La présente invention concerne des fibres de polyester et des tissus faits avec ces fibres ignifugées de manière durable sans altération défavorable de propriétés autres que la manière dont la flamme se propage, ainsi qu'un procédé d'ignifugation de fibres de polyester. Il est connu d'obtenir des polyesters à l'épreuve de la flamme par addition de composés organiques bromés et/ou phosphores. Il est également connu d'utiliser ces mêmes composés organiques bromés et/ou phosphorés pour obtenir des fibres et des tissus de polyester à l'épreuve du feu. On a également utilisé des composés d'antimoine, comme agents ignifugeants. Or, les procédés connus utilisant ces agents n'ignifugent les fibres et tissus que pendant une durée limitée, parfois même très brève. Par exemple, les propriétés ignifugeantes obtenues par le procédé décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 172 723 ne persistent que peu de temps si la fibre est lavée ou nettoyée à sec. La revue American Dyestuff Reporter, dans le numéro du 11 septembre 1967, à la page 23, décrit l'application d'un ester organique phosphorique à la surface des tissus de polyester et cette même revue, dans le numéro du 6 mai 1969, à la page 40, décrit l'application d'un apprêt ignifugeant aux tissus de polyester, suivie d'un traitement thermique à 160°C pendant trois minutes. On constate que ces procédés présentent l'inconvénient de ne pas fixer de manière définitive les agents ignifugeants dans les fibres de polyester, si bien que les propriétés des fibres et tissus traités disparaissent après plusieurs lavages ou nettoyages à sec. On constate aussi que, dans bien des cas, les fibres de polyester présentent des propriétés générales moins avantageuses après le traitement d'ignifugation. D'autre part, les températures élevées (280°G à 300°C) nécessitées par certains de ces traitements produisent une décomposition de l'agent ignifugeant organique. On a trouvé, suivant l'invention, un moyen de remédier aux défauts des procédés usuels d'ignifugation des fibres de polyester, qui consiste essentiellement à diffuser l'agent ignifugeant dans la masse même des fibres. Dans le procédé suivant l'invention on applique l'agent ignifugeant à la surface de la fibre ou du tissu, puis on chauffe celui-ci entre environ 175°C et environ 220°C, avantageusement entre 190°G et 210°C pendant plusieurs minutes, ce qui produit la pénétration de l'agent ignifugeant à travers la surface de la fibre et sa diffusion dans la structure même de celle-ci. Un point très important est que ces agents peuvent être introduits dans les fibres de polyester à des températures relativement basses. Dans les conditions du procédé suivant l'invention, il ne se produit pas de décomposition de l'agent ignifugeant ou de la fibre elle-même. L'invention a essentiellement pour objet une fibre de polyester résistant à la propagation de la flamme, de manière durable, ayant été traitée par 70 00852 2 2028197 du brome apporté sous forme de composé organique bromé, avantageusement également traitée par du phosphore apporté sous forme de composé organique phosphoré., le brome et le phosphore pouvant être apportés par un composé organique simultanément bromé et phosphoré ou par des composés organiques différents, carac-5 térisée en ce que le ou les composés organiques apportant le brome et éventuellement le phosphore sont stables thermiquement et ne sont pas volatils entre 160°G et 220°G et que ces composés organiques sont diffusés dans toute la masse de la fibre. Le procédé suivant l'invention présente un avantage très important sur 10 le procédé connu d'introduction de l'agent ignifugeant dans le polyester fondu: la température utilisée ne dépasse pas environ 220°C, tandis que ce procédé connu exige une température de l'ordre de 280°C à 300°G. La plupart