La présente invention propose un procédé et un système pour identifier des larves dans une plante à stipe, et permettant d’identifier la présence desdites larves de manière fiable et lors d’un état d’infection initial de la plante. En particulier, l’invention propose un procédé de détection de larves comportant une étape d’excitation au moyen d’un signal sonore comportant une fréquence prédéfinie pour stresser les larves et/ou stimuler leur mouvement corporel ; et suite à laquelle les larves sont identifiées par les mouvements détectés en réponse audit signal sonore. L’invention concerne également un système de détection de larves comportant une sonde intégrant un capteur de mouvement et un haut-parleur configuré pour émettre ledit signal sonore stressant les larves. PROCÉDÉ ET SYSTÈME DE DÉTECTION DE LARVES DANS UN PALMIER La présente invention concerne les procédés et dispositifs de détection de larves dans une plante à stipe tel qu’un palmier. Dans un mode de réalisation préféré, l’invention concerne un procédé et un système de détection de larves de charançon rouge dans un palmier. État de la technique Le charançon rouge ( Rhynchophorus ferrugineus ) du palmier est un ravageur redoutable. À l’âge adulte, le charançon rouge femelle dépose, dans l’une des parties vulnérables du palmier, quelques centaines d’œufs. Ces œufs, après quelques jours seulement, donnent lieu à des larves qui attaquent la tige du palmier par l’intérieur (partie tendre). Les larves disposent, au niveau du museau, de pinces sous forme de bec très tranchant. Grâce à la force de ces pinces, les larves sont capables de couper les fibres qui constituent la partie tendre de la tige du palmier, et se nourrir de la sève qui coule. Les larves se déplacent à l’intérieur de la tige du palmier et/ou dans les branches en creusant des galeries. Au bout de quelques semaines, le palmier se trouve creux en son intérieur et fini par dépérir et tomber. La présence des larves dans le cœur du palmier (à l’intérieur) ne présente aucun signe visible à l’extérieur du palmier permettant d’identifier leur présence. Ce n’est qu’après plusieurs semaines, quand le palmier est rongé de l’intérieur et que la sève ne remonte plus suffisamment vers les palmes, que des signes de noircissement des bouts des feuilles apparaissent et témoignent d’un risque de présence des larves et de la contamination du palmier. Dans certains cas, les larves creusent des galléries jusqu’au bout de la surface de la tige du palmier ce qui provoque un écoulement de la sève vers l’extérieur et témoigne de la présence d’une possible contamination du palmier par les larves. Quand la larve atteint un certain niveau de croissance, elle se transforme à son tour en charançon adulte et peut s’envoler. De nouveau, chaque larve qui devient, après quelques semaines, une femelle adulte est capable de pondre une centaine d’œufs à l’intérieur d’un ou plusieurs palmiers. La contamination connaît ainsi une croissance exponentielle et provoque la destruction d’un champ complet de palmiers. Cette caractéristique de développement des larves à l’intérieur des palmiers provoquant leur destruction rend leur détection difficile et surtout tardive pour sauver le palmier. Des techniques de pulvérisations de l’extérieur des palmiers par des produits chimiques n’ont montré aucune efficacité et ont surtout contribué à affaiblir la production des dattes. D’autres techniques qui consistent à piéger les charançons adultes volants au travers de la phéromone, ont montré leur limite du fait que les pièges n’attirent pas systématiquement tous les charançons femelles qui, naturellement, ne pondent qu’à l’intérieur du palmier. La seule façon prouvée actuellement d’anéantir les larves consiste à une injection d’un produit chimique à l’intérieur du palmier grâce à une injection par seringue adaptée. Le produit circule avec la sève qui nourrit les larves et finit par les tuer. La difficulté demeure néanmoins de détecter les larves à un stade précoce pour éviter la perte du palmier. Ainsi, il existe une méthode basée sur la détection des sons émis par les larves lors du grignotage des fibres. Toutefois, cette méthode ne permet d’obtenir une fiabilité satisfaisante dans la détection de larves dont les périodes d’activité peuvent être variées et influencer significativement les résultats. La présente invention a pour objet de détecter de façon précoce et bien avant que l’arbre ne soit irrémédiablement dépérit, l’existence