I1 est connu, dans la technique des convoyeurs à bande, de prévoir plusieurs rouleaux allongés tournant fous et disposés transversalement par rapport a un élément transporteur (généralement sans fin) à des intervalles longitudinalement espacés entre eux pour supporter le brin mou ou de retour du transporteur. Ainsi, par exemple, un tel élément transporteur peut être constitué par une courroie sans fin formant un brin supérieur transporteur ou simplement porteur, lequel est supporté par des moyens appropriés tels que des rouleaux montés fous et cintrés, ainsi qu'un brin inférieur ou de retour disposé au-dessous du brin porteur et circulant en sens contraire par rapport à celuici, de telle sorte que plusieurs rouleaux fous du brin de retour portent contre la surface porteuse de la courroie ou bande pendant son parcours de retour à vide. Bien que les rouleaux fous de retour selon l'art antérieur aient généralement donné satisfaction, ils ont souvent présenté de sérieux inconvénients. Ainsi, par exemple, de nombreux arbres de rouleaux fous de ce type étaient des arbres rigides formés par forgeage et usinage a partir de barres d'acier cylindrique. Par conséquent, ces arbres de rouleaux selon l'art antérieur étaient inutilement lourds et leur fabrication s'est révélée peu rentable en ce qui concerne la consommation d'énergie et de matière.En outre et de ce fait, les arbres pour rouleaux suivant l'art antérieur étaient a la fois difficiles et coûteux fabriquer, et par nécessité devaient entre fabriqués conformément aux spécifications de l'appareil transporteur particulier auquel ils étaient destinés. De plus, de nombreux types de rouleaux fous selon l'art antérieur ne se prêtaient guere au nettoyage de menus fragments de matière résiduelle gui adhèrent à la surface transporteuse inversée de la bande ou courroie.Cette matière résiduelle adhère le plus souvent à la surface de la courroie transporteuse après le déchargement de celle-ci, ait elle est délogée au hasard recette surface, d'une manière plus ou moins uniforme, sur toute une partie initiale allongée du brin de retour, sous l'influence de chocs et vibrations mécaniques incontrôlés. Cela a souvent posé unproblème important de nettoyage et par conséquent l'observation compliquée de normes satisfaisantes d'hygi8ne et de sécuri té dans l'entourage immédiat du transporteur.Un autre inconvénient caractérisant les rouleaux fous selon l'art antérieur, notamment ceux qui comportent un revêtement souple ou élastique, est que ces rouleaux comprennent souvent un arbre de diamètre relativement réduit et un revêtement élastique comparativement épais. De tels rouleaux sont à la fois d'une fabrication à la fois difficile et onéreuse en raison de certaines limitations que posent les procédés connus de moulage qui font que le moulage de sections plus épaisses d'élastomères est généralement plus difficile que le moulage de sections plus minces. Les fortes sections d'élastomères surmoulées jusqu'à présent sur les arbres des rouleaux ont en outre donné lieu à un gaspillage inutile de matière. Ces inconvénients ainsi que d'autres qui caractérisent l'art antérieur peuvent être fortement réduits ou éliminés grâce à la présente invention, suivant laquelle on prévoit un ensemble de rouleaux fou rigide, d'un poids relativement réduit et d'une grande facilité de fabrication, cet ensemble permettant de réaliser des économies considérables tant à la fabrication qu'en matière première, par rapport aux rouleaux connus, grâce à diverses caractéristiques nouvelles permettant la fabrication d'arbres pour rouleaux de différentes dimensions. La présente invention prévoit en outre un nouveau revêtement élastique pour un arbre de rouleau, ce revêtement améliorant les propriétés de résistance a l'usure des courroies sans fin et des rouleaux, ainsi que le nettoyage de la courroie, et elle prévoit enfin des procédés nouveaux de fabrication d'arbres pour rouleaux et de revêtements pour ceux-ci, ainsi qu'il sera décrit plus en détail ci-après. L'invention