La présente invention concerne une poutre, de préférence en bois, munie d'un élément final à chacune de ses extrémités, et plus particulièrement une poutre à treillis constituée par une membrure supérieure et une membrure inférieure reliées par des entretoises obliques par rapport à l'axe longitudinal de ces membrures. Le rôle des éléments finals consiste à conférer aux extrémités de la poutre la resistance supplémentaire nécessaire pour équilibrer les efforts dsappui, ce qui permet d'éviter de prolonger ces extrémités au-delà des appuis. Les poutres connues de cette sorte sont de longueur faible, courante ou forte. Celles de forte longueur peuvent mesurer 12 ou même 15 m et ne sont utilisées que pour les problèmes de coffrages ou de soutènements spéciaux, qui demandent des poutres de diverses dimensions. nulles ne peuvent donc être utilisées dans les cas beaucoup plus fréquents où l'on a besoin de poutres. de dimensions moins importantes. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. Ce but est atteint, conformément à l'invention, par le fait que des éléments finals supplémentaires sont répartis par paires sur la longueur de la poutre, entre les éléments finals prévus à ses extrémités, et à une certaine distance de ces derniers éléments. L'avantage de l'inventiol, est que le poutres de forte longueur ne pouvant plus .trrj employées telles quelles peuvent être divisées sans difficultés partie culières en plusieurs tronçons de longueur faible cu OOUi' .rte Cette division est opérée à un point situé entre deux éle- ments finals supplémentaires formant paire. Des poutres de longueur faible ou courante ainsi obtenues peuvent être placées sur les appuis par leurs extrémités. Les éléments finals supplémentaires peuvent être répartis sur la longueur de la poutre de telle façon que celle-ci puisse être divisée en tronçons de longueur courante, 3 ou 4 m par exemple Les poutres de forte longueur peuvent donc être utilisées au maximum. Selon un mode de mise en oeuvre de la présente invention, les éléments finals sont constitués comme il est connu en soi par des entretoises verticales, perpendiculaires a l'axe longitudinal de la poutre. Si l'écartement entre deux entretoises verticales formant paire est assez grand, ces entretoises peuvent être reliees par une plaque de raidissage, qui comble donc la lacune existant entre ces entretoises La plaque de raidissage peut être fixée de plusieurs manières aux membrures etyou aux entretoises verticales. C'est ainsi par exemple qu'elle peut être collée par rapprochement sur les membrures et/ou sur les entretoises verticaîes. Mais elle peut aussi être engagée par ses bords dans des rainures pratiquées dans les membrures et/ou dans les entretoises verticales.Il en résulte une résistance accrue et, vautre part, la plaque de raidissage peut travailler en compression. a résistance peut être augmentée davantage en équipant les bords de la plaque avec des dents destinées a s'engager entre celles prévues sur le fond des rainures des membrures et/ou des entretoises verticales Les entretoises verticales formant paires peuvent être disposées l'une sur l'autre. iu lieu d'adopter cette disposition, il est possible de prévoir une seule entretoise d'une largeur double de celle des deux entretoises, Cette entretoise de grande largeur sera tronçonnée le long de son plan médian longitudinal, lors de la division de la poutre de forte longueur. Les membrures supérieure et inférieure peuvent etre continues, si la fabrication le permet. Sinon, ,selon un mode plus perfectionné ae mise en oeuvre de la présente invention, les emembrures sont exécutées en plusieurs parties longitudinales. Les points d'assemblage de ces parties ont situés chacun entre deux éléments finals formant paire. 1155 ciifférentes parties de la poutre peuvent donc être fa -lquées séparément, puis assemblées, ce qui permet de s'abstenir d'utiliser des presses de très grandes dimensions. bans ces conditions, la fabrication est simplifiée. Avant toutes choses, elle ne doit être adaptée solens toute qu'à l'exécution de tronçons de poutre de longueur courante. L'un des abouts opposés des tronçons ae membrures peut être muni de languettes destinées à s'engager dans des rainures ménagées dans l'autre about. