- 1 - La présente invention concerne un papier photo- graphique et un procédé de fabrication d'un papier photo- graphique, plus particulièrement un procédé de fabrication d'un support en papier pour des couches photographiques portant un revêtement hydrofuge. Selon la demande de brevet allemand (DAS) n0 1.447.815e les papiers photographiques hydrofuges se composent d'un support en papier comportant sur ses deux faces des pellicules extrudées d'une résine synthétique et, sur l'une des surfaces revêtues de la résine synthéti- que, une ou plusieurs couches contenant des sels d'argent, sensibles A la lumière. Ces couches sensibles à la lumière peuvent aussi bien être des couches photographiques en noir et blanc que des couches pour photographie en couleur. La couche de résine synthétique déposée sous les couches photographiques contient, en règle générale, un pigment blanc réflecteur de la lumière, par exemple du bioxyde de titane, comme éventuellement aussi des colorants de nuançage et/ou des azurants optiques. La teneur en pigment blanc varie habituellement de 8 à 15% par rapport à la résine synthétique qui est avantageusement constituée de polyéthylène. On a déjà antérieurement décrit d'autres papiers de support photographiqueshydrofuges (voir par exemple le brevet canadien n0 476.691) . Ils se composent d'un support en papier qui porte d'un côté une couche de pigment à base de sulfate de baryum revêtue d'une couche de résine synthétique. On connaît également déjà depuis très longtemps des supports hydrofuges pour couches photographiques constitués de papiers revêtus de vernis contenant des pigments (brevet allemand n0 912.173). Par un choix parti- culier des pigments, on peut dans ce cas diminuer la porosité de la couche et améliorer la réflection de la lumière visible. On forme la surface des papiers photographiques - 2 - revêtus par mise en oeuvre de procédés connus d'une couche hydrofuge en résines thermoplastique, de la manière habituelle, en ayant recours à la pression de rouleaux ou cylindres. Cette opération s'effectue, par exemple, par le revêtement du papier par extrusion avec du polyéthylène dans un appareil appelé stratificateur, mais on peut également mettre cette opération en oeuvre au cours d'un stade de travail séparé à l'aide d'un cylindre lisseur (calandre). Au surplus, la demande de brevet allemand (DOS) n0 2. 250.063 décrit un procédé spécial grâce à la mise en oeuvre duquel on peut obtenir des surfaces en résine synthétique particulièrement lisses à l'aide de cylindres lisseurs chauffés (30 à 2000C) avec recours simultané à une pression. Le matériel photographique moderne, en particulier celui destiné à la photographie en couleur, exige une qualité surfacique extrêmement élevée (caractère lisse) en raison de la grande quantité de très minces couches photographiques superposées. Ce caractère lisse élevé est nécessaire étant donné que déjà de faibles inégalités (grainage) de la surface conduisent à des différences d'épaisseur des couches photographiques, et, par suite, peuvent provoquer des altérations des coucleurs, des variations des profondeurs des teintes et des manques de netteté de l'image. Ceci est particulièrement vrai dans le cas de la mise en oeuvre de procédés de transfert à diffusion de teinte (photographie à développement instantané) comme aussi dans le cas du procédé de blanchiment de teinte argentique, tandis que dans les deux cas les procédés à diffusion sont déterminants pour la qualité d'une image par leur dépendance du temps et du mode. Tous les procédés de fabrication de supports en papier à but photographique, connus jusqu'à présent., ont pour désavantage que l'on ne parvient par aucun des procédés de revêtement et de post-traitement du papier actuellement connus à atteindre la qualité surfacique souhaitable pour de nombreux procédés. Ce désavantage peut avoir diverses 2 4852 1 7 - 3 - causes. Dans le cas de l'utilisation de liquides gonflants, leur élimination est associée à des processus de déforma- tion ou de gauchissement du papier, dans le cas de 1' utilisation d'une pression, l'élasticité de la nappe de fibres du papier après la suppression de la pression provoque un retour partiel à leétat antérieur et, dans le cas dtun revêtement