Ô908782 i 2005245 La présente invention est relative à des matériaux pour aimants permanents, dont certains présentent des forces coercitives excessivement élevéess ainsi qu'à des procédés permettant de préparer ces matériaux. Les matériaux donnés à titre d'exemples peu-5 Vent posséder des produits énergétiques élevés et, par suite, ils se révèlent intéressants dans des applications telles que des commandes de torsion, des haut-parleurs, des moteurs etc.., dans lesquelles le circuit magnétique comporte habituellement un intervalle drair. 10 Comme résumé dans l'ouvrage Journal of Applied Physics, 38 n° 3, page 1001 (mars 1967), on sait depuis un certain.temps que certains composés intermétalliques de nombreuses terre rares de type lanthanides et de nombreux éléments apparentés présentent des propriétés d'aimants permanents sous forme pulvérulente. Ces 15 matériaux de composition, tels que Co^Y, Co^Ce, etc.., ont une anisotropie cristalline extrêmement élevée et des forces coercitives importantes. En effet, des forces coercitives de 9000 oersteds et davantage ont été mesurées sur des particules suffisamment petites pour empêcher un mouvement notable des parois d'un domaine 20 (particules de l'ordre de 10 microns). Bien que, comme rapporté dans la référence citée, ces matériaux soient considérés comme prometteurs pour des aimants permanents en fines particules, des essais pour retenir les propriétés d'aimants permanents dans des corps solides ont été vains. 25 La présente invention réside dans une série de composi tions pour aimants permanents et de procédés pour leur préparation. Les compositions selon l'invention se situent dans des régions spécifiques du système ternaire représenté par IExpression AB(RE), dans laquelle A est du fer ou du cobalt ou un mélange de 30 ces substances, B est du cuivre, du nickel ou de l'aluminium, ou encore des mélanges de cuivre avec de l'aluminium ou du nickel, . et (RE) est le samarium ou une autre terre rare telle que le gadolinium, le praséodyme, le cérium, le néodyme, l'holmium ou les éléments apparentés aux terres rares, le lanthane et l'yttri-35 um substitués dans leur entièreté ou mélangés en quantités moindres. Pour plus de commodité, le groupe d'éléments entier mentionné ci-dessus sera englobé dans l'appellation"terre rare"représentée par le symbole (RE). Certaines de ces compositions se situent sur la ligne 40 stoechiométrique entre A^(RE) et B^(RE). Dans ces composés, la 6908782 2 2005245 correspondance stoechiométrique de cinq cations trivalents pour chaque anion de terre rare est préservée, complètement. Cependant, cette correspondance stoechiométrique ne suit pas la relation ionique habituelle, et suggère donc l'existance de composés apparentés 5 qui ne possèdent pas un total de six ions. Des compositions qui sortent du cadre de celles présentant la stoechiométrie (AB)^(RE) peuvent être préparées; elies présentent des propriétés magnétiques comparables à celles des composés (AB)^(RE). Ces compositions se situent à l'intérieur de 10 la région délimitée par les pseudo-binaires A^ (RE )-B^ (RE), A^tREjg et B^(RE)2 entre 20 et 100$ de A et 2 et 100$ de B. Les pourcentages donnés dans la présente description se rapportent dans tous les cas à des pourcentages atomiques. Dans chaque cas, c'est le constituant A, cobalt, fer ou 15 mélanges de cobalt et de fer, qui fournit les propriétés magnétiques. La dilution du constituant A dans l'élément B diminue l'aimantation de saturation de la composition globale. Le constituant non magnétique B est responsable de la minimisation ou de l'élimination du mouvement des parois du domaine, si bien que, plus sa 20 proportion augmente, plus la force coercitive augmente. Les fortes améliorations ainsi apportées à la force coercitive contribuent ' ■à l'une des caractéristiaues non manifesta de la présente invention. Dans cetbs^pptique, des améliorations intéressantes peuvent être obtenues par inclusion du constituant B en quantités supé-25 rieures à un pourcentage atomique de 1,7 et inférieures à un pourcentage atomique de 71,5. Ces valeurs correspondent à la gamme molaire de 2 à 80$ de constituant B calculée sur la base de la formule B (RE), dans laquelle x est à nouveau de l'ordre de 5 wS> à 8,5 environ. 