La présente invention concerne la métallurgie et a notamment pour objets un procédé de coulée continue de métaux dans un champ électromagnétique et une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. L'invention vise l'extension de l'assortiment de métaux coulés en lingots par ce procédé. L'invention peut être appliquée avec une efficacité maximale à la fabrication par coulée continue ou semi-continue, avec mise en forme de la partie liquide du lingot par le champ électromagnétique d'un inducteur, lors de la coulée de lingots en métaux et alliages réfractaires et facilement oxydables, ne formant pas à la surface du métal liquide un film d'oxyde protecteur continu et résistant semblable à celui se formant à la surface de l'aluminium et ses alliages, ainsi quten alliages contenant des éléments d'addition à forte tension de vapeur, quand des prescriptions sévères sont présentées à la qualité de la surface latérale et à la composition chimique. En outre, l'invention peut etre appliquée à la fabrication de lingots par refus ion d'électrodes. On connaît des procédés et des installations de coulée continue de métaux, permettant d'élaborer des lingots de section quelconque en mettant en oeuvre le champ électromagnétique d'un inducteur jouant le rôle d'un moule sans contact pour la partie liquide du lingot, avec refroidissement direct et intense de la surface latérale du lingot, comme par exemple le procédé et l'installation faisant l'objet des certificats d'auteur d'invention nO 338 037 et 282 615 délivrés en URSS. La pratique de la coulée en lingots de l'aluminium et d'une série de ses alliages dans un champ électromagnétique a montré les avantages importants de ce procédé comparativement à la coulée des lingots dans les installations à lingotière de coulée continue ordinaire, à refroidissement forcé et à glissement. Les lingots sont obtenus avec une surface latérale de haute qualité et une composition chimique uniforme dans leur section transversale, ainsi qu'avec une structure cristalline plus unciforme, ce qui accroît notablement leur usinabilité par déformation plastique lors de leur transformation ulterieure, de pair avec une augmentation des propriétés mécaniques des alliages. Toutefois, les procédés connus de coulée continue des métaux dans un champ électromagnétique et les installations pour réaliser ces procédés permettent d'élaborer des lingots avec une qualité de surface relativement élevee seulement avec les métaux et les alliages qui forment à la surface de la partie liquide du lingot un film d'oxydes protecteur continu et résistant, semblable à celui se formant lors de la coulée des lingots en aluminium, ce film contribuant à la retenue de la colonne liquide du lingot lors de faibles augmentations de sa hauteur, c'est-à-dire de la pression métallostatique ou lors de faibles variations des autres paramètres technologiques de la coulée et de la solidification, par exemple, lors de variations de la vitesse de descente de la plaque de fond avec le lingot, de chocs, d'oscillations de la plaque de fond, de variations de la vitesse de solidification. Il existe une série de métaux à haut point de fusion, ainsi que d'alliages fortement alliés, contenant des constituants volatils ou facilement évaporables et facilement oxydables. Lors de la coulée de tels métaux dans un champ électromagnétique, il se produit une forte agitation de la zone liquide du lingot, due aux courants de convection du métal en fusion dans la zone liquide du lingot et à l'ascension verticale des bulles résultant de la sublimation des élements d'addition.Cette agitation énergique de la surface de la zone liquide du lingot, sans aucun calmage, ainsi que l'écoulement des impuretes d'oxydes et de scories qui provoquent une hétérogénéité locale de l'interaction avec le champ électromagnétique, ne permettent pas de stabiliser d'une manière sure la mise en forme et la solidification de la surface latérale de la zone liquide du lingot et, par conséquent, d'obtenir un lingot de haute qualité. En outre, l'agitation énergique de la zone liquide du lingot, surtout à sa partie supérieure, ne permet pas de contrôler avec une précision suffisante la hauteur de la zone liquide du lingot pendant la coulée des alliages mentionnés. On sait que les variations de la hauteur de la zone liquide du lingot provoquent des variations proportionnelles de ses dimensions dans la section transversale. Une élévation importante du niveau au-dessus du niveau prescrit provoque l'interruption de la coulée. Ces particularités de la mise en forme et de la solidification par les procédés de coulée connus, dans les installations réalisant ces procédés, sont aggravées dans la coulée des métaux et des alliages non ferreux et ferreux lourds, qui ne forment pas à la surface de la partie liquide un film d'oxydes protecteur continu et résistant, aidant le champ électromagnétique de l'inducteur à empecher la colonne de la zone liquide du lingot de s'étaler lors d'une augmentation de la hauteur de la partie liquide du lingot de plus de 20% par rapport à sa hauteur nominale. Par conséquent, il faudrait diminuer l'influence de cette agitation de la partie liquide du lingot sur la mise en forme et la solidification du métal, ainsi que prévenir le passage des films d'oxydes et de l'écume de la partie supérieure de la zone liquide du lingot à sa surface latérale. Ces restrictions à l'application des procédés connus de coulée et des installations pour les réaliser sont dues à la haute sensibilité de la mise en forme aux variations insignifiantes des paramètres technologiques de la coulée et de la solidification du métal du lingot. De la sorte > la haute sensibilité de la mise en forme sans contact de la partie liquide du lingot par un champ électromagnétique est l'une des principales difficultés auxquelles l'on se heurte dans la réalisation du procédé connu, par suite de laquelle on ne peut obtenir des lingots de haute qualité en métaux et alliages réfractaires et facilement oxydables, ne formant pas à la surface de la partie liquide du métal un film d'oxydes protecteur continu et résistant, tels que l'aluminium et une série d'alliages de celui-ci. Cet inconvénient du procédé connu est du aux difficultés de la stabilisation automatique des résultantes des forces électromagnétiques engendrées par le champ de l'inducteur mettant en-forme la partie liquide du lingot et de la pression métallostatique de la partie liquide suivant sa hauteur, ainsi que par l'absence d'une correction à faible inertie de la mise en forme de la partie liquide du lingot lors des variations des paramètres technologiques de la coulée et de la solidification, surtout en cas de coulee de métaux et alliages à haut point de fusion. Il a été établi qu'une augmentation de la hauteur de la partie liquide du lingot, par exemple de 3 à 5 mm, provoquait à elle seule un changement du même ordre de la dimension transversale de la partie liquide du lingot. Un déséquilibre plus fort des forces dues à la pression métallostatique et à la pression du champ électromagnétique provoque l'interruption de la coulée. Les fluctuations de la hauteur de la partie liquide du lingot ou des paramètres électriques du moulage électromagnétique, ainsi que de la vitesse d'extraction du lingot, sont particulièrement préjudiciables à la qualité du lingot dans la coulée des métaux et alliages lourds, à haut point de fusion, ne formant pas à la surface de la partie liquide un film d'oxydes protecteur continu et résistant, contribuant à la stabilisation de la mise en forme de la partie liquide du lingot. Les métaux semblables à l'aluminium et à une série de ses alliages ne requièrent ni une bonne protection thermique, ni une protection contre l'oxydation de la partie liquide du lingot, car le film d'oxydes résistant et étanche qui se forme à la surface de la partie liquide du lingot protège lui-meme le métal en fusion contre l'oxydation et le contact avec l'air et, par conséquent, empêche l'apparition de scories et d'oxydes sous forme de mousse quand le métal est faiblement surchauffé avant sa coulée. Quant aux métaux et alliages à points de fusion et de solidification relativement élevés, ils s'oxydent facilement et ne forment pas à la surface de la partie liquide du lingot un film d'oxydes protecteur résistant et continu comme l'aluminium et une série de ses alliages. Sur ces métaux et alliages, en outre, il se forme rapidement lors de la coulée, sur le ménisque de la zone liquide du lingot, une peau mince de métal solidifié qui est rompue par les courants de convection du métal en fusion et qui est transportée en commun avec les particules solides de scories et d'oxydes jusqu'à la surface latérale de la partie liquide du lingot; il s'ensuit des troubles dans la mise en forme et la solidification