L'invention concerne un guidon de bicyclette et plus particulièrement un guidon du type "course". Dans ce type de guidon, deux branches réalisées en tube métallique et reliées à l'axe par tout moyen convenable, comportent une première partie sensiblement horizontale, et transversale à la bicyclette lorsque la roue avant est dans Itaxe de celle-ci. Cette première partie est ensuite recourbée vers l'avant pour former une seconde partie sensiblement en forme de demi-cercle située en dessous et vers l'avant de la première partie et dans un plan sensiblement vertical. Cette deuxième partie est elle-meme prolongée par une troisième partie sensiblement horizon- tale et dirigée vers l'arrière. Chaque branche comporte donc entre sa première et sa deuxième partie un arc situé sensiblement dans un plan horizontal, et un deuxième arc situé dans un plan sensiblement vertical et qui forme la deuxième partie. Afin d'assurer une prise convenable de ltopérateur sur le guidon, chaque branche est recouverte d'une garniture en matériau relativement souple. Cette garniture s'retend géneralement de l'extrémité libre de la troisième partie jusqu'a un point de la première partie situé à proximité de l'axe. En effet, on sait que l'utilisateur place ses mains en fonctionnement normal soit sur la première partie, soit sur la troisième partie, suivant la position qu'il souhaite adopter sur la bicyclette. Par contre, en position de freinage ses mains sont placées sur la seconde partie. Il en résulte que la garniture doit recouvrir sensiblement l'ensemble du guidon à l'exception de sa partie centrale adjacente de part et d'autre à l'axe. Cette garniture a donc une forme complexe et aucune solution satisfaisante n'a encore été proposée pour la réaliser simplement et à bon marché, tout en lui assurant une esthétique acceptable. Les garnitures actuellement connues sont essentiellement de trois types. Le premier type, le plus courant, est obtenu à partir d'un ruban de matière plastique entouré autour du tube qui forme le guidon et fixé à chacune de ses extrémités. I1 pro sente l'inconvénient d'une part d'être inesthétique, et d'autre part, au cours d'une utilisation prolongée, de blesser les mains de l'utilisateur à la jonction entre chaque spire. Le second type, peu différent du premier, est constitué par un ruban de tissu autocollant entouré également autour du tube qui forme le guidon. Mais très rapidement la colle traverse ce tissu et rend par conséquent les poignées du guidon collantes. Enfin le troisième type est réalise en cuir.Son inconvénient majeur est évidentent son prix, puisque chaque garniture est découpée dans une feuille de cuir suivant une forme complexe, puis est cousue à la main sur le guidon. La présente invention vise à pallier ces inconvénients. A cet effet, la garniture de guidon qu'elle concerne plus particulièrement, comprend un manchon en matière synthétique moulé en forme et engagé sur chaque branche du guidon. Ainsi, ce manchon réalisé dans un materiau relativement souple peut être engagé sur le guidon malgré la forme complexe de ce dernier. Cette opération est évidemment beaucoup plus simple que les procédés connus jusqu'a présent, puisqu'elle évite d'avoir à enrouler un ruban autour du tube qui forme le guidon. Par ailleurs, le manchon étant préalablement roulé en forme, il ne se forme pas de plis au niveau des parties courbes du guidon. Généralement chaque branche de guidon comporte ure poignée de frein. Celle-ci est fixée au niveau de la deuxième partie du guidon définie ci-dessus par l'intermédiaire d'une embase. Dans une forme préférée de l'invention, ledit manchon comporte une ouverture dont les bords forment un prolongement apte à recouvrir cette embrase. Ceci présente, par rapport aux agencements connus dans lesquels la garniture de l'embase est réalisée en caoutchouc et est distincte de la garniture du guidon, l'avantage d'une plus grande facilité de mise en place et d'une meilleure esthétique. Avantageusement, ce moule est obtenu par électro-formage. Ce procédé permet notamment d'obtenir de très bonnes imitations du cuir. De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, douée à titre non limitatif d'une forme de réalisation préférée. Aux dessins schématiques annexés la figure i est une vue en perspective du guidon selon l'invention, et la figure 2 est une vue en coupe d'une des branches du guidon au niveau de la fixation de la poignée de frein. Comme montré à la figure 1, le guidon comprend un axe i apte à etre engagé et fixé en translation et en rotation par tout moyen connu dans un tube du cadre de la bicyclette prévu à cet effet. A cet axe 1 est fixé à l'aide d'un mors 2, un tube 3 qui forme les deux branches 4 et 5 du guidon. Chaque branche comporte une première partie rectiligne 6 sensiblement horizontale et transversale par rapport à'l'axe de la bicyclette, une seconde partie 7 semi-circulaire située dans un plan sensiblement vertical et vers l'avant de la partie 6 et une troisième partie 8 horizontale et dirigée vers l'arrière. Chaque branche comporte donc deux arcs de cercle, à savoir la partie 7 elle-même et-sa jonction 9 avec la partie 6. Ces deux arcs de cercle ne sont pas situés dans le même plan et ont des rayons de courbure différents. Sur la partie 7 est fixée une embase 10 sur laquelle est articulée un levier de poignée de frein ll. La fixation de cette embase peut par exemple être réalisée comme montré à la figure 2 à l'aide d'une vis engagée dans un filetage 12 prévu dans un organe disposé à l'intérieur du tube 7. Cet organe peut par exemple être un rivet muni d'un filetage intérieur. Les parties 6, 7 et 8 de chaque branche du guidon sont recouvertes d'un manchon 13 en matière synthétique souple moulé en forme dans un moule réalisé lui-même par électro-formage. Ce moule sera par exemple réalisé sur un guidon préaiblement revêtu d'une garniture en cuir. Ceci permettra d'obtenir sur le manchon en matière synthétique une imitation du grain du cuir et des coutures 14. D'autre part, le manchon comporte une ouverture permettant le passage de l'embase 10, cette ouverture étant bordée par un prolongement 15 qui recouvre l'embase lO. Ce prolongement 15 est de préférence d'une seule pièce avec le manchon 13, leur ligne de jonction pouvant également comporter une fausse couture. Comme il va de soi, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite ci-dessus mais en embrasse au contraire toutes les variantes d'exécution. REVENDICATIONS 1.- Guidon de bicyclette, du type "course", dont chaque branche située de part et d'autre de l'axe est recouvertc d'une garniture en matériau relativement souple, caractérisé en ce que cette garniture comprend un manchon en matière synthétique moulée en forme et engagé sur ladite branche. 2.- Guidon selon la Revendication 1, dans lequel une poignée de frein comporte une embase fixée sur une des branches, caractérisé en ce que ledit manchon comporte une ouverture dont 1 os bords forment un prolongement apte à recouvrir ladite embase.