La présente invention concerne un four de chauffage permettant de porter très haute température1 de l'ordre de 30000K, un courant de gaz en circulation. Elle s'applique plus particu lièrement, quoique de façon non exclusive, aux appareils expérimentaux prévus pour créer des jets moléculaires par extraction, et transfert dans un bon vide, de la partie axiale d'un jet supersonique provenant d'une tuyère, à l'aide de diaphragmes appropriés (écorceurs, collimateurs) séparant une série de chambres adjacentes où le vide est de plus en plus poussé. Dans de tels appareils, le four peut serVir à faire varier de façon continue la température génératrice du gaz dans la tuyère de 300 å 30000K et par suite l'énergie des molécules formant le jet moléculaire, proportionnellement à cette température.En combinant cet effet de chauffage 1 l'effet d'accélération aérodynamique se produisant naturellement dans un 7et supersonique de mélange contenant une forte proportion d'un gaz vecteur léger (hydrogène ou hélium), il est possible de produire des faisceaux moléculaires dont les énergies cinétiques sont par exemple, dans le domaine particulièrement intéressant de 0,05 I 40eV. Des faisceaux de cette énergie présentent un très grand intérêt en recherche fondamentale et appliquée ; cette fourchette d'énergie correspond en effet aux énergies intervenant dans la plupart des processus physico-chimiques, d'excitation, d'ionisation et de dissociation et aussi dans les interactions entre gaz et solides. Ce four peut etre également utilisé dans des domaines différents tels que les recherches en soufflerie, les lasers aérodynamiques, etc... Dans l'art antérieur, le chauffage du gaz en circulation est produit par effet Joule I travers des petits réservoirs tubulaires généralement en tungstène, dont les parois latérales servent de résistances chauffantes. Le gaz arrive et circule en continu dans les tubes et s'en échappe sous forme de jet supersonique I travers un petit orifice qui joue le role de tuyère. De tels dispositifs présentent plusieurs inconvénients les alignements indispensables I la formation du jet moléculaire risquent d'etre fortement perturbés par des effets de dilatation modifiant l'emplacement de l'orifice de sortie de la tuyère; de plus, les dimensions de cette ouverture ne peuvent être modifiées comme il est parfois nécessaire de le faire-suivant la natur gaz sans changer tout l'ensemble du dispositif. I1 est en ef tres difficile de fixer une pièce démontable I un tube de tL tène, d'usinage délicat, de par l'extrême fragilité du tung stène;; de plus, le réservoir tubulaire place sous vide ne peut supporter que des pressions assez faibles surtout I haute température. De tels systèmes ne peuvent être utilisé. pour des générateurs de jets moléculaires fonctionnant avec une pression génératrice très élevée, de l'ordre de 104 Torr La présente invention a pour objet un four de chauffage permettant de combiner I la circul-ation du courant gazeux un effet de température et un effet de pompage au voisinage de la sortie des gaz, la vitesse du jet proportionnelle I la racine carrée de la temperature absolue se trouvant ainsi considérablement augmentée A cet effet, le four de chauffage1 utilise notamment pour créer des jets moléculaires, comprend:: - un élément chauffant résistif tubulaire au moins contact avec le courant de gaz, circulant extérieurement puis intérieurement dans cet élément, - un écran thermique au moins, annulaire et coaxial, entourant l'élément chauffant, - un circuit de refroidissement au moins opérant par circulation fluide et entourant les écrans thermiques et les extrémités de l'élément tubulaire, - un boitier de support étanche alimenté par courant de gaz et communiquant avec la région-externe de l'élément chauffant, - un bouchon constituant une tuyère se vissant da boitier et percé d'une ouverture en regard de l'extrémité ou-de l'élément chauffant, extrémité d'où s'échappent les gaz che - des moyens de pompage reliés I la partie périphé. annulaire de l'espace compris entre ladite -éxtrémité -'ouverte l'élément chauffant d'où s'échappent les gaz et le bouchon, - un ensemble électrique pour l'amenée d'un-couranr électrique I cet élément chauffant. Dans une réalisation préférentielle de l'invention, le retour du courant électrique s'effectuepar l'élément chau extérieur connecté à la masse. L'élément chauffant tubulaire est en tungstène ou en