L'invention concerne un fourneau de cuisson mobile, et notamment une cuisine mobile de campagne, comportant plusieurs postes de cuisson. Un fourneau de cuisson du genre ainsi défini doit répondre à un certain nombre d'exigences qui sont en partie contradictoires. C'est ainsi qu'un tel fourneau doit être aussi léger et petit que possible, afin qu'il puisse être transporté sans difficultés. Mais il faut aussi qutil soit manoeuvrable aisément pour que le personnel de service soit aussi réduit que possible. En meme temps, le fourneau doit être indépendant d'une source d'énergie extérieu re, afin qu'il puisse être mis en service en n'importe quel endroit voulu. Toutes ces exigences sont difficiles à satisfaire en meme temps. Dans les fourneaux connus du genre défini ci-dessus > on a prévu une chambre de combustions, c'est-à-dire qu'il est adjoint en règle générale à chaque marmite ou friteuse, une chambre de combustion qui doit être nécessairement placée au-dessous de chaque poste de cuisson. Les chambres de combustion sont conçues pour des combustibles solides, liquides et gazeux et, dans ces conditions, il est prévu pour les combustibles liquides des brûleurs à vaporisation dont le maniement est compliqué et qui prennent une place relativement grande. On rencontre en particulier des difficultés en ce qui concerne la commande de ces brûleurs.Pour la cuisson par ébullition, on sait qu'une grande puissance de chauffage est nécessaire tout d'abord, c'est-à-dire tant que l'aliment:ne bout pas encore, tandis qu'après le début de ltébullition, la puissance de chauffage doit être abaissée à une fraction (environ 1/10 de la puissance initiale), afin d'éviter un échappement de vapeur inutile. Une telle commande n'est pratiquement pas possible avec un bradeur à vaporisation. Dans la pratique, lorsque le point d'ébullition de l'aliment à cuire est atteint, le brûleur correspondant est éteint et il est rallumé ultérieurement en cas de besoin, afin d'éviter un échappement intense de vapeur qui constituerait non seulement une gêne pour le personnel de service, mais pourrait aussi annihiler toute mesure de camouflage.L'allumage répétitif soulève quelques difficultés dans le cas d'un brûleur à vaporisation. Etant donné qu'en manipulant de la sorte le brûleur, il est pratiquement impossible d'éviter un contact avec celui-ci et éventuellement avec le combustible et de garder les moins propres,le cuisinier ne peut pas exécuter lui même cette opération, si bien qu'il faut prévoir à cet effet un opérateur particulier. Par ailleurs, un fourneau du type ainsi défini est haut et volumineux en conséquence, car chaque chambre de combustion doit autre située au-dessous du poste de cuisson et donne lieu, avec les conduites de gaz de chauffage, à une grande place perdue. Le volume du fourneau se traduit forcément par un poids élevé, ce qui complique le transport du fourneau et, le cas échéant, sa manoeuvre en raison de sa hauteur relativement grande. Un autre inconvénient consiste en ce que le combustible doit être amené aux bradeurs à vaporisation avec une certaine hauteur d'écoulement, ce qui fait que dans le cas d'un fourneau connu, un réservoir de combustible équipé d'un distributeur doit être placé au-dessus de la plaque du fourneau. Ce réservoir de combustible gene l'accès aux récipients de cuisson et lorsqu'on refait le plein de combustible, on doit prendre des précautions pour éviter que du combustible parvienne sur la plaque du fourneau ou même dans l'un des récipients de cuisson.On a aussi utilisé déjà des réservoirs de combustible disposés au-dessous de la plaque du four neau et à l'intérieur de l'haballage de celui-ci, mais ces réser- voirs dolvent autre mis sous pression à l'aide d'une pompe. Or, de tels réservoirs sous pression représentent un certain risque d'accidents. En outre, une combustion à l'intérieur d'une cambre de combustion nécessite un tirage naturel, ce qui fait qu'une cheminée est nécessaire. Une telle cheminee occupe une partie importan- te de la plaque du fourneau et elle augmente les dimensions et le poids du fourneau. L'invention a pour but de fournir un fourneau mobile du genre défini dans le préambule qui, avec des dimensions petites et un faible poids, puisse être utilisé de manière extrêmement