La présente invention est relative à un tuyau compo site~colorifugé destiné à des conduites enterrées de transport d'un fluide à température élevée, par exemple d'eau chaude, sur une distance importante. Plus particulièrement l'invention concerne un tuyau composite calorifugé constitué d'un tuyau de fonte, notamment de fonte ductile, à emboîtement, formant l'âme, et d'un manteau ou revêtement épais de calorifugeage recouvrant l'âme tubulaire en fonte. On connaît des tuyaux calorifugés dont l'âme tubulaire est en acier, en amiante-ciment, en matière plastique, dépourvue d'emboîtement. Du fait de l'absence d'un emboitement à forte saillie par rapport au fût, de tels tuyaux calorifugés se prêtent à un assemblage étanche extérieurement lisse ou presque lisse à l'aide d'un manchon de calorifugeage. Par contre, lorsque l'âme tubulaire est faite de tuyaux en fonte à emboîtement, le calorifugeage n'est plus lisse dans la zone d'assemblage. Il comporte une discontinuité. C'est ainsi que l'on connaît des tuyaux composites calorifugés réalisés à partir d'une âme tubulaire constituée par un tuyau en fonte à emboîtement par exemple par le brevet de la Demanderesse déposé en Fronce sous n0 76 29797 le 4/10/76 (FR 2 366 508) et son additif n0 77 26877 déposé le 5/9/77 (FR 2 402 151) ou encore par d'autres brevets tels que le n0 78 17329 déposé le 9/6/78 (FR 2 394 007) et le n0 79 32127 déposé le 28/12/79 (FR 2 445 925). Suivant ces brevets antérieurs, le revêtement de calorifugeage est interrompu au droit de l'assemblage étanche raccordant soit un bout mâle et un emboîtement de tuyaux en fonte constituant l'âme, soit deux emboite- ments. Ou bien cette interruption du revêtement de calorifugeage dans la zone d'assemblage étanche ou de joint d'étanchéité subsiste dans la conduite de transport de fluides chauds, si l'on estime que les pertes thermiques dans ces zones restent dans des limites admissibles, ou bien les intervalles vides laissés par ces interruptions sont comblés par des pièces de forme spéciale qui font plus ou moins saillie par rapport au revêtement calorifugé. A partir de cette technique connue de tuyaux composites calorifugés dont l'âme est constituée de tuyaux en fonte à emboîtement, la Demanderesse s'est posé le problème de réaliser un tuyau composite calorifugé se pretant à un assemblage qui soit cylindrique et lisse extérieurement dans les zones des joints d'étanchéité, donc continu extérieurement, malgré la saillie importante constituée par les emboîtements des tuyaux en fonte et malgré le maintien d'un espacement axial entre deux emboîtements adjacents, dans un but de libre dilatation des tuyaux en fonte à deux emboîtements. La Demanderesse s'est également posé le problème de réaliser un assemblage de tuyaux composites calorifugés extérieurement-cylindrique et lisse sur le calorifu geage en utilisant le minimum de pièces spéciales autres que celles qui résultent de la fabrication courante des tuyaux en fonte par coulée centrifuge. Pour résoudre ce problème, l'invention a pour objet un tuyau composite calorifugé du type rappelé ci-dessus comprenant une âme tubulaire en fonte constituée de deux tuyaux en fonte soudés bout à bout et coaxialement par leurs extrémités mâles et présentant un emboîtement à chacune des deux autres extrémités libres en vue d'un assemblage étanche avec un autre tuyau composite, un revêtement de calorifugeage épais, cylindrique et lisse à l'extérieur de cette âme tubulaire en fonte, et une chape mince ou un revetement mince d'étanchéité ou d'imperméabilisation dudit revêtement de calorifugeage épais, ce tuyau composite étant caractérisé en ce que le revêtement de calorifugeage épais recouvre et suit intérieurement le contour évasé en cloche de chaque emboi- tement de l'âme tubulaire en fonte alors qu'il est extérieurement cylindrique et lisse et s'arrête au droit de chaque