La présente invention est relative à un dispositif à décharge et se rapporte plus particulièrement à un nouveau perfectionnement apporté à un ensemble de lampe à arc court à grande intensité. Dans les appareils de projection optique impliquant la produe-5 tion et le rayonnement commandé avec précision d'impulsions longues de lumière non cohérente, comme par exemple en spectroscopie, en mi-croscopie et en simulation solaire, outre les appareils de projection classiques, le besoin se fait sentir de disposer d'une source de lumière capable de produire la plus grande densité de flux lumineux 10 possible, c'est-à-dire de fournir la plus grande quantité possible de lumière pour le plus petit volume possible. L'idéal serait une source ponctuelle produisant une quantité de lumière illimitée. Parmi les dispositifs électriques destinés à engendrer de la lumière non cohérente sous la forme d'impulsions de durée substantiel-15 le, les dispositifs à décharge offrent la possibilité de produire la plus grande quantité totale de lumière à partir du plus petit volume possible (c'est-à-dire la densité de flux). La densité de flux lumineux qui peut être produite par les dispositifs à incandescence ou à luminescence est limitée par la quantité d'énergie qui peut être con-20 centrée dans les matériaux solides qui servent d'émetteurs de lumière avant qu'un changement d'état se produise dans ces matériaux, tandis qu'un dispositif à décharge ne présente pas de tel changement d'état dans le milieu émetteur de lumière, quelle que soit la concentration d'énergie. 25 La quantité d'énergie qui peut être concentrée dans une décharge peut être rendue maximale en réduisant l'écartement entre les électrodes du dispositif et en augmentant la pression du milieu gazeux, la tension à laquelle la décharge s'effectue et le courant transporté par l'arc. On a constaté que pour une tension et un courant don-30 nés quelconques, on obtient la plus grande densité de flux lumineux lorsque l'écartement entre les électrodes et la pression du gaz sont réglés de manière à produire un arc de forme générale sphérique (c'est-à-dire que la longueur de l'arc est à peu près égale à ses dimensions transversales). Avec ce mode de fonctionnement, l'écarte-35 ment des électrodes est inférieur à deux centimètres et habituellement à un centimètre. Les dispositifs à décharge conçus pour fonctionner suivant ce mode sont appelés dispositifs à "arc court" pour les distinguer des autres dispositifs tels que ceux à "arc moyen" et 72 02348 2 2123388 à "arc long" qui peuvent produire des quantités de lumière plus importantes mais avec une densité de flux lumineux beaucoup plus faible. L'invention constitue un perfectionnement par rapport à la lam-5 pe à arc court décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 502 929. Cette lampe de la technique antérieure comprend une enceinte étanche dont une partie est en matière céramique. L'enceinte loge une cathode et une anode qui sont séparées par une distance inférieure à deux centimètres afin de définir entre elles un espace 10 de décharge étroit. L'enceinte contient également -un gaz ionisable sous une pression de par exemple 25 atmosphères. Une fenêtre en saphir constitue une extrémité de l'enceinte et un réflecteur est fixé à l'autre extrémité de l'enceinte, soit sous la forme d'une partie de celle-ci soit de façon séparée. 15 Dans le mode de réalisation ordinaire de cette lampe de la tech nique antérieure, l'anode est suspendue dans l'axe de la lampe, près de la fenêtre. Il y a conversion en chaleur au niveau de l'anode de près de 70 % de l'énergie de la décharge. Cette chaleur doit être dissipée à travers l'ensemble supportant l'anode et ensuite dans des 20 brides reliées thermiquement à cet ensemble de support. L'ensemble de support est mince car la lamière doit le traverser. Les brides sont minces afin de permettre une dissipation rapide de la chaleur dans la zone critique du joint de la fenêtre. Bien que cet ensemble soit extrêmement efficace pour des consommations d'énergie allant 25 jusqu'à environ 150 W, pour les puissances supérieures à ce niveau, la chaleur ne peut être dissipée convenablement et le joint se détériore. Ces joints doivent être eux-mêmes minces pour permettre une dilatation convenable lorsqu'ils absorbent de la chaleur. En inversant les positions de la cathode et de l'anode, de tel-30 le sorte que la cathode se trouve près de la fenêtre, on place l'anode dans l'embase de la lampe dans