graphite ou en tout autre élément résistif, I point de fusion élevé et inerte vis- -vis du gaz ou du mélange chaud, tel que par exemple le tantale, le molybdène, le niobium, le rhénium, etc... D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux après la description qui suit d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif, en référence aux figures annexées sur lesquelles on a représenté: - sur la figure 1, une vue schématique en élévation du four considéré, - sur la figure 2, une vue en coupe longitudinale de l'élément chauffant, des écrans thermiques et des dispositifs de refroidissement d'un four à graphite selon l'invention. - sur la figure 3, une vue en coupe longitudinale d'un mode de réalisation préférentiel d'un four a élément de tungstène selon l'invention. Sur la figure 1, on a représenté en 1 un boitler de support à l'intérieur duquel est monté, désigné dans son ensemble par la référence 2, un four de chauffage proprement dit, dont les détails de réalisation sera explicité en relation avec leQfigures 2 et 3. Ce boitier 1 est fermé-à son extrémité située à droite sur le dessin, par un flasque isolant 3, supportant 1 'extrémité du four 2 et comprend a son extrémité située à gauche un prolongement tubulaire 4. Ce prolongement 4 est prévu pour la traversée d'un fourreau 6 solidaire de la paroi 5 d'une enceinte sous vide contenant le boitier 1, les éléments 5 et 6 étant schématiquement illustrés sur la figure 1 en traits mixtes. A son extrémité opposée au boitier 1, le prolongement tubulaire 4 est rendu solidaire d'une douille creuse 7, bloquée contre l'extrémité du prolongement au moyen d'un écrou 8. Cette douille 7 comporte une plaque de fermeture 9 en un matériau isolant électrique, rendue solidaire par des-vis 10 de cette douille. Celle-ci comprend dans sa paroi latérale une ouverture Il permettant d'introduire à l'-intérieur du prolongement tubulaire 4 et par l'ex trémit de celui-ci, dans le boitier 1, un courant de gaz sous pression qui, dans l'exemple plus particulièrement considéré ou le four de chauffage selon l'invention est appliqué sur un appareil de production d'un "3et moléculaire" est un gaz pur, ou dilué dans un gaz léger, ou un mélange gazeux.Ce gaz, admis dans la douille 7 par l'ouverture 11, circule ainsi dans l'espace annulaire i2 ménagé entre la paroi interne du prolongement 4 et un tube métallique 13, servant à amener à l'élément résistif du four décrit plus ioin, le courant électrique nécessaire Dans sa partie gauche sur le dessin, le tube 13 est rendu solidaire d'un fourreau 14, traversant la plaque 9 fermant la douille 7 et agencé de manière à pouvoir aisément absorber les différences éventuelles de dilatation thermique entre cette douille et le tube, grâce au montage d'un élément à ressort 15 entre cette plaque 9 et une collerette 16 du fourreau 14. Un point 17 permet le coulissement de ce fourreau 14 sans rompre l'étanchéité vis-à-vis de l'intérieur de la douille 7.Dans le tube 13 est monté un second tube 18, coaxial, lui-même traversé par un câble 19 réuni à une sonde à thermocouple non représentée sur la figure 1), permettant de contrôler que certains points, qui ne pourraient être chauffés sans risques de détérioration du four, restent bien à des températures ne dépassant pas environ 200tC. L'amenée du courant électrique s'effectue par l'intermé diaire d'une tresse conductrice 20, solidarisée de l'extrémité du fourreau 14, lui-même en contact électrique avec le tube 13. Pour permettre enfin le refroidissement interne de ce tube, l'espace annulaire 21, délimité entre celui-ci et le tube 18 est parcouru par une circulation d'eau de refroidissement introduite dans l'appareil par un raccord 22a monté sur le fourreau 14 passant à l'intérieur du tube 18 par des orifices 23 prévus à 1 'extrémité opposée de celui-ci, puis revenant vers le fourreau 14 pour sortir de celui-ci par un second raccord 22b. Des bagues isolantes telles que 4a sont avantageusement montées entre le tube 13 et le prolongement tubulaire 4, lui-même mis à la masse avec le boitier 1. Le traJet du gaz suit la flèche 200. La figure 2 illustre à. plus grande échelle, le détail du four 2 réalisant le chauffage du gaz. Ce four se compose principalement d'un élément chauffant résistif, constitué d'un tube en graphite 24, sur l'extérieur duquel est usinée une spirale 25- Extérieurement au tube 24 est monté, coaxialement I celui-ci, un