La présente invention se rapporte à une machine mobile de construction des voies ferrées, notamment une machine de bourrage, de nivellement et de dressage, comprenant un dispositif pour soulever et dresser latérale- ment une voie ferrée qui comprend un bâti porte-outils qui est relié à un organe de traction articulé au châssis de la machine, qui est déplaçable par l'intermédiaire de commandeshydrauliques de levage et de dressage articulées au bâti de la machine, sensiblement perpendiculairement au plan de la voie ferrée et transversalement à l'axe longitudinal de la machine, qui est déplaçable par l'intermédiaire de roues à boudin sur ladite voie ferrée, et enfin qui est équipée des outils de levage et de dressage. Une machine de bourrage, de nivellement et de dressage connue par le brevet français No. 2 164 161 comprend un- bâti de support en forme de poutre s'étendant transversale- ment au sens longitudinal de la machine qui est guidé sur la voie ferrée au moyen de deux roues à boudin disposées sur un axe commun et servant d'outil de dressage. Sur les deux roues à boudin sont respectivement prévus des crochets de levage montés mobiles en translation sur le bâti de support dans le sens de la hauteur, qui sont disposés respectivement en vis-à-vis en étant décalés de l'autre c'té du rail. Le bâti de support est relié à ses deux extrémités, par deux commandes de déplacement en hauteur et dans sa partie médiane, par deux commandes de dressage, au châssis de la machine. Chaque crochet de levage est d'autre part guidé en hauteur sur le bâti de support par l'intermédiaire d'un châssis intermédiaire et il peut ttre sollicité par une autre commande de levage0 Les deux roues à boudin sont également montées déplaçables dans un plan horizontal, latéralement, par l'intermédiaire de commandes à cylindre et piston, en direction des cttés - intérieurs des champignons des rails et viennent s'appuyer en vis-à-vis du bâti de support à l'aide de moyens formant ressorts. Le bâti de support comprenant les crochets de levage et les roues à boudin est articulé au châssis de lamachine au niveau de ses deux extrémités extérieures - par l'intermédiaire de commandes de déplacement.en direc- tion longitudinale et, en son milieu, il est relié par articulation au châssis de la machine, à un écartement fixe, par l'intermédiaire-d'une barre longitudinale servant d'organe de traction. Par cet agencement, le bâti de support en forme de poutre peut exécuter autour de son centre, de faibles déplacements en rotation autour d'un axe vertical pour pouvoir s'adapter à l'état respectif des rails. La construction de cet organe de levage et de dressage est cependant relativement compliquée et en raison des nombreux éléments constituants de cet agencement, qui est par ailleurs sujet aux défectuosités, le guidage du bâti de support sur la voie ferrée est insuffisant et n'assure pas toujours un contact total des outils de levage - et de dressage. Par ailleurs, en raison de ce logement en trois points du bâti de support qui est déterminé par les barres longitudinales et les commandes de déplacement en longueur, on ne peut obtenir dans les courbes un centrage automatique ni une orientation radiale précise du bâti de support en fonction de l'incurvation de la voie ferrée. Ceci doit être exécuté par le personnel de service - qui commandealbrs de manière correspondante les deux commandes de déplacement en direction longitudinale. Un autre inconvénient réside dans le décalement des roues à boudin servant d'outils de dressage par rapport au crochet de levage disposé en vis-à-vis dans le sens longitudinal de la machine puisque de cette façon1on constate des imprécisions dans le processus de dressage. D'une manière généraie, une telle construction ne comprenant qu'un bâti de support étroit en forme de poutre avec une seule paire de roues à boudin pour le guidage, en liaison avec une commande de déplacement en direction longitudinale arti- culée ou montée tournante par rapport au bâti de la machine, ne constitue qu'un ensemble peu satisfaisant n'assurant pas un guidage robuste et efficace des outils 2483481 - ni une application correcte de ces derniers. D'autre part, par la publication de la demande de brevet français No. 2 425 498, on connaît une machine de bourrage, de nivellement et de dressage qui comprend comme dispositif de soulèvement de la voie ferrée et de dressage de cette dernière, un