L'apprêt de tissus tissés et tricotés produit souvent une distorsion de l'orientation normalement perpendiculaire des élé- ments longitudinaux et latéraux du tissu. Ceci exige de supprimer les distorsions de gauchissement pour redresser les éléments transversaux, et de supprimer les distorsions biaises pour les aligner à angle droit avec les éléments longitudinaux. La correction peut être réalisée automatiquement de différentes manières connues, mais chacune d'elle exige pour son con trôle des moyens automatiques pour détecter l'orientation relative entre les éléments du tissu, de préférence peu après que celui-ci quitte la zone dans laquelle se produit la correction. La correction du tissu par l'une ou l'autre méthode entraîne des changements soit dans les longueurs relatives des trajets soit dans les vitesses relatives des différentes parties des éléments transversaux, ceci produit de façon inhérente des variations correspondantes dans la tension longitudinale appliquée au tissu lorsau'il quitte l'appareil de correction. Cependant, la réponse et la précision de types connus de détecteurs sont fort affectées par des variations dans la tension du tissu.Dans le cas de la méthode de correction largement utilisée, au moyen de cadres tendeurs et de rouleaux à vitesse variable en aval de ceux-ci, les variations dans la tension du tissu après qu'il a quitté le tendeur sont en fait si svè- res qu'il n'a pas jusqu'ici été possible de disposer les détecteurs d'orientation en un point suivant le tendeur. Au lieu de cela, il a éte nécessaire de réaliser la détection sur l'étendue de tissu passant dans le cadre tendeur lui-meme, bien qu'il serait bien plus souhaitable et efficace de détecter l'orientation du tissu après l'opération de redressement. Un but général de l'invention est d'améliorer la précision de la détection de l'orientation relative des éléments de tissus tissés et tricotés et en même temps d'améliorer la correction de tissus incorrectement orientés. Un autre but est de fournir des moyens pour maintenir une tension mieux uniforme dans la zone de détection du tissu, qui suit une zone de correction dans laquelle des variations de tension tendent a être induites par l'action de réorientation des éléments du tissu. Un autre but est de rendre possible la détection de l'orientation des éléments de tissus lorsque le tissu a quitté l'appareil de correction comprenant un cadre tendeur et des movens å rouleaux a vitesse variable. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront a la lecture de la descrip tion. L'invention est mise en oeuvre en partie en procurant des moyens de correction ajustables pour agir sur un tissu et corriger toute orientation relative anormale des éléments du tissu, c'est-adire des distorsions de gauchissement ou biaises, les éléments transversaux du tissu n'étant pas droits ou pas perpendiculaires aux éléments longitudinaux. Les moyens de correction peuvent en eux-mêmes être conventionnels. Ils peuvent par exemple comprendre la combinaison d'un cadre tendeur avec un rouleau a vitesse variable agissant sur le tissu en aval pour corriger les distorsions de gauchissement; si on utilise un tendeur différentiel, dans lequel les vitesses relatives des chaînes sont variables, les distorsions biaises peuvent être corrigées par des ajustements appropriés de ces vitesses.Un exemple d'un tel appareil est divulgué dans la demande de brevet des U.S.A. nO 187.973 deposée le 12 octobre 1971 par John H. Hannaway. Un autre tvpe de moven de correction comprend des rouleaux incurvés longitudinalement, dont le plan de courbure est angulairement ajustable pour corriger les distorsions de gauchissement en altérant les longueurs relatives des trajets du centre et des bords du tissu, et des rouleaux droits qui peuvent être basculés pour corriger les distorsions biaises en altérant les longueurs relatives des trajets des bords opposés du tissu. Un exemple d'un appareil de cette nature est décrit dans le brevet des U.S.A. nO 3.717.909. Selon l'invention, le tissu sortant de l'appareil de correction passe dans une zone de détection dans laquelle des détecteurs de tout tvpe convenable déterminent la nature et l'étendue de toute orientation relative anormale des éléments du tissu. Selon l'invention, on préfère emplover des détecteurs mécaniques à roulettes qui sont précis et ont un vaste domaine d' applicabilité à différents tissus tissés ou tricotés. Des exemples de tels détecteurs sont présentés dans les brevets des U.S.A. nO 3.324.718 et 3.350.933. La zone de détection est définie entre un rouleau d'entrée et un rouleau de sortie. Si un rouleau à vitesse variable est prévu à l'extrémité de sortie de l'appareil de correction, il peut également servir comme