î 2086417 la présente invention concerne un procédé et un dispositif pour réparer le trou de coulée d'un convertisseur utilisé pour l'élaboration de l'acier. Dans les convertisseurs, particulièrement ceux utilisés pour effectuer un affinage au moyen du procédé à la 5 lance à oxygène dans lequel l'oxygène est insufflé sur un bain d'acier en fusion, le trou de coulée se trouve habituellement dans la moitié supérieure de la paroi latérale du convertisseur. En inclinant le convertisseur, il est possible de faire s'écouler la charge en fusion hors du convertisseur par le trou de coulée. 10 Habituellement, un tel trou de coulée est formé par ce que l'on appelle une brique de trou de coulée qui est fixée dans un évidement prévu dans la maçonnerie du convertisseur au moyen d'une matière réfractaire en grains ou en poudre appliquée par tassement ou bourrage (garnissage monolithique ou pisé). La brique de trou de 15 coulée est constituée par une brique cylindrique comportant un passage central, cette brique étant souvent en magnésite. Après le basculement du convertisseur, l'acier en fusion s'écoule vers l'extérieur par le passage central de la brique de trou de coulée, le temps nécessaire pour vider le convertisseurt c'est-à-dire ce que 20 l'on appelle le temps de coulée, dépendant entre autres, du diamètre du trou. Par suite de l'érosion de la paroi du trou par l'acier s'écoulant à travers ce dernier, le diamètre du trou de coulée augmente progressivement. Il est également possible que la forme de 25 ce trou de coulée s'éloigne progressivement d'une forme purement cylindrique. Quand le trou de coulée est devenu trop grand, il ne convient plus pour être utilisé davantage. Il en est ainsi en raison de l'inconvénient résidant dans le fait que le temps de coulée devient trop court à mesure que le trou de coulée devient trop grand. 30 Un temps de coulée trop court signifie aussi que la période de temps disponible pour que des matières alliantes, telles que celles ajoutées après le début de la coulée, se dissolvent uniformément dans l'acier est trop courte. Ceci est indésirable pour des raisons métallurgiques. Un autre inconvénient d'un trou de coulée trop 35 grand réside dans le fait que la paroi de la brique de trou de coulée devient trop mince, de sorte qu'elle risque de se briser. Quand le trou de coulée a atteint un certain diamètre critique, il faut réparer ou remplacer la brique de trou de coulée» Dans les procédés de réparation habituels, il est ten-40 tant de retarder le plus possible cette réparation. Pour cette 71 15015 2 2086417 raison, on utilise parfois une brique de trou de coulée qui, initialement, comporte un trou trop étroit, ce qui donne l'avantage que la limite supérieure critique du diamètre du trou de coulée n'est atteinte que lorsqu'un nombre élevé de charges a été traité 5 dans le convertisseur. Il est à remarquer qu'un procédé de réparation habituel de la brique de trou de coulée consiste, pendant que le convertisseur se trouve en position incliné^ à introduire, à partir de 1'extérieur, un moule dans le trouTcoulée et à l'y fixer. Ce moule 10 comprend un noyau qui s'étend dans et à travers le trou de coulée et qui a un diamètre extérieur correspondant au diamètre intérieur désiré du trou de coulée après la réparation. On coule alors la matière de réparation à l'état liquide en l'introduisant, par le bec ou ouverture d'enfournement du convertisseur au moyen de lou-15 ches ou petites cuillers de coulée, dans l'espace annulaire laissé libre entre le noyau du moule et la paroi du trou de coulée à réparer. la matière utilisée pour la réparation contient une matière réfractaire à l'état dispersé avec un liant, de- sorte qu'après 11 ëvaporation des constituants liquides, il subsiste une couche 20 réfractaire dans ledit espace annulaire. On enlève alors le moule du trou de coulée et le trou de coulée est à nouveau apte à supporter un certain nombre de charges. La mise en place et l'enlèvement du moule est une opération longue et la manipulation de la matière de réparation avec les louches ou cuillers de coulée longues et 25 pesantes par le personnel placé devant le bec très chaud du convertisseur est extrêmement défavorable du point de vue de la santé et des conditions de travail de la main-d'oeuvre. C'est aussi pour cette raison que la réparation du trou de coulée est, comme on l'a déjà mentionné précédemment, retardée le plus longtemps possible, 30 Pour des raisons d'illustration, on remarquera que dans un convertisseur approprié pour des charges d'acier atteignant 300 tonnes environ, un trou habituel de brique de trou de coulée nouvellement montée a un diamètre d'environ 150 mm. Le temps de coulée pour ce trou est d'environ 11 minutes, temps qui, toutefois, après 35 que 60 à 70 charges aient été déchargées du convertisseur, diminue jusqu'à environ 5 minutes. On effectue alors la réparation, après quoi le temps de coulée est à nouveau d'environ 11 minutes. Après chaque réparation, il est possible de décharger environ 20 charges du c onve r t i s s eur avant que le temps de coulée diminue de nouveau 40 jusqu'à 5 minutes. 