La présente invention concerne une plaque de trottai, ce terme designant plus particulierement une plaque destinée à être montée en position de service dans un logement pratique par exemple, dans un rebord d'une ouverture normalisée d'acces à ur égout, ou à un pcste de montage et d''inspection de lignes souter- raines de télécommunications. Le terme " plaque de trottoir désigne aussi, suivant la présente invention, une plaque de detination différente mais soumise à des contraintes similaires. L'invention concerne egalement un procédé de fabrication de ladite plaque. Sans être soumises aux mêmes conditions de résistance que les plaques prévues pour être montées sur une chaussée où cir- culent des véhicules lourds et rapides, les plaques de trottoir du genre indiqué doivent, cependant, présenter une solidité importante Elles doivent aussi avoir une grande résistance a' l'usure, en particulier sur leur face supérieure disposée au niveau de la surface du trottoir en position de service de la plaque. En effet, les plaques de trottoir doivent supporter sans dommage le poids d'une roue d'un véhicule engagé de maniere imprévue sur ie trottoir. Par ailleurs, leur face externe en position de service est soumise aux effets d'une circulation importante de piétons ou de chariots légers, par tous les temps. On connaît divers types de plaques de trottoir, notamment en fonte ou en breton armé, qui présentent à cet égard une solidité et une endurance satisfaisantes. Mais de telles plaques ont l'in- convénient d'être lourdes. En effet, une plaque rectangulaire en fonte de 50 X 60 centimètres peut atteindre un poids d'une centaine de kilogrammes, par exemple. Le poids élevé des plaques de trottoir connues est un inconvénient sérieux pour leur transport et leur manutention courante, sur leurs lieux de fabrication, de stockage ou d'utilisation. Le but de l'invention est de remédier inconvénients que l'on vnent d'indiquer, en permettant de réaliser unQplaque de trottoir solide et endurante, mais également légere et commode à manipuler et à transporter. Selon l'invention, la plaque de trottoir prévue pour être montée en position de service dans un logement du trottoir pour obturer une ouverture de celui-ci, est caractérisée en ce qu'elle comporte une âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche de bois contreplaqué à épaisseurs multiples, et une enveloppe étanche en matière plastique moulée, étroitement ajustée autour de l'amie ; l'enveloppe précitée est réalisée en une seule pièce et fixée par collage aux faces et aux bordures de l'âme résistante de la plaque. L'association intime des deux matériaux précités dans le produit industriel ainsi constitué, s'est révélée à l'usage comme conférant à ce produit des propriétés remarquables de solidité et d'endurance, alliées à un poids modéré, d'une manière particulièrement bien adaptée à l'utilisation prévue. L'âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche de contreplaqué à couches multiples, est protégée efficacement, en particulier contre les effets de l'humidité, par l'enveloppe étanche de matière plastique moulée en une seule pièce. Le collage de l'enveloppe sur l'âme améliore la solidité et la tenue de l'enveloppe, assurant une endurance prolongée de la plaque de trottoir conforme à l'invention. De préférence, ltenveloppe en matière plastique comporte une armature de fibres présentant une résistance élevée, telles que des fibres de verre. En choisissant une matière plastique résistante, telle qu'une résine thermo-durcissable du genre polyester, on réalise une enveloppe solide et endurante. L'enveloppe en matière plastique comporte, en outre, d'une manière avantageuse, des plots en relief sur la surface externe de la plaque en position de service ; la matière plastique des plots en relief présente, de préférence, une couche extérieure d'usure qui contient une charge résistant à l'abrasion, telle que du carbure de silicium. Selon l'invention, le procédé pour fabriquer une plaque de trottoir du genre précité est caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes - On prépare, aux dimensions prévues pour la plaque terminée et suivant le profil de celle-ci, un moule comportant un fond creux et un couvercle amovible ajusté sur le fond ; le fond et le couvercle comportent des moyens de chauffage - On prépare une âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche en bois contreplaqué