aisée. Ce but est atteint d'après l'invention par le fait qu'il est prévu une seule zone de combustion ct par le fait qu'il est prévu un circuit hydraulique commandé, reliant la zone de combustion aux postes de cuisson, circuit qui contient, en tant que fluide de transport de chaleur, un liquide pratiquement sans pression, réchauffé par la zone de combustion. Grâce à l'emploi du fluide de transport de chaleur, il devient possible de placer l'unique zone de combustion en ntimporte quel endroit du fourneau, si bien qu'elle peut eAtre disposée dans des espaces perdus, inutilisables à d'autres fins, d'où il résulte que le volume et le poids du fourneau peuvent être réduits d'environ 25 à 30 %. Grâce à la possibilité de commande du circuit hydraulique, il est possible de régler à volonté le débit de liquide alimentant chaque poste de cuisson, et cela sans agir sur le combustible luimeAme et sans contact avec celui-ci.On peut parvenir de cette manière à une commande en continu de la température de cuisson et de la puissance de cuisson entre 0 et 100 %, et cela sans que la personne de service doive manipuler le brûleur de quelque manière que ce soit, si bien que ce réglage, qu'il est d'ailleurs possible d'effectuer de manière très simple et très rapide, peut titre réalisé sans difficultés par le cuisinier en fonction des besoins. De préférence, le circuit hydraulique contient des soupapes de commande, pour régler le débit du fluide de transport vers les différents postes de cuisson. En tant que brûleur, on peut utiliser tout brûleur voulu, par exemple un brûleur à mazout à vaporisation. De préférence, on utilisera un brûleur à pulvérisation sous haute pression, l'énergie nécessaire à cet effet, par exemple sous forme d'énergie électrique, étant produite par exemple par un petit groupe entraîne par un moteur à combustion interne.En cas d!utilisation d'un tel brflleur,le réservoir à combustible peut autre placé sans difficultés en n'importe quel endroit à l'intérieur du fourneau et il n1 est pas nécessaire de prévoir une cheminée particu lièvre. En outre, il est possible de manière simple de mettre automatiquement le brûleur en service et hors service, si bien qu'il peut être commandé sans difficultés par un thermostat sensible à la température du fluide de transfert de chaleur. La température du fluide de transfert peut être alors maintenue constante sans la moindre intervention d'une personne de service, tandis que la puissance de chauffe en chaque poste de cuisson peut Autre réglée rapidement, simplement et proprement entre 0 et 100 % de façon continue. I1 convient qu'une pompe de circulation pour le fluide de transport soit prévue dans le circuit hydraulique, ce qui rend possible une circulation accrue et un transport renforcé d'énergie. De préférence, des dispositions sont prises pour qu'une circulation du fluide de transport soit maintenue, même quand le circuit est interrompu pour tous les postes de cuisson. I1 va de soi qu'on peut aussi utiliser une pompe de circulation qui peut ne produire qu une faible pression et avec laquelle le fluide hydraulique n'est plus mis en mouvement lorsque les circuits sont bloqués. L'invention est ci-après expliquée de façon plus détaillée à propos d'un exemple de réalisation, en référence aux dessins annexés. Les figures 1 à 3 représentent un modèle actuellement connu de fourneau équipé de brûleurs à vaporisation de mazout, respecti- vement en une vue latérale avec coupe partielle (figure 1), en une vue frontale (figure 2) et en une autre vue frontale du côté oppcr- sé (figure 3). La figure 4 illustre un exemple de réalisation selon l'invention, en une vue latérale en coupe partielle. Sur les aigres 1 à 3 est représenté un modèle connu de cuisine mobile de campagne. On a désigné par 1, 2a et 2b différents récipients de cuisson, à chacun desquels est adjoint un bradeur à mazout à vaporisation 3a, ), 3c avec les chambres de combustion correspondantes 5a, 5b, 5c. 7 désigne la cheminée et 8 le réservoir de combustible. Comme on peut le voir facilement et eu égard aux chambres de combustion prévues au-dessous des différents récipients de cuisson, le fourneau connu présente une hauteur relativement grande et il existe en différents endroits des espaces perdus inutilisables. En