thermoplastique, l'adhérence irrégu- lière de la matière thermoplastique au cylindre lisseur lors de l'utilisation d'une pression entraîne le développe- ment d'une inégalité de la surface spécifique lors de la séparation. En raison de ces défauts de la qualité surfacîque encore actuellement inévitables lors du revêtement du papier, on utilise des feuilles ou pellicules pigmentées pour diverses applications photographiques, par exemple, comme support pour des couches de blanchiment de teinte argentique ou comme support pour la photographie - en couleur à développement immédiat. Pour autant qu'il s'agisse dans ce cas d'une feuille coulée (par exemple en triacétate de cellulose) sa préparation est naturellement tributaire de tous les inconvénients de l'utilisation et de la récupé- ration d'un solvant volatil. Un autre désavantage important des feuilles ou pellicules réside dans leur aptitude limitée à la pigmen- tation, imposée par leur procédé de préparation. Plus particulièrement, des feuilles ou pellicules en polyester préparées par extrusion à l'état fondu ne peuvent absorber des pigments que de manière très limitée (moins de 10%). Lors d'additions supérieures de pigments se manifestent des défauts dans la structure du film lors de lextrusion et, plus particulièrement, lors de l'étirage bidimensionnel subséquent, défauts qui portent préjudice au revêtement irréprochable et qui apparaissent dans l'image photogra- phique sous forme de manifestations nuageuses. Des teneurs supérieures en pigment sont cependant souhaitables pour l'obtention d'une netteté dtimage optimale. _4 _ Les supports sous forme de film ne sont pas non plus optimaux quant à leurs propriétés mécaniques. Ils sont, pour une épéaisseur comparable, relativement rigides et encombrants et tendent à se tortiller en fonction du climat dans une bien plus forte mesure que les papiers revêtus. Dans le brevet britannique nO 1.111.913, on décrit, il est vrai, un papier revêtu de polyéthylène sur ses deux faces comme support approprié pour des couches de photographie en couleur selon le procédé de blanchiment des couleurs argentiques. En fait, on est.cependant pas encore parvenu jusqu'à présent à fabriquer un papier- revêtu correspondant aux conditions imposées par ce procédé, tandis que la qualité surfacique ne suffit pas. La même chose vaut également pour la photographie en couleur avec développement immédiat. La présente invention a par conséquent pour objet une matière de support photographique hydrofuge à base de papier, qui évite les incnnvénients des supports en papier revêtus connus et qui parvient à la qualité des supports sous forme de films en ce qui concerne ses propriétés surfaciques, sans pour autant en comporter les divers inconvénients. On parvient à atteindre l'objet de la présente invention en portant d'abord un mélange-durcissable par un rayonnement et contenant un pigment sur un papier de base photographique encolé, de manière connue en soi et en égalisant ensuite ce mélange sur la papier. Ce revêtement est ensuite pressé contre une surface à brillant élevé sous lé.'-re application de pression seulement, solidifié par l'intermédiaire de faisceauxd'électrons accélérés à partir de la face dorsale du papier au cours de son contact avec la surface formatrice et est ensuite séparé de la surface formatrice. Par l'expression "légère application de pression", on doit comprendre dans le présent mémoire n'importe quelle pression faible -5 - qui suffit à assurer l'existence d'un contact sans boursoufflures de la couche avec la surface formatrice. Dans le cas d'un mode de réalisation avec un cylindre à poli élevé, la tension habituelle du pppier suffit, par exemple d'un ordre de grandeur de 10 à 1000 g/cm, avantageusement 100-500 g/cm. Selon un mode de réalisation simple de l'inven- tion, tel qu'il est schématiquement représenté sur la figure 1, -le papier (2) recouvert sur une face du mélange (1) durcissable par un rayonnement est pressé par son côté recouvert contre un cylindre (3; à poli élevé, durci à l'aide de faisceaux d'électrons accélérés (4) à partir du côté dorsal ou verso du papier, enlevé du cylindre et enroulé (5). Le cylindre formateur est avantageusement refroidi à l'eau pour faciliter le démoulage. La