La présente invention concerne des dispositifs de contact électrique à liquide conducteur utilisables dans des commutateurs électriques manuels tels que des commutateurs à boutons-poussoirs, ou automatiques, tels que des relais électromagnétiques, ou encore des matrices de commutation, telles que celles utilisées en commutation téléphoniques, etc. Dans les commutateurs électriques les plus couramment utilisés, les dispositifs de contact électrique sont constitués par deux pièces métalliques bonnes conductrices de l'électricité, dont une est fixe et l'autre mobile, la pièce mobile étant déplacée jusqu a venir toucher la pièce fixe pour établir le courant entre les deux pièces, ou séparée de la pièce fixe pour interrompre le courant. Dans le cas d'un relais électromagnétique, la pièce mobile est reliée à l'armature du relais qui provoque ses mouvements de fermeture ou d'ouverture du contact.Four pouvoir être utilisé dans les systèmes de commutation téléphonique, un dispositif de contact doit répondre à un certain nombre d'exigences: il doit pouvoir interrompre ou établir un courant d'une façon nette, rapide, avec un résistance très élevée entre les deux éléments du contact quand celui-ci est ouvert, mais une résistance très faible et reproductible entre ces éléments quand le contact est fermé; ces propriétés doivent se maintenir pendant longtemps, de l'ordre de 20 ans; il doit pouvoir 8 subir un grand nombre de manoeuvres, de.I'ordre de 10 Or, on observe fréquenurient, dans ces dispositifs de contact à deux pièces métalliques, une dégradation accélérée des performances causée par un accroissement de la résistance entre les pièces quand le contact est fermé, la destruction partielle des surfaces de contact des pièces par érosion électrique et la tendance des pièces à se coller. En effet, quand ces dispositifs de contact sont à l'air libre, l'atmosphère environnante renferme, par exemple, des composés du soufre ayant une action corrosive sur les surfaces de contact. D'autre part, à l'ouverture du contact, des arcs brefs, mais intenses, se produisent d'une manière bien connue et entraient un érosion.Pour tenter de réduire ces défauts, on utilise, pour constituer les surfaces de contact, des métaux précieux, tels que l'argent, le palladium ou leurs alliages; par ailleurs on prévoit, quand cela est possible des circuits de protection contre les décharges trop intenses. Toutefois, ces solutions sont coûteuses et ne sont que partiellement efficaces. Afin d'améliorer les résultats des dispositifs de contact à deux pièces métalliques, on enferme les surfaces de contact des pièces dans des enceintes étanches à l'intérieur desquelles règne une atmosphère à composition contrôlée, le plus souvent à base d'azote et d'hydrogène, et débarassée des composés corrosifs. Dans certains dispositifs de contact de ce type, une partie de l'enveloppe constituant enceinte est déformable et joue le rôle d'une membrane permettant à partir d'un moyen extérieur à l'enceinte d'actionner la pièce mobile du contact, à l'intérieur de l'enceinte. Dans d'autres dispositifs du même type, l'enveloppe est indéformable, par exemple en verre, ce qui implique que les pièces soient, au moins partiellement, constituées par un matériau magnétique et élastique.De plus, leurs surfaces de contact sont revêtues d'or, puis de rhodium-ou de rhénium. Ces pièces de contact sont donc chères; elles exigent d'être manipulées dans des salles dites "blanches". Enfin, le scellement des pièces dans les enceintes nécessite des réglages très précis et des contrôles de fabrication rigoureux qui augmentent encore le coût de ces dispositifs de contact sous ampoule ou OSA. Pour améliorer les performances de ces dispositifs oeA fonctionnant à sec, on a développé des dispositifs où la surface de contact de l'une des pièces est recouverte de mercure liquide par capillarité ce qui, à la fermeture, assure un très bon contact électrique reproductible.Toutefois, ces dispositifs CSA à surface de contact mouillée sont encore plus chers que les dispositifs A secs et, surtout, ne peuvent fonctionner que dans une position déterminée car le mercure doit se rassembler à un emplacement convenable prédéterminé. D'autre part, les contacts actuellement utilisés et, particulièrement, les contacts A doivent être fabriqués, vérifiés et mis en place un par un. Or, dans beaucoup d'application, ils sont utilisés sous forme d'ensembles. Par exemple, dans les centraux de comn,utation téléphonique, on utilise des matrices de commutation qui regroupent des centaines de contacts sur une carte enfichable. Le temps d'assemblage des dispositifs de contact unitaires est important ce qui augmente le canut de ces matrices. Un objet de la présente invention consiste à prévoir des dispositifs de contact qui ne présentent pas, ou à un degré moindre, les inconvénients des dispositifs de contact connus mentionnés ci-dessus. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des dispositifs de contact étanches, ce qui les rend insensibles aux impuretés et aux composés polluants de l'atmosphère ambiante, ne nécessitant pas l'emploi de matériaux rares et chers, tels que des métaux précieux, utilisant un liquide c-onducteur de l'électricité baignant les surfaces de contact à la fermeture, afin d'assurer un résistance de fermeture à la fois faible, reproductible, très fiable et autorégénérée et ne nécessitant pas au montage de grande précision, ni de précaution exceptionnelle contre la pollution. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des dispositifs de contact capables de fonctionner dans toutes les positions. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un dispositif de contact qui permet de réaliser facilement et directement des assemblages comprenant un grand nombre de dispositifs de contact, tels que des matrices de commutation. Un autre objet de l'invention consiste encore à prévoir un dispositif de contact de dimensions réduites. Suivant une caractéristique de.l'invention, il est prévu un dispositif de contact électrique à liquide électriquement conducteur enfermé dans une enceinte étanche, ladite enceinte comportant deux compartiments séparés par une cloison en matériau électriquement isolant percée de conduits multiples la traversant de part en part, les deux compartiments étant remplis par un liquide électriquement conducteur ne mouillant pas le matériau de la cloison, le dispositif comprenant encore des moyens de commande de pression de liquide dans les deux compartiments, les pressions de liquide dans les deux compartiments et les sections des conduits multiples de la cloison étant, à l'état de repos desdits moyens de commande telles que l'effet de capillarité dans les conduits multiples empêche tout contact entre les liquides des deux compartiments en isolant électriquement les deux compartiments l'un de l'autre, tandis qu'à l'état de travail desdits moyens de commande, la pression de liquide augmentée dans un ou les deux compartiments entraîne une pénétration suffisante des liquides dans les conduits multiples pour que du courant électrique puisse passer d'un compartiment à l'autre. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens de commande de pression de liquide sont constitués par des parties déformables de la paroi de ladite enceinte et des moyens de commande de la déformation des parties déformables. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens de commande de pression de liquide sont constitués par des moyens de commande de la température des liquides des compartiments. Suivant une autre caractéristique, la cloison en matériau électriquement isolant est souple de manière à transmettre une augmentation de pression de liquide d'un compartiment à l'autre. Suivant une autre caractéristique, un des deux compartiments est supprimé et la face de ia cloison en matériau électriquement isolant non baignée par le liquide du compartiment maintenu est revêtu d'une couche éléctriquement conductrice assurant 1 'étanchéité des conduits, à l'état de repos desdits moyens de commande, la pression dans le compartiment maintenu étant insuffisante pour faire pénétrer sensiblement le liquide dans les conduits multiples et, à l'état de travail desdits moyens de commande, ladite pression étant suffisante pour que le liquide vienne, à travers les conduits multiples, en contact avec ladite couche électriquement conductrice. Les caractéristiques de la présente invention mentionnées ci-dessus ainsi que d'autres apparaitront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig, 1 est une vue schématique en coupe d'un premier exemple de réalisation d'un dispositif de contact suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue agrandie en coupe de la cloison du dispositif de la Fig. 1, quand celui-ci est à l'état de repos, la Fig. 3 est une vue agrandie en coupe de la cloison de la Fig. 2, quand le dispositif est à l'état de travail, la Fig. 4 est une vue