L'invention concerne une machine permettant de réaliser, industriellement, des armatures d'éléments en béton à partir de panneaux en treillis, par pliage et coudage de barres de ces panneaux. Elle concerne, également, un mécanisme d'articulation applicable à une telle machine et, également, à une machine de coudage ou de pliage d'éléments plats en matière résiliante. On sait que l'on peut actuellement assurer des conditions avantageuses de prix de revient à des fabrications d'armetures d'éléments usuels en béton (poutres de plancher, linteaux, poteaux ...) à partir de simples panneaux en treillis, par utilisation de machine permettant de plier et/ou de couder, simultanément, des barres transversales de tels panneaux en treillis. Ces machines connues sont, en effet, constituées principalement, d'une part, d'une poutre destinée à supporter un panneau en treillis et sur laquelle on peut monter, de place en place en fonction des dimensions de maillés d'un tel panneau, de petits éléments formant une ligne longitudinale de doigts de retenue de barres transversa les de ce panneau, d'autre part, une barre longitudinale rigide susceptible d'être déplacée, en rotation, parallèlement à lo poutre pour constituer un mandrin de coudoge des barres transversales engagées entre ces doigts et la poutre. Le mandrin de coudage d'une telle machine est associé à des moyens moteurs destinés à être commandés par des dispositifs connus, permettant d'effectuer, successivement à volonté, des séquences d'opérations formant un programme, en fonction des particularités des positions et d'écarts angulaires des coudes et des plis qui doivent etre réalisés sur un panneau en treillis pour obtenir une armature d'un élément en béton prédéterminé. Toutefois, les machines connues n'évitent pas des opérations de retournement bout pour bout de panneaux en treillis lorsque des pliages ou des coudages doivent être réalisés, comme c'est souvent le cas, sur deux bords opposés d'un panneau ; ces opérations de retournement étant, évidemment, d'autant plus délicates et lentes que le panneau est plus grand. L'invention se propose de remédier à ces inconvénients. Elle a pour but principal d'éviter, au cours de la fabrication d'une armature d'éléments en béton à partir d'un panneau en treillis, des opérations onéreuses de manutention, telles qu'un retournement de ce panneau en treillis. Elle a pour objet une machine comportant un dispositif de pliage con venablement monté sur un bâti, constitué essentiellement d'une poutre suscepti- ble d'être équipée, d'une façon usuelle, de doigts de retenue de barres transversa les et d'un mandrin de coudage de ces barres. Selon l'invention, la machine comporte un second dispositif de pliage, analogue au premier dispositif et monté, sur le bâti, tête bèche par rapport à ce premier dispositif. De préférence, les poutres des deux dispositifs de pliage sont confondues sous la forme d'un élément longitudinal présentant des moyens de montage de doigts de retenue distribués suivant deux lignes longitudinales espacées entre elles. On conçoit que, grâce à une telle machine, les différentes opérations de coudage et de pliage de barres transversales d'un panneau pourront être effectuées successivement les unes après les autres d'une façon traditionnelle, sur deux bords opposés de ce panneau, en fonction des séquences d'un programme d'opérations qui n'exigera, entre chacune de ces séquences, que des manutentions de panneau assez mineures, notamment de petits déplacements par translation et bas culement Dans un mode de réalisation préférée de l'invention, les deux lignes de moyens de montage des doigts de retenue sont confondues entre elles et chaque mandrin de coudage est associé au bâti par un mécanisme d'articulation assurant à ce mandrin une course complexe et, à la fin de cette dernière, une position pratiquement adjacente aux doigts de retenue et bien adaptée à la longueur minimale de porte à faux permettant une bonne déformation de coudage d'une barre. Evidemment, les moyens adoptés d'une façon classique dans les machines connues pour le contrôle et la commande de déplacements angulaires prédéterminés d'un mandrin de coudage sont incompatibles à un tel mécanisme