-, 2061622 L'invention concerne un procédé de transport de gaz industriels ou utiles, par exemple du gaz naturel ou de 1*hydrogène, d'un lieu de départ où ledit gaz utile est disponible, jusqu'à un lieu de consommation où ce gaz doit être utilisé. 5 L'exploitation du gaz naturel se heurte à de graves difficultés car le transport du lieu de production du gaz naturel jusqu'au point de consommation industrielle exige en général des investissements très élevés en gazoducs et stations de pompage qui, de plus, ne sont souvent utilisables que pendant quelques aimées 10 car de nombreuses sources de gaz naturel s'épuisent assez rapidement» Il est certes également connu de liquéfier le gaz naturel et de le transporter, à très basse température, au moyen de bateaux-citernes jusqu'au point d'utilisation ou au point de raccordement, aux gazoducs principaux dans les ports. En faisant abstraction du 15 fait que, même en opérant ainsi, des gazoducs encore importants sont nécessaires à terre à l'arrivée aux ports et au départ des ports, la liquéfaction du gaz et le transport du gaz liquéfié exigent des investissements élevés et sont malgré cela coûteux et, de plus, dangereux. 20 Par conséquent, cela ne vaut pas la peine d'exploiter des sources de gaz naturel moyennes ou petites en des points éloignés des lieux de consommation, si bien que le gaz naturel produit lors de l'extraction du pétrole est brûlé inutilement à la torche bien qu'il représente avec sa teneur élevée en alcanes gazeux nonseule-25 ment un combustible mais un produit de valeur appréciable, par exemple pour l'obtention de produits de synthèse. L'invention a, par conséquent, pour objet un procédé de transport des gaz utiles, en particulier du gaz naturel ou, aussi du métliane gazeux pur ou pour des applications particulières 30 de l'hélium, grâce auquel ces inconvénients des procédés connus peuvent être éliminés et avec lequel des gaz de ce genre peuvent être par conséquent transportés de manière plus économique et non dangereuse même d'emplacements très éloignés des lieux de consommation industrielle. 35 L'invention consiste essentiellement en ce que le gaz utile est transporté par voie aérienne dans des récipients clos volumineux et légers, en particulier calorifugés pour réduire les pertes de chaleur, qui sont transportés sur le trajet aboutissant au 70 32769 2 2061622 point de consommation grâce à la force ascensionnelle du gaz utile et emportent en outre un fret d'équilibrage ou du lest et, après distribution du gaz utile aux points de consommation, sont remplis d'un autre gaz de sustentation ( et de fret ou de lest )bon marché 5 et disponible partout pour le trajet de retour au point-de production, gaz qui est échangé à nouveau au point de départ contre une nouvelle quantité de gaz utile à transporter et une autre,6harge d'équilibrage» Un exemple de réalisation particulièrement avart ageux 10 consiste en ce qu'on peut utiliser-les corps creux de transport avec une enveloppe souple autopropulsée et.calorifugée, qui, pour le retour au lieu de production ou à la source de gaz utile, peut être maintenue, remplie de gaz chauds tels que l'air et/ou la vapeur d'eau» 15 Pour le retour du récipient clos de transport jusqu'à la source de gaz utile on peut utiliser de manière très économique et très simple de l'air chaud ou réchauffé si l'aéronef est de construction suffisamment légère pour cela. Un mode d'exécution préféré consiste à utiliser de la " 20 vapeur saturante ou un mélange d'air et de vapeur d'eau saturante comme gaz de sustentation pour le trajet de retour. La vapeur d'eau est maintenue en permanence sur le trajet de retenir à une température correspondant à son point de rosée instantané, cependant qu'on injecte une quantité de vapeur fraîche équivalant à celle qui 25 se condense par les pertes de chaleur de l'enveloppe sustentatrlce. La vapeur d'eau est relativement bon marché et se présente