i 2118829 t La présente invention concerne l'entretien des équipements spéciaux : vêtements, coiffures, bottes et gants, qui isolent du milieu ambiant le personnel travaillant à certaines techniques de pointe telles que la production d'appareils mécaniques ou électro-5 niques de haute précision et miniaturisés ou l'expérimentation de nouveaux médicaments et pour lesquelles la présence de la moindre micro-particule est néfaste, ce travail étant de ce fait effectué dans des salles spéciales appelées w salles propres " ou H salles propres et stériles " ou " sous des hottes ou baldaquins à flux 10 laminaire ". La classification de ces salles est la suivante : 15 Classe Nombre maximum de particules par litre supérieures ou égales à 0,5 micron supérieures ou égales à 5 microns 4 4 - 400 400 3 4.000 4.000 30 20 L'entretien de ces équipements ne consiste pas seulement à les w nettoyer w c'est-à-dire à leur donner une bonne présentation visuelle mais, également à les " décontaminer n, c'est-à-dire à éliminer les poxissières et particules non visibles qui y sont retenues et les fibres qui peuvent s'y accrocher. 25 La qualité de cette décontamination doit être comparable aux classes les plus rigoureuses de la norme provisoire À.S.T.M. (itae-rican Society for testing materials) F51-65T. O Classe Degré de contamination par pied carré (9.3 dm ) A Moins de 1.000 particules de 5 microns et plus 30 Maximum 10 fibres B Moins de 5*000 particules de 5 microns et plus Maximum 25 fibres C Moins de 10.000 particules de 5 microns et plus Maximum 50 fibres D Moins de 15.000 particules de 5 microns et plus 35 Maximum 125 fibres E Moins de 25.000 particules de 5 microns et plus Maximum 175 fibres. Note : On appelle fibre une particule dont simultanément la longueur dépasse 100 microns et le rapport de la longueur à Ja largeur dépasse 10. 40 Les procédés classiques d'entretien : lavage ou nettoyage, à /z 04297 * zlxôùZ9 donnent, dans les conditions normales, d'excellents résultats quant à l'élimination des salissures visuelles et à l'élimination de certaines particules. Cependant le tissu, dans un milieu liquide aqueux ou solvant, 5 se comporte comme un filtre et, si ce milieu n'est pas parfaitement propre, les particules d'origines diverses qu'il contient auront tendance à se déposer et même à s'incruster dans la fibre textile et les particules éliminées seront remplacées par des particules d'origines différentes, mais tout aussi gênantes. C'est le 10 problème bien connu des teinturiers en ce qui concerne le grisage des blancs qui a comme origine principale la redéposition sur le linge de particules solides et microscopiques contenues dans le solvant, et le problème également des blanchisseurs en ce qui concerne la déposition des sels minéraux, calcaire par exemple, et 15 des particules de produits lessiviels non solubilisés contenus dans le milieu aqueux. De même, au moment du séchage du linge, après le lavage, l'air de séchage est l'air ambiant de l'atelier qui, après rechauffage, traverse le timbler ou le tunnel de séchage. C'est également cet 20 air ambiant qui, après séchage dans la machine de nettoyage, contribue à la désodorisation du linge. Cet air ambiant, surtout dans les ateliers travaillant sur des textiles, est fortement em-poussiéré et ces poussières, compte tenu du caractère électro-sta-tique des fibres synthétiques qui est renforcé au moment du sécha-25 ge par l'élévation de température, par le frottement des vêtements l'un contre l'autre et par l'abaissement du degré hygrométrique de l'air, viendront se déposer sur la surface des vêtements et augmenter leur niveau de contamination. Pour éviter ces risques de contamination supplémentaire, il est 30 nécessaire d'agir à la fois sur le matériel utilisé, sur l'agent de lavage ou de nettoyage, sur les produits lessiviels ou sur les adjuvants, sur l'air de séchage ou de désodorisation, sur l'air ambiant, sur le personnel manipulant les vêtements et, également, sur le conditionnement des vêtements après traitement. 35 Une action efficace sur l'air ambiant implique la nécessité de réaliser un atelier en ambiance ultra-propre où toutes les opérations, depuis le lavage ou le nettoyage jusqu'au conditionnement du linge, sont effectuées dans cette ambiance. Cela implique également la nécessité d'adapter le matériel classique : laveuse-esso-40 reuse, sècheuse ou machine à sec, à ce problème particulier, adap- à 72 04297 3 2118829 1 tations qui portent sur la filtration très poussée des bains de ' lavage ou de nettoyage et de l'air de séchage ou de désodorisation. Dans ce qui suit et dans les revendications, on emploie pour les opérations qui consistent à donner aux vêtements un aspect vi-5 suel convenable en milieu aqueux, le mot M lavage n, en milieu solvant, le mot n nettoyage ", pour les opérations qui consistent à éliminer les particules et les fibres, le mot " décontaminationn et pour les opérations complémentaires qui consistent à détruire les bactéries, le mot n stérilisation ". 10 Le procédé mis en application dans les premières blanchisseries de vêtements de salles propres a été le traitement en milieu aqueux: lavage et décontamination dans des machines à laver traditionnelles, séchage en tumbler ou sur cintres dans un tunnel, contrôle, pliage et conditionnement. L'ensemble de ces opérations était réa-15 lisé en salles propres. On a alors constaté que la décontamination eh milieu aqueux posait de sérieux problèmes et limitait l'efficacité du traitement et on a mis au point un nouveau procédé de nettoyage et de décontamination en milieu perchloréthylène. 20 Le but recherché était, outre l'amélioration des performances, de limiter les implantations de matériel dans la salle propre en éliminant le problème du séchage des équipements dans les tumblers ou dans les tunnels qui devaient obligatoirement être intégrés à la salle propre. 