La présente invention concerne les dispositifs de coffrage métalliques permettant la réalisation d'ouvrages en béton armé par éléments de grandes dimensions sans nécessiter une mise en oeuvre préliminaire, ces éléments pouvant autre, par exemple, des planchers nervurés dans deux directions orthogonales de manière à constituer des alvéoles. I1 est de plus en plus réalisé des planchers de béton alvéolaires notas ment pour des usages industriels et commerciaux tels que bureaux, magasins, garages ou autres batiments de grande surface. Dans ces réalisations, il est généralement recherché d'obtenir des surfaces propres à l'état brut de décoffrage, les alvéoles obtenues étant destinées, en plus des éffets mécaniques et acoustiques qui leur sont propres à créer un ensemble esthétique sans qu'il soit nécessaire d'effectuer un ragréage après l'opération de décoffrage.A cette fin, il est connu d'utiliser différents moyens de mise en oeuvre, lesquels se différencient uniquement dans la nature des éléments de coffrage des alvéoles ces derniers de forme à peu près identique sapparentant à un tronc de pyramide, creux, sont soit en ttle métallique, soit en polyester. Le coffrage d'une dalle de plancher s'effectue par juxtaposition de ces éléments selon des lignes orthogonales, leur écartement étant systématiquement déterminé par la mise en contact des bords tombés équipant les dits éléments, lequel écartement définit ltépaisseur des nervures croisées du plancher réalisé.Cette juxtaposition s'opère sur un support constitué de chevrons de bois disposés parallèlement selon un pas correspondant à la distance d'axe en axe des nervures, lesquels chevrons reposent eux-memes sur des traverses de bois ou des poutrelles métalliques horizontales en appui sur des étais traditionnels. La préparation de ce support identique à celui couramment utilisé pour l'exécution de dalles pleines reste longue et conteuse. L'opération de décoffrage reste délicate : lbnlèvement des étais ne pouvant s'effectuer qu'après un temps déterminé, l'extraction des éléments de coffrage des alvéoles est délicat pour éviter la détérioration des angles des nervures, ce qui nécessite l'emploi d'un outillage spécial tel que griffes par exemple.Pour y remédier, il est parfois utilisé des éléments de coffrage en plate dur constituant un coffrage perdu. Le dispositif, suivant l'invention, permet de réaliser sans aucune mise en oeuvre préliminaire le coffrage rapide d'une dalle de plancher de béton alvéolé et le décoffrage partiel limité à celui des éléments de coffrage des alvéoles dans le but d'activer le séchage de la dalle tout en maintenant l'ensemble de la dite dalle jusqu'à son décoffrage total. Le dispositif, objet de l'invention, consiste en un chassis métallique en forme de table horizontale supportée par quatre pieds tubulaires équipés chacun d'un vérin à vis à commande manuelle et d'une roue porteuse. Le plateau supérieur de la table est constitué d'un quadrillage de profilés destinés à assurer le moulage des fonds de nervures du plancher de béton. Les évidements carrés ou rectangulaires déterminés par l'espacement de ces nervures reçoivent les éléments de coffrage des alvéoles proprement dits : ceux-ci sont constitués de prismes creux réalisés en matière plastique telle que résine armée, polyester armé ou autre matériau similaire de bonne tenue mécanique et de bonne résistance à la corrosion, tout en présentant une certaine élasticité.La forme de ces éléments s'apparente à un tronc de pyramide dont les faces latérales et le fond supérieur sont convexes afin d'assurer une dépouille propice à un bon décoffrage. Ces éléments de coffrage sont maintenus sur le plateau au moyen de clavettes à talons inclinés dont le blocage place les dits éléments en position de coffrage ; une contre-clavette verrouille ce positionnement. La table reposant sur ses quatre pieds, les patins de vérins en appui au sol, le réglage en hauteur est obtenu par la manoeuvre du volant commandant la vis vérin jusqu'à la mise au niveau désiré du fond de nervure par rapport au sol. Après la coulée de la dalle de béton, et dans le but d'en activer le séchage avant décoffrage définitif, il est procédé au décollement des éléments de coffrage d'alvéoles en chassant les clavettes, ce qui entraine une retombée limitée de ceux-ci.Après le délai voulu, il est procédé au décoffrage de l'ensemble par abaissement du plateau en agissant sur les vis-vérins