L'objet de la présente invention est un nouveau procédé au moyen duquel on peut pratiquement réaliser des cravates doublées, dans lesquelles les éléments constitutifs : tissu-doublure-âme, sont disposés suivant une nouvelle technique qui permet de donner à la cravate même, à égalité de consistance des tissus de base : une plus grande consistance spécifique, une plus grande infroissabilité dans toute sa longueur, y compris les parties terminales (palette et queue) et l'impossibilité pour le bord de l'amie de s'imprimer, avec l'usage le long des bords de la cravate, ces facteurs ayant tous une grande importance. On sait en effet que les cravates en tissu léger, su-ftout celles en soie ou autre tissu mince, snnt doublées sur toute leur longueur, ou du moins jusqu'à la partie correspondant au noeud, pour leur donner soit une grande consistance soit une plus grande résistance à la froissabilité et un corps plus grand ce qui se traduit aussi ensuite par un meilleur effet esthétique. Pour la réalisation des cravates doublées du type traditionnel on adopte normalement deux solutions : a) Avec l'âme disposée uniquement dans la partie centrale de la cravate en excluant les parties terminales, dans ce cas (voir la section représentée dans la figure 1) ltâme même (f) est disposée en position concentrique par rapport à la double épaisseur "tissu extérieur (t)- doublure (d)". b) Ou bien avec l'âme aussi longue et aussi large que toute la cravate c'est-à-dire disposée même à l'intérieur des parties terminales, (palette et queue), mais où'âme même (f) est disposée entre le tissu extérieur de la cravate (t) et la doublure (d), (voir la section représentée dans la figure 2) Les deux solutions présentent des défauts substantiels, en effet, la première exclut l'âme des deux portions terminales de la cravate (palette et quaue) qui sont particulièrement sujettes au froissement et au chiffonnement.Dans la deuxième solution par contre, l'amie étant disposée d'une façon inopportune entre le tissu de la cravate et sa doublure, il en dérive les inconvénients suivants 1) Avec l'usage l'amie tend facilement à se relever le long des bords de la cravate même, comme si la doublure n'existait pas, en ôtant ainsi à la cravate la caractéristique de la frafcheur. Z) La doublure perd sa fonction naturelle et se transforme pratiquement en une deuxième âme, puisque par sa même disposition elle ne remplit plus sa fonction fondamentale qui consiste à accompagner le tissu extérieur de la cravate en formant une double gaine de soie contenant une âme ; par conséquent la cravate perd sa main soyeuse. 3) L' me disposée comme elle l'est postérieurement au delà de la double couche de la doublure ne peut plus servir de support à la couture, voir comment (fig. 2). Selon le procédé dont il est question dans la présente invention on elimine pratiquement tous les inconvénients déplorés ci-dessus, en rationalisant la disposition des différents éléments tissu-doublure-ame qui composent la cravate. Les dessins ci-joints illustrent, en une forme schématique et pure ment indicative et non limitative, une forme de réalisation pratique de la cravate obtenue avec le procédé qui fait l'objet de la présente invention la fig. 1 illustre la section transversale de la cravate obtenue avec le procédé qui fait l'objet de la présente invention, section valable pour les directrices de section comprises entre M-M et N-N, de la figure 5; la fig.Z illustre la section transversale de la cravate selon la directrice de section C-C de la fig 6 dans laquelle est présente la couture; la fig. 3 illustre la section transversale de la cravate suivant les directrices de section C-C et/ou D-D de la fig. 6; la fig. 4 illustre la cravate en une phase de confection; la fig. 5 illustre la cravate déjà confectionnée vue du coté postérieur; la fig. 6 illustre la section longitudinale de la cravate déjà obtenue suivant le procédé dont il est question et la fig. 7 illustre une portion de la cravate selon une variante. Si l'on se rapporte à la fig. 1, le procédé consiste à obtenir la cravate avec son propre tissu extérieur (t) et sa propre doublure (d) couplés entre eux suivant des moyens et des critères connus, en insérant au centre de cette double gaine (tissu-doublure) une âme (f) qui ait la même forme et la même longueur que la cravate, (tout au plus il peut lui manquer la dernière portion terminale de la queue, car dans plusieurs cas l'extrémité étroite de la cravate n'a pas une importance esthétique excessive). Au point de vue constructif