La présente invention a trait aux bâtiments et autres types de constructions, y compris les murs, cloisons et toitures. Elle vise plus particulièrement une telle construction réalisée en partie par pulvérisation de béton sur un coffrage qui se trouve ensuite incorporé dans l'élément intéressé. Les immeubles classiques sont faits à partir de briques. Les petites dimensions de chacune de celles-ci limitent naturellement la rapidité de construction, tandis que leur mise en place constitue une opération hautement spécialisée. En outre quand un tel immeuble est construit de cette manière, on doit faire appel à un nombre relativement important de spécialistes et comme leurs travaux particuliers doivent souvent se terminer dans un certain ordre, cela peut aboutir à des augmentations de frais et de délais. On connatt également des constructions en béton. Elles sont généralement réalisées par moulage préalable de panneaux qu'on assemble ensuite sur place. De telles constructions n'ont jamais donné satisfaction à un certain nombre de points de vue, notamment leur faiblesse dans le cas de la défaillance d'un ou plusieurs de leurs éléments et la forte conductivité thermique des murs. Cette conductivité donne lieu à des problèmes de condensation dans les maisons et appartements construits de cette manière étant donné que la vapeur d'eau qui apparaît dans les locaux tend à se condenser sur les parties froides des murs ou à l'intérieur de celles-ci. La présente invention vise donc à réaliser une construction en béton perfectionnée dont les murs comportent une très faible conductivité thermique et qui cependant puisse être réalisée rapidement avec un minimum de spécialistes. Conformément à l'invention une construction comprend au moins un mur extérieur fait d'au moins deux parois élémentaires séparées par un espace d'air, la paroi élémentaire interne comportant des nervures d'une seule pièce avec elle, qui dépassent vers la ou les parois élémentaires externes en s'étendant suivant une direction générale extérieure, tandis qu'il est prévu des barres d'armature noyées dans les nervures et entre les parois interne et externe, ces barres comprenant des parties qui pénètrent dans la paroi élé- mntaire externe pour la lier aux nervures, et la paroi élémentaire interne, ainsi que préférablement, l'une au moins des parois élé- mentaires externes, étant faites d'une matiere à base de ciment. De préférence les barres d'armature sont conformées en zig-zag. Lorsqu'une construction comporte un mur extérieur comme défi ni ci-dessus, la conductivité thermique de celui-ci peut être très faible. On réalise ainsi un espace d'air analogue à ceux qu'on trouve dans les bâtiments classiques fait en briques, cet espace étant très efficace pour réduire le passage de la chaleur à travers le mur. En outre la disposition nervurée assure que la paroi élé- mentaire interne peut supporter la charge et constitue ainsi une structure contre laquelle la ou les parois élémentaires externes peuvent être appliquées, pour lui etre liées par le moyen des barres d'armature. On peut réduire davantage la conductivité thermique en prévoyant une couche isolante entre les parois élémentaires externe et interne, cette couche reposant directement ou indirectement sur les nervures et recouvrant les espaces prévus entre celles-ci. La couche en question est préférablement utilisée aussi en guise de coffrage sur lequel la paroi peut entre pulvérisée si elle est faite d'une matière à base de ciment. Bien que les barres d'armature traversent l'espace intermédiaire à l'intérieur des nervures et qu'elles soient très conductrices de la chaleur, leur section est très petite en comparaison de celle totale du mur, de sorte qu'elles ne transfèrent en travers de l'espace d'air qu'une quantité de chaleur négligeable. En outre la construction présente une capacité thermique élevée ce qui, joint à ses bonnes propriétés d'isolation thermique, fait que son intérieur peut être maintenu à une température relativement régulière, c'est-à-dire chaude en hiver et franche en eté. Lorsque la paroi externe est établie à la manière précitée, la combinaison des parois élémentaires externe et interne liées l'une à l'autre se comporte