La présente invention concerne un procédé et un appareil de transfert d'encre d'impression dans lesquels une information imprimée sous la forme d'encre d'impression est transférée sur un substrat non poreux, par exemple sur un substrat de résine synthétique. Dans le passé, des images en couleur ont été obtenue sur des substrats non poreux par des procédés photographiques, impression sur " Cellophane ", et fixation de la Wt Cellophane " imprimée au substrat au moyen d'un adhésif, procédé de transfert faisant appel à un agent anti-adhérence entre le support de l'information et l'information à fixer sur le substrat. Le procédé photographique en question est coûteux et donne une image qui, si elle est satisfaisante au départ, s'estompe rapidement dans uen mesure inacceptable. La fixation d'une feuille de " Cellophane " imprimée à un substrat non poreux à l'aide d'un adhésif donne un produit qui n'est pas du tout satisfaisant par suite de la médiocre qualité de l'épreuve obtenue par impression sur " Cellophane ", de la séparation des couches qui a lieu méme à la température ambiante et qui fait que la " Cellophane " se décolle du substrat, du manque de netteté de la matière imprimée, du prix de revient excessif, et de la médiocre résistance à la chaleur ambiante. Le dispositif classique de transfert faisant appel à un agent anti-adhérence n1 est pas satisfaisant pour les produits de grande taille ou bien pour l'information imprimée de grande complexité, et il est relativement croûteux. C'est donc un objectif de la présente invention de fournir un procédé et un appareil permettant de transférer une matière imprimée multichrome de grande netteté et complexe, du papier imprimé sur lequel elle a été imprimée à un substrat non poreux, par exemple un carton de résine synthétique, sans dégradation apparente de la qualité de l'image imprimée. C'est un autre objectif de l'invention de fournir un tel procédé et un tel appareil permettant d'obtenir un produit nettement plus résistant à la disparition ou à l'affaiblissement de l'image que les procédés photographiques, et plus résistant à la température ambiante et à la séparation des couches, tout en présentant également un avantage économique appréciable sur les procédés de la technique antérieure. Selon la présente invention, il est fourni un procédé pour transférer une information imprimée, matérialisé par une encre d'impression, d'une surface imprimée d'un papier porteur de l'information à un substrat ayant au moins une surface non poreuse pratiquement lisse, procédé consistant : à appliquer un adhésif transparent sur la surface imprimée de façon à y former un revetement d'adhésif; à appliquer un adhésif transparent sur la surface lisse de façon à y former un revêtement d'adhésif; une fois que ledit adhésif est sec, à appliquer simultanément un solvant de l'adhésif sur les surfaces revêtues du papier imprimé et du substrat; une fois que le solvant a activé les surfaces exposées des revêtements d'adhésif et avant que tout le revêtement ait été pénétré par le solvant, à appliquer les surfaces activées l'une contre l'autre de façon à réunir les revêtements d'adhésif et à expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre les revêtements; et, une fois que l'adhésif réuni est sec, à appliquer un solvant du papier sur le papier et à enlever le papier dissous de façon à laisser l'information imprimée fixée au substrat au moyen dudit adhésif. Dans une forme préférée du procédé, on répète dans l'ordre les opérations précédentes, à l'exception de l'opération qui consiste à appliquer l'adhésif sur le substrat, laquelle est supprimée, pour ajouter de nouvelles couches d'information imprimée superposées en concordance avec l'information imprimée fixée audit substrat dans lesdites opérations. Ensuite. on peut éventuellement ajouter une couche dorsale ou de finition pour protéger l'adhésif et l'encre d'impression fixés au substrat. L'invention fournit également un procédé permettant de transférer l'information imprimée matérialisée par une encre d'impression, d'une surface imprimée, revêtue d'un adhésif, d'un papier porteur de l'information imprimée, sur une surface non poreuse pratiquement lisse et revêtue d'adhésif d'un substrat, appareil comprenant : un premier applicateur de solvant servant à appliquer simultanément un solvant sur les surfaces revêtues d'adhésif du papier imprimé et du substrat; un applicateur de pression servant à appliquer l'une contre l'autre les surfaces activées par le solvant de façon à unir les revêtements d'adhésif et à expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre ces revêtements; un second applicateur de solvant servant à appliquer un solvant du papier sur le papier; et un moyen servant à enlever le papier dissous de façon à laisser subsister l'information imprimée fixée au substrat au moyen dudit adhésif. On va maintenant décrire, à titre d'exemple, un appareil et un procédé selon l'invention, en se reportant à la planche de dessin annexée, sur laquelle la figure 1 est une représentation schématique d'un appareil selon l'invention; la figure 2 est une représentation schématique d'un pistolet servant à pulvériser l'adhésif sur le papier imprimé; la figure 3 est une représentation schématique d'un pistolet servant à pulvériser l'adhésif sur un substrat; et la figure 4 est une coupe partielle d'un produit obtenu à l'aide de l'appareil et du procédé selon la présente invention. Reportons-nous à la figure 1. Un transporteur à rouleaux est représenté schématiquement par des rouleaux 1 tournant librement qui se trouvent tous dans un même plan horizontal. Dans une première partie 2, les rouleaux 1 sont disposés de façon à donner appui à un substrat 3, qui est revêtu sur sa face supérieure 4 d'un revêtement continu égal d'adhésif transparent, et qui passe, dans la direction de la flèche 5, entre des cylindres presseurs horizontaux 6 et 7. Le cylindre 6 a un noyau rigide avec une couche superficielle extérieure 8 d'un matériau élastique tel que le caoutchouc synthétique (par exemple le " Néoprène " ), et le cylindre 7 est un cylindre rigide en acier.Les cylindres 6 et 7 sont disposés de façon à comprimer un papier imprimé 9 ( une affiche par exemple ) qui se compose d'un support de papier portant, sur sa face 10, une information imprimée, matérialisée par de l'encre d'impression, sur laquelle se trouve un revêtement continu égal d'un adhésif transparent. Un plateau porte-solvant 11 comportant une buse 12 de pulvérisation de sortie est disposé près de la zone de pincement d'entrée des cylindres 6 et 7 de façon à pulvériser un solvant sur la face supérieure revêtue 4 et sur la face revêtue 10 immédiatement avant que le substrat 3 et le papier 9 superposé à ce substrat soient introduits entre les cylindres presseurs 6 et 7. La pression qui est exercée par les cylindres presseurs 6 et 7 est suffisante pour expulser l'excès de solvant de l'espace compris entre le substrat 3 et le papier imprimé 9 de façon à unir les revêtements.Le solvant qui est contenu dans le plateau 11 et qui est pulvérisé par la buse 12 active la surface exposée de l'adhésif qui revêt la surface 4 et la face 10 , et la buse 12 est ainsi disposée par rapport aux cylindres 6 et 7, au moment où le substrat 3 et le papier imprimé 9 superposés sont introduits entre les cylindres presseurs 6 et 7/ le solvant qui sort de la buse 12 n'a que le temps d'activer la surface des revêtements mis d'adhésif qui doivent être/en contact l'un avec l'autre par les cylindres 6 et 7. On se rendra compte que les cylindres 6 et 7 peuvent être entraînés en rotation soit manuellement soit par un moteur ( non représenté ). En ce qui concerne le revêtement du substrat 3 et du papier imprimé 9 avec une couche d'adhésif comme décrit relativement à la 2 partie la figure 1, considérons les figures 2 et 3 qui représentent respectivement des pistolets 13 et 14 ( de n'importe quel type bien connu ) pouvant être utilisés pour pulvériser des revêtements égaux et continus d'adhésif transparent sur la surface 4 et sur la face 10. On comprendra que cela peut être fait soit manuellement soit à l'aide d'un appareil de pulvérisation automatique, d'une façon bien connue-dans la technique des pulvérisations des revêtements sur les surfaces. Après le passage du substrat 3 et du papier imprimé 9 superposés entre les cylindres 6 et 7, on laisse sécher les revêtements d'adhésif alors réunis de façon à former un contrecollé comprenant, dans l'ordre, le substrat 3, une couche d'adhésif, une couche d'encre d'impression et une couche de papier 9. Après séchage, on fait passer ce contrecollé dans la seconde partie 15 de l'appareil. La partie 15, qui se trouve sur un p-olongement du transporteur à rouleaux, est une partie de décollement de papier dans laquelle du papier imprimé 9 est enlevé, à l'aide d'un solvant, d'un détacheur et d'un agent de rinçage, de façon à laisser le contrecollé formé dans la partie 2, le papier sur lequel la matière imprimée se trouvait étant enlevé.Le contrecollé produit dans la partie 2 passe dans la partie 15, en suivant la flèche 16, et en est entraîné soit manuellement soit par des moyens mécaniques. Pendant