L'invention concerne un produit alimentaire, de préférence ais non exclusivement formé de pâte alimentaire et fourré d'une substance alimentaire liquide. Pour plus de simplicité, dans la description ci-après, on parlera explicitement d'un produit alimentaire fourré particulier généralerent appelé " truffe" et formé d'une enveloppe ou "beignet" de pâte alimentaire spongieuse renfermant un remplissage, généralement de crème ou substance alimentaire similaire, avec ou sans enrobage extérieur rigide ou granulaire également formé d'une substance alimentaire. Toutefois, étant donné le caractère général des problèmes indiqués ci-après, il est évident que l'invention n'est pas seulement limitée à la préparation des "truffes", mais s'retend à tout produit alimentaire fourré comprenant une enveloppe extérieure de substance alimentaire qui contient un remplissage. intérieur. Mdme actuellement, les truffes que l'on trouve dans le commerce sont toutes préparées manuellement et constituent un produit classique de confiserie qui se vend au détail très peu de temps après sa préparation. La fabrication de truffes à l'celle industrielle n'a pas encore donné de bons résultats étant donné que les truffes, par nature, ne se prêtent pas à la transformation, au stockage ni a l'emballage mécanique du type utilisé pour la fabrication industrielle. A ce point de vue, toutes les truffes que l'on peut trouver dans le commerce ont l'inconvénient que leur remplissage fuit facilement lorsqu'on les manipule,ce qui cause, dans le cas de la fabrication industrielle, un encrassement très rapide des machines ainsi qu'une adhérance des truffes entre elles et à leur emballage. L'invention vise à fournir un produit alimentaire fourré,en particulier une truffe, dont les caractéristiques physiques soient telles qu'elles empêchent la fuite du remplissage quand le produit fourré est soumis aux efforts normalement rencOntrés dans la fabrication industrielle. L'invention parvient à ce résultat, elle propose à cet effet un produit alimentaire fourré du type comprenant une enveloppe extérieure et un remplissage pratiquement liquide, ce produit étant caractérisé par le fait que le remplissage occupe une cavité définie à l'intérieur de l'enveloppe et dont la pression est inférieure à la pression qui agit à l'extérieur de l'enveloppe. L'invention a aussi pour objet ùn procédé de fabrication du produit alimentaire fourré ci-dessus, consistant à injecter une substance de remplissage dans une enveloppe de substance alimentaire, puis à créer une dépression à l'intérieur de l'enveloppe. On peut obtenir la dépression à l'intérieur de l'enveloppe par divers procédés; par exemple, on peut injecter la substance de remplissage à une température supérieure à celle de l'enveloppe de sorte que lorsque l'équilibre thermique est atteint entre l'enveloppe, le remplissage et l'environnement extérieur, l'enveloppe s'est dilatée dans une mesure différente de la substance de remplissage. Il est encore possible, pour former la dépression à l'intérieur de l'enveloppe, de retirer une partie de la substance de remplissage injectée précédemment. Lorsqu'on crée la dépression à l'intérieur de l'enveloppe de la façon précédemment décrite, on adopte de préférence un procédé caractérisé en ce que l'on insère dans l'enveloppe l'extrémité d'un injecteur, que l'on injecte dans l'enveloppeJpar l'injecteur, une quantité déterminée de la substance de remplissage, que l'on applique une dépression à l'injecteur pour causer le retrait de la substance injectée précédemment à travers l'injecteur et que l'on extrait l'injecteur de l'enveloppe lorsqu'une partie déterminée de la substance de remplissage précédemment injectée a été retirée à travers l'injecteur. De préférence, dans un tel procédé, on maintient l'injecteur sous une dépression tout le temps que l'on met à l'extraire de l'enveloppe. Le procédé d'injection précédemment défini et constituant un mode d'exécution préférentiel du procédé selon l'invention convient particulièrement à la fabrication de truffes ou autres produits fourrés similaires à l'échelle industrielle, car il permet d'éliminer tous les inconvénients normalement dûs à une opération de remplissage par injection exécutée par des procédés classiques, ces inconvénients entraSnant la présence