précisément au lieu de consommation industrielle, comme un produit secondaire d'utilisation difficile (par exemple dans les centrales électriques à vapeur). Lors du remplissage du corps creux au point 30 de départs la vapeur d'eau peut être condensée et utilisée sous forme d'eau ou simplement évacuée» Pour compenser les pertes de chaleur par l'enveloppe souple, on peut utiliser la chaleur des gaz d'échappement des moteurs de propulsion. Sur le trajet de transports on Utilise comme gaz sustenta-35 teur le gaz utile additionné d'une petite quantité de vapeur d'eau maintenue à la température de condensations ou point de ros'e'e, instantanée en fonction de sa pression partielle relative dans le mélange vapeur d?eau-gaz » Son emploi est parti culi èrement avanta 70 32769 3 2061622 geux à cause de sa chaleur élevée de vaporisation, pour stabiliser la température du gaz sustentateur. Pour éliminer les risques d'incendie pailla charge de gaz naturel se trouvant dans les récipients clos, l'espace inter-5 médiaire de l'enveloppe souple à double paroi est maintenu en surpression par l'air ou un gaz incombustible, par exemple l'azote, l'anhydride carbonique ou l'hexafluorure de soufre SFg. Les cloisons intermédiaires de l'enveloppe souple peuvent».de plus, être à double paroi et être subdivisées par des cloisons étanches aux gaz 10 des conduites d'arrivée dugaz maintenu sous pression, dans l'espace intermédiaire conduisant aux subdivisions ainsi formées. On peut obtenir une sécurité totale contre l'inflammation du gaz utile, même en cas de tentative d'incendie volontaire, en mélangeant au gaz utile combustible, pour le trajet.de transport, 15 de la vapeur d'eau dans une proportion telle que les risques d'inflammation du mélange gaz utile-vapeur d'eau sont sensiblement diminués ou disparaissent. Il est largement suffisant pour cela d'ajouter au gaz utile, par exemple du méthane, environ 27% de vapeur d'eau, cepen-20 dant que grâce à la faible pression partielle de la vapeur on maintient une température de 67° seulement. Pour recueillir le gaz naturel pur, l'eau additionnée est condensée au lieu d'utilisation. Il est également possible de transporter avec ce procédé des gaz relativement lourds comme par-exemple l'éthane, le^ropane ou le 25 butane, cependant que la force ascensionnelle nécessaire est obtenue par une proportion suffisamment élevée de vapeur d'eau. On peut par ailleurs utiliser dans les cas particuliers, sur le trajet de retour, une quantité déterminée de vapeur d'eau maintenue en permanence au point de rosée, séparée du gaz utile, 30 pour réchauffer le gaz sustentateur pour une charge assez importante. Etant donné qu'aucune différence de pression n'existe en pratique entre le volume rempli de gaz naturel et celui rempli de vapeur d'eau, les cloisons séparatrices peuvent être réalisées de manière à être suffisamment minces et légères. 35 Mais, pour résoudre le problème du transport du gaz dans les conditions particulières données d'utilisation de l'air chaud et de la vapeur d'eau avec les difficultés associées dues aux pertes de chaleur, on-recommande, un aéronef qui est décrit dans les-demandes de brevets allemands n°P 1481222.7 et P 1481223.8 ainsi que dans 40 le brevet des EUA n° 3 456 903. 70 32769 4 2061622 En conséquence, l'invention consiste également en l'utilisation d'un tel aéronef comme récipient clos de transport, cependant que cet aéronef est un aéronef à enveloppe semi-rigide à moteur et dirigeable, avec une enveloppe souple entourant la masse de gaz 5 sustentateur réalisée sous forme d'une double paroi remplie d'un gaz, par exemple l'air ou un gaz mauvais conducteur de la chaleur tel-que COg, sous une pression supérieure à la pression maximale du gaz sustentateur; on a incorporé entre ces parois intérieure -et extérieure des organes intermédiaires empêchant dans la mesure -10 du possible la convection calorifique et des éléments plats