La présente invention concerne les dispositifs d'ancrage sous l'eau et en particulier les dispositifs assurant un ancrage par enfoncement dans le lit qui forme le fond de la masse d'eau. Les dispositifs d'ancrage connus sont notamment les ancres, les pieux et les dispositifs reposant sur la gravité. Le procédé le plus courant d'ancrage, c'est-à-dire l'utilisation d'une ancre classique, présente l'inconvénient de l'incertitude sur l'emplacement final de l'ancre, car celle-ci doit être $rainée sur une distance indéterminée avant qu'elle développe sa force de maintien. Son rapport résistance à la traction/poids propre est relativement faible et des longueurs très importantes de chaine d'amarrage sont nécessaires pour que la traction presque horizontale qui est indispensable soit exercée sur l'ancre.L'enfoncement de pieux est coûteux et il est limité pour des raisons pratiques à des faibles profondeurs d'enfoncement, et les dispositifs reposant sur la gravité ne sont utilisables en pratique que dans les vases molles et lorsque le réglage de l'enfoncement est de peu d'importance. Une variante connue des dispositifs d'ancrage reposant sur la gravité est l'utilisation de jets de fluidisation à pression élevée placés près de la face inférieure du dispositif d'ancrage et destinés à fluidiser la matière du lit placé sous l'eau de-manière que le dispositif d'ancrage stenfonce sous son propre poids. Ce procédé d'ancrage est cependant limité aux lits granulaires non cohérents, par exemple au sable et aux graviers, car les vases et les argiles molles ne peuvent pas entre facilement fluidisées par -l'effet de jets. L t invention concerne mn dispositif d'ancrage qui peut être utilisé et mis en oeuvre de façon efficace dans des matières formant le lit du fond en graviers, en sable, en vase ou en argile molle. Selon ltinvention, un dispositif d'ancrage dans le lit du fond d'une masse d'eau comprend un corps, au moins un passage d'aspiration disposé au moils en partie à travers le corps et un passage de sortie d'eau de fluidisation placé de façon générale autour de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration et disposé par rapport à cette extrémité de manière que, en cours d'utilisation et lorsqu'une aspiration est exercée par l'intermédiaire du passage d'aspiration et lorsque de l'eau de fluidisation est transmise par le passage de sortie, une quantité d'eau suffisante soit présente au voisinage de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration pour que la matière du lit qui se trouve juste au-dessous du corps soit transportée, par le passage d'aspiration, sous forme de matière solide en suspension dans l'eau, à partir da la zone qui se trouve sous le corps, de manière que celuici s'enfonce et continue à s'enfoncer lui-même de plus en plus loin dans la matière du lit placé sous la masse d'eau. Dans la plupart des applications, le dispositif d'ancrage comprend de préférence un passage unique d'aspiration disposé dans la région centrale du corps, bien que des dispositifs d'ancrage de grande dimension puissent comporter plusieurs passages d'aspiration disposés chacun depuis la partie qui se trouve au-dessus du corps Jusqu'à la zone ouverte placée sous le corps. Dans un mode de réalisation de 11 invention, le corps peut comporter une partie conique ayant un passage d'aspiration passant par le sommet de la partie conique, le passage de sortie d'eau de fluidisation se trouvant à proximité de la base de la partie conique. Dans un premier mode de réalisation de l'invention particulièrement destiné à être utilisé avec des matières solides s'écoulant facilement, par exemple du sable et du gravier, la partie conique peut être sous forme inversée, son sommet étant tourné vers le bas, vers l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration, et le corps peut comporter avantageusement une chemise périphérique disposée en direction pratiquement verticale vers le bas de manière qu'elle protège les passages de sortie d'eau de fluidisation et limite le volume de matière du lit qui est aspiré par le passage d'aspiration à la partie qui se trouve juste au-dessous du corps. Dans ce premier mode de réalisation, le passage de sortie d'eau de fluidisation peut en réalité comprendre plusieurs passages séparés partant d'une partie inférieure, près de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration, et parvenant à une partie supérieure, dans lteau libre, audessus du lit, si bien que, en cours d'utilisation, de l'eau propre est toujours disponible à proximité de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. Dans une variante, le passage de sortie de 1'eau de fluidisation peut comprendre un passage annulaire disposé dans la région périphérique de base de la partie conique, le passage annulaire recevant en cours d'utilisation de l'eau propre provenant de la partie qui se trouve au-dessus du lit, une série d'orifices destinés au passage de l'eau propre, vers le voisinage de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration, étant formés dans la paroi limitant le passage annulaire. Le dispositif assurant l'aspiration dans le passage d'aspiration, destiné à mettre les matières solides en suspension dans l'eau et à les faire-circuler dans le passage, peut être avantageusement une pompe annulaire à éjecteur alimentée par une réserve d'eau sous pression.Le