a donc pour objet de prévoir un dispositif de rouleau fou d'un type perfectionné. Un autre but de l'invention consiste à prévoir un rouleau fo" de retour de type perfectionné pour supporter le brin de retour d'un élément transportur de forme allongée. Par ailleurs, l'invention a également pour objet de prévoir un rouleau fou comportant une structure nouvelle d'arbre rigide. Plus particulièrement, l'invention a pour but de prévoir un ensemble rigide d'arbre pour rouleau, composé d'éléments standard à partir desquels on peut fabriquer des arbres de différentes dimensions. L'invention a aussi pour but de prévoir un rouleau fou de retour, pourvu d'un revêtement élastique présentant des caractéristiques améliorées pour ce qui concerne le nettoyage de la courroie. Un autre but de l'invention consiste à prévoir des procédés perfectionnés de fabrication de rouleaux fous de forme allongée, y compris des procédés perfectionnés de fabrication de l'arbre de ces rouleaux. Ces différents buts et avantages, ainsi que d'autres encore, seront mieux compris d'après la description qui suit de l'invention, donnée avec référence au dessin annexé, sur lequel - La figure 1 est une vue en élévation d'un ensemble de support de transporteur comprenant un rouleau fou de retour réalisé conformément aux principes de la présente invention. - La figure 2 est une vue partielle en élévation latérale d'un rouleau fou suivant la présente invention, lequel se compose d'un arbre rigide et d'un revêtement élastique suivant un mode particulier de réalisation de l'invention. - La figure 3 est une coupe transversale de la figure 2, faite suivant la ligne III-III de celle-ci - La figure 4 est une vue.partielle-en perspectivedu rouleau fou représente figure 2. - La figure 5 est une vue en élévation latérale d'un mode particulier de réalisation d'arbre de rouleau de retour suivant la présente invention, représenté en coupe et arrachements partiels pour montrer certains détails. - La figure 6 est une coupe transversale faite suivant la ligne VI-VI de la figure 5. - La figure 7 est une coupe axiale centrale d'un second mcle possible de réalisation d'arbre de rouleau fou. - La figure 8 est une coupe transversale faite suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7, et - la figure 9 est une coupe axiale centrale d'un troisième mode de réalisation d'un arbre de rouleau fou suivant lXinven- tion. On a désigné dans son ensemble, par le chiffre de référence 10, Figure 1, un ensemble de support pour convoyeur à bande sans fin, lequel comprend un rouleau fou de retour 12, de forme allongée, réalisé suivant la présente invention, ainsi qu'un châssis-support 14 sensiblement en forme d'U, comportant deux montants-espacés latéralement 16 formés chacun d'une semelle 18 solidaire de l'extrémité inférieure du montant correspondant et qui prend appui sur le sol ou plancher supportant le convoyeur. Une entretoise rigide 20 s'étend latéralement entre les montants 16 et se fixe à ces derniers juste au-dessus des semelles correspondantes 18.Des coussinets anti-friction de type approprié sont portés près de l'extrémité supérieure de chaque montant 16, ainsi qu'il est indiqué en 22, et à mi-hau -teur de ces montants,d'autres coussinets 24 sont prévus pour supporter en rotation les extrémités longitudinales respectivement d'un rouleau fou cintré 26 et d'un rouleau fou de retour 12.Dans la pratique courante, un élément transporteur tel qu'un tapis, courroie ou bande sans fin souple 28 est disposée le long d'une série de supports 10 disposés transversalement par rapport à llaxe longitudinal de la courroie sans fin et à des intervalles réguliers, de manière que la courroie 28 soit entrainée le long d'une boucle sans fin et allongée comprenant un brin transporteur ou porteur 28A, supporté par la série correspondante de rouleaux fous porteurs 26, et un brin de retour 28B placé sous le premier 28A et supporté par la série respective de rouleaux fous de-retour 12.Près des extrémités longitudinales de la courroie sans