L'invention concerne une bague à anneau à calibre réglable utilisable notamment en bijouterie et le procédé de réglage correspondant. On sait que le calibre de l'anneau d'une bague de bijouterie est identifié par la circonférence offerte au passage du doigt, exprimée en nombre entier de millimètres et doit correspondre au tour de doigt de l'utilisateur exprimé de la même façon (encore appelé numéro de doigt). Un vendeur n'étant pas toujours pourvu de la bague dont le numéro concorde avec celui de l'utilisateur éventuel, il peut être amené à opérer des transformations sur la bague choisie de façon à l'ajuster au doigt de l'utilisateur. Ces transformations sont généralement de l'un des deux types suivants une première méthode consiste à étirer ltanneau d'une bague dont on veut au menteur le calibre. Cette méthode a le mérite de la simplicité mais n'est pas applicable aux anneaux travaillés, comportant des motifs ou des pierres car l'état de finition est affecté (bosses, déformations locales, rayures, etc.. ) par les outils utilisés.Elle est limitée et ne permet souvent que de gagner un numéro au plus et bien entendu ne convient que pour une augmentation de a Une seconde méthode consiste à couper un anneau de bague, à en enlever une partie si l'on désire diminuer son calibre et, inversement à y inclure une partie supplémentaire si on désire augmenter le calibre et à refermer ensuite l'anneau par soudage. Cette dernière méthode est d'une part assez complexe et, d'autre part, pratiquement pas applicable au cas des anneaux de bague tra vaillés (ornés de dessins, sculptures, pierres, .. ) De plus, l'oxydation de 1 'anneau lors du soudage nécessite un nouveau traitement de finition (décapage, polissage etc.. ) long et coûteux. Le but de la présente invention est de permettre l'ajustement du calibre de l'anneau d'une bague grace à une méthode extrêmement simple, peu coûterez utilisant un outillage peu élaboré, applicable également à des anneaux de bague travaillés, ne nécessitant aucun personnel hautement spécialisé et pratiquement réalisable en toutes circonstances. A cet effet, une bague de bijouterie dont l'anneau est à calibre réglable est caractérisée par le fait que l'anneau comporte une ou plusieurs zones sus ceptibles d'être déformées plastiquement par l'action d'efforts transversaux appliqués à l'anneau de telle sorte qu'en courbant cette ou ces zones vers l'in térieur ou l'extérieur de l'anneau, son contour est modifié et son calibre adap té au tour du doigt devant porter la bague. L'invention concerne également un procédé de réglage du calibre de l'anneau d'une bague du type précédent, caractérisé par ie fait qu'on courbe une ou des zones déformables de l'anneau de la bague en y exerçant des efforts transversaux de telle sorte que le contour de l'anneau de la bague se rapproche d'un contour circulaire et que le calibre offert au passage du doigt augmenter et, qu'inversement, en exerçant des efforts transversaux contraires, on fasse tendre le contour de l'anneau de la bague vers un contour polygonal ou polygonal curviligne de telle sorte que le calibre offert au passage du doigt diminue. I1 apparait donc que le réglage du calibre est le résultat de la déformation du contour de L'anneau de la bague. Celui-ci a un contour poly gonal curviligne lorsque le calibre est le plus petit possible et un contour sensiblement circulaire lorsque, au contraire, le calibre est le plus grand. La déformation a lieu dans des zones ou en des points prédéterminés et est le résultat d'efforts transversaux appliqués à l'anneau de la bague. Une telle bague et un tel procédé ont comme avantage majeur de permettre au vendeur d'adapter simplement et très rapidement une bague au tour de doigt de l'utilisateur et donc de fournir immédiatement la bague choisie même si le stock qu'il possède n'est pas complet pour toute la gamme. De plus, une telle déformation du contour de l'anneau évite l'étirement que procurait la première méthode connue. En outre, un avantage du procédé selon l'invention est qu'il peut être utilisé avec de-s bagues travaillées ou comportant des pierres. Enfin, le procédé a le mérite de la simplicité, n'exige qu'un appareillage réduit et un personnel non spécialisé et ne détériore pas l'état de finition de 1' anneau. Naturellement, il est clair que la bague est telle qu'elle n'est pas déformée lorsque l'utilisateur y exerce les efforts normaux habituels. D'autres avantages de l'invention apparaitront à la lecture de la description de plusieurs formes d'exécution de bagues en référence aux dessins annexés dans lesquels -Les figures 1, 2 et 3 représentent respectivement un premier type de bague à l'état initial , après déformation partielle, après déformation extrême. -Les figures 4, 5, 6 représentent un deuxième type de bague dans les mêmes trois états que précédemment. -Les figures 7, 8, 9 représentent un troisième type de bague dans les mêmes trois états de déformatibn. Selon les figures 1, 4 et 7 un anneau de bague comporte des zones susceptibles d'être déformées, 1, et par exemple une zone pratiquement indéformable Z susceptible de comporter un chaton 3. La déformation de la bague est possible dans les zones déformables I car celles-ci ont une épaisseur et/ou une largeur plus petite que celles des zones indéformables 2. C'est dire que la section droite d'une zone déformable I est plus petite que celle d'une zone indéformable 2. Selon notamment le but esthétique recherché, on peut vouloir restreindre ou l'épaisseur ou la largeur des zones déformables 1. Plus généralement, la disposition, l'importance et la répartition des zones déformables I et des zones indéformables 2 peuvent faire l'objet d'un très grand nombre de variantes permettant d'obtenir des types de bague différents ayant chacun une forme esthétique propre. On a représenté sur chaque