jusqu'à la mise en appui au sol des roues porteuses. Dans cette position, le sommet des éléments de coffrage d'alvéoles se situe en-dessous des nervures permettant ainsi une translation de la table. C'est ainsi que pour la réalisation d'une dalle de plancher complète, il peut entre fait usage d'un certain nombre de dispositifs conformes à la présente invention, la rotation de ceux-ci permettant une construction rapide d'un niveau d'étage. La réalisation des poutres horizontales en béton armé reliant deux poteaux est obtenue par un élément de coffrage monté articulé le long du plus grand côté du plateau de coffrage de la dalle.Cet élément correspond en dimensions, à la largeur de la poutre et en longueur à la moitié de la portée de celle-ci. Selon la partie de dalle à coffrer, cet élément de coffrage articulé peut entre positionné, à l'une quelconque des extrémités du plateau. Les dessins annexés illustrent à titre d'exemple un mode de réalisation du dispositif conforme à 1â présente invention, lesquels dessins représentent - en figure 1, la table en position haute ou position de coffrage, vue en élévation, - en figure 2, la table en position basse après décoffrage, - en figure 3, une vue de dessus de la table avec son élément de coffrage de fond de poutre, - en figure 4, la table en position de coffrage vue en bout, - en figures 5, 6, 7 et 8 les détails de fixation des éléments de coffrage d'alvéoles, - en figures 9 et 10 une vue en bout du dispositif de coffrage du fond de poutre. Tel qu'il est représenté, le dispositif comprend un chassis 1 en forme de table dont le plateau supérieur horizontal est composé au moyen d'un quadrillage de profilés en forme de U réalisés en mécano-soudure au moyen de plats. Ce plateau est rigidifié en sa partie inférieure par un assemblage en treillis de profilés ronds et carrés 2. Les dimensions du rectangle constituant le plateau correspondent en longueur à la portée du plancher entre deux poteaux d'appui, et en largeur 6 la moitié de cette portée.Le plateau repose au sol au moyen de quatre pieds constitués chacun dtun faisceau de tubes 3 convergeant en partie basse vers le corps d'un vérin å vis 4 dont le volant de manoeuvre 5 commande le mouvement de monte et baisse d'un piètement 6. Sur l'un des tubes 3 constituant chaque faisceau est soudé un support de roue 7 de façon telle que celle-ci repose au sol lorsque le piètement 6 est remonté en position haute. Sur l'un des plus grands cotés du plateau, est monté un élément de coffrage de fond de poutre 8, plateau rectangulaire en contreplaqué par exemple fixé sur un chassis constitué par l'assemblage de deux longerons 9 et de traverses 10. Ce plateau dont la longueur correspond å la moitié de l'espace séparant deux poteaux d'appui de la dalle de plancher et dont la largeur correspond à celle de la poutre b couler est monté basculant sur le grand ceté du plateau 1 autour de deux axes horizontaux de chapes 11.Dans le but de répondre aux différents cas de coffrage, le ceté du plateau t comporte sur toute sa longueur une série de chapes 11 utilisables deux à deux suivant le cas : cette disposition permet entr'autre une juxtaposition tête-btche de deux tables de coffrage, pour la réalisation d'une poutre complète. La mise en position relevée du plateau 8 est assurée par une crémaillère 12 articulée en 13 sur le plateau et s'accrochant sur un piton 14 placé en partie inférieure du treillis du plateau 1. Au cours de la rotation du plateau 8 autour des axes de chape 11, la crémaillère est toujours située au-dessus du piton 14, évitant ainsi une retombée brutale de ce plateau au moment du décoffrage. Le blocage du plateau 8 en position horizontale et au niveau du plateau 1 est assuré par des barres transversales 15 ou tubes carrés dont l'une des extrémités comporte une cale biaise 16 soudée s'em'anchant à force dans un logement prévu à cet effet dans le profilé longitudinal de bordure du plateau 1, l'autre extrémité de la barre étant en appui dans un logement semblable d'une autre table de moulage montée en parallèle, au moyen d'une cale biaise amovible 17.Ces barres transversales ainsi disposées évitent toute flexion ou tout gauchissement du plateau 8 sous le poids de la poutre au moment de la coulée. Chaque évidement carré ou rectangulaire réalisé par le quadrillage du plateau 1 reçoit un élément de coffrage 18 des alvéoles du plancher. Cet élément de forme prismatique s1 apparentant à un