La présente invention concerne la production de bioxyde de chlore. On utilise le bioxyde de chlore pour diverses opérations de blanchiment, surtout dans le blanchiment de matières fibreuses cellulosiques, telles que la pâte de bois obtenue par le procédé Kraft ou par le procédé au sulfite. On connaît plusieurs techniques de préparation du bioxyde de chlore comportant la réduction d'un chlorate de métal alcalin, habituellement du chlorate de sodium,en solution acide et en utilisant, comme agents réducteurs, de l'anhydride sulfureux, de l'acide sulfurique, du sulfate de chrome, du méthanol, du chlorure de sodium ou de lacide chlorhydrique. La réaction fondamentale dans tous ces procédés a lieu entre le chlorate et le chlorure dans la solution acide pour former du bioxyde de chlore, du chlore et de l'eau selon l'équation: Quand 1 'agent réducteur est le chlorure de sodium ou l'acide chlorhydrique,on obtient du chlore en même temps que du bioxyde de chlore.En présence d'autres agents réducteurs, une partie du chlore est réduite en chlorure dans la solution réactive de sorte que le bioxyde de chlore obtenu contient une moindre proportion de chlore. En ce qui concerne le milieu acide, on peut utiliser de l'acide sulfurique lorsque l'agent réducteur est le chlorure de sodium et, à la fois de l'acide sulfurique et de l'acide chlorhydrique, lorsque l'agent réducteur est l'acide ou gaz chlorhydrique. Le milieu acide peut provenir entièrement de l'acide chlorhydrique qui joue également le rôle de l'agent réducteur. Le brevet canadien n0825.084 décrit un procédé de formation de bioxyde de chlore et de chlore à partir d'un chlorate de métal alcalin, d 1un chlorure de métal alcalin ou d'acide chlorhydrique ou de leurs mélanges et d'acide sulfurique, procédé dans lequel on obtient du bioxyde de chlore et du chlore et on cristallise un sulfate acide de métal alcalin dans la même zone de réaction. On évapore l'eau du milieu de réaction pour séparer le bioxyde de chlore et le chlore de la zone de réaction. Le métal alcalin est le plus souvent le sodium et la forme sous laquelle on obtient le sulfate acide dépend de la température et de l'acidité du milieu de réaction. Avec des acidités élevées de tordre de 10 à 12 N et à des températures d'environ 75 à 1000C, le sulfate acide de sodium est sous forme de bisulfate de sodium (NaHS04). La'réaction est alors représentée par l'équation: A une acidité plus faible, de l'ordre de 5 à 9 N et à une température plus basse (30 à 700C), on obtient du sesquisulfate de sodium /rJa7H(S047 La réaction est alors représentée par l'équation:: Le brevet canadien n" 826.577 décrit un procédé de préparation de bioxyde de chlore et de chlore consistant à faire réagir du chlorate de sodium,du chlorure de sodium et de 1 'acide sulfurique dans des conditions de faible acidité, en général d'environ 2 à 4,8 N. On peut exécuter ce procédé dans une seule zone de réaction selon la technique décrite dans le brevet canadien précité n0 825.084, en évaporant l'eau du mélange de réaction pour séparer le bioxyde de chlore et le chlore et on précipite normalement du sulfate de sodium anhydre (Na2SO4)dans la zone de réaction. La réaction impliquée dans ce dernier procédé est représentée par ltéquation: Dans toutes les réactions décrites plus haut, il se produit une réaction concurrente donnant du bioxyde de chlore, selon l'équation: Cette réaction devient notable lorsque le rapport molaire du chlorure au chlorate dans la charge du réacteur dépasse sensiblement 1:1. Pour élever au maximum la production du bioxyde de chlore à partir du chlorate,on préfère mettre en oeuvre le procédé ci-dessus avec un rapport sensiblement équimolaire ou légèrement plus élevé du chlorure au chlorate dans la charge. Un autre procédé de production de bioxyde de chlore est décrit dans le brevet canadien n0913.328 dans lequel l'acide chlorhydrique constitue à la fois le milieu acide et l'agent réducteur. Le procédé, dans le cas de la réduction du chlorate de so dium,est représenté par I'éauation: Dans les