La présente invention concerne un appareil d'hydrothérapie, notamment de crénothérapie, en particulier pour les traitements des algies vertébrales. On connaît déjà différents traitements des algies vertébrales à l'aide de divers appareils de douche. Les résultats obtenus avec ces appareils d'hydrothérapie connus, ne sont pas parfaitement satisfaisants, dans la mesure notamment où leurs dispositifs de douche ne sont pas convenablement adaptés au traitement local des algies vertébrales. On connaît par exemple une installation de douche qui comporte deux rangées verticales, décalées, d'ajutages envoyant de fins jets d'eau sous pression dans deux plans ver ticaux, également inclinés sur le plan vertical de symétrie des deux ran géies de jets.Cette installation de douche connue n'est pas spécialement conçue pour le traitement des algies vertébrales en particulier, les plans des jets des ajutages font un angle dièdre au plus égal à 70 degrés, et de préférence égal à 45 degrés, ce qui correspond, pour chaque jet, à un angle d'incidence sur une surface-de traitement (par exemple le dos du patient) sensiblement parallèle aux deux rangées verticales d'ajutages, qui est au plus égal à 35 degrés ;; un angle d'incidence aussi faible est peu favorable au traitement des algies vertébrales par l'action mécanique et thermique de fins jets d'eau sous pression. D'autre part, dans cet appareil de douche connu, l'écartement des ajutages de chaque rangée est inférieur à 5 cm, ce qui est mal adapté à la hauteur moyenne des vertèbres humaines. Enfin, l'emploi de cet appareil de douche connu ne permettrait pas de différencier le traitement des vertèbres cervicales de celui des vertèbres dorsales, alors que les premières, plus sensibles, risqueraient de mal supporter un traitement par de fins jets d'eau sous pression. L'appareil d'hydrothérapie, notamment de crénothérapie, selon la présente invention, comporte également deux rangées verticales, décalées,d'ajutages envoyant de fins jets d'eau sous pression dans deux plans verticaux, également inclinés sur le plan vertical de symétrie des deux rangées ; il est caractérisé en ce que les deux rangées d'ajutages sont montées respectivement sur les côtés verticaux d'un cadre tubulaire, sensiblement rectangulaire, qui est supporté à la hauteur du dos du patient, et qui est raccordé à une source d'eau mitigée pour l'alimentation commune des deux rangées d'ajutages ainsi que d'une pomme d'arrosage, montée sur le côté supérieur dudit cadre rectangulaire,de façon à être dirigée vers la nuque du patient, et que les ajutages sont orientés de façon que les plans de leurs jets respectifs fassent entre eux un angle dièdre d'au moins 90 degrés, le patient étant placé à une distance du cadre tubulaire telle que les deux rangées de jets fins viennent respectivement frapper ses gouttières vertébrales. Grâce à ces dispositions, l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention permet de soumettre les vertèbres cervicales, particulièrement sensibles, au traitement d'une unique pomme d'arrosage,délivrant un jet étalé d'eau sous une pression assez réduite ; d'autre part, si le dos du patient est placé à peu près parallèlement à, et à une distance appropriée du plan vertical des deux rangées d'ajutages, chaque jet fin d'eau sous pression vient frapper, à une hauteur déterminée, l'une des gouttières vertébrales du patient, sous un angle d'incidence au moins égal à 45 degrés, c'est-à-dire dans des conditions optimales pour assurer un traitement mécanique, par massage, et thermique,sur ces zones vertébrales particulièrement sensibles, sur l'artère vertébrale postérieure correspondante, et les vaisseaux qui en divergent pour irriguer les plexus nerveux, ainsi que sur les muscles situés de part et d'autre desdites gouttières vertébrales. I1 en résulte une action circulatoire et vaso-dilatatrice sur-ladite artère et les vaisseaux qui en divergent,une action calmante,due à la température relativement élevée de l'eau, au niveau des trous de conjugaison des vertèbres, et enfin une action décontractante sur les muscles mentionnés. La conjugaison de ces diverses actions assure une réduction rapide des algies