La présente invention se rapporte à des milieux d'enregistrement par laser et elle vise plus spécialement un milieu réfléchissant en argent pour l'enregistrement et la mémorisation de données, permettant de lire des enregistrements par laser tout de suite après l'enregistrement, ce milieu étant confectionné à partir d'une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent, par report par diffusion. Jusqu'à présent, de nombreux types de milieux d'enregistrement optique ont été mis au point en vue de l'enregistrement par laser. Certains de ces milieux nécessitent, avant de pouvoir être lus, un traitement postérieur à l'enregistrement tandis que d'autres milieux peuvent être lus tout de suite après l'enregistrement par laser. Les milieux considérés ici sont susceptibles d'une lecture directe après enregistrement, et ils sont appelés couramment des milieux "DRAW". Les milieux DRAW connus jusqu'à présent consistent en des pellicules minces de métal dans lesquelles on peut fondre des trous, en des pellicules composites brillantes dont le pouvoir réfléchissant en un point donné peut être atténué par évaporation, en des pellicules minces de teintures ou autres revêtements que l'on peut enlever en un point donné, ou en des matériaux diélectriques dont on peut modifier l'indice de réfraction en un point donné, de façon à provoquer une diffusion de la lumière lorsque l'on balaie ce milieu à l'aide d'un laser de lecture. Les milieux DRAW les plus courants consistent en de minces pellicules de métal, appliquées en général sur un support en verre. De telles pellicules de métal présentent divers avantages: en premier lieu, on peut les confectionner facilement par petites quantités à l'aide d'installations de pulvérisation cathodique que l'on trouve facilement dans le commerce; en second lieu, on peut les lire aussi bien par réflexion que par transmission; enfin, les pellicules de tellure et de bismuth possèdent une sensibilité d'enregistrement relativement élevée. Pour toutes ces raisons, les pellicules de métal ont fort heureusement permis d'effectuer une grande quantité de recherches et de réaliser de nombreux progrès dans la 246 1323 réalisation d'installations optiques de mémorisation de données. Jusqu'à présent, c'est le tellure qui a été le plus largement utilisé pour la confection de pellicules de métal. Mais, le tellure doit être traité selon un procédé discontinu et coûteux de pulvérisation cathodique sous vide il ne constitue pas un revêtement solide; en raison de sa toxicité, il est à l'origine de complications en ce qui concerne sa fabrication et le milieu environnant et, du fait qu'il s'oxyde rapidement à l'air, il faut l'enrober dans un dispositif étanche à l'air afin qu'il ait une assez longue durée de conservation. Ce qui est particulièrement intéressant à propos du tellure, c'est qu'il a un point de fusion bas pour un métal, à savoir 450'C, et, de plus, une conductivité thermique très faible de 2,4 watts par mètre et par degré Kelvin, à la température de 5730K. Par comparaison, l'argent a un point de fusion de 960'C et une conductivité thermique de 407 watts par mètre et par degré Kelvin, à cette même température élevée. Lorsque l'on envisage l'utilisation de ces deux métaux pour effectuer un enregistrement par laser à impulsions faibles, le tellure se révèle bien supérieur du point de vue de la sensibilité d'enregistrement, étant donné que sa faible conductivité thermique maintient la chaleur développée par le faisceau laser dans une zone de faible étendue et que son bas point de fusion facilite la fusion du trou. Au contraire, l'argent, en raison de sa conductivité thermique élevée, à savoir environ 170 fois celle du tellureconvient mal à l'enregistrement par laser. Bien qu'il soit possible de réaliser, sur des supports, des revêtements métalliques réfléchissants de types très variés par pulvérisation cathodique sous vide ou par évaporation, un milieu en argent présente cet avantage de pouvoir être obtenu également par des procédés photographiques, et, en particulier par report par diffusion d'argent. Le brevet des E.U.A. 3.464.822 décrit un procédé d'inversion d'images et de report par diffusion d'argent, ce procédé permettant de réaliser des images en argent conductrices de l'électricité destinées à la fabrication de plaquettes de circuits imprimés. L'invention décrite dans ce brevet repose, elle-même, sur des procédés de report par diffusion d'argent du type par inversion d'images, conduisant à l'obtention d'images noires non réfléchissantes et non conductrices, dont un exemple est donné par le brevet des E.U.A. 2.500.421. Le procédé d'inversion d'images et de report par diffusion d'argent est à la base de la réalisation de tirages positifs directs par le procédé Polaroid Land de la société Polaroid Corporation et par les procédés Gevacopy et Copyrapid de la société Agfa- Gevaert. Ces procédés par inversion d'images doivent être distingués du procédé d'obtention de tirages négatifs par diffusion d'argent. L'un de ces procédés conduisant à des images noires non réfléchissantes et non conductrices est décrit dans le brevet des E.U.A. 3.179.517. C'est un procédé d'obtention de tirages négatifs par report par diffusion d'argent qui est appliqué dans la présente invention. Il est bien connu que si des sphères métalliques très petites, ou particules sphériques, de forte conductivité électrique sont réparties dans un milieu diélectrique, la constante diélectrique efficace, ou indice de réfraction, augmente en raison des dipoles induits des particules métalliques qui sont ajoutés. Une invention antérieure se rapporte à un milieu réfléchissant en argent d'enregistrement par laser, selon un procédé par lequel on transforme une émulsion traitée d'argent noir en un milieu d'enregistrement réfléchissant, en portant cette émulsion à une température d'au moins 250'C jusqu'à obtention d'un aspect réfléchissant et brillant. La présente invention vise un procédé de réalisation d'un milieu de mémorisation de données, ce procédé consistant à disperser des particules métalliques conductrices de l'électricité, d'une dimension essentiellement inférieure à /100 de micron, dans une couche superficielle d'un milieu diélectrique de bas point de fusion laissant passer la lumière. L'invention a également pour objet un procédé de confection de tirages négatifs et de report par diffusion d'argent permettant d'obtenir une surface réfléchissante non conductrice de l'électricité à partir d'une émulsion photo- sensible d'halogénure d'argent, ce procédé consistant à former une couche de noyaux de précipitation d'argent dans une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent (cette couche présentant une concentration maxima en noyaux sur une face et une concentration progressivement décroissante dans le sens de la profondeur), à mettre ladite émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent en contact avec un réactif constitué par un agent faible de développement d'halogénure d'argent et un solvant à action rapide pour l'halogénure d'argent, destiné à réagir avec de l'halogénure d'argent non exposé et non développé en-vue de l'obtention de complexes d'ions argent solubles, entraînés, par report par diffusion, dans lesdits noyaux de précipitation d'argent, o l'argent contenu dans lesdits complexes est précipité et absorbé par lesdits noyaux en présence dudit agent de développement (ou révélateur) jouant le rôle d'agent réducteur, ce qui conduit à la formation d'une couche de particules d'argent agglomérées présentant un pouvoir réfléchissant. Parmi les avantages que présentent les formes de réalisation préférées de l'invention, on peut citer le fait qu'il est possible de confectionner le milieu selon l'invention sans nécessiter un dispositif sous vide et de façon continue, et que l'on peut l'utiliser pour enregistrer des points à pouvoir réfléchissant faible dans un domaine réfléchissant, à l'aide d'impulsions laser d'énergie relativement faible. On peut, au préalable, enregistrer des repères de réglage et certaines données de base par des procédés photographiques, afin de faciliter l'emploi de disques ou de plaques, aussi bien dans l'appareil d'enregistrement que dans l'appareil de reproduction immédiate. Il est possible de confectionner des copies de milieux enregistrés optiquement, par impression photographique par contact sur un support rigide ou souple que l'on peut lire aussi bien en réflexion qu'en transmission. Le milieu d'enregistrement par laser et de mémorisation de données selon la présente demande peut être fabriqué à partir de plaques photographiques et de films disponibles dans le commerce, ou à partir de variantes, ce qui permet de réaliser une économie. Il n'est pas nécessaire de procéder à une opération de traitement à température élevée et, par conséquent, on peut employer, comme matériaux de support, des pellicules photographiques ordinaires en matière plastique de faible prix ou d'autres matières plastiques disponibles, ce qui permet de confectionner des disques d'enregistrement munis d'un trou central, par une simple opération peu coûteuse d'estampage. La description qui suit concerne également un procédé photographique de report par diffusion d'argent en une seule opération, procédé permettant d'obtenir une couche superficielle non conductrice de l'électricité et possédant un pouvoir réfléchissant élevé, une épaisseur de 1 micron ou moins, contenue presque entièrement dans le support colloïdal, par exemple en gélatine. On a constaté que l'argent contenu dans l'émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent d'une plaque photographique ou d'un film peut être amené à la surface de cette émulsion à l'état de motif préalablement exposé, de manière à constituer un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser et de mémorisation, par application d'un procédé photographique nouveau d'obtention de tirages négatifs et de report par diffusion d'argent, ne comportant qu'une seule opération. On commence par réaliser sur l'une des faces de l'émulsion, à l'aide de radiations actiniques ou par d'autres procédés, un gradient de concentration de noyaux de précipitation d'argent, ce gradient étant tel que la concentration va en diminuant dans le sens de la profondeur, puis on met en oeuvre un procédé de développement et de report par diffusion d'argent à un seul bain, ne comportant qu'une seule opération, ce procédé étant essentiellement un procédé de développement de solution, destiné à assurer la concentration volumique de l'argent sur la surface contenant les noyaux de précipitation jusqu'à ce que cette surface devienne réfléchissante. Cette couche superficielle réfléchissante présente les caractéristiques suivantes: son épaisseur est nettement inférieure à 1 micron; son pouvoir réfléchissant est compris entre 15 % et 50 %; elle n'est pas conductrice de l'électri- cité et sa conductivité thermique est faible, étant donné que la matrice est en gélatine, ce qui a pour effet d'entretenir une forte concentration de petites particules et d'agglomérés de particules d'argent séparées et isolées les unes des autres par cette matrice en gélatine. Par suite, si cette couche est réfléchissante comme un métal, elle fond facilement comme une matière plastique, de telle sorte que sa sensibilité d'enregistrement est de l'ordre de celle du bismuth et du tellure et nettement supérieure à celle d'une couche mince et continue d'argent. Une étape importante du procédé consiste à exposer ou à activer superficiellement la surface destinée à être utilisée pour l'enregistrement de données ou, au contraire, qui doit demeurer vierge, ce procédé agissant essentiellement sur les grains d'halogénure d'argent qui se trouvent au voisinage de l'une des faces de l'émulsion. Une telle exposition ou une telle activation donne naissance à une image latente superficielle présentant un gradient d'exposition 2L en profondeur, la concentration de l'halogénure d'argent exposé ayant sa valeur maxima sur l'une des faces et sa valeur minima à l'intérieur de l'émulsion. La surface qui présente la plus forte concentration peut être aussi bien la surface qui est le plus éloignée du support que la surface qui en est voisine, suivant l'endroit o l'enregistrement par laser commence à frapper le milieu. C'est ainsi que si l'enregistrement par laser se fait sur la surface supérieure, c'est la face de.l'émulsion qui est le plus éloignée du support qui comporte la plus forte concentration en halogénure d'argent exposé. L'image latente superficielle peut comporter des images au sens d'un enregistrement photographique, ou bien elle peut recouvrir toute la surface, mais elle se trouve - toujours essentiellement sur une face de l'émulsion photographique, l'intérieur de cette émulsion contenant également une certaine quantité d'halogénure d'argent non exposé. On peut par exemple obtenir une telle image latente superficielle à l'aide de la lumière, en exposant volontairement à la lumière l'une ou l'autre des faces de l'émulsion photo-sensible, aux endroits o on effectuera l'enreaistrement de données, les zones restantes étant recouvertes d'un cache. Suivant une variante, on peut procéder au traitement de surface à l'aide d'un produit chimique tensio-actif, à savoir un agent de voilage, par exemple una- l'hydrazine ou un borohydrure (par exemple du borohydrure de potassium), destiné à provoquer, sur des émulsions d'halogénure d'argent, une activation d'images latentes superficielles analogue à une exposition à la lumière. Suivant une variante, au début de la confection de la plaque photographique ou du film en halogénure d'argent, on ajoute une couche très mince de gélatine renfermant des noyaux de précipitation d'argent, à la surface la plus éloignée du support ou au contraire à la surface la plus rapprochée de ce support, cette couche de gélatine constituant la base du pouvoir réfléchissant de l'une ou l'autre de ces deux surfaces. La seconde étape importante du procédé consiste à mettre en contact l'halogénure d'argent exposé, ou activé et non exposé, avec un bain unique contenant un agent révélateur de l'halogénure d'argent, destiné à développer l'image latente superficielle obtenue au cours de l'exposition ou de l'activation. En même temps, un solvant de l'halogénure d'argent contenu dans ce bain unique, de préférence un thio- cyanate soluble ou de l'hydroxyde d'ammonium, réagit rapidement avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé, de manière à constituer des ions argent complexés solubles, transportés par report par diffusion jusque vers les noyaux de l'image latente ou, suivant une variante, jusqu'à la couche contenant les noyaux, o l'argent des ions complexés est précipité en présence du révélateur de l'halogénure d'argent. Un tel procédé fournit une image en argent réfléchissant qui est le négatif de l'image latente exposée à la lumière ou activée superficiellement. On effectue l'enregistrement en perforant le composant réfléchissant à l'aide d'un faisceau laser de manière à percer, dans ce composant réfléchissant, un trou dont on pourra ultérieurement déceler la présence par toute une série de moyens, en particulier par les moyens suivants: pouvoir réfléchissant du trou plus faible; diffusion de la lumière par le trou; meilleure transmission de la lumière par ce trou. De plus, si l'on effectue l'enregistrement sur celle des faces qui est la plus éloignée du support, on peut assurer une telle détection par sondage mécanique de l'image en relief du trou. L'un des avantages du procédé décrit ci-dessus de confection d'un milieu réfléchissant d'enregistrement réside dans le fait qu'il permet d'assurer une fabrication peu coûteuse fournissant, sur le milieu, une couche d'argent à motif, réfléchissante, très précise et très mince, pouvant être utilisée pour l'enregistrement par laser sans qu'il soit nécessaire de faire appel à des procédés nécessitant des températures élevées, qui auraient l'inconvénient de limiter le choix des matériaux destinés à constituer le support. Plusieurs modes de mise en oeuvre du procédé selon l'invention peuvent faire appel à des opérations de fabrication en continu, mais l'invention couvre également les opérations en discontinu. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de mise en oeuvre, avec des variantes. Sur ces dessins, La Figure l est une vue en plan de dessus du milieu d'enregistrement selon l'invention; La Figure 2 est une vue de côté et en coupe, suivant la ligne 2-2 de la Figure 1; Les Figures 3 à 8 sont des vues détaillées du milieu d'enregistrement représenté sur la Figure 1, ces vues indiquant les résultats obtenus par différentes combinaisons de traitements photographiques destinés à l'obtention du milieu d'enregistrement définitif; Les Figures 9 à il sont des vues de côté et en coupe de trois variantes du milieu d'enregistrement représenté sur la Figure 1, ces vues correspondant à l'application de procédés de lecture ou d'écriture par laser. Sur chacune de ces trois figures, la référence 31 désigne un faisceau laser; La Figure 12 représente,-pour deux matériaux différents, des courbes de variation du rapport de contraste relatif pour une lecture par réflexion, en fonction de la puissance laser, en milliwatts, à la surface du milieu; La Figure 13 représente, pour deux matériaux, les courbes de variation du pouvoir réfléchissant (en %) en fonction du logarithme de l'exposition. Le procédé d'obtention d'un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser selon l'invention, comprend deux opérations principales, à savoir une première opération correspondant à la formation d'une image latente superficielle, suivie d'une opération de report par diffusion d'argent. I - Formation de l'image latente superficielle On assure la formation d'une image latente superficielle destinée à un milieu d'enregistrement par laser, en exposant à la lumière ou à un agent de voilage, une zone d'une émulsion photographique non exposée, aux endroits o on doit effectuer un enregistrement par laser. Suivant une variante, au début. de la confection de la plaque photographique ou du film en halogénure d'argent, on applique, sur la face la plus éloignée du support ou au contraire sur la face la plus rapprochée de ce support, une couche très mince de gélatine contenant des noyaux de précipitation d'argent, cette couche constituant la base du pouvoir réfléchissant de l'une ou l'autre de ces deux surfaces. En vue d'enregistrer des repères de réglage sur le milieu, on peut soit masquer une partie de l'émulsion à l'aide d'un cache, soit exposer préalablement cette partie de l'émulsion puis la développer chimiquement avant cette opération de formation de l'image latente superficielle. Suivant une forme de réalisation concrète, ce milieu consiste en un disque, représenté sur la Figure 1, mais ce pourrait être tout aussi bien une plaque ou une bande de film. Le disque 11 de la Figure 1 présente un pourtour intérieur 13 et un pourtour extérieur 15. La surface délimitée par ce pourtour intérieur 13 est vide, ce qui permet d'utiliser un collier de centrage pour maintenir ce disque 11 sur un axe en vue de sa rotation à grande vitesse. Comme on vient de le signaler, le milieu d'enregistrement selon l'invention peut se présenter sous la forme d'un disque, mais cela n'est pas indispensable à son fonctionnement. C'est ainsi par exemple que ce milieu d'enregistrement peut consister en une feuille plate, par exemple carrée, munie en son centre d'un moyeu au lieu d'un trou. Ce milieu d'enregistrement peut encore consister en une plaque rectangulaire