-1- La présente invention concerne une cheville destinée à être enfoncée avec blocage par correspondance de formes dans un trou comportant un élargissement radial prévu à l'intérieur, ladite che- ville comprenant une douille présentant un taraudage pour une vis de fixation, dont la partie antérieure possède plusieurs segments séparés par des fentes axiales, qui présentent vis-à-vis d'une partie annulaire postérieure de la douille de cheville, à l'état de repos, au moins dans une zone partielle, un diamètre externe plus grand, modifiable de sorte que les segments puissent être enfoncés dans le trou et encliquetés dans l'élargissement de celui-ci, cheville dans laquelle la partie annulaire et la partie antérieure de la douille sont réalisées d'un seul tenant, la partie antérieure étant munie extérieurement, et de façon segmentée, d'un épaississement radial et à son extrémité antérieure, dans le sens d'introduction, d'un prolongement d'un seul tenant également segmenté longitudinalement, dont le diamètre extérieur à l'état de repos correspond à la partie annulaire de la douille, le taraudage étant réalisé à proximité de la partie antérieure et du prolongement de la douille qui présente, à l'état de repos, sensiblement le même diamètre interne sur toute la longueur. Dans une cheville du type indiqué, l'épaississement radial est réalisé à bords vifs non seulement dans la zone antérieure, dans le sens d'introduction, mais également dans la zone postérieure. Il s'est avéré que cette forme de l'épaississement présente des incon- vénients majeurs. En vue de l'enfoncement de la cheville dans un trou dans la zone de l'élargissement contredépouillé, il est nécessaire de comprimer les segments de la cheville et ensuite de les introduire dans le trou. Dans ce cas, les segments divergent à nouveau dans le trou en raison de leur élasticité, de sorte qu'en particulier le bord vif postérieur dans le sens d'introduction se déplace le long de la paroi interne du trou. Durant cette introduction, la cheville arrache, avec son bord vif, de la poussière de forage de la paroi du trou et remplit ainsi l'élargissement taillé et contredépouillé en forme de gorge annulaire, de sorte que le risque existe que la cheville ne prenne pas sa position correcte. Si les segments ne peuvent pas s'écarter à nouveau complètement, alors en premier lieu la position de la cheville dans l'élargissement n'est pas correcte, et en second lieu il est difficile de visser la vis de fixation ou analogue dans la cheville. En outre, il s'est avéré lors d'essais vibratoires, c'est-à-dire lors d'essais sous charge alternée, que le -2bord postérieur de la cheville taille l'épaulement concerné de l'élargissement du trou et ainsi le détruit, ce qui signifie que la cheville pourrait parcourir lors de ces essais une course rela- tivement grande à l'intérieur de l'élargissement du trou. La présente invention a pour but de perfectionner une cheville de telle sorte que les forces apparaissant sous charge dans l'élargissement du trou soient supportées uniformément par la che- ville et de telle sorte que les risques de râclages durant l'enfon- cement et de destructions de l'élargissement du trou soient réduits sinon complètement supprimés. Ce but est atteint, dans une cheville du type indiqué en préambule, par le fait que l'épaississement radial, vu en coupe axia- le, présente sur toute la largeur, une surface extérieure arrondie. Avantageusement, la surface extérieure arrondie de l'épais- sissement radial est de forme circulaire, le rayon étant choisi de sorte qu'il soit au plus égal à, mais de préférence inférieur à celui du cercle inscrit de l'élargissement en forme de canal en coupe. De préférence, la surface extérieure des segments est lisse et la partie annulaire est munie d'empreintes saillant de la surface périphérique extérieure. Grace à ces caractéristiques de l'invention, on obtient que la cheville, lors de l'introduction dans le trou cylindrique jusqu'à l'élargissement du trou, ne peut pratiquement plus arracher de poussière de forage de la paroi du trou et peut être mise en place dans l'élargissement de celui-ci, de manière à assurer en permanence, que la cheville prenne une position correcte et que la divergence élastique des segments ne soit pas entravée par cette poussière. En outre, cette cheville se comporte, dans le cas de charges alternées, sensiblement plus favorablement que la cheville de l'art antérieur, car elle ne peut pas entailler l'élargissement du trou ni le détruire. Lors d'essais, il s'est avéré que la cheville selon l'invention favo- rise même, lors de charges alternées, un déplacement initial qui n'est cependant pas primitivement aussi grand qu'auparavant et auquel suc- cède ensuite seulement un autre déplacement minimal. En outre, la cheville selon l'invention peut être réalisée exactement aussi sim- plement qu'auparavant sur un tour automatique. D'autres particularités et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, au cours de laquelle l'invention sera décrite et expliquée plus en détail à l'aide de l'exemple de réalisation représenté sur la figure. La figure unique -3- représente en élévation partielle et en coupe partielle une cheville selon un exemple de réalisation préféré de la présente invention enfoncée et bloquée par correspondance de formes dans un trou cylin- drique muni d'un élargissement. La cheville 10, de préférence métallique, représentée sur la figure, selon un exemple de réalisation de la présente invention, est utilisée en vue de l'enfoncement avec blocage par correspondance de formes dans un trou 22 muni d'un élargissement radial 24, trapé- zoldal en coupe, dans une paroi de béton ou analogue. La cheville 10 se compose uniquement d'une seule partie, à savoir d'une douille de cheville 11. La