212431Ô La présente invention a pour objet des articles électriques, tels que des ampoules et des tubes, ayant des conducteurs électriques en matériau composite du type Dumet et une enceinte en verre soudée aux conducteurs. L'enceinte en verre peut être entièrement 5 faite en un verre de soudure électrique du type ^£0 - Li^D - K^D -BaO - ^2^3 ~ ^^2 OU cons^-s^er en une enveloppe en verre calco-sorJique soudée aux conducteurs à l'aide d'un composant intermédiaire en verre de soudure. La présente invention a pour objet une ampoule ou tube élec-10 trique dont l'enceinte en verre est soudée à des conducteurs électriques du type Dumet. L'enceinte peut être entièrement composée d'un verre de soudure électrique selon l'invention ou d'une enveloppe en verre classique à base de silicates calco-sodiques et d'un composant intermédiaire soudé à la fois à l'enveloppe de verre cal-15 cique et aux conducteurs du type Dumet. Dans ce cas, le composant intermédiaire est fait en un verre de soudure électrique selon l'invention . L'enveloppe en verre d'un article de petite taille, tel qu'une ampoule-éclair photographique ou une ampoule d'instrument est d'ha-20 bitude entièrement faite en un verre de soudure électrique. Dans ce cas, l'enveloppe est soudée directement aux conducteurs soit par une soudure par pincement soit par une soudure en about, selon la technique classique. En général cette technique est trop coûteuse pour être appli-25 quée aux articles de grande taille, tels que les lampes à incandescence et à fluorescence et certains tubes de radio. En conséquence, pour ces articles on fabrique l'enveloppe à partir d'un verre relativement bon marché, à base de NagO- CaO- Mg0-Si02. Cependant, ce verre ne possède pas une résistivité volumique suffisamment élevée 30 pour être utilisé au niveau du culot de ces ampoules ou de ces tubes. Le culot est la partie de l'enveloppe de l'ampoule que les conducteurs électriques traversent pour pénétrer dans l'intérieur de l'ampoule. En conséquence, il est nécessaire de prévoir dans ces ampoules et ces tubes un composant intermédiaire entre le verre de 35 l'enveloppe et les conducteurs métalliques. Ce composant intermédiaire comprend normalement un petit tube de mise sous vide, de diamètre relativement faible et un tube évasé, qui peut avoir jusqu'à 2,5 cm environ de diamètre. Lors de la fabrication d'un tel assemblage pour une ampoule, on monte un petit tube 72 03133 2 2124310 de chacun des modèles avec des fils de connexion dans la machine fabriquant les culots. Dans cette machine, on ramollit à la flamme une extrémité du tube évasé et l'on pince ou presse le verre ramolli autour de l'assemblage des fils et du tube de mise sous vide, pour 5 fabriquer un culot d'ampoule. Dans la fabrication des ampoules on peut ne pas travailler l'autre extrémité du tube évasé ou bien la ramollir et l'évaser pour qu'elle coïncide avec l'ouverture de l'enveloppe particulière à souder. Finalement, on peut monter dans l'assemblage du culot ainsi réalisé un filament ou une bobine pour 10 constituer un assemblage qui, à son tour, peut être soudé à une ébauche d'enveloppe pour fabriquer une ébauche d'ampoule devant subir des traitements ultérieurs. Selon la pratique actuelle dans le domaine des ampoules, on utilise pour fabriquer les conducteurs électriques un type de fil 15 connu sous la dénomination de fil Dumet. Le fil du type Dumet est constitué d'une partie centrale en alliage nickel-fer et d'un revêtement de cuivre ou partie externe. Le revêtement de cuivre est utilisé pour absorber les contraintes pouvant se créer pendant l'opération de soudure. Il existe de nombreux métaux différents de type 20 Dumet, qui dépendent de la composition particulière de l'alliage utilisé pour la partie centrale. Cependant, l'élément particulier, utilisé couramment dans la fabrication des ampoules est un alliage à 42% de nickel et 58% de fer, pourvu d'un revêtement de cuivre et désigné par la référence F 29-68 de l'ASTM. 25 Depuis des années, il est courant dans la technique électrique, d'utiliser un verre mou au plomb comme verre de soudure électrique pour les fils conducteurs du type Dumet. La Société Corning Glass Works fabrique de tels verres mous au plomb, sous les numéros de code 0010 et 0120 et parfois aussi sous les références G-1 et G 12. 