la présente invention a pour objet un procédé d'obtention de clichés sérigraphiques. Les clichés sérigraphiques sont obtenus habituellement par deux méthodes:indirecte ou directe. Dans la méthode indirecte on reporte sur la soie un masque réalisé sur un support provisoire,dans la méthode directe on réalise le masque directement sur la soie préalablement sensibilisée. Dans ces deux méthodes le masque est constitué par une résine ou un colloSde,il est obtenu soit par voie manuelle soit par voie photomécaniqué.Pans l'un quelconque de ces deux procédés il y a une usure mécanique et chimique de la résine. Il n'existe pas de résines résistant également à des encres aqueuses à caractère basique,acide ou à caractère organique;en d'autres termes: il n'y a pas de masque universel;il faut adapter le masque à l'encre que l'on doit utiliser pour éviter une décomposition de celui-ci par lrencre,dans le meilleur des cas il y a de toute façon unie usure mécanique rapide de la résine due à l'abrasion provoquée par le passage de la raclette;non seulement il se forme des piqures,des points dans les à plats,mais les contours s'usent rapidement et l'impression perd rapidement sa précision dtorigine. Cette imprécision,variable dans le temps,est particulièrement grave en électronique,les dernières impressions devant être parfaitement semblables aux premières. La présente invention remédie à ces inconvénients en réalisant un masque métallique dont les résistances aux agents chimiques de l'en- cre et à l'abrasion mécanique ne sont pas comparables à celles d'une résine ou d'un colloïde . La dite invention utilise une soie métallique ou métallisée dont les mailles sont obturées par galvanoplastie aux endroits définis par le masque.Un autre avantage de l'invention consiste à réaliser le masque dans un métal différent de celui de la soie,on peut ainsi obtenir les parties ouvertes encrophiles et les parties obturées encrophobes.Un autre grand avantage de l'invention est la facilité de nettoyage due à la très grande résistance chimique et physique du masque et de la soie.L'invention permet également de régler,en variant le temps d'électrolyse,l'épaisseur du masque et d'adapter celle-ci au travail à exécuter. Les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront davantage de la description qui va suivre des modes de réalisations préférés en liaison avec les dessins joints,ces modes de réalisations étant à titre d'exemples non limitatifs. Exemple 1.La figure 1 reproduit en coupe une soie-tamis en fils de cuivre 1 recouverte sur ses deux faces d'une résine photosensible 2 représentée après copie d'un négatif,de préférence sur les deux faces, et développée suivant les méthodes habituelles;après cette opération on réalise une dépassivation dans un bain d'acide sulfurique à 10c , puis la soie est portée dans un bain électrolytique qui déposera du cuivre dans les espaces non protégés par la résine .Il est préférable d'utiliser un bain électrolytique à forte pénétration tel que: Cuivre pyrophosphate 75 gr/l Potassium pyrophosphate 275 Ammoniaque ------ 3 ml/L PH : 8,5 ,température; 520C , intensité: 3 A/dm2 On peut arrêter l'opération dès que les mailles de la soie sont obturées , mais il est possible de poursuivre le dépôt pour obtenir un certain relief.La résine est ensuite dissoute dans un solvant organique tel que la diméthylformamide. La figure 2 représente la soie dans son état final : en 1 la soie,en 2 le masque définitif en cuivre. La résine utilisée comme protection provisoire est commercialisée sous différents noms : SPR de la Société Kodak , Copyrex de la Société Agfa-Gevaert Exemple 2.La figure 3 représente en coupe une soie-tamis 1 en fils d'acier inoxydable après traitement électrolytique dans le bain de cuivre au pyrophosphate de l'exemple 1 qui obture les mailles par le dépit de cuivre 2,après cette opération on recouvre une face d'une résine photosensible et l'on copie le masque positif,après développement,on enduit l'autre face d'un vernis protecteur,la figure 4 représente