La présente invention se rapporte a une volée d'escalier en porte-à-faux, dont les marches sont munies d'une armature intérieure et dans laquelle des tiges de liaison sont disposées entre deux marches successives de façon qu'une adaptation au bâtiment soit possible. Un garnissage ultérieur des marches porteuses par l'emploi de plaques de couverture doit aussi être possible après le montage, sans tiges perturbatrices. On connatt aéja de nombreuses formes de réalisation de volees d 'escalier en porte- -faux. On connait également de nombreuses formes de réalisation de marches en pierre artificielle, qui sont dotées d'une armature intérieure et dans lesquelles des tiges de liaison verticales sont fixées entre deux marches successives. Le but de la présente invention consiste a réaliser les marches et les dispositifs de réception des tiges de liaison de telle sorte qu'une résistance statique plus élevée soit déterminée et que des volées d'escalier plus longues que jusqu'ici, ou des marches plus minces et dès lors plus légères que jusqu'a présent, puissent etre utilisées. En partant du résultat surprenant acquis par 1 'expérience et selon lequel ceci peut etre obtenu par une disposition nouvelle de l'armature, il est possible, conformément a l'invention, dans une volée d'escalier du type décrit ci-dessus, de disposer une armature se composant de barres longitudinales et transversales, limitée à la zone horizontale neutre, dans le tiers médian des marches, et ce, supplémentairement aux douilles verticales prévues pour la réception des tiges de liaison. Cette conception s'oppose aux directives appliquées jusqu' ici pour l'armature de pierre artificielle, mais ce résultat surprenant a été confirmé entre-temps par des établissements d'essai de matériaux officiels. I1 est préférable que les marches se composent d'un béton additionné d'une résine synthétique et que l'armature soit constituée d'une matière dont l'allongement a la rupture dépasse considérablement, de préférence de plus de 30 %, celui du béton addi tionné d'une résine synthétique. I1 en résulte un avantage particulier, en ce sens que si l'escalier est défaillant, par exemple, sous une charge de plus de trois fois la charge de circulation, la volée d'escalier fabriquée selon la présente demande de brevet est encore praticable, c'est-à-dire que l'armature conforme a 1' inven- tion, se trouvant dans le tiers médian, garantit sûrement une force portante restante limitée du système entier. Si on doit découper les marches fournies aux chantiers, par exemple, à l'aide de meules à tronçonner, et les adapter ainsi au corps de construction, des taches de rouille perturbatrices apparaissent fréquemment, avec une armature de fer, aux endroits de la surface où, normalement, les parties d'armature ont été découpées. Cette difficulté est éliminée, conformément à une autre caractéristique de l'invention, lorsque l'armature est à base d' une matière inoxydable, de préférence, de l'aluminium. Des résultats particulièrement favorables sont obtenus lorsque l'armature se compose d'un métal dit déployé. Pour réduire le poids des différentes marches, il est avantageux d'incorporer aux marches un noyau central dont le poids spécifique est considérablement plus faible que celui de la matière entourant de tous côtés ce noyau central, et de faire en sorte également que l'armature se trouvant dans le tiers médian, conformement à l'invention, entoure le noyau central à la manière d'un cadre. En respectant ce qui précède, la transmission du bruit des pas est de plus largement diminuée. Dans de nombreux cas, il est préférable de prévoir, d'un côté de la marche, un oeillet saillant, relié à cette marche et entourant une douille verticale. Si on désire ajuster la volée d'escalier également dans le sens de la circulation et l'adapter ainsi aux dimensions du bâtiment, la douille se trouvant dans l'oeillet est montée de telle sorte qu'elle se déplace dans le sens de la circulation de l'escalier, et au moins une ouverture passant à travers les marches, prévue pour la réception d'une tige de liaison verticale, est conçue comme un trou oblong. D'autres caracteristiques de l'invention, selon lesquelles la marche est dotée de plusieurs oeillets et/ou d'organes d'encrage muraux, sont citées ci-après dans le présent mémoire. 