t2379 1 2007488 La prosente intention concerne un procédé et une Installation permettant de fabriquer ea continu des éléments de profilés en verre ayant une section en "ÏF ou en gouttière et elle a pour but de permettre la fabrication de profilés en verre associant, aux proprié— 5 tés qui résultent de leur forme, Iss propriétés caractéristiques des verres dits "trempés"• Lsévolution de leur technique de fabrication a permis de.fabriquer industriellement et en continu ses profilés en aUn et de les livrer sous forme de produits finis dont la longueur peut dépasser cinq 10 mètres et de dimensions transversales importantes8 de 1*ordre de 25 à 40 r-Zj, avea des -allée" de Siautsur comparable» Ces produits sont principalement mais non nécessairement employés dans le- domaine .de la construction publique9 industrielle par exemple, pour constituer des parois de luminosité élevée (éelairage ds es— 15 caliers et autres). Peur des motifs de eeût ©t de poids évidents qui s* a joutent au fait qu'il faut atteindre rais bossa® diffusion lumineuse, leur épaisseur est relativement réduite? ©Us est comprise entre k et 8 mm et normalement entre 5 ®t 6 ehe0 Ils sont fabriqués en verre recuit normal de composition couranteo 20 Le champ d'application des produits considérés s'élargirait beaucoup s'il était possible de supprimer les défauts et les limitations inhérents aux produits verriers de oeopesitlon ordinaire» fragilité et fracture en -Esreeaus plus ou stoins gros mais toujours coupants, acérés, et par conséquent très dangereuse La s-iapture aeeiden-25 telle d'éléments de longueur et de poids Importants9 soit en cours de manipulation, soit en oeuvre dans un bâtiment, présente un danger extrême pour les personnes qui se trouvent à proximité, outre évidemment les frais et les ennuis qui en découlent. On sait d'autre part que les glaces plates trempées qùi s'effritent, 30 en cas de rupture, en fragments uniformes non coupants et par conséquent inoffensifs, permettent de constituer de larges panneaux utilisables comme issues de secours en cas d'incendie ou autre catastrophe XI est évident que les structures et les niurs de ce genre, réalisés avec des gouttières de composition ordinaire, n'of-35 frent pas les mêmes possibilités. On considérait comme impossible de fabriquer des gouttières en verre trempé car l'on n'était pas parvenu jusqu'ici à effectuer la trempe, qui, tout en conférant au verre cette fragmentation de sécurité, augmente sa résistance mécanique et sa flexiont sur des produits cons 69 12379 2 2007488 titués à partir d'un ruban initial qui fût replié à angles droits suivant de faibles rayons de courbures et en particulier des rayons de courbure intérieurs très inférieurs à l'épaisseur du ?er= re» 5 Le traitement consiste en effet Ceci ditj l'objet de 1® invention, ^ésid© dans la mise os. oouvs^ iï&=-dustrielle*de la trempe de gouttières an verre0 et par conséquent la fabrication de produits do type considéré ayant toutes les caractéristiques avantageuses des -verras trempé s « 20 Ses principes, leur application au domaine propre à lainvention et les caractéristiques essentielles du dispositif prévu pour la mis© en oeuvre du procédé sous une forme dsapplication ijndu s tri e il 2 cfc.ei~ • sie de préférence, mais non exclusiveg vont être exposés oi-dassoiss avec des références eux dessins joints dans lesquels? 25 Les figures 1 et 2 représententP suivant la section transversale d'un produit verrier du type en question, un agrandissement d'une pliure de forte courbure et montrent respectivement de façon schématique la répartition massique du matériau et le s diagrammes des contraintes internes» 30 La figure 3 représente, en section transversale partielle, les conditions essentielles de traitement conformément au procédé perfectionné et les caractéristiques principales du dispositif utilisé. La figure A- représente, en une perspective tout à fait schématique, une disposition choisie parmi diverses solutions possibles pour ar-35 ticuler la fabrication, La figure 5 