La présente invention a pour objet des procédés pour produire des solutions aromatisées à partir de végétaux. Le secteur technique concerné rné est celui de la fabrication de solu- tions aromatisées utilisées dans l'alimentation et en parfumerie. L'inventeur a déjà décrit, dans des brevets antérieurs, des procédés pour produire des substances aromatiques végétales en utilisant des tissus végétaux déjà traités pour en extraire des huiles aromatiques ou en prélevant des parties de plantes telles que des tiges ou des feuilles ne présentant aucun arôme perceptible et en plaçant cetirci dans des bains dits nutritifs contenant de très faibles proportions de certaines constituants minéraux ou organiques en solution dans de l'eau ou dans de l'huile végétale. Âpres avoir laissé macerer les tissus dans ces bains pendant une durée comprise entre douze heures et quatre jours, on obtient des solutions présentant l'arôme caractéristique du végétal duquel proviennent les tissus. Les constituants minéraux des bains nutritifs décrits dans ces demandes de brevet antérieures sont au moins les suivants a/ nitrate de calcium entre 0,3 g et 3 g par-tlitre. bi phosphate de potassium entre 0,05 g et 3 g par litre. c/ sulfate de magnésium entre 0,1 g et 2 g par litre auxquels on peut ajouter au moins un des constituants minéraux ou organiques suivants cl phosphate de fer entre I mg et 1 g par litre. e/ nitrate de potassium entre I mg et 2 g par litre. f/ sucre entre 0,1 mg et 5 g par litre. gj vitamine entre 0,5 mg et 2 g par litre. hl composé glutamique entre 5 mg et 3 g par litre. Dans la présente invention, on utilise toujours les constituants des bains nutritifs décrits ci-dessus avec les mêmes concentrations ,par contre, on ajoute à ces bains des enzymes destinés à libérer les huiles aromatiques se trouvant à l'intérieur des poches réservoirs et des canaux des tissus végétaux ainsi que les molécules se trouvant dans certains tissus qui ne sont pas aromatiques mais qui le deviennent pendant le séjour dans le bain nutritif:: sous l'action de microorganismes ou par catalyse chimique. On soit notamment que les cellules végétales connues pour leurs propriétes aromatiques comportent des sacs ou poches à essences contenant des réserves d'huiles aromatiques lesquelles poches sont alimentées par des canaux. Par contre, dans de nombreuses espaces, des poches secondaires se trouvent soit dans ltécorce, soit dans d'autres tissus ne présentant aucune propriété aromatique perceptible. Ces poches secondaires n' ont aucune liaison avec des canaux et la récupération des liquides qu'elles contiennent est rendue difficile. L'inventeur a observé que des microorganismes vivent au voisinage de ces poches secondaires lesquels participent à l'élaboration de molécules aromatiques à partir du liquide contenu dans ces poches secondaires dont les propriétés aromatiques sont faibles ou nulles. Par contre ces microorganismes ne peuvent vivre dans les essences ou huiles aromatiques concentrées contenues dans les poches à essences. D'apres certains auteurs, les parois des poches à essences seraient imperméables aux bactéries et microorganismes. L'objectif de la présente invention est d'améliorer la récupération des liquides contenus; dans ces poches secondaires et la transformation de ces liquides en molécules aromatiques. Dans les procéetés antérieurs, les tissus végétaux étaient broyés avant d'être trempés dans les bains de macération. Ce broyage libérait une partie des liquides contenus dans les cellules des poches secondaires mais l'efficacité de cette libération par voie mécanique restait faible et entraî- nait, de plus, des installations de hachage et de broyage mécanique complexes et onéreuses que les procédés selon l'invention permettent de supprimer. Un procédé selon l'invention pour produire des solutions aromatisées à partir de tissus végétaux consiste, comme les procédés antérieurs, à faire macérer ces tissus pendant une durée minimale comprise entre douze heures et quatre jours dans un bain d'eau et/ou d'huile végétale maintenu à une température