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, lesdits abouts sont munis de dents qui viennent en prise les unes avec les autres et qui sont collées entre elles, si bien que la force portante du joint collé est égale à celle du bois crû. Selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, l'entretoise oblique adossée a. l'élément final de l'une des extrémités de chaque tronçon de poutre limité par deux éléments finals est symétrique de l'entretoise oblique adossée à l'élément final de l'autre extrémité du tronçon, par rapport au plan médian transversal de ce tronçon. On obtient ainsi, après division de la poutre de forte longueur, des tronçons aux extrémités desquels sont fixées sur une même membrure les extrémités ôté élément final des entretoises obliques. La force portante de ces tronçons est maximale, si le point d'assemblage de l'entretoise verticale finale et de son entretoise oblique est appliqué sur l'appui. Elle est minimale, si le tronçon ainsi disposé est retourné de 180 autour de son axe longitudinal, de sorte que la zone au tronçon opposée audit point d'assemblage est appliquée sur l'appui. Cependant, il arrive fréquemment qu'une membrure est un peu cintrée et l'autre droite. En règle gé nérale, les poutres obtenues avec ces membrures sont montées membrure droite en bas, membrure cintrée en haut, afin de compenser les faibles flèches que les poutres subiront entre leurs appuis. Mais il est souvent désirable de pouvoir monter ces poutres membrure droite en haut, membrure cintrée en bas ou inversement pour que la première puisse s'appliquer contre les coffrages.Afin de rendre sa force portante independante de sa position, selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention l'entretoise oblique adossée à l'élément final de l'une des extrémités de~chaque partie de la poutre limitée par deux éléments finals peut être symétrique de l'entretoise oblique adossée à l'élément final de l'autre extrémité de cette partie de la poutre, par rapport au plan diagonal de cette même partie. Dans ce cas on cintre l'une des membrures dans chacune des parties de la poutre de forte longueur. Pour une poutre connue-dans laquelle au moins deux languettes des entretoises s'engagent aux points d'assemblage dans deux ou plusieurs rainures des membrures suivant le brevet d'invention allemand n0 975 900, les cannelures comprises entre ces languettes sont entièrement remplis ou des languettes de l'entrètoises suivante ou des toiles entre les rainures de la membrure. L'inconvénient de cette poutre est que les contraintes produites aux points d'assemblage des membrures augmentent sous l'effet des augmentations de section des languettes, dues' aux dilatations du bois. Selon plusieurs modes de mise enoeuvre de l'b2verniOn, cet inconvénient est évité par le fait qu'une ou des canelures profondes sont prévues entre les languettes des eritretoises, ces cannelures restant vides dans la poutre finie. Cet modes de mise en oeuvre ne sont pas limitées outre conforme a' la présente invention, mais ils sont applicables à toutes autres poutres. Ils permettent de légères variations de l'écartement entre les différentes languettes des entretoises sous l'influence des efforts agissants, à l'opposé de ce qui se produit dans les poutres connues. On obtient ainsi, dtune manière particulièrement simple, la relaxation des contraintes ,sroduit- produites aux points d'assemblage par les dilatations et les retraits des entretoises et des membrures. Comme une absence à peu près complète de contraintes peut être obtenue aux points d'assemblage, il est possible d'exécuter une poutre avec des-membrures de dimensions beaucoup plus grandes et avec des entretoises d'une section sensiblement plus forte possédant un nombre de languettes plus élevé que par le passé, en dépit des dilatations et des re traits du bois. De plus, au lieu de prévoir deux entre toises parallèles, il est possible de prévoir une entretoise double à quatre languettes. Cette entretoise double présente l'avantage de revenir environ moitié moins cher et de posséder une résistance au flambage notablement plus élevée que deux entretoises simples. Selon un mode plus perfectionné de mise en oeuvre de la présente invention, une cannelure profonde peut être exécutée en prolongement de chacune des cannelures normales des languettes ou de la cannelure normale située au droit'du plan médian longitudinal de l'entretoise. Un avantage appréciable réside dans le fait que les contraintes provoquées par les dilatations et les retraits, quelles qu'elles soient, peuvent être équilibrées ou relaxées par les cannelures