La présente invention concerne un procédé pour emmancher, en particulier avec des manches en bois, des outils de travail à oeil pour l'agriculture, la charpente, la mécanique, etc., en particulier des marteaux de charpentier. La pressente invention concerne aussi les moyens destinés à la préparation et au montage du manche, ainsi que le procédé qui est à la base de ce montage. Elle concerne enfin les outils, manches et accessoires résultant de ces procédés et les réalisent. La large diffusion, malgré l'évolution de ce siècle, des outils à manche en bois est un fait tout à fait remarquable. Le bois constitue, en effet, le matériau de beaucoup préférable pour l'accomplissement de cette fonc tison. Il est non moins remarquable qu'un outil bien emmanché sur un manche en bois est aussi difficile à trouver qu'une aiguille dans une botte de foin. Dans le passé, le manche de l'outil était tiré de l'arbre encore en croissance et on en attendait la maturation idéale pour l'abattre, en enlever l'écorce et le faire sécher.Ensuite, et cela pouvait durer des mois et mee des années, commençait véritablement le façonnage du manche mbme et dans la partie à emmancher et dans la partie à empoigner, d'une manière idéale, afin que l'emmanchement soit sur et la maniabilité et la compensation parfaites. Cet emmanchement et ces op6- rations devaient aussi avoir lieu selon une certaine coutu- me, sans négliger le jour favorable quant à l'humidité, la température et autres conditions. Un outil bien emmanché pouvait durer au delà de la vie de son usager et se transmettre par héritage à des fils et à ses petits-fils, lesquels recevaient du père, avec l'outil, les enseignements utiles. Les entrepreneurs mêmes reconnaissaient les bons ouvriers à la façon dont ils emmanchaient leurs outils. L'évolution technologique a amené, dans ce domaine, d'une part, l'éloignement des intéressés de la source à laquelle ils puisaient le matériau fibreux, d'autre part, l'apparition de fabriques spécialisées dans-la production de manches standard et aussi, d'un autre cité, une dichotomie entre les fabricants outils et les fabricants de manches, que ne guérissaient pas l'ajustage et les interventions de la personne à laquelle il revenait d'emmancher l'outil. Evidemment, une semblable situation convenait aux fabricants d'outils et de manches, situation qui garantissait un chiffre de production élevé inversement proportionnel à la durée des outils emmanchés.On peut considérer que quatre-vingt-dix pour cent des outils achetés déjà emmanchés sur un manche en bois dans le commerce révèlent, avant méme d'avoir servi, un emmanchement lâche entre menche et outil. D'où la préférence à acheter séparément l'outil et le manche et à effectuer l'ajustage dont on est capable, qui meme dans le meilleur des cas, les précautions précitées n'étant pas respectées, avait une durée très limitée. D'autre part, dès que l'emmanchement révélait les premiers défauts, même les interventions de fortune étaient vaines et il n'y avait pas possibilité d'y remédier par un nouvel emmanchement sur le mame manche.Cet état de choses a forcément amené un certain succès des outils à manche en métal, lesquels sont cependant loin de satisfaire l'usager, pour la raison surtout que le métal ne possède pas les qualités d'élasticité propres au bois et ne peut recevoir les formes, pour ainsi dire anatomiques, qui peuvent étire conférées au bois. Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients précités et d'offrir, en outre, divers avantages. L'inventeur, par intuition originale, a conçu une solution multiple du problème, allant de structures particulières conférables à l'oeil de l'outil à des structures particulières conférables au manche et à des moyens particu- liers d'emmanchement et de stabilisation de ltemmanchemerst réglables et renouvelables dans le temps. Etant donnd l'absence générale de normalisation et, par suite, la dsor- ganisation générale du marché, on propose avec la présente invention, des moyens pour réaliser un emmanchement pratiquement parfait, sinon au niveau de l'usager, du moins au niveau du magasin de vente de pièces détachées.Si, par la suite, la présente invention amène une organisation du marché de nature à assurer la normalisation des oeils des outils et des manches, les instruments de préparation des manches mêmes pourront rester inutilisés. En d'autres termes, l'inventeur a conçu de donner de l'élasticité à l'oeil de l'outil au moins en partie, afin qu'il puisse Etre resserré, généralement au moyen d'une vis, sur le manche, qui normalement est effilé, comme du reste l'oeil de l'outil, en général dans le sens contraire à celui de l'utilisation normale. Cette élasticité donnée à l'oeil, qui permet à celui-ci de se dilater pendant le calage du manche avec possibilité de faire récupérer à l'oeil, de vive force, son ancienne dimension ou aussi une dimension plus petite, permet de serrer d'une manière sOre l'outil sur le manche suivant le désir de l'usager.De plus, pour éviter l'éventualité qu'au cours