La présente invention concerne un procédé permettant d'inhiber les virus des récoltes agricoles et horticoles ou des phytovirus , à l'aide d'une solution extraite d'un milieu nutritif et dtun milieu tissulaire qui est disponible après la culture des mycélium de basidiomycètes, fournissant des champignons commestibles tel que Lentinus edodes, dans un milieu de culture contenant le composant de fibres végétales. La différence fondamentale que l'on rencontre entre les bactéries, les mycoplasmes, les rickettsiae,les gramidiées et les virus réside dans leurs dimensions. Leur dimension décroit dans tordre qui vient d'être indiqué, et il y a une discontinuité entre les virus et les autres. Cependant,aussi petit et aussi simple qu'il puisse entre, le virus est un micro-organisme unicellulaire et il se multiplie par partition binaire. En ce sens > on ne peut pas dire que le virus soit un micro-organisme au sens vrai. A présent, les genres de virus des animaux caraceéristi- quesocomprenant à la fois les animaux vertébrés et invertébrés, se comptent par plusieurs centaines, alors que l'on a confirmé que les virus des plantes (phytovirus) étaient encore plus nombreux. Le virus de la mosaïque du tabac (abrégé en TMV) et le virus de la mosaïque du concombre (abrégé en CMV) sont deux virus caractéristiques qui représentent les phyto-virus confirmés. Récemment, la théorie des virus carcinogènes est devenue plus convaincante. Il est prouvépar essais sur des animaux, qu'un virus qui pénètre dans une cellule normale forme une protéine inconnue dans la cellule et transforme la cellule en un cancer. Un processus similaire peut se concevoir pour une plante. On a mis au point plusieurs vaccins pour la prévention de maladies dues à des virus animaux. Mais on nta mis au point aucun vaccin efficace pour inhiber les maladies dues à des phytovirus. Ceci est dû au fait que les virus ne sont pas des bactéries mais1si l'on agit au niveau des bactéries, la destruction des virus conduit à la destruction des cellules normales. Il en résulte que les dommages causés aulx récoltes agricoles dus aux phytovirus , pour lesquels il n'y a aucun traitement efficace, sont estimés à 200 milliards par an dans un pays comme le Japon. Un agent inhibiteurZque l'on applique sur les récoltes agricoles et horticoles doit être exempt de contamination, facile à appliquer et peu couteux. Du fait que l'extrait que lton utilise selon l'une des formes de mise en oeuvre de la présente invention est extrait du mycélium de champignons commestibles,ltextrait est sans danger, non seulement pour les plantes, mais aussi pour les êtres humains et les animauxZet il permet une production de masse simple et peu coûteuse, dans des conditions extrêmement économiques. A cet égard, il existe des rapports récents sur les essais de l'effet anti-phytovirus utilisant une solution d'extrait obtenueen faisant bouillir des tranches du corps frugifère de Lentinus edodes dans l'eau distillée et ensuite en filtrant sur toile. Ce sont les rapports suivants : hibitory effect of aqueous extract of the fruit bodies of basidio mycetes on plant virus"("Effet inhibiteur d'un extrait aqueux des corps frugifères de basidiomycètes sur des phytovirus ") par Keiichi Tomaru et Akira Udagawa (Shokubutsu Boeke, Vol. 29 NO 1 (1975) et "Inhibitory effect of aqueous extract of the fruit bodies of Lentinus edodes on plant virus ("Effet inhibiteur de l'extrait aqueux des corps frugifères de Lentinus edodes sur les phytovirus") par Yasushi Takagi et Yukia Sugimura troc. Kansai P1. Prot. Soc., 19, 11-16(1977)~/. Dans les deux précédents rapports, l'effet préventif de l'infection n'a été observé que lorsque la plante avait été vaccinée avec un mélange en proportions égales de la solution aqueuse d'extrait du corps frugifère et d'une solution du virus ou à l'aide de ce que l'on désigne par vaccination mixte, et l'on a trouvé que l'effet préventif contre l'infection diminuait brutalement au cours du temps. Il s'est confirmé qu'un procédé de vaccination au dos d'une feuille, d'abord avec une solution aqueuse de l'extrait, à l'aide d'un pinceauvet ensuite la vaccination à la surface d'une même feuille dans les 24 heures, ou ce