Les récipients à aérosols sont largement utilisés pour conditionner et vendre un grand nombre de produits. Ils sont en tale d'acier, de façon à résister à une très forte pression et sont en général cylindriques et comportent une soudure axiale sur un c8té, ainsi que des soudures qui relient la paroi cylin- drique à un haut et à un fond. Leur surface est étamée, de ma- nière à empêcher ltacier de rouiller. Le produit sous pression est distribue au moyen dtune valve, qui est d'habitude montée à la partie supérieure du récipient. Ces récipients sont normalement décorés au moyen d'un revêtement laqué, émaillé, verni, etc., qui protège le métal de la détérioration et contient des renseignements permettant dtiden- tifier le produit. Dans la plupart des cas, le nom de ce produit, une description, un mode dtemploi et d'autres renseignements ou motifs y sont imprimés en fonction des besoins de ltutilisateur, cette impression étant recouverte d'un vernis transparent. lorsque le récipient a été imprimé, il acquiert une identité qui nrest utile qurau client auquel il est destiné, bien que par lui-même il soit utilisable pour d'autres applications. Dans une fabrication en série, les défauts drimpression produisent souvent un nombre excessif de récipients invendables. étant donné que le prix de revient de ces récipients est élevé, il est désirable de concevoir un procédé drenlèvement de ltim pression, de manière à permettre de se servir desdits récipients pour dtautres usages. Pour modifier leur identité, il est possible de poser sur leur surface cylindrique une étiquette cachant ltimpression originale et permettant de les utiliser pour un produit différent. Mais ce processus peut être dangereux, parce que ltétiquette est généralement fixée au moyen d'une quantité très faible dtadhésif et est susceptible de se détacher. Si par exemple une étiquette convertit en récipient pour peinture un récipient imprimé destiné à contenir une laque pour cheveux ou un déodorant et que cette étiquette est ensuite enlevée accidentellement, ce récipient devient dangereux, parce que ltacheteur risque d:utiliser sans défiance cette peinture comme laque ou comme déodorant. I1 n'est pas possible dtutiliser des solvants pour reti re l'impression, parce que les vernis utilisés pour la recou vrir sont à base de silicones ou de résines époxydes et résis tent à la plupart des solvants courants. Les solvants présentent d'autres inconvénients, par exemple ils risquent de contaminer l'intérieur des récipients, il est difficile de se débarrasser des r6sidus, les solvants volatils sont malsains et dangereux, et leur prix est élevé. La présente invention concerne un procédé et un appareil destinés à permettre de retirer complètement et à bon marché le décor de la surface cylindrique d'un récipient, si bien qutil est possible de se servir de celui-ci pour un autre usage sans risque de confusion. Conformément à ce procédé, on amollit d'abord l'impression en chauffant- rapidement et uniformément la surface cylindrique, puis on brosse cette dernière. I1 est alors possible d'utiliser les récipients pour toute application désirée en y posant une étiquette. Le procédé permet de retirer complètement l'impression sans endommager les soudures ou 12 étamage. L'appareil selon l'invention comprend un dispositif destiné à faire passer les récipients couchés dans une zone de chauffage, de préférence dans une bobine de chauffage par induction, et un mécanisme destiné à les faire passer entre une brosse rotative et un support, de sorte qu'ils sont brossés pendant qu'ils tournent l'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins amiexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation schématique d'un appareil selon 11 invention la figure 2 est une coupe transversale par la ligne 2-2 de la figure 1 la figure 2a est une coupe transversale par la ligne 2a-2a de la figure 1 la figure 3 est une élévation schématique d'une autre forme de réalisation de l'Invention ; la figure 4 est une coupe transversale par la ligne 4-4 de la figure 3 la figure 5 est une perspective schématique d'une variante de réalisation ; vt la figure 6 est une coupe transversale par la ligne 6-6 de la figure 5. Les figures 1 et 2 représentent la forme de réalisation préférée d'un appareil destiné à retirer l'impression de la surface cylindrique 10 d'un récipient 12 pour aérosol comportant le d8me usuel 14 à valve 16. Il doit être entendu cependant que cet appareil est capable de retirer la peinture, l'émail, le vernis ou tout autre produit dtun objet cylindrique de longueur quelconque. Il comprend un mécanisme transporteur destiné à faire avancer en ligne les objets couchés, un organe destiné à chauffer la surface de ces objets de façon à ramollir l'impression qutelle porte, et des organes abrasifs pouvant venir -en contact avec cette surface chaude de manière à en retirer cette impression. Le mécanisme transporteur 18 se compose de préférence de deux -arbres parallèles 20 et 22, dont l'un est entratné, et qui portent chacun deux poulies 24 et 26, respectivement. Les poulies 24 sont dans l'alignement des poulies 26 correspondantes et deux courroies parallèles 28 et 30, tendues entre elles, forment un support mobile pratiquement horizontal sur lequel les récipients peuvent avancer en ligne, couchés, dans le -sens indiqué par les flèches de la figure 1. La distance qui sépare les courroies, lesquelles sont