L'invention concerne des procédés de fixation au mouillé, c'-est-à-dire des procédés dans lesquels un agent d'infroissabilisa-tion est insolubilisé ou "fixé" au sein d'un système fibreux humide et gonflé sans qu'il se produise de réticulation effective. 5 Dans les procédés continus précédemment décrits, dans lesquels on a appliqué à un textile cellulosique un agent d'infroissabilisa-tion tel qu'un composé N-méthylollé formant une résine à un pH acide, et dans lesquels on l'a fixé sur celui-ci par vaporisage à température élevée, par exemple au-dessus de 100°C, on a constaté que 10 l'exposition de la matière à la vapeur devait rester de courte durée, de préférence moins de deux minutes. On a trouvé que des expositions plus longues à la vapeur conduisaient à un lisse et à une défroissabilité moins bons. Par conséquent, jusqu'à présent, lorsqu'on a effectué la fixation continue au mouillé en présence de va-15 peur, on a considéré comme essentiel d'effectuer un refroidissement très rapide de la matière vaporisée après une brève exposition à la vapeur. Plus particulièrement, dans l'utilisation d'un tel procédé en continu, on a jusqu'ici considéré comme essentiel de refroidir rapidement la matière après son passage à travers la zone de vapo-20 risage, et de préférence aussi de neutraliser ou d'éliminer l'acide présent, et de la sécher avant de l'enrouler sur l'ensouple d'enroulement. Dans des cas typiques, il a fallu prendre cette matière et la traiter en bain aqueux pour appliquer un catalyseur latent en vue d'une polymérisation finale à sec pouvant précéder ou suivre la 25 fabrication de vêtements avec cette matière. Plus récemment, il a été fourni un procédé de fixation au mouillé qui permet un traitement discontinu rapide ainsi qu'une neutralisation efficace de lragent d*infroissabilisation sans exiger de refroidissement très rapide, de neutralisation ni de séchage 30 séparé de la matière entre son exposition à la vapeur et son enroulement sur un rouleau à grande capacité. Dans ce procédé de "fixation humide discontinue", le degré voulu de fixation au mouillé de la résine est réalisé en exposant la matière à la vapeur par passage à travers une chambre de vaporisage à température élevée, c'est-35 à-dire environ 100 à 140°C, et en enroulant la matière sur un rouleau à grande capacité qui est maintenu dans la zone de vaporisage au moins jusqu'à ce que l'agent d'infroissabilisation soit fixé sur la matière. Bien que les procédés de fixation au mouillé à haute tempéra— 40 ture décrits ci-dessus soient utilisables, les recherches ont été 72 03254 2. 2124332 poursuivies en vue de trouver des procédés améliorés de fixation au mouillé capables de communiquer aux systèmes de fibres ou de tissus des caractéristiques d'infroissabilité permanente hautement souhaitables. 5 En conséquence, un des buts principaux de l'invention est de fournir un procédé de fixation au mouillé amélioré. Un autre but plus particulier de l'invention est de fournir un procédé discontinu de fixation au mouillé permettant de préparer des articles en textiles cellulosiques ayant des caractéristiques 10 d1 infroissabilité permanente améliorées, parmi lesquelles tin lisse plus grand que celui obtenu en utilisant le procédé de fixation au mouillé discontinu à haute température mentionné ci-dessus. Conformément à la présente invention, on applique un liquide aqueux ajusté à un pH acide compris entre 1 et 4,5 et contenant en-15 tre environ 5 et 25 fo d'au moins Tin agent d'infroissabilisation so-luble dans l'eau, durcissable, possédant des groupes méthylo.l réactifs, à une bande de matière textile contenant des fibres cellulosiques pratiquement exemptes de cires, dans une proportion suffisante pour déposer sur celle-ci au moins environ 3 % de l'agent 20 d'infroissabilisation, par rapport au poids sec de la matière. On fait passer la bande de matière contenant l'acide et l'agent d'infroissabilisation, qui a une teneur en humidité d'au moins environ 20 Kp par rapport au poids de matière sèche, dans une zone ou chambre de traitement contenant une atmosphère dont l'humidité relative 25 est comprise entre environ 80 et environ 100 % et à une température supérieure à environ 50°C et moins de 100°C, de préférence entre environ 50°C et environ 65°C. On enroule ensuite la matière sur un rouleau à grande capacité dans la zone de traitement après que la matière a été portée dans la zone pratiquement à la température de 30 celle-ci. On maintient ensuite le rouleau à grande capacité dans la zone de traitement au moins jusqu'à ce que l'agent d'infroissabilisation se soit fixé sur la matière, en général pendant une durée allant jusqu'à deux heures, et au moins jusqu'à ce que toute la longueur de la bande traitée soit enroulée. 35 Ensuite, on retire la matière de la zone de traitement, on la refroidit jusqu'à une température ne dépassant pas environ 45°C, puis on la sèche. La matière ou le tissu sont alors prêts pour une utilisation ou un traitement ultérieurs dans la fabrication d'articles textiles à infroissabilité permanente, comme il sera discuté 40 plus complètement ci-dessous. 72 03254 3- 2124332 L'essence de la présente invention est la découverte que l'on peut obtenir des résultats améliorés, par exemple un lisse supérieur, en utilisant un procédé discontinu ou une fixation au mouillé fonctionnant à température réduite, c'est-à-dire entre environ 5 50°C et moins de 100°C, de préférence entre environ 50°C et 80°C, mieux encore entre environ 50°C et environ 6~iDC, et à une humidité relative élevée comme il est indiqué ci-dessus, pourvu que la matière soit nettoyée ou "cuite", c'est-à-dire rendue pratiquement exempte de cire, avant l'opération proprement dite de "fixation au 10 mouillé", ou préalablement à celle-ci. On suppose que ce traitement de fixation au mouillé discontinu à température réduite d'une matière nettoyée produit un tissu ou un système fibreux traité présentant un rapport plus élevé de la partie de l'agent dfinfroissabilisation possédant un pouvoir réticulant potentiel à l'autre par-15 tie de l'agent, tout en conservant une fixation ou une insolubili-sation adéquates de la résine. Le résultat final de ce rapport plus élevé, désigné ci-après par rapport F : M, outre une fixation adéquate de la résine est l'obtention de caractéristiques améliorées d'infroissabilité permanente, et en particulier un plus grand lisse. 