vertébrales, quelle que soit leur localisation. Dans une forme de réalisation préférée de l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention, les plans des jets des ajutages font un angle voisin de 90 degrés, l'écartement des deux rangées d'ajutages est d'environ 68 cm., et l'écartement des ajutages de chaque rangée est d'environ 12 cm. Avec ce dimensionnement, le dos du patient doit être placé à environ 30 cm des orifices des ajutages ; dans ces conditions, les jets produits par deux ajutages voisins d'une même rangée viennent frapper des points d'une même gouttière vertébrale du patient, dont l'espacement correspond sensiblement à la hauteur de six de ses vertèbres, et cela sous un angle d'incidence du jet ayant une valeur particulièrement favorable, voisine-de 45 degrés. Tandis que les deux rangées de jets fins traitent l'ensemble des vertebres dorsales, notamment au niveau des gouttières vertébrales, le jet étalé produit par la pomme d'arrosage assure un traitement modéré, principalement thermique, des vertèbres cervicales. De préférence, les deux rangées d'ajutages comportent respectivement six et cinq ajutages, répartis régulièrement le long des côtés verticaux du cadre tubulaire, dont la hauteur totale est voisine de 75 cm. Selon une autre caractéristique de l'invention, destinée à permettre une adaptation aisee de l'appareil d'hydrothérapie en fonction des variations anthropométriques, et notamment de la taille des patients, chaque ajutage et la pomme d'arrosage sont orientables par rapport au cadre tubulaire, par exemple au moyen de raccords à rotule. Dans le même but, le cadre tubulaire peut être monté coulissant verticalement sur un support, par exemple sur des rails verticaux de guidage, fixés par exemple à une paroi verticale, et des moyens appropriés sont prévus pour amener ledit cadre tubulaire à la hauteur désirée sur ses rails de guidage.Cette dernière carac téristique permet en outre de déplacer verticalement l'appareil d'hydrothérapie, et notamment ses ajutages ainsi que la pomme d'arrosage, au cours d'un même traitement, de façon notamment à soumettre à l'action des jets d'eau sous pression successivement les différents points des gouttières vertébrales du patient, sans discontinuité Enfin, le cadre tubulaire de l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention peut être alimenté avec de l'eau à une température de préférence voisine de 40 degrés centigrades, arrivant, par exemple par un tube flexible, en provenance d'un mitigeur, dont la sortie, ainsi que chacune des entrées, d'eau froide et d'eau chaude, sont chacune associées à un robinet, un manomètre et un thermomètre, des moyens eWant en outre prévus pour régler avec précision la pression de l'eau mitigée, jusqu'à une valeur maximale d'environ 4 bars. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation de l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention. La figure 1 est une vue schématique, en perspective, de cette forme-de réalisation. La figure 2 est une vue de derrière,en élévation, illustrant l'action de l'appareil d'hydrothérapie de la figure 1 sur la colonne vertébrale d'un patient. La figure 3 est une vue schématique en coupe, illustrant l'action de l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention. Dans sa forme de réalisation illustrée sur les figures 1 à 3, l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention comporte un cadre tubulaire 1, par exemple en tube d'acier inoxydable, ayant un diamètre de 6 cm ; ce cadre, 1, a une forme sensiblement rectangulaire. Sur son petit côté horizontal, supérieur, une pomme de douche usuelle, produisant un jet "baveux", 2,est montée par l'intermédiaire d'un raccord à rotule, 3, permettant de l'orienter par rapport au cadre tubulaire 1. Sur les côtés verticaux, lb, lc, du cadre tubulaire, 1, deux rangées d'ajutages, 4b et 4c, sont montées par l'intermédiaire de raccords à rotule, 5b et 5c, de manière à pouvoir être également orientés par rapport audit cadre tubulaire 1. Dans la forme de réalisation considérée, l'écartement des deux rangées d'ajutages, 4b et 4c, qui correspond a peu près à la longueur des petits côtés, horizontaux, du