La présente invention concerne un procédé d'enregistrement en couleur par mise en oeuvre de têtes d'exposition photographique et d'un film en couleur ayant des propriétés d'exposition maximale pour chacune de plu- sieurs couches d'émulsion sensible à de la lumière colorée. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de ré- glage de l'exposition des différentes couleurs du film au cours d'une opération d'enregistrement sur une table X-Y, afin que des tracés nets, précis et bien résolus soient formés en plusieurs couleurs. La demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 038 452 déposée le 14 mai 1979 par Webster et Larsen sous le titre "COLOR PLOTTING DEVICE" décrit une table photographique ^-Y destinée à former des tracés en couleur sur un film photographique présentant une sensibilité déjmndant de la couleur. Une tête d'exposition optique in- corporée à l'appareil projette des faisceaux de lumière ayant des composantes colorées différentes ou variables sur la surface sensible du film, et les diverses couches d'émulsion de la surface sensible enregistrent les cou- leurs des faisceaux projetés. Des moteurs incorporés à la table photographique déplacent le point lumineux créé par le faisceau coloré à la surface du film et exposent celui-ci en fonction des composantes colorées présentes dans le faisceau et le point. Le procédé de tracé en couleur peut être avan- tageusement utilisé dans les domaines de la cartographie, de la fabrication des microcircuits ainsi que dans d'autres domaines. Le tracé en couleurs donne de nouvelles dimen- sions aux applications de tracé, ces possibilités n'étant pas disponibles jusqul'à présent et accroissant les appli- cations des tables X-Y de façon extrêmement importante. L'exposition d'un film en couleur au cours d'une opération de tracé diffère, au moins en ce qui concerne une propriété essentielle, de l'exposition du même film par l'intermédiaire de l'obturateur d'une camé- ra de prise de vues. Dans une telle caméra, tout le film 246345.0 est exposé à un seul moment lorsque l'obturateur est ouvert temporairement. L'importance de l'exposition du film est réglée par les valeurs préréglées de l'ouver- ture et du temps si bien qu'aucune partie des émulsions du film ne reçoit une quantité de lumière supérieure à celle qui peut être tolérée pour la présentation nette et précise de l'image en couleur, après développement. Les réglages utilisés pour l'ajustement de l'exposition dépendent du niveau général de lumière réfléchie par l'objet photographié lorsqu'il est éclairé par de la lumière artificielle ou naturelle. Dans une table X-Y de tracé cependant, l'opéra- tion d'enregistrement est effectuée dans des conditions d'éclairement faible, et le point lumineux formé par un faisceau coloré projeté sur le film expose une surface très limitée à un moment donné. Ce n'est que le déplace- ment du point sur le film qui provoque l'exposition progressive d'un dessin complet formant le tracé. La possibilité du déplacement du point lumineux à la surface du film accroît la souplesse du procédé detracé et permet l'exposition d'une partie quelconque de la surface sensi- ble, sans que le reste du film soit exposé. En outre, une position quelconque de la surface du film peut subir une exposition multiple, par disposition répétée du point sur cette position, l'exposition étant assurée par la même couleur ou par des couleurs différentes. Etant donné la souplesse donnée par le déplacement du point et par la composition de la couleur du point lumineux, le ré- glage de l'exposition pose de nouveaux problèmes qui ne se posent pas dans les domaine de la photographie ou du tracé sur plaque photographique à l'aide d'un appa- reil de prise de vues,par mise en oeuvre d'un film en noir et blanc. D'abord, un avantage du tracé en couleurs est qu'un élément différent du tracé peut être représenté par des couleurs différentes et les éléments peuvent se re- couvrir sans que la discrimination soit perdue. La créa- 246345 0 tion de couleurs qui se recouvrent correspond au fait qu'une position du film est exposée au moins deux fois par transmission du faisceau lumineux projeté sur cette position de façon répétée, le faisceau ayant la même com- posante colorée ou des composantes différentes. Lors- que le point lumineux créé par le faisceau projeté expose le film en au moins deux occasions, la possibilité de surexposition se manifeste bien que l'intensité de chaque point lumineux parvenant à une position quelcon- que satisfasse toujours aux tolérances initiales fixées par les émulsions du film. En outre-, les films en couleur, quel que soit leur type, ont, à la surface sensible, trois couches différentes d'émulsion qui enregistrent les composantes colorées d'un point lumineux en couleur d'après les composantes colorées primaires, c'est-à-dire les couleurs primaires à partir desquelles toutes les autres couleurs peuvent être formées. Par exemple, un film en couleur a une première couche d'émulsion qui enregistre toutes les couleurs ayant des composantes rouges, une couche d'émulsion enregistre toutesles couleurs ayant des com- posantes bleues, et une troisième couche d'émulsion en- registre les couleurs ayant des composantes vertes. Les couleurs primaires