71 15015 3 2086417 Le procédé classique décrit concernant le fonctionnement du convertisseur et la réparation du trou de coulée n'est pas satisfaisant pour plusieurs raisons. De nombreuses charges sont coulées avec des temps de coulée assez longs, ce qui se traduit par le fait 5 que l'attaque du garnissage du convertisseur par le laitier, qui flotte sur l'acier et qui est habituellement très corrosif, a lieu pendant un temps prolongé. En général, la tendance est. de réduire autant que. possible ce temps au cours duquel a lieu l'attaque. La raison de cette réduction est que cette attaque détermine aussi 10 la durée de vie du garnissage réfractaire du convertisseur. En d'autres termes, des temps de coulée longs et, de ce fait, des temps d'attaque prolongés ont pour résultat que le convertisseur, après un nombre plus petit de charges, doit être mis hors fonction afin de recevoir un nouveau garnissage de briques. Ceci non seulement 15 diminue le temps durant lequel le convertisseur est disponible pour une utilisation mais se traduit encore par l'influence des coûts de réparation sur le prix des quantités plus petites d'acier élaborées dans le convertisseur. Un autre inconvénient du procédé de réparation connu réside 20 dans le fait que les temps de coulée qui, en moyenne, sont assez longs, diminuent la période durant laquelle le convertisseur est disponible pour une utilisation, ce qui entraîne une production d'acier plus faible par convertisseur. Un autre inconvénient réside dans le fait que le contrôle métallurgique de la charge présente 25 des difficultés lorsque les temps de coulée variant considérablement. L'un des inconvénients les plus importants desdits procédés classiques connus réside dans les conditions relatives à la santé et au travail de la main-d'oeuvre que l'on a déjà mentionnées et qui sont dues au fait que le personnel doit procéder à la réparation 30 à partir d'une position proche du bec du convertisseur avec une cuiller dont la queue a une longueur d'environ 8 mètres et à l'extrémité de laquelle se trouve un élément en forme de godet ou petite poche de coulée destinée à être remplie avec de l'acier fondu et pesant environ 60 kg. 35 Pour remédier à tous les inconvénients mentionnés ci-des sus, on a ressenti le besoin d'un procédé de réparation de trou de coulée qui soit moins désavantageux du point de vue de la main-d'oeuvre mais dans lequel, par ailleurs, les variations des temps de coulée soient plus petites que dans les procédés connus. En 40 outre, il est souhaitable d'obtenir un procédé de réparation per 71 15015 2086417 fectionné dans lequel le temps de réparation divisé par le nombre de charges (temps moyen) soit aussi court que possible. Compte tenu de ce qui précède» on a constaté que l'on peut remédier à tous les inconvénients mentionnés en appliquant le 5 procédé conforme à la présente invention, la présente invention consiste, après chaque augmentation d'environ 1 à 2 mm du diamètre du trou de coulée par suite de l'érosion de ce dernier par le flux sortant d'acier, à restaurer le diamètre à sa dimension initiale par pulvérisation d'un mortier ou ciment réfractaire sur la paroi 10 du trou de coulée pendant que cette dernière se trouve encore à une température très élevée après la coulée, cela à l'aide de lance de projection de pulvérisation s'étendant de l'extérieur du convertisseur jusqu'au voisinage immédiat de la paroi du trou de coulée. On a constaté avec surprise qu'il est possible de constituer sur 15 la paroi du trou une couche de matière réfractaire qui assure une très bonne liaison en dépit du fait que le mortier est pulvérisé à partir d'une telle distance très faible sur la paroi du trou de coulée. Pour une explication plus complète de ceci, on remar-20 quera que, par suite de cette faible distance entre la tête de pulvérisation de la lance et la paroi du trou de coulée, on pourrait s'attendre à ce que la matière projetée à l'état pulvérisé sur la paroi rebondisse, ce qui donnerait une liaison de mauvaise qualité ou tout au moins une couche considérablement poreuse. On a constaté 25 cLe façon surprenante qu'aucun de ces effets ne se produit mais qu'au contraire on obtient un revêtement très dense de la paroi qui adhère intimement à cette paroi et qui, en ce qui concerne sa qualité, est à peine inférieur à la matière initiale et a sensiblement les mêmes propriétés que la brique du trou de coulée. 