La présente invention concerne une machine à traiter des objets plats et flexibles, en particulier à ramollir, à étirer et à lisser le cuir, comprenant deux outils de traitement opposés venant mutuellement en prise entre lesquels un objet à traiter est avancé et dont la distance de séparation est périodiquement augmentée et diminuée par un mouvement relatif. En cours de fabrication, le cuir est soumis à divers traitements pour lui donner une qualité acceptable. Parmi les traitements, on peut citer ceux destinés à ramollir et à étirer le cuir, appelés procédé d'assouplissement ou de palissonnage. Il a été proposé-d'effectuer le traitement du cuir, par exemple l'assouplissement ou palissonnage, au moyen de deux outils de traitement opposés entre lesquels le cuir est introduit et dont la distance d'écartement est augmentée et réduite périodiquement par un mouvement relatif. Le fonctionnement de ce type d'appareil d'assouplissement dit vibrant est décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 398 557. Dans la machine décrite dans ce brevet, l'ouvrage à traiter, par exemple du cuir, est poussé entre les éléments de traitement par l'opérateur de la machine. Plus récemment, des recherches ont été effectuées dans ce domaine concernant le dispositif par lequel la matière à traiter est transportée dans la zone de travail de la machine d'assouplissement du type vibrant. Il a été proposé d'équiper une machine d'assouplissement du type vibrant comportant des outils de traitement, de saillies qui s'intercalent les unes entre les autres pendant le fonctionnement de la-machine dans laquelle le cuir est déplacé dans l'intervalle de travail compris entre les outils, au moyen de deux bandes transporteuses élastiques. Une telle machine est décrite dans la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 1 285 092 et des machines analogues à celle décrite dans ce brevet ont été utilisées en grand nombre. Toutefois, dans une telle machine, les bandes transporteuses sont soumises à des contraintes considérables provoquant une usure rapide à cause de la flexion constante à laquelle toute la surface desdites bandes est soumise dans des directions alternées. Selon l'invention, les outils de la machine sont montés pour se mouvoir sur des trajets fermés et la machine comprend un moyen par lequel les outils sont animés d'un mouvement périodique correspondant autour de leur trajet fermé afin d'assurer l'augmentation et la diminution périodiques de la distance séparant les outils et également de déplacer ces derniers dans le sens d'avance, lorsque les saillies de l'un des outils se logent dans les évidements de l'autre (c'est-à-dire que les outils sont mutuellement en prise), de façon à transporter l'objet à traiter dans la machine et à déplacer les outils dans le sens inverse (opposé au sens d'avance) lorsque les saillies ne sont pas dans les évidements. Ainsi, l'invention concerne une machine à avance continue dans laquelle le transport s'effectue automatiquement et, en outre, les bandes transporteuses peuvent être supprimées. Le transport d'un objet à traiter est ainsi assuré par un moyen qui n'a pas été utilisé jusqu'à présent dans des machines destinées à traiter des objets plats et flexibles en utilisant des outils de traitement oscillants. Les outils oscillants d'une machine selon l'invention ont donc non seulement pour fonction de traiter mais également d'assurer un transport simultané et, par suite, les bandes transporteuses sont inutiles. Jusqu'à présent, les outils oscillants ont exécuté des mouvements sur un trajet rectiligne ou presque rectiligne ; ces machines nécessitent un organe supplémentaire d'avance qui peut être constitué par des bandes transporteuses ou qui peut être l'opérateur s'occupant de la machine. Dans une machine selon l'invention, chaque outil exécute un mouvement périodique autour d'un trajet fermé associé, mouvement pendant lequel il est possible de traiter simultanément le cuir (avec chevauchement des trajets des deux outils) et de le transporter par une composante du mouvement des outils qui est orientée dans le sens de transport. On va décrire ci-après en détail, à titre d'exemple, un certain nombre de machines dans lesquelles on obtient cette superposition d'un mouvement ascendant et descendant et d'un mouvement d'avance et de recul. Dans certaines de ces machines, les outils de traitement sont montés sur au moins un excentrique rotatif et les cames associées à chacun des outils de traitement sont entraînées en synchronisme en utilisant des transmissions qui sont reliées d'une façon desmodromique ; par exemple un dispositif mécanique, tel qu'une courroie dentée, peut être utilisé pour faire tourner les excentriques. Un tel montage des outils de traitement sur un excentrique permet aux outils d'exécuter un mouvement sur un trajet fermé ; dans le cas de la première machine à décrire, le trajet fermé parcouru par un point de l'un des outils est circulaire, tandis que dans le cas des autres machines, le trajet fermé suivi par un point de l'un des outils est elliptique. Dans la première machine qu'on va décrire, avec le trajet fermé circulaire, chacun des outils de traitement est monté sur deux excentriques rotatifs, un à l'extrémité d'entrée et un autre à l'extrémité de sortie de la machine, et les quatre excentriques sont mis en rotation en synchronisme par une courroie dentée de transmission de façon que les outils de traitement parcourent leur trajet fermé circulaire. Dans les autres machines décrites à titre d'exemples, chacun des outils de traitement n'est associé qu'à un seul excentrique ; dans de telles machines, il faut prévoir un dispositif pour maintenir les outils de traitement