Perfectionnements aux dispositifs d'entralnement de produits pâteux tels que les mortiers. L'invention est relative aux dispositifs pour entrainer des produits pâteux tels que mortiers, ciments et analogues, notamment en vue de les repousser à travers une filiere d'extrusion pour produire dès éléments extrudés tels que plaques, tuyaux, blocs, éléments ondulés ..., ou encore en vue d'injecter lesdits produits dans des moules ou gaines appropriés, éventuellement garnis au préalable d'éléments d'armature ou autres L'entrainement des produits pateux en question est souvent difficile, et meme parfois impossible, pour une fluidité insuffisante de la pâte constitutive du produit, si l'on a recours aux procédés connus selon lesquels les différentes parcelles ou particules de cette pâte sont sollicitées à se déplacer parallèlement les unes aux autres avec des vitesses identiques La demanderesse a constaté qu'un tel entrane- ment devenait possible, ou tout au moins qu'il exigeait une puissance très inférieure à celles habituellement requises, si l'on imposait aux différentes parcelles du produit pâteux à entraîner des déplacements parallèles à vitesses différentes: dans un tel cas on peut en effet considérer la pâte comme décomposée en une pluralite de "veines" ou fuseaux adjacents de très petite section transversale glissant les uns le long des autres Pour obtenir un tel résultat, les dispositifs d'entrainement du genre en question selon l'invention comprennent, d'une façon connue en elle-meme, un arbre de révolution entrainé en rotation à vitesse constante à l'intérieur d'un carter de révolution coaxial à cet arbre et entourant celui-ci à une certaine distance de façon à définir une chambre tubulaire entre ledit arbre et ledit carter, et au moins une pale mince solidarisée avec ledit arbre et s'étendant depuis celui-ci jusqu'au carter, et ils sont caractérisés en ce que la surface moyenne de ladite pale est développable et engendrée par une demi-droite passant par un point fixe de l'axe de l'arbre et se déplaçant le long d'une hélice circulaire à angle constant coaxiale audit arbre La pale ainsi définie, lorsqu'elle est entrainée en rotation avec l'arbre dont elle est solidaire - et si l'on néglige les effets d'entrainement circonférentiel dus aux frottements entre l'ensemble arbrepale et la pietà entrainer - impose simultanément à toutes les parcelles de ladite pâte en contact avec sa face active des déplacements axiaux dont les longueurs sont proportionnelles aux distances entre les parcelles considérées et l'axe : les vitesses de ces déplacements sont donc elles-memes proportionnelles aux distances en question, au lieu d'etre identiques comme c'est le cas avec une vis d'Archimède classique. Dans un mode de réalisation préféré, chaque pale est délimitée à ses deux éxtrémités axiales par deux tronçons de courbe situés respectivement dans deux plans transversaux. Dans ce cas, chaque pale assure un déplacement "frontal" de la pâte, c'est-à-dire depuis un plan transversal jusqu'à un autre plan transversal, et ce pour la totalité des parcelles de pâte comprises entre ces deux plans. Mais les parcelles voisines de l'arbre sont entrainées plus lentement que les autres, c'est-à-dire exigent une période T relativement longue pour passer du premier plan transversal au second, les périodes d'entrainement des autres parcelles commençant après le début de T pour finir avant la fin de T et étant d'autant plus courtes que l'on s'éloigne de l'axe. Dans d'autres modes de réalisation préféré., on a recours, en outre, à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - l'étendue angulaire de chaque pale autour de l'axe de l'arbre est identique de part et d'autre du rayon selon lequel cette pale s'étend au niveau axial du point fixe par lequel passe la demi-droite définissant la surface moyenne de cette pale, - l'étendue angulaire de chaque-pale autour de l'axe de l'arbre est de 3600, - l'angle constant d'inclinaison de l'hélice servant à définir la surfacé moyenne de chaque pale est compris entre 3 et 250, - le nombre minimum des pales montées sur l'arbre est tel qu'il existe au moins un tronçon de pale à chaque niveau axial de cet arbre, - la sortie du dispositif rotatif à pales est prévue latéralement, ce pour quoi un gueulard en forme de volute de pompe centrifuge est monté à l'extrémité axiale aval de la chambre