La présente invention a trait à la fabrication de récipients tubulaires déformables, et en particulier à ces récipients qui sont munis à une extrémité d'un dispositif de fermeture, tel qu'un col fileté destiné à recevoir un bouchon à vis, et qui sont utilisés pour le conditionnement de substances tels que dentifrices, qui sont expulsées du col en déformant le tube. Les tubes de pâte dentifrice ont été dans le passé gé néralement constitués d'un métal mou, non élastique, principalement à cause des caractéristiques de rétention de plis du métal, ce qui signifie que lorsqu'il est écrasé et ensuite relâché, il ne revient pas élastiquement à sa forme initiale, et par conséquent n'aspire pas à nouveau dans le tube le contenu expulsé. Des tubes similaires ont été réalisés en matière plastique synthétique pour conditionner d'autres substances qui s'écoulent plus facilement qu'une pate dentifrice, mais ces tubes de matière plastique reviennent généralement élastiquement à leur forme initiale après avoir été écrasés. Un des buts de la présente invention est de réaliser un procédé-économique et efficace de fabrication de récipients tubulaires déformables en matière plastique synthétique. Un autre but est de réaliser de tels récipients avec des caractéristiques de rétention de plis similaires à celles de tubes de pate dentifrice en métal classiques. Selon la présente invention, on propose un procédé de fabrication de récipients tubulaires déformables munis d'un dispositif-de fermeture à une extrémité, selon lequel le corps tubulaire du récipient est réalisé à partir d'une feuille d'un polymère synthétique partiellement cristallin possédant la caractéristique de pouvoir être étiré à partir d'un col à une température inférieure à son point de fusion, en bloquant une région annulaire de la feuille, en chauffant la partie de la feuille entourée par la région bloquée à une température inférieure au point de fusion du polymère, et en poussant un poinçon à travers le plan de la feuille en une position centrée à l'intérieur de la région bloquée, de façon à étirer le polymère à partir de la partie de la feuille entourée par la région bloquée sous la forme dudit corps tubulaire, et le corps tubulaire étant ensuite séparé du reste de la feuille, un dispositif de fermeture, réalisé avant ou apures l'é- tirage du corps tubulaire, étant situé sur l'extrémité du corps. Lorsque le récipient tubulaire doit être rempli, ceci peut être effectué à travers l'extrémité opposée à celle qui porte le dispositif de fermeture, et l'extrémité de remplissage du corps peut ensuite être fermée, par exemple par scellement à chaud. Le dispositif de fermeture peut être réalisé séparément du corps tubulaire et fixé à celui-ci après l'étirage de celui-ci, par exemple au moyen d'une colle ou par soudage par friction rotative en utilisant, par exemple, le procédé décrit et revendiqué par le brevet britannique no. 1 436 217. En variante, le dispositif de fermeture peut être réalisé dans la feuille par moulage et ensuite positionné centralement à l'intérieur de la région annulaire bloquée avant l'étirage du corps tubulaire, de façon à être situé à l'extrémité de celuici lorsqu'il a été étiré. Dans ce cas, plusieurs dispositifs de fermeture sont de préférence réalisés dans la feuille, par exemple par moulage par injection, et un ensemble de corps tubulaires sont étirés simultanément en utilisant un nombre correspondant de poinçons. Cet aspect de l'invention se prête ainsi à une fabrication des récipients sur une échelle relativement grande. Le matériau polymère synthétique peut avantageusement être un polyéthylêne à haute densité, auquel le processus d'étirage peut conférer des propriétés souhaitables telles que des caractéristiques excellentes de rétention de plis, un module d'Young élevé et des caractéristiques satisfaisantes d'arrêt des gaz. Un polyéthylène à haute densité est défini comme étant un polyéthylène ayant une densité de l'ordre de 0,94 gm/cm3 et plus. Le processus d'étirage est de préférence effectué de façon à étirer le polyéthylène jusqu'à un rapport d'étirage de l'ordre de 5 à 40. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec des rapports d'étirage de 8 à 35. Dans le présent mémoire, le terme "rapport d1étirage" est utilisé pour désigner le rapport de l'épaisseur de la feuille de polymère avant étirage à l'épaisseur de celui-ci dans le corps tubulaire étiré du récipient Il est ainsi lié, lais non équivalent, au rapport d'étirage longitudinal, c'est-à- dire le rapport de la longueur d'un élément du matériau étiré à celle du même élément avant étirage, mesuré dans le sens de l'é- tirage.En utilisant un polyéthylène à haute densité avec des rapports d'étirage de cet ordre, il est possible de fabriquer des récipients tubulaires qui présentent une rétention de plis excellente, un module d'Young élevé, des caractéristiques satisfaisantes d'arrêt des gaz, et qui sont robustes et résistants au fendage. Du fait des caractéristiques de rétention de plis, les récipients tubulaires ne reviennent pas élastiquement à la forme tubulaire après avoir-été aplatis, et par conséquent n'aspirent pas à nouveau le contenu expulsé dans le récipient, lorsque la pression d'écrasement est relâchée. De plus, les récipients peuvent être enroulés depuis une extrémité après expulsion de leur contenu, et conservent la forme enroulée comme un tube de pate dentifrice en métal. En variante, l'étirage du corps tubulaire peut être effectué en utilisant un polypropylène, un copolymère de polyéthylène/polypropylène, un polyamide, ou un polyester, ou d'autres polymères ou copolymères partiellement cristallins connus, qui peuvent être étirés à partir d'un col au-dessous de leurs points de fusion, et qui, lorsqu'ils sont étirés, présentent des propriétés souhaitables. Par exemple, en utilisant un polyéthylène, des récipients transparents, robustes, de limpidité exceptionnelle, peuvent être obtenus. La température à laquelle la partie de la feuille entourée par la région bloquée est chauffée doit se trouver audessous du point de fusion cristalline du polymère, mais la température optimale dépend de la nature du polymère particulier utilisé. Avec des polyéthylènes à haute densité, des températures comprises entre 60C et 1300% se sont révélées appropriées, et des températures comprises entre 800C et 1200C sont préférées. Avec des polypropylènes, des températures comprises entre 600C et 1600C se sont révélées appropriées et des températures entre 1000C et l500C sont préférables. Commodément, le poinçon peut être chauffé à pratiquement la même température que la feuille de polymère avant l'opération d'étirage. Il a, cependant, été constaté qu'il était possible d'utiliser des températures de poinçon supérieures ou inférieures à la température de la feuille, dans la mesure où la température du poinçon ne dépasse pas le point de fusion du polymère. Le poinçon peut être chauffé par un dispositif interne à la fois avant et durant l'opération d'étirage, par exemple par un dispositif électrique ou par une circulation d'huile chaude à l'intérieur. Il est important d'avoir un intervalle réduit entre la région bloquée et le poinçon, pour éviter un gaspillage de matière et pour permettre un centrale précis de l'étirage, et commodément le blocage de la région annulaire de la feuille est effectué de façon à laisser un intervalle entre le bord interne de la partie bloquée et la paroi extérieure du poinçon qui ne soit pas inférieur à 1/3 de l'épaisseur de la feuillé et pas plus de trois fois l'épaisseur de celle-ci. Dans des cas particuliers, avec des feuilles de polymère d'épaisseurs de 1 à 6 mm, des résultats satisfaisants ont été obtenus avec des intervalles de 2 à 3 mm. Ces résultats ont été obtenus en utilisant des poinçons de 25 mm et 65 mm de dia piètre, et l'intervalle nécessaire apparaît comme étant pratiquement indépendant du diamètre du poinçon. L'étirage du polymère qui provoque l'orientation moléculaire dans le corps tubulaire ou paroi du récipient s'effectue depuis un "col" dans l'intervalle entre le poinçon et la région bloquée, et dans la région bloquée elle-même. Un étirage depuis