procédés décrits dans les divers brevets canadiens précités, l'évaporation est effectuée au point d'ébullition du milieu de réaction sous une pression réduite pour déposer le sulfate de métal alcalin ou le chlorure de métal alcalin (produit) dans le réacteur et on maintient normalement le niveau du liquide dans le réacteur à une valeur sensiblement constante en établissant un équilibre entre l'eau ajoutée et 1' eau évaporée.L'eau évaporée joue le rôle d'un gaz diluant pour le bioxyde de chlore et le chlore formés et sert à ahasseb les produits gazeux du réacteur. L'invention a pour objet de roaNd6 de formation de bioxyde de chlore selon lesquels liteau est évaporée du réacteur pour constituer un diluant du bioxyde de chlore alors que le sel solide de métal alcalin se dépose dans la zone de réaction. De préférence, le procédé est l'un de ceux décrits dans les brevets canadiens précités Nos 825.084, 826.577 et 913.328. Le réacteur peut être d'une conception convenable quelconque et comprend en généralfun corps cylindrique ayant une ta- se conique. Un conduit de soutirage du produit solide du réacteur sous forme d'une suspension et en présence d'une certaine quantité du milieu de réaction communique avec la base conique. La matière solide est soutirée de la suspension et on ajoute des produits chi- miques de réapprovisionnement à la matière restante avant recyclage au réacteur. On chauffe le liquide de recyclage dans un échangeur de chaleur,normalerent jusqu'à la tepérature d'ébullition (ou sensiblement) de la solution dans les conditions qui existent dans le réacteur, avant l'introduction dans le réacteur. Le procédé sera décrit ci-après plus spécialement à propos de la réduction d'un chlorate de métal alcalin avec un chlorure de métal alcalin ou un mélange de chlorure de métal alcalin et d'acide (ou gaz) chlorhydrique au sein d'un milieu contenant de l'acide sulfurique. De préférence, le chlorate de métal alcalin est le chlorate de sodium et le chlorure de métal alcalin est le chlorure de sodium. Dans la technique traditionnelle de fonctionnement des évaporateurs selon laquelle le liquide est évaporé dans un réacteur, la suspension est soutirée, la matière solide est récupérée et le liquide est recyclé et porté de nouveau à ébullition pendant le recyclage, on évite 1 'ébuflition dans la conduite de recyclage en faisant fonctionner le réacteur de manière que le niveau du liquide au-dessus du point d'admission du liquide recyclé ait une valeur de charge hydrostatique plus élevée que l'augmentation de la pression de vapeur saturée provoquée par un accroissement de la température dans l'appareil de chauffage du circuit de recyclage. Cependant , dans les procédés de production de bioxyde de chlore qu'on utilise conformément à l'invention, étant donné qu'il existe une réaction de formation de bioxyde de chlore lors de l'addition de l'acide sulfurique aux produits chimiques de recyclage dans le circuit de recyclage, il est impossible de porter le niveau du liquide dans le réacteur au-dessus du point de décharge du liquide recyclé. Ainsi la matière recyclée est déchargée audessus du niveau du liquide dans le réacteur. La vitesse du liquide dans le circuit de recyclage et de décharge dans la zone de réaction au-dessus du niveau du liquide doit être maintenue en conséquence supérieure à une valeur minimale prédéterminée en vue d'empêcher 11,ébullition du liquide dans l'échangeur de chaleur et d'empêcher la vibration provoquée par I'accélération de l'écoulement d'évaporation. Cette vitesse minimale est élevée et, de ce fait, la matière déchargée risque de venir heurter la paroi opposée du récipient. En raison de la coneen- tration des matières solides dans ce produit, il est certain que la paroi du récipient est soumise à une forte usure à la suite des impacts de la matière sur cette paroi. L'invention prévoit de modifier l'opération de recyclage afin d'éviter l'usure des parois du réacteur tout en obtenant un rendement satisfaisant de recyclage et de réaction. Selon l'invention,on permet un