second tube 26 en graphite dont le prolongement 27 se termine par une partie profilée en pointe 27a, apte s'engager en centrant les tubes 24 et 26 dans une ouverture conique 13a, d'une piece 13b, fixée à l'extrémité du tube 13 et dont est rendu solidaire l'autre tube 18, monté coaxialement à celui-ci.A son extrémité située à droite, le tube de graphite 24 comporte une tête, présentant un épanouissement transversal 28 qui se prolonge suivant son axe par un petit tube de graphite 29 dans lequel s'écoule le gaz sortant du tube 24 après avoir circulé en premier lieu dans l'espace hélicoidal 31 ménagé entre ce tube 24 et la paroi interne du tube 26 entourant le premier, puis en second lieu, et en sens inverse, dans la partie interne 32 du tube 24, les régions 31 et 32 communiquant ensemble à travers la surface de ce tube grâce à des trous de passage 33. Coaxialement encore aux tubes 24 et 26, l'appareil comporte un troisième élément tubulaire 34 dont le prolongement à l'opposé de la tête 28 est rendu solidaire d'un embout 35 entourant partiellement l'extrémité correspondante des tubes 13 et 18. Un isolement électrique convenable est prévu entre le tube 13 amenant le courant aux tubes 24 et 26 et à ltembout 35, grâce notamment au montage de bagues 36, celles-ci étant traversées par des passages longitudinaux 36a pour laisser le gaz pénétrer dans le four. Ce gaz, en effet, admis par l'orifice 11 dans l'espace annulaire 12 Figure 1), débouche dans le boitier 1 puis, à travers les orifices 36a, vient par des passages 37 remplir l'espace annulaire 26a délimité entre les tubes 26 et 34. Ce gaz, repris à l'extrémité du tube 26 dans l'espace en spirale 31, traverse ensuite les trous 33 puis parcourt à nouveau et en sens inverse,le tube 24 dans l'espace 32, avant de venir finalement au contact de ce tube 28 d'où il s'échappe par l'ouverture 30 du petit tube 29. Afin d'éviter alors que les calories acquises par le gaz en circulation au contact du tube chauffant 24, ne se perdent par rayonnement et des convections avec l'extérieur, le four selon l'invention est -avantageusement muni d'un dispositif de protection thermique. Dans ce but, l'embout 35 est rendu solidaire d'un flasque transve r .-ai 38 permettant de placer par rapport aux tubes 26 et 34, une pièce de support isolante 39 pour une série d'écrans cylindriques coaxiaux, respectivement désignés par les références 40, 41, 42 et43, ces écrans étant par ailleurs maintenus à leur extémité opposée par une pièce 44 analogue à ia pièce 39. L'écran extrême 43 est lui-même entouré par une fourrure 45, présentant extérieurement une saillie hélicoïdale 46, permettant de déterminer avec une enveloppe coaxiale 47, un passage hélicoïdal continu où peut être assurée une circulation d'eau de refroidissement. L'enveloppe 47 comporte une plaque 48 d'extrémité fermant le four 2 et traversée par des conduites 49 dont une seule apparaît sur la figure 2 et dont piusleurs sont schématiquement représentées sur la ligure i, ces conduites étant reliées à un collecteur commun d'amenée d'eau 50, lui-même réuni par une tubulure 51 à un circuit d'aiimentation L'eau prélevée dans le collecteur 50 par ies conduites 49, débouche derrière le flasque 38 et vient circuler dans le passage hélicoïdal délimité entre les enveloppes 45 et 47 avant d'être finalement évacuée par une tubulure de sortie 52. te four 2 dans son ensemble est enfin monté à travers le flasque 3 rendu solidaire du boitier 1 par des vis de fixation 53, permettant de serrer entre le flasque et le boitier d'étant chéité des entretoises isolantes 54 et des points 55 et 56. Pour assurer, outre le refroidissement des écrans thermiques dans la partie centrale du four de la façon indiquée ci-dessus, également celui de la tête 28 de l'élé- ment chauffant 24, l'appareil comporte un second circuit de refroidissement, indépendant de celui décrit ci-dessus et comprenant essentiellement une enveloppe fermée 57, posi tionnée par rapport au tube 34 par l'intermédiaire d'une collerette 58 venant en butée contre un bossage 59 de ce tube, la région interne 60 de cette enveloppe étant en outre délimitée par un chapeau 62 comportant un orifice de sortie 63 pour le 7et de gaz produit. L'alimentation en eau de la région 60, s'effectue par l'intermédiaire d'une tubulure d'entrée 64 et son évacuation par une tubulure 65. Avantageusement, les deux circuits de refroidissement utilisés, sont