La présente invention concerne les métiers à tisser sans navette, plus particulièrement les dispositifs pour retenir le buut du fil de trame sur ces métiers à tisser. La présente invention peut trouver un emploi extrêmement efficace sur les métiers sans navette, pour retenir le bout du fil de trame lors de la formation des lisières du tissu. A l'heure actuelle sur les métiers à tisser sans navette, où les fils de trame sont insérés en longueurs séparées on emploie largement des mécanismes formant des lisières de différents genres. Ces mécanismes permettent d'obtenir une lisière résistante seulement lorsque le bout du fil de trame est retenu à l'état tendu au moyen d'un dispositif quelconque.Dans la plupart des cas, la longueur du fil de trame est, pour cette raison, un peu supérieure à celle nécessaire pour une longueur de tissu donnée, et son bout est entrelacé avec un certain nombre de fils de channe complémentaires.te bout du fil de trame fixé de cette façon est entrelacé au moyen du mécanisme de formation des lisières, et ensuite, quand le peigne a serré le fil de trame contre la façure et qu'une lisière bien ferme a été formée par ce mécanisme, le bout du fil de trame est coupé conjointement avec les fils de chaîne complémentaires, ce qui nécessité une consommation additionnelle de fils de trame et de channe. En outre, dans un tel procédé de formation de lisières, il est nécessaire d'employer des ensouples spéciales de petites dimensions, car le retrait des fils de chaîne dans l'entrela- cement complémentaire (dans la lisière), est inférieur au retrait dans le tissu, et en conséquence l'emploi des fils de l'ensouple principale pour la formation de ltentrelacement complémentaire du fil de trame est pratiquement impossible. En qualité de dispositifs pour retenir le bout du fil de trame à l'état tendu sont employées des plaques immobiles munies d'une ouverture pour le passage du porte-trame, et des plaques rotatives en forme de bague avec une dent qui est pressée contre la plaque immobile pour saisir le bout du fil de trame et effectuer son déplacement lors de la rotation de cette bague jusqu'à la façure du tissu. Ce dispositif assure une bonne prise du bout du fil de trame; toutefois, étant donné que le bout du fil de trame est saisi, la langueur du fil dévidé du porte-trame est trop grande et par conséquent le fil se casse. Cela provient du fait que la dent de la plaque rotative retient le bout du fil de trame sur une grande partie du trajet, et, pendant son glissement sur la plaque immobile, le fil de trame se déroule additionnellement. En qualité de dispositifs pour retenir le bout du fil de trame, sont aussi employés des dispositifs comprenant des élements montés de part et d'autre du peigne et retenant les bouts des fils de trame insérés par des porte-trames, jusqu'à son battage par les dents du peigne à la façure du tissu (voir le brevet nO 26024-72 classe 139-194, délivré aux ETATS UNIS). En-qualité d'élements pourretznir le bout du fil de trame sont employées deux pattes qui serapproientdu bout de la trame et le sai sissent.Tout-toes, pour saisir le fil de trame, ces pattes doivent effectuer un mouvement comssexe,ce qui exige l'emploi d'uné commande en combrante et compliquée nécessitant beaucoup de placé pour soninsalalion. te but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients précités. A tette fin, l'invention vise un dispositif pour retenir le bout du fil de trame sur un métier à tisser sans navette, lequel dispositif ne serait pas constitué d'éléments mobiles pour retenir le bout du fil de trame, et qui pourrait assurer une prise simple et efficace du bout du fil de trame, sans toutefois nécessiter une consommation excessive de trame. Ce problème est résolu du fait que dans un dispositif pour retenir le bout du fil de trame sur un métier à tisser sans navette, comprenant des éléments retenant le bout du fil de trame inséré par le porte-trame jusqu'à son battage par les dents du peigne, à la façure du tissu et monté de part et d'autre du peigne selon l'invention chacun de ces éléments est constitué de deux groupes de plaques profilées ayant une partie allongée disposée entre. les dents du peigne, une découpe et une saillie, lesdites plaques étant disposées sur des axes à une certaine distance les unes des autres et de telle façon que les découpes des plaques forment un canal pour le passage du porte-trame, les saillies de l'un desdits groupes de plaques se trouvent entre les saillies de l'autre groupe de plaques et se recouvrent pour être contournées à tour de rôle