La présente invention concerne une commande de soupape pour moteurs à combustion interne comprenant entre l'arbre à cames et la soupape un dispositif hydraulique qui modifie, au moyen d'un piston composite monté dans un carter, la course et la durée d'ouvertue de la soupape, la modification s'effectuant en fonction des conditions diverses de fonc- tionnement du moteur. La puissance, les variations du moment de rotation, l'émission des gaz d'échappement et la consommation de carburant d'un moteur à combustion interne peuvent être optimalisés en modifiant la course et la durée de commande d'un dispositif de commande de la soupape. A pleine charge, la course doit être maximale et la durée d'ouverture éga- lement maximale; quand la charge est partielle par contre, il convient de réduire de façon définie les deux valeurs qui commandent la soupape. Dans une commande de soupape connue (revue "Road and Track" d'avril 1977, page 122) un arbre à cames mobile en direction axiale et sur lequel est montée une came biseautée coopère avec une soupape. En fonction de. la position de la came, la course et la durée d'ouvertue de la soupape sont modifiées. La modification est obtenue au moyen d'un régu- lateur centrifuge en fonction de la vitesse de rotation du moteur. L'inconvénient de ce mode de réalisation est que des forces de frottement élevées et génératrices d'usure appa- raissent lors du mouvement de réglage-provoquant la modifi- cation et s'exerçant entre l'arbre à cames et un culbuteur actionnant la soupape d'une part, et entre l'arbre à cames et une extrémité d'arbre qui pénètre à l'intérieur de ce dernier. En outre, les pièces constitutives de ce dispositif de réglage forment un ensemble mécanique compli- qué et coûteux. Pour éviter ces problèmes, on sait comment (par le brevet allemand DE-OS 21 01 542) disposer entre l'arbre à cames et la soupape un dispositif hydraulique comportant un piston composite. La modification de la course et de la durée de la commande s'effectue en fonction de la pression de l'huile du moteur à combustion interne. Dans ce cas, on a constaté l'inconvénient provenant du fait que la pression de l'huile n'augmente pas et ne diminue pas de façon constante avec la vitesse de rotation, ce- qui a une influence nocive sur la précision de la modification. Des imprécisions peuvent également être provoquées par la viscosité de l'huile et sa température. En outre, en particulier en cas de charge partielle du moteur à combustion interne, la soupape est continuellement appliquée avec force contre le siège de la soupape du fait que cette soupape est alors en avance par rapport à la came. L'objet de l'invention est donc de prévoir entre l'arbre à came et la soupape d'un moteur à combustion interne un dispositif hydraulique permettant de modifier la course et la durée de commande de la soupape, ce dispositif s'adaptant de façon fiable et précise à des conditions changeantes du fonctionnement du moteur. Par ailleurs, il convient de prendre des mesures pour éviter le contact brutal de la soupape contre son siège lors de la fermeture, et de préfé- rence quand le moteur ne fonctionne pas à pleine charge. Selon l'invention, ce problème est résolu du fait que le piston composite contenu dans le carter comprend au moins trois pistons, parmi lesquels le piston de travail qui coopère avec l'arbre à cames agit sur un piston d'entraî- nement pourvu d'une soupape et un piston élévateur actionnant la soupape, ce dernier commandant par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur le mouvement d'application de la soupape, le piston composite pouvant être influencé au moyen d'un élément d'étranglement en fonction des para- mètres du moteur à combustion interne. Les avantages essentiels obtenus grâce à l'invention consistent dans le fait que le piston composite qui comprend au moins trois pistons, le dispositif amortisseur et l'élé- ment d'étranglement qui réagit aux paramètres du moteur à combustion