La présente invention se rapporte aux dispositifs de fixation de revetements sur des montures de lunettes dites combinées, c'est-à-dire des montures métalliques, dont la partie supérieure de chaque cercle est munie d'un revêtement appelé aussi galerie, en matière plastique ou autres matériaux, ce revetement étant un enjoliveur. On connait déjà de nombreux dispositifs au modes de montagne, tels que ceux décrits ci-après: I - Montage par vis A) On rapporte au-dessus de chaque cercle deux pattes soudées qui sont percées et taraudées. Les galeries sont usines de manière à permettre l'encastrement de ces pattes et elles sont percées en regard des trous des pattes. Le montage s'effectue par deux vis. Dans le cas où les cercles comprennent un drageoir tres large, il est possible de percer et de tarauder dans la largeur du cercle, sans rajouter de patte. B) On utilise,pour la fixation de chaque galerie, un trou taraudé dans le coin correspondant du nez de la monture (le nez étant la pièce de liaison entre les deux cercles), ainsi qu'un trou taraudé dans une partie du serre-cercle du cercle correspondant, comme second point de fixation (le serrecercle étant un élément constitué de deux parties solidaires des extrémités du cercle et permettant de réunir ces extrémités pour fermer le cercle, après la mise en place du verre dans le cercle). Le montage s'effectue également par deux vis traversant des trous prévus dans la galerie. Dans certains cas, la disposition du second point de fixation permet d'assujettir la plaque de base de la charnière de branche. C) Le dispositif de fixation peut être constitué par des pattes latérales prévues sur l'arrière du cercle. Le montage s'effectue alors par deux vis. verticales. D) La fixation a lieu par deux vis, l'une venant dans un trou taraudé dans le coin correspondant du nez, l'autre dans un trou taraudé danse tenon solidaire du cercle et sur lequel sera articulée la branche, ou dans le serre-cercle disposé derrière ce tenon. E) Le dispositif de montage ne comprend qu'une vis du côté du tenon, vis venant se loger, soit dans le tenon, soit dans le serre-cercle, comme précédemment. La fixation du côté du nez est assurée par une petite patte soudée sur 1 arrière du cercle et venant s'encastrer dans un logement prévu sur la galerie. Dans le cas d'une monture avec un nez non projeté et fin, l'accrochage du côté du nez se fait sur le nez ; la galerie, dans ce cas, dépasse sous le nez. II - Montage sans vis F3 Goupilles rapportées par soudage sur le cercle venant s'encastrer dans des trous prévus dans la galerie : Montage par déformation de la galerie. G) Soudage sur la partie supérieure du cercle de petits tétons en forme de champignons. Ces têtons viennent s'encastrer àchauddans la galerie. Système non démontable. H) Jonc "Windsor" : il s'agit d'un profilé en plastique venant s'appliquer comme une pince sur le cercle dit 'tWindsor", également de forme spéciale permettant l'accrochage du profilé. I) Le collage permet également le montage de galeries, mais n'autorise pas le démontage. J) Toutes les combinaisons possibles des différents systèmes sont utilisables, mais elles présentent les mêmes inconvénients indiqués ci-dessous. On peut. combiner, par exemple, un montage côté nez selon (F) avec un montage côté tenon selon (E), ou bien un montage côté nez selon (E) avec un montage côté tenon selon (G). Remarques sur ces différents dispositifs antérieurs Dans tous les cas, sauf avec le jonc "Windsor" il faut soit utiliser une matière opaque pour la galerie, soit accepter que le dispositif de fixation soit visible, ce qui nuit à l'esthétique de la monture. Actuellement, tous les dispositifs de fixation de galeries en matière transparente sont visibles. D'autre part, les dispositifs à vis ou à tétons sont genéralement difficiles à mettre en oeuvre (mise en position et orientation délicates, perçage de petit diamètre et taraudage de trou borgne). La colle elle-m8me laisse des traces disgracieuses. La non démontabilité des dispositifs est en outre un inconvénient majeur, si des saletés se glissent sous la galerie. Le jonc "Windsor" ne permet pas, lui, la réalisation de galeries conséquentes. Aucun des dispositifs existants n'apporte donc satisfaction. Pour remédier aux inconvénients exposés ci-dessus, la présente invention a pour objet un dispositif de fixation de revêtementsou galeries sur une monture métallique de lunettes, ce dispositif n'étant pas visible de l'extérieur et étant démontable. En outre, la conception est telle que le montage et le démontage sont des opérations simples, et la réalisation du dispositif est aisée, ne nécessitant qu'un minimum d'opérations et de pièces. Un autre avantage du dispositif est qu'il peut constituer un frein de la vis du serre-cercle. La monture métallique comprenant, de façon connue, deux cercles reliés par un nez, chaque cercle étant fermé par un serre cercle en deux parties superposées soudées chacune sur une extrémité libre du cercle et réunies par une vis traversant un orifice taraudé de l'ensemble