La présente invention concerne des vannes ou robinets munies d'un obturateur perfectionné, et pouvant être montées sur toutes les canalisations de transport de produits liquides ou gazeux de toute nature. On sait que, généralement, une vanne ou robinet destinée a établir et/ou supprimer ltecoulement d'un fluide entre deux tronçons d'une canalisation de transport dudit fluide, comporte essentiellement une enveloppe, le plus souvent cylindrique ou sensiblement cylindrique et dénommée corps dans laquelle, à l'oppose du fond est disposé un orifice de passage de l'arbre, manoeuvrable au moyen d'un levier ou d'un volant, d'entraîne- ment en rotation d'un boisseau ou obturateur. Sur chacun de ses côtés opposés, le corps de vanne est muni de moyens de fixation à l'extrémité du tronçon de canalisation correspondant, tel que, par exemple, des brides ou des entretoises.De part et d'autre du boisseau et en regard de chacun des deux tronçons, la vanne comporte un siège porte-joint d'étanchéité disposé dans un logement prévu à cet effet, soit dans la bride ou entretoise correspondante, soit dans la partie correspondante du corps de vanne ; chacun de ces logements est, par construction, conformé de telle maniere que le- siege, qui y est placé puisse, dans certaines limites du moins, se déplacer axialement dans les deux sens sous l'effet de poussées axiales dues, soit à la pression du fluide transitant dans la vanne, soit à un dispositif mécanique de réglage élastique, soit encore à l'action conjuguée de ces deux causes, et de telle sorte que les joints ou garnitures souples portées par ledit siège viennent constamment prendre appui contre la partie sphérique du boisseau, assurant ainsi l'étanchéité de la vanne proprement dite.Dans la plupart des cas, ces sièges toujours metalliques, ont une forme de révolution autour de leur axe longitudinal, qui coïncide avec fluide la canalisation, forme qui permet d'y encastrer une garniture annulaire ou joint d'étanchéité souple, organe réalisé en une matière à faible coefficient de frottement, ledit organe se trouvant en contact avec la partie sphérique du boisseau et prenant appui sur elle le long d'un cercle ayant pour axe longitudinal celui de la canalisation.La poussee exercée sur le siège -et par suite la poussée exercée par le joint sur le boisseau soit par le fluide, soit par le dispositif mécano-lastique, soit par les deux réunis, permet d'obtenir -l'étan- chéité de la vanne, c'est-à-dire l'absence d'un écoulement de fluide hors de la vanne ou des parties-de la vanne hors de la canalisation ou entre les deux parties de la canalisation de part et d'autre de la vanne, lorsque celle-ci est fermée, la lumière cylindrique du boisseau rétablissant la continuité de la canalisation étant considérée comme appartenant à celle-ci. En fait, on cnnstate souvent dans les vannes de ce type certains défauts d'étanchéité dus à ce que l'ajustage rigoureux requis pour qu'il en soit ainsi,est couteux,donc n'estpas toujours respectéJet à ce que,par exemple, le boisseau se trouve décalé par rapport asonaxe derotationouà ce que les sièges ne sont pas exactement coaxiaux ; le contact entre les joints et le boisseau, n'est alors pas toujours parfait et des interstices existent alors entre eux, interstices par lesquels le fluide peut s'écouler. Pour remédier à de tels défauts et pour obtenir une étanchéité totale à un prix de fabrication acceptable, diverses dispositions ont été conçues et mises en application. C'est ainsi que, par exemple, on connaît par le brevet fran çais nO 72/30 104 une vanne à obturateur sphérique dont l'étanchéité est assurée même si l'obturateur présente de légers défauts, soit dans son état de surface, soit dans son ajustage ou même si les sièges porte-joints ne sont pas rigoureusement coaxiaux, un tel résultat étant obtenu en conférant une forme sensiblement cylindrique à leurs faces latérales externes disposées respectivement en regard des faces latérales internes coaxiales de logements de forme également sensiblement cylindrique ménagés dans des brides-entretoises correspondantes et en munissant lesdits logements d'une gorge annulaire de réception d'un joint torique d'étanchéité ; cette gorge annulaire a pour section droite