20 D'autres buts, aspects et avantages de l'invention apparaî tront à la lecture de la description plus détaillée ci-après des modes de réalisation préférés, en se référant au dessin annexé dans lequel : - la Fig. 1 représente une vue schématique d'un appareil en 25 section verticale, cet appareil pouvant être utilisé dans la pratique du présent procédé de fixation au mouillé discontinu à température réduite ; - la Fig. 2 représente graphiquement les effets de la température de fixation au mouillé en discontinu sur les caractéristiques 30 d'infroissabilité permanente et de résistance de plusieurs systèmes de tissus différents,. La pratique de l'invention met en jeu de façon caractéristique l'utilisation d'un, agent d'infroissabilisation initialement soluble dans l'eau, durcissable, possédant des groupes méthylol réactifs ou 35 une combinaison d'agents d'infroissabilisation qui, d'une part se polymérisent à l'intérieur de la fibre cellulosique alors qu'elle est mouillée et gonflée, de sorte que le polymère ainsi formé se fixe dans les fibres, et d'autre part réticulent ultérieurement la cellulose lorsqu'on les fait durcir à l'état sec dans des condi-kO tions appropriées en présence d'un catalyseur adéquat. 72 03254 k. 2124332 Si l'agent d'infroissabilisation est hautement méthylolé (s'il s'agit par exemple d'un précondensat obtenu en condensant une mole de mélamine ou d'une mélamine alcoyl substituée avec 4 à 6 moles de formaldéhyde), il peut rester fixé dans le polymère déposé dans la 5 fibre cellulosique assez de formaldéhyde pour assurer une réticula-tion adéquate lors du durcissement à température élevée consécutif, soit par réticulation par le polymère lui-même, soit par libération de formaldéhyde qui peut ensuite agir comme agent de réticulation pour son propre compte. 10 Dans les cas où un précondensat unique est insuffisamment ef ficace pour servir à la fois de formateur de polymère et d'agent de réticulation, il est nécessaire d'utiliser une combinaison d'agents dont l'un au moins est principalement un formateur de polymère, tandis que l'autre est principalement un agent de réticulation. Des 15 agents de réticulation bifonctionnels ne forment pas facilement des polymères dans la fibre, et par conséquent ne confèrent pas,, à eux seuls, les avantages associés à la fixation au mouillé. Cependant, lorsqu'on les utilise en association avec un formateur de polymère dans des conditions appropriées, le potentiel de réticulation du 20 tissu fixé au mouillé peut être augmenté par la présence de l'agent de réticulation, d'où il résulte une amélioration du lisse et de la défroissabilité du tissu ayant reçu le traitement complet. Les formateurs de polymère utilisables dans l'invention comprennent en particulier les précondensats facilement durcissables 25 qui, initialement, sont pratiquement solubles dans l'eau, et se préparent par condensation du formaldéhyde avec un composé tel que la mélamine ou une mélamine substituée par un alcoyle inférieur, une urée, ou un phénol comme le résorcinol. Le composé ou précondensat méthylolé obtenu peut subir une éthérification ultérieure 30 par réaction avec un alcanol inférieur comme le méthanol ou le bu-tanol. Comme il est bien connu dans l'art du traitement des tissus, on peut appliquer ces précondensats à la matière cellulosique à partir d'une solution aqueuse, et on peut les fixer au mouillé et les insolubiliser dans celle-ci comme il est décrit, par exemple, 35 Par Getchell dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3«138.802. Les triazines obtenues en condensant une mélamine substituée par un alcoyle inférieur avec du formaldéhyde sont des exemples de ces précondensats. Les agents d'infroissabilisation formant des polymères que ko l'on préfère comprennent pour le moment les précondensats mélamine- 72 03254 5. 2124332 formaldéhyde et phénol-formaldéhyde, mais on peut également utiliser, comme il a été indiqué ci-dessus, d'autres composés ;N-méthyl-olés formant des polymères, comme des précondensats urée-formaldé-hyde. 5 On peut par exemple obtenir de bons résultats en utilisant des précondensats obtenus en condensant 1 mole de mélamine ou d'une mélamine alcoyl-substituée avec 2 à 6 moles de formaldéhyde, c'est-à-dire en utilisant une di-, tri-, tétra—, penta- ou hexaméthylol mélamine. On préfère habituellement des précondensats ayant des 10 rapports formaldéhyde/mélamine d'au moins 4 : 1. Ces produits donnent satisfaction en tant que formateurs de polymères pouvant facilement être fixés au mouillé dans la matière comme il est décrit dans le présent mémoire» Ultérieurement, dans les conditions de durcissement à température élevée, ils sont capables d'agir comme 15 donneurs de formaldéhyde, d'où il résulte que le formaldéhyde libéré se comporte comme un-agent de réticulation, et confère à la matière durcie des caractéristiques d'infroissabilité permanente. Comme produits de cette espèce disponibles dans le commerce, on citera l'Aerotex 23, un précondensat mélamine-formaldéhyde al-20 coylé; l'Aerotex M-3, une diméthyloxyméthylhydroxyméthylmélamine; l'Aerotex P-225, une hexakis (méthoxyméthyl) mélamine; et l'Aerotex 19) qui est une variante moins complètement fractionnée de l'Aerotex P-225. Ces produits sont fournis sous forme de solutions aqueu- « ses par 1'American Cyanamid Company. Un autre produit disponible 25 dans le commerce est une mélamine fortement méthylolée vendue sous la marque "BT-67O". Comme agents de réticulation, on peut utiliser n'importe quel composé qui agit en créant des liaisons transversales entre des molécules de cellulose àdjacentes ou entre la cellulose et le polymè-30 re déposé dans les structures de la fibre. Comme agents de réticulation appropriés, on citera les conden-sats hautement réactifs du formaldéhyde et d'une éthylène urée cyclique à 5 chaînons du genre décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3«177«093» Des produits comme la dihydroxydiméthylol-35 éthylène urée, "DHDMEU", vendue sous le nom de Permafresh 183, et sous une forme quelque peu modifiée et moins réactive sous le nom de Permafresh 113 B, par la Sun Chemical Company, sont particulièrement utiles. Sont également utilisables les composés similaires de la propylène urée modifiée, tels que le Pixapret PCL, vendu par 40 la Badische Anilin und Sodafabrik. 