schématique en coupe d'un second exemple de réalisation d'un dispositif de contact suivant l'invention, la Fig. 5 est une vue schématique d'un troisième exemple de réalisation, et la Fig. 6 est une vue très schématique d'un quatrième exemple de réalisation d'un dispositif de contact suivant l'invention. Le dispositif de contact de la Fig. 1 se compose d'un empilage de plaques 1 à 7 serrées les unes contre les autres par des moyens classiques de serrage, non montrés. Les plaques 1 à 6 sont percées de trous alignés pour former ensemble un réceptable fermé à une extrémité par la plaque 7 qui est pleine. Les plaques 4 et 7 sont en métal bon conducteur de l'électri- cité et reliées respectivement à des fils d'amenée de courant 8 et 9. Entre les plaques conductrices 4 et 7 sont comprises deux plaques 5 et 6 en matériau isolant. Entre les plaques 5 et 6 est coincée la périphérie d'une cloison souple 10 qui est percée de trous et qui s'étend perpendiculairement à l'axe du réceptacle. Entre les plaques 1 et 4 sont comprises les deux plaques 2 et 3 en matériau isolant.Entre les plaques 2 et 3 est coincée la périphérie d'une membrane 17 qui s'étend perpendiculairement à l'axe du réceptacle. Dans l'axe du réceptacle, au-dessus de la membrane 11, est suspendu un organe de commande 12 fonctionnant comme piston qui peut descendre dans le trou pour appuyer sur la membrane 11 ou être remonté pour libérer sa pression. Dans le réceptacle, la paroi 10 et la plaque 7 définissent un compartiment inférieur 13 rempli de mercure. Au-dessus du compartiment 13, ra paroi 10 et la membrane 11 définissent un compartiment supérieur 14 également rempli de mercure. Le matériau conducteur des plaques 4 et 7 doit être compatible avec le mercure. Dans l'exemple montré, ce métal peut être du fer. La plaque 1 est destinée à assurer une face rigide de serrage à une extrémité du dispositif, l'autre extrémité étant constituée par la plaque 7. Les plaques 2, 3, 5 et 6 sont en matériau isolant compatible également avec le mercure. Dans l'exemple montré, ce matériau isolant peut être du caoutchouc dont l'élasticité permet un excellent serrage des plaques assurant une bonne étanchéité du dispositif. La membrane 11 est par exemple en coutchouc, compatible avec le mercure. La cloison 10 peut être découpée dans un tissu à mailles suffisamment fines pour constituer les trous, qui soit compatible avec le mercure, mais non mouillé par lui, et qui soit isolant électriquement. Dans l'exemple décrit, le tissu peut être de la soie. A l'état de repos du dispositif, l'organe 12 n'appuie pas sur la membrane 11. Donc la pression de liquide qui règne dans les compartiments 13 et 14 est celle du remplissage deces compartiments par mercure. La pression, au niveau de la cloison 10, est telle que, comme le montre la Fig. 2, le mercure de 13 ne rejoigne pas, à travers les mailles de la cloison 10, le mercure de 14. Cela est possible car on a choisi les mailles de la cloison 10 suffisamment fines pour que les forces de capillarité s'opposent à la pénétration du mercure dans les trous ou conduits constitués par les mailles. A l'état de travail du dispositif, l'organe 12 appuie sur la membrane 11 avec une force telle que la pression qui règne maintenant dans les compartiments 13 et 14, en particulier au niveau de la cloison 10, est suffisante pour que le mercure de 13 rejoigne le mercure de t4, à travers les mailles, comme le montre la Fig. 3. A noter que la cloison 10 en tissu est supposée souple et donc transmet l'augmentation de pression du compartiment 14 au compartiment 13.Comme le mercure de 14 est en contact électrique avec la plaque 4 et que le mercure de 13 est en contact avec la plaque 7, du courant électrique peut maintenant passer du fil 8 au fil 9, Quand l'organe 12 remonte à son état initial, la pression dans les compartiments 13 et 14 diminue à nouveau et les forces de capillarité expulsent le mercure des mailles de la cloison 10. On retrouve donc-l'état indiqué à la Fig. 2. Le courant ne peut plus passer du fil 8 au fil 9. Ainsi le dispositif de la Fig. 1 remplit les fonctions d'un contact électrique. A noter que, quand ce contact est fermé, la liaison électrique par le mercure à travers les mailles a évidemment une très faible résistance. La résistance du contact ouvert est définie par les caractéristiques du matériau isolant constituant la paroi.La distance entre les surfaces du mercure de 13 et du mercure de 14 dépend, au repos, des dimensions des