i 2124471 La présente invention a pour objet un mécanisme dateur pour pièce d'horlogerie, comprenant un anneau rotatif dont l'une des faces porte n quantièmes également répartis sur tout le tour de 1'anneau et des moyens pour 1'entraînement périodique de cet 5 anneau, sur une longueur angulaire correspondant à 360°, n devant un guichet permettant l'observation individuelle et successive des différents quantièmes de l'anneau. On connaît déjà de très nombreux mécanismes de ce genre, plus particulièrement destinés à des pièces d'horlogerie à 10 fonctionnement mécanique, dans lesquels les quantièmes du mobile indicateur apparaissent successivement à travers un guichet. La position de ce mobile indicateur est généralement déterminée par un organe de verrouillage élastique s'engageant successivement entre les différentes dents d'une denture ménagée sur ce 15 mobile, au fur et à mesure de sa rotation pas à pas. Lors de 1'actionnement quotidien de ce mobile, l'organe d'entraînement doit donc vaincre la force élastique de l'organe de verrouillage afin de le dégager de la denture. L'énergie nécessaire à cet effet est directement prélevée sur le rouage de la montre, donc 20 du ressort de barillet. Si cette légère perte d'énergie est supportable dans ce genre de montre, du fait que l'énergie est fournie par un ressort moteur remonté périodiquement soit manuellement soit automatiquement, il n'en est pas de même dans les montres-bracelet 25 électromécaniques ou électroniques, dans lesquelles cette perte se traduit par une diminution sensible de la durée de vie de la pile d'alimentation. Or, étant donné le peu de place disponible dans de telles montres-bracelet, la consommation d'énergie doit être réduite au minimum pour permettre de fabriquer un produit 30 commercialisable, capable de rivaliser notamment avec les montres mécaniques à remontage automatique. Cette constatation constitue certainement l'une des raisons pour lescmelles les mécanismes dateurs traditionnels, pourtant éprouvés depuis plusieurs années, n'ont pu généralement être 35 utilises sans autre dans les montres-bracelet électromécaniques ou électroniques. Comme on le sait, ces montres sont toutes équipées d'un cir- 72 03745 2 2124471 cuit électrique générateur d'impulsions de courant véhiculant chacune une quantité infinitésimale d'énergie et destinées à assurer soit l'entretien d'un régulateur mécanique, soit la commande d'un moteur. L'adjonction d'un mécanisme dateur â 5 de telles montres signifie essentiellement que, en plus de l'entraînement continu des organes d'affichage, le régulateur ou le moteur doivent pourvoir également 3. celui de ce mécanisme, qui représente alors une charge perturbatrice principalement en raison de l'existence de l'organe de verrouillage 10 élastique. Pour remédier à ce défaut, on a déjà proposé un mécanisme de quantièmes dans lequel une roue à croix de Malte est montée rotativement sur un axe perpendiculaire au plan de l'anneau des quantièmes et est entrainés à partir de la roue des heures 15 par une roue d'entraînement effectuant un tour en 24 heures. Cette roue à croix de Malte est munie d'une part d'une goupille destinée à venir en prise avec les encoches ménagées sur l'anneau des quantièmes et, d'autre part, d'un segment circulaire coopérant avec des surfaces concaves ménagées sur les 20 dents s'étendant entre les encoches. Le segment circulaire fixe ainsi l'anneau des quantièmes dans la position requise. Dans cette construction, le positionnement de l'anneau des quantièmes est réalisé par le contact entre deux surfaces concentriques, portées par deux mobiles, roue à croix de Malte et 25 anneau de quantièmes, mobiles excentrés l'un par rapport à l'autre. Comme de façon pratiquement générale, l'anneau de quantièmes n'est pas porté par un arbre de nivotement, son centre de rotation est généralement fixé par