30 Grâce au fait que l'on répare le trou de coulée à partir de l'extérieur, le personnel qui procède à la réparation ne se trouve que dans une très faible mesure exposé au rayonnement de chaleur en provenance du convertisseur et, en outre, ce personnel n'a pas à manipuler la cuiller pesante près du bec du convertisseur. 35 Comme on peut le voir, le nouveau procédé est, du point de vue de la santé de la main-d'oeuvre, extrêmement préférable. En outre, la réparation peut être effectuée très rapidement et très simplement sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des appareils coûteux et des moules, des dispositifs de fixation ou analogues devant être montés 40 contre la paroi du convertisseur, L'avantage le plus important du 71 15015 5 2086417 nouveau procédé consiste, cependant, dans le fait que presque toutes les coulées de charges peuvent avoir lieu dans un temps de coulée sensiblement égal dont la durée peut être choisie aussi courte que cela est possible du point de vue des techniques de 5 coulée et aussi longue qu'il est souhaitable d'un point de vue métallurgique. Ceci permet, d'une part, une économie de temps dans le cycle de traitement total dans le convertisseur et, d'autre part, de réduire considérablement le temps pendant lequel la paroi est attaquée ce qui, à son tour, assure une longue durée de vie au 10 garnissage du convertisseur. Les trous de coulée réparés plusieurs fois de cette façon peuvent durer aussi longtemps qu'un garnissage de convertisseur. De ce fait, il n'est pas nécessaire de mettre hors fonction le convertisseur pendant une période prolongée en vue de la réparation du trou de coulée seul alors que le garnis-15 sage du convertisseur est encore suffisamment intact pour permettre le fonctionnement du convertisseur. Suivant la nature de la matière utilisée, l'agressivité du laitier et le choix du diamètre du trou de coulée, la paroi du trou de coulée s'use plus ou moins rapidement. On obtient un fonc-20 tionnement optimal, conformément à la présente invention,si on traite la paroi du trou de coulée d'une façon conforme à l'invention après chaque coulée d'une charge, de manière à donner au trou de coulée un diamètre correspondant au temps de coulée ml.ni mal requis. Pour les techniciens en la matière, ce temps de coulée mi-25 nimal requis est une caractéristique connue. Ce temps de coulée peut être calculé en se basant sur des données telles que la capacité du convertisseur, les exigences métallurgiques à respecter pour obtenir l'acier et l'agressivité du laitier. Pour donner une idée plus claire du point de vue quanti-30 tatif, on remarquera que pour des convertisseurs d'une capacité d'environ 300 tonnes, lorsque l'on fabrique les qualités d'acier habituelles ayant une faible teneur en carbone, ceci se traduit par un diamètre de trou de coulée qui, en moyenne, est d'environ 200 mm0 35 II est possible de réparer ce trou de coulée avec le . convertissetir en position inclinée. Dans ce cas, il est possible, par un mouvement vertical, d'introduire la lance de pulvérisation dans le trou de coulée encore très chaud. Il semble, à première vue, que ceci serait préférable car la température de la paroi 40 du trou se trouve encore, dans ce cas, à une valeur aussi élevée 71 15015 s 2086417 que possible de sorte qu'on peut s'attendre à une prise, un frit- tage ou analogue rapide de la matière pulvérisée sur la paroi du trou. Toutefois, on a constaté que l'on peut obtenir une telle couche de revêtement ayant une dureté et une résistance à l'usure 5 entièrement similaires si la paroi du trou de coulée se trouve à une température un peu plus faible, à savoir la température à laquelle cette paroi se trouvera quand le convertisseur aura été ramené en position verticale. Conformément à la présente invention, même on a/constaté qu'il est préférable de pulvériser la