La présente invention a pour objet des installations pour arrosez des cultures en plein champ ou en conteneurs a travers des rampes perforées munies ajutages calibrés. Elle a également pour objet les gicleurs et la pince pour les poser sur les rampes. Le secteur technique de l'invention est celui de l'irrigation des cultures, notamment des cultures plantées en rangs, par exemple des vergers ou des cultures maraîcheres et des cultures en conteneurs ou en pots. On connalt plusieurs procédés d'arrosage utilisant des rampes d'arrosage perforées, c'est-à-dire des tubes, génétalement souples, posés sur ie sol ou enfouis,portant des orifices repartis sur toute leur longueur. Certains de ces procédés, dits goutte a goutte,distribuent l'eau de façon continue dans le temps au moyen de rampes percées de tous petits orifices ou munies d'ajutages calibrés qui débitent de façon continue une quantité d'eau très faible. Ces procédés goutte a goutte conduisent a de nombreuses obturations des ajutages d'ou une répartition irreguliere des quantités d'eau distribuées et entraînent la nécessité de filtrer liteau, ce qui conduit a des frais d'entretien et d'exploitation élevés. On connaît également une deuxième catégorie de procédés d'arrosage au moyen de rampes perforées dont chaque perforation est équipée d'un gicleur qui délivre périodiquement un débit d'eau déterminé. La présente invention a pour objet des rampes d'arrosage pour la mise en oeuvre d'un procédé d'arrosage de cette deuxieme catégorie. Ces radar pes sont composées de tubes souples, par exemple de tubes en P.V.C. ou en po lyethylène, dans lesquelles sont irplantés,avec une équidistance qui varie entre 20cm et 4m selon les cultures, la nature des sols et la pression, des gicleurs, munis d'un orifice calibré ayant un diamètre compris entre 1 et 2,5mm , et dont le débit varie entre IOcc/sec. et 30cc/sec. pour des pressionscoapri ses entre 0,2 et 2 bars. De tels débits sont élevés et tres - supérieurs aux besoins en eau des cultures, meme si l'espacement entre gicleurs est de plusieurs metres. On utilise alors un arrosage intermittent de façon que la quantité d'eau moyenne délivrée par unité de surface et pendant la période qui sépare deux arrosages successifs soit égale aux besoins, c'est-à-dire au taux naturel d'évapotranspiration. L'objectif de la présente invention est de procurer des rampes com- portant des gicleurs faciles a poser sur les tubes sur les lieux mêmes d'utilisation et un outillage permettant cette mise en place. Cet objectif est atteint au moyen de rampes composées d'un tube souple dans lequel sont plantés, par poinçonnementsdes gicleurs dont l'espacement varie entre 20cm et 8m et qui comportent a l'extre-rnite- avant > 4ui pénetre dans le tube, un ajutage calibré ayant un diametre compris entre Imm et 2,5nom. L'extrémité avant d'un gicleur destiné a être planté par poinçonnement dans une rampe selon l'invention présente la forme d'une pointe tronconique. Un gicleur selon l'invention comporte un corps cylindrique percé, a l'extrémité avant, d'un ajutage usiné avec une tres grande précision, de ltor- dre de 1X, dont la longueur est de l'ordre de la moitié du diametre, lequel ajutage est suivi d'un alésage de plus grand diametre qui traverse tout le corps. Dans le cas où les gicleurs sont montés sur des rampes équipées de manchons brise-jets enveloppant chaque gicleur, la face arriere du gicleur cor porte une rainure diamétrale dont la largeur est supérieure au diamètre de l'alésage. La présente invention a pour objet un outil pour planter les gicleurs dans les rampes qui est constitué par une pince dont une mâchoire porte un poinçon sur lequel sont emboîtés les gicleurs, lequel poinçon est planté dans le tube comme un clou, puis retiré a travers le gicleur qui reste en place. La mâchoire opposée à celle qui porte le poinçon comporte, pour recevoir le tube, un logement concave dont la largeur est inférieure au diamètre du tube de la rampe et dont la profondeur est au moins égale à ce diamètre, de sorte que le tube est légerement ovalisé et aplati latéralement lorsqu'il est engagé dans ce logement, ce