1. Il est bien connu que des matières organiques et en particulier des matières cellulosiques, peuvent être pyrolysées pour former des produits résiduels solides intéres- sants, tels que charbon de bois et carbone activé, de même que des combustibles gazeux et liquides. On trouve un exemple de procédés de ce genre dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 4 145 256; un procédé de pyrolyse spécialement adapté à la production d'un carbone hautement activé est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 4 230 602. Dans un tel procédé, et selon les conditions opératoires et les volumes de gaz introduits plusieurs façons dans le passé. Par exemple, on peut faire passer le courant gazeux du réacteur dans un séparateur à cyclone, en vue d'éliminer les particules solides, et le traiter ensuite dans un condenseur et un dispositif éliminant le brouillard. Toutefois, du fait que les gaz résiduels de pyrolyse renferment des quantités importantes de goudrons et d'huiles, en plus des matières solides en particules, la condensation sur les parois de tout appareillage de ce genre est considé- rable et devient excessive après des périodes de fonctionnement relativement courtes. Les dépôts de condensats et de matières solides doivent être éliminés périodiquement afin de permettre une opération satisfaisante, ce qui néces- site non seulement des temps d'arrêt importants et fréquents pour l'entretien du circuit, mais constitue. aussi une tache pénible, désagréable et dangereuse qui doit être accomplie manuellement. En variante relativement à ce traitement des gaz résiduels par voie "sèche", on a également recouru à une 2. épuration par l'eau. Toutefois, telle qu'elle est pratiquée habituellement, cette approche présente, elle aussi, de graves inconvénients, parmi lesquels on remarque notamment la néces- sité de traiter l'eau résiduaire pour la rendre sans danger pour l'environnement, et pour en récupérer la plus grande partie possible des constituants organiques intéressants, cette récupération étant inhibée dans une mesure considérable parce qu'il y a jusqu'à 60 % des matières organiques condensées en solution. Ainsi, la séparation nécessite de prévoir une installation de traitement des eaux résiduaires, ce qui représente non seulement une grande dépense de capitaux, mais constitue en outre une opération additionnelle peu commode et coûteuse. A cause de ces inconvénients, il a été suggéré que le courant de gaz pouvait être nettoyé par épuration au moyen de l'huile pyrolytique. Cette façon de procéder peut, bien sûr, éviter l'introduction d'eau, ce qui en exclut donc le traitement et elle permet en elle-même de récupérer au moins un peu de l'huile. De plus, attendu que l'huile se comporte ellemême comme un solvant naturel pour des fractions condensables du courant de gaz résiduels, ces fractions des dépôts sont aisément dissoutes, ce qui a pour effet de les éliminer et de détacher les particules par lavage des parois internes du circuit, d'o le maintien permanent de conditions opératoires correctes sans nécessiter de nettoyage manuel régulier. Malgré les avantages d'un tel procédé, il n'a pas donné lieu jusqutà présent, pour autant que l'on sache, à une mise en oeuvre telle que son utilisation pratique en soit permise sur une base continue. De plus, on ne pense pas qu'il existe à l'heure actuelle un circuit ou un procédé qui utilise l'épurations d'une huile pyrolytique pour l'obtention de produits d'une valeur optimale, notamment des gaz enrichis. En conséquence, l'un des principaux buts de la présente invention est de trouver un procédé continu original et un circuit nouveau destiné à la mise en oeuvre de ce procédé, pour la pyrolyse d'une matière cellulosique en vue de produire une huile pyrolytique, un résidu solide et un produit gazeux enrichi épuré. 3. Un but plus particulier de la présente invention est de trouver un procédé et un circuit dans lesquels l'huile pyrolytique produite est utilisée comme milieu d'épuration pour éliminer des particules solides du courant gazeux, afin d'éviter ainsi les problèmes relatifs à l'utilisation des techniques d'épuration à sec et des techniques classiques d'épuration par lavage à l'eau. Un autre objet de l'invention consiste à trouver un procédé et un circuit de la nature définie ci-dessus, dans lesquels les caractéristiques du courant d'huile pyrolytique- recyclé puissent être réglées automatiquement, soit pour permettre, soit pour empêcher la déshydratation de l'huile, de manière à assurer une mise en oeuvre optimale et pour atteindre les buts exposés ci-dessus. L'invention a en outre pour objet de trouver un procédé et un circuit nouveaux selon lesquels une portion de la vapeur d'eau séparée par condensation du produit gazeux peut être déchargée directement, comme courant non polluant d'eaux résiduaires. Un autre but de l'invention consiste à trouver un procédé et un circuit présentant ces particularités et offrant ces avantages, tout en étant pratiques, efficaces et relati- vement simples et peu coûteux à mettre en oeuvre et à utiliser. On vient de découvrir que certains des buts de l'invention définis ci-dessus, ainsi que d'autres qui s'y rapportent, sont aisément atteints dans un procédé continu de production d'un résidu solide et d'un produit gazeux enrichi propre, à partir d'une matière cellulosique qui donne par pyrolyse un résidu solide et un mélange gazeux qui comprend des fractions condensable et non condensable, la fraction condensable étant formée de vapeurs organiques condensables et de vapeur d'eau. Le procédé implique la pyrolyse continue d'une matière telle qu'un lit conditionné mobile dont la température varie et passe par une valeur maximale d'environ 760 à 11500C à un niveau intermédiaire. Les produits compren- nent un résidu solide et un mélange gazeux; le mélange gazeux renferme une quantité entraînée importante de fines particules 4. du résidu, et il se trouve à une température d'environ 110 à 4000C. De l'huile pyrolytique est injectée dans le mélange gazeux pour en éliminer les particules de résidu et pour effectuer la condensation d'une portion de sa fraction condensable, de manière à permettre la récupération d'un produit gazeux relativement propre et d'un mélange d'huile pyrolytique contenant les particules de résidu. Le mélange d'huile pyrolytique résultant est filtré en vue de sa division en une portion d'huile et un gâteau de filtre, ce dernier contenant de l'huile pyrolytique et les particules de résidu dans un rapport en poids d'environ 1 à 10-:1. Le gâteau de filtre est recyclé en vue de son traitement par introduction dans le lit; l'introduction est généralement effectuée à un niveau o la température est au minimum d'environ 2601C, elle s'effectue de préférence au-dessus du niveau "intermédiaire" mentionné ci-dessus, et le gâteau de filtre est très avanta- geusement introduit à un niveau inférieur à la surface, se trouvant au moins à environ 60 cm au-dessous de la surface, attendu que ces conditions favorisent le craquage des huiles, ce qui est normalement très désirable. La portion huile du mélange à base d'huile pyrolytique est recyclée et constitue l'huile pyrolytique injectée utilisée pour l'épuration. De même, une quantité notable des vapeurs organiques et de la vapeur d'eau présentes dans le mélange gazeux après l'épu- ration est condensée et recueillie, et une partie au moins du condensat est recyclée par injection dans le résidu à la base du lit, pour refroidir efficacement ce dernier. Les étapes de recyclage sont commandées, en ce qui concerne la vitesse d'introduction de la charge cellulosique, de manière à former un produit gazeux enrichi tout en donnant un rendement net en huile pyrolytique, cette dernière étant obtenue en une quantité d'au moins 3 % sur la base du poids de charge sèche. Dans des formes appréciées de mise en oeuvre du procédé ci-dessus, la charge de matière cellulosique consiste en déchets ligneux, la température au niveau intermédiaire du lit se situe entre environ 875 et 10000C, le mélange gazeux se trouve à une température d'environ 120 à 3700C (et notamment à une température d'environ 135 à 2000C), la viscosité de 5. 2495175 l'huile recyclée (c'est-à-dire l'huile telle qu'elle est introduite dans l'épurateur) est maintenue à une valeur d'environ 20 à 175 mPa.s, sa température se situe entre environ 10 et 451C et le résidu est refroidi à une température d'environ 1000C. Le procédé peut comporter les étapes additionnelles de contrôle de l'huile recyclée afin de déterminer sa température et sa viscosité, de maintien automa- tique de la viscosité de l'huile à une valeur de 5 à 265 mPa.- s, par le réglage de sa vitesse d'écoulement, et de maintien simultané de la température de l'huile recyclée à environ 20- 400C. D'autres étapes du procédé peuvent impliquer l'élimi- nation du brouillard du mélange gazeux sortant de l'épura- teur/condenseur d'huile, pour en éliminer les fractions d'aérosol en vue de -la filtration en même temps que le mélange à base d'huile pyrolytique, et de contrôle de l'eau venant des opérations de condensation et de récupération, pour déterminer sa teneur en matières organiques et pour permettre ainsi le réglage de la vitesse d'écoulement de l'huile recyclée afin d'y ajuster une teneur prédéterminée en substances organiques. Dans des formes très appréciées de mise en oeuvre de l'invention, l'eau récupérée dans l'étape initiale de condensation de la vapeur d'eau et de récupération est pleine- ment exploitée dans le procédé, et il n'en est pratiquement pas éliminé sous la forme d'un courant d'eau résiduaire. Généralement, le condensat séparé est recueilli dans un réservoir et le recyclage est avantageusement réglé par le maintien d'un niveau prédéterminé dans ce réservoir. Une autre portion du condensat recueilli est très avantageusement recyclée par son introduction dans l'huile pyrolytique séparée dans l'opération de filtration. Dans les formes de réalisation dans lesquelles l'eau récupérée est recyclée, notamment par son introduction dans le courant d'huile d'épuration, il est particulièrement avantageux de conduire une seconde condensation de l'eau à la suite de la première, pour éliminer une grande proportion de la vapeur d'eau contenue dans le mélange gazeux. Le condensat de la seconde condensation de l'eau est d'ordinaire sensi- 6. blement dépourvu de contamination, et en conséquence, il peut être directement évacué du circuit. Par conséquent, le procédé peut être utilisé pour produire un résidu solide, un produit gazeux purifié relativement sec, et un courant d'eau rési- duaire relativement propre. Le procédé peut avantageusement être mis en oeuvre avec