de substance de remplissage à la surface extérieure de l'enveloppe du produit fourré. La présence de substance de remplissage à la surface de l'enveloppe de corps fourrés par les procédés normaux d'injection connus et actuellement appliqués est due principalement au fait qu'une partie de la substance de remplissage grimpe le long du trou d'injection lorsqu'on a extrait l'injecteur, que la substance de remplissage s'égoutte de l'injecteur après son extraction, qu'une partie de la substance de remplissage adhère à la surface extérieure de l'injecteur et se dépose alors sur la surface extérieure de l'enveloppe suivante, lorsqu'on insère l'injecteur et que la 3ubstar.ce de remplissage contenue dans l'enveloppe est soumise à un excès de pression. Tous ces facteurs sont éliminés par le mode d'exécution préférentiel susdit du procédé selon l'invention.A cet égard, en ce qui concerne l' égouttement la dépression appliquée à l'injecteur pendant tout le stade d'extraction signifie que toute substance de remplissage contenue dans l'injecteur est éliminéeaussitôt que ce dernier quitte le contact de la substance injectée, de sorte que toute fuite de substance de remplissage hors de l'injecteur après son extraction est impossible.En outre, le fait que l'on retire, pendant le stade d'extraction, une partie de la substance de remplissage injectée pendant le stade d'injection, a pour effet d'engendrer une légère dépression à l'intérieur du produit fourré, ce qui n'a pas seulement pour effet d'empêcher la substance de remplissage restant dans le produit fourré de grimper le long du trou d'injection pendant le stade d'extraction, mais aussi d'aspirer à nouveau,à I'intérieur, la substance de remplissage qui a pu grimper éventuellement le long de la surface de l'injecteur pendant le stade d'injection. Autrement dit, la dépression appliquée à l'injecteur pendant qu'on l'extrait de l'enveloppe n'assure pas seulement la dépression à l'intérieur de l'enveloppe du produit fourré, mais nettoie en outre parfaitement l'intérieur aussi bien que l'extérieur de l'injecteur. L'invention a également pour objet un appareil d'injection permettant la mise en oeuvre du mode d'exécution préférentiel susdit du procédé selon l'invention, cet appareil étant caracté rîsé par le fait qu'il comprend un réservoir destiné à une substance de remplissage pratiquement liquide, au moins un injecteur relié au réservoir, des moyens de mise sous pression conçus pour engendrer successivement une pression par suite de laquelle une quantité déterminée de ladite substance s'écoule à l'extérieur à travers l'injecteur et une dépression par suite de laquelle la substance qui 8 s'est écoulée est retirée, et des moyens de commande servant à interrompre le contact entre l'injecteur et la substance écoulée, avant que cette dernière n'ait été complètement retirée. Des modes de réalisation de l'invention seront décrits ciaprès, à titre d'exemples non limitatifs, avec référence aux des sins annexés, dans lesquels La figure 1 est une élévation latérale partiellement en coupe d'un appareil conçu selon l'invention, La figure 2 est un plan de l'appareil représenté figure 1, La figure 3 est une coupe axiale à plus grande échelle d'un détail de la figure 1, Les figures 4,5eut6 sont des coupes axiales schématiques du détail de la figure .3, en trois positions différentes de fonction nement, et Les figures 7 et 10 sont des coupes schématiques d'une truffe aux différents stades de la fabrication. Les figures 1 et 2 montrent un appareil d'injection 1 comprenant un socle 2 de forme pratiquement rectangulaire, supporté à ses angles par quatre pieds cylindriques 3. Chacun de ces derniers présente une perforation axiale 4 à travers laquelle passe l'extrémité inférieure d'une vis 5 engagée dans un trou fileté 6 du socle 2 et d'un écrou 7 reposant sur la surface supérieure du pied 3 considéré. Un montant 8 à section pratiquement rectangulaire se dirige verticalement vers le haut en partant du milieu de l'un des petits côtés du socle 2, l'extrémité supérieure du montant 8 étant traversée par un tourillon horizontal 9 dont les extrémités opposées supportent, en leur permettant de tourner, les branches 10 et Il d'une fourche 12. Cette dernière forme un levier qui se termine, à l'extrémité opposée aux branches 