rouleau d'entrée de la zone de détection;autrement, il faut un rouleau d'entrée séparé qui peut être entraîné à vitesse constante. Selon un mode de réalisation de l'invention, le rouleau de sortie de la zone de détection est entraîné par un moteur R couple constant aui est lui-même conventionnel et se trouve dans le commerce. Un tel moteur a un contrôle qui ajuste sa vitesse pour maintenir le couple appliqué au rouleau à une valeur constante prédéterminée qui est de préférence ajustable pour s'adapter à différentes matières. Dans ce mode de réalisation, il est souhaitable de donner du mou au tissu au-delà du rouleau de sortie, de telle sorte qu'aucune traction positive variable-n'est appliquée. L'application d'un couple constant au rouleau de sortie entraine le maintien d'une tension constante dans le tissu dans la zone de détection, même si une tension variable est appliquée par l'appareil de correction ou par un rouleau d'entrée à vitesse variable incorporé à un tel appareil. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, un moteur à couple constant à réaction entraine le rouleau de sortie. Un tel moteur est également conventionnel en lui-meme et disponible dans le commerce. Dans ce cas, le tissu ne doit pas sortir avec du mou du rouleau de sortie, mais peut être amené dans un autre appareil qui le tire positivement avec un effort de traction variable. Un moteur à couple constant à réaction est capable d'appliquer un couple moteur ou un couple de freinage au rouleau de sortie, selon ce qui est requis pour maintenir l'application d'un couple net constant à ce rouleau, en dépit de variations dans l'équilibre entre une traction positive variable en aval et une traction résistante variable en amont. Dans encore un autre mode de réalisation, la tension du tissu dans la zone de détection est directement mesurée par des détecteurs de tension convenables qui peuvent être d'un type connu, comme par exemple ceux divulgués dans le brevet des U.S.A. nO 3.164.333. Ces détecteurs contrôlent des movens de freinage ajustables qui agissent sur le rouleau de sortie de manière à maintenir un niveau de tension constant dans la zone de détection. Cette construction convient également pour un usage là où le tissu4passe 9 un autre appareil qui applique un effort de traction positif. Le rouleau de sortie est mené par un moteur à couple constant. Une partie de l'effort de traction positif de ce moteur est absorbée par le moven de freinage lorsque la tension appliquée par l'autre appareil agissant sur le tissu en aval rend ceci nécessaire pour maintenir la tension au niveau constant prédéterminé. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la des cription détaillée aui suit et des dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 est une vue schématique, de profil, d'une partie d'un appareil de finition de tissus qui incorpore deux modes de réalisation de l'invention dans des appareils en série de correction de gauchissement et du biais. La Figure 2 est une vue en plan fragmentaire d'une partie de l'appareil de correction du gauchissement de la Figure 1, La Figure 3 est une vue schématique fragmentaire, en bout, d'une partie de l'appareil de la Figure 1 aui incorpore un premier mode de réalisation de l'invention, en regardant par l'ar trière à la Figure 1, La Figure 4 est une vue schématique fragmentaire, de face, de l'appareil de la Figure 3, en regardant depuis la face avant de la Figure 1, La Figure 5 est une représentation schématique de moyens de contrôle et de moyens moteurs employés dans les appareils des Figures 1-4, La Figure 6 est un schéma d'un circuit électrique à gain et à réponse retardée de la Figure 5, La Figure 7 est une représentation graphique d'une ca ractéristique à vitesse de réponse variable du circuit de la Figure 6, La Figure 8 est une représentation graphique d'une caractéristique de gain variable du circuit de la Figure 6, et La Figure 9 est une vue schématique fragmentaire, de fa ce, d'une être tie ce l'appareil de la Figure 1 qui incorpore un se- cond mode de réalisation de l'invention. En se reportant à la Figure 1, deux modes de réalisation de l'invention sont illustrés en combinaison avec un appareil de finition de tissus qui est quant au reste conventionnel et sert redresser et à orienter convenablement les éléments transversaux de tissus tissés ou tricotés par rapport aux éléments longitudinaux, après tout processus qui tend à tordre ou à désorienter les élements transversaux. Le tissu 10 passe, dans la direction indiquée par la flèche, dans un dérouleur conventionnel 12 qui ouvre et déroule ses bords, et ensuite dans un dispositif de guidage conventionnel 13 qui le conduit, dans une position latérale prédéterminée, sur un rouleau