La présente invention est relative à la lithographie et, plus particulièrement, à des compositions pour le traitement des planches d'impression lithographique. L'utilisation de polymères photosensibles et de compositions de polymères pour préparer des planches d'impression s'est considérablement accrue ces dernières années. On applique sur un support approprié une couche de la composition de polymère, puis on 1 'expose suivant une image aux radiations à laquelle la composition est sensible, de manière à obtenir une différence de solubilité entre les plages exposées et les plages non exposées de la couche. On dépouille une image au moyen d'un liquide approprié, qui est soit un solvant pour les plages exposées et un non-solvant pour les plages non exposées, ou inversement. L'action du solvant découvre le substrat, et par un choix approprié de la composition de polymère et du support, ou par un traitement ultérieur approprié, on obtient une planche d'impression lithographique qui présente des plages d'image oléophiles sur un fond hydrophile. Après que la plaque d'impression a été exposée suivant une image et dépouillée, on désensibilise souvent les plages non imprimantes et on les rend plus hydrophiles en leur appliquant un film mince et adhérant fermentent d'un collotde hydrophile, par exemple d'une gomme. Ce film hydrophile agit comme une barrière ; en effet, il empoche l'encre de sensibiliser les plages non imprimantes de la planche, et par là même de les rendre oléophiles.Si la composition désensibilisatrice ou la gomme désensibilisatrice est mal choisie ou mal utilisée, il peut y avoir des problèmes : par exemple, "le maculage" oh des parties des plages non imprimantes hydrophiles deviennent hydrophobes, et acceptent l'encre, ou "le défaut d'encrage" où des parties des plages oléophiles ou plages imprimantes deviennent oléophobes, phénomène qui peut être da l'adhérence de la gomme désensibilisatrice sur ces plages qui n'acceptent plus alors l'encre lithographique. Les problèmes de maculage et de défaut d'encrage deviennent notables, quand on arrête temporairement un tirage lithographique et ces problèmes deviennent plus importants après un plus long arrêt ou après des arrêts répétés. En conséquence, la présente invention à pour objet la préparation de compositions désensibilisatrices que l'on peut utiliser avec des plaques dtim- pression lithographique qui permettent des arrêts répétés pendant le tirage avec un minimum de maculage ou de défaut d'encrage. La présente invention est relative à une composition pour le traitement d'une planche lithographique qui coMpend un colloïde filmogène hydrophile soluble dans l'eau, et qui est caractériséeen ce qu'elle contient un dialéhyde et des ions molybdate. Avec les compositions desensibilisatrices de l'invention, il y a une tendance moins importante du défaut de maculage. En outre, on peut ajouter à la composition désensibilisatrice de l'invention un polyéthylène glycol soluble dans l'eau qui a au moins un poids moléculaire d'environ 4 000 ; on améliore ainsi les plaques lithographiques qui ont tendance à présenter des défauts d'encrage. Les plaques lithographiques traitées avec les compositions de 1' invention repoussent facilement 1 'encre dans les plages de non-image et acceptent 1' encre dans les plage image au début du tirage, pendant le tirage et après des arrêts de tirage. Suivant l'invention, on prépare une nouvelle composition désensibilisatrice pour des plaques d'impression lithographique, qui contient un colloïde filmogène hydrophile soluble dans l'eau, un dialdéhyde et éventuellement un polyéthylene-glycol soluble dans l'eau qui a un poids moléculaire d'environ 4 000 et des ions molybdate. On peut incorporer, dans la composition de l'invention, d'autres adjuvants.On peut utiliser ces compositions avec les plaques d'impression lithographique en général, mais les compositions de l'invention sont particulièrement utiles avec des plaques d'impression lithographique avec des supports d'aluminium et sur lesquels sont appliquées des compositions de polymère photosensible Pour préparer les compositions de l'invention, on utilise les collotdes hydrophiles usuels qui sont des gommes solubles dans l'eau, qui