bâti porte-outils qui est guidé sur la voie ferrée de manière précise par l'intermédiaire de deux paires de roues à boudin disposées à un certain écartement l'une de l'autre. La force de traction pour assurer le déplacement vers l'avant est transmise par l'intermédiaire d'un organe de traction relié par arti-- culation au châssis de la machine et disposé en amont dans le sens du travail, qui vient s'articuler par l'inter- médiaire d'un cardan au bâti porte-outils. Entre les deux paires de roues à boudin.on a disposé un crochet de levage monté pivotant autour d'un axe orienté dans le-sens longitudinal de la machine et réglable en hauteur destiné à venir s'appliquer contre la face extérieure des rails. Cette commande dedressage est articulée en biais par rapport au châssis de la machine dans la zone située au- dessus de l'axe de chaque paire de roues à boudin. Le bâti porte-outils est soulevé par l'intermédiaire de deux commandes de soulèvement articulées au châssis de la machine avec la voie ferrée qui est efficacement saisie par les- deux boudins des-roues à boudin et d'autre part par le crochet de levage disposé au milieu0 En raison de cet appui efficace en trois points et du montage pivotant du crochet de levage, cette machine de construction des voies ferrées convient particulièrement au soulèvement d'aiguillages ou d'intersections de voies ferrées dont le poids est particulièrement élevé0 Par la publication de la demande de brevet français No. 2 314,968 on connait une machine de construction des voies ferrées du type précité. Pour soulever et dresser la voie ferrée, on a respectivement prévu pour chaque file de rails deux dispositifs de levage et de dressage séparés l'un de l'autre et articulés au châssisde la machine surt. un côté par l'intermédiaire de colonnes de guidage. A - l 'extrémité d'un brasen porte-à-faux, on a prévu un support d'outils monté tournant suivant un axe orienté verticale- ment par rapport au plan de la voie ferrée qui comprend à ses extrémités respectivement un outil de levage prévu pour venir s'appliquer contre la face extérieure du rail et entre ses deux extrémités, deux roues à double boudin. Au milieu au-dessus du porte-outils, sur le bras à porte- à-faux du dispositif de levage et de dressage, on a disposé une commande de soulèvement articulée au châssis de la machine. Lorsqu'un seul outil de levage est en prise avec un rail ou lorsque les conditions de préhension ne sont pas équivalentes pour les deux outils de levage appliqués contre. les rails, des moments de rotation très importants peuvent s'appliquer au porte-outils si bien qu'il est nécessaire de prévoir un dispositif de levage fortement dimensionné. La présente invention a pour but de créer une machine de construction des voies ferrées -du type précité compre- nant un dispositif de levage et de dressage d'une structure simple, pouvant être guidée de manière précise dans toutes ses applications sur la voie ferrée et assurant la prise efficace et dans une position stable de la voie ferrée à l'aide de ses outils de levage. Conformément à l'invention, ce but est obtenu de manière surprenante, par le fait que le bâti porte-outils réglable en hauteur, guidé sur la voie ferrée et comprenant pour chaque rail deux outils de levage disposés l'un derrière l'autre à un certain écartement est configuré avec l'organe detraction sous forme d'un support d'outils rigide qui est monté pivotant en toute direction sur le châssis de la machine par sa première extrémité libre, notamment par l'intermédiaire d'une articulation à cardan et par son autre extrémité, par l'intermédiaire de la commande de levage formée d'au moins un ensemble à cylindre et piston associé à-chaque rail et articulé au bâti de la machine également à l'aide d'une articulation à cardan. 