La présente invention a trait à un perfection- nement aux panneaux vitrés, c'est-à-dire aux panneaux pré- sentant un vitrage simple ou multiple entouré, sur sa pé- riphérie, par un cadre réalisé à l'aide de profilés en matière plastique. De tels panneaux comportent d'une façon clas- sique un double vitrage formé de deux vitrages d'épaisseurs généralement différentes, disposés parallèlement et déli- mitant entre eux un espace interne formant une lame d'air. 1.0 Cet espace est délimité, sur chaque bord périphérique du panneau, par un élément d'écartement, rempli en général d'une matière dessicante et adhérisé aux deux vitrages antre lesquels il est disposé, un joint élastomère étant adhérisé in situ pour assurer l'étanchéité, parfaire la 1.5 liaison entre les deux vitrages et former en quelque sorte le chant du panneau vitré Ces panneaux vitrés, qui sont réalisés aux dimensions prévues pour la pose en feuillure, par exemple sur une porte ou une fenêtre, comportent en- core sur chaque bord un profilé de cadre présentant géné- ralement une base ou âme de laquelle s'étendent des ailes sensiblement parallèles pour former une partie à section en U venant chevaucher le chant de l'ensemble formé par les vitrages pour enserrer, entre les deux ailes, les deux faces externes des vitrages au voisinage de leur périphérie. Les profilés se raccordent les uns aux autres au niveau des angles du panneau, le plus souvent par une coupe en biseau. La mise en place de chaque profilé sur le chant correspondan du vitrage s'effectue après avoir extrudé sur le chant ou à l'intérieur du profilé un cordon de mastic, par exemple en silicone, qui est emprisonné ensuite dans le profilé lorsque celui-ci est mis en place et flue à l'intérieur du profilé pour occuper l'espace disponible, le durcissement ultérieur du mastic assurant la liaison définitive entre le profilé et le reste du panneau Cependant, An raison des différences entre les coefficients de dilatation thermique du verre et de la ma- tière plastique utilisés pour former les profilés, on com- prend qu'il se forme des contraintes importantes en cas de variations thermiques notables, ce qui se produit souvent par exemple lorsqu'un panneau vitré est soumis à un rayon- nement solaire intense ou au contraire se trouve exposé au froid Du-fait que la liaison entre profilés et verres, par adhérisation du mastic, est extfmement résistante, on cons- tate que le verre impose sa dilatation au profilé qui, mal- gré un coefficient de dilatation thermique différent, s'adapte,élastiquement ou plastiquement, aux déformations qui lui sont imposées Ceci n'est cependant vrai qu'en de- hors des zones d'extrémité du profilé car les contraintes, en un point déterminé de la liaison entre profilés et vi- trages, n'y sont plus contrebalancées par la poursuite de l'adhérisation sur une grande distance de part et d'autre de ce point, comme cela est le cas pour les points du pro- filé qui- sont relativement éloignés des extrémités Il en résulte, comme le montre l'expérience journalière, qu'aux extrémités, c'est-à-dire vers les angles, les profilés tendent à ne plus être liés aux vitrages et à s'écarter de ceux-ci en provoquant en quelque sorte l'ouverture de l'angle, ce qui se traduit par exemple visuellement par l'apparition d'une fente entre les deux bords biseautés adja- cents de deux profilés consécutifs formant un angle. Ce phénomène produit un effet disgracieux et peut même, dans certains cas, conduire à une diminution soit de l'isolation, soit de l'étanchéité au niveau de l'angle. La présente invention se propose donc de re- médier à cet inconvénient et de fournir un panneau vitré perfectionné dans lequel ce phénomène d'ouverture de l'an- gle ne peut plus se produire. Un autre objectif de l'invention est de four- nir un tel panneau qui ne présente-pasau niveau de l'angle, une surépaisseur susceptible d'en gêner la pose. Un autre objectif encore de l'invention est de fournir un tel panneau qui soit d'un prix de revient économique. L'invention a pour objet un perfectionnement aux panneaux vitrés du type comprenant un ou plusieurs vitrages et, sur chaque bord, un profilé en matière plas- tique chevauchant le ou les vitrages et présentant à cet l effet une âme s'étendant parallèlement au chant du ou ds vitrages et deux ailes venant enserrer les faces externes des vitrages doux profilés con-é'citifs Aei clly h 1,rds consécutifs de vitrage qui forment un angle, étant découpés en biseau pour que leurs bords biseautés soient appliqués l'un contre l'autre, de préférence avec interposition d'un - adhésif, caractérisé en ce qu'au niveau de chaque angle est disposée une équerre réalisée en un feuillard métal- lique mince, de préférence en acier inoxydable, le feuillard étant plié pour former les deux branches de l'équerre, cha- cune des branches étant appliquée contre la face extérieure de l'âme du profilé correspondant et solidarisée avec celle- ci. Les branches de l'équerre en feuillard peuvent t 5 être collées, soudées ou rivetées contre la