La présente invention se rapporte aux dispositifs de bouchage de sécurité interdisant le remplissage frauduleux des récipients. On connaît depuis longtemps des dispositifs de ce genre, notamment des cap sules de bouteilles, qui sont susceptibles, après le remplissage par ltem- bouteilleur, d'être fixées sur la bouteille de fanon inamovible, c'est-dire que la capsule ne peut plus être enlevée de la bouteille sans subir de déchirure très apparente. Ces capsules contiennent un clapet fonctionnant par gravité qui s'ouvre lorsque l'on incline la bouteille pour verser le liquide qu'elle contient, mais qui se ferme lorsque l'on redresse la bouteille pour tenter d'y introduire un liquide depuis l'extérieur. Ces dispositifs de bouchage de sécurité ne donnent cependant pas toujours satisfaction car, en dépit du système relativement compliqué prévu pour empêcher l'après au clapet depuis l'extérieur et son blocage en position d'ouverture, les fraudeurs parviennent parfois à placer la bouteille vide sous dépression et à y aspirer ensuite un liquide de remplacement par effet barométrique. La présente invention a pour effet d'éviter cet inconvénient et de fournir un dispositif de bouchage irremplissable perfectionné dont le clapet se ferme automatiquement dès que llon soumet la bouteille à une dépression en vue d'un remplissage frauduleux. Ce résultat est atteint suivant l'invention par le fait que lton place dans le dispositif de bouchage, au-dessus du clapet mobile, une capacité ou une capsule déformable remplie à l'origine de gaz à la pression atmosphérique et susceptible, dès quelle est soumise à une dépression extérieure, de se dilater dans une mesure suffisante pour venir presser le clapet sur son siège en position de fermeture. De nombreuses formes de réalisation d'un tel dispositif sont concevables selon le type de clapet que contient le dispositif de bouchage. Dans une forme partieusièrement avantageuse de réalisation de l'invention, des moyens sont prévus pour que lorsque la capsule déformable a atteint son état dilaté elle ne puisse revenir à l'état non dilaté, meme après cessation de la dépression environnante. On obtient, dans ces conditions, un blocage définitif du clapet qui rend la bouteille totalement inutilisable pour un usage frauduleux. La capacité ou la capsule déformable peut être fixée dans le dispositif de bouchage, mais elle peut également être libre et prendre appui, au moment de sa dilatation, sur une pièce fixe quelconque du dispositif de bouchage telle que notamment le dispositif protecteur destiné à interdire une manie pulation du clapet depuis l'extérieur. L'invention s'applique d'une façon particulièrement simple aux dispositifs de bouchage de sécurité interdisant le remplissage frauduleux des récipients du type décrit dans le brevet déposé par la Demanderesse le 14 avril 1972, sous le nO 72.13156, ayant pour titre nDispositif de bouchage inviolable interdisant le remplissage frauduleux des récipients". Dans l'application du perfectionnement suivant l'invention au dispositif de bouchage irremplissable faisant Itobjet du brevet de la Demanderesse cité plus haut, on interpose, entre le clapet qui se présente sous la forme d?un disque plat et le fond de la cuvette qui surmonte le clapet, une capsule déformable renfermant une masse d'air à la pression atmosphérique et susceptible, sous effet d'une dépression extérieure, de se dilater pour venir presser le clapet sur son siège en position de fermeture. Dans une première forme de réalisation de l'invention la capsule déformable est constituée par un prolongement cylindrique de la cuvette au-delà de son fond en direction du siège, ce prolongement constituant une chambre fermée par une membrane élastique ou un piston coulissant. Suivant une autre forme de réalisation, une capsule anéroide est placée dans ladite chambre. Suivant une troisième forme de réalisation, la capsule déformable est cons tituée par un matériau cellulaire dont les cellules sont closes et renferment de l'air ou un gaz indifférent, ce matériau cellulaire étant fixé sur le clapet. Suivant une autre réalisation, le clapet lui-même est constitué par une masse de matière plastique cellulaire à cellules fermées et pouvant, par conséquent, se dilater sous l'effet d'une dépression. On donne, ci-après, quelques exemples de réalisation du dispositif perfectionné selon l'invention, en se reportant aux dessins annexés qui représentent Fig. 1 : une vue partielle en élévation coupe d'urne première réalisation du dispositif dans lequel la capsule dilatable est constituée par une chambre cylindrique fermée par une membrane souple. Fig. 2 : une vue partielle en élévation coupe d'un dispositif dans lequel la capsule dilatable est constituée par un piston coulissant dans une chambre cylindrique. Fig. 3 : une vue partielle en élévation coupe d'un