que l'on désigne par le traitement au dos d'une feuille, est tout à fait inefficace.En conséquence, le fait précédemment signalé indique que l'extrait aqueux du corps frugifère en solution pénètre difficilement dans les tissus de la plante par voie directe et qu'au lieu de celà, agit directement sur les particules virales. Le demandeur a perfectionné les nombreuses techniques d'extraction d'un constituant pharmaceutiquement efficace contenu dans les cultures de mycélium comestible de basidiomycètes après avoir effectué sur eux des recherches durant de nombreuses années, qui lui ont permis de reconnaitre la contribution de la solution d'extrait aqueux du mycélium sur la croissance de la plante. I1 a donc eu l'idée d'analyser la solution d'extrait aqueux de mycélium. I1 résulte de l'analyse de la solution aqueuse d'extrait du mycélium qu'elle contient certaines substances actives du système cytokinine, en plus du germanium sous la forme de composés organiques et il stest confirmé que ces subs tances contribuent à la croissance de la plante.Dans d'autres expériences, il s'est avéré que la solution aqueuse d'extrait de mycélium contribue non seulement à la croissance de la plante, mais qu'elle a aussi un effet anti-virus. Le demandeur a donc penséjaprès sa première étPe; que le germanium sous la forme de composés organiques et des substances actives du système cytokinine avaient un certain effet sur le mécanisme anti-virus, et lia conduit des expériences sur l'effet anti-virus, en même temps que sur l'extraction des substances précédemment signalées.Les résultats de ces expériences n' ont montré aucune dépendance par ticulière entre les substances précédemment indiquées et l'effet anti-virus, et ont indiqué que l'effet antivirus ne résulte que d'un constituant particulier quelconque dans la solution extraite de cultures de mycélium, mais qu'il résulte de plusieurs constituants contenus dans la solution d'extrait et qui sont organiquement liés entre eux. La présente invention a pour objet un procédé d'inhibition des virus des récoltes agricoles et horticoles, qui est exempt de contamination, facile à appliquer et peu coûteux dans des applications pour l'inhibition de phytovirus. La présente invention a également pour objet un procédé d'inhibition des virus de récoltes agricoles et horticoles qui possède un excellent effet préventif contre l'infection. La présente invention a encore pour objet un procédé dtinhibition des virus de récoltes agricoles et horticoles qui garantit la croissance normale de la plante par inhibition de la plasmolyse du tissu de la plante > en favorisant la déplasmolyse, et ayant ainsi un effet anti-virus excellent. Sur les planches de dessins annexés - les figures 1 (A) et 1 (B) sont des photographies à la place de dessins représentant l'effet de déplasmolyse, la figure 1 (A) étant une microphotographie représentant les cellules du tissu immergées dans de l'eau purifiée, la figure 1 (B) présentant les cellules du tissu immergées dans la solution aqueuse de l'extrait de mycélium. - les figures 2 (A) et 2 (B) sont des photographies à la place de dessins représentant l'effet dtinhibition de la plasmolys, la figure 2 (A) étant une microphotographie montrant les cellules du tissu immergées dans de l'eau purifiée, la figure 2 (B) montrant les cellules de tissu immergées dans la solution aqueuse de l'extrait de mycélium. - la figure 3 (A) est une photomicrographie électronique montrant le TMV purifié. La figure 3 (B) est une photomicrographie électronique montrant le TMV purifié en mélange dans une solution aqueuse de la poudre lyophilisée de la solution d'ex- trait de mycélium. Les champignons comestibles du genre basidiomycètes qui sont utilisés dans la présente invention comprennent les suivants Shiitake Lentinus edodes Hiratake Pleurotus ostreatus Enokidake Flammulina Velutipes sing Nameko = Ploliata nameko Kawaratake Coriolus Versicolor Sarunokoshikake.... Rigiooporus Ulmarius Toutefois,parmi ceux-ci, la solution d'extrait de la culture du mycelium de shiitake (Lentinus edodesprésente la plus forte activité et possède un effet anti-virus excellent. L'effet anti-virus précédemment indiqué de la solution