L'invention est relative à un stéréoscope et, plus parti culièrement à un appareillage agencé pour observer. dans des applications médicales surtout, des images stéréoscopiques qui mettent en oeuvre un certain nombre de clichés à deux dimensions pris respectivement d'emplacements différents situés à gauche et à droite. d'un même côté de l'objet; l'invention est relative également à un procédé pour déterminer numériquement la profon deur d'un objet. Un négatoscope pour clichés radiographiques classique, équi p4 d'un boîtier d'observation, ne permet que d'une manière limi tée à un médecin de déterminer le siège d'une lésion ou d'une infection ; un tel négatoscope classique oblige le praticien à lire, un par un, un certain nombre de clichés ordinaires, c'est à-dire à deux dimensions ; dans ces conditions des sièges de lésions de petites dimensions peuvent passer inaperçus, du fait qu'ils sont perdus dans les ombres d'autres objets apparaissant dans leur voisinage sur les clichés.En outre le négatoscope classique présente d'autres inconvénients du fait qu'il faut de longues années àun praticien pour acquérir une technique sûre de lecture de clichés radiographiques et que la plupart des cli chés radiographiques à deux dimensions présentent une lisibilité et une définition limitées, de sorte qu'une grande précision de lecture est en dehors des capacités humaines. Pour surmonter ces difficultést on a mis en oeuvre la stéréoscopie dans un néga toscope pour clichés radiographiques muni d'un boîtier d'obser vation, ce qui permet à un médecin, en utilisant des images à trois dimensions. de déterminer le siège d'une lésion notamment se profondeur et sa position par rapport aux vaisseaux sanguins, aux nerfs, aux os et autres organes avoisinant la lésion. Lorsqu'on observe individuellement des clichés à deux di mensions de stéréodiographie, dont les ombres respectives font apparaître le siège d'une lésion. on a souvent remarqué que les ombres des divers clichés étaient nettement moins lisibles et présentaient une moins bonne définition que les photographies habituelles. Ce défaut des clichés radiographiques provient du fait que le siège de la liaison, qui est à trois dimensions, est projeté sur les différents clichés initiaux à deux dimensions à l'aide d'un système optique unique, de sorte que les ombres des régions avoisinant le siège d'une lésion apparaissent superposées à l'ombre du siège de la lésion lui-mme, ou se superposent mu nerveux de l'observateur à la manière d'une image tridimensionnielle.Pour produire une telle image tridimensionnelle à partir de deux images initiales à deux dimensions. on peut utiliser des systèmes optiques lenticulaires comprenant un certain nombre de lentilles composantes allongées étroites, chacune de section. droite semi-circulaire, disposées parallélement l'une à l'autre. Pour la stéréoscoie1 chaque système lenticulaire doit présenter un espacement entre lentilles composantes uniforme et une configuration identique de ces diverses lentilles. Il faut donc une grande habileté technique pour la fabrication des moules de tels systèmes lenticulaires et pour la fabrication de ces systèmes eux-mêmes ; l'utilisation de ces systèmes lenticulaires est par conséquent limitée par ces difficultés. Toutefois de récents progrès portant sur les matériaux et les techniques de moulage de ces systèmes lenticulaires permettent d'en envisager l'utilisation.Ces systèmes sont actuellement utilisés dans certains stéréoscopes de la manière suivante. Deux images différentes. prises respectivement à l'aide des objectifs de droite et de gauche d'une chambre stéréographique sont tout d'abord enregistrées sur une feuille ou une pellicule (à la manière d'un dispositif photographique sur papier ou transparent) sous forme d'un certain nombre de lignes. Lorsque le positif ainsi préparé, portant les deux images, est observé à travers un système lenticulaire placé en contact avec le positif, on perçoit une image tridimensionnelle unique, formée par les deux images, qui présente de la profondeur comme une image visuelle réelle ; cet effet est dû aux lentilles composantes du système optique lenticulaire.Cependant un tel type classique de stéréoscope nécessite la préparation préalable d'un positif composites formé par la combinaison de deux positifs initiaux..En outre, dans ie cas où on utilise des positifs enregistrés sur une feuille, chaque feuille doit porter un grand nombre de lignes fines espacées d'énviron 0,5 mm correspondant à l'espacement des lentilles composantes du système lenticulaire, ce qui nécessite une grande habileté technique de préparation.En outre, dans le cas où on utilise un positif transparent, il faut tout d'abord disposer un écran lenticulaire à l'avant d'une plaque ou d'un film photosensible ; il faut ensuite déplacer un objet ou une chambre photographique suivant un trajet incurvé pour prendre des vues sous des angles différents par rapport à l'objet, de sorte que tuellement sur chacun des clichés initiaux, ce qui entraîne une mauvaise lisibilité et une mauvaise définition des ombres des clichés initiaux à deux dimensions. On a,reconnu que ces défauts disparaissaient d'une image tridimensionnelle unique produite par observation stéréoscopique de clichés initiaux à deux dimensions.Cette image tridimensionnelle en effet 'présente une lisibilité et une définition-satisfaisantes et apparaît comme flottant dans l'espace à trois dimensions.