L'invention part d'un appareil pour régler manuellement la portée des phares d'un véhicule au moyen d'un système hydrostatique à circuits hydrauliques séparés, l'appareil de réglage manuel comprenant deux pistons de travail disposés parallèlement l'un à côté de l'autre et reliés entre eux. Un tel appareil est connu (demande de brevet soumise à l'inspection publique 2 503 834 de la République Féderale d'Allemagne). Bien qu'un tel appareil agisse dans le mme sens sur deux circuits hydrauliques séparés de manière que les vérins de réglage attaquant les bottiers de phare changent la portée des deux phares dans la même mesure, il a l'inconvénient qu'il doit lui-meme être manoeuvré par l'intermédiaire d'une vis de réglage disposée sur le tableau de bord et que le conducteur doit tourner s'il désire changer-la portée des phares. Une telle commande par rotation est trop laborieuse pour de nombreux utilisateurs et demande d'ailleurs trop de temps en beaucoup de situations. Selon l'invention, un appareil de réglage manuel comme indiqué ci-dessus est essentiellement caractérisé en ce que les deux pistons de travail sont reliés entre eux par une pièce de liaison semblable à un poussoir qui peut être déplacée au moyen d'un élément excentré en coopéra- tion avec un levier de manoeuvre. Un appareil de réglage manuel ainsi réalisé a l'avantage, par rapport à l'art antérieur, que la portée des phares peut être changée par un seul geste rapide, produisant un mouvement de réglage linéaire d'un élément de manoeuvre prévu sur le tableau de bord, ce qui entratne le réglage dans le même sens et dans la même mesure des boîtiers des deux phares. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, l'élément de manoeuvre est auto-bloquant, de sorte que les phares ne peuvent pas se dérégler d'eux-mêmes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une coupe d'un appareil de réglage manuel selon une première forme d'exécution de l'invention; - la figure 2 est une coupe prise suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une coupe analogue à celle de la figure 1 et montrant-une variante de l'appareil de la figure 1; - la figure 4 est une coupe d'un appareil de réglage manuel selon une autre forme d'exécution; et - la figure 5 est une coupe analogue à celle de la figure 4 et montrant encore une autre variante de réalisation. Les figures 1 et 2 représentent un appareil de réglage manuel I qui possède un bottier 2 portant d'un côté une collerette 3 pour la fixation sur un tableau de bord non représenté et présentant de l'autre côté deux cylindres de travail 4 et 5 disposés parallèlement l'un à côté de l'autre. Les deux cylindres de travail 4 et 5 sont reliés par des conduites hydrauliques parallèles 6 et 7 à des vérins de réglage qui attaquent des bottiers de phare en vue du réglage de la portée d'éclairage. Les vérins de réglage et les bottiers des phares ne sont pas représentés. Les deux cylindres de travail 4 et 5, les conduites hydrauliques 6 et 7 et les vérins de réglage non représentés sont remplis de liquide et forment un système hydrostatique. Dans les cylindres de travail 4 et 5 peuvent se mouvoir deux pistons de travail 8 et 9 qui sont formés sur une pièce de liaison 10 semblable à un poussoir. Sur son cté opposé aux pistons 8 et 9, la pièce de liaison 10 présente une surface de glissement 11, par laquelle elie est guidée dans le bottier 2. Elle porte en outre une cheville centrale 12. Comme on peut le voir sur la figure 2, un évidement 13 de la pièce de liaison 10 reçoit un bras 14 d'un levier de manoeuvre 15. Le levier 15 est articulé sur une cheville 17 définissant un axe d'articulation 16 et dont les deux extrémités sont maintenues dans le bottier de l'appareil. Le bras 14 s'élargit vers son extrémité et présente une boutonnière arquée 18 qui est destinée à coopérer avec la cheville 12 fixée dans la pièce de liaison 10. ta boutonnière 18 présente une surface d'appui 19 qui est excentrée par rapport à l'axe d'atticulation 16 du levier 15. La partie du levier 15 par laquelle ce levier est articulé sur la goupille 17 présente un oeil 20, contre lequel s'applique le milieu d'un ressort-lame 21. Les deux extrémités 22 et 23 de ce ressort s'appliquent sous précontrainte contre la pièce de liaison 10. Le ressort 21 soutient ainsi le mouvement du levier de manoeuvre 15 dans le sens de sa pousse de la pièce de liaison 10 vers l'intérieur. La figure 2 montre également que des ressorts-lames 24 et 25 sont encastrés dans les deux faces opposées du bras 14 du levier 15. Les ressorts 24 et 25 servent de frein pour empocher que le levier 15 ne se dérègle tout seul sous l'influence de secousses du véhicule. Le bras libre 26 du levier 15 porte un bouton de manoeuvre 27 pour le conducteur du véhicule Ce bouton est représenté en trait plein à sa position médiane et en pointillé dans les deux positions extrêmes du levier 15. Ces trois positions du bouton font tessortir que le mouvement manuel que le conducteur imprime au levier 15 est à peu près linéaire. Le changement de position du levier 15 a l'effet suivant soit la surface d'appui 19 pousse la pièce de liaison 10 vers l'avant, de sorte que les pistons de travail 8 et 9 pénètrent dans les cylindres 4 et 5 en refoulant du liquide devant eux (avec bandage de ressorts dans les vérins de réglage des phares), soit la