La présente invention a pour objet des perfectionnements à un système d'arme proposé par le même demandeur dans une demande de brevet français nO 76 09102 du 23 Mars 1976. On rappelle que le système d'arme ayant fait l'objet de la demande sus visée est du genre à culasse fixe, c'est à dire du genre dans lequel la culasse est solidaire de la carcasse , ou fût de l'arme. I1 y a lieu de souligner la différence qui existe entre les armes à culasse fixe et les armes à culasse mobile ; dans ces dernières la culasse, c'est à dire la partie contre laquelle prend appui la douille de la cartouche ou de l'obus au départ du coup est une pièce massive qui par son in-ertie fait obstacle temporairement au recul de la douille dans la chambre de tir. Un exemple d'arme à culasse mobile de l'art antérieur, assez proche dans sa structure de certaines formes d'exécution de l'invention, sera donné plus loin afin de mieux faire ressortir les caractères originaux du système d'arme de l'invention. On rappelle aussi que le système d'arme décrit dans la demande de brevet sus visée comporte un canon mobile par rapport à la carcasse et une masse mobile dont la face arrière constitue une paroi avant d'une chambre à volume variable ; au départ du coup la masse mobile est propulsée vers l'avant par emprunt des gaz tandis que la paroi arrière de la chambre à volume variable subit la poussée des gaz pour effectuer dans un premier temps le blocage de la chambre de tir contre la culasse ; dans un second temps la masse vient heurter une butée avant solidaire du canon pour provoquer l'ouverture de la chambre de tir et permettre l'automaticité du fonctionnement de l'arme. Des essais ont montré que le choc de la masse mobile contre la butée avant était, pour certains types de cartouches ou de calibres, si violent qu'il entraînait à terme des risques de détérioration de l'arme. Les présents perfectionnements ont pour but de remédier à cet inconvénient en proposant une disposition qui permet d'amortir les chocs de la masse mobile contre la butée sans sensiblement réduire la cadence de tir de l'arme. Selon la présente invention, un système d'arme relevant de la demande de brevet précitée, et succintement défini ci-dessus, est principalement caractérisé par un second emprunt de gaz effectué entre une face avant de ladite masse mobile et ladite butée, l'espace situé entre ladite face avant et ladite butée étant celui d'une seconde chambre à volume variable il en résulte que la pression créée dans la seconde chambre par le second emprunt de gaz réduit la vitesse de la masse mobile de façon telle que l'arme ne soit pas endommagée par le choc de cette dernière contre la butée. Le choix judicieux des sections de la première et de la seconde chambre ainsi que la distance à laquelle s'effectue le second emprunt depuis la chambre de tir, permet d'adapter la cinétique de la masse mobile au fonctionnement optimal de l'arme. Le second emprunt de gaz est réalisé au moyen d'un évent mettant en communication l'rame du canon avec la seconde chambre à volume variable. On rappelle encore que le système d'arme décrit dans la précédente demande de brevet sus visée était illustré par trois variantes de réalisation ; dans la première de ces variantes la masse mobile et la chambre à volume variable qui la contient, sont désaxées par rapport à l'axe du canon ; cette forme d'exécution était donnée principalement pour mieux illustrer la présente invention. Dans les deuxième et troisième variantes les chambres à volume variable et les masses mobiles sont coaxiales à l'âme du canon ; plus particulièrement dans la deuxième, la masse mobile est une pièce annulaire pouvant coulisser le long du canon, le canon étant solidaire de la chambre de tir. Dans la troisième variante, qui a paru être celle présentant le plus d'intérêt, la masse mobile est constituée par le canon lui-même dont la partie postérieure peut coulisser dans une pièce dite arrière, conformée en manchon, incorporant la chambre de tir. Les présents perfectionnements s'appliquent aussi bien à l'une quelconque de ces trois variantes ainsi qu'à toutes les autres formes de réalisation qui pourraient être imaginées à partir des principes énoncés dans la demande de brevet sus visée. La présente invention propose aussi de conformer en "tiroir" les pièces coulissantes coaxiales, notamment de la troisième variante de réalisation, de manière à fournir un paramètre supplémentaire pour contrôler la cinétique de ces pièces. Les perfectionnements conformes à la présente invention seront mieux compris à la description qui va-être faite des variantes de réalisation les comportant, en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles La fig.1 est une illustration d'un système d'arme à culasse mobile de l'artantérieur, donnée à titre illustratif des différences entre ce système d'arme et celui auquel se rapporte la présente invention, La fig.2 est une coupe schématique partielle d'une arme conforme à la première variante précitée et comportant les perfectionnements de la présente invention, La fig.3 est de manière analogue la coupe d'une arme conforme à la troisième variante précitée, La fig.4 