une portée circulaire ménagée sur la platine et venant en prise avec l'anneau 30 de quantièmes. Ce mode de pivotement nécessite par conséquent de laisser à cet anneau un certain jeu par rapport à la portée de centrage de la platine, afin d'éviter son griffement. C'est la raison pour laquelle, dans cette solution, le mobile à croix de Malte est 35 porté par une bascule appliquée par un ressort contre l'anneau des quantièmes, de manière à supprimer les jeux et à réaliser un contact intime entre les deux surfaces de positionnement con 72 03745 3 2124471 centriques. L'application de ces surfaces l'une contre l'autre . se traduit par un frottement- non négligeable lors de la rotation de la roue à croix de Malte. De ce fait, bien que cette construction ait permis de supprimer l'effet perturbateur dû 5 à l'organe de verrouillage de construction classique, la nouvelle structure proposée souffre d'un autre inconvénient majeur qui est le frottement relativement imnortant produit entre les surfaces de positionnement. Le but de la présente invention est de remédier aux défauts 10 des solutions proposées jusqu'ici. A cet effet, le mécanisme dateur objet de la présente invention est caractérisé par le fait que ces moyens d'entraînement comprennent: - une s fuie de n encoches équidistantes, ménagées dans l'anneau 15 et s'ouvrant le long de l'une des tranches de celui-ci, ces encoches ayant chacune des bords longitudinaux parallèles, un axe longitudinal orienté vers le centre de l'anneau et une longueur radiale sensiblement égale à la moitié de la distance séparant les deux points d'intersection des deux bords longi- 20 tudinaux opposés de deux encoches voisines avec la tranche de l'anneau le long de laquelle s'ouvrent ces encoches, - un plateau contenu dans un plan parallèle à celui de l'anneau et monté rotativement sur un axe centré sensiblement au droit de la tranche de cet anneau le long de laquelle s'ouvrent les- 25 dites encoches, ce plateau portant quatre goupilles angulaire-ment équidistantes, écartées respectivement dudit axe d'une longueur correspondant sensiblement à la moitié de la distance séparant les deux points d'intersection des bords longitudinaux les plus proches de detix encoches voisines de l'anneau 30 avec la tranche de cet anneau le long de laquelle s'ouvrent ces encocnes et dont la largeur est sensiblement égale a celle des différentes encoches alors que la longueur de leur portion saillante est au moins supérieure à la distance comprise entre le? faces en regard dudit plateau et de l'anneau, pour deux 35 goupilles occupant, sur ce plateau, une position diamétralement opposée par rapport à l'axe de rotation de celui-ci, et inférieure à cette distance, pour les deux autres goupilles. 72 03745 4 2124471 - une came rotative s'étendant dans un plan parallèle à celui de l'anneau et dont le profil actif est subdivisé en deux sections, l'une destinée à assurer le verrouillage de l'anneau de quantième dans l'une de ses n positions angulaires et 5 l'autre, d'entraînement de cet anneau d'une position angulaire donnée à la suivante, la première desdites sections se développant circulairement autour de l'axe de rotation de la came et cet axe étant positionné de manière que cette came demeure en contact par sa première section avec deux goupilles 10 voisines du plateau, la deuxième section comprenant, d'une part, une saillie radiale de largeur correspondant , au plus, à l'écartement de deux goupilles voisines et, d'autre part, deux encoches disposées respectivement de chaque côté de la saillie, et présentant une largeur au moins égale à celles des 15 goupilles, - une chaîne cinématique pour entraîner la came d'une révolution toutes les 24 h., à partir du rouage de la pièce d'horlogerie. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et très 20 schématiquement, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention: la fig. 1 en est une vue en plan; la fig. 2 est une coupe selon II-II de la fig. 1; les fig. 3 à 8 sont des vues partielles de la fig. 1, dans 25 différentes positions de certains de ses éléments; la fig. 9 est une vue partielle d'une variante d'exécution. Le mécanisme représenté au dessin est destiné à assurer la substitution périodique, aux alentours de 24 h. de chaque jour, de l'indication de quantièmes apparaissant au droit d'un gui-30 chet G que présente le cadran C d'une pièce d'horlogerie. Ce mécanisme comprend (fig. 1) une couronne 1 présentant deux parties, l'une annulaire, 1A, sur la face supérieure de laquelle sont disposées de façon angulairement équidistante les numéros 1 à 31, correspondant à autant de quantièmes d'un 35 nois et, l'autre cylindrique, 1B, par laquelle la couronne repose sur un siège 2A ménagé dans une platine 2 de la pièce d'horlogerie. 72 03745 2124471 Ce siège est annulaire et s'étend symétriquement tout autour de l'arbre des heures, 3, du mouvement de la pièce d'horlogerie, par ailleurs non représenté au dessin. Le long de sa tranche interne, la couronne 1 présente tren-5 te et une encoches ëquidistantes 4, dont les bords longitudinaux de chacune d'elles sont parallèles et dont l'axe de symétrie est orienté vers le centre de la couronne. En outre, la longueur radiale de chaaue encoche 4 est légèrement supérieure à la moitié de la distance séparant les extrémités a et b des 10 bords longitudinaux opposés de deux encoches voisines. Le mécanisme dateur représenté comporte de plus un plateau 5 monté rotativemant sur un arbre 6 dont l'axe longitudinal est centré sensiblement au droit d'un point de la tranche interne de la couronne 1, arbre qui est chassé dans la platine 2. Ce 15 plateau 5 porte quatre goupilles cylindriques 7A, 7B, 87V et 8B, de diamètre correspondant sensiblement à la largeur des encoches 4 de la couronne 1 et qui sont disposées sur le plateau en position symétrique et opposée, deux à deux, Dar rapport à l'arbre 6. . ' . 20 Ces goupilles sont chassées dans le plateau 5 de la manière illustrée à la fig. 2 pour la gouaille 7B et affleurent la face inférieure du plateau. L'écartement des axes de symétrie des goupilles 7A et 7B, respectivement 8A et 8B, correspond sensiblement à l'écartement 25 des axes de symétrie longitudinale de deux encoches voisines, 4, écartement mesuré au niveau de la tranche interne de la couronne 1. Enfin, la longueur de la partie saillante des deux goupilles 8A et 8B est supérieure à la plus petite distance séparant le 30 plateau 5 et la couronne 1 alors que la longueur de la partie saillante des deux goupilles 7A et 7B est inférieure à cette même distance (fig.2). Il s'ensuit que, si le plateau 5 est entraîné en rotation autour de l'axe 6, par exemple dans le sens horaire, les goupilles 8A et 8B engrèneront avec les merlons 35 1C, délimités par les encoches 4 dans la partie 1A de la couronne 1, alors que les goupilles 7A et 7B passeront simplement au-dessous du plan de cette partie 1A sans le rencontrer. 72 03745 2124471 Il convient à ce point de signaler que, dans la forme d'exécution représentée, les deux goupilles 8A et 8B sont en matériau ferro-magnétique comme c'est également le cas pour la couronne 1 toute entière, alors que le plateau 5 et les goupilles 5 7A et 7B seront, de préférence, en matériau amagnétique. Les goupilles 8A et 8B ainsi que le secteur de la couronne 1 délimité grosso modo par deux droites radiales tangentes au plateau 5, en des points diamétralement opposés de celui-ci, sont destinées à constituer une partie d'un circuit magnétique 10 englobant, de plus, un aimant permanent 9 fixé sur la platine 2 en position proche de la jupe cylindrique 1B de la couronne 1, et une armature magnétisable 10, en forme de L, en contact avec l'aimant 9 par sa patte la plus courte et avec