mailles de la cloison. il apparat nettement que le dispositif de contact de la Fig. 1 répond aux objectifs mentionnés dans le préambule de la description. En effet, il est d'un fonctionnement sur car aucun déréglage n'est possible: la poussée de I 'organe 12 provoque obligatoirement la fermeture du contact et l'absence de poussée , l'ouverture, quelle que soit la position du dispositif. Le dispositif peut avoir un faible encombrement car le contact lui-même n' occupe qu'un trou de quelques millimètres de diamètre et de longueur, par exemple. Le dispositif est facile à fabriquer car il est constitué par un simple empilage d'éléments peu coiteux , sans précision critique d'assemblage. La qualité et la fiabilité du contact sont bonnes car, l'expérience des contacts mouillés au mercure l'a montré, le mercure assure un contact particulièrement bon et su^ De plus, dans le dispositif de l'invention, le contact s'effectue' entre deux surfaces de mercure ce qui apporte encore des avantages. Enfin, étant donné que le dispositif est étanche, aucune pollution extérieure ne peut altérer la qualité du contact. Dans le cas où le tissu de la cloison 10 n'est pas capable d'assurer, au repos, une séparation électrique suffisante, notamment quand on désire utiliser le dispositif pour la commutation de tensions élevées, la cloison 10 peut être constituée par une pastille en matériau isolant plus épaisse que le tissu, soit par exemple une pastille de matériau isolant poreux. Une telle capsule rigide ne peut transmettre la pression de liquide du compartiment 14 au compartiment 13. il faut alors que l'organe 12 dévelope une poussée suffisante sur la membrane i1 pour que l'augmentation de la pression dans 14, quand le dispositif est au travail, provoque la traversée complète de la cloison 10 par le mercure de 14. il faut bien comprendre que la pression pour laquelle le liquide peut pénètrer dans les pores ou mailles de la cloison ne dépend, en principe, que de la section de ces pores ou mailles. Ainsi, au-delà de cette pression, le liquide pénètre, mais pour qu'il remplisse les pores ou mailles afin d'établir le contact voulu, il faut que la paroi déformable déplace un volume suffisant de liquide. il est possible, à titre de variante, de prévoir une structure de dispositif de contact qui soit entièrement symétrique par rapport à la cloison 10, un second organe de commande agissant sur la pression dans le compartiment 13. La Fig. 4 montre une autre variante du dispositif de la Fig. 1, dans laquelle est prévue une plaque 15 pourvue, sur sa face supérieure, d'électrodes 16.1, 16.2, ..., elles-mêmes reliées électriquement à des conducteurs d'amenée de courant 17.1, 17.2, ... . Au-dessus de chaque électrode, sont disposées des pastilles en matériau isolant poreux 18.1, 18.2, ... . Au-dessus de la plaque 15 est fixée, par exemple par collage, une seconde plaque 19, percée de trous 20.1, 20.2, ...; correspondant aux pastilles 18.1, 18.2, ... . Dans les trous 20.1, 20.2, ..., on introduit du mercure, puis on pose sur l'ensemble une troisième plaque 21 également percée de trous 22.1, 22.2, ..., correspondant aux trous 20.1, 20.2, ... .Entre les trous 20 et 22 se trouvent respectivement des membranes étanches et souples 23.1, 23.2, ..., qui ont été préalablement fixées sur la plaque 21 et qui ont, au moins, leurs faces tournées vers le mercure, conductrices afin de pouvoir jouer le rôle de secondes électrodes dans chaque contact. Les parties conductrices de ces membranes sont reliées électriquement à des conducteurs d'amenée de courant 24.1, 24.2, ..., préalabledéposés sous la plaque 21 suivant une technique du type circuit imprimé. Le collage de la plaque 19 sur la plaque 15 et sur les surfaces adjacentes des pastilles 18.1, 18.2, etc., assure l'étanchéité de chaque dispositif de contact élémentaire. Les électrodes 16.1, 16.2, etc., ont une surface légèrement supérieure à la section des pastilles 18.1, 18.2, etc., et peuvent être ainsi que les conducteurs 17.1, 17.2, etc., déposées sur la plaque 15 suivant une technique du type circuits imprimés. il est bien évident que les épaisseurs de ces électrodes et conducteurs sont comparativement très exagérées à la Fig. 4. Les membranes 23.1, 23.2, etc., servent à la fois au passage du courant et, par leurs dgformations, à mettre le mercure des trous 20.1, 20.2, etc., solls pression.Le système est complété par des organes de commande, non représentés, disposés en face ou dans les trous 