L’invention concerne une méthode de criblage qui vise à analyser et quantifier la biomasse du microbiote cutané, ainsi que sa biodiversité et à sélectionner les substances et les compositions écobiologiques qui permettent d’augmenter la biomasse du microbiote cutané sans diminuer sa biodiversité. L’invention permet en particulier de soigner efficacement la peau après des agressions répétées de son microbiote cutanée par des produits topiques virucides ou fongicides ou bactéricides, d’hygiène ou de soin. METHODE DE CRIBLAGE D’INGREDIENTS ET DE COMPOSITIONS TOPIQUES ECOBIOLOGIQUES, ET SON UTILISATION POUR REALISER UN SOIN COSMETIQUE DE RESTAURATION DU MICROBIOTE CUTANE Domaine technique de l’invention La présente invention concerne une méthode de criblage d’ingrédients et de compositions écobiologiques, cosmétiques ou dermopharmaceutiques, applicables par voie topique en fonction de leur effet sur le microbiote cutané, notamment de leur aptitude à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité. La présente invention concerne également une méthode de préparation d’une composition topique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, ainsi que son utilisation pour la préparation de compositions de soin topique écobiologique et de méthodes de soin écobiologique par voie topique basées sur l’utilisation des compositions ou ingrédients susmentionnés. Enfin, la présente invention vise une composition pour son utilisation pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Autrement dit, l’invention vise pour la première fois à analyser et quantifier la biomasse du microbiote cutané, ainsi que sa biodiversité et à sélectionner les substances et compositions qui permettent d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Par « microbiote cutané », on entend selon l’invention le microbiote de la peau, des muqueuses et des phanères. Selon l’invention, le « microbiote » concerne l’ensemble des bactéries, champignons et virus présents sur la peau, les muqueuses et les phanères. Selon l’invention, le « microbiome » concerne l'ensemble des gènes présents dans le microbiote. Selon l’invention par « biodiversité » on entend l’ensemble des populations ou espèces bactériennes présentes dans le microbiote cutané. Etat de la technique La peau, plus grand organe humain, est colonisée par des milliards de microorganismes tels que bactéries, levures, champignons ou virus collectivement appelés microbiote ou microflore. Ces microorganismes habitent l’épiderme, et se retrouvent principalement dans les couches supérieures du stratum corneum ainsi que dans les conduits des glandes sudoripares et des follicules pilo-sébacés (Kong et al. , 2012a). Historiquement, l’étude du microbiote humain s’est focalisée d’abord sur la microflore intestinale, dont le rôle crucial dans le maintien de l’équilibre physiologique humain est désormais reconnu de façon indiscutable. Le microbiote cutané, beaucoup moins abondant, a dû attendre le développement et la mise au point de méthodes métagénomiques permettant sa caractérisation détaillée. Ces techniques, maintenant disponibles, permettent l’amplification et le séquençage du matériel génétique des communautés microbiennes de la peau. A ce jour, la composition de la flore cutanée n’est que partiellement connue. Seule la composition bactérienne de la peau est étudiée. Le nombre de bactéries présentes sur la peau, que ce soit à sa surface, sur les phanères ou au niveau des glandes, peut atteindre près d’1 milliard par cm 2 (Kong et al ., 2012a). La flore cutanée humaine peut être subdivisée en deux groupes : - La flore résidente est composée de germes commensaux, c’est-à-dire vivant aux dépens de leur hôte, sans leur causer de dommage. La flore résidente humaine est dominée par les Proteobacteria, notamment une dizaine de types de bactéries aérobies à Gram positif telles que Staphylococcus epidermidis et Staphylococcus hominis (Otto, 2010). La flore résidente est aussi composée de bactéries anaérobies à Gram positif appartenant à la division des Actinobactéries (genres Cutibacterium , Corynebacterium , Dermabacter et Micrococcus ) (Kligman et al ., 1976). Parmi, les microorganismes des autres règnes, Malassezia est l’espèce fongique la plus fréquemment retrouvée sur la peau. Enfin, les acariens Demodex folliculorum et Demodex brevis , ou « acariens des cils », sont aussi considérés comme des membres de la flore résidente humaine. - La flore transitoire est composée de champignons, virus et bactéries pour la plupart inoffensifs, dites saprophytes, c’est-à-dire qui se nourrissent de matières organiques en décomposition provenant de l’environnement. Cette flore peut aussi être constituée de bactéries pathogènes opportunistes pouvant entraîner des maladies chez l’hôte. La flore transitoire ne s’établit pas de façon permanente à la surface de la peau, variant dans la journée, selon les activités réalisées et les conditions environnantes. Elle peut néanmoins persister des heures voire des jours. Sa densité est faible sur les zones sèches et particulièrement élevée sur les zones poilues, les plis et des zones sujettes à transpiration. Les espèces transitoires les plus communes sont Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa et plusieurs espèces du genre Bacillus . Plusieurs études ont montré que le microbiote cutané présente des différences considérables entre sexes, groupes ethniques et même individus et que la répartition des résidents microbiens dans les différentes zones du corps est également très variable (Grice et al., 2009). Malgré ces différences interpersonnelles et biogéographiques marquées, il est solidement établi que l’ensemble de la microflore résidente joue un rôle important dans la santé de la peau, notamment au niveau de ses défenses immunitaires et de sa résistance à la colonisation par des microorganismes pathogènes, impliquant par ailleurs des déséquilibres dans le microbiote et l’apparition ou l’aggravation de conditions dermatologiques comme la dermatite atopique ou le psoriasis (Nakatsuji et al ., 2017 ; Gao et al., 2008 ; Kong et al., 2012b). En effet, tout comme les écosystèmes à large échelle, une perte de diversité du microbiote s’accompagne d’une dérégulation parfois irréversible de ses équilibres, dans lesquels un nombre limité d’espèces opportunistes prolifèrent de façon incontrôlée aux dépens des autres. Dans le cas du microbiote cutané, il est par exemple possible de citer en particulier les espèces responsables d’infections graves, souvent d’origine nosocomiale, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa . Il est délicat de traiter les infections cutanées causées par ces souches qui ont parfois acquis au cours de leur évolution, une ou plusieurs résistances aux antibiotiques classiques, en particulier les beta-lactames. Par exemple, le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM) représente à ce jour un risque concret pour la santé publique, ayant été en 2020 responsable de plus d'un tiers de toutes les infections communautaires et hospitalières associées à une mortalité et une morbidité élevée. La prise en charge du SARM requiert l’utilisation de nouveaux antibiotiques, qui peuvent cependant déstabiliser davantage l’ensemble du microbiote humain en ralentissant le rétablissement de sa diversité. Plusieurs indices permettant d’évaluer la diversité du microbiote sont développés, parmi lesquels on peut citer les indices de Shannon ou de Simpson, le plus employé étant l’indice de Shannon qui permet à la fois d’évaluer nombre d'espèces de ce milieu (richesse spécifique) et de la répartition des individus au sein de ces espèces (équitabilité spécifique ; Lemos et al., 2011). Il est connu que l’utilisation de produits topiques peut avoir un impact important sur la composition et les équilibres des communautés microbiennes cutanées (Kong, 2011 ; Kong et al., 2012a). Les produits antiseptiques (c’est-à-dire fongicides, bactéricides et/ou virucides), parmi lesquels figure notamment l’éthanol, appauvrissent la diversité du microbiote cutané (San Miguel et al., 2018). L’application de biocides à la surface de la peau était relativement rare et limitée au contexte hospitalier jusqu’en 2020. Cependant, depuis la pandémie planétaire de COVID-19, l’utilisation de cette catégorie de produits est banalisée et s’est répandue jusqu’à des niveaux jamais atteints auparavant. Pour les produits à base d’alcool, l’inhibition indiscriminée de la croissance de l’ensemble du microbiote s’additionne à son effet de destruction du film hydrolipidique, ce qui entraine une altération de son effet barrière, avec une pénétration accrue d’allergènes et d’irritants. La réduction de la qualité du microbiote cutané causée par les produits biocides et par les traitements antibiotiques requiert le développement d’une nouvelle classe de soins topiques écobiologiques permettant de rétablir rapidement un microbiote cutané sain et diversifié. Il subsiste donc un besoin évident de mise au point de méthodes permettant la sélection d’ingrédients, voire de compositions topiques, aptes à rétablir rapidement un microbiote sain. La demanderesse a trouvé une façon simple, efficace et utilisable à l’échelle industrielle d’obtenir de telles propriétés en recherchant l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané sur la surface cutanée (multiplication du microbiote), sans réduction de sa diversité globale (conservation ou augmentation de la diversité microbienne sur la zone traitée). Buts de l’invention La présente invention a pour but de résoudre le problème technique consistant à fournir une méthode de criblage d’ingrédients, de substances ou de compositions topiques permettant de rétablir rapidement un microbiote sain. La présente invention a aussi pour but de résoudre le problème technique consistant à fournir une méthode de criblage dont l’objectif est de sélectionner des ingrédients topiquement acceptables, individuellement et/ou des compositions comprenant un mélange de plusieurs ingrédients précités, éventuellement associés à des excipients topiquement acceptables, capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. La présente invention a encore pour but de résoudre le problème technique consistant à fournir une composition topique sélectionnée par la méthode de criblage. La présente invention a encore pour but de résoudre le problème technique consistant à fournir un ou des ingrédients, éventuellement sous forme d’une composition topique, à utiliser pour la fabrication d’une composition topique pour le soin de la peau, des muqueuses ou des phanères capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, pour maintenir ou restaurer le caractère sain de la peau, des muqueuses ou des phanères. La présente invention a également pour but de résoudre le problème technique consistant à mettre au point une méthode de soin par voie topique, utilisant un ou des ingrédients topiquement acceptables capables d’augmenter la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, pour maintenir ou restaurer le caractère sain de la peau, des muqueuses ou des phanères. La présente invention a encore pour but de résoudre les problèmes techniques ci-dessus, selon une procédure simple peu coûteuse, utilisable à l’échelle industrielle, notamment cosmétique. Description de l’invention De façon surprenante, la Demanderesse a mis au point une méthode abordable et efficace permettant de cribler rapidement des ingrédients ou des compositions applicables par voie topique chez l’Homme, en mettant en évidence leur aptitude à rétablir un microbiome ou microbiote sain c’est-à-dire à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Pour cela, dans le cadre de l’invention, deux méthodes sont combinées : une méthode de mesure de la biomasse sur une zone cutanée et une méthode de mesure de la diversité microbienne sur cette même zone. L’invention est aussi applicable aux muqueuses et phanères. Également, l’expression « les phanères » est utilisée dans son sens classique bien connu de l’Homme de l’Art. Ainsi, selon un premier aspect l’invention concerne une méthode de criblage ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend : i) avant l’application de l’ingrédient sur au moins une zone cutanée à étudier, à partir d’un premier prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantification de la biomasse du microbiote cutané et de sa biodiversité, en obtenant ainsi une première mesure dite de référence, de quantification de la biomasse et une première mesure dite de référence, de la biodiversité ; et ii) après au moins une application de l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur ladite zone cutanée, et après un temps prédéterminé d’action de l’ingrédient, à partir d’un deuxième prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantification de la biomasse du microbiote cutané et de sa biodiversité, en obtenant ainsi une deuxième mesure dite d’activité de quantification de la biomasse et une deuxième mesure dite d’activité de la biodiversité ; et iii) à comparer les deuxièmes mesures d’activité avec les premières mesures de référence, et à sélectionner l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, augmentant la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon une variante de réalisation, le temps prédéterminé d’action de l’ingrédient peut varier entre 1h et plusieurs jours, en particulier 31 jours. Par l’expression, la « biodiversité », on entend selon l’invention la population bactérienne ou microbienne du microbiote cutané. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, on fournit une méthode de criblage ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend : a) avant toute opération, la sélection d’une zone cutanée à étudier d’un ou plusieurs êtres humains, b) la réalisation d’au moins un premier prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, suivi par l’analyse et la quantification de la biomasse et de la biodiversité du microbiote cutané, en obtenant ainsi des premières mesures dites de référence respectivement de quantification de la biomasse du microbiote cutané et de biodiversité de la biomasse du microbiote cutané, c) l’application d’au moins un ingrédient ou une composition sur cette zone, de façon unique ou répétée, d) après une durée de 1 h à 31 jours après l’application unique ou les applications répétées, à nouveau la réalisation d’au moins un deuxième prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, e) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse présente dans chacun des premiers et deuxièmes prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de quantification de la biomasse du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de quantification de la biomasse du microbiote cutané, f) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de mesurer la biodiversité microbienne présente dans chacun des premiers et deuxièmes prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de la biodiversité du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de la biodiversité du microbiote cutané, g) l’évaluation de l’activité de l’ingrédient, ou éventuellement de la composition, appliqué par voie topique, sur la biomasse et la biodiversité du microbiote prélevé par comparaison de la biomasse et de biodiversité du microbiote entre lesdites premières mesures obtenues à partir du premier prélèvement et lesdites deuxièmes mesures obtenues à partir du deuxième prélèvement, et h) la sélection de l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, qui augmente la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon un autre aspect, l’invention concerne également une méthode de préparation d’une composition topique caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage définie auparavant ou dans la description suivante (ii) la sélection d’au moins une formulation topique, en particulier une formulation cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins un ingrédient sélectionné par la méthode de criblage et apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité et (iii) le conditionnement de ladite formulation. Selon un autre aspect, l’invention concerne une composition de soin topique écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins un ingrédient, éventuellement sous forme d’une composition, sélectionné par la méthode de criblage précitée ou décrite ci-après, pour induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Avantageusement, cette composition de l’invention comprend au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique ; ladite source de carbone, ledit antioxydant et le dit sel minéral étant sélectionnés par la méthode de criblage telle que décrite. Selon un mode de réalisation particulier, la composition de l’invention est une composition aqueuse, comprenant au moins 60% en poids de la composition totale d’eau, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Avantageusement, la phase aqueuse est caractérisée par : - une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm ; et/ou - une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l ainsi qu’un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Selon un mode de réalisation particulier, la composition présente un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Selon un autre aspect, l’invention concerne une composition de soin topique écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, ladite composition présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et un pH compris entre 5,0 et 9,0 pour utilisation pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Avantageusement, ladite composition pour son utilisation est telle que décrite précédemment en termes de quantité d’eau ; et/ou résistivité et/ou pression osmotique et/ou pH de la phase aqueuse ; et/ou ingrédients. Selon un autre aspect, l’invention concerne un procédé de traitement cosmétique non thérapeutique caractérisé par l’utilisation d’une composition telle que précédemment décrite permettant l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité Selon un autre aspect, l’invention concerne l’utilisation d’au moins une substance, ou d’au moins une composition, sélectionnée par la méthode de criblage précitée pour la préparation d’une composition de soin topique écobiologique pour induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin topique écobiologique pour soigner la peau nécessitant un maintien ou une restauration de son état, par l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin, et on applique sur au moins cette zone de la peau une composition sélectionnée à travers la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante. Selon un mode de réalisation particulier, l’invention concerne également une méthode de soin topique écobiologique caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage définie auparavant ou dans la description suivante, et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané décrite auparavant, en particulier sans réduire sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une formule à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané sans réduire sa diversité (iii) le conditionnement de ladite formule (iv) l’application topique de ladite formulation sur une zone de peau ou une surface des annexes sélectionnées. Selon encore un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin et on réalise l’application topique d’au moins un ingrédient applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, en particulier formulé sous forme de composition topique, sélectionné par la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante, stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour augmenter la quantité de cette biomasse dudit microbiome afin d’éviter l’arrivée de nouvelles souches microbiennes liées à l’environnement. Selon un autre aspect, l’invention concerne une méthode de soin pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, caractérisée en ce qu’on sélectionne au moins une zone de la peau nécessitant ce soin et on réalise l’application topique d’au moins un ingrédient applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, de préférence formulé sous forme de composition topique, sélectionné par la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante, stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour restaurer la quantité de cette biomasse dudit microbiote contre sa diminution en quantité par une agression cutanée et par exemple après l’action de bactéricides ou de virucides ou de produits d’hygiène ou de soin trop agressifs vis-à-vis du microbiote. Selon un autre aspect, l’invention concerne une composition de soin topique écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, ladite composition présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l, en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l et/ou un pH compris entre 5,0 et 9,0, en particulier entre 6,0 et 8,0 ; avantageusement, pour son utilisation pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon un mode de réalisation particulier, il s’agit d’une composition aqueuse dont la phase aqueuse, en particulier de l’eau, représente au moins 60% en poids de la composition totale, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Avantageusement, la phase aqueuse présente une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm. Selon un mode de réalisation particulier, la phase aqueuse présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l et/ou un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Selon un mode de réalisation particulier, la composition de l’invention présente un pH compris entre 6,0 et 8,0. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention : a) la au moins une source de carbone est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, est est choisi parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, feverolle, feve, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulan, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) le au moins un antioxydant qui présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), et en particulier les radicaux libres, est en particulier choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; c) Le au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable est choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention est pour son utilisation pour soigner la peau nécessitant un maintien ou une restauration de son état, en particulier par l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention est pour son utilisation pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour augmenter la quantité de cette biomasse dudit microbiome afin d’éviter l’arrivée de nouvelles souches microbiennes liées à l’environnement. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention est pour son utilisation pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour restaurer la quantité de cette biomasse dudit microbiote, fortement diminuée lors d’une agression cutanée et par exemple après l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote. Sauf définition contraire, tous les termes techniques utilisés dans la présente invention ont la même signification que celle couramment comprise par un spécialiste ordinaire du domaine auquel se réfèrent les procédés et les compositions décrits. Les définitions générales peuvent être trouvées dans des ouvrages techniques relatifs au domaine de la biologie moléculaire, par exemple, Dictionary of Microbiology and Molecular Biology, 2e édition. (Singleton et al. , 1994) ou The Harper Collins Dictionary of Biology (Hale et al., 1991). Tels qu'utilisés dans la présente invention, les termes et expressions suivants ont la signification qui leur est attribuée, sauf indication contraire. Par « microbiote cutané », au sens de l’invention on entend les microorganismes (bactéries, levures, champignons, virus...) présents à la surface des matières kératiniques. Par « matières kératiniques », on entend selon l'invention la peau, les semi-muqueuses (en particulier les lèvres), les muqueuses et les annexes dont les phanères. Par « microbiome cutané », au sens de l’invention on entend l’ensemble des gènes présents dans le microbiote cutané. Par l’expression « biodiversité du microbiote cutané », au sens de l’invention, on entend la diversité des espèces bactériennes ou microorganismes du microbiote cutané. Par « méthode de quantification de la biomasse du microbiome », on entend selon l’invention, l’utilisation d’une méthode quantitative ou semi quantitative qui repose par exemple : - sur des techniques PCR quantitatives (ou qPCR), ou - sur de la cytométrie en flux, ou - sur des méthodes de dénombrement sur gélose, ou - sur toute méthode apparentée. Par « méthode de mesure de la biodiversité du microbiome », on entend selon l’invention, l’utilisation : - d’une méthode qui repose sur l’analyse d’une partie du gène hypervariable du ribosome 16S des bactéries après leur amplification ciblée, ou - d’une méthode utilisant la