La présente invention concerne un transporteur particulièrement adapté au transport de produits agressifs, tels que les produits chauds, corrosifs, abrasifs, coupants ou lourds, de produits fragiles ou mous, qui risquent d'être détériorés par les contacts ou les chocs qu'ils subissent au cours du transport, et de produits peu stables, par exemple en raison de leur faible poids ou parce qu'ils sont glissants. I1 est déjà connu d'utiliser en manutention mécanique plusieurs types de courroies spéciales parmi lesquelles on peut citer - des courroies constituées par une armature en câblés d'acier ou de fibre de verre et recouverte d'un revêtement en caoutchouc résistant à la chaleur. Ces courroies sont généralement utilisées pour le transport des clinkers de ciment ou autres produits chauds ou pièces chaudes, - des courroies à revêtement très épais pour le transport des blocs minéraux lourds et coupants, - des courroies garnies d'un revêtement résistant aux huiles pour le transport de produit gras, - des courroies à revêtement anti-dérapant pour le transport d'objets légers ou glissants, - des courroies recouvertes d'un revêtement épais et souple pour le transport de produits fragiles. Mais la plupart de ces courroies spéciales présentent fréquemment l'inconvénient d'être mises hors d'usage prématurément par l'usure ou la détérioration du revêtement. Par exemple, dans les trois premiers exemples susmentionnés, dès que le revêtement est usé ou détérioré, l'armature résistante de la courroie, qui aurait pu conserver encore longtemps ses propriétés si elle était restée convenablement protégée, est rapidement attaquée par les produits transportés. D'autre part, dans le cas des deux derniers exemples susmentionnés, dès que le revêtement est usé, la courroie ne peut plus assurer sa fonction et on doit déjà la mettre au rebut lorsque le revêtement supérieur n'est usé qu'a environ 10 à 30 % de son épaisseur. L'invention vise à éliminer tous ces inconvénients et propose donc un dispositif capable de transporter aussi bien les produits agressifs que les produits fragiles ou difficiles à manutentionner. Le transporteur suivant l'invention comprend - un bâti de transporteur à courroie classique, notamment du type comprenant des tambours terminaux, un tambour moteur qui peut être constitué par l'un des tambours terminaux, un support du brin utile de la courroie qui peut être constitué notamment par une série de rouleaux ou par une table, et un support du brin de retour de la courroie t - une courroie porteuse sans fin qui peut être constituée par une armature résistante dépourvue de revêtement supérieur spécial et qui est adaptée pour jouer le rôle de l'armature de la courroie d'un transporteur classique ;; - un tapis sans fin fait d'une matière spéciale et qui est adapté pour jouer le rôle du revetement d'une courroie transporteuse classique, ce tapis sans fin reposant par son brin utile sur le brin utile de la courroie porteuse et étant entraîné par ce brin. Dans l'application de l'invention aux trois premiers exemples précédemment mentionnés, le tapis revêtement est constitué par une couche de matière capable de résister à l'action de la chaleur ou des produits corrosifs ou agressifs et de protéger la courroie principale de ces influences. Dans les deux autres exemples, il est constitué par une couche de matière anti-dérapante ou encore par une couche de matière souple amortissant les chocs au point de chute des produits sur le transporteur ainsi qu'aux points de passage sur les rouleaux supports. Dans tous les cas, ladite couche peut avantageusement être renforcée par une armature légère et peu coûteuse, qui confère au tapis une résistance à de faibles efforts de traction. En effet, chaque zone élémentaire du tapis revêtement est soutenue et entraînée par la zone sous-jacente de la courroie porteuse et n'a donc à supporter que les efforts de compression dus au poids de la matière transportée. On peut éventuellement utiliser comme tapis revêtement des courroies transporteuses classiques usagées et devenues inutilisables sur des transporteurs classiques. Dans le cas des transporteurs élévateurs à forte pente, il peut devenir nécessaire de prendre des dispositions pour empêcher le tapis revetement de glisser en arrière sur la courroie porteuse et il