interne garantissent un bon fonctionnement du dispositif hydraulique qui modifie la course et la durée d'ouverture de la soupape. Le dispositif amortisseur a pour fonction de retarder le mouvement de la soupape en particulier quand le moteur est en charge partielle et met fin de façon amortie au mouvement de la soupape s'appliquant sur son siège. Avantageusement, le piston de travail entoure une chemise cylindrique du carter. L'extrémité supérieure de la tige du piston de travail est pourvue d'une collerette contre laquelle s'applique un ressort de pression. Lorsque la soupape est fermée, le piston d'entraînement est maintenu dans sa position d'un côté par le piston élévateur et de l'autre côté par une butée. Cette butée coopère avec un épaulement du piston d'entraî- nement. Ce dernier comprend un alésage dans lequel vient se loger un ressort de pression qui porte contre le piston élévateur. C'est à l'intérieur de cet alésage qu'est prévue la soupape de piston. Dans le piston élévateur est intégré un dispositif connu en soi qui détermine automatiquement un équilibrage du jeu de la soupape. Le dispositif amortisseur est constitué par un rebord de commande d'un évidement du carter et par un système en biseau aménagé dans la zone de l'extrémité supérieure de la tige du piston élévateur. Le système en biseau est constitué par une première surface inclinée par rapport à une première ligne droite verticale et par une seconde surface inclinée par rapport à une ligne droite horizontale. La première surface inclinée forme un angle " compris entre 1 et 10 . Quand à la seconde surface inclinée, elle forme un angle p compris entre 100 et 70 . L'élément d'étranglement est monté dans un alésage du carter qui est en liaison avec une enceinte sous pression du piston de travail. Une soupape de retenue est prévue dans un autre alésage faisant face à l'alésage sus-mentionné. L'élément d'étranglement est actionné par une came de réglage. Cette came de réglage est elle-même actionnée en fonction de la charge au moyen d'une capsule barométrique reliée à un tube d'aspiration. La came de réglage est actionnée en fonction de la charge du moteur et au moyen d'un clapet d'étranglement. La came de réglage est actionnée en fonction de la vitesse de rotation par l'intermédiaire d'un régulateur centrifuge. Maisjelle peut également être actionnée en fonction à la fois de la vitesse de rotation et de la charge par l'intermédiaire d'un régulateur centrifuge et d'une capsule barométrique reliée au tube d'aspiration. L'enceinte sous pression du piston de travail est reliée à un réservoir de pression par l'intermédiaire d'une cana-- lisattion annulaire. Le réservoir de pression est constitué par un cylindre et un piston soumis à la sollicitation d'un ressort. Ce piston libère l'ouverture d'une conduite du système de pression quand il y a des pointes de tension en vue de la sortie du fluide de pression. Lorsque le piston composite ne comprend qu'un piston de travail et un piston élévateur pour modifier la course et la durée d'ouverture de la soupape, on prévoit entre le carter et le piston élévateur un dispositif amortisseur qui comman- de le mouvement de fermeture de la soupape, le piston composite étant soumis à l'action d'un élément d'étrangle- ment réagissant aux paramètres du moteur à combustion interne. Dans la position de fermeture de la soupape, le piston élévateur, pénètre par l'intermédiaire d'une saillie en forme de gradin dans un alésage du carter et il est prévu un dispositif en biseau constituant le dispositif d'amortisse- ment entre la butée et l'alésage. Le dispositif en biseau est prévu soit sur le piston élévateur soit sur le piston élévateur et dans l'alésage mentionné. - L'invention sera maintenant décrite plus en détail avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: la Fig. 1 est une coupe transversale d'une tête de cylindre d'un moteur-à combustion interne, comprenant une commande à soupape à dispositif