de l'usage ltou- til ne glisse longitudinalement vers un point où le manche a une dimension inférieure, l'inventeur a prévu de pratiquer sur le manche des incisions qui parent à cette éventualité. Pour mieux expliquer les caractéristiques de la présente invention, on se reporte aux dessins annexés, les quels montrent les formes de réalisation pratique possibles d'une manière schématique et uniquement explícative. La fig. 1 représente, en perspective, une vue explosée d'un marteau de charpentier. La fig. 2 représente, en perspective, le marteau de la fig. 1 au moment où la masse est en cours de calage sur le manche et ltoeil en condition de dilatation avancée. La fig. 3 représente, toujours en perspective, le marteau de la fig. 2, le manche étant complètement calé, mais avec un reste de dilatation. La fig. 4 répète la fig. 3, la dilatation ayant été réduite ultérieurement par le serrage de la vis de consolidation. La fig. 5 est une vue en perspective d'un marteau de mécanicien emmanché selon la présente invention. La fig. 6 est un marteau de maçon, représenté en perspective, dament emmanché et avec manche tronqué. La fig. 7 représente, an perspective, un marteau de forgeron emmanché selon la présente invention et avec manche tronqué. La fig. 8 représente, en perspective, un marteau de charpentier, selon une autre forme de réalisation pratique possible, dûment emmanché. La fig. 9 représente, en perspective, une hache emmanchée selon la présente invention. La fig. 10 représente, en perspective, une houe emmanchée selon la présente invention. La fig. 11 représente, en perspective, une masse emmanchée selon la présente invention. La fig. 12 représente, en perspective, une pioche emmanchée pratiquement d'une manière analogue è la masse de la fig. 11. La fig. 13 représente, en perspective, une bêche emmanchée selon la présente invention. La fig. 14 représente, en perspective, une pellebêche emmanchée selon la présente invention. La fig. 15 représente, en perspective, un rateau emmanché selon la présente invention. La fig. 16 représente, en perspective, la partie importante d'un manche d'outil façonné en conformité avec une forme de réalisation éventuelle de la présente invention. La fig. 17 représente, en perspective, l'approche d'un ciseau sur un manche au début de la préparation de ce dernier de la manière indiquée è la fig. 16. La fig. 18 répète la fig. 17, mais l'approche du ciseau est plus avancée. La fig. 19 répète les fig. 17 et 18, mais pratiquement è la fin de l'opération de préparation du manche. La fig. 20 est une vue en perspective, à une échelle réduite, d'un appareil pour l'exécution manuelle de l'opération schématisée aux fig. 17 à 19, le ciseau occupant une position correspondant pratiquement à celle de la fig. 17. La fig. 21 est pratiquement une répétition de la fig. 20, l'opération étant terminée, c'est-à-dire succédant à celle de la fig. 19. La fig. 22 représente, en perspective, un appareil selon la présente invention pour caler le manche de l'outil, dans le cas spécifique un marteau de charpentier, essentiellement pour les opérations schématiséss aux fig. 2 à 4. La fig. 23 est pratiquement une répétition de la fig. 22, mais au moment de la fin de l'emmendhement corres- pondant à la fig. 4. Sur les figures auxquelles on se réfère, les outils sont indiqués par la lettre A, les manches par la lettre B, les vis de fixation par la lettre C et les oeils d'outil par la lettre 0, lettres suivies d'un chiffre de 1 à 12, qu'il s'agisse des outils, des manches, des vis ou des oeils. Tous les outils A ont en commun un oeil O au moins en partie dilatable ou contractable. Cet oeil prend classiquement une forme effilée vers ltextérieur ou vers l'intérieur, c'est-à-dire vers l'extension du manche. Cette forme classique peut 8tre conservée en ce qui concerne la présente invention. Le manche B est lui aussi effilé et sa plus petite dimension peut se situer de façon à correspondre soit à l'extrémité de montage de l'outil, soit à l'extrémité opposée. Naturellement, l'outil se trouve calé de l'extré- mité de plus petite dimension vers une section de dimensions telles que l'oeil de l'outil est amené à se caler de force sur le manche. A la différence des outils classiques qui ont un oeil non dilatable, les outils selon la présente in Invention sont exécutés avec un oeil O au moins en partie dilatable, ce par quoi l'outil peut Autre calé dans une position ayant une section plus grande DU bien cette section de plus grande portion peut etre dépassée pour encastrer l'oeil dans une rainure S que doit présenter le manche. Il est donc indiqué que le manche B soit muni de la rainure 5 ou bien que l'on disposa de moyens pour pratiquer ladite rainure S sur les manches B. Pour exécuter cette rainure à la main sur un manche classique, on peut utiliser un appareil du type représenté aux fig. 20 et 21 essen tiellement en opérant avec un ciseau 6, qui pendant la translation du chariot G1 prend la position représentée aux fig. 17 à 19. En effet, le chariot G1 coulisse