L'invention concerne un frein pour ski, avec deux bras de freinage placés latéralement ou sur le ski, pivotant autour d'un axe qui est sensiblement perpendiculaire a l'axe longitudinal du ski et qui, s'opposant a la force d'un ressort, peuvent. être amenés dans. une position dans laquelle ils sont pratiquement parallèles a la surface du ski, les bras de freinage étant prolongés au-del de leurs points ou axes. dé rotation et reliés. au-dessus de la surface du ski en étrier ayant la forme d'un U qui est amené par le talon de la chaussure de ski lorsqu'elle s'engage dans la fixation dans une position sensiblement horizontale. Au cours de l'essor continu du sport du ski, les courroies longues usuelles autrefois ont été remplacées dans une large mesure par des freins de ski qui entrent en action en cas de chute du skieur lorsque la fixation de sécurité s'ouvre et que le ski, détaché de la chaussure de ski, doit être freiné dans la neige. On a eu connaissance jusqu'a présent de nombreux modes de construction de freins de ski; les développements antérieurs ayant a surmonter la difficulté qu'en position de parcours, les bras de freinage libres rabattus dans un plan parallèle a la surface du ski, étaient génants lors d'une forte sollicitation du bord du ski. On a donc dEjA mis au moint des freins pour skis dont les extrémités libres, en position d'utilisation du ski, étaient escamotées en direction de l'axe médian du ski par-dessus le contour du bord. Un exemple d'un tel frein de ski se trouve dans le brevet allemand 24 12 623. Le frein de ski se compose d'un étrier d'un seul tenant en fil d'acier à ressort dont les branches libres, en position de course, sont appuyées, ou tirées contre des surfaces d'arrêt, vers l'intérieur. L'invention a pour but de créer un frein de ski qui, au point de vue du matériau utilisé, ne subit pas les restrictions du frein de ski connu et sur lequel le repliage des extrémités libres en position de course s'effectue par des moyens les plus simples. Selon l'invention ce problème est résolu par les caractéristiques de la revendication 1. Des développements avantageux ultérieurs font l'objet des sous-revendications. L'invention est avantageuse du fait que les bras de freinage peuvent être constitués par un matériau de rigidité et de forme quelconques. Le matériau et la forme peuvent donc être sélectionnés exclusivement au -point de vue de l'action de freinage qui doit être obtenue. Malgré ces possibilitéspresqu' illimitées au point de vue du choix du matériau et de la forme qui lui est donnée, une rétractation irréprochable et sûre des extrémités libres des bras de freinage en position de course est garantie. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit dans ce qui suit au moyen des dessins joints. On a représenté sur ceux-ci ; - sur la fig. 1, une vue laterale schématisée du frein de ski en position moyenne, - sur la fig. 2, une vue de dessus du frein de ski, juste avant que la position inférieure, c'est A-dire la position de course ne soit atteinte, - et sur la fig. 3, une vue de dessus du frein de ski en position inférieure, c'est- -dire de position de course. Le frein pour ski se compose selon la forme d'exécution représentée de deux bras (10,11) qui sont positionnés chacun latéralement au ski, respectivement au-dessus de la surface du ski proprement dite dans une plaque a semelle (12), de sorte qu'ils définissent un plan. En position de freinage ce plan est dirigé approximativement perpendiculairement par rapport a la surface du ski et les deux extrémités libres des bras de freinage s'enfoncent dans la neige et freinent le ski.En position de course, ce plan a une or.ientation sensiblement parallèle la surface du ski, les extrémités libres étant rentrées dans le contour des arêtes du ski de sorte que même si le ski est sollicité très fortement par ses bords latéraux, il. ne se produit pas d'accrochage entre la surface de la neige et le frein de ski. Les bras de freinage sont reliés. au-dessus de la surface du ski et constituent un étrier en forme de U qui peut être détaché d'une tôle ou d'une plaque de matière plastique de sorte qu'un genre de marchepied est constitué. Sur les dessins cet étrier est désigné par la référence 14. Au-dessous de l'étrier (14) est disposé un ressort de redressement (16) qui agit soit directement sur l'étrier ou, comme dans l'exemple représenté sur le dessin, sur la plaque qui recouvre l'étrier. Le ressort est prétendu defaçon telle que lorsqu'il est détendu la plan constitué par les deux bras de frein (10,11) est pratiquement dirigé perpendiculairement a la surface du ski. Une position telle-qu'elle est représentée sur la fig. 1 suffirait bien entendu déjà pour freiner le ski de façon-efficace. Sur l'exemple d'exécution représenté, le positionnement des bras de freinage se fait au moyen d'une partie pliée du bras de freinage dans un dégagement de la plaque à