hydraulique selon l'inven- tion, la Fig. 2 représente en coupe et à plus grande échelle le dispositif hydraulique de la Fig. 1, - la Fig. 3 représente à plus grande échelle un détail X de la Fig. 2, les Fig. 4 à 7 sont des représentations chématiques d'un système de commande destiné à l'élément d'étranglement selon l'invention, la Fig. 8 représente un autre exemple de réalisation d'un élément hydraulique selon la Fig. 1, à plus grande échelle, la Fig. 9 est une représentation schémnatique d'un système d'alimentation en huile du dispositif hydraulique, la Fig. 10 est une vue de dessus de la Fig. 9, les Fig. 11 sont des diagrammes explicatifs de la' commande de la soupape, et les Fig. 12 sont des diagrammes correspondant à ceux de la Fig. 11. La Fig. 1 représente une tête de cylindre 2, un carter 3 de l'arbre à came et un couvercle supérieur 4 d'un moteur à combustion interne 1. Dans la tête du cylindre 2 est prévu un canal d'aspiration 5 et une chambre de combustion 6 entre lesquels est disposée une soupape 7. La soupape 7 s'applique par l'intermédiaire d'une tête 8 contre un siège 9 et elle est montée mobile en direction axiale à l'intérieur d'un manchon 10. Un ressort 11 qui s'applique contre une paroi 12 de la tête de cylindre 2 et contre un plateau 13 fixé à la soupape 7 maintient cette soupape 7 en position de fermeture A. L'arbre à came 14 est monté dans le carter 3 au moyen de paliers 15. Une came 16 de l'arbre à cames 14 coopère avec la soupape 7 par l'intermédiaire d'un dispositif hydraulique 17. Le dispositif hydraulique 17 comprend un carter 18 et un piston composite 19 (Fig. 2). Le piston composite 19 est constitué par un piston de travail 20 qui coopère avec l'arbre à cames 14, un piston d'entraînement 22 pourvu d'une soupape 21 et un piston élévateur 23 actionnant directement la soupape 7. Le carter 18 en forme de croix est constitué par quatre sections 24, 25, 26 et 27 disposées à angle droit les unes par rapport aux autres. La section 24 est constituée sous forme d'une chemise 28 dont le côté externe sert au guidage du piston de travail 20. La chemise 28 et sôn piston de travail 20 limitent une enceinte de pression 29. A l'extrémité supérieure de la tige du piston de travail 20 est montée une collerette 31. Un ressort de pression 32 exerce son action entre la collerette 31 et les sections 25, 26 du carter 18. A l'intérieur du carter 18 est montée une autre chemise 33, de diamètre plus faible que la chemise externe 28 et séparée de cette dernière au moins par secteurs par un canal annulaire.34. La chemise 33 sert au guidage du piston d'entraînement 22 et du piston élévateur 23 dont les surfa- ces sont égales. En position fermée A de la soupape 7, le piston d'entraî- nement 22 est maintenu sur un côté par le piston élévateur 23 et sur l'autre côté par une butée 35. Pour obtenir ce résultat, on prévoit sur le piston d'entraînement 22 un' épaulement en gradin 36. Le piston d'entraînement 22 est pourvu d'un alésage 37 dans lequel vient se loger un ressort de pression 38 portant contre le piston élévateur 23. Dans l'alésage 37 est égale- ment disposée la soupape de piston 21 constituée sous forme d'une soupape de retenue. La chemise 33 comprend un évidement 39 dont le rebord supérieur horizonral limite 40 est disposé, dans la position de repos A de la soupape, en dessous de la surface horizon- tale 41 du piston élévateur 23. La distance B est cependant relativement faible, du moins dans le présent exemple de réalisation. Un autre évidement 42 de la chemise 33 est en liaison avec des alésages transversaux 43 et 44 qui sont prévus dans les sections 24, 25 du carter 18. Dans l'alésage 44 est prévue une soupape de retenue 44' qui se ferme à l'encontre de la direction d'arrivée du courant. Les alésages transver- saux 43, 44 ainsi que les évidements 39, 42 sont en liaison avec le canal annulaire 34 et l'enceinte de pression 29. Le piston élévateur 23 commande le mouvement de la soupape au moyen d'un