réunis à l'ex- térieur du four à des conduites d'alimentation et d'évacuation communes, respectivement 66 et 67, comme l'lllus- tre plus spécialement la vue à plus grande échelle de la figure 1. Ces conduites 66 et 67 sont reliées à l'extérieur de l'enceinte 5 à des raccords 68 et 69 avec un poste d'alimentation tenon représenté). Comme deà précisé, l'alimentation en courant électrique des tubes chauffants 24 et 26 est obtenue par la tresse 20, le fourreau 14 et le tube 13. Le retour du courant s'effectue ensuite par le boîtier 1 de l'appareil lui-meme et notamment par les enveloppes 45 et 47 comportant une pièce de connexion 70 avec une tresse métallique 71, à son tour réunie I la masse de l'appareil. D'autres tresses de mise la masse, telle que celle repérée en 72 notamment, sont prévues sur les conduites d'amenée 66 et 67, la tresse 71 étant éventuellement raccordée à la premiere par le circuit d'eau de refroidissement grâce à une patte de Jonction 73 portée par la conduite 66. L'équipement de l'appareil est complèté au moyen de sondes à thermocouples, telles que 74 et 75, permettant de contrôler que certains points qui ne pourralent être chauffés sans danger pour le four, restent à des températures inférieures à envlron 2000 C. Le four est muni d'une petite canalisation 82, débouchant dans l'espace compris entre l'extrémité de l'élément chauffant 24 et le bouchon 62. Des moyens de pompage non représentés sula figure 2, reliés à cette canalisation 82 permettent de pomper les gaz dans cet espace. Ce pompage dans la cavité améliore considérablement le dispositif, principalement la température effective de la veine de gaz passant à travers l'ouverture 63 du bouchon 62. Le fonctionnement du four de chauffage selon invention se déduit aisément de ce qui précède. Le gaz amené dans le boitier 1 par l'espace annulaire 12 compris entre le prolongement 4 et le tube 13, pénètre par les passages 37 dans la région 26a délimitée par les tubes 26 et 34, vient au contact de l'élément chauffant en léchant d'abord la surface externe en 26a, en parcourant ensuite l'espace hélicoïdal 31 et revenant enfin vers son extrémité opposée par la région 2 après traversee es trous 33. Ce gaz porté ainsi à haute température siéchappe ensuite du tube 24 par l'orifice 30 du petit tube 29 puis par l'orifice 63 à travers le bouchon 62.A noter que la région située à l'intérieur du boîtier 1 est en permanence isolée de la sortie du gaz grâce à l'étanchéité réalisée par les joints 55 et 56. Ce gaz, à l'entrée dans l'appareil et dans le four est à sa pression génératrice choisie dans l'exemple décrit à environ 2 bars mais qu peut être bien supérieure. Le courant électrique nécessaire au chauffage arrivant par la tresse d'alimentation 20 est transmis par le fourreau 14 au tube 13, puis par le contact des pièces 13a et 27a au tube chauffant 24. Grâce à la résistance des tubes 24 et 26, ce courant électrique prodult une élévation de température importante de ces tubes parcourus par le gaz de la manière indiquée précédemment. Le retour du courant électrique à la masse se fait apres la traversée des tubes 24 et 26, et par le tube 34, les enveloppes 45 et 47 et le boitier 1 étant reliés ensemble à la tresse 71. En revanche, le tube 13 est isolé de la masse grâce à l'entretoise 56, réalisée en un matériau approprié tel par exemple que le "Céloron" et également par le flasque 3, avantageusement constitué d'"Altuglass".Les écrans thermiques 40, 41, 42 et 43 assurent une protection efficace vis-à-vis du rayonnement des tubes chauffants 24 et 26. Ces écrans sont de préférence réalisés en molybdène et convenablement centrés par les pièces isolantes 39 et 44, constituées par de I'alumine. Le refroidissement des différentes parties du four est obtenu par les circuits représentés ; le premier comporte le collecteur 50 et les conduites 49 pour le refroidissement de la partie centrale; le second est constitué avec son enveloppe 57 qui permet de protéger la tête de ì'element chauffant par laquelle s'échappe le gaz porté à haute température ; enfin, le troisième, prévu autour du tube d'amenée de courant 13, assure la protection de ce tube par la région 21 figure 1). Les différents thermocouples utilisés, permettent enfin de vérifier que différentes parties fragiles du four restent f toldes, notamment à la partie arrière de l'élément chauffant par la sonde 19, à la sortie de cet élément par la sonde 75 et enfin, par la sonde 74 dans la région médiane. Le tableau ci-dessous fait apparaître clairement l'efficacité du pompage réalisé par le tube 82 dans la région périphérique annulaire comprise entre l'extrémité de l'élément chauffant et le bouchon, en présentant les températures obtenues avec et sans ce pompage, tous les autres paramètres demeurant constants. Température obtenue ! Diamètre de 1 Gaz l'orifice 63i Sans pompage ! Avec pompage Azote ! 