tranche d'extrémité d'emboîtement, ledit revêtement de calorifugeage épais étant de ce fait emprisonné entre les deux emboîtements de l'âme tubulaire en fonte. On peut choisir un revêtement de calorifugeage à base de matière organique cellulaire telle qu'une mousse plastique ou bien un revêtement de calorifugeage à base de matière minérale. Dans ce dernier cas, ce tuyau composite est caractérisé en ce que le revêtement de calorifugeage épais, de type minéral, est constitué d'un matériau rigide choisi parmi les agrégats de béton et de billes d'argile expansée, ou de béton et de billes de verre, ou encore constitué par du béton cellulaire, est appliqué non pas directement sur la paroi en fonte de l'âme tubulaire mais sur une couche intermédiaire de feutre épousant ladite paroi en fonte et ayant une épaisseur suffisante pour permettre la dilatation radiale de l'âme tubulaire en fonte sans éclatement du revêtement de calorifugeage épais et rigide. L'invention a également pour objet un assemblage étanche ou joint d'étanchéité entre deux tuyaux composites calorifugés suivant la définition ci-dessus qui résout le problème précité : cet assemblage, du type précité comportant un manchon en fonte dont les extrémités cylindriques et lisses sont introduites à l'intérieur des deux emboîtements en vis-à-vis, avec interposition d'une garniture d'étanchéité élastique comprimée radialement entre chaque emboîtement et chaque extrémité cylindrique et lisse dudit manchon, de manière à constituer un joint télescopique de dilatation, étant caractérisé en ce que, dans l'espace ménagé entre les deux tranches d'extrémité en vis-à-vis des emboîtements et les deux tranches d'extrémité en vis-à-vis des revê tements de calorifugeage qui affleurent lesdites tranches d'emboitement, est interposée une bague souple de raccordement de dimensions diamétrales interne et externe correspondant respectivement au diamètre externe du manchon intermédiaire en fonte et au diamètre extérieur du revêtement de calorifugeage épais, et de dimension axiale permettant de combler l'espace entre lesdites tranches d'extrémité en vis-à-vis des tuyaux composites assemblés. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue schématique en coupe d'un tuyau composite suivant l'invention ; - la Fig. 2 est une vue schématique partielle en coupe, à plus grande échelle que la Fig. 1, de tuyaux composites raccordés suivant l'assemblage étanche de l'invention ; - la Fig. 3 est une vue schématique partielle en coupe d'une conduite enterrée de transport de fluide chaud comportant application des tuyaux composites et assem blage étanche de l'invention ; - la Fig. 4 est une vue en coupe transversale, à petite échelle, d'un mode de réalisation d'un revêtement de calorifugeage pour tuyau composite suivant l'invention. Suivant l'exemple d'exécution de la Fig. 1, un tuyau composite T suivant l'invention comprend, comme connu par les brevets français précités, une âme tubulaire en fonte ou tuyau caloporteur et un revêtement épais de calorifugeage. L'âme tubulaire en fonte ou tuyau caloporteur est constituée comme connu par les brevets FR 2 394 007 et 1 180 652 par deux tuyaux en fonte ductile 1 et 2 d'axe XX. Les bouts mâles 3 sont soudés coaxialement bout à bout en S de sorte que les tuyaux 1 et 2 présentent un emboîtement 4 à chacune des deux extrémités libres. Conformément à l'invention, sur l'âme tubulaire ou le tuyau caloporteur 1-2 est appliquée une couche de feutre 5 épousant la forme extérieure de la paroi de fonte. Cette couche de feutre 5 a une épaisseur suffisante pour assumer la fonction de ménager entre l'âme tubulaire en fonte et son revêtement de calorifugeage décrit ci-après un espace souple permettant la dilatation radiale du tuyau caloporteur 1-2 sans éclatement du revêtement épais de calorifugeage, notamment si celuici est en matériau rigide. L'épaisseur