La présente invention se rapporte aux procédés de préparation des matières fibreuses pour le filage, plus particulièrement aux procédés de peignage des fibres textiles et aux peigneuses. On connatt le procédé de peignage discontinu des fibres textiles, employé dans toutes les peigneuses à marche périodique, comme par exemple les peigneuses de la firme Textima (RDA). Ce procédé consiste en un apport périodique d'une nappe alimentaire dans la zone de peignage en quantité égale à l'alimentation linéaire au moyen de la boîte et du peigne dlalimen- station ; en un peignage des bouts avant des fibres de la nappe alimentaire par les aiguilles d'un peigne cylindrique et des bouts arrière des fibres par un peigne vertical pendant la séparation d'une partie des fibres de la nappe alimentaire au moyen d'un couple de rouleaux entraineurs arrangés en aval du peigne cylindrique dans le sens du mouvement des portions de fibres ; en la formation d'une nappe peignée composée de portions séparées de fibres peignées en recouvrant consécutivement une portion des fibres par nne autre dans le sens longitudinal sur un transporteur animé d'un mouvement alternatif ; et en un rétrécissement de la nappe en un ruban avec empotage consécutif. Le rendement des peigneuses à action périodique connues pour exécuter les opérations indiquées plus haut est limité, ce qui est dA à ce que la plupart des ensembles et des organes de travail de ces machines doivent effectuer des mouvements périodiques compliqués. De ce fait, les cycles de travail de la machine, changent fréquemment et la qualité du ruban peigné est altérée, le nombre de déchets au peignage est accru et l'usure de tous les mécanismes de la peigneuse est plus rapide. Les rubans obtenus dans les peigneuses par le procédé connu sont de structure très irrégulière. Cette irrégularité est due à ce que pendant la formation de la nappe peignée la portion des fibres séparées de la nappe alimentaire est superposée sur la portion précédente avec un certain déplacement des fibres dans le sens longitudinal, de telle façon que les bouts avant des fibres de la portion suivante recouvrent les bouts arrière des fibres de la portion précédente et forment de ce fait des jointures, ce qui permet d'obtenir une nappe et ensuite un ruban présentant la résistance nécessaire pour entre soumis au traitement suivant. Pour éliminer l'irrégularité de la structure du ruban obtenu par le procédé de peignage connu, il est nécessaire d'employer un grand nombre de bouts et de procéder au traitement en plusieurs passages sur des bancs d'étirage. En conséquence, le temps de peignage des fibres textiles est plus long et le processus est plus compliqué. La présente invention vise à pallier ces défauts. L'invention vise à mettre au point un procédé de peignage de fibres textiles et une peigneuse pour la mise en oeuvre de ce procédé qui permettraient, en réduisant le traitement technologique des fibres pendant le peignage, d'améliorer la qualité du peignage, d'augmenter le rendement de la peigneuse et d'éliminer l'irrégularité de la structure du ruban peigne. Ce problème est résolu du fait que dans le procédé de peignage de fibres textiles, consistant en ce que la nappe alimentaire constituée de rubans séparés est amenée dans des pinces qui la serrent pendant que les bouts avant des fibres de la nappe alimentaire dépassant des pinces sont peignées par le peigne cylindrique, après quoi une portion de fibres est séparée de cette nappe, les bouts arrière de ces fibres sont simultanément peignés par un peigne vertical, ensuite les portions de fibres séparées sont superposées pour obtenir une nappe peignée à partir de laquelle on forme un ruban de fibres disposées longitudinalement, selon l'invention chaque portion de fibres pendant le processus de formation de la nappe peignée est déplacée suivant une direction sensiblement perpendiculaire au sens de rotation du peigne cylindrique, et chaque portion de fibres suivante est placée au-dessus de la portion précédente avec un certain décalage en largeur pour former une nappe peignée dans laquelle les fibres sont disposées transversalement, après quoi la nappe peignée est enroulée sous un certain angle par rapport à la direction de déplacement des portions de fibres la formant,-en constituant ainsi un ruban dans lequel les fibres sont disposées longitudinalement. La formation d'une nappe