face externe de l'âme du profilé, qui forme le chant du panneau mais, dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, on préfère que chaque branche présente des découpes, cha- cune des branches étant incrustée dans le matériau formant l'âme du profilé, de préférence par action d'ultra-sons ou application de chaleur. L'épaisseur du feuillard, c'est-à-dire l'épais- seur de chaque branche de l'équerreest inférieure à 1 mm et de préférence comprise entre 0,5 et 1 mm. De préférence, chaque branche de l'équerre est- incrustée dans l'âme du profilé correspondant sur une dis- tance correspondant à au moins 50 % de son épaisseur. Les découpes des branches de l'équerre peu- vent être des découpes internes telles que des trous ou des crevés ou externes telles que des encoches ou une combinai- son des deux. Grâce à l'invention, on peut ainsi obtenir des panneaux vitrés dans lesquels tout risque de décolle- ment des extrémités de profilés ou d'ouverture de l'angle se trouve éliminé, et ceci sans pratiquement de constitu- tion de surépaisseur au niveau des angles, de sorte qu'on évite que le profilé se trouve surélevé par rapport à la feuillure dans laquelle il doit être mis en place et que l'on évite ainsi une perte de jour, c'est-à-dire de surfa- ce transparente du panneau vitré. En outre, l'invention permet, si on le désire, de remplacer tout ou partie du mastic usuellement mis en -place sur le chant avant la mise en- place des profilés, par un matériau similaire injecté par des trous convenablement pratiqués, notamment au niveau des angles, dans les profilés Sn effet, les équerres permettent de s'opposer ainsi à l'effet de la surpression provenant d'une telle injection qui tendrait, autrement,à provoquer un écartement entre l'âme du profilé, surtout à son extrémité, et le chant de l'ensemble vitré contenu dans le profilé. D'autres avantages et caractéristiques de l'in- vention apparaîtront à la lecture de la description suivan- te, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin dans lequel: La figure 1 représente une vue en perspective d'un angle d'lun panneau vitré selon l'invention. La figure 2 représente une vue en élévation de ce panneau, avec une coupe partielle au travers de l'équerre. Les figures 3 et 4 représentent deux vues d'équerres selon des variantes de l'invention. On se réfère tout d'abord aux figures 1 et 2. Le panneau vitré selon l'invention comporte un double vitrage dont seul l'un des vitrages 1 est vu sur le dessin Les deux vitrages sont écartés par des éléments d'écartement représentés en pointillé en 2 sur le dessin, les éléments d'écartement étant entourés d'un joint élasto- mère 8, adhérisé et moulé in situ, usuel formant le chant de l'ensemble que constituent les deux vitrages solidarisés. Les profilés 3, 4 formant la partie de cadre correspondant à l'angle représenté sur les figures 1 et 2 sont des profilés tels que ceux décrits dans le brevet français N O 76 38564 déposé le 21 décembre 1976 Ces pro- filés comprennent une base ou âme 3 a, 4 a à partir de la- quelle s'étendent deux ailes perpendiculaires pour donner au profilé une section en U lui permettant de chevaucher le double vitrage- On voit sur le dessin les ailes 3 b ainsi que 4 b et 4 c Comme décrit dans le brevet précité, les ailes présentent avantageusement des lèvres internes orientées vers le vitrage comme on le voit partiellement sur l'aile- 4 c Les profilés présentent encore, au voisinage de l'ex- trémité de l'âme qui porte l'une des ailes, en l'occurrence l'aile 4 c, une seconde aile opposée aux premières, 3 d, 4 d, ces ailes étant destinées à faciliter la fixation du pro- filé dans une feuillure d'une fenêtre par exemple. On voit sur la figure I notamment que les deux profilés 3, 4, qui ont été appliqués sur leurs chants respectifs de vitrages, ont été préalablement coupés en biseau à la longueur voulue de façon à se réunir selon une ligne biseautée On comprend par ailleurs que cette li- gne en laquelle les bords correspondants dzs profilés sont adjacents et viennent pratiquement au contact, avec de préférence interposition d'un adhésif, tend à s'ouvrir pour provoquer une fente lorsque les extrémités adjacentes des profilés 3 et 4 tendent à s'écarter du chant des vitra- ges sous l'effet de dilatations thermiques répétées. Conformément à l'invention, chaque angle com- porte une équerre 6 réalisée en un feuillard d'acier inoxy- dable ou autre matière ayant une épaisseur dev-0,5 mm et convenablement muni d'orifices, en l'occurrence trois ori- fices, sur chacune des deux ailes 6 a, 6 d Le feuillard a été convenablement plié avec un angle légèrement inférieur à 90 pour former une équerre dont on doit bien comprendre qu'elle n'est pas spontanément rigide en raison de la fai- blp épaisseur du feuillard. Pour mettre en place l'équerre, on l'applique comme on le voit sur la figure 1 de façon que ses branches 6 a, 6 b viennent reposer contre les faces externes des âmes 3 a, 4 a des profilés Une fois l'équerre dans cette position, on procède à l'incrustation