de la couche de feutre 5 est par exemple d'un millimètre environ. Elle ne doit pas être inférieure à 0,4 mm, valeur de la dilatation radiale d'un tuyau de fonte d'un diamètre de 600 mm. La couche de feutre S est appliquée extérieurement sur la paroi en fonte au besoin en utilisant un adhésif. La couche de feutre 5 s'étend sur toute la longueur du tuyau caloporteur 1-2 dont elle affleure les extrémités à emboîtement 4. Le revêtement épais de calorifugeage 6, qui s'étend également sur toute la longueur du tuyau caloporteur ou de l'âme tubulaire 1-2, et affleure par ses tranches d'extrémité celles des emboîtements des tuyaux en fonte 1 et 2, est constitué conformément à l'invention d'un matériau minéral rigide tel qu'un agrégat de béton et de billes d'argile expansée dont la composition approximative en poids est la suivante - 30 % de billes d'argile expansée de granulométrie 8 à 16 mm, - 30 % de sable, - 40 % de ciment. Mais le matériau rigide pourrait être également constitué par un agrégat de béton et de billes de verre ou encore par du béton cellulaire. Cependant l'invention n'exclut nullement l'emploi d'un revêtement de calorifugeage 6 en matériau organique et cellulaire comme la mousse de polyuréthan-e. Le revêtement 6 de calorifugeage est réalisé en disposant le tuyau caloporteur 1-2, qui a par exemple une longueur totale de 12 m si chacun des tuyaux 1 et 2 a une longueur de 6 m, dans un moule cylindrique extérieur, en remplissant l'espace annulaire ainsi ménagé entre l'âme tubulaire en fonte et le moule de billes d'argile expansée, et en remplissant le vide qui subsiste entre les billes d'argile d'un mélange cimentsable et eau introduit par coulée gravitaire et vibrations.Le diamètre extérieur de la couche 6 de revêtement de calorifugeage est choisi de telle manière - Qu'il soit supérieur au diamètre extérieur maximum de l'emboîtement 4 du tuyau caloporteur 1-2 ; - que l'épaisseur de ce revêtement 6 soit telle qu'une température de surface de 500C ne soit pas dépassée lorsque l'eau chaude qui circule dans le tuyau caloporteur 1-2 est à 1000C. On tient compte en effet d'une conductibilité thermique A de ce revêtement 6 de calorifugeage de l'ordre de 0,4 kcal/m/h/oC. Le revêtement de calorifugeage 6 couvre donc l'intégralité de la surface extérieure du tuyau caloporteur 1-2 jusqu'au droit des tranches des emboîtements 4. Le revêtement de calorifugeage 6 présente une surface extérieure lisse et cylindrique dont la température ne dépasse pas 500C quand le tuyau caloporteur 1-2 est parcouru par de l'eau chaude à 1100C. Ces deux conditions sont favorables à l'utilisation d'une chape d'étanchéité extérieure ou d'un revêtement mince extérieur 7 enroulé sur toute la longueur du tuyau composite pré-isolé 1-2-6. (A la Fig. 1, le revêtement 7 est représenté schématiquement et en partie seulement, les spires manquantes étant remplacées par un trait mixte). Cette chape 7 est par exemple constituée par une bande de feutre imprégnée de bitume enroulée en hélice avec chevauchement des spires d'enroulement. Outre l'étan- chéité extérieure, cette chape 7 a pour fonction de protéger le revêtement de calorifugeage 6 contre tout corps solide présentant des arêtes vives plus ou moins déchirantes ou perforantes ou susceptibles d'agir comme un poinçon. Ce ruban de feutre protecteur 7 est constitué par exemple par un matériau non tissé de polyester enrobé d'un bitume SBS (styrène butadiène séquencé, c'està-dire d'un bitume présentant un fort pouvoir adhésif et une forte élasticité) présentant un excellent pouvoir collant sur lui-même. En d'autres termes, le ruban de chape 7 est auto-adhésif.Des bandes 7 ayant par exemple une largeur de 20 cm peuvent être ainsi enroulées avec un recouvrement de 5 cm autour du tuyau composite pré-isolé 1-2-5-6 dont l'âme tubulaire en fonte présente un diamètre nominal ou diamètre interne, par