La présente invention a pour objet un instrument et un procédé pour détacher de leurs pampres, par voie mécanique, les raisins qui pendent en grappes sur les plantations constituées de ceps de vigne alignés en rangées. Elle a trait également b un équipage susceptible d'être attelé à un tracteur et susceptible de permettre une vendange mécanique par mise en oeuvre de ce procédé, au cours de la progression d'un tracteur le long des rangées. II existe déjb des machines permettant de détacher les grains de raisin sur les vignes en plantations. Dans le cas de ces machines connues, l'opération s'effectue en frappant les flancs des rongées de vignes avec les têtes arrondies de milliers d'aiguilles animées d'un mouvement de va et vient transversal par rapport au plan vertical contenant les ceps alignés, plan qu'a des fins de simplification on désignera par la suite par "plan des ceps". Ces machines présentent l'inconvénient d'être de constitution complexe en ce sens qu'elles nécessitent une batterie d'aiguilles en nombre suffisamment élevé et assez rapprochées les unes des autres pour qu'aucun grain n'échappe à leurs impacts ponctuels. Par ailleurs, pour éviter que ces aiguilles ne se brisent lorsqu'elles rencontrent un obstacle, tel que branche, cep ou piquet, il est nécessaire de les munir de moyens élastiques qui amortissent les chocs, ce qui complique leur structure et grève le prix de revient de l'ensemble. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un nouveau battoir et un nouveau procédé de vendange sur ceps, ainsi qu'un équipage pour la mise en oeuvre de ce procédé, d'une conception plus simple et plus robuste, d'un cout de fabrication moins élevé et dont le rendement est supérieur à celui antérieurement obtenu. Ce but est atteint en ce que le battoir selon l'invention est constitué par un brin de largeur éqvivalente à au moins celle d'un grain des raisins à vendanger -en particulier égale à celle de deux ou trois grains juxtaposés- et présentant: - un bord assez rugueux pour accrocher les raisins sans les blesser substantiellement, lorsque ledit brin est appuyé et déplacé rapidement contre une grappe; - une raideur et une élasticité suffisantes pour arracher les raisins de leurs pampres sans les éclater substantiellement au cours de cette opération. Ainsi les grains de raisin ne sont pas détachés de leurs pampres à la suite d'un impact ponctuel transversal par rapport au plan des ceps, comme dans le cas d'utilisation de la machine antérieurement connue, mais par le brusque "balayage", à la manière d'un "coup de patte" qu'effectue le brin. On comprend que, de ce fait, a chaque mouvement du brin au bord rugueux, de nombreux grains de raisin sont "arrachés" de leurs pédoncules. La quantité de grains ainsi détachée par le battoir de l'invention est de loin supérieure à celle détachée par une aiguille. Par ailleurs, grâce à l'élasticité intrinsèque du brin, il n"est pas nécessaire de prévoir des moyens spéciaux de protection contre les chocs occasionnés par la rencontre d'une branche, d'un cep ou d'un piquet. Le brin se déforme tout simplement et reprend son profil d'origine dès qu'il n'est plus sollicité contre l'obs- tacle. Comme on l'a vu plus haut il importe que la matière constituant le brin soit à la fois raide et élastique pour, d'une part, assurer la cueillette des grains et, d'autre part, s'effacer devant un obstacle. Le procédé selon l'invention consiste à détacher les raisins par une succession de mouvements cycliques du brin décrit ci-dessus au cours desquels celui-ci, manoeuvré de l'extérieur de la rangée de vignes par une de ses extrémi- tés, est introduit, par son extrémité libre, à l'intérieur de la plantation da; une direction sensiblement perpendiculaire au plan des ceps, en vue de l'amener contre les grappes à vendanger; puis déplacé à peu près parallèlement au plan des ceps, afin de "balayer" l'espace occupé par les grappes et d"'arracher" les grains de leurs pédoncules; et enfin reculé pour se retrouver à son écartement initial, mais avancé le long de la plantation, dans un mouvement inverse du premier mouvement de ce cycle. De préférence, le "balayage" des grappes doit être effectué d'une manière brusque et rapide, les mouvements d'introduction et de retrait devant etre, eux aussi, aussi rapides que possible. Plus précisément, au cours de son mouvement cyclique, le brin