peignée par superposition d'une portion de fibres sur une autre avec décalage en largeur permet d'éliminer les jointures longitudinales en longueur des fibres. L'enroulement d'une pareille nappe permet d'obtenir un-ruban peigné d'épaisseur régulière suivant toute sa longueur. Comme il n'est plus nécessaire de traiter le ruban obtenu sur des bancs d'étirage, le cycle de traitement technologique des fibres textiles au peignage est réduit de deux fois et plus. Le procédé en accord avec l'invention se caractérise en ce que, pendant l'enroulement de la nappe peignée, le ruban formé est étiré le long de l'axe d'enroulement imaginaire. Cela assure une meilleure régularité du ruban formé grace au déplacement longitudinal des fibres formant lue ruban. L'invention sqbaractérise aussi en ce qu'à la superposition de la portion de fibres suivante sur la portion précédente, la nappe peignée se trouve continuellement en mouvement. Il est alors efficace que lors du mouvement continu de la nappe peignée, la nappe alimentaire soit elle aussi amenée aux pinces d'une façon continue. Le déplacement continu des nappes peignée et alimentaire permet d'augmenter considérablement le rendement des peigneuses. Pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention, on emploie une peigneuse comprenant un mécanisme pour la formation de la nappe alimentaire, muni de pinces pour serrer la nappe alimentaire, un peigne cylindrique pour peigner les bouts avant de la nappe alimentaire serrée dans les pinces, un dispositif pour séparer les portions de fibres de la nappe alimentaire, un peigne vertical pour le peignage des bouts arrière des fibres dans la portion séparée, un dispositif pour former une nappe peignée à partir de portions de fibres séparées et un dispositif pour recevoir le ruban formé à partir de la nappe peignée, ladite peigneuse étant caractérisée, selon l'invention, en ce que le dispositif pour former une nappe peignée à partir des portions de fibres séparées comprend un transporteur à bande sans fin disposé sensiblement le long de l'axe du peigne cylindrique et au-dessus de ce dernier, un dispositif pour enrouler en un ruban la nappe peignée étant disposé au-dessus dudit transporteur sous un certain angle par rapport à la direction de mouvement du brin supérieur du transporteur. Cela permet d'obtenir une nappe peignée continue et un ruban d'épaisseur régulière sans jointures à partir de portions de fibres séparées. Il est avantageux de monter un mécanisme d'étirage du ruban le long de l'axe d'enroulement imaginaire entre le dispositif pour former la nappe peignée et le dispositif pouykecevoir le ruban. Cela permet de réduire l'épaisseur et d'augmenter la résistance relatze du ruban peigné par le décalage différencié des fibres lors de 11 étirage du ruban. Suivant l'invention, la bande porteuse du transporteur est faite en un matériau imperméable à l'air, et entre ses brins est prévue une tubulure reliée à un moyen d'aspiration de l'air pour créer le vide sous le brin inférieur du transporteur. Cela permet d'enlever du peigne circulaire les portions de fibres peignées, de former à partir de ces fibres une nappe peignée continue, et de retenir cette nappe à l'extérieur slt- le brin inférieur du transporteur jusqu'au moment où cette nappe passe sur le brin supérieur du transporteur. L'invention se caractérise de même en ce que le dispositif pour l'enroulement de la nappe peignée en un ruban se présente sous la forme d'un rouleau qui tourne dans le sens de rotation des rouleaux menant et mené du transporteur et qui est muni de saillies hélicoidales sur sa surface extérieure. Cela permet d'obtenir un ruban à fibres disposées longitudinalement par rapport à son axe, à partir d'une nappe peignée à fibres disposées transversalement par rapport à la direction de son mouvement. Il est avantageux que le transporteur à bande sans fin et le dispositif pour l'enroulement de la nappe peignée en un ruban soient munis de commandes pour leur imprimer un mouvement continu, et que le mécanisme de formation de la nappe alimentaire contienne un mécanisme de peignes avec une commande pour le mouvement continu des peignes, les pinces étant dans ce cas montées immobiles auprès du peigne cylindrique. Cela permet d'effectuer l'amenée continue et régulière de la nappe alimentaire aux pinces et d'obtenir des portions de fibres peignées de longueur