exemple de 150 à 600 mm ou plus. Assemblage étanche de deux tuyaux composites de l'invention avec joint télescopique de dilatation (Fig. 2) Suivant l'exemple d'exécution de la Fig. 2, un assem blage étanche,conforme à l'invention entre deux tuyaux composites T1 et T2, est réalisé à partir de l'enseignement des brevets de la Demanderesse FR 76 29797 et 76 10993 comme cela a été rappelé au préambule Chaque emboîtement 4 du tuyau composite T1 ou T2 comporte une gorge 8 de logement d'une garniture d'étanchéité 9 de type à compression radiale comportant un corps d'étanchéité 10 et un talon annulaire d'ancrage 11 intégralement logé dans la gorge 8 pour s'y accrocher. Ce talon annulaire 11 permet, comme connu, à la garniture d'étanchéité 9 d'être immobiliséeaxialement dans la gorge 8 dans sa position d'utilisation. La garniture d'étanchéité 9 est réalisée par moulage, par exemple à partir d'un mélange d'éthylène-propylène-diène, méthylène réticulé au péroxyde, ou de toute autre matière analogue susceptible de résister à des températures élevées de l'ordre de 1300C. L'assemblage étanche et télescopique de deux tuyaux composites T1 et T2 de l'invention, rapprochés de ma nière à avoir leurs axes XX dans le prolongement l'un de l'autre, et leurs emboîtements 4 en vis-à-vis, à faible distance, en ménageant un espace de largeur axiale D entre les tranches d'extrémité, est réalisé en utilisant un manchon 12 en matériau rigide, à deux extrémités cylindriques et unies, et à revêtement 13 mince présentant à la fois un faible coefficient de frottement avec les garnitures d'étanchéité en élastomère 9 et une résistance mécanique suffisante pour supporter un échauffement jusqu'à une température de l'ordre de 1200C sans perdre ses qualités de frottement.Le manchon 12 peut être en fonte centrifugée ou bien en acier ou bien encore en aluminium ou bien encore en une matière plastique telle que le PVDF (polyvinylidène difluoré) résistant à la température de 110 à 1200C. Ce manchon 12 peut être réalisé soit par moulage et usinage pour obtenir un diamètre extérieur précis, soit par simple tronçonnage d'un tuyau, et usinage s'il y a lieu, pour obtenir un diamètre extérieur précis. Ce revêtement 13 est de préférence un polymère fluoré ou du polyvinylidene difluoré, généralement désigné par les initiales PVDF. il pourrait également être en polytetra fluoroéthylène. Le manchon 12 est introduit par une extrémité à linté- rieur de l'emboîtement 4 de l'un des tuyaux composites T1, au travers de la garniture d'étanchéité 9 qu'il comprime radialement, puis le tuyau composite T2 est rapproché de manière à s'engager par son emboîtement 4 sur l'autre extrémité du manchon 12 qui pénètre dans l'autre garniture d'étanchéité 9 en la comprimant égolement radialement. La pénétration ou l'introduction des deux emboîtements 4 sur les deux extrémités du manchon de raccordement 12 s'effectue jusqu'à ce qu'un espace de largeur axiale D subsiste entre les tranches d'extrémité des emboîtements 4 et des revêtements de calorifugeage 6 destuyaux composites T1 et T2. En outre, un jeu axial j est ménagé entre le manchon 12 et le fond de l'emboîte ment 4 de chacun des tuyaux caloporteur 1 et 2.Les jeux axiaux D et j doivent être suffisants pour permettre à l'assemblage de fonctionner en joint de dilatation axiale. La largeur axiale du jeu D est approximotivement du même ordre de grondeur que l'épaisseur radiale du revêtement de calorifugeage 6. Conformément à l'invention, l'espace de largeur axiale D est comblé par une bague souple 14 en mousse plastique de polyuréthane souple, par exemple, et plus précisément cette bague souple 14 est constituée de deux demicoquilles souples en contact suivant un plan de joint diamétral. La bague 14 présente un diamètre intérieur correspondant au diamètre extérieur du manchon en fonte 12 et un diamètre extérieur correspondant