contiennent des radicaux carboxyle et hydroxyle. Parmi les collotdes hydrophiles les plus utiles, on utilise la gomme arabique qui est la plus connue. On peut également utiliser la carboxyméthyl-celluluse appelé "gomme cellulosique", bien que cette gomme ne soit pas un aussi bon désensibilisateur que la gomme arabique pour les planches d'aluminium.On peut également utiliser de lthydroxyéthyl-cellulose ou des colloïdes hydrophiles synthétiques, tel que des opaolymères d'anhydride maléique et de styrène, de la polyvinylpyrrolidone, etc. Une concentration utile en collotde est en général comprise entre environ 1/100 et environ 30/100 en masse. On peut incorporer, dans les compositions désensibilisatrices de l'invention, des dialdéhydes qui ont des poids moléculaires très différents. On peut incorporer des dialdéhydes monomères tels que le glyoxal et le glutaraldéhyde, aussi bien que des dialdéhydes polymères solubles dans l'eau, tels que, des dérivés de dialdéhydes polysaccharides. On peut représenter ces composés par des motifs de formule structurale suivante ou n est un nombre positif compris entre environ 20 et plusieurs milliers. On peut augmenter la solubilité dans l'eau de ces composés en les transformant en leurs dérivés bisulfites, suivant le procédé décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 098 869.Un dialdéhyde polymère soluble dans l'eau particulièrement approprié est vendu par Miles Laboraties, Inc, Elkhart, Indiana, sous la dénomination commerciale Dasol A et il est décrit au bulletin Miles Laboratories N" 22546-1, Dasol A, A Water Soluble Polymeric Dialdéhyde, 1966. La quantité de dialdéhyde que l'on ajoute à la composition désensibilisatrice est fonction du dialdéhyde particulier utilisé5 de la nature et de la quantité d'éther qui entre dans la composition désensibilisatrice. On obtient des résultats utiles quand on utilise entre environ 25/10000 et environ 5/1000 et de préférence entre environ 5/1000 et environ 4/100 en masse par rapport à la solution désensibilisatrice. Les polyéthylène-glycols utilisés avec les compositions désensibilisatrices de l'invention ont un poids moléculaire d'au moins 4 000 et de préférence compris entre 6000 et 20 000 ou plus. La société Union Carbide Corporation possède sous la dénomination commerciale de "Carbowax" des produits particulier remet appropriés. Classiquement, on ajoute ces polymères dans la composition désensibilisatrice dans une quantité comprise entre environ 1/100 et environ 5/100 en masse, par rapport au volume total de la composition et de préférence entre environ 3/100 et environ 4/100 en masse. On peut utiliser comme source d'ions molybdate tous les composés qui ne contiennent pas de cations qui pourraient modifier les qualités de la composition. On peut, par exemple, utiliser l'acide molybdique et les molybdates solubles dans l'eau, tels que les sels de métaux alcalins, par exemple, le molybdate de sodium, le molybdate de potassium, etc., le molybdate d'ammonium, le molybdate de magnésium, le molybdate de thallium, etc. On obtient de bons résultats en utilisant peu d'ion molybdate jusqu'à 1/1000 en masse, ou même moins. La concentration préférée en ion molybdate est comprise entre environ 1/1000 et 5/100 en masse et, plus particulièrement, entre environ 5/1000 et 1/100 en masse. On préfère utiliser les compositions désensibilisatrices sous la forme de solutions aqueuses acides. On a constaté que l'on obtient une meilleure adhérence du coîîotde hydrophile sur le substrat dans les plages non imprimantes de la planche lorsque l'on utilise des solutions acides. On suppose que ce phénomène est dû au fait que les groupes acide carboxylique du colloïde hydrophile sont sous leur forme d'acide libre et que, sous cette forme, ils sont absorbés plus fortement sur un substrat métallique. On préfère utiliserl'acide phosphorique pour acidifier les compositions de l'invention. On peut également utiliser d'autres acides, par exemple, des acides minéraux ou organiques, tels que, l'acide acétique, l'acide nitrique, l'acide chlorhydrique.On peut incorporer aussi è la composition un agent tampon, par exemple l'acétate drammonium. On maintient avantageusement les compositions de l'invention à un