L'invention concerne la captation des poussières provenant des meules de tourets d'affûtage ou autres appareils semblables. La réglementation en vigueur en France rend obligatoire la captation de poussières provenant de tourets destinés à l'af Mtage des outils, y com- pris les tourets actuellement en service. Actuellement ces tourets sont implantés le plus souvent près des postes de travail pour être utilisables par les ouvriers sans perte de temps par des allées et venues dès qu'un affaitage s'impose. Leur faible cott d'achat et leur longue durée de vie comparés au coût d'immobilisation de la main d'oeuvre et des machines lors des affûtages conduit à multiplier le nombre de ces petits appareils en visant qu'ils soient proches et toujours disponibles, plutôt que de rechercher leur utilisation maximale. Il est utile de pouvoir les déplacer sans grand frais pour les besoins du travail, b l'occasion par exemple de l'implantation d'une nouvelle machine ou d'une modification dans la fabrication. En général donc, chaque touret travaille relativement peu et s'agissant d'affûtage, produit peu de poussière, tant d'abrasif que de métal enlevé. Le problème que pose la captation de leurs poussières est ainsi quantitativement très différent de celui que posent les appareils à meuler à haut rendement (usinage à la meule, ébavurage polissage.. etc). Les procédés d'extraction et de captation des poussières existant sur le marché out en général été conçus pour répondre aux exigences des machines à meuler à haut rendement, premières visées naturellement par les textes et les contrôles d'hygiène et de sécurité. En gros il en existe deux types 10) les systèmes centralisés,comportant un fort aspirateur central, auxquels sont reliés tous les tourets d'un atelier par des tuDrauteries d'aspiration, généralement fixées au plafond avec des bouches d'aspiration au dessus des dits tourets. Or ces installations ne peuvent pas être faites à n'importe quel emplacement, elles sont faites sur mesure, mais sont gênantes Elles sont aussi très coûteuses. De plus comme ces installations sont fixes, chaque déplacement du touret entraîne une modification onéreuse de l'installation. 20) les systèmes d'aspiration individuels constitués d'un bloc d'aspiration relié au touret à desservir (ces blocs sont toujours beaucoup plus lourds, plus volumineux et chers que les tourets). Ces systèmes comportent l'un et l'autre au moins trois défauts considérables 10) ils coròmment de l'énergie, beaucoup plus que le touret luimême, 20) ils rendent difficile et onéreux t#ft déplacement des tourets (surtout le système centralisé, ainsi que précédemment indiqué) 30) leur prix est sans commune mesure avec le prix d'achat (et pire avec la valeur comptable) des tourets eux-mêmes. On a cependant trouvé sur le marché un appareil statique de type "cyclone" bien connu, adapté pour les tourets à meuler mais conçu pour être fixé exclusivement à chaque carter de meule lors de sa fabrication. D'une part ce "cyclone" n'est pas adaptable commodément aux nombreux tourets existants dont la captation des poussières est maintenant exigée, d'autre part quelque soit le soin apporté au profil des tubulures de liaison et des différents éléments du "cyclone", le rendement de cet appareil reste faible en l'absence totale d'aspiration. On notera même qu'un filtre disposé sur la tubulure de sortie haute du "cyclone", et nécessaire pour éviter la dispersion des poussières résiduelles dans l'atmosphère, crée une contre-pression à l'intérieur du "cyclone" défavorable à son rendement. L'invention a pour but de remédier aux différents inconvénients relevés sur les appareils existants et présente un dispositif qui est - simple et peu onéreux, - sans consommation d'énergie, - de très faible encombrement. conservant ainsi la mobilité des tourets - bien que sans apport d'énergie extérieure, d'un excellent rendement grâce à l'utilisation de la dépression de la meule elle-même pour aider l'action d'extraction du cyclone, - adaptable commodément à la plupart des types de tourets existants, - susceptible de rendre conformes aux normes de sécurité (protection électrique, formes des carters, écrans ...etc) ceux des anciens tourets qui ne le seraient pas. A cet effet, l'inventeur a mis au point un dispositif de captation des poussières de touret d'affûtage caractérisé en ce qu'il est constitué par un ensemble unique par touret auquel il est solidarisé et qu'il comprend une potence sur laquelle est fixée à son sommet une barre horizontale supportant le ou les carters de meules, chaque demi-carter inférieur étant muni à sa base d'un cyclone avec une boite de récupération, et étant muni par ailleurs d'un moyen de coulissement et de blocage sur la barre de façon à pouvoir être convenablement positionné par rapport à la meule correspondante. L'ensemble est solidarisé au touret par la potence que l'on fixe sur le pied ou bati db dit touret. Le demi-carter inférieur est de type classique mais avec son ond en forme génerele d'entonnoir terminé par un conduit débouchant dans un petit cyclone qui lui est solidaire, et qui est muni d'une boite de récupération assujettissable à sa partie inférieure par exemple par vissage. Périodiquement il suffit de dévisser la boite pour récupérer et jeter les poussières de métal et d'abrasifs. La potence'eut la barre constituent un support sur lequel il est possible de fixer d'autres éléments et notamment une lampe d'éclairage1 un interrupteur. En outre, le dispositif de captation de poussières pour touret d'affûtage du type à un cyclone par meule comporte une canalisation supplémentaire reliant le cyclone au point de plus faible pression à l'intérieur du carter. La canalisation supplémentaire est constituée par un tube flexible amovible assujettissable sur le cyclone au-delà du filtre. Pour mieux faire comprendre l'invention, il est donné ci-après un exemple