247384O L'invention concerne une chaîne de coupe pour scies à moteur, qui est constituée par des éléments de coupe situés alternativement du côté droit et du côté gauche, des éléments médians d'entraînement et des éléments de liaison latéraux et dans laquelle les différents éléments sont reliés entre eux de manière articulée au moyen d'axes et au moins quelques-uns des éléments d'entraînement sont munis chacun d'un talon de sécurité, qui s'étend en sens inverse du sens de rotation et dont le bord extérieur se trouve au moins partiellement au-dessus des bords exté- rieurs des éléments de liaison de l'élément d'entraînement suivant. Dans le cas de chaînes de coupe de ce genre (brevet américain no 3 329 183 et demande de brevet allemand no 1 503 987), la chaîne est guidée en cours de fonction- nement, de manière connue, dans la gorge d'une glissière de guidage et décrit un arc relativement petit en passant autour do l'extrémité extérieure libre de la glissière. En cas de travaux dits en plongée, dans lesquels l'extré- mité libre de la glissière est introduite avec le brin de chaîne tournant autour de cette extrémité libre dans le bois à couper, les dents de coupe peuvent, en dépit des limiteurs de profondeur prévus sur celles-ci-, pénétrer trop profondément dans le bois, ce qui risque de provoquer des chocs en retour inattendus de la scie en direction de l'utilisateur. Afin d'éviter de tels chocs en retour dan- gereux pour l'utilisateur, les éléments d'entraînement de la chaîne de coupe connue ont déjà été munis de ce qu'il est convenu d'appeler des talons ou saillies de sécurité qui s'étendent à partir du taillant d'un élément de coupe avant en direction du limiteur de profondeur de l'élément de coupe suivant et dont les bords extérieurs se trouvent au moins en partie au-dessus du bord extérieur de l'élé- ment de liaison de l'élément d'entraînement suivant. Dans la chaîne du type connu, le talon de sécurité de l'élément d'entraînement est réalisé à la manière d'une corne et le bord extérieur du talon orienté vers le fond du trait de scie s'étend suivant une courbe convexe en forme d'arc - 2- de telle sorte que l'endroit le plus élevé de l'arc se trouve à peu près au milieu du talon en forme de corne. Lors du mouvement de la chaîne autour de l'extrémité libre de la glissière, le talon de sécurité se soulève de la glissière, ce qui a pour but de tenir celle-ci à une dis- tance suffisante de la zone de coupe proprement dite pour empêcher les dents de coupe de pénétrer trop profondément dans le bois lors de travaux en plongée, le bord extérieur convexe du talon de sécurité ne dépassant pas la hauteur de la dent de coupe et étant destiné à assurer, grâce à sa forme bombée vers l'extérieur, un mouvement correct de la chaîne dans le trait de scie. Or il s'est avéré que l'effet de choc en retour ne peut être évité de façon satisfaisante dans le cas de chaînes de coupe du genre décrit ci-dessus. L'invention a pour objet une chaîne de coupe qui, pour une faible hauteur de construction et un rendement de coupe optimal, permet, grâce à une action de levier commandée, de limiter la profondeur de coupe des éléments de coupe en cas de travaux d'entaillage à une valeur fixée à l'avance qui évite tout risque de choc en retour. Pour cela, la chaîne de coupe selon l'invention est caractérisée en ce que, lors du passage de la chaîne au- tour de l'extrémité libre de la glissière, la partie ar- rière (dans le sens d'avancement) du bord extérieur du talon de sécurité se déplace sur un cercle qui est plus grand d'une quantité prédéterminée que le cercle décrit par le sommet de la dent de coupe. De plus, le bord extérieur du talon de sécurité peut avantageusement s'étendre au moins à peu près paral- lèlement à la droite reliant les centres des évidements de l'élément d'entraînement qui reçoivent les boulons de liaison ou rivets. La réalisation selon l'invention permet d'obtenir que, lors du passage de la chaîne autour de l'extrémité libre de la glissière, l'élément d'entraînement muni du talon de sécurité soit soumis à une force déterminée qui s'exerce en un endroit bien défini du talon, à savoir 3sur la partie du bord extérieur de celui-ci situé