ce col supérieur provoque une orientation sensiblement monoaxiale dans la paroi du récipient, ce qui contribue a l'obtention de caractéristiques satisfaisantes d'arrêt des gaz. Si l'extrémité du poinçon est de forme arrondie, on constate que l'étirage peut se faire depuis un col inférieur autour de l'extrémité du poin çon, et cet étirage provoque un certain degré d'orientation biaxiale qui peut favoriser la réduction d'une tendance quelconque de la paroi à se fendre longitudinalement. Le poinçon ne doit pas nécessairement être de section transversale circulaire, mais peut, par exemple, être de section transversale ovale ou polygonale, par exemple, hexagonale, afin de fabriquer des récipients de forme correspondante. Il est possible de réaliser le récipient tubulaire en deux ou plusieurs couches de polymères différents qui peuvent être ou non liées entre elles, en étirant le corps tubulaire à partir d'une feuille constituée de deux ou plusieurs couches de ces polymères, par exemple en utilisant deux couches de qualités différentes de polyéthylène, un polyéthylène et un polyester ou un polyéthylène et un polypropylène. Dans une quelconque des formes de l'invention précitées, le corps tubulaire, après formage, peut être muni d'un revêtement en vue d'améliorer ses propriétés d'arrêt des gaz, par exemple un revêtement de chlorure de polyvinylidène, ou peut être pigmenté, traité superficiellement ou imprimé de la manière habituelle. hlinvention a trait également à des récipients tubulaires déformables avec des dispositifs de fermeture à une extrémité, réalisés selon un procédé tel qu'indiqué ci-dessus. L'invention consiste en outre en un récipient tubulaire déformable avec un dispositif de fermeture à une extrémité, le récipient possédant un corps tubulaire réalisé à partir d'un polyéthylène à haute densité qui a été étiré à une température inférieure à son point de fusion jusqu'à un rapport d'étirage compris entre 5 et 40, de telle sorte que le corps tubulaire présente des caractéristiques de rétention de plis qui lui permettent d'être écrasé et aplati pour expulser le contenu du dispositif de fermeture sans revenir élastiquement à la forme tubulaire lors du rel chement de la pression d'écrasement. Des modes de réalisation particuliers de l'invention seront à présent décrits plus en détail, à titre d'exemple, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels les figures 1, 2 et 3 représentent trois stades de la réalisation du corps tubulaire d'un récipient à partir d'une feuille de matière plastique synthétique; les figures 4, 5 et 6 représentent trois stades ultérieurs de l'application d'un col fileté au corps du récipient et le scellement du récipient; la figure 7 représente une feuille de matière plastique synthétique dans laquelle sont moulés plusieurs cols filetés; la figure 8 représente l'application d'un poinçon chauffé à un des cols représentés sur la figure 7 pour la réalisation d'un corps de récipient d'une manière similaire à celle représentée sur les figures 1 à 3:: la figure 9 représente la feuille de la figure 7 après que les corps ont été réalisés selon la figure 8; la figure 10 représente un récipient séparé de l'ensemble de la figure 9 et scellé; la figure 11 représente en coupe une variante du dispositif de fermeture. Dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 1 à 6, une région annulaire d'une feuille 10 d'un polymère synthétique partiellement cristallin, qui peut être étiré à partir d'un col à une température inférieure à son point de fusion, est bloquée au moyen d'un anneau de blocage 11 contre une plaque support 12 ayant une ouverture circulaire 13 concen trique à-et de même diamètre interne que- l'anneau de blocage 11, et est chauffée à une température inférieure au point de fusion du polymère.Le chauffage peut être effectué par différents moyens, par exemple par des organes de chauffage rayonnants désignés schématiquement en 23 qui sont déplacés latéralement en des positions au-dessus et au-dessous de la partie de la feuille 10 entourée par l'anneau de blocage li et