le passage de ce contrecollé dans la partie 15, il est d'abord exposé à une pulvérisation de solvant provenant d'un réservoir à solvant et d'une buse 17, le solvant ayant une composition qui ramollit et dissout le papier du papier imprimé sans dissoudre ou modifier appréciablement l'information imprimée qui s'y trouve. Le contrecollé est ensuite acheminé dans la direction de la flèche 16 jusqu'à un cylindre détacheur 18. La vitesse de transport est telle que le solvant a le temps de se ramollir et de dissoudre en grande partie le support de papier avant d'atteindre les soies 19 du cylindre détacheur 18. Les soies enlèvent le papier dissous et le papier partiellement dissous, en laissant l'information imprimée sous la forme d'encre d'impression intacte sur la surface de l'adhésif.Le cylindre détacheur 18 tourne dans le sens de la flèche 20 saune vitesse périphérique nettement supérieure à la vitesse de transport du contrecollé dans la partie 15. Les soies 19 du cylindre détacheur 18 peuvent être faites de n'importe quel matériau convenable, comme cela sera évident pour l'homme de l'art, et sont choisies de façon à avoir une rigide suffisante pour enlever le papier dissous ou partiellement dissous sans modifier appréciablement ou détruire l'information imprimée qui doit rester sur le contrecollé. Les soies préférées sont faites d'un " Nylon " ( marque déposée ), les extrémités extérieures des soies étant arrcndies de façon à ne pas être trop abrasives. Après enlèvement du-papier à l'aide du cylindre détacheur 18, le contrecollé passe sous une tête de rinçage 21 qui est reliée au moyen d'un robinet 22 à une alimentation en eau ( non représentée). L'eau qui sort de la tête de rinçage 21 chasse du contrecollé les particules détachées de papier dissous et de papier partiellement dissous, en laissant intactes les couches du substrat 3, de l'adhésif et de l'information imprimée 10. Après la dissolution, le détachement et le rinçage qui ont lieu dans la partie 15, on laisse sécher le contrecollé avant de le recycler dans les parties 2 et 15 pour ajouter de nouvelles couches d'adhésif et d'information imprimée afin d'accroître la densité de couleur de l'information imprimée par superposition, en concordance, d'un certain nombre de couches d'encre d'impression. Pour les contrecollés qui doivent être éclairés à contre-jour, il faut habituellement deux ou trois de ces couches superposées d'information imprimée, tandis que dans le cas d'un substrat opaque 3, qui ne peut être éclairé qu'à l'endroit, une seule couche d'information imprimée peut très bien suffire. Dans chaque opération de recyclage, on utilise un papier imprimé 9 supplémentaire et identique. Après le recyclage, on fait passer le contrecollé dans la troisième partie 23 de l'appareil pour lui appliquer une couche dorsale 24. Cette couche dorsale, qui peut être opaque, translucide ou transparente, est appliqueesur la surface 25 d'un revêtement continu d'adhésif transparent qui est compatible avec l'adhésif utilisé dans le contrecollage qui a lieu dans les parties 2 et 15, et qui peut être activé par un solvant qui activera aussi l'adhésif utilisé pour la fabrication du contrecollé dans les parties 2 et 15. Le contrecollé 26 qui est produit dans les parties 2 et 15 passe dans la partie 23, en suivant la flèche 27, entre des cylindres presseurs 28 et 29. Ces derniers peuvent être entraînés en rotation soit manuellement soit par un moteur ( non représenté ), de la même manière que les cylindres 6 et 7. Le cylindre 28 est un cylindre à revêtement élastique similaire au cylindre 6. La feuille dorsale 24 est superposée à la surface du-substrat 3 qui est recouverte d'adhésif et d'encre d'impression1 l'adhésif 25 se trouvant entre les deux. Un plateau 30 et une buse 31 à solvant sont disposés dans la partie 23 pour pulvériser du solvant dans la zone de pincement d'entrée des cylindres 28 et 29 juste avant le passage de la couche dorsale 24 et du contrecollé 26 superposés entre ces cylindres.Les cylindres expulsent l'excès de solvant de l'espace compris entre la couche dorsale 24 et le contrecollé 26, et appliquent la couche dorsale 24 contre le contrecollé 26. La couche dorsale 24 forme une couche protectrice pour les couches d'adhésif et d'encre d'impression formées sur le substrat 3. Après passage entre les cylindres 28 et 29, on laisse durcir l'adhésif dissous par le solvant sortant de la buse 31, de façon à obtenir une structure unitaire que l'on peut alors utiliser d'une manière voulue quelconque. Dans un procédé utilisant l'appareil qui est représenté sur la