des agents ignifugeants se décomposent à ces températures, tandis qu'ils sont encore stables dans les conditions du procédé suivant l'invention. Par exemple, les 15 composés bromés aliphatiques sont très avantageux dans la mise en oeuvre de l'invention, mais ils se décomposent rapidement au-dessus de 230°C. On a observé, ce qui est surprenant, que les fibres de polyester traitées suivant l'invention conservent leur ignifugation après plusieurs lavages ou nettoyages à sec. On s'attendrait plutôt à ce que l'agent ignifugeant ou 20 les ^agents ignifugeants soient éliminés facilement de la. fibre, surtout par les solvants de nettoyage à sec. Les fibres de polyester concernées par l'invention sont plus particulièrement celles qui dérivent de l'acide téréphtalique, telles que les fibres de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) ou dë 'poly(téréphtalate de 1,4-cyclo-25 hexanediméthanol). Parmi les fibres d'homopolyesters et de copolyesters pouvant être efficacement ignifugées par le procédé suivant l'invention, on peut citer les fibres décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 465 319, et 2 901 466. Ces fibres ont des viscosités inhérentes supérieures à environ 0,4. 30 Les agents ignifugeants utiles dans le procédé suivant l'invention sont des composés organiques bromés, ainsi que des c'omposés organiques simultanément bromés et phosphorés. On peut aussi associer un composé organique bromé et un composé organique phosphoré pour obtenir la même action qu'avec un composé à la fois bromé et phosphoré. 35 Les composés organiques bromés utilisés dans 1'invention doivent avoir une teneur massique en brome comprise entre environ 40/100 et environ 85/100; cette teneur est avantageusement comprise entre 60/100 et 80/100. Les fibres traitées doivent avoir une teneur massique en brome comprise entre environ 4/100 et environ 20/100 et avantageusement comprise entre 6/100 et 12/100 ; 40 elles ont une teneur en additif ignifugeant bromé comprise entre environ •■T.*'-., 70 00852 3 2028197 5/100 et environ 30/100, avantageusement comprise entre 10/100 et 20/100. Le brome peut être fixé sur des atomes de carbone aliphatiques, alicycliques ou aromatiques, ces atomes de carbone étant très avantageusement aliphatiques. Ces composés contiennent au moins six atomes de carbone et peuvent être des 5 produits polymères. Ces composés ont très avantageusement de dix à vingt quatre atomes de carbone ; ils doivent rester stables thermiquement quand on les chauÊ-fe entre 160°G et 220°C pendant plusieurs minutes, et il est indispensable qu'ils ne soient pas volatils dans ces conditions. Si ces composés ont des points de fusion supérieurs à la température de traitement, ces points de fu-10 sion peuvent être abaissés en utilisant un mélange de plusieurs composés ou par addition d'un solvant. Il est avantageux que le composé bromé soit à l'état liquide pendant le traitement pour qu'il se répartisse plus uniformément à la surface de la fibre et qu'il pénètre plus facilement à l'intérieur de celle-ci. 15 Des exemples typiques de composés aromatiques bromés utilisables dans la mise en oeuvre de l'invention sont les composés suivants : anhydride tétra-bromophtalique, tétrabromophtalate acide de butyle, tétrabromophtalate neutre de méthyle, tétrabromobenzoate d'éthyle, N-méthyl-tétrabromophtalimide, tribro-mophénol, acétate de pentabromophényle, acide N,N-diméthyl-tétrabromophtala-20 mique, N,N'-tétraméthyl-tétrabromophtalamide, tétrabromonaphtalènes, hexabro-monaphtalènes, hexabromodiphényles, hexabromodiphényléthers, bis(tétrabromobenzoate) d'éthylène, dérivés tétrabromés du bisphénol-A (2,2-di(p.hydroxyphé-nyl)propane>, hexabromonaphtoates de méthyle, diacétate de bisphénol A tétra-bromé, tétrabromophtalate neutre d'ammonium, sel de diméthylamine de l'acide 25 