s'-étendant entre les parois, la vapeur d'eau agissant .comme gaz ascensionnel et agent transmettant la chaleur dans-l'enveloppe souple à double paroi, en étant à l'état saturé; les organes intermédiaires sont réalisés sous forme.de tirants à faible-distance les uns des 15 autres, pliants et réunissant ainsi les parois intérieure.et extérieure de manière sensiblement radial® tandis qie les éléments plans sont constitués par des feuilles additionnelles disposées prèsles unes desaùtres, minces et repliées, réfléchissant la chaleur, par exemple disposées en zigzag entre les parois inté-20 rieure et extérieure. en Q&am Un aéronef de ce genre assure étonnamment bien la mise / du procédé selon l'invention. Par une expulsion sous pression ou une aspiration plus ou moins complète du gaz.calorifuge contenu dans l'espace intermédiaire des doubles parois, en particulier 25 dans la partie supérieure -de l'enveloppe souple et dans ses cloisons intermédiaires mobiles dans les deux sens, on.peut réaliser -des échanges de chaleur-fortement accrus, quand les cloisons de la double paroi sont placées l'une contre l'autre et, en cas de besoin, la condensation de la vapeur d'eau est ainsi fortement accélérée. 30 On réalise cette diminution de pression du gaz protecteur dans l'enveloppe à double paroi, par exemple en agissant sur la pression du gaz sustentateur au contact de la paroi intérieure.-Le gaz calorifuge chassé par pression peut être recueilli dans des récipients d'expansion placés à l'extérieur, ou dans l'enveloppe souple.-35 Le mode de propulsion particulier de cet aéronef convient surtout pour l'application seloi]4-'invention, il consiste en ce que l'aéronef comporte des organes propulsifs à jet-d'air, qui sont alimentés par des soufflantes placées dans une quille elle-même 70 32769 2061622 placée à proximité de l'élément sustentateur de l'aéronef et actionnée par des moteurs particulièrement silencieux, cependant que. l'appareil propulsif est constitué par une tuyère de propulsion à jet d'air, constituée par un orifice annulaire entourant une 5 pièce conique, qui sert de mécanisme de direction, ladite pièce conique ou l'orifice annulaire de la tuyère pouvant être déplacé par des organes de commande axialement et radialement par rapport à l'axe longitudinal de la tuyère. Pour le départ et l'atterrissage sur un terrain non pré-■10 paré spécialement, on a également prévu l'emploi d'une aide à l'atterrissage. Pour cela, l'aéronef comporte une quille rigide avec un plancher rigide sensiblement plat qui comporte sur sa face intérieure une garniture d'étanchéité élastique constituée par des tuyaux qui entourent la surface du plancher, dans laquelle débouche 15 au moins un orifice d'aspiration d'une machine aspirante, si bien que, lorsque l'aéronef atterrit sur le sol, l'air est immédiatement aspiré au-dessous du plancher de la quille lorsque la garniture se rapproche de la surface du sol et s'applique sur elle, cependant qu'elle transme^La pression d'aspiration au sol. Cette quille -20 peut être également réalisée de manière à flotter, si bien qu'elle peut servir de flotteur à la mer. Si l'on utilise avec cette aide à l'atterissage les puissantes soufflantes de propulsion de l'aéronef de leur côté "aspiration" pour attirer par succion Uaéronef au sol, on réalise 25 un atterrissage de sécurité maximale avec une grande stabilité -de l'aéronef même pour des vitesses du vent atteignant la vitesse maximale de route, par exemple 144 km/h. Dans une application particulière de l'aéronef utilisé selon l'invention au procédé selon l'invention pour le transport 30 des gaz, l'aéronef est transformé de ce faityèn une forme de réalisation particulièrement à préférer, telle qu'il comporte à l'intérieur de l'élément sustentateur des parois souples disposées symétriquement, qui sont mobiles dans les deux sens et qui subdivisent le volume intérieur de.l'élément sustentateur en 35 chambres séparées qui comportent des orifices séparés d'admission et d'évacuation du gaz» Le volume des chambres.séparées peut varier grâce aux parois mobiles, par remplissage d'une chambre et évacuation de la chambre complémentaire et vice-versa à partir d'un volume intérieur pratiquement nul jusqu'au volume maximal de 40 l'élément sustentateur. 