du métal et l'impossibilité d'obtenir un lingot de haute qualité. On a tenté d'employer une atmosphère protectrice de gaz inertes au-dessus de la surface de la partie liquide du lingot mis en forme par un champ électromagnétique Le certificat d'auteur d'invention n0455 794, délivré en URSS, fait connattre une installation pour la coulée d'un metal dans un champ électromagnétique. Cette installation comporte un couvercle (une cloche) recouvrant l'enceinte de mise en forme du lingot et ayant une tubulure pour l'admission d'un gaz protecteur.Afin de prévenir l'arrivée de l'air atmosphérique à la zone de mise en forme du lingot, une pièce évasée (appelée cône) est fixée au-dessous du niveau d'admission de l'eau refroidissant le lingot mis en forme, et est remplie par l'eau descendant le long de la surface du lingot en cours de refroidissement et formant à sa partie supérieure un rideau de vapeur entre le gaz inerte admis et l'atmosphère ambiante. Cette installation ne permet d'employer que des gaz comme agents protecteurs. Toutefois, une telle installation n'assure pas non plus l'obtention d'une surface latérale de haute qualité sur les lingots en alliages contenant des éléments d'addition à point d'ébullition relativement bas, pour lesquels il est préférable que la surface du métal liquide soit protégée par des flux en fusion. L'emploi d'un flux en fusion dans l'installation considérée est impossible, car le flux s'écoulerait de la surface liquide horizontale du lingot et descendrait sur sa surface latérale où il réagirait avec l'eau de refroidissement. Une telle installation ne peut être tout à fait étanche, aussi est-il impossible de recourir au vide. Les procédés connus de coulée continue des métaux dans un champ électromagnétique et les installations pour les réaliser, du fait des particularités de la mise en forme sans contact de la partie liquide du lingot par le champ électromagnétique et du refroidissement direct intense de la surface latérale du lingot, ne permettent pas de couler des lingots de haute qualité en métaux et alliages à haut point de fusion, facilement oxydables, ne formant pas à la surface de la partie liquide un film d'oxydes étanche et résistant comme, par exemple, les alliages à base d'aluminium, ni en alliages contenant des éléments d'addition à forte tension de vapeur. Ces procédés ne prévoient pas la protection nécessaire du métal en fusion, à la partie supérieure de la zone liquide du lingot, contre les pertes thermiques excessives, ni la protection de la surface latérale de la partie liquide du lingot contre sa pollution par les scories, les paillettes d'oxydes avec des incrustations de métal solidifé provenant de la partie supérieure de la zone liquide du lingot. Ceci perturbe les conditions de mise en forme régulière de la partie liquide du lingot et nuit à la régularité de la solidification du métal liquide à sa surface latérale. En outre, on ne peut protéger toute la surface de la partie liquide du lingot avec une couche de flux couvrant-raffinant ou créer au-dessus d'elle un milieu protecteur sous la forme d'une atmosphère raréfiée. Dans le cas de coulée d'un lingot en alliage contenant des éléments d'addition à forte tension de vapeur, par exemple le zinc dans le laiton, leur dégagement à travers la surface découverte de la partie liquide du lingot trouble la stabilité de la mise en forme du lingot, par suite de l'agitation énergique de la partie liquide du métal du lingot, et provoque l'apparition de défauts sur sa surface latérale et dans la couche périphérique. Les procédés connus ne permettent pas de couler un lingot calibré, ou bien un lingot dont le profil de la section transversale diffère notablement de celui de la section transversale de la partie liquide. Les procédés connus ne permettent pas non plus d'élaborer un lingot qui aurait à sa surface latérale une couche de matière d'une composition chimique autre que celle du métal du lingot, par exemple une couche de flux refroidi protégeant la surface du lingot contre l'oxydation, ou bien une couche de métal de placage, ou bien une couche mince d'alliage, par exemple un cupro-étain ou un cupro-plomb sur un lingot de cuivre. Les inconvénients des procédés et des installations connus ne permettent pas de réaliser la coulée à grand débit de lingots de haute qualité avec mise en forme de leur zone liquide par le champ électromagnétique d'un inducteur en conjugaison avec un procédé de refusion d'électrqdes. Or, à l'heure actuelle, les besoins des constructions mécaniques en produits métallurgiques sont tels qu'il s' avère indispensable de perfectionner les procédés et les installations connus de coulée dans un champ électromagnétique. La résolution de ce problème présente un grand intérêt pratique, car elle permettrait de couler des lingots en métaux à haut point de fusion, facilement oxydables, et en alliages à base de ces métaux, par exemple en fer, nickel, titane, cuivre, silicium, germanium, ainsi qu'en alliages de ces métaux contenant des éléments d'addition à haute tension de vapeur, par exemple, le zinc dans le laiton, c'est-à-dire en métaux et alliages qui, à la différence de l'aluminium, ne forment pas un film protecteur d'oxydes continu, étanche et résistant sur la partie liquide du lingot mis en forme par le champ électromagnétique de l'inducteur. Le but de l'invention est de supprimer les complications indiquées. On s'est proposé pour cela de créer un procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique et une installation pour réaliser ce procédé, dans lesquels la séquence opératoire et l'organisation, respectivement, seraient telles qu'elles permettraient de couler des lingots en métaux exigeant l'emploi d'un milieu protecteur, et assureraient une amélioration de la qualité du métal du lingot et de sa surface latérale, grâce à la correspondance rigoureuse de sa section transversale aux dimensions et à la forme prescrites. La solution consiste en un procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique, prévoyant l'admission d'un métal liquide sur une plaque de fond placée dans un champ électromagnétique maintenant le métal liquide sous la forme d'une colonne, la création d'un milieu protecteur au-dessus de la surface du lingot et l'admission d'un agent de refroidissement sur la surface latérale solidifiée du lingot, procédé dans lequel, d'après l'invention, on crée un milieu protecteur sous la forme d'une matière en fusion ou d'une atmosphère raréfiée au moins auprès de la partie horizontale de la surface de la partie liquide du lingot. La présence d'une atmosphère protectrice au-dessus de la partie liquide du lingot permet de couler en continu dans un champ électromagnétique des lingots en métaux et alliages ne formant pas à la surface de la zone liquide un film d'oxydes étanche et résistant, à savoir, les métaux et les alliages dont les particulartiés physico-chimiques à l'état liquide requièrent une protection contre l'oxydation et les pertes thermiques. Il est avantageux que le milieu protecteur soit un laitier électroconducteur et/ou un flux raffinant. La présence d'une couche de laitier électroconducteur à la surface de la partie liquide du lingot pendant sa coulée dans le champ électromagnétique permet d'élaborer des lingots de haute qualité en métaux et alliages à haut point de fusion, qui, du fait de leur nature, requièrent une bonne protection thermique de la partie supérieure liquide du lingot. Ceci est nécessaire pour éliminer les conditions provoquant la formation de portions de métal solidifiées sur la partie supérieure liquide du lingot et leur dérive ou glissement vers la surface latérale liquide, perturbant le processus de mise en forme et de solidification en un lingot de metal de haute qualité et à surface latérale unie. L'utilisation d'une couche de flux raffinant en tant que milieu protecteur permet de couler des lingots de haute qualité en métaux et alliages exigeant une purification supplémentaire du métal, celui-ci étant directement admis dans la zone de mise en forme et de solidification; il en résulte une amélioration appréciable des propriétés physico-mécaniques du métal. Le procédé conforme à l'invention permet d'améliorer non seulement la qualité de la surface du lingot, mais aussi la qualité du métal de celui-ci. En outre, on obtient les conditions voulues pour rendre compatible la refusion d'électrodes sous laitier électroconducteur avec la mise en forme du lingot par le champ électromagnétique d'un inducteur. La matière en fusion peut être retenue près de la surface latérale liquide du lingot par une ceinture évasée avec une portion cylindrique s'appliquant intimement sur la peau du lingot, au-dessus du niveau d'admission de l'agent de refroidissement sur la surface latérale du lingot. Ceci permet de protéger