pH compris entre environ 2 et 5. Le pH particulier de la composition dépend de divers facteurs, par exemple du colloïde hydrophile utilisé, des autres adjuvants présents dans la composition, de la nature du substrat utilisé dans la planche d'impression lithographique, etc. Parmi les autres adjuvants que l'on utilise classiquement avec les compositions désensibilisatrices et que l'on peut utiliser avec les compositions de l'invention il y a,par exemple, des agents de conservation, tels que le phénol le salicylate de sodium, le benzoate de sodium, l'hydroxybenzoate de méthyle, etc. ; des inhibiteurs de corrosion, tels que le bichromate d'ammonium, le nitrate de magnésium, le nitrate de zinc, etc.; des tannants tels que l'alun de chrome, etc. ; des solvants organiques, par exemple, des esters cycliques, tels que la 4-butyrolactone, etc. Ces adjuvants peuvent être présents dans des concentrations comprises entre environ 5/1O000 et 5/lot en masse. Les agents tensio-actifs et les agents de mouillage qui améliorent le contact entre la composition et le substrat hydrophile sont des adjuvants que l'on incorpore avantageusement dans les compositions suivant l'invention. Des agents de mouillage appropriés sont, par exemple, des polyalcools, tels que, le glycérol, le diéthylène glycol, le triéthylène glycol, etc. ; des esters d'acides minéraux, tels que, les esters d'acides phosphoriques et dialcool, tels que le n-hexanol, le n-octanol, le n-décanol, etc., des esters d'acides phosphoriques et d'alcools tels que des alcoxyalcanols, par exemple, le 2-n-octyloxyéthanol, le 2-n-décyloxyéthanol, etc. ; ou des mélanges de ces esters ; des esters d'acides organiques tels que l'ester dioctylique du sulfosuccinate acide de sodium ; des polyéthers tels que l'octylphénoxy-polyéthoxyéthanol, le nonyl-phényl-polyéthylène glycol, etc. ; aussi bien que des produits vendus aux Etats-Unis d'Amérique sous les dénominations commerciales "Zonyl A", "Triton X-35", "Triton X-45", "Triton X-100", "Surfynol 450", "Aerosol OT", "Tergitol 15", etc. La quantité des produits ajoutée à la composition dépend du composé particulier utilisé et de ses caractéristiques. Généralement, on en utilise des quantités comprises entre environ 1/1000 et 5%love en volume. Les compositions, selon l'invention, sont particulièrement utiles pour traiter des planches d'impression lithographique préparées à partir de produits ayant une couche d'un polymère photosensible, tel que, des polyesters des Dolvearbonates et des polysulfonates qui contiennent avantageusement le groupement comme motif principal de la chaine du polymère.On a décrit des polymères qui contiennent des groupements photosensibles de ce type aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 030 208, 3 453 237 et aux brevets Anglais 1 214 461 et 1 214 462. de Les autres planches d'impression avec lesquelles les compositions/l,inven- tion sont particulièrement utiles sont celles préparées à l'aide d'une couche photosensible d'une résine appropriée, stabilisée et soluble dans liteau qui contient le groupe diazonium. On décrit des planches d'impression de ce type au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 342 601. Les polymères photosensibles décrits ci-dessus donnent des images négatives, c'est-à-dire, que les couches de ces polymères se tannent et deviennent plus insolubles dans les plages exposées aux rayonnements lumineux, donnant ainsi une image polymère négative de l'image première. Les compositions de la présente invention peuvent être aussi utilisées avec des planches d'impression lithographique préparées à l'aide de polymères qui donnent des images positives. On décrit des planches d'impression lithographique de ce type, c'est-à-dire qui utilisent des polymères qui donnent des images positives au brevet Anglais 1 251 345.Ces polymères présentent un motif photosensible où R est un atome d'hydrogène, ou un radical alcoyle inférieur, par exemple, un radical alcoyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone, X represente un radical sulfonyle (-S02-), carbonyle (-CO-), et D représente un radical quinone diazide. Les polymères auxquels ces groupements sont rattachés peuvent être des homopolymères, ou des copolymères