GOUJON POUR MACONNERIE E N CORPS CREUX La présente invention porte sur un goujon pour maçon- nerie en corps creux constitués de briques ou de blocs perfo- rés ou creux oui d'éléments analogues. Les douilles et les anneaux intermédiaires d'un gou- ion de ce type proposé par le brevet allemand N' 1.775.527 ou le modèle d'utilité allemand No. 73 23 455 sont enfilés sur une vis spé- ciale qu'on introduit à l'avance par sa tête dans le trou de fixation. Le corps du goujon, formé de plusieurs parties, doit donc, pour que ces parties ne se séparent pas, être assemblé à l'aide d'une vis dont la tête ne dépasse pas le diamètre extérieur des douilles. La fixation se fait ensuite de l'exté- rieur au moyen d'un écrou ou d'une autre douille taraudée spé- ciale à tête. Cela est relativement compliqué. La présente invention a pour but de fournir un goujon pour maçonnerie en corps creux du type indiqué au début, qui soit plus simple à manipuler. L'invention atteint ce but avec un goujon du type in- diqué au début, par des moyens qui lui sont caractéristiques. Le goujon de l'invention s'adapte à toutes longueurs de trou par simple emboîtement. Il suffit pour cela d'avoir des douilles déformables de différentes longueurs et de les réunir aux différents anneaux pour former un goujon à deux douilles ou plus. Ainsi, après avoir fait le trou de fixation, on peut décider d'après sa profondeur quelle doit être la lon- gueur du goujon, par exemple en raison de l'existence inatten- due de grandes cavités. Grâce à l'emboîtement avec coincement des douilles et des anneaux, on peut introduire le goujon dans le trou de la maçonnerie sans la vis ou le boulon sans que ses parties se séparent. Le corps du goujon, grâce à l'emboîtement avec coincement de ses différentes parties, forme donc un tout. En outre, le goujon de l'invention peut être utilisé en montage enfiché ou traversant, une rondelle devant simplement être em- ployée dans le second cas. Dans un exemple de réalisation préféré de l'invention, l'anneau d'appui et l'anneau taraudé, à une de leurs extrémités, et l'anneau intermédiaire, à ses- deux extrémi- çtés, sont pourvus d'une gorge circonférentielle conique en contredépouille et la douille déformable est pourvue à ses deux extrémités d'un appendice axial conique corres- pondant de plus petit diamètre. On obtient de cette manière un assemblage par emboîtement avec coincement simple qui permet de former le corps du goujon avec plusieurs des éléments précités. D'autres détails et caractéristiques de l'invention sont donnés dans la description suivante, dans laquelle l'invention est décrite et expliquée en détail à l'aide d'un exemple de réalisation représenté sur le dessin, sur lequel la Figure 1 est une représentation éclatée des diffé- rents éléments d'un goujon constituant un exemple de réali- sation de l'invention; la Figure 2 représente un goujon composé des éléments représentés sur la Figure 1, après son introduction dans un trou d'une maçonnerie en corps creux, et la Figure 3 représente le goujon de la Figure 2 introduit dans la maçonnerie creuse, après le serrage d'une vis de fixation introduite dedans. Le goujon en plusieurs parties 10, conforme à l'inven- tion, sert à fixer ou ancrer des objets lourds à la maçonne- rie en corps creux 24 constituée, par exemple, de briques ou de blocs perforés ou creux. Ce goujon 10 doit procurer un ancrage sûr quels que soient la position et le nombre des cavités de la maçonnerie. La Figure 1 montre les différents éléments du corps 11 d'un goujon 10. Dans cet exemple de réalisation, ce corps 11 comporte deux douilles 12, 13, identiques à part leur longueur différente. Ces douilles sont en matière plastique déformable élastiquement du genre caoutchouc. Il est prévu entre elles un anneau intermédiaire 16 et, à l'extrémité extérieure de la première 12, un anneau de butée 17 et à l'extrémité de la seconde 13, un anneau tarau- dé 18. Comme on le verra en détail plus loin, les douilles 12, 13 et les anneaux 16, 17, 18 s'emboîtent en direction axiale,en se coinçant, le joint étant conçu de façon à pouvoir se démonter facilement. Les douilles 12, 13, tout comme les anneaux 16 à 18, ont un diamètre intérieur égal ou légèrement