L'invention concerne l'électrocoagulation endovasculaire. Les techniques d'oblitération vasculaire thérapeutique sont nombreuses. Parmi celles-ci, l'électrocoagulation endovasculaire a été étudiée essentiellement sur le plan expériiental. L'électrode utilisée est monopolaire avec une âme métallique isolée par le cathéter d'angiographie, sortant de quelques millimètres de l'extrémité de celui-ci. L'électrode de référence est une plaque apposée sur la peau du sujet. L'utilisation du courant continu permet d'obtenir la formation de caillots fibrino-cruoriques autour de l'é- lectrode, s'accompagnant parfois d'une brûlure de la paroi vasculaire. Cette lésion pariétale permet d'espérer le caractère définitif de la thrombose. Les principaux inconvénients de cette technique sont - l'importance du temps nécessaire à l'oblitération du vais seau (20 à 40 minutes), l'électrolyse de l'extrémité du leader pouvant entrainer une migration métallique, - la fragmentation du caillot avec embolisation distale. L'utilisation du courant alternatif permet d'obtenir une oblitération en quelques secondes (3, 5). Mais il est impossible avec les appareils utilisés de contrôler l'énergie délivrée. Cette absence de contrôle des constantes électriques peut être responsable pour des conditions apparemment identiques, aussi bien d'une oblitération que d'une rupture En résumé l'utilisation d'électrodes monopolaires s'est révélée dangereuse. La présente invention permet de remédier à ces inconvénients et a pour objet l'électrocoagulation par courant alternatif à l'aide d'une électrode endovasculaire, caractérisée par le fait que cette électrode est bipolaire, et est alimentée à très haute fréquence. A cet effet, on utilise un générateur de courant alternatif de l'ordre de 100 kHz, le voltage utilisé variant entre 0 et 100 volts, et l'intensité variant entre 0 et 400 mA. Dans la suite du présent exposé ce générateur de courant est appelé electrocoagulateur. L'utilisation d'un courant alternatif et d'une élec trode bipolaire entraîne une lésion vasculaire autour de l'électrode "active". Cette lésion est d'origine thermique. Il s'agit d'une thermocoagulation. Cette élévation thermique est la conséquence d'une agitation ionique au sein du tissu électrocoagulé. L'intensité de l'élévation thermique dépend du carré de l'intensité (I2) et du temps d'application du courant (T) Au point de vue procédure, l'aorte de l'animal ou de l'homme est abordée par la technique percutanée de Seldinger. Un fin cathéter est introduit dans l'artère dont on désire l'occlusion. L'électrode bipolaire est introduite dans la lumière du cathéter qu'elle doit finalement dépasser de plusieurs centimètres. L'électrode est ensuite connectée à lélectrocoagu- lateur et le courant appliqué; 60 volts et 75 mA sont des constantes préconisées. Une chute spontanée du courant est observée au bout de 5 à 10 secondes, liée à la dessication de l'artère et donc à l'ouverture du circuit électrique. Deux à trois coagulations de l'artère sont réalisées à quelques millimètres de distance, puis un contrôle angiographique affirme l'occlusion. Ensuite le cathéter angiographique et l'électrode sont retirés. L'électrode endovasculaire bipolaire entraîne l'oc- clusion définitive de vais seaux sanguins de faible diamètre (inférieur à 2 millimètres) Pour mieux faire comprendre l'invention il est donné ci-après deux exemples de réalisation en référence aux dessins annexés Fig. i est une coupe axiale schématisée d'électrode bipolaire coaxiale, Fig. 2 est une coupe axiale schématisée d'électrode bipolaire à fils parallèles. L'électrode bipolaire coaxiale de la Fig. i comporte une âme constituée par un fil d'acier 1 inoxydable, isolé sur toute sa longueur par un tube 2 ou un recouvrement en tétrafluoréthylène, par exemple de marque "Teflon". L'extrémité de l'âme i est terminée par une bille métallique 3 non isolée, de préférence en cuivre, ou par un segment de tube ou fil métallique spiralé. Le fil 1 recouvert de son isolant 2 est introduit à l'intérieur d'un tube métallique 4, spiralé, par exemple d'un mètre de long, et appelé leader. Le leader 4 est légèrement plus court que lAme et est également isolé à l'aide de trétrafluoréthylène, sauf sur une faible portion 4a (spire externe) à son extrémité distale.L'extrémité de l'âme i est séparée de la portion 4a par un manchon isolant 5 en tétrafluoréthylène de largeur variable et de même diamètre que le tube 4. l'âme i est ensuite raccordée électriquement à la borne (+) et le tube 4 (donc la spire 4a) à la borne (-) dite "pôle plaque" de l'électrocoagulateur. L'électrode bipolaire de la Fig. 2 comporte deux fils métalliques 6 et 7 parallèles noyés dans de la matière plastique 8 isolante souple. Le fil 6 est dit "conducteur" et est terminé par une extrémité 6a dite "active" non recouverte de plastique. Le fil 7 dit "neutre" est relié à une bague 9 métallique dite "passive" non recouverte de pla~ti- que. Cette bague 9 est située par exemple à huit ou dix millimètres de l'extrémité 6a "active". Les dimensions sont évidemment variables en fonction de l'utilisation désirée. Le plus souvent cette sonde aura neuf dixièmes de millimètres de diamètre, la bague 9 aura aussi ce diamètre pour une largeur de l'ordre de deux millimètres. Ensuite l'électrode va en se rétrécissant jusqu'à la pointe 6a. Cette électrode bipolaire à fils parallèles est introduite dans un cathéter cooe exposé précédemment. Les expériences faites avec ces électrodes bipolaires ont montré que les variations d'impédance liée au sujet sont supprimées et qu'il est possible de contrôler l'énergie délivrée de façon suffisante pour l'obtention de l'oblitération désirée. REVENDICATIONS i. Electrode d'électrocoagulation combinée avec un cathéter qu'elle dépasse légèrement après avoir été mise en place dans un vaisseau sanguin en vue de son obstruction partielle ou totale, caractérisée en ce qu'elle est bipolaire et quelle est alimentée en courant alternatif à haute fréquence. 2. électrode bipolaire selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est du type coaxial et comporte une âme en fil d'acier (i) inoxydable isolé, sauf à son extrémité où elle est munie d'une bille (3) métallique, un tube extérieur métallique (4) isolé, sauf à son extrémité (4a) s'arrêtant à une certaine distance de la bille (3), un manchon isolant (5) placé dans l'espace séparant les parties non isolées de l'âme (i) et du tube (4). 3. Electrode bipolaire selon la revendication i, caractérisée en ce qu'elle comporte deux fils métalliques (6-7) parallèles noyés dans une matière isolante, le fil (6) étant plus long que le fil (7) et étant terminé par une extrémité (6a) non isolée dite "active", le fil (7) étant relié à une bague (9) métallique non extérieuremeut isolée, les parties non isolées étant distantes de quelques millimètres et séparées par une zône isolée.