et pour effectuer les inversions nécessaires des sens d'écoulement au fur et à mesure de sa rotation. Un ressort à compression 23 est intercalé entre le couvercle supérieur 2 et le distributeur 12 par l'intermédiaire d'une coupelle supérieure 24 et d'une coupelle inférieure 25 de manière à appliquer le distributeur 12 sur son siège 21 sans que la réaction du ressort n'influe sur la rotation du distributeur. L'arbre de sortie 26 fixé au distributeur 12 et tournant avec celui-ci traverse un alésage ménagé au centre du couvercle supérieur 2 et une garniture 27 assure l'étanchéité autour de l'arbre 26. Une tête d'entraînement 28 est fixée à l'extrémité supérieure de l'arbre de sortie 26 et permet d'actionner un dispositif indicateur par exemple un compteur (non représenté). Le couvercle supérieur est une pièce moulée en alliage d'aluminium, en forme de cloche cylindrique. L'orifice de passage de l'arbre de sortie 26 est ménagé à sa partie supérieure, et sa paroi latérale comporte l'orifice 29 d'entrée du fluide qui est entouré par une bride de raccordement. Sa partie inférieure est bordée par une bride de fixation 2a (figure 1) qui permet de le fixer sur le carter 1 au moyen de plusieurs vis de fixation 31. Un joint torique 30 disposé entre le couvercle 2 et le carter 1 assure l'étanchéité. Dans l'exemple de la figure 4, le piston 32 se compose d'un plateau 32a et d'un joint à lèvre 32b plaqué contre la face du plateau 32a par plusieurs vis 36 et un disque 32c. La garniture 32a est de préférence en résine fluorée présentant de bonnes caractéristiques de résistance à l'usure et au gonflement, par exemple en "Rulon" (marque déposée). Cette garniture est bordée par une lèvre d'étanchéité relevée et dirigée du côté soumis à la pression et qui glisse en contact intime sur la surface intérieure de la chemise 20 emboitée dans le cylindre. Les autres pistons sont identiques à ce piston 32. Comme on le voit figure 5, les paires de pistons opposées, 32, 34 et 33, 35 sont solidarisées par des bielles respectives 37 et 38, deux pistons opposés et une bielle constituant ainsi un ensemble. Ces bielles sont forgées et comportent une partie centrale 40, 41 dans laquelle est ménagée une lumière de guidage allongée 40a,41apara11ble aux pistons. Le maneton 146 du vilebrequin 14 est disposé dans ces rainures avec du jeu. Les bielles comportent également des bras pleins 37a 38b qui relient les parties centrales 40 et 41 aux parties 42 et 43 sur lesquelles sont fixées les pistons. Dans la figure 3, l'arbre central ou vilebrequin 14, dont le maneton 14b est disposé avec un certain jeu dans les lumières de guidages allongées 40a et 41b des bielles 37 et 38, est une pièce forgée, sa portée supérieure 14c tourne dans un coussinet emmanché dans le palier 15 disposé dans le canal central supérieur 13 du carter 1, et sa portée inférieure tourne dans le palier 19 de la partie centrale du couvercle inférieur 3. Une broche transversale 45 est fixée à sa partie supérieure et est engagée dans une encoche 12 G ménagée dans le distributeur tournant 12 pour coupler celui-ci au vilebrequin afin qu'il tourne avec ce dernier. Le maneton 14b ou manivelle est disposé au voisinage de la partie médiane du vilebrequin 14 et, comme représenté, il passe à la fois dans la lumière de guidage 40a de la partie centrale 40 de la bielle et dans la lumière 41a de la partie centrale 41 de la bielle 38, les lumières 40a et 41a étant perpendiculaires, l'une à l'autre. Une douille 47 munie d'un coussinet 46 est montée autour du maneton 14b. Le diamètre de cette douille est tel qu'elle est montée avec du jeu dans les lumières 40a et 41a. Dans l'exemple représenté, lorsque le centre du maneton est aligné avec l'axe des deux pistons opposés, le jeu entre la douille et la paroi de la lumière, dans le sens de la largeur de celle-ci, est d'environ 1,4 mm, du cté du piston au point mort haut, et d'environ 0,6 mm du côté du piston au point mort bas. Quatre fonds de cylindreou cuJses 4, 5, 6 et 7 ferment l'extrémité extérieure respective des quatre cylindres 8, 9, 10 et 11 et sont assemblés sur le carter principal 1 par des vis. Un joint plat d'étanchéité par exemple en liège, encastré dans un évidement de la face intérieure de chaque culasse, est intercalé entre celle-ci et le bord extérieur du cylindre. Des évidements 8b, 9b, lOb et llb sont ménagés dans les faces internes des culasses et communiquent