30 Bien que ces compositions puissent être appelées des composés intermétalliques, on peut peut-être donner plus justement à la composition entière le noir. de solution solide. Ce faisant, il est bien entendu que la terminologie n'est pas ?nsée. indiquer une homogénéité complète. En effet, sur la base des travaux.cités 35 sur les poudres et d'une.compréhension générale d'autres matières magnétiques permanentes, il est très probable que des régions du composé A„(RE) soient d'une manière ou d'une autre séparées par des régions du composé B (RE) de manière à réduire le déplacement X des parois du domaine. mmrm 3 2005245 LTessence même de la présente invention réside dans le maintien de certaines propriétés d'aimants permanents dans des corps relativement massifs. Bien que des corps coulés révèlent dans de nombreuses utilisations des propriétés magnétiques 5 suffisantes, un aspect préféré de l'invention découle de la découverte qu'une recuisson à faible température peut encore améliorer ces propriétés. Dans certaines circonstances, une amélioration encore plus poussée peut être atteinte en préparant des poudres à partir des matières coulées et en procédant à une autre série 10 d'opérations sur ces poudres. Par exemple, elles peuvent être orientées dans un champ magnétique et finalement frittées et autrement fixées en place de manière à produire un nouveau corps solide. Comme le corps venu de fonte présente les effets généraux de particules d'un domaine unique, il n'est pas nécessaire de pro-15 duire des poudres ayant les fins calibres requis antérieurement. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description suivante réalisée en se référant aux dessins ci-annexés dans lesquels : - la figure 1 est un diagramme de composition ternaire 20 pour le système A-B-RE, dans lequel A est du cobalt ou du fer ou encore un mélange de ces substances, B est du cuivre, du nickel ou de l'aluminium, ou encore des mélanges de cuivre avec du nickel ou de l'aluminium, et la terre rare RE est au moins un élément choisi parmi le groupe constitué du samarium, du cérium, du gado-25 linium, du praséodyme, du lanthane, de l'yttrium, du néodyme et de l'holmium, l'expression donnée plus haut révélant les compositions qui entrent dans le cadre de l'invention; - la figure 2 est un graphique représentant, avec en ordonnées la force coercitive intrinsèque en oersteds' ët en abscisses 30 le rapport atomique de B à A dans la formule générale (AB)^(RE), la correspondance entre ces deux paramètres pour une matière coulée et également pour une matière ultérieurement recuite pour le système de composition pris le long du pseudo-binaire A^(RE)-Bjj (RE) J 35 - la figure 3 est un graphique représentant, avec en ordonnées l'aimantation de saturation B-H en gauss et en abscisses le rapport atomique de B à A dans la formule (AB)^(RE), la correspondance entre ces deux paramètres pour deux compositions différentes contenant des terres rares; 40 - la figure 4 est un graphique représentant, avec en 908782 4 2005245 ordonné® la force coercitive intrinsèque en oersteds et en abscisse ie rapport atomique de B à A dans la formule (AB)g ^(RE), la relation entre ces deux paramètres pour des compositions se situant le long du pseudo-binaire AQ ^(RE)-BQ ^(RE); et 5 - la figure 5 est un graphique représentant, avec en ordonnées l'aimantation de saturation B-H en gauss et en abscisses le rapport atomique de B à A dans la formule générale (AB)g ^(RE la relation entre ces deux paramètres pour des compositions se situant le long du pseudo-binaire Ag ^(RE)-Bg ^(RE). 10 Les compositions selon l'invention seront mieux décrites en se référant au diagramme ternaire de la figure 1 dans lequel les - compositions intéressantes sont celles qui se situent à l'intérieure de la zone hachurée"Z"et qui satisfont à la relation suivante : 15 (AB)x(RE) où x se situe de 5 à 8,5 environ. La zone hachurée "Z" est définie du point de vue de la composition en révélant sas lignes limites. Ces lignes joignent les compositions suivantes désignées sur ld diagramme par les points a, b, c, d : 20 a : 18% de A 71,5$ de B 10,5$ de terre rare b : 16,7$ de A 66,6$ de B 25 16,7$- de terre rare c : 81,6$ de A 1,7$ de B 16,7$ de terre rare d : 87,7$ de A 30 1,8$ de B 10,5$ de terre rare