Lampe d'endormissement pour insomniaques L'invention concerne les lampes d'endormissement pour insomniaques fonction nant par déplacement lumineux cyclique continu. L'endormissement est obtenu par la monotonie engendrée par le déplacement régulier d'un flux lumineux. On connatt déjà des appareils se rapprochant du préambule de la revendication 1 (brevet français n0 2 272 569 et 2 282 280). Le premier concerne une lampe au néon à lumière simplement clignotante obtenue par un relaxateur et répartie par un filtre diffuseur cylindrique translucide. Le second comporte deux ampoules alternativement clignotantes placées à chaque extrémité et à l'intérieur d'un tube translucide. Dans ces deux appareils, on ne maîtrise pas la vitesse de déplacement de la lumière pour produire un déplacement lumineux à vitesse compatible pour entraîner le relâchement de l'attention, la réduction du champ de conscience de façon pré-hypnotique, comme par exemple, pour un automobiliste, le défile des arbres sur une route au soleil couchant. Certaines vitesses sont plus favorables pour provoquer l'endormissement. La présente invention a pour but de pallier cet inconvénient. L'invention, telle qu'elle est caractérisée dans les revendications, résout le problème consistant à régler la vitesse de déplacement d'un flux lumineux sur un espace de perception relativement important. La lampe selon l'invention comporte notamment un ensemble de zônes lumineuses distinctes, de largeur égale ou non, éclairées chacune séquentiellement par une source lumineuse électrique dont l'alimentation est assurée cycliquement par un bloc électronique conçu de telle sorte que ladite alimentation s'effectue pas à pas successivement d'une zone contigüe à la suivante, l'une s'éteignant progressivement ou non et l'autre s'allumant progressivement ou non de façon à produire un déplacement continu et cyclique de cette surface lumineuse balayée dans une durée qui peut être rendue réglable de moins d'une seconde à plusieurs secondes. Un interrupteur temporisé éteint automatiquement la lampe au bout d'un temps pré-défini pouvant également être réglable. Les avantages obtenus grâce à cette invention consistent essentiellement en ce que le réglage de la vitesse apparente de déplacement du flux lumineux balayant pas-à-pas un ensemble de zones distinctes, induit la detente physique et progressivement l'#ndonîiissement de l'utilisateur. L'invention est exposée plus en détail dans ce qui suit, en référence aux dessins annexes représentant plusieurs modes de réalisation dans lesquels : - la figure 1 représente, vu de face, une lampe d'endormissement à tubes au néon disposes concentriquement, la figure 2 montre, vu de face, une variante de lampe dont les tubes au néon sont disposés parallèlement, - la figure 3 représente, en coupe en élévation, une lampe dont les zOnes lumineuses sont réalisées par une boîte à lumière à compartiment concentriques et cniques éclairés chacun à leur sommet par au moins une ampoule électrique, - les figures 4 et 5 représentent, en coupe en élévation, des exemples de boites à lumière circulaires, - la figure 6 montre, vu de face, la disposition des ampoules dans les lampes des figures 4 et 5, - la figure 7 représente un exemple de schéma électronique de commande des cycles d'allumage des zones lumineuses. La lampe de la figure 1 comporte un ensemble de tubes au néon 1,2, 3,4,5,6, constituant les zOnes lumineuses, disposés concentriquement et alimentés par un bloc électronique décrit sur la figure 7. L'ensemble est inclus dans un réflecteur 9 fixé sur un pied orientable 10 solidaire d'une semelle 11 comportant un interrupteur d'allumage 12. Cette lampe se pose par exemple sur une table de nuit. Son fonctionnement sera expliqué plus loin. Sur la figure 2, les tubes au néon 13 à 17 sont disposes parallèlement entre eux sur un châssis réflecteur 18 comportant soit un pied comme sur la figure 1, soit un support mural non représenté. Sur la figure 3, les zones lumineuses sont réalisées au moyen de cônes réflecteurs 21 à 25, emboîtés et centrés concentriquement les uns dans les autres au moyen des centreurs 26. L'extrémité de ces cônes est tronquée en 27 de façon à recevoir au moins une ampoule électrique 28 reliée électriquement au bloc de commande électronique 29 fixé sur le couvercle 30, lui-même assujetti au châssis 31. Les cônes 20 à 25 reposent sur une plaque transparente 32, en verre qui peut être légèrement teinté ou encore en matière plastique, par exemple du type polymétacrylate translucide, teinté ou légèrement opalescent. Le châssis 