L'invention concerne une nouvelle tuile pour la realisation de toitures ayant l'aspect général de toitures en tuiles canal traditionnelles ; elle swétend aux toitures realisées, ainsi qu'à un coupeur pour la-fabrication de ces nouvelles tuiles. Les tuiles canal traditionnelles donnent aux toitures un aspect très recherché ; toutefois leur pose requiert un réseau d'éléments porteurs (lattis et chevrons) relativement denses et donc onéreux, et est une opération délicate qui doit être conduite avec précautions si l'on veut obtenir une bonne étanchéité de la toiture. Les tuiles à emboitement mécanique ont en partie remédié à ce défaut ; il a d'ailleurs été proposé des tuiles mécaniques de grande longueur pour tenter d'alléger davantage le réseau d'éléments porteurs. Toutefois ces tuiles à emboitement mécanique sont inaptes à permettre une reproduction fidèle de l'aspect des toitures en tuiles canal ; ce défaut est consrdera- blement aggravé dans le cas des tuiles mécaniques de grande longueur qui apparaissent sous forme de panneaux longiformes très disgracieux.De plus la fabrication de ces tuiles mécaniques est beaucoup plus onéreuse que celle des tuiles canal, lesquelles sont simplement filées puis découpées de façon appropriée ; les tuiles mécaniques ne peuvent etre directement filées et sont en général réalisées par pressage dans des formes et contreformes appropriées; on a également proposé des "filières à géométrie variable" pour fabriquer certaines d'entre elles, mais l'investissement correspondant à de telles techniques demeure important. Le but de la présente invention est de permettre de réaliser des toitures ayant l'aspect des toitures en tuiles canal traditionnelles, sans en avoir les défauts. Un objectif de l'invention est en particulier d'autoriser un allègement considérable du réseau d'éléments por tueurs. Un autre objectif est de faciliter la pose des tuiles et de réduire les risques d'apparition de défauts d'étan chéité. Un autre objectif est de permettre de réaliser lesdites toitures au moyen de tuiles qui se pretent à une fabrication par filage au moyen de filières traditionnelles. L'invention vise également à fournir un cou peur approprié appelé à être disposé à la sortie d'une filière pour la réalisation des tuiles concernées. Notons que, sauf indications contraires, les termes utilisés dans la suite, qui visent une position dans l'es- pace, tels que "supérieur", "inférieur", "haut11, "bas" ..., supposent chaque tuile dans sa position normale mise en place dans la toiture. La toiture conforme à la présente invention comprend deux types de tuiles, d'une part, des tuiles canal traditionnelles agencées en couvert, d'autre part, de nouvelles tuiles, dites tuiles de grande longueur, qui sont autoporteuses et présentent notamment une longueur de l'ordre de 2 à 4 fois celw le des tuiles canal. Chaque tuile de grande longueur est composée d'une semelle inférieure et d'une paroi supérieure surmontant celle-ci ; cette paroi supérieure est cintrée à l'instar d'une tuile canal avec sa concavité dirigée à l'opposé de la semelle, et présente, à une extrémité, une partie de recouvrement débordant par rapport à la semelle. Ces tuiles de grande longueur sont agencées dans la toiture en lignes parallèles sur des pannes de façon que, d'une part, leur semelle inférieure repose sur celles-ci, la concavité de leur paroi cintrée étant orientée vers le haut, et que, d'autré part, dans chaque ligne,la partie basse de recouvrement d'une tuile vienne recouvrir partiellement la paroi cintrée de la tuile contigüe inférieure. Les tuiles canal traditionnelles sont agencees en couvert sur ces tuiles de grande longueur, avec leur concavité orientée vers le bas, de façon que chaque tuile canal chevauche les parois cintrées des tuiles de grande longueur de deux lignes voisines et présente un recouvrement avec les deux tuiles canal contigües. Comme on le comprendra mieux plus loin, la combinaison de ces deux types de tuiles fournit une toiture reproduisant fidèlement l'aspect d'une toiture en tuiles canal. En effet, la toiture est réalisée d'une façon analogue à une toiture