au diamètre extérieur du revêtement de calorifugeage 6. La bague 14 présente une largeur axiale correspondant à la distance axiale D de l'espace entre les tranches d'extrémité des tuyaux composites T1 et T2. Elle affleure donc la surface cylindrique extérieure des revêtements de calorifu geage 6 des deux tuyaux composites T1 et T2. Sur chantier, et après la pose des tuyaux composites T1 et T2 sous terre, et la mise en place de la bague souple d'espacement 14, l'assemblage étanche est complété par l'utilisation d'un manchon ou fourreau mince 15, de préférence en matière plastique thermorétractable constitué par exemple d'un adhésif butyle et d'un support polyéthylène du type des manchons commercialisés par la Société RAYCHEM.Un tel manchon présente à froid et à l'état libre, avant pose, un diamètre sensiblement supérieur (Fig. 2) au diamètre extérieur du tuyau composite T1 ou T2 revêtu de sa chape d'étanchéité enroulée 7, et, comme connu, est appliqué avec serrage (Fig. 3) en recouvrant les deux extrémités des tuyaux composites T1 et T2 revêtus de leur chape 7 (en trait mixte à la Fig. 3), par application de la chaleur provoquant un rétreint thermique et une sorte de frettage, d'où l'expression précitée thermorétractable. Grâce à la bague souple 14 et au manchon thermorétractable 15, on obtient un assemblage étanche à surface extérieure cylindrique et lisse quasi continu. Le manchon thermorétractablé 15 protège des agressions mécaniques (risques de déchirements ou d'arrachements) à la fois les extrémités des chapes 7 des deux tuyaux composites T1 et T2 et la surface extérieure de la bague souple 14. Le joint d'étanchéité télescopique ou joint de dilatation réalisé entre les deux tuyaux caloporteurs 1 et 2 en fonte est libre de déplacement axiaux relatifs entre le manchon en fonte 12 et les deux emboîtements 4 en vis-à-vis non seulement grâce au mode d'assemblage télescopique à garniture d'étanchéité 9 et à revêtement antifrottement 13 mais encore grâce à la souplesse de la bague d'espacement 14 et de remplissage qui peut subir des compressions axiales et reprendre sa forme initiale lorsque les compressions axiales ne sont plus exercées par les tuyaux en fonte caloporteurs 1 et 2. Du fait de la réalisation du revêtement de calorifugeage 6 et du fait de la continuité de l'assemblage entre les tuyaux composites Tî et T2, dans les zones des joints d'étanchéité (continuité extérieure), aucun revêtement extérieur n'est appliqué sur les parois des emboîtements 4, que ce soit sur la paroi extérieure en tulipe, sur la tranche d'extrémité ou sur la paroi intérieure de la gorge 8 de logement de la garniture 9. Le seul revêtement utilisé pour son élasticité ou sa souplesse est la cruche de feutre 5 épousant uniquement la paroi extérieure de la tulipe et du fût de chaque tuyau caloporteur 1-2. Dans cet assemblage, la seule pièce spéciale utilisée est la bague d'espacement 14 constituée par deux demicoquilles souples. Toutes les autres pièces constitutives des tuyaux composites T1 et T2 et del'assemblage de l'invention sont soit des pièces habituelles prove nant de la fabrication des tuyaux soit des pièces disponibles dans le commerce. Comme on le voit, le tuyau composite T de l'invention aussi bien que l'assemblage de deux tuyaux composites T1 et T2 sont d'une gronde simplicité et d'une réalisa- tion plus simple que les tuyaux composites et assemblage: des brevets précités antérieurs. Autres avantages du tuyau composite et de l'assemblage de l'invention Par rapport aux brevets antérieurs précités, la présente invention offre encore les avantages suivants : - Economie d'usinage de la gorge 8 de chaque emboîtement 4 (tant à l'entrée de l'emboîtement pour ajuster le diamètre intérieur du collet d'entrée d'emboîtement que sur la surface de la gorge 8 de logement de la garniture d'étanchéité 9), pour les raisons