La présente invention concerne les broches et autres petits outils utilisés en dentisterie pour le nettoyage et la préparation des canaux dentaires. Les canaux des différentes dents étant de longueurs differentes, les broches doivent être enfoncées plus ou moins profondément pour atteindre l'extrémité du canal (apex). Dans l'état actuel de la technique, il existe des broches de longueur fixe, et différents dispositifs pour limiter leur pénétration. Dans le cas des broches de longueur fixe, l'enfoncement en est déterminé par t tonnement par le praticien : c'est essentiellement une réaction de douleur du patient qui le prévient qu'il atteint l'apex : cette méthode n'est ni précise ni agréable pour le patient. I1 existe par ailleurs des dispositifs en forme de pince qui se fixent à la broche pour en limiter la course : ces dispositifs ne permettent que des variations discontinues de longueur des broches : il existe enfin des broches dont le manche comporte une butée qui se dévisse pour s'allonger plus ou moins, ce dispositif est, pour l'instant, le plus satisfaisant, quoi qu'il ne permette qu'une variation de longueur limitée à la longueur du manche. Dans ces deux derniers cas, la détermination de longueur de la broche peut se faire per comparaison avec une radiographie de la dent, avec ou sans jauge. Comme les radiographies ne sont pas en vraie grandeur mais comportent un certain grossissement, l'estimation de la longueur du canal doit se faire par utilisation de règlettes graduées ou par prise de mesures et calculs , ces procédés ne sont ni pratiques, ni rapides. La présente invention propose un procédé rapide et rigoureux pour le ré glane de la longueur utile des broches à la mesure exacte de la longueur des canaux, par comparaison optique. La mise en oeuvre du procédé nécessite 3 dispositifs : d'une part un comparateur optique, d'autre part une jauge et enfin un limiteur de course des broches constitué par une butée amovible , ces dispositifs sont simples et peu coûteux. Un exemple de revendication du comparateur optique est représenté en pers pectivesur la figure 1 : le comparateur se compose d'un bâti fixe (1) et d'un curseur mobile (13) représenté ici séparé du bâti alors qu'en réalité il est fixé à la partie verticale du bâti le long duquel il peut coulisser. Un exemple de jauge est représenté par la figure 2 : il s'agit d'une sorte de broche tronquée, (de longueur inférieure au plus court des canaux) et dont la longueur de référence est égale à la largeur du berceau porte-broche du cur seur. Un exemple de butée amovible est représenté en coupe sur la figure 3, il s'agit d'un mandrin qui se fixe par serraga sur la tige de broche. La figure 4 représente schématiquement le procédé de réglage de la butée par rapport à la radiographie, selon une homothétie obtenue par un procédé optique. Le comparateur optique représenté par la figure 1 comporte un bâti fixe(1) réalisé en tôle pliée ou tout autre matériau rigide. Ce bâti comporte un socle (2). un axe vertical (3) > un bras horizontal (4). Le socle (2) comporte une fenêtre (5) sous laquelle (ou sur laquelle) est fixée une plaque de verre (ou de plastique) dépoli (6) portant 2 traits fins se croisant à angle droit, formant ainsi un collimateur (7). Sous le socle se trouve un dispositif d'éclairage (ici non représenté parce que bien connu de l'homme de l'art) composé d'une simple ampoule électrique fonctionnant sur pile ou secteur et commandée par un interrupteur (8). L'axe vertical (3) est comme le reste du bâti, en simple tôle plate et il est plié à angle droit pour former un bras horizontal(4) portant un viseur (9). Ce viseur est ici un simple petit orifice (il peut etre une petite lentille optique) situé exactement à la verticale du collimateur (7). Le curseur (10) est lui-même formé de tôle pliée comme le bâti. I1 est non- malement monté sur le bras vertical (3) le long duquel il coulisse, et sur lequel il peut être immobilisé à n'importe quelle hauteur, grâce au dispositif de serrage composé d'une simple vis (11) passant à travers un orifice taraudé (121 et venant s'appuyer sur le dos du bras (3). Les déplacements latéraux du curseur sont interdits par les rebords (13). A l'autre extrémité du