supérieur au diamètre exté- rieur d'une vis 14 qui peut être passée dans les douilles 12,13 et les anneaux 16, 17 et vissée dans l'anneau 18. Les douilles et les anneaux peuvent avoir le même diamètre extérieur, cependant, le diamètre extérieur des douilles est de préférence supérieur d'environ un à deux dixièmes de millimètre à celui des anneaux. Pour l'assemblage par emboîtement avec coincement des douilles et des anneaux, l'anneau intermédiaire 16, à ses deux extrémités, et l'anneau de butée 17 et l'anneau taraudé 18, à une de leurs extrémités, présentent une gorge conique en contre-dépouille 21 dont le plus petit diamètre est à l'extérieur et est supérieur au diamètre intérieur des anneaux. La profondeur de cette gorge est de quelques millimètres, de préférence d'environ 2 mm. Dans le présent exemple de réalisation, l'angle de cette gorge conique 21 est d'environ 100. D'autre part, les douilles 12 et 13 sont pourvues à leurs deux extrémités d'un appendice conique 22 dont le plus petit diamètre est du côté de la partie principale, initialement cylindrique, de la douille. Cette appendice 22 a une longueur dans la direction axiale de quelques millimètres, de préférence 2 mm, et un angle d'environ 10 . Les douilles 12, 13 étant en matériau élastique et les anneaux 16 à 19 en matériau rigide, par exemple en matière plastique rigide ou en métal, on peut engager ou enfoncer les appendices 22 des douilles dans les gorges 21 des anneaux, o ils se coincent. Cet engagement se fait le plus facilement quand la vis 14 n'est pas en place. Comme indiqué plus haut, l'anneau de butée 17 est pourvu d'une gorge 21 à une seule extrémité, donc, l'autre extrémité (extrémité 32), est semblable à une rondelle. L'anneau intermédiaire 16 est pourvu d'une gorge 21 à ses deux extrémités et, au milieu (partie médiane 33), a la forme d'une rondelle. L'anneau taraudé 18, par contre, pourvu d'une gorge 21 à une extrémité, est, à l'autre extrémité (extrémité 34), semblable à un écrou, c'est-à-dire est pourvu d'un taraudage 19. On obtient un corps de goujon 11, représenté sur la Figure 2, en emboîtant les deux douilles 12,13 et les anneaux 16 à 18, plus précisément, dans le présent exemple de réalisation, en assemblant les deux douilles au moyen de l'anneau intermédiaire 16 et en engageant l'anneau de butée 17 sur l'autre extrémité de la douillecourte 12 et l'anneau taraudé 18 sur l'autre extrémité de la douille longue 13. Le corps de goujon 11 ainsi assemblé à partir de ses différents éléments forme déjà,sans la vis 14 introduite dedans, un ensemble maniable qu'on introduit dans un trou 23 fait dans la maçonnerie en corps creux 24. Comme le montre en outre la Figure 2, le diamètre inté- rieur du trou 23 est peu différent du diamètre extérieur des anneaux 16 à 18, de sorte qu'après l'introduction du corps de goujon 11, le diamètre extérieur des douilles 12, 13 étant un peu plus grand, il peut déjà y avoir une liai- son avec légère friction entre les zones correspondantes en contact des douilles et du trou 23. Il va de soi qu'il est aussi possible de donner aux douilles 12, 13, le même diamètre extérieur qu'aux anneaux 16 à 18. Le trou 23, en raison des briques ou blocs perforés ou creux utilisés pour cette maçonnerie 24, est interrompu par les cavités 26, 26' de celle- ci. Dans l'exemple de réalisation considéré, la composition du corps de goujon 11 est choisie de façon que, par l'emploi de deux douilles 12, 13, de longueur diffé- rente, la zone de chaque douille se trouve à l'intérieur d'une cavité 26, 26'. Après avoir mis le corps de goujon 11 dans le trou 23,-on--paut appliquer contre la maçonnerie l'objet 27 à fixer et introduire et visser la vis 14 à travers l'objet et dans le corps de goujon 11. Quand on serre la vis 14, comme l'anneau de butée 17 du corps de goujon 11 s'appuie contre l'objet 27 à fixer, l'anneau taraudé 18 se déplace dans la direction axiale dans le sens de la flèche A vers la tête 28 de la vis 14 et vers l'objet 27. De ce fait, d'abord, les douilles 12 et 13 se compriment et s'appliquent contre la paroi du trou 23 à l'endroit o elles sont en face de cette zone. Dans les autres zones, c'est-à-dire dans les cavités 26, 26', se produit une déformation