canal traditionnelle, au moyen de tuiles posées dans un sens sur les éléments porteurs et d'autres tuiles posées, en position renversée, en couvert sur les premières ; l'apparence extérieure de la toiture conforme à l'invention est conférée, d'une part et essentiellement, par les tuiles canal posées en couvert, d'autre part, par les étroites portions concaves apparentes des parois cintrées des tuiles de grande longueur : les tuiles canal en couvert "cassent" le caractère longiforme des tuiles de grande longueur et bien entendu, conditionnent à leur niveau l'apparence rigourue mageprituoiture traditionnelle, cependant que la con cavité des paro s c ntrées, analogue à ceux de tuiles canal, participe à donner l'aspect d'une toiture entièrement réalisée à partir de tuiles canal. Les tuiles de grande longueur reposent à leurs extrémités sur les éléments porteurs qui peuvent être des pannes horizontales relativement espacées ; la charpente nécessaire est ainsi considérablement allégée et la pose de ces tuiles porteuses en nombre réduit est notablement facilitée. Les extrémités inférieure et supérieure de la semelle de chaque tuile de grande longueur sont de préférence dotées d'échancrures d'appui et de butée sur les pannes, qui suppriment toutes possibilités de glissement. Ces échancrures présentent des profondeurs appropriées pour positionner la partie basse de recouvrement de chaque tuile au-dessus de la paroi cintrée de la tuile contigüe, sans contact avec cette dernière, avec un faible écartement par rapport à celle-ci. Ainsi la charge de la toiture est directement supportée par les semelles des tuiles qui reposent sur les pannes et sont structurées à cet effet ; il nty a pas de report de charge sur les parties de recouvrement plus fragiles, et les risques de rupture sont ainsi écartés. En outre, l'étanchéité aux eaux de pluie est améliorée du fait de l'élimination des remontées d'eau par capillarité. La tuile de grande longueur conforme à l'invention peut avoir un profil de base du type cylindrique obtenu par filage ; on entend le terme "cylindrique" dans son sens large, caractérisant un volume ou une surface engendré par des génératrices parallèles s'appuyant sur une directrice. Ce profil de base comprend la paroi cintrée supérieure qui peut présenter sensiblement la forme d'un arc de cercle, et-la semelle qui peut être composée d'une paroi inférieure plane et de nervures de liaison longitudinale réunissant cette paroi plane à la paroi cintrée. La fabrication d'une telle tuile peut être réalisée en filant un boudin d'argile au profil sus-évoqué, en découpant la semelle de celui-ci à ses extrémités pour former la partie de recouvrement et confectionner les échancrures d'appui et de butée et en découpant la bordure supérieure de la paroi cintrée en biais de façon à conférer une largeur réduite à la partie de recouvrement par rapport à la partie opposée. L'invention s'étend à un coupeur destiné à être disposé à la sortie d'une filière pour effectuer séquentiellement les découpes appropriées du boudin d'argile. Pour simplifier la compréhension de ce qui suit, chaque tuile est supposée avoir un sens allant de sa partie haute vers sa partie basse lorsqu'elle est posée ; ainsi "l'avant" d'une tuile correspond à l'extrémité opposée à sa partie de recouvrement et "l'arrière" correspond à l'extrémité située du côté de cette partie de recouvrement. En outre, le terme vertical ne doit pas être interprété de façon stricte ; il signifie : approximativement perpendiculaire au plan général du boudin d'argile. Le coupeur selon l'invention comprend la combinaison des moyens suivants un premier chariot à déplacement longitudinal, associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer parallèlement au boudin d'argile, soit à la même vitesse que celui-ci, soit à une vitesse différente, avec retour en position initiale à la fin de chaque séquence, un premier châssis mobile verticalement, porté par le premier chariot et associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer verticalement par rapport à celui-ci, un système de découpe, porté par le premier châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence la découpe d'un tron çon de semelle du boudin en préservant à ce niveau la paroi cintrée destinée à constituer la partie de recouvrement d'une tuile, un fil de découpe, porté par le premier châssis et agencé en position décalée longitudinalement par rapport au système de découpe pour réaliser à chaque séquence une échancrure dans la semelle du boudin en avant de la partie de recouvrement, un second chariot à déplacement longitudinal, décalé longitudinalement par rapport au premier chariot et associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer parallèlement au boudin d'argile à la même vitesse que celui-ci, avec retour en position initiale à la fin de chaque séquence, un deuxième châssis mobile transversalement, porté par le second chariot et associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer dans le sens transversal par rapport à celui-ci, un couteau porté par ce deuxième châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence dans la semelle une échancrure opposée à celle déjà réalisée, un fil de découpe porté par ce deuxième châssis et agencé à proximité du couteau pour réaliser à chaque séquence la découpe transversale du boudin au niveau de l'avant d'une tuile, un autre fil de découpe, porté par le deuxième châs . sis et agencé en position légèrement décalée par rapport au fil de découpe précité pour réaliser à chaque séquence la découpe transversale de la paroi cintrée à l'arrière de la partie de recouvrement, un troisième châssis mobile à déplacement vertical, associé à des moyens d'entraînement permettant de le déplacer dans un lent mouvement vertical synchronisé avec l'avance du boudin, un organe de découpe, porté par ce troisième châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence une découpe biaise des bordures de la paroi cintrée dune tuile. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en référen- ce aux dessins annexes, lesquels sont donnés à titre d'exemples non limitatifs ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description : - la figure 1 est une vue en perspective d'une tuile de grande longueur conforme à l'invention, - la figure 2 en est une coupe transversale par un plan AA, - les figures 3 et 4 en sont des coupes trans versales par des plans BB et CC, - la figure 5 montre en coupe longitudinale des tuiles posées sur des pannes, - la figure fi est une vue en perspective d'une toiture conforme à l'invention, - la figure 7 est une coupe transversale de cette toiture, - la figure 8 est une vue schématique illustrant la structure d'un coupeur conforme à l'invention, - les figures 9, 10 et Il sont des vues partielles de détail en coupe transversale respectivement au niveau de plans transversaux D, E et F, - les figures i2, 13 et 14 sont des vues schématiques en perspective, illustrant les opérations de découpe réalisées par le coupeur pour la fabrication d'une tuile de grande longueur conforme à l'invention. La tuile représentée à titre d'exemple aux figures 1 et 2 présente une longueur totale de l'ordre de 135 centimètres et comprend une paroi cintrée supérieure 1 et une semelle 2 composée d'une paroi inférieure plane 2a et de trois nervures de liaison longitudinales, réunissant cette paroi plane 2a à la paroi cintrée 1 s une nervure centrale 2b et deux nervures latérales 2c et 2d. La semelle 2 présente une longueur de l'ordre de 120 cm et la paroi cintrée 1 déborde de celle-ci par une partie de recouvrement la de i5 cm environ. Le profil général de la paroi cintrée 1 est en forme d'arc de cercle, et ses bordures supérieures lb et lc présentent une coupe biaise de sorte que la longueur de l'arc de cercle du profil décroit au fur et à mesure que l'on se rapproche de la partie de recouvrement la. En outre, au niveau de cette partie de recouvrement, le profil est déformé dans le sens d'un rapprochement des deux bordures lb et lc de la paroi cintrée. Ainsi on réalise une partie de recouvrement la apte à s'emboiter dans la partie haute Id de la tuile supérieure, tout en préservant les possibilités de fabrication de la tuile par filage comme on le