matière sur la 10 paroi du trou pendant que le convertisseur se trouve en position verticale au cours de la période même où le convertisseur reçoit les matières supplémentaires destinées au procédé et/ou pendant le soufflage de l'oxygène. Cette façon de procéder est avantageuse car la pulvérisation ne demande aucun temps supplémentaire ne pou-15 vaut pas être utilisé pour le procédé normal étant donné que la pulvérisation a lieu simultanément avec une autre opération faisant partie du cycle de fonctionnement normal. Par ailleurs» on a constaté que dans cette position verticale du convertisseur, on peut effectuer la mise en place et le déplacement de la lance de 20 projection de pulvérisation d'une façon et par des moyens qui permettent la réalisation d'une structure plus simple. les lances pour projeter une pulvérisation d'un mortier ou d'un ciment réfractaires sont connues en soi. Elles sont constituées essentiellement par un tube rectiligne qui est coudé d'envi-25 ron 90° près de son extrémité libre. Il est également possible d'utiliser une telle lance lors de la mise en oeuvre de la présente invention, pour garnir la paroi du trou de coulée. Il serait alors nécessaire que la lance effectue un mouvement de rotation qui devrait être adapté avec une très grande précision au mouvement lon-30 gitudinal, de manière à éviter la formation de nervures et de gorges hélicoïdales dans la matière pulvérisée sur la paroi du trou. On a constaté que l'on peut éviter ce mouvement difficile de la lance si, conformément à la présente invention, on effectue la pulvérisation par un jet qui est eirculairement symétri-35 que et qui est décalé eentralement dans le sens longitudinal à l'intérieur du trou de coulée. Cette façon de pulvériser présente en outre l'avantage que la matière est pulvérisée simultanément sur la totalité d'un cercle de la paroi de sorte que cette pulvérisation peut également avoir lieu en un laps de temps bref. 40 Toutefois, conformément à l'invention, on peut aussi 71 15015 7 2086417 obtenir de bons résultats si on effectue la pulvérisation avec un jet divergent que l'on déplace devant le trou de coulée, centrale-ment et dans le sens longitudinal. Cette façon de procéder est plus simple et, de façon inattendue» permet aussi d'obtenir dans le trou 5 de coulée, une couche uniforme de mortier sur la paroi intérieure de ce trou. Il est possible que, par suite de circonstances imprévisibles, la paroi du trou de coulée soit irrégulière ou ait cessé d'être circulaire. Dans ce cas, conformément à l'invention, il est 10 préférable de combiner l'opération de pulvérisation avec une opération d'alésage de la paroi du trou de coulée avant la pulvérisation» A cette fin, il est possible de munir la tête de la lance, adaptée pour pulvériser le mortier suivant un jet circulairement symétrique, d'un alésoir que l'on déplace d'abord dans le trou suivant un mou-15 vement de va-et-vient avant que la lance commence à décharger le mortier. On obtient de bons résultats, conformément à la présente invention, avec un mortier qui est constitué par une dispersion d'une fine matière réfractaire en grains ou en poudre dans un liquide. De tels mortiers sont connus dans la pulvérisation de couches ré-20 fractaires sur des parois. Pour des opérations de projection de pulvérisation avec de tels mortiers, il est courant de préparer la dispersion de matière réfractaire peu de temps avant l'utilisation et cela en la quantité désirée. Dans ce cas, la préparation de cette petite quantité de matière à pulvériser doit être effectuée 25 chaque fois pendant le cycle d'affinage du convertisseur. Toutefois, on s'est aperçu qu'il est préférable de fabriquer sous forme d'une dispersion le mortier à pulvériser en même temps que l'opération de pulvérisation elle-même en mélangeant la matière réfractaire sèche en poudre avec un liquide. Ceci permet d'emmagasiner les 30 deux composants de la matière à pulvériser, par exemple dans des trémies, et il n'est pas nécessaire de prendre des mesures spéciales pour conserver la dispersion dans l'état adéquat. Quand on applique ce type de mortier réfractaire, on préfère utiliser une composition de ce mortier dans laquelle le 35 composant réfractaire du mortier est constitué principalement par de la magnésite calcinée ou ce que l'on appelle de la magnésite d'écume de mer et que le composant liquide est de l'eau qui, de préférence, forme 12 à 20$ du mortier. La liaison ou adhérence entre