La présente invention concerne une bordure de chaussée, notamment une bordure de trottoir pour les agglomérations. Il devient actuellement de plus en plus souhaitable, pour assurer aux piétons une meilleure sécurité, notamment dans les agglomérations, d'empêcher les automobilistes de mettre leur vé- hicule en stationnement sur les accotements ou sur les trottoirs. Jusqu'à présent , on n'a résolu ce problème que très imparfaitement, en implantant, en retrait de la bordure existante, des bornes de dissuasion d'une hauteur telle qu'elles empêchent la plupart des véhicules, notamment les automobiles, d'accéder au trottoir ou à l'accotement considéré. Cette solution n'est pas satisfaisante, car ces bornes constituent un obstacle également pour les piétons et réduisent la largeur utile dont ils disposent pour circuler. Le but de la présente invention est de résoudre de façon plus satisfaisante le problème ci-dessus exposé, et, à cet effet, une bordure conforme à l'invention est caractérisée en ce qu'elle est constituée d'éléments jointifs et assemblés, notamment en béton vibré, dont au moins la majorité, à savoir ceux de la partie courante, sont surélevés par rapport aux éléments des bordures de hauteur normale. Ainsi on conçoit que ces bordures, au lieu dt & re de niveau avec le trottoir, comme c'est- le cas des bordures actuelles, qui n'empêchent pas les véhicules de les franchir, auront un sommet situé à un niveau nettement supérieur à celui de la surface du trottoir ou de l'accotement considéré, mais sans gêne notable pour les piétons, puisque situées à la limite extrême de la largeur disponible pour leur circulation. En outre, il faut noter que la partie de la bordure se situant à un niveau supérieur à celui du trottoir n'azura pas besoin d'avoir une hauteur très importante, pour empêcher efficacement un accès des véhicules à la partie réservée aux piétons, puisque cette hauteur, vis-à-vis des automobiles, s'ajoute à la dénivellation entre la surface du trottoir et celle de la chaussée. L'invention permet en outre de simplifier la réalisation de ce genre de dispositifs de dissuasion et de réaliser des économies là où les bordures ne sont pas encore posées, par exemple dans les villes nouvelles, puisqu'en une seule opération on réalise une bordure à fonction habituelle, et un obstacle très dissuasif pour les automobilistes. Pour obtenir l'effet dissuasif voulu, il suffira de prévoir généralement que les éléments surélevés précités de la bordure ont une hauteur totale comprise entre environ 35 cm et environ 40 cm. Une hauteur préférentielle pour de tels éléments pourra être de 37 cm ou environ, les bordures actuelles ayant couram- ment une hauteur de seulement 22 cm. Ainsi, avec une partie implantée au-dessous du niveau de la chaussée sur une hauteur d'environ 8 cm, la hauteur des éléments surélevés, vue de la chaussée, sera d'environ 29 cm (37-8) et, vue du trottoir, d'environ 15 cm (37-22). Pour diminuer encore le risque de danger pour les piétons, on pourra prévoir en outre que le sommet desdits éléments surélevés est arrondi. Ainsi, ils ne risquent pas de se heurter à une arête vive. Selon encore un mode de réalisation avantageux, permettant de faire des économies supplémentaires une bordure conforme à l'invention pourra aussi être caractérisée en ce que le pied des éléments se prolonge sensiblement à angle droit de la partie formant la bordure proprement dite, pour constituer au moins partiellement un caniveau, du côté de la chaussée. Bien entendu, certains éléments d'une bordure conforme à l'invention, qu'ils comportent ou non ladite partie constituant au moins partiellement un caniveau, pourront ne pas être surélevés comme ceux de la partie appelée plus haut "la partie couran te", aux emplacements où la surélévation n'est pas nécessaire, par exemple en cas de rétrécissement localisé du trottoir, empêchant une voiture d'y monter, ou au cas où un obstacle présent en permanence empêche tout stationnement. Il est également bien entendu que les bases des éléments surélevés et non surélevés pourront avantageusement avoir toutes la même section, pour permettre des raccordements sans problème, cette section pouvant d'ailleurs être aussi la même que celle d'éléments de bordure classiques déjà posés. Pour satisfaire l'esthétique, on pourra prévoir en outre que lesdits éléments surélevés ont une partie supérieure qui, vue de face à partir du trottoir, est essentiellement en forme de trapèze isocèle. Les deux angles supérieurs du trapèze, vus de face, peuvent également être légèrement arrondis. On conçoit que de tels éléments surélevés de bordure ne seront jointifs que par leurs bases, ctest-à-dire par leurs parties non visibles depuis le trottoir ou l'accotement considéré. Des éléments surélevés de bordures conformes à l'invention pourront encore se caractériser en ce qu'ils sont constitués euxmêmes d'une ou de plusieurs parties ou sections jointives en bout, droites .ou chanfreinées. Cela permettra de multiplier d'autant les possibilités d'assemblage pour se conformer aux configurations rencontrées (bateaux, courbes tampons, etc.). Dans un but analogue, on