technique de shotgun métagénomique (sur ADN du microbiome), ou - d’une méthode dite de séquencage shotgun métatranscriptomique (sur ARN du microbiome), ou - de toute méthode apparentée, suivie par une méthode de calcul de la diversité microbienne à partir des données de la méthode précédente utilisée, telle que le calcul : - de l’indice de Shannon, - de l’indice de Simpson, - de l’indice de Inverse-Simpson, - du nombre d’espèces ou d’OTU, - de l’Evenness ou l’indice de Pielou, - de l’indice de Hurlbert, - de l’indice de Hill. Ces méthodes de calculs et indices sont bien décrits dans la littérature et connus par l’Homme de l’art. On les retrouvera par exemple dans le document de Eric Marcon, « Mesure de la Biodiversité, Kourou, France, ffcel-01205813v5ff ». Le prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote peut se faire selon les méthodes connues de l’Homme de métier. Typiquement, le matériel biologique ou génétique est récupéré à l’aide d’un écouvillon qui permet de récolter les bactéries, en effectuant toujours la même manipulation pour standardiser le plus possible les quantités prélevées. A titre d’exemple l’écouvillon Sigma Trans Swab liquide Maies peut être utilisé. Dans un mode de réalisation préféré, le prélèvement est réalisé en effectuant 10 allers-retours en Z en exécutant une légère pression sur l’écouvillon. A ce stade, il est possible de congeler les écouvillons, qui peuvent être conservées à -80°C. A partir des écouvillons, les culots bactériens peuvent être récupérés par centrifugation. L'extraction d'ADN génomique (ADNg) peut être réalisée selon les méthodes connues à l’Homme de l’art comme par exemple avec le kit Nucleospin Microbial DNA kit (Macherey Nagel, France). Les prélèvements peuvent être effectués sur plusieurs zones du corps humain, comme par exemple, joue, front, avant-bras, afin d’étudier la réponse du microbiote des différentes zones biogéographiques aux ingrédients ou compositions applicables par voie topique. Dans un mode de réalisation préféré, le prélèvement est effectué à partir du visage ce qui permet de tester les ingrédients ou les compositions sur une zone réaliste et exposée à l’environnement, ou sur le dos ce qui permet de tester un ensemble de conditions différentes sur un microbiote relativement homogène (Grice et al., 2009). Selon un mode de réalisation préféré l’aire intéressée peut être marquée par un cache, avantageusement délimitant une surface de prélèvement comprise entre 10 et 20 cm 2 , avantageusement de 15 cm 2 . Par « biomasse » au sens de l’invention, on entend la quantité totale des microbes cutanés, ou microbiote, prélevée à un instant donné sur la surface de prélèvement. Dans une mode de réalisation préféré, cette quantité est évaluée en partant du matériel biologique ou génétique récupéré sur les matières kératiniques, mais elle peut être également quantifiée directement selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple par immunomarquage ou cytométrie de flux sur bactéries marquées. Par « standardisation » au sens de l’invention, on entend la normalisation de la quantité de biomasse prélevée. Par « amplification » au sens de l’invention on entend toute procédure in vitro qui produit des copies multiples d'une séquence d'acides nucléiques cible, ou de sa séquence complémentaire, ou des fragments de celle-ci (c'est-à-dire une séquence amplifiée contenant moins que l'acide nucléique cible complet). Avantageusement, cette amplification est effectuée par réaction de polymérisation en chaîne ou polymerase chain reaction (PCR), mais d’autres méthodes connues à l’Homme du métier, comme l’amplification isotherme, peuvent également être employées. Par « amplification quantitative » on entend au sens de l’invention toute procédure in vitro qui produit des copies multiples d'une séquence d'acides nucléiques cible et qui permet au même temps de déterminer la concentration de séquence cible initialement présente dans le mélange réactionnel. Plusieurs types de réactions d'amplification quantitatives sont décrits. On peut distinguer les amplifications quantitatives basées sur l'emploi d'un standard externe, les amplifications compétitives, utilisant un standard interne, et enfin les amplifications cinétiques, qui consistent à mesurer en temps réel, l'augmentation de la quantité de la séquence cible. Avantageusement, l’amplification quantitative est une amplification cinétique effectuée par PCR et correspond à la technique connue à l’Homme du métier sous le nom de PCR quantitative (qPCR) ou encore PCR en temps réel. Les réactions de PCR, que ce soit quantitative ou non-quantitative peuvent être réalisées avec le système « Light Cycler » (Roche Molecular Systems Inc.) et selon les procédures recommandées par le fournisseur. Le terme « séquence cible », tel qu'utilisé dans la présente invention, désigne la séquence nucléotidique particulière de l'acide nucléique cible qui doit être amplifiée et/ou détectée. La « séquence cible » comprend les séquences de complexation auxquelles des oligonucléotides (par exemple, les oligonucléotides d'amorçage et/ou les oligonucléotides promoteurs) se complexent au cours de processus d'amplification (par exemple, PCR). Lorsque l'acide nucléique cible est à l'origine simple brin, le terme « séquence cible » désignera également la séquence complémentaire de la « séquence cible » telle que présente dans l'acide nucléique cible. Lorsque l'acide nucléique cible est à l'origine double brin, le terme « séquence cible » désigne à la fois les brins sens (+) et antisens (-). Le terme « région », tel qu'utilisé dans la présente invention, désigne une portion d'un acide nucléique, ladite partie étant plus petite que l'acide nucléique entier. En particulier, avec « régions V1, V2, V3, V4 » on désigne des régions hypervariables de l’ADN ribosomal (ADNr ) 16S bactérien définie par exemple dans Gray et al., 1984, qui constitue une portion de l’ADNg et qui permette l’identification des espèces auxquelles elles appartiennent lors du séquençage. Par « amplicon » ou « produit d'amplification », on entend une molécule d'acide nucléique générée dans une réaction d'amplification, que ce soit quantitative ou pas, d'acide nucléique et qui est dérivée d'un acide nucléique cible. Un amplicon ou un produit d'amplification contient une séquence d'acides nucléiques cible qui peut être du même sens ou d'un sens opposé à l'acide nucléique cible. Par « séquençage » au sens de l’invention on entend le décodage d’au moins un brin d’une séquence cible, et la lecture de la suite des nucléotides la composant dans leur ordre. Plusieurs méthodes de séquençages et assemblages des séquences lues sont connues à l’Homme du métier. Avantageusement le séquençage est effectué en utilisant la plateforme Illumina Miseq™. Par exemple, les documents WO03048387A2, WO2005024010A1 WO2006064199A1 et WO2007123744A1 ou encore WO2012096703A1 et les références citées dans ces documents décrivent des méthodes de préparation de échantillons et de séquençage adaptées à la présente invention. Le séquençage peut s’effectuer directement sur les amplicons, ou alternativement sur des banques d’amplicons. Selon un mode de réalisation préféré, le séquençage s’effectué à partir de banque d’amplicons, avantageusement les banques d’amplicons obtenues selon la solution Metabiote™ décrite dans Guillaume et al., 2014. Une « amorce » est un oligomère qui s'hybride à un acide nucléique et possède une extrémité 3' qui est étendue par polymérisation. Une amorce peut être éventuellement modifiée, par exemple en incluant une région 5' non complémentaire de la séquence cible. Une telle modification peut comprendre des additions fonctionnelles, telles que des étiquettes, des promoteurs ou d'autres séquences sans cible spécifique, utilisées ou utiles pour manipuler ou amplifier l'amorce ou l'oligonucléotide cible. Les amorces peuvent être « dégénérées ». Au sens de l’invention, « amorce dégénérée » désigne des amorces permettant incorporation des nucléotides différents à des positions déterminées. Les amorces dégénérées sont connues à l’Homme du métier ; le code suivant est utilisé universellement pour noter la dégénérescence des amorces à une position nucléotidique déterminée : I = Inosine (Nichols et al., 1994) ; R = G ou A ; K= G ou T ; S = G ou C ; W = A ou T ; M = A ou C ; Y = T ou C ; D = G ou A ou T ; V = G ou A ou C ; B = G ou T ou C ; H = A ou T ou C ; N = G ou A ou T ou C. Par « amorces universelles 16S » au sens de l’invention, on entend des oligonucléotides permettant l’amplification de régions hautement conservées de l’ADNr 16S. Selon une mode de réalisation particulier, il s’agit des amorces correspondant aux SEQ ID. 1 8F (5′-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3′) and SEQ ID. 2 1391R (5′-GACGGGCGGTGWGTRCA-3′). (Kong et al., 2012b). Selon un mode de réalisation alternatif, il s’agit des amorces correspondant aux SEQ ID. 3 533F (5′-GTGCCAGCAGCCGCGGTAA-3′) et SEQ ID. 4 902R (5′-GTCAATTCITTTGAGTTTYARYC-3′) (San Miguel et al., 2018). Par « amorces spécifiques 16S » au sens de l’invention on entend des oligonucléotides permettant l’amplification de régions hypervariables de l’ADNr 16S. Avantageusement, il s’agit des régions V1-V4 de l’ADNr 16S, de préférence les régions V1-V3 et/ou V3-V4, avantageusement les régions V3-V4. Avantageusement, les amorces spécifiques 16S permettent l’obtention d’amplicons de taille comprise entre 100 et 500 paires de base, avantageusement entre 200 et 400 paires de base. Selon un mode de réalisation, il s’agit des amorces pour les régions V1-V3 correspondant aux SEQ. ID 5 27F (5’-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3’) et SEQ. ID 6 534R (5-ATTACCGCGGCTGCTGG-3) (San Miguel et al., 2018). Selon un mode de réalisation préféré, il s’agit des amorces pour les régions V3-V4 correspondant aux SEQ ID, 7 338F (ACTCCTACGGGAGGCAGCAG) and SEQ ID. 8 806R (GGACTACHVGGGTWTCTAAT) (Li et al., 2020). Les expressions « banque(s) » ou « librairie(s) » seront utilisées indifféremment dans la présente description, ces deux expressions ayant le même sens. Au sens de l’invention, on entend par « banque » une collection de séquences nucléotidiques bactériennes issues de préférence de l’amplification de l’ADNr 16S et qui sont susceptibles d’être séquencées ou détectées de façon individuelle. La constitution de banque d’ADN peut se faire selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple en utilisant de kits comme le NEBNext™ Ultra™ DNA Library Prep Kit. Selon un mode de réalisation particulier, il est considéré dans le cadre de l’invention que l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sélectionné a un effet significatif sur l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, si la biomasse augmente de façon statistiquement significative entre deux prélèvements, en particulier entre le premier prélèvement et le deuxième prélèvement précités, en particulier après de 1h à 31 jours de traitement. Selon l’invention, l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la biomasse du microbiote prélevé peut être réalisée en comparant le matériel génétique bactérien total présent sur la zone prélevée avant et après le traitement avec l’ingrédient ou la composition par le biais de l’amplification quantitative avec les amorces universelle 16S, ce qui permet d’estimer le matériel génétique présent au moment du prélèvement avant et après le traitement. Dans un mode de réalisation particulier, l’au moins une amplification des quantités standardisées de matériel génétique est une amplification quantitative effectuée en utilisant les amorces universelles 16S. Pour cela, une lyse bactérienne suivie par une étape d’extraction d’ADN génomique avec le PureLink Mini kit (Life Technologies, Grand Island, NY) sont réalisées. La qPCR ciblée sur le gène de l'ARNr 16S est réalisée à l'aide d'amorces spécifiques (Bact-8F : AGAGTTTGATCCT GGCTCAG, Bacte338R : CTGCTGCCTCCCGTAGGAGT) avec une détection SYBR Green (Applied Biosystems, Foster City, CA) sur un équipement Mx300P (Agilent Technology). Les courbes standard sont préparées en amplifiant des quantités connues d’ADN d’ E. coli . En comparant le nombre de cycles à la courbe standard il est possible de calculer le nombre de copies du gène ARN16S par microlitre d’échantillon. Dans un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification en cytométrie de flux. Pour cela, l’écouvillon est déchargé dans 1 mL de liquide Amies puis la suspension bactérienne est marquée avec du SYBRGreen, incubée 15 min à 37°C à l’abri de la lumière et analysée par un cytomètre de flux BD Accuri C6 (cytomètre BD Accuri, Belgique) équipé d'un laser de 50 mW émettant à une longueur d'onde fixe de 488 nm. L'intensité de la fluorescence est mesurée à Fl1 = 533 +/- 30 nm, Fl3> 670 nm. Les données sont traitées avec le logiciel BD Accuri CFlow. Un nombre de bactéries est ainsi obtenu par mL d’échantillon. Dans un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification par dénombrement sur gélose. Pour cela, après déchargement des écouvillons dans le liquide Amies, les suspensions bactériennes sont déposées sur gélose nutritive en boite de Pétri, et sont incubées pendant 48h à 35°C. Une numération des colonies bactériennes permet d’obtenir la concentration bactérienne en multipliant le nombre d’UFC par le facteur de dilution, et est exprimée en UFC/ml. Dans encore un autre mode de réalisation particulier, l’évaluation de la biomasse du microbiote cutané est réalisée par quantification par dénombrement direct au microscope. Pour cela les suspensions bactériennes sont ensemencées dans un bouillon nutritif tels que Mueller-Hinton ou Brain Heart Infusion. Après incubation, un dénombrement direct au microscope peut être réalisé sur une cellule de Thoma. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, Il est considéré qu’il n’y a pas eu de réduction de diversité bactérienne du microbiote cutané si les variations ne sont pas statistiquement significatives. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la diversité du microbiote prélevé peut être réalisée en comparant les espèces bactériennes présentes dans les différentes conditions expérimentales par le biais de l’amplification avec les amorces spécifiques 16S et le séquençage des amplicons obtenus. Plusieurs indices permettant d’estimer la diversité d’un matériel génétique constitué de mélanges d’espèces différentes sont connus à l’Homme du métier. Selon un mode de réalisation particulier, l’indice est celui dit de Shannon, qui est calculé en suivant la méthode décrite dans Lemos et al., 2011. L’indice de Shannon intègre deux paramètres distincts : le nombre d’unités taxonomiques opérationnelles (Operational Taxonomic Units ou OTUs) et la distribution de ces OTUs dans chaque échantillon. Ce dernier paramètre peut être calculé en prenant en compte l’abondance des 15 genres bactériens les plus représentés, ou alternativement, représentant le 90% des amplicons obtenus dans l’amplification avec les amorces spécifiques 16S. Les traitement bio-informatiques des séquences cibles peuvent être effectués selon les méthodes connues à l’Homme du métier, par exemple en utilisant un script PERL. Selon un autre mode de réalisation particulier, l’analyse par amplification avec les amorces spécifiques 16S puis, éventuellement, séquençage est effectuée seulement pour les échantillons de matériel génétique issu d’un prélèvement permettant l’obtention, lors de l’amplification quantitative avec les amorces universelles 16S dans un volume réactionnel de 4,38 µl, d’au moins 400 copies d’amplicon d’ADNr 16S/µL au bout de 30 cycles d’amplification et/ou d’au moins 500 copies d’amplicon d’ADNr 16S/µL au bout de 35 cycles d’amplification. Selon encore un mode de réalisation particulier, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par métagénomique de la façon suivante : après extraction de l’ADNg, la diversité microbienne est déterminée pour chaque échantillon par amplification ciblée d'une partie du gène ribosomal. Un fragment du gène d'ARNr 16S comprenant les régions hypervariables V3 à V4 (ou V1-V3) est amplifié avec les amorces 338F (ACTCCTACGGGAGGCAGCAG) et 806R (GGACTACHVGGGTWTCTAAT) (Munyaka et al. , 2015). L'amplification est réalisée et les produits issus de PCR sont purifiés et normalisés en utilisant des billes magnétiques Agencourt AMPure XP (Beckman Coulter). Une fois purifié, les amplicons sont regroupés pour le séquençage Illumina, effectué en 2x300 pb sur une plate-forme Illumina MiSeq en utilisant MiSeq Reagent Kit v3 (600 cycles). Les séquences sont regroupées en unités taxonomiques opérationnelles (OTUs) avec un seuil d'identité de 97%. L’attribution taxonomique est réalisée en utilisant la classification Ribosomal Database Project (RDP) sur la base de données Greengenes V13_8. L'analyse est réalisée avec le logiciel R. L'indice de Shannon-Weaver, le nombre d'OTU observés et l’indice de dissimilarité de Bray-Curtis sont calculés avec les packages Phyloseq et Vegan. La significativité statistique est déterminée à l'aide du Test de Wilcoxon. Une valeur p Selon un autre mode de réalisation, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par Shotgun : après extraction de l’ADNg, la diversité microbienne est déterminée pour chaque échantillon par Whole metagenome sequencing/WMS ou Shotgun metagenome sequencing c’est-à-dire un séquençage complet de tout le génome bactérien. Les librairies sont préparées en utilisant le kit de préparation NexteraXT (Illumina). Le séquençage est effectué au Penn Next Generation Sequencing Core sur la chimie Illumina MiSeq pour obtenir des lectures finales appariées de 150 pb. Les données de séquençage sont obtenues au format fastq. Les séquences dont la longueur est inférieure à 80 nucléotides sont retirées de l’analyse. DeconSeq est utilisé pour filtrer les fichiers fastq et l'un des reads appariés (SE1) est entré dans MetaPhlAn version 1.7.7 pour la classification taxonomique. L'une des extrémités appariées (SE1) de l'échantillon MCC est utilisé pour réaliser un BLAST contre une base de données personnalisée de génomes parmi les 20 espèces bactériennes attendues (blastn, max_target_seqs 1, e 50) afin de déterminer la composition des communautés bactériennes. L’indice de diversité alpha est ensuite calculé à l’aide du logiciel R et des packages Phyloseq et Vegan en utilisant l’indice de Shannon. Selon un autre mode de réalisation, l’analyse de la diversité du microbiote cutané est réalisée par Metatranscriptomic shotgun sequencing (MTS) : pour cela l'ARN total est extrait du prélèvement bactérien. Les ARNm polyadénylés sont séparés des non-polyadénylés (ARNr, ARN mitochondriaux, et ARNt) par affinité sur colonne poly-dT (Kit Dynabeads Oligo (dT), Dynal). L'ARNm enrichi est fragmenté mécaniquement à une gamme de taille de +/- 200 pb avec un ultrasonicator. La fragmentation de l'ARNm est évaluée à l'aide du kit Agilent RNA 6000 Pico sur un instrument 2100 Bioanalyzer (Agilent Technologies, Inc.). Les librairies de métatranscriptomes sont préparées en utilisant le NEBNext Ultra RNA Library Prep Kit for Illumina (New England BioLabs Inc). La qualité et la quantité de toutes les librairies finales sont analysées avec un kit Agilent DNA 1000 sur l'instrument 2100 Bioanalyzer et Qubit et sont quantifiées et validées par un dosage en qPCR en utilisant le kit de quantification de bibliothèque PerfeCTa NGS pour Illumina (Quanta Biosciences, Inc.) en utilisant le système de détection par PCR en temps réel CFX Connect (Rad Laboratories, Inc.). Le séquençage de l'une des bibliothèques MT est effectué sur un Illumina HiSeq 2000 à l'aide du réactif TruSeq SBS v3 pour une longueur de lecture de 100 paires (BGI Americas) (étiquetée HS100) et sur Illumina MiSeq à l'aide du kit de cycle v3-600 pour les paires 301 bases (étiquetées MS301). Un autre ensemble de douze bibliothèques est séquencé sur Illumina MiSeq en utilisant 151 « paired-end chemistry » (marquée MS151). Le protocole recommandé par le fabricant est utilisé pour effectuer la réaction de séquençage sur les plates-formes HiSeq et MiSeq. Pour les séquences ribosomales 16S amplifiées par PCR, des recherches BLASTN (paramètres par défaut, sauf taille de mot fixée à 7) sont effectuées contre la base de données de nucléotides GenBank nr (http : //www.ncbi.nlm.nih.gov/). Les séquences 16S sont ensuite attribuées à des phylums majeurs pour effectuer des analyses phylogénétiques (BioNJ et PhyM) en utilisant l’algorithme Best Blast Hit (BBH) et un ensemble de séquences de références pour chacun des différents phylums. Les analyses (alignements de séquence et analyses phylogénétiques) sont réalisées en utilisant SeaView. En utilisant les fichiers de sortie BLASTX, les ADNc sont taxonomiquement attribués à l'aide de MEGAN V 3.5 (www-ab.informatik.uni-tuebingen.de/software/megan). Selon encore un mode de réalisation particulier, la méthode de criblage selon l’invention comprend au moins deux prélèvements de matériel biologique ou génétique du microbiote : - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique dudit être humain, ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée avant le traitement, - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique dudit être humain ledit prélèvement étant effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique après le traitement. Selon un autre mode de réalisation particulier, la méthode selon l’invention comprend au moins quatre prélèvements de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains : - Un prélèvement effectué dans une zone à traiter avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique avant le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone non-traitée avant le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique après le traitement ; - Un prélèvement effectué dans une zone non-traitée après la période de traitement. Ainsi, selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne une méthode de criblage ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient ou composition applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend les étapes suivantes : - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, d’un ou plusieurs êtres-humains, ledit prélèvement étant effectué dans une zone à traiter avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique avant le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains, ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée avant le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres humains ledit prélèvement étant effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient ou composition applicable par voie topique après le traitement ; - un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains ledit prélèvement étant effectué dans une zone non-traitée après le traitement ; - une analyse de la biomasse, par exemple par amplification quantitative des quantités standardisées de matériel génétique effectuée en utilisant les amorces universelles 16S ; - une analyse de la biodiversité du microbiote prélevé, par exemple par amplification des quantités standardisées de matériel génétique prélevés, puis séquençage des amplicons ainsi produits en utilisant les amorces spécifiques 16S, puis calcul d’un indice de diversité permettant cette analyse. La durée du soin avec l’ingrédient ou la composition est variable. L’application du produit peut se faire quotidiennement ou plusieurs fois par jour ou sur la période de test. Selon un mode de réalisation, plusieurs prélèvements peuvent être effectués dans la zone traitée, à, par exemple, 5 minutes, 1h, 24h, 2j, 4j, 7j et 31j depuis le début du traitement. Selon un mode de réalisation particulier, le prélèvement à partir de la zone traitée est réalisé après 2 à 7 jours de traitement quotidien. Selon un mode de réalisation, l’application du produit se fait en raison d’un volume compris entre 0,1 et 100 µL/cm 2 , avantageusement entre 1 et 10 µl/cm 2 , en standardisant le plus possible l’application, par exemple en utilisant un bras robotique. Dans un mode de réalisation particulier, au moins un prélèvement est effectué sur plusieurs êtres humains. Cela offre l’avantage d’étayer la significativité statistique des données obtenues. Selon un mode de réalisation particulier, le groupe de sujets particulier à l’origine des prélèvements peuvent partager des caractéristiques (appartenance ethnique, âge, phototype, conditions dermatologiques chroniques, type de peau, diète, hygiène de vie, taux d’hydratation de la peau, géolocalisation et d’autres paramètres similaires) qui permettent la mise au point de méthode de soin cosmétique et/ou dermatologique ciblant spécifiquement lesdits groupes de sujets particuliers, également appelés « populations ». Selon un autre mode de réalisation particulier, la population à l’origine des prélèvements est caractérisée par une condition dermatologique impliquant une dérégulation du microbiote cutané, comme, à titre d’exemple, la dermatite atopique, le