Comme mentionné précédemment, le constituant A, qui est le constituant magnétioue, est le cobalt et/ou le fer. Il semble jusqu'à présent que le cobalt doive être préféré, car les composés 35 que l'on obtient manifestent des forces coercitives supérieures. Si les forces coercitives des matériaux contenant du fer sont améliorées conformément à l'invention, elles sont plus basses que celles qui contiennent du cobalt. Le fait étant il peut néanmoins avoir des occasions telles eue l'on préfère rem-40 placer totalement ou partiellement le cobalt par du fer. Cela 6908782 5 2005245 provient du fait que les valeurs de saturation sont augmentées. Par analogie avec d'autres matériaux magnétiques, on a observé que les valeurs de saturation les plus élevées obtenues correspondaient à des quantités atomiques de.fer et de eobalt identiques» 5 Une gamme partielle désirée est fixée à une valeur maximum d'environ 60$ d'atomes de fer. Une limite inférieure préférée peut être fixée à 2 atomes % de fer. Ces limites sont prescrites sur cette base que la substitution partielle est faite pour augmenter l'aimantation de saturation. L'inclusion de quantités excessive-10 ment petites de fer augmente la saturation bien qu'une augmentation appréciable ne scit réalisée qu'en utilisant la valeur minimum mentionnée ci-dessus. L'utilisation de quantités notablement en excès des valeurs maximales ne provoque pas d'augmentation supplémentaire de.la saturation et, en même temps, diminue la force coer-15 citive associée au composé contenant du cobalt. Le constituant B du système est choisi parmi le cuivre, l'aluminium ou le nickel ou des mélanges de cuivre avec de l'aluminium ou du nickel. Les meilleurs résultats que l'on ait pu obtenu jusqu'à présenteront été avec des compositions contenant du 20 cuivre, bien qu'une grande partie de l'amélioration magnétique soit maintenue en substituant totalement ou partiellement de l'ah>-minium et/ou du nickel au cuivre. On a observé que les pourcentages atomiques des éléments, à savoir, du cuivre, du nickel et/ ou de l'aluminium, pouvaient s'étendre avantageusement de 2 atomes 25 $ à 80 atomes % sur la base du nombre total d'atomes de ces éléments ainsi que des atomes de cobalt et/ou de fer. A la lumière de la description que l'on vient de donner, il est manifestement souhaitable d'utiliser une quantité aussi faible que possible d'un composé de cuivre* de nickel et/ou d'alu-30 minium, car il contribue peu au comportement magnétique de la composition finale aux températures de fonctionnement habituelles. Il est caractéristique de constater que.1'augmentation de la quantité substituée de composés à teneur en cobalt et/ou en fer peut produire tout d'abord une augmentation, puis finalement une dimi-35 nution de la force coercitive tout en provoquant simultanément une diminution constante de la saturation. Ce comportement est mis en évidence dans les figures. Sur la base de ces observations et en supposant que l'on souhaite obtenir simultanément une force coercitive élevée et un produit énergétique élevé, 40 il est possible de définir une gamme de compositions plus intéres- 6908782 6 2005245 santé comme celle dans laquelle le rapport de B à A est de l'ordre de 0,2 a 1,5 environ. Naturellement, d'autres considérations basées sur les besoins d'un dispositif spécifique peuvent suggérer l'ém-ploi de compositions qui n'entrent pas dans cette gamme préférée.-5 Bien que le coefficient de 8,5 des formules dans lesquelles entrent les constituants A et B ait été présenté comme un maximum commode, il est évident que ces mélanges ne sont pas stoechiométriques et que cette valeur peut être dépassée plus ou moins, en obtenant encore les avantages inespérés de la présente invention. 