d'extrait provenant de la culture du mycelium de shiitake peut avoir une plus étroite relation avec les constituants du milieu ou pousse le shiitake. Le constituant fibreuxtqui est un hydrate de carbone de poids moléculaire élevé, constituant principal du milieu, est absorbé par les champignons comestibles pour etre transformé en polysaccharides de poids moléculaire plus faible ou en substances inorganiquestellesque le magnésium, le phosphore, le cuivre et le fer, et ces constituants sont combinés organiquement avec le mycélium. L'effet anti-virus peut être attribuable à une telle combinaison. Pour cette raison, on applique un milieu composé principalement de bagasse contenant une grande quantité de composants fibreux, mais un milieu liquide, appliqué selon la présente inventionest bien supérieur au milieu solide en ce qui concerne la manipulation et la productivité. Dans ce dernier cas, on ajoute de 20 à 50% de constituants de tissus végétaux au milieu G PY qui est communément utilisé. Etant donné que la bagasse précédemment indiquée ne trouve classiquement aucune application définie et qu'on l'éli- mine principalement par incinération, elle est aisément accessi- ble à bas prix. On peut ajouter > en tant que tissus végétaux, de la sciure de bois, de la paille, de la balle de riz et des épluchures d'aracnide, en plus de la bagasse précédemment indiquée. On peut utiliser la solution bouillie concentrée de ces matières, en proportion appropriée, ou bien on peut ajouter des hydrates de carbone à poids moléculaire élevé tels que la L-cellulose, le pentosanne, l'hémi-cellulose et la lignine qui sont incorporés dans le constituant fibreux en tant que composant principal, ou des substances inorganiquesteBes que le magnésium, le phosphore, le cuivre et le fer. Selon la présente invention, on cultive le mycélium de la façon habituelle dans le milieu nutritif ci-dessus indiqué, on extrait les constituants efficaces en tant qu'anti-virus à partir des cultures du mycélium.On peut adopter, comme procédé d'extraction, l'extraction thermique, l'extraction par un alcali , l'extraction par un acide, l'extraction par un solvant, 11 extraction par un homogénéiseur ou autre technique similaire. A titre d'exemple, l'extrait a été séparé de la culture de mycélium et de culture de filtrat, on a ajouté 3 litres d'eau purifiée à l00g de culture de mycélium. On a chauffé la solution et mélangé l'extrait dans la culture de filtrat contenant des métabolites et des substances de la culture de mycélium qui ont été d'abord séparées pour disposer d'une solution brute. Comme on le voit d'après ce qui-précède, on mélange une fois encore la culture de mycélium et la culture de filtrait, de façon à mélanger les substances efficaces contenues à la fois dans la culture du mycélium et dans la culture de filtrat. Les résultats des analyses de ces solutions d'extrait de mycélium montrent la présence de substances dérivées de l'acide nucléique comprenant principalement l'acide ribonucléique (ARN), les sucres-alcools comprenant l'inositol et le mannitol. 18 genres d'acides aminés, 18 genres d'acides organiques comprenant l'acide succinique et l'acide citrique, des vitamines, du phosphore, du cuivre, du magnésium, du fer, des composés organiques du germanium, des substances actives du système cytokinine et d'autres constituants inconnus. Selon l'invention, on a conduit de nombreuses expériences pour isoler le constituant antivirus contenu dans ces solutions d'extrait, mais chacun des constituants isolés n'a pas montré beaucoup d'effet, ce qui montre que cette étude sur le constituant efficace par isolement a peu de signification. Dans la présente inventionJon on ne trouve u- niquement l'effet anti-virus que dans la solution aqueuse d'extrait provenant de la culture du mycélium.On estime doncydtaprès les résultats de nombreuses expériences1que l'on pouvait décrire le mécanisme de 11 effet anti-virus ainsi qu'il suit. I1 a déjà été indiquéJpar par Fujio Suzuki (voir supra) et ses collaborateurs, qu'une substance dérivée d'ínterferon d' ARN présentant une double liaison, existe dans la solution d'extrait provenant du mycélium de shiitake. On a maintenant étudié ltef- fet