tétrabromophtalique, succinate de bis(2,4,6-tribromophényle), etc. Des exemples typiques de composés utilisables dans la mise en oeuvre de l'invention et comprenant au moins un atome de brome fixé sur un atome de carbone aliphatique ou cycloaliphatiquè sont les composés suivants : hexabro-mocyclohexane, trimellitate tris(2,3-dibromopropylique), dibromophtalate 30 neutre de 2,3-dibromopropyle, tétrabromodicyclopentadiène, anhydride 5,6-dibromo-2,3-norbornanedicarboxylique, etc. Les composés phosphorés utilisables dans la mise en oeuvre de l'invention contiennent de environ 4/100 à environ 20/100 , en masse, de phosphore ; ils en contiennent avantageusement de 10/100 à 18/100. Il est recommandable 35 que les fibres fixent au moins environ 3/100, en masse, de phosphore. Ces composés phosphorés peuvent être des composés organiques aliphatiques, alicycliques ou aromatiques comme les composés bromés et ils peuvent avoir la même teneur en carbone que ceux-ci. Ces composés peuvent être azotés et peuvent, notamment, contenir le groupement =N-B=. La quantité d'azote dans ces I! 40 0 70 00852 4 2028197 composés peut atteindre environ 20/100 en masse. Les composés phosphorés, éventuellement azotés, ont une volatilité et un point de fusion ayant les mêmes limitations que ceux des composés bromés, indiquées ci-dessus. Des exemples de tels composés phosphorés sont les composés phosphorés sont les composés de 5 formules fV // ^ ^H2 -P(NHCH^) (/ \\p , ^0-CH ^CH -0 CHLO-P G P=OCH et (CH_0)oP-NH-C,H1„-NH-P(0GHo)o 3 "nO-CH2" vCH-0 » 3 3 2» 6 12 „ .3 2 0 0 0 0 Les composés phosphorés, par eux-mêmes possèdent un certain pouvoir de retardement de la propagation du feu sur les fibres de polyester quand leur proportion correspond à environ 1/100 à 3/100 de phosphore. Ils sont bien plus actifs en présence de composé bromé. L'action synergique du phosphore et du 10 brome permet d'obtenir une action ignifugeante très importante pour des concentrations relativement petites. Ce phénomène est tout-à-fait inattendu. Les composés qui contiennent simultanément du phosphore et du brome présentent un intérêt tout particulier dans la mise en oeuvre de l'invention. Ils peuvent avantageusement former jusqu'à 30/100 de la masse des fibres, et 15 présentent avantageusement un rapport brome/phosphore au moins égal à 3:1. Le brome peut être fixé sur des atomes de carbone aliphatiques, cycloalipha-tiques ou aromatiques. Des exemples de tels composés sont le bromochloropro-pylphosphonate bis(bromochloropropylique}^le phosphate neutre de 2,3-dibromo-propyle, les phosphates neutres de bromophényle, le phosphate di(2,3-dibromo-2o propylique) et mono(tribromophénylique), le triamide N,N'yN"-tris(2,3-dibromo-propyDphosphorique et le composé de formule P(NHCH2CH2Br)2 L'efficacité des composés bromés est considérablement accrue par la présence de composés d'antimoine tels que l'oxyde d'antimoine. Un mode important de mise en oeuvre de l'invention consiste à traiter des fibres de polyes-25 ter qui contiennent de 1/100 à 5/100 d'oxyde d'antimoine ou la quantité équivalente d'un autre composé d'antimoine. L'oxyde de zinc possède aussi une action synergique quand on l'utilise à concentration du même ordre. 70 5 10 15 20 25 30 35 40 00852 s 2028197 La quantité d'agent ou d'agents ignifugeants devant être présents dans „ la fibre dépend de la protection désirée. L'inflammabilité des textiles fait l'objet d'un certain nombre de méthodes d'essais plus ou moins sévèresi D'autre part, 1'inflammabilité est influencée par un certain nombre de facteurs tels que la dimension des filaments, la torsion de la fibre, la structure du tissu, \ etc. La quantité de brome et/ou de phosphore utilisée pour produire un tissu ou une fibre ininflammable dépend des conditions de l'essai. Une diminution significative de 1'inflammabilité