L'invention est relative à un procédé et à des dispositifs pour la réalisation de chaussures telles que des sandales, des sandalettes, des pantoufles, des sandales de gymnastique et chaussures similaires, ainsi que de pièces de chaussures. Les parties de la 5 tige peuvent être constituées par du cuir, des matières ressemblant au cuir, des tissus ou des matières synthétiques et, lorsqu'il s'agit de caoutchouc ou de matières synthétiques, on utilise un procédé de vulcanisation ou d'injection. L'outil pour la mise en oeuvre du procédé est constitué par un cadre nuni d'une plaque de 10 fond ou d'une matrice et par une forme, La semelle est fixée à la tige et à la seconde semalle et au noyau de cambrure. Suivant les procédés connus, la seconde semelle, le noyau de cambrure ou la cambrure et la tige sont fabriqués séparément et sont ensuite assemblés en un ensemble achevé qui est placé sur la forme. La se-15 melle est exécutée dans une opération de travail séparéqfet, dans le cas où la semelle est réalisée en caoutchouc, on utilise des presses de vulcanisation, tandis que lorsqu'on utilise des matières synthétiques telles que le chlorure de polyvinyle, la préférence est donnée aux machines d'injection qui permettent la réalisation 20 automatique de la semelle. D_ans ces procédés, la réalisation de la tige, y compris le noyau de cambrure et la seconde semelle, exige un travail artisanal propre, alors que lors de l'injection de la semelle, il faut veiller plus particulièrement que la matière, constituant la semelle, se lie d'une manière durable à la pièce 25 préfabriquée. Le procédé conforme à l'invention vise à simplifier la réalisation de telles chaussures et à procurer une chaussure très solide; plus particulièrement, la solidité de la seconde semelle à l'endroit du bord hautement sollicité est considérablement accrue. 30 A cette fin, l'invention prévoit un procédé pour la réalisa tion de chaussures de tous types en utilisant un procédé de vulcanisation ou d'injection pour le caoutchouc et les matières synthé-tiquel^en employant un outil constitué par une plaque de fond ou une matrice, un cadre et une forme et servant à appliquer la se-35 melle à la tige et à la seconde semelle, éventuellement en ajoutant un noyau de cambrure, outil qui se caractérise du fait que la forme à l'endroit de la semelle, est munie d'un renfoncement formant une cuvette de cambrure dans laquelle sont placées les insertions de semelle telles que la seconde semelle et le noyau de cambrure, 40 tandis que la tige est enfilée sur la forme. Ensuite, la réalisa- 69 20994 2 2011576 tion de la semelle et son raccord aux pièces placées dans la cuvette de cambrure en ajoutant du caoutchouc ou la matière synthétique, sont effectués par vulcanisation ou injection, de manière que l'espace qui n'est pas occupé par le noyau de camb*ure soit 5 entièrement rempli de masse. L'avantage réside dans le fait qu'il ne faut pas préfabriquer une partie supérieure spéciale de la chaussure qui comprend la seconde semelle, le noyau de cambrure et la tige, au contraire, cette pièce est exécutée en même temps que la semelle et la masse, constituant la sémélle, relie toutes les 10 pièces individuelles nécessaires les unes aux autres. Il s'est avéré avantageux qu'ainsi que prévu par l'invention, la cuvette de cambrure de la forme neçoive d'abord la seconde semelle, un noyau de cambrure et d'autres corps de remplissage et qu'ensuite la tige soit enfilée sur la forme; ensuite, après fer-15 meture de l'outil et la transformation du caoutchouc ou de la matière synthétique de l'état plastique à l'état élastique, les pièces insérées dans la cuvette de cambrure ou tendues sur cette dernière, sont moulées à la forme voulue et sont reliées les unes aux autres en une seule pièce. De ce fait, le bord inférieur de la 20 tige est fixé par coulée ée tous côtés sans pouvoir se détacher. Une autre caractéristique de l'invention prévoit que la seconde semelle, formant un revêtement de la cambrure, soit munie d'un bord agrandissant qui, lorsque la seconde semelle est insérée dans la cuvette de cambrure, s'applique contre la paroi inté-25 rieure du bord; ensuite, après que la tige ait été enfilée sur la forme et que l'outil ait été fermé, l'espace, subsistant entre la matrice, ie cadre et la cuvette de cambrure, est rempli entièrement de caoutchouc ou de matière synthétique, telle que du polyu-réthane, lors de la vulcanisation ou de l'injection. L'avantage 30 obtenu ainsi réside dans le fait que le revêtement dé la cambrure au moyen de cuir, de textiles, de maitères synthétiques ou similaires s'effectue absolument automatiquement par l'injection des masses ou lors de la vulcanisation. 