sur la cellule de la peau d'oignon, relativement à la plasmolyse et à la déplasmolyse de la façon suivante en utilisant une solution d'extrait provenant de la culture du mycélium de shiitake. NOTE 1. - Objet de l'expérience : étudier 11 effet de la solu tion d'extrait de mycélium sur la déplasmolyse. Solution d'extrait utilisée : solution d'extrait de mycélium de shiitake Matériau : épiderme concave de peaux d' oignons Procédé de traitement : on immerge l'épiderme dans une solution 0,5 M de sucrose pendant 15 minutes et ensuite dans la solution d'extrait pendant une minute .On utilise 9 titre de témoin de l'eau purifiée et on observe l'état des cellules à l'aide d'un microscope A grossissement 150. .Résultats:comme le montre la comparaison entre les fi gures 1(A) et 1 (B),la déplasmolyse est favorisée dans les sections traitées par la solution d'extrait. 2. -Objet de l'expérience: étudier l'effet de la solution d'extrait de mycélium sur la plasmolyse. .On immerce l'épiderme d'oignon dans la solution d'ex trait de mycélium pendant 30 minutes et ensuite dans une solution 0,5 M de sucrose pour observer la modifi cation du protoplasme avec le temps. On utilise de l'eau purifiée a titre de témoin. .Résultats: ainsi qutil ressort du tableau donné ci dessous et des figures 2(A) et 2(B),le traitement avec la solution d'extrait inhibe clairement la plasmolyse. TABLEAU a b c d e 1 -f 3 5 + ~ ++ h 10 ++ 15 ++ + a.Durée (en minutes) b.Section Témoin d.Solution d'extrait e.Etendue de la plasmolyse f.Néant g.légerement visible h Nettement vis-ible I1 s'est confirmé,d'après les expériences précédentes, que la solution-d'extrait a des propriétés qui favorisent la déplasmolyse et qui provoquent difficilement la plasmolyse.De même, les résultats indiquent que la semi-perm8abilité des parois des cellules de peaux d'oignon n'est pas endommagée et qu'il y a une augmentation de concentration du protoplasme,donnant å penser que quelque chose s'est forme par synthèse au sein des cellules de l'oignon. On pense que des constituants inorganiques dans le milieu nutritif,solide ou liquide,tels que le magnésium, le phosphore,le cnivre,le fer, qui sont contenus dans les fibres de la plante, sont organiquement combinés avec les constituants présents dans le mycélium au sein des cellules d'une plante pour former une substance d'un genre similaire à l'interféron, mais on n'en possède pas la preuve à ltheure actuelle.En tout cas cependant, les expériences précédentes montrent que le traitement avec la solution d'extrait provoque une modification dans la cellule elle-même. La solution d'extrait a, en plus de 11 effet anti-virus, un effet favorisant la croissance de la plante. En particulier, la solution d'extrait a un effet remarquable pour favoriser la formation et la croissance des racines. Elle a un autre effet2 celui d'accélérer la bio-synthese dans la plante; par exemple d'augmenter la chlorophylle. I1 y a un autre effet aussi, celui de normaliser le métabolisme de 11 eau et de faire procéder plus régulièrement la photosynthèse. Ces effets ainsi que d'autres aident la plante à effectuer ses fonctions inhérentes du fait que, dans une certaine mesure, la plante présente une résistance pour supporter des facteurs négatifs externes, si la plante est cultivée de façon suffisamment normale. On sait/d'après les résultats des expériences, que la re- sistance au froid, la résistance au temps chaud, la médiocre croissance due à une déficience de l'ensoleillement, etc... sont améliorées. En étudiant des virus agricoles et horticoles, la croissance des récoltes qui sont utilisées en tant que témoins devient un point de grande importance et, dépendant de leurs conditions de culture (sol, engrais, lumière2 humidité, température), les résultats de ces essais sont fortement influencés, et des milieux ambiants variés affectent l'ampleur de la tendance des récoltes à être sujettes à la maladie. En d'autres termes, ceci veut dire, qu'en fonction du milieu ambiant, le corps de la plante -présen- te une résistance suffisante aux virus. Ainsi, pour le corps de la plante, la croissance normale de la plante telle qu'antérieurement décrite, par son effet inhibiteur sur