une vitesse de recyclage de l'huile pyrolytique d'épuration réglée de telle manière qu'une hydratation notable du mélange gazeux et une déshydratation partielle corres- pondante de l'huile recyclée aient lieu. A titre de variante, la vitesse de recyclage de l'huile peut être choisie de manière que sa déshydratation soit sensiblement évitée. Dans les deux cas, la température du mélange à base d'huile après l'épuration est d'environ 40 à 751C; toutefois, la tempéra- ture préférée pour l'huile déshydratée va de 55 à 680C, tandis que la valeur préférée pour le second cas, dans lequel une déshydratation notable de l'huile est évitée, va d'environ 45 à 520C. D'autres objectifs de l'invention sont aisément atteints dans un circuit permettant la mise en oeuvre de la pyrolyse continue d'une charge cellulosique de la nature définie ci-dessus. Le circuit comprend un réacteur permettant d'effectuer en continu la pyrolyse de la charge, sous la forme d'un lit conditionné à mouvement descendant, ce réacteur comprenant des admissions pour la charge, le gâteau du filtre, l'air de réaction et l'eau de refroidissement du produit de carbonisation, et des sorties pour les gaz résiduels et pour le produit de carbonisation ou autre produit résiduaire solide. Un épurateur/condenseur à huile est relié à la sortie des gaz résiduels du réacteur, et un appareil de condensation au moins initiale de l'eau est prévu dans le courant des gaz résiduels de l'épurateur/condenseur à huile. Le circuit comprend également un dispositif de recyclage du condensat du condenseur à eau vers l'admission d'eau de refroidissement du réacteur, un filtre placé dans le courant de liquide sortant de l'épurateur/condenseur à huile, un dispositif de recyclage du gâteau de filtration du filtre à l'admission de ce gâteau dans le réacteur, un dispositif de recyclage de l'huile 7. pyrolytique du filtre à l'épurateur/condenseur à huile et un dispositif de réglage des vitesses de recyclage de l'eau condensée, du gâteau de filtre et de l'huile pyrolytique. Le circuit est ainsi conçu pour l'obtention d'un produit gazeux enrichi et d'une huile pyrolytique à partir d'une charge cellulosique. Dans des variantes appréciées du circuit, l'admission du gâteau de filtre dans le réacteur se fait au- dessous du sommet de ce dernier, de manière à permettre l'introduction à un niveau inférieur à la surface supérieure normale -du lit qui y est établi. Plus particulièrement, le réacteur peut être conçu de manière à permettre la distri- bution de la charge et le maintien de la surface supérieure du lit à un niveau prédéterminé, l'admission de charge étant disposée en vue de l'introduction de la charge de gâteau de filtre à un niveau se trouvant au moins à 60 cm plus bas. Le circuit peut comporter en outre un dispositif d'élimination de brouillard du courant de gaz résiduels entre l'épurateur/condenseur à huile et le dispositif de conden- sation initiale de l'eau, la sortie de liquide du dispositif d'élimination de brouillard étant en communication avec le dispositif filtrant. Un organe peut être prévu pour injecter le condensat du condenseur à eau dans le courant d'huile pyrolytique recyclé à l'épurateur/condenseur à huile, et un réservoir peut être prévu pour recueillir le condensat et pour envoyer de l'eau au réacteur et au courant recyclé d'huile pyrolytique. Le circuit peut en outre comporter un second ou dernier condenseur d'eau relié au premier condenseur d'eau ou condenseur initial, pour recueillir et sécher davantage les gaz résiduels propres qui en sortent et le condenseur final peut avantageusement être un condenseur du type à contact direct avec l'eau (c'est-à-dire un épurateur/condenseur à eau). Enfin, un dispositif de transfert d'énergie thermique, que traverse le courant d'huile pyrolytique recyclée, peut être utilisé pour permettre le réglage de sa température. Sur les dessins annexés: - la figure 1 est une représentation schématique d'un circuit conforme à la présente invention, qui convient à la mise en oeuvre des diverses formes de réalisation du procédé; 8.2495175 8. - la figure 2 est une représentation graphique de données qui comparent certaines propriétés des produits gazeux enrichis obtenus conformément à l'invention avec celles de combus- tibles gazeux courants; et - la figure 3 est une seconde représentation graphique d'autres données de comparaison de ces produits. Comme le représente en détail la figure 1 des dessins annexés, le circuit comprend un réacteur à pyrolyse , un épurateur/condenseur à huile 12, un dispositif 14 d'élimination de brouillard, un premier condenseur d'eau 48, un réservoir tampon d'eau 62, un second condenseur d'eau 64, un filtre 16, un réservoir tampon d'huile 18 et un réchauf- feur/refroidisseur 20. Le réacteur 10 est un réacteur du type à-lit conditionné vertical mobile décrit en détail dans les brevets des EtatsUnis d'Amérique n0 4 145 256 et n0 4 230 602 précités; la nature du réacteur 10 est évidente, et on considère qu'il n'est pas nécessaire de s'étendre sur sa description. La charge est introduite par une conduite 22 et se dépose à la surface supérieure du lit et le réacteur 10 est normalement équipé d'un dispositif de nivellement qui distribue uniformément la charge fraîche. La charge est pyrolysée au cours de sa descente à travers le réacteur. Le résidu solide produit est refroidi et déchargé à la base par une conduite 24, et les gaz engendrés (renfermant de la vapeur d'eau provenant du refroidissement ainsi que de la réaction de la charge cellulosique) s'élèvent à travers le lit; le produit gazeux résultant est déchargé par un conduit 26. Lorsque le courant de gaz résiduels entre dans l'épurateur/condenseur à huile 12, il est épuré avec de l'huile, comme indiqué de façon plus détaillée dans ce qui suit. Il suffit de mentionner à ce stade que l'épuration par l'huile joue le double rôle d'éliminer les particules solides du courant gazeux, tout en effectuant également une conden- sation de portions de vapeurs organiques condensables et de l'humidité que renferme ce courant. Le gaz traité est envoyé depuis l'épurateur/condenseur 12 par une conduite 28 dans le dispositif 14 d'élimination du brouillard, dans lequel tous aérosols résiduels sont mécaniquement éliminés, pour produire 9. un gaz relativement propre qui sort du dispositif 14 par une conduite 30 et entre dans le premier condenseur d'eau 48 puis dans le dernier condenseur d'eau 64, o une condensation de l'humidité additionnelle est effectuée (comme on le décrira de façon plus détaillée dans ce qui suit). Le condensat notable de matières organiques condensées) du premier conden- seur d'eau 48 est transféré dans le réservoir tampon 62 duquel il peut être soutiré à volonté (comme on l'indiquera également de façon plus détaillée dans ce qui suit). Bien que cela n'ait pas été représenté, il y a lieu de remarquer qu'un ventilateur ou machine soufflante convenable peut être installé sur le passage des gaz résiduels pour maintenir une dépression suffi- sante pour en décharger les courants gazeux; en conséquence, le réacteur 10 fonctionnera normalement à une pression légèrement inférieure à la pression atmosphérique. Des courants d'huile 32, 34 contaminés (c'est-à- dire renfermant des particules) sortent respectivement de l'épurateur/condenseur à huile 12 et du dispositif 14 d'élimi- nation du brouillard et sont réunis en vue de leur introduc- tion par une conduite 36 dans un filtre rotatif 16 fonction- nant sous vide. Les particules de résidu solide sont séparées de l'huile dans le filtre 16 et l'huile est ensuite déchargée par une conduite 38 dans son réservoir tampon 18. Une partie de l'huile pyrolytique contenue dans le réservoir 18 est prélevée par une conduite 40 en vue de son recyclage à l'épurateur/condenseur à huile 12 par une conduite 42, et passe tout d'abord par le réchauffeur/refroidisseur 20 qui ajuste sa température à une valeur convenablement choisie, dictée par les conditions opératoires. De l'eau venant du réservoir 62 peut être injectée par une conduite 60 dans l'huile pyrolytique passant dans la conduite 40, en produisant ainsi le cas échéant un milieu épurateur à teneur élevée en humidité. A titre de variante, l'huile peut être envoyée intacte dans l'unité 20 et dans l'épurateur/condenseur à huile 12; ces variantes de réalisation seront également commentées de façon plus détaillée dans ce qui suit. Dans tous les cas, le restant d'huile est soutiré du réservoir tampon 18 par une 10. conduite 40 et est délivré au stockage en vrac, en tant qu'huile obtenue comme produit. On pourrait remarquer à ce stade que l'addition d'eau à l'huile permet sa déshydratation partielle au cours de l'épuration, ce qui a pour effet d'accroître grandement la capacité de refroidissement du milieu d'épuration et, par conséquent, de réduire fortement l'écoulement de l'huile dans l'épurateur/condenseur à huile. Dans un tel cas, l'huile sortant de l'épurateur/condenseur à huile a une plus faible teneur en humidité que l'huile qui y entre. Un peu de l'eau récupérée peut être déchargée du réservoir tampon 62 par une conduite 58, sa quantité corres- pondant à celle qui est nécessaire pour refroidir le résidu solide se trouvant à la base du réacteur 10 jusqu'à une température correcte (par exemple environ 1001C), en établis- sant ainsi normalement une teneur en humidité du résidu d'environ 4 à 5 % en poids, sur base humide. Cela réduit la teneur en humidité du produit gazeux d'une quantité propor- tionnelle à la vitesse de production du résidu solide, améliorant ainsi encore davantage le pouvoir calorifique du produit gazeux et rendant le procédé essentiellement indépen- dant de toute source extérieure d'eau. Néanmoins, de l'eau de refroidissement peut être introduite dans le procédé à partir d'une source extérieure l'eau de ville pouvant arriver dans la conduite d'eau 58. Le gâteau de filtre est déchargé du filtre 16 par un conduit 46 et il est recyclé au réacteur 10 dans lequel il pénètre de préférence à un niveau inférieur à la surface. Bien que des positions relatives apparaissent sur la figure 1, on n'a nullement cherché à faire apparaître l'emplacement réel des conduits de charge, de gâteau de filtre et d'eau de recy- clage 22, 46 et 58 par rapport à la profondeur du lit ou la position à l'intérieur du réacteur. Indépendamment de ce que le circuit comporte ou non le condenseur initial d'eau 48, il peut avantageusement comporter le condenseur final 64, de manière à éliminer de la vapeur d'eau du gaz passant dans la conduite 50 et à produire ainsi un gaz séché 66, attendu que cette humidité représente 1 1. une fraction inerte qui réduit sensiblement le pouvoir