La présente invention concerne les connexions électriques déconnectables à coupleurs en deux parties, à un ou plusieurs conducteurs. Elle s'applique plus particulièrement aux parties métalliques de telles connexions, constituées par un élément découpé et formé dans une feuille métallique, propre à être engagé dans un support en matière isolante et présen tant au moins une languette d'arrêt élastique venue de découpage, inclinée par rapport au sens d'engagement de l'élément dans le support et orientée sensiblement de telle sorte dans le sens opposé à ce sens d'engagement à partir de la zone de jonction avec l'élément que le bord terminal de la languette forme une butée d'arrêt propre à coopérer par encliquetage élastique avec une surface d'arrêt complémentaire dudit support. Les éléments de ce genre doivent répondre aux deux impératifs suivants a) la zone de jonction de la languette avec le restant de l'élément métallique doit être suffisamment étroite, compte tenu de l'épaisseur de la feuille métallique (généralement comprise entre 0,2 et 7 mm), pour conférer à la languette l'élasticité nécessaire audit encliquetage b) la largeur moyenne de la languette doit être maintenue aussi faible que possible de manière à ne pas réduire défavorablement la section de passage du courant dans ledit élément métallique. Compte tenu des matières plastiques relativement dures, telles que 1'ABS, -un polyamide, un oxyde de polyphénylène, un polyoxyméthylène, entre autres dans lesquelles on réalisait jusqu'à présent les supports, les languettes étaient soit rectangulaires, soit sensiblement trapézoldales, la largeur de leur bord terminal étant, dans ce dernier cas, sensiblement plus réduite que celle de leur zone de jonction.ta première largeur était suffisante pour que le bord terminal ne détériore pas, après encliquetage, la matière plastique du support au niveau de la surface complémentaire précitée, la seconde conférant à la languette exactement l'élasticité nécessaire pour permettre un encliquetage facile dans le support en arrière de cette surface complémentaire, cependant que la section restante de l'élément métallique assurait un passage suffisant pour le courant électrique. Devant les difficultés d'approvisionnement de certaines matières plastiques ou la nécessité de réduire le coût des connexions décônnectables ou connecteurs électriques, on a tenté de faire appel à des matières plastiques moins nobles et/ou pouvant etre- moulées plus facilement telles que le polyéthylène ou le polypropylène par exemple. Ces matières plastiques, toutefois, sont moins dures, donc sujettes à une déformation plus importante, et on s'est aperçu que les languettes classiques détérioraient alors les-upports et que la tenue des éléments métalliques dans les supports était r.ettement insuffisante.Pour pallier ce défaut, on a ensuite tenté d'élargir les languettes rectangulaires, mais dans ce cas, la zone de jonction devenait trop importante et réduisait l'élasticité des languettes qui opposaient alors une trop grande résistance à l'engagement des éléments dans leur support, ce qui conduisait fréquemment à une détérioration des éléments et/ou de leur support. Un a également essayé de remplacer les languettes trapézoldales par des languettes rectangulaires en augmentant simplement la largeur du bord terminal des languettes, mais dans ce cas, comme d'ailleurs dans le précédent, on aboutissait à une réduction de la section moyenne de la partie conductrice de l'élément métallique, donc à une augmentation défavorable de la résistance de ce dernier. le but de l'invention est de permettre l'utilisation de supports isolants réalisés en matière plastique de moindre dureté et de supprimer les inconvénients ci-dessus. Â cette fin, l'élément de connexion du type décrit au début de la présente description est caractérisé par le fait que le bord terminal de la languette est notablement plus large que sa zone de jonction avec le restant de l'élément. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée suivante qui se réfère au dessin annexé, Celui-ci représente à titre d'exemples non limitatifs deux modes de réalisation de l'invention. La figure t est une vue en perspective de la partie avant d'un clip selon l'invention. La figure 2 montre, vue en perspective, la partie avant d'une languette de connexion selon l'invention, dont la languette d'arrêt est une variante de celle qui a été représentée sur la figure 1. le clip 1 et la languette enfichable 2 représentés à titre d'exemples constituent ici les contacts coopérant classiques des deux éléments métalliques complémentaires, l'un mâle et l'autre femelle, d'une connexion déconnectable, leurs queues ou pattes de raccordement respectives aux fils ou câbles conducteurs n'ayant pas été représentées. les deux supports isolants complémentaires sous forme de bottiers porteéléments femelles ou porte-éléments mâles, susceptibles de contenir chacun plusieurs éléments mâles enfichables ou éléments femelles, sont bien connus et n'ont pas non plus été représentés. Une languette d'arrêt 3 (fig. i) ou 4 (fig. 2)découpée et formée dans chacun des éléments métalliques ne reste reliée à la partie restante de l'élé- ment métallique que par une zone de jonction 5 située à l'une des extrémités de la languette. Partant de cette zone de jonction, la languette 3 ou 4 est pliée vers l'extérieur de l'élément métallique, en restant rectiligne (cas de la languette 3) ou légèrement courbée suivant un S dont l'extrémité supérieure se trouverait à proximité de la zone de jonction. Le sens d'introduction des éléments métalliques dans leur support respectif est indiqué par les flèches. Tees les deux cas, le bord terminal 6 est plus large que la zone de jonction 5. Le tracé du découpage forme ainsi un trapèze isocèle de hauteur sensiblement plus grande que la grande base qui correspond audit bord terminal 6, la petite base étant située au niveau de la zone de jonction 5. La languette 3 (fig. î) forme un angle aigu avec la surface dans laquelle elle a été découpée et de préférence un angle compris entre 10 et 35 . La languette 4 est courbée de telle façon que son bord terminal 6 se trouve au-dessus de ladite surface à une hauteur correspondant sensiblement à celle du bord terminal de la languette 3 pliée selon l'angle défini plus haut. Grâce à l'agencement selon l'invention, la zone de jonction 5 estslffi- samment étroite pour laisser à la languette 3 ou 4 la flexibilité requise, le bord terminal 6 est suffisamment large pour répartir l'effort de poussée dten- gagement sur une surface complémentaire du support isolant suffisante pour supprimer tout risque de détérioration locale du support, et le découpage laisse subsister de part et d'autre de Ia languette une section moyenne de métal suffisante pour ne pas opposer une résistance prohibitive au passage du courant. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à llhomme du métier, suivant les applications envisagées et sans qu'on s 'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. RENUESDtCATIONS 1 - Elément de connexion électrique déconnectable, découpé et formé dans une feuille métallique, propre à être engagé dans un support isolant et présentant au moins une languette d'arrêt élastique venue de découpage, inclinée par rapport au sens d'engagement de l'élément dans le support et orientée sensiblement de telle sorte dans le sens opposé à ce sens d'engagement à partir de sa zone de jonction avec l'élément que le bord terminal de la languette forme une butée d'arrêt propre à coopérer par encliquetage élastique avec une surface d'arrêt complémentaire dudit support, cet élément étant caractérisé par le fait que ledit bord terminal (6) est notablement plus large que ladite zone de jonction (5). 2 - Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite languette (3 ou 4) a une forme sensiblement trapézoïdale, la grande base étant formée par ledit bord terminal (6) et la petite base étant située au niveau de ladite zone de jonction (5).