La présente invention concerne un procédé, utilisable de préférence en continu, de traitement d'effluenL-s radio-actifs de faible et/ou de moyenne activité, en vue de leur enrobage dans une forme solide permettant le stockage. Le problème du traitement des effluents rarTio-actifs de faible et de moyenne activité est étudié depuis due nombreuses années et a donné lieu à des solutions très diverses. Ce problème consiste à traiter et à conditionner de façon convenable tous les effluents radio-actifs de façon à permettre leur stockage dans des lieux appropriés et pendant des durées correspondant à la période de vie des divers constituants radioactifs qu'ils renferment. La méthode générale utilisée consiste à inclure les constituants radio-actifs dans un matériau inerte solide et stable de fagon que l'ensemble présente une sécurité convenable pour le conditionnement de ces déchets. Parmi les solutions préconisées il est connu de concentrer notamment dans un évaporateur les divers oonstituants radio-actifs de faible et de moyenne activité contenus dans les effluents puis de mélanger ces constituants avec un ciment, du sable et des granulats de façon à constituer un béton qui sera coulé dans un conteneur métallique, Cette technique, largement utilisée, présente cependant des inconvénients techniques notables principaleinent par le fait ce conduire à des volumes importants de béton5 inconvénient que ne présente pas, par contre la technique d'enrobage à chaud dans le bituwne de ces mêmes effluents radio-actifs après élimination quasi totale de l'eau libre qui les accompagnait.Des craintes, liées au risque dtinflammabilité du bitume, ont toutefois limité jusqu'à ce jour le développement de ce procédé, par ailleurs très prometteur. La présente invention permet de remédier à ces difficultés en présentant notamment une suite d'opérations technologiques par lesquelles les effluents pourront être traités et conditionnés de préférence an continu, dans les meilleures conditions, en réalisant des enro5és solides à base de ciment présentant de bonnes caractéristiques mécaniques et un volume réduit. L'invention est basée sur un certain nombre d'idées que lton peut exprimer comne suit - il a été trouvé que les mélanges solidifiés à partir de ciment, d'eau et d'efflu-nts avaient une tenue mecanique et une tenue au stockage suffisantes pour être utilisés sans avoir besoin d'ajouter audit ciment du sable et des aggrégats inertes , à condition que ces mélanges comportent, en tant qu'élément de renforcement, une certaine quantité de fibres ; ces fibres seront de préférence des fibres d'amiante.La tenue mécanique des mélanges solidifiés dépendra, toutes choses égales par ailleurs, de la nature du ciment utilisé ; on emploiera de préférence un ciment EORTL4ND à hautes caractéristiques mécaniques, - il a été trouvé en outre que pour la réalisation des mélanges ci-dessus décrits, il n'était ni nécessaire ni souhaitable que les substances radio-actives soient amenées à l'état sec ; il était, au contraire possible, de réaliser un mélange solidifiable, homogène dans tout son volume de ciment, d'eau et d'effluents en utilisant une suspension concentrée de ces effluents ; cette suspension doit être elle-même homogène, avoir une sédimentation faible et un très grand pouvoir de maintien en suspension des particules solides et pour ce faire il est souhaitable que ladite suspension contienne au moins un additif du type silicate alcalin ; de plus ladite suspension peut contenir des additifs spéciaux tels que des agents fluidi fiants, des agents antimousses ou des agents favorisant les opérations que l'on effectue sur ladite suspension, - il a été trouvé enfin qu'il était souhaitable de conditionner les mélanges solidifiables (et solidifiés) de ciment, d'eau et d'tffluents tels qu'obtenus non pas dans des futs métalliques mais dans des conteneurs constitués essentiellement d'amiante-ciment.Las tuyaux d'amiante ciment sont connus des techniciens, ils formeront, après tronçonnage et obturation de l'une de leurs extrémités, les éléments de base pour le conditionnemeat selon l'invention. Les conteneurs à base