L'invention concerne une monture pour télescopes. Les montures de ce genre sont principalement formées des paliers destinés à deux axes perpendiculaires dont l'un est relié à un socle fixe et le deuxième au télescope et qui sont munis d'entraînements respectifs permettant de faire pivoter le télescope pour l'observation. Dans les montures actuellement connues, les paliers destinés à l'axe polaire et à l'axe de déclinaison sont situés dans des groupes séparés situés à une plus ou moins grande distance l'un de l'autre. Ces dispositions, telles qu'elles sont décrites aussi par exemple dans le bre- vet allemand No 1.940.657, nécessitent pour leur fabrication de très grands moyens car les deux composants de palier doi- vent être fabriqués avec la grande précision qui est néces- saîre au guidage des télescopes astronomiques. Les mêmes exigences de précision sont posées aussi lors du montage du télescope, c'est-à-dire lors de l'orientation relative des deux groupes. Outre les conditions de précision lors de la fabrication et du montage, il faut tenir compte du fait que le poids du télescope peut causer des déformations élas- tiques de la monture et que celles-ci ne peuvent être mainte- nues entre des limites admissibles que par des moyens impor- tants, compte tenu de la distance entre les deux groupes. L'invention a pour but de fournir une mon- ture pour télescopes qui permette une fabrication économique avec la plus grande précision. Selon l'invention, ce problème est résolu grâce au fait que les deux axes de rotation sont montés dans un même corps, qu'ils sont perpendiculaires entre eux et qu'à l'intérieur du corps, ils passent à une distance mini- male l'un de l'autre. Grâce à cela, en une seule passe, on peut fabriquer les paliers des deux axes. Ainsi, la précision d'orientation des axes ne dépend que de la précision de la machine et le montage de deux composants de palier n'a plus besoin de répondre à des conditions strictes quant à la position normale des deux axes. Dans la disposition selon l'invention, les déformations élastiques sont minimisées car le flux de force est maintenu dans un petit espace par le corps commun. Pour la même raison, la distance entre les deux axes doit être maintenue aussi petite que possible et être seulement aussi grande que le permettent les diamètres des axes. Pour assurer le maximum de stabilité, le corps peut présenter intérieurement des nervures appropriées. Grâce à la construction ramassée d'une monture à crosse, on obtient une constitution d'ensemble qui ne pose aucun problème. En effet, il ne faut qu'un socle simple qui porte la monture et qui est indépendant des paliers des deux axes. Ainsi, on peut utiliser un socle dont la forme dépend entièrement des désirs de l'usager et qui présente seulement, pour la crosse, un appui adapté à l'angle polaire ou - dans le cas du montage azimutal - à la verti- cale. Etant donné vention les axes ne sont pas faut compenser que le balourd se croisent. A un contrepoids ments d'axe la Sion, disposés pour prolonger que dans la monture selon l'in- situés dans un même plan, il aussi bien le balourd de la charge (télescope) résultant de la distance entre les axes qui cet effet, il est prévu d'utiliser simplement possédant deux possibilités de réglage. Il est avantageux de donner aux entraine- forme d'entralnements directs sans transmis- à l'intérieur ou à l'extérieur de la monture, de façon logique la constitution simple. La grande précision de la disposition est ainsi assurée de façon prolongée car il ne peut pas se produire de jeu de transmission. On explique plus précisément l'invention ci-après, à propos des dessins annexés donnés à titre d'exemple et sur lesquels: - la figure 1 montre la construction d'un télescope muni de la monture selon l'invention; - la figure 2 est un plan de la monture de la figure 1, parallèlement à l'axe polaire; et - la figure 3 une coupe partielle suivant la ligne III-III de la figure 1. L'exemple d'exécution de monture de téles- cope représenté par la figure 1 comporte un socle 1 muni d'un appui 2 aligné de telle sorte que la normale 4 à la surface d'appui de la crosse 3 est dirigée vers le pâle céleste. La crosse 3 est formée d'un corps rectangulaire muni d'une ouverture pouvant être fermée et présentant deux paliers pour l'axe polaire 4 et deux paliers pour l'axe de déclinaison 6. L'axe polaire 4 présente une bride de fixa- tion 7 reliée solidairement à l'appui 2 du socle 1. A l'extrémité opposée se trouve un moteur 8 au moyen duquel on peut faire tourner la crosse 3 autour de l'axe polaire fixe 4. Un deuxième moteur 9 permet le