non seulement la portion supérieure horizontale de la surface liquide du lingot, mais aussi la surface latérale de la partie liquide du lingot. Dans ce cas, la matière en fusion peut être un laitier ou un flux raffinant. Autour de la surface latérale du métal liquide du lingot on peut créer une couche de métal en fusion de composition chimique autre que celle du métal du lingot. Cela permet d'élaborer un lingot ayant à sa périphérie une couche mince en métal voulu, ctest-à-dire d'élaborer un lingot bimétallique ou de réaliser un alliage superficiel du métal principal du lingot. Il est préférable que la quantité de métal liquide admise pour l'élaboration du lingot soit choisie de façon à assurer un excédent permanent de la pression métallostatique de 5 à 20% par rapport à la valeur nominale de la pression de compression du champ électromagnétique et, en même temps, de calibrer la peau en cours de formation du lingot au moyen de la portion cylindrique de la ceinture évasée, et de choisir pour la section de passage de celle-ci une dimension et une forme correspondant à la dimension et à la forme que doit avoir la section transversale du lingot. L'excédent indiqué de la pression métallostatique par rapport à la valeur nominale de la pression de compression du champ élettromagnétique, de pair avec le calibrage de la peau du lingot, permet d'élaborer un lingot dont la section transversale a rigoureusement la dimension et la forme prescrites. Sous l'effet de l'action radiale exercée vers l'axe longitudinal, la peau du lingot se déforme et, tout en ayant une partie liquide du lingot de section transversale ronde ou ovale, on peut ainsi obtenir un lingot solide à section transversale polygonale, par exemple pentagonale, hexagonale ou octogonale, à faces et arêtes bien nettes.De la sorte > avec un moule électromagnétique de conception relativement simple, on peut élaborer des lingots à profil de section transversale plus compliqué, ce qui présente un intérêt notable au point de vue pratique. Pour la mise en oeuvre du procédé, objet de l'invention, l'installation est du type comprenant, montés sur un châssis coaxialement l'un par rapport à l'autre, un écran circulaire, un inducteur électromagnétique circulaire et un refroidisseur circulaire, encerclant l'espace pour la mise en forme du lingot, limité en bas par une plaque de fond engagée dans le champ électromagnétique de l'inducteur, et recouvert en haut par un couvercle dans lequel sont ménagés un orifice pour l'admission du métal, un orifice pour le passage de la tige d'un capteur à flotteur mesurant le niveau du métal liquide du lingot et un orifice pour l'admission d'un agent protecteur,ladite installation étant caractérisée, d'après l'invention en ce que, sous le couvercle, est disposée au moins une virole fixée sur l'écran à l'aide de sa bride de telle façon que sa tranche inférieure soit plongée dans le métal liquide du lingot, cette virole étant réalisée en réfractaire amagnétique, chimiquement inerte vis-à-vis du bain de fusion et du matériau amagnetique, et ayant une basse conductibilité thermique. Une telle réalisation constructive de l'installation assure la création, au-dessus de la surface de la partie liquide du lingot, d'un milieu protecteur nécessaire pour une série de métaux et d'alliages dont la coulée en lingot est impossible dans les installations similaires connues. Le milieu protecteur, dans une telle installation, peut être : un gaz inerte, un laitier électroconducteur ou un flux raffinant en fusion. Dans une telle installation on peut refondre des électrodes pour élaborer le lingot dans un champ électromagnétique. En outre, la virole plongée dans la couche superficielle de la partie liquide du lingot permet de retenir dans son enceinte le laitier ou le flux en fusion, sur la surface supérieure liquide, horizontale, du lingot. La matière de la virole est choisie de façon qu'elle ait la résistance voulue aux actions des températures, des substances chimiques et des forces électromagnétiques. La présence d'une virole plongée dans la partie liquide du lingot permet de stabiliser la mise en forme et la solidification lors de la coulée dans un champ électromagnétique de lingots en metaux et alliages ne formant pas à leur surface un film protecteur d'oxydes (comme, par exemple, l'aluminium et une série d'alliages de celùi-ci), ainsi que de retenir les oxydes et les scories afin qu'ils ne passent pas de la partie supérieure de la zone liquide du lingot à sa surface latérale. L'emploi d'un couvercle diminue l'éventualité de solidification du métal sur le ménisque de la partie liquide du lingot. La virole et le couvercle permettent de créer au-dessus de la partie liquide du lingot un espace recevant l'agent protecteur, d'abaisser les pertes de chaleur et de constituants volatils du métal. Il est avantageux de disposer extérieurement à la première virole, coaxialement à celle-ci, une seconde virole fixée sur l'écran, les dimensions intérieures de cette seconde virole étant telles qu'elles assurent son contact avec la partie supérieure de la surface liquide latérale du lingot. Une telle virole extérieure permet de retenir la matière en fusion (le milieu protecteur) sur toute la surface liquide horizontale du lingot. En outre, une partie de la surface latérale liquide du lingot est protégée par la virole extérieure contre l'oxydation. Ceci réduit notablement la sublimation des éléments d'addition de l'alliage qui ont une forte tension de vapeur. Il est souhaitable de réaliser la virole extérieure avec un matériau dont la densité physique est de 4 à 6 fois plus petite que celle de la partie liquide du lingot, de la doter intérieurement d'une portion horizontale et de fixer sur cette portion la tige du capteur de niveau du métal liquide, de placer ladite virole extérieure librement entre la virole intérieure et l'écran et de lui donner des dimensions intérieures assurant son contact avec la partie supérieure de la surface latérale liquide du lingot et le contact de sa portion horizontale avec la partie périphérique de la surface horizontale liquide du lingot. Une telle virole flotte sur la surface liquide supérieure du lingot, ce qui permet d'abaisser notablement l'influence néfaste de l'agitation (action perturbatrice) de la partie liquide du lingot sur la mise en forme et la solidification, d'accroître la précision du contrôle de la hauteur (du niveau) de la partie liquide du lingot et de le maintenir dans la marge prescrite, surtout dans le cas de coulée de lingots en alliages contenant des éléments d'addition à point d'ébullition relativement bas. Il est préférable de fixer la virole extérieure à l'aide de sa bride extérieure sur ltécran,-de lui donner des dimensions intérieures assurant la formation, dans la partie supérieure,d'un écartement entre sa surface intérieure et la surface latérale de la partie liquide du lingot, et de la doter à sa partie inférieure, dans la zone de formation de la peau du lingot, d'une portée circulaire de calibrage, dont la forme et la dimension de section de passage correspondent à la forme et à la dimension de la section transversale du lingot fini. La présence d'une virole extérieure dont la partie supérieure ne touche pas le métal liquide du lingot et dont la partie inférieure de calibrage encercle intimement la surface latérale de la peau du lingot en cours de solidification et le calibre, permet de réaliser la coulée avec une protection intégrale et sûre de toute la surface du métal liquide du lingot par un gaz inerte, un flux raffinant et/ou un laitier électroconducteur, ainsi que sous une atmosphère raréfiée. Ceci, à son tour, permet de réaliser la coulée continue, dans un champ électromagnétique, de métaux et alliages à base de ces métaux exigeant obligatoirement, pour l'obtention de lingots de haute qualité, une protection thermique et une protection contre l'oxydation du métal liquide, tels que, par exemple, le cuivre, le magnésium, le fer, le nickel, le zinc, le silicium, le titane, etc. Il est préférable de réaliser la virole extérieure avec des dimensions transversales intérieures de la partie supérieure comprises entre 0,85 et 1,15 des dimensions correspondantes de la portée de calibrage, dont la hauteur sera comprise entre 1/2 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur, la tranche inférieure de la virole étant disposée au-dessous de l'axe transversal de l'inducteur, a une distance comprise entre 1/4 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur. Les dimensions intérieures choisies pour la virole extérieure tiennent compte du caractère et de la valeur du retrait du métal lors de sa solidification au cours du refroidissement. Dans le cas de coulée d'un lingot en métal ou alliage dont le volume augmente lors de la solidification, les