laplasmolyse et la déplasmolyse, et 11 effet anti-virus semblent provenir de cet effet inhibiteur. L'effet préventif contre l'infection de la solution d'extrait ne s'affaiblit pas avec le temps il est confirmé au contraire que 11 effet préventif contre l'infection croît avec le temps et qu'il peut être montré comme étant efficace soit par ce qu'on désigne par l'application au dos de la feuille soit par la pulvérisation sur le sol. Ceci indique que la solution d'extrait pénètre directement dans le tissu de la plante. A cet égard, la solution d'extrait est essentiellement différente d'une quelconque solution d'extrait du corps frugifère. La solution d'extrait de mycélium selon la présente invention est efficace contre les virus agricoles et horticoles et il peut en être de même lorsqu'elle est appliquée à l'être humain. De plus, la solution d'extrait de mycélium semble être efficace pour la préventíon de la mort du saumon rose d'élevage, due à la destruction du pancréas résultant de l'infection par un champignon ou un virus pathogène, pour laquelle on ne dispose d'aucun moyen préventif, actuellement, mais en essayant simplement d'éviter l'infection en mélangeant la solution d'extrait de mycélium à l'aliment du saumon rose d'élevage. On applique la solution d'extrait de mycélium par dilution avec de l'eau ou par dilution d'une poudre lyophilisée de la solution d'extrait de mycélium avec de l'eau et ensuite en pulvérisant la solution diluée dans le sol ou à la surface des feuilles. Quelques exemples de la présente invention sont donnés ci-après à titre illustratif et nullement limitatif. EXEMPLE 1 On ajoute 30 à 40% (rapport pondéral) de bagasse broyée à un milieu nutritif G.P.Y., composé de 50g de glucose, 2g de peptone et 3g d'extrait de levure. On stérilise le milieu liquide nutritif ainsi obtenu de la façon habituelle. Lorsque la structure solide de semence cultivée de shiitake a été plantée, on la place alors dans une serre à air conditionné, à température de 18 à 2O0C pour faire partir la culture du mycélium. Elle devient suffisamment prévalente avec le mycélium en 10 jours, ensuite on la déplace en chambre de traitement de façon à appliquer un traitement de changement de température. Cela prendra plus de temps pour la nutrition que dans le cas d'un milieu nutritif solide contenant la bagasse, de la levure et autres sources nutritives. Le milieu liquide nutritif est choisi pour cette raison. On entretient une température élevée de 32 à 340C pendant une durée de 24 a 48 heures en chambre de traitement et lton soumet a un traitement à basse température de 5 à 8"C pendant une durée de 5 à 7 heures. Ensuite, on retire de la chambre de traitement, on met en serre et on laisse. En même temps, on sépare le milieu nutritif de mycélium et le milieu nutritif de filtrat, et l'on ajoute de l'eau à raison de 6 litres pour 100g de mycélium dans une cuve ot l'on a introduit le mycélium On l'y laisse pendant une heure à la température de 40 à 500 C, on mélange en agitant pendant 4 à 5 heures à température de 60 à 1300 C. Par cette agitation, on peut extraire des constituants efficaces du mycélium de shiitake et1 ains on obtient les suspensions en mélangeant la solution d'extrait et la solution de filtrat. On remplit avec la suspension un sac filtrant fait en flanelle et l'on filtre sous pression. On filtre le filtrat à l'aide d'un filtre à membrane et on stérilise pour obtenir une solution aqueuse d'extrait contenant l'essence que constituent les produits du métabolisme du mycélium de shiitake. On lyophilise la solution aqueuse d'extrait pour obtenir une poudre à raison d'environ 7 g par litre. On dissout ces 7g de poudre dans 100 fois son poids d'eau distillée, ce qui permet d'obtenir une solution cons titubant la solution brute. On cultive,de façon similaire à celle de l'exemple pré cédentZle mycélium de enokidake, dthiratake et de kawaratake, et lton obtient une solution d'extrait de chaque genre qui est utilisée pour les expériences suivantes. EXPERIENCE 1 Essai pour confirmer le taux de prévention de l'infection d'une solution aqueuse d'extrait de mycélium contre le virus de la mosaique du tabac (TMV) et contre le virus de la mosaïque