laquelle on peut utiliser des ensembles plus massifs pour dissiper la chaleur. Ceci permet une meilleure dissipation de la chaleur produite mais cet effet est limité par la nécessité d'isoler thermiquement de l'anode le réflecteur mon-35 té dans l'embase. Toutefois, en plaçant la cathode près de la fenêtre, l'anode étant près de l'embase, on soulève un nouveau problème qui annule les avantages de la plus grande dissipation thermique. Le point de plus haute intensité de l'arc dépend de la position de la 72 02348 3 2123388 cathode et non de l'anode. Ce point doit être situé au foyer du réflecteur pour fournir la plus grande densité de flux lumineux. Les petites erreurs de position réduisent considérablement la densité de flux lumineux. Lorsque la cathode est montée dans l'embase, le posi-5 tionnement de la cathode et par conséquent du point de plus haute intensité par rapport au foyer du réflecteur est assez facile car le réflecteur et la cathode appartiennent au même ensemble. Toutefois, lorsque la cathode est près de la fenêtre, toute erreur de positionnement du point de plus haute intensité est difficile à détecter. 10 Pour cette raison, dans le mode de réalisation ordinaire de la lampe " de la technique antérieure, l'anode est près de la fenêtre, ce qui assure la plus grande densité de flux lumineux. En bref, l'invention constitue un perfectionnement par rapport aux lampes à arc court à grande intensité. La lampe est constituée 15 par une enceinte étanche comprenant une embase et une anode reliée thermiquement à l'embase, une fenêtre située à l'opposé de l'embase, une cathode supportée de façon isolée près de la fenêtre, et un réflecteur placé près de la fenêtre par rapport à la cathode. La fenêtre est supportée de manière à être comprimée au bord de la fenêtre. 20 L'invention a pour but de fournir : - une lampe à arc à haute intensité perfectionnée qui peut fonctionner avec une puissance plus grande que les lampes de la technique antérieure; - une lampe présentant une fréquence de résonance acoustique 25 plus grande de sorte qu'elle peut être modulée à des fréquences plus élevées; - une lampe qui permette d'utiliser des joints d'étanchéité plus simples en plaçant ces joints dans des zones de moindre contrainte; - une lampe qui permette un assemblage par l'avant plus robuste 30 et plus commode; - une lampe comportant une isolation externe plus longue entre l'anode et la cathode. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante, donnée uniquement à titre 35 d'exemple et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels: la Fig. 1 est une vue en coupe transversale d'un mode de réalisation de la lampe de la technique antérieure décrite dans le brevet précité ; 72 02348 4 2123388 la Fig. 1A est une vue de devant de la lampe de la Fig. 1 , prise suivant la ligne 1A-1A dans la direction des flèches; la Fig. 2 est une vue en coupe transversale d'un mode de réalisation de l'ensemble de lampe à arc court à haute intensité suivant 5 l'invention; la Fig. 2A est une vue de devant de la lampe de la Fig. 2, prise suivant la ligne 2A-2A dans la direction des flèches; la Fig. 2B est une vue de derrière de la lampe de la Fig. 2, prise suivant la ligne 2B-2B dans la direction des flèches; 10 la Fig. 3 est une vue de dessus d'un type de radiateur qui peut être fixé à l'embase de la lampe suivant l'invention; la Fig. 3A est une vue latérale du radiateur prise suivant la ligne 3A-3A dans la direction des flèches. les Fig. 1 et 1A représentent un mode de réalisation de la lampe 15 de la technique antérieure. Une extrémité de la partie cylindrique en matière céramique 40, qui est en alumine polycristalline, est brasée sur une bague en métal ductile 42 (en cuivre par exemple) qui est elle-même brasée sur un élément métallique 44(en "Kovar" ou en acier inoxydable par exemple) de l'enceinte de la lampe. L'élément métal-20 lique 44 peut être sphérique, ellipsoïdal ou parabolique. La bague en métal ductile sert de partie de suppression de contrainte pour 1' enceinte. La surface interne de l'élément 44 sert de réflecteur d'une seule pièce 46. L'autre extrémité de l'élément 40 en matière céramique est brasée sur une bague en métal ductile 48 qui est elle-même 25 brasée sur un côté d'une bague d'extrémité métallique et rigide 50. La bague d'extrémité est brasée ensuite sur une autre bague 52 en métal ductile qui est elle-même brasée sur la bride d'un support de fenêtre métallique, tubulaire et rigide 54. Comme dans le