dimensions transversales intérieures de la section de passage de la partie supérieure de la virole seront plus petites que les dimensions correspondantes de la portée de calibrage. Une hauteur de la portée de calibrage de la virole extérieure comprise entre 1/2 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur, ainsi que la disposition de la tranche de la virole au-dessous du niveau où commence la zone liquide du lingot, assurent le calibrage avant que les couches latérales du lingot ne subissent une déformation notable sous l'effet d'une faible augmentation (dans les limites admissibles) de la pression métallostatique de la colonne liquide du lingot. La présence d'une portée de calibrage à la partie inférieure de la virole extérieure, portée qui exerce une action radiale sur la peau chaude plastique du lingot vers son axe longitudinal, permet d'obtenir des lingots à section transversale calibrée sur toute la longueur du lingot, ainsi que d'obtenir des lingots dont le profil de la section transversgle est différent de celui de la partie liquide du lingot. En d'autrestermes, avec un inducteur électromagnétique de forme et de conception relativement simples, assurant la mise en forme sans contact de la partie liquide du lingot de façon qu'elle ait une section transversale ronde ou ovale, on peut élaborer des lingots à section pentagonale, hexagonale, octogonale, etc., ayant des faces et des arêtes nettes. On peut réaliser les parois latérales de la virole intérieure avec des perforations et les lier entre elles par une cloison transversale perforée. La présence de perforations dans les parois latérales de la virole intérieure et la présence d'une cloison perforée permettent de créer un milieu protecteur uniforme au-dessus de la partie liquide du lingot, ainsi que d'abaisser l'énergie du jet de métal amené par un conduit à la zone de mise en forme du lingot. Dans ce cas, le jet puissant initial de métal de fractionne en une série de filets uniformément répartis dans la section de la zone liquide du lingot, ce qui abaisse fortement la circulation de convection engendH6e dans le bain et améliore la qualité du métal du lingot. Dans la paroi de la virole extérieure on peut ménager des canaux de coulée pour l'admission d'un métal de composition chimique autre que celle du métal du lingot, dans l'écartement entre la virole extérieure et la surface latérale liquide du lingot en cours d'élaboration. La présence de canaux de coulée dans la virole extérieure permet de créer autour de la surface latérale de la partie liquide du lingot une couche de métal dont la composition chimique diffère de celle du métal du lingot. On peut aussi élaborer des lingots bimétalliques ou des lingots avec un placage périphérique. On peut ménager dans le couvercle un regard permettant d'observer le déroulement de la coulée et l'état de la surface de la partie liquide du lingot, ainsi que la présence du milieu protecteur, par exemple d'un laitier ou d'un flux. On peut pratiquer dans la paroi de la virole extérieure des orifices pour le passage de l'agent gazeux protecteur vers la surface latérale liquide du lingot. Les orifices sont pratiqués dans la paroi de la virole extérieure quand il est nécessaire d'admettre à travers cette virole un agent protecteur en vue de créer une atmosphère protectrice egalement au-delà des limites de la paroi de la virole extérieure, dans la zone d'action du champ électromagnétique de l'inducteur. On peut ménager des regards dans la bride de la virole intérieure. La présence de regards dans la virole intérieure permet d'observer la partie supérieure liquide du lingot. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaitront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins non limitatifs annexes dans lesquels: - la figure 1 représente une installation pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, avec utilisation d'une seule virole et d'un couvercle (coupe longitudinale partielle, avec arrachement); - la figure 2 représente une installation avec deux viroles (coupe longitudinale); - la figure 3 représente schématiquement une installation avec une virole extérieure flottante (coupe longitudinale); - la figure 4 représente une installation avec une virole extérieure ayant une portee de calibrage. Le procédé proposé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique est mis en oeuvre de la façon suivante. Le métal liquide à couler en lingot est admis sur une plaque de fond qui est placée dans le champ électromagnétique d'un inducteur circulaire. Cet inducteur engendre un champ électromagnétique qui est entretenu de façon à maintenir le métal liquide sous la forme d'une colonne, de la même manière que dans les procédés similaires connus de coulée de métaux. Selon l'un des modes de réalisation du procédé faisant l'objet de l'invention, on emploie un milieu protecteur, de préférence une matière en fusion, ou bien le vide (une atmosphère raréfiée). Toutefois, il est possible aussi d'employer des gaz inertes, comme dans l'un des procédés connus. De même que dans les procédés connus, un agent de refroidissement est débité sur la plaque de fond et sur la surface latérale du lingot solidifié. La différence du procédé faisant l'objet de l'invention consiste en ce que le milieu protecteur sous forme de matière en fusion est créé au moins auprès de la partie horizontale de la surface de la zone liquide du lingot. On peut ainsi couler dans le champ électromagnétique des métaux et des alliages chimiquement actifs, ne formant pas à la surface de la partie liquide du lingot un film d'oxydes protecteur étanche et résistant. Selon la composition chimique du métal du lingot, on choisit un laitier électroconducteur ou un flux raffinant, et l'on assure soit partiellement, soit complètement la protection de la surface liquide du lingot par la matière en fusion. Le procédé permet, de la sorte, de couler des lingots en métaux et alliages à haut point de fusion, pour lesquels il faut assurer une protection thermique de la surface liquide supérieure du lingot. Selon un autre mode de réalisation du procédé faisant l'objet de l'invention, on rend étanche l'espace dans lequel se trouve la partie supérieure liquide du lingot, et l'on coule le lingot sous atmosphère raréfiée (sous vide). On utilise dans ce cas une ceinture évasée avec une portion cylindrique contactant intimement la peau en cours de formation du lingot. Suivant d'autres modes de réalisation du procédé, la ceinture évasée peut aussi être utilisée dans le cas d'emploi de flux en fusion ou de laitier pour la protection. A cet effet, on remplit l'écartement entre la surface latérale liquide du lingot et la surface intérieure de la ceinture évasée avec le laitier électroconducteur ou le flux raffinant et, de la sorte, on protège non seulement la surface supérieure liquide du lingot, mais aussi sa surface latérale, pendant la coulée dans le champ électromagnétique. Ceci permet d'améliorer non seulement la qualité du métal du lingot, mais aussi sa surface latérale. S'il est nécessaire d'élaborer un lingot ayant sur sa surface latérale une couche de métal de composition chimique autre que celle du métal principal, par exemple un lingot dont le métal principal est allié superficiellement, ou bien un lingot bimétallique, on remplit avec un second métal en fusion l'écartement entre le lingot et la ceinture évasée, comme décrit dans le mode de réalisation précédent. Le mode préférentiel de réalisation du procédé est celui selon lequel le métal liquide pour l'élaboration du lingot est admis en quantité assurant en permanence un excédent de la pression metallostatique de 5 à 20% par rapport à la valeur nominale de la pression de compression du champ électromagnétique, et en même temps, la peau en cours de formation du lingot est calibrée par la portion cylindrique de la ceinture évasée. La dimension et la forme de la section de passage de cette ceinture sont choisies en accord avec la dimension et la forme que doit avoir la section droite du lingot à élaborer. Ce mode de réalisation du procédé permet d'élaborer des-lingots dont la dimension et la forme de la section droite correspondent rigoureusement à celles prescrites, par exemple des lingots pentagonaux, hexagonaux ou octogonaux, à faces et arêtes nettes. Par le procédé décrit on peut couler dans un champ électromagnétique des métaux tels que le cuivre, le magnésium, le fer, le nickel, le zinc, le silicium, le titane et une série d'autres métaux. Le procédé faisant l'objet de l'invention présente un grand intérêt pratique, car il permet d'élaborer par coulée continue dans un champ électromagnétique des lingots de haute qualité en métaux et alliages réfractaires et facilement oxydables, ainsi qu'en alliages contenant des éléments d'addition à forte tension