peut alors être avantageux de munir la courroie porteuse et le tapis revêtement de moyens d'accrochage ou de renforcement de l'adhérence, par exemple de reliefs formés sur leurs faces de contact mutuel et constitués par des nervures et rainures transversales moulées, par exemple dans un revêtement de caoutchouc, de préférence à profil rectangulaire et agissant par accrochage ou prise positive ou encore par des nervures et rainures longitudinales également moulées dans le revêtement, de préférence à profil tra pézoidal, analogue à celui des courroies de transmission trapézoI- dales et des gorges des poulies correspondantes, et qui agissent par adhérence et par coincement. Ces courroies porteuses spéciales et tapis rev8tements spéciaux munis de moyens d'accrochage ou de renforcement de l'adhérence constituent également des objets de l'invention. Naturellement, leur fabrication est plus coûteuse que celle des courroies porteuses et des tapis revetements utilisés dans les autres cas, mais on peut attendre une grande longévité des couples de bandes composés de ces courroies porteuses et tapis revatements spéciaux, puisque leurs faces de contact mutuel sont bien protégées des influences extérieures, que les efforts qurelles ont à supporter sont relativement faibles et que leurs déplacements relatifs, pouvant engendrer une usure par frottement, sont réduits aux mouvements résultant des différences d'allongement des deux éléments de l'ensemble. Pour améliorer la résistance des reliefs aux efforts et à l'usure, il est avantageux de les revêtir d'un tissu imprégné de caoutchouc. Plusieurs modes de réalisation de l'invention seront à présent décrits, à titre d'exemples non limitatifs, en regard des dessins annexés dans lesquels : La figure 1 est une vue de profil représentant un transporteur de clinker de cimenterie , La figure 2 est une vue en coupe partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne II-II de la figure 1 t La figure 3 représente un transporteur de produits fragiles et chauds, par exemple des tubes cathodiques de téléviseurs, à leur sortie du four ; La figure 4 montre un transporteur de blocs pesants, par exemple de gros blocs de pierre dans une carriere 2 La figure 5 représente l'application de l'invention à un transporteur de grande longueur ; La figure 6 montre un transporteur pour objets légers grimpant le long d'une forte pente ;; La figure 7 représente un transporteur utilisable dans l'industrie alimentaire ; La figure 8 est une vue en coupe partielle longitudinale montrant un couple de bandes composé d'une courroie porteuse spéciale et d'un tapis revêtement spécial munie de revêtements de contact a' reliefs transversaux : La figure 9 est une vue en coupe partielle transversale montrant un couple analogue, mais comportant des reliefs longitudinaux; et La figure 10 est une vue plus détaillée du couple de la figure 9. Le transporteur de clinker représenté à titre d'exemple sur la figure 1 comprend un bati de transporteur classique, non représenté, comprenant un tambour supérieur moteur 10 et un tambour inférieur de renvoi 12, éventuellement mobile en translation longitudinale comme l'indique la flèche A, pour la tension et le rattrapage de l'allongement de la courroie porteuse, ainsi qu'une courroie porteuse classique 14, montée sur ces tambours et dont le brin supérieur ou utile et le brin inférieur ou de retour sont respectivement supportés par des rouleaux 16 et 18. Selon l'invention, le transporteur comprend en outre un tapis revêtement sans fin 20 dont le brin supérieur repose sur le brin supérieur de la courroie 14. Le tapis 20 s'enroule autour des tambours 10 et 12 et son brin de retour est décalé du brin de retour de la courroie et est supporté par des rouleaux d'appui 22, 24. Le tapis est maintenu tendu par un rouleau tendeur 26 dont le mouvement à peu prés vertical, indiqué par la flèche A, permet de rattraper l'allongement du tapis. L'adhérence entre les brins supérieurs de la courroie et du tapis est améliorée en augmentant l'arc embrassé par le tambour moteur 10, au moyen d'un rouleau de pression 28. Comme le montre la figure 2, la courroie 14 est essentiellement constituée par une simple armature 30, par exemple faite de câblés d'acier, de façon connue en soi, et qui lui permet de résister aux efforts