La présente invention concerne les sapines mobiles, et notamment une sapine pouvant être facilement transportée sur route et se déplacer aussi sur un sol inégal. Il existe des sapines montées sur des plate-formes mobiles, 5 par exemple des camions, des remorques ou des semi-remorques, et constituées d'une plaque tournante montée sur la plate-forme et supportant un pylône en treillis à l'extrémité supérieure duquel est montée une flèche. Le pylône peut être érigé à partir d'une position de transport horizontale au moyen de câbles fixés à la •jO plaque tournante et destinés aussi à étayer le pylône en service. La flèche de la grue est souvent repliable le long du pylône et également étayée par des câbles en cours de fonctionnement. Le brevet canadien n° 842 0^0 décrit un nouveau type de sapine comportant un pylône rigidè 'et'auto-porteur sensiblement analogue 15 à ceux précédemment Utilisés sur les sapines statiques (c'est-à-dire dont le pylône est fixé au sol). Le pylône de la sapine en question est assez rigide pour supporter des moments de flexion dans différentes directions sans qu'il soit nécessaire de 1'étayer au moyen de câbles et il comporte à son extrémité supérieure une 20 plaque tournante sur laquelle est montée une flèche de préférence télescopique. Des vérins hydrauliques font varier la portée de la flèche en la faisant pivoter dans le plan vertical, ce qui évite la nécessité d'utiliser des câbles, à l'exception de celui qui supporte le crochet de la grue. 25 La présente invention concerne une sapine mobile montée sur un véhicule spécial capable de circuler sur route aussi' bien que sur Un sol inégal.- La plate-forme-mobile spéciale selon l'invention peut être utilisée soit avec des sapines classiques dans lesquelles la plaque tournante se trouve à la base du pylône et ce dernier ^0 est étayé par des câbles , soit très commodément avec des sapines du type décrit par le brevet canadien précité. La plate-forme mobile selon la présente invention supporte la base du pylône qui peut basculer entre une position de fonctionnement verticale et une position de transport sensiblement horizon-35 taie, et elle comporte deux éléments séparables reliés par un accouplement, le premier de ces éléments supportant la base du pylône et le second prolongeant le premier en passant sous une grande partie du pylône lorsque ce dernier est en position de transport. Le premier élément est équipé de chenilles situées de part- et 72 16048 2 2135317 d'autre de la base du pylône, ainsi que de roues situées, par rapport aux chenilles, à l'opposé dudit accouplement, et il supporte aussi un dispositif capable de déplacer verticalement le train de roues par rapport aux chenilles. Lorsque les roues sont relevées 5 et le pylône érigé, le premier élément de la plate-forme séparé du second peut se déplacer sur ses chenilles qui supportent le pylône. En position de transport, les roues étant abaissées par rapport aux chenilles, le pylône étant en position rabattue et les deux éléments de la plate-form^/reliés l'un à l'autre, cette der-10 . nière n'est en contact avec le sol que par ses roues et peut se déplacer sur une route. Le second élément comporte de préférence un dispositif d'attelage présentant la forme classique d'un "col de cygne" et le reliant à un tracteur, de sorte qu'en position de transport, les deux 15 éléments réunis de la plate-forme mobile constituent une semi-remorque. Les roues sont de préférence montées'sur Une partie arrière du châssis s'articulant au premier élément de la plate-forme et peuvent être déplacées par des vérins hydrauliques entre une position 20 relevée, dans laquelle elles se trouvent au-dessus de la surface du sol en contact avec les chenilles, et une position basse dans laquelle elles font saillie vetfs le bas par rapport à la surface inférieure de ces chenilles. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins 25 annexés à titre d'exemple nullement limitatif. Sur ces dessins : la figure 1 est une élévation latérale d'une sapine mobile selon l'invention "en position de transport; la figure 2 est une élévation en bout de la sapine dans la même 30 position; la figure 3 est une élévation latérale de la sapine en état de se déplacer sur ses chenilles; la figure 4 est une élévation latérale de la sapine en position de fonctionnement; et 35 la figure 5 est une vue en plan de la sapine en position de travail. La sapine mobile représentée sur les dessins comporte une plateforme mùbile en forme de semi-remorque sur laquelle est montée une base ou support surélevé 11 constitué de deux flasques 72 16048 3 2135317 latéraux 12 entre lesquels passe le tronçon inférieur d'un pylône téleseopiqUe 13. Le tronçon inférieur s'articule sur les flasques 12 au moyen d'un axe d'articulation 15 situé à l'angle supérieur arrière du support 11 c'est-à-dire du'côté de ce support oppose 5 à celui d'où pariyle pylône en position de transport. Par conséquent, la hauteur du pylône érigé- comprend la hauteur du support 11 jusqu'à l'axe 15, et lorsque le pylône est rabattu sa base, repose dar. s le support 11 dont l'espace intérieur n'est donc pas perdu. Des vérins hydrauliques 18 à simple effet érigent le pylône « o à