de vapeur, par exemple les cuproalliages contenant du zinc ou du cadmium, c'est-à-dire en métaux et alliages qui ne forment pas à la surface de la partie liquide du lingot du film protecteur oxydes étanche et résistant, favorisant la stabilisation de la mise en forme sans contact du métal, métaux et alliages dont les particularités physico-chimiques requièrent une protection sûre de la surface du ménisque de la partie liquide du lingot contre l'oxydation et les pertes thermiques. Pour la mise en oeuvre des modes de réalisation du procédé faisant l'objet de l'invention, plusieurs modes de réalisation de l'installation conforme à l'invention peuvent être utilisés, allant du plus simple au point de vue conception à l'un des plus perfectionnés. Ainsi, par exemple, pour créer un milieu protecteur sous la forme d'une matière en fusion ou d'un gaz inerte seulement auprès de la partie horizontale de la surface de la partie liquide de lingot, on recommande l'installation représentée en figure 1. Cette installation comprend, montés sur un châssis 1 coaxialement l'un à l'autre, un écran circulaire 2, un inducteur électromagnétique circulaire3 et un refroidisseur circulaire 4. Le lingot 5 avec sa partie supérieure liquide 6 est supporté par une plaque de fond 7. D'après l'invention, l'installation est équipée d'une virole ou analogue 8, dont l'enceinte est fermée en haut par un couvercle 9. La virole 8 est réalisée en réfractaire amagnétique, chimiquement inerte vis-à-vis du bain -et à basse conductibilité athermique, par exemple en graphite ou en céramique. Dans la forme de réalisation considérée, l'installation ne comporte qu'une seule virole 8, laquelle est dotée d'une bride extérieure 10 servant à la fixer sur l'écran 2.Pour changer la profondeur dtih ersion de la virole 8 dans la partie liquide 6 du lingot 5, il est prévu des vis de réglage 11. Dans le couvercle 9 est ménagé un orifice central recevant le conduit 12, à travers lequel on admet le métal pour élaborer le lingot 5. En outre, dans le couvercle 9 il y a un orifice 13 pour le passage de la tige d'un capteur 14 à flotteur, mesurant le niveau du métal liquide à la partie supérieure 6 du lingot 5. La matière en fusion 15 - un laitier électroconducteur ou un flux raffinant - peut être versée sur la surface de la partie liquide 6 du lingot 5 à travers le conduit 12; un gaz protecteur peut être admis à travers un tube 16 et évacué à travers des orifices 17 pratiqués dans les parois de la virole 8. Le couvercle 9 peut être constitué par plusieurs plaques superposées dans des chambrages de la virole 8.L'alignement des orifices correspondants des plaques et ltespacement des plaques entre elles sont assurés respectivement par des éléments de repétage prévus dans la virole 8 et par la profondeur des chambrages. Dans les parois du conduit 12 sont ménagés des orifices 18 à travers lesquels le métal sort sous forme de filets uniformément répartis dans différentes directions, au-dessous de la couche superficielle du métal liquide. L'installation fonctionne de la façon suivante. Avant de comnencer la coulée du lingot, on met la virole 8, à l'aide des vis de réglage 11, à un niveau assurant l'immersion de sa tranche inférieure à la profondeur prescrite dans la partie liquide 6 du lingot 5. Ensuite, on engage la plaque de fond 7 dans la zone du champ électromagnétique de l'inducteur 3, de telle façon que les bords supérieurs de sa surface latérale se trouvent à environ 5-10 mm plus bas que l'axe transversal de -l'inducteur. Ceci fait, on met l'inducteur 3 sous tension et l'on admet sur la surface latérale de la plaque de fond 7 l'agent de refroidissement débité par le refroidisseur 4. On réchauffe au préalable la virole 8 jusqu'à une température d'environ 500 à 8000C, puis l'on admet à travers le conduit 12 le métal liquide qui se déverse sur la plaque de fond 7 et est mis en forme pour constituer le lingot 5. Quand, sous l'effet du champ électromagnétique de l'inducteur 3, le métal liquide prend la forme d'une colonne et que la tranche inférieure de la virole 8 se trouve immergée d'environ 5-10 mm dans ledit metal liquide, on admet à travers le conduit 12 une portion de laitier électroconducteur ou de flux raffinant en fusion Cette matiere en fusion 15 est retenue dans ltenceinte de la virole 8 et s'étale en couche sur la surface de la partie liquide 6 du lingot 5, en la protégeant ainsi contre l'oxydation et en prévenant les pertes excessives de chaleur au ménisque de la partie liquide 6 du lingot 5. Au besoin, à travers le tube 16, on peut admettre dans ltenceinte de la virole 8, au-dessous du couvercle 9, un agent protecteur sous la forme de gaz inertes, en vue de protéger additionnellement la surface latérale du métal liquide par des veines de gaz sortant à travers les orifices 17 de la paroi de la virole 8 et léchant la partie supérieure liquide 6 du lingot 5. Le contrôle du niveau de la partie liquide 6 du lingot 5 s'effectue à l'aide du capteur 14 à flotteur, ou bien visuellement d'après la surface latérale découverte de la partie liquide 6 du lingot 5. Pendant la coulée, la virole 8 plongée dans la matière en fusion 15 au-dessous du niveau du métal liquide du lingot suivant le périmètre de la partie liquide 6 du lingot 5, retient les impuretés solides non métalliques - oxydes et scories en empêchant leur glissement vers la surface latérale de la partie liquide du lingot. Ceci accrott la stabilité de la mise en forme et de la solidification du métal du lingot dans le champ électromagnétique de l'inducteur 3. La protection thermique du ménisque de la partie liquide du lingot par la couche du flux protecteur et raffinant ou de laitier électroconducteur, et l'effet d'écran thermique du couvercle 9, ainsi que la retenue des oxydes et des scories par la virole les empêchant d'atteindre la surface latérale de la partie liquide du lingot, et la création d'une atmosphère protectrice au-dessus du bain, préviennent la solidification spontanée du métal au ménisque de la partie liquide du lingot et l'arrivée de morceaux de croûte de métal solidifié et d'inclusions d'oxydes et de scories à la surface latérale de la partie liquide du lingot.Ceci permet d'obtenir des lingots à structure cristalline dense et à surface latérale lisse, y compris des lingots en cuivre, bronze et laiton au silicium, c'est-à-dire en métaux et alliages à point de fusion relativement élevé et facilement oxydables, qui ne forment pas un film d'oxydes étanche et dense à la surface de la partie liquide du lingot, comme c'est le cas, par exemple, pour l'aluminium et une série d'alliages de celui-ci. Suivant une autre forme de réalisation, l'installation comporte deux viroles, comme représenté en figure 2. La différence de cette installation par rapport à la première forme de réalisation décrite consiste en ce qu'elle comporte une seconde virole 19, disposée extérieurement et coaxialement par rapport à la première virole 8. La virole 19 a des dimensions intérieures assurant son contact avec la surface latérale de la partie supérieure 6 liquide du lingot 5. De même que la première virole 8, la virole 19 est réalisée en réfractaire amagnétique, chimiquement inerte vis-à-vis du bain et ayant une basse conductibilité thermique. La virole 19 s'appuie sur l'écran 2, et la virole 8 peut s'appuyer par sa bride 10 sur la virole 19. Le capteur 14 à flotteur peut être placé dans l'écartement annulaire entre les viroles 8 et 19. Dans la paroi de la virole intérieure 8 sont pratiqués des orifices 20 pour permettre le passage de la matière en fusion dans l'écartement annulaire entre les viroles 8 et 19. Dans le couvercle 9 et dans la bride 10 de la virole intérieure 8 on peut monter des regards 21 pour le contrôle visuel de la surface de la matière en fusion sur la partie liquide 6 du lingot 5.Les éléments essentiels de l'installation sont les mêmes que dans la première forme de réalisation, dont le tube 16 pour l'admission du gaz inerte, les orifices 17 dans la paroi de la virole intérieure 8 et les orifices 22 dans la paroi de la virole extérieure 19 pour le passage du gaz inerte. La coulée du métal dans le champ électromagnétique s'effectue pour l'essentiel de la même manière que dans la première forme de réalisation. On pose sur l'écran électromagnétique 2 la virole extérieure 19, puis on pose sur celle-ci la virole intérieure 8 avec le couvercle 9. Le conduit 12 et le capteur 14 à flotteur contrôlant le niveau du métal liquide, de telle façon que, pendant la coulée, la tranche inférieure de la virole extérieure 19 n'atteigne pas le commencement du front de solidification sur la surface latérale du lingot, et la tranche inférieure de la virole intérieure 8 plonge dans le métal liquide jusqu'à une profondeur d'environ 5 à 15 mm. Avant d'admettre le métal liquide