peut être entraîné à vitesse variable, ladite vitesse passant par des maxima lors de la phase de balayage et des minima au début de la phase d'intròduction et au terme de la phase de retrait. Dans une forme d'exécution préférée le déplacement brusque et rapide est effectué de haut en bas. II est également possible d'effectuer ce déplacement dans un plan sensiblement horizontal. Dans ce cas cependant, lorsqu'on utilise une pluralité de brins manoeuvrés en parallèle, il est souhaitable utiliser deux séries de brins en sens inverse les uns des autres. On conçoit en effet, qu'en cas de déplacement horizontal, les grains se trouvant protégés du brin par un obstacle tel que branche, cep ou piquet, ne peuvent être battus. II importe donc de prévoir au moins l'un des brins donnant son "coup de patte" en sens inverse des autres. Comme on l'a dit plus haut, la présente invention a tmit également à un équipage susceptible d'être attelé à un tracteur et susceptible de permettre une vendange mécanique par la mise en oeuvre de ce procédé au cours de la progression du tracteur le long de la plantation. Cet équipage selon l'invention comporte - un châssis'; - un vilebrequin a à paliers engagés dans le ch8ssis, d'axe parallèle au plan des ceps, . et équipé de moyens lui permettant d'être entrainé dans un mou vement rotatif; - un bras, transversal par rapport au plan des ceps, . susceptible d'osciller autour d'un axe, solidaire du châssis et parallèle à celui du vilebrequin et de coulisser sur lui-même, . assujetti à demeurer appuyé sur le manneton excentré du vile- brequin, . terminé, du côté exposé à la plantation, par le brin à manoeu vrer; ; - ledit bras étant, en outre, suffisamment long, du côté brin, pour que son extrémité correspondante évolue au voisinage du gabarit de l'équipage ; - et ledit brin étant assez long pour pénétrer profondément dans la vigne. De préférence, l'équipage peut comporter une pluralité de vilebrequins accouplés les uns aux autres sur un même arbre qui, lorsque l'équipage est en position de travail, est situé face au flanc de la rangée de vignes. Avantageusement, plusieurs arbres de vilebrequin peuvent être disposés en batterie dans un plan parallèle au plan des ceps. Ainsi, le flanc de la rangée de vignes est soumis sur toute sa hauteur et sur une certaine longueur à l'action des brins actionnés par les vilebrequins. Pour que l'irrégularité éventuelle du profil de la rangée de vigne(ou les écarts éventuels du tracteur)n'affecte pas la qualité de la vendange, il est avantageux que le châssis soit monté sur un support lui permettant d'effectuer, en position de travail, un mouvement transversal de roulis. Par ailleurs, pour pouvoir compenser l'inclinaison du tracteur, dans le cas où le vignoble est en pente, le châssis peut être monté sur un châssis inclinable de façon à le redresser par rapport au sol. La forme d'exécution la plus simple de l'équipage selon l'invention est constituée par deux châssis - disposés de part et d'autre de la rangée de vigne, - comprenant chacun face à la vigne une batterie de vilebrequins dont les axes sont parallèles entre eux, - et reliés entre eux par des traverses supérieures passant au-dessus de la vigne. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures ta et lb illustrent, respectivement, une vue en coupe longitudinale d'un brin selon l'invention et la déformation de celui-ci lors de sa butée contre un cep, - les figures 2 et 3 représentEznt, respectivement, en coupe longitudinale et en coupe transversale, l'opération de vendange, - les figures 4a et 4b montrent plusieurs brins à "balayage" horizontal et agissant en sens opposés, - la figure 5 représente une première forme d'exécution du châssis sur lequel sont montés les brins, - les figures 6a, 6b et 6c schématisent la variation de vitesse du brin au cours de son mouvement cyclique, - la figure 7a montre, en perspective, un équipage de deux châssis monté de part et d'autre d'une rangée de vigne, - la figure 7b est une coupe longitudinale d'un rouleau supportant ces châss is, - la figure 8 représente, en perspective, les moyens d'attelage à un tracteur de l'équipage en portique de la figure 7a, - la figure 9 montre en vue de dessus et schématiquement un exemple de réalisation des mécanismes d'entratnement des vilebrequins de l'équipage selon les figures précédentes, - la figure 10 représenteune