10 et 11, par une poignée d'actionnement 13.En agissant sur la poignée 13, on peut faire tourner le levier 12 dans un plan vertical autour de l'axe du tourillon9, en direction du socle 2, contre l'action d'un ressort 14 qui s'applique d'une part à une traverse 15 placée entre les bras 10 et Il et solidaires de ceux-ci, d'autre part à un appendice horizontal 16 partant du montant 8, parallèlement au socle 2, entre celui-ci et le levier 12. Un manchon 17 à axe vertical est relié rigidement à l'extrémité libre de l'appendice 16 et loge une douille 18 (figure 3) dans laquelle s'engage, de manière à pouvoir tourner et coulisser axialement, un élément cylindrique 19 d'une seringue désignée par la référence générale 20. Comme le montre la figure 3, l'élément cylindrique 19 présente extérieurement un épaulement annulaire 21 proche de son extrémité inférieure et conçu pour coopérer avec l'extrémité inférieure de la douille 18 en définissant, conjointement avec une bague élastique 22 partiellement logée dans une gorge annulaire respective prévue près de l'extrémité supérieure de l'élément 19, une course axiale déterminée de la seringue 2u rdlativement au manchon 17. L'élément cylindrique 19 est traversé par un alésage axial divisé en une partie supérieure 23 et une partie inférieure 24 dont la section est resserrée par une saillie annulaire intermédiaire 25. L'extrémité inférieure de la partie 24 de l'alésage est filetée intérieurement et dans cette partie se visse l'extrémité supérieure filetée d'un raccord tubulaire 26. Ce dernier présente un alésage passant axial 27 communiquant par une extrémité avec la partie 24 de l'alésage de I'élément 19 et par l'autre extrémité avec une aiguille creuse 28. Cette dernière est munie,dans le haut,d'un raccord 29 formé dtun corps creux de forme intérieure tronconique, adapté sous pression-à ltextrémité inférieure du tronc de cône du raccord 26. Un piston indiqué par la référence générale 30 est monté de manière à pouvoir coulisser dans l'alésage axial de l'élément 19. Le piston 30 comprend une partie supérieure cylindrique 31 montée de manière à pouvoir coulisser de façon étanche dans la partie supérieure 23 de l'alésage de l'élément 19 et un appendice cylindrique axial 32 partant d'une surface plane inférieure 33 de la partie 31. L'appendice 32 passe avec jeu radial à travers un trou 34 défini par la saillie annulaire 25 et présente dans le bas une tête terminale cylindrique 35 dont le diamètre extérieur est égal au diamètre du trou 34. La partie 31 du piston 30 comprend une cavité axiale extérieure 36 dans laquelle pénètre l'extrémité d'une cheville filetée radiale 37 traversant l'élément 19 de manière a relier celui-ci angulairement au piston 30. La partie supérieure 31 du piston 30 dépasse au-dessus d'une surface supérieure annulaire 38 de l'élément 19 et comprend, à l'extérieur de celui-ci, une partie filetée 39 située entre les branches 10 et ll du levier 12. Deux paires d'écrous 40 sont montés sur la partie filetée 39 et bloquent les branches 10 et Il de manière a relier le levier 12 au piston 30 de sorte que lorsqu'on fait pivoter le levier 12 vers le bas, la seringue 20 effectue un mouvement correspondant vers le bas, sous la poussée du ressort à boudin 41 placé entre l'écrou inférieur 40 et la surface 38 de l'élément 19. Au-dessus de la partie filetée 19, le piston 30 présente un moyeu 42 sur lequel est monté, de manière à pouvoir torner dans des conditions étanche; un manchon 43 traversé radialement par une perforation (non représentée) reliée à un conduit 44. Ce dernier est relié par son autre extrémité à l'extrémité inférieure d'un réservoir iindrique 4 > supporté par un support 46 qui se dirige horizontalement en partant du montant 8. Un piston (non représenté) est monté de manière à pouvoir coulisser dans le réservoir 45 et est commandé par un dispositif à vis, indiqué par la référence générale 47, de sorte qu'il refoule vers le conduit 44 un liquide (non représenté) situé dans le réservoir 45.Le conduit 44 est relié, par l'intermédiaire du manchon 43 et du moyeu 42, à un alésage axial borgne 48 (figure 3) qui arrive, le long du piston 30, jusqu'à un point proche de la surface 33. L'alésage 48 est relié dans le bas, par les conduits radiaux 49, à une gorge annulaire 50 prévue