la platine 2 sur laquelle elle repose par sa patte la plus longue. Il est 15 à remarquer que cette patte s'étend partiellement au-dessous du plateau 5 et fait donc face à l'extrémité inférieure des goupilles 8A, quelle que soit la nosition angulaire du plateau 5, de sorte que l'entrefer compris entre ces goupilles et l'armature 10 reste toujours constant. L'utilité du circuit 20 magnétique décrit apparaîtra par la suite. Le mécanisme dateur représenté comprend encore un disque 11 solidaire d'une roue 12 et monté rotativement sur l'arbre 13 se dressant sur la platine 2 dans une position telle que le plan contenant simultanément l'axe longitudinal des arbres 13 25 et 6 forme, avec le plan contenant l'axe longitudinal de ce même arbre 6 et celui de l'arbre 3, un angle dièdre d'environ 45°. La roue 12 est commandée par un engrenage 14 monté sur l'arbre 3 et directement entraîné par la roue des heures 15 30 de la pièce d'horlogerie. Le diamètre de cette roue 12 et celui de l'engrenage 14 sont choisis de manière que le disque 11 effectue une révolution complète toutes les 2 4 h. Comme on le voit plus particulièrement sur la fig. 1, le disque 11 est disposé-en contact par sa tranche avec les deux 35 goupilles du plateau 5, en l'occurrence les goupilles 7A et 8A, de sorte que ce plateau est ainsi empêché de se mouvoir angulairement dans un sens comme dans l'autre. Il est à re- 72 03745 2124471 marquer que, dans cette position du plateau 5, les goupilles 8A et 8B sont engagées dans deux encoches 4 de la couronne 1 et, que, vue que ces goupilles présentent un diamètre correspondant sensiblement à la largeur de ces encoches, elles sont 5 à même d'assurer un verrouillage angulaire parfait de la couronne 1, cela bien entendu tant que le plateau 5 demeure lui-même verrouillé par le disque 11. Un telle qualité de verrouillage supnose toutefois que les dimensions des encoches 4 de la couronne 1, leur distribution 10 angulaire, les dimensions des goupilles 8A et 8B, de même que le positionnement de celles-ci sur le plateau 5, et le positionnement de celui-ci sur la platine 2 soient absolument exacts. Une telle précision d'exécution est évidemment possible en pratique mais il convient de remarquer qu'elle n'est, en 15 l'occurrence, nullement indispensable, en particulier compte tenu de l'action exercée par l'aimant permanent 9 précédemment cité et par le circuit magnétique dans lequel il est englobé et dont les particularités ont été décrites précédemment. En effet, â supposer que les encoches 4 aient une largeur 20 légèrement supérieure au diamètre des goupilles' 8A et 8ff, état de fait qui se traduirait par un jeu permettant une certaine mobilité angulaire de la couronne 1, ce jeu n'est, dans le cas particulier, plus perceptible parce que, les goupilles 8A et 8B et la couronne 1 étant parcourues par un flux magnétique, 25 au moins l'une de ces goupilles vient forcément en contact, par attraction magnétique, avec l'un des bords longitudinaux de l'encoche dans laquelle elle est engagée. Comme on le voit sur la fig. 1, le profil du disque 11 n'est pas exclusivement circulaire. En effet, sur une longueur 30 correspondant environ à 1/10 de sa circonférence, la tranche de ce disque porte deux fentes 16 et 17 ainsi qu'une saillie 18, disposée entre ces encoches. Cette saillie a -une forme sensiblement trapézoïdale, sa largeur au sommet est légèrement inférieure à l'écart de deux goupilles voisines 7A, 8A, 7B et 35 8B du plateau 5 et sa longueur est suffisamment réduite nour que, lorsque le disque 11 est entraîné angulairement et passe, par exemple, de la position illustrée sur la fig. 4 dans celle 8 72 03745 2124471 faisant l'objet de la fig. 6, cette saillie n'entre pas en contact avec 11 arbre 6. Les fentes 16 et 17 ont une forme approximativement semi-circulaire et une largeur, respectivement une profondeur, le-5 