fin 28 formant boucle, celleci est supportée pour lui permettre de passer du brin porteur 28A au brin de retour 28B, par tout moyen approprié, par exemple à l'aide de tambours ou rouleaux moteurs (non représentés) ou organes analogues qui permettent à la courroie sans fin de transporter des matériaux ou objets le long du brin 28A entre deux endroits éloignés, selon le mode bien connu. Chaque rouleau fou de retour 12 (Figures 2, 3 et 4) comprend un arbre sensiblement cylindrique, rigide et allongé, désigné en 30, et formé de. parties terminales coaxiales longitudinalement espacées 30A et d'une partie intermédiaire allongée 30B disposée entre lesdites parties terminales coaxiales 30A. Les extrémités opposées et axialement opposées de l'arbre 30 sont réalisées de manière à constituer des portées appropriées 46 destinées à être montées en rotation dans les roulements ou coussinets anti-friction 24 logés dans le châssis 14 (Figure 1).Un revêtement élastique 34, généralement en élastomère approprié, par exemple en néoprène, entoure circonférentiellement la plus grande partie de l'arbre 30, entre les extrémités longitudinales de celui-ci et comprend une partie allongée 36 formant gaine qui enveloppe l'arbre 30 sur sa circonférence entre les extrémités longitudinales du revêtement 34. De cette gaine 36 font partie intégrante plusieurs parties cylindriques axialement espacées entre elles, désignées en 38 en forme de galets et qui entourent l'arbre 30 ; ces galets font saillie radialement ver l'extérieur de la gaine 36, ainsi que plusieurs nervures longitudinales et souples de renforcement 40, espacées circonférentiellement entre elles ; ces nervures, ici au nombre de trois, s'étendent entre des paires adjacentes de galets 38.Les nervures font saillie radialement vers l'extérieur de la gaine 36 jusqu'à un rayon sensiblement égal à celui des galets 38, de telle sorte que chaque jeu de nervures circonférentiellement espacées 40 et les galets correspondants 38 forment des dépressions ou cavités 42 vers l'intérieur, comme on le voit au mieux sur la figure 4. Ces cavités 42 coopèrent avec les galets 38 et les nervures 40 d'une manière qui sera décrite plus loin, afin de jouer un rôle de nettoyage qui débarrasse efficacement la matière résiduelle qui subsiste sur la surface de la courroie 28 en certains points du brin de retour de celle-ci. De préférence, chaque jeu de nervures 40 reliant entre elles les paires adjacentes respectives de galets 38 est décalé circonférentiellement, par exemple de 600, par rapport aux jeux longitudinalement adjacents de nervures 40, ainsi que le montre au mieux la figure 4. Naturellement, il est bien entendu que les jeux adjacents longitudinaux et respectifs de nervures 40 peuvent être décalés entre eux selon tout angle désiré. De même, l'espacement circonférentiel entre les nervures individuelles 40 de chaque jeu peut être modifié dans une mesure importante, bien qu'il soit préférable que ces nervures soient régu lièrement espacées. Le revêtement élastique décrit ci-dessus est sous certains aspects semblable au revêtement en élastomère décrit dans le brevet américain nO 3 182 787 délivré à G.G.LORENZ. L'arbre du rouleau 30 peut être construit suivant l'un quelconque des divers modes préférés de réalisation décrits ci-après. Dans un de ces modes que montre la figure 5, les parties terminales ou extrêmes 30A de l'arbre 30 sont constituées par des pièces unitaires ou embouts 44 fabriqués en tout métal approprié, par forgeage ou moulage, par exemple, et chaque embout comprend une portée allongée 46, orientée axialement vers 1 extérieur et de dimensions adéquates pour permettre à cet embout d'être supporté en rotation par le roulement ou coussinet anti-friction correspondant 24. Une bride cylindrique allongée 48, de plus grand diamètre, est formée coaxialement à la portée 46 dont elle fait partie intégrante --;; se prolonge longitudinalement ou axialement vers l'intérieur par rapport à cette portée 46, de manière à s'ajuster dans l'extrémité