11 03254 6. 2124332 Des condensats ayant en moyenne au moins 1 et 1-g- moles de formaldéhyde combiné sous forme de groupes méthylol avec une urée cyclique conviennent, et on préfère les dérivés diméthylolés. Cependant, il est également possible d'utiliser d'autres 5 agents de réticulation connus tels que les triazones à action rapide, des N-méthylol carbamates ou les aldéhydes eux-mêmes comme le formaldéhyde, le glutaraldéhyde et le glyoxal. Comme autres agents de réticulation, on citera l'oxyde de tris(1-aziridinyl) phosphine, la divinylsulfone et les résines époxy. 10 L'invention s'applique à une grande variété de produits ou systèmes fibreux sous forme de nappes, et qui contiennent des fibres cellulosiques telles que coton ou cellulose régénérée. Le procédé est applicable, par exemple, à des nappes de fibres, filaments, filés et fils, et il est particulièrement utile pour des tissus ou 15 nappes tissés, tricotés et non tissés. XI est spécialement utile pour la fabrication de vêtements à infroissabilité permanente, mais il présente des avantages importants dans la fabrication d'autres types d'articles de textiles cellulosiques, chaque fois que l'on désire une bonne conservation de la forme, une bonne résistance à 20 l'abrasion et une bonne solidité. Ainsi, on peut également utiliser l'invention pour la fabrication d'articles tels que tentures, draps de lit, taies d'oreiller, dessus de lit, tapis de coton tuftés, nappage de coton moulé, etc. L'invention s'applique non seulement à des matières cellulosi-25 ques naturelles comme le coton et le lin, mais aussi à des celluloses régénérées comme la viscose et la rayonne à haut module à l'état mouillé. L'invention est également applicable à des tissus mélangés, par exemple à des mélanges contenant 15 ou davantage de coton ou d'une autre fibre cellulosique mélangés à des fibres de 30 polyester, de nylon ou de laine. Comme il a été indiqué ci-dessus, le système fibreux ou le tissu doivent être nettoyés ou cuits, c'est-à-dire rendus pratiquement exempts de cire et aisément mouillables avant qu'on ne leur applique le liquide aqueux contenant l'agent d'infroissabilisation. 35 On pense que ce traitement élimine de la matière les cires et huiles naturellement présentes, ainsi que tous les lubrifiants naturels ou synthétiques antérieurement appliqués à la matière lors du traitement du fil ou du tissu, permettant ainsi à l'agent d'infroissabilisation de mieux pénétrer dans, ou accéder à, la fibre cellu-40 losique elle—même. Le degré de traitement peut varier avec la 72 03254 ri / • 2124332 température de la zone de traitement de fixation au mouillé. C'est-à-dire que plus la température de la zone de traitement de fixation au mouillé est basse, plus la matière doit, d'une façon générale, être exempte de cire. Quoiqu'il en soit, le tissu doit être prati-5 quement exempt de cire et aisément mouillable avant qu'on ne lui applique le liquide contenant l'agent d'infroissabilisation. Dans le mode de réalisation préféré, le tissu est pratiquement exempt de cire avant qu'on ne lui applique le liquide aqueux contenant l'agent d'infroissabilisation. 10 En général, la "cuisson" s'effectue en mettant la matière en contact avec une solution d'alcali telle qu'une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium ou de carbonate de sodium. Ce contact est en général accompagné ou suivi d'un lavage pour éliminer la solution d'alcali. On peut par exemple traiter la matière par des solutions 15 aqueuses d'alcali contenant de 1 à 10 de préférence 3 à 5 ;»i d'hydroxyde de sodium ou de carbonate de sodium, à des températures d'environ 20 à environ 120°C, de préférence 60 à 110°C, et mieux encore 80 à 110°C, en foulardant la matière avec la solution, en la chauffant à la température indiquée et en enroulant la matière. On 20 maintient la matière à l'état enroulé jusqu'à ce qu'elle soit pratiquement exempte de cire, par exemple pendant une durée allant de quelques minutes à plusieurs heures. Puis on déroule et lave la matière. On peut diminuer le temps de traitement en maintenant la matière enroulée sous pression, par exemple au-dessus d'une atmosphè-25 re et jusqu'à plusieurs atmosphères. Les spécialistes connaissent un appareillage à haute pression convenant à cet effet. Des solutions d'alcali commerciales telles que celles utilisées pour la "mercerisation" peuvent convenir, suivant la technique de traitement particulière utilisée et les types de systèmes de 30 fibres cellulosiques traités. Si on le désire, la solution d'alcali peut aussi contenir un savon comme un savon d'huile de ricin ou d'autres types de savons connus des spécialistes, tels que des alcoyl phénols polyéthoxylés non ioniques, dans des proportions d'environ 0,05 à 0,25 ?■>» de pré-35 férence d'environ 0, 1 à 0,2 c,u. On peut également utiliser d'autres types de traitement ou de nettoyage connus des spécialistes, par exemple le nettoyage avec des solvants organiques, etc, pour rendre le tissu pratiquement exempt de cire avant de lui appliquer le liquide aqueux contenant 40 l'agent d'infroissabilisation. 72 03254 8. 2124332 Après ce traitement, on peut laver le tissu ou le système fibreux, le neutraliser et le sécher avant d'appliquer l'agent d'infroissabilisation. On peut aussi teindre le tissu ou le système fibreux après ce traitement et avant la fixation au mouillé. 