expliquées plus loin. - Economie de revêtement mince antifrottement, par exemple de type "polymère fluoré", sur l'emboîtement 4 extérieurement et intérieurement. - Emploi d'un manchon 12 de raccordement de courte longueur, par exemple de longueur 250 mm pour un diamètre intérieur de 300 mm du tuyau 1 ou 2, susceptible d'être réalisé avec de faibles tolérances diamétrales extérieures. - De plus, la conduite étant enterrée (à la Fig. 3, la terre porte le repère E), le manchon 12 est hors du contact du terrain et est presque complètement protégé de l'action mécanique du poids des terres. - Une excentration complète du manchon 12 par rapport à chacun des emboîtements 4 n'est pas à craindra Le manchon 12 est maintenu élastiquement en quelque sorte entre les deux garnitures d'étanchéité 9 et est ainsi soustrait à toute force tranchante (action des terres) donc toujours centré. - Ces deux phénomènes additionnés, c'est-à-dire les tolérances plus serrées du diamètre extérieur du manchon 12 et l'absence de risque d'excentration autorisent l'absence d'usinage du diamètre d'entrée de l'emboîte- ment 4 et de la gorge 8 de logement de la garniture d'étanchéité alors qu'un usinage était prévu par le brevet FR 76 29797. Les tolérances diamétrales normalement obtenues sur ces deux diamètres par coulée centrifuge du tuyau caloporteur 1 et 2 sont suffisantes pour que l'on ait la certitude que la compression géométrique de chaque garniture d'étanchéité 9 reste comprise entre 5 % et 30 %. - En conséquence, simplification du joint d'étanchéité tant par rapport au brevet FR 76 29797 que par rapport au brevet FR 7817229, du fait de l'absence de bossage ou de nervure de centrage du manchon 12 à l'entrée de chaque emboîtement 4. - Revêtement de calorifugeage 6 économique car il est constitué uniquement d'éléments minéraux. Un tel calorifugeage est suffisant en pratique pour de nombreuses applications bien que sa conductibilité soit bien plus élevée qu'un calorifugeage en mousse plastique. Par rapport à un revêtement de calorifugeage 6 réalisé en mousse plastique, le coût de la matière minérale est bien plus faible, et, bien qu'il soit deux fois plus épais, le coût unitaire d'application au mètre carré de surface extérieure des tuyaux caloporteurs 1 et 2 est bien plus faible. - Température de surface du tuyau composite T limitée à 500C avec une épaisseur raisonnable de revêtement minéral de calorifugeage 6, bien que cette épaisseur, soit deux fois plus élevée que celle d'un revêtement de calorifugeage de type antérieur en mousse plastique. A titre comparatif, sont présentés plus loin des tableaux numériques I, Il et III - I : Matériaux isolants organiques et minéraux et leur conductibilité thermique - Il : Epaisseurs de revêtement de calorifugeage 6 en différents matériaux pour une température de l'eau de 1100C et une température de peau du tuyau composite T de 500C - III : Pertes thermiques de la conduite calorifugée en OC par km de longueur de conduite. On trouve encore les avantages suivants - Surface extérieure du revêtement 6 de calorifugeage cylindrique et lisse car elle est obtenue par moulage. - Continuité de l'assemblage étanche à l'extérieur de la conduite. - - Grâce aux deux avantages précédents : surface lisse du revêtement 6 et température de surface limitée à 500C, il est possible d'utiliser une chape 7 classique disponible dans le commerce. - Grâce également à ces deux avantages, il est possible d'utiliser à l'extérieur du joint d'étanchéité un manchon fourreau 15 thermorétractable classique disponible dans le commerce. - La cadence de pose d'une conduite (Fig. 3) est accélérée grâce à la réalisation du tuyau composite à partir de deux tuyaux caloporteurs 1 et 2 soudés bout à bout, et grâce au double joint d'étanchéité à emboîtements tous les 12 m, conformément à l'enseignement des brevets antérieurs FR 1 180 652 et