La présente invention se rapporte à un marbre pour la réparation des carrosseries de véhicules automobiles. Les marbres connus et actuellement utilisés pour redresser les carrosseries de véhicules automobiles endommagées comprennent une série d'éléments ou piges destinés à être fixés au marbre et possédant une configuration telle qu'ils entrent en contact avec des points exactement prédéterminés de la carrosserie. Les points de la carrosserie qui n'ont pas subi de défor- mations sont ancrés aux éléments correspondants; les points de la carrosserie qui ont au contraire subi des déformations sont ensuite mis l'un après l'autre, par exemple par des tractions exécutées à l'aide de chaînes, en contact avec les éléments qui leur correspondent et auxquels on les ancre au fur et à mesure. Ces marbres, bien qu'ils soient avantageux sous différents aspects et qu'ils soient largement utilisés, exigent un jeu d'éléments pour chaque modèle de véhicule Il est donc nécessaire de disposer d'une grande quantité de jeux d'éléments, même si l'on se limite à la possibilité de réparer uniquement les modèles de véhicules les plus répandus. Cette grande quantité d'éléments entraîne divers incon- vénients aussi bien d'ordre économique, comme l'immobilisation d'un capital considérable, que d'ordre technique ou d'organisation, comme les difficultés de stockage et de classement. Le problème qui est à la base de l'invention est de réaliser un marbre du type spécifié qui présente des caractéristiques structurales et fonctionnelles capables de surmonter les inconvénients qui ont été cités plus haut à propos de la technique connue. Ce problème a été résolu par un marbre du type spécifié plus haut qui est caractérisé en ce qu'il comprend: plusieurs coulisseaux montés sur le banc de manière à pouvoir se déplacer dans trois directions orthogonales des organes de mesure destinés à détecter la position de chaque coulisseau dans chaque direction, des organes de blocage destinés à bloquer chaque coulisseau dans une position prédéterminée de chaque direction chaque coulisseau étant équipé de moyens d'ancrage, pour l'ancrage de la carrosserie sur ce coulisseau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'un marbre suivant l'invention; et la figure 2 est une vue en coupe partielle du marbre de la figure 1. Sur les dessins annexés, on a indiqué dans son ensemble, par la référence 1,un marbre pour la réparation des carrosseries de véhicules endommagés qui comprend un châssis rectangulaire 2 disposé horizontalement et composé de deux longerons 3 et 4 reliés par deux traverses 5 et 6. Ce marbre 1 comprend plusieurs coulisseaux dont l'un sera décrit en détail dans la suite Le coulisseau 7 est monté coulis- sant sur un patin 8, lequel est monté coulissant sur un chariot 9 de manière à pouvoir se déplacer transversalement aux longerons 3 et 4, le chariot 9 est à son tour monté coulissant de manière à pouvoir se déplacer longitudinalement sur le châssis 2. Le coulisseau 7 est donc monté sur le châssis 2 du marbre 1 d'une façon qui lui permet de se déplacer dans trois directions orthogonales entre elles et, plus précisément, dans les directions verticale, transversale et longitudinale. Le chariot 9 présente la configuration d'une poutre 9 a qui s'étend transversalement aux longerons 3 et 4 et est en appui sur ces derniers Le patin 8 est à son tour en appui guidé sur le chariot 9 Le coulisseau 7 présente la forme d'une tige cylindrique 7 a qui est engagée à coulissement dans un manchon cylindrique 8 a formé dans le patin 8. Il est avantageusement prévu, entre le patin 8 et le chariot 9 ainsi qu'entre le chariot 9 et les longerons 3 et 4, des rouleaux à suspension élastique, tous indiqués par la référence 22, connus en soi, qui servent à favoriser le coulissement de patin 8 sur le chariot 9 et du chariot 9 sur les longerons 3 et 4. Des organes de mesure sont prévus pour détecter la posi- tion du coulisseau 7 dans les trois directions de déplacement. Ces organes de mesure comprennent trois règles 10, Il et 12 graduées en millimètres qui sont respedtivement montées le long de la tige cylindrique 7 a, le long de la poutre 9 a et le long du longeron 4, ainsi que des encoches de référence correspondantes 13, 14 et 15, qui sont respectivement prévues sur le manchon 8 a, ainsi que sur le patin 8 et le chariot 9. Des organes de blocage sont prévus pour bloquer le coulis- seau 7 dans une position prédéterminée de chaque direction. En particulier, ces organes de blocage sont au nombre de trois et sont respectivement disposés entre le coulisseau 7 et le patin 8, entre le patin 8 et le chariot 9 et entre le chariot 9 et le châssis 2, pour bloquer respectivement le coulisseau 7 sur le patin 8, le patin 8 sur le chariot 9 et le chariot 9 sur le châssis 2. Les organes de blocage agissant entre le coulisseau 7 et le patin 8, qui sont désignés dans leur ensemble par 16,comprennent une partie d'extrémité 16 a du manchon 8 a, une fente longitudinale 16 b ménagée dans la partie 16 a, deux oreilles 16 c combinées à la partie 16 a de part et d'autre de la fente, ainsi qu'une