le plus en arrière dans le sens d'avancement, et communique au talon un mouvement de descente en le faisant tourner au- tour du point d'articulation le plus proche de façon que la partie antérieure de l'élément d'entraînement et la partie arrière de l'élément de coupe articulée sur l'élé- ment d'entraînement et munie de son taillant se soulèvent de la glissière tandis que la partie arrière du dos de la dent de l'élément de coupe est poussée vers le haut con- tre le rayon d'entaillage, de sorte que, par suite des couples ainsi produits, le taillant de la dent coupante s'engage de plus en plus dans le bois et la dent coupante se trouve elle-même légèrement soulevée de la glissière. La force de coupe agissant à présent au niveau du tail- lant de la dent coupante fait tourner celle-ci encore en sens inverse du sens d'avancement jusqu'à ce que le tail- lant de la dent s'engage pleinement dans le bois et que le dos du limiteur de profondeur faisant saillie en for- me d'arc vienne prendre appui complètement au fond du trait de scie. Il se produit donc une action de levier bien définie, commandée par la partie arrière du bord extérieur du talon de sécurité et qui permet à la dent coupante, commandée positivement en fonction des couples produits, de prendre d'abord appui et d'être ensuite pro- gressivement amenée à exercer complètement son rôle d'or- gane de coupe. Etant donné que, grâce à cette commande positive, les dents coupantes sont d'abord empêchées de pénétrer aussitôt dans le bois et qu'une pénétration des dents ne peut de toute façon pas avoir lieu d'une manière incontrôlée, des chocs en retour ne risquent plus de se produire puisque, par suite de la commande positive suivant l'invention, les dents coupantes ne peuvent péné- trer dans le bois que d'une manière limitée lorsque le mouvement d'avance va en montant. Avantageusement, le bord extérieur du talon de sécurité est rectiligne et s'étend de préférence parallèlement à la droite reliant les centres des évidements de l'élément d'entraînement, la partie terminale de ce talon de sécurité étant égale- -4- ment réalisé en tant que partie rectiligne afin de pren- dre appui dans le fond du trait de scie lors de l'entail- lage et étant arrondi suivant un petit rayon de courbure qui peut être par exemple inférieur à 1 mm et est de pré- férence compris entre 0,25 et 0,5 mm. Dans la description qui suit, faite à titre d'exem- ple, on se réfère aux dessins annexés,dans lesquels: - la figure 1 estune vue de côté d'une partie d'une chaîne selon l'invention à l'état étendu, c'est-à- dire telle qu'elle se présente lors de son passage sur la partie rectiligne d'une glissière; - Za figure 2 représente la partie terminale libre d'une glissière et la position de la chaîne passant sur la tête de la glissière - la figure 3 représente la position des différents éléments de la chaîne, lors-du passage autour de la tête de la glissière, par rapport au rayon d'entaillage à l'instant o le processus de coupe commence, et; - la figure 4 montre à plus grande échelle un élé- ment d'entraînement de la chaîne représentée sur les figures 1 à 3, cet élément d'entraînement étant muni du talon de sécurité selon l'invention. Comme le montre la figure 1, la chaîne selon l'invention comprend de manière connue en soi des élé- ments de coupe droits 1 et des éléments de coupe gauches 2 qui présentent par exemple des taillants en forme de toit 7. Parallèlement aux éléments de coupe 1, 2 sont prévus des éléments de liaison latéraux 4 entre lesquels sont disposés des éléments médians d'entraînement 3. L'élément de coupe gauche 2 représenté -à gauche sur la figure 1 est relié à un élément de liaison latéral droit 4 par des axes, boulons ou rivets 5. En regardant dans le sens de marche V, on trouve entre les éléments 2 et 4 l'élément d'entraînement médian 3' relié à ces derniers par l'axe d'articulation avant 5' et dont la partie ar- rière se trouve à peu près au-dessous du limiteur de pro- fondeur 8 relié à l'élément de coupe 2. La partie anté- rieure de l'élément d'entraînement 3 est reliée par l'in- termédiaire d'un axe d'articulation 5" à deux éléments de liaison latéraux 4 qui reçoivent à leur tour entre