du concombre (CMV). (1) Technique d'essai : Virus utilisés Un système de virus de la mosaique du tabac (TMV - OM) (échantillon purifié 0,25 à 0,5 pg/ml) Un virus de la mosaïque du concombre (CMV - Y) (jus de feuilles de tabac infectées (dilué de 25 à 50 fois). On met séparément les deux virus en suspension dans une solution tamponnée d'acide phosphorique O,lM lM dont le pH est 7,0. Méthode d'inoculation et d'examen On mélange chaque solution d'extrait avec chaque suspension de virus en proportions égales. En ce qui concerne le tabac blond (Nicotiana glutinosa) et le haricot nain, on calcule le taux de prévention de l'infection par la méthode de la demi-feuille qui décompte le nombre de taches en appliquant la formule ci-après. haricot "Vigna sinensis" En ce qui concerne la plante de on calcule le taux de prévention de l'infection par la méthode d'appariage des feuilles qui décompte le nombre de taches en appliquant la formule ci-après. Pourcentage du taux de prévention = [ % [(nombre de taches sur la section témoin - nombre de taches dans la section de traitement)/nombre de taches dans la section témoin) / x 100. Solutions d'extrait utilisées Solutions d'extrait brutes respectivement de mycélium de shiitake, d'enokidake, dthiratake et de kawaratake. La proportion en solides est de 0,7 à 0,8%. Dans les expériences, on dilue chaque solution 500 fois avec de l'eau distillée. Résultats TMV : N-glutinosa : Haricot nain : :Trai- Témoin :Taux :Trai- : Témoin :Taux de : :tement: :de pré:tement: :préven : :ven- : : :tion : : tion : : :shiitake : 8 : 2053 : 99,9 : 56 : 315 : 82,2 :enokidake : 26 : 3024 : 99,1 : 67 : 283 : 76,3 :hiratake : 13 : 2556 : 99,5 : 67 : 302 : 77,8 :kawaratake : 12 : 2265 : 99,5 : 56 : 271 : 79,3 N. glutinosa : Total de 10 demi-feuilles Haricot nain : Total de 10 demi-feuilles CMV Tabac blond : Asparagus :trait Témoin Taux :Traite: Témoin Taux de tement: de pré:ment : :préven : : :ven- : : :tion : tion : : : -: tion :shiitake : 239 : 863 : 72,3 : 21 76 72 > 4 enokidake : 214 : 724 : 70,4 : 13 : 48 : 73,0 hiratake : 282 : 766 : 63,2 : 22 : 54 : 59,3 :kawaratake : 341 : 913 : 62,7 : 16 : 42 : 62,0 Tabac blond : total de 12 demi-feuilles Vigna sinen-: total de 10 demi-feuilles. Les Les résultats précédents montrent que chaque so- lution d'extrait de mycélium a un taux élevé de prévention contre l'infection, contre TMV et qu'elle a ainsi un effet préventif contre les virus de récoltes agricoles et horticoles. EXPERIENCE 2 Du fait qu'il s'est confirmé par l'expérience 1 que chaque solution d'extrait avait un effet préventif contre l'infection par des virus agricoles et horticoles, un essai pour confirmer l'effet préventif contre l'apparition de la maladie de la mosaïque du tabac a été conduit dans un champ. . Site de 11 essai : Asahi-mura, Kashima-gun, Ibaragi ken (Japon) . Variété : MC du second genre jaune ou blond . Résumé de la culture : la plantation a été faite le 2 avril 1976. Le paillage à grande échelle a été effectué le ler mai 1976 . Le début du bourgeonnement a été constaté le 5 Juin 1976. Echelle de l'essai - Quatre champs ou a été vue la maladie de la mosaïque7 4 hectares -pour cha que section de traitement, 4 hectares pour cha que section témoin et avec un nombre de plants de tabac de 2020 pour 4 hectares. . Solution d'extrait de mycélium utilisé : solu tion d'extrait de mycélium de shiitake. . Technique de traitement : on immerge les raci nes dans une solution diluée a 500 fois d'ex trait de mycélium de shiitake a l'époque de la plantation et on pulvérise la même solution di luée à la surface des feuilles à raison de 150 litres pour 4 hectares à l'époque du paillage. . Détermination : les cas dans lesquels toutes les feuilles souffrent de la maladie légèrement ou de maladie plus grave sont considérés d'après le taux de piqures de la maladie; le taux de pré vention de l'infection est calculé à partir de la formation suivante Pourcentage du taux de prévention de l'infection = nombre de piqûres de la maladie dans la section témoin - nombre de piqûres de la maladie dans la section de traitement)/ nombre de piques de la maladie dans la section témoin / x 100. Résultats (A) (B) (C) 1 415 1423 70,8 2 152 