2483481 Entre les deux paires d'outils de levage on a simplement disposé une paire de roues à boudin montée sur un axe commun. Par la suspension articulée bilatéralement du porte- outils sur le châssis de la machine, on réalise un agencement de porteoutils particulièrement stable étant donné que le support d'outils peut 'être guidé avec précision et s'adapter par ses outils, pratiquement à tous les emplace- ments de la voie ferrée, même délicats. En utilisant uniquement une paire de roues à boudinon assure le centrage automatique mais également le dressage en direc- tion radiale d'une courbe de voie ferrée si bien que pour les outils de levage qui sont en prise avec le rail, les mêmes conditions de prise sont toujours données. Lorsqu'on utilise deux outils de levage par rail, même en cas de conditiorsde préhension différente ou lorsqu'un seul des deux outils de levage est en prise, toute transmission de couples de rotation au porte-outils est exclue puisque les outils de levage sont disposés à l'intérieur des extrémités du porte-outils qui sont. articulées au chassis de la machine. Suivant une caractéristique préférée de la présente invention, le porteoutils est réalisé à la manière d'un avant-train avec l'organe de traction disposé sensible- ment au milieu de la machine et s'étendant dans le sens longitudinal de cette dernière, dont l'extrémité libre est reliée rigidement d'une part à l'articulation à cardan prévue sur lechâssis de la machine et pivotante en toute direction et d'autre part à la partie avant du support d'outils qui porte les outils. Cette configuration simple- et robuste permet une construction particulièrement peu encombrante tout en offrant la solidité nécessaire. Ure autre possibilité de configuration de l'invention réside dans le fait que l'outil de levage arrière dans le sens du travail est monté sur le porte-outils sensiblement sur la ligne longitudinale médiane de la commande de levage. Ainsi, pour la commande de levage, on réalise l'agencement le plus avantageux pour le porte-outils sans qu'il n'y ait aucun risque de contrainte en flexion du porte-outils. Un second outil de levage qui peut le cas échéant être prévu pour le même rail>peut être amené en prise avec le rail à titre de sécurité ou n'être utilisé que lorsque les joints des rails sont encore éclissés. Dans le cadre de la présente invention, il est d'autre part possible que la roue à boudin servant d'outil de dressage soit disposée de manière immédiatement adjacente à l'outil de levage arrière dans le sens du travail. De cette façon, les différentes hauteurs qui résultent de la retenue bilatérale de lavoie ferrée par l'outil de levage et par la roue à boudin qui entrat-nt les contraintes en flexion superflues du porte-outils, peuvent être supprimées, notamment au niveau des aiguillages qui compor- tent des pièces relativement lourdes, seul l'outil de levage arrière étant utilisé dans ce cas. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est avantageux que les outils de levage ne soient formés que de releveurs à rouleaux pouvant être appliqués et déplacés contre l'arete extérieure des rails et montés - pivotants à l'intérieur et à l'extérieur, sur le porte- outils, respectivement par l'intermédiaire d'une commande hydraulique. La configuration des releveurs à rouleaux qui permet une prise en continue des rails assure, en liaison avec la suspension articulée spéciale du porte- outils rigide au niveau de ses deux extrémités, une très grande précision de manoeuvre en offrant un grand rende- ment. Un autre mode de réalisation avantageux de l'invention réside dans le fait qu'avantageusement la paire d'outils de levage avant dans le sens du travail est forméede - releveurs à rouleaux tandis que la paire d'outils de levage arrière est formée de crochets de levage réglables en hauteur. Lorsqu'on utilise un outil de levage supplémentaire, ce dernier peut servir, par exemple lorsqu'on travaille sur -6 7 2483481 une couche de ballast fortement encrassée, notamment dans les aiguillages, d'appui supplémentaire à l'outil avant. D'autre part, à l'aide du crochet de levage, on peut assurer une préhension directe contre les joints de rail comportant encore leurs éclisses ou en dessous de ces derniers. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, les commandes hydrauliques des outils de levage peuvent être commandées indépendamment les unes des autres. Lorsque des obstacles apparaissent sur les rails, en utilisant deux paires d'outils de levage, on peut exécuter une préhension en continue de la voie ferrée et l'on peut réaliser d'autre part une utilisation en continue avec un seul des outils de levage en conservant toute la précision nécessaire. Une autre caractéristique de l'invention se caractérise en ce que le châssis de la machine, vu de dessus, est formé essentiellement d'un chassis rectangulaire contenant tous les organes de travail, les délimitations latérales des organes de bourrage s'étendant, notamment au niveau des outils de bourrage, jusqu'en dessous des délimitations