eux, par l'intermédiaire d'un autre axe d'articulation 5, un élément d'entraînement 3 réalisé conformément à l'inven- tion. Cet élément d'entraînement 3, muni d'un talon de sécurité 6, a sa partie antérieure articulée par l'axe 5 à l'élément de coupe droit 1 se trouvant dans le sens d'avancement devant l'élément de coupe gauche 2 et com- portant un limiteur de profondeur 8. Suivent alors, avec le même agencement, à nouveau un élément d'entraînement normal 3' sans talon de sécurité, des éléments de liaison latéraux droit et gauche parallèles 4 entre Lesquels se trouve un élément d'entraînement 3 selon l'invention, comportant un talon de sécurité 6, etc. On obtient ainsi une chaîne coupante constituée par des éléments de coupe 1 et 2 disposés alternativement à droite et à gauche, des éléments médians d'entraînement 3, 3' et des éléments de liaison latéraux 4 qui sont tous articulés les uns aux autres par des axes 5, 5', 5" et dont, dans cet exemple de réalisation. un élément d'entraînement 3 sur deux est muni d'un talon de sécurité 6. Ce talon 6 s'étend, comme le montre clairement la figure 1, approximativement à partir du taillant droit 7 de l'élément de coupe antéri- eur 1 en direction du limiteur de profondeur 8 de l'élé- ment de coupe suivant 2. Le bord extérieur 9 du talon 6 se trouve au moins partiellement, et entièrement dans cet exemple de réalisation, au- dessus des bords extérieurs 10 des deux éléments de liaison latéraux 4 s'étendant paral- lèlement l'un à l'autre. Entre chaque élément de coupe droit 1 et l'élément de coupe gauche suivant 2 est chaque fois relié, lorsqu'on regarde dans le sens de marche V, à l'élément de coupe droit 1 d'abord un élément d'entraî- nement 3 muni d'un talon de sécurité 6 qui est à son tour relié à une paire d'éléments de liaison latéraux 4, les- quels sont à nouveau articulés sur un élément d'entraîne- ment 3' dépourvu de talon de sécurité et relié à son tour de manière articulée à l'élément de coupe suivant 2 si- tué à gauche dans le présent exemple de réalisation. En conséquence, la chaîne se compose au total d'une succes- sion de groupes d'éléments de chaîne tels que cèlui décrit. Afin d'obtenir une action de levier commandée bien définie pour le processus d'engagement de chaque élément de coupe, le talon de sécurité 6 est réalisé selon l'invention de telle manière que, lors du mouvement de la chaîne autour de l'extrémité libre 12 de la glissière 11 (voir la figure 2), le bord extérieur 9 du talon 6 voit sa partie 15 située le plus en arrière dans le sens de marche V décrire un cercle 13 qui est plus grand d'une quantité prédéterminée "s" indiquée sur la figure 2 que le cercle 14 décrit par le sommet 16 d'une dent coupante 1, 2 précédant le talon de sécurité 6. Dans l'exemple de réalisation représenté, l'élé- ment d'entraînement 3 muni du talon 6 (figure 4) est en conséquence réalisé de manière que le bord extérieur 9 du talon 6 s'étende parallèlement à la droite 17 reliant entre eux les centres des évidements 18 et 19 destinés à recevoir les axes ou rivets de liaison 5. Le bord exté- rieur 9 peut également présenter une autre forme, c'est- à-dire qu'il peut par exemple être concave ou légèrement bombé, mais à cet égard il est essentiel que, lors du passage de la chaîne sur l'extrémité libre de la glissière, seule la partie 15 du bord extérieur 9 située le plus en arrière dépasse le sommet 16 de la dent coupante 1, 2. Une forme de réalisation avantageuse de l'élément d'en- traînement 3 muni du talon de sécurité 6 est donc obtenue lorsque, tant à l'état étendu de la chaîne que lors de son passage autour de l'extrémité libre 12 de la glissière 11, aucun point du bord extérieur 9 n'est situé plus haut que la partie arrière 15 dudit bord extérieur 9. Sur la figure 4 est représentée à plus grande échelle une forme de réalisation avantageuse de l'élément d'entraînement 3 muni du talon de sécurité 6. Dans cet exemple de réalisation, la partie terminale 21 du talon 6 est avantageusement réalisée en tant que partie droite pour prendre appui sur le fond 23 du trait de scie en cas de travaux en plongée et présente un arrondi avec un petit rayon de courbure n'excédant pas 1 mm et de préfé- rence