l'invention concerne les techniques de durcissement des organes de machines par modificatinn des propriétés physiques du métal dont ils sont conqWtués, obtenue en lui faisant subir une déformation plastique, notamment les procédés de durcissement de la denture des roues dentées et les dispositifs pour la mise en oeuvre de ces procédés. L'invention peut être appliquée avec un maximum d'efficacité au durcissement de la denture de roues qui, en cours de fonctionnement, subissent essentiellement des charges dans un seul sens. Actuellement on utilise largement des procédés de durcissement d'organes de machines, fondés sur la déformation plastique du métal de la pièce à durcir. En réglée générale, la déformation plastique du métal nta pas pour but, dans ce cas, le formage des pièces, mais seulement le changement des propriétés physiques du métal. 'les propriétés physiques du métal subissant des changements au cours d'un tel traitement sont sa limite élastique, sa charge à la rupture, sa dureté, sa macrostructure et ses contraintes internes. On sait que la déformation plastique d'un métal ayant la faculté de durcir provoque une élévation de sa limite élastique, de sa charge à la rupture et de sa dureté par rapport à leurs valeurs initiales. En outre, si au cours de la déformation plastique ou élastoplastique, une section quelconque de la pièce se trouve dans un état de contrainte irrégulière, après enlèvement de la charge apparaissent dans cette section des contraintes résiduelles dues aux différents taux de déformation des différentes parties de la section. Parmi les modes de durcissement les plus répandus, exploitant les phénomènes physiques indiqués, figure le mode de déformation plastique de la surface des pièces, dit "écrouissage superficiel". Notamment, on contact très bien des procédés de durcissement de la denture de roues par déformation plastique du métal superficiel de la denture. Une telle déformat ion plastique est exécutée en projetant de la grenaille sur la surface à durcir, ou Ûien en la moletant. Un tel traitement améliore les caractéristiques de résistance de la couche superficielle de la denture et crée dans cette couche des contraintes résiduelles dont les emplacements sont favorables et qui augmentent la capacité de charge de l'ensemble de la denture. Dans l'un des procédés connus, le durcissement est réalisé par écrouissage superficiel de la denture de roue, obtenu en faisant subir au métal une déformation plastique suivant tout le profil de la denture par coulage de cyclindres dentés. La déformation plastique du métal est obtenue dans ce cas par déplacement préalable radial des cylindres dentés positionnés avec un serrage déterminé correspondant aux taux de durcissement nécessaire. Au cours de l'engrènement, la denture des cylindres fait subir au métal une déformation plastique suivant le profil de la denture de roue à durcir; le métal est ainsi écroui superficiellement, ce qui élève ses caractéristiques de résistance. Be durcissement de la denture des roues par déformation plastique est réalisé, par exemple, au moyen du dispositif faisant l'objet du Certificat d'auteur d'invention URSS nO 158 911, classe 18c, 1/80 (C.I.B; c21) et comprenant un système moteur et un bati sur lequel sont montés un mécanisme exécutant la déformation plastique et un système pour la fixation de la roue dentée à durcir. Be mécanisme exécutant la déformation plastique est réalisé sous la forme d'un corps dans lequel sont montés les cylindres dentés, disposés sur des axes à excentrique et pouvant se déplacer verticalement avec ledit corps, ainsi que radialement grâce à la rotation des axes à excentrique Be durcissement de la roue dentée a lieu sous l'action du serrage de la denture des cylindres contre sa propre denture. Dans ce procédé connu, le durcissement du métal de la denture a un caractère superficiel et ne se propage qu'à une profondeur limitée, ne dépassant pas, par exemple, 3 mm pour une denture de roue pour laquelle m = 10 ou Il mm. Il en résulte que la profondeur à laquelle se situent les contraintes résiduelles de compression ne dépasse pas 0,7 mm dans l'exemple considéré, aussi n'ont-elles qutuq falble influence sur la distribution des contraintes dans la denture des roues quand celle-ci est soumise à la charge de travail. 'les cylindres actifs du mécanisme exécutant la déformaUior plastique dans le dispositif connu n'assurent la déformation plastique que d'une fine couche de métal de la denture; il s'ensuit que l'amélioration des caractéristiques de résistance du métal et les contraintes résiduelles de compression dans la couche durcie n'ont qu'un effet insignifiant sur l'accroissement de la résistance à la flexion de l'ensemble des dents. 