la masse pulvérisée et la paroi du trou de coulée peut être 40 améliorée d'une manière connue, par exemple en ajoutant un liant 71 15015 8 2086417 à base de chromate à la masse de magnésite. On peut toutefois obtenir aussi la capacité de liaison ou d'adhérence du mortier pulvérisé sur la paroi du trou de coulée d'une façon autre que celle consistant à humidifier le composant 5 réfractaire avec xm liquide tel que de l'eau. Il est possible, conformément à la présente invention, que le mortier à pulvériser soit constitué par un mélange d'une matière réfractaire finement divisée et de brai broyé, cette masse étant de préférence pulvérisée à l'aide d'un fluide gazeux. On obtient de bons résultats, 10 conformément à la présente invention, si la masse réfractaire est constituée principalement par de la dolomite calcinée et broyée. On peut obtenir un avantage supplémentaire dans les procédés décrits si, avant de pulvériser le mortier d'abord, on ne projette sur la paroi du trou de coulée que le composant céramique réfrac-15 taire sec de ce mortier au moyen d'un fluide gazeux avant de réparer cette paroi. Ceci donne une sorte de "grenaillage" ou sablage de la paroi du trou de coulée, sablage qui permet également d'améliorer l'adhérence de la matière réfractaire à cette paroi. Toutefois, on a constaté, dans la pratique, que ce traitement n'est né-20 cessaire que dans des cas très exceptionnels. La présente invention a trait non seulement à un procédé permettant de maintenir en état et de réparer un trou de coulée comme expliqué ci-dessus mais également à un dispositif destiné à être utilisé pour mettre en oeuvre ce procédé. Ce dispositif 25 est du type connu principalement en soi et comprenant une lance de projection et un système de support et de guidage pour cette lampe. On a proposé antérieurement de tels dispositifs pour pulvériser une matière réfractaire sur la paroi intérieure de récipients ou enceintes métallurgiques. On a fait remarquer ci-dessus qu'on 30 ne peut pas imaginer facilement qu'avec une lance de projection du type connu on puisse obtenir de bons résultats lorsque l'on pulvérise une matière sur la paroi d'un trou de coulée et, d'une façon générale, il n'est même pas évident que cette pulvérisation soit possible dans un tel espace étroit. Toutefois, on a constaté 35 que l'on peut obtenir de bons résultats à l'aide d'un dispositif conforme à l'invention, si ce dispositif est caractérisé par le fait que la lance de projection est munie, à son extrémité libre, d'une tête de guidage centrale et d'une tête de pulvérisation cir-culairement symétrique disposée coaxialement à cette tête de gui-40 dage. 71 15015 9 2086417 Dans le cas où le trou de coulée est endommagé au point d'avoir une forme irrégulière, il est possible de lui faire subir un traitement préalable pour lui donner une forme cylindrique. Ce traitement préalable peut être effectué à l'aide d'un alésoir ou 5 outil similaire qui pourrait être un outil séparé que l'on déplacerait à travers le trou de coulée avant d'avancer la lance de pulvérisation. Toutefois, il est préférable d'utiliser un dispositif conforme à l'invention dans lequel la tête de la lance de pulvérisation est également munie d'un alésoir, d'un racloir ou d'un outil 10 similaire. lorsque l'on utilise des lances de projection pour effectuer une pulvérisatior, sur la paroi intérieure de récipients métallurgiques, il est courant de monter cette lance sur un véhicule ou un chariot que l'on peut déplacer sur une aire de travail appropriée jusqu'à la position à partir de laquelle la pulvérisais tion peut être effectuée. De cette façon, la lance de projection est raccordée par l'intermédiaire d'un tuyau souple à un récipient contenant la masse à pulvériser. Ce procédé ne présente pas de difficultés particulières si on projette une pulvérisation de mortier sec à l'aide d'un fluide gazeux. Pour un mortier se présentant 20 sous la forme d'une dispersion dans un liquide, il est préférable, comme on l'a fait remarquer ci-avant, au moins dans de nombreux cas, que la masse à pulvériser ne soit pas préparée à l'avance dans un récipient d'emmagasinage. Il s'ensuit que le système de support et de guidage doit aussi comprendre plusieurs trémies ou éléments 25 analogues ou bien doit être raccordé à de telles trémies. Ceci donne une installation encombrante qu'il est difficile de déplacer et qui gêne le personnel affecté à l|ogération en raison du fait qu'elle se trouve sur son chemin/JLor s qu'elle n'est pas en cours d'utilisation. 