10 Le choix final de la gamme d'inclusions de cations de composés non-magnétiques dépend, dans une certaine mesure, des conditions de traitement. Si l'on augmente la vitesse de refroidissement à partir de la température réactionnelle, la force coercitive augmente ce qui fortifie la supposition qu'il existe, 15 dans la composition finale, une phase à haute température précipitée au moins par rapport a l'un ou à l'autre des deux composés. De même, bien que les larges limites mentionnées soient souhaitables dans tous les systèmes inclus, certaines variations des compositions ou^traitements peuvent donner lieu à des valeurs de poin-20 te de la force-coercitive dans une gamme préférée quelque peu modifiée. Le concept inventif a été décrit de manière adéquate. Il repose sur le maintien des propriétés d'aimants permanents dans des corps sensiblement plus grands que les particules d'un 25 domaine uniaue. Cet effet peut être retenu dans des corps contenant toute une série de constituants. Par exemple, certains échantillons orientés ont été préparés en réduisant en poudre des échantillons solides (particules de 50 microns ou davantage), en noyant les particules obtenues dans un réseau ou véhicule consti-30-tué» par exemple,d'une cire et en les orientant à l'intérieur d'un champ appliqué. Il est clair que les quantités relatives de matière du réseau ou véhicule peuvent être excessivement importantes. En principe, des effets magnétiques permanents sont conservés même dans les corps dans lesquels les particules sont séparées 35 par des ordres de grandeur dimensionnels plus importants que le calibre de particules. Bien que certains additifs puissent être incorporés pour modifier certaines des propriétés magnétiques, les additifs les plus importants du point de vue de la force coercitive ou de 40 la saturation ontdéja été mentionnés. Parmi les autres ingrédients, 6900782 2005245 on peut citer des éléments tels que le fer permettant d'accroître la perméabilité et des éléments tels que le vanadium pour améliorer les propriétés mécaniques, par exemple, l'usinabilité. Les ingrédients présents involontairement ne jouent pas, dans l'ensemble, de rôle notable dans les proportions ordinairement incor-5 porées, compte tenu des variations de traitement commerciales. Ces inclusions qui peuvent totaliser un ou quelques $ en poids, ainsi que des inclusions notablement plus importantes peuvent avoir peu d'effet sur la structure du composé contribuant au comportement magnétique du corps obtenu. 10 Cependant, comme on désire obtenir fréquemment un pro duit énergétique élevée et comme les inclusions non magnétiques sont à même d'abaisser cette valeur, une gamme de compositions préférées fixera à 10$ en poids au maximum la quantité d'ingrédients supplémentaires en solution dans l'un ou l'autre des composés 15 mixtes ou dans les deux. Cette limite préférée n'est pas indiquée pour impeser une limitation quelconque à la présence de phases supplémentaires, comme illustré par le réseau ou véhicule de cire Certains des travaux antérieure effectués sur les composés mixtes du type contenant des métaux de transition ont utili-20 sé du mischmétal au lieu d'une terre rare pure. Une variété dans laquelle prédomine le cérium coûte peu par comparaison atsc prix supérieurs -3u moins dans l'ordre de grandeur-des terres rares seules. e type et d'autres types de mischmétaux peuvent être utilisés dans la préparation des compositions selon l'invention. 25 On sait, à la lumière de travaux précédé.ios, que les déplacements orbitaux des électrons des terres rares tels aue le cérium, le samarium, le praséodyme et le néodyme, rendent l'aimant permanent moins anti-ferromagnétique. Comme, en général, l'invention permet d'obtenir des forces coercitives convenablement sle-30 vées pour 1'une Quelconque des compositions incluses, l'augmentation restante du point de vue de la saturation ét, par conséquent, du point de vue du produit énergétique entraîne une préférence pour ces quatre anions. Il est ordinairement souhaitable de former la solution 35 solide conformément à une procédure comportant une phase de refroidissement rapide après la réaction. On a observé que la force coercitive augmentait lorsque la vitesse de refroidissement augmentait, au moins dans la gamme de températures jusau'à 600°C environ. Il n'existe aucune limite déterminée par voie d'expérien 908782 8 2005245 ce relative à cette correspondance. Des matériaux refroidis du point de fusion de 1600°C environ à 600°C en 15 minutes ont révélé des forces coercitives de 6000 oersteds par contraste avec les 13000 oersteds obtenus avec la même composition traitée de manière 5 identique, mais en mettant en oeuvre un refroidissement sur le même intervalle de températures dans l'intervalle d'environ une milliseconde. On