La présente invention concerne des caméras de cinéma à cassettes pour film de format "amateur", du type comportant côté Ca- siéra un dispositif de guidage du film devant la fenêtre d'exposition et, côté cassette, une plaquette presseuse à ressort. Dans les caméras pour film en rouleau, on a adopté un guidage du film dans un couloir devant la fenêtre d'exposition, la profondeur du couloir étant adaptée à l'épaisseur du film, éventuel liement augmentée de celle du papier de protectipn. L'expérience a montré qu'une forte application du film sur le dispositif de guidage du film devant la fenêtre d'exposition peut modifier la position plane du film du fait que celui-ci se bombe alors vers 1' extérieur à travers la fenêtre d'exposition. En outre, cette forte pression rend considérablement plus difficile ltentratnement du film, ce qui risque de provoquer un déchirement de celui-ci. I1 est d'ailleurs également ainsi lorsqu'on cherche à éviter le bombement vers 11 avant du film au moyen d'une plaque de verre disposée dans la fenêtre d'exposition. En adoptant un couloir de passage du film d'une profondeur ehoisie de telle manière qutil permette juste le passage du film sans coincement, on a pu éviter les inconvénients mentionnés cidessus. Mais il s'est posé un nouveau problème en raison de 1' épaisseur variable des films en rouleaux disponibles dans le com- merce, par exemple du fait que ces films sont fournis avec ou sans papier de protection. Pour tenir compte de cet état de chose il a fallu rendre la profondeur du couloir réglable en deux ou plus de deux échelons. Lorsqu'on a pu s'arranger de cette manière pour que la profondeur du couloir soit plus grande, par exemple de 0,01 mm, que l'épaisseur du film ou l'épaisseur totale du film et du papier de protection, on a pu obtenir une position plane pratiquement parfaite du film. Ce åeu de 0,01 mm correspond pour une longueur focale de 8 cm et une distance de l'objet de 5 m, à une erreur maximale de mise au point de 0,18 m, c'est-à-dire environ 3,6 *. Dans les caméras d'amateur, on est en présence d'exigences dimensionnelles et de conditions d'utilisation entièrement différentes, en particulier dans les caméras de 8 mm. Tout d'abord, dans ces appareils, la largeur de l'image ou du film et la hauteur de l'image sont dans un rapport très différent avec l'épaisseur du film, de sorte qu'il n'y a pas lieu de craindre que le film se bombe de lui-même davantage vers l'extérieur lorsqu'il se trouve dans le champ d'exposition, mAeme lorsqu'il est fortement pressé. I1 s'agit plutôt, dans ces caméras, de guider le film aussi exactement que possible dans le plan focal.Si la pression d'application qui maintient le film sur un dispositif de guidage rigide devant la fenêtre d'exposition est choisie trop forte, alors le film est freiné dans une mesure excessive, de sorte que la griffe d'entraSnement risque de détruire les perforations. Si, par contre, la pression d'application est trop faible, alors le film entraîné pas à pas ne s'immobilise pas complètement avant la phase d'exposition et il en résulte des images floues "étirées", si l'on n'a pas recours à la construction de griffes de retenue ou de blocage coûteuses. En outre, la tendance du film à osciller dans la direction de l'axe optique exige une pression d'application minimale. La solution consistant à guider le film dans un couloir s' offre également dans le cas de ces caméras pour film de format "amateur". Toutefois, même si la profondeur du couloir est adaptée à l'épaisseur du film, de telle manière qu'elle ne dépasse celleci que d'environ 1/100 mm, on se trouve en présence de conditions défavorables. Avec une longueur focale d'objectif de 7 mm, un décalage du film de 0,01 mm par rapp'ort au plan focal, pour une distance de l'objet de 5 m, correspond déjà par exemple à une différence de mise au point de 2,5 m. Pour une distance de l'objet de 2 m, cette-erreur de mise au point est encore de 0,55 m.Comme la caméra de cinéma pour film "amateur" doit tenir compte de différences relativement grandes et, par exemple, des différences d' épaisseurs entre les films noir et blanc et les films couleurs, il faut compter pratiquement sur une tolérance de profondeur du couloir supérieure à 1/100 mm. Le fait que la défocalisation, qui se produit en dépit d'une mise au point précise au moyen d'échelles graduées ou à l'aide d'un dispositif à miroir réflecteur, passe souvent inaperçue est dû d'une part au phénomène grâce auquel les flous des contours ne sont pas aussi nettement visibles dans une image animée que, par exemple, dans des agrandissements ou des projections d'images fixes et, d'autre part, au degré de netteté supplémentaire qu'on obtient en diaphragmant l'objectif et qui fait disparaître les flous dûs à la défocalisation. L'invention a pour but d'éliminer les influences négatives multiples énumérées ci-dessus qui compromettent la netteté de l'image du film de format "amateur", afin d'obtenir un degré ma ximal de netteté avoisinant. ou