La présente invention concerne un procédé de réalisation de connexions électriques entre cartes porteuses de circuits imprimés et les ensembles ainsi interconnectés. De tels ensembles peuvent, par exemple, être des mémoires semi-permanentes compor tant une pluralité de plans d'interrogation et de lecture super posés un sait que de telles mémoires comportent, par exemple, un empilage de paires de plaques rigides portant des conducteurs parallèles et entre lesquelles sont disposées des cartes de mots. Chacune de ces cartes peut comportera si l'on considère, par exemple, une mémoire à boucles inductives, un support isolant souple portant une pluralité de motifs conducteurs en forme de boucles rectangulaires, agencés en lignes et en colonnes, les conducteurs d'une des plaques d'une paire, ou conducteurs de lecture, étant parallèles à deux cotés desdits motifs, tandis que les conducteurs de l'autre plaque de la paire, ou conducteurs d'interrogation, sont parallèles aux autres côtés de ces motifs, les conducteurs des deux plaques se croisant en correspondance avec lesdits motifs. 3 Bien entendu, la continuité électrique des conducteurs de lecture doit être assurée entre les différentes paires de plaques superposées. Le nombre de conducteurs de lecture par pair4 de plaques pouvant être grand et le nombre de plaques de lecture étant également élevé, on voit que le nombre de connexions à exécuter est considérable. Les brevets français n0 2.068.863 et 2.071.452 déposés au nom de la Demanderesse donnent des exemples de réalisation de telles mémoires. La présente invention a pour objet un procédé permettant de faciliter les interconnexions de conducteurs entre cartes superposées. Selon l'invention, le procédé de réalisation de conne xions électriques entre cartes superposées porteuses de circuits imprimés, au moyen de conducteurs nus soudés à des partions de ces circuits, est remarquable en ce que l'on recouvre par galvanoplastie les bandelettes de circuits à raccorder, au moins au voisinage d'un bord des cartes, d'une soudure tendre, après quoi on applique simultanément sur les extrémités desdites bandelettes d'une carte, les extrémités libres de languettes de raccord enrobées également de soudure tendre et solidaires les unes des autres par l'intermédiaire d'un talon unique, à la manière des dents d'un peigne, puis l'on soude en une seule opération la totalité desdites languettes sur lesdites bandelettes, les extrémités des languettes superposées, voisines de talons et appartenant à deux cartes voisines, étant alors cambrées en direction les unes des autres et soudées deux à deux en une seule opération. La soudure des languettes sur les bandelettes et celle des extrémités de languettes cambrées peuvent être obtenues par tout moyen approprié, par exemple par rayonnement infra-rouge ou par effet Joule. Toutefois, il est avantageux qu'elles soient réalisées par l'intermédiaire d'une panne chauffante transversale auxdites languettes. Les talons peuvent être séparés des languettes avant cambrage et soudage de celles-ci deux à deux. Cependant, afin de protéger lesdites languettes pendant les manipulations et l'assemblage des circuits et d'assurer plus rapidement et avec plus de précision la superposition des rangées de languettes, il est souvent avantageux. de ne séparer lesdits talons qu'après soudage des languettes les unes aux autres. Avantageusement, afin de renforcer la soudure des languettes sur les bandelettes des circuits imprimés, celles-ci comportent des plages élargies, par exemple circulaires, en correspondance avec des plages élargies desdites languettes, ces dernières plages étant de dimensions inférieures de façon qu'un congé de soudure se forme à leur périphérie. A la même fin, il est avantageux que les plages élargies des languettes soient percées d'une ouverture traversante afin qu'il se forme également un congé de soudure dans ladite ouverture. La soudure tendre choisie pour enrober les bandelettes et les languettes peut être un eutectique d'étain et de plomb fondant au voisinage de 1840. La température des pannes sera alors voisine de celle-ci. Les bandelettes des circuits imprimés peuvent être en cuivre, tandis que les languettes de liaison peuvent être en laiton. Il est avantageux de fabriquer lesdites languettes par découpe dans une feuille d'une pluralité de cadres solidaires les uns des autres, chaque cadre enfermant une pluralité de languettes parallèles solidaires par leurs extrémités de deux cotés du cadre. Pour utiliser les languettes, on commence à éliminer par coupe l'un desdits côtés de façon à obtenir le peigne précité, puis l'autre cté, avant ou après soudure deux à deux des languettes. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan partielle d'une carte rigide de mémoire semi-permanente portant des conducteurs de lecture. La figure 2 montre une pluralité de cadres porteurs de languettes, découpés dans une feuille métallique. Les figures 3, 4 et 5 montrent la soudure des languettes sur les conducteurs de lecture La figure 6 montre en coupe la panne de soudure au moment du soudage La figure 7 montre, à plus grande échelle, la soudure d'une languette sur un conducteur de lecture. Les figures 8, 9 et 10 sont respectivement des coupes suivant les lignes VIII-VIII, IX-IX et X-X de la figure 7. La figure Il montre, dans une mémoire semi-permanente, une plaque de lecture, associée à des cartes de mots, la plaque d'interrogation correspondante étant supposée otée. La figure 12 montre deux paires superposées de plaques de lecture et d'interrogation d'une mémoire semi-permanente. La plaque de lecture 1 montrée par la figure 1 appartient t une mémoire du type de celle représentée partiellement sur la figure 12. Cette plaque 1 est isolante de l'électricité et porte sur l'une de ses faces une pluralité de conducteurs de lecture 2 parallèles formés chacun par une âme 3 de cuivre, épaisse par exemple de 35 #, recouverte d'un revêtement 4 d'eutectique plomb/étain, épais par exemple de 25 p avoir figure 101. Après réalisation des conducteurs de cuivre 3 sur la plaque 1. par exemple par photogravure ou sérigraphie. on obtient le revêtement 4 par galvanoplastie. A leurs extrémités tune seule est représentée sur la figure Il les conducteurs 2 sont pourvus de plages circulaires élargies 5, comportant également une âme de cuivre recouverte d'eutectique plomb/étain. Les plages 5 de deux conducteurs 2 voisins sont décalées l'une par rapport à l'autre pour éviter tout contact. Les extrémités des conducteurs 2 comportent égale- ment d'autres plages circulaires élargies 6 pouvant soit jouer le rôle des#plages 5, soit servir à d'autres fins La figure 2 montre une pluralité de cadres rectangulai- res 7, solidaires les uns des autres par des ponts 3 et enfermant des languettes 9, parallèles et disposés au meme pas de répétition que les conducteurs 2.Les cadres 7 sont composés de deux grands cotés 10 et Il reliés par des petits côtés 12 et 13. Les languette tes 9 sont parallèles aux petits côtés 12 et 13 et sont solidaires des grands côtés 10 et 11, par leurs extrémités. Elles sont pourvues de plages élargies 14, percées de trous 15 et de ditnen- sions légèrement'inférieures à celles des plages élargies 5. Dans les petits côtés 12 et 13 sont prévus des trous 16 qui, lorsqu'ils sont mis en coïncidence avec des trous 17 prévus dans la plaque 1, permettent d'amener les plages 14 en superposition avec lesdites plages 5. Les cadres 7 et les languettes 9 sont formés par une âme de laiton 18 de 2/10 de mm, obtenue par exemple par découpe chimique, et recouverte d'un revêtement 19 d'eutectique plomb étain, ayant par exemple une épaisseur de 10 ii (voir la figure 9 qui montre une coupe d'une languette 9). Un cadre 7 est séparé de ses voisins et on élimine son grand coté 11 par coupe suivant la ligne A.A vivoir figure 21. Ainsi, on obtient une sorte de peigne dont le dos ou talon est formé par le grand coté 10. tandis que ses dents correspondent aux languettes 9 et aux petits côtés 12 et 13 les entourant. Ce peigne est mis en place sur l'une des extrémités dé la plaque 1, de façon que les trous 16 et 17 soient mis en coincidence. Alors, chaque languette 9 vient en prolongement d'un conducteur 2 et chaque plage élargie 14 est centrée sur une plage élargie 5 (vo#r figures 4 et 7). Une panne chauffante 20 vient presser simultané- ment toutes les languettes 9 sur les conducteurs 2, au niveau des plages 14 et des plages 5 et effectue la soudure des languettes 9 en prolongement des conducteurs 2 sans apport de soudure, unique- ment grâce à l'eutectique plomb/étain des recouvrements 4 et La panne 20 peut être formée d'un bloc métallique 21, à l'inté- rieur duquel est logée une résistance électrique 22. permettant