seconde forme d'exécution d'un châssis garni de brins, - les figures Il et 12 représentent respectivement en vue de dessus et en coupe transversale un équipage de deux ensembles selon la figure 10 en position de vendange sur vn tracteur enlambeur et, - la figure 13 montre la position que prennent ces ensembles lorsque la vendange est faite sur un terrain en pente. Si l'on se réfère tout d'abord b la figure la, on voit un brin t, formé d'une lanière repliée sur ellemême et dont les deux extrémités libres sont maintenues serrées l'une contre l'autre par un étrier2 et des boulons 3. Au niveau du coude 4 formé par la lanière, celle-ci est légèrement affaiblie pour en permettre le pliage et augmenter l'élasticité du brin en cet endroit. Comme on l'a drt plus haut, il importe que les lanières présentent à la fois une raideur et une élasticité suffisantes pour détacher les grains de raisins de leurs pédoncules et s'effacer devant un obstacle. Le caoutchouc armé de tissu présente les caractéristiques requises et peut être choisi pour leur fabrication. Les brins peuvent donc être découpés dans un type de caoutchouc employé pour réalisez: des bandes transporteuses, des courroies, etc... La figure lb montre la déformation du brin I l squ'il bute contre un obstacle tel qu'un cep 5 figuré en coupe. Les figures2 et 3 illustrent l'opération de vendange "élémentaire": l"'arrachageX des grains de raisin se fait par un déplacement brusque et rapide du brin 1, de la position PI appuyé contre la grappe (figurée en trait mixte) vers la position P2 figurée en trait plein. Au passage, les bords 6 du brin "accrochent" la grappe 7 dont les grains 8 se détachent et tombent. En effet, ces bords ont une structure relativement anguleuse et rugueuse de par la découpe et le matériau constitutif du brin. En fin de course, les grains ont été arrachés dans la zone battue par le brin. Ces grains ne sont pas trop blessés gracie a l'élasticité du brin et peuvent être récupérés dans un collecteur tmdi- tionnel Le déplacement brusque et rapide de la position PI vers la position P2 peut se faire de haut en bas ou horizontalement. Dans ce demier cas, pour éviter qu'un obstacle, tel qu'un cep Sneprotège de l'égrappage une partie de la vigne, il est souhaitable d'utiliser des brins travaillant dans des sens opposés. C'est ce qu'illustrent les figures 4a et 4b.Si l'on ne prévoyait qu'un brin tel que a dont la figure 4a montre les zones du "balayage" qui s'effectue dans le nin des flèches lors de trois battages successifs tl, t2, t31 la partie hachurée, située derrière le cep 5 ne serait pas atteinte. Par contre, sur la figure 4b, on voit l'action simultanée d'une paire de brins travaillant respectivement en a1 et bl dans un premier battement, puis en a2 et b2 dans un battement ultérieur. Les zones'balayées" par ces deux brins a etb agissant en sens opposés lors des deux battements successifs t1 et t2, attaquent cette partie non atteinte précédemment. Un châssis de vendange, à action horizontale, mettant en application l'enseignement de la figure 4b est représenté en détail à la figure 5. Cet ensemble 32 comporte des parois latérales 28, des parois de sommet 29 et de fond 30 et une paroi postérieure 31 délimitant un caisson parallélépidèdi- que qui renferme trois séries de vilebrequins 9, 10 et lt, à paliers engagés dans les parois supérieure et inférieure dudit caisson et dont les arbres sont entraînés par une transmission à chaine, à partir d'un arbre de commande relié par transmission à la prise de force d'un tracteur.Cette transmission sera décrite plus lom Chacun des mannetons l6 des vilebrequins actionne un brin 1 fixé à l'extrémité d'un bras oscillant 17 qui, d'une part, est appuyé sur le manneton 16 et, d'autre part, peut coulisser dans un manchon t8 monté orientable sur un arbre vertical -19. L 'arbre 19 est commun à tous les manchons recevant les b-s 17 coop6- rant avec l'arbre a vilebrequins 9. Il en est de même des arbres verticaux 20 et21 à l'égard des arbres à vilebrequins I6et 11. Les figures 6a à 6c schématisent le mouvement du bras t7, et donc du brin 1, en fonction de la position du manneton 16 du vilebrequin. Elles montrent que ce mouvement ne s'accomplit pas à vitesse uniforme. Sur la figure 6a, qui représente la première phase du mouvement cytli- que du brin -phase d'introduction du brin à l'intérieur de la vigne- le manneton 