à couches multiples, de dimensions externes inférieures aux dimensions finales de la plaque, suivant l'épaisseur prévue pour l'enveloppe plastique - On dispose le fond du moule à plat, et on en garnit sensiblement toute la surface avec une première couche de matière plastique polymérisable à chaud, d'épaisseur correspondant à l'épaisseur désirée pour l'enveloppe de la plaque - On place l'âme en matériau léger et résistant dans le fond du moule garni de la première couche de matière- plastique - On recouvre l'âme en matériau léger et résistant disposée dans le fond du moule, sensiblement sur toute sa surface, avec une seconde couche de matière plastique analogue à la première couche - On met en place le couvercle sur le fond du moule garni, et on serre sous pression l'ensemble en le portant à la température de polymérisation de la matière plastique des deux couches précitées, destinées à constituer l'enveloppe étanche en une seule pièce de la plaque de trottoir - On démoule la plaque terminée. La fusion sous pression à une température appropriée des deux couches de matière plastique transformable à chaud permet d'obtenir une enveloppe solide d'une seule pièce, étroitement ajustée autour de l'âme de la plaque. Du fait de sa fusion et de sa transformation à chaud, la matière plastique de l'enveloppe se trouve solidement collée aux faces et aux bordures de l'âme de la plaque. De préférence, ainsi qu'on l'explique plus loin, on obtient une plaque particulièrement solide et endurante en réalisant l'enveloppe en une matière plastique à base de résine thermodurcissable, telle qu'un polyester. A cet effet, pour chacune des deux couches de matière plastique transformable servant à garnir le fond creux du moule, et la face de l'âme en regard du couvercle, on utilise avantageusement au moins une épaisseur de polyester thermo-durcissable, associée à au moins une couche de fibres résistantes, telles que des fibres de verre. Sous l'effet de la fusion et de la transformation du polyester qui durcit à chaud, les deux couches se trouvent intimement soudées souspression autour de l'âme de la plaque, et solidement collées aux faces et aux bordures de l'âme constituée de préférence par la planche de contreplaqué, à couches multiples. Les fibres résistantes sont intimement mêlées au polyester durci, formant une armature qui accroit sensiblement la solidité et l'endu- rance de l'enveloppe. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description donnée Ci-après d'un mode préféré de réalisation, présenté à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la Figure 1 est une vue partielle en plan avec arrachements d'une plaque de trottoir conforme à l'invention, en position de service dans un logement réalisé sur un rebord d'une ouverture d'un trottoir - la Figure 2 est une coupe de la Figure 1, suivant II-II ; ; la Figure 3, analogue à la partie gauche de la Figure 2, est une vue éclatée montrant une variante de la plaque de trottoir, comportant un joint d'étanchéité pour son montage - en position de service, sur le rebord de l'ouverture - la Figure 4 est une vue schématique en coupe d'un moule de fabrication de la plaque des Figures I à 3, montrant le fond du moule et l' me de la plaque garnis de deux couches de matière plastique transformable à chaud pour constituer l'enveloppe étanche en une seule pièce - la Figure 5 est une vue agrandie de la partie gauche du fond du moule de la Figure 4, montrant les empreintes du fond du moule garnies de matière abrasive pulvérulente, pour constituer la couche d'usure des plots de la face supérieure de la plaque terminée - la Figure 6 est une vue agrandie de la partie gauche de la Figure 4, montrant le fond creux du moule, et les éléments de la plaque préparés pour le moulage de celle-ci - la Figure 7 est un détail agrandi de la Figure 6, montrant la constitution d'une couche de matière plastique transformable utilisée pour garnir les faces et les bordures de l'âme de la plaque de trottoir, chaque couche comportant, de préférence, deux épaisseurs de matière plastique thermo-durcissable, de part et d'autre d'une épaisseur intermédiaire de fibres résistantes, telles que des fibres de verre - la Figure 8, analogue à la Figure 6, montre la plaque de trottoir terminée, prête à être démoulée - la Figure 9 représente schématiquement un montage d'essai en flexion sous charge d'une plaque de trottoir conforme à