Le Brevet Français ne1494 784 du 18 Mai 1966 décrit un planeur aquatique adaptable S. un bateau à voile, ayant pour objet de remplacer la résistance latérale de la quille, nécessaire à l'action propulsive du vent, par une résistance latérale qui s'exerce a la surface de l'eau à une assez grande distance sur le côté de la coque et qui peut dès lors, moyennant une certaine obli quité du câble de liaison, être transmise sur la mature à une hauteur comparable a celle de l'action du vent. La voilure peut ainsi être maintenue verticale ou même inclinée du côté du vent, sans utiliser de lest, ce qui permet une grande vitesse. Dans le Brevet précité était décrit un planeur aquatique comportant une aile symétrique par rapport au plan de son profil médian, ressemblant ainsi à une aile classique de planeur sous réserve d'une courbure importante dans le sens de ltenvergure,avec l'intrados du côté concave, l'aile étant tirée par une patte d'oie en câbles dont le centre d'attache se trouve au-delà du centre de cette courbure, de manière a procurer une immersion partielle stable. L'empennage est porté dans le plan de symétrie. Ces dispositions permettent à l'appareil d'être placé a babord ou à tribord du bateau tracteur, mais le changement d'un bord a l'autre pour un virement du bateau nécessite pratiquement de ramener l'appareil sur le bateau et de le relancer de l'autre bord.Un autre inconvénient réside dans le fait que, des deux cables de la patte d'oie transmettant la traction, l'un d'eux se trouve sous l'eau et procure des vibrations et une traitée notable ;-d'autre part, si l'on veut régler l'angle d'incidence du planeur pour adapter la force latérale nécessaire, on doit utiliser un autre câble attaché à l'empennage et comportant ainsi une partie immergée, ce qui accroit la trainée. Enfin, l'appareil sur lequel la traction est interrompue flotte sur l'eau en position horizontale et plusieurs essais peuvent s'a vérer nécessaires avant qu'il s'établisse en position de fonctionnement lors d'une reprise de la traction. La présente invention a pour objet de parer ces inconvénients et propose un planeur aquatique qui démarre dans la direction voulue lors d'une reprise de traction, avec une possibilité de réglage d'incidence n'impliouant pas de cable immergé sup plémentaire ; une variante sera proposee qui ne comporte aucun câble immergé. Un planeur aquatique selon l'invention est constitué par une aile, un flotteur et un empennage, l'aile étant symétrique par rapport à un plan normal à l'avancement et courbée dans le-sens de l'envergure avec la concavité du côté de l'intrados, flotteur orienté selon la direction d'avancement étant fixé à une extrémité de l'aile, et l'empennage,attaché à l'extrados de l'aile par une articulation d'axe parallèle à l'envergure, présentant une surface normale à celle-ci. L'invention sera décrite en s'aidant des figures 1et2 qui représentent en perspective deux variantes à titre d'exemples. Le fonctionnement général du planeur aquatique, ayant été décrit dans le Brevet précité, ne sera pas reoris ici. Au lieu d'un profil d'aile normal comportant un bord d'attaque arrondi et un bord de fuite effilé, l'aile 1 Présente un profil symétrigue dont les deux extrémités sont relativement effilées ; c'est par exemple un profil à intrados rectiligne et extrados circulaire, ou encore un profil mince en segment de cercle. Le flotteur 2, de forme allongée,attaché à une extrémité de l'aile, lui permet de se maintenir à l'arrêt dans une position quasi-verticale, et donc d'entrer en fonctionnement dès que la traction est exercée sur l'appareil. L'empennage 3, porté par une articulation 4, d'axe orienté selon l'envergure, se place de lui-même exposition arrière et stabilise le trajectoire dans le sens vertical. La figure 1 représente un ensemble de traction composé de deux câbles 5 et 5' aboutissant à un palonnier 6, au centre duquel est attaché un câble 7 rejoignant l'aile dans sa partie basse, et sur les branches duquel s'attachent des câbles égaux 8 et 8' rejoignant les deux pointes du flotteur 4. Les longueurs respectives des câbles 7 et 