La présente invention est relative à la fabrication des miroirs dont la surface réfléchissante est constituée par une pellicule métallisée en matière plastique, par exemple une pellicule de polyester aluminisée0 5 33e tels miroirs présentent beaucoup de propriétés avan tageuses. Ils sont beaucoup plus légers que les miroirs en verre de mêmes dimensions, et sont moins exposés à se briser s'ils tombent. Du fait de la faible capacité thermique de la pellicule, ils sont moins exposés à la condensation ou à l'embuage dans une 10 atmosphère chaude et humide Conformément à la présente invention, le procédé de fa-25 brication de miroirs consiste à fixer une pellicule métallisée faite en une matière plastique contre un support qui délimite la périphérie du miroir, puis à créer une tension dans cette pellicule en mettant une face de celle-ci en contact avec une surface plane, ou à proximité très voisine de cette surface plane, qui 30 est chauffée par des moyens subissant un contrôle thermostatique pour assurer pratiquement l'uniformité de la température maximale atteinte en différents points de la pellicule0 Une classe de matériaux présentant la propriété qu'une tension peut y être créée par la chaleur est celle des polyesters 35 Une autre classe possédant également cette propriété est celle des polyimides. On préféré les polyesters pour des raisons commerciales, mais les polyimides sont supérieurs du fait qu'ils présentent une marge de température plus large, et parcequ'ils ne sont pas combustibleso Un polyester convenable est le terephtha-4-0 late de polyéthylène» 70 41094 2 2068566 Le procédé a pour but d'amener chaque point de la pellicule à pratiquement la même température maximale. Pour le terephthalate de polyéthylène cette température devra être de 180° + 5° Go La création de la tension est très rapide au dé-5 but, puis elle, se poursuit beaucoup plus lentement. Pour le terephthalate de polyéthylène, la température maximale devra être maintenue pendant une durée non inférieure à 3 secondes, et non supérieure à 30 secondes. Une pellicule préférée de terephthalate de polyéthylène 10 est d'une épaisseur de 0,025 mm, et le revêtement métallisé préféré est un revêtement d'aluminium d'une épaisseur de seulement 0,025/e environ0 Dans un mode particulier de mise en oeuvre de l'invention, la surface plane chauffée est la surface opérante d'une , 15 plaque qui est chauffée au moyen d'éléments électriques logés dans les cavités de celle-ci. La précision de la réflexion optique assurée par le miroir dépend, entre autres, de l'absence de rayures sur la surface non métallisée de la pellicule. De. préférence, afin d'assu-20 rer une protection contre ces griffures, la plaque sera en métal et portera une couche de revêtement pour constituer la surface opérante, couche faite en un matériau dont la rugosité de surface est inférieure à celle du métallï La plaque possède une capacité thermique beaucoup plus 25 importante que celle de la pellicule et, par conséquent, on ne constate aucune chute appréciable de la température de la plaque lorsque la pellicule est posée contre celle-ci. Plusieurs secondes peuvent s'écouler avant que chaque point de la pellicule ait atteint la même température que celle de la plaque-. Ce-30 ci s'explique par le fait qu'il peut exister un mince matelas d'air sur au moins une portion de la surface0 C'est spécialement le cas si de l'air est enfermé, ou s'il existe seulement une possibilité réduite d'évacuation de l'air hors de l'intervalle qui sépare la pellicule et la surface du panneau qui cons-35 titue le support. Cet air est chauffé, ce qui provoque une courbure de la pelliculeo Il est donc désirable de maintenir la pellicule en contact avec la plaque pendant environ 10 secondes. Dans un autre procédé de mise en oeuvre de l'invention, la surface plane chauffée est constituée par la surface supé 70 41094 3 2068566 rieure du brin supérieur d'une courroie transporteuse, et ce brin supérieur de la courroie sera chauffé de façon pratiquement uniforme sur toute sa largeur» Des