annulaire, - à l'intérieur du gueulard en forme de volute selon l'alinéa précédent sont prévus des aubages longitudinaux plans rapportés tangentiellement sur la portion aval de l'arbre ou sur un prolongement axial de Cet arbre, - l'une au moins des deux pièces de révolution (arbre et carter) délimitant la chambre annulaire présente une forme au moins en partie tronconique, - l'une au moins des deux pièces derévolution (arbre et carter) délimitant la chambre annulaire est constituée par une paroi perméable à travers laquelle peut être exercé un effet de dépression ou de dépression, notamment en vue de déshydrater le produit pâteux entrainé à l'aide du dispositif, - le dispositif d'entranement comprend au moins deux "vis" ou arbres munis de pales du genre défini ci-dessus, d'axes parallèles, montés de façon telle que leurs pales soient imbriquées les unes dans les autres, les sens de rotation de ces deux vis étant identiques ou opposés selon que l'on désire assurer une injection du produit pâteux entrainé à l'intérieur d'un réceptacle ou au contraire une extrusion de ce produit à travers une filiere. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en meme temps et dont il sera Dlus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit, l'on va décrire un mode de réa- lisation préféré de l'invention en se référant aux dessins ci-annexés d'une manière, bien entendu, non limitative. La figure 1, de ces dessins, montre en perspective très schématique, portions arrachées, un dispositif d'entrainement de produit pâteux établi conformément à l'invention. La figure 2 est une figure de géométrie dans l'espace montrant la manière dont est engendrée une pale de ce dispositif La figure 3 montre la forme développée d'une telle pale, La figure 4 est une vue perspective d'un tronçon de l'arbre rotatif du dispositif ci-dessus équipé de deux pales identiques. Dans son ensemble, le dispositif d'entrainement se présente sous la forme générale d'une sorte de "vis" composée d'un arbre cylindrique 1 d'axe X d'orientation quelconque, par exemple horizontale, solidarisé avec des pales minces propulsives et entrainé en rotation autour de son axe (flèche F1) à l'intérieur d'uncar- ter cylindrique 3 qui entoure quasi-jointivement lesdites pales : lors des rotations de l'arbre, les pales balayent donc circulairement la chambre tubulaire 4 délimitée entre l'arbre 1 et le carter 3 de manière à propulser axialement vers l'aval (flèche F2) le produit qui se trouve en aval de ces pales. A l'extrémité amont de la chambre 4 est raccordé le fond inférieur d'une trémie 5 recevant par gr-a- vité (flèche F3) le produit pâteux à entrainer. Enfin, un gueulard d'évacuation 6, sur lequel on reviendra plus loin, est prévu à l'extrémité aval du dispositif : le produit pâteux entralné par ce dernier est éjecté de ce gueulard selon la flèche F4. C'est surtout dans la forme des pales minces que réside la présente invention. Ces pales sont développables. En outre, la surface moyenne de chacune d'elles peut etre considérée comme engendrée par une demi-droite passant par un point fixe O de l'axe X (figure 2) et se déplaçant le long d'une hélice circulaire à angle constant. Cette hélice peut être considérée comme enroulée sur la surface cylindrique de l'arbre 1 (hélice H, figure 2) ou sur la surface cylindrique du carter 3 (hélice H'). Ces deux hypothèses peuvent etre envisagées indifféremment : la demanderesse a en effet établi que, si l'on considère les deux hélices H et H' définies par le meme angle d'inclinaison et s'étendant respectivement sur les deux surfaces cylindriques indiquées à partir d'un meme rayon OAA', coupant la première surface en A et la seconde en A', la demi-droite passant par O et se dépla çant le long de l'une quelconque de ces deux hélices se déplace également le long de l'autre hélice. La surface développée correspondante, visible sur la figure 3, est délimitée par deux courbes, l'une intérieure C et l'autre extérieure C'. Le calcul montre que, si l'on considère le rayon OAA' comme définissant l'origine des angles, les coordonnées polaires o et O de chaque point M de la courbe C sont définies par la formule 2 (1) 2 ta1 e tg = Log cos ( ;4+arc tf; c' r2 p dans laquelle a désigne l'angle constant de l'hélice et r le rayon OA. a formule est la même pour les coordonnées polaires des différents points M' de la courbe C', toutes choses