est une illustration du fonctionnement de l'arme de la figure précédente lors du départ du coup, La fig.5 est une illustration analogue à un stade ultérieur, La fig.6 est une illustration analogue à un autre stade ultérieur, La fig.7 est une illustration analogue à un quatrième stade comportant l'ouverture de la chambre de tir, La fig.8 est une illustration du fonctionnement d'une arme comportant les perfectionnements de la présente invention dans laquelle des pièces coulissantes fonctionnent sur un principe de tiroir, ces pièces étant prises quelques instants après le départ du coup, et La fig.9 est une illustration du fonctionnement de la même arme à un stade ultérieur. Sur la fig.l une arme du genre pistoletmitrailleur comprend essentiellement une carcasse 1, un canon 2 mobile par rapport à la carcasse et une culasse 3, ces deux derniers éléments étant mobiles par rapport à la carcasse et l'un par rapport à l'autre, une chambre à volume variable 3 est comprise entre le canon et la carcasse ; un évent 4 met en communication la chambre 3 avec l'âme 5 du canon juste a l'avant de la douille 6 de la cartouche. Au départ du coup, grâce à la pression des gaz développée dans la chambre 3 le canon accompagne dans son mouvement arrière la culasse mobile et l'ouverture de la chambre de tir se trouve ainsi retardée. Un tel système d'arme qui comporte des avantages et des inconvénients qui lui sont propres, est dit à culasse mobile et diffère radicalement dans son fonctionnement du système d'arme auquel se rattache le système d'arme de l'inven tion. Sur la fig.2 une arme de l'invention, con forme à une première variante de réalisation de la demande préci tée du même Demandeur, comprend essentiellement une carcasse 10 formant culasse, un canon 11 et une chambre 12 dans laquelle peut se déplacer une masse mobile 13. Un évent 14 met en relation l'âme du canon et ltextremite arrière de la chambre 12 derrière la masse mobile 13 ; l'évent 14 est situé en avant de la chambre de tir 15 juste devant la douille 16 d'une cartouche.Au départ du coup, la pression des gaz est communiquée dans la chambre à volume variable à l'arrière de la masse mobile 13 ; la pression développée dans la. chambre à volume variable 12 a pour effet de plaquer la face arrière du canon contre la culasse et de rejeter vers l'avant la masse mobile 13 jusqu'à ce qu'elle rencontre une butée 17 solidaire du canon. Selon les présents perfectionnements l'espace 18 situé entre la face avant de la masse mobile 13 et la butée 17 constitue une seconde chambre à volume variable, et cette seconde chambre à volume variable 18 communique avec l'âme 19 du canon par un second évent 20. Lorsqu'après le départ du coup le projectile a dépassé l'évent 20, une partie des gaz est empruntée à l'âme du canon pour venir créer dans la chambre 18 une contre pression s'opposant au déplacement de la masse mobile i3 ; il en résulte que le mouvement de cette dernière est ralenti. Sur la fig.3 une arme conforme à la troi sième variante de la demande de brevet sus visée, a un principe de fonctionnement tout à fait analogue à celui de l'arme de la figure précédente ; elle en diffère toutefois par sa structure. Ainsi la masse mobile est constituée par le canon 21 ; ce dernier coulisse dans une pièce arrière 22 incorporant la chambre de tir 23. Une première chambre à volume variable est délimitée par des parois avant et arrière constituées respectivement par la tranche arrière 24 du canon et le fond 25 du logement cylindrique de la pièce arrière dans lequel coulisse l'ex trémité arrière du canon. Selon cette disposition la douille débouche directement dans cette chambre à volume variable et ce débouché direct tient lieu de premier évent 14 de la figure précédente. Une seconde chambre à volume variable 28 est pourvue de parois avant et arrière définies respectivement par une butée avant 26 de la pièce arrière 22, et par un épaulement 27 du canon. I1 est clair que, comme dans le cas précédent les deux chambres ont des volumes variant à l'inverse l'un de l'autre. Un second évent 29 débouche dans la seconde chambre 28, ce second évent étant situé à une certaine distance en avant de la chambre de tir et débouchant en avant de l'épaulement 27 du canon. On notera que comparativement à l'exemple de la fig.l le rôle de cet évent n'est pas de permettre un emprunt de gaz pour provoquer le recul du canon, mais de permettre un emprunt de gaz pour ralentir le mouvement d'une masse mobile qui, dans ce cas, se trouve être le canon lui-même. Sur les fig.4 à 7 le fonctionnement d'une arme de la figure précédente est le suivant : au départ du coup (fig.4) une pression est développée instantanément dans la première chambre à volume variable 30 ; cette pression plaque la partie arrière comportant la chambre de tir, contre la culasse 31, tandis que le canon 21 amorce un mouvement vers l'avant ; on notera que le mouvement du canon vers l'avant est très lent en regard du mouvement du projectile 35, eu égard à la masse respective de l'un et de l'autre. La vitesse de déplacement du canon augmen- te tandis que se poursuit le mouvement du Drojectile dans le canon (fig.5). A un