- La stéréoradiographie présente l'avantage que, des clichés à deux dimensions distincts étant disposés en.vue de ltobser,va- tion stéréoscopique pour obtenir une image des ombres tridimensionnelle, on peut mesurer en même temps la profondeur d'un objet projeté sur l'image, de sorte qu'on peut facilement déterminer dans l'espace à trois dimensions la position de ltob- jet par rapport à d'autres objets.Autrement dit, la profondeur d'un objet qui ne pourrait être obtenue convenablement en observant simplement un par un des clichés ordinaires, c'est-à-dire à deux dimensions. est facile à déterminer en utilisant au moins deux clichés initiaux à deux dimensions qui montrent chacun l'image d'un objet pris de plusieurs emplacements différent légèrement l'un de l'autre, ce qui fournit une information beaucoup plus précise. La stéréoradiographie est applicable au -diagnostic médical. En procédant à une analyse précise d'images tridimensionnelles utiliséés comme source d'information, la stéréoradiographie peut se révéler très avantageuse pour l'examen d'une lésion de la cage thoracique, pour une opération sur des nerfs crâniens, pour la dé.tecti de cancers gastriques et de corps étrangers dans le corps humain, pour l'examen d'une fracture complicuée etc. En outre elle permet- au médecin non seulement de déterminer avec précision la position dans l'espace à trois dimensions du siège d'une lésion par rapport aux régions avoisinantes ou envi ronnantes > Imais encore de détecter convenablement l'aspect du siège de la lésion ce qui donne une information suffisante pour fonder un jugement approprié quant à la nécessité d'une intervention chirurgicale ou la manière de la pratiquer. Comme on le saint. le principe de la stéréoscopie consiste à observer respectivement avec l'oeil droit et avec l'oeil gauche-deux images représentant un objet vu sousdifférents angles; les signaux visuels recueillis sont alors perçus par les centres les images ainsi obtenues sont enregistrées sous la forme d'un certain nombre de lignes. Ensuite le positif obtenu est mis en contact avec écran lenticulaire. avec l'alignement mutuel approprié, pour produire un positif composite tridimensionnelle. Pour cela, le type classique de stéréoscope nécessite la mise en oeuvre de moyens spéciaux pour préparer le positif composite sur feuille ou transparent ; ces moyens à leur tour exigent une grande habileté de l'opérateur. De ce fait, ces inconvénients et ces difficultés de préparation du positif composite s'opposent à une large utilisation de ce système de stéréoscopie, notamment dans les hopitaux et établissements analogues. Dans ces conditions on peut envisager l'utilisation de la stéréoradiographie. en chirurgie par exemple, de la manière suivante. Limage tridimensionnelle du siège d'une lésion peut être obtenue avec précision au moyen d'une technique stkréoradiograhique de manière à fournir des informations importantes indiquant si l'intervention doit être pratiquée ou non. Avant de commencer l'intervention, le chirurgien commence par examiner le siège de la lésion et la région avoisinante au moyen d'un stéréoscope, à partir de sa position opératoire. de manière à déterminer l'emplacement relatif, dans l'espace à trois dimensions. du siège de la lésion ; il peut ensuite utiliser cette information pour organiser son intervention.En outre, au cours de l'intervention, il peut observer à l'aide du stéréoscope l'image tridimensionnelle de la région intéressée de manière à la comparer en même temps aux régions visibles du champ opératoire. Ainsi il peut pratiquer son intervention sans risquer d'endommager les vaisseaux sanguins avoisinant le siège de la lésion. Pour cela il est très avantageux de déterminer numériquement la position dans l'espace à trois dimensions du siège d'une lésion par rapport à la région avoisinante. d'une manière analogue à celle utilisée en photogrammétrie stéréographique aérienne. La position dans l'espace à trois dimensions du siège d'une lésion par rapport à la région avoisinante peut être déterminée mathématiquement selon un système de coordonnées rectangulaires d'origine 0 comprenant un axe des X disposé transversalement. un axe des Y disposé longitudinalement et un axe-des Z disposé perpendiculairement aux précédents. La position du siège d'une lésion peut alors être déterminée