sur la surface intérieure de la partie 23 de l'alésage de l'élément 19 et il a une hauteur supérieure à la distance entre les conduits 49 et la surface 33. Comme le montrent les figures 1 et 2, un volant 51 muni d'une poignée d'actionnement 52, est relié rigidement à l'extrémité supérieure du moyeu 42. Quand ce volant est actionné, il fait tourner toute la seringue 20 autour de son axe, dans la douille 18. En-dessous de la seringue 20 est prévu un tambour 53 support té par la plaque 2 et pouvant tourner autour de son axe vertical. Le tambour 53 présente une denture extérieure 54 avec laquelle engrène un pignon 55 calé sur un arbre vertical 56 qui traverse, en pouvant tourner, un coussinet 57 traversant le socle 2. Un pignon conique 58 est calé sur l'arbre 56 à son extrémité située en-dessous du socle 2 et engrène avec un deuxième pignon conique 59 calé sur l'arbre de sortie d'un moteur 60 disposé en-dessous du socle 2 et supporté par celui-ci. Des alésages cylindriques axiaux-61 (figure 2) sont prévus dans le tambour 53 et uniformément distribués sur une circonférence passant par l'axe de l'aiguille 28. Une rainure 62 est prévue à la surface supérieure du socle 2, en-dessous du tambour 53 et se termine à l'extrémité in férieure de l'un des alésages 61. Chacun des alésages 61 a une grandeur telle qu'il peut recevoir intérieurement un produit 63 (figure 5) à remplir et qui, dans l'exemple représenté, a une forme approximativement sphérique. Les produits 63 sont déversés dans les alésages respectifs 61, depuis une trémie 64 disposée au-dessus d'un secteur du tam bour 53 où s'ouvrent les trois alésages 61. La trémie 64 est supportée dans le bas par un balancier 65 comprenant un bras horizontal 66 partant de l'extrémité inférieure de la trémie 64 et un montant vertical 67 relié rigidEment par son sommet à une extrémité du bras 66 et relié par le bas à une plaque horizontale 68. Cette dernière est montée de manière à pouvoir tourner sur un pivot 69 à axe vertical partant du socle 2 et coopérant avec la plaque 68 en un point situé entre le montant 67 et un dispositif 70 qui sert à bloquer la plaque 68 relativement au socle 2. On peut libérer le dispositif de blocage 70 pour permettre au balancier 65 d'osciller autour du pivot 69 et de déplacer la trémie 64 vers l'extérieur du tambour 53. L'appareil 1 décrit ci-dessus fonctionne comme suit L'appareil étant au repos , le levier 12 est maintenu dans la position de la figure 1 par l'action conjointe des ressorts 14 et 41 et le contact de 1'épaulement annulaire 21 de l'élément 19 avec l'extrémité inférieure de la. douille 18. Pour faire quitter au levier 12 cette position de repos, on applique à la poignée 13 une force dirigée vers le bas et le levier 12 pivote alors vers le bas autour de l'axe du tourillon 9. Cette rotation a pour effet de comprimer le ressort 14 et de déplacer vers le bas le piston 30, qui transmet alors son mouvement par l'intermédiaire du ressort 41 à l'élément 19, de sorte que toute la seringue 20 se meut vers le bas sans aucun mouvement relatif entre le piston 30 et l'élément 19.Ce mouvement de la seringue 20 se poursuit jusqu'à ce que la bague 22 entre en contact avec l'ex- trémité supérieure de la douille 18 et arrose l'élément 19. Par suite de cette course de toute la seringue 20 et en particulier de l'élément 19 vers le bas, l'aiguille 28 pénètre dans celui des alésages 41 du tambour 53 qui est situé juste en dessous et perfore le produit 63 disposé dans cet alésage et reposant sur la surface supérieure du socle 2. Lorsqu'on déplace davantage le levier 12 vers le bas contre l'action du ressort 14, le piston 30 coulisse vers le bas relativement à l'élément 19 contre l'action du ressort 41 qui arrête le pivotement du levier 12 vers le bas aussitôt qu'il a été complètement comprimé entre la surface 38 et l'écrou inférieur 40. Quand on libère le levier 12, il pivote vers le haut en partant de la position inférieure de repos, sous l'action des ressorts 14 et 41. Pendant une première partie de ce pivotement vers le haut du levier 12, le ressort 41, en se détendant, retient encore ltélément 19 vers le bas, la bague 22 étant en contact avec l'extrémité supérieure de la douille 18, de sorte que le piston 30 coulisse vers le haut le long de l'élément 19. Ce coulissement