curseur on trouve un berceau (14) muni d'une vis de serrage (15). Ce berceau est destiné à recevoir la broche munie de la butée en position horizontale ; elle y est fixée au moyen de la vis de serrage (14) dans la position qui est indiquée sur la figure (4) en vue du dessus. I1 est à noter que seul le corps du mandrin de la butée est immobilisé, et que le chapeau de serrage. débordant à l'extérieur peut être vissé par le praticien. (Avant le réglage, le mandrin est desséré afin de permettre à la broche de coulisser horizontalement librement à l'intérieur de la butée). I1 est à noter également que la largeur hors-tout du berceau est rigoureusement égale à la longueur de référence de la jauge. L'axe vertical passant par le centre du viseur (9) et le centre du collimateur (7) est dit axe de référence. La figure (2) représente un exemple de jauge : c'est une sorte de petite broche dont la tige (16) est assez courte et mince pour pouvoir pénétrer dans tous les canaux. Son marche (17) est assez long pour pouvoir être manipulé aisément. Ce manche est muni d'une saigée (18) qui matérialise une longueur de référence. En effet, la longueur comprise entre la face inférieure de la saignée (18] et l'extrémité (19) de la jauge est dite longueur de référence : elle est égale à le largeur du berceau (14). L'intersection de le face inférieure du manche (20) avec la tige (16) est dit centre de référence de la jauge (21) ; la longueur de la partie inférieure du manche (comprise entre les plans 18 et 20) est égale à la partie pleine du mandrin de butée que nous allons décrire ci-dessous. La jauge est utilisée par le praticien avant la radiographie ; elle est enfoncée dans le canal Jusqu'à ce que la face inférieure du manche (20) rencontre un point d'eppui stable sur la dent (soit sur ce qui reste de face trituran- te, soit en fond de cavité, etc ...). Ce point sera le futur point d'appui pour l'enfoncement maximal des broches lors du travail réel de nettoyage du canal. La radiographie est prise, avec la jauge en place. La figure (3) représente un exemple de butée limitant la course maxima des broches. Elle est constituée d'un mandrin t22) coiffé d'un chapeau de serrage (23) 1 l'un et l'autre percés pour former un canal (24) dans lequel s'engage le tige de broche. Le mandrin (22) se termine à une extrémité par un tube fileté (25) fendu verticalement en 3 ou 4 secteurs par des fentes (26). Il est réalisé dans une matière résistante mais suffisamment souple (métal ou matière plastique) pour que les secteurs puissent s'incurver vers le centre, serrant ainsi la broche à l'intérieur du canal (24). Le chapeau de serrage (23) comporte une cavité conique (27) terminée par un tareudage (28). il vient se visser sur le tube fileté (25) ; lorsqu'on visse le chapeau, se cavité conique (27) oblige les secteurs à se rapprocher et à serrer la tige de broche, selon le principe bien connu du mandrin. On immobilise ainsi la butée à une certaine position sur la tige de la broche. La longueur comprise entre la face inférieure (30) de la butée et la pointe de la broche constitue la longueur utile maxima de la broche. En effet. à l'utilisation, le praticien pourra enfoncer la broche dans le canal, Jusqu'à ce que la face (30) soit en contact avec le point d'appui, et c'est dans cette position que la pointe de la broche devra exactement atteindre l'apex. La hauteur de la partie non filetée du mandrin qui est comprise entre les les plans supérieurs (29) et inférieurs (30) est égale à la partie correspondante de la jauge entre les plans (18) et (20). L'intersection entre l'axe central du mandrin et son plan inférieur (30) constitue le centre de référence de la butée. Lorsqu'on place le mandrin (2Z) dans le berceau (14) ainsi qu'il a été dit ci-dessus, c'est à dire en faisant coincider sa face supérieure (29) avec le bord du berceau, le centre de référence de la butée est en coincidence avec le centre de référence du berceau. Ce centre de référence du berceau (qui est virtuel, et peut, ou non, ooTn- cider avec son centre géométrique) est toujours situé sur l'axe vertical de référence passant par le viseur (9) et le centre du collimateur (7). La butee est positivement immobilisée dans le berceau