des larves à l’intérieur de la tige ou dans les palmes. Un autre objectif de l’invention, est de fournir un procédé et un dispositif permettant d’identifier la présence des larves dans une plante de manière fiable et précise. À cette fin, l’invention propose un procédé de détection de larves dans une plante à stipe au moyen d’une étape de détection de mouvement à l’intérieur de la plante, ledit procédé étant très avantageux en ce qu’il met en œuvre : – une étape d’excitation des larves par l’émission d’un signal sonore dans une bande de fréquence stressant lesdites larves et stimulant leur mouvement corporel, et – une étape d’identification des larves en fonction de la détection des mouvements générés par ladite étape d’excitation. Le procédé de l’invention permet ainsi de déterminer de manière fiable la présence des larves dans la plante au moyen d’un signal de détection de mouvement, et notamment car les mouvements des larves peuvent être déclenchés sous commande par l’émission d’un signal sonore les stressant. Le procédé de l’invention peut avantageusement être mis en œuvre pour la détection de larves de charançon rouge dans un palmier. En particulier, la bande de fréquence pour l’émission de signal sonore d’excitation est comprise entre 1 kHz et 30 kHz, et la détection de mouvement est effectuée dans une bande de fréquence comprise entre 10 Hz et 500 Hz. La précision du procédé de détection de larves, peut être avantageusement améliorée par la réalisation d’une, toutes ou des combinaisons des actions suivantes : -détection des vibrations dites « de grignotage et d’arrachement de fibres » dans une bande de fréquences comprise entre 0.5 KHz et 10 KHz ; -détermination de température ; -détermination d’humidité ; -détermination d’un niveau de CO 2 ; -détection des composés organiques volatils. Les résultats obtenus à partir de ces actions, et servant tous d’indicateur sur la présence des larves, sont pris en considération par un algorithme de détection de larves pour fournir un résultat sur ladite identification des larves. L’invention concerne également un système de détection de larves dans une plante à stipe, ledit système comportant un capteur de mouvement, et étant particulier en ce qu’il comporte une sonde destinée à être inséré dans le stipe de la plante, ladite sonde hébergeant un circuit électronique intégrant ledit capteur de mouvement, et un haut-parleur configuré pour émettre un signal sonore stressant les larves. La sonde de l’invention est donc très avantageuse en ce qu’elle comporte l’ensemble des composants nécessaires à effectuer les étapes d’excitation et de détection du procédé de détection de larves de l’invention. Dans un mode de réalisation préféré, le système de détection de larves comporte un module externe intégrant une unité de traitement de signal configurée pour mettre en œuvre un algorithme de détection de larves, ledit module externe étant destiné à être attaché à l’extérieur de la plante au moyen d’une sangle et pour être à proximité de la sonde. Avantageusement, la sonde est configurée pour transmettre un signal de détection de mouvements à ladite unité de traitement de signal, ce qui permet d’effectuer le traitement du signal pour identifier les larves à l’extérieur de la sonde, et donc de limiter les dimensions de la sonde. Afin de signaler une plante infectée, l’invention propose de fournir le module externe avec un témoin lumineux pour indiquer l’état d’infection de la plante. En complément, ou en alternative, l’invention propose de concevoir le module externe comme un objet connecté IoT. Dans ce mode de réalisation, le système comporte un serveur distant tel qu’un serveur cloud hébergeant une base de données et une application, et le module externe intègre : - un module de communication radiofréquence configuré pour remonter des données transmises par la sonde et/ou des données sur l’identification des larves au serveur, ledit serveur stockant lesdites données dans la base de données, et ladite application étant configurée pour transmettre une alarme d’infection à un utilisateur du système. L’utilisateur du système pourra ainsi recevoir les notifications sur son portable ou son ordinateur, pour intervenir sur une plante présentant des signes d’infection. De préférence, le module externe est relié de manière filaire avec la sonde et comporte une batterie alimentée par un panneau solaire, ladite batterie alimentant le module externe et la sonde. En ce qui concerne