pro fondes dont le nombre et la disposition sont fonction de la nature du bois, ainsi que de la taille des membrures, des entre toises et de leurs languettes. Pour la poutre connue décrite dans le brevet dtinvention allemand nO 975 900, les rainures pratiquées dans les membrures sont d'une largeur suffisante pour recevoir deux languettes côte à côte. Celles-ci sont ainsi appliquées dans la rainure lune contre l'autre, par une partie de leurs faces en regard, sur laquelle elles sont collées. L'inconténient de cette poutre consiste en ce que les abouts des languettes de deux entretoises en regard ne s'appliquant pas les uns contre ifss cf trNsn les efforts mis en jeu dans ces entretoises ne peuvent être supportés que par les parties collées des languettes. Selon plusieurs modes de mise en oeuvre de la présente invention, on remédie à cet inconvénient par ce que la largeur de la rainure des membrures correspond à celle de la languette des entretoises, si bien que les abouts des languettes opposées s'appliquent les uns contre les autres, et par ce que ces abouts sont pourvus de dents engagées les unes entre les autres. Ces caractéristiques peuvent être avantageusement réalisées sur la poutre conforme a l'invention et sur toutes autres poutres. Les abouts des languettes des entretoises opposées sont très solidement reliés. Leurs dents augmentent la surface à coller. Grâce S. la solidité de cette liaison, une partie des efforts est transmise directement d'une entretoise i l'autre, au lieu de passer dans les zones de la membrure supérieure ou de la membrure inférieure avoisinant les points d'assemblage. Elle ne compromet donc pas la solidité du collage des ianguettes dans les membrures. L'avantage de la denture"miniature" de ces languettes consiste en ce que la nouvelle poutre peut supporter des charges supérieures d'environ 30 h à celles des poutres connues de même taille, mais non dentées. Les dents des languettes ont, avec avantage, une forme semblable à celle des dents de scies. Elles sont faciles à confectionner et augmentent la surface d'assemblage. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de la présente invention, les dents sont uniformément réparties à peu près sur toute la largeur des abouts des languettes, et l'une des faces de celles-ci aboutit aux sommets d'une rangée de dents et leur face opposée aux fonds dlune autre rangée de dents. l'avantage en est que les entretoisès sont ainsi interchangeables. Par conséquent, les entretoises de même taille peuvent être montées a n'importe quel endroit de la poutre. Par suite de cette disposition asymétrique, les dents des languettes peuvent etre eétees également, ce qui permet de simlifier, de fPOiite t de rationaliser grandement le tra- vail des entretoises. Les avantages obtenus par ces caractéristiques se laissent réaliser aussi avec les poutres n'utilisant pas les caractéristiques ae la présente invention ou n'utilisant que certaines d'entre elles. Pour une poutre dans laquelle les languettes disposées aux extrémités des entretoises ont substantiellement la forme d'un triangle isocèle, les dents sont prévues sur les deux abouts des languettes. Les entretoises ainsi obtenues sont interchangeables et peuvent être retournées à volonté lors du montage. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, les dents des languettes de l'une des extrémités de l'entretoise sont smétriques de celles des languettes de l'autre extrémité par rapport aux diagonales de l'entretoise. Toutefois, selon un mode plus perfectionné de mise en oeuvre de la présente invention, si les entretoises sont pourvues de languettes dont la forme est sensiblement analogue à celle d'un triangla isocèle et qui sont donc munies de dents sur leurs deux abouts, les dents des languettes de l'une des extrémités de l'entretoise peuvent être symétriques de celles des languettes de l'autre extrémité par rapport à l'axe transversal de l'entretoise. Les dents des languettes ont, avec avantage, la forme d'un triangle substantiellement isocèle. salais selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, elles peuvent être sensiblement trapézo'idales. On peut les engager les unes entre les autres sans qu'il soit nécessaire de faire preuve d'une habileté particulière. bans l'assemblage d'une entretoise finale verticale, perpendiculaire à l'axe longitudinal de la poutre, avec l'entretoise oblique appliquée contre elle, les abouts dentés de la