invention a pour objet une machine dont le rôle est de plier sur elles-mêmes des pièces textiles le long d'une ligne de pliage souhaitée, avant l'exécution d'une opération ultérieure. Un exemple typique d'utilisation de cette machine est le pliage de manches découpées et encore à plat, qui doivent être refermées le long d'une ligne de symétrie avant l'exécution d'une eou- ture longitudinale de fermeture le long des bords superpo- sés. Des machines de pliage pour articles textiles sont décrites dans les brevets français Nos ?4-12 940 (2.233.437) et 74-27 805 (2.281.299). Ces machi Des sont conçues pour plier plusieurs fois des articles textiles de dimensions relativement grandes, comme un vêtement terminé ou comme une pièce de tissu, en vue de leur emballage. Ces machines comprennent soit plusieurs transporteurs à courroie parallèles entre lesquels les articles à plier sont entraînés dans une première direction puis dans une direction inverse, soit des lames mobiles de pliage sur lesquelles les articles sont refermés. Il est clair que de telles machines sont destinées à plier des pièces volumineuses sur lesquelles la situation des lignes de pliage n'est pas définie avec une grande préci sion. l'invention a un but différent ; elle vise à parvenir à une machine capable de plier des pièces textiles grandes ou petites, une seule fois, sur ellesmêmes, avec une grande précision, de manière parfaitement répétitive. Une telle machine doit être capable, contrairement aux machines connues par les brevets précités, de plier des pièces le long d'une ligne de symétrie en superposant des bords opposés de manière assez exacte pour qu'une couture puisse être exécutée ensuite automatiquement le long de ces bords, sans intervention manuelle. On atteint ce but selon l'invention grâce à une machine ayant une position d'ouverture et une position de fermeture et comprenant deux caissons reliés chacun respectivement à une source d'air a pression con trôlée et ayant chacun une face plane principale percée d'une pluralité de canaux de passage d'air. Ces caissons sont disposés côte-à-côte et ils ont, en position d'ouverture de la machine, leurs faces planes situées substantiellement dans un même plan, de part et d'autre d'un axe de pivotement. L'un des caissons est fixe et l'autre est mobile et attelé à un moyen de pivotement capable de le faire pivoter autour de l'axe de pivotement et de mettre les deux faces planes l'une sur l'autre en position de fermeture de la machine.Une barre d'arrêt s'étend perpendiculairement à l'axe de pivotement le long d'un bord des deux faces planes et l'un des deux caissons est associé à au moins un détecteur surveillant un point de la surface plane de ce caisson éloigné de la barre d'arrêt et de l'axe de pivotement. Une partie des canaux de passage d'air de chaque caisson a une direction perpendiculaire à la surface plane du caisson et les autres canaux de passage d'air sont dirigés obliquement, en position d'ouverture de la machine, parallèlement à une direction de rapprochement à la fois de la barre d'arrêt et du point surveillé par le détecteur. Dans certaines circonstances, principalement quand les pièces textiles sont épaisses, l'axe de pivotement est parallèle au plan contenant les deux faces planes des caissons, en position d'ouverture de la machine, à une distance égale au double environ de l'épaisseur des pièces textiles à plier. Quand les pièces textiles présentent sur une partie de leur étendue une zone de plus forte épaisseur, les faces planes présentent des zones en dépression qui correspondent à la zone de plus forte épaisseur quand les pièces textiles occupent leur position finale juste avant pliage. Selon l'invention, quand une pièce textile à plier a été déposée, par un organe de transfert quelconque approprié, sur les faces planes de la machine mise préalablement en position d'ouverture, on envoie de l'air sous pression dans les deux caissons pour déplacer la pièce jusqu'à sa position finale avant pliage dans laquelle un de ses bords est appliqué contre la barre d'arrêt et au moins un de ses bords adjacents passe par le point surveillé par le détecteur. Â ce moment, on in terrompt l'arrivée d'air sous pression dans le caisson mobile attelé au moyen de pivotement et on aspire de l'air dans le caisson fixe.On provoque alors le fonctionnement du moyen de pivotement pour mettre la machine en position de fermeture, les deux faces planes des caissons reposant l'une sur l'autre et la pièce textile étant repliée sur