correspondante d'un tube ou enveloppe cylindrique allongé 50 qui constitue la partie intermédiaire 30B de l'arbre. Les embouts 44 sont rigidement fixés, dans les positions décrites, à l'intérieur des extrémités axiales correspondantes du tube 50, par exemple grâce à des soudures circonférentielles désignéec en 52. Le tube ou enveloppe 50 a une paroi relativement mince mais cependant suffisamment rigide pour constituer un support approprié pour la courroie transporteuse 28. La rigidité nécessaire peut être assurée par des moyens de raidissement qui font partie intégrante de cette enveloppe ou de ce tube 50, par exemple sous forme de plusieurs nervures ou cannelures longitudinales 54 (visibles dans la partie de droite de la figure 5), formées dans le tube ou enveloppe 50, de telle sorte qu'en cas d'efforts en torsion et en flexion, la rigidité soit sensiblement améliorée. Ces moyens de raidissement, tels que les nervures ou cannelures 54, sont le plus souvent très avanta- geuses dans le cas d'une enveloppe à paroi mince, afin de procurer un rapport résistance/poids supérieur à ce que l'on pourrait obtenir par d'autres moyens. Lorsque les nervures ou connelures 54, ou autres moyens similaires de raidissement, s'étendent sur toute la longueur du tube 50, c'est-à-dire jusqu'aux extrémités longitudinales de celui-ci et sur sa péri- phérie interne, les brides cylindriques correspondantes 48 devant s'ajuster dans le tube 50 auront des formes et dimensions adéquates.Par exemple, dans la partie droite de la figure 5, on voit que la bride cylindrique 48 comprend plusieurs nervures 56 propres à coopérer avec les nervures 54 pour assurer l'ajustage réciproque des pièces, ainsi qu'il est-decrit. Un second mode possible de réalisation de l'arbre est représenté sur les figures 7 et 8 et comprend deux tubes allongés, concentriques, cylindriques et rigides 58, 58', ayant chacun une partie extrême axiale qui constitue l'une des portées 46 devant être engagée dans le roulement ou coussinet anti-friction correspondant 24. Le tube 58 a un diamètre légè- rement plus grand que le tube 58', de manière à assurer un ajustage précis entre ces pièces afin que le plus petit tube puisse s'engager exactement dans le plus grand, l'assemblage étant complété par une soudure, comme il est indiqué en 60, ce qui permet de réaliser un arbre 30 d'une seule pièce avec le rouleau de retour.En ajustant entre eux les tubes 58 et 58' dans une mesure plus ou moins prononcée, par rapport à ce que montre la figure 7, on peut faire varier plus ou moins la longueur totale de arbre à rouleau 30 ainsi réalisé et cela sur une gamme étendue de longueurs souhaitables. Pour accroitre la rigidité ou la raideur de l'ensemble, les tubes 58, 58' peuvent comporter des moyens raidisseurs tels que des nervures ou cannelures coopérantes 54 (figure 8) qui en font partie intégrante, comme dans le premier mode de réalisation de cet arbre;; dé plus,à titre,soit de variante,soit complémentaire,cet arbre peut comporter un élément raidisseur allongé et interne tel que-l'élément 62 à section sensiblement en Y disposé coaxialement à l'intérieur des tubes assemblés 58 et 58', sensiblement dans le prolongement de la partie médiane 30B de l'arbre. Cet élément raidisseur 62, tel que représenté, peut comporter plusieurs ailes circonférentiellement espacées 64, orientées en substance radialement vers l'extérie2 et allongées, qui portent contre la surface périphérique interne de la partie médiane 333 de l'arbre, pratiquement sur toute la longueur de celui-ci. Un troisième mode de réalisation de l'arbre à rouleau 30 est représenté sur la figure 9 ; il se compose d'un tube cylindrique allongé 66 d'un seul tenant, dont les deux extrémités axiales sont façonnées de manière appropriée pour constituer des embouts d'arbre 30A avec des portées 46 destinées à être montées rotatives dans les coussinets ou roulements antifriction 24. Comme dans le mode de réalisation précédent, cet arbre peut comporter des moyens de raidissement tels que, par exemple, des