température de refroidissement correspond avantageusement au point de rosée de l'air ambiant. Le papier recouvert d'un côté de la couche à brillant élevé est également revêtu au dos ou verso d'une couche hydrofuge au cours d'une étape de traitement ultérieure. La couche dorsale peut être appliquée de n'importe quelle manière connue voulue et peut être constituée de n'importe quelle matière souhaitée, pour autant qu'elle confère au papier l'imperméabilité nécessaire contre les bains photographiques. Il est possible de procéder à un vernissage classique à l'aide d'un vernis à séchage physique ou de pratiquer un revêtement à un produit fondu, par exemple du polyéthylène, ou encore, de procéder à un revê- tement avec une matière durcissable par un rayonnement que l'on fait suivre du durcissement nécessaire. Conformément à une forme de réalisation parti- culière de l'invention, la face dorsale peut aussi être revêtue en une seule étape opératoire en même temps que la face frontale ou recto et être durcie par des faisceaux d'électrons. Une telle éventualité est représentée schématiquement sur la figure 2. -6 - Il est également possible de revêtir les deux faces du papier en série dans une sorte d'installation tandem. Dans ce cas, on peut d'abord revêtir la face frontale ou recto et ensuite revêtir la face dorsale ou verso ou vice-versa. Comme cylindre formateur utilisé conformément à la présente invention, dont la surface détermine la qualité de la surface vernie du papier, on peut employer avantageusement un cylindre en acier chromé et poli qui est refroidi à l'aide d'eau ou d'un autre agent de refroi- diseement depuis l'intérieur. Au lieu d'un cylindre, on peut aussi utiliser, comme moyen formateur, une bande sans fin, par exemple, une bande sans fin en -acier inoxydable. Finalement, il est également possible de se servir d'une pellicule concourante possédant la qualité surfacique souhaitée pour la formation de la surface. Dans cette éventualité, il faut cependant en tout cas tenir compte que les propriétés mécaniques d'une pellicule concourante s'altèrent après un usage répété en raison du traitement par les faisceaux électroniques et que la pellicule doit êtrerenouvelée après quelques cycles. Les mélanges durcissables par des faisceaux électroniques et utilisés pour la fabrication conforme à l'invention de revêtement sur papier d'uniformité et d'égalité élevée se composent avantageusement d'un pigment ou d'un mélange de pigments et du liant durcissable. Ce liant durcissable se compose essentiellement de substances polymérisables qui contiennent des doubles liaisons C = C. Le liant peut cependant aussi contenir 3o de faibles quantités de composants à bas poids moléculaire ou de polymères nondurcissables, pour autant qu'un tel additif soit rationnel, par exemple pour l'amélioration des propriétés du revêtement. Pour obtenir d'une part des surfaces résistant aux éraflures et d'autre part des revêtements souples, il s'est révélé avantageux d'utiliser des mélanges de -7 - prépolymères à insaturation double ou multiple ou des résines à bas poids moléculaires et de monomères à insaturatinn double ou multiple, pour la fabrication des couches. Cependant, la seule utilisation de substances polymères ou oligomères multifonctionnelles comme liants de pigments est tout aussi possible, tout comme la seule utilisation de monomères durcissables, ou encore l'utilisa= tion d'unj mélange de polymères indifférents et de monomères durcissableso Comme prépolymères et résines durcissables par des faisceaux dtélectrons, disponibles dans le commerce, convenables, comportant au moins deux doubles liaisons C = C par molécule, on peut citer des esters acryliques de polyesters de leacide téréphtalique et de diols (ou de polyols) (M = 500-5000), des esters acryliques de polyéther alcools bi- ou polyfonctionnels (M = 500-5000), des esters acryliques de polyuréthanes aliphatiques (M = 500-5000), des esters acryliques de résines de méthylol- mélamine (M = 500-5000), des esters de l'acide maléique de polyesters (M = 500-5000), des polyesters de l'acide fumarique et de diols (M = 500-5000), des esters acryliques de résines de bisphénol- A-époxy (M = 800-5000), des résines de copolymères de styrène et de butadiène (M = 