Dispositif pour la surveillance de la corrosion dans des tubes Métalliques parcourus par un fluide corrodant, plus particulièrement dans les tubes d'échangeurs de chaleur parcourus par de l'eau, avec un appareil de mesure électrique commandé par l'état d'une surface faite du même métal que le tube à travailler et qui est en contact avec le fluide corrodant. Les potentiels que prennent les différents métaux dans un électrolyte par rapport à un potentiel de référence fourni par une électrode de référencé permettent de tirer des conclusions importantes sur les conditions de corrosion chimique. Les métaux ou alliages qui, dans les électrolytes considérés, peuvent former des couches protectrices, prennent des potentiels qui peuvent varier dans une plage de potentiels connue d'avance. Dans de tels cas, la valeur du potentiel mesuré permet de tirer des conclusions sur l'état électrochimique du métal. Elle permet en particulier de déterminer s'il y a ou s'il n'y a pas un risque de pitting ou de corrosion localisée. C'est précisément avec les échangeurs de chaleur, en particulier pour les condenseurs ou grands réfrigérants des centrales électriques à vapeur de grande puissance, que la possibilité de surveiller le potentiel de corrosion libre, en cours de fonctionnement, aurait une grande importance economique. Ceci n'est cependant pas possible au moyen des dispositifs connus, pour les raisons suivantes : Au cours du fonctionnement, les chambres d'eau ne sont pas accessibles pour des mesures de potentiel. De plus, les chambres d'eau modernes sont équipées d'anodes de protection pour la protection cathodique anticorrosion, de sorte que les entrées de tubes prennent un potentiel composé, qui est différent du potentiel de corrosion libre.Avec les tubes d'échangeurs de chaleur de grande longueur, enfin, (10 m par exemple, dans les condenseurs modernes), le potentiel de corrosion libre ne s'établit que dans la partie intérieure. Aussi est-ce cette partie intérieure qui est déterminante pour le comportement du tube d'échangeur de chaleur quant à la corrosion. Ainsi qu'il ressort cependant de ce qui précède, ce point n'est pratiquement pas accessible pour la mise en place d'une sonde de mesure. C'est le but de la présente invention, que de fournir un dispositif pour la surveillance des tubes exposés à la corrosion, en particulier dans les échangeurs de chaleur fonctionnant avec de l'eau, avec lequel les difficultés précitées se trouveraient surmontées et qui conviendrait, en particulier, pour mesurer le potentiel de corrosion libre des échangeurs de chaleur, même en cours de fonctionnement. Ce but est atteint en ce que ce dispositif comporte un tube téloin qui est disposé dans une dérivation connectée du point de vue de l'écoulement en parallèle avec le tube à surveiller, que cette dérivation présente une section intérieure au moins égale à celle du tube à surveiller, que le fluide corrodant circule dans le tube témoin avec la meme vitesse que dans les tubes à surveiller, que le matériau métallique constitutif du tube témoin est le même que celui du tube à surveiller, qu'il est prévu une électrode de référence qui est en contact électrique avec le fluide corrodant dans la branche en dérivation ainsi qu'un dispositif de contact électrique sur le tube témoin, que l'appareil de mesure électrique est relié électriquement d'une part à l'électrode de référence et d'autre part au dispose tif de contact. Une réalisation préférentielle de l'invention est caractérisée en ce qu'il est prévu sur le tube témoin deux dispositifs de contact électrique et que l'appreil de mesure est relié au tube témoin par les deux dispositifs de contact de manière à former un circuit fermé. Selon une autre réalisation de l'invention, le dispositif est caractérisé en ce qu'il comporte au moins une paire de tubes témoins réunis par une conduite isolante et disposés dans une dérivation connectée du point de vue de l'écoulement en parallèle avec les tubes à surveiller, que cette dérivation présente une section intérieure au moins égale à celle du tube à surveiller, que le fluide corrodant circule dans les tubes témoins avec la même vitesse que dans les tubes à surveiller, que les tubes témoins sont faits du même métal que les tubes à surveiller, que sur chacun des tubes témoins il est prévu un dispositif de contact électrique et que l'appareil de mesure électrique est relié électriquement par les dispositifs de contact aux tubes témoins réunis ensemble par une conduite isolante de manière à former un circuit