L'invention a pour objet une serrure de sûreté à barillet et à pistons dite incrochetable. Elle comprend en premier lieu un montage individuel des pistions. En second lieu I'efficacité de ce montage des pistons peut être accrue si on le désire par une clavette pivotante dont le mouvement doit être commandé par la clé en plus de la mise en position des pistons1 avant que l'on puisse faire tourner le cylindre d'entraînement du pêne. On connaît déjà de nombreux mécanismes divers qui servent à composer des serrures de sûreté. Un type très répandu comprend un barillet contenant des pistons qui sont repoussés sur des distances diverses par des ressorts. I1 existe toujours un trou de serrure dans lequel on introduit la clé; pendant ce mouvement d'introduction, la clé repousse inégalement les pistons pour que leur face extérieure se trouve mise en affleurement avec la face extérieure du barillet avant que l'on puisse faire tourner à l'aide de la clé le mécanisme de la serrure.En général, dans ces serrures, les pistons, souvent au nombre de cinq, sont placés en alignement sur une même génératrice du barillet. I1 est relativement facile, à l'aide d'un instrument simple qui n'est pas la véritable clé, de repousser les pistons pour qu'ils se trouvent tous ensemble, au moins momentanément, à leur position d'ouverture. L'invention apporte un premier perfectionnement notable à ce point de vue en ce sens que les pistons ne sont pas en alignement sur une même génératrice; ils sont montes en sens radial chacun respectivement dans une couronne individuelle et ces couronnes sont immobilisées en translation mais sont libres en rotation autour d'un axe général commun à l'interieur d'un corps cylindrique. Ainsi, chaque piston peut occuper en un point quelconque sur 3600 une position d'ouverture qui est définie sur la clé par des fraisures appropriées dans lesquelles pénètrent respectivement les extrémités des pistons correspondants.La clé est pourvue d'une tige cylindrique présentant dans chacun de plusieurs plans transversaux espacés - dans cinq plans par exemple - une frai sure convenable dont la position peut avoir été choisie de façon aléatoire sur 3600 dans chacun des plans. Quand on introduit cette tige dans le trou de la serrure, avec une orientation quelconque, les pistons sont repoussés et s'effacent en sens radian chacun dans sa couronne. Après enfoncement total de la clé, sa rotation fait que chaque fraisure rencontre le piston correspondant; celui-ci s'y engage et la clé, en tournant, l'entraîne ainsi que la couronne dans laquelle il est logé.Quand la clé arrive à une position finale déterminée, les pistons et les couronnes occupent dans l'espace autour de la tige une configuration particulière dite configuration d'ouverture en correspondance avec les fraisures de la clé. Cette configuration correspond à une position de verrouillage par un moyen quelconque approprié de l'ensemble des couronnes et du corps cylindrique. Celui-ci est relié mécaniquement au mécanisme de manoeuvre du pène. Tout nouveau mouvement en rotation de la clé peut être transmis à ce dernier par l'intermédiaire des cinq pistons. Les extrémités libres de ces derniers sont conformées pour pouvoir s'engager facilement dans les fraisures, ou s'en dégager, pendant un déplacement en sens axial de la clé, et pour rester engagées dans ces mêmes fraisures pendant le déplacement en rotation de la clé. A ce premier aspect de l'invention, il est possible d'apporter un perfectionnement important au point de vue de la sûreté. Chaque couronne individuelle a une surface extérieure cylindrique dans laquelle est ménagée une encoche longitudinale. Le corps cylindrique qui contient les couronnes comprend une première partie qui entoure ces dernières et une seconde partie constituant un cylindre d'entraînement qui est relié au mécanisme d'actionnement du pène. La première partie du corps cylindrique est montée tournante dans une fourrure fixe. Une rainure longitudinale est creusée dans cette fourrure et dans l'épaisseur des deux parties et une clavette est montée dans cette rainure. A sa partie extrême située dans la seconde partie c'est-à-dire dans le cylindre d'entraînement, cette clavette est montée pivotante autour d'un axe transversal.Elle peut occuper une première position de dégagement dans laquelle elle est espacée des couronnes et immobilisée en rotation dans la fourrure et une seconde position d'engagement dans laquelle elle est introduite dans l'ensemble des encoches des couronnes et dégagée de la fourrure. Ces encoches sont en alignement dans le plan de la clavette et celle-ci peut