extérieures dudit chassis. Avec un tel châssis s'étendant sensiblement dans un seul plan, on peut satisfaire, avec une construction simple, toutes les exigences imposées à un véhicule régulier au point de vue de sa résistance. En outre, les organes disposés sur la machine sont mieux protégés de l'extérieur des effets mécaniques0 Enfin, une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que les organes de bourrage disposés à l'intérieur du bâti de la machine comprennent respective- ment deux outils de bourrage en forme de fourche articulés de manière pivotante dans le sens longitudinal de la- machine sur un corps de support monté mobile en transla- tion en direction verticale par l'intermédiaire de colonnes de guidage, ces outils de bourrage se divisant à la, manière d'une fourche en dessous de l'axe de pivotement transversalement au sens longitudinal de la machine et - symétriquement par rapport au plan de symétrie des rails, la partie de fourche extérieure 'étant recouverte par le châssis de la machine. On obtient ainsi une construction particulièrement simple avec les organes de bourrage et de déplacement vertical ou le-déplacement en hauteur de l'organe de bourrage avec les parties en forme de-fourche peut s'effectuer directement en dessous du châssis de la machine sans rencontrer d'obstacles. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de -celle-ci apparaltront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant plusieurs modes de réali;sUon de l'invention et dans lesquels: - la figure 1 est une vue de coté d'une machine de bourrage, de nivellement et de dressage conforme à l'invention; - - la figure 2 est une vue de dessus de cette machine dam une représentation schématique partielle; - la figure 3 est une coupe transversale de la figure 1, suivant la ligne III-III; - les figures 4 et 5 illustrent différentes variantes de réalisation des outils de la machine conforme à l'invention; et - la figure 6 est une vue transversale suivant la ligne VI-VI de la figure r. La machine 1 de bourrage des voies ferrées représentée à la figure 1 comprend un châssis de machine 3 reposant sur deux mécanismes de déplacement 2. Une commande d'entraînement 4 agit sur les mécanismes de déplacement 2 ainsi que sur un autre ensemble 5 servant à l'Simentation en fluide de pression et en courant. Dans la zone d'extré- mité arrière du châssis 3 de la machine, par rapport au sens de travail indiqué par la flèche 6 sur le dessin, on a prévu une cabine d'opérateur 7 comprenant les disposi- tifs de commande et de contrble 8 des outils et des commandes de travail et de déplacement. Les mécanismes de déplacement 2 sont guidés sur les rails 10 fixés aux traverses 9. Entre le mécanisme de déplacement 2, respective- ment au-dessus de chaque rail 10, on a prévu un organe de bourrage 12 réglable en hauteur le long de colonnesde guidage vertical 11 et en avant dans le sens du travail, un porte-outils 13 prévu pour les dispositifs de levage et de dressage, l'organe de bourrage 12 ainsi que le porte-outils 13 étant reliésau châssis 3 de la machine. Le porte-outils 13 est formé d'un bâti porte-outils 14 et d'un organe de traction 15 relié rigidement au précé- dent et il est relié, par son extrémité avant dans le sens du travail, par l'intermédiaire d'articulations à cardan 16 et par son extrémité arrière, à l'aide d'une articulation à cardan 17, par l'intermédiaire de commandes de levage 18, au châssis 3 de la machine. En dessous de chaque commandede levage 18 disposée au-dessus des rails et dans la partie médiane du porte-outils 13, on a prévu des outils de levage 19 ou 20 pouvant ttre appliqués contre la face extérieure des rails qui sont montés pivotants sur le bâti porte-outils 14 dans un plan s'étendant transversalement au sens longitudinal de la machine. Entre lesoutils de levage 19, 20, immédiatement à la suite de l'outil de levage 19 qui se trouve en prolon- gement de la commande de levage 18, on a monté pour chacun des rails 10. sur le bâti porte-outils 14, une roue à boudin 21. Entre l'organe debourrage 12 et le support d'outils rigide 13 du dispositif de levage et de dressage est monté pour chacun des rails 10, une tigè d'enlèvement- 22 montée mobiL- en direction verticale faisant partie d'un dispositif de nivellement 23 qui est amené au contact de la surface de roulement des rails 10 par l'intermédiaire d'un galet. A l'autre extrémité de la tige 