libre 14.Le tissu passe alors dans un appareil 16 de correction des distorsions biaises, qui sert à aligner les éléments transversaux du tissu à angle droit avec les éléments longitudinaux, et sera décrit plus en détail en rapport avec la Figure 9. Un rouleau libre 18 dirige le tissu 10 dans un svstème de rouleaux suralimenteurs 20, et ensuite dans un cadre tendeur 22 qui supporte le tissu pendant qu'il est séché par un dispositif de séchage chauffé 28. Le tendeur a une paire de chaines parallèles 24 entraînées autour de pignons libres 26 et de pignons meneurs 30, ces derniers étant menés par un moteur 55 (Figure 2) ,à une vitesse constante, par l'intermédiaire d'un arbre 51, d'une courroie 35 entraînée autour de poulies 31 et 53, et d'un arbre 33. Les bords opposés ou lisières du tissu sont saisis par des broches ou pinces conventionnelles (non représentées) portées par les maillons des chaînes du tendeur.Les rouleaux suralimenteurs 20 sont menés par des moyens moteurs convenables (non représentés) à une vitesse linéaire quelque peu supérieure à celle des chaînes, de façon à assurer que le tissu est délivré au tendeur dans un état relâché; de façon typique, le rapport des vitesses des rouleaux suralimenteurs et des chaSnes du tendeur pourrait être 6/5. Lorsque le tissu sort du tendeur 22, il passe sous un rouleau libre 32 dans une unité 34 de stabilisation du gauchissement qui sert, conjointement avec le tendeur, à supprimer les distorsions de gauchissement, c'est-a-dire les configurations courbes, des éléments transversaux du tissu. I1 passe ensuite sur des rouleaux libres 36, 38, 40, 42 et 44 et dans un accumulateur de stockage 46 dans lequel il peut être plié par un dispositif conventionnel (non représente). Les Figures 2, 3 et 4 montrent l'unité 34 plus en détail. Le tissu 10 est fourni par un rouleau libre 54 à un rouleau mené 56, qui forme le rouleau d'entrée d'une zone de détection du tissu qui se termine par un rouleau de sortie mené 62. On obtient une prise ferme du rouleau 56 sur la région centrale du tissu en enroulant le tissu sur une grande partie de ce rouleau, et cette prise peut encore être augmentée en appliquant sur le rouleau une bande à fort coefficient de frottement. Le tendeur 22 agit conjointement avec le rouleau 56 pour supprimer du tissu les distorsions de gauchissement. Comme les châines 24 du tendeur maintiennent fermement les bords du tissu, les éléments latéraux peuvent être redressés en entraînant le rouleau 56 à une vitesse supérieure ou inférieure à celle des chaines, faisant ainsi glisser les parties centrales de ces éléments vers l'avant ou vers l'arrière par rapport R leurs extrémités.Pour clarifier leur relation, plusieurs éléments transversaux sont montrés en 11 à la Figure 3, et des parties des éléments longitudinaux sont montrées en 13. Lorsquele tissu traverse le tendeur, il se développe une courbure de retard dans les éléments latéraux, c'est-à-dire que leurs parties centrales restent en arrière de leurs extrémités, comme représenté à la Figure 3. Par conséquent, selon l'im vention, on entraîne le rouleau 56 normalement à une vitesse légè- rement plus grande que celle des chaînes 24 du tendeur même quand aucune distorsion de gauchissement n'apparaît dans la zone de détection entre les rouleaux 56 et 62, puisque ceci supprimera la légère courbure en arrière qui se développe normalement.Le moteur 55 d'entraînement du tendeur entraîne le rouleau 56 à cette vitesse légèrement plus grande par l'intermédiaire d'une poulie 66 attachée à un arbre 61, d'une transmission à différentiel 70, d'une poulie 71 attachée à un arbre de sortie 3 de la transmission,d'une courroie 64 et d'une poulie 61 attachée à l'arbre du rouleau 56. Dans le cas ou une courbure de retard accrue se développe dans le tissu lorsqu'il quitte le tendeur, une partie résiduelle de cette courbure restera lorsque le tissu passera au-delà du rouleau 56 et pénètrera dans la zone dedétection. Cette courbure ou ce gauchissement est mesuré par des détecteurs 76 aui sont de préférence d'un tvpe à roulettes 78 roulant sur la surface du tissu, bien que d'autres tvpes de détecteurs convenables puissent être utilisés. Les brevets des U.S.A. Nos 3.324.718 et 3.350.933 susmentionnés décrivent complètement des détecteurs à roulettes d un tvpe convenable. Des signaux indiquant l'étendue et la nature de toute distorsion de gauchissement sont engendrés par des circuits 80 et, comme représenté schématiquement à la Figure 5, sont délivrés par des fils 102 à un circuit 100 à gain et réponse retardée, qui sera décrit plus en détail en rapport avec la Figure 6. Les signaux sont alors conduits par des fils 104 à une console 106 de contrôle d'un moteur, d'un tvpe conventionnel du