L'invention concerne une première, c'est-à-dire une semelle de chaussure en contact avec le pied, ou une surface d'appui de pied analogue d'une chaussure, qui est constituée de deux couches soudées ensemble et déformées, faites de polyoléfines mousses réticu- lées à cellules fermées et ayant des poids volumiques différents. On connaît une première de ce type par le modèle d'utilité 76 27 371 de la République Fédérale d'Allemagne. Le dessus de cette première mais aussi son bord périphérique présentent des zones d'élasticités différentes, de sorte qu'il est difficile d'y fixer une matière de revêtement avec la sûreté voulue. Quand elle est fléchie pendant l'utilisation, elle est en outre affectée d'un plissage irrégulier et inesthétique qui rend l'emploi d'une telle première dans une sandale ouverte problématique. L'invention vise à créer une première qui évite de telles difficultés et est remarquable par une robustesse parti- culièrement grande malgré un faible poids. Selon l'invention, une telle première ou surface analogue est essentiellement caractérisée en ce que la couche infé- rieure, dont l'épaisseur présente un écart de tout au plus 30 %'. par rapport à l'épaisseur de la couche supérieure, enveloppe cette der- nière à la façon d'une cuvette, que la structure alvéolaire des deux douches augmente en densité vers l'extérieur dans la région d'une arête supérieure de la première, o se rejoignent les deux couches, le long du rebord périphérique de la couche inférieure, et que le poids volumique de la couche inférieure est plus élevé que celui de la couche supérieure. La fabrication de la première selon l'invention peut se dérouler comme suit: On assemble d'abord les deux couches de mousse, de préférence par un processus de doublage à la flamme. Comme mousses de polyoléfines, les mousses de polyéthylène conviennent particu- lièrement. Le degré de réticulation doit être de 50 7. au moins. On porte ensuitele matériau stratifié obtenu avec précaution à la température de transformation ou de mise en forme, qui est généralement de 130'C, et on le façonne en une pièce finie par formage par le vide ou par pressage. L'outillage utilisé à cet effet est conformé de telle manière que la structure alvéolaire est rendue de plus en plus dense, c'est-à-dire écrasée, vers l'extérieur dans la région d'une arête périphérique de jonction des deux couches, formée sur le bord supérieur de la première. C'est dans cette région que le poids volumique est le plus élevé. Ce poids diminue uniformément vers l'intérieur des deux couches, à mesure que le diamètre des pores croît, jusqu'à la valeur normale. En bas et sur les côtés, la surface extérieure de la première est formée uniquement par la mousse de la couche infé- rieure. Le dessus seul est formé par la mousse de la couche supérieure. Les zones habituellement couvertes d'une matière de revêtement déter- minée et en soi uniforme (pouvant différer pour le dessus et le dessous) possèdent de ce fait une constitution homogène. La sûreté de la fixation des matières entre elles est ainsi améliorée consi- dérablement. Il s'est avéré particulièrement avantageux que le poids volumique de la couche inférieure soit au moins le double de celui de la couche supérieure. Ce poids doit être d'au moins 150 kg/m3 pour la couche inférieure et est de préférence d'au moins 175 kg/m 3 Dans une telle première, la couche inférieure assure toutes les fonctions statiques essentielles; sa conformation en cuvette Dermet d'obtenir une épaisseur totale très faible et permet en plus la fixation directe du dessus de la chaussure ou de la ou des bandelettes s'il s'agit d'une sandale. Des constructions de ce genre ne sont pas possibles dans l'état de la technique. A la différence de celle qui vient d'être décrite, la couche supérieure est faîte d'une mousse de polyoléfine réticulée relativement molle, de sorte que cette couche possède une très bonne faculté d'adaptation au pied. Il suffit ainsi de porter la chaussure ou la sandale pendant peu de temps pour que cette couche s'adapte.argement aux particularités anatomiques du pied, ce qui est éprouvé comme agréable dans la mesure o la surface d'appui du pied est totalement exempte de mouvements de pompage ou de respiration pendant la marche. De ce fait, le pied n'est pas gêné dans son mouvement de déroulement naturel et une fatigue rapide ou une influence nuisible sur l'atmosphère à l'intérieur de la chaussure ne sont pas à craindre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que du dessin annexé, sur lequel: - la figure 1 est une vue en perspective, prise d'en bas, d'une première selon l'invention pour une sandale; - la figure 2 est une coupe suivant la ligne A-A' de la figure 1, en position normale, c'est-à-dire avec la couche infé- rieure en bas. Toutes les parties visibles sur la figure 1 de la première représentée sont formées par la couche de mousse inférieure 1, laquelle possède un poids volumique plus élevé que la couche de mousse supérieure 3. La partie avant de la couche inférieure 1 pré- sente latéralement des encoches 2 qui servent à la fixation des extrémités de la bande ou des bandes passant par-dessus le pied pour la tenue ou la fixation de la sandale au pied. La nervure longitudi- nale 5 ainsi formée entre les encoches 2 contribue au raidissement statique en coopération avec le rebord périphérique vertical formé par la couche inférieure 1. La disposition du rebord relevé et de la nervure en bas dans le profil de la première ressort clairement de figure 2. On voit que la couche inférieure 1 constitue en quelque sorte un profilé en cuvette dans lequel est encastré la couche supérieure 3. La structure alvéolaire des deux couches est rendue de plus en plus dense, de l'intérieur vers l'extérieur, dans la région d'une arête périphérique 4 située sur le bord supérieur de la première et o les deux couches sont soudées ensemble. L'arête 4 proprement dite ne contient pas de pores mais la structure poreuse croît progres- sivement dans la région o elle est située, en direction de l'inté- rieur des couches de mousse, jusqu'à atteindre sa nature normale, sur laquelle sont basées les indications pour les poids volumiques. Les deux couches ont une structure poreuse fermée dans tous les cas. Elles peuvent être formées par moussage libre ou dans des moules mais elles peuvent être produites aussi par clivage ou tronçonnage de blocs de mousse. Il est avantageux que l'épaisseur de la couche inférieure soit de 2,5 à 5,5 mm. R E V E N D I C A T I O N S Première ou surface d'appui de pied analogue d'une chaussure, constituée de deux couches soudées ensemble et déformées, faites de polyoléfines mousses réticulées à cellules fermées et ayant des poids volumiques différents, caractérisée en ce que la couche inférieure (1), dont l'épaisseur présente un écart de tout au plus % par rapport à l'épaisseur de la couche supérieure (3), enveloppe cette dernière à la façon d'une cuvette, que la structure alvéolaire des deux couches augmente en densité vers l'extérieur dans la région d'une arête supérieure (4) de la première, oG se rejoignent les deux couches, le long du rebord périphérique de la couche inférieure, et que le poids volumique de la couche inférieure est plus élevé que celui de la couche supérieure. 2. Première selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'arête (4) est exempte de pores. 3. Première selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le poids volumique de la couche inférieure (1) est au moins le double de celui de la couche supérieure (3). 4. Première selon la revendication 3, caractérisée en ce que le poids volumique de la couche inférieure (1) est d'au moins 150 kg/m3 et est de préférence de 175 à 180 kg/m3