développement progressif de l'ébullition du liquide provenant de l'appareil de chauffage du circuit de recyclage tout en maintenant l'accélération à une faible valeur avant la décharge dans le réacteur. Dans ces conditions, on peut décharger la matière recyclée dans le réacteur à une faible vitesse et réduire également au minimum la vibration provoquée par l'accélération du courant d'évaporation-éclair. En général,on ajoute de l'acide sulfurique au liquide recyclé contenant des petites proportions résiduelles de la matière solide et les quantités nécessaires de réapprovisionnement en chlorate de sodium et en agent réducteur en aval de l'échangeur de chaleur. Pour éviter la formation de zones chaudes localisées lors de la dilution de l'acide, il est de pratique courante d'utiliser de l'acide sulfurique dilué à environ 50% en poids. La présente invention permet d'utiliser de l'acide sulfurique pratiquement concentré sans formation de zones chaudes. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être faite ciaprès en regard du dessin annexé sur lequel Figure 1 est une vue schématique d'un réacteur modifié selon un mode de réalisation de l'invention, et Figure 2 est une vue plus détaillée d'une partie de l'appareil représenté sur la figure 1. Sur le dessin, un générateur 10 de formation de bioxyde de chlore ayant un diamètre Do contient un milieu de réaction 12 qui est une solution aqueuse de chlorate de sodium,de chlorure de sodium et d'acide sulfurique qu'on maintient à son point d'6bul- lition sous une pression réduite. Eventuellement,on pourrait utiliser un mélange de chlorure de sodium et d' acide chlorhydrique et, dans ce cas, on peut diminuer la quantité d'acide sulfurique, le complément d'acide étant fourni par 1 'acide chlorhydrique. On réduit ainsi la quantité de sulfate de sodium obtenue par unité de bioxyde de chlore.On peut utiliser de l'acide chlorhydrique pour satisfaire la totalité des besoins en agent réducteur et jusqu'à la moitié des besoins en acide. I1 se forme du bioxyde de chlore, du chlore et de la vapeur d'eau,qui sortent du générateur 10 sous forme d'un mélange gazeux par une conduite 14. On peut récupérer le bioxyde de chlore de ce mélange gazeux par une technique quelconque appropriée. Le niveau liquide 16 est maintenu à une valeur sensiblement constante pendant la production du bioxyde de chlore par un réglage de ltévaporatiotde l'eau du milieu de réaction 12 et de l'addi- tion d'eau avec les produits chimiques de réapprovisionnement. Le sulfate de sodium est déposé du milieu de réaction 1 12 et une suspension du sulfate de sodium (prodnit)et du milieu de réaction est soutirée par une conduite 18 du réacteur 10. La forme sous laquelle on obtient le sulfate de sodium dépend des conditions opératoires dans le milieu de réaction 12. On ajoute les quantité nécessaires de réapprovisionnement de la solution aqueuse de chlorate de sodium et de chlorure de sodium à la suspension par une conduite 20 et on soutire le sulfate de sodium solide du mélange résultant par une conduite 22 au moyen d'une pompe 24. On envoie la solution de chlorate de sodium et de chlorure de sodium contenant certains résidus de sulfate de sodium solide qui demeurent après le soutirage de la matière solide par la conduite 22, dans une conduite 26,à travers une pompe 28 et une conduite 30 pour rejoindre un rebouilleur 32. Dans ce rebouilleur 32, la solution est chauffée jusqu'au point d'ébullition du milieu de réaction 12 dans les conditions qui existent dans le générateur 10 et on achemine la solution par une conduite 34 vers le générateur 10. Le point d'admission de la charge depuis la conduite 34 dans le générateur 10 est situé à une distance h3(voir figure 2) au-dessus du niveau liquide 16 dans le générateur 10. La forme de la conduite 34 est représentée sur la figure 2 et sera décrite en détail par la suite.L'acide sulfurique est introduit par une conduite 35 dans la solution dans la conduite 34 de sorte que le bioxyde de chlore commence à se former dans la conduite 34 par réaction