comme un ensemble unique renforcé par la disposition nervurée, ce qui fait qu'il peut rester intact dans des zones minières donnant lieu à des affaissements de terrain, ainsi que dans des régions sujettes à des tremblements de terre, sans qu'il soit nécessaire de prévoir des fondations spéciales et coQ- teuses. Comme les deux parois élémentaires sont distinctes et sont reliées l'une à l'autre sans jonction directe par béton, mais uniquement par les barres d'armature, lesquelles peuvent au besoin fléchir sous l'effet d'un déplacement différentiel entre les deux parois, cette flexion peut s'effectuer sans risque de fissuration de la construction. En outre le risque de fissuration est encore davantage réduit du fait qu'en raison des excellentes propriétés d'isolation thermique du mur, la paroi élémentaire interne reste à une température substantiellement constante. Un autre avantage important de l'invention est que la construction qui en forme l'objet peut être réalisée en pulvérisant la matière à base de ciment entièrement à partir de l'extérieur. Cela est d'un grand intérêt si on le compare au procédé suivant lequel une partie au moins de la pulvérisation du ciment doit s'effectuer dans l'espace intérieur confiné d'un bâtiment. En pareil cas l'opé- ration aboutit à une situation désagréable et éventuellement dangereuse, notamment lorsqu'on pulvérise en direction du haut contre la face inférieure d'un plafond ou d'un toit. En outre les projections de ciment qui rebondissent à l'intérieur du bâtiment doivent être évacuées vers l'extérieur de celui-ci.Il est clair que cette évacuation prend du temps et constitue un gaspillage de travail, alors qu'on peut aisément se débarrasser des projections à l'exté- rieur du bâtiment, par exemple en les utilisant pour constituer des voies d'accès ou analogues autour de lui. De plus la partie in térieure de la construction, et qui porte la charge, peut être ré alisée et traitée rapidement lors de l'établissement du bâtiment, de sorte, par exemple, que le travail de finissage de l'intérieur peut être commencé relativement tbt au cours de sa construction. Lorsque cela est nécessaire la matière à base de ciment destinée à être pulvérisé peut être renforcée davantage par incorporation de fibres. Celles-ci peuvent être en verre E, en verre résistant aux alcalins, en acier doux ou inoxydable, ou en une matière plastique telle que le polypropylène. Les fibres d'acier peuvent affecter la forme de boucles fermées, d'un diamètre total de 2,5 à 25 mm pour une section de 0,25 mm ; on peut utiliser des brins ou aiguilles substantiellement rectilignes présentant une épaisseur de 0,1 à 1 mm, mais préférablement d'environ 0,25 mm, pour une longueur d'environ 25 mm. Quant à la fibre de polypropylène, elle a préférablement un diamètre d'environ 0,25 mm pour une longueur de 35 mm ou bien correspondre à 12 000 deniers pour 50 mm de long. La matière à base de ciment, qu'elle comporte ou non des fibres de renfort, peut être constituée par un mélange humide ou sec pulvérisé sur la surface intéressée avec application simultanée d'eau. Elle peut renfermer 1 partie en poids de ciment de Portland pour 3,5 parties en poits de sable en vue de constituer le mélange de base. ne sable peut être dans la zone de finesse 2 suivant les normes britanniques. Mais on peut employer également au lieu du ci ment de Portland un ciment à forte teneur en alumine ou autres, tel que ceux qu'on trouve dans le commerce sous les désignations Swiftcrete ou Sulfacrete. En ce qui concerne les fibres, il faut mettre en oeuvre une quantité de 1 à 5 % en poids, soit normalement 2 %, de brins ou aiguilles d'acier doux ou inoxydable. En variante on peut prévoir au lieu des aiguilles d'acier, ou en plus de celles-ci, 0,1 à 2 % en poids, normalement 0,2 à 1 %, de fibres de polypropylène. Le rapport de l'eau au ciment est avantageusement de 0,5 à 0,6 % en poids lorsque le mélange est réalisé avant pulvérisation et est ainsi amené à la tuyère à l'état humide. Quand on réalise un mélange sec, on peut pulvériser avec un rapport eau/ciment de 0,3 à 0,4 % en poids. On applique avantageusement à la face de la pàroi élémentaire interne tournée vers l'extérieur de la construction