dispositif amortisseur 45 (Fig. 3). Le dispositif amortisseur 45 fonctionne selon le principe volumétrique et est constitué par un rebord de commande 46 correspondant au plan limite 40 et par un système en biseau 47 prévu à l'extrémité supérieure de la tige du piston élévateur 23. Le système en biseau 47 comprend une première surface 49 inclinée par rapport à une droite verticale 48 et une seconde surface 51 inclinée par rapport à une droite horizontale 50. La première surface 49 forme un angle " compris entre environ 1 et 100; la seconde surface forme un angle, compris entre environ 20 et 70 . Les distances C et D à partir desquelles commencent les surfaces inclinées sont déterminées de façon empirique. Dans l'exemple de réalisation, un dispositif 52 destiné à la compensation automatique du jeu de la soupape est intégré dans le piston élévateur 23 (Fig. 2). Ce dispositif est constitué par un piston 54 portant contre la soupape 7 et disposé dans un alésage 53 du piston élévateur 23, une enceinte de pression 55, un ressort de pression 56 et une soupape de piston 57 (du type à retenue). L'alésage 43 de la section 25 peut être fermé au moyen d'une pointe 58 d'un élément d'étranglement 59 qui est monté mobile en direction axiale dans un alésage 60. Un joint interdisant la sortie du fluide de pression est prévu en 61. Un espace annulaire 62 qui entoure l'élément d'étranglement 59 comprend une ouverture 63. L'extrémité libre de l'élément d'étranglement 58 est pourvue d'une collerette 64, et sur le côté de la collerettte 64 qui est tourné vers le carter 18 est appliqué un ressort de pression 65. Le côté opposé de la collerette 64 coopère avec une came de réglage 66. La came de réglage 66 est commandée par une tige 68 selon la Fig. 4, cette tige étant commandée par un clapet d'étranglement 70 monté dans un tube d'aspiration 69. Selon la Fig. 5, le réglage s'effectue par l'intermé- diaire d'une capsule à pression ou barométrique 71 qui est soumise à un dispositif générateur de dépression 72 dans le tube d'aspiration 69. Les deux exemples de réalisation (Fig. 4 et 5) agissent sur l'élément d'étranglement 59 en fonction de la charge. A la Fig. 6 est représentée une commande qui est fonc- tion de la vitesse de rotation du moteur. La came de réglage 66, et de ce fait l'élément d'étranglement 59 sont actionnés dans ce cas par un régulateur centrifuge 72. Finalement, la Fig. 7 représente une commande qui est fonction à la fois de la vitesse et de la charge, et on prévoit dans ce cas une capsule barométrique 73 et un régulateur centrifuge 74. Dans ce mode de réalisation, la commande s'effectue par superposition de ces deux actions, de manière que lorsque la vitesse est faible mais la dépres- sion dans le tube d'aspiration est faible également, par exemple en cas d'accélération, la came de réglage 66 soit déplacée en priorité en fonction de la vitesse de rotation, ou bien encore pour exprimer les choses d'une autre façon, de manière que le réglage maximal qui serait possible du fait de la dépression régnant dans le tube d'aspiration soit limité par le parcours de réglage déterminé par la vitesse de rotation la plus faible. Pour obtenir ce résultat, un organe de manoeuvre 75 qui est soumis à l'action du régulateur centrifuge 74 comprend une butée 76. Cette butée 76 limite un organe de manoeuvre 76' qui est relié à la capsule barométrique 73. Les organes de manoeuvre 75 et 76 sont maintenus relativement mobiles par rapport à la came de réglage 66. Lorsqu'il y a décélération du moteur à combustion interne, l'action exercée sur l'élément d'étranglement 59 a tendance A s'effectuer dans l'ordre inverse, la charge ayant alors la priorité. La Fig. 8 représente un dispositif hydraulique 78 comprenant un piston composite 79. Ce piston composite 79 comprend un piston de travail 80 et un piston élévateur 81. Le piston élévateur 81 pénètre par un appendice en gradin 82 dans un alésage 83 d'un carter 84. Entre l'appendice 82 et