Lorsqu'on veut obtenir des pièces par moulage et pressage à chaud, il est connu d'adjoindre aux résines synthétiques une charge de farine de bois qui, à la fois, augmente la résistance mécanique de la pièce moulée et diminue, dans la pièce considérée, la proportion de résines synthétiques pures. Cependant, du fait qu'on souhaite en général obtenir une densité relativement élevée de la pièce moulée, on se trouve obligé à une recherche de farines de bois d'essences particulières à relativement haute densité, c'est-à-dire qu'on ne peut employer à la fabrication de ces farines de bois des bois d'essences légères, tels que le sapin, mais qu'on doit au contraire rechercher des bois plus lourds, pin, hêtre, etc... I1 est bien évident qu'en dehors du prix relativement élevé de ces dernières essences, on ferme un éventuel débouché aux bois et débris de bois de sapin, à la fois d'un prix moins élevé et d'une disponibilité régionale qui peut être avantageuse. Un autre problème résulte également de la nécessité de faire subir à la charge un séchage préalable à son adjonction aux résines synthétiques de moulage. Pour permettre l'utilisation de farines de bois de faible densitué, intervenant par ailleurs dans la définition des caractéristiques mécaniques du moulage, on se propose, selon l'invention, non plus de charger les résines synthétiques, par exemple des résines phénoliques, de farine de bois seule, mais d'au moins un matériau également pulv-érulent, de densité plus élevée que celle de la farine de bois et exerçant sur ladite farine une action chimique d'absorption d'eau de nature à éviter l'ope'ration de séchage antérieurement nécessaire. Selon un mode de réalisation de l'invention, on ajoute à une farine de bois, par exemple de sapin, d'une granulométrie d'environ 2OO?, de la chaux vive d'une granulométrie inférieure à iOO)L > pratiquement de l'ordre de 10 à 80, , chaux vive présentant une densité de l'ordre de 1, tandis que la farine de bois présente une densité de l'ordre de O,i2. On voit ainsi qu'en variant. la proportion farine de bois-chaux vive, on obtiendra une charge dont on pourra choisir la densité à l'intérieur-d'une assez large fourchette. En outre, cette présence de chaux viveproduit une ddshydratation de la poudre de bois, la chaux vive se transformant alors en chaux éteinte.Si on part d'un kilog de farine de bois contenant, comme il est courant dans la pratique, 7,8% d'eau et qu'on mélange à cette farine de bois 247g. de farine de chaux vive, on obtiendra une charge dont l'hygrométrie tombera à 4,8 % au bout de 24 heures, à 5,4 % au bout de 48 heures et à moins de 2 ffi au bout dé 72 heures, ce dernier pourcentage d'eau se maintenant, dans des conditions normales de stockage, pendant au moins plusieurs jours, la charge ne nécessitant plus alors, en vue de l'opération de moulage, de séchage préalable à son adjonction aux résines synthétiques. En vue du moulage, pour une pièce devant présenter une densité spécifique donnée, on obtiendra de bons résultats en mélangeant la charge ainsi constituée à sensiblement 15 % en poids de résine telle qu'une résine phénolique. Selon un autre mode de réalisation de la charge objet de l'invention, on pourra adjoindre à la farine de bois, en plus de-la farine de chaux vive, un matériau, également pulvérulent, chimiquement neutre par rapport aux résines employées, tel que du filler calcaire, la proportion farine de bois-farine de chaux vive restant telle qu'en 72 heures environ la chaux vive s'éteigne en ne laissant subsister dans la charge qu'une hygrométrie inférieure à 2 %. La charge constituée selon l'invention présente l'avantage que la granulométrie de la farine de chaux vive ( et, éventuellement, celle de la farine de matériau chimiquement neutre ) étant inférieure à celle de la farine de bois, la première s 'allie à la résine, par exemple à la résine phénolique, et pénètre entre les éléments de la farine de bois, permettant la constitution d'une bonne "peau" de la pièce avant sa finition, éventuellement par ébarbage et polissage; on notera également qu'on obtient ainsi une pièce moulée particulièrement homogène. Toujours par l'emploi d'une charge conforme à l'invention, on obtient une augmentation du rendement des installations du fait qu'un approvisionnement volumétriquement égal des presses permet un approvisionnement supérieur en poids, donc le moulage d'un plus grand nombre de pièces. Il est d'autre part évident que la farine de chaux vive présentant un prix de revient moins élevé que celui de la farine de bois, on obtiendra, grâce à l'emploi de la charge objet de l'invention, un important abaissement du prix de revient de la pièce mou lée. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Charge à densité variable et correction hygrométrique pour moulage, caractérisée par le fait qu'elle comporte, ajouté à une farine de bois d'une granulométrie inférieure à 40)ss, au moins un matériau pulvérulent exerçant sur ladite farine une action chimique d'absorption d'eau, d'une granulométrie inférieure à 100ys et présentant une densité supérieure à celle de la farine de bois. 2 - Charge a densité variable et correction hygrométrique pour moulage selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au moins un matériau pulvérulent mélangé à la farine de bois est de la farine de chaux vive présentant une densité de l'ordre de 1. 5 - Charge à densité variable et correction hygrométrique pour moulage selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'à 1000 parties en poids de farine de bois on ajoute environ 247 parties en poids de farine chaux vive. 4 - Charge à densité variable et correction hygrométrique pour moulage selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lorsqu'on l'ajoute à une farine de bois présentant une teneur inférieure à 10 % d'eau, la farine de chaux vive s'éteint en laissant subsister au bout de 72 heures une hygrométrie de la charge inférieure à 2 % persistant pendant plusieurs jours. 5 - Charge à densité variable et correction hygrométrique pour moulage selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est ajoutée à une résine phénolique en vue du moulage d'une pièce dans une proportion telle que la résine phénolique représente sensiblement en poids 13 % dè celui de la pièce moulée.