elle-même. On remet la machine à sa position d'ouverture en faisant pivoter en sens inverse le caisson mobile, après quoi l'aspiration de l'air est interrompue dans le caisson fixe puis la pièce textile pliée sur elletmême est saisie et emmenée par un organe de transfert quelconque rapproprié0 De préférence, l'air sous pression est envoyé dans les caissons par trains d'impulsions et, de préférence encore, la fréquence de ces trains d'impulsions est réglable. Pour bien faire comprendre l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de dessus d'une machine à plier conforme à l'invention représentée en position d'ouverture. - la figure 2 est une vue partielle en coupe selon Il-Il de la figure 1, - la figure 3 est une vue de côté selon la flèche F de la machine de la figure 1, - les figures 4, 5, 6 sont des vues de dessous analogues à la figure 1 montrant trois phases successives d'une opération de pliage d'une pièce textile La machine de l'invention comprend deux caissons 1, 2 qui sont étanches à l'air sous pression sauf par une de leurs faces principales planes, respecti venent 3, 4 ; chaque face plane 3, 4 est percée de nombreux canaux 5, 6 de passage d'air dont on précisera plus loin la disposition. Chacun des caissons 1, 2 est relié par un raccord approprié 7, 8 à une source d'air à pression contrôlée (non représentée).On entend par là que cette source peut fournir de l'air à une pression supérieure, égale ou inférieure à la pression atmosphérique. Les caissons I, 2 sont disposés côteà-côte par un de leurs côtés ; dans la position d'ouverture de la machine à plier, les deux faces planes 3, 4 sont situées substantiellement dans un même plan. Dans cet état, les caissons 1, 2 et leurs faces planes 3, 4 se trouvent de part et d'autre d'un axe de pivotement 9. Sur la figure I, pour faire apparaître l'axe 9, on a exagéré l'écartement des caissons 1, 2 et sur les autres figures en vue de dessus on a dessiné seulement l'axe 9 sans tracer les limites, supposées situées sous cet axe 9, des caissons 1 et 2. Le caisson I est fixe et le caisson 2 est mobile. À cet effet il est fixé à deux bras radiaux 10, Il par ses côtés opposés adjacents à l'axe 9. Ces bras radiaux 10, 11 sont portés chacun respectivement par un arbre 12, 13 supporté par un palier correspondant 14, 15. Une plaque de base 16 supporte les paliers 14, 15 et les caissons 1, 2 en position d'ouverture. les arbres 12, 13 sont mis en alignement avec leurs axes géométriques confondus avec l'axe de pivotement 9. Ce dernier, ainsi par conséquent que les axes géométriques des arbres 12, 13, peuvent être situés dans le plan des faces planes 3, 4 des caissons 1, 2, sur l'arête supérieure des parois voisines de ces derniers. Cependant, pour obtenir un pliage sans défaut des pièces textiles, quand celles-ci ont une épaisseur qui dépasse, par exemple, celle d'un simple tissu, il est préférable, comme on le voit sur la figure 3, que l'axe 9 se trouve fau-dessus du plan des faces planes 3, 4, à une distance égale environ au double de l'épaisseur des pièces textiles à plier. l'arbre 12 est prolongé au-delà du palier 14 et il est pourvu d'un pignon denté 17 relié par une chaine à une roue dentée 18 calée sur l'arbre de sortie d'un moteur rotatif 19 9 ce dernier est fixé à une équerre 20 qui est elle même attachée sous la plaque de base 16. Tout autre moyen équivalent pourrait être adopté à la place du mécanisme que l'on vient de décrire, à con dition qu'il soit capable de faire tourner l'arbre 12 de 1800 dans un sens pour mettre la machine en position de fermeture en faisant tourner le caisson mobile 2 jusqu'à ce qu'il repose sur le caisson 1, et de faire tourner l'arbre 12 de 1800 dans l'autre sens pour remettre la mafl chine en position d'ouverture. Une barre d'arrêt 21, qui peut être fixée à une face latérale du caisson fixe 1, s'étend per~ pendiculairement à l'axe de pivotement 9 le long des bords des deux faces planes 3, 4 (figure 1). Cette barre dlars rêt 21 définit matériellement une ligne de référence serm vant à la mise en place finale avant pliage des pièces textiles à plier. Un détecteur 22 (visible seulement sur la figure 3) d'un type quelconque approprié, comme une cellule photoélectrique, surveille un point de la surface plane d'un caisson. Dans le présent exemple, ce détecteur 22 surveille un point 23 de la surface plane 4 du caisson 2 mis en position d'ouverture e Ce point 23 est un point de référence pour la mise en place finale des pièces avant pliage. Il est situé à un