par ses coordonnées par rapport à ce système d'axes. Ces coordonnées trirectangulaires peuvent être utilisées pour détecter la position du siège d'une lésion dans le corps d'un patient. En premier lieu la région intéressée de ce corps et destinée à être opérée est placée au point d'intersection des axes de coordonnées. puis une aiguille indicatrice est amenée à ce point, de manière à être déplacée de ce point jusqu'à la région épidermique du corps. La- profondeur de la région intéressée est ainsi déterminée par le déplacement de l'aiguille indicatrice depuis l'origine des axes de coordonnées, c'est-à-dire de la région intéressée, jusqu'à la région épidermique du corps. Cette profondeur déterminée suivant l'axe des Z peut être mesurée avec une précision de 1/100 de millimètre.De même les coordonnées X à Y de la région intéressée peuvent être déterminées numériquement par les déplacements de l'aiguille indicatrice respectivement suivant les axes des X et des Y. L'ensemble de ces informations détermine numériquement la position de la région intéressée par rapport à la région avoisinante. L'invention a pour but d'améliorer les avantages exposés ci-dessus présentés par les stéréoscopes classiques et, par consé quint. un premier but de l'invention est de fournir un stéréoscope qui non seulement permette d'obtenir une observation tridimensionnelle précise d'un objet, mais évite encore d'avoir à préparer préalablement un positif stéréoscopique composite. Un second but de l'invention est de fournir un stéréoscope qui permette de déterminer numériquement la position dans l'espace à trois dimensions, d'un objet par rapport à la région avoisinante, à l'aide d'un système de coordonnées, Un troisième but de l'invention est de fournir un stéréoscope qui non seulement puisse être manoeuvré rapidement et facilement, mais soit encore de construction simple et de dimensions réduites, de manière à pouvoir être fabriqué économiquement. Un quatrième but de l'invention est de fournir un procédé, particulièrement adapté à une application à des négatoscopes stéréoscopiques, pour déterminer numériquement la position dans lwespace à trois dimensions d'un objet par rapport à la région avoisinante, à l'aide d'images initiales à deux dimensions, de manière à obtenir d'une manière sûre l'espacement, notamment suivant l'axe des profondeurs (axe des Z précité), de l'objet par rapport à la région avoisinante. L'invention est expliquée plus en détail ci-aprèsi à l'aide d'un de ses modes de réalisation préférentiel, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective, en partie arra chée, de l'appareil, - la figure 2 est une vue en plan, en coupe suivant la ligne II-II de la figure 3. - la figure 3 est une vue en plan, en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2, - la figure 4 est une vue en coupe latérale suivant la ligne IV-IV de la figure 2, - la figure 5 est une vue en perspective montrant les détails d'un indicateur destiné à être utilise avec l'appareil, - la figure 6 est une vue schématique illustrant le mode de préparation des images initiales à deux dimensions* - la figure 7 est une vue schématique illustrant un mode de préparation analogue à celui de la figure 6, et - la figure 8 est une vue schématique correspondant à la figure 7. mais sans les miroirs intermédiaires. Sur ces dessins, la référence numérique 1 désigne un boî- tier qui est subdivisé en une chambre supérieure 3 et en une chambre inférieure 4 au moyen d'une plaque 2 disposée horizontalement. La plaque 2 est munie de deux ouvertures rectangulaires 5 qui partent de la partie centrale de la plaque 2 et se terminentaa niveau des arêtes marginales de chaque côté de la plaque. Ces ouvertures mettent en communication les chambres supérieure 3 et inférieure 4. Au milieu et suivant les côtés opposés de la plaque 2 sont disposées trois plaques allongées 6a, 6b. 6c qui constituent un encadrement et sont disposées parallèlement à une certaine distance l'une de l'autre. Chacune des plaques d'encadrement 6a, 6c situées respectivement aux extrémités de la plaque 2 est munie suivant son arête inférieure intérieure d'une rainure 7. s'étendant suivant toute la longueur de cette arête ; d'une manière analogue, la plaque d'encadrement centrale 6b est munie suivant ses arêtes inférieures opposées de rainures 7 analogues. Dans ces rainures sont montés et coulissent longitudinalement deux supports 8 analogues à ces plaques de forme rectangulaire pour supporter les clichés initiaux. Ces supports 8 sont munis chacun d'une ouverture rectangulaire 9 en leur partie centrale de sorte que, lorsqu'ilssont insérés dans les rainures, chaque ouverture se trouve au-dessus de ïa plaque 2, à l'alignement des ouvertures 5 de celle-ci.Aux plaques d'encadrement 6a, 6b, 6c sont fixées deux lentilles de Fresnel 10 disposées respectivement au-dessus des ouvertures 5 de la plaque 