en raison de la complexité de fonctionnement de ce dernier et l'invention prévoit, donc, des moyens appropriés au contrôle et à la commande d'un mandrin de coudage assujetti à ce déplacement particulier. L'invention concerne, également, une forme de réalisation relativement simple et efficiente d'un tel mécanisme Cette forme de réalisation, également applicable à des machines de pliage ou de coudage de plaques en matière résiliante, comprend un système de barres articulées assurant l'assemblage d'un mandrin de coudage à un bâti et formant un quadrilatère qui peut être déformé, d'une façon prédéterminée, grâce à une came et à un galet assujetti à l'une de ces barres D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins, - la figure 1 représente, en perspective, à une échelle relativement petite, une machine de pliage conforme à l'invention. - la figure 2 représente, en coupe transversale, en partie arrachée, les parties mécaniques essentielles de la machine de la figure 1. - les figures 3 et 4 représentent, en plan et en partie arrachée, un mécanisme équipant la machine de la figure 1. - la figure 5 représente, en coupe axiale, un vérin équipant la machine de la figure 1. - la figure 6 représente, en coupe transversale et verticale, un dispositif assurant le synchronisme de fonctionnement de la machine de la figure 1. - les figures 7a à 7c sont des schémas permettant d'expliquer le fonctionnement du mécanisme des figures 2 à 4. - la figure 8 représente, schématiquement en plan, un panneau de barres en treillis. - les figures a, 9b représentent, respectivement en élévation transver- sale et latérale et en coupe partielle, un dispositif diéquipement de la machine de la figure 1. - les figures 10a à 10d sont des schémas permettant d'expliquer comment la machine de la figure 1 est utilisée pour réaliser une armature en béton à partir d'un panneau conforme à celui de la figure 8. - la figure 11 représente schématiquement un dispositif permettant de repérer la position d'éléments associés au mécanisme des figures 2 à 4. - les figures 12a, 12b sont des schémas de circuits hydrauliques et électriques de dispositifs équipant la machine de la figure 1. - les figures 13o à 13d sont des schémas de relais équipant les circuits de la figure 12b. Sur les figures 1 et 2 on peut voir un bâti rectangulaire 1 relativement étroit et substantiellement long, résultant d'un assemblage traditionnel d'éléments profilés Im, 1 t, formant respectivement des montants et des longerons; ce bâti comportant des semelles assurant, en position verticale, sa fixation sur un plancher d'atelier et sa hauteur étant de l'ordre de celle d'une table d'atelier Une barre rigide 2, dont la longueur est pratiquement égale et un peu plus grande que celle du bâti 1, présente un plan longitudinal et vertical de symétrie "P" qui est fixée, d'une façon usuelle, à la partie supérieure de ce bâti 1 en étant, ainsi, disposée à peu près horizontalement sous la forme d'une poutre, comme il sera expliqué plus loin. La partie supérieure de cette barre 2 comporte deux ailes longitudinales et verticales 2d, 2g, symétriques l'une de l'autre par rapport au plan de symétrie "P" de cette barre en formant une gorge longitudinale dont la section transversale est rectangulaire et ouverte vers le haut. La face horizontale formant le fond plat de cette gorge présente une rainure longitudinale 2r, du type queue d'aronde, à section transversale en forme de "T" renversé, admettant pour plan de symétrie le plan "P" précité et approprié à un mode de fixation traditionnellement utilisé sur des machines d'usinage d'éléments, grâce à des têtes prévues sur les extrémités de tiges filetées. Par ailleurs, deux éléments 3d, 3g identiques entre eux sont disposés parallèlement à/et symétriquement de part et d'autre de la barre 2, à peu près au niveau de cette dernière ; la longueur de ces éléments 3d, 3g étant substan tiellement grande par rapport à leurs autres dimensions et étant à peu près égale à celles de la barre 2. Chacun de ces éléments comporte une plaque rectangulaire 3a en forme de bande constituant une ame longitudinale inclinée par rapport au plan de symétrie "P" et solidaire de barres 3b et d'un élément tubulaire 