5 Pour son application au système fibreux pratiquement exempt de cire, on peut utiliser l'agent d'infroissabilisation sous la forme d'une solution aqueuse pouvant contenir d'environ 5 à environ 25 de préférence 10 à 20 de l'agent d'infroissabilisation. Pour assurer une fixation au mouillé rapide d'un agent d'infroissabilisa-10 tion dans le tissu dans la proportion désirée, on ajuste le pH de la solution aqueuse à une valeur entre environ 1 et environ k, de préférence environ entre 2 et 3> par addition d'un acide fort. On préfère l'acide chlorhydrique, mais on peut utiliser aussi d'autres acides forts tels que l'acide sulfurique, l'acide formique, l'anhy-15 dride acétique ou l'anhydride maléique, ou des mélanges de ceux-ci. Si on utilise un agent de réticulation actif, il est commode de l'incorporer dans la même solution aqueuse que le produit formateur de polymère, de façon à ce que la concentration de l'agent de réticulation dans le bain soit elle aussi comprise entre environ 5 20 et 25 /«• On obtient habituellement les meilleurs résultats lorsque le produit formateur de polymère et l'agent de réticulation sont présents en proportions égales ou presque égales, bien qu'ils puissent être en proportions différentes. Au lieu d'incorporer l'agent de réticulation dans le même bain 25 que le produit formateur de polymère avant la fixation au mouillé, il est également possible d'appliquer l'agent de réticulation après que le produit formateur de polymère a été fixé au mouillé dans la matière, par exemple en même temps qu'un catalyseur latent tel que le nitrate de zinc ou le chlorure de zinc que l'on utilise pour ca-30 talyser le durcissement final à sec après que la matière contenant le produit formateur de polymère fixé au mouillé en son sein a été lavée et séchée. Outre les résines mentionnées ci-dessus, le liquide aqueux initial appliqué avant la fixation au mouillé., ou la composition de 35 catalyseur latent appliquée postérieurement au fixage au mouillé, ou les deux, peuvent renfermer d'autres agents classiquement utilisés dans la technique. Par exemple, on peut y faire entrer des adoucissants comme du polyéthylène sous forme finement dispersée, des retardateurs d'inflammation, des produits anti-salissure, des 40 modificateurs de toucher, des produits hydrofugeants ou anti-taches, 72 03254 9. 2124332 etc, comme il est par ailleurs bien connu. L'application de la solution aqueuse d'agent d'infroissabilisation à la matière cellulosique peut s'effectuer par un foulardage classique à partir de bains, en utilisant l'appareillage habituel, 5 ou par pulvérisation ou par d'autres procédés bien connus dans la technique. Il est particulièrement avantageux dans la pratique de l'invention d'utiliser des bains aqueux contenant l'agent d'infroissabilisation, par exemple un formateur de polymère et, si on le désire, un agent de réticulation auxiliaire. En général, on ap-10 plique ces liquides au tissu jusqu'à un taux de fixation au mouillé compris entre environ 50 et 80 f;j, de façon à avoir une ajoute d'agent d'infroissabilisation comprise entre environ 3 et 25 'p, de préférence supérieure à 10 /à, par rapport au poids du tissu sec. On peut effectuer le foulardage à la température ambiante, par exemple 15 entre 10 et 30°C. Après avoir foulardé la matière nettoyée de cette manière par ailleurs classique, on la fixe au mouillé en discontinu dans la gamme de températures indiquée ci-dessus et à un taux élevé d'humidité relative. Par exemple, se référant à la Fig. 1 en annexe, une 20 bande de matière nettoyée îi de largeur et de longueur ordinaires, par exemple 0,90 à 1,20 m de large et de 4500 à 9000 mètres de long, après avoir été foulardée et exprimée jusqu'au taux de fixation humide désiré (ce qui donne une teneur en eau comprise entre environ 20 et 80 'o par rapport au poids sec du tissu), passe sur des rou-25 leaux R et dans une zone ou chambre de traitement 10. Elle y est exposée à une atmosphère chaude et humide et, après cette exposition limitée, la matière est enroulée sur un rouleau de grande capacité D qui est également placé dans la même atmosphère chaude et humide que celle de la zone de traitement principale ou dans une 30 atmosphère similaire. Alors que la bande de matière traverse la zone de traitement 10, elle est rapidement chauffée à la température de la zone tandis que les fibres sont mouillées et gonflées, de telle sorte que l'agent d'infroissabilisation ou le précondensat aminoplaste ou une combinaison de ces agents se fixe au mouillé au 35 moins partiellement dans la matière, la fixation étant achevée au cours d'un séjour supplémentaire dans la zone 10 du tissu enroulé B. On peut introduire dans la zone de traitement 10, par des tuyaux de distribution S, de la vapeur pratiquement saturée ou un peu surchauffée de façon à maintenir dans la zone ou chambre une atmos-40 phère à une température comprise entre environ 50°C et moins de 72 03254 10. 2124332 100°C, et à une humidité relative comprise entre environ 85 et environ 100 ?o. La zone 10 de traitement ou de fixation au mouillé a de préférence une température comprise entre environ 50 et 80°C, mieux encore entre environ 50 et 65°C, et elle est pratiquement sa-5 turée de vapeur d'eau, par exemple à une humidité relative d'environ 95 à environ 100 fi>. On fait passer le tissu foulardé à travers cette atmosphère chaude et humide à une vitesse telle que son temps de séjour soit compris entre environ deux secondes et moins de deux minutes, de préférence entre dix et soixante secondes, entre le 10 point où il est introduit dans la zone ou chambre et le point où il est enroulé sur le rouleau à grande capacité B. Pour assurer un traitement régulier, il est souhaitable à ce stade que les conditions soient telles que le tissu soit essentiellement chauffé à la température de la zone de fixation au mouillé, c'est-à-dire à au 15 moins environ 50°C, avant d'être enroulé sur le rouleau à grande capacité, sans pertes inutiles de matières volatiles telles que le formaldéhyde, et sans sécher le tissu à une teneur en humidité inférieure à environ 20 cjo. Le traitement d'un lot entier peut se poursuivre de cette fa-20 çon pendant une période prolongée, par exemple jusqu'à une ou même deux heures, pourvu que le rouleau de grande capacité soit maintenu dans des conditions telles que la perte de constituants volatils du rouleau, parmi lesquels l'humidité, soit