qui contiennent un atome d'azote réactif et peuvent être, soit des copolymères de condensation, soit des polymères d'addition. Des polymères de condensation appropriés sont, par exemple, des polymères à azote libre réactif que l'on obtient, par exemple, suivant le procédé décrit par Golding dans "Polymers and Resins", page 280 D. VAN NOSTRAND, NEW-YORK 1959.Les compositions de couchage sont obtenues en mélangeant au moins un de ces polymères photosensibles qui donnent des images positives, et une résine filmogène différente. On décrit d'autres planches d'impression lithographique qui donnent des images positives au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 155 555 et au brevet belge 752 770. Des supports que l'on utilise pour préparer les planches d'impression lithographique et sur lesquels on applique une couche du polymère photo sensible sont choisis parmi tous les supports lithographiques usuels ; ces supports peuvent être des feuilles et des plaques de métaux telles que de l'aluminium, de l'aluminium anodisé, du cuivre, du zinc, etc., du papier, du papier recouvert de polymère, des résines synthétiques, etc. Le support est souvent substraté avec une couche qui améliore- l'adhérence du polymère photosensible et augmente les propriétés hydrophiles du fond de l'image de la planche d'impression. Les supports d'aluminium sont des supports particulièrement utiles et on les a décrits par exemple aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 342 601 et 3 511 661. On applique les compositions de l'invention, sur les plaques d'impression, par les techniques classiques, par exemple, au moyen d'un tampon de coton, etc. On peut traiter les plaques dans une cuve ou sur une surface sèche propre. Dans un procédé classique, après avoir dépouillé la plaque, on applique généreusement la gomme désensibilisatrice, avec un tampon de coton, en appuyant légèrement. I1 faut environ 30d s pour traiter de 40 cm à 50 cm de plaque. On utilise suffisamment de gommeisensibilisatrice pour éliminer toutes les traces de révélateur. On peut utiliser une raclette en caoutchouc mou, pour éliminer de la plaque l'excès de gomme désensibilisatrice et pour assurer l'élimination complète du révélateur, après quoi,- on fait une application fraîche de gomme désensibilisatrice, et la plaque est prête pour l'encrage et le tirage. Les exemples suivants illus-trent l'invention. EXEMPLE 1 On prépare des plaques d'impression lithographique en appliquant à la tournette, sur des plaques d'aluminium anodisées, la composition photo sensible suivante Polyester photosensible préparé en condensant 100 moles pour 100 de diéthoxyacrylate de para-phénylène avec 100 moles pour 100 de 1, 4-di-B-hydroxyéthoxycyclohexane. 4,0 g (2-Benzoylméthylène)-l-méthyl-ss-naphtothiazoline 0,32 g Butylhydroxytoluène 0,08 g Acide benzotque 0,16 g Hydroquinone 0,08 g Monochlorobenzène 100,00 g Pigment (Heliogen Bleus, C. I Pigment Bleu 15) 0,08 g On sèche les plaques, on les expose à une radiation insolubilisatrice à travers un négatif, et on les dépouille en appliquant avec un tampon le révélateur suivant 4-Butyrolactone 500,00 ml Triéthanolamine 50,0 ml Glycérol 50,0 ml Abietate de méthyle 5,0 ml Résine de bois hydrogénée {Staybelite Resin, vendu par Hercules Powder Co.) 0,5 ml Agent de mouillage (Zonyl A, un condensat d'oxyde d'éthylène aliphatique modifié, vendu par E.I. du Pont de Nemours) 4,5 ml On prépare une solution de gomme désensibilisatrice qui a la composition suivante SOLUTION A Gomme arabique 100 Be 1000,00 ml Molybdate de sodium 5,00 g Agent de mouillage (Zonyl A, condensat d'oxyde E. d'éthylène aliphatique modifié, vendu par/du Pont de 1,25 ml Nemours Acide phosphorique (85/100) 10,00 ml Glycérine 40,00 ml On ajoute des quantités variables de glyoxal, à des échantillons de ce désensibilisateur témoin, comme indiqué au tableau I ci-dessous. On désensibilise les plaques avec les compositions désensibilisatrices décrites ci-dessous, et on fait 500 impressions avec chaque plaque en utilisant une encre lithographique grasse. On arrête la presse, on remplit les plaques d'encre puis on conserve les plaques encrées sur la presse pendant 10 mn, avant de remettre la presse en marche. On ne rencontre