gèrement supérieure au diamètre des différentes goupilles 7A, 7B, 8A et 8B, respectivement au demi-diamètre de celles-ci. Le disque 11 n'est en effet pas seulement destiné à assurer le verrouillage du plateau 5 de la façon décrite précédemment mais également l'entraînement périodique de ce plateau, une 10 fois par révolution du disque, sur une longueur angulaire de 180°, ce qui correspond à un entraînement de la couronne 1 sur une longueur angulaire égale à 360°, c'est-à-dire à celle né- 31 cessaire pour obtenir le ramplacement d'un Dans la forme d'exécution représentée, le disaue 11 est en effet entraîné par la roue 14 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre. 20 Tant que ce disque est en contact avec les goupilles 8A et 7A, par sa partie circulaire, le plateau 5, et en conséquence la couronne 1 demeurent verrouillés dans la position visible sur la fig. 1. Cet état de chose se maintient jusqu'au moment où la 25 saillie 18 vient en contact avec la gouriille 7A (fig. 3) puisque, dès cet instant, le plateau 5 est entraîné en direction horaire par cette saillie (fig. 4). Comme, par ailleurs, ce plateau engrène avec la couronne 1 par ses goupilles 8A et 8B, l'entraînement angulaire du plateau signifie évidemment un entraî-30 nement correspondant de la couronne 1 par celui-ci, en particulier par la goupille 8A, laquelle se meut angulairement, en suivant une trajectoire circulaire, tout en pénétrant plus profondément à l'intérieur de l'encoche 4 dans laquelle elle était engagée (fig.l) et en exerçant une poussée sur le bord droit, 35 au dessin, de cette encoche. Il convient à ce noint de signaler que si la vitesse du disque 11 est constante, le mouvement de la couronne 1 s'effectue avec une vitesse angulaire suivant une 72 03745 2124471 loi sinusoïdale: la valeur de cette vitesse est donc relativement réduite lorsque la saillie 18 commence à exercer sa poussée sur la goupille 7A (fig.3) pour croître au fur et à mesure que cette saillie se rapproche de la position visible sur la 5 fig. 5, dans laquelle son axe longitudinal passe simultanément par l'axe de symétrie des arbres 13 et 6 et dans laquelle, en conséquence, la goupille 8A occupe sâ position la plus rapprochée du fond de l'encoche 4 dans laquelle elle est engagée. C'est lorsque la couronne passe par cette position de la fig.5 10 que sa vitesse angulaire est la plus grande, cette vitesse commençant ensuite à décroître jusqu'au moment où elle redevient nulle. Une fois que le disque 11 a dépassé la position visible sur la fig. 5, il arrive un instant où la goupille 7A s'est 15 suffisamment éloignée de la saillie 18 pour que cette dernière ne puisse plus l'entraîner. L'entraînement du plateau 5 se poursuit toutefois grâce à la poussée exercée par le bord de la fente 17 sur la goupille 8B, qui se trouve engagée dans cette encoche lorsque la goupille 7A se sépare de la saillie 20 18 (fig. 6 et 7). Cet entraînement se termine lorsque la goupille 8B occupe la place qu'avait la goupille 8A sur la fig. 1, respectivement lorsque la goupille 8A est dans la position qu'avait la goupille 8B sur cette même figure. 25 Compte tenu des dimensions du plateau 11, de la saillie 18, des fentes 16 et 17 et de la multiplication réalisée nar les roues dentées 12 et 14, la durée de temps correspondant à un déplacement du plateau 5 sur une longueur angulaire de 180° est de l'ordre de 1 à 2 h, ce qui signifie que le temps mis 30 par la couronne 1 pour se mouvoir sur une longueur angulaire correspondant à 360°, c'est-à-dire celle nécessaire pour crue le 31 quantième apparaissant dans le guichet G soit remplace par le quantième suivant, est lui aussi de l'ordre de là 2 h. Il convient à ce point de remarquer que, avec le mécanisme 35 décrit, la couronne des quantièmes demeure verrouillée non seulement lorsqu'elle est immobile, par le jeu des goupilles 