La présente invention concerne un dispositif pour le bridage, en cours d'usinage de son pied, d'une aube de turbomachine, dont la pale est à cotes finies. Le dispositif selon l'invention s'applique également dans le cas où il est prévu un usinage de l'ex- trémité de la pale, mise à longueur par exemple, le profil aérodynamique de la pale étant dans tous les cas fixé. Le dispositif de bridage selon l'invention comprend, un support auquel ne sont pas transmis les efforts d'usinage, un premier moyen de serrage en position, pour une première série d'usinages, agissant sur le pied de l'aube et un second moyen de serrage en position agissant également sur le pied de l'aube afin d'effectuer des usinages que la présence du premier moyen ne permet pas. Le support comporte des moyens d'orientation de l'aube et des moyens de préhension de celle-ci par sa pale. L'aube est maintenue par Sa pale dans ce support pendant toutes les opérations d'usinage, de transferts éventuels et de contrôle. Les moyens d'orientation sont constitués de six plots formant six points de référence sur lesquels l'aube doit reposer librement lors de son. introduction dans le support. Trois de ces points non-alignés portent sur l'extrados de la pale, deux sur son bord d'attaque et le dernier, soit sur l'extrémité libre de la pale, si celle-ci ne doit pas subir d'usinage, soit, dans le cas contraire, sur la face du pied située à la base de la pale. La vérification du contact effectif de l'aube sur ces six points de référence peut être effectuée par un moyen électrique et matérialisée par un dispositif visuel. Lorsque la condition de contact a été vérifiée, les moyens de préhension dont est muni le support entrent en action. Ceux-ci assurent le serrage de la pale de l'aube contre les cinq premiers points de référence cités à savoir les trois points d'extrados et les deux points de bord d'attaque. Ces moyens de préhension ne doivent pas entraîner de déformations dela pale ou de mouvements de celle-ci, glissement par exemple, par rapport aux points de référence pour ne pas modifier l'orientation du pied de l'aube. Les moyens de préhension sont avantageusement constitués de deux séries de poussoirs dont la première applique l'extrados de la pale contre ses points de référence et dont la seconde applique le bord d'attaque de la pale contre ses points de référence.La répartition, le nombre et la force de serrage des poussoirs seront déterminés en fonction des caractéristiques de flexibilité de la pale. On tiendra compte dans la réalisation du support des caractéristiques géométriques de la pale, de la disposition des premiers et des seconds moyens de serrage et des usinages à effectuer. Dans le cas d'une aube dont l'extrémité libre de la pale ne subit pas d'usinage, le support pourra comprendre une cavité fermée à l'une de ses extrémités dans laquelle l'aube est introduite par sa pale, son pied restant dégagé afin de pouvoir être usiné. Dans le cas d'une aube dont l'extrémité de la pale subit également un usinage, le support ne devra enserrer qu'une partie de la pale comprise entre son extrémité libre et sa base ; la cavité recevant la pale sera alors ouverte à ses deux extrémités. Les plots constituant les points de référence sont disposés dans la cavité, ainsi que les poussoirs de préhension. Ces poussoirs pourront selon un premier mode de réalisation être maintenus constamment en position active de manière irréversible par des moyens élastiques tarés appartenant au support. Par irréversibilité on entend l'impossibilité de rétracter les poussoirs en agissant sur leur partie active. Le dégagement des poussoirs doit être assuré dans ce cas parun dispositif prévu sur le bâti de la machine effectuant les usinages aux endroits où se font le chargement et le déchargement de l'aube'afin de permettre respectivement l'introduction de sa pale dans la cavité du support avant l'usinage et son retrait de ladite cavité après usinage et contrôle.Dans un second mode de réalisation, la mise en position des poussoirs et leur retrait sont effectués par un moyen prévu à cet effet sur la machine effectuant les usinages. Dans les deux cas, l'aube se trouve maintenue dans la position optimale, après application des moyens de préhension appartenant au support ; l'orientation convenable de son pied étant garantie par la portée sur les six points de référence. Il est à noter que les efforts nécessaires à la préhension ne doivent pas conduire à des déformations de la pale, mais être suffisants pour empêcher toute modification de la position de l'aube dans son support sous