La présente invention concerne des poêles à bois du type étanche à l'air bien que, dans un mode de fonc- tionnement de l'appareil de l'invention, ce poêle puisse être utilisé pour brûler du charbon. Au cours des récentes années et principalement en raison de la crise de l'énergie, les poêles à bois ont acquis une popularité croissante et sont de plus en plus admis par le public. Dans des poêles de ce type, le but final consiste à réaliser une combustion aussi com.- plète que possible des gaz de combustion puisqu'une com- bustion plus efficace permet d'allonger le temps du chauffage car il est possible de ralentir le feu et d'obtenir encore la transmission de chaleur voulue pour le maximum de confort. Cependant, la plupart des poêles de ce type qui existent, c'est-à-dire des poêles à bois étanches à l'air, ont un rendement de combustion se si- tuant entre 50 et 60 %, principalement parce que le point d'inflammation des gaz de combustion se situe généralement au voisinage de 700 0C alors que les températures engen- drées dans des poêles de ce type se placent habituellement entre 2600 et 4800C. Ainsi, une combustion efficace de ces gaz de combustion a été difficile, sinon impossible, à réaliser, ce qui entraîne un plus faible rendement de la combustion provoquant à son tour dans la cheminée ou le conduit de fumée une accumulation de créosote ré- sultant fréquemment en des feux de cheminées. De même, le rendement réduit de la combustion provoque une pollu- tion par de la-fumée indésirable. Le concept de l'utilisation d'un dispositif ou convertisseur catalytique dans des poêles de ce type afin d'obtenir un rendement de combustion grandement accru est décrit et est généralement connu dans l'art antérieur. Plus précisément, en obligeant les gaz de combustion à traverser un convertisseur catalytique avant d'atteindre le tuyau d'échappement ou le conduit des fumées du poêle, on abaisse à une gamme générale voisine de 2600 le point d'inflammation des gaz de combustion qui s'échappent et il en résulte une postcombustion quasi complète de ces gaz dans la gamme normale des températures de fonction- nement des poêles de ce type. Cela entraîne un rendement de combustion se situant généralement autour de 90 % soit, en d'autres termes, un rendement supérieur d'environ 35 % à celui obtenu dans des poêles traditionnels à bois étanches à l'air. Cette augmentation du rendement signi- fie qu'il y aura peu ou pas de pollution de l'atmosphère car la fumée, qui est un sous-produit normal des poêles classiques à bois, est virtuellement éliminée en laissant à sa place une vapeur humide inoffensive. En outre, par suite de la combustion presque parfaite qui se produit, il n'y a virtuellement pas d'accumulation de créosote dans la cheminée, ce qui diminue grandement les risques d'un feu de cheminée et en même temps diminue les frais d'entretien de ladite cheminée. En outre, on peut obtenir un rendement de pointemême en utilisant du bois tendre et non séché1et le temps de combustion peut être accru, car il est possible de ralentir le feu et de maintenir en- core une combustion quasi parfaite tout en transmettant de la chaleur aux températures nécessaires pour le maximum de confort. La présente invention vise également l'utilisa- tion de convertisseurs catalytiques dans des poêles à bois et, notamment, un système perfectionné de chicanes utilisé en liaison avec ces appareils. Plus particulière- ment, on désire que la totalité des gaz de combustion traverse le convertisseur catalytique lorsque le poêle se trouve dans son mode normal de fonctionnement. Cepen- dant, puisque le convertisseur catalytique est analogue à un filtre qui oppose un certain degré de résistance ou d'empêchement à sa traversée par les gaz de combustion, il apparaîtra que lorsque la porte d'accès au poêle est ouverte, les gaz de combustion et la fumée vont suivre le trajet de moindre résistance et vont s'échapper par la porte ainsi ouverte pour former des volutes à l'exté- rieur du poêle. Pour éviter cela, l'art antérieur a décrit un registre qui, lorsque la porte d'accès-du poêle est ouverte, se déplace automatiquement par gravité vers une position laissant un accès direct au tuyau d'échappement ou au conduit de fumée du poêle, de sorte que les gaz de combustion et la fumée s'échapperont par ce conduit plutôt que de passer par l'ouverturedécouverte par