s'y introduire, quand les couronnes et les pistons occupent la configuration d'ouverture définie plus haut. Dans cette seconde position d'engagement la clavette permet d'entraîner en rotation le cylindre d'entraînement à partir des couronnes et, donc, à partir de la clé. Un ressort de rappel monté sur le cylindre d'entraînement tend à repousser la clavette à sa première position de dégagement en dehors des encoches des couronnes. Pour que cette clavette puisse être mise à sa seconde position d'engagement, elle est associée à un moyen de manoeuvre sur lequel agit la clé quand celle-ci a été introduite dans la serrure et que les couronnes sont arrivées à la position d'alignement de leurs encoches, comme expliqué plus haut. A cette fin, la tige de la clé comprend un fourreau cylindrique dans la face extérieure duquel sont ménagées les fraisures et qui contient un poussoir central coulissant en sens longitudinal entre une première position d'effacement et une seconde position de manoeuvre de la clavette. Quand on introduit la clé dans la serrure, le poussoir est à sa première position d'effacement dans le fourreau. Quand les pistons et les couronnes ont été mis à leur configuration d'ouverture, on fait coulisser le poussoir qui rencontre le moyen de manoeuvre de la clavette et qui fait pivoter celle -ci jusqu'à sa seconde position d'engagement dans les encoches. De nombreuses variantes sont possibles pour la réalisation du moyen de manoeuvre dela clavette. Par exemple, la rainure qui est prévue dans le cylindre d'entrainement pour le montage et les mouvements de la clavette peut être étendue en sens radial jusqu'au trou de la serrure dans la zone de déplacement du poussoir de la clé. Dans cette extension radiale de la rainure, la clavette peut être pourvue d'un moyen destiné à coopérer avec le poussoir de la clé. Le ressort de rappel de la clavette mentionné plus haut peut être logé dans cette extension radiale de façon à agir à l'opposé de la poussée que peut exercer le poussoir sur ce moyen. L'invention apporte un perfectionnement supplémentaire en prévoyant pour la manoeuvre de la clavette un moyen qui comporte une sûreté de plus. Deux goupilles sont disposées en sens radial par rapport au trou de la serrure dans l'extension de la rainure de la clavette; ces goupilles sont espacées en sens longitudinal et sont placées de part et d'autre du plan contenant l'axe transversal de pivotement de la clavette. De cette façon, une première goupille proche des pistons et des couronnes peut pousser la clavette en avant de l'axe de celle-ci et la faire pivoter à sa première position de dégagement tandis que la seconde goupille éloignée des pistons peut pousser la clavette en arrière de l'axe de celle -ci et la faire pivoter à sa seconde position d'engagement dans les encoches des couronnes. Sur leurs faces en regard l'une de l'autre les deux goupilles sont pourvues d'une denture et un pignon denté est monté fou autour d'un axe transversal pour engrener simultanément avec les dentures des deux goupilles. Un ressort de rappel est associé à ce pignon pour le faire tourner dans le sens de la pousse de la première goupille sur la clavette et, donc, dans le sens du retrait de la seconde goupille devant la même clavette. L'axe transversal du pignon denté est disposé pour que la denture de ce dernier se trouve en saillie par plusieurs dents dans le trou de la serrure. En outre, le poussoir qui fait partie de la clé est muni dans sa partie extrême, sur sa face latérale, d'une plage denbEecapable d'engrener avec le pignon denté. Quand les pistons et les couronnes ont été mis à leur configuration d'ouverture à l'aide du fourreau de la clé, le déplacement longitudinal du poussoir a pour effet que la plage dentée coopère avec le pignon denté et le fait tourner contre l'action du ressort de rappel dans le sens du retrait de la première goupille par rapport à la clavette et dans le sens de la poussée de la seconde goupille sur la clavette. Cette der nière pivote et pénètre dans les encoches alignées des couronnes. De préférence, selon l'invention, les goupilles se terminent par une extrémité en pointe qui est saillante dans le trou de la serrure quand ces goupilles sont à leur position de retrait par rapport à la clavette. Le poussoir de la clé présente à proximité de la plage dentée un trou borgne. Ce trou est disposé pour que l'extrémité de la première goupille y pénètre à la fin de son mouvement de retrait sous l'effet de la rotation du pignon denté. Par conséquent, quand la clé a été mise en place à sa position finale dans le trou de la serrure et que