l'effet de sollicitations relativement faibles, vibrations de la machine ou chocs accidentels par exemple, indépendamment de tout autre moyen de serrage. La force de préhension n'est toutefois pas suffisante pour s'opposer à des mouvements de l'aube sous l'effet d'efforts d'usinage. Des supports ainsi réalisés trouvent une application particulièrement avantageuse dans le cas des machines-transferts comportant un plateau divisé en secteurs passant successivement devant des postes d'usinage différents, chaque secteur étant équipé d'un support décrit ci-avant. La première conception des poussoirs, c'est-à-dire maintenue constamment en position active, permet d'envisager le transfert du support avec conservation de la position relative de l'aube d'une machine à une autre, ou entre différents postes d'usinage ; le positionnement correct de l'aube étant alors assuré, par rapport au moyen d'usinage, par des points de référence du support lui-même. L'utilisation de supports selon l'invention permet d'envisager l'usinage d'un grand nombre de type d'aubes sur une même machine, un type de support étant conçu pour chaque famille d'aubes les points d'ancrage du support sur la machine, servant de points de référence, étant identiques pour tous les supports. Pour effectuer l'usinage de l'aube, celle-ci doit être ensuite bridée de façon ferme. A cet effet, un premier moyen de serrage en position est appliqué au pied, de façon générale il est formé de deux mors agissant de façon antagoniste sur deux faces latérales du pied. Ces mors sont mus par des vérins hydrauliques et ilg sont disposés de façon articulée à l'extrémité de la tige de ceux-ci. On notera que le pied de l'aube, étant par exemple brut de fonderie, n'a pas de cotes suffisamment précises, avant usinage, pour permettre l'accostage direct, en butée franche, des mors. Des précautions doivent donc être prises qui ont pour but d'éviter le déplacement excessif du pied sous l'action du premier moyen de serrage. A cet effet, les vérins sont commandés simultanément sous faible charge dans une première phase dite d'approche, la vitesse d'avance de l'un étant plus élevée à courses égales, ou sa course plus courte à vitesses égales, pour permettre son accostage sur la pince en premier. Préalablement à l'accostage sur le pied, la vitesse de ce vérin doit être réduite pour limiter la flexion de la pièce. Un dispositif ralentisseur constitué d'une butée élastique tarée pourra avantageusement jouer ce rôle de ra lentisseur ; le mors rencontre d'abord cette butée qui freine son avance puis il accoste la pièce, l'autre mors accoste ensuite. Le serrage proprement dit s'effectue, après accostage des deux mors, par augmentation de la charge sur les vérins. Un préalablement moyen d'immobilisation en translation de sa tige est / appli- qué à l'un des vérins garantissant le maintien en position du pied, la pression hydraulique étant maintenue sur les deux vérins. La première série d'opérations d'usinage peut alors être entreprise. Après que cette première série d'usinage soit terminée, un deuxième moyen de serrage en position entre en action, pour permettre ensuite la libération du premier moyen de serrage et effectuer les usinages que sa présence rendait impossible. Ce deuxième moyen de serrage exerce son action sur des parties usinées du pied de l'aube qui constituent alors des références certaines, des précautions d'approche ne s'imposent plus puisque les distances relatives entre le second moyen de serrage et les faces sur lesquelles il agit sont connues. Le dispositif de bridage selon l'invention est utilisable pour l'usinage sur une même machine de types d'aubes différents, un support étant conçu pour chaque famille d'aubes le réglage des moyens d'usinage sur la machine étant effectué selon le type d'aube et les usinages désirés. La description qui suit en référence aux figures annexées permettra de mieux comprendre comment peut être réalisée l'invention. La description est faite dans le cadre d'une machine-transfert d'usinage. La figure 1 représente schématiquement en vue de dessus une machine transfert à cinq postes pour l'usinage de pieds d'aubes dans laquelle est utilisé le dispositif de bridage selon l'invention, l'axe de rotation du plateau étant perpendiculaire au plan de la figure. Les figures 2, 3, 4 montrent les trois premiers postes d'usinage vus du centre du plateau. La figure 5 est une vue à grande échelle d'un secteur du plateau de la machine de la figure 1 Le support contenant les moyens d'orientation et de préhension est représenté à grande échelle en deux parties