les premières fois aucune difficulté dans le redémarrage, toutefois, Si on recommence un certain nombre de fois, les plages de fond commencent à se maculer, ce qui rend la plaque indésirable. On peut voir au tableau I le nombre d'arrêts que l'on peut effectuer jusqu'à ce que le maculage de fond apparaisse sur les plaques qui ont été traitées à la fois avec la solution désensibilisatrice témoin et les solutions désensibilisatrices modifiées.Les pourcentages de dialdéhyde utilisés sont exprimés en masse par rapport au volume total de la composition désensibilisatrice. TABLEAU I Désensibilisateur Arrêts jusqu a ce que Maculage du fond le voile apparaisse Densité après 26 arrêts Solution A (témoin) 6 0,29 Solution A+ 1/100 glyoxal 12 0,00 Solution A+ 2/100 glyoxal 21 0,00 La présence de glyoxal dans la solution désensibilisatrice améliore donc notablement les caractéristiques de conservation des plaques lithographiques. On obtient des résultats analogues quand on utilise du glutaraldéhyde. EXEMPLE 2 On prépare des plaques d'impression.et on les dépouille suivant le procédé décrit à l'exemple 1. On opère suivant le mode opératoire décrit précédemment, tout en utilisant la solution désensibilisatrice suivante SOLUTION B gau distillée 1000,0 ml Gomme arabique (sous la forme de poudre) 150,0 g Molybdate de sodium 3,0 g Agent de mouillage - (Triton X-100, octyl phénoxy éthanol vendu par Rohm et-Hass Co.) 0,2 ml Benzoate de sodium 1,2 g Acide phosphorique (85/100) 10,0 ml On ajoute à des échantillons de cette composition désensibilisatrice témoin des quantités variables d'un polyaldéhyde soluble dans l'eau, qui est le produit d'oxydation del'amidon avec un acide.Ce produit est vendu sous la dénomination commerciale "Dasol A" par les laboratoires Miles. On donne, au tableau Il suivant, les résultats obtenus. TABLEAU II Solutions désensibilisatrices Arrêts jusqu'a ce que Maculage du froid le voilé apparaisse Densité après 26 arrêts Solution B (témoin) 9 0,41 Solution B 4/lOO DASOL A 20 0,01 Solution B+ 1/100 DASOL A 21 0,01 On peut voiràcetableau que la présence de "DASOL A" réduit la tendance au maculage pendant les arrêts. EXEMPLE 3 On prépare des plaques lithographiques, que l'on dépouille suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 1 On traite une plaque avec une solution désensibilisatrice (solution C) qui a la composition suivante. SOLUTION C Gomme arabique 1000,00 ml Molybdate de sodium 5,00 g Zonyl A (condensat d'oxyde d'éthylène aliphatique 1,25 ml moifié ,vendu par E.I. du Pont de Nemours Acide phosphorique 10,00 ml Glycérine 40,00 ml Acétate d'ammonium 4,0 g On traite une deuxième plaque avec la même composition, mais à laquelle on ajoute 50 ml (57 g), avec 52/1000 en masse de dialdéhyde glyoxal. On appelle cette solution, "solution D". On traite des échantillons de plaque avec un échantillon de solution D à laquelle on ajoute un des polyéthylènes glycols solubles dans l'eau suivants, à une concentration de 4/100 en masse par rapport au volume total de la composition. Le nombre associé avec le nom de vente indique que le poids moléculaire. Carbowax 600 (liquide visqueux) (vendu par UNION CARBIDE) Carbowax 1540 (collant) Carbowax 4000 (solide) Carbowax 6000 (solide) Carbowax 20000 (solide) On fait des essais sur une presse offset muni d'un système d'humidification "Dahlgren". On prépare les plaques, on les séche et on fait des tirages après avoir conservé les plaques pendant un jour à la température ambiante. On prépare les plaques en appliquant le rouleau humidificateur sur la plaque séche, puis en appliquant les rouleaux encreurs. Moins il faut d'impressions pour char- ger totalement l'image, meilleures sont les caractéristiques d'encrage de la plaque.On essaie les caractéristiques d'encrage et de maculage de la plaque après la conservation pendant un tirage par le procédé suivant ; on fait 500 impressions, on arrête la presse, puis on encre la plaque. On arrête pendant 10 à 15 mn et on fait repartir la presse. On ne rencontre aucune difficulté pendant le redémarrage pendant les premiers arrêts. Si l'on recommence cette séquence un maculage de fond apparait lorsque la presse redémarre et il est nécessaire de faire beaucoup plus de tirages pour