La présente invention concerne un bracelet en cuir pour montre ou analogues, comportant un étrier en acier à ressorts comportant deux branches, prévu à chaque extrémité située du caté de la montre, recouvert extérieurement de cuir et dont une première branche est située entre un cuir de garnissage et le cuir extérieur en intercalant éventuellement une garniture intérieure, cette première branche comportant un élément de fixation ancré dans le cuir de garnissage, tandis que la deuxième branche libre à peu près de même longueur est recouverte extérieurement par le cuir extérieur auquel elle est collée en entourant la barrette transversale du bottier de la montre. Dans un bracelet de montre connu de ce type, la première branche de l'étrier comporte une étroite fente par laquelle on fait passer une bande de tissu. Cette bande de tissu est collée à une garniture intérieure prévue entre le cuir extérieur et le cuir de garnissage. La réalisation de ce collage exige assez bien de temps, car on doit tout d'abord enfiler la bande de tissu par la fente relativement étroite, pour la replier et ensuite la coller à la garniture intérieure. Ce n'est qu'à ce moment que lton peut coller le cuir de garnissage à la garniture intérieure ou aux bords rabattus du cuir extérieur.Cette structure présente également un inconvénient du fait que la deuxième branche libre de i 'é- trier ne peut titre que relativement courte, sinon elle empecherait le collage ultérieur du cuir de garnissage. Il est également dif- ficile de coller le cuir extérieur à la branche libre relativement courte. En outre, la courte branche libre elle-mesme n'a qu'une faible élasticité, de sorte que la barrette transversale de la montre nlest pas maintenue fermement. C 'est pourquoi, la première branche est à nouveau repliée en direction de la barrette transversale et forme ainsi en quelque sorte un mousqueton.Toutefois, ce mousqueton ne se ferme pas parfaitement, car le cuir de garnissage collé ultérieurement entrave le mouvement de I extrémité repliée de la première branche. En outre, on connaît un bracelet de montre du type décrit ci-dessus (demande de brevet publiée en République Fédérale drAl- lemagne 2. 29.022) dans lequel la première branche de étrier en acier à ressorts incorporée entre le cuir extérieur et le-cuir de garnissage en intercalant une garniture intérieure en deux couches, comporte un passage qui est affleurant à un passage pratiqué également dans le cuir de garnissage et dans la couche adjacente de la garniture intérieure. Dans ce passage, on introduit un bouchon plat en cuir ou en matière synthétique servant de rivet de fixation pour l'étrier en acier à ressorts, ce bouchon étant collé à la couche de la garniture intérieure qui est adjacente au cuir extérieur.A son extrémité libre et sur sa face intérieure, la deuxième branche de l'étrier en acier à ressorts est contiguë au cuir de garnissage et on peut la soulever pour monter le bracelet de la montre sur la barrette transversale de celle-ci. Grace à ses propriétés élastiques et à sa longueur, le bracelet peut être fixé à la montre avec une sécurité suffisante. La présente invention a pour but de fournir un bracelet pour montre du type décrit ci-dessus dont la réalisation est la plus simple possible, tout en assurant sa fixation durable à la montre. A cet effet, suivant l'invention, comme élément de fixation, à l'extrémité de la première branche, on prévoit une patte connue en soi que l'on fait passer dans un évidement pratiqué dans le cuir de garnissage et éventuellement dans la garniture intérieure, cette patte étant soumise à un recuit dans la zone de pliaS ge, tandis qu'on la replie ensuite sur environ 1800 en direction la première branche jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec le cuir de garnissage. Grâce à cette structure, le bracelet pour mofr tre suivant la présente invention peut être réalisé d'une manière particulièrement simple.Avec ses bords latéraux rabattus vers l'intérieur, le cuir extérieur peut tre tout d'abord collé définitivement au cuir de garnissage; dans ce cas, il suffit de veiller à ce que, dans la zone de l'étrier, entie le cuir extérieur et le cuir de garnissage et jusqu'à l'évidement, il se forme une poche - dans laquelle on peut faire glisser ultérieurement la première branche de l'étrier avec la patte qui y est adaptée. On prévoit très souvent des garnitures intérieures entre le cuir extérieur et le cuir de garnissage. Dans ce cas, la poche précitée doit avantageusement etre