première opposés à ceux de la seconde forment un certain an & e avec le plan médian longitudinal de la première. Celle-ci est donc appliquée contre la seconde par ses abouts obliques par rapport à son axe longitudinal, ces entretoises étant solidarisées entre elles par leurs dents opposées collées. Les efforts de compression et de traction agissant dans le sens longitudinal de l'entretoise verticale se répartissent donc au point d'assemblage sous l'effet dudit angle. En outre, les abouts obliques de l'entre- toise verticale forment un angle avec les fibres du bois, qui sont parallèles à l'axe longitudinal de cette entretoise. La résistance de l'assemblage et, partant, la force portante de la nouvelle poutre sont donc sensiblement accrues, ce qui conduit à une économie de matières pour des charges préétablies et à une réduction du prix de revient de la poutre. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de la présente invention, les abouts des languettes opposées de l'entretoise verticale et de l'entretoise oblique forment un angle avec les plans médians longitudinaux et, par suite, les fibres de ces entretoises. On augmente ainsi davantage la force portante de la poutre. On atteint la force portante optimale en étendant ledit angle à un nombre maximal de fibres des deux entretoises, c'est-à-dire selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, que les abouts des languettes opposées des deux entretoises forment avec les plans médians longitudinaux de celles-ci un angle sensiblement égal à la moitié de celui qu'elles forment entre elles. L'autres caractéristiques et avantages de la présent invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre de plusieurs modes de mise en oeuvre choisis à sirle titre d'exemples non limitatifs et représentés par le dessin ci-annexé, dans lequel: La figure 1 montre en coupe longitudinale des points dtassemblage des membrures supérieure et inférieure à l'une des extrémités d'une poutre selon l'invention; La figure 2 est une coupe suivant la ligne II - II de la figure 1 selon un mode de mise en oeuvre de l'invention; La figure 3 est une coupe suivant la ligne II - II de la figure 1 selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; La figure 4 est une coupe suivant la ligne IV - IV de la figure 1 selon un mode de mise en oeuvre de l'invention;; La figure 5 montre une des entretoises de la poutre de la figure 1 selon un mode de mise en oeuvre de l'invention; La figure 6 est une coupe suivant la ligne VI - VI de la figure 5; La figure 7 est une coupe suivant la ligne VII - VII de la figure 5; La figure 8 montre une des entretoises de la poutre de la figure 1 selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; La figure -9 est une coupe suivant la ligne IX - IL de la figure 8; La figure 10 est une coupe suivant la ligne X - X de la figure 8; La figure 11 montre une des entretoises de lâ poutre de la figure 1 selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; La figure 12 est une vue en élévation d'une autre poutre selon l'invention; La figure 13 est une vue en élévation d'une autre poutre selon l'invention;; La figure 14 est une coupe suivant la ligne XIV - XIV de la figure 12. Selon le mode de mise an oeuvre repr- senté par la figure 1, deux entretoises 3 et 4 obliques par rapport à l'axe longitudinal d'une poutre sont logées par l'une de leurs extrémités dans des rainures 7 pratiquées zanis une membrure inférieure 1, l'autre extrémité de l'entretoise oblique 3 et l'une des extrémités d'une autre entretoise oblique 4 étant insérées dans des rainures 8 ménagées dans une membrure supérieure 2. Les extrémités opposées des entretoises obliques 3 et 4 sont disposées également et sont logées et collées également dans la membrure inférieure 1 et la membrure supérieure 2. Ces entretoises 3 et 4 sont montées de préférence sous un angle de 450 par rapport à l'axe longitudinal de la poutre. Les rainures 7 et 8 peuvent être semicirculaires ou en V. Al'extrémité inférieure de l'entretoise oblique 4 prévue à l'extrémité de la poutre est accolée une entretoise finale verticale,5, perpendiculaire à l'axe longitudinal de la poutre. L'entretoise oblique 4 forme avec l'en- tretoise verticale 5 un angle de 450. Ces entretoises 4 et 5 sont logées et collés dans des rainures 9 ménagées dans la membrure inférieure 1, ces rainures 9 pouvant être semi-circulaires ou en V. L'extrémité supérieure de l'entretoise verticale 5 