3h, convenablement répartis et disposés longitudinalement sur cette âme 3 pour assurer à l'élément 3d (ou 3g) une excellente rigidité et un poids acceptable. En outre, des éléments de bandes rigides 3t convenablement découpés sont disposés, de place en place, transversalement et perpendiculairement sur la face inférieure de l'ame 3 en étant fixés par soudure à cette dernière pour constituer des traverses de renforcement, L'extrémité haute de chaque élément 3t, formant un levier comme il sera expliqué plus loin, présente un trou 4t pour le montage longitudinal d'une barre 4 qui se trouve, ainsi, disposée parallèlement à la direction longitudinale de la gorge de la poutre 2 Enfin, la partie basse et la partie à peu près médiane de chaque "levier" 3t présentent deux autres trous appropriés au montage d'axes d'articulation permettant d'assembler chaque élément 3d, 3g au bâti 1, comme il est décrit ci après. Un élément de plaque rigide~5, convenablement découpé et fixé transversalement sur un longeron ltet à la face inférieure de la barre 2 constitue un gousset situé verticalement dans la direction générale du plan transversal de l'un des leviers de l'élément 3d. Ce gousset comporte une rainure 5r correspondant à des arcs de cercle a, b, et b, c, de centres respectifs CI, C2 et son épaisseur est adaptée à un bon guidage d'un galet 5g pour constituer, d'une façon classique, une came (figures 2, 3 et 7a). Ce galet 5g est convenablement montélou sur un axe d'entretoisement de l'une des extrémités, de deux barres plaies 6, identiques entre elles et disposées de part et d'autre du galet 5 pour constituer un bras composite 6b Le levier 3t est engagé entre les barres 6 de ce bras 6b et est articulé, grâce à un axe 6a, à l'autre extrémité de ce bras 66. En outre, deux éléments 7 découpés dans une plaque sous la forme d'oreilles, identiques entre elles, sont fixés transversalement sur le flanc latéral de la poutre 2, situé en regard de l'élément 3d, en ménageant entre eux un écart approprié à l'épaisseur du bras 6b ; le plan transversal médian de cet écart étant confondu avec celui du gousset 5. Trois autres éléments de barres, identiques entre eux, sensiblement plus courts que les barres 66, sont engagés par l'une de leurs extrémités entre les oreilles 7 et articulés å-ces dernières grâce à un axe 8 pour constituer: - une manivelle composite 9b similaire et opposée au bres 6b, dont l'autre extrémité forme une chape d'articulation pour la partie pratiquement médiane du levier 3t, grâce à un axe 90, - une manivelle simple 10 située au-dessus du gousset 5 et engagée par son autre extrémité, entre les barres 6 du bras 6b, et articulée de même en 10o à la partie pratiquement médiane de ce dernier. On conçoit que ces barres et ces axes, décrits ci-dessus, forment un mécanisme d'un type 11quadrilatère déformable" permettant un déplacement de l'élément 3t par rapport à l'élément 2 et on précisera que d'autres mécanismes, identiques à ce dernier, sont montés de même, de place-en place, sur le bâti 1 pour assembler les éléments 3d et 3g à ce bâti 1. On précisera que le rayon de courbure de l'arc "a-b" de la came 5r de chacun de ces mécanismes est égal à l'écart ménagé entre le galet 59 et l'axe d'articulation lOa et que l'arc gb-c" correspond à des rayons de courbure sensiblement plus petits. De plus, l'axe 8 porté par les oreilles 7 est fixe par rapport au bâti de sorte que les axes 9a, 10a des extrémités des bielles 9, 10, analogues entre elles, ne peuvent être déplacés que sur une même circonférence coaxiale à cet axe 8. Enfin, le centre géométrique de l'articulation 10a est situé un peu audessous de la droite déterminée par les centres géométriques des articulations 8 et éa pour éviter des effets de point mort. Par ailleurs, le cylindre d'un vérin hydraulique 11 est articulé par son fond à l'une des semelles d'appui au sol du bâti 1 et la tige de piston de ce vérin est attelée à une patte solidaire de l'élément 3d. Un autre vérin, identique à ce vérin 11, est monté de même entre le bâti 1 et l'élément 3d en étant situé, par rapport au plan vertical de symétrie transversale du bâti 1 et de l'élément 3d, symétriquement au premier vérin ; la distance ménagée