L'invention se situe dans le secteur de l'ingéniérie. Elle a pour but en particulier l'économie d'énergie par diminution ou annulation des échanges thermiques des corps de vannes et des raccords ou culottes de raccordement de conduites chaudes ou froides. Ainsi par exemple les vannes chaudes dans les usines ou les raffineries de pétrole ne sont généralement pas calorifugées. Les calorifuges en effet-doivent être facilement démontables et remontables. En outre, les types de vannes sont assez disparates et les fabricants n'ont pas conçu de calorifuges adaptés et fabriqués en série. Ceux qui sont réalisés sur place à l'unité sont donc coûteux. Ceux qu'on peut envisager et de types démontables qui seraient constitués de demi-coquilles en forme, serrées de part et d'autre des vannes, ne seraient pas étanches à la pluie et au vent et donc à la fois peu efficaces et susceptibles de s'imprégner de produits combustibles, comme les hydrocarbures, ce qui les rendrait dangereux à l'usage. L'invention remédie à ces inconvénients et elle consiste habituellement à utiliser des matériaux souples, tels que des tissus de préférence incombustibles, enrobant un isolant classique, laine de roche ou autre, formant un matelas équipé de sangles à démontage rapide et constitué de façon à être adapté à un procédé particulier de mise en place autour de la vanne. Plus généralement le procédé selon l'invention permet de revetir une conduite rectiligne au droit d'un élément latéral adjacent tel qu'une conduite raccordée ou une tige de commande de vanne, au moyen d'un revêtement flexible ou souple en forme générale de rectangle, et il est caractérisé en ce que l'on enroule symétriquement le revêtement en demi-cylindre le long de la conduite à l'oppose de l'élément latéral et que l'on enroule obliquement en portions de canes deux à deux les angles du revetement pour entourer avec recouvrement la conduite de part et d'autre de l'élément latéral, ces recouvrements diminuan#t au voisinage de l'élément latéral qui émerge du revêtement ainsi mis en place. Selon un aspect important de l'invention, un revêtement adapté au procédé comporte de préférence deux échancrures d'une portion au moins de chacun de ceux de ses côtés qui sont placés de part et d'autre de l'élément latéral lors des opérations d'enroulement décrites ci-dessus; La forme de ces échancrures ainsi que divers détails perfectionnant l'invention sont décrits ci-après avec référence aux figures jointes. La figure 1 est une vue de la face extérieure d'un revetement selon l'invention, posé à plat avartmise en place. La figure 2 en est une coupe selon Il - Il. La figure 3 est une vue latérale d'une vanne revêtue. La figure 4 est une vue en coupe d'un revêtement souple mis en place sur une vanne. On voit sur les figures I et 2 un matelas 1 avec une paroi extérieure 2 et une paroi intérieure 3 séparées par un intercalaire ou rembourrage isolant 4, présenté en nappe souple épaisse de par exemple 40mm. Selon les besoins, l'une ou l'autre paroi peut être rendue étanche, par exemple par une imprégnation de vernis de silicone, ou par collage d'une feuille très mince d'aluminium. Le rembourrage 4 peut être retenu par des coutures croisillonnées telles que 5, comme il est d'usage en matelasserie. Sur les bords, le matelas est terminé par des coutures serrées 6, par exemple sur ourlet rabattu 7 comme l'indique la figure 2. Le matelas ainsi constitué est de forme générale rectangulaire. Deux de ses côtés, 8 et 9 sont destinés à s'appliquer en leurs milieux sur la partie émergeante de l'élément latéral comme l'indiquent les figure 3 et 4. Pour cela ces deux côtés sont écartés d'une distance qui est égale ou un peu supérieure à la s me du demi-périmètre de la conduite rectiligne à revêtir, repérée en 10 sur les figures 3 et 4, et du double de la hauteur à revetir sur l'élément latéral, ici une vanne Il, hauteur mesurée à partir de l'axe 10' de la conduite 10. La distance ainsi déterminée est aussi la longueur des deux autres côtés du matelas. Ces deux autres cotés sont de préférence échancrés comme l'indique la figure r, laissant pour chacun des parties droites subsistantes 12, 14 et 13, 15. Les fonds 16, 17 des échancrures sont rectilignes, parallèles, et distants entre eux d'une distance au moins égale à la longueur à protéger sur la conduite rectiligne, car lors de l'enroulement en demi-cylindre, ils viennent s'appliquer sur le demi-périmètre de la conduite à l'opposé de l'élément latéral, et en général symétriquement par rapport à lui. Ils ont donc sensiblement la longueur de ce demi-périmètre. Ils se raccordent aux parties droites 12, 14 et 3, 15 par des courbes 18, 20 et 19, 21. Celles-ci sont des portions d'ellipses dans le cas d'une conduite de section circulaire, pour que lors de l'enroulement oblique de chacun des angles du matelas ces ellipses représentent les intersections des portions de cône ainsi formées avec le demi-périmètre de la conduite du côté de l'élément latéral. Elles ont donc chacune pour longueur développée le quart du périmètre de la conduite à revêtir, augmenté de la moitié de la largeur de recouvrement sur celle-ci. Les échancrures ainsi constituées permettent au matelas de se raccorder à la conduite selon des sections droites de celle-ci, et ainsi de se prêter à un serrage par des sangles périphériques 24, 