La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un ruban de verre, procédé dans lequel on alimente en continu un puits d'étirage avec du verre fondu afin d'établir un flux direct de verre jusqu'à une zone d'étirage à partir de la surface de laquelle le verre fondu est étiré en continu vers le haut. La présente Invention se rapporte aussi à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, ainsi qu'aux feuilles de verre améliorées en résultant. Dans le procédé d'étirage ci-dessus, les conditions thermiques et rhéologîques du verre dans le puits ont une importance primordiale sur la qualité du verre étiré. Dans tous les cas, il est indispensable que ces conditions soient telles qu'un ménisque pratiquement stable s'établisse en surface du verre dans la zone d'étirage, mais la formation et le maintien d'un tel ménisque ne garantissent nullement que le verre étiré résultant sera de qualité idéale En effet, le verre est conduit vers le ménisque à partir de couches superficielles proches de celui-ci et les différences de températures et de rhéologie qui existent invariablement entre ces couches tendent à empêcher la formation d'un ruban parfaitement plan et d'épaisseur uniforme sur toute sa largeur, et tendent aussi à produire des défauts optiques dus aux différences de viscosités.Ces tendances s'accentuent à mesure que la vitesse d'etirage augmente. Les problèmes mentionnés ci-dessus se posent dans tous les procédés d'étirage dans lesquels le verre est prélevé en surface du bain de verre, contrairement aux procédés dans lesquels le verre est soutiré sous la surface du verre fondu,- comme c'est le cas dans le procédé classique Fourcault. Dans un tel procédé, le mode d'écoulement du verre est très différent et certaines difficultés mentlonnées ci-dessus ne se présentent pas D'une manière très générale, les procédés d'étirage auxquels la présente invention se rapporte peuvent être divisés en deux catégories qui se distinguent par la profondeur de la zone d'étirage. D'une part, on peut utiliser un puits relativement peu profond, en effectuant l'étirage à partir de l'épaisseur totale de la couche de verre fondu présente à la zone d'étirage. Cette catégorie de procédés comprend le procédé classique dit "Colburn" mieux connu sous le nom de procédé "Libbey-Owens" dans lequel le ruban de verre, étiré initialement vers le haut, est plié sur un rouleau avant d'être transporté à travers une galerie horizontale de recuit. D'autre part, on peut également utiliser un puits relativement profond dans lequel le courant de verre se rendant à la zone d'étirage avance au-dessus d'un courant de retour plus froid provenant de la région terminale du puits. Cette catégorie de procédés comprend le procédé classique Pittsburgh dans lequel le ruban de verre est étiré vers le haut à travers un caisson vertical. De nombreuses modifications peuvent être apportées à ces procédés classiques dans le cadre des deux catégories générales mentionnées ci-dessus. Ct ainsi que le ruban de verre peut, dans chacun de ces procédés, être étiré hors du puits selon une certaine inclinaison et qu'un ruban étiré d'un puits profond peut être pl=é à l'horizontale sur un rouleau. La demande en verre de haute qualité et les cadences de production de plus en plus élevées ont stimulé une recherche continuelle permettant de créer de meilleures conditions thermiques et rbéologiques dans l'installation d'étirage et de nombreuses propositIons ont été faites dans ce sens au cours des dernières années. C'st ainsi que l'on a proposé de chauffer certaines parties du fond et des parois latérales du puits à des températures particulièrement élevées afin d'accélérer la circulation du verre le long desdites parois. Toutefois, cet artifice n'établit pas des conditions favorables à la production de feuilles de verre de haute qualité, car il en résulte une augmentation du risque zie contar:-ination du verre étiré par des grains de matière réfrac taire ou des bulles de gaz, ce risque augmentant avec la température des parois en matière réfractaire. La présente invention se propose d'améliorer les con dLtìons d'étirage d'un ruban de verre en agissant fondamentalement sur l'éxoulement établi dans la masse de verre fondu. L'invention vise, notamment à accélérer la vitesse d'étirage sans pour autant augmenter le risque habituel de corrosion et d'érosion de la matière réfractaire Selon l'invention, en au moins un emplacement qui, lorsque l'on regarde le puits en plan, est situé à l'intérieur de la limite du verre fondu en surface, on chauffe le verre fondu pour créer à cet emplacement un barrière thermique formée par un courant ascendant de verre fondu qui s'élève vers ladite surface à partir d'une position voisine d'une partie de paroi du puits ou située dans celui-ci, de sorte que le verre fondu présent en aval de la barrière est pratiquement empêché par cette partie de paroi de passer sous ladite barrière. Le procédé selon l'invention offre le grand avantage que dans au moins une région située autour du ménisque, racine du ruban de verre étiré, le verre fondu allant alimenter ce ménisque présente une plus faible viscosité et, de ce fait, une plus grande fluidité, sans pour autant s'écouler contre une paroi surchauffée près de la ligne de flottaison, endroit où la corrosion et l'érosion ont le plus de probabilités de se produire. Le verre fondu ascendant ainsi chauffé s'élève vers la surface du verre au contact d'une certaine masse de verre fondu, empêchée par la barrière thermique résultante d'accéder à la zone d'étirage. Cette masse verre fondu ainsi confinée est maintenue continuellement en mouvement par un ensemble relativement complexe de courants de convection en aval de la barrière thermique.Ces courants contribuent à éviter ou à réduire la stagnation d'une partie du verre fondu, susceptible de produire des grains dévitrifiés qui pourraient éventuellement etre entraînés vers la zone d'étirage. Un autre avantage important du procédé est que le verre fondu qui descend le long d'une paroi latérale ou d'extrémité du puits, en aval de la barrière thermique, et qui se refroidit pendant cette descente, est empêché de passer sous cette barrière et d'exercer directement une action de refroidissement sur le verre en fusion en amont de cette barrière. En effet, une telle action de refroidissement pourrait avoir une influence nuisible sur la vitesse du verre alimentant le ruban. La présente invention contribue à réaliser une stratification améliorée du verre constituant le ruban, de sorte qu'un verre de haute qualité peut être produit à des vitesses d'étirage plus élevées. La mesure dans laquelle ce résultat est obtenu dépend en partie, du ou des emplacements en lesquels la barrière thermique est créée, et de l'étendue des cette ou de ces barrière (s > . Dans un certain procédé de l'invention, dans lequel la base du ruban est alimentée par un flux direct de verre fondu composé du côté amont par un courant superficiel et du côté aval par un courant provenant d'un niveau inférieur à ce dernier courant,s'élevant à partir d'un emplacement situé en aval de la zone d'étirage puis formant un courant superficiel orienté en sens inverse du précédent, on crée une telle barrière thermique sensiblement à l'emplacement où le verre fondu s'élève, en aval de la zone d'étirage. A cet endroit, la présence d'une barrière-thermi que a des effets particulièrement bénéfiques. En effet, sur la majeure partie de la largeur du ruban de verre, à l'exception de ses bords,la face aval du ruban provient entièrement ou tout au moins en majeure partie de ce dernier courant.Or, lorsque le verre constituant ce dernier courant est sensiblement moins fluide que celui formant le premier courant, la vitesse d'étirage doit être maintenue relativement basse si l'on veut obtenir un verre de qualité acceptable. En effet, lorsque la vitesse d'étirage dépasse une valeur déterminée, fonction dans une large mesure, de la résistance à l'écoulement rencontrée par le verre alimentant la face aval du ruban, ce dernier se déforme et il en résulte une feuille de verre optiquement défectueuse.Par contre, une vitesse d'étirage sensiblement plus élevée que celle normalement possible peut être adoptée en établissant une barrière thermique conforme à l'invention, le long d'une zone s'étendant en, travers du puits, à un emplacement tel qu'une partie du verre qui s'élève à cet endroit sert à former le courant de verre alimentant la face aval du ménisque Dans ces modes de réalisation, cette barrière thermique est espacée dela paroi terminale du puits, ce qui n'exclut pas, comme il sera démontré plus loin, que la partie inférieure de cette paroi, située sous la surface du verre, puisse être construite décalée vers I'intérieur; même à un emplacement situé sous la zone d'étirage, de-sorte que, dans ce cas, la barrière thermique peut s'étendre au-dessus de la partie décalée de cette paroi terminale. Selon l'étendue de cette barrière thermique dans le sens de la largeur du puits, on peut créer des courants de verre se déplaçant depuis une position proche de la partie centrale de la paroi terminale du puits jusqu'aux régions latérales à partir desquelles les bords du ruban sont étirés. Les impuretés éventuelles sont, de ce fait, dirigées vers les parois latérales et, par conséquent, ne contaminent pas la partie centrale de la zone à partir de laquelle la partie utile du ruban est étirée. De préférence, la barrière thermique située en aval de la zone d'étirage s'étend sur pratiquement toute la largeur du puits ou du moins sur pratiquement toute la largeur du ruban. Dans ce cas, toute la masse ou pratiquement toute la masse de verre voisine de la paroi terminale qui, normalement aurait été conduite dans la zone d'étirage par les courants d'étirage, est effectXvement isolée par la barrière thermique. Une erelloratlon sensible peut être apportée en formant une barrière thermique qui, vue en plan, est située près d'une paroi latérale de la surface du verre d'ou un courant de verre se dirige vers l'un des bords du ruban. Au moyen d'une telle barrière thermique, la fluidité du verre alimentant le bord correspondant du ruban est augmentée et les résistances de friction diminuent. Le courant de verre alimentant le bord du ruban est protégé des courants plus visqueux refroidis au contact avec la paroi latérale du four près de la ligne de flottaison. En conséquence, la largeur des parties marginales du ruban qui doivent être mises au rebut est diminue. Lorsqu'une barrière thermique est placée près d'une paroi latérale, comme il a été expliqué ci-dessus, il est préférable de prévoir une barrière thermique identique près de l'autre paroi latérale afin que des conditions thermiques et rhéologiques identiques président à la formation des deux bords latéraux du ruban. Il est très avantageux de maintenir les barrières thermiques près des deux bords du ruban et, aussi, en aval du plan d'étirage. Dans ce cas, le verre qui alimente la face aval du ruban et ses bords peut être maintenu dans un état très fluide compatible avec celui qui alimente directement la face amont du ruban, de sorte que les vitesses d'étirage admissibles augmentent. Dans certains modes de réalisation importants de l'invention, on crée au moins une barrière thermique au-dessus d'un seuil complètement immergé dans le verre fondu. Ce seuil localise les courants ascendants résultant de la barrière thermique. La masse de verre située en aval de ce seuil tend à se maintenir en rotation stable autour d'un axe horizontal, ce qui contribue également à éviter ou à diminuer la formation de grains dévitrifiés dans cette masse de verre. De plus, un tel seuil constitue aussi une barrière mécanique empêchant un déplacement vers l'étirage, sous la barrière thermique, de grains dévitrifiés ou de matière réfractaire qui pourraient contaminer le verre à l'étirage. Comme le seuil est immergé dans le verre, et donc à l'abri de l'air, il nRest pas corrodé par les courants de verre contrairement aux blocs réfractaires des parois à la ligne de flottaison I1 est avantageux que le courant ascendant de verre créé par la barrière thermique, soit amorcé sous le niveau du som- met du seuil, de sorte que le verre s'élève le long du seuil et poursuive son mouvement d'ascension au-dessus du sommet du seuil. Ainsi, le seuil concourt à stabiliser le courant ascendant de verre. Les faces latérales du seuil peuvent être verticales ou inclinées ou bien, l'une ou l'autre inclinée. La hauteur et ia forme du seuil tnt une influence sur l'orientation du courant ascendan de Jerke créé par la barrière thermique et, ainsi sur le processus écoulement des courants de verre alimentant le ruban Le seut-l peut être creux et la chaleur nécessaire à créer la barrière thermique peut être engendrée dans l'espace in tér@eu@ de celui-ci- Le verre fondu est ainsi abrité par le seuil du contact direct avec les moyens de chauffage, de sorte que l'on dispose d un plus grand choix pour ces derniers.On peut utiliser, par exemple, des brûleurs à gaz ou à mazout ou des résis- tantes électriques En Variante, on peut utiliser un seuil constitué d'une paroi pleine. Das ce cas,la chaleur nécessaire pour créer la barrière thermique peut être engendrée à la base de cette paroi. Il est également avantageux, utiliser des moyens de chauffage @ncorporés dans une paroi formant ou faisant partie du seuil C'est ainsi, par exemple