La présente invention a trait aux portes coupe-feu de sécurité montées dans les parkings ou autres locaux et agencées pour se fermer automatiquement des le début d'un incendie, afin d'isoler la zone sinistre et d'éviter ainsi la propagation du feu dans les zones adjacentes. Les perfectionnements qui font l'objet de l'invention ont pour but de faire comporter aux portes coupe-feu du type basculant un système d'actionnement motorise qui permet la commande du vantail mobile à l'ouver- ture et à la fermeture dans les mêmes conditions que les portes de garage usuelles, sans toutefois perturber le fonctionnement automatique indispensable à la fonction de sécurité sous l'effet du dispositif de declenchement thermique. Un autre but de l'invention consiste à doter une telle porte coupefeu motorisée d'un mécanisme qui autorise la manoeuvre manuelle du vantail basculant dans le cas où le moteur électrique de commande ne pourrait remplir son rôle à l'ouverture ou à la fermeture, par suite d'une avarie ou d'une défaillance dans l'alimentation électrique. Le dessin annexe, donne à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective montrant l'agencement général d'une porte coupe-feu établie conformément a l'invention. Fig. 2 est un schéma illustrant le mode d'actionnement du vantail basculant de la porte suivant fig. 1. Fig. 3 est une coupe de détail à plus grande échelle suivant le plan indiqué en III-III en fig. 1. Fig. 4 est une vue en élévation du dispositif de déclenchement. L'installation représentée en fig. 1 comprend un vantail ou panneau métallique 1 dont chacun des montants est pourvu, à la façon usuelle dans les portes basculantes, de deux galets de roulement la et lb engages l'un dans une rainure verticale 2, l'autre dans une glissière horizontale 3, les deux ensembles latéraux 2-3 étant réunis l'un à l'autre par une poutre horizontale supérieure 4 de façon à former un cadre rigide permettant le déplacement du vantail 1 par basculement en dépit de son poids. Dans la partie inférieure des montants du vantail 1 sont attachées les deux extrémités d'un câble de manoeuvre 5 qui est renvoyé par une série de poulies 6 pour supporter un contrepoids 7, et ce par l'intermédiaire d'un mouflage limitant l'amplitude du débattement vertical dudit contrepoids. On notera par ailleurs que le longeron supérieur du vantail 1 porte une biellette 8 équipée de cardans, ltextrémité libre de cette biellette étant attelée à une chaine d'actionnement 9, tendue entre deux roues dentées 10 et 11. L'entrainement de la chaîne 9 et du câble 5 est assure par un mécanisme différentiel 12 relié par une transmission 13 à un moteur électrique 14. Comme schématiquement représenté en fig. 2, la transmission 13 assure l'entraînement de l'arbre d'entrée 15 du différentiel 12, lequel arbre porte des pignons satellites 16 qui engrènent avec deux plateaux dentés 17 et 18. Le plateau 17 est calé stir un premier arbre de sortie 19 relié à la roue de chaîne 11 susmentionnee (fig. 1), tandis que le plateau opposé 18 est solidaire d'un second arbre de sortie 20, prévu tubulaire pour le passage de l'arbre d'entrée 15 ; ce second arbre de sortie 20 porte une roue dentée 21 pour assurer les déplacements verticaux du contrepoids 7. A cet effet sur cette roue dentée 21 s'enroule une chaîne 22 ren voyage dans le bas en 23 pour que ses deux extrémités puissent être fixées en deux points opposés du contrepoids 7. On comprend dans ces conditions que lorsque l'arbre d'entrée 15 du mécanisme différentiel 12 est entraîné en rotation par le moteur 14, le contrepoids 7 se déplace vers le bas ou vers le haut (suivant le sens de rotation du moteur 14 prévu réversible) en commandant ainsi le câble 5 qui à son tour assure le déplacement vertical de la base du vantail 1. En même temps l'arbre de sortie 19 assure, à une