l'invention - la Figure 10 est un graphique montrant les résultats d'essais comparés de la plaque de la Figure 9, et d'une plaque analogue dépourvue de l'enveloppe moulée conforme à l'invention - la Figure 11, analogue à la Figure 7, montre une variante du procédé de moulage conforme à l'invention - la Figure 12, analogue à la Figure 3, représente une variante de la plaque conforme à l'invention, moulée suivant le procédé représenté sur la Figure Il - la Figure 13 est une vue schématique en plan pardessus de la plaque de la Figure 12. Dans le mode de réalisation des Figures I à 3, la plaque 1 est destinée à être montée en position de service dans un logement constitué par un rebord 2 d'une ouverture pratiquée dans un trottoir 3. L'ouverture précitée, par exemple rectangulaire et mesurant 50 X 60 centimètres, permet d'accéder à un égout, ou à un poste (non représenté) de montage et d'inspection de câbles souterrains de télécommunications. Conformément à l'invention, la plaque 1 comporte une âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche 4 de bois contreplaqué à couches multiples, et une enveloppe étanche 5 en matière plastique moulée, étroitement ajustée autour de l'âme constituée par la planche 4 L'enveloppe 5 est réalisée en une seule pièce, et fixée par collage aux faces et aux bordures de la planche 4 constiuant l'âme résistante de la plaque. La plaque 1 comporte un trou central de levage 6 traversant la plaque. L'enveloppe en matière plastique 5 (Figure 2) est également continue dans la région du trou 6, et fixée par collage aux parois du trou De préférence, la matière plastique de l'enveloppe 5 est à base de résine thermo-durcissable telle qu'un polyester. L'enveloppe 5 comporte, en outre, au moins une couche de fibres incorporées présentant une résistance élevée, telles que des fibres de verre, de manière à constituer un revêtement solide, en matière plastique armée, adhérant à l'âme, comme on l'explique plus loin. La face supérieure de la plaque 1 en position de service (Figures 2, 3) présente avantageusement un réseau de plots en relief 7 venus de moulage, pour éviter aux piétons de glisser sur la plaque mouillée. De préférence, la matière plastique des plots en relief 7, du côté externe de chaque plot, présente une couche d'usure 7A (Figure 3), contenant une charge résistant à l'abrasion, telle que du carbure de silicium. Conformémentà l'invention, le procédé utilisé pour fabriquer la plaque de trottoir que l'on vient de décrire en référence aux Figures I à 3, comporte les phases opératoires suivantes: - Suivant les dimensions prévues pour la plaque I terminée, et suivant le crofil désiré pour celle-ci, on prépare un moule, par exemple en acier massif, comportant un fond creux 11 et un couvercle amovible 12 ajusté sur le fond (Figures 4, 6, 8). Le fond Il comporte, par exemple, des poussoirs de démoulage 1 Le couvercle 12 et le fond 11 comportent des moyens de chauffage, constitués par exemple par des résistances électriques 14, incorporées dans le métal massif des éléments du moule, ou voisines de ces éléments (Figure 4). Les moyens de chauffage du fond du moule Il et du couvercle 12 peuvent aussi comporter des canalisations (non représentées), pour faire circuler un fluide chauffé, tel qu'une huile, dans les éléments précités du moule. Des moyens de régulation (non représentés) sont associés aux moyens de chauffage pour maintenir à une température appropriée le fond 11 du moule, et le couvercle 12. Suivant la nature de la matière plastique fusible et transformable à chaud, employée pour réaliser l'enveloppe 5 de la plaque 1 (Figure 7), on peut choisir diverses valeurs pour la température de réglage. Cette température peut être comprise, par exemple, entre 110. C et 250C C, comme on l'explique plus loin. - On prépare une âme en matériau léger et résistant, telle que la planche 4 en bois contreplaqué à couches multiples, de dimensions externes inférieures aux dimensions prévues pour la plaque 1 (Figures 1, 2, 3, 7), compte tenu de l'épaisseur prévue pour l'enveloppe plastique 5. Par exemple, pour une plaque l (Figures 1 à 3) mesurant 50 X 60 centimètres, avec une épaisseur totale de 50 millimètres, y compris une épaisseur de 5 millimètres pour l'enveloppe 4 dans sa partie courante, on prépare une planche 4 en contreplaqué à 12 couches de 40 millimètres d'épaisseur, mesurant 49 X 59 centimètres. - On dispose à plat