2, sur les supports 8. Au centre de la chambre supérieure 3 est prévu un élément creux parallélépipédique 11 présentant sur sa face inférieure deux ouvertures 12 disposées sy- métriquement juste au-dessus des centres des ouvertures 5 correspondantes. Entre l'élément parallélépipédique 11 et les ouvertures 5 sont disposés deux écrans 13 en forme de pyramides quadrangulaires.Dans l'élément parallélépipédique 11 sont logés deux miroirs réflecteurs 14. situés aux extrémités opposées de cet élément et inclinés vers le bas, vers l'intérieur. d'un angle de 45 . En outre, dans l'élément 11 sont logés deux autres miroirs réflecteurs 15, situés au centre de cet élément et inclinés vers l'avant et vers l'extérieur d'un angle de 45 de manière à se trouver respectivement en face des miroirs réflecteurs précédents 14. L'élément parallélépipédique Il est muni de deux ouvertures 16. ménagées dans sa paroi antérieure, qui se trouvent aussi respectivement en face des miroirs réflecteurs 15.D'autre part, deux autres lentilles de Fresnel 17 sont prévues en avant de chacune des ouvertures 16 à une faible distance de celles-ci A l'intérieur de la chambre supérieure 3 sont disposés deux systèmes optiques lenticulaires 18. 19, placés au voisinage de la paroi antérieure du boîtier 1 ou à l'avant des ouvertures 16, à une certaine distance en face l'un de l'autre. qui correspondent (indirectement) aux supports 8, une fois ceux-ci mis en place. Les systèmes lenticulaires 18. 19 ont des structures identiques, à savoir chacun d'eux présente, sur une face, un grand nombre de petites lentilles composantes. chacune de forme rectiligne allongée et de sectiondroite semi-circulaire. Les lentilles composantes sont disposées verticalement parallélement à la suite l'une de l'autre pour former une face lenticulaire. Ces systèmes lenticulairessont disposés parallélement, très près l'un de l'autre, avec entre eux un écran semi-transparent, leurs faces lenticulaires étant disposées à l'opposé lune de l'autre. En outre les systèmes lenticulaires 18, 19 sont d'une épaisseur prédéterminée telle que l'écran 20 se trouve exactement dans le plan focal de ces systèmes.Au boîtier 1 est fixé un auvent 21 qui fait saillie de l'ensemble des systèmes lenticulaires 18. 19 et de l'écran 20. Dans la chambre inférieure 4 sont prévues deux lampes 22, constituant des sources de lumière et situées respectivement en face des ouvertures 5. au-dessus de chacune desquelles est disposée une lentille de Fresnel 23. Avec cet agencement, les rayons lumineux issus des lampes 22 correspondantes traversent les ouvertures 5 et tombent sur les miroirs réflecteurs 14 qui les renvoient horizontalement ; ils tombent alors sur les autres miroirs réflecteurs 15 qui les renvoient vers l'avant de l'appareil de sorte que finalement ils sont appliqués au système optique lenticulaire intérieur ou postérieur 18.Sur chacun des côtés latéraux opposés du boîtier 1 est prévue une tige filetée de manoeuvre 24 s'étendant suivant la direction longitudinale des supports et parallèles l'-une à l'autre ; sur chaque tige filetée 24 est monté un élément fileté intérieurement. mobile longitudinalement 25 et à l'extrémité antérieure de chaque tige, est fixée une manette 26. En faisant tourner les manettes 26, les éléments mobiles longitudinalement 25 sont amenés à se déplacer dans un sens ou dans l'autre, ctest-à-dire vers l'avant ou vers l'arrière.Comme on le voit sur la figure 5, sur chaqueélément mobile 25 est rigidement monté un élément de réglage mobile transversalement 27, du genre dwune vis micrométrique, qui comporte un tambour 28 muni de graduations, fixé à l'extrémité extérieure de l'élément 27 et faisant saillie latéralement du boîtier. Lorsqu'on fait tourner le tambour 28, un élément mobile transversalement 29, accouplé au tambour 28, est amené à se déplacer transversalement par rapport au support 8 correspondant (c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe de la tige filetée de manoeuvre 24), de sorte que le déplacement relatif de l'élément mobile transversalement 29 peut être lu sur les graduations du tambour 28.Chaque élément de réglage mobile transversalement 27 comprend en outre un indicateur 30 en forme de plaque qui est fixé à l'élément mobile transversalement 29 et est muni d'un repère constitué par deux lignes disposées en croix 31 prévues sur sa surface supérieure. La référence numérique 32 des dessins désigne des ouïes d'aération pour évacuer la chaleur des lampes ; devant ces outres est habituellement prévu un ventilateur (non représenté ici). En se reportant aux figures 1 à 5 qui montrent en détail le mode de construction de l'appareil et aux figures 6 à 8 qui illustrent les fonctions de celui-ci on va décrire ci-après le mode de fonctionnement de l'appareil conforme à l'invention. Lorsqu'on veut examiner la région intéressée du corps d'un patient par