La présente invention concerne une machine à trier notamment des carottes et, d'une manière générale, des objets de forme allongée et, au moins partiellement, conique, ovoide ou prismatique. Plus particulièrement, la machine à trier, suivant l'invention, se compose de tambours alignés tournant autour de leurs axes longitudinaux et dont les surfaces latérales sont constituées par des barreaux longitudinaux régulièrement répartis sur le pourtour de chaque tambour. Les objets à trier sont placés dans les tambours etD selon la distance entre les barreaux, ils tombent ou non du tambour. Avec plusieurs tambours alignés dont les distances entre barreaux diminuent, on obtient un tri sélectif. Dans les machines à tambours de ce genre, les objets coniques, dont la partie à section faible passe entre deux barreaux, mais non la partie à grande section, peuvent se piquer entre deux barreaux et s'y coincer L'opération de tri devient inopérante pour les objets piqués. Jusqu'à maintenant cet inconvénient a freiné l'utilisation de ces machines, la seule solu- tion connue pour détacher les objets piqués consistant à arrêter la machine et à repousser les objets piqués à la main. Un objet de l'invention consiste à prévoir une machine qui remédie à cet inconvénient, en permettant le repoussage des objets piqués automatiquement sans arrenter la machine, qui devient alors beaucoup plus rentable. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des moyens permettant l'échange facile et rapide des tambours pour changer les conditions des opérations de triage. Dans la suite, on prendra, comme exemple d'objets allongés coniques, les carottes dont le traitement présente une difficulté supplémentaire résultant du fait qu'elles sont fragiles et qu'il faut éviter de les casser. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu une machine à trier des objets allongés coniques, ovoïdes ou prismatiques se composant de tambours à barreaux, dans laquelle, sur la partie montante du tambour, approximativement dans la direction faisant un angle de 450 vers le haut par rapport à l'axe du tambour, est montée une brosse à poils souples pratiquement tangente au tambour et tournant en sens inverse de celui-ci avec une vitesse tangentielle légèrement supérieure. Suivant une autre caractéristique, les tambours sont suspendus à des courroies entraînées en rotation, les tambours étant maintenus en place transversalement par deux séries de galets disposées chacune de chaque côté et les galets étant appliqués sur les courroies, pratiquement aux points de tangence des courroies et des tambours, l'une des séries de galets étant montée aux bouts de bras solidaires d'un arbre longitudinal qui peut tourner pour écarter les galets et permettre de libérer individuellement chaque tambour de ses courroies dlen- traînement. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisatIon, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue de bout de la machine à trier suivant l'invention, et la Fig. 2 est une vue schématique en élévation de la machine de la Fig. 1. La machine à trier se compose d'un bâti 1 qui supporte, au moyen de paliers appropriés, un arbre horizontal 2, disposé en haut du bâti et occupant pratiquement toute la longueur de la machine. De place en place, sur l'arbre 2, sont montées des poulies 3 sur lesquelles passent des courroies 4 à 9 qui soutiennent des cylindres ou tambours horizontaux 10 à 12, respectivement. En fait, le tambour 10 est soutenu, à ses deux extrémités, respectivement par les courroies 4 et 5, le tambour 11 par les courroies 6 et 7, et le tambour 12 par les courroies 8 et 9. L'arbre 2 est entraîné en rotation par une chaîne 13, elle-même entraînée par un moteur électrique 14 monté sur le bâti 1. Chaque tambour est constitué par deux cerceaux reliés par des barreaux longitudinaux. Ainsi, le tambour 10 est constitué par les cerceaux 15, 16 et des barreaux 17, le tambour 11 des cerceaux 18, 19 et des barreaux 20, et le tambour 12 des cerceaux 21, 22 et des barreaux 23. Les tambours sont alignés sans intervalles entre eux, c'est à dire que le cerceau 16 est adjacent au cerceau 18 et le cerceau 19 adjacent au cerceau 21. En pratique, les courroies 4 à 9 sont respectivement en contact avec les cerceaux 15, 16, 18, 19, 21 et 22. Les distances mutuelles entre les barreaux d'un tambour sont constantes pour un tambour et définissent la dimension de triage. Pour obtenir un tri progressif, quand les carottes passent successivement dans les tambours 10, 11 et 12, on choisit les barreaux 17 moins espacés que les barreaux 20, qui sont eux-mêmes moins espacés que les barreaux 23. Comme le montre la Fig. 2, l'arbre 2 est légèrement incliné en descendant de la poulie 3 qui porte la courroie 4 à celle qui porte la courroie 9. Les carottes à trier sont versées dans un bac 24 dont le bord interne 25 est en demi-cercle adjacent au cerceau 15. L'arbre 2 étant incliné, l'axe commun des cylindres l'est également si bien que les carottes entrant dans le tambour 10 par 15 sont entraînées lentement vers le tambour 11, puis le tambour 12. Au fur et à mesure que les carottes avancent dans le tambour 10, les plus petites d'entre elles tombent entre les barreaux 17 et sont guidées par des déflecteurs 26 vers un bac de réception approprié. Parmi les carottes qui ont atteint le tambour 11, une partie tombe à travers les barreaux 20 et est guidée par un autre guide 26 vers un bac de réception. De même, une partie des carottes restantes tombe à travers les barreaux 23.Le reste sort à travers le cerceau 22 et tombe par une trémie 27 dans un bac approprié. Un galet 27, dont l'axe est perpendiculaire à l'axe 28 de rotation des tambours et