La présente invention concerne un dispositif pour assurer lsétanehìté entre deux éléments de fermeture complementaires articules sur un châssis et pourvus de joints latéraux destinés, en position de fermeture des deux éléments, à venir respectivement dans le prolongement les uns des autres à l'intérieur d'une feuillure du chdssis, le joint de ltélément fermé le second recouvrant l'extre- mité libre du joint correspondant de ltélément fermé le premier. L'obtention d'une bonne étanchéité au niveau du recouvrement des joints latéraux de deux éléments de fermeture complémentaires est particulièrement délicate. Des fuites insidieuses ont en effet tendance à apparaître à ce niveau malgré de minutieuses précautions. Si les solutions que l'on propose actuellement pour éviter de telles fuites aboutissent à des résultats dans l'ensemble satisfaisants, elles ont toutefois l'inconvénient d'être compliquées, difficiles à mettre en oeuvre et onéreuses. La présente invention se propose de remédier à cet inconvénient et, pour ce faire, elle a pour objet un dispositif permettant d'assurer l'étanehéité entre deux éléments de fermeture du type de ceux mentionnés ci-dessus, qui se caractérise en ce qu'il comporte une lamelle fixée dans la feuillure de façon à ce qu'elle soit chevauchée par les deux éléments lorsqu'ils sont dans leur position de fermeture, cette lamelle ayant une hauteur croissant depuis ses extrémités pour etre maximale sensiblement au niveau du recouvrement des joints correspondants. Grâce à cette disposition, les joints des deux éléments de fermeture sont davantage comprimes au niveau de leur recouvrement puisque dans cette zone ils viennent s'appuyer contre la partie la plus haute de la lamelle. Or, comme leur comoression est plus grande dans la zone où des fuites pourraient apparaître, on conçoit aisément que l'étanchéité dans cette zone peut ainsi être assurée de façon simple et sûre. De~préférence, la lamelle présente, dans sa partie située sous l'extre- mité libre du joint d'étanchéité de ltélément fermé le premier, un gradin par l'in termédiaire duquel elle atteint abruptement sa hauteur maximale. Etant donné que les joints doivent être plus particulièrement comprimés au niveau de leur recouvrement, il va de soi que le gradin contribue parfaitement à l'obtention de ce résultat tout en permettant de réaliser la lamelle avec le minimum de matière. Selon une forme de réalisation particulière de l'invention, la lamelle présente une zone de hauteur constante à I'extrdmité supérieure de son gradin, cette zone se raccordant à l'extrémité de la lamelle située sous le joint de l'elle ment fermé le second par une zone s'amineissant régulièrement. On notera que dans ce cas, la lamelle permet d'obtenir une bonne étan chéité lorsqu' en position de fermeture les deux éléments ne sont pas dans le même plan. Avantageusement, la lamelle constitue l'une des ailes d'une cornière dont l'autre aile est fixée dans la feuillure; La réalisation de la lamelle dans l'une des ailes d'une cornière simplifie grandement les problèmes posés par sa fixation. Il suffit en effet de fixer l'autre aile de la cornière par des moyens classiques tels que vissage, collage, etc ... Un mode d'execution de la présente invention est représenté à titre d'exemple sur le dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue partielle en perspective de l'arrière d'un véhicule automobile à surélévation de toit comportant un hayon supérieur et deux portes inférieures destinés à coopérer, en position de fermeture, avec deux cor nières d'étanchéité conformes à l'invention - la figure 2 est une vue en perspective à plus grande échelle de la cornière visible sur la figure 1 ; et - la figure 3 est une vue partielle en coupe effectuée au niveau de la cornière et montrant le hayon et l'une des portes dans leur position de fermeture. Le véhicule à surélévation de toit dont on ne voit que partiellement la partie arrière sur la figure 1, comporte un hayon supérieur 1 et deux portes infé- rieures 2 (dont une seule est visible en partie) destinés à fermer une ouverture 3 réalisée dans sa carrosserie 4. Le hayon 1 est monté pivotant sur la carrosserie 4 le long de son côte longitudinal supérieur. Il est en outre pourvu sur sa face intérieure de deux joints latéraux tels que celui représenté en 5, qui se prolongent légèrement au-delà de son côté longitudinal inférieur. Quant aux portes 2, elles sont montées pivotantes