8A et 8B, engagées dans deux encoches 4 voisines, et par le jeu 72 03745 2124471 des goupilles 8A et 7A, contre lesquelles vient s'appliquer la portion circulaire de la tranche du disque 11, mais encore pendant que s'effectue l'entraînement angulaire de la couronne, par l'intermédiaire de la goupille du plateau 5 qui réalise cet 5 entraînement, de la saillie 18 du disque 11 ou de l'une des fentes 16, 17 en prise avec les goupilles du plateau 5, la position angulaire du disque 11 étant contrôlée par le rouage de la pièce d'horlogerie. . Il est à signaler que l'attraction magnétique mutuelle des 10 goupilles 8A et 8B et de la couronne 1, à laquelle il a été fait mention précédemment, a évidemment lieu quelle que soit la position angulaire occupée par le plateau 5, c'est-à-dire quel que soit le degré de pénétration de la goupille 8A ou 8B dans une encoche 4 de la couronne. Il s'ensuit qu'une telle 15 goupille demeurera toujours en contact matériel avec une partie de l'un des bords de l'encoche, ce qui annule l'influence de jeux mécaniques éventuels pouvant exister entre les goupilles et les merlons de la couronne 1. On remarquera en outre que les organes du mécanisme moteur 20 décrit présentent une architecture symétrique, ce qui permet de faire usage de ce mécanisme aussi bien pour entraîner la couronne de quantièmes dans le sens horaire, comme décrit, que pour déplacer cette couronne dans le sens opposé, en particulier lorsqu'il est désiré de modifier la date apparaissant 25 dans le guichet G par actionnoment à partir de l'extérieur de la pièce d'horlogerie, par exemple par l'intermédiaire de son mécanisme de mise à l'heure. Les différents cléments du mécanisme décrit présentent une structure particulièrement simple, ce qui en permet une fabri-30 cation et un montage des plus aisés. En outre, le fonctionnement de ce mécanisme est d'une très grande simplicité, ce qui constitue une garantie de bonne marche et de faible usure du mécanisme dans une durée de temps même très élevée. Enfin, comme la couronne des quantièmes est munie d'une 35 denture présentant une géométrie très simple, vu que cette denture est formée par la suite de merlons 1C délimités par les différentes encoches 4 s'ouvrant le long de la tranche interne 72 03745 2124471 do la couronne, et vu que les goupilles d'entraînement du plateau 5 ont une forme facilement réalisable, l'ébat angulaire du disque peut être maintenu relativement faible. Il est encore à signaler que, compte tenu de la disposition du plateau à 5 goupilles, l'existence d'un jeu radial en ce qui concerne le positionnement de la couronne de quantièmes ne se traduit que par un jeu angulaire particulièrement réduit de cette couronne. L'invention n'est bien entendu pas limitée à ce qui a été représenté ou décrit: en particulier, on comprendra que le 10 mécanisme dateur pourrait fort bien ne pas comporter d'aimant permanent 9, étant entendu que dans ce mécanisme les jeux éventuels se présentant entre les goupilles et les merlons 1C de la couronne ne pourraient être rattrapés. En outre, il est également possible de réaliser un mêcani -15 sine dateur dans lequel la couronne 1 présenterait des encoches 4 s*ouvrant le long de la tranche externe de cette couronne (fig.9}, le plateau 5 et le disque 11 étant montés sur des axes disposés, respectivement au droit de cette tranche externe de la couronne 1 et dans un plan formant un angle dièdre 20 de 45° avec le plan contenant simultanément -1'axe de rotation du plateau 5 et l'axe de symétrie de la couronne. Le mécanisme dateur décrit peut trouver emploi tout aussi bien dans des montres à fonctionnement purement mécanique que dans des montres électromécaniques ou électroniques. 