calori- f ique du produit final. Un tel condenseur 64 est toutefois particulièrement appréciable - en coopération avec le condenseur 48, attendu que ce dernier sert à éliminer des impuretés organiques du gaz (qui sont ensuite renvoyées au réacteur 10 et à l'épurateur 12 dans l'eau s'écoulant dans la conduite 58, ainsi que normalement dans l'huile hydratée s'écoulant dans la conduite 42) en donnant à la sortie du condenseur 64 un courant d'eau relativement non contaminée qui peut être suffisamment propre pour être déchargé directement sans produire d'effets indésirables ou interdits sur l'envi- ronnement. Pour en terminer avec la figure 1, il y a lieu de remarquer que de l'air est introduit dans le réacteur 10 par une conduite 56 (qui comporte d'ordinaire, en pratique, des grilles de tubes disposées à plusieurs niveaux). Cela a pour effet d'établir la zone de température maximale dans le lit de pyrolyse et affecte notablement (en raison de la disposition, de la distribution et de la vitesse d'écoulement de l'air) la nature du procédé et des produits obtenus. Bien que le gâteau de filtre soit normalement introduit au-dessus du niveau de température maximale (dans ce cas, les positions relatives sont indiquées sur la figure par les conduites 46 et 56), il n'en est pas nécessairement ainsi. La chaleur sensible du dépôt de carbonisation dans les portions inférieures du lit peut être entièrement suffisante pour effectuer un craquage notable de l'huile pyrolytique dans le gâteau de filtre (comme cela est important pour l'enrichissement maximal du gaz) et le gâteau de filtre peut donc être introduit à un point bas dans le lit, du moment que la durée de séjour (avant la décharge du réacteur 10 avec le résidu solide) n'est pas indésirablement brève. Dans le processus de recyclage de l'eau, une commande automatique peut être réalisée par le réglage du débit du courant 42 d'huile d'épuration, la température de l'huile étant automatiquement ajustée pour maintenir la température du courant 36 d'huile contaminée à une valeur compatible avec une déshydratation partielle de l'huile 12. 2495175 d'épuration. La teneur en humidité du courant 38 d'huile filtrée peut être contrôlée sans interruption par mesure de la viscosité cet état. En outre, compte tenu de ce que le débit du courant 58 de condensat est déterminé par la vitesse de production et par la teneur en humidité duproduit résiduel solide, et de ce que le débit du courant 60 d'hydratation de l'huile est déterminé par la teneur en humidité de l'huile, on remarque qu'un simple détecteur de niveau d'eau dans le réservoir tampon 62 suffit à commander le degré de refroi- dissement du courant 50 de gaz combustible dans le condenseur d'eau 48. En outre, pour répartir le refroidissement- du courant de gaz entre l'épurateur/condenseur à huile 12 et le condenseur d'eau 48, on peut surveiller en continu la teneur en matière organique du courant 52 d'eau condensée. Si elle est en train de croître par rapport à la valeur désirée, on élève progressivement le débit du courant d'huile d'épuration et/ou on réduit la température de l'huile, de manière à accroître le degré de refroidissement du courant de gaz dans l'épurateur/condenseur à huile et le dispositif d'élimination du brouillard et à accroître en même temps la condensation et la séparation des matières organiques dans ces dispositifs; cela se traduit finalement par une réduction de la quantité de matières organiques recueillie dans le condenseur d'eau 48. S'il apparaît que la teneur en matières organiques du courant 52 d'eau condensée décroît depuis sa valeur désirée, l'action opposée est automatiquement entreprise. Enfin, le débit du courant 44 d'huile obtenue comme produit et le niveau de l'huile dans le réservoir tampon d'huile 18 peuvent être contrôlés pour commander le débit d'huile pyrolytique recyclée dans le réacteur 10 comme huile pour le gâteau de filtre dans le courant 46; le cas échéant, de l'huile arrivant par la 13. 2495175 conduite 44 peut être ajoutée au gâteau de filtre sur le trajet de son retour au réacteur dans la conduite 46. Le degré d'enrichissement du courant 50 de gaz combustible est naturel- lement en relation directe avec ce débit. Des échantillons de gaz combustible destinés à des déterminations de la composition et/ou du pouvoir calorifique sont prélevés pério- diquement de manière à établir la relation entre la vitesse de recyclage de l'huile et le degré d'enrichissement, qui sert de méthode d'étalonnage et de contrôle de qualité. Pour la commande automatique du procédé mis en oeuvre sans recyclage d'eau, on règle là encore le débit du courant 42 d'huile d'épuration et la température de ce courant est automatiquement ajustée de manière à maintenir la tempéra- ture du courant 36 -d'huile contaminée à une valeur qui convient à la déshydratation minimale de l'huile. Le débit correct de l'huile d'épuration est aussi déterminé de la même façon par le contrôle continu de la teneur en humidité du courant 38 d'huile filtrée. Si l'huile est en train de se déshydrater par rapport à sa teneur en humidité désirée, le débit de l'huile d'épuration est élevé progressivement et/ou la température de l'huile est réduite jusqu'à ce que le débit atteigne une valeur pour laquelle la teneur désirée en humidité de l'huile peut être maintenue. Si l'huile s'hydrate, l'action opposée est automatiquement entreprise pour corriger cet état. Les exemples suivants font ressortir l'efficacité de la présente invention. EXEMPLES 1, 2 et 3 Un mélange préalablement séché de bois dur broyé ou divisé en copeaux, contenant environ 7 % d'humidité, sur base humide, est introduit à la partie supérieure d'un réacteur vertical du type défini cidessus, dans un circuit du type illustré sur la figure 1 des dessins annexés. De l'air est réparti sur tout un volume au niveau d'une zone inter- médiaire du lit, les tubes supérieurs d'arrivée d'air se trouvant à environ 90 cm au-dessous de la surface, et le résidu solide est soutiré continuellement par la base du réacteur à un débit choisi de manière à maintenir la 14 2495175 profondeur du lit à une valeur sensiblement constante d'environ 2,45 m. La masse réactionnelle atteint une température maximale d'environ 9500C au niveau de la zone intermédiaire du lit, et le produit résiduel solide est déchargé à une température d'environ 1000C après refroi- dissement par de l'eau recyclée. Le gaz résiduel sortant du réacteur a entraîné des particules de résidu solide, qui en sont sensiblement éliminées dans l'épurateur/condenseur à huile, utilisant comme milieu d'épuration l'huile pyrolytique produite dans le procédé, en mélange avec de l'eau recyclée. Le gaz épuré est ensuite débarrassé du brouillard, et les courants d'huile sortant de l'épurateur/condenseur à huile et du dispositif d'élimination du brouillard sont mélangés puis filtrés au moyen d'un dispositif filtrant rotatif classique duquel le gâteau de filtre est déchargé en continu. Le gâteau de filtre est recyclé dans le réacteur, et il y est introduit par un dispositif à piston ou par une -vis tubulaire, à un niveau situé à environ 60 cm au-dessous de la surface du lit (à cet endroit, la température est suffisamment haute pour craquer une quantité appréciable de l'huile contenue dans le gâteau de filtre, comme cela sera décrit en détail dans ce qui suit). La fraction d'huile produite par l'opération de filtration est déchargée dans le réservoir tampon, à partir duquel elle est recyclée (avec l'eau qui y est injectée) dans l'épurateur/condenseur, sa température étant ajustée de manière à maintenir les conditions opératoires désirées. Pour ce faire, on contrôle la température en permanence, tout comme la viscosité et la teneur en eau du courant d'huile, de la manière décrite. Sur la base des conditions existantes, le courant d'huile est soit chauffé, soit refroidi, selon le cas, et les conditions du circuit sont correctement ajustées de manière à y maintenir les valeurs désirées de viscosité et de teneur en humidité. L'huile dont les paramètres sont ainsi réglés est pulvérisée en continu à l'intérieur de l'épurateur/condenseur pour épurer le courant de gaz résiduel et pour en condenser les fractions condensables. A sa sortie du dispositif d'élimination du brouillard, le gaz propre passe dans le condenseur initial d'eau, de préférence également dans le second, et il est recueilli et analysé en vue de déterminer son degré de propreté et son pouvoir calorifique. On constate qu'il est sensiblement dépourvu de particules solides, et qu'il peut être utilisé avantageusement comme combustible gazeux. Le tableau I ci-après reproduit les résultats particuliers et les paramètres concernant les trois exemples ainsi mis en oeuvre, mais dans lesquels le gaz n'est pas soumis à une seconde condensation de vapeur d'eau. TABLEAU I Exemple: 1 2 3 NO du courant Substance Tempéra- ture Débit massique 22 Charge 16 1463,3 1463,3 1463,3 Charge sèche Humidité Air 16 Eau de refroidisse- ment du dépôt de carbonisation 16 Gâteau du filtre 38 Matières solides sèches Huile sèche Humidité Produit de carboni- sation 100 Produit carbonisé sec Humidité- Courant de gaz résiduels 149 Matières solides en particules Produit nouveau de pyrolyse Huile condensable sèche Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau 102,5 290,7 98,4 118,4 39,5 67,1 11,8 102,5 290,7 98,4 197,3 39,5 134,3 23,6 102,5 290,7 98,4 438,6 39,5 134,3 59,9 387,4 387,4 387,4 367,9 367,9 367,9 19,5 19,5 19,5 1583,5 1662,4 1903,7 39,5 39,5 39,5 302,5 302,5 302,5 17,2 541,1 604,2 17,2 541,1 604,2 17,2 541,1 604,2 16 2495175 TABLEAU I (Suite) Exemple: N du courant Substance Tempéra- ture Débit massique Produit craqué de l'huile Huile condensable sèche Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau Huile d'épuration Huile sèche Humidité Huile contaminée Matières solides en particules Huile sèche Humidité Huile filtrée Huile sèche Humidité Huile d'épuration déshydratée Huile sèche Humidité Huile produite Huile sèche Humidité 14,1 28,1 71,7 7,2 53,1 4,5 38 2664,9 2131,9 ,0 ,7 9,1 2785,5 2228,5 37,6 267,6 22,2 2525,2 631,9 66 2920,3 3050,5 3450,5 39,5 39,5 39,5 2448,5 2559,2 2899,4 432,3 451,8 511,7 2801,9 2853,1 3011,9 2381,4 2425,4 2560,1 420,5 427,7 451,8 54 2508,4 2131,9 376,5 54 293,5 249,5 44,0 2622,3 2228,5 393,7 230,9 196,4 34,5 2971,1 2525,2 445,9 ,8 34,9 ,9 2 3 TABLEAU I (Suite) Exemple: N du courant Substance Tempéra- ture 1 2 3 Débit massique Gaz épuré à l'huile/ débarrassé du brouillard (1) Produit nouveau de pyrolyse Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau Huile craquée produite Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau Vapeur d'eau de déshydratation