exemples de mise en oeuvre du procédé conforme 5 à l'invention seront maintenant décrits plus en détails, en se référant aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 montre en perspective la face antérieure dJun miroir, la figure 2 est une vue partielle en coupe transversa-10 le de ce miroir dirigé vers le bas ; la figure 3 est également une coupe transversale partielle montrant une plaque chauffante, et la figure 4- représente en perspective un miroir traité dans un dispositif qui comporte des courroies transporteuses:» 15 Dans l'exemple représenté, le miroir est rectangulaire^ de dimensions égales par exemple à 90 x 60 cm» le support de ce miroir consiste en un panneau rectangulaire 2 bordé sur tous ses côtés par un profilé 4 en métal extrudé» Comme le montre bien la figure 2, ce profilé coiffe le bord du panneau, et il forme une 20 nervure 6 qui délimite en fait la périphérie du miroir proprement dit» La figure 1 montre que le profilé 4 peut être en une seule longueur, encochée et pliée à chaque angle, avec un joint situé en 8, ce joint étant renforcé intérieurement par un couvre-joint 10 rivé audit profilé, comme l'indique la figure 2» 25 Une matière appropriée à la constitution du panneau 2 est la mousse de polyuréthane portant une pellicule d'aluminium sur ses deux faces» Ce panneau sera convenablement d'une épaisseur de 12 mm» Le profilé 4 est en aluminium.» La pellicule métallisée 5, faite en matière plastique 30 est coupée à des dimensions un peu plus grandes que celles du miroir, et elle est placée sur son support de manière à venir reposer sur la nervure 6» Dans la majorité des cas, la surface métallisée sera tournée vers le panneau 2, de sorte qu'en usage la réflexion se produira à l'interface entre la pellicule et la 35 couche métallisée» Cette pellicule 5 est fixée au profilé 4 par repliage de ses bords contre les côtés puis contre la face postérieure de celui-ci, après quoi la pellicule est coincée dans une gorge en queue d'aronde ménagée sur la face arrière du profilé» Cette gor-40 ge est désignée par 12 sur la figure 2, et la position prise par 70 41094 4 2068566 la pellicule dans celle-ci est désignée en 14. la pellicule est bloquée en introduisant dans la gorge, après la mise en place de la pellicule, un cordon de matière élastique, par exemple en caoutcîiouc ou en chlorure de polyvinyle de section circulaire, 5 forcé dans ladite gorge ainsi q.u'on l'a montré en 16 dans la figure 20 L'excédent de pellicule est ensuite coupé en 18£ A ce point de la fabrication, la pellicule de matière plastique 5 n'est pas tendue mais simplement exempte de fronces importantes, et elle ne peut, dans ces conditions, constituer 10 un véritable miroir0 En vue de créer ce miroir, deux choses sont nécessaires, d'abord que la pellicule soit uniformément tendue, et ensuite que le support qui délimite la périphérie de ce miroir soit bien situé dans un plan. Le but du panneau 2 est d'assurer 15 la rigidité nécessaire pour que cette dernière condition soit remplie. Il doit par conséquent être bien plan, et le profilé 4 devra être fabriqué avec précision. La tension uniforme de la pellicule est obtenue, dans l'exemple décrit et représenté, en plaçant le miroir avec la 20 pellicule tournée vers le bas sur une plaque chauffée, telle que celle montrée dans la figure 3» Le corps 20 de cette plaque est en métal et présente une surface supérieure planer Cette surface supérieure porte une couche de recouvrement 22, pour constituer la surface opérante, couche faite en un tissu de fi-25 bres de verre imprégné de polytétrafluoroéthylène, d'une grosseur de mailles de 5 fils au mm et d'une épaisseur de 0,0075 mm. Un tel tissu ne se détériore pas à la température à laquelle est portée la plaque 20, et il présente l'avantage additionnel de posséder un faible coefficient de friction par rapport à la pelli-30 cule. En outre, à la température de la plaque, la dureté de surface du polytétrafluoroéthylène est du même ordre que celle de la pellicule. Cette toile n'a pas besoin d'être adhérente au métal ; il suffit qu'elle soit simplement posée bien à plat à la surface de celui-ci. L'épaisseur de la toile a été égale-35 ment exagérée, dans la figure 3» La plaq.ue de métal est maintenue à une température uniforme de 180° C, au moyen d'éléments chauffants électriques qui sont placés dans des logements 24 ménagés à la surface inférieure de celle-ci, et q.ui sont contrôlés par un thermostat lui-même monté dans un autre logement 26« Les logements et par 70 41094 5 2068566 conséquent les éléments chauffants sont parallèles, s'étendent sur toute la largeur de la plaque, et ils sont assez rapprochés l'un de l'autre pour éviter des inégalités de température à la face supérieure de ladite plaque,. Cette uniformité de la tempé-5 rature est également assurée du fait qu'on prévoit une épaisseur substantielle 28 de métal au-dessus des logements 24, épaisseur pouvant être de par exemple 12 mm» les logements sont fermés par des bandes d'amiante 30, et l'on dispose également une feuille d'amiante 32 sur la totalité de la surface inférieure 10 de ladite plaque» En variante, les éléments chauffants parallèles peuvent être remplacés par un élément chauffant unique logé dans une gorge qui suivra d'abord la périphérie de la plaque, puis se dirigera en spirale vers le centre de celle-ci» 15 Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, la pellicule qui constitue le miroir est maintenue en contact avec le tissu 22 pendant environ 10 secondes. On a constaté qu'ainsi on obtenait une tension uniforme de la pellicule, sans distorsions ni marquage de sa surface non métallisée^ 20 Si le miroir est de très grandes dimensions, la plaque pourra être d'une surface moindre que celle du miroir, et la pellicule sera alors tendue par une série d'opérations, en amenant tout d'abord une certaine surface de celle-ci en contact, ou à proximité immédiate de la plaque, puis ensuite une autre 25 portion de sa surface, et ainsi de suite» Il ne devra pas exister d'intervalles entre lesdites surfaces, mais le chevauchement est admissible, même si un angle de la plaque vient coïncider avec plusieurs surfaces de la pellicule» En variante à l'utilisation d'une plaque chauffante, 30 la tension du miroir pourra être obtenue en utilisant une courroie chauffée ainsi qu'on l'a montré dans la figure 4i*o les miroirs qui ont été préparés ainsi qu'on l'a représenté dans la figure 2 sont alors posés, tournés vers le bas, sur une courroie transporteuse 34 non chauffée, au moyen de laquelle ils 35 sont conduits sur une autre courroie chauffée 36, depuis laquelle ils parviennent sur une courroie réceptrice 38 non chauffée» la courroie transporteuse 36 est chauffée au moyen d'une plaque 40 appliquée contre la face inférieure du brin supérieur de cette courroie, ladite plaque pouvant être la même 49 que celle montrée dans la figure 3» en omettant le tissu 22» 70 41094 6 2068566 De préférence, la courroie sera d'une épaisseur pouvant varier entre 0,025 mm et 0,15 mm. De préférence encore, et afin d'éviter des griffures.ou d'autres marques, la courroie transporteuse 36 sera faite en un tissu de fibres de verre très 5 fin, imprégné de polytétrafluoroéthylène» Pour constituer la courroie, on pourra également utiliser des matériaux tels qu'une pellicule de polyester ou une pellicule d'aluminium». Il est désirable que. tous les points de la pellicule 10 restent en contact avec la courroie chauffante pendant environ 10 secondes» Pour aider au chauffage de la pellicule qui constitue le miroir, aux endroits où il existe un mince matelas d'air entre cette pellicule et la courroie, cette dernière pourra 15 être perforée» Ceci permettra à l'air chauffé se trouvant sous le brin supérieur de la courroie de passer par ces perforations et d'aider à la transmission de la chaleur depuis la plaque jusqu'à la pelliculeo En variante à l'utilisation d'une plaque chauffée 40, 20 la courroie transporteuse 36 pourra comporter elle-même des moyens de chauffage incorporés'» En tous cas, la courroie devra être chauffée d'une façon pratiquement uniforme sur toute