L'invention concerne un dispositif pour élever à la température choisie le contenu liquide d'une bouteille et plus particulièrement pour amener rapidement le vin d'une bouteille à sa température idéale de consommation. Il est courant de conserver des bouteilles de vin dans une cave ou autre local dont la température est sensiblement constante et de l'ordre de 120C environ. Toutefois, il est connu et recommandé de consommer les vins rouges à une température supérieure pour que ceux-ci dégagent tout leur arôme et développent au mieux leur bouquet. I1 est évident que cette température idéale dépend de la nature du vin, mais celle-ci ne varie toutefois que faiblement entre les divers vins rouges et se situe aux environs de 170C. C'est pourquoi il est d'usage courant de "chambrer" le vin, c'est-à-dire de le faire séjourner plusieurs heures dans une pièce tempérée pour qu'il en prenne la température. Cette opération, simple en elle-même présente toutefois de nombreux risques et inconvénients. Tout d'abord il s'agit d'une opération particulièrement longue due à la forte inertie thermique de la bouteille et la température modérée de la pièce. I1 faut par exemple plus de trois heures pour qu'une bouteille initialement à 12"C atteigne 17"C en étant placée dans une pièce à 200C. C'est pourquoi cette opération n' est pas toujours effectuée correctement et qu'elle est parfois accélérée en disposant la bouteille au voisinage d'une source de chaleur telle qu'une qui sinière, un radiateur, un sol chauffé ou autre.Dans ce cas, non seulement l'opération est encore longue mais surtout on risque de porter le vin à une température trop élevée à laquelle les principaux constituants volatils qui procurent l'arôme du vin s'évaporent, le vin ayant alors perdu ses qualités organoleptiques. Il est important de savoir qu'un faible excès de température suffit à provoquer cette dégradation. En outre l'élévation de la température dépend de la température ambiante et aucun moyen de contrôle et de réglage ne permettent d'obtenir cette bonne température. Enfin, lorsque l'on a oublié de chambrer son vin il n'y a aucun moyen efficace en dernière minute de le faire et celui-ci ne pourra pas être consommé à moins d'être en grande partie gaché par sa mauvaise température. S'il faut donc qu'un vin soit -hambré pour présenter toutes ses qualités, cette opération est délicate et celui-ci est souvent servi insuffisamment chambré, ou au contraire à une températue trop élevée. C'est pourquoi l'invention propose un dispositif destiné à porter le vin à une bonne température de consommation de manière relativement rapide tout en éliminant les risques de surchauffe. Le dispositif selon l'invention est remarquable en ce qu'il comporte un moyen de chauffage par contact aménagé de manière à envelopper la bouteille sur une grande partie de sa surface et un thermostat qui est muni d'une sonde de température oblongue destinée à être plongée dans 1a bouteille par le goulot de cette dernière et d'un moyen de sélection de la température désirée de manière telle que ledit thermostat commande l'arrêt du moyen de chauffage lorsque la température mesurée par la sonde atteint ou va atteindre la valeur de la température sélectionnée. Le moyen de chauffage doit évidemment être réalisé dans un matériau ayant une bonne conductibilité thermique, susceptible de se refroidir rapidement dès que le chauffage est interrompu pour éviter de fournir un surplus de calories. L'expérience montre que le cuivre et l'aluminium sont des matières avantageu ses, cette dernière étant en outre peu onéreuse. De plus, le moyen de chauffage doit envelopper au mieux la bouteille afin de répartir la température de manière homogène. Cependant, il doit aussi tenir compte des dimensions diverses des bouteilles qui existent. Ces exigences con en tradictoires sont satisfaites / utilisant un moyen de chauffage formé par un cylindre métallique relativement élastique, ouvert le long de l'une de ses génératrices et éventuellement pourvu d'un moyen élastique le sollicitant à se fermer, tandis qu'une résistance électrique est en contact thermique avec ledit cylindre et, de préférence, disposée dans un logement faisant corps avec celui-ci. Le matériau utilisé pour le cylindre doit être relativement souple et élastique, ce qui est le cas avec de l'aluminium en faible épaisseur. Toutefois, il est clair que d'autres modes de réalisation sont possibles, tels que des moyens constitués par une pluralité d'éléments chauffants ou ayant un contour polygonal etc. De même le chauffage peut être direct ou indirect