vitesse appropriéé différente de celle de l'arbre 20, la commande de la chaîne 9 et par l'intermédiaire de la biellette 8 le déplacement à l'horizontale de la partie supérieure du vantail précité.La combinaison de ces deux déplacements provoque en conséquence le basculement du vantail 1 à l'ouverture ou à la fermeture, l'effort fourni par le moteur 14 étant maintenu à une valeur réduite par suite de l'action du contrepoids 7. Comme représenté en fig. 2'l'arbre 24 qui assure l'entraînement de la transmission 13 est relié au moteur électrique 14 par l'intermédiaire d'un mécanisme de débrayage schématisé en 25 et d'un système réducteur 26 du type irréversible. Le mécanisme de débrayage 25 est du type connu à griffes, sa commande étant opérée par déplacement angulaire d'une poulie 27. Sur cette dernière passe un câble 28 (fig. 4) dont une extrémité supporte un petit contrepoids 29 tandis que l'extremite opposée est attachée en un point fixe avec interposition d'un ou de plusieurs éléments fusibles 30 dont la destruction libère ainsi ledit câble et commande le mécanisme 25 au débrayage sous l'effet dudit contrepoids 29. Entre la poulie de commande 27 du mécanisme de débrayage 25 et une poulie de renvoi 31 le câble 28 supporte un fer ou poids référencé 32 et disposé parallèlement au contrepoids 29 sus-indique, en étant guidé à l'intérieur d'un fourreau 33. Comme montré en fig. 3 et 4 ce fer 32 est muni d'une poignée de manoeuvre 34 engagée à travers une lumière verticale 33a de la face antérieure du fourreau 33. Entre ce dernier et le carter fixe 35 qui protège le contrepoids 29 est prévue une douille 36 formant logement pour un poussoir horizontal 37 sollicite vers I'extérieur par un ressort de rappel 38 ; à l'oppose d'une plaque 37a fixée sur sa face antérieure, le poussoir 37 est solidaire d'une barrette 39 qui porte un doigt de verrouillage 40, orienté parallèlement audit poussoir.L'extrémité libre de ce doigt 40 est normalement introduite dans une perforation pratiquée dans le fer 32 qui est ainsi retenu en position basse en dépit de l'action qu'exerce le contrepoids 29 sur le câble 28. L'arbre 24 (fig. 2) porte une roue dentée 41 qui est reliée par une chaîne verticale 42 à un moyeu inférieur 43 (fig. 1) agencé pour recevoir une manivelle amovible de manoeuvre 44. On notera encore que sur le partie centrale du longeron supérieur du vantail 1 est amarre un câble 45 renvoyé par des poulies fixes 46 pour la suspension d'un contrepoids additionnel 47, dispose verticalement à côté des contrepoids 7 et 29. Le fonctionnement et l'utilisation de la porte coupe-feu découlent des explications qui précèdent et se comprennent aisément. La manoeuvre normale du vantail 1 à l'ouverture et à la fermeture est susceptible d'être effectuée à l'aide d'un interrupteur-inverseur ou appareillage similaire branché sur le circuit d'alimentation du moteur électrique 14. I1 convient de noter que les déplacements de ce vantail 1 provoquent évidemment le déplacement correspondant du contrepoids additionnel 47 de telle sorte que si un incendie vient à se déclarer alors que ledit vantail est à la position supérieure ouverte, c'est ce contrepoids additionnel qui va assurer la fermeture automatique de sécurité. Effectivement en pareil cas la chaleur dégagée par l'incendie provoque la destruction de l'un des fusibles 30, si bien que le câble 28 est libéré et que le mécanisme de débrayage 25, commandé par le déplacement angulaire de la poulie 27 sous l'effet du contrepoids 29, dissocie l'arbre 24 du moteur 14. Dans ces conditions le contrepoids principal 7 opère le début de la fermeture du vantail 1, ce mouvement étant complété en fin de course par le contrepoids additionnel 47 par suite de l'effet de traction qu'il exerce sur le longeron supérieur du vantail. On peut donc affirmer que la manoeuvre