le poussoir a été déplacé à fond le long de sa course longitudinale, la première goupille qui est logée dans le cylindre d'entraine- ment est engagée par sa partie extrême dans le trou du poussoir. I1 existe donc une liaison positive entre la clé et le cylindre d'entralnement.Cette liaison permet de transmettre de la clé au mécanisme de manoeuvre des pênes un couple important plus élevé que celui que peuvent transmettre les pistons comme on l'a expliqué plus haut. Dans un mode de réalisation de l'invention, la serrure telle qu'elle vient d'être définie comprend une pièce supplémentaire. Dans le fond du trou de la serrure est placé un coulisseau qui est libre en rotation et qui est mobile en translation dans la zone des goupilles. Ce coulisseau a une dimension en sens transversal assez faible pour ne pas rencontrer la denture saillante du pignon denté. I1 présente aussi dans sa face extérieure une gorge circulaire dans laquelle peut pénétrer -l'extrémité de la seconde goupille quand. celle-ci est à sa position de retrait par rapport à la clavette. Le coulisseau est poussé par un ressort vers sa position dans laquelle la gorge circulaire est en face de la seconde goupille.Ainsi, quand la serrure est fermée et la clé retirée, le coulisseau est retenu en translation mais laissé libre en rotation par la seconde goupille. Toute tentative de perçage de la serrure en direction du mécanisme du pêne rencontre le coulisseau qui tourne librement. Quand on retire la clé de la serrure, après fermeture, les pistons restent aux positions relatives où ils ont été mis par la clé en vue de l'ouverture. A une certaine orientation de la clé dans le trou de la serrure correspond l'alignement des encoches des couronnes dans le plan de la clavette. Si on fait tourner la clé avant de la retirer, les encoches cessent d'être dans le plan de la clavette mais restent alignées puisque les pistons conservent leurs positions relatives déterminées par les fraisures de la clé. Pour rompre cette situation, il est prévu selon l'invention une clé dite de décodage. Cette clé comprend seulement une tige ou un cylindre présentant à sa surface des fraisures qui sont espacées en sens longitudinal comme les pistons mais qui sont réparties circonférentiellement d'une manière quelconque totalement différente de celle des fraisures de la clé d'ouverture. Le retrait de la clé de décodage laisse les pistons dans une configuration totalement différente de la configuration d'ouverture. Pour mieux faire apprécier l'invention, on donnera maintenant, sans intention limitative, une description d'un mode préféré de réalisation. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de côté, en coupe par un plan longitudinal, de la partie principale d'une serrure conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue de côté, en coupe par un plan longitudinal, d'une clé pour la serrure de la figure 1, - la figure 3 est une vue analogue à la figure 1 avec la clé de la figure 2 mise en position d'ouverture de la serrure, - la figure 4 est une vue de détail en coupe-selon IV-IV de la figure I - la figure 5 est une vue de côté d'une clé de décodage selon l'invention, - la figure 6 est une vue partielle de côté montrant les pièces intérieures du mécanisme de manoeuvre du pène de la serrure de la figure 1. L'exemple décrit ici est celui d'une serrure qui contient l'ensemble des organes conformes à l'invention et qui apporte donc la sûreté la plus grande. I1 doit être en tendu, comme on l'a expliqué plus haut, qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser à la fois tous les organes réunis dans une seule serrure. I1 est possible de réaliser des serrures plus simples et qui apporteraient déjà une meilleure sûreté par rapport aux serrures classiques, en ne cumulant pas tous les organes que l'on décrira maintenant en détail, succes vivement. L'organe de base d'une serrure de sûreté selon l'invention est le barillet à couronnes individuelles et à pistons. Un boîtier 1 en tôle, creux, avec une bride extérieure 2 de fixation à une porte, présente un fond avant 3, un trou central 4 pour l'introduction d'une clé I1 con tient une fourrure fixe 5 de longueur limitée. Dans celle-ci est monté un corps cylindrique 6 libre en rotation dans lequel on distingue une première partie avant 6A et une seconde partie arrière 6B. La première partie 6A est contenue dans la fourrure 5 et elle est munie du côté du fond 3 du boîtier 1 d'une plaque de fermeture 7 vissée qui présente un trou central 8 coaxial au trou 4, de diamètre plus faible, avec un cran 9 pratiqué en un point de sa périphérie Des billes 