31 comporte une chape 33 sur laquelle est articulé un bras support creux 34 dans lequel passe le fil d'alimentation 35 branché sur l'interrupteur 36 fixé sur la semelle murale 37. Sur la figure 4, la boite à lumière est constituée de parois cOniques concentriques tronquées 38 a 42 solidarisées à la paroi de fond 44 fixée sur le châssis 45. Les ampoules 46 sont cachées par les parois cOniques définissant les zOnes lumineuses circulaires. La partie centrale est un cône 47 dont la pointe est orientée dans le même sens que les parois de séparation, c'est-à-dire dans le sens d'émission du flux lumineux. Sur la figure 5 on a montré une variante des parois de la figure 4; elles comportent une partie inclinée 48 cachant les ampoules 49 et une partie droite 50 perpendiculaire à la paroi de fond 51. Les ampoules 49 comportent des broches 52 sur l'extrémité desquelles sont soudés les fils conducteurs qui les relient au bloc électronique. Le culot de ces ampoules 49 passe au travers de trous 53 percés dans la paroi de fond 51. Ces broches 52 sont engagées dans les trous de positionnement 54 d'une plaque 55 en matériau électriquement isolant et sont pliées contre le bord des trous 54. La plaque isolante 55 est fixée sur la paroi de fond 44 et sur le couvercle i6 par un ensemble de pattes de fixation 57. La paroi de fond incluant les cônes 38 a 42 peut être réalisée en tôle soudée ou en matière plastique moulée. La figure 6 montre, en vue de dessus, une disposition des ampoules 49 dans les boites a lumière des figures 4 et 5, pour éclairer toute la surface de chaque zOne lumineuse concentrique. On peut également concevoir de la même manière des boites à lumière à zônes lumineuses parallèles. Les zOnes lumineuses définies entre les parois de la boîte à lumière peuvent être de largeur croissante de l'intérieur vers l'extérieur dans le cas de boîtes circulaires ou périmétrales (carrées ou rectangulaires), ou dans le sens du flux lumineux pour les boites à lumière à zOnes parallèles, dans ce cas, le flux lumineux se déplace toujours dans le même sens, c'est-à-dire en repartant de son point de départ à chaque séquence. Le schéma électronique représenté sur la figure 8 comporte un interrupteur temporise 58 dans le rapport par exemple de 1 à 10 réglé sur 20 minutes, un bloc oscillateur 59 qui peut être soit auto-commandé, soit commande par un rythme extérieur quelconque, un bloc compteur-decodeur 60, un bloc de mise en forme des signaux 61, un bloc interface éventuel et les lampes 64, enfin un bloc d'alimentation 63. Les lampes peuvent être bleu foncé de façon à très peu éclairer la pièce dans laquelle se trouve l'utilisateur. L'ensemble fonctionne de la façon suivante : A la mise sous tension, les divers blocs sont alimentés et maintenus sous tension par le temporisteur 58, lequel a son temps pré-règlé. L'oscillateur 59 fonctionne et délivre des impulsions qui sont comptées et décodées par le bloc 60, les sorties dece dernier sont mises en forme par le bloc 61 qui permet de faire varier l'allumage et l'extinction des lampes 64 d'une façon progressive ou non. L'interface 62 est utilisé seulement dans le cas d'ampoules alimentées en 110 ou 220 volts. Le décodage du bloc 60 se traduit suivant trois cas: 1 - par l'allumage successif des ampoules éclairant chacune des zOnes de telle sorte que s'allume progressivement ou non, la ou les ampoules centrales pendant une durée pré-déterminée, puis la ou les ampoules de la zOne contigüe cependant que la précédente s'éteint et ainsi de suite. Lorsque la zOne la plus extérieure est allumée, le déplacement du flux repart du centre (ou inversement de la périphérie). Ce déplacement lumineux zône par zOne peut cependant repartir du centre avant que le cycle précédent soit terminé, c'est-à-dire avant que la zone la plus extérieure soit éclairée. Par exemple dans le cas de cinq zônes, fig.4, le cycle peut recommencer du centre -zône 46,38 - lorsque le cycle est arrivé à la zône 39,40 et se poursuit vers la zOne externe 41,42, pour réduire l'espace entre les cycles. 2 - Le déplacement du flux se poursuit de l'extérieur vers l'intérieur puis de l'intérieur vers l'extérieur et ainsi de suite. 