Platine de clavier. L'invention concerne une plat[ine de clavier, uti- lisée par exemple pour le clavier à touches d'une calcula- trice, etc. L'invention a notamment pour objet une platine comportant une plaque de base recouverte d'au moins une couche primaire conductrice formant une piste conductrice pourvue d'une surface de contact primaire de commutation et recouverte d'une ou plusieurs pellicules isolantes sur- montée, à l'opposé de la plaque de base, d'une ou de plu- sieurs couches conductrices secondaires disposées également en forme de pistes conductrices présentant une seconde surface de contact de commutation, tandis que la pellicule isolante est percée d'une ouverture dans la zone de la première sur- face de contact. 1.5 Une telle platine de clavier a été décrite dans la demande de brevet allemand publiée sous le N' 24 48 587. D'après ce document, la platine est construite comme suit: Sur une plaque de base se trouve une première couche con- ductrice. Au-dessus de celle-ci se trouve une couche iso- lante percée d'une ouverture. Au-dessus de celle-ci, on trouve une seconde couche conductrice, laquelle est mobile. Cette dernière est surmontée d'une autre couche isolante, également percée d'un orifice. Enfin, au-dessus de celle- ci, on trouve une troisième couche isolantes flexible et convexe vers l'extérieur, qui peut être enfoncée vers l'in- térieur avec un effet de déclic élastique dans la zone qui correspond à la convexité, en mettant en communication les deux couches conductrices à travers l'ouverture de la pre- mière couche isolante et en établissant ainsi le contact. Dans un second exemple de réalisation, la seconde couche conductrice est fixée sur la couche isolante convexe. Dans un troisième exemple de réalisation, la première et la se- conde couches conductrices se trouvent dans un même plan au-dessous de la première pellicule isolante, qui pré- sente l'ouverture, tandis que la couche isolante convexe porte une troisième couche conductrice, de telle sorte qu'enenfonçant la couche isolante convexe, ladite troi- sième couche conductrice touche simultanément la première et la seconde, en établissant ainsi la connexion. Cette platine connue nécessite plusieurs couches isolantes, ce qui implique une dépense importante de ma- tière, ainsi qu'une technique complexe de production. En outre, les couches conductrices superposées qui-doivent être mises en communication doivent se trouver nécessaire- ment, en bordure de l'ouverture, à une distance suffisante l'une de l'autre pour qu'une secousse, consécutive par exemple à un choc, ne puisse fermer intempestivement le contact. La première pellicule isolante doit donc présenter 1.0 une certaine épaisseur. Enfin, lorsque ce clavier connu est fréquemment utilisé, la seconde couche conductrice, qui est mobile, risque de subir, par suite de sa sollicitation mécanique, des microfissures aboutissant à l'impossibilité d'établir le contact voulu. L'invention a donc pour but de perfectionner la platine ainsi décrite en permettant, d'une part, de sim- plifier sa construction et de la rendre plus compacte et, d'autre part, d&assurer la sécurité du contact, même en cas d'utilisation prolongée. Ce but est atteint, selon l'invention, en fixant la seconde couche conductrice sur la ou les pellicules isolantes, la ou les surfaces de contact entourant au moins partiellement l'ouverture de la pellicule isolante, tandis qu'une surface de contact mobile, disposée au-dessus de la seconde couche conductrice, peut prendre une position dans laquelle elle touche les surfaces de contact primaire et secondaire conjuguées. Les deux couches conductrices sont séparées l'une de l'autre par la pellicule isolante, relativement mince, la seconde couche conductrice, fixée sur cette pellicule isolante, ne surmontant plus l'ouverture, ce qui élimine le risque de contact intempestif en cas d'ébranlement. Dès lors, étant donné que la pellicule isolante peut être très mince, la surface de contact mobile peut donner une con- nexion correcte en ne se déformant que très faiblement, ce qui élimine pratiquement les avaries dues à la fréquence des contraintes. De même, la faible épaisseur de la pel- licule isolante réduit l'encombrement. Des modes d'exécution avantageux et des dévelop- pements de l'invention sont décrits ci-après. Il est, en particulier, très avantageux de disposer autour de l'ouver- ture ou de plusieurs ouvertures, en d'autres termes à la base de touches, plus de deux couches conductrices connec- tables, le nombre de couches à connecter pouvant entraîner la présence de plusieurs surfaces de contact de commuta- tion pourvues chacune d'une piste conductrice, lesdites surfaces de contact, fixées