réduite au minimum. Si on le désire, on peut faire passer une bande de pellicule souple pra-25 tiquement imperméable, par exemple une feuille de polytéréphtalate d'éthylène glycol, ayant pratiquement la même largeur que le tissu traité, d'un rouleau P dans la zone de traitement 10 sur un rouleau T, et de là, en contact avec le tissu, sur le rouleau de grande capacité B où l'on enroule ensemble les deux bandes en couches alter-30 nées. Le dispositif mécanique doit être tel qu'il ne se forme pas de plis dans le lot. Une alternative plus simple consiste à utiliser des pièces de guidage et de traction de coton ou d'un autre tissu, sur lesquelles est collée la pellicule plastique. Celles-ci fournissent une couche imperméable aux extrémités interne et exter-35 ne de la matière traitée sur le rouleau de grande capacité sans qu'il soit besoin d'un dispositif d'alimentation séparéo Lorsqu'il est ainsi protégé de la dégradation et de la perte de matières volatiles, le lot chauffé et enroulé de matière humide peut être conservé en toute sécurité dans la zone de traitement pendant une pé-ko riode prolongée, par exemple pendant une ou deux heures. 72 03254 2124332 On préfère utiliser de la vapeur saturée pour maintenir la zone de traitement 10 à la température désirée et à une forte humidité relative pour être sûr que les fibres cellulosiques atteignent rapidement un état fortement gonflé et conservent une teneur élevée 5 en humidité. Cependant, l'utilisation de vapeur surchauffée est acceptable dans la mesure où la teneur en humidité de l'atmosphère de la zone de traitement est telle que les fibres cellulosiques restent suffisamment gonflées alors qu'elles sont dans la zone ou chambre, de sorte qu'elles ne deviennent pas effectivement infroissa-10 bles au cours de ce stade du procédé. Lorsqu'on fait allusion ici au fait d'éviter une infroissabilisation effective dans une opération ou traitement particulier quelconque, on veut exprimer que l'on effectue cette opération ou ce traitement dans des conditions qui n'altèrent pas l'angle de ré-15 cupération du pli à sec du système fibreux à un degré tel que l'on empêche le plissage ou toute autre mise en forme différente de ce système fibreux lors de la confection ultérieure d'un vêtement ou d'un article analogue. En outre, le terme d' "humidité relative" est utilisé dans le sens classique, à savoir la pression partielle 20 de vapeur d'eau dans l'air divisée par la pression de vapeur de l'eau à la température donnée, ce quotient étant multiplié par 100 '/Jm Après avoir ainsi fixé au mouillé et enroulé toute la longueur d'un lot donné de matière, on refroidit rapidement la matière en la 25 retirant de la chambre ou zone de traitement 10, on la lave et la neutralise de préférence, puis on la sèche dans des conditions qui évitent toute infroissabilisation effective. Ceci peut s'effectuer de diverses façons. I'ar exemple, on peut enlever le rouleau de grande capacité B de la zone 10 et dérouler rapidement le tissu, le 30 faire passer dans de l'eau froide, le neutraliser (par exemple dans une solution aqueuse de carbonate de sodium à 2 '>), le laver par passage dans un bain d'eau et le sécher, par exemple à 80°C. Etant donné que le tissu, lorsqu'on l'enlève de la zone de traitement 10, a une forte teneur en humidité et est à une tempéra-35 ture élevée, son déroulement dans l'air ambiant peut apporter par lui-même le refroidissement rapide désiré du tissu traité, surtout si l'air ambiant a une faible humidité et est frais, par exemple 20°C. Lorsqu'on procède de cette manière, la matière est prête pour l'utilisation ultérieure, par exemple pour la confection de vête-ko ments et le durcissement final à sec ("post-durcissement") ou pour 72 03254 12. 2124332 le durcissement à sec en position plane suivi de la confection de V vêtements ("pré-durcissement") dès qu'elle est refroidie et sèche. En général, ces modes opératoires comportent une réimprégnâtion d'un catalyseur latent comme il est décrit ci-dessous. 5 Par exemple, lorsqu'on refroidit dans l'eau le tissu fixé au mouillé, ou que l'on en élimine d'une autre façon le catalyseur de polymérisation initialement présent, par exemple par neutralisation au moyen d'une solution alcaline et lavage après sa sortie de la chambre de vapeur, on réimprègne ce tissu d'un catalyseur latent 10 pour le rendre réceptif au durcissement final à sec qui confère les propriétés d'infroissabilité permanente souhaitées. Bien que le nitrate de zinc, Zn(N0^ )^.611^0, ait été le catalyseur le plus couramment utilisé dans le présent travail, on peut également utiliser d'autres catalyseurs latents de durcissement connus comme le chlorure 15 de zinc, le chlorure de magnésium, le phosphate acide de magnésium, le chlorure d'ammonium, le phosphate monoammonique, des sels, d'a-mine analogues, etc. On peut appliquer le catalyseur au tissu de façon à avoir environ 1 à 10 "b, par exemple environ 5 % de catalyseur, par rapport 20 au poids de précondensat fixé sur le tissu. Comme on l'a suggéré précédemment, on peut incorporer dans le bain de catalyseur un adoucissant tel que du polyéthylène finement dispersé, comme il est par ailleurs bien connu dans la technique. Après imprégnation par le catalyseur et séchage dans des conditions ménagées, c'est-à-dire 25 soumis à une combinaison de température, de durée, et de reprise d'humidité finale telle que la matière traitée portant le polymère ne soit pas prématurément durcie ou effectivement infroissabilisée, le tissu est prêt pour la confection de vêtements, par exemple pour la coupe, le piquage, le repassage et le durcissement final à sec 30 pour avoir des caractéristiques d'infroissabilité permanente. On peut, par exemple, effectuer le durcissement final dans une étuve à circulation d'air à des températures comprises entre environ 120 et 180°C, par exemple entre 14-5 et 165°C. Un temps de séjour d'environ cinq minutes dans une étuve ventilée à 160°C donne un 35 durcissement satisfaisant dans un cas typique, bien que l'on utilise communément des temps de durcissement dans la gamme d'environ deux à dix minutes. On peut également effectuer le durcissement, par exemple, dans un appareillage tel qu'une presse à vêtements équipée de dispositifs adéquats de chauffage et de contrôle du 40 temps de séjour. Les temps de durcissement optima dépendent dans 72 03254 13. 