La présente invention concerne un matériau à base de copeaux de bois destiné, soit à être utilisé tel quel, soit pour être étalé en couches sur tous terrains ou sols qu'ils soient meubles ou durs, de manière à constituer, soit des sous-couches servant de supports pour d'autres couches de constitution diverse, soit des couches de stabilisation de ces sols et réaliser de la sorte des surfaces, aires ou pistes de circulation, souples, anti-dérapantes7 pour véhicules, piétons, animaux. Dans les domaines aussi divers que les chantiers des ponts et chaussées, les chantiers du bâtiment et des travaux publics, les chantiers de terrassement, les carrières, les chantiers forestiers, on assiste le plus souvent et suivant la nature des sols et des terrains sur lesquels circulent aussi bien les véhicules que les ouvriers ou même, suivant les sites, les animaux de trait, soit, par temps de pluie, à la formation de bourbiers ou de surfaces glissantes rendant ces sols difficilement praticables, soit, au contraire, par temps chauds et/ou secs, à la formation de poussières avec tous les inconvénients que cela implique. Or, la présente invention vise, entre autres, à éviter ces divers inconvénients en appliquant sur ces sols et terrains une couche d'un matériau ayant la propriété d'être adhérent et anti ddrapant, de présenter une cohésion et une tenue telles qu'il ne puisse être facilement enfoui et disparaître dans le sol sous l'influence de contraintes, une aptitude à absorber l'humidité en ne formant pas de plaques ou blocs compacts et/ou glissants et en ne se délitant pas ou n'étant pas entraîné pat l'eau et une aptitude à favoriser les échanges sol-air associés au phénomène d'évaporation de l'eau et enfin ayant la propriété de ne pas donner de poussières. Le matériau conforme à l'invention présentant l'ensemble des propriétés ci-dessus est caractérisé par le fait qu'il est essentiellement constitué par un mélange de copeaux de bois forestiers naturels n'ayant subi aucun traitement physique ou chimique, mélange renfermant une forte proportion de résineux et une proportion moindre de feuillus, à l'exclusion des bois d'eau, ces copeaux étant eux-mêmes caractérisés par une gamme particulière de dimensions particulaires à savoir qu'ils sont sous forme de lamelles ayant une épaisseur comprise entre T5 et 25 mm, de préférence entre 20-22 mm, une largeur comprise entre 2 et 7 cm, de préférence entre 3 et 6 cm, et, enfin, une longueur comprise entre 10 et 20 cm, de préférence entre 15 et 18 cm. De façon avantageuse, la proportion de résineux est comprise entre 50 et 90 %, de préférence entre 60 et 80 %, et la proportion de feuillus est comprise entre 10 et 40 %, de préférence entre 20 et 40 %. Pour obtenir les propriétés en question, non seulement la forme et la dimension des copeaux jouent un rôle important, mais également la nature et la proportion des essences d'arbres entrant dans le mélange de copeaux selon l'invention. Le Demandeur a en effet constaté que des mélanges de copeaux réalisés avec les mêmes essences que celles de l'invention mais ne se présentant pas sous forme de lamelles ou se présentant sous forme de lamelles mais n'ayant pas les dimensions indiquées ou encore répondant à cette dernière caractéristique mais avec des bois traités et/ou des proportions d'essences différentes de celles de l'invention, ne présentaient pas l'ensemble des propriétés énoncées ci-dessus. Ces constations sont surprenantes. Il n'est pas dans l'intention du Demandeur de fournir une explication précise du phénomène, conduisant à cet ensemble de propriétés très intéressantes. Il lui suffira d'avancer l'hypothèse, sans analyser toutefois l'influence de la dimension particulaire, que la forte proportion de résineux contribue à conférer au mélange l'aptitude à l'absorption d'humidité et à favoriser les échanges sol-air et la faible proportions de feuillus contribue à donner au mélange sa cohésion, son aptitude à ne pas se déliter et à ne pas céder ou pénétrer dans le sol sous l'effet des contraintes. C'est ainsi que le