stéréoradiographie. on commence par préparer de la manière représentée sur la figure 6 deux clichés initiaux à deux dimensions FR, FL, pris à partir de deux positions, de droite et de gaucher disposées sur une ligne horizontale (cwest-à-dire deux positions différentes situées sur une ligne parallèle à ltaxe des X du système de coordonnées trirectangulaires).Dans ce cas on peut aussi utiliser un tube à rayons X unique. au lieu d'un système de deux tubes, en remplaçant le film impressionné par un film vierge après la prise d'une première radiographie, le patient étant maintenu immobilisé, et le tube à rayons X 33 étant déplacé d'une distance prédéterminée parallèlement au patient A pour prendre une seconde radiographie. Les clichés initiaux FR, FL ainsi obtenus sont ensuite montés respectivement sur les deux supports 8 qui sont alors tirés hors de l'appareil de manière à se trouver devant les ouvertures rectangulaires correspondantes 9 dans lesquelles on insère les supports 8 à l'intérieur du boîtier 1 pour placer les clichés initiaux FR, FL juste au-dessus des ouvertures correspondantes 5 de la plaque 2.Ensuite, on allume les lampes 22, disposées devant les supports 8 correspondants, qui envoient vers le haut des rayons lumineux à travers les lentilles de Fresnel 23 et les clichés initiaux FR, FL. Ensuite, les rayons lumineux traversent les autres lentilles de Fresnel 10 et atteignent les miroirs réflecteurs 14 correspondants qui les renvoient transversalement, de sorte qu'ils tombent sur les autres miroirs réflecteurs 15 qui les renvoient vers l'avant pour finalement être appliqués au système optique lenticulaire 18 à travers les lentilles de Fresnel 17. Les deux faisceaux lumineux émis par les lampes 22 sont ainsi appliqués finalement au système lenticulaire intérieur ou postérieur 18 à travers les clichés initiaux FR, FL correspondants pris sous des directions différentes, de droite et de gauche. Du fait que les divers rayons lumineux traversant les clichés initiaux FR, FL sont ainsi appliqués au système lenticulaire 18 sous des angles d'incidences différents. ils sont focalisés en des points images situés en des emplacements différant légèrement l'un de l'autre. il en résulte que deux images R, L qui sont constituées par une trame formée de bandes et correspondent aux clichés initiaux FR, FL sont respectivement formées sur l'écran 20. avec un certain décalage très faible, l'une par rapport à l'autre. Dans ce cas, si l'écran 20 est préalàblement réglé de manière à se trouver exactement dans le plan focal du système lenticulaire 18, les images R, L apparaissent sur l'écran sous la forme d'une trame constituée de bandes rectilignes.A ce moment ces images, lors quton les examine simultanément de l'avant du boîtier 1 à l'aide de l'oeil droit ER et de l'oeil gauche EL, apparaissent sur l'écran en des emplacements différents l'un de l'autre du fait que les angles de vision des deux yeux ER, EL par rapport aux petites lentilles composantes du système lenticulaire 19 diffèrent l'un de l'autre. Par conséquent si les emplacements de vision correspondants des yeux droit ER et gauche EL sont choisis d'une manière appropriée par rapport aux images R et L apparaissant sur l'écran 20, l'image L correspondant au cliché initial FL ne peut être vue que par l'oeil gauche EL seul et l'image R correspondant au cliché initial FR que par l'oeil droit ER seul. Dans ces conditions les deux images R, L peuvent être observées respectivement. simultanément et indépendamment l'une de l'autre de sorte que les signaux visuels issus de ces images sont per çus par les centres nerveux de la vision sous la forme d'une image tridimensionnelle unique. Ainsi on obtient une image stéréoscopique d'une grande précision. La figure 7 illustre les fonctions décrites ci-dessus du mode de réalisation considéré ici et la figure 8 est une vue schématique sans les miroirs réflecteurs, montrant un agencement dans lequel les images R,L formées sur l'écran 20 à partir des clichés initianx FR- FL sont observées respectivement par l'oeil droit ER et par l'oeil gauche EL.L'utilisation, conformément à l'invention, d'un groupe de miroirs réflecteurs 14, 15 sert à dévier les rayons lumineux émis par les lampes 22 et ayant traversé les-clichés initiaux FR, FL, ce qui permet de réduire les dimensions de l'ensemble de l'appareillage. En outre l'emploi d'un auvent 21, qui peut être réalisé sous forme saillante à l'avant du système optique lenticulaire. empêche l'entrée de lumière extérieure parasite et améliore ainsi la lisibilité de limage reçue par écran 20. De plus, encore au lieu d'utiliser deux clichés initiaux à deux dimensions FR, FL projetés suivant deux directions différentes, de droite et de gauche, pour l'observation d'une image stéréoscopique. on peut évidemment utiliser simultanément un plus grand nombre de clichés initiaux pour former sur l'écran 20 n'importe