figure 1, dans lequel trois couches d'encre d'impression sont fixées au substrat 3, on obtiendra un agencement tel que celui qui est représenté sur la figure 4. Ici, le substrat 3 porte un revêtement d'adhésif 32 qui est une combinaison de l'adhésif appliqué sur la surface 4 du substrat 3 avant son premier passage dans les parties 2 et 15, et de l'adhésif appliqué sur le premier papier imprimé 9 utilisé dans la fabrication du contrecollé résultant. A cette couche d'adhésif 32 est fixée l'information imprimée venant du papier imprimé 9 utilisé le premier.Aux couches 32 et 33 sont superposées les couches d'adhésif 34 et 35 qui alternent avec les couches supplémentaires d'information imprimée 36 et 37 qui sont superposées en concordance avec la couche 33 d'information imprimée de façon à présenter l'aspect, lorsqu'on regarde dans la direction de la flèche 38, d'une représentation unique de l'information imprimée. Enfin, la couche dorsale 24 suit avec sa couche d'adhésif 39 pour former le contrecollé terminé, ayant dans ce cas trois couches superposées d'encre d'impression. Le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre dans l'appareil décrit avec référence à la figure 1. On se rendra cependant compte que le procédé, qui va être décrit en détail cidessous,n'implique pas nécessairement l'emploi d'un appareil tel que celui qui est décrit avec référence à la figure 1,et que ce procédé présente le concept inventif de la présente invention même lorsqu'on n'utilise pas un appareil tel que celui qui est décrit avec référence à la figure 1. On va maintenant décrire le procédé relativement à l'emploi d'un substrat qui est une feuille de résine acrylique transparente sur laquelle sont déposées les couches d'encre d'impression et d'adhésif avant qu'une couche dorsale de resine acrylique blanche translucide soit fixée à la surface exposée du contrecollé intermédiaire qui porte l'encre d'impression. On forme un revêtement continu égal d'une colle vinylique ( copolymère d'acétate polyvinylique ) sur l'une des faces du substrat eton le laisse sécher. On forme un revêtement continu égal similaire de colle vinylique sur la face d'un papier imprimé qui porte l'information imprimée, sous la forme d'encre d'impression, au transfert de laquelle on veut procéder. On laisse également sécher ce revêtement. A une température de plus de 150C, on applique sur les surfaces revêtues d'adhésif du papier imprimé et du substrat un solvant sous la forme d'un mélange, en parties à peu près égales, de benzène et de toluène. On fait alors venir en contact l'une avec l'autre les surfaces activées par solvant des revetements du papier imprimé et du substrat, et on applique une pression dans le sens de l'épaisseur du papier et du substrat de façon à expulser l'excès de solvant de l'espace compris entre le papier et le substrat, et de façon à former une liaison uniforme entre les surfaces des revêtements d'adhésif pour produire une couche unitaire uniforme d'adhésif pratiquement ininterrompu entre le substrat et la surface du papier qui porte l'encre d'impression. On choisit le laps de temps qui s'écoule entre l'application du solvant et l'application de la pression pour produire la couche uniforme unitaire d'adhésif, de façon qu'elle soit suffisante pour assurer un mouillage adéquat de la surface de ces deux : revêtements, sans être suffisante pourlpermettre la dissolution de toute l'épaisseur des revêtements concernés. Des expériences simples permettent facilement de déterminer ce laps de temps, qui sera fonction de l'épaisseur du revêtement, de la composition de l'adhésif utilisé et de la température. Dans un procédé manuel, un laps de temps de 1 à 2 secondes s'est avéré approprié et ne s'est en outre pas révélé particulièrement capital. On laisse alors sécher la couche d'adhésif qui réunit le papier imprimé et le substrat, de façon à former un contrecollé dont les couches comprennent, dans l'ordre, le substrat, l'adhésif, l'encre d'impression et le papier. On applique alors sur la couche de papier un solvant du papier, soit à la brosse soit par pulvérisation. Ce solvant, que l'on choisit pour dissoudre le support de papier sans avoir d'effet matériel sur la couche d'encre d'impression qui se trouve au-dessous ni sur l'adhésif auquel l'encre d'impression est fixée, comprend de l'hydroxyde de sodium et de l'eau en mélange dans les proportions d'environ 5 parties d'hydroxyde de sodium pour 100 parties d'eau, en poids. On augmente l'efficacité de cette solution en chauffant le solvant de 40 à 600C. On peut ajouter avec avantage cette solution