On connait les procédés qui permettent de mesurer les-phénomènes électriques d'origine physiologique. L'utilisation d'un verre de contact comme support du système que nous préconisons est connu et utilisé couramment. Nous décrivons dans notre invention un procédé nouveau permettant de préciser les informations recueillies en électrorétinopraphie par une meilleure connaissance de la qualité et de la quantité de lumière créant la réponse électrique oculaire, connue sous le nom de potentiel d'action en opposition au potentiel de repos qui existe indépendamment de tout éclairement. On conçoit que la connaissance précise de l'éclairement entrant dans la pupille de ltoeil est un paramètre essentiel lié à la réponse électrique. Pour assurer cet éclairement l'utilisation de conducteurs souples de lumière visible ou ultra-violette ou infra-rouge ou d'une bande passante quelconque nous permettra d'amener à la hauteur de la pupille le flux énergétique choisi. Ce procédé, partie de notre invention, n'a à notre connaissance, jamais été utilisé. La lumière pénétrant dans l'oeil par la pupille est reçue par la rétine et une partie de la lumière incidente est réfléchie vers cette pupille. Selon la qualité de pouvoir réflecteur de la rétine et la transparence des milieux oculaires, la quantité de lumière de retour pourra prendre différentes valeurs et informer le physiologiste et le médecin sur la qualité de cette transparence. Notion particulièrement importante en pathologie oculaire. Ces différentes valeurs de quantité de lumière de retour sont mesurées par l'intermédiaire d'une cellule photo-émissive incluse dans le verre de contact et orientée de telle sorte qu'elle recueille le flux lumineux sortant de la pupille. Pour permettre de mesurer les très petites quantités de lumière, on établi dans le circuit extérieur au verre de contact des relais transistorisés selon des procédés connus et ainsi on a la possibilité d'enregistrer les variations individuelles de transparence des milieux oculaires en liaison avec les mesures électrorétinographiques A chaque éclat lumineux pénétrant dans l'oeil correspond un éclat lumineux de retour.L'enregistrement de ces deux paramètres prend donc une grande importance et l'étude des corrélations physiologiques ou pathologiques que permet notre invention prend donc une très grande importance et n'avait jamais, à notre connaissance, été réalisée avant. La pupille doit avoir une dimension suffisante pour que les deux faisceaux lumineux ne soient pas arretés par le pourtour pupillaire. Le contact électrique est assuré par une électrode d'argent pur en contact avec la cornée ou par l'intermédiaire du film lacrymal. On évite ainsi les inconvénients bien connus du coton placé dans un tube contenant un fil d'argent boudiné. Notre procédé a plusieurs avantages, d'abord un contact électrique meilleur, une fiabilité du montage beaucoup plus grande, une longueur d'électrode modifiable en direction à l'extérieur du verre, la possibilité d'entourer l'électrode d'un isolant amovible pouvant servir de procédé de fixation au fil reliant l'électrode à l'enregistreur électrorétinographique. Le procédé sera encore mieux compris en décrivant les dessins de la planche unique Jointe. Figure 1. Nous avons représenté un verre de contact V placé sur l'oeil O. La zone cornéenne du verre T montre en C la cellule photoémissive avec ses deux fils qui sont reliés à un enregistreur des informations lumineuses recueillies. En A est schématisée l'électrode d'argent, en L le conducteur de lumière C, A et L sont fixés dans l'espace pupillaire. Figure 2. Le verre de contact V en coupe horizontale qui montre la fixation T des conducteurs, fils d'argent et cellule photoémissive. La figure 3 montre le verre de contact vue de face mais on a enlevé L, A, C. Les chiffres 1, 2, 3, 4 sont les entrées de un ou plusieurs conducteurs de lumière. Une disposition courante consitant a ce que 4 et 2 soient des conducteurs de lumière et 1 le fil d'argent, 3 la cellule photoémissive. Cette disposition n'est pas limitative à notre invention. Figure 4. Le verre de contact V est décrit avec plus de détails et est représenté en coupe. L. Le conducteur de lumière comporte en bout un système optique K permettant de faire converger la lumière dans la pupille d'entrée P sous l'angle W fonction du type de fibres optiques employées. Le système optique K ne touche pas la cornée. 3. La cellule photoémissive terminée par la petite boucle transparente N est gainée pour éviter d'être influencée par la lumière venant de K. s est orientée de telle sorte qu'elle recueille la lumière de retour cheminant à travers l'oeil O. A. Le fil d'argent orienté pour éviter les phénomènes photoélectriques qui pourraient provenir de la lumière venant de K. On notera que G, s et A sont placés de telle sorte que la gène sera minimum lorsque le verre sera placé sur l'oeil O et que L est souple A est modifiable en orientation sans pour cela que le point S se déplace sur la-surface cornéenne interne du verre de contact V. Revendications. - I) Verre de contact comportant une partie sclérale et une partie cornéenne de forme sphérique ou asphérique, applicable aux yeux des hommes ou des animaux, caractérisé en ce que Dans le verre de contact sont placés un ou plusieurs conducteurs de lumière reliés à un générateur de lumière permettant de choisir l'énergie utilisée. - 2) Verre de contact selon la revendication I (un) caractérisé en ce qu'un fil d'argent inclus dans le verre et en contact avec la cornée par l'intermédiaire du film lacrymal ou d'un liquide de mise en place du verre, peut être relié à un enregistreur électrorétinographique. - 3) Verre de contact selon l'une quelconque des revendications (I) et (2) caractérisé en ce qu'une cellule photo-émissive de dimensions compatibles avec la surface cornéenne du verre et placée de telle sorte qu'elle recueille la lumière de retour réfléchie par la rétine et reliée à un enregistreur de ses variations de quantité de lumière.