La présente invention concerne la détection et la mesure d'un débit de matériaux de la classe des isolants électriques, par exemple des particules solides entraînées en un écoulement discontinu dans un convoyeur pneumatique. L'invention s'applique également à la détection des courants de liquides électriquement isolants, et des mélanges de tels liquides avec des solides, des gaz ou d'autres liquides. Sauf lorsque le contexte nécessite une autre appellation, on utilisera dans ce qui suit le terme générique de fluide" pour désigner ces substances et mélanges. D'une maniere plus restrictive, l'invention s'appli- que aux écoulements turbulents dans lesquels la vitesse moyenne d'écoulement s'ajoute vectoriellement à-une autre vitesse résultant de la turbulence, de sorte que les--grandeurs caractéristiques du fluide sont sujettes à des variations autour d'une valeur moyenne, le long de l'axe d'écoulement. D'autres types de détecteurs d'écoulement utilisent les variations résultant de la turbulence, mais la grandeur caractéristique choisie ne convient pas à toutes les applications. Par exemple, lorsqu'on mesure les variations d'une capacité électrique, un ecoulement de granules expansées de ma tière à faible permettivité est fréquemment en dehors de la plage de mesure de ces détecteurs, indiquant une absence d'écoulement pour un débit faible. L'expérience a montré que ces granules à faible per mittivité accumulaient une charge électrostatique considérable qui a même provoqué des explosions dans des systèmes de distribution de fluides inflammables. La présente invention a pour obJet un procédé et un appareil de détection d'un débit par mesure de la variation de charge électrostatique le long de l'axe d'écoulement. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, un appareil de détection et/ou de mesure d'un débit de fluide ians un système convoyeur cmpPend une plaque collectrice @ isc- lée du reste de la canalisation et disposée de manière qu'un potentiel y soit indult proportionnellement a la charge élecm trostatique du fluide en écoulement, les variations de la charge électrostatique étant convertiesen un signal utile représentatif. L'équivalent analogique redressé des variations de la charge autour de sa valeur moyenne peut être intégré pour indiquer cette charge moyenne et par conséquent le débit moyen sur la période d'intégration. Toutes les masses unitaires de fluide, de même composition si le fluide est un mélange, prennent des charges identiques après un écoulement dans des conditions similaires sur un parcours suffisamment long pour éliminer les variations aléatoires. Si ces masses unitaires chargées électrostatiquement sont-couplées, en un point fixe de l'axe d'écoulement, à un condensateur électrique, la charge se distribue autour des condensateurs associés conformément aux lois de l'électrostatique.Si, à l'instant t0, x particles chargées à yKV sont couplées, et si à l'instant tl, x + n particules chargées à yKV sont couplées, la capacité de couplage varie dans le rapport x+xn entre t0 et tt. Les potentiels de toutes les particules étant les mêmes, la capacité qui est couplée en série avec la capacité variable voit également sa tension augmenter dans le rapport x+n Si la seconde capacité est beaucoup plus grande que la première. Ainsi, si la vitesse différentielle résultante de la turbulence provoque un groupement des masses unitaires qui passent dans la région de couplage du second condensateur, il apparaît une tension variable aux bornes de ce condensateur. Le groupement des masses unitaires n'est pas la seule cause des variations de tension dans le second condensateur. Par exemple, même si les masses sont maintenues constantes, ctest-à-dire si le débit moyen est constant, la tension diminue par suite des fuites électriques du condensateur qui sont impossibles à éviter, de sorte qu'il est nécessaire de limiter le spectre de mesure pour éliminer les variations lentes dues aux fuites, et particulièrement aux fuites variables incontrolables. Une autre raison de fixer une fréquence minimale audessus de laquelle les variations sont significatives, est qu'en l'absence d'une telle précaution, à la fin de l'écoulement, le sIgnal persisterait pour représenter l'écoulement passé, d'où une vitesse de réponse exagérément lente aux variations d'écoulement.L'invention élimine donc les variations lentes de la tension mesurée qui peuvent être dues à des causes autres que les variations de débit, mais conserve les variations de la tension qui sont dues à des facteurs proportionnels au débit