de traction développés notamment au cours du transport en pente montante. Le tapis 20 comprend essentiellement une couche 32 de matière appropriée pour supporter la chaleur, par exemple d'un tissu d'amiante d'environ 10 à 20 mm d'épaisseur. La courroie 14 et le tapis 20 sont de préférence revêtus sur leurs faces de contact mutuel de couches de caoutchouc 34, 36 qui possèdent un grand coefficient de frottement. Etant donné que le tapis 20 est entratné uniquement par adhérence de son brin supérieur sur la courroie porteuse 14 et que, par conséquent, chacune de ses zones élémentaires est soutenue et entraînée par la zone sous-jacente de la courroie porteuse, il peut être démuni d'une armature résistante ou être muni d'une simple armature légère et peu coûteuse. Dans ce transporteur, comme d'ailleurs dans tous les autres exemples de réalisation qui seront décrits ci-après, il peut être avantageux ou même nécessaire de prévoir des moyens de guidage en amont du point où le tapis revêtement vient se poser sur la courroie porteuse, surtout si le tapis se déforme sous les contraintes puisqu'il n'est muni que d'une armature légère. Ces moyens de guidage sont bien connus de l'homme de l'art et il n'est pas utile de les décrire ni de les représenter sur les dessins. I1 résulte de ce qui précède que la courroie 14 sert uniquement à porter le poids des produits et à les entraîner sur le transporteur. On choisira donc une courroie ayant principalement une bonne résistance à la traction, par exemple une courroie composée d'une ou plusieurs toiles ou nappes de câblés longitudinaux, d'acier ou de fibre de verre et de revetements minces de caoutchouc. On obtient donc les avantages suivants s - une telle courroie est beaucoup plus souple que les courroies utilisées habituellement pour les transports de clinkers, et peut donc être montée sur des tambours de plus petit diamètre ; - de plus, sa flexion lors du passage sur ces tambours absorbe moins de puissance ;; - elle est moins coûteuse que les courroies normales pour clinkers puisqu'elle est démunie de revetement spécial t - en raison de l'épaisse courroie d'amiante qui la recouvre, elle possède une longévité bien supérieure à celle des courroies classiques t - il est possible et rentable de la réaliser sur mesure par enroulement d'un cablé continu, ce qui supprime la jonction et accroit davantage la longévité, comparativement aux courroies normales dont les deux extrémités sont raccordées par des agrafes ou par une jonction par vulcanisation I - le tapis 20 étant directement en contact avec les produits à transporter, il sera choisi pour avoir uniquement de bonnes qualités de contact.On pourra donc lui donner une épaisseur aussi forte que nécessaire, ou encore le réaliser en la matière la plus appropriée, par exemple en un tissu d'amiante - il peut être réalisé sur mesure t - l'interposition du tapis d'amiante entre les clinkers chauds et les organes mécaniques (tambours, rouleaux, etc...) du transporteur protègent ces organes de la chaleur , - du fait que la courroie 14 et le tapis 20 sont mieux adaptés à leurs fonctions respectives, et que la courroie et les organes mécaniques du transporteur sont protégés contre la chaleur, les frais d'entretien ainsi que la fréquence des pannes sont nettement réduits et le rendement de l'installation est amélioré. La figure 3 représente un deuxième exemple de réalisation dans lequel l'invention est appliquée au transport de tubes cathodiques 40 de téléviseurs, sortant à haute température d'un poste de travail dans lequel l'écran a été soudé au cane. Dans ce cas, le problème consiste à protéger les tubes cathodiques des chocs et, en meme temps, à protéger de la chaleur la courroie transporteuse qui les reçoit. Ce double problème est résolu par le transporteur selon l'invention qui comprend d'une part, un transporteur classique équipé d'une courroie 42 qui est réduite à une armature résistante munie de revetements minces, et d'autre part, un tapis sans fin 44 très épais, à base d'amiante, qui forme à la fois une protection efficace pour la courroie porteuse et pour les organes du bâti et un matelas qui amortit le choc du contact entre les tubes et le transporteur. On notera que dans la zone de réception des tubes cathodiques, la courroie support-et le tapis de