endroit convenable à cet effet en fonction des dimensions et de la configuration des pièces textiles. il est espacé de l'axe de pivotement 9 et de la barre d'arrêt 21. la figure 2 montre que certains des canaux de passage d'air 5, 6 prévus dans chacune des faces 3, 4 sont perpendiculaires à cette face (canaux 5A ou 6A) tandis que les autres canaux 5B, 6B sont dirigés, au moins dans leur partie terminale, parallèlement à une direction de rapprochement à la fois de la barre d'arrêt 21 et du point 23 surveillé par le détecteur. La proportion entre les canaux SA, 6A et les canaux 5B, 63 peut être de 509. l'explication du fonctionnement donne plus loin permettra de déterminer sans difficulté la direction des canaux 53, 63. Quand les pièces textiles à plier sont totalement d'une même épaisseur, les faces 3 et 4 sont également totalement planes. Mais il peut se faire que les pièces textiles présentent sur leur surface une zone de plus forte épaisseur. Dans ce cas, il est préférable que les faces planes 3, 4 présentent des zones en dépression se trouvant en correspondance avec la zone de plus forte épaisseur des pièces textiles. Dans l'exemple décrit ici, les pièces textiles P (figures 4 à 6) sont des manches à fermer et à coudre longitudinalement qui ont un revers 24 déjà confectionné à leur extrémité inférieure. En raison de cette surépaisseur, les faces planes 3, 4 présentent une zone 25 en dépression le long de la barre d'arrêt 21 où se trouve le revers 24 quand les pièces P ont été mises à leur position finale avant pliage (figure 5). Le fonctionnement de la machine à plier est le suivant. En supposant qu'elle se trouve à l'état d'ouverture décrit en référence à la figure 1, une pièce textile P à plier est déposée (figure 4) sur les faces 3, 4 des caissons 1, 2, par un moyen de transfert quelconque approprié. Chacune des pièces P successives est déposée approximativement toujours à une même position initiale dans une région éloignée de la barre d'arrêt 21 et du point de référence 9 surveillé par le détecteur 22. Quand la pose de la pièce textile P a eu lieu, on alimente les caissons 1 et 2 en air sous pression. L'air sortant par les canaux perpendiculaires 5A, 6A a un effet de soulèvement de cette pièce P audessus du plan des faces 3, 4. l'air sortant par les canaux obliques 5B, 6B a un effet de déplacement# de la pièce P en direction à la fois de la barre d'arrêt 21 et du point 9 l'importance et la direction générale du déplacement permettent de fixer lsorientation des canaux 5B, 6B en fonction de leur propre position individuelle par rapport à la position initiale et à la position finale des pièces PO Il est préférable que la pièce P soulevée et déplacée atteigne d'abord la barre d'arrêt 21 (le long de laquelle elle glisse ensuite) peu de temps avant d'atteindre le point de référence 23. Si c'était nécessaire, on pourrait prévoir, en fonction de la grandeur et/ou de la configuratio#n des pièces P au moins un autre point de référence supplémen- taire, certains au moins des canaux obliques étant orien tés par rapport à ce point et à la barre d'arrêt. il est préférable d'alimenter l'ensem- ble des canaux 5Â, 6A et 53# 63 de manière à produire des jets d'air par trains dtimpulsion-s ; on obtient ainsi un déplacement plus rapide et plus précis des pièces P. La fréquence de ces trains d'impulsions est à régler en fonc- tion de la nature, de la grandeur, du poids des pièces P. Quand le détecteur 22 détecte l'arrivée au point de réfés rence 23 du bord de la pièce P, le soufflage d'air sous pression est arrêté aussitôt. Le caisson mobile 2 est alors alimenté en air à la pression atmosphérique et le caisson fixe 1 est mis à une pression inférieure à la pression atmosphérique. Cette dernière mesure produit à travers les canaux SA, 5B une succion qui fixe la partie correspondante de la pièce P à la face 2 du caisson 1 (figure 5). Pendant cette immobilisation d'une partie de la pièce P, on provoque la fermeture de la machi ne à plier à l'aide du moteur 19 qui tourne de 1800 et ferme le caisson 2 sur le caisson 1. Dès que ce mouvement a été accompli, un interrupteur de fin de course (non re- présenté) inverse la rotation du moteur 19 qui revient à sa position première en remettant la machine à sa position d'ouverture (figure 6). Le mouvement de fermeture a plié la pièce P autour de l'axe de pivotement 9 et après le mouvement d'ouverture, la pièce P, toujours tenue contre la face plane 2 du caisson 1, reste pliée. On rétablit alors la pression atmosphérique