d'amiante - ciment du fait notamment de l'analogie de structure de l'accrochage solide entre leur surface interne et les mélanges qui y seront conditionnés apparaissent comme des matériaux de choix pour la réalisation de musses stockables. En partant de ces divers éléments techniques il a été possible de réaliser selon l'invention un procédé fiable pour le traitement et éventuellement le conditionnement des effluents radio-actifs de faible et de moyenne activité. Le procédé selon l'invention comporte tout d'abord, dans un stade préliminaire, un pré traitement des effluents liquides consistant, après analyse, sélection et pré stockage des effluents liquides à traiter, à constituer des solutions, contenant les substances radio-actives mais débarassées de l'excès de liquide ou des boues méritant un traitement spécifique, qui constituent chacune des lots relativement homogènes vis-à-vis des traitements ulterieurs, puis à traiter lesdits lots an une ou plusieurs opérations successives, après introduction éventuelle d'ions sulfate, par un agent alcalinisant, de préférence la baryte de façon à amener progressivem > nt leur p9 à environ 8,5 et à précipiter des composas, notamment de métaux lourds, à caractère radio-actif. Cette opération de précipitations a pour but final la préparation d'une suspension stable comportant environ 40 à 400 g de matières solides précipitées par litre de suspension ; et contenant au moins 90 % des radio-éléments initialement présent dans la solution. Pour obtenir une telle suspension stable il est nécessaire que ladite suspension contienne un agent de suspension du type silicate alcalin On peut donc - soit ajouter ledit agent de suspension avant de réaliser l'opération de précipitations de façon à obtenir directement une suspension stable de matières précipitées, - soit réaliser une partie de la précipitation en absence d'agent de suspension et rajouter ensuite l'agent de suspension ce qui a pour résultat de remettre les matériaux précipités à l'étant de suspension stable, - soit réaliser la précipitation en absence d'agent de suspension, effectuer ensuite une décantation des matériaux précipites avec extraction de la partie aqueuse, celle-ci pouvant être éventuellement traitée et en partie recyclée dans l'installation puis remettre ensuite an suspension stable le précipité par l'adjonction de l'agent de suspension. La suspension stable obtenue comporte de préférence au moins une partie des fibres d'amiante qui seront nécessaires lors du mélange final avec le ciment. Cette suspension peut également comporter d'autres additifs comme un agent plastifiant et/ou retardateur de prise du ciment du type lignosulfonate de calcium, un agent anti mousse, ces additifs pourront être, selon le mode opératoire choisi pour obtenir la suspension stable, ajoutés soit avant, soit après l'opération de précipitations. La suspension telle que définie ci-dessus sera avantageusement soumise selon l'invention à une surconcentration qui consistera à évaporer une certaine proportion de l'eau contenue dans la suspension, cette évaporation s'effectuera par chauffage à une température d'environ 70-1300C et ce jusqu'à l'obtention d'une suspension épaisse mais coulable qui contient, à l'état d'extrait sec, de 30 à 75 % en poids de solide puis la suspension obtenue est refroidie et mélangée avec le ciment et éventuellement un complément d'eau, les quantités relatives de cimant et de suspension étant comprises entre 0,6 et 2 kg de ciment par kg de suspension et la durée de mélange étant comprise entre 1 et 10 minutes environ, puis le mélange obtenu est coulé dans un conteneur. Les buts essentiels du traitement préliminaire effectué dans le cadre del'invention sont les suivants - rejeter le plus grand volume possible d'effluents suffisamment déconta minés, - concentrer par suite sous un volume minimum l'activité initiale (d'un facteur 10 à 1000 selon les cas de figure), - utiliser des réactifs chimiques tels, en nature et quantité, que l'extrait sec des solutions radio-actives obtenues à la suite de ces traitements soit minimum, - obtenir des lots relativement homogènes et de caractéristiques