16 se déplace de la position d'origine a à la position b, suivant la flèche en arc de cercle. Il transmet au brin un mouvement, d'abord accéléré, puis gercement retardé, et en moyenne rapide dans une direction perpendiculaire au plan des ceps P ; c'est ce qu'illustre la flèche FI. Sur la figure 6b, qui représente la deuxième phase du cycle -phase de "balayage"- le manneton se déplace de la position b vers la position c, transmettant au brin un mouvement : - sensiblement parallèle au plan des ceps P, - brusque, puisque délia amorcé en ce début de phase, - très rapide, par suite de l'amplitude du déplacement du brin au cours de cette phase. Ce mouvement est symbolisé par la flèche F2. Sur la figure 6c, enfin, qui représente la troisième et dernière phase du cycle -phase de retrait- le manneton 16 recule de la position c vers la position d'origine a. Il transmet alors au brin un mouvement d'abord légèrement accéléré puis retardé, et en moyenne rapide dans une direction perpendiculaire au plan des ceps P (flèche F3). La vitesse du brin est minima b la fin de la troisième phase et au début de la première ; elle devient nulle au point a qui correspond au point de recul extrême du brin. Il va de soi que l'intensité des différentes accélérations et décélérations du brin dépend due la position relative de l'arbre vertical 19 et du centre du cercle -autrement dit de l'axe longitudinal du vilebrequin-. A cet effet, comme le montre la figure 5, l'extrémité des arbres verticaux 19 à 21 passe dans une lumière, respectivement 22, 23 et 24, à l'intérieur de laquelle il est possible de les déplacer parallèlement à eux-mêmes et de les immobiliser dans une position choisie, par un dispositif convenable, respective ment 25, 26 et 27. Enfin, il est évident que le mouvement d'oscillation des bras 17 n'est pas sensiblement modifié selon que les arbres verticaux 19 à 2R sont situés à l 'ar- rière des arbres à vilebrequins, comme c'est le cas sur la figure 5, ou, au contraire, d l'avant de ces derniers, par rapport à la rangée de vignes. Un équipage de vendange, illustré par les figures 7 et 8, comporte essentiellement deux châssis, se faisant vis à vis pour etre placés de part et d'autre d'une rangée de vignes et montés entre les traverses d'un double portique 34 enjambant la vigne V, ledit portique étant relié à un tracteur porteur. Comme l'indique la figure 7a, les deux châssis tels que 32 sont solidarisés par des traverses supérieures très rigides 33. Plus précisément, les châssis sont légèrement décalés dans le sens longitudinal de la rangée, afin de ne pas présenter deux vilebrequins en regard l'un de l'autre et éviter ainsi que les brins actionnés par l'un ne viennent heurter les brins actionnés par l'autre. Le détail en coupe de la figure 7b montre que les chassis 32 reposent sur des rouleaux 35 mobiles en rotation autour des traverses longitudinales 36 du portique 34, ce qui permet, par un mouvement transversal des chauvis, de pallier les légères irrégularités dans l'alignement des ceps en rangées ov des écarts du tracteur porteur. Des butées de fin de course (non représentées) empêchent les châssis de s'échapper sur le côté du portique enjamber. Le mode de fixation de l'ensemble formé par les châssis 32 et le double portique 34, au tracteur porteur, est représenté à la figure 8. Une plaque 37, munie de brides 37a est articulée sur un arbre vertical 38 monté sur deux brides 39a prévues sur le flanc d'un tracteur 39, entre- les roues avant et arrière de celuici. Cette plaque est raidie sur ses deux bords verticaux par des cornières 40 prolongées en haut et en bas par des oreilles 41. Des bielles 42 sont articulées par leurs extrémités sur ces oreilles grâce à des axes 43. Le double portique enjambeur 34 est monté basculant d l'autre extrémité de ces bielles de ia façon suivante : les deux jambes du portique qui sont situées du côté du tracteur sont articulées par leurs extrémités inférieures en bout des bielles inférieures 42. Les extrémités supérieures de ces jambes sont pourvues d'un doigt 44 susceptible d'évoluer dans une lumière longitudinale 44a ménagée en bout de chacune des bielles supérieures 42. Un tel mode de fixation présente plusieurs degrés de liberté permettant les ajustements nécessaires de l'équipage - il est oscillant autour de l'axe 38 ce qui, combiné au mouvement transversal des châssis dans