considère qu'il est souhaitable d'utiliser une vitesse de refroidissement d'au moins 1000° à la minute et cette valeur constitue une limite préférée pour cette phase de traite-10 ment. Un procédé métallurgique manifeste utilisable dans la préparation des matériaux selon l'invention réside dans la fusion à l'arc et certains des résultats rapportés dans le présent mémoire ont été obtenus à partir d'échantillons préparés par ce procé-i5 dé. Des échantillons ont également été préparés par solidification, répartition en zones par flottation et refroidissement rapide à partir de l'état liquide. D'autres techniques qui permettent un refroidissement tel que mentionné ci-dessus s'avèrent satisfaisantes. La seule exigence supplémentaire à laquelle doit répondre le 20 traitement est que les ingrédients atmosphériques soient exclus car, par exemple, les terres rares forment des hydrures, des nitru-res et des oxydes; par suite, l'hydrogène, l'azote et l'oxygène doivent être sensiblement exclus. Il s'est révélé commode de réa^ liser la fusion dans une atmosphère inerte telle que de l'argon. 25 Le procédé de fusion à l'arc est brièvement détaillé ci-dessous; les quantités désirées de matériaux élémentaires conformément à la stoechiométrie calculée sont pesés et fondus. L'appareil utilisé est constitué drun creuset de cuivre refroidi à lTeau dont la cavité hémisphérique a un diamètre de 1,9 cm. Une 30 seconde électrode non perdue, également refroidie à l'eau, constituée, par exemple, de tungstène, est disposée à une distance de la surface des réactifs de l'ordre de plusieurs millimètres. Un arc est amorcé à l'aide d'un courant haute fréquence (250 ampères ou davantage) et est maintenu avec un potentiel de courant continu 35 suffisant pour provoquer la fusion. Pour une charre totale de 30 g* un potentiel de 30 volts associé à un espacement de 13 mm donne un courant d'environ 500 ampères qui est suffisant pour provoauer la fusion dans l'intervalle de 30 secondes environ. Le refroidissement de la température de fusion de 1600°C à environ 600°C est /+0 réalisé dans un intervalle d'environ 25 secondes en coupant l'éner 6908782 9 2005245 gie qui alimente le creuset. On a constaté qu'une recuisson à faible température provoquait une augmentation notable de la force coercitive. Bien que l'on ait constaté certaines améliorations de la force coercitive 5 par chauffage à des températures aussi faibles que 300°C pendant des périodes aussi courtes qu'une heure, les forces coercitives maximales ont en général été obtenues uniquement par une exposition à 300°C pendant des périodes de l'ordre d'au moins 4 heures. Une recuisson à une température supérieure donne les mêmes résul-10 tats dans un intervalle plus court. La recuisson peut être réalisée à des températures pouvant aller jusqu'à environ 700°C. Le temps nécessaire pour que cette température élevée puisse réaliser une amélioration mesurable de la force coercitive est de l'ordre de 30 secondes. La force coercitive maximale est atteinte en en-15 viron 30 minutes. Les temps optimaux correspondants à 400 et 500°C sont d'environ 4 heures et de 1 heure, respectivement. Le mécanisme auquel est dû le phénomène de recuisson n'est pas complètement élucidé. Il semble - en concordance avec les observations expérimentales - que l'on doive admettre un 20 certain degré de participation de phase ou d'ordonnancemeni/cris-tallographique. Bien que la présente invention s'appuie sur le maintien des propriétés magnétioues permanentes dans des corps de matériaux solides et évite ainsi la nécessité de pulvériser la 25 matière jusqu'à ce que l'on obtienne un calibre partieulaire correspondant à un domaine unique, il peut néanmoins être souhaitable de réduire en poudre l'échantillon tel que coulé ou recuit. Une raison qui oeuvre pour cette réduction est de permettre une orientation qui peut être réalisée à des températures proches des 30 températures de CUrie(de manière générale de l'ordre de quelques centaines de degré centigrade). Contrairement au matériau composé unique de la technique antérieure, les particules ainsi orientées peuvent ensuite être frittés de manière à produire à nouveau un corps solide. Comme.le composé magnétique pré-35 sente une anisotropie inhérente, cette