du serre-cercle, ce dernier étant placé sur le cercle au point de montage de la branche et étant solidaire d'un tenon recouvrant sa face externe et sur lequel est articulée la branche, le dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend, pour chaque cercle, une goupille épaulée pour le montage du côté du nez, soudée dans une encoche transversale et externe du cercle, au droit du nez et derrière celuici, l'axe de la goupille étant approximativement perpendiculaire au nez, une goupille de fixation pour le montage du côté du tenon, destinée à être engagée dans un trou percé dans la partie supérieure du serre-cercle, perpendiculairement à l'axe de l'orifice de la vis, entre le cercle ét cet orifice et à une distance de l'axe de l'orifice légèrement inférieure a la demi-somme des diamètres dudit orifice et dudit trou, et en ce que chaque revêtement comporte à chaque extrémité une patte percé d'un trou, l'un de ces trous étant prévu pour l'accro charge du revêtement sur ladite goupille épaulée et l'autre étant prévu pour l'introduction de ladite goupille de fixation dans le serre-cercle, après avoir été amené au droit du trou percé dans le serre-cercle et avant le serrage de la vis du serrecercle. L'épaulement de la goupille épaulée maintient en bonne position le revêtement à l'une de ses extrémités. Quant à la goupille de fixation, elle peut être-un simple cylindre, mais elle présente de préférence,vers on extrémité, une gorge torique de rayon IégèrementlliLus grand que celui de l'orifice de la vis du serre-cercle ; dans ce cas, après la mise en place de la vis, qui aura pénétré dans ladite gorge, la goupille de fixation sera immobilisée en translation ; en outre, Si la goupille est en un matériau plus tendre que la vis et si la vis doit forcer son passage au niveau de la goupille, la vis, en pénétrant légèrement dans la matière de la goupille, sera immobilisée en rotation, ce qui freinera le dévissage accidentel. De plus , la goupille de fixation cylindrique peut comporter une tête à dessous conique facilitant son extraction et une extrémité conique facilitant son introduction. Une forme particulière d'exécution du dispositif suivant l'invention va être décrite ci-après, à titre d'exemple purement indicatif et nullement limitatif, en référence au dessin annexé sur lequel - La figure 1 est une vue partielle, en perspective Eclateewdu dispositif, montrant certains éléments démontés. - Les figures 2 et 3 sont des vues en coupe respectivement suivant la ligne II-II et suivant la ligne II2-III de la figure 1, mais avec le revêtement remis en place sur la monture. La figure 1 illustre à grande échelle une monture partielle de lunettes comprenant de façon connue un cercle métallique 2, un nez métallique I de liaison à l'autre cercle 2 non représenté, un serre-cercle 4 en deux parties, dont chacune est soudée de la manière habituelle sur l'une des extrémités du cercle, en vue de réunir ces extrémités (après la mise en place du verre dans le cercle) au moyen d'une vis 5 traversant un orifice taraudé 9 du serre-cercle, et un tenon coudé 3 soudé sur la face antérieure de la partie supérieure du serre-cercle et sur lequel sera articulée l'une des branches des lunettes considérées. Suivant l'invention, avant le soudage du nez 1 sur les, cercles 2, on réalise latéralement sur chaque cercle une encoche 10 transversale et externe à un emplacement bien déterminé, à savoir au niveau où le nez sera fixé, encoche dans laquelle on soude par points une goupille épaulée 7, dont l'axe sera approximativement perpendiculaire au nez, après soudage de celuici. Ainsi, les deux goupilles 7 sont cachées par le nez 1. Elles constituent les moyens de montage de galeries 6 sur la partie supérieure des cercles 2, du côté du nez 1. Après assemblage par soudure du tenon 3 à la partie supérieure du serre cercle 4 et avant la mise en place de la vis 5 dans l'orifice 9 du serre cercle 4, on perce dans la partie supérieure du serre cercle 4 un trou 11 perpendiculairement à l'axe de l'orifice 9 et à une distance de cet axe vers le cercle, légèrement inférieure à la demi-somme des diamètres de l'orifice 9 et du trou 11 (quelques 1/10 de mm), de manière que les deux trous 9 et 11 soient partiellement sécants. On usine chaque revêtement ou galerie 6 d'une manière Classique, en ménageant une rainure d'encastrement du cercle, ainsi que des pattes 12 et 13 percées de trous 14 et 15 permettant la fixation sur le cercle, respectivement au moyen de la goupille épaulée 7 et du trou 11, auquel est associée une goupille 8. Cette goupille se compose d'une tête cylindrique 16 bombée dont le dessous est conique pour en faciliter llextrac- tion. Sous la tête, se trouve un corps cylindrique 17 d'une longueur approximativement égale à l'épaisseur de la patte 13 du revêtement, plus celle de la matière séparant l'orifice 9 de la vis du serre cercle 4 de la face extérieure de celui-ci. A la suite de ce corps cylindrique, il y a une saignée torique 18 de rayon légèrement plus grand que celui de l'orifice 9 et