22.1, 22.2, etc., d'une manière analogue à 12, Fig. 1. On va décrire le fonctionnement du système de la Fig. 4 en ne considérant à titre d'exemple qu'un seul contact élémentaire. Au repos, la pression dans le compartiment 20.1 est insuffisante pour que le mercure entre dans les pores du matériau de la pastille 18.1. Donc le courant ne peut passer entre 24.1 et 17.1, par 23.1, le mercure, la pastille et l'électrode 16.1. Au travail, la membrane poussée augmente suffisamment cette pression pour que le mercure atteigne l'électrode 16.1, à travers les pores de la pastille 18.1. Donc le courant peut passer. En pratique, la nature des membranes 23.1, 23.2, etc., dépend de la nature de l'organe de commande qui leur èst associé. Cet organe peut, par exemple, être mû, comme un bouton-poussoir, par un effort manuel et la membrane peut alors être en une matière plastiquedont la face inférieure est métallisée. Si bon veut agir sur la membrane par effet électrostatique, la matière plastique de ia membrane peut être du type dit "électret" et obeir au champ électrique d'une électrode de commande descendue dans le trou correspondant 22.1, etc. Si l'on veut agir sur la membrane par effet électromagnétique, celle-ci peut être une feuille souple d'acier et le trou correspondant 22.1, etc., est occupé par un électro-aimant.Dans ce cas1 au repos de ltélectro-aimant l'élasticité de la membrane, convenablement préformée, fournit au mercure la pression suffisante pour fermer le contact, tandis qu'au travail de ltéléctro- aimant, l'attraction de la membrane provoque le relâchement du contact. Les membranes peuvent également être actionnées par la pression d'un fluide délivré dans le trou 22.1, etc., correspondant par des conduites appropriées. Le matériau des pastilles 18.1, 18.2, etc., peut être un matériau du type matière organique et notamment du type matière organique polymérisée. Toutefois, si l'on demande au dispositif de contact une bonne tenue en température, il est préférable d'utiliser des substances minérales, telles que des céramiques ou des verres. Les pastilles peuvent être, après avoir choisi le matériau convenable, fabriquées-à partir du matériau en poudre qui est pressé, puis fritté à la température et à la pression voulues pour obtenir une porosité déterminée. Pour obtenir un dispositif de contact à commutation rapide, on peut prévoir une pastille où le trajet moyen que doit parcourir le liquide conducteur soit court, ce qui conduit alors à réduire l'épaisseur de la pastille et même à utiliser une plaque mince perforée ou encore une pièce de tissu en matière organique ou en fibre de verre ou de silice, etc. Dans le cas d'une pastille relativement épaisse, les trajets sont relativement longs, par exemple pour que le mercure de 20.1 atteigne l'électrode 16.1 à travers la pastille 18ru. Par ailleurs, à la rupture du contact, par abaissement de la pression dand 20.1, le mercure se retire des canaux ou conduits de 18.1. Par ailleurs, quand les canaux ou conduits d'une pastille sont libres de mercure, ils peuvent être soit vides, soit contenir un gaz. De préférence, ce gaz est de l'hydrogène. Donc, dans ce cas, dans la préparation du dispositif de contact, il faut avant l'introduction du mercure dans les trous 20.1, 20.2, etc., prévoir d'y faire le vide, puis d'introduire le mercure en atmosphère dthydrogène et, enfin, de fermer les trous d'une manière étanche au moyen des membranes 23.1, 23.2, etc. En fonctionnement, quand le mercure pénètre dans la pastille frittée, l'hydrogène se trouve refoulé dans les pores les plus petits où le mercure ne peut entrer sous ia pression considérée. A l'ouverture du contact, la détente de l'hydrogène contribue, en plus des forces capillaires, à l'expulsion du mercure, accélérant ainsi 'ouverture. Par contre il faut prévoir une pression plus importante pour assurer la fermeture du contact. il est bien entendu que l'on peut choisir d'autres gaz que l'hydrogène, toutefois ce dernier présente l'avantage de favoriser les contacts anx,mercure. A la Fig. 5, on a représenté schématiquement une variante des exemples de réalisation déjà décrits, dans laquelle il est prévu un empilage de trois plaques isolantes 25, 26 et 27, serrées ensemble par des moyens de serrage non montrés. Les plaques 25 et 26 comportent des trous alignés-qui les traversent, tandis que la plaque 27 comporte un trou borgne aligné avec les autres et communiquant avec deux creux 28 et 29 qui sont séparés l'un