entre les matières dans cette conduite. Comme on le voit en détail sur la figure 2,la conduite 34 comprend un premier tronçon tronconique 36 de longueur N et dont l'aire de la section transversale dans le sens d'écoulement de la liqueur à un débit Q2 diminue à partir d'un diamètre D3 au niveau du rebouilleur jusqu'à un diamètre- D2 dans une collerette 38. Des tubes 40 d'admission d'acide sulfurique en communication avec la conduite 35 sont répartis sur le pourtour de la collerette 38. On prévoit au total quatre tels tubes d'entrée 40 sous forme de paires diamétralement opposées, les paires étant situées perpendiculairement les unes aux autres. On peut d'ailleurs incorporer un nombre désiré quelconque et toute orientation désirée de tubes d'entrée. Normalement la collerette est d'une faible longueur qui suffit simplement pour permettre l'addition de l'acide sulfurique à travers les tubes 40. Un second tronçon tronconique 42 de longueur hl possède une aire de section transversalle qui augmente en aval à partir de la collerette 40 depuis un diamètre D2 à la collerette 40 jusqu'à un diamètre D1. Le second tronçon tronconique 42 se termine par une conduite 44 ou coude à courbure continue pouvant être une conduite à cinq tronçons, ayant un diamètre sensiblement uniforme D1 pour le passage de la matière à un débit 9 . La conduite courbe 44 se termine à son extrémité aval en communication avec une bride d'admission 46 sur le générateur 10, cette bride 46 ayant une longueur L1 Ainsi le liquide qui sort du rebouilleur 32 subit d'abord une accélération jusqu'à une vitesse élevée dans le premier tronçon tronconique 36 de la conduite 34.Les dimensions du premier tronçon tronconique 36 sont étudiées de manière que la contre-pression provoquée par I'accélération du liquide dans le premier tronçon tronconique 36 dépasse la différence entre la pression de saturation de vapeur du liquide présent et celle du générateur 10. De préférence, la longueur h2 de la section de compression est égale à environ 2,5 fois le diamètre D2. Pour l'élévation de la température prévue dans le rebouilleur 32,le niveau de liqueur qui équivaut à l'augmentation de la pression de vapeur de saturation dans ce rebouilleur est désigné par S. Si lton suppose l'absence de toute perte d'énergie dans la hauteur h2,on obtient l'équation: v2 v2x ss = 2g + 2g + dans laquelle V est la vitesse de la liqueur dans la collerette 38 alors que Vx est la vitesse de la liqueur à la sortie du rebouilleur 32. Cependant h2 = 2,5 D3. de sorte que v: v2 8= ~~~~~ x + 2,5 D3 2g 2g et de ce fait, étant donné que S est une valeur-connue, on peut calculer Vw et par conséquent le diamètre D2. Dans les conditions décrites,on évite l'ébullition du liquide de recyclage dans le rébouilleur 32 et, par voie de conséquence,on réduit les risques d'un colmatage des tubes du rebouilleur par des dépôts solides. En fait, le premier tronçon tronconl- que 36 du tube 34 agit à la façon d'une charge hydrostatique audessus de la charge de recyclage comme cela se pratique dans un évaporateur usuel du type précédemolent décrit. L'acide sulfurique dans la conduite 35 alimentant le liquide dans la collerette 38 peut être et est avantageusement conon- tré (à environ 98%) . Il s'agit d'une caractéristique contraire à celle de la technique antérieure dans laquelle la concentration d'acide sulfurique en poids est d'environ 50%. En utilisant une conduite 34 de structure représentée sur la figure 2,on peut introduire de l'acide sulfurique hautement concentré dans le liquide de recyclage sans former de zones chaudes. L'acide sulfurique est introduit rapidement dans la collerette 38 par les tubes d'entrée 40. En raison de la vitesse du mouvement du liquide dans la collerette 38 et de la vitesse de l'acide sulfurique,on obtient un brassage rapide des matières dans la phase liquide. En utilisant de l'acide sulfurique concentré, on peut éviter les techniques de dilution qui étaient indispensables dans la technique antérieure pour obtenir une concentration de 50% en poids d'acide