le fond creux Il du moule, par exemple sur la table 15 d'une presse hydraulique (Figure 4) comportant un plateau mobile 16 auquel on peut fixer le couvercle 12 du moule. Le couvercle 12 étant relativement mince, on peut commodément monter les résistances électriques de chauffage 14 dans le plateau mobile 16. Celui-ci peut être énergiquement poussé en direction de la table 15 par un piston hydraulique 16A, développant par exemple un effort maximum de l'ordre de 300 tonnes. Un tel effort représente une pression maximum de l'ordre de 100 bars pour le moulage d'une plaque rectangulaire 4 de 50 X 60 centimètres. De préférence, le fond creux Il du moule comporte des empreintes 17 (Figure 5), correspondant aux plots en relief 7 de la plaque i (Figures 1 à 3). Avant de mouler la plaque 1, on dépose dans chaque empreinte 17 une dose 18 d'une charge résistant à l'abrasion, telle que du carbure de silicium sous forme pulvérulente. La dose 18 de substance résistant à l'abrasion est destinée à se trouver incorporée dans la matière plastique de chaque plot 7, pour y constituer la couche externe d'usure 7A de la plaque de trottoir I (Figure 3). - On garnit sensiblement toute la surface du fond creux Il du moule avec une première couche 21 de matière plastique fusible et transformable à chaud (Figures 4, 6). L'épaisseur de la couche transformable 21 correspond à l'épaisseur désirée pour l'enveloppe 5 de la plaque 1 (Figures 2, 3 8), soit par exemple 5 millimètres dans la partie courante de l'enveloppe. - On place l'âme en matériau léger et résistant, constituée par la planche 4 en contreplaqué, dans le fond creux 11 du moule, garni de la première couche 21 de matière plastique. - De préférence, on garnit les parois du fond creux Il d'une couche complémentaire 21A, de matière plastique fusible et transformable à chaud, analogue à la première couche 21 (Figures 4, 6). On garnit également de la couche complémentaire 21A les parois du trou ménagé dans la planche 4 pour réaliser le trou central de levage 5 de la plaque 1 terminée (Figures 1 et 2). - On recouvre la planche 4 disposée dans le fond 11 du moule, avec une seconde couche 22, de matière plastique fusible et transformable à chaud, analogue à la première couche 21. - On met en place le couvercle 12 sur le fond 11 du moule (Figure 8). Au moyen du piston hydraulique 16A, on serre sous pression le moule formé par le fond Il et le couvercle 12, portés à une température appropriée par les résistances de chauf fage 14. Suivant la nature de la matière plastique fusible et transformable des couches 21, 21A et 22, la température précitée est choisie pour assurer efficacement la fusion et la transformation de la matière plastique, pour réaliser en une seule pièce l'enveloppe 5 solidement collée sur l'âme 4 de la plaque I terminée. On peut alors démouler la plaque 1 au moyen des poussoirs de démoulage lIA (Figures 4, 6, 8), pour laisser refroidir la plaque. Pour chacune des couches 21, 21A et 22 de matière plastique fusible et transformable, servant à garnir le fond creux Il du moule et l'âme constituée par ia planche 4, on utilise avantageusement deux épaisseurs 23, 24 de polyester thermo-durcissable, entre lesquelles est disposée une épaisseur 25 de fibres de verre (Figure 7). Sous l'effet du moulage sous pression à chaud, par exemple à une température de l'ordre de 200 C et à une pression voisine de 100 bars, les couches composites 21, 21A, 22 se trouvent intimement soudées l'une à l'autre par leurs bordures autour de la planche 4, et solidement collées aux faces et aux bordures de la planche (Figure 8). En même temps, les fibres de verre 25 (Figure 7) interposées entre les deux épaisseurs 23, 24 de chaque couche se trouvent intimement incorporées au polyester. Celui-ci ne forme plus qu'une seule épaisseur, et durcit d'une manière homogène sous l'effet de la pression et de la chaleur. On obtient ainsi une enveloppe 5 étanche, d'une seule pièce, particulièrement solide et endurante (Figures 1, 2, 7). Les fibres de verre 25 incorporées dans le polyester constituent une armature qui augmente sensiblement la solidité de l'enveloppe et l'endurance de la plaque de trottoir 1. On a représenté sur la Figure 3, une variante avantageuse de la plaque de trottoir 1. La face inférieure de la plaque I en position de service comporte en périphérie un joint 31, par exemple en caoutchouc synthétique moulé, destiné à venir