vis 16 d destinée à rapprocher ces oreilles l'une de l'autre, en serrant en même temps la partie 16 a sur la tige 7 a, à la façon d'un collier, au moment du blocage. Les organes de blocage agissant entre le patin 8 et le chariot 9, qui sont désignés dans leur ensemble par la référence 17, comprennent un bloc 17 a, solidaire en translation du patin 8 et qui est en prise le long d'une rainure en T 17 b ménagée le long de la poutre 9 a et un tirant 17 c servant à serrer l'un contre l'autre le patin 8 et le bloc 17 a en bloquant en même temps le pàtin 8 sur le chariot 9. Les organes de blocage agissant entre le chariot 9 et le châssis 2, qui sont désignés dans leur ensemble par la référence 18, comprennent une crémaillère 18 a fixée le long du longeron 4 et un tronçon de crémaillère 18 b monté sur le chariot 9 de manière à pouvoir se déplacer parallèlement à la direction de la crémaillère sur une distance égale à au moins un pas de la crémaillère, et de façon à pouvoir se rapprocher et s'éloigner de la crémaillère i 8 a pour entrer en prise avec elle ou s'en dégager Une vis 18 c pouvant être desserrée est prévue pour maintenir le tronçon de crémaillère l 8 b en prise avec la crémaillère i 8 a avec une force prédéterminée des vis opposées 18 d et 18 e qui agissent dans le sens du déplacement parallèle à la direction longitudinale de la crémaillère prévues pour bloquer le tronçon de crémaillère 18 b dans chaque direction lorsqu'il se trouve en prise avec la crémaillère 18 a La mise en prise du tronçon de crémaillère 18 b avec la crémaillère 18 a sous l'action de la vis 18 c provoque le blocage désiré du chariot 9 sur le châssis 2. Les organes de blocage 18,agissant entre le chariot 9 et le châssis 2, sont du type à action positive, ce qui est en accord avec le fait que les plus grandes forces de traction sont exercées dans la direction longitudinale Le coulisseau 7 est équipé de moyens d'ancrage, désignés dans leur ensemble par la référence 19, qui sont destinés à ancrer ce coulisseau à la carrosserie à réparer Ces moyens comprennent une série de trous taraudés tous indiqués par la référence 19 a, ménagés sur les faces d'un cube 19 b qui est solidaire par sa face inférieure de la tige 7 a du coulisseau 7 On a indiqué en 19 c, dl e f et diverses pièces d'adaptation, de dimensions limitées, destinées à être interposées entre le cube 19 b et la carrosserie à réparer, en fonction de la conformation que la carrosserie présente à l'endroit o elle doit être ancrée au coulisseau 7. Naturellement, les moyens d'ancrage peuvent présenter différentes conformations Par exemple, ils peuvent être du type d'un étau 20, classique en soi, qui est monté sur un coulisseau 21 entiè- rement analogue au coulisseau 7 et qu'on ne décrira donc pas dans la suite. Le fonctionnement du marbre suivant l'invention est décrit ci-après. Tout d'abord, on positionne chacun des coulisseaux 7 dans une position sur le marbre qui est prédéterminée en fonction du modèle de véhicule automobile dont il s'agit de réparer la carrosserie Ceci est obtenu en déplaçant le coulisseau 7, le patin 8 et le chariot 9 dans les différentes directions de déplacement jusqu'à ce que les différentes encoches de repérage 13, 14 et 15 donnent la lecture désirée sur les règles graduées correspondantes 10, 11 et 12. Au fur et à mesure que l'on effectue lesdits déplacements, on met en action les organes de blocage 17, 18 et 19 correspondants, par des manoeuvres qui ressortent de façon évidente de la description donnée ci-dessus. A ce stade, on peut ancrer les points non déformés de la carrosserie aux coulisseaux 7 correspondants, en recourant éventuelle- ment aux moyens d'adaptation préalablement choisis parmi lesquels on peut citer les éléments L 9 c, d, e f & précités. Lorsque la carrosserie est ainsi fixée au marbre, elle pourra être soumise à des tractions appropriées, par exemple au moyen de chaînes pour amener successivement ses points déformés au droit des coulisseaux 7 correspondants et pour permettre de les y ancrer. Le principal avantage du marbre suivant l'invention réside dans le fait qu'il permet de réparer les carrosseries de véhi- cules automobiles de n'importe quel modèle> même des modèles les moins répandus, dès que l'on connaît les coordonnées des points carac- téristiques de la carrosserie. Bien entendu, différentes modifications pourront être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif sans pour cela sortir du cadre de l'invention. RE V E N D I C A T I ON Le marbre pour la réparation des carrosseries de véhicules automobiles selon l'invention se distingue en ce qu'il comprend; un jeu de coulisseaux ( 7) montés sur ce marbre de manière a pouvoir se déplacer dans trois directions, des organes de mesure ( 10, 11, 12, 13, 14, 15) permettant de détecter la position de chaque coulisseau ( 7) dans chaque direction, des organes de blocage ( 16, 17, 18) destinés à bloquer chaque coulisseau ( 7) dans une position prédéterminée dans chaque direction, chaque coulisseau ( 7) étant équipé de moyens d'ancrage ( 19) destinés à ancrer la carrosserie sur ce coulisseau.