courant annulaire d'eau est dirigé vers le haut dans le passage dras- piration- et provoque l'aspiration à partir du lit d'une ame de matière solide et d'eau. En face de l'extrémité supérieure ouverte du passage d'aspiration, un déflecteur en forme de parapluie peut être disposé de manière qu'il dévie le mélange de matière solide et eau aspiré à partir de la zone qui se trouve sous le corps, si bien que les matières solides se déposent gur le corps. L'angle inclus au sommet de la partie conique est avantageusement inférieur à l'angle inclus de la dépression conique qui se forme naturellement (angle de talus) dans la matière du lit, lorsque celle-ci est aspirée par le sommet de la partie. conique. Dans un mode de réalisation avantageux, l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration dépasse sous la partie inférieure delta chemise sur une distance telle que l'angle d'une droite imaginaire reliant la partie inférieure de la chemise ltextremité inférieure ouverte du passage d'aspiration est inférieur à l'angle naturel de talus de la matière du lit, par rapport à un plan horizontal. Dans une variante avantageuse de ce premier mode de réalisation, un dispositif destiné à assurer un ancrage dans le lit d'un certain volume d'eau comprend un corps ayant essentiellement une chemise cylindrique à extrémité ouverte, une partie conique disposée coaxialement dans la chemise, le sommet de la partie conique étant disposée audessous de 11 extrémité ouverte de la chemise, un passage d'aspiration disposé le long de l'axe de la chemise et de la partie conique et passant par la région du sommet de la partie conique, et des pa-ssages d'taude fluidisation disposés circonférentiellement autour du passage d'aspiration et ayant des extrémités inférieures passant par la paroi de la partie conique et débouchant dans l'espace compris entre la chemise et la partie conique si bien que, en cours d'utilisation et lorsque ltaspiration est appliquée parle passage convenable, un mélange de matière du lit et d'eau, provenant de la partie qui se trouve juste au-dessous de la chemise et à l'intérieur de celle-ci est aspiré vers le haut dans le passage d'aspiration et est évacué au-dessus -du dispositif d'ancrage, l'eau de fluidisation nécessaire au fonctionnement efficace continu du dispositif étant transmise à la matière du lit par les passages d'eau de fluidisation. Dans un second mode de realisation de l'invention destiné à diverses matières- de lit, notamment à celles qui contiennent des argiles molles et des vases, le passage de sortie d'eau de fluidisation comprend un anneau de forme torique disposé autour de la base de la partie conique et comportant une série dscrifices, dans sa région circonférentielle interne, de l'eau de fluidisation pouvant être dirigée par ces orifices au voisinage de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. Les orifices sont avantageusement dirigés de manière qu'ils projettent des jets d'eau de fluidisation en direction radiale par rapport à l'anneau torique ainsi que vers le bas, avec formation d'un rideau de forme cylindrique ou conique avec l'eau projetée. Dans une variante du second mode de réalisation de l'invention, le passage de sortie d1eau de fluidisation comprend un passage de forme générale annulaire disposé dans la région périphérique de base du corps, le passage annulaire recevant de l'eau sous pression en cours d'utilisation, une série d'orifices destinés au passage de l'eau sous pression et dirigeant celle-ci dans la région qui se trouve sous l'extré- mité inférieure ouverte du passage d'aspiration étant formés dans la paroi du passage annulaire. Le dispositif assurant l'aspiration par le passage convenable de manière que des matières solides en suspension dans l'eau remontent dans ce passage, peut avantageusement être une pompe à injection d'air fonctionnant par introduction d'air sous pression dans le passage d'aspiration juste audessus de l'extrémité inférieure ouverte de celui-ci. Un dispositif de libération du dispositif d'ancrage d'une position comprise à l'intérieur de la matière du lit, peut avantageusement comprendre la libération réglée d'eau sous pression dans la région qui se trouve juste au-dessus du corps du dispositif d'ancrage. Un tel dispositif peut avantageusement comprendre un anneau torique muni d'une série d'orifices par lesquels de l'eau sous pression peut être dirigée de manière què la matière du lit soit fluidisée juste au-dessus du corps du dispositif d'ancrage, celui-ci pouvant ainsi être retiré de l'intérieur de la matière du lit. Dans un troisième mode de réalisation de l'invention destiné à diverses matières de lit, notamment celles qui comprennent des argilesmclies -et des vases, le corps du dispositif d'ancrage comprend essentiellement une plateforme et une chemise cylindrique qui en dépasse, le passage d'aspiration traversant au moins la plate-forme, le dispositf comportant aussi un dispositif primaire de sortie d'eau de fluidisation, placé dans la région qui se trouve juste audessous du passage d'aspiration, et un dispositif secondaire de sortie d'eau de fluidisation, placé de façon générale autour de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. Dans une variante de ce troisième mode de réalisation, le dispositif de sortie d'eau de fluidisation comprend une chambre annulaire placée dans