en coupe le tamis à ce stade de fabrication; on distingue les fils d'inox 1,le cuivre 2,la résine développée 3 et le vernis protecteur 4;on procède alors à la gravure du cuivre à l'aide d'une solution chimique dissolvant le cuivre sans attaquer l'inox,la résine photosensible et le vernis protecteur.0n peut utiliser la solution suivante: Sodium chlorite ..............150 grs/l Ammonium citrate 150 Ammoniaque ...................240 mi Température ambiante. la résine et le vernis sont ensuite dissous dans un solvant tel que la diméthylformamide ou le chlorure de méthylène,la figure 5 représente le tamis dans son stade final:en 1 les fils inox,en 2 le masque en cuivre. Exemple 3. On utilise une soie en fils de polyester que l'on métallise par un procédé classique de métallisation des plastiques: décapage dans un bain sulfochromique: Acide chromique ........... 75 grs/l Acide sulfurique 250 température: 30 C,temps:10 minutes. Activation pendant minutes à20o dans: Etain chlorure X 70 grs/l Acide chlorhydrique 70 ml suivie de: Palladium chlorure O,4 grs/l Acide chlorhydrique 5 mi température 20 C, temps 2 minutes. on métallise dans: Sodium hypophosphite 22 grs/l Nickel sulfate .................26 " Sodium glycolate ..............40 " Thiourée ........................... 2 mg température 87 OC , temps 25 minutes. la métallisation est ensuite renforçée par voie électrolytique dans le bain au pyrophosphate de l'exemple t ou dans un bain de nickel classique tel que: Nickel sulfate ...............240 grs Nickel chlorure 45 't45 Acide borique ............... 30 pH 5,température 55 O C , temps suivant l'épaisseur désirée sous une intensité de 5 A/dm2. On procède ensuite suivant l'exemple 2. Exemple 4. La soie-tamis en fils d'inox est métallisée uniformément suivant l'exemple 2 puis sensibilisée sur ses deux faces à l'aide d'une résine photosensible ,on expose le masque positif sur chaque coté et cela en repérage ,la figure 6 représente la soie en coupe après développement,1 représente les fils d'inox,2 le cuivre et S la résine,la figure 7 représente la soie après gravure du cuivre et dissolution de la résine par les méthodes décrites dans les exemples précédents;On obtient à l'aide de l'émulsionnage sur les deux faces une très grande précision de masque,semblable à celle obtenue en découpe chimique. Exemple 5. On métallise uniformément une soie à fil-s d'inox à l'aide d'une solution électrolytique de cuivre suivant l'exemple 2 puis on réalise manuellement sur une face le masque à l'aide d'un vernis protecteur résistant à la solution de gravure du cuivre et l'on recouvre l'autre face du même vernis .On peut utiliser les vernis et solutions protectrices utilisées habituellement en taille douce et les techniques de l'eau forte ,on grave à l'aide des solutions utilisées en taille douce ou à l'aide de la solution indiquée dans l'exemple 2. Exemple 6. On opère comme dans l'exemple 2 et après gravure on chrome les parties de la soie mises à nu par voie électrolytique.Pour cela on cuivre dans le bain de cuivre de 11 exemple 1 puis on chrome dans: Acide chromique 140 grs /1 Acide sulfurique 1,4 Sodium fluorure ......... 0,7 température 50 O C,intensité 25 A/dm2, on dissout ensuite la résine et le vernis,on obtient un écran dont les parties imprimantes sont hydrophiles et les parties masquées hydrophobes. Exemple 7. On procède suivant l'un quelconque des exemples 1,2,3,4,5 et après dissolution de la résine provisoire on porte l'écran dans un bain classique de chromage. L'écran obtenu possède une très grande résistance mécanique. Exemple 8. On procède suivant l'un des exemples 1,2,3,4,5, puis après dissolution de la résine et du vernis protecteur on dépose un alliage d'étain-nickel dans un bain tel que: Etain chlorure .............50 grs/l Nickel chlorure 250 Ammonium bifluorure 40 Ammoniaque ................ 