tronc de pyramide creux dont les faces latérales et le fond supérieur sont convexes est réalisé en matière plastique telle que résine armée, de fibre de verre, polyester ou autre, de bonne résistance mécanique assurant une bonne tenue sous la charge de la dalle à mouler. Chaque élément comporte en partie basse de chacune de ses faces au moins une découpure rectangulaire 19 dans laquelle stengage une clavette 20 en forme de plaque rectangulaire dont la base est pourvue de quatre talons inclinés 21 formant coins et dont l'une des extrémités porte une plaquette de serrage 22 placée sur un support soudé sur la clavette.Une découpure rectangulaire axiale 23 est prévue pour la mise en place d'une contre-clavette 24, laquelle comporte sur l'une de ses faces actives constituant le coin une plaquette de serrage 25; la contre-clavette possède en sa partie terminale inférieure une broche transversale 26 permettant la manoeuvre de la contre-clavette sans que celle-ci ne désempare de son logement 23 au cours du pré-décoffrage des éléments 18. Un trou 27 est prévu en partie haute de la contre-clavette pour exécuter son déblocage au moyen d'un crochet. La figure 7 représente une variante de clavette dans le cas d'un blocage d'un seul élément de coffrage 18 en bordure de plateau 1. Au moment de la réalisation du coffrage, la table mise en place et en appui sur le sol sur les piètements .6, le dessua du plateau 1 réglé au niveau correspondant à la face inférieure horizontale des nervures du plancher après décoffrage, les éléments de coffrage 18 sont bloqués en position par la mise en position verticale des contre-clavettes 24 (figures 6 et 7). Le serrage de celles-ci provoque la translation horizontale des clavettes 20 et la remontée des éléments 18, lesquels sont en même temps soumis à l'action des plaquettes de serrage 22 et 25 tendant à évaser le périmètre de pied des éléments par cintrage des faces latérales de ceux-ci. Après la coulée de la dalle de béton, il est possible d'en activer le séchage avant le décoffrage définitif. il suffit au bout de quelques heures de retirer les contre-clavettes 24 et de les basculer comme représenté en figure 5; cette opération provoque le décintrage des éléments de coffrage 18, lesquels reprenant leur forme primitive se décollent d'eux-memes du béton et descendent en appui sur les clavettes 20 repoussées préalablement de façon à dégager les talons inclinés 21. Les plateaux 1 et 8 maintenue en position pendant cette opération continuent d'assurer le soutien de la dalle jusqu'à la phase de décoffrage total.Après enlèvement des cales biaises 17 et des barres transversales 15 soutenant le plateau 8 de coffrage du fond de poutre et le basculement de celui-ci, le décoffrage définitif s'opère par action sur les volants de manoeuvre 5 des vérins 4 jusqu'à la mise en appui de l'ensemble sur les roues 7. A ce stade, le niveau supérieur du plateau 1 se situe suffisamment en-dessous de celui des nervures du plancher pour permettre le déplacement de la table. L'invention ne se limite aucunement au mode de réalisation de ses différentes parties spécialement indiquées, mais elle embrasse au contraire toutes les variantes possibles en particulier pour la forme et la disposition de certains éléments intervenant dans sa réalisation à condition que les modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications contenues dans la présente description. Le dispositif, objet de l'invention, peut entre utilisé pour la réalisation de tous planchers alvéolaires en béton dans la construction de bâtiments tels que magasins, bureaux, ateliers ou autres. - REVENDICATIONS 1.- ensemble de coffrage pour dalle de plancher de béton à nervures croisées constituant des alvéoles, caractérisé par le fait qutil comporte des moyens permettant un coffrage rapide de l'ensemble sans mise en oeuvre préliminaire et le décoffrage partiel limité à celui des éléments de coffrage des alvéoles dans le but d'activer le séchage de la dalle tout en maintenant l'ensemble de la dite dalle jusqu'à son décoffrage total. 2.- Ensemble de coffrage selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est constitué de l'association d'un chassis métallique assurant le coffrage des fonds de poutres et de nervures et d'éléments de coffrage des alvéoles. 5.