en appui étanche et stable contre le rebord horizontal 2 de l'ouverture du trottoir 3 où se loge la plaque. Le joint 31 présente, par exemple, une section transversale sensiblement rectangulaire. Pour son montage sur la plaque, le joint 31 comporte avantageusement des doigts 32, disposés de place en place en saillie sur le joint, perpendiculairement au plan d'appui du joint 31 sur l'enveloppe moulée 5 de la plaque. L'enveloppe 5 présente des logements moulés 33 pour recevoir les doigts 32. On peut améliorer par collage la tenue des doigts 32 enfoncés à force dans les logements 33.Ceuxci peuvent être -utilement reliés par une gorge 34, moulée dans l'enveloppe 5, pour recevoir l'ensemble du joint 31 sur une partie de son épaisseur engagée et collée dans la gorge 34. On peut ainsi garantir une endurance prolongée du joint périphérique 31, assurant l'étanchéité de la plaque 1 en appui stable sur le rebord horizontal 2 de l'ouverture du trottoir 3. Pour coopérer efficacement avec le joint 31, le rebord 2 peut utilement comporter un encadrement 35, constitué par une cornière métallique fixée par des pattes de scellement 36 dans la maçonnerie du trottoir 3. Au besoin, on peut aussi obturer de manière étanche le trou central de levage 6 de la plaque (Figure 2), au moyen d'un bouchon amovible (non représenté). Les parois moulées du trou central de levage 6 sont susceptibles d'être endommagées à la longue par l'outil (non représenté), utilisé pour manoeuvrer la plaque de trottoir 1, à chacune des opérations successives de mise en place et de démontage. Pour protéger les parois moulées du trou de levage 6, on peut prévoir, par exemple, une douille métallique fendue (non représentée), engagée par élasticité dans le trou de levage 6, et maintenue en place par des pattes rabattues aux extrémités du trou 6, sur chaque face de la plaque. Sur les Figures 1 à 3, on a représenté une plaque de trottoir Mais l'invention permet, évidemment, de réaliser aussi une plaque de trottoir à charnière, comportant des ferrures de liaison (non représentées), assujetties solidement à l'âme résistante telle que la planche 4 (Figure 2), au moyen de trous de fixation moulés, analogues au trou central de levage 6. De même, la plaque de trottoir peut comporter une serrure (non représentée), ou un organe de verrouillage, solidement assujetti à l'âme résistante, telle que la planche 4, grâce à un logement moulé, ou à des trous transversaux, analogues au trou central de levage 6. Exemple numérique. On a représenté schématiquement sur la Figure 9 un montage d'essais en flexion sous charge d'une plaque rectangulaire 1, conforme à l'invention, telle que décrite ci-dessus en référence à la Figure 2. La plaque 1 utilisée pour ces essais mesure 700 X 500 millimètres, et présente une épaisseur totale de 50 millimètres. Cette épaisseur correspond à une épaisseur de 40 millimètres de l'âme 4, constituée d'une planche de bois contreplaqué R couches multiples, et à une épaisseur de 5 millimètres de l'enveloppe 5 en matière plastique thermo-durcissable, du genre polyester, armée de fibres de verre dans une proportion de 3O %. L'enveloppe 5 est intimement collée aux faces et aux bordures de l' & e 4. La plaque à essayer 1 est disposée plat, et soutenue par les extrémités de ses petits côtés par des supports en bois dur 31, mesurant 80 millimètres de haut et 40 millimètres d'épaisseur, ayant chacun sa face externe dans le prolongement de la bordure de la plaque, sur toute la largeur de celle-ci. Les supports 31 reposent sur le plateau inférieur 32 d'une presse hydraulique d'essais. Au centre de la face supérieure de la plaque 1 est posée une cale d'appui 33 en bois dur, mesurant 210 X 120 millimètres, et présentant une épaisseur de l'ordre de 30 millimètres. Le plateau supérieur 34 de la presse hydraulique permet d'appliquer des charges verticales variables au centre de la plaque 1, par l'intermédiaire de la cale d'appui 33. Un dispositif de mesure (non représenté) permet de relever la valeur de la flèche "E" de la plaque 1 en flexion, pour diverses valeurs de la charge appliquée par le plateau supérieur 34 de la presse hydraulique. A titre de comparaison, on soumet ensuite aux mêmes essais de flexion en charge une âme 4 identique-à celle de la plaque 1, mais ne comportant aucune enveloppe externe 5 en matière plastique. Les résultats de ces essais comparatifs sont indiqués dans le Tableau