8, sont telles que, pour l'obliquité prévue des câbles 5, le palonnier 6 se trouve hors d'eau, tandis que le câble 7 est immergé sur sa plus grande longueur. On peut être amené, pour éviter les vibrations de ce câble 7 et diminuer sa trainée, à le rrofiler avec des éléments de profilage prévus par le Brevet précité. La figure 2 représente une disposition ot l'on évite la présence de ce câble immergé, en faisant travailler l'aile davantage en flexion. A cet effet, les deux câbles de traction 5 et 5 aboutissent à un palonnier 6 au centre duquel est reliée'unie bielle de compression 9,articulée au sommet du flotteur, ainsi autunebielle de traction 10 articulée t la base du flotteur, sur une ligne joignant l'attache de la première bielle et l'extrémité inférieure de l'aile. Des câbles Il et 11 relient en orientation le palonnier 6 et le flotteur 2. La bielle de traction 10 peut être remplacée par un câble.On conçoit que cette disposition nécessite une construction plus résistante et moins flexible que la précédente, afin d'éviter un effet a |émersion quand les forces deviennent imcortan- tes. Les deux câbles 5 et 5 apparaissant dans les deux figures relient le planeur aquatique à son engin tracteur, qui est un bateau à voiles ou le cas échéant un planeur aérien. A bord de cet engin, des dispositions doivent être prises pour agir différentiellement sur les deux câbles. Le câble sur lequel on tire le plus correspond à la direction d'avancement du planeur. Pour virer de bord, on peut tirer sur l'autre câble et le planeur décrit une boucle sur l'arrière de l'engin tracteur, se retrouvant finalement sur l'autre bord, tandis que l'engin tracteur effectue son propre virement. Le planeur aquatique, objet de l'invention, peut être utilisé aussi bien pour améliorer le fonctionnement des voiliers classiques, notamment ceux dits ''dériveurs'l, à auille relevable non lestée, que pour éloigner latéralement d'un navire à moteur un dispositif de pêche ou de surveillancer à la manière des classiques "paravanes" mais avec une efficacité supérieure. I1 peut encore être attelé à un planeur aérien, par exemple un planeur léger démontable "aile libre", les dispositions prévues pour les virements de bord permettant une navigation complète. REVENDICATIONS 1. Planeur aquatique, en particulier pour assurer la force de retenue latérale nécessaire au fonctionnement des bateaux à voile en alignant cette force de retenue avec la force exercée par le vent sur la voile, ce planeur comportant une aile symétrique par rapport à un plan perpendiculaire à l'avancement, courbée selon son envergure avec la concavité à l'intrados, associée par câbles ou bielles à un point de tirage au-del du centre de courbure correspondant, et munie d'un empennage dont la surface est sensiblement normale à la direction de l'envergure. 2. Planeur aquatique selon la renvendication 1, caractérisé en ce cue la barre portant l'empennage est attachée à'aile du côté de son extrados, par une articulation dont l'axe est sensiblement selon la direction de l'envergure. 3. Planeur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce ou'il comporte à une extrémité un flotteur sensiblement symétrique par rapport au plan de symétrie de l'aile. 4. Planeur selon la revendication 3, attaché à l'engin de traction d'une part par deux câbles attachés en deux points symétriques sur le flotteur, d'autre part par un câble attaché près de l'autre extrémité de l'aile et aboutissant à un point matérialisant, par exemple par un palonnier, le déplacement moyen des deux câbles précités. 5. Planeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, les câbles aboutissant à des parties immergées de l'aile étant profilés au moyen de gainages libres en rotation. 6. Planeur selon la revendication 3, le dispositif d'attache à l'appareil de traction comportant une poutre travaillant en flexion, articulée sur l'aile et le flotteur selon un axe dirigé dans le sens devl'enveraure. 7. Planeur selon la revendication 6, la poutre comportant une bielle supérieure en compression et un élément inférieur en traction qui peut être un câble.