qui a pour effet de mettre en tension la partie du tube extérieure au logement dans laquelle pénetre le poinçon. Le résultat de l'invention est de nouveaux produits constitués par des rampes d'arrosage dans lesquelles sont plantés des gicleurs calibrés qui permettent de déterminer les débits avec une tres grande précision. Des mesures effectuées sur des séries de gicleurs ont montré que les tolérances maximales sur les débits ne dépassaient pas 2,5Z, soit des variations maxima de l'ordre de- 2e/h. pour des débits compris entre 30 et 100t/h. Le diametre des ajutages étant relativement gros, on peut utiliser des eaux chargées de particules sans craindre les bouchages. Les gicleurs sont de préférence en laiton ou en un alliage contenant du cuivre, ce qui évite la prolifération d'algues dans les gicleurs. La fixation des gicleurs sur les gainesfpar poinçonnement, au moyen d'une pincetpermet de poser ceux-ci sur les lieux mêmes de l'arrosage, à peu de frais. Ceci présente des avantages intéressants. Les tubes souples sont amenés sur les lieux d'arrosage sans être équipés des gicleurs, ce qui facilite leur transport et permet notamment de les transporter enroulés en couronnes. D'autre part, il n'est pas nécessaire de déterminer à l'avance le diamètre et ltespacement des ajutages. Ceux-ci peuvent être choisis sur place, par le responsable, en fonction des cultures, des conditions climatiques et de la nature du sol. Certains sols diffusent mal l'eau et dans ce cas, les gi cleurs doivent être de petit diamètre et peu espacés. D'autres sols, au con traire, diffusent bien l'eau ou permettent de confectionner des rigoles qui répartissent l'eau distribuée par chaque gicleur et dans ce cas, les ajutages peuvent être de plus gros diamètre et plus espacés. L'extrémité en forme de pointe tronconique des gicleurs selon l'inven tion facilite la fixation de ceux-ci par poinçonnement dans le tube et consti tue une caractéristique intéressante des gicleurs selon l'invention. La fixation des gicleurs par poinçonnement est plus rapide que la fixation dans un trou percé préalablement au moyen d'un foret tournant. De plus, le percement d'un avant trou au moyen d'un foret entraîne la production de co peaux qui tombent dans le tube et de bavures qui restent attachées au tube et qui risquent d'obturer les ajutages. Ce risque est éliminé grâce à la fixation - par poinçonnement. La.rainure située sur la face externe des gicleurs permet d'utiliser ceux-ci plus facilement avec un manchon brise-jet qui ne risque pas d'obturer l'orifice de sortie du gicleur. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représen tent des exemples de réalisation de l'invention sans aucun caractère limitatif. La figure I représente, en demi-coupe longitudinale, un tronçon de rampe d'arrosage équipée de gicleurs. La figure 2 est une demi-coupe partielle selon II II de la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective d'un gicleur. La figure 4 est une vue en perspective d'une pince pour planter les gicleurs dans une rampe. La figure 5 est une coupe à grande échelle selon VV de la figure 4. La figure 6 est une coupe analogue la coupe V V pour un autre type de gicleurs. La figure 1 représente une rampe d'arrosage 1, constituée par un tu be souple, par exemple un tube en P.V.C. ou en polyéthylène opaque de 23x25mm. De telles rampes sont branchées sur une rampe centrale qui les ali mente, l'écartement entre rampe pouvant varier de 4 à 8 mètres. De telles ram pes peuvent avoir une longueur de 20ont. La pression de l'eau dans la rampe est de l'ordre de 0,2 a 2 bars. Cette rampe porte, répartis sur toute sa longueur, des gicleurs 2 qui sont plantés dans le tube. L'espacement e entre gicleurs peut varier entre 20cm et 8m. selon les cas. il peut varier le long d'une rampe afin d'équilibrer les débits malgré les pertes de charge. Dans le cas de la figure 1, l'eau distribuée par chaque gicleur ruisselle sur le sol. Dans ce cas, de préférence, un manchon brise-jet 3 enveloppe chaque gicleur. En variante, chaque gicleur peut etre du type représenté par la figure 6, c'est-à-dire, comporter un prolongement canelé