entre chacun de ces vérins 11 et l'extrémité correspondante du bâti 1 étant un peu plus petite que le quart de la longueur de ce bâti. En outre, deux éléments profilés tubulaires 12, identiques entre eux, sont respectivement disposés entre ces deux vérins 11, parallèlement à ces derniers et symétriquement par rapport au plan transversal médian du bâti 1, en étant articulés par leurs extrémités basses à un élément de semelle de ce bâti 1. Chacun de ces éléments 12 est adapté à l'engagement et à un coulissement d'une barre rigide 12b dont une face est aménagée sous la forme d'une crémaillère dont les dents sont en prise avec celles d'un pignon denté 13p ; les parties hautes de ces deux crémaillères 12b étant également attelées, par des pattes, à l'élément 3d. Les deux pignons 13p, identiques entre eux, sont clavetés sur les extrémités respectives d'un arbre 13 disposé horizontalement et monté dans des pa liers de tourillonnement qui sont aménagés dans des carters respectivement solidaires des parties hautes des éléments 12 formant des guides. On indiquera que l'autre élément 3g est, également, associé au bâti 1 par un système de deux vérins 11 et d'un mécanisme à crémaillères 12b, 13p, identique à celui décrit ci-dessus. De plus (figure 11), chaque élément 3d(ou 3g)est équipé d'un dispositif 14d (ou 14g) permettant de repérer sa "position angulaire" par rapport au bâti 1. Ce dispositif comporte, en effet, un cadre 14c articulé par l'une de ses extrémités à une semelle d'appui au sol du bâti 1 et muni de moyens de coulissement d'une barre 14b disposée parallèlement à ce côté d'articulation. Cette barre ainsi maintenue parallèlement à l'élément 3d (et 39) est solidaire de l'extrémité basse d'une tige verticale 14t dont l'autre extrémité haute est assemblée à une chape d'articulation sur cet élément 3d (ou 3g) et l'on conçoit que l'écart rectiligne formé entre cette barre 14b et un côté horizontal du cadre est fonction de la position de l'élément 3d (ou 39) par rapport à la poutre 2. Cette position qui résulte d'un déplacement angulaire de l'élément 3d (ou 3g) peut, donc, être repérée d'une façon précise à l'aide de moyens connus, tels que des "détecteurs magnétiques" 14m montés côte à côte sur fa barre horizontale 14b, sous la forme d'un ratelier et de touches de détection tl à t4 (ou t5 à t8) montées sur les barres verticales d'une grille fixée au cadre 14c, respectivement en regard de chacun des détecteurs 14m ; ces barres verticales étant ap prapriées à des réglages des positions en hauteur des touches formant curseur et les détecteurs 14m étant convenablement reliés à des circuits électriques d'un "dispositif à programme" 15 logé dans une armoire Enfin (figure 12a), les deux chambres de chaque vérin îîd (ou 11g) sont respectivement raccordées, d'une façon classique, par des tuyaux à un dispositif 16 comportant des électro vannes ET à ES et une pompe lóp accouplée à un moteur électrique M pour assurer, par des distributions de fluide hydraulique, l'alimentation ou la purge des chambres de ces vérins. Le dispositif 15 (figure 126) connu en lui-même comporte des commutateurs Cl à C10 convenablement associés aux détecteurs magnétiques des dispositifs 14d et 14g ; dans cet exemple, dix commutateurs Cl à C10 et huit touches de détection tî à t8 sont prévus, seuls Cl, C2 et C10 sont représentés pour la clarté de la figure. Les touches de détection tl à t4 sont montées sur la grille du dispositif 14d alors que les touches tl à t8 sont montées sur la grille du dispositif 14g. Chacun des commutateurs Cl à C 10 peut être commandé comme il sera expliqué plus loin, grâce à: - des circuits 17a à 17c comprenant des bobines et des contacts de relais représentés sur les figures 13a à 13d, - Vn relais compteur d'impulsions Z comprer#ant dix contacts indépendants Z1 à Z10 permettant dix positions, un contact auxiliaire et deux bobines 81, B2, alimentées en courant continu sous une tension réduite à 48 volts par exemple (circuit 17d) ; les contacts Z1 à Z10 étant respectivement associés aux commututeurs Cl à C 10, - un interrupteur à pédale "P" destiné à exciter la bobine d'un relais RP (circuit 17e). On indiquera que - les contacts du relais Z peuvent successivement