11 est également possible d'insérer additionnellement un noyau de cambrure en liège ou une 35 autre matière souple, confortable à porter. Pour la plus grande partie des types de chaussures, l'invention prévoit que la réalisation de la semelle et son raccord au noyau de cambrure et la seconde semelle, en un caoutchouc ou une matière synthétique identique, soient effectués en une seule opé-40 ration de travail. Outre l'exécution simple, n'exigeant aucun bad original 69 20994 3 2011576 effort humain, ceci présente, entre autres, l'avantage particulier qu'au bord, à l'endroit des doigts de pied et à hauteur de la seconde semelle, se trouve la môme matière résistant à l'abrasion qu'à l'endroit de la semelle hautement sollicitée. 5 Dans les cas où la cambrure et son bord sont constitués par une matière différente plus légère ou d'une autre couleur, le procédé prévoit l'utilisation d'une machine d'injection munie de deux ensembles d'injection qui réalisent la cambrure et la semelle en matières différentes. La cambrure peut être constituée par 10 du chlorure de polyvin^tle, par du caoutchouc ou du polyuréthane, toutes çes matières pouvant être utilisées à l'état cellulaire ou homogène. Lors de l'utilisation d'un procédé de vulcanisation, il est également possible de réaliser la cambrure en un mélange de liège poreux, dans ce cas, la semelle pouvant être formée par un 15 mélange de caoutchouc résistant à l'abrasion, La semelle peut être réalisée tant en matières synthétiques thermoplastiques qu' en matières synthétiques élastiques durcissables. Outre le chlorure de polyvinyle, il est également possible d'utiliser du polyuréthane qui peut être traité dans les machines d'injection. 20 Pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, 1' invention prévoit un dispositif qui est constitué par une forme qui, à l'endroit de la semelle, présente un renfoncement plat formant une cuvette de cambrure munie d'un bord. La cuvette de cambrure s'étend sur toute la longueur et la largeur de la semelle. 25 En outre, l'invention prévoit pour la seconde semelle, que le bord de cette dernière soit pré-rainuré, par exemple au moyen d'une machine à parer, à la face intérieure du bord de la cambrure, avant son insertion dans la cuvette de cambrure, La seconde semelle de la cambrure peut être formée par un cuir relativement épais, par 30 des tissus textiles ou des matières synthétiques et dont le bord qui, plus partiuuliêrement lorsqu'il s'agit de sandales pouijfen-fants, est fortement sollicité, ne peut plus être aussi rapidement élimé, ce qui est généralement le cas lorsqu'il s'agit de cambrures formées par un mince cuir de revêtement, 35 Suivant une autre caractéristique de l'invention, ces cambru res peuvent être exécutées séparément et peuvent être revêtues de cuir, de textiles ou de matières synthétiques. A cette fin, on utilise également l'outil conforme à l'invention qui permet l'utilisation des procédés de vulcanisation ou d'injection pour le 40 caoutchouc ou des matières synthétiques. Conformément à l'inven- 69 20994 4 2011576 tion, on utilise un moule de cambrure adapté à la pointure voulue de la chaussure et qui est muni, à un côté, d'une cuvette de cambrure dans laquelle est placé le revêtement; ensuite, après fermeture de l'outil, la réalisation de la cambrure ainsi que son 5 raccord au revêtement sont effectués en ajoutant du caoutchouc ou une matière synthétique et au moyen d'une vulcanisation ou par injection, de manière que la cuvette de cambrure soit entièrement remplie de la masse. De ce fait, il est possible de réaliser des cambrures adaptées aux différents types de chaussures et qui peu-10 vent être livrées à des prix avantageux du fabricant d'accessoires de chaussures au