La présente invention est relative a un système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, conçu en vue de simplifier notablement le montage et le démontage du coffrage, ce qui permet de réduire considérablement la durée et le cout de ces opérations. Le système de coffrage conforme à la présente invention prévoit l'emploi de panneaux ou de caissons de coffrage récupérables, de forme rectangulaire, ce qui permet d'obtenir une plate-forme constituée exclusivement par des panneaux ou par des caissons, ou encore par une combinaison appropriée de ces deux types d'éléments. Le soutien de la plate-forme est assure au moyen d'une pluralité d'étais télescopiques répartis selon un réseau rectangulaire, de telle façon que chaque étai reçoit et soutient les quatre extrémités de quatre panneaux ou caissons, proches les uns des autres, qui convergent en un point donné. L'une des caractéristiques fondamentales de l'invention est représentée par la solution prévue pour fixer les panneaux et les caissons de coffrage aux étais, selon laquelle le système de coffrage préconisé offre la possibilité de pouvoir retirer les panneaux et les caissons, en vue de leur réutilisation immédiate, dès la fin d'une première phase de la prise du béton, tandis que les étais continuent à supporter le poids de la masse de béton constituant le plancher.Ainsi, alors qu'au cours d'une première phase, le support assuré par le coffrage est intégral et concerne toute sa surface, dans une phase pos térieure, ce support peut devenir ponctuel en coïncidant avec les noeuds du réseau rectangulaire prédécemment mentionné, c'est-à-dire avec les étais, tandis que les corps laminaires constituant les panneaux et les caissons de coffrage peuvent être retirés sans que les étais cessent un seul instant de supporter le poids de la masse de béton. On a prévu pour cela que les étais soient pourvus à leur extrémité supérieure,d'une partie filetée, et qu'ils se terminent par une tête plate, de façon à ce que les panneaux ou les caissons de coffrage ne soient pas superposés à la tête plate, mais, au contraire, placés sous cette tête. La fixation des panneaux et des caissons est assurée au moyen d'une plaque quadrangulaire complémentaire, qui présente en son centre un large orifice dans lequel vient se loger le corps de l'étai et qui peut se déplacer dans le sens vertical à l'aide d'un écrou monté sur la partie filetée de l'étai. Dans ces conditions, les panneaux ou les caissons de coffrage restent "coincés entre la plaque complémentaire et la tête plate de l'étai. I1 est donc évident que, après la première phase de la prise du béton, il suffira de faire descendre la plaque complémentaire pour que les panneaux et les caissons puissent être retirés sans que la position de l'étai proprement dit soit modifiée, de sorte que ce dernier continuera à supporter le poids de la semelle de béton qui constitue le plancher et se trouve disposée sur cet étai. Afin de réaliser un meilleur assemblage des panneaux ou des caissons de coffrage avec les étais, il a été prévu de donner aux plaquescomplémentaires précédemment mentionnées une structure speciale selon laquelle à chacun de ses angles, chaque plaque présente un pivot vertical pour la fixation du panneau ou du caisson correspondant, lequel pivot s'engage dans un orifice pratiqué à chaque angle du panneau ou du caisson.Au milieu de chacun de ses côtés, la plaque présente un renfoncement rectangulaire dans lequel est ménagé un orifice central, lequel renfoncement est destiné à constituer la zone de logement et de fixation de l'extrémité correspondante d'un élément de soutien complémentaire de panneaux, lequel est positionné selon les lignes imaginaires du réseau déjà mentionné, de façon telle que cet élément de soutien, reliant chaque fois deux étais, constitue un appui pour les bords correspondants des panneaux ou des caissons qui constituent le coffrage. Bien entendu, l'élément de soutien complémentaire de panneaux comporte, à ses extrémités, des pivots destinés à s'engager dans les orifices spécialement prévus sur la plaque associée à l'étai. Ainsi donc, chaque panneau ou caisson est fixé par ses angles à quatre étais, et est