50 Par conséquent, on préfère un mode de réalisation du dispositif conforme à la présente invention dans lequel la lance est suspendue au système de guidage et peut être déplacée vers le haut avec ce dernier, ladite lance étant raccordée à deux trémies, une de ces trémies étant réservée au composant solide de la dispersion 35 et l'autre de ces trémies étant réservée au composant liquide de la dispersion, ces trémies étant placées à un niveau plus élevé que celui du convertisseur et sur le côté de ce convertisseur et ladite lance étant également raccordée à une source de fluide gazeux sous pression. 40 On s'est aperçu que l'on peut trouver une composition 71 15015 10 2086417 optimale du mélange de dolomite et de brai utilisé. Si l'on utilise trop peu de brai, le mélange ne colle pas suffisamment et on n'obtient pas une bonne liaison ou adhérence après la cokéfaction du brai par la chaleur du processus et, si on utilise trop peu de brai, 5 le trou de coulée finalement réparé est trop poreux et trop faible. On préfère un mélange qui contient entre 10 et 30 $ de brai et, de préférence, environ 15 $ de brai. Il faut que le brai broyé contienne principalement les fractions passées au tamis dont les dimensions sont comprises entre 0,2 mm et 2,0 mm, la masse réfractaire donnant 10 les résultats les meilleurs si toutes ou presque toutes les particules ont une taille de grain inférieure à 4 mm. En particulier, les tailles données de la fraction passée au tamis du brai doivent être présentes en une quantité supérieure à 80$ de la quantité totale du brai et, en outre, il est préférable qu'au moins 80$ de 15 la masse réfractaire aient une taille de grain inférieure à 2 mm» Le brai utilisé est caractérisé par quelques caractéristiques physiques et chimiques. On obtient de bons résultats avec un brai qui est caractérisé parî - une quantité de constituants volatils d'environ 2$; 20 - une quantité d'eau d'environ 0,1$; - une fraction se ramollissant à 68°0 présente en une quantité d'environ 90$; - une teneur en résine 0o de 25-30$j - un poids spécifique à 20°C de 1,3 à 1,30 g/cm » 25 ka fraction destinée à se ramollir est déterminée, dans ce cas, suivant ce que l'on appelle le procédé K et S, la quantité de résine 0^ étant déterminée comme étant la différence entre le pourcentage de constituants non solubles du brai après sa dissolution dans du toluène et dans du pyridène respectivement. 30 On va maintenant décrire la présente invention de façon plus détaillée en se référant au dessin annexé représentant un mode de réalisation possible du dispositif et sur lequelî la figure 1 est une vue générale et schématique de la disposition des diverses parties dans un dispositif conforme à l'inven-35 tion et du convertisseur pour lequel il est utilisé? la figure 2 représente le détail 2 de la figure 1 à une échelle agrandiej la figure 3 montre un autre détail, à savoir l'extrémité libre de la lance, à une échelle agrandie. Sur la figure 1, la référence 1 indique schématiquement 71 15015 2086417 un convertisseur du type utilisé pour transformer de la fonte "brute en acier par soufflage d'oxygène sur un "bain en fusion de cette fonte. On peut faire basculer le convertisseur dans la direction de la flèche jusqu'à une position à laquelle le trou de 5 coulée référencé 2 est dirigé vers le bas. A cette position, on peut faire s'écouler le produit affiné. Pour réparer la paroi du trou de coulée, on utilise une lance de projection 3 qui est munie d'une tête de pulvérisation 4 et qui peut être déplacée dans le sens longitudinal du trou 10 de coulée dans des paliers 5 et 6. Les paliers 5 et 6 sont fixés à un bâti de support 7 se présentant sous la forme d'une structure légère en acier et pouvant être déplacée vers le haut et vers le bas dans la direction de la flèche représentée sur la figure 1, verticalement le long d'un dispositif de guidage approprié non re-15 présenté. Pendant le processus d'affinage et pendant l'écoulement du contenu du convertisseur, le système de support 7 se trouve à sa position la plus élevée, de sorte que l'aire de travail 8 destinée au personnel se trouve entièrement dégagée pour diverses fins. La lance de projection 3 est raccordée au moyen d'un 20 tuyau souple 9 à un dispositif mélangeur 10 qui est raccordé à deux trémies lia et 11b. Dans la trémie lia est emmagasiné un mélange de poudre de magnésite et la trémie 11b contient un liquide qui, si on le mélange avec de la poudre en provenance de la trémie lia, forme la dispersion à projeter par pulvérisation. 