l 2008423 La présente invention concerne de nouveaux alliages de soudage consommable de type ferritique utilisables notamment comme baguette de soudage, ainsi que les objets soudés à l'aide de ces alliages. 5 Les alliages d'acier sont utilisés dans une grande variété d'application en fonction de leurs propriétés physiques et de l'environnement dans lequel le produit final est utilisé. Une série d'alliages d'acier particulièrement tenac6§ à haute résistance mécanique et à la corrosion est connue sous 10 le nom HP 9-4-25 et HP 9-4-20 et a la composition suivante : 0,1 - 0,JO# de carbone, 7,0-9,5# de nickel, 3*5-4,5# de cobalt, 0,35-1*10# de chrome et autant de molybdène, 0,10-0,35# de manganèse, 0,06-0,12# de vanadium, jusqu'à 0,10# de silicium, jusqu'à 0,010# de soufre et autant de phosphore, le reste 15 étant constitué par du fer à l'exception des impuretés aux tolérances commerciales. De tels aciers travaillés à chaud,normal!ses, aus-ténitisés, trempés et soumis à un revenu vers 540°C, présentent des caractéristiques excellentes de ductilité ainsi que 20 d'autres propriétés mécaniques avantageuses parmi lesquelles pour une plaque s une résistance de rupture à la traction de ljjkg/mm^ à 140 kg/mm2 j une limite d'allongement à 0,2# O A de 326kg/mm à 135 tcg/'nm ; un allongement à la traction de 16# une striction de 60# ; une résilience sur barreau entaillé 25 en V (Charpy) de 47 à 75 joules à 21°C et de 40 à 54 joulœ à -62°0. Ces aciers et leurs divers traitements sont décrits dans le brevet des EUA n° 3 336 471. Ces aciers du fait de leurs propriétés de ténacité et de résistance élevées, sont particulièrement bien adaptés 30 à la fabrication de récipient de pression de grande dimension non exposé à l'action d'une flamme mais soumis à des niveauxde contrainte élevés comme les accumulateurs hydrauliques. En outre, du fait de leur résistance à la corrosion, ces aciers conviennent à la fabrication de récipient pour 35 produits chimiques sous pression et des coques de sous-marins.ou auxautres vaisseaux similaires en contact avec l'eau de mer. 69 15510 2 2008423 L'assemblage de pièces d'acier de ce type sous forme de plaques ou de t8les a jusqu'ici posé de sérieux problèmes d'obtention d'une soudure étanche au fluide. On a cherché à obtenir une telle soudure sans compromettre les qualités de 5 résistance, de ductilité et de ténacité de l'acier au voisinage des cordons de soudure en l'absence de traitement thermique ultérieur. Dans certaines applications, un chauffage après traitement est efficace pour libérer les contraintes de la zone de soudure. Ce traitement peut être un revenu à 10 température élevée,de l'ordre de 540°C, pendant des durées allant jusqu'à 24 heures. Malheureusement, ce traitement de libération des contraintes ou détente pose des problèmes avec certains alliages de soudure car il les rend extrêmement! fragiles dans la zone de soudure dont la résistance à l'impact 15 ou résilience déoroît considérablement. Cet effet de"fragilisation" se manifeste par des différences aux effets de résilience sur barreau entaillé (méthode Charpy) indiquant des réductions importantes de la résistance à l'impact comparée à une soudure non traitée, cette différence,croissant en outre avec la du-20 rée du traitement de libération des contraintes. Le problème est donc de réaliser une électrode consommable d'apport de métal ou de soudage dont la composition permet l'obtention d'une soudure,cjd. présente une résistance à la traction, une ténacité et une ductilité au moins égales 25 à celles du métal de base qui conserve ses propriétés après traitement thermique de libération des contraintes et résiste à la fragilisation normalement engendrée par ce traitement thermique. La demanderesse a découvert que ces différents buts pouvaient être atteints dans le cas de soudure par fusion 30 par l'emploi d'électrode consommable d'apport de métal ou de soudage de compositions définies ci-après. Le soudage peut être effectué avec un arc à électrodes de tungstène sous atmosphère de gaz Inerte, tel que l'argon, généralement appelé soudage à l'arc en atmosphère protégée. 