2124332 une certaine mesure de la nature précise de la résine et des quantités utilisées, du type de tissu, de la température et des caractéristiques de transfert de chaleur de l'appareillage utilisé pour le durcissement. 5 Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'il lustration de l'invention. EXEMPLES. On effectue un certain nombre d'essais conformément à l'invention en utilisant des tissus sergés 100 'p coton mercerisés ou netto-10 yés sur jigger, désignés ci-après par "treillis gris 3113"» un sa-tin à cinq bouts de 270 g/m et d'un nombre de fils de 100 x 63 à l'état préparé, ou par "treillis vert", un tissu mercerisé de poids, de structure et de nombre de fils similaires (94 X 56). On imprègne ces tissus d'un mélange contenant de 10 à 20 'p de "BT 67O", une 15 mélamine fortement méthylolée (fabriquée par B.X.P. Chemicals Ltd, Oldbuty, Angleterre), et de l'acide chlorhydrique pour amener le pH à 2,0. En outre, on incorpore également au bain 0,1 $ de "Lissapol N", un agent mouillant non ionique à base d'alcoyl phénol éthoxylé fabriqué par 1' I.C.X. Dyestuffs Division^ Manchester, Angleterre, 20 pour faciliter le mouillage et la pénétration conformément à la pratique habituelle, bien que l'utilisation d'un agent mouillant ne soit pas essentielle. On nettoie sur jigger des échantillons de treillis 3113 gris non mercerisé pendant deux heures à la température de l'ébullition 25 sous la pression atmosphérique (environ 100°C) avec line solution aqueuse d'hydroxyde de sodium à 4 vp et 0,15 c/° de savon à l'huile de ricin,.puis on les rince à l'eau et les sèche. On fait passer les tissus imprégnés à divers taux de fixation de liquide dans une chambre (Farmer-Nortons) du type illustré à la 30 Eig. 1, dont l'atmosphère est pratiquement saturée de vapeur d'eau, et les chauffe à diverses températures au moyen de vapeur. On fait passer les tissus dans la chambre ou la zone de fixation au mouillé à une vitesse telle qu'ils reçoivent une exposition directe de dix secondes à l'atmosphère de la zone de traitement avant d'être en-35 roulés en lots. On maintient ensuite les rouleaux dans la chambre pendant une heure. Après avoir maintenu les tissus dans la chambre pendant le temps indiqué, on les déroule promptement et les fait passer rapidement dans de l'eau à environ 22°C, puis dans une solution aqueuse 40 contenant 2 /u de carbonate de sodium de façon à neutraliser l'acide 72 03254 14. 2124332 présent dans le tissu, et enfin on les lave et les sèche sur des 2 cylindres sous une faible pression de vapeur (0,7 - 1,4 kg/cm ) et à une vitesse telle que l'on évite un séchage excessif. Après ce séchage, on réimprègne les tissus d'un bain aqueux 5 contenant du nitrate de zinc hexahydraté et des particules solides de polyéthylène finement dispersées ("Mykon SF 40") tel que les quantités de solides déposées sur les tissus soient respectivement de 0,5 et 1,0 (fo par rapport au poids du tissu. On sèche à nouveau les tissus recatalysés à 80°C, on presse ensuite des échantillons 10 de ces tissus dans une presse Hoffman pour simuler le plissage d'un vêtement fini, et les durcit à 160°C pendant cinq minutes. On détermine ensuite les propriétés des échantillons ainsi chauffés. Dans des essais comparatifs à 80 et 100°C, on traite des bandes des mêmes tissus sergés exactement de la même manière que ci-15 dessus. Pour l'appréciation des tissus traités, on mesure leurs propriétés physiques à 65 fo d'humidité relative et 21 °C. On mesure les défroissabilités dans un appareil Monsanto. On détermine des cotations de plissage permanent sous un éclairage vertical et en sui-20 vant les normes AATCC de réplique plastique tridimensionnelle du plissage permanent. On mesure les résistances en traction sur des bandes effilochées de 25,4 mm de large, la distance entre les mâchoires de la machine d'essai Instron étant de 76 mm, et la vitesse de déplacement de 22,9 cm par minute. On mesure les résistances à 25 la déchirure sur une machine Elmendorf avec des coupons de 63,5 x 76 mm. On effectue l'abrasion en flexion à l'appareil Stoll avec une tête de 454 g et une tension de 1816 g sur des bandes effilochées de 25,4 mm autour d'une tige de 1,6 mm d'épaisseur. Dans la plupart des cas, les évaluations sont effectuées sur des échantil-30 Ions ayant reçu un seul cycle de lavage et de séchage en tambour. En outre, on effectue une série d'essais (désignés dans le tableau I "en un seul stade") dans lesquels la solution d'imprégnation initiale contient non seulement 1'hexaméthylol mélamine méthy-lée BT 670 à 10 vjo, mais encore une quantité suffisante de nitrate 35 de zinc hexahydraté et de particules solides de polyéthylène finement divisées ("Mykon SF 40") de façon à fournir respectivement 0,5 f<> et 1,0 de solides déposés. On vaporise en discontinu les matières imprégnées de cette solution composite de la même manière que les autras échantillons, les sèche à 100°C et les durcit pen-40 dant cinq minutes à 160°C. On détermine les propriétés des échan 11 03254 15. 