La présente invention, à laquelle ont contribué Messieurs GARRIGUES, JOLY et PERRIER, concerne un procédé pour la fabrication continue, à partir de paille de céréales, d'un engrais organique du genre compost, riche en matières humiques. I1 est déjà connu de transformer des matières végétales, telles que de la paille de céréales, en produits pouvant être incorporés à des sols pour en améliorer la fertilité et accroître ainsi le rendement et la qualité des cultures. Ces produits visent à rétablir ou améliorer l'équilibre physique et biologique des sols et à créer, maintenir ou développer un milieu favorable aux échanges biochimiques et à la prolifération des micro-organismes utiles. La présence de l'humus est tout aussi indispensable à la croissance et à l'épanouissement des plantes que l'est celle des éléments minéraux, et toute récolte correspond un appauvrissement du sol en ces différents produits. Les pertes en éléments minéraux peuvent être aisément compensées par l'apport d'engrais minéraux contenant d'une part les éléments consommés en grandes quantités par les plantes, notamment l'azote, le phosphore et le potassium, et, d'autre part, les oligoéléments, notamment le fer, le manganèse, le cobalt, le cuivre et le magnésium. En effet, ces engrais minéraux sont mis largement à la disposition de 11agriculture par la grande industrie chimique. Il nten est pas de même en ce qui concerne l'humus et les matières humiques. La mécanisation de plus en plus poussée des exploitations agricoles et, surtout, les besoins croissants en denrées alimentaires qu'entraîne l'expansion démographique font que le fumier de ferme est aujourdtaui insuffisant pour couvrir les besoins en matières humiques. Divers procédés ont déjà été proposés pour la production de produits contenant plus ou moins de matières humiques . traitements par Iroxygène ou par ltozone, compostage à l'air libre, traitements par l'acide nitrique ou par l'acide sulfurique, etc. Toutefois, les résultats sont souvent médiocres et incertains et le titre en matières humiques des produits obtenus par ces procédés est relativement fable et parfois très variable drune opération à l'autre. En particlier, il est difficile d'obtenir un produit de caracté rustiques sensib'ement eonstantes, condition pourtant nécessaire à l'exploitation industrielle dl--un produit de ce genre L'invention a principalement pour objet un procédé qui permette d'obtenir, à partir de paille de céréales et en continuS un engrais organique d'un faible prix de revient, d'une qualité régulière et d'un titre particulièrement avantageux en acides humiques, ce titre pouvant atteindre environ 3,5% suivant les résultats de dosages effectués selon la méthode Chaminade, telle que décrite dans les Annales agronomiques, vol. 16 (1946t, p. 117. L'invention a également pour objet un engrais organique du genre compost et tel qu'obtenu. par mise en oeuvre du procédé précité. Enfin, l'invention vise aussi un dispositif approprié à la mise en oeuvre dudit procédé. Le procédé conforme à l'invention pour la fabrication continue, à partir de paille de céréales et autres produits végetaux, d'un engrais organique du genre compost et riche en matières humiques est notamment caractérisé en ce quton soumet la matière végétale, réduite en fragments et dtune teneur en eau maintenue sensiblement entre 60 et 75% de son poids, à une fermentation contrElée, en présence d'un engrais complet, avec brassage de la masse, insufflation d'air et maintien du pH à une valeur au plus égale à 7, et en ce quton effectue un soutirage périodique d'une partie de la charge, avec essorage de celle-ci jusqu une teneur en eau prédéterminée et réintroduction de matière végétale franche et d'engrais complet en des quantités correspondant à celles ainsi soutirées. Suivant une réalisation préférée de l'invention, permettant d'obtenir un produit d'un titre particulièrement avantageux en acides humiques, c'est-à-dire de l'ordre de 3,5 de son poids compté en matière sèche, on règle la périodicité des soutirages partiels de manière à ce que la durée moyenne de fermentat on de la masse traitée soit sensiblement comprise entre 5 et 9 jours. Cette fernrentation est effectuée de manière essentiellement aérobie, avec brassage de la masse et insufflation dtair, de préférence à raison d'environ 1 à 2 m3 par minute et par tonne de matière sèche. On peut