même atteignant le degré pouvant être théoriquement atteint et ceci dans une caméra de cinéma à cassettes pour film de format "amateur" comportant, côté caméra, un dispositif de guidage devant la fenêtre de projection et, côté cassette, une plaquette presseuse à ressort disposée derrière le film qui s'étend librement sur le caté frontal de la cassette. A cet effet, suivant l'invention, le dispositif d'appui destiné à supporter la plaquette presseuse du film, en vue de former un couloir de passage du film entre le dispositif de guidage du film de la caméra et la plaque presseuse, est disposé coté caméra de manière à pouvoir se déplacer parallèlement à l'axe optique ét est accouplé avec le mécanisme d'entraînement du film de telle manière qu'il sépare ou soulève du film la plaquette presseuse pendant la phase du déplacement du film de manière à former ledit couloir. De préférence, les appuis sont disposés à l'extrémité libre d'un levier oscillant, actionné par un disque à came axial monté sur l'arbre du diaphragme rotatif. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descript n détaillée qui suit et à l'examen du dessin joint qui en représenbX à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation. Sur ce dessin La figure 1 est une vue en coupe longitudinale de la caméra; la figure 2 est une représentation en perspective des éléments essentiels du mécanisme d'entrannement participant à la réalisation de l'objet de l'invention. Sur la paroi frontale 1 du magasin 2 qui reçoit la cassette de film 3 est fixé le rail avant 4 de guidage du film avec la fenêtre d'exposition 5. Des nervures 6 et 7 disposées de part et d'autre du rail 4 servent au guidage latéral du film 8 qui s' étend librement le long de la paroi frontale 9 de la cassette 3 et qui est pressé vers l'extérieur par une plaquette presseuse 10 suspendue à un ressort 11 dans la cassette 3. Un ressort 12 disposé dans le magasin à cassette 2 de la caméra pousse la cassette en direction du rail de guidage de film 4. Un évidement 13, prévu dans la paroi frontale de la cassette, permet au rail de guidage 4 du film de pénétrer dans la cassette suffisamment pour que le film 8 puisse être appliqué, dans tous les cas, sur ce rail de guidage par la plaquette presseuse 10 et le ressort 11. Le plan de support du film du rail de guidage 4 est le plan focal de l'objectif 14. Dans la partie avant 15 de la caméra, un levier à un seul bras 16 peut osciller autour de son pivot 17 dans les paliers 18 et porte, à son extrémité libre, deux dents 19 guidées dans des échancrures 20 du rail 4 de guidage du film, de part et d'autre de la fenêtre d'exposition 5, mais à l'extérieur du film. Lorsque la cassette est en place, les dents 19 reposent sur la plaquette presseuse à ressort 10 de la cassette 3. Lorsque le levier 16 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre (figure 1), la plaquette presseuse 10 est enfoncée à l'intérieur de la cassette contre l'action du ressort 11.Ce pivotement du levier 16 est commandé en relation avec le mécanisme d'entraînement du film et le diaphragme rotatif 21, de telle manière que la plaquette presseuse 10, pendant 1'entrainement pas à pas du film, soit enfoncée dans la cassette, c'est-à-dire soulevée du film et que, pendant l'exposition du film, elle soit libérée, de façon qu'elle soit appliquée sur le film par son ressort 11. Le soulèvement de la plaquette presseuse 10 est, en outre, avantageusement limité, dans une mesure déterminée, par la profondeur maximale nécessaire du couloir de passage du film, compte tenu des épaisseurs de film prévues Dans l'exemple d'exécution représenté, cette disposition est assurée par un disque à came axial 22 monté sur l'arbre 23 du diaphragme rotatif et agissant sur un élément suiveur de came 24 du levier 16. Le mécanisme d'entraînement pas à pas peut être de construction usuelle et, en conséquence, il n'est pas formellement représenté. La plupart du temps dans les caméras à cassettes, on prévoit une griffe d'entrarnement. REVENDICÂTIONS 1. Caméra de cinéma à cassettes pour film de format "amateur du type comportant, côté caméra, un dispositif de guidage du film rigide et, côté cassette, une plaquette presseuse à ressort ladite caméra étant caractérisée en ce que ses appuis destinés à supporter la plaquette presseuse du film sont montés, côté caméra de manière à pouvoir se déplacer parallèlement à l'axe optique en vue de former un couloir de passage du film entre le dispositif de guidage du film de la caméra et la plaquette presseuse, et sont accouplés avec le mécanisme d'entranement du film, de telle façon qu'ils soulèvent la plaquette presseuse du film pendant la phase de déplacement de celui-ci de manière à former ledit couloir. 2. Caméra de cinéma à cassettes pour film de format "amateur* suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les appuis sont disposés à l'extrémité libre d'un levier oscillant, qui est actic- né par un disque à came axial monté sur 1' arbre du diaphragme rotatif.