10 repous sées par des ressorts logés longitudinalement dans la plaque 7 sont destinées à s'engager partiellement dans des évidements correspondants prévus dans le fond 3. La seconde partie 6B déborde latéralement de la fourrure 5 et se termine par une face extrême sur laquelle est en saillie en dehors du boîtier 1 une partie annulaire ll Celle-ci sert à la fixation du mécanisme de manoeuvre du pêne de la serrure1 ainsi qu'on le verra plus loin. Pour cette raison, la seconde partie 6B du corps cylindrique 6 est appelée aussi cylindre d'entraînement 6B. Un disque 12 en tole ferme ce dernier à l'intérieur de la partie annulaire 11. Un anneau 13 en tôle se vissant sur la bride extérieure 2 du boîtier 1 ferme celui-ci à l'extérieur de la partie annulaire 11 et y retient les pièces. Dans la première partie 6A sont montées cinq couronnes 14 dont le trou central 15 a le même diamètre que le trou 8. Ce trou 15 prolonge coaxialement les trous 4 et 8 pour constituer avec eux le trou de la serrure. Ces couronnes 14 sont retenues en translation longitudinale dans la pre mière partie 6A par la plaque de fermeture 7 et par un bloc annulaire 16 qui est fixé, par exemple par des vis 17, au cylindre d'entraînement 6B et qui est retenu à sa position par le disque 12 en tôle. En fait, le bloc annulaire 16 n'existe que pour la commodité de réalisation des pièCes. On peut le considérer comme faisant partie du cylindre d'entrainement 6B. Les couronnes 14 sont libres individuellement en rotation. Cependant, on peut prévoir entre elles et au voisinage de la plaque de fermeture 7 un intervalle pour la mise en place d'une rondelle ondulée élastique (non représentée). Ces rondelles produisent une force en sens axial qui exerce un léger freinage du mouvement de rotation des couronnes 14. Chaque couronne 14 est percée d'un premier trou radial 18 suivi après un épaulement 19 d'un second trou radial plus mince 20 qui débouche dans le trou de la serrure. Un piston 21 est engagé dans ces trous et il est repoussé par un ressort 22; une vis 23 ferme le premier trou 18 et comprime le ressort 22. Ce dernier pousse le piston 21 contre l'épaulement 19; dans cette position la partie extrême libre 24 de chaque piston 21 est en saillie dans le trou central 15. Chaque partie extrême 24 est conformée pour que le piston 21 soit repoussé dans le trou 18 sous l'effet d'une poussée latérale exercée dans le sens longitudinal du trou de la serrure et pour qu'il ne soit pas repoussé dans le trou 18 sous l'effet d'une poussée latérale exercée dans un plan transversal au trou de la serrure. Un profil en V arrondi en coupe dans un plan longitudinal au trou 15 convient. En correspondance avec ce qui vient d'être décrit de la serrure, la clé (figure 2), comprend une tige 25 ayant un diamètre faiblement inférieur à celui des trous 8 et 15 et une surface extérieure dans laquelle sont pratiquées des fraisures 26. Ces dernières sont espacées en sens longitudinal comme les pistons 21 et sont réparties d'une manière quelconque en sens circulaire, sur 3600, dans chacun des être cinq plans transversaux où elles se trouvent. La clé 25 peut/ enfoncée complètement avec une orientation quelconque dans le trou de la serrure. Les pistons 21 s'effacent devant elle, puis elle peut subir autour de son propre axe géométrique une rotation au cours de laquelle chaque fraisure 26 rencontre la partie extrême 24 du piston correspondant. Cette partie extrême 24 s'engage dans la fraisure 26; la couronne 14 correspondante est alors entraînée en rotation avec la clé. Quand celle-ci parvient à une position déterminée - qui sera décrite plus loin - les couronnes 14 et les pistons 21 occupent autour du trou de la serrure une configuration dite d'ouverture de la serrure qui est fixée par la disposition des fraisures 26. Cette configuration permet un déverrouillage - ou inversement un verrouillage - autorisant la manoeuvre du pêne par I'intermédiaire d'un moyen convenable. Dans le présent exemple, chaque couronne 14 présente dans sa surface latérale extérieure une encoche longitudinale 27. Quand les pistons 21 et les couronnes 14 ont été mis à leur configuration d'ouverture, les encoches 27 sont en alignement le long d'une génératrice de la première partie 6A. A cet regard, le dessin des figures 1 et 3 est inexact en ce sens que, pour des raisons de commodité, on a représenté les pistons 21 dans un même plan qui est aussi celui des encoches 27 alignées. En réalité, quand ces dernières sont alignées, les pistons 21 sont répartis circonférentiellement comme les fraisures 26 de la clé de la figure 2. Dans le cylindre