par les bouts du fil de trame. Gracie à cette construction et aux parties allongées des plaques, les dents du peigne se trouvent toujours entre ces parties des plaques et transfèrent le bout du fil de trame vers la façure du tissu. En outre, le fait que les plaques soient disposées en groupes de telle façon que les saillies des plaques de l'un desdits groupes recouvrent les saillies des plaques de l'autre groupe, provoque la courbure du fil de trame entre elles de la même manière qu'entre les fils de chaîne, et en même temps le fil est retenu dans cette position par les forces de frottement. Be dispositif faisant l'objet de la présente invention est en outre caractérisé par l'insertion de rondelles entre les plaques, ce qui permet de régler la distance entre ces plaques. En insérant des rondelles d'une autre dimension on peut modifier la distance entre les plaques et, en conséquence, les efforts de frottement entre -le fil et les saillies; de ce fait, le dispositif faisant l'objet de l'invention peut trouver un emploi universel, c'est-à-dire qu'il peut être utilisé pour tisser sur le métier des filés de différents numéros et genres de fibres. Selon une variante d'exécution du dispositif faisant.l' objet de l'invention, chaque groupe de plaques forme une rangée, et des rangées sont disposées l'une au-dessus de l'autre avec un certain décalage, de telle façon que les saillies des plaques de l'une desdites rangées se trouvent entre les saillies des plaques de l'autre rangée et qu'il y ait un jeu entre lesdites saillies, les saillies des plaques ayant une longueur égale à la distance entre le canal pour le passage du porte-trame et la zone du métier à tisser où sont disposés les templets. Gracie à une telle disposition des plaques, le dispositif faisant l'objet de la présente invention peut être employé sur des métiers à tisser dans lesquels le battage du fil de trame à la façure du tissu est effectué au moyen d'un peigne à battant du type usuel. l'invention est aussi caractérisée en ce que pour permettre le recouvrement d'une saillie par une autre, l'un des axes portant une rangée de plaques est exécuté sous forme d'un excentrique. Cela permet de modifier la courbure du fil de trame et de changer corrélativement la force de frotttement entre le fil et les saillies des plaques. Suivant encore une variante d'exécution du dispositif de l'invention, les plaques de l'un desdits groupes peuvent être de plus grande. dimension que les plaques de l'autre groupe et peuvent alterner avec celles-ci en formant avec elles une seule rangée, les plaques de plus grande dismension étant pourvues d'une fente recouverte par les saillies des plaques de plus petite dimension et dont un bout communique avec une découpe, l'autre bout étant relevé au-dessus des saillies des plaques de plus petite dimension et formant un canal débouchant passant tout le long de la rangée de plaques et permettant la sortie du bout-du fil de trame après son battage à la façure du tissu. Une telle disposition des plaques permet l'emploi du dispositif sur des métiers sans navette à foules multiples, dans lesquels on utilise, en qualité de peigne, un arbre rotatif à disques avec des dents de battagé. L'invention est en outre caractérisée en ce que le canal débouchant pour la sortie du fil de trame se trouve dans la zone où le tissu est saisi parles aiguilles des templets du métier à tisser,compte tenu du fait que la lisière du tissu sera d'autant mieux protégée contre tout retrécissement provoqué par la courbure du fil de trame entre les fils de chalne, que la longueur de la partie sur laquelle est retenu le bout du fil de trame après son battage de la façure du tissu est plus grande. En réglant la valeur du recouvrement des saillies des plaques et la position des plaques, on peut. obtenir une telle force de frottement entre le fil et les saillies des plaques (c'est-à-dire une telle force de retenue des bouts du fil des deux côtés du tissu) que tout rétrécissement du tissu sera exclu et, en conséquence, il ne sera plus nécessaire d'employer dans ce but des temples. L'invention est aussi caractérisée en ce qu'en cas d'emploi en qualité de peigne, d'un arbre rotatif à disques avec des dents de battage, en amont des plaques dans le sens du mouvement du porte-trame est prévu un levier qui est élastiquement pressé contre la dent de battage du disque de l'arbre et serrant le bout du fil de trame contre cette dent. Ce levier est relevé, pour laisser passer le porte-trame, par une came calée sur l'arbre et par le porte-trame lui-même. L'invention