70 32769 6 2061622 Pour maintenir une hauteur de vol constante c'est-à-dire un poids apparent constant de l'aéronef, les moteurs de propulsion sont de préférence alimentés par des poids sensiblement égaux de carburant et de gaz utile (méthane) de manière qu^la force ascen-5 sionnelle diminue à mesure que le carburant est consommé. Si les moteurs sont alimentés uniquement au pétrole, la diminution de force ascensionnelle par condensation de vapeur d'eau est utilisée avantageusement seulement vers la fin du vol, ce qui permet de voler à plus grande altitude et, par conséquent, 10 en moyenne, un peu plus vite. On peut citer comme un avantage particulier du procédé de transport des gaz par des aéronefs, lefait qu'on peut transporter lors du trajet de transport, et aussi lors-du trajet de retour, des quantités appréciables de fret additionnel, par exem-15 pie du sable, de l'huile brute et d'autres marchandises (machines lourdes, appareils de-forage) mais aussi -du fait que la charge de gaz ne peut exploser - des passagers. Ces récipients clos de transport peuvent atterrir verticalement et dans les régions lespLus impraticables et sont ainsi indépendants dans une large 20 mesure des conditions atmosphériques d'autant plus que l'enveloppe souple calorifuge réduit considérablement l'influence de la température extérieure sur le gaz sustentateur. Le procédé selon l'invention élimine non seulement les gazoducs et les bateaux-citernes à gaz liquéfié coûteux de la techni-25 que antérieure, mais, de plus, le transport des gaz utiles peut être réalisé en tous points sans aucune perte de temps liée aux investissements de ce genre. Un tel aéronef de transport des gaz peut avoir par exemple un diamètre de 106 m et une longueur de 36i+m. Le volume utilisable pour le transport du gaz naturel est 30 (pour un taux de remplissage de gaz à transporter de 90% moins la consommation propre) voisin de 1.900 000m par exemple pour du méthane (à 100°C) la capacité de transport additionnelle de fret est_de 1200 t, par exemple de pétrole. Sur cette base, les frais de transport se montent à environ 0,33 centime (0,222 pfennig) 3 ' - ' 35 par N ht de gaz naturel pour un trajet de transport de 1000 km, si l'on transporte en même temps 1200 t de pétrole ayant un pouvoir calorifique à peu près équivalent» 70 32769 7 2061622 D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description-qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels : -les figures 1,2 et 3 représentent des aéronefs du type 5 récipient clos» dont"les cloisons intérieures sont représentées en pointillé, au cours du remplissage et de la vidange» - -la figure 4 représente une-coupe longitudinale de la poupe d!un aéronef selon l'invention, -les figures 5 et 5â représentent schématiquement des 10 coupes transversales par la quille avec des garnitures élastiques en forme de tubes -à sa partie inférieure ainsi qu'une portion agrandie de l'enveloppe souple à double paroi calorifuge(figure 5â) » - -la figure 6 représente schématiquement un aéronef avec divers gaz remplissant des chambres disposées symétriquement qui 15 sont formées par le^arois mobiles. Les récipients clos 1 à 3 (1 ^ proue, 2= partie médiane cylindrique, 3 =poupe) pour le transport représenté sur lss figures 1 à 3 sous forme d'aéronef comportant une enveloppe souple 40 à double paroi qui est représentée à plus grande-échelle sur 20 la ifigure 5a. Les.deux parois (41» 42-44) de cette enveloppe souple 40, sont représentées à part sur la figurera. Elles-sont réunies entre elles par des tirants 45 placés à une