l'alésage 83 est prévu un dispositif d'amortissement 85 qui commande le mouvement de la soupape quand elle s'applique sur son siège (et qui fonctionne également selon le principe volumétrique). Le dispositif d'amortissement 85 est consti- tué par un système en biseau 86 constitué sur le piston élévateur. Mais il existe également la possibilité de prévoir un système en biseau 87 sur le carter 84. En ce gui concerne le reste de l'élément hydraulique 78, il correspond essentiellement à l'élément hydraulique 17. L'alésage 63 prévu dans la section 25 du carter 18, ainsi qu'un alésage 88 pratiqué dans la section 26 et qui est relié à l'alésage transversal 44 (Fig. 2), sont raccor- dés a un système d'alimentation d'huile représenté schéma- tiquement (aux Fig. 9 et 10). Le système d'alimentation d'huile 89 comprend un réservoir à huile 90, une pompe à huile 91, une soupape de régulation de la pression d'huile 92 et une soupape de retenue 93. Le dispositif hydraulique 17 destiné à la soupape 7 (soupape d'admission) et un autre dispositif hydraulique 94 qui coopère avec une soupape d'échappement non représentée (moteur à cylindre unique) sont raccordés à une conduite annulaire 95 par l'intermé- diaire desdits alésages 63 et 88. La conduite annulaire 95 est reliée à une conduite d'alimentation 96 dans laquelle sont montées la soupape de retenue 93, la soupape de régu- lation de pression 92 et la pompe à huile 91. Entre la pompe à huile et la soupape de retenue 93 qui se ferme à l'encon- tre de la direction d'alimentation est indiquée sur le dessin une conduite d'alimentation 97 destinée au moteur à combustion interne, par exemple au mécanisme à bielle et manivelle. A l'aval de la conduite annulaire 95 est monté un réservoir de pression 98 qui est en liaison avec l'enceinte de pression 29 du piston de travail 20. Le réservoir de pression 98 est constitué par un cylin- dre 99 et un piston 101 monté à l'intérieur et soumis à la sollicitation d'un ressort 100. Le piston 101 ferme, lorsque la pression du système est normale, une conduite 102 qui parvient au réservoir d'huile 90. Lorsque la pression du système est trop élevée, le piston 101 se déplace à l'encon- tre de la force exercée par le ressort 99 et le fluide de pression hydraulique peut sortir par l'intermédiaire de la conduite 102, ce qui évite au dispositif hydraulique 17 des pointes de tension dans le système de pression. Le fonctionnement de la commande de soupape est le suivant: Dans la gamme de la chage totale VL, la came de réglage 66 assume la position E (Fig. 11), position dans laquelle l'élément d'étranglement 59 ferme l'alésage trans- versal 44. Ce réglage est obtenu soit en fonction de la charge ou de la vitesse, soit en fonction de la charge et de la vitesse (Fig. 4 à 7). Dans ces conditions de fonctionnement, la soupape 7 atteint sa course maximale pendant une durée d'ouverture maximale. Au début, la came 16 n'exerce, selon le diagramme a de la Fig. 11, aucune action sur la soupape 7 ou sur la courbe de la course de la soupape (VLa). Selon le diagramme b cependant, la came 16 abaisse le piston de travail 22. Désormais, le fluide hydraulique est comprimé dans l'encein- te de pression 29. Du fait que la soupape de retenue 44' disposée dans la conduite 44 et que l'élément d'étranglement 59 (la perte par fuites pouvant être négligée) empêchent le retour en arrière du fluide, la transmission hydraulique s'effectue à l'intérieur du piston composite 19. Le piston d'entraînement est abaissé et le fluide hydraulique traverse la soupape 21 du piston pour parvenir dans l'espace situé entre le piston d'entraînement 22 et le piston élévateur 23 (alésage 37). Le piston d'entraînement 22 et le piston élévateur 23 sont séparés l'un de l'autre par un ressort 38 du fait que ce ressort exerce une force différentielle. Les surfaces du piston d'entraînement 22 et du piston élévateur 23 qui sont d'égale grandeur déterminent sur les deux surfaces des pistons des forces