et le flux ou le laitier en fusion dans la zone du champ électromagnétique de l'inducteur 3, on réchauffe jusqu'à environ 600-800 C les viroles 8 et 19 et les pièces s'y rapportant. D'une manière analogue on met la plaque de fond 7 dans la position requise dans la zone du champ électromagnétique de l'inducteur 3 et on met celui-ci sous tension. On met en action le refroidisseur- 4, qui débite l'agent de refroidissement sur la surface latérale de la plaque de fond 7. Ceci fait, on admet le métal en fusion sur la plaque de fond 7, sur laquelle s'effectue la mise en forme et la sodification du lingot. L'instant où doit commencer la descente de la plaque de fond 7 est déterminé d'après la hauteur de la partie liquide 6 du lingot 5, qui est contrôlée visuellement à travers les regards 21 et/ou d'après les indications du capteur 14 à flotteur mesurant le niveau du métal liquide. Au besoin, les lingots peuvent être coulés avec protection de leur partie liquide 6 par un gaz inerte admis dans la zone de coulée et de mise en forme du lingot à travers le tube 16, les orifices 17 de la paroi de la virole intérieure 8 et les orifices 22 de la paroi de la virole extérieure 19. Si la coulée est effectuée avec utilisation d'un laitier électroconducteur ou d'un flux raffinant, on les admet sur la surface du métal liquide à travers le conduit 12; la matière en fusion admise s'étale sur la surface du métal liquide et, à travers les orifices 20 de la paroi de la virole intérieure 8, passe de l'enceinte de cette virole dans l'écartement entre elle et la virole 19. L'installation selon la seconde forme de réalisation avec une virole intérieure 8 et une virole extérieure 19, permet une stabilisation notable de la mise en forme du lingot dans le champ électromagnétique de l'inducteur 3 et une elévation de la qualité des lingots, surtout en métaux et alliages facilement oxydables, ainsi qu'en alliages contenant des éléments d'addition à bas point d'ébullition, par exemple le zinc dans le laiton ou le cadmium dans le bronze. L'installation considérée permet de réaliser la coulée sous une couche de flux raffinant, ce qui abaisse notablement les pertes de constituants du bain à forte tension de vapeur, tels que le zinc, le cadmium, le phosphore dans les cupro-alliages. De plus, la protection de la surface latérale de la partie liquide du lingot par la paroi de la virole permet d'abaisser notablement l'oxydation du bain et la perte de ses éléments d'addition à bas point d'ébullition. De la sorte, la protection de toute la partie supérieure de la zone liquide du lingot par une couche de flux raffinant et la protection contre ltoxydation de la plus grande partie de la surface latérale de la zone liquide du lingot par la paroi de la virole 19 permettent: - d'abaisser notablement les pertes d'éléments d'addition à bas point d'ébullition du bain, ce qui, à son tour, abaisse l'agitation (l'effervescence) indésirable et incontrôlée de la partie liquide du lingot et, par conséquent, permet de diminuer les défauts sur la surface latérale et dans la couche périphérique du lingot; - d'abaisser notablement les pertes de chaleur du bain et, par conséquent, d'abaisser la température de coulée de 20 à 400C comparativement aux procédés et aux installations connus de coulée de lingots;; - de diminuer notablement l'oxydation de la surface de la partie liquide du lingot, de supprimer la formation d'oxydes sur la surface latérale de la zone liquide du lingot et l'arrivée de ces oxydes à la surface latérale du lingot lors de la mise en forme et de la solidification du métal. La protection de la partie supérieure de la zone liquide du lingot par un flux et de sa surface latérale par la paroi de la virole extérieure permet une stabilisation notable de la mise en forme du lingot et de la solidification de sa surface latérale, tant pour les laitons que pour les bronzes contenant des éléments d'addition à forte tension de vapeur. L'installation considérée permet d'élaborer des lingots de laiton et de bronze à surface latérale de haute qualité et à structure cristalline dense. La figure 3 représente une forme de réalisation de l'installation, dans laquelle la virole extérieure (flottante) 23 est réalisée en matériau dont la densité physique est de préférence 4 à 6 fois plus faible que celle de la partie liquide du lingot. La bride de cette virole 23 est disposée du côté intérieur. Près de celle-ci, sur la portion horizontale 24, est fixée la tige du capteur 14 mesurant le niveau du métal liquide 6 du lingot 5. La virole 23 est disposée librement entre la virole intérieure 8 et l'écran 2. Les dimensions intérieures de la virole 23 sont telles qu'elles assurent son contact avec la portion supérieure 6 de la surface latérale liquide du lingot 5, et le contact de sa portion horizontale 24 avec la partie périphérique 6 de la surface horizontale liquide du lingot 5. La virole intérieure 8 s'appuie sur des supports 25, dans lesquels sont montées les vis de réglage 11 pour le changement de la profondeur d'imnersion de la virole 8 dans la matière en fusion 15, indépendamment des déplacements de l'écran 2, de l'inducteur 3 et du refroidisseur annulaire 4. Le couvercle 9 obturant la virole 8 a un orifice pour le conduit 12 d'admission du métal liquide et du flux raffinant ou du laitier électroconducteur dans la zone de la mise en forme électromagnétique de la partie liquide du lingot, ainsi qu'un tube 16 pour l'admission d'un gaz protecteur. Dans les parois de la virole intérieure 8 il y a des orifices 17 pour créer une atmosphère protectrice au-delà de cette virole, et dans un support 25 il y a un office à travers lequel passe la tige du capteur 14 à flotteur mesurant le niveau du métal liquide. Sur la surface latérale extérieure de la virole intérieure 8 sont réalisés, comme montré sur le dessin, une saillie et un épaulement destinés respectivement à la suspension de la virole intérieure 8 sur les supports 25 et à la suspension de la virole extérieure flottante 23 sur la virole intérieure 8 lors de la pose ou de la dépose. Les dimensions transversales des surfaces verticales desdites viroles 8 et 23 sont choisies de façon qu'elles puissent se déplacer l'une par rapport à l'autre, et que la virole 23 puisse contacter la surface latérale de la partie liquide du lingot et se déplacer par rapport à elle. Les autres éléments de l'installation sont analogues à ceux décrits pour les formes de réalisation précédentes, aussi ne répète-t-on pas leur description. L'installation représentée par la figure 3 fonctionne de la façon suivante. Avant de commencer la coulée du lingot, on introduit la plaque de fond 7 dans la zone du champ électromagnétique de l'inducteur 3, comme indiqué pour les formes de réalisation précédentes, puis on admet l'agent de refroidissement sur la surface latérale de la plaque de fond 7. On règle à la valeur nécessaire la tension aux bornes de l'inducteur et le débit d'agent de refroidissement par le refroidisseur 4. Ensuite on pose sur les supports 25 la virole intérieure 8 préchauffée avec le couvercle 9 et la virole extérieure 23, suspendue pour la pose sur ltépaulement de la virole intérieure 8, de façon que la tige du capteur 14 à flotteur mesurant le niveau du métal liquide soit engagée dans l'orifice de l'un des supports 25.Le réglage est executé, comme dans les formes de réalisation précédentes de façon que la partie inférieure de la virole extérieure 23 ne toutche pas le comaencement du front de solidification sur la surface latérale du lingot. Le métal liquide est admis à travers le conduit 12 et se déverse sur la plaque de fond 7. Une fois la virole intérieure 8 plongée dans la partie liquide du lingot, on admet le laitier électroconducteur ou le flux raffinant en fusion sur la surface supérieure horizontale du lingot, limitée par la virole intérieure 8. En outre, la virole intérieure 8 empêche le passage des divers oxydes, scories et autres impuretés solides vers la zone périphérique de la partie liquide du lingot, c'est-à-dire vers la zone où le bain est contacté par la virole extérieure.Cette virole, en flottant sur la partie supérieure liquide du lingot, protège sa surface contre l'oxydation directe et le contact avec l'atmosphère ambiante, ce qui, à son tour, s'oppose au dégagement des éléments d'addition à bas point d'évaporation de l'alliage, c'est-à-dire à son appauvrissement. La virole extérieure flottante 23 réagit avec une grande précision et une grande rapidité aux variations de la hauteur de la partie liquide du lingot. Ces variations sont déterminées visuellement sans difficulté; elles peuvent aussi être enregistrées automatiquement par un moyen connu quelconque de contrôle de la hauteur de la partie liquide du lingot, par exemple par un procédé aux radio-isotopes, avec application