représente en perspective les éléments essentiels d'une forme choisie de mise en oeuvre d'une installation pour la trempe de profilés de verre en "U* « Les figures 6 et 7 représentent, séparément et en perspective,deux ko éléments susceptibles de composer un module de l'installation ou du 12379 3 2007488 dispositif de la figure 5 et destinés à fonctionner conformément à l'exemple illustré figure 3» Pour faciliter la compréliension de l'invention, il convient de tenir compte que le phénomène de "trempe" du verre, communément dé-^ signé ainsi à cause de ses analogies avec la trempe de l'acier, présente des effets tout à fait particuliers dont un grand nombre n'ont pas été complètement définis et expliqués. Chacune des théories proposées peut se justifier par certains faits expérimentaux mais elles sont dans une certaine mesure contradictoires. Celle qui justifierait le mieux les effets constatés au cours du développement de cette invention est la suivante: La trempe résulterait de ce que, lors du refroidissement brusque et à l'approche de la température de déformation, lescouches superficielles de l'objet solidifiées en premier lieu en raison de 12 la faible conductibilité thermique du verre, seraient déformées de proche en proche par la contraction de celles de la partie centrale, qui se refroidissent plus lentement. En se référant d'abord aux figures 1 et 2, on observe, avec un fort agrandissement, la partie courbe 10 qui raccorde à angle droit 20 l'âme 11 et l'une des ailes 12 d'un profilé en "U", en présentant un rayon intérieur "r" très inférieur à l'épaisseur "S", Dans les sections transversales telles que PP d'un volume plat de verre trempé, c'est-à-dire typiquement dans les sections de l'âme 11 et des ailes 12 du verre, les contraintes internes devraient se 25 traduire par le diagramme connu indiqué par D dans la figure 2 avec pour axe des abscisses la trace du plan PP, et dans lequel les contraintes inverses s'équilibrent. Si l'on admet (à la limite) que la courbure (10) du volume soit à angle vif, ou bien de rayon nul dans sa partie intérieure (comme 30 ce serait le cas si l'épaisseur "S" du verre était majorée par l'adjonction d'une couche (lO'),les sollicitations au point de rayon nul n'auraient pas d'orientation définie. On doit supposer la présence de sollicitations orientées entre elles à angle droit, comme indiqué schématiquement par les petites flèches, dont le résul— 35 tat provoque une sollicitation de cisaillement dans la section du verre. Considérant par exemple la section dans le plan radial Pr-Pr', un diagramme de tensions internes purement hypothétique D' ne pourrait effectivement être tracé, mais de toute façon, les contraintes sont irrégulières et non équilibrées, et provoqueraient kO la fracture spontanée du verre. Cette hypothèse est confirmée par 2007488 le fait que les essais de trempe de gouttières en verre effectués jusqu'à ce jour provoquaient fréquemment la fracture du produit le long de la zone de pliage. Cependant, le verre, selon la théorie la plus généralement accep-5 tée, doit être considéré comme un polymère tridimensionnel dont les mailles irrégulières, qui ne sont pas toutes fermées, ont une forme polygonale avec aux sommets les atomes de Si et au milieu des côtés des atomes de- 0 faisant un pont entre deux atomes de Si ;successifs . Dans cette structure fondamentale, les différents atomes r t •f* "t* | -i 10 de métaux modificateurs ou stabilisateurs (Na , K , Ca , Mg , etc...) viennent saturer les valences libres des atomes de 0 dans les mailles ouvertes. Or, la Demanderesse a noté que les mailles du réseau fondamental du verre (tel qu'il a été défini ci-dessus) ne dépassent pas, en 15 ce qui concerne leur dimension linéaire maximale, 10 à 15 X , dimension qui est extrêmement faible par rapport au développement linéaire des arcs effectifs de raccordement, tant interne qu'externe, entre les parties plates du produit. En réalité, en admettant même que le rayon minimal "r"soit de l'ordre de 2 mm, son dévelop-20 pement (3»1^- mm) se trouve de l'ordre d'environ 3• 1 fois la dimension des mailles du réseau fondamental du verre. Par conséquent, on peut négliger l'effet de courbure locale des couches superficielles et admettre que sur les précontraintes le diagramme .