72 03745 2124471 REVENDICATIONS 1. Mécanisme dateur pour pièce d'horlogerie, comprenant un anneau rotatif dont l'une des faces porte n quantièmes également répartis sur tout le tour de l'anneau et des moyens pour 5 l'entraînement périodique de cet anneau, sur une longueur angulaire correspondant à 360° , au-devant d'un guichet permettant n l'observation individuelle et successive des différents quantiè nés de.l'anneau, caractérisé par le fait que ces moyens d'entraînement comprennent : 10 - une série de n encoches ëquidistantes, ménagées dans l'anneau et s'ouvrant le long de l'une des tranches de celui-ci ces encoches ayant chacune des bords longitudinaux parallèles, un axe longitudinal orienté vers le centre de 1'anneau et une longueur radiale sensiblement égale â la moitié de la distance 15 séparant les deux points d'intersection des deux bords longitudinaux opposés de deux encoches voisines avec la tranche de l'anneau le long de laquelle s'ouvrent ces encoches, - un plateau contenu dans un plan parallèle à celui de l'anneau et monté rotativement sur un axe centré sensiblement 20 au droit de la tranche de"cet anneau le long de laquelle s'ouvrent lesdites encoches, ce plateau portant quatre goupilles angulairement équidistantes, écartées respectivement dudit axe d'une longueur correspondant sensiblement â la moitié de la distance séparant les deux points d'intersection des 25 bords longitudinaux "tes plus proches de deux encoches voisines de l'anneau avec la tranche de cet anneau le long de laquelle s'ouvrent ces encoches et dont la largeur est sensiblement égale à celle des différentes encoches alors que la longueur de leur portion saillante est au moins supérieure 3 la distance 30 comprise entre les faces en regard dudit plateau et de l'anneau pour deux goupilles occupant, sur ce plateau, une position diamétralement opposée par rapport à l'axe de rotation de celui ci, et inférieure à cette distance, pour les deux autres goupilles, 35 - une came rotative s'étendant dans un plan parallèle à celui de l'anneau et dont le profil actif est subdivisé en deux sections, l'une destinée à assurer le verrouillage de 72 03745 2124471 l'anneau de quantième dans l'une de ses n positions angulaires et l'autre, d'entraînement de cet anneau d'une position.angulaire donnée dans la suivante, la première desdites sections se développant circulairement autour de l'axe de rotation de la came et cet axe étant positionné de manière que cette came demeure en contact par sa première section avec deux goupilles voisines du plateau, la deuxième section comprenant, d'une part, une saillie radiale de largeur correspondant, au plus, à 1'écartement de deux goupilles voisines et, d'autre part, deux encoches disposées respectivement de chaque côté de la saillie, et présentant une largeur au moins égale à celles des goupilles, - une chaîne cinématique pour entraîner la came d'une révolution toutes les 24 h., à partir du rouage de la pièce d'horlogerie. 2. .Mécanisme selon la revendication1, caractérisé par le fait que le plateau et les deux goupilles les plus courtes montées sur ce plateau sont en matériau amagnêtique, alors que les deux autres goupilles sont en matériau magnétisable, que ces goupilles magnétisables sont chassées dans des ouvertures ménagées dans l'épaisseur du plateau et affleurent la surface de celui-ci opposée à celle sur laquelle les goupilles font saillie, que cette face du plateau s'étend en regard de l'armature magnétisable, que l'anneau est en matériau magnétisable et qu'un aimant permanent est disposé entre ladite armature et une zone de l'anneau voisine de celle dans laquelle les-dites goupilles maanétisables sont en prise avec les merlons compris entre les différentes encoches de l'anneau, l'ensemble de manière à maintenir en permanence au moins l'une des goupilles magnétisables en contact avec l'anneau grâce à l'attraction magnétique exercée par chacun de ces éléments sur l'autre et quelle que soit la position angulaire occupée par ledit plateau.