25 La figure 2 montre qu'à 1'intérieur de la cuirasse du convertisseur 1 se trouve une structure 13 en briques. Cette structure peut être constituée par des briques de magnésite ou de dolomite. Une brique de trou de coulée 12 comportant un trou de coulée central 14 est fixée dans le garnissage en briques 13 à 30 l'aide d'un mortier réfractaire référencé 15 et tassé dans l'espace concerné. Sur la figure 3* l'extrémité libre de la lance de projection 3 est représentée de façon plus détaillée. La tête de pulvérisation 4 est fixée à la partie tubulaire de la lance 3 à 35 l'aide d'une partie filetée 17. Dans la paroi périphérique de la tête de pulvérisation 4 se trouve un nombre considérable de perforations 16 situées à faible distance les unes des autres sur la totalité de la périphérie, perforations à travers lesquelles le mortier précité est projeté sous forme d'une pulvérisation vers l'ex-40 térieur. La distance entre ces perforations est choisie de façon 71 15015 12 2086417 qu'un jet de matière circulaire et sensiblement ininterrompu en provenance de la tête de pulvérisation frappe la paroi du trou 14 de la brique de trou de coulée, la face avant de la tête de pulvérisation 4 supporte une tête de guidage 18 qui facilite 5 l'introduction de la tête 4 dans le trou 14. Plus en arrière, un alésoir 19 est monté sur la lance, cet alésoir ayant un diamètre qui est un peu plus grand que le diamètre désiré du trou 14. Chaque fois que le convertisseur a été déchargé de son contenu et a été ramené à la position verticale pour être à nou-10 veau rempli, on déplace d'abord la lance de projection suivant un mouvement de va-et-vient à travers le trou 14 de manière que l1alésoir 19 passe entièrement entre les deux extrémités du trou pour rendre à nouveau le trou suffisamment cylindrique même si sa forme -s'éloigne considérablement d'une forme cylindrique avant 1*alésage. 15 le composant pulvérulent en provenance de la trémie lia est alors, d'une façon claire en soi, soufflé par l'intermédiaire de la lance au moyen d'air comprimé. Simultanément, la tête de pulvérisation comportant les perforations 16 est déplacée suivant un mouvement de va-et-vient à l'intérieur du trou 14, dans le sens longitudinal 20 de ce dernier, de façon que la paroi de ce trou se trouve en outre nettoyée par l'action de sablage de cette matière réfractaire qui est soufflée avec une vitesse considérable et qui, de ce fait, heurte cette paroi. On remarquera que, suivant l'état du trou 14 avant la réparation, on peut supprimer l'opération d'alésage et/ou 25 l'opération de sablage. S'il apparaissait, à plusieurs reprises, qu'une de ces opérations ou ces deux opérations sont superflues, il pourrait même être possible de supprimer entièrement du dispositif 1'alésoir 19 et les dispositifs prévus pour souffler le composant pulvérulent au moyen d'air comprimé comme décrit. 2Q Quand le trou 14 a été préparé de cette façon, si on le désire, on envoie simultanément le composant pulvérulent et le composant liquide en provenance des trémies lia et 11b au mélangeur 10 suivant le rapport de mélange désiré, après quoi la dispersion formée dans ce mélangeur 10 est pompée jusqu'à la tête de pulvéri-35 sation. On déplace alors cette tête de pulvérisation de nouveau suivant un mouvement de va-et-vient, les perforations de pulvérisation 16 se trouvant à l'intérieur du trou 14, sur toute la longueur de ce trou jusqu'à ce qu'une conche d'une épaisseur de 1 à 2 mm de matière réfractaire soit déposée par pulvérisation sur la 40 paroi. On arrête alors l'envoi des composants au mélangeur 10, on 71 15015 13 2086417 rappelle la lance d'injection 3 et on la déplace alors vers le haut dans la direction de la flèche verticale» après quoi on continue de remplir le oonvertisseur ou "bien on continue le soufflage de l'oxygène ou bien encore on commence le cycle suivant. Il est bien entendu que dans l'exposé qui précède ainsi que dans les revendications ci-annexées on entend par l'expression; " pulvérisé sur..." la projection de jets fins, analogues à une pulvérisation, d'une matière sur une paroi. 