sulfurique. D'autre part, la quantité d'eau qu'on admet dans le système est réduite et, de ce fait, on peut diminuer les besoins thermiques pour évaporer de l'eau en une quantité suffisante pour le maintien d'un niveau liquide 16 pratiquement constant. En outre, on profite de la chaleur totale de dilution de l'acide sulfurique concentré et on bénéficie ainsi d'une économie supplémentaire de lténergie thermique. Le mélange subit ensuite une détente à faible accélération dans le second tronçon tronconique 42 de la conduite 34 si bien que l'ébullition du liquide et le dégagement du produit gazeux ont lieu régulièrement et progressivement. Etant donné que le liquide commence à bouillir et que le bioxyde de chlore commence à se former dans la collerette 38, la matière dans la conduite 44 est principalement gazeuse et contient des petites quantités de liquide et de matières solides en suspension. La vitesse du mélange vapeur/solides/liquide dans la conduite 44 est relativement faible, normalement d'environ 10,5 à 12 mètres par seconde et, de ce fait, quand le liquide pénètre dans le générateur 10, il ne vient pas heurter la paroi opposée du générateur mais est déchargé dans le milieu de réaction 12. Si l'on suppose l'absence d'un écoulement turbulent dans la conduite 44 et si l'on utilise dans la conduite 44 une vitesse d'environ 12 mètres/seconde, la vitesse : 12= - & F 2 t D1 4 et par conséquent 2 = 31,41 (Do + L1 ) est la longueur maximale du trajet horizontal de la matière admise dans le générateur 10 à partir de la conduite 44 en l'absence d'un impact de cette matière sur la paroi du générateur, et (h3 + D1 ) est la hauteur maximum du trajet de la matière déchargée dans le milieu de réaction 12.En conséquence, (h3 + D1 ) = 2 gt2 (Do + LI) = 12, et donc Dans ces conditions, pour une série donnée de paramètres opératoires, on peut déterminer une valeur minimale de Do qui permet la décharge d'un mélange vapeur/solides/liquide de la conduite 44 dans le générateur 10 sans impact de la matière sur les parois du générateur 10. Dans la pratique réelle, on ne bénéficie pas toujours de facilités d'un écoulement non turbulent dans la conduite 44 du fait de la séparation de wqpear dans cette conduite et dans le trajet vers le générateur 10 et on constate qu'une valeur d'environ 60% dU diamètre minimum Do calculé par l'équation ci-dessus se révèle acceptable. Si on laisse se développer progressivement l'ébullition du liquide dans le second tronçon tronconique 42 tout en maintenant l'accélération à une faible valeur,on bénéficie d'un équilibrage entre la charge hydrostatique et ltévaporation éclair et on évite ainsi la vibration et une chute importante de pression par frottement. On suppose que la totalité des ingrédients gazeux est évaporée de la liqueur dans la zone d'entrée de la conduite 44. Le second tronçon tronconique 42 doit avoir une longueur aussi importante que possible pour permettre le développement progressif de l'ébullition du liquide avec une faible accélération sans provoquer de vibration indésirable, bien que les limites pratiques de la longueur hl soient déterminées par des considérations du type d'installation. Il est difficile d'établir les rapports mathématiques détaillés en ce qui concerne le second tronçon tronconique 42 et cette opération exige la solution de l'équation des moments des longueurs croissantes du tronçon 42, à savoir: = GT2 ~~~~~ - ~~~~~~ + 4FL 2g : gt gi (NS) D équation dans laquelle - t P est la chute de pression dans la section croissante; représente l'écoulement total; Xgl représente la fraction de vapeur à 1 t extrémité aval du tronçon 42; Xgl représente la frac- tion de vapeur à l'extrémité amont; # g2 et # gl représentent les poids spécifiques à ces emplacements respectifs; F est le facteur de la fraction d'épanouissement; L est la longueur de la section croissante; D représente le diamètre; et enfin e (NS) représente le poids spécifique dans la zone croissante en supposant une absence de turbulence. Normalement,on utilise une longueur minimum de 