La présente invention. se rapporte à la protection des empreintes en relief constituées d'une succession d'etléments diffractants formés de creux et de crêtes à la surface d'un support, ces empreintes constituant une information enregistrée. Les supports d'information de ce type sont généralement constitués d'une feuille souple ou rigide d'un matériau transparent à un rayonnement optique de lecture. Ce matériau se laisse rayer facilement et les empreintes très fines formées à sa surface risquent de subir des dégradations importantes par suite des éraflures et des souillures qui résultent d'une manipulation sans précaution du support. Pour éviter la dégradation de l'empreinte, il est nécessaire de la protéger en la soustrayant aux agents extérieurs tels que les empreintes digitales, les rayures et les poussières. Des dispositifs connus de protection de tels supports sont obtenus par les mêmes procédés que le support lui-meme : une couche réfringente épousant le relief de l'empreinte selon la face de contact est obtenue par pressage ou moulage d'un matériau d'indice de réfraction sensiblement différent de celui du support. Cette couche, d'épaisseur suffisante pour que le rayonnement optique de lecture ne soit pas perturbé par les irrégularités de la surface libre, forme un dioptre avec l'empreinte et ce dioptre exerce au sein du support une action diffringente sur le rayonnement de lecture permettant la détection de l'information stockée. Les qualités de cette couche protectrice d'empreinte doivent être sa transparence au rayonnement optique, sa dureté, son homogénéité. L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'une couche protectrice possèdant ces qualités. En outre, la couche obtenue présente une insolubilité telle que l'on peut procéder au nettoyage du support protégé au moyen de solvants variés. Selon une caractéristique de l'invention, ce procédé de fabrication de la couche de protection consiste à faire polymériser a la surface du support au moyen de décharges électriques produites dans une enceinte, un monomère introduit en phase gazeuse dans ladite enceinte. L'invention sera mieux comprise au moyen de la description ci-après et des figures annexées - la figure 1 représente un schéma en coupe d'un dispositif destiné à mettre en oeuvre le procédé selon l'invention - la figure 2 est une coupe d'un support d'information protégé par le procédé de protection selon l'invention. Sur la figure 1, on peut voir en coupe un support d'information 1 fixé à une électrode 2 polie et parfaitement plane, au moyen de deux crochets. Une seconde électrode 3 est disposée parallèlement à Itélectrode 2 dans une enceinte 4 fermée par un couvercle métallique 5 relié électriquement à la masse. L'électrode 2 est reliée au-couvercle 5, tandis que l'électrode 3 est reliée aux bornes de sortie d'un générateur électrique à haute fréquence 6. Un ballon de réserve de monomère 7 est relié par un tube 9 à la paroi inférieure de l'enceinte 4. Une vanne à aiguille 8 est branchée en série sur ce tube 9 de façon à régler le débit gazeux du monomère introduit dans l'enceinte 4. Une jauge de pression 10 permet de contrôler la pression à l'intérieur de l'enceinte. Un piège à air liquide Il relié à un orifice percé dans la paroi inférieure de l'enceinte et à une pompe à vide 12 permet de pièger le monomère en excès dans l'enceinte. Le dispositif fonctionne de la manière suivante : la pompe à vide 12 permet de faire le vide dans l'enceinte. Au moyen de la vanne à aiguille 8, le monomère en phase gazeuse est introduit dans l'enceinte, par exemple sous une pression de 0,1 Torr environ. Cette condition étant réalisée, au besoin au moyen du piège à air liquide 11. On établit alors une décharge radiofréquence E entre les deux électrodes 6 et 7, au moyen du générateur 6, le générateur ayant par exemple une fréquence de 13,6 MHz. De ce fait, le monomère en phase gazeuse-polymérise sur la surface libre du support, c'està-dire sur la surface portant l'empreinte. Le monomère utilisé doit donner lieu à un dépôt parfaitement transparent dont l'indice est suffisamment différent de celui du matériau utilisé pour le support pour que la profondeur optimale de gravure ne soit pas trop grande. Il est connu, en effet, que le. déphasage A 8 du rayonnement de lecture suivant que le support est traversé selon un creux ou une crête est donné par la relation étant la longueur d'onde du rayonnement de lecture, n l'indice du support, n1 l'indice de la couche de protection et e1 la profondeur de l'empreinte. Le déphasage donnant une action diffringente optimale est 2 La- profondeur e1 est supérieure à la profondeur e à prévoir en l'absence de couche protectrice. Ces deux profondeurs sont liées par la relation Pour que la profondeur e, ne soit pas trop grande, il convient donc d'utiliser des matériaux dont l'indice n1 est aussi différent que possible de l'indice n. A titre d'exemple non limitatif, le matériau du support d'information peut être constitué par une feuille de chlorure de polyvinyle dont l'indice de réfraction est voisin de n = 1,56 o Pour une longueur d'onde X voisine de 6000 A, on peut réaliser la couche avec les matériaux suivants, les indices donnés entre parenthèses étant les indices des polymères ou copolymères obtenus à partir de ces substances > - des polyvinyliques, par exemple le styrène (n1 = 1,6), le tétrafluoréthylène (n1= 1,48), le méthacrylate de méthyle (n1 : 1,62), l'acrylonitrile ; - des polysiloxannes, par exemple le vinyl triméthylsilane (n1 = 1,50), l'hexaméthyldisoloxanne (n1 = 1,52). Il est à noter que les copolymères de ces produits conviennent également. Les couches obtenues avec ces produits et par ce procédé sont très régulières, transparentes et permettent une protection efficace des empreintes, de plus elles peuvent atteindre plusieurs dizaines de microns d'épaisseur. La figure 2 représente un support 20 à la surface supérieure duquel est gravée une empreinte 21. Une couche protectrice 22 a été déposée sur le support par le procédé expliqué au moyen de la figure 1. L'épaisseur de cette couche doit être suffisante pour qu'un faisceau de lecture tel que 23 focalisé au moyen d'une lentille 24 sur l'empreinte ne soit pas perturbé par les variations de niveau de la surface 25 de la couche protectrice Qeul le faisceau incident a été représenté sur la figure). En fait une couche protectrice de quelques dizaines de microns d'épaisseur suffit prendre insignifiant le niveau des perturbations résultant de l'état de surface du support. REVENDICATIONS 1. Procédé de protection d'un support d'information comportant sur une surface des pistes diffractantes formées de creux et de crêtes alternés lisibles optiquement par transmission, et protégé au moyen d'une couche de protection transparente, ledit procédé étant caractérisé en ce que ladite couche de protection est obtenue par polymérisation sous l'action d'une décharge électrique à haute fréquence d'au moins un monomère en phase gazeuse contenu dans une enceinte dans laquelle est disposé ledit support. 2. Procédé de protection d'un support d'information selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit monomère appartient à la famille des vinyliques. 3. Procédé de protection d'un support d'information selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit monomère appartient à la famille des silanes. 4. Support d'information protégé par le procédé selon l'une des revendications précédentes.