la porte d'accèspour pénétrer dans la pièce. La-présente invention parvient aux mêmes objec- tifs fondamentaux à l'aide d'un système de registre per- fectionné. Plus particulièrement, le registre de la pré- sente invention est à commande manuelle plutôt que de fonctionner par gravité, ce qui élimine la possibilité pour le registre d'être coincé par mégarde ou de coller en position de fermeture lorsque la porte d'accès au poêle est ouverte. Afin de garantir que le registre se déplace vers sa bonne position lorsque la porte d'accès du poêle est ouverte, celui-ci comporte un dispositif à poignée pour la manipulation manuelle du registre de l'extérieur du poêle. Ce dispositif empêche matériel- lement l'ouverture de la porte d'accès tant qu'il n'est pas déplacé vers une position prédéterminée réglant le registre pour arrêter l'écoulement des gaz de combustion à travers le convertisseur et ouvrir un accès direct à l'écoulement des gaz de combustion vers l'échappement. Ainsi, dans un aspect de la présente invention, la porte d'accès au poêle ne peut être ouverte tant que le registre n'a pas été réellement déplacé à sa bonne position appro- priée. En outre, lorsque le poêle fonctionne normale- ment, c'est-à-dire que la porte en est fermée et que les gaz de combustion traversent le convertisseur catalytique, il se peut que ce convertisseur catalytique se colmate ou se bouche parfois, en raison surtout de ce qu'on brûle dans le poêle des matières inappropriées. Si cela se produisait, les gaz de combustion et la fumée ne trouve- raient pas le chemin de la sortie et ils seraient donc refoulés par l'ouverture avant du poêle même si la porte d'accès est en position de fermeture. Cela provoquerait bien entendu une irruption indésirable de la fumée dans la pièce o le poêle se trouve. Pour éviter cela, le registre de la présente invention a été spécifiquement conçu pour comporter un facteur de fuite réglée, c'est- à-dire qu'une fuite réglée à travers le registre vers le tuyau d'échappement est possible même si le registre obture l'ouverture d'accès à ce tuyau. Par suite de la présence dans le poêle de ce dispositif assurant une fuite réglée, si le convertisseur catalytique se colmate ou se bouche, les gaz de combustion et la fumée peuvent encore traverser le registre fermé et parvenir au tuyau d'échappement plutôt que de faire irruption dans la pièce en s'échappant par le pourtour de la porte du poêle. Cela constitue une caractéristique importante de la présente invention. En outre, le système du registre de la présente invention permet au poêle de fonctionner lorsqu'on y brûle du charbon au lieu du bois. Cela n'était pas pos- sible dans les poêles de l'art antérieur. De plus, dans une autre forme de réalisation de l'invention, l'enceinte du poêle présente une cloison intérieure délimitant une chambre de combustion et une chambre de postcombustion, laquelle communique avec un tuyau d'échappement ou conduit de fumée. La cloison est percée de deux ouvertures permettant l'écoulement du gaz de la chambre de combustion vers celle de postcombustion et un convertisseur catalytique est associé à l'une de -ces ouvertures de façon que la totalité des gaz passant de la chambre de combustion à celle de postcombustion par cette ouverture doit traverser le convertisseur cata- lytique. Le poêle comporte également un registre qui, normalement, obture sensiblement la seconde ouverture pour garantir le pass.age des gaz à travers le convertis- seur. Le registre comporte un dispositif permettant une fuite réglée des gaz à travers la seconde ouverture lors- que ce registre se trouve en position d'obturation, de sorte qu'en cas de colmatage du convertisseur, les gaz peuvent encore passer par la seconde ouverture pour par- venir au conduit de fumée. Un dispositif permet de dé- placer le registre pour dégager la seconde ouverture et ce dispositif coopère avec une porte qui est mobile vers une position d'ouverture donnant accès à la chambre de combustion, de sorte que le registre se déplace vers sa position de dégagement lorsque la porte est ouverte. D'autres objets, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée suivante, faite à titre illustratif et non limitatif, en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue de face d'une forme de poêle selon l'invention la figure 2 est une coupe agrandie selon