sensiblement parallèles pendant leur déplacement. Par exemple, les outils de traitement peuvent être supportés contre des ressorts qui tendent à repousser les outils constamment dans leur position sensiblement parallèle, ce qui assure qu'à mesure qu'un ouvrage passe dans la machine, les outils soient poussés dans des positions sensiblement parallèles pendant la course de travail. Toutefois, dans les machines dans lesquelles chaque outil de traitement est monté sur un seul excentrique, il est prévu de préférence un dispositif pour maintenir les outils en position sensiblement parallèle, chaque élément de traitement présentant un bras faisant saillie au-delà de l'outil à proximité du montage excentrique, bras sur lequel pivote un levier formant un angle avec ce dernier, ce levier s'articulant par son extrémité opposée sur un pivot qui est fixe pendant le fonctionnement de la machine. Avec un tel montage des outils de traitement, ils peuvent parfois s'écarter légèrement de leur position parallèle, mais l'écart par rapport au parale lélisme a peu d'importance pendant le fonctionnement de la machine. Le bras qui détermine le trajet fermé par rapport au montage excentrjque garantit le maintien de chaque outil de traitement dans une position dans laquelle il est sensiblement parallèle à l'autre outil afin que le mouvement pivotant et de va-et-vient du levier s'articulant sur le bras déplace ce dernier de façon que chaque outil de traitement effectue, au cours du mouvement d'avance et de recul, un léger basculement qui, comme précédemment indiqué, l'écarte légèrement de sa position parallèle avec l'autre outil de traitement. Tout point individuel de l'un des outils de traitement de la machine du type dont les outils sont montés sur un seul excentrique, parcourt une orbite sensiblement elliptique ; en modifiant la nature de l'excentrique, la longueur du bras et/ou du levier et/ou la position du pivot, il est possible de faire varier les ellipses à volonté, par exemple quant à la dimension (l'axe principal par rapport à l'axe secondaire) ainsi que par rapport au sens d'orientation des axes. Il est possible d'effectuer facilement un changement en modifiant la position du pivot. En ajustant au besoin une orbite elliptique voulue, on obtient un effet de traitement correspondant plus prononcé ou moins prononcé, de même qu'un effet d'avance et de recul correspondant plus important ou moins important. Afin d'assurer un réglage simple de la profondeur de traitement, l'excentrique peut être monté dans un excentrique réglable-en faisant tourner puis en fixant l'excentrique réglable, il est possible d'ajuster préalablement un outil de traitement d'une façon déterminée et particulière ; toutefois, il faut prendre soin de s'assurer que les deux excentriques réglables des deux outils de traitement soient ajustés de la même façon. Dans des machines selon l'invention, dans lesquelles chaque outil de traitement est monté sur un seul excentrique, l'avance des ouvrages dans l'intervalle de traitement entre les outils peut être facilitée en recouvrant l'un des outils de traitement ou les deux d'un cache flexible tendu ; une telle disposition confère une surface lisse à l'un au moins des outils de traitement (lorsque les outils sont en position ouverte, c'est-àdire à distance l'un de l'autre, les saillies des outils étant dégagées) et ainsi, les extrémités et lobes des ouvrages ne peuvent pas s'accrocher à l'une des saillies des outils de traitement lorsque lesdits ouvrages sont avancés dans la machine. Dans des machines selon l'invention, dans lesquelles chaque outil de traitement est monté sur un seul excentrique, l'intervalle de traitement compris entre les outils peut être incliné suivant un angle voulu quelconque ; par exemple dans l'une des machines décrites ci-après, l'intervalle de traitement est vertical, tandis que dans une autre, l'intervalle de traitement est sensiblement horizontal. Dans le cas de l'intervalle de traitement horizontal, alors que le rapprochement des outils de traitement s'effectue lors du mouvement d'avance résultant des outils, il se produit une avance correspondante forcée de l'ouvrage. A la fin du mouvement d'avance, les outils de traitement, lorsqu'ils parcourent leur trajet fermé, se séparent et sont ainsi animés d'un mouvement de recul ; à cause de son inertie, l'ouvrage reste sensiblement à l'endroit qu'il a atteint, de sorte que lors de chaque course de traitement, il se produit également un mouvement d'avance qui n'est pas neutralisé par le mouvement de recul suivant des outils de traitement. La distance de déplacement rétrograde lors du mouvement de recul est d'autant plus faible que la fréquence du mouvement périodique des outils de traitement est plus élevée. Dans le cas d'une disposition verticale de l'intervalle de traitement, le pivot peut être positionné au-dessous de l'excentrique et, dans ce cas, il se produit à l'extrémité d'entrée des outils de traitement un mouvement elliptique au cours duquel l'écartement des outils, à la distance maximale de séparation, est plus grand qu'à l'extrémité de sortie de la machine ; ainsi, lors de chaque course de traitement, les outils s'ouvrent de haut en. bas avec un intervalle légèrement cunéiforme qui permet d'introduire facilement l'ouvrage dans l'intervalle de traitement. Au cours d'un cycle complet de fonctionnement des outils de traitement, ces derniers passent par une position entièrement fermée dans laquelle ils sont sensiblement parallèles (les. saillies des outils s'intercalant les unes entre les autres), dans la position ouverte dans laquelle l'intervalle de traitement s'ouvre de nouveau vers le haut avec une ouverture légèrement cunéiforme. Avec une