commerce, qui active et contrôle un moteur à vitesse variable 73 par l'intermédiaire de fils 108. Le contrôle du moteur est agencé de façon à ce qu'un signal indiquant un gauchissement accru fasse augmenter la vitesse du moteur 73 proportionnellement à l'amplitude du gauchissement. En se reportant de nouveau aux Figures 2-4, le moteur à vitesse variable 73 sert à augmenter la vitesse du rouleau 56 en réponse à un signal de gauchissement, en menant un arbre 69 d'entrée du différentiel par l'intermédiaire des poulies 74 et 68 et d'une courroie 72. Une vitesse accrue du moteur 73 sert, par l'action du différentiel 70, à augmenter la vitesse de l'arbre de sortie 75, et par conséquent celle du rouleau 56, jusqu' une valeur supérieure à celle normalement donnée par le moteur 55. Le rouleau 56 tire alors la partie centrale du tissu positivement à une vitesse accrue par rapport aux bords1 supprimant ainsi la courbure détectée.Lorsque les détecteurs indiquent que le tissu a été ramené dans un état normal, ils ralentissent le moteur 73 jusqu' se vitesse normale, après quoi le moteur 55 redevient le seul élément déterminant de la vitesse du rouleau 56. I1 est souhaitable d'amortir la réponse du moteur à vitesse variable 73 aux fluctuations rapides des signaux de gauchissement donnés par les détecteurs 76, pour limiter ainsi une instabilité de l'appareil de correction du gauchissement. Le circuit 100 à gain et réponse retardée, représenté en détail à la Figure 6, impose une vitesse contrôlée de changement du niveau du signal de sortie de gauchissement par rapport au niveau du signal d'entrée, et élimine par filtrage les excursions rapides du signal, délivrant un signal de sortie d'un niveau qui est à une valeur moyenne de celle du signal d'entrée.Les fils 102 délivrent les signaux d'entrée des détecteurs 76 par un circuit résistance-capacité ou RC comprenant des résistances fixes R2, R3, P6, p8, R9, R10 et Roll, des résistances variables R1, P7, et une paire R4-R5 couplée par exemple en 114, et un condensateur C1. Ce circuit in tègre essentiellement le signal d'entrée. Les résistances Fl et R4-R5 sont variables pour ajuster la constante de temps du circuit; elles contrôlent cette constante pour la montée et la descente du niveau du signal, respectivement.Une diode D1 est placée aux bornes du condensateur C1 pour empêcher le circuit de répondre à des signaux allant dans le sens négatif, puisque le moteur ne répond qu'à des signaux allant dans le sens positif. Ceci empêche un ralentissement lorsque les signaux d'entrée sont initialement négatifs et montent en passant par zéro. Un amplificateur opérationnel Al, à sources de tension P1 et P2 convenables, est placé dans le circuit pour empêcher le circuit RC d'être charge par la charge de sorts de la console 106 de contrôle du moteur; ceci est nécessaire parque que l'impédance du circuit FC est nécessairement bien plus élevée que l'impédance d'entrée du controle du moteur. La configuration sans inversion de l'amplificateur Al présente une très grande impédance d'entrée et une charge négligeable pour le circuit SC, alors qu'elle commande la charge du contrôle du moteur avec une faible impédance et une charge négligeable pour l'amplificateur. Comme on le voit à la Figure 7, un changement en échelon du niveau du signal d'entrée du circuit 100 produit dans le niveau du signal de sortie un changement qui suit une pente (vitesse de changement en fonction du temps) qui est proportionnelle à la constante de temps ajustable du circuit et à l'amplitude du signal d'entrée. Comme le circuit est également à gain variable, la pente du signal de sortie est également proportionnelle au ré- glage du gain, comme suggéré à la Figure 8. En se reportant de nouveau aux Figures 2-5, les changements de la vitesse du rouleau 56 requis pour supprimer du tissu les distorsions de gauchissement ont la facheuse tendance à induire des changements correspondants dans la tension du tissu dans la zone de détection s'étendant en aval au-delà des roulettes détectrices 78 et des rouleaux libres 58 et 68 jusqu'au rouleau mené 62. Pour surmonter cette tendance, le rouleau 62 est mené par un moteur 86 à couple constant qui y est relié par l'intermédiaire de poulies 82 et 87 et d'une courroie 84. Le moteur 86 est activé et contrôlé de façon ajustable par une console de contrôle 110 connectées par des conducteurs 112. Le couple est automatiquement maintenu à une valeur constante prédéterminée par le contrôle 110 qui est un dispositif conventionnel que l'on trouve dans le commerce et qui ne doit pas être décrit plus en détail ici. Comme un couple moteur constant est appliqué au rouleau 62, sa vitesse s'ajuste automatiquement de façon telle qu'un effort de traction