cadre rectangulaire 1, est d'environ 68 cm, et la hauteur de ses côtés verticaux, lb et lc est d'environ 75 cm ; la rangée droite (sur la figure 1) comporte cinq ajutages 4c, tandis que la rangée gauche, en comporte six, 4b ; dans chacune des deux rangées, les ajutages présentent un même écartement vertical, d'environ 6 cm, ce qui correspond sensiblement à la hauteur de six vertèbres d'un adulte.Comme on le voit plus clairement sur la figure 2, les deux rangées droite et gauche d'ajutages sont décalées l'une par rapport à l'autre, de manière que les fins jets dteau produits par exemple par les ajutages 5b se propagent dans des plans sensiblement horizontaux, équidistants des plans horizontaux dans lesquels se propagent les jets produits par les deux ajutages les plus proches, 5c, de l'autre rangée. Le cadre tubulaire, 1, est monte coulissant verticalement sur deux rails verticaux de guidage, 7b et 7c, qui sont eux-mêmes supportés par des ferrures, 8b et 8c, fixées, par exemple vissées, dans une paroi verticale (non représentée), par exemple l'un des murs de la salle de douche. Sur les deux rails de guidage, 7b et 7c, sont montés respectivement coulissants des manchons 9b et 9c, qui sont reliés directement aux côtés lb et lc du cadre tubulaire, 1, par des bras lOb et lOc ; le côté supérieur la du cadre rectangulaire est relié par un bras 10a à un manchon fileté 9a, qui est vissé sur une tige filetée verticale, 7a ; celle-ci est supportée par une ferrure 8a, vissée à la paroi verticale, et elle est munie d'un volant de manoeuvre 11, permettant de déplacer verticalement le cadre tubulaire,l, sur une hauteur totale de l'ordre de 60 cm, qui correspond sensiblement à la hauteur de chacune des rails de guidage 7b et 7c. Le côté inférieur, Id, du cadre tubulaire, 1, est raccordé par un tube flexible, 12, à la conduite de sortie, 13a, d'un mitigeur, 14, qui peut etre fixé à la même paroi verticale que les ferrures 8a à 8c. Dans la conduite de sortie, 13a, sont insérés un robinet, 14a, un manomètre, 15a, et un thermomètre 16a. Le mitigeur, 14, est alimenté avec de l'eau chaude et de l'eau froide sous pression, respectivement par des conduites d'amenée, 13b et 13c, dans chacune desquelles est monte un robinet, 14b ou 14c, un manomètre, 15b ou 15c, et un thermomètre 16b ou 16c. Pour appliquer une douche antialgique à la colonne vertébrale d'un patient, au moyen de l'appareil d'hydrothérapie qui vient d'être décrit, on ouvre tout d'abord les robinets, 14a, 14b et 14c, on ajuste le mitigeur, 14, de manière que le thermomètre, 15a, indique une température d'environ 40 degrés centigrades, et l'on règle la pression (par des moyens non représentés) pour que le manomètre, 15a, indique une pression de 3,5 à 4 bars. Le patient se place alors devant le cadre tubulaire, 1, de manière que son dos se trouve à une distance d'environ 30 cm. des orifices de sortie des ajutages, 4b et 4c. A l'aide du volant de manoeuvre, 11, on déplace le manchon coulissant, 9a, de façon à déplacer verticalement le cadre tubulaire,l, le long de ses rails de guidage, 7b et 7c,de manière à placer ledit cadre, 1, par rapport au dos du patient à la hauteur relative visible sur la figure 2, c'est-à-dire de manière que les jets fins, 6b et 6c, viennent frapper la colonne vertébrale du patient en différents points régulièrement espacés sur toute sa hauteur, tandis que la pomme d'arrosage, 2, se trouve sensiblement au niveau de sa nuque.On ajuste alors les orientations des ajutages, 4b et 4c, de manière que les jets, 6b et 6c, qu'ils projettent viennent frapper respectivement les deux gouttitres vertébrales Gb et Gc (figure 3) de la colonne vertébrale, V, du patient, ce qui est obtenu sensiblement lorsque les plans verticaux des deux groupes de jets sont également inclinés, d'environ 45 degrés,sur le plan vertical de symétrie,P, des deux rangées de jets. Avec le dimensionnement indiqué précédemment, en effet, les points d'incidence des jets, 6b et 6c, sont écartés, dans la direction horizontale,d'une distance de l'ordre de 5 à 6 centimètres, qui correspond sensiblement à l'écartement des gouttières vertébrales, Gb et Gc, d'un adulte.La pomme d'arrosage, 2, est