la détection de mouvement des larves, le capteur de mouvement est sensible aux fréquences d’entre 10 Hz et 500 Hz, et le signal sonore comporte une fréquence sonore entre 1 kHz et 30 kHz. Ces fréquences, permettent respectivement de détecter les vibrations très basses fréquences émises par les mouvements corporels des larves, étant notamment stressées par lesdites fréquences sonores. Dans un mode de réalisation, la sonde comporte de préférence des dimensions de l’ordre de 20 mm par 60mm et comporte un bloc d’alimentation, une interface de puissance pour piloter le haut-parleur, un accéléromètre comme capteur de mouvement, un circuit de mise en forme du signal, un amplificateur et une unité de transmission de signal configuré pour transmettre le signal de détection de mouvements à l’unité de traitement, ladite transmission étant effectuée de préférence au moyen d’une liaison filaire entre la sonde et l’unité de traitement.. De préférence, le dispositif comporte au moins un capteur supplémentaire, tel qu’un détecteur de son de type piézoélectrique configuré pour transmettre un signal détecté dans une bande de fréquence entre 0.5 KHz et 10 KHz. Il est ainsi avantageusement possible d’identifier également les vibrations acoustiques émises par les larves lorsqu’elles grignotent et arrachent les fibres de la plante. De même, le dispositif peut intégrer plusieurs capteurs supplémentaires choisis parmi un capteur de température, un capteur d’humidité, un capteur de CO 2 et/ou un capteur des composés organiques volatils COV. La fiabilité sur la détection de larves peut être ainsi améliorée, mais le dispositif servira aussi à la collecte des données permettant de comprendre l’apparition et l’évolution d’une infection de larves. On comprendra mieux l’invention à l’aide de la description, faite ci-après à titre purement explicatif, des modes de réalisation de l’invention en référence aux figures. Un schéma du procédé de détection de larves selon un mode de réalisation de l’invention. Un schéma du procédé de détection de larves selon un deuxième mode de réalisation de l’invention. Une représentation simplifiée du système de détection de larves de l’invention. Un diagramme de conception de la sonde de détection de l’invention selon une architecture fonctionnelle à trois étages. Un exemple de signature obtenue par la détection de mouvement des larves. Description détaillée des modes de réalisation de l’invention La présente invention propose un procédé et un système pour identifier des larves dans une plante à stipe, et permettant d’identifier la présence desdites larves de manière fiable et lors d’un état d’infection initial de la plante. Un stipe, connu aussi comme faux-tronc, désigne la tige de plantes terrestres comme les palmiers, les yuccas, les dragonniers, les fougères arborescentes ou les bananiers. Les stipes se différencient des vrais troncs par l’absence de croissance significative en épaisseur, et par l’absence de cernes de croissance typiques de troncs des arbres dicotylédones. Les stipes se caractérisent par un emboîtement de gaines foliaires coriaces. Dans la description de l’invention, le mot stipe et tige sont utilisés de manière équivalente. Dans un mode de réalisation préféré de l’invention, le procédé et le système de l’invention visent la détection de charançon rouge dans un palmier. Toutefois, le principe de l’invention peut être appliqué à d’autres plantes à stipes et la détection de son infection par des larves. La montre un schéma simplifié des étapes du procédé de détection de larves de l’invention. Ce procédé se base sur la détection de mouvement à l’intérieur du palmier, et notamment par les vibrations émises par les mouvements des larves. Dans des conditions normales, les larves se déplacent à l’intérieur de la tige lorsqu’elles s’alimentent et creusent des galeries dans la tige. Toutefois, à un moment quelconque les larves ne se trouvent pas nécessairement en état de mouvement ou d’alimentation, ce qui peut introduire une erreur considérable dans leur détection. De plus, les faibles vibrations émises par les mouvements des larves peuvent être facilement confondues ou noyées dans le bruit du signal. Afin de résoudre ce problème, l’invention propose un procédé de détection de larves comportant une étape d’excitation 10 au moyen d’un signal sonore comportant une fréquence prédéfinie pour stresser les larves et/ou stimuler leur mouvement corporel ; Cette étape d’excitation proposée par