avec les canaux de passage 8a 9a, 10a et lla ménagés le long des cylindres. La figure 3 montre seulement les évidements 9b et llb communiquant avec les canaux de passage 9a et lla. La face interne-de chaque culasse 4, 5, 6 ou 7 comporte une butée en relief 48, 49, 50 ou 51 qui est dirigée vers l'intérieur et qui limite le point mort haut du piston 32, 33, 34 ou 35, correspondant. Une de ces butées, c'est-à-dire la butée 51 est réglable en longueur (dans l exemple représente, dans une plage de t 0,4 mm), ce qui permet de modifier la position du point mort haut du piston 35 correspondant. A cet effet, la butée 51 est filetée à une de ses extrémités, son corps comprend une partie médiane d'un diamètre légèrement plus grand que la partie filetée, dans laquelle est formée une gorge 51a recevant un joint torique d'étanchéité. Un volant de réglage 52 est fixé à l'extrémité extérieure de la butée 51 qui dépasse à l'extérieur de la culasse 7. Une série de trous également répartis sur un cercle traversent le disque du volant 52, et une goupille 53 passant dans un de ces trous et qui est fixée sur la paroi extérieure de la culasse empêche le volant 52 de tourner. La butée mobile 51 est reçue dans l'une des quatre culasses, à savoir la culasse 7, comprenant à cet effet un bossage extérieur central 55. Celui-ci est traversé de part en part par un trou central 55a comprenant une partie filetée 55b dans laquelle est vissée la butée réglable 51. Le joint torique 56 monté dans la gorge 51a de la butée 51 est plaqué contre la surface intérieure d'une partie lisse du trou central 55a et assure l'étanchéité à l'air. En faisant tourner le volant 52, on peut régler la distance radiale comprise entre l'extrémité de la butée 51 et l'axe du vilebrequin. La surface extérieure du bossage 55 comporte un petit trou borgne 57 et un des brous 54 du volant 52 peut être aligné avec ce trou 57. La goupille 53 est introduite simultanément dans un des trous 54 et dans le trou borgne 57, puis cette goupille 53 est solidarisée au corps 1 par un fil métallique scellé par un plomb, pour que, tant que le dispositif n'a pas été déplombé, il soit impossible de faire tourner le volant de réglage 52. Dans la forme de réalisation des figures 8, 9 et 10, le vilebrequin est remplacé par une came calée sur l'arbre central. Des galets solidaires des pistons peuvent venir en contact de la rampe de la came, et lorsqu'un piston est refoulé par la pression d'entrée du fluide, le galet poussé contre la rampe de la came fait tourner celle-ci, donc aussi l'arbre à came ou arbre central. De ce fait, à l'exception du système d'entrainement de l'arbre central par les pistons, tous les éléments de cet appareil sont identiques à ceux de l'appareil du premier exemple, les éléments semblables portent les mêmes numéros de repaires, et seuls les éléments différents seront décrits ci-après. La portée 114d de l'extrémité inférieure de l'arbre 114 tourne dans un palier 19 ménagé au centre du couvercle inférieur 3 et sa portée supérieure 114c tourne dans un palier 15 disposé dans le canal central supérieur délimité par la paroi cylindrique 13. Des coussinets sont intercalés entre l'arbre central et les paliers 15 et 19. Le distributeur tournant 12 est couplé à l'extrémité supérieure de l'arbre 114 par une broche transversale 45. La came 115 repose sur un plateau horizontal 114e solidaire de la partie médiane de l'arbre 114, son alésage central étant plus grand que le diamètre de l'arbre 114. Elle est fixée au plateau 114e de manière que son plus grand diamètre puisse être augmenté ou diminué en réglant sa position radiale par rapport à l'axe de l'arbre central 114. Le profil de la came 115 est un profil "en coeur" et lorsqu'un galet tournant 116 fixé à la face intérieure d'un piston vient en contact de sa rampe, elle tourne sous l'effet de la poussée oblique appliquée par le piston. Un jeu est ménagé entre le pourtour de la came 115 et les deux galets respectifs 116 solidaires des pistons de chaque paire de pistons opposés couplés (figure 10) On voit sur la figure 9 que les pistons opposés 32 et 34 d'une part et 33 et 35 d'autre part sont couplés par des bielles respectives 137 et 138 constituées par des plaques d'acier. Une lumière centrale ménagée dans ces bielles permet le passage de l'arbre central 114, et la came 115 est fixée à l'arbre central entre la bielle supérieure 137 et la bielle