35 Les nouveaux alliages soudables selon l'invention ont un fort degré de résistance à la fragilisation après traitement de libération des contraintes et leurs compositions sont les suivantes s 69 15510 3 2008423 #C #Mn #Si #Ni 0,08-0,24 0-1,25 0-0,40 5,0-14,0 #Co #Cr #Mo 5 0-8,0 0,1-2,50 0,1-1,25 0-0,30 le reste étant sensiblement du fer pur et le rapport Cr/Mo étant supérieur à 1:1 pour une teneur en nickel inférieure à 8,2# et, de préférence un rapport chrome-molybdène tel que le rapport #Mo (#Cr + #Mo)/#Cr étant sensiblement égal ou 10 inférieur à l'unité. Ce rapport est appelé "facteur de fragilisation" et fera l'objet d'un développement dans la suite de la présente description. Les alliages selon l'invention contiennent également de préférence au moins 0,1# de Mn et 0,1# de Si. 15 La demanderesse a découvert que la résistance à la fragilisation dépend dans une large mesure des pourcentages relatifi et totaux de chrome et de molybdène l'un par rapport à l'autre et par rapport à la teneur en nickel, dans la limite des plages définis ci-dessus. Par exemple, pour 30 des concentrations faibles en nickel, c'est-à-dire jusqu'à environ 8,2# des rapport Cr:Mo égaux ou inférieurs à l'unité entraînent généralement une fragilisation marquée des soudures traitées thermiquement avec une diminution de la résilience du barreau entaillé de 60# ou plus. Ces facteurs de fragili-25 sation peuvent être considérablement réduits ou même éliminés en utilisant, conformément à la présente invention, un rapport CrsMo d'au moins 1,2 à 1 et de préférence de 1,5-3 à 1. Pour les teneurs en nickel dépassant 8,2#, les rapports CrsMo peuvent être inférieurs ou égaux à l'unité mais il est pré-30 férable d'opérer entre 1,2-3 et 1 et de préférence entre 1,5-2,5 et 1. Plusieurs points remarquables en rapport avec les teneurs réelles des différents éléments de la composition d'alliage définie ci-dessus, méritent d'être notés. Bien 35 que les plages admissibles soient définies, la teneur en un élément particulier peut influencer l'effet des autres éléments. Les teneurs sont donc quelque peu interdépendantes en ce que l'adoption de certains pourcentages extrêmes néces 69 15510 2008423 sitent généralement l'emploi de pourcentages extrêmes opposés des autres éléments. Les métaux ayant l'action la plus marquée sur ïes propriétés finales sont le nickel, le chrome, le molyd-dène et le silicium, toutefois le manganèse et le cobalt 5 ont un effet plus limité. Par exemple, un fort pourcentage de nickel est de préférence accompagné d'une tolérance plus large sur le chrome et le molybdène à la. condition que la teneur en cobalt soit faible. Par contre, pour les faibles pourcentages de nickel le manganèse et le silicium ont un 10 effet particulièrement néfaste auxextrémités supérieures de leur plage respective. Dans les zones intermédiaires des diverses plages la sensibilité à ohaque élément est moins prononcée. Parmi les compositions préférées figurent celles 15 dans lesquelles un ou plusieurs des éléments, et particulièrement le carbone, le niakel, le manganèse, le chrome et le molybdène, sont utilisés à des concentrations prises dans les limites suivantes ; gfe fe £§i 20 0,12-0,20 0,40-0,90 0,15-0,35 8,0-12,0 #Co #Cr #Mo 2,0-6,0 0,50-1,20 0,30-0,80 0,06-0,24 et le reste étant sensiblement du fer pur. De telles compositions ont généralement une résistance à la fragilisation sen-25 siblement uniforme bien que pouvant varier d'un cas à l'autre. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque le manganèse, le silicium, le carbone figurent au bas le leuis plages respectives. En général, les soudures obtenues sont de bonne qualité mécanique, teint immédiatement après dépôt* qu'après avoir été sou-30 mises à des cycles de traitement de libération des contraintes à 540°C durant jusqu'à 24 heures. L'amélioration de la résistance à l'impact pour un choix particulier de variables est cependant de préférence obtenue en utilisant des cycles de traitement thermique sensiblement plus courts. 