sont ramenés à la-position représentée avant que l'étirage ne commence. Un poinçon chauffé 14 qui est maintenu à une température similaire, par exemple par des organes de chauffage internes indiqués schémati quenent en 24, est poussé vers le bas à travers le plan de la feuille de polymère 10, comme illustré sur les figures 2 et 3, de façon à étirer la feuille de polymère 10 en une forme tubulaire par déformation plastique, principalement par étirage à partir d'un col 40 (figure 3) à proximité de l'anneau de blocage 11, comme décrit plus en détail ci-après.Après retrait du poinçon chauffé 14, le corps tubulaire 1S ainsi formé est coupé du reste de la feuille 10. Ceci peut laisser une lèvre 16 de polymère non étiré, comme représenté sur la figure 4, ou le découpage peut être effectué au-dessous de la livre comme illustré sur la figure 5. Un col fileté 17, qui a été préformé au cours d'une opération distincte, est à présent ajusté dans la partie ouverte supérieure du corps 15 et y est fixé pour former un joint hermétique 18 (figure 6), au moyen d'une colle ou par la technique de soudage par friction rotative décrite, par exemple, dans le brevet britannique no. 1 436 217, ou par d'autres moyens connus. La pré sence d'une lèvre 16 de matériau non retiré tel que décrit cidessus peut favoriser le soudage. Enfin, l'extrémité fermée 19 du corps tubulaire est coupée selon la ligne 20 représentée sur la figure 5 pour permettre le remplissage du récipient. Après remplissage, l'extrémité 19 est scellée à chaud comme représenté en 21 sur la figure 6 et un bouchon fileté 22 est appliqué au col 17 pour compléter l'ensemble. La variante de réalisation de l'invention représentée sur les figures 7 à 10 est mieux adaptée à une fabrication industrielle à grande vitesse. Dans ce mode de réalisation, une feuille 30 du polymère est réalisée avec plusieurs cols filetés 31 par moulage par compression ou par injection. La feuille 30 est chauffée à une température au-dessous du point de fusion du polymère, par exemple par des organes de chauffage rayonnants 37 (figure 8),qui sont déplaçables latéralement comme les organes de chauffage 33 des figures 1 à 3 et un ensemble de poinçons chauffés 32, dont seulement un est représenté sur la figure 8, sont ensuite poussés vers le bas de sorte qu'un tel poinçon 32 pénètre dans chaque col 31 et étire la matière de la feuille 30 vers le ba-s, tandis qu'elle est saisie par un anneau de blocage respectif 33 et supportée par une plaque de support ajourée 34, comme dans le mode de réalisation des figures 1 à 3. Le résultat de cette opération est représenté sur la figure 9, qui représente un ensemble de corps tubulaires 35, faisant corps chacun avec son col fileté 31. Les corps 35 sont coupés de la feuille 30 comme ci-dessus, remplis de la substance qu'ils doivent contenir et scellés à chaud en 36 (figure 10). En variante, l'opéra- tion de remplissage peut être accomplie avant que les corps 35 soient séparés de la feuille 30.Un bouchon à vis 38 (figure 10) est vissé sur chaque col 31, soit avant soit après l'opération de remplissage, selon les caractéristiques (par exemple viscosité) du matériau de remplissage. Cette façon d'opérer présente l'avantage que l'opération de collage ou de soudage du col au corps est évitée et qu'un grand nombre de récipients peuvent être fabriqués simultanément. Selon l'une ou l'autre façon d'opérer, aucune difficulté n'a été éprouvée à retirer le poinçon du corps tubulaire étiré. Normalement, une légère assistance par air comprimé est prévue de manière connue dans ce but. Dans ce cas, la conicité résultante des corps se traduit par leur aptitude à être empilés les uns dans les autres durant l'achèvement des récipients. Dans les modes de réalisation de l'invention décrits ci-dessus, les dispositifs de fermeture sont des cols filetés tels qu'utilisés, par exemple, dans des "tubes de pate dentifrice. L'invention est également applicable, cependant, à la fabrication de récipients tubulaires déformables avec d'autres type de fermeture comme illustré par exemple sur la figure 