non rotative. En fait, les disques rotatifs sont préférables pour un accès éventuel rapide à une quantité moyenne de données, tandis que les plaques rectangulaires non rotatives, empilées les unes sur les autres, sont préférables si l'on veut avoir éventuellement accès, à une vitesse plus faible, à de grandes quantités de données, en choisissant mécaniquement l'une des plaques puis en la balayant à l'aide de moyens mécaniques et électro-optiques. Le disque représenté sur la Figure 1 est divisé, par des moyens photographiques, en des zones d'enregistrement et des zones sans enregistrement. C'est ainsi par exemple qu'une première couronne d'enregistrement 17 pourrait être séparée d'une seconde couronne d'enregistrement 19, par une couronne neutre 21. Une telle couronne neutre peut avoir pour rôle de séparer différents domaines d'enregistrement, de porter des informations de réglage (par exemple des signaux de réglage temporel) et de constituer un espace libre pour loger les transducteurs de lecture et d'enregistrement de données lorsque ces transducteurs ne se trouvent pas au-dessus des zones d'enregistrement. De telles bandes neutres sont avantageuses, mais elles ne sont pas indispensables à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Il convient de noter que les zones d'enregistrement sont destinées à l'enregistre- ment de données et de signaux de réglage, tandis que la bande neutre, bien que n'étant pas destinée à l'enregistrement de données, peut comporter des enregistrements de signaux de réglage. La zone d'enregistrement 19 est représentée comme comportant toute une série de lignes de guidage 23 concentriques, réparties suivant des circonférences. Ce sont des lignes minces qui délimitent les intervalles entre les trajectoires circulaires sur lesquelles sont enregistrées les données. Le motif formé par de telles lignes est appliqué photographiquement, comme on l'expliquera ci-après en se reportant aux Figures 3 à 8. La Figure 2 est une vue de côté et en coupe du milieu d'enregistrement de la Figure 1. Ce milieu consiste en un support 27, qui est une couche constituée par une feuille, éventuellement transparente ou translucide, formant de préférence une pièce aux dimensions stables, par exemple en verre ou en une matière plastique utilisée comme base de pellicules photographiques. Les matériaux opaques peuvent convenir dans les applications de l'invention pour lesquelles le support n'a pas à être traversé par de la lumière. Suivant que ce support est transparent ou opaque, le faisceau lumineux de l'appareil de reproduction immédiate, lorsqu'il a happé une zone enregistrée, traverse le support ou bien est absorbé par ce dernier avec très peu de réflexion. Si le support est en un matériau qui absorbe la lumière, il peut être absorbant pour les longueurs d'onde du faisceau d'enregistrement ou pour celles du faisceau de lecture, ou de préférence pour les deux. Les matériaux les plus couramment utilisés pour les pellicules photographiques sont le poly- térephtalate de polyester, le polycarbonate ou le triacétate de cellulose. Dans le cas o le support est en un matériau transparent, l'enregistrement des données et leur lecture par réflexion peuvent se faire à travers le support, comme représenté sur les Figures 10 et 11, ou bien sur la face qui est le plus éloignée de ce support, comme représenté sur la Figure 9 (sur les Figures 9 à 11, la référence 31 désigne un faisceau laser). Pour la lecture par transmission, on peut faire appel aux formes de réalisation représentées sur les Figures 10 et 11. Si le support est en un matériau qui absorbe la lumière, la lecture ne peut se faire que par réflexion et il convient d'employer la forme de réalisation représentée sur la Figure 9. L'épaisseur du support est sans grande importance lorsque le faisceau laser est dirigé vers la surface, comme représenté sur-la Figure 9, mais toutefois ce support doit avoir une épaisseur suffisante pour-posséder une bonne résistance à la rupture. Dans le cas o le faisceau laser traverse un support transparent (Figures 10 et 11), il faut, pour que ce faisceau demeure focalisé, que l'épaisseur de ce support transparent soit très régulière (ce qui est possible, par exemple, avec du verre flotté ou avec du verre étiré de qualité élevée). En outre, l'épaisseur du support peut être fonction des dimensions d'ensemble du milieu d'enregistrement utilisé; c'est ainsi par exemple que, dans le cas d'un disque de 30 cm de diamètre, une épaisseur de 3 mm peut convenir. Le support 27 a pour rôle de porter un revêtement 29 d'une émulsion d'halogénure d'argent, appliqué de façon uniforme sur ce support d'une manière connue et qui est transformé, par formation d'une image latente superficielle et par report par diffusion d'argent, en composants 32 et 33 (Figures 9, 10 et 11). Un tel procédé de formation de la couche réfléchissante 32 ne nécessite, dans l'émulsion, la présence d'aucune constituant chimique autre qu'un halogénure d'argent de type classique maintenu dans un support colloïdal approprié, de préférence de la gélatine. L'émulsion peut - comporter également des sensibilisateurs optiques et chimiques, des agents anti-voile, des produits de stabilisation, des agents de du'rcissement et des agents d'humidification. Toutefois, lorsque l'on utilise des plaques photographiques ou des pellicules du commerce, il se peut qu'elles possèdent certaines propriétés physiques ou qu'elles contiennent certains produits chimiques d'addition, qui risquent tout aussi bien de conduire à des résultats avantageux ou désavantageux. L'un des avantages assurés par la gélatine tient au fait que son point de fusion est relativement bas (à savoir inférieur i 400'C), ce qui facilite l'enregistrement par laser. De tels supports à bas point de fusion sont préférés dans le cas de l'invention. Si l'on utilise, dans l'émulsion, une teinture de filtration pour obtenir un gradient d'exposition en ce qui concerne l'exposition à des radiations actiniques, il faut choisir une teinture qui ne risque pas d'être emprisonnée dans la couche 32 pour y former une surface rayée présentant un pouvoir réfléchissant non uniforme.- Des émulsions d'une épaisseur comprise entre 3 et 6 microns conviennent bien car elles renferment une quantité d'halogénure d'argent suffisante pour assurer la formation de la couche réfléchissante par les opérations de formation d'un complexe et de report par diffusion. Si l'on utilise des émulsions commerciales plus épaisses, qui nécessitent donc des durées de traitement plus longues, la couche réfléchissante risque d'être trop épaisse ou trop conductrice de la chaleur pour qu'il soit possible d'enregistrer à l'aide de lasers de faible puissance. Plus le revêtement est épais, plus la puissance du faisceau laser doit être élevée pour pouvoir traverser ce revêtement; de plus, une plus grande conductivité thermique a pour conséquence que la chaleur s'échappe plus rapidement de la zone en cours d'enregistrement, de sorte qu'il faut disposer d'une plus grande puissance d'enregistrement. Si l'on désire obtenir une émulsion durcie, il peut être avantageux de durcir ou de réticuler la gélatine après formation de la couche réfléchissante 32. Si l'on a commencé par durcir l'émulsion, elle se gonfle légèrement au cours du traitement par bain unique, ce qui a pour effet de ralentir la dissolution de l'halogénure d'argent et la formation du complexe, et, par suite, d'augmenter la durée des opérations. Les petits grains d'halogénure d'argent que l'on trouve couramment dans les plaques photographiques de forte résolution ou de définition élevée disponibles sur le marché et qui sont utilisés pour la confection de caches, pour l'holographie et l'enregistrement à résolution élevée, conviennent particulièrement bien pour la confection de matériaux réfléchissants d'enregistrement par laser. De telles émulsions ont une granulométrie moyenne de 0,05 micron et un étalement de l'ordre de 0,007 micron. En particulier, la plaque Millimask HD fabriquée par Agfa-Gevaert a une granulométrie moyenne de 0,035 micron et un étalement de 0,0063 micron. Les grains fins ont pour effet de réduire le plus possible les microvariations du pouvoir réfléchissant et de l'épaisseur de l'élément réfléchissant et, par suite, de permettre l'enregistrement et la lecture de trous plus petits que dans le cas d'émulsions à grains plus gros. De plus, les émulsions à grains fins se dissolvent plus rapidement en raison de leur rapport surface/volume plus élevé, ce qui diminue la durée du traitement. Les plaques de verre recouvertes d'une émulsion à résolution élevée possédant de telles caractéristiques sont disponibles sur le marché et elles sont connues sous le nom de plaques photographiques servant à la confection de caches destinés à la réalisation de circuits intégrés à semi- conducteurs. C'est ainsi par exemple que l'on peut citer comme plaques revêtues d'une émulsion convenant bien à la présente invention, les plaques fabriquées par la société Agfa-Gevaert de Belgique, par la société Konishiroku Photo Industries Co., Ltd. au Japon et par la société Eastman Kodak Company. Le composant réfléchissant brillant 32, représenté sur les Figures 9, 10 et 11, résulte du traitement photographique par bain unique décrit dans la présente demande, mais l'argent est présent d'abord sous la forme d'halogénure et, au début, l'émulsion n'a pas de pouvoir réfléchissant. Au début, l'argent du composant réfléchissant 32 se trouve dans l'émulsion photographique 29, dont la composition est uniforme. Une sous-couche neutre (non représentée) est normalement utilisée pour fixer le support 27 à l'émulsion 29. A la suite de la transformation photographique selon l'invention, l'émulsion 29 (Figure 2) fournit un composé réfléchissant 32 à la surface