charger les plages images avec l'encre. La difficulté à remettre les plaques en condition, c'est-à-dire, qu'elles s'encrent totalement, est due au "défaut d'encrage". TABLEAU III Résultats après conservation pendant un jour à la température ambiante. Référence Caractéristiques Caractéristiques d'encrage de maculage Solution C (témoin) Bonnes mauvaises Solution D mauvaises bonnes Solution D + Carbowax 600 lentes passables Solution D + Carbowax 1540 passables passables Solution D + Carbowax 4000 passables bonnes Solution D + Carbowax 6000 bonnes bonnes Solution D + Carbowax 20000 bonnes bonnes EXEMPLE 4 On prépare une autre série de plaques de tirage et on les dépouille suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 1. On utilise comme solution désensibilisatrice les solutions C et D de l'exemple 3. On conserve la planche pendant 3 jours à 490C puis on fait les tirages. On donne au tableau IV ci-dessous les résultats obtenus. TABLEAU IV Résultats à la presse après 3 jours de conservation à 490C. Caractéristiques d'encrage Au début d'encrage Après 10 impressions Après des arrêts Solution C (témoin) passables bonnes mauvaises Solution D mauvaises mauvaises bonnes Solution D + Carbowax 6000 bonnes bonnes bonnes Solution D + Carbowax 20000 bonnes bonnes bonnes On peut voir d'après les résultats obtenus aux tableaux I à IV ci-dessus que les compositions de l'invention apportent de nombreuses améliorations par rapport aux compositions désensibilisatrices connues. On obtient premièrement un maculage de fond moins important après des arrêts répétés en utilisant des dialdéhydes. L'utilisation de polyéthylène glycol à poids moléculaire élevé permet d'obtenir de meilleures caractéristiques d'encrage, à l'encrage initial, ou après des arrêts répétés. Réciproquement, si on utilise des polyéthylène glycols qui ont un poids moléculaire faible, ils ont un effet contraire sur le maculage. REVENDICATIONS 1 - Composition pour le traitement d'une planche lithographique comprenant un colloïde filmogène, hydrophile, soluble dans l'eau, caractérisée en ce qu'elle contient un dialdéhyde et des ions molybdates. 2 - Composition conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient en outre un polyéthylène glycol soluble dans l'eau, qui a un poids moléculaire d'au moins 4000. 3 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le colloïde hydrophile est de la gomme arabique. 4 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caracté risée en ce que le dialdéhyde est un dialdéhyde polymérisable dans l'eau. 5 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3 caractérisée en ce que le dialdéhyde utilisé est du glyoxal. 6 - Composition conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que le pH est compris entre environ 2 et environ 5. 7 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracté risée en ce qu'elle est acidifiée par de l'acide phosphorique. 8 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracté risée en ce qu'elle contient un agent de mouillage. 9 - Composition conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que l'agent de mouillage est un polyéther. 10 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 3, 5 et 7, carac térisée en ce qu'elle est constituée par une solution aqueuse de gomme arabique, acidifiée à un pH de 2 à 5 avec de l'acide phosphorique, de glyoxal et de molybdate de sodium. 11 - Composition conforme à la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle contient, en outre, du glycérol. 12 - Composition conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, carac térisée en ce qu'elle est constituée par une solution aqueuse de gomme arabique acidifiée à un pH de 2 à 5 avec de l'acide phosphorique, un polyéthylène glycol soluble dans l'eau qui à un poids moléculaire compris entre 6 000 et 20 000 et du glyoxal. 13 - Composition conforme à la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle contient, en outre, du molybdate de sodium. 14 - Procédé pour désensibiliser une planche d'impression lithographique, carac térisé en ce que l'on applique sur la surface de la planche d'impression dépouillée une composition désensibilisatrice conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 13.