verra plus loin. Notons que, par convention, on appelle"avant" de tuile ou tête de tuile la partie Id et "arrière" de la tuile sa partie de recouvrement la, la tuile étant appelée à être inclinée de sorte que la tete Id soit située à un niveau supérieur par rapport à la partie de recouvrement la. La semelle 2 de la tuile est découpée à l'avant et à l'arrière par des échancrures 3 et 4 grâce auxquelles elle est destinée à venir en appui et en butée contre des pannes telles que représentées en 5 à la figure 3. L'échancrure errière 4 est réalisée sur une faible profondeur égale en l'exemple à l'épaisseur de la paroi plane 2a (coupe de la figure 4). Léchancrure avant 3 est plus profonde et entaille la semelle jusqu'à la naissance N de la nervure 2b (coupe de la figure 3). En outre, la paroi inférieure plane 2a présente une largeur supérieure à celle de la paroi cintrée 1, de sorte que les tuiles-puissent être disposées, côte à côte, avec leur semelle jointive, comme le montre la figure 7. Les nervures latérales 2c et 2d de la semelle spnt inclinées pour relier ladite paroi cintrée 1 aux bords latéraux de cette paroi plane 2a ainsi que le montre la figure 2 La tuile de grande longueur ci-dessus écrite est posée sur des pannes 5 qui se logent dans les échancrures d'appui et de butée 4 et 3. Dans cette position les profondeurs différentes des échancrures entrainent une surélévation de la partie de recouvrement la qui vient s'emboîter sans contact dans la tuile inférieure de la même ligne. Ainsi la charge de la toiture est supportée par la structure résistante que forme la semelle, sans risque de rupture au niveau des parties de recouvrement plus fragiles. Le faible écartement existant à ce niveau entre les tuiles évite les remontées d'eau par capillarité. Notons que la présence de la semelle, outre la rigidification de la tuile, présente l'avantage d'améliorer son caractère isolant en raison des canaux remplis d'air quelle forme ; ces canaux peuvent le cas échéant être garnis au moyen d'un matériau léger isolant. On a représenté aux ligures 6 et 7 une toiture réalisée conformément à l'invention, en combinant des tuiles de grands longueurs 6 telles que ci-dessus décrites avec des tuiles canal traditionnelles 7. Ces tuiles canal peuvent être des tuiles standards de longueurs totales généralement comprises entre 40 et 50 cm. Les tuiles 6 de grande longueur sont disposées en sous-face avec leur semelle-jointive ; leur longueur réduit considérablement la densité du réseau de pannes nécessaires et autorise un temps de pose au m2 de durée écourtée. De plus les semelles jointives planes des tuiles d'une même rangée facilitent ensuite l'habillage ou l'enduction de la sous-face de la toiture. Les tuiles canal 7 sont posées, en couvert, de manière classique de façon à chevaucher les bordures des parois cintrées des tuiles de grande longueur des lignes contigües ; bien entendu dans chaque ligne, les tuiles canal sont posées avec des recouvrements d'une tuile sur l'autre. Comme le montre la figure 6, une telle toiture reproduit fidèlement l'aspect très recherché d'une toiture traditionnelle en tuiles canal. La nouvelle tuile de grande longueur décrite ci-dessus peut-être réalisée par un processus classique, compre nant une opération de filage, une opération de découpe, une opération de pincement des parois cintrées au niveau des parties de recouvrement pour rétrécir ces parties et,bien entendu, les opérations de séchage et cuisson traditionnelles. Les figures 8, 9, 10 et Il présentent un coupeur disposé à la sortie d'une filière 8 qui fournit un boudin d'argile 9 de position renversée par rapport à la position normale des tuiles en place ; on aperçoit la section rabattue de ce boudin au centre de la figure 8. Sur ces figures, on a repris pour les parties correspondantes du boudin les mêmes rEfOrences que celles utilisées sur les figures précédentes pour la tuile. A la sortie de la filière, le boudin 9 est porté par un tapis d'entrainement 10 guidé et entrainé par des cylindres Il et 12 supportés par un bati 13. Le coupeur comprend un premier chariot 14 qui peut se déplacer