une partie d'acide chlorhydrique pour 100 parties 'veau. Les proportions qui sont données supposent une concentration de plus de 70% de l'hydroxyde de sodium et de l'acide chlorhydrique.Après l'application du solvant du papier, on retire le papier dissous du contrecollé par un moyen mécanique, et on le rince à l'eau. Une fois que le contrecollé est sec, ou bien on le recycle dans les opérations décrites ci-dessus du procédé pour l'application de couches supplémentaires d'adhésif et d'encre d'impression de façon à augmenter la densité de la représentation produite par la couche l'encre d'impression, ou bien on applique/dorsale ou de finition pour obtenir un produit fini. Dans le cas du recyclage du contrecollé, on n'applique pas de revêtement initial d'adhésif sur le contrecollé déjà produit. Pendant ce recyclage, on applique le solvant de l'adhésif sur la surface existante au substrat qui porte l'encre d'impression, ainsi que sur un revêtement continu, égal et sec de colle vinylique appliqué à la surface de l'information imprimée du papier imprimé concerné, avant que ce papier imprimé soit mis en contact avec pression avec le contrecollé existant, de façon à former un contrecolle comprenant, dans l'ordre, le substrat, l'adhésif, l'information imprimée, l'adhésif, l'information imprimée et le papier.On se rendra compte que l'information imprimée dont il est question dans les premières étapes du procédé est identique à celle utilisée dans le recyclage, et que les couches superposées d'information imprimée sont soigneusement disposées en concordance l'une avec l'autre de façon à présenter l'aspect d'une seule image imprimée lorsqu'on les regarde perpendiculairement. En dehors de la suppression de l'opération de l'application d'adhésif sur lecontrecollé, les opérations de recyclage du procédé sont sensiblement identiques à celles qui ont-déjà été réalisées, jusqu'à et y compris l'enlèvement de la couche de papier. L'exemple de l'invention relativement auquel le présent procédé est décrit nécessitera habituellement deux étapes de recyclage afin de produire une densité convenable de couleur dans l'information imprimée formée par l'encre d'impression. Avec ces deux étapes de recyclage, trois couches d'encre d'impression sont formées, et le produit, après application d'une couche de finition, aura en coupe l'aspect représenté schématiquement sur la figure 4. Un produit tel que celui-ci peut être éclairé à contre-jour pour donner une image éclairée de grande qualité. Ce n'est que dans quelques cas qu'une seule étape de recyclage sera nécessaire, et dans les cas où le substrat ou la couche de finition seront faits d'un matériau opaque ( le marbre, par exemple), le recyclage pourra ne pas être nécessaire car le transfert d'une seule couche d'encre d'impression peut suffire à donner la densité voulue de couleur dans l'information imprimee qui est transférée. Lorsque le nombre voulu de couches superposées d'encre d'impression ont été transférées sur le substrat et que le papier a été enlevé, on applique une couche de finition sur le contrecollé resultant afin de protéger les couches superposées d'encre d'impression. Dans cet exemple, la couche de finition est faite du même matériau que le substrat et l'utilisation du même adhésif que dans le procédé de contrecollage est appropriée pour son application. On forme un revêtement continu égal de l'adhésif sur la couche de finition et on le laisse sécher. On applique un solvant, composé de parties à peu près égales de benzène et de toluène en mélange, que sur la surface du contrecollé qui porte l'encre d'impression, ainsi sur le revêtement d'adhésif de la couche de finition. On fait alors venir en contact la surface activée de la couche d'encre d'impression et le revêtement de la couche de finition, et on applique une pression pour former une liaison uniforme entre les revêtements de la couche de finition et le contrecollé, et pour expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre le contrecollé et la couche de finition. Une fois que l'adhésif est sec, le produit est terminé. Dans la description particulière de l'appareil et du procédé, on a considéré des substrats qui sont plans , et donc des couches de finition- qui sont elles aussi planes, mais on se rendra compte que l'appareil et le procédé peuvent facilement être utilisés par l'homme de l'art, sans autre activité inventive, pour transférer l'encre d'impression sur des surfaces à courbure simple. On se rendra compte également que, si le substrat a été implicitement considéré comme un substrat rigide, l'invention