positif, net, constant, est appliqué au tissu dans la zone de détection; c'est-à-dire que la différence entre la traction des rouleaux 62 et 56 reste constante.Par conséquent, la tension du tissu dans la zone de détection reste également substantiellement constante, même alors que la vitesse du rouleau 56 varie irrégulièrement. Ce résultat permet de situer la zone de détection juste en aval du tendeur 22, ce qui, omme le comprendront les hommes de l'art, est l'endroit le plus souhaitable. I1 est souhaitable, dans le mode de réalisation qui précède, de faire sortir le tissu du rouleau 62 dans un état substan tiellement relâché, puisqu'une traction positive variable appliquée en aval tendrait à nuire à la constance de la tension dans la zone de détection. Dans des applications dans lesquelles le tissu ne peut être relâché, mais est fourni à d'autres dispositifs qui appliquent une traction positive, on remplace le moteur 86 par un moteur à couple constant du type à réaction, qui est également un appareil conventionnel que l'on trouve dans le commerce.Un moteur à couple constant à réaction applique un couple moteur ou un couple de freinage au rouleau 62, selon ce qui est requis pour maintenir un couple net constant et une tension constante dans la zone de détection, en tenant compte de toutes les variations dans la traction résistante en amont et la traction positive en aval. En se reportant à la Figure 9, un autre mode de réalisation de l'invention est présenté en combinaison avec l'appareil de correction des distorsions biaises de la Figure 1. Cet appareil est d'un type général illustré par le brevet des U.S.A. nO 3.717.909 susmentionné mais ne comprend pas de rouleaux de correction du gauchissement puisque l'on préfère l'effectuer dans le tendeur 22 et l'unité 34; sont but est de corriger les déformations biaises dans lesquelles les éléments latéraux du tissu 10 ne sont pas perpendiculaires aux éléments longitudinaux.L'appareil comprend une série de rouleaux cfrlindriques droits comprenant, dans l'ordre de leur venue un contact avec le tissu 10 : des rouleaux libres 14 et 120, un rouleau 122 ayant un frein 124 réglable pour appliquer une traction résistante ou contre-tension contrôlable sur l'alimentation du tissu, des rouleaux libres 126 et 128, un premier rouleau 130 mobile, de correction des distorsions biaises, un rouleau libre i32, un second rouleau mobile de correction 134, un rouleau libre 136, et des rouleaux menés 138 et '40, menés par un moteur 142 par l'intermédiaire d'une connexion 144, pour entraîner le tissu dans l'appareil. Les rouleaux 130 et 134 de correction des distorsions biaises sont supportés par un cadre basculable (non représenté) pour pivoter autour d'un axe vertical à mi-chemin de leurs extrémités, de telle sorte qu'ils peuvent être inclinés pour déplacer leurs extrémités dans des direction opposées, comme le montrent les flèches à la Figure 9. Les extrémités proches des rouleaux sont déplacées dans des directions opposées à celles des extrémités éloignées.Ces mouvements se font substantiellement dans des plans parallèles aux bisectrices des angles d'enroulement du tissu autour des rouleaux 130 et 134, avec pour résultats que les longueurs des trajets des bords opposés du tissu sont changées dans des sens opposés, la longueur du trajet du centre du tissu restant substantiellement inchangée, et la longueur du trajet de toute partie intermédiaire étant proportionnellement changée.Dans le cas où une distorsion biaise se développe, de telle sorte qu' une extrémité d'un élément latéral retarde par rapport à autre, ceci peut être corriaé en inclinant les rouleaux 130 et 134 de façon à ce que la longueur du trajet de l'extrémité en retard dans l'appareil devienne plus courte que la longueur du trajet de l'extrémité en avance, jusqu'à ce que l'extrémité en retard rattrape l'extrémité en avance. Ceci ne corrige pas les distorsions de gauchissement dans les éléments latéraux, et celles-ci sont laissées pour être corrigées par le tendeur 22. Les positions des rouleaux 130 et 134 sont réglées par des movens moteurs convenables (non représentés) sous le contrôle d'une paire de détecteurs 158 qui ont des roulettes 156 venant en contact avec le tissu 10 et sont quant au reste semblables aux détecteurs 76 décrits précédemment, mais sont connectés pour donner des signaux indiquant des distorsions biaises plutôt que des distorsions de gauchissement. Une zone pour cette détection est définie entre le rouleau mené 140, agissant comme rouleau d'entrée, et les rouleaux menés 162 et 164 servant de rouleaux de sortie. Le déplacement des rouleaux 130 et 134 impose une tension fluctuante dans le tissu 10. Une tension relativement élevée est maintenue dans la zone