861 82,4 3 35 426 91,8 4 203 1153 82,4 (A) - Nombre de piqûres de maladie dans la sec tion de traitement (B) - Nombre de piqûres de maladie dans la sec tion témoin (Cj - Taux de prévention de l'infection. Dans chacun des quatre champs étudiés, l'effet de prévention de l'infection est clairement confirmé. Le taux moyen de prévention de l'infection est de quelque 80%. EXPERIENCE 3 On a fourni le même extrait en solution qu'a l'Expérience 2 au laboratoire de phyto-pathologie Yasumishi Nishi, station de recherche sur les récoltes végétales et ornementales du Ministère de l'Agriculture et a Yasuo Kumoro, 2e division de recherche, Laboratoire de thérapeuti,Ministère de l'Agriculture, qui ont conduit eux-mêmes des essais. On a obtenu les résultats suivants (Essai sur l'effet anti-virus) A: 5 : a : b :272246 : 618650 : 377605 : 0% : :320 : 516 : 521 : : :320 . . . : c :323 332 : 36 164 : 99 15 39 : 69,0% : :160 : 109 t : d :16 3219 : 61 69 40 : 26 17 46 : 92,1% I : e : 21 35 13: 37 21 16 : 19 18 31 : 94,8% a - Section b - section témoin c - Solution d'extrait de mycélium de shiitake, 10 fois d - Solution d'extraitde mycélium de shiitake, solution brute e - Solution de mycélium de shiitake, pulvérisée deux fois A - Répétition B - 1ère fois C - 2ème fois D - 3ème fois E - Taux de prévention de l'infection. 29 Juillet 1977 9 heures - pulvérisation du réactif 12 heures - TMV 5000 fois en solution 0,001 M de tampon planté par enduction. Plant utilisé : N. glutinosa, 3 pièces/section, 3-4 feuilles inoculées. : j F : : \ : G : H I : J : K -f : : g : 893 638 :649 379 :525 574 :532 308 : 0% : : 734 : 288 r 615 : 512 . . . . . . : h :38 24 19 : 12 13 9: 2 38 15:12 9 7 : 97,0% t : i : 1 1 4 : 25 18 36: 20 46 9: 2 0 7 : 97;5% f - Section g - section témoin h - Solution d'extrait de mycélium de shiitake, 10 fois i - Solution d'extrait de mycélium de shiitake, solution brute F - Répétition G - 4ème fois H - 5ème fois I - 6ème fois J - 7ème fois K - Taux de prévention de l'infection 18 septembre 1977 14 h 30:pulvérisation du réactif 19 septembre 1977 15 h 30:W 500 fois, solution 0,01 M de tampon inoculé par enduction Plant utilisé : N.glutinosa, 3 feuilles chaque, 4 piqûres inoculées : j : L : M : N : k : 10 : 9 : 90% 1 : 10 : 0 : 0 . m . 10 : 00. j - section k - section témoin 1 - solution d'extrait de mycélium de shiitake, 10 fois m - solution d'extrait de mycélium de shiitake, solution brute L - Nombre de piqûres M - Nombre de piqûres de maladie N - Taux de piqûres de maladie Virus utilisé : CMV Plante utilisée : concombre Traitement appliqué : Pulvérisation 4 fOiS; 1, 2, 29 et 31 Octobre 1977 Inoculation : on inocule les semences Examen : 17 novembre 1977 Dirigé par : Yasumida Nishi, Laboratoire de phyto-pathologie, station de re cherches des récoltes végétales et ornementales, Ministère de l'Agriculture. n n : O : P : Q : p : 11 : 5 45% p :11 O : 0 La solution d'extrait de mycélium de shiitake utilisée désigne la solution préparée par lyophilisation de la solution d'extrait et dilution de la poudre lyophilisée à 100 fois avec de l'eau. (1) La solution brute désigne une solution diluée à 100 fois (2) La solution i 10 fois indique une dilution à 1000 fois. Les résultats de l'expérience indiquent de façon surprenante les bonnes valeurs de prévention de l'infection par comparaison avec les valeurs classiques et montrent que l'effet de prévention contre l'infection n 'est pas du tout affecté à mesure que le temps passe, mais au contraire qu'il augmente avec le temps. EXPERIENCE 4 On conduit une autre expérience pour voir l'effet anti-virus. Dirigée par : Laboratoire de traitement, Institut des phyto virus, Ministère de 1' Agriculture Virus utilisé : TMV purifié (150 mg/litre) Objet : Examiner l'effet anti-virus d'une solution a queuse de la solution d'extrait en concentra tion de 1% et avec le virus utilisé. Résultats : La figure 3A représente avec un grossissement 40.000 une photomicrographie de TMV purifié. La figure 3B est une photomicrographie à grossis sement 40.000 montrant l'effet anti-virus, le TMV étant mélangé dans la solution extrait. On observe que les virus entourés de leurs membranes s 'enferment ou au moins s'agglomèrent. En