71 15015 14 2086417 REVENDICATIONS 10 Procédé pour réparer le trou de coulée d'un convertisseur utilisé pour l'élaboration de l'acier, caractérisé par le fait qu'après chaque augmentation d'environ 1 à 2 mm du diamètre du 5 trou de coulée par suite de l'usure de ce dernier par l'acier s'écoulant à partir du convertisseur pendant la coulée, on rétablit le diamètre à la dimension initiale en pulvérisant du mortier réfractaire sur la paroi du trou de coulée pendant qu'il est encore très chaud après la coulée, cela à l'aide d'une lance de projection que 10 l'on déplace à partir d'une position située à l'extérieur du convertisseur jusqu'au voisinage immédiat de la paroi du trou de coulée'. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on répare de cette façon la paroi du trou de coulée après chaque opération de coulée, de manière que ce trou de coulée 15 présente un diamètre qui corresponde au temps de coulée mi nimai requis. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par ,1e fait que l'on effectue la pulvérisation pendant que le convertisseur se trouve en position verticale lors 20 de son remplissage avec des substances auxiliaires destinées au. processus -d'affinage du convertisseur et/ou pendant le soufflage de l'oxygène sur le métal liquide qui s'y trouve. 4o Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on effectue la pulvérisa- 25 tion au moyen d'un jet cirsulairement symétrique qui s'évase vers l'extérieur et que l'on déplace centralement dans le sens longitudinal à l'intérieur du trou de coulée0 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on effectue la pulvérisation 30 au moyen d'un jet divergent que l'on déplace centralement dans un sens longitudinal principalement devant et non pas essentiellement à l'intérieur du trou de coulée. 6. Procédé suivant la revendication 4» caractérisé par le fait que l'on effectue l'opération de pulvérisation en combinaison 35 avec une opération d'alésage de la paroi du trou de coulée et immédiatement à la suite de cette opération. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ciment ou mortier pulvérisé sur la paroi du trou de coulée est une dispersion d'une masse 40 de matière réfractaire dans un liquide. 71 15015 15 2086417 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le ciment ou mortier pulvérisé dans le trou est transformé en une dispersion simultanément avec ladite pulvérisation par mélange d'une matière réfractaire sèche en poudre et d'un liquide. 9. Procédé suivant la revendication 7» caractérisé par le fait que la masse de matière réfractaire consiste essentiellement en de la magnésite calcinée et que l'on utilise de l'eau à l'état liquide qui, de préférence, constitue 12 à 20$ de la masse pulvérisée. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le ciment ou mortier pulvérisé dans le trou de coulée est constitué par un mélange d'une masse de matière réfractaire finement divisée et de brai broyé, cette masse étant projetée sous une forme pulvérisée à l'aide d'un fluide gazeux. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que la masse de matière réfractaire est constituée essentiellement par de la dolomite broyée et calcinée. 12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé par le fait qu'avant la pulvérisation du ciment ou du mortier sur la paroi du trou de coulée, seul le composant céramique réfractaire sec de ce mortier est soufflé contre la paroi à l'aide d'un fluide gazeux en vue de nettoyer le trou de coulée. 13. Dispositif destiné à être utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et comprenant une lance de projection ainsi qu'un système de support et de guidage destiné à cette lance, caractérisé par le fait que la lance de projection est munie, près de son extrémité libre, d'une tête de guidage centrale et d'une tête de pulvérisation qui est circulairement symétrique et qui est eoaxiale à ladite tête de guidage. 14. Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé par le fait que la tête de la lance de projection est également munie d'un alésoir, d'un racloir ou d'un outil similaire. 15. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 13 et 14 pour mettre en oeuvre le procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que la lance de projection est suspendue dans le système de guidage et peut être déplacée vers le haut et vers le bas en même temps que ce dernier, cette lance étant raccordée à deux trémies destinées respectivement au composant solide et au composant liquide de la dispersion, lesdites trémies étant 71 15015 16 2086417 placées à un niveau supérieur à celui du convertisseur et ladite lance étant également raccordée à une source de fluide gazeux sous pression.