longitudinalement le long du bati 13. Ce chariot 14 comporte des membrures verticales 14a encadrant le boudin et porte un chassis 15 apte à se déplacer verticalement le long des membrures 14a. Un verin 16 dont l'organe fixe est solidaire du chariot 14 actionne ce chassis 15 et permet de le descendre au niveau du boudin d'argile. Le chassis 15 forme un cadre transversal chevauchant le boudin d'argile ; ce cadre porte, d'une part, un système de découpe tel que représenté à la figure 10, d'autre part, un fil de découpe tel que représenté en 17 à la figure 9. Ce fil de découpe est tendu transversalement suivant une horizontale pour réaliser à chaque séquence une échancrure arrière 4 dans la semelle de tuile. A cet effet ce fil de découpe est positionné pour venir se situer, en fin de course basse du cadre, au niveau de la naissance de la paroi plane 2a de ladite semelle. Le système de découpe de la figure 10 est légerement décalé vers l'arrière par rapport au fil 17. Ce système est composé de trois fils 18, 19 et 20 tendus transversalement, parallèlement à des tangentes à la paroi cintrée 1 du boudin. Le fil de découpe 18 est horizontal et positionné pour venir se situer, en fin de course basse,au niveau de la naissance N de la nervure centrale 2b de la semelle afin de découper celle-ci ; les deux autres fils 19 et 20 sont inclinés, symétri- ques l'un de l'autre et positionnés pour passer, en fin de cours basse, au niveau de la naissance N des nervures latérales 2c et 2d, afin de découper celles-ci. Par ailleurs, le coupeur comprend un second chariot 21 décalé vers l'avant par rapport au premier et qui peut se déplacer longitudinalement le long du bati 13. Ce second chariot est entrainé par une chaine 22 guidée et entrainée par des pignons dont l'un 23 est mu en rotation par un des cylindres 12 du tapis d'entraînement 10. Cette chaine 22 comprend un brin parallèle au matis et un brin de retour ; elle est lié à un système de bielle 24, lui-même relié au second chariot 21. Ainsi ce dernier est entrainé parallèlement au tapis, à vitesse égale, dans le même sens pendant une phase aller et en sens opposé pendant une phase retour. Le premier chariot 14 est entrainé par l'inter médiaire du second chariot 22 grâce, d'une part à un système de bras 25 reliant les deux chariots, d'autre part à un verin 26 in terposé sur ce système pour pouvoir conférer au premier chariot une vitesse différente de celle du tapis 10. Le second chariot 21 comporte des membrures 21a encadrant le boudin et porte un chassis 27 apte à se déplacer transversalement par rapport aux dites membrures. Ce chassis 27 forme un cadre, lié à un motoréducteur et à un système de bielle manivelle (non représentés pour alléger les figures) l'entraînant transversalement pendant le déplacement du chariot 21. Ce cadre porte, d'une part, un couteau 28 situe en regard du boudin pour entailler sa semelle transversalement et réaliser l'échancrure avant 3 de celle-ci, d'autrepart, deux fils de découpe 29 et 30 tendus verticalement pour découper le boudin respectivement à l'avant de chaque tuile et à l'arrière de la partie de recouvrement. Le couteau 28 présente une hauteur adaptée pour entailler la semelle jusqu'à la naissan ce N de la nervure centrale 26 en vue de réaliser une échancrure 3 de profondeur supérieure à celle-de l'échancrure opposée 4. Enfin le coupeur comprend un troisième chassis 31 mobile verticalement par rapport à des membrures verticales 32 qui le guident. Ce chassis 31 forme un cadre et porte un fil de découpe horizontal 33 tendu transversalement au niveau de la bordure de la paroi cintrée I. Le chassis 31 est entrainé par une câme 34 synchronisée avec l'avance du boudin d'argile, en vue de monter lentement pour réaliser à chaque séquence la découpe biaise des bordures lb et îc de la paroi cintrée. Les figures 12, 13 et 14 illustrent le fonctionnement du coupeur au cours dtune séquence. La figure 12 montre en traits discontinus les parties PI et P2 découpées respectivement par le fil 17 et les fils 18, 19 et 20. Le verin 26 étant à l'état rétracté le chariot 14 se déplace en synchronisme avec le boudin ; le verin 16 descend le cadre 15 et les fils péntrent dans la terre cuite, le fil 17 au niveau du plan transversal pl et les trois autres fils au niveau du plan p2 ; lorsque le cadre 15 est en fin de course basse, le verin 26 est manoeuvi et la terre cuite est entaillée longitudinalement de l'avant vers lwarrière. Au niveau du plan p3, le verin 26 étant en bout de course, le chariot se déplace à nouveau en synchronisme avec le boudin et le verin 16 remonte le cadre 15, de sorte que les fils 18, 19 et 20 finissent de découper le tronçon P2 permettant ainsi de dégager la partie de recouvrement de la tuile. Le verin 26 revient ensuite en position initiale lorsque le chassis 15 est en position haute. La figure 13 montre en traits discontinus la partie P3 découpée par le couteau 28 et les plans de coupe P4 et PS des fils 29 et 30. Le mouvement transversal du cadre 27 est engendré lorsque le déplacement du chariot 21 est en synchronisme avec l'avance du tapis. La découpe de la partie P3 par le couteau 28 forme l'échancrure avant d'une tuile ; le chant avant de la tuile est découpé selon le plan P4 par le fil 29, immédiatement en avant de cette échancrure. La paroi cintrée de la tuile antérieure est découpée sur son chant arrière selon le plan P5 par le fil 30. Enfin le fil 33 porté par le chassis 31 réalise la découpe biaise P6, illustrée à la figure 14. Les parties découpées PI, P2, P3, P6 et tronçon situé entre les plans P4 et PS sont évacués de façon classique après le coupeur soit par des jets d'air comprimés soit par des griffes de retraits appropriées. Notons que le coupeur ci-dessus décrit présente l'avantage de permettre de modifier facilement les divers paramètres des tuiles, par des réglages appropriés des découpes - réglage de la périodicité d'avance du chariot 21 qui conditionne la fréquence de coupe le long du boudin, - réglage de la distance des chariots 14 et 21, - réglages concernant la câme 34. Bien entendu l'invention n'est pas limités aux termes de la description précédente mais en comprend les variantes. REVENDICATIONS 1/ - Toiture ayant l'aspect général d'une toiture en tuiles canal traditionnelles, caractérisée en ce qu'elle comprend d'une part, des tuiles autoporteuses de grande longueur, composées chacune d'une semelle inférieure reposant sur des pannes et d'une paroi cintrée à concavité orientée vers le haut, surmontant ladite semelle, ces tuiles de grande longueur étant agencées sur les pannes en lignes parallèles avec dans chaque ligne un recouvrement des parois cintrées des tuiles con tigües, d'autre part, des tuiles canal traditionnelles, agencées en couvert sur les tuiles de grande longueur avec leur concavité orientée vers le bas, de façon que chaque tuile canal chevauche les parois cintrées des tuiles de grande longueur de deux lignes voisines et présente un recouvrement avec les deux tuiles canal contigües 2/ - Toiture selon la revendication 1, dans laquelle la semelle de chaque tuile de grande longueur repose sur deux pannes par ses extrémités inférieure et supérieure, cependant que la paroi cintrée de chaque tuile comprend une partie basse de recouvrement débordant par rapport à l'extrémité inférieure de sa semelle afin de recouvrir la paroi cintrée de la tuile contigüe, ladite toiture étant caractérisée en ce que les extrémités inférieure et supérieure de la semelle de chaque tuile sont dotées d'échancrures d'appui et de butée sur les pannes, de profondeurs appropriées pour positionner la partie basse de recouvrement de chaque tuile au dessus de la paroi cintrée de la tuile contigüe, sans contact avec cette dernière, avec un faible écartement par rapport à celle-ci. 3/ - Toiture selon l'une des revendications 1 ou 2, dans laquelle les semelles des tuiles de grande longueur ont une sous-face plane, caractérisée en ce que lesdites tuiles de grande longueur sont agencées sur les pannes de sorte que les sous-faces de tuiles voisines adjacentes soient jointives. 