L'invention concerne un additif pour aliments destins plus spécialement aux animaux non ruminants et à la volaille, et qui doit être mélangé aux aliments, On sait (voir par exemple J,P. Greenstein et M. Winitz, Chemistry of the amino-acids, John Wiley et Sons, Inc. 1961 Vol. I page 286) que, pour une utilisation complète des acides aminés offerts avec les aliments, il est nécessaire qu'ils soient entièrement disponibles, et en même temps disponibles pour la réception. Si cette condition n'est pas rJalistie, le facteur de limitation pour la totalité du reste du mélange d'acides aminés est la plus faible quantité d'acide aminé utilisable. D'autre part, on connait des aliments pour animaux non r@mi@@ts s et pour la volaille auxquels ont été ajoutés, sur cette base, @eriains aides aminés essentiels tels la méthionine ou la lyi1e r-4-R aliments à base végétal prédominante présentent dans leur temeur cn protéines une careuce de ces aidés aminés déjà nommés qui peut être compensee par une addition des acides aminés concernés. Ces aliments prennent toute leur valeur grâce à ces additions. On sait n outre, l'après LAS 1 065 708 qu'au lieu de méthionine, on peut ajouter à l'aliment incomplet un dérivé N-acétyl de la méthionine, par conséquent un dérivé de méthionine qui favorise la fixation de cet acide aminé dans l'organisme. De la sorte, on arrive à ce que la thionine soit en même temps disponible pour la résorption comme les autres acides aminés libres des protéines digérées. En fait, on pourrait montrer pour la N-acétyl méthionine une utilisation nettement meilleure de sa teneur en méthionine: malgré un pourcentage de 70 seulement de DL-méthionine, la N-acétyl-DL-méthionine-calcium produit une croissance ace crue dans la proportion 1.13, pour des quantités de même masse, par rapport à la DL-méthionine pure à 100%. La N-acétyl-méthionine présente cependant l'inconvénient capital d'être d'une préparation difficile. Les frais sont très élevés pour préparer ce composé selon les procédés connus avec un rendement convenable et une pureté suffisante. La solubilité assez élevée de la N-acétyl-méthionine dans l'eau constitue dans le cas présent les limites d'une préparation rentable. La N-acétyl méthionine et ses sels sont par conséquent assez chers et, malgr son efficacit plus élevée que celle de la méthionine, son utilisation comme additif pour aliments n'est pas économique. Il est clair, dans ces conditions, que malgré sa meilleure efficacité, la N-acétyl-méthionine ne puisse concurrencer la DLméthionine utilisée sur une plus grande échelle. C'est alors que l'on obselwe, à l'improviste, que la mJthionine-carbamide et la lysine-carbamide, pouvant être produites d'une manière simple et à bon prix, étaient capables d'accroître notablement la valeur biologique des protéines alimentaires, et agissaient favorablement sur la croissance des volailles et des animaux non ruminants. L'objet de l'invention est donc un additif pour aliments destinés plus spécialement à la volaille et aux animaux non ruminants, constitué de méthionine-carbamide et/ou de lysinecarbamide, ou de leurs dérivés, ou bien en comportant. Alors qutune combinaison d'amide d'acide carbonique se présente dans la N-acétyl-méthionine comme dans la combinaison peptidique d'une protéine alimentaire, et c'est pourquoi l'on pouvait s'attendre à ce que la combinaison de N-acétyl soit dé- composée d'une façon analogue à la combinaison peptidique dans le processus gastro-intestinal, il se présente, au lieu de la combinaison peptidique, une combinaison dturzge ou d'acide carbonique, respectivement dans la méthionine-carbamide ou la lysinecarbamide selon l'invention, par conséquent une combinaison d'un tout autre type, dont on ne pouvait, en aucune façon, espérer la même réactivité.Eu égard à la spécificité des enzymes du processus digestif on ne pouvait pas prévoir que la combinaison peptidique de la protéine alimentaire et la combinaison d'urée de la méthionine-carbamide ou de la lysine-carbamide seraient docompo- sées de la même manière. On fut surpris de constater que l'effet de croissance de la méthionine-carbamide correspondait à celui de la N-acétyl-mêthionine, cependant que la masse moléculaire des deux composés ainsi queleur teneur en méthionine étaient pratiquement identiques. Le principal montage de l'utilisation de la mAthionine- carbamide selon l'invention en tant qu'aliment d'appoint, au lieu de la N-acétyl-méthionine, réside dans le fait que ce composé peut être produit d'une façon notablement plus économique Par suite de sa faible solubilité ex milieu aqueux, on obtient un produit de grande pureté d'une façon simple, selon des procédés connus, avec un rendement sensiblement quantitatif. Une purification supplémentaire par cristallisation s'avère en général inutile pour la plupart des utilisations. Il en est de même pour