La présente invention concerne les tubes de prise de vue de télévision thermique, et en particulier de télévision eninfra- rouge proche ou lointain, dans lesquels est mis en oeuvre l'effet pyroélectrique dans le matériau de la cible, ou "rétine", de tels tubes > ainsi qu'il est connu, dans les tubes de prise de vu de ce genre, le rayonnement incident crée, sur l'étendue d'une telle rétine, un relief de température se traduisant pr un relief de polarisation électrique et, par voie de conséquence, par un relief de charges électriques qui est lu par un faisceau 'élec- trons, dit faisceau de lecture, issu d'un canon à électrons, qui balaie point par point une face de la rétine, l'autre face étant recouverte d'un revêtement conducteur de l'électricité.De telles cibles, exposées au rayonnement en provenance d'un objet, permettent d'obtenir, gråce à cette propriété, une image de cet objet sous l'effet de la variation de température provoquée an chacun de leurs points par le rayonnement incident. On ne stétendra pas sur l'ensemble des moyens mis cn oeuvre pour lire l'image donnée par ces cibles : ces moyens relevant en effet de l'art connu et, à ce titre, n'interviennent pas dans l'invention. Parmi les matériaux présentant l'effet pyroélectrique couram- ment utilisés pour la constitution de ces cibles se trouve notamment le sulfate de glycocolle (couramment appelé Gus). C'est à partir d'un monocristal de ce corps, taillé en lamelles perpendiculairement à ltexe polaire, que sont- realisées de telles cibles pour des raisons de sensibilité et de résolution il est nécessaire que ces cibles soient obtenues sous une très faible épaisseur, comprise en effet entre 15 et 30 micromètres pour un diamètre pouvant atteindre par exemple 25 millimètres.C'est dire qu'un tel disque se trouve être très fragile aux chocs mécaniques ou thermoques : le mode de fixation d'une telle "rétine" doit donc tenir compte de ce facteur pour que soient assurées simuîtanément les quatre conditions indispensables suivantes - mise en place aisée permettant d'éviter toutes manipulations susceptibles de provoquer le bris de cette rétine 2 - utilisation maximale de la surface de celle-ci - maintien mécanique suffisant pour assurer la planéité de la rétine et empêcher toute vibration - liberté de dilatation de la rétine dans son plan. l'invention a pour objet tous tubes de prise de vue à cible pyroélectrique dans lesquels est mis en oeuvre un nouveau mode de montage et de fixation de la rétine sur la face avant, ou feneutre, du tube qui satisfait aux quatre conditions précitées. Cette fenêtre, dans l'utilisation qui est faite de tels tu- bes en télévision en infra-rouge, est constituée en un matériau transparent à l'infra-rouge, par exemple gerr~anium, bromoiodure dc thalliun, sulfure de zinc fritté, etc, et peut outre recouverte en partie d'une couche anti-réfléchissante adaptée au spectre de ce rayonnement. Dansle cas où la fenêtre est constituée d'un matériau isolant, sa face interne porte, au moins sur une région de sa pér-i- phérie, une coucheoenductrice de l'électricité, par exemple de chrome, reliée à l'extérieur du tube par une connexion électrique. Cette couche a pour but d'assurer la liaison avec la couche conductrice déposée sur la rétine préalablement à sa mise en place et qui constitue l'électrode de signal du tube. Selon un mode préférentiel de réalisation dÙ l'invention, les moyens utilisés pour monter une rétine telle que susdite consistent à maintenir cette rétine plaquée sur la fenêtre, préparée comme il a été dit, à l'aide de trois équerres, réalisées en un matériau plastique tel qu'un élastomère, disposées radialement à 1200 l'une de l'autre, dans lesquelles vient s'insérer le bord de ladite rétine, le plaquage de cette rétine sur la surface interne de la fenêtre se trouvant assuré grssce à l'élasticité que confère, à chacune des ailes de ces trois équerres en contact avec la rétine, l'élasticité propre da matériau plastique utilise. Compte tenu de la faible épaisseur sus indiquée de la rétine et de la fragilité en résultant pour celle-ci, la retins ne peut être manipulée qutavec précaution : aussi son insertion dans les trois équerres ne peut-elle être pratiquée qu'en préparant cellesci en deux temps comme il sera indiqué ci-apres. Sur ce point l'invention sera mieux comprise en se reportant à la description qui suit et au dessin ci-annexé, donnés l'un et l'autre à titre indicatif et en aucun cas limitatif. Sur le dessin - la figure 1 est une coupe transversale de la partie avant d'un tube de prise de vue équipé de la rétine montée conformément à l'invention - la figure 2 est une vue, à partir de l'intérieur du tube, de la fenttre et de ladite rétine plaquée sur celle-ci - la figure 3 montre une phase intermédiaire de préparation des équerres de maintien de la rétine sur la surface interne de la fenêtre. Sur la coupe donnée fig. 1 ont été représentés : en 1 le cylindre qui constitue l'enveloppe du tube, en 2 la fenêtre, en un matériau transparent au rayonnement infra-rouge, qui ferme cette enveloppe vers l'avant du tube, en 3, la rétine, constituée d'une mince lame en forme de disque taillée dans un cristal de TGS, maintenue plaquée contre la fenêtre 2 par trois équerres telles que 4. En 5 a été représentée en outre la grille de champ classique, qui complète le dispositif électronique