L'invention concerne un procédé et un dispositif pour vérifier ltétanchéité de joints scellés ou soudés de récipients fermés en matière relativement souple, remplis au moins partiellement de liquide. Les récipients peuvent entre faits de feuilles de matière synthétiques de feuilles composites ou de feuilles dtalu- minium portant une couche de matière synthétique scellable à chaud. De tels récipients, qui, étant donné leur faible épaisseur de paroi, peuvent entre considérés comme des récipients souples sont particulièrement avantageux du fait que, bien qu'ils soient très légers en raison même de leur faible épaisseur de paroi et, par conséquents d'un prix de revient intéressant ils protègent bien le produit emballé de l'altération. De plus, ils peuvent être fermés simplement, par scellement ou par soudage, et le consommateur peut facilement les ouvrir sans utiliser d'instrument spécial. Ces réci pients, de manipulation facile, ont de plus en plus la faveur du public.Il est toutefois difficile au préposé au remplissage de vérifier l'étanchéité des joints scellés ou soudés de ces emballages par un procédé technique économique et sûr. C'est pourquoi il a déjà été proposé de mesurer la diminution d'épaisseur se présentant aux joints lors du scellement ou du soudage et de tirer des conclusions, en ce qui concerne ltétan- chéité des joints, d'après ltépaisseur de ceux-ci. Comme un joint scellé ou soudé est produit sous l'action de la chaleur et de la pression, il peut se faire que la matière des feuilles stécoule dans la zone de pression mais que l'on ntobtienne cependant pas un joint uniforme et, par conséquent étanche, par exemple pour la raison que la transmission de chaleur ou la mÂchoire de soudage ne suffisent pas à assurer un soudage suffisant.Dans ce cas, la conclusion que lton tire, en ce qui concerne ltétanchéité du joint, de la mesure de sa diminution d'épaisseur, est une conclusion erronée. Suivant un autre moyen connu, on augmente fortement la pression interne par un effet de force centrifuge au moyen d'un dispositif approprié et on examine ensuite si les joints des bottes ont laissé passer du liquide. Afin d'éviter tout bombement des récipients, on fait tourner ceux-ci autour d'un axe de rotation qui est leur axe longitudinal. Ce procédé ne convient donc que dans le cas de bottes cylindriques, particulièrement hautes. Lorsqu'il s'agit de réci pients de forme quelconque, en particulier de récipients plats, ce procédé ne peut convenir en raison du risque de bombement. Le but de- la présente invention est de procurer un procédé et un dispositif permettant de vérifier sûrement ltétan- chéité des joints scellés ou soudés de récipients de forme quelconque, notamment de récipients plats, sans que ceux-ci soient exposés au risque de bombement. A cet effet, selon l'invention, on enserre l'emballage à vérifier, au moins partiellement rempli de liquide, par la face supérieure et par la face inférieure, entre la matrice et le poinçon d'une presse et on le soumet ensuite à une pression de courte durée du poinçon. Si l'emballage n'est pas étanche, ctestà-dire si du liquide sten échappe, le déplacement du poinçon ou la diminution de pression dans la presse sont mesurés par un appareil indicateur approprié. La pression exercée sur l'emballage est mesurée de façon que la pression stexerçant dans son contenu soit 2 d'environ 4 à 8 kp/cm .Afin que tout bombement soit évité, la matrice et le poinçon sont à peu près adaptés aux récîpients, en ce qui concerne la forme et la dimension, et ils enserrent au moins 95% et, de préférence, approximativement 100qu du récipient. En particulier, il est avantageux d'adapter le poinçon au récipient dont ltétanchéité doit entre vérifiée avec une précision telle que ses bords externes se trouvent à au moins 1 mm des joints scellés ou soudés de ce récipient et de son couvercle. S'il s'agit de récipients très plats, il est également possible que la matrice et le poinçon ne couvrent que leur fond et leur