matériau selon l'invention peut absorber de 1,5 à 2 fois son poids d'eau sans former de plaques de boue et sans être dérapant, évitant ainsi la saturation du sol, tout en étant susceptible de restituer graduellement cette eau, évitant ainsi la formation des poussières. Le matériau selon l'invention peut être obtenu par tout moyen mécanique connu de coupe de bois permettant d'obtenir les lamelles telles que définies ci-dessus, le mélange se faisant également par tout moyen connu. Etant donné ses bonnes propriétés imprévisibles et inattendues, le matériau selon l'invention convient particulièrement bien pour la stabilisation des sols. Il pourra être utilisé en épaisseurs de l'ordre de 15 à 20 cm, dans le cas de fortes contraintes (circulation de véhicules et engins). Les épaisseurs maximales seront préférées pour les terrains meubles alors que des épaisseurs moindres pourront être appliquées pour des terrains durs. Par contre, dans le cas de faibles contraintes (circulation de piétons, de cycles, d'animaux), ces épaisseurs pourront être réduites. Elles pourront être de 5 à 15 cm. Ainsi, des aires de circulation aisée dans toutes sortes de chantiers pourront être réalisées avec le matériau selon l'invention, y compris les chantiers à fortes pentes. La cohésion de la couche appliquée constituant une de ses caractéristiques, on comprendra facilement qu'il pourra être utilisé pour la stabilisation des accotements en fortes pentes, pour éviter les ravinements. Sa caractéristique de ne pas donner de poussière, sa souplesse et sa bonne tenue le désignent aussi tout naturellement dans les domaines sportifs pour la réalisation de pistes de stades, de pistes cavalières, dans l'exploitation des carrières, etc. Par ailleurs, sa bonne aptitude à absorber l'humidité en fait un matériau de choix en agriculture en tant que couche ou sous-couche pour certaines cultures voire même la réalisation de gazons, trouvant en lui une réserve d'eau suffisante pour en favoriser la croissance, la tenue et/ou l'entretien. Il va du reste de soi que la présente invention nta été décrite qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et que toutes modifications utiles pourront y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Matériau à base de bois convenant notamment pour la stabilisation des sols et terrains, ayant la propriété d'être adhérent et anti-dérapant, de présenter une cohésion et une tenue telles qu'il ne puisse être facilement enfoui et disparattre dans le sol sous l'influence de contraintes, une aptitude à absorber l'humidité en ne formant pas de plaques ou blocs compacts et/ou glissants et ne ne se délitant pas ou n'étant pas entrainé par l'eau et une aptitude à favoriser les échanges sol-air associés au phénomène d'évaporation de l'eau et enfin ayant la propriété de ne pas donner de poussières, matériau caractérisé par le fait qu'il est essentiellement constitué par un mélange de copeaux de bois forestiers naturels n'ayant subi aucun traitement physique ou chimique, mélange renfermant une forte proportion de résineux et une proportion moindre de feuillus à l'exclusion des bois d'eau, ces copeaux étant eux-mêmes caractérisés par une gamme particulière de dimensions particulaires à savoir qu'ils sont sous forme de lamelles ayant une épaisseur comprise entre 15 et 25 mm, de préférence entre 20-22 mm, une largeur comprise entre 2 et 7 cm, de préférence entre 3 et 6 cm et, enfin, une longueur comprise entre 10 et 20 cm, de préférence entre 15 et 18 cm. 2. Matériau selon la revendication 1, caracté risé par le fait que la proportion de résineux est comprise entre 50 et 90 %, de préférence entre 60 et 80 %, et la proportion de feuillus est comprise entre 10 et 50 %, de préférence entre 20 et 40 %. 3. Application du matériau selon la revendication 1 ou 2 dans le domaine des chantiers de travaux publics, des ponts et chaussées, des carrières, dans le domaine sportif, dans le domaine agricole pour la réalisation de pistes et aires de circulation et de couches et souscouches d'ensemencement ou de cultures.