comprise entre 160 et 400 et contenant au moins les sels minéraux suivants a/ nitrate de calcium entre 0,3 g et 3 g par lite. b/ phosphate de potassium entre 0,05 g et 3 g par litre. c/ sulfate de magnésium entre 0,0 & g et 2 g par litre. Les objectifs de l'invention sont atteints en ajoutant audit bain des enzymes, en proportions comprises entre I gramme et 10 grammes par litre. Ces enzymes sont constitués par des amylases, des protéases et des celluleses. Les proportions respectives exprimées par rapport au poids du mélange sont de préférence de 40 Z d'amylase, 30 Z de protéases et 30 % de cellulases environ. Ces proportions peuvent varier de + 20 Z autour de ces valeurs préférentielles. Comme dans les procédés antérieurs, le bain nutritif peut également contenir un ou plusieurs des composés pris parmi le phosphate de fer, le nitrate de potassium, le sucre, une vitamine et un composé glutamique dans les quantités indiquées dans les brevets anterieurs. La présente invention a également pour objet un nouveau produit composé, en combinaison, d'un premier mélange ayant la composition suivante Nitrate de calcium : entre 10 % et 15 % du poids total. Phosphate de calcium : entre 15 Z et 25 Z du poids total. Sulfate de magnésium : entre 5 Z et 10 Z du poids total. Phosphate de fer : entre I Z et 3 Z du poids total. Glucose anhydre : entre 30 Z et 40 Z du poids total. Acide ascorbique : entre 10 % et 15 Z du poids total. Acide glutamique : entre 5 X et 12 Z du poids total; et d'un deuxidne melaNge ayant la composition suivante Azylases : entre 30 Z et 50 Z du poids total. Protéases : entre 20 % et 40 Z du poids total. Cellulases. : entre 20 % et 40 X du poids total. Les quantités du premier et du deuxieme mélange utilisées pour confectionner le bain de macération sont comprises, de préférence, entre 3 g et 15 g par litre pour le premier mélange et entre 3 g et 5 g par litre pour le deuxième mélange. Les deux mélanges constituent une combinaison dans laquelle les deux termes cooperent pour extraire certaines molécules des tissus végétaux et pour les transformer en molécules aromatiques pendant la macération. Les conditions d'eclairement des cuves pendant la macérationrestent inchangées. Il-est précisé que pour préparer des bains aromatisés utilisables directement et immédiatement comme jus parfumés, on peut effectuer la macération dans des cuves ouvertes et sous un éclairage naturel. L'éclairage de coulemorsnge est un éclairage préférentiel qui améliore le rendement mais il ntest pas indispensable. Le résultat de l'invention est un nouveau procédé permettant d'obtenir des solutions aromatisées présentant l'arôme caractéristique d'une fleur, d'un fruit ou d'une partie de plante à partir de tissus prélevés sur des parties de ladite plante qui ne présentent aucune propriété aromatique perceptible ou à partir de tissus vegetaux dej traités par les methodes traditionnelles pour en extraire les huiles aromatiques. Les procédés selon l'invention permettent, comme les procédés bre vetés antérieurement, d'obtenir des solutions présentant un arôme de fruit tel que framboise, cassis, myrtille, pose, poire, orange etc..., à partir de feuilles ou de jeunes tiges prélevées sur les arbres ou arbustes produisant ces fruits. Le perfectionnement selon l'invention evite d'avoir à broyer préalablement ces feuilles ou ces fruits. I1 suffit, avant de les faire macérer, de les hacher grossierement et de les laver-à l'eau douce pour éliminer une partie des bactéries externes nuisibles au développement des substances aromatiques. De même le procédé selon l'invention permet de produire des solutions présentant le parfum de fleurstel que le parfum de la rose, de la violette, du muguet, du lilas, du mimosa, du jasmin uniquement par macération de tiges et de feuilles des plantes sur lesquelles poussent ces fleurs. Le procéde selon l'invention permet également de produire des solutions aromatisées ou parfumées à partir de tissus végétaux aromatiques déjà épuisés par les procédés traditionnels. On peut ainsi obtenir des solutions aromatisées