formée entre la garniture intérieure et le cuir extérieur et, dans le cas d'une garniture intérieure en deux couches, elle doit être formée entre ces deux couches.Après avoir introduit la première branche de l'étrier en acier à ressorts, puis après avoir fait passer la patte par l'évidement et après avoir soulevé légèrement la deuxième branche, on peut aisément replier la patte d'environ 1800 dans la zone de pliage sou mise au recuit et ce, jusqutà ce qu'elle entre en contact avec le cuir de garnissage Ensuite, il suffit de coller, à la deuxième branche, la partie du cuir extérieur recouvrant extérieurement cette deuxième branche. On obtient ainsi un assemblage très ferme et solidaire de l'étrier en acier à ressorts avec le reste du bracelet pour montre, en particulier, avec le cuir de garnissage et éventuellement la garniture intérieure qui résiste également plus longtemps à l'action de l'humidité ou de la tmspiration. D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront plus clairement ci-aprés à la lecture d'un exemple de réalisation illustré dans les dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue de e d'une montre comportant le nouveau bracelet suivant l'invention; la figure 2 est une coupe longitudinale de l'extrémité du bracelet suivant l'invention située du c8té de la montre; la figure 3 est une vue par le dessous de l'extrémité du bracelet située du caté de la montre; la figure 4 est une vue en plan de l'étrier en acier à ressorts avant son montage. La montre 1 représentée à la figure 1 des dessins annexés comporte, de façon connue, deux barrettes transversales 2 servant à fixer les extrémités du bracelet 3. Ce bracelet 3 est constitué d'un cuir extérieur 4 et d'un cuir de garnissage 5 entre lesquels on peut adapter une garniture intérieure qui, comme le montre la figure 2r peut être constituée, dans l'exemple de réalisation illustré, des deux couches 6 et 7. Lorsque, dans la description ci-dessus et ci-après, il est chaque fois fait mention de cuir de garnissage ou de cuir extérieur, on entend par là que les bracelets pour montres sont réalisés, de préférence, en cuir. Toutefois, ltexpression "cuir" englobe 'importe quelle autre ma- tière flexible remplaçant le cuir, par exemple, le cuir synthétique ou les matières syDthétiqlles. La couche 6 de la garniture intérieure est collée au cuir extérieur 4, tandis que la-couche 7 est collée au cuir de garnissage 5. A chaque extrémité du bracelet 3 située du c8té de la montre, on prévoit un étrier 8 en acier à ressorts comportant une première branche 9 située entre les deux couches 6 et 7 de la garniture intérieure ainsi qu'une deuxième branche 10 dont la face intérieure entre en contact avec le cuir de garnissage 5.Comme le montre en particulier la figure 4, à l'extrémité de la première branche 9, on prévoit une patte étroite 71 que l'on fait passer, comme le montre la figure 2, par un évidement pratiqué dans le cuir de garnissage 5 et dans la cou Che 7 de la garniture intérieure, cette patte étant repliée sur environ 1800 jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec le cuir de garnissage 5. Afin de pouvoir effectuer aisément ce pliage, la patte 11 est soumise à un recuit dans sa zone de pliage B, qui est indiquée en pointillés à la figure 4.Si les couches 6 et 7 de la garniture intérieure sont collées l'une à 1' autre, il faut alors veiller à ce que, dans la zone de l'étrier 8, il reste une zone exempte de colle en vue de former une poche dans laquelle on peut faire glisser l'étrier 8 avec sa première branche 9 et la patte 11 qui'y est adaptée.Afin de faciliter cette introduction, la couche 6 de la garniture, qui est collée au cuir extérieur 4, ressort avantageusement légèrement en direction de la barrette transversale 2 du bottier 1 de la montre au-delà de la couche 7 de la garniture intérieure qui est collée au cuir de garnissage 5 de sorte que, à cet endroit, les deux couches 6 et 7 de la garniture intérieure peuvent être soulevées plus aisément à l'écart l'une de l'autre au milieu, tandis que la première branche 9 peut être introduite dans la poche formée entre ces couches. La mise à longueursdifférentg des deux couches 6 et 7 de la garniture intérieure peut être effectuée, par exemple, avec un outil d'écorçage rond dont le diamètre de travail est tangent à la face intérieure du cuir extérieur 4.Lorsque l'outil en question a un petit diamètre de travail correspondant, comme le montre la figure 2, le cuir de garnissage 5 est essentiellement scellé à la couche 