surface d'appui excentrée 19 recule par rapport aux pistons de travail 8 et 9, de sorte que la pièce de liaison 10 fait reculer ses deux pistons de travail 8 et 9 dans les cylindres (avec détente des ressorts dans les vérins de réglage). La portée des phares du véhicule peut ainsi & re modifiée en fonction de changements de la charge des essieux du véhicule. Lorsque la manoeuvre du bras 26 du levier doit & re produite par un mouvement de main qui est parfaitement linéaire, il faut utiliser un appareil de réglage manuel comme celui représenté sur Ia figure 3 et désigné par 31. Le bottier de cet appareil présente une collerette 3' dont deux parties diamétralement opposées sont reliées entre elles par deux tiges de guidage parallèles 28 et 29, sur lesquelles glisse un curseur 30. L'extrémité du bras 26' du levier de manoeuvre est réalisée sous forme d'une tête sphérique 32 qui est articulée dans le curseur 30. On voit clairement que, dans cette exécution de l'appareil, le bouton 27 se déplace uniquement dans le plan du tableau de bord lors du déplacement du bras 26' du levier de manoeuvre. La figure 4 représente un appareil de réglage manuel 41 qui est équipé d'une pièce de liaison 42 dans laquelle est articulée - mais sans possibilité de mouvement dans le sens axial - une tête sphérique 43 d'un levier de manoeuvre 44. L'élément excentré est formé dans ce cas par un deuxième levier 45 sous forme d'une éclisse 46 qui est articulée d'un côté sur une partie 47 du bottier de l'appareil 41 et de l'autre cBté sur le levier de manoeuvre 44 Le levier de manoeuvre 44 est représenté à l'une de ses positions extrêmes. Son autre position extrême n'est indiquée que par une ligne en traits mixtes. On voit que, loris de son pivotement de l'une à l'autre position extrême, le levier de manoeuvre 44 imprime à la pièce de liaison 42 un déplacement axial, déplacement par lequel les pistons de travail changent de position dans les cylindres de travail et par lequel la portée d'éclairage est réglable. La figure 5 représente encore une autre exécution d'un appareil de réglage manuel 51 selon l'invention. Cet appareil comprend un bottier 52 qui est pourvu d'une rallonge 53. L'extrémité libre de cette rallonge présente une boutonnière arquée 54 qui est pourvue d'une surface d'appui 55 formant dans ce cas l'élément excentré. L'appareil comprend un levier de manoeuvre 56 qui est monté pivotant dans une pièce de liaison 58 par une tête sphérique 57; cette dernière est immobile dans le sens axial. Le levier 56 porte une cheville 59 qui fait saillie dans la boutonnière 54 et y coopère avec la surface d'appui 55. L'excentricité de la-surface d'appui 55 est si petite que la cheville 59 avec le levier 56 est auto-bloquant par rapport à cette surface. On voit que, dans cette exécution également, le pivotement du levier de manoeuvre 56 provoque le déplacement des pistons de travail et le réglage de la portée des phares. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour régler manuellement la portée des phares d'un véhicule au moyen d'un système hydrostatique à circuits hydrauliques séparés, l'appareil de réglage manuel comprenant deux pistons de travail disposés parallèlement l'un à côté de l'autre et reliés entre eux, caractérisé en ce que les deux pistons de travail sont reliés entre eux par une pièce de liaison semblable à un poussoir qui peut être déplacée au moyen d'un élément excentré en coopération avec un levier de manoeuvre. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément excentré est une surface d'appui prévue sur un bras de levier qui, par le levier de manoeuvre, peut être animé d'un pivotement autpur d'un axe d'articulation et qui produit alors le déplacement axial des pistons de travail par, la surface d'appui, laquelle est excentrée par rapport audit axe d'articulation. 3 - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le levier de manoeuvre est d'un seul tenant avec la surface d'appui et en ce que la surface d'appui est formée sur une boutonnière arquée qui est destinée à coopérer avec une cheville solidaire de la pièce de liaison. 4 - Appareil selon la revendication 2 ou 3 et dont le levier de manoeuvre présente un oeil pour son montage articulé, caractérisé en ce que ledit oeil forme une surface d'application pour le milieu d'un ressort-lame dont les deux extrémités sont appliquées avec précontrainte contre la pièce de liaison. 5 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le montage du levier de manoeuvre dans le bottier de l'appareil est un montage antisecousses réalisé au moyen de ressorts-lames. 6 - Appareil selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une extrémité libre - destinée à être manoeuvrée manuellement - du levier de manoeuvre est articulée dans un curseur qui est guide, de préférence sur deux tiges de glissement parallèles, de manière que le mouvement de manoeuvre de la main soit linéaire. 7 - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'excentricité de la surface d'appui est si petite que la cheville coopérant avec la surface d'appui est auto-bloquante par rapport à cette surface. 8 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément excentré est formé par un deuxième levier qui est relié d'un côté au levier de manoeuvre et est articulé de l'autre côté sur une partie du bottier de l'appareil.