et obtenu par une résistance comme il vient d'être dit ou par un collier chauffant, une résistance cylindrique, un cordon chauffant disposé sur le cylindre etc. I1 est possible d'utiliser divers types de thermostats thermostats à dilatation d'une bilame, à tension de vapeur, encore appelé à bulbe et capillaire, à thermocouple, à thermistance. I1 est nécessaire en outre que l'élément sensible à la température de ce thermostat soit de dimensions convenables afin d'être plongé dans la bouteille. De plus il doit être suffisamment sensible pour qu'une faible variation de la température (inférieure à 10C) suffise à provoquer l'arrêt du moyen de chauffage, c'est-à-dire l'ouverture de son circuit électrique.L'expérience montre que d'excellents résultats sont obtenus avec un mode de réalisation remarquable en ce que le thermostat est électronique, à commande d'arrêt en "tout ou rien" ou progressive, tandis que la sonde est formée par une thermistance disposée dans un tube pourvu à l'une de ses extrémités d'un bouchon destiné à fermer provisoirement la bouteille. Eventuellement le dispositif comporte un moyen électromécanique commandé par le thermostat et destiné à provoquer l'écartement du moyen de chauffage ou la séparation de celui-ci et de la bouteille lorsque la température désirée est atteinte. Toutefois, étant donné que la température de consigne est généralement inférieure à la température ambiante, le thermostat ne nécessite pas obligatoirement un fonctionnement classique avec différentiel de températures c'est-à-dire avec fermeture et coupure du circuit de chauffage entre deux températures, dont la différence est fonction de l'application envisagée. En effet, le vin ayant atteint sa bonne température n'aura pas tendance à se refroidir puisque sa température est généralement inférieure à celle de la pièce. Cela permet d'utiliser un thermostat particulièrement simple et peu onéreux. Par contre, comme il a déjà été dit ci-avant, il est avantageux d'utiliser un thermostat peu encombrant et il est nécessaire qu'il soit particulièrement sensible. Un thermostat simple convenant particulièrement bien comporte un triac en série avec une tension d'alimentation et la résistance de chauffage et dont la gaihette est connectée à la base généralement désignée par B1 d'un transistor unijonction convenablement polarisé qui est connecté par son émetteur à un pont diviseur de tension constitué, d'une part, par la thermistance de la sonde et, d'autre part, par un potentiomètre variable entre deux valeurs ou par une résistance en série avec une résistance variable tandis qu'un condensateur est monté en parallèle avec ladite thermistance et qu'une diode Zener est disposée en parallèle avec ledit pont diviseur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation préféré selon l'invention donné à titre d'exemple nullement limitatif et qui se réfère au dessin dans lequel La figure 1 montre schématiquement en perspective un dispositif selon l'invention. La figure 2 est une vue éclatée du dispositif de la figure 1. Les figures 3 et 4 montrent schématiquement une plaque respectivement avant et après mise en forme pour constituer l'élément de chauffage. La figure 5 montre un schéma électrique d'un thermostat possible. Les figures 1 et 2 montrent un boitier 1 constitué par une plaque de dessus 2, une plaque de fond 3 et un corps ouvert 4. Sur le fond 3 est fixé un cylindre ouvert 5 dont il sera question ci-après. Le corps 4 est fermé par une plaque 6 ou porte munie d'un bouton de réglage 7 combiné avec un cadran gradué 8 et destiné à sélectionner une température en commandant un thermostat électronique comportant un circuit imprimé 9 fixé à la plaque 6 par des entretoises 10 qui sont formées par exemple par les carottes de démoulage provenant de la plaque 6. Cette dernière est fixée dans le corps 4 par exemple par emboitement. La plaque de dessus 2 présente un orifice important 11 et deux ajours plus petits 12 et 13. L'orifice 11 est destiné à l'introduction d'une bouteille 14, tandis que les ajours 12 et 13 sont respectivement destinés au passage d'un cordon 15 de connexion d'une sonde 16 et au logement de cette dernière lorsqu' elle n'est pas utilisée. La sonde 16 est connectée par ledit cordon 15 au circuit imprimé 9 et constitue le moyen sensible du thermostat. Ladite sonde comporte une thermistance disposée dans un tube de verre et un bouchon 17 aménagé à son extrémité reliée au cordon 15 de manière telle que ledit tube peut plonger dans la bouteille 14 tandis que le bouchon 17 obture provisoirement cette dernière. Le