La présente invention concerne un agencement de ceinture de sécurité sur un siège de véhicule, notamment de véhicule à moteur, comportant au moins une sangle pelvienne ou, de préférence, une ceinture fixée en trois points et constituée par un baudrier et une sangle pelvienne, le système de sangle(s) étant intégré au siège et au moins la sangle pelvienne étant munie de moyens qui, à ltétat débouclé de la ceinture, la maintiennent dressée au moins en partie et prête à servir sur un côté du siège et, à l'état boucl delta ceinture, s'incurvent dans la direction où elle s'étend. Un agencement de ceinture de sécurité de ce type est décrit dans le brevet Uses. NO 24 80 915 (George). Un agencement analogue est décrit dans la demande de brevet allemand DE-AS N 21 66 822 (Ford). Ces deux documents concernent des sièges de véhicules automobiles a ceinture de sécurité intégrée, des moyens etant prévus pour maintenir, soit la sangle pelvienne, soit le baudrier, en po sition d'attente lorsque la ceinture est débouclée. La sangle pelvienne est, dans le brevet U.S. NO 24 80 915, composée de plusieurs matériaux, par exemple une matière textile et du cuir, qui lui donnent à la fois rigidité et flexibilité.Sous l'action d'un ressort en acier qui vient en supplément, l'extrémité libre de la sangle reste durez sée lorsque la ceinture est débouclée, de sorte que l'uti- lisateur n'a plus qu'à la saisir et la tirer en travers de ses cuisses. On connaît aussi des guidages rigides de sangles de ceintures de sécurité, qui ne sont donc pas flexibles, mais ont pour rôle due maintenir la sangle associée en position d'attente ou de repos (demandesde brevet allemand DE-OS N-s 21 42 020 et 22 22 253 - Recaro et Alfa Romeo). Les agencements de ceintures de sécurités connus qui viennent d'être décrits présentent l'inconvénient que les moyens-qui maintiennent la sangle associée en position d'attente sont, pour une part, complexes et, par ailleurs gênants, voire dangereux, car, dans leur grande ma jorité, ils saillent considérablement dans l'habitacle, lorsque la ceinture n'est pas bouclée. L'invention a donc pour objet de réaliser une ceinture de sécurité intégrée conformée de façon que 1' utilisateur puisse la boucler par un geste très simple et sans être gêné par quoi que ce soit. En d'autres termes, elle vise à ce que l'utilisateur assis sur le siège ait commodément à sa portée la sangle qu'il doit passer autour de lui et soit, de ce fait, incité à utiliser la ceinture de sécurité. A cet effet, dans l'agencement selon l'invention, les moyens qui maintiennent en position d'attente la sangle pelvienne ou chacune des sangles de la ceinture fixée en trois points sont conformés en guidage à la fois rigide et flexible de la sangle associée, qui entoure cette dernière au moins en partie et qui est juste assez long pour que la ferrure montée à l'extrémité libre de la dite sangle pour raccorder celle-ci au système de verrouillage se trouve près du corps de l'utilisateur, à portée de la main de ce dernier. L'agencement selon l'invention présente l'avantage que la personne qui prend place sur le siège trouve à portée commode de la main la partie de la ceinture par laquelle elle doit saisir celle-ci pour la boucler, ce qui l'incite naturellement à s'en servir. Dans une ceinture à trois points de fixation notamment, les sangles se trouvent dans une position d'attente telle que l'utilisateur n'a qu'a s'assoir pour trouver sous la main la ferrure, qu'il n'a pratiquement plus qu'a engager dans le système de verrouillage, geste qui devient alors vite machinal au point d'être effectué inconsciemment. Lors du déverrouillage, les guidages à la fois rigides et flexibles se redressent d'eux-mêmes et ramènent ainsi les sangles en position d'attente. L'utilisateur peut alors quitter son siège sans aucune difficulté. Le débouclage peut être favorisé par un choix approprié de la force des ressorts de rappel dans les enrouleurs. Les guidages à la fois rigides et flexibles et, de ce fait, dotés d'une certaine force de rappel, contribuent aussi à ce que les sangles soient appliquées sans mou sur le corps de la personne attachée. La sécurité de celle-ci en cas d'accident en est augmentée. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cet agencement Fig. 1 est une vue en perspective d'un siège de véhicule muni d'une ceinture de sécurité intégrée, à trois points de fixation; Fig. 2 est une vue en perspective d'un siège de vehicule occupé par une personne attachée par une ceinture de sécurité intégrée à trois points-de fixation; Fig. 3 est une vue en perspective représentant, à une plus grande échelle, un guidage selon l'invention et un morceau de sangle; Fig. 4 est une vue en perspective représentant, à une plus grande échelle, un guidage formé de plusieurs é léwents et un morceau de sangle. Sur un siège de véhicule 7, muni d'un dossier 12, est montée une ceinture de sécurité du type dit "à trois points", constituée par une sangle pelvienne 2 et par un baudrier 4. Les extrémités libres respectives de ces deux sangles sont cousues séparément à une boucle de verrouillage l. Cette boucle est destinée à être engagée dans une serrure 6, qui est placée sur le côté du siège opposé à celui par lequel sortent respectivement en li et en 14 les sangles 4 et 2. On peut voir que la ceinture de sécurité est intégrée au siège 7. A la sortie 14 de la sangle pelvienne 2 à la fig. 1 et aussi à la sortie fl du baudrier 4 à la fig. 2, est prévu pour chacune des sangles un guidage, respectivement 1 et 11. Ces guidages 1, Il sont conformés en tuyau flexible aplati et sont faits de matière plastique, notamment en mousse de polyuréthane "intégrale11; ils sont à la fois rigides et flexibles et possèdent de ce fait une force de rappel correspondante. Les sangles 2, 4 sont enfilées dans les guidages 1, 11 et coulissent à l'intérieur de ceux-ci lorsqu'elles se déplacent dans un sens ou dans l'autre, tirées par l'utilisateur ou rappelées par les enrouleurs automatiques non représentés dans les figures. On peut voir à la fig. 3 que le guidage 1 présente des fentes 8, 8', qui s'étendent transversalement à son axe longitudinal et sont décalées d'une face à l'autre, ce qui donne au guidage un comportement favorable au pliage. A la fig. 4, le guidage 1' est formé d'une pluralité d'éléments 9, qui, une fois assemblés, forment un tuyau flexible plat, à l'intérieur duquel se déplace longitudinalement la sangle pelvienne 2. Les éléments 9 présentent sur leurs faces en bout des pattes de liaison et des évidements de forme correspondante, par lesquels ils s'articulent les uns sur les autres comme les maillons d'une chaîne. La rigidité et la force de rappel sont obtenues ici au moyen de deux tiges-ressorts 10, 10', qui traversent successivement les éléments 9, parallèlement aux bords longitudinaux de la sangle. Comme le montre la fig. 1, le guidage 1 reste dressé lorsque la ceinture est débouclée et il en résulte entre les sangles 2, 4 et le dossier 12 du siège 7 un espace libre 5, à travers lequel l'utilisateur peut, on s' asseyant, passer commodément le bras, pour saisir ensuite la boucle 3 et la tirer en travers de ses cuisses jusqu'a ce qu'il puisse l'enclencher dans la serrure 6. Au cours de ce mouvement, le guidage 1 s'infléchit en épousant la forme de la partie correspondante du corps de l'utilisateur et reste appliqué contre le vêtement de celui-ci. GrBce à la force de rappel de ce guidage, il n'y a pratiquement aucun mou dans la sangle. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, les guidages 1, Il s'incurvent contre le corps de l'utilisateur lorsque celui-ci boucle la ceinture en enfonçant la boucle 3 dans la serrure 6. Lors du déverrouillage, les sangles 2, 4 coulissent dans les guidages 1, Il dans le sens inverse, rappelées par les enrouleurs automatiques non représentés, et les guidages, par suite de leur rigidité et de leur force de rappel, ramènent la ceinture en position d'attente. L'utilisateur peut donc, sans être gêné par elle, quitter son siège et sortir du véhicule. Indépendamment de leur configuration particulière, les guidages 1 et Il offrent aux personnes qui désirent s'attacher au siège un support allongé, souple et flexible, mais néanmoins rigide et doté d'une force de rappel1 pour l'extrémité de la ceinture qu'il doit saisir. Ces guidages 1, Il combinent les fonctions qui sont importantes lorsque la ceinture est bouclée avec celles qui sont désirables lorsqu'elle ne l'est pas, En raison de leur configuration, ils ne peuvent pratiquement, ni gêner, ni occasionner des blessures, car ils s'écartent dès qu'on les repousse ou les heurte.Lorsque la ceinture est bouclée, ils contribuent à ce que les sangles soient bien en place et correctement tendues, tandis que lorsqu'elle est débouclée, ils la ramènent et la maintiennent dans une position dans laquelle elle est correctement rangée, de sorte que l'utilisateur n'a pas à se soucier d'accrocher la boucle 2, par exemple. Il peut, dans une certaine mesure, abandonner la ceinture à elle-même, tout en restant assuré de la retrouver toujours dans la position la plus commode lorsqu'il voudra de nouveau s'en servir. La commodité d'emploi atteint ici un maximum. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites à titre d'exemples seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. Par exemple, la boucle 2 peut avoir la forme d'une languette munie de deux oeillets de fixa tion, mais aussi une autre forme. La force de rappel de 1'enrouleur de la sangle pelvienne est bien supérieure à celle de l'enrouleur du baudrier. - REVENDICATIONS 1.- Agencement de ceinture de sécurité sur un siège de véhicule, notamment de véhicule à moteur, comportant au moins une sangle pelvienne ou, de préférence, une ceinture fixée en trois points et constituée par un baudrier et une sangle pelvienne, le système de sangle(s) étant intégré au siège et au moins la sangle pelvienne étant munie de moyens qui, à l'état débouclé de la ceinture, maintiennent la dite sangle dressée et prête à servir sur un côté du siège et, à l'état bouclé de la ceinture, s'infléchissent dans la direction où elle s'étend, caractérisé en ce que les dits moyens sont conformés en guidage (1,11) à la fois rigide et flexible de la sangle associée, qui entoure cette dernière au moins en partie et qui est juste assez long pour que la ferrure (3) montée à l'extrémité libre de la dite sangle (2,4) pour raccorder celle-ci au système de verrouillage (6) se trouve près du corps de l'utilisateur, à portée de la main de celui-ci. 2.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le guidage de sangle (1,11) à la fois rigide et flexible est constitué par un corps de matière plastique, notamment de mousse de polyuréthane "intégrale", qui présente un passagepour la sangle, raccordée de façon connue à un enrouleur automatique. 3. - Agencement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le corps de matière plastique est muni de rainures (8,8') orientées transversalement à la direction de défilement de la sangle (2,4), pour augmenter la flexibilité du corps. 4.- Agencement selon la revendication 3, caractérisé en ce que les rainures transversales (8,8') sont situées sur deux faces opposées du corps et en ce que les rainures (8) d'une face sont décalées par rapport à celles (8') de l'autre face. 5.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le guidage de sangle (1,11) à la fois rigide et flexible est constitué par une pluralité d'élémens (9) assemblés et en ce qu'il est ramené en position dressée par au moins un ressort (iO,10') qui s'y trouve logé et qui traverse successivement les éléments. 6.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments (9) présentent chacun des parties profilées de liaison et d'autres parties profilées co;plémentaires des précédentes, par lesquelles ils s1ar- ticulent les uns aux autres. 7.- Agencement selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque élément (9) présente une ouverture dans laquelle peut coulisser facilement la sangle associée au guidage et en ce que les ouvertures de tous les éléments sont alignées les unes sur les autres. 8.- Agencement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les guidages respectifs (1,11) de la sangle pelvienne (2) et du baudrier ti) ont une longueur telle qu'à l'état débouclé de la ceinture, les extrémités réunies de ces deux sangles sont séparées des parties voisines du siège par une distance suffisante pour laisser un espace libre (5) pour le passage d'un bras de la personne qui s'assied sur le siège. - 9.- Agencement selon la revendication 8, caractérisé en ce que les extrémités libres respectives de la sangle pelvienne (2t et du baudrier (4) sont fixées séparément, notamment cousues, à une ferrure commune (3) de raccordement au système de verrouillage (6). 10.- Agencement selon la revendication 9, caractérisé en ce que la ferrure (3) a la forme d'une languette munie de deux oeillets pour la fixation par couture des deux sangles. 11. Agencement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, de façon con nue, la force de rappel de ltenrouleur de la sangle pel- vienne (2)~est considérablement plus grande que celle de l'enrouleur du baudrier (4).