douille 11, représentée sur la figure en position de repos, est fendue en plusieurs endroits jusqu'à une bague 12 disposé à l'extrémité postérieure, c'est-à-dire munie, dans l'exemple de réalisation, de six fentes longitudinales 13. De cette manière, sont formés dans l'exemple de réalisation, six bras de segment 15, unifor mément répartis à la périphérie, s'étendant longitudinalement, qui peuvent être comprimés en raison des fentes longitudinales 13 identi ques et de même largeur sur toute la longueur et en raison de leur configuration élastique. Ces bras de segment 15 forment partiellemen une partie antérieure 14, qui est réunie à la bague 12 par l'intermé diaire de barrettes de liaison 16. Tandis que les bras de segment 15 sont lisses superficiellement, la bague 12 est munie de plusieurs boutons 17 uniformément répartis à la périphérie et s'étendant axia- lement, qui font saillie depuis la surface périphérique extérieure de la bague 12 et qui sont enfoncés ou pressés dans le matériau depu le côté interne. Les bras de segment 15 possèdent chacun à proximité de la partie antérieure 14, un épaississement radial 18, qui, ensemble, avec des interruptions grâce aux fentes longitudinales 13, agissent comme un épaississement annulaire sur la douille de cheville 11. Les épaississements 18 sont, vus en coupe axiale, munis d'une surface extérieure 26 cintrée, de préférence circulaire, qui est cintrée ou circulaire sur toute sa largeur. A l'opposé de la bague 12, se raccorde, à.proximité de l'épaississement 18, un prolongement 19 segmenté longitudinalement, d'un seul tenant, qui possède à l'état de repos un contour cylindrique et un diamètre extérieur comme par exemple la bague 12. Le rayon des épaississements circulaires 18 est de préférence tel que la surface extérieure 26 forme approximative- ment le cercle inscrit pour la forme trapézoïdale des épaississement La douille de cheville il est munie d'un taraudage 21, qui s'étend depuis l'extrémité libre du prolongement 19 au-dessus de celui-ci, et de la totalité de la partie antérieure 14 jusqu'aux barrettes de liaison 16. Le rayon central du taraudage 21 est infé- rieur au rayon interne de la bague 12 d'une quantité qui correspond approximativement à la profondeur des filets. En raison de la réali- sation segmentée de la douille de cheville 11, également à proximité du taraudage 21, cette dernière est évidemment également interrompue dans le sens circonférentiel par les fentes longitudinales. Pour l'introduction de la douille de cheville 11, dans la partie antérieure 23a du trou cylindrique 22, il est nécessaire de comprimer les bras de segment 15, qui fléchissent élastiquement, suffisamment pour que la périphérie extérieure maximale de l'épaississement 18 soit au moins égale au diamètre interne de cette partie de trou 23a. La douille il peut alors être introduite dans la partie 23a du trou l'épaississement circulaire 18 glissant le long de la-surface interne, sans arracher de poussière de forage de la paroi interne du trou. En atteignant l'élargissement trapézoïdal 24 du trou, les bras de segment 15 reviennent dans leur position initiale, car l'épaissis- sèment circulaire 18 peut s'encliqueter dans l'élargissement trapé- zoldal 24 du trou sensiblement par blocage par correspondance de formes. Dans cet état, le prolongement 19 se trouve dans la région interne 23b du trou 22. Comme cette intersection avec blocage par correspondance de formes peut s'effectuer sans entrave par la pous- sière de forage ou analogue, il est également possible de visser manuellement sans problème la vis ou le boulon de fixation, un blocage en rotation de la douille il dans le trou étant en outre obtenu grâce aux boutons 17 sur la bague 12 saillant vers l'extérieur. -5- REVENDICATIONS 1. Cheville destinée à être enfoncée avec blocage par correspondance de formes dans un trou comportant un élargissement radial prévu à l'intérieur, ladite cheville comprenant une douille présentant un taraudage pour une vis de fixation, dont la partie antérieure possède plusieurs segments séparés par des fentes axia- les, qui présentent vis-à-vis d'une partie annulaire postérieure de la douille de cheville, à l'état de repos, au moins dans une zone partielle, un diamètre externe plus grand, modifiable de sorte que les segments puissent être enfoncés dans le trou et encliquetés dans l'élargissement de celui-ci, cheville dans laquelle la partie annu- laire et la partie antérieure de la douille sont réalisées d'un seul tenant, la partie antérieure étant munie extérieurement, et de façon segmentée, d'un épaississement radial et à son extrémité antérieure, dans le sens d'introduction, d'un prolongement d'un seul tenant éga- lement segmenté longitudinalement, dont le diamètre extérieur à l'é- tat de repos correspond à la partie annulaire de la douille, le ta- raudage étant réalisé à proximité de la partie antérieure et du pro- longement de la douille qui présente, à l'état de repos, sensiblement le même diamètre interne sur toute la longueur, caractérisée par le fait que l'épaississement radial (18), vu en coupe axiale, présente sur toute la largeur une surface extérieure (26) arrondie. 2. Cheville selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la surface extérieure (26) arrondie de l'épaississement radial (18) est de forme circulaire, le rayon étant choisi de sorte qu'il soit au plus égal à, mais de préférence inférieur à celui du cercle inscrit de l'élargissement (24) en forme de canal en coupe. 3. Cheville selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que la surface extérieure des segments (15) est lisse. 4. Cheville selon une des revendications 1 à 3, caracté- risée par le fait que la partie annulaire (12) est munie d'emprein- tes (17) saillant de la surface périphérique extérieure.