joint (page 13). On a reporté graphiquement ces résultats sur la Figure 10, dont les courbes A et B correspondent respectivement à l'âme 4 seule, sans enveloppe, et à la plaque 1 à enveloppe 5, conforme à l'invention. On voit que la plaque à enveloppe conforme à l'invention présente une résistance statique à la flexion sensiblement double de celle de son âme nue 4. Dans la zone de déformation élastique, la plaque conforme à l'-invention (Courbe B) supporte sensiblement le double de la charge acceptée par l'âme nue (Courbe A, pour une même valeur de. la flèche "E". Par ailleurs, la charge de rupture de la plaque conforme à l'invention est d'environ onze tonnes, alors que celle de l'âme nue est de six tonnes seulement. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation que l'on vient de décrire pour la plaque à enveloppe plastique et pour son procédé de fabrication, et on peut apporter diverses variantes à la plaque et à son procédé de fabrication, sans sortir du domaine de l'invention. TABLEAU Essais comparatifs de flexion d'une plaque à enveloppe conforme à l'invention, et de son âme nue (Figures 9, 10). Effort de flexion Fleche mesurée "E" (millimètres) Courbe "A" Courbe "B" Ame 4 Ae 4 nue, Plaque 1 à enveloppe 5 (Tonnes métriques) sans enveloppe conforme à l'invention 0,4 0 0 0,8 0 O 1,2 0,5 O 1,6 1,0 1,0 2,0 2,0 1,0 2,4 2,5 1,0 2,8 3,0 1,5 3,2 3,5 2,0 3,6 4,0 (a) 2,0 4,0 4,5 (a) 2,0 4,4 4,5 (a) 2,5 4,8 5,0 (a) 3,0 5,2 6,0 3,0 5,6 6,5 (a) 3,0 6,0 (b) 3,5 7,0 - 4,0 8,0 - 4,5 9,0 - 5,5 10,0 - 6,5 (a) 11,0 (b) OBSERVATIONS (a) Apparition des craquements. Plage étendue pour l'âme nue. Plage très limitée pour la plaque conforme à l'invention,dont l'enveloppe 5 assure la cohésion de l'âme. (b) Rupture, pratiquement avec la même flèche dans les deux cas. Sur la Figure 11, on a représenté une variante intéressante du procédé de fabrication d'une plaque rectangulaire 41, conforme à l'invention. Une fois achevée (Figure 12), la plaque 41 comporte l'enveloppe moulée 5 en matière plastique, intimement collée à l'âme 4 en matériau léger, constituée, par exemple, par une planche de bois contreplaqué à couches multiples, comme on l'a déjà décrit en référence aux Figures 4 à 8. En plus des phases opératoires déjà décrites en référence aux Figures 4 à 8, le procécé de fabrication de la plaque 41 comporte les phases supplémentaires suivantes - On réalise, au préalable, dans l'âme 4 en matériau léger, au voisinage de chaque coin de son contour rectangulaire, un alésage rugueux 52, d'axe X1-X2 perpendiculaire au plan de l'åe, et débouchant sur la face de l'âme prévue pour venir en regard du couvercle 12 du moule. - On monte en saillie, sur le couvercle 12 du moule, une tige d'extraction transversale 53, correspondant à chacun des alésages 52 de l'âme 4. La tige d'extractisn 53 est filetée, et retenue par une tête 54 montée rotativement dans le couvercle 12. La tête de retenue 54 comporte des moyens, tels qu'une empreinte carrée 54A, pour faire tourner la tige 53 par rapport au couvercle 12. - On garnit l'alésage rugueux 52 de l'âme 4 d'une couche 55 de matière plastique transformable à chaud, analogue à la première couche de matière plastique 21, prévue pour réaliser ltenve- loppe 5 déjà décrite en référence aux Figures 4 à 8. - On extrait du fond Il du moule la plaque moulée 51, liée au couvercle 12 par chacune des tiges filetées d'extraction 53. Celles-ci sont retenues dans la plaque moulée 51 par la matière plastique 55 moulée dans chacun des alésages 52 de l'âme 4. - On sépare la plaque moulée 51 du couvercle 12, en faisant tourner les tiges filetées d'extraction 53 engagées dans les alésages taraudés 52. Par exemple, on fait tourner les tiges d'extraction 53 en agissant sur les têtes de retenue 54 au moyen d'une clé carrée (non représentée) engagée dans l'empreinte 54A de chaque tête. En comparant la Figure 11 avec les Figures 4 à 8, on voit que le procédé de moulage correspondant à laigure Il permet de supprimer, d'une manière avantageuse, les poussoirs de démoule lage lIA prévus dans le fond creux Il du moule de la Figure 4. On évite ainsi d'avoir à faire fonctionner des poussoirs de démoulage dans la zone du fond Il du moule comportant des empreintes 17 prévues (Figure 5) pour recevoir chacune la dose 18 de charge pulvérulente résistant à l'abrasion, pour réaliser la couche d'usure sur les plots en relief 7 de la plaque terminée (Figures 