11. La figure 11 représente un col 50 avec un bourrelet circonférentiel 51 pour recevoir un bouchon 52 à engagement brusque avec un bourrelet 53 tourné vers l'intérieur et une patte de traction 54. Le col 50 peut être réalisé séparément du corps tubulaire du récipient et y être fixé, comme le col 17 des figures 4 à 6, par de la colle ou par soudage. En variante, plusieurs cols 50 peuvent être moulés dans une feuille de matériau polymère comme sur la figure 7. Le procédé de l'invention peut être utilisé avec des polymères partiellement cristallins pouvant être étirés dans des conditions appropriées. Le processus d'étirage provoque une déformation plastique de la feuille à une température au-dessous du point de fusion du polymère, et ainsi provoque un degré important d'orientation des molécules du polymère dans la feuille. L'étirage s'effectue de la même manière dans chacun des modes de réalisation représentés. Comme représenté sur la figure 3, l'é- tirage a lieu essentiellement à partir du col 40 formé dans l'intervalle entre la région bloquée annulaire de la feuille et le poinçon,c1est-à-dire entre le bord de l'ouverture 13 et la paroi du poinçon 14. Lorsque l'extrémité inférieure du poinçon 14 est de forme arrondie, comme représenté, l'étirage s'effectue depuis un col 41 autour de l'extrémité arrondie du poinçon 14. L'étirage à partir du col 40 provoque une orientation sensiblement monoaxiale, mais un étirage depuis le col 41 peut introduire un certain degré d'orientation biaxiale. Le procédé est particulièrement avantageux avec des poîyéthylènes à haute densité, qui peuvent avoir des caractéristiques satisfaisantes de rétention de plis, un module d'Young élevé, et des caractéristiques de limpidité et d'arrêt des gaz satisfaisantes, par l'utilisation de rapports d'étirage modérés à élevés. Toutes-les qualités de polyéthylène à haute densité qui ont été essayées ont été trouvées convenables pour l'emploi dans le procédé. Spécifiquement, de telles qualités comprennent des polyéthylènes ayant une densité allant de 0,95 à 0,965 gm/ cm3 et un indice de fusion de l'ordre de 0,05 à 7 gm/l0 minutes (mesuré par le procédé de la norme britannique B.S. 2782). Par rapports d'étirage modérés à éleves, on entend des rapports d'étirage compris entre 5 à 40.En utilisant de tels polyéthy liners avec des rapports e étirage appropriés dans cette plage et en faisant en sorte d'obtenir un degré approprié d'orientation biaxiale dans le corps tubulaire étiré, on a constaté qu'il était possible de fabriquer des récipients avec les propriétés précitées, combinées à une robustesse et à une résistance au fendage. La propriété satisfaisante de rétention de plis conférée au matériau permet aux récipients tubulaires d'être aplatis sans reprendre élastiquement leur forme tubulaire et ainsi aspirer à nouveau leur contenu. Elle permet également aux récipients tubulaires d'être enroulés et de conserver la forme enroulée, de la même manière qu'un tube de pâte dentifrice en métal classique. Des polypropylènes peuvent également être utilisés avantageusement dans le procédé, du fait que l'utilisation de rapports d'étirage modérés à élevés peut conférer un module d'Young élevé, une caractéristique améliorée d'arrêt de gaz et une limpidité exceptionnelle à ces matériaux. De telles propriétés peuvent être particulièrement utiles dans des récipients tubulaires prévus pour montrer 11 aspect de leur contenu. Le processus d'étirage peut également procurer des propriétés similaires ou autres souhaitables avec d'autres polymères partiellement cristallins, tels que des copolymères de polyéthylène/poly- propylène, des polyamides, ou des polyesters. Des charges peuvent être incorporées au polymère, si on le désire1 pour produire des effets particuliers. Par exemple, une adjonction de 20% de talc à un polyéthylène à haute densité provoque-un aspect soyeux attractif à la paroi du corps tubulaire étiré du récipient. Le corps tubulaire du récipient, après réalisation, peut être muni d'un revêtement, par exemple de chlorure de polyvinylidène, pour améliorer ses