égales par ailleurs, si l'on templace dans cette formule la valeur de r par celle, r', désignant la longueur OA', les deux coordonnées polaires p et O de la formule précédente pouvant alors être désignées, dans un souci de clarté, par p' et 8'. La formule en question permet de déterminer sans ambiguïté pour chaque courbe C (ou C') la valeur de l'angle e (ou 0') correspondant à chaque rayon polaire donné p(ou p'). Dans ces conditions, lorsque la pale définie cidessus est entrainée en rotation par l'arbre sur lequel elle est calée, les différentes parcelles de produit en contact avec sa face active, c'est-à-dire sa face aval, sont toutes repoussées selon des déplacements axiaux dont les longueurs sont respectivement proportionnelles aux distances entre les parcelles considérées et l'axe du dispositif. Cette analyse suppose que l'on néglige les effets d'entrainement circonférentiel dus aux frottements entre l'équipage rotatif et le produit à entrainer : une telle hypothèse est admissible dès lors que les surfaces, dudit équipage, en contact avec le produit considéré, sont suffisamment lisses et dures ou, plus généralement, présentant un faible coefficient de frottement vis-à-vis dudit produit. La totalité de la masse pâteuse disposée au niveau axial de la pale progresse alors axialement avec le bénéfice de la disposition exposée ci-dessus du glissement mutuel des différents filets élémentaires de pâte latéralement adjacents. I1 convient de limiter l'étendue angulaire de chaque pale pour éviter que l'inclinaison de la demidroite engendrant cette pale devienne trop importante et pour permettre de fabriquer chacune d'elles à par tir d'un morceau de plaque unique. Dans les modes de réalisation préférés, on limitera cette étendue angulaire à 3600 au total, le rayon OA marquant le milieu de l'étendue angulaire totale de la pale, laquelle étendue est alors de 1800 de part et d'autre de ce rayon. I1 convient également de limiter l'étendue axiale de chaque pale à chacune de ses deux extrémités par une tranche s'étendant selon un plan transversal, c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe de l'arbre, de façon - à faire entraîner par chaque pale la totalité des parcelles de produit pâteux disposées au niveau axial de cette pale,y compris celles situées au niveau de sa tranche fron- tale et celles situées au niveau de sa tranche arrière,et ce quelles que soient les distances à l'axe des parcelles considérées, - et à rendre possible le montage sur un même arbre d'une pluralité de pales "juxtaposées" axialement, c'està-dire propres à prendre chacune le relais de la pale précédente pour l'entrainement intégral du produit. A cet effet, l'on coupe les deux extrémités de chaque pale par deux plans transversaux, ce qui définit deux tranches terminales T1 et T2 (figures 3 et 4) pour cette pale. La demanderesse a établi que, si l'on considère la pale développée, les coordonnées polaires de chacune de ces tranches peuvent être données par la formule 2 (1) ci-dessus en remplaçant dans celle-ci le terme r2 par la quantité p2 -r2 ss2 tg2 &alpha;, expression dans laquelle ss désigne l'angle, exprimé en radians, compris entre le rayon d'origine OA et la projection, sur le plan transversal comprenant ce rayon, de la demi-droite passant par le point O et par le point extrême B de l'hélice interne H. Dans le mode de réalisation préféré indiqué cidessus pour lequel l'angle ss.en question est égal à 180 , le terme ss peut être remplacé par # dans l'expression ci-dessus. De ce qui précède il résulte que le tracé de chaque pale en son état développé est parfaitement défini. Après tracé et découpe du morceau de plaque ainsi obtenu, morceau qui présente la forme générale d'un C gonflé et presque fermé, comme visible sur la figure 3, on monte ce morceau sur l'arbre 1 en enfilant ce dernier dans l'ouverture centrale dudit morceau, puis on écarte axialement les deux pointes B et D de celuici jusqu'à leur contact avec la surface extérieure de l'arbre : dans l'exemple ci-dessus, pour lequel l'angle 8 est égal à 1800, ces deux pointes B et D se trouvent sur la même génératrice de la surface extérieure cylindrique dudit arbre lorsqu'elles parviennent au contact de celui-ci. On soude alors sur l'arbre la pale mince 2 ainsi obtenue le long de son bord interne, lequel s'étend selon l'hélice H (figure 4). En général, on monte une pluralité