L'invention concerne un vitrage à chauffage électrique destiné en particulier aux véhicules automobiles et muni à sa surface d'électrodes servant de détecteur d'humidité, dans le but de provoquer l'enclenchement et le déclencheaent du chauffe ge par l'intermédiaire d'un circuit amplificateur en fonction de l'apparition ou de la disparition de l'humidité. Dans Ces vitrages de type connu, le détecteur d'humidité est constitué de deux électrodes de dimensions relativement faibles placées cote à côte de préférence sous la forme de deux peignes imbriqués, ou encore comprend deurconducteurs rectiligues courant c8te à côte sur une partie importante de la largeur du vitrage, par exemple à la partie inférieure du vitrage et, en largeur, dans son tiers central. L'expérience a montré que, dans les vitrages de type connu, la régulation automatique du chauffage ne fonctionnait pas avec surjeté dans tous les cas et dans toutes les conditions de fonctionnement ; il arrive assez frequemnent que le chauf- fage s'interrompe avant que la buée ne soit complètement dissipée. L'invention a pour objet d'éviter ces inconvénients en proposant un type de vitrage à chauffage électrique grave auquel lTélimination de la buée s'obtient dans les conditions de fonctionnement les plus sévères, Conformément à l'invention, cet objectif est atteint en constituant le détecteur placé à la surface de la feuille de verre de deux capteurs d'humidité au moins, qui seront connectés en parallèle et dont l'un est situé dans la zone supe- rieure et unautre dans la zone inférieure du vitrage. Ces mesures pezsettent d'éliminer l'influence des perturbations aléatoires que les courants d'air circulant dans le véhicule provoquent fréquemment.Ces courants d'air contribuent, comme le chauffa, go électrique, à l'évaporation de la buée mais en règle générale ils ntagissent pas de façon uniforme sur la totalité du vitrage car leur intensité et souvent leur zone d'action dépendent de nombreux facteurs tels que le type du véhicule, le degré dtouverture des feutres et bouches d'aération, la vitesse, le nombre d'occupants, etc. n en résulte que dans certains cas c'est la partie supérieure du vitrage qui est soumise principalement à leur action, et ceux-ci, seuls ou avec le concours du chauffage électrique, éliminent la buée dans cette région ; dans d'autres cas, il peut se faire que le phénomène se produise dans la zone inférieure du vitrage. Dans les vitrages connus, le détecteur peut donc transmettre un signal "vitrage dése"bué" et couper le chauffage alors qu'une partie de la zone à dégager, éventuel- lement la majeure partie de celle-ci, est encore couverte de buée. La lise en oeuvre de l'invention permet d'obtenir un vitrage entièrement exempt de Ces inconvénients. Dans une version avantageuse, les deux capteurs consistent chacun en un ensemble de deux électrodes en forme de peignes imbriqués et sont disposés verticalement l'un au dessus de l'autre. D'autres caractéristiques et détails de l'invention sont exprimés par les revendicatons et par la description cldessous d'un exemple avantageux, Les dessins annexés à cette description montrent . figure 1 :une vue d' er#e;ble d'un vitrage chauffant conforme à l'invention, figure 2 : une vue détaillée du capteur supérieur, . figure 3 : une vae analogue du capteur inférieur, figure 4 : le schéma d'un circuit de conarde. la surface du vitrage 1 est disposé un réseau chauffant constitué d'une série de conducteurs 2 sensiblement horizontaux reliant deux collecteurs 5 et 4 situés le long des bords verticaux du vitrage. L'ensemble des conducteurs 2 et des collecteurs 5 et 4 est constitué, de façon connue, dtune pâte céramique renfermant une poudre conductrice qui est déposée par impression à la surface du vitrage et cuite à température élevée. Pour économiser de l'énergie, le vitrage 1 n'est pas couvert par le réseau chauffant sur la totalité de sa surface mais seulement dans un domaine de vision prioritaire. Deux capteurs d'humidité sont disposés verticalement sur l'axe de symétrie du vitrage, l'un, 5, au dessus de la bande résistante supérieure 2', l'altre, 6, au dessous de la bande résistante inférieure 2". Les capteurs consistent l'un et llau- tre en un réseau d'électrodes en forme de peignes imbriqués. L'un des peignes est relié directe.