orientation horizontale de l'intervalle de traitement et le positionnement du pivot après l'excentrique dans le sens d'avance, les outils de traitement s'ouvrent avec un intervalle également cunéiforme dont la plus grande largeur est à l'extrémité d'entrée de la machine. Lorsque les machines sont agencées de façon à présenter un tel intervalle cunéiforme dans la position ouverte (comme c'est le cas des deux machines qui seront décrites plus bas), on obtient un effet supplémentaire sur l'ouvrage au fur et à mesure qu'il passe entre les outils de traitement, du fait que l'ouvrage subit un étirage longitudinal. Dans ce cas, le temps pendant lequel l'ouvrage est traité entre les saillies des outils de traitement au cours de chaque cycle de la machine se prolonge au fur et à mesure que l'ouvrage se déplace dans la machine ; ainsi la durée pendant laquelle l'ouvrage est en contact avec les saillies près de l'extrémité de sortie de la machine est plus longue que près de son extrémité d'entrée. Cette plus longue durée pendant laquelle les saillies sont mutuellement en prise assure l'effet précité d'étirage longitudinal de l'ouvrage. S'il est souhaitable d'obtenir un effet de transport plus intense sur une machine selon l'invention, dans laquelle chaque outil de traitement est monté sur un excentrique et est commandé par un bras, la machine peut être agencée de façon que, lors du mouvement des outils sur leur trajet fermé, les saillies soient dégagées les unes des autres pendant que les outils se déplacent encore dans le sens d'avance. Lorsque la machine est agencée de cette manière, le cuir n'est pas maintenu entre les deux outils tant qu'ils n'ont pas atteint la partie avant de leur mouvement, mais est libéré pendant que les outils se déplacent encore dans le sens d'avance, en permettant ainsi au cuir de glisser librement vers l'avant d'une certaine distance avec la vitesse qui lui est communiquée par le mouvement d'avance des outils, de sorte que le cuir est avancé au cours de chaque cycle de traitement d'une distance plus grande que s'il est serré entre les outils pendant tout leur mouvement dans le sens d'avance. Lors du mouvement de recul des outils de traitement d'une telle machine, lesdits outils, qui sont encore dans la position ouverte, n'ont pratiquement aucun effet sur l'ouvrage étant donné qu'à cause de son inertie, il continue-à glisser vers l'avant par suite du mouvement qui lui a été précédemment communiqué par les outils ou glisse simplement jusqu'à ce qu'il s'arrête pendant cette période. Pour obtenir cet effet, le pivot est placé avant l'excentrique dans le sens d'avance. Les machines selon l'invention qui ont été décrites ci-dessus fonctionnent toutes sans bande transporteuse et, par conséquent, il est possible de choisir une fréquence relativement élevée pour le mouvement périodique des outils de traitement ; une fréquence si élevée aboutirait très rapidement à la destruction des bandes transporteuses des machines connues qui les utilisent. Des machines du type connu citées plus haut qui comprennent des bandes transporteuses fonctionnent à une fréquence d'environ 10 cycles par seconde. Une machine selon l'invention peut fonctionner à une fréquence plus élevée, par exemple de 20 cycles par seconde. Ceci peut être intéressant car la longueur des outils de traitement mesurée dans le sens d'avance peut être réduite, ce. qui diminue leur masse et justifie une transmission et un bâti sensiblement plus léger et, par conséquent, permet de réaliser des économies. Lorsque les éléments de traitement sont raccourcis comme susmentionné, les forces exercées sur le cuir sont réduites d'une façon correspondante, ce qui se traduit par une très faible charge de la machine. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels : la figure 1 est une vue schématique de côté avec coupe partielle d'une première machine d'assouplissement représentative ; la figure 2 est une vue schématique montrant le mouvement d'une saillie d'un élément de traitement de la première machine représentative ; la figure 3 est une coupe d'une deuxième machine représentative vue de côté, l'intervalle de traitement étant oriene té verticalement ; les figures 4 à 7 sont des vues schématiques montrant les outils de traitement de la deuxième machine représentative à quatre stades différents de leur cycle de fonctionnement ; la figure 8 est une vue schématique montrant les trajets parcourus par les saillies individuelles des outils de traitement de la deuxième machine représentative ; la figure 9 est une vue montrant un excentrique réglable permettant de régler sélectivement la profondeur de traitement de la deuxième machine représentative ; la figure 10 est une coupe d'une troisième machine représentative dont l'intervalle de traitement est orienté horizontalement ; et la figure 11 est une vue schématique d'une partie d'une quatrième machine représentative montrant les trajets parcourus par les saillies individuelles des outils de traitement. La première machine représentative d'assouplissement ou de palissonnage comporte deux éléments de traitement opposés venant mutuellement en prise, notamment des outils de traitement 2,3 dont chacun est monté pour effectuer un mouvement sur un trajet circulaire fermé. Chacun des outils de traitement 2,3 comprend un certain nombre de saillies 12 disposées de façon que les saillies 12 de l'outil 2 soient alignées avec des évidements délimités par les saillies 12 de l'outil 3. La première machine représentative comprend quatre excentriques 13 dont deux sont associés à chacun des éléments de traitement 2,3. Le mouvement des éléments 2,3 sur leur trajet fermé est provoqué par les excentriques 13, ceux associés à