équilibré D admis pour le verre plat s'applique dans chacun des 25 plans radiaux comme le plan Pr-Pr", même dans la zone 10 de courbure . XI doit donc être possible d'obtenir une répartition régulière des contraintes dans ledit diagramme, en utilisant simplement des moyens et des modalités qui conduisent à répartir uniformément la 30 déformation sotis contrainte des couches superficielles du produit, sans se préoccuper de la courbure. La section de verre apparaît divisée, dans la figure 1, en plusieurs petits espaces quadrangulaires de surface approximativement égale qui représentent schématiquement autant de parcelles élémen-35 taires de masse unitaire. Il est évident que dans la zone 10 le nombre des parcelles élémentaires présentes dans les couches externes du verre, par exemple à l'extérieur des lignes en pointillé 13 et 14, est différent du côté intérieur et du côté extérieur de la pliure , et le rapport entre le nombre des. parcelles internes et kO celui des parcelles situées dans les couches externes 15 et 16, 12379 69 12379 2007488 adjacentes respectivement aux surfaces concave et convexe de la courbure, est également différent. Ce rapport peut être défini, en simplifiant la relation mathématique, en fonction de l'épaisseur que l'on admet être celle des 5 couches externes, si l'on définit ces couches externes, par opposition aux couches internes, comme celles au-delà desquelles on considère que les contraintes du matériau s'inversent par suite du traitement de trempe.. L'on remarque la dissymétrie dans les relations entre les masses 10 de matière des couches internes respectivement adjacentes aux deux surfaces convexe et concave de la zone de pliure, et l'étendue transversale à travers laquelle la chaleur doit être dissipée pour obtenir le refroidissement brusque désiré qui détermine la solidification et la mise sous contrainte de la structure réticulaire. 15 Si l'on symbolise par une série de petites flèches dirigées vers l'extérieur la capacité d'échange thermique le long de la directrice à l'intérieur et à l'extérieur de la courbure, on peut supposer qu'à chaque flèche correspond une capacité donnée d'échange thermique, fonction du gradient thermique entre la température su- 20 perficielle du verre et la température du véhicule thermique (air cLg en général) employé pour dissiper la chaleur ainsi que /la pression du véhicule thermique et de la longueur de génératrice considérée. Les flèches sont équidistantes et leur nombre est très différent de part et d'autre de la surface. D'autre part, chaque parcelle 25 élémentaire contenue dans la section du verre renferme à température égale une même quantité de chaleur. Conformément à l'invention, il est possible d'obtenir des verres régulièrement et uniformément trempés, même s'ils comprennent des parties plates formant entre elles des dièdres accentués raccordés 30 par des tracés courbes à très forte courbure interne, à condition que l'on obtienne un refroidissement brusque bien équilibré dans les couches superficielles 15 et 16 (figure l) tout le long de la section transversale du profil, que ce soit dans les parties planes ou dans les parties courbes. 35 La discussion qui précède met clairement en évidence cette nécessité, et le problème technique qui doit être résolu pour que soient réalisées de telles conditions. Ce problème consiste à uniformiser dans les sections transversales du verre, y compris dans ses parties courbes 10, la dissipation de chaleur par les parcelles élé-kO mentaires de même capacité thermique adjacentes aux surfaces soit 69 12379 6 2007488 concave soit convexe de la courbure, indépendamment du développement transversal des superficies à travers lesquelles se produit l'échange thermique. De façon plus précise, on peut obtenir une