L’invention concerne un dispositif de surveillance corporelle, comprenant - un boitier (2) comprenant une face inférieure (21) ; - un capteur (3) comprenant une face supérieure (32) agencée en face de la face inférieure (21) du boitier (2), le boitier (2) étant relié électriquement au capteur (3) par l’intermédiaire d’au moins un connecteur (7), chaque connecteur (7) comprenant une partie femelle (71) formée dans l’épaisseur du capteur (3) et une partie male (72) en saillie de la face inférieure (31) du boitier (2), la partie femelle (71) comprenant un orifice (73) de réception concave, ledit orifice (73) étant tel que lorsque la partie male (72) est insérée dans l’orifice (73) la surface de contact possible entre la partie male et l’orifice est maximisée en cas déplacement relatif entre la partie male et la partie femelle. Figure pour l’abrégé : FIGURE 1 Dispositif de surveillance corporelle comprenant des contacts électriques améliorés L’invention concerne un dispositif de surveillance corporelle et en particulier un dispositif de surveillance corporelle par une analyse de liquide corporel, typiquement interstitiel au moyen de microaiguille(s). ETAT DE LA TECHNIQUE La surveillance de nombreuses maladies chroniques connues chez l’humain nécessite un relevé quotidien de paramètres biochimiques. Un niveau de concentration d’un analyte corporel dans un fluide corporel de l’organisme, par exemple dans le plasma sanguin ou dans le liquide interstitiel des cellules de l’organisme, peut être relevé. A titre d’exemple répandu, le suivi du diabète chez un patient nécessite un relevé précis quotidien de la glycémie du patient. Une solution répandue pour réaliser le suivi du diabète consiste à réaliser une ponction, par exemple au bout du doigt, pour faire perler une goutte de sang, puis à réaliser une mesure quotidienne de glycémie dans la goutte de sang ainsi obtenue. Des systèmes de suivi ont été proposés pour se passer de la nécessité d’une ponction manuelle, de sorte à rendre la mesure de glycémie moins laborieuse et moins invasive. On parle de systèmes CGM, pour « Continuous Glucose Monitoring ». Certains de ces systèmes CGM réalisent, à intervalles réguliers, une mesure de glycémie au niveau du liquide interstitiel entre les cellules de la peau. La glycémie du liquide interstitiel est très proche de la glycémie du plasma sanguin. Les mesures au niveau du liquide interstitiel permettent un suivi simple et peu invasif de la glycémie des patients ; ces mesures peuvent être réalisées à l’aide de capteurs à aiguille, en transcutané, ou de manière non invasive, comme par exemple en iontophorèse ou en implantable avec une mesure par chimio-fluorescence. La demande internationale publiée sous le numéro WO 2018/104647 décrit un système de surveillance corporelle, utilisable notamment pour le suivi de la glycémie. Ce système de surveillance inclut une montre électronique attachable au poignet à l’aide d’un bracelet. La montre comporte un boîtier, dans lequel s’insère une capsule amovible interchangeable comprenant un capteur à micro-aiguilles. Le capteur est commandé de manière automatique par l’électronique du boîtier, pour réaliser une mesure transcutanée. La mesure de glycémie par le capteur est une mesure électrochimique. Le dispositif comprend des connecteurs qui permettent de connecter électriquement le capteur au boitier, en particulier chaque connecteur comprend un partie male disposée sur le boitier et une partie femelle disposée sur le capteur. Toutefois, lorsqu’un tel dispositif est porté au poignet, la connexion entre le capteur et le boitier peut être fluctuante compte tenu des différences d’enfoncements des aiguilles dans la peau ou compte tenu des mouvements du poignet de l’utilisateur. Ainsi, la connexion entre le capteur et le boitier peut être imparfaite ce qui peut nuire aux mesures et donc à la surveillance. L’invention propose de pallier au moins un de ces inconvénients et propose à cet effet, un dispositif de surveillance corporelle, comprenant : - un boitier comprenant une face inférieure ; - un capteur comprenant une face supérieure agencée en face de la face inférieure du boitier, le boitier étant relié électriquement au capteur par l’intermédiaire d’au moins un connecteur, chaque connecteur comprenant une partie femelle formée dans l’épaisseur du capteur et une partie male en saillie de la face inférieure du boitier, la partie femelle comprenant un orifice de réception concave, ledit orifice étant tel que lorsque la partie male est insérée dans l’orifice la surface de contact possible entre la partie male et l’orifice est maximisée en cas déplacement relatif entre la partie male et la partie femelle. L’invention est avantageusement complétée par les caractéristiques suivantes, prises seules ou en une quelconque de leur combinaison techniquement possible : - l’orifice est sphérique, ou conique ou tronconique ; - l’orifice présente un angle d’ouverture compris entre 100°, et 160°, de préférence 130° ; - la partie male est une broche en saillie de la face inférieure du boitier ; - la broche comprend une partie fixe attachée au boitier et une partie mobile par rapport à la partie fixe, la broche étant configurée pour permettre un déplacement de la partie mobile par rapport à la partie fixe selon une direction de translation perpendiculaire à la face supérieure du capteur ; - la broche