La présente invention concerne un bas de ligne pour la pêche à la mouche artificielle et les éléments constitutifs d'un tel bas de ligne. On sait qu'une mouche artificielle, essentiellement constitube d'un hameçon,de soie et de fibres de hackle, ne présente aucun poids propre et qu'il est donc nécessaire pour laSlancer à distance de pêche, de la propulser au moyen d'une ligne lourde. La ou les mouches utilisées par le pêcheur sont reliées a ladite ligne par l'intermédiaire d'un bas de ligne. Afin d'assurer une bonne pénétration de la ligne et du bas de ligne dans l'air, lors du lancer, ceux-ci présentent une structure en "queue de rat", c'est-à-dire que leur diamètre va en diminuant en direction de la mouche. Pour obtenir un tel bas de ligne en queue de rat, il est déjà connu de nouer les uns au bout des autres des tron çons monofilaments de polyamide ou de gut, de diamètres décroissants ; par exemple, le tronçon du bas de ligne adjacent à la ligne peut avoir un diamètre de 40 à 45 centièmes demm , tandis que le diamètre du tronçon auquel est attachée la mouche peut être de l'ordre de 18 centièmes demm . Un tel bas de ligne présente l'avantage de pouvoir être adapté, en fonction des conditions de pêche (force du vent, longueur de la canne, pêche au moyen d'une unique mouche sèche ou au contraire, pêche avec plusieurs mouches noyées, etc ...), par simple choix du nombre, de la longueur et du diamètre des différents tronçons monofilaments.En revanche, un tel bas de ligne présente l'inconvénient d'être long a réaliser, par suite du grand nombre de noeuds a faire et d'être rigide, ce qui nuit à la présentation de la mouche au poisson. Pour tenter de remédier au premier de ces inconvénients, on a déjà réalisé des bas de ligne à mouche en queue de rat monoìlament, d'une seule pièce. Ainsi, on évite la formation de noeuds. En revanche, la rigidité subsiste et de plus, la structure du bas de ligne, c'est-à-dire l'évolution de son diamètre est fixée à tout jamais. La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. Elle concerne un bas de ligne pour la p8- che à la mouche artificielle, qui tout en présentant une grande souplesse, peut facilement être adapté en longueur, en diamètre et en évolution de diamètre aux conditions et modes de pêche du moment A cette fin, selon l'invention, le bas de ligne pour pêche à la mouche artificielle présentant une structure en queue de rat, par assemblage d'une pluralité de tronçons, est remarquable en ce que au moins le plus grand nombre de tronçons est formé par une tresse de filaments de plus faible diamètre pourvue d'une boucle à chaque extrémité et en ce que deux tresses adjacentes sont assemblées l'une à l'autre par montage boucle dans boucle. Avantageusement, les boucles de chaque tresse sont réalisées lors du tissage desdits filaments. De préférence, pour des facilités de fabrication, chaque tresse présente un diamètre constant. La longueur des tresses est avantageusement variable par exemple, une tresse de grand diamètre destinée à être reliée a la ligne peut être plus longue qu'une tresse de plus faible diamètre qui sera plus proche de la mouche. On voit ainsi que par choix et assemblage facile boucle dans boucle des dites tresses, on peut réaliser aisément tout bas de ligne de longueur et structure désirées. La figure unique du dessin annexé fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Cette figure unique illustre schématiquement un bas de ligne selon l'invention pour la pêche à la mouche artificielle. Le bas de ligne 1 montré par cette figure unique, comporte une pluralité de tronçons 2, 3, 4, 5, dont chacun d'eux est constitué par une tresse pourvue d'une boucle 2', 2", 3', 3", 4', 4", et 5', 5", a ses extrémités. La boucle 2' est raccordée à la ligne (non-représentée), tandis que les tronçons 2, 3, 4 et 5 sont reliés entre eux par coopération de leurs boucles respectives. A la boucle 5' est raccordée un monofilament 6, lui-même prolongé par une pointe 7, l'extrémité libre de laquelle peut être raccordée une mouche (non-représentée). Le tronçon 2, de plus grand diamètre, peut avoir une longueur de l'ordre de 1,20 m tandis que les tronçons 3, 4, 5, de diamètre décroissant depuis le tronçon 2 jusqu'au monofilament 6, peuvent avoir une longueur de l'ordre de 15 cm. Chacune des tresses 2, 3, 4 ou 5 est de diamètre constant. Les différentes boucles sont formées lors du tressage des monofilaments constituant chacune des tresses. Ainsi, en interchangeant les différentes tresses 2, 3, 4, 5 avec d'autres de diamètre et/ou de longueur différents, il est possible d'obtenir un bas de ligne rigoureusement approprié à l'utilisation que l'on en attend. Grâce au fait que chaque tronçon est formé par une tresse, on obtient un bas de ligne particulièrement souple. L'assemblage boucle dans boucle est rapide et évite la formation de noeuds en relief. R E V E N n i C A T I O N S 1- Bas de ligne pour pêche à la mouche artificielle présentant une structure en queue de rat, par assemblage d'une pluralité de tronçons, caractérisé en ce qu'au moins le plus grand nombre des tronçons est formé par une tresse de filaments de plus faible diamètre, pourvue d'une boucle à chaque extrémité et en ce que deux tresses adjacentes sont assemblées l'une à l'autre par montage boucle dans boucle. 2- Bas de ligne selon la revendication 1, caractérisé en ce que les boucles de chaque tresse sont réalisées lors du tressage desdits filaments. 3- Bas de ligne selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque tresse présente un diamètre constant. 4- Elément pour bas de ligne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il est constitué par une tresse de filaments pourvue d'une boucle à chaque extrémité.