500-5000), des résines de polyester insaturées (M = 5005000), des esters acryliques d'amidon hydrolysé ou de cellulose hydrolysée (M = 500-5000) et analogueso Comme monomères durcissables par des faisceaux d'électrons accélérés et convenant à lutilisation aux- fins de la présente invention, on peut citer: les esters de l'acide acrylique et d'alcools. mono- et bifonctionnels (par exemple le diacrylate d' hexane diol), les esters de l'acide métacrylique d'alcools mono- et bifonctionnels - par exemple le métacrylate d' hydroxyéthyle -, les esters de l'acide acrylique et de l'acide méthacrylique d'éther alcools (par exemple le diacrylate de diglycol), des mono-, di-, tri-, tétra- et penta-acrylates ou -méthacrylates d'alcools polyfonctionnels (par exemple le triacrylate de triméthylolpropane, le di(mét)acrylate de néopentvle, le triacrylate de pentaérythritol(entre autres) l'acrylate de cyanoéthyle, le (mét) acrylate de glycidyle, l'acrylate dVallyle, le méthacrylate de cyclohexyle, le fumarate de diallyle, le divinylbenzène. L'énumération ci-dessus ne constitue pas une liste exhaustive des produits que l'on peut utiliser, étant donné que sensiblement tous les composés polyméri- sants peuvent s'utiliser. Cependant, on ne donne pas la préférence aux monomères très aisément volatils. Des résines non durcissables que l'on utilise, par exemple, pour la flexibilisation ou comme agents d'adhérence, ou que l'on utilise sur d'autres bases pour la préparation de mélanges avec des substances insaturées, possèdent avantaguesement un poids moléculaire moyen de 1000 à 8000. Elles appartiennent de préférence à l'un des groupes qui suivent: esters cellulosiques, polyvinylbutyral, acétate de polyvinyle comme aussi copolymère de l'acétate de vinyle, résines de copolymères de styrène et d'acrylate, résines de polystyrène, résines de polyester saturées et insaturées exemptes de styrène. Les mélanges durcissables que l'on utilise pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention de préparation de couches sur du papier peuvent être exempts de pigment ou contenir des pigments. Comme charges et pigments blancs qui conviennent, on peut citer les produits qui suivent: sulfate de baryum, bioxyde de titane, photographiques par l'addition d'un pigment colorant. On utilise, il est vrai, principalement des pigments colorants inorganiques, par exemple le bleu d'outre-mer, le bleu de cobalt, le violet de cobalt, le rouge de cadmium, etc., mais on peut aussi se servir de pigments colorants organiques (par exemple le bleu de phthalocyanine). Pour des applications spéciales, incorporées d'importantes quantités de pigments à coloration intensive, par exemple comme agents de protection contre le halo. - 10 - Les papiers spécialement recouverts pour l'utilisation dans le procédé de diffusion à sel d'argent contiennent, à cette fin, du noir de carbone ou du graphite à fin calibre des particules dans la couche de vernis hydrofuge. Enfin, par l'emploi de quantités concommittamment élevées d'additifs à base de carbone, on peut également obtenir des couches opaques à la lumière. De tels papiers conviennent principalement à l'utilisation dans les appareils photographiques dits à autodéveloppement. Le support en papier à revêtir conformément à la présente invention peut être un quelconque papier de base photographique qui est encollé neutralement avec emploi d'un dimère d'alkylcétène ou qui comporte un encollage acide connu à base d'anhydrides d'acides gras, de savons d'acides gras ou de savons de résines précipités. De préférence, les papiers comportent, au surplus, un encollage surfacique d'obturation à base de liants hydro- solubles ou hydrodispersibles. La couche surfacique peut, conformément à la demande de brevet allemand (DAS) nO 1.422.865, contenir des substances à activité antistatique, comme éventuellement aussi des pigments et/ou des additifs hydrofobilisants et/ou des additifs colorants. Le papier de base peut être- fbriqué exclusivement en fibres cellulosiques ou encore être réalisé à partir de mélanges- de fibres cellulosiques et de fibres synthétiques. Le papier peut avoir un poids surfacique de 60-250 g/m2 (de préférence 80-l90 g/m2) et présenter une surface aussi bien lisse que rugueuse. Les exemples qui