soutenu en ces points par ces étais ; en outre, son périmètre rectangulaire, qui se trouve en contact avec quatre autres panneaux ou caissons, s'appuie sur quatre éléments de support complémentaires qui relient les quatre étais correspondants précédemment mention nés. On obtient de cette manière une fermeture intégrale plane et horizontale pour le coffrage, dont le périmètre, ou du moins la partie frontale, doit être fermé dans le sens vertical, afin d'établir les bords, ou le bord libre, du plancher. Il a été prévu dans ce but, des panneaux de coffrage frontal, au profil en L, dont l'une des branches est disposée verticalement pour agir comme cloison de soutènement, tandis que l'autre, de faible largeur, présente à ses extrémités deux orifices qui permettent de fixer le panneau aux deux étais les plus proches, du fait que ces orifices reçoivent les pivots correspondants des plaques associées aux étais, cette branche du panneau demeurant ainsi parfaitement bloquée entre les plaques et les têtes des étais. Le coffrage proprement dit est souvent complété par des parois de fermeture ou des pans verticaux, également en béton et également obtenus par coffrage. En pareil cas, on a prévu l'utilisation de guides qui sont disposés verticalement entre deux planchers, de manière à servir à la fois d'éléments de fixation pour les panneaux de coffrage correspondant à la face extérieure des parois ou pans de fermeture et d'éléments de support pour d'autres guides, disposés à l'intérieur des premiers guides et à une distance égale à l'épaisseur prévue pour la paroi ou le pan en question, ce deuxième jeu de guides étant muni également de moyens de fixation pour les panneaux de coffrage correspondant à la face intérieure du pan ou de la paroi de fermeture. La fixation de chaque guide intérieur au guide extérieur correspondant est assurée à l'aide d'un boulon transversal muni d'une frette faisant fonction d'entretoise de séparation, dont la longueur est variable. Il est évident que cette structure pour le coffrage des pans ou des parois de fermeture exige une fixation très rigide des guides extérieurs sur les faces frontales des planchers supérieur et inférieur. Il a donc été prévu de placer dans les planchers, pour que ceux-ci demeurent inclus à l'intérieur des guides, une pluralité de frettes qui présentent un orifice borgne, fi leté intérieurement, qui permet le vissage ultérieur des extrémités des guides. Dans ce sens, les panneaux de coffrage frontal précédemment mentionnés, qui servent à contenir la masse de béton constituant le plancher, présentent sur leurs bords d'extrémité des gorges échancrées en demi-cercle, de telle façon que, lorsque deux panneaux de coffrage frontal sont assemblés, on obtient un orifice circulaire, à travers lequel passe un boulon fileté qui soutien, par l'intérieur, la frette en question, laquelle restera insérée dans le béton ; ce boulon fileté est muni d'un écrou extérieur de serrage qui permet d'assurer une perpendicularité parfaite de l'axe imaginaire de la frette par rapport au plan frontal du plancher et, par conséquent, par rapport aux guides. Bien entendu, dès que la première phase de la prise du béton qui constitue le plancher est terminée, on peut retirer les panneaux de coffrage frontal, et avec eux les accessoires de montage des frettes en question, lesquelles, insérées rigidement dans la masse de béton, permettent, comme on l'a déjà indiqué, le vissage ultérieur des guides. Il faut également signaler le fait que, outre les guides intérieurs et extérieurs précédemment mentionnés, on utilise un autre type de guides complémentaires, qui se fixent aux guides extérieurs au moyen de pattes de blocage, ces guides complémentaires étant destinés a assurer la fixation des filets de sécurité qui doivent couvrir toute la façade du bâtiment, Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue en perspective de la plaque d'appui pour les panneaux et les caissons de coffrage qui est associée à chaque étai - la figure 2 représente un détail partiel, en coupe, d'un coffrage, qui montre un caisson coupé en diagonale, ainsi que les extrémités coupées des deux étais correspondants, la coupe de leurs deux têtes