de correction des distorsions bisses entre le rouleau freiné 122 et les rouleaux d'alimentation menés 138 et 140, d tele sorte que les bords du tissu ne s'écarteront pas de l'extrémité des rouleaux 130 ou 134 qui est déplacée dans une direction pour relâcher le tissu, c'ést-à-dire vers la droite à la Figure 9. Tout soulèvement d'un bord produirait une distorsion en crochet sinueuse des éléments latéraux du tissu, qui ne peut être supprimée économiquement.Même lorsque le tissu s'enroule sur un angle important autour des deux rouleaux d'alimentation 138 et 140, ces facteurs se combinent pour favoriser des fluctuations con sidérablesdans la zone de détection s'étendant en aval du rouleau 140. Ces fluctuations sont corrigées en apiquant un effort de freinage contrôlé au rouleau de sortie mené 164 au moven d'un frein 170, qui comprend une bague fendue en contact avec la péri phérie du rouleau et avec un bras monté dans un support fixe 171, tandis qu'un second bras est attaché au cylindre 208 d'un moven d'actionnement pneumatique. Le piston d'actionnement 210 est attaché au bras fixe du frein 170 par un système de fixation à vis 214, et reste fixe. Un ressort 212 agit sur le cylindre 208 dans une direction pour fermer les bras du frein et ainsi appliquer une pression de freinage accrue, tandis qulune -conduite 206 est connectée pour alimenter le cylindre en pression pneumatique pour ouvrir les bras du frein et réduire le couple de freinage.Les rouleaux 162 et 164 sont entraînés par un moteur 166, par l'intermédiaire d'une connexion 168; le moteur peut facultativement être un moteur à couple constant semblable au moteur 86 déjà décrit en rapport avec les Figures 2-5, puisque le frein 170 agit en combinaison avec ce moteur de façon tout-à-fait semblable à un moteur à couple constant à réaction. Le frein 170 est contrôlé en réponse à un dispositif pour détecter la tension dans la zone de détection du tissu, à décrire maintenant, de manière à maintenir la zone de détection du tissu sous une tension constante, en dépit des fluctuationd de a tension en amont ou en aval de cette zone. Le dispositif sensible à la tension est substantiellement le meme que celui du brevet des U.S.A. nO 3.164.333 susmentionné, etoemprend un rouleau danseur 148 autour duquel le tissu est enroulé par des rouleaux libres 146 et 154. Ce dernier conduit le tissa vers l'avant devant les roues détectrices 156 et vers un rouleau libre 160 et les rouleaux menés 162,164. Le rouleau danseur 148 est monté à pivotement par un levier coudé 150 sur un support fixe 152, de telle sorte que lorsque la tension augmente dans le tissu, elle tend à faire balancer le rouleau et le levier coudé dans le sens horlogique à la Figure 9. L'extrémité opposée du rouleau danseur est supportez à pivotement et à rotation par un coussinet à billes (non représenté) permettant un mouvement de pivotement libre. Une force proportionnelle à la tension dansle tissu est appliquée par le levier coudé 150 par l'intermédiaire d'une tige 174 à une valve d'équilibrage des forces indiquée de façon générale en 178. L'unité de valve est organisée sur une base 182 et comprend un élément de valve 180 supporté à pivotement en 176 sur la base La base 182 a un rebord en porte-à-faux 183 dans lequel se termine une branche 198 de la conduite 206. L'élément de valve 180 porte une bague en 0 190 qui coopère avec le rebord 183 pour former un orifice variable 192 de libération de la pression. De l'air ou un autre fluide sous pression est amené dans les conduites 206 et 198 par une troisième conduite ramifiée 194 qui comprend des movens à orifice ajustable comprenant une soupape à pointeau ajustable 204 qui peut être remplacée par un orifice fixe si on le souhaite. La tension appliquée sur l'élément de valve 180 est contrebalancée par un cylindre de support à pression 188 avant un creux annulaire 184 dans lequel une bague en 0 186, qui est de préférence élastique, est reçue à glissement et de facon étanche, reposant sur la base 182.Une pression suffisante pour équilibreur la tension appliquée est fournie à l'intérieur du cylindre à air par une conduite 196 communiquant avec la conduite 194 d'alimentation en air, et possédant une valve 200 ajustable, de réglage de la pression, pourvue d'un manomètre 202. La pression de l'air et la surface efficace du cylindre de support 188 sont choisies en considérant l'intervalle prévu de tension dans le tissu, de telle sorte que la pression fournie au cylindre de support peut être ré- glée pour maintenir à l'équilibre l'élément 180 de façon à ce que l'orifice 192 soit ouvert. La pression dans la conduite 198, multipliée par la surface à l'intérieur de la bague en 0 190 fois son bras de levier autour du pivot 176 