un rectangle de largeur plus grande et de profondeur plus faible que le diamètre du joint torique, lequel prend appui extérieurement sur le fond de la gorge et intérieurement sur la face latérale interne du siège correspondant. De plus, les faces latérales en regard ont des formes choisies de telle sorte que leur écartement soit minimum au niveau dudit joint. En outre, un organe élastique prenant appui à la fois, d'une part, sur le siège et, d'autre part, sur la bride-entretoise correspondante permet audit siège de prendre constamment appui sur la partie sphérique du boisseau. De cette manière, chacun des deux sièges porte-joint, peut se mouvoir axialement à l'intérieur de certaines limites tout en restant constamment en appui sur le boisseau ; de meme, du fait de l'élasticité des joints toriques, ils possèdent une certaine mobilité transversale, si bien que leurs axes de révolution possèdent une certaine mobilité d'ensemble, leur permettant de se mouvoir par rapport à l'axe longitudinal de la vanne. Cette mobilité des sièges conjuguée à l'action des organes élastiques de poussée, a pour conséquence le maintien en contact étroit des joints d'étant chéité correspondants avec le boisseau le long d'un cercle même si ledit boisseau présente quelques défauts d'usinage, ou encore si, également du fait de défauts d'usinage les axes des tourillons du boisseau ne sont pas parfaitement alignés, celui-ci se trouvant alors légèrement déporté par rapport à la position qu'il devrait normalement occuper.Si cette disposition des sièges porte-joint permet ainsi de conserver une étanchéité parfaite de la vanne, les joints d'étanchéité d'une telle vanne n'en subissent pas moins tous les efforts qu'ont à supporter ceux des vannes de ce type, en particulier lors de la manoeuvre du boisseau, au cours de laquelle ledit boisseau frotte sur le joint, qui, à la longue, finit par s'user et même se détériorer surtout lorsqu'il stagit de vannes fréquemment manoeuvrées. Cette dégradation du joint, d'autant plus rapide que les manoeuvres du boisseau sont plus fréquentes, finit par nuire à l'étanchéité de la vanne. I1 en résulte que plus les manoeuvres sont fréquentes, plus les joints doivent être souvent remplacés et, par conséquent, plus souvent la vanne, donc aussi la canalisation, immobilisées, ce qui contribue a diminuer le coefficient d'utilisation de cette dernière. La présente invention obvie à ce défaut en fournissant une vanne dans laquelle l'usure des joints d'étanchéité due au frottement desdits joints sur le boisseau au cours des manoeuvres de celui-ci, est pratiquement supprimée. Elle fournit également, par voie de conséquence, une vanne munie d'un boisseau dont la fabrication peut être réalisée de manière simple a partir de blocs de métal de forme générale cubique ou parallélé pipédique ne nécessitant qu'un usinage simple de certaines de ses parties. La vanne selon l'invention, interposable entre deux éléments d'une canalisation de transport de fluides est du type comportant à l'inté- rieur d'un corps de vanne : un boisseau orientable et à cet effet rendu mobile en rotation autour d'un axe perpendiculaire à l'axe longidutinal de la canalisation au moyen d'une tige ou arbre de commande, muni dtune lumière de passage des fluides véhiculés, deux sièges flottants porte-joint d'étanchéité disposés coaxialement de part et d'autre du boisseau, chacun desdits sièges, mobiles en translation axiale,coopérant, d'une part, avec le corps d( vanille att moyen Elle est caractérisée par le fait que le boisseau est muni d'au moins un organe plan perpendiculaire à l'axe de rotation à rampe profilée prenant appui sur chacun des sièges porte-joint, le profil de ladite rampe étant tel que, lorsque le boisseau est en position d'ouverture ou de fermeture de la vanne, les sièges se trouvent en contact avec le boisseau par l'intermédiaire du joint correspondant tandis que dans la position intermédiaire entre les deux précédentes, ils s'en trouvent écartés, la partie du boisseau qui, lors de la fermeture et de l'ouverture de la vanne, se trouve en appui sur les joints correspondants étant une surface de révolution autour de l'axe longitudinal de la lumière cylindrique dont il est muni. De manière