une couche susceptible d'arrêter la vapeur d'eau, telle par exemple qu'une feuille de polyéthylène, cette feuille étant préférablement fixée de façon appropriée par l'intermédiaire des parties des barres d'armature qui dépassent des nervures avant que le ou les parois externes n'aient été appliquées. Le mur extérieur réalisé suivant l'invention comporte avantageusement une épaisseur de 22,9 à 33,0 cm, la paroi élémentaire interne de béton pulvérisé présentant une épaisseur de 5,1 cm. La largeur de l'espace d'air, c'est-à-dire la saillie réalisée par les nervures, est de 10,2 cm ; la couche isolante en polystyrène a une épaisseur de 5,1 cm et la couche extérieure de béton 5,1 cm également. L'avantage de l'utilisation du polystyrène comme couche isolante réside dans sa facilité d'application aux barres d'armature qui s' étendent vers le haut à travers les nervures, en procédant par simple enfoncement des feuilles sur les barres. Les feuilles ainsi disposées constituent alors un coffrage sur lequel on peut pulvériser la couche à base de ciment destinée à réaliser la paroi élémentaire externe. Ainsi le seul coffrage qu'on ait à prévoir est celui exigé pour la réalisation de la paroi interne, avec un complément éventuel pour aider à constituer les nervures verticales. Ce coffrage peut en outre être diminué en utilisant un pane;u térieur de finissage, par exemple en plate, sur lequel on peut pulvériser la paroi élémentaire interne, et qui pour rester en place, de sorte qu'on n'a plus à démonter aucun coffrage intérieur au bâtiment. Pour renforcer encore la paroi élémentaire interne on peut lui incorporer un grillage en acier doux, ce grillage s'étendant entre les nervures, tandis que les barres d'armature renfermées par ces dernières peuvent lui être attachées. Conformément à une autre caractéristique de l'invention celleci concerne un procédé de réalisation d'une construction comportant au moins un mur extérieur fait d'au moins deux parois élémen- taires séparées par un espace d'air, la paroi élémentaire interne étant solidaire de nervures qui dépassent vers la ou les parois élémentaires externes et qui s'étendent verticalement vers le haut, lequel procédé consiste à monter un coffrage sur une fondation, à disposer des barres d'armature conformées en zig-zag à des intervalles dans le sens horizontal, ces barres dépassant vers l'exte- rieur de la construction projetée aux emplacements où doivent être réalisées les nervures, à pulvériser une matière à base de ciment contre le coffrage de façon à réaliser la paroi élémentaire interne et dans la zone des barres d'armature de manière à y déterminer les nervures orientées vers l'extérieur à partir de cette paroi, en laissant les pointes des zig-zag dépasser de ces nervures, à monter une isolation thermique sur les parties passantes des barres d'armature, et à pulvériser au moins une couche extérieure de matière à base de ciment sur la couche isolante, laquelle joue le rdle d'un coffrage, pour enrober les parties dépassantes des barres d'armature. Le coffrage destiné à la couche Qu paroi elementaire externe est prêférablement constitué par une couche d'une matière isolante, telle que le polystyrène, qui demeure en place après la realisation de cette paroi. On peut utiliser un grillage en acier doux dans la paroi élémentaire interne ou, au besoin dans celle externe, en vue de contribuer à les renforcer ; on peut en outre employer un coffrage supplémentaire pour réaliser les nervures dans l'espace d'air. Il est possible d'appliquer à la face de la paroi élémen- taire interne tournée vers lwextérieur de la construction une couche imperméable à la vapeur d'eau soit sous la forme de feuilles, soit par uns pulvérisation ultérieure. On réalise de preseence une nervure horizontale substantiel liment continuum tout autour du bâtiment au niveau du toit et de t-JUt plancher e-*entuel. Cette nervure doit être établie par pulvé risation, d'une seule piece avec la paroi élémentaire interne du mur, et il faut y enrober des tirants métalliques ou dispositifs analogues classiques pour encaisser les contraintes de tension auxquelles la nervure peut être soumise. Une fois que les murs ont été commencés, la construction