la plate-forme du corps ou sur celle-ci, cette chambre étant reliée aux dispositifs primaire et secondaire de sortie d'eau de fluidisation et étant disposée en cours d'utilisation de manière qu'elle transmette de l'eau sous pression aux dispositifs primaire et secondaire de sortie d'eau de fluidisation. Le dispositif primaire de sortie d'eau de fluidisation est avantageusement une simple buse d'éjection coaxiale au passage d'aspiration sur une courte distance, au-dessous de la périphérie intérieure de la chemise, de manière qu'elle se trouve au sommet d'un cône imaginaire peu profond dont la base est formée par la périphérie inférieure de la chemise. L'angle de base du c8ne imaginaire est avantageusement compris entre 25 et 400, l'angle exact dépendant de l'angle de talus de la matière du lit dans laquelle le dispositif doit être enfoncé. Le-dispositif secondaire de sortie d'eau de fluidisation peut comprendre une série de jets séparés disposés dans la chemise et destinés à diriger en cours d'utilisation un rideau d'eau de fluidisation vers la région périphérique inférieure de la chemise. Les jets séparés sont de préférence sous forme de courts tronçons de tube dépassant de la chambre annulaire et -formant un dessin tronconique. Comme dans le second mode de réalisation, le dispositif assurant l'aspiration dans le passage convenable et destiné à provoquer la circulation des matières solides en suspension dans l'eau dans ce passage, peut être avantageusement une pompe à injection d'air, fonctionnant par introduction d'air sous pression dans le passage d'aspiration juste au-dessus de l'extrémité inférieure ouverte de celui-ci. Un procédé d'enfoncement d'un dispositif d'ancrage notamment dans un lit de matière solide non cohérente, comprend le transfert de la matière du lit de la partie qui se trouve juste au-dessous du dispositif d'ancrage à la partie qui se trouve juste au-dessus de ce dispositif, le procédé comportant 11 application d'une aspiration dans la partie centrale inférieure du dispositif de manière que la matière du lit en suspension dans l'eau soit aspirée et traverse le corps du dispositif, et simultanément, la transmission au voisinage immédiat de la zone à partir duquel l'eau et la matière du lit sont aspirées, d'une quantité suffisante d'eau de fluidisation pour que le transfert de matière du lit puisse être réalisé de façon continue depuis la partie qui se trouve au-dessous du dispositif jusqu'à celle qui se trouve au-dessus. Dans une variante, l'invention concerne un procédé d'enfoncement d'un dispositif d'ancrage dans le lit du fond d'un volume d'eau, comprenant la transmission, juste au-dessous du-dispositif d'ancrage, d'eau sous pression de fluidisation agitant la matière du lit et la transformant en une matière pompable qui est ensuite pompée, en suspension dans l'eau, à travers la partie centrale du dispositif d'ancrage, ce dernier s'enfonçant ensuite par gravité dans la zone excavée qui se trouve juste sous lui, si bien qu'il s'enfonce de plus en plus dans la matière du lit. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une coupe verticale d'un exemple de dispositif d'ancrage selon un premier mode de réalisation de l'invention, mettant en oeuvre de l'eau de fluidisation -;'-écoulant librement - la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1 ; - la figure 3 représente la- configuration générale de la partie inférieure du dispositif d'ancrage de la figure 1 - la figure 4 représente une variante de dispositif d'ancrage de la figure 1 ;; - la figure 5 est une coupe verticale d'un dispositif d'ancrage selon un second mode de réalisation de l'invention, mettant en oeuvre de l'eau de fluidisation arrivant sous pression - la figure 6 représente une variante du dispositif d'ancrage de la figure 5 - la figure 7 représente la configuration que peut prendre un dispositif d'ancrage du type des figures 5 ou 6 - la figure 8 est une coupe verticale d'un dispositif d'ancrage selon mn troisième mode de réalisation de l'invention, mettant en oeuvre de l'eau de fluidisation transmise sous pression - la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8 ; et - la figure 10 représente schématiquement un dispositif d'ancrage suivant le second ou le troisième mode de réalisation de l'invention (figures 5, 6, 7, 8 et 9) enloncé dans la matière du lit du fond d'une masse d'eau. Le principe de base sur lequel repose l'invention est que la matière du lit dans lequel le dispositif d'ancrage doit entre enfoncé est transférée par un passage central d'aspiration depuis la partie qui se trouve juste au-dessous du dispositif d'ancrage jusqu'en un point qui se trouve audessus de ce dispositif, si bien que celui-ci s'enfonce progressivement lui-même dans le lit. Comme représenté sur les figures 1 et 2, un dispositif d'ancrage selon un premier mode de réalisation de l'invention comporte un corps 10, une chemise 11, et un passage 12 d'aspiration disposé verticalement au centre du dispositif d'ancrage. Une partie conique 13 dépasse dans la chemise Il et des passages 14 d'eau de fluidisation sont disposés circonférentiellement autour du passage 12, partent d'une partie inférieure qui se trouve dans l'espace compris entre la partie conique--13 et la chemise 11 et remontent jusqu'à une partie supérieure placée dans I'eau libre au-dessus du lit. Une pompe 15 à