7 de la garniture intérieure. De la sorte, on évite le risque de déchu rure de la couche 7 éventuellement relativement mince de la gar- niture intérieure lors de l'introduction de l'étrier 8 à peu prés jusqu'à son sommet, puisqu'aussi bien cette couche est maintenue extérieurement par le cuir de garnissage 5. L'évidement par lequel on fait passer la patte il et qui est pratiqué dans le cuir de garnissage 5, ainsi que dans la couche 7 de la garniture intérieure, est, de préference, un passage circulaire 12 que l'on peut, par conséquent, réaliser d'une manie re particulièrement simple avec une mèche creuse ou un outil de poinçonnage correspondant. Afin de faire passer plus aisément ceS te patte li par ce passage 12, cette patte i1 se rétrécit avanta geusement vers son extrémité libre.Afin que la patte 11 ne s 'ac- croche pas et ne détériore pas les couches 6 et 7 de la garniture intérieure par des arêtes vives lors de l'introduction de la première branche 9, on a également constaté qutil était avantageux d'arrondir la patte Il à son extrémité libre. On obtient une fixation latérale particulièrement bonne et un bon centrage de l'étrier 8 sur le reste du bracelet pour montre lorsque la patte 11 a une largeur égale au diamètre D du passage 12 (figure 3). Afin d'éviter le contact de la patte métallique 11 avec la peau, la deuxième branche 10 ressort avantageusement au-delà de la patte rabattue 11.Dans l'exemple de réalisation illustré dans les dessins, la deuxième branche 10 ressort davantage encore, notamment d'un peu plus de la moitié du demi-diamètre D du passage 12, audelà de la patte rabattue, de sorte que ce passage est également complètement recouvert et invisible. Dans le bracelet pour montre suivant l'invention, l'étrier 8 en acier à ressorts peut être assemblé d'une manière particulièrement simple et fiable aux autres éléments du bracelet. Après l'introduction déjà mentionnée de la première branche 9 et après avoir fait passer la patte 71 dans le passage 12, il suffit de rabattre cette patte 11 sur environ 1800 jusqu'a ce qu'elle entre en contact avec le cuir de-garnissage 5, après quoi ltextrémité du cuir extérieur 4 recouvrant extérieurement la deuxième branche 10 est collée à cette dernière. Le bracelet suivant l'invention peut entre adapté à une montre d'une manière strie, en un minimum de temps et sans l'aide d'un outil ou il peut en être à nouveau enlevé, de sorte que l'on peut également employer éventuellement, pour des motifs divers, différents bracelets pour une seule et meame montre. REVENDICATIONS 1. Bracelet en cuir pour montre ou analogues comportant, à chaque extrémité située du coté de la montre, un étrier à deux branches en acier à ressorts recouvert extérieurement d'un cuir extérieur et dont la première branche est située entre un cuir de garnissage et le cuir extérieur en intercalant éentuellement une garniture intérieure, cette première branche comportant également un élément de fixation ancré sur le cuir de garnissage, tandis que la deuxième branche libre à peu près de meme longueur est recouverte extérieurement par le cuir extérieur auquel elle est collée en entourant la barrette transversale du bottier de la montre, caractérisé en ce que, comme élément de fixation, à l'extrémité de la première branche, on prévoit une patte connue en soi que l'on fait passer dans un évidement pratiqué dans le cuir de garnissage et éventuellement dans la garniture intérieure, cette patte étant soumise à un recuit dans sa zone de pliage, tandis qu'elle est rabattue d'environ 1800 en direction de la première branche et jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec le cuir de garnissage. 2. Bracelet pour montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'évidement est un passage circulaire. 3. Bracelet pour montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la patte se rétrécit en direction de son extrémité libre. 4. Bracelet pour montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que la patte est arrondie à son extrémité libre. 5. Bracelet pour montre selon la revendication 2, caractérisé en ce que la patte a une largeur égale au diamètre du passage. 6. Bracelet pour montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la deuxième branche ressort au-delà de la patte rabattue. 7. Bracelet pour montre selon l'une quelconque des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que la deuxième branche ressort au-delà de la patte rabattue sur une distance légèrement supérieure au demi-diamètre du passage.