et celle de leurs plaques com plémentaires, la coupe de ces plaques ayant été réalisée selon la ligne A-A de la figure 1 - la figure 3 représente un autre détail partiel, en coupe, d'un coffrage, qui montre un panneau et les deux étais qui soutiennent deux de ses angles contigus ; cette figure mon tre également le bord du panneau, alors que les étais et leurs plaques d'appui pour les panneaux apparaissent en coupe transversale, selon la ligne B-B de la figure 1 ; on peut voir également sur cette figure la position de l'élé- ment complémentaire de support de panneaux qui est placé entre deux étais ; - la figure 4 représente un détail,en perspective, de cet élément de support de panneaux ; - la figure 5 représente un étai de soutien ; elle montre, en coupe, et en détail, la partie correspondant à sa tête, avec la plaque d'appui de coffrage coupée en diagonale, ainsi que le mécanisme qui confère à l'étai son caractère télescopique - la figure 6 représente une coupe diamétrale d'une des frettes destinées à être insérées dans la masse de béton constituant le plancher et à soutenir les guides pour le coffrage des pans et des parois de fermeture ; cette figure montre également les éléments complémentaires de la frette qui permettent de la fixer parfaitement aux panneaux de coffrage frontal - la figure 7 représente une vue en perspective d'un des pan neaux de coffrage frontal - la figure 8 représente une vue partielle, en perspective, d'un guide pour le coffrage des pans et des parois de fer meture, convenablement placé en position de montage face au plancher correspondant et muni du guide complémentaire pour la fixation des filets de sécurité ; sur cette figure apparaît également, dûment placé face au guide en question, un deuxième module de guide qui s'accouple au premier par emboîtage - la figure 9 représente une vue en perspective d'un panneau destiné au coffrage de pans de fermeture - la figure 10 représente, également en perspective, le dis positif de support des panneaux pour la formation des pans de fermeture représentés à la figure précédente - la figure 11 représente, en perspective, un détail d'un des boulons servant à la fixation des guides extérieurs sur les frettes insérées dans le plancher, qui sont les mêmes qu'on utilise pour fixer les guides intérieurs et les guides extérieurs - la figure 12 représente une vue partielle, en perspective, d'un coffrage pour pans ou parois de fermeture, dans la quelle on voit clairement la fixation des guides intérieurs aux guides extérieurs, ainsi que la fixation des guides complémentaires, et - la figure 13 représente une vue en plan d'un ensemble de guides extérieurs et intérieurs, reliés les uns aux autres par des boulons munis de frettes d'entretoisement, ces guides supportant les panneaux de coffrage correspondants, alors que l'espace délimité par les panneaux est occupé par la masse de béton. il doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Conformément à ce qui vient d'être exposé et confor mément aux figures énumérées ci-dessus, dans le système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées auquel se réfère la présente invention, la plaque d'appui (1), représentée en détail dans la figure 1, constitue une pièce fondamentale ; cette plaque, de forme quadrangulaire, présente en son centre un orifice (4) grâce auquel elle est unie a l'étai (5) correspondant. Chaque plaque (1) est destinée à recevoir quatre caissons (7) ou quatre panneaux de coffrage (8), c'est-àdire, plus précisément, un des angles de chacun de ces élé- ments. Pour cela, ces panneaux ou ces caissons présentent des extrémités découpées en quadrant de cercle, ce qui permet, en accouplant quatre de ces éléments, d'obtenir un orifice qui coïncide avec l'orifice (4) de la plaque (1) ; en même temps, près de leurs angles et sur une diagonale imaginaire, ils présentent des orifices destinés à recevoir les pivots de fixation (2) qui avancent au-delà de la face supérieure de la plaque (1) et sont destinés à assurer un assemblage parfait de ces éléments. I1 s'agit donc de réaliser une surface continue avec les panneaux ou les caissons (7-8), ces éléments étant dispo sés de façon à dessiner un