'les tentatives faites pour augmenter la profondeur de la couche durcie par augmentation du serrage de la denture des cylindres actifs contre la denture de la roue à durcir n' ont pas donné les résultats escomptés, car elles ont provoqué un écaillage du métal, dss au durcissement superficiel excessif de celui-ci. Il convient de noter que la profondeur de l'emplacement des contraintes résiduelles de compression et le caractère de la distribution de ces contraintes ont une influence décisive sur la résistance à la flexion des dents de la roue. Toutefois, les procédés de durcissement existants ne permettent pas de créer une distribution des contraintes telle, que lorsque la charge de travail agit les contraintes dans le métal soient distribuées d'une façon suffisamment uniforme dans toute la section critique. Be caractère de la distribution des contraintes résiduelles obtenue dans les procédés de durcissement connus est tel, que dans B section critique de la dent les contraintes maximales dues à l'action de la charge de travail se situent dans la couche proche de la couche superficielle, tandis que le métal du coeur ne participe que très faiblement à la réceptionde la charge de travail (il ne travaille pratiquement pas). Be but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. Il s'agissait donc de créer un procédé de durcissement de la denture des roues dentées et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui permettraient d'exécuter l'écrouissage à coeur du métal des dents dans leur section critique, afin d 'augmenter la profondeur du durcissement ainsi que la valeur et la profondeur de l'emplacement des contraintes résiduelles de compression, ce qui se traduirait en définitive par une augmentation importante de la résistance à la flexion des dents des roues. La solution consiste en un procédé de durcissement des dentures de roues par déformation plastique,dans lequel, d'après l'invention, la déformation plastique consiste en une flexion des dents dans le sens correspondant à celui de la charge de travail. Grâce au fait que les dents de la roue à durcir sont soumises à une flexion faisant apparaître au sein du métal des contraintes supérieures à sa limite élastique et de même signe que celles dues à la charge de travail, on obtient dans la section critique des dents des contraintes résiduelles de valeur importante, qui sont situées à une grande profondeur et ont une influence marquée sur la redistribution des contraintes sous l'action de la charge de travail, ce qui, au cours du travail des roues dentées, confère au métal de leurs dents un état énergétique plus avantageux dans toute la section critique y compris le coeur. En outre, la déformation plastique de flexion permet d'écrouir le métal des dents sur une partie plus grande de la section critique, ce qu'aucun des procédés de durcissement connus ne permet de réaliser. Il est avantageux, avant la flexion des dents, de soumettre leurs surfaces actives à un t raitement thermique grâce auquel la dureté totale de la surface de chaque dent dans la zone de coïncidence de la couche trempée et de la couche écrouie varie uniformément suivant la hauteur de la dent. Une telle solution assure à la denture des roues une haute résistance de contact et exclut en même temps toute concentration supplémentaire des contraintes qui, autrement, pourrait résulter de l'absence d'une diminution de la dureté dans la zone de coïncidence de la couche trempée et de la couche écrouie. Il est aussi avantageux de soumettre la surface des dents, simultanément avec la flexion ou après celle-ci, à un chauffage suivi d'un refroidissement sous charge. Une telle solution permet a) dans le cas d'un traitement thermique exécuté simultanément avec la flexion, de conférer une haute résistance de contact à la denture des roues en aciers au carbone ou cémentables; b) de durcir la denture des roues en aciers au carbone ou cémentables ayant été trempées à coeur jusqu'à l'obtention d'une haute dureté, -ou ayant subi un traitement chimico-thermique complet par abaissement de la limite élastique du métal dans la zone des congés des dents au cours du chauffage accompagnant le traitement thermique; c) dans le cas d'un traitement thermique exécuté après la flexion (selon les exigences technologiques concrètes), d'assurer une haute résistance de contact et d'accroître la résistance à la flexion grâce au traitement thermomécanique de la zone des congés des dentures des roues dont le métal n'a pas subi de traitement thermique après le fraisage. Be dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de