bien définies des différents types d'effluents ainsi traités, et pour atteindre ces buts on utilisera des procédés connus qui seront adaptés à la nature des effluents à traiter. Le stade de précipitation spécifique des radio-isotopes est mené a bien selon des techniques connues qui peuvent être fonction de la nature des effluents traités. On sait notamment que la précipitation des radio-isotopes peut être effectuée en plusieurs stades successifs, par exemple à des pH croissants. Le but de cette précipitation est d'amener à l'état de particules solides insolubles au moins 90% et de préférence 95 % des radio-isotopes présents dans les effluents traités. En fait il convient de conduire cette précipitation de façon que la partie liquide de la suspension obtenue présente une radio-activité que l'on peut considérer comme très faible étant donné notamment la possibilité de redis solution de ce liquide lorsqu'il aura été inserré dans le ciment. L'agent de suspension pré ferré est le silicate de soude ; ce produit peut être ajouté soit avant toute précipitation soit au cours de la précipitation , par exemple entre deux des stades de la précipitation, soit en fin de précipitation après une éventuelle séparation d'une partie du liquide. La quantité de silicate de soude utilisée est généralement de 1 'ordre de 0,2 à 6 g par litre de suspension. A ce même stade de l'invention (c' est-à-dire avants pendant ou après la précipitation) on a intérêt à ajouter tout ou tartie des additifs dont on estime pouvoir avoir besoin pour le mélange final. Parmi ces additifs on peut citer - la fibre d'amiante, nécessaire, sera avantageusement ajouter à ce stade car elle joue un rible dans la stabilité de la suspension, - un agent fluidifiant le mélange ultérieur ciment-suspension et/ou un agent retardateur d prise du ciment, et - un produit antimousse. Comme fibre d'amiante qui jouera en particulier le rôle d'agent renforçant les propriétés mécaniques des mélanges ciment-effluent on utilisera de préférence des fibres de longueur moyenne oomprise entre 1 et 8 mm ; la quantité totale des fibres sera de l'ordre de 0,5 à 5 % en poids par rapport au poids du ciment. Lorsque la fibre d'amiante n'est pas ajoutée, ou n'est ajoutée que partiellement lors de la précipitation, il sera possible d'ajouter ladite fibre à l'une quelconque des étapes ultérieures du procédé selon l'invention. Comme agent retardateur de prise du ciment et agent fluidifiant pour la pate de ciment on utilisera de préférence le lignosulfonate de calcium ce produit utilisé à raison de 0,3 à 1 % en poids par rapport au poids du ciment permet de contrôler la durée qui s'écoule entre la mise en contact du ciment avec l'eau dans le mélangeur et le moment où la masse homogène obtenue commence à faire Sa prise. Par la mise en oeuvre de la technique de précipitation par neutralisation éventuellement en présence d'un agent de suspension et de fibres d'amiante on vise à obtenir des suspensions stables qui seront envoyées à l'opération de surconcentration. On appelle ici 1,suspensions stables" des suspensions de solides dans des solutions aqueuses qui ne décantent pratiquement pas pendant des durées qui correspondent aux durées des manipulations et traitements de ces suspensions dans le procédé selon l'invention. La suspension obtenue est ensuite envoyée dans un évaporateur agité en vue de sa surconcentration ; cette surconcentration est généralement réalisée par évaporation d'une partie de l'eau de la suspension, en fin d'opération on obtiendra une nouvelle suspension, de type pâteux, coulable à chaud qui contient à l'état d'extrait sec (c'est-à - dire de l'ensemble des matières solides obtenues en amenant ladite suspension à sec) 30 à 75 % en poids de solide. Cette teneur en solide de la suspension surconcentrée peut d'ailleurs dépendre à la fois du constituant principal de l'effluent radio-actif et de la teneur en fibres d'amiante utilisées.Par exemple, on peut admettre, pour une teneur en fibre d'amiante de l'ordre de 1%, que l'extrait sec de ladite suspension surconcentrée pourra avantageusement être de - 30 à 45 % environ si le