sa largeur, de manière que chaque point de la pellicule constituant le miroir atteigne la même 25 température maximale» Pour réduire les effets de l'air enfermé il est préférable, ainsi qu'on l'a montré dans la figure 2, qu'au moins un trou 42 soit ménagé dans le panneau 2» Ce trou, toutefois, ne devra pas être trop grand attendu qu'une fonction subsidiaire du 30 panneau 2 est d'assurer que, si une pression est exercée sur la pellicule, celle-ci ne risque pas d'être allongée au delà de sa limite élastique 0 Si la pellicule est chauffée en la plaçant sur une plaque, ainsi qu'on l'a décrit à l'appui de la figure 3, il pourra 35 être désirable d'exercer sur le support du miroir une certaine pression dirigée vers le bas, en particulier aux angles, afin d'aider à un chauffage uniforme. Dans le cas de l'utilisation d'une courroie transporteuse, ceci a été reconnu inutile attendu que la légère tendance que présente la courroie à fléchir sous 40 le poids du miroir assurera par elle-même que les angles de la 70 41094 7 2068566 pellicule soient convenablement chauffés„ On pourra aussi améliorer le résultat en répétant l'opération de traitement par chauffage. Ce traitement complémentaire sera surtout désirable si le miroir est placé sur une 5 plaque 0 Une autre opération visant à améliorer la tension de la pellicule consiste à appliquer le chauffage successivement sur les côtés du miroir, c'est-à-dire les faces latérales qui sont désignées par 44 dans la figure 2„ Ceci pourra être obtenu 10 en maintenant le miroir dans un plan vertical, et en appliquant successivement chacune de ses faces latérales sur la plaque chauffée telle que celle qu'on a montrée dans la figure 3« 70 41094 8 2068566 REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de miroirs, consistant à assujettir une pellicule en matière plastique métallisée contre un support qui délimite la périphérie du miroir, puis à créer une tension dans cette pellicule, caractérisé par le fait que cette tension 5 est créée en amenant une face de la pellicule en contact avec une surface plane, ou à proximité immédiate de cette surface plane, qui est chauffée par des moyens soumis à un contrôle ther mostatique pour assurer pratiquement l'uniformité de la température maximale atteinte en différents points de la pellicule„ 10 2.- Procédé suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait que la surface plane chauffée est la surface opérante d'une plaque, ladite plaque étant chauffée par des éléments électriques montés dans des logements de cette plaque. 3o- Procédé suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait 15 que la plaque est en métal, et porte une couche de revêtement qui constitue sa surface opérante, cette couche étant faite en une matière dont la rugosité de surface est inférieure à celle du métalo 4o- Procédé suivant la Revendication 3, caractérisé par le fait 20 qu'on utilise une plaque sur laquelle la couche de recouvrement est constituée par un tissu de fibres de verre imprégné de poly-tétrafluoroéthylène 0 5.- Procédé suivant l'une des Revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que la plaque est d'une surface inférieure à celle 25 du miroir, et que la tension est créée dans la pellicule au cours d'une série d'opérations qui consiste à amener tout d'abord une certaine zone de la pellicule, puis une autre encore en contact avec la plaque ou à proximité immédiate de celle-ci. 6.- Procédé suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait 30 que la surface plane chauffée est la surface supérieure du brin supérieur d'une courroie transporteuse, ce brin supérieur de la courroie étant chauffé de façon pratiquement uniforme sur toute sa largeur. 7.- Procédé suivant la Revendication 6, caractérisé par le fait 35 que le brin supérieur de la courroie est chauffé>en le faisant passer au-dessus d'une plaqu st chauffée au moyen d'éléments 70 41094 9 2068566 électriques montés dans des logements de ladite plaquer 80- Miroir obtenu par application du procédé conforiae à l'une des Revendications 1 à 7,