durcissement de la denture de roues dentées par déformation plastique de flexion dans le sens correspondant à celui de la charge de travail, est du type comprenant un båti sur lequel est monté un mécanisme exécutant la déformation plastique, un système pour la fixation de la roue à traiter et une commande de déplacement relatif dudit mécanisme et de ladite roue dentée, et est caractérisé, suivant l'invention, en ce que le mécanisme exécutant la déformation plastique est constitué par un anneau comportant sur sa surface intérieure au moins une saillie en forme de dent qui, au cours des déplacements relatifs de l'anneau et de la roue dentée à traiter montée coaxialement à l'intérieur de cet anneau sur un dispositif de fixation, agit à tour de rôle sur les dents de ladite roue suivant leur longueur, en les fléchissant. Une telle solution permet de soumettre les dents de la roue à traiter à un moment fléchissant(appelé plus lon "charge de traitement") faisant apparaître au sein du métal des dents de la roue des contraintes de flexion plus importantes que la limite élastique et de même sens que la contrainte due à la charge de travail. Il est avantageux de réaliser chaque saillie de l'anneau sous la forme d'un élément de charge distinct, encastré- dans une rainure longitudinale correspondante ménagée dans la surface intérieure de l'anneau, la position dudit élément de charge pouvant être réglée par déplacement suivant une normale à la surface à traiter des dents de la roue. Une telle solution permet de réduire les exigences relatives à la précision de fabrication du mécanisme de déformation plastique et de compenser l'erreur de géométrie de la roue dentée à traiter en règlant, par déplacement, la position des éléments de charge. Pour traiter des roues à dents de forme longitudinale courbe, les éléments de charge peuvent être constitués longitudinalement par au moins deux parties distinctes formant une surface courbe. Une telle solution permet de distribuer uniformément la charge de traitement suivant la longueur de la dent, ce qui est difficile à réaliser à l'aide d'un élément de charge monobloc. Pour que le mécanisme exécutant la déformation plastique remplisse simultanément les fonctions d'un inducteur réchauffant la roue dentée à traiter, on réalise dans son anneau une rainure radiale débouchante dans laquelle on place un élément intercalaire, et, à l'aide de barres conductrices, on raccorde les zones séparées par ladite rainure, adjacentes à celle-ci, à une source de courant haute fréquence, la surface intérieure de l'anneau ayant alors la forme des dents de la roue à traiter. Une telle solution permet d'exécuter, simultanément avec la flexion ou après celle-ci, un chauffage de la surface des dents, puis son refroidissement sous charge. Il est avantageux de réaliser les barres conductrices d'une seule pièce avec l'anneau et de les utiliser pour sa suspension, ainsi que de monter dans une rainure ménagée dans 7e bâti du dispositif des mors mobiles qui fixent l'anneau sur le båti au moment de l'application de la charge provoquant la déformation plastique. Pour mieux expliquer l'essentiel de l'invention, deux exemples concrets ais non limitatifS de mise en oeuvre du procédé de durcissement de la denture de roues dentées à l'aide du dispositif proposé sont décrits dans ce qui suit, avec références aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un premier mode de réalisation du dispositif pour le durcissement de la denture des roues par le procédé proposé (avec arrachements partiels); - la figure 2 est une vue en coupe suivant II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue développée de la rainure du mécanisme de déformation plastique de la denture de roues à dents courbes; - la figure 4 est l'épure des contraintes normales auprès de la base dune dent de roue, dues : A : à l'action de la charge fléchissante (de traitement) B : aux contraintes résiduelles; C : à la charge de travail admissible pour une dent durcie par le procédé proposé; C': à la charge de travail admissible pour une dent non durcie; D : aux contraintes totales; - la figure 5 représente un autre mode de réalisation du dispositif de durcissement par le procédé proposé, avec mise en oeuvre d'un traitement thermique. Be dispositif faisant l'objet de l'invention comprend un båti 1 (figure 1) sur lequel sont montés : un mécanisme 2 exécutant la déformation plastique, un système 3 pour la fixation de la roue à durcir 4 et une commande hydraulique 5 pour la rotation de la roue 4 par rapport au mécanisme 2. Le bâti 1 est une plaque métallique douée d'une robustesse suffisante pour encaisser les charges de traitement. Be mécanisme 2 exécutant la déformation plastique est réalisé sous la forme d'un anneau cylindrique 6 qui est fixé verticalement sur le båti 1 du dispositif à l'aide d'un montant 7. L'anneau 6 comporte sur sa surface intérieure des saillies en forme de dents constituées par des éléments de charge 8 rapportés, montés dans des rainures longitudinales 9 (figure 2) correspondantes équidistantes ménagées suivant la circonférence intérieure de l'anneau 6. 