électrique qui se ferme à travers le fluide corrodant. Parmi les avantages obtenus avec le dispositif selon la première réalisation de l'invention citée, il faut tout d'abord remarquer le fait important, déjà mentionné, que ce dispositif selon l'invention permet une surveillance continue du potentiel de corrosion libre, et par conséquent une reconnaissance immédiate de conditions de fonctionnement critiques pour les corrosions localisées. Ceci constitue une condition préalable pour que des mesures palliatives convenables puissent être prises en temps opportun. De plus, il n'est pas nécessaire d'arrêter et d'ouvrir l'installation considérée chaque fois que l'on veut faire une mesure, Un fait d'importance fondamentale, c'est que le potentiel mesuré est égal à celui qui règne à l'intérieur des tubes de condenseurs et d'échangeurs de température très longs, qui ne sont pas accessibles pour la mesure. Ceci, parce que la surface du tube témoin est en contact avec le même fluide et dans les mêmes conditions d'utilisation que les tubes à surveiller. Du fait qu'en aucun point du dispositif selon l'invention la section de passage n'est inférieure à la section intérieure des tubes à surveiller, on a en outre l'avantage que les "boules d'éponge" d'une installation de nettoyage à boules d'éponge pewent passer sans encombre.Ainsi, l'état de surface du tube témoin est-il représentatif, même avec une installation de nettoyage à boules d'éponge fonctionnant par intermittences. On apréhende ainsi tous les régimes de fonctionnement présentant auelaue importance Dour la corrosion. Les mo COITOSlOn des de conduite et conditions d'exploitation qui déterminent des risques axe peuvent être indentifiés et éliminés. L'entretien s'en trouve simplifié, par le fait que les mesures de protection contre la corrosion (par exemple l'ad dition de fortes quantités de sulfate de fer) ne doivent etre prises que lorsque cela est nécessaire. Les autres réalisations citées d'inventions procurent des avanta avantoges.onologues, avec des moyens techniques en partie différents. L'invention permet ainsi d'exploiter les échangeurs de chaleur (les condenseurs par exemple) d'une manière sOre, et ceci augmente la dis ponibilité des centrales électriques thermiques. On décrit ci-dessous l'invention plus en détail, avec le dessin à l'appui. Les différentes figures montrent respectivement : Figure 1 - une vue de profil de dispositifs de surveillance se ion l'invention avec mesure de potentiel, raccordés à un échangeur de cha leur schéiatiquement représenté. Figure 2 - la vue en plan de la disposition selon la figure 1, Figure 3 - une représentation détaillée d'une réalisation particulière selon les figures 1, 2 ; Figure 4 - une représentation détaillée d'une autre réalisation particulière selon les figures 1, 2 ; Figure 5 - Dispositif de mesure de potentiel avec une électrode de référence au mercure/calomel ; Figure 6 - une électrode de référence au cuivre/sulfate de cuivre; Figure 7 - un dispositif de surveillance selon l'invention avec la méthode par mesure de la résistance, et Figure 8 - un dispositif de surveillance selon l'invention avec la méthode par mesure de la résistance de polarisation. L'échangeur de chaleur représenté dans les figures 1 et 2 com prend, outre la partie échangeur de chaleur proprement dite avec les tubes 2 qu'il s'agit de surveiller, une chambre d'eau d'entrée 24 et une chambre d'eau de sortie 25. Le fluide corrodant 3, l'eau de refroidissement par conséquent, entre puis sort n suivant les flèches. La chambre d'entrée 24 est reliée à la chambre de sortie 25 par un grand nombre de tubes d'é- change de chaleur (dont un seul a été représenté ici, en pointillé), qu'il faut surveiller quant à la corrosion, avec le dispositif selon l'invention. Les chambres d'eau 24 et 25 sont réunies en dehors de l'échangeur de chaleur et parallèlement aux tubes d'échange de chaleur 2, par une ou plusieurs branches en dérivation. L'eau de refroidissement circule dans ces branches en dérivation avec la même vitesse que dans les tubes d'échange de chaleur 2. Dans les figures 1 et 2 on a représenté deux de ces branches en dérivation, et pour celle qui se trouve le plus bas, au point de raccordement à la chambre d'eau 24 l'extrémité d'entrée est pourvue d'un tamis pour retenir les boules de nettoyage. Il est possible ainsi d'observer l'influence du nettoyage des tubes sur le comportement à la corrosion. Ces branches en dérivation sont constituées chacune par un tube témoin 1, muni à ses deux extrémités de deux