prédéterminée séparées de la nappe alimentaire et ayant un poids égal. Il est de même avantageux que le peigne cylindrique soit muni de plusieurs segments avec une garniture d'aiguilles pour le peignage des bouts avant des fibres de la nappe alimentaire serrée dans les pinces, disposés en alternance avec des segments sans garniture. Grâce à cela, il est possible de séparer les fibres de la nappe alimentaire et d'effectuer le peignage des bouts arrière de ces fibres directement après le peignage des bouts par le peigne cylindrique, d'augmenter le nombre de cycles technologiques par unité de temps et d'obtenir un rendement sensiblement meilleur de la peigneuse. Selon l'invention, dans le peigne cylindrique, sous ses segments sans garniture, sont prévues des plaques qui sont disposées parallèlement à son axe et peuvent sortir du peigne circulaire par des fentes longitudinales pour relever les bouts avant des fibres dans les portions séparées, lors de leur amenée sur le transporteur. De cette façon, sur la partie extérieure du brin inférieur du transporteur, les fibres séparées de la nappe alimentaire peuvent être formées en une nappe peignée dans laquelle les fibres sont disposées transversalement par rapport à la direction de déplacement du transporteur. L'invention se caractérise en ce que le peigne circulaire est muni d'un dispositif monté fixe servant à relever les plaques entre le dispositif pour séparer les portions de fibres et le transporteur à bande sans fin. L'invention se caractérise de même en ce que le dispositif pour séparer les portions de fibres est muni d'un rouleau presseur pour introduire les bouts avant des fibres de la nappe alimentaire dans la garniture d'aiguilles d'un segment pendant le peignage et pour les presser contre les segments sans garniture du peigne cylindrique pendant la sépara tion des portions de fibres de la nappe alimentaire, ledit rouleau étant disposé parallèlement à l'axe du peigne cylindrique et étant en contact permanent avec ce peigne cylindri que. Cela permet d'effectuer le peignage des bouts avant des fibres de la nappe alimentaire sur toute l'épaisseur de la barbe dépassant des pinces, au moyen de la garniture d'aiguilles des segments du peigne cylindrique, et de séparer les portions de fibres avec peignage simultané de leurs bouts arrière directement après le peignage des bouts avant de ces fibres. Il est efficace que le mécanisme à peignes à commande de mouvement continu de celles-ci soit exécuté sous la forme d'une tête avec des barrettes à aiguilles commandées par des vis sans fin. Cela permet de rapprocher autant que possible des pinces le champ aiguillé et de réaliser le contre nécessaire du mouvement des fibres lors de l'amenée de la nappe alimentaire aux pinces et lors de la séparation de la portion des fibres peignées de la nappe alimentaire. De cette façon, le procédé proposé de peignage des fibres textiles et la peigneuse proposée pour la mise en oeuvre de ce procédé assurent un accroissement du rendement de la peigneuse de deux ou trois fois, une amélioration de la qualité du ruban peigné et une réduction du processus de préparation du ruban pour le filage. En outre, la construction de la peigneuse est sensiblement simplifiée, son entretien est plus aisé et la production de ruban peigné et de -filé à partir des fibres est accrue. Pour donner une idée plus précise de l'invention, plusieurs exemples de réalisation du procédé proposé de peignage des fibres textiles et de la peigneuse pour la mise en oeuvre dudit procédé sont décrits dans ce qui suit, avec références aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est un schéma technologique du peignage, selon l'invention - la figure 2 montre schématiquement la formation d'un ruban peigné à partir d'une nappe - la figure 3 montre la peigneuse selon l'invention - la figure 4 illustre la position des pinces du peigne vertical et du rouleau presseur auprès du peigne cylindrique de la peigneuse - la figure 5 est une vue en perspective du peigne cylindrique, du-rouleau presseur et de lsensemble de formation de la nappe peignée et du ruban - la figure 6 est une vue en coupe partielle longitudinale du peigne cylindrique; - la figure 7 est une vue en coupe transversale du peigne cylindrique que - la figure 8 est une vue en plan de l'ensemble de formation de la nappe peignée et du ruban - la figure 9 est une vue de