'les rainures 9 ont une section droite de forme rectangulaire, etla valeur de leur pas est un multiple de celle des dents 10 de la roue à traiter 4. Le paroi arrière il de chaque rainure 9 est inclinée, et la section longitudinale de chaque élément de charge 8 est en forme de coin permettant le réglage de sa position par déplacement suivant une normale à la surface à durcir des dents 10 de la roue 4. La surface 12 de l'élément de charge 8 destinée à agir sur la dent 10 de la roue 4, a une forme bombée assurant un contact linéaire entre elle et la surface à durcir de la dent 10. Dans le cas de durcissement de dents 10 droites à développante de cercle, la surface 12 a une forme cylindrique. Si les dents 10 de la roue à traiter 4 ont une forme longitudinale courbe, il est souvent diffieile de confectionner un élément de charge 8 monobloc assurant le contact linéaire nécessaire à une distribution uniforme de la charge suivant toute la longueur de la dent 10. Dans de tels cas, chaque élément de charge peut être constitué longitudinalement par plusieurs parties distinctes 13 (figure 3), dont les surfaces actives 14 forment une surface courbe contactant la surface à durcir de la dent de roue. Be dispositif 3 (figure 1) pour la fixation de la roue à traiter 4 comprend deux montants 15 fixés sur le bâti 1, de part et d'autre des tranches de l'anneau 6 du mécanisme 2, et portant un arbre cannelé horizontal 16 monté sur lesdits montants à l'aide de roulements 17. C'est sur l'arbre 16, disposé dans l'axe de l'anneau 6, qu'est montée la roue dentée 4 à durcir. Sur les bouts de l'arbre 16 qui dépassent des montants 15 sont fixés des bras 18 reliés l'un à l'autre par une barre 19, laquelle est à son tour reliée par une bielle 20 à la tige 2i du vérin 22 de la commande hydraulique 5. Celle-ci fait tourner l'arbre 16 conjointement avec la roue 4 par rapport à l'anneau 6. Une conduite 23 relie le vérin 22 à la source d'huile (non représentée) alimentant la commande 55 Be dispositif proposé peut être aussi realisé de manière que la roue à durcir 4 soit maintenue fixe, et que le déplacement relatif soit imprimé au mécanisme de déformation plastique. Be dispositif de l'invention fonctionne de la façon suivante. On engage la roue dentée à durcir 4 sur l'arbre cannelé 16. On engage les bouts de l'arbre cannelé 16 avec les roulements 17 dans les alésages correspondants des montants 15, et la roue 4, dans l'anneau 6 du mécanisme 2. Ceci fait, on place dans les rainures 9 de l'anneau 6 les éléments de charge 8 en les introduisants à partir de l'une des tranches de l'anneau, et on règleleur position en les déplaçant suivant des normales aux surfaces à durcir des dents 10 respectives de la roue 4, afin de distribuer uniformément la charge de traitement (fléchissante) sur toutes les dents à durcir 10 simultanément. Ensuite on met en marche la commande 5. La tige 21 du vérin 22 déplace à l'aide de la bielle 20 la barre 19, laquelle fait tourner les bras 18, dans le sens de la flèche "E", d'un angle c (figure 1). Be sens de rotation doit concorder avec le sens de la charge de travail principale qui s'exercera sur la roue 4. l'arbre 16 portant la roue 4 tourne alors conjointement avec les bras 18 par rapport à l'anneau 6. Au cours de cette rotation, les éléments de charge 8 de l'anneau 6 agissent sur les dents 10 de la roue 4, en les soumettant à une déformation plastique de flexion dans le sens de la charge de travail principale; il en résulte un écrouissage à coeur du métal des dents 10 dans la zone de leur section critique. L'angle G de rotation de la roue 4 par rapport à l'anneau 6 est choisi en fonction des paramètres géométriques de la roue à traiter 4 et des caractéristiques du métal des dents 10. Par exemple, pour une roue à denture droite dont le module m = 10 mm et le nombre de dents Z = 17, et qui est constituée par un acier contenant jusqu'à 1 % de chrome et 0,4 % de carbone et trempé jusqu'à une dureté Rockwell HRc = 38 cet angle est de 0,25 O. Lorsque l'angle prescrit de rotation de l'arbre cannelé 16 est atteint, le dispositif s'arrête automatiquement. On met les éléments 8 venant d'appliquer la charge dans une