des douilles 12, 13, telle que celles-ci forment un bourrelet annulaire 29, 29' qui entre dans la cavité 26, 26' et s'applique contre l'entrée de la cavité 26 ou la sortie de la cavité 26' comme le montre la Figure 3. Par le serrage de la vis 14, l'anneau taraudé 18 s'est déplacé sur une longueur importante ou toute la longueur du filetage 31 de la vis 14 en même temps que l'anneau intermédiaire 16 s'est déplacé au moins un peu dans le sens de la flèche A en fonction de la forme des cavités 26, 26' de la maçonnerie 24 et de la déformation des douilles 12, 13 que cette forme autorise. Le bon ancrage du goujon 10 ou de son corps 11 dans la maçonnerie 24 est donc assuré d'une part par le fait qu'à l'entrée du trou 23 dans la cavité 26 et à sa sortie de la cavité 26' se forment des bourrelets annulaires plus ou moins gros, d'autre part par le fait que dans les autres zones, les douilles 12, 13 se serrent contre la paroi du trou 23. Il découle de la description précédente d'un exemple de réalisation du goujon 10 de l'invention que son corps 11 peut être composé de diverses manières. Il est, par exemple, possible de faire le corps de goujon avec seule- ment l'anneau de butée 17, la douille 12 ou la douille 13. et l'anneau taraudé 18. Il est aussi possible de remplacer la douille 13 par une deuxième douille 12 ou la douille 12 par une deuxième douille 13. Il est en outre possible de faire le corps de goujon 11 avec une combinaison quelconque de trois douilles 12 et/ou 13 ou plus en utilisant un nombre approprié d'anneaux intermédiaires 16 et une vis 14 de longueur appropriée. On bénéficie ainsi d'une possibi- lité d'adaptation à des trous de maçonnerie de différentes longueurs ou profondeurs et, en outre, l'utilisateur a la possibilité de fixer sur le chantier la longueur du corps Il à utiliser en mettant bout à bout plus ou moins de douilles 12 et/ou 13 plus ou moins longues. En outre, le goujon 10 de l'invention peut être utilisé non seulement en montage enfiché comme représenté, mais aussi en montage traversant, dans lequel on l'introduit dans le trou de la maçonnerie en le faisant traverser l'objet à fixer, son extrémité extérieure affleurant alors la face extérieure de l'objet; il peut être opportun, dans ce cas, de recou- vrir d'une rondelle l'extrémité extérieure du corps de goujon 11. Il va de soi qu'on peut utiliser à la place de la vis 14 une autre vis ou un boulon ou un élément fileté analogue. REVENDICATIONS 1. Goujon pour maçonnerie en corps creux constitués de briques ou de blocs perforés ou creux ou d'éléments ana- logues, dont le corps (11), formé de plusieurs parties et déformables au moins en partie par serrage d'un élément fileté de fixation, comporte. plusieurs douilles (12, 13) déformables élastiquement entre lesquelles sont prévus des anneaux intermédiaires (16), caractérisé par le fait que son corps (11) comporte à une extrémité un anneau d'appui (17) et à l'autre extrémité un anneau taraudé (18) dans lequel se visse l'élément fileté de fixation (14), et que les douilles (12, 13) s'emboîtent en se coinçant avec les anneaux (16, 17, 18), dont le diamètre extérieur est au plus égal au leur. 2. Goujon selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les douilles déformables (12, 13) d'un goujon (10) sont de longueur différente. 3. Goujon selon la revendication 1 ou la revendica- tion 2, caractérisé par le fait que l'anneau d'appui (17) et l'anneau taraudé (18), à une de leurs extrémités, et l'anneau intermédiaire (16), à ses deux extrémités, sont pourvus d'une gorge circonférentielle conique en contre- dépouille (21) et la douille déformable élastiquement (12, 13) est pourvue à ses deux extrémités d'un appendice axial conique (22) correspondant de plus petit diamètre. 4. Goujon selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le diamètre extérieur de la douille (12, 13) est légèrement supérieur à celui des anneaux (16, 17, 18). 5. Goujon selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les douilles (12, 13) sont en une matière plastique déformable élasti- quement du genre caoutchouc qui, comprimé, forme un bourrelet (29, 29'), et les anneaux (16, 17, 18) sont en matière plastique rigide ou en métal.