ensuite orientée, à l'aide de son raccord à rotule, 3, vers la nuque du patient, de manière à envoyer un jet baveux, sous plus faible pression, en direction des vertèbres cervicales du patient. Au cours de la douche, la pression et la tempé- rature de l'eau peuvent être modifiées éventuellement, suivant un programme pré-établi ; on peut aussi déplacer l'ensemble du cadre tubulaire dans la direction verticale de manière à doucher sans discontinuité les gouttières vertébrales, Gb et Gc,sur toute leur hauteur, l'orientation de la pomme d'arrosage 2 pouvant aussi être modifiée de façon correspondante. L'appareil d'hydrothérapie, notamment de crénothérapie, selon la présente invention est susceptible de formes de réalisation différentes de celle qui vient d'être décrite. La température et la pression de l'eau d'alimentation sont matières à option, de même que le montage, coulissant verticalement, du cadre tubulaire de l'appareil. Le dimensionnement de l'appareil d'hydrothérapie selon la présente invention est luimême matière a option ;pour obtenir les effets antalgiques recherchés, il est cependant essentiel que les plans des jets fins d'eau sous pression, produits par les deux rangées d'ajutages, fassent entre eux un angle dièdre d'au moins 90 degrés, et que le patient soit placé à une distance du cadre tubulaire telle que les deux rangées de jets fins viennent respectivement frapper ses gouttières vertébrales. REVENDICATIONS 1. Appareil d'hydrothérapie, notamment de crénothérapie, en particulier pour le traitement des algies vertébrales, appareil comportant deux rangées verticales, décalées, d'ajutages envoyant de fins jets d'eau sous pression dans deux plans verticaux, également inclinés sur le plan vertical de symétrie des deux rangées de jets, et caractérisé en ce que les deux rangées d'ajutages sont montées respectivement sur les côtés verticaux d'un cadre tubulaire, sensiblement rectangulaire, qui est supporté à la hauteur du dos du patient, et qui est raccordé à une-source d'eau mitigée pour l'alimentation commune des deux rangées d'ajutages ainsi que d'une pomme d'arrosage, montée sur le côté supérieur dudit cadre rectangulaire de façon à être dirigée vers la nuque du patient, et que les ajutages sont orientés de façon que les plans de leurs jets respectifs fassent entre eux un angle dièdre d'au moins 90 degrés, le patient étant placé à une distance du cadre tubulaire telle que les deux rangées de jets fins viennent respectivement frapper ses gouttières vertébrales. 2. Appareil d'hydrotherapie selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plans des jets des ajutages font un angle voisin de 90 degrés, que l'écartement des deux rangees d'ajutages est d'environ 68 cm. , et que l'écartement des ajutages de chaque rangée est d'environ 12 cm. 3. Appareil d'hydrothérapie selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux rangées d'ajutages comportent respectivement six et cinq ajutages, répartis régulièrement le long des côtés verticaux du cadre tubulaire, dont la hauteur totale est voisine de 75 cm. 4. Appareil d'hydrothérapie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque ajutage et la pomme d'arrosage sont orientables par rapport au cadre tubulaire, par exemple au moyen de raccords à rotule. 5. Appareil d'hydrothérapie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le cadre tubulaire est monté coulissant verticalement sur un support, par exemple sur des rails verticaux de guidage, fixés par exemple à une paroi verticale, et que des moyens appropriés sont prévus pour amener ledit cadre tubulaire à la hauteur désirée sur ses rails de guidage. 6. Appareil d'hydrothérapie selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que son cadre tubulaire est alimenté avec de l'eau à une température de préférence voisine de 40 degrés centigrades, arrivant, par exemple par un tube flexible, en provenance d'un mitigeur, dont la sortie ainsi que chacune des entrées, d'eau froide et d'eau chaude, sont chacune associées à un robinet, un manomètre et un thermomètre, et que des moyens sont prévus pour régler avec précision la pression de l'eau mitigée, jusqu'à une valeur maximale d'environ 4 bars.