que cette paroi pourrait être formée au moins partie@lement par un ou plusieurs élément(s) réfractalreis, conducteur(s) de l'électricité à travers lesquels un courant électrique engendre de la chaleur par effet Joule. Cette méthode est favorable pour créer une action thermique impor- tante localisée à 1 endroit même o il y a lieu d'empêcher les courants de verre de passer au-dessus du seuil. Pour créer la barrière thermique à l'endroit du seuil, tl est également posslble d'utiliser des moyens de chauffage en contact avec le verre fondu, lesquels ne font pas partie du seuil. L'utilisation de tels moyens de chauffage engendre de la chaleur dans une ou plusieurs zone(s) bien définie(s) du verre, tout en libérant le seuil de toute fonction directe de chauffage, ce qui permet d'élargir le choix des matières réfractaires du seuil. C'est ainsi par exemple, que lSon peut utiliser des éléments de chauffage disposé -sur une face latérale et/ou sur la face supérieure Ju seuil On peut aussi utiliser des éléments de chauffage, par exemple des résistances électriques chauffantes, logées à l'inté- rieur de la masse de verre mais espacées du seuil. Cette disposition présente l'avantage de diminuer les risques de corrosion du seuil. Lorsqu'il est nécessaire d'élever la température du verre en une région déterminée espacée du seuil, cette disposition permet d'effectuer le chauffage avec une oins grande consommation d'énergie que Si la chaleur devait être engendrée par le seuil ou au voisinage immédiat de celui-ci. Dans un procédé utilisant un seuil,ce dernier-peut être prolongé vers le haut par une plaque servant de barrière mécanique empêchant e reflux d'impuretés, par exemple des matières dévitrifiées ou des bulles de gaz. Une telle plaque peut être en métal, par exemple, en molybdène. I1 est avantageux que le sommet de la plaque soit disposé aussi près que possible de la surface libre du verre fondu. Une barrière thermique à un ou plusieurs endroit(s) peut être créée en engendrant de la chaleur notamment par des ré- sistances électriques, indépendamment du fait qu'un seuil est prévu ou non à ces endroits Toutefois, la pré-sence d'un tel seuil est particulièrement intéressante car elle contribue à stabiliser la barrière thermique. Avantageusement, on crée une barrière en un ou plusieurs endroits déterminé-s1 en produisant un ou plusieurs cou rant s} électrique(s), à travers le verre fondu, entre des électrodes convenablement disposée. Ce mode de chauffage produit les calories nécessaIres directement dans le verre fondu et celuici peut etre maintenu à ia temperature voulue, tandis que les électrodes sont à une température relativement basse, excluant tout risque de corrosion. On peut utiliser des électrodes de chauffage exploitant la conductibilité électrique du verre fondu, sous forme de plaques ou de tiges. On utilise aussi avantageusement des électrodes formées par une certaine masse d'un métal ou d'un sel métallique fondus. Les électrodes en métal ou en sel métallique fondus,même de grande surface offrent l'avantage supplémentaire de n'opposer qu'une très faible résistance de friction à l'écoulement du verre à leur contact. On utilise avantageusement des électrodes dont l'une au moins est disposée au-dessus d'un seuil complètement immergé dans le verre fondu. Une autre disposition des électrodes, très avantageuse dans certains cas, consiste à placer ces électrodes de part et d'autre du seuil, de sorte qu'une partie immortante du verre fondu couvrant le seuil peut être chauffée avec une consommation d'énergie relativement faible. Dans un tel système, on utilise de préférence, des électrodes de grande surface, de sorte qu'une élévation donnée de température peut être réalisée au moyen d'une fai ble densité de courant1 ce qui évite la production de bulles dans le verre. Dans le cas où une plaque métallique est utilisée pour augmenter la hauteur de la barrière mécanique consituée par le seuil et lorsque le chauffage est réalisé par le passage d'un ou de plusieurs courant(s) électrique(s) à travers le verre situé entre des électrodes disposées de part et d'autre du seuil, cette plaque métallique définit une surface équipotentielle électrique et on lui donne une forme étudiée pour imposer une direction préférentielle au courant électrique. Dans certains modes de réalisation de l'invention, on crée une barrière-thermique localisée en faisant passer un courant électrique dans le verre, entre des électrodes dont l'une est disposée sous le ménisque d'étirage. Avantageusement, on dispose une barre d'étirage sous le ménisque d'étirage et l'on place une électrode, qui se présente sous la forme d'une masse d'un métal ou d'un sel métallique fondu, dans une rigole prévue dans cette barre d'étirage. La présence d'une certaine quantité de métal ou de sel métallique fondu à cet endroit est avantageuse en ce qu'elle diminue la résistance de friction qui s'exerce sur le verre fondu s'écoulant entre la barre d'étirage en direction du ménisque. De préférence, on produit un courant superficiel deverre fondu, au-dessus de la barrière thermique et dirigé vers l'aval, en prélevant un faible débit de verre d'une région située en aval de cette barrière et en l'évacuant hors du puits. Ce courant superficiel vers l'aval se conjugue à l'action de la barrière thermique pour s'opposer à l'entraînement d'impuretés vers la zone d'étirage. Un tel courant superficiel peut être-produit en évacuant du verre par un ou plusieurs trous d'écrèmage ménagés dans une paroi du puits, en aval de la ou d'une barrière thermique. L'invention se rapporte aussi à un dispositif pour étirer un ruban de verre en continu, lequel dispositif comprend un puits alimenté par du verre fondu, et des moyens pour étirer un ruban de verre-au-dessus de-la surface-du--verre-, à partir d'un ménisque d'étirage. Selon l'invention, le dispositif comprend en outre des moyens pour chauffer localement le verre fondu dans le puits.en au moins un emplacement qui, lorsque l'on regarde-le puits en plan, est situé à l'intérieur de la limite du verre fondu en surface afin de créer à cet endroit une barrière thermique formée par un courant ascendant de verre fondu qui s'élève vers ladite surface, à partir d'une-position voisine d'une partie de paroi appartenant au puits ou située dans celui-ci, de sorte que cette partie de paroi empêche le verre fondu présent en aval de ladite barrière de passer sous celle-ci. Les moyens de ch-auffage locaux conformes- à l'inven tion permettent de créer une zone chaude qui rend plus fluide le verre entourant le ménisque d'étirage et-alimentant ce dernier, tout en formant une barrière thermique empechant le verre plus froid de parvenir au ruban à partir de la paroi du four située en aval de cette barrière. En conséquence, un ruban de verre d'excellente qualité et présentant une bonne stratification peut être produit à une vitesse plus élevée par le dispositif selon l'invention. De préférence, la zone d'étirage est espacée de la limite de la surface du verre opposée à l'orifice d'alimentation et lesdits moyens de-chauffage créent un courant ascendant de verre à un emplacement qui, vu en plan, est situé entre la ligne d'étirage et la limite de la surface du verre quand le dispositif est en fonctionnement. Dans les modes de réalisation les plus importants de l'invention, des moyens sont prévus pour maintenir ledit courant ascendant de verre entre la ligne d'étirage et ladite limite de la surface de verre, sensiblement sur toute la largeur du puits ou, du moins sur une partie importante de la largeur du ruban, laquelle est déterminée par la position des roulettes classiques dans lesquelles les bords du ruban étiré sont maintenus. Toutefois, un dispositif conforme à l'invention comprend avantageusement des moyens pour maintenir un courant ascendant de verre en au moins un emplacement qui, vu en plan, est voisin d'une paroi latérale formant partie de la surface du verre lorsque le dispositif est en service. De préférence, le dispositif comporte des moyens pour maintenir un tel courant ascendant de verre près des deux parois latérales opposées et peut comporter en plus, des moyens de chauffage, pour créer une barrière thermique en aval de la zone d'étirage. Dans ce cas, l'écoulement du verre fondu vers la face aval et vers les bords du ruban est favorisé et permet l'obtention de vitesses d'étirage très élevées. Le dispositif selon l'invention peut être du type à puits peu profond, l'étirage s'effectuant à partir de toute la profondeur du verre contenu dans le puits; dans ce cas, les moyens pour créer une barrière- thermique- locale peuvent maintenir effectivement un courant ascendant de verre, sur toute la hauteur du verre fondu. Le dispositif peut au contraire, être du type à puits profond, l'étirage s'effectuant seulement à partir de couches superficielles de verre Dans ce cas, les moyens pour créer une barrière thermique, maintiennent avantageusement un courant ascendant de verre fondu, au moins dans lesdites couches superficielles et à un emplacement voisin d'au moins une partie de paroi, de sorte que le courant de verre fondu est pratiquement empêché de passer sous la barrière thermique. Certains dispositifs comportent de préférence un seuil complètement immergé dans le verre et des moyens de chauffage qui créent un courant ascendant de verre au-dessus dudit seuil. De préférence, des moyens de chauffage agissent à partir d'une position située sous le niveau du sommet dudit seuil, de sorte que ledit courant ascendant longe la paroi du seuil puis se prolonge au-dessus de son sommet. La partie du fond du puits disposée en aval du ou des seuils peut, avantageusement, être plus haute que la partie du fond en amont du ou des seuil(s). Dans ce cas, la hauteur de la quantité de verre inutilisée présente en aval de la digue est réduite. Lorsque l'on utilise un puits profond, il est également avantageux que le verre en fusion situé à des niveaux relativement bas, en aval du seuil , puisse être efficacement refroidi, favorisant ainsi un mouvement de descente accéléré du courant de retour inférieur. De préférence, l'appareil comprend un seuil creux et des moyens pour engendre, à l'intérieur de celui-ci, la chaleur nécessaire pour créer une barrière thermique locale au-dessus du seuil. Dans d'autres modes de réalisation avantageux, le seuil est constitué par une simple paroi pleine et les moyens pour créer la barrière thermique peuvent engendrer de la chaleur à la base de cette paroi. Avantageusement, des moyens de chauffage sont incor porés dans ou font partie de la ou d'une paroi formant ledit seuil C'est ainsi, par exemple, que cette paroi peut entre formée au mous en partie par un ou plusieurs éléments réfractaires conducteurs de l'électricité, notamment par un ou plusieurs bloc(s) d'oxyde d'étain, dans lesquels circule un courant électrique. Ces moyens de chauffage peuvent être incorporés en surface du seuil ou être en retrait ou en saillie par rapport à la surface du seuil. De préférence, le dispositif comporte des moyens de chauffage pour maintenir une barrière thermique à l'endroit du seuil, ces moyens de chauffage étant localisés au contact du verre près ou à une certaine distance du seuil. C'est ainsi, par exemple, que les éléments chauffants peuvent être placés ad-dessus du seuil de manière à chauffer plus. ou moins. intensément. le verre dans cette région., ou bien de manière à y établir un gradient de températures différent de celui qui s'y serait établi si les élé- ments de chauffage avaient été logés au-dessous ou à l'intérieur du seuil. Les éléments chauffants peuvent aussi être avantageusement prévus à un niveau inférieur afin d'imprimer au verre placé au voisinnage du seuil, une impulsion ascendante. Dans un mode de realisation très satisfaisant, les moyens de chauffage locaux, dégegent de la chaleur directement au sein de la masse de verre. De préférence, les moyens de chauffage qui créent la barrière thermique comprennent des électrodes entre lesquelles un courant électrique circule en traversant le verre fondu. Ces électrodes peuvent prendre la forme de plaques ou de tiges, mais avantageusement, sont formées par une certaine-quantité d'un métal ou d'un sel métallique fondu. Dans l'un de ces modes de réalisation,au moins une électrode est disposée au-dessus dudit seuil, mais de préférence, les moyens de chauffage comprennent des électrodes disposées de part et d'autre de ce dernier. Il est avantageux de placer une électrode sensiblement sous le ménisque d'étirage. C'est ainsi notamment qu'une barre d'étirage peut être prévue à cet endroit, dans laquelle est incorporée ou maintenue une électrode. Une électrode placée sous la position d'étirage, comme mentionné ci-dessus, peut être incorporée dans ou tenue par un élément faisant partie intégrante de la paroi terminale ou qui est relié à celle-ci. Dans certains cas, l'absence en aval de cette électrode, d'un courant de verre s'élevant à partir d'un niveau inférieur, est avantageuse pour favoriser l'établissement de meilleures conditions thermiques et rhéologiques. L'utilisation d'électrodes faisant passer un courant électrique à travers le verre évite de transmettre l'énergie thermique à travers les parois réfractaires et, par conséquent, diminue le risque d'être attaqué par le verre fondu. De plus, le danger d'induire des courants de convection tourbillonnaires incontrôlables