position où ils ne contactent plus les dents traitées 10. Ensuite, on déplace pour le réglage le groupe suivant d'éléments 8 et on répète le cycle de durcissement. te nombre de dents 10 à soumettre simultanément au traitement est déterminé par des considérations de construction, et est choisi en fonction de la résistance mécanique des organes du dispositif. Par suite du traitement des roues dentées par le procédé proposé, le métal de leur denture subit un décrouissage à coeur, à une profondeur h de sa section (épure A de la figure 4). En outre, au sein de la dent durcie apparaissent des contraintes résiduelles (épure B de la figure 4) permettant de transmettre une charge déterminée par la valeur [ (épure C de la figure 4) point X, car à droite et à gauche de ce point la composante variable des contraintes totales sollicitant le métal en extension sous l'action de la charge de travail-a une valeur absolue plus petite qu'au point K. les contraintes résiduelles engendrées par le traitement se répartissent suivant la section de la dent de telle façon qu'elles exercent une influence avantageuse sur la redistribution des contraintes sous l'action de la charge de travail (épure D de la figure 4), ce qui se traduit par une augmentation de la valeur [# max] H à la valeur [# max] y de la contrainte admissible de fatigue sous flexion épures C et C' de la figure 4). 'les caractéristiques comparatives de roues dentées traitées par le procédé connu et par le procédé proposé pour accroître la résistance à la flexion de leur denture sont résumées dans le tableau 1 ci-après. Ce tableau concerne dés-roue dentées de module m = 10 mm, en acier cémentable contenant jusqu'à 1 % de chrome et 0,2 % de carbone, durcies par le procédé faisant l'objet de l'invention. Pour le procédé de durcissement connu on a choisi, à titre d'exemple, des roues dentées en acier contenant jusqu'à 1 % de chrome et 0,4 % de carbone, traité thermiquement jusqu'à une dureté Brinell HB = 300. L'accroissement de la capacité de charge s'exprime par le rapport dont la valeur va de 2,6 à 2,8. 'les altérations géométriques du profil des dents, provoquées par la déformation plastique, sont compensées soit par modification préalable de la forme des dents, soit par usinage subséquent de leur surface. Dans un certain nombre de cas, une précision satisfaisante peut être assurée en choisissant d'une façon appropriée les paramètres du durcissement. N Désignation de la grandeur Nota- Unite VALEUR NUMERIQUE d'or- tion de dre mesure denture denture denture denture non durcie cémentée durcie durcie (indice H) ou trempée par le par le dans tout procédé procédé l'entre- connu proposé dent (INDICE Y) 1. Profondeur de la couche durcie h mm - 2,0 2,29 8,3 2. Profondeur de l'emplacement des contraintes de compression # mm - 2,7 0,65 3,4 résiduelles 3. Valeur maximale des contraintes de compression résiduelles # kg/cm - 2400 9600 5600 4. Contrainte admissible de fatigue du métal au point de contraintes [#] kg/cm 2600 2600 3600 3600 résiduelles nulles 5. Contrainte admissible de fatigue de cassure superficielle [# max] kg/cm 2600 3500 4900 7700 6. Degré d'augmentation de la [# max]Y 1 1,35 1,90 2,80 résistance à la cassure [# max]H Si le durcissement est exécuté par le procédé proposé sur une denture dont les surfaces actives doivent être trempées par induction haute fréquence, la trempe est faite avant la flexion, la loi de variation de la dureté de la surface trempée, dans la zone où elle coïncide avec la couche soumise à l'écrouissage (dans la zone du congé des dents), étant choisie de telle façon que la dureté totale dans cette zone après flexion varie uniformément suivant la hauteur de la dent. La loi voulue de variation de la dureté de la couche trempée par induction haute fréquence est obtenue par un procédé connu quelconque, en donnant une forme appropriée à l'inducteur et en choisissant une fréquence adéquate du courant d'alimenta tion Pour les dentures à module m = 10 mm, à dureté initiale du métal HRc = 38 et à dureté des surfaces actives trempées par induction haute fréquence HRc = 48 à 50, le gradient de la dureté totale dans la zone du congé est de 1 unité HRc par mm. Un tel traitement prévient l'apparition de concentrations de contraintes supplémentaires, concentrations qui apparaissent d'ordinaire dans la zone où l'extrémité de la couche trempée par haute fréquence émerge, par suite des différences brusques de dureté. Be dispositif représenté sur la figure 5 est destiné à la mise en oeuvre du procédé proposé dans les cas où avant (ou après) la flexion, la surface de la denture est chauffée puis refroidie sous charge. Ce