on dispose les éléments constitutifs de la cravate à coudre sur la table de travail en superposant dans l'ordre le tissu - (t), la doublure (d) et l'amie (f) (fig. 4) et en admettant que la couture pour des raisons esthétiques doive commencer au point S, (fig. 5). La couturière devra avant tout pratiquer dans la doublure une fente transversale aussi large que la cravate en un point V en amont par rapport au point S, (figs. 6-5). Ensuite elle se préparera, comme d'habitude , à coudre la cravate le long de l'axe postérieur: du point S du début de la couture jusqu a un point R placé légèrement en amont par rapport à la fente pratiquée dans la doublure, l'ouvrière unira avec la couture (m) (fig. 6) le tissu et la doublure, mais non l'âme, tandis qu'à partir de la directrice R, les points uniront même l'âme. Après avoir terminé la couture, la couturièrea enfilera à travers la fente la pointe de l'amie à l'intérieur de la cravate et prétendra avec un simple instrument allongé, jusqu'à la pointe de la palette. De cette façon l'amie de la position concentrique par rapport à la double épaisseur tissu-extérieur-doublure qu'elle a sur toute la longueur de la cravate, en passant dans la dite boutonnière dans le point V, se place dans la partie terminale de la cravate entre le tissu extérieur et la doublure, comme cela est bien visible dans la section de la fig. 6.Il en découle que dans toute la partie de la cravate, comprise entre les lignes de section M-M, V-V fig. 6, l'âme se trouve dans la position qui résulte de la section de la fig. 1 et qu'elle remplira la fonction de retenir la couture, tandis que dans les deux portions terminales ou uniquement dans la palette l'ame se trouvera dans la position illustrée dans la fig. 3. On a ainsi obtenu une cravate qui a sa palette (et éventuellement sa queue) doublées et munies d'une âme, cette âme étant disposée dans la partie du noeud et du corps de la cravate, en position concentrique, suivant les exigences d'une disposition rationnelle des éléments constitutifs de la cravate ; résultats qui n'ont jamais été atteints par aucune technique de cette branche. Il est évident que, comme variante rentrant dans les limites du présent brevet, au lieu d'utiliser une seule doublure avec fente on peut employer deux doublures couplées ayant des caractéristiques différentes et unies entre elles le long des bords de contact par une machine spéciale pour faufiler ou un autre moyen, de façon à laisser toutefois une fente pour le passage successif de l'âme (fig. 7). NaturellementJles formes, les détails- constructifs, le type des tissus utilisables ainsi que les formes et les positions de couture pourront varier selon les exigences, pourvu que le principe technico-structural de la crava te demeure invarié, sans sortir des limites de la présente invention. REVENDICATIONS I) Procédé pour la fabrication des cravates doublées et cravates résultant de ce procédé, caractérisé par le fait que la cravate est obtenue avec son propre tissu extérieur (t) et sa propre doublure (d) , couplés entre eux suivant des moyens connus, en insérant au centre de cette double gaine "tissu-doublure" une âme (f) qui a la même longueur et la même forme que la cravate et qui est par conséquent distribuée même dans les parties terminales de la palette et éventuellement de la queue. II) Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que dans une partie de la longueur de la cravate l'ame se trouve au centre c'est-àdire qu'elle est concentrique par rapport à la double épaisseur "tissu extérieur-doublure " tandis que dans les parties extérieures de la cravate (ou éventuellement seulement de la palette) elle est insérée entre le tissu extérieur et la doublure, en passant d'une position à l'autre à travers une boutonnière obtenue en V pratiquéé transversalement par rapport à la doublure Ed). III) Cravate selon lesrevendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle est doublée et pourvue aussi dans ses parties terminales (ou éventuellement uniquement dans la palette) d'une ame qui sur toute la longueur de la cravate de M-M à V-V se trouve au centre comme cela résulte de la fig. 6 et de la section de la fig. 1, tandis que dans les parties terminales ou du moins dans l'une de ces dernières elle est excentrique comme cela résulte de la section de la fig. 2. IV) Cravate selon les revendications I à III, caractérisée par le fait qu'elle est doublée avec âme intégrale placée en position centrale et excentrique comme décrit et illustré et dans les buts spécifiés.