etre fermés puis ouverts les uns après les autres, sous l'effet d'impulsions appliquées successivement à la bobine Bl, - une impulsion sur la bobine B2 remet tous les contacts dans leurs positions initiales, - les composants électriques des électro vannes El et E3 sont respectivement raccordés à des contacts de relais identiques entre eux, RMd et RMg (figure 13a) ainsi que ceux de l'électro vanne ES et que ceux des électro vannes E2 et E4 sont raccordés, respectivement, à des contacts de relais, identiques entre eux, RDd et RDg (figure 136). Ces derniers sont du même type que les relais RMd, RMg mais comprennent un jeu de contacts en moins.Enfin, les relais RNd, RNg sont du type schématisé sur la figure 13c et les relais RTM et RTO sont temporisés et du type représenté sur la figure 13d La machine décrite ci-dessus permet de couder ou de plier des barres 18 d'un panneau en treillis classique "Pa" (figure 8) comme il est expliqué cidessous, en vue de fabriquer en série industrielle une armature d'un élément en béton ; par exemple, celle représentée en élévation sur la figure 10d. Pour cela, des moyens d'un type connu 19 (figures 9a, 9b) comportant un doigt 19d soudé longitudinalement en porte à faux sur une tige support, sont montés sur la poutre 2 en ménageant, entre eux, des écarts égaux aux écarts el, e2 ... réservés entre les barres 18 qui doivent être coudées ou pliées. La tige support de chaque doigt 19d est, en effet, solidaire d'une embase prismatique 19e, adaptée à un engagement simple (flèche fl) entre les ailes 2d, 2g formant la gorge de la poutre 2 et cette embase comporte un trou de fixation grâce à un écrou et à un boulon présentant une tete 19t adaptée à son engagement vertical (flèche f2) dans la rainure 2r et à son assujettissement, par les rebords de cette dernière, après rotation d'un quart de tour du boulon ; la largeur de cette tete 19t étant un peu plus petite que l'écart ménagé entre ces deux rebords (figure 96). Puis on règle le programme de fonctionnement de la machine. La touche curseur tl du dispositif 14d est positionnée de façon à assurer un déplacement angulaire égal à 1800 (figure lOb) et les touches t5, t6 du dispositif 14g sont positionnées pour assurer, respectivement, des déplacements correspondant à 1800 et 90C (figure l0d). Les touches correspondantes de l'armoire 15 sont, respectivement, engagées sur les commutateurs CI, C2, C3 (figure îîb) et la touche de mise en court circuit classique du commutateur C4 est engagée sur la position tO. Le moteur "M" peut, alors, être mis en marche et le courant de fluide refoulé par la pompe 16p retourne directement à la bâche du dispositif 16 gracie à la vanne ES. Le panneau "Pa" est, alors, convenablement posé sur la poutre 2 en fonction de la position du premier coude ou pli qui doit etre réalisé sur les barres 18 puis ces dernières sont engagées, par une petite translation, dans le sens longitudinal (flèche f3), sous les doigts 19d La pédale UPU est, alors, actionnée et l'impulsion qui en résulte dans la bobine du relais RP assure (par les circuits 17c à 17a) la mise sous tension de la bobine du relais RMd (les relais RDd et RDg étant au repos) pour appliquer, grâce à la temporisation du relais RTM (circuit 17d) une impulsion à la bobine Bl du relais Z et, par suite, la fermeture du contact Zt associée au commutateur C 1. Les électro vannes El, ES sont, alors, actionnés gracie à ce relais RMd de sorte que les chambres sans tige des deux vérins 1 ld de l'élément 3d sont, alors, alimentées pour entraîner, en déplacement vers le haut, cet élément 3d Au cours de ce déplacement (figure 10b) la barre 4d applique un effort "F" sur les barres 18 qui prennent appui, d'une façon classique, sur le bord de l'aile 29 et sur les doigts 19d.; cette barre 4d jouant le rôle classique d'un mandrin de coudage des barres 18 glace à une valeur suffisante de cet effort "F". A ce propos, on remarquera que (figure 7b) pour la première partie de ce déplacement, le galet 5g tourne simplement autour de l'articulation 100 (la bielle 10 restant fixe) alors que l'artculation 6a décrit un arc de cercle "a,e", centré en 100. Ceci a pour effet d'entraxner la bielle 9, dont l'extrémité 9a décrit autour