répartition régulière 5 des contraintes dans les sections du tracé courbe (par exemple la section Pr-Pr"), en tenant compte de la vitesse de refroidissement du verre et des différences locales que provoque la variation du rapport existant entre la quantité de chaleur à dissiper et l'étendue de la surface à travers laquelle peut s'effectuer l'échange 10 thermique, pour déterminer ces contraintes grâce à l'expression classique de Bartenev: ci Tg xf ( h ) dans laquelle! rr = l'intensité de la contrainté d'extension sur la fibre moyenne du volume 15 E 3 le module d'élasticité du verre *9 « le coefficient de Poisson ot = le coefficient de dilatation linéaire Tg = la température de relâchement des contraintes internes du verre 20 fonction de la vitesse de refroidissement définie par le paramètre & suivant Bartenev et Kolbasnikova. Comme on l'a précédemment fait remarquer, la dissipation de la chaleur est influencée par diverses variables: gradient thermique et flux élémentaire local du fluide destiné à absorber la chaleur, 25 auxquels s'ajoutent toutes les variables moins déterminées constituées par les conditions dans lesquelles ce fluide balaie la surface à travers laquelle l'échange s'effectue. L'emploi de variations locales du gradient thermique (l'emploi de jets gazeux ayant à l'origine des températures différentes) est 30 exclu pour des motifs évidents de réalisation pratique, mais la Demanderesse a constaté qu'il était possible d'obtenir une symétrie suffisante des conditions d'échange thermique, le long des surfaces concave et convexe du tracé courbe,en modifiant localement le flux gazeux refroidissant chaque génératrice. 35 La figure 3 représente de façon schématique les éléments essentiels du dispositif prévu par la Demanderesse pour obtenir des effets 69 12379 7 2007488 et des résultats estimés inaccessibles dans l'état de la technique courante. Le produit en "U" à tremper, porté à la température nécessaire, et après avoir atteint une grande uniformité thermique, est disposé entre les éléments 20 et 21 généralement conçus 5 de manière à émettre et à diriger des jets gazeux, de l'air en particulier, sur les surfaces du produit qui leur font face, que ce soit sur ses parties courbes 10 ou sur ses parties planes 11 et 12. La série des petites flèches (Q0) et (Q^) représente schématique-10 ment les jets gazeux projetés contre lesdites surfaces, avec des débits élémentaires égaux. Par conséquent, la variation de distances entre lesdites flèches, dans les zones adjacentes à la courbure 10 du verre, correspond à un flux variable pour les tranches longitudinales successives des jets d'air. En d'autres termes, ces 15 flèches indiquent la "densité du flux gazeux nécessaire" et, avec une bonne approximation, leur densité dans les zones des surfaces concave et convexe de la courbure peut traduire sa capacité totale d'échange thermique. Cette variation locale de densité et, par conséquent, de dissipation de chaleur est préétablie de façon ex-2 0 périmentale étant donné le grand nombre de facteurs parasites qui interviennent dans la pratique. Suivant une solution particulièrement simple et qui s'est montrée très avantageuse, c'est le pourcentage de longueur de génératrice soumis à l'action des jets qui varie$ les éléments 20 et 21 sont 25 constitués par des boites à vent formées de chambres 22 et 23 en communication avec un dispositif de soufflage adéquat à une pression convenable. Ces chambres sont ouvertes vers l'espace dans lequel est placé le profilé en verre,de préférence par des fentes qui s'étendent sans solution de continuité sur tout le développe-30 ment de la section transversale de façon à diriger le gaz vers chacune de ses deux faces. Ces fentes présentent sur leurs parties 24, 25 et 26, 27 qui font respectivement face aux parties planes 11 et 12 du profilé, une largeur constante, ayant une valeur déterminée expérimentalement, de façon à assurer à la nappe gazeuse un flux 35 d'écoulement et une vitesse convenant pour assurer le refroidissement bintal