d'entraînement 6A est creusée une rainure longitudinale 28 qui s'étend aussi dans la fourrure fixe 5. Dans cette rainure 28 est placée une clavette 29 qui est montée pivotante dans un plan radial grâce à un axe transversal 30. Ce dernier se trouve dans la partie 6B du cylindre 6. Le jeu laissé à la clavette 29 est tel qu'elle peut occuper une première position de dégagement visible sur la figure 1 dans laquelle elle est en dehors des encoches 27 et incluse en partie dans la fourrure 5, et une seconde position d'engagement visible sur la figure 3 dans laquelle elle est engagée dans toutes les encoches 27 alignées. En pratique, la plaque de fermeture 7 présente dans sa face latérale voisine des couronnes 14 une encoche 7A qui se trouve en prolongement des encoches 27 alignées.De cette façon, l'extrémité libre de la clavette 29 est prise dans cette encoche 7A quand cette clavette est mise à sa deuxième position d'engagement. Ainsi, tout mouvement supplémentaire de rotation est transmis des couronnes 14 au cylindre d'entraînement 6B par la clavette 29. Un moyen quelconque approprié peut être prévu pour agir sur la clavette 29 et la déplacer entre l'une et l'autre de ses deux positions. Dans le présent exemple, la rainure 28 est prolongée en 31 en sens radial à travers le bloc annulaire 16 jusqu'au trou central de ce dernier qui prolonge le trou 15 et qui fait partie du trou de la serrure. La clavette 29 pourrait être pourvue d'un moyen de manoeuvre tel qu'un doigt (non représenté) s'étendant radialement dans la rainure prolongée 31 pour pouvoir être repoussé par la clé de façon à provoquer le pivotement de la clavette 29 jusque dans les rainures alignées 27. Selon le mode de réalisation décrit ici, l'axe transversal 30 est placé au milieu en sens longitudinal de la rainure prolongée 31. Deux goupilles 32, 33 sont disposées radialement, symétriquement de part et d'autre du plan transversal qui passe par l'axe 30. Ces deux goupilles 32, 33 sont libres en coulissement en sens radial; elles sont guidées, par exemple, chacune grâce à une rainure longitudinale 35 traversée par deux vis espacées à tête élargie. Tout autre moyen convenable de guidage pourrait être adopté. Dans leurs faces latérales situées en regard l'une de l'autre, les goupilles 32, 33 présentent une denture rectiligne 37, 38 respectivement. Un pignon denté 39 est monté fou autour d'un axe transversal 40, dans la rainure prolongée 31, pour engrener simultanément avec les deux dentures 37, 38. En outre, les dents de ce pignon denté 39 sont en saillie dans le trou de la serrure (comme le montre mieux la figure 4). L'axe 40 est prolongé sur un côté du pignon denté 39 et il a une tête filetée 41. Celle-ci se visse dans un trou fileté 4)qui contient l'axe 40. Un ressort 42 entoure ce dernier; il est ancré par ses extrémités opposées au pignon 39 et à la tête 41. Une douille 43 filetée extérieurement permet de bloquer en position la tête 41 après réglage de la tension du ressort 42.Ce dernier agit sur le pignon denté 39 en tendant à déplacer la goupille 33 qui est proche des couronnes 14 dans le sens de la poussée de celle-ci sur la clavette 29, de sorte que cette clavette est rappelée à sa position de dégagement hors des encoches 27. En même temps, le pignon 39 déplace la goupille 32 éloignée des couronnes 14 dans un sens de retrait par rapport à la clavette 29 dont le mouvement sous la poussée de la goupille 33 n'est donc pas gêné. La tige 25 de la clé (figure 2) est un fourreau cylindrique ouvert à son extrémité libre et qui contient un poussoir 44 pouvant coulisser en sens longitudinal. Ce poussoir peut occuper une première position d'effacement à l'intérieur du fourreau 25 (où il est représenté en trait mixte sur la figure 2) et une seconde position en saillie dans laquelle il est représenté en trait plein pour la manoeuvre de la clavette 29. Le déplacement du poussoir 44 peut se faire a l'aide de tout moyen approprié. Dans le présent exemple, la clé comprend un anneau dans lequel est prévue une gaine 46 qui contient et qui guide en coulissement une barrette transversale 47 fixée à une extrémité du poussoir 44. Une fente longitudinale 48 est pratiquée sur un côté de la gaine 46 et un bouton 49 fixé à la barrette transversale 47 est accessible à l'extérieur.On peut agir manuellement sur ce bouton pour déplacer le poussoir 44. I1 est possible aussi de placer dans la gaine 46 entre son fond 50 et la barrette transversale 47 un ressort de compression 51 qui tend à faire sortir du fourreau 25 le poussoir 44. Dans ce cas, le bouton 49 est apte à être serré sur la paroi de l'étui 