pourra aussi utiliser des éléments surélevés constitués de deux parties superposées emboitables. Il sera particulièrement avantageux, dans ce cas, que la partie inférieure des éléments ait la même forme générale, en section transversale, que celle des éléments de bordures classiques (bordures T4 par exemple). Les parties basses des éléments conformes à l'invention pourront alors se substituer parfaitement aux éléments des bordures actuelles. Des modes d'exécution de bordures conformes à l'invention vont maintenant être décrits ci-de-ssous à titre d'exemples nullement limitatifs, avec référence aux figures du dessin annexé dans lequel : - la figure la est une vue en coupe transversale d'un élément surélevé de bordure conforme à l'invention, pourvu d'une partie formant caniveau - la figure lb est une vue de face de cet élément, supposé vu de la chaussée - les figures 2a à 2c sont des vues de face de trois parties ou sections d'éléments surélevés d'une bordure conforme à l'invention, pouvant se joindre en bout, soit entre elles, soit à un élément du type de celui des figures la et lb, ou d'autres types, les sections des figures 2a et 2c étant chanfreinées symétriquement, et la section de la figure 2b étant droite - la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure la, mais d'un élément non surélevé d'une bordure conforme à l'invention ; - les figures 4a et 4t sont des vues analogues respectivement à celles des figures la et lb, d'un élément surélevé mais dépourvu de partie formant caniveau - la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 3, d'un élément non surélevé mais dépourvu de partie formant cani veau ; et - les figures 6a et 6b sont des vues analogues respectivement à celles des figures 4a et 4b, d'un élément de bordure de trottoir conforme à l'invention, surélevé et dépourvu de partie formant caniveau, mais constitué de deux parties superposées em boitablesv Les différentes cotes portées sur les figures sont données en cm, à titre purement indicatif, et avec les tolérances d'usage. Sur les figures la, 3, 4a et 5, les lettres T et C désignent par ailleurs respectivement la surface du trottoir ou analogue et celle de la chaussée. Après les explications données ci-dessus, les dessins se comprennent d 'eux-mêmes. En observant les figures 6a et 6b, on voit qu'il y aura un espace de 1 à 2 cm entre le tenon de la partie supérieure de l'é- lément (chapeau) et la mortaise de sa partie basse. Cet espace sera bien entendu empli de ciment ou analogue, pour l'assemblage. Les cotes fournies pour la partie basse sont cellés des bordures dites T4. Quant au matériau utilisé, il s'agit avantageusement de béton vibré, mais tout autre matériau, en particulier moulable, est envisageable. Quant aux trous de rayon 2 cm visibles sur les différentes sections transversales, ils peuvent recevoir des broches et permettre ainsi d'assembler les différents éléments de la bordure bout à bout en les positionnant avec précision. Enfin, il y a lieu de noter que l'on pourrait aussi utiliser des éléments emboitables constituant des sections d'un élément tel que celui représenté aux figures 6a et 6b, pour augmenter les possibilités d'assemblage, de façon analogue à ce qui a été représenté aux figures 2a à 2c. Cette variante supplémentaire, valable pour tous les éléments surélevés, avec partie formant caniveau ou non, n'a été représentée qu'une fois (figures 2a à 2c) pour ne pas alourdir la description. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été-plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Bordure de chaussée, notamment bordure de trottoir pour les agglomérations, caractérisée en ce qu'elle est constituéed'é- léments jointifs et assemblés, notamment en béton vibré, dont au moins la majorité, à savoir ceux de la partie courante, sont surélevés par rapport aux éléments des bordures de hauteur normale. 2. Bordure selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits éléments surélevés ont une hauteur totale comprise entre environ -35 cm et environ 40 cm et de préférence égale à en viron 37 cm. 3. Bordure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le sommet desdits éléments surélevés est arrondi. 4. Bordure selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que le.pied des éléments se prolonge sensiblement à angle droit de la partie formant-la bordure proprement dite, pour constituer au moins partiellement un caniveau, du côté de la chaussée. 5. Bordure selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que lesdits éléments surélevés ont une partie supérieure qui, vue de face à partir du trottoir, est essentiellement en forme de trapèze isocèle. 6. Bordure selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que lesdits éléments surélevés sont constitués d'une ou de plusieurs parties ou sections jointives en bout, droites ou chanfreinées. 7. Bordure selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que lesdits éléments surélevés sont constitués de deux parties superposées emboitables, dont la partie inférieure a la même forme générale, en section transversale, que celle des éléments de bordures classiques.