de l'huile Eau d'hydratation de l'huile 16 1328,1 1397,5 1610,3 17,2 541,1 604,2 7,2 53,1 4,5 17,2 541,1 604,2 ,0 ,7 9,1 17,2 541,1 604,2 37,6 267,6 22,2 ,7 105,2 120,2 156,5 163,3 186,0 Gaz combustible produit ( Produit nouveau de pyrolyse Huile non condensable sèche Gaz non condensable Huile craquée produite Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau 2) 1073,2 1135,8 1325,9 17,2 17,2 17,2 541,1 541,1 541,1 7,2 53,1 454,5 ,0 ,7 456,8 37,6 267,6 462,2 Sur le tableau ci-dessus, "n0 du courant" renvoie naturellement à la figure i des dessin annexés; les tempéra- tures sont exprimées en degrés Celsius et les débits massiques sont exprimés en kilogrammes par heure. Les températures du produit gazeux à l'entrée (courant 30, remarque "'") et à la sortie (courant 50, remarque "2") du condenseur d'eau 48 varient et sont, respectivement, égales à 88 et 83 pour l'exemple 1, à 87 et 820 pour l'exemple 2 et à 85 et 790 pour l'exemple 3. Comme on le remarquera, la principale variable dans les trois exemples réside dans la quantité d'huile pyrolytique recyclée dans le réacteur. Toutefois, dans tous les cas, la température qui prédomine au point de recyclage du gâteau de filtre (environ 2751C) est apte à craquer environ 79 % en poids (sur la base du poids d'huile du gâteau de filtre sec) de l'huile pyrolytique en gaz et vapeurs non condensables. Plus particulièrement, dans l'exemple 1, la teneur en matières solides du gâteau de filtre est de 33,3 % en poids; à un débit de matières solides sur base sèche de 39,5 kg/h, ceci représente un débit de recyclage d'huile humide de 78,9 kg/h. Dans l'exemple 2, la teneur en matières solides du gâteau de filtre est de 20 % en poids et le débit de matières solides sur base sèche est maintenu à 39,5 kg/h, ce- qui donne un débit de recyclage de l'huile humide de 157,8 kg/h. Enfin, dans l'exemple 3, la teneur en matières solides est telle que le rendement en huile obtenue comme produit se trouve à une valeur pratique minimale, en l'occurrence 3 % en poids. Pour un débit de matières solides sur base sèche de 39,5 kg/h, le gâteau de filtre contient 9 % en poids de matières solides et le débit de recyclage de l'huile humide est à sa valeur maximale de 399,2 kg/h. On a effectué d'autres essais dans lesquels les produits gazeux des exemples précédents ont été davantage déshydratés au moyen d'un condenseur final à eau. Les propriétés des divers produits gazeux, tant avant qu'après la déshydratation finale, sont commentées en détail dans ce qui suit. EXEMPLES 4 et 5 On utilise la même charge et le même circuit pour la mise en oeuvre de deux autres exemples, la différence importante par rapport à ce qui précède. résidant dans l'élimination du recyclage de l'eau, l'huile étant épurée avec le minimum de déshydratation. Ainsi, le condenseur à eau 48 et le réservoir tampon 62 sont éliminés, l'eau de refroidissement du dépôt de carbonisation étant fournie par une source extérieure (toujours à un débit suffisant pour abaisser la température du produit de carbonisation à une température de décharge d'environ 100CW). Les exemples 4 et 5 différent essentiellement l'un de l'autre en ce que le gâteau de filtre dans l'exemple 4 est renvoyé à la surface supérieure du lit en même temps que la charge, de manière à récupérer l'huile de ce gâteau, tandis que dans l'exemple 5, le recyclage s'effectue au même niveau que dans les exemples 1 à 3, de manière à craquer une portion appréciable de l'huile du gâteau de filtre. Les deux gaz sont relativement dépourvus de particules; toutefois, comme on peut le constater, le pouvoir calorifique du gaz de l'exemple 5 est notablement amélioré par rapport à celui de l'exemple 4. Les paramètres opératoires pour ces deux exemples sont indiqués sur le tableau II suivant. TABLEAU -II Exemple: N du courant Substance Charge Charge sèche Humidité Air Eau de refroidis- sement du dépôt de carbonisation Gâteau de filtre Matières solides sèches Huile sèche Humidité Produit de carbo- * nisation Produit sec Humidité Courant de gaz résiduels Particules solides Huile condensable sèche Huile non condensable sèche Gaz non condensable Vapeur d'eau Huile d'épuration Huile sèche Humidité Huile contaminée Particules solides Huile sèche Humidité Huile produite Huile sèche Humidité Produit gazeux Gaz non condensable Huile non condensable Vapeur d'eau Température Débit X 16 1463,3 1360,8 102,5 massique 1463,3 1360,8 102,5 290,7 290,7 98,4 118,4 39,5 67,1 11,.8 387,4 367,8 19,5 98,4 118,4 39,5 67,1 11,8 387, 4 367,8 19,5 1583,5 1583,5 39,5 39,5 369,7 316,6 17,2 541,1 38 20285 3042,7 54 20760 39,5 3108,1 38 356,1 302,6 53,5 (3) 1109,0 541,1 17,2 550,7 24,5 594,2 608,7 2760,1 39,5 2815,9 293,5 249,5 44,0 1171,6 594,2 24,5 552,9 21 2495175 Les unités de température et de débit massique sont, respectivement, là encore, des degrés Celsius et des kilo- grammes par heure. La valeur spécifique de température (remarque "3") pour le courant 30 de produit gazeux est de 870 dans l'exemple 4, tandis qu'elle est de 860 dans l'exemple 5. Il y a lieu de remarquer que le débit de l'huile d'épuration dans les deux derniers exemples est bien plus grand que dans les trois premiers, ce qui représente l'un des inconvénients importants du mode de mise en oeuvre des exemples 4 et 5, du fait que l'appareillage utilisé dans la portion de circuit concernant l'huile doit avoir une bien plus grande capacité, et est donc plus coûteux en ce qui concerne les capitaux investis et les frais d'exploitation. En outre, si le produit gazeux de ces exemples (c'est-à- dire des exemples 4 et 5) est séché en vue d'améliorer son pouvoir calorifique élevé, l'eau recueillie risque donc d'être contaminée par des matières organiques et de poser, par conséquent, un problème d'évacuation. En revanche, tandis que le procédé de l'exemple 4 produit davantage d'huile pyro- lytique que celui de l'exemple 5 (parce que l'huile est simplement retirée par vaporisation du gâteau de filtre à la surface du lit et recueillie dans le courant d'huile, avec une légère modification de composition), le volume et (comme on le constatera) le pouvoir calorifique du produit gazeux obtenu par le procédé de l'exemple 5 sont tous deux élevés (à cause du craquage de la fraction d'huile pyrolytique du gâteau de filtre se trouvant dans le lit), ce qui constitue le principal avantage du procédé de l'exemple 5 par rapport à celui de l'exemple 4. Il y a lieu de remarquer dans ce qui précède que l'enrichissement du gaz est obtenu dans le procédé de l'invention par le craquage de l'huile pyrolytique recyclée au réacteur et/ou par l'élimination d'eau recyclée du circuit sous forme d'humidité dans le produit résiduel solide, ce qui se traduit par une réduction nette de la quantité de vapeur d'eau (fraction inerte nuisible aux propriétés de combustion) présente dans le courant de gaz résiduels. Dans les formes de réalisation que l'on préfère, ces deux effets sont exploités. 22 2495175 Le degré d'enrichissement du gaz est naturellement directement proportionnel à la quantité d'huile pyrolytique recyclée au réacteur, et il est donc maximisé lorsque la production nette d'huile pyrolytique est à un niveau minimal. Bien que cela soit théoriquement possible, un craquage de la totalité de l'huile produite n'a généralement pas lieu dans la mise en pratique de l'invention (excepté peut-être sur une base provisoire), à cause de la nécessité de maintenir la qualité de l'huile entre certaines limites qui s'imposent pour une épuration efficace et pour une filtration satisfaisante. Les formes de réalisation avec recyclage de l'eau sont particulièrement appréciables parce que, comme mentionné ci-dessus, les impuretés organiques condensables sont retirées du courant de gaz résiduels, puis renvoyées au réacteur (soit avec la portion d'huile d'épuration du gâteau de filtre, soit avec l'eau de refroidissement, et de préfé- rence dans les deux courants) en vue d'une évacuation aisée. Ainsi, les matières organiques récupérées dé la sorte sont ou bien craquées dans le réacteur, et se retrouvent finalement comme composants non condensables du produit gazeux, soit éliminées avec le produit de carbonisation ou autre résidu solide, produit dans lequel la présence d'une petite quantité de ces substances organiques n'est en général pas gênante. En tout cas, la conséquence pratique de ce recyclage est que l'humidité peut ensuite être éliminée du produit gazeux (comme dans le condenseur d'eau final 64 de la figure 1) et, normalement, déchargée directement, sans autre traitement, comme courant d'eaux résiduaires relativement sans danger et non polluées. Comme on peut le remarquer, ces avantages sont la conséquence directe des étapes successives d'épuration et de condensation, combinées au recyclage de l'huile pyrolytique et aussi de l'eau condensée. La plupart des matières organiques condensables sont éliminées du courant de gaz résiduels au cours de son passage dans l'épurateur/condenseur à huile, soit en vue d'être récupérées comme huile produite, soit pour leur recyclage avec le gâteau de filtre en vue d'un nouveau traitement (normalement un craquage). Les substances organiques condensables restant dans le courant de gaz résiduels après l'épuration par l'huile sont ensuite éliminées dans le condenseur initial à eau et elles sont recyclées avec l'huile utilisée pour l'épuration du gaz ou avec l'eau utilisée pour le refroidissement du résidu solide. En tout cas, les portions qui-ne sont pas éliminées du circuit sous forme d'humidité dans le résidu solide sont traitées à nouveau dans le réacteur, soit par un recyclage final avec l'huile du gâteau de filtre, soit par volatilisation dans le produit solide chaud et passage ascendant à travers le lit. Etant donné que les gaz sortant du condenseur initial à eau sont essentiellement dépourvus de matières organiques condensables, un second condenseur à eau peut être utilisé pour déshydrater le gaz-(de préférence par contact direct), de manière à produire un courant résiduaire propre. Les courants de gaz résiduels des formes de réalisation dans lesquelles l'épuration par l'huile et le recyclage de l'eau ne sont pas mis en pratique peuvent naturellement être aussi déshydratés dans le condenseur 64, de manière à accroître les pouvoirs calorifiques élevés des gaz produits. Toutefois, dans de tels cas, le courant d'eaux résiduaires qui en résulte nécessite généralement un traitement pour éliminer les impuretés organiques et pour le rendre propre à l'évacuation, du point de vue de l'environne- ment. Comme on l'a indiqué, pour que la charge organique soit capable d'être utilisée dans le procédé de l'invention, elle doit être susceptible d'une