la présente invention concerne les têtes pour le soudage à la molette de pièces en tôles, employées dans les soudeuses à molettes. Actuellement, pour le soudage à la molette des pièces en tôles, on utilise des têtes de soudage dans lesquelles# la molette de soudage est calée sur le bout dégagé d'un axe, celui-cl étant placé dans la cavité d'un corps et monté sur des roulements. L'amenée du courant à l'axe porte-molette est assurée par des lames souples serrant des coussinets contre la surface de contact de l'axe. Ta cavité du corps est remplie de graisse conductrice débitée par une pompe sur la surface de l'axe contactée par les coussinets. L'excès de graisse sortant de la cavité du corps est ramené ~par une conduite à un réservoir de graisse, dans lequel la graisse est aspirée, par l'intermédiaire d'une autre conduite, par une pompe la refoulant de nouveau vers la tête de soudage De la sorte on assure l'alimentation continue des surfaces de contact en graisse et le maintien d'une consistance constante de la graisse pendant le fonctionnement de la teXte de soudage. Toutefois, une telle teXte de soudage complique notablement la conception de toute la soudeuse, car elle exige pour son fonctionnement un groupe distinct supplémentaire envoyant la graisse sous pression dans la tête de soudage. Ce groupe se compose d'une pompe, de conduites, d'un réservoir de graisse, d'un moteur électrique et d'un système électrique d'alimentation et de commande du groupe. En outre, ladite tête de soudage ne peut etre employée sur les soudeuses n'ayant pas un groupe comme celui décrit pour l'alimentation en graisse conductrice. Le but de l'invention est de supprimer les complications indiquées. Il stagissait donc de créer une tête pour le soudage à la molette de pièces en tôles, qui serait dotée d'un- organe amenant et brassant la graisse conductrice, ce qui permettrait de réaliser le soudage à la molette avec circulation continue de la graisse sur les surfaces de contact de l'axe portemolette et du coussinet, et d'assurer une amenée de courant fiable et d'une grande longévité des contacts, tout en étant conçue de manière à permettre son utilisation facile et universelle. La solution consiste en une tête pour le soudage à la molette de pièces en tôles, comprenant une molette de soudage calée sur le bout dégagé d'un axe monté sur roulements dans la-cavité d'un corps remplie de graisse conductrice, et un organe amenant cette graisse aux surfaces de contact de l'axe et de coussinets serrés par des lames conductrices soumises à l'action de ressorts, dans laquelle, d'après l'invention, l'organe amenant la graisse conductrice est constitué par au moins un disque à denture extérieure et à pales hélicoïdes, monté fou sur l'axe entre ses paliers et animé d'un mouvement de rotation par un pignon-satellite fixé sur un porte-satellite solidaire de l'axe, le pignonsatellite roulant dans une couronne à denture intérieure fixée à l'intérieur du corps. Une telle réalisation constructive de la tête pour le soudage à la molette assure l'amenée de la graisse conductrice aux surfaces de contact de l'axe et des coussinets, la circulation continue de la graisse le long de l'axe dans la cavité du corps de la tête sans recours à un groupe motopompe, ce qui simplifie la conception et l'organisation générale des soudeuses, et-rend les têtes de soudage universelles. Il est avantageux de réaliser, dans la surface de l'axe contactant les coussinets, une rainure d'amenée de la graisse conductrice et de disposer cette rainure suivant une hélice. Cela permet de distribuer uniformément la graisse à tous les coussinets. Il est préférable de placer chacun des disques mentionnés, respectivement, entre l'un des paliers et l'un des paquets extrêmes de lames d'amenée de courant. Ceci permet d'intensifier le débit et le brassage de la graisse conductrice. Dans ce cas on donne le même sens à ladite rainure et aux piles des disques. Pour expliquer l'invention, on décrit plus bas un exemple non limitatif de réalisation de la tête de soudage, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une tête pour le soudage à la molette (vue en coupe suivant un plan vertical passant par l'axe longitudinal) ; - la figure 2 représente une vue en coupe suivant Il-Il de la figure i - la figure 3 représente une vue en coupe suivant III III de la figure 3. la tête de soudage comprend un corps 1 (figure 1), dans lequel est placé un axe 2 d'amenée de courant, monté dans des roulements 3. Les roulements 3 sont fixés dans des boîtiers 4 en matière isolante. sur l'axe 2, des vis 5 fixent la molette de soudage 6, qui est serrée par un flasque 7 dans lequel, de même que dans l'axe 2, sont réalisés des canaux 8 pour la circulation de l'eau de refroidissement. La partie supérieure du corps t est constituée par un couvercle servant d'amenée de courant 9 (figure 2), lequel est raccordé à la source de couSant de soudage (non représentée sur les dessins) par une connexion souple 10. le couvercle-amenée de courant 9 est réuni par l'intermédiaire d'un support Il à la commande de déplacement vertical (non représentée sur les dessins) de la tette de soudage. Contre la surface de l'axe 2 (figure 2) d'amenée de courant sortappliqués des coussinets 12, serrés par des lames 13 d'amenée de courant contre la portion inférieure de l'axe 2. Un bout de chaque lame 13 est fixé au couvercle 9, son second bout étant accouplé par une articulation 14 à une tige 15 qui coopère avec un ressort 16. Le ressort 16 est comprimé avec l'effort voulu à l'aide d'un écrou 17. Sur l'axe d'amenée de courant 2 (figure 1), de part et d'autre des lames 13 d'amenée de courant et des coussinets 12, est monté un organe brassant et faisant circuler la graisse conductrice le long de l'axe 2 de la molette de soudage 6. I1 peut y avoir un ou plusieurs organes de brassage et de circulation de la graisse.Chacun d'eux comprend un portesatellite 18 calé sur l'axe 12, un pignon-satellite 19 (figure 3) fixé au porte-satellite i8 (figure 1), une couronne dentée 20 (figure 3) solidaire du corps 1 et un disque 21 (figure 1) monté fou sur l'axe 2 et comportant une denture extérieure, ainsi que des aubes hélicoïdes Les pignons-satellites 19 (figure 3) sont engrenés simultanément avec la couronne 20 à denture intérieure et avec la denture extérieure dts disque 21. 