L'invention concerne un dispositif mécanique d'autodestruction pour un projectile giratoire. On connaît de tels dispositifs qui ont pour but de déclencher la destruction automatique d'un projectile n1 ayant pas atteint sa cible et finîssant sa course balistique à une grande distance du point de tir. Ces dispositifs fonctio,nnent grâce au fait que les projectiles sont lancés avec une certaine vitesse de rotation sur eux-memes et que cette rotation diminue-fortement lorsque le projectile arrive en bout de course avec une faible vitesse résiduelle d'avance. On utilise la diminution des forces centrifuges engendrées par la vitesse de rotation pour déclencher l'autodestruction. Dans les dispositifs connus de ce genre, dès forces centrifuges s'exerçant sur des pièces mobiles munies de surfaces d'accrochage tendent à maintenir cellès-ci accrochées dans une position où elles bloquent le fonctionnement d'un organe de déclenchement d'autodestruction (par e-xemple bloquent le déplacement d'un percuteur), tandis qu'un ressort tend à s'op- poser à ces forces centrifuges-et finit par les vaincre lorsqu'elles diminuent, libérant ainsi les surfaces d'accrochage et autorisant le fonctionnement de l'organe de déclenchement d'autodestruction. L'inconvénient de ces dispositifs est que le moment de libération et donc d'autodestruction dépend fortement de la forme et de 11 état des surfaces d'accrochage qui doivent à la fois pouvoir retenir des pièces à l'encontre de forces élevées tout en permettant un décrochement précis t fiable au moment opportun. Pour remédier à ces inconvénients, la présente invention propose un dispositif d'autodestruction dans lequel les pièces subissant l'action des forces centrifuges et de ressorts ne comportent pas de crochets-de retenue mais sont d'abord maintenues par la force centrifuge dans une positionne blocage de l'autodestruction puis sont écartées par ces mêmes forces jusqu'à une position de libération. Le dispositif de la présente invention utilise le déplacement de deux pièces mobiles pour que dans un premier état (inhibition de l'autodestruction) les deux pièces soient entratnées par force centrifuge vers une position où l'une d'elles immobilise un organe de déclenchement d'autodestruction, tandis que dans un second état le centre de gravité de l'ensemble des deux pièces est à une position où la force centrifuge entraîne les deux pièces en sens inverse vers une position de libération de l'organe de déclenchement. La position finale du centre de gravité global résulte du déplacement de l'une des pièces mobiles, soumise à l'action d'un ressort qui tend à l'écarter de sa position initiale, à l'encontre de la force centrifuge, et finit par arriver à le faire lorsque la force centrifuge a suffisamment diminué.Cette pièce vient alors dans une deuxième position où le centre de gravité résultant de l'ensemble se trouve à une position telle qutil provoque l'effet de basculement désiré vers la position de libération. Il n'y a donc.pas un état où. deux surfaces d'accrochage sont en engagement (inhibition de l'autodestruction) et un état où elles se décrochent (libération) mais un état dans lequel les pièces sont entraînées dans un sens et un autre état dans lequel elles sont repoussées dans l'autre sens. Selon une caractéristique importante de l'invention, la deuxième pièce est portée par la première, et plus précisément est montée à rotation sur un axe porté par la première. Les deux pièces sont donc solidarisées par cet axe et l'ensemble mobile ainsi constitué a un centre de gravité résultant dont la position est d'ailleurs variable selon les positions relatives des deux pièces. Les masses des deux pièces, les positions de leurs centres de gravité, et de leurs axes de rotation s'il y a lieu sont choisies de manière que le centre de gravité résultant des deux pièces n'ait à se déplacer que faiblement (sous l'effet du passage de la seconde pièce de sa première position à la deuxième) pour passer d'une région où il tend à maintenir les deux pièces et notamment la première en position dtinhibition de l'autodestruction à une région où il tend à écarter ltensem- ble de cette position. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue de dessus du dispositif d'autodestruction selon l'invention, en position de stockage - la figure 2 représente une vue latérale à échelle réduite du dispositif d'autodestruction - la figure 3 représente une vue de dessus du dispositif d'autodestruction en position de marche normale au cours de la course balistique d'un projectile giratoire qui le porte - la figure 4 représente une vue de dessus du dispositif d'autodestruction en position transitoire quand la vitesse de rotation du projectile giratoire a suffisamment diminué ; et - la figure 5 représente une vue de dessus du-dispo- sitif d'autodestruction en position d'autodestruction. Le dispositif selon l'invention, monté dans un projectile non représenté, est schématisé à la figure 1, en vue de dessus, et à la figure 2 qui en représente en grandeur réduite une vue latérale selon la direction XX' de la figure 1. Le dispositif est contenu dans un boîtier 10 qui porte un axe de rotation fixe 12 décentré par rapport à un axe de rotation 0 du projectile. Une première pièce mobile 14 en forme de mâchoire est montée dans sa partie médiane sur l'axe 12 et ses deux branches 15 et 17 s'écartent de la partie médiane et portent à leurs extrémités des masselottes 16 et 18 qui ont pour but d'éloigner le centre de gravité G1 de cette première pièce de l'axe 0 de rotation du projectile et de l'axe 12 de rotation de la pièce 14. L'une des branches 15 de la mâchoire 14 porte un axe de rotation 20 sur lequel est montée une deuxième pièce mobile 22, constituant une biellette qui porte à son extrémité libre une masselotte 24. Cette biellette 22 est montée de telle façon que son extrémité libre avec la masselotte 24 puisse se déplacer entre les deux branches de la mâchoire 14 entre une première position (initiale) et une deuxième position (finale , juste avant 1' - La deuxième pièce mobile 22 est soumisse à l'action d'un ressort 26 qui, en prenant appui contre l'axe 12 (fixe par rapport au bottier) et sur l'axe 20 autour duquel il s'enroule, repousse cette pièce 22 à l'encontre de la force centrifuge qui s'exerce sur elle .quand elle est dans sa position initiale, à savoir en pratique en butée contre la branche 15 de la mâchoire. On s'arrange, par des moyens que l'on décrira ciaprès pour maintenir initialement, en l'absence de rotation du projectile, c'est-à-dire avant son départ, les deux pièces mobiles 14 et 22 dans une position où le verrouillage du système d1autodestruction est assuré ; l'autodestruction est à titre d'exemple déclenchée par un percuteur ?8, qui est susceptible de se déplacer dans l'axe du projectile sous la poussée d'un ressort comprimé non représenté, mais qui est initialement bloqué, pour neutraliser l'autodestruction, par une collerette 30 à sa partie supérieure, collerette sous laquelle vient s'engager la branche 17 de la pièce mobile 14 lorsque cette dernière est dans une position de neutralisation de l'autodestruction (c'est-à-dire avant le départ du projectile puis tant que celui-ci.tourne avec une vitesse suffisante). Pour déclencher l'autodestruction, il suffira de libérer le percuteur 28 en faisant tourner la première pièce mobile 14 puisqu'à une position de libération où elle se dégage de sous la collerette 30. Dans l'exemple de réalisation décrit, la mâchoire 14 entoure 11 axe de rotation 0 du projectile et le percuteur 28, et on s'arrange de préférence par le choix des masses et positions des masselottes 16 et 18 pour que le centre de gravité Gi de la première pièce mobile, lorsque celle-ci est dans la position de neutralisation représentée à la figure 1 (branche 17 sous la collerette 30), soit situé dans une région où la force centrifuge qui s'exerce sur lui tende à maintenir cette pièce 14 dans sa position de neutralisation. Compte tenu de ce que c'est la branche 17 qui bloque le percuteur 28 et que cette branche est située d'un côté de la droite X'OX joignant les axes 12 et 0, ceci signifie que le centre de gravité G1 sera de l'autre côté des cette droite. De préférence on choisit l'écartement des masselottes 16 et 18 tel que le centre de gravité soit relativement proche de cette droite. En ce qui concerne la deuxième pièce mobile, 22, on peut lui donner une masse sensiblement égale à celle de la mâchoire 14 mais éloigner la masselotte 24 suffisamment de l'axe O du projectile pour que le centre de gravité G2 de la pièce 22 soit plus loin de l'axe 0 que le centre de gravité G1. De plus, on prévoit qu'en position de stockage, cette pièce 22 soit verrouillée de manière que son centre de gravité G2 se