L'invention concerne une feuille multicouche convenant à la fermeture de récipients en matière synthétique, en verre ou en métal par thermosoudage. I1 est connu d'utiliser, pour fermer de tels récipients, des feuilles stratifiées formées d'une couche de papier à laquelle sont reliées une feuille d'aluminium et une feuille de matière synthétique. Toutefois, il est apparu que les feuilles multicouches qui ne comportent pas une couche métallique brillante visible à travers la couche de matière synthétique transparente ne plaisent pas aux acheteurs des récipients fermés par une telle feuille, par exemple des pots de yaourt, parce qu'ils croient à tort que les feuilles multicouches sans couche inmédiaire métallique sont de moindre qualité. L'invention a pour but de surmonter ce préjugé par une mesure astucieuse et de fournir, tout en conservant la possibilité de thermosoudage étanche, une feuille moins conteuse pouvant être travaillée avec les machines à emballer usuelles dans le commerce. Dans une feuille multicouche du genre mentionné plus haut, ce problème est résolu grâce au fait qu'elle comporte successivement, de la face extérieure vers la face intérieure prévue pour le soudage, les couches suivantes - premièrement: une couche de papier d'une masse sur 2 facique de 30 g/m2 au minimum et de 80 g/m2 au maximum, - deuxièmement: une feuille de matière synthétique reliée solidairement à la couche de papier, - troisièmement: une couche de vernis thermosoudable, et que l'une des couches qui viennent à la suite de la couche de papier contient un pigment à effet dit métallique. Dans un mode d'exécution préférentiel, la feuille de matière synthétique est directement reliée à la couche de papier et elle est ancrée dans celle-ci par des parties de la matière synthétique qui ont pénétré dans des pores de la couche de papier. Avantageusement, la feuille de matière synthétique contient un pigment à effet dit métallique. Toutefois, dans bien des cas, il est avantageux qu'en tre la couche de papier et la feuille de matière synthétique soit disposée une couche d'adhésif reliant fermement ces deux couches. Avantageusement, la couche d'adhésif contient un pigment à effet dit métallique. On décrit ci-après l'invention à propos de la figure qui représente un temple d'exécution. Cette figure montre, sous forme schématique très simplifiée, un morceau en forme de bande de la feuille multicouche conçue selon l'invention. La couche supérieure de la feuille multicouche représentée est formée de papier 2 d'une masse surfacique d'environ 50 2 g/m . Sur la face inférieure de la couche de papier 2 se trouve une couche d'adhésif commercial 3. Ensuite vient une feuille de matière synthétique 4 reliée fermement par l'adhésif à la couche 2 et munie d'une couche de vernis thermosoudable 5. La couche de matière synthétique 4 contient un pigment 6 qui présente un effet dit métallique. Lorsqu'on ouvre un récipient fermé par une feuille multicouche, la face inférieure à éclat métallique devient visible et on obtient ainsi l'aspect habituel. I1 est possible aussi de prévoir les pigments dans la couche d'adhésif 3 ou la couche de vernis thermosoudable 5. Comme matière de la feuille de matière synthétique, le polypropylène, le polyéthylène et les polyamides ont donné satisfaction. Le choix de la matière synthétique dépend des conditions que doit remplir la feuille multicouche. Lors de la mise en oeuvre, on utilise la feuille mul couche pour fermer des récipients, par exemple des pots de yaeurt, en appliquant de façon connue la couche de vernis thermosoudable sur le bord correspondant du récipient à fermer. A la différence de l'exemple d'exécution décrit cidessus, la matière synthétique peut aussi être reliée solidairement à la couche de papier sans utilisation d'une couche d'adhésif. En pareil cas, lors de la fabrication, on extrude directement sur la bande de papier en mouvement la matière synthétique liquéfiée à chaud. Grâce à cela, de la matière synthétique pénètre dans les pores de la couche de papier et il s'établit ainsi un assemblage ferme entre la couche de papier 2 et la feuille de matière synthétique 4. On indique ci-après quelques matières et dimensions qui assure un optimum économique en même temps qu'une résis tance suffisante au percement. Ce dernier point est important en particulier lorsqu'on utilise de telles feuilles multicouches pour fermer des récipients, par exemple des pots de produits laitiers tels que le yaourt, que l'on empile les uns sur les autres lors du transport. En effet, les arêtes vives ou les parties en saillie de la surface de fond de certains récipients peuvent endommager la feuille de fermeture du récipient situé juste en dessous lorsqu'on transporte des récipients empilés, en particulier s'il se produit des chocs violents pendant le transport. Pour obtenir cet optimmm économique, il est avantageux que les feuilles de matière synthétique soient des feuilles de polyester d'une épaisseur de 8 à 15 pm, de préférence de 10 à 12 pm, ou des feuilles de polypropylène d'une épaisseur de 25 pm au maximum et de 12 wum au minimum, ou des feuilles de polyéthylène de 50 pm d'épaisseur au maximum et 20 pin au minimum, ou des feuilles de polyamide d'une épaisseur de 25 pm au maximum et de 10 pin au minimum. REVENDICATIONS 1. Feuille multicouche convenant à la fermeture de récipients en matière synthétique, en verre ou en métal par thermosoudage, caractérisée par le fait qu'elle comporte successivement, de la face extérieure vers la face intérieure prévue pour le soudage, les couches suivantes a) une couche de papier (2) d'une masse surfacique de 30 g/m2 au minimum et de 80 g/m2 au maximum, b) une feuille de matière synthétique (4) reliée solidairement à la couche de papier (2), c) une couche de vernis thermosoudable (5); et que l'une des couches qui viennent à la suite de la couche de papier (2) contient un pigment (6) à effet dit métallique. 2. Feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'entre la couche de papier (2) et la feuille de matière synthétique (4) est disposée une couche d'adhésif (2) qui relie solidairement ces deux couches. 3. Feuille selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la feuille de matière synthétique (4) est directement reliée à la couche de papier (2) et qu'elle est ancrée dans celle-ci par des parties de la matière synthétique qui ont pénétré dans des pores de la couche de papier (2) 4. Feuille selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la couche d'adhésif (3) contient un pigment (6) à effet dit métallique. 5. Feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la feuille de matière synthétique (4) contient un pigment (6) à effet dit métallique. 6. Feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la couche de vernis thermosoudable (5) contient un pigment (6) à effet dit métallique.