par exemple en caoutchouc armé, est plus faible que le diamètre de ces récipients, si bien que ceus-ei se logent entre les brins supérieurs, comme le représente la figure 2. Lut organe de chauffage est de préférence une bobine dtin- duction 32 dont le diamètre est assez grand pour que les courroies et les récipients puissent y passer. Cette bobine, qui est classique, est composée d'un tube de cuivre dans lequel de l'eau froide circule et qui est relié à une source de courant haute fréquence. Les courants de Foucault induits par le champ haute fréquence qui entoure ladite bobine chauffent les récipients pendant qu'ils y passent.La bobine a une longueur suf fi-oeate pour chauffer uniformément et rapidement ces récipients, parce que leur durée de passage dans cette bobine doit représister une fraction de seconde pour qutil soit possible d'en tratter efficacement un grand nombre. Dans la forme de réalisa tion de la figure 1, elle est alimentée en permanence pendant que les récipients y passent successivement. La température à laquelle ces récipients sont portés est importante et il faut la régler en déterminant la longueur de la bobine, le nombre de ses spires, l'écartement de ces dernières, et la vitesse des courroies transporteuses. Elle doit entre suffisamment élevée pour amollir le revêtement des récipients, mais être inférieure au point de fusion de la soudure latérale. Si elle est trop élevée, elle peut -provoquer une fuite ou une rupture de récipients et le brûler ou fondre son revêtement d'étain. De façon générale, les conditions voulues sont obtenues si les récipients sont chauffés à une température comprise entre environ 170 et 2000C, bien qu'avec certains récipients, il soit pos- sible d'attendre 230 C environ Le dispositif d'abrasion se compose d'un mécanisme trans porteur qui coopere avec le premier et d'une ou plusieurs brosses cylindriques pouvant venir en contact avec la surface cylin- drique des. récipients Comme le représentent les figures 1 et 2a, une roue à channe 34, dont le diamètre est inférieur à celui des poulies 26, est montée entre ces dernières et une seconde roue à chaîne 36, entraidée, est montée sur un arbre 38, parallèle à ltarbre 24.Une chaîne 40, à taquets 42, passant sur ces roues qui lten- traînemt, est disposée entre deux tiges fixes 44 parallèles, situés dans le plan du brin supérieur du transporteur 18, à la sortie de celui-ci Ces tiges sont écartées d'une distance inférieure au diamètre des récipients -12, de manière à soutenir ces derniers pendant qu'ils sont brossés. Lorsque les récipients quittent le- transporteur 18,-:ils passent sur ces tiges 44, puis sont saisis par un taquet 42 de la channe 40,ces taquets étant assez longs pour dépasser lesdites tiges et venir stappliquer contre un épaulement de ces récipients, situé entre leur dEme 14 et leur face cylindrique lO. Ils poussent les récipients sur les tiges et les amènent successivement en contact avec des brosses rotatives 46, qui peuvent gtre montées sur un même arbre 48. Ces brosses sont de préférence composées de fils métalliques et forment des disques dont l'ensemble est plus long que les récipients. I1 est préférable qu'elles soient étroites ? parce qutalors elles tendent mieux à se conformer au contour instantané des récipients et s'adaptent mieux aux irrégularités éventuelles de la surface de ces derniers. Bien que des brosses en fils métalliques d'environ 0,15 mm de diamètre soient préférées, il est possible d'utiliser des fils d'autres grosseurs et d2autres matières, telles que le "Nylon". L'arbre 48 est de préférence réglable et disposé au-dessus de la channe 40 à une distance suffisante pour que les brosses successives viennent en contact avec les récipients qui avancent entre les tiges 44.Son axe se trouve dans le plan vertical de celui de ces récipients, de manière que ceux-ci soient maintenus entre ces tiges sans se déplacer d'un côté ou de l'autre. Lorsque les récipients viennent en contact avec les brosses, celles-ci les font tourner sur leur axe, ce qui présente toute leur surface cylindrique à ces brosses. Bien que les récipients puissent avancer dans l'appareil en se touchant, il a été constaté qutil est préférable de les faire passer dans la bobine 32 légèrement écartés, dtau moins 25 mm par exemple, ce qui. augmente l'efficacité et l'uniformité du chauffage. I1 a été constaté que, lorsqutils se touchent, leurs extrémités ne sont pas chauffées suffisamment- et- qu'il y subsiste des traces de 12 impression. Un dispositif d'alimentation, représenté à gauche sur la figure 1, amène successivement et régulièrement les récipients sur le transporteur à courroies. Un poussoir, qui est un vérin -50 monté sur un support 52, comporte une tige 54 dont la toute 56 vient en contact avec le haut 14 ou la valve 16 de ces récipients. Le support 52 porte deux barrettes 58, parallèles entre elles et à la tige 54, disposées dans le prolongement du brin supérieur des courroies du transporteur 18 et destinées à soutenir les récipients entre le poussoir et ce transporteur. Un distributeur (non representé) actionne de préférence le vérin 50 à intervalles réguliers, de manière à pousser successivement les récipients sur le transporteur. Un mécanisme de chargement 60 est composé d'une rampe ou d'un mécanisme dtalimentation pas à pas qui est relié au support 52 en avant de la t8te 56 et qui amène successivement les récipients sur les