désiré de la surface du verre dans des conditions de symétrie par rapport au plan médian M de la section. Dans les parties 28 et 29 dans lesquelles lesdites fentes font face aux surfaces respectivement convexe, externe et concave, interne du 40 raccordement 10 du profilé, la largeur de ces fentes est respec— 69 12379 8 2007488 irivement plus petite et plus grande que la largeur présentée par les parties rectilignes 24, 25 et 26, 27 adjacentes de façon à modifier localement le passage offert à l'air envoyé dans les chambres respectives 22 et 23* ce qui provoque une variation locale du 5 flux gazeux élémentaire et par conséquent de l'importance de l'échange thermique, conformément à l'effet indiqué plus haut, de façon à obtenir que l'évacuation de la chaleur des couches superficielles 15 et 16 (figure 1) du verre reste symétrique, le long des tracés courbes ou aux angles du verre. Ainsi se trouvent obtenus 10 les rapports et les conditions ci-dessus indiqués. Naturellement , le développement des parties 28 et 29 de section respectivement plus réduite ou plus large de ces fentes pourra être différent de celui qui correspondrait géométriquement au développement de la courbure du verre. ®n fait, dans la pratique, il con-15 vient de tenir compte que la chaleur ne se dissipe pas nécessairement à travers la zone superficielle correspondant exactement à chaque tranche considérée; en particulier à proximité de la concavité de faible rayon de la partie courbe 10 du profilé en verre, il est possible de tolérer qu'une partie de la chaleur se perde par 20 conduction dans les sections de tracé plat immédiatement adjacentes. La section des fentes et ses variations locales seront donc déterminées par voie expérimentale. Les figures 6 et 7 représentent un couple desdits éléments 20 et 21. Ceux-ci sont avantageusement réalisés sous forme de boîtes de 25 faible épaisseur placées latéralement respectivement autour et à l'intérieur de la zone destinée à recevoir la section du profilé en verre à tremper. LJinstallation pour la trempe peut à son tour être mise en oeuvre suivant l'exemple de lafigure 5 dans laquelle, des modules formés desdits couples d'éléments sont placés côte à côte 30 de façon à s'étendre longitudinalement sur une distance supérieure à la longueur du plus long des profilés à traiter. Chacun des éléments est relié à une source adéquate d'air comprimé, éventuellement réfrigéré, et constituée par tin ou plusieurs ventilateurs ou moyens de soufflage connus (non représentés), au moyen de tuyaux 35 courts 30 et 31 » et de collecteurs adéquats 32 et 33 conçus de façon à assurer une alimentation uniforme pour tous les éléments. Le circuit d'alimentation comprend, outre les moyens adéquats pour le contrôle et la régulation nécessaires de la pression et/ou du débit, au moins un dispositif qui est représenté par une électro-40 vanne 34, pour commander périodiquement l'admission del'air. XI est. 69 12379 9 2007488 en outre, possible de disposer sur chaque module des systèmes de » vannes permettant d'exclure un ou plusieurs d'entre etix et d*adapter 1 installation à la trempe de tronçons en nUn de différentes longueurs. On peut aussi prévoir des moyens de faire varier l'in-5 tervalle entre les modules successifs nécessaires pour souffler ' l'air, dans des limites telles cependant que l'on obtienne des effets de refroidissement pratiquement uniformes en chaque point de la surface des pièces à tremper. Une installation complète pour l'élaboration du verre en continu, 10 la formation d'une gouttière èn verre à partir d'un ruban plat, et la fabrication de profilés de verre trempé en "TJ1*, comme décrit ci-dessus, peut enfin être avantageusement exécutée et fonctionner comme représenté schématiquement à la figure 4. Le verre, fabriqué en continu par exemple dans un four 40, sort 15 sous forme d'un ruban continu sur la lèvre de coulée 41, progresse sur une certaine distance 43 jusqu'à ce qu'il soit suffisamment solidifié et est mis en forme au point 45 en utilisant des moyens