25. Bien entendu ces raccordements et ce serrage se font de préférence sur les calorifuges 22, 23 qui entourent la conduite rectiligne à proximité d'une vanne 11, afin d'obtenir une protection continue de l'ensemble. Les sangles périphériques peuvent être en tissu de verre, portant à une extrémité des boucles 26, 27. De préférence elles sont cousues parallèlement aux fonds 16, 17 des échancrures, afin de ne pas glisser en service. Elle peuvent être cousues en lisière, par exemple sur l'ourlet tel que 7 comme sur les figures, ou bien en retrait sur une partie épaisse du rembourrage, de façon que celui-ci, sérré par les sangles, fasse une bonne étanchéité autour de conduites déformées ou même de section polygonale. Les deux angles du matelas qui recouvrent les autres lors des enroulements obliques sont prolongés par des attaches 28, 29, destinées à être retenues par des organes de traction. De préférence ces organes sont des sangles 30, 31 qui s'attachent par leurs autres extrémités à des boucles de serrage respectivement 33, 32, du côté opposé par rapport à l'élément latéral 11. Avantageusement ces boucles sont fixées aux sangles péréphériques 24, 25, car celles-ci une fois serrées constituent un point fixe assez solide. Les deux autres angles du matelas sont en fait inutiles, et pourraient être supprimés, en limitant le matelas par des coupes obliques selon les traits mixtes 34 et 35 de la fig. 1. On peut noter que l'isolation thermique peut être réalisée ou améliorée soit par des feuilles d'aluminium à l'intérieur du matelas, ou par une métallisation des parois. Un orifice tel que 36 peut être prévu dans le matelas X, à un endroit tel qu'il se place au point bas du revêtement mis en place, afin d'évacuer les condensations ou les fuites éventuelles. En variante un revêtement selon l'invention peut aussi être formé d'une seule tôle d'aluminium d'environ Q,5mm d'épaisseur avec une couche d'isolant semi-souple tel que du feutre de laine de roche, collée sur une des faces de la tôle que l'on enroule selon le procédé décrit, avec l'isolant à l'intérieur. D'autre part, un autre avantage des revêtements selon l'invention est de protéger les personnes contre les chocs et/ou les brûlures au contact des éléments ainsi revêtus et à ce titre ils trouvent aussi leur place dans les laboratoires. REVEND I CAT 10 N S 1. Procédé pour revêtir une conduite sensiblement rectiligne au droit d'un élément latéral adjacent, tel qu'une conduite raccordée ou une tige de commande de vanne, au moyen d'un revêtement flexible ou souple en forme générale de rectangle, caractérisé en ce que l'on enroule symétriquement le revêtement en demi-cylindre le long de la conduite à l'opposé de l'élément latéral et que l'on enroule obliquement en portions de cônes deux à deux les angles du revêtement pour entourer avec recouvrement la conduite de part et d'autre de l'élément latéral, ces recouvrements diminuant au voisinage de l'élément latéral qui émerge du revêtement ainsi mis en place. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le revêtement est fixé par des organes de traction agissant sur au moins deux de ses angles, chacun de part et d'autre de l'élément latéral. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par des moyens de serrage circonférenciel appliquant le revêtement sur la conduite de part et d'autre de l'élément latéral. 4. Revêtement flexible ou souple pour appliquer le procédé selon l'une des revendications l, 2 ou 3, caractérisé par deux échancrures d'une portion au moins de chacun de ses catés qui se placent de part et d'autre de l'élément latéral, la distance minimale entre les fonds des deux échancrures étant au moins égale à la longueur à protéger de la conduite rectiligne, et les côtés échancrés ayant une longueur égale ou un peu supérieure au demi-périmètre de la conduite rectiligne augmenté du double de la hauteur à revêtir sur l'élément latéral adjacent, hauteur mesurée à partir de l'axe de la conduite rectiligne. 5. Revêtement selon la revendicaion 4, caractérisé en ce que chaque échancrure comporte un fond sensiblement rectiligne, parallèle au côté échancré et en son milieu, de longueur égale au demi-périmètre de la conduite de part et d'autre de l'élément latéral et raccordé au côté correspondant par deux lignes sensiblement elliptiques. 6. Revêtement selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque ligne sensiblement elliptique a une longueur développée égale au quart du périmètre de la conduite de part et d'autre de l'élément latéral, augmenté de la moitié de la largeur du recouvrement. 7. Revêtement selon l'une des revendications 4 à 6 caractérisé par deux moyens de serrage circonférentiel, fixés le long des fonds de chacune des échancrures, parallèlement aux cotés échancrés. 8. Revêtement selon la revendication 7, caractérisé par deux organes de traction, reliant chacun un angle du revêtement à un des moyens de serrage du côté opposé par rapport à l'élément latéral. 9. Revêtement selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un matelas souple et isolant comportant au moins deux surfaces reliées avec entre elles un intercalaire isolant. 10. Revêtement selon l'une des revendications 4 à 9 caractérisé en ce que le matelas ainsi que les moyens de serrage et les organes de traction sont constitués de matériaux incombustibles.