nervures, cannelures ou ondulations longitudinales qui en font partie intégrante et qui sont semblables à tout égard aux nervures ou cannelures 54 décrites ci-dessus ; alternativement, on peut adopter un organe raidisseur de forme allongée, tel que l'élément 62 décrit plus haut, prévu à l'intérieur du tube 66 et logé dans ce dernier avant de former les embouts ou extrémités. Bien que, dans le mode préféré de réalisation du rouleau 12, les structures d'arbre 30 décrites ci-dessus soient destinées à être recouvertes d'un revêtement ou enveloppe élastique 34, chacun des arbres 30 décrits peut être utilisé, le cas échéant, comme rouleau fou de retour sans revêtement 34, et dans ce cas, les nervures ou cannelures 54 ou autre moyen raidisseur qui font partie intégrante de l'arbre ou sont rapportés sur la surface périphérique de celui-ci4 supportent, et Sont en contact avec, -la surface porteuse inversée de la courroie sans fin, afin de constituer un support prevu pour le brin de retour 28B tout en assurant l'effet de nettoyage de la courroie. Si l'on doit utiliser le revêtement 34, la périphérie circonférentielle en forme des arbres 30, telle qu'elle a été décrite plus haut, agit comme une surface assurant une adhérence mécanique, ce qui ameliore sensiblement la solidarité ou la liaison entre le revêtement 34 et la périphérie de l'arbre 30. De préférence, le revêtement élastique 34 décrit ci-dessus entoure l'arbre 30 de manière que le premier porte contre la surface porteuse de la courroie 28 afin d'effectuer un nettoyage efficace de celle-ci grace aux chocs mécaniques produits par le battement ou claquement répété de la courroie 28 par les nervures 40 qui, pendant la rotation du rouleau, entrent de façon répétée en contact avec la surface porteuse, tournée vers le bas, de la courroie sans fin, à mesure que celle-ci passe sur ces nervures.Le poids de la courroie et sa tension longitudinale font que ses parties non-supportées intermédiaires qui se trouvent entre les parties adjacentes 38 du rouleau fléchissent légèrement à l'intérieur des cavités 42 situées circonférentiellement entre les nervures 40, de telle sorte que chaque nervure successive 40 frappe ou secoue la courroie 28 à mesure que cette nervure tourne en étant en contact avec la courroie, les chocs ou vibrations mécaniques qui en résultent ayant pour conséquence de détacher les matières résiduelles qui pourraient encore adhérer à la surface de la courroie.Par ce moyen, la plupart de ces matières résiduelles est déposée à proximité des ensembles de support au lieu d'être projetée uniformément le long du trajet de retour. I1 convient de noter que l'élasticité du revêtement 34 est choisie pour assurer une grande facilité de fonctionnement et un support efficace de la courroie, avec un minimum d'usure par abrasion tant de la courroie que du rouleau. Un revêtement 34 excessivement mou se déformerait trop pour supporter convenablement la courroie 28, exigerait une quantité anormale d'énergie pour entraîner la courroie (par suite du frottement excessif entre la courroie 29 et le rouleau 12) et ne produirait pas l'effet recherché de nettoyage de la part des nervures 40, attendu que le processus de déformation des nervures amortirait la plupart des chocs de charge nécessaires pour assurer un nettoyage efficace de la courroie. Un avantage essentiel résultant de l'usage d'un revêtement élastique 34 tel que décrit ci-dessus et porté par un arbre de rouleau 30 de diamètre renforcé est que l'épaisseur de ce revè- tement peut être limitée à une valeur minimale. Dans l'art antérieur, on a utilisé un revêtement élastique relativement épais, entourant un arbre plein de diamètre relativement petit, pour obtenir le diamètre final désiré du rouleau. En utilisant l'arbre creux 30 de plus grand diamètre tel que decrit plus haut, et notamment un arbre creux muni de moyens de raidissement tels que les nervures ou cannelures 54, on obtient un arbre ayant la résistance requise et décrit le diamètre est beaucoup plus grand que