de l'émulsion (Figure 9) avec, audessous de ce composant 32, une sous-couche 33 à faible pouvoir réfléchissant. L'épaisseur de la couche réfléchissante 32 est déterminée plus nettement lorsque l'on introduit des noyaux en cours de fabrication ou lorsque l'on utilise un agent de voilage en vue de l'activation superficielle. Ainsi, bien que les Figures 9, 10 et il donnent au composant réfléchissant 32 des limites bien nettes, il n'en est pas de même si l'on procède à une exposition à la lumière, et, dans ce cas, la concentration diminue et se Prolonge dans la sous-couche 33. De la sorte, lorsque l'on procède à une exposition à la lumière, la souscouche 33, bien qu'elle ne soit pas complètement dépourvue d'argent, en contient beaucoup moins que la composante réfléchissante 32. Du point de vue optique, la sous-couche 33 est soit incolore, soit d'une couleur rougeâtre laissant passer les radiations rouges d'une longueur d'onde d'au moins 630 nanomètres. La sous-couche 33 a tendance à être parfaitement incolore ou légèrement jaune si l'halogénure d'argent qu'elle renferme n'est pas soumis à la formation d'une image latente. Cette sous-couche 33 a tendance à avoir une couleur ambrée ou rouge s'il s'y produit la formation d'une image latente. Comme expliqué ci-après, on obtient une meilleure définition du composé réfléchissant si l'on utilise un agent de voilage pour la formation des images latentes superficielles. Etant donné que l'on peut régler la profondeur de pénétration de l'agent de voilage, par exemple en réglant la durée pendant laquelle l'émulsion est plongée dans l'agent de voilage, l'halogénure d'argent non voilé situé plus bas que cette profondeur de pénétration constitue la sous- couche 33. Du fait que l'argent contenu dans la zone d'halogénure d'argent non voilé pénètre ultérieurement dans la solution sous la forme d'un complexe d'argent, dont une certaine partie se dépose sur des noyaux d'argent du composant réfléchissant 32, la sous-couche 33 devient pratiquement incolore et elle est constituée essentiellement par de la gélatine. Au contraire, si l'on procède au traitement de l'image latente superficielle par exposition à la lumière, la profondeur du traitement est plus difficile à régler, mais elle est toutefois facilitée par des teintures de filtrage. Le rôle d'une teinture de filtrage est d'atténuer les radiations actiniques dans toute la profondeur de l'émulsion de façon qu'il ne se forme une image latente superficielle que sur une fraction de l'épaisseur de cette émulsion. Des teintures de filtrage ont en général une largeur de bande étroite, et elles absorbent soit la lumière bleue soit la lumière verte, mais pas les deux. Par conséquent si l'on utilise une teinture de ce type, la largeur de bande de la radiation 246 1323 actinique doit elle aussi être faible ou bien il faut filtrer convenablement cette radiation, faute de quoi il pénétrerait dans l'émulsion une trop forte quantité de radiations actiniques. Par suite, d'une façon générale, l'exposition à une radiation actinique ne permet pas d'obtenir une limite bien nette entre les zones de formation d'images latentes superficielles et les zones sans formation d'images latentes. Au contraire, on a un gradient avec une formation nette d'images latentes superficielles au voisinage immédiat de la source lumineuse, o l'exposition est la plus forte, et une formation plus faible d'images latentes, plus loin de la source lumineuse, o l'exposition est très faible. Dans ce cas, le bain unique révèle l'image latente faible de la sous- couche 33, qui, de la sorte, constitue une base de noyaux en vue de nouveaux dépôts d'argent provenant du complexe d'argent,* avec pour conséquence que cette sous-couche prend une couleur rouge ou ambrée. Chacun des procédés de traitement d'images latentes superficielles conduit à un gradient d'exposition avec une plus grande concentration de l'halogénure d'argent exposé au voisinage de la surface de l'émulsion, là o l'exposition est le plus forte. Des.fractions des grains d'halogénure d'argent exposés et partiellement révélés deviennent des noyaux d'argent, dans lesquels l'argent se forme à partir de complexes d'ions d'argent au cours du report par diffusion. Lorsque c'est sur la face de l'émulsion qui est le plus éloignée du support que l'on veut obtenir la plus forte concentration en grains exposés d'halogénure d'argent, on peut appliquer l'un ou l'autre des deux procédés de traitement des images latentes superficielles. Au contraire, lorsque c'est au voisinage du support que l'on veut avoir la surface présentant la plus forte concentration en halogénure d'argent exposé, dans ce cas les noyaux doivent être inclus en cours de fabrication ou bien une exposition aux radiations actiniques à travers le support transparent est nécessaire pour la formation de l'image latente superficielle. Dans ce cas, il faut nécessairement utiliser une émulsion fortement teintée d'une teinture de filtration pour obtenir une concentration 246132 3 d'images latentes superficielles au voisinage du support. On peut procéder, avant la révélation par bain unique, à un développement photographique rapide, pour favoriser la formation des noyaux de précipitation d'argent, avant la formation du complexe d'argent et, de la sorte, augmenter le report par diffusion et le pouvoir réfléchissant au voisinage du support. En raison de la constante diélectrique du verre, il faut assurer une concentration en volume de l'argent beaucoup plus forte, pour obtenir le même pouvoir réfléchissant que dans le cas d'une couche réfléchissante sur une face de l'émulsion. La couche nécessaire de noyaux de précipitation d'argent à concentration élevée sur le support ou sur la face qui est le plus éloignée de ce support peut être appliquée au cours du procédé de fabrication de la pellicule ou de la plaque photographique. Une fois que sont formés des cratères pénétrant dans le composant réfléchissant 32, on peut lire les données contenues dans ces cratères d'après les variations du pouvoir réfléchissant du composant réfléchissant brillant dans tout le spectre visible et dans l'infrarouge proche, o s'arrête pratiquement le pouvoir réfléchissant, étant donné que l'élément réfléchissant 32 devient de plus en plus transparent et, par conséquent, de moins en moins réfléchissant. On peut également détecter les cratères par la transmission de la lumière rouge, à la condition que l'opacité de la couche réfléchissante soit suffisamment grande, pour la longueur d'onde choisie, pour permettre de détecter les cratères par différence de transmission de la lumière. Il convient de remarquer que les zones d'enregistre- ment 17, 19 et la bande neutre 21 (Figure 1) consistent au début en une émulsion d'halogénure d'argent recouvrant un support. Par conséquent, les dénominations "zones d'enregistre- ment" et "zones neutres" sont arbitraires car, si on le voulait, on pourrait utiliser toute la surface pour l'enregistrement. Cependant, par commodité, il est préférable de considérer certaines zones comme étant des zones neutres (c'est-à-dire non destinées à l'enregistrement). La limite entre zones d'enregistrement et zones neutres est constituée par des lignes concentriques, de même que les lignes de guidage de la Figure 1, qui sont fortement agrandies. Dans un cas concret, les lignes de guidage 23 consistent en des circonférences concentriques très rapprochées les unes des autres ou en une spirale aux spires très rapprochées, les données étant enregistrées sur les lignes ou entre les lignes. Ces lignes de guidage, ainsi que les lignes frontières des zones neutres, peuvent être imprimées photographiquement sur le milieu d'enregistrement avant tout enregistrement de données. De plus, d'autres informations alpha-numériques ou informations fondamentales de données destinées à constituer une partie permanente du milieu d'enregistrement peuvent également être appliquées photographiquement sur le milieu d'enregistrement, au cours de l'un des premiers stades du cycle de traitement, étant donné que ces informations doivent devenir un élément permanent du milieu d'enregistrement. L'un des avantages de l'invention réside dans le fait que l'information permanente que l'on doit enregistrer préalablement sur le milieu d'enregistrement selon l'invention peut être appliquée selon des procédés photographiques, étant donné que le matériau de départ du milieu d'enregistrement eat une plaque photographique non exposée, que l'on trouve facilement dans le commerce, utilisée pour la confection de circuits intégrés à semi-conducteurs ou de matériaux à base de pellicule de qualité identique. L'une des principales caractéristiques des matériaux photo-sensibles à émulsion d'halogénure d'argent convenant à la présente invention, tient à la finesse des grains grâce à laquelle la réflexion est réduite au minimum et des trous de très petites dimensions peuvent présenter des variations mesurables de leur pouvoir réfléchissant. Des grains plus gros conduiraient à une granulométrie plus grande qui aurait tendance à masquer les variations de la réflexion provoquées par de petits trous. L'enregistrement préalable des informations peut s'effectuer en masquant certaines zones comme expliqué dans la présente description. Après traitement photographique, ces informations préalablement enregistrées peuvent être lues par réflexion, du fait que les zones d'enregistrement préalable sont soit des zones blanches d'argent ayant un pouvoir de réflexion élevé, soit des zones noires d'argent à faible pouvoir de réflexion, soit encore des zones en gélatine transparente ayant un faible pouvoir réfléchissant. Les procédés photographiques utilisés pour l'enregistrement préalable d'informations de réglage et de base de données sont liés intimement à la fabrication