de l'autre. Au fond du trou de 27, est logé une pastille poreuse 30, analogue à une pastille 18 de la Fig. 4. Les fonds latéraux des creux 28 et 29 sont revêtus de couches métalliques séparées 31 et 32 qui sont prolongées vers l'extérieur entre les plaques 26 et 27. Les creux 28 et 29 sont remplis de mercure par des canaux 33 et 34 qui sont ensuite bouchés hermétiquement. Le volume défini par une membrane 35, semblable à une membrane 23 de la Fig. 4, et la pastille 30 est également rempli de mercure. La membrane 35 est métallique. Au repos, la pression du mercure sous la membrane 35 est insuffisante pour qu'il-pénètre dans les pores de la pastille 30. Donc, il n'y a pas de possibilité de passage de courant électrique entre la membrane 35 et les couches métalliques 31 et 32. Au travail,la membrane 35, enfoncée, augmente la pression du mercure au-dessous d'elle, ce qui entraîne la pénétration si bien que ce mercure vient en contact avec ceux des creux 28 et 29. Le courant peut alors passer entre les diverses cavités. Quand la membrane 35 n'est pas métallique, au repos, le courant ne passe pas entre 28 et 29, mais par contre1 au travail de 35, le courant peut passer. Ainsi, la variante de la Fig. 5 montre que le dispositif de contact, suivant l'invention, peut revêtir de multiples formes. A la Fig. 6, on a représenté schématiquement une autre variante de dispositif de contact, qui se distingue de ceux qui viennent d'être décrits, par le moyen mis en oeuvre pour augmenter la pression de mercure. Dans cette variante, le dispositif comprend deux compartiments 36 et 37, remplis de mercure et séparés 11un de l'autre par une cloison poreuse 38. -Les parois des compartiments sont rigides. Le compartiment 36 est relié à un fil 39 tandis que le compartiment 37 est relié à un fil 40. De plus, dans le compartiment 36 est logée une résistance électrique 41 reliée à des conducteurs électriques. L'enveloppe de la résistance 41 est isolante électriquement, mais conductrice de la chaleur. Au repos, aucun courant ne passe dans la résistance 41 et la pression de mercure dans le compartiment 36 est insuffisante pour que le mercure pénètre dans les pores de la cloison 38. Quand on fait passer du courant dans 41, la chaleur dégagée par la résistance vaporise une partie du mercure de 36 et la pression augmente dans 36 ce qui a pour effet de faire pénétrer le mercure dans la cloison 38. Le courant peut alors passer de 39 à 40. Pour limiter la pression dans 36, on peut limiter le courant dans 41, une fois le contact établi, et prévoir une perte de chaleur limitant la température. Quand on coupe le courant dans 41, cette perte réduit progressivement la température dans 36 et la pression y revient à son état initial. A noter qu'au-dessus du mercure de 36, on peut ajouter un liquide différent, séparé du mercure par une cloison poreuse et plus facile à chauffer, la résistance 41 étant logée dans ce liquide différent. L'augmentation de pression dans ce liquide se transmet alors au mercure et l'on retrouve le fonctionnement précédent. Jusqu'ici, on n, a considéré dans les exemples de réalisation décrits que le mercure comme liquide conducteur capable d'établir le contact électrique proprement dit. Toutefois, d'autres liquides peuvent être envisagés, tels que des électrolytes ou des métaux ou alliages métalliques liquides à la température de fonctionnement prévue pour le dispositif de contact. Les électrolytes présentent l'inconvénient de subir des modifications physicochimiques qui risquent de raccourcir la durée de vie du dispositif; toutefois, dans certaines applications, ces modifications peuvent être mises à profit. Parmi les métaux et alliages métalliques liquides, il est bien évident que pour une température de fonctionnement normale, aux environs de 200 C, le mercure est le métal le plus approprié. Toutefois, des alliages contenant de l'indium, du gallium ou du thallium peuvent également convenir. Ainsi, l'amalgame de mercure renfermant 8,5 % de thallium permet d'atteindre des températures aussi basses que -60 C. Par contre, quand la température de fonctionnement est nettement supérieure à l'ambiante, on peut utiliser d'autres métaux, tels que par exemple l'étain, le matériau de la paroi isolante pouvant être de l'alumine frittée.Il est alors possible d'utiliser le contact entre 250 et 1500 C. REVENDICATIONS 1) Dispositif de contact électrique à liquide électriquement conducteur enfermé dans une enceinte étanche, caractérisé