propriétés d'arrêt des gaz, et il peut être pigmenté, traité superficiellement ou imprimé de la manière habituelle. Il est également possible de réaliser les tubes en deux ou plusieurs couches de polymères différentes pour obtenir une combinaison de propriétés souhaitables, en effectuant le processus de réalisation par poinçon avec deux ou plusieurs couches superposées de ces polymères. Ainsi, deux qualités de polyéthylène ont été utilisées (Hoechst GD 4760 et BP Rigidex 50), une qualité de polyéthylène (Hoechst GD 4760) combinée à une qualité de polyester (qualité Art), et une qualité de polyé- thylène (Hoechst GD 4760) combinée à une qualité de polypropy lène (Shell GET 6100). Les exemples particuliers suivants constituent d'autres illustrations de la manière dont l'invention peut être mise en pratique. Exemple 1 Une simple presse manuelle est équipée d'non poinçon en aluminium poli détachable (150 mm long x 25 mm de diamètre), qui peut se déplacer librement de haut en bas selon son axe vertical. Un ch ssis de blocage amovible pour maintenir la feuille de polymère peut être disposé au-dessous du poinçon, procurant une disposition telle qu'illustrée sur les figures 1 à 3. Le poinçon est chauffé séparément à 1200C dans un four à air et ensuite remis en place. En même temps, le châssis de blocage contenant une feuille moulée par compression de 2 mm d'épaisseur de polyéthylène à haute densité de qualité BP Rigidex 50 est chauffé à 1200C et remis en position au-dessous du poin çon. Le poinçon est ensuite abaissé dans la feuille bloquée à une profondeur de 120 mm. Ceci nécessite une force totale d'environ 25 kg pendant environ 3 secondes. Le poinçon est ensuite retiré, à l'aide d'air comprimé. Le récipient étiré résultant possède les propriétés suivantes: longueur : 120 mm diamètre : 25 mm épaisseur de paroi : O,08 mm rapport d'étirage : 25 : 1 perméabilité à l'o- xygène (arrêt des gaz) : 20 x 10 10 cc/sec/cm2/cm Hg pour 0,0254 mm d'épaisseur (cf.Rigidex non étiré 50-70 x 10 1) module d'Young (gigapascals) : parallèle 5,8 perpendiculaire 1,4 non étiré (pour comparaison) 1,5 résistance à la traction (giga pascals) : parallèle 0,24 perpendiculaire 0,03 non étiré (pour comparaison) 0,025 Un col fileté est réalisé à partir du même poîyéthy- lène à haute densité qualité BP Rigidex 50 et fixé au col du récipient par soudage par friction rotative comme décrit dans le résu ta brevet britannique no. 1 436 217. Le récipient/es r 2 uste et possède des caractéristiques satisfaisantes de rétention de plis, le rendant apte à être utilisé comme tube de pâte dentifrice, par exemple. Exemples 2-11 Les récipients sont réalisés comme dans l'Exemple 1 en utilisant différents polymères. Les propriétés des récipients résultants sont consignées dans le Tableau 1 suivant VOIR TABLEAU PAGE 12. TABLEAU 1 Perméabilité à l'oxygène Rapport Module d'6asticité Résistance à la traction 10-10X Exem- d' cc/sec/cm/ ple Polymère éti- (gigapascals) (gigapascals) cm Hg N rage 0,0254 mm paroi polymère POLYETHYLENE A Perpendi- non non du ré- non HAUTE DENSITE Parallèle culaire étiré parallèle perpendiculaire étiré cipient étiré 2 Rigidex 9 18 6,0 1,2 1,4 ,22 ,02 ,025 77 70 3 Rigidex H020-54P 8 2,1 1,0 1,2 ,13 ,03 - - 4 Rigidex 006-60 17 8,3 - - ,24 - - 100 84 5 Rigidex 140-60 30 12 - 1,6 ,20 - ,025 - 6 Hostelen GD4760 20 4,4 1,2 - ,26 ,04 - 35-96 92 7 carlona 072 14 3,3 1,0 1,1 ,30 ,03 ,02 196 150 8 Vestolen A6016F 35 21 - 1,2 ,20 - ,02 - POLYPROPYLENE 9 Shell GE6100 8 1,4 0,7 - ,15 ,03 - 155 310 10 Shell PLP405 8 1,3 0,3 0,5 ,18 ,02 ,015 180 400 POLYESTER 11 Qualité AKZO 10 - - - - - - - Exemple 12 Une série de récipients sont réalisés par le procédé décrit dans l'Exemple 1, en polyéthylène à haute densité de qualité Rigidex 50 dans des conditions similaires. La seule variable est la vitesse du poinçon durant l'opération d'étirage. Les propriétés des parois de récipient sont représentées sur le Tableau 2. Ces données montrent clairement que les propriétés des récipients dépendent de la vitesse du poinçon (c'est-à-dire du temps d'étirage). La profondeur du formage dans chaque cas est d'environ 100 mm. TABLEAU 2 Perméabilité de permeabillte de paroi à l'oxy Module gène temps : rapport : (qiqapascals) :(10-10x cc/sec/ parallèle perpendiculaire cm/cm Hg. d'étirage : d'étirage : : : 0,0254 mm 0,5 : 18 : 3-4 : 1-2 1 : 18 : 2-4 : 1-2 : 23 2 : 14-28 5-6 : 1-3 : 10-34 15 : 24 : 12 : 1-2 : . . . . 