25 Les machines au perchloréthylène utilisées permettaient de réaliser le cycle complet du traitement depuis le nettoyage jusque et y compris le séchage et la désodorisation. La filtration du solvant étant plus simple à réaliser et moins onéreuse que la filtration de l'eau, l'efficacité de ce procédé 30 est supérieure à celle du procédé en milieu aqueux. C'est ainsi qu'on a déjà réalisé une unité de décontamination en salle propre à flux laminaire de classe 4 dans laquelle sont effectuées toutes les opérations, depuis le nettoyage jusqu'au conditionnement du linge en sachet étanche. La machine utilisée 35 était spécialement adaptée : le perchloréthylène était soigneusement filtré et l'air du séchage comme celui de la désodorisation étaient prélevés dans la salle propre. Cependant, 1er performances obtenues ne semblent pas pouvoir descendre au-dessous de 5.000 particules et 25 fibres, niveau su-40 périeur de la classe B. 72 04297 4 2118829 De telles réalisations posent, sur le plan technique, un certain nombre de problèmes difficiles à résoudre et, plus particulièrement, en ce qui concerne d'adaptation au domaine de l'ultra-propreté des machines et des produits de nettoyage traditionnels; 5 elles limitent l'utilisation de ces installations aux seuls vêtements en fibres synthétiques fils continus, à l'exclusion de toute autre fibre qui risquerait de les polluer; elles augmentent les risques de contamination de l'ambiance ultra-propre en multipliant les sources de pollution difficilement contrôlables et compromet-10 tent de ce fait les performances; elles imposent au départ un choix entre les deux modes de traitement : milieu aqueux ou milieu solvant; elles engagent anfin, sur le plan financier, des investissements coûteux. L'un des buts de l'invention est, disposant déjà de moyens de 15 lavage ou de nettoyage à sec classiques et connaissant parfaitement les problèmes d'exploitation de ces moyens, d'éviter de les adapter au domaine de l'ultra-propreté. En effet, sur ce type de matériel, les risques de contamination du linge et de l'ambiance ultra-propre dans laquelle il devait précédemment nécessairement 20 être implanté sont multiples et, malgré toutes les précautions prises, la maîtrise des sources de pollution : eau, solvant, les-r sive, renforçateur, air, vapeur, matériaux et accessoires entrant dans la fabrication des machines, du fait de leur complexité, reste très aléatoire et risque de compromettre à tout moment les per-25 formances recherchées. Un autre but de l'invention est d'éviter d'imposer aux utilisateurs, soit le traitement en milieu aqueux, soit le traitement en milieu perchloréthylène, alors que le choix entre ces deux traitements est nécessaire selon le type de salissures et surtout selon 30 le type de fibres synthétiques et que, dans certains cas, ces deux traitements sont complémentaires. Or, pour des raisons financières évidentes, il est impossible d'associer ces deux procédés à l'intérieur d'une salle propre. Un autre but de l'invention est de garantir la fiabilité du 35 procédé et de l'installation en résolvant en priorité le problème de l'élimination des particules et des fibres. Dans ces différents buts et, d'une façon générale, en vue de supprimer les inconvénients cités plus haut, l'invention a pour objet tua procédé de nettoyage et décontamination de vêtements, 40 caractérisé en ce qu'il consiste d'abord à effectuer un pré-trai 72 04297 5 2118829 1 tement de lavage ou nettoyage dans une aabiance normale, puis à 1 effectuer une décontamination dans une ambiance de salle propre. Ce procédé, basé sur la dissociation de l'enlèvement des salissures visuelles des vêtements et de l'élimination des autres parti-5 cules et fibres, répond alors aux critères les plus exigeants de l'ultra-propreté. L'invention a également pour objet une installation de nettoyage et décontamination de vêtements, caractérisée en ce qu'elle comprend d'une part une machine de lavage ou nettoyage et d'autre 10 part une salle propre qui est équipée d'une machine de décontamination. Il convient que la technologie de la machine de décontamination utilisée permette de limiter au maximum et de maîtriser, en cours d'exploitation, les sources de pollution. Il faut également 15 que les transformations nécessaires à son implantation en salle propre et à son adaptation à la décontamination ne compromettent pas son principe de fonctionnement et n'engagent pas, sur le plan financier, des dépenses trop importantes. C'est pourquoi, dans un mode de réalisation avantageux de l'in-20 vention, la machine de décontamination est constituée par une machine de nettoyage à sec en solvants fluorés. Les solvants fluorés ayant une température d'ébullition beaucoup plus basse que celle des solvants chlorés permettent en effet une réduction appréciable des temps de séchage et de distillation. Leur faible toxicité 25 est également un élément favorable. Par contre, leur pouvoir nettoyant était précédemment très moyen sur des salissures maigres, mais cet inconvénient n'en est plus un ici à partir du moment où on utilise ces solvants, après nettoyage des vêtements, comme agents de décontamination. De préférence, le solvant fluoré est 30 constitué par du trifluorotrichloréthane ou du monofluorotrichlo-rométhane tels que ceux connus sous les désignations Eli et R113. On peut utiliser n'importe quelle machine de ce genre dans la mesure où le principe de son fonctionnement est basé sur son étanchéité et sur la mise en dépression du tambour pendant le 35 cycle de nettoyage. Les caractéristiques physiques et chimiques des solvants fluorés sont en effet les suivantes, comparées à celles des solvants chlorés : 12 0^29i 6 2118829 i Solvant chloré Solvants fluorés 5 perchloréthylène R 113 (trifluorotrichloréthane) R 11 (monofluo-rotrichlo-rométhane) Formule chimique G2G14 cci2f-gcif2 cci3F Inflammabilit é ininflammable ininflammable ininflammable 10 Point d'ébullition 121 47,6 23,8 Densité 1,62 1,55 1,46 Chaleur spécifique 0,216 0,218 0,209 Tension superficielle à 25°C, dynes/cm2 32,3 19 19 15 Chaleur de vaporisation cal/g 50 35 43,5 Azéotrope avec l'eau 84°C 87,7°C Mi — Toxicité moyennement toxique très peu toxique très peu toxique 20 Point éclair - - - Solubilité de l'eau dans le solvant (en %) 0,005 0,0085 0,0085 Solubilité du solvant dans l'eau 0,016 0,017 0,11 25 Indice Kauri Butanol 93 31 - * Quantité de solvant ajoutée à une solution de résine de Kauri dans du butanol jusqu'à apparition d'un trouble. De même, les taux d'enlèvement et de redéposition du R 113 sont les suivants î Solvants indice Kauri-Butanol en solvant pur taux d'enlèvement en solvant à 20 g/l de renforçateur Perchloréthylène Trifluorotrichloréthane (R 113) 93 31 33 36 60 48 * 100 = enlèvement maximum 0 = enlèvement nul. 72 04297 7 2118829 i Solvants taux de redéposition * en solvant pur en solvant chargé à 20 g/l de renforçateur Perchloréthylène 57 26 Trifluorotrichloréthane (R 113) 43 25 10 * 100 = redéposition maximum 0 » redéposition nulle. La description qui va suivre, à titre d,exemples non limitatifs et en regard des dessins annexés, a uniquement pour but de bien faire comprendre comment l'invention peut être mise en prati-15 que. La figure 1 représente schématiquement une installation de nettoyage et décontamination suivant un premier mode de réalisation conforme à l'invention. La figure 2 représente un schéma analogue pour un second mode 20 de réalisation conforme à l'invention. La figure 3 représente une vue en coupe de l'installation de la figure 2, prise suivant la ligne III-III de cette figure. La figure 4 représente une vue en coupe de l'installation de la figure 3, prise suivant la ligne XV-IV de cette figure. 