La présente invention a essentiellement pour objets un procé dé et un dispositif de transmission séquentielle d'informations lumineuses, le dispositif comprenant un analyseur, un intensificateur d'images et un récepteur. Un dispositif de transmission séquentielle de composantes colorées d'une image est décrit dans la publication n01 812 829 de. demande de brevet allemand au nom de OPTISCHE WERKEG. RODENSTOCI Le problème résolu par l'invention eSt très général, car la transmission séquentielle d'informations lumineuses qui sont ensuite synthétisées ou superposées soit par une mémorisation sur l'écran du récepteur, soit par intégration dans l'oeil de l'obse: vateur est fréquemment utilisée dans tous les dispositifs de vi sualization. On peut citer en particulier la télévision en coupeurs, l'affichage de données, la télévision stéréoscopique. La présente invention fait de préférence appel à un tube intensificateur d 'images du genre décrit dans le brevet britanniqu nO 1 137 018 qui comprend une photocathode, un amplificateur à microcanaux et un écran, ces trois éléments étant placés à proxi mité de manière à obtenir ce qui est appelé dans la pratique une "focalisation de proximité". Dans ce brevet, la tension appliqué aux bornes de la galette de microcanaux est de l'ordre de 1000 V La présente invention repose sur l'idée que le contrôle de gain d'un amplificateur de brillance à microcanaux peut Aetre effectué facilement et sans perte de résolution en agissant sur la tension aux bornes de la galette. Selon la présente invention,le procédé de transmission séque tielle est caractérisé en ce que la valeur du coefficient d'ampl fication de l'information est fonction de la séquence transmise. Selon une autre caractéristique de l'invention, la valeur du coefficient d'amplification de l'information, est déterminée par action sur la valeur de la tension-appliquée aux bornes d'une ge~ lette de microcanaux. L'invention sera mieux cpmPrise au cours de la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier en regard de flores qui représentent - la Fig. 1, un schéma de mode- opératoire utilisé selon la pre sente invention. - la Fig. 2, un mode particulier de réalisation. - la Fig. 3, est une courbe du sain de la galette en fonction .ie la nérence ae tension appliquée aux bornes. L'exemple de malisation qui sera décrit, a été choisi dans le domaine de la télévision en couleurs. I1 est connu que l'obtention d'une image colorée peut être obtenue par décomposition de 1 image originale en trois images primaires monochromes, puis recomposition de l'image par persistance rétinienne par exemple. Un moyen d'obtenir cette déeomposition consiste à faire tourner un disque 1 muni de trois secteurs colorés devant l'image originale et à employer devant l'oeil de l'nbservateur un second disque 2 muni de trois secteurs identiques, de même structure que le premier et tournant en synchrnnisme avec celui-ci, si les moyens d'entraînement 4 et 5 sont synchronisés grsce au circuit 7. La connexion 6 symbôlise la relation existant entre la séquence transmise et l'amplification du dispositif D. Cet exemple est représenté sur la Fig. 1.L'oeil de l'observateur reçoit donc dans le temps une succession d'images monochromes, bleu,rouges et verteS par exemple,si les deux disques tournants sont en parfait synchronisme et en phase et à conditinn que la vitesse de défilement des secteurs colorés soit suffisamment élevée. La durée d'une rotation complète sera par exemple de 1/500 de seconde ou d'un sous multiple de cette valeur. L'intérêt de cette décomposition est justifié en particulier lorsque l'on veut transmettre l'image colorée à distance. I1 est alors souhaitable d'amplifier l'image à transmettre, tout'en lui conservant la qualité dtetre colorée.On sait que la luminosité des couleurs primaires peut varier entre 0 et 1, on aura le maximum de luminance y en prenant la composition suivante Y = 0,30R+ OJ59 V + 011 B R, V et B étant les composantes chromatiques déterminées exactement à partir du triangle des couleurs. Pour obtenir une image colorée qui soit aussi lumineuse que possible, on voit que les trois composantes doivent Aetre pondérées. Chaque fois que les caractéristiques de