préférée, le boisseau comporte deux organes plans à rampe profilée identiques disposés symétriquement l'un de l'autre par rapport à son plan longitudinal de symétrie perpendiculaire à son axe de rotation. On réalise de manière simple l'organe plan à rampe profilée dont est muni le boisseau au moyen d'une came, dont le profil est de préférence elliptique ou pseudo-elliptique. Il est possible de donner différentes formes au boisseau qui peut, bien entendu etre un boisseau sphérique, mais de manière avantageuse et dans une deuxième forme de réalisation, le boisseau est constitué par une pièce obtenue à partir d'une pièce ayant la forme générale d'un cube, présentant six faces planes parallèles deux à deux, dont deux sont pleines et perpendiculaires à l'axe de rotation, deux sont pleines et parallèles au plan défini par l'axe de rotation et l'axe longitudinal de la lumière de passage des fluides véhiculés, et les deux autres, entre lesquelles passe ladite lumière, perpendiculaires à l'axe longitudinal de cette dernière, les zones correspondant aux huit sommets et douze arêtes du cube étant arrondies de manière à former des portions de surface sphérique, la sphère correspondante ayant pour centre celui du cube générateur de la pièce formant le boisseau et pour diamètre le côté de celuici et sur lesquelles les joints d'étanchéité se trouvent en contact et dans les positions d'ouverture et de fermeture. Dans une troisième forme de réalisation, le boisseau est constitué par une pièce obtenue à partir d'une pièce en forme de cube, dans laquelle est alésée une lumière cylindrique dont l'axe longitudinal passe par le centre du cube, les bords de chacune des faces sur lesquelles débouchent les extrémités de ladite lumière étant enlevées par usinage de manière à présenter un contour tronconique concentrique à l'axe longitudinal de la lumière et dont le côté évasé est tourné du côté du centre du cube. De manière également avantageuse, les sièges porte-joint comportent au moins un canal aboutissant au voisinage immédiat du joint d'étanchéité correspondant entre ce dernier et la lumière du boisseau et commwniquant avec un canal ménagé dans le corps de vanne, ledit canal permettant l'injection au voisinage du joint d'un produit susceptible de s'interposer entre ledit joint et le boisseau. La présence de tels canaux permet en particulier d'injecter entre les joints et le boisseau un produit lubrifiant ce qui permet ainsi de munir les sièges porte-joint de joints réalisés en métal. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description faite ci-après à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins annexés. Sur ces dessins - la figure 1 représente une vue en coupe axiale longitudinale d'une vanne selon l'invention ; - la figure 2 représente une vue en coupe axiale longitudinale d'une autre forme de réalisation d'une vanne selon l'invention ; - la figure 3 représente une vue en perspective d'un boisseau de forme générale cubique ; et - les figures 4a et 4b représentent respectivement des vues en coupe axiale de deux formes différentes de réalisation de sièges portejoint munis de canalisations dtinjection de produit entre le joint correspondant et le siège porte-joint. En se référant aux figures 1 et 2, la vanne selon l'invention est destinée à être interposée entre deux éléments rectilignes représentant une extrémité rectiligne d'une canalisation de transport de fluides de toute nature et soumis à des pressions dont les valeurs peuvent s étendre dans de larges limites. Elle est par exemple du type décrit dans le brevet français nO 72/30 104, ou d'un type similaire, c'est-à-dire comportant, monté dans un corps de vanne 1, un boisseau orientable 2, par exemple sphérique, rendu mobile en rotation autour de l'axe X-X d'un arbre de commande 3 solidaire à la fois d'un levier ou d'un volant de commande (non représenté) et du boisseau, lequel comporte une lumière généralement cylindrique 4 de passage du fluide véhiculé par la canalisation dans sa position d'ouverture, deux sièges 4a et 4b, de préférence flottants, porte-joints d'étanchéité 5a et 5b, dispo sés coaxialement l'un à l'autre de part et d'autre du boisseau à l'intérieur de brides-entretoises 6a et 6b et