réseau , de telle manière que, sur chacun des points d'assemblage de quatre angles de ces elé- ments, il existe un point d'appui pour le coffrage, assuré par l'étai (5) correspondant. L'extrémité supérieure de chaque étai (5) est filetée et permet donc le vissage d'un ecrou (6) qui constitue le siège de la plaque (1) correspondante, chaque étai possédant une tête plate (12) dont la partie périmétrique reste superposée aux angles des panneaux ou des caissons (7-8). Dans ces conditions, les panneaux et les caissons (7-8) s'appuient sur les plaques (1) et reçoivent dans leurs orifices les pivots (2) de ces plaques, tout cela avec l'écrou (6) en position basse, et de telle manière qu'une fois le montage réalisé, la rotation de l'écrou (6) provoque le déplacement ascendant de la plaque (1), son serrage contre la tête (12) et, par conséquent, le blocage des panneaux ou des caissons (7-8). Au moyen de la structure décrite, les panneaux et les caissons ne sont soutenus que par leurs angles. Or, il a été prévu que ce soutien se réalise également par leurs bords. On utilise pour cela les éléments de support complémentaires (9) constitués par des plaques de forme allongée, chaque plaque étant munie à ses extrémités de deux pivots (10) qui assurent son union avec la plaque (1) correspondante en se logeant dans les orifices (3) de celle-ci, ces éléments de support complémentaires étant conçus de façon à pouvoir recevoir les bords de deux panneaux ou caissons contigus. Bien entendu, comme on peut le vérifier dans le détail de la figure 4, la plaque constituant l'élément de support (9) est renforc-ée grâce à son aile verticale, qui lui confère un profil en T, éliminant ainsi toute possibilité de déformation par gauchissement. D'autre part, ses bords latéraux possèdent une série de pattes (11), dans lesquelles sont ménagés des orifices, qui permettent de monter entre deux éléments de support (9), un troisième élément de support de caractéristiques identiques, lequel, dans ce cas, se trouve hors des noeuds ou points de soutien déterminés par les têtes des étais. Les étais, comme on l'a déjà indiqué, sont de nature télescopique. Ils se composent de deux éléments : un élément fixe (19) et un élément mobile (5), comme le montre la figure 5. A l'élement mobile (5) est associée une bride de fixation (13), à l'aide d'une goupille (14) munie d'un piton (15) limiteur de sa propre action ; ce boulon (14) vient se loger dans des orifices de la bride (13) qui peuvent être ménagés face à plusieurs paires d'orifices (18) de l'élément télescopique (5) de l'étai, afin de pouvoir régler sa longueur selon les besoins apparus dans chaque cas au cours d'une première phase de déplacements importants. Le déplacement final de réglage, ou définitif, est obtenu au moyen d'une douille de réglage de hauteur et de serrage (16), associée à la bride (13) ; cette douille est montée sur la partie filetée (17) de l'extrémité supérieure de l'élément fixe (19) de l'étai. La fermeture frontale d'un coffrage correspondant à un plancher est réalisée au moyen de panneaux (21) de configuration spéciale, appelés panneaux de coffrage frontal, qui remplacent les panneaux ou les caissons (7-8) constituant le plan horizontal du plancher, quand on atteint les bords libres de ce dernier. Ces panneaux (21) de coffrage frontal ont un profil en L ; de cette façon, la branche verticale, qui porte la référence (21) sur la figure 7, réalise la fermeture frontale, alors que la branche horizontale, bien plus étroite, sert à fixer le panneau aux deux étais les plus proches ; à cet effet, la branche étroite présente les orifices (24) près de ses extrémités libres, sur lesquelles des chanfreins ont pour fonction de permettre l'assemblage de ces panneaux avec les plaques (1) associées aux étais, de la même manière que dans le cas des panneaux et des caissons (7-8). La structure qu'on vient de décrire permet d'obtenir un plancher en béton armé à nervures croisées avec, de toute évidence, des opérations de coffrage et décoffrage rapides et simples. I1 est à remarquer que les panneaux (8) tout comme les caissons (7) et les panneaux (21) de coffrage frontal, peuvent être retirés après une première