l’invention est très avantageuse pour identifier les larves à l’intérieur de la plante à tout moment. En effet, le Demandeur s’est aperçu que l’émission des certaines fréquences sonores est capable de générer un mouvement erratique des larves, et plus particulièrement : Les larves montrent une perte de contrôle de leur déplacement ; Les larves se pincent les unes les autres ; Les larves montrent un mouvement incohérent de roulement sur elles-mêmes. Il semblerait donc que ces fréquences stressent les larves, et assurent la détection des vibrations dues aux mouvements erratiques des larves. Dans un mode de réalisation, l’invention propose de stresser les larves avec une fréquence sonore comprise entre 1 kHz et 30 kHz, et de préférence entre 2 kHz et 20 KHz. Dans un mode de réalisation préféré, le procédé vise la détection de charançon rouge dans un palmier et les fréquences d’excitation sont comprises entre 12 et 15 KHz. De préférence, le signal sonore aura un niveau sonore d’au moins 50 dB. De préférence, l’étape d’excitation a une durée d’au moins 1 minute. Le procédé comporte également une étape 20 de détection, effectuée de manière consécutive ou simultanée avec l’étape d’excitation, et dans laquelle sont détectées les vibrations très basses fréquences émises par les larves lors de son mouvement. De préférence, ces vibrations sont détectées par un capteur de mouvement dans une bande de fréquence comprise entre 10 Hz et 500 Hz. Ce capteur 50 de mouvement est par exemple un accéléromètre trois axes. Le signal détecté est ensuite amplifié et transmis dans une étape 30 à une unité de traitement de signal pour effectuer une étape de traitement dudit signal et d’identification des larves 40. Dans un deuxième mode de réalisation, le procédé de détection de larves peut comporter également une étape préalable de détection, effectuée avant l’étape d’excitation et de sorte à pouvoir comparer le profil du signal avant et après ladite excitation. De plus, l’invention propose d’augmenter la précision et la fiabilité des résultats en effectuant l’une ou plusieurs des détections ou mesures supplémentaires ci-après : 1. Détection des vibrations dans une gamme de fréquence comprise entre 0.5 KHz et 10 KHz, ces vibrations étant reliées aux mouvements de grignotage des larves, ainsi qu’à l’arrachement des fibres à l’intérieur de la plante. Par exemple, lorsqu’il s’agit du charançon rouge dans un palmier, le grignotage de larves peut être détecté entre 0.5 KHz et 10 KHz, et l’arrachement des fibres entre 0.5 KHz et 5 KHz. 2. Détermination de température à l’intérieur et/ou à l’extérieur de la plante afin d’identifier avec précision les plages de températures favorables au développement des larves. Par exemple, pour le charançon rouge entre 18 et 25°C. 3. Détermination de l’humidité à l’intérieur et/ou l’extérieur de la plante afin d’identifier avec précision les plages favorables au développement des larves. Par exemple, pour le charançon rouge entre 50 ou 100% d’humidité relative à l’extérieur de la tige. 4.Détermination d’un niveau de CO 2 à l’extérieur et/ou l’intérieur de la tige afin d’identifier des concentrations anormales de CO 2 , et pour comparaison aux niveaux de CO 2 fournis par la météo locale. 5. Détection des composés organiques volatils COV présents dans l’odeur de fermentation caractéristique du métabolisme de la larve. L’ensemble ou partie de ces mesures pourra ainsi être pris en compte par un algorithme de détection de larves, et fournir des résultats fiables sur l’identification des larves dans une plante, inclusive lors des étapes initiales de l’infection. L’invention concerne également un système ( ) pour la détection de larves comportant une sonde 100 destinée à être introduite dans le stipe d’une plante et comportant un ou plusieurs capteurs 50 de détection de mouvement. La sonde 100 de l’invention est très avantageuse en ce qu’elle comporte également un générateur acoustique configuré pour émettre un signal sonore haute fréquence et dans la bande ultrason. Il est ainsi possible de mettre en œuvre le procédé de détection de larves de l’invention au moyen de cette sonde, et notamment d’effectuer l’étape d’excitation pour détecter la vibration émise par le mouvement des larves stressées. Le système de l’invention comporte également un module externe 200 intégrant avantageusement une unité de traitement de signal 80 comportant des moyens de traitement de signal et de stockage de données destinés à mettre