La présente invention concerne un procédé de crépissage de murs qui comportent des panneaux isolants minéraux, consistant à appliquer sur la face externe de ces panneaux une première couche d'enduit, suivie d'une seconde couche après un certain temps d'attente. Avec l'importance de plus en plus grande que revêt l'isolation thermique dans l'industrie du bâtiment, l'usage se répand de nos jours de munir les murs, et notamment les murs extérieurs, de panneaux isolants qu'il faut ensuite crépir. Par suite de la présence de ces panneaux, la couche d'enduit est plus fortement sollicitée, car ceux-ci ont pour fonction de faire barrage à la chaleur, de sorte que par une journée ensolleillée l'enduit subit un réchauffement plus important, tandis que par les grands froids son refroidissement est plus intense en proportion. Les treillis noyés dans les couches d'enduit, utilises jusqu'ici comme armature1 ne suffisent pas pour empêcher la fissuration des crépis exécutés sur des panneaux isolants On a essayé de noyer l'armature entre le panneau et le crépi ou à 1' intérieur des couches d'enduit elles-mêmes.La déformabili- té résiduelle des treillis d'armature connus permet aux fissures de se produire malgré tout. Par ailleurs, l'incorporation d'un treillis à une couche d'enduit est un travail relativement complexe, qui exige de l'artisan beaucoup d' attention et d'expérience, car le treillis doit être noyé à une profondeur aussi uniforme que possible dans la masse de l'enduit et l'épaisseur de ce dernier doit être partout bien régulière. La présence de plusieurs couches superpo sées dans l'enduit n'enlève rien à ces difficultôs. On peut empêcher la formation de fissures en appliquant sur le panneau isolant une seule couche d'enduit très mince, avec une armature, ce qui ne donne pas un véritable crépi, mais plutôt un simple gobetis. Ce dernier ne peut résister aux sollicitations mécaniques, par exemple de sorte qu'une simple bicyclette appuyée contre le mur peut enfoncer cet enduit dans le matériau tendre du panneau i solant. L'invention a donc pour objet de fournir un procédé du même type, mais dont la mise en oeuvre donne un enduit d'une épaisseur suffisante et par conséquent stable, a l & surface duquel ne se forment pas rapidement des fissures que l'eau et d'autres agents atmosphériques peuvent traverser en poursuivant leur travail de désagrégation, enduit dont l'exécution reste cependant simple et commode. A cet effet, dans le procédé selon l'invention, après durcissement de la première couche d'enduit, on fixe à la surface de celle-ci une armature en treillis au moyen d'un mastic à reboucher ou autre similaire, puis, après la prise de celui-ci, on applique la seconde couche d'enduit. On a ainsi un procédé de crépissage simple, car la première couche d'enduit peut être exécutée de la manière habituelle, sans avoir à se soucier d'une quelconque armature, et l'on dispose ensuite de la surface durcie de cette couche de fond pour fixer, de manière tout aussi simple, l'armature en treillis. La seconde couche peut être alors exécutée rapidement et facilement, sans qu'il soit nécessaire de veiller a ce que le treillis soit uniformément noyé dans la masse du revêtement. Des essais ont montré que si des fissures se forment dans la couche de fond pendant le premier temps d'attente, on peut cependant, compte tenu de l'armature qui sera ultérieurement mise en place et de la seconde couche protégée par cette armature, s'accommoder fort bien de leur présence. Le treillis fournit en effet à la seconde couche un subjectile qui est à la fois assez stable et suffisamment déformable pour que celle-ci puisse sans se fissurer exécuter les mouvements que lui impose l'action de la chaleur, dans la mesure où ces mouvements ne sont pas empê chés par l'armature.Il en résulte dans l'ensemble un crépi en plusieurs couches, dont la couche extérieure, malgré la présence des panneaux isolants et les problèmes qui en découlent en ce qui concerne ses mouvements propres et ceux dûs à la chaleur, peut remplir la fonction d'un enduit traditionnel appliqué directement sur un mur. Il est avantageux que l'armature soit fixée sur la première couche à l'aide d'une mince couche de mortier. Le mortier se laisse bien utiliser comme mastic et il convient aussi très bien comme matériau entre deux couches d' enduit. On évite ainsi d'avoir à noyer une armature dans une couche, bien que l'utilisateur ait toute latitude de noyer des armatures supplémentaires dans l'une ou l'autre couche du crépi. Le procédé selon l'invention permet de crépir une maison munie de panneaux isolants de telle façon qu'elle