de caches pour émulsions dans l'industrie des semi-conducteurs. Grâce à ces procédés de fabrication de caches, on peut obtenir des lignes d'une épaisseur d'un micron. Les Figures 3 à 8 illustrent certains procédés de réalisation d'un motif à lignes préalablement enregistrées. Dans le cas de la Figure 3, le milieu 11 de l'émulsion d'halogénure d'argent à grains fins est exposé aux radiations actiniques dans les zones destinées à l'enregistre- ment de données, tandis que le motif de lignes constitué par les lignes circulaires 23a, 23b et 23c est à l'abri de ces radiations. Un tel procédé permet d'obtenir la formation d'une image latente superficielle dans les zones d'enregistrement de données. On retire ensuite le cache des zones masquées puis on soumet l'émulsion au traitement par bain unique, décrit dans la présente demande, qui assure la formation de la surface réfléchissante destinée à l'enregistrement par laser sur la partie 11 de la Figure 4. Si les zones à enregistrer doivent être activées par des radiations actiniques, il est préférable que l'émulsion renferme une teinture de filtration qui absorbe les radiations actiniques, afin que l'image latente des noyaux d'argent soit concentrée à la surface. Il est préférable d'employer une teinture de filtration, mais toutefois cela n'est pas indispensable pour l'obtention d'une surface réfléchissante. Si l'on n'utilise pas une teinture de filtration, le gradient de concentration en argent ne baisse pas aussi rapidement de la surface du support vers l'intérieur, et dans certains cas il peut être nécessaire, pour effectuer l'enregistrement, d'utiliser un faisceau laser de plus grande puissance. Il existe deux raisons principales pour que l'argent se concentre sur la surface qui est le plus éloignée du support, si l'on n'emploie pas de teinture de filtration. En premier lieu, les photons qui irradient la surface sont absorbés par l'halogénure d'argent en formant des atomes d'argent; de la sorte il se produit une exposition plus forte à la surface de l'émulsion que dans la masse. En-second lieu, lorsque l'on plonge l'émulsion dans le bain unique, les noyaux d'argent situés à la surface se développent par croissance chimique plus rapidement que les noyaux d'argent situés dans la masse, étant donné qu'ils sont les premiers à venir en contact avec le révélateur. Par-conséquent, lorsque commence la partie du développement en bain unique qui représente le développement physique en solution, il se précipite une plus grande quantité d'ions argent complexés,aux endroits de la surface o les noyaux d'argent sont plus gros et plus nombreux. En outre, on sait qu'il faut quatre atomes d'argent par grain d'halogénure d'argent pour que ce grain puisse participer à la croissance chimique. Par conséquent, toute absorption par l'halogénure d'argent a pour conséquence une plus grande probabilité pour les grains d'halogénure d'argent situés à la surface que pour les grains intérieurs, de posséder les quatre atomes d'argent réduit. Comme plaques photographiques disponibles sur le marché et renfermant des teintures de filtration, on peut citer la plaque Eastman Kodak's High Resolution Plate - Type II, et trois plaques Agfa-Gevaert, à savoir les plaques dites Millimask Negative, Millimask Reversal et Millimask Precision Flot HD. Il faut des teintures de filtration plus denses que celles- ci pour assurer le pouvoir réfléchissant voulu sur celle des faces qui est le plus voisine du support. Les lignes circulaires 23a, 23b et 23c qui étaient masquées par un cache, constituent des lignes de guidage de faible pouvoir réfléchissant, destinées à faire savoir si le laser d'enregistrement enregistre bien la piste prévue pour- les- données, ou au contraire s'il s'est écarté de cette piste. En vue de fournir des renseignements complémentaires au dispositif d'asservissement, les lignes de guidage peuvent comporter un motif présentant des surfaces réfléchissantes et des surfaces non réfléchissantes, tel que celui qui est représenté sur la Figure 5, permettant de savoir si la correction à effectuer nécessite un déplacement vers la droite ou vers la gauche. Il convient de remarquer que les lignes de guidage de droite et de gauche peuvent fournir des signaux de fréquences différentes au dispositif de reproduction immédiate. Le petit motif en pointillé représenté sur la figure peut être obtenu à l'aide d'un cache, ou par interruption du faisceau laser d'enregistrement photographique. Afin que les lignes de guidage ou tous autres repères se présentent sou l'aspect d'argent noir à faible pouvoir réfléchissant, contrairement aux repères transparents en gélatine étudiés plus haut, on pourrait exposer les lignes de guidage à travers un cache ou en utilisant un faisceau laser continu ou interrompu. La Figure 6 illustre la réalisation de tels repères dans le cas o on utilise d'abord des radiations actiniques pour exposer les lignes de guidage 43a, 43b, 43c, la surface restante 41 étant masquée. On procède ensuite à un développement chimique normal ou développement direct pour obtenir un motif en noir, de faible pouvoir réfléchissant, tel que celui qui est représenté sur la Figure 7. On ne fait appel à aucun moyen de fixation étant donné que l'halogénure d'argent contenu dans la zone 41 est utilisé dans le traitement ultérieur par bain unique pour la formation de zones réfléchissantes. Il convient de noter également que les lignes 43a, 43b et 43c pourraient être interrompues de manière à former un tracé en pointillé comme celui de la Figure 5. Les lignes de guidage et, éventuellement, d'autres repères étant enregistrés en argent noir, l'opération suivante consiste à exposer l'image latente superficielle des zones restantes en vue de l'enregistrement par laser. On procède à la formation de l'image latente superficielle dans la zone d'enregistrement 41 de la Figure 8 ainsi que dans la zone d'enregistrement 11 de la Figure 4 signalée plus haut, en appliquant l'un des trois procédés suivants: 1) par exposition de la zone non exposée d'enregistrement de données constituée par une émulsion d'halogénure d'argent, à une radiation actinique, par exemple la radiation d'une lampe à arc de mercure, d'une lampe à - 22 incandescence, d'une lampe éclair au xénon, l'émulsion contenant une teinture de filtration qui arrête toute la bande de radiations actiniques; 2) par une activation superficielle d'un agent de voilage, par exemple de l'hydrazine en solution aqueuse ou à l'état gazeux, ou encore du boro- hydrure de potassium en solution aqueuse; ou 3) en appliquant une couche de noyaux de précipitation d'argent au voisinage de la surface de l'émulsion, aux endroits o on veut former l'image superficielle latente. La formation de l'image superficielle latente doit être suivie du traitement décrit ci-après. Lorsqu'il s'agit de former des images superficielles latentes à l'aide d'un agent de voilage, il est sans importance que la teinture de filtration ait été chassée au cours de l'opération préalable de développement. On peut assurer l'activation superficielle de l'émulsion soit en la trempant pendant quelques secondes dans un agent de voilage (par exemple un support aqueux renfermant de l'hydrazine), soit par exposition à de l'hydrazine à l'état gazeux pendant quelques minutes. On peut réduire au minimum la pénétration de l'agent de-voilage dans la masse de l'émulsion en partant d'une émulsion sèche. Après développement au bain unique, le milieu d'enregistrement laser une fois terminé a l'aspect qui est représenté sur la Figure 5 ou la Figure 8. Il convient de remarquer que les repères noirs de réglage (43) préalablement enregistrés (Figure 8) sont des zones ayant un pouvoir réfléchissant faible par rapport à celui des zones d'enregistrement 41 en argent brillant. A l'aide d'un agent de voilage, on forme des noyaux dans lesquels l'argent à l'état d'ions complexés peut être réduit et absorbé. Au lieu d'employer un agent de filtration, on peut introduire, dans l'émulsion non exposée d'halogénure d'argent, des noyaux de précipitation d'argent préalablement confectionnés, par exemple en cours de fabrication. Les pellicules à développement immédiat que l'on trouve sur le marché et qui sont fabriquées par la société Polaroid-Land, comportent de telles couches de noyaux au contact de l'émulsion d'halogénure d'argent. Il convient de noter que l'emploi de couches de noyaux de précipitation d'argent incorporées à l'émulsion n'interdit pas l'utilisation de repères de réglage préalablement enregistrés. Les zones neutres (c'est-à-dire qui ne sont pas destinées à l'enregistrement de données) peuvent d'abord être exposées, puis développées chimiquement jusqu'à obtention d'argent noir à faible pouvoir réfléchissant, sans être fixées. On soumet ensuite toute la plaque à un développement dans un bain unique, de manière à obtenir des zones réfléchissantes d'enregistrement de données. Un autre procédé de formation d'images latentes superficielles-consiste à exposer la zone d'enregistrement de données à une radiation actinique. Il est bon que le milieu contienne une teinture de filtration afin de limiter l'exposition à la surface du support, mais cette teinture risque d'être chassée si l'on-a préalablement traité le milieu, par exemple pour former des repères de réglage en argent noir. On peut remédier à cet inconvénient par teinture après achèvement du développement chimique ou par utilisation, au cours de la fabrication de l'émulsion, d'une teinture de filtration permanente non soluble qui ne risque pas de provoquer un pouvoir réfléchissant non uniforme. Le traitement par bain unique peut s'effectuer de la même manière que dans le cas décrit plus haut de l'activation de l'agent de voilage. De plus, on peut éventuellement, avant le traitement au bain