coaxialement à ces dernières, chacun desdits sièges prenant appui, d'une part, sur le boisseau par l'intermédiaire du joint d'étanchéité dont il forme le support et d'autre part, sur la bride-entretoise qui forme son logement, par l'intermédiaire d'un organe élastique 7a (ou 7b) lequel tend à le maintenir constamment en appui sur le boisseau ; en outre, entre chaque bride-entretoise et le siège correspondant est interposé un joint étanche Se (ou Sd) de préférence torique et réalisé de manière avantageuse, comme les joints d'étanchéité 5a et 5b > en une matière synthétique élastique telle que du "Nylon" (marque déposée) ou du "Teflon" (marque déposée), ledit joint étant logé dans une gorge transversale de profondeur inférieure et de largeur supérieure à son diamètre et ménagée soit dans la face interne de la bride-entretoise, soit dans la face externe du siège correspondant.L'arbre de commande 3 et le pivot 9 qui en est le prolongement au-delà de l'obturateur sont montés sur le corps de vanne dans des orifices diamétralement opposés de ce dernier et supportés au moyen de paliers appropriés, tandis que l'étanchéité entre ledit arbre, ledit pivot et les parties correspondantes du corps est assurée au moyen de joints d'étanchéité de tout type connu approprié, tel que le joint 10 par exemple. La vanne selon l'invention comporte, en plus des différents éléments ci-dessus indiqués comme constitutifs des vannes de type connu, un dispositif permettanttlors des manoeuvres d'ouverture et de fermeture de la vanne1 due maintenir les joints d'étanchéité, portés par les deux sièges, écartés du boisseau, de manière que pendant la rotation de ce dernier autour de l'axe X-X, il n'ait aucun contact avec lesdits joints, le contact entre les joints et le boisseau n' étant réalisé que dans les deux seules positions d'ouverture et de fermeture de la vanne à l'exclusion de toute position intermédiaire du boisseau. A cet effet, le boisseau est muni de deux cames 8a et 8b qui en sont solidaires, coopérant avec chacun des sièges porte-joint.Le profil commun à ces deux cames, dont les plans sont parallèles entre eux et perpendiculaires à l'axe X-X de rotation du boisseau, est tel, par exemple, que celui représenté en perspective sur le boisseau pseudo-sphérique de la figure 3. Le profil de chacune d'elle de forme oblongue présente dans l'un quelconque des plans axiaux incliné à 450 sur l'axe de la lumière cylindrique, un grand axe passant par l'axe X-X, tandis que dans le plan perpendiculaire au précédent se trouve son petit axe. Ce proEiltdont le petil: et le grand axe sont des axes de symétrie et la forme peut être celle d'une ellipse ou d'une courbe fermée pseudo-elliptique, comporte un grand axe de longueur plus élevée que celle de son petit axe , son pln etant perpendiculaire à l'axe X-X. Le contour de chacune de ces cames, dont la disposition est la même par rapport à l'axe X-X, se situe tout le long d'un bord formant une face transversale perpendiculaire à son plan. La came a de ce fait la forme d'une plaque en forme de cylindre elliptique ou pseudo-elliptique droit aplati. Lorsque la vanne est ouverte, c'est-àdir lorsque la lumière cylindrique du boisseau est disposée coaxialement à la canalisation, le plan diamétral commun aux deux cames passant par l'axe X-X et par les grands axes des ellipses formant leurs contours, qui est incliné à 45 sur l'axe longitudinal Y-Y de ladite lumière,l'est, par suite, du même angle sur l'axe longitudinal de la canalisation, tandis que le plan diamétral commun aux deux dites cames formant avec le précédent un angle dièdre de 45 et passant par l'axe Y-Y contient l'axe longitudinal de la canalisation ; l'excentricité de l'ellipse formant la courbe du contour de chacune des cames, donc la forme de cette ellipse et ses dimensions,sont choisies de manière que, dans la position ci-dessus indiquée du boisseau et compte tenu de la distance entre sièges porte-joints, elle soit tangente à la bordure transversale externe du siege porte-joint disposé en regard, le joint d'étanchéité correspondant prenant appui sur le boisseau essentiellement sous l'effet de la poussée de l'organe élastique coopérant avec ledit siège.Lorsque la vanne est ouverte, c'est-à-dire