L'invention a pour objet une machine pour la fabrication des pentures, des gonds et, de façon plus générale, des éléments consistant en une barre métallique plane dont au moins l'une des extrémités est roulée sur elle-même pour servir notamment, mais non exclusivement, de palier d'articulation. Le champ d'application de l'invention est donc vaste, en ce sens que cette machine est utilisable dans des domaines variés et dans des buts divers, mais pour en faciliter l'exploitation et la compréhension elle sera ci-après décrite dans le cas particulier du roulage des pentures, sans qu'il en résulte là une limitation de sa portée. Quel que soit son type, notamment : "droit", "à bout festonné", à queue de carpe, une penture est toujours constituée par une barre métallique plane dont l'une des extrémités est roulée sur elle-même. Ce roulage est le plus couramment obtenu en appliquant l'extremite de la barre au contact d'un galet qui, en tournant, provoque son cintrage. Indépendamment du fait que ce cintrage est généralement difficile à réaliser, car il nécessite d'être exécuté en deux temps, ltélasticité du métal rend pratiquement impossible l'obtention d'un rond bien fermé à ltextrémité de la barre. Ces inconvénients ont amené à concevoir un procédé et des machines selon lequel et dans lesquelles le cintrage se fait, grâce à une poussée longitudinale sur la barre, par roulage à froid de son extrémité dans une matrice fixe et autour d'un axe fixe. Ce procédé et le matériel pour sa mise en oeuvre donnent satisfaction quant au résultat, car ils permettent la réalisation de ronds de bonne forme, mais ils présentent deux inconvénients - le premier réside dans la complication du matériel qui nécessite la présence d'un axe qui doit être fixe pendant le roulage, mais doit être éclipsable pour le dégagement ultérieur de la penture dont l'une des extrémités est roulée autour de cet axe et donc l'emprisonne;; - le second réside dans l'impossibilité de réaliser des ronds de petit diamètre, car il s'avère qu'en dessous d'un diamètre minimum, de l'ordre de 13mm, l'axe est trop fragile pour un fonctionnement fiable de la machine. L'invention remédie à ces inconvénients. Elle a pour objet une machine du type général précité, c'est-à-dire comportant une matrice, mais dans laquelle l'axe fixe est remplacé par un poinçon présentant une partie active dont la forme et les dimensions de terminent, en combinaison avec celles de la matrice, le diamètre de roulage de la barre 7 ce poinçon et cette matrice étant animés d'un mouvement de déplacement relatif Itun par rapport à l1autre, de façon à pouvoir occuper deux positions l'une dans laquelle cette partie active est logée dans la matrice et coopère avec elle pour amorcer le roulage de la barre, et l'autre dans laquelle ladite partie active est dégagée hors de la matrice et ne coopère plus avec elle, le roulage se terminant par simple enroulement de la barre à l'interieur de la matrice. La matrice et le poinçon nécessitent donc d'être animés d'un mouvement relatif de déplacement l'un par rapport à l'autre. Il peut s'agir d'un deplacement des deux éléments; mais il est plus simple de ne déplacer que l'un d'eux; et dans tous les cas le déplacement de l'un des éléments se fait dans le prolongement de l'autre; il ne s'agit en aucun cas d'un déplacement dans un plan orthogonal. C'est ainsi que suivant une forme d'exécution de l'invention, le poinçon est fixe et sert de support et de chemin de glissement à la barre à rouler, tandis que la matrice est placée latéralement dans le prolongement du poinçon et est associée à un vérin lui permettant d'occuper par rapport au poinçon les deux positions qui déterminent les deux phases du roulage. L'invention sera bien comprise d'ailleurs et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexe représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine Figures 1 et 2 sont des vues très schematiques représentant les deux éléments essentiels de la machine au cours des - deux phases successives du roulage de l'une des extrémités d'une barre; Figure 3 est une vue en perspective des éléments -essentiels de cette machine, et Figure i montre en perspective un détail d'exécutionde l'un des éléments de la machine, dans le cas de la fabrication d'une penture du type "à queue de carpe". Aux figures 1 et 2, 1 de signe une barre métallique plane qui est destinée à constituer une penture ou un gond, dont l'une des extrémités doit donc être roulée esur elle-meme pour donner lieu à la formation de l'oeil 9 visible à la figure 2. Ce roulage de cette extrémité de la barre t est réalisé dans une machine grâce à deux éléments essentiels qui sont respectivement: une matrice 2 et un poinçon 4. La matrice 3 présente, comme cela est connu en soi, un logement 3a en forme de portion de cylindre. Quant au poinçon 4, il peut être considéré comme étant constitué, conformément à l'invention, par un élément de base ou corps principal 4b et par une partie active 4a.Cette partie active 4a présente une forme générale complémentaire de celle de la matrice proprement dite 3, mais des dimensions inférieures, afin que lorsque le poinçon 4 est introduit dans la matrice 3 il y ait formation entre eux d'un logement dont les dimensions transversales sont égales à celles de la barre et dont la forme et les dimensions déterminent le diamètre de roulage de ltextrémité de la barre 1. Ce roulage