du signal à un servomécanisme régulant le débit de métal, ou bien par contacts électriques envoyant un signal à une soupape électromagnétique. La virole extérieure flottante 23 recouvre la plus grande partie de la surface liquide du lingot, en s'opposant ainsi au dégagement des constituants à bas point d'évaporation de l'alliage et en abaissant notablement l'influence nuisible des courants de convection, ce qui rend possible le contrôle des variations de la hauteur de la partie liquide du lingot à f 2 mm près. Les essais ont montré qu'un lingot de laiton à haute teneur en zinc élaboré par l'installation avait une structure cristalline dense et une surface exempte de défauts nécessitant une élimination. Une forme préférentielle de réalisation de l'invention est celle représentée par la figure 4. Cette installation permet de protéger toute la surface de la partie liquide du lingot par la matière en fusion ou d'employer une atmosphère raréfiée. En outre, elle exécute simultanément la coulée et le calibrage du lingot. Au point de vue construction, cette installation, de même que dans les formes de réalisation précédentes, comporte un châssis 1 sur lequel sont fixés un écran 2, un inducteur 3 et un refroidisseur 4, deux viroles 8 et 26 avec un couvercle 9 étant fixées sur l'écran 2. La différence réside dans la conception de la virole extérieure 26, dont les dimensions intérieures sont telles que, dans la partie supérieure, il reste un écartement entre sa surface intérieure et la surface latérale liquide du lingot, et dans la partie inférieure, dans la zone où se forme la peau du lingot, il y a une portée de calibrage 27. La forme et la dimension de la portée de calibrage 27 dans sa section transversale correspond à la forme et à la dimension de la section transversale du lingot 5 fini.Selon le métal du lingot, les dimensions transversales intérieures de la partie supérieure de la virole extérieure 26 sont respectivement choisies d'une valeur comprise entre environ 0,85 et 1,15 fois les dimensions correspondantes de la portion (portée) de calibrage 27. La hauteur de la portée de calibrage 27 est d'environ 1/2 à 2/3 de la hauteur de l'inducteur 3. La tranche inférieure de la virole extérieure 26 se trouve plus bas que l'axe transversal de l'inducteur 3, à une distance comprise entre environ 1/4 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur 3. Les parois latérales de la virole intérieure 8 sont perforées et liées entre elles par une cloison perforée 28. Dans la paroi de la virole extérieure 26 on peut ménager des canaux de coulée 29 pour l'admission, dans ltecartement entre la virole extérieure 26 et la surface latérale de la partie liquide 6 du lingot 5 en cours d'élaboration, d'un métal d'une composition chimique autre que celle du métal du lingot. Dans le couvercle 9 et dans la bride 10 de la virole intérieure 8 sont ménagés des regards 21 pour l'observation visuelle du déroulement de la coulée. Les viroles 8 et 26 sont dotées de vis de réglage 11 permettant de les mettre à la position prescrite.Pour la coulée avec-une atmosphère protectrice en circulation, il est prévu dans les parois de la virole intérieure 8 des orifices 17, à travers lesquels le gaz inerte admis par le tube 16 passe à l'enceinte de la virole extérieure 26. Pour maintenir intensité du courant et la tension prescrites à l'inducteur 3, celui-ci est équipé d'un régulateur 30. Dans la virole 26 il y a des orifices 22 pour la sortie du gaz inerte. L'installation fonctionne de la façon suivante. Avant de commencer l'admission du métal liquide, on introduit la plaque de fond 7 dans la zone du champ électromagnétique de l'inducteur 3, de telle façon que l'arête supérieure de la surface latéral de la plaque de fond 7 soit à environ 3-10 mm plus bas que l'axe trannernersal de l'inducteur 3. Ensuite on pose la virole extérieure 26 sur l'écran électromagnétique 2. On obture l'écartement uniforme entre la portée de calibrage 27 de la virole 26 et la surface latérale de la plaque de fond 7 avec une pâte réfractaire.On règle à la valeur nécessaire la tension aux bornes de l'inducteur 3 et le débit d'agent de refroidissement, puis on réchauffe la virole extérieure 26 jusqu'à 600-800 C. Ceci fait, on pose sur la virole extérieure 26 la virole intérieure 8 avec toutes les ies, que l'on réchauffe aussi au préalable jusqu a 600-800*C. Ga crée alors Je milieu protecteur nécessaire et l'on admet le métal liquide doit la @@@@ de mise en forme électromagnétique du lingot.Une fois que le niveau de la partie liquide 6 du lingot a atteint la hauteur prescrites qui est déterminée visuellement ou d'après les indications du cap r 14 a flotteur mesurant le niveau du métal, on met en marche le mécanisme de descente de la plaque de fond 7 avec le lingot en cours de solidification. Pile, ai cela est nécessaire, on recouvre la surface de la partie liquide du lingot avec une couche de flux raffinant et/ou de laitier électroconducteur. Si l'installation est utilisée pour élaborer un lingot ayant à sa surface une couche périphérique de métal d'une composition chimique autre que celle du métal principal, on admet dans la zone de la qise for a électromagnétique de la partie liquide du lingot, dans l'écartement enta sa surface et la paroi de la virole extérieure 26, à travers les canaux de coulée 29, le métal de composition voulue à l'état liquide. Comme on l'a déjà noté plus haut, un grand intérêt pratique est présenté par la possibilité d'appliquer le procédé de mise en forme ans contact du lingot, par le champ électromagnétique d'un inducteur, avec refroidissement subséquent direct et intense de la surface latérale in lingot, pour élaborer des lingots de haute qualité, à section constante suivant la longueur, de profil calibré différant du profil de la partie liquide du lingot. Cela est réalisé dans l'installation décrite par le procede de coulée continue du métal dans le .champ électromagnétique, avec ne excédent de la pression métallostatique d'environ 5 à 20% par rapport à la pression du champ électromagnétique, l'installation comportant une virole extérieure IL avec une portée de calibrage 27 à sa partie inférieure. Ceci permet d'obtenir un lingot à surface rigoureusement calibrée aux dimensions prescrites par rétreinte plastique à chaud de la peau en cours de solidification sur la surface latérale du lingot.Le contact intime de la peau du lingot lors de la rétreinte assure une étanchéité fiable, qui permet de réaliser la coulée avec protection de toute la surface de la partie liquide du lingot par le gaz inerte, le laitier électroconducteur et/ou le flux raffinant; il permet aussi de créer au-dessus du bain une atmosphère raréfiée et de réaliser autour de la surface latérale de la partie liquide du lingot une couche de métal de composition chimique autre que celle du métal du lingot. I1 convient de ne pas perdre de vue que l'effort à appliquer pour la déformation de la peau du lingot est extrêmement faible, vue que la température de la suface de la peau du lingot et celle de la portée de calibrage 27 sont pratiquement égales. L'action de calibrage de la virole dure jusqu' à ce que les parois du lingot acquièrent la résistance nécessaire, suffisante pour supporter la pression de la colonne de métal liquide du lingot. La possibilité de déplacer la virole extérieure 26 le long de l'axe de coulée de l'installation permet de changer la position de la portée de calibrage 27 de la virole 26 par rapport au commencement de la partie solide du lingot sur sa surface latérale; on peut ainsi agir favorablement sur la qualité de la surface et la précision des dimensions transversales du lingot.Quand la partie solidifiée du lingot est sortie de la zone de la ceinture de refroidissement, afin d'obtenir une meilleure action de fermeture étanche et de rétreinte sur la peau chaude plastique du lingot de la part de la portée de calibrage 27 de la virole extérieure 26, on effectue une correction appropriée de la force due à la pression métallostatique, à l'aide du régulateur de débit de métal ou par variation de la quantité de flux en fusion, jusqu'à la valeur nécessaire admissible, qui est contrôlée d'après la hauteur de la partie liquide du lingot visuellement ou a l'aide du capteur 14 à flotteur mesurant le niveau du métal. Au-dessus de la ceinture débitant l'agent de refroidissement sur la surface du lingot solidifié, près de l'interface liquide-solide, on agit sur la peau du lingot dans la direction radiale par rapport à l'axe longitudinal du lingot, au moyen de la portée de calibrage 27 de la virole extérieure 26, dont la partie supérieure ne contacte pas la partie liquide du lingot. La mise en forme avec un excédent de pression permanent d'environ 5 à 20% par rapport à la valeur nominale de la pression métallostatique est