éjecteur annulaire, destinée à en tramer les matières solides et alimentée par une réserve d'eau (non représentée) provoque la création d'un mélange de la matière du lit et d'eau qui remonte dans le passage 12 jusqu'en un point où le mélange vient frapper un déflecteur 16 en forme de parapluie qui dévie le mélange vers le bas et vers le dispositif d'ancrage. La figure 3 représente la configuration géométrique de la face inférieure du dispositif d'ancrage des figures 1 et 2 par rapport à l'angle de talus de la matière du lit. On sait que, dans les opérations de dragage par aspiration, lorsqu'une aspiration est appliquec a une matière de lit rela tivement fluide, il se forme une dépression conique dans la matière du lit. L'angle de cette dépression conique par rapport au plan horizontal est appelé angle de talus de la ma tière;soit cet angle, le demi-angle au sommet du cône de la cavité formée est égal à 900 - > et l'angle inclus de la dépression est égal à 2(900 -0 l'angle de talus > est de l'ordre de 300. Un élément conique inversé peut donc être enfoncé dans la matière du lit par pompage par aspiration de la matière par un trou qui se trouve au sommet du corps conique, pourvu que l'angle inclus de ce corps conique soit inférieur à 2(900 - &alpha;). L'un des buts principaux du dispositif d'ancrage selon l'invention est son propre enfoncement dans la matière du lit avec une perturbation minimale de celle-ci juste autour de lui. Une chemise Il qui entrain la matière envi ronnante du lit par creusement progressif est nécessaire pour que le trou excavé ne puisse pas s'élargir au-delà du diamètre de base de la partie conique inversée 13. La profondeur de la chemise Il par rapport à celle de la partie conique 13 est aussi indiquée par l'angle de talus Oc de la matière du lit. Ainsi, comme représenté sur le schéma de la figure 3, si la chemise il dépasse de la base de la partie conique 13, si D représente le diamètre de base de la partie conique 13 et si la hauteur de celle-ci est H, la chemise il doit avoir. une profondeur supérieure à H (D/2)tg &alpha;. Grace à cette configuration géométrique, il reste toujours un espaceentre la partie conique 13 et la matière du lit, et l'eau de fluidisation peut être admise et favorise le creusement de la matière du lit. De plus, la chemise Il est toujours enfoncée dans la matière du lit, si bien que lteffet naturel de creusement est limité à la partie qui se trouve à l'intérieur de la chemise 11, si bien que la matière du lit placée autour n'est pas perturbée. La figure 4 représente un organe cylindrique 40 placé dans la région de base de la partie conique 13 et délimitant un espace annulaire 41 entre les cotés inclinés et la basetde la partie conique 14. Des orifices 42 sont formés dans le cbté conique de la partie 13 et assurent la communication entre l'espace annulaire 41 et l'espace délimité entre la partie conique 13 et la chemise 11. Dans ce mode de réalisation particulier, l'eau de fluidisation peut être transmise dans la région de base de la partie conique il sans passage séparé d'eau de fluidisation (contrairement au cas des passages 14 de la figure 1). Le passage annulaire 41 doit recevoir de l'eau de fluidisation d'un petit nombre seulement de passages 43. Le fonctionnement du dispositif d'ancrage décrit en référence aux figures 1 à 4 est simple et évident. On sup-' pose que la nature de la matière du lit dans laquelle le dispositif d'ancrage doit être enfoncé est eonnue, et que la face inférieure a été réalisée comme représenté-sur la figure 3 et que la profondeur à laquelle le dispositif d'ancrage s'enfonce est aussi connue si bien que les passages 14 sont suffisamment longs pour qu'ils restent dans l'eau libre qui se trouve au-dessus du lit pendant la durée du déplacement du dispositif d'ancrage. Lorsque ces critères sont satisfaits, l'eau est transmise à la pompe 15 à éjecteur.Le jet annulaire d'eau remonte dans la partie supérieure du passage 12 et provoque l'aspiration d'un mélange de la matière du lit et d'eau au centre du passage 12, vers un point où le mélange vient frapper le déflecteur 16 qui le dévie. De cette manière, la matière du lit passe de la région qui se trouve juste audessous du dispositif d'ancrage jusqu'à une position qui se trouve juste au-dessus de ce dispositif. Lorsque la profondeur du-dispositif d'ancrage augmente et lorsque la matière du lit se tasse de plus en plus, c'est-à-dire lorsque le volume d'eau disponible naturellement est réduit, l'aspiration induite à l'extrémité ouverte du passage 13 assure aussi l'aspiration de l'eau de fluidisation depuis la partie qui se trouve audessus du lit, par l'intermédiaire du passage 14.De cette manière, le dispositif d'ancrage s'enfonce automatiquement de plus en plus dans la matière du lit quelles que soient les conditions locales qui pourraient être par ailleurs hostiles à un dragage efficace par aspiration. La quantité exacte d'eau de fluidisation disponible au niveau de la tête du dispositif d'ancrage dépend par exemple du nombre et du diamètre des passages 14 ou 43 Dans un dispositif particulier sur lequel des expériences préliminaires ont été réalisées, le diamètre externe de la chemise Il est égal à 300 mm et sa hauteur à 120 mm, la partie conique 13 ayant un angl-e inclus de 900 et une hauteur de 150 mm.Le dispositif d'ancrage comprend aussi huit