sur la carrosserie le long de leurs azotés verticaux non adjacents, et sont pourvues d'un joint 6 fixé au voisinage immédiat de la périphérie de leur face intérieure. En position de fermeture du hayon et des portes, les joints 5 et 6 prennent appui contre le fond d'une feuillure 7 réalisée à la périphérie de l'ouverture 3, le joint de chaque porte recouvrant l'extrémité libre du joint latéral correspondant du hayon. Dans les véhicules à surélévation de toit, des fuites apparaissent généralement au niveau de la partie de la feuillure située de part et d'autre de la zone de recouvrement des joints. La présente invention a précisémment pour but de supprimer ces fuites. A cet effet, elle propose de fixer dans la feuillure, à cheval sur chacune des zones de recouvrement des joints du hayon et des joints correspondants des portes, une cornière telle que celle représentée en 8 sur le dessin. Comme on le voit particulièrement bien sur les figures 2 et 3, la cornière 8 comporte une aile rectangulaire 9 par l'intermédiaire de laquelle elle peut être fixée par tout moyen approprié dans la feuillure et une aile 10 dont la hauteur croit depuis ses extrémités pour être maximale sensiblement au niveau du recouvrement des joints 5 et 6 correspondants. Dans sa partie située sous l'extrémité libre du joint du hayon, l'aile 10 présente un gradin 11 par l'intermédiaire duquel elle atteint abruptement sa hauteur maximale, ce gradin étant situé entre une zone 12 s'amincissant régulièrement jusqu'à ce qu'elle atteigne un chanfrein 13 réalisé à l'extrémité supérieure de la cornière, et entre une zone 14 de hauteur constante à laquelle fait suite une zone 15 s'amincissant régulièrement jusqu'à l'extrémité inférieure de la cornière. L'obturation de l'ouverture 3 s'effectue en fermant successivement le hayon et les portes. Lorsque le hayon est fermé, son joint 5 s'appuie contre la tranche de l'aile 10 de la cornière qui le comprime relativement faiblement dans ses parties situées au-dessus des zones 12 et 13 et fortement au niveau de son extrémité libre qui est appliquée contre le gradin 11. Lorsqu'une porte est å son tour fermée, son joint 6 s'appuie contre les zones 14 et 15 de l'aile 10 qui le comprime progressivement pour venir s 'appuyer élastiquement contre l'extrémité libre du joint 5. La figure 3 montre clairement que la cornière 8 soumet les joints 5 et 6 à une compression dont l'intensité est maximale au niveau de leur recouvrement, et qu'ainsi elle évite les fuites qui pourraient apparaître en cet endroit. Pour être complet, on notera que la forme particulière de l'aile 10 de la cornière a été déterminée de façon à assurer une étanchéité parfaite entre le hayon et la porte corlespondante qui, lorsqu'ils ont fermés, ne sont pas dans le meme plan mais légèrement décalés. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour assurer l'étanchéité entre deux éléments de fermeture complémentaires articulés sur un châssis et pourvus de joints latéraux destinés, en position de fermeture des deux éléments, à venir respectivement dans le prolongemment les uns des autres à l'intérieur d'une feuillure du chassies, le joint de l'élément fermé le second recouvrant l'extrémité libre du joint correspondant de l'élément fermé le premier, caractérisé en ce qu'il comporte une lamelle fixée dans la feuillure de façon à ce qu'elle soit chevauchée par les deux éléments lorsqu'ils sont dans leur position de fermeture, cette lamelle ayant une hauteur croissant depuis ses extrémités pour être maximale sensiblement au niveau du recouvrement des joints correspondants. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans sa partie située sous l'extrémité libre du joint de l'élément fermé le premier, la lamelle présente un gradin par l'intermédiaire duquel elle atteint abruptement sa hauteur maximale. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'à l'extré- mité supérieure de son gradin, la lamelle présente une zone de hauteur constante, laquelle se raccorde à l'extrémité de la lamelle située sous le joint de l'élé- ment fermé le second par une zone s' amincissant régulièrement. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la lamelle constitue l'une des ailes d'une cornière dont l'autre aile est fixée dans la feuillure. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments de fermeture complémentaires sont le hayon et l'une des portes arrière d'un véhicule à suréléyation de toit.