conduites isolantes 8, par exemple en chlorure de polyvinyle mou qui sont fixées aux chambres d'eau 24 et 25 au moyen de buses de raccordement. Le diamètre intérieur des canalisations isolantes 8 et du tube témoin 1 est égal ou légèrement supérieur à celui des tubes d'échange de la chaleur 2. Un robinet de barrage 23 est disposé à chaque extrémité du tube témoin 1. Un corps creux isolant 9, en forme de "T" est emmanché sur le tube témoin 1, pour assurer la fixation d'une électrode de référence 4. Le fonctionnement du dispositif ainsi représenté repose sur le fait qu'un élément de tube relativement court, à savoir le tube témoin 1, qui est parcouru par la même eau de refroidissement et à la même vitesse que le tube d'échangeur de chaleur 2 et qui est fait du même métal que celui-ci, prend un potentiel égal au potentiel de corrosion libre atteint par le tube d'échangeur de chaleur 2 à l'intérieur de l'échangeur de chaleur.Avec la struo ture de la branche en dérivation représentée dans les figures 1 et 2, il ne peut pas se produire de turbulence perturbatrice à l'entrée ni d'influence de décalage du potentiel du fait d'anodes de protection éventulles. Ainsi qu'on l'a représenté dans les figures 3 et 4, pour la surveillance du potentiel électrique qui s'établit le tube témoin 1 comporte un petit orifice 7 dans lequel pénètre une électrode de référence 4 tenue dans les figures 1, 2 et 3 au moyen d'un corps creux 9 en forme de "T" emmanché sur le tube témoin 1.Le tube témoin 1 est muni d'un contact électrique 5 et l'on peut ainsi mesurer le potentiel de corrosion libre entre le tube témoin l et l'électrode de référence 4 au moyen d'un millivoltmètre électrique convenable avec une résistance interne d'au moins 106 à 108 ohms. Si ce potentiel excède une certaine valeur (le "potentiel sevil de pitting ou de corrosion localisée") on court le risque d'apparition de corrosions localisées. L'ensemble de la branche en dérivation, - -------------------------------- avec le tube témoin 1, est disposé avec une pente ascendante dans le sens de l'écoulement, afin d'obtenir une évacuation automatique de l'air du tube témoin 1 en cours de fonctionnement et une vidange automatique de l'eau aux mises à l'arrêt. Comme la pression différentielle et la viscosité du fluide corrodont 3 sont déterminées d'une manière positive par l'échangeur de chaleur considéré, on ajustera judicieusement la vitesse du fluide 3 en agissant sur les deux grandeurs que sont la longueur et la section intérieure du tube témoin 1. Comme cependant la section doit être suffisamment grande pour laisser passer les "boules éponges" d'une installation de nettoyage, il en résulte la nécessité d'une certaine longueur minimale du tube témoin. Dans la pratique, on réalisera le tube témoin lavec un tronçon de tube d'échangeur de chaleur 2, et on lui donnera une longueur au moins égale approximativement, à la moitié de son diamètre. En général cependant, cette longueur pourrait etre de cinq à vingt fois le diamètre. La figure 3 montre un tube témoin 1, qui est parcouru par le fluide corrodant 3, de l'eau par exemple. Le tube témoin 1 est relié à l'échan- geur de chaleur au moyen des conduites isolantes 8. De plus, en tant que corps creux isolant 9, un tube en forme de "T" est emmanché sur le tube té moin 1, dont la partie verticale 22 se trouve exactement au-dessus d'un orifice 7 traversant la paroi du tube témoin 1. Le corps creux isolant 9 est tenu sur le tube témoin par l'intermédiaire de deux joints toriques 12, 14. Une électrode de référence 4 est introduite dans la partie verticale 22 du corps creux isolant 9. Le diaphragme de l'électrode de référence est en contact permanent avec le fluide corrodant 3.Pour sa fixation en place, on appuie d'abord l'électrode de référence 4 contre un joint toriquel3 et on la bloque ensuite au moyen d'un autre joint torique 11 et d'un écrou 15. On réalise enfin une liaison électrique entre l'électrode de référence 4 et le dispositif de contact électrique 5 à travers le millivoltmètre 6. Au lieu d'utiliser le dispositif de contact 5, on peut aussi réaliser la liaison électrique avec le tube témoin au moyen de la vis de contact 10. Dams la figure 4 on montre également un tube témoin 1 qui est parcouru par le fluide corrodant 3. Dans cette exécution, sur le tube témoin 1 on glisse un tube de fixation 17. Un évidement latéral 21 du tube de fixation 17 se trouve au-dessus d'un orifice 7 du tube témoin 1. Le tube de fixation 17 est tenu av moyen de deux joints toriques 12, 14 et d'un couvercle 