de pales du type ci-dessus sur le même arbre. Dans un mode de réalisation préféré, on "juxtapose" axialement les pales successives en ce sens que le point B d'une pale correspond au point D de la suivante, comme visible sur la figure 4 : de la sorte la totalité du volume du produit à entrainer est balayée par les pales. On peut également prévoir plusieurs pales sur un même tronçon axial d'arbre, par exemple deux décalées angulairement de 180 degrés et axialement d'un demi-pas. Avec la pale définie ci-dessus, si l'on appelle L la distance BD, qui correspond à l'encombrement axial de cette palpe ou encore à la distance axiale entre les deux plans transversaux de ses tranches T1 et T2 ,-si l'on considère la durée due révolution de cette pale, et si l'on considère les deux parcelles de pâte p1 et p2 disposées sur le rayon passant par B, à respectivement les distances r et r' de l'axe X, la parcelle p1 est repoussée axialement par la pale pendant toute la révolution considérée, à une vitesse constante relativement lente, du point B au point D alors que, durant cette même révolution, la parcelle p2 demeure d'abord immobile jusqu'à ce que le point B' de la pale l'atteigne, après quoi elle est repoussée sur la distance L à une vitesse relativement élevée, savoir r'/r fois plus élevée que la précédente, pour être à nouveau immobilisée avant la fin de la révolution considérée à partir de l'instant où le point D' de la pale est venu en contact avec elle. Les régimes d'entrainement des autres parcelles de la pâte sont bien entendu intermédiaires entre ces deux régimes d'entrainement continu et discontinu, les durées d'immobilisation et vitesses de déplacement croissant avec la distance à l!axe. La surface moyenne de chaque pale définie de la manière exposée ci-dessus peut être considérée comme une surface de genre hélicoïdal à "pas variable" en ce sens que le pas correspondant à chaque point.de ladite pale est proportionnel à la distance de ce point à l'axe,mais à "flux constant" en ce sens que les progressions axiales de chaque parcelle de pâte à entraîner sont identiques. La forme générale de cette pale ressemble, au voisinage du rayon OA médian, à celle d'une pale héli cotidale conventionnelle, c'est-à-dire engendrée par un rayon perpendiculaire à l'axe X se déplaçant le long d'une hélice circulaire à angle constant, mais elle prend une forme de plus en plus creusée ou concave au fur et à mesure que l'on s'éloigne dudit rayon OA dans un sens autour de l'axe X et au contraire une forme de plus en plus bombée ou concave au fur et à mesure que l'on s'éloigne dudit rayon OA dans le sens opposé au précédent si l'on considère la face supérieure de chaque pale sur la figure 4, où l'axe X est vertical et où l'hélice interne H s'élève vers la droite le long de la surface visible dudit arbre, la zone creusée de cette face supérieure est celle visible à droite en 21 sur cette figure 4 alors que sa zone bombée est celle visible à rauche en 22. A la sortie de la chambre tubulaire 4, il faut transformer en un cylindre ou prisme plein le tube pâteux en mouvement autour de l'arbre ou moyeu central. Selon une intéressante disposition de l'invention, on effectue cette sortie, non pas en ligne, c'est-àdire dans le prolongement axial de l'arbre, mais latéralement en donnant à la forme du gueulard d'évacuation monté à l'extrémité aval de la chambre 4, non pas une forme tronconique coaxiale à l'arbre, mais la forme d'une volute 6 de pompe centrifuge (figure 1). Cette disposition permet, elle aussi, un entrainement efficace de la pâte du fait des vitesses différenciées qu'elle impose nécessairement aux différents filets ou fuseaux élémentaires adjacents de celle-ci, lesauels filets sont ainsi appelés à glisser les uns le long des autres. A l'intérieur de la volute, on prévoit des aubages propres à recevoir la pâte repoussée axialement par les pales 2 ci-dessus et à conférer à cette pâte un mouvement circonférentiel et centrifuge conduisant à son éjection latérale selon la flèche F4. Les aubages en question peuvent être de simples plaques planes longitudinales plaquées tangentiellement contre le tronçon terminal aval de l'arbre 1. Ces plaques sont par exemple au nombre de quatre, décalées angulairement entre elles de 900, chacune présentant un bord longitudinal soudé sur une zone intermédiaire d'une plaque voisine et son autre bord