tuyauteries 14 de passage d'eau de fluidisation, régulièrement réparties en direction angulaire et ayant chacune un diamètre interne de 20 mm, la pression d'alimentation en eau étant égale à 3.105 Pa, et le dispositif d'ancrage s'enfonce automatiquement de façon stable à une vitesse constante d'environ 5 mm/s. Le mode de réalisation particulier décrit transmet potentiellement une quantité d'eau de fluidisation supérieure à la quantité convenable, cette quantité devant être optimisée en fonction de l'application considérée. Il faut noter qu'un excès d'eau de fluidisation n'entrain pas un défaut de fonctionnement du dispositif d'ancrage mais réduit simplement la vitesse 'enfoncement. Le dispositif d'ancrage décrit précédemment en référence aux figure 1 à 4 est surtout satisfaisant lors de l'enfoncement automatique dans des matières de lit à base de sable. Son rendement cependant est relativement limité lorsqu'il est utilisé dans des matières mixtes comprenant des substances cohérentes et collantes, par exemple des argiles et des vases. Pour cette raison, on considère maintenant un second mode de réaliBation de l'invention, en référence aux figures 5, 6 et 7. On se réfère d'abord à la figure 5 sur laquelle le dispositif d'ancrage du second mode de réalisation comprend un corps principal 10 de forme générale cylindrique, ayant une partie conique 51 munie d'une base ouverte dans la partie inférieure. Un passage central 12 d'aspiration passe à travers le corps 10, depuis le sommet de la partie conique 51. L'angle inclus du c8ne de la partie 51 est égal à 900, bien que la valeur de cet angle ne soit pas primordiale. Une chambre annulaire 53 formée dans la partie inférieure du corps 10 entre la paroi externe et la partie infé rieure de la partie conique 51 est destinée à contenir de l'eau de fluidisation sous pression provenant d'une réserve d'eau par l'intermédiaire d'une tuyauterie 54 d'entrée. Deux rangées de trous ou tuyères de fluidisation 55 sont formées dans la paroi circonférentielle interne de la chambre 53, la rangée supérieure d'orifices 55 étant destinée à diriger une feuille d'eau de fluidisation dans un plan sensiblement horizontal alors que la rangée inférieure d'orifices 55 est -destinée à diriger un rideau d'eau de fluidisation vers le bas, en direction sensiblement verticale. Une pompe à injection d'air est montée dans le passage 12 et comprend simplement quatre orifices 56 également répartis qui sont alimentés en cours d'utilisation par de l'air comprimé provenant d'une -tuyauterie 57 d'entrée. Lors du fonctionnement, le dispositif d'ancrage est abaissé dans l'eau et vient reposer sur la matière du lit dans laquelle il doit être ancré. L'eau de fluidisation parvient sous pression à la chambre 53 et de l'air comprimé par vient de manière analogue par les orifices 56 et provoque le déclenchement du fonctionnement de la pompe à injection d'air. L'eau de fluidisation transmise par les orifices 55 agit sur la matière du lit quine trouve juste sur le corps 10 et, en coopération avec l'aspiration assurée par le pompe, provoque 11 extraction des matières solides du lit par le passage 12. Lorsque la matière du lit est ainsi retirée sous le corps 10,-le poids du dispositif d'ancrage dans son ensemble provoque sa descente dans la zone excavée si bien que le dispositif s'enfonce seul. Ce mouvement progressif se maintient jusqu'à ce que le dispositif d'ancrage ait atteint la proòndeur voulue dans la matière du lit. Il est évidemment essentiel que l'extrémité supérieure du passage 12 d'aspiration atteigne au moins le niveau nominal de la matière du lit lorsque le dispositif d'ancrage se trouve à la partie la plus basse de sa course, si bien que la matière excavée peut entre éjectée dans l'eau libre qui se trouve au-dessus du lit. Le dispositif de la figure 6 est une variante du second mode de réalisation, dans laquelle l'eau de fluidisation est transmise à un anneau torique perforé 60 qui se trouve dans a région périphérique interne de la base de la partie conique 51. Comme dans le mode de réalisation de la figure 5, 1'eau sous pression parvient à l'anneau 60 par une tuyauterie 54 d'entrée d'eau. L'anneau 60 comprend une série de trous 65 destinés à projeter des jets d'eau, une rangée étant disposée dans le plan de l'anneau 60 et étant destinée à former une série de jets radiaux d'eau, les orifices 65 de l'autre rangée étant disposés perpendiculairement au plan de l'anneau 60 et formant ensemble un rideau sensiblement cylindrique d'eau. Le fonctionnement du dispositif d'ancrage est identique à celui de la figure 5. On se réfère maintenant à la figure 7 qui représente schématiquement une configuration que peut prendre un exemple de dispositif d'ancrage selon le second mode de réalisation. Le corps 10 et la partie conique 51 sont par exemple en tole d'acier, la partie supérieure du corps 10 comprenant une plate-forme 70 mise sous contrainte. Le volume compris entre le corps et la plate-forme 70 peut être avantageusement rempli de toute matière dense ou d'un mélange relativement dense 71-de béton et d'agglomérats. Des tuyauteries normales non représentées permettant-llarrivée d'eau de fluidisation sous pression ainsi que l'arrivée d'air comprimé de commande de la pompe à injection d'air sont formées dans le dispositif avant la coulée d'un tel mélange de béton. Des organes