hydrauliques d'égale gran- deur. Il en résulte que le mouvement du piston élévateur 23 est transmis à la soupape 7. Selon le diagramme b, la courbe de la course atteint la position VLb. Pendant ce processus de soulèvement, la soupape 57 du piston et la surface plus faible du piston à l'intérieur du dispositif 52 interdisent la sortie du fluide hydraulique. Sur le diagramme c de la Fig. 11, la came 16 a atteint sa course maximale. Il en résulte une course maximale du piston élévateur 23 et de la soupape 7. La courbe de la course de la soupape s'arrête alors en Vlc. Entre temps le piston d'entraînement 22 est à nouveau soulevé et vient porter contre la butée 35. Selon le diagramme d, la came 14 a quitté sa position de course maximale et le piston de travail 20, le piston élévateur 22 et la soupape 7 se déplacent à nouveau vers le bas. Sur la courbe de la course, la position de la soupape 7 est indiquée en VLd. Le fluide hydraulique se trouvant entre il le piston d'entraînement 22 et le piston élévateur 23 est à nouveau refoulé dans l'enceinte de pression 29 par l'inter- médiaire de l'évidement 39. La surface 41 du piston élévateur 22 parvenant au rebord de commande 46 (Fig. 3) le mouvement du piston élévateur 22 et de ce fait de la soupape 7 est retardé par le dispositif amortisseur 45. Du fait du système en biseau 47, et en particulier de la surface inclinée 49, la surface trans- versale libre entre le rebord de commande 46 et le piston élévateur 22 disponible pour le refoulement du fluide se trouve réduite. Le dispositif amortisseur agit en tant qu'amortisseur hydraulique du mouvement de la soupape 7. Le diagramme e représente la came 16 dans la position qu'elle assume a la fin du mouvement indiqué en VLe. Pendant la phase de repos de la soupape 7, les fuites d'huile sont compensées par l'alésage 88 jusqu'au début de la course suivante de la soupape. Au cours du mouvement de la course qui vient d'être décrit alors que l'élément d'étranglement 59 est fermé (position E), la course et la durée d'ouverture de la soupape 7 dépendent de la forme de la came 16 et de la transmission hydraulique par le piston composite 19. Pour obtenir ce résultat, on prévoit sur le piston de travail 20 et sur le piston d'entraînement 22 ou sur le piston éléva- teur 23 des surfaces différentes. Dans la zone de charge partielle TL (Fig. 12), la came de réglage 66 est déplacée vers la position F (qui dépend soit de la charge ou de la vitesse de rotation, soit de la vitesse de rotation et de la charge). L'élément d'étrangle- ment 59 est alors ouvert. Selon le diagramme a', la soupape se trouve en TLa' sur la courbe. Selon le diagramme b', le piston de travail 20 est à nouveau actionné par la came 16. Le fluide qui est refoulé actionne à nouveau le piston d'entraînement 22, le piston élévateur 23 et la soupape 7. Cependant, une partie du fluide fuit de toute façon par l'élément d'étranglement 59 qui est ouvert. L'effet de ceci est la réduction de la course et de la durée d'ouverture de la soupape 7. La courbe de la soupape est plus plate, la soupape atteignant d'abord la position TLb' sur la courbe de la course de ladite soupape. La course maximale de la came 16 est représentée sur le diagramme c'. On voit que la course maximale de la soupape 7 est déjà dépassée et a atteint la position TLc' sur la courbe de la course. Ceci provient de la quantité plus faible de fluide se trouvant dans le piston composite 19. Selon le diagramme d', la soupape 17 est déjà fermée - la courbe de la course se terminant en TLd' -, bien que dans cette position de la came en TLd', elle devrait encore se trouver en position ouverte. Le dispositif amortisseur 45 détermine alors exactement à ce moment lorsque la soupape 17 est en avance sur la came 16, un mouvement amorti de la soupape 7 l'appliquant sur son siège. La fin de la courbe TLe' de la course selon le diagramme e' correspond à l'état du diagramme d'. Le fluide refoulé pendant la course est à