rouge, bleu et vert peuvent s'ajouter en proportions égales et forment alors de la lumière blanche, et pour cette raison, on considère qu'il s'agit de couleurs primaires additives. En pratique, le film exposé et développé forme les couleurs enre- gistrées sous forme des couleurs primaires soustractives bleu-vert, magenta et jaune qui sont absorbées sous forme de colorants dans les couches respectives d'émulsion au cours de l'opération de développement. Les couleurs pri- maires soustractives bleu-vert, magenta et jaune sont les complémentsdes couleurs primaires additives respec- tives rouge, vert et bleu, et on les appelle couleurs primaires soustractives car, dans des filtres, elles absorbent collectivement toutes les composantes colorées de la lumière blanche. Dans un film inversible négatif en couleur, les colorants bleu-vert sont utilisés pour l'enregistrement des composantes rouges, le colorant magenta est utilisé pour l'enregistrement des composantes vertes et le colorant jaune pour celui des composantes bleues. En conséquence, le film traité présente des ima- ges dont la couleur est complémentaire de celle de l'ob-- jet enregistré (tracé) et dont la valeur est négative. Les mêmes colorants sont utilisés dans un film positif direct mais, au cours des opérations d'exposition et de développement, les colorants des couleurs primaires sous- tractives sont rejetés au lieu d'être fixés dans les couches respectives d'émulsion. La conséquence du tracé lors de l'enregistrement de toutes les couleurs sous forme de trois couleurs pri- maires, est que l'une quelconque des couches d'émulsion peut être utilisée pour l'enregistrement des couleurs au-delà de sa capacité, c'est- à-dire qu'une émulsion peut être surexposée lorsqu'une même couleur ou plusieurs couleurs exposent de façon répétée une même position de la surface du film. Lorsque la capacité de l'émulsion est dépassée, les couleurs s'étalent dans la zone en- vironnante de l'émulsion et forment des images qui ne sont pas des représentations nettes ou précises du des- sin du tracé. Lors de l'exposition excessive d'une ou plusieurs couches d'émulsion, les images sont non seu- lement floues mais aussi présentées avec des couleurs qui ne sont pas véritables. Ainsi, l'invention concerne un procédé de tracé en couleur de façon précise, donnant des représentations nettes et véritables d'un dessin d'un tracé. Elle concerne aussi un procédé de tracé en couleur ne provoquant pas le dépassement des possibili- tés d'exposition de l'émulsion enregistrant le dessin coloré. Plus précisément, l'invention concerne un pro- cédé de tracé en couleur-qui assure un dosage de l'expo- sition de chacune des couches d'émulsion enregistrant les composantes colorées du tracé. Ce procédé est mis en oeuvre à l'aide d'une table photographique X-Y comprenant un dispositif d'exposition du tracé sur un film en cou- leur. Le procédé comprend la création d'un point de radiationsayant une certaine énergie, sur la surface sensible d'un film en couleur. Ce point formé par des ra- diations peut être par exemple un point lumineux formé par projection du faisceau lumineux d'une tête d'expo- sition optique incorporé à une table photographique X-Y, sur la surface sensible du film. Ce dernier a des couches d'émulsion qui présentent des sensibilités diverses lors- qu'elles sont exposées par des composantes colorées du point et qui enregistrent ces composantes afin qu'elles puissent être vues ultérieurement dans le film développé. Le point formé par les radiations et le film en couleur se déplacent l'un par rapport à l'autre avec des mouvements prédéterminés qui provoquent la prise par le point de positions différentes sur la surface sen- sible du film, suivant la forme géométrique voulue du tracé. Dans la table photographique, ce déplacement relatif est assuré par des moteurs qui reçoivent des signaux de commande qui sont soit préalablement enre- gistrés, soit traités en temps réel par un appareillage de traitement de données de type convenable associé à une source de programme. Les composantes colorées des radiations du point formé sont modifiées afin que les couleurs dif- férentes assurent l'exposition des couches d'émulsion sensible du film dans les différentes positions prises par le point lors du déplacement dans la table X-Y. Par exemple, des filtres colorés de différents types peuvent être placés sur le fiasceau lumineux créant le point de radiations à la surface du film. L'exposition des diverses couches d'émulsion par les composantes colorées du point créé est limitée aux positions dans lesquelles le film est exposé plus d'une fois par une même couleur ou par des couleurs différentes. La limite d'exposition est choisie en fonc- tion de la capacité des couches d'émulsion à accepter une telle exposition si bien qu'une représentation précise du tracé en couleur est donnée à la fois en couleur et en configuration géométrique. La capacité de la couche d'émulsion est fixée par le film particulier utilisé, et lalimitation de l'exposition en-deçà de cette capacité est obtenue par analyse des composantes colorées des points de radiations, en leurscomposantes correspon- dant aux couleurs primaires, enregistrées dans les cou- ches correspondantes d'émulsion. Si la capacité de l'une quelconque des couches d'émulsion doit être dépassée, les composantes colorées sont réglées afin que l'expo- sition reste en-deçà des possibilités. Le dosage des couleurs afin que les possibilités d'exposition de chaque couche du film ne soient pas dé- passées permet l'obtention d'une représentation nette et précise du tracé. Il n'y a pas d'étalement d'une couleur au-delà des limites d'un élément donné du tracé, et la définition des couleurs conserve sa valeur dans tout le tracé. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est un diagramme synoptique en partie sous forme d'un schéma d'un mode de réalisation de table photographique X-Y destinée à la mise en oeuvre du procédé de tracé en couleur selon l'invention; - la figure 2 représente un filtre de densité variable utilisé dans la table photographique de la figure 1; - la figure 3 est une coupe partielle d'un exem- ple de film en couleur; - la figure 4 représente un échantillon de tracé- en couleur convenablement exposé selon l'invention; - la figure 5 représente un autre échantillon du tracé en couleur de la figure 4 sous forme surexposée; - la figure 6 représente un autre échantillon partiel de tracé en couleur sous forme très surexposée; et - la figure 7 est un schéma d'une autre table photographique X-Y permettant la mise en oeuvre de l'in- vention. La figure 1 représente une table photographique X-Y portant la référence générale 10 et destinée à former des tracés en couleur sur un film ou une plaque photosen- sible F en couleur, en fonction de signaux préalablement programmés de commande provenant d'un organe programmé de commande. Le film F est disposé à demeure sur une surface plane d'une table mobile 14 placée sous une tête photographique ou d'exposition optique 12 de la table photographique. La table 14 portant le film peut se déplacer par rapport à la tête photographique dans les directions de coordonnées X et Y, sous la com- mande de moteurs correspondants d'entraînement X et Y 16 et 18. Les signaux programmés de commande provenant de l'organe 20 parviennent aux moteurs 16 et 18 d'entraîne- ment par l'intermédiaire d'amplificateurs ou de circuits pilotes 22 et 24 respectivement. Les ordres programmés peuvent être numériques ou analogiques, et ils sont dé- terminés par le programme conservé dans l'organe 20 de commande si bien qu'un tracé prédéterminé, de couleurs convenables, est exposé sur le film lors du déplacement relatif du film et de la tête. Une source 30 de lumière polychromatique, in- corporée à la tête 12 de tracé, reçoit de l'énerge d'une alimentation 32 et, dans un mode de réalisation, cette source est une lampe au xénon qui peut fonctionner en mode continu? intermittent ou pulsé le cas échéant. La lumière de la source 30 traverse un ou plusieurs fil- tres compensateurs 34 qui corrigent ou équilibrent les composantes colorées de la source pour un film donné si bien que les couleurs sont reproduites, dans le film exposé, avec la précision et l'équilibre qui conviennent. La lumière polychromatique équilibrée passe alors dans une lentille convergente 36 et forme un fais- ceau lumineux dirigé suivant l'axe 38 sur le film F en couleur porté par la table 14. La lentille 36 comporte normalement plusieurs éléments optiques mais on l'a re- présentée, par raison de simplicité, sous forme d'une lentille unique. Lorsque la lumière provenant de la lentille 36 n'est pas encore focalisée, elle passe dans une glissière 40 ayant des ouvertures placées côte à côte et destinées à venir individuellement dans le faisceau lumineux. Les ouvertures de la glissière ont des con- figurations et des dimensions diverses afin qu'elles délimitent la dimension et la configuration d'un point projeté par le faisceau lumineux, par l'intermédiaire d'un objectif 41, sur la surface sensible du film F en couleur. La dimension et la configuration des points déterminent la région de la surface du film qui est exposée et, lorsque les points sont déplacés à la sur- face du film, des traits continus ou d'autres formes sont créés. En outre, des éclairs temporaires trans- mis par la source lumineuse 30 permettent l'exposition de zones individuelles de la surface du film avec des configurations qui sont déterminées par les ouvertures de la glissière 40. Lorsque l'ouverture alignée sur le faisceau et, de façon correspondante, le point- projeté à la surface sensible du film, doivent être changés, un servomoteur séparé (non représenté) peut être utilisé ou, dans une variante, le déplacement de la tête photographique 12 et de la table 14 peut assurer le réglage de la plaque comprenant les ouvertures, comme décrit en détail dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique no 833 371 déposée le 14 septembre 1977. Lorsque le faisceau lumineux polychromatique est passé dans la plaque 40, il passe près d'une pile de filtres 42 à 56 destinés à assurer la séparation des composantes colorées. Chaque filtre de la pile ne permet le passage que de certaines composantes colorées de la lumière polychromatique, le long de l'axe 38, vers la surface sensible du film F. Dans un mode de réalisation de l'invention, chaque filtre 42 à 56 a des caractéristi- ques différentes de couleur et transmet en conséquence des composantes