135 cm lorsque le volume de la vapeur évaporée est d'environ 1800 kg/h. Dans une opération représentative, la vitesse du liquide à la sortie du rebouilleur 32 est d'environ 3,3 m/s, la vitesse dans la collerette 38 est d'environ 4,5 à 4,8 m/s et celle dans la conduite 44 est d'environ 10,8 m/b. Au contrairedans une installation de production de bioxgde de chlore ne comportant pas de conduite 34 du type représenté sur la figure 2 mais comprenant une conduite d'un diamètre uniforme, en raison de l'écoulement éclair d l'évaporation,la vitesse du liquide dans le conduit d'alimentation vers le générateur est d'environ 30 m/s. On voit donc que l'invention fournit un procédé et un appareil de production de bioxyde de chlore, constituant une amélioration importante de la technique antérieure,permettant de réduire l'usure des parois du générateur,permettant d'utiliser des rebouilleurs sans vibration excessive et permettant également l'utilisation d'acide sulfurique concentré comme additif. I1 va de soi qu'on peut apporter d'autres modifications aux modes de réalisation qui ont été décrits sans sortir pour cela du cadre de l'invention. -REENDICATIONS- 1. Procédé continu de production de bioxyde de chlore,caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir continuellement un milieu de réaction dans une zone de réaction, ledit milieu de réaction renfermant un chlorate de métal alcalin,un agent réducteur pour celui-ci et un acide minéral fort;à former continuellement du bioxyde de chlore et du chlore à partir de ce milieu de réaction et à évaporer continuellement I'eaudu milieu de réaction sensiblement au point d'ébullition de celui-ci; à séparer continuellement de la zone de réaction un mélange gazeux comprenant le bioxyde de chlore et le chlore ainsi formés et ladite eau évaporée; à récupérer continuellement le bioxyde de chlore de ce mélange gazeux; à déposer continuellement dans la zone de réaction un sel de métal alcalin de l'anion dudit acide fort; à soutirer continuellement de la zone de réaction une suspension contenant le sel déposé de métal alcalin et une partie du milieu de réaction; à former centinuellement un 6- lange de recyclage ayant une teneur réduite en sel de métal alcalin et renfermant des quantités adéquates de réapprovisionnement de chlorate de métal alcalin et de l'agent réducteur; à chauffer le mélange recyclé à une température élevée qui est sensiblement égale au point d'ébullition du milieu de réaction dans les conditions existantes de pression absolue dans ladite zone de réaction; à accélérer le mélange chauffé pour établir une contre-pression au moins égale à la différence de la pression de saturation de vapeur du mélange chauffé et du milieu de réaction; à ajouter un acide mi- néral fort à ce mélange chauffé et accéléré sensiblement à la vitesse maximale du mélange obtenu par ladite accélération pour former ainsi une matière d'alimentation de la zone de réaction laisser la matière gazeuse dans ladite matière d'alimentation subir une expansion tout en maintenant un faible taux d'accélération; et à envoyer le mélange expansé dans la zone de réaction, la somme de la quantité d'eau évaporée du milieu de réaction, de la quantité d'eau soutirée du milieu de réaction dans ladite suspension et de 1 t eau éventuelle de eristallisation de la matière solide récupérée de la suspension étant sensiblement égale à la quantité d'eau évaporée du milieu de réaction dans la suspension et l'eau éventuelle de cristallisation de la matière solide récupérée dans la suspension étant sensiblement égale à la quantité d'eau ajoutée au milieu de réaction dans ledit mélange d'alimentation, de sorte que le ni veau du liquide dans la zone de réaction reste maintenu à une valeur sensiblement constante. 2. Procédé selon la revendication l,caractérisé en ce que le chlorate de métal alcalin est le chlorate de sodium. 3. Procédé selon la revendication l,caractérisé en ce que le milieu de réaction contient du chlorate de sodium,du chlorure de sodium et de l'acide sulfurique. 