L'invention a pour objet un appareil gyroscopique à lanceur de rotor. On connait des appareils gyroscopiques à rotor lancé, utilisés notamment sur certaines munitions, le lanceur étant mis en fonctionnement au moment du tir pour entraîner très rapidement le rotor à la vitesse de rotation désirée. Mais de tels appareils sont compliqués et coQteux. La présence du lanceur diminue, toutes choses égales d'ailleurs, les performances du gyroscope : le lanceur introduit une masse supplémentaire dont il faut tenir compte. La disposition du lanceur doit etre telle qu'il ne gene pas les mouvements du gyroscope par rapport à la structure, malgré une précessn commandée ou un débattement de la structure, ce qui peut diminuer la performance du lanceur. Dans le cas d'un lanceur à poudre, la disposition doit etre choisie pour-que les gaz resultant de la combustion de la poudre n'altèrent pas le fonctionnement du gyroscope. Le gyroscope à lanceur de rotor selon l'invention est dépourvu de ces servitudes et ne présente pas ces inconvénients. I1 est caractérisé par ce fait que l'appareil gyroscopique d'une part et le lanceur de rotor d'autre part constituent des unités distinctes, en principe logées dans des compartiments différents, de part et d'autre d'une cloison de séparation, des moyens étant prévus pour qu'après le lancement, l'appareil gyroscopique devienne sans liaison mécanique avec le lanceur. L'invention vise une forme de réalisation d'un appareil gyroscopique à lanceur de rotor, dans lequel le lanceur est un lanceur à poudre, caractérisée par l'application de la réaction des gaz résultant de la combustion de la poudre-pour assurer la liaison mécanique du lanceur avec le rotor. Selon un mode d'exécution, le lanceur est, avant le lancement, accouplé avec le rotor du gyroscope, la disparition de l'action motrice de lancement étant le facteur de commande du désaccouplement. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe d'un appareil selon l'invention avant le lancement du rotor - la figure 2 est une vue antéro-frontale - la figure 3 est une vue en élévation au cours du lancement du rotor - la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, mais avec coupe partielle et après le lancement du rotor. Le rotor 10 du gyroscope est monté à rotation par l'intermédiaire de roulements 11 et 12 dans un corps cylindrique 13 de gyroscope. Dudit corps est solidaire une monture 14 de maintien d'une optique 15, dont l'axe ZZ' est celui du corps 13 et cotncide avec l'axe de rotation du rotor 10. La monture 14 sert également au logement d'un ensemble comprenant une ou des cellules sensible (s) à un rayonnement traversant l'optique 15 et également des amplificateurs ou autres moyens de traitement. Les signaux fournis par l'ensemble sont acheminés par des conducteurs logés dans des rubans souples comme montré en 16 et 17 vers leur utilisation. Le corps 13 présente des bouts d'arbre 18, 19 pour son montage à rotation, par l'intermédiaire de roulements 20 et 21, dans un anneau 22. Le bout d'arbre 18 est solidaire de la partie tournante d'un moteur-couple 23 et le bout d'arbre 19 est solidaire de l'organe mobile d'un potentiomètre 24. L'anneau 22 présente des bouts d'arbre 25 et 26 montés à rotation, par l'intermédiaire de roulements 27 et 28, dans des montants 29 et 30 faisant partie du corps 31 d'un engin ou munition dont la trajectoire doit être guidée vers un objectif. Les bouts d'arbre 25 et 26 sont solidaires d'une part de la partie tournante 32 d'un moteur-couple 33 et de l'organe mobile d'un potentiomètre 34, respectivement. La face postérieure 35 du rotor 10 présente des trous 36 coopérant avec des crabots 37 que porte un disque de crabotage 38 fixé par une vis 39 sur le corps cylindrique 40 d'un lanceur. Ledit corps traverse à coulissement étanche l'orifice central 40' d'une cloison 41 délimitant, à l'intérieur de l'engin ou munition 42, un compartiment antérieur 43 où est logé l'appareil gyroscopique et un compartiment postérieur 44. Le corps cylindrique 40 est monté à rotation dans la cloison 41 par l'intermédiaire d'un roulement 47. La tette 48 du lanceur prolongeant le corps 40 reçoit dans sa partie