Domaine technique. La présente invention concerne des perfectionnements aux tapis pour gymnastique, lutte, Judo et autres Arts Martiaux d'Extreme-Orient ou sports similaires, composés d'une thibaude ou fond, c'est-8-dire le rembourrage du côté du dossier, ou partie sous-Jacente, épais, en mousse de résine synthétique ou en toute autre matière souple ou semi-rigide similaire et d'un revetement de surface composé d'une ou plusieurs plaques ou feuilles en matière souple, compacte ou cellulaire, telle que matière souple ou semi-rigide en chlorure de polyvinyle plastifié, polyuréthane, caoutchouc, polyéthylène} sous forme compacte ou cellulaire ou encore matière souple ou semi-rigide à base de fibres textiles, fibres diverses, pailles, flocons ou granulés de matière plastique agglomérés par collage couture ou tout autre procédé.Ces plaques ou feuilles sont revêtues ou non d'un tissu, d'une moquette ou de tout autre revêtement textile. Problème posé. Le but est d'obtenir un revêtement de sol -permettant les meilleures performances avec le moins de risques et la meilleure absorption possible des chocs, vibrations, ondes de choc, pour la pratique des exercices au sol, de la gymnastique acrobatique, de la lutte ou du Judo, etc... Dans chacun de ces sports, il faut, pour obtenir les meilleures performances, des caractérist-Lcues d'épaisseur et dlelasticité bien déterminées. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Jusqu'à présent, on utilise, pour la lutte, des tapis posés à meme le sol, réalisés en mousse de matière plastique, d'une épaisseur de 30 à 70 mm, recouverts d'une pellicule de matière plastique ou d'un tissu. Pour le Judo, on utilise des tapis d'une épaisseur de 40 à 100 mrn, soit en mousse de matière plastique, soit en paille compressée, recouverts d'un tissu ; ces tapis sont, soit posés à même le sol, soit sur un plancher élastique. Pour la gymnastique, exercices au sol et gymnastique acrobatique, on utilise un ou plusieurs tapis superposés en mousse de matière plastique ou en mousse de caoutchouc, qui sont en général recouverts de tissu ou de moquette. Ces tapis ont une épaisseur variant entre 8 et 40 mm. On utilise aussi, pour la gymnastique, des parquets composites, constitués de plaques de bois ou de contreplaqué posées sur des plots de mousse élastique. Ces plaques sont recouvertes d'une mousse elle-même revêtue d'une moquette. Ces parquiets, souvent appelés "praticables" ont l'inconvénient d'être chers, d'être fragiles et d'avoir une vie limitée. En effet, le bois qui les constitue se casse parfois à l'usage et lors des démontages et remontages. Ces revêtements conviennent pour la compétition mais ne peuvent être recommandés pour des utilisations fréquentes. On a en effet constaté, lors d'un entraînement intensif sur ce type de plancher, l'apparition de tendinites attribuées à la dureté du bois et à une mauvaise absorption des ondes de choc. Dans le cas de tapis plains doublés de mousse ou de matériau continu monobloc, on constate une mauvaise absorption des ondes de choc, particulièrement pendant la pratique du Judo. Il est difficile d'en trouver la raison mais cela peut s'expliquer par des phénomènes de résonance. Par exemple, on observe des lésions moins graves si une partie du corps heurte une caisse au lieu d'un bloc de bois massif de même volume. La présente invention est destinée à remédier à ces inconvénients. I1 existe aussi des coussins, tapis ou matelas, dont la structure est en mousse alvéolée, comportant des trous borgnes. Toutefois, la partie élastique est monobloc, c'est-à-dire que les parois et le fond des trous sont dans la même matière ce qui provoque l'effet de résonance évoqué ci-dessus. Exposé de l'invention. Les tapis de l'invention sont caractérisés par le fait que la thibaude ou fond est composée d'une plaque trouée de part en part de trous régulièrement espacés, la distance entre trous étant inférieure ou égale aux dimensions desdits trous, avec interposition entre la partie sous-Jacente ou thibaude et le revêtement d'une couche élastique ou semi-rigide, étant entendu que peuvent varier, pour modifier les caractéristiques du tapis - l'épaisseur de la plaque trouée ou thibaude et de la couche élastique, - la dimension des trous de la plaque ou thibaude, - la nature et la structure de la plaque ou thibaude, - la forme et la surface des trous de la plaque trouée, - la largeur des parties pleines. Les tapis de l'invention sont dgalement caractérisés par le fait que la partie sous-Jacente ou thibaude est constituée d'un caillebotis composé de lattes entrecroisées, entaillées à mi-épaisseur et assemblées en croix sans collage, avec interposition d'une couche élastique entre ce caillebotis et le revetement, étant entendu que peuvent varier, pour modifier les caracté ristiques du tapis - l'épaisseur du caillebotis et de la couche élastique, - la dimension de la maille du caillebotis, - la nature et la structure des lattes du caillebotis, On comprend que les dimensions de la plaque trouée ou du caillebotis dépendent de l'élasticité que lton veut donner