motorisée de la porte coupe-feu ne perturbe en aucune manière la fermeture automatique de sécurité en cas d'incendie. Pour remettre les choses en l'état de fonctionner normalement après incendie et réparation du câble 28, il suffit à l'opérateur de réarmer le dispositif de déclenchement en déplaçant vers le bas la poignée 34 jusqu'à ce que le doigt 40 vienne verrouiller le fer 32 en position basse. On notera à ce sujet - que si pour une raison quelconque il se révélait nécessaire de fermer brusquemént le vantail, l'actionnement de la plaque frontale 37a du poussoir 37 aurait le même effet que la destruction de l'un des fusibles 30, - et que cet actionnement type coup de poing sur le poussoir 37 permet également, alors que le vantail 1 est en position basse fermée, d'actionner le mécanisme 25 et d'utiliser la manivelle 44 pour l'ouverture en cas d'avarie ou de panne d'alimentation du moteur 14. Dans les deux cas le réarmement de l'ensemble est assuré à l'aide de la poignée 34, comme indiqué précédemment. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Porte coupe-feu de sécurité, du genre comprenant un dispositif de déclenchement thermique qui retient le vantail à la position ouverte à l'encontre de moyens qui tendent en permanence à l'amener en position fermée, caractérisée en ce qutelle est dotée d'un mécanisme d'actionnement à moteur qui permet la manoeuvre du vantail à l'ouverture et à la fermeture de la même manière qu'une porte classique, sans perturber le fonctionnement du dispositif de déclenchement thermique et la fermeture automatique dudit vantail sous l'effet de celui-ci. 2. Porte coupe-feu suivant la revendication 1, du genre dans lequel le vantail, prévu basculant, comporte le long de ses montants des galets qui roulent dans des glissières ou rainures orientées verticalement et horizontalement, caractérisée en ce que le mécanisme d'actionnement comprend d'une part un câble associé à un contrepoids d'équilibrage et attaché par ses extrémités à la partie inférieure du vantail, et d'autre part une biellette attelée au longeron supérieur dudit vantail et à une chaîne horizontale motrice, lesdits câble et chaîne étant mus par un mécanisme différentiel entraîné par le moteur général à travers un mécanisme de débrayage soumis à l'action du dispositif de déclenchement thermique. 3. Porte coupe-feu suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'un des deux arbres de sortie du mécanisme différentiel agit sur une chaîne dont les extrémités sont fixées en deux points opposés du contrepoids d'équilibrage. 4. Porte coupe-feu suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens pour la fermeture automatique du vantail sont constitués par un contrepoids additionnel d'actionnement suspendu à un câble qui est fixé au longeron supérieur du vantail et qui est renvoyé de façon à exercer sur ce longeron un effet de traction tendant à fermer le vantail. 5. Porte coupe-feu suivant l'une quelconque des revendications 2 à caractérisée en ce que le dispositif de déclenchement thermique comprend un câble équipé d'éléments fusibles et maintenu sous tension à l'aide d'un petit contrepoids, lequel câble est renvoyé pour passer sur la poulie qui forme l'organe d'actionnement du mécanisme de débrayage. 6. Porte coupe-feu suivant la revendication 5, caractérisée en ce que le câble du dispositif de déclenchement thermique supporte en outre un poids maintenu en position basse à l'encontre du contrepoids par un verrou chargé susceptible d'être manoeuvré manuellement à la libération et d'actionner ainsi, lorsque désire, le mécanisme de débrayage. 7. Porte coupe-feu suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un mécanisme d'entraînement à manivelle qui permet l'actionnement de l'arbre d'entrée du mécanisme différentiel après débrayage de celui-ci du moteur.