cas de la bague 42, les bagues en métal ductile 48 et 52 servent à supprimer 30 les contraintes. La périphérie d'une fenêtre 56 en forme de disque, qui peut être en saphir par exemple, est légèrement évidée à l'intérieur et est brasée au support de fenêtre 54. Une anode métallique 58 (en tungstène par exemple) en forme de barreau est supportée le long de l'axe de l'élément tubulaire 40 en 35 matière céramique et de la fenêtre 56 par trois éléments de support métalliques, triangulaires 60 qui peuvent être en molybdène par exemple. Chaque support comporte une encoche dans laquelle la bague 50 est brasée. Les éléments de support 60 fournissent des parcours 72 02348 5 2123388 conducteurs de l'électricité entre l'anode 58 et la bague d'extrémité 50. Chacun des éléments de support métalliques 60 est replié en spirale afin de supprimer les contraintes pendant les états à haute température. 5 Une cathode 62 en forme de barreau (par exemple en tungstène thorié) est supportée près de l'anode 58 sur l'axe de celle-ci par une cuvette métallique 64. Cette cuvette, qui peut être en "Kovar" par exemple et qui fait partie de l'enceinte étanche, est brasée sur la périphérie d'un trou ménagé dans l'élément 44. Une tubulure d'éva-10 cuation 66 en cuivre communique par l'intermédiaire de la cuvette avec la région interne de l'enceinte. Lorsque l'enceinte a été remplie de xénon par exemple et mise sous pression, on obture la tubulure par pincement, ce qui retient le gaz sous pression à l'intérieur de l'enceinte scellée. 15 Les Fig. 2, 2A et 2B représentent une lampe à arc court à haute intensité comportant une embase 10 et une partie cylindrique 11 en matière céramique, par exemple en alumine polycristalline. Comme expliqué plus complètement ci-après lors de la description de la dissipation thermique, l'embase peut être construite en acier inoxyda-20 ble au lieu d'un matériau plus coûteux de conductibilité thermique élevée. Le cylindre en matière céramique est brasé sur une bague 12 ayant un coefficient de dilatation thermique voisin de celui du matériau céramique. Un tel matériau est un alliage de fer, de nickel et de cobalt vendu sous la dénomination commerciale de "Kovar". L'em-25 base est évidée en 15 pour former un rebord vertical 16. Une soudure de tungstène au gaz inerte est faite entre ce bord vertical et la bague 12 au point 17. Des espaces 13 et 14 sont laissés pour permettre la dilatation de l'embase. La configuration et la fonction de la partie 76 sont expliquées ultérieurement. 30 L'enceinte de la lampe comprend une fenêtre 18 en forme de dis que, par exemple en saphir. Cette fenêtre est brasée sur une bague d'étanchéité 19, par exemple en "Kovar", qui est elle-même brasée sur un élément de support 21 qui peut être en acier. La bague d' étanchéité 19 peut être très mince car elle subit des contraintes 35 très faibles. Sa section en forme de J est commode car elle permet la dilatation de la fenêtre dans une direction radiale. L'élément de support 21 est construit de façon telle que la partie 25 recouvre le devant de la fenêtre. Une bague en métal ductile 20, par 72 02348 6 2123388 exemple en cuivre, est placée entre la fenêtre et la partie débordante 25 est en contact non étanche avec les deux. Comme expliqué plus complètement ci-après, cette partie débordante 25 sert à maintenir la fenêtre en compression pendant que la bague 20 supporte une 5 partie de la contrainte. L'élément de support 21 comporte un bord vertical 23 qui est soudé au tungstène et sous gaz inerte au point 24 à une bague d'étanchéité 22, en "Kovar" par exemple. Comme le dessin de la Fig. 2 représente une coupe transversale d'un grand nombre d'éléments en forme générale d'anneau, plusieurs 10 droites paraissent parallèles à la fenêtre 18, ce qui peut donner à penser qu'un autre élément que la fenêtre remplit l'ouverture de la lampe. Chacune de ces droites résulte de l'un des éléments en forme de bague. La droite 101 est le bord de la surface supérieure du bord vertical 23 en forme d'anneau. La droite 102 représente le bord de 15 la surface en forme d'anneau de la partie débordante 25 de l'élément 21. La droite 103 représente le bord de la surface supérieure de la bague 20. Enfin, la droite 104 représente le bord de la surface en forme de bague du bas de la bague d'étanchéité 19. Les trois éléments 31 rectangulaires et minces destinés à sup-20 porter la cathode 32 sont brasés sur la bague de support 30. Ces éléments de support sont en molybdène