psoriasis, l’acné et la rosacée. Selon un mode de réalisation avantageux et préféré, la population à l’origine des prélèvements est caractérisée par un microbiote cutané appauvri. Par « microbiote cutané appauvri » au sens de l’invention on désigne tout déclin dans la biomasse ou dans la biodiversité du microbiote cutanée. Dans un mode réalisation particulier, l’appauvrissement du microbiote cutané est causé par un traitement topique avec un agent antiseptique (c’est-à-dire fongicide, bactéricide et/ou virucide), avantageusement une composition comprenant un alcool C1-C8 choisi parmi l’éthanol, l’isopropanol, le propanol, le butanol, le pentanol, l’hexanol, l’heptanol, l’octanol, l’alcool benzylique et leur mélanges ; et/ou un agent antiseptique autre qu’un alcool, comme par exemple le chlorure de benzalkonium, le gluconate de chlorhexidine, l’hypochlorite de sodium, un savon réalisé par saponification d’un acide gras ; et/ou encore une composition comprenant un acide tel que l’acide lactique, malique, tartrique, glycolique ; dans un mode de réalisation alternatif, l’appauvrissement du microbiote cutané est causé par un traitement avec un agent virucide et/ou antifongique et/ou bactéricide et/ou antibiotique, administré par voie topique ou systémique. Selon un mode de réalisation particulier, le prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, est effectué sur un seul être humain. Cette méthode permet de mettre au point des méthodes de soin cosmétique et/ou dermatologique écobiologiques personnalisées, basées sur les conditions, les spécificités et la réactivité au soin, du microbiote cutané de chaque individu. Ainsi, selon un autre mode de réalisation particulier, l’invention concerne encore une méthode personnalisée de criblage ou d’évaluation de l’activité d’au moins un ingrédient ou composition applicable par voie topique, en particulier un ingrédient cosmétique et/ou dermatologique, éventuellement formulé sous forme de composition topique, caractérisée en ce que la méthode comprend les étapes suivantes : - la sélection d’une zone cutanée ou des phanères à étudier, - au moins un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone, d’un seul être-humain, - l’application d’au moins un ingrédient ou une composition sur cette zone, de façon unique ou répétée, - après une durée de 1 h à 7 jours, au moins un prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone, d’un seul être-humain, - au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse présente dans les prélèvements, - au moins une méthode permettant de mesurer la diversité microbienne présente dans les prélèvements, - l’évaluation de l’activité de l’ingrédient ou composition applicable par voie topique sur la biomasse et la biodiversité du microbiote prélevé, - la sélection de l’ingrédient ou composition écobiologique applicable par voie topique permettant l’augmentation de la biomasse sans réduire la diversité du microbiote cutané. Selon un mode de réalisation particulier, la méthode de criblage personnalisée peut être accompagnée par une analyse du profil dermatologique du seul être humain à l’origine de l’au moins un prélèvement sur la base de son appartenance ethnique, âge, phototype, conditions dermatologiques chroniques, type de peau, diète, hygiène de vie, taux d’hydratation de la peau, géolocalisation et d’autres paramètres similaires. Ces informations peuvent être récoltées par analyse directe ou par le biais d’un formulaire. Par exemple, les méthodes de pondération des caractéristiques cutanées, capillaires, ou unguéales et le programme d’ordinateur décrits dans le document FR 2 983 328 peuvent être combinées avec les résultats de la méthode de criblage personnalisée mentionnée auparavant pour sélectionner un traitement dermatologique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée d’un individu sans réduire sa diversité, et conforme aux besoins dermatologiques globaux dudit individu. L’invention concerne également une méthode de préparation d’une composition topique caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage définie auparavant et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané en particulier sans diminuer sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une formule à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité (iii) le conditionnement de ladite formule. L’invention concerne également une méthode de soin topique écobiologique caractérisée en ce qu’elle comprend (i) la mise en œuvre d’une méthode de criblage définie auparavant ou dans la description suivante et la sélection d’au moins un ingrédient ou une composition, en particulier un ingrédient ou une composition cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané décrite auparavant, en particulier sans diminuer sa biodiversité (ii) la formulation des ingrédients ou compositions ainsi sélectionnés dans une composition à usage cosmétique et/ou dermatologique, apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité (iii) le conditionnement de ladite formule (iv) l’application topique de ladite composition sur une zone de peau ou une surface des annexes sélectionnées. Comme mentionné auparavant pour la méthode de criblage, la méthode de soin topique écobiologique peut cibler des populations spécifiques, ou bien être personnalisée et adaptée aux microbiotes propres à chaque individu. Selon un mode de réalisation particulier, la population à soigner est caractérisée par un microbiote cutané appauvri. Selon un mode de réalisation alternatif, il s’agit d’une méthode personnalisée apte à soigner un individu caractérisé par un microbiote cutané appauvri. Ainsi, selon un autre aspect de l’invention, l’invention concerne une méthode de soin topique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans impact ou diminution sur sa biodiversité, caractérisée en ce qu’on applique sur la peau une composition sélectionnée à travers la méthode de criblage mentionnée auparavant ou décrite ci-après. Au sens de l’invention, par augmentation de la biomasse on désigne une augmentation statistiquement significative. A titre d’exemple, il peut s’agir d’une augmentation d’au moins 50% de la biomasse par rapport à une valeur de référence, c’est-à-dire avant application de l’ingrédient ou de la composition de l’invention. Dans un mode de réalisation alternatif, l’invention concerne une méthode de soin pour lutter contre une agression cutanée caractérisée en ce que la méthode comprend l’application topique d’au moins une composition topique sélectionnée dans la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante, ladite composition étant apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiome cutané, en particulier sans réduire sa biodiversité, sur la peau ou sur une matière kératinique, pour lutter contre une agression cutanée dudit microbiome, par exemple contre une action bactéricide et/ou virucide. Selon encore un mode de réalisation particulier, la composition sélectionnée à travers la méthode de criblage mentionnée auparavant ou dans la description suivante et apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiome cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité, est associée à l’action de protéger ou de restaurer le microbiote cutané. Selon un autre mode de réalisation particulier, la composition à utiliser en particulier dans la mise en œuvre de la méthode de soin topique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans diminuer sa diversité, est une composition aqueuse, comprenant en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80%, ou au moins 90%, voire au moins 95% d’eau. Ainsi, l’invention concerne une méthode de soin topique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané en particulier sans réduire sa diversité, avec une composition aqueuse, comprenant avantageusement au moins 60% d’eau, de préférence 70%, 80%, 90%, voire au moins 95% d’eau. Un mode de réalisation particulier, la composition aqueuse à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante, comprend une eau qui est caractérisée par une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm. De préférence, la composition à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l, et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, la composition à utiliser en particulier dans la mise en œuvre de la méthode de soin topique écobiologique apte à induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée, en particulier sans diminuer sa biodiversité, comprend au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, chacun de ces composants ou ingrédients ayant été au préalable sélectionné par la méthode de criblage décrite auparavant ou dans la description suivante. Par « source de carbone », on entend un composé susceptible d’être utilisé par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, telles que : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, fèverole, fève, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés et leurs dérivés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides, l’acide hyaluronique, le pullulane, l’alginate, le carraghénane, le chitosane, le dextrane et le dextrane sulfate, le galactoarabinane, l’amylose, l’amylopectine, les maltodextrines, les pectines, et leurs hydrolysats respectifs, ainsi que les sucres, oses, osides et leurs dérivés tels que glucose, galactose, fructose, xylose, mannose, glucosamine, lactose, ribose, rhamnose et leurs dérivés phosphates et acétylés en particulier. Les fructo oligosaccharides ou FOS peuvent être issu de matières végétales comme la betterave, l’artichaut ou le maïs. La matière première correspondant à la désignation INCI fructooligosaccharides peut être utilisée dans le cadre de la présente invention comme par exemple le produit commercialisé par la société Shaanxi Bolin Biotechnology Co sous le nom de FRUCTOOLIGOSACCHARIDES. Avantageusement, les FOS représentent de 0,001% à 20 % en poids total de la composition, avantageusement de 0,01% à 10 %, encore plus avantageusement de 0,1% à 5 %. Par « antioxydant », on entend un composé qui présente une activité antiradicalaire, en particulier sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), des carbonyls (RCS) ou de l’azote (RNS). Selon un mode de réalisation particulier, l’antioxydant est choisi dans le groupe comprenant l’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose. Selon une variante de réalisation particulière, l’antioxydant est choisi dans le groupe comprenant le tocophérol, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, rhamnose. Selon un mode de réalisation particulier, on utilise une forme pure ou hautement purifiée de carnosine dans la composition selon l’invention. Selon une variante, la carnosine est obtenue par synthèse chimique. A titre d’exemple, on peut citer la matière cosmétique L-Carnosine correspondant à la dénomination INCI carnosine et commercialisée par l’entreprise MERCK KgaA. Selon un autre mode de réalisation de l’invention, la carnosine représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. En pratique, dans la composition selon l’invention on peut utiliser une forme pure ou hautement purifiée d’hypotaurine. Selon une variante, l’hypotaurine est obtenue par synthèse chimique. A titre d’exemple, on peut citer la matière première cosmétique hypotaurine correspondant à la dénomination INCI aminoethanesulfinic acid et commercialisée par l’entreprise DKSH. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, l’hypotaurine représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. Selon un autre mode de réalisation particulier, le tocophérol utilisé est un mélange de tocophérols naturels purifiés, en particulier d'α-tocophérol, de β-tocophérol, de γ-tocophérol, et de δ-tocophérol ; ce mélange peut être utilisé notamment dans une huile choisie parmi les huiles végétales, minérales, siliconées, et de préférence végétales. Comme mélange de tocophérols naturels utilisable selon l'invention, on peut citer le mélange vendu par la Société Nisshin OilliO Group, Ltd sous la dénomination Tocopherol 80 et correspondant à la dénomination INCI « Tocopherol ». Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, le tocophérol représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. La bétaïne est un osmolyte et un antioxydant qu’on retrouve notamment dans le règne végétal. La bétaïne peut être d’origine végétale ou obtenue par biotechnologie. Avantageusement une forme hautement purifiée de bétaïne, d’une pureté d’au moins 95%, est utilisée dans les compositions selon l’invention. Comme source de bétaïne utilisable selon l'invention, on peut citer la matière première vendue par la société Evonik Nutrition & Care GmbH sous la dénomination de Tego Natural Bétaïne (Evonik Nutrition & Care GmbH) et correspondant à la dénomination INCI « Betaine ». Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la bétaïne représente entre 0,0001% et 5% en poids total de la composition, avantageusement entre 0,001% et 2%. Le xylitol peut être du xylitol en poudre, par exemple d'origine végétale, notamment obtenu à partir du bois par hydrogénation des xyloses, présentant en particulier une pureté supérieure à 95%. A titre d'exemple, la société Orient Star LCC commercialise le produit OriStar XLT correspondant à la dénomination INCI « Xylitol » pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, le xylitol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. Le mannitol peut par exemple être du mannitol en poudre, d'origine végétale (maïs, pomme de terre, blé), de préférence présentant une pureté supérieure à 98%. A titre d'exemple, la société American Biochemicals, Inc. commercialise le produit D-mannitol correspondant à la dénomination INCI mannitol pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, le mannitol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. L’inositol est un composé cyclique dérivé du cyclohexane et porteur de six fonctions alcool secondaire. Conformément à un mode de réalisation particulier de l'invention, on utilise de l'inositol d'origine végétale, synthétisé naturellement à partir du glucose-6-phosphate (G6P), issu de la photosynthèse ou de l'hydrolyse des réserves carbonées de la plante. De préférence, on utilise de l'inositol extrait du riz par les techniques connues de l'Homme du métier. On peut également utiliser de l'inositol préparé par synthèse chimique ou enzymatique. A titre d'exemple, la société Dupont Industrial Biosciences commercialise le produit Genencare OSMS MI correspondant à la dénomination INCI inositol pouvant être mis en œuvre dans le cadre de l'invention. De manière adaptée, l’inositol représente de 0,001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,1% à 2%. Tous les sels minéraux ou organiques cosmétiquement acceptables sont adaptés à l’utilisation dans la composition à utiliser dans la méthode de soin mentionnée auparavant. Avantageusement, il s’agit d’au moins un sel minéral ou organique choisi dans le groupe constitué par un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, et leurs mélanges. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, au moins un sel minéral ou organique est choisi dans le groupe comprenant le chlorure de calcium ; le chlorure de potassium ; le phosphate de potassium ; le sulfate de magnésium ; le chlorure de sodium ; l’hydrogénocarbonate de sodium ; l’hydrogénophosphate de sodium ; le citrate de sodium ; le gluconate de magnésium. Dans un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention comprend au moins l’un des sels minéraux suivants, en pourcentage en poids : - De 0,000001% à 0,1% en poids total de la composition de chlorure de calcium, en particulier de 0,0001% à 0,1% ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition de chlorure de potassium, en particulier de 0,001% à 0,1% ; - De 0,00001% à 0,1% en poids total de la composition de phosphate de potassium, en particulier de 0,0001% à 0,1% ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition de sulfate de magnésium, en particulier de 0,001% à 0,1% ; - De 0,001 à 4% en poids total de la composition de chlorure de sodium, en particulier de 0,1 à 4% ; - De 0,0001 à 0,1% en poids total de la composition d’hydrogénocarbonate de sodium ; - De 0,0001% à 0,1% en poids total de la composition d’hydrogénophosphate de sodium ; - De 0,0001% à 1% en poids total de la composition d’acide citrique, en particulier de 0,001% à 1% ; - De 0,001% à 4% en poids total de la composition de citrate de sodium ; - De 0,001% à 4% en poids total de la composition de gluconate de magnésium. Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, le poids total des sels minéraux et/ou organiques est inférieur ou égal à 1% en poids, en particulier est inférieur ou égal à 0,1% en poids du poids total de la composition. En particulier les sels minéraux et organiques sont utilisés à une concentration qui permet de se situer dans la fourchette de pression osmotique recherchée. Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la composition à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant selon l’invention comprend : - au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc et leurs mélanges, - de la carnosine. Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la composition à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant, ou dans la description suivante, comprend : - au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc, du chlorure de sodium, de l’hydrogénocarbonate de sodium, de l’hydrogénophosphate de sodium, du citrate de sodium, du gluconate de magnésium, - de la carnosine. Selon un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la composition comprend : - du citrate de sodium, - de la carnosine. Selon un mode de réalisation particulier, le citrate de sodium représente de 0,001 à 4% en poids total de la composition et la carnosine représente de 0,0001% à 5% en poids total de la composition, avantageusement de 0,001% à 2%. Selon un autre mode de réalisation particulier, la composition à utiliser en particulier dans la méthode de soin mentionnée auparavant ou dans la description suivante est destinée aux populations caractérisées par un microbiote cutané appauvri. La manière dont l’invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif et non limitatif, à l’appui des figures annexées. Dans les exemples les pourcentages sont donnés en poids, la pression est la pression atmosphérique et la température est la température ambiante habituellement comprise entre environ 18°C et environ 30°C, sauf indication contraire. et montrent l’effet des ingrédients purs vaseline ( ) et du silicone ( ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la biomasse bactérienne du microbiote cutané, mesurée par le nombre de copies d’ADNg 16S chez les volontaires pris en compte dans l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test de Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet de la formule 1 (fle 1 ; ) et de la formule 2 (fle 2 ; ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la biomasse bactérienne du microbiote cutané, mesurée par le nombre de copies d’ADNg 16S chez les volontaires pris en compte dans l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test de Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet des ingrédients purs vaseline et silicone après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la diversité bactérienne du microbiote cutané, mesurée par l’indice de Shannon, chez les volontaires pris en compte pour l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test apparié Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). et montrent l’effet de la formule 1 (fle 1 ; ) et de la formule 2 (fle 2 ; ) après 4 jours de contact versus zone non traitée (ZNT), sur la diversité bactérienne du microbiote cutané, mesurée par l’indice de Shannon, chez les volontaires pris en compte pour l’analyse. La significativité statistique est déterminée par un test apparié Wilcoxon. (ns, non significatif : p>0.05 ; significatif * : p≤0.05 ; significatif ** : p≤0.01 ; significatif *** : p≤0.001). Exemples 1 de réalisation de l’Evaluation de l’effet de deux compositions cosmétiques et de deux ingrédients purs sur le microbiote cutané de volontaires sains L’objectif de l’étude est d’évaluer l’effet à 4 jours de 2 ingrédients cosmétiques (vaseline et silicone) et de 2 produits finis (formule 1 et formule 2) sur le microbiote cutané en examinant leur impact sur la biomasse prélevée ainsi que sur la diversité du microbiote cutané. Les produits suivants sont testés simultanément dans l’étude clinique : [Tableau 1] – produits testés [Tableau 2] - Formule 1 (fle 1) – émulsion H/E [Tableau 3] - Formule 2 (fle 2) – lotion aqueuse Une application standardisée (1,5µL/cm 2 ) de chacun des produits à tester est réalisée sur le dos de 19 volontaires pendant 4 jours à raison de 1 application par jour. Le jour du prélèvement, les volontaires ont pour consigne de ne pas se doucher au minimum 12 heures avant les prélèvements. Le prélèvement est réalisé à l’aide d’un écouvillon (Sigma Trans Swab liquide Amies réf MW176S d’Elitech) en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 15 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace et analysé. Afin de mesurer l’effet de l’ingrédient ou de la composition (produit fini) sur la biomasse et sur la diversité du microbiote cutané, l’approche méthodologique repose sur un procédé constitué des étapes suivantes: a) Extraction de l’ADNg (ADN génomique) à partir des écouvillons b) Analyse de la quantité de biomasse par une approche qPCR c) L’analyse de la diversité microbienne qui s’appuie sur : - la préparation des librairies d’amplicons selon la solution Metabiote®, limitant les biais d’amplifications entre échantillons et incluant un contrôle positif (communauté bactérienne artificielle « ABC control », ainsi qu’un contrôle négatif (bruit de fond de PCR du processus total de préparation des librairies). - le séquençage des librairies d’amplicons sur un « run » unique (ou cycle unique) Illumina MiSeq « paired-end » en chimie 2x300 bases et le tri des séquences par échantillon et le réassemblage des lectures « paired-end » permettant d’obtenir des lectures ADNr 16S (ADN ribosomique 16S) pleine longueur. En détail, l’étape a) d’extraction de l’ADN génomique à partir des écouvillons consiste en une étape de récupération optimisée des bactéries (consistant en un essorage de l'écouvillon et une récupération des culots bactériens par centrifugation) qui est réalisée avant l'étape d'extraction. L'extraction d'ADN génomique a ensuite été réalisée avec le kit Nucleospin Microbial DNA kit (Macherey Nagel, France). Les ADNg extraits ne sont pas « dosables », une quantification de la biomasse et un contrôle de qualité a donc été réalisé par qPCR 16S. En détail, l’étape b) d’analyse de la biomasse et de contrôle qualité par qPCR16S consiste en la réalisation d’une gamme standard dans les conditions expérimentales standardisées. Sur l’ensemble des points de dilution de la gamme, l’utilisation de 4 points permet d’obtenir une efficacité proche de 94%, sachant qu’il est communément considéré que l’efficacité de qPCR est optimale entre 90 et 110 %. Il est considéré que cette zone de nombre de copies 16S de la communauté artificielle présentait les caractéristiques nécessaires pour être utilisée en gamme standard de quantification. Les échantillons d’ADN extraits n’étant pas quantifiables car trop faiblement concentrés, les qPCR sont réalisées, en triplicat, à partir d’un volume fixe de 4,38 μL correspondant au volume maximum qu’il est possible d’intégrer dans le volume réactionnel de la qPCR. Le témoin négatif nommé « Tneg » est le témoin négatif de qPCR réalisé avec de l’eau stérile. À partir des courbes standard et de leur équation sur la zone d’efficacité, il est possible de calculer le nombre de copies ADNr 16S bactérien contenu au sein de chaque échantillon. Les amplifications quantitatives (qPCR) sont effectuées avec des amorces universelles 16S [SEQ ID. 1 8F (5′-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3′) and SEQ ID. 2 1391R (5′-GACGGGCGGTGWGTRCA-3′)] (Kong et al. 2012b). Les conditions de l’amplification et équipement était conforme à ce qui est décrit dans SanMiguel et al. 2018. En détail, et concernant l’étape c) d’analyse de la diversité du microbiome cutané, il est à noter que pour ce type d’échantillons à biomasse rare, une quantité maximale de matériel est utilisée pour la création des librairies spécifiques Illumina MiSeq. L’étape d’amplification est effectué avec les amorces pour les régions V1-V3 correspondant aux SEQ. ID 5 27F (5’-AGAGTTTGATCCTGGCTCAG-3’) et SEQ. ID 6 534R (5-ATTACCGCGGCTGCTGG-3) conformément à San Miguel et al. 2018, avec les modifications qui suivent. Deux contrôles supplémentaires sont intégrés au cours de la préparation des librairies Metabiote®. Un contrôle interne positif, nommé « ABCv2 » pour « Artificial Bacterial Community ». Il s’agit d’une communauté artificielle réalisée