sur lequel on engage un petit tube flexible qui arrose une plante en pot ou en conteneur. La figure 2 représente à plus grande échelle, un gicleur planté dans une rampe 1 et enveloppé par un manchon 3 qui est maintenu écarté de la surface externe du tube par la tête 9 du gicleur ou par des nervures internes 3a. Le gicleur 2 comporte un corps cylindrique 4, dont la surface externe porte des stries 5. L'extrémité avant du corps qui est engagée dans le tube, présente une forme de pointe tronconique 6 qui permet de faire pénétrer le gicleur dans le tube par poinçonnement. Le gicleur est percé, à l'extrémité avant, d'un ajutage calibré 7 usiné avec une très grande précision. Le diametre de cet ajutage peut varier entre Imm et 2,5mm, selon les cas, en fonction des cultures, du climat, de la nature du sol, de l'espacement entre gicleurs, de la pression d'eau dans le réseau etc ... La longueur de cet ajutage est de l'ordre de la moitié du diamètre, donc comprise entre 0,5mm et 1,2mm, de telle sorte que l'écoulement à travers cet ajutage obéisse aux lois de l'écoulement en mince paroi. La précision de l'usinage de l'ajutage est très grande, de l'ordre de 1 %, avec une tolérance de + O,Olmm, afin que les débits soient parfaitement déterminés. L'ajutage 7 est suivi d'un alésage 8, de plus grand diamètre, qui traverse tout le corps et débouche à l'extérieur. L'eau débitée par l'ajutage 7 se détend dans cet alésage qui sert de chambre d'expansion. Le gicleur 2 comporte une collerette 9, de plues grand diamètre que le corps 4, qui limite la pénétration dans le tube. Cette collerette porte une rainure diametrale 10, qui débouche sur sa face externe et qui est placée parallèlement aux génératrices du tube. Cette rainure sert à distribuer, de part et d'autre du gicleur, l'eau qui sort de l'alésage 8. La figure 2 montre un gicleur qui a été planté par poinçonnement à la manière d'un clou, dans le tube 2. Les bords du trou forment des lèvres la, lb qui accompagnent le gicleur vers l'intérieur sans risquer d'obstruer l'ajutage 7. La figure 3 représente le gicleur 2 en perspective.On sDitclairement sur celle-ci la pointe tronconique 6, les stries 5, la collerette 9 et la rainure 10 dans laquelle débouche l'alésage 8. La figure 4 représente une pince 11 qui permet de planter les gicleurs dans le tube. L'une des mâchoires lia de la pince comporte un logement 12 pour saisir le tube 1. Ce logement a une forme concave. Sa largeur interne est inférieure au diamètre du tube de sorte que le tube I est comprimé latéralement et aplati lorsqu'il est engagé dans le logement 12. De préférence, la profondeur du logement 12 est au moins égale au diamètre du tube 1. Ainsi, lorsque le tube 1 est engagé dans le logement 12, la partie du tube qui est placée hors de ce logement est en tension et ne peut pas s'affaisser lorsque le poinçon est appuyé sur le tube. Bien entendu, on peut utiliser des pinces adaptées à chaque diamètre de tube ou des pinces sur lesquelles on monte des logements 12 interchangeables. L'autre mâchoire îlb de la pince porte un poinçon 13 qui est fixé à la mâchoire par tout moyen, par exemple au moyen d'un bout fileté 14 qui est vissé dans la mâchoire llb comme le montrent à plus grande échelle les figures 5 et 6. Les gicleurs 2 sont enfilés sur le poinçon 13 après quoi celui-ci est planté dans le tube en fermant la pince. Le poinçon, dont la pointe 15 dépasse le gicleur, pénètre dans le tube en formant un avant trou et la pointe conique 6 du gicleur, qui a sensiblement le même angle au sommet que le poin çon, pénètre dans cet avant trou. On retire ensuite le poinçon à travers le gicleur qui est maintenu en place par les stries 5. La figure 5 est une coupe à plus grande échelle, selon V V de la figure 4. Cette figure montre clairement la pointe 15 du poinçon 13 qui se tue dans le prolongement de la pointe tronconique 6 du gicleur 2. On voit sur cette figure que le poinçon 13 comporte deux méplats latéraux 17a et 17b, qui sont placés transversalement à la pince, donc parallèlement aux génératrices du tube 1. La distance entre ces deux méplats est lé- gèrement inférieure à la