L'invention a pour objet un dispositif qui sert à accrocher à une toiture une barrière de sécurité dont le rôle est de rendre impossible la chute en bas du toit des ouvriers travaillant sur ce dernier. On sait depuis longtemps, par exemple par le brevet américain nO 1.926.207 du 5 décembre 1931, qu'une barrière de sécurité pour travaux de toiture est constituée avantageusement par une console qui est suspendue au bas de la pente du toit et qui s'appuie contre les murs de soutien de ce dernier. Une telle barrière peut être suspendue facilement à une toiture gracie à un dispositif d'accrochage qui comprend deux éléments complémentaires, l'un qui fait partie de la console, l'autre qui est fixé à demeure à la toiture. L'élément fixé à la toiture est un simple fer plat cloué à la partie inférieure d'un chevron et présentant au-delà du toit une extrémité en saillie dans laquelle est perce un trou d'accrochage. L'élément solidaire de la console se termine par un crochet pouvant être engagé dans le trou de l'autre élément. Une variante d'exécution a consisté à replier sur elle-meXme l'extrémité en saillie de l'élément fixé à la toiture. Ce repliement est fait de façon à former un oeil a' axe horigontal et le trou d'accrochage est pratiqué dans la partie de l'élément qui limite l'oeil par le dessus. De toute façon, on a toujours eu recours jusqu a présent, comme moyen d'accrochage de la console, à un trou d'acbrochage percé dans un fer et à un crochet simple s'engageant dans ce trou. Pour que la suspension de la console offre une sécurité certaine, il faut que les éléments du moyen d'accrochage ne se libèrent pas aisément, en particulier sous l'effet d'une force ou d'un coup agissant verticalement du bas vers le haut. On a cherché à obtenir cette sécurité, jusqu'à maintenant, en donnant au crochet un profil assez complexe à courbures excessives convexe et concave; son dégagement hors du trou d'accrochage nécessite des mouvements de soulèvement et de pivotement qui excluent une libération accidentelle. Il en résulte que l'opération inverse, ctest-à-dire l'engagement des éléments du moyen d'accrochage est également une manoeuvre peu facile; elle exige l'accomplissement de mouvements coordonnés complexes qui sont peu aisés à réaliser car il faut les exécuter avec ltensemble de la structure de la console en portant celle-ci, à un niveau parfois élevé au-dessus du sol. L'invention a pour but principal d'apporter un dispositif d'accrochage offrant contre tout décrochage accidentel une sécurité au moins égale à celle des moyens connus et, en même temps, une grande facilité d'accrochage à l'aide d'un mouvement simple ne demandant qu'un effort réduit. Un dispositif d'accrochage composé d'un premier élément fixé à une toiture, constitué par un simple fer plat, et d'un second élément solidaire de la structure d'une console présente, selon l'invention, sur le premier élément une paire d'échancrures latérales pratiquées dans les deux bords latéraux opposés de cet élément, à distance de son bord extrême terminal. Le second élément est constitué par un étrier ouvert vers le bas, ayant deux branches espacées agencées pour s'engager dans la paire d'échancrures du premier élément, les deux branches de l'étrierétant incurvées chacune dans un plan parallèle à un bord latéral du premier élément. Selon un mode de réalisation de l'invention, l'étrier est fixé à la structure de la console par l'extrémité de ses deux branches et ces deux branches sont également incurvées l'une et l'autre vers le dessus du premier élément. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'étrier est fixé à la structure de la console par la base qui réunit les deux branches et ces deux branches sont également incurvées l'une et l'autre vers le dessous du premier élément. Dans une variante d'exécution de ce second mode de réalisation la longueur des échancrures est supérieure à l'épaisseur de l'étrier et celui-ci est pourvu d'une fourchette mobile en sens vertical dont l'épaisseur complète celle de l'étrier pour atteindre une valeur faiblement inférieure à la longueur des échancrures, cette. fourchette ayant deux dents espacées aptes à pénétrer respectivement chacune. dans une échancrure. Pour mieux faire apprécier l'invention, on donnera maintenant, uniquement à titre d'exemple, une description de plusiéurs modes de réalisation. On se reportera au dessin annexé dans leauel - les figures 1 et 2 sont des vues de dessus d'un premier élément fixé à un chevron du dispositif de l'invention selon un premier et un second mode de réalisation, - la figure 3 est une vue en perspective du dispositif de l'invention montrant le premier élément de la figure 1 et un premier mode de réalisation du second élément solidaire de la structure d'une barrière de protection, - la figure 4 est une vue en coupe selon IV-IV de la figure 3, - la figure 5 est une vue en perspective du dispositif de l'invention montrant le premier élément de la figure 2 et un second mode de réalisation du second élément solidaire de la structure d'une barrière de protection, - la figure 6 est une vue de côté avec une coupe partielle du dispositif de la figure 5. - la figure 7 est une vue partielle, en partie en coupe montrant un détail du dispositif des figures 5 et 6. - la figure 8 est un dessin schématique qui sert a' faire ressortir les avantages de l'emploi du dispositif de 1 invention. Le dispositif de l'invention comprend un premier élément 1 qui est destiné à être fixé à-demeure à un chevron 2 d'une toiture. Naturellement, plusieurs chevrons, sinon la totalité, sont pourvus d'un élément I qui est un simple fer plat dont une partie extrtme est en saillie au-delà du chevron et, par conséquent, du toit. Dans la partie extrême en saillie est pratiquée une paire d'échancrures latérales 3a, 3b. Ces dernières sont faites de préférence l'une en face de l'autre dans les deux bords latéraux opposés de l'élément 1. L'invention n'impose pas le profil exact des échancrures 3a, 3b; elles peuvent être chacune en demi-cercle comme sur la figure I ou rectangulaire comme sur la figure 2 ou elles peuvent avoir tout profil quelconque convenable. Le dispositif de l'invention comprend un second élément 4 destiné à être fixé à la structure rigide 5 d'une console de protection. Celle-ci se compose, en plus de la structure 5 représentée partiellement, de moyens constituant un plancher et une barrière. La console elle-meme n'étant pas l'objet de l'invention, il n'est pas utile de la décrire. Sa structure comprend, comme il est connu en soi, des bras qui correspondent aux éléments 1 fixés aux chevrons 2. Chacun de ces bras est muni d'un second élément 4 constitué par un étrier 6 ayant une base 7 et deux branches espacées 8. L'étrier 6 est ouvert vers le bas et l'écartement des branches 8 correspond à la partie pleine 9 qui'subsiste sur l'élément 1 entre les échancrures 3a, 3b. Les branches 8 sont elles-mêmes appropriées, par leur grosseur et par leur profil, aux échancrures 3a, 3b, de façon à pénétrer simultanément dans ces dernières jusqu'à la rencontre de la base 7 avec la face supérieure de la partie pleine 9. Bes deux branches 8 sont incurvées de la même façon chacune dans un plan parallèle au bord latéral de l'élément 1. L'invention n'impose pas le sens de l'incurvation des branches 8;elle peut être faite vers le haut ou vers le bas à partir de la fixation à la structure 5, en direction de cette structure ou en direction opposée. Dans tous les cas, grâce à l'engagement des branches 8, dans les échancrures 3a, 3b et à l'incurvation de ces branches, le dispositif de l'invention ne permet pas la libération du second élement 4 et du premier élément 1 sous l'effet d'un simple coup vertical porté de bas en haut En effet, la partie extrême des branches 8 est engagée sur la partie extrême de l'élément 1, comme on le voit sur les figures 3 et 5. il faut effectuer des mouvements complexes et coordonnés de pi -votement et de soulèvement pour faire sortir chaque étrier 6 des échancrures 3a, 3b. Une telle combinaison ne