de lecture des charges sur la rétine 3, disposée parallèlement à celle-ci c'està-dire parallèlement à la fente 2. On retrouve tous ces éléments, sauf la grille 5 non figurée, avec les mêmes repères sur la vue de bout de l'ensemble fenêtrerétine donnée fig. 2. la figure 3 illustre la préparation qui est faite au préalable de la fenêtre 2 en vue de pouvoir y disposer concentriquement la rétine 3 et d'y maintenir celle-ci plaquée contre la couche conductrice que porte la fenêtre ainsi qu'il a fié indiqué précédemment, mais qu'il n'a pas été jugé utile de représenter ici parce que non indispensable à la compréhension du processus mis en oeuvre pour effectuer cette préparation et qui consiste à disposer, concentriquement à la fenêtre 2, un disque auxiliaire 6, aux dimensions - diamètre et épaisseur - de la rétine à mettre en place sur la fenêtre 2, à l'y maintenir appliqué par tous moyens convenables non représentés, et à déposer, à 1200 l'une de l'autre, deux sphérules 7 et 8 d'un produit du genre des élastomères silicones se présentant sous forme pâteuse, ces deux sphérules, en s'étalant, chevauchant le bord du disque auxiliaire 6 de façon à intéresser également la fenêtre 2. Pour une rétine de quelque 25 mm de diamètre, le diamètre de ces deux siérules, réparties sensiblement également sur le disque auxiliaire 6 et sur la fen8- tre 2, est par exemple de l'ordre de 3 mm. Le disque auxiliaire 6 est préférentiellement en mica : il est en effet très commode, par clivage d'un disque découpé dans une plaque de ce matériau, d'obtenir pour un tel disque une épaisseur égale, au centième de millimètre près, à l'épaisseur de la rétine destinée à être montée sur ladite fenêtre.D'autre part, une fois les deux sphérules mises en place comme susdit, la vulcanisation de l'élastomère - qui s'effectue rapidement à la température ambiante sous l'action de l'hu- midité de l'air sans adjonction de catalyseur - assure à ces deux sphérules une adhérence très bonne sur la face métallisée de la fenêtre 2 alors que cette adhérence est faible sur la surface du mica : de sorte que l'on peut, après vulcanisation de l'élastomère, retirer très facilement le disque de mica 6 en le faisant glisser sur la surface de la Benetre en le dégageant ainsi des deux sphé- rules solidifiées lesquelles, vues latéralement, se présentent alors sous la forme de deux petites équerres prêtes à recevoir, comme montré fig. 1, la rétine 3 en lieu et place du disque auxiliaire 6 de la figure 3, cette mise en place de la rétine 3 stef- fectuant également par glissement de celle-ci sur la fenêtre 2, avec toutes les précautions nécessaires pour éviter tous risques de bris de la lamelle de cristal constituant cette rétine, jusqutà encastrement du bord de celle-ci dans les évidements présentés par les deux équerres précitées.Il ne reste plus alors qu'à compléter la liaison rétine-fen8tre, ainsi obtenue en partie, en déposant, à 1200 des deux premières, une troisième sphérule similaire de 1'8laomère, à cheval sur le bord dela rétine et sur la fenetre. Comme, après quelques heures, l'élastomère silicone utilisé - qui peut outre par exemple du CAF4 de PHONE POUIENC, du Decsil, etc. se transforme en une matière élastique tenace et homogène, les ailes des équerres obtenues exercent alors, sur le bord de la ré tine 9, une certaine pression qui peut être éventuellement dosée en ayant choisi, à la suite d'essais préalables, l'épaisseur du disque auxiliaire adaptée à l'épaisseur de la rétine 3 à mettre cn place sur la fenêtre 2.Du fait de cette pression le contact électrique se trouve ainsi assuré entre la face conductrice de la rétine et la région conductrice aménagee sur la face interne de la fen8tre. En cas de nécessite d'ailleurs une goutte de laque conductrice peut être instillée dans l'interface, en un point de la périphérie de la rétine pour parfaire ce contact, sans risque d'empêcher la libre dilatation, en surface, de la rétine. Cette façon de mettre en place la rétine 3 assure donc à celle-ci toute faculté de se dilater dans son plan tout on étant élastiquement maintenue ce qui est éminemment favorable compte tenu de sa fragilité transversale. En outre ce système de fIxation à trois équerres, de dimensions extrêmement réduites par rapport au diamètre de la rétine, permet d'utiliser au mieux la surface disponible sur la face avant du tube qui en est équipé. Il a été constaté expérimentalement que le montage d'un rétine de tube de prise de vue effectué conformément à l'invention assure aux tubes ainsi équipés l'avantage d'une réduction impor- tante de microphonicité. RE1VENDI GBTIONS 1. Tube de prise de vue en rayonnement infra-rouge, comprenant une fenêtre transparente à ce rayonnement et une rétine, réalisée sous la forme d'une lame mince découpée dans un cristal d'un matériau pyroélectrique,exposée audit rayonnement à travers ladite fenotre et balayée en fonctionnement par un faisceau électronique de lecture issu dlun canon à électrons, caractérisé en ce que ladite rétine est fixée sur ladite fenêtre, en trois points, par autant de supports en forme d'équerre réalisés en un matériau élastique, lesdits supports étant préparé8 sur la surface même de la paroi interne de ladite fenêtre. 2. Tube de prise de vue selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit matériau élastique est un élastomère aux silicones.