utiliser comme matière première n'importe quellepaille de céréales, par exemple de la paille de blé, de seigle, d'avoine, de mais > d'orges de sorgho ou de mil. le procédé est applicable à la transformation d'autres matiè- res végétales telles que les bagasses de canne à sucre, les coques d'arachide, l'herbe à éléphant, les perches de café1 la balle de ris, 1? sciure de bois, etc. On a constaté suivant l ' invention que pour obtenir un milieu bien homogène et particulièrement favorable à la fermentation, il est avantageux que la matière végétale soit, si nécessaire, préalablement réduite en fragments d'une longueur approximative d'au plus 10 à 15 mm. En ce qui concerne la-paille, ce résultat peut être obtenu par exemple- en la faisant passer, sensiblement sèche, dans un broyeur à marteaux associé à un cyclone assurant le recy clage pneumatique jusqutà réduction à la longueur moyenne désirée. Après introduction de la matière végétale en fragments dans une enceinte close où l'on en amène la teneur en eau à une valeur comprise dans les limites indiquées ci-dessus, on peut effectuer ltensemencement de deux manières différentes suivant qu'il s'agit de la mise en route ou de la marche en régime normal. Dans le premier cas, il est avantageux dtintroduire dans lten- ceinte du fumier frais et du purin, par exemple à raison d'environ 9 à 10% du premier et d'environ 1 à 4% du second, ces pourcentages étant comptés par rapport au poids de matière végétale sèche, ces matières étant naturellement ensemencées en agents biochimiques doués d'activités diverses, notamment cellulolytique, tels que des actinomycétales, des bactéries et des champignons, tout en introduisant simultanément un engrais complets c'est-à-dire un engrais ternaire, notamment un engrais NPK, par exemple à raison d'environ 3,5 à 4,5% du poids de matière végétale sèche, et notamment 3,8%. Dans la fermentation dans les conditions conformes à l'invention, les agents biochimiques du type des actinomycétales sont essentiellement constitués par l'un au moins des agents suivants Streptomyces et Micromonospora. Ceux du type des bactérIes sont essentiellement constitués par l'un au moins des agents suivants Caduceus cellulosae hydrogenicus, Caduceus cellulosae methanicus, Amylobacterus navicula, Cytophaga, Cellfalcicula et Cellvibrio. Enfin, ceux du type des champignons sont e,sentiellement constitués par l'un au moins des agents suivants : Monotospora, Sepedrmium, Acremoniella et Thermomyces. Comme indiqué ci-dessus, on utilise avantageusement comme engrais complet un engrais NPK, c'est-à-dire un engrais qui apporté principalement de l'azote, du phosphore et du potassium. De préférence, on utilise un engrais NPK correspondant sensiblement au type 25/10/10 ces trois nombres correspondant respectåvewent-, suivant-les conventions usuelles, aux pourcentages en azote (N), en anhydride phosphorique (P2 05) et en potasse -ankyd-re -se Parmi les différentes formules correspondant à cet équilibre, on peut citer notamment le mélange constitué par environ 12% durée, environ 49% de nitrate d'ammonium, environ 19,5% de phosphate monoammonique et environ 19,5 de sulfate de potassium, ces pourcentages étant indiqués en poids. Le brassage de la masse et l'insufflation d'air favorisent la fermentation, qui se manifeste par un échauffement de la masse. Dans les conditions proposées suivant l'invention, la température de cette masse est de l'ordre de 50 à 600C et elle est généralement voisine de 550C. La durée optimale de la fermentation est comprise entre 5 et 9 jours, délai au bout duquel la teneur en acides humiques atteint sa valeur maximum (jusqu'à 3,5%). Si on laissait la fermentation se poursuivre plus longtemps, on observerait un abaissement de la teneur en acides humiques du produit. Pour assurer une fabrication continue, qui conditionne la bonne rentabilité du procédé, on soutire à intervalles prédéterminés, par exemple toutes les vingt-quatre heures, une fraction de la charge qui corresponde au nombre de jours observé pour la fermentation, et l'on regarnit avec des quantités correspondantes de matière végétale fraîche et d'engrais complet. Par exemple, si la durée optimale de fermentation est de cinq jours on peut prélever toutes les vingt-quatre heures, à partir du cinquième- jour après la mise en route, un cinquième de la masse. Dans les conditions définies ci-dessus, le