suivent illustrent plus particulièrement l'invention à l'aide de quelques unes de ses formes de réalisation sans pour autant limiter cette dernière d'une manière quelconque. Par un essai comparatif du support de papier fabriqué conformément à la présente invention et d'un support de papier photographique apprêté conformément à l'état de la technique (exemples comparatifs), on peut mettre en lumière la supériorité des supports en papier fabriqués par mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. - il - Exemple 1 On a recouvert un papier de base photographique encollé d'un dimère d'alkyle cétène, contenant un encollage surfacique constitué d'amidon, d'un copolymère de 1' anhydride maléique et du styrène et de sulfate de sodium, sur une seule face, d'un mélange pigmenté durcissable. La composition du mélange de revêtement était la suivante: % en poids d'acrylate de polyester (M =environ 1000l avec 4 doubles liaisons par PM), 30% en poids de diacrylate dhexanediol, % en poids de triacrylate de triméthylol propane, % en poids de bioxyde de titane forme rutyle9 traité en surface (diamètre moyen des particules: environ 0,2 p)o La quantité de revêtement appliquée était d2 environ 40 g/m2. Conformément à la figure 1, on a ensuite pressé le papier ainsi recouvert avec le côté revêtu contre un cylindre à poli élevé refroidi et on l'a durci par le côté dorsal du papier à l'aide de faisceaux d'électrons accélérés en utilisant nune dose d'énergie de 50 J/g. Au cours de la mise en oeuvre de ce mode opératoire, on a refroidi le cylindre de formage par l'intérieur à l'aide d'eau froide. Après le durcissement, on a enlevé le papier recouvert du cylindre, on l'a enroulé et, au cours d'une seconde étape de traitement, on en a revêtu la face dorsale non encore enduite d'environ 40 g/m2 du même. mélange.o On a égalisé le revêtement à l'aide dSune raclette et on 19a durci sous atmosphère d'azote à l'aide d'électrons accélérés avec emploi d'une énergie de 50 J/g. Exemple 2 De la meme manière que celle décrite à l'exemple 19 on a revêtu la face frontale ou recto d'un papier photogra- phique d'un poids d'environ 160 g/m2, d'environ 40 g/m2 d'un mélange durcissableo La composition du mélange de revêtement était la suivante: % en poids d'acrylate de polyester (M environ 1000, avec 4 doubles liaisons par PM); - 12 - % en poids de diacrylate d'hexanediol, % en poids d'acrylate d'hydroxyéthyle, % en poids de bioxyde de titane (rutyle), diamètre moyen des particules: 0,2 O). Egalement de la manière décrite à l'exemple l, on a pressé le papier ainsi revêtu par sa face enduite contre un cylindre à poli élevé refroidi, on l'a durci comme décrit à l'aide de faisceaux d'électrons, on l'a enroulé et on en a ensuite revêtu le côté opposé d'une couche identique. Exemple 3 Conformément au mode opératoire décrit à l' exemple l, on a revêtu la face frontale d'un papier de base photographique d'un poids d'environ 130 g/m2 d'environ 33 g/m2 d'un mélange durcissable contenant de la suie. La composition du mélange était la suivante: % en poids d'acrylate de polyuréthane aliphatique (M = environ 5000, avec deux doubles liaisons parPl') % en poids de diacrylate d'hexanediol, 25% en poids de suie de gaz (diamètre moyen des particules: 27 nm, surface BET: llO m2/g). On a durci le revêtement de la manière décrite à l'exemple 1 en contact avec un tambour à brillant élevé et en se servant d'une énergie de 50 J/g et on l'a enlevé de la surface formatrice. Ensuite, on a revêtu le côté dorsal d'environ g/m2 d'un mélange contenant un pigment blanc. Ce mélange était constitué de: % en poids d'acrylate de polyester (M = environ 1000, avec 4 doubles liaisons par PM); 32% en poids de diacrylate d'hexanediol; % en poids de bioxyde de titane (rutile, diamètre moyen des particules: 0,3 p); 8% en poids d'acide silicique micronisé (diamètre moyen des particules: 3 p); % en poids d'ester butylique de l'acide phospho- rique (phosphatges de mono- et de di-butyle en -13 - parties à peu près égales). On a durci cette couche par mise en oeuvre de la seconde étape de traitement décrite à l'exemple 1. Exemple 4 On a d'abord revêtu un papier de base photogra- phique d'un poids d'environ 80 g/m2, d'un côté, d'environ g/m2 d'un mélange durcissable, que