fabricant de chaussures. Conformément à l'invention, la face intérieure du revêtement est également munie d'un bord pré-rainuré, qui lors de l'insertion dans l'outil, s'applique contre le bord intérieur de la cuvette de cambrure, de manière qu' 15 après la fermeture de l'outil et après la transformation du caoutchouc ou de la matière synthétique de l'état plastique à l'état élastique, on obtienne une cambrure achevée. L'avantage réside dans le fait que la cambrure n'exige aucun traitement ultérieur, plus particulièrement le bord du revêtement ne doit plus être tail 20 lé', L'invention comprend également d'autres détails avantageux qui seront décrits plus loin. Plusieurs formes d'exécution, données â titre d'éxemple non limitatif, sont représentées aux dessins annexés, dans lesquels : 25 La fig. 1 est une vue latérale partiellement en coupe d'une forme. La fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1 de la forme portant la chaussure achevée. La fig. 3 est une vue latérale de la forme de la fig. 1 avec 30 la chaussure achevée, La fig. 4 est une coupe d'une forme similaire à celle de la fig. 2, la chaussure étant achevée et la cambrure étant modifiée, La fig. 5 est une vue latérale de la chaussure achevée du type sandale de la fig. 4. 35 La fig. 6 représente une coupe de l'outil pour la réalisation séparée de la cambrure. Suivant la fig. 1, une forme plus particulièrement exécutée en métal mais qui, cependant, peut également être exécutée en bois ou une matière synthétique, est constituée par, une forme supérieu-40 re 1 et une forme inférieure 2 qui, dans le plan de séparation 3, s'ajustent l'une contre l'autre sans laisser subsister de joint. bad original 20994 5 2011576 Le plan de séparation 3, ou la séparation en forme de courbe, est légèrement inclinée vers la pointe de pied 4. Cette forme est plus particulièrement prévue pour des chaussures munies d'un contrefort, tandis que pour des sandales à talon libre, il est égale-5 ment possible d'utilisér une forme d'une seule pièce. Dans la forme inférieure 2 est pratiquée une cuvette de cambrure 5 qui est munie d'un bord continu 6 qui présente un dépouillement 7. Sur la surface de la forme sont prévus des renfoncements plats 8 pàur la tige, tandis que le bord 6, aux endroits où les parties de la tige 10 se prolongent par la semelle, présente des découpes 9, La forme supérieure est reliée à la forme inférieure par un guidage en queue d'aronde 10, tandis que pour l'enclenchement dans une position fixe on prévoit une bille 11 soumise à l'action d'un ressort. La face de fond 12 de la cuvette de cambrure 5 est adaptée à l'orientation 15 naturelle de la semelle. Cependant, il est également possible de prévoir, dans la forme inférieure 2, des pièces d'insertion 13 qui, dans la chaussure achevée, forment des coussinets pour les doigts de piédr Ces insertions sont ajustées avec précision, au moyen des vis 15, dans la forme inférieure. 20 La fig. 2 représente une forme portant une chaussure achevée et telle qu'elle quitte, par exemple, une machine d'injection. Dans la cuvette de cambrure 5 sont insérés une seconde semelle 16 et, sous cette dernière, un noyau de cambrure 17, tandis que les bords 18 des parties de tige 19 entourent le noyau de cambrure 17, alors 25 que la masse 20, pour la semelle, forme la'semelle proprement dite et remplit l'espace subsistant de la cuvette de cambrure en 21 et 22 pour s'étendre également jusque dans l'espace 23, subsistant entre les bords 18. Les moitiés de cadre 24 et 25 sont munies de lèvres d'étanchëité 26 et 27 qui s'adaptent d'une manière étanche au 30 bord 6 de la partie de forme 2 en coinçant les bords 18 des parties de tige 19 qui sont reliées les unes aux autres par des bandes textiles 28. v La fig. 3 représente une forme portant une sandale achevée qui est formée par les parties de tige 19 et 29, par une barette de 35 talon 30 et une barette de fermeture 31, ainsi que par une semelle 20 à talon 32 et dans laquelle la cambrure se trouve encore à l'intérieur de la cuvette de cambrure 5. La réalisation de la sandale, représentée à titre d'exemple à la fig. 3, s'effectue de la manière suivante : La seconde semelle 40 16 ainsi que le noyau de cambrure 