du centre 8 un arc de cercle "f, g" alors que le mandrin 4 décrit un arc de courbe "h, i" en se rapprochant peu à peu de la ligne longitudinale formée par les doigts 19d Lorsque le déplacement des vérins 11 est suffisant pour que le galet 5g soit entraîné dans la partie de rainure correspondant à l'arc "b, c", le bras 6b entrain l'articulation 100 de la bielle 10 sur l'arc de cercle "i, k" pendant que les articulations 6a, 9a et le mandrin 4d décrivent, respectivement, les arcs "e, I", "g, m" et "i, n" ; la position de fin de course correspondant au point "n" pour ce mandrin 4 étant relativement rapprochée de la ligne formée par les doigts 19d Dès que la touche de détecteur tl se présente devant le détecteur correspondant du dispositif 14d, ce détecteur joue le rôle d'interrupteur de fin de course (schématisé en Fi sur le circuit 17a) pour entrarner la retombée du relais RMd ce qui actionne les relais RDd et, par suite, l'électro vanne E2. Les chambres à tige et sans tige des vérins îid du mandrin 3d sont, alors, respectivement alimentées et purgées ; ce mandrin revient à sa position initiale. A la fin de ce déplacement du mandrin 3d un détecteur de fin de course 14m assure la retombée du relais RMd pour actionner le relais RDd et, par suite, I'électro vanne E2 ; de la sorte, l'une des extrémités des barres 18 du panneau "Pa" se trouve pliée, comme représenté à la figure lOb Le panneau "Pa" est, alors, déplacé par translation (flèche f4, figure 10c) et une autre action sur la pédale "P" entraîne, de même, une deuxième impulsion sur la bobine B1 (circuit 17d) ce qui provoque l'ouverture du contact Z1 et la fermeture du contact Z2. Les électro vannes E3 et ES sont, alors, actionnées par le relais RMg associé à la touche t5 du commutateur C2 ce qui entraîne le fonctionnement du mandrin 4g de ltélément 3g Un autre pli est réalisé sur les autres extrémités des barres 18, comme il a été expliqué ci-dessus ; le retour du mandrin à sa position initiale étant assuré par la vanne E4, grâce au relais RDg. Le panneau "Pa" est, alors, positionné une troisième fois par simple translation (flèche f5, figure 10d) et grâce à la pédale "P", le commutateur C3 et sa touche t6 entrainent des séquences de fonctionnement des composants des circuits 17b à 17d et des électro vannes précitées pour réaliser, à l'aide de ce mandrin 49, un coude sur les barres 18. Une autre impulsion sur la pédale "P" agit sur le commutateur C4 qui, par sa touche tO, actionne la bobine b2 de remise à zéro du relais Z de sorte que la machine et ses dispositifs se trouvent dans leurs positions initiales en vue d'un nouveau cycle d'opérations identiques à celui décrit ci-dessus. On conçoit qu'une telle mochine est bien adaptée à de petites manu tentions simples d'un panneau ce qui est favorable à un prix de revient avantageux pour des armatures fabriquées en série industrielle à partir de ces panneaux. Au surplus, en raison de la disposition particulière des doigts 19 sur la poutre 2, de telles fabrications peuvent, sans difficulté, être conformes aux normes rela- tives aux positions des coudes ou plis par rapport à celles des barres longitudinales, sur les barres transversales d'un panneau. De plus, le système d'articulation à came 5 procure une économie de matière non négligeable puisque la position extreme, en fin de course des mandrins 4d (ou 49) est très voisine de la ligne de doigts 19, ce qui assure pour des "bouts de crochet" des parties rectilignes "l" (figure vioc) aussi courtes que l'ex- ge un bon cintrage de ces barres. La longueur de la poutre 2 et des éléments 3d, 39 peut etre appréciable pour permettre de façonner des armatures relativement longues, de forme les plus diverses et couramment utilisées dans la construction de bâtiments; les systèmes de synchronisation de mouvement l2 - 13 de chaque mandrin assurant un bon équilibrage entre les poussées des vérins il et les efforts résistants des barres 18, quelle que soit la dissymétrie dans la distribution longitudinale des coudes et des plis d'une armature. A ce suiet, on remarquera que la position relativement espacée des vérins Il par rapport aux extrémités de l'élément 3d (ou 39) correspondant est également favorable à un tel