l'on a ensuite pressé de la manière décrite à l'exemple 1 contre un cylindre à poli élevé et on a ensuite durci la couche par le côté du papier non revêtu, à l'aide de faisceaux d' électrons d'une énergie de 50 J/g. La composition du mélange de revêtement était la suivante: % en poids de polyvinylbutyral (R: environ 7000), 15% en poids d'acrylate de polyuréthane alipha- tique (M = environ 3000, avec deux doubles liaisons par P.), % en poids de triacrylate de pentaérythritol, % en poids de 1,3-diacrylate de 2éthyl-propane diol, 37% en poids de bioxyde de titane (rutile, diamètre moyen des particules: 0,2 p), 3% en poids de suie de gaz (diamètre moyen des particules: 23 nm, surface BET: 180 m2/g). Ensuite, on a revêtu le côté opposé.d'environ g/m2 d'un mélange durcissable opaque à la lumière que l'on a également pressé contre un cylindre à poli élevé pour le durcir à partir du côté opposé à l'aide de faisceaux d'électrons d'une énergie de 50 J/g. La composition de ce mélange était la suivante: % en poids d'époxyacrylate (M = environ 1500, avec quatre doubles liaisons par PMl), % en poids de diacrylate de butanediol, % en poids de diacrylate de polyéthylène-glycol (400), % en poids de plastifiant du type polyester d' acide phthalique, - 14 - % en poids de suie de gaz (diamètre moyen des particules: 2X nm, surface BET: 110 m2/g), % en poids de bioxyde de titane (rutile, diamètre moyen des particules: 0,2 p). Exemple 5 Dans une installation analogue à celle représen- tée sur la figure 2, on a revêtu chacun des côtés d'un papier de base photographique d'un poids d'environ 170 g /m2 de 30 g/m2 de mélange durcissable, on a pressé la couche à pigment blanc destinée au côté frontal ou recto contre un cylindre à poli élevé et on a simultanément durci les deux couches à partir du côté opposé à l'aide de faisceaux d'électrons, sous atmosphère d'azote, en se servant d'une énergie de 50 J/g. La composition du mélange de revêtement blanc appuyé contre le cylindre à poli élevé était la suivante: 16% en poids d'acrylate de polyester (i = environ 1000, avec 4 doubles liaisons par PM) 405% en poids de diacrylate d'hexanediol, 33,98% en poids de bioxyde de titane (anastase, traitée en surface, diamètre moyen des particules: 0,25 p) % en poids de carbonate de calcium (traitée en surface avec du résinate de Ca, diamètre moyen des particules: 3 p), 0,02% en poids de bleu de phtalocyanine, La composition du mélange de revêtement de la couche tournée vers les tubes de rayonnement cathodique était la suivante: 25% en poids d'acrylate de polyuréthane alipha- tique (i = environ 5000, deux doubles liaisons par PM), % en poids de diacrylate d'hexanediol, % en poids d'acide silicique micronisé (calibre moyen des particules: 4 y). - 15 - Exemple 6 On a revêtu un côté d'un papier de base photo- graphique d'un poids d'environ 160 g/m2 d'un mélange durcissable, d'une manière analogue à celle décrite à l'exemple 1. Le poids du revêtement appliqué était dl environ 40 g/m2o On a pressé le papier revêtu avec le cÈté portant l'enduit contre une feuille de polyester à brillant élevé, on l'a fait passer, conformément au mode opératoire illustré à la figure 1, en même temps que la feuille ou pellicule de polyester sur un cylindre et on a durci la couche à partir du côté dorsal du papier à l' aide de faisceaux d'électrons d'une énergie de 50 J/g. Une fois le durcissement achevée on- a séparé le papier revêtu de la feuille ou pellicule de polyester, on l'a enroulée et on en a revêtu le côté dorsal au cours d'une seconde étape de traitement. Exemple comparatif A D'une manière analogue à celle décrite dans l'exemple 4 de la demande de brevet allemand (DAS n* 1.447.815), on a revêtu la face frontale d'un papier de base photographique d'un poids d'environ 160 g/m2 par l'intermédiaire d'un revêtement à extrusion, d'un film de polyéthylène à basse densité (d = 0,924 g/cm3) et de % en poids de bioxyde de titane. Le poids surfacique du revêtement de polyéthylène et de bioxyde de titane était d'environ 38 g/m2. Ensuite, on a revêtu le côté dorsal du papier ainsi revêtu d'environ 38 g/m2 de polyéthylène haute densité (D = 02963 g/cm3)o ExemDle comparatif B On a lissé (calandré) un support de papier photographique revêtu conformément