'invention est décrite ci-dessous en liaison avec les figures ci-annexées représentant des exemples de réalisation. Tous les détails non nécessaires à la compréhension de l'invention ont été supprimés dans la description ci-après et les parties correspondant les unes aux autres sont caractérisées de la même façon dans toutes les figures.Aux dessins annexés la figure 1 est une vue en plan de la marche réalisée conformément a l'invention, ainsi que de l'armature et y compris une vue en coupe longitudinale de la marche; la figure 2 est une coupe établie le long de la ligne A-B de la figure 1; la figure 3 est une vue latérale d'une volée d'escalier réalisée conformément a l'invention, y compris une vue en plan et une vue avant de celle-ci, la figure 4 est une autre forme de réalisation en vue en plan de la marche conforme l'invention, ainsi que de l'armature et y compris, a une échelle agrandie, une vue en coupe établie transversalement au sens de la circulation;; la figure 5 est une autre forme de réalisation en vue en plan de la marche conforme a l'invention, ainsi que de l'armature et y compris une vue latérale; la figure 6 est une coupe de la marche établie le long de la ligne A-B de la figure 5; la figure 7 est une coupe de la marche réalisée le long de la ligne C-D de la figure 5; la figure 8 est une autre forme de réalisation en vue en plan de la marche conforme a l'invention, où l'armature est représentée; et la figure 9 est une vue en plan d'une volée d'escalier'dou- blement courbe, conforme a l'invention. La marche 1 conforme l'invention, représentée aux figures 1 et 2, se compose en substance d'une couche médiane 2 de béton lié par une résine synthétique, d'une couche supérieure 3 et d' une couche de couverture inférieure 4 en marbre, granite ou autre matière similaire. Une armature 5 en forme de cadre est incorporée à la couche médiane 2; en outre, on a prévu des douilles métalliques 6 dont les flancs 7 sont reliés a la matière. Ces douilles se trouvent dans le voisinage de l'armature. Des ouvertures 9, ainsi qu'un oeillet 10 sont aussiprésents; ce dernier est relié a la couche médiane 2, car cette couche médiane 2 servant d1 élément porteur absorbe, conformément a 1' inven- tion, la sollicitation statique. L'armature 5 est située dans le plan médian de la couche médiane 2; elle est constituée d'une matière dont l'allongement a la rupture est considérablement plus grand que celui de la matière de Sa couche médiane 2. Au cas où la couche médiane porteuse se briserait par suite d'une sursollicitation, les morceaux brisés seraient encore maintenus par l'armature. Pour la fabrication, on procède de préférence de telle sorte que le béton additionné d'une résine synthétique soit coulé, a l'état non encore lié, sur la couche de couverture inférieure 4 introduite dans un moule approprié, la couche de couverture supérieure 3 étant ensuite posée sur ce béton. Au cours de la réaction qui continue à se développer dans la couche médiane 2, cette dernière est reliée solidement a la couche de couverture supérieure 3 et a la couche de couverture inférieure 4. La couche médiane 2 se rétrécit pendant le durcissement et par suite de son adhérence superficielle a la couche de couverture su périeure 3 et à la couche de couverture inférieure 4, il se produit, dans cette couche médiane, une précontrainte qui améliore considérablement les propriétés de résistance des marches composées des trois couches. Des tiges de liaison logées dans les douilles 6-munies d'un filet, ainsi que dans les ouvertures 9, sont fixées sur les marches suivantes, supérieures ou inférieures. La figure 3 est une vue latérale de la volée d'escalier se composant des marches 1 et des tiges de liaison 11. La figure 3a montre, en vue en plan et sous une forme courbe, la volée d'escalier constituée des marches 1 et des tiges de liaison 11. La forme de réalisation d'une marche conforme à l'invention, représentée à la figure 4, se compose de béton lié par une résine synthétique. Cette forme de réalisation convient en particulier comme escalier de construction qui peut etre recouvert ultérieurement de différents revêtements, par exemple, un tapis, un flocage, divers tapis de sol disponibles dans le commerce, du marbre, du granite, de la pierre artificielle, du bois, etc. Deux oeillets 13 sont prévus sur la face de bout 12; l'un de ces oeillets comprend une ouverture lisse continue 9 et l'autre oeillet