celui d'un arbre plein de même poids. I1 est par con séquent possible de prévoir un revêtement élastique 34 -dont l'épaisseur est également inférieure, quel que soit le diamètre final du rouleau complet, ce qui non seulement améliore le rendement, quant à l'utilisation matérielle du revêtement 34, mais facilite en outre le moulage de ce revêtement 34 sur l'arbre 30, ainsi qu'il est décrit ci-dessous.L'arbre de plus grand diamètre permet en outre de disposer de surfaces de liaison sensiblement agrandies pour maintenir le revêtement 34 en place. Dans la fabrication de rouleaux 12 du genre décrit cidessus, on peut appliquer différents procédés qui n'étaient pas applicables aux arbres de rouleaux et aux rouleaux de l'art antérieur. La partie médiane 30B de l'arbre 30 peut être constituée par un tube ou tuyau cylindrique creux, coupé à longueur et, si l'on doit adopter des nervures ou cannelures 54, ou autres moyens de raidiss-ment similaires, le diamètre du tube ou tuyau sera sensiblement plus grand que le diamètre désiré et définitif de l'arbre. Dans ce cas, les moyens de raidissement sont formés dans ou ajoutés au tube ou tuyau par tout procédé classique connu.A titre de variante, on peut découper une pièce en telle à la longueur voulue, et y former ou fixer des nervures ou cannelures 54, ou autre moyen raidisseur, après quoi on roule la pièce de tôle pour lui donner une forme tubulaire et on soude le joint pour obtenir un tronçon d'arbre médian creux et d'un seul tenant 303. Une autre variante possible de ce procédé consiste à former la partie médiane 30B de l'arbre directement par extrusion, avec ses nervures ou ondulations de forme appropriée.Les parties terminales 30A de l'arbre 30, si elles sont distinctes de la partie médiane 30R, peuvent etre coulées ou forgées, par exemple, les portées respectives 46 et les brides cylindriques correspondantes 48 étant ensuite convenablemint usinées pour leur permettre respectivement de recevoir la partie médiane 30B et de s'engager dans les roulements ou coussinets anti-friction 24, ainsi qu'il est decrit plus haut.Si les parties extrmes 30A font partie intégrante de la partie médiane 30B, les extrémités 30A peuvent être réalisées par exemple par emboutissage ou étampage des extrémités axiales respectives de la partie médiane tubulaire jusqu'au diamètre désiré, après quoi on usine la surface externe de ces extrémités pour obtenir les portées 46. Comme le montrent les figures 7 et 9, cette opération d'emboutissage ou d'étampage augmente de façon appréciable l'épaisseur de paroi du tube à proximité des portées respectives 46, de manière que ces parties de plus petit diamètre mais spumises à de plus fortes sollicitations du rouleau 12 seront plus résistantes que les parties du tube à parois plus minces et non embouties.On remarquera en outre que, même si l'on adopte des embouts distincts tels que 44, fixés à la partie tubulaire médiane 50 (figure 5), les portées 46 de ces embouts 44 peuvent être réalisées par emboutissage d'une partie des embouts initialement uniformément tubulaires, jusqu'au diamètre désiré. L'elément raidisseur interne peut être obtenu par forgeage ou par extrusion, par exemple, et coupé à la longueur voulue en fonction de la longueur du rouleau à réaliser. L'enveloppe élastique 34 peut être surmoulée sur l'arbre 30 par tout procédé approprié, tel que moulage par compression ou par injection, mais de préférence par injection. I1 est à noter que l'arbre 30 décrit ci-dessus, qui a un grand diamètre, ainsi que l'enveloppe élastique plus mince 34 qui le recouvre-. conviennent tout particulièrement à des procédés de moulage par injection, en comparaison des revêtements élastiques épais et des arbres à rouleauxed'un diamètre proportionnellement réduit, beaucoup-moins adaptés à de tels procédés. Selon la description donnée ci-dessus, il est prévu grâce à la présente invention, un agencement perfectionné de rouleau fou et un procédé également amelioré pour sa réalisation, grâce auxquels un ensemble d'arbre:' pour