suivant l'invention du bâtiment peut être modifiée de diverses façons selon le rôle final que celui-ci doit jouer. C'est ainsi par exemple que les murs peuvent se prolonger vers le haut, puis de manière semblable horizontalement sur la largeur du bâtiment lui-même de façon à réaliser une structure en forme de caisson avec un simple toit en pente supporté par le prolongement d'un mur latéral. Dans une telle forme d'exécution l'isolement du toit est minimal, mais on peut compter sur les propriétés isolantes de la construction par couches successives du toit horizontal principal, l'effet total étant d'assurer des propriétés isolantes au moins aussi élevées que celles des murs. De cette manière le toit lui-même peut être léger et très économique.En variante on peut prévoir un toit in cliné plus classique, la construction à double paroi s'élevant jusqu'à un sommet entre les murs extérieurs du bâtiment. Dans ce cas l'isolation principale du toit se trouve dans la partie inclinée. Les poutres d'un tel toit peuvent être établies d'une façon semblable à celle mise en oeuvre pour les nervures verticales de la construction. L'invention s'applique à tous les types de bâtiment ou constructions du même genre, y compris les maisons à un ou plusieurs étages, les appartements, les bureaux et les ateliers. Elle englobe les murs individuels, les cloisons et les toitures. Par conséquent le terme Hconstruction" tel qu'utilisé dans les présentes, doit embrasser tout ce qui précède. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une coupe horizontale d'un mur extérieur d'une construction suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe suivant 2-2 (fig. l) du bas du mur, cette coupe montrant une fondation qui supporte celui-ci. Fig. 2A est une coupe semblable à celle de fig. 2, mais correspondant à la ligne 2A-2A de fig. 1. Fig. 3 est une coupe verticale d'un btiment simple comportant des murs et un toit, ce bâtiment étant réalisé comme montré en fig. 1. Fig. 4 est un schéma représentant un bâtiment à toiture modifiée par rapport à celle de fig. 3, savoir du type à appentis, le toit proprement dit étant supposé enlevé. Fig. 4A est une coupe suivant 4A-4A de la forme d'exécution de fig. 4. Fig. 5 est une coupe de détail montrant la réalisation d'une gouttière dans un bâtiment à toit en pente. Fig. 6 et 7 sont des coupes prises en des points différents et qui montrent un type de toit en pente dans lequel la construction des murs représentée en fig. 1 se poursuit sur le toit. Une forme de base d'une construction suivant l'invention est constituée par une enceinte ou corps monolithique à haute résistan- ce, faite en béton pulvérisé, dans lequel les murs et le toit ou les éléments qui relient les murs, sont établis sous la forme d'une double paroi ou sandwich creux à fort pouvoir isolant thermique. Ce corps en béton est supporté par un socle à treillis d'armature qui repose sur un radier de béton à fondations incorporées, isolé vis-à-vis de l'humidité. L'épaisseur d'un mur extérieur creux est basée sur une valeur totale de 25,4 à 30,5 cm avec un vide intérieur de 10,1 cm. a paroi élémentaire interne de ce mur en sandwich est faite en béton armé à maille de 5 cm. On décrira cette construction de base en référence à fig. 1 et 2. On prépare tout d'abord les fondations à partir de rouleaux 1 de caoutchouc ou analogue recouverts d'une feuille plastique 2 formant couche imperméable à l'humidité. On recouvre l'ensemble de fa çon étanche par une couche d'embase 3 faite en béton sous une épaisseur de 5 cm. On prépare ensuite un grillage 4 à partir de fil d'acier à haute résistance de 10 mm, de façon qu'il s'étende en circuit fermé tout autour de la fondation. On lie à ce grillage 4 des barres de départ 5 et 6 qui s'élèvent à partir de celui-ci. On réalise alors autour du grillage 4 un bloc de fondation 7 en laissant les barres 5 et 6 dépasser de celui-ci et en ménageant un rebord 8 autour de la face intérieure du bloc en vue de supporter des poutrelles de plancher 9 de 15,2 cm. Lorsque le bloc de fondation est terminé, l'on peut disposer sur lui une autre couche imperméable 10 en utilisant à cet effet de la feuille plastique ou tout composé bitumineux étanche approprié. On