4/ - Tuile autoporteuse de grande longueur comprenant une semelle inférieure et une paroi supérieure surmontant celle-ci, caractérisée en ce que sa paroi supérieure est cintrée à l'instar d'une tuile canal avec sa concavité dirigée à l'opposé de la semelle, cette paroi cintrée présentant à une exiémité une partie de recouvrement débordant par rapport à la semelle. 5/ - Tuile selon la revendication 4, caractérisée en ce que la semelle comprend à ses deux extrémités, des échancrures d'appui et de butée, les échancrures situées du côté de la partie de recouvrement de la paroi cintrée ayant une profondeur moindre que les échancrures opposées. 6/ - Tuile selon lune des revendications 4 ou 5; dans laquelle la semelle comprend à ses deux extrémités des échancrures d'appui et de butée, caractérisée en ce que la tuile présente un profil de base de type cylindrique obtenu par filage, dont la semelle est coupée aux extrémités pour confectionner les échancrures d'appui et de butée ainsi que la partie de recouvrement. 7/ - Tuile selon la revendication 6, caractérisée en ce que la bordure supérieure de la paroi cintrée présente une coupe biaise conférant une largeur réduite à la partie de recouvrement par rapport à la partie opposée de ladite paroi cintrée. 8/ - Tuile sebn la revendication 7, caractérisée en ce que le profil de base de la paroi cintrée présente la forme d'un arc de cercle et est déformé au niveau de la partie de recouvrement, dans le sens d'un rapprochement des deux bordures de ladite paroi cintrée. 9/ - Tuile selon l'une des revendications 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisée en ce que sa semelle est composée d'une paroi inférieure plane de largeur supérieure à celle de la paroi cintrée, et de trois nervures de liaison longitudinale réunissant cette paroi plane à ladite paroi cintrée, une nervure centrale et les deux autres situées latéralement de part et d'autre. 10/ - Coupeur destiné à être disposé à la sortie d'une filière pour effectuer séquentiellement les découpes appropriées d'un boudin d'argile dont le profil est composé d'une paroi cintrée et d'une semelle, en vue de fabriquer des tuiles conformes à la revendication 7, ledit coupeur étant caractérisé en ce qu'il comprend :: un premier chariot à déplacement longitudinal, associé à des moyens d'entrarnement permettant de le déplacer parallèlement au boudin d'argile, soit à la même vitesse que celui-ci, soit à une vitesse différente, avec retour en position initiale à la fin de chaque séquence, un premier châssis mobile verticalement, porté par 'e premier chariot et associé à des moyens d'entraînement permettant de le déplacer verticalement par rapport à celui-ci, . un système de découpe, porté par le premier châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence la découpe d'un tron çon de semelle du boudin en préservant à ce niveau la paroi cintrée destinée à constituer la partie de recouvrement d'une tuile, un fil de découpe, porté par le premier châssis et agencé en position décalée longitudinalement par rapport au système de découpe pour réaliser à chaque séquence une échancrure' dans la semelle du boudin en avant de la partie de recouvrement, . un second chariot à déplacement longitudinal, décalé longitudinalement par rapport au premier chariot et associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer parallèlement au boudin d'argile à la même vitesse que celui-ci, avec retour en position initiale à la fin de chaque séquence, un deuxième châssis mobile transversalement, porté par le second chariot et associé à des moyens d'entrainement permettant de le déplacer dans le sens transversal par rapport à celui-ci, . un couteau porté par ce deuxième châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence dans la semelle, une échancrure opposée à celle déjà réalisée, un fil de découpe porté par ce deuxième châssis et agencé à proximité du couteau pour réaliser à chaque séquence la découpe transversale du boudin au niveau de l'avant d'une tuile, un autre fil de découpe, porté par le deuxième châssis et agencé en position légèrement décalée par rapport au fil de découpe précité pour réaliser à chaque séquence la découpe transversale de la paroi cintrée à l'arrière de la partie de recouvrement, un troisième châssis mobile à déplacement vertical, associé à des moyens drentraNnement permettant de le déplacer dans un lent mouvement vertical synchronisé avec l'avance du boudin, un organe de découpe, porté par ce troisième châssis et agencé pour réaliser à chaque séquence une découpe biaise des bordures de la paroi cintrée d'une tuile. 