est pourvu d'une douille 6 munie d'un filet. Une barre d'armature 5A part de chaque oeillet 13, obliquement à la surface de la face de bout 12. Sur la face arrière de la marche, on a fixé deux autres oeillets 14 qui comprennent chacun une ouverture lisse 9. Des barres d'armature 5B partent des oeillets 14 dans la direction interne de la marche. Deux douilles 15 munies d'un filet, servant chacune la réception d'une tige de liaison verticale, sont incorporées la marche devant les oeillets 14 et dans le sens de la circulation. Pour mieux adapter les marches au bâtiment, il peut être préférable le cas échéant de disposer les oeillets 14 ou les douilles, logées dans ceux-ci, dans le sens de la circulation de l'escalier et de concevoir comme un trou oblong l'ouverture 9 de l'oeillet 13 se trouvant sur la face de bout 12 de la marche et éloigné largement du bord de la partie horizontale de la marche. Dans la forme de réalisation de l'invention représentée aux figures 5, 6 et 7, l'élément de construction porteur 2 se compose de béton additionné d'une résine synthétique, dont la face supérieure peut être recouverte d'une plaque de garniture 19. Un noyau central 20 en forme de plaque, formé d'un matériau de construction léger, est introduit à l'intérieur de la couche médiane 2, de sorte que tant le poids de la marche que la transmission du son par le corps sont réduits. Entre autres, une mousse synthétique - en plaques ou sous la forme de flocons s'est révélée excellente comme matériau pour le noyau central. L'armature 5 se situe dans le plan central de la couche médiane 2 et entoure le noyau 20 à la manière d'un cadre. Les douilles métalliques 6 pourvues de brides 7, servant a la réception des tiges de liaison 11, se trouvent au voisinage immédiat de l'armature 5. Une marche trapézordale est représentée en vue en plan a la figure 8 comme autre exemple de réalisation de l'invention, l'armature étant également indiquée. La figure 9 reproduit une vue en plan d'une volée d'escalier doublement courbe. Quelques tiges de liaison verticales sont prévues dans la moitié supérieure de la figure; elles sont encastrées dans les différentes marches et ne sont pas visibles par le haut. Par rapport au mode de construction classique des volées d'escalier se composant de marches reliées par des tiges de liaison, la présente invention offre d'importants avantages, dont quelques-uns sont cités ci-après. Des gains de poids de plus de 50 % sont obtenus par rapport à des marches comparables constituees, par exemple, d'une pierre naturelle ou d'une pierre artificielle. Dans les marches de pierre naturelle, par exemple, du marbre, une épaisseur d'au moins 8 cm est en général nécessaire; les marches de pierre naturelle doivent cependant être munies, dans le sens longitudinal, d'ouvertures dans lesquelles des garnitures d'acier précontraintes sont insérées. Le forage de ces longues ouvertures exige un temps relativement grand et dès lors un coût élevé, en dehors du fait que les appareils mécaniques pour le forage de ces ouvertures sont cod- teux. Grâce à l'invention, il est possible de fabriquer des marches dont le pourtour est formé également de marbre et dans lequel est disposée une couche de béton liée par une résine synthétique, armée dans le plan médian. Le poids de ces marches d' un aspect esthétique équivalent est réduit de moitié. Le coût de la fabrication, ainsi que la durée de celle-ci ne sont qu'une fraction de ceux nécessaires jusqu'ici. La résistance statique est plus élevée malgré l'épaisseur reduite et une volée d'escalier équipée de marches plus minces, réalisées conformément à l'invention, offre en outre un aspect plus élégant et en particulier plus attrayant au point de vue esthétique. REVENDICATIONS 1. Volée d'escalier en porte-à-faux, dont les marches sont munies d'une armature intérieure et dans laquelle des tiges de liaison sont fixées entre deux marches successives de façon qu'une adaptation au bâtiment soit possible, caractérisée en ce qu'une armature se composant de barres longitudinales et transversales, limité a la zone horizontale neutre; est disposée dans le tiers médian des marches, supplémentairement aux douilles verticales servant à la réception des tiges de liaison. 