à partir d’un mélange d’ADNg de différentes souches bactériennes. Le second contrôle est un témoin négatif appelé « BF », celui-ci est également intégré au processus de préparation et permet d’évaluer le bruit de fond inhérent aux réactifs utilisés après l’étape d’extraction. Le contrôle quantitatif des librairies finales est réalisé par une méthode fluorométrique. Ensuite, la communauté contrôle ABC dont la composition est connue (17 bactéries dont 2 archaebactéries) est introduite dans le séquençage ; elle sert de contrôle positif au cours de notre procédé MetaBiote®, mais également de contrôle positif lors de la réalisation de l’affiliation taxonomique des séquences. Le témoin négatif de création des librairies (BF.V1V3) sert à identifier ce qui peut être obtenu comme profil si l’on n’introduit pas de biomasse initiale et que l’on pousse le procédé de préparation MetaBiote®. Ce témoin permet de distinguer les échantillons à exclure des comparaisons. Les indices de diversité alpha des échantillons ainsi que les mesures de raréfaction sont définis, permettant ainsi d’observer la diversité taxonomique (en nombre d’OTUs) des échantillons. L’analyse bio-informatique effectuée a permis d’éliminer les échantillons qui ont présenté un séquençage de mauvaise qualité. Résultats : Les résultats sont présentés dans les figures 1 à 4. L’analyse sur la biomasse, réalisée par le biais des amplifications quantitatives avec les amorces universelles 16S, montre que la vaseline et la silicone induisent une légère diminution de la biomasse après 4 jours d’application journalière (respectivement, une diminution moyenne de 4,5% et 2% ; figures 1 et 2). Ces deux ingrédients ne sont donc pas adaptés, du moins sous forme pure, à la mise en œuvre d’une composition pour son utilisation selon l’invention, selon laquelle une augmentation de la biomasse est statistiquement significative au bout de quatre jours. Ils sont donc écartés. En revanche, la formule 1 (fle 1) induit une augmentation moyenne de la biomasse de 134% au bout de 4 jours d’application ( ) chez les volontaires pris en compte pour l’analyse, tandis que formule 2 (fle 2) induit une augmentation moyenne de 150% ( ). La différence entre la zone non-traitée (ZNT) et la zone traitée (ZT) est significative dans les deux cas (test de Wilcoxon). Les formules, sélectionnées grâce au procédé de criblage décrit dans la présente demande, sont donc adaptées pour la mise en œuvre d’une composition pour son utilisation selon l’invention, à savoir pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutanée. L’amplification avec les amorces spécifiques 16S puis le séquençage des amplicons obtenus montre que la vaseline et la silicone n’ont, en pratique, aucun effet sur la diversité du microbiote cutané (figures 5 et 6 ; p>0,05 dans les deux cas donc différence non significative ; voir les tableaux 4 et 5). Cette observation est conforme avec les résultats de l’analyse de la biomasse et indique que ces ingrédients sont substantiellement inertes vis-à-vis du microbiote cutané. [Tableau 4] – Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la vaseline [Tableau 5] – Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la silicone L’étude des formules 1 et 2 (fle 1 et fle 2) montre que dans les deux cas les variations observées dans l’indice de Shannon en comparant la zone non-traité aux zones traitées avec les compositions à l’étude est non-significative (p = 0,054 et p= 0,76 ; voir également tableaux 6 et 7 pour la variation de l’indice de Shannon et le pourcentage OTUs). [Tableau 6] - Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la fle 1 [Tableau 7] - Indice Shannon et OTUs et pourcentages relatifs au traitement avec la fle 2 Dans les deux cas, il peut être observé que : - l’indice de Shannon ne varie pas significativement, - le nombre d’OTUs ne varie pas significativement. L’impact négligeable des formules fle 1 et fle 2 sur les équilibres du microbiote cutanée est confirmée également par l’analyse fine de modification de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT - fle 1 et - fle 2 (tableaux 8 et 9). [Tableau 8] - Comparaison de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT avec la fle 1 [Tableau 9] - Comparaison de l’abondance relative de 15 genres bactériens plus représentés entre ZNT et ZT avec la fle 2 Il est possible de décrire les résultats des essais réalisés dans l’exemple 1, sous forme d’un tableau de synthèse (Voir le tableau 10) : [Tableau 10] – Présentation des résultats de façon synthétique Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Il peut donc être conclu que l’augmentation de la biomasse du microbiote cutanée observée en réponse à l’application des deux formules fle 1 et fle 2 n’a pas été accompagnée par une diminution de diversité des genres bactériens, notamment les plus représentés. Les deux formules, sélectionnées grâce à la méthode de criblage décrite auparavant, sont adaptées pour l’utilisation, notamment dans le contexte d’un traitement visant à restaurer la qualité du microbiote cutané. Exemple 2 – Etude d’ingrédients et de compositions Les techniques décrites dans l’exemple 1 sont reproduites à l’identique. Les ingrédients listés au Tableau 11 sont placés à un pourcentage indiqué en gramme pour 100 grammes (qsp 100 g d’eau), les compositions sont appliquées pures. Leur pH est ajusté entre 5 et 9, et leur pression osmotique est ajustée pour obtenir une valeur comprise entre 100 et 800 mOsm.l-1 Les produits sont appliqués dans le dos de séries de 10 volontaires. Les applications sont quotidiennes pendant 4 jours et les prélèvements de matériel biologique cutané sont effectués avant la première application et après le 4eme jour. L’analyse de la biomasse est effectuée par qPCR (amorces universelles 16S) et l’analyse de la diversité microbienne par amplification avec des amorces spécifiques 16S, puis analyse des résultats par mesure de l’indice de Shannon. Les résultats synthétiques sont regroupés dans le tableau 11 suivant : On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. [Tableau 11] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Exemple 3 : Etude sur une zone cutanée caractérisée par une biomasse du microbiote cutané réduite après l’action d’une solution éthanolique Composition testée L’étude est réalisée sur le front de 5 volontaires. Un prélèvement de la biomasse est réalisé à T0 sur le front des volontaires. Puis, une désinfection de la totalité du front avec une compresse imbibée de 5 mL d’alcool 70° (alcool modifié de Cooper, lot 013199) est réalisée en frottant pendant 30 sec et en laissant poser 3 min supplémentaires. Après 5 min de séchage, 2 prélèvements sont réalisés : T5min à gauche (G) et T5min à droite (D). Puis une compresse imbibée de 5 mL de la composition ci-dessus est déposée sur la moitié droite du front pendant 3 min. Après 2h, une brumisation de 2 sec de la composition ci-dessus est réalisée sur la moitié droite du front. Après 2h supplémentaires, 2 prélèvements sont réalisés : T4h côté alcool et T4h côté composition à tester. Les prélèvements sont réalisés à l’aide d’écouvillons (Sigma Trans Swab liquide Amies ref MW176S d’Elitech) aux temps T0, T5min, T2h et T4h, en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 3,75 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon de manière standardisée. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace. Effet sur la biomasse : Cette suspension est ensuite diluée au 1/2, 1/10 et 1/50 dans du bouillon nutritif. Un ensemencement de 1 mL de chaque dilution est ensuite réalisé sur gélose TSA en boite de Pétri et incubé à 30-35°C pendant 48h. Après 48h d’incubation les colonies (UFC) sont comptées en totalité sur les boites. La biomasse bactérienne est obtenue en multipliant le nombre d’UFC comptées par son facteur de dilution et est exprimée en UFC/mL. La désinfection avec l’alcool 70° a induit une forte diminution de la quantité de biomasse des bactéries cultivables de 99,8 %, 5 min après application de l’alcool. L’application du produit à tester après 4h de contact sur le microbiote appauvri augmente cette biomasse de 160% par rapport au témoin alcool 70° seul. Effet sur la diversité : Les tests réalisés selon le protocole décrit dans l’exemple 1 montrent que la diversité du microbiome cutané n’est pas réduite après application du produit évalué. On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. Les résultats sont regroupés dans le tableau 13 suivant. [Tableau 13] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Exemple 4 : Etude sur une zone cutanée caractérisée par une biomasse du microbiote cutané réduite après l’action d’un produit d’hygiène à base de savon de Marseille Composition testée : L’étude est réalisée sur le front de 5 volontaires. Un prélèvement de la biomasse est réalisé à T0 sur le front des volontaires. Puis, un lavage de la totalité du front avec une compresse imbibée de 5 mL d’une solution de savon de Marseille à 2% en poids (savon de Marseille, Persavon) est réalisé en frottant pendant 30 sec. Deux rinçages sont ensuite réalisés avec des compresses imbibées d’eau. Après 5 min de séchage, un prélèvement est réalisé : T5min. Puis une compresse imbibée de 5 mL de la composition ci-dessus est déposée sur la moitié droite du front pendant 3 min. Après 2h, une brumisation de 2 sec de la composition ci-dessus est réalisée sur la moitié droite du front. Après 2h supplémentaires, 2 prélèvements sont réalisés : T4h côté savon de Marseille et T4h côté composition à tester. Les prélèvements sont réalisés à l’aide d’écouvillons (Sigma Trans Swab liquide Amies ref MW176S d’Elitech) aux temps T0, T5min, T2h et T4h, en réalisant 10 allers-retours en Z sur une surface de 3,75 cm 2 et en exerçant une légère pression sur l’écouvillon de manière standardisée. L’écouvillon est ensuite maintenu dans la glace. Effet sur la biomasse : Cette suspension est ensuite diluée au 1/2, 1/10 et 1/50 dans du bouillon nutritif. Un ensemencement de 1 mL de chaque dilution est ensuite réalisé sur gélose TSA en boite de Pétri et incubé à 30-35°C pendant 48h. Après 48h d’incubation les colonies (UFC) sont comptées en totalité sur les boites. La biomasse bactérienne est obtenue en multipliant le nombre d’UFC comptées par son facteur de dilution et est exprimée en UFC/ml. Le nettoyage avec la solution de savon de Marseille a induit une forte diminution de la quantité de biomasse des bactéries cultivables de 78%, 5 min après application de la solution de savon de Marseille. L’application du produit à tester après 4h de contact sur le microbiote appauvri augmente cette biomasse de 3 fois par rapport au témoin savon de Marseille. Effet sur la diversité : Les tests réalisés selon le protocole décrit dans l’exemple 1 montrent que la diversité du microbiome cutané n’est pas réduite après application du produit évalué. On note « = » l’absence de variation significative, « + » une augmentation significative et « - » une réduction significative. Les résultats sont regroupés dans le tableau 15 suivant. [Tableau 15] – Synthèse Légende : pas de variation significative (=), augmentation significative (+), diminution significative (-) Bibliographie Curtis Jamison, D. (2003) Perl Programming for Biologists (2003). Hoboken, NJ : John Wiley & Sons, Inc., 2003. Guillaume M. et Ferreira, S,. (2014) Metabiote®: integrated solution for analyses of bacterial microbiota. Poster presented at the 2nd World Congress on Targeting Microbiota, Paris, France. Gao Z, Tseng CH, Strober BE, Pei Z, Blaser MJ (2008) Substantial alterations of the cutaneous bacterial biota in psoriatic lesions. PLoS ONE 3 : e2719 Gray MW, Sankoff D, Cedergren RJ (1984). On the evolutionary descent of organisms and organelles: a global phylogeny based on a highly conserved structural core in small subunit ribosomal RNA. Nucleic Acids Research. 12 (14): 5837–52. Grice EA, Kong HH, Conlan S, Deming CB, Davis J, Young AC; NISC Comparative Sequencing Program, Bouffard GG, Blakesley RW, Murray PR, Green ED, Turner ML, Segre JA. 