35 Le chrome et le molybdène figurent à des concentra tions telles que les rapports CrsMo dépassent de préférence l'unité; la plage optimale se situant entre 1,2 et 3 s 1. On note cependant une bonne résistance même pour des rapports 69 15510 5 2008423 de 1 si, particulièrement lorsque la concentration en carbone est voisine de l'extrémité inférieure de se plage. Pour les rapports Cr:Mo proches de l'unité la résistance à la fragilisation est quelque peu fonction de la teneur en cobalt, de 5 sorte qu'il est préférable que cet élément figure dans la moitié inférieure de sa plage plutôt que dans la moitié supérieure. On peut donc définir d'autres plages de concentration dont les valeurs limites selon l'invention sont définies ci-après s 10 gMn ^Si #N1 0,14-0,18 0,50-0,60 0,20-0,30 9,5-10,5 #Co #Cr #Mo • J6V 3,5-4,0 0,75-0,95 0,40-0,50 0,12-0,18 Les compositions selon l'invention comprennent 15 de préférence ces niveaux de concentration de divers éléments bien que les plages mentionnées précédemment puissent être adoptées pourunarolusleurs des éléments. Il est cependant préférable que le carbone, le nickel, le chrome et le molybdène figurent aux concentrations ci-dessus. De telles 20 compositions présentent une excellentes résistance à la fragilisation, dans de nombreux cas il n'y a aucune variation des valeurs de résilience (méthode Charpy) et dans certains cas on constate même une augmentation de la résistance à l'impact. 25 Dans ces plages, les rapports CrsMo s'étagent de 1,5 à 2,5 s 1 les meilleurs résultats étant cependant obtenus pour des rapports compris entre 1,8-2,2 s 1. Il est possible d'améliorer encore la réponse au traitement de libération des contraintes en maintenant le silicium entre 30 0,20 et 0,25 lorsque C? Mn, CO, Cr et Mo sont dans la partie haute de leurs plages respectives. La plage de silicium de 0,20-0,30# définie dans les compositions préférées ci-dessus permet d'améliorer la fluidité et les caractéristiques de désoxydation aprèb 35 dépôt du métal de soudure. Pour obtenir les meilleures propriétés mécaniques de résistance à l'impact et les caractéristiques optimales de résistance à la fragilisation, il serait toutefois préférable de maintenir le silicium entre 0 et 0,20#. 69 15510 6 2008423 De plus, l'emploi d'autres agents désoxydants tels que Ti, Zr, Al, Cl ou autres en remplacement du silicium permet d'améliorer la soudabilité des alliages dont la composition satisfait auxplages définies ci-dessus. 5 Les compositions d'alliage réalisées en respectant les plages de cowi^utration définies ci-dessus permettent l'amélioration des caractéristiques de stabilité de la résilience après traitement de libération des contraintes. Les soudures ainsi obtenues présentent des propriétés mécaniques 10 généralement au moins aussi bonnes que celles du métal de base avant et après traitement thermique, cette amélioration de la résistance à l'impact étant obtenue sans sacrifier de manière sensible les autres propriétés physiques et même dans certains eas avec une amélioration. Par exemple de tels 15 alliages ont une bonne soudabilité, une résistance à la trac- O tion élevée, généralement de l'ordre de 26 kg/cm , que ce soit immédiatement après dépôt ou après traitement thermique de libération des contraintes ; les résistances à l'impact étant généralement élevées, de l'ordre de 70 joutes ou plus, 20 avant et après le traitement thermique. Les tableaux qui suivent donnent des comparaisons entre les valeurs de résilience sur barreaux entaillés en V (méthode de Charpy) après dépôt et après traitement de libération des contraintes à 540°C pendant24 heures (sauf quand un temps plus court est spécifié). Des bandes de section carrée 25 de 3,2 mm de côté sont obtenues à partir de coulées d'alliage réalisées selon les normes indiquées. Les soudures sont effectuées sur une plaque de 25 mm comportant une gorge unique en U. Les éprouvettes sont taillées dans la partie centrale de la face non diluée de la soudure. Dans les essais de résilience 30 au mouton pendule de C ^arpy, les éprouvettes