mouvement de rotation de l'axe de déclinaison 6 et ainsi le pivo- tement du télescope 10 fixé à cet axe par la bride 17. Bien entendu, au lieu du télescope à miroir 10 ici représenté, on peut aussi utiliser un télescope à réfraction. Avec les moteurs 8 et 9, on fait tourner directement les axes 4 et 6 sans utiliser une transmission. Pour le déroulement très précis du mouvement, nécessaire par exemple pour poursuivre avec le télescope les objets observés, on peut utiliser des commandes commerciales in- cluant aussi des générateurs tachymétriques et transmetteurs incrémentiels disposés sur les axes 4 et 6. Comme le montrent les figures 2 et 3, les axes 4 et 6 se croisent, dans le corps commun 3, à une distance minimale. Le corps 3 loge les deux paires de paliers 13, 14 et 15, 18 de sorte que si le corps 3 est fabriqué avec une précision appropriée, les axes 4 et 6 sont automatiquement perpendiculaires entre eux. Le contrepoids 11 peut coulisser le long de la tige 12 et la tige 12 est disposée de manière à pouvoir tourner de telle sorte que le centre de gravité commun des composants 3,10 et 11 est à peu près situé sur l'axe polaire 4. La rotation du contrepoids Il est permise par un palier 16 également disposé dans le corps 3 et dans lequel est fixée la tige 12 portant le contrepoids 11. Le centre de gravité du contrepoids 11 est excentrique relativement à la tige 12 de sorte qu'en faisant tourner et coulisser le contrepoids 11, on peut dans chaque cas équilibrer le système c'est-à-dire placer avec précision le centre de gravité commun sur l'axe polaire 4. On décrit ci-après le processus d'équilibra- ge: tout d'abord, on effectue l'équilibrage du télescope 10 autour de l'axe 6 à l'aide de moyens de réglage non repré- sentés. Puis on place horizontalement l'axe 6. La ligne de jonction des centres de gravité du contrepoids 11 et du télescope 10 doit être située sur l'axe 4 pour assurer une grande sensibilité lors de l'équilibrage. La position hori- zontale de cette ligne de jonction peut être vérifiée à l'aide d'un niveau fixé au corps 3. Ensuite, en faisant coulisser le contre- poids, on établit l'équilibre des couples. On peut le faire a l'aide du moteur 8 qui maintient la disposition en équili- bre et dont on règle le couple à zéro pour compenser le balourd résiduel. Ensuite, on fait tourner toute la struc- ture de 90 autour de l'axe 4. Cette position aussi peut etre contrôlée à l'aide d'un niveau. Ensuite, de façon similaire à ce qui est décrit cidessus, en tournant le contrepoids 11 dont le centre de gravité est excentrique relativement à la tige 12, on déplace ce centre de telle sorte que le centre de gravité commun du tube 10, de la crosse 3 et du contrepoids 11 coïncide avec l'axe 4. Dans cette position aussi, le moteur 8 qui équilibre la dispo- sition est privé de courant, ce qui peut être indiqué à l'opérateur-par des transmetteurs de signal appropriés. L'appareil est alors équilibré. La crosse décrite dans cet exemple convient en particulier aux télescopes petits et moyens. Il est évident qu'au lieu du montage parallactique ici mentionné on peut aussi prévoir une crosse de ce genre dans un montage azimutal. Il est possible en outre de prévoir dans l'axe 6 une perforation centrée de part en part et de fixer le tube à la bride 17 de façon telle qu'il soit possible de faire fonctionner le télescope avec un système de focalisation coudé, c'est-à-dire que le trajet optique d'observation soit dirigé vers l'observateur vers des appareils enre- gistreurs appropriés, à travers l'axe 6, par un miroir que l'on incline relativement à l'axe optique du télescope. REVENDICATIONS 1 - Monture pour télescopes montés de manière à pouvoir pivoter en tous sens autour de deux axes relativement à leur socle, caractérisée en ce que les deux axes de rotation (4, 6) de la monture sont montés dans un corps commun (3), qu'ils sont perpendiculaires entre eux et qu'à l'intérieur du corps (3) ils passent à une distance minimale l'un de l'autre. 2 - Monture selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la distance entre les deux axes est seulement déterminée par leur épaisseur. 3 - Monture selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par un contrepoids (11) disposé sur le corps (3) et dont le centre de gravité est réglable dans au moins deux directions de mouvement différentes. 4 - Monture selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les entraînements (8, 9) servant à mouvoir les deux axes (4, 6) relativement au corps (3) sont fixés directement au corps (3) et constituent de préférence des entraînements directs sans transmission.