revêtement ne sont pas supportés par des rouleaux et forment de ce fait un berceau concave 46 qui amortit davantage les chocs au point de chute. La figure 4 représente un autre exemple de réalisation dans lequel l'invention est appliquée au transport de gros blocs de rochers. Ce transporteur comprend un transporteur classique à courroie 50, éventuellement muni de rouleaux amortisseurs 52 à revêtement de caoutchouc épais et rainuré dans la zone de réception des blocs. La courroie 50 qui constitue la courroie porteuse est enveloppée par un tapis 54 essentiellement composé d'une très forte épaisseur de caoutchouc en toile susceptible de répartir la zone de contact des blocs de rochers sur une plus grande surface de la courroie et de protéger ainsi cette dernière. Ici encore, le tapis revêtement 54 peut être muni d'une armature très légère. La figure 5 illustre l'application de l'invention à un transporteur de grande longueur. Pour éviter de soumettre la courroie porteuse à des efforts de traction importants, ce qui nécessiterait une armature très résistante, on divise le transporteur en une série de tronçons (deux dans le cas de la figure 5) dans lesquels les courroies 60 et 62 défilent à des vitesses exactement synchronisées, par exemple par synchronisation électronique des tambours moteurs 64 et 66. Selon l'invention, ce transporteur est complété par un tapis revêtement 68 qui est entraîné par adhérence par les courroies 60 et 62. La matière est ainsi transportée d'une extrémité à l'autre du transporteur sans avoir à être déversée d'un tronçon sur le suivant. Dans chaque intervalle compris entre deux tronçons successifs du transporteur, le tapis revêtement 68 est supporté par des rouleaux 70. L'avantage principal d'un tel transporteur est que l'on peut utiliser des courroies de faible épaisseur, sans toutefois introduire les inconvénients inhérents à de telles courroies, puisque la matière est transportée d'une extrémité à l'autre du transporteur par le tapis 68 sans être déversée d'untronçon sur le sui ayant. On supprime ainsi la fragmentation de la matière, le dégagement de poussières, le bruit, etc La figure 6 montre un transporteur selon l'invention pour le transport d'objets légers, par exemple d'emballages vides 72, sur une pente montante. Dans la technique classique, on utilise pour cette application une courroie munie d'un revêtement moule à picots, qui est très coûteuse et qui est inutilisable dès que les picots sont usés.Selon l'invention, le transporteur comporte une courroie porteuse classique 74, munie d'un mince revêtement sur les deux faces, et un tapis sans fin 76 essentiellement formé d'une couche de caoutchouc moulée à picots et munie d'une simple toile de renforcement. Bien entendu, un tel tapis est beaucoup plus économique que la courroie à picots de la technique antérieure. Ainsi, lorsque les picots sont usés, seul le tapis est changé. La figure 7 représente l'application de l'invention aux transporteurs utilisés dans l'industrie alimentaire. Le transporteur comprend un tambour moteur 80, un tambour de renvoi 82, un tambour de guidage 84, un tambour de tension 86, une table plate 88, et une courroie porteuse classique 90, résistant à la traction mais n'ayant pas forcément une bohne souplesse, puisqu'elle s'enroule autour des tambours 80 et 82 de diamètre relativement grand. On utilisera à cet effet une courroie normale classique peu coûteuse, à jonction vulcanisée ou réalisée par enroulement d'un câblé continu. Le tapis de revêtement 92 au contraire, doit être à la fois, très souple pour pouvoir passer sur un tambour de renvoi 94 de très petit diamètre, et suffisamment lisse pour pouvoir glisser facilement sur la table 88.La jonction doit être résistante à la traction, résistante aux graisses, suffisamment souple pour passer sur le tambour de renvoi 94 et suffisamment mince pour ne pas former de surépaisseur qui s'imprimerait dans la face inférieure des produits transportés, par exemple dans le cas de produits de confiserie, tels que des barres de chocolat. On pourra utiliser, par exemple, une toile enduite de matière plastique. La suppression des contraintes de traction permettant de prolonger la durée de vie du tapis, il devient rentable de confectionner celui-ci sur mesure. On notera que le tapis revêtement selon