^enb au conducteur voisin, soit respectivement 2' pour le capteur 5 et 2'' pour le capteur 6 ; l'autre peigne possède un collecteur horizontal, soit 7 et 8 respectivement, relié par un conducteur vertical, soit 9 et 10 respectivesent, à l'une des deux bornes de connexion 11 et 12.La zone active des capteurs correspond aux deux régions dans lesquelles les électrodes sont imbriquées et est représentée par des pointillés sur les figures 2 et 3. Pour le capteur 5 la zone active se trouve à une distance A du conducteur supérieur 2', distance supérieure à la distance B qui sépare du conducteur inférieur 2" la zone active du capteur 6. lette différence corrige l'écart d'efficacité qui résulte de ce que l'ascension de l'air chauffé par le vitrage entraîne en général une élimination plus rapide de la buée au dessus de la bande résistante 2l qu'au dessous de la bande résistante 2''. Les capteurs o et 6, constitués de la même pâte que le réseau chauffant, sont imprimés et cuits en même temps que celui-ci. Le schéma électrique de la figure 4 montre la mise en oeuvre du dispositif Les deux capteurs 5 et 6 sont montés en parallèle sur un conducteur commun 15 auquel ils sont raccordés par l'intermédiaire de deux condensateurs 16 et 17 de façon à éliminer toute composante continue sur les électrodes ; en effet, toute dissymétrie du réseau chauffant est de nature à engendrer un courant d'équilibrage qui entraîne une polarisation des électrodes et peut conduire à un fonctionnement défectueux. Les capteurs sont alimentés sous une tension alternative, à une fréquence de l'ordre de 1000 Hz, par l'intermédiaire de l'oseiliateur 18 et forment avec la résistance 19 un diviseur de tension dont la tension de sortie est envoyée sur l'an- plificateur 20, le redresseur 21 et le trigger 22. Ce dernier étage permet de régler les deux seuils à partir desquels le courant de chauffage sera soit enclenché, soit déclenché. L'amplificateur 23 transmet au relais 24 un signal suffisant pour ouvrir, ou au contraire fermer, le contact 25 qui commande l'alimentation du réseau chauffant à partir de la batterie 26. REVEBDICATIOIssS 1. Vitrage à chauffage électrique destiné en particulier aux véhicules automobiles et muni a, sa surface d'électrodes servant de détecteur d'humidité pour commander le fonctionnement du chauffage, caractérisé en ce que ce détecteur est constitué de deux capteurs (5, 6) au moins, dont l'un est situé dans la zone supérieure et un autre dans la zone inférieure du vitrage. 2. Vitrage chauffant selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend deux capteurs (5, 6) constitués chacun d'un ensemble de deux électrodes en forme de peignes imbriqués, qui sont disposés verticalement l'un au dessus de l'autre. 3. Vitrage chauffant selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux capteurs (5, 6) sont situés sur l'axe de symétrie du vitrage (1). 4. Vitrage chauffant selon la- revendication 5, caractérisé en ce que le réseau chauffant est constitué de conducteurs horizontaux (2), le capteur supérieur (5) se trouvant à proximité du conducteur supérieur (2') et au dessus de celui-ci, le capteur inférieur (6) se trouvant à proximité du conducteur inférieur (2ri) et au dessous de celui-ci. 5. Vitrage chauffant selon la revendication 4, caractérisé en ce que la distance A séparant du conducteur supérieur (2') la zone active du capteur supérieur (5) est plus grande que la distance B séparant du conducteur inférieur (2") la zone active du capteur inférieur (6).