sur les figures 6a et 6b. La figure 6b étant un arrachement partiel selon la ligne F6 F6 de la figure 7. La figure 7 est une vue selon la flèche F7 de la figure 6b. La figure 8 est une vue en coupe selon la ligne Fa F8 de la figure 6a. La figure 9 est une vue en coupe selon la ligne F9 F9 de la figure 6a. La figure 10 est une vue en coupe-selon la ligne F10 F10 des figures 6a et 6b montrant les dispositifs de commande des moyens de préhension. La figure 11 est une vue en coupe selon la ligne Fil 1 F11 de la figure 10 (cf également figure 6a). La figure 12 est une vue en coupe selon la ligne F12 F12 de la figure 10 (cf également figure 6a). La figure 13 est une vue du corps du support en coupe selon la ligne F13 F13 de la figure 6a. La figure 14 illustre le principe de fonctionnement des moyens de solidarisation du support au plateau de la machine. La figure 15 illustre schématiquement la façon dont peuvent être réalisés les premiers moyens de serrage en position. La figure t6 illustre schématiquement la façon dont peuvent être réalisés les seconds moyens de serrage en position. La machine transfert (figure t) comprend un plateau mobile 1 divisé en un certain nombre de secteurs ta, lb, tc, id, le, soit cinq dans ce cas. L'axe de rotation 2 du plateau est perpendiculaire au plan de la figure. La machine comporte un nombre de postes égal au nombre de secteurs du plateau soit 3a, 3b, 3c, 3d, 3e. Au poste 3a s'effectue le chargement de l'aube dans son support, ainsi que le contrôle en fin de cycle d'usinage et le déchargement. Aux postes 3b, 3c, 3d, 3e ont lieu des opérations d'usinage déterminées, soit successivement : rainurage symétrique de la face 42 du pied de l'aube située à la base de la pale, surfaçage de deux faces latérales 43, 43' du pied 4, usinage de la semelle 42' et enfin dressage des deux faces latérales 44, 44' du pied sur lesquelles agissait le premier moyen de serrage. Dans l'exemple choisi, il n'y a pas d'usinage de l'ex- trémité libre de la pale 5 de l'aube, aussi le support 6 comportet-il une cavité fermée dans laquelle est introduite la pale. La description du support 6 sera faite en référence aux figures 6a à 13. Le support 6 comprend un corps 7 et des pattes 8, 9 dans lesquelles sont percés des alésages de référence 10, 11, 12. Une cavité 13 est ménagée dans le corps pour recevoir la pale 5 d'une aube dont le pied 4 émerge du support et en est suffisamment dégagé en fonction des usinages ultérieurs. Dans la cavité sont disposés les six points de référence fixes sur lesquels doit reposer la pale de l'aube. Ils sont constitués de plots dont trois 14, 15, 16 (fi gures 8, 9) reçoivent l'extrados de la pale 5, deux autres 17, 18 recevant son bord d'attaque et le dernier 19 le sommet de la pale (figure 6b). La vérification du contact effectif de l'aube sur les six points se fait par un dispositif électrique comprenant des lampes témoins. On décrira un mode de réalisation d'un circuit électrique de vérification du contact en référence au plot 14.Celui-ci est formé d'une tige 141 dont l'extrémité en forme de calotte sphérique doit porter sur l'extrados de la pale. La tige 141 est fixée dans un perçage par l'intermédiaire d'un manchon isolant 142. Cette tige est intégrée dans un circuit électrique, comprenant en série une source de courant et une lampe témoin, dont la fermeture se fait par contact entre plot et pale ce qui assure la visualisation du contact. Chacun des plots 14, 15, 16, 17, 18, 19 peut être compris dans un tel circuit. Le support comporte des perçages tels que 48 pour le passage des conducteurs 48' appartenant aux différents cir cuits. Il est avantageux également de prévoir un dispositif n'auto risant la mise en route des opérations d'usinage que dans le cas où la pale est effectivement en contact sur les six points de réfé rence. Après vérification du contact les moyens de préhension sont mis en position. Dans le cas particulier représenté, ils sont formés de deux poussoirs 20, 21 appliquant la pale contre les points 14, 15, 16 et d'un poussoir 22 appliquant le bord d'attaque contre les points 17, 18 (figures tO, 11, 12, 13). La commande des pous soirs 20, 21 se fait de façon synchrone.Ils sont constamment main tenus en position, le poussoir 21 sous l'effet d'un plan incliné 23 irréversible, agissant sur une surface conjuguée 24, situé à l'extré- mité d'une tige 25 maintenue constamment en position par un ressort 26, le poussoir 20 par l'intermédiaire d'un élément tubulaire creux 27, permettant le passage de la tige 25, dont l'extrémité libre forme un plan incliné 28 irréversible