égal à 0,5 mm. Afin d'obtenir une stabilité suffi- sante pour un faible poids de l'élément d'entraînement, le bord intérieur 20 de l'extrémité 21 du talon 6 s'étend avantageusement selon un arc concave vers le centre 22 de l'élément d'entraînement 3. Pour la même raison et afin d'économiser en même temps de la matière et du poids, le bord extérieur 9 du talon 6 s'étend de manière qu'à la partie rectiligne 9 fasse suite un arc 9' s'étendant d'abord de façon concave vers le milieu de l'élément d'entraînement 3. Cet arc 9' est suivi dans la zone si- tuée au-dessus de l'évidement antérieur 19 d'un arc con- vexe 9" de telle sorte que l'évidement 19 est entouré sur plus d'un quart de sa partie antérieure, de façon sensi- blement annulaire, par le corps de l'élément d'entraîne- ment 3. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le bord extérieur 9 du talon 6 peut présenter une section se rétrécissant vèrs l'extérieur, c'est-à-dire par exem- ple une section se terminant vers le haut sous forme de coin, d'arc en ogive, arc de plein cintre ou de taillant. Une telle forme de réalisation du bord supérieur du talon ou d'éléments de sécurité ou de chaîne en général permet d'obtenir une diminution de la poussée d'avance lors du travail en plongée. Il s'est avéré, que l'effet de soulèvement de l'élément de coupe selon l'invention se produit, dans le cas de chaînes de faible hauteur de construction, déjà de manière optimale lorsque la différence entre le dia- mètre du cercle 13 décrit par le talon de sécurité 6 et le diamètre du cercle 14 décrit par le sommet 16 des élé- ments de coupe est comprise entre environ 0,5 et 1,5 mm, cette différence étant cependant de préférence de lmm. La figure 2 montre que, lors du passage de la chaîne sur l'extrémité libre 12 de la glissière 11, la partie terminale du talon de sécurité 6 dépasse de la quantité "s" le cercle 14 décrit par le sommet 16 du taillant des dents coupantes 1, 2. Dans la position re- présentée sur la figure 2, les dents coupantes ne s'en- gagent pas encore dans le bois puisque, dans cette posi- -8 - tion, il ne s'exerce encore aucune poussée d'avance. Aussitôt que la poussée d'avance commence à s'exercer, la chaîne se met à couper. Sur la figure 3 est représentée la position occupée par les différents éléments de la chaîne par rapport à la glissière 11 et au rayon d'entail- lage R0 au moment du-commencement du processus de coupe. Dans ces conditions, il s'exerce au niveau du point I lors du démarrage la force F1 sur la partie terminale 15 du talon de sécurité 6. De ce-fait, l'élément d'entrai- nement 3 tourne autour du point d'articulation G1 de l'axe de liaison 5. Le point d'articulation G1 prend ap- pui par l'intermédiaire des éléments de liaison latéraux 4 à l'endroit S sur la glissière 11. En même temps le. point d'articulation G2, c'est-à-dire le centre de l'axe 5 de liaison avant (dans le sens-de marche V) de l'élé- ment d'entraînement 3, et donc également l'extrémité arrière de l'élément de coupe 2 passent obligatoirement de G2 à G'2. De ce fait, la dent coupante 2 est soulevée à son extrémité arrière de la glissière 11 et poussée avec le dos de la dent au niveau du point II contre le rayon d'entaillage RO. A cet instant, la-force-F2 agit au niveau du point II o elle soumet le dos de la dent- à une poussée de sorte qu'autour du centre de l'axe d'ar- ticulation, c'est-à-dire autour du point G2, s'exerce un moment M2 = F2 x a2. Ce moment M2 fait tourner la dent coupante 2 autour du point G2 vers la gauche en sens in- verse du sens de marche V jusqu'à ce que le taillant 7 de la dent 2 s'engage dans le bois à couper. Au cours de ce processus, le point d'articulation G3, c'est-à-dire le centre de l'axe de liaison avant de l'élément de cou- pe 2, et l'élément d'entraînement précédant ce dernier sont légèrement soulevés de façon à passer de la position G à la position G3'. Ainsi la dent coupante 2 est dans son ensemble soulevée légèrement de la voie du glissement 11' de la glissière 11. Il s'exerce en outre la force de - coupe F3 qui, avec le bras de levier a3, produit le mo- ment M3 = F3 x a3 autour du point G '2. De ce fait la dent coupante 2 est encore tournée davantage