même temps se pro duit -l1inactivation des virus au lieu de leur activation et ainsi se fait la prévention de l'infection et la prévention de la multiplication. EXPERIENCE 5 On étudie un effet anti-virus par enduction avecla solution de l'extrait au dos des feuilles. L'effet anti-virus contre le virus de la mosaïque du tabac (TMV) est confirmé avec l'utilisation de la solution d'extrait de mycélium de basi diomycètes. (1) Technique d'essai. . Site de l'essai : Laboratoire d'engrais du sol, station agricole expérimentale Chiba. . Virus utilisés : TMV, variété commune Echantillon purifié (0,25 à 0,5 Sg/ml) En suspension dans un tampon à l'acide phospho rique 0,1 M à pH 7,0. . Solutions d' extraits utilisées : on utilise à cha que fois des solutions d'extraits de shiitake, d'enokidake, d'hiratake et de kawaratake. La pro portion en solides de ces solutions de mycélium est de 0,7 à 0,8%. EXEMPLE 2 On cultive le mycélium de shiitake dans le milieu nutritif liquide donné à exemple 1. On ajoute 3 litres d'eau purifiée à lOOg de ce mycélium cultivé. La solution d'extrait ainsi obtenue de la même façon qu'a l'exemple 1 est diluée 100 fois avec de lteau purifiée et on l'utilise comme solution brute sans passer par la lyophilisation. On obtient les mêmes résultats que dans le précédent exemple. Pour l'utilisation de la solution d'extrait, la condition lyophilisée en poudre est un grand avantage pour l'en- treposage et la commodité. EXEMPLE 3 On ajoute 20g d'extrait de levure en poudre dans 1 litre d'eau, et on ajoute de plus la solution bouillie et concentrée. (On ajoute 10 litres d'eau purifiée à 1 kg de bagasse contenant 18% d'humidité et on fait bouillir pour concentrer jusqu'à 5 litres). On plante la structure de semence cultivée de kawaratake dans le milieu liquide nutritif et on place ensuite dans une serre à air conditionné pour faire démarrer la culture du mycélium. De la même façon qutà l'exemple 1J on sépare le mycélium et la solution de filtrat, on ajoute 3 litres d'eau purifiée pour lOOg de mycélium cultivé et on obtient ainsi une solution d'extrait. On utilise en tant que solution brute une solution d'extrait diluée 100 fois avec de l'eau purifiée. On obtient le même résultat qutà l'exemple 1. REVENDICATIONS 1. Procédé pour inhiber les virus de récoltes horticoles et agricoles7caractérisé en ce qu'on cultive le mycélium de champignons comestibles du genre basidiomycètes, tels que shiitake, hiratake, enokidake, nameko, kawaratake, sarunokishitake dans un milieu nutritif liquide contenant des constituants fibreux de tissus de plantes, on dilue à l'eau la solution d'ex- trait provenant du milieu de mycélium cultivé et on pulvérise la solution diluée sur la surface des feuilles ou on pulvérise la solution diluée dans le sol de façon à ce que la solution diluée atteigne les racines des plantes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mycélium de champignon comestible est celui de shiitake. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise des matériaux contenant des constituants fibreux de tissus de plantes choisis parmi la sciure, la bagasse, la balle de riz, les épluchures d'arachides à titre de matériaux principaux pour le milieu. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau principal pour le milieu est la bagasse. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que le milieu liquide nutritif est composé de levure, de bagasse et d'eau, 6. Procédé pour inhiber les virus de récoltes agricoles et horticoles,caractérisé en ce qu'on cultive le mycélium de champignons comestibles du genre basidiomycètes, tels que shiitake, hiratake, enokidake, nameko, kawaratake, sarunokoshitake dans un milieu nutritif liquide contenant des constituants fibreux de tissus de plantes, on lyophilise la solution d'extrait provenant du milieu de mycélium cultivé, on dilue à 11 eau les poudres ainsi obtenues et on pulvérise la solution diluée sur la surface des feuilles ou bien on pulvérise la solution diluée dans le sol de façon à ce que la solution diluée atteigne les racines des plantes. 7. A titre de nouveau-produit, la solution de traitement mise en oeuvre dans le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.