prend fin quand l'extrémité de la cheville 37 entre en contact avec l'extrémité axiale inférieure de la cavité correspondante 36, de sorte que le piston 30 est relié axialement à l'élément 19. Donc, quand on continue de faire pivoter le levier 12 vers le haut, toute la seringue 20 se meut vers le haut jusqu'à ce qu'elle atteigne la position de repos de la figure 1. Le mouvement ascendant de la seringue 20 a pour effet que l'aiguille 28 sort aussi bien du produit 63 que de l'alésage 61 occupé par ce dernier. De préférence, pendant cette dernière partie du pivotement du levier 12 vers le haut, on actionne la poignée 52 pour faire tourner toute la seringue 20 autour de son axe. Le levier 12, la poignée 52 et le volant 51 peuvent être remplacés par des dispositifs automatiques d'actionnement (non représentés). Quand le levier 12 atteint sa position de repos, on fait faire un pas au moteur 60 pour amener au-dessus de la rainure 62 l'alésage 61 qui se trouvait précédemment en-dessous de l'aiguille 28 et amener un nouvel alésage 61 en-dessous de l'aiguille. Le cycle de travail décrit plus haut se répète à partir de ce point. A la fin de chaque cycle1 on fait tourner le tambour 53 d'un pas (en sens inverse des aiguilles d'une montre relativement à la figure 2) pour amener sous la trémie 64 les alésages qui ont été précédemment vidés en passant au-dessus de la rainure 62. Par la description, on peut voir que chaque cycle de travail de l'appareil 1 comprend quatre stades, dont le premier appelé ciaprès "stade d'approche", consiste à déplacer l'ensemble de la seringue 20 vers le bas et à insérer l'aiguille 28 dans le produit 63; le deuxième, appelé ci-après " stade d'injection, consiste à faire coulisser le piston 30 le long de l'élément 19 et direction de l'aiguille 28; le troisième, appelé ci-après "stade de retrait", consiste à retirer le piston 30 de l'aiguille 28 et le quatrième, appelé ci-après stade d'extraction", consiste à déplacer toute la seringue 20 vers le haut et à extraire l'aiguille 28 du produit 63. Pour faire comprendre le fonctionnement de la seringue 20 pendant les stades susdits, on a représenté schématiquement la seringue en fonctionnement sur les figures 4, 5 et 6 qui correspondent respectivement au stade d'approche, à la fin du stade dtinjection et à un moment du stade de retrait. Comme le montre la figure 4, au rspo3 et pendant tout 1 stade d'approche, le piston 30 est dans une position telle, relativement à l'élément 19, que l'alésage 34 s'applique étroitement à la tête de l'appendice 32 de manière à diviser la cavité intéss rieure de l'élément 19 en deux chambres non communicantes, dont la première, 71, est définie dans la partie 24 de la cavité et communique avec le conduit de l'aiguille 28 et la deuxième 72 est définie à l'intérieur de la partie 23 de la cavité, entre la saillie annulaire 25 et la surface plane 33 du piston 30.La surface 33 du piston 30 est donc située au-dessus du bord supérieur de la gorge 50 ds sorte que la chambre 72 communique avec les conduits 49 et donc avec l'alésage 48 et le récipient 45, par la chambre annulaire 73 définie dans la gorge 50 par la surface extérieure du piston 30. Par suite, la substance de remplissage, comprimée dans le réservoir 45 par le dispositif 47, s'écoule par le conduit 44, l'alésage 48 et les conduits 49 et remplit complètement les chambres 73 et 72. La chambre 71 est aussi remplie au moins partiellement de la substance de remplissage, à la suite d'un cycle de travail précédent, comme on l'expliquera plus loin. Pendant la partie finale du stade d'approche, l'extrémité de l'aiguille 28 pénètre dans le produit 63 qui, comme le montre la figure 7, est généralement formé d'une pâte alimentaire spongieuse présentant de multiples petites cavités 74 dont la grandeur augmente généralement vers le centre du produit 63. La figure 8 montre clairement comment l!aiguille 28, enpéné- trant dans le produit 63 pour arriver pratiquement au centre de celui-ci, perce les parais de séparation des cavités 74 qui se trouvent sur son parcours. En particulier, comme on peut le voir par le détail adjoint à la figure 8, ces parois, une fois percées, forment des languettes 75 toutes dirigées vers le centre du produit 63, par leur frottement contre la surface extérieure de l'aiguille 