l'invention peut s'adapter sur les transporteurs déjà existants sans autre modification de ces derniers que le montage des rouleaux et tambours de guidage, de support et de tension du brin de retour du tapis revêtement. La figure B représente un couple de bandes composé d'une courroie porteuse spéciale 100 et d'un tapis revêtement spécial 102 qui peut être utilisé notamment dans des transporteurs à forte pente. Le corps de chacune de ces bandes est représenté schémati cuement en 104 et 106. L'adhérence entre les deux bandes est améliorée par le fait que chacune des couches de revêtement de caoutchouc 108 et 110 qui sont en contact comporte des nervures trans versales 114 et des rainures transversales 112.Les reliefs des deux couches 108 et 110 sont de préférence renforcés par un tissu non représenté qui forme leur surface extérieure, Naturellement, la disposition représentée n'est pas limitative et, par exemple, les rainures peuvent éventuellement être d'une largeur (mesurée dans le sens de la longueur de 1'ensemble) très supérieure à celle des nervures. Dans l'exemple d'exécution représenté sur les figures 9 et 10, chacune des deux bandes 200 et 202 du couple comprend un corps 204 ou 206 et une couche de revêtement de contact mutuel 208 ou 210. Cette couche porte un relief composé de nervures longitudinales 214, qui présentent un profil analogue à celui des courroies de transmission trapézoïdales, et de rainures longitudinales 212 à profil analogue à celui des gorges des poulies pour courroies trapézovdales. On remarquera notamment que le sommet des nervures ne s'appuie pas sur le fond des rainures, mais que les surfaces de portée sont limitées aux flancs obliques de manière à permettre un effet de coincement.De même que dans l'exemple précédent, les reliefs sont renforcés par un tissu, La figure 10 est une vue plus détaillée sur laquelle on recon nait les armatures de toiles caoutchoutées 216 et 218 des deux bandes, leurs revêtements fonctionnels 220 et 222, ce dernier étant constitué ici par un épais tissu d'amiante, et des tissus 224 et 226 des reliefs des faces de contact mutuel. Comparativement à l'exemple de la figure 8, celui des figures 9 et 10 présente l'avantage d'éviter tout déport latéral du tapis revêtement par rapport à la courroie porteuse et également celui de permettre aux deux bandes de glisser l'une sur l'autre dans la mesure nécessaire pour compenser les différences d'allongement éventuelles. En revanche, l'exemple de la figure 8 surtout du type à rainures larges, est mieux adapté dans les applications où des fragments, poussières ou liquides provenant des matières transportées ou de l'environnement dans lequel le transporteur travaille, pourraient se trouver emprisonnées entre les deux bandes, par exemple après s'être déposées sur la face inférieure du tapis revêtement au cours de son trajet de retour. Dans les deux exemples décrits ci-dessus, il est préférable que les couches de contact mutuel des deux bandes du couple présen tent des profils identiques, de manière à permettre d'utiliser la même presse et les mêmes plateaux de moulage pour les deux bandes. REVENDICATIONS 1.- Transporteur caractérisé en ce qu'il comprend t - un bâti de transporteur à courroie classique, notamment du type comprenant des tambours terminaux, un tambour moteur qui peut être constitué par l'un des tambours terminaux, un support du brin utile de la courroie, qui peut être constitué notamment par une série de rouleaux ou par une table, et un support du brin de retour de la courroie ; - une courroie porteuse sans fin qui peut être constituée par une armature résistante dépourvue de revêtement supérieur spécial et qui est adaptée pour jouer le rôle de l'armature de la courroie d'un transporteur classique ; et - un tapis sans fin fait d'une matière spéciale et qui est adapté pour jouer le rôle du revêtement d'une courroie transporteuse classique, ce tapis sans fin reposant par son brin utile sur le brin utile de la courroie porteuse et étant entraxné par ce brin. 2.- Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les faces en contact de la courroie porteuse et du tapis revêtement sont recouvertes d'une couche d'une matière améliorant l'adhérence, par exemple du caoutchouc. 3.