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Composition de soin topique écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant en tant qu’ingrédient au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique , sélectionné par une méthode de criblage comprenant les étapes suivantes : i) avant l’application de l’ingrédient sur au moins une zone cutanée à étudier, à partir d’un premier prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantification de la biomasse du microbiote cutané, ainsi que de la biodiversité, en obtenant ainsi une première mesure dite de référence de quantification de la biomasse et une première mesure dite de référence de la biodiversité ; et ii) après au moins une application de l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, sur ladite zone cutanée, et après un temps prédéterminé d’action de l’ingrédient, à partir d’un deuxième prélèvement réalisé sur ladite zone cutanée, les analyses de la quantification de la biomasse du microbiote cutané, ainsi que de sa biodiversité, en obtenant ainsi une deuxième mesure dite d’activité de quantification de la biomasse et une deuxième mesure dite d’activité de la biodiversité ; et iii) à comparer les deuxièmes mesures d’activité avec les premières mesures de référence, et à sélectionner l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, augmentant la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. pour utilisation pour induire l’augmentation de la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la méthode de criblage comprenant les étapes suivantes : a) avant toute opération, la sélection d’une zone cutanée à étudier d’un ou plusieurs êtres humains, b) la réalisation d’au moins un premier prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, c) l’application d’au moins un ingrédient ou une composition sur cette zone, de façon unique ou répétée, d) après une durée de 1 h à 31 jours après l’application unique ou répétée, à nouveau la réalisation d’au moins un deuxième prélèvement de matériel biologique ou génétique du microbiote présent sur cette zone sélectionnée, d’un ou plusieurs êtres-humains, e) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de quantifier la biomasse présente dans chacun des premier et deuxième prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de quantification de la biomasse du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de quantification de la biomasse du microbiote cutané, f) l’utilisation d’au moins une méthode permettant de mesurer la biodiversité microbienne présente dans chacun des premier et deuxième prélèvements précités en obtenant ainsi respectivement une première mesure, dite de référence, de la biodiversité du microbiote cutané et une deuxième mesure, dite d’activité, de la biodiversité du microbiote cutané, g) l’évaluation de l’activité de l’ingrédient, ou éventuellement de la composition, appliqué par voie topique, sur la biomasse et la biodiversité du microbiote prélevé par comparaison de la biomasse et de biodiversité du microbiote entre lesdites premières mesures obtenues à partir des premiers prélèvements et lesdites deuxièmes mesures obtenues à partir des deuxièmes prélèvements, et h) la sélection de l’ingrédient, éventuellement formulé sous forme de composition topique, qui augmente la biomasse du microbiote cutané, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Composition selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la méthode permettant de quantifier la biomasse du microbiote est choisie parmi les méthodes quantitative ou semi quantitative suivantes: - PCR quantitatives (ou qPCR), - cytométrie en flux, - méthodes de dénombrement sur gélose. Composition selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce, que la méthode permettant de mesurer la biodiversité du microbiote est choisie parmi les méthodes suivantes : - analyse d’une partie du gène hypervariable du ribosome 16S des bactéries après leur amplification ciblée, - technique de shot gun métagénomique, - technique de séquençage shotgun métatranscriptomique, suivie par une méthode de calcul de la diversité microbienne à partir des données de la méthode précédente utilisée, telle que le calcul : - de l’indice de Shannon, - de l’indice de Simpson, - de l’indice de Inverse-Simpson, - du nombre d’espèces ou d’OTU, - de l’Evenness ou l’indice de Pielou, - de l’indice de Hurlbert, - de l’indice de Hill. Composition selon la revendication 4, caractérisée en ce qu’elle comprend au moins deux étapes d’amplification des quantités standardisée de matériel génétique : - une amplification quantitative effectuée en utilisant les amorces universelles 16S afin de mesurer la biomasse, - une amplification effectuée en utilisant les amorces spécifiques 16S afin de mesurer la biodiversité du microbiote, - la mesure de l’indice de Shannon. Composition selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu’elle comprend au moins deux prélèvements et quatre analyses de matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, d’un ou plusieurs êtres-humains : - Un premier prélèvement de référence effectué dans une zone à traiter avec l’ingrédient, ou éventuellement sous forme d’une composition applicable par voie topique, avant le traitement, pour lequel deux analyses sont effectuées à savoir la mesure de référence de la biomasse et la mesure de référence de la biodiversité ; - Un deuxième prélèvement d’activité effectué dans une zone traitée avec l’ingrédient, ou éventuellement sous forme d’une composition applicable par voie topique, après le traitement, pour lequel deux analyses sont effectuées à savoir la mesure d’activité de la biomasse et la mesure d’activité de la biodiversité. Composition selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, est obtenu de plusieurs êtres-humains caractérisés par un microbiote cutané appauvri. Composition selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le matériel biologique ou génétique du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, est obtenu d’un seul être humain, en particulier caractérisé par un microbiote cutané appauvri. Composition selon l’une des revendications 1 ou 8, caractérisée en ce qu’il s’agit d’une composition aqueuse, comprenant au moins 60% en poids de la composition totale d’eau, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Composition selon l’une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu’elle comprend une phase aqueuse qui est caractérisée par une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm. Composition selon l’une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la phase aqueuse présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l ainsi qu’un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Composition selon l’une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la composition présente un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Composition de soin topique écobiologique, en particulier cosmétique et/ou dermatologique, comprenant au moins une source de carbone, un antioxydant et un sel minéral ou organique, ladite composition présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et un pH compris entre 5,0 et 9,0 pour utilisation pour induire une augmentation de la biomasse du microbiote cutané ou présent sur une matière kératinique, en particulier sans diminuer sa biodiversité. Composition pour son utilisation selon la revendication 13, caractérisée en ce qu’il s’agit d’une composition aqueuse dont la phase aqueuse, en particulier de l’eau, représente au moins 60% en poids de la composition totale, en particulier au moins 60%, mieux au moins 70%, ou au moins 80% ou au moins 90% ou au moins 95%. Composition pour son utilisation selon la revendication 14, caractérisée en ce que la phase aqueuse présente une résistivité comprise entre 12,5 et 12 500 Ohms.cm, en particulier entre 80 et 8 000 Ohms.cm. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 14 à 15, caractérisée en ce que la phase aqueuse présente une pression osmotique comprise entre 70 et 2500 mOsmol/l et en particulier entre 100 et 800 mOsmol/l ainsi qu’un pH compris entre 5,0 et 9,0 et en particulier compris entre 6,0 et 8,0. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 14 à 16, caractérisée en ce que : a) la au moins une source de carbone est susceptible d’être utilisée par les bactéries comme substrat de croissance et de multiplication, est est choisi parmi : - les protéines hydrolysées partiellement ou totalement, issues de céréales (blé, maïs, orge, seigle, avoine), de légumineuses (soja, feverolle, feve, pois), de lait (caséines, albumines), de levure, ainsi que les peptides et les acides aminés seuls ou en mélange ; - les oligosaccharides ou les polysaccharides à courte chaine, tels que les fructo oligosaccharides ou FOS ; les acides hyaluroniques, le pullulan, le chitosane, le dextran sulfate, le galactoarabinan, le carraghennane, l’alginate, l’amylose, l’amylopectine et leurs hydrolysats respectifs ; b) Le au moins un antioxydant qui présente une activité sur les espèces réactives de l'oxygène (ERO), et en particulier les radicaux libres, est en particulier choisi dans le groupe constitué d’octadecyl di-t-butyl-4-hydroxyhydrocinnamate ; pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate ; 2,6-Bis(1,1-dimethylethyl)-4-methylphenol ; bis-ethylhexyl hydroxydimethoxy benzylmalonate ; tert-butylhydroquinone ; tetrabutyl ethylidenebisphenol ; thioglycolic acid ; thiotaurine ; thioctic acid ; dilauryl thiodipropionate ; sodium erythorbate ; sorbityl furfural ; erythorbic acid ; perillyl alcohol ; pyridyloxide t-butylnitrone ; ergothioneine ; melatonin ; acetyl cysteine ; cysteine ; lysine hydrochloride ; carnosic acid ; tyrosyl histidine HCl ; histidine hydrochloride ; pyridoxine serinate ; superoxide dismutase ; aminopropyl ascorbyl phosphate ; ascorbic acid ; ascorbyl dipalmitate ; ascorbyl glucoside ; ascorbyl linoleate ; ascorbyl methylsilanol pectinate ; ascorbyl palmitate ; ascorbyl tetraisopalmitate ; ascorbyl tocopheryl maleate ; trisodium ascorbyl palmitate phosphate ; disodium ascorbyl sulfate ; calcium ascorbate ; methylsilanol ascorbate ; sodium ascorbate ; sodium ascorbyl phosphate ; sodium ascorbyl/cholesteryl phosphate ; tetrahexyldecyl ascorbate ; magnesium ascorbyl phosphate ; tocopherol ; tocopheryl acetate ; tocopheryl linoleate ; tocopheryl oleate ; tocopheryl nicotinate ; tocopheryl retinoate ; sodium tocopheryl phosphate ; dioleyltocopheryl methylsilanol ; potassium ascorbyl tocopheryl 5 phosphate ; dodecyl gallate ; propyl gallate ; octyl gallate ; epigallocatechin gallate (EGCG) ; propyl gallate ; ethyl ferulate ; ethylhexyl ferulate ; chitosan ascorbate ; chitosan glycolate ; apigenin ; tiliroside ; alpha-arbutin ; arbutin ; baicalin ; quercetin ; quercetin caprylate ; isoquercetin ; diethylhexyl syringylidenemalonate ; dihydroxymethylchromone ; dimethoxy di-p-cresol ; dimethylmethoxy chromanol ; ethylbisiminomethylguaiacol manganese chloride ; hesperidin methyl chalcone ; kojic acid ; kojic dipalmitate ; madecassoside ; asiaticoside ; magnolol (5,5’-diallyl-2,2’-dihydroxybiphenyl) ; nordihydroguaiaretic acid ; phenylethyl resorcinol ; resveratrol ; troxerutin ; glucosylrutin,rutin (4H-1-benzopyran-4-one) ; disodium rutinyl disulfate ; tetrahydrobisdemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodemethoxydiferuloylmethane ; tetrahydrodiferuloylmethane ; tococysteamide ; totarol ; hydroxydecyl ubiquinone ; ubiquinone ; caroténoïdes ; niacinamide ou l’un de ses dérivés ; créatine ; créatinine, carnosine, hypotaurine, inositol, tréhalose, bétaïne, xylitol, mannitol, et rhamnose ; c) Le au moins un sel minéral ou organique topiquement acceptable est choisi dans le groupe comprenant un sel de sodium, de magnésium, de calcium, de potassium, de phosphore, de cuivre, de zinc, de cobalt et leurs mélanges, le citrate de sodium, le lactate de sodium, le sulfate de magnésium, de cuivre ou de zinc, le phosphate de potassium ou de sodium, le gluconate de cuivre ou de zinc. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 13 à 17 pour soigner la peau nécessitant un maintien ou une restauration de son état,. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 13 à 17, pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine, en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour augmenter la quantité de cette biomasse dudit microbiome afin d’éviter l’arrivée de nouvelles souches microbiennes liées à l’environnement. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 13 à 17 pour lutter contre une agression cutanée sur une peau saine en stimulant la biomasse du microbiote présent au niveau cutané, ou présent sur une matière kératinique, pour restaurer la quantité de cette biomasse dudit microbiote, fortement diminuée lors d’une agression cutanée et par exemple après l’action de bactéricides ou de virucides ou de savons ou de produits d’hygiène ou de soin agressifs vis-à-vis du microbiote.