2. Volée d'escalier en porte-à-faux suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les marches sont en béton additionné d'une résine synthétique ; et en ce que l'armature se compose d'une matière dont l'allongement à la rupture dépasse de préférence de plus de 30% celui du béton additionné d'une résine synthétique. 3. Volée d'escalier en porte-a-faux suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'armature est fabriquée en une matière inoxydable, de préférence, de 1 'alu- minium. 4. Volée d'escalier en porte-à-faux suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'armature est constituée d'un métal dit déployé. 5. Volée d'escalier en porte-à-faux suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'armature est formée, d'une part, de douilles métalliques verticales communiquant les forces aux marches et comprenant chacune au moins une bride horizontale dans le tiers médian des marches, ainsi que, d'autre part, de garnitures horizontales recouvertes par les brides et dont les plus courtes se développent dans le sens de la circulation et les plus longues transversalement a ce sens. 6. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les marches incorporent un noyau central dont le poids spécifique est largement inférieur à celui de la matière enrobant de tous cotés ce noyau ; et en ce que l'armature entoure le noyau a la manière d'un cadre. 7. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches en pierre artificielle suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que des douilles métalliques ou des ouvertures verticales, servant à la réception des tiges de liaison, sont prévues dans la matière entourant le noyau central à la manière d'un cadre. 8. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches en pierre artificielle suivant l'une quelconque des revendications 1 et 6, caractérisée en ce que le noyau central est conçu comme une plaque de matière synthétique expansée. 9. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'un oeillet saillant, enfermant une douille verticale et joint au béton lié par une résine synthétique, est prévu sur une face latérale de la marche. 10. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisée en ce que la douille se trouvant dans l'oeillet est montée de telle sorte qu'elle se déplace dans le sens de la circulation de l'escalier; et en ce qu'au moins une ouverture traversant entièrement la marche, servant à la réception d'une tige de liaison verticale, est conçue comme un trou oblong (figure 4). 1i. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisée en ce que la marche comprend deux oeillets sur la face arriere et, dans le sens de la circulation, devant chacun de ceux-ci, des ouvertures prévues pour la réception des tiges de liaison verticale et dont l'une contient une douille munie d'un filet interne; et en ce que la marche présente, sur une face de bout, deux oeillets dont l'un est doté d'un filet interne. 12. Volée d'es relier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisée en ce que la marche est pourvue d'un organe d'ancrage mural sur une face de bout, ainsi que de deux oeillets de préférence saillants, munis d'un filet interne, sur l'autre face de bout. 13. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisée en ce que l'armature servant à la retenue des oeillets fixés sur la face de bout, s'étend à l'intérieur de la marche, en se développant obliquement à la face de bout. 14. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les marches sont conçues comme un matériau sandwich se composant d'une couche médiane de béton additionné d'une résine synthétique, et de deux couches de couverture reliées solidement par réaction à la couche médiane. 15. Volée d 'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant 1 'une quelconque des revendications 1 et 14, caractérisée en ce que la couche médiane de béton additionné d'une résine synthétique est entourée à la manière d'un cadre d'éléments de construction de préférence en forme de lardon, reliés solidement par réaction à la couche médiane et constitués de la matière de la couche de couverture. 16. Volée d'escalier en porte-à-faux équipée de marches suivant l'une quelconque des revendications 1 et 14, caractérisée en ce que les couches de couvertures sont des plaques de marbre de préférence d'une épaisseur de moins de 21/2cm; et en ce que la couche médiane est en béton additionné d'une résine synthétique, dont l'épaisseur est au moins de 1 cm, de préférence d'environ 2 cm.