couvercle, mais les recouvrent également à raison d'au moins 95% et, de préférence, à raison d'environ 100%. Un exemple de réalisation de l'invention est décrit ciaprès de façon détaillée avec référence au dessin schématique annexé. Un récipient stérilisable 1, fait d'une feuille dtalu- minium de lOO,ti d'épaisseur, portant une couche de polypropylène de 60r d'épaisseur, est rempli jusqu'au bord de chair de poisson 2s agrémentée d'une sauce 3. Le récipient 1 est fermé par un couvercle 4, également fait d'une feuille d'aluminium de lOO,i d'épaisseur à laquelle est appliquée une couche de polypropylène de 60yu d'épaisseur, et fixé par un joint scellé S, de façon à former un emballage 6. Pour vérifier l'étanchéité du joint scellé 5 on place l'emballage 6 et son contenu dans la matrice 7 d'une presse, non représentée. Au-dessus de l'emballage 6 se trouve un poinçon 8, qui, avec la matrice 7, enserre fermement l'emballage. Afin que tout bombement soit évité, le bord externe 9 du poinçon 8 et le bord supérieur 10 de la matrice 7 se trouvent à une distance de 1 mm du joint scellé de l'emballage 6 et la matrice 7 épouse le profil inférieur de cet emballage'i Lorsqu'on vérifie l'étanchéité de l'emballage 6 le poinçon 8 exerce sur lui une pression de courte durée, dans le sens indiqué par la flèche; de ce fait, il se produit dans ltemballage une contre-pression d'environ 6 kp/cm2 et le joint scellé 5 est soumis à une forte sollicitation. Si l'emballage 6 est étanche, le déplacement du poinçon sera approximativement de O mm, ce qui est enregistré par un appareil indicateur, non représenté. Si l'emballage n'est pas étanche, du liquide en est chassé et le déplacement du poinçon est nettement supérieur à O mms ce qui est également enregistré par l'appareil indicateur. Au lieu de l'appareil indicateur enregistrant le déplacement du poinçon, on peut encore utiliser une cellule de mesure de pression, qui mesure la diminution soudaine de la pression du poinçon lorsque ltemballage n'est pas étanche. L'avantage de ce procédé découle du fait qutil procure une méthode relativement simple et néanmoins sûre pour mesurer ltétan- chéité d'emballages et, en particulier, de leurs joints scellés ou soudés, sans que les emballages ne subissent aucun endommagement ou bombement. REVENDICATIONS 1. Procédé pour vérifier l'étanchéité des joints scellés ou soudés de récipients fermés, remplis au moins partiellement de liquide, en matière relativement souple et élastique, par exemple en feuilles de matière synthétique ou en feuilles composites scellables à chaud ou soudables, ou en feuilles d'aluminium portant une couche de matière synthétique scellable à chaud, le procédé étant caractérisé en ce que l'emballage et son contenu sont serrés par le côté fond et le côté couvercle entre la matrice et le poinçon d'une presse, en ce qu'il est ensuite soumis à une pression de courte durée dudit poinçon et en ce que, si l'emballage n1 est pas étanche, le déplacement du poinçon ou la diminution de pression dans la presse sont mesurés. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le poinçon produit, dans le contenu de l'emballage, une pression de 4 à 8 kp/cm2, 3. Procédé suintant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matrice et le poinçon de la presse sont conformés de façon qu'ils enserrent au moins 95% et, de préférence, approximativement 10 X de l'emballage 4. Dispositif pour exécuter le procédé suivant les revendications 1 à 3, comportant une presse, comprenant un poinçon et une matrice en regard, dont les dimensions sont approximativement adaptées à la forme et aux dimensions de l'emballage, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte un appareil de mesure qui, si le récipient n'est pas étanche, mesure le déplacement du poinçon ou la diminution de pression. 50 Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le bord externe du poinçon et le bord supérieur de la matrice se trouvent au moins à 1 mm du joint scellé de ltemballage.