phase de traitement supplémentaire peut provoquer une augmentation notable de la force coercitive. Le degré d'orientation dépend naturellement de la mesure dont on se rapproche des calibres particulaires des domaines individuels. Bien qu'il ne soit ordinairement pas opportun 40 de produire des poudres aussi fines que les particules de 10 6908782 10 2005245 microns nécessitées antérieurement, il peut être souhaitable de procéder à une pulvérisation telle que l'on obtienne .des particules de l'ordre de 50 microns seulement. Ces échantillons pulvéri- 5 unique de la technique antérieure en ce sens qu'ils peuvent être' frittés sans perdre pour autant leur propriété d'aimants, permanents-Propriétés La force coercitive et l'aimantation de saturation, B-H, pour les composés de formule générale (AB)^(RE) (où le rap-10 port de B à A varie de 0 à 4) sont représentées dans les figures 2 et 3, respectivement. La force coercitive et l'aimantation de saturation, B-H, pour les composés de formule générale (AB)g ^(RE) (où le rapport de B à A varie de 0 à environ 5/3,5) sont représentées dans les figures 4 et 5, respectivement. Dans chaque cas, 15 deux courbes sont données. Dans les figures 2 èt 4, les courbes 2 et 6 illustrent la force coercitive pour les compositions telles que coulées, tandis que les courbes 1 et 5 indiquent les résultats du traitement de recuisson ou vieillissement décrit ci-dessus. L'amélioration obtenue du fait de la recuisson est évidente. 20 Les figures 3 et 5 représentent également deux courbes. Les courbes 3 et 7 donnent les propriétés des composés contenant du samarium à titre de terre rare et les courbes 4 et 8 donnent les propriétés des composés contenant du cérium à titre de terre rare. 25 Les données mettent en lumière les propriétés des com positions limites de la zone hachurée "Z" de la figure 1 et permettent d'obtenir une base solide pour déduire les propriétés des compositions incluses. Les valeurs de la force coercitive d'autres compositions incluses à titre d'exemple sont données dans 30 le tableau suivant : sés représentent un progrès vis-à-vis des échantillons à composé TABLEAU I. Matériau H oersteds ( corps tels que coulés) Co.Cu^ cCe Hr -L f 5 35 Co; Cu-, jjSm 7500 Co5,25Cul,5Ce 2300 (3500 après vieill is seme nt. ) 1400 (48OO après vieillissement) 0908782 ii 2005245 Dans de nombreux buts, la valeur d'un matériau magnétique permanent est mesurée en unités de produit énergétique. Cette valeur qui, dans un sens, est une mesure de la quantité d'énergie qui peut être insufflée dans un intervalle d'air est tirée de 5 manière conventionnelle du produit de l'aimantation B et de la force coercitive H au genou de la courbe d'hystérésis dans le second quadrant.Pour les matériaux selon la présente invention dans lesquels la force coercitive est de manière caractéristique beaucoup plus importante que l'aimantation, le produit énergétique 10 peut être donné par la formule B sat/4, où Bgat est l'aimantation de saturation. Des valeurs typiques pour des compositions préférées selon la présente invention dépassent un million d'oersteds-gauss. Certains des matériaux ont permis d'obtenir des produits de 9 millions d'oersteds-gauss. 15 Utilisations Les matériaux selon la présente invention se distinguent principalement par leurs valeurs coercitives importantes. Ces valeurs suggèrent naturellement leur utilisation dans des circuits magnétiques comportant un intervalle d'air* On peut citer, par 20 exemple, des paliers magnétiques, des moteurs \ courant continu et des commandes de torsion. Par oppositionaix matériaux d'alnico comparatifs que l'on peut trouver dans ie commerce, les compositions selon la présente invention peuvent prendre la forme de corps ayant des dimensions relativement faibles dans leur sens 25 d'aimantation. Pour compenser les valeurs de saturation quelquefois plus importantes que l'on trouve dans d'autres matériaux, les éléments magnétiques peuvent présenter des aires en coupe transversale plus importantes normalement à la direction magnétique. Par contre, les meilleurs des matériaux commerciaux de la 30 technique antérieure, même s'ils peuvent prendre la forme d'éléments de coupe transversale plus faible, doivent de manière générale avoir une longueur supérieure de manière à accroître l'anisotropie par effet d'ombre. La présente invention a été illustrée à l'aide d'un 35 certain nombre de formes de réalisation. Certaines variations de compositions et de traitements ont été notées, d'autres sont apparentes. L'invention est basée sur le maintien des propriétés des particules de domaines individuels dans des corps massifs des compositions mentionnées. Cette conservation est attribuée à l'inclu-40 sion de cuivre, de nickel et/ou d'aluminium dans l'un quelconque des composés contenant du cobalt et/ou du fer mentionnés. «M) original! , . ( 9087&2 12 ?POÇ £ \*> U- >> \ —' REVENDICATIONS, 1.