sur la plaque de base et (ou) sur la pellicule isolante, entourant la zone surmontée par l'ouverture ou bien, lorsqu'elles sont fixées sur la cou- che isolante, aboutissant au bord de ladite ouverture. Les pellicules isolantes peuvent être fixées sur la plaque de base, par exemple par des broches de contact, qui si désiré peuvent connecter des pistes conductrices sélectionnées appartenant aux couches conductrices primaire secondaire, etc... La description qui vasuivre, faite en regard des dessins annexes, donnés à titre non limitatif et illus- trant trois exemples de réalisation, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en plan, partiellement arrachée et partiellement en coupe, d'un premier exemple de réalisation de la platine selon l'invention. La Fig. 2 est une vue en coupe par la ligne II- II de la Fig. 1. La Fig. 3 est une vue en plan analogue à la Fig. 1 et illustrant un second exemple de réalisation de la platine de clavier. La Fig. 4 est une vue en coupe parla ligne IV- IV de la Fig. 3. - La Fig. 5 est une vue en plan illustrant un troisième exemple de réalisation de la platine, laquelle comporte plus de deux couches conductrices à connecter. La Fig. 6 est une vue en coupe par la ligne VI- VI de la Fig. 5. Les éléments analogues sur les différentes fi- gures ont été désignés par les mêmes références. Une plaque de base isolante 1, composée par exemple de papier bakélisé, porte une première couche con- ductrice formant une piste conductrice 2 laquelle aboutit à une surface de contact de commutation 3. Bien entendu, il peut y avoir plusieurs de ces pistes conductrices mu- nies de surfaces de contact, selon le schéma des "circuits imprimés" bien connus. La première couche conductrice peut 4tre déposée sur la plaque de base par une méthode géné- ralement connue, telle quepar exemple gravure à l'acide, - sérigraphie, projection, etc. Au-dessus de la plaque de base 1, qui porte la couche électrique, se trouve une pel- licule isolante 4 en matériau non conducteur. A l'opposé de la plaque de base par rapport à la pellicule isolante 4 est fixée une seconde couche conductrice qui forme une piste conductrice 5, laquelle aboutit à une seconde sur- face de contact 6. Là encore, il est évidemment possible de disposer plusieurs pistes conductrices comportant cha- cune une surface de contact. La seconde couche conductrice est déposée sur la pellicule isolante 4 par les procédés connus visés ci-dessus. Au-dessus de chacune des surfaces de contact 3 de la première couche conductrice, la pellicule isolante 4 est percée d'une ouverture 7. La surfage de contact 6 de la seconde couche conductrice s'étend jusqu'à l'ou- verture 7, qu'elle entoure au moins partiellement. Dans l'exemple de réalisation des Fig. 1 et 2, l'ouverture 7 est circulaire. La surface de contact 3 est également circulaire et a un rayon approximativement égal à celui de l'ouverture 7. Un léger débordement, c'est-à-dire une ouverture 7 légèrement plus petite que la surface de contact 3, présente néanmoins des avantages car il permet de compenser certaines tolérances. Dans l'exemple des Fig. 1 et 2, la surface de contact 6 est annulaire et jouxte directement le bord de l'ouverture 7. Dans l'exemple de réalisation des Fig. 3 et 4, l'ouverture 7 est semicirculaire. La surface de contact 3 de la couche conductrice disposée sur la plaque de base 1 est située sous l'ouverture 7 et a, elle aussi, une forme semi-circulaire. La surface de-contact 6, por- tée par la pellicule isolante 4, est également semi-cir- culaire et se trouve placée symétriquement à la surface de contact 3 par rapport à l'ouverture. Dans l'exemple de réalisation des Fig. 5 et 6, l'ouverture 7 de la pellicule 4 est de nouveau circulaire. La plaque de base l porte deux pistes conductrices distinc- tes 2' et 2"1, dont les surfaces de contact 3' et 3" sont semi-circulaires et sont séparées l'une de l'autre par une certaine distance. Toutefois, les parties les plus impor- tantes desditessurfaces 3' et 31 se trouvent, ici encore, au-dessous de l'ouverture 7. La pellicule isolante 4 porte également deux pistes conductrices 5' et 5" aboutissant à l'ouverture 7 et se terminant par deux surfaces de contact 6' et 6" en forme de segments annulaires, également symé- triques l'un de l'autre par rapport à l'ouverture. La Fig. 6 permet d'apercevoir un poussoir de contact 9 qui. porte, sur sa face inférieure, une surface conductrice 8. La surface 8 et le poussoir 9 sont flexi- bles dans une certaine mesure. Lorsque le poussoir 9 est abaissé, la surface de contact 8 touche les surfaces de contact 3', 3t", 6' et 6" et ces dernières, ainsi que leurs conducteurs correspondants 2', 2", 5' et 5", sont