coopérant avec une surface conjuguée du poussoir 20. Le poussoir 20 est également constamment maintenu en position active par l'élément 27 qui est repoussé par un ressort 29 s'appuyant sur un épaulement réalisé par arrêt d'une bague 30 dans -l'alésage 25' contenant la tige 25. Au poste de chargement pour introduire l'aube, il faut que le8 poussoirs 20, 21 et 22 soient rétractés. Le retrait des poussoirs 20, 21 se fait par l'action d'une came 31 semi-circulaire commandée par l'épaulement d'une tige 32. En position active des poussoirs, l'ensemble du dispositif de commande est dans la position illustrée figure 6b, un ressort 33 travaillant en compression agissant sur l'extrémité 33' de la tige 32 dont une extrémité 34 dépasse du support.Au poste de chargement, pour dégager les poussoirs, un vérin vient appuyer sur l'extrémité 34 repoussant ainsi la tige 32 dont un épaulement 35 vient entraîner la came 31 dans le sens indiqué par la flèche f, la came actionne la tige 25 par l'intermédiaire d'un épaulement 36 decelle-ci. Les plans inclinés 24 et 28 sont alors dégagés et des ressorts tels que 370 et 371 assurent le retrait des poussoirs 20 et 21 (figures Il et 12). La commande du poussoir 22 se fait d'une façon analogue, l'extrémité 34' d'une tige 32' entraînant une came 31' identique à la came 31 apparaissant sur la figure 6b. Cette came permettant de manoeuvrer une tige 251 dont l'extrémité comporte un plan incliné irréversible coopérant avec l'extrémité libre du poussoir. Ce poussoir 22 est également muni d'un ressort de rappel qui tend à l'écarter de sa position active lorsque l'extrémité 34' est enfoncée au poste de chargement. L'intérêt de cette façon de réaliser le dispositif de préhension, c'est-à-dire avec des poussoirs constamment en position active irréversible est de permettre la manipulation de la navette, par exemple du plateau vers un poste d'usinage sans affecter l'o- rientation de l'aube, les références étant constituées par les alésages 10, 11, 12 du support. Le tarage des ressorts 26 de la tige 25, et 261 de la tige 251, est tel que l'effort exercé par les poussoirs n'entraîne pas de déformations de la pale qui pourraient nuire à l'orientation du pied. Il serait possible de réaliser des poussoirs dont la mise en position active est commandée par un dispositif appartenant au plateau de la machine, mais ceci ne permettrait pas le transfert de l'ensemble support-aube en dehors du plateau sans affecter la position de l'aube qui ne serait plus maintenue. Au poste de chargement, le relâchement des extrémités 34 et 34' des tiges de commande des poussoirs est avantageusement effectué par le recul de vérins commandés par la vérification du contact effectif de la pale sur ses six points de référence. Dans l'exemple choisi (figure 1) illustrant l'application du dispositif selon l'invention à une machine transfert, un support 6 se trouve au poste de chargement 3a sur une partie 3'a mobile radialement par rapport au plateau 1 ; ilest solidarisé à cette partie mobile par des tiges, expansibles radialement 10a, lia, I2a, s'engageant dans ses alésages de référence 10, 11, 12. Le principe de fonctionnement de ces tiges expansibles sera décrit en référence à la figure 14. Chaque tige est constituée d'un empilement de rondelles métalliques élastiques 33, s'appuyant par l'intermédiaire d'une bague 38' sur une partie 39, à laquelle doit être solidarisé le support 6, et maintenu par un épaulement 40 situé à l'extrémité d'une tige de vérin 41. Le vérin du type à double effet appartenant à la partie 39 n'est pas représenté.Le déplacement du vérin vers la droite selon la flèche f1 entraîne l'écrasement des rondelles 38 et leur expansion radiale ; elles viennent porter contre les parois de l'alésage, ici 10, dans lequel la tige est engagée, ce qui assure le maintien en position sans jeu du support et un effort axial assurant la portée sur ses faces et empêchant son recul lors du déverrouillage de l'aube. On notera que la longueur des alésages 10, 11 ou 12 est de l'ordre du double de la longueur totale de la tige expansible dans la position relâchée, pour des raisons qui apparaitront ci-après. Des moyens de commande, vérins par exemple, appartenant au poste de chargement appuient sur les extrémités 34 et 34' des tiges de commande des moyens de préhension pendant que le support 6 se trouve sur la partie 3'a, permettant le dégagement des poussoirs 20, 2t et 22. L'opérateur introduit alors la pale de l'aube dans la cavité 13, il vérifie que la condition de contact de l'aube sur ses six points est remplie (allumage des