unique, effacer les zones en argent noir créées par la première exposition et par le développement. Les procédés de formation d'images latentes superficielles conduisent à un gradient d'exposition dans le sens de la profondeur, la concentration en halogénure d'argent exposé ayant sa valeur maxima sur la face de l'émulsion o l'exposition est la plus forte. Cette concentration diminue à mesure que l'on pénètre à l'intérieur (et de façon assez rapide dans le cas d'agents de voilage), de telle sorte que la concentration de l'halogénure d'argent exposé est faible dans toute la masse de l'émulsion. Dans le cas d'exposition à des radiations actiniques, la concentration en volume de la formation d'images latentes baisse de façon continue à partir 24 2461323 - 24 6 - de la face exposée et elle atteint sa valeur minima sur la surface opposée de l'émulsion, ou au voisinage de celle-ci. La concentration de l'halogénure d'argent non exposé est inversement proportionnelle à la concentration par exposition. Après traitement au bain unique, la concentration en volume de particules d'argent réfléchissantes sur celle des faces - réfléchissantes qui est le plus éloignée du support est supérieure à la concentration la plus faible dans la masse de l'émulsion, dans un rapport supérieur à 5/1. Le composantréfléchissant 32 des Figures 9 à l1 provient donc de l'argent contenu dans l'émulsion d'halogénure d'argent. Ce composant d'argent réfléchissant peut se trouver sur l'une ou l'autre des deux faces de l'émulsion et il s'y concentre, mais l'épaisseur de ce composant réfléchissant n'est pas nettement définie lorsque ce composant a été obtenu par exposition à des radiations actiniques, étant donné que certaines radiations pénètrent jusqu'au-dessous de la surface de l'émulsion et qu'il se forme une image latente d'argent. L'avantage que présente, par rapport à l'exposition à des radiations actiniques, l'utilisation d'un agent de voilage pour la formation d. 'images latentes superficielles réside dans le fait qu'un tel agent de voilage assure la formation d'une couche réfléchissante mieux définie et une concentration d'argent plus faible dans la masse de l'émulsion.- Avec l'un ou l'autre de ces procédés, l'halogénure d'argent dans une émulsion photographique que l'on peut se procurer facilement, constitue le matériau de départ pour la formation du milieu d'enregistrement par laser selon l'invention, et l'on peut considérerque le produit fini est constitué par des particules d'argent dans une matrice diélectrique engélatine, l'halogénure étant chassé pendant le traitement au bain unique.. Pour utiliser le milieu d'enregistrement par laser selon l'invention, on focalise de la lumière laser sur un point de l'élément réfléchissant, soit en projetant cette lumière sur la face la plus éloignée du support, soit en faisant passer un faisceau laser dans un support transparent. Pour l'enregistrement par laser, par opposition à la mémorisation de données, le pouvoir réfléchissant de la couche réfléchissante doit de préférence être compris entre 15 % et 50 %; par conséquent, la fraction restante de la radiation incidente (à savoir une proportion comprise entre 85 % et 50 %) est absorbée par le composant réfléchissant, ou bien elle le traverse partiellement. L'énergie absorbée a pour effet de déformer ou de fondre la gélatine qui supporte le composant réfléchissant, ce qui diminue le pouvoir réfléchissant à l'endroit o tombe le faisceau laser et assure un contraste convenable dans la lecture par réflexion des données enregistrées. Dans le cas d'applications à la mémorisation de données, c'est-à-dire la lecture laser mais non pas l'enregistrement, le pouvoir réfléchissant peut être aussi élevé que possible et l'épaisseur de la couche réfléchissante est sans importance. Le composant réfléchissant 32 est au- dessus de la sous-couche, dans le cas des Figures 9 et 11, mais il est appliqué contre le support dans le cas de la Figure 10. Dans ces trois cas, on peut faire appel à un procédé de lecture par réflexion comme par exemple celui qui est décrit dans le brevet des E.U.A. 3.657.707. Dans les cas représentés, le faisceau laser d'enregistrement ne doit obligatoirement agir que sur le composant réfléchissant et il n'est pas nécessaire qu'il pénètre dans la masse du composant 33. Dans le cas de la Figure 9, le support peut aussi bien laisser passer la lumière ou être opaque, pour une lecture par réflexion, mais il doit être transparent au faisceau laser de lecture, s'il s'agit d'une lecture par transmission. Le composant 33 consiste en un complexe de gélatine et d'argent, de couleur rouge ou ambrée, si, pour la formation du composant 32, on utilise une teinture soluble de voilage et si l'on effectue une exposition aux radiations actiniques; au contraire, ce composant 33 doit être essentiellement constitué par de la gélatine transparente si l'on procède à une activation de l'agent de voilage ou si l'émulsion a été préalablement confectionnée avec inclusion d'une couche de noyaux de précipitation d'argent. La couleur du composant 33 a peu d'effet sur les procédés de lecture par réflexion, mais elle peut constituer uninconvénient dans le cas de procédés de lecture par transmission. Si ce composant 33 est rouge, la lecture par transmission, peut s'effectuer dans une certaine mesure si l'on utilise un faisceau laser rouge ou dans l'infrarouge proche, à la condition que l'opacité du revêtement réfléchissant non perturbé arrête environ 90 % de la lumière et que les cratères enregistrés laissent passer au moins environ 50 % de la lumière. Si le composant 33 consiste essentiellement en gélatine transparente, il permet des lectures par transmission avec un faisceau laser vert ou bleu; et, du fait que le composant réfléchissant est plus opaque pour ces longueurs d'onde, on obtient un meilleur contraste que dans le cas d'un faisceau laser rouge ou infrarouge utilisé pour la lecture par transmission. La Figure 10 représente une disposition que l'on pourrait obtenir par exposition photographique, à l'aide de radiations actiniques bleues ou vertes contenues dans une bande étroite, traversant un support transparent 27 et venant frapper une émulsion fortement teintée pour diminuer la bande étroite de radiations actiniques. On peut obtenir ce résultat en utilisant des teintures solubles de filtration, faciles à trouver sur le marché, possédant des propriétés convenables d'absorption. Les teintures contenues dans les plaques photographiques du commerce ne permettent pas d'obtenir le pouvoir réfléchissant désiré. Après le traitement final, le composant 33 est de couleur rouge ou ambrée. L'enregistrement et la lecture par réflexion s'effectuent à travers le support. La lecture par transmission peut être réalisée dans une certaine mesure à l'aide d'un faisceau laser rouge, ou dans l'infrarouge proche, à la condition que l'opacité du revêtement réfléchissant arrête 90 % des radiations du faisceau de lecture et que les cratères enregistrés laissent passer au moins 50 % de la lumière. Si l'on réalise une telle configuration en utilisant une émulsion dans laquelle on a introduit, en cours de fabrication, une couche de noyaux de précipitation d'argent, le composant 33 doit consister essentiellement en gélatine transparente et la lecture par transmission peut s'effectuer également en bleu et en vert, comme expliqué au paragraphe précédent. La Figure 11 représente une configuration suivant laquelle le support et la sous-couche laissent tous deux passer les radiations du spectre visible et les radiations de l'infrarouge proche. Cette configuration présente cet avantage que la couche 32 peut être revêtue d'une couche protectrice plate, neutre du point de vue optique, destinée à enrober la couche 32. On ne pourrait pas utiliser une couche protectrice de ce type dans le cas de la Figure 9, étant donné que cette couche protectrice se trouverait sur le trajet optique. La configuration représentée sur la Figure 11 présente également, par rapport à celle de la Figure 10, cet avantage que l'on obtient plus facilement, par le procédé décrit, des pouvoirs réfléchissants plus élevés. Le composant 33 en gélatine transparente peut être obtenu par activation superficielle par un agent de voilage ou par une exposition à des radiations actiniques éloignées du support d'une émulsion fortement chargée d'une teinture de filtrage, de façon que pratiquement aucune image latente d'argent dans la masse de l'émulsion ne soit réduite au cours du développement par bain unique. Une telle configuration peut également être obtenue au moyen d'une émulsion dans laquelle a été introduite une couche de noyaux de précipitation d'argent au moment de la fabrication, à l'endroit de la couche 32. Dans ce cas, le composant 33, en plus du fait qu'il permet d'effectuer une lecture par réflexion avec des longueurs d'onde du spectre visible et de l'infrarouge proche, permet la lecture par transmission à ces longueurs d'onde par de la lumière laser traversant le support 27 et qui parvient au composant 33 en gélatine transparente qui traverse le cratère 30 du composant 32. Les Figures 9, 10 et 11 montrent le revêtement d'émulsion 29 appliqué sur le support 27, recouvert par un composant brillant 32 présentant un cratère 30 creusé par le faisceau laser désigné par les rayons 31, et qui entame ce composant brillant. On maintient la dimension de ces cratères à une valeur minimum, de préférence de l'ordre d'un diamètre de 1 micron et, en tout cas, d'un diamètre ne dépassant pas quelques microns, pour obtenir de fortes densités de données. Les données inscrites à l'aide de la lumière laser sont enregistrées dans les zones d'enregistrement 17, 19 représentées sur la Figure 1, désignées par la lettre R. Comme signalé plus haut, ces zones d'enregistrement