dans le caisson 1 et la pièce pliée P est enlevée par un moyen de transfert approprié. Dans cet exemple, la pièce P est mise en position finale avant pliage (figure 5) pour être pliée le long d'une ligne de symétrie mise en concordance avec l'axe de pivotement 9. Ce mode de pliage symétrique n'est pas imposé par l'invention. On notera qu'après un premier pliage exécuté comme on l'a expliqué, on pourrait prendre la pièce P pliée une première fois et la poser sur une autre machine de l'invention pour la plier une seconde fois le long d'une autre ligne de pliage. L'invention couvre aussi le procédé que l'on vient de décrire d'exécution d'une opération de pliage, notamment en ce qui concerne la manière de contrôler la pression de l'air à I1 intérieur de l'un et l'autre caisson de la machine. sien qu'on se réfère dans ce qui précède à des pièces en textile, il est clair que la machine et le procédé de l'invention sont utilisables pour des pièces de toute nature qui sont susceptibles d'être pliées par suite de leur minceur ou de leur consistance. On peut donc dire, plus généralement, que l'invention s'applique à toutes pièces pliables. REVENDICATIONS 1) Machine à plier des pièces pliables ayant une position d'ouverture et une position de fermeture re caractérîséeen ce qu'elle comprend deux caissons (1, 2) reliés chacun respectivement à une source d'air à pression contrôlée, ayant chacun une face plane principale (3, 4) percée d'une pluralité de canaux (SA, 5B, 6A, 6B) de passage d'air, ces caissons (1, 2) étant disposés côte-à-c8te avec leurs faces planes principales (3, 4) situées substantiellement dans un même plan de part et d'autre d'un axe de pivotement (9), en position d'ouverture de la machine à plier, l'un des caissons (1) étant fixe et l'autre caisson (2) étant mobile et attelé à un moyen de pivotes ment (19) capable de le faire pivoter autour de l'axe de pivotement (9) et de mettre les deux faces planes (3, 4) l'une sur l'autre en position de fermeture de la machine à plier, une barre d'arrêt (21) étant disposée perpendiculairement à l'axe de pivotement (9) le long d'un bord des deux faces planes (3, 4) et l'un des caissons (2) étant associé à un détecteur (22) au moins surveillant un point (23) de la face plane (4) de ce caisson (2) éloigné- de la barre d'arrêt (21) et de l'axe de pivotement (9) une partie (SA, 6A) des canaux de passage d'air de chaque caisson ayant une direction perpendiculaire à la surface plane du caisson et une autre partie (53, 6B) de ces canaux étant dirigés obliquement, en position d'ouverture de la machine à plier, parallèlement à une direction de rapprochement à la fois de la barre d'arrêt (21) et du point (23) surveillé par le détecteur. 2) Machine à plier selon la revendication 1, caractériséeen ce que l'axe de pivotement (9) est parallèle au plan contenant les deux faces planes (3, 4) des caissons (1, 2), en position d'ouverture de. la machine à plier, à une distance égale au double environ de l'épaisseur des pièces textiles à plier. 3) Machine à plier selon la revendica tion 1, caractérisée en ce que les surfaces planes prince pales (3, 4) des caissons (1, s) présentent des zones en dépression (25) qui correspondent à des zones de plus forte épaisseur des pièces textiles (P) à plier quand celles-ci occupent leur position finale avant pliage. 4) Procédé de pliage de pièces textiles à l'aide d'une machine à plier selon l'une quelconque des revendications I à 3 caractérisé en ce qu'on dépose une pièce à plier sur les faces planes principales des deux caissons de la machine mise en position d'ouverture, le dépôt se faisant dans une région éloignée à la fois de la barre d'arrêt et du point surveillé par le capteur, on envoie de l'air sous pression dans les deux caissons pour déplacer la pièce jusqu a sa position finale de pliage dans laquelle un de ses bords est. appliqué contre la barre d'arrêt et un bord adjacent passe par le point sur-. veillé par le détecteur, on interrompt l'envoi d'air sous pression dans le caisson mobile, on crée une aspiration d'air dans le caisson fixe et on met en marche le moyen de pivotement pour fermer puis pour ouvrir la machine à plier, on interrompt l'aspiration d'air dans le caisson fixe et on enlève la pièce textile pliée. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on envoie dans les caissons de l'air sous pression sous forme de trains d'impulsions. 6) Procédé selon revendication 5, caractérisé en ce que les trains d'impulsions ont une fréquence réglable.