devant de l'ensemble représenté sur la figure 8. Selon le procédé de peignage proposé, une nappe alimentaire A (figure 1) formée de rubans séparés 1 est amenée dans des pinces 2 qui effectuent le serrage de cette nappe. Au moment du serrage de la nappe alimentaire A par les pinces, les bouts avant (la barbe) 3 des fibres dépassant des pinces sont peignés par un peigne cylindrique 4. Ensuite, une portion de fibres B est séparée de la nappe alimentaire A avec peignage simultané des bouts arrière des fibres de cette portion. Chaque portion de fibres B est ensuite déplacée dans la direction indiquée par la flèche C, sensiblement perpendiculaire au sens de rotation du peigne cylindrique 4, c'est-à-dire perpendiculairement à la direction d'avance de la nappe alimentaire A, montrée à la figure 1 par la flèche D. Pendant le mouvement des portions B, chaque portion suivante, par exemple la portion B2, est superposée sur une portion précédente B1 avec décalage en largeur na" (figures 1,2), en formant une nappe peignée E dans laquelle les fibres sont disposées transversalement. La valeur a1 du décalage des portions B en largeur "a" est déterminée par les paramètres technologiques de la formation de la nappe peignée E, par exemple par le nombre de couches dans la nappe E constituée par les portions de fibres.Ainsi, sur la figure 2 sont montrées trois couches, et dans chaque couche les portions B sont décalées par rapport aux portions B de la couche suivante d'une valeur a1 lesdites couches sont montrées sur la figure 2 conventionnellement et il va de soi que dans la nappe peignée E il n'y aura pas de passages brusques d'une couche à l'autre, comme cela est montré à la figure 2. La nappe peignée E formée de cette manière est enroulée autour d'un axe imaginaire 0-0 disposé sous un certain angle o( par rapport à la direction de déplacement de la nappe E; de ce fait, il se forme un ruban L à disposition longitudinale des fibres, qui est enroulé sur une bobine ou dirigé vers un pot. Pendant le processus de formation de la nappe peignée E, le ruban L est étiré le long de l'axe d'enroulement imaginaire 0-0 dans le sens montré par une flèche sur le dessin. Le procédé de peignage des fibres textiles selon l'invention peut Outre réalisé avec un mouvement périodique des nappes alimentaires A et peignée E, comme cela est pratiqué dans les procédés de peignage connus. Toutefois, lors de la mise en oeuvre de ce procédé, le meilleur effet est obtenu dans le cas où, lors de la superposition de la portion de fibres suivante ss sur la portion précédente Bî' la nappe peignée obtenue se trouve en mouvement continu. Il est de m8me efficace que la nappe alimentaire A soit amenée de façon continue aux pinces 2, ce qui assure une valeur constante de l'alimentation linéaire de la peigneuse et un haut rendement. Pour la mise en oeuvre du procédé de peignage en accord avec l'invention, on emploie une peigneuse ayant un bâti 5 (figure 3) portant un dispositif d'alimentation 6, un dispositif de peignage 7, un dispositif 8 pour former la nappe peignée E et le ruban L, un dispositif 9 de réception du ruban L. Le dispositif d'alimentation 6 de la peigneuse comprend les parties et mécanismes suivants de types connus en soi : un montant de guidage 10 avec des ouvertures Il pour les rubans 1 indivuduels, un couple d'alimentation constitué de rouleaux cannelés inférieurs 12 et d'un rouleau presseur supérieur 13, et un mécanisme 14 pour former la nappe alimentaire A à partir des rubans distincts 1, muni de pinces 2 pour le serrage périodique de la nappe alimentaire A. En qualité de mécanisme 14 pour former la nappe alimentaire A on emploie un mécanisme de peignage connu en soi comportant une commande assurant le mouvement continu des peignes et réalisé sous la forme d'une tête 15 à un ou deux champs aiguillés avec des barrettes aiguillées 16 commandées par des vis sans fin 17.Les vis sans fin 17 sont mises en mouvement, d'une façon connue en soi, par la commande principale de la peigneuse ou par une commande autonome. Les pinces 2 sont constituées d'une mâchoire supérieure 18 (figure 4) et d'une mâchoire inférieure 19. La machoire inférieure 19 des pinces est montée immobile auprès du dispositif de peignage 7, tandis que la mâchoire supérieure 18 est actionnée par des excentriques 20 (figure 3) mis en rotation par la commande principale de la machine. Le