La présente invention est relative a un appareil de levage pour civière, particulièrement utilisable lors d'opérations de sauvetage. Il est bien connu que l'emploi d'une civière pour évacuer un malade, un blesse ou une personne impotente lors d'un sinistre se produisant dans un immeuble soulève de grandes difficultés lorsqu'il s'agit d'emprunter un escalier avec la civière chargée par la personne transportée. Il en est de même dans le cas d'accidents se produisant a ltextérieur sur un terrain d'accès difficile, par exemple dans le cas d'un accident survenu sur une voie ferrée ou sur une route en remblai ou en déblai. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en donnant un appareil de levage permettant de présenter, de descendre et de monter une civière, le long d'une façade d'immeuble par exemple, sans mettre en péril la personne transportée par la civière. Conformement à l'invention, l'appareil de levage pour civière comprend: un châssis substantiellement rectangulaire, muni de poignées et de pieds et comprenant un chemin permettant de soutenir la civière et de déplacer celle-ci dans le sens longitudinal; un rail rectiligne longitudinal, situé au-dessus de ce châssis et soutenu par des portiques dont les extrémités inférieures sont fixées par articulations sur ledit chassies, ce rail s'étendant audelà d'une des extrémités du châssis; un chariot capable de se déplacer le long dudit rail au moyen d'un élément souple sans fin actionné par une manivelle disposée vers ltextrémité du rail opposée à celle s'étendant au-delà de l'extrémité du châssis; et un palan destiné à porter la civière, soutenu par ledit chariot et actionné au moyen d'un treuil disposé au voisinage de ladite manivelle. L'invention consiste encore en certaines autres dispositions mentionnées ci-après et employées en même temps que la disposition principale ci-dessus énoncée. L'invention vise plus particulièrement certains modes d'application et de réalisation de ces dispositions; ele vise plus particulièrement encore, et ceci à titre de produits industriels nouveaux, les appareils de levage pour civière du genre en question, les éléments et outils propres à leur établissement ainsi que les ensembles comprenant ces appareils. A simple titre d'exemple et pour faciliter la compréhension de l'invention, il est donné ci-après une description d'un mode particulier de réalisation de l'invention, représenté d'une manière schématique et non limitative au dessin annexé, sur lequel: La figure 1 est une vue en élévation latérale d'un appareil de levage pour civière, réalisé selon l'invention; La figure 2 montre cet appareil en coupe et plan partiels suivant A-B-C-D de la figure I; et La figure 3 est une vue partielle en élévation de cet appareil suivant la flèche F de la figure 1. Si l'on se propose de réaliser un appareil de levage pour civière selon l'invention et, plus spécialement, selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu de donner la préférence, on procède de la manière suivante ou d'une manière analogue. On constitue l'appareil 4e levage pour civière au moyen d'un châssis 1 substantiellement rectangulaire, muni de poignées d'extrémité 2 et latérales 3 et de pieds 4, 5. Le châssis 1 comprend un chemin permettant de soutenir une civière 6 et de déplacer celle-ci dans le sens longitudinal. A cet effet, le châssis 1 est avantageusement constitué par deux cornières parallèles 7, 8 qui sont réunies par des traverses, telles que 9 et 10, et sur lesquelles peuvent rouler les roues 11 de la civière 6. L'appareil comprend aussi un rail rectiligne, longitudinal 12 situé au-dessus du chassis 1 et soutenu par des portiques 13, 14, 15 dont les extrémités inférieures sont fixées par articulations 16, 17, 18 respectivement, au châssis 1, c'est-à-dire aux cornières 7 et 8. Le rail 12 s'étend au-delà d'une des extrémités du châssis 1, à savoir l'extrémité 19. La fixation du rail 12 aux parties supérieures des portiques l3, 14, 15 est obtenue par des broches démontables, telles que 20, immobilisées par des goupilles, ce qui permet de démonter facilement le rail 12 et de réduire 11 encombrement de l'appareil démonté en repliant les portiques 13, 14, 15 sur le châssis 1. Les pieds 4, proches de l'extrémité 19 du châssis 1, sont mobiles et coulissent le long du cassis 1 sur lequel ils peuvent être immobilisés. Le rail 12 a une section creuse rectangulaire, ouverte vers le bas en 21 comme le montre la figure 3. A l'intérieur du rail 12 est placé un chariot 22 capable de se déplacer le long du rail 12. A cet effet, le chariot 22 est muni de galets roulant sur l'intérieur du rail et est attaché à un élément souple sans fin 23 actionné par une manivelle 24 disposée vers l'extrémité 25 du rail 12, opposée a l'extrémité 26 s'étendant au-delà de l'extrémité 19 du ch ssis 1. De préférence, l'élément souple sans fin 23 est constitué par une channe engrenant avec un pignon 27 actionné par la manivelle 24 et avec un pignon de renvoi 28 situé à l'extrémité 26 du rail 12. L'appareil comprend encore un palan 29 fixé à la civière 6 par un palonnier 30 en H et des cables 31. Le palan 29 est soutenu par le chariot 22 et actionné au moyen d'un treuil 32 disposé au voisinage de la manivelle 24. Dans ce but, le tambour du treuil 32 enroule ou déroule un câble 33 dont l'extrémité est fixée à l'ex- trémité 26 du rail 12. Le câble 33 est renvoyé par Ipoulies, iot 22 vers le palan 29, les deux brins du câble entre te chariot et le palan étant croisés comme le montre la figure 1. Le tambour du treuil 32 est