La présente invention a pour objet une semelle intérieure pour chaussure, plus particulirment pour chaussure de sport, notamment chaussure de ski et chaussure d'alpinisme. Considérant par exemple les chaussures de ski, il faut constater que, quel cue soit leur agencement et auels que soient les perfectionnements qui leur ont été apports depuis quelques années, ces chaussures ne donnent que très rarement pleine satisfaction au skieur, qui souffre toujours plus ou moins, car la morphologie du pied varie d'un skieur à un autre, alors que la forme et le profil due la semelle sur laquelle prend appui le pied du skieur sont toujours les mêmes d'une chaussure à l'autre. Or, il est nécessaire que le pied du skieur soit fermement immobilisé dans la chaussure; et pour atteindre ce but, la chaussure est généralement équipée de crochets grâce auxquels la tige de la chaussure est refermée sur elle-même, ce qui permet au pied du skieur de prendre très fermement appui sur la semelle. I1 en résulte cependant que le pied se trouve ainsi fortement comprimé, tout en ne prenant appui qu'en certains points de la semelle, ce qui donne finalement lieu â la formation de zones douloureuses et même de blessures. T1 faut ajouter que, pour pratiquer un ski efficaces le pied du skieur doit exercer de violents efforts, tantôt dans la partie centrale du ski; tantôt au niveau des carres latérales; et il faut cependant que dans tous les cas le pied soit parfaitement tenu. Or, pour obtenir cette bonne tenue, et donc cette efficacite, il faut que le pied repose parfaitement sur la semelle intérieure de la chaussure, et il s'avère précisément que c'est très rarement le cas. Considérant par ailleurs les chaussures d'alpinisme, il faut constater que le pied de l'alpiniste n'est généralement pas assez bien tenu dans la chaussure, en raison de ce que le pied glisse toujours plus ou moins à l'intérieur de la chaussure; c'est ce qui explique les blessures dans la zone du talon lorsque l'alpiniste monte, et les blessures dans la zone des orteils lorsque l'alpiniste descend. Ces inconvénients apparaissant dans les chaussures de ski, dans les chaussures d'alpinisme et de façon plus générale dans toutes les chaussures où le pied doit être très bien maintenu, résultent essentiellement du fait cue la face iniérieure du pied ne repose que partiellement sur la semelle intérieure de la chaussure. Il existe certes des voûtes plantaires qui peuvent être adaptées à l'intérieur des chaussures; mais même dans le cas où une voûte plantaire rapportée a une forme correspondant exactement à la voûte plantaire du pied, il n'en résulte qu'un perfectionnement apporté dans la zone de la voûte plantaire, et non pas sur toute l'étendue de la semelle, alors qu'il faudrait en réalité que le pied prenne rigoureusement appui par toute sa surface sur la semelle intérieure de la chaussure. Il y a là un problème qui est précisément résolu par l'invention. Elle a pour objet, à cet effet, une semelle qui, rapportée à l'intérieur de la chaussure, présente un profil et des dimensions correspondant rigoureusement au profil et aux dimensions de toute la face inférieure du pied auquel elle est destinée, cette semelle étant réalisée en matière thermoplastique et étant obtenue par moulage au contact du pied. L'invention a d'ailleurs aussi pour objet le procédé de fabrication d cette semelle, procédé consistant à découper la semelle dans une feuille de matière thermoplastique, à la porter à sa température de ramollissement et â la comprimer entre le pied auquel elle est destinée et une surface élastique grâce à laquelle il en résulte, par déformation de cette matière thermoplastique, la formation d'une semelle reproduisant en creux et en relief le profil exact du pied. La feuille de matière thermoplastique utilisée pour la constitution de cette semelle peut être de natures diverses; c'est ainsi notamment qu'il est possible de recourir à l'utilisation d'une feuille à base de caoutchouc et de polyisoprène, du type désigné sous la marque commerciale "POLYSAR". Quant à la surface élastique sur laquelle est placée cette feuille pour sa déformation sous l'action de la pression exercée par le pied, il peut s'agir d'une masse de matériau cellulaire, par exemple caoutchouc naturel ou synthétique; mais il peut aussi s'agir d'une enveloppe constituant une chambre contenant un fluide liquide ou gazeux. L'invention sera bien comprise d'ailleurs, et ses avantages ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé illustrant une telle semelle et son mode d'obtention. Figure 1 est