i La présente invention concerne en général les enjoliveurs de roues de véhicules et en particulier l'amé- lioration du dispositif destiné à maintenir en place ces enjoliveurs. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 027 919 décrit un enjoliveur dont la fixation sur une roue de véhi- cule se fait au moyen d'une couroane élastique en fil métal- lique que supporte sa face intérieure. Cette couronne forme au moins trois saillies périphériques rayonnantes destinées à frotter contre une surface annulaire de la jante de la roue pour maintenir sur cette dernière l'enjoliveur. Ce dernier forme intérieurement des conduits rayonnants destinés à guider les saillies précitées qu'on y enfonce radialement par ajuste- ment bloqué. Les tronçons de cette couronne se trouvant entre ses saillies peuvent fléchir radialement pour permettre à chacune de ces dernières de passer radialement dans le con- duit correspondant, tout en empêchant l'ensemble de la couron- ne de se déplacer radialement. Il est ainsi possible de serrer et d'assujettir l'enjoliveur à la roue du véhicule de telle sorte que c'est la couronne en fil métallique qui supporte presque entièrement les forces de retenue, en empêchant leur transmission au corps de l'enjoliveur. Cela est très impor- tant si ce corps est constitué d'une matière qui se déforme facilement, par exemple d'une matière plastique ou d'une mince t8le d'aluminium. A l'usage, l'enjoliveur en question s'est avéré satisfaisant mais, pour améliorer au maximum la sécurité, certains fabricants de véhicules fixent des normes assez rigoureuses en ce qui concerne la résistance des enjoliveurs de roues au couple et à la force axiale de traction. La résis- tance au couple est une mesure de la force qui est nécessaire pour faire tourner l'enjoliveur par rapport à la roue après sa mise en place. La résistance à la traction axiale est une mesure de la force qui est nécessaire pour déplacer axiale- ment l'enjoliveur et l'arracher de la roue. On estime que la résistance de l'enjoliveur au couple est nécessaire pour l'empêcher de cisailler la tige de la valve qui le traverse, et la résistance à la traction pour empêcher cet enjoliveur de se séparer accidentellement de la.roue lors d'un virage serré ou d'un cahot brutal. Pour augmenter les forces de résistance en ques- tion il faut normalement augmenter la force élastique que les organes de retenue de l'enjoliveur exercent sur la roue. liais si l'on augmente cette force il devient évidemment très dif- ficile de mettre en place l'enjoliveur et de l'enlever de la roue sans l'endommager par exemple en le déformant, en le brisant, etc. La présente invention vise essentiellement à aug- menter la résistance au couple et à la traction des enjoli- veurs de roues décrits dans le brevet précité, sans pour cela augmenter beaucoup la force qui est nécessaire pour les assu- jettir à la roue ou les en enlever et par conséquent sans accroître la force élastique que les organes de retenue de l'enjoliveur exercent sur la roue. Dans ce but, la présente invention consiste à donner aux extrémités périphériques des saillies de la cou- ronne élastique de retenue de l'enjoliveur une conformation qui les fait frotter plus fort contre la jante de la roue. A cette fin, les saillies périphériques de la couronne élas- tique en fil métallique ont la forme de U dont l'âme exté- rieure est entaillée en son milieu de manière à former une arête vive, le flanc de l'entaille que borde l'arête en question étant orienté obliquement par rapport, d'une part, au plan et, d'autre part, à l'axe de l'enjoliveur, ce qui augmente simultanément la résistance de ce dernier à la rota- tion et au déplacement axial vers l'extérieur par rapport à la roue. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 représente en plan la face intérieure d'un enjoliveur de roue selon l'invention; la figure 2 représente partiellement et à plus grande échelle une des saillies périphériques en U de la couronne de retenue de l'enjoliveur; la figure 3 représente en bout une des saillies précitées; la figure 4, analogue à la précédente, concerne une autre de ces saillies; la figure 5 est une vue de l'enjoliveur selon la ligne 5-5 de la figure 1; i la figure 6 est une coupe fragmentaire à plus grande échelle qui montre comment -l'enjoliveur est assujetti à une roue; la figure 7 est une vue en bout d'une des saillies périphériques d'une variante de la couronne de retenue selon l'invention; la figure 8 est une vue latérale fragmentaire de la saillie de la figure 7; et la figure 9 est une coupe selon la ligne 9-9 de la figure 7. L'enjoliveur 10 que montrent les figures 1 à 6 comporte un corps 12 en matière plastique moulée, sur la face intérieure duquel des supports 16 incorporés maintien- nent une couronne 14 constituée d'un fil métallique. Cet enjo- liveur 10 est destiné à être monté sur la jante 18 d'une roue (figure 6). Cette jante 18 est notamment profilée de manière à former radialement vers l'intérieur une rainure annulaire 22 de sécurité dont le flanc situé du c8té exté- rieur de la roue est formé par un épaulement arrondi 24, qui fait fonction de butée pour le talon 26 le long du bord interne d'un pneumatique 28. L'enjoliveur de la figure 1 comporte six supports périphériques et équidistants 16 dont les surfaces périphé- riques 30 longent une circonférence dont le diamètre est un peu inférieur à la partie de la jante qui est proche de la rainure 22 et située axialement vers l'extérieur par rapport à cette dernière. La couronne 14 est constituée d'un seul fil métal- lique à section circulaire dont les deux extrémités sont reliées l'une à l'autre par un manchon 32. Elle forme six saillies périphériques 34 en forme de U que relient les unes aux autres des tronçons élastiques 36 se prolongeant à peu près circonférentiellement. Chaque saillie 34 comporte deux ailes rayonnantes et sensiblement parallèles 38 raccordées, d'une part, l'une à l'autre par une âme 40 en arc de cercle et, d'autre part, aux tronçons élastiques 36 par des coudes 42. Ces saillies 34 en U de la couronne 14 partent radiale- ment vers l'extérieur en passant dans des trous 44 ménagés dans les supports 16. Leurs ailes 38 frottent un peu contre les parois des trous 44 et leurs âmes 40 dépassent un peu les surfaces périphériques 30 de ces supports. Comme le décrit le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique, une fois la couronne 14 assemblée avec l'enjoli- veur, comme le montre la figure 1, elle ne subit aucune contrainte et ses coudes 42 sont situés radialement au moins un peu vers l'intérieur par rapport aux faces internes 46 des supports 16. La circonférence qui tangente extérieurement les âmes des saillies 34 a un diamètre un peu plus grand que celui de la rainure 22. Pour assujettir l'enjoliveur à la roue, on le place contre la face externe de cette dernière, la tige de la valve du pneumatique passant par un trou 48 de l'enjoliveur. On incline ce dernier-par rapport à la face précitée de la roue de façon à engager dans la rainure 22 de la jante 18 les deux saillies 34 de la couronne 14 qui sont proches du trou précité 48. On pousse ensuite vers l'intérieur contre la face externe de la roue la partie de son enjoliveur qui est diamétralement opposée à ce trou 48, ce qui a pour effet, par suite de l'élasticité des tronçons 36 de la couronne, de déplacer radialement vers l'intérieur les âmes 40 des saillies 34 et de les engager dans la rainure 22 à proximité de l'épaulement 24, comme le montre la figure 6. Comme le décrit clairement le brevet précité, l'enjoliveur est ainsi fermement assujetti à la roue et ce sont les tron- çons 36 de la couronne qui supportent entièrement les forces engendrées par le mouvement radial vers l'intérieur des saillies 34, aucune de ces forces n'étant transmise à l'enjo- liveur lui-même. Il ressort de la description précédente que les forces de retenue engendrées dans la couronne 14 dépendent du rapport entre le diamètre de la circonférence qui tangente extérieurement les âmes 40 des saillies 34 et celui de la