situe du bon côté de la droite X'OX, c'est-à-dire du côté tel qu'au départ du projectile la force centrifuge amène cette pièce 22 du côté de la branche 15 de la mâchoire et concourre à maintenir celle-ci dans la position de neutralisation. Plus précisément, les deux pièces constituent un ensemble mobile ayant un centre de gravité résultant Gr et celui-ci doit être impérativement, au départ du projectile, du côté où la force centrifuge entraîne l'ensemble mobile et en particulier la mâchoire 14 vers la position d On s'arrange aussi pour que le centre de gravité G2 reste suffisamment près de l'axe X'OX, comme GI, lorsque la pièce 22 est dans sa première position (en butée contre la branche 15 de la pièce 14). Ainsi, le centre de gravité résultant Gr de l'ensemble des pièces 14 et 22 reste proche de la ligne X'OX. La course nécessaire à la pièce 22 pour venir de cette première position à la deuxième position (contre la branche 17) peut alors etre relativement faible (par exemple 300) et permettre quand meme au centre de gravité résultant Gr de basculer comme on le souhaite de l'autre côté de la ligne X'OX afin que la force centrifuge après ce basculement tende à faire tourner les pièces 14 et 22 vers la position de libération où le percuteur 28 peut se dégager de la pièce 14. Le fonctionnement du dispositif est schématisé aux figures 3 à 5, la figure 2 représentant par ailleurs le dispositif en position de stockage, c'est-à-dire avant le tir du projectile qui le porte. Dans cette position de stockage, il est neutralisé par un verrou 32 qui est constitué par une goupille retenant la pièce mobile 22 de telle manière que son centre de gravité G2 soit situé dans un secteur où la force centrifuge au départ du projectile écartera la pièce 22 de la goupille 32, vers une position de butée contre la branche 5, libérant ainsi la goupille qui s'échappe alors et qui n'empêchera plus la pièce 22 de revenir vers le centre du dispositif. La pièce 22 étant ainsi immobilisée en position de stockage contre le verrou 32 puisqu'elle est soumise à l'action du ressort 16 qui l'applique contre ce verrou, on voit que le ressort exerce aussi une force sur l'axe 20 sur lequel il prend appui et qu'il tend donc à maintenir la mâchoire 14 qui porte cet axe 20 dans sa position de neutralisation de l'autodestruction. De plus, le verrou 32 est placé à l'intérieur de la mâchoire à un endroit tel qu'il empêche tout déplacement de celle-ci susceptible de l'écarter de la positionne neutralisation. Le verrou 32 empêche donc tout déclenchement d'autodestruction lorsque le projectile n'est pas encore lancé. A la figure 3, on voit l'état du dispositif lorsque le projectile a été lancé et qu'il tourne à vitesse normale. La force centrifuge amène la pièce mobile 22 en butée contre la branche 15 de la mâchoire 14, qui elle-même est maintenue dans la position dite de neutralisation (et en butée contre le bottier 10) à la fois par la force centrifuge appliquée à son centre de gravité et par la pression exercée par la pièce mobile 22 en butée sur elle. La force du ressort 26 s1 exerce à l'encontre de la force centrifuge appliquée à la pièce 22, mais elle est insuffisante pour vaincre cette dernière lorsque la vitesse de rotation du projectile est normale, c'est-à-dire tant qu'elle n'est pas descendue au-dessous d'un seuil minimal prédéterminé le ressort est taré en conséquence. Ceci amène la pièce 22 à se dégager du verrou à inertie 32 qui se libère et peut se dégager parallèlement à l'axe du projectile, hors du bottier 10. Le verrou 32 ayant disparu, plus rien ne s'oppose à ce que la pièce 22 se déplace entre les deux branches de la mâchoire 14, mais ce déplacement n'a pas lieu tant que la force centrifuge ne diminue pas. Ceci constitue l'état normal de neutralisation de l'autodestruction, qui dure tant que le projectile tourne suffisamment vite, et dans lequel le centre de gravité Gr de l'ensemble des deux pièces mobiles reste situé du même côté de la droite X'OX joignant l'axe 12 et le centre 0. On s'arrange pour donner aux masselottes 16, 18, et 24 des masses et des positions telles que les centres de gravité GI et G2 ainsi que le centre de gravité résultant Gr, des deux pièces 14 et 22 soli- darisées par butée, soient proches de la droite X'OX. A la figure 4, on voit le dispositif d'autodestruction dans un état transitoire, lorsque la vitesse de