FR 76 10993. - Répartition des dilatations de tous les tuyaux culopor- teurs 1 et 2 de la conduite sur chaque assemblage étanche ou joint d'étanchéité, et ceci malgré la désolidarisation des tuyaux en fonte 1 et 2 et de leur revêtement de calorifugeage 6 en raison de l'interposition de la couche souple de feutre 5 :En effet, grâce à la rigidité du revêtement de calorifugeage 6, s'il est minéral, grâce au fait que le revêtement de calorifugeage 6 est maintenu en quelque sorte emprisonné entre les deux emboitements d'extrémité 4 des tuyaux caloporteurs 1 et 2 qu'il enveloppe, et grâce à la solidarisation de la chape adhésive 7 d'une part au revêtement de calorifugeage 6 et d'autre part au terrain environnant, en cas de dilatation du tuyau caloporteur 1-2, la dilatation longitudinale s'effectue symétriquement à chaque extrémité, aux dépens de la bagued'espacement souple 14 qui est comprimée, - et en cas de contraction, le tuyau caloporteur en fonte 1-2 ne peut pas non plus se déplacer à une extrémité 4 plus qu'à l'autre puisque le revêtement de calorifugeage 6 est là pour interdire tout rapprochement longitudinal entre les emboîtements 4.En d'autres termes tous les mouvements de dilatation et de contraction des tuyaux caloporteurs 1 et 2 sont uniformément répartis sur chaque assemblage d'étanchéité et sur chaque tuyau composite T. Variante de la Fig. 4 Au lieu d'être moulé en une seule pièce comme décrit précédemment, le revêtement de calorifugeage 6 est réalisé en deux demi-coquilles 6a et 6b séparées par un plan de joint sensiblement diamétral, en réservant toutefois un jeu jl autour du plan de joint diamétral théorique. TABLEAU I : MATERIAUX ISOLANTS ET LEUR CONDUCTIBILITE THERMIQUE Revêtement isolant 6 en matière matière minérale organique MPU BAE BBV BCL Mousse de béton + béton + béton polyuréthane argile billes cellulaire expansée de verre Densité 0,1 1,1 - 0,7 Conductibilité ther mique del'isolant 6 0,025 0,4 0,25 0,12 en kcal/h/m/ C :# TABLEAU Il :: EPAISSEURS DU REVETEMENT 6 DE CALORIFUGEAGE - Température de l'eau : 110 C - Température de peau du tuyau composite T : 500C - Hauteur de terres au-dessus de la conduite : 1 m (ou profondeur d'enterrement de la conduite au-dessous du sol) - Conductibilité thermique moyenne A du sol : 1,5 kcal/h/m/oC (la conductibilité thermique varie du fait que le degré d'humidité du sol n'est ni constant, ni uniforme) Epaisseurs (en - de revêtement 6 de calorifugeage en Diamètre nominal DN du MPU BAE BBV BCL tuyau caloporteur 1-2 mm mm mm mm mm 150 5 103 50 27 300 8 148 70 39 600 12 168 95 52 TABLEAU III :PERTES THERMIQUES EN LIGNE, EN C/KM Mêmes conditions que Tableau Il + - Ecart de température entre l'eau transportéeetle sol At = 1000C - Vitesse de l'eau chaude dans la conduite : V = 1 m/s Revêtement 6 de calorifugeage en Sans organique minéral revêtement MPU BAE BBV BCL (tuyau 1-2 Conductibilité 0,40 0,25 q,12 nu) thermique: h DN épaisseur du revêtement 6 C/km C/km C/km C/km C/km 150 mm 50 mm 0,50 4,0 3,0 1,9 4,3 300 mm 70 mm 0,16 1,4 1,1 0,65 1,4 600 mm 95 mm 0,06 0,60 0,45 0,25 0,6 - REVENDICATIONS 1.- Tuyau composite calorifugé du type comprenant une âme tubulaire en fonte constituée de deux tuyaux en fonte soudés bout à bout et coaxialement par leurs extrémités mâles et présentant un emboîtement à chacune des deux autres extrémités libres en vue d'un assemblage étanche avec un autre tuyau composite, un revêtement de calorifugeage épais, et une chape mince d'étanchéité ou d'imperméabilisation recouvrant ledit revetement de calorifugeage épais, ce tuyau composite étant caractérisé en ce que le revêtement de calorifugeage épais (6) recouvre et suit intérieurement le contour évasé en cloche de chaque emboîtement 4 de l'âme tubulaire en fonte (1-2), alors qu'il est extérieurement cylindrique et lisse et s'arrête au droit de chaque tranche d'extrémité d'emboi- tement (4), ledit revêtement calorifugé épais (6) étant de ce fait emprisonné entre deux emboîtements (4) de l'âme tubulaire en fonte (1-2). 