distance d'environ 5cm l'un de l'autre, disposés radialement, cependant qu'on maintient entre les parois, en utilisant de l'air ou un autre gaz incombus-25 tible, par exemple de l'azote ou de l'anhydride carbonique» une pression additionnelle dirigée vers l'extérieur, supérieure à la pression appliquée à l'enveloppe par les gaz sustentateurs.La stabilité nécessaire du récipient clos 40 au cours du vol est ainsi assurée et il subsiste ainsi en permanence un espace intermédiaire 30 13 rempli de gaz entre les diverses parois. Outre cet espace intermédiaire calorifuge, les surfaces des parois sont recouvertes d'une couche métallique, par exemple 42, mince et ne compromettant pas la souplesse de l'enveloppe souple, compacte et empêchant la diffusion des gaz. De plus, on a placé, dans l'espace intermédiaire 35 entre les parois, des feuilles minces recouvertes de métal, non représentées, qui sont fixées par chacune de leurs extrémités aux parois extérieure et intérieure et qui comportent un grand nombre de surfaces réfléchissantes repliées, par exemple en zigzag. La 70 32769 8 2061622 chaleur rayonnante est réfléchie» si bien que l'isolement-calorifique est,.de cette manière, encore plus parfait. Ces feuilles ne sont pas réunies entre elles -dans le sens de la longueur, si bien qu'un équilibrage de la pression à l'intérieur des espaces 5 intermédiaires est possible. Grâce aux faibles distances entre elles des diverses feuilles et bandes intermédiaires, les courants de convection thermiques sont supprimés. Le volume-de sustentation à l'intérieur de l'enveloppe souple 40 peut être limité à la proue 1.4 et à la poupe 3 par des 10 parois 7 mobiles souples et calorifugéesdela même manière que l'enveloppe souple 40. Les sections intérieures 3a et 4a de l'enveloppe 40 comprises entre les parois 7 et la poupe 3 et la proue 1.4 sont en liaison avec l'air extérieur directement ou éventuellement 15 par des ventilateurs auxiliaires ou le cas échéant par.-les soufflantes de propulsion, qui engendrent une différence de pression constante. Etant donné que les cloisons 7 peuvent s'étendre loin en direction de la.section transversale libre de l'enveloppe souple/ elles peuvent, suivant la différence de-pression entre le gaz sus-20 tentateur.et l'atmosphère, former une.forte.saillie dans la proue ou la-poupe de . 1'enveloppe souple (voir la position représentée en double trait interrompu sur la figure 1) ou encore être ramenées à proximité- des ballonnets de ga^r sust ent ateurs fvci"r~Ia~'pQ"SÎ-tion représentée par un seul trait interrompu sur la figure.2). 25 Dans ces conditions, la proue et la poupe conique de l'eneloppe souple 40 peuvent également agir comme élément stabilisateur et réglant l'assiette. Une quille 10 est fixée au-dessous de l'enveloppe souple 40 par les éléments plats 31 (voir figure 5) ; on a-placé, dans cette 30 grille, outre les locaux de séjour de l'équipage et des passagers et éventuellement la soute à bagages, toutes les machines. Cette quille peut être réalisée de façon à tenir la mer, si bien que l'aéronef peut amérir. Le récipient clos 1-3 est propulsé, d'après la figure 4, 35 par des tuyères 9 fixées à la poupe 3. L'air qui arrive par les conduites 5» en provenance des-soufflantes 6 entraînées par moteurs placés dans la quille 10 est refoulé par ces tuyères. Les soufflantes peuvent être actionnées par des moteurs diesel ou à gaz naturel. 