La présente invention concerne une chaussure de ski assurant un contrôle positif du pied. Les chaussures utilisées pour la pratique du ski maintiennent le pied et la cheville d'une manière évitant tout mouvement 5 indésirable. Pour parvenir à ce résultat, les chaussures sont fabriquées généralement à partir de cuir épais ou de matière plastique épaisse et du fait de cette construction semi-rigide, certains mouvements désirables du pied et de la cheville sont gênés ou empêchés. On a cherché à résoudre ce problème en réali-10 saint la chaussure à partir de résine durcie ou de métal, en prévoyant une tige montée à pivotement entourant la cheville, pour permettre à la personne portant la chaussure d'incliner sa cheville vers l'avant dans la chaussure. Quand de tels dispositifs sont utilisés, il en résulte une modification défavorable de 15 certaines caractéristiques de maintien désirables de la chaussure. Par exemple, le maintien latéral assuré par la chaussure, qui est essentiel pour contrôler la position des carres des skis, est souvent réduit, , en particulier lorsque la tige est reliée à pivotement en des points uniques sur les côtés opposés de la 20 chaussure. La présente invention concerne une chaussure de ski fabriquée à partir de matière plastique rigide ou de métal ët comportant une tige basculante entourant la cheville, montée sur une empeigne de chaussure inférieure de type Oxford. 25 Sous sa forme la plus large, l'invention comporte une em peigne basse inférieure de type Oxford, présentant des parois latérales espacées fixées le long de leur bord Inférieur sur la semelle de la chaussure, une première et une seconde pièces latérales articulées ensemble à une extrémité pour former une tige 30 adaptée de façon à entourer la cheville de la personne portant la chaussure, des organes pour relier rigidement ces pièces latérales autour de la cheville, et des organes pour relier les-dites pièces latérales aux parois latérales de l'empeigne afin de permettre un basculement à la manière d'une articulation en 35 ciseaux sur le bord supérieur de ces parois latérales, dans une direction en principe parallèle à l'axe longitudinal de la tige inférieure. Suivant un mode de réalisation préféré, des organes de sollicitation peuvent être fixés sur l'extrémité articulée des 40 pièces latérales et sur l'extrémité formant talon de l'empeigne, 13994 2 2007693 afin de solliciter la partie recouvrant la cheville vers une position statique prédéterminée sur les parois latérales de cette empeigneo Suivant un autre mode de réalisation,, une chaussure inté-5 rieure moulée à la forme du pied d'une personne est prévue à l'intérieur de l'empeigne et de la tige entourant la cheville, afin de retenir étroitement le pied de la personne portant la chaussure. - Suivant une autre variante encore, des volets de commande 10 de pression sont prévus sur l'empeigne pour contrôler ou déterminer la pression exercée par la chaussure intérieure sur le pied de la personne portant cette chaussure. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux com-15 prendre l'invention. La fig. 1 est une vue de profil de la chaussure de ski suivant l'invention. La fig. 2 est une vue de face de la chaussure de ski, les pièces latérales de la chaussure étant partiellement ouvertes. 20 La fig. 3 est une vue de profil de l'empeigne inférieure "basse de type Oxford munie d'un volet de pression ouvert. La fig. 4 est une vue de dessus de X'empeigne basse de type Oxford dont les volets de pression sont fermés. La fig. 5 est une vue en plan d'un type d'organes de liai-25 son servant à la fixation des pièces latérales de la tige de chaussure sur l'empeigne. Pour plus de clarté, ces organes de liaison sont représentés avec arrachement partiel et les lignes des parties cachées sont indiquées en pointillé. La fig« 6 est une vue de profil des organes de liaison 30 visibles sur la fig. 5 en position assemblée fermée. Pour plus de clarté, le coin de positionnement eh forme de T est représenté en pointillé. La fig. 7 est une vue en coupe par la ligne 7-7 en fig. 4, en regardant dans la direction des flèches. 35 La fig. 8 est une vue en coupe par la ligne 8-8 en fig. 6, en regardant dans la direction des flèches. La fig» 9 est une .vue en élévation de la face, interne de • l'une des pièces latérales de la tige de chaussure «t montre une articulation pour relier cette pièce latérale à une pièce appai-40 rée. " : . ... 