par exemple. La bague 30 est brasée sur la bague d'étanchéité 22 en un point tel que les éléments de support 31 reposent sur le dessus de la bague en matière céramique 11. Les éléments de support 31, la bague 30 et la bague 22 for-25 ment un parcours conducteur de l'électricité vers la cathode. La bague 30 comporte un rebord 35. Le réflecteur 33 contient des fentes 34 dans lesquelles passent les éléments de support 31 de cathode lorsque le dessus du réflecteur est placé au niveau du bord vertical 35 de la bague 30. Le bord vertical 35 est lié au réflecteur 33 par 30 une soudure au tungstène sous gaz inerte. La bague 30 doit être suffisamment rigide pour supporter la cathode et le réflecteur. Une bague en "Kovar" offre cette propriété. Le réflecteur est représenté avec une forme paraboloïdale mais il peut être par exemple de forme sphérique ou ellipsoïdale. 35 Une anode métallique 70 et en forme de barreau pénètre dans 1' embase 10. Afin de rendre maximal le transfert de.chaleur dégagée par l'anode, la partie qui s'étend dans la lampe doit être aussi courte que possible par rapport à l'épaisseur de l'embase. Plus pré 72 02348 7 2123388 cisément, le rapport entre la partie de l'anode située à l'intérieur de la lampe et l'épaisseur maximale de l'embase dans la zone en dessous du trou 36 doit être inférieur à 0,6. Cette anode est de préférence en tungstène tandis que la cathode 32 est de préférence en 5 tungstène thorié. L'anode et la cathode sont positionnées sur l'axe de la lampe, l'axe traversant un trou 36 ménagé dans le fond du réflecteur. L'anode et la cathode sont séparées par une distance inférieure à deux centimètres, de préférence moins d'un centimètre. La cathode est positionnée de façon telle que le point de plus grande 10 intensité lumineuse de la décharge soit situé au foyer du réflecteur 33. Après assemblage, la lampe est mise sous vide au moyen du tube 71 et elle est ensuite remplie de gaz, par exemple du xénon, à une pression d'environ 25 atmosphères. Le tube est alors scellé au ni-15 veau du pincement 72. Bien qu'une lampe de ce type fonctionne à des tensions très faibles, 20 V par exemple, une fois en fonctionnement, il faut appliquer des tensions élevées à l'espace de décharge pour amorcer la lampe. Il faut des tensions de 20 000 V par exemple à cet effet. Ces 20 tensions sont appliquées par exemple par une source à haute fréquence. Comme le réflecteur est en contact électrique avec le support de la cathode, un parcours destiné au courant à haute fréquence passe par le réflecteur et traverse l'espace de décharge au niveau du trou 36 jusqu'à l'anode. Afin d'empêcher cette formation d'arc dans l'es-25 pace compris entre le réflecteur et l'anode, l'embase comporte une partie surélevée 76 dont la surface interne est généralement parallèle à la surface externe du réflecteur 33- La surface externe de la partie surélevée 76 est parallèle au cylindre 11 en matière céramique et en est séparée par l'espace 14. Cet espace permet la dilata-30 tion de l'embase. Il existe une réactance capacitive entre cette partie surélevée 76 et le réflecteur 33* Cette capacité, alliée aux autres propriétés électriques de l'ensemble de la lampe considérée comme un réseau passif, notamment l'inductance de l'ensemble de support de l'anode et de la cathode, rend possible -un état au cours du 35 démarrage de la lampe dans lequel l'espace principal compris entre la cathode et l'anode est le siège d'une décharge comme on le désire, mais l'espace compris entre le bord du réflecteur et l'anode ne produit pas de décharge. 72 02348 8 2123388 Comme mentionné, près de 70 $ de l'énergie engendrée par la décharge est transformée en chaleur au niveau de l'anode d'une lampe à arc court, l'anode de la lampe de la technique antérieure étant positionnée. près de la fenêtre, comme représenté à la Fig. 1, cette 5 chaleur doit être dissipée au moyen d'éléments de support 60 relativement minces et de la bague 50. Ceci limite le fonctionnement de ce mode de réalisation de la technique antérieure à une puissance d'environ 150 ¥. la mise en place de l'anode dans l'embase de la lampe de la technique antérieure assure une meilleure dissipation thermi-10 que mais comme le support de réflecteur 44 doit être lui-même supporté dans l'embase et comme on ne peut laisser la température de réflecteur dépasser des valeurs relativement faibles, même les éléments de transfert de chaleur relativement plus massifs que l'on pourrait monter dans un tel mode