phase de la prise au cours de laquelle le béton se solidifie, alors que les étais (5-19) continuent de soutenir le plancher pour empêcher tout éventuel gauchissement, sans que ce soutien du plancher par les étais cesse, même momentanément, pendant les opérations d'enlèvement des panneaux et des caissons. Comme le montre la figure 5, il est évident que, en maintenant dans une position rigide les mécanismes de projection télescopique de l'étai et, par conséquent, en faisant que celui-ci soutienne le plancher au moyen de sa tête (12), on peut procéder au desserrage de l'écrou (6) en vue de permettre le déplacement vers le bas de la plaque (1) et de li bérer ainsi les panneaux (8). Cette opération permet d'utiliser de nouveau ces panneaux et ces caissons bien avant que la phase finale de prise du béton n'autorise l'enlèvement des étais (5). Bien souvent, outre la réalisation de planchers en béton armé à nervures croisées, il est également nécessaire d'obtenir des parois ou des pans de fermeture frontale, également en béton. Pour cela, il a été prévu l'emploi des guides (26), qu'on place en position verticale entre deux planchers consécutifs et qui constituent les éléments de support des panneaux formant le coffrage de ces pans ou parois de fermeture. Bien entendu, étant donné leur fonction de support, ces guides (26) seront soumis à des efforts importants ; par conséquent, leur fixation aux planchers doit être très solide et robuste. Pour atteindre ce but, il a été prévu d'inserer dans les planchers, au moment de leur coulée, des frettes (20) qui constituent les éléments permettant la fixation ultérieure des guides (26). Dans ce sens, on a prévu que les panneaux (21) de coffrage frontal présentent, sur les bords latéraux de leur cloison de fermeture, des orifices semi-circulaires qui, dès qu'on assemble deux panneaux, forment un orifice circulaire cet orifice permet le passage d'un boulon fileté (22) qui se loge dans l'orifice borgne fileté de la frette (20). Dans ces conditions, et à l'aide d'un écrou de serrage (23), on assure la jonction rigide de la frette (20) et des panneaux de coffrage frontal (21) dans une position de parfaite horizontalité et, plus précisément, de parfaite perpendicularité par rapport au plan frontal du plancher. Une fois terminée la première phase de la prise du béton constituant le plancher, après laquelle on pourra enlever les panneaux (21), il suffit de desserrer l'écrou (23) pour libérer ces panneaux (21). Dès qu'ils ont été retirés, on peut extraire le boulon fileté (22) ; la frette (20) est alors complètement séparée des dispositifs ayant servi à la fixer et se trouve parfaitement noyée dans la masse de béton constituant le plancher. Les frettes (20) permettent la fixation ultérieure des guides (26) à l'aide de boulons dont le filetage correspond à celui des orifices borgnes de ces frettes (20). Ces boulons sont représentés en détail dans la figure 11, où ils portent la référence (39) ; ils possedent une tête au profil en U entre les ailes de laquelle reste bloqué le guide (26) ; la fixation de ce guide à la tête du boulon (39) s'opère au moyen d'un boulon complémentaire (28), d'une paire d'orifices pratiqués dans les ailes de la tête du boulon (39) et d'une autre paire d'orifices choisis parmi une pluralité d'orifices (27) pratiqués dans les parois latérales du guide (26) en question. La manière de fixer les boulons (39) aux guides (26) est illustrée par la vue en perspective de la figure 8, où la tige filetée du boulon apparaît positionnée en face de la frette (20) insérée dans le plancher. Cet ensemble de guides (26) constitue le support d'un autre ensemble de guides (38) qui occupent un plan situé plus à l'intérieur et sont séparés des premiers par une distance coïncidant avec l'épaisseur prévue pour le pan ou la paroi de fermeture qu'on cherche à obtenir. Bien entendu, à chaque glissière extérieure (26) correspond une glissière intérieure (38), les deux glissières étant rendues solidaires grâce à un boulon (39), dont les caractéristiques sont identiques à celles du boulon utilisé pour fixer les glissières (26) aux frettes (20) insérées dans le plancher, hormis le fait qu'il est muni, en