semelle (12). Le dégagement a une section qui va en s'évasant de façon telle qu'en position horizontale au moins, un pivotement des bras de freinage, l'un par rapport à l'autre soit possible comme il ressort de la comparaison des figures 2 et 3. Bien entendu ce positionnement pourrait également etre différent, les bras de freinage qui traversent pourraient par exemple être guidés dans les perçages d'axes embrochables disposés en conséquence, dans lequel cas les axes embrochables eux-mêmes doivent cependant présenter eux-mêmes une certaine élasticitb afin que la rétractation des bras de freinage dans leur position représentée sur la fig. 3 soit possible. La forme d'exécution est cependant particulièrement facile a fabriquer puisqu'aucune pièce supplémentaire n'est a prévoir. Les extrémités libres des bras de reinage-sont reliées au-dessus de la surface du ski par un ressort de traction (18). Le ressort (18) est dimensionné de façon telle que les bras de freinage sont-à peu près parallèles l'un par rapport a l'autre. Au-dessous du ressort de traction (18) est monté un corps de déviation en forme de téton conique (20) sur la surface du ski, respectivement la plaque de base d'une fixation de ski. Par abaissement de la fixation par le talon de la chaussure de ski de la position de la figure 2 dans celle de la figure 3, le ressort de traction (18) passe sur les faces inclinées du téton (20) et il est dévié de son orientation propre, c1est-à- dire qu'il est allongé. De ce fait les extrémités' des bras de freinage s'écartent l'une de l'autre, l'étrier (14) est tendu ce qui a pour résultat par ailleurs que les extrémités libres des bras de frein se rapprochent et sont rétractées dans le profil des bords du ski comme on l'a représenté sur la fig. 3. Lorsque la force d'abaissement est supprimée, c'est-à-dire lorsqu'on écarte le talon de l'étrier (14), par exemple a la suite d'une chute et de l'ouverture de la fixation de sécurité qui s'en suit, étrier, ou tout le frein de ski est repoussé par le ressort de relevage (16) dans une position dans laquelle le plan défini par les bras de freinage forme un angle avec la surface des skis comme cela a été représenté par exemple sur la fig. 1. A la place du ressort de traction (18) on pourra bien entendu monter tout autre élément élastique, par exemple une liaison en caoutchouc. Ce qui seul est décisif, c'est qu'en action combinée avec le téton de déviation un allongement de cet élément et un écartement des extrémités correspondantes des bras de freinage se produise. Dans la forme d'exécution représentée on a utilisé un matériau rond pour les bras de freinage. Bien entendu on pourra utiliser tout autre matériau profilé qui satisfait les exigences posées. Les extrémités des bras de freinage peuvent présenter- une surface plus grande par un élargissement correspondant de la surface afin d'augmenter l'effet de freinage. REVENDICATIONS 1. Frein pour ski, avec deux bras de freinage fixés latéralement ou sur le ski qui peuvent pivoter autour d'un axe sensiblement perpendiculaire a l'axe longitudinal du ski, les bras de freinage étant prolongés au-deld de leurs points ou axes de rotation et reliés au-dessus de la surface du ski en un étrier. ayant la forme d'un U qui est amené en position horizontale par le talon d'une chaussure de ski lorsque celle-ci s'engage dans la fixation, caractérisé en ce que les extrémités des bras de freinage- (10,11-) qui se trouvent au-dessus de la surface de ski sont reliées par un élément élastique (18) qui maintient les bras de freinage (10,11) en position à peu près parallèle l'un par rapport å l'autre et qu'au-dessous de l'élément élastique (18) est. monté sur la surface du ski un corps de déviation (20) qui, lorsque l'étrier (14) est abaissé par la chaussure de ski, entre en prise avec l'élément élastique (20) entrainant par là un allongement de cet organe et l'ouverture de l'étrier (14) avec rétractation des extrémités libres des bras de freinage (10,11) en direction de l'axe médian du ski. 2. Frein pour ski selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bras de freinage (10,11) présentent un coudage dirigé vers l'axe médian du ski et que la partie coudée est positionnée de façon a pouvoir tourner sur la surface du ski, son palier étant constitué de façon telle que dans au moins un plan approximativement parallele a la surface du ski un pivotement des bras de freinage (10,11) l'un par rapport à l'autre soit possible. 3. Frein pour ski selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'élément élastique est en ressort à traction en spirale. 4 Frein pour ski selon la revendication 3, caractérisé en ce que le corps de déviation est un téton conique (20). 5. Frein de ski selon l'une quelconque des revendication 2 à 4, caractérisé en ce que la partie coudée est positionnée dans un dégagement ou un perçage à section croissante d'une plaque pour semelle (12).