figure en trait mixte le tour de doigt admissible pour une bague déterminée. Celui-ci correspond respectivement pour les figures 1, 4 et 7 aux diamètres a, b, c Les figures 2, 5, 8 représentent respectivement les bagues précédentes après déformation partielle des zones déformables 1 Il y a augmentation de la courbure à convexité vers l'extérieur, des zones déformabres 1 en passant de la figure 1 à la figure 2, de la figure 4 à la figure 5, de la figure 7 à la figure 8. On a également représenté les tours de doigt admissibles par les anneaux des bagues après déformation, tours de doigt dont on indique les diamètres , respectivement a1, b1, c1 pour les bagues représentées sur les figures 2, 5, 8. Le résultat de la déformation des zones déformables 1 est que l'on a aX plus grand que a , bl plus grand que b, c1 plus grand que c. Les figures 3, 6, 9 représentent respectivement les bagues des figures 1 et 2, 4 et 5, 7 et 8 au stade de déformation extrême. La courbure des zones déformables 1 est plus accentuée encore et les diamètres des tours de doigt admissibles, respectivement A, B, C, sont respectivement plus grands que al, bloc1 cl On constate donc que l'augmentation du calibre de anneau d'une bague s'obtient par déformation du contour de cet anneau qui à l'origine est sensiblement polygonal curviligne et tend, lorsque le calibre est le plus grand possible , vers un contour circulaire. I1 est à remarquer que la transformation s'opère sans étirement le l'anneau de la bague mais simplement par modification de la courbure des zones déformables de celui-ci. Enfin, il est clair que l'épaisseur de la bague notamment dans ses zones déformables 1, est telle que l'anneau de la bague ne se déforme pas lorsqu'elle est portée par l'utilisateur qui y exerce des efforts tout à fait normaux. Ainsi qu'il a été précisé auparavant, il doit être compris que l'épaisseur et la largeur de l'anneau déterminent sa section droite donc les zones déformables et indéformables de cet anneau. Bien entendu, le contour initial de l'anneau peut faire l'objet de nom'-,reuses variantes (contour triangulaire, trapèzoidal,. ..). Les variantes peuvent égalemént concerner la répartition des zones déformables ainsi que la présence d'un chaton ou d'un motif esthétique. Le procédé de réglage du calibre de l'anneau d'une bague selon l'invention consiste à appliquer au niveau des zones déformables de cet anneau des efforts transversaux modifiant le contour de l'anneau sans pour autant l'étirer. Naturellement le procédé peut s'appliquer aussi bien pour augmenter que pour diminuer le calibre. En se référant aux exemples, on passe alors des bagues représentées aux figures 3, 6, 9 aux bagues des figures 2, 5, 8 ou 1, 4, 7. Pour cela il suffit de changer les sens des efforts transversaux appliqués à l'anneau. Tnutefois, pour plus de commodité, on cherchera de préférence à à augmenter le calibre de l'anneau de la bague plutat qu'à le réduire. Les efforts transversaux appliqués pour la modification du contour sont plus élevés que ceux auxquels est normalement soumis l'anneau d'une bague portée par l'utilisateur. De la sorte l'anneau de la bague ne se déforme pas plus que les anneaux de bagues connues lorsqu'elle est portée. L'outillage permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention peut être constitué par un support conique sur lequel on enfile la bague et par ure pièce qu'on place en appui sur la bague de façon à la déplacer vers la partie du support conique à plus grand diamètre lorsqu'on veut augmenter le calibre de l'anneau de la bague. L'obtention d'un anneau de bagne dont l'épaisseur et/ou la largeur ne sont pas constantes sur tout le contour est tout à fait classique et ne doit pas être considérée comme faisant partie de l'invention. Ce résultat peut être obtenu notamment par pliage d'une bande à épaisseur et,/ou largeur variables ou encore par coulage. Outre tous les avantages précédemment indiqués, l'invention est encore avantageuse par le fait qu'elle est compatible avec une recherche esthétique et n'affecte pas l'ensemble bâte et chaton ou panier et tête de bague. Comme il a déjà ?té indiqué, l'invention peut faire l'objet de nombreuses variantes tant au point de vue de la bague elle- même qu'en ce qui concerne le procédé ou l'outillage qui peut recevoir de très nombreux perfectionnements. REVENDICATIONS 1 - Bague de bijouterie à anneau à calibre réglable, caractérisée par le fait que l'anneau comporte une ou plusieurs zones 1 susceptibles d'être déformées plastiquement par l'action d'efforts transversaux appliqués à l'anneau, de telle sorte qu'en courbant cette ou ces zones vers l'extérieur ou l'intérieur de l'anneau, son contour soit modifié et son calibre adapté au tour du doigt devartporter la bague 2 - Bague de bijouterie à anneau à calibre réglable selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'anneau comporte en outre une ou plusieurs zones 2 pratiquement indéformables. 3 - Bague de bijouterie à anneau à calibre réglable, selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la section droite d'une zone déformable 1 est plus petite que la section droite d'une zone pratiquement indéformable 2. 4 - Bague de bijouterie à anneau réglable, caractérisée par le fait qu'une ou plusieurs zones déformables de l'anneau sont sensiblement rectilignes lorsque le calibre de l'anneau de la bague est le plus petit possible. 5 - Procédé de réglage du calibre de l'anneau d'une bague selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'on courbe une ou des zones déformables de la bague de telle sorte que le contour de anneau de la bague tende vers un contour circulaire et que le calibre de l'anneau augmente et, qu'inversement, on fasse tendre le contour de l'anneau de la bague vers un contour polygonal curviligne de telle sorte que le calibre de l'anneau diminue.