est aussi caractérisée en ce que le dispositif est monté sur le métier de manière à pouvoir être déplacé le long du peigne pour régler sa position. Cela permet de disposer le dispositif en fonction de la largeur du tissu à produire sur le métier. De cette façon, étant donné que le bout du fil de trame dans le dispositif faisant l'objet de l'invention est retenu par les forces de frottement créées lorsque le fil de trame contourne les saillies des plaques, il est possible d'éviter l'emploi d'éléments mobiles et de réduire les dimensions du dispositif en question. En outre, gråce à la possibilité de modifier le nombre et la position des plaques, on peut modifier la valeur des forces de frottement et retenir sûrement le bout du fil de trame sans augmenter sa longueur. Dans ce qui suit sont décrits des exemples non limitatifs de réalisation du dispositif de l'invention avec références aux dessins annexés, qui représentent - la figure 1, un dispositif conforme à l'invention (vue latérale), employé sur un métier à tisser à peigne de type usuel. - la figure 2, une autre variante de réalisation du dispositif selon l'invention, employé sur un métier à tisser muni d'un peigne sous forme d'un arbre rotatif avec des disques à dents de battage (vue latérale avec une coupe partielle). - la figure 3, une vue en coupe suivant III-III de la figure 1 - la figure 4, une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 1 - la figure 5, la disposition des plaques suivant une seconde variante de réalisation du dispositif (vue de dos sans disques de peigne). - la figure 6, la position du fil de trame sortant du portetrame entre les plaques, suivant la seconde variante de réalisation, avec coupe partielle - la figure 7, la forme des plaques d'après la seconde variante de réalisation du dispositif. Be dispositif pour retenir le bout d'un fil de trame lors de la formation de la lisière d'un tissu sur un métier à tisser sans navette comprend deux groupes de plaques profilées 1 (figures 1 et 2) disposées parallèlement aux fils de chaîne 2 des deux côtés du peigne 3. Chaque plaque profilée 1 est pourvue d'une partie allongée 4 se trouvant entre les dents 5 dupeigne 3, d'une découpe 6 et d'une Saillie 7. Bes plaques 1 sont disposées sur des axes 8 à une distance "l" (figure 3) l'une-de l'autre. Bes groupes de plaques sont disposés de telle façon que les découpes 6 des plaques forment un canal A (figureslet 2) pour le passage du porte-trame, tandis que les saillies 7 des plaques de l'un desdits groupes se trouvent entre les saillies 7 des plaques de l'autre groupe, avec recouvrement d'une saillie par l'autre pour que les bouts du fil de trame 9 les contournent successivement comme montré sur la figure 3, c'est-à-dire pour que le fil soit courbé entre les saillies 7 comme entre les fils 2 de la chaîne. Entre les plaques 1 sont logées des rondelles 10 (figure 4) qui maintiennent une distance constante "l" entre les plaques 1. En remplaçant les rondelles 10 d'une dimension par des rondelles 10 d'une autre dimension, on modifie la distance "1" entre les plaques 1 pour effectuer l'ajustage nécessaire selon le numéro du fil de trame, le numéro du peigne 3 et le genre de fibres. La forme d'exécution des plaques 1 et leur disposition dépend de la construction du peigne 3. Plus loin sont donnés deux exemples d'exécution des plaques 1 selon la construction du peigne 3. Lors de l'utilisation du dispositif faisant l'objet de la présente invention sur un métier à tisser à foules multiples comportant un porte-trame il (figure 1) pour le fil de trame 9, exécuté sous forme d'épées flexibles, et un peigne 3 à battant du type usuel, chaque groupe de plaques 1 forme une rangée B et C respectivement. Bes rangées de plaques B et C sont montées l'une au-dessus de l'autre avec un certain décalage, de telle façon que les plaques 1 de la rangée B pénètrent partiellement, avec leurs saillies 7, entre les saillies 7 (figure 3) des plaques de la rangée C en formant de ce fait un jeu D pour le passage du fil de trame 9, qui contourne successivement leurs saillies 7. La rangée C de plaques 1 est fixée sur un axe 8 (figure 4) qui est l'axe d'un templet 12,tandis que la rangée B de plaques 1 est fixée sur un axe 13 disposé sur la console 14 du templet 12. Pour modifier la valeur du recouvrement d'une saillie par l'autre, l'axe 13 portant la rangée B de plaques est exécuté sous forme d'un excentrique, et son excentricité (e) détermine la valeur des déplacements lors de l'ajustage d'une rangée de plaques par rapport à l'autre. Bes axes 8 et 13 