30 Les caractéristiques de ces verres et leur utilisation dans la fabrication des ampoules, sont bien connues et largement décrites dans la technique électrique. Par exemple, on peut se reporter au brevet américain N° 3 475 144, à la littérature citée et étudiée dans ce brevet, ainsi qu'au brevet américain N° 2 394 919. 35 Un verre de soudure électrique doit avoir une résistivité élec trique volumique relativement élevée, pour éviter que ne se produisent des déperditions électriques dans le verre au niveau des conducteurs du culot de l'ampoule. En conséquence, pour de nombreuses applications on a besoin d'un verre dont le logarithme de la résis- 72 03133 3 2124310 tivité soit d'au moins de 10,0 à 250°C et d'au moins 8,0 à 350°C. Le verre doit aussi posséder des caractéristiques de dilatation, telles que celles traduites par la courbe de dilatation en fonction de la température, permettant sa soudure à l'enveloppe en verre cal-5 cique, classique et les conducteurs métalliques du type Dumet, sans création de contraintes indésirables dans les soudures. En particulier, la différence de dilatation à la température de durcissement du verre, mise en évidence par la divergence des courbes de dilatation du verre et du métal ou verre et verre, respectivement, doit 10 Être inférieure à 200 parties par million. On a beaucoup utilisé les verres du commerce à base de plomb, sn raison de leur très bonne résistance à la dévitrification pendant le travail du verre, de même que pendant le façonnage des ampoules, et en raison du rapport favorable existant entre la viscosité et la 15 température, qui facilite le façonnage des ampoules. La résistance à la dévitrification exige à la fois une température de liquidus du verre basse et une faible vitesse de formation des cristaux, même au voisinage de cette température. Ceci est particulièrement critique dans le procédé d'étirage des tubes, connu sous le nom de procédé 20 Vello. Une caractéristique favorisant le façonnage des ampoules consiste en l'existence d'un domaine assez large de travail, représenté par la différence entre le point de ramollissement et le point de tension du verre. En dépit de leur succès, les verres au plomb présentent cer-25 tains inconvénients indéniables, ce qui justifie la recherche intensive de verres de remplacement. La toxicité des composés du plomb exige des précautions particulières pour minimiser la dispersion de la poussière produite par 11homogénisation de la charge. Il est aussi nécessaire de minimiser les volatilisations à partir des creusets de 30 fusion du verre. D'un point de vue économique, les composés du plomb sont beaucoup plus coûteux que les autres composants conventionnels du verre, tels que le sable, la chaux, et la soude. Récemment, les prix des composés du plomb ont nettement augmenté, donnant une nouvelle impulsion à la recherche d'un substitut efficace des verres au 35 plomb. Enfin, en raison de l'augmentation constante des températures de fonctionnement de nombreux types d'ampoules électriques et de tubes, on désire des verres présentant un point de tension supérieur. Si le verre doit posséder un point de tension supérieur à 400°C, il doit aussi avoir des caractéristiques équivalentes de façonnage des ampoules. 