égalera la force dirige vers le haut, qui est le produit de la pression dans la conduite 196 multipliée par la surface à l'intérieur de la bague en 0 186 fois son bras de levier autour du meme pivot, moins la force vers le bas dans la tige 174 multipliée par son bras de levier autour du même pivot. En d'autres termes, la pression dans les conduites 198 et 206, et pr conséquent le couple exercé par le frein 170, sera proportionnel à la différence entre la tension qui est pré-choisie par le réglage de la valve 200, et la tension existant réellement dans le tissu. La tension réelle dans le tissu ne diffère que peu du niveau pré-choisi, et l'erreur peut être réduite en faisant la bague en 0 190 petite. Le svstème sensible à la tension contrôle donc le frein 170 de telle sorte qu'il coopère avec le moteur 166 de manière à maintenir la tension dans la zone de détection du tissu à un niveau constant, alors même que la tension dans la zone amont et dans la zone aval fluctue irrégulièrement. REVENDICATIONS 1. Appareil pour détecter et corriger une orientation anormale des éléments transversaux par rapport aux éléments longitudinaux d'un tissu se déplaçant longitudinalement, caractérisé par des movens à rouleaux définissant une zone de tissu pour la détection de l'orientation relative desdits éléments, les movens à rouleaux comprenant des moyens à rouleau de sortie pour agir sur le tissu à l'extrémité de sortie de la zone de détection, des moyens de détection construits et agencés pour détecter l'orienta- tion relative dans la zone de détection, des moyens de correction ajustables construits et agencés pour agir sur le tissu et corriger l'orientation relative dans une zone de correction du tissu séparée de la zone de détection, les moyens de correction étant connectés de façon opérante pour un contrôle par les moyens de détection, pour rectifier l'orientation relative, les movens de correction ayant un caractère tel qu'ils tendent à soumettre le tissu dans la zone de détection à un degré de freinage variable et ainsi à induire des variations dans la tension longitudinale du tissu, et par conséquent dans les réponses des movens de détection, et des moyens moteurs à vitesse variable connectés de façon opérante aux moyens à rouleau de sortie et construits et agencés pour faire tourner lesdits moyens à une vitesse variable contrôlée pour régler la tension du tissu dans la zone de détection à une valeur substantiellement constante. 2. L'appareil de la revendication 1, dans lequel les moyens moteurs sont construits et agencés pour mener les moyens à rouleau de sortie avec un couple constant, appliquant ainsi une tension constante dans le tissu dans la zone de détection, quelles que soient les variations dans le freinage exercé sur le tissu par les moyens de correction. 3. L'appareil de la revendication 2, construit et agencé pour supprimer la tension longitudinale dans le tissu après qu'il ait quitté les moyens à rouleau de sortie. 4. L'appareil de la revendication 2, dans lequel les moyens moteurs comprennent un moteur élecirique à couple constant. 5. L'appareil de la revendication 2, dans lequel les moyens moteurs sont construits et agencés pour appliquer un couple constant sur les moyens à rouleau de sortie, en appliquant à ceuxci un couple moteur ou un couple de freinage selon se qui est requis pour compenser des degrés de tension variables appliqués au tissu dans les deux directions, amont et aval, de déplacement du tissu. 6. L'appareil de la revendication 5, dans lequel les moyens moteurs comprennent un moteur électrique à couple constant à réaction capable d'appliquer un couple de freinage ou un couple moteur. 7. L'appareil de la revendication 1, dans lequel les movens moteurs comprennent des moyens sensibles à la tension pour déterminer le niveau de tension existant dans le tissu dans la zone de détection, et des moyens de contrôle connectés pour répondre aux movens sensibles à la tension pour contrôler la vitesse des moyens moteurs de façon à régler la tension dans le tissu dans la zone de détection à un niveSUabuyctoanstteantepmQrtedét i 8. L'appareil de la revedication 7, dans lequel les moyens moteurs comprennent des moyens de freinage construits et agencés pour contrôler la vitesse des moyens à rouleau de sortie en réponse aux moyens sensibles à la tension et aux movens de contrôle. 