L'invention concerne les récipients pour liquides qui permettent à un liquide de s'en écouler de façon sensi- blement constante, et l'invention concerne plus particulière- ment un récipient moulé par soufflage, comprenant un corps creux à paroi mince qui définit une chambre fermée com- portant un bec verseur faisant saillie vers le haut et formé dans la partie supérieure du corps, et un conduit d'entrée d'air formé par une partie resserrée du corps creux à paroi mince, s'étendant du bec verseur jusqu'à la partie supérieure de la chambre fermée définie par le corps. De petits récipients utilisés pour l'emmagasinage de liquides et présentant une seule ouverture par laquelle le liquide est distribué tendent à verser le liquide de façon irrégulière. Ceci est dû au fait que le liquide rem- plit entièrement l'ouverture lorsque le récipient est in- cliné et que le liquide s'en écoule. Lorsque le liquide sort du récipient, la pression chute dans le volume d'air croissant à l'intérieur du récipient. Au bout d'un certain temps, la différence entre la pression régnant à l'intérieur du récipient et la pression atmosphérique est telle que l'air est brusquement aspiré à l'intérieur du récipient et que l'écoulement est interrompu momentanément. L'écoulement reprend ensuite et la différence de pression augmente jus- qu'à ce que l'écoulement soit de nouveau interrompu par l'air aspiré à l'intérieur du récipient. Cette séquence se répète jusqu'à ce que le niveau du liquide soit réduit au point o un espace d'air permanent se forme entre l'in- térieur du récipient et l'atmosphère. A ce stade, le liquide n'occupe pas la totalité de la section de l'ouverture et l'écoulement est plus régulier. On a donc suggéré, dans l'art antérieur, de réaliser des évents à air dans des récipients pour permettre à l'air d'entrer dans ces récipients pendant que le liquide est versé afin que le liquide s'écoule de façon régulière desdits récipients. Cependant, aucun récipient de l'art antérieur ne présente un évent pouvant être aisément réa- lisé par moulage par soufflage et permettant efficacement un écoulement régulier du liquide du récipient. L'invention concerne un récipie"t mwoulé Par soufflage comprenant un corps creux à paroi mince qui définit une chambre fermée. Un bec verseur, faisant saillie vers le haut, est formé dans la partie supérieure du réci- pient. Un conduit d'entrée d'air est formé par une partie rétrécie du corps creux à paroi mince. Le conduit d'entrée d'air s'étend du bec verseur jusqu'à la partie supérieure de la chambre fermée constituée par le corps creux. Le tronçon du conduit d'air forme dans le bec verseur est de préférence parallèle à l'axe normal du bec verseur. L'invention a pour objet un récipient pour liquides permettant à un liquide de s'en écouler de façon sensible- ment constante lors de l'utilisation, lequel récipient est moulé par soufflage et comporte une partie resserrée for- mant un conduit d'air qui s'étend de l'espace intérieur fermé du récipient jusqu'à son bec verseur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'une forme de réalisation du récipient selon l'invention; la figure 2 est une vue en perspective d'une autre forme de réalisation du récipient selon l'invention; la figure 3 est une élévation, dans un plan ver- tical, d'un récipient assemblé selon l'invention et repré- s enté avec arrachement partiel pour plus de clarté; la figure 4 est une vue partielle en plan du récipient de la figure 3; et la figure 5 est une coupe partielle suivant la ligne V-V de la figure 4. L'invention concerne donc un récipient portatif destiné à un liquide, par exemple une huile de lubrifica- tion d'un moteur à combustion interne. Ce récipient comDrend un corps creux à paroi mince qui communique avec un bec verseur faisant saillie vers le haut, disposé au-dessus du corps et situé à un angle du récipient, et qui communique également avec une poignée creuse de transport disposée au-dessus du corps et espacée du bec, un conduit d'entrée 250 1632 d'air s'étendant de l'intérieur du cÈté du bec le plus proche de la poignée jusqu'à l'intérieur de la poignée creuse de manière que, lorsque le récipient est incliné