70 32769 9 2061622 La direction du récipient clos 1-3 est réalisée par déplacement radial et axial, par rapport à l'axe longitudinal du récipient clos, de la tuyère 22 de préférence au moyen d'organes de commande hydrauliques 8, si bien que la fente annulaire 9 formant 5 tuyère est déplacée de manière appropriée. Ce mode de commande confère une maniabilité suffisante auxdits récipients clos. La quille 10 est réalisée sous la forme d'une charpente tubulaire 23 (figure 5) dont le volume intérieur peut loge^en toute sécurité un carburant liquide. La charpente de la quille 10 comporte, au moins sur une partie de la surface de son plancher, des bourrelets d'étanchéité 24 de fome tubulaire ou de section semi-circulaire à l'aide desquels elle se pose sur le terrain d'atterrissage. Le côté aspiration d'une soufflante 6' grâce auquel la charpente de la quille est maintenue au sol par aspiration 15 jusqu'au départ et lors de l'atterrissage débouche à l'intérieur de ladite surface rendue étanche. La soufflante 6 (non représentée) peut, à la place d'une soufflante spéciale 6', également aspirer directement, afin d'obtenir une adhérence instantanée au sol. La quille 10 contient également, par exemple, une chaudière à 20 vapeur pour le chauffage ou des échangeurs de chaleur destinés à la production de vapeur d'eau. On utilise également dans ce but la chaleur des gaz d'échappement des moteurs de propulsion. Leur excès est évacué avec l'air des tuyères de propulsion. La quille 10 comporte en outre en des points appropriés les tubes 25 de raccordement 15» 16 et 17 pour le remplissage et la vidange des diverses chambres destinées au gaz sustentateur. Le gaz naturel à transporter peut (figure l) être transporté dans un récipient fermé 14 qui peut être rempli et vidangé pâr les tubes de raccordement 16. Le volume intérieur du récipient 14 30 est délimité par les parois mobiles 7 et les parois intérieures de l'enveloppe souple 40„ Le récipient 14 est entouré de vapeur d'eau, si bien que le gaz naturel se mélange, en cas de fuite du récipient 14,uniquement avec la vapeur d'eau. Pour le transport, le récipient 14 est complè-35 tement rempli de gaz naturel et -en fait- aux dépens de l'espace environnant rempli de vapeur d'eau, ladite vapeur d'eau étant soutirée par les conduites de raccordement 15 et 17 ou encore condensée par refroidissement, pour cela le volume intermédiaire calorifuge des 70 32769 10 2061622 parois 7 se rétrécit par diminution de la surpression, cependant que les ventilateurs auxiliaires tournant à vide sont arrêtés» Quand le gaz naturel doit être déchargé au point de consommation, on laisse pénétrer par les conduites de raccordement 15 et 17 5 de la vapeur d'eau 29 ou de l'air chaud 28 dans le volume de sustentation et on soutire en même temps une quantité équivalente de gaz utile, à savoir de gaz naturel., d'hydrogène ou d'hélium par les conduites de raccordement 16. Les parois souples minces 33 sont fixées d'une manière 10 étanche au gaz aux points de fixation des cloisons 7 a l'intérieur de l'enveloppe 40. Les cloisons 33 forment avec les cloisons 7 deux chambres qui peuvent être remplies ou vidées respectivement par les conduites.de raccordement 15 et 17. Dès qu'un gaz est introduit parles conduites de raccordement 16 et que. le contenu des 15 chambres entourées par les cloisons 33 est soutiré ou chassé par les conduites de raccordement 15 et 17, les cloisons 33 s'appliquent (figures 1 à 3) contre l'enveloppe souple, si bien qu'en pratique la totalité du volume à l'intérieur de l'enveloppe souple peut être remplie en passant par les conduites de raccordement 16. 20 Sur la figure 1 on a incorporé à l'intérieur de la partie 3a de laproue et de la partie 4a de la poupe, outre une paroi mobile 7 de chaque côté de la partie médiane cylindrique 6, une mince cloison de séparation 33, ces cloisons délimitant entre elles un volume intérieur, le récipient 14. Selon la figure 3 on a prévu, 25 par contre, une cloison 33 supplémentaire. Les cloisons 33 délimitent des chambres séparées qui peuvent être remplies au choix par divers gaz, du gaz naturel 27 et/ou par exemple de l'hydrogène ét/ou de l'hélium. Le remplissage et la vidange des diverses chambres par contraction et dilatation mutuelles des divers contenus 30 des chambres sont représentés schématiquement sur la figure 6.. Mais les chambres remplies de gaz sustentateur peuvent, au lieu de cela, être également subdivisées par des cloisons séparatrices sensiblement horizontales en chambres pour les gaz à loger séparément, qui comportent des conduites de raccordement séparées. 