25 La figure 5 représente schématiquement l'appareillage intérieur de la machine de décontamination de la figure 3. La figure 6 représente une vue en élévation de l'appareillage de conditionnement de l'installation de la figure 2. La figure 7 représente une variante de l'appareillage de la 30 figure 6. Le traitement auquel sont soumis les équipements dans le mode d'exécution particulier ici décrit est d'une façon générale le suivant : On effectue tout d'abord ion pré-traitement qui est constitué 35 par un pré-nettoyage et/ou un pré-lavage selon les fibres textiles à traiter et les salissures à éliminer, ce pré-traitement donnant au linge un aspect visuel convenable. Des précautions particulières sont prises au moment de ce pré-traitement, tant au point de vue des agents de nettoyage et des produits utilisés que 40 des conditions dans lesquelles est effectué ce pré-traitement, 72 04297 8 2118829 ! pour ne pas abimer les fibres synthétiques et pour limiter le niveau de contamination à une valeur acceptable pour la suite du traitement. Ce pré-nettoyage ou ce pré-lavage permet d'éliminer une partie des risques de pollution du matériel servant à la dé-5 contamination. On procède alors à la réparation des équipements, et à leur déclassement éventuel s'ils ne présentent plus toutes les qualités requises pour être utilisés en ambiance ultra-propre, au conditionnement en gaine de polyéthylène normale des équipements déclassés 10 et au marquage des équipements conservés, en vue de leur identification. Le personnel qui effectue ces opérations travaille sur du linge déjà propre, donc dans les meilleures conditions d'hygiène . On effectue ensuite la décontamination, la vérification et le 1§ contrôle du niveau de contamination après prélèvement sur des vêtements pris au hasard, le pliage et le conditionnement sous gaine polyéthylène propre et en sachet étanche. L'ensemble de ces opérations est réalisé dans une salle propre de classe 100 au moyen d'un matériel spécialement adapté au domaine de l'ultra-propreté. 20 On livre enfin les vêtements en containers de métal et toile enduite servant au retour du linge sale ou on les expédie en containers d'aluminium anodisé étanches. On peut au préalable procéder à des traitements spéciaux tels que traitement antistatique ou traitement bactéricide. 25 D'une façon plus détaillée, le pré-traitement est effectué de la manière suivante : Le matériel utilisé pour les opérations relatives à ce prétraitement, (pré-lavage et/ou pré-nettoyage) est un matériel classique comme celui qui est utilisé dans les blanchisseries et tein-30 tureries classiques. La capacité des machines et la durée des cycles du pré-traitement doivent être fonction de la capacité des machines servant à la décontamination et de la durée de cette dernière opération et ce, dans le seul souci de concilier la rentabilité maximale des investissements et la qualité des traitements. 35 Si le pré-traitement est un pré-lavage, celui-ci s'effectue en laveuse-essoreuse de 30 kg; la charge moyenne est de 20 à 25 kg de linge, soit par exemple 40 à 50 blouses; le lavage a lieu en eau adoucie, degré Th 7°, pour éviter la rétention; par les fibres des sels minéraux; on utilise un bain moyen de 100 litres 40 et le trempage s'effectue avec 300 g d'un renforçateur de nettoya 72 04297 9 2118829 I ge tel que celui connu sous le nom commercial de Tricopon ¥ poui* 100 litres d'eau. On enlève les salissures à l'aide d'une lessive spéciale pour synthétiques telle que celle connue sous le nom commercial de Clax 100, préalablement homogénéisée avec l'eau adoucie. 5 Le premier lavage dure 15 mu, utilise 600 g de lessive et s'effectue sous une température de 60°G. Le deuxième lavage dure 15 mn, utilise 400 g de lessive et s'éffectue sous une température de 60°C. On effectue alors quatre rinçages en eau adoucie, d'une du-réé de 30 à 35 nin, le premier à 60°C, le deuxième à 40 °C et les 10 troisième et quatrième à 20°C. On procède ensuite à un essorage à vitesse réduite (400 tours/mn au lieu de 700), cet essorage pouvant être omis pour les fibres fragiles. On effectue enfin un séchage soit en tûmbler de 50 kg, avec une température décroissante de 60°G à la température ambiante, soit sur cintres dans un tun-15 nel dé séchage à 60°C. Dans ces conditions, ce traitement est applicable à l'ensemble des fibres synthétiques entrant dans la fabrication des équipements de salles propres. Il est plus particulièrement intéressant pour les fibres polypropyléniques qui, en milieu perchloréthylène, 20 subissent des variations dimensionnelles importantes. Le fait de travailler à des températures n'excédant pas 60°C n'entraîne pas d'agression thermique sur les fibres et limite les risques de cassures des vêtements. Le niveau moyen du nombre des particules par pied carré (9,3 dm^) est de l'ordre de 25.000 pour un vêtement pré-25 sentant avant traitement un niveau de l'ordre de 50.000 particules par pied carré. La taille des particules résiduelles est relativement importante et dépasse 100 microns. Toutefois, ces particules seront facilement éliminées par la décontamination ultérieure. Si par contre le pré-traitement est un pré-nettoyage, celui-ci 30 s'effectue dans un groupe de nettoyage à sec en perchloréthylène, de 60 kg; la charge moyenne est de 25 à 30 kg de linge, soit par exemple 50 à 60 blouses; le cycle complet s'effectue à l'intérieur de la même machine depuis le nettoyage jusqu'à la désodorisation; le nettoyage a lieu en milieu perchloréthylène, avec fil-35 tration continue sur un filtre en toile synthétique à poudre de diatomées d'une porosité de l'ordre de 12 microns; on utilise un bain moyen de 300 litres et on enlève et limite les redépositions des salissures à l'aide d'un renforçateur tel que celui connu sous le nom commercial de Tricopon, à raison de 200 g par passe 40 et avec une charge initiale de 500 g; on effectue alors deux 72 04297 10 2118829 1 rinçages, le premier d'une durée dé 8 mn et avec un solvant neuf ou provenant de distillation et le second d'une durée de 10 mn et avec du solvant neuf. Il est toujours possible d'améliorer la qualité du dernier rin*-5 çage en ajoutant à la filtration sur diatomées deux filtrations complémentaires, l'une à 20 microns et l'autre à 3 microns par exemple, telles que celles utilisées dans la décontamination. L'application de cette solution peut être intéressante dans le cas de nettoyage de vêtements de couleurs claires pour éviter leur 10 grisage étant donné l'amélioration de la rétention des particules en suspension dans le solvant. Dans ces conditions, ce traitement est applicable aux fibres polyester les plus utilisées dans la fabrication des vêtements de salles propres. Compte tenu des améliorations apportées à la fil-15 tration du solvant au moment du dernier rinçage, le niveau du nom- p bre des particules résiduelles par pied carré (9,3 dm ) est de 1,'ôrdre de 10.000 et, par conséquent, est inférieur à celui constaté en milieu aqueux. De plus, les dimensions des particules ne dépassent pas 50 microns et les fibres sont également moins nom-20 breuses. L'intérêt de ce pré-traitement est de pouvoir