rainure 22. Les forces de retenue sont d'autant plus grandes que ce rapport est grand, mais si leur augmentation provient de la tension interne de la couronne 14,il devient plus difficile d'enclencher l'enjoliveur sur la roue et de l'en enlever. Si le diamètre de la circonférence précitée est trop grand par rapport à celui de la rainure 22, il devient presque impossible d'opérer cet enclenchement ou cet enlè- vement sans endommager l'enjoliveur d'une façon ou d'une autre. La présente invention supprime cet inconvénient au moyen d'arêtes vives 50 formées dans la partie radiale- ment le plus à l'extérieur de l'âme 40 de chaque saillie 34. Pour façonner ces arêtes vives 50, on entaille une partie périphérique de chacune de ces âmes 40. Chacune de ces entail- les 52 comporte deux flancs raccordés par une surface incur- vée 57, le premier 54 qui est sensiblement plat et orienté axialement, le second 56 qui est également plat mais orien- té à peu près radialement. On peut exécuter ces encoches 52 par cisaillement, rodage, brochage, etc. L'arête vive 50 correspond à l'intersection linéaire du flanc 56 précité avec la surface périphérique du fil métallique. Comme le montrent bien les figures 3 et 4, les flancs 56 font avec l'axe de l'enjoliveur un angle a compris entre 10 et 200 et qui est environ de 150 de préférence. Comme le montrent aussi ces mêmes figures, sur certaines des saillies 34 le flanc 56 de l'entaille 52 est incliné dans un sens par rapport à l'axe de l'enjoliveur, tandis que sur les autres saillies, il est incliné en sens inverse et de la même quan- tité. Ces flancs 56 inclinés en sens inverses font aussi face les uns dextrorsum et les autres sinistrorsum. Ce sont de préférence les flancs 56 de deux saillies voisines 34 qui sont inclinés en sens inverses comme précédemment indiqué. Il est évident que les arêtes vives 50 inclinées en sens inverses tendent à s'enfoncer et à mordre dans la rainure 22 et par conséquent à empêcher l'enjoliveur de tourner dans les deux sens par rapport à la roue. Comme en outre elles sont un peu obliques par rapport à l'axe de cet enjoliveur, elles ont tendance à mordre dans l'épaulement 24, c'est-à-dire dans le flanc correspondant de la rainure 22, si l'enjoliveur a tendance à s'écarter axialement de la roue. Dès qu'une des saillies 34 tend à passer par dessus l'épau- lement 24, l'arête vive correspondante 50 mord dans ce dernier en s'opposant au déplacement axial de l'enjoliveur vers l'extérieur. Les arêtes vives 50, inclinées en sens inverse, augmentent donc beaucouprla résistance au couple et à la traction de l'enjoliveur par rapport à la roue. Les flancs 54 et 56 des entailles 52 représentées sur les figures 1 à 6 sont perpendiculaires l'un à l'autre. Au besoin, on peut augmenter encore la résistance au couple - et à la traction en inclinant le flanc 56 vers le flanc 54. C'est ainsi, comme le montre la figure 9, que si l'on fait faire au flanc 56 un angle b (de préférence compris entre 5 et 150 environ) avec un plan radial, le dièdre dont l'arête vive 50 constitue le sommet fait un angle compris entre 75 et 850, de sorte que cette arête plus tranchante tend à s'enfoncer plus facilement dans la paroi de la rai- nure 22 si une force quelconque tend à faire tourner l'en- -. 20 joliveur par rapport à la roue ou à l'écarter radialement de cette rainure. A tous autres égards, les saillies 34 des figues 7 à 9 sont sensiblement identiques à celles précédem- ment décrites. La profondeur des entailles 52 représentées est un peu exagérée. Il va de soi qu'elles doivent être assez peu profondes pour ne pas réduire sensiblement la résistan- ce du fil métallique. Leur profondeur doit être très infé- rieure à la moitié du diamètre de ce fil. Il s'avère à l'usage que, pour un fil métallique dont le diamètre est environ de 2,5 mm et pour une profondeur des entailles 52 comprise entre 0,38 et 0,51 mm environ, les arêtes vives assurent une très bonne résistance au couple et à la traction. Les entailles 52 sont réalisées de manière que