l'outil 2 tournant dans le sens opposé à celui des excentriques 13 associés a l'outil 3. Les excentriques sont entraînés par une courroie dentée 9 qui passe autour de pignons 8 des excentriques 13. La courroie 9 passe autour d'une poulie 10 d'un moteur (non représenté) par laquelle la courroie est menée pour entraîner les excentriques 13. La courroie dentée 9 permet d'entraîner les excentriques 13 en synchronisme et, ainsi, les outils 2,3 sont déplacés d'une façon correspondante sur leur trajet fermé en effectuant un mouvement périodique. Les outils 2,3 sont montés de façon que leurs trajets fermés se chevauchent. A mesure que les outils parcourent leur trajet fermé avec un mouvement périodique, la distance séparant les outils augmente et diminue ainsi périodiquement de sorte que les saillies 12 de l'outil 2 s'engagent entre celles de l'autre outil 3 (c'est-à-dire que les saillies 12 de chaque outil s'engagent dans les évidements délimités par les outils 12 de l'autre outil) pendant la phase pendant laquelle les trajets se chevauchent ; étant donné que les outils sont toujours déplacés en synchronisme par la courroie 9, les saillies de l'un des outils ne risquent pas de s'entrechoquer avec celles de l'autre outil. Le cuir 5 est traité par les outils 2,3 pendant la phase de déplacement des outils pendant laquelle les trajets de ces derniers se chevauchent ; ainsi, le cuir 5 entre en contact avec les saillies qui le travaillent, comme on peut le voir sur les figures 1 et 2. Pendant la phase pendant laquelle les trajets des outils 2, 3 se chevauchent, ces outils 2,3 sont animés également d'une composante de mouvement dans le sens d'avance 18 de la première machine représentative et, lorsque les outils 2,3 traitent le cuir 5, ce dernier est donc avancé simultanément dans la machine dans la direction 18 par les outils. Les flèches 14 indiquent le sens de déplacement de l'outil 3 sur son trajet fermé et les flèches 15 indiquent le sens de déplacement de l'outil 2 sur son propre trajet. Les mouvements d'un certain nombre des saillies 12 des outils 2,3 sont représentés à plus grande échelle sur la figure 2. Deux saillies 12 sont représentées sur la figure 2 (une de chacun des outils 2,3 en traits mixtes et en pointillés respectivement) à la position à laquelle les outils commencent à engrener ; les trajets 4 suivis par ces deux saillies sont représentés respec- tivement en traits mixtes et en pointillés et le degré d'engrènement des saillies 12 est indiqué par la flèche 6. Le plan médian 19 entre les outils 2,3 est représenté sur la figure 2. Les outils engrènent lorsque les saillies 12 ont dépassé le plan 19. La distance de transport simultané du cuir 5 pendant le cycle de déplacement des outils 2,3 est indiquée par la flèche 7. Dans la première machine représentative, le transport du cuir 5 est assuré par les outils de traitement 2,3 proprement dits et ceci conduit à la construction de machines à mouvement d'avance. Dans la première machine représentative, il est possible d'influencer efficacement l'avance du cuir, par exemple par freinage, en utilisant des rouleaux 11, afin d'obtenir ainsi un certain mouvement relatif entre les outils et la surface du cuir dans la direction 18 de l'avance et, par suite, d'autres effets de traitement (par exemple des effets de lissage et de glaçage). La deuxième machine représentative (voir les figures 3 à 9) présente un intervalle de traitement orienté verticalement et comporte un bâti 101 sur lequel sont montés, sur des supports 102,103, des paliers 104,105 pour des arbres menants 106,107 respectivement. A ces arbres 106,107 sont assujettis, à l'arrière de la deuxième machine représentative, des pignons 108,109 autour desquels passe une chaîne menante 110. Cette dernière passe également autour d'un pignon menant 111 d'un moteur 112 et d'un pignon de guidage 113 de façon qu'en formant une boucle correspondante autour des pignons 108,109, les arbres menants 106,107 tournent dans des directions opposées. La chaîne 110 est ainsi déplacée dans le sens indiqué par les flèches. Le sens de rotation des arbres menants 106,107 est également indiqué par des flèches. Des excentriques d'entraînement 114,115 sont également fixés aux arbres menants 106,107 et sont empêchés de tourner par rapport à ces derniers par des clavettes 116,117. Les excentriques 114,115 tournent dans des paliers correspondants (non représentés en détail) des outils de traitement 118,119, ces paliers pouvant être soit des paliers lisses, soit des roulements à rouleaux. Pendant la rotation des arbres 106, 107, les outils de traitement 118,119 exécutent tous deux, selon la fonction des excentriques 114, 115, un mouvement de va-et-vient les rapprochant et les éloignant l'un de l'autre, en plus d'un mouvement ascendant et descendant sous la forme d'un mouvement d'avance et de recul. Ces deux directions de déplacement se superposent naturellement. On présume donc que les côtés internes des outils de traitement 118,119 restent face à face avec leurs saillies 120,121, en étant donc maintenus sensiblement parallèles l'un à l'autre. Cette condition est remplie dans ce cas par des bras 122, 123 qui sont orientés vers le bas de chaque palier d'excentrique et par des leviers 124, 125 formant un angle avec les bras, lesdits leviers 124,125 étant articulés sur leurs bras associés 122,123 par des goujons ou pivots, 126,127. Les leviers 124, 125 sont montés par leurs extrémités éloignées des bras 122,123 sur des portées d'articulation 128,129. Lesdites portées 128, 129 sont fixées rigidement mais de façon réglable sur les supports 102,103. Les effets d'un réglage des portées 128,129 seront décrits en détail plus bas. Le réglage est possible