colorées différentes du faisceau. A cet égard, la référence aux caractérstiques de couleur dé- signe notamment la teinte, la saturation et l'intensité de la couleur, ces paramètres étant indépendants et permettant la définition de toutes les couleurs. Chaque filtre 42 à 56 est associé à un dis- positif 42a à 56a de mise en action qui permet au filtre associé de venir dans le faisceau lumineux par pivotement ou translation, comme indiqué par exemple pour le filtre 42, ou d'être maintenu en dehors du faisceau lumineux comme indiqué pour les filtres restants. Les dispositifs de mise en action peuvent être commandés individuellement ou collectivement afin qu'un ou plusieurs filtres se placent dans le faisceau lumineux et en conséquence, plusieurs faisceaux lumineux de couleurs différentes ou ayant des composantes colorées différentes peuvent être créés et projetés sur le film F. La couleur parti- culière du faisceau projeté sur le film est déterminée dans le programme de l'organe 20 de commande et provoque la transmission d'un signal convenable de commande aux dispositifs convenables de mise en action 42a à 56a par l'interrmédiaire d'un circuit 58 de sélection de couleur. Lorsque la surface dufilm doit recevoir une tache lumi- neuse blanche, le circuit de sélection peut commander le retrait de tous les filtres afin que le faisceau poly- chromatique passe sans modification jusqu'à la surface du film, avec transmission de toutes les composantes colorées par la plaque 40. Les faisceaux créés le long de l'axe 38 passent aussi à la périphérie d'un filtre neutre 60 de densité variable représenté plus en détail sur la figure 2. Ce filtre neutre atténue toutes les composantes du faisceau lumineux d'une même quantité et règle donc l'intensité de la lumière formant le point sur le film. Les carac- téristiques d'atténuation du filtre 60 représenté sur la figure 2 varient circonférentiellement autour du disque si bien que des intensités différentes peuvent être obtenues par rotation du disque d'une position à une autre. A cet effet, le disque est monté afin qu'il puisse tourner sur un petit servomoteur 62 qui est com- mandé par des signaux provenant de l'organe 20 de com- mande. L'un des signaux, tirésdu programme de tracé, est transmis à un circuit 64 sélecteur de densité qui ampli- fie le signal et le transmet, par une connexion 66 d'ad- dition, au servomoteur 62. Le signal de densité transmis au circuit sélecteur 64 permet la modification de la saturation de la couleur formée par les filtres sépara- teurs 42 à 56. Comme l'exposition d'un film en couleur est aussi sensible à la durée ou à l'intervalle de temps pendant lequel la lumière parvient sur la surface sen- sible, la disposition du filtre neutre 60 est aussi réglée par un autre signal proportionnel à la vitesse de déplacement relatif du film et de la tête 12. Le si- gnal de vitesse est formé par un circuit tachymétrique 68 d'axe X et un circuit tachymétrique 70 d'axe Y. Les tachymètres déterminent la vitesse de déplacement à partir des signaux de déplacement transmis auxcircuits pilotes22 et 24 des moteurs, et la vitesse relative totale du film et de la tête est calculée, d'après le théorème de Pythagore, dans le circuit 72 de traite- ment. Ainsi, le signal formé par le circuit 72 repré- - sente la vitesse du tracé et ce signal assure un réglage du servomoteur 62 afin que l'exposition de la surface du film soit uniforme quelle que soit la vitesse à la- quelle le faisceau lumineux balaie la surface du film. La tête photographique 12 comporte aussi un obturateur 74 et un moteur 76 de mise en action de l'obturateur afin que celui-ci arrête ou non le faisceau lumineux. Le rôle de l'obturateur est d'arrêter totale- ment le faisceau lumineux lorsqu'aucune exposition de la surface du film ne doit avoir lieu, par exemple au début et à la fin de l'opération de tracé ou lorsque le-dessin formé par le tracé présente une rupture ou une interruption intentionnelle. Comme dans le cas des autres éléments de commande incorporés à la tête 12, l'obturateur et le moteur 76 reçoivent des signaux de commande de l'organe 20 en fonction du programme de tracé. La table photographique X-Y 10 décrite pré- cédemment n'est qu'un exemple d'appareil pouvant être utilisé pour la formation d'un dessin en couleur repré- sentant un tracé sur le film F. La demande précitée de brevet des EtatsUnis d'Amérique n0 038 452 décrit plus en détail cette table photographique ainsi que d'autres permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'inven- tion. On ne peut pas parfaitement comprendre l'in- vention sans avoir connaissance de la structure généra- le des films utilisés pour la formation d'images colo- rées. Ces films sont des films positifs directs ou des films négatifs inversibles. La figure 3 est une coupe schématique d'un exemple de film. De façon générale, le film a une couche 80 formant un support, formée de fibres de papier, de polyéthylène ou d'autres substances, et plusieurs couches ou émulsions 82, 84 et 86 formant des colorants. Toutes les couleurs auxquelles le film est exposé peuvent être séparées afin qu'elles donnent une composante d'une couleur primaire, c' est-à-dire rouge, bleu ou vert. Chacune des émulsions enregistre une com- posante