22,on a prévu un potentiomètre-servant d'indicateur proportionnel 24 qui est au contact d'une droite de référence formée d'un câble tendu 25 et commande, par l'intermédiaire d'un dispositif de commande et de contrtle 8, les commandes de soulèvement 180 D'une part sur le châssis porteoutils 14 et d'autre part sur l'outil de levage 19, sont articulées des commandes hydrauliques 26 qui sont reliées à l'organe 5 d'alimentation en fluide de pression ainsi qu' au dispositif de commande et de contrôle 8, par l'intermédiaire de conduites de fluide hydraulique 27 représentées en tirets. Le châssis de machine 3 représenté à la figure 2 est formé de deux longerons 28 s'étendant dans le sens longitudinal de la machine et respectivement aux extrémités de ces derniers,.de traverses 29 qui relient les longe- rons 28 entre eux. Le chèssis de machine 3 ainsi formé s'étend dans un plan et contient tous les dispositifs faisant partie de la machine de bourrage 1 y compris les organes de bourrage 12 et le porte-outils 13. Au niveau du porte-outils 13, dans le plan axial vertical des roues à boudin 21, la tige de piston d'.une commande de dressage - - hydraulique 30 est articulée au bâti porte-outils 14 tandis que l'autre extrémité de la commande 30 est articulée pour sa part au chassis 3 de la machine. Les outils de levage 19, 20 sont en prise avec les rails 10 à l'exception de l'outil de levage avant gauche dans le sens du travail, qui est en position de pivotement à l'extérieur. Les points d'articulation 31 des commandes de levage 18 soulevant le porte-outils 13 se trouvent respectivement sur le bâti porte-outils 14 au-dessus des outils de levage arrière. Les -outils de bourrage 30 avec leur pioche 32 de piquage pénétrant dans le ballast de chaque coté des traverses 9, sont simplement représentés de manière schématique. Aux deux longerons 28 représentés à la figure 3 et formés d'une poutre en double T sont reliées d'autre part des traverses 33, les -deux commandes de soulèvement 18 étant articulées par l'intermédiaire d'un cardan 17 à la traverse supérieure tandis que la commande de dressage 30 est pour sa part articulée par l'intermédiaire d'une bride à la traverse inférieure 33. La traverse supérieure 33 est formée de deux poutres en U reliées l'une à l'autre par l'inter- médiaire de plaques 34 et de boulons 35 et disposées par- Il11 - 2483481 faitement symétriquement. Le-boulon 35 constitue-une partie de l'articulation à cardan 170 Le porte-outils 13 articulé par l'articulation à cardan 16 d'une part et d'autre part à l'aide des commandes de soulèvement 18 par l'intermédiadre de l'emplacement d'articulation 31 au béâti de la machine 3, est guidé sur les rails 10 à l'aide des roues à boudin 21 montées au moyen de demi-essieux 36 sur le bâti porte-outils 140 Comme partie du porte-outils 13 situéele plus en avant du dessin, on remarque les deux outils de levage 19 qui sont les outils arrière dans.le sens du travail, l'outil de levage de gauche 19, à la figure 3, qui est suivi de l'outil de levage 20, étant- représenté en position de pivotement à l'extérieur. Ces outils sont formés d'un levier 37 monté pivotant d'un coté le long d'un axe s'étendant dans le sens longitudinal de la machine à l'extrémité avant duquel est monté tournant un releveur à rouleaux 38 destiné à venir s'appliquer contre les flancs du champignon des rails. Les leviers - d'outils 37 sont commandés à distance par l'intermédiaire des commandes hydrauliques 26 et peuvent pivoter indépendam- ment l'un de l'autre. Les lignes d'amenée hydrauliques 27 ne sont indiquées que schématiquement, comme toutes les autres commandes hydrauliques, Aux figures 4 et 5, on a représenté d'autres exemples de réalisation d'un outil de levage 19, 20. A la figure 4, on a représenté un outil-champignon de levage 39 monté tournant et à la -fgure 5 un crochet de levage 40- qui peut venir s'appliquer contre le cété extérieur du champignon du rail ou contre le pied du rail. Ces outils de levage 39, 40 sont avantageusement utilisés avec les roues à boudin 21, dans les aiguillages, avec un porte-outils du type qui vient d'être décrit. A la figure 6, on a représenté des organes de bourrage 12 disposés respectivement au-dessus d'un rail 10 et pouvant être déplacés en translation verticale par l'inter- médiaire de cylindres hydrauliques 410 Ces outils sont formés de pioches de bourrage 42 qui sont montées pivotantes dans le