dans le verre est moindre que lorsque l'on utilise des moyens chauffant le verre uniquement par convection. L'utilisation d'électrodes disposées de part et d'autre du seuil permet de chauffer un volume important de verre en donnant naissance ainsi à un courant ascendant interne. Des électrodes de grande surface peuvent être placées pour éviter des densités de courant élevées et la formation de bulles. I1 est également avantageux que le sommet de la digue soit relativement près de la surface du verre afin de produire une densité de courant relativement élevée au droit même du seuil, afin de créer une barrière mécanique et thermique s'opposant au mouvement des impuretés vers l'amont, c'est-à-dire en direction de la zone d'étirage. Lorsque l'on utilise des électrodes situées de part et d'autre du seuil et sur le fond du puits, il est avantageux que la partie du fond en aval du seuil soit à un niveau plus élevé que celle en amont du seuil car dans ce cas, en plus des avantages découlant d'une telle différence de niveaux, comme expliqué ciavant on obtient l'avantage supplémentaire que les électrodes peuvent être plus rapprochées l'une de l'autre. L'une des électrodes au moins, peut etre constituée d'un métal solide, ou d'une matière réfractaire conductrice de l'électricité, la préférence étant donnée à des métaux précieux réfractaires tels que le molybdène, le tungstène et à Sn02, éventuellement additionné d'éléments de dopage.Ces matières se comportent de façon satisfaisante dans le verre fondu, à température élevée, même si elles sont traversées par un courant électrique. De plus, les électrodes solides peuvent être conformées de façon à réaliser une distribution prédéter minée de la densité de-courant. On utilise avantageusement des électrodes composées d"un métal fondu ou d'un sel métallique fondu. Un tel métal ou sel plus lourd que le verre fondu, contribue à diminuer la résistance de friction s'opposant à la circulation du verre. IL est possible d'utiliser des électrodes en métal fondu ou en un sel métallique fondu moins dense que le verre fondu. Ces électrodes ne gênent pratiquement pas la circulation des courants superficiels de verre.De plus, elles peuvent être facilement changées au cours du temps et leur épaisseur peut être modifiée au besoin; de plus, leurs propriétés électriques peuvent aussi être modifiées en changeant leur compositlon chimique, sans interrompre pour autant la production du ruban de'verre; Parmi les métaux fondus appropriés plus lourds que le verre, on peut citer l'étain et le plomb, bons conducteurs de l'électricité. Selon une particularité facultative mais avantageuse de l'lnvention, un réservoir est prévu pour contenir une électrode en métal ou en sel métallique fondu au contact du verre fondu, ce réservoir comportant un prolongement conduisant à une région plus froide où le métal ou le sel métallique remplissant ce prolon yement peut être connecté à un câble électrique. De cette manière, les problèmes du maintien d'une bonne liaison électrique entre le câble et l'électrode dans une zone ou règne une température très élevée, comme c'est le cas, par exemple, près d'un seuil situé sous la zone étirage, sont résolus.C'est ainsi par exemple, qu'une électrode d'étain fondu en contact avec le verre peut être contenue dans un réservoir comportant un prolongement plus froid dans lequel ce métal est à l'état solide ou, du moins, dans un état plus froid, qui permet le placement aisé d'une connection électrique. Une électrode en sel métallique fondu peut également s'étendre jusqu'à un endroit plus froid, à condition que ce sel plus froid soit suffisamment bon conducteur de l'électricité pour y permettre le raccordement à un câble électrique. De préférence, on dispose au moins une ouverture d'écrèmage dans une paroi extérieure à l'aval de la barrière thermique. En service, un faible débit de verre est évacué en continu ou par intermittence par cette ouverture d'écrèmage, de façon à créer un courant orienté vers l'aval au-dessus du sommet de la barrière thermique, courant qui constitue une protection supplémentaire contre l'écoulement d'impuretés vers l'amont, c'est-àdire vers la zone d'étirage. La présente invention se rapporte aussi à un ruban ou une feuille de verre possédant de nouvelles caractéristiques. Cette feuille de verre est-constituée de feuillets d'indices de réfraction différents parallèles aux faces de la feuille. La qualité optique de la feuille de verre dépend, dans une large mesure, de la distribution et de la conformation des différents-feuilets qui la composent. Lorsque l'interpénetra- tion des cordons ayant des indices de réfraction différents est appréciable, la feuille tend à donner un aspect déformé des objets vus par transparence, même lorsque ses faces sont planes et parallèles. La configuration des feuillets dépend de la distribution spatiale des courants de verre de viscosités différentes alimentant le ruban pendant l'étirage,et cette configuration peut etre mise clairement en évidence par une photographie anamorphosée d'une section du ruban réalisée perpendiculairement à la direction d'étirage. Un but de la présente invention est d'élaborer une feuille de verre composée de feuillets d'indices de réfraction différents distribués de telle manière que les rayons lumineux qui entrent par l'une de ses faces, sur une plage étendue d'angles d'incidence, subissent une réfraction aussi proche que possible de la réfraction- théorique, et avec un minimum de diffraction et d'absorptiol. Dans une feuille de verre conforme à l'invention, la distribution des dits feuillets visibles sur une section qui s'étend sur toute la largeur du ruban étiré et qui est perpendiculaire à la direction d'étirage, se présente sous la forme de lignes pratiquement parallèles aux faces du ruban sur presque toute la largeur de celui-ci et formant ou suggérant visuellement un ensemble d'ellipses plates emboitées l'une dans l'autre; de plus, cette distribution est telle qu'il n'existe pas de changement brusque de l'indice de réfraction d'un feuillets un autre, qui pourrait provoquer une interruption marquée de la continuité des franges d'interférence examinées par microréfractometrie interférentielle au moyen d'un faisceau lumineux projeté à travers la feuille de verre, parallèlement à ses faces principales. Une feuille de verre conforme à l'invention possède d'excellentes propriétés optiques, et ne produit, tout au plus, qu'une très faible distorsion des objets vus par transparence, même sous des angles relativement très écartés par rapport à la normale aux faces de la feuille. Quand on étudie une section d'une feuille conforme à l'invention perpendiculaire à la direction d'étirage afin d'examiner la Juxtapositlon des feuillets de verre d'indices de réfraction différents, celle-ci apparaît comme pratiquement exempte de lignes qui se croisent. En effet, la grande majorité des lignes de contour sont pratiquement parallèles. Ces lignes de contour décrivent des figures se rapprochant d'ellipses plates, la plus grande s'étendant sur toute la largeur de la feuille. Des techniques d'examen et d'enregistrement photogra phiques de la distribution des feuillets de verre d'indices de réfraction différents dans une feuille de verre étirée sont bien connues en verrerie et ont été largement utilisées sur les échantillons de verre disponibles jusqu'à présent et étirés par divers procédés. En général, les feuilles de verre connues présentent, dans ces conditions d'examen, un système de lignes de contour qui se croisent en un ou plusieurs endroits et/ou qui n'entrent dans aucune sorte de configurations elliptiques. Toutefois, la configuration formée par les lignes de contour dans les feuilles de verre conformes à l'invention, n'est pas la seule caractéristique importante de ces verres. En effet une autre particularité importante de ceux-ci réside dans l'absence de variations brusques de l'indice de réfraction d'un feuillet à autre dans l'épaisseur de la feuille de verre.Les variations de l'indice de réfraction à travers l'épaisseur de la feuille sont faibles ou progressives de sorte qu'elles ne produisent pas une interruption nette de la continuité des franges d'interférence quand on examine la feuille au moyen d'un microréfractomètre lnterférentvel. Un microréfractomètre interférentiel est un instrument par lequel un faisceau lumineux est projeté à travers l'échantillon à examiner et qui est formé de deux parties inégalement retardées donnant naissance à des franges d'interférence.Quand on examine un échantillon d'une feuille de verre conforme à l'invention au moyen d'un tel instrument, cette feuille état montée de façon que le faisceau lumineux soit perpendiculare à sa section, aucun défaut marqué n'apparaît dans les franges d'interférence, quelle que soit l'orientation de la Eeuille autour de l'axe du faisceau lumineux Un type de microréfractomètre interférentiel particulièrement bien adapté à ces fins est celui développé par NomarskI. La méthode nterférentielle de Nomarski est décrite, par exemple, dans les "Tecnniques de l'Ingénieur", chapitre R3422, année i96l, paragraphe 6, 3 à 6,6(en particulier dans le paragraphe 6, 52@ sous ie t;tre "Objectif interférentiel à prisme de Wollaston" Cet article est publié par les "Techniques de l'Ingénieur", 21, rue Cassette, Paris VI, France. Le réfractomètre de Nomarski comporte une source lumineuse délimitée par une fente et une combinaison de prismes et de filtres polarisants qui créent des franges d'interférence ayant la forme d'une série de lignes ou de bandes parallèles respectivement blamches et sombres. Quand on utilise un tel appareil pour examiner une feuille de verre, celle doit etre placée dans un plan non parallèle aux lignes ou aux bandes d'interférence. La feuille peut, par exemple être placée dans un plan faisant un angle de 45 avec ces lignes ou bandes On constate qu'une feuille de verre, conforme à l'invention ne donne pas naissance à une brisure ou discontinuité nette des lignes ou des bandes d'interférence, quelle que soit son or@entation autour de l'axe du faisceau lumineux, de sorte qu'on peut faire tourner cette feuille autour de cet axe sans que des discontinuités marquées apparaissent dans les lignes ou les bandes d'interférence pendant que la feuille tourne de 3600. Au moyen des présents procédé et dispositif, on peut produire une feuille de verre telle que décrite ci-dessus, en particulier, quand une barrière thermique est créée directement en aval de la zone étirage. On suppose que l'un des résultats de l'étabissement et du maintien dune telle barrière thermique, ou de plus leurs de ces barrières, est de stabiliser le profil d'écou- lement existant dans la masse de verre aux environs de la zone d'ét@rage, DA les courant de verre changent de direction pour alimenter .s fanes aval et amont du ruban De préférence, la feuille de verre conforme à l'invention ne présente prat@quement pas le défaut qu'il est convenu d@appeler "pe@gnage". L'une des particularités de la plupart des feuilles de Jerez connues est la présence sur l'une des faces au moins, de défaut appe@és "pe@gnage" Ces défauts peuvent être observés et enreg@strés par @nterfémométr@e en utilisant les franges de Fizeau bien connues nu en examinant une image réfléchie de la face du verre, obtenue en provoquant la réflexion d'un faisceau lumineux par cette face sur un écran, corme il sera décrit plus en déta@l par la suite La feuille de verre conforme à l'inven- tion est pratiquement exempte de peignage lorsqu'une barrière thermique est maintenue directement en aval de la zone d'étirage. Un effet de cette barre thermique pourralt être de protéger le courant de verve qu@ élève et qui alimente la face aval du ruban de verre, du contact de la paroi terminale du puits, ce qui évite- rait ou é@@minerait le défaut de "peignage". D'autres avantages de l'invention apparaîtront lors de La description qu va suivre, à titre d'exemples nullement limitatifs, avez référence au dessin annexé, dans lequel - ia figure I est une coupe transversale verticale dune part@e d'un puits du tBpe Pittsburgh, la vue étant prise usvant ia ligne I-I de la figure 2; - la figure 2 est une vue en plan de la partie du puits représente sur la figure 1, - La figure 3 est une coupe longitudinale verticale d une partie J un puits du type Colburn; ; - la figure 4 est une coupe longitudinale verticale d'un autre puis du type Colburn, la vue étant prise suivant la ligne IV-IV de la figure 5; - la figure 5 est une Vue en plan brisée de la partie du puits représentée sur la figure 4; - la figure 6 est une coupe longitudinale verticale d'une partie d'un autre puits du type Pittsburgh; - la figure 7 est une coupe longitudinale verticale d'une partie d'un autre puits du type Pittsburgh; - la figure 8 est une coupe transversale verticale dgune parte du puits représentée sur la figure 7, la vue étant prise suivant la ligne VIII-VIII de cette figure; - la figure 9 est une coupe longitudinale verticale d"une partie dsun autre puits du type Colburn;; - la figure 10 est une coupe longitudinale verticale d'une parte d un autre puits du type Colburn; - la figure il est une coupe longitudinale verticale dune partie d'un troisième puits de type Colburn; - les figures 12 à 17 sont des vues de détail montrant des parties de puits de six machines différentes, ces vues étant des coupes verticales parallèles à lJaxe