18. Dans l'évidement latéral 21 on introduit une électrode de référence 4. A travers l'orifice 7 du tube témoin 1, l'électrode de référence 4 est alors en contact avec le fluide corrodant 3. Pour la fixation on presse d'abord l'électrode de référence 4 contre un joint torique 13. On peut ensuite fixer l'électrode de référence 4 d'une manière particuliè- rement simple et sure au moyen d'un joint torique 11 et d'un fourreau fileté 20, l'électrode de référence 4 étant maintenue en position parue plaquette 26 pouvant tourner avec le fourreau et plaquant électrode 4 sur son siège, tout glissement vers l'extérieur étant ainsi rendu impossible. La connexion électrique 27 passe à travers la plaquette tournante 26 pour se raccorder à l'électrode de référence 4. L'appareil de mesure électrique 6, qui n'a pas été représenté dans cette figure, est raccordé d'une part à la connexion 27 et d'autre part à un dispositif de contact 5 non représenté, prévu sur le tube témoin 1. La figure 5 représente un dispositif de mesure de potentiel avec une électrode de référence au mercure/calomel, qui plonge dans le milieu corrodant 3 où se trouve immergée une plaque métallique échantillon 42. L'électrode de référence se composte d'un corps d'électrode 31 pourvu d'un orifice de remplissage 43 et comportant à sa base un diaphragme 32. Ce corps d'électrode 31 est en outre rempli d'une solution saturée de KCl 29. Le tube de petit diamètre 37 est rempli avec du mercure 30 et avec du chlorure mercureux solide difficilement soluble (Hg2 Cl2 = calomel) 41. Ce mercure 30 prend par rapport à la solution saturée de KCl un potentiel constant auquel on peut se raccorder par la connexion électrique 36. La figure 6 représente comme autre exemple d'électrode de référence 4, une électrode de référence au cuivre/sulfate de cuivre. Le corps d'électrode 4 comporte un orifice de remplissage 43 et à sa base un diaphragme 32. Il est rempli avec une solution saturée de sulfate de cuivre 33. Dans cette solution plonge une tige en cuivre 34, qui présente par rapport à la solution de sulfate de cuivre un potentiel constant, auquel on peut se raccorder par la connexion électrique 36. La présente invention ne convient pas seulement à la surveillance de la corrosion à l'aide de la mesure du potentiel électrique, ce qui permet, ainsi qu'on l'a déjà exposé, de reconnaître en temps opportun la corrosion localisée. L'invention convient aussi pour la surveillance de la corrosion à l'aide de la résistance (la méthode dite par mesure de la résistance), et aussi pour la surveillonce de la corrosion à l'aide de la résistance de polarisation (la méthode dite de la mesure de la résistance de polarisation). La figure 7 montre une réalisation spéciale de l'invention, selon la méthode de la mesure de la résistance. Le tube témoin 1, que l'on peut s'imaginer raccordé à un échangeur de chaleur (non représenté dans cette figure) au moyen des conduites isolantes 8,cest parcouru par le fluide cor rodant 3. Le tube témoin comporte en outre, en tant que dispositifs de con tact, deux pottes de raccordement 5', 5" qui sont disposées avantageusement à ses deux extrémités.Comme appareil de mesure électrique il est prévu un dispositif de mesure de la résistance (ohmmètre) 38, dont les bornes sont réunies ou moyen des connexions 27 aux pattes de raccordement 5', 5. La méthode pour mesure de la résistance est basée sur l'observation de la ré duction de la section de la paroi du tube 2 qui est à surveiller, du fait de la corrosion. Si par exemple il se produit un enlèvement de métal du fait de la corrosion, la résistance électrique du tube témoin 1 augmente et constitue ainsi une grandeur mesurable, représentative des progrès de la corrosion. Dans la figure 8 on a représenté une réalisation spéciale de l'invention, pour la surveillance de la corrosion à l'aide de la mesure de la résistance de polarisation. Ainsi que le montre la figure 8, avec cette réalisation il faut au moins deux tubes témoins 1', 1" individuels, qui sont réunis entre eux au moyen d'une conduite isolante 8', par exemple un tronçon de tube souple en chlorure de polyvinyle. Le fluide corrodant 3 s'écoule à travers les deux tubes témoins 1', 1". Il faut se représenter le tube constitué par les deux tubes témoins 1', 1", comme étant raccordé à l'échangeur de chaleur, non représenté dans cette figure, au moyen de deux autres conduites isolantes 8.Chacun des tubes témoins individuels 1', 1" colporte un dispositif de contact une patte de raccordement 5', 5" qui, au doyen d'une