assurée en maintenant une hauteur de la partie liquide du lingot supérieure à la hauteur nominale au moyen du régulateur de débit de métal et/ou de laitier électroconducteur ou de flux raffinant en fusion. La valeur nominale de la pression métallostatique du bain est égale à la valeur de la pression du champ électromagnétique de l'inducteur maintenant la colonne de métal liquide dans les dimensions transversales prescrites sur toute sa hauteur. L'élaboration d'un lingot calibré à profil de section droite différant du profil de la partie liquide du lingot s'effectue grâce à la forme et aux dimensions de la portée de calibrage 27 de la virole extérieure 26, dont le profil et les dimensions sont choisis en tenant compte du caractère et de la valeur du retrait volumique du métal lors de sa solidification et de son refroidissement. Si la coulée doit être réalisée dans une atmosphère protectrice en circulation, onpeut pratiquer des orifices 22 dans la paroi de la virole extérieure 26. Au-dessus de la surface de la partie liquide 6 du lingot 5 on peut créer une atmosphère raréfiée. Dans ce cas, on dispose la virole intérieure 8 de telle façon que sa cloison perforée 28 soit immergée dans la partie liquide du lingot et l'on obture hermétiquement les orifices 22 de la virole extérieure 26. Dans tous les cas de réalisation du procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique à l'aide de l'installation décrite, l'agent de refroidissement est admis sur le lingot solidifié de préférence après un précalibrage. Le procédé de coulée continue d'un métal et l'installation faisant l'objet de l'invention ont permis de couler, lors des essais, des lingots de haute qualité en cuivre et cupro-alliages, c'est-à-dire en tous les métaux et alliages dont la coulée en lingots présente un intéret pratique. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n' ont été donnés qu a titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDIGATIONS 1. Procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique, du type prévoyant l'admission du métal liquide sur une plaque de fond placée dans un champ électromagnétique permettant de maintenir le métal liquide sous la forme d'une colonne, la création d'un milieu protecteur au-dessus de la surface du lingot et l'admission d'un agent de refroidissement sur la surface latérale solidifiée du lingot, caractérisé en ce que l'on crée ledit milieu protecteur sous la forme d'une matière en fusion ou d'une atmosphère raréfiée au moins auprès de la partie horizontale de la surface de la partie liquide du lingot. 2. Procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnéti- que selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière protectrice en fusion est un laitier électroconducteur et/ou un flux raffinant. 3. Procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matiere en fusion est retenue auprès de la surface latérale liquide du lingot par une ceinture évasée avec une portion cylindrique s 'appliquant intimement sur la peau en cours de formation du lingot, au-desses du niveau d'admission de l'agent de refroidissement sur la surface latérale du lingot. 4. Procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière en fusion est un métal de composition chimique autre que celle du métal du lingot. 5. Procédé de coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon 1'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le métal liquide pour l'élaboration du lingot est admis en quantité telle qu'elle assure un excédent permanent de pression métallostatique d'environ 5 à 20Z par rapport à la valeur nominale de la pression de compression du champ électromagnétique, et qu'en meme temps, la peau en cours de formation du lingot est calibrée au moyen de la portion cylindrique de la ceinture évasée, dont la section de passage a une dimension et une forme correspondant à 1a dimension et à la forme que doit avoir la section transversale du lingot. 6. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique par le procédé faisant ltobJet de l'une des revendications 1 à 4, du type comprenant, montés sur un châssis coaxialement l'un: par rapport: a l'autr2, un écran, un inducteur électromagnétique et un refreidis- sear circulaires qui embrassent ltespace pour la nise en forme du lingot, délimité à sa partie inférieure par une plaque de fond s'engageant dans le champ électromagnétique de l'inducteur, et recouvert à sa partie supérieure par un couvercle dans lequel sont ménagés un orifice pour l'admission du métal, un orifice pour le passage de la tige d'un capteur à flotteur contrôlant le niveau du métal liquide du lingot et un orifice pour l'admission d'un agent protecteur, caractérisée en ce qu'elle comporte sous le couvercle au moins une virole ou analogue comportant-une bride par l'intermédiaire de laquelle elle est fixée sur l'écran de telle façon que sa tranche inferieure soit plongée dans le métal liquide du Lingot, Cette virole étant constituée d'un matériau réfractaire amagnétique, chimiquement inerte vis-à-vis du bain de fusion et du matériau amagnétique, et ayant une basse conductibilité thermique. 7. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon la revendication 6, caractérisée en ce que, extérieurement et coaxialement à la première virole, est disposée une seconde virole ou analogue fixée sur écran, les dimensions intérieures de cette seconde virole étant telles qutelles assurent son contact avec la partie supérieure de ia surface latérale liquide du lingot. 8. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un- clamp électromagnétique selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que ladite virole extérieure est constituée d'un matériau dont la densité physique est d'environ 4 à 6 fois plus faible que celle de la partie liquide du lingot, qu'elle est pourvue intérieurement d'une portion horizontale à laquelle est fixée la tige du capteur de niveau du métal liquide, qu'elle est placée librement entre la virole intérieure et l'écran et que.ses dimensions intérieures assurent son contact avec la partie supérieure de la surface latérale liquide du lingot et le contact de sa portion horizontale avec la partie périphérique de la surface horizontale liquide du lingot. 9. Installation pour'la coulée continue d'un métal dans un champ élecrromagnétique selon l'une des revendications 6, 7, et 8 , caractérisée cn ce que la virole extérieure est fixée à l'aide de sa bride extérieure sur l'écran, que ses dimensions intérieures assurent la formation, dans la partie supérieure, d'un écartement entre sa surface intérieure et la partie liquide de la surface latérale du lingot, et qu'telle est pourvue à sa partie inférieure, dans la zone de formation de la peau du lingot, d'une ceinture, portée ou analogue circulaire de calibrage, dont la forme et la dimension de section de passage correspondent à la forme et à la dimension de la section transversale du lingot fini. 10. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon la revendication 9, caractérisée en ce que les dimensions transversales intérieures de la partie supérieure de la virole extérieure sont Comprises entre environ 0,85 et 1,15 fois les dimensions correspondantes de la ceinture ou portée de calibrage, dont la hauteur est comprise entre environ 1/2 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur, la tranche inférieure de cette virole étant disposée plus bas que l'axe transversal de l'inducteur, à une distance comprise entre environ 1/4 et 2/3 de la hauteur de l'inducteur. 11. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisée en ce que les parois latérales de la virole intérieure sont perforées et liées entre elles par une cloison transversale perforée. 12. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que l'on réalise dans la paroi de la virole extérieure des canaux de coulée pour l'admission d'un métal, de composition chimique autre que celle du métal du lingot, dans l'écartement entre la virole extérieure et la partie liquide latérale du lingot en cours d'élaboration. 13. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 6 à 12, caractérisée en ce qu'un regard pour le contrôle visuel est ménagé dans le couvercle. 14. Installation pour la coulée continue d'un métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 6 à 13, caractérisée en ce que des orifices sont ménagés dans la paroi de la virole extérieure pour le passage d'un agent gazeux protecteur vers la surface latérale liquide du lingot. 15. Installation pour la coulée continue d'un7métal dans un champ électromagnétique selon l'une des revendications 6 à 14, caractérisée en ce que des regards sont ménagés dans la bride de la virole intérieure pour le contrôle visuel. 16. Lingots ou semi-produits coulés analogues, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 5.