sens longitudinal de la machine, autour d'un axe de pivotement 44, sur un corps de support 43 déplaçable à l'aide des colonnes de guidage Il illustrées à la figure 1. Sur des parties en forme de fourche 45 des outils 42, qui s'étendent transversalement au sens longitudinal de la machine, sont montées de chaque côté des rails 10, les pioches de bourrage 32. La partie de fourche. respecti- vement extérieure 45 s'étend jusqu'à la ligne de délimita- tion extérieure du longeron 28 et est couverte par ce dernier. De cette façon, en dépit du chAssis 3 de la machine qui s'étend dans un plan, les organes de bourrage 12 peuvent être soulevés jusqu'au-dessus du plan de la voie ferrée si bien que la dimension de -levage nécessaire au déplacement en hauteur des outils de bourrage n'est en aucune façon gênée. - On va maintenant expliquer Le fonctionnement de la machine de bourrage, de nivellement et de dressage des voies ferrées à l'aide de la machine de bourrage de portiornde voie ferrée illustrée aux figures 1 à 3. Dès que les commandes hydrauliques 26 ont été actionnées à partir de la cabine de commande 7 et par conséquent dès que les outils de levage 19, 20 ont été appliqués respectivement contre la face extérieure des rails 10, la voie ferrée est maintenue en assemblage de force avec le porte- outils 135avec les boudins des roues à boudin 21 qui s'appliquent sur le cété intérieur des rails. En fonction de la différence de hauteur- affichée par la tige de relèvement 22 et l'indicateur proportionnel 24 par rapport au câble 25 servant de droite de référence, les-deux commandes de soulèvement 18 sont ensuite alimen- tées en fluide hydraulique, ce qui entraîne le soulèvement du porteoutils 13 et de la voie ferrée reliée à ce dernier par l'intermédiaire des outils de levage 19, 20 jusqu'à ce que la différence de hauteur affichée soit compensée et que l'indicateur proportionnel 24 interrompe l'alimentation en fluide hydraulique. La voie ferrée qui est alors soulevée de la couche de ballast au niveau du porte-outils 13 et de l'organe de bourrage 12 est fixée dans sa position soulevée par les outils de bourrage et par le relèvement et le compactage ainsi produits du ballast. Dès que le travail de bourrage est terminé et que l'organe de bourrage 12 est arrêté, les commandes de levage 18 sont rendues sans pression par le dispositif de contrble et de commande 8 et la machine 1 est acheminée avec l'organe de bourrage 12 vers la traverse 9 suivante. Pendant cette progression vers l'avant de la machine de bourrage 1, les outils de levage 19, 20 restent en prise avec le rail 10. Dès que l'organe de bourrage 12 est postionné au-dessus de la traverse 9 dont le dessous doit être bourré, le processus de levage qui. vient d'être décrit se répète. Lorsqu'on atteint une jonction de joint de rails comportant des éclisses, la paire d'outils de levage avant 20 est amenée à pivoter à l'extérieur par l'inter- médiaire des commandes hydrauliques 26 et la paire d'outils de levage arrière 19 assure le soulèvement de la voie ferrée. Lorsque la paire d'outils de levage.arrière a été entraînée en pivotement à l'extérieur au niveau du joint entre les rails, la paire d'outils de levage avant 20 peut ttre ramenée en prise avec le rail 10. Ainsi, le rail 10 peut 'être retenu en continu pendant toute opéra - tion de bourrage de.la machine 1 par les outils de levage 19, 20 et il peut ttre soulevé à chaque instant pendant l'opération de bourrage. Grtkce au porte-outils rigide 13 en liaison avec l'articulation unilatérale sur le chàssis de la machine, indépendamment du fait qu'un seul ou que les deux outils de levage 19, 20 soient en prise avec un rail, on peut obtenir une application précise.et à plat des outils de levage et de dressage. D'autre part, la nature des outils de levage, qu'il s'agisse de releveurs à rouleaux ou d'outils-champignons i levage 39 utilisés au niveau des aiguillages ou encore de crochets de levage , n'influence pas l'importante stabilité obtenue par la suspension particulière du porte-outils. 1 3 14 2483481 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. 