rotation du projectile a suffisamment diminué pour que la force du ressort devienne supérieure à la force centrifuge sur la pièce 22 et amène celle-ci à se rapprocher du centre du dispositif. On s1 arrange pour que la course du centre de gravité G2 lors de ce déplacement soit telle que le centre de gravité résultant Gr des deux pièces mobiles 14 et 22 passe de l'autre côté de la ligne X'OX de sorte que la force centrifuge s' exer- çant sur l'ensemble des deux pièces tende maintenant à les faire tourner solidairement en les écartant de la position de neutralisation, alors qu'avant ce déplacement du centre de gravité Gr, la force centrifuge maintenait les pièces dans la position de neutralisation. A la figure 5, on a représenté le système dans la position d'autodestruction, c'est-à-dire lorsque la première pièce mobile 14 a suffisamment tourné pour se dégager de sous la collerette 30 du percuteur 28, libérant ainsi celui-ci. Il est à noter que le mouvement de rotation des pièces 14 et 22 vers la position de libération s'accélère de lui-même du fait que le centre de gravité résultant Gr s'écarte de plus en plus de la ligne X'OX à mesure que les pièces 14 et 22 tournent vers la position de libération du percuteur. L'autodestruction est donc franche. Le dispositif d'autodestruction fonctionne donc sur le principe de basculement du centre de gravité résultant Gr entre une région où il tend à maintenir les pièces en position de neutralisation et une région où il tend à les écarter de cette position, le basculement ayant lieu sous effet du déplacement de la pièce 22 lorsque la force centrifuge n'est plus suffisante pour la maintenir dans une première position à llen- contre de l'action du ressort 26. Il faut noter que le mouvement de rotation vers la position de libération peut s'amorcer même si le centre de gravité Gr n'atteint pas tout à fait l'autre côté de la ligne X'OX, ceci grâce à la poussée due au ressort 26, qui, prenant appui sur 11 axe 12, tend à faire tourner l'ensemble vers la position de libération s'il lui reste une force résiduelle suffisante après son déplacement de la première position de butée à la seconde. On notera en effet qu'on a agencé le ressort 26 de manière qu'il soit mis sous tension par la force centrifuge à laquelle il doit s'opposer lorsque la pièce 22 est dans sa position initiale, mais qu'il se relâche progressivement à mesure de son déplacement vers la seconde position. Comme on le voit, ce dispositif d'autodestruction élimine totalement les surfaces d'accrochage prévues dans la technique antérieure puisqu'il fonctionne exclusivement au moyen de ce déplacement de centre de gravité résultant. En pratique, on prévoit que la deuxième pièce mobile vient en butée soit contre la branche 15 soit contre la branche 17 de la mâchoire 14, selon qu'elle est dans la position de neutralisation ou la position de libération de l'autodestruction, mais il est évident que cette venue en buté ne doit pas contrarier les positions requises pour les centres de gravité et notamment du centre de gravité résultant Gr qui doit pouvoir basculer d'un côté à l'autre de l'axe X'OX sous l'effet de la course de la pièce 22 de sa première position (en butée contre la branche 15 qui elle-même est en butée contre la cage 10) à sa deuxième position (en butée ou vers une position de butée contre la branche 17). Il est particulièrement avantageux que les masses des pièces 22 et 14 soient sensiblement égales : en effet, si la masse de la mâchoire était trop grande il faudrait un grand déplacement de la pièce 22 pour faire basculer le centre de gravité Gr, tandis que si elle était trop faible, le tarage du ressort de rappel pour un fonctionnement précis serait difficile. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'autodestruction pour projectile giratoire, comprenant un organe de déclenchement d'autodestruction normalement neutralisé par immobilisation et susceptible d'être libéré pour déclencher la destruction du projectile, caractérisé par le fait qu'il comprend - une première pièce mobile normalement placée dans une position de neutralisation où elle immobilise l'organe de déclenchement d'autodestruction et tendant, du fait des forces centrifuges existant tant que le projectile tourne à vitesse normale, à être maintenue dans cette position - une deuxième pièce mobile soumise à une force centrifuge lors de la