La présente invention a trait à des perfectionnements apportés aux appareils de commande des essuie-glaces de véhicules automobiles, et elle vise plus particulièrement les appareils du genre en question permettant la marche temporisée de ces essuie-glaces. Les automobilist#es ont remarqué qu'il était nécessaire de faire fonctionner les essuie-glaces de leur voiture par temps de brouillard ou de bruine. Mais dans ces conditions atmosphériques on se heurte souvent au fait que le pare-brise n'est pas assez mouillé pour permettre un fonctionnement continu des balais. Le conducteur est donc obligé de commander le fonctionnement de ceux-ci de façon discontinue en les mettant en marche pour une courte période, puis en les arrêtant, etc... On comprend que ces manoeuvres nuisent à l'attention du conducteur et qu'elles risquent donc d'entraîner un accident. La présente invention vise à remédier aux inconvénients susmentionnés et à permettre la réalisation d'un appareil de commande du moteur des essuie-glaces d'un véhicule qui soit susceptible de permettre la marche temporisée de ceux-ci et dont la mise en oeuvre soit particulièrement économique. L'appareil suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il comprend en combinaison - un temporisateur comportant - un jeu de deux lames portant des contacts principaux destinés à coopérer l'un avec l'autre - un mécanisme à équilibre instable associé à l'une au moins des lames du jeu précité en vue de maintenir les contacts principaux soit à la position d'ouverture soit à celle de fermeture - un dispositif à fil chaud associé au mécanisme à équi libre instable de manière que sa dilatation provoque la fermeture des contacts principaux normalement ouverts au repos - une Darrette rigide dont l'extrémité libre est munie d'un contact - un électro-aimant comprenant d'une part une bobine montée en série entre une borne reliée au pâle positif de la batterie et la barrette rigide précitée, et d'au tre part une armature mobile dont le contact permet 1 'ali- mentation du fil chaud à travers une résistance au moment de l'appel de courant résultant du démarrage du moteur d'entra-inement des essuie-glaces. - un commutateur à trois positions. - un dispositif d'arrêt automatique à une position déterminée associé au moteur précité - et des moyens propres à relier électriquement d'une manière convenable les différents éléments précités. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 à 7 sont des vues schématiques d'un appareil suivant l'invention montrant ses éléments constitutifs à différentes positions correspondant à diverses phases du fonctionnement. On y a représenté en traits forts les circuits électriques sous tension. L'appareil suivant l'invention comprend essentiellement un mécanisme temporisateur A, un commutateur B à trois positions, et un moteur M muni d'un dispositif usuel D d'arrêt à une position déterminée. Dans le présent exemple ce moteur sert à l'actionnement des essuie-glaces d'un véhicule automobile et le dispositif D permet l'arrêt de ceux-ci à leur position basse. Le temporisateur A comprend un bloc isolant 1 dans lequel sont encastrées les deux extrémités 2a, 3a de lames 2, 3 dont les extrémités opposées portent respectivement des contacts 2b, 3b. La lame 3, prévue élastique, est découpée à la façon connue de manière à déterminer deux éléments 3c, 3d, le second entourant le premier et ces deux éléments étant réunis par un demi-anneau élastique rapporté 4. Celui-ci et les deux éléments 3c et 3d constituent un mécanisme à passage d'équilibre instable qui maintient l'élément 3d et le contact 3b correspondant soit abaissés (fig.1) soit relevés (fig.3). Dans le bloc 1 est encore encastrée en Sa une barrette fixe 5 portant à son extrémité libre un contact 5b propre à coopérer avec le contact 3b à la position abaissée de celui-ci (fig.1). Le noyau magnétique 6a d'un électro-aimant 6 est associé à une armature mobile 7 pouvant pivoter autour de son extrémité 7a et portant un contact 7b sur son extrémité libre. Le contact 7b est disposé en vis-à-vis d'un plot 8 de manière à ce qu'il coopère avec ce dernier lorsque l'électro-aimant 6 est excité. Une languette élastique 9 est encastrée en 9a dans le bloc 1, son extrémité libre est solidaire d'un-fil chaud 10 dont l'extré- mité opposée est solidaire du bloc 1 et mise à