la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 est une coupe fragmentaire agrandie selon la ligne 3-3 de la figure 1 et montre le poêle en fonctionnement normal; la figure 4 est une vue semblable à la figure 3, mais qui montre le registre dans la position qu'il occupe lorsque la porte du poêle est ouverte; la figure 5 est une coupe fragmentaire d'une forme de réalisation légèrement modifiée; la figure 6 est une vue de face d'un poêle selon la présente invention, du type à insérer dans l'âtre d'une cheminée; la figure 7 est une vue en plan du dessus du poêle de la figure 6; la figure 8 est une vue fragmentaire agrandie le long de la ligne 8-8 de la figure 6; et la figure 9 est une vue semblable à la figure 8, mais qui montre la position du registre lorsque la porte est libérée en vue de son ouverture. En se référant maintenant aux dessins et plus particulièrement à la figure 1, on voit généralement en un poêle comportant une paroi avant 12, une paroi supérieure 14, des parois latérales 16, une paroi arrière 18 et une paroi inférieure 20 délimitant une enceinte quasi totale. Le poêle 10 peut être fabriqué en n'importe quelle tôle métallique convenable ou bien il peut être en fonte. De façon classique, ce poêle repose par sa pa- roi inférieure 20 sur plusieurs pieds 22. La paroi avant 12 du poêle présente une ouver- ture d'accès 24 que couvre une porte 26 articulée en 28, par exemple sur des gonds, ce qui permet de faire pivoter la porte vers une position d'ouverture lorsqu'on désire accéder pour une raison quelconque à l'intérieur du poêle. Un ensemble classique 30, formé d'une poignée et d'un loquet, facilite le mouvement d'ouverture de la porte et maintient celle-ci verrouillée dans sa position de fermeture. Une cloison horizontale 32 est sensiblement parallèle à la paroi supérieure 14 dont elle n'est que peu écartée et elle délimite deux chambres internes, à savoir une chambre de combustion primaire 34 relativement grande située sous la cloison et une chambre de postcom- bustion 36 relativement petite située au-dessus de la cloison 32. Comme on le voit plus clairement sur la figure 3, la cloison 32 est percée de deux ouvertures circulaires 38 et 40. En outre, un convertisseur catalytique 42 est monté sur la cloison 32. Les détails de la réalisation de ce convertisseur ne font pas partie de l'aspect inventif de la présente invention, mais l'on comprendra que ce convertisseur 42 comprend de façon générale une toile d'abeille en céramique présentant un mince revêtement mé- tallique jouant le rôle d'un catalyseur à l'égard des gaz de combustion. Plus particulièrement, l'effet catalytique diminue le point normalement élevé d'inflammation des gaz de combustion qui s'échappentpour le faire passer de sa gamme normalement élevée d'environ 700'C à une gamme moyenne, après catalyse, d'environ 2600C. Cela permet une combustion sensiblement totale de ces gaz puisque les tem- pératures normales de fonctionnement des poêles à bois se situent entre 2600 et 4800C. On remarquera que le conver- tisseur 42 recouvre complètement l'ouverture 38, de sorte que tous les gaz de combustion traversant l'ouverture 38 en un mouvement ascendant doivent passer par le convertis- seur 42. La paroi supérieure 14 est équipée d'un regard 44 aligné sur le convertisseur 42, ce qui permet une éva- luation visuelle de l'état de rayonnement du catalyseur catalytique pour que l'on puisse ajuster les organes 46, 48 de réglage du tirage en vue d'un rendement maximal du poêle. Un tuyau d'échappement ou conduit de fumée 50 com- munique avec la chambre de postcombustion 36. En se référant aux figures 2 à 4, on voit qu'un registre prenant la forme d'une plaque 52 est monté de manière à pouvoir coulisser sur la partie inférieure de la cloison 32. Plus particulièrement, deux éléments de guidage 54 sont fixés à la surface interne de la paroi latérale 16 pour supporter le registre coulissant 52 afin de permettre le déplacement de ce dernier entre une pre- mière position dans laquelle il recouvre l'ouverture 40, comme illustré sur la figure 3, et une seconde position dans laquelle il recouvre l'ouverture 38 et dégage l'ou- verture 40, comme illustré sur la figure 4. Un organe d'arrêt, ayant la forme d'une petite butée 56, est fixé à la partie inférieure de la cloison 32 pour limiter la course du registre 52 et garantir que1lorsque celui-ci a été