présente l'aspect d'une maison traditionnelle, l'isolation thermique et le crépi pouvant être entièrement minéraux, lorsqu'on utilise des panneaux correspondants. En conséquence, l'évaporation de l'eau de condensation à travers le mur reste possible. Comme il ne se forme plus de fissures, l'ouvrage est protégé contre la pénétration et les dégâts de l'humiditô. Par rapport aux procédés connus, celui selon l'invention présente l'avantage d'éliminer les reprises, retouches et autres travaux similaires toujours coûteux. Il permet en outre de donner avantageusement au crépi une épaisseur totale plus grande, malgré la présence d'un subjectile moins stable: le panneau isolant.Ceci va dans le sens de la tendance à enfermer le corps de l'ouvrage dans une enveloppe extérieure qui lui assure une protection efficace. Ce qui surprend dans ce procédé nouveau est que le supplément de travail apparent que représente la pose séparée de l'armature entre deux applications d'enduit permet à lui seul d'obtenir les avantages qui viennent d'être décrits et de recommander sans réserve l'emploi de panneaux isolants sous une couche d'enduit. De toute façon, l'invention sera bien comprise à 1' aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de mise en oeuvre de ce procédé: Fig. 1 est une vue en coupe transversale d'un mur muni d'un panneau isolant crépi conformément au procédé selon l'invention; Fig. 2 est une vue en perspective montrant la succession des couches du mur de fig. 1 et illustrant ainsi les étapes successives de ce procédé. Un mur i, qui peut être en béton ou en éléments de maçonnerie, porte par exemple sur sa face extérieure un panneau d'isolation thermique 2, lequel peut être fait de matières minérales. Sur ce panneau 2 est appliquée tout d'abord une premitre couche d'enduit 2 Cette couche peut ensuite durcir et il peut éventuellement s'y former des fissures sous 1' effet des mouvements de l'ouvrage et des tensions dues aux variations de température. Lorsque le temps d'attente est terminé, au cours duquel la couche subit un durcissement au moins partiel, une armature en treillis 4 est, conformément à l'invention, fixée à sa surface au moyen d'un mastic, qui peut être une couche de mortier. Après la prise du mastic ou du mortier qui sert à la fixation du treillis 4, on applique une seconde couche d' enduit 5, laquelle peut avoir avantageusement une épaisseur de 10mm, par exemple, sans que l'ouvrier ait à noyer une armature dans cette couche, ce qui nuirait considérablement à la rapidité du crépissage. Au contraire, cette couche extérieure 5 peut être appliquée rapidement, uniforme et bien lisse, sur l'armature 4 déjà fixée. Aucun treillis n'a donc à être noyé, ni dans la couche de fond, ni dans celle de finition. On peut crépir de la même façon un plafond muni d' un panneau isolant, ce dernier étant avantageusement placé sur une face extérieure d'un bâtiment, mais pouvant aussi bien être appliqué contre la face intérieure d'un mur. Il serait possible aussi de fixer un treillis 4 sur la deuxième couche 5 et d'appliquer une autre couche d'enduit sur ce second treillis, si le problème évoqué au début du présent mémoire se présentait sous une forme plus aigüe. il en résulte au total un crépi exécuté en plusieurs couches, notamment sur des panneaux isolants, chaque couche étant appliquée séparément et durcissant avant l'application de la couche suivante et l'armature en treillis étant posée entre les couches. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas a la forme de mise en oeuvre qui vient d'être décrite à titre d'exemple seu- lement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Procédé de crépissage de murs munis de panneaux isolants minéraux, qui consiste à appliquer sur la face externe de ces panneaux une première couche d'enduit, suivie d'une seconde couche apres un certain temps d'attente, caractérisé en ce qu'après durcissement de la première couche d'enduit (3), on fixe à la surface de celle-ci une armature en treillis (4) au moyen d'un mastic ou autre masse similaire, puis, après la prise de celui-ci, on applique la seconde couche d'enduit (5). 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe l'armature (4) sur la première couche d' enduit (3) au moyen d'une mince couche de mortier. 3.- Crépi en plusieurs couches, notamment pour recouvrir des panneaux isolants fixés sur des murs, plafonds ou autres parois similaires, caractérisé en ce que ses couches sont exécutées individuellement, chacune ayant durci avant l'application de la couche suivante, et en ce qu' une armature en treillis (4) est disposée entre les couches.