inférieure 138, ces bielles étant perpendiculaires l'une à l'autre. Dans les deux exemples de réalisation représentés sur les figures 3 et 8, le fluide admis par l'orifice d'entrée 29 pénètre à l'intérieur du couvercle supérieur 2, passe par l'orifice d'entrée 12a du distributeur 12 qui le dirige dans le canal de passage 9a ménagé dans le carter 1 puis dans la chambre 9b de la culasse 5 et la pression s'applique sur la face arrière du piston 33 qui, de ce fait, se déplace vers la droite. Etant donné que le piston 33 et-le~piston opposé 35 sont solidarisés par une bielle rigide 38 (138 sur la figure 8) lorsque le piston 33 est poussé vers la droite, le piston 35 est poussé dans le même sens, et le fluide contenu dans le cylindre 11 disposé à droite est expulsé dans la chambre centrale la par le canal de passage llb de la culasse 7, le passage lla voisin de la partie supérieure du cylindre, la lumière llc du carter, la lumière 12b du distributeur tournant 12, l'orifice central 12c de ce dernier, et le canal central supérieur 13 du carter 1, puis le fluide en excès dans la chambre centrale la est évacué à l'extérieur de l'appareil par l'orifice de sortie 18 (figure 2). Le système de distribution et d'échappement du fluide par les lumières 8c, 9c, lOc et llc des quatre cylindres en fonction des inversions successives des sens de circulation provoquées par le déplacement de la lumière d'entrée 12a, de la lumière de sortie 12b et de l'orifice central 12c du distributeur, lors de la rotation de celui-ci, est décrit ci-après en regard de la figure 6 et des figures 5 ou 9.Les figures 6A et 6B montrent les positions angulaires relatives des lumières de passage 8c, 9c, lOc et llc des canaux d'entrée des cylindres respectifs en fonction de la position angulaire du maneton 14b de la figure 5 ou de la came 115 de la figure 9 (ces lumières étant représentées en traits discontinus à double pointillé) par rapport à la lumière d'entrée 12e (représentée en traits pleins) et à la lumière de sortie 12b( représentée en tirets) du distributeur 12 et de son ouverture centrale 12c (représentée également en tirets). la lumière d'entrée 12a communique avec un canal d'entrée isolé du canal de sortie et qui communique lui-même avec l'orifice central circulaire de sortie 12c et avec la lumière semicirculaire de sortie 12b, comme on le voit figure 3.La lumière lOc du cylindre 10 communique avec la lumière d'entrée 12e du distributeur, la lumière 8c communique avec la lumière de sortie 12k dudlstributeur, et le canal central 13 du carter des cylindres communique avec l'orifice central 12c du distributeur. Les lumièces îlc et 9c des autres cylindres sont obturées par une partie pleine de la surface frottante du distributeur 12. Comme on le voit figures5 ou 9 et 6, la lumière d'entrée 12a du distributeur communique avec la lumière lOc du cylindre 10 et le fluide ainsi admis à l'arrière du piston 34 pousse celui-ci vers l'intérieur; de ce fait, le piston 32 du premier cylindre 8 est poussé vers l'extérieur. la lumière 8c du cylindre 8 (figure 6A) est en communication avec la lumière de sortie 12b du distributeur et le fluide contenu dans ce cylindre est évacué par l'orifice central l2, dans la chambre centrale la. On voit que les lumières 9c et 1- des canaux de passage sont obturés au moment précis où les entrées et les sorties de fluide sont inversées, comme on le voit figure 6A. Le maneton 14b (ou la came 115) est poussé par la bielle de piston (ou par le galet du piston) et il tourne dans le sens des aiguilles d'une montre en entrainant le distributeur auquel il est couplé. La lumière d'entrée 12e du distributeur se déplace dans le sens des aiguilles d'une montre et déhouche la lumière 9c du canai de passage du second cylindre 9 (figure 6B) et la lumière 12b opposée à la lumière 12a débouche la lumière llc du canal de passage du cylindre 11. Le fluide admis derrière le piston 33 pousse celui-ci vers la droite. Lorsque les pistons 33 et 35 du troisième et du premier cylindre se déplacent vers la position de la figure 5 ou 9, le distributeur 12 s'est décalé de 900 par rapport à sa position représentée figure 6A. De ce fait, lorsque le vilebrequin 14 (ou l'arbre central 114) tourne de 90 , les pistons 33 et 34 du second et du troisième cylindre 9 et 10 se déplacent de la moitié de leur course. Lorsqu'il tourne de 1800, ils effectuent leur course complète et