certain stade (fig.6) le projectile 35 a dépassé l'évent 29 et la pression s'établit dans la seconde chambre à volume variable 28 ; dès lors la pression des gaz dans dans la chambre 30 est compensée au moins en partie par la pression de gaz dans la chambre 28. A un stade ultérieur, non représenté sur les figures, le projectile a quitté le canon et la pression dans la chambre 30 a chuté brutalement tandis que la pression dans la chambre 28 se maintient plus longtemps par suite de la faible section de l'évent, ce qui a pour effet de décelérer le mouvement d'avance du canon. Lorsque (fig.7) l'épaulement 27 du canon rencontre la butée 26, le canon possède juste l'énergie nécessaire pour entraîner en avant la partie arrière 22 et ouvrir la chambre de tir 23 pour éjecter la douille et recharger l'arme avec une munition nouvelle. Sur les fig.8 et 9 une arme relevant de la même variante que celle des figures 3 à 7 en diffère cependant par certaines particularités de sa structure. Dans cette variante le canon 46 est toujours pourvu d'un épaulement cylindrique 41, mais l'évent 42 au lieu de déboucher, comme dans le cas précédent à l'avant de cet épaulement, débouche le long de la portée cylindrique de l'épaulement. La partie arrière 47 comportant la chambre de tir 48 est toujours conformée en manchon pour loger de fa çon coulissante le canon et son épaulement, mais à la différence de l'arme des figures précédentes,le-diamètre intérieur du manchon,à l'avant de la portée 43 dans laquelle coulisse l'epaule- ment 41,s'élargit en un évidement 44 destiné à permettre a l'évent 42 de déboucher dans la deuxième chambre à volume variable 45, lorsque le canon s'est déplacé d'une certaine distance vers l'avant dans le manchon (cas de la figure 9). Cette disposition donnant au canon et à la pièce arrière un rôle de distributeur à tiroir a pour résultat de subordonner l'introduction des gaz dans la deuxième chambre, non plus à la position du projectile dans le canon comme dans le cas précédent, mais à la position du canon le long de la partie arrière dans laquelle il coulisse ; l'introduction d'un paramètre supplémentaire, à savoir la position du canon dans la partie arrière comportant la chambre de tir, permet de mieux contrôler la cinétique des pièces sus visées, à savoir la partie arrière 47 et le canon 46, étant entendu que l'on peut choisir, dans certaines limites, la position de l'évent le long de l'âme du canon ainsi que les longueurs de l'évidement 44 et/ou de l'épaulement 41. On notera aussi qu'en fonction des besoins particuliers, l'évent 42 pourrait avoir ses extrémités décalées l'une par rapport à l'autre suivant l'axe du canon, ceci pouvant être obtenu, soit en donnant à l'évent un trajet oblique, soit en lui donnant un trajet brisé. Bien que des formes particulières de réalisation aient été données à titre illustratif des possibilités de réalisation des perfectionnements conformes à l'invention, il doit être compris que ceux-ci s'étendent à tout système d'arme tel que défini par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Système d'arme comportant un canon mobile par rapport à la carcasse et une masse mobile dont la face arrière constitue une paroi avant d'une chambre à volume variable ; la masse mobile étant au départ du coup propulsée vers l'avant par emprunt des gaz tandis que la paroi arrière de la chambre à volume variable subit la poussée des gaz pour effectuer dans un premier temps.le blocage de la chambre de tir contre la culasse ; la masse venant dans un second temps heurter une butée avant solidaire du canon pour provoquer l'ouverture de la chambre de tir et permettre l'automaticité du fonctionne ment de l'arme, caractérisé par un second emprunt de gaz effectué en tre une face avant de ladite masse mobile et ladite butée, l'espace situé entre ladite face avant et ladite butée étant celui d'une seconde chambre à volume variable, d'où il résulte que la pression créee dans la seconde chambre par le second emprunt de gaz réduit la vitesse de la mobile de façon telle que l'arme ne soit pas endommagée par le choc de cette dernière contre la butée 2.-Système d'arme selon la revendication 1, caractérisé en ce que le second emprunt de gaz est réalisé au moyen d'un évent, dit second, mettant en communi cation l'âme du canon avec la seconde chambre à volume varia ble ; 3.-Système d'arme selon la revendication 2, dans lequel la masse mobile est constituée par le canon lui-même dont la partie postérieure peut coulisser dans une pièce dite arrière confor met en manchon incorporant la chambre de tir, caractérisé en ce que le second évent débouche dans la seconde chambre à volume variable à l'avant d'un épaule ment du canon ; 4.- Systeme d'arme selon la revendication 2, caractérisé - en ce que le diamètre intérieur du manchon s'élargit en un évidement, et - en ce que-l'évent débouche le long de la portée cylindrique de l'épaulement, d'où il résulte que l'évent peut débou cher dans la deuxième chambre à volume variable lorsque le canon s'est déplacé d'une certaine distance vers l'avant dans le manchon, cette disposition donnant au canon et à la pièce le rôle d'un distributeur à tiroir.