est fixée de façon correspondante dans des rainures 10 prévues dans la membrure supérieure 2. Suivant la figure 2, les entretoises obliques 3 et 4 comportent, à chacune de leurs extrémités, quatre languettes i1 ou 13 distantes d'une valeur sensiblement égale à leur épaisseur. Ces languettes 11 ou 13 sont rendues élastiques deux à deux par une cannelure profonde 12 prévue au droit du plan médian longitudinal de l'entretoise 3 ou 4, en prolongement de l'une des cannelures moins profondes mE- nagées entre elles. La largeur de la cannelure profonde 12 est légèrement inférieure à celle des cannelures moins profondes Sa longueur est sensiblement égale à la longueur des languettes 11-, 13. Son fond étant, substantiellement parallèle aux membrures 1 et 2, la course active des languettes il ou 13 de l'entretoise ne varie pas ou peu. La face vue des deux languettes extérieures 11 ou 13 est déplacée un peu de la face vue du reste de l'entretoise 3 ou 4 vers l'intérieur de celle-ci. L'extrémité inférieure de l'entretoise verticale 5, logée dans les rainures 9 de la membrure inférieure 1, comporte des languettes 14 analogues aux languettes 11, 13, et une cannelure profonde 15 prévue entre les languettes 14. L'extrémité supérieure de l'entretoise verticale 5, logée dans des rainures 10 pratiquées dans la membrure supérieure 2, est disposée de façon correspondante et munie de languettes semblables aux languettes 11, 13 et 14. La figure 3 correspond à la figure 2, avec cette différence que, selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, une cannelure profonde 12 est ménagée en prolongement de chacune des cannelures moins profondes prévues entre les languettes 11 et 13. Chacune de celles-ci est donc rendue élastique par des cannelures. Suivant la figure 4, les languettes 11 et 13 des entretoises obliques 3 et 4 sont logées et collées dans les rainures correspondantes 7 et 8 de la membrure inférieure 1 et de la membrure supérieure 2. La largeur des rainures 7 et 8 correspond à l'épaisseur des languettes 1i et 13. ves dents 17 sont prévues sur les abouts en regard 22 et 24 des languettes opposées Il des entretoises 3 et 4, qui possèdent une rainure commune 7 pratiquée dans la membrure inférieure 1, et sur les abouts en regard 22 et 24 des languettes opposées 13,-qui possèdent une rainure commune 8 ménagée dans la membrure supérieure 2. Les dents 17 des abouts 22 sont engagées entre celles des abouts 24. toutes ces dents 17 ont sensiblement la forme d'un triangle isocèle ou sont trapézoidales comme représenté dans la figure 4. Elles sont uniformément réparties à peu près sur toute la largeur des abouts 22 et 24 des languettes il et 13. Suivant la figure 1, les abouts en regard 22 et 24 appliqués les uns contre les autres par les dents 17 des languettes 11 et 13 des entretoises obliques 3 et 4 font avec les plans médians longitudinaux de ces dernières un angle de 450, si bien que le fond des dents 17 est perpendiculaire à l'axe longitudinal de la poutre. Dans ce cas, les entretoises obliques 3 et 4 forment entre elles un angle de 900. Les abouts en regard 18 et 19 appliqués les uns contre les autres par les dents 17 des languettes 14 et il de l'entretoise verticale 5 et de l'entretoise oblique 4 forment avec l'axe longitudinal de ces entretoises un angle égal à la moitié de l'angle qu'elles forment entre elles. Ces abouts 18 et 19 forment donc un angle de 22,50 avec les plans médians longitudinaux de ces entretoises. Les surfaces inférieures des languettes 14 de l'entretoise verticale 5 contigues aux bords inférieurs des abouts 18 de ces memes languettes sont chanfreinées un peu afin qu'elles soient mieux adaptées au fond des rainures 9. les figures 5, 6 et 7 montrent en détails une des entretoises 3 ou 4 des figures 1, 2, 3 et ses dents 17. La partie antérieure des languettes 11 et 13 de l'entretoise 3 ou 4 a sensiblement la forme d'un triangle isocèle. Leurs fonds20 et 21 sont substantiellement parallèles à-leurs abouts 24, contigus à leurs abouts 22 pourvus de dents 17. Ils s'appliquent contre la face supérieure de la membrure inférieure 1 et contre la face inférieure de la membrure supérieure 2 lorsque l'entretoise 3 ou 4 est introduite dans ces membrures. Seuls les abouts diamétralement opposés 22 des languettes Il et 13 de l'entretoise 3 ou 4 sont munis de dents 7. Ges dents sont uniformément réparties à peu près sur toute a largeur des abouts 22 et sont disposées sur