dans ce cas grâce au fait que les portées 128,129 sont fixées par des boulons 130'aupports 102,103 qui permettent, après avoir été desserrés, d'intercaler des cales (non représentées) de façon à pouvoir soulever ou abaisser les portées 128,129 par rapport à la position de leur point d'articulation. Avant de décrire le cycle de déplacement des outils de traitement 118,119 plus en détail, il conviendrait d'expliquer tout d'abord le mode d'avance de l'ouvrage, dans ce cas, du cuir, dans la machine. Comme on le voit sur les dessins, une pièce de cuir 131 est guidée de haut en bas sur une table d'avance 132 dans un intervalle de traitement 133 représenté sur la figure 3 comme étant orienté verticalement, entre les outils de traitement 118 et 119, jusqu'à ce que, à cause du mouvement d'avance assuré par ces derniers, comme décrit plus bas, elles passent par leur extrémité de sortie ; à cette extrémité, la pièce de cuir entre dans une goulotte 134 et poursuit son chemin. Au lieu de la goulotte 134, il est possible d'utiliser une bande transporteuse 135 représentée en traits mixtes pour enlever le cuir traité dans le sens opposé. Le mouvement des outils de traitement 118,119 résultant de leur montage spécial sera expliqué ci-après en se référant aux figures 4 à 7. La figure 4 représente la position ouverte des outils de traitement 118,119, dans laquelle les excentriques d'entraînement 114,115 ont mis, par leur position correspondante, les outils de traitement 118,119 dans la position extrême d'écartement. Dans cette position, les clavettes 116,117 sont tournées à l'opposé de l'intervalle de traitement 133. Ce dernier est donc ouvert vers le haut légèrement en forme de coin, de sorte que, dans cette position, le cuir peut être facilement guidé de haut en bas dans l'intervalle de traitement 133. La figure 5 montre la phase de fonctionnement suivante dans laquelle les arbres menants 106,107 et avec eux les excentriques 114,115, sont tournés de 900 environ dans une position dans laquelle les clavettes 116,117 ont été déplacées vers le haut. Lors de cette rotation des excentriques 114,115, les outils de traitement 118,119 exécutent un mouvement ascendant sous la forme d'un mouvement de recul et un mouvement d'avance en direction de l'autre élément de traitement, de sorte que les leviers 124,125 et les goujons 126,127 sont légèrement déplacés vers le haut. Les bras 122,123 exécutent ainsi un léger mouvement pivotant vers l'extérieur de façon que l'intervalle de traitement 133 approche la position parallèle des outils de traitement 118,119. La figure 6 montre la phase suivante dans laquelle les arbres menants 106,107 ont tourné d'un quart de tour supplémentaire avec les excentriques 114,115. Dans cette position, les excentriques 114,115 ont poussé les outils 118,119 dans leurs positions les plus avancées dans lesquelles les saillies 120 et 121 s'engagent profondément les unes entre les autres. Les outils de traitement 118,119 sont également parallèles. La position suivante de fonctionnement représentée sur la figure 7 montre les arbres menants 106,107 ainsi que les excentriques 114,115 qui ont tourné d'un quart de tour supplémentaire de façon à orienter les cales 116,117 vers le bas. Dans cette position, les outils de traitement 118, 119 se sont à nouveau écartés d'une certaine distance à cause de l'effet des excentriques et ont également été déplacés vers le bas, de sorte que l'intervalle de traitement 133 formé entre les outils de traitement est à nouveau ouvert légèrement en forme de coin. Pendant les mouvements des outils 118,119 de la phase représentée sur la figure 5 à celle de la figure 7, les leviers 124,125 exécutent un pivotement vers le bas lorsque les outils de traitement 118, 119 sont déplacés vers le bas par les excentriques 114,115. Lors de ce pivotement des leviers 124, 125, les bras 122,123 tournent vers l'extérieur par rapport aux excentriques 114,115 de façon à mettre les outils de traitement 118,119 en position parallèle comme on le voit sur la figure 6. Lorsque les outils de traitement 118,119 sont ensuite déplacés davantage vers le bas par une rotation supplémentaire des excentriques 114,115 et à nouveau écartés l'un de l'autre, les leviers 124,125 oscillent également vers le bas mais exercent une certaine pression sur les bras 122,123 par suite de la séparation des outils de traitement 118,119 de façon que les bras 122,123 oscillent vers l'intérieur, d'où la forme légèrement en coin de l'intervalle de traitement 133 représentée sur la figure 7. La figure 8 représente les mouvements successifs des saillies 120/121,154/155 et 136/137. Les saillies 136/137 sont situées à l'extrémité d'entrée des outils de traitement 118,119 de la deuxième machine représentative, les saillies 154/155 sont légèrement au-dessous du milieu et les saillies 120/121 sont à l'extrémité de sortie des outils 118,119. Les ellipses illustrées pour une saillie représentent le trajet parcouru par un point particulier de la saillie en question. Ainsi, un point 138 de la saillie 137 décrit une ellipse 139. Les points 138 des autres saillies 136,154, 155, 120 et 121 décrivent également des ellipses. La figure 8 montre clairement que les axes principaux des ellipses, de haut en bas dans le sens d'avance, tendent progressivement vers la verticale et que lesdites ellipses recouvrent de plus en plus une ligne médiane 140 entre les éléments de traitement 118,119. Ce recouvrement de la ligne médiane 140 par les ellipses indique que les outils de traitement engrènent à une profondeur et une longueur correspondantes. Il ressort également de la figure 8 que la partie de l'ellipse recouvrant la ligne médiane 140 dans chaque cas augmente de haut