en œuvre l’algorithme de détection de larves sur la base des signaux reçus des capteurs. L’invention propose ainsi de séparer l’unité de traitement de signal 80 de la sonde 200, ce qui permet de concevoir la sonde avec des dimensions réduites, et de sorte à faciliter son insertion dans la tige des plantes, notamment des plantes jeunes n’ayant pas encore un diamètre très développé de tige. De préférence la sonde a des dimensions approximatives de l’ordre de 20 mm par 60mm. Selon un mode de réalisation, la sonde 100 se présente sous la forme d’une enveloppe 20 tubulaire comportant une première extrémité arrière comportant un bloc d’alimentation, une partie centrale hébergeant un circuit électronique 30 intégrant l’ensemble des composants électroniques pour piloter les capteurs 50 et le haut-parleur, ces derniers étant intégrés de préférence dans une extrémité avant de la sonde présentant une forme conique. De préférence l’enveloppe de la sonde 100 est réalisée dans un matériau métallique résistant à la corrosion à des pH acides, tels que ceux retrouvés à l’intérieur de la tige d’un palmier. La sonde comporte un couvercle arrière 15 recevant les câbles 11 d’alimentation et du circuit électronique, et un couvercle avant 16 hébergeant les capteurs et le haut-parleur. La sonde 100 est assemblée de manière étanche et présente des dimensions préférées de l’ordre de 20 mm par 60 mm. La montre un diagramme de conception de la sonde de l’invention selon une architecture fonctionnelle à trois étages : Un étage 1 d’alimentation comportant le bloc d’alimentation alimentant le circuit électronique, ledit bloc étant pourvu d’une entrée de tension de référence en provenance d’une source externe d’alimentation. Ce bloc d’alimentation permet de distribuer les alimentations nécessaires en tension et en courant à chacun des composants électroniques de la sonde. Un étage 2 de puissance comportant une interface de puissance qui reçoit à son entrée un signal alternatif basse puissance dont la fréquence peut être comprise entre 1 kHz et 30 kHz. L’étage de puissance permet de convertir le signal reçu en signal fort capable de piloter le haut-parleur. Le générateur acoustique, une fois commandé, est capable de générer un signal sonore se propageant dans la tige du palmier pour stresser les larves. Un étage 3 de détection comportant l’un ou plusieurs capteurs de la sonde, un circuit de mise en forme du signal, un amplificateur de signal, et une unité de transmission du signal comportant de préférence une interface filaire. Le signal détecté par les capteurs est donc converti en signal électrique, avant d’être amplifié et transmis à l’unité de traitement du signal 80. Tel qu’il a été déjà mentionné, l’unité de traitement du signal 80 est présente dans le module externe 200, et la transmission du signal des capteurs est faite de préférence au moyen d’une liaison filaire. En pratique, la sonde du système de détection de larves est introduite dans un trou réalisé dans la tige de la plante, et le module externe 200 est fixé sur la tige à proximité de la sonde 100 par un moyen d’attache. Dans un mode de réalisation préféré, le module externe 200 est fixé au moyen d’une sangle à la tige de la plante, et la sonde 100 et le module externe 200 restent par la suite reliés à ladite plante, et de sorte à monitorer sur le long terme son état de santé. L’algorithme de détection de larves, mettra en œuvre le procédé de détection des larves et fournira un résultat sur un état positif ou négatif d’infection de la plante sur la base des signaux transmis par les capteurs de la sonde. Dans un mode de réalisation préféré de l’invention, un premier capteur de la sonde est un accéléromètre trois axes configuré pour détecter des vibrations comportant une bande de fréquence compris entre 10 Hz et 500 Hz. Ce capteur de type accéléromètre est donc apte à détecter les vibrations extrêmement basses fréquences et ultra basses fréquences émises par les larves en mouvement, par exemple lorsqu’elles sont stressées par le signal sonore d’excitation. La illustre un exemple de signature de fréquence reliée auxdits mouvements. Dans un mode de réalisation, et afin d’effectuer les mesures supplémentaires du procédé de détection de larves de l’invention, la sonde 100 comporte également les capteurs ci-après : - un capteur de son de type piézoélectrique configuré pour détecter des vibrations comportant une fréquence comprise entre 0.5 KHz et 10 KHz, ces vibrations