3 - le déplacement du flux s'effectue de l'extérieur vers l'intérieur et repart, a chaque nouvelle séquence, de l'extérieur. Le bloc électronique peut être prévu pour régler, dans une plage pré-défi- nie, la durée d'allumage pas-à-pas de chaque zône lumineuse et donc la durée du cycle total de déplacement du flux lumineux pour couvrir toute la surface de la boîte à lumière dans un sens ou dans l'autre. On a vu précédemment que la largeur de chaque zône peut être croissante de l'intérieur vers l'extérieur pour augmenter l'impression de dilatation, de déconcentration de la conscience. On peut également faire l'inverse, c'est-à-dire la progression vers le centre. Cet effet, ainsi que le sens de progression du flux, peut être obtenu avec les géométries périmétrales ou parallèles. Dans le cas de zônes lumineuses parallèles, on peut accroître la largeur de ces zônes soit dans un seul sens qui peut être le sens unique de progression du flux repartant du même côté à chaque nouveau cycle, ou bien partir des zônes extérieures étroites de chaque côte pour progresser vers une zOne centrale de plus en plus large ou bien l'inverse pour obtenir un effet voisin de celui des zOnes circulaires. REVENDICATIONS 1 - Lampe d'endormissement pour insomniaques fonctionnant par déplacement lumineux cyclique, caractérisée en ce qu'elle comporte un ensemble de zônes distinctes contigües éclairées chacune séquentiellement par une source lumineuse électrique dont l'alimentation est assurée cycliquement par un bloc électronique conçu de telle sorte que ladite alimentation s'effectue pas-à-pas successivement d'une zone contigu à la suivante, l'une s'éteignant progressivement ou non et la suivante s'allumant progressivement ou non, de façon à produire un déplacement lumineux cyclique,zône par zone, dont la durée peut être rendue réglable de moins d'une seconde à plusieurs secondes pour balayer toute la surface, en ce qu'un interrupteur temporise éteint automatiquement la lampe au bout d'une durée pré-déterminée pouvant être rendue réglable. 2 - Lampe selon 1, dans laquelle la commande automatique d'allumage pas-àpas des zOnes lumineuses disposées concentriquement ou périmétralement, s'effectue successivement par cycles couvrant toute la surface desdites zônes, de l'intérieur vers l'extérieur. 3 - Lampe selon 1, dans laquelle la commande automatique d'allumage pas-à- pas des zônes à éclairer successivement s'effectue de l'extérieur vers l'intérieur ou alternativement de l'extérieur vers l'intérieur puis de l'intérieur vers l'extérieur. 4 - Lampe selon 1,2 ou 3, dans laquelle le cycle d'éclairement peut repartir du centre avant que le cycle précédent ne soit terminé et ait balaye toute la surface des zOnes d'éclairement, ou inversement de la périphérie lorsque le cycle repart de celle-ci. 5 - Lampe selon 1 dans laquelle les zônes lumineuses distinctes sont disposées parallèlement les unes aux autres. 6 - Lampe selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle la source lumineuse est matérialisée par un ensemble de tubes au néon disposés concentriquement ou parallèlement les uns aux autres. 7 - Lampe selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la source lumineuse de chaque zône à éclairer est constituée par au moins une ampoule électrique qui peut être colorée en bleu, disposée dans chacun des compartiments figurant les zOnes et dont l'ensemble constitue une boite à lumières, en ce que les compartiments de cette boite sont parallèles, concentriquement ou périmétralement, étanches à la lumière entre eux. 8 - Lampe selon l'une quelconque des revendications précédentes 1,2,3,4 et 7, dans laquelle la boite à lumières à compartiments concentriques est constituée par un ensemble de cônes emboîtés et centres concentriquement les uns dans les autres, en ce que l'extrémité côté pointe du cône est tronquée et fermée de façon à séparer les zOnes d'éclairement, le fond (27) est perce de trous de passage des conducteurs électriques d'alimentation des ampoules,lesquels sont connectés sur le bloc électronique de commande, chaque compartiment reçoit au moins une ampoule, en ce que les cônes sont fixés entre eux par un tirant (27a) et sont disposes dans un boîtier muni de moyens de fixation murale ou d'un pied d'appui. 9 - Lampe selon l'une quelconque des revendications 1,5 et 7, dans laquelle la boite à lumières à zônes parallèles est constituée par un boîtier comportant un ensemble de parois parallèles assujetties soit perpendiculairement , soit obliquement à la paroi de fond pour cacher les ampoules électriques. 10 - Lampe selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le bloc électronique de commande comporte un interrupteur tempori se(58} un bloc osciliateur (59), un bloc compteur-décodeur (60), un bloc de mise en forme des signaux (61), un bloc d'alimentation électrique (63) et éventuellement un bloc interface (62) dans le cas ou les ampoules électriques (64) sont alimentées en 110 ou 220 volts.