par le serrage de la vis (15) ; si le mandrin est desséré, la broche peut glisser horizontalement à l'intérieur du canal (24) de la butée. Les différents dispositifs utilisés pour la mise en oeuvre du procédé étant décrits ci-dessus. le procédé de réglage de la longueur utile des broches, objet de la présente invention, va être décrit ci-dessous. Ce procédé repose sur le principe bien connu de la superposition optique apparente d'objets situés sur le même axe de visée, à des distances différentes, réalisant ainsi une homothétie dont le centre est le viseur. Cette homothétie est schématisée sur la figure (4) dans le plan horizontal. alors qu'elle a lieu, en réalité, verticalement. La première opération du réglage consiste à installer la butée, munie de la broche, dans le berceau (14) comme il a été indiqué ci-dessus, et à immobiliser le mandrin de la butée dans le berceau grâce à la vis de serrage (15). La radiographie de la dent (avec la jauge enfoncée dans le canal) est ensuite placée sur le verre dépoli (6t, la lumière étant allumée. Le centre de référence de la jauge (21) est amené en coincidence avec le centre du collimateur (7), la tige de la jauge (16) étant en coincidence avec l'axe du collimateur qui est parallèle à l'axe du berceau. Le réglage de la hauteur du berceau (9) est alors effectué en dessérant la vis (11) et en faisant coulisser verticalement le curseur jusqu'à ce que dans le viseur (9) le berceau (14) apparaisse comme recouvrant exactement la longueur de référence de la jauge. Le curseur est alors immobilisé par serrage de la vis (Il). Le réglage proprement dit de la longueur utile de broche est alors effectué en tirant horizontalement la tige de la broche (le mandrin étant desséré) jusqu'à ce que sa pointe vienne en coincidence optique avec l'apex visible sur a radiographie. Le chapeau est ensuite serré, immobilisant ainsi fortement la butée sur le tige de broche. Il ne reste plus qu'à dessérer la vis de serrage du berceau (15) pour libérer la broche qui est alors prête à l'emploi. On voit que ces 4 opérations sont très simples et qu'elles peuvent être effectuées en moins de 30 secondes. De plus, le praticien qui utilise souvent différentes broches de diamètre croissant pour nettoyer un canal ne devra régler au comparateur que la première d'entre elles, les autres étant ensuite réglées d'après la première. On voit donc que le procédé, objet de la présente invention constitue le le premier procédé rap oe, pratique et précis pour le réglage de la longueur utile des broches d'après une radiographie. Il est, de surcroit, extrêmement peu coûteux en ce qui concerne les différents dispositifs nécessaires à son application. Le comparateur, dans la version décrite ci-dessus, peut être exactement composé de 2 pièces de tôle d'aluminium anodisé pliée et percée, de deux vis, d'une plaque de plastique translucide. et d'un dispositif d'éclairage sommaire. Un tel dispositif pourrait être fabriqué actuellement en série pour quelques dizaines de francs et cependant avoir une présentation très convenable. La jauge et les butées à mandrin sont des pièces très simples qui peuvent être fabriquées pour quelques dizaires de centimes. Le progrès apporté par le présent procédé de comparaison optique peut donc être très largement diffusé chez les praticiens. Bien entendu, les dispositifs décrits ci-dessus ne sont que des exemples de réalisation, volontairement dépouillés, pour montrer que le procédé peut être mis en oeuvre économiquement : des perfectionnements. ou un luxe de présentation peuvent être apportés à ces dispositifs. Le comparateur peut être réalisé no en tôle (ou plastique) pliée mais avec un socle massif, un axe vertical et ar curseur plus épais et de formes quel conques. La fixation du curseur à l'axe peut être réalisée au moyen d'un bouton moleté solidaire d'un axe horizontal passa à travers les butées (13) et actionnant un cylindre de plastique demi souple s' crasant sur le dos de l'axe : la rotation du bouton moleté fait automatiquement monter ou descendre le curseur qui reste ensuite en place par-friction. Un même résultat peut être obtenu par vis sans fin et crémaillière. Le berceau et son dispositif d'immobil;sat;on des butées