sont entaillées en V perpendiculairement à la face de la soudure et les essais effectués aux températures Indiquées. Dans chaque cas le métal de base à une composition correspondant au tableau suivant s 35 |?Si #N1 0,17-0,30 0,10-0,35 0,01-0,10 7,0-9,5 #Co #Cr #Mo jjÊV 3,5-4,5 0,35-1,10 0,35-1,10 0,01-0,12 69 15510 7 2008423 10 15 Les tableaux I-V inclus illustrent ci-après les différences entre les compositions sujettes à la fragilisation et les compositions d'alliage de soudure qui lui sont insensibles. Dans ces tableaux la résistance limite d'allongement eàt indiquée par l'abréviation RA, la résistance limite à la rupture à la traction par l'abréviation RR, la striction par l'abréviation Str, l'allongement par l'abréviation Ail, et la résilience sur barreau entaillé en V par la méthode de Charpy par l'abréviation REEV. TABLEAU_I Soudure n° HP 211 coulée n° 3 888748 Ç Mn Si P S Ni Ço 0,19 1,09 0,33 0,010 0,005 7,3 3,5 Caractéristique du métal de la soudure RA „ RT Fusion sous vide Çr 0,51 Mo 0,98 V 0,03 Après dépôt Après libération des contraintes 2 (kg/mm ) 131 o (kg/mm ) 148 Str (*) 55 Ail RBEV(joules) {%) -62°C -1°C 16 54 60 7 20 25 30 35 Comme on peut le voir il existe un effet de fragilisation marqué qui se manifeste par une réduction importante (environ 89#) de la valeur REEV observée pour la soudure ci-dessus et qui est due à un rapport CR : Mo sensiblement inférieur à l'unité associé à une concentration en nickel située dans la partie inférieure de la plage et des concentrations relativement élevées en Mn et en Si. Il faut en outre noter que le facteur de fragilisation #Mo(#Cr+#Mo)/#Cr est, dans cet exemple, de 2,86, c'est-à-dire considérablement plus grand que l'unité. On voit donc que par ce critère il est possible de déterminer avant essai que la soudure sera rendue fragile par le traitement de libération des contraintes du fait de la concentration relativement faible de l'alliage en nickel. L'effet de fragilisation est quelque peu réduit en abaissant la teneur en Mn et Si ce quLaméliore simultanément la résistance à l'impact comme le montre le tableau II ci-dessous. 69 15510 8 2008423 TABLEAU_II Soudure n° HP 242 coulée n° 60*320 Fusion par induction sous vide Ç Mn Si P S Ni Go Cr Mo V 0,18 o,8o 0,23 0,003 0,005 7,3 3,4 0,47 0,98 0,09 5 Caractéristiques du métal de la soudure RA p RT o Str Ail RBEV (joules) (kg/mm ) (kg/mm ) {%) (#) -62°C -1°C Après dépôt 138 149 63 22 76 91' Après libération des contraintes - - 42 34 10 Là encore le rapport Cr:Mo est considérablement inférieur à l'unité et le facteur de fragilisation beaucoup^ plus grand que l'unité ce qui entraîne une perte de ténacité après traitement thermique caractérisée ci-après par RBEV. 15 Dans ce cas, le rapport CrsMo est de 0,47 et le facteur de fragilisation égal A RBEV (auquel on l'assimilera dans la suite), soit 3,02. Lorsque le rapport Cr:Mo s'élève au-dessus de l'unité et que le facteur de fragilisation descend en dessous 20 de l'unité, ceci associé à une nouvelle réduction de la teneur en Mn et Si, même pour une faible teneur en Ni, on obtient un alliage insensible à la fragilisation comme le montre les essais portait sur une éprouvette de soudure simulée de dimension réduite avec les compositions suivantes { 25 Coulée n° P 976 Ç Mn Si Ni Ço Çr Mo V 0,19 0,50 0,15 7,9 4,2 0,89 0,51 0,12 Résilience (en joules) à 21°C Après coulée 6,8 à 7,9 30 après 24 h à 540°C 8,4 à 8,7 Dans ce cas, le rapport Cr/Mo èst de 1,75 et RBEV est de 0,802. Le tableau III ci-dessous concerne des soudures effectuées avec un alliage dont le rapport Cr:Mo est d'environ 35 1,8 î 1 et à faible teneur en Mn et Si, qui présente de bonnes propriétés mécaniques et n'est pas rendue fragile par le traitement de libération des contraintes. 