longitudinal des puits; - la figure 18 est une coupe longitudinale verticale dssne partie d un autre puits de type Pittsburgh; et, - la figure 19 est une coupe longitudinale verticale d'une partie dun autre puits de-type Pittsburgh; - la figure 20 représente la configuration de contours apparaissant sur une photographie anamorphosée d'un échan tillon d'une feuille de verre conforme à l'invention; - la figure 21 montre les franges d'interférence formées par les rayons lumineux projetés à travers l'échantillon de verre de la figure 20 et examinées au microréfractomètre interférentiel selon le procédé Nomarski; - la figure 22 montre la configuration de contours apparaissant sur une photographie telle que celle spécifiée cidessus lorsqu'on examine un échantillon d'une feuille de verre produite par un procédé d'étirage Pittsburgh classique;; - la figure 23 montre l'aspect des franges d'interférence formées par les rayons lumineux projetés à travers un échantillon constitué par une feuille de verre étiré selon le procédé Pittsburgh classique pendant l'examen d'un tel échantillon par un microréfractomètre interférentiel selon la méthode de Nomarski mentionnée ci-dessus - la fleure 24 montre une configuration typique de "pe gnage" détectée par des méthodes photographiques sur l'une des faces dun échantillon constitue par une feuille de verre étirée selon le procédé Libbey@owens classique;; - la figure 25 est une représentation schématique d'un appareil strioscopique pour enregistrer photographiquement l'homo généité du verre dans une section d'une feuille de verre; - a figure 26 est une vue schématique du système optique d'un microréfractomètre interférentiel utilisé pour la mire en oeuvre de la- méthode Nomarsk@. Le dispositif représenté sur les figures et 2 comprend un puits i capable de contenir une certaine quantité de verre fondu- La partie inférieure de ce puits comprend une sole 2, ne paroi @erminale arrière inférieure 3 et des parois latérales @férieures 4 et 5 A sa partie supérieure, les dimensions du puits, vu en pian, sont prolongées par des parois horizontales 6, 7 et 8 qui s'étendent au-delà des paroIs 3, 4 et 5, et qui supportent une paroi terminale supérieure 9 et des parois latérales supérieures 10 et 11 Quand le dispositif fonctionne, il est alimenté en con@ nu par du verre fondu à son extrémité (non représentée située à l'opposé des parois terminales 3, 9 afin de main ten@r a surface 2 de la masse de verre fondu au niveau indiqué pendant que le verre est étiré au-dessus de cette surface sous forme d un ruban continu 13 limité par des bords latéraux 14, 15. Dans le puits représentée trois électrodes horizontales 16 sont disposées l une au-dessus de autre à une certaine distance de la paroi terminale supérieure 9- Un groupe analogue de trois électrodes horizontales 17 est disposé, à une certaine distance vers i Xnterseur de ia paroi latérale supérieure 10, tandis qu-'un troisième groupe @dentique de trois électrodes horizontales 18 est placé à une certaine distance vers 1 intérieur de la paroi latérale supér@eure 11 du puits Les électrodes 17 sont reliées à une source électrique 19, l'électrode 17 centrale étant reliée à l'un des pôles de cette source, tandis que les électrodes 17 supérieure et inférieure sont connectées à l autre pôle de celleci- Les électrodes i6 et 18 sont rellees de la même façon à des sources électriques non représentées, Le dispositif comporte au-dessus du puits, une chambre d étirage et un caisson à travers lequel le ruban de verre est étiré Ces derniers éléments conformes à la technique traditionnelle, sont bien connus et n'ont donc pas été représentés. La tension électrique appliquée aux électrodes de chacun des groupes 16, 17 et 18 est caiculée pour que le courant électrique traversant le verre entre les électrodes, ne dépasse nulle part une densité de courant de 0,4 A/cm2 et pour que, par suite du passage de ce courant électrique, la température du verre, au voisinage de chaque groupe d'électrodes, soit supérieure d'environ 40tC par rapport à ce qu'elle aurait été sans ce chauffage d'appoint. En conséquence, une barrière thermique est créée et est maintenue à lNemplacement de chaque groupe d'électrodes A ces endroits, il siétablit ainsi un courant ascendant con tnnu de verre fondu qui S élève dsune position voisine à la parte de paroi sousJacente respectivement 6, 7 ou 8 Une partie de ce courant ascendant se dirige vers l'intérieur du puits vers le ménisque situé à la base du ruban i3, l'autre partie s'écoulant en direction des parois adjacentes respectivement 9, 10 ou k. En aval de chaque barrière thermique se trouve une zone dans laquelle la température du verre fondu est relativement basse, les parois latérales et terminales du puits étant, d'autre part, profilées de manière que les parties de paroi 6, 7 et 8 situées sous les barrières thermiques empêchent le verre de ces zones relativement moins chaudes de progresser vers la région d'étirage En conséquence, il existe peu de risque que des grains de verre dévitrifiés, qui pourraient se former près des parties de paroi 6, 7, 8, 9, 10 et 11 et des grains de matière réfractaire détachés de blocs de parois 9, 10 et il puissent s'introduire dans les courants de verre alimentant le ménisque situé à la base du ruban de verre 13 Le verre contenu dans ces zones relativement froides, situées en aval des groupes d'électrodes, circule autour dEaxes horizontaux ce qui a pour effet de diminuer les risques de dévtrfication dans le verre fondu. De plus, le chauffage local du verre à lendroit des groupes d'électrodes diminue la viscosité du verre alimentant la face avale et les bords latéraux du ruban, de sorte que la largeur des parties marginales de ce dernier est réduite et qu'un verre de qualité standard peut être produit à une vitesse plus élevée que dans les procédés classiques. L'augmentation résuitante de la largeur utilisable du ruban de verre peut, dans le procédé conforme à l'invention, atteindre Jusqu'à i0 centimètres. Dans une variante du procédé décrit avec référence aux figures 1 et 2, seules les électrodes 16 sont utilisées. Dans ce cas, la vitesse d'étirage maximale est légèrement inférieure par suite des restrictions imposées par la viscosité un peu plus grande du verre fondu alimentant les parties marginales du ruban, tandis que la largeur de ces parties marginales qui doivent être mises au rebut, est plus grande, par suite notamment de la surépaisseur de ces parties marginales. Toutefois, la qualité du ruban de verre obtenue aux vitesses d'étirage normales, était très supérieure à celle qu'on obtient en opérant dans les mêmes conditions, mais sans les électrodes 16. Dans une autre variante, on n'utillse que les groupes d'électrodes 17 et 18 Dans ce cas, la vitesse d'étirage maximale à laquelle un ruban axant une planéité et une uniformité d'épaisseur données a pu être étiré est supérieure à celle du procédé classique ne comportant pas de barrière thermique, la largeur des parties marginales dont I'épaisseur dépasse la limite admissible étant normale. Toutefois, on a constaté que le nombre des défauts de la partie centrale du ruban était sensiblement plus élevé, par suite de la présence de grains dévitrifiés et de bulles, comparativement au cas où les électrodes 16 étaient utilisées. En se référant maintenant à la figure 3, on voit une parte d'un puits du type Colburn ou Libbey-Owens équipée pour ia mise en peuvre du procédé selon l'invention. Ce dispositif comprend un puits ou pot 10 comportant une sole 21, une paroi terminale 22 et des parois latérales dont une seule, indiquée en 23, est visible sur le dessin Le puits est supporté par des piliers 24 et 25- Un ruban de verre 26 est étiré en continu à partir-de la surface 27 et est pliée à 90 autour d'un rouleau 28 pour gagner une galerie de recuit Celle-cl, ainsi que les rouleaux prévus pour transporter le ruban de verre à travers elle, et les autres parties classiques de la machine sont bien connus et n ont pas été représentes, Le puits 20 est peu profond et le verre constituant le ruban 26 est étiré en continu à partir de toute la hauteur du verre qu"il contient. A l'intérieur du puits 20, entre la zone d'étirage et la paroli terminale 22, sont disposées deux résistances électriques chauffantes 29, 30 qui s'étendent sur toute la largeur du puits, parallèlement à la ligne d'étirage et à la paroi terminale. Pendant l'étirage, on fait passer un courant électrique dans les résistances 29 et 30, afin de produire un chauffage local du verre fondu dans la zone correspondante du puits. Ces résistances élèvent la température locale du verre d'environ 500C. I1 en résulte un courant ascendant continu de verre vers la surface 27 au voisinage des résistances Cecourant ascendant provient d'une position voisine de la partie sous-jacente de la sole 21. Le schéma fondamental d'écoulement du verre en fusion dans le puits, suivant une section longitudinale verticale, est indiqué par des flèches sur le dessin.On notera qu'il diffère de celui qui s'établit dans les puits classiques peu profonds en ce que le courant de verre se dirigeant vers l'aval du ruban ne provient pas de la paroi terminale du puits, mais d'une position qui est espacée vers l'intérieur par rapport à cette paroi, cette position étant déterminée par celle des résistances 29, 30. Le verre fondu situé en aval du plan transversal vertical contenant ces résistances ne participe pratiquement pas au courant de verre gagnant le ménisque, par suite de l'existence de la barrière thermique. D'autre part, le verre est empêché de passer sous cette barrière thermique parce que le courant ascendant de verre fondu commence à la base même de la sole. Le verre fondu situé en aval de la barrière thermique est maintenu continuellement en mouvement par des courants de convection. Les grains de verre dévitrifiés qui pourraient se former au voisinage de la paroi terminale et/ou les grains de matière réfractaire qui pourraient se détacher de la paroi réfractaire dans cette région sont empêchés d'accéder à la zone d'étirage par cette barrière thermique.Par ce fait et à cause de la faible viscosité du verre alimentant la face arrière du ruban, la vitesse d'étirage maximale à laquelle un ruban de verre de bonne qualité peut être étiré est augmentée d'environ 30 %. La figure 4, montre une partie d'un puits 31 alimentée en continu par du verre en fusion, ce puits étant supporté par des piliers 33, 34. En fait, la région 35 constitue l'intérieur d'une chambre d'étirage classique, avec ses "lip-tiles", sa galerie de recuit, les rouleaux de transport, au moyen desquels le ruban est supporté et entraîné le long de la galerie, ainsi que d'autres parties normalement présentes dans ce type de puits mais qui n'ont pas été représentés car n'étant pas nécessaires à la bonne compréhension de l'invention.On a toutefois représenté le rouleau 36 sur lequel le ruban de verre est plié avant d'entrer dans la galerie de recuit. Le puits 31 comporte une paroi terminale 37 et une sole composée de deux sections 38, 39, situées de part et d'autre d'un seuil 40 qui s'étend sur toute la largeur du puits et qui est forme des parois 41, 42 et 43 Ce seuil divise la partie in férieure du puits en un compartiment aval 44 et un compartiment amont 45 Une série de résistances électriques chauffantes 46 traverse le seuil de manière à pénétrer dans le verre fondu contenu dans le puits, ces résistances étant reliées à une source électrique, non-représentée.Les partiesinférieures 47 de ces résistances situées à l'extérieur du puits, sont gainées d'une matière réfractaire= Le verre est étiré vers le haut, à partir de la surface du verre, de sorte qu'un ménisque 48 ayant des faces aval 49 et amont 50 s'établit à cette surface, ce ménisque formant la base d'un ruban de verre 51 ayant une face aval 52 et amont 53 Aux figures 4 et 5, les électrodes 46, qui sont espacées 1 une l'autre de 25 cm, sont reliées à une source électrique telle que la puissance totale nécessaire pour le chauffage du verre fondu s'étendant au-dessus du seuil 40 s'élève à 30 kW. Dans ces cond t~ons, ce verre au-dessus du seuil est à une tempe- rature supérieure de 30XC à celle obtenue sans électrodes. On a observé que ce chauffage local du verre produisait un courant ascendant stable de verre fondu le long des parois 41 et 43 du seuil, lequel se prolongealt jusqu'à la surface du verre fondu contenu dans le pUltS Les courants de verre s'élevant le long de la paros 41, s'écoulaient en direction de la paroi terminale 3 du puits et ensuite descendaient le long de cette paroi, de sorte que la presque totalité de la masse de verre occupant le compartiment 44 était maintenue en circulation et était effecti- vement Isolée du courant de verre alimentant la face aval du ménisque 48- Le courant de verre gagnant la face aval du ménisque provenait ent;èrement ou principalement du courant ascendant de verre fondu s'élevant le long de la paroi amont 43 du seuil. Ains@, les grains de matière réfractaire détachés ou les grains dévitrifiés se formant dans le compartiment 44 étaient entièrement ou presque entièrement empêchés d'accéder à la zone d'étirage, dans laquelle le ménisque 48 se forme. Ce dernier résultat était, en outre, favorisé par le fait que le débit d'alimentation du puits en verre fondu était légèrement supérieur (d'environ l %) au débit d'étirage du ruban 51 Cet excès de verre