72 03133 4 2124310 Dès 1913, le brevet américain N° 1 151 911 a décrit une famille des verres à base de RgO- Al^O^- BaO- SiQg pour des soudures d'ampoules. Quelques annéBS après, le brevet américain N° 2 414 505 a décrit une famille de verre apparentée. Dans ces verres, on remplace 5 tout l'oxyde de plomb par de l'oxyde de baryum. Cependant, l'industrie des ampoules n'a pas accepté le remplacement des verres mous au plomb par ces verres. En conséquence, on a fait des efforts spéciaux pour développer un verre mixte au baryum et au plomb afin de remplacer ce verre G-12. Les résultats de ces recherchés sont ex-10 posés dans le brevet américain N° 2 692 833 et dans le brevet N° 2 562 292. Mêmes ces verres mixtes baryum-plomb, de remplacement, ne se sont pas imposés dans les techniques électriques et les verres mous et classiques au plomb ont persisté malgré leur coût élevé et les autres inconvénients. Ainsi, on éprouve toujours la nécessité 15 d'un produit de remplacement réel à ces verres mous au plomb. Le premier objet de la présente invention est de combler cette lacune en fournissant un produit efficace pour remplacer les verres mous au plomb utilisés actuellement dans la technologie électrique pour fabriquer des ampoules et des tubes. Un autre objet est de four-20 nir un verre approprié soudable aux fils du type Dumet, pour réaliser une soudure métal-verre. Un autre objet est de fournir un verre peu coûteux, que l'on puisse facilement étirer en tubes et façonner en ampoules à l'aide de machines, pour la fabrication d'un assemblage destiné à une ampoule ou tube électrique. Un autre objet est de 25 fournir un verre présentant des caractéristiques électriques et de soudure comparables à celles des verres au plomb actuellement utilisés. Un objet spécifique est de fournir un tube ou une ampoule électrique comprenant des conducteurs du type Dumet, soudés à une enceinte en verre constituée au moins partiellement d'un verre de sou-30 dure électrique ne contenant pas d'oxyde de plomb. L'ampoule électrique selon la présente invention comprend des conducteurs électriques du type Dumet, soudés à une enceinte en verre, qui est constituée au moins partiellement, par un verre de soudure électrique, dont la composition, en pourcentage pondéral 35 calculé sur la base des oxydes est de : 63 à 71% Si02» 1,5 à 4% Al^O^* 0 à 1,5% ^2^3 (avec une somme + B^O^ comprise entre 1,5 et 4,0%), 1,5 à 3,0% Li^O, 1,5 à 3,5% ^£0» 9 à 12% KgO (avec une somme des alcalins comprise entre 14 et 18%), 7 à 17% BaO, et 0 à 3% PbO, (avec une somme BaO + PbO comprise entre 12 et 19%). L'in 72 03133 5 2124310 vention comprend en outre une soudure verre—métal composée d'un fil métallique du type Dumet noyé dans un verre tel que décrit précédemment et des verres de soudure utilisés dans une telle soudure. Dans l'ampoule, l'enceinte peut éventuellement comporter une enveloppe 5 constituée par un verre calco-sodique. L'invention est basée sur la découverte qu'une étroite famille de verrœ à base de 1^0- BaO- SiO^ combine les propriétés électriques et physiques requises pour une soudure satisfaisante du conducteur métallique du type Dumet et d'une enveloppe en verre calcique sans 10 le développement de contraintes indésirables au niveau des soudures. De façon plus spécifique, on a découvert que les propriétés requises peuvent être obtenues en ajoutant à un verre silicaté une combinaison d'oxydes métalliques alcalins et de baryum dans des limites définies de façon précise et en y combinant une quantité faible mais 15 limitée de A^O^. Eventuellement on peut aussi ajouter de faibles quantités de PbO et de Les caractéristiques ci-dessus, leurs avantages, ainsi que d'autres caractéristiques et avantages secondaires, apparaîtront de façon plus détaillée dans la description ci-après de modes particu-20 liers de réalisation, donnés à titre indicatif et non limitatif, en référence au dessin annexe sur lequel : - La figure f est une vue en perspective d'une petite ampoule électrique, représentant une forme de réalisation selon l'invention, - La figure 2 est une vue éclatée d'une partie d'une ampoule 25 fluorescente, représentant une autre forme de réalisation selon l'invention, et - La figure 3 est un graphique représentant les caractéristiques des coefficients de dilatation d'une combinaison spécifique verre-verre-métal, utilisée dans la forme de réalisation de la figure 2. 