longitudinal, en porte-à-faux, propre à défiler à proximité immédiate de la cloison cylindrique définissant l'extrémité aval du carter 3. En bout d'arbre, un écran transversal, notamment plan ou tronconique, peut être solidarisé avec les aubages en question et avec l'arbre de façon à consolider l'ensemble et à assister éventuellement l'achemi nement de la pâte vers la sortie. Les aubages ci-dessus peuvent être entraînés directement par l'arbre 1, c'est-à-dire dans le meme sens que les pales 2. Mais ils pourraient également être entraînés indépendamment, et même en sens opposé des pales de maniere à empêcher certaines rotations indésirables de la pâte. Pour améliorer encore l'entrainement de cette pâte il peut être avantageux, selon une autre disposition de l'invention, de prévoir plusieurs "vis" du type ci-dessus, c'est-à-dire équipées de pales à pas variable et flux constant, disposées parallèlement l'une contre l'autre de façon telle que leurs pales mutuelles soient imbriquées les unes dans les autres, chaque pale d'une vis venant tangenter l'arbre de l'autre vis. On observe alors dans la zone transversale, du dispositif, correspondant à l'imbrication des pales, c'est-à-dire balayée en commun par les deux vis, un régime d'entrainement de la pâte qui est une combinaison de ceux imposés respectivement par les deux visa chaque parcelle de cette pâte : le volume de pâte compris dans cette zone commune est alors soumis à un entrai- nement axial particulièrement "glissant'l et efficace et l'on prévoira avantageusement à la sortie du dispositif obtenu un gueulard de forme telle que la sortie effective de la pâte soit limitée essentiellement à ladite zone commune et que le volume de pâte résiduel soit recyclé vers l'admission Les sens relatifs des rotations des deux vis parallèles en question peuvent être identiques ou opposés. Ils sont de préférence identiques lorsqu'on désire obtenir une pression d' éjection importante avec un faible débit, comme c'est le cas lorsqu'on désire injecter la pâte entrainée dans un espace étroit tel qu'un moule ou gaine de précontrainte. Ils sont au contraire de préférence opposés lorsqu'on désire obtenir une faible pression et un débit important, comme c'est le cas pour l'extrusion du produit pâteux entrainé à travers une filière. Selon encore une autre variante, on donne au moins en partie à la surface de révolution de l'arbre 1 et/ou à la paroi de révolution du carter 3 une forme non pas cylindrique, mais tronconique ou autre : les pales correspondantes peuvent être déterminées de la manière précédente, c'est-à-dire sur la base de surfaces limitatrices interne et externe cylindriques, puis découpées intérieurement et/ou extérieurement par les troncs de cones ou autres surfaces de révolution correspondants. Selon également une autre variante, on constitue au moins en partie l'une au moins des surfaces de révolution ci-dessus par une paroi "filtrante", c'est-àdire perméable à certains fluides tels que l'eau ou la vapeur d'eau, mais non pas aux particules solides constitutives de la pâte entrainée : une telle mesure permet de soumettre cette pâte å travers une telle paroi à certains traitements sous pression ou dépression, tels qu'une déshydratation, une injection de vapeur En particulier, il est avantageux de combiner les deux dispositions précédentes de la manière suivante: oncriente verticalement l'axe commun aux deux parois de révolution délimitant respectivement l'arbre et le carter, on constitue la paroi extérieure en un matériau "filtrant" au sens indiqué ci-dessus et l'on donne à l'une au moins des parois une forme tronconique telle que la section transversale du volume intermédiaire occupé par les pales et le produit à entrainer aille en se rétrécissant vers le bas ; dans ces conditions, si le produit considéré est un mélange de phases sol i- de et liquide, le phénomène de séparation naturelle entre ces phases solide et liquide observé au niveau de la paroi "filtrante" est accentué par la "dilatance" (déformation interne due au glissement mutuel des veines élémentaires) conférée à ce produit par la présence des pales selon l'invention et l'expérience montre qu'alors l'appareil considéré permet de sécher des boues "dilatantes" avec un rendement remarquable, c'està-dire avec une énergie mécanique minimum. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient finalement un dispositif d'entrainement de pâte présentant de nombreux avantages par rapport à ceux antérieurement connus, en particulier en ce qui concerne le rendement, vu la relativement faible puissance requise pour entrainer un volume de pâte donné à raison des phénomènes de "dilatance" ou "glissement" signalés, et en ce qui concerne la simplicité de la fabrication, vu que les pales sont développables. Le dispositif d'entralnement décrit ci-dessus s'est révélé comme particulièrement avantageux pour entrainer les matières argileuses chargées ou non, notamment de sable, d'amiante et/ou de ciment, les ciments chargés d'amiante, les plâtres, les gypses, et plus généralement les compositions pâteuses susceptibles de présenter un comportement de "dilatance" et donc de mal supporter des pressions d'extrusion homogènes, compositions telles que les mortiers d'argile et de ciment qui ont été décrits et revendiqués dans le brevet France nO 76 21522 de la demanderesse et par son premier certificat d'addition nO 78 21747. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour entrainer un produit pâteux comprenant un arbre de révolution entrainé en rotation à vitesse constante à l'intérieur d'un carter de révolution coaxial à cet arbre et entourant celui-ci à une certaine distance de façon à définir une chambre tubulaire entre ledit arbre et ledit carter, et au moins une pale mince solidarisée avec ledit arbre et s'étendant depuis celui-ci jusqu'au carter, caractérisé en ce que la surface moyenne de ladite pale (2) est développable et engendrée par une demi-droite passant par un point fixe (o) de l'axe (X) de l'arbre (1) et se déplaçant le long d'une hélice circulaire (H, H') à angle constant coaxiale audit arbre. 2. Dispositif d'entrainement selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque pale est délimitée à ses deux extrémités axiales par deux tronçons de courbe (T1, T2) situés respectivement dans deux plans transversaux. 3. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'éten- due angulaire de chaque pale (2) autour de l'axe (X) de l'arbre (1) est identique de part et d'autre du rayon (OA) selon lequel cette pale s'étend au niveau axial du point fixe par lequel passe la demi-droite définissant la surface moyenne de cette pale. 4. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que l'étendue angulaire de chaque pale autour de l'axe de l'arbre est de 3600, 5. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que l'angle constant d'inclinaison de l'hélice servant à définir la surface moyenne de chaque pale esr compris entre 3 et 250. 6. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que le nombre minimum des pales montées sur l'arbre est tel qu'il existe au moins un tronçon de pale à chaque niveau axial de cet arbre. 7. Dispositif d'-entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérise en ce que la sortie du dispositif rotatif à pales est prévue latéralement à travers un gueulard (6) en forme de volute de pompe centrifuge monté à l'extrémité axiale aval de la chambre annulaire (4). 8. Dispositif d'entrainement selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'à l'intérieur du gueulard en forme de volute sont prévus des aubages longitudinaux plans rapportés tangentiellement sur la portion aval de l'arbre ou sur un prolongement axial de cet arbre. 9. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que l'une.au moins des deux pièces de révolution arbre (1) et carter (3) - délimitant la chambre annulaire (4) présente une forme au moins en partie tronconique. 10. Dispositif d'entrainement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que l'une au moins des deux pièces de révolution arbre (1) et carter (3) - délimitant la chambre annulaire (4) est constituée par une paroi perméable à travers laquelle peut être exercé un effet de dépression ou de pression. 11. Dispositif d'entralnement caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux "'ris" ou arbres munis de pales selon l'une quelconque des précédentes revendications, ces arbres ayant leuaxesparallèleset étant montés de façon telle que leurs pales soient imbriquées les unes dans les autres, loe sens de rotation de ces deux vis étant identiques ou opposés selon que l'on désire assurer une injection du produit pâteux entraîné à l'intérieur d'un réceptacle ou au contraire une extrusion de ce produit à travers une filière.