autour du point G' et ce,jusqu'à ce que le taillant 7 de la dent 2 s'en- gage complètement dans le bois et la dimension t devien- ne égale à zéro. Au total, on obtient grâce au mode de réalisation suivant l'invention une action de levier commandée posi- tivement qui, lors du passage de la chaîne autour de l'extrémité libre de la glissière, est déclenchée par la partie arrière 15 du bord extérieur 9 du talon de sécuri- té 6 dépassant le cercle 14 décrit par les éléments de coupe et permet d'abord au point terminal du dos de la dent coupante et ensuite au taillant 7 de celle-ci de prendre appui progressivement, sans à-coups et en douceur, la dent coupante étant enfin elle-même légèrement soule- vée de la voie de glissement 11' de la glissière 11 de sorte que, l'effort de coupe F3 s'étant exercé et la dent coupante 2 ayant encore été tournée, le taillant 7 de la dent finit par s'engager complètement dans le bois. Au moyen de l'invention, on évite que les dents coupantes ne pénètrent de façon incontrôlée dans le bois et ne risquent de provoquer des chocs en retour. L'invention permet pour la première fois une pénétration limitée, commandée de manière précise, des dents coupantes 1, 2 en cas d'avance croissante. Il devient ainsi possible d'éliminer pratiquement l'effet de choc en retour. Dans la forme de réalisation avantageuse repré- sentée, la dimension s est d'environ 1 mm; la hauteur h2 (voir les figures 2 et 3) doit rester aussi petite que possible afin de ne pas trop réduire l'espace dispo- nible aux copeaux. Si cet espace est trop restreint, le rendement de la chaîne diminue et l'évacuation des co- peaux se trouve par conséquent entravée. Pour une réalisation avantageuse de la chaîne selon l'invention, les relations géométriques suivantes se sont avérées particulièrement avantageuses. La hauteur h2 entre la partie arrière 15 du bord extérieur 9 du talon de sécurité 6 et la droite 17 re- liant les centres des évidements 18 et 19 de l'élément d'entraînement 3 ne doit pas être supérieure aux trois 2473940' - 10 - quarts de la distance h1 entre le cercle 14 décrit par les sommets des éléments de coupe 1, 2 et cette droite 17. En outre, la longueur 12 entre l'extrémité libre du bord extérieur 9 du talon 6 et la droite 24 qui s'étend per- pendiculairement à la droite 17 reliant les centres des évidements de l'élément d'entraînement 3 et passe par le milieu de cette dernière doit être au moins égale au double de la distance h1. On obtient ainsi les relations suivantes h2 % 3/4 h1 12 2 h1 La longueur 12 satisfait donc également la rela- t-ion suivante 2 a/ 2 t 2 12 R1 (a + h2)' o a G R est le rayon du cercle 13 décrit par le talon de sécurité 6, a est la distance radiale entre le centre Z de la voie de glissement 11' de la glissière 11 et la droite 17 reliant les centres des axes ou rivets de l'élé- ment d'entraînement 3, RG est le rayon s'étendant à par- tir du centre Z jusqu'au milieu des axes d'articulation et t est le pas de la chaîne. On obtient en outre les relations suivantes A 2 2 R1 G2 h 1 + 2 5 R0 = 2RG2(2 + h1 En ce qui concerne les caractéristiques de coupe en cas de coupe en plongée et de coupe longitudinale, la forme du limiteur de profondeur joue en outre un rôle essentiel. En conséquence, le limiteur de profondeur est réalisé en forme d'arc, le bord extérieur 25 du limiteur de profondeur 8 présentant au moins approximativement une longueur d'arco profondeur. Suivant cette figure, une forme de réalisa- tion avantageuse est obtenue lorsque la distance b entre il -2473940' le centre de l'axe d'articulation 5 du limiteur de pro- fondeur 8 et le centre Z' du rayon RT correspond à envi- ron un cinquième du pas de la chaîne. Outre cette posi- tion du centre Z' du rayon RT du bord supérieur 25 du limiteur de profondeur 8, le rayon RT doit lui-même être à peu près égal ou supérieur aux deux cinquièmes du rayon d'entaillage. Géométriquement parlant, il existe donc, en ce qui concerne la position et la longueur du rayon RT pour le bord supérieur 25 du limiteur de profondeur 8, les relations suivantes b 1 t RT> 2* RO CT 220 On obtient ainsi un limiteur de profondeur 8 pré- sentant un bord supérieur légèrement bombé 25 