est observée pour une teneur en brome de l'ordre de 6/100 à 8/100, la valeur la plus petite correspondant aux composés dans lesquels le brome est fixé sur des atomes de carbone aliphatiques ou cyclo-aliphatiques, et la valeur la plus grande correspondant aux composés dans lesquels le brome est fixé sur des atomes de carbone aromatiques .Si la fibre contient 3/100 d'oxyde antimonieux Sb2Û^, on obtient des résultats comparables pour une teneur en brome de l'ordre de 4/100 à 5/100. Si on associe le brome et le phosphore, en l'absence d'antimoine, on note une action nette pour une teneur en brome de l'ordre de 4/100 à 5/100 et une teneur en phosphore de l'ordre de 2/1000 à 5/1000. Les textiles contenant de 8/100 à 10/100 de brome et de 3/100 à 5/100 d'oxyde antimonieux sont acceptables suivant les méthodes d'essai les plus sévères. Les fibres suivant l'invention peuvent contenir de 5/1000 environ à 15/100 environ d'antimoine sous forme de combinaison. On peut appliquer les agents ignifugeants aux fibres de polyester à n'importe quel stade de la fabrication suivant le filage. Par exemple, on peut les appliquer avant l'étirage, pendant l'étirage ou avant le traitement de stabilisation thermique. On peut appliquer ces agents aux fibres étirées, traitées thermiquement, filées ou tricotées. Suivant un mode avantageux de mise en oeuvre de l'invention, on applique cet agent ou ces agents à la fibre, éventuellement sous forme de faisceau de fibres, après l'étirage et avant le traitement de stabilisation thermique. Les agents ignifugeants diffusent dans les fibres non cristallines plus facilement que dans les fibres cristallines et la diffusion se produit en même temps que la cristallisation quand on chauffe les fibres pour le traitement de stabilisation thermique. On produit la diffusion de l'agent ignifugeant ou des agents ignifugeants dans l'intérieur des fibres en les chauffant entre environ 180°C et environ 220°C pendant environ deux minutes à environ dix minutes. Une durée plus longue est nécessaire quand la température est moins élevée pour obtenir une diffusion dans les fibres suffisante pour que la protection contre la propagation de la flamme subsiste après plusieurs lavages et/ou plusieurs nettoyages à sec. Les durées de traitement les plus courtes peuvent être utilisées avec les températures les plus élevées, mais la diffusion se poursuit si on prolonge la durée de chauffage. La température la plus avantageuse pour la diffusion est 70 00852 6 2028197 environ 200°C. Pour éviter la coloration des fibres, il est préférable de chauffer les tissus en atmosphère d'azote quand l'agent ignifugeant est un bromophénol, tel que le dérivé tétrabromé du bisphénol A. Les agents ignifugeants peuvent être appliqués en solution dans des 5 solvants organiques ou en émulsion ou en suspensions dans l'eau. Des solvants utilisables à cet effet sont, notamment : les alcools inférieurs, les cétones inférieures, les esters inférieurs, les hydrocarbures aromatiques et les dérivés chlorés des hydrocarbures. Dans certains cas, il est avantageux de dissoudre l'agent ignifugeant dans un solvant organique tel que le toluène, puis de 10 former une émulsion aqueuse de la solution ainsi obtenue. Si on utilise un composé bromé et un composé phosphoré associés, on peut appliquer ensemble ou successivement ces deux composés. Les solutions ou suspensions peuvent être appliquées sur les fibres par tout procédé approprié, par exemple au moyen d'un pulvérisateur, de rouleaux applicateurs, par passage dans un bain, par 15 léchage avec une mèche, etc. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLES 1 à 29 - Ces exemples sont présentés sous forme' d'un tableau. On applique au foulard les agents ignifugeants dissous dans des solvants sur un tissu de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol). Après séchage à froid, on chauffe 20 une partie du tissu traité dans un tube plongé dans un bain métallique. Une sonde à thermocouple placée entre les plis du tissu permet d'enregistrer la température. Il faut plusieurs minutes pour que le tissu prenne la température indiquée, puis on le maintient à cette température pendant le temps porté au tableau. Les tissus fabriqués avec les fibres ainsi traitées ne propagent pas 25 la flamme quand on les enflamme pendant une à deux secondés dans la flamme d'un bec d'e Bunsen. On constate |>le même résultat ou, au moins, une grande réduction de 1'inflammabilité après trois nettoyages à sec au perchloroéthy-lène, selon l'essai normalisé par l'organisme appelé "American Association of Textile Chemists and Colorists" sous la référence A.A.T.C.C. 85-1963 ou trois 30 lavages, selon l'essai normalisé A.A.T.C.C. 36-1965 modifie en ce qu'on utilise une solution de lessive du commerce "Tide" à 2 g par litre au lieu d'une solution aqueuse contenant 5/1000 de savon et 2/1000 de carbonate de sodium. Le tissu non traité brûle rapidement et complètement au même essai. Les résultats du tableau I sont obtenus pour des températures de diffu-35 sion toujours au moins égales à 180°C. Si on répète ces essais en faisant la diffusion à 160°C, les tissus.ne sont plus ignifugés après les nettoyages à sec. Si on répète ces essais sur des tubes tricotés contenant, en masse de 2/100 à 5/100 d'oxyde antimonieux Sb^, il suffit d'une quantité de brome réduite de 30/100 à 50/100 pour obtenir une même résistance à l'inflammation. 40 On obtient des résultats analogues en utilisant comme polyester du 70 00852 7 2028197 poly(téréphtalate de 1,4-cyclohexanediméthylène) au lieu de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol). TABLEAU Exemple Additifs ignifugeants Solvants Conditions de diffusion Analyse du tissu traité 4 5 6 8 9 10 11 12 13 14 15 Succinate bis Benzène (2,4,6-tribro- mophénylique) Succinate bis- CHC1_ (2,4,6-tribro-mophénoxyéthy-lique) Pentabromophé- Dioxanne nol/phosphate triphénylique 2/1 Acétate de penta- CHCl^ bromophényle Tétrabromo- CHC1 bisphénol A Diacétate de CHCl^ tétrabromobis-phénol A Diacétate de CHCl^ tetrabromo-bisphénol A Diacétate de CHCl^ tétrabromo-bisphénol A Tétrabromo- CHCl^ biphényle Hexabromodiphé- CHCI3 nyl-éther Tétrabromophtalate diam-monique 5/1 NH4OH/ butyro- lactone CHCl,. Tétrabromophtalate acide de butyle Tétrabromophtalate dimé-thylique N-butyl-tétra-bromophta1 imide N,N'-tétraméthyl- CHCl^ tétrabromo- phtaldiamide CHCL, CHCL Temps(°C) Durée (mn) Br % P %_ 195-205 195-205 200-210 200-210 185-195 180-185 195-205 215-220 210-220 210-220 195-205 190-205 180-190 210-220 210-220 2 3 10 3 3 2 10,9 9,2 7,4 11,7 6,8 12,5 11,2 8,8 7.7 8.4 9,3 8,1 7.8 7.5 7,8 0,4 70 00852 8. 2028197 TABLEAU (suite) Exemple Additifs Solvants Conditions de Analyse du tissu ignifugeants diffusion traité Temps(°C) , Durée(mn) Br % P % 16 Acide N,N-dimé- NH^OH 200-210 5 8,3 thyl—tétrabro- mophtalamique 17 Hexabromonaph- CHCl^ 210-220 2 8,6 toate de méthyle 18 Phtalate bis(2,3- CHC13 195-205 5 6,2 dibromopropylique) 19 Anhydride 5,6- CHC13 195-205 5 6,1 dibromo-2,3- norbornanedi-carboxylique 20 Téferabromodicy- CHCl^ 195-205 5 6,6 clopentadiène 21 Phosphate tris- CHCl 180-185 10 5,2 0,3 (2,3-dibromo- propylique) 22 Phosphate tris- GHCl^ . 