2.- Tuyau composite calorifugé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que son revetement de calorifu geai (6) de type minéral rigide est appliqué non pas directement sur la paroi en fonte de l'âme tubulaire (1-2) mais sur une couche intermédiaire de feutre (5) épousant la paroi en fonte des tuyaux caloporteurs (1 et 2), ladite couche intermédiaire de feutre (5) ayant une épaisseur suffisante pour permettre la dilatation radiale de l'âme tubulaire en fonte (1-2) sans éclatement du revetement de calorifugeage (6). 3.- Tuyau composite calorifugé suivant les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le revetement de calorifugeage (6) est en matériau minéral rigide choisi parmi les compositions suivantes : agrégat de béton et d'argile expansée, agrégat de béton et de billes de verre, béton cellulaire. 4.- Tuyau composite et calorifugé suivant la revendi catira 3 caracterisé en ce que son revetement de calorifugeage (6) en un cgrégat de béton et argile expansée a la composition suivante : 30 % de billes d'argile expansée, de granulométrie 8 à 16 mm, 30 % de sable et 40 % de ciment. 5.- Tuyau composite calorifugé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le revêtement de calorifu geage (6) présente une surface extérieure cylindrique et lisse limitée par deux tranches d'extrémité dans le prolongement des tranches d'extrémité des emboîtements (4) des tuyaux en fonte (1 et 2), ledit revêtement de calorifugeage (6) étant lui-même recouvert sur toute sa longueur d'une chape d'étanchéité (7) obtenue par enroulement en hélice avec recouvrement partiel des spires d'enroulement d'une bande de bitume armé d'un matériau textile non tissé. 6.- Assemblage étanche entre deux tuyaux composites calorifugés suivant la revendication 1, cet assemblage, du type à joint d'étanchéité entre deux extrémités de tuyaux en fonte à emboîtement, avec manchon de raccordement à extrémités mâles cylindriques et unies introduites dans chacun des emboîtements de manière à comprimer radialement une garniture d'étanchéité logée à l'intérieur de chacun des emboîtements, étant caractérisé en ce que l'espace intermédiaire (D) entre les deux tranches d'extrémité des tuyaux composites (T1-T2) adjacents à assembler, est comblé par une bague souple de remplissage (14) dont le diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur du manchon (12) de raccordement et dont le diamètre extérieur est égal au diamètre extérieur du revêtement de calorifugeage (6), et dont la largeur axiale est égale à la largeur axiale de l'espacement (D) entre les tranches d'extrémité des deux tuyaux composites (T1 et T2). 7.- Assemblage étanche suivant la revendication 6 caractérisé en ce que l'espace intermédiaire (D) comblé par la bague souple de remplissage (14) a une largeur axiale du même ordre de grandeur que l'épaisseur radiale du revêtement de calorifugeage (6). 8.- Assemblage étanche suivant les revendications 6 et 7 caractérisé en ce que la bague souple d'espacement (14) est en mousse de polyuréthane et est constituée par deux demi-coquilles assemblées suivant un plan de joint diamétral. 9.- Assemblage étanche suivant la revendication 6 caractérisé en ce qu'il est complété par un manchon mince et souple (15) en matière plastique thermorétractable coiffant ou recouvrant les extrémités des chapes minces (7) des deux tuyaux composites adjacents (T1-T2) ainsi que la bague souple d'espacement (14) entre les deux tuyaux composites adjacents (T1-T2), ledit manchon thermorétractable (15) étant appliqué avec serrage sur lesdites extrémités dans la zone de chaque joint d'étanchéité de manière à affleurer la surface extérieure de chaque tuyau composite (T1-T2) sans saillie au droit du joint d'étanchéité.