rouleau sensiblement tubulaire, de plus grand diamètre, pouvant être fabriqué par des procédés inapplicables aux arbres de rouleaux de l'art antérieur, peut commodement-recevoir un revêtement élastique de conception nouvelle pour supporter et nettoyer le brin de retour a d'un élément transporteur de forme allongée. Malgré la description donnée ci-dessus relative à des modes particulièrement préférés de réalisation de l'invention, il est évident pour tout homme de l'art que celle-ci se prête à de nombreuses variantes et modifications sans s'écarter des principes de base de l'invention.Par exemple, autres formes de revêtement élastique que celles représentées et décrites ici peuvent facilement être adpatées à la présente invention, un tel revêtement comprenant, en plus des rouleaux et des nervures décrits plus haut, une ou plusieurs gorges circonférentielles 68 (figure 2) situées soit à proximité des extrémités ou au milieu du revêtement ; d'autre part, le nombre de nervures 40 réparties autour du rouleau 12 entre n'importe quel ensemble de deux parties adjacentes 38 formant la partie active du rouleau peut être supérieur ou même inférieur à trois, et ces nervures peuvent par ailleurs varier entre une paire de telles parties formant rouleau et une autre ; de plus, la forme des éléments raidisseurs 62 peut être modifiée avec une grande latitude dans le choix du dessin ; d'autres moyens raidisseurs incorporés, au lieu des cannelures ou nervures continues, peuvent être envisagés, par exemple sous forme de plusieurs fossettes orientées vers l'extérieur ou de cannelures axialement fragmentées, de barrettes de raidissement fixées à l'arbre tubulaire, etc.. En outre, il est à voir que l'invention n'est nullement limitée à des transporteurs continus à courroie sans fin pour transporter des matières granulaires ou des aggrégatc. Divers autres systèmes transporteurs soit continus, soit individuels, tels que ceux couramment utilisés pour transporter une grande variété de matières ou matériaux, peuvent bénéficier de la présente invention. REVEND ICAT IONS 1.- Rouleau fou de forme allongée pour supporter un élé- ment transporteur passant sur ce rouleau, caractérisé en ce qu'il comprend un arbre rigide et allongé comprenant des parties servant de portées pouvant s'engager dans des roulements ou coussinets anti-friction pour supporter ce rouleau fou de ma nière à en permettre sa rotation axiale et un revêtement 1as- tique qui recouvre au moins la plus grande étendue axiale de cet arbre, pour entrer en contact avec ledit élément transporteur et qui comprend plusieurs organes-supports axialement espacés et faisant radialement saillie vers l'extérieur, ainsi que des nervures qui font egalement saillie radialement vers ltexterieur, disposées longitudinalement entre certaines paires desdits orgees-supports. 2.- Rouleau fou selon la revendication 1, caractérisé en ce que les nervures précitées font radialement saillie vers l'extérieur en substance dans la même mesure que les organessupports. 3.- Rouleau fou selon la revendication 1, caractérisé en ce que les nervures forment plusieurs séries dont l'une est orientée dans le sens sensiblement axial entre certaines paires d'organes-supports adjacentes. 4.- Rouleau fou selon la révendication 3, caractérisé en ce que chacune desdites séries de nervures comporte plusieurs nervures espacées circonférentiellement autour dudit revêtement entre certaines paires respectives d'organes-supports adjacents. 5.- Rouleau fou selon la revendication 4, caractérisé en ce que les séries axialement adjacentes de nervures sont décalées entre elles dans le sens circonférentiel. 6.- Rouleau fou selon la revendication 4, coiactérisé en ce que l'une sur deux de ces séries de nervures est alignée par rapport à une autre série, la série intermédiaire de nervures qui est adjacente à ces séries alignées entre elles étant décalée circonférentiellement par rapport à chacune des autres séries. 7.