2124332 tillons durcis de la même manière que pour les autres échantillons. Les résultats des divers essais sont résumés dans le tableau I et représentés graphiquement sur la Pig. 2. Comme on le voit, une comparaison est faite entre les résul-5 tats de plusieurs essais discontinus, et on peut constater qu'à 100°C, il se produit une fixation quantitative de la mélamine avec perte de formaldéhyde, ce qui donne un tissu qui présente seulement un lisse et une défroissabilité modérées, mais une bonne durabilité. La réduction de la température de fixation au mouillé à 50-65°C 10 donne une fixation un peu moins complète de la mslamine, mais un rapport F : M supérieur, de sorte qu'on obtient un lisse et une défroissabilité améliorées. Concentration du bain (*) Essai BT670 CPNS fix. Treillis 3113 gris non mercerisé 1 a 20 — 1 c 20 — 2a 20 — 2c 20 — 3a 20 — 3c 20 *) 10 mmëm *> *) 10 5» 10 Treillis vert, mercerisé 6 20 7 20 8 20 — mm ( * 9 ) 10 — 10 10 TABLEAU I. Fixage au mouillé en discontinu. Liquide fixé (*) Température de fixation au mouillé (°c) Position dans le lot Défroissabilité (deg.) à sec au mouillé W F ¥ F PO o 04 IV) VJ1 4> 50 50 Interne 1 11 122 107 112 50 50 Externe 101 114 88 97 50 80 Interne 120 132 9 h 101 50 80 Externe 1 17 126 94 106 50 50 Interne 120 133 95 115 50 50 Externe 120 124 106 106 50 50 Interne 128 135 101 121 50 50 Externe 119 128 106 1 18 50 50 Interne 1 13 129 83 92 50 50 Moyenne 140 150 131 135 50 80 Moyenne 134 145 108 1 18 50 50 Moyenne 144 153 123 133 50 50 Moyenne 137 143 123 131 50 50 Moyenne 142 148 1 12 1 16 ON N> ro 4> V>l 04 N> Concentration du bain TABLEAU X (suite) Température Défroissabilité (deg.) ro Essai (c,°) • Liaulde fixé BT670 CPNS fix. ( de fixation au mouillé (oC) Position dans le lot à sec W F au mouillé W F O Ul ro Treillis 3113 gris lavé, non mercerisé 11 12(*) 20 — 50 50 Externe 142 148 120 129 10 — 50 50 Externe 127 138 121 131 13 10 — 50 50 Externe 139 145 116 1 17 Treillis 3113 gris, non mercerisé Témoin Non traité 7 1 91 - - 14a 25 ~ 45 100 Interne 119 128 95 100 «ah 14b 25 — 45 100 Externe 119 127 100 105 • 15a 20 — 50 100 Interne 125 136 93 104 15c 20 — 50 100 Externe 123 132 100 111 16a 20 20 50 100 Interne 130 141 110 137 16c 20 20 50 100 Externe 124 134 114 1 13 17a 20 — 50 6 5 Interne ,13^ 136 110 105 17c 20 — 50 ' 65 Externe 132 140 108 109 l\D Treillis vert, mercerisé h-* ro Témoin Non traité mm 4> UJ ro 18b 20 — 50 100 Moyenne 131 141 104 111 19b 20 20 50 100 Moyenne 127 140 109 115 - 20b 20 — 50 65 Moyenne 141 14(8 î 20 123 Résistance à la rupture laifti (kfi/cm2) W F Résistance à la déchirure JLsl Résistance à 1'abrasion en flexion (frottements) ¥ ¥ Tylllls 3113 gris, non mercerisé F 1 a 5,7 3,4 2660 1830 1555 915 1 c 5,7 3,8 3240 2420 2320 1830 2a 5,5 3,3 2260 1820 1625 920 2c 5,8 3,7 2340 1920 1605 985 3a 6,3 3,6 2560 1980 2275 1540 3c 4a 4c 6,3 3,4 2730 1950 2070 1400 5,7 3,4 2170 1480 715 840 6,1 3,8 2340 1530 885 1120 5a 5,7 3,8 2530 2600 1770 1275 Treillis vert, mercerisé 6 6,0 2,6 2280 1400 190 270 7 7,3 3,4 3050 1980 680 565 S. . 7,1 9(*> 6,4 2,7 2920 1500 355 355 2,7 2150 1650 180 245 10 6,0 2,7 2820 1530 390 420 TABLEAU X (suite) sj Résistance à Lavage 11 abrasion 5 (lav.+séch.tamb.) Composition chimique f* par bosse Rétension n Rapport (frottements) Lisse du pli N 2 F ; M % VJ1 3510 2,6 - - - 4715 2,3 - - — 2630 2,8 - 1,3 1,3 2,8 3455 2,5 - 1,4 1,5 3,0 4500 2,4 - 0,5 0,5 2,8 4160 2,4 - o»3 0,4 4,2 3080 2,9 - - - - 3305 2,6 - - - - 2975 2,1 - 0,2 0,3 4,2 395 3,8 - ,1600 2,8 - 2,2 2,2 2,8 PO 840 3,3 - 1,9 2,7 - [\j 725 2,9 - - - 945 2,9 - 0,6 0,8 - . _ . ^ Résistance à la rupture Rési stance à la déchirure Essai (kg/cm ) (g) F W F Résistance à 1 ' abrasion en flexion (frottements) W F Treillis 3 113 gris lave, non morcerlsé 11 ( *) 12k ' 5,7 2,7 2 180 1390 630 630 5,5 3,0 2 170 1610 320 395 13 5,2 3.0 2170 15^0 670 545 Treillis 3113 gris, non mercerisé Témoin Non traité 8,0 5,2 2490 2030 1500 2380 1 4a 7,3 3,8 2300 1860 1365 760 14b 6,9 4,1 2300 1790 1280 820 15a 6,2 3,6 2250 1664 1150 815 15c 6,4 3,8 2 100 1481 1170 1030 1 6a 6,0 3,2 2 120 1570 770 590 16c 5,9 3,6 2110 1600 1300 755 17a 4,8 3,0 1930 1480 660 615 17c 4,9 3,2 1990 1620 1000 675 TADLEAU I (suite) Résistance à 1•abrasion par bosse (frottements) Lisse Lavage 5 (lav. + aéch. tainb. ) Composition chimique Rétention du pli CIIo0 Rapport F : M ro o oj r\3 ui 1680 2.9 1,8 2, 1 1415 1920 2.8 2.9 _ 0,8 1, 1 4390 3715 2,7 3,2 2,8 2,7 2,7 3370 2,8 3,8 2,9 2 , G 2,5 2790 2,7 3,1 2,1 1,8 2,4 2640 2,6 3,6 2,4 1,9 2,2 2265 2,7 3,9 - - _ 2985 2,6 3,9 - - - 1625 2,9 3 9 6 1,3 1,4 3,° 1915 2,8 4,2 1,2 1,4 3,3 vo ro v-± ro 4> 04 OJ ro t Résistance à la rupture 2 Essai (kg/cm ) W F Résistance à la déchirure Ssl. W F Treillis vert, mercerisé Résistance à 1'abrasion en flexion (frottements) W F TABLEAU X (suite et fin) Résistance à 1 * abrasion par bosse (frottements) Lavage 5 (lav.+séch.tamb.) Rétention Lisse du pli Composition chimique N CH2° Rapport F : M \J ro o UJ ro vji -p- Témoin Non traité 9,7 5, 1 2790 2220 395 730 3140 - - - - - 18b 8,1 3,2 3560 204 0 845 550 1755 2,8 3,9 2,5 2,2 2,5 19b 7,8 3,4 2800 1700 655 410 1545 2,9 4,0 - - - 20b 6,6 2,8 2840 1480 310 410 610 3,2 4,5 2,2 2,6 3,3 (*) en un seul stade, M O ro M ro -E> OJ ro 72 03254 21. 2124332 Le tissu de treillis mercerisé vert montre très clairement l'effet de la réduction à 65°C de la température de fixation au mouillé, permettant d'obtenir une défroissabilité à sec de 289°, et une valeur du lisse de 3»2. On obtient un rapport F : M de 3;3» 5 alors qu'on n'a que 2,5 lorsqu'on effectue le vaporisage à 100°C (Essai 18b). Ces essais démontrent également l'avantage de la fixation au mouillé discontinue à des températures réduites d'environ 50 à 65 °C, particulièrement lorsque le tissu a été soigneusement nettoyé ou 10 mercerisé. Par exemple, lorsque la température En outre, les résultats montrent que la chute de performances du tissu non mercerisé gris lorsque la température du lot est réduite de 65 à 50°C ne se produit pas avec les échantillons qui ont été nettoyés avant la fixation au mouillé. Les résultats de l'ana-20 lyse chimique tendent aussi à confirmer que la mouillabilité du tissu qui n'a pas été nettoyé est insuffisante pour permettre une pénétration profonde de l'agent d'infroissabilisation après imprégnation. Les échantillons traités par le procédé "en un seul stade" 25 comme il a été expliqué ci-dessus présentent une résistance à l'abrasion en flexion très supérieure à celle d'échantillons obtenus dans des conditions similaires en utilisant le procédé de fixation au mouillé discontinu de la présente invention bien que les degrés de lisse obtenus soient pratiquement comparables. 