constituant principal de l'effluent est un borate, - 45 à~60 % environ si le constituant principal de l'effluent est un sulfate, - 50 à 75 % environ si le constituant principal de l'effluent est un nitrate. Le mélange de la suspension provenant de l'étape de surconcentration avec le ciment et éventuellement l'eau complémentaire se fait avantageusement à une température comprise entre environ 10 et environ 400C; pour ce faire on peut d'une part, refroidir la suspension en provenance de la surconcentration d'autre part controler la température de l'eau et du ciment et enfin refroidir la température du mélange au cours de sa réalisation. C'est pourquoi on a intérêt à utiliser un ciment ayant une chaleur d'hydratation pas trop élevée et des vitesses de prise assez lentes. Il pourra être également souhaitable que le mélangeur comporte un dispositif de rofroidissement. La sécurité de fonctionnement du mélangeur est assurée par le contrôle des arrivées et sorties des matériaux dans le mélangeur et par la mesure continue du couple à fournir a l'agitateur présent à l'intérieur dudit mélangeur ; on peut également prévoir une double enveloppe, autour du mélangeur, double enveloppe qui pourra être chauffée jusqu'environ 3000C de façon à disposer d'un moyen permettant de désagréger le ciment qui aurait indûment fait prise à l'intérieur dudit mélangeur. Le mélange effluents-additifs-ciment en cours de prise est coulé dans des conteneurs. Ces conteneurs peuvent, a priori, être quelconques mais selon une des caractéristiques de l'invention on utilisera de préférence des conteneurs dont au moins la paroi latérale est en amiante-ciment. En cas de nécessite, par exemple s'il pouvait apparaitre dans le conteneur une pression élevée, l'amiante-ciment pourra être doublée par une paroi métallique, intérieure ou extérieure, plus résistante La dimension des conteneurs est choisie en tenant compte de activité radio-active du mélange coulé, de l'énergie des rayonnements émis et de la protection apportée par le dit conteneur. On peut également selon l'invention utiliser une technique de conteneurs cylin--riques concentriques, situés les uns à l'intérieur des autres et dans lesquel le conteneur central contiendra le produit le plus adio-actif ; lesdits conteneurs concentripes intérieurs pouvant être matérialisés par une enveloppe où sauvant être constitués par la paroi en ciment effluencs d'un mélange coulé précédemment et solidifié. Il est possible d'incorporer à divers stades de l'inventionss aux suspensions ou mélanges présents, des produits radio-actifs que l'on veut conditionner mais qui ne proviendraient pas de la précipitation des produits actifs initialement contenus dans les effluents.De tels produits actifs sont par exemple des résines échangeuses d'ions, des terres de diatomées, des adjuvants de filtration, des cendres ou des parcelles de coques d'éléments comoustibles. Chacun de ces produits radiobactiS devra être introduit à un stade du procédé ou il ne perturbe pas ledit procédé ; ainsi par exemple si le produit radio-actif se présente sous forme d'une poudre fine qui se met aisément en suspension il peut être introduit au stade où est réalisé la précipitation des composés à caractère radio-actif ; si au contraire le produit radio-actif se présente sous la forme de morceaux qui ne sont pas susceptibles d'être mis en suspension on pourra introduire ledit produit seulement dans le conteneur final en déversant simultanément ledit produit et le mélange de ciment-effluent dans ledit conteneur.Dans tous les cas il conviendra de ne pas perturber trop profondément les propriétés mécaniques du produit final - (ciment-effluent) conditionné. Les exemples non limitatifs suivants illustrent l'invention. Exemple n l Traitement des solutions d'effluents radio-actifs à base d'acide borique provenant des centrales de puissance PtqR. L'exemple concerne le traitement des solutions diluées d'acide borique contenant de faibles quantités de lithium et des traces de radioisotopes (cobalt et césium notamment), en provenance du circuit primaire. Il peut s'adapter au cas où ces solutions sont mélangées à d'autres effluents liquides provenant de ce type de centrales PHR. Au cours du stade préliminaire, les solutions diluées sont neutralisées et concentrées jusqu'à obtenir des solutions non cristallisables à la température de 20"C et contenant 200 g/litre d'équivalent acide borique (B03H3). 