ceuxci de tel que la face 26 de la languette 11 ou 13 aboutisse aux sommets d'une rangée de dents 17 et la face opposée 25 de la languette aux fonds d'une autre Langée de ae-.ts 155 tette disposition des dents -17 sur les languettes 11 et 13 t désignée ci-après par disposition t. Cette forme d'exécution de l'entretoise 3 ou 4, dans laquelle les dents 17 des languettes 11 de l'une des extrémités de cette entretoise sont symétriques de celles des languettes 13 de l'autre extrémité, permet de monter ces entretoises après retournement autour de leur axe transversal. Lors du montage des entretoises 3 et 4 dans les membrures 1 et 2, les fonds 20 et 21 des languettes 11 et 13 s'appliquent contre les faces correspondantes de ces membrures. les figures 8, 9 et 10 représentent une autre forme d'exécution de l'entretoise 3 ou 4. Cette entretoise comporte à -s extrémités des languettes 11 et 13 dont la partie antérieure a sensiblement la forme d'un triangle isocèle. Mais à l'opposé de l'entretoise représentée sur les figures 5, 6 et 7, l'en- tretoise 3 ou 4 représentée sur les figures 8, 9 et 10 possède des dents 17 tant sur ses abouts 22 que sur ses abouts diamétralement opposés 24, contigus aux abouts 22. Ces dents 17 sont plaées sur les abouts 22 suivant la disposition A. Mais elles sont disposées sur les abouts 24 de telle,façon que la face 26 de la languette 11 ou 13 aboutisse aux fonds d'une rangée de dents 17 et la face opposé 25 de la languette aux sommets d'une autre rangée de dents 17. Cette disposition symétrique de la disposition A est désigne ci-après par disposition B. Selon cette forme d'exécution de l'entre toise 3 ou 4, les fonds 20 et 21 des languettes il et 13 sont parallèles aux abouts correspondants 22 et 24 de ces languettes. Cette forme d'exécution permet de monter les entretoises 3 et 4 après retournement autour de leurs axes longitudinal et/ou transversal. La figure Il montre une autre forme dsexe- cution de l'entretoise 3 ou 4, qui correspond à celle représentée sur les figures 8, 9 etîO, mais pour laquelle les dents 17 sont placées sur les abouts 22 des languettes 11 et sur les abouts 24 des languettes 13 suivant la disposition A, la disposition B ayant été adoptée pour les dents 17 des abouts 24 des languettes il et pour celles des abouts 22 des langu- ettes 13. 'Wet-te forme d'exécution permet de monter les entretoises 3 et 4 apres retournement autour de leurs axes longitudinal et/ou tr & sversal. I,es rrodes de mise en oeuvre représentés sur les figures 12 et 13 montrent un-e poutre constituée d'une membrure inférieure 1 et d'une membrure supérieure 2, ces membrures étant reliées par des entretoises obliques 3 et 4 dirigées les unes sur les autres et appliquées les unes contre les autres à l'emplacement de la membrure inférieure 1 et de la membrure supérieure 2. Cette poutre comporte à chacune de ses extrémités un.élément final,formé d'une entretoise verticale 5 ou 6, perpendiculaire à l'axe longitudinal de la poutre. Des éléments finals supplémentaires con stitués par des entretoises verticales 27.et 28 sont répartis deux à deux sur la longueur de la poutre, entre les éléments finals 5 et 6 prévus aux extrémités de la poutre, et à une certaine distance de ceux-ci. Les entretoises verticales 27 et 28 sont espacées. Les entretoises obliques 3 et 4 sont interposées entre les entretoises verticales 5, 6, 27 et 28 de façon à diviser la poutre en plusieurs parties 29 formées chacune de deux entretoises verticales et de plusieurs entre toises obliques. La membrure inférieure 1 et la membrure su- périeure 2 peuvent être exécutées en une ou plusieurs pièces. Elles ont une longueur egal-e à celle d'une poutre de forte longueur, 12 a 15 m. Selon le mode de mise en oeuvre représenté par la figure 12, les entretoises obliques 3 voisines des entretoises verticales 5 et 27 sont symétriques des entretoises obliques 4 voisines des entretoises verticales 28, par rapport aux plans médians transversaux des parties 29 de la poutre Par suite, les entretoises obliques 3 et 4 sont assemblées dans la membrure inférieure 1 avec les entre toises verticales 5, 27 et 28. ais ces points d'assemblage peuvent être prévus dans la membrure supérieure 2. Selon le mode de mise en oeuvre représenté par la figure 13, les entretoises obliques 3 voisines des entretoises verticales 27 sont symétriques des entretoises obliques 3 voisines des entretoises verticales 6 et 28, par rapport