s' applique tout aussi bien au transfert d'information imprimée sur des substrats flexibles, sur du chlorure de polyvinyle par exemple. Des exemples de matériaux dont le substrat et la couche de finition peuvent être faits sont les résines acryliques, les résines d'acétate, le chlorure de polyvinyle ( PVC ), le polyester, le " Cellulold " , le " Nylon ", le " Teflon ", le verre, le marbre, l'aluminium. On se rendra compte que, lorsque ces matériaux sont utilisés en combinaison pour former un produit selon la présente invention, exception faite des produits ne comportant pas de couche de finition, le matériau de la couche de finition ou du substrat sera normalement choisi transparent. On se rendra compte qu'il n'est pas indispensable que l'adhésif utilisé pour le revêtement du substrat soit le même que l'adhésif utilisé pour le revêtement du papier imprimé, et que l'adhésif utilisé pour revêtir la couche de finition peut événtuel- lement être différent de celui qui est utilisé sur le substrat et/ou sur le papier imprimé. Le seul impératif est que les adhésifs qui viennent en contact l'un avec l'autre soient compatibles ( c'est-adire , qu'ils se lient ou se réunissent en formant un joint transparent permanent Telle qu'elle est utilisée ici, l'expression " adhésif transparent " désigne un adhésif qui est transparent une fois sec. I1 est question ici de l'activation des surfaces exposées des revêtements d'adhésif, par application d'un Solvant. Cette activation " désigne la mise de la surface exposée du revêtement d'adhésif dans un état dans lequel l'adhésif unira ou liera à une autre cette surface activée d'un revêtement d'adhésif, par application d'une pression La description particulière de l'appareil et du procédé fait mention de l'ajout d'une couche de finition ou couche dorsale qui est fixée par un adhésif au contrecollé préalablement forme, mais on se rendra compte que les couches d'information imprimée et d'adhésif qui sont exposées sur l'une des surfaces du substrat peuvent éventuellement être protégées par une couche de matériau formé sur ces surfaces par un moyen bien connu quelconque, y compris la pulvérisation d'un revêtement protecteur. La description particulière fait mention de l'enlèvement du solvant et du support de papier dissous par frottement avec une brosse, mais on se rendra compte que cette opération d'enlèvement peut être réalisée par d'autres moyens, par exemple à l'aide de jets de liquide ou de gaz, et que le terme " enlèvement " doit être considéré comme incluant ces autres moyens. Les adhésifs à base de copolymère d'acétate de polyvinyle que l'on trouve dans le commerce donnent des résultats satisfaisants sur les substrats et les couches de finition en résine acrylique, en acetate ou en PVC, et peuvent également s'avérer appropriés lorsque le substrat ou la couche de finition est fait de verre, de métal ou de porcelaine.L'adhésif à base de copolymère d'acétate de polyvinyle donne également l'adhérence voulue de l'information imprimée à l'encre d'impression, et est donc approprié pour le revêtement du papier imprimé Un autre adhésif que l'on peut utiliser avec les substrats et les couches de finition en résine acrylique, en acétate ou en PVC, et que l'on peut utiliser sur le papier imprimé, se compose d'un de mélange d'acétate de cellulose, d'acétone,/colophane, de poly- styrène, et d'un solvant ou melange de solvants.Une large gamme de proportions de ces produits permettra d'obtenir un adhésif efficace, mais on a constaté que les proportions pondérales suivantes donnent un adhésif possédant les propriétés voulues pour le procédé en question Acétate de cellulose : environ 12 à environ 20 parties Acétone : environ 36 à environ 60 parties Colophane : environ 3 à environ 5 parties Polystyrène : environ 3 à environ 5 parties. A ce mélange, on ajoute une quantité appropriée d'un solvant ou mélange de solvants convenable, de façon à permettre l'application de l'adhésif d'une manière voulue pour produire un revêtement d'adhésif continu et égal. Dans les cas où l'adhésif doit être pulvérisé pour former ce revêtement, d'environ 5 à environ 20 parties de solvant pour 10 parties du mélange obtenu avec les proportions précédentes d'acétate de cellulose, d'acétone, de colophane et de polystyrène, se sont avérées efficace. Le mélange optimal de constituants pour l'adhésif, y compris le solvant, dépendra du procédé d'application, des laps de temps neessaires à la préparation et à l'application de l'adhésif, et des conditions ambiantes ( surtout la température ). Avec le procédé décrit à titre d'exemple, et sur la base d'une température ambiante de 200C, le mélange suivant, en proportions pondérales, a la préférence. Acétate de cellulose : 16 parties Acétone : 48 parties Cellophane . 