46 afin de bloquer la barrette transversale 47 quand le poussoir 44 est rentré et le ressort 51 comprimé. A sa partie extrême libre 44A, le poussoir 44 est muni sur un côté d'une crémaillère 52 capable d'engrener avec le pignon denté 39. De plus, la barrette transversale 47 est pourvue du coté du poussoir 44 d'un ergot longitudinal 53 qui peut passer par un trou 54 de la partie avant de l'anneau 45 de la clé. Quand celle-ci a été enfoncée dans la serrure, l'ergot 53 passe par le trou plus large 4 du boîtier 1; il pénètre dans le cran 9 de la plaque de fermeture 7 quand la clé est mise à l'orientation convenable. A ce moment la crémaillère 52 et le pignon denté 39 sont dans un même plan, en position d'engrènement mutuel. Quand le poussoir 44 est effacé'à l'intérieur du fourreau 25, que la clé a été introduite dans le trou de la serrure comme expliqué précédemment et qu'elle a été tournée, pour faire correspondre l'ergot 53 et le cran 9, les couronnes 14 et les pistons 21 sont à leur configuration d'ouverture et les encoches 27 sont en alignement. Si, à ce moment, on fait sortir le poussoir 44, la crémaillère 52 rencontre la denture du pignon 39 et elle le fait tourner en sens horaire quand on regarde les figures 1 et 3. La goupille 33 a un mouvement de retrait par rapport à la clavette 29 et la goupille 32 a un mouvement de poussée de cette même clavette. Celle-ci pivote et pénètre dans les encoches alignées 27 et dans encoche 7A. Ainsi la clavette 29 est mise au moment voulu à sa seconde position d'engagement permettant la manoeuvre du mécanisme entraînant le pêne. Selon un perfectionnement supplémentaire, chaque goupille 32, 33 est terminée à son extrémité proche du trou de la serrure par une pointe 32A, 33A, respectivement. Quand l'une de ces goupilles 33 est en position de poussée contre la clavette 29, sa pointe 33A ne dépasse pas dans le trou de la serrure. Inversement, quand la goupille 32 est en position de retrait vis-à-vis de la clavette 29, sa pointe 32A est en saillie dans le trou de la serrure. Le poussoir 44 présente à proximité de la crémaillère 52 un trou borgne 55 situé de façon à recevoir la pointe 33A de la goupille 33 à mesure que celle-ci se déplace sous l'effet de l'engrênement de la crémaillère 52 et du pignon denté 39. Par conséquent, quand la clé a été mise dans la serrure à sa position d'ouverture, elle est solidement accouplée en rotation avec le corps cylindrique 6, par les extrémités 24 des pistons 21, par la clavette 29, par l'ergot 53 et par la plaque de fermeture 7. Elle peut donc transmettre un couple élevé au mécanisme de manoeuvre du pêne. Un coulis seau 56 qui apporte une protection sup plémentaire est prévu dans le fond du trou de la serrure, dans la zone où se trouvent les goupilles 32, 33. Ce coulisseau 56 a un diametre plus faible grace auquel il est libre en rotation et déplaçable en translation sans être gêné par le pignon denté 39. I1 a dans sa face extérieure une gorge circulaire 57 capable de recevoir la pointe 32A de la goupille 32. A son extrémité éloignée des couronnes 14 le coulisseau 56 a une partie extrême élargie 58 qui est arrêtée par la face extérieure du disque 12. Cet arrêt empêche que le coulisseau s'avance davantage, en venant du fond, dans le trou de la serrure.Dans cette première position, visible sur la figure 1, la pointe 32A de la goupille 32 est engagée dans la gorge 57 et la partie extrême avant 56A du coulisseau 56 se trouve en face de la goupille 33. Le coulisseau 56 est poussé à cette première position par un ressort 59 qui est contenu dans un boîtier 60 fixé à la plaque 12 dans le prolongement du trou de la serrure. Le boîtier 60 a une profondeur suffisante pour permettre le déplacement du coulisseau 56 jusqu'à une seconde position, visible sur la figure 3, dans laquelle il dégage totalement le pignon denté 39. A la partie annulaire 11 du cylindre d'entraînement 6B est fixée une couronne 61, dentée extérieurement (figure 6) dont l'ouverture intérieure est coaxiale au trou de la serrure. De plus cette ouverture est assez grande pour qu'elle entoure le boîtier 60 du coulisseau 56. Cette couronne 61 engrène avec un pignon denté 62 monté sur un axe 63 qui est supporté dans un palier 64. Ce dernier peut faire partie d'une enveloppe 65 ayant une bride extérieure par laquelle elle est fixée à l'anneau en tôle 13. L'enveloppe 65 est pourvue d'un autre palier 66 dans lequel est monté libre en translation un axe 67 qui dépasse de cette enveloppe 65. A son extrémité extérieure à cette dernière, l'axe 67 est muni d'un doigt de manoeuvre 68 permettant de le faire coulisser