La présente invention est relative à un dispositif automatique pour le freinage d'un chariot déposé sur une bande transporteuse munie de rainures ou nervures longitudinales, en particulier d'un chariot d'achat. Dans les magasins d'achat on utilise fréquemment des convoyeurs à bande pour le transport des personnes ainsi que des chariots servant à la manutention des articles achetés. Pour éviter que les chariots déposés sur la bande convoyeuse ne se déplacent d'eux-mêmes sous l'action des forces d'accélération, ce qui peut arriver notamment sur des bandes convoyeuses destinées au franchissement de différences de hauteur, on doit munir les chariots d'achat d'un dispositif de freinage. On connait déjà différents dispositifs de freinage pour chariots servant à cet usage; l'un de ces dispositifs est particulièrement remarquable en raison de son agencement judicieux et simple. Ce dispositif de freinage met à profit la présence de rainures ou de nervures longitudinales sur les bandes convoyeuses pour personnes et est en conséquence aménagé de la façon suivante Les surfaces externes des roues des chariots sont pourvues de nervures ou rainures périphériques présentant la même division que les rainures ou nervures longitudinales de la bande convoyeuse et conformées de telle sorte que les roues peuvent s'engager par leurs nervures dans les rainures de lande convoyeuse. Au voisinage des roues sont fixés au chariot des sabots d'arrêt, qui sont constitués par des fers plats, parallèles au plan de roulement des roues et légèrement repliés au-dessus de ce plan de pose horizontal; au moyen de ces fers plats le chariot vient s'appliquer sur les faces frontales des nervures de la bande avant que les nervures des roues ne s'enfoncent complètement dans les rainures de la bande, si bien que le chariot est immobilisé par frottement d'adhérence sur la bande convoyeuse. I1 peut arriver toutefois que, sous l'effet de l'humidité ou d'une flaque d'huile par exemple, le frottement d'adhérence soit réduit à une valeur telle que ce frottement ne soit plus suffisant pour immobiliser le chariot. Dès que celui-ci commence à glisser sur les sabots d'arrêt, le frottement d'adhérence se tranforme en frottement de glissement et la force de freinage devient encore plus faible. Avec ce dispositif de freinage, il est en outre impossible d'obtenir la force de frottement nécessaire pour l'adhérence sur des bandes convoyeuses très inclinées et avec certains matériaux constituant les bandes. Le but que s'est fixé l'invention est d'augmenter la force de freinage d'un dispositif de ce genre, pour assurer l'immobilisation des chariots, même dans les conditions de frottement les plus défavorables et sur des bandes convoyeuses très abruptes. Ce problème est résolu par l'invention grâce au fait que les sabots d'ar rêt sont cunéiformes à l'emplacement de contact avec la bande et disposés, compte-tenu de la division des rainures de la bande, à une distance telle de l'une des nervures des roues outils se bloquent entre deux nervures de la bande lors de l'enfoncement des nervures des roues. Un exemple de réalisation de l'objet de l'invention est décrit ci-après en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente le dispositif de freinage en élévation de profil - la figure 2 est une vue en élévation de face correspondante. Dans les figures, la référence 1 désigne une bande convoyeuse, qui est munie de rainures longitudinales 1.1 et de nervures longitudinales 1.2 suivant une division déterminée t. Sur la bande convoyeuse est déposé un chariot d'achat à trois ou quatre roues, dont on n'a représenté au dessin qu'unie roue 2, équipée du dispositif de freinage selon l'invention. Les autres roues sont, de préférence, d'agencement identique. L'ensemble de roue 2 est formé d'une chape 2.1 en U fixée au chariot et pivotée autour d'un axe vertical, chape dans laquelle est logé un essieu fixe 2.2. Sur celui-ci tourne la roue 2.3 proprement dite, dont la surface externe est pourvue de nervures périphériques 2.31 et de rainures périphériques 2.32, présentant la même division t que les rainures et nervures longitudinales de la bande convoyeuse. Les nervures 2.31 de la roue sont conformées de manière à pouvoir s'enfoncer pratiquement en totalité dans les rainures longitudinales 1.1 de la bande convoyeuse. Sur la face externe de la chape de roue 2.1 est fixé un sabot d'arrêt constitué par un fer plat 4, perpendiculaire au plan de roulement du chariot et sur lequel est soudé un sabot de frein 5, muni d'une garniture cunéiforme 6 possédant de préférence un coefficient de frottement élevé. La position et la forme de la garniture de frein 6 sont choisies de telle façon que, lorsque le chariot roule sur une surface lisse, la garniture ne touche pas le sol et que, dès que le chariot est poussé sur la bande convoyeuse 1, la garniture s'applique par les deux faces cunéiformes 6.1, 6.2 sur deux nervures voisines 1.2 de la bande, avant que les nervures périphériques 2.31 de la roue 2.3 ne s'enfoncent complètement dans les rainures 1.1 de la bande. La roue 2.3 demeure alors en position soulevée, tandis que la garniture de frein 6 se bloque sur la bande convoyeuse 1 sous l'action du poids du chariot, lequel est ainsi immobilisé sur la bande. Dans le dispositif de freinage conforme à l'invention, la force de freinage provient donc non seulement d'un frottement d'adhérence, mais encore d'une force de serrage créée par l'application élastique des nervures 1.2 de la bande aux emplacements de contact de la garniture de frein 6. La force de freinage est de ce fait considérablement augmentée. A l'extrémité de la bande convoyeuse 1, la force de freinage est suppri mée automatiquement par la plaque à peigne usuelle, au moment où les roues sont soulevées par les dents du peigne, schématiquement représentées en 7 au dessin. Il entre dans le cadre de l'invention de coffrer au sabot d'arrêt une forme différente. C'est ainsi, par exemple, que le sabot de frein 5 peut être agencé de telle manière qu'i I s'étend sur plusieurs nervures de la bande et que les faces cunéiformes 6.1, 6.2 de la garniture de frein 6 se bloquent, non plus sur deux nervures voisines, mais sur deux nervures plus éloignées l'une de l'autre de la bande. Les deux faces cunéiformes complémentaires 6.1, 6.2 peuvent également être réparties sur deux sabots d'arrêt et les roues être munies de plusieurs nervures périphériques ou d'une seule. REVENDICATION Dispositif automatique pour le freinage d'un chariot déposé sur une bande transporteuse munie de rainures ou de nervures longitudinales, en particulier d'un chariot d'achat, dont les roues sont pourvues de nervures ou rainures périphériques correspondant aux rainures ou nervures de la bande transporteuse et portent des sabots d'arret fixés de telle manière que le chariot vient s'appliquer sur la bande transporteuse par ces sabots d'arrêt avant que les nervures de la roue ne s'enfoncent complètement dans les rainures de la bande, dispositif caractérisé en ce que les sabots d'arrêt sont cunéiformes à l'emplacement de contact avec la bande et disposés, compte-tenu de la division des rainures de la bande à une distance telle de l'une des nervures des roues qu'ils se bloquent entre deux nervures de la bande lors de l'enfoncement des nervures des roues.