en ce que ladite enceinte comporte deux compartiments séparés par une cloison en matériau électriquement isolant percée de conduits multiples la traversant de part en part, les deux compartiments étant remplis par un liquide électriquement conducteur ne mouillant pas le matériau de la cloison, le dispositif comprenant encore des moyens de commande de pression de liquide dans les deux compartiments, les pressions de liquide dans les deux compartiments et les sections des conduits multiples de la cloison étant, à l'état de repos desdits moyens de commande telles que l'effet de capillarité dans les conduits multiples empêche tout contact entre les liquides des deux compartiments en isolant électriquement les deux compartiments l'un de l'autre, tandis qu'à l'état de travail desdits moyens de commande, la pression de liquide augmentée dans un ou les deux compartiments entraîne une penétration suffisante des liquides dans les conduits multiples pour que du courant électrique puisse passer d'un compartiment à l'autre. 2) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce -que les moyens de commande de pression de liquide sont constitués par des parties déformables de la paroi de ladite enceinte et des moyens de commande de la déformation des parties déformables. 3) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce. que les moyens de commande de pression de liquide sont constitués par des moyens de commande de la température des liquides des compartiments. 4) Dispositif suivant-l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cloison en matériau électriquement isolant est souple de manière à transmettre une augmentation de pression de liquide d'un compartiment à l'autre. 5) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce un des deux compartiments est supprimé et la face de la cloison en matériau électriquement isolant non haignée par le liquide du compartiment maintenu est revente d'une couche électriquement conductrice assurant l'étanchéité des conduits, à l'état de repos desdits moyens de commande, la pression dans le compartiment maintenu étant insuffisante pour faire pénétrer sensiblement le liquide dans les conduits multiples et, à l'état de travail desdits moyens de commande, ladite pression étant suffisante pour que le liquide vienne, à travers les conduits multiples, en-contact avec ladite couche électriquement conductrice. 6) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3 ou 5, caractérisé en ce que le matériau electriouement isolant de ladite paroi est poreux, les pores du matériau constituant lesdits conduits multiples. 7) Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le matériau électriquement isolant est fabriqué par frittage d'une poudre. 8) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la cloison en matériau électriquement isolant est une feuille percée de trous qui constituent lesdits conduits. 9) Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le matériau de ladite feuille est un tissu ou est obtenu par tissage. 10) Dispositif suivant la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que le matériau est constitué de fibres de substance minérale. 11) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que ledit liquide électriquement conducteur est de nature métallique. 12) Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que ledit liquide est du mercure. 13) Dispositif suivant l'une des revendications 5, 6, 7, 11 et 12, caractérisé en ce qu'en l'absence de liquide dans les conduits multiples, ceux-ci contiennent un gaz. 14) Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le gaz est de l'hydrogène et le liquide électriquement conducteur du mercure. 15) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que ladite enceinte est constituée par un empilage de plaques percées de trous coaxiaux limitant latéralement les compartiments, la cloison étant située en travers du canal constitué par les trous avec ses bords pincés entre deux plaques, tandis que ledit canal est fermé à ses deux extrémités par des membranes, dont les bords sont pincés entre deux des plaques, ces membranes constituant- les parties déformables de ladite enceinte. 16) Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce ou'une des membranes est remplacée par un fond rigide. 17) Dispositif suivant les revendications précédentes, caractérisé en ce que la cloison est suffisamment épaisse pour contenir au moins le volume de liquide conducteur d'au moins 1 contact.