de fixation de cabres d'amarrage, etc, peuvent entre fixés au-dessus du dispositif d'ancrage, à la plate-forme 70. Des essaims préliminaires réalisés avec le dispositif d'ancrage des figures 5 et 6 montrent que ceux-ci peuvent être enfouis de façon avantageuse dans une vase molle et dans d'autres matières cohérentes. Au cours d'un essai par exemple, un dispositif d'ancrage du type représenté sur la figure 6 est enfoncé à une profondeur de 7 m en 40 mn environ. Le dispositif a un diamètre externe de 30 cm et son retrait nécessite une traction supérieure à 60 000 N. Les expériences réalisées avec le dispositif d'ancrage selon le second mode de réalisation conduisent à la formation d-!unXnouveau dessin, dans le cadre de l'inrention, décrit main tenant en référence aux figures 8 et 9, ce nouveau dessin étant celui d'un troisième mode de réalisation de l'invention. On se réfère d'abord à la figure 8 qui représente un dispositif d'ancrage selon un troisième mode de réalisation, comprenant un corps principal 10 ayant une partie circulaire plate supérieure 80 et une chemise cylindrique 81 qui en dépasse. Le passage central 12 d'aspiration est disposé entre l'espace délimité à l'intérieur de la chemise 81 et la partie qui se trouve au-dessus de la partie circulaire plate 80. Une chambre annulaire 82 formée dans la partie 80 est destinée à contenir de l'eau de fluidisation arrivant sous pression d'une réserve convenable par l'intermédiaire drune tuyauterie 83. Une buse centrale primaire 84 de fluidisation est placée juste au-dessous du passage central 12 d'aspiration et est alimentée par des tuyauteries coudées 85 dont l'autre extrémité est reliée à la chambre annulaire 82. La buse 84 comprend un trou vertical 87 et des trous horizontaux 88. Des buses secondaires 89 de fluidisation, sous forme de tubes courts et coudés, sont disposées circonférentiellement autour de la chambre 82 de manière que, en cours d'utilisation, ils projettent de l'eau de fluidisation sous pression vers la région périphérique inférieure de la chemise du corps 10. Une pompe d'injection d'air est placée dans le passage central 12 et comprend simplement une buse 90 qui, en cours d'utilisation, reçoit de l'air comprimé par une tuyauterie 91. La figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8 et elle représente la disposition des buses secondaires 89 de fluidisation. Le fonctionnement du dispositif d'ancrage des figures 8 et 9 est analogue à celui qu'on a décrit en référence au second mode de réalisation des figures 5, 6 et 7. L'eau de fluidisation parvenant par les buses 89 fluidise la matière du lit dans la région qui se trouve juste au-dessous de la partie périphérique'inférieure de la chemise 81 si bien que celle-ci peut s'enfoncer dans la matière du lit alors que de l'eau de fluidisation est transmise par la buse centrale 84 et lluidise la matière du lit dans la région centrale qui se trouve juste au-dessous du passage 12, si bien que cette région centrale peut être excavée, la matière étant entraînée par le passage 12, grace à la pompe, et étant éjectée dans liteau libre qui se trouve au-dessus du lit. Un exemple de tel dispositif d'ancrage essayé de façon satisfaisante a une chemise 81 de 61 cm de diamètre, une partie supérieure plane 80 de 7,5 cm d'épaisseur environ, une hauteur de chemise d'environ 18 cm, et une buse de fluidisation 84 placée à 20 cm environ au-dessous de la partie périphérique inférieure de la chemise 81. 24 buses secondaires 86 sont régulièrement réparties dans la région circonférentielle de la chambre annulaire 82. La figure 10 représente un dispositif d'ancrage 100 selon le second mode de réalisation (figures 5, 6 et 7) ou le troisième (figures 8 et 9), enfoncé dans la matière 101 d'un lit qui se trouve au fond d'un volume d'eau. Il faut noter que le passage 12 d'aspiration parvient à l'eau libre 102 au-dessus de la matière 101 du lit. Comme la matière 101 du lit excavéesous le dispositif 100 d'ancrage lors de la descente dé celui-ci dans la matière 101 est éjectée dans l'eau libre 102 et non pas juste sur le dispositif 100, celui-ci a tendance naturellement à créer simplement un trou dans la matière 101 dans les premières étapes de l'opération.En pratique cependant, les parois latérales d'un trou qui a ten dance à se former s'affaissent lentement derrière et au-dessus du dispositif 100 si bien que celui-ci est totalement enterré. Le dépôt normal et la compression de la matière 101 au-dessus du dispositif 100 sont assurésen temps voulu par l'effet naturel des marées, etc. Il faut noter que l'eau de fluidisation peut provenir soit'une réserve indépendante sous pression, soit simplement de la réduction de pression créée au voisinage de l'entrée du passage d'aspiration lors de l'enfoncement dans de l'eau à une plus grande profondeur. Dans les procédés connus de creusement sous pression permettant le dépôt d'un dispositif d'ancrage dans la matière du lit du fond d'une massed'eau, les principes généraux com prennent la fluidisation de la matière du lit de manière que le poids du dispositif d'ancrage provoque l'enfoncement de celui-ci alors que la matière du lit passe autour et ltenglou- tisse de la même manière qu'un sable boulant. De tels procédés ne peuvent pas être pleinement maîtrisés et, lors d'une utilisation dans des couches de matière cohérente, les jets de