connectés. Le poussoir de contact 9 peut aussi &tre rempla- cé, par exemple, par une couche flexible en forme de feuil- le ou une plaque de caoutchouc revêtue, du moins, dans la région des surfaces de contact à connecter entre elles, d'une couche conductrice. Il est évident que l'ouverture 7 peut prendre n'importe quelle forme utile, même si elle n'a pas été décrite ici. Ainsi, on peut envisager des formes allon- gées, notamment lorsque plusieurs groupes de surfaces de contact à connecter entre elles sont situées dans un mê- me plan. Les caractéristiques techniques indiquées dans la description et illustrées aux,figures peuvent être con- sidérées comme des éléments essentiels de l'invention, soit isolément, soit en combinaison. En outre, desmodifications peuvent être appor- tées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Platine de clavier comportant une plaque de base surmontée d'une ou de plusieurs couches primaires con- ductrices dont chacune est disposée en formant une piste conductrice, pourvue d'une surface de contact primaire de commutation et recouverte d'une pellicule isolante, cette dernière étant surmontée, à l'opposé de la plaque de base, d'une ou de plusieurs couches conductrices secondaires disposées également en forme de pistes conductrices et pré- 1.0 sentant une surface de contact de commutation, la pellicu- le isolante étant traversée par une ouverture dans la zone de la première surface de contact, caractérisée en ce que la couche conductrice secondaire (5, 6) est fixée sur une ou plusieurs pellicules isolantes (4), la ou les surfaces de contact (6) entourant au moins partiellement l'ouver- ture (7) de la pellicule isolante, tandis qu'une surface de contact mobile (8) disposée au-dessus de la couche con- ductrice secondaire (5, 6) peut prendre une position dans laquelle elle touche les surfaces de contact primaire et secondaire conjuguées (3, 6). 2.- Platine de clavier suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice secondaire (5, 6) est déposée sur chacune des pellicules isolantes (4) par impression, projection ou gravure'à l'acide. 3.- Platine de clavier suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chacune des pellicules iso- lantes (4) est fixée sur la plaque de base (1). 4.- Platine de clavier suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les pellicules isolantes (4) sont fixées sur la plaque de base (1) au moyen de broches de contact. 5.- Platine de clavier suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les broches de contact connec- tent des pistes conductrices sélectionnées appartenant respectivement aux couches conductrices primaire, secon- daire et autres. 6.- Platine de clavier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la sur- face de contact (3) de la couche conductrice primaire cor- respond à l'ouverture (7) ou aux ouvertures pratiquées dans plusieurs couches analogues, de telle sorte qu'en passant par des orifices libres des pellicules superposées, des connexions puissent tre établies par contact entre des couches quelconques de conducteurs. 7.- Platine de clavier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'ouver- ture (7) pratiquée dans la pellicule isolante est circulaire. 8.- Platine de clavier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'ouver- ture (7) est semi-circulaire. 9.- Platine declavier suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la surface de contact (6) de la cou- che conductrice secondaire entoure annulairement l'ouver- ture (7) de la pellicule isolante. 10.- Platine de clavier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que plus de deux surfaces de contact (3', 3", 59, 5") correspondent à une même ouverture (7) de la pellicule isolante, ces sur- faces de contact étant disposées,9 respectivement sur la plaque de base (1) ou sur la pellicule isolante (4), sous forme de segments circulaires ou annulaires. 11.- Platine de clavier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la sur- face conductrice de mise en contact (8) recouvre les sur- faces de contact (3, 3', 3", 5, 5', 5") correspondant une ouverture (7). 12.- Platine de clavier suivant la revendication 11, caractérisée en ce que la surface conductrice de mise en contact (8) est disposée sur une couche flexible. 13.- Platine de clavier suivant la revendication 12, caractérisée en ce quela couche flexible est une pla- que decaoutchouc. 14.- Platine de clavier suivant la revendication 12, caractérisée en ce que la couche flexible est un pous- soir de contact mobile (9). 15.- Platine de clavier suivant la revendication 12, caractérisée en ce que la couche flexible est une pellicule comportant des zones conductrices.