cylindre ouvert 5 est réalisé à partir d'une plaque d'aluminium 18 de forme genérale rectangulaire, d'épaisseur par exemple de 0,5 mm qui est ensuite convenablement mise en forme (voir figures 3 et 4). La plaque 18 est munie d'une extension 19 destinée à être repliée vers l'extérieur pour constituer un petit cylindre servant de logement pour une résistance chauffante sous forme par exemple d'une cartouche chauffante cylindrique, tandis qu'une extension 20 est destinée à constituer une patte de fixation du cylindre 5 sur la plaque de fond 3. La plaque 6 comporte en outre un voyant lumineux 21 qui s'allume en fonctionnement et s'éteint lorsque la température atteinte est suffisante. La résistance sus-mentionnée, la sonde 16, le bouton 7 et le voyant 21 sont connectés electriquement au circuit imprimé 9 de la manière décrite ci-après à propos de la fifre 5. Cette figure montre en effet un circuit électronique donné à titre d'exemple, constituant avec la sonde 16 le thermostat de contrôle de la température. La figure 5 représente une tension alternative d'alimentation U constituée par le secteur en série avec la résistance du chauffage désignée par 22, destinée à être logée dans le petit cylindre 19 de la figure 4, et avec un triac T2. En parallèle avec cette résistance est montée le voyant 21. La gachette de commande du triac T2 est connectée à la base B1 d'un transistor unijonction T1 convenablement polarisé par les résistances R3 et R4. L'émetteur du transistor T1 est relié à un pont diviseur de tension constitué, d'une part, par une résistance R2 et une résistance variable P et, d'autre part, par une thermistance Th en parallèle avec un condensateur C.Le pont R2, P, Th est monté en parallèle avec une diode Zener Z, tandis que les extrémités des résistances R2, R3 et la cathode de la diode Z sont connectées par l'intermédiaire d'une resistance R1 entre la résistance de chauffage 22 et le triac T2, la résistance R1 étant destinée à abaisser la tension jusqu'à une valeur compatible avec la tension de Zener de la diode Z.La thermistance Th constitue l'élément sensible de la sonde 16 tandis que la résistance variable P est commandée par le bouton de réglage 7 (figure 1) Le fonctionnement est le suivant : le triac T2 est non passant, tant qu'un courant de gachette est inférieur à son seuil de déclenchement, c'est-à-dire lorsque la tension entre l'émetteur et la base du transistor unijonction T1 est inférieure à sa tension de pic. Dans ce cas, le circuit de la résistance 22 est coupé. Au contraire lorsque la tension base-émetteur de T1 devient au moins égale à sa tension de pic, celui-ci devient passant et une impulsion de commande provenant de la décharge du condensateur C est envoyé à la gachette du triac T2 qui se déclenche en fermant électriquement le circuit de chauffage. Thi /C La tension émetteur - base de T1, est égale à Th/ /C x Vz, Vz étant R2 + P + Thi /C la tension aux bornes dc la diode Zener Z. Lorsque la température de la thermistance est faible, sa résistance est élevée et le rapport sus-mentionné est éleve, et devient donc supérieur à la tension de pic de T1. Au fur. et à mesure que la température augmente, le rapport diminue et lorsque la température atteint la température choisie, la tension base-émetteur de T1 devient inférieure à la tension de pic, et T1 devient non-passant. I1 est clair que la température est sélectionnée en faisant varier la résistance P au moyen du bouton 7.La diode Zener permet d'obtenir une tension sensiblement constante dans le circuit de gachette du triac malgré les fluctuations de la tension U d'alimentation. Ce circuit pourrait être complété par un redresseur en l'absence duquel, il ne fonctionne comme décrit ci-avant qu'avec les alternances positives, la diode Zener Z etant passante lors des alternances négatives ce qui ne laisse passer qu'un ;ourlant très faible dans le circuit de gachette du triac qui est non passant, la résistance 22 recevant donc une alternance du courant en permanence et les deux selon la température atteinte.Un exemple de composants utilisés est indiqué ci-après U : Tension d'alimentation, 220 Volts 22 : Charge, ici résistance de chauffage de 150 Watts 21 : Lampe au néon servant de témoin Rl : Résistance de 10 kilohms, pouvant dissiper 10 Watts Z : Diode "Zener" BZX 85 C 12 Volts R2 : Résistance de 5 kilohms P : Potentiomètre de 5 kilohms Th : Thermistance (résistance CTN) de 10 kilohms à 20"C C : Condensateur de 300 microfarads Tl : Transistor unijonction, type 2N2646 R3 : Résistance de 690 ohms R4 : Résistance de 47 ohms T2 :Triac, 400 