La présente invention due à Marcel MALARD et Jean-Claude RAYMOND concerne les appareils pour examiner l'intérieur de cavités et notamment le fond de l'oeil. Les appareils connus pour examiner le fond de l'oeil comportent des instruments d'optiques dont l'utilisations implique que l'intérieur de l'oeil du patient soit éclaire Pour préparer le patient à l'examen, il lui est généralement administre une drogue (atropine, novocaine, etc...) ayant pour effet de contrarier les mouvements de l'iris. La drogue est souvent administrée plusieurs heures avant l'examen, et l'effet persiste plusieurs heures après. Les appareils connus ont donc l'inconvénient d'obliger le pa- tient å se soumettre à une préparation qui lui cause une perte de temps et qui produit des troubles temporaires de la vision. De plus, au cours de l'examen, la lumière qui tombe sur la rétine produit une sensation désagréable cui empêche l'oeil du patient de se conduire d'une façon naturelle. L'appareil suivant l'invention permet d'examiner le fend de l'oeil d'un patient ssns utiliser d'éclairage éblouissant, donc sans obliger le patuent à se soumettre à une préparation, évitant ainsi les inconvénients que cette préparation comporte, et permettant à l'oeil du patient de se conduire normalement pendant l'examen. Cet appareil peut aussi servir à examiner, à l'intérieur de cavités, des surfaces dont les propriétés physiques ou chimiques peuvent se modifier ou se dégrader sous l'effet de la lumière naturelle. L'appareil objet de l'invention comporte un dispositif d'éclairage en lumière infrarouge, ainsi qu'un système optique entre l'objectif et l'oculaire duquel est placé un tube convertisseur d'images infrarouges. De préférence, une diode électroluminescente en matériau semiconducteur est utill- sée pour produire la lumière infrarouge. Selon une forme de réalisation avantageuse, un système optique supplémentaire est prévu pour des observa- tions en lumière naturelle, les deux tubes étant accouplés de façon à converger sur un même objet. Un miroir semi-réfléchissant peut être placé dans le système optique supplémentaire pour renvoyer vers l'objectif, puis vers le point observé, les radiations infrarouges en provenance du dispositif d'éclairage. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple non limitatif et sous une forme schématique, un mode de réalisation préféré de l'appareil conforme à la présente invention. Dans ce mode de réalisation préféré, l'appareil conforme à l'inv?ntion comprend principalement. un phare diode électroluminescente P et une binoculaire à deux systèmes optiques convergents représentés symboliquement par leurs axes 21 et 22. Les deux systèmes optiques convergent en. un point R qui, par réglage de la binoculaire, se situe dans la région que l'on désire examiner en général au fond de l'oeil d'un patient. Le phare à diode luminescente P comporte une diode D en arséniure de gallium cul, lorsqu'elle est alimentée par une tensicn E, émet des radiations relativement intenses dont les longueurs d'ondes, proches de 0,9 micron, se situent dans l'infrarouge, à l'extérieur du spectre visible. Le faisceau de lumière infrarouge qui est émis par le phare P tombe sur un miroir seml-réfléchissant M incliné à 45 sur l'axe du premier systeme optique Zi. Le phare P et le miroir M sont disposes de telle façon que la lumière réfléchie traverse l'objectif C1 du premier système optique, puis éclaire le point à observer R. Entre l'oculaire N2 et l'objectif 02 du second système optique Z2, est monté un tube électronique convertisseur d'images infrarouges C, dont la haute tension provient d'une alimentation A. L'objet placé en R étant éclair en lumière infrarouge par le phare P, l'objectif 02 donne de l'objet une image infrarouge sur la photocathode K du convertisseur d1 images C, et il en résulte la formation d'une image visible sur l'écran fluorescent d'observation I2 de ce convertisseur. L'un des yeux de l'opérateur S2 observe cette image à travers l'oculaire N2. L'autre oeil S1 volt l'image de l'objet R à travers l'oculaire NI du premier système optique Z1. Un véhicule V est disposé entre l'oculaire N1 et l'objectif 01 de ce système. Le véhicule V sert d'une part à renverser l'i- mage pour qu'elle apparaisse droite à l'observateur, et