de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 est une vue d'ensemble en perspective arrière d'un touret d'affûtage équipé d'un dispositif selon l'invention, Fig. 2 est une vue de profil de carter de meule, Fig. 3 est une vue arrière du dispositif, Fig. 4 est une vue développée montrant les tôles de protection entourant l'ouverture du carter. De façon classique le touret comprend notamment un bâti 1 et deux meules 2 et 3. Chaque meule est logée dans un carter en deux parties 4 et 5 articulées en 6. Le carter 5 est rendu relativement étanche par des tales ajustables, telles que 20 à 24, qui viennent tangenter la meule. Ces tôles servent aussi de protection en cas d'éclatement ou d'introduction de corps étrangers. Selon l'invention la partie inférieure 5 est munie d'une part, d'un petit cyclone 7 avec sa boîte de récupération 8 et d'autre part, d'une bague 9 de coulissement et fixation sur la barre 10 à l'aide de boulons 11. En son centre la barre 10 est soudée sur la potence 12, percée de trous 13 pour le passage des boulons de fixation sur le bâti 1. Dans le cas d'un touret classique à deux meules 2 et 3, la potence 12, la barre 13 et les deux carters constituent bien un ensemble unitaire par touret. Four monter cet ensemble après avoir fixé la potence 12 sur le bâti et ouvert chaque carter, il suffit de les présenter au niveau des meules et de régler par coulissement leur emplacement sur la barre où on les bloque. En cas de déplacement du touret, on déplace sîmultannient l'ensemble qui lui 2t solidaire. On constate Rue le di.;posl.if peut être nia en place ~- peu de frqis sur plusieurs modèles de tourets, sans les modifier vautre que les carters) nl tr nsformer les installatIons existantes de récupération des poussières d'atelier. En tournant, les meules entraînent les poussières dans le carter bien ferai à l'avant par les plaques 20 à 24. En outre, les meules font fonction de ventilateur3, créant dans chaque carter un bon gradient de prea ion, et projetant les poussières dans la partie en forme d'entonnoir 5' du demi-carter 5 inférieur, puis dans le cyclone 7, d'où elles tombent dans la boite 8.Les poussières ne peuvent donc pas se dissiper dans l'atmosphère de la pièce. Pour les récupérer on peut n'utiliser qu'une seule boite pour les #eux cyclones, une canclisation reliant alors ces derniers à la boite. L'air projeté du carter 5 dans le cyclone 7 peut s'évacuer dans l'atmosphère 1 travers un filtre 14 prévu à la partie supérieure du dit cyclone. Selon l'invention on prévoit une canalisation supplémentaire 15 conduisant l'air sortant du cyclone à travers le filtre 14 jusque dans le carter de la meule, au point de plus faible pression. Ainsi l'air projeté du carter dans le cyclone par la trémie 5' revient dans le carter par la canalisation supplémentaire 15, et la pression dans le cyclone 7 étant plus forte que dans le carter à l'arrivée de la canalisation 15, il se produit une aspiration d'air à travers cette canalisation, aspiration qui favorise l'évacuation de l'air du cyclone 7 et améliore le rendement. On provoque donc une circulation permanente d'air (lorsque le touret fonctionne) dans un circuit fermé, comportant la traversée du cyclone 7 au fond duquel tombent les grosses poussières, et d'un filtre de dépoussiérage complementaire. De plus. en munissant les flasques de la meule d'aubes du type utilisé dans les ventilatsurs, on améliore encore le rendement. Ainsi il est possible d'utiliser le procédé pour des appareils à meuler de forte utilisation et/ou produisant une grande quantité de copeaux et poussières. R 5 V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de captation de poussières pour touret a meuler caract - rise en ce qu'on utilise la meule comme ventilateur dans un carter (5) bien fermé, afin de provoquer une circulation permanente d'air (lorsque le touret fonctionne) dans un circuit fermé comportant la traversée d'un cyclone (7) qui recueille les grosses poussières, et d'un filtre (14) de dépoussiérage complémentaire. 2. Dispositif de captation de poussières pour touret d'affûtage, caractérisé en ce qu'il constitue un ensemble unique pour touret auquel il est solidarisé, cet ensemble étant formé par une potence (12) solidaire à son sommet d'une barre horizontale (10) supportant les carters (4-5), chaque demi-carter inférieur étant muni à sa base d'un cyclone avec boite de récupération (8) et étant muni par ailleurs d'un moyen de coulissement et de blocage sur la barre (10), de façon à pouvoir être eonvensblement positionné par rapport à la meule correspondante. 3. Dispositif de captation de poussières selon la revendication 2, caractérisé en ce que la potence (12) est fixable sur le bâti (1), et qu' après fixation le touret est déplaçable avec son dispositif de captation des poussières. 4. Dispositif de récupération des poussières selon la revendication 2, caractérisé en ce que le demi-carter (5) inférieur se termine vers le bas en forme générale d'entonnoir débouchant dans le cyclone (7), tandis que sur sa paroi arrière est fixée une bague (9) de coulissement et de blocage. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications D à 4 caractérisé en ce que, sur la potence (12) ou la barre horizontale (10), sont montés des accessoires de touret tels que lampe, interrupteur. 6. Dispositif de captation de poussière pour touret d'affûtage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une canalisation (15) reliant le cyclone au point de plus faible pression à l'intérieur du carter (5). 7. Dispositif selon la revendication 6 comportant un cyclone (7) avec un orifice muni d'un filtre (14) à sa partie supérieure, caractérisé en ce que la canalisation (15) est constituée par un tube flexible amovible assujettissable sur le cyclone (7) au-delà du filtre (14). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que las flasques de la meule sont munis d'aubes.