69 13994 3 2007693 La fig. 10 montre des organes de sollicitation tendant à amener les pièces latérales vers une position statique prédéterminée sur l'empeigne. Pour plus de clarté, ces organes de sollicitation sont montrés avec arrachement partiel. 5 La fig. 11 est une vue du dessus d'un type de chaussure intérieure pouvant être placée dans l'empeigne de chaussure "basse et entre les pièces latérales. La fig. 12 est une vue en coupe partielle, à travers une partie de la chaussure intérieure. 10 Si l'on se reporte plus spécialement aux dessins, on voit qu'on a représenté une chaussure de ski comportant une empeigne inférieure basse de type Oxford 11 munie de parois latérales 12 s'étendant vers le haut, fixées sur la semelle 14 de la chaussure, et une tige supérieure se présentant sous la forme 13 d'une partie entourant la cheville, adaptée de façon à entourer et à supporter la cheville de la personne portant la chaussure. La tige est formée de pièce* latérales 16 et 17 qui sont articulées l'une sur l'autre à une extrémité. L'empeigne 10 de type Oxford et les pièces latérales 16 et 18 sont réalisées à 20 partir d'une matière sensiblement rigide, par exemple à partir de fibres de verre, en matière plastique ou de métal. La tige entourant la cheville est fixée sur les parois latérales de l'empeigne de type Oxford par les organes de liaison décrits plus loin, qui permettent à cette tige de basculer 25 vers l'arrière et vers l'avant à la manière d'une articulation en ciseaux sur le bord supérieur de ces parois latérales, dans une direction en principe parallèle à l'axe longitudinal de l'empeigne Oxford. Des organes de sollicitation 20 sont fixés sur l'extrémité articulée des pièces latérales et sur le talon 30 de l'empeigne type Oxford 10, pour solliciter la tige vers une position prédéterminée suc 1 * empeigne 1° Une chaussure intérieure 22 est disposée dans l'empeigne inférieure 10 et dans la tige entourant la cheville, afin d'adapter la chaussure à la forme du pied et pour empêcher la 35 pénétration d'eau entre la tige et l'empeigne. Des volets articulés 24 et 26 et une barrette ou languette de réglage 28 peuvent être utilisés comme décrit plus loin pour modifier la pression exercée par la chaussure interne 22 sur le pied. Comme indiqué, les pièces latérales 16 et 18, reliées 40 l'une à l'autre à une extrémité par l'articulation 30, sont 13994 4 2007693 conformées de façon à entourer la cheville de la personne portant la chaussure pour former la tige0 Des axes ou doigts 32 fixés sur la pièce latérale 16 coopèrent avec des éléments d'arrêt ou crans 34- prévus dans la pièce latérale opposée 18 pour 5 maintenir les pièces dans une position fixe l'une par rapport à l'autre lorsqu'elles sont refermées autour de la cheville» Dans cette position, la barrette 28, qui est reliée à une extrémité à la paroi interne de la pièce latérale 16, traverse une fenêtre 36 pfcévue dans lapLèce 18 et est retenue sur cette pièce 10 18 par une "boucle 38. La pression exercée sur la partie corres pondant à la cheville de la chaussure interne 22 peut être modifiée en réglant la tension exercée sur la barrette 28» La tige supérieure de la chaussure suivant l'invention est reliée à l'empeigne inférieure 10 de telle sorte que les bords 15 inférieurs 40 des pièces latérales 16 et 18 basculent vers l'avant et vers l'arrière sur les bords supérieurs 42 des pa-*-rois latérales 12, dans: une direction en principe parallèle à • l'axe longitudinal y-y de l'empeigne. Pour empêcher le mouvement latéral de la tige lors de son basculement sur l'empeigne, des 20 coins ou clavettes de positionnement 44 en forme de ï sent fixés sur la paroi latérale 12 au voisinage des bords supérieurs 42 et coopèrent avec des brides 46 en forme de L fixées sur les face^externes des pièces 16 et 18. Des verrous 48 sont reliés à pivotement par un axe 50 aux pièces latérales 16 et 25 18, pour amener par traction les brides 46 dans une relation de coopération avec les coins de positionnement 44 et pour verrouiller des coins dans une relation de juxtaposition avec ces brides 46. Les verrous sont des éléments en forme d'TJ allongé, munis d'un cran de verrouillage 54 prévu au voisinage 30 d'une extrémité en vue de sa coopération avec un axe 56 fixé sur l'extrémité arrière du coin 44 en forme de T. Quand le verrou 48 est amené par pivotement dans une position fermée, le cran de verrouillage 