en bas, donc dans le sens d'avance, ce qui signifie que l'ouvrage est traité pendant une durée de plus en plus longue par les saillies correspondantes. Comme on l'a indiqué précédemment, il en résulte une augmentation de l'intensité de traitement dans le sens d'avance. La figure 9 représente la partie axiale de l'outil de traitement 118 sur laquelle, grâce à un excentrique réglable 150, il est possible d'effectuer un réglage déterminé de la profondeur de traitement. En d'autres termes, l'excentrique réglable 150 représente le palier externe de l'excentrique d'entraînement 114. Er. faisant tourner l'excentrique réglable 150, l'excentrique d'entraînement 114 est mis dans une position particulière par rapport à l'outil de traitement 118, cette position étant déterminée par le degré de rotation de l'excentrique 150. Ce dernier est fixé par rapport à l'outil de traitement 118 par une vis de réglage 151. Un certain nombre d'alésages 152 sont ménagés pour les différents réglages de l'excentrique 150. Dans la position représentée de l'excentrique 150, l'outil 118 est réglé pour assurer la plus grande profondeur possible d'engrènement. On voit sur les figures 4 à 7 que les outils de traitement 118,119 se déplacent continuellement vers le bas, par rapport à la ligne de référence en traits mixtes tracée audessus des figures, de la position de la figure 5 à celle de la figure 7. La distance entre la ligne de référence et le bâti 101 de la deuxième machine représentative reste constante. La distance croissante entre les bords d'entrée des outils de traitement 118,119 et la ligne de référence au cours des phases de fonctionnement des figures 5 à 7 révèle que, pendant ces phases de traitement, une pièce de cuir maintenue par les outils 118,119 est déplacée vers le bas avec eux, un mouvement d'avance étant donc transmis au cuir. Lorsque commence la phase de traitement représentée sur la figure 7, dans laquelle les outils 118,119 sont à nouveau écartés et exécutent le mouvement de recul en parcourant le trajet dans le sens des phases de traitement des figures 7, 4 et 5, le cuir reste sensiblement dans la position qu'il a atteinte, par rapport au bâti 101 de la deuxième machine représentative, étant donné que son inertie l'empêche de participer à ce mouvement de recul. De plus, selon la loi d'inertie, elle tend en réalité à poursuivre le mouvement d'avance qui lui a été précédemment imposé. De plus, la force de pesanteur favorise également le mouvement descendant du cuir. La troisième machine représentative illustrée sur la figure 10 présente un intervalle de traitement 141 orienté horizontalement. Hormis la disposition de cette troisième machine représentative avec son intervalle de traitement horizontal, la construction-et la disposition de cette troisième machine sont identiques à cellesde la deuxième machine, à l'exception des éléments décrits ci-après, et par conséquent, les mêmes numéros de référence sont utilisés pour désigner les mêmes pièces lorsque cela convient. D'une façon analogue à la disposition des portées d'articulation 128,129 des figures 3 à 9, dans la troisième machine représentative, des portées d'articulation 1'42 sont disposées après les excentriques d'entraînement 143 dans le sens d'avance, cette direction étant indiquée par une flèche A pointée vers l'intervalle de traitement 141. Cette disposition des portées 142 permet d'obtenir l'effet voulu en ce sens que l'intervalle de traitement 141 s'ouvre plus grand du côté d'entrée que du côté de sortie (voir la représentation correspondante sur la figure 4). Pour que les saillies 120,121 ne constituent pas un obstacle pour le bord de l'ouvrage lorsque celui-ci est introduit dans l'intervalle de traitement 141, des revêtements flexibles 144 et 145 sont tendus sur les saillies 120, 121 des outils 118,119, lesdits revêtements ; 144 et 145 étant constitués par. exemple par un clinquant élastique. Dans la position représentée sur la figure 10 des éléments de traitement 118, 11'9, dans laquelle ils sont à l'écart l'un de l'autre, les revêtements 144, 145 se tendent sur les saillies 120,121 de façon à présenter des surfaces sensiblement planes afin que l'ouvrage (le cuir 131) puisse être poussé sans entrave dans l'intervalle de traitement 141. Les revêtements 144,145 se terminent aux deux extrémités des éléments de traitement 118,119 sur des rouleaux 146,147, 148,149. Les revêtements 144, 145 sont maintenus immobiles pendant le fonctionnement de la troisième machine représentative. Si un revêtement est endommagé par le fonctionnement de cette troisième machine, il suffit de le dérouler d'un rouleau à l'autre jusqu'à ce qu'une partie du revêtement entière et non endommagée soit tendue sur l'outil de traitement correspondant. Ainsi, il n'est pratiquement pas nécessaire. d'interrompre le fonctionnement de la troisième machine. Maintenant, si l'on donne à la troisième machine représentée sur la figure 10 les mêmes caractéristiques que celles de la deuxième machine représentative, on obtient le même effet d'avance. Le cuir est poussé dans la direction de la flèche A lors du rapprochement des outils de traitement 118,119 jusqu'à ce que ceux-ci le libèrent à nouveau. Ils exécutent donc le mouvement de recul comme on l'a décrit plus haut. A cause de son inertie, le cuir ne participe pas à ce mouvement de recul. Cet effet est encore accru par les revêtements 144,145 qui sont tendus sur les saillies 120,121 étant donné que la surface lisse des revêtements n'impose pas de frottement important au cuir lors du mouvement de recul des outils 118,119. Ainsi, dans la troisième machine représentative comportant un intervalle de traitement horizontal 141, il se produit une avance