2, 3, 12). L'expérience montre, en effet, que la matière pulvérulente 18 déposée dans les empreintes 17 avant chaque moulage peut compromettre le bon fonctionnement des poussoirs de démoulage lIA du fond 11 du moule, dans le mode de réalisation des Figures 4, 6, 8. Comme on l'a représenté sur les Figures 11 et 12, l'alésage rugueux 52 réalisé dans l'âme 4 comporte, de préférence, un taraudage au moins'sommaire, correspondant au filetage de la tige d'extraction 53. On assure ainsi, d'une manière efficace, l'an- crage du revêtement 55 de matière plastique moulée dans l'alésage 52, à l'égard des sollicitations s'exerçant notamment dans le sens de l'axe X1-X2. De préférence, on prévoit dans l'âme 4 de la plaque 51 un certain nombre de trous d'ancrage 56 (Figures 11, 13), répartis autour du trou central de levage 6. Dans la plaque 51 terminée, les trous d'ancrage 56 se-trouvent garnis de matière plastique soudée solidement aux deux parois de 11 enveloppe 5 collées aux faces de l'âme 4. On améliore ainsi la tenue des-parois de l'enveloppe sur chaque face de l'âme, au profit de la résistance et de l'endurance prolongée de la plaque. Les alésages taraudés 52 de la plaque de trottoir moulée 51 (Figures 12 et 13), réalisés par exemple au voisinage de chaque coin de son contour rectangulaire, reçoivent en position de service la tige filetée d'un pion de calage réglable 57, en appui contre la bordure horizontale 2 du logement du trottoir. On peut ainsi ajuster à la demande l'aplomb et la position en hauteur de la plaque 51 par rapport au trottoir 3. D'une manière avantageuse, l'alésage taraudé 52 traverse la plaque 51 de part en part, pour permettre d'agir en position de service sur la tige filetée du pion de calage 57. A cet effet, on prévoit par exemple un carré de manoeuvre 57A sur l'extrémité de la tige filetée du pion 57, à l'opposé de la bordure 2. L'ouver ture de l'alésage 52 peut être obturée après réglage du pion 57 au moyen d'un bouchon 58, par exemple en matière plastique moulée. REVENDICATIONS 1. Plaque de trottoir, prévue pour être montée en position de service dans un logement du trottoir pour obturer une ouverture de celui-ci, caractérisée en ce qu'elle comporte une âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche de bois contreplaqué à couches multiples, et une enveloppe étanche en matière plastique moulée, étroitement ajustée autour de l'âme, l'enveloppe précitée étant réalisée en une seule pièce et fixée par collage aux faces et aux bordures de l'âme résistante de la plaque. 2. Plaque conforme à la revendication 1, comportant au moins un trou qui traverse la plaque, tel qu'un trou central de levage, caractérisée en ce que l'enveloppe en matière plastique est également continue dans la région du trou et fixée par collage aux parois du trou. 3. Plaque conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la matière plastique de l'enveloppe est à base de résine thermo-durcissable, telle qu'un polyester. 4. Plaque conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'enveloppe comporte une armature de fibres présentant une résistance élevée, telles que des fibres de verre. 5. Plaque conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'au moins l'une des faces de la plaque pré- sente un réseau de plots antidérapants en relief. 6. Plaque conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que la matière plastique des plots en relief, du côté externe de chaque plot, présente une couche d'usure contenant-une charge résistant à l'abrasion, telle que du carbure de silicium. 7. Plaque conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'une des faces de la plaque porte, en périphérie, un joint en saillie destiné à venir en appui étanche contre une bordure horizontale du logement du trottoir adapté à recevoir la plaque en position de service, le joint précité étant fixé à la plaque par des doigts en saillie sur le joint et enfoncés dans les logements réalisés dans l'enveloppe plastique de la plaque. 8. Plaque de contour sensiblement polygonal conforme à l1une des revendications t à o, caractérisée en ce qu'elle comporte, au voisinage d'au moins trois coins de son contour, un alésage taraudé perpendiculaire au plan de la plaque, pour recevoir la tige filetée d'un pion de calage réglable destiné à venir en appui, en position de service, contre une bordure horizontale du logement du trottoir, pour ajuster à la demande l'aplomb et la position en hauteur de la plaque par rapport au trottoir. 