La présente invention due aux travaux de t-Iessieurs Jacques FILON et Roger COLTLAND concerne un marqueur à feutre avec réservoir. Lorsqu'une écriture doit être large et en plus etre appliquée sur une surface rugueuse ou fibreuse on a généralement recours à un marqueur à feutre; ce nom s'applique à une grande variété de traceurs dont l'organe actif est en feutre à base de fibres naturelles ou artificielles. Ce feutre est en contact ax-ec un réservoir rempli d'encre ou d'une mèche qui en est imbibée et le liquide est amené par capilarité à la partie traçante qui normalement a une certaine largeur. I1 existe un grand nombre de modèles d'une conception plus ou moins com pliquée et dont le prix de revient varie en conséquence. Cette variété de formules suffirait à indiquer que jusqu'à ce jour, on n a pas encore trouvé de solution idéale combinant prix minimal et efficacité maximale. Les étuis de certains des feutres marqueurs connus sont moulés en matière plastique. Leur production est la plus simple, ne nécessitant qu'une seule opération, le moulage; elle permet de donner à l'étui des formes variées qui cependant sont soumises aux exigences de leur mode de fabrication,telle par exemple la possibilité de démoulage. Cependant, à part le fait que ces étuis sont relativement fragiles, il est impossible de modifier leur forme une fois acquise, et c'est le feutre qui doit être conformé pour pouvoir s'y ajuster d'une façon très précise; si l'étui est fermé d'un côté, l'introduction de la mèche par l'ouverture située à l'autre extrémité s'avère assez difficile, sinon impossible. En outre, la matière plastique n'est pas toujours compatible avec l'en- cre contenue dans le marqueur et il faut alors entourer le réservoir d'une enveloppe non attaquable par ce liquide. Ce dernier problème a même mené à l'utilisation d'étuis en verre. A cause de leur grande fragilité, ils n'étaient cependant pas toujours bien adaptés à la plupart des travaux auxquels ces marqueurs sont destinés. On a déjà utilisé également des étuis métalliques formés par découpage dans des tubes ou de préférence par filage par choc. I1 fallait ensuite réduire le diamètre du côté ouvert après l'introduction de la mèche et du feutre. Dans tous ces cas, indépendemment du choix de l'étui, un autre problème se posait: à la suite d'un stockage prolongé des feutres marqueurs, soit à l'usine, soit chez le détaillant, l'encre du réservoir se desséchait. léme si ce dessèchement n'était que partiel, il se manifestait surtout vers l'extrémité de la mèche qui était la plus exposée à la pénétration de l'atmosphère, c'est-àdire à proximité du feutre. Après un certain temps, il devenait difficile, sinon impossible, d'amorcer l'écriture. La présente demande concerne- un marqueur à feutre éliminant les inconvénients de beaucoup de ceux utilisés actuellement, combinant d'une façon non évidente et souvent surprenante, certaines réalisations connues individuellement et y ajoutant d'autres qui sont inédites. L'invention concerne un étui métallique pour marqueur à feutre qui est formé par filage par choc en deux sens, à diamètres différents; il présente ainsi une ouverture à petit diamètre de laquelle sort le feutre et une ouverture à grand diamètre fermée par un bouchon. Cec bouchon est de préférence en caoutchouc, ou en une matière synthétique d'élasticité et de compressibilité analogues, dont une partie au moins est suffisamment mince pour quelle puisse être transpercée par l'aiguille d'une seringue tout en permettant à l'ouverture ainsi créée de se refermer hermé- tiquement après le retrait de ladite aiguille. L'invention sera expliquée à l'aide de la description de plusieurs exemp les de variantes de feutres marqueurs réalisés selon les principes énoncés plus haut. Ces variantes sont illustrées par les dessins annexés sur lesquels: Les figures 1 et 2 représentent une première variante du feutre marqueur différant seulement par le bouchon. Les figures 3 et 4 représentent une deuxième variante comportant une s oupape; La figure 5 représente la même variante avec une soupape différente. L'élément de base du feutre marqueur selon l'invention représenté à la figure 1 est l'étui 1 qui est fait en aluminium selon le procédé connu en soi sous le nom de "filage par choc en deux sens", ctest-à-dire combinant en une seule opération le filage direct et le filage inverse. Ce procédé permet d'obtenir immédiatement un étui dont une partie 2, de longueur réduite, a un diamè t re inférieur à celui de la partie principale 3, ces deux parties étant reliées entre elles par un épaulement 4. I1 suffit d'égaliser les deux extrémités pour obtenir un étui prêt à être utilisé. Dans une opération subséquente un peut rabattre légèrement vers l'intérieur le bord libre 5 de petit diamètre et pourvoir le bord libre de grand diamètre d'un roulé 6 ou autre rebord analogue. On peut introduire d'abord le feutre 7 en passant par la grande ouverture jusqu a ce qu'il soit