54 occupe une position permettant la réception de l'axe 56, et il amène par traction le bord inférieur 35 40 de la pièce latérale en contact avec le bord supérieur 42 de la paroi latérale 12. La paroi avant du verrou 48 se déplace également sous la lèvre orientée vers l'extérieur de la bride 46, et la paroi arrière 52 de ce verrou passe derrière la branche orientée vers le bas du coin d'alignement 44 en forme 40 de ï. Une construction de ce type permet à la tige rigide de se -69 13994 5 2007693 déplacer vers l'avant et vers l'arrière sur les bords supérieurs 42 de l'empeigne dans une direction en principe parallèle à l'axe longitudinal de cette empeigne, tout en étant fixée de façon sûre sur ladite empeigne, 10j afin d'empêcher tout mouvement 5 transversal. Il est préférable que la tige de la chaussure soit maintenue dans une position dressée prédéterminée sur l'empeigne 10, xauf lorsqu'une force de basculement est appliquée à cette tige par le skieur, qui incline sa. cheville vers l'avant. Pour cette 10 raison, l'extrémité articulée de la tige est reliée par des organes de sollicitation à l'extrémité formant le talon de l'empeigne. Une tige filetée 58 est sollicitée élastiquement par une extrémité dans un boîtier 60 fixé sur l'articulation 30, comme montré sur la fig. 10, et elle est reliée à pivotement, 15 par une rotule 61 prévue à son autre extrémité, à une lèvre percée 62 qui est fixée sur l'extrémité formant talon de l'empeigne 10. Quand la tige bascule vers l'avant, un ressort 66 prévu dans le boîtier 60 est comprimé, et il sollicite cette tige vers l'arrière jusqu'à sa position dressée normale au mo-20 ment où la force de basculement est supprimée, la force nécessaire pour faire basculer la tige peut être modifiée en réglant la position de l'écrou 64 sur la tige filetée 58. Une chaussure interne 22 est disposée à l'intérieur de l'empeigne 10 et de la tige, pour entourer étroitement le pied 25 à l'intérieur de cette tige et de cette empeigne. Bien que l'on puisse utiliser à cet effet n'importe quelle chaussure intérieure, il est préférable d'utiliser une chaussure ayant une forme interne s'adaptant à la forme du pied et venant en contact avec lui. Pour parvenir à ce résultat, une chaussure intérieure for-30 mant enveloppe, c'est-à-dire présentant une paroi interne 68 et une paroi externe 70 espacée de la précédente, est remplie d'une manière convenable ou d'un composé d'enrobage, qui pénètre en s'écoulant sôus forme de liquide dans l'intervalle ménagé entre les parois 68 et 70, à travers un petit tube de raccorde-35 ment 72 tandis que le pied de la personne est placé à l'intérieur de la chaussure interne et que cette chaussure est placée elle-même dans l'empeigne extérieure. La matière est ensuite soumise à un durcissement dans son logement entre les parois latérales 68 et 70 ; elle conserve alors la forme du pied et agit 40 comme élément thermo-isolant, la chaussure enserrant étroitement 13994 6 2007693 le pied de la personne gui la porte» La matière utilisée dans l'espace ménagé entre les parois latérales de la chaussure interne peut être du polystyrène expansé, un élastomère à base d'uréthane-ou une matière analogue, qui peut recevoir divers de-5 grés de dureté. IJne fois que la mousse s'est solidifiée, le petit tube d'alimentation 72 est sectionné et un bouchon est adapté sur l'orifice 79 de la pièce latérale 16 à travers .... - lequel le tube 72 'fait saillie lorsqu'on procède au remplissage de la chaussure interne. 10 Afin que la pression exercée sur la chaussure interne puisse être réglée selon le désir de chaque personne, les volets de pression articulés 24 et 26 sont reliés aux parois latérales opposées de 1'empreigne 10. Ces volets se chevauchent ou se recouvrent et sont reliés l'un à l'autre par la boucle 74-, re-15 liée elle-même au volet 26 et coopérant avec une boucle de raccordement 76 reliée au volet 24. Comme indiqué précédemment, la pression exercée par la chaussure intérieure sur la cheville peut être réglée à l'aide de la boucle 38 et de la barrette conjuguée 28. 20 La chaussure suivant l'invention est adaptée sur le pied de la personne en desserrant tout d'abord la boucle 38, ce qui permet l'ouverture des pièces latérales articulées 16 et 18. La personne qui porte la chaussure place ensuite son pied dans la chaussure interne ouverte, qui est logée dans l'empeigne 10. 25 Dans cette position, les pièces latérales. 