déplacé jusqu'à la position illustrée sur la figure 4, il s'aligne de façon appropriée sur l'ouverture 38 afin de la recouvrir. Le mouvement du registre 52 pour passer de l'une à l'autre des positions illustrées sur les fi- gures 3 et 4 est obtenu par une opération manuelle de ma- noeuvre d'une tige allongée 58 fixée par son extrémité interne en 60 sur le registre 52 et qui traverse un ori- fice 62, ménagé juste au-dessus du sommet de la porte 26 dans la paroi avant 12, pour se prolonger vers l'exté- rieur. A son extrémité la plus externe, la tige 58 pré- sente une partie 64 coudée vers le bas et qui se termine par un bouton, une boule ou poignée 66. Comme on le voit clairement sur la figure 3, lorsque le registre 52 se trouve dans sa position la plus interne, c'està-dire lorsqu'il recouvre l'ouverture 40, la partie 64 et la boule 66 de la tige empêchent matériellement un mouve- ment d'ouverture de la porte 26. Ainsi, avant que la porte 26 ne puisse être ouverte, la tige 58 doit être rétractée pour parvenir à la position illustrée sur la figure 4, en provoquant le dégagement de l'ouverture 40 et l'obtura- tion de l'ouverture 38. Pour des raison qui apparaîtront dans la suite du présent mémoire, le registre 52 com- porte une lumière ou ouverture 68 relativement petite. Voici comment fonctionne le poêle 10. Lorsque la tige 58 se trouve dans la position rétractée illustrée sur la figure 4, la porte 26 peut librement s'ouvrir pour permettre de charger du bois dans le poêle. Après inflam- mation du bois, la porte 26 est fermée mais la tige 58 est retenue dans la position de rétraction illustrée sur la figure 4, de sorte que, pendant une certaine période, l'ouverture 40 reste dégagée et non obstruée. Cela faci- lite le démarrage du feu en augmentant le tirage, étant bien entendu que lorsque le registre se trouve dans la position illustrée sur la figure 3, le tirage est réduit par suite de la résistance inhérente opposée par le con- vertisseur 42 que les gaz de combustion doivent traverser. Donc, pour augmenter le tirage lors du démarrage du feu dans le poêle, le registre est maintenu dans la position représentée sur la figure 4 pendant un certain temps ou bien jusqu'à ce que le feu ait réellement pris. En même temps, on règle les organes 46 et 48 agissant sur le ti- rage pour obtenir l'admission voulue d'air dans la chambre de combustion afin d'y amorcer et d'y entretenir une com- bustion appropriée. Lorsque le feu a fortement pris dans la chambre de combustion 34, la tige 58 est déplacée vers l'intérieur pour parvenir à la position illustrée sur la figure 3. La plaque de registre 52 recouvre alors ou obture l'ouverture 40 de sorte que les gaz de combustion doivent nécessairement traverser le convertisseur cataly- tique 42 pour s'écouler vers la chambre de postcombustion 36. Comme antérieurement expliqué, le convertisseur 42 diminue le point d'inflammation des gaz de combustion qui le traversent1de sorte qu'une combustion quasi totale de ces gaz se produit en éliminant le passage de la fumée vers le conduit 50, ce qui élimine quasi totalement aussi la pollution qui en aurait résulté. De même, la combustion quasi totale des gaz avant leur entrée dans le conduit 50 entraîne l'absence virtuellement totale de formation de créosote dans le conduit ou la cheminée qui lui est associé, ce qui diminue fortement les risques d'un feu de cheminée et diminue également l'entretien de celle-ci. Cependant, si la porte 26 du poêle pouvait être ouverte lorsque le re- gistre se trouve dans la position illustrée sur la figure 3, la fumée et les gaz de combustion de la chambre 34 suivraient le trajet de moindre résistance et s'échappe- raient vers l'extérieur en passant par la porte ouverte. Pour éviter cela, la porte 26 ne peut être ouverte tant que la tige 58 n'a pas été rétractée pour parvenir à la position illustrée sur la figure 4, position dans laquelle la partie 64 et la poignée ou boule 66 n'empêchent plus l'ouverture de la porte. Il apparaît que, lorsque la tige 58 est déplacée vers cette position, le registre 52 se déplace automatiquement vers une position dans laquelle il obture le convertisseur 42 et dégage l'ouverture 40, de sorte que la fumée et les gaz de combustion provenant de la chambre 34 passeront par l'ouverture 40 pour se diriger vers le conduit 50 plutôt que de s'échapper par l'avant du