nouveau envoyé vers l'avant pendant la phase de repos de la soupape 7 par l'intermédiaire de la conduite annulaire 95 ou du système d'alimentation 89. Le fluide sortant de l'élément d'étranglement 59 est alors empêché de pénétrer dans le système général d'alimen- tation de fluide du moteur à combustion interne par la soupape de retenue 93, ce qui -évite des variations de pression dans le système. Ce système de pression séparé des éléments hydrauliques 17 et 94 est relié au réservoir de pression 98. Ce dernier reçoit le fluide expulsé sous pression pendant la course de la soupape et évite des perturbations au système de pression. Grâce au fluide ainsi emmagasiné, on est assuré que les dispositifs hydrauliques 17 et 94 sont à nouveau rapidement remplis pendant la phase de repos de la soupape. Dans la mesure o des pressions trop élevées apparaissent, le piston 101 est repoussé vers l'arrière à l'encontre du ressort 100, ce qui fait que l'huile peut sortir par l'inter- médiaire de la conduite 102 pour parvenir dans le réservoir d'huile 90. REVENDICATIONS 1. Commande de soupape pour moteurs à combustion interne comprenant entre l'arbre à cames et la soupape un dispositif hydraulique qui modifie, au moyen d'un piston composite monté dans un carter, la course et la durée d'ouvertue de la soupape, la modification s'effectuant en fonction des conditions diverses de fonctionnement du moteur, caractérisé en ce que le piston composite (19) contenu dans le carter (18) comprend au moins trois pistons (20, 22 et 23), parmi lesquels le piston de travail (20) qui coopère avec l'arbre à cames (14) agit sur un piston d'entraînement (22) pourvu d'une soupape (21) et un piston élévateur (23) actionnant la soupape (7), ce dernier commandant par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur (45) le mouvement d'application de la soupape (7), et en ce qu'on peut agir sur le piston compo- site (19) au moyen d'un élément d'étranglement (59) en fonction des paramètres du moteur à combustion interne (1). 2. Commande de soupape selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le piston de travail (20) entoure une chemise cylindrique (28) du carter (18). 3. Commande de soupape selon la revendication 1 ou 2, ue caractérisée en ce/ xtrémité supérieure (30) de la tige du piston de travail (20) est pourvue d'une collerette (31) contre laquelle s'applique un ressort de pression (32). 4. Commande de soupape selon la revendication 1, carac- térisée en ce que lorsque la soupape (7) est fermée (posi- tion de fermeture A), le piston d'entraînement (22) est maintenu dans sa position d'un côté par le piston élévateur (23 et de l'autre côté par une butée (35). 5. Commande de soupape selon la revendication 4, carac- térisée en ce que la butée (35) coopère avec un épaulement (36) du piston d'entraînement (22). 6. Commande de soupape selon la revendication 4, carac- térisée en ce que le piston d'entraînement (22) comprend un alésage (37) dans lequel vient se loger un ressort de pression (38) qui porte contre le piston élévateur (23). 7. Commande selon les revendications 1 et.6, caractéri- sée en ce qu'à l'intérieur de l'alésage (37) est prévue la soupape de piston (21). 8. Commande de soupape selon la revendication 1, carac- térisée en ce que dans le piston élévateur (23) est intégré un dispositif (52) connu en soi qui détermine automatique- ment un équilibrage du jeu de la soupape. 9. Commande de soupape selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le dispositif amortisseur (45) est cons- titué par un rebord de commande (46) d'un évidement (39) du carter (18) et par un système en biseau (47) aménagé dans la zone de l'extrémité supérieure de la tige du piston éléva- teur (23). 10. Commande de soupape selon la revendication 9, carac- térisée en ce que le système en biseau (47) est constitué par une première surface inclinée (49) par rapport à une première ligne droite verticale (48) et par une seconde surface inclinée (51) par rapport à une ligne droite hori- zontale (50). 