dont la distance à l'axe 28 est égale au rayon des tambours, est monté sur une potence 29, solidaire du bâti 1, de manière que la surface portante de 27 roule sur le chant du cerceau 22, en maintenant ainsi l'ensemble des tambours parallèle à l'arbre 2. En effet, comme l'arbre 2 est incliné, les tambours auraient tendance à tomber vers 26, si le galet 27 ne les retenait pas. Comme le montre la Fig. l, le tas de carottes 30 a tendance à suivre le mouvement de rotation des tambours, dans le sens de la flèche F1, les carottes du haut retombant dans un mouvement continu comme l'indiquent les flèches F2. Par ailleurs, certaines carottes 31 se piquent entre les barreaux et, sans précaution particulière, pourraient rester coincées et même empêcher le tri de se dérouler correctement. C'est pourquoi la machine est complétée par des brosses cylindriques 32, 33 et 34, associées respectivement aux tambours 10, 11 et 12. Les brosses 32 à 34 sont montées sur un axe commun 35. Comme le montre la Fig. 1, l'angle du segment joignant l'axe 28 à l'axe 35 avec le plan horizontal est d'environ 450. Par ailleurs, les brosses se trouvent entre le plan horizontal de l'axe 28 et la génératrice la plus haute des tambours et du côté où les carottes montent avec les tambours. Les cylindres décrits par les extrémités des poils des brosses sont pratiquement tangents aux cylindres des tambours. En pratique, quand les tambours tournent, le tas de carottes entraîné par la rotation occupe transversalement un segment de cercle dont la corde est oblique. La ligne de tangence entre les brosses et les tambours est choisie légèrement au-dessus de la ligne la plus haute du tas de carottes. De cette manière, les carottes piquées repoussées par les brosses sont un peu au-dessus du tas de carottes ce qui, d'une part, facilite l'action des brosses et, d'autre part, assure que les carottes retombent d'une faible hauteur sur le tas de carottes et ne se cassent pas en tombant. Les brosses 32 à 33 tournent dans un sens tel qu'au point de tangence, leur vitesse tangentielle ait le même sens que celle des tambours. De plus, suivant l'invention, la vitesse tangentielle des brosses est choisie légèrement supérieure à celle des tambours. En effet, comme le montre la Fig. 1, les poils des brosses ont alors tendance à se courber en spirales, les extrémités des brosses étant en retard sur les points d'attache au moyeu, avant de rencontrer les carottes piquées. I1 en résulte une composante de poussée vers l'intérieur des tambours, comme l'indiquent les flèches F3. De préférence, on choisit la vitesse tangentielle des brosses supérieure de 15 % à celle des tambours. Le diamètre des brosses peut être de l'ordre de 30 cm pour des diamètres de tambour de l'ordre de 50 cm. A titre indicatif, les poils des brosses 32 à 34 doivent être relativement souples et peuvent être en "Nylon" et avoir un diamètre de l'ordre de 0,4 à 0,5 mm, dans le cas d'une application au tri des carottes. A la Fig. 1, on a montré, à titre d'exemple, comment l'axe 35 des brosses pouvait être entraîné par un pignon 36, lui-même entraîné par une chaîne 37 qui passe successivement sur un pignon 38 monté sur l'arbre 2 et deux pignons tendeurs 39 et 40 montés sur le bâti 1. Le point d'attaque de la chaîne 37 et du pignon 36 est bien entendu de l'autre côté des tambours pour faire tourner les brosses dans le bon sens. Les rapports des diamètres des pignons 36 et 38 sont choisis pour obtenir la différence voulue des vitesses tangentielles. Comme le montre encore la Fig. 1, les tambours sont maintenus transversalement en place par des galets 41 et 42 qui appuient respectivement sur les courroies 4 à 9, les points d'appuis étant dans la zone des points de tangence des courroies avec les différents cerceaux. Les galets 41 sont montés sur des potences fixes 43 solidaires du bati. Les galets 42 sont montés aux bouts de bras correspondants 44 dont les autres extrémités sont solidaires d'un axe 45 pouvant tourner dans des paliers 46 solidaires du bati 1 Normalement, l'arbre 45 est bloque en position de manière que les galets 42 s'appuient sur les courroies. Quand on veut changer un tambour, par exemple pour changer les caractéristiques de tri on débloque l'arbre 45 en écartant les galets 42, puis on fait glisser les courroies du cylindre concerne sur les cerceaux des tambours voisins ce qui libère le tambour. Comme les courroies 4 et 9 ne peuvent être déplacées sur un tambour voisin, on a prévu des demi-cerceaux inférieurs fixes 47 et 25 (qui prolonge le bac 24), à chaque extremité pour recevoir les courroies 4 et 9 respectivement en cas de changement des tambours 10 ou 12. REVENDICATIONS 1) Machine à trier des objets allongés coniques, ovoïdes ou prismatiques se composant de tambours à barreaux, caractérisée en ce que, sur la partie montante du tambour, approximativement dans la direction faisant un angle de 450 vers le haut par rapport à l'axe du tambour, est montée une brosse à poils souples pratiquement tangente au tambour et tournant en sens inverse de celui-ci avec une vitesse tangentielle légèrement supérieure. 2) Machine suivant la revendication 11 caractérisée en ce que les tambours sont suspendus à des courroies entraînées en rotation, les tambours étant maintenus en place transversalement par deux séries de galets disposées chacune de chaque côté et les galets étant appliqués sur les courroies, pratiquement aux points de tangence des courroies et des tambours, l'une des séries de galets étant montée aux bouts de bras solidaires d'un arbre longitudinal qui peut tourner pour écarter les galets et permettre de libérer individuellement chaque tambour de ses courroies d'entraînement.