L'invention a pour objet une lame de scie notamment pour scie egoine destinée à la coupe des blocs de béton cellulaire. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique des outils à main. Il est bien connu d'utiliser dans le bâtiment notamment, des blocs de bétons non armé, connus sous le nom de béton cellulaire et destinés à la construction de murs intérieurs et extérieurs, porteurs ou non. Ces blocs de béton cellulaire, par leur composition, interne, peuvent être découpés avec précision lorsque cela est nécessaire, au moyen de scie notamment de scie égoïne à pas invariable, comme le montre la figure 2. Les lames de ces scies présentent une denture à pas régulier de longueur plus ou moins importante selon l'utilisation désirée. Dans le cas d'une lame avec une denture à pas réduit, il est facile de débuter la coupe en formant sans difficultés une amorce de trait de scie. Par contre, l'ope'ration de coupe, par sciage, s'avère longue et fatigante par suite du nombre important de dents en prise. Dans le cas d'une lame avec une denture à pas important, lopé- ration de coupe est rapide, mais l'amorce de coupe, par un trait de scie, est difficile et imprécise. La scie a tendance i sauter en provoquant plusieurs traits ce qui détériore l'angle ou l'arête du produit à scier. Pour remédier à ces inconvénients, il est possible d'utiliser une scie à pas réduit pour amorcer la coupe, puis une autre scie avec un pas plus important, pour ltopération de coupe elle-même. Il est bien évident que cela est peu pratique et onéreux. La lame de scie réalisée selon l'invention obvie i ces incon vénients en permettant, d'une manière particulièrement bien adaptée, d'effectuer aussi bien une amorce de coupe que l'opération de coupe proprement dite. Suivant une première caractéristique, la lame comporte une denture à pas progressivement croissant, depuis son extrémité avant libre, jusqu'à sensiblement son extrémité arrière solidaire de la poignée de préhension, la profondeur de la dite denture variant également d'une manière progressivement croissante en fonction de la progression du pas de la denture. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans le dessin annexé. La figure 1 montre par une vue en perspective une scie égolne pour la coupe d'un bloc de béton cellulaire. La figure 2 est une vue de face partielle d'une lame de scie existante montrant la régularité du pas de la denture. La figure 3 est une vue de face d'une scie égoIne équipée-d' une lame réalisée selon les caractéristiques de l'invention. La figure 4 est une vue de dessous de la figure 3. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une manière non limitative en se référant à l'exemple illustré par les figures du dessin. On voit figure 3, une scie égoïne désignée dans son ensemble par S et dont la lame 1 est conformée pour d'une part, autoriser une amorce de coupe nette et franche, et d'autre part, assurer avec une grande facilité et rapidité la coupe du produit tel qu' un bloc de béton cellulaire B. A cet effet, la lame I comporte une denture 11 dont les pas x sont de longueur progressivement croissante depuis l'extrémité libre 12 de la lame 1 jusqu'à sensiblement son extrémité 13 soli 7 daire de la partie de préhension 2. Par exemple, le pas x1 peut être de 11 mm, tandis que le pas x2 est de 35 mm, les pas intermédiaires étant de longueur progressivement croissante de 11 mm jusqu'd 35 mm. Il est bien évident qu'à chaque longueur de pas de denture, correspond une profondeur de dents selon les normes en vigueur. La profondeur de la denture, varie donc d'une manière progressivement croissante selon la progression du pas de la denture. Comme le montre la figure 4, l'épaisseur e de la lame, demeure constante. D'une manière connue, sur la denture 11 sont rapportées des pastilles de coupe 3 en toute matière et profil approprié selon la nature du matériau à scier. On note que les pastilles de coupe sont toutes identiques en dimensions et ne varient donc pas en fonction du pas de la denture. Le profil de la denture est également fonction de la nature du matériau à découper et est adapté pour assurer le débit et l' évacuation optimum des copeaux. La denture avec les caractéristiques de l'invention peut être découpée en une seule fois au moyen d'une matrice agissant sur un poinçon, la longueur de la matrice étant égale à celle de la partie coupante de la lame. Ainsi réalisé, l'utilisation de la lame de scie est la suivante. L'extrémité libre 12 de la lame correspondant au pas réduit de la denture autorise de par un seul mouvement de déplacement, la formation d'un trait de coupe parfaitement amorcé qui permet ensuite la progression de coupe suivant toute la longueur de la dite lame. Il est bien évident que la lame de scie peut être réalisée en toutes dimension et s'appliquer pour-la coupe de tous matériaux. Les avantages ressortent bien de la description, en particulier on souligne : - L'attaque précise et progressive de la coupe sans aucun risque de détérioration du produit à scier et de la lame de scie. - La facilité d'exécution. - Le prix de revient résultant de l'emploi d'une seule lame. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d1ap- plication non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Lame de scie notamment pour scie égoïne destinée à la coupe des blocs de béton cellulaire, caractérisée en ce qu'elle comporte une denture à pas progressivement croissant, depuis son extrémité avant libre, jusqu'à sensiblement son extrémité arrière solidaire de la poignée de préhension, la profondeur de la dite denture variant également d'une manière progressivement croissante en fonction de la progression du pas de la denture. -2- Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que la denture est munie de pastilles de coupe identiques. -3- Lame selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, carac térisée en ce que le pas de la denture varie progressiv-ement dans un rapport notamment de un à trois. -4- Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que les pastilles de coupe ont une épaisseur constante.