L'invention concerne un dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils et plus particulièrement d'appareils ménagers ou de bureau, comportant des roulettes fixées à la partie inférieure desdits appareils, et au moins deux pieds susceptibles d'être relevés en position haute pour permettre la mise en contact des roulettes avec le sol lors du déplacement, ou abaissés en position basse pour l'installation a' poste fixe desdits appareils Il est connu que les appareils ménagers tels que machines à laver, réfrigérateurs, etc..., doivent être assez fréquemment déplacés afin de permettre leur nettoyage ou leur mise en position d'utilisation.C'est notamment le cas des machines à laver qui ne sont pas desservies par une installation fixe d'alimentation et de vidange d'eau et qui doivent etre approchées d'un poste d'eau. La mode des cuisines avec appareils encastrés a relancé l'utilisation de dispositifs permettant le déplacement et l'installation dans des emplacements formant niches. Il est donc nécessaire que le dispositif permette à la fois le déplacement et l'installation a' poste fixe, tout en ayant des moyens de réglage en hauteur afin d'encastrer le plus exactement possible l'appareil dans sa niche et que les moyens commandant le mouvement des pieds soit facilement accessible de l'avant de l'appareil. Un tel dispositif est connu du brevet américain 3 804 211 dans lequel les roulettes, disposées à la base du châssis d'un réfrigérateur, sont mobiles autour d'un axe solidaire dudit châssis. Les pieds, constituant une extrémité de leviers mobiles autour des axes des roulettes, sont levés ou abaissés à l'aide de vis à tête moletée, coopérant d'une part avec un écrou prisonnier maintenu à l'autre extrémité du levier formant pied et, d'autre part, avec un moyen de maintien de la tête moletée disposé à l'avant de la carrosserie. Ce dispositif permet de bloquer, grâce aux deux pieds, le réfrigérateur à une place déterminée et également de régler, dans une certzine limite, la hauteur en vissant plus ou moins les têtes accessibles sur l'avant. La réalisation indépendante des pieds et leur mode de déplacement présentent quelques inconvénients : l'abaissement simultané des pieds est impossible, et il faut procéder au basculement d'un pied puis de l'autre ce qui produit un déséquilibre se traduisant par une oscillation autour de la verticale, plus ou moins importante selon la hauteur de l'appareil, et impose une largeur de l'espace réservé plus grande que strictement nécessaire. Le réglage en hauteur des pieds est limité par la nécessité de maintenir lthorizontalité, or rien n'est prévu sur les roues arrière pour rattraper cette horizontalité. L'appareil équipé du dispositif a donc une hauteur parfaitement définie et ne peut être adapté parfaitement à des variations meme faibles du logement qui lui est prévu. Le dispositif pour le de'placement et l'installation d'appareils, selon l'invention, et plus parti culiérement d'appareils ménagers ou de bureau, comportant des roulettes fixées à la partie inférieure desdits appareils, et au moins deux pieds susceptibles d'entre relevés en position haute pour permettre la mise en contact des roulettes avec le sol lors du déplacement, ou abaissés en position basse pour l'installation à poste fixe desdits appareils, est remarquable en ce que chacun des pieds est porté par un levier, dont une extrémité est articulée sur l'axe d'une roulette et l'autre extrémité coopère avec une extrémité d'un levier coudé susceptible de tourner autour d'un axe porte' par l'extrémité d'une biellette dont l'autre extrémité est mobile autour d'un axe fixe, l'autre extrémité du levier coudé étant le point d'application de la force nécessaire au déplacement dudit pied, Selon différentes formes de réalisation --le levier portant le pied comporte un dispositif de solidarisation avec la partie inférieure de l'appareil, - ledit dispositif de solidarisation comporte un premier élément fixé sur le levier portant le pied coopérant avec un second élément fixé sur la partie inférieure de l'appareil lorsque le pied est en position basse, - lesdits premier et second éléments sont formés d'au moins deux parties obliques symétriquement disposées par rapport à l'axe du pied, lesdites deux parties obliques du premier élément coopérant avec les deux parties obliques du second élément lorsque le pied est en position basse, - le second élément est prévu sur un bati duquel est solidaire le support d'axe de la roulette, - un dispositif de réglage de la hauteur du pied est prévu sur le levier, - le bâti duquel est solidaire le support de l'axe de la roulette, axe sur lequel est articulé le levier portant le pied, porte également une seconde roulette susceptible d'être réglée en hauteur, - ladite seconde roulettereglable en hauteur est constituée d'une première chape, fixée au bats, portant sur ses ailes opposées des glissières dont l'axe est oblique par rapport au plan du bati et sur sa partie centrale un dispositif de déplacement linéaire coopérant avec une seconde chape portant sur ses ailes opposées des percements pour le passage de l'axe de la roulette, ledite seconde chape étant susceptible de coulisser par les extrémités de l'axe de la roulette dans les glissières de la première chape. Les explications et figures, données ci-après à titre d'exemple, permettront de bien comprendre l'invention. La figure 