dont le diamètre a fond de gorge permet le passage de la vis 5 du serre-cercle. Si le passage de la vis est libre, celle-ci assure seulement une immobilisation en translation de la goupille, ce qui réalise la fixation de l'enjoliveur 6. Si le passage de la vis doit être forcé (cas d'une goupille ayant une gorge d'un diamètre légèrement plus grand et réalisée dans un matériau plus tendre que la vis), si l'on force légèrement, la vis marquera ses filets dans la goupille et se trouvera immobilisée en rotation. Donc, dans ce cas, on réalise l'immobilisation de la goupille comme précédemment et, en outre, un freinage de la vis du serre-cercle. L'extrémité de la goupille comporte ensuite une partie cylindrique 19, puis une partie conique 20 pour faciliter l'introduction de la goupille. Telle est la goupille qui a été mise au point suivant la présente invention. I1 est bien entendu que toute modification de cette goupille, filetage éventuel, absence de tête ou de gorge, permet cependant de réaliser la fixation de la galerie et ne peut, en conséquencé, être considérée hors de la portée de l'invention. -Le montage de chaque revêtement est effectué comme suit : - La vis 5 du serre-cercle étant dévissée de quelques tours (environ 5 tours) ou enlevée, - on accroche la galerie 6 du côté du nez en faisant pénétrer l'extrémité de la goupille 7 dans le trou 14 prévu à cet effet dans la patte 12 de la galerie, - on fait pivoter le revêtement 6 autour de la goupille 7 pour l'appliquer sur le cercle 2 et pour amener le trou 15 prévu dans la patte de fixation 13 du revêtement du côté du tenon 3 en face du trou 11 prévu dans le serre cercle 4, - on introduit la goupille 8 dans les trous 15 et 11, - on revisse la vis 5 du serre-cercle dans l'orifice 9 jusqu'à serrage du cercle 4. Le revêtement 6 est ainsi fixé sur la monture. Pour le démontage, on procède dans le sens inverse. Il est évident que le montage et le démontage s'effectuent facilement. I1 est possible de monter la lunette de verre sans enlever les galeries. Avec ce dispositif, les moyens de montage sont invisibles de l'extérieur : ni vis, ni goupilles apparentes ; comme on peut le constater sur le dessin, ces éléments sont cachés par le tenon 3 et le nez 1. La goupille 8 de montage peut avoir diverses formes, depuis le simple cylindre de révolution, jusqu'à une vis étagée élaborée, et elle peut être en une matière quelconque permettant son façonnage. I1 est bien entendu que toutes ces variantes font partie du domaine de l'invention, ainsi que tout équivalent technique des autres éléments du dispositif. REVENDICATIONS =========================== 1.- Dispositif de fixation démontable et invisible de revêtements en-matière transparente ou non, sur la partie supérieure d'une monture métallique de lunettes, cette monture comprenant deux cercles reliés par un nez, chaque cercle étant fermé par un serre-cercle en deux parties superposées soudées chacune sur une extrémité libre du cercle et réunies par une vis traversant un orifice taraudé de 1ensemble du serre-cercle, ce dernier étant placé sur le cercle au point de montage de la branche et étant solidaire d1un tenon recouvrant sa face externe et sur lequel est articulée la branche, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend, pour chaque cercle,une goupille épaulée pour le montage du côté du nez, soudée dans une encoche transversale et externe du cercle, au droit du nez et derrière celui-ci, l'axe de la goupillesétant approximativement perpendiculaire au nez, une goupille de fixation pour le montage du côte du tenon, destinée à être engagée dans un trou percé dans la partie supérieure du serre-cercle, perpendiculairement à l'axe de l'orifice de la vis, entre le cercle et cet orifice et à une distance de l'axe de l'orifice légèrement inférieure à la demi-somme des diamètres dudit orifice et dudit trou, et en ce que chaque revêtement comporte à chaque extrémité une patte percée d'un trou, l'un de ces trous étant prévu pour l'accrochage du revêtement sur ladite goupille épaulée et l'autre étant prévu pour l'introduction de ladite goupille de fixation dans le serre-cercle, après avoir été amené au droit du trou percé dans le serre-cercle et avant le serrage de la vis du serre-cercle. 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite goupille de fixation présente vers son extrémité une gorge torique de rayon légèrement plus grand que celui de l'orifice de la vis du serre-cercle 3.- Dispositif suivant la revendication 1 ou 2,caractérisé en ce que ladite goupille de fixation est en un matériau plus tendre que celui de ladite vis et en ce que la distance, est telle, entre les axes de la goupille et de la vis,que la vis doit forcer son passage au niveau de la goupille et pénétrer légèrement dans la matière de la goupille, ce qui freine le dévissage accidentel de la vis. 4.- Dispositif suivant ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite goupille a une tête å dessous conique facilitant son extraction et une extrémité conique facilitant son introduction.