L’invention concerne un procédé et un dispositif de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’une véhicule. Le procédé comprend l’émission (41), par le véhicule et à destination d’un équipement distant, d’une première information représentative d’un comportement dynamique du véhicule ; l’obtention (42) et émission (43), par l’équipement distant, d’une deuxième information représentative de la qualité de l’air dans une zone géographique spécifique, ladite deuxième information étant obtenue en fonction de la première information, de données de prévisions météorologiques et de données de rejets de polluants ; la réception (44), par le véhicule, de la deuxième information ; l’activation (45) ou la désactivation (46), par le véhicule, d’une contrainte d’un système de traitement de l’air de l’habitacle du véhicule selon que la deuxième information indique une dégradation de la qualité de l’air dans la zone géographique spécifique ou une qualité satisfaisante de l’air dans la zone géographique spécifique. Figure pour l’abrégé : Figure 4 Procédé et dispositif de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule L’invention concerne les procédés et dispositifs de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, notamment d’un véhicule autonome. Arrière-plan technologique La plupart des véhicules, notamment autonomes, embarquent des systèmes de traitement de l’air qui sont destinés à améliorer la qualité de l’air à l’intérieur de leurs habitables. Ces systèmes peuvent être, par exemple, des systèmes de recyclage d’air, des systèmes de chauffage et d’air conditionné (HVAC de l’anglais Heating, Ventilation and Air Conditionning), des ioniseurs ou encore des filtres d’air d’habitacle comprenant des filtres à charbon. Les systèmes de recyclage d’air comportent des bouches d’aération dont le débit est réglable par des volets pivotant autour d’axes. Ainsi, en pilotant ces volets, des bouches d’aération peuvent être occultées, complètement ouvertes ou permettre la circulation d’un volume d’air qui est fonction de l’inclinaison de ces volets. Les systèmes de chauffage et d’air conditionné reprennent ce principe et comportent un volet de mixage d’air qui pivote autour d’un axe pour ouvrir ou fermer un conduit de circulation d’air de l’habitacle d’un véhicule. Lors d’un trajet, un véhicule peut se retrouver à proximité d’une source de pollution de l’air extérieur qui peut provoquer une dégradation de l’air à l’intérieur de l’habitacle. Pour pallier cet inconvénient, les véhicules peuvent être équipés de capteurs de pollution (détectant 2 à 3 gaz maximum) appelé AQS (de l’anglais Air Quality Sensor). Ces capteurs sont configurés pour déclencher, par exemple, la fermeture (partielle ou complète) du volet de mixage d’air d’un système de chauffage et d’air conditionné. Ces solutions présentent l’inconvénient du manque d’anticipation du déclenchement de la fermeture du volet de mixage d’air. En effet, il faut que le véhicule soit dans une zone de pollution pour qu’un capteur AQS puisse effectuer une mesure et constater cette pollution de l’air extérieur, ce qui implique une infiltration de l’air pollué dans l’habitacle du véhicule. Le problème est d’éviter que de l’air pollué entre dans l’habitacle d’un véhicule. Un objet de la présente invention est d’améliorer le contrôle de la qualité de l’air dans l’habitacle d’un véhicule. Un autre objet de la présente invention est d’anticiper la traversée d’une zone de pollution par un véhicule tout en préservant une qualité satisfaisante de l’air de l’habitacle d’un véhicule. Un autre objet de la présente invention est qu’un véhicule traversant une zone de pollution puisse informer un autre véhicule susceptible de traverser cette zone. Selon un premier aspect, l’invention concerne un procédé de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, le procédé comprenant les étapes suivantes : - émission, par le véhicule et à destination d’un équipement distant, d’une première information représentative d’un comportement dynamique du véhicule ; - obtention et émission, par l’équipement distant, d’une deuxième information représentative de la qualité de l’air dans une zone géographique spécifique, ladite deuxième information étant obtenue en fonction de la première information, de données de prévisions météorologiques et de données de rejets de polluants ; - réception, par le véhicule, de la deuxième information ; - activation, par le véhicule, d’une contrainte d’un système de traitement de l’air de l’habitacle du véhicule si la deuxième information indique une dégradation de la qualité de l’air dans la zone géographique spécifique ; et - désactivation, par le véhicule, de ladite contrainte si la deuxième information indique que la qualité de l’air dans la zone géographique spécifique est satisfaisante. Selon un exemple particulier et non limitatif, les données de prévisions météorologiques et de données de rejets de polluants sont mémorisées dans une première mémoire temporaire pour une durée déterminée. Selon un exemple particulier et non limitatif, seules les données de prévisions météorologiques et/ou les données de rejets de polluants qui sont utilisées pour déterminer la deuxième information et qui sont mémorisées dans la première mémoire temporaire depuis plus de la durée déterminée, sont mises à jour dans la première mémoire temporaire, et la deuxième information est obtenue à partir des données de prévisions météorologiques et/ou les données de rejets de polluants mises à jour. Selon un exemple particulier et non limitatif, la mise à jour de données de prévisions météorologiques et/ou de données de rejets de polluants qui sont utilisées pour déterminer la deuxième information et qui sont mémorisées dans la première mémoire temporaire depuis plus de la durée déterminée, est faite en fonction de données d’une seconde mémoire temporaire. Selon un exemple particulier et non limitatif, si la première information comporte une information de signalisation d’une source de pollution, le procédé comporte une étape de mémorisation de données de prévisions météorologiques et/ou de données de rejets de polluants associées à la source de pollution si la source de pollution est confirmée par la réception ultérieure d’autres premières informations indiquant la même source de pollution. Selon un deuxième aspect, l’invention concerne un dispositif de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, le dispositif comprenant une mémoire associée à