L'invention concerne une tuile de couverture en bois. On a tenté dans le passé de fabriquer des tuiles de couverture ou de toiture en bois et en particulier, en bois tendres comme le pin, mais l'on s'est toujours heurté à des dif ficultés telles que les fissures et les fentes du bois lorsque ce dernier était exposé à l'environnement. Un but de la présente invention est donc de disposer d'une tuile de couverture qui palliera ou réduira au minimum les inconvénients précédents de façon simple mais efficace ou qui offrira au moins au public un choix utile. L'invention procure une tuile de couverture en bois portant au moins un canal ou rainure pratiquée sur sa surface extérieure et comportant au moins une portion d'épaisseur pratiquement uniforme s'étendant à travers lesdits canaux. De nombreuses variantes de constructions, des modes de réalisations et applications très différentes de l'invention viendront d'elles-mêmes à l'esprit des spécialistes de la technique considérée sans que l'on s'écarte pour cela de la portée de l'invention telle qu'elle est définie dans les revendications annexes. La description qui suit illustre l'invention sans la limiter d'aucune façon. Une forme préférée de l'invention sera maintenant décrite en se référant aux dessins joints dans lesquels La figure 1 est une vue de dessus d'une tuile de couverture selon l'invention. La figure 2 est une vue de côté de la tuile de couverture représentée à la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe le long de la ligne X-X de la figure 2 et la figure 4 est une vue avant en perspective d'une autre tuile conforme à l'invention. Dans la forme préférée de l'invention, la construction d'une tuile de couverture en bois est la suivante La tuile est particulièrement conçue pour être obtenue à partir d'un bois tendre convenable, choisi notamment dans la famille des bois tendres tels que le pin ou autres bois de charpente ou grumes présentant les caractéristiques adéquates. Le bois de charpente est traité de préférence, par exemple, au moyen de produits de préservation à l'arséniate de cuivre-plomb et peut également être traité avec un ignifugeant et, si on le désire, avec un agent colorant. Le bois de charpente est scié ou dressé ou formé différemment pour prendre une forme plane rectangulaire représentée à la figure 1, avec une surface extérieure 2 qui sera exposée à l'extérieur une fois posée, et une surface intérieure 9. La surface extérieure reçoit au moins un canal ou une rainure et, dans la forme préférée de l'invention, deux canaux 3 et 4, essentiellement parallèles, sont pratiqués et constituent des gouttières de-drainage avec une forme spécifiquement plate et la possibilité d'avoir une section circulaire ou incurvée. Les canaux 3 et 4 sont orientés -parallèlement aux longs côtés de la tuile rectangulaire. I1 est également possible de remplacer les canaux par d'étroites rainures, par exemple par des traits de scie essentiellement paralleles. La tuile présente une portion d'épaisseur essentiellement uniforme 17 s'étendant perpendiculairement aux canaux et, dans la forme préférée de l'invention, cette portion est située à une extrémité de la tuile, extrémité qui, une fois posée, devient l'extrémité amont, les canaux partant de la portion d'épaisseur uniforme pour descendre le long de la tuile jusqu'à l'extrémité aval 14. L'on choisit de préférence pour la portion d'épaisseur uniforme une largeur essentiellement identique à la longueur de recouvrement ou chevauchement entre les rangées adjacentes de tuiles utilisées. Les bords plus longs 5 et 6 de la tuile sont bordés pour former respectivement un collet 7 faisant face à l'extérieur et un collet 8 faisant face à l'intérieur. Les collets sont disposés de telle sorte que les tuiles adjacentes peuvent être engagées en faisant chevaucher la saillie 10 formée par le collet 7 sur la saillie 11 formée par le collet 8 de façon à constituer une rangée continue de tuiles se chevauchant partiellement et placées côte à côte. Le collet 7 tourné vers l'extérieur reçoit une rainure ou retrait 12 qui constituera un canal de drainage, de façon que l'eau traversant la séparation entre deux tuiles adjacentes soit canalisée par la rainure ou retrait 12 vers le bas de la séparation jusqu'à ce qu'elle soit évacuée sur la surface de la tuile inférieure suivante.Dans la forme préférée de l'invention, comme dans la figure 3, la rainure 12 est représentée sous forme d'un creux en forme partant du bord 5 mais, il est également possible que les bords extérieurs de la saillie 10 soient plats et comportent, si on le désire, une rainure éloignée. Quoique la rainure d'évacuation de l'eau 12 ait été représentée sur la longueur totale de la tuile, l'on préfère que la rainure ne s'étende que sur la portion de la longueur correspondant à la longueur de canaux 3 et 4. Ceci procure une barrière et, en service, donne lieu à une certaine pression à l'extrémité supérieure du canal d'évacuation, ce qui rend impossible tout reflux de l'eau entre les tuiles. La face intérieure de la tuile reçoit une rainure transversale 13 adjacente à l'extrémité aval 14 de la tuile et cette rainure