La présente invention concerne les commutateurs statiques dans lesquels un élément intégré de commutation, sensible au champ magnétique, est soumis à l'action d'aimants permanents mobiles. Dans les dispositifs connus de ce genre, un circuit magnétique en forme de U, comportant un ou plusieurs aimants, se déplace par rapport à un élément intégré, de commutation statique, sensible au champ magnétique. De tels éléments de commutation ont un état "fermé" dans un champ de 800 Gauss environ et reprennent l'état "ouvert" dans un champ d'une centaine de Gauss. En pratique, ces dispositifs servent à réaliser des touches de commutateur et la difficulté réside dans le fait d'obtenir une variation du champ magnétique de cet ordre pour un faible déplacement du circuit magnétique. Le dispositif suivant l'invention a pour but, pour un faible déplacement du circuit magnétique, d'obtenir une variation de flux importante sur un élément de commutation. Pour cela, les extrémités du circuit magnétique sé terminent par un redent, enveloppant l'aimant, qui dérive une partie du flux magnétique circulant dans l'armature et crée une inversion de ce flux. Cette disposition permet d'obtenir des résultats semblables à ceux consistant à aimanter les aimants dans deux directions opposées tout en étant d'une réalisation beaucoup plus aisée et moins onéreuse. - La figure 1 représente un circuit magnétique classique. - La figure 2 représente un circuit dont les aimants ont des polarités inversées. - La figure 3 représente un circuit conforme à l'invention. - La figure 4 représente la variation de l'induction en fonction du déplacement du circuit magnétique dans chaque cas de figure ci-dessus cité. Tel que représenté, figure 1, un circuit magnétique classique 1 a la forme d'un U sur les extrémités des bras la duquel sont fixés deux aimants 2 dont les aimantations sont de mêmes sens et direction. Dans ces conditions, un élément de commutation 3 situé au centre de l'entrefer est soumis à une variation d'induction correspondant à la courbe C1 (figure 4) lorsque le circuit magnétique se déplace en translation dans un sens ou dans l'autre. Pour accroître la variation de l'induction, il est connu (figure 2) d'inverser l'aimantation sur chaque aimant 2' (courbe C2, figure 4). Sachant que l'élément de commutation est à l'état "ferme" pour 800 Gauss et "ouvert" pour 100 Gauss, on voit aisément que, dans ces conditions, la commutation nécessitera un déplacement moindre du circuit magnétique. Ce système est cependant de réalisation délicate car les aimants doivent être aimantés en place avec une zone de trans i- tion, du sens d'aimantation, très réduite. La disposition, figure 3, objet de l'invention, présente l'avantage d'obtenir une variation d'induction semblable sur l'élé- ment sensible 3 sans avoir recours à une aimantation complexe. Pour cela, les bras la du circuit magnétique 1 sont repliés aux extrémités de façon à envelopper les aimants 2 d'un redent lb sensiblement égal à l'épaisseur de chaque aimant. Ces redents dérivent une partie du flux magnétique et engendrent une inversion de ce flux dans la zone de juxtaposition aimant-redent. Cette inversion a lieu dans une zone suffisamment étroite pour pouvoir obtenir (courbe C3) les conditions nécessaires à la commutation de l'élément sensible 3 pour un faible deplacement de l'armature. Le flux dérivé par les redents peut etre réglé au moyen d'étranglement lc dans l'armature magnétique. Le dispositif, objet de l'invention, permet de réaliser des commutateurs statiques, sensibles au champ- magnétique, sous forme de touches modulaires de faible course et servant à réaliser des claviers de machines de bureau telles que calculatrices. R E V E N D I C A T I O N - Circuit magnétique en forme- de U, comportant der aimt permanents, destiné à agir sur un élément de commutation statique sensible au champ magnétique, caractérisé par la présence d'un redent, à chacune de ses extrémités, plié dans le sens des lignes de champ et dont la hauteur est égale à l'épaisseur de B'aimant qui le jouxte.