69 15510 9 2008423 TABLEAU_III Soudure n° HP 240 Coulée n° V459 Fusion par Induction sous vide Ç Mn Si : P S Ni Ço Çr Mo V 0,14 0,45 0,08 - - 9,6 2,0 0,74 0,40 0,16 Caractéristiques du métal de la soudure RA 0 RT 0 Str Ail RBEV (joules) (kg/mm ) (kg/mm ) {%) (#) -62°C -1°C Après dépôt - - - 96 10 Après libération des contraintes 129 135 63 18 96 102 Le rapport CrsMo est de 1,85 et ^ RBEV est de 0,6l6. Les résultats similaires sont obtenus pour une teneur plus élevée en Si qui améliore la soudabilité et une 15 teneur plus élevée en Co qui améliore la résistance mécanique comme le montre le tableau IV ci-après. TABLEAU_IV - Soudure n° HP 308 coulée n" 60509 Fusion par induction sous vide Ç Mn Si P S Ni Ço Çr Mo V 20 0,15 0,41 0,20 0,008 0,005 10,1 3,7 1,07 0,47 0,07 caractéristiques du métal de la soudure RA „ RT 0 Str Ail RBEV (joules) (kg/nrar ) (kg/mm ) (#) (#) -62°C -1°C Après dépôt 130 149 64 15 83 89 25 Après libération des contraintes 8 heures - - 72 96 24 heures 135 137 66 18 79 106 30 Dans ce cas le rapport CrsMo est de 2,28 et le rapport RBEV est de 0,676. Le tableau V ci-dessous montre l'effet d'un rapport Cr;Mo inférieur à l'unité en présence d'une forte teneur de nickel pour obtenir une soudure sensiblement sans fragilisa-35 tion. TABLEAU_V Soudure n° HP-263 coulée n° B-137 fusion par induction à l'air Ç Mn Si P S Ni Co Cr Mo V 0,15 0,74 0,19 - - H,2 3,9 0,57 1,00 0,09 69 15510 10 2008423 caractéristiques du métal de la soudure RA 0 RT - str Ail RBEV (joules) (kg/nun )(kg/mm ) (#) (#) -62°C -1°C Après dépôt 120 148 62 19 64 70 5 Après libérations des contraintes 132 143 65 19 56 63 Dans ce cas bien que le rapport Cr;m0 soit de 0,57 et le rapport /\ RBEV de 2,76, la haute teneur en nickel de l'alliage compense la tendance à la fragilisation qui 10 sinaiapparaît pour de tels rapport particulièrement lorsque la teneur en nickel est inférieure à 8,2#. Cependant, même pour desteneurs en nickel plus élevées , il est quand même avantageux de conserver un rapport CrïMo de 1 ou plus. Le tableau VI annexé rassemble les résultats obtenus pour 15 les diverses compositions de soudures mentionnées plus haut avec les valeurs de /\ RBEV obtenues avant et après traitement de libération des contraintes. Dans chaque cas où des essais de résistance à la traction sont exécutés sur les diverses soudures, les propriétés du métal de la soudure après libéra-20 tion des contraintes ne présentent pas d'altération sensible par rapport au métal déposé, comme on peut le voir sur le tableau VII annexé. Les coulées de métal de soudure du tableau VI annexé dont la référence commence par la lettre "B" sont obtenues par fusion par induction à l'air et certaines 25 sont des parties de coulée ainsi fondues à titre comparatif pour déterminer l'effet des divers éléments sur les propriétés physiques. En ce que concerne les compositions mentionnées dans le tableau V ci-annexé on remarquera que le HP 282 dans 30 lequel le molybdène est absent et le HP 283 dans lequel le chrome est absent présentent à -1°C des réductions du coefficient RBEV respectivement égal à 82 et 65#, indiquant une fragilisation t'ès marquée. Dans toutes les autres coulées à l'exception des 35 coulées HP 274 et HP 231, les réductions sont comprises entre 0 et 20# dans le HP 231 la résistance à la fragilisation n'est pas aussi grande que dans chacun des alliages HP 232, 233, 235 et 237 dont les rapports Cr Mo sont égaux ou 69 15510 îi 2008423 proches de l'unité pour des teneurs en Ni de 8,4 à 8,7#. La réduction relativement marquée de la résilience de l'alliage HP 274, dont le rapport Cr : Mo est cependant plus grand que l'unité, et probablement dû à la teneur élevée en Co. 5 Dans le HP 275 l'accroissement du rapport Cr î Mo jusqu'à environ 5 : 1 pour une teneur quelque peu inférieure en Co fait apparaître une absence de fragilisation à -1°C. Des effets similaires sont observés pour des rapports CrsMo supérieurs à 1'unité dans 1'alliage HP 262 ou Ni est présent 10 à 8,4#, Le HP 272 dont les teneurs respectives en Cr (1,9#) et en Si (0,26#) sont supérieures à celles de l'alliage HP 270, on observe une baisse acceptable de la résilience et des propriétés de résistance à la traction. De nombreuses compositions mentionnées plus haut 15 présentant un certain degré de fragilisation dans les conditions décrites peut être exposé aux températures de libération des contraintes pendant des durées plus courtes en ne présentant qu'une fragilisation négligeable pour la plupart des applications pratiques. 