La présente invention concerne un dispositif de rétention et de fixation d'élémentsou composants allongés sur un support. Plus particulièrement l'invention concerne un collier d'attache souple permettant de fixer sur une paroi des faisceaux de fils, des câbles, des tubes, des gaines, ou analogues. De tels colliers d'attache sont particulièrement utiles dans l'industrie automobile. On connaît déjà, notamment par le brevet français 1 368 233, des dispositifs de ce type qui comportent une languette souple, munie de dentures formant crémaillère, dont une ex trémité est munie d'une chape de blocage et dont l'autre extrémité est libre. A l'interieur de la chape de blocage se trouve un dispositif anti-retour qui en coopérant avec les dentures de la languette lorsque celle-ci est engagée dans la chape par son extrémité libre permet la rétention d'éléments allongés dans la boucle ainsi formée. Pour assurer la fixation d'un tel dispositif sur un support, ces dispositifs comportent en général un téton de montage que l'on peut enfoncer à force dans une perforation du support. Deux sortes de téton ont été utilisées jusqu'# présent, des tétons pleins et des tétons creux. L'utilisation de tétons pleins oblige à fournir un effort important à ltenfoncement avec risque de détériorer le téton: en effet, la capacité de déformation d'un téton plein reste en général assez faible. Dans le cas d'un téton creux, la mise en place est facile, mais la fixation n'est pas sûre et une le gère traction permet souvent d'extraire le téton de la perforation du support. La présente invention propose un nouveau dispositif du type précité comportant un téton de fixation qui peut être facilement mis en place pour être automatiquement bloqué lors de la rétention des composants allongés. De façon connue, ce dispositif comporte une languette souple dont une extrémité présente une chape de blocage susceptible de coopérer avec la languette et dont l'autre extrémité est libre. De façon caractéristique, il comporte un téton de fixation fendu dont la fente débouche à l'intérieur de la chape, la languette comportant une partie saillante disposée de telle façon que lorsque la languette coopère avec la chape cette partie saillante vient s'engager dans la fente du téton de fixation pour en assurer le verrouillage. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la languette comporte sur une de ses faces des dentelures inclinées et sur l'autre face une nervure longitudinale de section sensiblement rectangulaire. La chape est traversée par un évi- dement dont la section est voisine de celle de la languette, au moins une face de cet évidement possédant des dentelures sur lesquelles viennent se bloquer les dentelures de la languette par un effet de crémaillère lorsque celle-ci est recourbée et engagée dans l'evidement de la chape. La fente du téton débouche dans l'evidement de la chape de façon, qu'après engagement de l'extrémité libre de la languette dans la chape, la nervure rectangulaire sty trouve engagée à force et verrouille le téton. Un mode de réalisation de l'invention va être maintenant décrit en se référant aux dessins annexés, sans aucun caractère limitatif. Sur les dessins - la figure 1 représente une vue en perspective cavalière d'un dispositif selon l'invention avec arrachement partiel de la chape - les figures 2 et 3 illustrent la mise en oeuvre du dispositif de la figure 1 - la figure 3a est une vue partielle en coupe de la figure 3 - les figures 4 et 5 représentent une coupe selon la ligne de coupe I-I de la figure 3a, dans deux phases successives de mise en oeuvre - la figure 6 représente une coupe transversale de la chape lorsque la languette a été introduite. Le dispositif D selon l'invention (figure 1) est des tiné à fixer un composant allongé A, sur un support S percé d'un trou 0. Le dispositif D est de préférence réalisé d'une seule pièce et en matière plastique. Le dispositif comporte une languette 10 ayant une ex extrémité libre 11 et dont l'autre extrémité porte une chape 20 munie d'un téton de fixation 30. La languette 10 comporte sur une de ses faces des dentelures transversales 12 et sur l'autre face une nervure longitudinale de section sensiblement rectangulaire 13. La chape 20 est traversée de part en part par un évidement 22 dont la section est voisine de celle de la languette 10, la face interne supérieure de la chape étant pourvue d'un dispositif anti-retour constitué par des dentelures longitudinales 21. Le téton 30 situé sur la face externe inférieure 23 de la chape est traversée par une fente 31 qui débouche dans la chape en regard des dentelures 21. Il est à remarquer que dans ce mode de réalisation particulier, les dentelures 12 de la chape 