L'invention concerne un dispositif à clous pour pneumatiques de véhicules automobiles. La circulation des véhicules automobiles par temps froid en trame des risques particuliers lorsque du verglas s'est formé sur la route ou également lorsque la route est recouverte de neige. Jusqu'à présent, ltéquipement des roues de véhicules pour Qvi- ter le drapage sur le verglas est pratiquement sans efficacité sur une route enneigée, et réciproquement l'équipement des roues d'un véhicule automobile permettant la circulation sur la neige ne con- vient pas pour la circulation sur le verglas. L'automobiliste doit donc disposer, d'une part, d'un jeu de roues ou de pneumatiques dont la bande de roulement soit garnie de pointes de tungstène, pour faire face aux conditions posés par une route à verglas et, d'autre part, de channes qu'il doit mettre en place sur les roues lorsque le véhicule est destiné à rouler sur une route enneigée. Cette double nécessité entratne des complications et implique un investissement relativement élevé. Le changement des roues est long et pénible. La mise en place des channes est difficile. Le dispositif à clous selon l'invention constitue une solution meilleure que celles qui ont été utilisées ou proposées jusqu'ici et permet de faire face aux risques entraînés par la circulation aussi bien sur une route recouverue de verglas que sur la neige. Le dispositif à clous selon l'invention, qui comprend une bande ou ruban destiné à être placé sur la bande de roulement d'un pneumatique, est muni de clous qui garnissent des patins disposés transversalement au ruban, de sorte que non seulement les clous évitent le dérapage mais également les bords transversaux des patins, en surélévation par rapport au ruban et à la bande de roulement du pneumatique, constituent autant de saillies permettant l'accrochage efficace du pneumatique sur la neige et assurant la propulsion. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue d'ensemble d'un dispositif selon l'invention, étalé à plat, pour une forme de réalisation - la figure 2 est une vue en plan, à plus grande échelle, d'une semelle à patins - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 - la figure 4 est une vue en plan, à plus grande échelle, du dispositif au voisinage de ses extrémités de montage - la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4 - la figure 6 est une vue d'un câble de maintien, au voisinage de ses extrémités de montage ; - la figure 7 est une vue en élévation d'une partie d'une roue équipée d'un dispositif selon l'invention ;; - la figure 8 est une vue partielle en plan relative à une autre forme de réalisation - la figure 9 est une vue en coupe selon la ligne 9-9 de la figure 8, mais à plus grande échelle - la figure 10 est une vue analogue à la figure 7, mais pour cette autre forme de réalisation. le dispositif à clous comprend un ruban métallique 101 dont la longueur est quelque peu inférieure à la périphérie d'un pneumatique sur sa bande de roulement lorsque le pneumatique est gonflé. A une extrémité le ruban métallique 101 présente une boucle 102 constituée par le prolongement du corps 103 du ruban, l'extrémité 104 de ce dernier étant reliée au corps 103 du ruban par des rivets 105 et 106 pour la formation de.la boucle. De même, l'autre extrémité 107 du ruban est conformée suivant une boucle 108, l'ex- trémité 109 du ruban étant fixée au corps 103 de ce dernier par des rivets 111 et 112. Sur le ruban 101 sont fixés, régulièrement répartis, des patins transversaux, par exemple au nombre de dix comme représenté sur la figure 1, 121-12110, Chaque patin 121 comprend un support métallique plat 122 (figure 2) ayant une partie médiane 123 rectangulaire se prolongeant de chaque côté par une partie triangulaire 124 et 125. Sur le support métallique 122 est fixé un patin proprement dit 126. aelui-ci recouvre la partie médiane rectangulaire 123 du support et déborde quelque peu sur les parties triangulaires 124 et 125, un patin 126 ayant ainsi une forme rectangulaire bordée par deux trapèzes, et c'est dans ses parties en forme de trapèzes que le patin 126 est fixé sur le support 122 par des rivets 127, 128, 129 et 131, 132, 133.La face externe 134 du patin, c'est-à-dire celle qui est opposée à la face 135 appliquée sur la surface 136 du support 122, présente des stries 137 parallèles aux longs côtés 138 et 139 du support. Dans le patin 126 sont enfichés des clous 141, avantageusement en tungstène, dont la tête 142 s'appuie contre.la surface 136 du support et dont la pointe 143 fait saillie par rapport à la face striée. Le patin 1?6 présente d-eux gorges longitudinales 144 et 145, symétriques par rapport au plan longitudinal transversal moyen du patin. Ces gorges sont à section rectangulaire et servent au logement de têtes de rivets, respectivement 146 et 147, par l'intermédiaire desquels l'ensemble, constitué par le support 122, le patin 126 et la fourrure 153, est fixé au ruban 101. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 3 et 4, les rivets 146 et 147 servent à la fixation de l'ensemble constitué par le patin 126 et la semelle ou support 122 aux deux marges en surépaisseur 151 et 152 que présente une fourrure 153, les deux dites marges limitant un tunnel 154 dans lequel est logée la bande 101 permettant ainsi un coulissement du patin par rapport à ladite bande. Pour la mise en place du dispositif sur une roue garnie d'un pneumatique, on pose le ruban 101 contre la bande de roulement du pneltatiqlne, eiui-ci étant gonflé à sa pression normale de gonflage, et les boucles 102 et 108 sont en regard l'une de l'autre quoique distantes entre elles.Dans la boucle 102 on introduit une tige 161 -(figures 4 et 5) cylindrique, se terminant par deux blocs parallélépipédiques 162 et 163 qui font saillie par rapport aux bords 164 et 165 du ruban 101 et, de même, on introduit dans la boucle 108 une tige 164 se terminant par deux blocs parallélépipédiques 165 et 166. Les blocs 162 et 163 sont percés de trous taraudés respectivement 167 et 168 et les blocs 165 et 166 sont percés de trous non-taraudés 169 et 171, de sorte que l'actionnement par leurs têtes 174 et 175 de deux vis 172 et 173 introduites dans lesdits trous permet de-rapprocher les extrémités 102 et 108 du ruban 101 et, ainsi, d'appliquer sous pression ce dernier contre la bande de roulement du pneumatique. Si nécessaire, après serrage desdites vis, on dégonfle quelque peu le pneumatique, ce qui permet un serrage complémentaire, et on regonfle à nouveau le pneumatique pour l'amener à sa pression normale de gonflage. Près des apex des semelles 122, celles-ci sont munies par rivetage d'agrafes 181 (figures 2 et 3) à branche incurvée 182 appliauée par élasticité contre la face 136 de la semelle 122. Un câble-183 (figures 6 et 7) est introduit dans les intervalles 184 entre la branche 182 et-la semelle, et les extrémités 185 et 186 du câble sont rapprochées l'une de l'autre par des moyens analogues à ceux qui ont été décrits ci-dessus pour le ruban 101, la mise sous tension du câble 9 1 effectuant grâce à des boucles 187 et 188 coopérant avec des oreilles 189 et 191 solidaires de tiges 193 et 194 dont le rapprochement est obtenu à l'aide de vis 195 et 196. Une disposition analogue est prévue en regard de l'autre flanc du pneumatique. Dans le cas d'un pneumatique à large bande de roulement, les semelle? à patins sont fixées sur deux ou même trois rubans encerclant ladite bande. Dans la forme de réalisation montrée sur les figures 8 à 10, deux patins consécutifs 211 et 2112 fixés sur des semelles 201 et 2012 sont relativement éloignés l'un de l'autre et entre les deux patins est disposé un patin intermédiaire 203. Celui-ci a des bords d'extrémité 204 et 205, perpendiculaires à l'aie 206 du ruban 207, plus courts que les bords en regard 208 et 209 des patins proprement dits 2111 et 2112. Un patin 203, dont la surface externe 212 est striée, porte des clous 213 en tungstène dont les pointes 214 font saillie par rapport à la surface 212. le patin intermédiaire 203 est fixé directement sur le ruban 207 ou bien sur une fourrure 215 à marges 216 et 217 grâce à des rivets 218 et 219 dont les têtes sont logées dans des gorges 221 et 222 à section rectangulaire. Cette forme de réalisation est particulièrement bien adaptée pour l'utilisation non seulement sur des routes recouvertes de verglas mais également sur la neige. Les épaulements 225 et 226, laissés libres par la saillie des patins 2111 et 2112 par rapport aux patins intermédiaires 203, permettent aux pneumatiques de prendre un appui efficace sur la neige, ce qui évite le patinage de la roue. RGVENDICATIONS 1. Dispositif à clous pour pneumatiques de roues de véhicu les automobiles, comprenant un ruban, destiné à être appliqué contre la bande de roulement, et d'où font saillie des pointes de clous en tungstène ou analogue, caractérisé en ce que les clous sont noyés dans des patins en caoutchouc ou analogue fixés au ruban et dirigés transversalement à celui-ci. 2. Dispositif à clous selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins sont fixés sur des semelles métalliques débordant par rapport à la bande de roulement et munies à leurs extrémités de crochets pour l'application des parties saillantes des semelles contre les flancs du pneumatique. 3. Dispositif à clous selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins règnent sensiblement sur toute la largeur de la bande de roulement. 4. Dispositif à clous selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins à semelles sont fixés directement sur le ruban. 5. Dispositif à clous selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins à semelles sont fixés à une fourrure ménageant un canal pour le passage du ruban. 6. Dispositif à clous selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins à semelles sont suffisamment distants les uns des autres pour ménager entre des intervalles propres à loger des patins intermédiaires. 7. Dispositif à clous selon la revendication 6, caractérisé en ce que les patins intermédiaires sont plus étroits que les patins à semelles, de sorte que les parties de ces derniers débordant par rapport aux patins intermédiaires forment des épaulements favorables à l'appui propulseur sur la neige.