à partir de vanille ou de coques de grains de poivre déjà épuisés. De meme le procédé selon l'invention permet d'obtenir des solutions aromatisées par macération de plantes aromatiques telles que le thym, la sariette, le laurier, le romarin, le basilic et ceci à partir des plantes elles-mêmes sans qu'il soit nécessaire qu'elles soient fleuries. On décrit ci-après, plusieurs exemples de mise en oeuvre du procédé, uniquement à titre d'illustration sans aucun caractere limitatif. On prépare d'abord un premier mélange de sels minéraux dit mélange No. I ayant la composition suivante - nitrate de calcium : 3 g. - phosphate de potassium : 5 g. - sulfate de magnésium : 1,5 g. r phosphate de fer : 0,5 g. - glucose anhydre : 8 g. - acide ascorbique : 3 g. - acide glutamique : ~ 2 g. Total : 23 g. On prépare un deuxieme mélange d'enzymes dit mélange No. 2 comportant des amylases, des protéases et des cellulases en proportions en poids respectives égales à 3 grammes d'amylase pour 2 grammes de protéase et 2 grammes de cellulase. Exemple No. I : Préparation d'une solution présentant l'arôie d'un fruit, par exemple, de l'orange amere dite orange bigarade. On prélève sur un oranger 1 kilogramme de jeunes tiges de l'année et de feuilles. On les lave à l'eau claire et on les hache. On les place dans une cuve ouverte contenant 2,5 litres d'eau adoucie, 20 grammes du mélange No. 1 et 9 grammes du mélange No. 2, On laisse macérer pendant 36 heures environ. La température -du bain est maintenue constamment entre 200 et 280. On obtient un meilleur résultat en mettant, en outre, dans la cuve 10 'grammes environ de zeste d'orange amère ou douce mais cette addition n'ést pas indispensable. Âpres 36 heures de macération, le bain contenant les feuilles et les tiges hachées est tamisé et pressé. Le liquide recueilli constitue une solution tres aromatisée. Elle peut être utilisée telle quelle pour fabriquer, par exemple, des jus de fruits. Elle peut également être conservée, soit par le froid, soit en l'atomisant sur une base telle que du lactose,soit suivant toute autre méthane de concentration. Après déshydratation, cette solution fournit un poids d'extrait secs aromatiques compris entre 5 et 10 Z du poids de solution. On peut traiter de la meme façon des tiges et des feuilles de framboisier, cassis, myrtille, pommier, poirier, pêcher, citronnier, etc..., Cette énumération n'étant pas limitative. Exemple No. 2 : Préparation d'une solution présentant le parfum dlune fleur, par exemple de la rose. On prélève 500 grammes de jeunes tiges de rosier avec leurs feuilles à une saison antérieure à la floraison. On les lave à lteau claire, on les hache et on les place dans une cuve ouverte contenant 2 litres d'eau adoucie, 25 grammes du mélange No. 1 et 9 grammes du mélange No. 2. On ajoute à ce bain, de préférence, 150 grammes d'huile végétale neutre sans que cette addition ne soit indispensable. On laisse macérer pendant 24 heures à une température comprise entre 200 et 280. LW bain, les feuilles et les tiges sont ensuite tamisés et pressés et on recueille une solution aromatisée qui peut être utilisés immédiatement pour produire des eaux de toilette ou bien ato nisée sur une base ou traitée suivant toutes les méthodes de conservation connues. Âpres déshydratation, cette solution fournit un poids d'extraits secs aromatiques compris entre 2 et 5 Z du poids de la solution. Le même procédé peut s'appliquer aux lilas, aux mimosas, au jasmin etc... cette énumération n'étant pas limitative. Exemple No. 3. : Préparation d'une solution aromatisée à partir de tissus végétaux aromatiques déjà épuises, par exemple des gousses de vanille. Dans une cuve ouverte contenant 2,350 litres d'eau adoucie, 0,150 ligre d'huile végétale neutre, 23 grammes du mélange No. 1. et 7 grammes du mélange No. 2., on place I kilogramme de gousses de vanille déjà traitées pour en extraire les arômes. On laisse macérer pendant 36 heures environ à une température constamment comprise entre 160 et 260. On tamise et on presse. On recueille un liquide aromatisé qui peut être