étant reliées aux émissions sonores des mouvements de grignotage des larves, ainsi qu’à l’arrachement des fibres à l’intérieur de la plante ; -un capteur de température ; -un capteur d’humidité ; et/ou -un capteur de CO 2 ; -un capteur de COV pour détecter des sous-produits du métabolisme de la larve. L’ensemble de ces mesures est donc pris en compte pour l’algorithme de détection de larves pour déterminer un état d’infection ou de bonne santé de la plante. L’invention propose d’annoncer le résultat sur l’identification de larves à l’utilisateur du système par au moins deux moyens. La première solution et la plus simple consiste à fournir un témoin lumineux indiquant par un code couleur l’état santé de la plante, et donc un besoin d’intervention sur cette plante. Il s’agit par exemple d’un LED sur le module externe commandé par l’unité de traitement de signal. La deuxième solution, qui peut être déployée en alternative ou en complément de la première solution, consiste à convertir le module externe 200 dans un objet connecté IoT. Le module externe intègre donc un module de communication radiofréquence 70 configuré pour remonter des données des capteurs ou des données sur l’identification des larves à un serveur distant, tel qu’un serveur cloud. Le serveur cloud héberge une base des données stockant les données transmises par l’unité de traitement 70, et /ou une application pour donner accès à l’utilisateur à une partie ou à l’ensemble des données stockées par le serveur, ainsi qu’aux résultats d’identification de larves dans une plante. Avantageusement, l’application est accessible depuis un smartphone ou un ordinateur, et est configurée pour émettre une alarme lorsqu’une plante surveillée par le système de l’invention est infectée. Dans un mode de réalisation, le système de l’invention comporte une pluralité des sondes et des modules externes communiquant avec le serveur, chaque couple de sonde et module externe étant identifié au niveau dudit serveur et par l’application. Par exemple, dans une plantation de palmiers, un couple sera assigné à chaque palmier et l’utilisateur du système recevra des notifications précises sur l’état de santé de sa plantation, notamment il pourra identifier quelles sont les plantes présentant des signes d’infection. Il est ainsi possible d’intervenir uniquement sur les plantes infectées et épargner le reste d’une plantation de sa destruction. Enfin, dans un mode de réalisation, le système est également très avantageux en ce qu’il est autonome en énergie. Dans ce mode de réalisation le module externe 200 comporte une batterie 60 alimentant ledit module externe 200 ainsi que la sonde 100, et d’autre part ladite batterie 60 est avantageusement alimenté au moyen d’un panneau solaire (non illustré). L’unité de traitement extérieur comporte également un module de communication radio fréquence configuré pour remonter les résultats du procédé d’identification des larves et/ou un historique des données à un serveur distant. L’invention propose ainsi un procédé et un système de détection de larves permettant de détecter efficacement une infection des larves dans une plante, et dont la précision peut être améliorée par la prise en compte d’une ou plusieurs mesures supplémentaires. L’invention permet donc d’intervenir rapidement et uniquement sur les palmiers infectés pour administrer un traitement contre l’infection, tel qu’une injection d’un composé toxique pour les larves. Lorsque ce traitement est appliqué à des états précoces de l’infection, tel que l’invention permet d’identifier, le palmier sera sauvé et l’infection sera arrêté. L’invention représente donc une solution d’une importance capitale pour sauver les plantes individuellement, mais aussi pour éviter la propagation de l’infection dans une plantation, voir sur une région ou pays. Les agriculteurs sont rassurés et les grandes pertes économiques dues aux infections des larves dans des plantes à stipe sont évitées, tel que les pertes générées par le charançon rouge dans la production mondiale de palmiers. De même, le système de l’invention présente une architecture fonctionnelle optimale pour fournir des résultats fiables, ainsi qu’étant robuste et autonome. La présente invention fournit donc une solution pouvant être déployée massivement pour monitorer l’état de santé des grandes plantations. Procédé de détection de larves dans une plante à stipe au moyen d’une étape de détection de mouvement (20) à l’intérieur de la