creusement ont tendance à consolider la matière du lit cohérent plutôt qu'à la séparer et. à la fluidiser.Dans les dispositifs d'ancrage selon les deux premiers modes de réalisation de l'invention, l'effet combiné des jets de fluidisation dans la partie qui se trouve sous le dispositif d'ancrage est que l'aspiration créée par la pompe d'injection d'air juste au-dessus provoque la séparation. de l'extraction de la matière cohérente du lit par l'intermédiaire du corps du dispositif d'ancrage. Le dispositif d'ancrage selon l'invention ressemble plus à des pieux qu'à des ancres classiques, et il peut être introduit dans diverses matières de lit. Le dispositif d'ancrage a une résistance élevée à la traction ainsi qu'au déplacement latéral. Bien que le dispositif d'ancrage selon l'invention soit destiné essentiellement à un ancrage permanent, il peut comporter, juste au-dessus de lui, un dispositif supplémentaire destiné à former des jets de fluidisation si bien que la matière du lit qui se trouve au-dessus du dispositif peut être fluidisée, le retrait étant ainsi facilité. Les avantages particuliers du dispositif d'ancrage de l'invention sont essentiellement un rapport élevé de la force de maintien au poids, un enfoncement automatique précisément au point de chute, et la possibilité d'une traction suivant un grand angle, par rapport aux ancres classiques. Par rapport aux ancrages par des pieux, il présente l'avantage d'une mise en place automatique indépendamment de la profondeur et, par rapport aux dispositifs fonctionnant par gravité, il présente un faible poids. Les limites évidentes d'utilisation du dispositif d'ancrage selon l'invention sont qulil ne convient pas pour les fonds d'argile très dure ou de roches, qu'il peut nécessiter une réserve indépendante d'eau pompée sous pression à partir de la surface, lors de l'utilisation dans une masse d'eau peu profonde et/ou dans une matiere très tassée du fond, et qu'il doit être placé à partir d'un navire fixe de surface. Les exemples suivants indiquent quelques applications prévues. Ils peuvent constituer des dispositifs uniques d'ancrage des bouées de repérage et de petits batiments. Ils peuvent constituer des dispositifs multiples d'ancrage pour des amarrages à un seul point pour des batiments de grande dimen sion. Ils peuvent être utilisés dans des structures d'étaiement fonctionnant par gravité et assurent alors une retenue latérale, ils conviennent aussi dans les applications des pieux légers (par exemple pieux de signalisation de chenal, briselames sous-marins, ancrage de canalisation). Il est bien entendu que l'invention nta été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS Dispositif d'ancrage dans le lit d'un volume d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend un corps, au moIns un passage d'aspiration traversant le corps au moins en partie, et un dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation, placé de façon générale autour de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration et placé par rapport à cette extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration de manière que, en cours d'utilisation, lorsqu'une aspiration est appliquée au passage d'aspiration et lorsque l'eau de fluidisation peut parvenir par le dispositif à passage de sortie, une quantité suffisante d'eau soit présente à proximité de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration pour que la matière du lit qui se trouve juste au-dessus du corps puisse être transférée, par l'intermédiaire du passage d1aspi- ration, sous forme de matière solide en suspension dans l'eau, de la zone qui se trouve sous le corps, si bien que celui-ci s'enfonce et continue à s'enfoncer de plus en plus automati quement dans la matière du lit. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un passage unique d'aspiration disposé au moins en partie à travers la région centrale du corps. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps comporte une partie conique disposée de manière que le passage (l'aspiration passe par le sommet de cette partie conique, et le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation est placé à proximité de la base de la partie conique. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la partie conique est retournée, le sommet étant tourné vers le bas, vers l'extrémité inférieure. ouverte du passage d'aspiration, le corps comprenant une chemise périphérique disposée vers le bas de façon sensiblemetnt verticale à partir de la base de la partie conique, si bien que la chemise protège le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation et, en cours d'utilisation, limite le volume de la matière du lit aspirée par le passage d'aspiration à la matière qui se trouve juste au-dessous du corps. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation comprend un certain nombre de passages séparés disposés entre une position inférieure qui se trouve dans la région adjacente à l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspration et une position supérieure qui se trouve dans l'eau libre au-dessus du lit, si bien que de 11 eau libre est toujours disponible en cours d'utilisation, dans la région de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation comprend une chambre de forme générale annulaire disposée dans la région périphérique de base de la partie conique, la chambre annulaire recevant en cours d'utilisation de 1.' eau libre depuis la partie qui se trouve au-dessus du lit, une série d'orifices étant formée dans la paroi limitant la chambre annulaire et étant destinée à diriger l'eau libre dans la région centrale de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif assurant l'aspiration dans le passage d'aspiration de manière que les matières solides en suspension dans l'eau remontent dans ce passage, est une pompe à éjecteur annulaire recevant en cours d'utilisation de l'eau sous pression. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend en face de ltextrémité- supérieure ouverte du passage d'aspiration,un déflecteur en -parapluie qui dévie en cours d'utilisation le mélange de ma trières solides et d'eau aspiré depuis la région qui se trouve au-dessousdu corps de manière que ce mélange se dépose sur le corps. 9. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation comprend un anneau torique placé autour de la base de la partie conique et comportant une série d'orifices dans la région cir conférentielle interne, de l'eau de fluidisation pouvant être dirigée en cours d'utilisation par ces orifices dans la partie qui se trouve de façon générale autour de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. 10. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps comprend essentiellement une plate-forme et une chemise cylindrique dépassant de la plate-forme, le passage d'aspiration passant au moins à travers la plate-forme. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif à passage de sortie d'eau de fluidisation comprend un dispositif primaire de sortie d'eau de fluidisation disposé dans la région qui se trouve juste au-dessous du passage d'aspiration, et un dispositif secondaire de sortie d'eau d'aspiration qui se trouve sensiblement autour de l'extrémité inférieure ouverte du passage d'aspiration. 12. Dispositif selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que le dispositif de sortie d'eau de fluidisation comprend une chambre annulaire disposée dans la plate-forme du corps ou sur-celle-ci, la chambre annulaire étant reliée à la fois aux dispositifs primaire et secondairé de sortie d'eau de fluidisation, et étant destinée, en cours d'utilisation, à transmettre de l'eau à ces dispositifs primaire'et secondaire. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que le dispositif primaire de sortie d'eau de fluidisation est une buse-unique à éjecteur disposée coaxialement au passage d'aspiration à une faible distance au-dessous de la périphérie inférieure de la chemise, si bien qu'elle se trouve au sommet d'un cône imaginaire peu profond dont la base est formée-par la périphérie intérieure de la chemise. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé. en ce que le dispositif secondaire de sortie d'eau de fluidisation comprend une série de buses individuelles disposées à l'intérieur par rapport à la chemise et destinées à diriger en cours d'utilisation un rideau d'eau de fluidisation vers la région périphérique inférieure de la chemise. 15. Dispositif selon Itune quelconque es revendications 1 à 3 et 9 à 14, caractérisé en ce que le dispositif assurant l'aspiration dans le passage d'aspiration et la mise en suspension des matières solides dans l t eau qui circule dans le passage (l'aspiration, comprend une pompe à injection d'air commandé par introduction d'air sous pression dans le passage d'aspiration, juste au-dessus de ltextrémité inférieure ouverte. 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à libérer le dispositif d'ancrage d'une position comprise dans la matière du lit, par libération réglée d'eau sous pression dans la région qui se trouve juste au-dessus du corps du dispositif d'ancrage. 17. Procédé d'enfoncement d'un dispositif d'ancrage, notammenbdans un lit de matières solides non cohérentes, du type qui comprend le transfert de la matière du lit d'une région qui se trouve juste au-dessous du dispositif d'ancrage à une région qui se trouve juste au-dessus, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'application dtune aspiration à la région centrale inférieure du dispositif de manière que la matière du lit en suspension dans lteau soit aspirée et circule dans le corps du dispositif, et simultanément la transmission, au voisinage immédiat de la zone à partir de laquelle est aspiré le mélange de matière du lit et d'eau, d'une quantité suffisante d'eau de fluidisation pour que le transfert-de la matière du lit à partir de la région qui se trouve au-dessous du dispositif jusqu'à la région qui se trouve au-dessus de celui-ci soit maintenu au cours d'une opeFration continue. 18. Procédé d'enfoncement d'un dispositif d'ancrage dans le lit qui forme le fond dtun-volume d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend la transmission, dans la région qui se trouve juste au-dessous (lu dispositif d'ancrage, d'une quantité d'eau de fluidisation sous pression qui convient à l'agitation et à la transformation de la matière du lit en une matière qui peut être pompée, celle-ci étant alors pompée en suspension dans liteau et circulant dans la région centrale du dispositif d'ancrage, celui-ci s'enfonçant ainsi par gravité dans la zone excavée qui se trouve juste au-dessous de lui, si bien qu'il s'enfouit de plus en plus dans cette matière du lit.