la lysine-carbamide. On utilise de préférence la DL-métiionine-carbamido ou la DL-lysine-carbamide. Au lieu de DL-méthionine-carbamide ou de DL-lysine-carbamide, on peut leur substituer certains de leurs sels. De préférence, on considère les sels alcalins, tels les sels de sodium et de potessiwn, les sels alcalino-terreux tels les sels de magnésium et de calcium, ainsi que les sels dont les cations dérivent d'éléments dits oligo-éléments, tels le fer, le manganèse, le cuivre, le cobalt et le zinc. Il peut être également avantageux d'utiliser des sels correspondant à des bases organiques de grande valeur biologique, telle la choline, l'arginine et la lysine. Contrairement aux acides libres DL-méthioninecarbamide et lysine-carbamide, leurs sels sont facilement solubles dans l'eau. Le Les quantités de DL-n14thionine-carbamide ou de DLlysine-carbamide devant entre ajoutées varient de 0,03 à 0,1 selon la teneur initiale en L-méthionine ou en DL-lysine existant dans l'aliment. Exemple 1 40 poussins d'un jour ont été répartis en deux groupes soumis durant 8 semaines au régime alimentaire ci-après. Le mélange alimentaire était à tout point de vue comparable à la formule donnée dans l'exemple 1 de DAS 1 065 708. 15,5 parties de gruau de mais 10 parties de gruau de blé 10 parties de gruau d'orge 8 parties de gruau de soja 1,25 partie de poudre de luzerne fraîche 2 parties de farine de morue 1 partie de lait écrémé en poudre 1 partie de levure déshydratée 0,5 partie de viande en poudre 0,75 partie d'un complexe minéral comportant: 43,3 % de phosphite de chaux assimilable 29 $ de sel iodle pour le bétail 20 % d'argile blanche (Eolus alba) 2,5 % d'oxyde de magnésium 2 % de condiments (fenouil) 1 % de phosphate disodique 1 % de sulfate d'aluminium 1 % d'oligo-éléments (Fe :Cu : Mu : Co = ) 30 : 20 : 6 : 0,1 % de mélange de vitamines 0,01 partie de mélange de vitamine Al (A,B,E et D) 0,063 partie d'Auryofac 2A comportant 8g d'Avréomicine par kg. Les poussins taient parqués dans des stalles pouvant etre chauffées électriquement et comportant un plancher recouvert de sable, Dès le début, leurs évolutions ont été limitées. Au régime alimentaire de base des deux groupes, mentionné ci-dessus, il fut ajout, pour l'un 0,025 partie (0.05%) de DL-nthionine-carbamide-calcium (Bis - DL-méthionine-carbamide-calcium) Masse moléculaire 422.55 70,5% de DL-méthionine pour l'autre: 0,025 partie (0,054) de N-acétyl - DL-méthionine-calcium (Bis - N-acétyl-DL-méthionine-calcium) Masse moléculaire 420.57 71% de DL-méthionine Les accroissements moyens de poids par animal indiqués ci-après ont étd déterminés au bout de 8 semaines pour les deux groupes d'essai, selon qu'il s'agicsait de mâles ou de femelles. Régime de base + Régime de base + 0,05% de N-acétyl-DL-méthionine 0,05% de DL-méthio -calcium nine-carbamide mâles 1,61 kg 1,57 kg femelles 1,33 kg 1,325 kg I - I Exemple 2 Cet exemple indique un procédé économique de prépara- tion de la DL-méthionine-carbamide. 75 parties de DL-mdthionine sont décomposées à 800C dans 500 parties d'eau avec 42,3 parties de cyanure de sodium (équivalent. 1,29). La solution est ensuite acidifiée à pH5 au moyen d'acide chlorhydrique concentre, décolorée par carburation, et filtrée; le filtrat est encuite acidifié à plil au moyen d'acide chlorhydrique concentré. On obtient 92 parties (95% de la quantité théorique) de DL-méthionine-carbamide incolore, avec un point de fusion de 144-146 (Lit. 144-146 ). La titration avec une solution de soude décinormale en présence de phénolphtaléine indique un pourcentage de 99,1%. Le dosage de l'azote selon Kjeldah indique 13,39% (théoriquement 13,53%). REVENDICATIONS 1. Additif pour aliments destinés en particulier à la volaille et aux animaux non ruminants, caractérisé en ceci qu'i. est constitué de méthionine-carbamide et/ou de lysine-carbaiiiide, ou de leurs dérivés, ou bien outil en contient. 2. Additif, pour aliments, répondant à la revendication 1, caractérisé en ceci qu'il est constitué de sels mdtal- liques de méthionine-carbamide ou de lysine-carbamide, de préférence de sels de sodium, de potassium, de magnésium, de calcium, de fer, de manganèse, de cuivre, de cobalt ou de zinc, ou bien qu'il contient de tels sels. 3. Additif pour aliments, répondant à la revendication 1, caractérisé en ceci qu'il est constitué de sels de méthionine carbamide ou de lysine-carbamide avec des bases organiques de grande valeur biologique, en particulier la chiline la lysine ou l'arginine, ou bien qu'il contient de tels sels. 4. Utllisation du méthionine-carbamide et/ou du lysine-carbamide corme additif pour aliments destines en particulier à la volaille et aux animaux noq.ruminants. 5. Aliments pour la volaille et les animaux non ruminants, caractérises en ce qu'ils contiennent 0,0s à 0,1 ss en poids de de méthionine-carbamide et/ou de lysine-carbamide.