L'invention concerne les canapés transformables en lits dans lequel la partie formant lit se replie en dessous de la partie formant siège. Dans ce type de canapé-lit la partie formant lit, généralement pliée en deux dans le sens de sa longueur, se trouve déplacée vers le haut et vers l'avant du canapé, lors de la transformation en lit, au moyen d'un mécanisme comportant à chaque extrémité du canapé au moins une bielle articulée à une extrémité à la base du canapé et du coté opposé au dossier, et à l'autre extrémité sur le coté inférieur de la partie formant lit repliée et sensiblement au milieu de ce côté. Lors du mouvement de rentrée ou de sortie de la partie formant literie de son logement à la base du canapé, la partie formant siège et la partie formant dossier du siège se déplacent pendant ùn court instant à la rencontre l'une de l'autre, ce qui exige l'enlèvement préalable d'au moins l'une au l'autre des deux parties pour permettre l'exécution du mouvement. Le brevet français nO 72.00971 au nom du demandeur décrit par exemple un tel mécanisme qui, entre autre perfectionne- ment, comporte un dossier fixe mais des coussins de siège devant être enlevés à la main avant le dépliage. Dans beaucoup d'autres dispositifs plus classiques, la partie formant siège reste fixée à la partie formant lit et se retrouve en dessous de celle-ci après dépliage, mais c'est alors les coussins formant dossier qui doivent être enlevés à la main. Le but de l'invention est de perfectionner ces mécanisme existant de manière à rendre la manoeuvre de dépliage et de repliage entièrement automatique sans nécessiter en particulier la manipulation préalable d'aucune des parties du meuble. Pour cela l'invention prévoit un mécanisme qui produit simultanément à la manoeuvre d'entrée ou de sortie de la partie formant lit, le soulèvement d'une quantite suffisante de la partie formant dossier pendant la première phase de cette manoeuvre, puis le retour en position normale pendant la deuxième phase. Conformément a l'invention, ce mécanisme est actionne à partir de la bielle de liaison mentionnée précédemment reliant la base du canapé-lit à la base de la partie formant lit. Le mécanisme selon l'invention comporte, de chaque côté du meuble, un grand levier dont une extrémité est articulée sur la partie avant de la base du canapé et dont l'autre extrémité est articulée à la base de la partie formant dossier ou sur un prolongement~de cette partie, un compas formé de deux branches articulées entre elles et articulées l'une à la base du canapé et l'autre en un point du grand levier compris entre ces deux extrémités, l'articulation commune des deux branches étant tournée vers l'avant, et une biellette réunissant cette articulation commune à un point de la bielle de liaison indiquée précédemment et faisant partie du mécanisme de manoeuvre de la partie formant lit, l'ensemble se complétant par un moyen de guidage de la partie supérieure du dossier. En particulier ce moyen de guidage sensiblement vertical de la partie-supérieure du dossier peut être constitué par un petit levier articulé à une extrémité à la partie formant dossier, l'autre extrémité étant assujettie à se déplacer sensiblement dans le sens horizontal, par exemple en étant reliée par une bielle sensiblement verticale au bâti du canapé-lit, tandis qu'une biellette réunit une partie fixe de ee bâti à un point d'articulation du petit levier situé entre ses deux extrémités et de telle manière que la distance de cette articulée tion à l'extrémité liée au dossier soit plus grande que la longueur de cette biellette. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé sur lequel la fig. 1 est une coupe transversale du canapélit avec la partie formant lit rentrée dans son logement; la fig.-2 est une vue correspondante dans une position intermédiaire; la fig. 3 est une vue correspondante avec la partie formant lit sortie de son logement, avant le dépliage de cette partie. Sur ces figures, on a désigné par 1 l'ensemble de la partie formant lit repliée en deux. Le mécanisme permettant la manoeuvre de cette partie 1 n'a pas été représenté, sauf en ce qui concerne la bielle de liaison 2 reliant un point fixe 3 de la base 4 du canapé-lit à un point d'articulation 5 du cadre inférieur 6 de la partie 1. L'autre cadre 7, replié par dessus le premier en enserrant le matelas, comporte la partie 8 formant siège fixée sur son essus de manière à se présenter en dessous une fois que la partie 7 est dépliée dans le prolongement de la partie 6. Comme on-le voit en particulier sur la fig. 1, la partie 9 formant dossier se raccordé d'une manière tout à fait classique avec la partie 8 formant siège. C'est ce qui rend nécessaire le déplacement de cette partie 9 de manière à permettre le mouvement illustré par la succession des fig. 1, 2 et 3. Conformément à l'invention ce déplacement momentané de la partie 9 est obtenu automatiquement en prévoyant de chaque côté du meuble un mécanisme composé d'une partie 10 fixée au dos du dossier 9 et comportant un prolongement Il dont ltextrémité est articulée en 12 à l'extrémité d'un grand levier 13, lui meme articulé à son autre extrémité en un point fixe 14 à la partie supérieure de l'extrémité avant de la base du canapélit. D'autre part, le mécanisme comporte un compas 15 formé de deux branches 16 et 17 articulées entre elles par une articulation commune 18 et articulées d'autre part, pour la branche 16 en un:point fixe 19 de la base 4 et pour la branche 17 en un point 20 du levier 13, l'ensemble du compas 15 étant orienté comme représenté sur la fig. I avec son articulation commune 18 vers l-'avant.Enfin une biellette 21 est articulée à uneextrémité autour de l'articulation commune 18 des deux branches 16 et 17, et à son autre extrémité autour d'une articulation 23 sur la bielle de liaison 2. De cette manière, en partant de la position représentée sur la fig. 1, lorsque l'on sort l'ensemble, aidé en cela par des ressorts de compensation habituels non représentés, on produit le soulèvement dans le sens de la flèche 23 de la bielle de liaison 2 par pivotement auto-ur du point 3, et ce mouvement, transmis par la biellette 21 et la branche 17 retenue par la branche 16 du compas 15, se transmet au levier 13 qui, de ce fait, soulève l'articulation 12 suivant un arc de cercle à grand rayon centré sur l'articulation 14, c'est-à-dire sensiblement suivant la verticale. Ce mouvement est donc tel qutil éloigne le dossier 9 au fur et à mesure que le siège 8 vient à sa rencontre. Ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que > comme représenté sur la fig. 2, les trois articulations 3, 22 et 18 viennent dans l'alignement, avec évent-uellementoaussi l'artieu- 'tion 5. L'articulation 12 atteint-par conséquent à ce moment l'extrémité supérieure de sa course puis redescend lorsqu'on continue le mouvement de la bielle de liaison 2 toujours dans le même sens. On voit clairement en effet sur la fig. 3 que, au fur et à mesure que l'articulation 22 de la bielle de liaison 2 s'écarte de l'alignement entre 3 et 18, le compas 15 peut se refermer et permet au levier 13 de redescendre jusqu'S la position qu'il occupait initialement.Naturellement tous les mouvements qui viennent d'être examinés sont réversibles de sorte que le mouvement inverse de rentrée de la partie 1 dans son logement produit de la même façon le soulèvement puis l'abaissement de l'articulation 12. Le mouvement vertical du dossier 9 est donc assuré par le mécanisme qui vient d'être exposé, ainsi que le guidage de son articulation 12 le long d'un arc de grand cercle sensiblement vertical comme 'exposé ci-dessus. I1 est cependant nécessaire,- pour éviter que le dossier frotte sur la partie arrière du meuble et éviter également qu'il bascule vers l'avant, d'assurer au moins le guidage d'un autre point de ce dossier situé au-dessus du-précédent. Ce guidage peut être assuré-par tout moyen approprié tel que galets, glissières ou pièces à coulissement, mais il peut en particulier être réalisé à l'aide du mécanisme de guidage selon. l'invention qui présente l'intérêt d'une grande simplicité, d'un faible encombrement et d'une grande robustesse. Ce mécanisme comporte, toujours de chaque côté du meuble, un petit levier 24 dont une extrémité est articulée en 25 à ltextrémité supérieure de la partie 10 fixée au. dos du dossier 9, et dont l'autre extrémité est assujettie-à se déplacer selon une autre trajectoire sensiblement rectiligne et horizontale. Ceci peut être obtenu simplement en réunissantl'articulation d'extrémité 26 du levier 24 à un point fixe 27 du meuble par une bielle 28 sensiblement verticale et d'une -longueur suffisante. D'autre part, une bieliette 29 réunit un point fixe 30 du meuble à un point -dharticulation 31 situé sur le levier 24 entre 25 et 26. On établit par la géométrie que, si les distances de 31 aux trois points 25, 26 et 30 étaient égales, et si 26 se déplaçait selon l'horizontale passant par 30, le point 25 serait assujetti à se déplacer suivant la verticale passant par 30. Dans le cas de l'invention, les distances 31-30 et 31-26 sont sensiblement égales, mais la distance 31-25 est nettement supérieure afin que le point 25 passe devant le point 30 mais en décrivant une trajectoire qui reste relativement peu courbe et sensiblement verticale, ce résultat ntétant que peu modifié par la courbure de la trajectoire horizontale du point 26. En définitive, on voit que le mécanisme selon l'invention invisible, peu encombrant et réalisable exclusivement par des tronçons de fer plat selon un mode de construction habituel en literie, permet d'obtenir l'automatisme désiré, c'est-8-dire de supprimer toute manipulation du siège 8 et du dossier 9, une seule manoeuvre étant nécessaire pour obtenir l'extraction ou la rentrée de la partie literie avec ltescamotage momentané du dossier. REVENDICATIONS 1. Mécanisme d'escamotage du dossier d'un canapé transformable en lit du type comportant la literie repliée dans la base du meuble et pouvant être déplacée vers l'avant et vers le haut au moyen d'un mécanisme habituel comportant au moins une bielle de liaison articulée à l'avant de la base du meuble et au cadre inférieur de la literie sensiblement en son milieu, mécanisme caractérisé par le fait qu'il comporte, de chaque côté du meuble, un grand levier dont une extrémité est articulée en un point fixe à la partie avant du meuble et dont l'autre extrémité est articulée à la base du dossier ou de son prolongement, un compas formé de deux branches articulées entre elles en un point d'articulation commune et articulées d'autre part l'une en un point fixe de la base du meuble, l'autre en un point intermédiaire du grand levier, l'articulation commune des deux branches du compas étant orientée vers l'avant et réunie par une biellette en un point intermédiaire de la bielle de liaison susmentionnée faisant partie du mécanisme habituel, l'ensemble se complétant par un moyen de guidage de la partie supérieure du dossier. 2. Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de guidage de la partie supériee du dossier est constitué par un petit levier dont l'extrémité avant est articulée sur le dos du dossier en un point situé au-dessus de l'articulation du grand levier précédent, et dont l'extrémité arrière est assujettie à se déplacer selon une trajectoire sensiblement horizontale, tandis qu'un point intermédiaire du petit levier est réuni par une biellette à un point fixe du meuble, la distance du point intermédiaire au point d'arti-culation sur le dossier étant supérieure à la distance du point intermédiaire au point fixe. 3. Mécanisme selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'extrémité arrière du petit levier est assujettie à suivre une trajectoire sensiblement horizontale au moyen d'une bielle sensiblement verticale et d'une longueur suffisante la reliant à un point fixe du meuble.