10 et le téton 30 doivent être situés du même côté de la languette afin de permettre la rétention du composant A comme le montrera la description de la mise en oeuvre du dispositif. Le téton 30 (figure 4) est composé de deux branches 32 et 32' reliées entre elles à leur partie inférieure. Le corps du téton est constitué de deux troncs de cône opposés de base commune qui forment sur le corps du téton une partie élargie 33 jouant le rôle d'un anneau de rétention pour le téton. La distance à prévoir entre la face 23 de la chape et l'anneau 33 est évidemment fonction du support S. La fente du téton débouchant dans l'évidement 22 de la chape a une section sensiblement rectangulaire dont la largeur est pratiquement égale à la largeur de la nervure 13. La mise en oeuvre de l'invention comprend deux étapes la fixation du dispositif par enfoncement du téton 30 dans le trou 0 du support S et la rétention de l'élément A par la languette 10 tandis que la nervure 13 verrouille le téton. La fixation du dispositif par enfoncement du téton 30 est facilitée car la fente 31 permet à l'anneau de rétention 33 de traverser le trou 0 (figure 4) ; après le passage de l'anneau dans le trou 0, celui-ci reprend son diamètre initial et bloque la chape 20 qui porte alors sur le support S par sa face 23 (figure 5). Lorque la chape 20 est ainsi fixée sur le support S on place l'élément A à l'intérieur de la languette recourbée 10 (figure 2) dont l'extrémité libre 11 est alors introduite dans la chape 20 (figure 3). Afin de faciliter la traction manuelle sur l'extrémi- té 11 de la languette 10, celle-ci est en général pourvue de stries de traction 14. La figure 3a permet de mieux comprendre la façon dont les dentelures de la chape 21 et les dentelures de la languette 10 coopèrent alors pour bloquer la languette 10 pour permettre la rétention de l'élément A. En même temps que, par traction de l'extrémité 11 de la languette, on b#loque celle-ci dans la chape 20, la nervure 13 s'est introduite à force et en continu dans la chape 20 et repousse les deux branche 32 et 32' du téton supprimant ainsi le jeu restant entre le téton et le trou O du support S ; le téton 30 est alors définitivement verrouillé dans le trou 0. Le dispositif selon l'invention permet donc d'obtenir une fixation facile d'éléments allongés sur une paroi à l'aide d'une pièce assez simple qui peut être réalisée de préférence en matière plastique ou en métal suffisamment souple. Un avantage de ce dispositif est que la nervure, tout en verrouillant le téton, assure également l'obturation étanche du trou du support. Il est évidemment possible d'utiliser de nombreux types de dispositifs d'anti-retour pour bloquer la languette dans la chape autres que le dispositif à crémaillère décrit ci-dessus. Ainsi, on peut prévoir un dispositif à vis sans fin situé dans la chape et s'engrenant sur des dentelures de la languette, un système de serrage progressif, ou d'autres moyens bien connus. Enfin, le téton de fixation peut être remplacé par tout organe de fixation muni d'une fente et verrouillé en place par la pénétration d'une partie saillante de la languette. REVENDICATIONS 1. Dispositif de fixation et de rétention de composants allongés sur un support, dispositif du type comportant une languette souple dont une extrémité porte une chape de blocage munie d'un organe de fixation sur un support et dont l'autre extrémité est libre, la chape de blocage pouvant coopérer avec effet de non-retour avec la languette recourbée en boucle lorsque celle-ci est engagée dans la chape par son extrémité libre, caractérisé en ce que l'organe de fixation comporte une fente débouchant dans la chape et en ce que la languette comporte une partie saillante longitudinale disposée de telle façon que lorsque la languette et la chape coopèrent cette partie saillante soit engagée à force dans la fente de l'organe de fixation pour en assurer le verrouillage en place. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de fixation est un téton en deux branches séparées par une fente. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la chape est traversée de part en part par un évidement dont la section est voisine de celle de la languette, une face de cet évidement possédant des dentelures sur lesquelles viennent se bloquer les dentelures correspondantes prévues sur la languette, par un effet de crémaillère. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la languette comporte une nervure longitudinale et de section sensiblement rectangulaire située sur la face opposée aux dentelures de ladite languette pour constituer ladite partie saillante et en ce que la fente du téton débouche dans la face opposée aux dentelures de la chape.