barrettes 58. Les récipients avancent pratiquement en ligne droite, du poussoir à ltorgane de chauffage, puis aux brosses, à une certaine distance les uns des autres, leur dôme 14 étant tourné vers l'arrière de façon que les taquets 42 viennent sty appliquer correetement.La bobine 32 est alimentée continuellement et, lorsque les récipients y parviennent, ils sont rapidement chauffés, Si bien que l'impression de leur surface cylindrique est ramollie. Puis ces récipients passent sous les brosses 46, qui en enlèvent mécaniquement l'impression pendant qutils avancent en tournant sur les tiges 44. Puis ils peuvent etre emportés, retournés et débarrassés des poussières par un jet d'air comprimé. Ensuite, ils sont rendus utilisables par pose dtune étiquette sur leur surface cylindrique. La version de l'invention représentée sur les figures 3 et 4 permet de nettoyer des récipients contigus. Deux supports 62 passent dans une bobine d'induction 66 et sous des brosses 68. Un poussoir 74 de la tige 72 d'un vérin 70 vient s'appliquer contre le fond des récipients 60, qutune trémie par exemple dépose horizontalement sur ces supports. Ces récipients sont poussés accolés dans la bobine, de manière à être chauffés, puis sous les brosses 68, qui les font tourner et en enlèvent ltim- pression. La bobine 66 est conformée de manière particulière, de façon à chauffer uniformément des récipients accolés6 Le vérin fait avancer ceux-ci pas à pas sur les supports 62. Dans les zones qui correspondent aux extrémités de ces récipients, la bobine comporte des spires plus nombreuses et plus serrées que dans les zones du milieu, de façon à créer plus de chaleur. Cette bobine est assez longue pour contenir an moins deux relié pients, et de préférence trois, de sorte que ses parties successives chauffent progressivement ces récipients pendant outils avancent pas à pas, chacun poussant celui qui le precede. Dans cette forme de réalisation, la bobine ntest pas alimentée constamment, mais en synchronisme avec l'avance des récipients, ou à chaque pas de ces récipients. De la sorte, ceus-ci atteignent progressivement la température et ils sont chauffés régulièrement, bien qu'ils soient contigus. Les figures 5 et 6 représentent un mode de chauffage différent. Les récipients 80 glissent sur des barrettes parallèles 82 et 84 sous la commande d'une channe 86 à taquets 88 venant pousser ces récipients. La partie initiale de ces barrettes et de cette channe est entourée au moins partiellement par la paroi 90 d'un four qui contient des résistances chauffantes 92, parallèles auxdites barrettes. Ces résistances chauffent le four, et donc les récipients. Comme précédemment, l'extrémité du transporteur est équipée de brosses 94, entraînées par un moteur 96. Les tiges 82 et 84 tournent sur leur axe. Lorsque les brosses viennent en contact avec les récipients, ces barrettes tournent, ce qui fait tourner les récipients qui se trouvent dans le four de façon à les chauffer uniformément. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent Qtre apportées au procédé et à l'appareil décrits sans sortir du cadre de ltinvention. RE\TENDICATIONS 1. Procédé d'enlèvement en continu d'un décor organique durci de la surface d'un objet métallique, caractérisé par le fait que lton fait avancer les objets en mettant lueur surface décorde en évidence, on porte cette surface à une température suffisante pour ramollir le décor pendant que les objets avancent, et on enlève ce décor en le brossant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lton chauffe les objets au moyen d'une bobine dtinduction pendant qutils avancent sur un transporteur non conducteur. 3. Procédé d'enlèvement d'un décor imprimé de la surface cylindrique dtun récipient, sans mettre ce dernier en contact avec un solvant, caractérisé par le fait que l'on porte d'abord cette surface à une température suffisante pour ramollir le décor, puis on brosse ladite surface de manière à en retirer ce décor ramolli. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on fait tourner les récipients sur leur axe pendant qu'ils sont brossés. 5. Procédé-selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on porte les récipients à une température comprise entre environ 170 et 2300C. 6.~Appareil destiné à enlever un décor imprimé de la surface cylindrique d'un récipient, caractérisé par le fait qu'il se compose d'un transporteur, qui est destiné à faire avancer axialement le récipient, d'un organe de chauffage destiné à porter uniformément ce récipient, pendant coutil avance, à une température suffisante pour ramollir le décor sans nuire à la structure dudit récipient, et de brosses, qui sont disposées à une certaine distance du transporteur et qui sont destinées à brosser cette surface cylindrique pendant que le récipient avance. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé par un poussoir disposé à l'extrémité amont du transporteur de façon à y pousser successivement les récipients. 8. Appareil selon ia revendication 6, caractérisé par le fait que le transporteur comporte deux courroies se déplaçant dans le même sens, l'organe de chauffage étant une bobine dtin- duction qui entoure ces courroies et dont le diamètre intérieur est assez grand pour laisser passer le récipient que lesdites courroies portent. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé par deux tiges soutenant le récipient pendant qutil.est brossé.