facilement. A son extrémité intérieure, le même axe 67 est pourvu d'une roue dentée 69, montée libre en rotation, qui engrène d'une part avec le pignon denté 62 et d'autre part avec un pêne 70. Celui-ci possède une crémaillère appropriée et il est guidé par des moyens non représentés. Le doigt extérieur 68 sert à mettre en prise ou à désengager, à volonté, la roue dentée 69 et le pignon denté 62, par coulissement de l'axe 67 dans son palier. Quand ces deux pièces engrènent ensemble, la clé permet de manoeuvrer le pène 70 dans les deux sens d'ouverture et de fermeture. Quand ces deux pièces sont dégagées l'une de l'autre, la clé ne permet plus d'agir sur le pène. On peut donc condamner la serrure de l'intérieur d'une maison sur une porte d'entrée de laquelle elle serait montée. On remarquera que le mécanisme de manoeuvre du pêne ne se trouve pas dans le prolongement du trou de la serrure. En outre, ce dernier se termine par le coulisseau 56 qui est libre en rotation dans l'une et l'autre de ses positions. Toute tentative de perçage ne peut donc pas aboutir. De préférence, la partie extrême avant 56A du coulisseau 56 présente dans sa face extrême une cavité hémisphérique 71; dans ce cas, la partie extrême 44A du poussoir 44 de la clé se termine par une cavité extrême complémentaire en demi-sphère 72. On notera aussi, en revenant à la figure 1, que la première partie 6A du corps cylindrique 6 dans laquelle se trouvent les couronnes 14 et les pistons 21 est entourée, à l'intérieur du boîtier 1, par la fourrure 5. Celle-ci est une pièce relativement épaisse, fixe, qui protège les pièces les plus fragiles de la serrure. On a expliqué plus haut comment on utilise la clé de la figure 2 pour fermer ou ouvrir la serrure. Quand on vient d'exécuter l'une ou l'autre de ces deux opérations, quand on retire la clé, la crémaillère 52 fait tourner le pignon denté 39 en sens antihoraire quand on regarde la figure 3. La goupille 32 se retire devant la clavette 29 et la goupille 33 pousse cette dernière pour la mettre dans sa position de dégagement hors des encoches 27 en alignement. Dans cette position, la clavette 29 est introduite en grande partie dans le prolongement de la rainure 28 à l'intérieur de la fourrure fixe 5. Ainsi, le cylindre d'entraînement 6B est immobilisé positivement en rotation. Pendant le recul de la clé, le coulisseau 56 est poussé par le ressort 59 et il suit la clé de sorte que la gorge 57 arrive en face de la pointe 32A de la goupille 32. Le ressort de rappel 42 du pignon denté 39 fait pénétrer cette pointe 32A dans la gorge 57. La clavette 29 est verrouillée dans sa position de dégagement. Toutefois, après retrait total de la clé, les encoches 27 sont restées en alignement et les couronnes 14 sont restées à leur configuration d'ouverture. Selon l'invention, on utilise alors une seconde clé dite clé de décodage visible sur la figure 5. Cette clé comprend simplement une tige cylindrique 73, qui peut être creuse, dont la longueur ne dépasse pas celle de l'ensemble des couronnes 14. Cette tige 73 a à sa surface des fraisures 26' identiques aux fraisures 26 de la clé de la figure 2. Mais l'orientation sur 360 des fraisures 26' est tout à fait différente, et quelconque, en comparaison de celle des frai sures'26. Quand la clé de décodage de la figure 5 est introduite dans le trou 15 de la serrure, les fraisures 26' ne sont pas chacune en face de la partie extrême libre 24 du piston 21 qui lui correspond. La rotation de la clé de décodage a pour effet que chaque fraisure 26' finit par rencontrer la partie extrême 24 et par entraîner dans sa rotation la couronne 14 correspondante. Quand on retire la àlé de décodage, les couronnes restent à la configuration qui est celle des fraisures 26', totalement différente de la configuration d'ouverture de la serrure. REVENDICATIONS 10/ Serrure de sûreté du type à barillet et à pistons relié à un mécanisme de manoeuvre d'un pêne, caractérisée en ce qu'elle comprend autour d'un trou (15) de serrure, plusieurs couronnes (14) successives en sens axial, libres en rotation, contenant chacune un piston radial (21) repoussé par un ressort (22) pour avoir une partie extrême libre (24) en saillie dans le trou (15), cette partie extrême (24) étant profilée pour s'escamoter sous une poussée en sens longitudinal du trou (15) et pour ne pas s'escamoter sous une poussée en sens transversal au trou (15), la clé ayant une tige cylindrique (25) présentant dans sa face latérale des fraisures (26) espacées en sens longitudinal comme les pistons (21) et réparties à volonté sur 3600, l'entratnement en rotation des couronnes (14) par la clé par l'intermédiaire des parties extremes libres (24) et des fraisures (26) jusqu'à une position prédéterminée d'orientation de la clé mettant les pistons (21) et les couronnes (14) dans une configuration d'ouverture qui correspond au verrouillage de l'ensemble de ces couronnes (14) par un moyen d'entraînement relié au mécanisme de manoeuvre du pêne (70). 