que l'axe de la lumière cylindrique du boisseau coincide avec l'axe longitudinal de la canalisation tout au moins dans la zone d'implantation de ladite vanne, les joints d'étanchéité 5a et 5b prennent appui sur le boisseau, comme représenté sur les figures 1 et 2 ; si à partir de cette position, on manoeuvre le boisseau en vue de fermer la vanne et en le faisant, à cet effet, tourner dans le sens de la flèche FI de la figure 3, le grand diamètre de la came se rapproche de l'axe longitudinal de la canalisation, son contour prenant constamment appui sur chacun des bords annulaires périphériques, formant rampe d'appui, des sièges porte-joint.Comme le diamètre de profil de came correspondant au point de contact de celle-ci avec la rampe d'appui va, au cours de ce mouvement de rotation, constamment en augmentant, jusqu a ce que son grand diamètre se trouve dans le plan longitudinal. de la vanne, c'est-à-dire aprèsune rotation de 45 à partir de la position initiale , une fois franchie cette position-, le diamètre correspondant au point de contact précité va en diminuant pour, après une nouvelle rotation de 450, reprendre la valeur qu'il avait au départ, c'est-à-dire après une rotation totale de 90 dans le sens de la flèche F1. Dans cette nouvelle position du boisseau, la vanne se trouve en position de fermeture, les joints d'étanchéité prenant appui sur le boisseau sous les actions conjuguées des poussées exercées par les organes élastiques 7a et 7b et de celles dues à la pression du fluide. Dans les positions intermédiaires entre cette position initiale d'ouverture et cette position finale de fermeture de la vanne, du fait que l'axe X-X est fixe par rapport au corps de vanne et que les sièges porte-joints sont mobiles en translation axiale, il est clair que, par suite des variations de longueurs des diamètres correspondant aux différents points de contact entre le bord de la came et les rampes d'appui sur les sièges, la distance séparant l'axe X-X du plan, perpendiculaire à ce même axe, du bord formant rampe d'appui, varie de la même manière Autrement dit, lorsque la vanne est ouverte,lors de la premib- re partie de la rotation du boisseau, c'est-à-dire dela rotation de 450 9 partir de sa position initiale, les sièges sont repoussés en sens inverses l'un de l'autre sous l'effet de la poussée exercée à l'encontre des organes élastiques 7a et 7b par les cames 8a et 8b, et s'écartent du boisseau, les joints d'étanchéité n'ayant alors plus, ni l'un ni l'autre, aucun contact avec ce dernier, l'écartement maximum ayant lieu lorsque le plan diamétral de la came passant par le grand axe de celle-ci, coincide avec l'axe longitudinal de la canalisation, tandis que dans la seconde partie de la rotation du boisseau, cet écartement diminue depuis ce maximum jusqu a zéro, les joints d'étanchéité revenant alors en appui sur le boisseau, qui se trouve alors en position de fermeture. il est clair que lorsqu'on effectue la manoeuvre inverse, à partir de cette position de fermeture, à savoir, une rotation de 900 dans le sens inverse de la flèche Fl, le boisseau et les sièges passent par les mêmes positions relatives que précédemment, la vanne se retrouvant en fin de course du boisseau de nouveau en position d'ouverture. Ainsi, au cours de l'une quelconque de ces deux manoeuvres, les joints ne se trouvent à aucun moment, sauf en début et en fin de manoeuvre, en contact avec le boisseau. De cette manière, ces joints dont le matériau constitutif est généralement plus fragile,donc plus vulnérable, que celui du boisseau ne subissent pas au cours des manoeuvres d'ouverture ou de fermeture le contact du boisseau en mouvement, susceptible d'en provoquer, a plus ou moins longue échéance, selon la fréquence des manoeuvres, une usure ou une détérioration susceptible de nuire à l'étanchéité de la vanne, én particulier dans sa position de fermeture. Si le mouvement dc rotation du boisseau dans le sens de la flèche F1 de la figure 3 se poursuit au-delà de la position de fermeture cidessus définie, les joints d'étanchéité 5a et 5b, restent en contact avec le boisseau jusqu'à ce que celui-ci ayant tourné de nouveau de 900 la vanne se retrouve en position d'ouverture. Dans ces conditions, pour