0,5 (feuille témoin non étirée) : 1 : 1,5 : 1,5 : 68 Exemple 13 Un flan moulé par injection de polyéthyîène à haute densité qualité Hizex 7000F consiste en une feuille de 2 mm d'épaisseur avec un épaulement et un col fileté moulés, comme représenté sur la figure 8. Le flan est façonné par poinçonnage comme dans l'Exemple 1, le poinçon étant disposé avec précision pour coïncider avec l'épaulement moulé. Le tube façonné par poinçonnage est détaché du flan avec un outil de fendage, pour réaliser un récipient tubulaire à col fileté et est rempli et scellé à chaud en utilisant une machine de scellement classique. Exemple 14 Un tube est réalisé comme dans l'Exemple 12, sauf qu'une feuille plate moulée par compression en polyester de qualité AKZO, également de 2 mm d'épaisseur, est placée au-dessus de la feuille de polyéthylène et bloquée avec elle. Lors de la réalisation par poinçonnage du récipient, la feuille de polyester constitue un revêtement hermétique interne, créant ainsi une fermeture inviolable à l'intérieur du col fileté. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un récipient tubulaire déformable muni d'un dispositif de fermeture à une extrémité, selon lequel le corps tubulaire du récipient est réalisé à partir d'une feuille d'un polymère synthétique partiellement cristallin, pouvant être étiré à partir d'un col à une température inférieure à son point de fusion, caractérisé par les opérations de blocage d'une région annulaire de la feuille, de chauffage de la partie de la feuille entourée par la région bloquée à une température inférieure au point dé fusion du polymère, de poussée d'un poinçon i travers le plan de la feuille en une position centrée à l'intérieur-de la région bloquée, de façon à étirer le polymère depuis la partie de la feuille entourée par la région bloquée sous la forme dudit corps tubulaire, et de séparation du corps tubulaire du reste de la feuille, ledit procédé comprenant les opérations supplémentaires de réalisation d'un dispositif de fermeture avant ou après l'étirage du corps tubulaire, et de positionnement dudit dispositif de fermeture sur l'extrémité du corps. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est réalisé séparément du corps tubulaire et est fixé à celui-ci après l'étirage de ce dernier. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est fixé au corps au moyen de colle. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est fixé au corps par soudage par friction rotative. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est tout d'abord réalisé dans la feuille par moulage et est ensuite positionné au centre de la région annulaire bloquée avant l'étirage du corps tubulaire, de façon à être disposé à l'extrémité du corps tubulaire lorsque ce dernier a été étiré.. 6. Procédé selon la revendication 5, caractéribé en ce que plusieurs dispositifs de fermeture sont réalisés dans la feuille et en ce que Plusieurs corps tubulaires sont étirés simultanément en utilisant un nombre correspondant de poinçons. 7. Procédé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les dispositifs de fermeture sont réalisés dans la feuille par moulage par injection. 8. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est un col fileté destiné à recevoir un bouchon à vis. 9. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est un col muni d'un bourrelet circonférentiel destiné à recevoir un bouchon à engagement brusque. 10. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère synthétique est un polyéthylène à haute densité. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le polyéthylène possède une densité comprise entre 0,95 gm/cm3 et 0,965 gm/cm3. 