passent par des trous (non représentés) ménagés dans les plaques 1 des rangées B et C. Pour maintenir les plaques 1 dans une position parallèle aux fils de channe 2, les parties allongées 4 (figure 1) des plaques comportent des rainures 15 au moyen desquelles les plaques sont fixées sur des supports immobiles 15a.Comme les plaques sont montées en deux rangées B et C, leurs découpes 6 forment un canal A pour le passage du porte-trame 11. Ces découpes sont reliées aux saillies 7 par l'intermédiaire de biseaux 16. La longueur des saillies 7 des plaques est égale à la distance du canal A pour le passage du porte-trame jusqu'à la zone où sont disposés les templets 12 du métier à tisser. Dans ce mode de réalisation du dispositif, le fil de trame est maintenu de la façon suivante. Be porte-trame 11 passe par le canal À du dispositif en effectuant l'insertion du fil de trame 9 dont le bout se trouve au niveau des plaques 1. Pendant le battage, les dents 5 du peigne 3 déplacent le fil de trame vers la façure du tissu, montrée par le point E sur la figure 1. Pendait ce déplacement, le bout du fil de trame 9 est introduit par les dents 5 du peigne 3 suivant les biseaux 16 entre les saillies 7 des plaques 1 des rangées B et C, et se trouve disposé en zigzag entre les plaques, en contournant successivement leurs saillies 7 (figure 3), c'est-à-dire que le bout du fil de trame est courbé entre les plaques de la même façon qu'entre les fils de channe 2. Les forces de frottement créées entre le fil et les saillies 7 des plaques empêchent le fil de se déplacer axialement et, en conséquence, assurent la tension nécessaire du fil de trame lors de la formation de la lisière du tissu.Après la formation du tissu et de sa lisière, cette dernière se déplace vers les templets i2, transis que les bouts des fils de trame sont relâchés et sortent par une fente 17 (figure 1) formée entre les rangées de plaques B et C dans la zone où se trouvent les templets 12. En modifiant le nombre de plaques 1 et en plaçant entre elles des rondelles 10 (figure 4) d'une autre dimension, on ajuste la distance "l" entre les plaques et, en conséquence, la dimension du jeu "D" entre lesfiaillies 7 des rangées de plaques B et C, et en tournant l'axe 13, on modifie la valeur du recouvrement des saillies 7. Tout cela permet de choisir et d'ajuster une tension minimale du fil de trame, nécessaire à la formation de la lisière d'un genre de tissu donné. Si le dispositif faisantl'objet de l'invention est employé sur un métier à tisser à foules multiples, dans lequel, en qualité de peigne 3, est utilisé un arbre rotatif 18 (figure 2) avec des disques 19 montés sur cet arbre avec un certain décalage l'un par rapport à l'autre, et munis de dents de battage 20, 21 et 22 pour le battage du fil de trame à la façure du tissu, les deux groupes de plaques profilées 1 sont placés en une rangée F (figures 5, 6). Dans ce cas, les plaques de l'un desdits groupes sont de plus grande dimension que les plaques de l'autre groupe et alternent avec les plaques de plus petite dimension de l'autre groupe, ces plaques de plus petite dimension sont désignées par le chiffre 23 et ont la forme montrée sur la figure 7 en pointillé.La configuration de la partie inférieure de ces petites plaques est la même que celle des grandes plaques et coïncident avec elle. La plaque de plus grande dimension est désignée par le chiffre 24 et sa forme est montrée sur le dessin par une ligne continue. Bes plaques 23, de même que les plaques 1, ont une saillie 7, qui est reliée par un biseau 16 à une découpe 6. La plaque 24 est pourvue d'une découpe 25 et d'une fente 26. Bes plaques 23 et 24 sont montées en alternance en une rangée F de telle façon que les saillies 7 des plaques 23 recouvrent, comme montré sur le dessin, les fentes 26 des plaques 24, c'est-à-dire que le bord de la saillie 7 des plaques 23 se trouve au-dessus du bord supérieur 27 de la fente 26, et le bord inférieur 28 de la découpe 25 des plaques 24 colncide avec le bord de la découpe 6 des plaques 23 et forme un canal A1 similaire au canal A, pour le passage du porte-trame. La fente 26 de chaque plaque 24 communique avec la découpe 25 et, à son autre bout, est relevée au-dessus des saillies 7 des plaques 23 voisines, en formant ainsi un canal débouchant 30 pour la sortie du bout du fil de trame après le battage du fil à la façure du tissu. Pour assurer une bonne prise du bout du fil de trame et pour éviter le déplacement de la façure du tissu, la longueur-des plaques 23 et 24 est choisie de telle façon que le canal