20/ Serrure selon la revendication 1 caractérisée en ce que le moyen d'entraînement relié au mécanisme de manoeuvre du pêne comprend une clavette (29) s'étendant longitudinalement dans le sens du trou (15), des encoches (27) prévues en sens longitudinal dans la face latérale extérieure des couronnes (14), la clavette (29) étant montée pivotante par une extrémité autour d'un axe transversal (30) dans un plan où se trouvent en alignement toutes les encoches (27) quand les couronnes (14) ont été mises àleur configuration d'ouverture, la clavette (29) étant disposée dans une rainure (28) d'un cylindre d'entraînement (6B) relié au mécanisme de manoeuvre du pêne, et permettant d'entraîner en rotation ce cylindre (6B) quand elle est introduite dans les encoches (27) en alignement. 30/ Serrure selon la revendication 2 caractérisée en ce que les couronnes (14) sont entourées par une fourrure fixe (5) dans laquelle s'étend la rainure (28), la clavette (29) étant repoussée par un ressort tendant à la dégager des encoches (27) et à la faire pénétrer partiellement dans la rainure (28) de cette-fourrure (5). 40/ Serrure selon la revendication 3 caractérisée en ce que la rainure (28) a un prolongement (31) en sens radial jusqu'au trou de la serrure dans le cylindre d'entraînement (6A) et la clavette (29) est associée à un moyen de commande de son pivotement contre l'effet du ressort, ce moyen étant à la portée de la clé à l'intérieur du trou de la serrure. 50/ Serrure selon la revendication 4 caractérisée en ce que l'axe transversal (30) de pivotement de la clavette te (29) est disposé en face du prolongement (31) de la rainure et deux goupilles (32, 33) sont disposées radialement dans ce prolongement (31) en s'appliquant chacune par une extrémité contre la clavette (29) de part et d'autre de l'axe (30), ces goupilles ayant chacune sur leurs faces en regard l'une de l'autre une crémaillère (37, 38) et un pignon denté (39) monté sur un axe transversal (40) engrène avec les deux crémaillères (37, 38) t une partie de la denture de ce pignon denté (39) étant en saillie dans le trou de la serrure, tandis que la clé comprend à l'intérieur d'un fourreau cylindrique (25) portant les fraisures (26) un poussoir coulissant (44) muni dans sa partie extrême d'une crémaillère (52) apte à engrèner avec le pignon denté (39). 60/ Serrure selon la revendication 5 caractérisée en ce que les deux goupilles (32, 33) ont à l'opposé de la clavette (29) une pointe (32A, 33A) saillante dans le trou de la serrure quand ces goupilles sont mises à une position de retrait par rapport à la clavette (29), un coulisseau (56) libre en rotation et déplaçable longitudinalement étant disposé dans le fond du trou de la serrure et repoussé par un ressort (59) pour se trouver dans la zone des goupilles quand la clé n'est pas dans la serrure, -ce coulisseau (56) ayant dans sa face extérieure une rainure circulaire (57) dans laquelle pénètre la pointe (32A) de la goupille (32) servant à pousser la clavette (29) dans les encoches (27) en alignement, tandis que le poussoir (44) de la clé présente un trou (55) disposé pour recevoir la pointe (33A) de la goupille (33) se déplaçant à sa position de retrait par rapport à la clavette (29). 70/ Serrure selon la revendication 5 caractérisée en ce que le cylindre d'entraînement (6B) est pourvu sur sa face latérale arrière opposée à l'entrée de la serrure d'une partie annulaire (11) à laquelle est fixée une couronne (61) dentée extérieurement dont l'ouverture entoure coaxialement le trou de la serrure, cette couronne (61) étant réunie par des engrenages au pêne (70). 80/ Serrure selon la revendication 7 caractérisée en ce que la couronne dentée (61) est réunie au pêne (70) par au moins une roue dentée (69) montée coulissante dans le sens de son axe grâce à un doigt (68) accessible à l'extérieur de la serrure, pour pouvoir être mise en position de transmission ou de non transmission du mouvement au pêne (70). 90/ Serrure selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle est associée à une clé de décodage ayant une tige avec des fraisures (26') dont l'orientation de chacune sur 3600 est différente de celle des fraisures (26) de la clé d'ouverture de la serrure.