éviter que, conformément au but que se propose l'invention, les joints se. trouvent en contact avec le boisseau en mouvement il y a lieu de bloquer, par tout moyen connu approprié, la rotation du boisseau dans chacune des positions d'ouverture et de fermeture de la vanne telles que ci-dessus définie ; le boisseau ne peut alors, arrivé dans l'un ou l'autre de ces deux positions continuer sa course dans le même sens, si bien quiil ne peut balayer, dans un sens ou dans 1' autre, qu'un secteur limité à 900. Au cours de chacune des manoeuvres d'ouverture ou de fermeture de la vanne, les joints d'étanchéité ne se trouvent plus en contact avec le boisseau ; de ce fait, la partie amont de la canalisation se trouve mise en communication pendant la durée de la manoeuvre avec sa partie aval si bien que le fluide véhiculé par la canalisation transite momentanément par la partie extérieure du boisseau comprise entre les deux sièges portejoint. Les joints d'étanchéité tels que 10 interposés' entre l'arbre de manoeuvre 3 du boisseau et le corps de vanne, renforcés si nécessaire, permettent d'éviter, pendant la durée des manoeuvres, toute fuite de fluide hors de la vanne par cette voie, ce passage de fluide de la partie amont à la partie aval pendant ce laps de temps n'étarit pas gênant, le point essentiel étant qu'en position de fermeture de la vanne, les parties amont et aval de la canalisation soient impénétrables l'une à l'autre. Du fait que les joints d'étanchéité ne se trouvent pas en contact avec le boisseau lors des manoeuvres d'ouverture et de fermeture de la vanne et que par suite ils ne subissent aucune usure ou détérioration due au contact avec le boisseau en mouvement, il n'est plus nécessaire de donner au boisseau une forme rigoureusement sphérique présentant un état de polissage très poussé. C'est ainsi, par exemple qu'il est possible de constituer le boisseau non plus à partir d'un volume sphérique, mais d'un volume parallélépipédique rectangle ou de préférence cubique dans lequel, après avoir alésé la lumière cylindrique, on usine des portées sphériques 2a permettant d'écrêter les sommets et une partie des arêtes, la sphère correspondante ayant son centre au centre du parallélépipède rectangle ou du cube de base et pour rayon la longueur de la distance de son centre au centre d'une de ees arêtes.Un boisseau réalisé à partir d'une pièce cubique est représenté sur la figure 3 où l'on peut voir les faces du cube ainsi que les parties sphériques permettant au boisseau de se loger aisément, comme un boisseau sphérique de type tranditionnel dans la partie évasée des sièges située en regard dudit boisseau et qui porte les joints annulaires d'étanchéité 5a et 5b. Les faces annulaires planes 11 entourant la lumière 12 sont les faces sur lesquelles viennent s'appliquer les joints d'étanchéité en position d'ouverture de la vanne, tandis que les faces 13 sont celles sur lesquelles ils viennent s'appliquer en position de fermeture de la vanne.Le boisseau ci-dessus décrit a l'avantage de pouvoir être fabriqué de manière beaucoup plus simple qu'un boisseau sphérique de type traditionnel et de ne pas nécessiter d'usinage important et précis. il est clair cependant qu'un boisseau sphérique de type traditionnel convient également dans une vanne selon l'invention,comme représenté à la figure 1. Suivant une autre forme de réalisation représentée à la figure 2, le boisseau peut être réalisé à partir d'une pièce de forme cubique dans laquelle est ménagée par alésage une lumière cylindrique (non représentée) d'axe parallèle à quatre faces du cube, deux à deux parallèles, et passant par le centre dudit cube. Dans une telle pièce cubique, on usine, sur les bords formés par les arêtes et sommets délimitant chacune des faces sur lesquelles débouche la lumière, des faces 13 et 14 de forme tronconique, dont les génératrices sont inclinées à 45 sur l'axe de la lumière du cube, lesdits troncs de cône ayant leur côté évasé tourné vers ce même centre. De cette manière, lorsque la'vanne est en position d'ouverture et que, par conséquent, l'axe de la lumière du boisseau coïncide avec l'axe de la canalisation, les joints d'étanchéité 5a et 5b se trouvent appliqués chacun sur la portée tronconique