'axe 2 peut porter un seul disque 21, situé entre ses roulements 3. Le nombre de disques 21 et leur emplacement sont choisis selon l'emplacement des roulements 3 de l'axe 2 et des lames 13 d'amenée de courant avec les coussinets de contact 12. il est préférable d'avoir deux disques 21, chacun desquels est respectivement placé entre un roulement 3 et un paquet de lames 13 d'amenée de courant. Les disques 21 ont des pales hélicoïdes dont les surfac#hélicoides sont orientées à droite et à gauche. Les deux disques 21 (figure 1) sont montés dans la tête de soudage de telle façon que, lorsqu'ils tournent, la graisse se déplace en s'éloignant de la molette de soudage. L'axe 2 possède une rainure 22 (figure 2) dans sa surface contactée par les coussinets 12. La rainure 22 est réalisée suivant une hélice ayant le même sens que les hélicoïdes des pales des disques 21. Dans la partie supérieure du couvercle 9 (figure 2) est montée une jauge 23 pour le contrale du niveau de la graissé dans la cavité du corps 1 de la tête de soudage. la tete de soudage fonctionne de la façon suivante. Quand la tête de soudage est abaissée sur la pièce à souder (non représentée sur les dessins), le courant de soudage s'établit et, simultanément, la pièce à souder est mise en mouvement, ou bien la tête de soudage est déplacde par rapport à la pièce. la molette de soudage 6 (figure 1) et l'axe 2 sont sont alors entraînés en rotation. La rotation de l'axe 2 provoque la rotation au porte-satellite 18, dont le pignonsatellite 19 roule alors suivant la couronne fixe 20 (figure 3) à denture intérieure, en tournant autour de son propre axe. Le pignon-satellite 19 est engrené avec la denture extérieure du disque 21 qu'il fait tourner à une vitesse plus grande, la multiplication étant égale au rapport entre le nombre de dents de la couronne 20 et celui de la denture du disque 21. Cette multiplication est nécessaire, car la vitesse de rotation de la molette 6 et de son axe 2 est insuffisante pour engendrer un eeoulement directionnel et pour brasser la graisse. En tournant, les deux disques 21-assurent avec leurs paleskélicoMdes un brassage énergique de la graisse conductrice et sa circulation le long de l'axe 2 dans un- seul sens, le retour se faisant dans la cavité du corps. La transmission du courant du couvercle 9 (figures 1 et 2) à l'axe 2 s'effectue par l'intermédiaire des lames souples 13, qui serrent les coussinets 12 contre la surface latérale de l'axe 2 à l'aide des ressorts 16, chacun desquels est comprimé entre le couvercle 9 et l'écrou 17 et sollicite en traction les lames 13, par l'intermédiaire de ltarticulation 14 et de îa tige 15. L'effort de serrage des coussinets 12 contre l'axe 2 se règle par rotation des écrous 17. Grâce à l'action des ressorts 16t on obtient un bon contact entre l'axe 2, les coussinets 12 et les lames souples 13, et, de plus, l'usure qui apparaît entre l'axe 2 et les coussinets# 12 est rattrapée par les ressorts 16. En tournant, le#s disques 21 brassent énergiquement la graisse conductrice, maintiennent sa consistance homogène et, simultanément, font circuler la graisse le long de laxe 2, en assurant ainsi le bourrage de tous les écartements entre les surfaces de contact, ce qui diminue la résistance électrique du contact et le coefficient de frottement. La présence d'une rainure hélicoïdale 22 dans la surface de contact de l'axe 2 assure une meilleure pénétration et une distribution plus uniforme de la graisse conductrice entre les surfaces de contact de l'axe 2 et des coussinets 12. Les essais ont confirmé le bon fonctionnement et la fiabilité de la tête décrite, la commodité de son entretien et la possibilité de l'employer dans des soudeuses de diverses conceptions. Pour le service prolongé de la tête de soudage, la quantité de graisse remplissant la cavité du corps de la tête est suffisante, et l'eau de circulation refroidissant l'axe porte-molette refroidit également la graisse. De la sorte, l'aptitude de la tete de soudage décrite à fonctionner sans adjonction d'un groupe motopompe à la soudeuse se trouve confirmée. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisatfflon décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant : des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R#VEN"J ICAT ION S 1. Tete pour le soudage à la molette de pièces en tôles, comprenant une molette de soudage calée sur le bout dégagé d'un axe monté sur roulements dans la cavité d'un corps remplie de graisse conductrice, et un organe amenant cette graisse aux surfaces de contact entre l'axe et des coussinets serrés par des paquets de lames conducttlcessur lesquels agissent des ressorts, caractérisée en ce que l'organe amenant la graisse conductrice est constitué par au moins un disque à denture extérieure et à pales hélicoïdales, monté fou sur ledit axe entre ses paliers et anime d'un mouvement de rotation par un pignon-satellite fixé sur un porte-satellite solidaire dudit axe et roulant dans une couronne à denture intérieure, fixée à l'intérieur dudit corps. 2. Tette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la surface de- l'axe contactée par les coussinets comporte une rainure canalisant la graisse et disposée suivant une ligne hélicoidale. 3. Tête selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chacun des disques indiqués est placé respectivement entre un palier et un paquet extrême de lames conductrices.