poêle. Le convertisseur catalytique 42 peut parfois se boucher ou se colmater, principalement parce que des ma- tières inappropriées sont brûlées dans le poêle. Si cela se produisait pendant le fonctionnement normal du poêle, c'est-à-dire dans le cas illustré sur la figure 3, les gaz de combustion et la fumée ne trouveraient normalement pas de chemin pour s'échapper et ils- seraient donc refoulés en passant autour de la porte 26 fermée, en provoquant une intrusion indésirable de la fumée dans la pièce dans la- quelle le poêle se trouve. Afin d'éviter cela, une carac- téristique importante de la présente invention comporte la présence d'un dispositif permettant une fuite réglée des gaz de combustion et de la fumée à travers l'ouverture , même lorsque le registre 52 se trouve dans la posi- tion illustrée sur la figure 3. Ce dispositif assurant une fuite réglée peut prendre la forme d'une ouverture relativement petite, comme l'ouverture 68 du registre 52, de sorte que, lorsque le registre se trouve dans la posi- tion illustrée sur la figure 3, les gaz de combustion continueront à s'écouler à travers le convertisseur 42 puisque ce trajet offre moins de résistance que l'ou- verture 68 relativement petite mais, par ailleurs, si le convertisseur 42 se colmatait ou se bouchait, l'ou- verture 68 constituerait un trajet que les gaz de com- bustion et la fumée pourraient emprunter pour parvenir au conduit 50 plutôt que d'être refoulés par l'avant du poêle. On comprendra que le dispositif assurant une fuite ne doit pas nécessairement prendre la forme de l'ouverture 68 mais que, au contraire, la fuite voulue pourrait égale- ment s'obtenir s'il existe une jonction d'étanchéité lâche ou peu ajustée entre le registre 52 et la cloison 32 lorsque ce registre se trouve dans la position illustrée sur la figure 3. Si l'on désire brûler du charbon dans le poêle , les fumées du charbon doivent contourner ou éviter le convertisseur catalytique car le soufre qu'elles con- tiennent risque de nuire au convertisseur et même de le détruire. Ainsi, lorsque le-poêle brûle du charbon, le registre 52 est déplacé vers la position illustrée sur la figure 4 afin d'obturer sensiblement l'accès au conver- tisseur catalytique, de sorte que les gaz de combustion et les fumées provenant du charbon en feu vont directement traverser l'ouverture 40 et se diriger vers le conduit 50. Bien entendu, la porte 26 sera maintenue en position de fermeture même si la tige 58 reste dans. la position de rétraction représentée sur la figure 4. La figure 5 illustre une variante du poêle re- présenté sur les figures 1 à 4. Cette variante est spéci- fiquement conçue en vue d'améliorer le fonctionnement du poêle lorsqu'on y brûle du charbon. Plus particulièrement, dans la forme de réalisation de l'invention illustrée sur la figure 5, le convertisseur catalytique 42 est monté de manière à pouvoir coulisser sur la cloison 32 afin de se déplacer de la position indiquée en trait plein à la position indiquée en trait mixte. Plus spécialement, une tige 70 est fixée par son extrémité interne, par exemple en 72, au convertisseur 42. Cette tige traverse la paroi avant 12 par un orifice percé dans cette paroi et qui est situé légèrement au-dessus de l'orifice 62. La tige 70 se termine à son extrémité externe par une poignée, un bou- ton ou une boule 76 de sorte qu'une manoeuvre de la tige 70, pour faire passer celle-ci de la position 76 (trait plein) à la position 76' (trait mixte) provoque un mouvement correspondant du convertisseur 42 de sa posi- tion indiquée en trait plein à celle, 42', indiquée en trait mixte. Une plaque 78 sensiblement horizontale est fixée à la paroi avant 12 d'o elle fait saillie de sorte que, lorsque le convertisseur 42 a été déplacé à sa posi- tion 42' inactive, comme illustré sur la figure 5, la plaque 78 a pour rôle de constituer un couvercle du som- met du convertisseur, lequel est alors protégé aussi bien en haut qu'en bas contre l'exposition à des fumées de char- bon du poêle, étant bien entendu que le convertisseur 42 n'est déplacé vers sa position 42' inactive, comme illustré sur la figure 5 en trait mixte, que lorsque le poêle 10 sert à brûler du charbon. Bien entendu, dans la forme de réalisation illustrée sur la figure 5, il n'est pas néces- saire de rétracter la tige 58 lorsqu'on fait brûler du charbon, car l'ouverture 38 devient