pour que le liquide s'écoule du corps dans le bec verseur, de l'air soit aspiré en continu vers l'intérieur du récipient en passant par ledit conduit d'entrée d'air pour permettre un écoulement sensiblement constant du liquide par le bec verseur, le corps, le bec verseur, la poignée de transport et le con- duit étant réalisés d'une seule pièce en matière plastique synthétique, par moulage par soufflage. Le bec verseur comporte normalement un bouchon de fermeture, en général du type à vis, bien qu'un bouchon à emboîtement en matière plastique puisse être utilisé, en variante. Le récipient selon l'invention peut être réalisé par la mise en oeuvre de techniques classiques de moulage par soufflage, à partir de matières thermoplastiques synthé- tiques convenables, avantageusement du polyéthylène à haute densité, au moyen d'un moule de forme appropriée, conçu pour resserrer le conduit d'entrée d'air nécessaire pendant l'opération de moulage par soufflage. Dans une forme préférée de réalisation de l'in- vention, le conduit présente un trou de vidange permettant à tout liquide ayant pénétré,accidentellement dans ce con- duit en provenance du bec verseur de retomber dans le corps du récipient et de ne pas ainsi obstruer le conduit. En variante, le conduit peut présenter une fente longitudinale qui peut être obtenue par un scellage incomplet de la base du conduit pendant sa formation au cours du moulage par soufflage. Le récipient peut être réalisé dans toutes tailles convenables. Par exemple, pour une huile de lubrification de moteurs, le récipient peut avoir une capacité de 3 litres ou de 5 litres. La figure 1 montre en perspective un réci- pient de 3 litres, tandis que la figure 2 montre en perspec- tive un récipient de 5 litres. Les figures 3 à 5 des dessins annexés représentent une forme préférée de réalisation du récipient selon l'in- vention. La figure 3 est une coupe verticale partielle d'un -récipient selon l'invention, analogue à celui montré sur la figure 1, cette coupe représentant le conduit 1 d'entrée d'air qui s'étend de l'intérieur du bec 2 jusqu' la poignée adjacente 3. La figure 4 est une vue partielle en plan du récipient de la figure 3 et la figure 5 est une coupe sui- vant la ligne V-V de la figure 4, montrant un trou 4 de vidange ménagé dans la paroi du conduit 1. L'invention concerne donc un récipient moule par soufflage comprenant un corps creux à paroi mince qui déli- mite une chambre fermée. Un bec verseur faisant saillie vers le haut est formé dans la partie supérieure de la chambre fermée. Un conduit d'entrée d'air est formé par une partie resserrée du corps creux à paroi mince. Le conduit d'air s'étend du bec verseur jusqu'à la partie supérieure de la chambre fermée du corps creux. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au récipient décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Récipient moulé par soufflage, caractérisé en ce qu'il comporte un corps creux à paroi mince qui définit une chambre fermée comprenant un bec verseur (2) faisant saillie vers le haut et formé dans sa partie supérieure, et un conduit (1) d'entrée d'air formé par une partie resserrée du corps creux à paroi mince, le conduit d'air s'étendant du bec verseur jusqu'à la partie supé- rieure de la chambre fermée qui est délimitée par ledit corps creux. 2. Récipient selon la revendication 1, carac- térisé en ce que le tronçon du conduit d'air formé dans le bec verseur est parallèle à l'axe normal de ce bec. 3. Récipient selon la revendication 1, carac- térisé en ce que des moyens (4) de vidange sont prévus dans le conduit d'air pour permettre à tout liquide entrant accidentellement dans ce conduit de retomber dans la chambre fermée. 4. Récipient selon la revendication 2, carac- térisé en ce que des moyens (4) de vidange sont prévus dans le conduit d'air pour permettre à tout liquide entrant accidentellement dans ce conduit de retomber dans la chambre fermée. 5. Récipient selon l'une des revendications 2 et 4, caractérisé en ce que le conduit d'air s'étend jusqu'à l'intérieur du bec verseur afin qu'un liquide s'écoulant par ce bec soit canalisé autour de la paroi extérieure for- mant le bec verseur.