connus de façon à obtenir la section désirée en "Un ou en gouttière. Le dispositif de pliage fonctionnant au point 45, qui n'est ni décrit 20 ni représenté ici étant donné qu'il fait partie des connaissances techniques de cette branche industrielle, est donc réalisé et disposé de façon à produire sur le matériau suffisamment plastique un pli présentant à la partie concave du profilé le rayon de courbure petit mais suffisant dont on a précédemment parlé.Les zones (A et 25 B) de l'installation situées en aval du dispositif de pliage 45 correspondent aux organes dans lesquels le profilé est coupé en tronçons de la longueur désirée et préparé thenniquement pour la trempe, puis trempé.Ces organes peuvent constituer un ensemble unique ou être séparés. Bien qu'il soit avantageux d'exploiter au moins en 30 partie la chaleur initiale du verre pour porter les tronçons successifs à la température de trempe, la zone A peut inclure des moyens de réchauffage pour l'exécution des phases de recuit, l'annulation des contraintes internes et la complète homogénéisation thermique du verre. 35 La découpe peut être effectuée à chaud, en exploitant la plasticité du matériau ou à froid, ou au moins à une température inférieure à celle de la solidification, par l'intermédiaire de n*importe quel moyen convenable. Le fait de faire des empreintes ou des incisions transversales sur le matériau encore plastique, par exemple sur le 40 ruban 43, peut faciliter beaucoup les opérations ultérieures de 69 12379 2007488 découpe. Une fois atteinte, dans la portion finale A" de la zone A, la température propice à l'opération de trempe, les tronçons préalablement séparés se déplacent l'un derrière l'autre à une vitesse 5 V suffisante potxr qu'ils s'espacent les uns des autres avant d'être introduits dans l'installation de trempe, qui est celle décrite et illustrée figure 5; ceci permet de les immobiliser dans cette installation pendant le temps nécessaire à cette opération. Le refroidissement est provoqué par l'ouverture de 11 électro-vanne 3k après 10 la mise en place de chaque tronçons successif, de telle sorte que le refroidissement se fasse simultanément et uniformément sur toute la longueur du tronçon. Naturellement la progression et les intervalles de temps sont fixés au préalable de façon que le cycle intermittent de l'opération de trempe se déroule à une vitesse moyen-15 ne correspondant à celle de la production en continu du profilé de verre• Il est évident que la méthode ci-dessus décrite et les moyens prévus pour sà mise en oeuvre, tels que l'installation comprenant les modules représentés figure 5, peuvent être utilisés pour la trempe 20 des profilés en "U" fabriqués antérieurement, après leur réchauffage dans un organe adéquat tel qu'un four tunnel. Les gouttières et produits trempés conformément à l'invention se fracturent en fragments minuscules et uniformes sur toutes leurs parties y compris aux angles. Leurs caractéristiques d'élasticité 25 et de résistance mécanique sont nettement supérieures à celles des produits non trempés équivalents, comme on peut le voir dans les exemples qui suivent: EXEMPLE 1 On a effectué une série d'essais de fracture par choc élastique sur 30 des tronçons de profilé en "U" ayant pour dimensions hors tout 270 mm de hauteur de l'âme et 41 mm de hauteur d'aile et d'une épaisseur pratiquement uniforme de 6 mm. Les différents échantillons furent couchés sur tin châssis de bois, leurs ailes tournées vers le haut. 35 L'essai de fracture par choc élastique s'effectue en faisant tomber d'une hauteur progressivement croissante une sphère d'acier polie de 58 mm de diamètre, pesant 0,780 kg et en notant la hauteur de chute qui provoque la fracture de l'échantillon. On a répété l'essai sur quatre échantillons de verre soigneusement recuit et respecti— 40 vement sur quatre échantillons dci même verre soumis en outre au pro— 69 12379 11 2007488 cessus de trempe tel qu'il a été précédëmment décrit. Echantillon N® Hauteur provoquant la fracture (cm) Verre trempé