La présente invention est relative à un élément de construction tel qu'un carreau ou une dalle pour le revêtement de parois. Elle concerne plus particulièrement les carreaux et les dal les présentant sur leur face visible- un motif décoratif se rac cordant d'un élément à autre lorsque ces éléments sont juxtaposés pratiqrement sans discontinuité. De tels éléments sont déjà connus en eux-mêmes et portent des motifs qui, lorsqu'ils sont combinés par juxtaposition de ces éléments, présentent l'aspect de rosaces, de chevrons, d'entrelacs, de rubans plus ou moins sinueux juxtaposés, ou d'un assemblage en "opus incertum", c'est-à-dire 1 t aspect de cassons irréguliers mais enchassés les uns dans les autres sans laisser de vide important. D'autres motifs sont également très répandus. Actuellement, de tels motifs sont définis sur la face visible du carreau ou de la dalle par coloration de celle-ci, en surface ou dans la masse, et/ou par inclusion dans la masse de la dalle ou du carreau d'éléments hétérogènes tels que des baguettes affleurant la face ainsi décorée, laquelle est parfaitement lisse dans un cas comme dans l'autre. Or, ces dalles et carreaux de type connu présentent des inconvénients importants lorsqu t ils sont utilisés notamment en revê- tement de sol et en particulier à l'extérieur. En effet, ils se révèlent glissant notamment en cas de pluie du fait du caractere parfaitement lisse de leur. face visible , qui est celle sur laquelle on marche. De plus, un léger manque de planéité du revetement qu'ils constituet, à peu près inévitable même lorsque la pose est réalisée avec un maximum de soin , conduit à la création de cuvettes qui s'emplissent d'eau à la moindre pluie, donnant naissance à des fla ques d'eau désagréables et qui, à la longue, risquent de provoquer par place des infiltrations nuisibles à la longévité du revêtement. Les dalles ou carreaux dont le motif est dessiné par des éléments hétérogènes inclus dans la masse, et en particulier les éléments destinés à présenter un aspect en opus incertum" sont par ticulièrement sensibles à de telles infiltrations du fait que l'in clusion de ces éléments hétérogènes donne naissance à des micro- fissures qui, à la longue et le gel aidant, aboutissent à la dété rioration totale du revêtement. Le but de la présente invention est de remédier à ces incon vénients en proposant un nouvel élément de construction décoré. Comportant un motif aménagé en creux dans sa face supérieure, l'élément de construction selon l'invention est anti-dérapant et les effets de cuvette pouvant résulter d'une pose inégale sont considérablement atténués par ces reliefs. De plus, le motif étant disposé de façon à se combiner avec celui d'éléments voisins analogues en formant un réseau de rainures à la surface du revêtement ainsi constitué , il est possible de créer un écoulement des eaux sur un tel revêtement sans que cet écoulement se traduise par la présence d'une pellicule d'eau à sa surface, pellicule dont on sait qu'elle est à l'origine de dérapages et de chutes. Dans le cas dMLéments destinés à imiter un "opus incertum', une réalisation du motif selon l'invention permet de se dispenser de l'inclusion d'éléments hétérogènes dans la masse, ce qui simplifie considérablement la fabrication et rend les éléments de construction selon l'invention parfaitement homogènes, ce qui augmente leur résistance. Enfin, on peut remarquer que l'aménagement de motifs en creux, éventuellement combinés avec des motifs colorés, offre une gamme d'effets esthétiques tout à fait nouvelle, soit dans le domaine des imitations de carrelages puisqu'il est possible de réaliser ainsi des dalles de grandes dimensions reproduisant un grand nombre de carreaux présentant le même relief qu'un carrelage traditionnel, soit dans le domaine des créations esthétiques nouvelles. L'élément de construction selon l'invention, tel qu'un carreau ou une dalle pour le revêtement de parois, présentant sur l'une de ses faces un motif, est caractérisé en ce que le dit motifs est réalisé sous la forme d'au moins une zone en dépression par rapport à la dite face et susceptible de se raccorder aux zones analogues d'éléments voisins pour définir un réseau en creux à la surface du revêtement. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de réalisation non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui ont partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue de dessus d'un revêtement réalisé au moyen d'un exemple de carreaux selon l'invention. La figure 2 montre une vue analogue selon une autre disposition relative des carreaux, par ailleurs identiques aux précédents. La figure 3 montre une vue de la tranche du carreau selon l'invention illustré- à titre d'exemple, montrant son relief. Ces figures, et notamment-la figure 1, montrent en 1 un élément de construction selon l'invention se présentant par exempt sous la forme d'un carreau plat carré, délimité-par quatre côtés 2 à 5, mais l'invention n'est nullement limitée à cette seule forme de carreau ou de dalle et concerne de façon tout à fait générale les carreaux ou les dalles susceptibles d'être juxtaposés pour cons tituer le revêtement dlune paroi et en particulier d'un sol. Ce carreau peut être réalisé en tout matériau connu, et par tout procédé connu, et par exemple en pierre par usinage ou en matériau moulé ou injecté tel que du béton, de la céramique, du verre, etc.... Sur sa face visible 6, qui est généralement plane et constitue sa face supérieure lorsqu'il est utilisé en revêtement de sol, ce carreau présente un motif qui, selon l'invention, est réalisé au moins partiellement sous la forme d'au moins une zone en dépression par rapport à cette face 6 et disposé sur celle-ci de façon à se raccorder aux zones analogues des carreaux voisins tels que E à 1h dans le cas de la figure 1 pour définir un réseau en creux à la surface du revêtement formé par ces carreaux. Ces zones en creux selon l'invention peuvent se présenter sous différentes formes. Dans exemple illustré, elles comportent sur chaque-carreau une pluralité de rainures sécantes avec la périphérie de celui-ci. Afin de permettre un raccordement des rainures des différentes carreaux lorsque ceux-ci sont juxtaposés éventuellement dans des positions relatives différentes, illustrées ici -aux figures 1 et 2, les points d'intersection de ces rainures avec les côtés-du carreau divisent de préférence ces côtés en portionségales Ainsi, dans l'exemple de carreau 1 illustr é, le motif comporte trois rainures 7 à 9 coupant les deux côtés consécutifs 2 et 3 du carreau en des points divisant chacun de ces côtés en quatre segments égaux de longueur égale au çaE de la longueur de ces côtés, la rainure 7 présente par exemple la forme d'un quart de cercle centré sur le point d'intersection des côtés 2 et 3 du carreau et d'un rayon égal au quart de la longueur de ces côtés, la rainure 8 comporte deux tronçons rectilignes parallèles respectivement aux côtés 2 et 3 du carreau et coupant respectivement les côtés 3 et 2 en leur milieu, ces tronçons rectilignes étant reliés entre eux par un tronçon en arc de cercle, et la rainure 9 présente une forme comparable à celle de la rainure 8, ses deux tronçons rectilignes coupant les côtés 2 et 3 en des points situés aux 3/4 de leur longueur à partir de leur point d'intersection. Le carreau 1 illustré ici comporte également une rainure 10 en forme d'arc de cercle centré sur le point d'intersection des côtés 4 et 5. Une telle disposition des rainures sur les carreaux selon l'invention permet de juxtaposer ceux-ci dans deux positions relatives différentes tout en préservant une continuité entre les rainures d'un carreau à l'autre; les rainures présentent de préférence au moins à cet effet un même profil transversal/au niveau des côtés du car- reau, et par exemple un profil rectangulaire tel qu?il apparaît à la figure 3, qui. montre une vue du carreau 1 suivant la flèche 11 de la figure 1. Suivant une première disposition illustrée à la figure 1, les différents éléments des différents carreaux la à 1h sont désignés par les mêmes références que les éléments correspondants du carreau 1, affectés respectivement des indices a, b, ...., h. Selon cette première disposition, chacune des rainures telles que 7e, 8e, 9e d'un carreau tel que le se raccorde d'une part aux rainures analogues telles que respectivement 7b, 8b, 9b d'un carreau voisin lb et d'autre part aux rainures telles que respectivement 9d, 8d, 7d d'un autre carreau voisin tel que îd. Les rainures telles que 10, 10a, lOb, lOc se raccordent quant à elles d'un carreau à l'autre. Selon une autre disposition illustrée à la figure 2, on a représenté neuf carreaux 1i à lq