actionné par une ou deux manivelles 34 au moyen d'une démultiplication par pignons.Le treuil 32 est muni d'un cli- quet de sécurité et-peut être avantageusement pourvu, à la manière connue, d'un freinage entrant en fonctionnement au-delà d'une certaine vitesse de déroulement du cabre 33. Le treuil 32 est, de préférence, fixé au rail 12 par une ou plusieurs barres 35 articulées à l'extrémité 25 du rail 12. Par ailleurs, le treuil 32 est relié, en position d'utilisation, au châssis 1 par une ou plusieurs barres 36 articulées en 37 sur le châssis I, une broche démontable 38 rendant le treuil 32 solidaire de la ou des barres 36. Cette disposition permet, lors de la séparation du rail 12 des portiques 13, 14, 15, de séparer le treuil 32 du châssis 1, la ou les barres 36 étant ensuite rabattues sur le châssis 1 et le treuil 32 étant replié sous le rail 12 et maintenu dans cette position par une broche engagée dans un logement 39 solidaire du rail 12. L'appareil de levage, précédemment décrit, est utilisé de la façon suivante. En supposant que l'on veuille évacuer par une fe nêtre, lors de l'incendie d'un immeuble, une personne se trouvant à un étage, l'appareil est monté comme le montre la figure 1, le rail 12 et le treuil 32 étant fixés respectivement aux portiques 13, 14, 15 et au châssis 1 au moyen des broches telles que vu et 38. La civière 6, portant la personne à évacuer, est engagée sur le châssis et sous les portiques et attachée au palan 29 par le palonnier 30 et les cables 31.L'appareil de levage ainsi chargé est soulevé par les sauveteurs au moyen des poignées 2 et 3 et l'extrémité 19 du chassis 1 est posée sur l'appui de la fenêtre, les piéds 4, mis à la position voulue par coulissement sur le châs- sis, empêchant un glissement vers ltextérieur du châssis 1. L'extrémité 26 du rail 12 se trouve alors à l'extérieur de la fenêtre. La rotation de la manivelle 24, assurant le déplacement du chariot 22 le long du rail 12, déplace la civière 6 longitudinalement jusqu'a ce que celle-ci quitte le chassies 1 et se trouve en dehors de la fenêtre. Le croisement des brins du câble 33 entre le chariot 22 et le palan 29 fait alors tourner de 900 ce palan, le palonnier 30 et la civière 6 dont le c8té de plus grande longueur se présente alors parallèlement à la façade de l'immeuble où se trouve la fenêtre d'évacuation. On fait alors tourner la ou les manivelles 34 du treuil 32 pour descendre le palan 29 et la civière 6 le long de cette façade. Bien entendu, l'appareil, conforme à l'invention, peut être utilisé d'une manière analogue ou différente dans d'autres circonstances, par exemple pour descendre une civière dans une cage d'escalier ou pour monter une civière à la hauteur d'un pont situé audessus d'une voie ferrée. Après usage, le retrait des broches, telles que 20 et 38, permet de démonter le rail 12 et de replier les portiques et le treuil de manière à réduire 1'encombrement de 1 'appareil et à faciliter son transport. L'appareil décrit peut être construit en acier ou en alliage léger. Il va de soi que l'invention ne se limite pas aux modes d'application et de réalisation indiqués, elle en embrasse également toutes les variantes. Revendications 1. Appareil de levage pour civière, caractérisé par le fait qu'il comprend: un châssis substantiellement rectangulaire, muni de poignées et de pieds et comprenant un chemin permettant de soutenir la civière et de déplacer celle-ci dans le sens longitudinal; un rail rectiligne longitudinal, situé au-dessus de ce châs- sis et soutenu par des portiques dont les extrémités inférieures sont fixées par articulations sur ledit châssis, ce rail s'éten- dant au-delà d'une des extrémités du châssis; un chariot capable de se déplacer le long dudit rail au moyen d'un élément souple sans fin actionné par une manivelle disposée vers l'extrémité du rail opposée à celle s'étendant au-delà de l'extrémité du châssis; et un palan destiné-à porter la civière, soutenu par ledit chariot et actionné au moyen d'un treuil disposé au voisinage de ladite manivelle. 2. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que les pieds du châssis, proches de l'extrémité au-delà de laquelle s'étend le rail, coulissent le long du châssis sur lequel ils peuvent être immobilisés. 3. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le rail est fixé aux portiques par des broches démontables. 4. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément souple sans fin est une channe engrenant avec un pignon actionné par la manivelle et avec un pignon de renvoi situé å l'extrémité du rail. 5. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le tambour du treuil enroule ou déroule un câble dont 1' extrémité est fixée à ltextrémité du rail s'étendant au-dela de l'extrémité du châssis et qui est renvoyé par des poulies du chariot vers le palan, les deux brins du câble entre le chariot et le palan étant croisés. 6. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le palan est fixé à la civière par un palonnier en H et des câbles. 7. Appareil de levage, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le treuil est fixé au rail par une barre, au moins, articulée sur le rail et est relié au châssis par une barre, au moins, articulée sur le châssis, une broche démontable rendant, en position d'utilisation, le treuil solidaire de cette dernière barre. 8. Appareil de levage, selon revendication 7, caractérisé par le fait qu'une broche démontable, engagée dans un logement solidaire du rail, maintient le treuil en position repliée sous le rail.