fixe ensuite aux barres 5 et 6 des barres ou fers d'armature 12 et 13 conformés en zig-zag, à chaque emplacement où il y a lieu de réaliser une nervure formant pilier. Fig. 2A montre clairement la conformation de ces barres 12 et 13, lesquelles comportent des pointes d'extrémité 12a et 13a. Un grillage 14 est ensuite fixé aux barres 12 et 13 à une position correspondant au milieu approximatif de la paroi élémentaire interne 15. Le grillage en question est du type à haute résistance, propre à supporter en service une contrainte de 227,5 N/mm2. Les barres d'armature sont faites en acier doux avec une contrainte de base de 138 N/mm2, compte tenu d'un facteur approprié de contrainte diagonale lorsqu'on les utilise au cisaillement. La phase suivante consiste à monter la charpente de moulage ou coffrage intérieur (non représenté) sur lequel la couche ou paroi 15 sera pulvérisée, ainsi que les supports temporaires de ce coffrage (eux aussi non figurés). On- réalise alors par pulvérisation sur la charpente de moulage précitée et à travers le grillage 14 la couche à base de ciment destinée à constituer la paroi élémentaire interne 15 du mur, et cela jusqu'à atteindre une épaisseur de 5 cm. On pulvérise également autour des barres d'armature 12 et 13 pour établir les nervures verticales 16, avantageusement disposées à des intervalles de 137 cm, mais en ménageant l'emplacement des fenêtres et des portes et en s'aidant au besoin de coffrages appropriés (non représentés). Ces nervures dépassent de 10,1 cm à partir de la face intéressée de la paroi interne élémentaire 15 de façon à laisser un espace d'air 17 entre les nervures successives. On applique alors à la paroi 15 ainsi qu'aux surfaces découvertes des nervures 16 une couche 11 étanche à la vapeur, cette couche se présentant soit sous la forme de feuilles plastiques, soit sous celle d'un revêtement bitumineux. La couche en question recouvre la surface de la paroi 15 interne tournée vers l'extérieur du mur et qui peut recevoir la pu7vérisa- tion. Sur les pointes à'extrémité 12a et 13a des barres d'armature 12 et 13 qui dépassent vers l'extérieur, on enfonce une couche isolante 18 de polystyrène de 5 cm d'épaisseur. Puis l'on pulvérise sur cette couche une couche externe 19 de matière base de ciment, et qui agit à la façon d'un revetement pour recouvrir et noyer les pointes 12a et 13a des barres 12 et 13, en meme temps que la bars de départ 5. L'épaisseur de cette couche 19 est environ 5g3 T-, ce qui, avec l'épaisseur d'isolant 18 de 5 cm, donne pour le mur une épaisseur totale de 25,4 cm. L'apparence de la couche ou paroi externe 19 peut être contrôlée par l'-operateur de manière à réaliser une surface lisse ou présentant des dessins.En variante on peut lui faire comporter toute coloration désirée. En ce qui concerne le fini de la paroi élémentaire interne, on peut lui appliquer du plâtre à la façon voulue ; il est d'ailleurs possible d'utiliser des panneaux de plâtre au lieu du coffrage ou charpente de moulage intérieur. En variante on peut pulvériser du plâtre sur ce coffrage avant de réaliser ladite paroi 15. On incorpore dans le mur les châssis des portes et des fene- tres avant de procéder à la pulvérisation. On peut les disposer entre deux nervures 16 successives. I1 est également possible de pré- voir en outre des nervures horizontales (non représentées), de constitution semblable à celle des nervures 16 et qui relient ces dernières au dessus, et si on le désire, au dessous des châssis. En ce qui concerne la toiture du bâtiment, on dispose de plusieurs possibilités. Le toit de fig. 3 est du type à appentis. La paroi élémentaire interne 15 s'étend jusqu'au niveau du plafond. Celui-ci est réalisé par une couche ou paroi 20 de structure quelque peu semblable à celle des murs et qui s'étend sur la largeur de la construction jusqu'à rencontrer sur l'autre cte la paroi élémentaire interne 15 opposée avec laquelle elle se combine. Sur ce plafond 20 est appliquée une couche isolante 21 sur laquelle on a prévu une couche extérieure 22 à base de ciment. Une poutre, refermée sur elle-même sous forme continue, entoure le haut des murs extérieurs à peu près au niveau des gouttières. Cette poutre 16a renferme