décomposition thermique en vue de former un produit carboné solide et un produit gazeux contenant des fractions non condensables et des fractions condensables, y compris de la vapeur d'eau. En règle pratique, la charge doit être un résidu facile à obtenir en abondance, de manière à maximiser les facteurs économiques et les avantages de l'invention. Tout bien considéré, une matière très avantageuse à utiliser dans le procédé de l'invention consiste en résidus ligneux (par exemple écorce, sciure de bois, résidus de coupes forestières, etc.) en raison des immenses quantités disponibles, du désir d'optimiser les applications finales et de la valeur que représentent les produits qui peuvent en être tirés. Toutefois, d'autres matières premières conviennent, telles que la bagasse de canne à sucre, la paille, la balle de riz, les enveloppes d'arachide et des déchets agricoles similaires. Bien que la charge puisse fréquemment être utilisée telle qu'elle a été reçue, il peut être avantageux de la sécher au préalable, de la comprimer ou de la rendre dense d'une autre façon, et/ou de réduire le diamètre de ses particules selon les conditions opératoires et la nature des produits qui doivent être obtenus. La composition de l'huile pyrolytique obtenue comme produit et, en particulier, sa teneur en humidité ont une importance fondamentale pour le procédé de l'invention. Il en est ainsi parce qu'une fonction essentielle assumée par l'huile dans le procédé est l'entrée en contact thermique avec le courant de gaz résiduels et, par conséquent, son refroidis- sement, suivant un mécanisme essentiellement et avantageusement basé sur l'évaporation. En conséquence, en l'absence d'une humidité suffisante, l'huile se déshydraterait aussitôt en totalité, perdrait de sa volatilité et serait surchauffée, ce qui entraînerait son altération et la rendrait finalement inutilisable. Par ailleurs, et notamment dans le cas des formes de réalisation de l'invention dans lesquelles il n'y a pas de recyclage d'eau, si la quantité d'humidité est excessive, des problèmes relatifs à l'élimination de l'eau tendraient à se reproduire. Ainsi, jusqu'à 50 % de l'huile pyrolytique pourraient être dissous dans l'eau résiduaire et seraient donc perdus, les caractéris- tiques de l'huile en tant que solvant seraient notablement réduites et des moyens de traitement des eaux résiduaires seraient nécessaires. Pour les raisons exposées ci-dessus, la quantité d'humidité contenue dans l'huile pyrolytique doit être maintenue à environ 10-50 et notamment 15- 25 % sur la base du poids de l'huile humide. En ce qui concerne les composants très volatils de l'huile (c'est-à-dire ceux qui se volatilisent dans une mesure importante dans les conditions opératoires), si la teneur tombe trop bas, le pouvoir dissolvant de l'huile en tant que 2495175 milieu épurateur devient inapte à maintenir le circuit dépourvu de dépôts goudronneux. Bien que la teneur en matières volatiles de l'huile contribue également de façon bénéfique au maintien d'une viscosité avantageusement -basse, cela ne constitue pas une fonction déterminante, attendu que normalement, cette propriété peut être aisément corrigée par l'addition d'eau. Evidemment, le pouvoir dissolvant de l'huile pourrait aussi être ajusté par l'introduction de solvants convenables provenant d'une source indépendante, mais cela ne serait pas réalisable du point de vue économique et, en fait, porterait atteinte à un avantage essentiel de l'utilisation de l'huile pyrolytique comme milieu d'épuration. Pour cette raison, il est essentiel pour le procédé qu'une quantité minimale d'huile en excès soit produite sur une base continue; sinon. elle perdrait immédiatement de son pouvoir dissolvant à cause de la perte constante de composants très volatils qui sont les solvants principaux. Par conséquent, en règle pratique, les conditions opératoires doivent être choisies de manière qu'il y ait une production nette d'au moins 3 parties en poids d'huile nouvelle pour 100 parties en poids de charge sèche traitée. Un moyen commode de déterminer si l'huile recyclée renferme une quantité correcte de constituants volatils consiste à mesurer sa viscosité. Le maintien de cette propriété entre des limites déterminées, en tenant compte de sa teneur en humidité, garantit la qualité de l'huile; plus particulièrement, l'huile doit avoir une viscosité d'environ 5 à 265 et de préférence d'environ 20 à mPa.s. Les valeurs les plus faibles (5 et 20) corres- pondent généralement à des teneurs respectives en humidité d'environ 40 et 25 % dans l'huile à une température d'environ 650C. Inversement, à une température de 200C, les valeurs supérieures (265 et 175 mPa.s) correspondent, respectivement à des taux d'humidité de 10 et 15 %. A titre d'autre indication, une huile satisfaisante à une température de 381C et contenant 15, 20 ou 25 % d'eau présente des valeurs respectives de viscosité de 70, 40 et 35 mPa.s. Tout bien considéré, une teneur en humidité de 15 % de l'huile est en général optimale pour des opérations dans lesquelles de l'eau n'est pas récupérée en vue du recyclages et une concentration d'environ 20 % est en général optimale dans les variantes de réalisation, en donnant à la fois une viscosité désirable (avec la présence de quantités convenables de matières volatiles) ainsi qu'une capacité thermique apparente avantageuse, sans engendrer de difficultés d'élimination d'eau. Outre le maintien d'une production d'huile nette d'au moins 3 %, l'établissement de conditions permettant d'éviter des pertes de matières volatiles en excès d'environ 30 (et à la limite supérieure 40) % en poids est également désirable pour assurer la conduite d'une opération satisfaisante; on y parvient principalement en évitant des températures excessivement hautes dans les divers courants d'huile, par exemple par l'élévation des débits et par des moyens similaires. La différence des températures de l'huile d'épuration et des gaz résiduels doit, naturellement, être assez grande pour assurer qu'il y ait un transfert satis- faisant d'énergie thermique pour une condensation efficace des fractions condensables du courant de gaz résiduels. En outre, la température de l'huile doit être assez basse pour éviter sa déshydratation excessive et sa perte de volatilité; sinon, l'huile se dégrade et ne convient plus pour une épuration et un refroidissement efficaces. En particulier, l'huile doit se trouver au moins à 651C au-dessous des gaz résiduels, et la différence de température doit de préférence être égale ou supérieure à 900C. Par ailleurs, la température de l'huile doit être maintenue assez haute pour faciliter le pompage et la pulvérisation et pour éviter une obturation des buses. Par conséquent, compte tenu de tous les facteurs, l'huile d'épuration est généralement utilisée à une température comprise dans la plage de 10 à 450C, les températures préférées allant d'environ 20 à 400C. Dans la pratique, les gaz résiduels sont refroidis dans l'épurateur/condenseur à huile à une température s'écartant de 5 à 100C du point de rosée apparent; toutefois, il n'est pas judicieux de laisser la température de l'huile 27 2495175 s'approcher du point de rosée du courant de gaz résiduels. Si la température de l'huile devient trop haute, une trop grande quantité d'eau est évaporée de l'huile dans le gaz, en déshydratant l'huile excessivement et en donnant un gaz indésirablement humide. Mais là encore, si la température de sortie de l'huile est trop basse (par exemple moins d'environ 430C), la filtration est difficile, voire même impossible, en règle pratique (sauf naturellement si l'huile est chauffée différemment), puisqu'une obturation du filtre pourrait apparaître à des températures suffisamment basses. Pour ces raisons, l'huile "encrassée" sortant de l'épurateur/condenseur se trouve habituellement à une température d'environ 40 à 751C, les valeurs de 52 et 661C représentant des valeurs supérieures préférées pour les cas respectifs de non-déshydratation et d'hydratation. L'huile sortant du dispositif d'élimination du brouillard se trouve normalement à une température d'environ 901C. Dans la plupart des cas, l'huile sortant de l'épurateur/condenseur renferme environ 15 % d'eau sur la base du poids d'huile humide. Par conséquent, il y a lieu de remarquer que dans les formes de réalisation dans lesquelles un recyclage d'eau n'est pas utilisé, le procédé est influencé de manière à éviter un transfert massique net important d'eau dans les opérations d'épuration par l'huile. Par ailleurs, dans les formes de réalisation avec recyclage d'eau, une hydratation du courant de gaz résiduels a lieu et l'huile d'épuration transfère normalement à ce courant environ 25 % en poids de sa teneur en humidité (passant par exemple d'une valeur initiale de 20 % à une valeur de 15 % après l'épuration). Comme on l'a déjà mentionné, le gâteau de filtre a normalement un rapport huile:matières solides d'environ 1 à :1, la limite inférieure pratique des matières solides dépendant de la quantité entraînée de matières solides, du mode de filtration et de la concentration de matières solides dans le courant d'huile après l'épuration. La capacité de production d'huile et de filtration du circuit suffit normalement à traiter des quantités entraînées supérieures à -40 % du poids de la charge. Lorsque l'huile pyrolytique est produite à un taux relativement faible, il est avantageux que l'entraînement de matières solides soit d'autant plus bas pour assurer que la quantité d'huile recyclée avec le gâteau de filtre ne crée aucun déficit dans le paramètre de rendement net en huile du procédé qui est égal à 3 %. Bien que la présence d'un auxiliaire de filtration puisse être souhaitable dans quelques cas, le gâteau de filtre peut lui- même servirde milieu de filtration, à condition qu'une portion convenable de son épaisseur ait été supprimée. L'endroit o le gâteau de filtre est introduit dans le lit exerce un effet très important sur la nature des produits obtenus finalement, et par conséquent sur les avantages que l'on peut tirer de la mise en oeuvre de certaines formes de réalisation du procédé. Ainsi, bien qu'il soit tout à fait réalisable d'introduire le gâteau de filtre en même temps que la charge à la partie supérieure du lit, cette façon de procéder offre peu d'avantages en ce qui concerne l'amélioration des produits combustibles. Dans les conditions de température relativement basse qui prédominent à la surface, le gâteau de filtre n'est essentiellement soumis qu'à une évaporation qui sert à récupérer l'huile de ce gâteau, mais non à améliorer notablement le pouvoir calorifique du gaz. Néanmoins, on peut pratiquer