entièrement dégagée lorsque le convertisseur 42 est déplacévers sa position 42' et assure donc alors la communication nécessaire avec la chambre 36. Les figures 6 à 9 illustrent l'application de la présente invention à un poêle, désigné par le repère général 80, à insérer dans un âtre de cheminée. A part d'évidentes différences de formes pour l'esthétique, la seule différence réelle entre les poêles 10 et 80 con- siste en ce que ce dernier comporte une chambre de post- combustion 82 bien moins haute, ce qui nécessite le mon- tage d'un convertisseur catalytique 84 sur la partie in- férieure d'une cloison horizontale 86, comme illustré plus clairement sur les figures 8 et 9. Une ouverture 88, alignée sur le convertisseur 84, et une ouverture 90 de la cloison 86 correspondent respectivement aux ouvertures précitées 38 et 40. Un registre 92 et une tige 94 de manoeuvre correspondent au registre 52 et à la tige 58 précités et fonctionnent respectivement de façon identique. Comme indiqué, la seule différence réelle du point de vue fonctionnement entre les poêles 80 et 10 consiste en ce que, par suite du manque relatif de hauteur de la chambre de postcombustion 82 du poêle 80, le convertisseur cata- lytique 84 est suspendu à la paroi horizontale 86 et pé- nètre dans la chambre de combustion 100 au lieu d'être situé du côté supérieur de la cloison horizontale. De même, dans cette forme de réalisation de l'invention, le registre coulisse le long de la surface supérieure de la cloison plutôt que de se déplacer le long de sa partie inférieure comme dans le poêle 10. Des portes 96 du poêle ne peuvent pivoter pour parvenir à leur position d'ou- verture tant qu'une tige 94 n'a pas été rétractée pour parvenir à la position illustrée sur la figure 9. Un re- gistre 92 empêche alors les gaz de combustion et la fumée de traverser le convertisseur catalytique 84 et les oblige à passer par l'ouverture 90 pour s'écouler vers le con- duit d'échappement 98 lorsque les portes 96 sont ouvertes. Un inconvénient du poêle illustré sur les figures 6 à 9 est son incapacité à brûler du charbon car l'exposition du convertisseur catalytique 84 aux fumées du charbon détruirait rapidement ce convertisseur. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'in- vention, de nombreuses modifications peuvent être appor- tées au poêle décrit et représenté. REVENDICATIONS 1. Poêle (10) comprenant des parois avant (12), arrière (18), supérieure (14), inférieure (20) et laté- rales (16), une porte (26) articulée sur la paroi avant (12) et pouvant se déplacer entre une position de ferme- ture et une-position d'ouverture pour permettre d'accéder à l'intérieur du poêle, une cloison intérieure (32) sensible- ment horizontale espacée quoique voisine de la paroi supé- rieure (14) et délimitant une chambre de combustion (34) relativement grande au-dessous de la cloison (32) et une chambre de postcombustion (36) relativement petite au- dessus de la cloison, un tuyau d'échappement (50) qui com- munique avec la chambre (36) et des organes de régulation de la combustion (46, 48) qui communiquent avec la chambre de combustion (34), un convertisseur catalytique (42) monté sur la cloison (32) de manière à être aligné sur l'une (38) des deux ouvertures (38, 40) de cette cloison, de sorte que tous les gaz empruntant l'ouverture (38) traversent le convertisseur (42), un registre (52) mobile entre une première position dans laquelle la première ou- verture (38) est dégagée et la seconde ouverture (40) est sensiblement obturée et une seconde position dans laquelle la seconde ouverture (40) est dégagée et la première ou- verture (38) est sensiblement obturée, poêle caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif à poignée manoeuvrable de l'extérieur de ce poêle (10) pour déplacer le registre (52) entre ses première et seconde positions, ce dispositif bloquant le mouvement d'ouverture de la porte (26) lors- que le registre (52) se trouve dans sa première position, de sorte que la porte (26) ne peut être ouverte que lors- que le registre (52) a été déplacé vers sa seconde posi- tion. 2. Poêle selon la revendication 1, caractérisé en ce que le registre permet une fuite réglée des gaz de combustion par la seconde ouverture (40) lorsque ce re- gistre (52) se trouve dans sa première position, de sorte que, si le convertisseur catalytique (42) se bouche, les gaz de combustion peuvent encore emprunter la seconde ouverture (40) pour se diriger vers le tuyau d'échappement (50)- 3. Poêle selon la revendication 2, caractérisé en ce que le registre (52) est percé d'un trou débouchant (68) relativement petit pour permettre là fuite réglée des gaz de combustion. 