transmission du dispositif 3 sont reproductibles, il est bien entendu possible de découper dans les disques des secteurs inégaux dont les surfaces soient sensiblement proportionnelles aux facteurs déterminés cidessus. Malheureusement, dans les amplificateurs de luminance mentionnés ci-dessus, si la courbe de réponse d'un écran blanc est assez reproductible d'un écran à l'autre, il nten n'est ha bituellernent pas de même pour les photocathodes qui présentent une dispersion non négligeable. I1 en résulte une atténuation des primaires qu'il convient de compenser aussi facilement que possible et selon l'invention, cette compensation se fait à partir de la galette de microcanaux. On a représenté sur la Fig. 2, un mode de réalisation de celle-ci. On y retrouve les éléments schématisés à la Fig. 1, les disques d'analyse 1 et de restitution 2 entourant l'amplificateur de luminance 3 de telle sorte que le disque 1 se trouve devant la photocathode 31 et le second 2 derrière l'écran 33. Les distances entre la photocathode 31, la galette 32 et l'écran 33 ont été exagérées à dessein. Afin d'assurer un synchronisme parfait, les deux disques sont montés sur l'arbre d'un moteur unique 4. La détection de la séquence transmise (ici une composante monochromatique de la scène) est assurée par un capteur. Dans l'exemple représenté, la détection de la composante de couleur transmise est assurée par trois cellules photorésistantes 10, 11, 12, disposées à 1200 l'une de l'autre par rapport à l'axe et é glairées par une soUrce auxiliaire. Bien entendu, ladite source auxiliaire ne doit pas éclairer la photocathode. Un masque solidaire d'un des secteurs colorés obture successivement chacune des cellules, celles-ci débloquant successivement l'un des trois tubes 13, 14, 15 par action sur une grille de commande. Les tubes 13, 14, 15 sont par exemple des tubes tétrodes.La tension à appliquer aux bornes de la galette de microcanaux étant de ltor- dre de 1 000 volts, on emploiera avantageusement un tube à vide, de préférence à un dispositif semiconducteur. La tension de commande de la galette est prélevée entre la masse et successivement chacune des cathodes des tubes. Les tétrodes montées en cathode suiveuse, ont simplement pour but de commuter la tension adéquate aux bornes de la galette. Le potentiel des grilles écran est ajustable individuellement grâce aux résistances 16, 17 et 18 et permet de régler le débit maximum des tubes, donc de régler la tension maximum aux bornes de la galette et par là, le Jain en brillance. La tension des grilles de commande est définie par trois ponts résistifs constitués par trois résistances 19, 20, 21 et les trois cellules 10, 11, 12. Quand la cellule est éclairée, sa résistance est faible et le potentiel de la grille voisin de celui de la masse. Le tube est donc bloqué. Quand la cellule est obturée, sa résistance augmente et le potentiel de grille devient voisin de celui de la cathode. Par suite, le tube conduit et le potentiel maximum de la cathode est défini par le potentiel de la grille-écran. A chaque tour de disque correspondent trois impulsions de tension également réparties dans la période de rotation qui débloquernnt successivement chacun des trois tubes régulateurs. I1 en résulte un train d'impulsions qui module périodiquement le gain de la galette.Trois potentiomètres 16, 17 et 18 permettent à l'utilisateur de régler à volonté l'intensité lumineuse de chacune des composantes R.V.B. en fonction des caractéristiques du tube 3. I1 ne s'agit là que d'un mode de réalisation. La galette par exemple pourrait être polarisée, au voisinage de son point de fonctionnement, le dispositif électronique lui fournissant séquentiellement un signal de correction approprié. Bien que dans l'exemple décrit, la focalisation du tube soit une focalisation de proximité, tout autre type de focalisation peut être utilisé. En ce qui concerne la commande du dispositif électronique, les impulsions peuvent être délivrées par tout autre moyen que les cellules photorésistantes, et par exemple, par un détecteur de proximité, magnétique ou autre. On peut aussi utiliser un seul détecteur pour alimenter un système tristable ou compteur en anneaux. La Fig. 3 représente