au mode opératoire décrit dans l'exemple comparatif A, selon le procédé décrit dans l'exemple 1 de la demande de brevet allemand (DOS)n 22 50 063, sous une pression de 80 kg/cm2, entre des cylindres metalliques d'une temperature surfa- cique de 500C. -16- Essai des supports de papier photographique. Les supports des papiers photographiques préparés conformément à la présente invention (exemples 1-6) et des exemples comparatifs ont ététestés quant à leurs propriétés surfaciques, par mise en oeuvre d'un procédé spécialement mis au point à cette fin. Le procédé d'essai réagit dans le cas de surfaces lisses ou brillantes par sensibilité aux inégalités fines et grossières que l'on peut appeler "grainage" ou fin "vallonnement. Il se base sur la mesure de la diffraction d'un faisceau de rayons parallèles après sa réflection sur les surfaces polies ou brillantes plus ou moins inégales. La mesure s'effectue en obtenant une image d'une grille lignée à distances entre les lignes et à largeurs de lignes définies, sous un angle d'incidence de la lumière sur la surface à examiner et en déterminant la distance à laquelle les lignes de la grille peuvent encore être discernées sous forme de lignes. On a ainsi obtenu des valeurs de mesures qui sont rapportées en pourcent par rapport à une surface de miroir d'une uniformité idéale. Ces valeurs mesurées qui donnent un très bon aperçu comparatif concernant les propriétés surfaciques, sont rassemblées pour les supports en papier fabriqués confor- mément à la présente invention et pour les supports comparatifs, comme aussi pour un papier du type à base de baryte classique et pour la feuille ou pellicule de formage utilisée à l'exemple 6 dans le tableau qui suit. Le tableau contient au surplus, pour une évaluation comparative, les résultats de la mesure du brillant selon Gardner (selon la norme TAPPI T 480 os 72), ainsi que- les indices de la caractéristique surfacique tels que trouvés avec un appareil d'étalonnage classique (selon DIN 4768). - 17 - Lriilamc Surface Propriété selon (DIN surfacique Gardner 4768) % Feuille de Rz Ra polyesterfolie 80 1,7 0,6 96 Papier à la baryte classique (brillant) 39 6,0 1,7 0 Comparaison A 92 2,2 0,9 12 Comparaison B 95 1,6 0,5 19 Exemple 1 94 2,0 0,8 73 Exemple 2 90 2,1 0,7 70 Exemple 3 94 2,0 0,9 72 Exemple 4, face frontale 92 2,1 0,9 70 Exemple 4, face dorsale 90 2,1 0,8 74 Exemple 5 90 2,5 0,9 70 Exemple 6 93 1,9 0,7 82 Les résultats montrent clairement que la qualité surfacique supérieure des papiers fabriqués conformément à la présente invention. L'amélioration se manifeste plus particulièrement par rapport aux exemples comparatifs A et B obtenus conformément au procédé de la technique antérieure. Pour la réalisation d'autres essais encore, on a soumis, de manière connue, aussi bien des papiers obtenus conformément aux exemples 1-6 que les papiers des exemples comparatifs A et B comme aussi la feuille de polyester du commerce à un traitement par décharge corona et on les a revêtus d'une solution de la composition suivante: % en poids de gélatine photographique 0,4% en poids de p-chlorophénol 0,5% en poids de solution de saponine, 5% 84,1% en poids d'eau déminéralisée _ 18 - % en poids d'isopropanol, % en poids de butanol solution ammoniacale jusqu'à un pH de 8,4. Après le séchage de ce revêtement, il subsiste une mince couche d'environ 0,7 g/m2 sur les divers supports. Cette couche est ensuite revêtue d'une couche d'halogénure d'argent pour photographie en blanc et noir classique. - L'essai photograbique subséquent a donné pour tous les échantillons de bons résultats comparables quant à la sensibilité, à la gradation, à la noirceur et au voile. L'essai subséquent de tous les matériaux quant à la planéité sous diverses conditions climatiques et l'effet de la charge électrostatique qui se manifeste par contact des feuilles testées et leur séparation subséquente a donné les plus mauvais résultats pour la feuille de polyester, tandis que tous les papiers revêtus présentaient une planéité satisfaisante et ne manifestaient qu'une faible charge électrostatique seulement. D'autres échantillons des supports des exemples 3 et 4 revêtus de la manière indiquée plus haut d'une couche de gélatine et d'agent d'adhérence