moyen. Dans une première application de l'invention, la tension alternative obtenue sur une bande limitée de fréquences est appliquée à un circuit comparateur d'amplitude pour indiquer la présence ou l'absence d'un écoulement supérieur à un niveau donné. Dans une autre application de l'invention, la tension alternative obtenue dans une bande limitée de fréquences est amplifiée à gain constant, redressée, intégrée sur une période dépendant de la formation désirée, puis visualisée comme une mesure du débit moyen pendant la durée de la période d t intégration choisie. Une autre application de l'invention utilise une seconde tension alternative obtenue dans une bande limitée de fréquences à partir d'une seconde zone de couplage située à une certaine distance de la première le long de la ligne d'écoulement, les deux tensions dérivées étant soumises à une intercorrélation temporelle avec introduction d'un retard pour maximiser le coefficient de corrélation, ce retard permettant de calculer la vitesse de l'écoulement entre les deux zones de couplage. Dansa les applications où l'écoulement est maintenu constant et où la tension de charge des masses individuelles dépend de leur teneur en humidité, le signal amplifié redressé et intégré est représentatif de cette teneur en humidité et peut être visualisé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui suit et des dessins sur lesquels - la figure 1 est un schéma cinoptique d'une première forme de l'appareil de l'invention permettant de détecter la présence d'un écoulement de matériaux isolants; - la figure 2 est un schéma électrique équivalent du circuit de couplage de la charge électrostatique et de filtrage; - la figure 3 est un schéma cinoptique d'une application de l'invention à la mesure d'un débit; - la figure 4 est un schéma électrique du circuit amplificateur des figures 1 et 3; - la figure 5 est un schéma électrique du circuit de comparaison et de déclenchement de la figure 1; - la figure 6 représente un appareil de mesure d'un débit volumétrique dans une canalisation;; - la figure 7 est un exemple graphique des signaux qui sont mesurés sur les plaques collectrices; - la figure 8 est un graphique d'une fonction type d'inter-corrélation. La figure 1 représente un tube convoyeur 1 dont la paroi est découpée pour former une ouverture semi-cylindrique. Dans cette ouverture, on dispose une plaque collectrice 2 qui a la même forme intérieure que le tube 1, mais dont les dimensions sont plus petites que celles de la partie découpée pour laisser un intervalle d'isolation de 2 mm ou plus que l'on comble avec une matière diélectrique 3 pour isoler la plaque 2 de la paroi 1 si cette dernière est conductrice. En fonctionnement, les masses chargées qui passent devant la plaque collectrice 2 sont couplées à cette dernière qui est virtuellement au potentiel de la masse, et forment une capacité. Lorsque l'écoulement se fait à une vitesse suffisante pour qu'il apparaisse une turbulence, le nombre de masses couplées à la plaque 2 devient variable. Dans ces conditions, la tension électrostatique est couplée à la plaque collectrice 2 à travers l'équivalent d'un petit condensateur variable, de sorte que son potentiel est directement proportionnel aux masses couplées. L'amplitude de. la variation de tension induite par la turbulence est généralement d'environ 30% de sa valeur moyenne. Le signal induit sur la plaque collectrice 2 est appliqué à un amplificateur alternatif dont la bande passante est limitie, par exemple entre 5 et 1000 Hz. Le signal amplifié est redressé dans un circuit redresseur 6, puis filtré dans un circuit de filtrage 7 dont la constante de temps est de préférence comprise entre 1 et 10 secondes. Le signal filtré qui est une mesure représentative des variations moyennes de la présentation non uniforme des masses chargées à la plaque collectrice 2, est appliqué à un circuit bascule de Schmitt 8. Si ie signal filtré dépasse un niveau prédéterminé, la bascule 8 est maintenue dans un état qui correspond à une absence d'alarme, mais si le signal descend en dessous de ce niveau, la bascule charge d'état et fournit un signal d'alarme. Ce signal indique un écoulement faible ou nul dans le convoyeur, ce qui peut être dû à une obstruction en aval ou à un défaut d'alimentation en amont du détecteur La figure 2 représente le circuit électrique équivalant au dispositif de la figure 1 et illustre schématiquement e couplage des charges électrostatiques des masses unitaires du convoyeur à la plaque collectrice. Sur le schéma, le géné- rateur continu V1 