195-205 5 3,8 0,2 (2,3-dibromo- propylique) 23 Phosphate tris- CHCl^ 210-220 5 6,1 0,4 (2,4-dibromo- phénylique) 24 Phosphate di- ÇHCU 210-220 3 4,5 0,3 (2,3-dibromo- »propylique et mono(tribromo-phénylique) 25 Bromochloropro- CHC13 195-205 4 4,53 0,7 pylphosphonate . bis(bromochloro-propylique) 26 Triamide N,N',N"- CHC13 200-215 3 5,4 0,4 tris(2,3-dibromopropy 1 ) pho spho- rique 27 1/1 tétrabromo- CHC13 195-205 5 6,5 0,6 bisphénol A/ phénylphospho-nate diphény-lique 28 2/1 tétrabromo- CHC13 195-205 5 6,6 0,3 bisphénol A/(N,N- diméthyl)-diamido-phosphate de phényle 29 85/15 hexabromocyclo- Acé- 195-205 2 4,1 0,1 dodécane/phosphate tone à triphénylique l'ébul- lition (a) contient aussi 2,1% de Cl. 70 00852 9 2028197 EXEMPLE 30 - On fait passer des fibres de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol), contenant 2/100 d'oxyde antimonieux, ayant un titre de 0,33 tex par filament, étirées, non stabilisées thermiquement, dans une solution formée de 15/100, en masse, de phosphate tris(2,3-dibromopropylique) et de 85/100 de butanol. On 5 fait ensuite passer pendant cinq minutes ces fibres sur des rouleaux dans une cellule chauffée à 180°G en les maintenant à longueur constante pendant que se produisent simultanément le traitement thermique et la pénétration de l'additif dans les fibres. Les fibres contiennent alors 8,7% de brome, ce qui indique la présence de 12,67» d'agent ignifugeant. Un tube tricoté fabriqué avec ces fibres 10 s'éteint quand on l'enflamme. Après trois lavages, on retrouve ce résultat ; après trois nettoyages à sec, 1'inflammabilité est encore très notablement réduite (le détail de ces essais a été indiqué précédemment). Un échantillon témoin sans traitement ignifugeant, enflammé dans les mêmes conditions, brûle complètement. La fibre témoin présente les propriétés suivantes': ténacité : 15 0,041 N/tex, allongement : 37%, module élastique : 4,5 N/tex, température d'écoulement sous une charge de 0,018 g par tex î 244°C. La fibre ignifugée présente les propriétés suivantes : ténacité : 0,031 N/tex, allongement: 35%, module élastique : 4,2 N/tex, température d'écoulement sous une charge de 0,018 N/tex : 237°C. 20 Si on fait diffuser l'agent ignifugeant à 160°C au lieu de 180°C, il n'y a pratiquement plus de réduction de 1'inflammabilité après les traitements de nettoyage à sec. EXEMPLE 31 - On fait passer des fibres de poly(téréphtalate de 1,4-cyclohexane-diméthanol), étirées, non stabilisées par traitement thermique contenant 3/100 25 d'oxyde antimonieux, ayant un titre par filament de 1,65 tex dans une émulsion aqueuse contenant, en masse, 25/100 de phosphate tris(2,3-dibromopropylique), 10/100 de toluène et 1/100 d'un agent tensioactif non ionique (Produit "Igepal C0880") ; on fait ensuite passer ces fibres, pendant deux minutes, dans une enceinte de séchage, chauffée à 75°C, puis, pendant cinq minutes dans une 30 enceinte de traitement thermique, chauffée à 200°C. Les fibres traitées contiennent 6,9% de brome et présentent les propriétés suivantes, très voisines de celles des fibres non traitées : ténacité : 0^24 N/tex, allongement : 15%, module élastique : 3,2 N/tex, température d'écoulement sous une charge de 0,018 N/tex : 273°C, récupération élastique pour étirage de 2% : 91%. 35 On coupe ces fibres en brins de 15 cm et on fabrique de petits tapis 2 très serrés, pesant 1190 g/m et ayant une épaisseur de 32 nm» le dos de ces tapis est en polypropylène. Pendant l'essai normalisé de combustion d'une tablette d'hexaméthylènetétramine on n'observe qu'un trou de 25 mm environ de diamètre avant l'extinction spontanée ; un tapis témoin non ignifugé brûle 40 complètement dans les mêmes conditions. Ce tapis conserve sa propriété d'auto- 70 00852 10 2028197 extinction après trois shampooings et trois nettoyages à sec. EXEMPLE 32 - On opère comme à l'exemple 30, en utilisant comme agent ignifugeant une solution à 20/100 de diacétate de tétrabromo-bisphénol A. On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 30, après les traitements à 160°C et 5 à 180°G. Les objets manufacturés ignifugés suivant l'invention peuvent être définis comme des fibres ou tissus de polyester ayant une résistance remarquable à l'inflammation, contenant de manière extrêmement diffusée de environ 4/100, en masse, à