4. Poêle selon la revendication 1, dont la porte (26) est articulée sur des gonds (28) de la paroi avant (12) pour effectuer un mouvement de pivotement vers sa position d'ouverture, ce poêle étant caractérisé en ce que le dispositif à poignée comprend une tige allongée (58) fixée par son extrémité interne (60) au registre (52) et dont l'extrémité externe coulisse à travers la paroi avant (12) et présente une partie externe coudée (64) s'étendant par-dessus un bord de la porte (26) pour em- pêcher un mouvement d'ouverture de celle-ci lorsque le registre (52) se trouve dans sa première position, de sorte quepour permettre l'ouverture de la porte (26), la tige (52) doit être rétractée du poêle (10),ce qui déplace le registre (52) vers sa seconde position. 5. Poêle selon la revendication 1, caractérisé en ce que le convertisseur catalytique (42) est positionné dans la chambre de postcombustion (36) et peut se déplacer de sa position active alignée sur une ouverture (38) à une position inactive (42') différente et en ce-qu'une plaque horizontale (78), montée dans la chambre de post- combustion (36) entre la cloison (32) et la paroi supé- rieure (14)l recouvre le sommet du convertisseur (42) lors- que ce dernier a été déplacé à sa position inactive (42'). 6. Poêle selon la revendication 5, caractérisé en ce que, pour déplacer le convertisseur (42) entre ses positions d'activité et d'inactivité, le poêle comporte un dispositif comprenant une tige (70) reliée par son extrémité interne (72) à ce convertisseur (42) et qui coulisse par un orifice (74) percé dans la paroi avant (12) du poêle pour pouvoir être manoeuvrée de l'extérieur de ce poêle. 7. Poêle selon la revendication 5, caractérisé en ce-que le registre (52) permet une fuite réglée des gaz de combustion à travers la seconde ouverture (40) lorsqu'il se trouve dans sa première position, de sorte que, si le convertisseur catalytique (42) se bouche, les gaz de combustion peuvent encore emprunter la seconde ouverture (40) et se diriger vers le tuyau d' échappement (50)- 8. Poêle selon la revendication 1, caractérisé en ce que le convertisseur catalytique (84) est fixé à la partie inférieure de la cloison horizontale (86) et pénètre dans la chambre de combustion (100) de ce poêle (80). 9. Poêle (10, 80) comprenant une enceinte pré- sentant une cloison interne (32, 86) délimitant une cham- bre de combustion (34, 100) et une chambre de postcombus- tion (36, 82) laquelle communique avec un tuyau d'échap- pement (50), des première (38, 88) et seconde (40, 90) ouvertures ménagées dans la cloison (32, 66) pour per- mettre aux gaz de s'écouler de -la chambre de combustion (34, 100) vers la chambre de postcombustion (36, 82), un convertisseur catalytique (42, 84) associé à l'une (38, 88) des ouvertures de manière que la totalité des gaz passant de la chambre de combustion (34, 100) à la chambre de postcombustion (36, 82) en empruntant cette ouverture (38, 88) traverse le convertisseur (42, 84), et un registre (52, 92) qui normalement obture sensiblement la seconde ouverture (40, 80) pour garantir le passage des gaz à travers le convertisseur (42, 84), poêle caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif manoeuvrable pour déplacer le registre (52, 92) afin de dégager la seconde ouverture (40, 90) et présentant un ou des éléments (68) permettant une fuite réglée des gaz à travers la seconde ouverture (40, 90) lorsque le registre (52, 92) se trouve en posi- tion d'obturation, de sorte que, si le convertisseur (42, 84) se bouche, les gaz puissent encore emprunter la se- conde ouverture (40, 90) pour se diriger vers le tuyau d'échappement (50). 10. Poêle selon la revendication 9, caractérisé en ce que son enceinte comporte une porte pouvant être déplacée vers une position d'ouverture permettant d'ac- céder à la chambre de combustion et en ce que le disposi- tif destiné à déplacer le registre coopère fonctionnel- lement avec cette porte, de sorte que le registre se déplace vers sa position de dégagement chaque fois o la porte est ouverte.