le double portique 34, facilite les corrections délia signalées, - il est réglable verficalement grâce au parallélogramme articulé formé par les cornières de raidissement 40, les jambes verticales du double portique 34 situées du côté du tracteur et les bielles 42.On peut ainsi ajuster l'équipage à la hauteur des vignes à vendanger, - enfin, il est réglable transversalement, dans un mouvement de bascule grace aux lumières ménagées dans les bielles supérieures 42, ce qui permet de maintenir l'équipage en position verticale, lorsque les vignes sont plantées sur un terrain en pente. La figure 9 représente schématiquement, en vue de dessus, un exemple de réalisation des mécanismes d'entratnement des vilebrequins de l'équipage. Sur l'arbre 60 de la prise de force du tracteur 39 est claveté un pignon conique denté 6t engrenant avec un pignon de même type 62, lui-même claveté en bout d'un arbre 63 qui est monté sur paliers (non représentés) fixés sur le tracteur 39. Par l'intermédiaire de deux cardans 64 fixés d'une part à chaque extrémité d'un arbre télescopique 65 et, d'autre part, l'un à l'extrémité libre de l'arbre 63 et l'autre à une extrémité d'un arbre 66, le pignon 62 est rendu solidaire d'un pignon conique denté 67 claveté en bout de l'arbre 66.Ce pignon engrène, à son tour, avec un pignon de même type 68 claveté en bout d'un arbre 69. Les deux arbres 66 et 69 sont montés sur paliers (non représentes) fixés sur le double portique enjamber 34. A l'autre extrémité de l'arbre 69 est claveté un pignon conique denté 70 qui engrène avec un pignon de même type 71, monté sur paliers (non représentés) sali- daires du double portique 34 et selon l'axe duquel coulisse un arbre cannelé 72. A chaque extrémité de cet arbre cannelé, monté sur paliers (non représentés) fixés aux châssis 32, est claveté un pignon conique denté 73 qui engrène avec un pignon de même type 74 claveté en bout de l'arbre de commande 75 des vilebrequins. Sur cet arbre de commande est aussi clavetée une roue dentée (non représentée) reliée par chaîne b une roue entée 76 montée en bout de chacun des arbres à vilebrequins 9, 10 et Il. Le mouvement de rotation de l'arbre de la prise de force 6Q du tracteur 39 est ainsi transmis, par les mécanismes 61 à 76 décrits ci-dessus, aux arbres à vilebrequins 9, 10 et Il, quelles que soient les positions - du double portique 34 par rapport au tracteur 39, - des châssis 32 dans le double portique 34. En effet, les mouvements - d'oscillation de l'équipage autour de l'arbre de fixation 38 au trác- teur, - de réglage vertical sur les bielles 42, - de basculage transversal dans les lumières pratiquées dans les deux bielles supérieures 42, sont "rattrapes par l'arbre télescopique 65 et les cardans 64 et le mouvement transversal des châssis 32 dans le double portique 34 est rendu possible par le montage coulissant du pignon 7t et de l'arbre cannelé 72. La figure 10 représente une autre forme d'exécution, plus ékboree, d'un ensemble 45 en forme de cône, dont la pointe est située du côté exposé aux rangées de vignes. Si la structure et le fonctionnement des arbres porteurs de brins et des vilebrequins sont les mêmes que ceux décrits précédemment, cette forme d'exécu tion diffère de la première en ce que les arbres à vilebrequins sont osés en étoile, du sommet à la périphérie du cône, d l'intérieur d'un châssis 48, mobile en rotation autour de son axe sur un arbre fixe 50 et comportant tme jupe a focet- tes 51. Chacun de ces arbres 53 est monté - d'une part et par son extrémité extérieure dans un paliçr 52 aménagé dans l'une des facettes 5t - d'autre part et par son autre extrémité contre un moyeu fixe couronne dentée conique 47. Un satellite 46 monté sur et solidaire de l'aire 53 engrène avec la couronne 47. L'ensemble 45 est supporté par un longeron 54 sur lequel est assujetti l'arbre 50 supportant le moyeu 47. La rotation de l'ensemble 45 es. réalisée au moyen d'une transmission appropriée qui entraîne le châssis 48 autour de l'arbre 50 et du pignon 47. Ainsi le mouvement de rotation est transmis aux arbres de vilebrequins par lzintenné- dia ire des satellites 46. Un équipage de vendange, représenté sur les figures 11 et 12, compati deux ensembles tels que 45, se faisant vis à vis pour être placés de part et d'autre d'une rangée de vignes V et reliés entre eux par un portique 55, en fait constitué par le