adjoindre au solvant un produit antistatique cationique supprimant le caractère électro-statique des fibres synthétiques, plus particulièrement au moment du séchage, et évitant la redéposition des peluches. Ce 25 pré-traitement conserve ses propriétés au cours de la décontamination. Ces deux pré-traitements mettent en oeuvre des moyens matériels classiques qui peuvent être utilisés pour d'autres textiles. Il est bien évident que, dans le souci permanent de limiter la conta-30 mination, si ces derniers sont particulièrement polluants, ce qui est le cas de la laine ou du coton par exemple, on a intérêt à éliminer les transformations relatives à la filtration complémentaire du solvant et à rincer les machines à laver avec de l'eau propre et adoucie et les machines à nettoyer avec du solvant pro-35 pre et filtré. De façon détaillée également, la décontamination s'effectue de la manière suivante : Toutes les opérations qui suivent le triage et la sélection du linge devant ou pouvant être décontaminé sont obligatoirement fai-40 tes, jusqu'à et y compris l'emballage individuel des vêtements, 72 04297 ii 2118829 1 dans une ambiance hors-poussières, à savoir dans une salle propre, ce qui permet d'atteindre des performances extrêmement élevées. Parmi les trois types de salles propres existants : salles à flux turbulent, salles à flux laminaire horizontal et salles à 5 flux laminaire vertical, donnés dans l'ordre croissant de la qualité des performances, on peut, selon les performances que l'on veut obtenir, retenir l'une ou l'autre des deux premières solutions . C'est ainsi que la salle propre de l'installation de déconta-10 mination représentée par la figure 1 est une salle propre à flux laminaire horizontal. Cette salle la comprend face à face un mur soufflant 2a et un mur de reprise 3a, tandis que les deux autres murs présentent l'un 4 un sas 5 d'entrée du linge prélavé ou prénettoyé à proximité duquel est disposée une machine extérieure et 15 indépendante de pré-lavage ou pré-nettoyage 6 et un tumbler ou tunnel de séchage 6a et l'autre 7 un sas 8 d'entrée du personnel, comportant une entrée 9, un vestiaire 10 pour quitter les vêtements classiques et un vestiaire 11 pour revêtir les vêtements de salle propre, ainsi qu'un sas 12 de sortie des vêtements décon-20 taminés et mis en sachets. Dans le mur 4 se trouve par ailleurs encastrée d'une façon qui sera décrite plus loin une machine de décontamination 13 dans laquelle le linge pré-lavé ou pré-nettoyé est introduit par sa façade 14 intérieure à la salle. Celle-ci comprend encore un poste de mise sur contres 15, un poste de con-25 trôle, prélèvement et comptage 16 et une table de pliage des vêtements 17 qui comporte un poste de conditionnement 18. •Par contre la salle propre de l'installation de décontamination représentée par la figure 2 est une salle propre à flux turbulent. Cette salle 16 est dans l'ensemble exactement identique 30 à la salle la, et les éléments analogues portent donc les mêmes références 4 à 18, à la seule différence qu'à la place des murs soufflant 2a et de reprise 3a, elle présente deux murs 2b et 3b analogues aux autres murs 4 et 7 et que le plafond présente des diffuseurs d'air propre 19 en avant du mur 2b, un autre au-dessus 35 du poste 15 et un dernier dans le vestiaire 11, tandis que le mur opposé 3b présente des volets d'évacuation de l'air contaminé 20, y compris dans le vestiaire 10. Dans l'un et l'autre cas, la superficie et le volume de la salle sont fonction du nombre de personnes qui y travaillent, en 40 prévoyant par exemple un volume minimal de 3D m? par personne. 72 04297 12 2118829 l De même, l'implantation du matériel doit être adaptée à la circulation du flux d'air propre dans l'enceinte. Dans le cas où la salle est une salle à flux turbulent (Figure 2), les paramètres de fonctionnement peuvent par exemple être 5 les suivants : Degré de filtration dô l'air Filtration absolue à à la sortie du groupe de ventila- 99,997 $ de toutes les tion et de conditionnement : particules de 0,3 micron et plus Pression dans la salle : Positive Nombre de renouvellements du on ~ . „„„ , 10 volume d'air : 20 fois ?ar heure Température ambiante : 21°C Humidité relative : Comprise entre 45 et 55 % Superficie : 40 m2 2 Sas d'entrée et vestiaire : 4 m 3 15 Volume de l'ensemble : 120 nr Le problème de l'ambiance propre est ainsi résolu. La machine de décontamination 13 utilisée est une machine de nettoyage classique transformée. Il s'agit d'une machine de nettoyage à sec en solvants fluorés et à mise en dépression du tambour 20 telle que celle connue sous le nom commercial de Vacumat F8, et décrite dans lesbrevets allemands 1.460.298, P19.16.523.2 & P16.10. 939.0.26 Sa capacité de charge est de l'ordre de 8 kg; les branchements nécessaires à son fonctionnement sont l'électricité, l'eau de refroidissement et l'air comprimé. 25 Les matériaux utilisés dans la construction de la machine, et plus particulièrement des parties au contact avec le solvant, sont adaptés aux propriétés physiques et chimiques de ce dernier : cuve et canalisations vitrifiées, tambour en inox. L'analyse des caractéristiques des solvants fluorés, des ca-30 ractéristiques techniques et du principe de fonctionnement de la machine utilisée met en évidence un certain nombre d'avantages quant à l'application de cette machine au domaine de la décontamination après pré-traitement : En effet, les solvants fluorés sont des solvants très employés 35 et ils ont des propriétés physiques qui les rendent parfaitement adaptés au traitement des synthétiques (basse température d'éva- poration et faible tension superficielle pour le R 113 i 19 dynes/ o cm à 25°C, ce qui lui permet de glisser dans l'aimure des tissus pour exercer son action de nettoyage) et à leur utilisation en 40 salle propre (faible toxicité et inodore). La machine est de par 72 Û4297 13 2118829 ! son poids, son volume et les branchements nécessaires à son fonc-' tioxmement, facile à implanter. Sa capacité de charge est intéressante, car elle limite au départ la contamination globale du linge à traiter. Son principe de fonctionnement basé sur la mise 5 en dépression du tambour garantit sa parfaite étanchéité et élimine les risques de pollution par le milieu extérieur. Enfin, les matériaux et accessoires capables de résister à l'action des solvants ne sont pas polluants. Ges avantages sont donc utilisés, mais il est en outre prévu 10 des transformations nécessaires à l'implantation de la machine dans la salle propre et à l'amélioration de la qualité de la décontamination . L'implantation de la machine dans la salle propre est la suivante : seule la façade 14 de la machine est au contact de l'inté-15 rieur de la salle propre. Dans cette façade, réalisée en tSle émaillée au four ou en inox, toutes les ouvertures ménagées pour le passage du hublot d'accès au tambour, du voyant de remplissage du réservoir