au tapis en fonction de l'usage que l'on veut en faire. Suivant les cas, on donne aux lattes une largeur de 20 à 50 mm, une épaisseur de 10 à 60 mm et une distance entre elles de 20 à 200 mm comptée de bord à bord. D'une façon générale, la distance entre les lattes est égale ou supérieure à leur largeur. Dans le cas d'une plaque trouée, son épaisseur se situera entre 10 et 6o mm, les trous auront une surface de 4 à 400 cm2 et seront séparés par des parties pleines d'une dimension de 20 à 50 mm. La matière de la thibaude ou fond est une mousse souple ou semi-rigide de caoutchouc ou de matière plastique, plus précisément : - une mousse de polyéthylène à cellules fermées d'une densité d'environ 0,025 à 0,150 > c'est-à-dire de 25 à 150 grammes par dm3 - une mousse de polyuréthane à cellules ouvertes composée de déchets agglomérés d'une densité de X,100 à 0,50O, c'est-a- dire de 10 à 500 grammes par dm3 - une mousse de PVG à cellules ouvertes ou fermées d'une densité de 60 à 500 grammes au dm3. Avantage s. Le tapis de l'invention est robuste et permet un usage prolongé. On peut adapter son élasticité - dans le cas du caillebotis, en faisant varier les dimensions des lattes et la distance entre les entailles, celles-c- ayant évidemment des dimensions correspondantes à celles des lattes, - dans le cas de la plaque trouée, en faisant varier l'épaisseur de la plaque, la dimension des trous et la largeur des parties pleines entre les trous. On peut donc aJuster l'élasticité à la valeur rigoureuse que l'on veut obtenir. Un avantage inattendu est que cette constitution du tapis permet de supprimer ou d'atténuer considérablement les résonances néfastes dûes au retour des ondes de choc lors d'une pratique du sport. On évite ou on atténue considérablement les vibra tions dans les chevilles, cause de tendinites, pendant la pratique des exercices de gymnastique au solo Lors de la pratique du Judo, le Judoka qui, au cours des chutes, se rattrape avec la paume de la main, ne ressen- tira plus ou beaucoup moins que sur d'autres tapis, les effets néfastes du retour des ondes de choc dans les os de la main, de l'avant-bras et du bras. Dans le cas d'un caillebotis avec lattes entail ldes, l'assemblage en croix se fait de préférence sans collage, ce qui améliore la disparition de la résonance en laissant frotter les surfaces l'une sur l'autre. I1 se produit, de ce fait, un amortissement dû au caractère discontinu qui évite la propagation des vibrations dûes aux chocs. En dehors des activités sportives, on peut trouver des applications dans le domaine de la protection, notamment dans les chambres des hôpitaux psychiatriques. Un autre avantage du caillebotis est de permettre la réalisation d'une surface uniforme tout-à-fait conforme au règlement de la Fédération Internationale de Gymnastique relative aux surfaces d'évolution dites "praticables". La surface d'évolut ion préconisée par ladite Fédération doit en effet présenter les mêmes caractéristiques d'élasticité et de souplesse sur toute sa surface et ne comporter ni points durs ni caractéristiques différentes de l'ensemble à l'endroit des Jonctions dans le cas ou le praticable est réalisé à partir d'éléments Juxtaposables". Brève description des figures. la figure I est une vue en perspective d'un fragment de caillebotis constituant la thibaude du tapis. Les figures 2 et 3 illustrent une coupe verticale schématique de deux tapis montrant leur structure générale. Description de quelques modes de réalisation. En se reportant à la figure 2, on voit que le tapis se compose d'une thibaude 1 surmontée d'une couche élastique 2 qui est elle-même recouverte d'un revêtement 3. Le revêtement 3 est, par exemple, une moquette souple doublée d'un revetement antidérapant en mousse de latex. La couche élastique 2 est, par exemple, une plaque en mousse de PVC plastifié ou en déchets de mousse de polyuréthane agglomérés d'une épaisseur de 3 centimètres. La thibaude 1 est constituée par un caillebotis dont on comprend facilement la structure à l'examen de la figure 1. En effet, ce caillebotis est composé de lattes longitudinales 4 et de lattes transversales 5 qui sont entrecroisées et, pour cela, sont entaillées à mi-épaisseur suivant des encoches 6 qui ont exactement la largeur de la latte correspondante et > évidemment, la profondeur (e/2) si (e) représente la valeur de l'épaisseur de chaque latte 4 ou 5 qui ont la même épais seur. L'assemblage du caillebotis se ait de fanon classique en croix. Dans l'exemple représenté, on voit que la distance entre lattes (L) est légèrement supérieure à la largeur (1) des lattes. Plus précisément, on a réalisé un tapis efficace, dans lequel les lattes 4 et 5 sont réalisées soit en aggloméré de déchets de mousse de polyuréthane d'une densité de 300 grammes par dm3, soit en mousse de polyéthylène souple à cellules fermées ayant une densité de 66 grammes par dm3 > qui est vendu par la Société Japonaise SEKISUI sous la référence 1500E. Ces lattes ont une épaisseur (e) de 30 mm et une largeur (1) de 40 mm. La distance entre latte est de 45 