châssis d'un tracteur enjambeur. Comme dans le cas de la figure 8, cet équipage est utileaent situé entre les roues avant et arrière du tracteur afin que le conducteur puisse en perme nence surveiller la qualité de son travail. Les deux éléments 45 de cet équipage sont disposés de façon telle que l'une des génératrices 56 de chacun des canes soit parallèle au plan des ceps, ce qui a, certes, pour effet d'écarter les autres génératrices de la plantation d vendanger et donc de diminuer la pénétration des brins correspondants. Cette génératrice peut être verticale et la vigne est alors soumise à une meme action des brins en profondeur sur toute la hauteur de cette dernière. On préfère cependant qu'elle soit horizontale. Dans ce cas, comme le montre la figure 12, ce sont les brins situés dans un plan vertical a la périphérie du cane qui pénètrent moins profondément à l'intérieur de la vigne. Mais cet inconvénient est insignifiant car les zones 57, de moindre engagement des brins correspondent à la base et eu sommet des ceps c'est-à-dire aux zones où il n'y a pas -ou peu- de grappes. Cette disposition présente, par contre, un avantage important, illustré par la figure 13. En cas d'inclinaison du tracteur par rapport au plan des ceps -cas d'une plantation sur un terrain en pente- les cônes peuvent osciller sur ces génératrices horizontales sans détériorer les vignes et sans que la vendange en soit sensiblement diminuée. Le mode d'action d'un brin individuel a été décrit en détail par référence aux figures R à 3. Il est évidemment le même lorsque le brin est monté en batterie avec d'autres dans un ensemble tel que ceux des figures 5 et 9. Les brins dépendant d'une même série de vilebrequins viennent tour à tour frapper les grappes d'un "coup de patte" et détachent les grains de raisin. Ces grains tombent dans un collecteur classique raccordé par une goulotte télescopique à une foulopompe entraînée par la prise de force du tracteur. Ils sont ainsi recueillis au fur et à mesure de l'avance du tracteur le long des rangées de vignes. Pour ajuster l'élasticité des battoirs aux grains des raisins à vendanger il est évidemment possible de faire varier le type de lanière utilisée, en jouant. sur l'épaisseur de la bande utilisée à cette fin ou sur la nature - du caoutchouc entrant dans sa composition, ou - de son armature en tissu ; mais on peut aussi, à l'intérieur d'une certaine plage, ajuster cette élasticité en interposant une cale d'épaisseur appropriée entre les deux extrémités de la lanière à l'intérieur de l'étrier2 qui les enserre. On comprend que l'élasti-cité sera d'autant plus faible que la cale utilisée sera plus épaisse, et donc, que les deux extrémités de la lanière seront plus écartées. L'invention ayant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS l- Battoir destiné à détacher de leurs pampres, par voie mécanique, les raisins qui pendent en grappes sur les ceps de vigne, caractérisé en ce que ledit instrument est constitué par un brin de largeur équivalente d au moins celle d'un grain des raisins à vendanger -en particulier égale à celle de deux ou trois grains juxtaposés- et présente un bord assez rugueux pour accrocher les grains sans les blesser substantiellement lorsque ledit brin est appuyé et déplacé rapidement contre une grappe, une raideur et une élasticité suffisantes pour arracher les raisins de leurs pampres sans les éclater substantiellement lors de cette opération. 2- Procédé pour détacher de leurs pampres, par voie mécanique, les raisins qui pendent en grappes sur les plantations de ceps de vigne alignés en rangées, caractérisé en-ce que le brin selon la revendication I est animé d'une succession de mouvements cycliques au cours desquels celui-ci, manoeuvré de l'extérieur de la rangée de vigne par une de ses extrémités est introduit, par son extrémité libre, à l'intérieur de la plantation d.ns une direction sensiblement perpendiculaire au plan des.ceps, en vue de l'amener contre les grappes à vendanger, pvis déplacé à peu près parallèlement au plan des ceps afin de "balayer" l'espace occupé par les grappes et d"'arracher" les grains de leurs pédoncules, et enfin, reculé pour se retrouver à son écartement initial, mais avancé le long de la plantation. 3- Procédé selon la revendicatia b;, caractérisé en ce qu'au cours de son mouvement cyclique, le "balayage" des grappes, est effectué d'une manière brusque et rapide, les mouvements d'introduction et de retrait étant aussi rapides que possible. 