30 On insistera sur le fait que bien que les exemples illustra- tifs de la présente invention aient été effectués avec un bain contenant un agent d'infroissabilisation de mélamine-formaldéhyde seul, un bain contenant à la fois un précondensat mélamine-formaldéhyde comme formateur de polymère et une dihydroxy-diméthylol 35 éthylène urée cyclique comme agent de réticulation donnerait des résultats très semblables à ceux décrits. Sauf indications contraires, toutes les quantités et proportions de matières figurant dans ce mémoire et dans les revendications en annexe sont en poids. 72 03254 2124332 , - REVENDICATIONS. - 1 - Procédé discontinu de fixation au mouillé permettant de préparer une matière textile contenant des fibres cellulosiques qui convient pour la fabrication d'articles textiles ayant des proprié- 5 tés d'infroissabilité permanente, et en particulier un lisse, améliorés, caractérisées en ce que : on applique un liquide aqueux ajusté à un pH acide compris entre environ 1 et 4,5 et contenant entre environ 5 ©t 25 $ d'au moins un agent d'infroissabilisation durcissable, hydrosoluble, 10 possédant des groupes méthylol réactifs, à une bande nettoyée pratiquement exempte de cire, de cette matière, dans une proportion suffisante pour y déposer au moins environ 3 $ de cet agent d.'infroissabilisation par rapport au poids sec de cette matière, on fait passer cette bande de matière contenant l'acide et 1'-15 agent d'infroissabilisation à une teneur en humidité d'au moins environ 20 $ par rapport au poids sec de la matière dans une zone de traitement contenant une atmosphère à une humidité relative comprise entre environ 80 et environ 100 à une température comprise entre environ 50°C et moins de 100°C, 20 on enroule cette matière en un rouleau dans cette zone de traitement après que la matière y a été traitée pratiquement à cette température, on maintient ce rouleau dans cette zone de traitement pendant une période allant jusqu'à deux heures et au moins jusqu'à ce que 25 toute la longueur de la bande traitée soit enroulée, fixant ainsi cet agent d'infroissabilisation sur cette matière, la quantité de matière sèche ajoutée étant comprise entre environ 3 et 25 $>, on retire cette matière de cette zone de traitement, on refroidit rapidement la matière retirée à une température 30 ne dépassant pas environ 45°C, et on sèche cette matière en vue de son utilisation ultérieure. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bande nettoyée est essentiellement exempte de cire et en ce que cette zone de traitement est à une température comprise entre en- 35 viron 50 et 80°C. 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que cette zone de traitement est à une température comprise entre environ 50 et 60°C, 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que 40 l'agent d*Lrfroissabilisation est un aminoplaste possédant des 72 03254 23. 2124332 groupes N-méthylol réactifs, et en ce que la matière, sur laquelle cet agent d'infroissabilisation a été fixé, est lavée, séchée, imprégnée d'un catalyseur latent, et séchée à nouveau à une température inférieure à celle nécessaire pour activer le catalyseur. 5 5 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent d'infroissabilisation contient un précondensat mélamine-forma'ldéhyde formant un polymère et un agent de réticulation. 6 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'extérieur du rouleau de matière est enroulé dans une pellicule 10 souple, pratiquement imperméable, pour minimise^; la perte de constituants volatils de la matière avant son refroidissement. 7 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la matière contient au moins 15 /'à de fibres cellulosiques. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que 15 le catalyseur latent est un sel choisi parmi le chlorure de zinc, le nitrate de zinc, le chlorure de magnésium, le chlorure d'ammonium, le phosphate monoammonique et le phosphate acide de magnésium. 9 — Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la zone de traitement renferme une atmosphère pratiquement saturée 20 de vapeur d'eau et en ce qu'on nettoie la bande de matière par contact avec une solution aqueuse alcaline. 10 - Procédé suivant la revendication 9» caractérisé en ce que l'on sèche partiellement la matière à laquelle on a appliqué le liquide aqueux jusqu'à une teneur en humidité comprise entre envi- 25 ron 20 et ko "o avant son introduction dans la zone de traitement. 11 - Procédé suivant la revendication 9» caractérisé en ce que la matière contient au moins 25 dé fibres de coton, en ce que l'agent d'infroissabilisation contient un précondensat mélamine-formaldéhyde, et en ce que la solution alcaline aqueuse contient de 30 l'hydroxyde de sodium. 12 - Procédé suivant la revendication 9j caractérisé en ce que l'agent d'infroissabilisation consiste en un précondensat mélamine-formaldéhyde et en au moins un agent de réticulation choisi parmi le formaldéhyde, le glyoxal, le glutaraldéhyde, les hydroxy N- 35 méthylol éthylène urées, les N-méthylol éthylène urées cycliques, les N-méthylol propylène urées, les triazones et les N-méthylol carbamates, et en ce que le précondensat mélamine-formaldéhyde et l'agent de réticulation sont tous deux appliqués à la matière à partir d'une solution unique dans laquelle chacun est présent à une kO concentration comprise entre environ 5 et 25 $. 72 03254 2k. 2124332 13 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'agent d'infroissabilisation est constitué d'un précondensat mélamine-formaldéhyde et en ce que la matière, après avoir été retirée de la zone de traitement et refroidie est neutralisée par 5 passage à travers une solution aqueuse d'un carbonate de métal alcalin avant d'être lavée et séchée. 14 - Procédé suivant la revendication k, caractérisé en ce que la matière sur laquelle l'agent d'infroissabilisation a été fixé au mouillé, et à laquelle on a appliqué un catalyseur latent, est 10 transformée en un vêtement puis durcie à sec, ce qui lui confère des propriétés de conservation de la forme» 15 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la matière sur laquelle a été fixé au mouillé un agent d'infroissabilisation et à laquelle on a appliqué un catalyseur latent est 15 durcie à sec, ce qui lui confère des propriétés de conservation de la forme, et en ce qu'on confectionne ensuite à partir de celle-ci un article conservant sa forme.