la masse. La languette 9 est pourvue d'un bras isolant 11, qui lorsque le fil se dilate ou se contracte, agit sur l'élément central 3c de la lame 3 pour faire fonctionner le mécanisme à passage d'équilibre instable. Un élément résistant 12 est monté en série entre le fil chaud 10 et le plot 8. L'enroulement 6b de l'électro-aimant 6 est relié d'une part en Sa à la barrette 5 et d'autre part à l'extrémité 7a de l'armature mobile 7 qui est elle-même branchée au pâle positif de la batterie d'accumulateurs du véhicule. Le commutateur B comporte trois plots bl, b2 et b3 qui correspondent respectivement aux positions arrêt, fonctionnement intermittent, et marche continue du moteur M. Le plot b2 précité est relié à l'extrémité 3a de la lame 3 au moyen d'un conducteur 13. Le commutateur B comporte en outre une plaquette b5 reliée à la borne positive du moteur M, et un organe de commande b4 qui se déplace le long de la plaquette b5 pour relier celle-ci respectivement avec les plots bl, b2 et b3. Le dispositif d'arrêt D du moteur M comporte un bras mobile d relié mécaniquement à la came usuelle d'arrêt portée par l'arbre du moteur M. Suivant la position du bras d, son contact dl est appliqué soit contre un contact d2 mis à la masse, soit sur un autre contact d3 relié par un conducteur 14 au plot b3 du commutateur B, lequel est en relation directe avec le pâle positif de la batterie. L'articulation du bras d est reliée par un conducteur 15 à l'extrémité 2a de la lame 2 en même temps qu'au plot bl. A la position de fig.1, l'organe de commande b4 du commutateur B est placé entre le-plot bi, relié à une borne 15a du conducteur 15, et la plaquette b5 qu'un conducteur 16 réunit à la borne positive du moteur M. Ce conducteur 16 n'étant traversé par aucun courant, le moteur n'est pas alimenté et les balais de l'essuie-glace sont au repos. Si l'on place l'organe de commanue D4 entre le plot b2 et la plaquette b5 (fiv.2), le courant s'établit à partir de l'extrémité 7a de l'armature mobile 7, reliée au pale positif de la batterie d'accumulateurs, dans un circuit comprenant l'enroulement 6b, la barrette 5, la lame 3, le conducteur 13 et le bobinage du rotor du moteur H. Au moment du démarrage du moteur son courant d'appel, qui traverse l'enroulement 6h de l'électro-aimant 6, est important, de sorte que le. noyau 6a de celui-ci est attiré en provoquant le pi votement de l'armature mobile 7 de manière à ce que celle-ci ferme les contacts 7b et 8.Ainsi le courant est dérivé pour parcourir l'armature mobile 7, les contacts 7b et 8, l'élément résistant 12, le fil chaud 10 et la languette 9. L'intensité qui passe dans le fil chaud est donc limitée et ne risque pas de le détériorer. Le fil chaud se dilatant, la languette élastique 9 a tendance à venir à l'horizontale et le bras 11 qui lui est associé agit sur l'élément 3c de la lame 3 pour faire basculer celle-ci et amener le contact 3b en appui sur celui 2b de la lame 2. D'autre part dès que le moteur a démarré, le bras d associé au contact dl est repoussé par la came de manière à ce que les contacts dl et d3 soient réunis. On notera que l'ouverture des contacts 36 et 5b coupe l'alimentation du fil chaud 10 par ouverture des contacts 7b, 8 puisque l'électro-aimant 6 n'est plus alimenté. Cependant, et comme on l'a vu plus haut, le fait de relier les contacts dl et d3 permet simultanément d'alimenter le moteur par le circuit établit précédemment à partir du plot b3 du commutateur B. Dès le basculement de l'élément 3c de la lame 3, le fil chaud, qui a été coupé, commence à se refroidir. A la fin du premier tour de rotation du moteur l'extrémité du bras d retombe dans la gorge de la came, ce qui a pour effet de mettre le contact dl à la masse par l'intermédiaire de celui d2, et le moteur s'arrête (fig.4). Quand le refroidissement du fil chaud est terminé, le bras li associé à la languette 9 agit à nouveau sur l'élément 3c de la lame 3 pour la faire basculer dans le sens de la fermeture des contacts 2b, 3b, de sorte qu'on revient à la position illustrée en fig.2 et que le cycle recommence ainsi jusqu'à ce qu'on ait ramené l'organe de commande b4 du commutateur B sur le plot d'arrêt bl. Pour fixer les idées, le temps de refroidissement du fil chaud peut être de l'ordre de quatre secondes, celui d'une révolution du moteur étant d'une seconde, de