débouchant 30 soit disposé dans la zone du métier où se trouvent les templets 12 (figure 2). En amont des plaques 23 et 24, dans le sens du mouvement du porte-trame, se trouve un levier 31 articulé à la plaque 24 du dispositif, au moyen d'un axe 32, et se trouve pressé élastiquement, au moyen d'un ressort 33, sur la dent menante de battage 20 des disques 19 de l'arbre 18. Be levier 31 est destiné à serrer le bout du fil de trame sortant du porte-trame contre la dent 20. Sur l'arbre 18 est calée une came 34, qui actionne le levier 31 et le relève pour laisser passer le porte-trame dans le canal A1. La came 34 peut avoir une forme qui permet de retenir le levier en position relevée pendant toute la durée du passage du porte-trame en dessous mais cette came peut avoir un profil assurant la levée du porte-trame seulement au moment initial pour permettre le passage de la pointe du porte-trame en dessous, tandis que lors de son déplacement consécutif le porte-trame relève lui-même le levier 31, qui descend sur la dent menante de battage 20 du disque dès que- le porte-trame a passé en dessous. Entre les plaques es 23 et 24 (figure 5) sont montées des rondelles 35 similaires aux rondelles 10. Bes plaques 23 et 24 sont fixées à des tiges 36 et sont montées sur la base immobile 37 (figure 2) du mécanisme de formation du tissu, avec possibilité de déplacement le long de ce mécanisme lors de l'ajustage à la largeur du tissu à produire sur le métier à tisser. Dans le mécanisme de formation du tissu, en plus de l'arbre rotatif 18 à disques 19 remplissant les fonctions du peigne 3, et du dispositif pour le déplacement du poete-trame, en qualité duquel est utilisée la dent de battage 20, sont prévues des plaques de séparation 38 reliées au moyen de tiges 36 par l'intermédiaire de garnitures 39 et montées fixes sur la base 37. Bes plaques de séparation 38 et les disques 19 de l'arbre 18 sont montées entre des plaques de guidage 40; l'une des extrémités de chacune de celles-ci est disposée entre les plaques de séparation 38, tandis que leurs autres extrémités sont séparées par des garnitures 41 et fixées à la base 37.. Be contour de la partie inférieure des plaques de guidage 40 correspond aux contours des parties inférieures des plaques 23 et 24 et coïncide avec ces dernières. Bes plaques de séparation 38 sont pourvues de découpes formant ensemble un canal 42 pour le déplacement dirigé du portetrame dans la foule de chalne, ce canal venant en prolongement du canal A1 du dispositif de maintien du bout de fil de trame. Bes plaques 23 et 24, de même que les plaques 1, ont des parties allongées 4 s'étendant le long des disques. Entre ces parties 4 se trouvent les dents 20, 21, 22 des disques. Ie contour du bord inférieur des parties allongées 4 coïncide avec le contour des parties inférieures des plaques de guidage 40. Bes parties allongées 4 sont disposées entre les disques 19, et leurs bords inférieurs se trouvent au-dessous des creux 43 entre les dents 20, 21, 22. Sur la partie allongée 4 il y a un biseau 44 pour éviter le choc entre les bords avant de ces dents et les parties 4. Si le bord des dents 20, 21 et 22 est courbé, ces dents glissent sur le biseau 44 et sont dirigées entre les plaques 23 et 24. Dans le dispositif réalisé de la manière qui vient d'être décrite, la prise du bout de fil de trame s'effectue de la manière suivante. Le porte-trame 45 représenté en pointillé sur la figure 2 est amendé dans le canal 42 du mécanisme de formation du tissu, dans lequel il est déplacé par les dents menantes de battage 20 des disques 19 de l'arbre 18 en rotation. Quand le porte-trame 45 se rapporche du levier 31, ce dernier est relevé par la came 34 pour laisser passer le porte-trame 45 dans le canal A1 du dispositif. Be profil de la came 34 permet la levée du levier 31 d vant le porte-trame 45 etba descente sur ce dernier.Dès que le porte-trame 45 a passé sous le levier 31, ce dernier glisse du porte-trame et presse le bout du fil de trame 9 contre la dent 20 du disque 19, en le retenant dans cette position pendant toute la durée du déplacement du porte-trame dans la foule 46 formée par les fils de chaîne 2, et pendant le mouvement du bout du fil de trame 9 vers la façure E du tissu conjointement avec la dent 20 au cours du battage de ce fil. Pendant la rotation de l'arbre 18, la dent 20 des disques 19 déplace le fil de trame 9 et l'introduit, le long du biseau 16 (figure 7), entre les bords des saillies 7 des plaques 23 et les bords supérieurs 27 de la fente 26 des plaques 24, où il se courbe entre elles de la