correspondante 13 ou 14, tandis que dans la position de fermeture ils se trouvent appliqués respectivement sur les faces de la pièce cubique perpendiculaires aux précédents et parallèles à la fois à l'axe longitudinal Y-Y de la lumière et à l'axe X-X de l'arbre de manoeuvre dudit boisseau, et que dans les positions intermédiaires, ils se trouvent du fait du retrait des sièges sous }'faction des cames 8a soustraits à tout contact avec le boisseau.Comme dans le cas précédent du boisseau cubique à portées sphériques, du fait de la forme de ses parties tronconiques, le boisseau peut être logé facilement dans les extrémités évasées des sièges porte-joints disposées respectivement en regard du boisseau. Dans les vannes selon l'invention, l'usure ou la détériora- tion des joints est pratiquement inexistante du fait du retrait des sièges lors des manoeuvres d'ouverture et de fermeture. il est par suite possible d'utiliser, au lieu de joints realisés en une matière telle que du caoutchouc ou une matière synthétique à propriétés analogues, des joints réalisés en métal. Dans ces différentes formes de réalisation, on peut, avantageusement, adapter à la vanne un dispositif d'injection depuis l'extérieur dans l'espace comprise entre les sièges porte-joint et le boisseau, d'un produit de colmatage ou de graisse. Acet effet, au moins un canal 16 est ménage dans le corps de vanne, mettant en communication l'extérieur de celui-ci avec un canal 17 ménagé dans le siège correspondant et aboutissant dans l'espace compris entre le boisseau et ledit siège.Le canal 18, comme représenté sur la figure 4a, partant de l'extérieur du corps débouche directement en regard du canal 17 lequel, coude à angle droit et partant de la face latérale externe du siège porte-joint correspondant depuis un orifice disposé entre les deux joints 18a et 18b, aboutit à un orifice disposé en regard de la portée du boisseau au voisinage du joint 5a et du côté intérieur de la canalisation.Dans une autre forme de réalisation, où l'organe élastique associé au siège, par exemple, une rondelle-ressort élastique de poussée dudit siège sur le boisseau, est disposéeen arrière de ce dernier, le canal 16 aboutit dans l'espace subsistant entre la rondelle-ressort et la partie arrière du boisseau, tandis que le canal 17 rectiligne commence dans cet espace et aboutit comme précédemment en regard du boisseau au voisinage du joint 5a et du côté de l'intérieur de la canalisation. Dans ces deux formes de réalisation, l'entrée du canal 16 comporte une valve de tout type connu approprié qui, sous l'effet d'une pression agissant dans le sens de l'extérieur vers l'intérieur, laisse passer le produit à injecter dans le sens de l'extérieur vers l'intérieur et qui, en l'absence d'une telle pression ou en présence d'une -pression agissant en sens contraire de la précédente)obture de manière étanche ladite valve, empêchant ainsi le produit de ressortir vers l'intérieur. Un tel dispositif permet ainsi d'injecter au moyen d'une pompe de type approprié, par exemple un produit de colamatage d'une fuite qui pourrait, le cas échéant, se produire par suite d'un défaut d'étanchéité entre un joint et le siège correspondant, ou encore, plus spécialement, dans le cas de joints d'étanchéité métalliques, d'injecter de la graisse entre ledit joint et le siège correspondant en vue d'améliorer le contact entre ces deux pièces. La vanne perfectionnée qui vient d'être décrite, et qui est applicable à toutes les gammes de pression de la robinetterie en général, présente ainsi une fiabilité accrue par rapport aux vannes de type courant du fait que, en rendant les sièges rétractables, on élimine entièrement l'usure du joint et du boisseau due au frottement de l'un sur l'autre lors des manoeuvres de la vanne. A cet avantage technique important, s'ajoutent des avantages d'ordre économique non négligeables dus à ce que la simplicité de la construction de telles vannes en abaisse notablement le prix de revient par comparaison avec les vannes de types déjà connus. il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences techniques à ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, tel que ci-après revendiqué. REVENDICATIONS 1. - Vanne interposable