lampes témoins). Un dispo sitif interdisant toute opération ultérieure en cas de non-vérification de cette condition est en outre prévu. Si l'aube repose effectivement sur les six points, les extrémités 34 et 34' des tiges de commande sont libérées de façon à permettre la préhension de la pale de l'aube par les poussoirs 20, 21, 22. La partie mobile radialement 3'a transfère alors le support 6 vers le plateau diviseur 1, un secteur de celui-ci se trouvant en position pour recevoir le support. Ce secteur porte des tiges expansibles radialement lOb, lib, i2b, analogues à celles décrites en référence à la figure 14. Ces tiges s'engagent dans les alésages 10, 11, t2 du support et solidarisent celui-ci au secteur considéré, leur expansion étant commandée par vérins. Les tiges 10a, lia, 12a sont alors relâchées, ce qui permet le recul de la partie 3'a mobile radialement appartenant au poste de chargement. Des premiers moyens de serrage portés par le secteur considéré entrent alors en action et viennent serrer l'aube sur deux de ses faces latérales 44, 44'. Ces moyens sont schématiquement représentés par les flèches a et b sur la figure t, leur po sition rétractée figurant en traits forts, leur position active en pointillés au poste 3a. Ces moyens sont constitués de deux mors articulés sur l'extrémité libre de tiges de vérins. La description d'une forme préférée de réalisation de ces premiers moyens de serrage est faite en référence à la figure 15. Chaque mors 45 (45') est articulé sur un axe 47 (47') situé à l'extrémité de la tige d'un vérin 49 (49'). Chaque axe 47 (47') a une direction transversale à la direction de translation des vérins et parallèle à la face du pied de l'aube sur laquelle porte le mors correspondant. Chaque secteur du plateau comprend un tel ensemble de moyens de serrage. Chaque tige de vérins 50 (50') comprend une partie creuse 51 (51 ') qui est alimentée en huile sous pression par un conduit 52 (52') et qui commande la première phase du mouvement des mors qui consiste en une approche de la pièce sous effort faible grâce à la réduction de la surface sur laquelle agit le fluide. Des dispositions sont prises pour que l'un des mors 45 par exemple accoste en premier sur la pièce : pour cela plusieurs solutions sont possibles, à vitesses égales des deux tiges 50 et 50' on réduit la course, par rapport à la face 44, du vérin 49, à courses égales on réduit la vitesse du vérin 49' comme cela sera expliqué plus loin. La tête de la tige 50 est munie par ailleurs d'une butée 53 (figures5, 6a et 8) qui entre en contact avec une butée élastique tarée 54 située sur le support 6. La position relative des butées 53 et 54 peut être inversée. La butée 53 vient porter sur la butée 54 avant l'entrée en contact du mors 45 avec le pied de l'aube. La résistance ainsi engendrée permet de ralentir la vitesse d'avance du mors 45 avant son contact effectif sur le pied. Le réglage de l'instant du début du freinage peut être effectué en tournant d'un certain angle la butée 53 qui est une rondelle dont la face 55 est contenue dans un plan incliné par rapport à son axe de rotation 56. La butée 54 est ici constituée d'un empilement de rondelles métalliques (type Belleville), sa résistance peut donc être ajustée avec précision. Après accostage du mors 45 sur la face 44 du pied de l'aube, le mors 45' entre à son tour en contact avec la face 44 du pied de l'aube. Le serrage proprement dit est alors effectué comme cela est expliqué ci-dessous. Chaque tige de vérin 50 (50') comprend outre la partie creuse 51 (51 ') qui détermine une chambre alimentée en huile pour l'accostage, un piston 57 (57') divisant un alésage 58 (58') en deux chambres 59r 60 (59' , 60'), de façon à réaliser un vérin à double effet. Le piston 57 (57') a une surface importante et le serrage est effectué par admission de l'huile sous pression dans les chambres 59 (59') par une canalisation 61 (61').Avant que le ne serrage des deux mors/soit assuré, l'une des tiges de vérin ici 50 g est immobilisée en translation par une bague déformable 62 dont la contraction est assurée par admission d'huile sous pression autour de sa périphérie par une canalisation 63. Cette bague déformable 62 comprend une partie métallique 621, déterminant un manchon de faible épaisseur, entourée d'un manchon en élastomère 622, l'ensemble introduit dans le corps du vérin est donc susceptible d'une contraction radiale lors de l'introduction de l'huile sous pression. Le desserrage de la pièce se fait de la façon suivante, après libération de la bague 62, de l'huile sous pression est