de réalisation dissiperaient la chaleur moins 15 facilement que l'embase du mode de réalisation de l'invention. Une telle lampe de la technique antérieure pourrait fonctionner à des puissances atteignant peut être 500 W. On se rappellera toutefois que la mise en place de l'anode dans l'embase de la lampe de la technique antérieure soulève des difficultés pour positionner la cathode 20 par rapport au foyer du réflecteur. Cette difficulté annule l'avantage éventuel de la dissipation thermique. Suivant l'invention, le réflecteur n'est pas fixé à l'embase. Ceci permet d'employer une embase simple et plus massive, une partie relativement courte de l'anode étant à l'intérieur de l'enceinte, la 25 chaleur est transférée très rapidement vers la surface externe de 1' embase, de sorte que la lampe peut fonctionner dans la gamme de 500 à 1000 W, même avec une embase en acier qui est un conducteur thermique relativement médiocre en comparaison avec d'autres métaux disponibles. la lampe fonctionne à des puissances encore plus élevées 30 si on utilise pour l'embase ces autres métaux à conduction thermique élevée. la forme simple et relativement massive de l'embase permet de fixer des radiateurs de construction relativement simple. Un tel radiateur est représenté aux Fig. 3 et 3A. le radiateur se compose d'un 35 cylindre 81, d'une bague 82 espacée radialement du cylindre et d'une ailette 80 en serpentin placée entre le cylindre et à la bague et fixée à ceux-ci. Les parties supérieures de l'ailette et de la bague 72 02348 9 2123388 sont au ras de la partie supérieure du cylindre. Toutefois, comme représenté à la Fig. 3A, le cylindre s'étend longitudinalement en dessous de l'ailette tandis que celle-ci s'étend longitudinalement en dessous de la bague. Trois trous taraudés 75 sont percés dans l'em-5 base 10 de la lampe. Des boulons (non représentés) sont ensuite insérés dans les trous 76 du cylindre et dans les trous 75 de l'embase. La construction simple de l'embase permet à la surface externe 79 de l'embase 10 de la lampe d'être en contact thermique avec la totalité de la surface supérieure du radiateur. Un trou 77 ménagé au centre 10 du cylindre 81 reçoit l'anode 70 et le tube pincé 72. Un tel radiateur est capable de dissiper toute la chaleur engendrée dans une lampe fonctionnant à des puissances comprises entre 500 et 1000 V. D'autres radiateurs plus efficaces peuvent être utilisés pour dissiper la chaleur dans des lampes plus puissantes. 15 Dans la lampe de la technique antérieure, représentée à la Fig. 1, le support de fenêtre 54 doit être relativement mince pour permettre la dilatation et pour se raccorder convenablement aux autres éléments de support minces. Comme la fenêtre est sous pression pendant le fonctionnement de la lampe, il se produit une contrainte sévère 20 s'exerçant sur le support 54 et sur son raccord avec la fenêtre. Dans la lampe suivant l'invention, la dissipation de chaleur dans la zone de la fenêtre n'est pas critique et le dispositif de support de la fenêtre de la Fig. 2 permet de mettre celle-ci en compression. Ceci signifie qu'un joint 19 mince est possible avec cette fenêtre, ce 25 joint subissant peu ou pas de contrainte. L'élément 21 de la Fig. 2 est relativement massif en comparaison avec les rebords minces de la technique antérieure. Ceci permet un assemblage par l'avant plus commode et plus robuste. Dans le mode de réalisation représenté à la Fig. 2, des trous taraudés sont per-30 cés dans l'élément 21 afin de recevoir des boulons (non représentés) destinés à un dispositif de fixation convenable quelconque. Dans certaines applications utilisant une lampe à arc court, il est intéressant de moduler le courant circulant dans l'espace de décharge, ce qui module la lumière produite par la lampe. Si la fré-35 quence de modulation est égale ou voisine d'une fréquence de résonance acoustique de la lampe, les molécules du gaz de la lampe oscillent. Il en résulte que la pression dans l'espace de décharge varie d'une valeur presque nulle jusqu'à des valeurs maximales beau 12 02348 10 2123388 coup plus grandes que celles de la pression normale de fonctionnement de la lampe. Pour ces valeurs maximales, le courant passant dans l'espace de décharge ne peut plus être maintenu et la lampe s' éteint. Il est souhaitable que la plus faible des fréquences de ré-5 sonance acoustique de la lampe soit aussi élevée que possible de façon qu'elle excède toute fréquence de modulation pouvant être utilisée. Cette