Volts, 2 Ampères Ce mode de réalisation du thermostat est évidemment donné à titre d'exemple et de nombreux autres circuits peuvent être imaginés. I1 est souhaitable en outre que le cadran gradué 8 soit prévu avec un léger décalage de manière à couper le circuit sensiblement avant la température désirée de manière telle que la fin du chauffage est effectué par l'inertie thermique du cylindre 5. L'utilisation du dispositif décrit est simple. La bouteille 16 est introduite dans le boitier 1 par l'orifice 11. Le cylindre 5 enveloppe ladite bouteille et s'adapte à divers types de bouteille grace à l'élasticité procurée par son ouverture. La sonde 16 est alors introduite dans le goulot de la bouteille tandis que le bouchon 17 ferme celui-ci. Le bouton 17 est réglé en fonction de la température désirée et le dispositif fonctionne de la manière déjà décrite, la bouteille étant à bonne température lorsque le voyant 21 s'éteint. De très nombreuses modifications ou variantes peuvent être imaginées sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi par exemple que le cylindre 5 peut être muni, comme il a déjà été dit, de moyens complémentaires élastiques et/ou d'un séparateur ou écarteur de fin de chauffage. De même la diode Zener peut être branchée en sens inverse, la résistance R2 et le potentiomètre de 5 kilhoms peuvent être remplacés par un potentiomètre variant de 5 à 10 kilohms, etc. En outre il est évident que cette invention concerne tous les types de bouteilles et leurs contenus et n'est pas limitée aux bouteilles de vins. REVENDICATIONS 1) Dispositif pour élever à la température choisie le contenu liquide d'une bouteille caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de chauffage par contact aménagé de manière à envelopper la bouteille sur une grande partie de sa surface et un thermostat qui est muni d'une sonde de température oblongue destinee à être plongée dans la bouteille par le goulot de cette dernière et d'un moyen de sélection de la température désirée de manière telle que ledit thermostat commande l'arrêt du moyen de chauffage lorsque la température mesurée par la sonde atteint ou va atteindre la valeur de la température sélectionnée. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le moyen de chauffage est formé par un cylindre métallique relativement élastique, ouvert le long de l'une de ses génératrices et éventuellement pourvu d'un moyen élastique le sollicitant à se fermer, tandis qu'une résistance électrique est en contact thermique avec ledit cylindre et, de préférence, disposée dans un logement faisant corps avec celui-ci. 3)-Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le thermostat est électronique, à commande d'arrêt en "tout ou rien" ou progressive, tandis que la sonde est formée par une thermistance disposée dans un tube pourvu à I'une de ses extrémités d'un bouchon destiné à fermer provisoirement la bouteille. 4) Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que le thermostat électronique comporte un triac en série avec une tension d'alimentation et la résistance de chauffage et dont la gachette est connectée à la base généralement désignée par B1 d'un transistor unijonntion convenablement polarisé qui est connecté par son émetteur à un pont diviseur de tension constitué, d'une part, par la thermistance de la sonde et, d'autre part, par un potentiomètre variable entre deux valeurs ou par une résistance en série avec une résistance variable tandis qu'un condensateur est monté en parallèle avec ladite thermistance et qu'une diode Zener est disposée en parallèle avec ledit pont divi seur 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce au'il comporte un moyen électromécanique commandé par le thermostat et destiné à provoquer l'écartement du moyen de chauffage ou la séparation de celui-ci et de la bouteille lorsque la température désirée est atteinte. 6) Dispositif selon l'ensemble des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'il comporte un bottier muni > l'intérieur du moyen de chauffage et du thermostat électronique sous forme de circuit imprimé et sur le dessus d'une ouverture ménagée en surplomb du moyen de chauffage et destinée à l'introduction de la bouteille tandis qu'un ajour est prévu sur le dessus du boîtier pour laiser passer le cordon de connection de la sonde et qu'éventuellement un logement est prévu pour recevoir la sonde lorsque le dispositif ne fonctionne pas, un bouton combiné avec un cadran gradué de sélection des températures ainsi qu'éventuellement un voyant de fonctionnement étant en outre aménagés sur ledit bottier.