soit utilisé immédiatement pour confectionner des pâtisseries ou des confiseries soit conservé par tous les procédés habituels. après déshydratation, cette solution fournit un poids d'extrait sec comprit entre 12 Z et 14 Z du poids de la solution. Oz peut traiter de la même façon les grains de poivre ou les coques de grains de poivre déjà épuisés par les procédés connus. Exemple No. 4 : Préparation d'une solution aromatisée par des plantes aromatiques par exemple par du thym. Dans une cuve ouverte contenant 2,500 litres d'eau adoucie ou d'huile végétale neutre et, 20 grammes du mélange No. 1. et 10 grammes du mé- lange No. 2., on place 1 kilogramme de plantes de thym avec ou sans fleurs. On laisse macérer pendant 48 heures environ à une température qui reste constamment comprise entre 160 et 300. Après quoi on tamise et on prisse et on recueille un liquide aromatisé qui peut être soit utilisé directement pour fabriquer des sauces ou des plats cuisines, soit conservé par les mé; thodes connues. Les quantités de mélange No. 1 et No. 2 indiquées sont des quantités optimales. A la condition d'augmenter les durées de macération, on peut réduire la quantité de mélange No. 1 dans des proportions allant jusqu'à 60 Z du poids cité. L'inventeur a remarqué que la quantité de mélange No. I pou vâit être réduite sans modification du résultat lorsque les tissus végétaux ont Ité prélevés sur des plantes poussant dans un sol très riche en sels minéraux naturels. Par-contre, lorsque les plantes ont été forcées soit par des traitements chimiques, soit par des cultures.en serres il n'est pas possible d'obtenir da..solutions aromatiques quelles que soient les quantités de mélange No. 1 et No. 2 utilisées. Les quantités de mélange No. 2 peuvent varier de + 25 Z par rapport aux quantités optimales indiquées. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour produire des solutions aromatisées à partir de tissus végé taux en faisant macérer ceux-ci, pendant une durée minimale comprise entre douze heures et quatre jours dans un bain d'eau et/ou d'huile vége tale maintenu à une température comprise entre 16 et 400 et contenant au moins les sels minéraux suiirants a/~nitrate de calcium entre 0,3 g et 3 g par litre. b/ phosphate de potassium entre 0,05 g et 3 g par litre. ci sulfate de magnésium entre 0,01 g et 2 g par litre, caractérisé en ce que l'on ajoute audit bain des enzymes. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion d'enzymes ajoutée audit bain est comprise entre 1 gramme et 10 grammes par litre. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits enzymes sont constitués par des amylases, des protéases et des cellulases. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les proportions respectives en poids sont sensiblement de 40 Z d'amylases,30 Z de prote-a- ses et 30 Z de cellulases 5 - Produit nouveau pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelcon que des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il ett composé de la combinaison d'un premier mélange ayant la composition suivante - nitrate de calcium : entre 10 Z et 15 Z du poids total. - phosphate de calcium : entre 15 Z et 25 Z du poids total - sulfate de magnésium . entre 5 Z et 10 Z du poids total. - phosphate de fer : entre 1 Z et 3 Z du poids total. - glucose anhydre : entre 30 Z et 40 Z du poids total - acide ascorbique : entre 10 Z et 15 Z du poids total. - acide glutamique : entre 5 Z et 12 Z du poids total, et d'un deuxième mélange ayant la composition suivante - amylases : entre 30 et 50 Z du poids total. - protéases : entre 20 et 40 Z du poids total. - cellulases : entre 20 et 40 Z du poids total. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 et la revendica tion 5 dans lequel on fait macérer les tissus végétaux dans un bain d'eau adoucie et/ou d'huile végétale neutre contenant ledit produit selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit bain contient une quanti té dudit premier mélange comprise entre 3 g et 15 g par litre et une quantité dudit deuxième melange comprise entre 3 g et 5 g par litre.