35 ml température 70 tC, intensité 4 A/dm2 temps 5 à 10 minutes: on obtient un écran d'une excellente résistance dont le coefficient de frottement est très amélioré,facilitant ainsi les déplacements de la raclette. Exemple 9. Une soie inox ,par exemple,est montée sur un cylindre provisoire en matière plastique comme le représente en coupe la figure 8 en 1 le cylindre en matière plastique,en 2 la soie,en 3 la métallisation cuivre;après la métallisation uniforme par le cuivre on retire le cylindre plastique et on recouvre l'intérieur d'un vernis protecteur,l'extérieur est recouvert d'une résine photosensible ou bien on realise un masque manuellementgaprès gravure on dissout les résines et vernis provisoires. Cette méthode permet des impressions en continu. Exemple 10. On part d'une soie à fils d'inox ,de bronze ou de laiton sur-laquelle on dépose par électrolyse un alliage étain-nickel tel que celui obtenu par le bain décrit dans l'exemple 8. La soie est alors uniformément recouverte de cuivre suivant les méthodes décrites pré cédemment et recouverte sur une face par un vernis protecteur résistant au chlorure ferrique,les vernis utilisés en héliogravure conviennent parfaitement( bitume en solution benzénique par exemple).On applique sur l'autre face un papier gélatiné bichromaté dit "papier charbon" que l'on a exposé derrière un positif à modelés continus, technique habituellement utilisée en héliogravure, on développe dans de l'eau à 4O0c et après séchage on grave au chlorure ferrique suivant la technique de l'héliogravure;la figure 9 représente en coupe la soie 1 recouverte du cuivre 2,la gélatine développée 5 et le vernis protecteur 4;on obtient des ouvertures de mailles 5 dont la surface est inversement proportionnelle à l'épaisseur de gélatine,c'est à dire proportionnelle à la densité optique du positif copié,la gélatine et le vernis protecteur sont dissous dans leurs solvants respectifs. Bien que l'on ait décrit et représenté par les dessins,différents modes de réalisations,l'homme de l'art comprendra que l'on peut ajouter diverses modifications de formes et de détails sans s'éloigner de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant ltobtention d'un cliché en vue d'impression sérigraphique essentiellement constitué d'une soie métallisée ou métallique dont on obture partiellement les mailles par dépôt électrolytique d'un métal. 2. Procédé suivant la revendication t caractérisé en ce que les parties non imprimantes laissées libres par le masque isolant provisoire sont obturées par traitement électrolytique. 3. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les mailles de la soie sont uniformément obturées par traitement électrolytique,les parties imprimantes étant ouvertes par gravure sélective grâce à un masque provisoire réalisé sur un c8té de la soie l'autre côté étant recouvert uniformément d'un vernis isolant. 4. Procédé suivant la revendication 1 et la revendication 3 caractérisé en ce que les fils de la soie sont constitués par un métal inattaqué par la solution de gravure du métal d'obturation. 5. Procédé suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 2 et 3 carctérisé en ce que la soie est constituée par des fibres synthétiques rendues conductrices par métallisation chi moque 6. Procédé suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 3,4,5, caractérisé en ce que le masque isolant provisoire est réalisé en repérage sur les deux côtés de la soie. 7. Procédé suivant la revendication t et l'une quelconque des revendications 2,3,4,5,6, caractérisé en ce que avant dissolution du masque provisoire on dépose par électrolyse un métal encrophobe sur les parties non protégées,les autres parties étant encrophiles. 8. Procédé suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 5,6, caractérisé en ce que après obturation électrolytique des mailles,on réalise un masque en gélatine à épaisseur variable,la gravure ouvrant les mailles inversement proportionnellement à l'épaisseur de la gélatine 9. Procédé suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 2,3,4,5 > 6,7,8, caractérisé en ce que l'épaisseur du masque peut être réglée avec précision,assurant ainsi une épaisseur d'encre précise.