comprend un élément élastique attaché à la partie mobile et à la partie fixe de la broche, l’élément élastique étant de préférence un ressort ; - la partie male est constituée d’une lame ressort s’étendant depuis la face interne du boitier et est conformée pour présenter une partie configurée pour être introduite dans l’orifice ; - la partie femelle est en outre configurée pour être connectée à un connecteur électrique disposé sur la partie inférieure du capteur ; - la partie femelle est constituée par une pièce métallique disposée dans toute l’épaisseur du capteur, la pièce métallique comportant une partie concave au-dessus d’un support métallique conducteur ; - la partie femelle comprend en outre une piste conductrice s’étendant depuis l’orifice vers la partie inférieure capteur en cheminant sur la surface externe du capteur ; - la partie femelle comprend un via qui s’étend depuis l’orifice dans l’épaisseur du capteur ; - le dispositif comprend au moins une microaiguille disposée sur la face inférieure du capteur. PRESENTATION DES FIGURES D’autres caractéristiques, buts et avantages de l’invention ressortiront de la description qui suit, qui est purement illustrative et non limitative, et qui doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels : - la illustre schématiquement un dispositif selon un mode de réalisation de l’invention en coupe ; - la illustre schématiquement un dispositif selon un mode de réalisation en vue éclatée selon un premier point de vue ; - la illustre schématiquement un dispositif selon un mode de réalisation en vue éclatée selon un deuxième point de vue ; - la , la et la illustrent plusieurs configurations d’un orifice d’un capteur du dispositif de l’invention ; - la , la et la illustrent une comparaison entre un contact plan de type connu et un contact amélioré selon l’invention ; - la illustre une partie male en forme de broche d’un dispositif selon l’invention ; - la illustre une partie male en forme de lame ressort d’un dispositif selon l’invention ; - la , la et la illustrent différentes possibilités pour connecter les faces inférieure et supérieure d’un capteur d’un dispositif selon l’invention ; - la et la illustrent l’enfoncement des parties males dans des orifices d’un dispositif selon l’invention. Sur l’ensemble des figures les éléments similaires portent des références identiques. Dispositif de surveillance corporelle, comprenant - un boitier (2) comprenant une face inférieure (21) ; - un capteur (3) comprenant une face supérieure (32) agencée en face de la face inférieure (21) du boitier (2), le boitier (2) étant relié électriquement au capteur (3) par l’intermédiaire d’au moins un connecteur (7), chaque connecteur (7) comprenant une partie femelle (71) formée dans l’épaisseur du capteur (3) et une partie male (72) en saillie de la face inférieure (31) du boitier (2), la partie femelle (71) comprenant un orifice (73) de réception concave, ledit orifice (73) étant tel que lorsque la partie male (72) est insérée dans l’orifice (73) la surface de contact possible entre la partie male et l’orifice est maximisée en cas déplacement relatif entre la partie male et la partie femelle. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l’orifice (73) est sphérique, ou conique ou tronconique. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 2, dans lequel l’orifice (73) présente un angle d’ouverture compris entre 100°, et 160°, de préférence 130°. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel la partie male est une broche (74) en saillie de la face inférieure (31) du boitier. Dispositif selon la revendication 4, dans lequel la broche comprend une partie fixe attachée au boitier (2) et une partie mobile par rapport à la partie fixe, la broche étant configurée pour permettre un déplacement de la partie mobile par rapport à la partie fixe selon une direction (Z) de translation perpendiculaire à la face supérieure (32) du capteur (3). Dispositif selon la revendication 5, dans lequel la broche (74) comprend un élément élastique attaché à la partie mobile et à la partie fixe de la broche, l’élément élastique étant de préférence un ressort. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel la partie male (72) est constituée d’une lame (75) ressort s’étendant depuis la face interne (21) du boitier (2) et est conformée pour présenter une partie (751) configurée pour être introduite dans l’orifice (73). Dispositif selon l’une des revendications précédentes, dans lequel la partie femelle (71) est configurée pour être connectée à un connecteur électrique disposé sur la partie inférieure du capteur. Dispositif selon la revendication 8, dans lequel la partie femelle (71) est constituée par une pièce métallique disposée dans toute l’épaisseur du capteur, la pièce métallique comportant une partie concave au-dessus d’un support métallique conducteur. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel la partie femelle (71) comprend une piste conductrice s’étendant depuis l’orifice vers la partie inférieure capteur en cheminant sur la surface externe du capteur. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel la partie femelle (71) comprend un via (713) qui s’étend depuis l’orifice dans l’épaisseur du capteur. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, comprenant au moins une microaiguille (5) disposée sur la face inférieure (31) du capteur (3).