La présente invention se rapporte aux horloges, calendriers, ou tous autres tableaux dits à chiffres sautants, et plus particulièrement, aux volets ou palettes portant des chiffres ou autres références. Ces palettes doivent être rigides, minces et légères. Elles sont actuellement réalisées en aluminium et, pour les horloges de petite dimension en semiproduit plastique. L'aluminium présente l'avantage d'avoir une bonne rigidité et une bonne tenue à la chaleur, mais son poids est relativement important, ce qui dans le cas de volets basculants autour d'un axe horizontal entratne a) la nécessité d'une force de tirage suffisante pour entrather les palettes dans leur rotation , b) une forte inertie au moment de la chute de la palette, par conséquent la lenteur du mouvement. L'un des remèdes qui a été apporté à ces inconvénients consiste à fabriquer des horloges à palettes verticales qui, dans ce cas, provoquent un tirage moindre puisqu'il n'y a pas le poids de la palette en remontée, et l'inertie est vaincue par des petits ressorts à boudins qui sont placés sur les axes d'articulation de chaque palette, et qui se bandent pendant la rotation du rouleau, exactement comme les feuilles d'un livre dont on force les deux couvertures à revenir sur elles-mêmes, le collage de la reliure faisant le même effet que les ressorts sur les palettes0 Ce dernier montage étant d'un prix enlevé, les fabricants ont, le plus souvent, préféré monter des horloges à volets sautants à axe horizontal, malgré les inconvénts évoqués ci-dessus.Le mouvement des palettes étant obtenu par la rotation de l'ase, avec successivement, chute de la palette supérieure sur la palette inférieure avant, puis lente remontée à l'arriere. Pour tenter de remédier à ces inconvénients les fabricants ont cherché à construire des palettes légères en semi-plastique. Le semi-plastique présente l'avantage d'un poids nettement plus léger que l'aluminium et permet, par conséquent, de réaliser des palettes tournant horizontalement et tombant de leur propre poids, mais il présente aussi de graves inconvénients qui en limitent l'emploi : - rigiditd nettement moindre que l'aluminium, et nécessite ravoir une palette ayant une épaisseur de ltordre de 4/10 à 5/10e, cote ninimm observée actuel liement sur les horloges à chiffres sautants, certains fabricants allant jusqa-'à 8/10e, et cependant, malgré cette épaisseur les palettes manquent de rigidité, elles sont trop souples ; - tenue à la chaleur : ees horloges étant placées sous un bottier vitré et lorsqu'elles sont exposées au soleil, la chaleur s'accumule à l'intérieur et peut atteindre des températures de 80 à 90 . Sans meme aller aussi loin le semi-proHuit plastique ne tient pas à la chaleur. Ily a des déformations qui occasionnent des accidents à la marche de lthorloge. En résumé, on peut établir le tableau suivant ALUMINIUM - gualité recherohée semi-PRODUIT PLASTIQUE BONNE Rdsistance mécanique MAUVAISE BONNE Tenue à la température MAUVAISE MALAISE Poids qui conditionne BONNE DIMENSIONNEMENT des volets et force du mouvement de l'horloge. Malgré de nombreuses recherches, aucun matériau n'avait été trouvé réunis sant ces-trois qualités, tout en étant suffisamment robuste. Or, de façon inattendue, l'inventeur a trouvé le moyen de fabriquer des palettes présentant toutes les qualités ei-dessus : lesdites palettes sont caractérisées en ce qu'elles sont réalisées en verre époxy sur support en toile tissée. En raison notamment de la minceur des palettes ainsi réalisées, de l'ordre de 25/100, il était imprévisible qu'elles puissent présenter les qualités requises. Le verre époxy n'avait Jamais été appliqué pour la fabrication de palettes d'horloges, et son utilisation permet d'obtenir un résultat différent de ceux obtenus précédemment, et de fabriquer notamment des horloges à chiffres sautants de grande dimension destinées aux pays tropicaux, et pouvant fonctionner avec un mécanisme ordinaire normalement destiné à des horloges de petite dimension D'une façon plus générale, l'invention ports sur la réalisation de palettes ultra-minces, de densité voisine de celle du semi-plastique, mais ayant l'avan tage d'être beaucoup plus rigides, ce qui permet de réaliser des palettes de la minceur désirée. I1 était impossible de réaliser des palettes en feuilles d'a luminium de 25/100e, car en cas de déformation, la feuille d'aluminium reste déformée à cette épaisseur, alors que le verre époxy reprend de lui-même sa position d'origine, comme un ressort. De plus, la résistance à la chaleur du verre époxy est particulièrement bonne : jusqu'à une température de plus de 2000, la feuille de verre époxy conserve ses qualités d'origine, Comme cette température n'est jamais atteinte dans une horloge même exposée au grand soleil (Pays tropicaus), le verre époxy est excellent pour cet usage. Les palettes en verre époxy sont très légères, grâce à leur faible épais seur et, comparativement à l'aluminium, la réduction de densité de 50 ffi et la réduction d'épaisseur de 50 %, font que le poids devient 4 fois plus faible pour une même surface de palette. Comparativement au semi-produit plastique, la réduction d'épaisseur est de 5O % même dans le cas où le semi-produit plastique reste lince (4 à 5/10e), nais pour avoir une rigidité suffisante du semi-produit plastique, il est nécessaire d'augmenter son épaisseur et de la porter à 8/10e environ. Donc, si l'on compare dans ces cas les poids nous arrivons également à des rapports de 3 à 4. Ceci entraîné comme conclusion que, en montant des palettes confortes à l'invention, pour des horloges de dimension identique, on peut utlliser un mouvement 3 à 4 fois plus faible, ou pour un mouvement identique on peut obtenir des horloges de dimension nettement plus grandes. Par ailleurs, le volet de quelque nature qu'il soit et de quelque couleur qu'il soit, doit être réalisé en teinte mate pour ne pas briller au soleil, la brillance devant seulement se porter-sur le chiffre et non sur le volet. Cette teinte mate, qu'il est facile d'obtenir par p@inture sur l'aluminium ou par fabrication sur le plastique, est plus difficile à réaliser sur le verre époxy. Pour l'obtenir, on a deux solutions : 1) une solution chimique, en incorporant un produit dans le verre éport qui brise la brillance naturelle s cette solution chimique pouvant être constitue par un pigment ; 2) une solution mécanique, en utilisant des plateaux chauffants de presse qui ont préalablement subi un traitement de sablage ou autre, de telle sorte que la feuille de verre époxy pressée entre les plateaux sort avec un très léger granulé, ce qui lui donne la teinte mate recherchée. Les feuilles de verre époxy sont ensuite usinées comme des feuilles d'aluminium pour donner aux palettes les forme et dimension désirées. Il est évidemment possible d'apporter des modifications de détails à l'invention, notamment, de substitaer au verre époxy sur toile tissée, toute autre matière semblable ayant les mêmes propriétés. REVENDICATIONS 1. Palettes pour horloges et tableaux à chiffres sautants caractérisées en ce quelles sont réalisées en une mince feuille rigide, résistant bien à la chaleur, de faible densité et légèrement élastique, telle que de verre époxy sur support de toile tissée. 2. Palettes selon la revendication 1 caractérisées en ce qu'elles sont réa lisées en verre époxy sur support de toile tissée, de l'ordre de 25/100e dt6- paisseur. 3. Palettes selon les revendications l et 2 caractérisées en ce qu'elles pré sentent un aspect mat, leur surface étant légèrement granulée. 4. Palettes selon la revendication 3 caractérisée en ce que la surface gra nulle est obtenue par passage de la feuille entre des plateaux chauffants de presse.