plus, d'une frette enveloppe (40) qui fait fonction d'entretoise de séparation des deux glissières, et dont la longueur est, évidemment, variable. Aussi bien les glissières extérieures (26) que les glissières intérieures (38) ont un caractère modulaire, les différents modules pouvant être accouplés par emboîtage pour cela, chaque module présente une prolongation mâle (31) qui peut s'insérer dans l'extrémité opposée d'un autre module, comme on peut le voir également sur la figure 8. Une fois montés les deux bâtis parallèles, réalisés grâce au jeu de glissières extérieures (26) et au jeu de glis sières intérieures (38) respectivement, on positionne les panneaux de coffrage (37), comme le montrent les figures 12 et 13, de façon à ce que ces panneaux (37) présentent une largeur qui coincide avec la distance entre deux guides contigus ; les panneaux sont bloqués a l'aide de goupilles qui passent à travers les orifices (27) de ces glissières. Une fois le coffrage réalisé avec les panneaux (37), on procède à la coulée de la masse de béton pour former le pan ou la paroi de fermeture ; toutes les pièces employées dans le coffrage sont récupérables, à l'exception des frettes (40) qui restent noyées dans la masse de béton. Comme complément de la structure décrite, on a prévu également l'utilisation des panneaux (32) permettant de réaliser des coffrages pour des bandeaux ; ces panneaux pos sèdent une cloison verticale moyenne dont les extrémités sont pliées à angle droit pour former deux étroites ailes horizontales, disposées en opposition ; l'aile supérieure présente deux orifices (24) avec un positionnement identique à ceux des panneaux (21) de coffrage frontal, ces derniers orifices étant également prévus pour la fixation de cette aile aux plaques (1) de deux étais (5), alors que son aile inférieure présente deux autres orifices (41) destinés à recevoir les pivots (34) d'un support (33) dont une partie à profil en U permet de le fixer à la glissière extérieure (26); cette partie en U présente des orifices (35) qui, situés en face des orifices de ce guide extérieur, permettent d'obtenir la fixation en question au moyen d'une goupille transversale (36). Enfin, il faut également souligner le fait que des guides complémentaires (29) sont prévus pour supporter les filets de sécurité qui doivent couvrir la façade du bâtiment. Ces guides complémentaires (29), conçus pour être adaptés aux glissières extérieures (26), sont munis de pattes de fixation (30) qui se prolongent perpendiculairement par rapport à leur corps et présentent des orifices pouvant être positionnés en face des orifices (27) des glissières (26) précedemment mentionnées. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'ecarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend une pluralité d'étais (5) compacts, répartis selon un réseau orthogonal , et dont chacun est muni d'une tête plate (12) à laquelle est associé un écrou (6) monté sur la partie filetée de l'extrémité supérieure de l'étai (5) et destiné à presser les angles des panneaux ou des caissons de coffrage (7-8), qui sont du type récupérable, contre cette tête, à l'aide d'une plaque d'appui (lr pour le coffrage, montée avec liberté de mouvements sur l'étai lui-même et reposant sur l'écrou de serrage susdit. 2 - Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon la Revendication 1, caractérisé par le fait que la tête plate (12) de chacun des étais (5) de soutien est rigidement unie à son corps, alors que la plaque (1) située entre cette tête et l'écrou de serrage (6) est munie, sur sa face supérieure, de nervures ou pivots susceptibles de se loger dans des orifices (4) pratiqués aux angles des panneaux ou des caissons de coffrage (7-8), en vue d'obtenir un assemblage parfait des différents éléments constituant l'en- semble de coffrage. 