dispositif de peignage 7 comprend un peigne cylindrique 4 pour peigner les bouts avant des fibres de la nappe alimentaire pressée dans letpinces 2, un dispositif 21 pour séparer la portion de fibres B de la nappe alimentaire A, et un peigne vertical 22 pour peigner les bouts arrière des fibres de la portion de fibres B. Le peigne cylindrique 4 (figures 5, 6) est constitué d'un tambour 23 fixé sur l'arbre de commande principal 24 de la peigneuse et relié à la commande de la machine par n'importe quel moyen connu, et sa surface cylindrique est formée par des segments 25 (figure 7) comportant une garniture à aiguilles 26 et alternant avec des segments 27 sans garniture. Les segments 25 à garniture d'aiguilles 26 sont destinés au peignage des bouts avant des fibres de la nappe alimentaire A serrée par les pinces 2 qui sont montées auprès du peigne cylindrique 4, comme représenté aux figures 3, 4. Le nombre de segments 25 et 27 (figure 7) est choisi selon le diamètre du tambour 23 et la longueur des fibres textiles à traiter. Le dispositif 21 (figure 4) pour séparer les portions B de fibres est muni d'un rouleau presseur 28 qui est installé au-dessus du peigne cylindrique 4, parallèlement à son axe, c'est-à-dire à l'arbre 24, et se trouve en contact permanent avec le peigne cylindrique. Les bouts de l'axe 29 du rouleau presseur 28 sont montés dans des paliers 30 qui sont installés dans des ouvertures longitudinales des montants latéraux 31. Pour assurer un contact continu avec le peigne cylindrique 4, le rouleau presseur 28 est serré contre lui par des ressorts 32 logés dans des ouvertures des montants 31. Comme le rouleau presseur 28 se trouve constamment en contact avec le peigne cylindrique 4, lors de la rotation de ce dernier le rouleau 28 est mis en rotation par friction autour de son axe 29 et plonge les bouts avant des fibres 3 (figure 1) de la nappe alimentaire A, pendant leur peignage, dans la garniture d'aiguilles 26 (figure 7) du segment 25, et les serre en outre contre le segment 27 sans garniture pour séparer la portion de fibres B de la nappe alimentaire A. Dans les segments 27 sans garniture (figure 5), le long de l'axe du peigne cylindrique 4, c1est-à-dire de l'arbre 24 du tambour 23, sont prévues des fentes longitudinales 33, tandis que dans le peigne cylindrique 4 lui-même, parallèlement à son axe, sous les fentes 33 des segments 27, sont prévues des plaques 34 (figures 5, 6, 7). Ces plaques 34 peuvent sortir du peigne cylindrique par les fentes 33 et sont destinées à relever les bouts avant des fibres des portions B lors de leur amenée dans le dispositif 8 (figure 3) de formation de la nappe peignée E. Chacune des plaques 34 (figures 6, 7) est montée sur un support 35 fixé à la paroi intérieure du tambour 23. Le bout inférieur de la plaque 34 est relié à une boucle ou biellette 36, laquelle est articulée à un bras d'un levier 37 fixé sur un axe 38 incorporé dans le support 35. Le second bras du levier 37 coopère avec un dispositif F de levée des plaques 34,- exécuté sous la forme d'une butée immobile fixée sur la douille 24a. Ce dispositif est monté dans le-peigne cylindrique 4 d'une manière immobile par rapport à ce dernier. Le peigne vertical 22 (figure 4) pour le peignage des bouts arrière des fibres est d'une conception connue en soi. Il est disposé entre la mâchoire supérieure 18 de pince et -le rouleau presseur 28, et est animé d'un mouvement de va-etvient à partir d'un excentrique (non montre à la figure 4) qui est entratné par la commande principale de la peigneuse. Pour assurer un fonctionnement fiable de la peigneuse, le dispositif de peignage 7 (figure 3) peut astre muni d'une brosse cylindrique 39 pour le débourrage de la garniture d'aiguilles 26 des segments 25 et l'élimination des impuretés et des fibres courtes, d'un rouleau cardeur 40 pour le nettoyage de la brosse circulaire 39, et d'un peigne -d'abattage 41 des fibres du rouleau cardeur 40. Il est rationnel de recouvrir le dispositif de peignage 7, au moins des côtés latéraux et d'en bas, avec des panneaux 42 de façon à former autour des parties en rotation de la tachine une chambre 43 qui peut Stre facilement reliée, par tout moyen connu, à un système pneumatique 44 pour l'élimination des impuretés. Le mécanisme 8 (figure 3) pour former la nappe peignée E et le ruban L comprend un dispositif pour la formation de la nappe peignée E à