envoyée dans la chambre 60 (60') par l'intermédiaire d'une canalisation 64 (64'), la chambre 59 (59') étant reliée au réservoir d'huile par une canalisation 611 (6fol'), de même pour la chambre Si (Si ') les tiges de vérin 50 (50') peuvent donc reculer, et la pièce être libérée des mors. On notera que dans le cas particulier représenté la canalisation 65' d'évacuation de la chambre 60'comporte un diaphragme réglable 66 qui permet d'étrangler le débit de vidange de celle-ci lors de la phase d'approche et d'accostage, et donc de ralentir ainsi la vitesse d'avance de la tige de vérin 50', la cana libation 65 de vidange de la chambre 60 n'étant pas étranglée. Les précautions prises pour l'accostage de la pièce sont imposées par le fait que les cotes du pied de l'aube, venant en général brut de fonderie, ne sont pas déterminées avec précision ce qui rend impossible le repérage exact de la position des faces du pied par rapport aux mors. En cours d'usinage, l'immobilisation en translation de la tige de vérin 50' par le dispositif 62 garantit la stabilité en position du pied de l'aube, le serrage continu contre l'obstacle fixe ainsi créé est assuré par le vérin 49. Le pied de l'aube étant immobilisé en position, une série d'opérations d'usinage peut alors être entreprise. Ces opérations sont décrites à titre d'exemple dans le cas de la machine représentée en figure 1. Au poste 3b a lieu l'usinage de rainures disposées symétriquement sur la face 42 du pied de l'aube située à la base du pied. Cet usinage 401 représenté en pointillés au poste 3b est effectué par deux têtes de fraisage, portant des fraises 301, 301', montées sur un support mobile en rotation autour d'un axe 302 perpendiculaire au plan de la figure. La figure 2 représente les têtes de fraisage et le pied de l'aube vus du centre 2 du plateau, chaque fraise 301, 301' décrit un cycle rectangulaire, partant de la position repos BO (BO') elles sont mises en position B1 (B1') puis a lieu l'usinage avec rotation autour de l'axe 302 jusqu en position B2 (B2'), retrait en position B3 (B3') et retour à la position repos. Au poste 3c est effectué un surfaçage des faces latérales 43, 43' du pied sur lesquelles ne s'appuient pas les mors. La figure 3 montre, vues du centre 2 du plateau, les deux têtes de fraisage portant des fraises 303, 303' disposées symétriquement par rapport au pied 4 ~de l'aube. Ces fraises effectuent simultanément un cycle rectangulaire dont les positions extrêmes CO (CO') et Cl (C1') sont représentées sur la figure 3. Au poste 3d est effectué un usinage circulaire de la semelle 42' du pied de l'aube par une fraise 304. Le mouvement de cette fraise est représenté sur la figure 4 qui est une vue du poste 3d depuis le centre 2 de la machine. Partant de la position dégagée DO la fraise est introduite dans l'espace ménagé entre le pied de l'aube et le secteur du plateau, translatée vers le bas en position D1, l'usinage ayant lieu jusqu en D2 par déplacement circulaire de la tête portant la fraise 304, la fraise est ensuite dégagée, position D3, et retourne en DO. Après cette série d'usinages, la pièce est transportée au poste 3e où doit avoir lieu l'usinage des faces latérales 44, 44' du pied sur lesquelles s'appliquaient les mors 45 et 45' pendant les usinages précédents. A cet effet, la machine d'usinage comporte au poste 3e une partie mobile radialement 3'e qui vient chercher le support 6 sur le plateau 1 et sur laquelle sont solidarisés des seconds moyens de serrage. Ceux-ci agissent sur des parties du pied usinées précédemment, la position et l'orientation de ces parties usinées étant connues de façon précise, un réglage convenable de ces seconds moyens de serrage dispensera des précautions d'approche requises pour le premier serrage. Cette partie 3'e mobile comprend des tiges expansibles 1Oe, lie, 12e analogues à celle illustrée figure 14, s'engageant dans les alésages 10, 11, 12 du support 6.Après que ces tiges aient été dilatées, interviennent la libération des tiges expansibles 10b, llb, 12b du secteur de plateau considéré, la mise en action des seconds moyens de serrage et enfin le relâchement du premier moyen de serrage. Le support 6 est alors transporté par la partie mobile 3'e vers le poste d'usinage 3e. L'usinage proprement dit est assuré de façon symétrique par deux fraises 305, 305' dont le pincement, c'est-à-dire l'angle entre les axes de rotation respectifs peut être réglé. Les seconds moyens de serrage sont décrits en référence à la figure t6 qui illustre schématiquement un mode possible de réalisation de ceux-ci. L'axe vertical