rotation du projectile et susceptible de se déplacer par rapport à la première - un ressort pour agir initialement sur la deuxième pièce à l'encontre de la force centrifuge et déplacer celle-ci d'une première position à une deuxième position lorsque la force centrifuge a diminué au dessous d'une certaine valeur - les pièces mobiles étant conformées de manière à constituer lorsque la deuxième pièce est dans sa deuxième position, un ensemble mobile ayant un centre de gravité résultant qui se situe dans une région où la force centrifuge tend à écarter cet ensemble de la position de neutralisation, de manière à libérer l'organe de déclenchement d'autodestruction. 2. Dispositif d'autodestruction selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la seconde pièce mobile est montée sur la première et que l'ensemble ainsi constitué présente un centre de gravité résultant qui est au départ dans une région où la force centrifuge tend à maintenir cet ensemble et notamment la première pièce dans la position de neutralisation. 3. Dispositif d'autodestruction selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la première pièce mobile est soumise, lorsqu'elle est dans sa position de neutralisation, à une force centrifuge tendant à la maintenir dans cette position, et que la deuxième pièce est soumise lorsqu'elle est dans la première position à une force centrifuge tendant à la maintenir dans cette position à l'encontre de la force du ressort et concour ant à maintenir la première pièce dans sa position de neutralisation. 4. Dispositif d'autodestruction selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le ressort est disposé de manière à être mis sous tension par la force centrifuge s'exerçant sur la deuxième pièce lorsqu'elle est dans sa première position et à se relâcher à mesure que la deuxième pièce se déplace de sa première position à sa deuxième position. 5. Dispositif d'autodestruction selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les centres de gravité et masses des deux pièces mobiles sont tels que lorsque la deuxième pièce est dans la première position, le centre de gravité résultant de l'ensemble des deux pièces est proche d'une région dans laquelle la force centrifuge s'exerçant sur ce centre de gravité tendrait à faire tourner la première pièce en sens inverse, de sorte qu'un mouvement d'amplitude limitée de la deuxième pièce suffit à faire passer ce centre de gravité dans cette région. 6. Dispositif d'autodestruction selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comprend un verrou susceptible de maintenir les pièces mobiles dans une région où leurs centres de gravité sont placés de maniere que l'apparition d'une force centrifuge suffisante entrasse ces pièces dans la position de neutralisation pour la première pièce et dans la première position pour la deuxième, ce verrou étant apte à s' & miner sous l'effet de la rotation du projectile lorsqu'il est lancé. 7. Dispositif d'autodestruction selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la première pièce mobile est montée à rotation autour d'un axe fixe par rapport au projectile sur lequel le dispositif est monté, cet axe étant décentré par rapport à l'axe de rotation sur=lui- même du projectile, et que la deuxième pièce mobile est montée à rotation sur un axe porté par la première pièce. 8. Dispositif d'autodestruction selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le ressort prend appui sur l'axe fixe et sur l'axe porté par la première pièce et vient en butée contre la seconde pièce pour la repousser de sa première -position à sa deuxieme~position. 9. Dispositif d'autodestruction selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la première pièce a la forme d'une mâchoire comportant deux branches entre lesquelles se déplace la seconde pièce mobile, la première pièce étant montée à rotation autour d'un axe fixe prévu à la réunion des deux branches de la mâchoire et les branches des mâchoires se situant de part et d t autre de l'axe du projectile. 10. Dispositif d'autodestruction selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la deuxième pièce mobile est agencée pour avoir son centre de gravité plus excentrique par rapport à l'axe de rotation du projectile que celui de la première pièce, aussi bien dans l'une que dans l'autre position, et que les deux pièces ont des masses sensiblement égales.