était évacué en continu par une série de trous d'écrèmage 54 ménagés dans la paroi terminale 37 au niveau de la surface du verre et, prolongée par des canaux d'écoulement 55 Un résultat analogue a pu être obtenu en planant les trous 54 à un niveau inférieur dans la paroi terminale 37 Quel que soit le niveau des trous diécrèmane, l'évacuation du verre par ceux-ci peut être intermittente ou continue La figure 6 montre une partie d'un dispositif du tvpe Pittsburen, comportant un pu@ts 60, qui comprend une sole 61, une paro@ terminale 62 et des parois latérales dont une seule, désignée par 63 est visibie De préférence, la paroi terminale 62 est formée d'un certain nombre d'éléments réfractaires de compositions différentes, Le puits est alimenté en verre jusqu'à un ni ve@u 64, où l'on maint@ent une lente évacuation continue de verre fonda au dessus d'un trop plein 65 au sommet de la paroiS terminale 62 La paroi terminale 52 a une forme spéciale afin de constituer un seuil 66 complètement immergé dans le verre et qui s'étend sur toute la largeur du puits. Les parties basses de la paroi 62 @@tuées respectivement en aval et en amont du seuil 66, survoltent des électrodes 67 et 68 en tungstène. Le puits 60 est surmonté de la chambre d'étirage habituelle, limitée à l'aval et à l'amont par des blocs dits "L" 69, 70, à t@avers lesq@@ @ le verre est étiré en continu en un ruban 71. La chambre d étirage est surmontée d'un caisson le long duquel le ruban est entraîné vers le haut par des rouleaux.Ces parties de dispositif et certaines autres, telles nue les refroi dis@@@@@ prévus dans la chambre d'étirage et les rouleaux mar@i- naux entre lasquels les bords du ruban ont pincés n ont pas été représentés car @l s'agit d'organes classiques qui, de plus, ne concerne@t p@s d@rectement l'invention. Te eiectrodcs 67, 68 qui s'étendent sur tou la largeur du puits 60 sont reliées aux pâles d'une source électrique, comme ndiqué schématiquement sur la fulgure de sorte au'un courant électrique traverse le verre fondu situé entre ces électrodes. La tenson de cette source est calculée de façon que la densité du courant circulant dans le verre ne dépasse pas 0,6 A/cm2. Le ruban de verre est alimenté par un flux direct de verre fondu En effet, le verre fondu situé à la surface de ce flux alimente directement la face amont du ruban, comme l'indique la flèche 72, tandis qu'une partie du verre située à un niveau inférieur dans ce flux poursuit son chemin au-delà de la zone d'étirage, pour s'élever ensuite à la surface au voisinage du seuil 66, comme l'indique la flèche 73, avant de refluer vers le ménisque le long de la région superficielle de la masse de verre fondue, Une partie du verre fondu qui s'écoule vers la paroi terminale 62 descend le long de celle-ci et forme le courant de retour 74 La viscosité du courant superficiel de verre se rendant à la face aval du ménIsque est maintenue relativement faible par le chauffage local réalisé au voisinage du seuil En conséquence, l'homogénéité du ruban étiré est améliorée et l'étirage peut se dérouler à une vitesse plus élevée que dans le procédé classique. L'augmentat-on de La vitesse d'étirage peut atteindre et même dépasser 20 à 30 %, Le verre situé en aval-du seuil 66 est effectivement isolé du courant de verre alimentant le ménisque par la barrière thermique maintenue au-dessus de celui-ci par le courant de chauffage traversant le verre. Le seuil lui-même empêche le verre de passer sous cette barrière thermique.Le chauffage du verre au voIsinage du seuil maintient le verre en aval de celu-cI, en crculation comme l'indiquent les flèches 75 et ce fait contribue à réduire les risques de pollution du courant de verre 73 par des impuretés, telles que des grains de verre dévitrifié et des débris de matière réfractaire. Le seuil lui-même,- entIèrement immergé dans le verre en fusion, n'est que très peu suet à la corrosion.Les impuretés sont en plus empê chée de se diriger vers la zone d'étirage par l'existence d'un écoulement d4un faible débit de verre par dessus le trop plein 65, sous forme d'un courant 76 il convient de noter que la distance entre la zone d'ét@rage et la paroi terminale 62 du puits est sensiblement inférieure à celle nécessaire dans les procédés traditionnels. En fait, en adoptant l'invention, la masse de verre maintenue dans le puits, en aval du plan vertical d'étirage, peut être réduite de moitié environ, comparativement à un puits classique du type Pittsburgh Les figures 7 et 8 montrent un dispositif du type Pittsburgh qu; comprend un puits 80 comportant une paroi terminale 81, des parois latérales, dont une seule désignée par 82 est représentée, et une sole 84 Un ruban de verre 85, limité par une face aval 86 et une face amont 8?, est étiré hors du verre fondu contenu dan. le puits, à partir d'un ménisque 88, ayant des faces aval 89 et amont 90, formé en surface 91 du verre en fusion. La position du ménisque 88 est stabilisée par une barre d'étirage 92. La superstructure classique comprenant la chambre d'étirage et les éléments associés à celle-ci ainsi que le caisson à travers lequel le ruban est entraîné, n'ont pas été représentés sur le dessin, étant bien connus des techniciens. Les bords latéraux du ruban 85 sont plus épais que la partie centrale principale de celui-ci, comme représenté en plan sur la figure 2,mais cette surépaisseur du bord du ruban n'a pas été indiquée sur la figure 7 La partie supérieure du puits s'élargit localement. La figure 8 montre la forme de l'extrémité latérale du puits, l'autre extrémité latérale de celui-ci a la même forme, l'élargissement local étant symétrique par rapport au plan longitudinal vert cal En se reportant à la figure 8, on voit que la paroi Latérale 82 a une hauteur réduite et se termine au niveau 94 Dans la région de 1 extrémité de cette paroi latérale réduite s'étend une parol horizontale 95 qui se termine par une paroi latérale supérieure 96 Un seuil 97 s'élève de la paroi horizontale 95 Ce seuil s s'étend sur toute la distancie comprise entre la paroi terminale 8i du puits et une paroi 98 La paroi horizontale 95 supporte des plaques de tungstène 99 et 100 disposées de part et d'autre du seuil 97 Ces plaques sont reliées aux pâles d'une source électrique alternative 101. En fonctionnement, la source électrique iO fait passer un courant alternatif à travers le verre fondu entre les plaques 99 et 100 et, par conséquent, au dessus du seuil 97 Une barrière thermique est ainsi maintenue dans cette région et sa présence se traduit par un courant ascendant continu de verre- le long des côtés du seuil et vers la surface du verre fondu- Comme on le voit sur la figure 7, les plaques 99 et 100 ne s'étendent pas sur toute la distance comprise entre le parois 81 et 98 Toutefois elles pourraient, dans d'autres cas, s'étendre sur toute cette distance En faït, les dimensions de ces plaques sont calculées pour atteindre une densité de courant électrique prédéterminée dans le verre fondu Les courants électriques circulant dans le verre fondu contenu dans les prolongements latéraux du four chauffent les courants de verre s'écou lant dans les parties terminales du ménisque 88 qui constituent les bords du ruban de verre Dans les procédés traditIonnels, le verre qu. ai mente les régions terminales du ménisque à partir des parois latérales a tendance à se refroidir sensblement et par co@@équent à présenter une plus grande viscosité. Clest là @ un des facteurs qui, normalement, limite la vitesse d'étirage maximale En chauffant ce courait de verre au moyen d'une bar r@ère thermique, la vitesse d étirage et/ou la largeur de-la partie utilisable du ruban dans laguelle l'épaisseur est à l'intérieur des limites de tolérance, peut étre augmentée. Dans une warrante du procédé décrit en regard des figures -5 et 8, le plaque métalliques faisant fonction d'élec- trodes pourraient étre remplaces par un certain volume de métal fondu, par exemple, d'éta@n fondu, ou par une certaine quantité de sel métallique fondu, -e qui offre i'avantage de diminuer enco re la résistance de frict on s s'opposant à la circulation du verre fondu allmentant les extrémités du ménisque Dans des conditions favorables, II est possible, en adoptant ia forme de four et la barrière thermique décrits aux figure 7 et 8, d attendre une vitesse d'étirage qui est de l'ordre de i,8 à 2 fols supérieure à la vitesse étirage maximale atte@nte dans les procédés classigues. La figure 9 montre une partie d'un puits du type Colburn ou Libbey-Owens, notamment la partie du puits 102 d'où le verre fondu e-- étiré et le rouleau 103 au-dessus duauel le ruban de verre est plié avant d'être entra ne à travers la galerie de recuit, La chambre d'étirage, 13 galerie de recuit et diverses autres plates norma@ement présentes dans les dispositifs de ce genre, mais qui ne concernent pas directement l'invention, n'ont pas été représentées sur les figures.Le puits i02 comprend une par@@ terminale iG4 et une sole composée de deux sections 105 et 06 disposée re-pectivement en aval et en amont d'un seuil 107 qui étend sur toute la largeur du puits Le seuil 107 sépare la partie inférieure du four en des compartiments aval 108 et amont iO9 Les deux sections 105 et 106 de la sole sont couvertes par des couches 110 etiiî étain fondu qui, elles aussi s'étendent sur toute la largeur lntérleure du puits La couche 111 est retenue à son extrémité antérieure par un gradin 112.La paroi latérale du puits comporte, à la place de l'un des blocs réfractares normaux, un bloc d'oxyde d'étain 114 incorporé dans la paroi latérale 113 L'autre paroi latérale, non représentée, renferme un bloc dioxyde d'étain identique placé directement en face du bloc 114. Les couches 110, 111 d'étain fondu, sont reliées aux deux pâles ddune source électrique Le pôle de la source électrique connecté à la couche 110 est aussi relié à chacun des blocs oxyde d'étain incorporés dans les parois latérales du four. En conséquence, un courant électrique est maintenu le long de trous trajets s'étendant dans la masse de verre.L'un de ces trajets s'étend entre les couches d'étain llO,ill situées à la base du puits et, par conséquent, par dessus le seuil 107. Un second trajet électrique d'étend entre la couche 111 d'étain fondu et le bloc d'oxyde étain 114. Le troisième trajet électrique s'étend entre cette même couche 111 et le bloc d'oxyde d'étain opposé de l'autre paroi latérale du puits. Les trajets électriques s étendant entre la couche 111 et les deux blocs d'oxyde d'étain traversent le verre en fusion situé au voisinage immédiat des paros latérales du four Les surfaces des couches 110, 111 d'étain fondu sont telles que la densité de courant le long du premier de ces trajets ne dépasse pas O r5 A/cm2, tandis que la densité de courant le long des second et troisième trajets ne dépasse pas 0,2 A/cm2. A des densités de courant aussi faibles, il n'existe pas de risques de formation de bulles dans le verre fondu. Le chauffage du verre par le courant électrique qui circu- le le long du premier trajet et la présence du seuil 107 provoquent un mouvement ascendant de verre le long des faces aval et amont du seuil 107 puis jusqu'à la surface. La densité du courant électrique le long de ce trajet est maximale dans la région située au-dessus du seuil et, par conséquent, c'est à cet endroit que le verre est le plus chauffé .Les impuretés, telles que grains de verre dévitrifié ou grain de matière réfractaire, entraînées dans le courant de verre le long de la face aval du seuil 107, ne pénètrent pas dans le courant des verre se rendant à la zone détirage, mais sont recirculées dans le compartiment 108, vers la paroi terminale 104 Dans ce compartiment, un mouvement de rotation stable dans le sens contraire des aiguilles d'une montre est maintenu dans le verre.Dans le compartiment 109, le verre s @ écoule le long de la couche 111 d'étain fondu, puis s'élève le long de la face amont du seuil 107 vers la région superficiel le de la masse de verre, puis se dirige superficiellement Jusqu'au ménisque, base du ruban 115 En même temps, le chauffage du verre le long des paroIs latérales du four, entre la couche 111 d'étain fondu et les blocs d'oxyde d'étain, tels que-le-bloc 114, stabilise les courants de verre le long de ces parois, tout en di sinuant la résistance de friction et en favorisant irécoulement libre du verre fondu vers le ménisque En utilisant un tel procédé, il est possible d'étirer un ruban de verre d'épaisseur pratiquement constante à une vitesse qui est de l'ordre de 1,5 à 1,7 fois supérieure à la vitesse d'étirage maximale des procédés classaques La figure 10 illustre une modification du procédé et du disposltif décrits en regard de la figure 9 Cette modification réside dans la présence dlun prolongement au sommet du seuil 107, ce prolongement comprenant une base 116 qui supporte une plaque Incurvée il en molybdène s'élevant jusqu'à une faible distance de la surface du verre. La plaque 117 constitue une surface équipotentielle électrique située sur le trajet du courant électrique circulant entre les couches 110 et 111 d'étain fondu.La forme et les dimensions de cette plaque ont une influence sur la configuration du champ- électrique De plus, la plaque 117 forme une barrière mécanique s'opposant au mouvement des courants de verre impur qui pourraient passer du compartiment 108 au compartiment 109 La figure ii représente un