20 Le tableau VII annexé démontre l'absence d'action sur les autres propriétés mécaniques d'un traitement de libération des contraintes à 540°C pendant 24 heures. Le tableau VIII annexé illustre les résultats d'essai sur des soudures simulées effectuées avec des alliages 25 métalliques aux diverses concentrations d'éléments correspondants dans la plupart des cas à une absence de fragilisation alors que dans d'autres cas des réductions légères mais acceptables de la résilience sont observées indiquant une résistance élevée à la fragilisation. 69 15510 12 2008423 OJLOJLÏJLÛ_TJLo_ÎL§ 1°- Alliage composé essentiellement de ? 0,08 à 0,24# de carbone, 5 à 14# de niokel, 0 à 8# de cobalt, û.,1 à 5 2,5# de chrome, 0,1 à 1,25# de molybdène, 0 à 1,25# de manganèse, 0 à 0,40# de silicium et 0 à 0,30# de vanadium, le reste étant constitué par du fer sensiblement pur et le rapport existant entre le pourcentage de chrome et le pouroentage de molybdène étant supérieur à 1, lorsque le pourcentage de nickel 10 est inférieur à 8,2#. 2°- Alliage selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il contient moins de 0,1# dé manganèse et moins de 0,1# de silicium. 3°- Alliage selon la revendication 1 caractérisé 15 en ce que la teneur en nickel est comprise entre 8,0 et 12,0#. 4°- Alliage selon la revendication 1 caractérisé en ce que sa teneur en chrome est comprise entre 0,5 et 1,2# et en ce que sa teneur en molybdène est comprise entre 0,3 et 0,8#. 20 5°- Alliage selon la revendication 3 caractérisé en ce que sa teneur en carbone est comprise entre 0,12 et 0,20#, sa teneur en cobalt entre 2,0 et 6,0#, sa teneur en chrome entre 0,5 et 1,2#, sa teneur en molybdène entre 0,3 et 0,8# sa teneur en manganèse entre 0,4 et 0,9#, sa teneur en sili-25 cium erire 0,15 et 0,35#, sa teneur en vanadium entre 0,06 et 0,24#, le reste étant constitué par du fer pur à l'exception des impuretés présentes auctolérances commerciale. 6°- Alliage selon la revendication 5 caractérisé en ce que la teneur en nickel est comprise entre 9,5 et 10,5#. 30 T°- Alliage selon la revendication 5 caractérisé en ce que sa teneur en carbone est comprise entre 0,14 et 0,18#. 8°- Alliage selon la revendication 5 caractérisé en ce que sa teneur en chrome est comprise entre 0,75 et 0,95# et sa teneur en molybdène entre 0,4 et 0,5#. 35 9°- Alliage selon la revendication 1 caractérisé en ce que sa teneur en carbone est comprise entre 0,14 et 0,18#, sa teneur en nidkel entre 9,5 et 10,5#, sa teneur en cobalt~ entre 3,5 et 4,0;», sa teneur en chrome entre 0.75 et 0,95#, 69 Î5510 î? 2008423 sa teneur en molybdène entre 0,4 et 0,5#* sa teneur en manganèse entre 0,5 et 0,6#, sa teneur en silicium entre 0,2 et 0,3#, sa teneur en vanadium entre 0,12 et 0,18#, le reste étant constitué par du fer sensiblement pur à l'exception 5 d'impuretés aux tolérances commerciales. 10*- Alliage selon la revendication 8 caractérisé en ce que le rapport entre les teneurs en chrome et ep molybdène en compris entre 1#2 : 1 et 3*0 : 1. 11e- Alliage selon la revendication 1 caractérisé 10 en ce que le rapport #Mo (#Cr + #Mo)/#Cr est approximativement égal ou inférieur à l'unité. 12"-Baguette de soudage consommable caractérisée en ce qu'elle est réalisée en l'un des alliages définis aux revendications 1 à 11. 15 13°- Objet soudé dont le métal def base est un acier allié essentiellement composé de ; 0,17 à 0,30# de carbone, 7 à 9,5# de nickel, 3,5 à 4,5# de cobalt, 0,35 à. 1,0# de chacun des deux éléments chrome et molybdène, 0,1 à 0,35# de manganèse, jusqu'à 0,12# de vanadium, jusqu'à 0,10# de sili-20 cium, le reste étant constitué par du fer sensiblement pur, ledit objet soudé étant caractérisé en ce que les parties en métal de base défini ci-dessus sont soudées à l'aide de l'un quelconque des alliages définis aix revendications 1 à 11. 25 14°- Objet soudé à l'aide de l'un quelconque des alliages définis aucrevendications 1 à 11 ci-dessus.