2483481 R E V E N D I C A T I 0 N S Machine mobile de construction des voies ferrées, notamment machine de bourrage, de nivellement et de dressage comprenant un dispositif pour soulever et dresser latéralement une voie ferrée, qui comprend un châssis porte-outils déplaçable par l'intermédiaire de commandes de dressage et de levage hydrauliques articulées au châssis de la machine, sensiblement perpendiculairement au plan de la voie ferrée et transversalement à l'axe de la machine, qui est déplaçable sur la voie ferrée à l'aide de roues à boudin, qui est équipée d'outils de dressage et de levage et qui enfin est reliée à un organe de traction articulé au châssis de la machine, caractérisée en ce que le bâti porte- outils (14) réglable en hauteur et guidé sur la voie ferrée, comprenant pour chacun des rails (10) deux outils de levage (19, 20) et disposés,à un certain écarte- ment l'un derrière l'autre, est réalisé avec l'organe de traction sous forme d'un porte-outils rigide (13) qui est articulé de manière pivotante en toute direction au châssis (3) de la machine,par son extrémité libre, par l'intermédiaire d'une articulation à cardan (16) et par son autre extrémité, par l'intermédiaire de la commande de levage (18) qui est formée d'au moins un ensemble hydrau- lique àcylindre et piston associé à chacun des rails et relié par une. articulation à cardan (17) au châssis de la machine (3), et en ce qu'entre les deux paires d'outils-- de levage (19, 20), on a prévu uniquement une paire de roues à boudin (21) montée sur un axe commun. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le porteoutils (13) est réalisé,avec l'organe de traction (15) s'étendant dans le sens longitudinal de la machine et prévu avantageusement au milieu de cette dernière, sous forme d'un avant-train dont l'extrémité libre est reliée rigidement d'une part à l'articulation à cardan (16) susceptible de pivoter en toute direction et prévue sur le châssis (3) de la machine et d'autre part à la partie avant du porte-outils (13) qui porte les outils de levage (19, 20) 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'outil de-levage (19) arrière par rapport au sens de travail est monté sensiblement sur la ligne médiane longitudinale de la commande de levage (18) sur le porte-outils (13)o 4 Machine selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la roue à boudin (21) servant simultanément d'outil de dressage est disposée à proximité immédiate de l'outil de levage (19) arrière par rapport au sens de travail. Machine selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les outils de levage (19, 20) sont essentiellement formés de releveurs à rouleaux(38) qui peuvent être appliqués et déplacés le long de l'artte extérieure des rails et qui sont montés respectivement pivotants vers l'intérieur ou vers l'extérieur sur le porte-outils (13) par l'intermédiaire d'une commande hydraulique (26). 6. Machine selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la paire d'outils de levage (19) avant dans le sens du travail est formée de releveurs à rouleaux (38) tandis que la paire d'outils de levage arrière (20) est formée de crochets de levage (40) ou d'outils-champignons de levage (39) réglables en hauteur. 7. Machine selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les commandes hydrauliques (26) des outils de levage (19, 20) peuvent être commandées respectivement indépendamment les unes des autres. 8. Machine mobile de bourrage, de nivellement et de dressage selon l'une des revendications 1 à 7, comprenant au moins un organe de bourrage réglable en hauteur sur le châssis de la machine et prévu pour chacun des rails, caractérisée en ce que-le châssis de la machine (3), en vue de dessus, est formé d'un chassis rectangulaire recevant tous les organes de travail, les délimitations 16 - 17 2483481 latérales des organes de bourrage, plus particulièrement au niveau des outils de bourrage, s'étendant jusqu'en dessous des délimitations extérieures dudit châssis. 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les organes de bourrage disposés à l'intérieur du châssis (3) de la machine comprennent respectivement deux outils de bourrage en forme de fourche (42) articulés de manière pivotante dans le sens longitudinal de la machine sur un corps de support (43) monté mobile en translation verticale par l'intermédiaire de colonnes de guidage (11) et en ce que lesdits outils de bourrage en forme de fourche (42) sont divisés à la manière d'une fourche en dessous de l'axe de pivotement (44) transversale- ment au sens longitudinal de la machine et symétriquement au plan de symétrie des rails, la partie externe de la fourche (45) étant surmontée par le ch.ssis (3) de la machine.