quel nombre d'images correspondantes qui sont perçues comme une image tridimensionnelle unique. En outre, si l'écran 20 est placé dans le plan focal commun des systèmes optiques lenticulaires. il se forme sur cet écran une imageconstituée par une trame de bandes rectilignes minces.Toutefois même si l'écran 20 est légèrement écarté du plan focal commun des systèmes optiques lenticulaires, ce qui se traduit par la formation sur l'écran 20 d'une image dont les bandes sont légèrement plus larges que dans le cas précédent, cela nta pas beaucoup d'influence sur l'observation correcte de l'image stéréoscopique. En outre, les positions relatives dans l'espace à trois dimensions des éléments apparaissant sur l'image peuvent être déterminées de la manière suivante. Tout d'abord, l'axe des X est disposé suivant la direction transversale des clichés initiaux et l'axe des Y suivant la direction longitudinale. Du fait que les directions des axes des X et des Y d'un objet ou d'un patient peuvent être disposées selon un plan, la position relative. à deux dimensions, de- l'objet par rapport à la région environnante suivant ces directions des axes des X et des Y peut être déterminée facilement en mesurant simplement à l'aide d'une règle graduée ou d'un instrument analogue l'espacement entre le point de repère et l'emplacement d'une partie de l'objet à examiner. Ensuite, pour déterminer numériquement position de l'objet suivant la direction de l'axe des Z, on commence par faire tourner chaque manette 26 pour faire,tourner les tiges de manoeuvre 24 qui sont dirigées suivant la direction longitudinale ou axe des Y des clichés initiaux. Cette tige 24 déplace alors l'éléments mobile longitudinalement 25 et l'indicateur en forme de plaque 30, solidaire du précédent, suivant la direction longitudinale, c'est-à-dire d'avant en arrière et vice-versa (axe des Y), jusqu'à ce que l'indicateur 30 soit amené en face de l'emplacement de la partie à examiner de l'objet. Cependant, ce déplacement de l'indicateur 30 n'a pas besoin d'être mesuré. Ensuite on tourne le tambour 28 de l'élément de réglage mobile transversalement 27 pour déplacer l'indicateur 30 conjointement avec l'élément mobile transversalement 29 suivant la direction transversale (axe des X) perpendiculaire à l'axe de la tige de manoeuvre 24. Puis le centre des lignes de repères 31 de l'indicateur 30 est amené à l'alignement du point de repère du cliché initial qui correspond à un point de repère préalablement fixé sur l'objet à une distance prédéterminée du tube à rayons X7 pour lire la position d'alignement ainsi obtenue sur les graduations du tambour 28.Après cette lecture; on fait tourner le tambour 28 pour déplacer l'indicateur 30 de manière à aligner le centre d-es lignes de repères 31 avec l'emplacement de la partie à examiner apparaissant sur le cliché initial et on lit les graduations du tambour-28 pour déterminer la position d'alignement ainsi obtenue. Dans ces conditions la différence entre les graduations correspondant au point de repère et à l'emplacement de la partie à examiner peut être obtenue par différence, sous forme de déplacement de l'indicateur 30 suivant la direction de l'axe des X. De ce fait, en ce qui concerne les clichés initiaux, la distance entre la partie de l'objet à examiner et le point de repère du cliché peut être obtenue à partir du déplacement de l'autre indicateur 30 de la même manière que celle employée avec le premier cliché initial.Ensuite la différence entre les deux déplacements ci-dessus est déterminée par le calcul. Puis la distance réelle suivant la direction de l'axe des Z entre le point de repère et la partie à examiner sur le corps du patient peut être déterminée numériquement, par exemple à l'aide de la formule P/f ~ B / (D-d) initial). d désigne la distance, inconnue, suivant la direction de l'axe des Z, entre ce point de repère et la partie de l'objet à examiner, P désigne la distance différentielle ou parallactique entre les déplacements suivant la directiDn de l'axe des X des indicateurs 30 sur les clichés initiaux de droite et de gauche, f désigne la distance du foyer du ou des tubes à rayons X au plan du cliché et B la distance des axes des deux tubes ou le déplacement horizontal de l'axe du tube lorsqu'on n'utilise qu'un seul tube. Du fait P, f, B et D sont prédéterminés. la valeur de d peut être déterminée par la formule d = D - Bf/P ...... (2) Avec l'agencement décrit ci-dessus, les indicateurs 30 peuvent être disposés plus bas que les systèmes optiques lenticulaires ce qui rend plus aisée la manoeuvre de l'appareil. Si les intervalles des graduations suivant les directions des axes des X, des Y et des Z sont choisis dans les rapports 1/1/1, les mêmes dimensions correspondent aux mêmes déplacements de l'indicateur suivant les directions des axes des X, des Y et des Z, ce qui est très avantageux pour la mesure. Pour