outre, l'accès au fourneau est entravé par la cheminee 7 et parle réservoir de combustible 8. Dans le cas de 11 exemple de réalisation selon l'invention qui est représenté sur la figure 4, le fourneau 10 contient plusieurs récipients de cuisson parmi lesquels deux seulement sont visibles et sont désignés par 11 et 12. On a désigné par 15 une chambre de combustion dans laquelle fait saillie un bradeur 17 qui est réalisé de préférence sous forme de brûleur à pulvérisation sous haute pression. La soufflante de ce brûleur à pulvérisation sous haute pression peut autre entratnée au moyen d'un moteur électrique, 11 énergie électrique pouvant être prélevée sur un petit groupe, entratnd par un moteur à combustion interne.L'énergie électrique peut autre alors utilisée également pour l'allumage automatique du mélange combustible. La chambre de combustion 15 est entourée par un espace 16 dans lequel se trouve, en tant que fluide de transport, un liquide approprié. La chemise 16 est constituée de préférence par une conduite enroulée en hélice autour de la chambre de combustion 15. Dans la chambre de combustion 15 est prévue une évacuation pour les gaz d'échappement. La conduite qui se raccorde à cette évacuation 23 peut sortir du fourneau 10 en n'importe quel point voulu. Les différents récipients de cuisson 11, 12 sont également entourés chacun par une chemise 13, 14 remplie de liquide de transport. Là encore, chacune de ces chemises est constituée de préférence par une conduite enroulée en hélice autour du récipient de cuisson. La chemise 16 de la chambre de combustion 15 est reliée aux chemises 13, 14 des récipients de cuisson 11, 12, et cela en un point élevé dans chaque cas, comme on l'a représenté sur la figure 4. La liaison est effectuée par une conduite 19 qui est reliée à la chemise 14 par une branche l9b. Dan. chacune des conduites d'arrivée 19a et 19b est montée une soupape réglable 20, 21 par laquelle la conduite correspondante 19a ou 19b peut ebtre fermée ou complètement ouverte. En tant que fluide de transport, on utilise un liquide qui ne s'évapore pratiquement pas aux températures considérées, c'està-dire qu'on doit utiliser un liquide qui ne produit pas ou pratiquement pas de pression dans le circuit en service, afin de réduire le risque d1accidents. De préférence, il est prévu, dans l'une des conduites d'arrivée, de préférence dans la conduite 19, une pompe de circulation (non figurée) qui entrasse le fluide de transport à travers le circuit. En outre, des dispositions peuvent autre prises pour éviter qu'une pression inadmissible ne stétablis- se lorsque les soupapes 20, 21 Dont fermées. On a désigné par 22 un réservoir de combustible qui est ici placé à l'intérieur du fourneau 10. En cas d'utilisation d'un brûleur à pulvérisation sous haute pression, la soufflante du brfleur 17 aspire le combustible du réservoir 22, si bien que celui-ci n'a pas besoin d'etre sous pression. On peut voir aisément que le fourneau selon l'invention a un faible encombrement, que son exploitation n'est pas entravée par des dispositifs placés sur la plaque du fourneau et que sa manoeuvre, en particulier la commande de la puissance de cuisson, est possible de manière extrêmement simple et de façon continue entre O et 100 . REVENDICATIONS 1. Fourneau de cuisson mobile, notamment cuisine mobile de campagne, avec plusieurs postes de cuisson, caractérisé en ce qu'il est prévu une seule zone de combustion 15, 16, 17 et un circuit hydraulique commandé 18, 19, reliant la zone de combustion 16 aux postes de cuisson 11, 12, 13, 14, circuit qui contient, en tant que fluide de transport de chaleur, un liquide pratiquement sans pression, réchauffé par la zone de combustion. 2. Fourneau de cuisson mobile selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit hydraulique contient des soupapes de commande 20, 21 pour régler le débit du fluide de transport vers les différents points de cuisson 11, 12. 3. Fourneau de cuisson mobile selon la revendication 1, caractérisé en ce que la zone de combustion contient un brûleur à pulvérisation sous haute pression 17. 4. Fourneau de cuisson mobile selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le circuit hydraulique contient une pompe de circulation pour le fluide de transport.