dispositif, de même que celui décrit plus haut et représenté sur la figure 1, comprend un bati 24 sur lequel est monté le mécanisme 25 exécutant la déformation plastique, un dispositif 26 pour la fixation de la roue à traiter 4 et une commande (non représentée) pour la rotation de la roue 4 par rapport au mécanisme 25. Le mécanisme 25 est réalisé sous la forme d'un inducteur constitué par un anneau qylindrique 27 dont la surface inté rieure a le même profil que la denture 10 de la roue à traiter 4. L'anneau 27 possède une rainure radiale débouchante, dans laquelle est placé un élément intercalaire isolant 28. Les zones de l'anneau 27 séparées par la rainure font corps avec des barres conductrices 29 respectives qui sont isolées l'une de l'autre par l'élément 28 et relient l'anneau 27 à une source de courant haute fréquence par l'intermédiaire des bornes L et M. L'anneau 27 est suspendu par l'intermédiaire des barres 29. Sur le bSti 24,dans une rainure 30, sont montés des mors 31 susceptibles d'enserrer l'anneau 27 pour le fixer sur le bâti 24 au moment où la charge de traitement est appliquée. Dans la surface intérieure de l'anneau 27 sont encastrés, dans des rainures longitudinales appropriées, des éléments de charge 32 analogues aux éléments 8 décrits pouffe dispositif représenté sur a figure 1. Dans le corps de l'anneau 27 sont ménagés des. canaux 33 pour la circulation d'un liquide de refroidissement. Le dispositif 26 pour la fixation de la roue à traiter 4 dans l'anneau 27 de l'inducteur comprend des montants 34 disposés sur le båti et un arbre cannelé 35 sur lequel la roue à traiter 4 est montée coaxialement à l'anneau 27. Sur les bouts de l'arbre 35 sont fixés des bras 36, reliés l'un à l'autre par une barre 37, laquelle est à son tour reliée à une commande (non représentée). Be dispositif venant d'être décrit fonctionne de la façon suivante. De même que pour le dispositif de la figure 1, on monte la roue à traiter 4 sur l'arbre 35 en l'engageant dans l'anneau 27. On règle les éléments de charge 32, puis, en faisant tourner les bras 36, on écarte des éléments de charge -32 les dents 10 de la roue 4 afin d'éviter les courts-circuits. Ceci fait, on branche l'installation à haute fréquence et on exécute un chauffage superficiel rapide de la denture 10 sur la roue 4. Lorsque la température à la surface de la denture 10 atteint une valeur dépassant de 150 à 2500C la température de trempe, on débranche l'installation à haute fréquence (afin d'éviter les claquages et la fusion des dents) et l'on bloque l'anneau 27 à l'aide des mors 31, dont le déplacement dans la rainure 30 du bati 24 dans les sens des flèches P est assuré par la commande hydraulique. Cette même commande déplace ensuite les bras 36 dans le sens de la flèche v, en assurant ainsi la rotation de la roue à traiter 4 par rapport à l'anneau 27. Au cours de cette rotation, les éléments de charge 32 agissent sur les dents 10 de la roue 4, en leur faisant subir une déformation plastique de flexion dans le sens de la charge de travail principale. Au cours de la flexion, on refroidit la surface de la denture 10 de la roue à traiter 4 par aspersion à l'aide d'un dispositif de douchage (non représenté) disposé aux tranches de l'anneau 27. Ainsi s'achève l'un des cycles de durcissement d'un groupe de dents par le procédé proposé. On passe ensuite au durcissement du groupe suivant de dents 10 de la roue 4. Le traitement achevé, les roues dentées durcies peuvent être soumises à un revenu à basse température. L'angle de rotation relative de la roue 4 au cours du traitement, par exemple pour des roues dont le module m = 10 mm, et dont le nombre de dents Z = 17, se situe entre 10 et 20 mm. Si le procédé proposé est appliqué au traitement de la denture de roues en aciers au carbone ou en aciers cémentables ayant subi un traitement chimique sans trempe, on chauffe tout l'entredent de la denture à durcir. De la sorte on obtient une haute dureté des surfaces actives de la denture, assurant une résistance de contact élevée et, en même temps, une augmentation supplémentaire de la résistance à la flexion gracie au traitement thermomécanique des couches superficielles du métal dans la zone des congés. La fréquence du courant de l'inducteur pour un tel traitement est de 250 kli, et la durée de chauffage est de 1 à 2 s. Si l'on veut soumettre au durcissement la denture de roues ayant subi un traitement thermique préliminaire jusqu'à une haute dureté, ou un traitement chimico-terique complet, on ne chauffe superficiellement que la zone des congés des dents, ce qui est obtenu en choisissant convenablement la fréquence du courant alimentant l'inducteur. 