lorsqu'il tourne de 360 , ils effectuent leur course totale en sens inverse en évacuant le fluide. Après un tour complet du vilebrequin (ou de l'arbre central), le volume de fluide correspondant à la course des pistons des quatre cylindres est évacué. Comme on l'a vu, la quantité débitée est fonction de la course du piston, et de ce fait, si cette course est constante, le volume débité est invariable tant que les pistons sont étanches au fluide. Dans le débitmètre décrit ci-dessus, si la qualité des matières utilisées est convenablement choisie, les fuites et l'usure des pistons et des autres éléments sont négligeables. Conformément à l'invention, pour que la course du piston soit constante3 une butée dirigée vers l'intérieur et solidaire de la culasse respective permet de fixer le point mort haut du piston. La tête du boulon de fixation du piston (figure 3) rencontre cette butée, et ces éléments étant deux pièces pleines venant se plaquer l'une contre l'autre, aucune usure ne se produit comme ce serait le cas pour des éléments coulissants. La course du piston peut donc etre maintenue constante pendant toute sa durée d'utilisation. Même si la rotation ou le frottement des parties en contact du vilebrequin contre la lumière de guidage de la bielle de piston ou le contact des parties tournantes ou glissantes de la came et des galets provoque une usure, la course reste invariable et le jeu ménagé entre le maneton et la rainure de guidage ou entre la came et les galets n'affecte pas la course car l'erreur induite dans l'angle de rotation de l'arbre central, entraînée par une variation de ce jeu, est très faible comparée à l'erreur due à une modification de la course, et elle peut être tenue pour négligeable. En outre, la distance L qui détermine la course de la paire de pistons 33 et 35 accouplés (figure 5 ou 9) est délimite par la butée fixe 49 et la butée réglable 51, et la distance M entre les pistons 33 et 35 est fixée à une longueur donnée M par la bielle 38 ou la bielle 138 de la figure 9; de ce fait, en vissant la butée réglable 51 pour diminuer la longueur L, l'amplitude du déplacement des pistons 33 et 35 est diminuée en conséquence. Autrement dit, les courses des deux pistons 33 et 35 sont réduites et le volume de fluide débité par ces deux pistons diminue en correspondance. Lors du mouvement de va-et-vient des pistons 33 et 35, aucune modification du fonctionnement de l'appareil n'intervient du fait que l'arbre central tourne d'un tour complet, et de. ce fait le volume de fluide débité par l'appareil est diminué.La course des pistons 32 et 34 des premier et troisième cylindres 8 et 10 reste constante et, en conséquence, après une rotation complète du vilebrequin ou de l'arbre central, le quantité débitée n'est affectée que par la modification des courses du second et du quatrième cylindre 9 ét 11. En agissant dans un sens ou dans l'autre sur la butée mobile, le volume débité par l'appareil à chaque tour du vilebrequin ou de l'arbre central, pat être réglé avec précision. Bien entendu, dans la première forme de réalisation de l'appareil de l'invention, la plage de réglage de la position de la butée mobile doit être limitée par le jeu structurel ménagé entre le maneton et la lumière de guidage de la bielle et, dans la troisième forme de réalisation, par le jeu structurel ménagé entre la came et le galet du piston, pour que, lorsque le piston correspondant arrive au point mort haut, le maneton ne puisse buter contre la paroi de la rainure de guidage ou que la came ne puisse se bloquer contre le galet solidaire du piston en position de point mort haut, ce qui empêcherait l'arbre central de tourner sous l'action de le pression appliquée au piston voisin orienté perpendiculairement au piston dont la course est limitée par la butée réglable. Dans ces exemples, la plage de réglage de la butée réglable 51 est d'enviton + 0,4 mm, ce qui permet de faire varier le débit d'une quantité égale à environ 1,3% du volume de fluide débité à chaque tour du vilebrequin ou de l'arbre central. Le débitmètre de l'invention peut donc ainsi être réglé pour que les indications qu'il donne correspondent exactement au volume de fluide débité.Si le plateau du volant de réglage 52 comporte par exemple 15 trous 54 répartis sur un cercle et espacés régulièrement, et si chacun des trous 54 peut être aligné avec l'un ou l'autre de deux trous borgnes ménagés