L'invention concerne les dispositifs de sécurité pour la commande des machines dangereuses telles que les presses. Parmi tous les dispositifs de sécurité connus pour cet usage, on utilise le plus souvent, et en particulier pour les grandes presses, des postes de commande fixes ou mobiles comportant deux boutons de commande et un bouton d'arret d'urgence, ces postes étant disposés à raison d'un par personne présente autour de la presse et ayant à travailler sur celle-ci. Les deux boutons de commande des divers postes sont reliés au circuit électrique de commande et de sécurité de la machine de telle manière que celle-ci ne puisse fonctionner que si tous les boutons de commande sont enfoncés, c'est-à-dire si toutes les mains de toutes les personnes présentes sont par conséquent en dehors de la zone dangereuse.Ceci satisfait aux règles de sécurité à condition qutune même personne ne puisse actionner à la fois ses deux boutons à l'aide d'une seule main ou d'un seul bras et à condition également que les boutons de commande ne puissent en aucun cas rester bloqués exposition enfoncée après bouton ait cessé d'appuyer.Des études effectuées à 11 occasion de chaque accident grave prouvent que la plupart de ceux-ci sont dûs au non respect de la dernière condition, et au manque d'étanchéité des boltiers des commutateurs de commande qui peut aussi entraîneur le maintien d'un contact par l'intermédiaire d'un corps étranger solide ou liquide, cette étanchéité allant en outre en décroissant au fur et à mesure des interventions de controle et de remise en état des parties électriques. Le but de l'invention est d'éliminer les incon vénients précédents en réalisant un poste de commande agencé de telle manière que les deux boutons de commande ne puissent être actionnés qu'à l'aide des deux mains et dont l'étanchéité soit assurée d'une manière constante aussi bien au niveau des boutons de commande qu'à celui des trappes de visite. L'invention, due à la collaboration de Messieurs Henri BARRAST, Jean GAVREL, Claude SIDOLI consiste à disposer ces boutons de commande à un écartement et à une profondeur suffisante à l'intérieur de deux salières de manière à ne pas permettre leur actionnement simultané à l'aide d'un seul bras, ces salières étant elles-mêmes disposées sur l'appareil de telle manière que leur fond soit incliné et débouche directement vers l'extérieur au travers d'un orifice allongé ménagé dans la paroi latérale la plus basse et agencé de manière à permettre l'écoulement constant par gravité de toutes les projection solides ou liquides, et que la partie de la paroi subsistant au-dessus de cet orifice puisse servir à la fois de barre de protection et de poignée pour le déplacement éventuel de l'appareil.En outre, l'ensemble de l'appareil est réalisé de préférence en une seule pièce avec un seul portillon de visite situé dans une face verticale ou en surplomb et articulé de manière inamovible autour d'une charnière située de préférence le long de son bord inférieur. Ceci de manière à éviter toute perte du portillon, à permettre que ce portillon reste en position ouverte par son propre poids lors des interventions à l'intérieur de l'appareil et enfin à faire en sorte que le portillon ne puisse rester fermé que si le disposi- tif de fermeture a été resserré. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre de deux modes de réalisation pris comme exemples et représentés sur le dessin annexé, sur lequel : la fig. 1 est une vue en perspective du premier mode de réalisation pour utilisation debout; la fig. 2 est une vue en perspective d'un deuxième mode de réalisation pour une utilisation assis-debout ou assis; la fig. 3 est une coupe verticale selon III III de la fig. 2. On voit sur les figures que les deux boutons de commande 1 destinés aux deux mains sont situés chacun dans le fond d'une salière 2 et que ces deux salières sont placées dans une position inclinée, soit avec deux inclinaisons opposées séparées par une courte partie horizontale 3, comme dans l'exemple représenté sur la fig. 1 destiné à être utilisé debout, soit avec des inclinaisons parallèles et situées de part et d'autre d'une partie horizontale 4 plus importante formant siège, comme dans l'exemple de la fig. 2 destiné à être utilisé assis ou assis-debout. Cette disposition ainsi que la profondeur des boutons 1 dans les salières 2 sont telles qu il est impossible d'opérer la manoeuvre volontaire des deux boutons correspondants à l'aide d'un seul bras, du corps ou d'un objet quelconque appuyant sur ces boutons dans le but de laisser un bras libre. Ceci répond par conséquent aux exigences les plus sévères de la législation concernant les dispositifs de sécurité de ce type. Le bouton 5 d'arrêt d'urgence habituel peut être disposé au milieu de la partie horizontale 3 ou dans l'angle de la partie horizontale 4, selon le mode de réalisation, sans avoir à faire face à des exigences particulières, puisque le blocage de ce bouton ou son actionnement intempestif ne peuvent agir que dans le sens de la sécurité. Conformément à l'invention, le fond 6 de chacune des salières 2 est également incliné, comme sa face d'entrée, et cette face inclinée débouche directement par son arrête inférieure vers l'extérieur