16 et 18 sont rabattues autour de la cheville comme décrit précédemment, en étant placées, entre la partie orientée vers le haut.des coins 44 en forme de T, de sorte que la lèvre faisant saillie vers le bas des brides 46 en forme de L s'engage, sur les coins 44. Les 30 verrous 48 sont ensuite déplacés angulairement pour être amenés en contact avec les axes 56,; ce qui applique la' surfac» inférieure 40 des pièces latérales 16 et 18 en direction du bas contre la surface supérieure 42 des parois latérales 12. Les verrous 48 sont ensuite reliés l'un à l'autre par la san-gle 78, qui s'enroule autour de la partie avant des pièces la-^ téràles et qui s'attache sur la boucle 80 d'une manière en soi classique. La pression exercée sur la chaussure interne peut ensuite être réglée à l'aide des volets articulés 24 et 26 et de la barrette 28. ' ko Des modifications peuvent être apportées aux modes de réa lisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. 69 13994 7 2007693 REVENDICATIONS 1. Chaussure destinée à maintenir le pied et la cheville d'une personne, caractérisée en ce qu'elle comporte une chaussure inférieure à empeigne "basse de type Oxford munie de parois 5 latérales espacées, d'un bord inférieur fixé sur la semelle de la chaussure et d'un bord supérieur, une première et une seconde pièces latérales articulées l'une à l'autre à "une extrépité pour former une tige adaptée de façon à entourer la cheville de la personne portant la chaussure, des organes pour relier ri-10 gidement ces pièces latérales autour de cette cheville et d'autres organes pour relier la tige aux parois latérales de la chaussure inférieure ou empeigne, afin de permettre son basculement sur le bord supérieur précité dans une direction en principe parallèle à l'axe longitudinal de cette chaussure inférieue. 15 2. Chaussure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que des organes de sollicitation sont reliés à la tige entourant la cheville et à la chaussure inférieure ou empeigne,afin de solliciter cette tige vers une position prédéterminée sur cette chaussure inférieure. 20 3. Chaussure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les organes de sollicitation sont reliés à l'extrémité formant talon de la chaussure inférieure ou empeigne et à l'extrémité articulée des pièces latérales. 4. Chaussure suivant la revendication 1, caractérisée en 25 ce qu'une chaussure interne est disposée à l'intérieur de la chaussure inférieure ou empeigne et de la tige afin de maintenir le pied et la cheville de façon étroite à l'intérieur de cette chaussure inférieure et de cette tige. 5. Chaussure suivant la revendication 4, caractérisée en 30 ce que la chaussure interne est moulée de façon à s'adapter à la forme du pied. 6. Chaussure suivant la revendication 4, caractérisée en ce que des organes de contrôle de pression sont fixés sur la tige pour régler la pression exercée par la chaussure interne 35 sur la cheville. 7. Chaussure suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les organes de commande de pression sont fixés sur la chaussure inférieure ou empeigne pour régler la pression de la chaussure interne sur le pied. 40 8. Chaussure suivant la revendication 1, caractérisée en 13994 8 2007693 ce que les organes servant à relier la tige à la chaussure inférieure ou empeigne comprennent des brides s'étendant vers le haut, fixées sur les parois latérales opposées de cette chaussure inférieure au voisinage de son "bord supérieur et coopérant 5 avec des brides appairées s'étendant vers le bas, fixées sur chacune de ces pièces latérales. 9. Chaussure suivant la revendication 8, caractérisée en ce que les brides attendant* vers le haut sont maintenues dans une relation de coopération par basculement avec les brides ap~ 10 pairées sfétendant vers le bas, des organes de verrouillage étant montés à rotation sur chacune des pièces latérales. 10. Chaussure suivant la revendication 9» caractérisée en ce que les organes de sollicitation sont reliés à la tige et à la chaussure inférieure pour solliciter cette tige vers une po- 15 sition prédéterminée sur cette chaussure inférieure. 11. Chaussure suivant la revendication 10, caractérisée en ce qu'une chaussure interne est disposée dans la chaussure inférieure ou empeigne et dans la tige afin de maintenir le pied et la cheville de façon étroite à l'intérieur de cette 20 chaussure inférieure et de cette tige.