sorte que l'arrêt entre deux balayages de l'essuie-glace est de l'ordre de trois secondes. Il est évident qu'on peut passer facilement de la marche temporisée précitée à la marche con-tinue. Pour ce faire on amène l'organe de commande b4 entre le plot b3 et la plaquette b5. Le moteur est directement alimenté à partir de cette dernière par l'intermédiaire du conducteur 16 (fig.5). Lorsque cet organe de commande est ramené à sa position d'arrêt c'est-à-dire sur le plot bi (fig.6), le moteur continue à tourner, car le contact dl en appui sur celui d3 permet d'établir un circuit d'alimentation du moteur M à partir du plot b3 par l'intermédiaire du conducteur 14, de la plaquette b5 et du conducteur 16. Lorsque le point bas choisi sur la came pour l'arrêt du moteur passe au droit du bras D, celui-ci pivote et interrompt le circuit d'alimentation du moteur. Il va de soi qu'on peut passer de la position de marche continue du commutateur X à celle de fonctionnement temporisé. Comme montré en fig. 7, l'organe de commande b4 de ce commutateur passe du plot b3 au plot b2 et le moteur qui tourne à sa vitesse normale est aussitôt ré-alimenté de la même manière que celle décrite en référence à fig.2, c'est-à-dire que les contacts 3b et 5b sont fermés. Bien que l'intensité qui traverse le circuit considéré soit inférieure à celle correspondant à la période de démarrage du moteur, elle est néanmoins suffisante pour exciter l'électro-aimant 6 et provoquer l'alimentation du circuit comprenant le fil chaud 10 qui s'échauffe.A la fin de la dilatation de ce fil chaud, la languette 9 se trouve à nouveau à l'horizontale et son bras 11 fait basculer l'élément 3c de la lame 3 pour fermer les contacts 2b, 3b. On revient à la position de fig. 4 et le cycle de fonctionnement temporisé du moteur lI reprend à la fin du refroidissement du fil chaud. On notera que pour obtenir un fonctionnement correct de l'appareil de commande décrit ci-dessus, il est nécessaire que le temps mis par le contact mobile dl pour passer du contact d2 au contact d3 soit inférieur au temps d'allongement du fil chaud pendant que l'intensité du démarrage du moteur est maximale, c'est-à-dire que l'extrémité du bras d doit être parvenue sur la périphérie de la came avant la fermeture des contacts 2b, 3b. De même le temps de fermeture des contacts 3b, Sb doit être inférieur à celui nécessaire au moteur pour accomplir une révolution. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en rempla çant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour la commande des essuie-glaces d'un véhicule automobile en vue de permettre le fonctionnement temporisé de ceuxci, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison - un temporisateur comportant - un jeu de deux lames portant des contacts principaux destinés à coopérer l'un avec l'autre -un mécanisme à équilibre instable associé à l'une au moins des lames du jeu précité en vue de maintenir les contacts principaux soit à la position d'ouverture, soit à celle de fermeture - un dispositif à fil chaud associé au mécanisme à équi libre instable de manière que sa dilatation provoque la fermeture des contacts principaux normalement ouverts au repos - une barrette rigide dont l'extrémité libre est munie d'un contact -un électro-aimant comprenant d'une part une bobine mon tée en série entre une borne reliée au pâle positif de la batterie et la barrette rigide précitée, et d'autre part une armature mobile dont le contact permet l'alimen tation du fil chaud à travers une résistance au moment de l'appel de courant résultant du démarrage du moteur d'entraînement des essuie-glaces. - un commutateur à trois positions. - un dispositif d'arrêt automatique à une position prédéterminée associé au moteur précité. - et des moyens propres à relier électriquement d'une manière convenable les différents éléments précités. 2 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le temps mis par le mobile du dispositif d'arrêt automatique en soi connu pour passer de son contact mis à la masse à son contact relié au commutateur et au temporisateur est inférieur au temps mis par le fil chaud pour s'allonger complètement. 3 --Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le temps de refroidissenent du fil chaud est supérieur à celui nécessaire au moteur pout~accomplir une révolution.