furent revêtus d'une couche d'émulsion usuelle pour un procédé à diffusion de sel d'argent. Les matières photographiques ainsi obtenues ont été traitées ensemble avec un révélateur et une matière à positif du commerce pour un développement instantané dans un appareil photographique à développement instantané simplifié. On a exposé les échantillons jusqu'à un ton gris moyen et on les a développés et on en a ensuite comparativement évalué les défauts nuageux ("mottle") dans la surface grise. Les résultats ont montré que les exemples comparatifs présentaient un "mottle" évident, tandis que les échantillons fabriqués conformément à la présente invention étaient exempts de "mottle". Ces résultats d'essais montrent clairement la corélation qui existe entre les propriétés superficielles déterminées à l'aide du procédé d'essai spécial décrit et le "mottle" _ 19 _ photographique et mettent en évidence, par sa signification pratique, l'amélioration de la qualité surfacique déterminante pour des buts photographiques. L'utilisation d'azote lors du revêtement de la face dorsale s'effectue de manière connue pour l'élimi- nation de l'oxygène. La face frontale ou recto est protégée contre l'oxygène par les tambours ou cylindres, Les faisceaux d'électrons accélérés utilisés pour la solidification du revêtement ont été obtenus à l'aide de tubes à rayonnement cathodique connus comportant une fenêtre de passage des électrons. La fenêtre peut être constituée, par exemple, d'une mince feuille de titane. - 20 - REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un support en papier photographique hydrofuge comportant au moins'un revêtement solidifié à l'aide d'un faisceau d'électrons, caractérisé en ce que, d'une manière connue en soi, on étale et égalise d'abord un mélange durcissable par un rayonnement, contenant un pigment, sur un papier de base photographique encollé, en ce que l'on presse ce revêtement en utilisant seulement qu'une légère pression, contre une surface à poli ou brillant élevé, en ce que l'on solidifie le revêtement au cours de son contact avec la surface formatrice à partir du côté dorsal du papier à l'aide de faisceaux d'électrons accélérés et en ce qu'on sépare ensuite le papier ainsi obtenu de la surface forma- trice. 2. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que les faisceaux d'électrons sont obtenus à partir d'un tube à rayonnement cathodique comportant une fenêtre laissant passer les électrons. 3. Support en papier photographique, fabriqué par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'une de ses faces porte au moins un revêtement qui a été solidifié à l'aide de faisceaux d'électrons cependant- qu'il se trouvait en contact avec une surface formatrice. 4. Support en papier photographique fabriqué par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chacune de ses faces porte au moins un reVetement qui a été solidifié à l'aide de faisceaux d'électrons cependant qu'il se trouvait en contact avec une surface formatrice. 5. Support en papier photographique fabriqué par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'au moins une couche solidifiée à l'aide de faisceaux d'électrons - 21 - se compose d'un liant et d'un pigment. 6. Support en papier photographique fabriqué par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le revê- tement à solidifier à l'aide de faisceaux d'électrons contient au moins une substance polymérisable avec des doubles liaisons C = C. 7. Support en papier photographique fabriqué par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le revêtement à solidifier à l'aide de faisceaux d'électrons contient au moins une substance polymérisable avec deux ou plus de deux doubles liaisons C = C. 8. Support de papier photographique suivant la revendication 5-, caractérisé en ce que le pigment est un pigment blanc ou un mélange de divers pigments blancs. 9. Support de papier photographique suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'au moins un revêtement contient de la suie. 10. Support de papier photographique suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'un revêtement contient, outre un pigment blanc,. des quantités moindres d'un ou plusieurs pigments colorants et/ou d'un agent de protection contre le halo.