d'autre part à compenser la différence de longueur introduite par la présence du convertisseur d'i- mages infrarouges et son grandissement. De cette façon, les dernières images réelles sont égales et elle sont situées dans les plans il et 12 symétriques par rapport au plan médian de l'appareil. Pour cette raison, les objectifs 01 et 02 sont identiques, de même que les oculaires NI et N2. Ces oculaires sont réglables en mise au pont. Dans l'utilisation de cet appareil, l'oeil S2 voit l'image de l'objet éclairé par le faisceau infrarouge comme il est expliqué plus haut. L'oeil SI voit la même image, mais en lumière ordinaire. Cette dernière image peut être assez sombre et néanmoins permettre le réglage de l'appareil à l'aide de l'oeil S1, après quoi, l'observation est faite à l'aide de l'oeil 32. Il faut noter que l'oeil S1 n'est pas géné par les radiations infrarouges qui parcourent le premier tube optique, car ce sont des radiations non visibles. Il va de soi que l'on peut mettre un appareil photographique à la place de l'oeil 52 si l'on désire avoir un cliché de l'objet. L'appareil que l'on vient de décrire peut tre utilisé le pour examiner le fond de l'oeil d'un patient, sans qu'il soit nécessaire de soumettre à une préparation. En effet l'oeil du patient, éclairé par une lumière infrarouge à laquelle il n'est pas sensible, se comporte de manière naturelle. Le patient étant placé dans une salle d'observation relativement sombre, sa pupille se dilate naturellement jusqu'au maximum, et ceci rapidement. Dés que est terminé, le patient retrouve sa vue habituelle puisque rien ne vient contrarier le mouvement naturel de sa pupille. Ainsi l'invention procure une économie de temps sur la durée de l'examen et évite des désagréments au pa. tient. En outre, la coexistence d'un système optique pour l'observation en lumière visible et d'un système optique pour l'observation en lumière infra. rouge permet, sans manipulation difficile, de faire le cadrage de l'objet et son observation. Plusieurs observations peuvent succéder avec des intervalles de temps très courts, sans fatigue pour le patient et sans perte de temps pour l'opérateur. Quoique l'examen du fond de l'oeil soit l'application préférée de l'ap- parel suivant l'invention, cet appareil peut aussi servir à examiner, dans une cavité, des surfaces sur lesquelles la lumière naturelle aurait un effet actinique ou un effet physique gênant. La description que l'on vient de faire a été donnée à titre d'exemple non limitatif, et les variantes ou modifications qui en découlent entrent dans le cadre de l'invention0 REVENDICATIONS 1. Appareil pour examiner l'intérieur de cavités et notamment le fond de l'oeil, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'éclairage (P) en lumière infrarouge, un système optique (Z2) entre l'objectif (C2) et l'oculaire (N2) duquel est placé un tube électronique convertisseur d'images infrarouges (C), et un système optique supplémentaire (Zl) prévu pour les observa* tions en lumière naturelle, les deux systèmes optiques étant accouplés de fa çon à converger vers un même objet. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'éclairage (P) comporte une diode électroluminescente (D) en matériau semiconducteur. 3. Appareil suivant la revendication l, caractérisé en ce que le système optique supplémentaire (Z1) comporte un oculaire (N1) et un objectif (01) entre lesquels est placé un véhicule (V) pour le redressement de l'image et pour la compensation de la différence de longueur introduite par la présence et le grandissement du convertisseur d'images infrarouges (C). 4. Appareil suivant la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que le système optique supplémentaire (Z1) contient en outre un miroir semi-réflé- chissant (M) qui est incliné sur l'axe optique sous un angle tel que, étant placé sur le parcours des radiations infrarouges en provenance du dispositif d'éclairage (P), il réfléchisse ces radiations en direction de l'objectif(Ol). 5. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les deux systèmes optiques (Z1, Z2) ont des objectifs (C1, C2) identiques. 6. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les deux systèmes optiques (Z1, Z2) ont des oculaires (N1, N2) réglables et identiques.