transversale est disposée de façon à procurer une barrière à l'action capillaire entre les tuiles qui se recouvrent lorsqu'elles sont mises en place pour leur utilisation. I1 est évident que la rainure transversale capillaire 13 recouvrera la tuile immédiatement inférieure dans la zone de la portion d'épaisseur uniforme 17 qui, différemment, provoquerait ou admettrait une action capillaire pour attirer l'eau vers le haut entre les tuiles adjacentes. Si l'on se rapporte à la version de la figure 4, le canal d'évacuation 4 est disposé sur la tuile de façon que la ligne de séparation entre les tuiles, lorsque ces dernières sont assemblées pour leur utilisation, se trouve dans le canal 4 ou immédiatement adjacente à celui-ci. Dans la forme préférée de l'invention, la ligne de séparation 20 est située dans la portion du canal festonné 4 dont la pente est plus grande.Par suite de cet emplacement de la ligne de séparation 20, l'on obtient le fini de présentation d'une surface constituée par un grand nombre de tuiles engagées les unes dans les autres, comme cela est connu lorsque les lignes de séparation sont des lignes horizontales formées par les faces des collets 7 et 8 et parce que les lignes de séparation se trouvent dans des surfaces inclinées il en découle que, pour un Ol)SerVateUt, l.('s joint.s entre tuiles ne sont pas immédiatement apparents et que le toit donne l'impression d'une surface continue. Le bord aval 14 de la tuile est chanfreiné sous un angle de 450 environ sur l'angle supérieur 18 à une profondeur au moins égale à celle des canaux 3 et 4. L'on a découvert que ceci facilitait ou augmentait la résistance au fissurage ou au fendillement de la tuile. Un lien, par exemple un fil, recevant un élément tel qu'une agrafe 16, est également prévu de préférence sur la face inférieure 9 de la tuile. La tuile est sciée dans la grume de façon que le grain de celle-ci soit parallèle aux canaux 3 et 4, c'est-à-dire parallèle aux plus longs bords d'une tuile rectangulaire, et la grume est disposée de façon que toute concavité dans le grain de la grume soit tournée vers le haut, vers la surface extérieure 2 de la tuile. La tuile peut recevoir naturellement d'autres formes, par exemple elle pourrait être constituée de façon plus large et comporter davantage de canaux d'évacuation elle pourrait également être de formes différentes telles que des formes diamantées dont un point serait orienté vers le bord aval de la zone couverte tandis que le point opposé serait orienté vers le bord amont. Les collets marginaux seraient naturellement nécessairement disposés différemment, de façon à pouvoir disposer d'un chevauchement ou recouvrement adéquat des tuiles adjacentes. L'invention est utilisée de la façon suivante La tuile peut être utilisée comme tuile de toiture ou de couverture ; dans le premier cas, un châssis support convenable est réalisé, par exemple un châssis du type utilisé pour supporter les tuiles de maçon ; il est également possible de fixer les tuiles sur un toit à couverture serrée. Les tuiles peuvent être alors fixées en plaçant une rangée de tuiles le long du bord inférieur du toit de sorte que l'extrémité aval 14 se trouve au bord du toit et que la saillie 11 d'une tuile recouvre la saillie 10 de la tuile adjacente. Les tuiles sont fixées en plaçant des organes de fixation, par exemple des clous, à travers chaque tuile ; il y aura par exemple un organe de fixation qui traversera la portion transversale 17 approximativement sur la ligne centrale de la tuile, le second organe de fixation étant passé à travers la tuile à toucher le collet 8, vers l'extrémité aval de la tuile, mais situé de façon que l'élément de fixation traverse uniquement l'épaisseur d'une tuile et ne traverse pas la section du collet recouverte ou chevauchée. Un fil ou autre lien peut également être passé à travers l'agrafe 16 pour lier les tuiles à la structure qui les supporte. Une seconde rangée de tuiles peut ensuite être placée au-dessus de la première et disposée de façon que les bords aval 14 de la seconde rangée chevauchent les bords amont 15 de la première, il est préférable que la proportion de recouvrement soit telle que l'extrémité aval 14 de la seconde rangée de tuiles soit essentiellement alignée sur l'extrémité supérieure 19 des canaux 3 et 4. Les tuiles de la seconde rangée sont décalées de la largeur d'une demi-tuile par rapport aux tuiles de la première rangée, de sorte que les canaux du côté droit dans la seconde rangée de tuiles sont alignés avec les canaux du côté gauche de la première rangée de tuiles pour procurer des rigoles continues d'évacuation d'eau jusqu'au bas de la surface de la zone recouverte de tuiles. Ce processus est répété jusqu'à ce que la zone désirée ait été complètement couverte de tuiles. D'autres méthodes de fixation sont également possibles, par exemple l'on peut prévoir des éléments de fixation du type agrafe 16 dans la surface intérieure de la tuile, qui peut être liée ou fixée différemment aux voliges en cours d'utilisation. Les tuiles décrites, au moins dans ia forme préférée, présentent plusieurs caractéristiques qui les rendent