35 Les récipients clos pour transport du gaz peuvent être réalisés sans difficulté avec des diamètres dépassant 100m. Il peut être avantageux, en pratique, de décoller avec une charge de gaz aussi élevée que possible pour obtenir un excès 70 32769 n 2061622 de force ascensionnelle afin de parvenir rapidement à une hauteur assez grande.et de réduire la puissance de.propulsion nécessaire. Du-fait de la consommation d'un^artie du gaz de transport par les moteurs des soufflantes, la force ascensionnelle décroît len-5 tement, si bien qu'on parvient au point de consommation juste à l'équilibre. Pour l'alimentation permanente de l'industrie ainsi que d'autres utilisateurs de gaz se trouvant au lieu de consommation, on établit avantageusement un trafic permanent par navettes avec un nombre suffisant d'aéronefs de transport. 10 La consommation de carburant des aéronefs de transport varie sensiblement comme le carré de la vitesse pour une distance donnée. Il est recommandé par conséquent de prévoir une vitesse, évaluée de façon optimale à environ 150 km/h et d'utiliser des aéronefs géants. Lorsque les dimensions d'aéronefs homothétiques 15 augmentent, la puissance propulsive nécessaire augmente seulement proportionnellement à l'aire de la section transversale(carré des dimensions) cependant que la contenance varie comme le cube des dimensions, si bien-que les aéronefs géants sont plus avantageux. Il n'existe en principe aucune limite supérieure au volume des 20 aéronefs souples,-car le poids de l'enveloppe pour une vitesse donnée varie seulement linéairement avec leur-volume. -. - On peut encore ajouter aux avantages sus-mentionnés que le procédé selon l'invention constitue un procédé si- économique et souple du point-de vue géographique de-transport du gaz naturel 25 que la combustion-à la torche encore courante du gaz naturel pourrait ainsi cesser. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédé qui viennent d'être décrits uniquement -à titre d'exemples non limitatifs sans 30 sortir du cadre de l'invention. 70 32769 12 2061622 REVENDICATIONS 1. Procédé de transport de gaz industriels, par exemple du gaz naturel ou de l'hydrogène à partir d'un lieu de production desdits gaz jusqu'à un point de consommation, caractérisé en 5 ce que.ledit gaz est transporté par voie aérienne en utilisant des engins creux légers et volumineux, qui sont portés au cours du transport.jusqu'au point de consommation par la force ascensionnelle du gaz utile et, lors de la distribution du gaz utile au point de consommation, sont remplis avec un autre gaz 40 sustentateur pour le retour au point de départ, gaz qui est échangé à nouveau audit point de départ contre une nouvelle quantité de gaz utile à transporter. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits engins de transport creux comportent une enveloppe 15 souple calorifuge et un système de propulsion propre, ladite enveloppe étant maintenue remplie, pour le trajet de retour au point de production ou à la source de gaz utile de gaz chauds -par exemple d'air et/ou de vapeur d'eau- et contiennent un carburant gazeux et/ou liquide pour la propulsion. 20 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la vapeur d'eau est maintenue par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur sur le trajet de retour à une température corres- pondant à son polafc-do—g-oséfe-1 nstantané. à l'aide de la_chaleur d'échappement deq&oteurs de propulsion. 