'la fréquence du cotant pour un tel chauffage se situe entre 2,5 et 8 kRz, et la durée du chauffage est de 2 à 3 s. Par suite du chauffage, la limite élastique du métal dans les coucnes soumises à la déformation maximale diminue de plus de deux fois, ce qui permet d'assurer la déformation plastique du métal froid au coeur des dents et de créer des contraintes résiduelles de même caractère que lors de la déformation élastoplastique des dents par flexion sans chauffage. Dans le cas où les roues à traiter au moyen du dispositif de la figure 5 doivent être traitées thermiquement, après la flexion élasto-plastique (conformément aux prescriptions technologiques concrètes) on applique le procédé de l'invention avec chauffage de la surface de tout l'entredent, ce qui assure une bonne résistance de contact des dents traitées, gracie à leur trempe et à l'augmentation de leur résistance à la flexion dues à la déformation élasto-plastique du coeur des dents et au traitement thermomécanique de la couche superficielle dans la zone des congés. La puissance spécifique consommée pour le traitement d'une pièce conformément au procédé proposé se situe entre 0,9 et 1,5 kW/cm, Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci-sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENt I CATI ONS 1. Procédé de durcissement des dents de roues d'engrenage par déformation plastique, caractérisé en ce que ladite déformat ion plastique consiste en une flexion des dents et de la roue dans le sens correspondant à celui de la charge de travail de celles-ci. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant la flexion des dents, leurs surfaces actives subissent un traitement thermique gracie auquel la dureté totale de la surface de chaque dent dans la zone de coincidence de sa couche trempée et de sa couche écrouie varie uniformément suivant toute la hauteur de la dent. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, simultanément avec ladite flexion ou après celle-ci, la surface des dents est chauffée et puis refroidie sous charge. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 et 2, du type comprenant un bgti sur lequel sont montés un mécanisme exécutant ladite déformation plastique, un dispositif pour la fixation de la roue dentée à traiter et une commande pour le déplacement relatif dudit mécanisme et de ladite roue dentée, caractérisé en ce que le mécanisme de déformation plastique est constitué par un anneau comportant, sur sa surface intérieure, au moins une saillie en forme de dent qui, au cours du déplacement relatif de l'anneau ou de la roue dentée à traiter montée coaxialement à l'intérieur de cet anneau sur un dispositif de fixation, agit successivement sur les dents de la roue sur toute leur longueur de manière à les fléchir. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque saillie en forme de dent de l'anneau précité constitue un élément de charge distinct encastré dans une rainure longitudinale correspondante ménagée dans la surface intérieure de l'anneau, la position dudit élément de charge pouvant être réglée par déplacement suivant une normale à la surface à traiter des dents de la roue. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que pour permettre le traitement de roues dont les dents ont une forme longitudinale courbe, les éléments de charge précités sont constitués longitudinalement par au moins deux parties distinctes formant une surface courbe. 7. Dispositif selon l'unes revendications 4à 6, pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de la revendication 3, caractérisé en ce que pour permettre au mécanisme de déformation plastique de remplir simultanément les fonctions d'un inducteur réchauffant la roue dentée à traiter, on réalise dans son anneau une rainure radiale débouchante dans laquelle on place un élément isolant intercalaire, et en ce que les zones de l'anneau séparées par ladite rainure et adjacentes à celle-ci sont raccordées par des barres conductrices à une source de courant haute fréquence, la surface intérieure dudit anneau ayant dans ce cas la forme de la denture de la roue à traiter. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdites barres conductrices sont réalisées d'une seule pièce avec ledit anneau et servent en même temps à le suspendre, et en ce que dans une rainure ménagée dans le bâti dudit dispositif sont montés des mors mobiles susceptibles de fixer l'anneau sur le bi au moment de l'application de la charge provoquant la déformation plastique. 9. 'les roues dentées ou pignons caractérisés en ce qu'ils sont traités conformément au procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 3.