est figuré en X'X, le plateau diviseur 2 étant à gauche de l'axe X'X, l'aube est schématiquement représentée par son pied 4 et une partie de sa pale 5. Pour la compréhension du dessin, le support 6 a été supprimé. Les seconds moyens de serrage sont formés de deux bras 68 et 69 dont la translation selon une direction verticale dans des glissières est assurée par l'action de vérins non représentés. En position fermée, les deux bras sont solidarisés, de façon à empêcher tout mouvement relatif dans un plan transversal, par un dispositif 70. Un poussoir 80 est alors mis en place à l'aide d'une rampe irréversible actionnée par un ressort que libère un vérin schématiquement représenté par la flèche 81, ce poussoir 80 agit sur la semelle 42' du pied de l'aube. Deux touches 72 et 73 actionnées par des leviers d'axes de rotation 74, 75 sont ensuite mises en place sous l'action de vérins représentés de façon schématique par les flèches 76 et 77. Ces touches viennent s'appuyer sur les rainures 78, 79 du pied, usinées précédemment au poste 3b. L'usinage des faces latérales 44 et 44' du pied de l'aube peut alors avoir lieu. Après achèvement de celui-ci le support 6 est transféré à nouveau sur le plateau 2 par la partie mobile 3'e, les tiges toue, île, 12e, sont relachées et les tiges lob, îlb, 12b, mises en fonction, les seconds moyens de serrage sont alors libérés. Le plateau ramène ensuite l'aube au poste la où peut avoir lieu le contrôle, par exemple par palpeurs, des cotes du pied de l'aube. L'aube est enfin libérée par action de vérins sur les tiges 34 et 34', un nouveau chargement peut avoir lieu. On notera que l'usinage simultané de quatre aubes peut s'effectuer sur la machine décrite, une cinquième étant soit en cours de contrôle de chargement ou de déchargement. Le temps d'immobilisation du pl#ateau entre deux déplacements consécutifs est égal au temps passé au poste où les opérations sont les plus longues. Dans le cas de la machine décrite, il s'agit du poste la où s'effectuent le contrôle, le déchargement d'une aube usinée, puis le chargement d'une aube à usiner. Le support 6 est adapté au type d'aube à usiner, c'est-àdire en fait aux dimensions de la pale, seuls les alésages 10, 11, 12 resteront invariants, des jeux d'au minimum cinq supports étant prévus par famille d'aubes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le bridage, en cours d'usinage, d'une aube de turbomachines dont la pale est à cotes finies à l'exception éventuellement de sa hauteur par rapport au pied, caractérisé en ce qu'il est formé d'un support, auquel ne sont pas transmis les efforts d'usinage, muni de moyens d'orientation et de préhension de l'aube par sa pale dans lesquels l'aube est maintenue en permanence, d'un premier moyen de serrage en position agissant sur deux faces latérales opposées du pied de l'aube destiné à supporter les efforts d'usinage, dans lequel l'aube est immobilisée pendant une première série d'opérations d'usinage, et d'un second moyen de serrage en position, dont la ligne d'action est transversale par rapport à celle du premier moyen, agissant sur des parties du pied de l'aube usinées précédemment, dont la mise en fonction permet le dégagement du premier moyen cité, afin d'effectuer des usinages que sa présence rendait impossible, et dans lequel l'aube est immobilisée pendant une seconde série d'opérations d'usinage. 2. Dispositif selon la revendication 1 pour le bridage, en cours d'usinage de leur pied, d'aubes dont la pale est à cotes finies, caractérisé en ce que les moyens d'orientation dont est muni le support sont constitués de six plots, formant six points de référence sur lesquels l'aube doit reposer librement après son introduction dans le support, trois de ces points non alignés portant sur l'extrados de la pale, deux autres sur son bord d'attaque, le dernier sur son extrémité libre, et comprennent des moyens de vérification du contact effectif de l'aube sur lesdits plots. 3. Dispositif selon la revendication 1 pour le bridage, en cours d'usinage de leur pied et du sommet de leur pale, d'aubes dont la pale est à cotes finies à l'exception de la hauteur de celle-ci par rapport au pied, caractérisé en ce que les moyens d'orientation dont est muni le support sont constitués de six plots, formant six points de référence, sur lesquels l'aube doit reposer librement après son introduction dans le support, trois de ces points non alignés portant sur l'extrados de la pale, deux autres sur son bord d'attaque, le dernier sur la face du pied située à la base de la pale et comprennent des moyens de vérification du contact effectif de l'aube sur lesdits points. 