aux plans diagonaux des parties 29 de la poutre. Par conséquent, les entretoises obliques 3 sont assemblées dans la membrure inférieure 1 avec les entretoises verticales 27 et, dans la membrure supérieure 2, avec les entretoises verticales 6 et 28. Les entretoises obliques 3, 4 et les entretoises verticales 5, 6, 27, 28 sont logées par l'une de leurs extrémités dans des rainures 9 de la membrure inférieure 1 et, par leur autre extrémité, dans des rainures 10 de la membrure supérieure 2 suivant la figure 1. Toutes ces entretoises sont semblables à celles représentées sur la figure 1, ainsi que le fait ressortir la figure 14. Selon le mode de mise en oeuvre représenté par la figure 12, la membrure inférieure 1 et la membrure supérieure 2 sont constituées par plusieurs tronçons longi tudinaux jonctionnés dans la zone comprise entre deux entretoises verticales 27 et ?8. Les abouts opposés des tronçons de la membrure inférieure 1 et de la membrure supérieure 2 peuvent être languettés et rainurés. Selon le mode de mise en oeuvre représenté par la figure 14, lesdits abouts opposés sont munis de dents 32 dont les unes sont engagées entre les autres. Ces dents 32 ont substantiellement la forme d'un triangle isocèle et sont uniformément réparties à peu près sur toute la largeur desdits abouts. Elles peuvent être trapéòEa̲les ou avoir toute autre forme. Les éléments finals voisins sont assez solidement reliés entre eux pour que la section de cette zone puisse supporter les mêmes efforts que les autres sections de la poutre. C'est pourquoi les entretoises verticales 27 et 26 sont solidarisées entre elles par une plaque de raidissage 33 suivant la figure 12. La plaque 33 est logée et collée par ses bords en regard des entretoises verticales 27 et 28, dans des rainures 34 prévues dans ces entretoises. Elle est collée sur les membrures 1 et 2 par ses bords en regard de ces dernières. Mais tous ses bords peuvent être collés dans des rainures ou sur les pièces. Selon un mode de mise en oeuvre non représenté, les bords de la plaque 33 comporte des dents engagées entre celles prévues sur le fond des rainures des membrures 1, 2 et/ou des entretoises verticales 27, 28 Toutes ces dents peuvent être semblables aux dents 32. L'espace compris entre les entretoises verticales 27 et 28 reste libre, si ces entretoises sont peu distants. Selon un mode non représenté de mise en oeuvre de l'invention, au lieu d'adopter deux entretoises verticales, 27 et 28 peu espacés, il est possible d'en prévoir une seule d'une largeur double de celle des entretoises 27. et 28. A cette entretoise de grande largeur sont accolées, de part et d'autre, les entretoises obliques 3 et/ou 4. Il est bien évident que de nombreuses variations ou changements peuvent être apportés aux modes de mise en oeuvre représentés ou décrits sans pour cela sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi qu'il est possible de disposer les entretoises obliques sous n'importe quel angle et d'incliner également sous n'importe quel angle les abouts des entretoises verticales et des entretoises obliques adossées a ces der de,-:;iersr, Il est aussi possible d'in;-,-aller des éléments finals différenths de ceux représentés et d'appliquer lsina;entior, aux poutres métalliques. De plus, il est possible de donner aux dents toutes formes voulues, telles par exemple que celle des dents de scies et celle d'un rectangle. Il est également possible d'équiper les entretoises avec un nombre quelconque de languettes. Enfin la poutre peut avoir n'importe quelle longueur, de préférence 12 ou 15 m, et être divisée en un nombre quelconque de parties de toutes longueurs voulues, de préférence 3 ou 4 m. Revendications 1. - Poutre, de préférence en bois, munie d'un élément final à chacune de ses extrémités, et plus particulièrement poutre à treillis constituée par une-membrure supérieure et une membrure inférieure reliées par des entretoises obliques par rapport à l'axe longitudinal de ces membru res, ladite poutre-étant caractérisé en ce que des élé ments finals supplémentaires sont répartis par paires sur la longueur de la poutre, entre les éléments finals prévus à ses extrémités, et à une certaine distance de ces derniers éléments. 2. - Foutre selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments finals sont constitués comme il est connu en soi par des entretoises verticales, perpendiculaires à l'axe longitudinal de la poutre. 