3 - Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'étai e s t muni, dans sa partie intermédiaire, d'un dispositif de réglage de pression constitué par une bride de serrage (13) pour la partie télescopique de frétai, à laquelle elle est fixée à l'aide d'une goupille (14) susceptible de traverser plusieurs paires d'orifices disposés à des niveaux différents, cette bride étant associée à une douille de réglage (16) dont la partie intérieure filetée (17) s'adapte à la partie également filetée de l'extrémité supérieure de l'élément fixe (19) de l'étai. 4 - Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisé pAr le fait que la plaque associée à chaque étai e t munie de pivots de fixation (2) pour les panneaux ou les caissons, présente, en outre, un orifice central pour le passage de l'étai lui-même, ainsi que plusieurs renfoncements dans lesquels sont ménagés des orifices, pour l'assemblage d'éléments de support complémentaires qui relient les étais 1 e s uns aux autres. 5 Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'élément de support complémentaire s'adapte, de niveau, à la plaque associée à l'étai en s'engageant dans les renfoncements susdits, et en plaçant les pivots (2) dont il est muni dans les orifices prévus dans la plaque, ces éléments complémentaires pouvant se substituer, par suite de leur forme spéciale, aux panneaux et aux caissons de coffrage dans les zones où se trouvent les étais. 6 - Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que, à partir de la plaque d'appui (1) associée à chaque étai e t sur la surface de celle-ci, s'adapte un ensemble de panneaux ou de caissons préformés destinés à recevoir sur leur partie supérieure la masse de béton, ces panneaux étant constitués par des éléments rectangulaires dont les angles sont découpés en quadrant de cercle, en vue d'obtenir, lors de l'assemblage de quatre panneaux, un orifice circulaire permettant le passage de l'étai, l'angle déterminé par ces éléments nécessitant l'emploi de pièces métalliques angulaires avec des pattes présentant des orifices dont le diamètre coincide avec celui des pivots de la plaque d'appui, des panneaux de coffrage frontal étant en outre prévus, ainsi que des moyens pour l'insertion dans le béton du plancher d'une frette auxiliaire pourvue d'un orifice borgne fileté pour la fixation ultérieure d'une série de guides verticaux (26), les panneaux de coffrage frontal présentant sur leurs bords des gorges échancrées en demi-cercle qui, après assemblage bout à bout de ces panneaux, forment des orifices circulaires permettant le passage d'un boulon fileté (22) qui se loge dans ladite frette complémentaire (20), alors que, extérieurement, il est muni d'un écrou qui permet le serrage contre les panneaux, de sorte que, après le décoffrage du plancher, les frettes insérées dans celui-ci permettent la fixation des guides verticaux à l'aide de boulons (39) dont la tête a la forme d'un crochet en U et est munie d'orifices latéraux par lesquels passe un deuxième boulon de fixation (28) du guide lui-même, et avec la particularité qu'on emploie également un deuxième type de guide, complémentaire, muni également de crochets en U similaires, destinés à permettre son assemblage avec le premier. guide, le deuxième guide étant conçu pour supporter des éléments auxiliaires ou complémentaires de sécurité ou de travail. 70- Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que sur les plaques associées aux étais peuvent reposer les sommets d'éléments préformés et récupérables, permettant d'obtenir des voûtains à établir dans le coffrage, les sommets de chaque groupe de quatre éléments étant bloqués également par la pression de l'écrou sur lequel repose ladite plaque, et avec la particularité qu'on peut réaliser la variante du système mixte en combinant une surface lisse avec une surface en voûtain lorsque les besoins de la construction le réclament. 80- Système de coffrage pour planchers en béton armé à nervures croisées, avec le dispositif de sécurité correspondant, selon l'une quelconque des Revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que, une fois la masse de béton armé prise, la disposition adoptée pour les écrous sur lesquels reposent les plaques associées aux étais, permet de faire descendre ces plaques et de libérer les panneaux ou les caissons, ces éléments étant alors récupérés sans déplacement des étais, de sorte qu'ils peuvent être réutilisés immédiatement, c'est-à-dire avant le moment où, le béton s'étant solidifié définitivement, on pourra retirer également les étais.