une vue en perspective de la semelle; Figures 2 et 3 sont des vues en coupe transversale suivant 2-2 de figure 1, respectivement avant et après sa mise en forme dans l'outillage. Une semelle conforme à l'invention est obtenue par découpage dans une feuille de matière thermoplastique à basse température, par exemple une feuille à base de caoutchouc et de polylsoprene. Ainsi est obtenue une semelle présentant la forme générale de l'intérieur d'une chaussure. Cette semelle est portée à la température de ramollissement de la matière la constituant. C'est ainsi que, s'il s'agIt d'une feuilla à base de caoutchouc et de polyisoprène du type désigné sous la marque commerciale 't2GLYSAR", cezamollissement est obtenu an trempant la semelle dans de lteau bouillante. Après avcir été ainsi ramollie, la semelle, qui est désignée par 1 à la figure 2, est placée sur un matelas élastique 2 reposant lui-même sur un socle fixe 3. Ce ma te las 2 est constitué en matière élastique, par exemple en un matériau cellulaire du genre caoutchouc mousse; et par dessus l'ensemble est appliqué le pied 4 de l'utilisateur. En exerçant une forte pression dans le sens de la flèche 5 de figure 5, l'utilisateur déforme la semelle 1 en l'amenant à adopter un profil complnmentaire de celui de son pied, cette déformation étant possible du fait que le coussin 2 sur leauel prend appui la semelle 1 est élastique.La semelle 1 prend ainsi une forme complémentaire de celle du pied; et du fait qu'elle est constituée en un matériau thermoplastique, elle conserve cette forme au refroidissement. La pression du pied peut donc cesser sans qu'il an résulte une modification de la forme qui a été donnée à la semelle 1. C'est donc ainsi que finalement est obtenue une semelle presentant rigoureusement le même profil que la face inférieure du pied de l'utilisateur. Cette semelle, qui est désignée par 6 àla figure 1, présente des zones en creux et des zones en relief complémentaires respectivement des zones en relief et des zones en creux du pied; et pour augmenter le confort de la semelle il est possible de revêtir sa face supérieure d'une feuille de cuir ou de tout autre matériau. La semelle ainsi réalisée peut être introduite à l'intérieur d'une chaussure, notamment d'une chaussure de ski ou d'alpinisme. Dans tous les cas, elle constitue au fond de la chaussure une surface d'appui sur laquelle le pied prendra appui par toute sa surface, de telle sorte que les efforts transmis au pied par la chaussure se répercuteront rigoureusement sur elle et que le pied, ferment et uniformément soutenu par la semelle, ne pourra pas se déplacer à l'intérieur de la chaussure et ne sera pas douloureusement comprimé par les lacets, crochets ou autres systèmes utilisés pour la fermeture de la tige de la chaussure autour du pied. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette semelle, non plus qu'à son seul procédé de fabrication qui ont été ci-dessus indiquées àtitre d'exemples; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. VVNDICATIONS 1.- Semelle intérieure pour chaussure, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un élément qui, rapporté à l'intérieur de la chaussure, présente un profil et des dimensions correspondant rigoureusement au profil et aux dimensions de toute la face inférieure du pied auquel elle est destinée, cette semelle étant réalisée en matière thermoplastique et étant obtenue par moulage au contact du pied. 2.- Procédé de fabrication d'une semelle intérieure selon la revendication 1, caractérisé en ce au'il consiste à découper la semelle dans une feuille de matière thermoplastique, à la porter à sa température de ramollissement et à la comprimer entre le pied auquel elle est destinée et une surface élastique grâce à laquelle il en résulte, par déformation de cette matière thermoplastique, la formation d'une semelle reproduisant en creux et en relief le profil exact du pied. 3.- Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisée en ce que la feuille de matière thermoplastique est à base de caoutchouc et de polyisoprène, du type désigné sous la marque commerciale "POLYSAR". 4.- Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface élastique, sur laquelle est placée la feuille de matière thermoplastique pour sa déformation sous l'action de la pression exercée par le pied, est constituée par une masse de matériau cellulaire. 5.- Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface élastique précitée est constituée par une enveloppe formant une chambre dans laquelle est contenu un fluide liquide ou gazeux.