bien pris par le rebord rabattu 5 ou éventuellement seulement maintenu par frottement dans la partie 2 à petit diamètre. La partie principale 3 de l'étui est ensuite remplie par une mèche 8 faite en une matière re poreuse appropriée qui sera imbibée ultérieurement de l'encre ou d'un liquide marqueur analogue. On peut également introduire par la grande ouverture un ensemble comprenant le feutre 7 et la mèche 8 réunis d'une façon connue en soi. L'ouverture à grand diamètre de l'étui est fermée ensuite par un bouchon 9 pénétrant dans cette ouverture. Ce bouchon 9 peut être en caoutchouc ou en une matière synthétique ayant un caractère analogue et compatible avec le liquide marqueur. I1 doit être suffisamment élastique et présenter de préférence au moins une zone pas trop épaisse pour qu'il puisse être perforé par l'aiguille d'une seringue dont l'utilisation sera expliquée plus loin, cette perforation devant se refermer automatiquement une fois l'aiguille enlevée. L'ensemble 1 est coiffé par un obturateur 10 à deux parois concentriques 11, 12, la première Il s'engageant à frottement sur la partie à diamètre réduit 2 de l'étui et progégeant le feutre, la deuxième 12 s'appuyant sur la zone extérieure du rebord 4, sensiblement dans le prolongement du tube principal 3. Un fond 13 réunissant la paroi intérieure 11 à la paroi extérieure 12 délimite une cavité 14 ouverte qui permet de fixer la capsule 10 sur le fond de l'étui 1 lorsqu'on veut se servir du feutre. L'ustensile représenté à la figure 2 ne présente par rapport à la figure 1 qu'une seule différence: le bouchon 9' comporte un rebord 15 qui est serré dans le bord roulé 6. Il est évident que bien d'autres formes de bouchons sont possibles. I1 sera cependant toujours nécessaire qu' une partie au moins du fond de ce bouchon soit relativement peu épaisse pour qu'il puisse aisément ê tre transpercé par une aiguille de seringue. En effet, pour éviter le desséchage de l'encre pendant le stockage, en p articulier en usine ou chez le distributeur, le remplissage des feutres marqueurs selon la présente invention peut se faire a n importe quel moment et de préférence peu de temps avant sa vente à l'utilisateur. I1 suffit pour cela de se servir d'une seringue remplie du liquide marqueur et d'introduire son aiguille par le bouchon élastique. L'injection de liquide dans la mèche se fait rapidement et, une fois l'aiguille retirée, l'ou- verture qu'elle avait faite se referme hermétiquement. Par rapport à une injection à travers le feutre, le danger d'obturation du canal de l'aiguille par une fibre est réduit et il est possible de contrôler immédiatement si le liquide a bien rempli tout l'espace voulu en constatant son écoulement par l'organe traceur. On peut augmenter la quantité de liquide dans un volume d'étui égal en supprimant partiellement la mèche (figures 3 à 5). Dans ce but l'étui 20 est séparé intérieurement en deux compartiments coaxiaux 21 et 22 à l'aide d'une paroi 23. Le compartiment périphérique 21 sera rempli du liquide marqueur, tandis que la partie centrale 22 est remplie d'une mèche capillaire qui amène l'encre vers le feutre 24. La communication entre les deux compartiments 21 et 22 peut être libre, par exemple dans le cas d'une encre épaisse, il est cependant recommandé surtout dans le cas des liquides à fluidité normale de contrôler ce passage par une soupape. Une réalisation très simple consiste à munir le Bouchon 25 dtune excroissance 26 bouchant l'entrée du compartiment 22 (figures 3 et 4). Une simple pression du doigt sur la membrane de l'obturateur 25 tout en dirigeant le feutre vers le haut permet de faire passer une quantité de liquide vers la mèche qui le transmet vers le feutre traceur. Pour permettre un travail en continu on peut remplacer le fond plat 13' du capuchon 10 par un fondbombé 27: en plaçant la capsule renversée sur l'autre extrémité de l'étui 20, de façon à ce que ce fond 27 appuie sur la membra- ne de l'obturateur 25, la soupape est maintenue ouverte et la manipulation du marqueur suffit à amener de temps en temps un nouveau flux de liquide vers la mèche Une autre forme de la soupape 25' et une autre forme de bombage 27' du fond de l'obturateur (figure 5) indiquent que d'autres solutions sont possibles sans qu'on sorte de la portée de la présente demande. REVENDICATIONS 10 - Marqueur à feutre caractérisé en ce qu'il comporte un étui métallique formé par filage par choc en deux sens, à diamètres différents et présentant une ouverture à petit diamètre servant à la fixation du feutre et une ouverture à grand diamètre fermée par un bouchon. 29 - Marqueur à feutre selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bouchon st en caoutchouc, ou en une matière synthétique d'élasticité et de compressibilité analogue, et comporte au moins une zone pouvant être transEer- cée par l'aiguille d'une Seringue, l'ouverture ainsi créée se refermant hermétiquement après le retrait de ladite aiguille.