représente la tension à laquelle sont charzées toutes les masses unitaires. ta tension V1 est couplée à travers une capacité variable C1, aui- représente la capacité instantanée existante entre les masses chargées au potentiel 1 et la plaque collectric 2, à la plaque collectrice 2 qui est représentée sous la forme d'une capacité fixe C2 et d'une résistance de fuite R2 d'une grandeur parasite mais inévitable. Si la différence de potentiel aux bornes de la capacité C2 ne varie pas sensiblement, les variations de la capacité C1 crée un courant qui circule dans un sens ou dans l'autre et qui satisfai+ l'équation Q = CV. Si l'on considère qu'en premier lieu e courant induit par les variations de Cl constitue l'entrée de l'amplificateur A, la tension de sortie V3 de ce dernier varie Une partie proportionnelle- de la tension V3 est appliquée à un condensateur C3 dont " autre plaque est reliée à l'entrée de l'amplificateur A. Un courant de charge ou de décharge circule donc dans le condensateur C3.Si l'on choisit convenaplement la phase ae la tension V?'-- -nar rapport à celle du courant de C1. les courants en série des capacités C1 et C3 peuvent être les mêmes pour un gain infini de l'amplificateur A, ou pratiquement les mêmes si l'amplificateur A a un for gain e boucle ouverte e même courant étant proportionnel à #C1 et à #V3, il est évident que #V3 peut être proportionnelle à #C1, c'est-à-dire à la valeur instantanée du couplage des masses chargées à la plaque collectrice 2. Ta itesse de variation de AC1 pour laquelle cette proportionnalité est conservée, est déterminée par les valeurs des résistances P.4 et R5. Ainsi, aux basses fréquences, un courant des dérivé du condensateur C3 par la résistance R4 donnant une fréquence inférieure de non-linéarité de 2 ####, alors qu'aux hautes fréquences, les variations de courant sont réduites par la résistance R5 qui détermine une fréquence supérieure de non linéarité de 2 tDet . ta résistance Rî représente la conduction directe à travers l'intervalle de couplage et le courant qui y circule doit être petit vis-à-vis du courant qui traverse la capacité C1 à la fréquence de travail la plus basse, ce qui limite l'application du système de mesure aux matériaux isolants.Le gain du système est déterminé par le choix du condensateur C3 et peut être ajusté au moyen du potentiomètre -R3 qui applique au condensateur C3 une-tension de réaction x = # y 8 représentant la position du curseur du potentiomètre linéaire R3 à partir du point de potentiel commun. On voit donc que le choix d'un amplification A à fort gain en boucl-e ouverte permet de maintenir très faible la différence de potentiel aux bornes de C2 et de R2 qui représentent respecti vement- la capacité et la résistance fuite de la plaque collectrice 2, de -sorte que ces paramètres ne sont pas déterminants ce -qui facilite la fabrication et le montage du détecteur de l'invention. Le niveau de déclenchement de la bascule de Schmitt 8 (figure 1) peut être modifié en changeant le rapport x/V3 au moyen du potentiomètre R3, mais il faut conserver un effet de réaction suffisant pour que la tension de la plaque eollec- trice 2 reste insignifiante comparée à la tension V3 Ceci peut être réalisé par une limitation de O à 10, par exemple, et en évitant de réduire la capacité C3 en dessous d'une valeur minimale assurant un fonctionnement satisfaisant. La limite de sensibilité opérationnelle est fixée par le niveau de bruit des autres sources, y compris le bruit interne de l'amplificateur. On peut limiter le bruit externe en montant l'amplificateur A directement sur une saillie extérieure de la plaque collectrice 2 et en entourant l'ensemble d'un blindage électrique. La figure 3 représente l'adaptation d'un tel appareil à la mesure d'un débit massique. Comme on l'a vu, la sortie d'amplificateur 5 est proportionnelle à la quantité de matériau solide qui passe dans la plaque collectrice 2. Le signal alternatif amplifiée est ensuite redressé et appliqué à un circuit de filtrage 7 dont la constante de temps est réglable. La sortie de circuit de filtrage peut être appliquée à des indicateurs électriques 10 convenablement étalonnés pour fournir une mesure moyenne (sur la période correspondant à la constante de temps de filtrage) de la quantité de solide qui passe dans la zone de la plaque collectrice 2.Si la vitesse d'écoulement est maintenue constante, les indicateurs peuvent être directement étalonnes en unités de débit ma-ssif. La limite inférieure de la bande passante de l'amplificateur 5 doit être suffisamment basse pour