11. Commande de soupape selon la revendication 10, caractérisée en ce que la première surface inclinée (48) forme un angle " compris entre 1 et 100. - 12. Commande de soupape selon la revendication 10, caractérisée en ceque la seconde surface inclinée (51) forme un angle f- compris entre 10 et 700. 13. Commande de soupape selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément d'étranglement (59) est monté dans un alésage (43) du carter (18) qui est en liaison avec une enceinte sous pression (29) du piston de travail (20). 14. Commande de soupape selon les revendications 1 et 13, caractérisée en ce qu'une soupape de retenue (44') est prévue dans un autre alésage (44) faisant face à l'alésage (43). 15. Commande de soupape selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce l'élément d'étranglement (59) est action- né par une came de réglage (66). 16. Commande de soupape selon les revendications 1 et 14, caractérisée en ce que la came de réglage (66) est actionnée en fonction de la charge au moyen d'une capsule barométrique (71) reliée à un tube d'aspiration (69). 17. Commande de soupape selon les revendications 1 et 14, caractérisée en ce que la came de réglage (66) est actionnée en fonction de la charge du moteur et au moyen d'un clapet d'étranglement (70). 18. Commande de soupape selon les revendications 1 et 15, caractérisée en ce que la came de réglage (66) est actionnée en fonction de la vitesse de rotation par l'in- termédiaire d'un régulateur centrifuge (72). 19. Commande de soupape selon les revendications 1 et , caractérisée en ce que la came de réglage (66) est actionnée en fonction à la fois de la vitesse de rotation et de la charge par l'intermédiaire d'un régulateur centrifuge (74) et d'une capsule barométrique (73) reliée au tube d'aspiration (69). 20. Dispositif de commande de soupape selon la reven- dication 1, caractérise en ce que l'enceinte sous pression (29) du piston de travail (20) est reliée à un réservoir de pression (98) par l'intermédiaire d'une canalisation annu- laire (95). 21. Commande de soupape selon la revendication 19, caractérisée en ce que le réservoir de pression (98) est constitué par un cylindre (99) et un piston (101) soumis à la sollicitation d'un ressort. 22. Commande de soupape selon la revendication 20, caractérisée en ce que le piston (101) libère l'ouverture d'une conduite (102) du système de pression quand il y a des pointes de tension en. vue de la sortie du fluide de pression. 23. Commande de soupape pour moteurs à combustion interne comprenant un dispositif hydraulique prévu entre l'arbre à cames et la soupape, qui modifie la course et la durée d'ouverture de la soupape au moyen d'un piston compo- site monté dans un carter et comprenant un piston de travail et un piston élévateur, la modification étant réalisée en fonction des conditions diverses de fonctionnement du moteur à combustion interne, caractérisée en ce qu'on prévoit entre le carter (84) et le piston élévateur (81) un dispositif amortisseur (85) qui commande le mouvement de fermeture de la soupape, le piston composite (79) étant soumis à l'action d'un élément d'étranglement réagissant aux paramètres du moteur à combustion interne. 24. Commande de soupape selon la revendication 23, caractérisée en ce que dans la position de fermeture de la soupape (7), le piston élévateur (81) pénètre par l'inter- médiaire d'une saillie (82) en forme de gradin dans un alésage (83) du carter (84) et en ce qu'il est prévu un dispositif en biseau (86) constituant le dispositif d'ambr- tissement (85) entre la butée (84) et l'alésage (83). 25. Commande de soupape selon la revendication 24, caractérisée en ce que le dispositif en biseau (86) est prévu sur le piston élévateur (81). 26. Commande de soupape selon la revendication 25, caractérisée en ce que le dispositif en biseau (86 et 87) est prévu sur le piston élévateur (81) et dans l'alésage (83).