pr.rtir de sa position horizontale de transport (figure 1 ) jusqu'à sa position verticale (figures 3 et 4). Le pylône est télescop.ique et comporte trois tronçons à structure en treillis qu'un unique vérin hyraulique d'extension 20 fait coulisser les uns dans les autres. Ce vérin 20 comporte trois 15 éléments, et la longueur de sa course permet d'élever le tronçon supérieur du pylône de sa position basse de la figure 3 jusqu'à sa position hautçde la figure 4. En outre, les tronçons du pylône comportent des organes de coincement qui entrent en contact les uns avec les autres lorsquejl1 extension des tronçons est complète 20 en maintenant leur rigidité relative. On maintient la pression hydraulique dans le vérin 20 au cours du fonctionnement de la grue de façon que sa poussée maintienne à la fois les tronçons du pylône allongés et les surfaces de leurs organes de coincement en contact. Toutefois, la structure particulière du pylône ne pré-25 sente pas d'importance en ce qui concerne la présenté invention, la plate-forme de support- selon l'invention pouvant bien entendu £tre utilisée avec divers types classiques de pylônes La partie haute de la grue comporte une cabine rotative 22 montée sur une plaque tournante 24. Les montants 25 de la cabine T.- soutiennent un support 26 sur lequel est monté un axe 27 autour duquel pivote un ensemble basculant 36 dont le pivotement est commandé par deux vérins hydrauliques 51 qui peuvent le faire basculer de 90° environ entre sa position repliée de la"figure 1 et ^3 position de fonctionnement des figures 3 et 4. Les extrémités inférieures des vérins 51 sont montées sur la plaque tournante 24. Peux verr'ns hydrauliques -17 reliant des supports 28 fixés à la base de l'ensemble J>6 à une patte montée au sommet de la flèche 'l font varier la portée de cette dernière. L'extrémité arrière de l'ensemble 36 supporte un contrepoids 38. Le détail de cette BAD ORIGINAL- 72 16048 2135317 structure supérieure de la sapine est décrit dans la demande de brevet français déposée ce jour Il faut toutefois souligner de nouveau que le véhicule selon 5 l'invention peut supporter d'autres types classiques de sapines n'ayant pas la même structure. La sapine décrite est montée sur une semi-remorque dont le châssis comporte deux éléments séparables : le premier 101 ou élément arrière supporte la base 11 du pylône, le second 102 ou 10 élément avant supporte la partie supérieure du pylône lorsque ce dernier est replié en position de transport. Dans cette dernière position, les éléments 101 et 102 sont reliés l'un à l'autre par un accouplement démontable 104 qui les assujettit ensemble de façon rigide. Chacun des éléments 101, 102 comporte deux longerons 15 101a et 102a constitués de poutres à caisson, les extrémités avant des longerons 101a (figure 5) comportant des organes mâles saillants 105 qui s'ajustent dans les bouts des longerons 102a auxquels ils sont fixés par des boulons 106 en formant ainsi l'accouplement 104. le premier élément 101 est équipé de chenilles 20 120 montées de part et d'autre de la base 11 du pylône et dont la longueur est sensiblement égale à deux fois la largeur de ce dernier, les chenilles sont montées sur des supports mobiles latéralement que des vérins hydrauliques peuvent faire passer de leur position rentrée représentée sur la figure 2 (pour le trans-25 port sur route) à leur position de fonctionnement représentée sur la figure 5 dans laquelle ils sont séparés par une distance égale à deux fois environ la largeur du pylône. le premier élément 101 est également équipé de roues 122 montées sur un bogie supporté par une partie arrière 124 du châssis elle-même reliée 30 à l'élément 101 par une articulation 126 qui lui permet de pivoter dans le plan vertical sous l'action d'un vérin hydraulique 128 à double effet relié d'une part à une patte 129 de l'élément 101 et d'autre part à une patte 130 montée sur la partie 124. Cette dernière peut ainsi sous l'action du vérin passer d'une 35 position relevée (représentée sur les figures 3 et 4), dans laquelle les roues 122 sont soulevées par rapport à la surface du sol en contact avec les chenilles"-120, à une position basse (représentée sur les figures 1 et 2) dans laquelle elles sont en contact avec le sol, le mouvement de la partie 124 vers cette 40 position basse soulevant du sol les chenilles 120. En position basse, la partie inférieure des roues se 72 16048 5 2135317 trouve en dessous du plan de la surface inférieure des chenilles 120, et en position haute au-dessus de ce plan. La partie 124 peut être verrouillée dans l'une ou l'autre de ces positions. L'élément 101 comporte également quatre bras télescopi-5 ques ou arc-boutants 135 articulés sur des arbres verticaux montés sur des supports aux angles de la base 11 du pylône, ces bras supportant à leurs extrémités extérieures de^atins susceptibles d'entrer en contact avec le sol sous l'action de dispositifs hydrauliques . 