4. Procédé selon la revendication l,caractérisé en ce que le milieu de réaction contient du chlorate de sodium,de l'acide chlorhydrique et de l'acide sulfurique. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu de réaction contient du chlorate de sodium et de l'acide chlorhydrique. 6. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'on maintient le milieu de réaction sous pression réduite. 7. Procédé selon la revendication l,caractérisé en ce que l'acide minéral fort est l'acide sulfurique et qu'on ajoute celuici au liquide chauffé accéléré sous une forme sensiblement concentrée 8. Générateur de produits gazeux de réaction, comprenant un réacteur destiné à contenir un milieu de réaction aqueux et capable de former des produits gazeux de réaction,d'évaporer l'eau provenant du milieu de réaction et de déposer des produits solides de réaction dans ledit réacteur;un premier conduit en communication avec le fond du réacteur pour acheminer une suspension du produit de réaction solide déposé et du milieu de réaction à partir de ce fond; des moyens de filtration en communication avec le premier conduit pour soutirer une partie de la matière solide de ladite suspension;un conduit de recyclage en communication avec les moyens de filtration et avec le réacteur pour recycler vers le réacteur un liquide aqueux contenant des quantités adéquates de réapprovisionnement des réactifs et des quantités résiduelles de la matière solide déposée ; et un dispositif de chauffage prévu dans le conduit de recyclage entre les moyens de filtration et le réacteur afin de chauffer le liquide aqueux, caractérisé en ce que le conduit de recyclage se termine dans le réacteur à un niveau situé au-dessus de la hauteur maximale prévue du milieu de réaction;et en ce que le conduit de recyclage entre l'appareil de chauffage et le réacteur comprend un premier tronçon tronconique ayant une section transversale décroissante en direction du réacteur et se terminant à son extrémité aval par une collerette et un second tronçon tronconique ayant une section transversale croissante à partir de la collerette et se terminant à son extrémité aval par une conduite,ladite conduite ayant une courbure continue, présentant un diamètre sensiblement uniforme sur toute sa longueur et débouchant à son extrémité aval dans ledit réacteur. 9. Générateur selon la revendication 8,caractérisé en ce qu'il comprend également un conduit communiquant ladite collerette. 10. Générateur selon la revendication 9,caractérisé en ce qu 'il comprend un conduit supplémentaire communiquant avec ledit premier conduit. ll.Générateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le premier tronçon tronconique a une longueur suffisante pour établir une contre-pression au moins égale à la différence entre la pression de saturation de vapeur du mélange chauffé et celle du milieu de réaction et en ce que le second tronçon tronconique présente une dimension permettant la détente des gaz dans le liquide à une faible accélération. 12. Générateur selon la revendication ll,caractérisé en ce que la longueur du premier tronçon tronconique représente environ 2,5 fois son diamètre à son extrémité amont. 13. Générateur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le réacteur comprend une partie supérieure en forme de cylindre régulier et une base conique;en ce que le premier conduit s'étend vers le bas à peu près suivant l'axe du réacteur sensiblement à partir du sommet de la base conique;en ce que le conduit de recyclage comprend un premier tronçon sensiblement horizontal s'étendant à partir du premier conduit et en communiquant avec ce der nier,un second tronçon sensiblement vertical qui s'étend à peu près parallèlement au premier conduit et se termine dans le dispositif de chauffage,une pompe étant montée entre le premier et le second tronçons du conduit;en ce que les deux tronçons tronconiques sont situés sensiblement sur l'axe vertical du second conduit; ;et en ce que ladite conduite se termine à peu près radialement par rapport à la partie cylindrique du réacteur.