des tirants appropriés (non représentés). On peut en outre prévoir entre les couches ou parois élémentaires 20 et 22 du toit ou plafond des nervures semblables à celles 16 des murs.L'ensemble auquel on parvient ainsi comporte une conformation en caisson qui est entièrement auto-porteuse et propre à résister à tout affaissement des fondations. Pour rejeter l'eau a partir du bâtiment, on fait comporter au mur extérieur, sur un c6té, un prolongement vers le haut 23 de fa çon à former support pour un toit riez léger 24 fait de solives avec couverture de carton bitumé et tuiles. Cette construction assure un espace ou soupente 25, petit, mais utile. Fig. 4 et 4A montrent avec davantage de détails la construc tion de on toit différent de celui de fig. 3. Dans la disposition représentée une nervure ou poutre triangulaire 26 dépasse vers le llaU; a partir du plafond dans lalIgnement de l'une des nervures verticales 16. L'extrémité inférieure de cette nervure 26 s' étend transversalement sur les barres d'armature 27, lesquelles partent des barres 12 et 13 des nervures verticales 16 dans les murs en vis-à-vis, de sorte qu'il existe une liaison entre toutes ces barres aussi bien au-dessus qu'au-dessous du bâtiment.Les barres de départ 27b et le grillage 27c peuvent être fixés aux barres 27 pour assurer une armature supplémentaire à la nervure 26. Cette nervure 26 s'étend en direction du haut pour supporter le toit, en même temps d'ailleurs que les prolongements 23 des murs du bâtiment. L'isolation 21 du. plafond se prolonge sur les cotés de la poutre ou nervure 26, ce qui, avec les couches isolantes 29 et 32, réalise un espace fermé isolé 33. Chaque espace 33 assure un excellent isolement du plafond, de sorte qu'au-dessus de chacun d'eux, ou de certains convenablement choisis, les tuiles peuvent être remplacées par des panneaux solaires, l'air de l'espace considéré, échauffé par le panneau, étant prélevé pour chauffer le bâtiment. Ainsi qu'on peut le voir, le mur extérieur comporte le prolongement vers le haut 23 réalisé de la même manière que le mur luimême, c'est-à-dire avec une paroi élémentaire externe 28 à base de ciment, une couche isolante 29 de polystyrène et une paroi élémentaire interne 30, également à base de ciment, séparée de la paroi externe par un espace d'air 31 qui correspond à l'espace 17 du mur. Le toit est constitué par une seconde couche isolante 32 supportée par les nervures 26 et les prolongements 23, des lattes de chêne 34 étant prévues sur cette seconde couche isolante 32 pour être clouées à d'autres lattes 36 en forme de coins logées dans le haut des nervures ou poutres 26. Des tuiles 35 sont appliquées sur les lattes 34. Fig. 5 représente une disposition avantageuse de gouttière suivant laquelle on a réalisé une poutre 37 en béton armé qui s'étend de façon continue tout autour du bâtiment de façon à renforcer la partie haute des murs extérieurs et à contribuer à résister aux contraintes imposées par le toit. Dans le présent cas ce dernier fait entièrement partie intégrante du bâtiment. I1 est constitué par une paroi 38 en béton pulvérisé avec grillage 39 incorporé à son intérieurs par une couche isolante 40 et par une autre couche 41 à base de ciment, qui peut être recouverte par une feuille imper méable (non représentée) sur laquelle on peut appliquer les lattes 42 portant les tuiles 43. Fig. 6 et 7 montrent encore une autre forme d'exécution de toiture dans laquelle les murs extérieurs ont été réalisés par pul -érisation continue jusque dans le toit lui-même, de sorte que la paroi élémentaire interne 15 se poursuit sous la forme de celle 44 du toit lui-même. De même l'espace d'air 17 se prolonge dans le toit, la couche isolante 18 venant buter contre une couche isolante correspondante 45, tandis que la paroi élémentaire externe 19 à base de ciment se poursuit également sous la forme de celle 46 du toit. La coupe représentée en fig. 7 se situe dans l'alignement de l'une des nervures ou piliers 16 du mur latéral, tandis que celle de fig. 6 correspond à un plan se trouvant entre lesdites nervures. Comme on le voit en fig. 7 il est prévu dans le toit une nervure 52 faisant partie intégrante de la couche ou paroi interne 44, cette