permettre de suivre la plus basse fréquence de variation de la concentration en particules solides, par exemple sous l'effet d'une alimentation pulsée, mais pas trop basse pour ne pas détecter des variations dues au lent changement des conditions ambiantes,telles que l'humidité. Pour des mesures, cette basse fréquence peut descendre jusqu'à t Hz. La constante de temps variable du filtrage permet d'obtenir la réponse la plus rapide qui soit compatible avec l'obtention d'un débit moyen sur une période suffisante pour les besoins de la mesure. Le signal de sortie du circuit de filtrage 10 qui peut alimenter un certain nombre d'indicateurs à distance et/ou enregistreurs, est un courant continu dont l'intensité est par exemple de O à 10 mA. Ce signal peut également commander un système de régulation de débit. La charge statique induite dépend à la fois du débit massique du convoyeur et de la teneur en humidité des particules solides. Ainsi, si la teneur en humidité est une constante connue, les variations d'indication sont proportionnelles aux variations du débit massique. Inversement, si la quantité de matériau solide qui circule dans le convoyeur est constante, la charge électrostatique produite est proportionnelle à la teneur en humidité des particules solides et les variations d'indication correspondent à des variations de la teneur en humidité. Le signal de sortie de l'amplificateur 5 est caractéristique du diagramme instantané de l'écoulement devant la plaque collectrice 2. Si on monte une seconde plaque collectrice identique avec un amplificateur identique dans une zone située en aval de la première plaque, mais pas trop loin pour que le diagramme d'écoulement ne soit pas complètement dégénéré, il possible d'établir une inter-corrélation en fonction du temps entre les deux sorties amplifiées, un retard variable étant ajouté au signal amont. Ce retard variable donne un coefficient de corrélation maximal lorsqu'il est égal au temps de transit moyen entre les deux zones. La distance qui sépare ces deux zones divisée par le temps de transit donne la vitesse moyenne d'écoulement.Cette vitesse multipliée par la section droite d'écoulement, qui doit être uniforme entre les deux zones pour préserver au maximum le diagramme d'écoulement, donne le débit volumétrique. La figure 4 est un schéma électrique de l'amplificateur 5 de la figure 1. Le signal de plaque collectrice est appliqué à une borne d'entrée 11 et relié à la grille d'un transistor à effet de champ 12 à source asservie. La-source du transistor est reliée à l'entrée d'un amplificateur 13 en circuit intégré dont la sortie apparat aux bornes de résistances 14 et sur une borne de sortie 15. Une résistance 16 établit une réaction qui ne dépend pas de la fréquence mais limite la bande passante de la boucle de réaction variable de l'amplificateur. Cette réaction variable est prise sur l'une des résistances 14 au moyen d'un sélecteur à plots 20 et est réinjectée dans le circuit de grille du transistor 12 par un condensateur 17 shunté par une résistance 18, de façon à établir une réaction liée à la fréquence aux bornes d'une résistance 19.Le sélecteur 20 permet de choisir la proportion de la réaction qui dépend de la fréquence et d'ajuster le gain de l'ensemble. La figure 5 est un schéma électrique du redresseur 6, du circuit de filtrage 7 et de la bascule de Schmitt 8 de la figure 1. Le signal amplifié à la plaque collectrice est appliqué à la borne d'entrée 2; à partir de laquelle il est redressé et intégré par des diodes 22 et 23 associées à des condensateurs 24 et 25. La constante de temps d'intégration ou de filtrage est fixée par la valeur du condensateur 25 et des resistances séries 26 et 27. Comme on le voit, la résistance 26 est un potiomètre dont le curseur mobile 28 est relié à l'entrée de la bascule de Schmitt et d'un amplificateur de puissance comprenant des transistors bijonction TR1, TR2 et TR3.La position du curseur 18 détermine le niveau du signal de la plaque collectrice qui provoque le changement d'état de la bascule de Schmltt pour coller un relais RLA qui est monté dans le circuit du collecteur du transistor TR3. Tant que le débit du convoyeur est supérieur à une valeur pré- établie, le relais RtA est collé et son contact r1, est fermé pour alimenter un voyant lumineux d'écoulement 29.Lorsque le débit tombe en dessous du niveau pré-établi, le relais RLA passe au repos et le voyant 29 s'éteint. D'autres contacts rl2 et r13 du relais RLA peuvent servir à répéter à distance l'indication de présence ou d'absence d'écoulement