- Rouleau fou selon la revendication 4, caractérise en ce que ces nervures sont au nombre de trois et que l'espace- ment circonférentiel entre deux nervures circonférentiellement adjacentes entre elles est d'environ 1200. 8.- Rouleau fou selon la revendication 1, caractérisé en ce que cet arbre est de forme allongée et sensiblement tubulaire. 9.- Rouleau fou selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arbre comporte des moyens de raidissement qui s'étendent à proximité d'une partie périphérique de cet arbre. 10.- Rouleau fou selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de raidissement comportent plusieurs cannelures formées sur ladite partie périphérique dudit arbre tubulaire. 11.- Rouleau fou selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits organes-supports comprennent des galets coaxiaux. 12.- Rouleau fou selon la revendication 11, caractérisé en ce que les galets et les nervures font partie intégrante dudit revêtement et que ce revêtement est solidaire de l'arbre, de manière à pouvoir tourner axialement en bloc avec celui-ci. 13.- Rouleau fou selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de raidissement comprennent au moins un elé- ment raidisseur allongé qui s'étend axialement à l'intérieur dudit arbre tubulaire creux. 14.- Rouleau fou de forme allongée pour supporter un élé- ment transporteur passant autour dudit rouleau, caractérisé en ce qu'il comprend une partie mediane creuse, de forme allongée deux parties terminales, coaxiales par rapport à ladite partie médiane et orientées axialement vers l'extérieur à partir des extrémités axiales opposées de ladite partie médiane ; cette partie médiane comprend en outre des éléments raidisseurs qui sont oriente 3 en substance dans le sens axial de cette partie entre lesdites extrémités opposées. 15.- Rouleau fou selon la revendication 14, caractérisé en ce que chacune des parts terminales comprend une portée pouvant coopérer avec des roulements ou coussinets antï-friction pour supporter le rouleau en rotation axiale. 16.- Rouleau fou selon la revendication 15, caractérisé en ce que les elements raidisseurs s'étendent axialement à proximité d'une partie périphérique de ladite partie mediane. 17.- Rouleau fou selon la revendication 16, caractérisé en ce que les éléments raidisseurs comprennent un élément raidisseur divisé en tronçons dans le sens axial. 18.- Rouleau fou selon la revendication 16, caractérisé en ce que les éléments raidisseurs comprennent au moins un élément raidisseur allongé porté par ladite partie médiane. 19.- Rouleau fou selon la revendication 18, caractérisé en ce que ce moyen raidisseur allongé est porte coaxialement a l'intérieur de ladite partie médiane creuse. 20.- Rouleau fou selon la revendication 16, caractérisé en ce que ce moyen raidisseur fait partie intégrante de ladite partie médiane. 21.- Rouleau fou selon la revendication 20, caractérisé en ce que ce moyen raidisseur comprend plusieurs cannelures formées dans la périphérie externe de ladite partie médiane. 22.- Rouleau fou selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend uneELece tubulaire allongée dont une partie axialement médiane constitue ladite partie médiane, tandis que les parties terminales sont fagonnées de manière à constituer les parties axialement terminales de la pièce tubulaire. 23.- Rouleau fou selon la revendication-22, caractérisé en ce que ladite pièce tubulaire est formée de deux parties tubulaires s'ajustant l'une dans l'autre, chaque partie tubulaire comportant une partie axialement terminale qui constitue l'une desdites parties terminales du rouleau. 24.- Rouleau fou selon la revendication 15, caractérisé en ce que ladite partie médiane est constituée par une pièce tubulaire allongée et que lesdites parties terminales sont cons tituées par des embouts fixés coaxialement àux extrémités axialement opposées de ladite pièce tubulaire. 25. Rouleau fou selon la revendication 14, caractérisé en outre par le fait qu'il comprend un revêtement élastique recouvrant au moins la plus grande longueur axiale de ladite partie médiane.