4 parties Polystyrène : 4 parties Toluène ( solvant ) : 72 parties. Dans cette forme préférée adhésif, on utilise le toluène, le solvant préféré. Le solvant utilisé pour activer les surfaces exposées des revêtements d'adhésif formés d'acétate de cellulose, d'acétone, de colophane, de polystyrène et d'un solvant, peut être n'importe quel solvant convenable. Cependant, un mélange de benzène et de toluène, de préférence en parties pondérales égales, s'est avéré approprié aux températures ambiantes supérieures à 150C. Aux températures inférieures à 150C, on peut éventuellement ajouter du chlorobenzène à raison d'une partie de chlorobenzène pour 20 parties en poids du mélange de benzène et de toluène. Lorsque le matériau du substrat ou de la couche de finition est l'aluminium, le marbre, le polyester, le " Celluloïd ", le verre, le " Nylon ", ou le " Teflon ", on peut utiliser l'adhésif précédent contenant de l'acétate de cellulose, de l'acétone, de la colophane et du polystyrène, dans les proportions spécifiées par leur: limites, et dans la forme préférée spécifiée prévoyant un solvant convenable. On utlise ce solvant dans les limites des proportions et dans la proportion préferée qui sont spécifiées ci dessus, et ce solvant est de préférence l'alcool éthylique. Lorsqu'on utilise une forme d'adhésif utilisant la colle comme solvant, le solvant d'activation des surfaces exposées de l'adhésif est n'importe quel solvant convenable et c'est de préférence un mélange d'alcool éthylique et de méthyl éthyl cétone, de préférence en parties egales en poids. Ici. encore, dans les cas où la température ambiante est inférieure à 150C, on ajoute du chlorobenzène à raison d'une partie pour 20 parties en poids du mélange d'alcool éthylique et de mAthyl éthyl cétone. Une solution diluée de soude caustique est un solvant efficace du papier et cette solution peut contenir entre 400 et 600 g de paillettes de soude caustique dans 10 litres d'eau. On utilise de préférence cette solution diluée à une température comprise entre 400C et 600C. Un solvant préfére du papier est une solution de soude caustique à laquelle on a ajouté une certaine quantité d'acide chlorhydrique. Ce mélange peut comprendre 400 à 600 g de paillettes de soude caustique, 80 à 120 cm3 d'acide chlorhydrique et 10 litres d'eau. Un mélange préféré contient 500 g de paillettes 3' de soude caustique, 100 cm d acide chlorhydrique et 10 litres d' eau. On se rendra compte que dans le cas où le papier qui porte l'information imprimée est soluble dans l'eau, le solvant du papier est de préférence l'eau. On se rendra compte également que l'adhésif, le solvant de l'adhésif, le solvant du papier et le liquide de rinçage peuvent tzar être appliqués / un moyen approprie quelconque, comprenant par exemple la pulvérisation, l'application à la brosse ou l.'applica- tion au trempé. L'adhésif qui est utilisé dans le procédé et l'appareil décrits ici est un adhésif ou une composition d'adhésif qui adhèrera à l'encre d'impression utilisée dans la production du papier imprimé utilisé, ainsi qu'au substrat utilisé. REVENDICATIONS 1. Procédé de transfert de l'information imprimée matérialisée par une encre d'impression, d'une surface imprimée d'un papier imprimé à un substrat ayant au moins une surface lisse et pratiquement non poreuse, caractérisé en ce qu'il consiste a) à appliquer un adhésif, transparent une fois sec, sur la surface imprimée de façon à y former un revêtement d'adhésif b) à appliquer un adhésif transparent sur la surface lisse de façon à y former un revêtement d'adhésif c) une fois que ledit adhésif est sec, à appliquer un solvant de l'adhésif sur au moins une des surfaces revêtuesdu papier imprimé et du substrat d) une fois que le solvant a activé les surfaces exposées des revêtements d'adhésif et avant que tout le revêtement ait été pénétré par le solvant, à appliquer l'une contre l'autre les surfaces activées de façon à réunir les revêtements d'adhésif et à expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre les revêtements ; et e) une fois que l'adhésif uni est sec, à appliquer un solvant du papier sur le papier et à enlever le papier dissous de façon à laisser l'information imprimée fixée au substrat au moyen dudit adhésif. 2) Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que, après l'opération (e), on répète les opérations (a), (c), (d) et (e) dans l'ordre, le nombre voulu de fois, en utilisant chaque fois un papier imprimé identique à l'original, pour ajouter au substrat une nouvelle couche d'information imprimée et d'adhésif, l'opération (d), lorsqu'elle est répétée, comportant la mise en contact des surfaces activées, l'information imprimée à ajouter étant superposée en concordance avec l'information imprimée déjà fixée audit substrat, de façon à donner un contrecolle composé du substrat, de lladhesif/dAun nombre vculu de couches d'information imprimée identiques concordant l'une avec 1' autre. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le nombre voulu est égal à deux et on produit donc trois couches d'information imprimée 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3,caractérisé en ce qu'il consiste en outre f) à appliquer un revêtement d'adhésif sur une couche dorsale de matériau de façon à former un revêtement d'adhésif sur l'une de ses faces, l'adhésif de la couche dorsale étant compatible avec l'adhésif utilisé dans les opérations a et b; g) une fois que l'adhésif de la couche dorsale est sec, à appliquer simultanément un solvant sur la surface du substrat qui est revêtue et qui porte l'information imprimée, et sur la surface revêtue de la couche dorsale;; h) une fois que le solvant appliqué en g a activé les surfaces exposées des revêtements d'adhésif et avant que tout le revêtement ait été pénétré par le solvant, à appliquer les surfaces activées l'une contre l'autre de façon à réunir les revêtements d'adhésif et à expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre les revêtements, de façon à former un contrecollé de substrat et de couche dorsale entre lesquels se trouve l'information imprimée transferée et l'adhésif. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendiactions 1 à 4, caractérisé en ce que, dans l'opération e, on enlève le papier dissous par frottement et rinçage. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le substrat est fait d'une résine acrylique, d'une résine d'acétate, de pollorure de vinyle, d'un polyester, de " Celluloïd" , de " Nylon ", de " Teflon ", de verre,d'aluminium ou de marbre, et en ce que l'adhésif est formé d'un mélange d'acétate de cellulose, d'acétone, de colophane, de polystyrène, et d'un solvant ou mélange de solvants des produits précédents. 7. ProcédP selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'adhésif, en dehors du solvant ou mélange de solvants, comprend d'environ 12 à environ 20 parties d'acétate de cellulose; d'environ 36 à environ 60 parties d'acétone; d'environ 3 à environ 5 parties de colophane; et d'environ 3 à environ 5 parties de polystyrène. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'adhésif, en dehors du solvant ou mélange de solvants, comprend, en parties en poids, 16 parties d'acétate de cellulose, 48 parties d'acétone, 4 parties de colophane et 4 parties de polystyrène. 9. Procédé selon la revendication 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que le substrat est une résine acrylique, une resine ou d'acétate/ un chlorure de polyvinyle, et en ce que le solvant est le toluène. 10. Procéde selon la revendication 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que le substrat est un polyester, du " Celluloïd ", du Nylon ", du " Teflon ", du verre, de l'aluminium ou du marbre, et en ce que le solvant est l'alcool éthylique. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que, dans l'opération c , on applique le solvant simultanément sur les deux surfaces revêtues. 12. Appareil permettant de transférer l'information imprimée matérialisée par une encre d'impression, d'une surface imprimée revêtue d'adhésif d'un papier imprimé à une surface pratiquement non poreuse, lisse et revêtue d'adhésif, d'un substrat, caractérisé en ce qu'il comprend : un premier applicateur de solvant ( 11, 12) un servant à appliquersolvant d'adhésif sur au moins une des surfaces revêtues d'adhésif du papier imprimé et du substrat; un applicateur de pression (6,7) servant à comprimer l'une contre l'autre les surfaces activées par le solvant de façon à réunir les revêtements d'adhésif et à expulser tout excès de solvant de l'espace compris entre les revêtements; un second applicateur de solvant (17) servant à appliquer sur le papier un solvant du papier; et un moyen (18,21) servant à enlever 1 papier dissous de façon à laisser subsister l'information imprimée fixée au substrat au moyen dudit adhésif. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit . moyen d'enlèvement du papier comprend une brosse tournante (18) et un applicateur (21) d'eau de rinçage.