identiques au carreau 1 et dont les différents éléments portent les mêmes références que les éléments correspondant de ce dernier, affectés de l'indice de référence de ces carreaux. Selon cette deuxième disposition, chaque rainure telle que respectivement 7i, 8j, 9j d'un carreau tel que li est relié à ses homologues teilss que respectivement-7k, 8k, 9k et 7m, 8m, 9m de deux carreaux voisins tels que 1k et 1m ; une telle disposition aboutit à définir sur la face supérieure du revêtement des motifs en rosaces, les rainures ainsi raccordées étant concentriques.Dans ce cas comme dans le précédent, les rainures telles que 101 lOns 102 et îOo se reccordent d'un carreau à l'autre de façon à former un motif circulaire. De préférence, afin de faciliter l'écoulement des eaux, les éléments de construction selon l'invention présentent des zones en dépression par rapport à leur face visible telle que 6 également sur au moins une partie de leur périphérie, ces zones étant susceptibles de se raccorder aux zones analogues des éléments voisins de façon à définir des rainures avec celles-ci. Dans l'exemple illustré, chaque carreau tel que 1 comporte ainsi sur ses quatre côtés 2 à 5 une zone, respectivement 12 à 15, en décrochement par rapport à sa face visible 6. Les côtés 2 et 3 présentent un tel décrochement sur la totalité de leur longueur alors que les côtés 4 et 5 présentent un tel décrochement de leur intersection avec les côtés respectivement 3 et 2 à la rainure 10, leur partie située entre cette rainure 10 et leur intersection n'étant pas en dépression dans l'exemple illustre. Ainsi, lorsque les carreaux sont aseemblés selon l'une ou l'autre des dispositions illustrées, les zones en dépression 12 à 15 voisines des différents carreaux voisins forment des rainures telles que 14-15a, I4a-15d, 12d-12-e, etc.... ou 12i-13k, 13-,-12n, 13m-l2n, 15n-14q, etc Ainsi, toutes les zones-en dépression communiquent entre elles sur un même élément et d'un élément à l'autre, sur la totalité du revêtement. Comme il a été dit plus haut, les rainures telles que 7 à 10 et les rainures formées de la juxtaposition des décrochements périphériques des différents carreaux peuvent par exemple présenter un profil transversal rectangulaire, comme il est illustré à la figure 3, mais d'autres formes pourraient naturellement être choisies sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. La profondeur de ces rainures peut être éventuellement variable, pour des effets esthétiques ou pour réaliser au niveau de chaque carreau un drainage vers une zone périphérique donnée. La forme des motifs dessinés par les rainures peut également être très variable. Comme il a été dit plus haut, on peut éventuellement combiner les motifs dessinés par les rainures avec autres motifs, par exemple colorés. Outre les avantages déja mentionnés, les éléments de construction tels que dalles ou carreaux selon 11 invention sont remarquables par leur possibilité de fabrication à coût très bas, puisqu'ils peuvent être fabriqués intégralement par moulage, sans manipulation ou usinage autres que ceux que nécessitent les opérations de finition inhérentes au matériau employé. REVENDICATIONS 1) Elément de construction tel que carreau ou~dalle pourle revêtement de parois, présentant sur l'une de ses faces un motif, caractérise en ce que le dit motif est réalisé au moins partiellement sous la forme d'au moins une zone en dépression par rapport à la dite face et susceptible de se raccorder aux zones analogues d'éléments voisins pour définir un réseau en creux à la surface du revêtement. 2) Elément de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte sur au moins une partie de sa périphérie une zone en dépression par rapport à la dite face et susceptible de se raccorder à au moins une zone analogue d'au moins un élément voisin de façon à définir-une rainure avec celle-ci. 3) Elément de construction selon l'une quelconque des revendications précédentes, présentant une forme polygonale, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de rainures sécantes avec sa périphérie en des points divisant en portions égales entre elles au moins deux côtés du polygone. 4) Elément de construction selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que toutes le zones en dépression communiquent entre elles sur un même élément et d'un élément à l'autre.