et/ou à télécommander le convoyeur ou l'ensemble du processus dont il fait partie. La stabilIté du seuil de déclenchement de la bascule de Schmitt est maintenue par une stabilisation appropriée d'un potentiel continu Qui est appliquée entre une borne 30 et la nasse, s-tabilisation qui est assurée par une résistance 31 et une diode Zener 32. L'appareil de l'invention peut également servir à mesurer le débit volumétrique du convoyeur par les techniques d 'inter-corrélation L'appareil de la figure 6 comprend une paire d'élec- trodes fcrmées par la paroi 40 de la canalisation et une électrode isolée 41 au point amont AS et une paire d'électrodes formées par la paroi 30 et une électrode isolée 42 au point aval B. tes variations de la charge électrostatique de chaque électrode sont mesurees par des amplificateurs respectifs 43 (qui peuvent etre du type représenté figure 45 et dont les sorties sont appliquées à un circuit d'inter-corrélation 44. Les variations de la charge électrestatique dues à la turbulence du fluide se propagent essentiellement à la même vitesse que ce dernier et sont détectées au pont A, pis au point B, ce qui permet de calculer le temps de transit par int ercorrélation. distance entre A et B Vitesse d'écoulement = temps de transit de la perturbation entre A et B volume du tronçonne tube entre A et B Débit volumétrique = temps de transit de la perturbation entre A et B Les formes d'ondes des signaux de sortie des électrodes qui sont illustrées sur la figure 7 sont aléatoires, de sorte que le temps de transit t ne peut être mesuré dire ct e- ment et nécessite l'emploi d'un circuit d'intercorrélation. La figure 8 représente un exemple type de fonction de corrélation. Le retard correspondant au temps de transit est obtenu en multipliant la sortie n(t) de l'électrode aval par la version retardée de la sortie de ltélectrode amont m(t-ss), un retard variable ss étant introduit dans le signal amont. Le produit m(t-ss)n(t) est ensuite intégré sur une période T pour donner une valeur moyenne appelée fonction d'intercorrélation. Lorsque temps de transit t du fluide et le retard d'intercorrélation ss sont inégaux, la valeur moyenne du produit reste faible.Cependant, lorsque ces deux valeurs sont égales, les signaux m(t-ss) et n(t) ont des formes d'ondes tout-à-fait similaires et la moyenne du produit de leurs amplitudes est important. Comme le montre la figure 8, la fonction d'intercorrélation présente un maximum qui définit de manière unique le temps de transit du fluide entre les points A et B. Un circuit d'intercorrélation conçu pour des mesures de débit fournit la valeur de cd retard à un circuit simple analogique ou numérique dont le r81e est de calculer le débit volumétrique du fluidé au moyen des équations ci-dessus. Un avantage important propre aux débitmètres à intercorrélation est que leur étalonnage dépend principalement du volume du tube. Il n'est pas nécessaire d'étalonner les sor ties des électrodes car les mesures de débit sont faites à partir de leur retard relatif qui peut être mesuré de manière absolue par le circuit d'intercorrélation. D'autres avantages d'un tel débitmètre sont sa linéarité qui permet de mesurer la valeur moyenne d'un débit pulsé, l'absence d'obstruction à l'intérieur du tuyau et la facilité d'installation des trans docteurs qui ne nécessitent généralement aucun entretien de rutine. On peut utiliser des détecteurs d'intercorrélation spécifiques pour calculer la fonction de corrélation, car les instruments actuellement disponibles sont relativement coûteux du fait qu'ils sont destinés à un usage beaucoup plus général que les simples mesures de débit. On peut également utiliser un ordinateur numérique à accès direet, mais il est bien plus économique d'utiliser un corrélateur spécialement étudié pour cette fonction. Il va de soi que la description qui précède n'est nullement limitative et qu'on pourra y apporter diverses modifieations ou variantes entrant dans le cadre et dans l'esprit de l'invention. R E V E N D I C A T I () N S l. Appareil pour détecter et/ou mesurer la vitesse d'écoulement d'un fluide ou d'un composant de ce fluide dans un système convoyeur, caractérisé en ce qu'il comprend une plaque collectrice isolée électriquement du reste de la canalisation du convoyeur, ladite plaque étant disposée de manière qu un potentiel y soit induit par la charge électrostatique dans le fluide en écoulement , un dispositif fournissant un signal représentatif des variations de la charge électrostatique dans ce fluide en écoulement. 