comme il apparaît sur la fig. 3. Ceci afin de permettre l'écoulement immédiat et direct de toutes les projec- tions liquides ou solides qui pourraient pénétrer dans la salière 2.Comme il est nécessaire cependant, pour la protection du bouton l, que l'entourage de la face d'entrée de la salière correspondante soit complet, on dispose, juste au-dessous du niveau de cette face, une traverse 7 qui remplace la paroi manquante de la salière et laisse subsister en dessous d'elle une large ouverture 8 qui d'une part, permet le libre écoulement des projections comme exposé ci-dessus et d'autre part, permet le passage des doigts afin d'utiliser les traverses 7 comme poignées lorsqu'on veut transporter l'appareil. En effet, dans les deux modes de réalisation le poste de commande selon l'invention est de préférence du type mobile et il est monté sur un pied 9, de préférence circulaire, au moyen d'un assemblage télescopique 10 permettant tout à la fois le réglage en hauteur et la rotation Cette disposition permet par conséquent d'éviter que des souillures s'accumulent à l'endroit de la pénétration des boutons 1 et risquent de venir coincer ceux-ci. Il reste cependant nécessaire de pouvoir accéder à l'intérieur du corps de l'appareil pour les interventions telles que branchement, contrôle des contacts électriques ou remise en état de l'ensemble du mécanisme. Pour cela, au lieu d'utiliser de simples plaques de fermeture fixées par des vis de la manière habituelle et placées le plus souvent sur le dessus de l'appareil, on utilise au contraire conformément à l'invention, un portillon unique 11 visible sur la fig. 1 et qui vient refermer le corps réalisé de préférence en une seule pièce. Ce portillon Il s'ouvre dans une face verticale de l'appareil ou encore dans une face située en surplomb, c'est-à-dire inclinée vers le bas ou placée en dessous de l'appareil. D'autre part, ce portillon 11 est articulé autour d'une charnière située le long de son bord horizontal inférieur 12 afin que, lorsqu'on ouvre le portillon pour intervenir dans le corps de 1tappareil, ce porti-llon reste de lui-même ouvert dans la position représentée en trait mixte en lla sur la fig. 1.D'autre part, la tendance du portillon à s'ouvrir seul autour de cette charnière inférieure fait qu'il ne demeure fermé, dans la position représentée en trait plein sur la fig. 1, que s'il est-fixé au boîtier par un moyen de fixation approprié constitué par exemple par des vis 13. Par ailleurs, conformément à l'invention, ce portillon est articulé de manière inamovible autour de sa charnière 12 qui est par suite-indémontable afin d'éviter toute perte de ce portillons De la sorte, le portillon est toujours.constamment fermé ou au contraire visiblement ouvert sans pos-sibilité de perte du portillon. D'autre part, son orientation le soustrait naturellement à toutes les projections de liquide ou de particules qui de ce fait n'ont pas tendance à pénétrer dans l'appareil. Bien entendu, par surcroît de sécurité on prévoit un joint d'étanchéité qui se trouve comprimé par la fermeture autour de la charnière 12 et la fixation au moyen des vis 13. Dans le mode de réalisation de la fig. 2, un portillon identique est placé dans la face verticale postérieure étroite non visible sur la figure. Du point de vue de la sécurité contre les projections, il serait également possible de placer le portillon dans une face en surplomb, par exemple en dessous, avec cependant dans ce cas une plus grande difficulté d'accès à l'intérieur. REVENDICATIONS 1 - Poste de commande mobile de sécurité pour machine telle qu'une presse, du type comportant deux boutons de commande disposés respectivement dans le fond de deux salières, la profondeur des boutons au-dessous de la face d'entrée des salières et la distancent l'orientation des deux salières étant telles qu'elles rendent impossible l'enfoncement simultané des deux boutons sans se servir des deux mains, poste caractérisé par le fait que les faces d'entrée des salières sont inclinées et que leur fond, également incliné, débouche directement vers llextérieur par un orifice de dégagement situé sous une traverse inférieure terminant l'entourage de la face d'entrée. 2 - Poste de commande selon la revendication 1, dont le boitier est en une seule pièce et fermé par un seul portillon, caractétisé par le fait que d'une part ce portillon est situé dans une face du bottier verticale ou en surplomb, et que d'autre part il est articulé d'une manière inamovible autour d'une charnière située le long de son bord inférieur, 3 - Poste de commande selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il est monté sur un pied support au moyen d'un assemblage télescopique réglable en hauteur et en rotation. 4 - Poste de commande selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les deux salières sont inclinées dans des sens opposés de part et d'autre d'une courte partie horizontale pour une utilisation debout. 5 - Poste de commande selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les deux salières sont inclinées dans le meme sens sur une meme face et de part et d'autre d'une partie verticale faisant suite à une partie horizontale servant de siège pour une utilisation assis ou assis-debout,