1 représente la partie du dispositif selon l'invention comportant le pied mobile. La figure 2 est une vue de dessus d'une partie du dispositif de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe selon AA de la figure 1. La figure 4 est une vue de dessus d'une partie de bâti. La figure 5 est une vue de c8té en coupe partielle selon BB de la figure 4. La figure 6 est une vue en coupe selon CC de la figure 5. La figure 7 est une vue de côté en coupe partielle de la roulette réglable en hauteur. La figure 8 est une vue de dessus de la chape de la roulette. La figure 9 est une vue en coupe selon DD de la figure 8. La figure 1 représente une partie du dispositif selon l'invention, et plus particulièrement la partie accessible de l'avant de l'appareil. Selon l'exemple représenté, la façade de l'appareil porte à la partie basse de sa carrosserie 1, une trappe 2 susceptible de recouvrir une partie des moyens servant à la manipulation du dispositif. Cette partie de dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareil est complétée par une autre roulette (figure 7), disposée à l'arrière de l'appareil, qui sera décrite ultérieurement. Ces roulettes tant avant, qu'arrière, sont fixées sous l'appareil soit directement sur le châssis, soit par l'intermédiaire d'un bati comme celui montré en partie figures 4 et 5. Lesdites roulettes, sont, dans cet exemple d'application des axes, perpendiculaires à la direction de déplacement la plus probable de l'appareil. La partie de dispositif montrée figure 1 comporte une roulette 3 mobile autour d'un axe 4. L'axe est maintenu par deux pattes 5 au châssis de l'appareil ou à un b ti comme par exemple celui des figures 4 et 5. Sur l'axe 4 vient s'articuler l'extrômitô 6 d'un levier 7, montré en plan figure 2, portant approximativement en son centre un pied 8. L'autre extrémité 9 coopère avec l'extrômitô 10 d'un levier coudé 11 susceptible de tourner autour d'un axe 12 porté par ltextrémité 13 d'une biellette 14 dont l'autre extrémité 15 est mobile autour d'un axe fixe 16. L'extrémité 17 du levier coudé 11 est formée de manière à permettre sa prise par un opérateur et constitue le point d'application de la force nécessaire au déplacement du pied soit pour le mettre en contact avec le sol, soit pour le relever. Le levier 7, vu de dessus sur la figure 2, présente à sa partie médiane une forme sensiblement circulaire comportant en son centre une partie en cuvette 18 dans le fond de laquelle est fixée une partie des moyens servant au réglage en hauteur du pied. La partie centrale circulaire du levier 7, présente deux segments circulaires 19 et 20 rabattus obliquement et symétriquement par rapport à l'axe du pied. La figure 3 montre ces deux segments 19 et 20 du levier 7 coopérant avec deux parties obliques 21 et 22, appartenant au châssis de l'appareil ou au bâti sur lequel le dispositif est monté (figure 4), lorsque le pied est en position basse. Le dispositif de solidarisation composé des segments rabattus 19 et 20 du levier 7 portant le pied 8 et des parties 21 et 22 a pour but d'éviter toute flexion ou torsion au niveau du levier 7.En effet, lorsque le levier Il est dans la position correspondant à la position basse des pieds, le levier 7 est fortement appuyé contre le châssis ou le bâti solidarisé au châssis et ne peut faire aucun mouvement. Cette réalisation est particulièrement intéressante dans le cas où l'appareil est sujet à des vibrations comme par exemple dans les machines à laver. Le dispositif de réglage en hauteur du pied (figures 1 et 3) peut être rendu aussi rigide que désiré afin de ne pas diminuer l'efficacitô du dispositif de solidarisation et est constitué par exemple d'une tige filetée 23 coopérant avec une bague filetée 24 fixée sur le fond de la cuvette 18. Un contre-écrou 25 assure le blocage du réglage obtenu en vissant plus ou moins le pied 8. Selon une forme de réalisation de l'invention, le dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils est constitué de deux batis disposés au-dessous et de chaque côtô de l'appareil portant à une extrémité la roulette avec un pied susceptible d'être relevé (position haute) ou abaissé (position basse) et à l'autre extrémité une roulette réglable en hauteur comme par exemple celle représentée figure 7. Le bâti 26 (figures 4 et 5) est formé à partir d'une tole pliée en forme de U. Les extrémités libres des branches latérales du U portent deux ailes 27 et 28 (figure 6) ; sur la partie transversale 29 du U est prévu un découpage (figure 4) dont certains bords, pliés, constituent une partie des moyens de solidarisation 21 et 22 et les supports 5 de l'axe de la roulette 3. Une vue (figure 5) en coupe partielle selon BB de la figure 4 permet de voir la disposition des éléments pliés. Une coupe (figure 6) selon CC de la figure 5 montre le pliage oblique des moyens de solidarisation. La figure 7 montre l'autre extrémité du bâti 26 portant la roulette réglable en hauteur. La roulette proprement dite 30 est maintenue dans une chape 31 par l'axe 32. La chape 31 représentée en coupe porte sur sa partie transversale un percement 33. La chape 31 munie de sa roulette 30 et de l'axe 32 est placée entre les branches d'une chape 34 dite "première chape" fixée au bâti 26. Cette chape est représentée vue de dessus figure 8 et vue de côté et en coupe selon le plan DD de la figure 8, figure 9. La chape 34 porte deux