sur la glissière G2 et fait accomplir au ciseau G une oscil- lation ou une ondulation telle que celui-ci est amené à inciser le manche B.En effet, l'oeil 0 des outils A, au moins en partie dilatable ou contractable, est muni d'une vis C qui restreint l'oeil O à une dimension tout juste inférieure è celle de la section du manche. Cette possibilité de resserrement peut être utilisée en partie à la fin du premier calage et par la suite quand il s'en présente la nécessité. Selon la présente invention, pour faciliter le montage du manche sur l'outil, on peut se servir d'un apparail H du type représenté aux fig. 22 et 23 avec un piston H1 et une fourche d'arrêt H2 qui retiennent l'outil A. La séquence de montage est représentée clairement non seulement aux fig. 22 et 23, mais aussi aux fig. 1 à 4. Dans des conditions idéales, l'outil qui se trouve encastré avec son oeil O dans la rainure S étranglant déjà par élasticité propre la rainure S et cependant avec une Xlas- ticité restante ou au moins une possibilité de resserrement forcé au moyen de la vis C offre la garantie de rester solidement uni au manche avec une cohésion maximale pendant une durée indéfinie. La manière dont ceci peut etre obtenu est clairement représentée aux figures et, pour cette raison, on ne croit pas qu'il soit besoin d'autres explications. Il reste à dire que ce qui fait l'objet de la présente invention résout radicalement le problème de l'emmanchement avec des manches en bois, ou similaires, des outils de travail, d'au tant que l'emmanchement peut autre exécuté selon la présente invention au niveau industriel, artisanal ou simplement commercial. En effet, au niveau commercial, il peut être exécuté dans le magasin même où l'on vend le manche et l'outil, par le commerçant lui même ou par l'usager en personne qui disposerait des appareils selon les fig. 20 à 23. REVENDICATIONS 1. Procédé pour emmancher, en partiçulier avec des manches en bois, des outils de travail, caractérisé en ce qu'il consiste à munir l'outil (A) d'un oeil (0) au moins en partie dilatable de préférence dlastiquement et contractable aussi au delà des limites du retour élastique grâce à des moyens d'assemblage réglables. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à façonner un manche (B) ayant au moins une section supérieure à la section de contraction minimale d'au moins une partie de l'oeil (0) de l'outil (A). 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le manche (B) est façonné de manière à présenter à l'intérieur du point d'application de l'outil (A) une rainure (S) de section au moins supérieure à la section de contraction maximale de l'oeil (0), accessible par l'oeil de l'outil par au moins une partie de section inférieure à la section de dilatation maximale de l'oeil. 4. Procédé suivant les revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à caler le manche (B) par l'extrémité de section inférieure à l'oeil (O) de l'outil (A) en faisant dilater ce dernier au moins partiellement en amenant l'outil à la position voulue sur le manche et en réduisant avec les moyens d'assemblage la section de l'oeil en resserrant le manche. 5. Moyens pour pratiquer une rainure sur les manches d'outils, caractérisés en ce que ceux-ci comprennent au moins un outil tranchant (G) et un chariot (61) qui guide ledit outil pour inciser le manche dans un espace (S) correspondant essentiellement à la longueur de la partie dilatable de l'oeil de l'outil à emmancher et au moins des glissiâre; (tri2) aptes à imprimer au chariot une telle trajectoire. 6. Moyens pour caler le manche sur l'outil de travail suivant la revendication 4, caractérisés en ce qu'ils comprennent au moins un piston (H1) actionnable par un cinématisme très avantageux capable d'imprimer au manche une course suffisante pour le caler sur ltoutil et des moyens d'arrêt et de guidage (H2) pour retenir l'outil et guider le manche. 7. Outil de travail, caractérisé en ce qu'au moins une partie de son oeil est dilatable et/ou contracta- ble, la restriction étant assurée avec des moyens à vis (C) forcément d'une manière réglable. 8. Outil suivant la revendication 7, caractérisE en ce que son oeil est complètement dilatable et/ou contractable. 9. Outil suivant la revendication 8, caracté- risé en ce que la dilatabilité ou la contractibilité sont obtenues en pratiquant une coupe essentiellement radiale dans l'oeil ou dans la partie de l'oeil. 10. Outil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la coupe radiale qui rend l'oeil dilatable et/ou contractable n'est pas traversante. 11. Outil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la partie de l'oeil dilatable ou contractable représente un contrefort essentiellement extérieur à l'outil et revit la forme d'une fourche ou d'une bande qui entoure le manche. 12. Outil suivant l'une ou plusieurs des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'il présente tangentiellement à la partie dilatable ou contractable de l'oeil un ou plusieurs sièges tangentiels pour loger une ou plusieurs V15