0.25 mm I 5600 K I 13800 K Hydrogène! 0.25 mm ! 5100 K ! 1600 K Argon 0.25 mm 950 K 2100 K Argon 0.25 mm 950 K 2100 K I , Ce type de four de chauffage permet grâce à la combinaison de ses éléments de remédier aux inconvénients des fours de l'art antérieur:: a) - l'ensemble du four est contenudans une enveloppe I température ambiante, grace a un "chemisage" refroidi à l'eau par exemple et l'utilisation d'un bon conducteur tel que le cuivre. Un tel refroidissement est réalisé jusqu'à l'orifice de la tuyère, ledit orifice étant situé sur une petite pièce (bouchon 62) qui est uissé sur le bloc de cuivre refroidi constituant l'enceinte. Aucune perturbation ne peut ainsi se produire dans-les alignements nécessaires à la formation d'un jet moléculaire de qualité. b) - il est facile de changer les dimensions de l'orifice (son diamètre dans le cas d'un système de révolu tion) \, le bouchon 62 où est pratiqué cet orifice 63 étant facilement démontable. cl - les pressions s'exercent aussi bien à l'in térieur qu'à l'extérieur des résistances de chauffage qui sont tubulaires. I1 en est de même pour l'enveloppe de refroidissement sauf au voisinage de la tuyère. Ainsi le four peut supporter de très fortes pressions puisque toutes les parois de l'enceinte sur lesquelles elles s'exercent sont I température ambiante, ce qui permet d'utiliser l'acier inoxydable. Un élément nouveau et remarquable de la demande est le pompage dans la région annulaire périphérique située ouste en amont de l'orifice du bouchon. Comme on l'a déjà vu précédemment, ce pompage améliore grandement les qualités du four et en particulier la tempésature de la veine axiale formant le jet supersonique. Il n'existe pas, à ce stade, de théorie permettant d'expliquer de façon non ambiguë le rôle très efficace de ce pompage.Il peut toutefois être interprété de différentes façons, soit que le pompage s'exerçant sur la périphérie du courant gazeux élimine ainsi les parties les plus froides du courant gazeux, parties périphériques qui ont été en contact précédemment avec les parois refroidies, ce qui augmente la température moyenne, soit que le pompage réduise considérablement le temps de séjour et par conséquent les échanges avec les parois froides du gaz s'échappant de l'élément chauffant, soit que la réduction de pression dans l'espace compris entre l'élément chauffant et le bouchon diminue la conductivité thermique du gaz et ainsi empêche le refroidissement lors du passage du gaz dans cette partie critique de l'enceinte. I1 a été remarqué que l'efficacité du pompage était d'autant plus grande que le diamètre de l'orifice 63 du bouchon 62 était plus petit. Sur la figure 3, on a représenté une vue en coupe du mode de réalisation préférentiel du four selon l'invention, variante donnant des températures de sortie de gaz supérieures à celles du premier four. Ce four présente la disposition générale du four précédent en remplaçant les éléments 24 et 26 en graphite par du tungstène. Le four contenu dans l'enveloppe extérieure 1, en acier inoxydable par exemple pour pouvoir résister aux hautes pressions, se termine par le bouchon 62 percé de l'ouverture 63 par laquelle le gaz est évacué selon la flèche 79. Ce four comporte un cylindre extérieur 102 et un cylindre de centrage 103 réfrigéré par une circulation d'eau pénétrant selon la flèche 105 et ressortant, après être passée dans l'lnterstlce entre les deux cylindres 102 et 103, selon ia flèche 106 par la tubulure 107. Le cylindre de centrage 103 contient le système de chauffage de gaz en circulation. Ce système de chauffage est constitué par au moins un écran thermique 40 percé d'ouvertures par lesquelles pénètre le gaz contenu dans l'enceinte 101 selon la flèche 110. L'écran thermique 40, en molybdène par exemple, permet à la fois le passage des gaz froids et leur préchauffage. Le tube 40 est maintenu à une extrémité par une bague isolante 109 percée pour permettre l'admission du gaz contenu