primaire différente des points lumineux qui exposent les émulsions. Ainsi, par exemple, l'émulsion 82 peut enregistrer la totalité des composantes rou- ges de toutes les composantes colorées présentes dans le point lumineux., l'émulsion 84 peut enregistrer tou- tes les composantes bleues et l'émulsion 86 toutes les composantes vertes. Des agents de copulation sensibles aux couleurs primaires correspondantes sont incorporés aux émulsions respectives et, après exposition puis dé- veloppement, ils provoquent la formation des colorants appropriés dans les couches. Par exemple, si l'on suppose que le fragment de film représenté sur la figure 3 est un film dévelop- pé, un colorant représentant toutes les composantes rouges, dans une position du tracé, peut se trouver dans la partie 90 de l'émulsion 82, un colorant repré- sentant toutes les composantes bleues peut se trouver dans la partie 92 de l'émulsion 84, et un colorant re- présentant toutes les composantes vertes peut se trou- ver dans la partie 94 de l'émulsion 86. On note que les parties 90 et 92 se recouvrent, ce phénomène indiquant que les composantes colorées du point lumineux exposant la surface du film dans la région de recouvrement com- prenaient des composantes rouges et bleues. D'autre part, la partie du film se trouvant au-dessus de la partie 94 a été exposée par une lumière colorée n'ayant que des composantes vertes. En réalité, les colorants du film développé correspondent aux compléments ou aux couleurs primaires soustractives bleu-vert, jaune et ma- genta et non aux couleurs primaires rouge, bleu et vert. Dans la description qui suit, on se réfère aux colo- rants sous forme des couleurs primaires par raison de simplicité. On suppose qu'une partie d'un dessin voulu du tracé apparaît sur le film développé F comme représenté sur la figure 4. Le dessin comporte un élément 100 en rouge, un élément 102 en orangé et un élément 104 en pour- pre ainsi qu'un autre élément 106 en pourpre. On suppose en outre que chaque élément représente une partie conduc- trice d'une structure multicouche d'un microcircuit tel qu'un transistor et que tous les éléments d'une première couche conductrice sont tracés avec une même couleur. Ainsi, les éléments 104 et 106 sont formés dans une cou- che conductrice et les éléments 100 et 102 sont formés dans deux autres couches conductrices. Un tracé en cou- leur, du type représenté sur la figure 4, peut être utilisé pour la vérification de l'alignement, de la disposition et de l'isolement des différents éléments lorsqu'ils sont préparés à partir de caches ayant le dessin géométrique délimité par les couleurs. Lors de la formation du tracé en couleur de la figure 4 avec une table photographique du type dé- crit en référence à la figure 1, un faisceau lumineux ayant des composantes rouges peut d'abord être projeté sur le film lorsque le film et la tête se déplacent l'un par rapport à l'autre, en vue de la formation de l'élément 100. Ensuite, l'élément 102 peut être créé par projection d'un faisceau lumineux ayant une composante orangée, sur le film, et les éléments 104 et 106 peuvent être ensuite créés par projection d'un faisceau lumineux ayant une composante pourpre, sur le film. On sait que toutes les couleurs peuvent être représentées par des combinaisons différentes des cou- leurs primaires additives rouge, bleu et vert. En outre, en ce qui concerne les composantes primaires qu'elle contient, la couleur orangé contient essentiellement du rouge avec une petite partie de vert, et la couleur pourpre comprend du rouge et du bleu. Ainsi, chacun des éléments 100 à 106 représentés sur le tracé contient des composantes rouges, mélangées de façon différentesavec les autres couleurs primaires. Si chacun des éléments était tracé sëparément, les couleurs primaires de ces éléments seraient enregistrées dans les diverses émul- sions du film pour un niveau d'exposition établi par Jatable photographique. Cependant, lorsque les éléments sont superposés sur un film unique par la table photo- graphique, trois opérations séparées de tracé sont né- cessaires pour chacune des trois couleurs et, de façon correspondante, certaines parties de la surface du film subissent plusieurs expositions. Ainsi, la région dans laquelle les éléments rouges et orangés 100 et 102 coïncident est exposée deux fois, et les régions dans lesquelles les éléments rouges et pourpres 100, 106 et 104 coîncident sont exposéesdeux fois. Surtout, les régions hachurées 110 et 112 du tracé sont exposées trois fois étant donné la coïncidence des trois couleurs. Comme chacune des composantes colorées rouge, orangé et pourpre contient une composante primaire rou- ge, et comme les émulsions du film enregistrent le tra- * cé d'après ces composantes, la couche d'émulsion en- registrant les composantes rouges serait exposée trois fois dans les régions hachurées 110 et 112. Si la capa- cité de l'émulsion enregistrant les composantes rouges n'est pas dépassée, une représentation nette, bien dé- finie et précise des éléments 100 et 106 est obtenue. Cependant, si la capacité de l'émulsion est dépassée et provoque une surexposition, le colorant rouge de l'émulsion surexposée a tendance à s'éclaircir et à s'étaler au-delà de la région géométrique