17 aont insérés dans la cuvette de cambrure 5 de la forme 1, 2 et la tige 19, 29, 50, 31 est enfi- ' A : 1 BAD ORIGINAL 69 20994 6 2011576 lée sur la forme, les bords inférieurs 17 et 18 de la tige étant reliés l'un à l'autre par des bandes textiles élastiques 28, éventuellement munies de trous. Les parties de cadre 24, 25 sont fermées en les rapprochant de la matrice de fond 33 et la forme 1, 2 5 y compris la tige qui y est enfilée et les pièces se trouvant dans la cuvette de cambrure, sont placées sur le cadre fermé. La matière à injecter, par exemple le chloruee de polyvinyle, est introduite par un canal 34 à l'intérieur du moule et la semelle 20 est formée, de même, l'espace, subsistant de la cuvette de cam-10 brure 5, est entièrement rempli, plus particulièrement en 21, 22 et entre les bords 18 de la tige. Pour enlever la chaussure, le cadre est ouvert et la forme, portant la chaussure achevée, est soulevée; la partie de forme 2 est glissée dans le sens de la flèche de la fig. 3 en direction de la pointe de pied et, de ce fait, 15 la barette de talon 30 est détachée et la chaussure achevée peut être enlevée de la forme et de la cuvette de cambsure. Le travail au moyen d'une presse de vulcanisation courante est effectué de manière appropriée. 11 est évident que dans les sandales les plus singles il est possible d'omettre tant la seconde semelle que le 20 noyau de cambrure, de manière que la sandale ne soit constituée que par la tige et la semelle munie d'une cambrure en matière identique. Lorsqu'on utilise des machines d'injection munies de deux ensembles d'injection, il est également possible d'employer des matières différentes pour la cambrure et la semelle. 25 La fig. 4 représente une forme portant une chaussure achevée dont la cambrure qst modifiée par rapport à celle de la fig. 2 et, par exemple, telle qu'elle quitte une machine d'injection. Dans la cuvette de cambrure 5 de la fig. 4 est insérée une seconde semelle 16, éventuellement enduite à la face intérieure d'un adhé-30 sif, seconde semelle qui est munie d'un bord agrandissant 35. La face intérieure de ce bord est pré-rainurée, à l'endroit du pliage 36, au moyen d'une machine à parer de manière qu'elle s'applique légèrement contre la paroi du dépouillement 7 de la cuvette de cambrure 5. Les bords 18 des parties de tige 19 qui sont reliés 35 par une bande textile en forme de filet ou par une pièce de raccord perforée 28 et sont, de ce fait, maintenus en position, entourent le bord 35 de la seconde semelle. Lors de la vulcanisation ou l'injection, la masse 20, constituant la semelle, remplit l'espace subsistant entre les moitiés de cadre. 24 et 25 et entre 40 la matrice 33 et la seconde semelle 16 et relie fermement les par- ORIGINAL M994 7 201 1576 ties de tige 19 les unes aux autres ainsi qu'à la seconde semelle V 16 et â son bord 35. La réalisation de la chaussure en forme de sandale, représentée à titre d'exemple aux figs. 4 et 5, s'effectue d'une manière 5 similaire que dans le cas des figs, 1 et 2; la seconde semelle 16 est insérée dans la cuvette de cambrure de la forme 1, 2 et son bord agrandi 35 s'adapte, de ce fait, au dépouillement 7 du bord 6 de la cuvette de cambrure. Ensuite, la tige, constituée par les pièces 19 et 29 et une barette de talon 30 ainsi qu'une barette 10 de fermeture 31, est enfilée sur la forme 1, 2. Les parties de ; cadre 24, 25 sont fermées en les rapprochant de la matrice de { fond 33 et la forme, portant la tige et la seconde semelle se trou vant dans la cuvette de cambrure, est placée sur le cadre fermé. | La matière à infecter, par exemple du chlorure de polyvinyle ou 15 du polyuréthane, est introduite par le canal 34 à l'intérieur du moule, la bande textile 28 et les trous 37, prévus dans les bords de la tige, facilitant le passage de la masse injectée qui remplit entièrement l'espace entre la seconde semelle, les bords de la ti-j: ge, les parties de cadre et la matrice de fond et forme la cam- 1 20 brure et la semelle d'une seule pièce. La chaussure est enlevée ?