- Ensemble de coffrage selon l'une des revendications 1 ou 2, prises ensemble, caractérisé par le fait que le chassis métallique est constitué d'une table comprenant un plateau horizontal constituant la face de moulage des fonds de nervures de longueur égale à la portée d'une poutre reliant deu joteaux d'appui consécutifs du plancher à réaliser et de largeur égale à la moitié de cette portée, lequel plateau est supporté par quatre faisceaux de tubes convergeant vers le corps d'un vérin à vis dont la partie mobile porte un patin d'appui, lesquels faisceaux comportent chacun une roue. 4.- Ensemble de coffrage selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le plateau est constitué d'un quadrillage de profilés en forme de U réalisés en mécano-soudure déterminant une série d'évidements carrés ou rectangulaires destinés à recevoir les éléments de coffrage des alvéoles, le dos des profilés situés dans un plan commun horizontal constituant la face de moulage des fonds de nervures, le dit plateau étant rigidifié en sa partie inférieure par un assemblage en treillis de profilés ronds et carrés. 5.- Ensemble de coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que le moyen de coffrage de fond de poutre est un plateau rectangulaire de longueur égale à la moitié de la longueur de la poutre et dont la largeur est égale à celle de la poutre, lequel plateau est fixé sur un chassis métallique basculant autour des axes horizontaux de chapes placées sur le profilé bordant l'un des plus grands cotés du plateau constituant la table de coffrage, le maintien en position horizontale du plateau basculant s'effectuant au moyen d'une crémaillère en appui sur un point fixe ou piton soudé sur le treillis équipant la partie inférieure de la table de coffrage. 6.- Ensemble de coffrage selon la revendication 5, caractérisé par le fait sue le blocage en position horizontale du plateau de coffrage du fond de poutre dans le plan du plateau constituant la face de moulage des fonds de nervures est réalisé par la mise en coincement de barres transversales dans des orifices prévus a' cet effet dans les profilés bordant les grands côtés de la table de coffrage, lesquelles barres transversales de section creuse biaise carrée comportent à l'une de leurs extrémités une cal soudée, l'autre extrémité étant bloquée par une cale biaise amovible. 7.- Ensemble de coffrage selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que les éléments de coffrage d'alvéoles sont des prismes creux en forme de tronc de pyramide dont les faces latérales et le fond supérieur sont convexes, lesquels prismes creux sont réalisés en matière plastique de bonne résistance mécanique et présentant une certaine élasticité. 8.- Ensemble de coffrage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que chaque élément de coffrage d'alvéole comporte en partie basse de chacune de ses faces latérales au moins une découpure permettant la mise en place des moyens de liaison du dit élément avec le plateau de coffrage des fonds de nervure. 9.- Ensemble de coffrage selon l'une des reveneioatipos 7 ou 8 caractérisé par le fait que les moyens de liaison des éléments de coffrage d'alvéoles et du plateau de coffrage des fonds de nervures sont constitués chacun d'une clavette à talons inclinés stffngageant dans des découpures exécutées dans les profilés constituant le quadrillage du plateau, laquelle clavette comporte à 1 l'une de ses extrémités une plaquette de serrage portée par un support vertical soudé et à l'autre extrémité une découpure rectangulaire axiale dans laquelle s'engage une contre-clavette de blocage. 10.- Ensemble de coffrage selon 1 'une quelconque des revendications 7 i 8 caractérisé par le fait que la contre-clavette deblocage comporte sur l' une de ses faces actives une plaquette de serrage, le blocage de la dite contre-clavette assurant par translation horizontale de la clavette une mise en position haute des éléments de coffrage des alvéoles, la pression des plaquettes de serrage provoquant une déformation des faces latérales des dits éléments, lesquelles faces reprennent leur forme primitive au retrait de la contre-clavette facilitant ainsi le décoffrage des alvéoles, chaque élément de coffrage retombant en appui sur la clavette repoussée latéralement, la contre-clavette restant en place dans son logement après basculement grgce à une broche transversale placée en sa partie terminale inférieure, la dalle de plancher continuant d'entre soutenue par les plateaux de coffrage de fonds de nervures et de fonds de poutres pendant le décoffrage des alvéoles.