33 Le prétraitement des solutions précédentes consiste à effectuer notamment la précipitation de composés insolubles de oésium par exemple à l'aide d'un mélange de ferrocyanure de potassium et de sulfate de nickel, et également la précipitation de borates insolubles par exemple à l'aide de chaux ou de baryte. Les précipités ainsi obtenus seront remis en suspension par adjonction de métasilicate alcalin (par exemple à raison de 150 g de SiO Na par kilo d'acide borique initial). Dans ces conditions, on obtient une suspension qui ne décante pratiquement plus, dont le Ph 8..20"C est de l'ordre de 9 à 10 , avec une densité de 1,175, une concentration de 175 g/l en équivalent acide borique et un extrait sec à 1500C de l'ordre de 250 g/l de suspension (21% d'extrait sec). Afin d'éviter la formation secondaire de cristaux par formation lente de sels complexes présents dans le mélange ainsi obtenu, il est préférable d'effectuer le traitement de solidification dans les 48 heures qui suivent la préparation de la suspension. Si l'on ne recherche pas à stocker le volume minimum de déchets solidifiés mais si l'on vise à obtenir une résistance mécanique à la compression aussi élevée que possible, il ne sera pas nécessaire dans ce cas d'effectuer une surconcentration du mélange précédent. On ajoute alors directement des fibres d'amiante à la suspension précédente à raison de 48 g par litre de suspension (la quantité d'amiante pourra varier selon les cas et les caractéristiques particulières des fibres entre 10 et 103 g par litre de suspension). Le mélange de la suspension contenant l'amiante avec le ciment, l'agent fluidificateur et retardateur de prise (psr exemple un adjuvant plastifiant du béton tel qu'un lignosulfonate de calcium) à raison de 1% en poids par rapport au ciment utilisé, ainsi que l'eau d'apport permettant d'ajuster la viscosité de la prote de ciment obtenu, s'effectuera par exemple dans un malaxeur à 2 vis horizontal du type de ceux fabriqués par LIST sous la dénomination AP Conti, fonctionnant en continu, refroidissable ou rechauffable à volonté par double enveloppe et fluide caloporteur, avec introduction latérale du ciment par une vis extrudeuse deseuse d'alimentation. La temps de séjour dans le malaxeur continu est de tordre de 2 minutes. Dans l'exemple considéré, l'essai a été fait en mélangeant . 1,25 litre de suspension soit 1470 g et 218 g acide borique, 60 g de fibres d'amiante d'origine italienne (qualité 5RS) . 0,28 litre d'eau pour l'ajustage de la fluidité, 20 g de Plastiment BV 40 de SIKA (lignosulfonate), . 2000 g de ciment PORTLAND artificiel CPA 400. On obtient ainsi 2,18 litres de produit solide, d'une densité de 1,750, contenant 100 g d'équivalent acide borique par litre de pate-de ciment. La résistance mécanique à la compression d'un tel échantillon, mesurée au bout de 28 jours, est de 154 kg/cm2. Si l'on recherche un volume minimum de stockage des déchets solidwfiés, et si l'on se contente d'une résistance mécanique moindre, on effectuera une surconcentration préalable permettant de doubler sensiblement la teneur en extrait sec de la suspension. Cette opération s'effectuera dans un réacteur surconcentrateur muni d'une agitation lente et permanente permettant d'effectuer un raclage des parois de l'appareil dont le chauffage s'effectue par double enveloppa et fluide caloporteur . (un appareil de type Discotherm Conti à une seule vis, fonctionnant en continu, fabriqué par LIST peut convenir pour cette opération). Un additif anti mousse est incorporé dans l'alimentation du surconcentrateur. La vapeur d'eau s'échappe par les domes situés à la partie supérieure du malaxeur à axe horizontal, puis elle est condensée et refroidie avant d'être soit rejetée soit recyclée avec les effluents de faible activité selon son niveau d'activité. La bouillie concentrée sort à une température