mettre en oeuvre un procédé utilisant des intervalles de graduations égaux il faut réaliser les mêmes conditions que celles utilisées à la prise de vue des clichés initiaux de droite FR et de gauche FL. Autrement dit, du fait que l'espacement entre les pupilles des yeux d'un adulte est d'environ 63 mm en moyenne, si la distance entre objet et les tubes de prise de vues est de 100 centimè treks. l'espacement entre les tubes de prise de vue (ou le dApla- cement du tube lorsqu'on n'en utilise quun) doit être d'environ 12 centimètres.Pour cette raison, en vue d'avoir des intervalles de graduation égaux suivant les directions des axes des X, des Y et des Z, le rapport de l'espacement entre les tubes de prise de vue (ou du déplacement du tube) à la distance de l'objet au foyer du tube à rayons X doit être de 100/12 bien que ce rapport puisse être fortement affecté par les particularités des systèmes optiques lenticulaires utilisés Ainsi qu'on l'a exposé en détail ci-dessus, l'invention est caractérisée par le fait que l'appareil utilise deux systèmes optiques lenticulaires disposés parallèlement, treks près l'un de l'autre, dont les faces lenticulaires sont orientées en sens contraires et un écran interposé entre ces systèmes lenticulaires, de sorte qu'un certain nombre de clichés initiaux à deux dimensions différents sont projetés dans des directions différentes, sur le système lenticulaire intérieur de manière à former des images séparées sur 11 écran, lesquelles images sont ensuite observées simultanément à travers le système lenticulaire extérieur avec l'oeil droit et avec l'oeil gauche ; l'invention est caractérisée en.outre par le fait que des indicateurs sont prévus qui peuvent se déplacer chacun le long du cliché initial correspondant et par le fait encore qu'un auvent est prévu en avant du système lenticulaire antérieur et fait saillie devant celuici. Cet agencement a pour effet que les rayons lumineux qui traversent les divers clichés initiaux pris respectivement d'emplacements différents situés à droite et à gauche sur une ligne horizontale et d'un même côté de l'objet sont focalisés en autant d'images situées en des emplacements différents sur l'écran, du fait que les angles d'incidence relatifs aux divers clichés initiaux par rapport aux lentilles composantes du système optique lenticulaire intérieur différent les uns des autres ; il en résuite que les diverses images ainsi formées sur écran, lorsqu'on les examine simultanément à travers le système optique lenticulaire extérieur à l'aide des deux yeux, peuvent être vues simultanément par l'oeil droit et par l'oeil gauche indépendamment l'un de l'autre, de sorte qu'elles sont perçues par les centres nerveux visuels de l'observateur à la manière d'une image tridimensionnelle unique.Ainsi on peut effectuer des stéréoradiographies de grande précision En outre, du fait de la mise en oeuvre des indicateurs mobiles le long des clichés initiaux on peut déterminer numériquement la distance entre le point de repère et la partie d'un objet à examiner, à partir de la différence entre les déplacements des indicateurs sur les clichés initiaux de gauche et de droite ainsi obtenus, ce qui permet de déterminer numériquement la position dans l'espace à trois dimensions de la partie à examiner par rapport à la totalité de l'objet ; ces particularités se révèlent très avantageuses dans une opération chirurgicale dans laquelle il est nécessaire de déterminer préalablement la position de la partie affectée du corps du patient à opérer.De plus encore l'invention évite la préparation antérieurement classique d'un clichés stéréoscopique composite à partir des clichés initiaux à deux dimensions ; elle permet au contraire d'utiliser la stéréoradiographie bien plus facilement en plaçant dans le stéréoscope un certain nombre de clichés initiaux pris sous des angles différents. De plus, la mise en oeuvre d'un auvent disons et faisant saillie à lavant du système optique lenticula ire extérieur est très pratique pour intercepter la lumière parasite extérieure qui tomberait sur l'écran ; cette disposition améliore la lisibilité et la définition de l'image stéréoscopique projetée sur l'écran.En outre le stéréoscope conforme à l'invention non seulement peut être de construction très simple. mais est d'une manoeuvre très commode du fait de la simple mise en oeuvre de deux systèmes optiques lenticulaires parallèles disposés très près l'un de l'autre de part et d'autre d'un écran transparent, et évite d'avoir à préparer auparavant des clichés composites. Dans ces conditions l'appareil peut être fabriqué à bon marché. Enfin le stéréoscope conforme à l'invention peut être réalisé sous forme compacte, par suite de la mise en oeuvre de miroirs réflecteurs intermédiaires, destinés à dévier les directions de propagation des rayons lumineux émis par les lampes et ayant traversé respectivement les clichés initiaux. Gracie aux divers avantages énumérés ci-dessus, le stéréoscope conforme à l'in- vention peut trouver dtune manière générale un large champ d'appli- cations dans les hopitaux. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède. l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Appareil pour observer stéréoscopiquement un objet, caractérisé en ce qu'il comporte : un boîtier ; au moins deux sources de lumière disposées à l'intérieur de ce boîtier ; au moins deux supports, pour supporter deux clichés initiaux à deux dimensions, disposés respectivement en face des sources de lumière; deux systèmes optiques lenticulaires sur une face de chacun desquels sont formées un grand nombre de petites lentilles composantes de forme allongée et de section droite semi-circulaire, ces lentilles composantes étant disposées verticalement en lignes parallèles serrées l'une contre l'autre de manière à former une face lenticulaire, ces systèmes optiques lenticulaires étant disposés parallèlement, très près l'un de l'autre, avec leurs faces lenticulaires orientées en sens contraires et placées en outre dans des positions relatives correspondantes par rapport aux supports de clichés initiaux à deux dimensions ; et un écran semitransparent interposé entre les systèmes optiques lenticulaires. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux lentilles de Fresnel disposées entre les sources de lumière et les supports de clichés initiaux à deux dimensions et entre ces supports et les systèmes optiques lenticulaires. 3. Appareil selon la revendication i, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux miroirs réflecteurs, disposés entre les supports de clichés initiaux à deux dimensions et les systèmes optiques lenticulaires. pour dévier de leurs directions de propagation les rayons lumineux issus des' sources de lumière et ayant traversé les deux clichés initiaux à deux dimensions, disposés sur leurs supports respectifs. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux lentilles de Fresnel disposées entre les supports de clichés initiaux à deux dimensions et le groupe de miroirs réflecteurs précités et entre ce groupe de miroirs et les systèmes optiques lenticulaires. 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux indicateurs agencés de manière à se déplacer parallèlement aux clichés initiaux à deux dimensions disposés sur leurs supports respectifs. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les indicateurs comportent chacun un premier élément mobile agencé pour se déplacer suivant la direction longitudinale du support correspondant et parallèlement à celui-ci, un second élément mobile agencé pour se déplacer suivant la direction transversale du support correspondant et parallèlement à celul-ci, des premiers moyens pour mesurer les déplacements effectués au cours du mouvement longitudinal du premier élément mobile, des seconds moyens pour mesurer les déplacements effectués au cours du mouvement transversal du second élément mobile et des moyens portés par les seconds moyens de mesure précités pour indiquer la position d'un objet sur le cliché initial à deux dimensions correspondant. 7. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un auvent situé et faisant saillie à lavant du système lenticulaire extérieur pour intercepter la lumière parasite extérieure. 8. - Procédé pour déterminer numériquement la profondeur d'une partie du corps d'un patient, qui doit être examinée médicalement, par rapport à un point de repère prédéterminé du corps du patient, destiné à être mis en oeure par l'appareil conforme à 1une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il consiste : à fixer préalablement un point de repère sur le corps du patient ; à radiographier le corps du patient à laide d'un tube à rayon X que l'on déplace entre plusieurs positions disposes sur une ligne horizontale ou à laide de plusieurs tubes à rayon X disposés en ces diverses positions, à une distance donne du point de repère précité : à mesurer l'espacement entre un premier point, correspondant au point de repère fixé sur le corps du patient, de chaque cliché, et un second point, correspondant à la partie à examiner du corps du patient, du même cliché ; à comparer les espacements ainsi obtenus sur les deux clichés pour déterminer leur différence suivant la direction transversale du cliché ; à déterminer numériquement la profondeur de la partie à examiner du corps du patient par rapport au point de repère fixé sur le corps du patient, à l'aide d'une formule dans lacuelle figurent la différence dgespacemen4- entre le premier et le second point précités, la distance donnée entre les clichés et le point de repère, la distance entre les différentes positions onnes dans lesquelles sont prises les radiographies et la distance entre le foyer des tubes à rayons X et le film r3diographique.