10 L'élément 102 comporte un dispositif d'attelage 138 ayant la forme classiqué d'un "col de cygne" et le reliant à un tracteur 1.40. Il comporte aussi un berceau 109 qui supporte l'extrémité avant du pylône lorsque ce dernier est horizontal. . Lorsque la sapine est repliée dans la position repré-15 sentée sur les figures 1 et 2, elle est traneportable sur route. L'élément avant 102 du châssis est alors relié d'une part à l'élément arrière 101'par l'accouplement 104 et d'autre part au tracteur 140 par l'attelage 138. L'extension du'vérin hydraulique 188 abaisse la partie pivotante 124 du châssis pour amener les roues 122 20 en contact avec le sol et en écarter les chenilles 120 que l'on rentre alors vers l'intérieur, les arc-boutants 135 pivotant pour s'allonger contre l'élément 101 et leurs patins étant relevés. S'il est nécessaire'de déplacer la sapine sur un sol inégal où il n'est pas possible d'utiliser les roues, on déplace 25 latéralement les chenilles 120 jusqu'à la position représentée en trait interrompu sur la figure 2, on actionne le vérin 188 de façon à relever la partie pivotante 124 du châssis et donc les roues 122 qui prennent alors la position représentée sur la figure 3> ce qui amène simultanément les chenilles 120 en contact avec le sol. les 30 - On actionne alors simultanément / vérins hydrauliques 18 et 51 pour ériger le pylône et la partie supérieure de la grue dans la position représentée sur la figure 3. Au cours de ce' mouvement, la flèche 44 demeure sensiblement horizontale. On démonte ensuite 1'accouplement 104, ce qui permet d'éloigner la partie avant du 35 châssis. La sapinè est alors dans la position représentée sur la figure 3 qui permet de la déplacer sur un sol inégal au moyen de ses chenilles 120. A l'arrivée sur les lieux de travail, on écarte les bras 135 et l'on abaisse leurs patins de façon à supporter fermement 72 16048 ... s 2135317 l'élément 101 du châssis (voir figure 5). L'actionneraient du vérin hydraulique 20 fait alors effectuer au'pylône son mouvement télescopique'en lui faisant prendre la position représentée sur. la figure 4 dans laquelle il est allongé au maximum et ses tronçons 5 sont maintènus rigidement les uns contre les autres par les organes de coincement. Il est alors possible d'allonger.la flèche 44 et de la lever pour lui faire prendre la position de travail désirée au moyen des vérins de portée 47. On peut en outre faire pivoter sur la plaque tournante 24 la partie supérieure de la sapine qui 10 se trouve donc prête à entrer en service. L'utilisation d'un pylône télescopique permet d'abaisser le centre d.e gravité de ce dernier lorsqu'il se déplace sur les chenilles comme sur la figure 3 et de lui donner lorsqu'il est en service une grande hauteur comme représenté sur la figure 4. 15 Pour augmenter les possibilités de la sapine en fonc tionnement, on peut ménager sur la partie avant de l'élément 101 et sur l'extrémité extérieure de la partie pivotante 124 des surfaces permettant de lester la sapine au moyen de blocs pesants 150 qui peuvent être transportés sur une remorque distincte et 20 mis en place par la sapine elle-même après son érection. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 72 16048 7 2135317 REVENDICATIONS- . •' 1 - Sapine mobile , dont le pylône s'articule sur une base montée sur une plate-forme mobile de façon à' pouvoir pivoter entre une position d'érection et une position de transport sensiblement 5 horizontale, cette sapine étant caractérisée en ce que ladite plate-forme est constituée de deux éléments séparables reliés par un accouplement et dont le second s'avance sous une partie du pylône rabattu lorsque la sapine est en position de transport, en ce que le premier de ces éléments supporte ladite base et est •]0 équipé d'une part de chenilles montées de chaque côté de cette dernière et d'autre part de roues montées près de l'extrémité des chenilles située à l'opposé dudit accouplement, et en ce qu'un dispositif monté sur ce premier élément peut déplacer verticalement les roues par rapport aux chenilles entre deux positions 15 haute et basse dans lesquelles les premières se trouvent respectivement plus haut et plus bas que le plan passant par la surface inférieure des secondes, de façon à permettre soit de déplacer le premier élément sur ses chenilles lorsqu'il est séparé du second, que ses roues sont soulevées et que le pylône est vertical,soit 20 de déplacer la plate-forme sur ses roues lorsque les deux éléments sont accouplés, le pylône en position de transport et les roues en position basse. 2 - Sapine mobile selon la revendication 1, caractérisée en ce qUe ledit second élément comporte un dispositif d'attelage 25 à son extrémité opposée audit accouplement, de sorte que les deux éléments assemblés constituent une semi-remorque. 3 - Sapine mobile selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les roues sont montées sur une partie du châssis de la plate-forme qui s'articule■sur ledit premier élément 30 et peut être soulevée et abaissée par rapport à lui au moyen de vérins hydrauliques. 4 - Sapine mobile selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ledit accouplement assure une liaison rigide entre les deux éléments séparables de la plate -forme, le second 35 de ces éléments comportant un berceau qui supporte le pylône en position horizontale. 5 - Sapine mobile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que son pylône est télescopique.