3. - Poutre selon la revendication 2, caractérisée en ce que les entretoises verticales formant paire sont reliées par une plaque de- raidissage. 4. - Poutre selon la revendication 2, caractérisée en ce que les entretoises verticales formant paires sont disposées l'une sur l'autre ou constituent une seule entretoise d'une largeur double de la leur. 5. - Poutre selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisée en ce que les membrures supérieure et inférieure sont exécutées en plusieurs parties longi tudinales, les points d'assemblage de ces parties étant situés chacun entre deux éléments finals formant paire. 6. - Poutre selon la revendication 5, caractérisé en ce que les abouts opposés des tronçons de membrures sont munies de dents qui viennent en prise les unes avec les autres. 7. - Poutre selon l'une quelconque des revendications précéda dentes, caractérisée en ce que les entretoises obliques adossées aux éIénients finals de l'une des extrémités des tronçons de poutre limités par deux éléments finals sont symétriques des entretoises obliques adossées aux élé mente finals de l'autre extrémité des tronçons, par rapport au plan diagonal de-ces tronçons. 8. - Poutre dans laquelle au moins deux languettes des entre toises s'engageant aux points d'assemblage dans deux ou plusieurs rainures des membrures, notamment selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qutune ou des cannelures profondes sont prévues entre les languettes des entretoises, ces cannelures restant vides dans la poutre finie. 9. - Poutre selon la revendications 8, caractérisée en ce qu'une cannelure profonde est exécutée en prolongement de chacune des cannelures normales des languettes. 10. - Poutre selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'une cannelure profonde est exécuté au droit du plan médian longitudinal de l'entretoise. 11. - Poutre selon l'une quelconque des revendications 8, 9 et 10, caractérisée en ce que la largeur de la cannelure profonde est inférieure à celle de la cannelure normale des languettes, sa profondeur étant sensiblement égale à la longueur de ces languettes. 12. - Poutre selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisée en ce que la largeur de la rainure des membrures correspond à celle de la languette des entretoises, si bien que les abouts des languettes oppo sées s'appliquent les uns contre les autres, ces abouts étant pourvus de dents engabées les unes entre les autres. 13. - Poutre selon la revendication 6 ou 12, caractérisée en ce que les dents des languettes ont une forme semblable à celle des dents de scies. 14. - Poutre selon l'une quelconque des revendications 6, 12 ou 13, caractérisée en ce que les dents sont uniforI,é- ment réparties à peu près sur toute la largeur des abouts des languettes ou des tronçons de membrures, l'une des faces e ces languettes ou de ces tronçons aboutissant aux sommets d'une rangée de dents et leur face opposée aux fonds d'une autre rangée de dents. 15. - Poutre dans laquelle les lancettes disposées aux extré mités des entretoises ont substantiellement la forme d'un triangle isocèle selon la revendication 14, caracté risée en ce que les dents sont--pr8vues sur les deux abouts des languettes. 16. - Poutre selon la revendication 14 ou 15, caractérisée en ce que les dents des languettes de l'une des extrémités de l'entretoise sont symiétriques de celles des languettes de l'autre extrémité par rapport au plan diagonal de l'entretoise. 17. - Poutre selon la revendication 15, caractérisée en ce que les dents des languet-tes-de l'une des extrémités de l'en tretoise sont symétriques de celles des languettes de l'autre extrémité-par rapport au plan médian transversal de l'entretoise, 18. - Poutre selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisée en ce que les abouts dentés de l'en tretoise verticale, opposés à ceux de l'entretoise oblique, forment un certain angle avec le plan médian longitudinal de l'entretoise-verticale. 19. - Poutre selon la.revendication 18, caractérisée en ce qùe- les abouts des languettes opposées de l'entretoise verti--- cale et de l'entretoise oblique forment un ang-le avec. les plans médians longitudinaux de ces entretoisés. . 20. - Poutre selon la revendication 19, caractérisé en ce que les abouts des languettes opposées des deux entretoises forment avec les plans médians longitudinaux de celles-ci un angle sensiblement égal à la moitié de celui qu'elles forment entre elles.