exposée, et le film développé présente des images des types repré- sentés sur les figures 5 et 6. La figure 5 représente l'image du dessin ob- tenu lorsque la couche d'émulsion qui délimite les com- posantes rouges a été exposée au-delà de sa capacité, par les trois composantes colorées différentes rouge, orangé et pourpre, dans les éléments tracés 100 à 106. L'effet cumulé des expositions provoque un étalement de la couche d'émulsion sensible à la compo- sante rouge au-delà des zones hachurées 110 et 112 de la figure 4 et en conséquence un raccordement des images qui deviennent floues dans la zone hachurée 114 de la figure 5. Il apparaît nettement sur la figure 5 que l'image de tracé ne représente pas avec précision le dessin voulu représenté sur la figure 4. En outre, les couleurs de la zone hachurée 114 peuvent être partiellement éclaircies et peuvent ne pas former des représentations véritables des couleurs voulues pour le dessin du tracé. L'isolement des éléments pourpres 104 et 106 n'est pas visible alors qu'il s'agit d'une caractéristique essentielle pour la structure d'un microcircuit ou d'un autre objet qui est représenté par le dessin. La figure 6 représente une autre conséquence de la surexposition observée lorsque l'exposition cumulée de deux couleurs seulement, rouge et orangé dans les éléments et 102, dépasse la capacité de l'émulsion rouge du film F. La région hachurée élargie 116 recouvre toute la région de recouvrement des couleurs rouge et orangé ainsi que les parties contiguës des éléments 104 et 106 qui ont subi une triple exposition. On note de plus que la bande longue et étroite d'isolement entre les élé- ments 100 et 102 a perdu sa définition du fait du rac- cordement des couleurs rouge et orangé comme indiqué par la référence 118. L'invention résout les problèmes posés par l'exposition, décrits en référence aux figures 5 et 6, par limitation de l'exposition cumulée de chaque cou- che d'émulsion au cours de l'opération de tracé. L'expo- sition est limitée par restriction des lumières colorées utilisées par le tracé à celles qui ont des composantes dont la somme cumulée reste en deçà des capacités d'ex- position des couches respectives d'émulsion qui enre- gistrent lesdites composantes. Cette restriction im- plique nécessairement que les couleurs formant le des- sin du tracé ne peuvent pas être choisies arbitrairement ou, lorsqu'une telle sélection arbitraire est effectuée initialement, une analyse des couleurs et des effets résultants doit être effectuée afin que l'effet de ces couleurs sur les émulsions du film soit déterminé. Une détermination des couleurs à utiliser pour le dessin du tracé peut être réalisée de différentes ma- nières. Par exemple, lorsqu'en règle générale aucune cou- leur du tracé ne doit se recouvrir elle-même, les cou- leurs à utiliser pour le dessin peuvent être analysées en fonction des conditions les plus mauvaises qui peuvent être rencontrées, c'est-à-dire dans l'hypothèse o, dans une certaine position du dessin, toutes les couleurs se recouvrent. Chacune des couleurs est alors décomposée gpL ses composantes primaires qui correspondent aux trois couches d'émulsion du film, et l'exposition totale de chaque émulsion par les couleurs qui se recouvrent est examinée afin que le dépassement éventuel de la ca- pacité d'exposition de l'une quelconque des trois émul- sions soit déterminé. Lorsque l'analyse établit que la capacité d'exposition est dépassée dans une couche quel- conque d'émulsion, les couleurs sont modifiées ou changées afin que la ou les composantes primaires soient rédui- tes et permettent le respect des limites de la-capacité d'exposition. En l'absence de la détermination d'un tel dé- passement, les couleurs choisies peuvent être utilisées. La modification des couleurs afin que la con- dition de surexposition soit évitée, peut être réalisée par changement de l'une quelconque des trois c-aractéris- tiques d'une couleur, c'est-à-dire la teinte, l'intensité et la saturation. Dans la table photographique 10 de la figure 1, la teinte est modifiée par sélection convena- ble des filtres 42 à 56. Lorsque deux ou plusieurs fil- tres sont combinés pour l'obtention d'une couleur choi- sie, cette dernière peut être modifiée par retrait ou addition de filtres, sur le faisceau lumineux projeté vers la surface du film. La saturation d'une couleur particulière peut aussi être modifiée à l'aide des fil- tres 42 à 56. Par exemple, lorsque deux filtres de même densité et de même teinte sont disposés sur le faisceau lumineux, les densités s'ajoutent et la couleur projetée à la surface du film est plus profonde ou plus saturée. De manière correspondante, là saturation ou la densité peut être réduite par retrait de l'un des filtres du faisceau lumineux. L'intensité d'une couleur particu- lière peut aussi être modifiée par les filtres ou par réglage de l'intensité de la source lumineuse 30 ou par réglage de la position du filtre neutre 60. Ainsi, lorsque l'analyse des couleurs choisies pour le tracé montre que l'une quelconque des couches d'émulsion est surexposée, les couleurs sont modifiées afin que l'exposition revienne en-deçà des liraites permises par les émulsions. Un autre procédé d'analyse des couleurs comprend le traitement