pH de la masse en début de fermentation s'établit généralement a une valeur voisine de 6,4. Toutefois, ce pH peut éventuellement varier et, conformément à l'invention, il convient de le contrôler périodiquement pour quril se maintienne toujours à une valeur au plus égale à 7. Le cas échéant, il peut donc être nécessaire de le corriger par addition d'un acide minéral dilué, par exemple, d'acide sulfurique. Le contrôle périodique du pH peut être avantageusement effectué pour correspondre à chaque soutirage partiel. Le degré d'essorage à appliquer au produit fini dépend de l'utilisation envisagée et de la nécessité de maintenir une certaine teneur en eau pour que le produit conserve toute son activité biochimique. En général, il convient de ramener la teneur en eau à une valeur comprise entre 25 et 40% en poids, la limite supérieure étant préférable si le produit est destiné à des cultures en maraichage. Comparé aux autres procédés connus pour la fabrication d'en grais organiques à partir de paille de céréales ou d'autres produits végétaux, le procédé conforme à l'invention présentè plusieurs avantages spécifiques. En particulier, il permet d'obtenir, moyennant des frais d'équipement relativement modestes et avec une installation d'une grande simplicité de fonctionnement et d'entretien, la production en continu d'un engrais bien homogène d'une qualité bien régulière et, aussi, d'un titre en acides humiques sensiblement plus élevé que celui des produits obtenus par les procédés actuellement connus, ce titre atteignant généralement 3,5% et pouvant même éventuellement dépasser ee chiffre De plus, si on l'essore jusqu'à en ramener la teneur en eau à 25% seulement, on peut le stocker pendant plusieurs mois à la température ordinaire, emballé par exemple dans des sacs de jute doublés intérieurement d'une pellicule de polyéthylène. Tandis que pour des applications telles que la culture en maraîchagey il est préférable de ne réduire la teneur en eau qutà environ 40%, il ntest pas non plus souhaitable, pour l'activité biochimique du produit, de descendre audessous de 25%. Il convient de remarquer que la fermentation dont la poursuite aurait pour conséquence une dégradation progressive des acides humiques formés dans le premier stade, est pratiquement interrompue à partir de chaque soutirage partiel, qui a indirectement pour effet, par la division qui en résulte, un refroidissement du pro duit jusqutau voisinage de la température ambiante, ctest-à-dire à une température dès lors insuffisante à Itévolution ultérieure, indésirable, de la fermentation. Suivant l'invention, l'engrais végétal, du genre compost; est caractérisé en ce quril contient, par rapport à son poids de matière sèche, environ 40% de carbone, environ 1,2% d'azote et environ 3,5% d'acides humiques. Dans les condition normales d'utilisation, cet engrais végétal n'exerce aucun effet inhibiteur sur la germination et la croissance des végétaux suivants : blé > ray-grass > fléole et tomate On décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation particulier du procédé conforme à l'invention, appliqué au traitement de paille de blé. Exemple On utilise une enceinte dlune contenance d'environ 400 litres, équipée d'un agitateur suivant l'agencement décrit plus loin. Les conditions de l'essai sont les suivantes Substrat : 40,5 kg de paille sèche, en brins d'une longueur moyenne de 8 Humidité : le mélange initial est à 70% d'humidité Additifs : urée : 3,63 g/kg de paille sèche nitrate d'ammonium: 15,2 g/kg n n n phosphate mono ammonique : 6 g/kg n n n sulfate de potassium : 6 g/kg n n n pH initial : 6,4 Inoculum Pour 11 ensemencement de ce substrat, on utilise 4 kg de fumier de ferme et 1,5 kg de purin apportant la flore adéquate. Température : On se borne à enregistrer son évolution. Conditions d'aération On insuffle en permanence de l'air humide à un débit de 50 1/ mn, cet air étant maintenu humide par barbotage préalable dans de 1 'eau. Agitation : environ 10 tours/minute. Durée de la fermentation : 9 jours, avec prélèvements aux temps zéro, 5 et 9 jours. Evolution de la fermentation : La température à l'intérieur de la masse s'élève en vingtquatre heures de 200C (température ambiante) à 550C. Jusqu'au cinquième jour, elle se maintient d'elle-X6me entre 50 et 45"C, puis, du cinquième au neuvième jour, entre 45 et 350C. L'humidité ne varie pas de