de l'ordre de 80 à 90"C. Elle est directement introduite dans un malaxeur à deux vis horizontal où s'effectuera le mélange avec le ciment, après une étape de refroidissement préalable de la bouillie dans la première partie du malaxeur continu. Le surconcentrateur DT'IB" Conti d'une capacité de 40 litres, chauffé avec du thermofluide à une température moyenne de 1900C, est alimenté en continu avec la suspension boratée à 21 % d'extrait sec, à raison de 72 1/heure. I1 en sort environ 32 litres par heure de distillat et 40 litres/heure d'une bouillie très épaisse contenant 520 g /litre d'extrait sec (densité 1,36) dont 350 g/litre d'équivalent acide borique. La préparation de la pate de ciment effectue dans un mélangeur à deux vis AP 12 Conti de l2 litres de volume total. Dans la première partie de ce mélangeur, qui est refroidi à liteau, on introduit simultanément la bouillie sortant du surconcentrateur (débit de 40 l/h et un mélange d'eau et lignosulfonate de calcium . Ce mélange est introduit en quantité variable afin d'ajuster la fluidité de la pate à solidifier. Si la consistance de la bouillie sortant du nurconcentrateur ne permet pas l'introduction des fibres d'amiante dans la bouillie d'alimantation, on introduira les fibres soit en mélange préposé avec le ciment, soit en suspension dans le mélange eau et additif fludificateur. A titre d'exemple, on a travaillé avec les débitssuivants : Bouillie 40 1/heure soit 54 kg/heure Ciment 50 kg/heure Fibre d'amiante 0,5 kg/heure Eau 2 I/heure Plastiment BV40 0,5 kg/heure (lignosulfonate) Le produit sortant est une patte de ciment de densité 1,78 g/cm3, qui s' écoule avec un débit de 60 litres/heure dans le conteneur en amianteciment. Le temps de mélange de la pate de cimant, dans la secoade partie du mélangeur, est de ltordre de 6 minutes. Le produit solide final comporte 233 g/litre d'équivalent acide borique, soit plus du double que le solide obtenu en l'absence de surconcentration. La résistance mécanique à la compression des échantillons ainsi obtenus est de 50 Kg/cm2 au bout de 7 jours et dépasse légèrement 100 kg/cm2 au bout de 23 jours. Exemple n"2 Traitement des effluents de moyenne activité provenant des usines de retraitement de combustibles nucléaires et des installations annexes. Ils représentent environ 30 m3 par tonne de combustible traité. il convient de limiter au minimum les quantités de sels et de précipités qui devront être bétonnés. A cette fin, on prendra les dispositions suivantes, vaque fois que cela sera nécessaire - élimination de l'acide nitrique libre soit par distillation directe, soit par destruction à l'aide du formol ou de l'acide formique, - neutralisation de l'acidité résiduelle par de la baryte au lieu de la soude lorsque l'on se trouve en milieu nitrique et en l'absence d'acide sulfurique, - utilisation le cas échéant de solutions d'effluents contenant des ions sulfate (élution de résines échngeuses par exemple) pour précipiter les sulfates de strontium et de baryum lors des prétraitements, - concentration préalable des solutions dfeffluent afin de limiter les quantités de réactifs nécessaires pour les opérations de précipitation des radioisotopes . A la suite des traitements de précipitation qui permettent de rassembler la plus grande partie de l'activité sous un volume minimum, on effectuera une séparation du liquide clair qui sera alors envoyé pour être traité avec les effluents de faible activité. Avec ce processus, les 30 m3 dreffluents sont d'abord réduits à 20 m3 avant de subir les différentes opérations de neutralisation et de précipitation. On obtient alors 25 m3 de solution contenant environ 4 et en volume de précipité soit lm3, q l'on séparera des 24 m3 de solution claire envoyés aux effluents de faible activité. La précipité ainsi sépare par décantation statique contiendra entre 100 et 150 g d'extrait sec par litre, dont 80 % sous forme de précipité et 20 % sous forme de sels solubles. On ajoute à ce précipité environ 20 kg de métasilicate de soude en poudre et LO kg de fibres d'amiante traitée qui seront mises en suspension. La bouillie ainsi obtenue restera parfaitement en