mm. Evidemment, les encoches 6 ont une largeur de 45 mm et une profondeur de 15 mm. L'entrecroisement des lattes 5 et 6 se fait à volonté suivant les contours de la surface à revêtir et l'on pose ensuite la couche élastique 2, recouverte du revetement 3, qui peut être collé sur la thibaude i. En se reportant à la figure 3, on a un autre type de réalisation, le tapis se composant d'une thibaude telle que celle décrite ci-dessus, d'une couche 21 qui est une plaque de paille de riz ou de blé compressée et agglomérée par couture. Le revetement de surface 31 est une toile de coton lourde, un tissu enduit de plastique ou une moquette souple qui peut etre doublée d'un revêtement antidérapant en mousse de latex. Dans tous les cas, les lattes 5 et 6 sont constituées en tronçons que l'on peut découper à volonté pour recouvrir le sol et adapter le revêtement à toutes les formes du local. Ce tronçonnage n'affecte pas le caillebotis puisque tous les trompons sont assemblés et ne peuvent bouger les uns par rapport aux autres. Par contre, il a l'avantage d'éviter encore la propagation des vibrations de chocs et de limiter les chutes et pertes de lattes. Une solution avantageuse consiste à découper les lattes dans un prisme suivant une grecque d'onde rectangulaire régulière, dont la demi-longueur d'onde est égale à la largeur des lattes, en d'autres termes (L) = (1). REVENDIC.TIGNS 10/ Perfectionnements auy tapis pour gymnastique, lutte, Judo et autres Arts Martien d'Extrême-Orlent ou sports similaires, composés d'une thibaude ou fond, c'est-à-dire le rembourrage du côté du dossier, ou partie sous-Jacente, épais, en mousse de résine synthétique, ou en toute autre matière souple ou semi-rigide similaire, et d'un revêtement de surface composé d'une ou plusieurs plaques ou feuilles en matière souple, compacte ou cellulaire telle que matière souple ou semi-rigide en chlorure de polyvinyle plastifié, polyuréthane, caoutchouc, polyéthy lène, sous forme compacte ou cellulaire ou encore en matière souple ou semi-rigide à base de fibres textiles, fibres diverses, pailles, flocons ou granulés de matière plastique agglomérés par collage, couture ou tout autre procédé) ces plaques ou feuilles étant revêtues ou non d'un tissu, d'une moquette ou de tout autre revêtement textile, c a r a c t é r i s é s par le fait que la partie sous-Jacente ou thibaude est composée d'une plaque trouée de part en part de trous régulièrement espacés, la dis- tance entre trous étant inférieure ou égale à la dimension desdits trous, avec interposition entre la partie sous-Jacente ou thibaude et le revêtement d'une couche élastique ou semi-rigide, étant entendu que peuvent varier, pour modifier les caractéristiques du tapis - l'épaisseur de la plaque trouée ou thibaude et de la couche élastique ou semi-rigide, - la dimension des trous de la plaque ou thibaude, - la nature et la structure de la plaque ou thibaude, - la forme et la surface des trous de la plaque trouée, - la largeur des parties pleines dans le cas d'une plaque trouée. * 20/ Perfectionnements aux tapis pour gymnastique, tels que définis dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é s par le fait que la thibaude est constituée d'un caillebotis composé de lattes entrecroisées 3 entaillées à mi-épaisseur et assemblées en croix sans collage avec interposition d'une couche élastique entre le caillebotis et le revêtement, étant entendu que peuvent varier, pour modifier les caractéristiques du tapis, - ltépaisseur du caillebotis et de la couche élastique, - la dimension de la maille du caillebotis, - la nature et la structure des lattes du caillebotis. 30j Tapis, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait que les lattes ont une largeur de 20 à 50 mm, une épaisseur de 10 à 60 mm et une distance entre elles de 20 à 100 mm, comptée de bord à bord. 4 / Tapis, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é par le fait que la distance entre les lattes est supérieure à leur largeur. 50/ Tapis, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il'est constitué d'une plaque trouée de part en part, d'une épaisseur de 10 à 60 mm, dont les trous ont une surface de 4 à 400 cm2 séparés par des parties pleines d'une largeur de 20 à 50 mm. 60/ Tapis, tel que défini dans l'une quelconque des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la thibaude ou partie sous-Jacente est en mousse souple ou semi-rigide à cellules fermées. 70/ Tapis, tel que défini dans ltune quelconque des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la thibaude ou partie sous-Jacente est en mousse souple ou semi-rigide à cellules ouvertes. b Tapis, tel que défini dans l'une ou l'autre de revendications 6 ou 7, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la thibaude ou partie sous-Jacente est en mousse de polyéthylène à cellules fermées d'une densité de 25 à 150 grammes par dm3. 9 / Tapis, tel que défini dans la revendication 8, c a r a c t é r i s é par le fait que la thibaude ou partie sous-Jacente est en aggloméré de mousse de polyuréthane d'une densité de 100 à 500 grammes par dm3.