la variation du gain de luminance en fonction de la tension appliquée aux bornes de la galette, le système de représentation étant du type semilogarithmique. L'exemple qui vient d'être décrit est relatif à la télévision en couleurs, et fournit une solution satisfaisante aux pro blèmes de B transmission et de l'amplification d'une image colo- rée, qui exige sa décomposition en éléments primaires simples qui sont ensuite reconstitués dans le récepteur au moyen d'un dispositif de codage. Mais, il va de soi, que l'information lumineuse appliquée séquentiellement sur la photocathode peut être une suite d'informations de nature hétérogène. C'est ainsi que l'on pourra par exemple appliquer alternativement une vue quelconque et un texte alphanumérique qui se superposeront à la réception.Bien que le récepteur soit constitué dans le cas pré- sent de l'écran, du second disque et de l'oeil de l'observateur, il va de soi qu'il s'agit là d'un schéma et que l'invention ne trouve tout son intérét que si l'on place derrière le disque une caméra de prise de vues de télévision en couleur. L'emploi d'un tube de ce genre, permet d'autre part en agissant sur la tension appliquée à la photocathode de réaliser, soit un mixage, soit une sélection des vues à transmettre. La modulation du coefficient d'amplification de la galette permet de renforcer certaines ima ges par rapport à d'autres et peut trouver en particulier des applications dans le domaine de la prise de vues stéréoscopiques. D'autres applications et modes de réalisation apparaitront sans difficulté à l'Homme de l Art. C'est ainsi que dans le cas de la télévision, le nombre de secteurs pourra être augmenté pour réduire par exemple la vitesse de rotation. De préférence, le rapport d'obturation sera petit par rapport à-la plage correspondant a une couleur donnée, afin d'éviter des transitions de durée importante. Mais, de toute façon, la conception du dispositif permet de pallier les inconvénients résultant de la présence simultanée de deux couleurs : il convient, en effet, d'éliminer le défaut de coloration qui peut apparaître sur les bords de l'image, phénomène dd au changement de gain pendant le passage d'un filtre coloré au suivant. Ceci peut être obtenu en occultant le tube pendant le changement de filtre - soit au moyen de secteurs opaques séparant les filtres de cou leurs. - soit au moyen d'un signal électrique appliqué à la galette pour diminuer ou annuler le gain du tube pendant la durée de la transition de couleurs. Dans les exemples qui-ont été décrits, la modulation du gain de la galette de microcanaux permet de corriger l'image en fonction de la séquence à transmettre et à amplifier. I1 est également possible de corriger, avec le procédé selon l'invention, une inhomogénéité spatiale. REVENDICATIONS 1. Procédé de transmission séquentielle d'informations lumineuses dans un dispositif comprenant un analyseur, un intensificateur d'images et un récepteur, caractérisé en ce que la valeur du coefficient d'amplification de l'intensificateur est fonction de la séquence transmise. 2. Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplificateur de brillance est constitué d'une photocathode, d'un amplificateur à microcanaux et d'un écran, la tension de commande étant appliquée aux bornes de l'amplificateur par action d'un signal délivré par l'analyseur. 3. Dispositif selon la revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'analyseur est constitué par un disque à secteurs colorés, tournant à vitesse élevée, placé devant la photocathode, un second disque de même structure et synchrone au premier étant placé derrière l'écran, au moins un capteur délivrant un signal de repère de la position du disque. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le disque analyseur étant constitué de trois secteurs, des cellules photorésistantes sont placées à la périphérie de celui-ci, éclairées par une source auxiliaire et occultées alternativement par un secteur opaque solidaire du disque. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que chacune des cellules précitées est un élément constitutif d'un pont résistif du circuit de la grille de commande d'un tube tétrode monté en cathode suiveuse.