de la sorte dans les formes de réalisation de l'invention avec recyclage de l'eau pour obtenir de meilleurs rendements en huile, en ne comptant que sur la réduction de la quantité de vapeur d'eau contenue dans le courant de gaz résiduels pour effectuer un enrichissement, mais là encore, les formes de réalisation préférées exploitent les effets combinés de l'élimination d'humidité et de l'augmentation des quantités de composants combustibles dans le produit gazeux. Comme indiqué, l'introduction du gâteau de filtre à des niveaux endessous de la surface du lit, là o des températures élevées prédominent, permet un chauffage rapide et, par conséquent, un craquage de l'huile, de manière à produire des gaz hydrocarbonés à grand pouvoir calorifique tels que le propane et les butanes. Pour obtenir ces 29 2495175 avantages, on introduit normalement le gâteau de filtre à un niveau se trouvant au moins à 60 cm au-dessous de la surface supérieure du lit et, en tout cas, en un endroit o la température est au moins égale à 2600C. L'énergie en joules du produit gazeux final peut ainsi être élevée d'au moins 10 %. Plus particulièrement, tandis qu'un produit gazeux ayant un pouvoir calorifique d'environ 5,6 à 7,5 MJ/m3 est facilement obtenu par des procédés de pyrolyse plus classiques, l'utilisation des procédés de la présente invention permet de produire des gaz ayant des pouvoirs calorifiques compris dans la plage de 7,5 à -9,3 MJ/m 3. Comme cela est évident pour l'homme de l'art, la production d'un gaz ayant un tel pouvoir calorifique présente un grand avantage, en raison de la relation qui existe entre le pouvoir calorifique d'un gaz et le volume des gaz qu'il produit par combustion. Dans des combustibles gazeux de moins d'environ 7,5 MJ/m3, la masse des gaz de combustion engendrés dans des conditions stoechiométriques, par unité de chaleur dégagée, croît très rapidement à mesure que le pouvoir calorifique du gaz diminue; pour des gaz qui ont un pouvoir calorifique d'environ 7,5 MJ/m3 ou plus, le rapport est par contre assez constant pour la plupart des combustibles. Par conséquent, une quantité de 7,5 MU/m3 représente ce que l'on peut considérer comme étant un point minimal de "rupture" au-dessus duquel les gaz de chauffe les plus avantageux sont produits (cette relation ressort de la représentation graphique de la figure 2 qui est commentée dans ce qui suit). Les principaux avantages de la présente invention ressortent particulièrement des figures 2 et 3. La figure 2 est une représentation graphique sur laquelle apparaissent des points représentant, pour plusieurs combustibles gazeux classiques et pour les produits du procédé de l'invention, la relation qui existe entre le pouvoir calorifique supérieur par unité de volume du gaz et la masse des produits formés par sa combustion avec- des quantités stoechiométriques d'air (gaz sous pression de 101,3 kPa et à une température de 880C). La courbe de la figure 3 reproduit la relation qui existe entre les pouvoirs calorifiques élevés des mêmes gaz et le pouvoir 2495175 calorifique supérieur de leurs mélanges avec de l'air dans des proportions stoechiométriques. Sur les graphiques, les produits qualifiés de "secs" sont les mêmes que ceux qui portent des références numériques identiques, mais ils ont été séchés par condensation de la vapeur d'eau, par exemple dans le condenseur 64 de la figure 1 (c'est-à-dire le gaz résiduel sortant par la conduite 66). Ces deux graphiques, pris ensemble, donnent une très bonne indication du degré d'inter- changeabilité de deux combustibles dans une application donnée, et des inconvénients inhérents à l'utilisation de combustibles gazeux de faible énergie. En prenant comme référence le gaz naturel du "Texas", malgré une variation importante des pouvoirs calorifiques supérieurs par unité de volume d'autres gaz combustibles représentatifs (par exemple méthane, gaz de four à coke, gaz à l'eau), on peut constater qu'il n'y a pratiquement pas de différence dans les pouvoirs calorifiques supérieurs par unité de volume de leurs mélanges stoechio- métriques avec l'air, ou dans la masse des produits qui sont engendrés, par mégajoule, par combustion de ces gaz. En conséquence, du point de vue de la teneur en énergie, ces gaz pourraient remplacer le gaz naturel sans affecter notablement la puissance débitée ou le rendement thermique du dispositif produisant de la chaleur (par exemple une chaudière à garniture, un four tournant de séchages des moteurs à combustion interne, etc.). Les sous-produits gazeux (par exemple ceux de la présente invention) ont cependant une nature très différente. La présence de gaz inertes, tels que l'anhydride carbonique, l'azote et la vapeur d'eau, a une incidence notable sur les propriétés indiquées cidessus. Un mélange stoechiométrique d'un gaz de haut-fourneau et d'air, par exemple, ne possède que 57 % de la teneur en énergie par unité de volume d'un mélange de gaz naturel et d'air, et il produit presque le double (à savoir 1,86 fois) de la masse de produits de combustion par unité d'énergie du combustible. Par conséquent, le remplacement du gaz naturel par l'un de ces gaz réduit notablement la puissance fournie et le rendement thermique du dispositif thermique. 31 2495175 Par conséquent, sur la base des critères ci- dessus, les figures 2 et 3 démontrent que les gaz produits conformément aux exemples 1, 2 et 3 et séchés ensuite par condensation de l'eau, constituent, parmi tous les sous- produits gazeux, les produits de remplacement les plus avantageux (du gaz sec i au gaz sec 3 par ordre d'intérêt croissant, reflétant leurs vitesses croissantes de recyclage de l'huile pyrolytique) des gaz combustibles classiques. Le gaz sec 5, qui est le produit obtenu sans recyclage d'eau, mais avec injection du gâteau de filtre à un niveau situé au- dessous de la surface du lit, a un pouvoir égal à celui du gaz sec i (bien qu'il ait été décalé sur la courbe pour plus de clarté, et quoiqu'un problème important d'évacuation à l'égout accompagne sa production). Le gaz sec 5 est aisément comparable au produit gazeux obtenu de la même façon, mais avec introduction du gâteau de filtre à la partie supérieure du lit (gaz sec 4), qui a de plus faibles pouvoirs calorifiques supérieurs du mélange de gaz combustible et d'air en proportion- stoechiométrique et (comme on doit s'y attendre) engendre une bien plus grande masse de produits de combustion par mégajoule. On peut aisément apprécier la valeur des produits restants en se référant aux deux graphiques. En général, on peut constater que les produits obtenus par recyclage de l'eau et injection profonde du gâteau de filtre dans le lit sont supérieurs à ceux que l'on n'obtient que par injection profonde dans le lit, et que les gaz combustibles les moins intéressants sont obtenus lorsqu'aucun de ces effets n'est utilisé. La quantité et le mélange de produits que l'on peut recueillir dans la réaction de pyrolyse dépendent de nombreux facteurs tels que la vitesse de recyclage de l'huile, le lieu d'injection du gâteau de filtre et la température qui est maintenue dans le courant de gaz résiduels (en admettant, bien sûr, que les mesures nécessaires au réglage de cette température dépendent à leur tour de divers facteurs tels que la nature et la forme de la matière première, sa teneur en humidité, le rapport air:charge utilisé, les vitesses de production, etc.). En ce qui concerne la composition, les gaz 32 2495175 résiduels renferment normalement de l'azote, de l'anhydride carbonique, de l'oxyde de carbone, de l'hydrogène, du méthane et des hydrocarbures supérieurs de même que de la vapeur d'eau et des goudrons et des huiles vaporisés. Les réactions de craquage de l'huile produisent normalement environ 76 % en poids de gaz et de vapeurs non condensables, renfermant d'assez grandes quantités d'oxyde de carbone et d'anhydride carbonique, avec des quantités moindres d'hydrogène, de méthane, d'éthane, de propane et de butane. Le fait que la température du produit gazeux épuré par l'huile puisse être maintenue au moins à 51C et de préférence à 8 ou plus de 8WC au- dessus de son point de rosée apparent, de façon à éviter une condensation excessive de l'humidité dans l'épurateur à huile, revêt une importance considérable. En outre, à mesure que la température du gaz résiduel s'approche de la valeur de son point de rosée, la majeure partie des matières organiques condensables se sépare par condensation. Sur la base des indications données dans ce qui précède, la plage large de températures initiales du gaz résiduel dans laquelle l'opération donne généralement des résultats satisfaisants va d'environ 110 à 4000C; normalement, le procédé est mis en oeuvre pour une-température du-gaz résiduel d'environ 120 à 3700C et notamment d'environ à 200WC. Comme limites extrêmes pratiques, la température du gaz résiduel ne doit pas s'élever suffisamment pour inhiber la production d'huile pyrolytique; par ailleurs, elle doit être assez basse pour entraîner un pontage ou un "blocage" du lit, à cause de la condensation d'huile, de goudron et d'eau dans ses régions supérieures relativement froides. Comme on l'a mentionné ci-dessus, ce réglage de la température du gaz est normalement obtenu par des variations du rapport air:charge, de la profondeur du lit, etc. En termes plus précis, le rapport air:charge utilisé se situe généralement dans la plage d'environ 0,15 à 1,5 partie en poids d'air par partie en poids de charge sèche, selon de nombreux facteurs tels que les produits désirés, la teneur en humidité et la densité apparente de la matière première, etc. Par exemple, les rapports élevés favorisent l'obtention de faibles rendements en produit de carbonisation ou autre résidu solide, tandis que des valeurs se situant à l'extrémité inférieure de la plage sont avantageuses en minimisant l'entraînement de particules et en maximisant la production de résidu solide, si cela se révèle désirable. A ce point de vue, il y a lieu de remarquer que, bien que le produit de carbonisation constitue souvent le résidu solide que l'on désire obtenir, d'autres produits de ce genre peuvent être plus désirables dans certains cas, et leurs procédés de production entrent tout à fait dans le cadre de la présente invention. Par conséquent, on remarquera que la présente invention offre un procédé continu nouveau et un circuit nouveau pour la mise en oeuvre de ce procédé, en vue de la pyLolyse d'une matière cellulosique de façon à produire une huile pyrolytique, un résidu solide et un produit gazeux enrichi et épuré. Conformément à l'invention, l'huile pyrolytique produite est utilisée comme milieu d'épuration pour éliminer des