et des boutons de commande sont rendues étanches au moyen de joints demi-ronds auto-adhésifs en néoprène à cellules 20 fermées 21. Pour éviter les baisses de pression dans la salle et les risques de pollution venant de l'extérieur, 1'étanchéité entre le mur 4 et le sol et la façade 14 est réalisée au moyen d'un joint pl*t ou bande 22 en néoprène souple armé de toile synthétique qui est fixé sur le cadre de l'ouverture au moyen de plats 25 métalliques vissés 23. Les quatre coins du cadre ainsi formé par la bande de néoprène sont en coupe d'onglet et sont collés de manière à ne pas créer de surépaisseur. Il est en outre prévu, comme le montre la figure 4» un joint d'étanchéité au sol 24 qui enferme la base des parois verticales de la salle. Enfin une prise 30 d'air propre 25 est disposée entre la salle propre et la machine de décontamination pour la remise à la pression atmosphérique de celle-ci. La machine est placée de telle manière que sa façade vient en application sur la partie extérieure du cadre en néoprène, exerçant une légère pression sur ce dernier pour assurer l'é-35 tanchéité sur son pourtour. Gette étanchéité est renforcée par la surpression intérieure de la salle. Cette implantation permet le déplacement temporaire de la machine sans avoir à modifier les structures de la salle propre et le maintien de l'isolation de la salle en plaçant sur l'ouverture 40 une feuille de polyéthylène simplement collée au pourtour sur le 72 04297 14 2118829 néoprène avec du ruban adhésif* L'accès aux parties mécaniques et électriques ainsi que les opérations journalières de maintenance peuvent pai1 ailleurs s'effectuer à l'extérieur de la salle. In ce qui concerne le procédé de décontamination, l'agent utili 5 sé est un trichlorotrifluoréthane préalablement filtré tel que celui connu sous le nom commercial de Fréon PCÀ. Les caractéristiques de ce solvant fluoré sont les suivantes ï Caractéristiques physiques et chimiques identiques à celles du R 113. 10 Pureté : 99,9 % de trichlorotrifluoréthane au minimum 0,1 % d'autres chlorofluorocarbures au plus. Teneur en résidus non volatils : 1 ppm en poids au maximum. Teneur en particules î 25 - 100 microns 100 au maximum/100 ml 15 100 microns 10 au maximum/100 ml. Par ailleurs, la machine est équipée d'un groupe spécial de filtration à trois étages qui, comme le montre la figure 5, comprend un filtre à 20 microns 26, un filtre à 5 microns 27 et un filtre à 0,45 micron 28. 20 Une vanne pneumatique directe 29 est disposée entre la pompe de circulation 30 et le tambour 31 de la machine, une vanne pneumatique de remplissage 32 entre le réservoir de solvant 33 et la pompe 30, une vanne pneumatique 34 entre la pompe 30 et la partie haute du premier étage de filtration 26, une vanne pneumatique 35 25 entre la partie basse de ce premier étage et la partie haute du second étage 27# une vanne pneumatique 36 entre la partie basse de ce second étage et la partie haute du troisième étage 28 et une vanne pneumatique 37 entre la partie basse de ce troisième étage et le tambour 31 de la machine. Il est en outre prévu des manomè-30 très de pression 38 à l'entrée et à la sortie des filtres 26, 27 et 28 des robinets de prélèvement 39 à l'entrée et à la sortie des mêmes filtres, des vannes manuelles 40 pour l'évacuation directe vers l'alambic de distillation 41 du solvant extrait en amont des cartouches filtrantes des trois étages 26, 27 et 28 et 35 des vannes manuelles 42 de passage direct du solvant extrait à la sortie des étages 26 et 27 rers le tambour 31 de la machine. Il est enfin prévu une vanne pneumatique 43 entre la pompe 30 et le filtre à épingles 44 qui est lui-même relié au tambour 31 de la machine. L'alambic 41 est par ailleurs relié au réservoir 33» 40 Le corps de filtre de chaque étage 26, 27 ou 28 est réalisé en 72 04297 15 2118829 I acier inoxydable de forme cylindrique. 31 contient 10 cartouches ou tubes filtrants 45 disposés en couronne sur deux étages de 5 tubes chacun. Le solvant sale arrive en partie haute, traverse les 10 tubes de 1 Extérieur vers 1 intérieur et descend en partie bas-5 se. Il est prévu une étanchéité particulièrement soignée entre la partie haute 46 contenant le solvant sale et la partie basse 47 contenant le solvant redevenu propre pour éviter tous risques de contamination de 1'un par l,autre. Le premier étage est constitué par 10 tubes filtrants à 20 mi-10 crons et le second étage par 10 tubes à 5 microns. Ces tubes comprennent comme matériau filtrant du coton pur de porosité 20 et 5 microns monté sur des noyaux en mélamine et leur longueur est de 25 cm. Le troisième étage est constitué par 10 tubes écrans à 0,45 micron. Ces tubes comprennent comme matériau filtrant de 15 la mélamine imprégnée de cellulose et de fibre de verre de porosité 0,45 micron montée sur des noyaux en acier inoxydable et leur longueur est de 25 cm. Cette filtration étagée, outre sa qualité, prolonge la durée des cartouches filtrantes et plus particulièrement de celles à 0,45 mi-20 cron qui, s'il n'y avait pas de pré-filtration, se colmateraient très rapidement. L'évolution du colmatage des cartouches est suivie au moyen des manomètres 38 placés en amont et en aval de chaque filtre. La qualité de la filtration est contrôlée par des prélèvements journaliers du solvant en aval de chaque filtre. La 25 possibilité de by-passer, à l'aide des vannes 35, 36 et 42, chacun des filtres 27 et 28 permet de conserver à la machine toute sa souplesse d'exploitation, notamment en ce qui concerne la possibilité de faire des bains chargés en adjuvant, en antistatique ou en bactéricide qui risqueraient d'être bloqués par les filtres 30 à 5 et 0,45 microns 27 et 28 et qui passent dans le filtre à 20 microns 26. D'autre part, il est également avantageux de pouvoir rincer la machine après avoir procédé au nettoyage des corps de filtres et au changement des tubes en faisant passer le solvant sur les filtres à 20 et 5 microns 26 et 27 en éliminant le filtre 35 écran à 0,45 micron 28 qui est plus fragile et dont le rôle essentiel est d'affiner la qualité de la décontamination du solvant au cours des opérations effectuées sur le linge. Ce groupe de filtration présente une plus grande efficacité que les filtres à charbons actifs classiques, car dans ces derniers, 40 des particules de charbons actifs, en se détachant des cartouches 72 04297 i6 2118829 I filtrantes, sont entraînées par le solvant et se déposent sur les vêtements en cours de décontamination et de plus, l'enveloppe du filtre résiste mal à l'agression du solvant et devient génératrice de rouille et de particules métalliques, 5 La machine comprend en outre, entre le filtre à épingles 44 et la pompe 30, un filtre 48 constitué d'un tissu en fibres polypro-pylénique fil continu particulièrement électrostatique, retenant parfaitement bien les peluches parasitaires sans lui-même être générateur de fibrilles. Au