dispositif comportant un puits peu profond apparenté au type Colburn, dans lequel le verre en fusion 120 flotte sur-de l'étain fondu respectivement 523, 124 reposant sur le fond du puits.Dans la partie inférieure du puits se trouve des compartiments aval 121 et amont 122 contenant lesdites couches d'étain fondu 123, 124, ces compartiments étant séparés par un seuil 125 Les deux couches d'étain fondu sont respectivement reliées aux pôles opposés d'une source électrique alternative 126 afin de créer une barrière thermique au droit du seuil. Le verre fondu est soutiré de la surface à partir d'un ménisque 127 pour former un ruban 128. L'une des particularités du dispositif représenté, réside dans la structure des parois réfractaires du puits qui comportent des canaux et des cavités 129, 130 remplis d'étain prolongeant respectivement les couches d'étain en fusion 124 et 123. Les masses d"tann 129 et 130 sont à l'état solide, les dimensions des cavités dans lesquelles elles sont logées étant calculées pour que la densité de courant qun les traverse soit insuffisante pour fondre le métal. Grâce au fait que le métal est à l'état solide, les connexions avec la source électrique alternative peuvent etre établies très facilement, en évitant ainsi les multiples difficultés bien connues auxquelles on se heurte pour relier des câbles électriques à des électrodes métalliques maintenues à des températures très élevées. Les figures 12 à 17 représentent diverses formes de seuils et de moyens de chauffage créant une barrière thermique. Chacun des systèmes de seuil et de chauffage représentés sur ces figures peut être utilisé aussi bien pour la mise en oeuvre du procédé Pittsburgh que du procédé Colburn ou Libbey-Owens et, par conséquent, chacun de ces systèmes peut être utilisé dans l'un quelconque des dispositifs dé,à décrits au sujet des figures 1 à lr. Le seuil représenté sur les figures 12 à 17 est désigné par 131. il est creux et comprend une paroi supérieure 132, une paroi aval 133 et une paroi amont 134. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 12, le seuil est chauffé par les flammes 140 émanant d'un brûleur à gaz 1-41 disposé à l ' l'intérieur de celui-ci de façon que les flammes lèchent la paroi supérieure 132 et les parties supérieures des parois aval et amont 133, 134 La forme allongée de ces parois favorise un échange de chaleur intense et uniforme entre le seuil et le verre adjacent La paroi supérieure 132 du seuil représenté sur la figure 13 est constituée par une plaque conductrice d'électricité en oxyde étain La face inférieure de cette plaque est au contact d'une atmosphère oxydante.Cette plaque est reliée à une source électrique (non-représentée), et est parcourue par un courant électrique de densité uniforme, ce qui permet de réaliser un change de chaleur parfaitement uniforme avec le verre adjacent. Le seuil représenté sur la figure 14 est fait d'une matière réfractaire ordinaire, mais sa paroi supérieure supporte une plaque de mol@bdène 142 dont la largeur est légèrement inférieure à celle de a paroi 132, en raison de la conductibi- lite électrique importante du molybdène La plaque de molybdène est con@ectée à une source électrique. La densité de courant est uniforme sur toute a surface de la plaque, ce qui assure une distribution uniforme de la haleur, concentrée dans une colonne de verre de section horizontale relativement restreinte, s'élevant au-dessus de la plaque 142 Sur la figure L5 , la paroi supérieure 132 du seuil est constItuée dune plaque conductrice dioxyde détain, Dans. les coins entre la sole i43 et la paroi aval i33 du seuil d'une part, et entre la sole i44 et ia paroi amont 124 du seuil d'autre part, sont disposés des blocnets 145, 146 en oxyde d'étain, qui s'étendent sur toute la longueur du seuil. Les blochets 145, 146 sont connectés aux pôles opposés d-une source électrique alterna-.. tive 147. La forme de la section des blochets a été choisie en. fonction de la distribution requ@se de la densité du courant dans le verre fondu; compte tenu de ses propriétés rhéologiques, au voisinage du seuil En fonctionnement, un courant électrique circule à travers le verre fondu1 entre les électrodes 132 et 145, d une part, et entre les électrodes i32 et 146, d'autre part, ces courants créant une barrière thermique qui enveloppe le seuil. L'agencement représenté sur la figure 15 offre l'avantage. de s'opposer à toute tendance de la température du verre s'étendant le lona des parois 133, 134, du seuil de devenir trop basse ou à cel ie du erre en fusion proche de ces parois de stagner et, de ce fait, de donner naissance à des dévitrifications. Sur la figure 16, deux électrodes i48 et 149 sont dlsposées tout au long du seuil. L'électrode 148, qui est connectée à l'un des pôles d'une source électrique 150, est constituée par une plaque de platine disposée contre la paroi aval i33 de la digue. L autre électrode 149, qui est reliée au second pôle de cette source électrique est constituée par une-rigole de molybdène contenant une certaine quantité d'étain fondu.Cet agencement est adapté aux zas dans @ssquels il se produit naturellement un courant ascendant très chaud de verre le long de la paroi amont k34 du seuil Le courant électrique qui circule entre les électrodes i48 et i49 s'oppose au transfert des impuretés formées dans le compartiment i51 vers l'amont du seuil et le compartiment 152 La forme de l'électrode 148 peut être étudiée pour réaliser la distribution de courant prédéterminée requise le lona de la face aval du seuil.L'étain fondu contenu dans l'électrode 149 peut être facilement enlevé et remplacé par un autre métal ou par un autre sel métallique approprié, sans interrompre pour autant le fonctsonnerent du dispositif. Dans la variante de réalisation représentée sur la figure ;7; la barrière thermique est assurée par trois résistances électriques 153 placées au-dessus du seuil. Les pertes de chaleur à travers la paroi supérieure du seuil sont très faibles. Les résistance chauffantes peuvent s'étendre sur toute la largeur du puits ou seulement sur une partie de cette largeur. La chaleur engendrée dans les résistances induit un courant ascendant de verre fondu à l'endroit du seuil j31 Ce courant de verre se prolonge jusqu'à la surface et s'oppose à la tendance des courants de verre fondu à passer du compartiment 151 au compartiment 152. Lorsqu on utilise des moyens de chauffage pour créer une barrière thermique s'étendant à travers le puits, c'est-àdire paralîlerent au plan vert cal contenant le ménisque d'étirae, ~1 n'est pas indispensable, quels que soient les moyens de chauffage utilisés, que ceux-ci s'étendent sur toute la laraeur du four C'est ainsi par exemple, que lorsque ces moyens de chauffae e s'étendent que sur la partie principale utile du ruban, comprise entre ses zones mar@inales, les courants de verre fond@ @ui refluent de la par@@ terminfale du puits peuvent s'écoule latéralement vers l'amont au-delà des extrémités de ladite barrière thernigue, en entraînant les impuretés dans les parties marginales du ruban, et en protégeant ainsi la partie centrale principale de celui-ci de la cotamination. @tant donné que ces parties marginales du ruban seront enlevées par la suite, en tant que déchet@, cette contamination ne constitue pas un grave incon vén@ent. La figure 18 représente un dispositif du type pittsburch qui comprend un @uits 159 comportant une sole 160, une paroi terminale 161 corportant un seuil 162, et une partie externe arrière 163 située légèrement au-dessous du niveau 164 du Verre fondu afin de permettre l'écoulement continu d'un courant de trop-plein à 1 arrière de celui-ci.Dans une gouttière formée entre le euii et cette partie externe arrière 163 est disposée une plaque de tungstène 165 de i cm d'épaisseur faisant fonction d'électrode Au-dessus du puits se trouve la chambre d'étiraae habituelie 166 limitée a l'arrière et à l'avant nar des blocs en "L" t67, 168, des refroidisseurs principaux 169 et des refroidisseurs auxiliaires 170, de part et autre de la tralectoire d'étiraae du ruban, et un caisson 171 à travers lequel le ruban de verre est entraîné vers le haut pendant son refroidissement. Le ruban de verre i72 eDt étiré de la surface du verre à partir d'un ménis@ue i73 La face aval du ruban de verre est désignée par 174, et sa face amont par 175 Au lieu de la barre d'étirage traditionnelle, le puits comporte une barre 176 creusée d'une cavité 177 aul s'étend sur presque toute sa longuer. Une certaine guantité de plomb fondu 178 est contenue dans cette cavité et sert d'électrode. La plaque de tungstène 165 et ie plomb fondu sont reliés aux pôles onposés d'une source électr@que aiternative 179.Les aires des surfaces delta plaaue L65 et du plomb 178 sont des facteurs imnor tantes @ Elles sont calculées nour qu'en aucun point de ces surfaces, id densité du courant électrique ne dépasse a,5 A/cm2, réduisant aussi à un minimum les risques de formation de bulles, cette densité de courant étant néanmoins suffisante pour maintenir la température du verre, au-dessuq du seuil, supérieure d'environ 600C à celle qu'elle vaudrait en l'absence du courant électique. La présence du seuil 162 et ia création d'une barrière thermiaue dans le verre au vois@nage du seuil, ont pour effet d'imprimer au verre fondu au contact du seuil et au-dessus de la plaque 165 un mouvement de rotation stable autour d'un axe horizontal, orienté dans le sens antihorlogique.En conséquence, les impuretés susceptibles de contaminer le verre présentes dans cette région sont maintenues à l'écart de la zone d'étirage La circulation superficielle du verrue qui alimente la face aval 174 du ruban de verre i72 est maintenue pratiquement exempte d'impuretés qui se forment derrière le seuil Le verre appelé à former ce courant superficiel à l aval du ruban est chauffé dans la barrière thermique voisine du seuil et sa viscosité peut être maintenue à une valeur comparable à celle de la viscosité du verre constituant le courant amont qui alimente la face amont 175 du ruban.Le courant de verre fondu qui s'écoule au contact du plomb fondu 178 est parfaitement constant; En cela, il diffère du courant de verre fondu au contact de la face supérieure d'une barre d'étirage fendue ors navire Dans ce cas, les irrégularités de la surface de la barre perturbent l'écoulement du verre et produlsent souvent des variations d'épaisseur dans le ruban étiré.Les extrémités de la barre 176 sont à une température inférieure à celle du plomb fondu 178 et cette température inférieure contribue à stabiliser la position des extrémités du ménisque t73 à partir duquel le verre fondu gagne les bords latéraux du ruban L'écoulement en con tinu du trop-plein de verre au-dessus de la partie supérieure 163 de la paroi terminale 161 du puits crée un courant de verre orienté vers laval qui contribue également à empêcher les impuretés de sortir de la région située an aval du seuil et de se diriger vers la zone d'étirage Cette évacuation continue de verre fondu sert aussi à empêcher les impuretés de se concentrer en aval du seuil et d@atteindre une valeur exagérée. L'épaisseur relativement grande de la paroi terminale 161 du dispositif représenté sur la figure 18 contribue à diminuer les pertes de chaleur par enduction et, par conséquent, contribue à mainteni@@le verre, près de la surface 164, à la température requise pour alimenter le ruban. Dans ce dispositif, la densité du courant électrique circulant entre les électrodes doit être suffisante pour réchauffer les courants relativement froids de verre existant entre la barre d'étirage 176 et la paroi terminale 161 du puits. Ce dernier facteur, qui influence le choix de la densité du courant', n'existe pas dans le puits représenté sur la figure 19, qui montre un puits du type Pittsburgh identique à celui de la figure -18, sauf en ce qui concerne certaines modifications décrites ci-dessous- Les références numériques utilisées sur la figure i8 ont été reprises sur la figure 19 pour désigner les parties correspondantes du dispositif modifié. Dans le puits représenté sur la figure 19, la paroi terminale i61 a une épaisseur encore plus grande, notamment, dans sa région supérieure, qui reste toutefois immergée sous le verre. La position, la forme et les dimensions de la section de la paroi terminale sont telles que son prolongement interne 180 s étend jusque sous le ménisque @73. Ce prolongement 180 présente, dans sa face supérieure, une cavité 18i qui s'étend sur presque toute la largeur intérieure du puits. Cette cavité contient une certaine quantité d'étain fondu 182.Au lieu d'étain, on pourra@t également utiliser un autre métal ou sel métallique ap proprlé La face supérieure du prolongement 180 peut être située, par exemple, à 20 cm au-dessous de la surface 164 du verre fondu. L'étain fondu 182 et la plaque de tungstène 165 sont connectés aux pâles opposés d une source électrique alternative 183. Le puIts @@ustré par la figure 19 a des avantages analogues à ceux du puits décrit à propos de la figure 18, dans a mesure on ces avantages découlent de 1 épaisseur relativement grande de la paroi terminale 161 du puits; de la présence du seuil 162, du passage d'un courant électrique entre les électrodes pour maintenir une zone chaude au-dessus du seuil et de l'écoulement du trop-plein au-dessus de la partie supérieure 163 de la paroi terminale- Toutefois, à la différence