La présente invention a pour objet un produit de recouvrement et de protection de la surface de plaies superficielles, et notamment de plaies dentaires. On connait l'action physiologique de lBhydroxyde de calcium (chaux éteinte) appliqué en médecine, et surtout en art dentaire pour recouvrir et protéger la surface de plaies superficielles et notamment de la pulpe dentaire et en permettre la cicatrisation. L'hydroxyde de calcium a normalement une action caustique par alcalinité. Or, cette action ne se manifeste pas au contact des tissus vivants du fait que l'alcalinité est neutralisée par le bioxyde de carbone (Co2 ou gaz carbonique), constamment produit par l'activité des tissus (métabolisme basal) qui absorbe lBoxygène apporté par le sang artériel et qui produit du C02 évacué par le sang veineux. Au contact de ce CO2, l'hydroxyde de calcium se transforme en carbonate de calcium neutre et en eau selon la réaction les ions OH, facteurs dalcalinité caustique ont localement disparus. Du C02 étant ainsi absorbe' il résulte une carence relative du C02 dans 1 9équilibre du rapport (O2 F C02), qui est une constante physiologique rigoureuse. L'équilibre ainsi rompu est aussitSt rétabli par une augmentation du métabolisme basal qui consomste de l'oxygène apporté par le sang. Le COa disparu est reformé et peut ainsi poursuivre son action neutralisante sur l'hydroxyde. Cependant, dans certains cas pathologiques, se traduisant par un ralentissement ou même un arret de la circulation sanguine, il y a ischémie, c'est-à-dire asphyxie locale ou anoxie par carence dIoxygene. Dans ce cas, l'hydroxyde de calcium conserve sa causticite et provoque une irritation douloureuse. Un autre produit connu en art dentaire est le peroxyde de sodium ou oxylithe, utilisé dans les cas de mortification et gangrène de la pulpe dentaire pour détruire les débris cadavériques par la soude caustique. De par sa réaction chimique avec l'eau dentaire, le peroxyde de sodium donne de la soude et de ltoxygène suivant la réaction Mais cette réaction, très exothermique, est très vive et parfois explosive, avec projection de gouttelettes de soude caustique très chaudes. La présente invention vise à remédier notamment aux inconvénients des produits définis ci-dessus. A cet effet, le produit quelle concerne contient du peroxyde de calcium. Selon un premier mode de mise en oeuvre, le peroxyde de calcium est incorporé à de l'hydroxyde de calcium. Cette incorporation à l'hydroxyde de calcium peut se faire dans des proportions qui peuvent aller jusqu'au remplacement total de l'hydroxyde par le peroxyde de calcium. Cette association est intéressante car le peroxyde de calcium produit un dégagement d'oxygène "naissant", compensant une éventuelle carence en oxygène physiologique. I1 en résulte une possibilité de survie de la pulpe vouée sans cela à la gangrène ischémique. En effet, au contact de lfeau, le peroxyde de calcium donne de l'hydroxyde de calcium et de l'oxygène suivant la réaction Cette réaction est spontanément limitée pour une température donnée, en ltoccurrence 370C, et le dégagement d'oxygène starrAte dès que sa pression partielle dépasse celle de ltoxygène normalement présent dans les tissus. Dans ces conditions, le mEtabolisme basal reprend son activité, la causticité de l'hydroxyde est neutralisée et il ntapparatt aucune réaction morbide, en particulier aucune douleur. Selon une seconde possibilité, le peroxyde de calcium est incorporé à de l'oxyde de calcium CaO. L'oxyde de calcium (chaux vive) est utilisé en dentisterie dans les cas de canaux dentaires inaccessibles aux sondes et autres instruments (canaux étroits, coudés ou ramifiés...). On exploite dans ces cas le phénomène d'expansion volumétrique (foisonnement), qui accompagne l'hydratation de l'oxyde, avec formation dthydroxyde de calcium selon la réaction Cette expansion permet la pénétration du produit dans les zones inaccessibles aux instruments. Mais cette expansion est limitée par les parois rigides (ivoire ou dentine) du canal. Cette limitation se traduit par une impansion ou condensation du type crayeux ou marmoréen, cest-à-dire tras dure.Cette dureté est un obstacle pour le praticien qui a besoin d'avoir accès dans le canal pour, par exemple, y placer un tenon prothétique. Lwincorporation de peroxyde de calcium produit un dégagement d'oxygène réparti dans la masse hydro-calcique, et lui donne une structure hétérogène, micro-cavitaire. On a une écume calcique, comme écume de mer silico magns denne, qui a une consistance spumeuse, ce qui facilite la pénétration des sondes et autres instruments dans le canal. Selon une autre possibilité, le peroxyde de calcium est incorporé à son homologue sodique le peroxyde de sodium. Par 1 'incorporation de peroxyde de calcium dont la réaction dthydratation est très lente, contrairement à celle du peroxyde e sodium, la masse de peroxyde de sodium est dispersée dans celle de peroxyde de calcium, de telle sorte que la vivacité de la réaction d'hydratation est considérablement atténuée et n'est plus explosive. - REVENDICATIONS 1. - Produit de recouvrement et de protection de la surface de plaies superficielles, caractérisé en ce qu'il contient du peroxyde de calcium. 2. - Produit selon la revendication t, caractérisé en ce que le peroxyde de calcium est incorporé à de l'hydre xyde de calcium. 3. - Produit selon la revendication 2, caractérisé en ce que le peroxyde de calcium est incorporé à de l'hydro- xyde de calcium dans des proportions pouvant aller jusqu au remplacement total de ithydroxyde par le peroxyde de calcium. 4. - Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le peroxyde de calcium est incorporé à de ltoxyde de calcium. 5. - Produit selon la revendication 1, caractérise en ce que le peroxyde de calcium est incorporé à du peroxyde de sodium.