environ 20/100, en masse, de brome (rapporté à la masse de la fibre) 10 et moins de environ 3/100, en masse, de phosphore, (rapporté à la masse de la fibre), le brome étant apporté par un ou par plusieurs composés ignifugeants choisi dans le groupe formé par les composés aliphatiques, alicycliques et aromatiques bromés- contenant au moins six atomes de carbone et contenant de environ 40/100 à environ 85/100, en masse, de brome, ces composés pouvant aussi 15 contenir une quantité de phosphore combiné suffisante pour apporter environ 3/100, en masse, de phosphore- à la fibre, le phosphore étant apporté par les susdits composés et/ou par des agents ignifugeants distincts choisis dans le groupe formé par les composés phosphorés aliphatiques, alicycliques et aromatiques contenant au moins six atomes de carbone et contenant de environ 4/100 à 20 environ 20/100, en masse, de phosphore, les dits composés phosphorés pouvant aussi contenir un ou plusieurs atomes d'azote. Le procédé suivant invention peut être défini, d'une manière générale, comme un procédé pour ignifuger des fibres et des tissus de polyester dans lequel on applique à la surface de ces fibres et/ou tissus les agents ignifu-25 géants définis ci-dessus, puis on chauffe les fibres enduites à température comprise entre 175°G et 220°C pendant une durée suffisante pour produire la diffusion de ces agents dans la structure des fibres. Des agents ignifugeants particulièrement avantageux dans la mise en oeuvre de l'invention sont le phosphate tris(2,3-dibromopropylique), le dérivé 30 tétrabromé du bisphénol A et ses esters d'acides carboxyliques, les N-(alcoyle inférieur)tétrabromophtalimides et les mélanges de ces divers composés. 70 00852 11 2028197 REVENDICATIONS 1 - Fibres de polyester et tissus fabriqués à partir de ces fibres, ayant la propriété de retarder la propagation du feu de manière relativement permanente, les dites fibres ayant été traitées par du brome apporté sous forme 5 d'un ou de plusieurs composés organiques, caractérisées en ce que le composé bromé ou les composés bromés utilisés sont stables thermiquement et ne sont pas volatils entre 160°C et 220°C et que ce ou ces composés organiques sont diffusés dans toute la masse de la fibre de polyester. 2 - Fibre conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient, 10 en masse, de 4/100 à 20/100 de brome élémentaire. 3 - Fibre conforme à la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle contient, en masse de 6/100 à 12/100 de brome élémentaire. 4 - Fibre conforme à l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractéri sée en ce qu'elle contient aussi du phosphore apporté sous forme de composé 15 organique stable thermiquement et non volatil entre 160°C et 220°C, ce composé organique ou ces composés organiques étant diffusés dans toute la masse de la fibre de polyester. 5 - Fibre conforme à la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle contient, en masse, de 4/100 à 20/100 de phosphore. 20 6 - Titre conforme à la revendication 5, caractérisé en ce qu'elle contient, en masse de 10/100 à 18/100 de phosphore. 7 - Fibre conforme à l'une quelconque des revendications 4,5 et 6, caractérisée en ce qu'elle contient au moins un composé organique à la fois bromé et phosphoré. 25 8 - Fibre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle contient aussi un composé d'antimoine. 9 - Procédé de préparation d'une fibre conforme à l'une quelconque des revendication précédentes, dans lequel on applique le composé organique igpi-fugeant ou les composés organiques ignifugeants contenant du brome et éven-30 tuellement du phosphore aux fibres déjà formées, et on chauffe ces fibres pendant qu'elles sont en contact des agents ignifugeants, caractérisé en ce que la température de chauffage est comprise entre 160°C et 220°C.