4- Procédé selon la revendication 3, caractérisé- en ce qu'au cours de son mouvement cyclique, ledit brin est entraîné a une vitesse variable, passant des maxima lors de la phase de "balayage" et des minima au début de la phase d'introduction et à la fin de la phase de retrait. 5- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le déplacement brusque et rapide s'effectue de haut en bas. 6- Procédé selon l1une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le déplacement brusque et rapide s'effectue dans un plan sensiblement horizontal. 7- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que I'on.utilise-devx séries de brins, la direction du brusque déplacement d'une série de brins convergeant vers la direction du brusque déplacement de l'autre série. 8- Equipage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, destiné à être transporté à côté et en regard d'une rangée de vigne, ledit équipage comportant - un cassis - un vilebrequin . à paliers engagés dans ledit chassies' . d'axe parallèle au plan des ceps . et équipé de moyens lui permettant d'être entraîné dans un mouve ment rotatif - un bras transversal, par rapport au plan des ceps . susceptible d'osciller autour d'un axe solidaire du châssis et parallèle à celui du vilebrequin et de coulisser sur lui-même, assu assujetti à demeurer appuyé sur le manneton excentré du vilebrequin, . terminé, du côté exposé à la plantation, par le brin à manoeuvrer, - ledit bras étant, en outre, suffisamment long, du côté du brin, pour que son extrémité correspondante évolue au voisinage du gabarit de l'équipage - et ledit brin étant assez long pour pénétrer profondément dans la plantation. 9- Equipage selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de vilebrequins accouplés les uns aux autres sur un même arbre qui, lorsque l'équipage est en position de travail, est situé face au flanc de la rangée de vigne. 10- Equipage selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité d'arbres en batterie et portant chacun plusieurs vilebrequins. Il- Equipage selon la revendication 10, caractérisé en ce que les arbres en batterie sont disposés dans un plan parallèle au plan des ceps. 12- Equipage selon la revendication Il, caractérisé en ce que les arbres en batterie sont verticaux. t3- Equipage selon l'une quelconque des revendications 8 d 12, caractérisé en ce que l'axe d'oscillation du bras est, par rapport au vilebrequin, situé dans le chos- sis du côté opposé à celui exposé à la plantation. 14- Equipage selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisé en ce que l'axe d'oscillation du bras est, par rapport au vilebrequin, situé dans le chas- sis du même côté que celui exposé à la plantation. 15- Equipage selon les revendications 13 ou 14, caractérisé en ce quedes moyens sont prévus pour déplacer l'axe d'oscillation du bras parallèlement ô lui-mêrne, 16- Equipage selon l'une quelconque des revendications 8 à 15, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour guider le châssis en position de trawa,i1, dans un mouvement transversal de roulis. 17- Equipage selon la revendication 16, caractérisé en ce que le double portique supportant les châssis est monté sur un parallélogramme articulé vertical (de façon à ajuster les châssis à la hauteur des vignes à vendanger). t8- Equipage selon la revendication 17, caractérisé en ce que le parallélogramme articulé est équipé de moyens assurant un mouvement de bascule transversal (de façon à a ajuster les chassis en position verticale sur un terrain en pente). 19- Equipage selon la revendication 10, caractérisé en ce que les arbres en batterie sont disposés dans un châssis en forme de cône dont la pointe est située du côté exposé à la plantation et dont l'une des génératrices est parallèle au plan des ceps lorsque l'équipage est en position de travail. 20- Equipage selon la revendication 18, caractérisé en ce que la génératrice parallèle au plan des ceps est horizontale. 21- Equipage selon lesrevendications 19 ou 20, caractérisé en ce que le châssis conique est monté sur un arbre axial fixe, des moyens étant prévus pour l'entratner en rotation autour de cet arbre et entrainer de ce fait la rotation des arbres de vilebrequins et par suite, le mouvement cyclique des battoirs.