plante, caractérisé en ce qu’il comporte : -une étape d’excitation (10) des larves par l’émission d’un signal sonore dans une bande de fréquence stressant lesdites larves et stimulant leur mouvement corporel, ladite bande de fréquence étant comprise entre 1 kHz et 30 kHz, et - une étape d’identification (40) des larves en fonction de la détection des mouvements générés par ladite étape d’excitation (10) au moyen d’un capteur (50) de mouvement dans une bande de fréquence comprise entre 20 Hz et 500 Hz. Procédé de détection de larves selon la revendication 1, dans lequel lors de l’étape d’excitation, lesdites larves sont des larves de charançon rouge dans un palmier. Procédé de détection de larves selon l’une des revendications précédentes dans lequel, l’étape de détection (20) comporte également une, toutes ou des combinaisons des actions suivantes : -détection des vibrations dites « de grignotage et d’arrachement de fibres » dans une bande de fréquences compris entre 0.5 KHz et 10 KHz ; -détermination de température ; -détermination d’humidité ; -détermination d’un niveau de CO 2 ; -détection des composés organiques volatils, et dans lequel, l’étape de traitement du signal et d’identification des larves mets un œuvre un algorithme d’identification des larves considérant un résultat desdites actions. Système de détection de larves dans une plante à stipe, comportant un capteur (50) de mouvement, caractérisé en ce qu’il comporte une sonde (100) destinée à être inséré dans le stipe de la plante, ladite sonde hébergeant un circuit électronique (30) intégrant ledit capteur (50) de mouvement et un haut-parleur configuré pour émettre un signal sonore stressant les larves. Système de détection de larves selon la revendication 4, comportant un module externe (200) intégrant une unité de traitement de signal (80) configurée pour mettre en œuvre un algorithme de détection de larves, ledit module externe (200) étant destiné à être attaché à l’extérieur de la plante au moyen d’une sangle et pour être à proximité de la sonde, et dans lequel ladite sonde (100) est configurée pour transmettre un signal de détection de mouvements à ladite unité de traitement de signal (80). Système de détection de larves selon la revendication 4 ou 5, comportant un serveur distant tel qu’un serveur cloud hébergeant une base de données et une application, et dans lequel le module externe comporte : - un module de communication radiofréquence (70) configuré pour remonter des données transmises par la sonde (100) et/ou des données sur l’identification des larves au serveur, ledit serveur stockant lesdites données dans la base de données, et ladite application étant configurée pour transmettre une alarme d’infection à un utilisateur du système. Système de détection de larves selon l’une des revendications 4 à 6, dans lequel le module externe (200) est relié de manière filaire avec la sonde (100) et comporte une batterie (60) alimentée par un panneau solaire, ladite batterie alimentant le module externe et la sonde, et/ou dans laquelle le module externe (200) comporte un témoin lumineux pour indiquer l’état d’infection de la plante. Système selon l’une des revendications 4 à 7, dans lequel le capteur de mouvement est sensible aux fréquences entre 10 Hz et 500 Hz, et le signal sonore comporte une fréquence sonore entre 1 kHz et 30 kHz. Système de détection de larves selon l’une des revendications 4 à 8, dans lequel la sonde (100) comporte de préférence des dimensions de l’ordre de 20 mm par 60mm et comporte un bloc d’alimentation, une interface de puissance pour piloter le haut-parleur, un accéléromètre comme capteur (50) de mouvement, un circuit de mise en forme du signal, un amplificateur et une unité de transmission de signal configuré pour transmettre le signal de détection de mouvements à l’unité de traitement, ladite transmission étant effectuée de préférence au moyen d’une liaison filaire entre la sonde et l’unité de traitement. Système de détection de larves selon l’une des revendications 4 à 9, dans lesquels la sonde (100) comporte également un détecteur de son de type piézoélectrique configuré pour transmettre un signal détecté dans une bande de fréquence entre 0.5 KHz et 10 KHz. Système de détection de larves selon l’une des revendications 4 à 10, comportant un ou plusieurs capteurs supplémentaires choisis parmi un capteur de température, un capteur d’humidité, un capteur de CO 2 et/ou un capteur des composés organiques volatils COV.