automatique sans qu'il soit nécessaire de recourir à des bandes transporteuses à cet effet, le mouvement d'avance n'étant provoqué que par le mouvement des outils de traitement 118,119 qui, comme on l'a déjà dit, exécutent non seulement un mouvement ascendant et descendant mais également un mouvement de va-et-vient. La quatrième machine représentative est très analogue aux deuxième et troisième machines en ce sens qu'elle comporte deux outils de traitement 218,219 dont chacun est monté sur un excentrique d'entraînement, lesdits outils étant maintenus de façon que leurs surfaces soient sensiblement parallèles par un système de bras et leviers, et on peut se référer à la description des deuxième et troisième machines en ce qui concerne les aspects de la quatrième machine qui ne sont pas décrits en détail. Les éléments ou outils de traitement 218, 219 de la quatrième machine comportent des saillies dont seules les sail- lies 220/221 et 236/237 et le dispositif d'entratnement de l'outil 218 sont représentés sur la figure 11. L'outil de traitement 218 est monté sur un excentrique d'entratnement 214 qui est fixé par une clavette 216 sur un arbre menant 206. Du palier dans lequel l'excentrique 214 tourne, fait saillie un bras 222 sur lequel pivote un levier 224 formant un angle avec lui, l'autre extrémité du levier 224 pivotant sur une portée fixe d'articulation 228. Les ellipses 241/242 et 247/248 repré- sentent le mouvement d'un point particulier'une saillie respective des paires 220/221 et 236/237. Le point 243 de la saillie 220 décrit l'ellipse 241 ; de même, les points 244 des saillies 221,236, 237 décrivent les ellipses correspondantes 242,247 et 248. Les parties hachurées des ellipses 241/242 et 247/248 montrent le dépassement par ces ellipses de la ligne médiane 240 entre les outils 218, 219-de la quatrième machine représentative. Le recouvrement de la ligne médiane 240 par les ellipses montre que les saillies 220,221, 236, 237 engrènent à une profondeur et sur une distance correspondantes. Comme le montre la figure 11, les ellipses 241,242 sont plus à plat par rapport à la ligne médiane 240 que les el] ip- ses 247,248 (les axes principaux des ellipses 241,242 s'approchant beaucoup plus d'un parallélisme avec la ligne médiane 240 que ceux des ellipses 247,248). La flèche B indique le sens de rotation de l'excentrique 214 et les flèches des ellipses indiquent le sens dans lequel les points décrivent les ellipses correspondantes. On voit que les ellipses 241,242 coupent la ligne médiane 240 (lorsque les points correspondants parcourent la partie de l'ellipse délimitant la zone hachurée) suivant un angle aigu plus petit que les ellipses 247,248. Les points d'intersection des ellipses 241,242 avec le plan médian 240 sont indiqués en 249,250 et ceux des ellipses 247,248 sont indiqués en 251, 252. La composante de mouvement dans le sens d'avance, lorsque les outils de traitement parcourent leur trajet fermé et la vitesse d'avance du cuir à traiter dans la quatrième machine représentative sont d'autant plus grandes que l'angle d'intersection est plus aigu. L'angle aigu d'intersection des ellipses avec la ligne médiane 240, comme décrit ci-dessus, a pour résultat que les outils de traitement 218, 219 sont mis en position ouverte (dans laquelle leurs saillies respectives 220,221, 236,237 sont dégagées), tandis que les saillies sont encore animées d'une composante de mouvement dans le sens d'avance. Par suite, après avoir dépassé les points 249,250, 251,252, l'énergie cinétique transmise à l'ouvrage pendant l'engrènement a encore pour effet d'entraîner l'ouvrage dans le sens d'avance du fait qu'après le passage par les points 149,150, 151,152, les outils de traitement 218,219 ont libéré l'ouvrage de façon qu'il puisse glisser vers l'avant entre les outils 218,219 d'une distance supplémentaire dans le sens d'avance à cause de l'énergie cinétique qui lui a été communiquée. Comme on l'a indiqué plus haut, étant donné que les ellipses 241,242 coupent la ligne médiane suivant un angle plus aigu que les ellipses 247,248, l'énergie cinétique communiquée à l'ouvrage par les éléments de traitement 218,219 est plus grande dans la région des saillies 220,221 que dans celle des saillies 236,237. Ceci peut se traduire par une avance de l'ouvrage dans la quatrième machine représentative à partir de la région des saillies 220,221 étant donné qu'il est ensuite tiré d'une façon plus intense à partir de ce côté qufil n'est avancé du côté des saillies 236,237. A cet effet, la portée 228 (comme on peut le voir sur la figure 11) est montée dans la quatrième machine du côté d'entrée de cette dernière (c'est-à-dire du côté de la machine où se trouvent les saillies 220, 221). Ceci se distingue du cas des deuxième et troisième machines représentatives dans lesquelles les portées d'articulation se trouvent du côté de sortie des machines. Le sens d'avance (indiqué par la flèche C) de l'ouvrage dans la quatrième machine représentative représentée sur la figure 11 est considéré comme étant particulièrement important lorsqu'il s'agit de traiter du cuir. Dans la quatrième machine, les éléments de traitement 218,219 sont disposés de façon que la ligne médiane 240 soit verticale, horizontale ou en diagonale. Il va de soi que les machines décrites peuvent subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine de traitement d'objets plats et souples, en particulier pour le ramollissement, l'étirage et le lissage du cuir, comprenant deux outils de traitement opposés venant mu- tuellement en prise, entre lesquels un objet à traiter est avancé e et dont la distance d'écartement est augmentée et réduite pério- diquement par un mouvement relatif, machine caractérisée en ce que les outils (2,3 ; 118,119 ; 218,219) sont montés de façon à parcourir des trajets fermés (4,14, 15 ; 139 ; 241,242, 247, 248) (par exemple des trajets circulaires (4)) et en ce qu'elle comporte un dispositif destiné à déplacer les outils (2,3 ; 118,119 ; 218, 219) d'une façon correspondante sur leur trajet fermé avec un mouvement périodique, les outils étant disposés de façon que leurs trajets fermés se chevauchent afin que l'objet (5 ; 131) à traiter soit traité pendant la phase de déplacement pendant laquelle les trajets des outils se chevauchent (et les outils engrènent) et l'objet est transporté simultanément dans la machine par les outils. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte des organes mécaniques (9, 10 ; 108, 109, 110, 111) qui synchronisent le mouvement des outils (2, 3 ; 118, 119 ; 218,219) sur leurs trajets fermés, le mouvement s'effectuant dans des sens de rotation opposés. 3. Machine de traitement d'objets plats et flexibles comprenant deux outils de traitement opposés entre lesquels un objet à traiter est avancé, au moins l'un des outils comprenant des saillies et l'autre des évidements correspondants, la distance séparant les outils étant augmentée et réduite périodiquement par un mouvement relatif de façon que l'objet à traiter soit pressé par les saillies dudit outil dans les évidements correspondants de l'autre outil, machine caractérisée'en ce qu'elle comporte des organes (9,10, 13 ; 108,109, 110,111, 114,115 ; 214) par lesquels les outils (2,3 ; 118,119 ; 218,219) sont déplacés avec un mouvement périodique d'une façon correspondante sur leurs trajets fermés (4,14, 15 ; 139. ; 241,242, 247, 248)' afin d'assurer l'augmentation et la réduction périodiques de'la . distance séparant les outils ainsi que le déplacement de ces derniers dans le sens d'avance (18, A, C) lorsque les saillies (12 ; 120,121, 136,137, 154,155 ; 220,221, 236,237) sont logées dans les évidements afin de transporter l'objet (5,131) à traiter dans la machine et de déplacer les outils dans une direction rétrograde (opposée à la direction d'avance) lorsque les saillies ne sont plus logées dans les évidements. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que le mouvement des outils (2, 3 ; 118,119 ; 218,219) est tel que les saillies (12 ; 120,121, 136, 137, 154,155 ; 220,221, 236, 23roi) sont extraites des évidements alors que les outils parcourent encore leurs trajets fermés (4,14, 15 ; 139 ; 241,242, 247,248) dans le sens d'avance. 5. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque outil de traitement (2,3 ; 118,119 ; 218, 219) est monté sur un excentrique d'entraînement rotatif (13 ; 114, 115 ; 214) et en ce que des organes (9,10 ; 108,109, 110,111) sont utilisés pour faire tourner les excentriques en synchronisme afin de provoquer le déplacement des outils de traitement sur leurs trajets fermés (4,14, 15 ; 139 ; 241,242, 247,248). 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que les excentriques (13 ; 114,115 ; 214) sont mis en rotation par des pignons menants associés (8 ; 108,109) entraînés par une courroie (9) ou une chaîne (110) de transmission. 7. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que tout point de l'une des saillies (120,121, 136,137, 154,155 ; 200, 221, 236, 237) décrit un trajet elliptique ou sensiblement elliptique (139 ; 241,242, 247,248). 8. Machine selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque outil de traitement (118,119 ; 218,219) comporte un bras (122,123 ; 222) et un levier (124,125 ; 224) dont une première extrémité s'articule sur le bras et dont l'autre extrémité pivote sur une portée fixe (128,129 ; 228). 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'une ligne reliant l'axe autour duquel l'excentrique (114,115 ; 214) tourne et le pivot (126,127) à la première extrémité du levier (124,125 ; 224) est parallèle ou sensiblement parallèle à un plan médian (140 ; 240) entre les outils de traitement (118,119 ; 218,219) et en ce qu'une ligne reliant les pivots à l'ur. e et l'autre extrémité du levier est sensiblement perpendiculaire audit plan médian. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que la ligne reliant l'axe au pivot (126,127) de la première extrémité du levier (124,125 ; 224-) se prolonge de l'axe au pivot (126,127) en direction du côté d'entrée de la machine. 11. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que la portée fixe (128,129 ; 228) est réglable pour ajuster les trajets parcourus par les outils de traitement. 12. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'un dispositif (150) permet de régler la profondeur de traitement. 13. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'excentrique d'entraînement (114,115 ; 214) est monté sur un excentrique réglable (150) qui peut être mis en rotation pour ajuster la profondeur du traitement. 14. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'intervalle de traitement (141) entre les outils de traitement (118,119 ; 218,219) est horizontal. 15. Machine selon l'une quelconque des revendications 3 à 13, caractérisée en ce que l'intervalle de traitement (133) est vertical. 16. Machine selon l'une quelconque des revendications 3 à 12, caractérisée en ce que l'intervalle de traitement (133, 141) est incliné. 17. Machine selon l'une quelconque des revendications 3 à 16, caractérisée en ce que les deux outils (2,3 ; 118, 119 ; 218,219) comportent des saillies (12 ; 120,121, 136,137, 154,155 ; 220,221, 236,237) qui engrènent pendant le fonctionnement de la machine, les saillies (12 ; 120, 136,154 ; 220, 236) de l'un des outils pénétrant dans les évidements ménagés entre les saillies (12 ; 121,137, 155 ; 221,237) de l'autre outil.