12. Procédé selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que le processus d'étirage est effectué de façon à étirer le polyéthylène à un rapport d'étirage compris entre 5 et 40. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le rapport d'étirage est compris entre 8 et 35. 14. Procédé selon une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que la partie de la feuille entourée par la région bloquée est chauffée à une température comprise entre 600C et 1300C'avant l'opération d'étirage. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la partie de la feuille entourée par la région bloquée est chauffée à une température comprise entre 800C et l200C avant l'opération d'étirage. 16. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le polymère synthétique est un polypropylène, un copolymère de polyéthylène/polypropylène, un polyamide ou un polyester. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le polymère synthétique est un polypropylène et la partie de la feuille entourée par la région bloquée est chauffée d une température comprise entre 600C et l600C avant l'opération.d'é- tirage. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la partie de la feuille entourée par la région bloquée est chauffée à une température comprise entre 1000Cet l500C avant l'opération d'étirage. 19. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le poinçon est chauffé à pratiquement la même température que la feuille de polymère avant l'opération d'étirage. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le poinçon est chauffé par des organes de chauffage internes à la fois avant et durant l'opération d'étirage. 21. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le blocage de la région annulaire de la feuille est réalisé de façon à laisser subsister un intervalle entre le bord interne de la région bloquée et la paroi extérieure du poinçon qui n'e-st pas inférieur à 1/3 de l'épaisseur de la feuille et pas supérieur à trois fois l'épaisseur de celle-ci. 22. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le récipient tubulaire est constitué de deux ou plusieurs couches de polymères différents, en étirant le corps tubulaire à partir d'une feuille constituée de deux ou plusieurs couches de ces polymères. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que lesdites couches sont liées entre elles. 24. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps tubulaire, après formage, est muni d'un revêtement pour améliorer ses propriétés d'arrêt des gaz. 25. Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce que le revêtement est en chlorure de polyvinylidène. 26. Récipient tubulaire déformable muni d'un dispositif de fermeture à une extrémité, réalisé par procédé selon une quelconque des revendications précédentes. 27. Récipient tubulaire déformable muni d'un dispositif de fermeture à une extrémité, caractérisé en ce que le récipient possède un corps tubulaire réalisé en polyéthylène à haute densité qui a été étiré à une température inférieure à son point de fusion jusqu'à un rapport d'étirage compris entre 5 et 40, de telle sorte que le corps tubulaire possède des caractéristiques de rétention de plis qui lui permettent d'être aplati pour expulser son contenu du dispositif de fermeture sans revenir élas tiquement à la forme tubulaire lors du rel chement de la pression d'écrasement. 28. Récipient selon la revendication 27, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est un col fileté destiné à recevoir un bouchon à vis. 29. Récipient selon la revendication 27, caractérisé en ce que le dispositif de fermeture est un col muni d'un bourrelet circonférentiel destiné à recevoir un bouchon à engagement brusque. 30. Récipient selon une quelconque des revendications 27 à 29, caractérisé en ce que le polyéthylène à haute densité possède une densité comprise entre 0,95 et 0,965 gm/cm3 31. Récipient selon une quelconque des revendications 27 à 30, caractérisé en ce que le rapport d'étirage est compris entre 8 et 35. 32. Récipient selon une quelconque des revendications 27 à 31, réalisé par procédé selon une quelconque des revendications 1 à 25.