peuvent contenir également des données de base préalablement enregistrées et des repères de réglage qui peuvent occuper pratiquement toute la surface du milieu. Aucune donnée n'est enregistrée dans la bande neutre 21, désignée par la lettre G, mais cette zone peut comporter des repères de réglage. Les repères de réglage de l'une quelconque de ces zones peuvent être inscrits selon des procédés photographiques ou pyrographiques, comme par exemple l'enregistrement par laser. Par conséquent, le milieu d'enregistrement selon l'invention peut comporter un mélange de données préalablement enregistrées et de repères de réglage qui ont été appliquées sur ce milieu d'enregistrement par des procédés photographiques, ainsi que des données inscrites ultérieurement et appliquées sur ce milieu d'enregistrement par des procédés d'inscription pyrographique par laser. Il n'y a pas lieu de faire de distinction de mémorisation de données entre-les points -non réfléchissants, préalablement enregistrés photographiquement, et les points non réfléchissants obtenus par-inscription par laser. Dans l'enregistrement, l'information de réglage préalablement enregistrée sert à déterminer la position des cratères de données en cours d'enregistrement. II. Report par diffusion d'argent Le demandeur a constaté que l'on peut réaliser une surface d'argent très mince et possédant un pouvoir réfléchissant élevé en reportant par diffusion des ions argent complexés sur une couche de noyaux de précipitation d'argent. Une telle couche réfléchissante est non conductrice de l'électricité, elle possède une faible conductivité thermique et elle peut être réalisée par des moyens photographiques, ces deux dernières propriétés étant très avantageuses pour les moyens d'enregistrement par laser. On forme les ions argent à l'état de complexe en faisant réagir un produit chimique approprié avec l'halogénure d'argent utilisé dans les émulsions classiques d'halogénure d'argent. On peut incorporer à cette solution un agent révélateur ou réducteur pour que les ions argent à l'état de complexe puissent se précipiter sur la couche de noyaux. Une telle combinaison d'un agent révélateur et d'un solvant de formation de complexe dans une même solution est appelée une solution à bain unique. Les formules préférées de bain unique pour surfaces fortement réfléchissantes comprennent un agent révélateur qui peut se caractériser par le fait qu'il possède une activité faible. Le choix de l'agent révélateur semble être moins important que le niveau d'activité déterminé par la concentration du révélateur et par le pH. L'agent révélateur doit avoir un pouvoir d'oxydo- réduction suffisant pour assurer une réduction des ions argent et leur absorption ou leur agglomération sur des noyaux d'argent. La concentration de l'agent révélateur et le pH du bain unique ne doivent pas provoquer une croissance de filaments d'argent donnant un aspect noir à faible pouvoir réfléchissant. Les particules d'argent développées doivent avoir une forme géométrique, par exemple sphérique ou hexagonale, de manière à former une surface convenablement réfléchissante,une fois concentrées. Les révélateurs possédant de bonnes caractéristiques sont bien connus des spécialistes et l'on peut obtenir un fonctionnement satisfaisant de presque n'importe quel révélateur photographique en choisissant convenablement la concentration, le pH et l'agent de formation de complexe d'argent, de manière qu'il ne se produise pas de réaction chimique entre le révélateur et l'agent de formation du complexe. Il est bien connu que les révélateurs photographiques nécessitent, pour leur conservation, un anti-oxydant. Les combinaisons suivantes de révélateur et d'anti-oxydant permettent d'obtenir les pouvoirs réfléchissants suivants avec les plaques du type Agfa-Gevaert Millimask HD exposées et développées au bain unique. Bain utilisant Na(SCN) comme solvant et un agent de formation de complexe d'argent Révélateurs Anti-oxydants Valeur approchée du pouvoir réfléchissant maximum p-méthylaminophénol Acide ascorbique 46 % pméthylaminophénol Sulfite 37 % Acide ascorbique 10 % p-phénylènediamine Acide ascorbique 24 % Hydroquinone Sulfite 10-% Catéchol Sulfite 60 % Bain utilisant NH4OH comme solvant et un agent de formation de complexe d'argent Révélateurs Anti-oxydants Pouvoir réfléchissant Hydroquinone Sulfite 25 % Catéchol Sulfite 30 % Les mélanges préférés de solvants et d'agents de formation de complexe d'argent, qui doivent être compatibles avec le révélateur, sont mélangés avec ce dernier selon des proportions qui favorisent le report complet par diffusion en un temps relativement court, par exemple quelques minutes. De tels agents de formation de complexes d'argent, dans des concentrations en volume convenables, doivent être en mesure -de dissoudre pratiquement la totalité de l'halogénure d'argent d'une émulsion à grains fins, en quelques minutes. Le solvant ne doit pas réagir avec les grains d'argent de développement pour les dissoudre ou former du sulfure d'argent, étant donné que cela aurait tendance à donner de l'argent non réfléchissant. Le solvant doit être tel que la vitesse de réduction de son complexe d'argent dans la couche de noyaux soit assez grande même en présence de révélateurs de faible activité, que l'on préfère,afin d'éviter la formation de filaments noirs d'argent à faible pouvoir réfléchissant au début du développement de l'image latente superficielle. Les produits chimiques suivants jouent le rôle de solvants de l'halogénure d'argent et d'agents de formation de complexes d'argent dans le développement physique de la solution. Ils ont été groupés approximativement en fonction de la vitesse de développement physique de la solution, autrement dit en fonction de la quantité d'argent déposée par unité de temps sur les noyaux de précipitation, lorsqu'ils sont utilisés avec, comme révélateur, le mélange p-méthyl- aminophénol/acide ascorbique. Produits chimiques les plus actifs Thiocyanates (ammonium, potassium, sodium, etc.) Thiosulfates (ammonium, potassium, sodium, etc.) hydroxyde d'ammonium (ammoniaque) Produits chimiques moyennement actifs Bromure d'apicolinium - -phényléthyle Ethylènediamine 2-Aminophénol furanne nButylamine 2-Aminophénol thiophène Isopropylamine Produits chimiques beaucoup moins actifs Sulfate d'hydroxylamine Chlorure de potassium Bromure de potassium Triéthylamine Sulfite de sodium On voit d'après ce qui précède que les thiocyanates et l'ammoniaque sont parmi les mélanges les plus actifs de solvant et d'agent de formation de complexe. Presque tous les révélateurs qui conviennent pour le développement physique d'une solution peuvent servir dans le procédé de report par diffusion d'argent selon l'invention moyennant une concentration convenable et un pH approprié, mais les mélanges de solvant et d'agent de formation de complexe n'agissent pas tous dans le court délai désiré ni d'une manière convenable. C'est ainsi par exemple que les thiosulfates,qui- constituent le solvant d'halogénure d'argent le plus courant utilisé en photographie et dans le procédé de report par diffusion de photographies instantanées en noir et blanc du type Polaroid-Land, ne conviennent pas dans ce procédé, pour *deux raisons. Les ions argent complexés de ce solvant sont tellement stables qu'il faut faire appel à un réducteur puissant pour précipiter l'argent sur les noyaux, et ce réducteur ou révélateur puissant présente l'inconvénient de développer des filaments d'argent noirs à faible pouvoir réfléchissant. Il présente un autre inconvénient, en commun avec la thio-urée, à savoir qu'il forme du sulfure d'argent noir, à faible pouvoir réfléchissant, avec les grains d'argent du développement. Mais au contraire, dans le cas du procédé Polaroid-Land en noir et blanc, l'argent noir assure un résultat avantageux. Le cyanure de sodium est à éviter bien qu'il soit un excellent solvant de l'halogénure d'argent, étant donné qu'il constitue également un excellent solvant de l'argent à l'état métallique et que, par conséquent, il risque d'attaquer l'image en formation. De plus il est environ fois plus toxique que le thiocyanate de sodium qui est un réactif photographique d'usage courant. Les produits chimiques en question peuvent être appliqués selon toute une série de procédés, par exemple par immersion, à l'aide d'une lame racleuse, au moyen d'applicateurs capillaires, ou à l'aide de dispositifs de pulvérisation rotatifs. Il convient de régler la quantité de produits chimiques et la température de ces produits afin de régler le pouvoir réfléchissant. De préférence, le poids molaire du révélateur doit être inférieur de 7 % au poids molaire du solvant, étant donné que de fortes concentrations en révélateur peuvent provoquer la formation de filaments d'argent à faible pouvoir réfléchissant; toutefois font exception à cette proportion la p-phényléthylènediamine et ses dérivés N,N- dialkylés ayant un potentiel d'alternance compris entre 170 mv et 240 mV pour un pH de 11,0, qui ont une plus faible vitesse de développement et exigent de plus fortes concentrations, c'est-à-dire des concentrations pouvant aller jusqu'à 15 g/l, avec un minimum d'environ 2 g/l. Ces dérivés et leurs potentiels d'alternance sont reportés au Tableau 13.4 du livre intitulé "The Theory of the Photographic Process", 3ème édition, édité par Macmillan (1966). La concentration du solvant sous la forme d'un thiocyanate soluble ou d'hydroxyde d'ammoniumdoit être supérieure à 10 g/l, sans toutefois atteindre 45 g/l. Si la concentration est trop faible, le solvant n'est pas en mesure de transformer l'halogénure en un complexe d'argent en un temps bref, tandis que si la concentration en solvant est trop grande, l'image latente n'est pas convenablement développée pour donner les