moment du séchage, le solvant en pha-10 se vapeur, aspiré par la pompe à vide vers le condenseur, traverse donc le filtre à épingles 44 qui éliminera les débris métalliques et traverse ce filtre à peluches 48 dont le rôle est de retenir les fibres en suspension dans le solvant en phase vapeur. La prise d'air ambiant 25 qui intervient au moment de la remise à 15 la pression atmosphérique du tambour 31 en fin de cycle est placée dans la salle sous un diffuseur d'air propre 19 et est reliée à la vanne d'admission par un tube lisse en polyéthylène. Le fonctionnement de cette machine est le suivant : On charge le tambour des vêtements à nettoyer, on feime le hublot et on met 20 l'automatique en marche. On met la pompe à vide en circuit et elle aspire l'air du tambour. Lorsque la dépression atteint -1 bar environ, le solvant est pompé du réservoir vers le tambour. Les vêtements sont soumis à un pré-nettoyage pendant lequel on adjoint au solvant une quantité déterminée d'antistatique dont le rôle est 25 de réduire le taux de redéposition des particules. Le solvant chargé passe par le filtre à 20 microns 26 pendant toute la durée de cette opération. Le solvant est ensuite refoulé par la pompe vers l'alambic de distillation. Les vêtements sont alors brèvement essorés. Ensuite 30 le solvant est pompé à nouveau du réservoir vers le tambour en passant cette fois par le groupe de filtration. Pendant toute la durée du nettoyage, le solvant est recyclé par la pompe, le groupe de filtration, le tambour, le filtre à épingles et la pompe. On utilise un bain réduit de 40 à 60 litres de solvant en circu-35 lation permanente sur l'ensemble de filtration à trois étages. Cette opération durant 15 minutes, la pompe débitant 60 litres/mn, le bain de 40 litres est filtré 22 fois. On renvoie directement le solvant au réservoir après vidange pour éliminer les risques de pertes de charge dans les filtres qui augmenteraient le temps de 40 vidange et qui risqueraient de perturber le bon fonctionnement de 72 04297 17 2113829 ? la machine à 1'essorage. Les vêtements sont essorés, le solvant extrait en fin d'essorage étant refoulé à l'alambic. Au cours du séchage, les parois intérieures de la cuve sont chauffées électriquement de sorte que 5 le solvant s'évapore. Par l'action de la pompe à vide, le solvant en phase vapeur est aspiré du tambour, passe à travers le filtre à peluches et est refoulé vers la batterie de refroidissement (alimentée par un réfrigérant) où il se condense et, sous forme liquide, s'écoule à nouveau vers le réservoir en passant par le séparait) teur d'eau. Le séchage étant terminé, le tambour est remis à la pression atmosphérique, la pompe à vide aspirant de l'air ambiant. Le hublot peut être ouvert et les vêtements sortis du tambour propres et secs. Pendant la durée du séchage, le solvant utilisé pour le pré-nettoyage est distillé et à nouveau disponible pour 15 la passe suivante, la durée de la passe étant de 18 à 25 mn. Les opérations effectuées à l'intérieur de la salle propre sont les suivantes : Le personnel est revêtu d'équipements spéciaux en polyester comprenant : combinaison, coiffe, bottes et gants, et soumis à la 20 stricte discipline des salles propres. Ges équipements sont décon-taminés quotidiennement. Si on contrôle l'évolution de la contamination d'une combinaison en polyester portée pendant quatre jours, sans traitement intermédiaire, l'article est préalablement nettoyé et décontaminé, puis un premier comptage de particules est effec-25 tué et ce comptage est renouvelé chaque jour suivant avant la prise du service, les prélèvements et comptages sont effectués selon la norme ASTM F51-65T î - 1er jour î 1.710 particules par pied carré - 2ème jour : 4»800 particules par pied carré 30 - 3ème jour ï 9.200 particules par pied carré - 4ème jour : 27.900 particules par pied carré. Le linge, après pré-nettoyage ou pré-lavage et éventuellement réparations et marquage, est introduit par le sas 5 à double porte. La capacité de ce sas est fonction de celle de la machine. Un opé-35 rateur placé à l'extérieur de la salle introduit le linge dans le sas et referme la porte extérieure. Un opérateur placé à l'intérieur ouvre la porte intérieure, prend le linge, referme la porte et met le linge dans la machine de décontamination; il referme le hublot et appuie sur la touehe automatique. Le cycle complet de 40 décontamination dure en moyenne 30 mn. Lorsqu'il est terminé, les 72 04297 18 2118829 vêtements décontaminés et secs sont sortis de la machine et placés sur cintres sous les diffuseurs dfair propre. LOpérateur contrôle l'aspect visuel des vêtements et procède à leur pliage sur table. La table de pliage 17 a un plateau lamifié deux faces 5 et les pieds sont en acier inoxydable. Les vêtements pliés sont alors emliallés séparément dans des sacs en polyéthylène de 8/l00ème de mm d'épaisseur soudés hermétiquement sur une machine qui permet de réaliser dans un premier temps une thermo-soudure étanche et dans un second temps une cou-10 pe franche de la gaine à un centimètre environ de la soudure, garantissant ainsi la parfaite étanchéité de la fermeture. La gaine utilisée pour ce conditionnement est propre intérieurement du fait même de sa fabrication. Il convient que la partie extérieure soit préalablement dépoussiérée et protégée en cours de transport par 15 un emballage étanche. La table 17 porte, comme le montre la figure 6, une machine à souder et à couper la gaine polyéthylène 49 qui comporte un couteau de coupe 50 agissant latéralement en va-et-vient en arrière de la soudure des bandes de téflon 51 dans lesquelles sont noyées 20 des résistances pour la thermo-soudure et une commande 52 du réglage de la température de la soudure. La table porte en outre un dispositif de dépoussiérage 53 comprenant successivement et verticalement des barres antistatiques 54 reliées à une batterie d'alimentation 55, deux non-tissés électrostatiques 56 et des 25 rouleaux 57 de guidage de la gaine. Ce dispositif est contenu à l'intérieur d'une boîte étanche en altuglass 58. En partie haute et en partie basse, deux fentes 59 et 60 sont prévues pour le passage de la gaine. Une porte en façade donne l'accès au dispositif et permet la mise en place de la gaine et le nettoyage de 30 l'ensemble. En dessous de ce dispositif, est disposée une boîte étanche en altuglass 61 montée sur un châssis à roulettes 62 pour faciliter le transport du rouleau de gaine à dépoussiérer 63 depuis le sas d'entrée 5 jusqu'à l'intérieur de la salle propre. Afin de limiter la pollution de l'ambiance propre, les opérations 35 de mise en place du rouleau dans la boitte étanche 61 sont réalisées dans le sas d'entrée 5« Il est enfin prévu une corbeille 64 de récupération des déchets de gaine. Ce montage simple permet de dépoussiérer la gaine extérieure-40 ment. Le rouleau dévideur 63 est placé en partie basse dans la 72 04297 w 2118829 