postérieure 49 une capsule 51 à charge de poudre. Des orifices 52 dirigés obliquement par rapport aux plans radiaux passant par leur ligne moyenne et également vers l'arrière sont prévus pour l'évacuation des gaz résultant de la combustion de la poudre de la capsule 51. Sur une couronne 53 de la partie postérieure de la tete 48 s'attachent des fils 54 dont les autres extrémités sont attachées en 55 sur la cloison 41. Un ressort 56 prend appui d'une part sur une rondelle 57 fixée sur la cloison 41 et d'autre part sur l'embase de la tête 48. Le fonctionnement est le suivant Aussi-longtemps que la munition n' est pas tirée, l'appareil est dans la condition montrée sur la figure 1. Le rotor 10 est immobilisé par son accouplement avec le corps 40 du lanceur, luimême maintenu à- la cloison 41 par les fils 54, dont l'action s'oppose à celle du ressort 56. Lorsque la charge de poudre est mise à feu, les gaz de combustion assurent quasi-instantanément la rupture des fils 54 et, simultanément, l'effet de réaction que produisent ces gaz, d'une part met en rotation à grande vitesse le corps 40 du lanceur, et, d'autre part, les conduits 52 étant dirigés vers l'arrière, repousse le corps 40 contre le rotor 10, de sorte que malgré la disparition du maintien par les fils 54, l'action du ressort 56 est insuffisante pour pousser le lanceur vers l'arrière et le crabotage entre le corps 40 du lanceur et le rotor 10 reste maintenu (figure 3). Le rotor 10 est donc entrainé à la vitesse du lanceur. En un temps tres court, de l'ordre de quelques centièmes de seconde, le rotor 10 atteint la vitesse requise. Dès que l'action propulsive des gaz de combustion cesse, le ressort 56, prenant appui sur la cloison 41, repousse le lanceur 40, 48 ; les crabots 37 se-dégagent des forages 36 prévus dans le rotor 10 et le rotor 10 est désaccouplé d'avec le lanceur. L'appareil gyroscopique fonctionne alors comme un appareil gyroscopique dépourvu de lanceur. I1 assure dans les meilleures conditions le guidage de la munition et de l'engin vers l'objectif par exemple suivant une loi de navigation proportionnelle. En outre, à aucun moment, les gaz de combustion n'ont accès dans le compartiment 43 logeant l'appareil gyroscopique. L'invention prévoit une forme de réalisation selon laquelle l'agent moteur est fourni non pas par les gaz de combustion de poudre mais par du gaz comprimé issu d'une cartouche. Le lanceur comprend alors une roue à aubes et des moyens sont prévus pour éloigner l'arbre de la roue à aubes du rotor du gyroscope dès que cesse. l'action motrice du gaz comprimé. Dans cette réalisation, l'ajutage ou les ajutages de sortie du gaz peuvent etre placés dans les positions exactes requises pour le meilleur entrainement de la roue à aubes sans qu'il y ait à tenir compte des mouvements de précession du rotor du gyroscope puisque, lorsque ceux-ci se produisent, la roue à aubes est désaccouplée d'avec le rotor. REVENDICATIONS 1. Appareil gyroscopique à lanceur de rotor, caractérisé en ce que le rotor et le lanceur sont disposés de part et d'autre d'une cloison traversée de manière étanche par un arbre de transmission de mouvement et en ce qu'avant lancement l'arbre et le rotor sont en prise d'entratnement, des moyens étant prévus pour rendre inopératoire la prise d'entrainement après cessation de l'action d'entrainement du lanceur. 2. Appareil gyroscopique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la prise d'entralnement est assurée par des moyens s'opposant à l'action de moyens élastiques tendant à éloigner l'arbre de transmission du rotor. 3. Appareil gyroscopique selon la revendication 2, à lanceur à poudre, caractérisé en ce que les moyens de retenue sont disposés, par rapport au lanceur à poudre, de manière à etre détruits par les gaz de combustion de la poudre. 4. Appareil gyroscopique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les ajutages d'évacuation des gaz de combustion de la poudre sont dirigés de manière que leur action tende au rapprochement de l'arbre de transmission par rapport au rotor. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de retenue sont des fils interposés entre le lanceur et la cloison.