La présente invention concerne un ski présentant une surface de glissement en matière synthétique profilée sur au moins une partie de la largeur du ski au moyen de rainures longitudinales ou analogues. Lors de la pratique du ski sur de la neige il se produit dans les zones de contact entre la semelle de ski et la neige une liquéfaction partielle des cristaux de neige par frottement et pression. Par conséquent, le ski glisse sur une couche de liquide et non pas sur des surfaces limites solides, ce qui se traduit par un net abaissement du coefficient de frottement en comparaison du frottement sec. Pour décrire le processus en question la littérature spécialisée fait appel aur lois de frottement connues (voir l'ouvrage de Bowden Tabor intitulé " Reibung uns Schmierung fester Gorger", édité par Springerverlag Berlin 1959, page 75). Selon cette publication la résistance au frottement dépend de la pression normale, du coefficient de frottement et de l'étendue de la surface de contact.En ce qui concerne le coefficient de frottement on sait qu'il varie en fonction de la vitese de glissement. Notamment dans le domaine du ski compétitif le fait de réduire à un minimum la résistance au frottement revêt un intfirEt capital. Les mesures proposées dans le passé dans ce but sont essentiellement fondées sur le mécanisme du processus de glissement décrit dans la littérature. Le coefficient de frottement dépend dans cette optique principalement du choix d'une matière constitutive appropriée et à cet égard ce sont essentiellement des matières légèrement mouillées seulement par l'eau qui donnent les meilleurs résultats. La pression normale et/ou sa répartition sur la longueur des skis peuvent être influencées en adaptant la répartition de la rigidité du ski à la courbure de la semelle.En ce qui concerne la surface de contact effective on a principalement cherché à diminuer celle-ci plutôt en réduisant la rugosité de la surface qu'en faisant varier les dimensions du ski puisque la géométrie du ski ne pouvait pas être sensiblement changée en raison d'autres exigences. Etant donné que la diminution de la rugosité de la surface devait suivant la théorie non seulement réduire la surface de contact mais également le coefficient de frottement, il était tout à fait plausible de chercher à obtenir des semelles de ski aussi lisses que possible. Il s'est cependant avéré que dans ces conditions les caractéristiques de glissement devenaient clairement moins bonnes en particulier sur de la neige humide.Dans les milieux spécialisés ceci est expliqué par le fait que lorsque la spatule de ski glisse sur la neige il se forme une pellicule d'eau fermée qui se répand sur toute la longueur du ski et produit par suite de sa viscosité cinématique un effet de freinage. Afin d'y remédier il a été proposé de prévoir par exemple des séparations transversales à l'axe longitudinal ou des rugosités de surface bien définies, telles qu'elles peuvent être obtenues par exemple par sablage, afin de permettre à la pellicule d'eau d'être ainsi arrachée à plusieurs reprises sur la longueur du ski et de réduire ainsi l'effet de freinage. De telles tentatives ont certes été faites mais ont sensiblement échoué. Parfois on a même constaté non seulement une détérioration des caractéristiques de glissement mais également une nette diminution de l'aptitude du ski à être guidé et manoeuvré. Or,suivant la présente invention,il s'est à présent avéré que les caractéristiques de glissement de skis du type mentionné plus haut peuvent être améliorées d'une manière décisive lorsque la surface de glissement des skis est réalisée en des matières synthétiques qui aux températures entrant en ligne de compte, c'est-à-dire à des températures voisines de OOC, présentent vis-à-vis de l'eau un angle de raccordement supérieur à 700, de préférence supérieur à 900. Si l'on respecte cette valeur, alors l'amélioration désirée des propriétés de glissement est obtenue presque indépendamment de la façon dont la surface de glissement est réalisée à d'autres égards, c'està-dire par exemple du nombre et de la forme en section de rainures, creux et analogues éventuellement prévus. Avantageusement, on prévoit un certain nombre de rainures longitudinales réparties sensiblement sur la majeure partie de la largeur du ski, l'espacement des rainures longitudinales étant suivant la présente invention de 0,25 à 3 mm, de préférence de 0,25 à 1,7 mm, et leur profondeur de 0,1 à 1 mm, de préférence de 0,1 à 0,7 mm. Grâce à la mesure proposée suivant la présente invention l'effet recherché est en tout état de cause particulièrement évident et se présente d'une manière extrêmement surprenante et inattendue. Jusqu' présent il a été proposé de prévoir des rainures longitudinales étroites sur des surfaces de glissement quelconques du ski afin d'améliorer les propriétés de guidage de celui-ci sans tenir compte des caractéristiques de glissement. Etant donné que dans ces conditions la surface se trouve a agrandie, il faut s'attendre à un accroissement de la résistance au frottement. Dans le cas de matières qui peuvent être facilement à moyennement mouillées par l'eau, comme c'est le cas par exemple pour le bois, des stratifiés à base de résines phénoliques, des résines ABS (acrylonitrile-butadiène styrène) et des couches de résines époxydes, cet effet se constate effectivement.D'une manière totalement surprenante et contrairement aux enseignements qui ont eu cours jusqu'à présent dans ce domaine, il s'est cependant avéré, qu'en utilisant des matières synthétiques nettement non polaires qui ne peuvent être mouillées que difficilement ou pas du tout, on peut même obtenir une amélioration de caractéristiques de glissement en dépit du fait que la surface de contact se trouve augmentée