l'arête vive 50 se trouve sur l'axe radial de symétrie de la saillie correspondante 34. Toutefois, il est possible d'allonger un peu les entailles 52, ce qui a pour effet de décaler un peu les arêtes vives 50 par rapport à l'axe radial de symétrie précité, auquel cas on enlève la partie périphérique qui est radialement le plus à l'extérieur de l'âme 40 de la saillie, comme le montre le pointillé 58 de la figure 5. Autrement dit, dans le cadre de la présente in- vention il est essentiel que la partie qui est radialement le plus à l'extérieur de chaque saillie 34 soit une partie de l'arête vive 50 et non une partie de la surface périphérique de l'âme 40. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent 9tre apportées au dispositif décrit et représenté sans 0l sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Enjoliveur de 'roue sur la face intérieure duquel est montée une couronne de fixation (14) qui, consti- tuée d'un fil métallique élastique, forme extérieurement au moins trois saillies périphériques rayonnantes (34) ayant chacune la forme d'un U à l'âme arrondie (40), saillies guidées par des conduits rayonnants (16, 44) formés par l'enjoliveur, ce dernier étant caractérisé en ce que la partie médiane de la face périphérique de chaque âme (40) est entaillée de façon qu'un flanc (56) de cette entaille (52) forme à son intersection avec la face périphérique précitée une arête vive (50), ce flanc (56) faisant un angle aigu d'une part avec le plan de l'enjoliveur et d'autre part avec le plan rayonnant qui passe par l'axe de ce dernier et par le milieu de l'âme (40) en question. 2. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les flancs (56) des entailles (52) d'au moins deux des saillies (34) sont inclinés en sens inverse l'un de l'autre. 3. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les flancs (56) des entailles (52) de deux saillies voisines sont inclinés en sens inverses par rapport aux plans rayonnants correspondants. 4. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'angle aigu que fait le flanc (56) avec ledit plan rayonnant est compris entre 10 et 200 environ. 5. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'angle aigu que fait le flanc (56) avec ledit plan rayonnant est environ de 150. 6. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que la section du fil métallique est circulaire, et le flanc (56) de chaque entaille est délimité d'une part par l'arête vive (50) à son intersection avec un tronçon de la surface périphérique arrondie du fil métallique et d'autre part par son intersection avec un tronçon (54) d'une surface engendrée par une corde de l'arc périphérique formé par l'âme (40). 7. Enjoliveur selon la revendication 6, caracté- risé en ce que la dimension radiale du flanc (56) de chaque entaille est inférieure à la moitié du diamètre du fil métallique. 8. Enjoliveur selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le tronçon de chaque saillie (34) qui est radialement le plus à l'extérieur est entaillé à peu près parallèlement à l'axe de l'enjoliveur, l'arête vive (50) étant formée par un flanc (56) de cette entaille dont l'autre flanc (54) est une surface plane à peu près perpendiculaire audit plan rayonnant. 9. Enjoliveur selon la revendication 8, caracté- risé en ce que les deux flancs (54 et 56) de chaque entaille sont à peu près perpendiculaires. 10. Enjoliveur selon la revendication 8, caracté- risé en ce que le flanc (56) qui forme l'arête vive (50) fait avec l'autre flanc (54) un angle un peu inférieur ça 90 . 11. Enjoliveur selon la revendication 10, caracté- risé en ce que le flanc (56) qui forme l'arête vive (50) fait avec l'autre flanc (54) un angle compris entre 75 et 850 environ. 12. Enjoliveur selon la revendication 8, caracté- risé en ce que l'arête vive (50) se trouve à peu près dans ledit plan rayonnant. 13. Enjoliveur selon la revendication 8, caracté- risé en ce que l'arête vive (50) est circulairement un peu décalée par rapport audit plan rayonnant qui traverse l'entaille (52).