équilibrage. En outre, la section transversale des chambres à tige de ces vérins 11 peut etre plus petite que celle des chambres sans tige qui assurent les opérations de coudage ; ainsi, on obtiens d'une façon simple un retour sensiblement rapide des éléments 3d, 3g à leur position de repos. Evidemment, d'autres armatures plus complexes que celle des figures 100 à 10d peuvent être fabriquées tout aussi commodément, d'une façon avantageuse à l'aide d'une telle machine, puisque les dix commutateurs Cl à C10 du dispositif à programme 15 permettent de commander dix opérations de coudage qui peuvent etre appliquées à un panneau, aussi bien par un seul mandrin 4d ou 4g que par l'un et l'autre de ces mandrins. A ce sujet, on remarquera que les séquences d'opérations de tels pro grammes sont très avantageusement commandées, à volonté, par la pédale "P" grâce au relais Z dont les deux bobines sont alimentées par le circuit 17d. L'invention ayant, maintenant, été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVE#DlCATlONS 1 Machine de pliage de barres d-'un panneau en treillis pour fabriquer une armature d'éléments en béton, comportant d'une part, une poutre montée sur un bdti et susceptible d'être équipée de doigts de retenue de barres transversales, d'autre part, une barre longitudinale susceptible d'être déplacée parallèlement à la poutre pour constituer un mandrin de pliage, caractérisée en ce qu'elle comporte un second dispositif de.pliage monté tête bèche sur le bâti et analogue au premier dispositif de pliage. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une seule poutre, 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la poutre comporte une seule ligne de moyens de montage de doigts de retenue et que chaque mandrin de pliage est associé au b ti par un mécanisme d'articulation assurant à ce mandrin, en fin de course, une position aussi voisine que possible des doigts de retenue. 4. Machine selon l'une des revendications I, 2 ou 3, comprenant des vérins de commande attelés à chaque mandrin, caractérisée en ce que les articulations d'attelage de vérin sont situées à une distance substantielle des extrémités libres de mandrin, ménageant ainsi des portes à fabx de ces dernières à la façon d'une poutre continue. 5. Machine selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisée en ce que les moyens de commande de chaque mandrin sont adaptés à une vitesse de retour du mandrin, sensiblement plus grande que la vitesse de pliage de ce dernier. 6. Machine selon les revendications 4 et 5 prises ensemble, caractérisée en ce que chaque vérin comporte une tige de diamètre relativement grand par rapport à son cylindre et que la chambre à tige du vérin est utilisée pour le retour du mandrin. 7. Machine selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caroc- térisée en ce que chaque doigt de retenue est équipé d'une tige de montage en forme de "T", approprié à un engagement et à un serrage par quart de tour, dans une gorge longitudinale de poutre présentant deux ailes de fixation. 8. Machine selon l'une des revendications 3, 4, 5, 6 ou 7, caractéri- sée en ce que chaque mandrin est muni d'un dispositif de synchronisation de déplacement assurant un équilibrage des efforts appliqués audit mandrin. 9. Machine selon l'une des revendications 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisée en ce que le mécanisme d'articulation d'un mandrin par rapport au bâti de machine comporte un système de barres articulées et une came pour un galet assujetti à l'une desdites barres. 10. Machine selon la revendication 9, équipée d'un dispositif à programme de nature électrique comprenant des commutateurs de circuits de commande des vérins des mandrins et de dispositifs de repérage de position de chaque mandrin, caractérisée en ce que chaque commutateur est associé à l'un des contacts d'un relais compteur, fonctionnant successivement, un par un, sous l'effet d'impulsions successives 11. Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce que le dispositif de repérage de position d'un mandrin par rapport à la poutre comporte un système coulissant muni de détecteurs magnétiques convenablement raccordés aux commutateurs du dispositif à programme.