connexion 27, est reliée à'l'appareil de mesure de la résistance de polarisation 39, en tant qu'appareil de mesure électrique. Un tel appareil de mesure 39 est vendu par exemple sous la marque 'Winking", par la firme Arsin LUdi, Bellevuestrasse 112, 3028 Spiegel-Bern (Suisse). La mesure de la résistance de polarisation est basée sur l'observation de la résistance électrique de passage, entre le métal et l'électrolyte, qui est un facteur déterminant deb vitesse de la corrosion.Le courant, qui est judicieuseuent fourni par une source de courant incorporée dans l'appareil de mesure de la résistance, sort par exemple du tube témoin de gauche, pas se par le fluide corrodant 3 et rentre dans le tube témoin de droite. Le travail que les électrons doivent accomplir pour sortir du métal vers le fluide corrodant puis rentrer dans le métal à partir du fluide corrodant, dépend de l'état de surface du métal, qui peut par exemple être recouvert d'une couche de couverture engendrée par la corrosion ou bien être désa grégé en surface par la corrosion. La résistance électrique de ce circuit, qui constitue la grandeur pratiquement mesurable, est d'autant plus grande que le travail que doivent cccomplir ainsi les électrons est plus important. Il tombe sous le sens que si on le désire, on peut disposer dans une même branche en dérivation unique les trois dispositifs de mesure décrits dans le présent document ou une combinaison de deux quelconques d'entre eux, il suffit pour cela de disposer les différents dispositifs à la suite les uns des autres, dans une même branche en dérivation. Il faut, pour finir, attirer l'attention sur la construction particulièrement simple de l'invention et sur le prix très bas qui en résulte, malgré la grande et surprenante efficacité de celle-ci. L'exécution spéciale avec la mesure du potentiel permet de mettre en évidence l'apparition d'une corrosion localisée, meme avec des métaux qui sont recouverts d'une couche de couverture relativement épaisse. La particularité particulièrement intéressante, commune aux trois réalisations, c'est la possibilité d'une surveillance continue, même pendant le fonctionnement de l'échan- geur de chaleur. L'indication est fournie ainsi à un moment où les détériorations peuvent encore être facilement évitées. Outre la possibilité de branchements en parallèle, on peut également recourir au montage de plusieurs tubes témoins les uns à la suite des autres dans une même branche en dérivations, pour effectuer plusieurs mesures simultanément. Les tubes témoins peuvent facilement être montés ou démontés, même au cours du fonctionnement de l'échangeur de chaleur. REVENDICATIONS 1. - Dispositif pour la surveillance de la corrosion dans des tubes métalliques parcourus par un fluide corrodant, plus particulièrement dans les tubes d'échangeurs de chaleur parcourus par de l'eau, avec un appareil de mesure électrique commandé par l'état d'une surface faite du même métal que le tube à surveiller et qui est en contact avec le fluide corrodant, caractérisé par le fait que ce dispositif comporte un tube témoin (1) qui est disposé dans une dérivation connectée du point de vue de l'écoulement en parallèle avec le tube à surveiller (2), que cette dérivation présente une section intérieure au moins égale à celle du tube à surveiller (2), quele fluide corrodant (3) circule dans le tube témoin(1) avec la meme vitesse que dans les tubes à surveiller (2), quele matériau métallique constitutif du tube témoin (1) est le même que celui du tube à surveiller (2), qu'il est prévu une électrode de référence (4) qui est en contact électrique avec le fluide corrodant (3) dans la branche en dérivation ainsi qu'un dispositif de contact électrique (5) sur le tube témoin (1), que l'appareil de mesure électrique (6) est relié électriquement d'urnpart à l'électrode de référence (4) et d'autre part au dispositif de contact (5). 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le tube témoin (1) est relié aux tubes à surveiller (2) à ses deux extrémités, en formant ainsi la branche en dérivation, au moyen de conduites (8) électriquement isolantes, de préférence des tuyaux flexibles en matière plastique. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la longueur et la section intérieure de la branche en dérivation sont accordées de manière que la vitesse de circulation du fluide corrodant (3) qui circule dans le tube témoin (1) soit la même que dans les tubes à surveiller (2). 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la branche en dérivation présente une pente ascendante dans le sens de l'écoulement. 5. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, où les tubes à surveiller sont ceux d'un échangeur de chaleur, caractérisé par le fait que l'appareil de mesure électrique (6) est un millivoltmètre avec une résistance interne d'au moins 106 à 108 ohms. 6. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la longueur du tube témoin (1) est au moins égale, approximativement, à la moitié de son diamètre. 7. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qv'à sa surface le tube témoin (i) comporte un per çage (7), une languette de contact servant de dispositif de contact électrique (5) et qu'il est entouré d'un corps creux électriquement isolant (9, 17), de préférence en matière plastique, pourvu à l'endroit correspondant au perçage (7) d'un dispositif de fixation destiné à recevoir l'électrode de référence (4). 8. - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le corps creux (9) a une structure en forme de "T" dont la partie horizontale entoure le tube témoin (1) et la partie verticale constitue le dispositif de fixation recevant l'électrode de référence (4). 9. - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le corps creux est constitué par un tube de fixation (17) entourant le tube témoin (1), fermé à l'une de ses extrémités par un couvercle vissé (18) que traverse le tube témoin (1), un élément compressible (14) étant disposé entre le couvercle (18), la surface extérieure du tube témoin (1) et le tube de fixation (17), et présentant un évidement (21) disposé verticalement au-dessus du tube témoin (1) et servant à la fixation de l'électrode de référence (4). 10. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que l'électrode de référence (4) est par une combinaison argent/chlorure d'argent, mercure/calomel, argent/sulfate d'argent ou cuivre/sulfute de cuivre. 11. - Dispositif pour la surveillance de la corrosion dans des tubes métalliques parcourus par un fluide corrodant, plus particulièrement dans des tubes d'échangeurs de chaleur parcourus par de l'eau, avec un appareil de mesure électrique commandé par l'état d'une surface faite du même métal que le tube à surveiller et qui est en contact avec le fluide corrodant, rGrnriériRP nor le fait aue ce disnositif comnoIte au moins un tube témoin r- - - Connecree (1) qui est disposé dans une dérivationjnde point de vue de l'écoulement en parallèle avec le tube à surveiller (2), que cette dérivation présente une section intérieure au moins égale à celle du tube à surveiller (2), que le fluide corrodant (3) circule dans le tube témoin (1) avec la meme vitesse que dans les tubes à surveiller (2), que le matériau métallique constitutif du tube témoin (1) est le même que celui du tube à surveiller (2), qu'il est prévu sur le tube témoin (2) deux dispositifs de contact électrique (5', 5) et que l'appareil de mesure (38) est relié au tube témoin (1) par les deux dispositifs de contact (5', s") de manière à former un circuit fermé. 12. - Dispositif pour la surveillance de la corrosion dans des tubes métalliques parcourus par un fluide corrodant, plus particulièrement dans les tubes d'échangeurs de chaleur parcourus par de l'eau, avec un appareil de mesure électrique commandé par l'état d'une surface faite du même métal que le tube à surveiller et qui est contact avec le fluide corrodant, caractérisé par le fait que ce dispositif comporte au moins une paire de tubes témoins (1', 1") réunis par une conduite isolante (8') et disposés dans une dérivation connectée du point de vue de l'écoulement en parallèle avec les tubes à surveiller (2), que cette dérivation présente une section intérieure au moins égale à celle du tube à surveiller (2), quele fluide corrodant (3) circule dans les tubes témoins (1', 1") avec la meme vitesse que dans les tubes à surveiller (2), que les tubes témoins (1', 1") sont faits du même métal que les tubes à surveiller (2), que sur chacun des tubes témoins (1', 1") il est prévu un dispositif de contact électrique (5', 5") et que l'appareil de mesure électrique (39) est relié électriquement par les dispositifs de contact (5', 5") aux tubes témoins (1', 1") réunis ensemble par une conduite isolante (8') de manière à former un circuit électrique qui se ferme à travers le fluide corrodant (3). 13. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'il est prévu deux branches en dérivation, équipées chacune de tubes témoins (1 ou 1', 1"), l'entrée de l'une des deux branches en dérivation étant munie d'un tamis (40).