Verre recuit 1 100 15 2 105 6 3 100 6 4 125 6 Il ressort de ces résultats que la résistance au clioc élastique des éléments en "Un trempé s est pratiquement 17 fois supérieure à celle des éléments correspondants en verre recuit. ej EXEMPLE 2 En utilisant les mêmes matériaux (quatre échantillons de verre trempé et quatre échantillons de verre recuit) placés dans les mêmes conditions, on a effectué une série d'essais de fracture par choc non élastique par l'intermédiaire de la chute d'un pe-20 tit sac de petits plombs pesant 4,989 kg» d'une hauteur croissant progressivement jusqu'à la fracture. Hauteur provoquant la fracture (cm) Verre trempé Verre recuit 1 275 40 2 240 34 3 270 4o 4 290 30 Il ressort donc clairement que le produit en verre trempé offre au choc non élastique une résistance environ huit fois supérieure à celle du produit recuit correspondant mais non trente. 12379 ia 2007488 EXEMPLE 3 On a effectué enfin une série d'essais de résistance à la flexion sur des échantillons correspondant à ceux employés pour les essais précédents et ayant des ailes d'une hauteur de 40 mm. On a utilisé 5 des échantillons d'une longueur de 1500 mm posés à leurs extrémités sur 20 mm de leur longueur, c'est—à—dire sur des supports distants de 1460 mm, des feutres étant interposés entre l'âme et le support. Au centre de l'échantillon soumis à l'essai, dans l'espace existant entre les "deux ailes tournées vers le haut et tou-10 jours avec un feutre interposé, a été placé un parallélépipède de bois dur qui a été progressivement chargé jusqu'à fracture de l'échantillon au moyen d'un vérin hydraulique relié à un manomètre» La flèche a été mesurée au fur et à mesure du chargement avec quatre comparateurs au centième de millimètre, desquels deux furent 15 appliqués aux extrémités de l'échantillon pour tenir compte du tassement des feutres et les deux autres placés symétriquement par rapport au centre de l'échantillon, à 145 mm l'un de l'autre» Les essais ont été effectués sur cinq échantillons de profilé trempé, comme précédemment décrit (échantillons n* 1 à 5) et sur des 20 échantillons identiques recuits mais non trempés (échantillons n* 6 à 10). Les mesures de la flèche, prises jusqu'à proximité raisonnable du point de rupture, sont reportées dans le tableau ci-dessous sous forme de la différence entre la moyenne des valeurs indiquées par les deux comparateurs centraux et celle des valeurs 25 indiquées par les comparateurs placés au droit des supports. 69 12379 13 2007488 TABLEAU Flèche en centièmes de mm» Charge en kg 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 5 20 125- 118 137 105 110 114 113 117 — 103 ko 153 240 267 220 230 228 222 222 220 225 60 379 360 387 335 355 343 342 33 V 340 336 80 497 470 503 450 463 456 457 445 451 450 100 617 600 624 550 590 560 565 550 560 560 10 120 7^5 705 752 672 715 672 686 661 672 682 140 850 820 870 785 820 — — 766 778 793 k70 2900 500 2800 3050 2770 > 2920 15 Rupture en kg 7k7 7 66 775 730 711 159 139 150 150 147 Naturellement on ne peut pas tenir grand compte des valeurs mesurées sous les charges les plus basses, du fait qu'elles reflètent en grande partie les inégalités de déformation des feutres.Bans le 20 domaine des charges modérées, on constate que la flèche a été sensiblement égale de la part des échantillons trempés et des échantillons non trempés. On constate au contraire que la trempe a une influence considérable sur la résistance à la flexion puisque la charge de rupture des 25 produits trempés-est en moyenne cinq fois supérieure à celle des mêmes produits non trempés. Parallèlement, alors que les échantillons non trempés se sont brisés lorsque la flèche dépassait en moyenne 8 mm, les échantillons trempés ont pu se déformer élastiquement jusqu'à présenter des flè-30 ches de 28 à 30 mm,démontrant une capacité de résistance aux déformations élastiques assez remarquable, ce qui est évidemment un très grand avantage permettant de généraliser les applications de 69 12379 19 2007488 profilés de verre en "U" trempé à