particules solides du courant de gaz, en supprimant ainsi les problèmes relatifs à l'utilisation de techniques d'épuration à sec et par voie humide. En soumettant les gaz résiduels à des opérations successives d'épuration par l'huile et de condensation de la vapeur d'eau, avec recyclage des effluents, les impuretés organiques peuvent être utilisées avantageusement ou évacuées sans danger, et une quantité considérable de vapeur d'eau restante peut être condensée pour produire un courant propre d'eaux résiduaires qui est sensiblement dépourvu de polluants. L'invention offre également un procédé et un circuit du type défini ci-dessus, o les caractéristiques du courant recyclé d'huile pyrolytique peuvent être réglées automatiquement, soit pour permettre, soit pour empêcher la déshydratation de l'huile, afin d'assurer une exécution optimale et la réalisation des objectifs de l'invention. Outre les avantages indiqués ci- dessus, le procédé et le circuit de l'invention sont pratiques, efficaces, relativement simples et peu coûteux à mettre en oeuvre et à utiliser. REVENDICATIONS 1. Procédé continu de production d'un résidu solide et d'un produit gazeux enrichi épuré, à partir d'une matière cellulosique qui se pyrolyse en un résidu solide et en un mélange gazeux, lequel comprend des vapeurs organiques condensables et de la vapeur d'eau, et des fractions non condensables, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent: (a) à pyrolyser en continu une charge de ladite matière cellulosique en un lit conditionné mobile dans lequel la température varie et passe par une valeur maximale d'environ 760 à 11501C à un niveau intermédiaire, pour produire ledit résidu et ledit mélange gazeux, ce dernier renfermant une quantité importante de fines particules entraînées du résidu, et ayant une température d'environ 110 à 400'C; (b) à injecter l'huile pyrolytique dans le mélange gazeux pour le débarrasser des particules de résidu et pour effectuer une condensation d'une portion de ses vapeurs condensables, de manière à permettre l'obtention d'un produit gazeux relativement épuré et d'un mélange à base d'huile pyrolytique renfermant lesdites particules de résidu; (c) à filtrer le mélange à base d'huile pyrolytique pour le diviser en une portion d'huile et un gâteau de filtre, ce dernier contenant de l'huile pyrolytique et des particules de résidu dans un rapport en poids d'environ 1 à 10:1; (d) à recycler le gâteau de filtre par introduction de ce gâteau dans le lit à un niveau situé au moins à environ 60 cm au-dessous de la surface du lit, au- dessus du niveau intermédiaire et là o la température est au moins égale à environ 2600C, en vue de craquer l'huile contenue dans le gâteau de filtre; (e) à recycler la portion d'huile du mélange à base d'huile pyrolytique constituant l'huile pyrolytique injectée de l'étape (b); (f) à effectuer la condensation et la récupération d'une partie importante des vapeurs organiques et de la vapeur d'eau présentes dans le mélange gazeux à la suite de l'étape (b); et (g) à recycler au moins une portion du condensat de l'étape (f) par injection de ce condensat dans ledit résidu à la base du lit pour refroidir effectivement le résidu, ces étapes de recyclage étant réglées par rapport à la vitesse d'introduction de la charge cellulosique de manière à produire un gaz enrichi, et à obtenir un rendement net en huile pyrolytique s'élevant au moins à 3 % sur la base du poids de la charge. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le résidu est refroidi à une température d'environ 1001C dans l'étape (g). 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes additionnelles consistant: (h) à contrôler l'huile recyclée pour déterminer sa température et sa viscosité; et (i) à maintenir automatiquement la viscosité de l'huile recyclée à une valeur de 5 à 265 mPa.s par ajustement de son débit et maintien simultané de la température de l'huile recyclée à une valeur d'environ 20WC. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape additionnelle, conduite entre les étapes (b) et (f), qui consiste: (j) à éliminer le brouillard du mélange gazeux pour en éliminer les fractions d'aérosol, lesdites fractions étant soumises à l'opération de filtration (c) en même temps que le mélange à base d'huile pyrolytique. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes additionnelles qui consistent: (k) à contrôler le condensat venant de l'étape (f) pour déterminer sa teneur en substances organiques; et (1) à ajuster le débit de l'huile recyclée pour régler la teneur en matières organiques à une valeur prédéterminée. 6. Procédé continu de production d'un résidu solide et d'un produit gazeux enrichi épuré à partir d'une matière cellulosique qui se pyrolyse en un résidu solide et en un mélange gazeux, lequel comprend des vapeurs organiques condensables, de la vapeur d'eau et des fractions non condensables, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent: (a) à pyrolyser en continu une charge de ladite matière cellulosique en un lit conditionné mobile dans lequel la température varie et passe par une valeur maximale d'environ 760 à 11500C à un niveau intermédiaire, pour produire ledit résidu et ledit mélange gazeux, ce dernier renfermant une quantité notable de fines particules entraînées du résidu et ayant une température d'environ -110 à 400C; (b) à injecter de l'huile pyrolytique dans le mélange gazeux pour en éliminer les particules de résidu et pour effectuer la condensation d'une portion de ses vapeurs condensables de manière à permettre l'obtention d'un produit gazeux relativement épuré et d'un mélange à base d'huile pyrolytique renfermant lesdites particules de résidu; (c) à filtrer le mélange à base d'huile pyrolytique pour le diviser en une portion d'huile et en un gâteau de filtre qui renferme de l'huile pyrolytique et des particules de résidu dans un rapport en poids d'environ 1 à 10:1; (d) à recycler le. gâteau du filtre par introduction de ce gâteau dans le lit en vue de son traitement dans l'étape (a); (e) à recycler la portion d'huile du mélange à base d'huile pyrolytique pour former ladite huile pyrolytique injectée de l'étape (b); (f) à effectuer la condensation et la récupération d'une quantité importante des vapeurs organiques et de la vapeur d'eau présentes dans le mélange gazeux à la suite de l'étape (b); et (g) à recycler au moins une portion du condensat de l'étape (f) par injection de ce condensat dans le résidu à la base du lit de manière à refroidir efficacement le résidu, ces étapes de recyclage étant réglées par rapport à la vitesse d'introduction de la charge cellulosique de manière à produire un gaz enrichi, et à obtenir un rendement net en huile pyrolytique s'élevant au moins à 3 % sur la base du poids de la charge. 7. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 6, caractérisé en ce que la valeur de la température au niveau intermédiaire du lit est d'environ 875 à 1000WC, le mélange gazeux a une température d'environ 120 à 370WC et la viscosité de l'huile recyclée est maintenue à une valeur d'environ 20 à mPa.s. 8. Procédé suivant la revendication 7 subordonnée à la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange gazeux a une température d'environ 135 à 200WC et l'huile recyclée a une température d'environ 10 à 45WC. 9. Procédé suivant la revendication 7 subordonnée à la revendication 6, caractérisé en ce que le mélange gazeux a une température d'environ 135 à 2000C et l'huile recyclée a une température d'environ 20 à 400C, le gâteau de filtre étant introduit de préférence dans le lit à un niveau se trouvant au moins à environ 60 cm au-dessous de sa surface. 10. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le condensat recueilli dans l'étape (f) est entièrement exploité dans le procédé, pratiquement aucune portion de ce condensât n'étant déchargée du circuit comme courant d'eaux résiduaires. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le condensat séparé est recueilli dans un récipient et son recyclage est en partie réglé par le maintien d'un niveau prédéterminé dans le récipient. 12. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le condensât séparé est en partie recyclé par introduction dans la portion d'huile pyrolytique séparée dans l'étape (c). 13. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape additionnelle qui consiste: (h) à effectuer une seconde condensation de vapeur d'eau à la suite de l'étape (f) pour en éliminer une proportion importante contenue dans le mélange gazeux, la proportion importante de vapeur d'eau étant sensiblement dépourvue d'impuretés et étant de préférence déchargée directement du circuit comme courant d'eaux résiduaires. 14. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le recyclage de l'huile dans l'étape (e) est effectué à un débit choisi de manière qu'il y ait une hydratation appréciable du mélange gazeux et une déshydrata- tion partielle correspondante de l'huile recyclée, le mélange à base d'huile ayant de préférence une température d'environ à 680C. 15. Procédé continu de production d'un résidu solide et d'un produit gazeux enrichi épuré à partir d'une matière cellulosique qui se pyrolyse en un résidu solide et en un mélange gazeux, ce dernier comprenant des vapeurs organiques et de la vapeur d'eau condensables et des fractions non condensables, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent: (a) à pyrolyser en continu une charge de matière cellulosique en un lit conditionné mobile dans lequel la température varie et passe par une valeur maximale d'environ 760 à 1150 C à un niveau intermédiaire, pour produire le résidu et le mélange gazeux, ce dernier renfermant une quantité notable de fines particules entraînées dudit résidu et ayant une température d'environ 110 à 4000C; (b) à injecter de l'huile pyrolytique dans le mélange gazeux pour en éliminer les particules de résidu et pour effectuer la condensation d'au moins une portion de sa fraction condensable, afin de permettre la récupération d'un produit gazeux relativement pur et d'un mélange à base d'huile pyrolytique contenant les particules de résidu; (c) à filtrer le mélange à base d'huile pyrolytique pour le diviser en une portion d'huile et en un gâteau de filtre, ce dernier contenant de l'huile pyrolytique et des particules de résidu dans un rapport en poids d'environ 1 à 3:1; (d) à recycler le gâteau de filtre par intro- duction de ce gâteau dans le lit à un niveau se trouvant au moins à environ 60 cm au-dessous de la surface du lit, au- dessus du niveau intermédiaire et là o la température est au moins égale à environ 2601C en vue du craquage de l'huile contenue dans le gâteau de filtre; (e) à recycler la portion d'huile du mélange à base d'huile pyrolytique en tant qu'huile pyrolytique injectée dans l'étape (b), les étapes de recyclage étant commandées par rapport à la vitesse d'introduction de la charge cellulosique de manière à former un produit gazeux enrichi et à produire un rendement net en huile pyrolytique s'élevant au moins à 3 % sur la base du poids de la charge. 