dispositif contenant une capsule dilatable dite : ttanéroide". Fig. 4 : une vue partielle en élévation coupe d'un dispositif muni d'un autre type de capsule anéroïde. Fig.5 : une vue en coupe d'une capsule anéroide utilisable suivant l'invention et dotée d'un système de blocage à l'état dilaté. Fig. 6 : une vue partielle en élévation coupe d'un dispositif suivant l'inven tion, utilisant une pièce en mate'rye plastique cellulaire à cellules fermées surmontant le clapet. En se référant à la figure 1, on voit le clapet 1-2 semblable à celui décrit dans le brevet nO 72.13156 du 14 avril 1972 mentionné plus haut, formé de deux disques séparés, à savoir : un disque supérieur 1 relativement lourd, et un disque 2 plus léger pouvant fermer l'orifice 10 du siège 3 ; l'ensemble des disques l et 2 est susceptible de se déplacer selon l'inclinaison de la bouteille dans ltespace compris entre le siège 3 et le fond 5 de la cuvette 4 et de découvrir ainsi l'orifice 10 du siège. La périphérie du fond 5 de la cuvette est, suivant l'invention, prolongée vers l'orifice du siège par une paroi 6 délimitant ainsi un espace clin~ drique 8. Une membrane circulaire élastique 7 est fixée de façon étanche sur le bord de la paroi cylindrique 6, de façon à emprisonner une masse d'air à la pression atmosphérique dans la chambre cylindrique 8 ainsi formée entre le fond 5 de la cuvette, la paroi 6 et la membrane 7. La chambre cylindrique et la membrane ont un diamètre légèrement supérieur à celui du clapet 1-2. Tant que la pression dans ltespaee 9 extérieur à la chambre 8 reste égale à la pression atmosphérique, la membrane 7 dans son état d'équilibre reste plane, comme cela est représenté par les lignes de tirets 7a, mais lorsque la pression dans ltespace 9 est abaissée par rapport à la pression atmosphé- rique, la membrane 7 se gonfle comme représenté en traits continus, de sorte que sa partie centrale entre en contact avec le disque 1 du clapet et presse llensembIe des clapets 1-2 sur l'orifice 10 du siège 3 qui se trouve ainsi énergiquement obturé.En particulier, l'orifice 10 du siège reste obturé quelle que soit la position du récipient muni du dispositif suivant l'inven tion, ce qui rend impossible le remplissage frauduleux de ce récipient sous l'effet d'une dépression. Dans la réalisation représentée sur la figure 2, la membrane élastique fermant la chambre cylindrique 8 est remplacée par un piston coulissant 11. On conçoit aisément que lorsque l'on crée une dépression dans l'espace extérieur 9 par rapport à la pression (en principe atmosphérique) régnant dans ltespace interne 8 du piston, ce dernier se déplace en direction du double clapet 1-2 et le maintient appliqué sur son siège. I1 est avantageux d'ajuster l'alésage de la paroi cylindrique 6 au diamètre du piston de façon que celui-ci coulisse avec frottement dans son cylindre, de sorte que le piston, une fois qui s'est déplacé sous l'effet de la dépression pour venir appliquer le clapet sur son siège, ne peut plus, par son propre poids, augmenté de celui du clapet, coulisser en sens inverse dans son cylindre, ce qui assure une fermeture irréversible du clapet. Tout autre dispositif convenable, tel que languette latérale élastique, crans ou similaires, pourrait être adapté pour rendre irréversible le mouvement du piston à la suite dtune dépression créée dans ltespace 9. On peut, comme cela est représenté sur les figures 3 et 4, remplacer la membrane 7 ou le piston 11 par une capsule étanche 12 ou 14 contenant de l'air sous la pression atmosphérique. Dans ltexemple représenté sur la figure 3 la cuvette 4 se prolonge aufdelà de son fond 5 par une paroi cylindrique 6. La capsule anéroïde 12 est logée dans l'espace 13 délimité par ladite paroi cylindrique et la capsule est fixée à cette paroi par tout moyen approprié, tel que : collage, tenon ou similaire. Une dépression dans l'espace environnant 9 provoque la dilatation de la capsule 12 dont la paroi voisine du clapet 1-2 vient presser énergiquement ce dernier sur l'orifice 10 du siège en position de fermeture. La figure 4 représente une réalisation similaire dans laquelle la capsule anéroZde 14, placée dans la eavité 13 entre le clapet et le fond 5 de la cuvette est conçue pour n'admettre que 2 positions extremes d'équilibre, toute position intermédiaire étant instable du fait de la forme de la capsule et de la raideur du matériau employé. Dans sa position d'équilibre, dite inopérante, la capsule 14 se présente comme montré en trait plein sur la figure 4, c'est-à-dire que ses deux faces principales présentent leur concavité vers llextérieur ; une dépression dans l'espace 9 amène la capsule dans sa position dite opérante, ses deux faces principales étant devenues convexes vers l'extérieur, comme représenté en tireté. Dans cette position, l'une des faces convexes de la capsule stappuie sur