boîte étanche 6l; la gaine passe dans les lèvres formées par les non-tissés 56 imprégnés d 'une solution électrostatique et par les barres ionisantes 54 qui, en neutralisant le caractère électrostatique du polyéthylène, permettent aux poussières de se détacher 5 et de se fixer sur les non-tissés. L'opérateur peut ainsi tirer au fur et à mesure des besoins la gaine propre et procéder au conditionnement des articles. Les articles conditionnés sont ressortis à l'extérieur de la salle par le sas à double porte 12 et sont alors mis dans les con-10 tainers. Dans la variante du système de déroulage de la gaine illustrée par la figure 7» la gaine est livrée sur un axe 65 sans flasques de serrage. On utilise alors un plateau en partie basse de la boîte 61 muni d'axes cylindriques 66 et 67 sur lequel on pose le rouleau 15 de gaine et il est prévu sur la table un système 68 évitant à la gaine de se réenrouler lorsqu'elle n'est pas tenue par l'opérateur. Ce système est composé de trois rouleaux dont les deux extrêmes 69 et 70 sont fixes et celui du milieu 71 coulisse dans une lumière. Lorsqu'il est en position basse, ce rouleau est attiré par un bar-20 reau aimanté 72 qui, agissant à travers la gaiias, bloque cette dernière; lorsque l'opérateur tire sur la gaine, ce rouleau monte et dégage celle-ci. Dans la même variante, il est prévu pour le système de dépoussiérage, dans le boîtier 53, deux prises d'air 73 et 74, 1'une prélevant de l'air propre dans la salle et l'autre reliée 25 à un petit aspirateur spécial; ce dispositif permet d'éliminer les poussières en mouvement à l'intérieur de ce boîtier. Le contrôle du niveau de contamination au poste 16 consiste, à chaque passe, sur un vêtement pris au hasard, à réaliser le prélèvement et le comptage dans la salle sous une hotte à flux laminaire 30 de classe 4* Les résultats obtenus en ce qui concerne la propreté de la salle sont les suivants : Lorsque la salle est au repos, le niveau de contamination est inférieur à 3*5 particules par litre : classe 4» Lorsque la salle 35 est en activité, le niveau moyen de contamination est de 25 particules par litre : classe 400. Ces résultats sont excellents car la classe 400, en effet, n'est obtenue que très rarement dans une salle à flux turbulent. De plus, on est situé plus près de la limite inférieure que de la limite supérieure, ce qui tend à prou-40 ver que les risques de contamination dans l'enceinte sont très minimes et que la pollution due au personnel et à son activité est 72 04297 20 2118829 ! très réduite• En ce qui concerne l'efficacité du procédé, on a effectué une étude comparative sur deux blouses en polyester fils continus à niveau de contamination initial supérieur à 50.000 particules par 5 pied carré et supérieur à 100 fibres. On fait subir à la première blouse, en contrôlant à chaque fois le niveau de contamination, les opérations suivantes : 1. Nettoyage en milieu solvant dans les conditions précisées ci-dessus pour le pré-nettoyage : 10.200 particules/pied carré 10 (9,3 dm2) 2« Décontamination en salle propre 1.600 particules/pied carré 3. Lavage en milieu aqueux dans les conditions précisées ci-dessus pour le pré-lavage : 29,700 particules/pied carré 15 4» Décontamination en salle propre : 2.600 particules/pied carré La seconde blouse a été traitée dans les mômes conditions : 1. Lavage en milieu aqueux : 19*500 particules/pied carré 2. Décontamination en salle propre ; 1.200 particules/pied carré 3. Nettoyage en milieu solvant : 4*700 particules/pied carré 20 4. Décontamination en salle propre : 930 particules/pied carré Cette première comparaison montre l'efficacité du procédé et met en évidence de façon flagrante que, malgré les conditions particulières dans lesquelles sont effectués nettoyage et lavage, ces deux traitements rechargent en particules le linge et limitent né-25 cessairement les performances obtenues. Une seconde expérience permet de savoir si le procédé est susceptible d'atteindre des niveaux de décontamination élevés en prolongeant le cycle de décontamination. Cette expérience est réalisée sur une blouse en polyester fils continus à niveau de contami-30 nation initial supérieur à 50.000 particules par pied carré et supérieur à 100 fibres et elle donne les résultats suivants : 1ère décontamination en salle propre 4*000 particules/pied carré 2ème décontamination en salle propre 2.930 particules/pied carré 3ème décontamination en salle propre 1.400 particules/pied carré 35 4ème décontamination en salle propre 900 particules/pied carré Enfin, en ce qui concerne la fiabilité du procédé, le niveau de contamination initial d'un vêtement de salle propre est évidemment fonction de différents paramètres tels que les fibres textiles constituant le tissu, l'âge et le degré d'usure, les condi-40 tions d'utilisation et la fréquence de nettoyage et de décontami 72 0429/ 21 nation* Des comptages de particules effectués sur des vêtements mettent en évidence qu'un vêtement utilisé dans des conditions normales depuis deux ans et entretenu par le procédé une fois par semaine est porteur, au bout de cinq jours d'utilisation et avant 5 traitement, de plus de 100 fibres et de plus de 50*000 particules de dimensions maximales 100 microns par pied carré. Après traitement, le niveau de cette contamination est ramené à une moyenne située entre 1.000 et 2.000 particules et un maximum de 10 fibres. Ce niveau de contamination, après traitement, ne dépasse jamais un 10 maximum de 20 fibres et 5.000 particules dont les dimensions maximales sont réduites à 10 microns. Il est enfin avantageux d'une part d'utiliser un évaporateur comme système de chauffage du tambour, car des résistances électriques, étant en contact avec le solvant, risquent d'être généra-15 trices de particules en cours d'opération, et d'autre part de mettre en place un réservoir supplémentaire de solvant qui permet d'avoir en permanence à disposition un solvant parfaitement propre. Les applications du procédé et de la machine ainsi décrits sont toutes celles où il convient d'éliminer des contaminants inertes : 20 particules, fibres, etc... des équipements portés par le personnel travaillant dans des ambiances ultra-propres, ces contaminants inertes risquant de nuire à la qualité des production. A titre d'exemple, dans le domaine de la microphotographie, on a constaté que des particules de lessive non solubilisées complè-25 tement dans le milieu aqueux et des particules de sels minéraux contenues dans ce même milieu restaient dans les vêtements et, en se détachant pendant le travail des opérateurs, venaient contaminer les films photographiques, entraînant un rejet important au moment du contrôle ce rejet étant de l'ordre de 40 %, A la suite 30 de l'application du procédé et de l'utilisation de la machine, ce pourcentage de rejets est tombé à 4 $>• Ces contaminants inertes sont, dans la plupart des cas, des supports de contaminants