particulièrement intéressantes pour l'usage pour lequel elles sont prévues. Etant donné que les tuiles sont sciées dans la grume de telle sorte que le grain de la grume est parallèle aux canaux 3 et 4, l'on réduit le fendillement des tuiles et, l'on a de plus découvert dans la pratique qu'il est recommandé de prévoir sur la tuile une portion de largeur uniforme s'étendant perpendiculairement à la largeur, cette portion empêchant en fait la tuile de gauchir ou de se fendiller lorsqu'elle est exposée à l'environnement. On pense que la résistance au gauchissement est partiellement due au fait que la tuile, dans sa portion d'épaisseur uniforme, a la même largeur sur les surfaces supérieure et inférieure.Lorsqu'une tuile a des surfaces inférieure et supérieure de largeur différente (comme dans la portion restante) le taux de dilatation est différent sur chaque surface, ce qui facilite la tendance au gauchissement de la tuile. La tuile doit également être sciée dans la grume de façon que toute concavité dans les lignes de grain transversales soit face à l'extérieur, vers la surface extérieure 2 de la tuile pour que la tendance naturelle de celle-ci a s'incurver ou à se bomber vers le haut sur ses bords lorsqu'elle est exposée aux agents atmosphériques, se traduise par un déplacement le long des lignes concaves du grain, déplacement qui procure la souplesse nécessaire à la tuile, alors que, si les lignes concaves de grain étaient orientées vers l'intérieur, la tendance à gauchir s'opposerait transversalement aux lignes de grain de la tuile et cette dernière tendrait alors à se fendre ou à se fendiller. REVENDICATIONS 1.- Tuile en bois, caractérisée en ce qu'elle présente au moins un canal ou rainure formé dans sa surface extérieure et en ce qu'elle comporte au moins une portion d'épaisseur sensiblement uniforme orientée perpendiculairement auxdits canaux. 2.- Tuile selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite portion d'épaisseur uniforme est sensiblement de la même épaisseur que l'épaisseur maximale de ladite tuile. 3.- Tuile selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle est pourvue d'un certain nombre de canaux ou rainures essentiellement parallèles. 4.- Tuile selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ledit canal ou rainure (ou les canaux ou rainures) sont réalisés en forme d'indentations plates dans la surface de ladite tuile. 5.- Tuile selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte des rainures de section étroite. 6.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite portion d'épaisseur uniforme est située à une extrémité de la tuile et le ou lesdits canaux ou rainures sont placés de façon à relier ladite portion d'épaisseur uniforme à l'autre extrémité de la tuile. 7.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la portion d'épaisseur uniforme a une largeur qui correspond essentiellement à la largeur du recouvrement prévu entre les tuiles de couverture une fois que ces dernières ont été mises en place. 8.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est de forme rectangulaire et présente des canaux disposés parallèlement aux bords les plus longs de la tuile. 9.- Tuile selon la revendication 6, caracterisée en ce que ladite tuile rectangulaire porte des bords plus longs alternativement à collets disposés de façon à permettre à des tuiles adjacentes d'être recouvertes par engagement mutuel desdits collets. 10.- Tuile selon la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits collets comportent un collet faisant face à l'extérieur sur un bord de ladite tuile et un collet tourné vers l'intérieur sur le bord opposé de ladite tuile. 11.- Tuile selon la revendication 10, caractérisée en ce que le collet tourné vers l'extérieur est pourvu d'une rainure ou d'un creux pour l'évacuation des eaux. 12.- Tuile selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que la ligne de séparation entre des tuiles adjacentes se chevauchant, sur la surface extérieure de ladite tuile, se trouve dans l'un desdits canaux ou rainures ou immédiatement à côté dè ce dernier. 13.- Tuile selon la revendication 12, caractérisée en ce que ladite ligne de séparation se trouve dans la portion plus inclinée dudit profil dentelé lorsqu'on le regarde en coupe. 14.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est sciée dans le bois de façon que le grain de ce bois soit sensiblement orienté parallèlement auxdits canaux. 15.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est sciée dans une grume de façon que toute concavité dans les lignes de grain de la grume vues en coupe se trouvent tournées vers l'extérieur, en direction de la face de la tuile qui est exposée en cours d'utilisation. 16.- Tuile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite tuile est pourvue d'une rainure transversale s'étendant à travers la face intérieure de la tuile, près de l'extrémité de ladite tuile conçue pour être placée en aval en cours d'utilisation. 17.- Tuile selon la revendication 16, caractérisée en ce que la rainure transversale permet d'empêcher tout effet de capillarité entre deux tuiles adjacentes qui se chevauchent.