dans le bossage 55 de la culasse et dont l'écartement angulaire Cat égal au demi-écartement angulaire des trous 54, la broche de verrouillage 53 peut être insérée dans l'un ou l'autre de ces trous du bossage 55, et le volant 52 peut donc être réglé à 30 positions angulaires différentes, c'est à-dire que le volant peut être réglé par pas de 120. Si l'avance de la butée réglable correspond à une modification de volume de 0,047 par pas, il est possible de faire varier le débit de l'appareil de 0,04 x 30 = 1,2% pour un tour complet du volant 52. On peut aussi considérer que l'ap- pareil est un débitmètre pouvant être réglé avec une grande précision. De ce fait, étant donné que le volant est positionné par la broche engagée dans les trous correspondants, et que celle-ci est scellée par un plomb inviolable, toute fraude par modification de l'étalonnage de l'appareil est rendue impossible. L'invention peut également être appliquée à un débitmètre à deux cylindres, tel l'appareil de la figure 7. Dans ce cas, des butées 61 et 62 limitent les points morts hauts des pistons 65 et 66 des cylindres correspondants 63 et 64, et des butées 69 et 70 sont ménagées dans les fonds des cylindres de guidage correspondants 67 et 68 pour limiter le point mort haut des plongeurs 74 et 75. Comme dans les exemples précédents, un jeu est ménagé entre le maneton 71 du vilebrequin et les lumières de guidage 72a et 73a des bielles respectives 72 et 73, pour déterminer le volume débité à chaque tour du vilebrequin. Bien entendu, comme dans les cas précédents, une des butées peut être réglable pour étalonner correctement le débitmètre. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications pourront y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Débitmètre à pistons comportant plusieurs cylindres radiaux ménagés dans un carter principal, des bielles fixées respectivement aux pistons coulissant dans les cylindres et couplant des paires de pistons opposés, et un arbre central tournant sous l'effet de la pression appliquée par les pistons et couplé à un indicateur du débit du fluide traversant l'appareil, ce débitmètre étant caractérisé en ce qu'un jeu structurel déterminé est ménagé entre une partie du piston et une partie de l'arbre central, cette partie du piston faisant tourner celui-ci lorsqu'elle est en contact de cette partie de l'arbre central, une butée solidaire de la paroi obturant l'extrémité extérieure de chaque cylindre limitant le point mort haut du piston correspondant, et réglant à une longueur donnée la course du piston déplacée par la pression du fluide traversant le débitmètre. 2 - Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce que le jeu ménagé entre une partie du piston et une partie de l'arbre central est un jeu ménagé entre une lumière allongée de guidage ménagée dans la bielle du piston, et un maneton excentré solidaire de l'arbre principal et disposé dans ladite lumière de guidage. 3 - Débitmètre selon la revendication 2, caractérisé en ce que le piston est couplé à un piston de guidage coulissant dans un cylindre de guidage opposé dont la paroi inférieure comporte également une butée limitant le point mort haut du piston de guidage. 4 - Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce que le jeu ménagé entre une partie du piston et une partie de l'arbre central est un jeu ménagé entre deux galets solidaires chacun d'un piston opposé et le pourtour extérieur de la rampe d'une came calée sur l'arbre central. 5 - Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une des butées solidaires de la paroi obturant l'extrémité de chaque cylindre est réglable axialement depuis l'extérieur de l'appareil, cette butée réglable traversant le fond du cylindre et permettant de modifier l'amplitude de la course du piston correspondant. 6- Débitmètre selon l'une quelconque des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que la butée de longueur variable permettant de régler la course d'un des cylindres comporte un organe de manoeuvre tournant monté sur son extrémité extérieure et une partie filetée à son extrémité opposée, la partie filetée étant vissée dans un trou taraudé dans la paroi obturant l'extrémité supérieure du cylindre, la face extérieure de cette paroi comportant un élément destiné à empêcher la rotation de l'organe de manoeuvre de la butée réglable une fois que la course du piston a été correctement réglée.