La présente invention concerne les machines destinées au sciage des roches en particulier celles qui sont dénommées haveuses ou rouilleuses selon que le sciage est effectué horizontalement ou verticalement. Dans une machine de sciage de ce genre, 12 organe de sciage est souvent constitué par une chatne sans fin qui est supportée par un bras mobile et sur laquelle sont fixés des outils coupants durs. Pour des raisons technique d'exploitation, notamment dans les mines de fer ou dans les travaux publics ou de génie civil en sciage plan ou courbe, on est de plus en plus obligé d'entamer la roche sur une largeur de trait relativement grande, de l'ordre d'une dizaine de centimètres et m#me davantage. La channe et le bras qui la supporte sont alors massifs et pesants. Le moteur d'entra#nement de la channe doit avoir une puissance élevée ; il devient très lourd et très encombrant. La présente invention a pour objet une machine de sciage perfectionnée de manière à remédier à cet inconvénient. La machine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux bras écartés l'un de l'autre, qui sont solidaires l'un de l'autre, et sur chacun desquels est montée mobile une chatne munie d'outils coupants. Lors de l'utilisation de la machine selon l'invention, chaque channe forme un trait de coupe dans la roche. Entre deux traits de coupe adjacents peut subsister une certaine épaisseur de roche non coupée qui, étant en position de fragilité, s'effritera au cours de la coupe. On obtient ainsi en définitive un trait de coupe dont la largeur est supérieure à la somme des largeurs des traits de coupe initialement formés En pratique, l'épaisseur de la couche non cou- pée peut être réduite dans le cas d'un matériau dur ou très dur ou importante si le matériau est tendre ou très tendre. Toutefois, pour obtenir sensiblement la même largeur de coupe dans les matériaux durs que dans les matériaux tendres sans modifier l'assemblage des deux bras ni les deux channes de coupe, on munira ces dernières d'outils d'une largeur suffisante pour ne laisser qu'une petite épaisseur de pierre dans le premier cas et d'ou tils moins larges dans le deuxième cas. Lorsque le matériau est tendre ou très tendre, l'écartement des deux bras peut entre tel que l'épaisseur de la couche non coupée atteigne la largeur de chacun des traits de coupe. Dans le cas de deux bras, la largeur du trait de coupe final est ainsi sensiblement égale au triple de la largeur découpée par chacune des chat nes. Le gain de poids réalisé sur les channes et les bras est important car, en pratique, certains au moins des outils de coupe font saillie de part et d'autre de la chaste et la largeur du trait de coupe formé par chacune des channes est sensiblement égale au double de la largeur de la channe.Pour former avec deux channes séparées un trait de coupe de largeur totale 3a, il faut ainsi donner à chacun des bras une largeur égale à 3/2. Pour former un trait de même largeur avec une chai ne unique, il faudrait donner au bras une largeur égale à 5Wa2, en supposant que la distance en saillie des outils de coupe par rapport à la chaîne soit la même. On voit ainsi que le poids du bras et de la chaîne unique serait environ 2,5 fois plus élevé, pour un même résultat. Le gain en énergie dépensée est un peu inférieur mais est du même ordre. Par ailleurs, les déformations de l'ensemble des bras sont moins importantes que celles d'un bras massif unique ; il en est de même des efforts de flexion en bout d'arbre du bloc moteur. On a1 décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'une haveuse-rouilleuse selon l'invention avec référence au dessin annexé dans lequel La Figure 1 est une vue en coupe longitudinale de l'ensemble des bras de la haveuse La Figure 2 est une vue en perspective avec coupe transversale d'une partie de ces bras. Telle qu'elle est représentée au dessin, la haveuse ou rouilleuse selon l'invention comprend un b ti 1 dans lequel est montée pivotante une roue tangente 2 solidaire d'un élément porte-bras 3. La roue 2 est en prise avec une vis sans fin 4 dont la rotation permet de faire varier l'inclinaison de l'élément 3. Sur l'élément 3 sont fixés deux bras 5 maintenus écartés l'un de l'autre par des entretoises 6 et assemblés l'un à l'autre par des vis 7 vissées dans les entretoises. L'ensemble des deux bras 5 est fixé à l'élément 3 par des vis 8 qui traversent une entretoise d'extrémité 6a ainsi que des ouvertures allongées longitudinales 9 de l'élément 3, et sont-vissées dans une plaquette de serrage 10. Une vis 11 engagée dans un appendice Sa de l'un des bras et en appui contre l'extrémité de l'élément 3, permet de déplacer longitudinalement les deux bras 5 par rapport audit élément quand les vis 8 ne sont pas complètement serrées. Chacun des bras 5 comporte une rainure longitudinale 12 sur sa tranche inférieure #t sur sa tranche supérieure. Ces rainures servent de guidage à une chaîne à maillons 13 qui passe sur un pignon de renvoi 14 monté fou à l'extrémité du bras et sur un pignon de commande 15. Les deux pignons 15 sont fixés sur un mMme arbre de commande 16 qui est supporté par la roue 2 par 1 1intermédiaire d'un roulement 17. Chacune des chaînes 13 porte, sur sa face extérieure, des séries d'outils de coupe loba, 18b ... 18n fixés chacun par une plaquette 19, solidaire de l'un des maillons de la chaîne. Dans une meme série d'outils, les outils successifs ont des hauteurs décroissantes et des largeurs croissantes, dans le sens contraire à celui de l'avancement de la chaîne (indiqué par la flèche 5). Les derniers outils 18n, qui peuvent être interrompus dans leur partie médiane, ont une largeur a et l'outil 18n d'une chaîne est séparé par une distance b de l'outil 18n de l'autre chaîne ; la largeur de chaque bras 5 est sensiblement égale à la moitié de la largeur a de sorte qu'un outil 18n fait saillie d'une distance égale à a/n de part et d'autre du bras qui le supporte. Lorsqu'on utilise la machine qui vient d'être décrite, on scie dans la roche deux traits de largeur a entre lesquels reste une bande de pierre de largeur b. Mais, étant donné sa faible largeur, cette bande s'effrite et l'on obtient en définitive, avec une énergie dépensée réduite, un trait de largeur 2a + b nettement supérieure au double de la largeur d'un bras 5. Si l'on voulait remplacer les deux bras 5 par un bras unique de part et d'autre duquel les outils 18n feraient saillie de la même largeur a/4, il faudrait donner à ce bras une épaisseur égale à2 (a + a) + b = 3a/2 + b ; si l'on donne à b la valeur a, l'é- (2 4) paisseur de ce bras unique serait égale à 5 a/2, c'est-à-dire cinq fois l'épaisseur de l'un des bras 5. Il va de soi que l'invention ne doit pas être considérée comme limitée au torde de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. C'est ainsi, en particulier, que l'invention peut être appliquée à une machine propre à scier une roche, autre qu'une haveuse ou une rouilleuse. Revendication Machine de sciage à chatne, notamment haveus#e ou rouilleuse, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux bras écartés l'un de l'autre, qui sont solidaires l'un de 1'autre, et sur chacun desquels est montée mobile une chaîne munie d'outils coupants.