28 lorsqu'on l'insère. Au stade d'injection, le piston 30 se meut vers le bas pour atteindre la position de la figure 5 où la surface 33 du piston 30 est en contact avec la saillie annulaire 25. Pendant ce mouvement, la tête 35 se meut vers le bas, pénétrant dans la chambre 71 et libérant l'alésage 34. Ainsi, la chambre 71 est reliée à la chambre 72 par le passage annulaire défini par l'appendice 32 dans l'alésage 34. Simultanément, la surface 33 du piston 30 descend en-dessous de la chambre 73, interrrompant la liaison entre cette dernière et la chambre 72. Quand le piston 30 continue son mouvement vers le bas, il expulse à travers l'aiguille 28 toute la substance contenue dans la chambre 72 et une partie de celle qui est contenue dans la chambre 71, comme l'indique la flèche 76 de la figure 5 et la substance est injectée dans le produit 63. Comme le montre la figure 9, l'injection sous pression de la substance de remplissage dans le produit 63, indiquée par les flèches 77, a pour effet de repousser les parois séparatrices des cavités centrales 74, formant une chambre centrale 78 remplie de la substance de remplissage et une enveloppe extérieure spongieuse 79. Dans ces conditions,la substance située dans la chambre 78 ex ero e une légère pression contre la surface de la chambre 78 et en particulier contre les languettes 75 en contact avec la surface extérieure de l'aiguille 28, ces languettes se courbant alors vers l'extérieur de manière à permettre à la substance de remplissage de grimper le long d'au moins une partie du trou d'injection comme le montrent les flèches 80 de la figure 9. Comme le montre la figure 6, lorsque le piston 30 monte pendant le stade de retrait, il engendre une dépression dans les chambres 71 et 72, ce qui fait que la substance injectée précédemment dans l'enveloppe 79 est retirée vers le haut suivant la flèche 81 de la figure 6. Ce retrait se termine quand l'extrémité supérieure de la toute 35 est dans la position de la figure 4. I1 est important ici de noter que toute la substance expulsée précédemment pendant le stade d'injection n'est pas aspirée dans la seringue 20 pendant le stade de retrait. Cela est dû au fait que la substance, à cause de sa viscosité, est incapable d'occuper immédiatement tout le volume libéré par le piston 30 pendant sa montée.Donc, dans les meilleurs conditions, à la fin du stade de retrait, une partie seulement de la chambre 71 est réoccupée par la substance retirée tandis que la chambre 72 est totalement vide et occupée immédiatement par la substance sous pression qui se trouve dans la chambre 73. Le retard avec lequel la chambre 71 se remplit a une grande importance car la substance contenue dans l'aiguille 28 continue de s'écouler en direction de la chambre 71 même pendant le stade d'extraction, c'est-à-dire mdme quand la liaison entre l'aiguille 28 et la substance contenue dans la cavité centrale 78 du produit 63 est interrompue. Par conséquent, comme le montre la figure 10, quand l'aiguille 28 quitte finalement l'enveloppe 79, toute la substance qu'elle contenait précédemment est arrivée dans la chambre 71 et l'air pénètre dans l'aiguille 28 comme l'indiquent les flèches 82. Cela montre que pendant le stade de retrait, une partie de la substance précédemment injectée est aspirée dans la seringue 20, causant une légère dépression dans la chambre 78 tandis que la substance présente dans l'aiguille 28 est retirée pendant une première partie du stade d'extraction, l'aiguille se vidant complatement. Les effets de l'aspiration engendrée dans l'enveloppe 79 sont clairement visibles sur la figure 10 et causent une contraction de la chambre 78 et par conséquent une amélioration des propriétés mécaniques de l'enveloppe 79 et de l'étanchéité du trou d'injection. En fait, la dépression engendrée dans la chambre 78 permet aux cavités 74, précédemment comprimées pendant le stade d'injection, de revenir au moins à leur volume primitif, ce qui augmente considérablement l'aptitude de l'enveloppe 79 à absorber tous chocs sans transmettre aucune pression à la substance contenue dans la chambre 78. En outre, cette dépression a pour effet que les languettes 75 se courbent vers l'intérieur, se mettant dans la position de la figure 10 et formant de multiples valves anti-retour grace