du puits de la figure 18, ;;1 n'existe dans le puits de a figure 19@ aucun courant ascendant de verre entre es électrode situées sous la zone d'étirage et la paroi terminale du p@@ts Dans le puits de la figure 19, l'exzistence d un tel courant ascendant qui tiendrait à se mélanger au courant superficiel se dirigeant vers le ménisque peut, à cet égard, conduire à considérer que le verre étiré provient d'un "monocourant", ce qui est particulièrement avantageux pour étirer une feuille de verre de très grande homogénéité.Dans un dispositif réalisé selon la figure w9, une densité de courant électrique de 0,3 a/cm2 seulement à la plaque 165 s'est révélé suffisante pour permettre une vitesse d'étirage qui, dans le dispositif de la figure {8 exigeait une densité de courant à cet endroit de 0,5 A/cm2 On a toutefois constaté qu'une densité de courant supérieure à 0,3 A/c2, par exemple une densité de courant de 0,5 A/cm2 peut être utilisée dans le dispositif illustré par la figure 10, auquel cas la Vitesse étirage peut être facilement élevée entre 1,8 ou 2 fois la vitesse d'étirage maximale possible en opérant selon le dispositif Pittsburgh classique. Lorsqu'on opère comme représenté sur la figure 19, le verre fond destIné a alimenter ia face aval ;74 du ruban de verre 172 s'écoule le long de la surface de lletain fondu 182 et s'échauffe pendant son ascension au voisinage de la barrière thermique régnant au-dessus du seuil 162 Ce verre fondu atteint le ménisque, mais après un minimum de contact avec des surfaces solides Ceci pourrait expliquer pourquo@ une vitesse deétirage aussi élevée est possible Etant donné que la fluidité du verre fondu alimentant la face aval du ruban est comparable à celle du verre alimentant sa face amont, la stratification du ruban étiré est très bonne. En opérant selon les dispositifs des figures 19 et 18, la face aval 174 du ruban étiré est remarquablement plane. Du fait que les extrémités latérales du prolongement 180, voisines des parois latérales du four sont un peu moins chaudes que l'étain fondu i82y elles contribuent à stabliser la position des extrémités du ménisque 173 à partir r desquelles le verre fondu alimente les bords du ruban La figure 20 est une image photograph que anamorphosée de toute la largeur de la tranche d'une feuille de verre conforme à l'invention, cette tran-he ayant été préparée en coupant la feuille de verre le long d'une droite perpendiculaire à la direction d étIrage, une telle image photographique s'rappelant une "strionscopie". Sur cette image photographlque, les feuillets de verre d'indices de réfraction différents apparaissent sous la forme de bandes ayant des densités optiques différentes et la manière dont ces différents feuillets sont distribués est révé- lée par les lignes de contour visibles sur l'image photographique On notera que ces lignes sont en majorité pratiquement parallèles et que leur disposition suggère un ensemble composé essentiellement dgellspses plates emboîtées s'étendant d'un bord à autre de la feuille de verre Cette impression provient en particulier de ia présence de courbes convexes à grand rayon de courbure, s'étendant dans le sens de la longueur de l'image photographique, et de ia présence de courbes relativement régulières ayant des rayons de courbure beaucoup plus petits joignant les extrémités des précédentes il est à noter que dans le cas représenté à la figure 20, les ellipses plates mentionnées ci-dessus, emboi- tées l'une dans autre, ont pratiquement le même centre, qui est décalé vers l'une des faces de ia feuille Les feuillets restants, s@tués près de 1 autre face peuvent être considérés comme formant des courbes convexes à grand rayon de couleur appartenant éventuellement à des ellipses plus grandes. Un échantillon d'une feuille de verre telle que celle représentée sur ia figure 20 a été examiné au moyen d'un microré fractomètre interférent@el dans lequel la lumière était projetée par une fente de manière à former une série de franges d'interfé- rence para@lèles rectilignes. On a disposé la feuille dans le faisceau lumineux de manière que celu-ci entre par l'une de ses tranches et ressorte par l'autre, la feuille étant dans un plan coupant les franges d@interférence à 45 Dans ces conditions, les franges d @n@erférence ont 1 l'aspect représenté sur la figure 21, c'est-à-dire, ne présentent aucun défaut.Les deux lignes obliques paralièles qui coupent les franges d'interférence représentent les deux grandes faces de le feuille de verre. Les caractérist@ques d@stinctives de la feuille de verre seino @@invention, qui @nt été mentionnées au sujet des figures 20 et 21, appara@tr@nt mieux en les comparant avec celles des figures 22 e 23. La figure 22 montre une mage photographi- que anamorph@@ique appelée "strioscopie" produite dans les mêmes cond tions que @ image de la figure 20 et montrant la largeur de la tranche d'un échantilion de verre étiré selon le procédé Pittsburgh classique La figure 23 montre l'effet d'un échantillon étiré selon @a procédé Pitt@bu@gh classique sur l'aspect des franges d'intarfétence quand et échantillon est examiné dans le même micro@éfractomè@re @nterférentiel que la feuille représentée sur la figure 2@ et dans. les mêmes conditions. On voit sur la figure 22 que les lignes de contour ne forment aucune symétrie d ensemble elliptique En certains ponts de l@image photogra- phique, es lignes convergent sr former -n angle vif, la dif fente des courbes régulières de la figure 20.Quand la feuille de verr@ type @@ttsburgh classique est examinée au microréfractomètre interférent@el, on aperço@t un défaut sous forme d'une solu tLon de continuité très nette dans les franges d'interférence, comme @e montre la figure 23 Cette solution de continuité est le @@gne d'une var@ation @rusdue de l'indice de réfraction entre les feuiliets vois@ns s@tués vers le milieu de l'épaisseur de la feu@lle de verre. La figure 24 montie un aspect typigue donné par l'une des faces dsune feuille de verre étirée par le procédé classique Libbey-Owns, lorsque l'on examine cette feuille par interférométrie, en util@sant les franges de Fizeau ben connues On dispose la feuille de verre à examiner sur une lame de verre pollue de manière que les deux feuilles forment un angle extrêmement petit entre alles La ligne d'intersection des deux feuilles doit être perpendicula@re à la direction d'étirage de la feuille de verre à examiner. La feuille de verre polie doit présenter une planéité telle que la tolérance d'épaisseur est de l'ordre de \ /4.Les faces de cette feuille polie dokvent être aussi parallèles que possible Quand on éclaire ces deux feuilles avec des rayons lumineux pratiquement perpendiculaires à leurs faces, ces rayons une fois réfléchis, forment un ensemble de franges alternativement lumineuses et sombres comme- celles que montre la figure 24. Chacune des lignes noires représente une ligne d'égale épaisseur de la feuiller lesquelles présentent de petites ondulations de haute fréquence queon peut qualifier de "dents de scie". La présence de ces "dents@de scie" est l'indice de l'existence d'un défaut constitué par@de très petitesondes superficielles de l'ordre de 0,3 m/u d'épaisseur et dont la largeur se situe entre 0,1 et îmm. Quand on examine successivement les-deux grandes faces d'une feuille de verre produité selon l'invention, exactement de la même manière que pour l échantillon de verre étiré par le procédé classique Libbey-Owens,on ne détecte aucune présence de telles "dents de scie" sur i une ou l'autre face. L'échantillon conforme à l'invention ans examiné était un morceau de feuille de verre étiré par un procédé dans lequel une barrière thermique était prévue dans le four, immédiatement en aval de la zone d'étirage En variante, les franges d'interférence et les "dents de scie" éventuelles peuvent être détectées en proJetant un faisceau lumineux sur la face de la feuille de verre suivant un angle d'incidence de l'ordre de 65', l'axe du faisceau étant perpendiculaire à la direction d'étirage de la feuille de verre, afin que les rayons lumineux soient réfléchis par cette face sur un écran diffusant la lumière placé à environ 1 m de la feuille. Les images photographiques reproduites sur les figures 20 et 22 ont été produites au moyen du dispositif strioscopique représenté schématiquement sur la figure 25. Cet appareil comprend une source lumineuse blanche à incandescence 191, un condenseur achromatique 192 placé près de cette source lumineuse-, un objectif i 92, un système de Foucault 193 et un masque 194 percé d une fente rectangulaire verticale Chacune des images photograph@ques est 1 mage du dessin lumineux transmis dans le striosconpe par une bande 196 de 10 à 20 mm de largeur, découpée ur toute a largeur de la feuille étirée environ 3 mètres) perpendiculairement à sa direction d'étirage. Cette bande est montée dans un tube transparent 197 rempli avec un liquide 198 ayant un @ndice de réfraction très voisin de celui du verre Des liquides appropriés à cette fin sont le salicylate d'éthyle ou le monon@trobenzène, mais @l existe de nombreux autres liquides adéquats Les rayons lumineux traversant la fente du masque 194 sont enregistrés par un film photosensible 199. Le strioscope produIt une Image photographique de l'épaisseur de la feu@lle, agrandie de 3 à 10 fo.s Pour produire un enregistrement photographique de la distribution des feuillets de verre d'indices de réfraction différents s'étendant sur toute la section de la bande 196, on déplace celle-ci progressivement dans son propre plan et suivant une direction parallèle à son axe long@tudinal (c'est-à-dire, le long d'une droite perpendiculaire au plan du dessin tandis que le film photographique- se déplace simultanément dans son propre plan (donc le long d'une trajectoire perpendiculaire au plan du dessina mais suivant une direction opposée à la direction du déplacement de la bande 196. De ce fait, les différentes parties du film sont exposées successivement à travers la fente mentionnée ci-dessus. L'axe longitudinal de cette fente est vertical et a une largeur de 0,2 à 1 mm. La vitesse linéaire du film 199 peut, par exemple, être de 10 à 20 fo.s nférieure à la vitesse linéaire de la bande 196, de sorte que 1 Image photographique de la bande toute entière représente un agrandissement de l'épaisseur, mais une réduction de longueur. Ainsi, le strioscope produit une image photographique anamorphosée Les déplacements de ia bande-échantillon 196 et du film photographique 199 peuvent etre synchronisés mécaniquement. C'est ainsi, par exemple, que cette bande et ce film pourraient etre déplacés par le mme moteur au moyen d'un engrenage de réduction pour permettre de régler les vitesses relatives. Pour produire un enregistrement photographique dans un strioscope tel que icelui décrit ci-dessus, il est avantageux utiliser un film ,Copex Copy" fabriqué par la société Agfa Gevaert de Mortsel, Belgique et de dévebpper ce film avec un révélateur ordinaire métol-hydroquinone, du genre de ceux communément utilisés pour développer les tirages photographiques sur papier. La figure 26 montre un réfractomètre interférentiel représenté schématiquement, utilisant la méthode connue de Nomarski, cet appareil comprenant une source lumineuse 200, un condensateur 201, un masque 202 avec une fente 203, un objectif 204, un double prisme biréfringent 205, connu sous le nom de prisme de "Wollaston" avec des filtres polarisants avant et arrière 206 et 207 et un dispositif optique de focalisation 208 qui peut être formé, par exemple par l'oculaire d'un microscope ordinaire ou par un dispositif qui concentre les rayons lumineux transmis sur une matière photosensible.Dans un essai, on a utilisé un microscope Nachet 300 comportant un objectif grossissant. 3 fois et un @culaire grossissant 6 fois, équipé d'une chambre PolaroId ayant un ndice de 0,8 Le film utilisé était un film Polaroïd noir et blanc, 6,35 x 8,25 mm, sensibilité 3000 ASA, type 37, le temps d'exposition étant de i seconde. En l'absence d'échantillon à examiner, le faisceau lumineux parallèle de la fente se divise en deux parties polarisées difiéremment et différemment ralenties et les rayons ainsi transmis sont focalisés pour former des franges d'interférence comprenant une série de bandes parallèles rectilignes comme représenté sur la figure 21. Pour plus de détails concernant la cons.ruction et le fonctionnement d'un microréfractomètre interfé- rentrez de ce genre le lecteur peut se référer à l'article intitulé "Objectif interférentiel à prisme Wollaston" publié par les "Techniques de l'Ingénieur", 21, rue Cassette, Paris Vi, France. Pour examiner un échantillon 209 de verre avec ce réfractomètre1 on polit les tranches de l'échantillon et on le place dans le faisceau lumineux parallèle.issu de la fente de manière que ce faisceau traverse la feuille d'un bord à l'autre et que cette feuille soit dans un plan coupant les bandes d'inter férence paraileies. Quand on place un échantillon d'une feuillé de verre conforme à l'invetion de cette manière dans le faisceau lumineux, la continuité des bandes d'interférence n'est pas affectee, alors ue la présence dRun échantillon de verre étiré par un procédé d étirage Pittsburgh classique provoque une discontinuité marqués des bandes comme représenté sur la figure 23. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux seules formes d'exécution indiquées dans le texte et au dessin à titre exemplatif et l'on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication d'un ruban de verre, procédé dans lequel on alimente en continu un puits d'étirage avec du verre fondu afin d'établir un flux direct de verre jusqu'à une zone d'étirage à partir de la surface de laquelle le verre fondu est étiré en continu vers le haut, caractérisé en ce qu'en au moins un emplacement qui, lorsque l'on regarde le puits en plan, est situé à I'intérieur de la limite du verre fondu en surface, on chauffe le verre fondu pour créer, à cet emplacement, une barrière thermique formée par un courant ascendant de verre fondu qui s'élève à ladite surface à partir d'une position voisine d'une partie de paroi du puits ou située dans celui-ci, de sorte que le verre fondu présent en aval de la barrière est pratiquement empêché par cette partie de paroi de passer sous ladite barrière. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la base du ruban est alimentée par un flux direct de verre fondu composé du côté amont par un courant superficiel et du côté aval par un courant provenant d'un niveau inférieur, ce dernier courant s'élevant à partir d'un emplacement situé en aval de la zone d'étirage puis formant un courant superficiel orienté en sens inverse du précédent, caractérisé en ce que l'on crée une telle barrière thermique sensiblement à l'emplacement où le verre fondu s'élève en aval de la zone d'étirage. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que lton crée une barrière thermique située en aval de la zone d'étirage et s'étendant sur une partie de la largeur du puits, partie valant pratiquement la largeur du ruban. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on crée une barrière thermique qui, vue en plan, est située près d'une paroi latérale de la surface du verre d'où un courant de verre se dlrige vers l'un des bords du ruban. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite barrière thermique est confinée à la partie supérieure du puits. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite barrière thermique s'étend sur toute la profondeur du puits. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique au-dessus d'un seuil complètement immergé dans le verre fondu. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on amorce un courant ascendant de verre sous le niveau du sommet du seuil, lequel courant s'élève le long du seuil et poursuit son mouvement ascendant au-dessus du sommet du seuil. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière ther mique au-dessus d'un seuil creux en engendrant de la chaleur dans l'espace intérieur du seuil. 10. Procédé selon lune quelconque des revendications 7 à 8, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique au-dessus d'un seuil constitué par une paroi pleine en chauffant la base de cette paroi. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que l'on crée au moins une. barrière thermique par des moyens de chauffage qui sont incorporés dans une paroi formant ou faisant partie du seuil. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique par des moyens de chauffage en contact avec le verre fondu mais extérieurs au seuil. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que i'on crée au moins une barrière thermique par des moyens de chauffage disposés sur une face latérale etou sur la face supérieure du seuil. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique au-dessus du seuil, par des moyens de chauffage logés à l'intérieur de la masse de verre fondu, lesquels moyens étant espacés dudit seuil. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 14, caractérisé en ce que l'on prolonge le seuil vers le haut au moyen d'une plaque. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique provoquant un courant ascendant de verre en engendrant de la chaleur au sein même de la masse de verre. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on crée au moins une barrière thermique en un ou des endroits déterminés en produisant un ou plusieurs courants électriques à travers le verre fondu entre des électrodes. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'une au moins desdites électrodes est formée par une masse d'un métal fondu ou d'un sel métallique fondu. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 et 18, caractérisé en ce que l'on dispose au moins une électrode au-dessus d'un seuil complètement immergé dans le verre fondu. 20. Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 et 18, caractérisé en ce que l'on maintient un courant de chauffage entre des électrodes disposées de part et d'autre d'un seuil complètement immergé dans le verre fondu. 21. Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 20, caractérisé en ce que l'on dispose au moins une électrode sensiblement sous le ménisque d'étirage. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que sous le ménisque d'étirage, on dispose un élément qui supporte une électrode constituée'd'une masse d'un métal fondu ou d'un sel métallique fondu. 23. Procédé selon lrune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on soutire un faible débit de verre à un emplacement situé en aval de ladite barrière thermique, afin d'induire un courant superficiel de verre passant d'amont en aval de ladite barrière, et on l'évacue hors du puits. 24. Dispositif pour étirer un ruban de verre en continu, lequel dispositif comprend un puits alimenté par du verre fondu et des moyens pour étirer un ruban de verre au-dessus de la surface du verre à partir d'un ménisque d'étirage, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour chauffer localement le verre fondu dans le puits en au moins un emplacement qui, lorsque l'on regarde le puits en plan, est situé à l'intérieur de la limite du verre fondu en surface, afin de créer à cet endroit une barrière thermique formée par un courant ascendant de verre fondu qui s'élève à ladite surface à partir d'une position voisine d'une partie de paroi appartenant au puits ou située dans celui-ci, de sorte que cette partie de paroi empêche le verre fondu présent en aval de ladite barrière de passer sous celle-ci. 25. Dispositif selon la revendication 24 dans lequel la zone d'étirage est espacée de la limite de la surface du verre, périmètre opposé à l'orifice d'alimentation, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage locaux pour maintenir un courant ascendant de verre à un emplacement qui, lorsque l'on regarde le puits en plan, est situé entre la ligne d'étirage et le - périmètre délimité par la surface du verre quand le dispositif est en fonctionnement. 26. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage pour maintenir ledit courant ascendant de verre entre la ligne.d'étirage et ladite limite de La surface du verre, sensiblement sur toute la largeur du puits, ou, du moins, sur une partie importante de la largeur du ruban. 27. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 26, caractérisé en ce qu'il comporte dès moyens pour maintenir un courant ascendant de verre en au moins un emplacement qui, vu en plan, est voisin d'une paroi latérale formant partie de la limite de la surface du verre lorsque le dispositif est en service. 28. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 27, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage locaux pour maintenir un courant ascendant de verre fondu sur toute la profondeur du puits. 29. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 27, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage locaux pour maintenir un courant ascendant de verre dans la partie supérieure du puits. 30. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 29, caractérisé en ce qu'il comprend un seuil complètement immergé dans le verre et des moyens de chauffage qui créent un courant ascendant de verre fondu au-dessus dudit seuil. 31. Dispositif selon la revendication 30, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de chauffage agissant à partir d'une position située sous le niveau du sommet dudit seuil. 32. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 30 ou 31, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un seuil creux et des moyens pour engendrer de la chaleur à l'intérieur de ce dernier. 33. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 30 à 32, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un seuil formé par une simple paroi pleine, et des moyens pour chauffer la base de cette paroi afin de créer un courant ascendant de verre au-dessus dudit seuil. 34. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 30 à 33, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un seuil constitué d'une paroi renfermant des moyens de chauffage. 35. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 30 à 34, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un seuil situé sous des moyens pour chauffer le verre, lesquels sont en contact avec le verre. 36. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 30 à 35, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de çhauffage pour maintenir un courant ascendant de verre au-dessus d'un seuil, lesdits moyens de chauffage étant situés près de ou à une certaine distance du seuil et en contact avec le verre. 37. Dispositif selon l'une quelconque des reyendications 24 à 36, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour chauffer le verre afin de maintenir un courant ascendant de verre, lesdits moyens de chauffage engendrant de la chaleur directement au sein de la masse de verre. 38. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 37, caractérisé en ce qu'il comprend des électrodes entre lesquelles un courant électrique circule en traversant le verre fondu. 39. Dispositif selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode formée par une certaine quantité d'un métal fondu ou d'un sel métallique fondu. 40. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38 et 39, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode disposée au-dessus du seuil. 41. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38, 39 et 40, caractérisé en ce qu'il comprend des électrodes disposées de part et d'autre du seuil. 42. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38 à 41, caractérisé en ce qu'une électrode est disposée sensiblement sous le ménisque d'étirage. 43. Dispositif selon la revendication 42, caractérisé en ce que sous le ménisque d'étirage est disposée une barre d'étirage qui renferme ou qui supporte ladite électrode. 44. Dispositif selon la revendication 42 ou 43, carac térisé en ce que l'électrode placée sous le ménisque d'étirage est incorporée dans ou est tenue par un élément faisant partie intégrante de la paroi terminale ou qui est reliée à celle-ci. 45. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38 à 44, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode faite d'un métal à l'état solide ou d'une matière réfractaire conductrice de l'électricité. 46. Dispositif selon la revendication 45, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode en un métal précieux réfractaire, molybdène, tungstène ou SnO2, dans lequel est incorporé éventuellement un agent de dopage. 47. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38 à 46, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode constituée par un métal fondu ou un sel métallique fondu. 48. Dispositif selon la revendication 47, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode en étain ou en plomb. 49. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 38 à 48, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un réservoir pour contenir une électrode fondue au contact du verre fondu, ledit réservoir comportant un prolongement conduisant à une région plus froide, où le métal ou le sel métallique, remplissant ce prolongement, peut être connecté à un câble électrique. 50. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 49, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un seuil completement immergé entre des parties du fond du puits qui sont à des niveaux différents. 51. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 24 à 50, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une ouverture d'écrémage dans une paroi extérieure à l'aval de la barrière thermique. 52. Ruban ou feuille de Verre, caractérisé en ce que la distribution des feuillets d'indices de réfraction différents parallèles aux faces de la feuille dans une section qui s'étend sur toute la largeur du ruban étiré et qui est perpendiculaire à la direction d'étirage, se présente sous la forme de lignes pratiquement parallèles aux faces du ruban sur presque toute 1 largeur de celui-ci, et formant ou suggérant visuellement un ensemble d'ellipses plates emboîtées l'une dans l'autre et en ce que cette distribution est telle qu'il n'existe pas de changemen brusque de l'indice de réfraction d'un feuillet à un autre, qui pourrait provoquer une interruption marquée de la continuité des franges d'interférence examinées par microréfractométrie interfé rentielle au moyen d'un faisceau lumineux projeté à travers la feuille de verre, parallèlement à ses faces principales. 53. Ruban ou feuille de verre selon la revendicatio 52, caractérisé par l'absence complète ou pratiquement complète de "peignage" sur l'une ou l'autre face. 54. Ruban ou feuille de verre tel qu'obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une au moins des revendication. 1 à 23