suspension et pourra subir alors Itopération de surconcentration dans un réacteur approprié, par exemple du type Discotherm Batch ou Conti. A la suite de l'opration de surconcentration, le volume sera ramené de I 000 litres à 400 litres environ, l'extrait sec étant alors de l'ordre de 30 à 40 %. La bouillie surconcentrée et chaude est alors introduite dans un réacteur agité du type AP Conti pour être refroidie avant d'être intimement mélangée avec du ciment en proportions convenables. Une addition dteau et de plastifiant permet de contrôler et. d'ajuster la consistance de la p te de ciment qui sera coulée dans un container en amiante ciment. Les 400 litres, de densité 1, 25 seront mélangés avec 800 kg de ciment et 8 kg de plastifiant dilués dans 50 litres d'eau pour donner environ 700 litres de solide de densité 1,90. Ainsi les 30 m3 d'effluents de moyenne activité sont-ils ramenés à un volume solide de 700 litres de pate de ciment, à 24 m3 d'effluents de faible activité et à 10 m3 de distillat qui pourront être rejetés dans 1 t environnement Les caractéristiques mécaniques du béton ainsi produit sont relativement bonnes, puisqu'il présente une résistance à la compression de l'ordre de 100 kg/cm2 au bout d'une semaine et de 200 kg/cm2 au bout de 28 jours. La coulée de patte de ciment peut s'effectuer dans des containers en amiante ciment constitués à partir d'éléments de canalisation qui ont été obturés intérieurement à une extrémité par une rondelle plane en amiante ciment collée à l'aide d'une résine époxy de haute résistance. A titre d'exemple, un container en amiante ciment de 256 mm de diamètre intérieur et de 500 mm de haut (voulume utile de l'ordre de 25 litres) est rempli à partir du mélangeur AP 12 Conti dans un temps qui peut varier de 10 à 40 minutes selon les débits d'alimentation de mélangeur. Le couvercle supérieur préenduit de colle viendra s'appliquer sur le chanfrein supérieur préencollé, après le remplissage du container en amiante ciment. L'ensemble soumis à une éprEuve de résistance mécanique à la compression axiale 6 semaines après la coulée, résiste ans se rompre ni se fissurer à une pression de 160 Tonnes, correspondant à une pression moyenne de 215 kg/cm2. Placé sur une génératrice horizontale, la rupture aura lieu sur ce même échantillon sous une charge de 71,7 T contre 8 T seulement pour le même tuyau vide. On obtient donc, grace à l'enveloppe en amiante ciment un renforcement tres important de la résistance spécifique à la compression. Exemple N" 3 Dans l'exemple 2 ci-dessus il est possible que lors de la séparation, après précipitation, d'une suspension contenant le précipité d'avec une solution claire, cette dernière présente encore une trop forte radio-activité, il serait possible de traiter ladite solution claire de la façon suivante On concentre au dixième les 24 m3 de solution claire pour obtenir 2,4 4 m3 de concentrats qui seront mélanges au 1 m3 de précipité le mélange obtenu subit l'opération de surconcentration, addition de silicate alcalin, d'amiante et d'antimousses.On ramone alors le tout à un volume de 1 m3 contenant 6SO g/litre de matières sèches (densité 1,50) Après bétonnage , on obtient 1X6 m3 de béton de densité 2 après addition de 1,5 T de ciment et de 200 litres d'eau avec 15 kg de plastifiant. La résistance à la compression de ce béton est moins bonne que dans le cas précédent, puisque sa résistance à 7 jours n' est que de 60 kg/cm2 mais elle atteint 80 kg/cm2 au bout de 25 jours.Un bloc homogène sans coque d'amiante ciment, de 303 mm de diamètre a subi une rupture franche sous une charge de 60 T > appliquée 6 semaines après la coulée du béton. (Résistance a la compression de à6 kg/cm2). Dans ce cas, seul le distillat de la surconcentration (2,4 m3 ) est recyclé aux effluents de faible activité. Exemple No 4 Traitement des effluents de faible activité provenant des usines de retraitement de combustibles et des installations annexes. Le volume de ces effluents est de l'ordre de 70 m3 par tonne de combustible ; leur nature chimique est essentiellement composée de nitrates en faible concentration principaIement du nitrate de