4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de préhension dont est muni le support assurent le serrage irréversible sans déformation de la pale contre les cinq premiers points de référence cités, leur mise en oeuvre étant commandée après vérification du contact effectif de l'aube sur les six points de référence. 5. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de préhension sont constitués de deux séries de poussoirs dont la première applique l'extrados de la pale de l'aube contre ses trois points de référence et dont la seconde applique le bord d'attaque de l'aube contre ses deux points de référence. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les poussoirs sont maintenus constamment en position active irréversible par des moyens élastiques tarés appartenant au support, leur dégagement étant assuré par un dispositif prévu sur la machine effectuant les usinages, aux endroits où se font le chargement et le déchargement de l'aube afin de permettre respectivement l'introduction de celle-ci dans le support avant usinage et son retrait du support après usinage. 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la mise en position active, le maintien dans cette position et le retrait des poussoirs sont assurés par un moyen prévu à cet effet appartenant à la machine effectuant les usinages. 8. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier moyen de serrage en position est formé de deux mors dont chacun est mû en translation par un vérin hydraulique sur l'extrémité de la tige duquel ilest monté articulé autour d'un axe qui est transversal à sa direction de déplacement et parallèle à son plan de contact avec la face du pied sur laquelle il porte, les vérins étant dans une première phase, dite d'approche et d'accostage, commandés sous faible charge de façon simultanée, l'un des mors entrant le premier en contact avec une face de la pièce après que sa vitesse d'avance ait été réduite par un dispositif ralentisseur, le second mors entrant en contact avec le pied de l'aube postérieurement, le serrage proprement dit nécessaire à l'iinmobilisation du pied en cours d'usinage s'effectuant ensuite, par augmentation de la charge sur les tiges de vérin, un moyen d'immobilisation en translation agissant avant serrage sur la tige de l'un des vérins. 9. Dispositif selon la revendication B, caractérisé en ce que chaque vérin présente une première surface d'aire réduite sur laquelle le fluide sous pression agit pendant la phase d'approche et d'accostage, et une seconde surface d'aire plus élevée que la précédente sur laquelle le fonctionnement du vérin est du type à double effet, la pression du fluide étant appliquée sur l'une des faces pour assurer le serrage et sur l'autre pour permettre le retrait du vérin. 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif ralentisseur en fin de course du vérin le plus rapide est constitué d'une butée élastique tarée portée par le support sur laquelle le mors correspondant vient porter avant d'entrer en contact effectif avec le pied de l'aube. 11. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le deuxième moyen de serrage est formé d'un dispositif agissant de façon antagoniste sur des parties du pied de l'aube usinées au cours de la première série d'opérations d'usinage. 12. Machine transfert pour l'usinage du pied et éventuellement de l'extrémité libre de la pale d'aubes de turbomachines, comprenant un plateau, mobile en rotation autour d'un axe fixe, divisé en un certain nombre de secteurs qui passent successivement nombre de devant le même/postes fixes où sont effectués le chargement, les usinages, le contrôle et le déchargement de l'aube et comportant un dispositif pour le bridage de l'aube selon l'une des revendications t à Il caractérisé en ce que le support, du type de celui décrit dans l'une des revendications 2 à 6, est disposé sur le bâti fixe de la machine au poste de chargement, les poussoirs de préhension contenus dans le support étant écartés de leur position active par un moyen prévu à ce poste et libérés après introduction de l'aube et vérification du contact effectif de celle-ci sur ses six points de référence, le support étant ensuite transféré et solidarisé sur le plateau diviseur qui porte les premiers moyens de serrage qui entrent en action et restent en fonction jusqu'au dernier poste d'usinage où ils sont remplacés par les deuxièmes moyens de serrage solidaires dudit poste après que le support ait été transféré du plateau sur ledit poste auquel il est alors solidarisé.