La présente invention concerne un procédé pour l'épuration d'effluents gazeux. Dans de nombreuses usines, comme par exemple les usines d'équarrissage, les fondoirs de suif, les usines de traitement d'eaux, la présence de composés malodorants dans les effluents gazeux est une cause importante de pollution. Pour faire disparaître ces odeurs, on a déjà proposé de nombreux procédés tels que le lavage oxydant avec des multiples variantes, l'adsorption sur charbon actif, l'oxydation thermique à haute température ou catalytique à température plus modérée, l'oxydation par l'ozone à température ambiante. La plupart de ces procédés sont insuffisamment efficaces ou d'un coût prohibitif. La présente invention concerne un procédé simple et relativement peu coûteux pour détruire les composés malodorants dans les effluents gazeux. Elle est fondée sur la découverte du demandeur que la réaction de l'ozone, très lente à température ambiante avec les composés aminés et soufrés et pratiquement nulle avec les aldéhydes, devient très rapide à température élevée, notamment au-dessus de 140 C. En effet, ces trois classes de composés constituent les principales causes de pollutions. Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait que l'on soumet les effluents gazeux à l'action de l'ozone à temps rature élevée, de préférence à une température supérieure à 14O0C. Dans la plupart des cas, des températures de 15O0C à 25Q"C seront avantageuses. Selon une variante préférée, on additionne à l'effluent de l'ozone en excès par rapport à la quantité stoechiométriquement nécessaire pour l'oxydation totale des composes malodorants présents dans l'effluent à traiter et on introduit le mélange, de manière continue, dans un réacteur chauffé extérieurement le temps de séjour du mélange dans ce réacteur étant de l'ordre d'une ou plusieurs secondes. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif et nullement limitatif de l'invention. EXEMPLE 1 De l'air contenant 15 ppm de n-butyraldéhyde est préchauffé à 2200C, additionné de 40 ppm d'ozone et introduit de manière continue dans un réacteur chauffé à 2200C, le temps de séjour dans ce réacteur étant de 1,5 seconde. On dose le n-butyraldéhyde résiduel par ionisation de flamme et de C02 par absorption infrarouge. On constate que, à la sortie du réacteur, 90 % du n-butyraldéhyde ont été éliminés et transformés en espèces non odorantes dont CO2 et H2O. A titre de comparaison, si l'on introduit le même air avec la même quantité d'ozone de manière continue dans un autre réacteur à température ambiante, aucune élimination du n-butyraldéhyde n'est constatée pour un temps de séjour de 30 secondes. EXEMPLE 2 De l'air contenant 20 ppm de triméthylamine préchauffé à 1800C additionné de 60 ppm d'ozone est introduit de manière continue dans un réacteur chauffé à 1800C, le temps de séjour dans ce réacteur étant de 2 secondes. On constate à la sortie du réacteur que plus de 95 % de la triméthylamine ont été éliminés et transformés en espèces non odorantes dont C02 et H2O. A titre de comparaison, si l'on traite le même air avec la même quantité d'ozone à température ambiante, l'élimination de la triméthylamine n'est que de 50 % environ. REVENDICATIONS 1 . procédé d ' épuration d'effluents gazeu malodorants, caractérisé par le ànt que l'on traite ces effluents par un excès d'ozone à une température supérieure à 140 C. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on effectue le traitement par l'ozone à une température de 1500C à 250 C. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que lBon introduit le mélange d'effluents et d'ozone dans un réacteur chauffé extérieurement.