entre deux éléments d'une canalisation de transport de fluides du type comportant à l'intérieur d'un corps de vanne : un boisseau orientable, et à cet effet rendu mobile en rotation autour d'un axe au moyen d'un arbre de commande, muni d'une lumière de passage des produits véhiculés, deux sièges flottants porte-joint d'étanchéité disposés coaxialement de part et d'autre du boisseau, à l'intérieur de brides-entretoises, chacun desdits sièges mobile en translation axiale coo pérant d'une part avec le corps de vanne au moyen d'un organe élastique et d'autre part prenant appui sur ledit boisseau par l'intermédiaire des joints correspondants, caractérisée par le fait que le boisseau est muni d'au moins un organe plan,perpendiculaire à l'axe de rotation,à rampe profilée prenant appui sur chacun des sièges porte-joint, le profil de ladite rampe étant tel que, lorsque le boisseau est en position d'ouverture ou de fermeture de la vanne les sièges se trouvent en contact avec le boisseau par l'intermédiaire des joints correspondants tandis que dans la position intermédiaire entre les deux précédentes, ils s'en trouve écartés, la partie du boisseau qui, lors de la fermeture et de l'ouverture de la vanne, se trouve en appui sur les joints correspondants étant une surface de révolution autour de l'axe longitudinal de la lumière cylindrique dont il est muni. 2. - Vanne selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le boisseau comporte deux organes plans à rampe profilée identiques disposés symétriquement l'un de l'autre par rapport à son plan longitudinal de symétrie perpendiculaire à son axe de rotation. 3. - Vanne selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'organe plan à rampe profilée dont est muni le boisseau et qui coopère avec chacun des sièges porte-joint est constitué par une came à profil élliptique ou pseudo-elliptique. 4. - Vanne selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que le boisseau est un boisseau sphérique. 5. - Vanne selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que le boisseau est constitué par une pièce obtenue à partir d'une pièce ayant la forme générale d'un cube, présentant six faces planes parallèles deux à deux, dont deux sont pleines et perpendiculaires à l'axe de rotation, deux sont pleines et parallèles au plan défini par l'axe de rotation, deux sont pleines et parallèles au plan défini par l'axe de rotation et ltaxe longitudinal de la lumière de passage des fluides véhiculés et les deux autres, entre lesquelles passe ladite lumière perpendiculaireà l'axe longitudinal de cette dernière, les zones correspondant aux huit sommets et douze arêtes du cube étant arrondies de manière à former des portions de surface sphérique, la sphère correspondante ayant pour centre celui du cube générateur de la pièce formant le boisseau et pour diamètre le côté de celui-ci et sur lesquelles les joints d'étanchéité se trouvent en contact dans les positions d'ouverture et de fermeture. 6. - Vanne selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que le boisseau est constitué par une pièce obtenue à partir d'une pièce en forme de cube, dans laquelle est alésée une lumière cylindrique dont l'axe longitudinal passe par le centre du cube, les bords de chacune des faces sur lesquelles débouchent les extrémités de ladite lumière étant enlevées par usinage de manière à présenter un contour tronconique concentrique à ltaxe longitudinal de la lumière et dont le côté évasé est tourné du côté du centre du cube. 7. - Vanne selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisée par le fait que les sièges porte-joint comportent au moins un canal aboutissant au voisinage immédiat du joint d'étanchéité correspondant entre ce dernier et la lumière du boisseau et communiquant avec un canal ménagé dans le corps de vanne, ledit canal permettant l'injection au voisinage du joint d'un produit susceptible de s'interposer entre ledit joint et le boisseau. 8. - Vanne selon la revendication 7, caractérisée par le fait que les joints d'étanchéité montés sur les sièges porte-joint sont réalisés en métal, lesdits joints étant lubrifiés au moyen dtun produit lubrifiant injecté par les canaux dont sont munis les sièges porte-joint.