30 La figure 1 représente une ampoule-éclair photographique 10, dont les conducteurs électriques 12, du type Dumet, sont noyés dans un scellement 14réalisé par pincement. Les conducteurs 12 amènent le courant au travers de l'enceinte jusqu*au filament bobiné 18 situé à l'intérieur de l'ampoule. D'un point de vue structurel, l'en-35 ceinte en verre consiste en une enveloppe 16 avec une soudure par pincement 14, mais n'est composée que d'un seul verre, selon cette forme de réalisation de l'invention. La figure 2 représente les composants d'une ampoule fluorescente 20, ainsi que leur agencement réciproque. L'ampoule 20 com 72 03133 6 2124310 prend une enveloppe en verre 22, de forme appropriée pour recevoir un revêtement de phosphore sur sa surface intérieure, et un assemblage désigné dans son ensemble sous la référence 24. Celui-ci est constitué d'un tube de mise sous vide 26 et d'une pièce tronconique 5 28 soudés aux conducteurs électriques 30 et au tube 26 par une soudure par pressage 32, et d'une bobine 34. Le tube de mise sous vide 26 sert à faire le vide à l'intérieur de l'enveloppe en cours de fabrication de l'ampoule. L'enveloppe 22 est un élément tubulaire en verre produit à . 10 partir d'un verre calco-sodique pour applicatiore électriques, tel que décrit dans le brevet américain N° 1 369 988. Le verre peut, par exemple, être composé, en pourcentage pondéral calculé sur la base des oxydes, de 73% SiO^» 17% Na20, 5% CaO, 3,5% MgO, 1% A^O^ et 0,5% K20. 15 Les conducteurs électriques 30 sont des fils du type Dumet constitués d'une partie centrale, en un alliage à 42% de nickel et 58% de fer, et d'un revêtement en cuivre, désigné par le numéro de code F 29-68 de l'ASTM. Le coefficient de dilatation thermique du verre calcique de l'enveloppe 22 est. suffisamment voisin du coeffi-20 cient réel du fil de type Dumet pour que l'on puisse souder directement les conducteurs à l'enveloppe. Cependant, le logarithme de la résistivité électrique du verre calcique à 25Q°C est d'environ 8,0. Cette valeur est trop faible pour permettre une isolation appropriée des conducteurs 30 entre eux dans la soudure par pressa-25 ge 32. En conséquence, on utilise un verre intermédiaire pour créer une résistivité électrique élevée de valeur appropriée, afin d'éviter des déperditions électriques au niveau des conducteurs 30 pendant le fonctionnement des ampoules. Selon la présente invention, on fabrique les composants de 30 l'ampoule, tels que le tube de mise sous vide 26, la pièce tronconique 28, l'enveloppe 16 et les scellements 14 et 32 à partir d'un verre de soudure électrique ayant une composition choisie à l'intérieur du domaine défini par les exemples du tableau I ci-après annexé. Dans ce tableau, la première colonne indique les consti-35 tuants du verre, à l'état d'oxydes ; la seconde colonne représente le domaine général dans lequel on peut choisir ces oxydes vitrifiants ; la troisième colonne représente les domaines préférés de verres exempts d'oxyde de plomb (PbO) ; la quatrième colonne représente les domaines préférés de verres contenant une faible quantité d'oxyde de plomb (PbO). 