partir des portions de fibres séparées B, et un dispositif pour l'enroulement de la nappe peignée E en un ruban L. Le dispositif pour la formation de la nappe peignée E comprend un transporteur à bande sans fin 45 en marche continue (figures 5, 8, 9) disposé au-dessus du peigne circulaire 4, sensiblement le long de son axe ou avec une déviation insignifiante par rapport å cet axe. Les axes du rouleau menant 46 et du rouleau mené 47 du transporteur 45 sont disposés dans des supports 48 (figure 8) montés sur le bSti de la machine, de telle façon que le transporteur 45 soit retenu au-dessus du peigne cylindrique 4 (figure 5) en une position prddéterFinde. En outre, le rouleau mené 47 (figure 8) est muni d'un dispositif tendeur 49 de n'importe quelle construction connue.Ce dispositif est monté sur le båti et relié au support 48, grSce à quoi le rouleau mené 47 peut être ajusté par déplacement par rapport au rouleau menant 46 pour effectuer le tensionnement de la bande 50 du transporteur 45. Le rouleau menant 46 est relié par l'intermédiaire d'un couple d'engrenages-coniques 51 et d'un rdducteur 52 à un moteur électrique 53 qui lui imprime une rotation continue à vitesse constante déterminée par l'épaisseur requise de la nappe peignée E, la largeur du peigne circulaire 4, la vitesse circonférentielle du peigne cylindrique 4 et le nombre de segments 25 à garniture d'aiguilles. La bande portante 50 du transporteur est faite d'un matériau imperméable à l'air, où dans la bande 50 sont prévus des trous 54 pour le passage de l'air. Entre les brins du transporteur 45 est montée une tubulure 55 (figures 5, 8, 9) qui est reliée soit à n'importe quel moyen connu d'aspiration de l'air pour créer une dépression sous le brin inférieur du transporteur, soit au système pneumatique 44 (figure 3). Le dispositif pour l'enroulement de la nappe en ruban est réalisé sous la forme d'un rouleau 56 (figures 5, 8, 9) disposé sous un certain angle par rapport à la direction du mouvement du brin supérieur du transporteur 45, comme représenté sur les figures 5 et 8, et tournant dans le même sens que le rouleau menant 46 et le rouleau mené 47 du transporteur 45. Le sens dans lequel tournent les rouleaux 46, 47, 56 est montré sur les figures 5 et 1 par des flèches. Le rouleau 56 est constitué d'un axe 57 (figure 8), d'une douille 58 fixée sur l'axe 57 et d'un cylindre 59 rigidement relié à la douille 58. L'axe 57 est placé en porte-i-faux dans des paliers 60 d'une douille immobile 61 fixée à un support 62 du asti. En conséquence,-le rouleau 56 est retenu en une position prédéterminée au-dessus du brin-supérieur du transporteur 45. Sur la surface extérieure du cylindre 59 sont prévues -des saillies en spirale 63. Le rouleau 56 est mis en rotation continue par le moteur électrique 53 au moyen du réducteur de vitesse 52 et d'un couple d'engrenages coniques 64 montés sur l'axe du réducteur 52 et sur l'axe 57 du rouleau 56, comme représenté sur la figure 8. Le dispositif 9 (figure 3) pour la réception du ruban L est réalisé sous la forme d'un empoteur 65 de conception connue, disposé au-dessus d'un pot 66, ou dtun dispositif d'enroulement d'un type connu (non représenté sur la figure 3). Entre le dispositif pour la formation de la nappe peignée E et le dispositif 9 pour la réception de la nappe L se trouve le mécanisme d'étirage du ruban le long d'un axe d'enroulement imaginaire, constitué d'un couple de rouleaux alimentateurs 67 (figure 3), d'un rouleau 68 garni d'aiguilles, et d'un couple d'étirage 69, qui sont fixés d'une manière connue sur un support du bâti, non représenté sur la figure 3. N'importe quels types connus de couples de rouleaux peuvent Entre employés dans ce dispositif pourvu qu'ils conviennent au but recherché. La peigneuse selon l'invention fonctionne de la manière suivante. Les rubans 1 (figure 1) sont amenés par les trous Il (figure 3) du montant de guidage 10 au couple de rouleaux d'alimentation et ensuite dans le mécanisme 14 pour former la nappe alimentaire A. Dans ce mécanisme s'effectue d'une manière connue la formation de la nappe ålimentair+A qui est saisie par les barrettes 16 et amenée en continu aux pinces 2 qui assurent le serrage périodique de la nappe alimentaire A. Les fibres avant de la barbe de la nappe A, qui dépassent des pinces, sont amenées par le peigne cylindrique 4 en rotation entre ce peigne et le rouleau