9. L'appareil de la revendication 1, dans lequel les moyens de détection comprennent des moyens pour engendrer en continu des signaux d'entrée indiquant l'orientation relative du tissu à l'endroit des moyens de détection, ces movens comprenant de plus un circuit à réponse retardée construit et agencé pour recevoir les signaux d'entrée et produire des signaux de sortie retardés par rapport aux signaux d'entrée et représentant une moyenne des signaux d'entrée sur un laps de temps, ledit circuit étant connecté pour délivrer les signaux de sortie aux moyens de correction, pour la commande de ceux-ci. 10. L'appareil de la revendication 9, dans lequel le circuit à réponse retardée comprend un circuit à résistances-capacités comprenant des résistances ajustables pour ajuster le retard des signaux de sortie par rapport aux signaux d'entrée. 11. L'appareil de la revendication 10, dans lequel la vitesse de changement des signaux de sortie par rapport aux signaux d'entrée est proportionnelle au réglage des résistance ajustables et à l'amplitude des changements des signaux d'entrée. 12. L'appareil de la revendication 10, dans lequel le circuit à réponse retardée comprend un amplificateur à gain réglable, et la vitesse de changement des signaux de sortie par rapport aux signaux d'entrée est proportionnelle au réglage des résistances ajustables, au réglage de l'aplificateur à gain réglable, et à l'am- plitude des changements des signaux d'entrée. 13. Appareil pour détecter -et corriger une orientation relative anormale des éléments transversaux par rapport aux éléments longitudinaux d'un tissu en déplacement longitudinal, caractérisé par des moyens de correction construits et agencés pour agir sur le tissu et corriger l'orientation relative dans une zone de correction du tissu, ces moyens de correction comprenant des moyens à rouleau d'entrée agissant ur le tissu à l'extrémité de sortie de la zone de correction, des.moens à rouleau de sortie agissant sur le tissu après les moswens à rouleau d'entrée et définissant avec eux une zone de détection pour la détection de l'orientation relative des éléments du tissu, des moyens de détection construits et agencés pour détecter l'orientation relative dans la zone de détection, des moyens moteurs à vitesse variable connectés de façon opérante aux moyens à rouleau d'entrée et connectés de façon opérante pour une commande de la vitesse par les movens de détection, pour rectifier l'orientation relative, les moyens à rouleau d'entrée tendant, par des variations de vitesse, à soumettre le tissu dans la zone de détection à une force de résistance variable et à induire ainsi des variations dans la tension longitudinale du tissu, et par,conséquent dans les réponses des moyens de détection, et des movens moteurs à vitesse variable connectés de façon opérante aux movens à rouleau de sortie et construits et agencés pour faire tourner ces moyens à une vitesse variable contrôlée pour régler la tension du tissu dans la zone de détection à un niveau prédéterminé substantiellement constant. 14. L'appareil de la revendication 13, dans lequel les moyens de correction comprennent un tendeur avant des chaînes opposées agencées pour saisir les bords opposés du tissu dans la zone de correction et pour faire avancer le tissu vers les movens à rouleau d'entrée à une vitesse prédéterminée. 15. Appareil pour détecter et corriger une orientation anormale des éléments transversaux par rapport aux élément longitudinaux d'un tissu en déplacement longitudinal, caractérisé par des moyens 3 rouleaux définissant une zone de tissu pour la détection de l'orientation relative des éléments, les moyens à rouleaux comprenant des moyens à rouleau d'entrée et des moyens à rouleau de sortie pour agir sur le tissu, respectivement à l'entrée et à la sortie de la zone de dotection, des movens de détection construits et agencés pour détecter l'orientation relative dans la zone de détection, des movens de correction construits et agencés pour a fr sur le tissu et corriger l'orientation relative dans une zone de correction du tissu écartée de la zone de détection, vers la source du tissu, ces movens de correction étant connectés de façon opérante pour être commandés par les moyens de détection pour rectifier l'orientation relative, les movens de correction étant tels qu'ils tendent à soumettre le tissu dans la zone de détection à une force de résistance variable et ainsi à induire des variations dans la tension longitudinale du tissu et par conséquent dans les réponses des moyens de détection, et des movens moteurs connectés de façon opérante aux moyens à rouleau de sortie et construits et agencés pour faire tourner les moyens à rouleau de sortie à une vitesse variable pour régler la tension du tissu dans la zone de détection à un niveau prédéterminé substantiellement constant. 16. L'appareil de la revendication 15, dans lequel les moyens de correction comprennent d'autres movens à rouleaux agissant sur le tissu et supportés pour se déplacer en hloc pour ajuster les longueurs destrajets de différents éléments longitudinaux du tissu dans la zone de correction.