de l'équerre Ceci peut être effectué soit en soumettant l'équerre à l'action d'un dis- positif ultra-sonique classique, soit au contraire en appliquant de la chaleur, par exemple par rayonnement infra-rouge, tout en appliquant sur l'équerre-une pression tendant à la faire pénétrer dans les âmes 3 a, 4 a On com- prend que la chaleur dégagée, soit par le rayonnement in- fra-rouge, soit par les vibrations ultra-soniques, provoque un fluage de la matière plastique permettant d'une part aux deux branches 6 a, 6 b de l'équerre de s'enfoncer dans les âmes 3 a, 4 a sur une certaine distance, d'autre part à la matière plastique de fluer et pénétrer dans les ori- fices de chaque branche pour former en quelque sorte des ergots d'accrochage plats désignés dans leur ensemble par 7 Ainsi à titre d'exemple, on constate que, pour un pro- filé ayant une épaisseur d'âm P de 2 mm, la pénétration du métal dans la matière plastique conduisant à l'incrustation peut avantageusement être de O,25 mm, soit 50 % de l'épais- seur du feuillard On pourrait même parvenir à une incrus- tation complète de l'équerre qui se trouverait alors en affleurement total avec la surface externe de l'âme mais, dans la-pratique, ceci n'est pas nécessaire du fait que la très faible surépaisseur de 0,25 mm ne provoque aucune gêna lors de la mise en place du panneau vitré dans la feuillure qui doit le recevoir. En se référant aux figures 3 et 4, on voit des variantes d'équerre dans lesquelles les branches 6 a, 6 b ont été munies, sur la figure 3, d'une pluralité d'orifices de diamètre inférieur à celui de la figure 1 et, dans le cas de la figure 4, d'une pluralité de découpes latérales, les découpes étant toujours disposées de façon à emprisonner une partie de matière de l'âme plastique pour s'opposer principalement à un mouvement relatif dans le sens longi- tudinal entre une âme et la branche 6 a ou 6 b correspondante. L'expérience a montré que les panneaux vitrés ainsi réalisés peuvent être soumis à des variations thermi- ques de grande amplitude sans pour cela provoquer aucune déformation ou ouverture-au niveau des angles du panneau. En outre, les équerres ainsi mises-en place permettent au panneau de résister à des surpressions inter- nes qui peuvent être provoquées si on désire injecter, à l'intérieur de chaque profilé déjà mis en place, une subs- tance fluide durcissable. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien enten- du qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui ap- porter diverses modifications de forme sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1 Perfectionnement aux panneaux vitrés com- prenant un ou plusieurs vitrages et, sur chaque bord, un profilé ( 3, 4) en matière plastique chevauchant le ou les vitrages ( 1) et présentant à cet effet une âme ( 3 a) s'é- tendant parallèlement au chant du ou des vitrages et deux ailes ( 3 b, 4 b, 4 c) venant enserrer les faces externes des vitrages, deux profilés consécutifs ( 3, 4) de deux bords consécutifs de vitrage qui forment un angle, étant décou- pés en biseau, pour que leurs bords biseautés ( 5) soient appliqués l'un contre l'autre, caractérisé en ce qu'au niveau de chaque angle est disposée une équerre ( 6) réali- sée en un feuillard métallique mince ou autre matière, le feuillard étant plié pour former les deux branches de l'équerre ( 6 a, 6 %), chacune des branches étant appliquée contre la face extérieure de l'âme ( 3 a, 4 a) du profilé correspondant ( 3, 4) et solidarisée avec celle-ci. 2 Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'équerre est réalisée en un feuil- lard en acier inoxydable ou autre. 3 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'épais- seur du feuillard est inférieure à 1 mm. 4 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les branches ( 6 a, 6 b) de l'équerre ( 6) sont incrustées dans le matériau formant l'âme ( 3 a, 4 a) de chaque profilé ( 3, 4). Perfectionnement selon la revendication 4, caractérisé par le fait que chaque branche de l'équerre est incrustée dans l'âme suivant une profondeur correspon- dant à au moins 50 % de son épaisseur. 6 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que cha- que branche ( 6 a, 6 b) de l'équerre ( 6) présente des découpes telles que des trous ou encoches. 7 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 4 et 6, caractérisé en ce que les branches ( 6 a, 6 b) de l'équerre ( 6) sont incrustées par application de chaleur et pression. 8 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 4 et 6, caractérisé en ce que les branches ( 6 a, 6 b) de l'équerre ( 6) sont incrustées par action d'ultra-sons et application de pression. 9 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que des parties de matière plastique, en forme d'ergots plats ( 7), sont disposées dans les découpes de l'équerre ( 6). I 10 10 Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'un matériau fai- -sant office de mastic est injecté à l'intérieur des profi- lés montés sur le panneau pourvu desdites équerres ( 6).