• comme dans le cas de la fig. 3. p La fig. 6 représente une coupe d'un outil au moyen duquel une cambrure est réalisée séparément. Cet outil est constitué par une partie supérieure 38, par une matrice 39 et par une partie laté-25 raie 40, les parties 38 et 40 pouvant également être exécutées d' une seule pièce. Ces parties 38 et 40 forment une cuvette de cambrure |ui est obturée, à la face inférieure, par la matrice 39. La fig./représente l'outil avec la cambrure 41 achevée qui est obtenue du fait qu'un revêtement 16a, formant ultérieurement une se-30 conde semelle dans la chaussure achevée, a été pré-rainurë à non bord 35a à la face intérieure et à l'endroit.du pliage du dit bord Lorsque le revêtement est inséré dans l'outil ouvert, ce bord 35a s'adapte au dépouillement 7 des parties 38 et 40 de l'outil et, après le rapprochement de ces parties de la matrice 39, la ma-35 tière à injecter, telle que du chlorure de polyvinyle ou du polyuréthane, est introduite par un canal 34a à l'intérieur de l'outil. De ce fait, il se forme une cambrure d'une seule pièce qui n'exige aucun usinage ultérieur. Il est évident que la seconde semelle •peut également être réalisée sans bord, elle peut donc être plus 40 petite de manière que la masse constituant la cambrure entoure ou noie le bord. 69 20994 8 2011$76 Lors de la mise en oeuvre du procédé, il est évident qu'outre la seconde semelle, il est également possible de prévoir d'autres matières dans la cuvette de cambrure, sous la seconde semelle, tel les que des insertions de liège ou similaires. De même, la masse 5 constituant la semelle peut être formée, partiellement, par une matière poreuse, ce qui fait que la chaussure devient plus légère et plus élastiïfue, Lors de l'utilisation de machinée d'injection munies de deux ensembles d'injection, le remplissage de la cambrure peut être 10 formé par des matériaux souples, tandis que la semelle peut être injectée par le deuxième ensemble d'injection et peut être constituée pa^Un matériau légèrement plus dur, résistant mieux à l'abrasion} à cette fin, on peut utiliser de la mousse de chlorure de polyvinyle et une masse homogène de chlorure de polyvinyle, une 15 mousse de polyuréthane et un polyuréthane résistant à l'abrasion. De même, lorsqu'il s'agit de la vulcanisation de caoutchouc, il est possible d'injecter ou d'insérer deux matériaux de structures différentes; à savoir, une matière poreuse ou contenant du liège pour la cambrure et une matière poreuse ou homogène résistante 20 pour la semelle. Dans tous les cas, l'exécution de la cambrure et de la semelle est réalisée entièrement automatiquement en une seule opération de travail. 69 20994 2011576 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la réalisation de chaussures de tous types en utilisant des procédés de vulcanisation ou d'injection pour du caoutchouc ou des matières synthétiques et en employant un outil, constitué par une plaque de fond ou une matrice, un cadre et une 5 forme, servant à appliquer la semelle sur la tige et la seconde semelle,, éventuellement en ajoutant un noyau de cambrure, caractérisé en ce que la forme est munie, à l'endroit de sa semelle, d'un renfoncement formant une cuvette de cambrure dans laquelle se place l'insertion de semelle telle que la seconde semelle et 10 le noyau de cambrure, ensuite la tige est enfilée sur la forme et la réalisation de la semelle proprement dite ainsi que son raccord aux pièces situées dans la cuvette de cambrure, sont exécutés en ajoutant du caoutchouc ou une matière synthétique au moyen de vulcanisation ou d'injection, de manière que l'espace qui n'est pas 15 occupé par le noyau de cambrure soit entièrement rempli de la masse. 2.- Procédé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cuvette de cambrure reçoit d'abord la seconde semelle, un noyau de cambrure et d'autres corps de remplissage et qu'ensuite la tige 20 est enfilée sur la forme, tandis que toutes les pièces insérées dans la cuvette de cambrure ou tendues sur cette dernière, après fermeture de l'outil et transformation du caïutchouc ou de la matière synthétique de l'état plastique à l'état élastique, sont moulées à la. forme voulue et sont reliées les unes aux autres d'une 25 seule pièce. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde semelle est munie d'un bord agrandissant qui, lors de l'insertion de la dite seconde semelle dans la cuvette de cambrure, s'applique contre la paroi intérieure de cette dernière, ensuite, 30 après enfilage de la tige sur la forme et fermeture de l'outil, l'espace subsistant entre la matrice de fond, les parties' du cadre et dans la cuvette de cambrure, est rempli entièrement de caoutchouc ou de matière synthétique pendant la vulcanisation ou l'injection. 35 4.- Procédé suivant les revendications 1, 2, 3, caractérisé en ce que la réalisation de la semelle et son raccord au noyau de cambrure et la seconde semelle, en un caoutchouc ou une matière synthétique identique, sont effectués en Une seule opération de travail. 69 20994 10 2011576 5.- Procédé suivant les revendications 1, 2, 3, caractérisé en ce qu'on utilise un moule de cambrure adapté à la pointure voulue de la chaussure et qui est muni, à un des côtés, d'une cuvette de cambrure dans laquelle est inséré un revêtement servant de seconde 5 semelle, ensuite, après la fermeture du moule, l'achèvement de la cambrure ainsi que son raccord au revêtement sont effectués en ajoutant du caoutchouc ou une masse de matière synthétique et au moyen de vulcanisation ou d'injection, de manière que la cuvette de cambrure soit entièrement remplie de masse. 10 6.- Procédé suivant les revendicationsl, 2, 3, caractérisé en ce que, lors de l'utilisation de machines d'injection à deux ensembles d'injection, le remplissage de la cambrure et la semelle peuvent être réalisés en matière différentes. 7.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant les 15 revendications 1, 2, 3, 4, caractérisé en ce qu'uneforme constituée par une matière rigide, est munie, à l'endroit de la semelle, d'un renfoncement formant une cuvette de cambrure présentant un bord. 8.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le bord de la cuvette de cambrure est continu et est adapté à 20 une lèvre d'étanchéité prévue sur le cadre de l'outil. 9.- Dispositif suivant les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que le bord de la cuvette de cambrure est dépouillé par coupage. 10.- Dispositif suivant les revendications 5, 6, 7, 8, 9, 25 caractérisé en ce que le plgn de séparation entre la forme supérieure et la forme inférieure constituant la forme est incliné vers 1 la partie de doigts de pied de la forme. 11.- Dispositif suivant les revendications 7, 8, 9, 10, caractérisé en ce que la cuvette de cambrure présente des insertions 30 interchangeablespour former les coussinets de doigts de pied, les insertions de cambrure, ou similaires. 12.- Dispositif suivant les revendications 7, 8, 9, 10, 11, caractérisé en ce'qué dans la forme sont pratiqués des renfoncements plats servant à recevoir des parties de la tige. 35 13.- Dispositif .suivant les revendications 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, caractérisé en ce que le bord de la cuvette de cambrure peut être remplacé de manière à l'adapter au modèle envisagé. 14.- Seconde semelle pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 1 et 3, caractérisée en ce qu'avant l'insertion 40 dans la cuvette de' cambrure, le bord de la seconde semelle est 69 2Ô994 ii 2011576 prérainuré au moyen d'une machine à parer. 15.- Seconde semelle pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 1, 2, 3, caractérisée en ce qu'elle est constituée par du cuir d'une épaisseur quelconque, par des matières 5 textiles ou par des matières synthétiques. 16.- Tige pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les parties de la tige qui sont à relier à la semelle sont reliées les unes aux autres à leurs bords par des tissus en forme de filet ou par une matière perforée. 10 17.- Tige suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les bords inférieurs des parties de la tige sont munis d'ouvertures de passage pour le caoutchouc ou la masse de matière synthétique. . 18.- Cambrure réalisée par le procédé suivant les revendications 2 et 5, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un noyau de 15 caoutchouc ou en une matière synthétique telle que du polyuréthane et par un revêtement en cuir, matière textile ou matière synthétique, le bord du revêtement entourant le noyau tandis que toutes les pièces sont fermement reliées les unes aux autres.