le fond 5 de la cuvette, tandis que la face opposée presse sur le clapet de façon à obturer l'orifice 10 du siège. Cette position opérante à l'-état dilaté de la capsule est irréversible, car la suppression de la dépression dans l'espace 9 ne ramène pas la capsule à l'état initial inopérant. Le verrouillage à l'état dilaté de la capsule anérode peut être également obtenu en choisissant une capsule du type représenté sur la figure 5. Dans cette capsule, les deux faces principales 16 et 18 portent intérieurement des languettes élastiques 15 et 17 respectivement. On conçoit que lorsque, sous l'effet d'une dépression extérieure par rapport à la pression régnant dans la capsule, les deux faces principales de celle-ci s'écartent ; il arrive un moment où les deux languettes 15 et 17, après avoir glissé l'une contre l'autre, se séparent et se redressent pour se placer bout à bout. Dans ce cas, malgré la suppression de la dépression extérieure, les deux faces principales de la capsule resteront écartées en raison de I'arc-boute- ment des languettes. Dans la variante représentée sur la figure 6, la masse d'air emprisonnée à la pression atmosphérique dans une capacité ou une chambre déformable comme dans les réalisations précédentes, est remplacée par l'ensemble des masses d'air contenues dans les cellules fermées d'un bloc de matière plastique cellulaire. Sur la figure 6 par exemple, le bloc de matière cellulaire 21, collé dans un godet métallique 22, porte à sa partie inférieure un disque de matière plastique 23 correspondant au clapet 2 de la figure 1. Le clapet constitué par l'ensemble 21, 22, 23 peut se déplacer dans l'espace compris entre le fond 5 de la cuvette 4, et l'orifice 10 du siège 3, de façon à dégager cet orifice, comme représenté sur la figure 6, lorsque l'on renverse la bouteille pour en prélever le contenu. Au cas où une dépression est créée dans l'espace environnant le clapet, la matière cellulaire 21 se gonfle de sorte que le disque 23 formant le joint est appliqué énergiquement contre le siège dont il ferme l'orifice 10, ce qui rend tout remplissage frauduleux impossible sous dépression. Suivant la nature de la matière plastique cellulaire 21, celle-ci peut jouer elle-m & e le rôle d'obturateur du siège dans l'orifice duquel elle peut, après gonflement, pénétrer plus ou moins profondément selon sa souplesse. On remarquera que, dans toutes ses variantes, l'invention procure l'avantage d'assurer une fermeture du clapet, d'autant plus énergique que la dépression créée dans l'espace environnant est plus forte. REVENDICATIONS 1. Perfectionnement aux dispositifs de bouchage de sécurité, du type à clapet mobile fonctionnant par gravité, interdisant le remplissage frauduleux des récipients, caractérisé par le fait qu'il est prévu dans le dispositif de bouchage, au-dessus du clapet mobile, une capacité, ou capsule déformable, remplie à l'origine d'un gaz à la pression atmosphérique et susceptible, dès qu'elle est soumise à une dépression extérieure notable, de se dilater dans une mesure suffisante pour venir presser le clapet sur son siège, en position de fermeture. 2. Perfectionnement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la capacité déformable est formée par une enceinte étanche dont au moins la paroi située en regard du clapet mobile est constituée par une membrane élastique. 3. Perfectionnement suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que la capacité déformable est constituée par un cylindre rigide dont l'extrémité située en regard du clapet est fermée par un piston coulissant dans le cylindre. 4. Perfectionnement suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'alé sage du cylindre est ajusté pour que le piston y coulisse avec frottement. 5. Perfectionnement suivant la revendication 1, caractérise par le fait que la capacité déformable est une capsule anéroïde. 6. Perfectionnement suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que la capsule anéroïde a une forme telle qu'une fois dilatée par l'effet d'une dépression extérieure, elle ne peut plus reprendre sa forme initiale après suppression de la dépression extérieure. 7. Perfectionnement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la capacité déformable est constituée par l'ensemble des masses de gaz eontnues dans les cellules fermées d'un bloc de matière plastique cellu luire. 8. Perfectionnement suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le bloc de matière cellulaire formant la capacité déformable joue lui-même le rôle de clapet. 9. Application des perfectionnements suivant l'une quelconque des revendications précédentes au dispositif de bouchage inviolable décrit dans le brevet antérieur de la Demanderesse, déposé le 14 avril 1972 et ayant pour titre "Dispositif de bouchage inviolable interdisant le remplissage frauduleux des récipients".