qui, obser- vé dans le sens de mouvement, est relativement long et légèrement incliné vers le bas. Grâce à la combinaison du talon de sécurité 6 prévu conformément à la présente invention sur l'élément d'entraînement 3 et du limiteur de profondeur 8 disposé comparativement loin de l'extrémité supérieure de chaque dent coupante et présentant un bord extérieur 25 relati- vement large, on obtient, outre l'élimination des chocs en retour dangereux notamment en cas de travaux en plon- gée, des résultats de coupe optimaux tant en cas de tronçonnage qu'en cas de travaux en plongée. Du fait que, lors du passage de la chaîne autour de l'extrémité libre de la glissière, seul le point terminal du talon 6 vient d'abord prendre appui, la longueur de levier effective 12 (voir la figure 2) nécessaire à la commande positive des éléments de coupe reste à coup sûr toujours constan- te de sorte que les forces agissant sur les dents cou- pantes 1, 2 conservent également la même valeur. Il est concevable que le talon de sécurité 6 soit également prévu sur un élément autre que l'élément d'en- traînement de la chaîne coupante. Dans ce cas, le talon - 12 - 2473940 présente également une partie arrière 15-à son bord exté- rieur 9, correspondant à la partie 15'de l'élément d'en- traînement représenté 3, et cette partie arrière 15 pré- vue sur un élément de chaîne quelconque décrit alors également un cercle plus grand d'une quantité s fixée à l'avance que le cercle décrit par le sommet de la dent coupante 1, 2. De plus, la partie 15 du bord extérieur d'un talon de sécurité, qui constitue l'élément prenant appui dans le fond du trait de scie, peut être réalisée sous la forme d'une surface d'appui placée transversale- ment à la direction de marche et qui, observée en pro- jection verticale sur l'élément de chaîne, dépasse celui- ci latéralement. La surface d'appui est donc alors plus grande que l'épaisseur de la matière constitutive de l'élément de chaîne associé à la surface d'appui. Cette surface d'appui peut être formée par repliement, écrase- ment ou toute autre méthode de mise en forme directement à partir du corps de l'élément de chaîne ou à partir d'un prolongement de celui-ci. La chaîne selon l'invention se distingue en parti- culier également par le fait-que les parties des éléments de chaîne situées au-dessus des axes de liaison 5, S', " etc. sont aussi basses que possible de façon à obtenir au total une chaîne présentant un profil extrêmement bas en comparaison des types de chaînes connus. O O O O O O - 13 - 2473940 REVENDI CATIONS 1. - Chaîne de coupe pour scie à moteur, consti- tuée par des éléments de coupe situés alternativement du côté droit et du côté gauche, des éléments médians d'en- traînement et des éléments latéraux de liaison et dans laquelle les différents éléments sont articulés entre eux par des axes ou boulons et au moins quelques-uns des éléments d'entraînement sont munis chacun d'un talon de sécurité, qui s'étend en sens inverse du sens de rotation et dont le bord extérieur se trouve au moins partielle- ment au-dessus des bords extérieurs des éléments de li- aison de l'élément d'entraînement suivant, caractérisée en ce que, lors du passage de la chaîne autour de l'ex- trémité libre (12)d'une glissière de guidage (11), la partie (151 située le plus en arrière dans le sens de marche Va du bord extérieur l)du talon de sécurité (6) décrit un cercle (13) qui est plus grand d'une quantité (s) prédéterminée que le cercle (14) décrit par le som- met (16) de la dent de coupe e1, 2). 2. - Chaîne selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bord extérieur (9) du talon de sécurité (6) s'étend au moins à peu près parallèlement à la droite (17) reliant les centres des évidements (18, 19) de l'élé- ment d'entraînement (3). 3. - Chaîne selon la revendication 1 ou 2, carac- térisée en ce que le bord intérieur (20) de l'extrémité (21) du talon de sécurité (6) s'étend sous forme d'un arc concave vers le milieu (22) de l'élément d'entra - nement (3). 4. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le bord extérieur (9) du talon de sécurité (6) se prolonge sous la forme d'un arc s'éten- dant d'abord de manière concave vers le milieu de l'élé- ment d'entraînement (3) et auquel fait suite, dans la zone située audessus de l'évidement antérieur (19), une partie formant arc convexe de telle sorte que l'évide- ment antérieur (19) est entouré sur plus d'un quart de - 14 - 2473940 sa partie avant, de façon sensiblement annulaire, par le corps de l'élément d'entraînement (3). 5. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la partie terminale (21) du talon de sécurité (6) est réalisée sous forme d'une partie rectiligne propre à prendre appui dans le fond (23) du trait de scie en cas de travaux en plongée et présente un arrondi avec un petit rayon qui est par exemple infé- rieur à 1 mm. 6. - Chaîne selon la revendication 5, caractéri- sée en ce que le bord extérieur (9) du talon de sécurité (6) présente une section se rétrécissant vers l'extéri- eur par exemple en forme de coin, d'arc en ogive, de taillant, etc. 7. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la différence de rayon entre le cercle extérieur (13) décrit par le talon de sécurité (6) et le cercle (14) décrit par les sommets (16) des élé- ments de coupe est comprise entre environ 0,5 et 1,5 mm et est de préférence égale à 1 mm. 8. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la hauteur (h2) entre la partie arrière (15) du bord extérieur (9) du talon de sécurité (6) et la droite (17) reliant les centres des évidements (18, 19) est au plus égale environ aux trois quarts de la distance (h1) entre le cercle (14) décrit par les sommets des éléments de coupe (1, 2) et cette droite (17). 9. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la hauteur (12) entre l'extrémité libre du bord extérieur (9) du talon de sécurité (6) et la droite (24) qui s'étend perpendiculairement à la droite (17) reliant les centres des évidements de l'élé- ment d'entraînement (3) et passe par le milieu de cette dernière est au moins égale au double de la distance (h1). 10. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le bord extérieur (25) du limi- teur de profondeur (8) est à peu près adapté au rayon d' entaillage (%0). - 15 - 2473940 11. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à , caractérisée en ce que la position et la longueur du rayon (RT) du bord extérieur (25) du limiteur de profon- deur (8) sont déterminées par les relations suivantes b = 1/5 x t RT 2/5 x R0 o b est la distance entre le centre du cercle défini par le rayon d'arc (RT) du bord extérieur du limiteur de profondeur (8) et l'axe d'articulation dudit limiteur (t) est le pas de la chaîne et (RO) est le rayon d'entailla- ge. 12. - Chaîne selon la revendication 11, caracté- risée en ce que l'angle du centre du bord supérieur (25) du limiteur de profondeur (8) est d'environ 220. 13. - Chaîne de coupe pour scie à moteur, consti- tuée par des éléments de coupe situés alternativement du côté droit et du côté gauche, des éléments médians d'en- traînement et des éléments latéraux de liaison, et dans laquelle les différents éléments sont articulés entre eux au moyen d'axes ou de boulons et au moins quelques- uns des éléments de la chaîne sont munis chacun d'un talon de sécurité, qui s'étend en sens inverse du sens de rotation et dont le bord extérieur se trouve au moins partiellement au-dessus des bords extérieurs des éléments de liaison de l'élément d'entraînement suivant, caracté- risée en ce que la partie (15) du bord extérieur d'un talon de sécurité (6) décrivant un cercle (13), lequel est plus grand d'une quantité (s) que le cercle (14) décrit par le sommet (16) de la dent coupante (1,2) est réalisée sous forme d'une surface d'appui placée trans- versalement à la direction de mouvement et qui, observée en projection verticale sur l'élément de chaîne, dépasse l'épaisseur de la matière constitutive de celui-ci. 14. - Chaîne selon la revendication 13, caracté- risée en ce que la surface d'appui est formée par replie- ment, écrasement ou déformation analogue à partir du corps de l'élément de chaîne. 15. - Chaîne selon l'une des revendications 1 à - 16 - 14, caractérisée en ce que les parties de chaîne situées au-dessus des axes (5, 5', 5") présentent en comparaison de chaînes connues une hauteur de profil réduite.