auxquelles le produit 63 est capable de résister à une pression relativement élevée sans perdre de substance de remplissage par le trou d'injection. Comme on l'a dit, on peut apporter de nombreuses modifications à l'appareil 1 décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention; par exemple, on peut automatiser tous les mouvements et une pression déterminée peut être maintenue automatiquement dans le réservoir 45. REVENDICATIONS 1. - Produit alimentaire fourré du type comprenant une enveloppe extérieure et un remplissage pratiquement liquide, ce produit étant caractérisé par le fait que le remplissage occupe une cavité définie à l'intérieur de l'enveloppe et dont la pression est inférieure à la pression qui agit à l'extérieur de l'enveloppe. 2.- Produit selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'enveloppe comprend au moins une couche formée de matière spongieuse. 3.- Procédé de remplissage d'un produit alimentaire selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on injecte la substance de remplissage dans l'enveloppe et qu'ensuite, on crée à l'intérieur de l'enveloppe une dépression de grandeur déterminée. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que pour engendrer la dépression, on injecte la substance de remplissage dans l'enveloppe à une température supérieure à celle de l'enveloppe. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que pour engendrer la dépression, on retire de l'enveloppe une partie de la substance de remplissage injectée précédemment. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on insère dans l'enveloppe l'extrémité d'un injecteur, que l'on injecte dans l'enveloppe par l'injecteur une quantité déterminée de la substance de remplissage, que l'on applique une dépression à l'injecteur pour causer le retrait de la substance injectée précédemment à travers l'injecteur et que l'on extrait l'injecteur de l'enveloppe lorsqu'une partie déterminée de la substance de remplissage précédemment injectée a été retirée à travers l'injecteur. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on maintient l'injecteur sous une dépression pendant tout le temps que l'on met à l'extraire de l'enveloppe. 8.- Appareil d'injection pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 3, 5, 6 et 7, caractérisé par le fait qu'il comprend un réservoir destiné à une substance de remplissage pratiquement liquide, au moins un injecteur relié au réservoir, des moyens de mise Sous pression conçus pour engendrer successivement une pression par suite de laquelle une quantité déterminée de ladite substance s'écoulée à l'extérieur à travers l'injecteur et une dépression par suite de laquelle la substance qui s'est écoulée est retirée, et des moyens de commande servant à interrompre le contact entre l'injecteur et la substance écoulée, avant que cette derniere n'ait été complètement retirée. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le réservoir comprend une seringue reliée par une extrémité à l'injecteur, en ce que les moyens de mise sous pression comprennent un piston monté dans la seringue de manière à coulisser entre une première et une deuxième positions axiales et présentant la forme voulue pour définir dans la seringue trois chambres dont la première peut être reliée à des moyens d'amnée de la substance sous pression, la deuxième étant reliée à l'injecteur et la troisième chambre étant placée entre les deux autres et étant reliée à la première chambre quand le piston est situé à une distance maximale déterminée de la première position, tandis qu'elle est reliée à la deuxième chambre pour touteautre position du piston 10.- Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la seringue est montée sur un supprt de manière à pouvoir se mouvoir entre une première et une deuxième positions axiales, que les moyens de commande cOmprennent un élément d'actionnement relié au piston et pouvant se mouvoir entre une première et une deuxième positions de manière à faire passer la seringue de la première à la deuxième position contre l'action d'un premier organe élastique interposé entre la seringue et un support fixe et à faire passer le piston de la première à la deuxième positions axiales contre l'action d'un deuxième organe élastique interposé entre la seringue et le piston.