- Matériau magnétique comportant un constituant A qui est au moins un élément choisi parmi le groupe du cobalt et du fer et un constituant RE qui est au moins un élément choisi parmi 5 le groupe constitué du samarium, du cérium, du gadolinium, du pra-séodyme, du lanthane, du l'yttrium, du néodyme et de lfholmium, ce matériau magnétique étant caractérisé en ce ou*il comporte en outre un constituant B qui est au moins un élément choisi parmi le groupe constitué du cuivre, de nickel et de l'aluminium et en 10 ce qu'il a pour formule générale (AB)X(RE) dans laquelle x a une valeur allant de 5 à environ 8,5, ce matériau, ayant une composition localisée à l'intérieur d'une zone d'un diagramme ternaire délimitée par"!as lignes tracées entre les points suivants : 2.- Matériau magnétique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le constituant B est présent à raison de 2 à 80 atomes $ sur la base de la quantité totale de A et B. 3„- Matériau magnétique suivent la revendication 1 ou 2, 30 caractérisé en ce que B est du cuivre. 4.- Matériau magnétique suivant la revendication 1, 2 ou 3 * caractérisé en ce que A est du cobalt contenant juscu'à 60 atomes de fer. 5.- Matériau magnétique suivant la revendication 1, 2, 35 3 ou 4, caractérisé en ce que RE est égal à au moins 50 atomes $ de cérium. 6.- Matériau magnétique suivant la revendication 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que RE est égal à au moins 50 atomes $ de samarium» 15 20 25 a : 18$ de A 71,5$ de B 10,5$ de terre rare b : 16,7$ de A 66,6$ de B 16,7$ de terre rare c I 81,6$ de A 1,7$ de B 16,7$ de terre rare d î 87,7$ de A 1,8$ de B 10,5$ de terre rare 13 2005245 6908782 7.- Procédé de formation d'un.matériau magnétique permanent selon l'une quelconque des revendications précédentes, ce procédé consistant à mélanger des réactifs qui donneront une composition contenant au moins un élément choisi parmi lé groupe 5 constitué du cobalt et du fer conjointement à au moins un élément choisi parmi le groupe du samarium, du cérium, du gadolinium, du praséodyme, du lanthane, de l'yttrium, du néodyme et de l'holmium, à chauffer jusqu'au point de fusion et à refroidir, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on mélange en outre aux réactifs préci-10 tés un matériau qui donnera au moins un élément B choisi parmi le groupe du cuivre, du nickel, et de l'aluminium, la composition des réactifs précités étant telle que la composition finale puisse être représentée par la formule approximative suivante (AB)X(RE), dans laquelle x a une valeur allant de 5 à 8,5 environ. 15 8.- Procédé suivant la revendication 7» caractérisé en ce que le refroidissement se fait sur la gamme de températures allant d'environ 1600°C à environ 600°C et est réalisé pendant l'intervalle de temps maximal de 15 minutes. 9.- Procédé suivant la revendication 7 ou 8, caracté-20 risé en ce qu'on maintient la composition précitée à une température allant de 300 à 700°C pendant une période de temps s'étendant de 4 heures à 30 secondes, les temps les plus longs correspondant aux températures les plus basses. 10.- Procédé suivant la revendication ?> 8 ou 9, carac-25 térisé en ce qu'on pulvérise la composition obtenue et on oriente ensuite par voie magnétique la poudre obtenue. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les particules de poudre orientée sont fixées dans une position relative. 30 12.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les positions relatives précitées sont fixées par frit-tage. 13.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les particules orientées sont figées dans un véhicule ou réseau.