préalable de données établissant le dessin du tracé, à la fois en ce qui concerne sa configuration géométrique que sa couleur afin que les positions du tracé auxquelles le film est exposé plus d'une fois soient déterminées, les composantes colorées étant alors examinées à ces emplacements afin que le dépassement des possibilités d'exposition d'une émulsion quelconque par les composantes colorées utilisées puisse être déterminé. Si la capacité est dépassée, une modification convenable des couleurs doit être effectuée à l'aide de l'appareil comme décrit précédemment. Le traitement préalable des données géométriques et de couleur, correspondant à des coïncidences réelles, est une opération qui est facilement mise en oeuvre dans les appareils modernes de traitement de données, et il s'agit d'un perfection- nement de l'analyse décrite précédemment qui suppose simplement que toutes les couleurs se recouvrent en un point quelconque du dessin du trajet. On considère maintenant un exemple de mise en oeuvre de l'invention, en référence aux dessins et cou- leurs des figures 4 à 6. On suppose d'abord que le dessin représenté sur la figure 4 a été mis sous forme numéri- que ou autre lisible par une machine, par définition de chaque élément et chaque couleur. Les données sont traitées afin qu'un recouvrement quelconque des couleurs soit déterminé. Les régions hachurées 110 et 112 sont alors révélées comme correspondant à une exposition tri- ple, avec les trois couleurs, et certaines autres zones correspondant à une double exposition par deux couleurs différentes apparaissent aussi. Chacune des composantes colorées dans les différentes régions soumises à des expositions multiples est alors examinée afin que le fait que les composantes primaires qui forment les composantes colorées dépassent la capacité de l'une quelconque des émulsions du film soit examiné. Dans l'exemple considéré, l'élément rouge 100 a au minimum une composante primaire rouge ayant un cer- tain degré de saturation. L'élément orangé a une composante primaire rouge et une composante primaire verte, et les éléments pourpres 104 et 106 ont une composante primaire rouge et une composante bleue. Ainsi, les trois couleurs ont une composante primaire rouge rendant possible la surexposition de l'émulsion du film sensible à la couleur rouge dans les régions de recouvrement double ou triple. Lors de la déter- mination du niveau d'exposition, les amplitudes des composantes rouges, en pourcentage ou d'une autre ma- nière, dans chacune des couleurs, sont ajoutées pour chaque région de recouvrement et la somme des composantes dans chaque région est comparée à la capacité de l'émul- sion sensible au rouge du film. Des réglages convenables des couleurs destinésà réduire l'amplitude des composan- tes rouges sont effectués lorsque la capacité est dé- passée. Lorsque les composantes rouges des couleurs choisies ont été examinées et réglées le cas échéant, les composantes primaires bleueet verte des couleurs sont examinées afin que leur effet sur les émulsions apparaissent. Les réglages des couleurs sont à nouveau effectués le cas échéant jusqu'à ce qu'il soit bien éta- bli qu'aucune des émulsions du film ne reçoit une quan- tité cumulée de lumière des couleurs choisies réglées qui provoque une exposition supérieure à celle que les émul- sions peuvent supporter. Ainsi, l'invention concerne un procédé de tracé en couleurs de dessins qui représentent avec pré- cision et fidèlement un dessin et des couleurs voulus. Le procédé permet un dosage des composantes colorées parmi les diverses émulsions du film afin qu'aucune émulsion n'ait une exposition excessive. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. Par exemple, la figure 7 représente un autre exemple de table photographique X-Y destinée à la mise en oeuvre du procédé de tracé avec dosage de l'exposition. La table photographique qui porte la ré- férence générale 120 comprend certains éléments existants déjà dans la table 10 de la figure 1, ces éléments portant les mêmes références numériques. La différence principale entre les appareils 10 et 120 est que le réglage des couleurs est obtenu de manières différentes. Dans l'appareil 10, une technique soustractive met en oeuvre des filtres séparateurs 42 à 56 et un faisceau de lumière polychromatique contenant à peu près toutes les composan- tes colorées. Certaines des composantes sont supprimées lorsque le faisceau lumineux passe dans un ou plusieurs filtres. D'autre part, la table 120 met en oeuvre un procédé additif dans lequel trois sources lumineuses individuelles 122, 124 et 126 sont commandées séparément par un circuit 128 de réglage d'intensité en fonction de signaux de commande provenant de l'organe 20. Trois faisceaux lumineux séparés correspondant aux composantes colorées primaires additives rouge, verte et bleue, sont créés par les sources. Le faisceau lumineux de la source 122 est réfléchipar un miroir dichroîque rouge 142 sous forme d'un faisceau rouge transmis le long de l'axe 150 par un système optique 152, et il forme un point à la surface du film F. De manière analogue, des faisceaux de lumière verte et bleue sont projetés par des miroirs dichroiques vert et bleu 144 et 146 associés aux sources 124 et 126 si