dans l'enceinte 1.A l'autre extremité de l'écran thermique 40, des bagues isolantes telles que 111 fixent et centrent un premier tube en tungstène 26 constituant, avec un second tube 24 également en tungstène l'ensemble résistif chauffant du four. Ces deux tubes sont reliés électriquement par une bague conductrice 112 en tungstène et maintenus à l'autre extrémité par une bague isolante 113 Ces deux bagues de liaison assurent l'une et l'autre une étanchéité convenable. Les deux tubes en tungstène sont serrés sur l'ensemble des flasques par des cônes 114 et 115, ce dernier étant isolé électriquement par la bague 116. Le courant arrive sur le cône 123 par l'intermédiaire d'un tube de cuivre refroidi, comme c'était le cas pour le four de la figure 2. Le retour du courant s'effectue aussi avantageusement par la masse comme dans le four de la figure 2. Sur la figure 3, le pompage auxiliaire s effectue à travers un espace annulaire situé au voisinage de la sortie du tube 24. Le gaz 'pompé en 83 est évacué à travers la canalisation 82. Les thermocouples 100 et 101 permettent de contrôler que certains points restent bien à des températures voisines de la température ambiante (ou ne dépassent pas environ 2000C). Tous les raccordements eau, courant, gaz et thermocouples sont faits vers l'arrière du four et à l'intérieur d'un tube qui prolonge l'enveloppe 1. Ainsi, le four peut être entièrement monté avant d'être placé sur un générateur de Jets moléculaires. Le tableau ci-dessous compare les températures obtenues avec et sans pompage auxiliaire, tous les autres paramètres demeurant constants. Diamètre de Gaz - Température obtenue I l'orifice 63 du bouchontui : Sans pompage ! Avec pompage Argon 13000 K 2600 K 0.25 mm Argon 16000 K ' 30000 K Argon 670 K 2700 K Hydrogène 9000 K t 17200 K 0.1 mm I Hydrogène 1200 K 2200 K ! Hydrogène 14200 K ' 24500 K Bien entendu, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention n'est nullement limitée aux deux exemples de réalisation plus spécialement décrits et représentés; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Four de chauffage, utilisé notamment pour créer des jets moléculaires, caractérisé en ce qu'il comprend: - un élément chauffant résistif tubulaire au moins en contact avec le courant de gaz circulant extérieurement puis intérieurement dans cet élément, - un écran thermique au moins, annulaire et coa xial, entourant l'élément chauffant, - un circuit de refroidissement au moins opérant par circulation fluide et entourant les écrans thermiques et les extrémités de l'élément tubulaire, - un boitier de support étanche alimenté par un courant de gaz et communiquant avec la région externe de 1'é- lément chauffant, - un bouchon-constituant la tuyère se vissant dans le .boitier, et percé d'une ouverture en regard de l'extrémité ouverte des éléments chauffants d'où s'échappent les gaz chauds, - des moyens de pompage reliés à la partie périphé risque annulaire de l'espace compris entre l'extrémité ouverte de l'élément chauffant tubulaire et le bouchon. 2 Four selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble électrique d'amenée du courant comprend un tube en contact à une extrémité avec l'élément chauffant et solidaire à l'autre extrémité d'un fourreau conducteur relié à une tresse métallique d'alimentation. 3. Four selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérlsè en ce que le retour du courant électrique s'effectue par un tube métallique connecté à la masse entou rant l'élément chauffant et rendu solidaire du boitier de support. 4. Four selon l'une quelconque des revendications 1 å 3, caractérisé en ce que l'élément chauffant est constitué par un tube de graphite présentant à l'extérieur une saillie hêlicoidale recouverte par un second tube concentrique. 5. Four selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce que l'élément chaùffant est cons tltUt par un tube de tungstène au moins. 6. Four selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le boitier supporte l'élément chauffant, les écrans et le circuit de refroidissement, par l'intermédi aire d'un flasque isolant électrique fermant le fond de ce boîtier avec interposition des entretoises également isolantes et de Joints d'étanchéité. 7. Four selon la revendication 6, caractérisé en ce que le ou les écrans thermiques sont supportés par des pièces isolantes centrant ces écrans par rapport à l'élément chauffant.