9. Plaque conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que l'alésage taraudé traverse la plaque de part en part, pour permettre d'agir en position de service de la plaque sur l'extrémité de la tige filetée du pion de calage opposée à la bordure du logement. 10. Plaque conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce cuve l'âme présente, entre son centre et ses bordures, un certain nombre de trous d'ancrage répartis autour du centre, et garnis de matière plastique soudée aux deux parois de l'enveloppe collées aux faces de l'âme. 11. Procédé pour fabriquer une plaque de trottoir conforme à l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes - On prépare, aux dimensions prévues pour la plaque terminée, et suivant le profil de celle-ci, un moule comportant un fond creux et un couvercle amovible ajusté sur le fond, le couvercle et le fond comportant des moyens de chauffage - On prépare une âme en matériau léger et résistant, telle qu'une planche en bois contreplaqué à couches multiples, de dimensions externes inférieures aux dimensions prévues pour la plaque, suivant l'épaisseur désirée pour l'enveloppe plastique - On dispose le fond du moule à plat, et on en garnit sensiblement toute la surface avec une première couche de matière plastique transformable à chaud, d'épaisseur correspondant à l'épaisseur désirée pour l'enveloppe de la plaque - On place l'âme en matériau léger et résistant dans le fond du moule garni de la première couche de matière plastique - On recouvre l'âme en matériau léger et résistant disposée dans le fond du moule, sensiblement sur toute sa surface, avec une seconde couche de matière plastique analogue à la première couche ; - On met en place le couvercle sur le fond du moule garni, et on serre 11 ensemble sous pression, après avoir porté le fond du moule et le couvercle à une température appropriée, pour assurer la polymérisation de la matière plastique des deux couches destinées à constituer une enveloppe étanche d'une seule pièce ; - On démoule la plaque terminée. 12. Procédé conforme à la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, les phases préparatoires suivantes: - On ménage, dans le fond du moule, es empreintes correspondant à des plots en relief prévus sur la face externe de la plaque en position de service dans un logement du trottoir, - On dépose, dans chaque empreinte, une dose de charge résistant à l'abrasion, telle qu'une dose de carbure de silicium, sous forme pulvérulente. 13. Procédé conforme à l'une des revendications Il ou 12, pour fabriquer une plaque présentant au moins un trou qui traverse la plaque, tel qu'un trou central de levage, caractérisé en ce que l'on garnit également les parois du trou de l'âme avec une couche de matière plastique analogue à la première couche, avant de disposer la deuxième couche sur la face de l'âme correspondant au couvercle du moule. 14. Procédé conforme à l'une des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que chacune des deux couches de matière plastique servant à garnir le fond du moule et la face de l'âme correspondant au couvercle du moule comporte au moins une épaisseur de polyester thermo-durcissable associée à au moins une couche de fibres résistantes, telles que des fibres de verre. 15. Procédé conforme à l'une des revendications Il à 14, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, les phases opératoires suivantes - On réalise au préalable, dans l'âme en matériau léger, au moins un alésage rugueux d'axe perpendiculaire au plan de l'âme et débouchant sur la face de l'âme en regard du couvercle du moule - On monte en saillie sur le couvercle du moule, du côté de l'âme, une tige d'extraction filetée correspondant à chacun des alésages précités de l'âme, la tige d'extraction ayant une tête de retenue montée rotativement dans le couvercle et comportant des moyens pour faire tourner la tige par rapport au couvercle - On garnit l'alésage de 11 âme d'une couche de matière plastique transformable à chaud, analogue à la première couche - On extrait du fond du moule la plaque moulée liée au couvercle par chacune des tiges filetées d'extraction retenues par la matière plastique moulée dans chacun des alésages de lTâme - On sépare la plaque moulée du couvercle en faisant tourner les tiges filetées d'extraction engagées dans les alésages.