même façon qu'entre les fils de chaîne (figure 6). Tors du mouvement du porte-trame 45 dans la foule 46, le fil de trame 9 se déroule des bobines du porte-trame, sa longueur ainsi déroulée étant égale à la longueur du trajet parcouru, à laquelle -s'ajoute la valeur de la courbure du fil dans les plaques 23 et 24. Pendant le déplacement du bout du fil de trame vers la façure E du tissu au moyen de la dent 20 (figure 2), ce fil, sous l'action de la dent, glisse le long des bords des saillies 7 des plaques et, après le battage du fil de trame 9 à la façure E du tissu par les dents 21 et 22, passe dans les fentes 26, le long desquelles il est amené par le tissu dans le canal débouchant 30 et sort librement du dispositif. Comme le canal débouchant 30 se trouve dans la zone où sont disposés les templets 12, le tissu, dans la zone allant de la façure E aux templetstest maintenu à l'état tendu (élargi) par les bouts maintenus du fil de trame, ce qui permet d'éviter le rétrécissement du tissu, qui est saisi et maintenu dans cette position par les templets 12. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D I C À T. I O N S 1. Dispositif pour retenir le bout du fil de trame sur un métier à tisser sans navette, du type comprenant des éléments retenant le bout du fil de trame inséré par un porte-trame, jusqu'à son battage par les dents du peigne du métier à la façure du tissu, et montés de part et d'autre dudit peigne, caractérisé en ce que chacun desdits éléments est constitué de deux groupes de plaques profilées comportant une partie allongée disposée entre les dents du peigne, une découpe et une saillie, et disposées sur des axes à une certaine distance l'une de l'autre, les groupes de plaques étant disposés de telle façon que les decoupes des plaques forment un canal pour le passage du porte-trame, les saillies des plaques de l'un desdits groupes étant disposées entre les saillies des plaques de l'autre groupe et se recouvrant mutuellement pour être contournées à tour de r81e par les bouts du fil de trame. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'entre les plaques sont disposées des rondelles permettant d'ajuster la distance entre ces plaques. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque groupe de plaques se présente sous forme d'une rangée de plaques, lesdites rangées étant montées l'une au-dessus de l'autre avec un certain décalage, de telle façon que les saillies des plaques de l'une desdites rangées soient situées entre les saillies des plaques de l'autre rangée en formant entre elles un intervalle recevant le bout du fil de trame, la longueur des saillies des plaques étant égale à la distance entre le canal pour le passage du porte-trame et la zone où se trouvent les templets du métier à tisser. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'un des axes portant une rangée de plaques est exécuté sous forme d'un excentrique, ce qui permet de modifier la valeur du recouvrement d'une saillie par une autre. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques de l'un desdits groupes de plaques sont d'une dimension plus grande que les plaques de l'autre groupe et alternent avec celles-ci en formant de cette façon une seule rangée, les plaques de plus grande dimension étant pourvues d'une fente qui est recouverte par les saillies des plaques de plus petite dimension et int une extrémité communique avec la découpe de cette plaque, tandis que son autre extrémité est relevée audes sus des saillies des plaques de plus petite dimension, en formant ainsi un canal débouchant traversant toute la rangée de plaques pour permettre la sortie du bout du fil de trame après son serrage contre la façure du tissu. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le canal débouchant permettant la sortie du fil de trame est disposé dans la zone où le tissu est saisi par lès aiguilles des templets du métier à tisser. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'en cas d'emploi d'un peigne exécuté sous forme d'un arbre rotatif à disques munis de dents de battage, en amont des plaques dans le sens du mouvement du porte-trame est monté un levier pressé élastiquement contre la dent de battage du disque de l'arbre et, serrant le bout du fil de trame contre cette dent, ce levier étant relevé, pour laisser passer le porte-trame, par une came calée sur l'arbre et parle porte-trame lui-même. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé, en ce qu'il est monté sur le métier à tisser de manière que sa position puisse être réglée par déplacement le long du peigne du métier.