plus faible fréquence de résonance acoustique augmente lorsque le volume du gaz diminue. La lampe suivant l'invention et la lampe de la technique anté-10 rieure possèdent toutes les deux deux cavités couplées. La plus faible fréquence de résonance acoustique est une fonction complexe des fréquences de résonance de chacune de ces cavités couplées. Toutefois, la contribution principale provient de la cavité dans laquelle se trouve l'espace de décharge. Dans la lampe suivant 1'invention,la 15 distance entre la fenêtre 18 et le sommet du réflecteur 33 est beaucoup plus faible que dans la lampe de la technique antérieure. Ceci est dû au fait que le réflecteur est placé près de la fenêtre et donc près de la cathode, ce qui ne nécessite aucune isolation par rapport à la cathode dans la zone de la fenêtre. Ceci signifie que la fenê-20 tre peut être très proche du réflecteur. Dans le mode de réalisation préféré, la distance entre la fenêtre et le réflecteur est inférieure à l'épaisseur de la fenêtre. Ainsi, pour la même dimension du trou et pour la même forme du réflecteur, le volume de gaz contenu dans la chambre qui comprend l'arc est plus petit dans la lampe de l'in-25 vention que dans celle de la technique antérieure. Le réflecteur étant fixé près de la fenêtre, l'isolateur 11 en matériau céramique est beaucoup plus long que dans la lampe de la technique antérieure. Ceci signifie que l'on peut utiliser des tensions d'amorçage plus élevées ou, selon une variante, que le risque 30 de décharge extérieure est beaucoup moins grand aux faibles pressions extérieures, par exemple à haute altitude. 72 02348 ii 2123388 Revendications 1 - Lampe à arc comprenant une enceinte étanche comportant une embase, une fenêtre optique située en regard de l'embase, et un dispositif pour supporter la fenêtre espacée de l'embase, une anode lOr- 5 gée dans l'enceinte et supportée près de l'embase, une cathode logée dans l'enceinte, supportée près de la fenêtre optique et isolée de 1' anode, la cathode et l'anode étant écartées l'une de l'autre afin de définir entre elles un espace de décharge, un gaz ionisable remplissant l'espace de décharge, -un réflecteur monté dans l'enceinte, la 10 dite lampe étant caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif destiné à supporter le réflecteur du même côté de l'espace de décharge que la fenêtre optique. 2 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la cathode et l'anode sont séparées par une distance inférieure 15 à deux centimètres afin de définir entre elles un espace de déchargé court. 3 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de support du réflecteur est fixé au support de la cathode. 20 4 - Lampe à arc suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le dispositif de support du réflecteur est une bague fixée à 1' enceinte. 5 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif pour maintenir la fenêtre en compres- 25 sion. 6 - Lampe à arc suivant la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif de maintien n'est en contact avec la fenêtre que sur la face opposée à l'espace de décharge. 7 - Lampe à arc suivant la revendication 6, caractérisée en ce 30 qu'elle comprend des moyens pour permettre la dilatation thermique de la fenêtre. 8 - lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la distance entre la surface de la fenêtre la plus proche de 1' espace de décharge et le réflecteur est inférieure à l'épaisseur de 35 la fenêtre. 9 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'extrémité du réflecteur la plus proche de l'anode est tronquée pour former un trou dans le réflecteur et en ce que le rapport entre 72 02348 12 2123388 la longueur axiale de la partie de l'anode située dans l'enceinte et l'épaisseur maximale de la partie de l'embase en saillie axiale-ment par le trou de l'embase est inférieure à 0,6. 10 - Lampe suivant la revendication 9, caractérisée en ce que 5 l'embase est en acier. 11 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le réflecteur est ellipsoïdal et en ce que l'espace de décharge est situé près du foyer du réflecteur. 12 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en 10 ce que le réflecteur est paraboloïdal et en ce que l'espace de décharge est situé au foyer du réflecteur. 13 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'embase et le réflecteur forment une réactance capacitive, de sorte que la formation d'arc est empêchée entre le réflecteur et 15 1'anode pendant 1'amorçage.