s'effectue en fait en deux temps qui sont visibles respectivement aux figures 1 et 2 - dans le premier temps représenté à la figure 1, la partie active 4a du poinçon est logée à l'intérieur de la matrice f; une poussée exercée longitud#inalement sur la barre 1, dans le sens de la flèche i, conduit donc cette barre à pénétrer entre la matrice et le poinçon et à amorcer le roulage de son extrémité; - dans le deuxième temps représenté à la figure 2, la matrice i et le poinçon 4 se sont écartés l'un de l'autre; mais la poussée sur la barre 1 dans le sens de la flèche 5 se poursuit et en se poursuivant cette poussée achève le roulage de ltextrémité de la barre sur elle-même, jusqu'a obtention de l'oeil 2. Comme il ressort de ce qui a eété dit plus haut, la matrice 3 et le poinçon 4 doivent etre animés d'un mouvement de déplacement relatif l'un par rapport à l'autre, afin de pouvoir passer successivement de la position de figure i à la position de figure 2 et inversement.En fait, il est évidemment avantageux de n'imposer ce mouvement de déplacement qutà l'un ou å l'autre des deux éléments : matrice et poinçon; et dans le cas de la forme d'exécution de la machine représentée à la figure 3, ce mouvement de déplacement est imposé à la matrice 3. Dans cette figure 3, 6 désigne un magasin dans lequel sont contenues les barres 1 qui sont stockées à ltétat empilé et sont chacune destinées à constituer par exemple une penture.Ce magasin 6 est ouvert à sa partie inférieure et est associé à deux vérins 7 qui permettent d'évacuer a la partie inférieure du magasin, transversalement et une a une, les barres 1 sur une table 8 comportant des guides ou des glissières non représentés au dessin. Chaque barre 1 se trouve ainsi amenée entre l'appareil de roulage A proprement dit de l'une de ses extrémités et l'appareil B de poussée longitudinale sur son autre extrémité. L'appareil de roulage A est constitué, comme il a été indiqué plus haut, par la matrice 3 et par le poinçon 4. Le poinçon 4 est fixe et sa face supôrieure est placée edans le même plan horizontal que la table 8 sur laquelle est amenée chaque barre 1. Quant à la matrice 3, elle est associée a un vérin 9 qui permet de lui donner un mouvement de de placement rectiligne alternatif dans le sens des flèches 10 et li de figure 3. L'appareil de poussée longitudinale sur la barre 1 est constitué par un autre vérin 12 qui, par son équipage mobile 13, agit directement sur ltextrémité de la barre 1. Cette extrémité- peut d'ailleurs être plane ou avoir tout autre profil. C'est ainsi par exemple que pour la fabrication de pentures du type à 1,queue de carpe", il suffît de monter en bout de ltéquipage mobile du vérin 12 une tête de poussée li ayant, comme le montre la figure 4, une forme de coin.Il est ainsi possible, en fin de formation de l'oeil de la penture, ctest-à-dire en fin de roulage de l'une des extrémités de la barre, de déformer son autre extrémité pour lui donner le profil en "queue de carpe" 14 visible à la figure 4. Une telle machine pour la fabrication de pentures ou de gonds présente les quatre avantages essentiels ci-après - elle permet l'obtention de pentures ou de gonds dont l'oeil est parfaitement fermé; - elle permet l'obtention de pentures ou de gonds dont ltoeil peut avoir un diamètre très faible, de l'ordre par exemple de lOmm7 et ce en raison des caractéristiques mécaniques et de l'agencement du poinçon coopérant avec la matrice pour le roulage de la barre; ; - elle est très fiable, en raison de ce que le poinçon et la matrice sont deux éléments robustes ne risquant pas de se déformer et de stuser l'un plus que l'autre, et en raison de ce que le mouvement de déplacement imposé a l'un des éléments est un mouvement de déplacement rectiligne alternatif s'effectuant dans le prolongement de l'autre élément; - et elle est très rapide en raison de la simplicité de commande de ses divers mouvements. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas bien entendu à la seule forme d'exécution de cette machine qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation et d'application. REVENDICATIONS 1 Machine pour la fabrication de pentures, gonds et similaires, du type de celles réalisant un rond à l'extrémité d'une barre métallique par roulage de ce#tte extrémité dans une matrice associée à un poinçon animé drun mouvement de déplacement relatif par rapport à cette matrice, caractérisée en ce que le poinçon est fixe et sert de support et de chemin de glissement à la barre à rouler, tandis que la matrice est placée latéralement dans le prolongement du poinçon et est associée à un vérin lui permettant d'occuper par rapport au poinçon les deux positions qui déterminent les deux phases du roulage 2.- Machine selon la revendication 11 caractérisée en ce qu'elle comporte en combinaison un magasin dans lequel les barres à rouler sont empilées, au moins un vérin évacuant la barre située à la base de la pile et l'amenant sur un chemin de glissement, un vérin exerçant une poussée longitudinale sur cette barre, le poinçon fixe dont la face supérieure sert elle-même de chemin de glissement dans le prolongement du précédent, et la matrice placée dans le prolongement du poinçon et associée à un vérin permettant son déplacement. 3.- échine selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le vérin de poussée longitudinale sur la barre agit sur elle par une tête en forme de coin.