72 03133 7 2124310 La silice est le principal oxyde vitrifiant de ce verre. Comme on le verra ultérieurement, on peut introduire dans le verre d'autres oxydes aux dépens de la silice, afin de modifier les caractéristiques qu'elle confère. Un avantage spécifique des présents 5 verres est que malgré leur teneur relativement élevée en silice on obtient les caractéristiques physiques désirées, telles que la résistivité et le rapport viscosité-température. L'oxyde de baryum (BaO) confère une haute résistivité électrique aux verres du tableau I, en remplaçant de ce fait, à cet égard, 10 l'oxyde de plomb (PbO) utilisé antérieurement dans les verres de soudure électrique. Dans ce but on doit introduire dans ces compositions au moins 1% en poids de BaO, et 12% au moins si le verre ne contient pas de PbO. Mais la température de liquidus et la vitesse de dévitrification du verre augmentent rapidement avec la te-15 neur en BaO. En conséquence, cette teneur ne doit jamais dépasser \1% en poids. Comme indiqué plus haut, il est très avantageux, pour de nombreuses raisons, d'éviter complètement la présence d'oxyde de plomb. Cependant, sa présence en faible quantité a une influence marquée 20 dans certains verres sur la diminution de la vitesse de croissance des cristaux. En conséquence, dans certains cas, on peut le tolérer, dans ce but en quantité inférieure à B% en poids. Cependant, dans la mesure du possible, il faut l'éviter et la somme BaO + PbO doit être inférieure à 19% en poids. 25 En général les autres oxydes métalliques divalents ne confèrent aucun avantage particulier aux présents verres et exercent un effet défavorable au moins sur certaines des caractéristiques désirées. En particulier, par rapport à BaO, ils tendent à augmenter la viscosité du verre aux faibles températures et à diminuer la résisti-30 vité électrique. Donc, en général, il faut éviter l'utilisation de ces oxydes, sauf sous forme d'impuretés ou en quantités minimes dans le but d'ajuster des propriétés spécifiques. On connaît bien 1 ' efficacité du pouvoir fondant des oxydes alcalins, en particulier de la soude et de la lithine, dans la 35 fusion du verre. De même, on sait qu'une teneur sensible en un oxyde alcalin augmente en général nettement le coefficient de dilatation d'un verre, et en diminue.nettement la résistivité électrique. L'utilisation des oxydes métalliques alcalins, en une combinaison spécifique pour arriver à des propriété requises, en particulier la 72 03133 8 2124310 résistivité électrique et le coefficient de dilatation thermique/ constituent une caractéristiques des présents verres. En particulier, on utilise des quantités sensibles d'oxyde de potassium (K^O) et d'oxyde de lithium (Li20), tous les deux dans 5 les domaines indiqués, pour maintenir une résistance électrique élevée et un coefficient de dilatation thermique approprié pour la soudure. On obtient les meilleures valeurs de résistivité quand le rapport molaire K^O/Li^O est compris entre 2/1 et 1,4/1. Normalement, l'oxyde de sodium (Na2Û) augmente le coefficient de dilatation ther-10 mique et diminue la résistivité électrique. Donc, on diminue la quantité de soude dans le verre, mais on conserve une faible quantité de cet oxyde pour maintenir le point de tension suffisamment bas et conférer au verre des caractéristiques de façonnage appropriées. L'alumine (A^O^) et l'oxyde de bore (I^O^) servent à supprimer 15 la température de liquidus du verre et donc limitent les tendances à la dévitrification pendant la fusion du verre et son formage. On préfère AlgO^ car sa présence dans la composition du verre permet l'addition à la charge de verre de la quantité nécessaire de Li20, sous une forme minérale relativement peu coûteuse, comme le spodumène. 20 Le total de A^O^ ou de i^O^ ne doit pas dépasser 4% du fait de l'effet nettement marqué par ces oxydes dans le sens d'un abaissement du coefficient de dilatation thermique du verre et d'une augmentation du point de tension. Il est classique d'incorporer dans une charge de verre au moins 25 une faible quantité d'un ou de plusieurs fluorures pour faciliter la fusion et le ramollissement du verre. Cependant, on ne doit pas utiliser cette technique avec les présents verres, en raison de la tendance à la volatilisation des fluorures et de leur interférence avec le façonnage des ampoules et leur fonctionnement. En général, 30 on évite les autres constituants du verre, sauf en faibles quantités qui n'ont aucun effet sensible sur les caractéristiques du verre. Eventuellement, si on le désire, on peut prévoir les quantités habituelles d'agents d'affinage par exemple l'oxyde d'arsenic ou d'antimoine, et un agent colorant. 