vivants. Une étude a été effectuée pour mettre en évidence le fait qu'un vêtement décontaminé selon le présent 35 procédé présente un niveau de contamination bactérienne sinon nul, du moins très faible par rapport à tin vêtement traité dans des conditions normales. Cette étude a porté sur le contrôle bactériologique et le contrôle de l'évolution de la contamination au cours de l'utilisation sur une tenue comprenant une veste, un pantalon 40 et des bottes, en polyester, ainsi que sur une combinaison en ✓ *> U t *l±±ÔÙÏV polyester également, après décontamination. Le tableau I ci-des-sous donne les résultats de ces contrôles. On a également procédé à une étude comparative de la propreté micro-biologique d'une blouse en coton lavée dans des conditions 5 normales et d'une blouse en polyester après décontamination conforme à l'invention, ces deux vêtements étant sous sachets polyéthylène étanches. Les résultats ci-dessous expriment le degré de contamination micro-biologique de la blouse et de l'intérieur du sachet, ces résultats n'ayant de réelle signification que si on 10 les compare et en tenant compte d'une part de la méthode utilisée (résultats exprimés à partir de faibles prises d'essais qui, dans le cas du polyester, ne contiennent que peu de germes (un ou deux), mais qu'il faut multiplier par un coefficient important pour rapporter aux nombres de germes totaux par blouse) et d'autre part 15 du fait que les essais n'ont été effectués qô'nne seule fois. Germes vêtement coton vêtement polyester Aérobies totaux incomptables 33 Anaérobies totaux 10*000 1.100 ** Champignons microscopiques totaux 1.500 370 Pseud omonada cées 0 0 Entérobactériacées 0 0 Ce nombre d'anaérobies totaux est vraisemblablement inférieur 25 compte-tenu du nombre trouvé pour les aérobies totaux. Ces résultats confirment qu'un bêtement sortant d'une décontamination conforme à l'invention est pratiquement stérile. On ne peut toutefois garantir la stérilité absolue du vêtement. Cette garantie ne peut être obtenue que par un traitement bactéricide 30 ultérieur. L'efficacité de ce traitement bactéricide ne peut cependant être que renforcée si l'on a déjà éliminé les contaminants solides. (Voir tableau I page n° 23). Il faut enfin souligner l'intérêt que présente la décontaœina-tion conforme à l'invention, y compris le conditionnement des vê-35 tements, car l'ensemble permet la stérilisation ultérieure par radio-stérilisation électronique sans nuire à la qualité de la décontamination, les vêtements pouvant être soumis aux irradiations électroniques sous leur emballage. J 72 04297 23 2118829 TABLEAU I U AVANT UTILISATION APRES UTILISATION Prélèvements faits dès ouverture des pochettes Tenue portée 6 H -rangée dans cellule stérile Prélève-ment Dans sas stérile 16 H sur cintre sous UV Prélèvement "S~ Tenue portée 6 H -rangée dans cellule stérile Prélèvement Dans sas stérile 16 H sur cintre sous UV Prélèvement 10 15 20 25 VESTE: - en surface -pliure PANTALON: ceinture BOTTES: - en haut, bords-côtes C0MBI-IMN: -devant, en surface -bas de jambe 30 7T VESTE: -devant -dessous de bras PANTALON: «ceinture -devant -bas (dans la botte) -entre jambes BOTTES: -en haut, bords-côtes -dessous, semelle C0MBI-NAléÔN: -dessous de bras -bas de jambe -devant, partie haute + (8) +(15) + (3) + +(2) +(2) +(2) + (5) + (2) +(7) G + (2) +(3) +(6) +(6) + (1) + (10) +(10) + (li N.B. G = Gélose; S » Sabouraud (Les nombres entre parenthèses désignent le nombre de colonies observéesQ 72 04297 24 2118829 REVENDICATIONS 1 - Procédé de nettoyage et décontamination de vêtements, caractérisé en ce qu'il consiste d'abord à effectuer un pré-traitement de lavage ou nettoyage dans une ambiance normale, puis à ef- 5 fectuer une décontamination dans une mabiance de salle propre. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la décontamination à l'aide d'un solvant fluoré. 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le solvant fluoré utilisé pour la décontamination est du trichlo- 10 rotrifluoréthane. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'on ajoute au solvant tin produit antistatique. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, 15 caractérisé en ce que, à la fin de la décontamination, on renvoie directement le solvant au réservoir. 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5> caractérisé en ce que, après décontamination, on enferme les vêtements sous gaine de polyéthylène. 20 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que, dans le cas où le pré-traitement est un pré-nettoyage, on effectue, après le dernier rinçage de celui-ci, une filtration complémentaire du solvant. 8 - Installation de nettoyage et décontamination de vêtements, 25 caractérisée en ce qu'elle comprend d'une part une machine de lavage ou nettoyage et d'autre part une salle propre qui est équipée d'une machine de décontamination. 9 - Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la salle propre est une salle à flux turbulent. 30 10 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que la machine de décontamination est disposée à l'extérieur de la salle propre avec sa façade avant placée dans une ouverture de la paroi de la salle propre avec interposition de joints d'étanchéité. 35 11 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que la machine de décontamination est une machine de nettoyage à sec en solvants fluorés. 12 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce que la machine de décontamination est 40 une machine de nettoyage à mise en dépression du tambour. 72 04297 13 - Installation suivant l'une quelconque des revendications ' 8 à 12, caractérisée en ce que la machine de décontamination comprend un groupe de filtration étagé à matériaux filtrants de porosité décroissante. 5 14 - Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce que le groupe de filtration comprend trois étages à respectivement environ 20 microns, environ 5 microns et environ 0,45 micron. 15 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 13 et 14> caractérisée en ce que le groupe de filtration comprend 10 des moyens de by-passage de chacun des étages. 16 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 11 à 15 lorsque les revendications 12 à 15 dépendent de la revendication 11, caractérisée en ce que la machine de décontamination comprend un filtre en fibre polypropylènique entre le tambour et 15 la pompe. 17 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 8 à 16, caractérisée en ce que la machine de décontamination est munie d'une prise d'air dans la salle propre. 18 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 20 8 à 17, caractérisée en ce que la salle propre comprend un appareillage de conditionnement sous gaine polyéthylène comportant un dispositif d'alimentation en gaine, un dispositif de dépoussiérage et une machine à souder et couper. 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