2. Appareil selon la revendication i, caractérisé en ce que ledit signal est utilisé pour déclencher un signal d'alarme lorsque les variations de la charge électrostatique tmboten dessous d'une valeur déterminée. 3. Appareil selon la revendication ly caractérisé en ce que le signal est appliqué à un moyen de mesure indiquant la valeur des variations de la charge électrostatique, et par conséquent la vitesse de l'écoulement. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisé en ce que le signal est amplifié dans un amplificateur à bande passante limitée, de préférence entre 1 ou 5 Hz et 1000 Hz. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que la plaque collectrice est reliée à un amplificateur à bande passante limitée dont la sortie est appliquée à un circuit de redressement, puis intégrée sur une période prédéterminée, la sortie redressée et intégrée étant ensuite appliquée à un indicateur de débit. 6. Appareil selon la revendieation 2, caraci risé en ce que la plaque collectrice est reliée à un amplificateur à bande passante limitée dont la sortie est appliquée à un circuit de redressement, puis intégrée, la sortie redressée et intégrée étant ensuite appliquée à un circuit bascule de Schmitt qui actionne un dispositif d'alarme indiquant la présence ou l'absence d'un débit supérieur à un niveau prédéterminé. 7. Dispositif d'application de l'appareil de la revendication l à la mesure de la vitesse d'écoulement entre des zones amont et aval, caractérisé en ce qu'il comprend deux appareils de ce genre dont les plaques collectrices sont disposées dans lesdites zones, le signal de la plaque collectrice amont étant transmis à travers un circuit à retard variable à un circuit d'inter corrélation qui reçoit également le signal de la plaque collectrice aval, le retard variable nécessaire pour obtenir une intercorrélation maximale entre les deux signaux étant utilisé pour calculer la vitesse d'écoulement entre les deux zones. 8. Procédé de détection et/ou de mesure de la vitesse d'écoulement d'un fluide ou d'un composant de ce fluide dans un système convoyeur, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer une plaque collectrice dans le système convoyeur de façon que la charge électrostatique dans le fluide en écoulement y induise un potentiel, et à obtenir un signal représentatif de la varia- tion de la charge électrostatique dans le -fluide. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le signal est comparé à une référence et en ce qu'une indication est donnée en fonction du résultat de la comparaison. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le signal est transmis à un instrument de mesure pour indiquer l'amplitude de la variation, e'est-à-dire la mesure de la vitesse ou débit. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à IO, caractérisé en ce que le signal est amplifié dans un amplificateur dont la bande passante est limitées de préférences entre l ou 5 Hz et 1000 Hz. 12. Procédé selon la revendication 10, caractéris en ce que le signal est amplifié sur une bande limitée de -é- quences, la sortie de l'amplificateur étant redressée et intégrée sur une période prédéterminée. 15. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le signal est amplifié sur une bande limitée de fréç quences et en ce que la sortie ae l'amplificateur est redressée, intégrée sur une période prédéterminée, puis appliquée à un circuit bascule de Schmitt qui actionne un dispositi d'alarme indiquant la présence ou l'absence d'un écoulement supérieur à un niveau donné. 14. Application du procédé de la revendication 8 à la mesure de la vitesse d'écoulement d'un fluide entre une zone amont et une zone aval, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer dans chaque zone une dite plaque collectrice et à établir une intercorrélation entre le signal retardé de la plaque amont et le signal de la plaque aval, le retard qui correspond à l'in tercorrélation maximale étant utilisé pour calculer la vitesse d'écoulement entre les deux zones. 15. Procédé selon la revendication 8 dans lequel ledit composant est l'eau dans le fluide, celui-ci étant à vitesse constante et ce procédé étant caractérisé en ce que ledit signal est amplifié, redressé et intégré pour donner la vitesse d'écoulement d'eau, et en conséquence, la vitesse du fluide etant constante, l'indication de sa teneur en eau. 16. Appareil selon la revendication l dans lequel un dispositif redresse , intègre, et affiche ledit signal qui, lorsque le fluide est en écoulement constant, donne la mesure d'un composant de ce fluide, teE sa teneur en eau.