ailes 35 et 36 servant à sa fixation sur le bâti, et sur ses ailes opposées 37 et 38 deux glissières symétriques. Une telle glissière 39 est visible sur la figure 9. L'axe de la glissière est oblique par rapport au plan du bâti représenté par les ailes 35 et 36. La partie centrale 40 de la chape est perpendiculaire à l'axe des glissières. Sur cette partie centrale est prévu un élément d'un dispositif de déplacement linéaire représenté ici par une bague filetée 41. L'axe de cette bague est parallèle à l'axe des glissières. La seconde chape 31 portant la roulette est placée dans la première chape 33 de manière que les extrémités de l'axe 32 coopèrent avec les glissières 39. Une vis filetée 42 est engagée dans la bague 41 et l'extrémité de la vis porte un téton 43 qui pénètre dans le percement 33 dans lequel il est maintenu par un arrêt 44. La vis 42 porte également un contre-écrou 45 permettant de bloquer la vis dans la position voulue. Le réglage en hauteur se fait par vissage ou dévissage de la vis 42 qui entratne la seconde chape 31 et, de ce fait, l'axe 32 de la roulette qui se déplace dans la glissière. La distance de la roulette par rapport au châssis de l'appareil ou au bâti fixé sur l'appareil varie entre les deux extrémités des glissières. La latitude de réglage dépend de l'angle de la glissière par rapport au plan du châssis. Le réglage de la hauteur de l'appareil muni du dispositif selon l'invention se fait sur les deux roulettes arrière par intervention sur les vis de réglage et sur les deux pieds avant, les pieds étant en position basse, par vissage ou dévissage des pieds et blocage par le contre-écrou. Lorsque l'on désire déplacer l'appareil, il suffit après ouverture de la trappe 2 (figure 1) d'agir simultanément sur les extrémités 17 des leviers il afin de les faire basculer autour de l'axe 12. Ils prennent alors la position montrée en trait pointillé, ltextrémité 10 du levier 11 a entrainô le levier 7 portant le pied qui se trouve alors à un niveau supérieur à celui de la circonférence de la roulette 3 et cette dernière repose sur le sol. L'installation de l'appareil en position fixe se fait en relevant simultanément les leviers 17. Cette opération est facilement exécutable en se servant des deux mains, la démultiplication obtenue par le jeu des leviers étant telle que l'effort à exercer est relativement faible. Un dispositif permettant la manoeuvre simultanée des leviers est facilement concevable et peut etre, par exemple, constituée par une barre de liaison fixée entre les extrémités 17 des leviers. REVEND ICAT IONS 1/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils, et plus particulièrement d'appareils ménagers ou de bureau, comportant des roulettes fixées à la partie inférieure desdits appareils et au moins deux pieds susceptibles d'être relevés, en position haute, pour permettre la mise en contact des roulettes avec le sol lors du déplacement ou abaissés, en position basse, pour l'installation à poste fixe desdits appareils, caractérisé en ce que chacun des pieds est porté par un levier, dont une extrémité est articulée sur l'axe d'une roulette et l'autre extrémité coopère avec une extrémité d'un levier coudé susceptible de tourner autour d'un axe porté par l'extrémité d'une biellette dont l'autre extrémité est mobile autour d'un axe fixe, l'autre extrémité du levier coudé ôtant le point d'application de la force nécessaire au dôplacement dudit pied. 2/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier portant le pied comporte un dispositif de solidarisation avec la partie inférieure de l'appareil. 3/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit dispositif de solidarisation comporte un premier élément fixé sur le levier portant le pied coopérant avec un second élément fixé sur la partie inférieure de l'appareil lorsque le pied est en position basse. 4/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits premier et second éléments sont formés d'au moins deux parties obliques symétriquement disposées par rapport à l'axe du pied, lesdites deux parties obliques du premier élément coopérant avec les deux parties obliques du second élément lorsque le pied est en position basse. 5/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'un dispositif de réglage de la hauteur du pied est prévu sur le levier portant ledit pied. 6/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que ledit second élément est prévu sur un bâti duquel est solidaire le support d'axe de la roulette. 7/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon la revendication 6, caractérisé en ce que Je bâti portant l'axe de la roulette sur lequel est articulé le levier portant le pied porte également une seconde roulette susceptible d'être réglée en hauteur. 8/ Dispositif pour le déplacement et l'installation d'appareils selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite seconde roulette réglable en hauteur est constituée d'une première chape, fixée au bâti, portant sur ses ailes opposées des glissières dont les axes sont obliques par rapport au plan du bâti, et sur sa partie centrale un dispositif de déplacement linéaire coopérant avec une seconde chape portant sur ses ailes opposées des percements pour le passage de l'axe de la roulette, ladite seconde chape étant susceptible de coulisser par les extrémités de l'axe de la roulette dans les glissières de la première chape.