un processeur configuré pour la mise en œuvre de certaines étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention. Selon un troisième aspect, l’invention concerne un véhicule, par exemple de type automobile, comprenant un dispositif tel que décrit ci-dessus selon le deuxième aspect de l’invention. Selon un quatrième aspect, l’invention concerne un programme d’ordinateur qui comporte des instructions adaptées pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention, ceci notamment lorsque le programme d’ordinateur est exécuté par au moins un processeur. Un tel programme d’ordinateur peut utiliser n’importe quel langage de programmation, et être sous la forme d’un code source, d’un code objet, ou d’un code intermédiaire entre un code source et un code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n’importe quelle autre forme souhaitable. Selon un cinquième aspect, l’invention concerne un système de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule comprenant le dispositif selon le deuxième aspect et des moyens configurés pour mettre en œuvre un procédé selon le premier aspect. Selon un sixième aspect, l’invention concerne un support d’enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d’ordinateur comprenant des instructions pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention. D’une part, le support d’enregistrement peut être n'importe quel entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une mémoire ROM, un CD-ROM ou une mémoire ROM de type circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique ou un disque dur. D'autre part, ce support d’enregistrement peut également être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, un tel signal pouvant être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio classique ou hertzienne ou par faisceau laser autodirigé ou par d'autres moyens. Le programme d’ordinateur selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet. Alternativement, le support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme d’ordinateur est incorporé, le circuit intégré étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé en question. Brève description des figures D’autres caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront de la description des modes de réalisation non limitatifs de l’invention ci-après, en référence aux figures 1 à 4 annexées, sur lesquelles : illustre schématiquement une architecture d’un système de contrôle de la qualité de l’air dans l’habitacle d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention ; illustre schématiquement une variante de l’architecture du système de contrôle de la qualité de l’air dans l’habitacle d’un véhicule de la ; illustre schématiquement une autre architecture d’un dispositif de contrôle de la qualité de l’air dans l’habitacle d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention ; et illustre un organigramme des différentes étapes d’un procédé de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention. Procédé de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, ledit procédé comprenant les étapes suivantes : - émission (41), par le véhicule et à destination d’un équipement distant, d’une première information représentative d’un comportement dynamique du véhicule ; - obtention (42) et émission (43), par l’équipement distant, d’une deuxième information représentative de la qualité de l’air dans une zone géographique spécifique, ladite deuxième information étant obtenue en fonction de la première information, de données de prévisions météorologiques et de données de rejets de polluants ; - réception (44), par le véhicule, de la deuxième information ; - activation (45), par le véhicule, d’une contrainte d’un système de traitement de l’air de l’habitacle du véhicule si la deuxième information indique une dégradation de la qualité de l’air dans la zone géographique spécifique ; et - désactivation (46), par le véhicule, de ladite contrainte si la deuxième information indique que la qualité de l’air dans la zone géographique spécifique est satisfaisante. Procédé selon la revendication 1, dans lequel les données de prévisions météorologiques et de données de rejets de polluants sont mémorisées dans une première mémoire temporaire pour une durée déterminée. Procédé selon la revendication 2, dans lequel seules les données de prévisions météorologiques et/ou les données de rejets de polluants qui sont utilisées pour déterminer la deuxième information et qui sont mémorisées dans la première mémoire temporaire depuis plus de la durée déterminée, sont mises à jour dans la première mémoire temporaire, et la deuxième information est obtenue à partir des données de prévisions météorologiques et/ou les données de rejets de polluants mises à jour. Procédé selon la revendication 3, dans lequel la mise à jour de données de prévisions météorologiques et/ou de données de rejets de polluants qui sont utilisées pour déterminer la deuxième information et qui sont mémorisées dans la première mémoire temporaire depuis plus de la durée déterminée, est faite en fonction de données d’une seconde mémoire temporaire. Procédé selon l’une des revendications 2 à 4, dans lequel si la première information comporte une information de signalisation d’une source de pollution, le procédé comportant une étape (47) de mémorisation de données de prévisions météorologiques et/ou de données de rejets de polluants associées à la source de pollution si la source de pollution est confirmée par la réception ultérieure d’autres premières informations indiquant la même source de pollution. Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le système de traitement de l’air est un système de recyclage d’air ou un système de chauffage et d’air conditionné. Programme d’ordinateur comportant des instructions pour la mise en œuvre du procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, lorsque ces instructions sont exécutées par un processeur. Dispositif (3) de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule, ledit dispositif (3) comprenant une mémoire (31) associée à au moins un processeur (30) configuré pour la mise en œuvre des étapes du procédé selon la revendication 1. Véhicule (10) comprenant le dispositif (3) selon la revendication 8. Système (1,2) de contrôle de la qualité de l’air de l’habitacle d’un véhicule comprenant le dispositif (3) selon la revendication 8 et des moyens configurés pour mettre en œuvre un procédé selon l’une des revendications 2 à 6.