16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la valeur de la température au niveau intermédiaire du lit est d'environ 875 à 1000C, le mélange gazeux a une température d'environ 120 à 3701C et la viscosité et la teneur en humidité de l'huile recyclée sont maintenues à des valeurs respectives d'environ 20 à 175 mPa.s et de 15 à 25 %. 17. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le mélange gazeux a une température d'environ 135 à 2001C et l'huile recyclée a des valeurs respectives de température et de teneur en humidité d'environ 20 à 40WC et d'environ 15 à 20 %. 18. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 6 et 15, caractérisé en ce que la charge de matière cellulosique consiste en déchets de bois. 19. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes additionnelles qui consistent: (h) à contrôler l'huile recyclée pour déterminer sa température, sa viscosité et sa teneur en humidité; et (i) à maintenir automatiquement la viscosité et la teneur en humidité de l'huile recyclée à des valeurs respectives de 5 à 265 mPa.s et de 10 à 50 % par le réglage de son débit et à maintenir de préférence la température de l'huile recyclée à une valeur d'environ 45 à 52WC, le mélange d'huile ayant de préférence d'environ 20 à 400C. 20. Procédé suivant la revendication 19, caractérisé en ce que le débit de l'huile dans l'étape (i) est ajusté de manière à éviter sensiblement l'hydratation du mélange gazeux et la déshydratation correspondante de l'huile recyclée. 21. Procédé continu sensiblement non polluant pour l'obtention d'un résidu solide et d'un produit gazeux purifié sensiblement sec à partir d'une matière cellulosique qui se pyrolyse en un résidu solide et en un mélange gazeux, lequel renferme des vapeurs organiques condensables et de l'eau et des fractions non condensables, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent: (a) à pyrolyser en continu une charge de ladite matière cellulosique en un lit conditionné mobile pour produire ledit résidu et ledit mélange gazeux, ce dernier renfermant une quantité notable de fines particules entraînées dudit résidu; (b) à injecter de l'huile pyrolytique dans le mélange gazeux pour en éliminer les particules de résidu et pour effectuer la condensation d'une portion de ses vapeurs condensables, en permettant ainsi de recueillir un produit gazeux relativement propre et un mélange à base d'huile pyrolytique contenant les particules de résidu; (c) à enlever les particules de résidu du mélange à base d'huile pyrolytique pour produire une portion d'huile; (d) à recycler la portion d'huile du mélange à base d'huile pyrolytique pour fournir l'huile pyrolytique injectée de l'étape (b); (e) à effectuer la condensation et la récupération d'une partie importante des vapeurs organiques et de la vapeur d'eau présentes dans le mélange gazeux à la suite de l'étape (b) pour obtenir un mélange gazeux purifié; - (f) à recycler au moins une portion du condensat de l'étape (e) par injection de ce condensat dans le résidu à la base du lit de manière à refroidir efficacement le résidu; et (g) à effectuer la condensation et la récupération de la vapeur d'eau restant dans le mélange gazeux purifié pour 41 2495175 obtenir un produit gazeux purifié relativement sec et un courant d'eaux résiduaires relativement propre. 22. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce qu'une portion du condensat venant de l'étape (e) est injectée dans la portion d'huile de l'étape (d) et recyclée avec elle. 23. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce que l'étape (c) est conduite par filtration de manière à produire un gâteau de filtre formé d'huile pyrolytique et des particules de résidu dans un rapport en poids d'environ 1 à 10:1, le procédé comprenant- l'étape additionnelle de recyclage du gâteau de filtre par intro- duction de ce gâteau dans le lit en vue du traitement dans l'étape (a)> le gâteau de filtre étant de préférence introduit dans le lit au-dessous de la surface, à un niveau o la température est suffisamment haute pour provoquer un craquage important de l'huile pyrolytique du gâteau de filtre de manière à produire un enrichissement du produit gazeux. 24. Circuit pour la mise en oeuvre de la pyrolyse continue d'une charge de matière cellulosique capable de se pyrolyser en un résidu solide et en un mélange gazeux, le résidu solide renfermant une quantité importante de fines particules et le mélange gazeux comprenant des fractions non condensable et condensable, cette dernière renfermant une quantité importante de vapeur d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend: (a) un réacteur (10) de conduite continue de la pyrolyse de la charge (22), en un lit conditionné descendant, ce réacteur (10) présentant des admissions pour la charge, le gâteau de filtre, l'air de réaction et l'eau de refroidisse- ment et des sorties pour les gaz résiduels et le produit résiduel solide; (b) un épurateur/condenseur à huile (12) relié à la sortie des gaz résiduels du réacteur (10); (c) un condenseur à eau (48) disposé sur le passage des gaz résiduels sortant de l'épurateur/condenseur (12); 42 2495175 (d) un moyen (58) de recyclage du condensat du condenseur à eau (48) à l'admission d'eau de refroidissement du réacteur (10); (e) un filtre (16) sur le passage du liquide sortant de l'épurateur/condenseur (12); (f) un moyen (46) de recyclage du gâteau du filtre (16) à l'admission du gâteau de filtre du réacteur (10); (g) un moyen (42) de recyclage de l'huile pyro- lytique du filtre (16) à l'épurateur/condenseur à huile (12) en vue de son utilisation comme fluide d'épuration; et (h) un moyen de réglage des vitesses de recyclage de l'eau condensée, du gâteau de filtre et de l'huile pyrolytique, de manière que le circuit puisse être utilisé pour produire un gaz enrichi et une huile pyrolytique à partir de la matière cellulosique. 25. Circuit suivant la revendication 24, caractérisé en ce que l'admission du gâteau de filtre est disposée plus bas que la partie supérieure du réacteur (10) de manière à permettre l'introduction du gâteau de filtre dans le réacteur (10) à un niveau situé au-dessous de la surface supérieure normale du lit qui y est établi, le réacteur (10) comprenant de préférence un moyen de distribution de la charge (22) et de maintien de la surface supérieure du lit à un niveau prédéterminé, l'admission du gâteau de filtre étant disposée en vue de l'introduction du gâteau à un niveau au moins 60 cm en-dessous du niveau prédéterminé. 26. Circuit suivant la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif d'élimination du brouillard sur le passage des gaz résiduels entre l'épurateur/condenseur (12) et le condenseur à eau (48), la sortie du dispositif (14) étant reliée au filtre (16). 27. Circuit suivant la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un moyen d'injection de l'eau du condenseur à eau (48) dans le courant d'huile pyrolytique recyclée à l'épurateur/condenseur (12), ainsi que, de préférence, un réservoir (62) destiné à recevoir de l'eau venant du condenseur à eau (48) et duquel l'eau est envoyée au réacteur (10) et aux courants de recyclage de l'huile pyrolytique. 28. Circuit suivant la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un second condenseur à eau (64) qui communique avec le premier condenseur à eau (48) de manière à recevoir les gaz résiduels qui en sortent et à effectuer la condensation de la vapeur d'eau qui s'y trouve, le second condenseur à eau (64) étant de préférence un épurateur à eau. 29. Circuit suivant la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif (20) de transfert d'énergie thermique dans lequel passe le courant de recyclage d'huile pyrolytique, pour permettre son réglage de température; 30. Circuit pour la mise en oeuvre, sans pollution notable, de la pyrolyse continue d'une charge de matière cellulosique capable d'être pyrolysée en un résidu solide et en un mélange gazeux, le résidu solide comprenant une quantité importante de fines particules et le mélange gazeux comprenant des fractions non condensable et condensable, la fraction condensable renfermant des quantités appréciables de vapeurs organiques et de vapeur d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend: (a) un réacteur (10) pour la conduite continue de la pyrolyse de la charge (22), conditionné en lit descendant, le réacteur (10) présentant des admissions de charge, d'air de réaction et d'eau de refroidissement et des sorties de gaz résiduels et de produit résiduel solide; (b) un épurateur/condenseur à huile (12) relié à la sortie des gaz résiduels du réacteur (10); (c) un premier condenseur à eau (48) sur le passage des gaz résiduels sortant de l'épurateur/condenseur à huile (12); (d) un second condenseur à eau (64) sur le passage des gaz résiduels sortant du premier condenseur à eau (48); (e) un moyen (58) de recyclage du condensat du premier condenseur à eau (48) dans l'arrivée d'eau de refroidissement du réacteur (10); (f) un moyen (16) d'élimination des matières solides du courant liquide sortant de l'épurateur/condenseur (12); et (g) un moyen (42) permettant de recycler l'huile pyrolytique sortant du dispositif de séparation des matières solides à l'épurateur/condenseur à huile (12) en vue de son utilisation comme milieu d'épuration, le circuit pouvant ainsi être utilisé pour produire un gaz purifié relativement sec et un résidu solide à partir de la matière cellulosique, et un courant d'eaux résiduaires relativement propre. 31. Circuit suivant la revendication 30, caractérisé en ce que le réacteur (10) présente une admission pour l'introduction du gâteau de fil. tre dans le lit qu'il renferme, le dispositif d'enlèvement des matières solides comprenant un filtre (16) et le circuit comportant en outre un moyen de recyclage du gâteau du filtre (16) à l'admission du gâteau de filtre du réacteur (10), l'admission du gâteau de filtre étant de préférence disposée de manière à permettre l'introduction du gâteau à un niveau situé au-dessous de la surface normale du lit lorsque le circuit est en service. 32. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 6 et 21, caractérisé en ce que le produit gazeux sortant de l'étape (b) se trouve à une température supérieure d'au moins 50C à son point de rosée apparent.