- Transporteur selon l'une des revendications 1 et 2, adapté au transport de produits chauds, tels que des clinkers de cimenterie, caractérisé en ce que le tapis revêtement est constitué par une épaisse couche de matière résistant à la chaleur, par exemple un tissu d'amiante, éventuellement muni d'une armature légère. 4.- Transporteur selon l'une des revendications 1 et 2, adapté au transport d'objets fragiles, tels que des tubes cathodiques de téléviseurs à leur sortie du four, caractérisé en ce que le tapis revêtement est constitué par une épaisse couche à base d'amiante formant matelas et en ce que d'une façon connue dans la zone de réception des tubes cathodiques sur le transporteur, la courroie porteuse et le tapis revêtement forment un berceau concave non supporté par des rouleaux. 5.- Transporteur selon l'une des revendications 1 et 2, adapté an transport d'objets lourds et coupants, tels que des rochers, caractérisé en ce que le tapis revêtement est constitué par une forte épaisseur de matière amortissant les chocs, par exemple du caoutchouc entoilé, éventuellement renforcé par une armature. 6.- Transporteur selon l'une des revendications 1 et 2, adapté au transport d'objets légers ou glissants sur une pente fortement inclinée, caractérisé en ce que le tapis revêtement est constitué par une couche de caoutchouc moulé à picots, munie d'un renforcement. 7.- Transporteur selon l'une des revendications 1 et 2, adapté au transport de produits aliihentaires, dans lequel le brin utile de la courroie porteuse est supporté par une table plate, caractérisé en ce que le tapis revêtement sans fin est fait d'une matière très souple, par exemple de toile enduite de matière plastique, et peut s'enrouler, en raison de sa souplesse, autour de tambours de diamètres relativement faibles. 8.- Transporteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comprend plusieurs transporteurs élémentaires disposés à la suite les uns des autres et dont les courroies sont entraînées à des vitesses synchronisées, et un tapis revêtement sans fin souple dont le brin utile repose sur les brins utiles coplanaires des courroies des transporteurs élémentaires et est entraîné par adhérence par lesdits brins, des rouleaux pouvant être prévus dans les intervalles compris entre les transporteurs élémentaires pour supporter le tapis revêtement. 9.- Couple de bandes pour un transporteur suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé-en ce que chacune de ses bandes, à savoir la courroie porteuse et le tapis revêtement, comporte sur sa face de contact avec l'autre bande du couple, une couche de revêtement de contact munie d'un relief capable d'améliorer l'entratnement du tapis revêtement par la courroie-porteuse. 10.- Couple de bandes suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le relief de chacune desdites couches de revêtement de contact comprend des nervures et rainures transversales à la longueur des bandes, les nervures de l'une des couches pouvant s'emboîter dans les rainures de l'autre couche. 11.- Couple de bandes suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les rainures et nervures possèdent un profil approximativement rectangulaire, carré ou légèrement trapézoIdal. 12.- Couple de bandes suivant l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que les rainures sont sensiblement plus larges que les nervures, dans le sens de la longueur des bandes. 13.- Couple de bandes suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le relief de chacune desdites couches de revêtement de contact comprend des nervures longitudinales possédant un profil analogue à celui des courroies de transmission trapézoidales et des rainures longitudinales possédant un profil analogue à celui des gorges des poulies destinées à travailler avec les courroies trapézoSdales considérées. 14.- Couple de bandes suivant l'une des revendications 9 à 13, caractérisé en ce que lesdits reliefs sont formés par moulage de la couche de revêtement de contact des bandes. 15.- Couple de bandes suivant l'une des revendications 9 à 14, caractérisé en ce que les reliefs sont identiques sur les deux bandes du couple. 16.- Couple de bandes suivant l'une des revendications 9 à 15, caractérisé en ce que lesdits reliefs sont renforcés par une couche superficielle, réalisée en un tissu imprégné fixé sur cette couche par le moulage.