largeur de la rainure 10 du gicleur, de sorte qu'ils pénètrent dans cette rainure, ce qui permet d'obtenir automatiquement la bonne orientation du gicleur par rapport au tube, c'est-à-direl'orientation dans laquelle la rainure 10 est parallèle aux génératrices du tube. La figure 6 représente,en variante, un poinçon 13 de forme différente, qui correspond à des gicleurs 18 qui comportent un prolongement 19 vers l'extérieur, dont la surface externe est striée. Un tel gicleur est utilisé pour arroser des cultures en pots ou en conteneurs grâce à un petit tube soupe que l'on enfile sur le prolongemebt @@ r @mener l'eau jusqu'au con- teneur. Selon une variante, un limiteur de course réglable non représenté, peut être fixé sur l'une des mâchoires de la plante à lSinterieur de celle-ci. Ce limiteur de course vient en butée contre l'autre mâchoire lorsqu'on plante un gicleur dans un tube et il permet de régler la profondeur de pénétration du gicleur dans la rampe. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les diverses partiesconstituant les rampes, gicleras et pinces qui viennent d'être décrits à titre d'exémple pourront être remplacés par des parties équivalentes. REVENDICATIONS 1 - Rampe d'arrosage composée d'un tube souple portant des gicleurs régulière ment espacés, caractérisée en ce que lesdits gicleurs sont plantés par poinçonnement dans ledit tube avec un espacement qui varie entre 20cm et 8 m- et comportent, à l'extrémité qui pénètre dans le tube, un ajutage calibré ayant un diamètre compris entre imu et 2,5mm. 2 - Gicleur destiné à être planté par poinçonnement dans une rampe selon la revendication i, caractérisé en ce que l'extrémité avant, qui pénètre dans le tube, présente la forme d'unepointe tronconique. 3 - Gicleur selon la revendication 2, caractérisé en ce qutil comporte un corps cylindrique percé à l'extrémité avant d'un ajutage usiné avec une très grande précision, dont la longueur est de l'ordre de la moitié du diamètre, suivi d'un alésage de plus grand diamètre qui traverse tout le corps. 4 - Gicleur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, destiné à équi per une rampe d'arrosage comportant des manchons brise-jet enveloppant chaque gicleur, caractérisé en ce qu'il comporte1 à l'extrémité arrière, une collerette qui limite la pénétration dans le tube et qui porte sur la face externe une rainure diamétrale, dont la largeur est supérieure au diamètre dudit alésage. 5 - Outil pour planter les gicleurs selon la revendication 2 dans une rampe selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué par une pince dont une mâchoire porte un poinçon, sur lequel sontemboites les gi coeurs, lequel poinçon est planté dans le tubes de la rampe comme un clou en même temps que le gicleur, puis retiré à travers le gicleur qui reste en place. 6 - Pince selon la revendication 5, caractérisée en ce que la mâchoire opposée à celle qui porte le poinçon comporte, pour recevoir le tube, un logement concave dont la largeur est inférieure au diamètre du tube de la rampe, de sorte que le tube est aplati latéralement lorsqu'il est engagé dans ce logement. 7 - Pince selon la revendication 6, caractérisée en ce que la profondeur dudit logement est au moins égale au diamètre du tube de la rampe. 8 - Pince selon la revendication 7 pour planter des gicleurs selon la revendi cation 5, caractérisée en ce que ledit poinçon comporte deux méplats laté raux qui sont placés transversalement à la pince et qui pénètrent dans la dite rainure lorsque le gicleur est emboîte sur le poinçon de sorte que lorsque le gicleur a été planté dans le tube, la rainure est parallèle aux génératrices du tube. 9 - Pince selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce que le poinçon comporte une extrémité pointue dont l'angle au sommet est sensiblement égal à celui de la pointe tronconique du gicleur. 10- Pince selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisée en ce que lwune des deux mâchoires porte, sur sa face interne, un limiteur de course réglable qui vient en butée contre l'autre mâchoire et qui limite la profondeur de pénétration du gicleur dans le tube.