manière sensible et le mélange reste très homogène. Au cinquième jour, le pH étant monté à 7,E, il a été nécessaire de le corriger, en le ramenant à sa valeur initiale, 6,4, par addition d'acide sulfurique dilué. Résultats des dosages Ces résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous, où sont reportées les moyennes des dosages effectués. Les dosages dtazote sont effectués selon la méthode Kjeldahl, ceux de carbone selon la méthode Anne modifiée, telle que décrite dans les Annales agronomiques, vol. 2 (1945), p. 161-172.Enfin, le dosage des aci- des humiques est effectué selon la méthode Chaminade, telle que décrite dans les Annales agronomiques, vol. 16 (19461, p. 117. Tableau Temps Au bout de : Au bout de zéro 5 jours : 9 jours : Humidité : 70,6 68,5 : 67,2 i : pH : 6,4 : 7,8 X : % azote : 1,17 : 1,16 : 1,17 : % carbone : 44,4 : 44,6 45,3 : rapport C/N : 37,6 38,5 : : % acides humiques : 3,99 : 2,13 : 3,60 à ce moment, réacidification jusqu'à pH 6,4. I1 convient de remarquer que dans cet essai à échelle réduite et portant sur une masse relativement faible de matière végétale, la fermentation se déroule un peu plus lentement que dans des conditions normales, du fait des pertes thermiques. En fait et dans les conditions pratiques de mise en oeuvre du procédé, on utilise une cve de grande capacité, la fermentation entraînant alors un échauffement plus important. Dans tous les cas, il conviendra de contrôler la température et de la maintenir constamment inférieure à 700C. L'invention vise également un dispositif utilisable pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus défini, Ce dispositif est essentiellement caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte de fermentation destinée à recevoir la masse à traiter, des moyens pour le chargement et le soutirage de cette masse, des moyens pour son brassage mécanique et des moyens pour insufFler de l'air dans ladite masse. Suivant un mode de réalisation intéressant de ce dispositif, celui-ci est constitué par une cuve horizontale, cylindrique ou hémicylindrique, construite par exemple en tôle d'acier inoxyda- ble et qui comporte notamment une trappe de chargement et unetrémie de soutirage, toutes deux à fermeture étanche, ladite trappe étant avantageusement menagée.dans un couvercle amovible et fixée de manière également étanche, un agitateur mécanique dont l'arbre, horizontal} coïncide sensiblement avec l'axe de la cuve et porte des pales hélicofdales, et au moins un tuyau débouchant à la partie inférieure de la cuve pour l'insufflation d'air sous pression et assurant sa bonne répartition. I1 est également avantageux que le dispositif précité comprenne, en amont de la trappe de chargement, un broyeur à marteaux combiné à un cyclone et destiné à réduire la matière végétale encore sèche en fragments de la dimension voulue avant de l'introduire dans la cuve ou autre enceinte de fermentation. L'agitateur mécanique fonctionne à la manière d'un mélangeur et il peut être mû en rotation suivant son axe par l'intermédiaire dtun moteur électrique et d'un réducteur-variateur de vitesse. Le dispositif conforme à l'invention peut également comprendre un convoyeur à bande dont l'amont est situé au-dessous de la trémie de soutirage pour faciliter l'évacuation du produit fini lors de l'ouverture de cette trémie. On va maintenant décrire de façon plus détaillée, toujours à titre dtexemple non limitatif et en référence au dessin annexé, un mode de réalisation et de mise en oeuvre pratique d'un dispositif conforme à l'invention, ce dessin étant une vue schématique en élévation du dispositif. On utilise une cuve 1 en tôle d'acier inoxydable, de forme hémicylindrique, agencée comme décrit ci-dessus et d'une contenance d'environ 20 m3. Cette cuve comporte un couvercle plat 2, fixé hermétiquement, de manière amovible, avec des joints en néoprène, de manière à faciliter le nettoyage à la fin de chaque période de fabrication. Dans ce couvercle 2 est ménagée une trappe de chargement 3, au-dessus de laquelle un palan 4, circulant sur un monorail 5, permet d'amener les charges une fois pesées. Par cette même trappe 3, on peut également introduire, par l'intermédiaire d'un tuyau 6, les matières premières liquides telles que l'eau et, par l'intermédiaire d'une manche 7, de la paille broyée en fragments de la longueur voulue par passage préalable, à ltétat