la construction. Les caractéristiques remarquables de résistance élastique et de résistance au choc présentées par ces nouveaux produits industriels s'ajoutent évidemment à tous les avantages inhérents au verre trem— 5 pé, en particulier sa fracture en fragments minuscules non dangereux. L1invention a été décrite et représentée ci-dessous sous une de ses formes d'exécution caractéristiques, à titre d'exemple non limitatif et afin d'en démontrer les avantages principaux et les 10 possibilités d'applications industrielles. Il est entendu que toutes les formes d'application et de mise en oeuvre possibles des principes scientifiques et des moyens techniques précédemment décrits, ayant pour objet le résultat industriel indiqué, entrent dans son cadre. 12379 2007488 REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de tronçons de profilés en verre trempé comportant au moins un dièdre formé de deux faces planes raccordées le long d'une arête à forte courbure interne, en particulier des 5 profilés à section en U ou en gouttière dont les deux ailes forment, avec l'âme, deux dièdres à angle droit, ce procédé consistant à fabriquer le profilé en continu par déformation d'un ruban de verre encore plastique, à le sectionner en tronçons de longueur voulue, à uniformiser la température du matériau jusqu'à ce que les con-10 traintes internes s'annulent et à tremper chaque tronçon par refroidissement brusque de toutes ses faces, en projetant un fluide refroidisseur dont le flux varie localement dans les zones courbes de la section par rapport à sa valeur, moyenne, de façon à être plus élevé dans l'angle intérieur du dièdre, et plus faible dans 15 l'angle extérieur, de sorte que l'on obtienne une dissipation thermique uniforme tout le long de la ligne moyenne de cette section transversale. 2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel le flux thermique est déterminé à partir de l'expression des contraintes données 20 par l'expression de BARTENEV. 3.Procédé selon la revendication 2 dans lequel la fonction de vitesse de refroidissement est déterminée par le paramètre S suivant BARTENEV et KOLBASNTKOVA. ^.Application du procédé selon les revendications précédentes à un 25 profilé en verre duquel le rayon de courbure interne de l'arête du dièdre est inférieur à l'épaisseur. 5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'opération de trempe s'effectue en refroidissant les tronçons un à un sur la totalité de leur surface. 30 6. Dispositif pour la mise en oeuvre de procédé selon une au moins des revendications précédentes comprenant, le long de surfaces correspondant au profilé à traiter, des organes de soufflage de gaz dont les orifices offrent au passage du gaz une section moyenne uniforme en face des zones planes desdites surfaces, augmentée face 35 aux zones courbes concaves, et diminuée face aux zones courbes convexes. 12379 16 2007488 7. Un dispositif selon la revendication 4 comprenant une succession de modules transversaux aplatis de forme adaptée à celle du profilé à traiter, placés par paires de part et d'autre de sa surface et munis face à cette surface de fentes de soufflage dont la largeur varie en face des zones courbes. 8. Dispositif selon la revendication 6 possédant line longueur suffisante pour permettre la trempe simultanée de toute la longueur des génératrices des tronçons à traiter et comprenant des organes qui permettent de placer les tronçons successifs tour à tour en regard des organes de soufflage. 9. Dispositif selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'il comprend des modules en nombre suffisant disposés à intervalle tel que se produise sous une pression convenable d'alimentation en fluide de refroidissement une trerape simultanée pratiquement uniforme sur toute la longueur des génératrices de chaque tronçon. 10. A titre de produit industriel nouveau, des profilés en verre trempé de section «uhgttlfius®. , en particulier en U ou en gouttière et présentant des rayons de courbure internes inférieurs à leur épaisseur.