La présente invention se réfère aux bandes transporteuses et plus particulièrement à celles appelées à recevoir des objets a pointes ou arêtes vives, tels que des pièces ébauchées ou finies sortant de presses de formage par emboutissage, découpage, poinçonnage et analogues. On sait que les bandes transporteuses comprennent en général une toile d' me a très grande résistance à la traction, cette toile étant protégée par une imprégnation appropriée. Pour assurer une protection plus efficace à l'encontre du contact avec les objets transportés, on la double le plus souvent d'un revêtement relativement épais d'une matière très souple à laquelle on ne demande pas de présenter une résistance particulièrement forte aux contraintes mécaniques. On utilise couramment à cet effet du polyuréthane ou du chlorure de polyvinyle. I1 est en outre connu de prévoir sur la surface de ce revêtement des aspérités et/ou des dépressions afin d'agmenter l'adhérence sur elle des objets transportés, ce qui est important quand le transporteur comprend des parties en pente. Bien entendu le revêtement de la bande transporteuse s'use par frottement, fissurage sous l'effet des aretes ou pointes, etc.. Mais il est toujours possible de le prévoir suffisamment épais pour qu'il dure pendant le temps de service désiré. Toutefois l'expérience montre que cette usure du revêtement n'est pas régulière et tend à se localiser vers les bords ou rives de la bande. Ceci peut s 'expliquer par le fait que certains types d'objets coupants, tels par exemple que des pièces de carrosserie automobile sortant d'une presse, reposent sur la bande par des points latérauxsitués près des rives et qu'en outre ils ne tombent pas parfaitement à plat sur elle, mais au contraire avec une légère obliquité dans un sens ou dans l'autre, de sorte qu'ils viennent porter en premier lieu sur l'une de ces rives. I1 convient de plus de 'noter que le transporteur comporte fréquemment des guides latéraux fixes contre lesquels la bande frotte au passage, ce qui contribue 'à cette plus forte usure des rives.Or dès que la toile d'bau est entamée sur l'un de ses bords, la déchirure locale tend à s'étendre ou, comme on dit, à "courir" sur sa largeur en provoquant très rapidement la mise hors service de la bande. Pour remédier à ce phénomène on a proposé de renforcer les rives en rapportant par collage sur la couche de revêtement des baguettes latérales auxiliaires de renfort faites en une matière appropriée. Toutefois cette solution comporte deux inconvénients majeurs - en premier lieu la face supérieure de la bande transporteuse n'est plus plane, les baguettes latérales auxiliaires constituant des surépaisseurs de hauteur notable. I1 en résulte que les objets quelque peu larges sont finalement supportés en partie au moins par ces baguette, ce qui réduit considérablement ou même annule l'effet d'entraInement des rugosités du recouvrement. - En second lieu le collage entre le revêtement et les baguettes latérales constitue un point faible et llon assiste fréquemment à des arrachages locaux. Cet inconvénient, qui existe déjà avec un recouvrement à surface lisse, est encore plus marqué quand cette surface est rugueuse, le collage étant pratiqusment assuré que sur les points hauts de celle-ci. L'invention vise à remédier à ce double inconvénient et à permettre de réaliser une bande transporteuse à revêtement de protection et d'adhérence avec renforts latéraux, qui ne comporte pas de risque de décollage de ces derniers et qui présente une surface d'appui substantiellement plane pour les objets transportés. Conformément à l'invention dans une bande transporteuse du genre en question le revêtement est réalisé par moulage d'une seule pièce de manière à comprendre en profil transversal une zone principale portant des saillies, préférablement en forme de picots, et deux zones latérales de renfort, relativement étroites, à section pleine, dont la face supérieure se situe substantiellement dans le même plan que les sommets des saillies de la zone principale. On comprend que dans une bande transporteuse ainsi établie, les zones latérales jouent le même rible que les baguettes auxiliaires de renfort de la technique antérieure, ce qui assure donc la plus grande protection désirée pour les rives. Mais comme le revêtement est d'une seule pièce, le problème de la non-fiabSlité de la fixation par collage de telles baguettes auxiliaires se trouve éliminé. De plus la zone centrale peut comporter des rugosités extrêmement marquées (en fait des picots de hauteur relativement importante), ce qui serait impossible à envisager si l'on devait prévoir de rapporter par collage de telles baguettes sur une surface pourvue de rugosités de ce genre. Enfin, comme les faces supérieures des zones latérales de renfort se trouvent dans le même plan que les somnets des saillies de la zone principale, on est assuré que quelle que soit la largeur de l'objet à transporter, il reposera toujours en grande partie sur lesdites saillies et qu'il sera donc entraîné par la bande à la façon prévue dans les parties ascendantes du transpor teur. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre 1 t invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe transversale d'une bande transporteuse classique. Fig. 2 montre de iime façon une bande de ce type renforcée par des baguettes auxiliaires latérales rapportées. Fig. 3 représente une bande transporteuse suivant 1 'inven- tion. La bande classique suivant fig. 1 comprend une m-e 1 constituee par une toile extrêment résistante la traction, par exemple à fils de chatne renforcés, voire même en partie métalliques. Cette Sme est convenablement imprégnée de manière à être protée à 1' en- contre de l'humidité et autres agents extérieurs suceptibles de la détériorer.Elle est recouverte par une couche ou revêtement 2 fait en une matière souple et aisément déformable à laquelle on peut faire comporter des propriétés de résistance à l'usure et/ou à la coupure par exemple par incorporation de particules de grande dureté ou de fibres de verre, et des propriétés de retenue à l'encontre du glissement par le moyen de rugosités, saillies ou dépressions super- ficielles. Si le revêtement 2 est correctement établi en nature et en épaisseur, il peut assurer à la bande la durée de service utile désirée. L'expérience montre toutefois que dans de nombreux cas, et notamment lors du transport d'objets à pointes ou arêtes vives, tels que des pièces de carrosserie automobile ébauchées ou finies, les bords ou rives de la bande s 'usent beaucoup plus rapidement que la zone centrale, de sorte que pour obtenir une durée de service donnée, on doit exagérer considérablement l'épaisseur du revêtement 2. Pour remédier à cet inconvénient on a eu l';6e de rapporter sur les bords de ce revêtement deux baguettes auxiliaires 3 (fig. 2) qu'on peut faire en une matière à forte résistance à l'usure et à la coupure. Les rives de la bande transporteuse sont ainsi renforcées sans qu'on ait à surépaissir toute la largeur du revêtement 2. Toutefois cette solution, parfaite en apparence, n'a pas donné satisfaction dans la pratique pour plusieurs raisons. Tout d'abord la face supérieure des baguettes auxiliaires 3 se trouve au-dessus de celle de la partie centrale du revêtement 2. Par conséquent certains objets larges peuvent venir reposer sur ces baguettes soit par leurs deux côtés, soit par l'un d'eux seulement, l'autre portant sur le revêtement. Dans le premier cas les qualités d'adhérence superficielle ou les rugosités de retenue de celui-ci sont totalement inutilisées et par conséquent l'objet peut aisément glisser sur les baguettes auxiliaires 3. Dans le second, elles ne sont utilisées que partiellement et le glissement reste à craindre. En second lieu les baguettes auxiliaires 3 se fixent en pratique par collage, comme indiqué en 4, et ce mode de solidarisation n'est pas toujours fiable.On assiste alors à des arrachements locaux sous l'effet des efforts appliqués par les objets qui tombent sur le transporteur, voire même sous la seule action des contraintes aux passages sur les poulies ou contre les guides latéraux. On peut encore ajouter que le collage est d'autant moins sflr que la surface du revêtement 2 est moins lisse et qu'il n'est raisonnablement possible en tout état de cause que si les rugosités ou saillies restent de très faible importance. Dans la bande transporteuse suivant l'invention (fig. 3) le revêtement comprend d'une part une zone principale a faite d'une couche d'embase 2a solidaire de picots 2b de longueur notable (de l'ordre de grandeur de l'épaisseur de la couche d'embase) , d'autre part deux zones latérales b beaucoup plus étroites que la zone centrale et se présentant chacune sous la forme d'une baguette rectangulaire 2c. Tout l'ensemble des trois zones est coulé d'une seule pièce. Enfin les faces supérieures des zones latérales b, c'est-à- dire des baguettes 29 se trouvent dans le même plan que les sommets des picots 2b. On comprend que la bande transporteuse suivant l'invention est aussi parfaitement protégée sur ses rives que la bande connue de fig. 2, mais sans le risque de décollage de baguettes rapportées. Comme d'autre part les faces supérieures des baguettes et des picots sont dans un même plan, on est assuré que n'importe quelle pièce transportée reposera toujours en grande partie au moins sur ces derniers qui assureront donc sa retenue efficace à l'encontre de tout glissement sur les parcours en pente du transporteur. Enfin 1 'inven- tion permet de combiner les picots ou autres saillies de grande hauteur avec la présence des baguettes auxiliaires, alors que suivant la technique antérieurement connue 1 'on n'aurait pu envisager de coller des baguettes rapportées sur un revêtement comportant des pointes effilées sur toute sa largeur. Comne dans les bandes connues, le revêtement 2 peut se faire en polyuréthane, chlorure de polyvinyle ou matière du même genre. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Les picots peuvent être disposés suivant tout dessin désiré. Leur forme peut varier. On pourrait les remplacer par n'importe quel genre de saillies. REVENDICATIONS 1. Bande transporteuse, du genre constitué par une ame résistant à la traction et recouverte d'un revêtement protecteur conformé de façon à retenir les objets transportés à l'encontre de tout glissement sur les parties en pente du transporteur, les bords ou rives de ce rev8tement étant renforcés par des baguettes latérales, caractérisée en ce que le revêtement (2) est réalisé d'une seule pièce par moulage de manière à comprendre en profil transversal une zone principale portant des saillies et deux zones latérales de renfort, relativement étroites, à section pleine, dont la face supérieure se situe substantiellement dans le même plan que les sommets des saillies de la zone principale. 2. Bande suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les saillies sont en formes de picots.