L'invention concerne d'une manière générale un procédé et un dispositif d'injection pour la fabrication d'éléments de construction formés sous presse. L'invention concerne également les éléments de construction obtenus selon ce procédé. Il est déjà connu de réaliser sur presse des panneaux de construction composés de deux parements de façade entre lesquels est placé un agrégat que l'on enrobe d'un liant que l'on injecte. Le liant d'enrobage peut être un réactif liquide formant une mousse. Jusqu'à présent, l'injection du liant se fait à l'aide de cannes d'injection se présentant sous forme d'éléments tubulaires débouchant à chacune de leurs extrémités Ces cannes sont introduites au travers de l'une des parties de champ des panneaux à réaliser jusqu'à atteindre le voisinage de la partie de champ qui fait face à la partie d'introduction. L'extrémité libre des cannes est raccordée à une buse d'injection. L'opération d'injection proprement dite implique, à mesure du remplissage des espaces libres entre les parements du panneau, un retrait progressif de la canne d'injection pour permettre la continuité du remplissage. Il faut, en conséquence, contrôler simultanément toutes les cannes d'injection d'un même panneau et assurer leur retrait simultané à mesure que se fait le remplissage. Outre cet inconvénient majeur de surveillance et de contrôle des retraits des cannes, il se produit des irrégularités de remplissage du liant entre les parement du panneau Le liant, au début de l'injection s'étale sous forme d'une masse sensiblement circulaire à l'extrémité de chaque canne jusqu'à ce qu'elle se mélange avec la masse qui se forme à l'extrémité de la canne qui lui est adjacente ; il se produit ainsi, à mesure du recul des cannes, des masses adjacentes. de liant qui affectent une forme générale dite de violon, une poche d'air étant emprisonnée entre chaque masse adjacente, ce qui nuit à la solidité et aux qualités isothermiques du panneau obtenu selon ce procédé connu. L'invention a en conséquence pour but de fournir un procédé qui permette une injection rapide du liant dans les éléments de construction formés sur presse, sans avoir à manipuler les cannes pendant cette injection eten assurant un remplissage exempt de bulles, poches d'air, ou autres défauts de répartion. L'invention concerne à cet effet un procédé d'injection pour la fabrication d'éléments de construction formés sur presse, élément comprenant deux parements de façade maintenus écartés de façon colncidente par un cadre conformateur à l'intérieur duquel peut être placé un agrégat, procédé caractérisé en ce que l'on introduit le liant d'injection par l'intermédiaire de cannes d'injection que l'on a pourvus surau moins l'une de leurs génératrices d'orifices calibrés pour que lors de l'injection le liant se répartisse d'abord au voisinage de l'extrémité des cannes opposée au point d'injection, la répartition se faisant ensuite par progression régulière à l'intérieur de l'élément en direction du point d'injection, et on maintient les cannes en place pendant toute la durée de l'injection. Le procédé pour l'obtention d'éléments de construction est représenté de façon schématique sur l'unique figure jointe suivant une coupe dans l'épaisseur d'un élément montrant la disposition et les caractéristiques du dispositif d'injection. Suivant l'invention,ainsi qu'il est représenté au schéma annexé, le procédé vise à la réalisation d'éléments de construction, par exemple des panneaux obtenus par injection sur presse. A cet effet, le panneau à obtenir est constitué d'un cadre conformateur 1 placé sur un plateau de presse non représenté, ce cadre conformateur maintenant à écartement parallèle ou non deux parements constituant les façades du panneau après injection. A l'intérieur du volume délimité par le conformateur et les parements, on peut disposer un agrégat 2 qui peut être par exemple des billes de verre expansées. Le produit d'injection qui assure la liaison entre l'agrégat et le cadre conformateur et les parements peut être un réactif liquide formant par polymérisation une mousse. Suivant l'invention, l'injection de cette mousse à l'intérieur de l'élément à réaliser est obtenue en introduisant, par exemple sous forme de rangées parallèles, des cannes d'injection 3. Ces cannes d'injection 3 sont pourvues sur au moins une de leurs génératrices d'orifices calibrés 4. Suivant un mode d'exécution de l'invention, les orifices ont une section de passage décroissante de ltextrémité des cannes 31 vers leur point dtinjection 32. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on obture l'extrémité 31 des cannes d'injection et l'on contrôle le processus d'injection grâce au calibrage des orifices 4. Suivant ce procédé, l'injection est réalisée à partir d'une buse d'injection 5 raccordée à l'extrémité 32 des cannes 3. Le réactif liquide trouve une importante résistance dans les premiers orifices ménagés sur la ou les génératrices de la canne, de sorte qu'il s'écoule tout d'abord au travers des orifices de plus grand diamètre 41. A mesure que ces orifices sont obturés par la masse de réactif injecté, l'injection se poursuit progressivement au travers des orifices sur lesquels la pression est moindre en raison de l'absence d'une masse enveloppante, de sorte que la matière d'injection progresse régulièrement en direction du point d'injection, sans qu'il se produise entre deux masses d'injection adjacentes de formation de bulles, poches d'air ou autres irrégularités de répartition. La disposition particulière des orifices calibrés sur une ou plusieurs génératrices des cannes permet une répartion à coeur sans défaut dans les espaces intersticiels de l'agrégat 2. Pendant toute la durée de l'injection, on maintient en place les cannes à l'intérieur de l'élément à réaliser. Après injection, on sectionne l'extrémité 32 de cannes qui fait saillie sur l'un des côtés de l'élément à réaliser, de sorte que les cannes emprisonnées dans la matière d'injection font partie intégrante de l'élément injecté et pressé et constituent des moyens de renfort qui coopèrent aux caractéristiques mécaniques de l'élément obtenu selon le présent procédé. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, et à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10/ Procédé d'injection pour la fabrication d'élé- ments de construction formés sur presse, éléménts comprenant deux parements de façade maintenus écartés de façon colncidente par un cadre conformateur à l'intérieur duquel peut être placé un agrégat, procédé caractérisé en ce que l'on introduit le liant d'injection par l'intermédiaire de cannes d'injection que l'on a pourvues sur au moins l'une de leurs génératrices d'orifices calibrés pour que lors de l'injection le liant se répartisse d'abord au voisinage de l'extrémité des cannes opposée au point d'injection , la répartition se faisant ensuite par progression régulière à l'intérieur de l'élément en direction du point d'injection, et on maintient les cannes en place pendant toute la durée de l'injection. 20/ Procédé d'injection conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on obture l'extrémité des cannes à l'opposé du point d'injection, et les orifices que l'on pratique sur au moins l'une des génératrices de chaque canne sont de section de passage décroissante depuis l'extrémité de la canne vers son point d'injection. 30/ Procédé d'injection conforme aux revendications 1 & 2, caractérisé en ce qu'après injection on sectionne la partie de la vanne voisine du poitn d'injection chaque canne constituant un moyen de renfort incorporé dans l'élément obtenu. 40/ Les éléments de construction obtenus selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3.