peut Qtre que volontaire. L'invention n'impose pas la manière de fixer l'étrier 6 du second élément 4 à la structure 5. Les figures 3 et 4 montrent un exemple selon lequel les branches 8 sont incurvées vers le haut, autrement dit vers le dessus de l'élément I en direction de la structure 5 à partir de la fixation de l'étrier 6 à cette structure 5. Celle-ci se termine par une chape 9 à deux ailes 10. les branches 8 sont repliées vers l'extérieur, introduites dans des trous des ailes 10 et rivées sur celles-ci. La figure 6 montre un exemple selon lequel les branches 8 sont incurvées vers le bas, autrement dit vers le dessous de l'élément 1 en direction de la structure 5, à partir de a fixation à cette dernière. Celle-ci se termine par un fer plat à section droite rectangulaire et l'étrier 6 est soudé au bout de ce fer plat. La fixation est faite par la base 7 de l'étrier. En général, les branches 8 ont une épaisseur qui est faiblement inférieure à la longueur des échancrures 3a, 3b. les figures 5, 6 et 7 montrent une variante d'exécution dans laquelle l'épaisseur de chacune des branches 8 est égale à la moitié environ de la longueur de chaque échancrure 3a, 3b. La base 7 de l'étrier 4 est prolongée à l'oppose des branches 8 au-dessus du fer plat qui termine la structure 5. A ce prolongement est fixé un bouton 11 à section droite carrée qui traverse une fente 12 creusée dans une fourchette 13. Celle-ci est retenue contre la base 7 mais elle coulisse librement en sens vertical; elle est guidée par le bouton 11.Elle se termine par de xdé-nt-s-d-r-oItes-et espacées espacées 14 oui sont capables de s'engager dans les échancrures 3a, 3b, en plus des branches 8 de l'étrier 4 et de contenir entre elles la partie pleine 9 de l'élément 1. La longueur de la fente 12 est supérieure à celle des branches 14. il est donc possible, à partir de la position visible sur la figure 6, de faire glisser vers le haut la fourchette 13 pour dégager complètement les branches 14 des échancrures 3a, 3b. A ce- moment, il devient possible de faire pivoter les branches 8 de l'étrier 4 à l'intérieur de ces échancrures 3a, 3b et de dégager la structure 5 en la soulevant en même temps.Inversement, quand la fourchette 13 a ses branches 14 engagées dans les échancruree 3a, 3b, comme sur la figure 6, l'espace de ces échancrures est rempli et la fourchette réalise un verrouillage du second élément 4 par rapport au premier.élément 1. Ainsi, tout dégagement involontaire de ces éléments est rendu impossible. On a montré les avantages du dispositif de l'invention en ce qui concerne la sécurité de la fixation de la console au toit. En se reportant à la figure 8, on expliquera l'avantage important que le dispositif apporte en simplifiant l'accrochage des éléments complémentaires. Pour réaliser l'accrochage, il suffit de faire reposer l'étrier 6 de chaque élément 4 de la structure 5 sur l'élément correspondant 1 fixé à un chevron et de laisser glisser l'en semble le long de cet élément 1. Ceci se fait aisément sous l'effet de la pesanteur. Quand l'étrier 6 rencontre les échan crures 3a, 3b, les branches 8 s'y engagent. On facilite cet engagement en faisant basculer légèrement la structure 5. Ce mouvement s'exécute aisément puisqu'on n'a pas à porter la structure. L'accrochage se fait donc sans peine et sans mouvements combinés et complexes. lorsqu'il s'agit du mode de réalisation de la figure 6, quand on fait reposer l'étrier 6 sur l'élément 1, la four chette 1 est forcément soulevée par ce dernier: elle s'engage d'elle-même, sous l'effet de son poids, dans les échancrures 3a et 3b dès que les branches 8 de l'étrier ont pénétré com plètement dans les mêmes échancrures. Be verrouillage se fait donc automatiquement. Dans les exemples décrits- plus -haut, les échancrures 3a, 3b sont placées symétriquement l'une en face de l'autre; l'invention n impose pas cette disposition. il est possible de déporter les échancrures 3a, 3b l'une par rapport à l'autre en sens longitudinal de l'élément 1. D'autre part, la fourchette 13 de verrouillage ne doit pas- & re forcément une plaque à coulissement vertical; elle pourrait avoir un autre profil et être déplaçable le long d'un chemin de guidage différent. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'accrochage à une toiture d'une barrière de sécurité ayant une structure rigide, comprenant un premier élément constitué par un fer plat fixé à un chevron avec une partie saillante au-delà de celui-ci, un second élément faisant partie de la structure rigide de la barrière, caractérisé en ce que le premier élément 1 présente dans sa partie saillante au-delà du chevron 2 une paire d'échancrures 3a, 3b pratiquées dans les deux bords latéraux opposés de cet élément, tandis que-le second élément~4 est constitué par un étrier 6 ouvert vers le bas ayant deux branches 8 espacées et disposées pour s'engager respectivement dans les échancrures 3a, 3b, ces branches 8 étant incurvées chacune dans un plan parallèle à un bord latéral du premier élément 1. 2. Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les branches 8 de l'étrier 6 ont des dimensions fixées de façon à remplir totalement l'espace de chaque échancrure 3a, 3b. 3. Dispositif d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les branches 8 de l'étrier 6 ont une épaisseur inférieure à la longueur de chaque échancrure 3a, 3b et une fourchette 13 est montée sur étrier 6 avec une possibilité de déplacement, cette fourchette ayant deux dents 14 aptes à s' engager aussi dans les échancrures 3a, 3b, la longueur de ces dents 14 étant inférieure à la course de déplacement de la fourchette 13 et une épaisseur complémentaire à celle des branches 8 de façon à remplir totalement, avec les branches 8, l'espace de chaque échancrure 3a, 3b. 4. Dispositif d'accrochage selon les revendications 1 et 2 réunies, caractérisé en ce que chaque échancrure 3a, 3b a le profil d'un demi-cercle, les branches 8 ont en section droite un profil circulaire de diamètre correspondant à celui des échancrures 3a, 3b. 5. Dispositif d'accrochage selon la revendication 4 caractérisé en ce que l'étrier 6 est fixé à la structure 5 de la barrière de sécurité par les extrémités des branches 8, ces branches 8 étant incurvées vers le haut, c'est-à-dire vers le dessus de l'élément 1, en direction de la structure 5, à partir de leur fixation à la structure 5. 6. Dispositif d'accrochage selon les revendications 1 et 2 réunies caractérisé en ce que chaque échancrure 3a, 3b a le profil d'un rectangle, les branches 8 ont en section droite un profil rectangulaire dont l'épaisseur est sensiblement égale à la longueur de chaque échancrure 3a, 3b. 7. Dispositif d'accrochage selon la revendication 6 caractérisé en ce que l'étrier 6 a une base 7 qui réunit les branches 8 et cet étrier 6 est fixé à la structure 5 de la barrière de sécurité par cette base 7, les branches 8 étant incurvées vers le bas, c'est-à-dire vers le dessous de l'élément 1, en direction de la structure 5, à partir de la fixation de la base 7 à cette structure 5. 8. Dispositif d'accrochage selon les revendications 1 et 3 réunies caractérisé en ce que chaque échancrure 3a, 3b a le profil d'un rectangle, les branches 8 de l'étrier 6 ont une épaisseur égale à une fraction de la longueur des échancrures 3a, 3b et la fourchette 13 a des dents 14 rectilignes ayant une section droite rectangulaire avec une épaisseur qui complète l'épaisseur des branches 8 pour remplir l'espace des échancrures 3a, 3b. 9. Dispositif d'accrochage selon la revendication 8 caractérisé en ce que l'étrier 6 a une base 7 qui réunit les branches 8 et cet étrier 6 est fixé à la structure 5 de la barrière de sécurité sur cette base 7, les branches étant incurvées vers le bas en direction de la structure 5 à partir de la fixation de la base 7 à cette structure 5, la fourchette 13 étant plane et à déplacement vertical par rapport à l'étrier 6, la base 7 étant pourvue d'un moyen Il qui retient la fourchette 13 contre la base 7 en la guidant dans son déplacement en sens vertical.