sodium, ainsi que d'une faible quantité d'ions sulfate et oxalate. On supposera, e,e qui est généralement le cas, que l'activité de ces solutions est suffisamment faible pour que les solutions décantées obtenues après précipitation des divers radioisotopes présents puissent être rejetées dans l'environnement après filtration. Après neutralisation jusque vers Ph o,5 et précipitation des divers radioélements, le volume de la solution est porté à 90 m3 environ. Le volume du précipité décanté est d'environ 2 m3, avec un extrait sec total de l'ordre de 15 % (précipité et sels solubles). Ce mélange peut être soit cimenté directement, avec 5 T de ciment environ après adjonction de fibres d'amiante et de silicate de soude, ce qui conduit à une volume de béton de l'ordre de 4 m3 (densité du mortier : 1,8 à 11 Il peut aussi subir une opération de surconcentration ce qui permet de réduire de moitié le volume de béton (2 m3). Dans l'un ou l'autre cas, le béton peu actif pourra servir d'enrobage et de protection biologique primaire aux blocs de béton plus actifs mais moins volumineux réalisés à partir des effluents de moyenne activité. Dans tous les cas on disposera d'un volume plus important de béton peu actif qui sera coulé sous forme annulaire, dans des containers cylindriques dans lesquels on aura au préalable disposé au centre les containers cylindriques plus actifs. ExemAen0 5 On reprend l'exemple nO 1 mais en ajoutant à la bouillie sortant du surconcentrateur environ 30 % en volume, par rapport au produit final solidifé de résines échangeuses d'ions préalablement broyees. On sait en effet que les effluents de centrale nucléaire comportent une certaine quantité de résines échangeuses tiens qui présentent un caractère radio-actif et qu'il convient, par conséquent de conditionner convenablement. Le mélange est introduit dans le mélangeur ; on obtient un solide d'une densité de 1,55 environ qui contient 30 % en volume de résines, 1 35 g/l d'équivalent acide borique et dont la resistance mécanique est de 38 kg/cm2 au bout de 7 jours et 75 kg/cm2 au bout de 28 jours. Si selon l'invention on veut incorporer au produit final les "coques" il sera s o u h a i t able , d'admettre ces coques directement dans les conteneurs en même temps que le mélange de ciment et de précipité et, éventuelleesnt d'incorporer audit mélange des additifs solides poreux qui permettront d'adsorber les gas de radiolyse susceptibles de se dégager lors du stockage. REVENDICATIONS 1. Procédé, de préférence continu, de traitement d'effluents radio-actifs de faible et moyenne activité comportant un prétraitement desdits effluents, une précipitation de composés radio-actifs de façon à former une suspension stable qui pourra être surconcentrée, caractérisé en ce que on mélange de 0,6 à 2 parties en poids de ciment pour une partie en poids de suspension, de 0,5 à 5 % en poids, par rapport au ciment, de fibres d'amiante et éventuellement un complément d'eau nécessaire pour assurer la prise dudit ciment, ladite suspension contenant de 15 à 75 % en poids d'extrait sec et un agent de suspension, et que le mélange homogène obtenu est coulé dans un conteneur. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que , par précipitation, on forme une suspension stable contenant de 40 à 40D g par litre de substances précipitées, de 0,2 à 6 g par litre de silicate de soude en tant qu'agent de suspension, et au moins une partie des fibres amiante nécessaire au mélange final et que ladite suspension stable est surconcentrée jusqu'à l'obtention d'une suspension contenant de 30 à 75 % en poids d'extrait sec. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surconcentration est effectuée par évaporation à une température comprise entre 70 et 13O0C. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite suspens ion stable est réalisée par précipitation en présence dudit agent de suspension et d'au moins une partie desdites fibres amiante. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit mélange homogène est coulé dans un conteneur dont une partie au moins de l'enveloppe extérieure est constituée d'une paroi en amiante-ciment.