35 A titre d'illustration complémentaire, d'autres verres appro priés à la présente invention, ont été indiqués dans le tableau II ci-après annexé, qui contient plusieurs exemples de compositions, calculées en pourcentage pondéral sur la base des oxydes de la charge. Le tableau II donne en outre les propriétés électriques et phy 72 03133 9 2124310 siques de ces verres, telles que le point de tension (P. de T.), le logarithme de la résistivité électrique (Log. R) mesurée à 250°C, et la température de liquidus du verre. On peut fondre ces verres de manière classique, en utilisant 5 les constituants ordinaires d'une charge de verre, tels que le sable, les carbonates ou nitrates de métaux alcalins et de baryum, et/ou des minéraux è base de lithium comme le spodumène. On peut»si cela est nécessaire, introduire la quantité d'oxyde de lithium sous forme de carbonate de lithium mais, comme indiqué plus haut, il est 10 préférable d'utiliser un minéral d'aluminosilicate de lithium, tel que le spodumène, comme composant de la charge, pour fournir LigO et A^Qg» de mSme que SiO^. On fond les constituants de la charge dans tout creuset classique, à une température habituellement comprise entre 1500°C et 1600°C. 15 Bien que l'on puisse travailler les verres de n'importe quelle manière classique, il est d'usage d'étirer les verres de soudure électrique sous forme de canne ou de tube. En l'espèce, les présents verres sont appropriés à l'étirage sur un appareil d'étirage de tube du type Vello et possèdent des températures de liquidus inférieures 20 à la température exigée pour cet étirage. La température d'étirage du verre dépend de la dimension du tube à étirer et s'exprime en général en termes de viscosité. Ainsi, le tube de mise sous vide 4 peut être étiré à une viscosité aussi faible que 2 x 10 poises, tandis que les pièces tronconiques plus larges peuvent nécessiter 25 une viscosité plus élevée, de l'ordre de 2 x 10 poises. Il est très impartant pour les composants de la soudure, tels que les éléments de verre 16 et 2B et les éléments métalliques 12 et 30 que les caractéristiques de dilatation thermique des divers matériaux soient voisines les unes des autres. Il est classique de 30 comparer les matériaux de soudure par leurs coefficients de dilatation. Ce coefficient est la variation moyenne de dilatation par unité de longueur et par degré centigrade sur un domaine déterminé de température, le domaine utilisé d'habitude pour mesurer le coefficient moyen de dilatation d'un verre s'étendant entre 0°C et 300°C. 35 5elon cette échelle, les verres de soudure électrique, tel que le verre de code Corning 0120, ont des coefficients d'environ 90 (90 x 10 7 unités/0C) et les verres selon la présente invention satisfont à ce critère. Bien que le coefficient de dilatation soit une indication très 72*03133 10 2124310 utile, la différence de dilatation aux basses températures de durcissement du verre est une mesure plus significative pour une soudure donnée. La température de durcissement d'un verre est définie arbitrairement comme la température supérieure de 5°C au point de ten-5 sion du verre. On se référera à la figure 3 des dessins, qui représente les caractéristiques de dilatation requises pour la fabrication des ampoules et des tubes, et montre l'aptitude particulière des verres définis antérieurement pour ces applications. En abscisse, sur cette 10 figure, on a porté la température en degré centigrade, et en ordonnée la dilatation