nervure étant semblable à celles 16 sus-décrites. La nervure 52 comporte des barres d'armature en zig-zag 51, également semblables à celles 12 et 13 desdites nervures 16. Les barres 51, 12 et 13 sont réunies les unes aux autres la où elles se rejoignent vers les gouttières, tandis qu'il est prévu une poutre continue 37 refermée sur elle-même sous forme sans fin et semblable à celle décrite en référence à fig. 5, cette poutre étant représentée avec plus de détails en fig. 6. Le toit comprend en outre des poutres 47 perpendiculaires aux poutres 52. L'une d'entre elles a été représentée en fig. 6. Elle renferme des barres d'armature en zig-zag 48 et est donc semblable dans sa construction aux nervures 52. Lorsque le bâtiment est terminé, les murs de béton, les planchers à grillage et les dalles du toit forment une structure en caisson qui assure une très grande résistance aux efforts perturbateurs latéraux. L'ensemble résiste extremement bien aux graves fissurations qui apparaissent couramment dans les bâtiments classiques en raison du tassement du sous-sol. I1 résiste également très bien aux phénomènes naturels tels que les tremblements de terre, les inondations et les affaissements d'origine minière. Lorsque cela est nécessaire, la matière pulvérisée à base de ciment, généralement constituée par du béton, peut encore être renforcée par inclusion de fibres, ce qui augmente sa résistance aux fendillements superficiels et à 18abrasion, Le béton est prévu pour ure résistance car2cterastique de 55 i'Vmm2 au bot de 28 jours et pour une contrainte en service de 9 5 N/mm2 sans addition de fibres de renfort. On emploie du sable suivant la norme BS 882, Zone 2, le béton s'utilisant selon la norme BS 1881. On le pulvérise par le moyen d'un melangeur continu et d'un pulvérisateur combines. Les composants sont préférablement mélangés sec, liteau étant ajoutée et reglée a la tuyère pulvérisatrice. Ce béton pulvérisé peut être appliqué à toutes les températures amiantes. En conditions normales sa grande résistance assure une prompte séparation à partir de la charpente de moulage. Sa surface doit être soigneusement traitée lors de conditions de températures difficiles. Le béton pulvérisé est très dense et très dur, sans vides dans sa contexture. De ce fait il est virtuellement imperméable et n'absorbe pas l'eau. Comme dans toutes les constructions en béton, les surfaces découvertes du toit doivent recevoir un fini à l'aide d'un revêtement de bitume ou être recouvertes de tuiles ou ardoises, comme décrit plus haut. La finition extérieure des murs peut etre modifiée comme désiré par application de couleurs, d'une couche de briques ou d'un recouvrement de bois. En ce qui concerne les propriétés thermiques de la construction, il a été relevé que la disposition en sandwich creux ou à double paroi constitue une sorte de réservoir à forte capacité pour absorber et retenir la chaleur et le froid. La réalisation en cais son du toit, comme représenté en fig. 4, est bien adaptée l'uti- lisation de panneaux solaires pour assurer le chauffage des locaux. L'isolement thermique réalisé est approximativement le double du minimum requis par les règlements britanniques actuels. La construction assure également un très haut niveau de résistance au cheminement de la vapeur d'eau ainsi qu'au développement de mosissu- res. La réalisation d'un bâtiment par le procédé décrit n'exige qu'un seul jeu de coffrage ou charpente de moulage à disposer à l'intérieur de la construction, aucun n'étant prévu pour I 'exté- rieur. Ainsi le coût des coffrages, qui est considérable pour tout bâtiment important, se trouve réduit dans une mesure très appréciable. En outre le coffrage intérieur peut être enlevé peu après la pulverisation de la paroi élémentaire interne 15 si l'on utilise du ciment a prise rapide à haute résistance, par exemple celui vendu dans le commerce sous le nom de Sszfficrte. Le fini sur la face intérieure d la construction est en outre tellement bon qu'on peut se dispenser de tout enduit de plectre. Cn a obtenu un fini intérieur de haute qualité en pulvérisant sur le coffrage une couche de 1,6 mm incorporée à la paroi interne 15 et constituée par du sable wdoux" mélangé à de la chaux et à du ciment dans la proportion de 7:1:1 avec de l'eau suivant les cas. Cette couche peut être finalement lissée à la truelle après enlèvement du coffrage. Le résultat quelle permet d'obtenir est généralement d'une qualité telle qu'elle apparat plus fine et meilleure que l'enduit de plâtre classique. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Construction caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un mur extérieur fait d'au moins deux parois élémentaires séparées par un espace d'air, la paroi élémentaire interne comportant des nervures d'une seule pièce avec elle, qui dépassent vers la ou les parois élémentaires externes et qui s'étendent vers l'extérieur, tandis qu'il est prévu des barres d'armature noyées dans les nervures et entre les parois élémentaires interne et externe, ces barres comportant des parties qui pénètrent dans la paroi élémentaire externe pour lier celle-ci aux nervures, et ladite paroi élémen- taire interne, ainsi que préférablement l'une au moins des parois élémentaires externes, étant faites d'une matière à base de ciment. 2. Construction suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'il y est prévu une couche d'isolement thermique entre les parois élémentaires externe et interne, ainsi qu'entre les nervures et la paroi élémentaire externe. 3. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'il y est prévu une couche imperméable à la vapeur d'eau sur la face de la paroi élémentaire interne tournée vers l'extérieur de la construction ainsi que sur les nervures. 4. Construction suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisée en ce que la face intérieure de la paroi élémentaire interne est recouverte d'une plaque de finissage sur laquelle cette paroi a été pulvérisée. 5. Construction suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisoe en ce que la paroi élémentaire interne renferme un grillage d'acier formant armature noyée dans son epaisseur. 6. Construction suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisée en ce que le mur extérieur est intégralement solidaire d'un toit ou plafond dont la structure comprend d'une part une paroi élémentaire interne comportant des nervures en saillie, d'une seule pièce avec elle et dans lesquelles sont noyées des barres d'armature, cette paroi ayant été réalisée par pulvérisation d'une matière à base de ciment, d'autre part une paroi élémentaire externe liée à des parties des barres d'armature qui dépassent des nervures. 7. Construction suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisée en ce qu'elle comprend une nervure substantiellement horizontale continue établie autour du bâtiment et d'une seule pièce avec la paroi élémentaire interne. 8. Procédé pour la réalisation d'une construction comportant au moins un mur extérieur fait d'au moins deux parois élémentaires séparées par un espace d'air, la paroi élémentaire interne étant intégralement solidaire de nervures qui dépassent vers la ou les parois élémentaires externes, ces nervures s'étendant verticalement vers le haut, caractérisé par les phases opératoires suivantes - on monte un coffrage sur une fondation - on dispose des barres d'armature convenablement espacées et qui dépassent vers l'extérieur du bâtiment à réaliser aux emplacements où doivent se trouver les nervures - on pulvérise une matière à base de ciment contre le coffrage de manière à constituer la paroi élémentaire interne, et dans la zone des barres d'armature pour realiser des nervures qui dépassent vers l'extérieur à partir de cette paroi - on monte une isolation thermique sur les parties dépassantes des barres d'armature ; - et l'on relie une paroi élémentaire externe aux parties dépassantes précitees. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on pulvérise au moins une couche externe de matière à base de ciment sur l'isolation thermique, laquelle joue le rôle de coffrage, pour enrober les parties dépassantes des barres d'armature. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce qu'on realise l'isolation thermique par le moyen d'une feuille de polystyrène. 11. Construction caractérisée en ce qu'elle est réalisée par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10.