presseur 28. Ce dernier introduit les fibres de la barbe dans la garniture d'aiguilles 26 (figure 7) des segments 25, lesquels, pendant la rotation du peigne cylindrique 4 effectuent le peignage des fibres de la barbe. Ensuite, pendant la rotation du peigne cylindrique 4, sous le rouleau presseur 28 est amené le segment 27 du peigne cylindrique et les fibres peignées sont serrées entre ce rouleau 28 et la surface du segment 27. En même temps, les pinces 2 s'ouvrent et, lors de la rotation consécutive du peigne cylindrique, une portion de fibres B est séparée de la nappe alimentaire A (figure 1). Simultanément avec la séparation de la portion de fibres B de la nappe, le peigne vertical 22 s'abaisse (figures 3, 4) et pénètre dans la barbe de la nappe alimentaire A. Pendant la séparation de la portion de fibres B, les bouts arrière de ces fibres sont soumis au peignage. Lors de la rotation consécutive du peigne cylindrique, une des plaques 34 (figures 6 et 7) sort par la fente 33 du tambour 23 et relève les bouts avant des fibres dans la portion B séparée de la nappe. Lorsque cette portion de fibres arrive sous le transporteur 45, les bouts avants relevés des fibres sont attirés vers le brin inférieur du transporteur par la dépression créée sous ce brin, et lors de la rotation du peigne cylindrique 4 toute la portion de fibres passe sur la bande 50 du transporteur 45. En raison du mouvement continu de la bande 50 du transporteur 45, cette portion de fibres B se déplace perpendiculairement au sens de rotation du peigne circulaire. En même temps, le peigne cylindrique 4 amène sous le transporteur la portion de fibres B suivante, qui passe sur la bande du transporteur 45 en se superposant à la portion précédente, mais avec un certain décalage en largeur. De ce fait, sur la bande du transporteur 45, les portions B séparées forment une nappe peignée E (figures 1, 2) dont les fibres sont disposées transversalement par rapport à la direction du mouvement du transporteur. Pendant la marche du transporteur la nappe peignée passe de son brin inférieur sur son brin supérieur en occupant la position montre sur les figures 1 et 5, et est amende au rouleau 56. En raison du mouvement de translation de la bande du transporteur et de la rotation du rouleau 56, la nappe peignée E est enroulée dans le sens opposé au mouvement du brin supérieur du transporteur. L'enroulement s'effectue sous un certain angle par rapport au sens de son mouvement, et il se forme un ruban L. Lorsque ce ruban L passe par le dispositif d'étirage, il est étiré et consolidd grace au décalage relatif des fibres dans le ruban le long de l'axe d'enroulement imaginaire. Ensuite, le ruban est empoté ou enroulé sur une bobine. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dana le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de peignage de fibres textiles, du type dans lequel une nappe alimentaire composée de rubans distincts est amenée dans des pinces destinées à serrer la nappe alimentaire pendant le peignage, par un peigne cylindrique, des bouts avant des fibres de ladite nappe qui dépassent desdites pinces, ensuite une portion de fibres est séparée de cette nappe pendant que, simultanément, les bouts arrière des fibres de cette portion sont peignés par un peigne vertical, après quoi les portions de fibres séparées sont superposées pour former une nappe peignée, caracteFrisé en ce que chaque portion de fibres, lors de la formation de la nappe peignée, est déplacée suivant une direction sensiblement perpendiculaire au sens de rotation du peigne cylindrique, et chaque portion est superposée à la portion précédente avec un certain décalage en largeur de façon à former une nappe peignée constitude de fibres disposées transversalement, après quoi la nappe peignée est enroulée sous un certain angle par rapport à la direction du mouvement des portions de fibres qui la constituent, ce qui permet de former un ruban dans lequel les fibres sont disposées longitudinalement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pendant l'opération d'enroulement de la nappe peignée, le ruban formé est étiré le long de son axe d'enroulement imaginaire. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que pendant la superposition d'ne portion de fibres sur la portion de fibres précédente, la nappe peignée en formation est animée d'un mouvement continu. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que pendant ledit mouvement continu de la nappe peignée, la nappe alimentaire est amenée aux pinces par un mouvement qui est lui aussi continu. 5. Peigneuse pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 4, du type comprenant un mécanisme de formation d'une nappe alimentaire, muni de pinces de serrage de ladite nappe alimentaire, un peigne cylindrique pour peigner les bouts avant des fibres de la nappe alimentaire serrée par les pinces, un dispositif de séparation de portions de fibres de la nappe alimentaire, un peigne vertical pour le peignage des bouts arrière des fibres desdites portions, un dispositif de formation d'une nappe peignée à partir des portions de fibres individuelles et un dispositif pour la réception du ruban formé à partir de la nappe peignée, caractérisé en ce que le dispositif de formation de la nappe peignée à partir des portions de fibres individuelles est muni d'un transporteur à zende sans fin disposé sensiblement le long de l'axe du peigne cylindrique, au-dessus de ce dernier, et en ce qu'un dispositif d'enroulement de la nappe peignée en un ruban est monté au-dessus dudit transporteur sous un certain angle par rapport à la direction de mouvement du brin supérieur du transporteur. 6. Peigneuse selon la revendication 5, caractérisée en ce que, entre le dispositif de formation de la nappe peignée et le dispositif de réception du ruban, est installé un mécanisme d'étirage du ruban le long de son axe d'enroulement imaginaire. 7. Peigneuse selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que la bande sans fin du transporteur est fabriquéeen un matériau imperméable à l'air, et qu'entre les brins du transporteur est montée une tubulure reliée à un moyen d'aspiration de l'air pour crder une dépression sous le brin inférieur du transporteur. 8. Peigneuse selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif d'enroulement de la nappe peignée en un ruban est réalisé sous la forme d'un rouleau tournant dans le sens de rotation des rouleaux menant et mené du transporteur et comportant des bossages ou saillies en spirale sur sa surface extérieure. 9. Peigneuse selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le transporteur à bande sans fin et le dispositif d'enroulement de la nappe peignée en un ruban comportent des commandes leur imprimant un mouvement continu, que le mécanisme de formation de la nappe alimentaire comprend un mécanisme de peignage avec une commande pour le mouvement continu des peignes, et que ses pinces sont montées fixes auprès du peigne cylindrique, celuici étant formé de plusieurs segments munis d'une garniture d'aiguilles pour le peignage des bouts avant des fibres de la nappe alimentaire serrée dans les pinces, et disposés en alternance avec plusieurs segments dépourvus d'une telle garniture. 10. Peigneuse selon la revendication 9, caractérisée en ce que dans le peigne cylindrique, au-dessous de ces segments sans garniture et parallèlement à son axe, sont disposées des plaques qui peuvent sortir dudit peigne circulaire par des fentes longitudinales pour relever les bouts avant des fibres des portions séparées lors de leur amenée sur le transporteur. 11. Peigneuse selon la revendication 10, caractérisée en ce que dans le peigne cylindrique il y a un dispositif monté fixe pour relever les plaques entre le dispositif de séparation des portions de fibres et le transporteur à bande sans fin. 12. Peigneuse selon l'une des revendications 10 et 11, caractériste en ce que le dispositif de séparation des portions de fibres est muni d'un rouleau presseur disposé parallèlement à l'axe du peigne circulaire et se trouvant en contact permanent avec ce dernier, ledit rouleau presseur servant à introduire les bouts avant des fibres de la nappe alimentaire dans la garniture d'aiguilles du segment pendant leur peignage et à les serrer contre les segments sans garniture du peigne cylindrique lors de la séparation de la portion de fibres de la nappe alimentaire. 13. Peigneuse selon la revendication 9, caractérisde en ce que le mécanisme à peignes équipé de la commande de mouvement continu de celles-ci se présente sous la forme d'une teste à peignes comportant des barrettes à aiguilles tombantes commandées par des vis sans fin. 14. Les nappes ou rubans de fibres textiles peignés, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 3.