peuvent être quel conques et comporter une immobilisation par pince ou autre dispositif. Le viseur peut, au lieu d'un simple petit rifice, être constitué d'un système optique plus évolué, à lentilles, grossissantes ou non. Les butées peuvent être réalisées autremert se selon le principe du mandrin décrit ci-dessus ; elles peuvent être par exemple constitutées d'un cylin dre percé d'un canal et comportant. perpendiculairement à la tige de la broche. une petite vis de serrage venant appuyer la tige de roche contre la paroi du canal , tous autres types de fixation des butées sont également possibles du moment qu'ils sont peu encombrants et assurent une rtnne immobilisation. Les butées sont prévues du même diamètre que le manche des broches afin de pouvoir être utilisées soit à la main, soit dans les appareils de type dMICROMEGAw qui assurent automatiquement les mouvement de rotation. Si une utilisation purement manuelle est prévue rien n'empêche a'a,gmenter le diamètre des citées. En Warticulier on pourra recourir à un système de butée voisin de celui qui est représenté sur la figure (5). il s'agit d'un cylindre creux (31) fendu longitudinalement et d'un diamètre intérieur égal au diamètre des manches de broche Un curseur mobile (32) coulisse le long du cylindre (31). il est d'un dib mètre intérieur tel qu'il vient serrer les 2 moitiés du cylindre (31) sur le manche de broche, assurant ainsi son immobilisation à une position quelconque. Un tel système de butée est simple et il a l'avantage de pouvoir être prolongé par un dispositif parachute simple et pratique. Le cylindre (31) est en effet prolongé par une chaine à boules (37) (du type de celles qui sont utilisées pour les colliers d'identité militaires ou les supports de bondes de baignoires) qui a la propriété de pouvoir indéfiniment tourner sur elle-même sans se tordre. Cette chaine est prolongée par un anneau brisé (34) dont les branches peuvent s'écarter plus ou moins. L'anneau convenablement réglé, est enfilé sur la base de l'index du praticien, la chaine prolongée par la butée et la broche, pend alors verticalement entre le pouce et l'index et permet une utilisation normale de la broche, sans aucun risque de chute. Les broches utilisées avec les butées peuvent être des broches standard munies d'un manche ; on peut également considérer que la butée remplace le manche, et fabriquer des broches plus simples comportant simplement à la place du manche un petit renflement en tête d'épingle ou ur petit anneau, ou un petit chapeau de plastique coloré et numéroté. Le procédé peut également être employé avec les broches comportant une butée qui se visse à l'intérieur du manche, dans ce cas, les butées additionnelles décrites ci-dessus ne sont pas nécessaires. il suffit simplement, dans chaque cas, de dimensionner la partie supérieure de la jauge de référence en fonction du type de broche - de butée utilisé. En résumé, le procédé de réglage de la longueur ut - broches, objet de la présente invention, s'applique dans un grand nombre Je cas et permet l'utilisation de types variés de broches et de butées ; il ne préjuge en rien de l'utilisation manuelle ou mécanique des broches ; il peut être mis en oeuvre dans des conditions économiques valables. REVENDICATIONS 10 Procédé pour le réglage de la longueur utile des broches de dentisterie caractérisé par le fait que ce réglage est obtenu par simple superposition optique avec une radioscopie. 20 Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il comporte un banc optique pour la visualisation de la radiographie, un bras mobile portant la broche et sa butée et formant lon gueur de référence, et un dispositif de visée. 30 Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il s'agit d'une jauge pouvant être introduite dans les canaux dentaires et d'une longueur fixe correspondant à la longueur de référence du bras porte-broche. 40 Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il s'agit d'une butée pouvant être immobilisée positivement sur la tige de broche en n'importe quelle position. 50 Butée selon la revendication 4 caractérisé par le fait qu'elle comporte sn plus du système de serrage une chaine à boules et un anneau formant dispositif anti-chute.