L'invention se rapporte à un procédé d'alimentation de crabes et de homards dans l'eau de mer. Les crabes constituent un aliment délicieux. Une grande proportion de ceux qui sont pêches chaque année et généralement commercialisés sont 5 toutefois vides de chair. Ils ne sont pourtant pas nourris à l'échelle commerciale afin de s'assurer qu'ils sont remplis de chair au moment de la vente. Le principal motif de cette situation est que des tentatives faites à faible échelle ont montré que ce n'est qu'accidentellement que les crabes nourris, par exemple, de poisson frais sont mieux remplis à la suite de ce traitement. 10 On a déjà proposé un procédé d'alimentation des crabes donnant la certitude que les aliments qu'ils ont reçus sont complètement transformés en chair. Ce procédé est basé sur l'administration de nourriture salée. Elle seule a permis de conditionner des crabes à l'échelle commerciale avec de très bons résultats. 15 Suivant une autre forme de mise en oeuvre du même procédé les crabes peuvent également être nourris d'aliment frais à condition de les nourrir dans une eau de mer salée artificiellement. La chair des crabes a un goût largement influencé par l'aliment qui a servi à leur nutrition. On péut donc assurer un goût agréable à la chair 20 du crabe uniquement en utilisant un aliment de toute première qualité. Il est toutefois clair que si l'alimentation des crabes est faite à l'échelle commerciale, la qualité de l'aliment peut variér. Certains-animaux reçoivent donc un aliment moins favorable au goût de la chair. • Lorsque par exemple un aliment sous la forme de poisson salé doit 25 être stocké pendant un certain temps, le foie^îes aliments restés non-digérés dans les organes du poisson se dissolvent et donnent un mauvais goût à l'aliment. Les harengs et les petits poissons salés ou frais sont en eux-mêmes d'excellents aliments pour les crabes, mais, distribués pendant la dernière partie de la période d'alimentation ils leur confèrent une désagréable odeur 30 de hareng. Indépendamment du fait que les crabes sont nourris de poisson salé ou frais, la disponibilité de l'aliment est dépendante des variations saisonnières et du volume de la pêche. On ne peut donc pas être toujours certain de disposer d'un aliment de première classe .11 en est de même de l'alimentation des homards. 35 II est évidemment intéressant d'avoir un procédé d'alimentation des 72 05932 2 2126288 crabes et des homards permettant d'éviter que l'aliment utilisé confère à la chair du crustacé un goût désagréable . Il est encore mieux de pouvoir améliorer le goût de la chair du crustacé, même si l'on utilise un aliment de première qualité, 5 L'invention tend à pallier les inconvénients signalés en proposant un procédé d'alimentation de crabes et de homards dans l'eau de mer, caractérisé en ce qu'on utilise un aliment auquel on a ajouté des substances parfumées acceptables du point de vue de la nutrition. On utilise de préférence des acides aromatiques plus spécialement 10 l'acide acétique ou citrique, en quantité d'environ O, 5 à 4 1 d'acide pour 10. 000 1 d'aliment en poids global, ce qui a été constaté être une quantité satisfaisante pour le but poursuivi. Les substances aromatiques qu'on peut ajouter à l'aliment sont nombreuses. On peut ainsi mentionner des feuilles de laurier, du fenouil 15 ou autres herbes similaires, ainsi que du sucre de canne habituel. Le goût de la chair du crustacé est déjà appréciablement influencé si l'aliment est additionné de 15 feuilles de laurier pour 100 1 d'aliment. Parmi les acides il est préférable d'utiliser l'acide acétique. Quand les crabes sont nourris d'un aliment salé, on mélange intimement^acide 20 acétique glacial dans la saumure utilisée à la salaison, avant de saler l'aliment. Les feuilles de laurier peuvent être trempées dans l'eau quelque temps avant l'utilisation et l'eau du trempage peut être ajoutée à la saumure. En outre, si ces feuilles de laurier n'ont pas été complètement lessivées, elles peuvent être placées entre les couches de poisson utilisé comme aliment 25 pendant la salaison. Le goût que prend la chair.du crustacé par l'acide acétique n'est pas celui du vinaigre, mais cette âddition donne à la chair du crustacé un goût plus fin. L'addition d'acides a également pour effet d'éliminer le mauvais goût de l'aliment. Il a également été constaté que par addition d'acide 30 au poisson vidé de ses entrailles et nettoyé la chair du crustacé acquiert un goût plus fin. La découverte que le goût de la chair du crustacé peut être profondément influencé/parles variaticre de goût très faibles dans la composition de l'aliment est nouvelle et fort surprenante. Le procédé suivant l'invention 35 a permis de modifier le goût de la chair du crustacé dans un certain nombre 72 05932 2126288 de directions par additions simples et peu coûteuses. Il a également permis d't'Iimim-r l'ir.ihuT.ci- défavorable d'un aliment vieux et qui n'est plus complètement irais. Le crustacé ainsi nourri a toujours un goût très agréable. La quantité convenable d'aliment est de 15 à 40 g par crustacé et t par jimr. Les crabes cessent partiellement ou totalement de se nourrir si la température de l'eau" de mer est de 5' à 7e ou moins. Les crabes doivent donc être nourris dans une eavi de mer dont la température est au-dessus de cette limite. Une température de 10° à 20 = C s'est montrée être avantageuse. Exemple 10 10.000 crabes pêches près de la côte norvégienne (plus précisément à FROYA à l'entrée du TRONDHEIMSFJORD ) en Août ont été nourris dans l'eau de mer usuelle à une température de 12°C, dans un parc à crabes suivant le brevet norvégien N°100 257 , pendant deux mois. Ils ont reçu du poisson salé additionné de 3 1 d'acide acétique glacial par 10. 000 1 d'aliment. 15 Après avoir été nourris les crabes ont été tués et bouillis. 200 cra bes ont été présentés à une commission de 60 experts au Centre Alimentaire Norvégien d'OSLO. Tous les experts ont été d'accord sur le fait que les crabes servis avaient un" goût spécifique très attractif, meilleur que celui des crabes fraîchement péchés, ayant vécu dans la mer sans alimentation spé-20 ciale. Ils ont été appréciés comme un produit vendable de première classe. On a également reçu l'appréciation d'experts hôteliers tant de NORVEGE que de SUEDE qui ont tous apprécié lé goût des crabes nourris par le procédé faisant l'objet de la présente invention.. COPY 4 72 05932 2126288 REVENDICATIONS 1. - Procédé d'alimentation de crabes et de homards dans l'eau de mer caractérisé en ce qu'on utilise un aliment auquel on a ajouté des substances parfumées acceptables du point de vue de la nutrition. 5 2. - Procédé d'alimentation suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'on utilise des acides aromatiques acceptables du point de vue de la nutrition 3. - Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'on utilise un aliment auquel on a ajouté de l'acide acétique. 10 4. - Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'on utilise un aliment auquel on a ajouté O, 75 1 d'acide par 10. 000 1 d'aliment en poids global. 5..- Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on utilise un aliment auquel on a ajouté un extrait de 15 feuilles de laurier comme substance aromatique. 6. - Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'on utilise un aliment qui, en plus d'avoir reçu l'addition d'une substance parfumée, a été salé, 7. - Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6 20 caractérisé en ce que le crustacé est nourri avec 25 à 40 g d'aliment par crustacé et par jour. 8. - Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le crustacé est nourri dans de l'eau de mer dont la température est de 10° à 20"C.