d'amener la température de la panne à environ 28N'C La panne 2D reste pressée 3 à 4 secondes. Un presse-flan 23 permet d'éviter que les languettes 9 soient arrachées des conducteurs 2 lorsque la panne 20 est retirée. Ensuite, comme le montre la figure 4, le peigne est sectionné le long de la ligne B.B. ce qui permet d'éliminer les c8tés 10, 12 et 13 du cadre.Seules les languettes 9 restent alors en prolongement des conducteurs 2 (voir figure 5). Les languettes 9 sont solidement fixées aux conducteurs 2, notamment à cause du fait que sous la pression et l'échauffement occasionnés par la panne 20 des congés de soudure 24 et 25 se forment à la périphérie des plages 14 et à 14intérieur des trous 15 avoir figure 83. La figure Il montre en plan une plaque de lecture 1 pourvue de ses languettes 9 et de cartes de mots 26. mise en place grace à des butées 27 et 28. A chaque plaque de lecture 1 est associée une plaque d'interrogation 29 (voir figure 12). pourvue de conducteurs d'interrogation 30. Entre deux paires plaque 1 - plaque 29 consécuti ves, la continuité des lignes de lecture peut être assurée grâce aux languettes 9 des plaques 1 des deux paires. Les extrémités libres superposées de ces languettes sont cambrées l'une vers l'autre, puis soudées par paire tune languette d'une plaque 1 avec une languette de l'autre plaque 11 en une seule opération, grâce à une panne de soudure par exemple semblable à la panne 20 et au revêtement 19. La figure 12 ne montre que deux paires de plaques consécutives, mess il est bien évident qu'une mémoire peut comporter une pluralité de paires de plaques, par exemple une quarantaine. REVENDICATIONS 1.- Procédé de réalisation de connexions électriques entre cartes superposées porteuses de circuits imprimés, au moyen de conducteurs nus soudés à des portions de ces circuits, caractérisé en ce que l'on recouvre par galvanoplastie les bandelettes de circuits à raccorder, au moins au voisinage d'un bord des cartes, d'une soudure tendre, après quoi on applique simultanément sur les extrémités desdites bandelettes d'une carte, les extrémités libres des languettes de raccord enrobées également de soudure tendre et solidaires les unes des autres par l'intermédiaire d'un talon unique, à la manière des dents d'un peigne, puis l'on soude en une seule opération la totalité des dites languettes sur lesdites bandelettes, les extrémités des languettes superposées voisines de talons et appartenant à deux cartes voisines, étant alors cambrées en direction les unes des autres et soudées deux à deux en une seule opération. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bandelettes comportent des plages élargies en correspondance avec des plages élargies des languettes, ces dernières étant de dimensions inférieures de façon qu'un congé de soudure se forme à leur périphérie. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les plages élargies des languettes sont percées d'une ouverture traversante. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la soudure des languettes sur les bandelettes et celle des extrémités de languettes cambrées est réalisée par l'intermédiaire d'une panne chauffante transversale auxdites languettes. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les talons sont séparés des languettes après cambrage et soudage de celles-ci deux à deux. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la soudure tendre enrobant les bandelettes et les languettes est un eutectique d'étain et de plomb fondant au voisinage de 1840. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les languettes sont en laiton. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les languettes sont obtenues par découpage dans une feuille d'une pluralité de cadres solidaires les uns des autres, chaque cadre enfermant une pluralité de languettes parallèles solidaires par leurs extrémités de deux cotés du cadre, lesdits cotés étant éliminés au cours du déroulement du procédé. 9.- Ensemble de cartes de circuits imprimés superposées, caractérisé en ce que. d'une carte à l1autre, lesdits circuits sont électriquement reliés selon le procédé spécifié sous l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10.- Ensemble selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il constitue une mémoire semi-permanent# comportant une pluralité de plans d'interrogation et de lecture superposés.