25 4. Procédé.selon la revendication.1, caractérisé en ce qu'on mélange de -la vapeur d'eau à un gaz utile combustible pour le trajet de transport, de manière que la température de-condensation (point de rosée) du mélange gaz utile -vapeur soit abaissée nettement au-dessous de 100°C. 30 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en-ce que, même lors-du trajet de transport, on utilise comme gaz de-sustentation outre le gaz utile une quantité déterminée de vapeur 70 32769 2061622 d'eau maintenue en permanence au point de rosée, cependant que la proportion de vapeur et par conséquent la température du gaz sustentateur est déterminée par un échangeur de chaleur réglable. 6. Procédé selon l'une des revendications 2 à 5» caracté-5 risé en ce qu'on utilise pour la propulsion d§l'engin creux une partie du gaz à transporter. 7. Engin creux de.transport pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par l'utilisation d'un aéronef semi-rigide dirigeable et mû par 10 un moteur, dont l'enveloppe souple est réalisée sous forme d'une double paroi remplie, sous pression, en particulier de gaz incombustible tel que l'air, l'azote, l'anhydride carbonique ou l'hexafluorure de soufre SFg, qui entoure, de manière à la calorifuger, la masse de gaz de sustentation cependant qu'entre 15 ces parois intérieure.et extérieure se trouvent des tirants plats radiaux diminuant la convection calorifique ainsi que de minces feuilles réfléchissant la chaleur, plusieurs fois repliées, par exemple en zigzag. 8. Engin creux de transport selon la revendication 7» 20 caractérisé en ce qu'à l'intérieur de l'enveloppe souple on a mis en place des ballonnets remplis d'air pour le réglage de son assiette ou sa stabilisation, ainsi que des cellules réceptrices destinées à recevoir le gaz protecteur de la double paroi. 9. Engin de transport creux selon l'une quelconque des 25 revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'on, a prévu pour leur propulsion des appareils propulsifs à jet d'air qui sont alimentés par des soufflantes disposées dans une quille placée à proximité des ballons de - sustentation de l'aéronef, cependant (pie l'appareil propulsif est constitué par l'orifice d'une tuyère en forme de 30 fente annulaire entourant une pièce conique qui sert de mécanisme de direction, dans lequel la pièce conique ou l'espace annulaire constituant l'orifice de la tuyère peut être déplacée, au moyen d'organes de commande, axialement et radialement par rapport à l'axe longitudinal de la tuyère. 35 10. Engin de transport creux selon l'une quelconque des revendications 7 à 9» caractérisé en ce qu'il comprend une quille rigide avec un plancher rigide sensiblement plat, qui s'étend 70 32769 U 2061622 sur une fraction importante de la longueur de l'élément de sustentation et qui est muni, sur la face inférieure de ce plancher, d'une garniture élastique constituée par des tuyaux qui entourent au moins une parti^du plancher, dans lequel débouche au moins 5 un orifice d'aspiration d'un ventilateur aspirant, si bien que l'aéronef peut être fixé au sol instantanément par aspiration lors de l'atterrissage, lorsque la.garniture se rapproche de la surface d'atterrissage et s'applique contre elle, transmettant ainsi 1 * effort d'aspiration au soi. 10 11. Engin creux de transport selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on utilise comme ventilateur aspirant la soufflante de propulsion de l'aéronef, dont les orifiees d'aspiration sont reliés le cas échéant de manière temporaire au plancher entouré par ladite garniture. 15 12. Engin de transport creux selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend des cloisons flexibles â l'intérieur de l'élément sustentateur, lesquelles subdivisent le volume intérieur dudit élément sustentateur en chambres séparées, qui comportent des orifices 20 d'entrée et de sortie distincts du gaz, cependant que le volume des chambres séparées peut être modifié à l'aide desdites parois flexibles par remplissage d'un groupe de chambres et vidange du groupe de chambres respectivement complémentaires et inversement, en utilisant la pression de la soufflante, à partir d'une 25 valeur pratiquement nulle jusqu'au volume total de l'élément sustentateur.