A titre d'exemples de matières synthétiques appropriées présentant les propriétés considérées essentielles suivant la présente invention-en ce qui concerne l'angle de raccordement il convient de citer ies polyoléfines-1,2-tels que le polyéthylène et le propylène ainsi que le polytétraflro- roéthylène (PTFE). D'une manière générale on peut dire que des hydrocarbures polymères hydrophobes non polaires ainsi que des hydrocarbures halogénés polymères peuvent être envisagés en tant que matières utilisées suivant l'invention. D'autres particularités de la présente invention sont expliquées plus en détail à l'aide du dessin annexé dans lequel sont représentés des exemples de réalisation de semelles de ski profilées suivant l'invention. Les fig. 1 à 4 représentent chacune, en coupe transversale et à échelle agrandie, des corps de ski présentant une semelle formant surface de glissement, chaque semelle étant profilée sous une autre forme. La fig. 5 est une vuede dessous d'un ski présentant une surface de glissement dont le profilage est réalisé sous une forme différente de celles des fig. 1 à 4. Les figures montrent le corps de ski 1 qui peut être réalisé sous une forme quelconque par exemple en matière synthétique, en stratifié ou en bois et qui comporte une semelle formant surface de glissement 2 constituée par une couche de matière synthétique. La semelle formant surface de glissement 2 présente un grand nombre de rainures longitudinales étroites 3 dont la profondeur est de 0,1 à 1 mm, de préférence par exemple de 0,1 à 0,7 mm. Ces rainures longitudinales sont réparties sensiblement sur la majeure partie, c'est-à-dire sur plus de la moitié de la largeur du ski, et peuvent être prévues soit, comme représenté à la fig.5, en plus de la rainure de guidage 4, qui peut être disposée de la manière connue, soit en l'absence de cette rainure de guidage 4. Dans les formes de réalisation proposées suivant la présente invention les rainures longitudinales 3 sont, abstraction faite de zones marginales étroites, réparties régulièrement sur l'ensemble de la largeur de la surface de glissement 2. Ces zones marginales étroites sont par exemple de l'ordre de grandeur de la largeur de carres usuelle. L'espacement des rainures désigné par a est avantageusement, en fonction des conditions d'enneigement pour lesquelles le ski est prévu, compris entre 0,25 et 3 mm, de préférence entre 0,25 et 1,7 mm. L'espacement et la profondeur des rainures peuvent être choisis chaque fois de manière à obtenir sélectivement l'effet le plus favorable pour de la neige poudreuse ou à gros cristaux. La forme en section des rainures 3 peut être choisie à volonté. Dans la fig. 1, il s'agit d'une forme en dents tandis que la fig. 2 représente une forme comportant des dents interrompues par des surfaces droites 3A situées chaque fois entre deux évidements voisins 3B; la fig. 3 représente une forme ondulée et la fig.4, d'une manière analogue à la fig.2, une forme ondulée interrompue chaque fois par une surface droite 3A située entre deux évidements 3B. On peut évidemment dans le cadre de la présente invention prévoir différentes modifications constructives par rapport aux formes de réalisation décrites ci-dessus. Ainsi il est par exemple possible, comme représenté à la fig. 5, de faire en sorte que le profilage longitudinal suivant l'invention ne s'étende pas sur toute la longueur de la semelle formant surface de glissement mais soit limité essentiellement aux zones du ski dans lesquelles l'effet particulier de la disposition proposée est désiré. Suivant la figure 5, il est pr6ru au-dessous de la zone où s'engage le pied du skieur, c'est-à-dire au niveau de la partie où la fixation retient la chaussure de ski sur le ski, une autre structure de la surface. Cette zone est désignée par 5. Cette zone médiane 5 peut être exempte de rainures et éventuellement présenter une structure à écailles. il est cependant également possible de prévoir des rainures présentant différentes sections et réparties à des intervalles différents sur la largeur et éventuellement également par zones sur la longueur du ski. Enfin, il est en outre possible de prévoir plusieurs groupes de rainures de différents profils répartis sur la largeur du ski, anquel cas le profilage à l'intérieur d'un groupe est cependant identique. REVENDICATIONS 1 - Ski présentant une surface de glissement en matière synthétique profilée sur au moins une partie de la largeur du ski au moyen de rainures longitudinales ou analogues, caractérisé en ce que la surface de glissement est constituée par des matières synthétiques hydrophobes non polaires, comme par exemple des polyoléfines ou des polyoléfines halogénées présentant vis-à-vis de l'eau à environ OOC un angle de raccordement supérieur à 700 et de préférence supérieur à 90". 2 - Ski suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'espacement a des rainures longitudinales 3 est de 0,25 à 3 mm, de préférence de 0,25 à 1,7 mm et en ce que leur profondeur est de 0,1 à 1 mm, de préférence de 0,1 à 0,7 mm. 3 - Ski suivant la revendication 2, caractérisé en ce que par suite de la présence des rainures 3 la semelle for mant surface de glissement présente du ctté inférieur, en coupe transversale, une forme dentée ou ondulée. 4 - Ski suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les rainures 3 ne s 'étendent que sur certaines parties longitudinales de la semelle 2 et en ce que la surface de glissement présente entre ces zones longitudinales, de préférence au niveau où se met en place la chaussure de ski, une structure différente de celles des rainures. 5 - Ski suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, abstraction faite des zones marginales, les rainures 3 sont régulièrement réparties sur la largeur du ski.