exprimée en variation de longueur par unité de longueur. Les courbes du graphique sont des courbes de dilatation typiques, que tout spécialiste de la soudure verre-métal connaît bien. 15 La courbe a est la courbe de dilatation d'un verre calco—sodique décrit antérieurement et utilisé dans la fabrication d'enveloppes d'ampoules, telle que l'enveloppe 22 de la figure 2. La courbe B est la courbe de dilatation radiale d'un fil métallique du type Dumet défini par la désignation de l'ASTM citée à propos des conducteurs 20 12 et 30. La courbe C représente les caractéristiques de dilatation d'un verre ayant la composition de l'exemple 7 du tableau II ci-après, particulièrement approprié pour être combiné au verre calcique cité et au fil du type Dumet dans la fabrication de tubes de lampe, 25 La température critique, sur le graphique de la figure 2, est de 450°C, point de durcissement du verre 7. On remarquera que le verre 7 et le verre calco-sodique ont des caractéristiques très voisines à cette température. La contrainte, mesurée optiquement à la température ambiante, entre le fil du type Dumet et ces verres, 30 correspond à une différence de l'ordre de 100 parties par million à la température de durcissement. 72 03133 n 2124310 TABLEAU I si02 63-71 64-71 63-68 to203 1,5-4 ,0 1,5-4,0 1,5-4 ,0 b2°3 0-1,5 0-1,5 0-1,5 a12°3 + b2°3 1,5-4 ,0 1,5-4,0 1,5-4 ,0 k2o 9-12 9-12 9-12 na2q 1,5-3 ,5 1,5-3,5 1,5-3 ,5 l±2o 1,5-3 ,0 1,5-3,0 1,5-3 ,0 ko + na20 + li20 14-18 15-18 14-17 BaO 7-17 12-17 7-17 PbO 0-8 12-19 0-8 12-19 BaO + PbO 12-17 TABLEAU II 1 2 3 1 i 6 7 si02 66,3 66,3 65,3 65,2 67,6 64,3 67,2 ai2o3 1,8 3,4 3,5 3,5 3,5 2,6 2,6 b2°3 1.2 u2 1.2 li2° 2,3 1,5 2,2 2,3 2,1 2,0 2,3 na20 2,7 1,6 2,3 2,6 2,2 3,2 2,2 k2a 9,8 11,8 11,3 9,6 11,4 9,6 10,7 BaO 15,9 15,4 7,8 13,0 13,3 13,0 13,4 PbO 7,6 3,8 3,8 P. de T. (°c) 441 453 421 425 445 431 445 Coefficient de dilatation (Q-3QO°C) x 10» 90,7 89,0 89,7 91,2 92,0 90,5 88,6 Log. R (250°c) 10,3 10,1 10,0 10,0 10,0 10,2 10,2 Température de liquidus (•c) 703 896 888 835 837 72 03133 12 2124310 REVENDICATIONS 1°) Un verre de soudure pour des applications électriques, caractérisé par le fait qu'il est constitué, en pourcentage pondéral calculé sur la base des oxydes, par : 5 63 à 71% Si02 1,5 à 4% A12°3 0 à 1,5% B203 avec A^Og + B20g compris entre 1,5 et 4% 1,5 à 3% Li20 10 1,5 à 3,5% Na20 9 à 12% K2Q avec Li20 + Na20 + K20 compris entre 14 et 18$ 7 à 17% BaO 0 à 8% PbO 15 avec BaO + PbO compris entre 12 et 19%. 2°) Un verre, selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est exempt de plomb et contient sensiblement : 64 à 71% Si02 1,5 à 4% a12°3 20 0,1 à 5% B203 avec Al20g + B^^ compris entre 1,5 et 4% ■ 1,5 à 3% Li20 1,5 à 3,5% Na20 9 à 12% K20 25 avec Li20 + Na20 + K20 compris entre 15 et 18% 12 à 17% BaO. 3°) Un verre, selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il contient sensiblement : 63 à 68% Si02 30 1,5 à 4% A12D3 0 à 1,5% B203 avec A1203 + B203 compris entre 1,5 et 4% 1,5 à 3% Li20 1,5 à 3,5% Na20 35 9 à 12% K20 avec Li2Q + Na2û + K2Q compris entre 14 et 17% 72 03133 13 2124310 7 à 17% O à 0% BaO PbQ avec BaO + PbO compris entre 12 à 19%. 4°) Un verre, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que 5 le rapport moléculaire de I^Q sur Li20 est compris entre 2/1 et 1,4/ 1. 5°) Un verre, selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on l'utilise avec un élément métallique du type Dumet. 6°) Un verre, selon la revendication 1, caractérisé par le fait 10 qu'on l'utilise pour une partie ou la totalité d'une enveloppe, d'un boîtier, d'une capsule en verre ou d'un élément identique à l'intérieur duquel on soude les fils de conduction du type Dumet. 7°) Un verre, selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'on l'utilise pour une ampoule ou un tube électrique, notamment 15 des ampoules fluorescentes ou des ampoules-éclairs.