bien que la couleur du point lumineux formé sur le film représente la combinaison des couleurs primaires rouge, verte et bleue. Le réglage de l'intensité des sources 122, 124 et 126 permet le réglage du rapport des diverses couleurs primaires projetées sur le film, et, de manière correspondante, de la couleur résultante du point formé sur le film. Ce réglage est effectué d'après l'analyse des composantes colorées comme indiqué précédemment. Evidemment, d'autres procédés particuliers d'analyse de la lumière peuvent être utilisés le cas éché- ant dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de tracé, du type qui comprend la création d'un point de radiations ayant une certaine énergie, sur une surface sensible d'un film, et le déplacement du point formé par les radiations et du film l'un par rapport à l'autre, suivant des mouvements pré- déterminés afin que le point prenne des positions dif- férentes à la surface sensible du film et expose le tra- cé voulu sur le film, ledit procédé étant caractérisé en ce que le point formé par les radiations a plusieurs composantes de définition de couleur, le film est un film en couleur (F) ayant des couches d'émulsion (82, 84, 86) ayant des sensibilités diverses à l'exposition par les composantes de définition de couleur du point, et le procédé comprend en outre la modification des composantes de définition de couleur des radiations du point créé afin que les cou- leurs différentes soient exposées dans lescouches sen- sibles d'émulsion du film en couleur, dans des positions différentes audessus duquel se déplace le point, et la limitation de l'exposition des couches d'émulsion par les composantes de définition de couleur dans des positions du tracé dans lesquelles le point créé expose le film en couleur plus d'une fois avec la même couleur ou des couleurs différentes, afin que l'une quelconque des couches d'émulsion ne subisse pas une sur- exposition. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend la res- triction des couleurs tracées à des couleurs ayant des composantes de définition de couleur qui, cumulativement, ne provoquent pas le dépassement de la capacité d'expo- sition des couches associées d'émulsion dans les positions du tracé dans lesquelles le point créé expose plus d'une fois le film en couleur. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend la sé- lection d'un groupe limité de couleurs pour le dessin, chaque couleur ayant des composantes particulières de définition de couleur, les composantes combinées de définition de couleur du groupe de couleurs ne dépassant pas les niveaux d'exposition de l'une quelconque des couches d'émulsion du film en couleur. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation d'exposition des couches d'é- mulsion du film par les composantes de définition de couleur comprend la limiation du réglage des composantes de définition de couleur comprises dans le point de ra- diations au cours de chaque exposition d'une position par le point afin que l'exposition cumulée d'une quel- conque couche d'émulsion ne dépasse pas l'exposition - maximale tolérable de la couche. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en.-ce que la modification des composantes comprend la création d'un jeu de composantes de définition de cou- leur dans le point de radiationslorsque ce point se déplace au-dessus de ladite position la première fois, et la création d'un autre jeu de composaites dans le point lorsque celui-ci se déplace la seconde fois au- dessus de ladite position. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend l'ana- lyse des éléments du dessin du tracé avant la formation du tracé avec différentes composantes de définition de couleur, de manière que le nombre d'expositions prévues pour chaque couche d'émulsion soit établi à chaque position du dessin, et le réglage des composantes de définition de couleur du point afin que l'exposition soit réduite lorsque l'une quelconque des couches d'émulsion pourrait être surexposée. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les couches d'émulsion du film en couleur sont sensibles aux composantes définissant les couleurs pri- maires et permettant la formation de toutes les autres composantes colorées des points créés, et la limita- tion de l'exposition des couches d'émulsion du film comprend la restriction de l'exposition totale des couches d'émulsion individuellement par les composantes définissant les couleurs primaires des points créés de manière qu'une couche individuelle d'émulsion quel- conque ne soit pas surexposée. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend en outre l'analyse de toutes lesacomposantes de définition de couleur des points de radiations dans des positions exposées plus d'une fois par les composantes définissant les couleurs primaires. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend la sé- lection des couleurs du tracé avec des composantes de définition de couleur qui, lorsqu'elles sont cumulées, ne dépassent pas la capacité d'exposition des couches d'émulsion du film. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la limitation de l'exposition comprend le ré- glage de l'une au moins des caractéristiques de couleur que sont la teinte, l'intensité et la saturation.