sensiblement sec, dans un broyeur à marteaux 8 combiné à un cyclone 9. La cuve 1 comprend également un agitateur constitué par un arbre 10 à pales hélicoidales lla et llb orientées en sens contraires. Cet arbre peut tourner dans des paliers 12a, 12b et il peut être mû par un moteur électrique 13, d'une puissance de 20 CV, par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse 14 et d'une chaîne 15. Suivant un mode de réalisation préféré, l'agitateur est mû à la vitesse de 10 tours/minute. Au fond de la cuve 1 et à l'extrémité opposée à celle de la trappe de chargement 3 est fixée une trémie de soutirage 16 à fer meture étanche, séparée de la cuve par un registre 17. Au-dessous de cette trémie 16 est installé un convoyeur à bande 18 pour le déchargement du produit fini à chaque soutirage et ltentraSnement de ce produit vers une essoreuse, non représentée. Enfin, un tuyau 19, relié à un compresseur dtair non repré senté, débouche dans la cuve 1 à la partie inférieure de clle-ci. Pour la mise en route, on introduit dtabord, par la trappe 3, 18 kg dturée, 75 kg de nitrate d'ammonium, 30 kg de phosphate monoammonique, 30 kg de sulfate de potassium, 11000 litres d'eau, 450 kg de fumier de ferme frais et 200 kg de purin, puis on met l'agitateur en marche et on introduit peu à peu, par cette même trappe 3, 5000 kg de paille de blé-sèche, débitée en brins de 8 mm de longueur moyenne par le broyeur 8. Le chargement terminé, on ferme la trappe 3 et on poursuit le brassage pendant au moins deux heures pour obtenir la dissolution de l'urée et des sels minéraux et un mélange bien homogène. Le compresseur étant mis en marche, on fait circuler dans la masse, à un débit d'anviron 5000 1/mon, de l'air arrivant par le tuyau 19 après avoir été humidifié par passage dans une colonne de barbotage non représentée, garnie d'eau. La circulation de l'air humide, obligé de barboter dans la masse, assure déjà par elle-même une légère agitation. On laisse la fermentation se poursuivre dans ces conditions pendant sept jours. Au bout du septième jour et tandis que l'agi- tateur est en marche, en entrouvre la trappe 3, on-met en marche le convoyeur à bande 18 et on ouvre le registre 17 jusqu'à ce qutenviron un septième de la masse se soit écoulé sur le convoyeur 18 par l'intermédiaire de la trémie 16.Avantageusement, cette trémie comprend à sa partie inférieure un obturateur,~non représenté, et son volume correspond au septième de celui'du mélange introduit. I1 suffit d'ouvrir le registre 17 pendant un délai suffisant pour le remplissage de la trémie, après quoi l'on referme ce registre et ouvre la trémie 16 à sa partie inférieure pour que son contenu s'écoule sur le convoyeur 18. A lrautre extrémite dudit convoyeur, le produit est introduit dans l'essoreuse non représentée, pour être réduit à une teneur en eau de 25% en poids. Dans le mtme temps et après avoir refermé le registre 17, on ouvre complètement la trappe 3 et y introduit la quantité d'eau nécessaire pour amener la nouvelle charge partielle à 1même teneur en eau que la charge initiale, cette nouvelle charge compre nant le septième des poids de paille, d'urée, de nitrate d'ammonium, de phosphate monoammonique et de sulfate de potassium. On referme alors la trappe 3 et lton répète autant de fois qu'on le désire ce cycle de sept jours. Au cas où le pH serait égal ou supérieur à 7, on ajouterait au milieu fermentaire une solution d'acide sulfurique jusqu'à en ramener le pH à environ 6,4. On prélève environ 200 grammes du produit fini, c'est-à-dire ramené après soutirage à une teneur en eau d'environ 25% en poids et, sur une partie de cet échantillon moye on dose, suivant la méthode de Chaminade, la teneur en acides humiques. On la trouve égale à 3,5% (moyenne des soutirages). Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation ci-dessus décrits et qui ne le sont qucà titre d'exemples. On peut notamment, sans sortir du cadre de l'invention, utiliser un engrais NPK d'équilibre quelque peu différent ou de formule quelque peu différente, ainsi qutune succession de cuves. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la fabrication continue d'un engrais organique du genre compost et riche en matières humiques, à partir d'une matière première constituée de paille de céréales ou autres produits végétaux finement fragmentés, dont la teneur en eau est réglée sensiblement entre environ 60 % et environ 70 % du poids du milieu Bermentaire, caractérisé en ce qu'on soumet ladite matière première à une fermentation contrôlée en présence d'un agent de fermentation et d'un engrais complet, l'agent de fermentation étant constitué par du fumier frais et du purin, avec brassage de la masse, insufflation d'air et maintien du pH à une valeur au plus égale à 7 et en ce qu'on effectue un soutirage périodique d'une partie de la charge, un essorage de celle-ci jusqu'à une teneur en eau prédéterminée avec réintroduction de matière franche et d'engrais complet en des quantités correspondant à celles ainsi soutirées. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on règle la périodicité des soutirages Partiels de manière à ce que la durée moyenne de fermentation soit sensiblement comprise entre 5 et 9 jours. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lors de la mise en route, I'agznt de fermentation constitué par du fumier frais et du purin est ajouté respectivement à raison de 9 à 10 % du premier et d'environ 1 à 4 % du second par rapport au poids de matière végétale sèche, avec introduction simultanée d'engrais complet, ajouté à raison d'environ 3,8 % du poids de matière sèche. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est effectué en présence d'agents biochimiques essentiellement constitués par l'un au moins des agents suivants : des actinomycétales tels que Streptomyces et Micromonospora, des bactéries telles que Caduceus celluloseehydrogenicus, Caduceus cellulosae methanicus, Amylobacterus navicula, Cytophaga, Cellfalcicula et Cellvibrio et des champignons tels que Monotospora, Sepedomium, Acremoniella et Thermomyces. 5 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce 3 qu'on insuffle l'air à raison d'environ 1 à 2 m par minute et par tonne de matière sèche. 6 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on contrôle périodiquement le pH et qu'on le corrige, si nécessaire, par addition d'un acide minéral. 7 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on essore chaque partie de charge soutirée jusqu'à en ramener la teneur en eau entre 25 et 40 %. 8 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu on effectue toutes lez vingt-quatre heures le soutirage d'une fraction de la charge, cette fraction correspondant au nombre de jours prévu pour la fermentation et le regarnis sage par des quantités correspondantes de matière végétale fraîche, d'engrais complet et de liquide d'essorage. 9 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme engrais complet un engrais NPK qui est sensiblement du type 25/10/10. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que ledit engrais NPK contient, en poids, environ 12 % d'urée, environ 49 % de nitrate d'ammonium, environ 19,5 % de phosphate monoammonique et environ 19,5 % de sulfate de potassium. 11 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise une matière végétale préalablement réduite en fragments d'au plus 10 à 15 mm de longueur. 12 - Engrais organique du genre compost, tel qu'obtenu par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11. 13 - Engrais organique, du genre compost, caractérisé en ce qu'il contient, par rapport à son poids de matière sèche, environ 40 % de carbone, environ 1,2 fio d'azote et environ 3,5 % d'acides humiques. 14 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte de fermentation destinée à recevoir la masse à traiter, des moyens pour le chargement et le soutirage de cette masse, des moyens pour son brassage mécanique et des moyens pour insuffler de l'air dans ladite masse. 15 - Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce que l'enceinte de fermentation est essentiellement cons tituée-par une cuve horizontale, comportant une trappe de chargement et une trémie de soutirage, toutes deux à fermeture étanche, un agitateur mécanique comportant un arbre horizontal coïncidant sensiblement avec l'axe de la cuve et muni de pales hélicoïdales et au moins un tuyau débouchant à la partie inférieure de la cuve pour l'insufflation d'air sous pression. 16 - Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ee qu'il comprend en outre, en amont de la trappe de chargement, un broyeur à marteaux combiné à un cyclone et destiné à réduire la matière végétale encore sèche en fragments de la dimension voulue avant de l'introduire dans l'enceinte de fermentation.