11/ - Coupeur selon la revendication 10, destiné à être disposé à la sortie d'une filière fournissant un boudin d'argile de position renversée par rapport à la position normale des tuiles, caractérisé en ce que le premier châssis forme un cadre transversal chevauchant le boudin et entraîné verticalement par un vérin vertical dont organe fixe est solidaire du premier chariot, ce cadre portant d'une part, le système de découpe pré- cité composé de plusieurs fils tendus transversalement, parallèlement à des tangentes à la paroi cintrée du boudin, d'autre part, le fil de découpe précité tendu transversalement suivant une horizontale pour réaliser l'échancrure de la semelle. 12/ - Coupeur selon la revendication Il pour réaliser des tuiles conformes aux revendications 7 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le système de découpe récité comprend trois fils de découpe transversaux, un fil de découpe horizontal positionné poùr venir se situer en fin de course basse au niveau de la naissance de la nervure centrale de la semelle pour découper celle-ci et deux fils de découpe inclinés symétriques l'un de l'autre, et positionnés pour passer au niveau de la naissance des nervures latérales pour découper celles-ci. 13/ - Coupeur selon lune des revendications 11 ou 12, pour réaliser des tuiles conformes aux revendications 7 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le fil de découpe horizontal destiné à réaliser l'échancrure de la semelle est appelé à venir se situer au niveau de la naissance de la paroi plane de ladite semelle en vue de découper celle-ci et de réaliser une échancrure de profondeur sensiblement égale à l'épaisseur de ladite paroi plane. 14/ - Coupeur selon l'une des revendications 10, Il, 12 ou 13, caractérisé en ce que le deuxième châssis forme un cadre, porté par le second chariot et lié à un moto-réducteur et à un système de bielle-manivelle l'entratnant transversalement pendant le déplacement de ce second chariot, ce cadre portant, d'une part, le couteau précité situé en regard du boudin pour entailler sa semelle transversalement et réaliser l'échancrure sus-évoquée, d'autre part, les deux fils de découpe précités tendus verticalement pour découper le boudin respectivement à l'avant de chaque tuile et à l'arrière de la partie de recouvrement de chaque tuile. 15/ - Coupeur selon les revendications 13 et 14 prises ensemble, caractérisé en ce que le couteau porté par le deuxième châssis présente une hauteur adaptée pour entailler la semelle jusqu'à la naissance de la nervure centrale, en vue de réaliser une échancrure de profondeur supérieure à celle de l'échancrure opposée de chaque tuile. 16/ - Coupeur selon lune des revendications 10, 11, 12, 13, 14 ou 15, pour découper un boudin d'argile porté à la sortie de la filière par un tapis d'entratnement guidé et entrat- né par des cylindres, caractérisé en ce que les moyens d'entratnement du second chariot comprennent une chaste guidée et entrainée par des pignons, dont l'un est -mu en rotation par un cylindre du tapis d'entrainement, cette chaîne comprenant un brin parallèle au tapis et un brin de retour et étant liée à un système de bielle relié au second chariot pour l'entraîner parallèlement au tapis, à vitesse égale, dans le même sens pendant une phase aller et en sens opposé pendant une phase retour. 17/ - Coupeur selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens d'entrainement du premier chariot comprennent un système de bras reliant le premier chariot et le second chariot et un vérin interposé sur ledit système de bras. 18/ - Coupeur selon l'une des revendications 10, Il, 12, 13, 14, 15 ou 17, caractérisé en ce que le troisième châssis porte un fil de découpe horizontal tendu transversalement et est entraîné par une câme synchronisée avec l'avance du boudin d'argile.