noyaux de précipitation d'argent, de sorte qu'une forte proportion du complexe d'argent demeure à l'état de solution au lieu d'être précipitée. Le procédé selon lequel le complexe d'argent est réduit en noyaux de précipitation et détermine la dimension des noyaux est appelé développement physiqueen solution. Il est important de remarquer que, dans le développement physique en solution tel que considéré dans la présente description, les particules d'argent ne se développent pas sous la forme de filaments comme dans le cas du développement direct ou chimique, mais, au contraire, se développent de façon à peu près uniforme dans toutes les directions, en donnant une image développée constituée par des particules tassées de forme arrondie. Au cours du développement des particules, on observe souvent un passage à la forme hexagonale. S'il se forme une très forte concentration de noyaux d'argent dans l'émulsion en cours de développement, et s'il y a une quantité suffisante d'halogénure d'argent à dissoudre, les sphères se développent finalement jusqu'à ce que certaines d'entre elles se touchent en constituant des agrégats de plusieurs sphères ou hexagones. Tandis que ce procédé est mis en oeuvre, la lumière transmise par ce milieu commence par prendre un aspect jaunâtre lorsque les grains sont très petits. Puis la couleur passe du jaune au rouge à mesure que les particules grossissent et, finalement, le milieu devient réfléchissant comme un métal à mesure que se forment des agrégats. En gros, le demandeur a constaté que, s'il se forme des noyaux de précipitation d'argent sur l'une des faces d'une émulsion d'halogénure d'argent soit au cours de 1-a confection de l'émulsion, soit par radiation actinicue, soit encore par un agent de voilage, puis si on développe cette émulsion dans une solution de bain unique contenant un révélateur faible et un solvant très rapide donnant naissance à des ions argent à l'état de complexe qui précipitent facilement par effet catalytique des noyaux d'argent, et si ce solvant ne donne pas de sulfure d'argent, il se développe alors sur l'une des faces de l'émulsion, un revêtement réfléchissant qui permet d'obtenir un milieu destiné à la mémorisation de données et à l'enregistrement par laser. Le demandeur a constaté également que l'un quelconque des révélateurs d'usage courant peut convenir, tandis qu'un faible nombre seulement de mélanges solvant/agent de formation de complexe possèdent toutes les propriétés désirées, les mélanges les meilleurs parmi ceux-ci étant les thiocyanates solubles et l'hydroxyde d'ammonium. Suivant une version courante du procédé de report par diffusion d'argent en noir et blanc, l'argent de l'halogénure non utilisé de l'image négative diffuse dans une seconde couche séparable contenant des noyaux de précipitation pour réduire l'argent en formant, de la sorte, une image positive. Selon le procédé de report par diffusion de l'invention, une concentration en volume des noyaux de précipitation d'argent peut se produire sur une face de l'émulsion sans que l'on ait besoin d'une couche distincte contenant des noyaux. Lorsque l'on fait appel à des radiations actiniques ou à des produits chimiques de voilage pour assurer la formation de ces noyaux dans les zones d'enregistre- ment de données, la couche réfléchissante désirée se forme aux endroits o la surface de l'émulsion a été exposée ou activée, de telle sorte que l'on peut considérer ce procédé comme étant un procédé du type négatif, par rapport au procédé du type positif. du report classique par diffusion d'argent. Après formation du a-radient de concentration des noyaux d'argent, on procède à un traitement au bain unique. Le bain unique de révélateur et de solvant joue plusieurs rôles: il développe et, par suite, grossit les noyaux d'argent des images latentes; il dissout l'halogénure d'argent contenu dans la masse; il forme des ions argent complexés et fournit le réducteur indispensable au procédé de développement physique de la solution, à savoir la réduction et la précipitation des ions argent complexés, sur les noyaux de précipitation de l'image latente qui est révélée. Ainsi, les stades principaux du procédé selon l'invention consistent à produire une image latente superficielle ou un gradient de concentration des noyaux de précipitation d'argent dans la zone d'enregistrement de données à proximité d'une face de l'émulsion, puis à utiliser un bain unique spécial contenant un révélateur et un agent de formation de complexe pour faire grossir les grains d'argent jusqu'à ce qu'ils commencent à former des groupes en augmentant de la sorte la concentration en volume de l'argent dans la zone de l'image latente superficielle jusqu'à ce que celle-ci devienne convenablement réfléchissante. Un autre processus consiste à faire appel à une émulsion d'halogénure d'argent revêtue, sur une face, de noyaux de précipitation d'argent (ou bien, contenant une couche de noyaux de précipitation d'argent), cette émulsion étant ensuite exposée à la lumière dans les zones neutres (c'est-à-dire les zones qui ne doivent pas recevoir d'enregistrement de données) réservées aux repères de réglage. On procède alors à un développement chimique pour obtenir des repères de réglage en noir ou d'autres enregistrements préalables, et, enfin, on effectue un développement par bain unique du type spécial décrit plus haut, pour provoquer la formation des grains d'argent dans la zone d'enregistrement de données, jusqu'à ce que celle-ci devienne convenablement réfléchissante. Le milieu réfléchissant d'enregistrement de données et de mémorisation de données ainsi obtenu est constitué par des grains d'argent réfléchissants concentrés à proximité d'une face d'une matrice constituée essentiellement par de la gélatine transparente. Certains des stades principaux du procédé selon l'invention peuvent être effectués par un phénomène physique, par des traitements chimiques ou par un processus de fabrication, mais si ces divers stades sont associés les uns aux autres dans l'ordre convenable, on obtient un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser. Le Tableau 1 comporte 14 exemples expérimentaux destinés à faire ressortir certaines variations possibles des divers stades opératoires et à donner une vue globale des deux principaux stades nécessaires pour former un milieu d'enregistrement par laser possédant un pouvoir réfléchissant convenable. -. TABLEAU 1 Exemples Activation Révélateur Solvant/Agent de Matériel Pouvoir superficielle formation d'un photographique réfléchissant complexe Exemple 1 Lumière P-phénylènediamine Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 20 % - 24 % sodium HD;: Emulsion de 4-1/2 microns Exemple 2 Lumière P- méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Agfa 20 % - 35 % phénol et acide sodium HD; Emulsion ascorbique de 4-1/2 microns Exemple 3 Lumière P- méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Koni- 15 % - 27 % phénol et acide sodium shiroku ST; Emul- ascorbique sion de 3 microns Exemple 4 Lumière P-méthylamino- Thiocyanate de Film Agfa-Gevaert 40 % - 43 % phénol et acide sodium du type 10E75; ascorbique émulsion de 5 mi- crons Exemple 5 Hydrazine aqueuse; P-méthylamino- Thiocyanate de Film Kodak S0173; 32 % voilage superfic. phénol et acide sodium émulsion de 6 mi- ascorbique crons Exemple 6 Hydrazine aqueuse; P-méthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Agfa 39 % - 41% voilage superfic. phénol et acide sodium HD; émulsion de ascorbique 4-1/2 microns Exemple 7 Hydrazine aqueuse; Pméthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Koni- 23 % voilage superfic. phénol et acide sodium shiroku SN; émul- ascorbique sion de 6 microns Agfa HD est l'abréviation d' "Agfa-Gevaert Millimask HD Photoplate" TABLEAU 1 (suite) Exemples Activation Révélateur Solvant/Agent de Matériel Pouvoir superficielle formation d'un photographique réfléchissant complexe Exemple 8 Hydrazine à P-méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Agfa- 22 % l'état gazeux; phénol et acide sodium HD; émulsion voilage superf. ascorbique 4-1/2 microns Exemple 9 Borohydrure de P-méthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 75 % potassium aqueux; phénol et acide sodium HD; émulsion voilage superfic. ascorbique 4-1/2 microns Exemple 10 Lumière P-méthylamino- Chlorhydrate Photoplaque Agfa- 18 % phénol et acide d'hydroxylamine HD; émulsion ascorbique 4-1/2 microns Exemple 11 Lumière Catéchol Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 56 % (1 g/litre) sodium HD; émulsion 4-1/2 microns Exemple 12 Lumière Catéchol Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 35 % (0,5 g/litre) sodium HD; émulsion 4-1/2 microns Exemple 13 Lumière Catéchol hydroxyde Photoplaque Agfa- 30 % (0,5 g/litre) d'anoniumr HD; émulsion de 4-1/2 microns Exemple 14 Lumière Hydroquinone Hydroxyde Photoplaque Agfa25 % (0,5 g/litre) d'amrnium HD; émulsion de 4-1/2 microns 0% 1-' Il convient de remarquer que les quatorze exemples indiqués au Tableau l signalent la formation d'images latentes superficielles par radiations actiniques, par voilage aqueux et gazeux à l'aide d'hydrazine et par voilage aqueux à l'aide de borohydrure de potassium. L'un des stades principaux réside dans la formation d'images latentes superficielles dans la zone d'enregistrement de données, au cas o l'on n'a pas ajouté une couche de noyaux au cours de la fabrication de l'émulsion; si, comme signalé plus haut, une couche de noyaux est déjà formée et si l'on désire procéder à des enregistrements préalables, c'est dans les zones neutres (c'est-à-dire qui ne sont pas destinées à recevoir des enregistrements de données) que l'on doit former les images latentes superficielles. Il semble que, pour former une surface réfléchissante d'argent, on puisse faire appel à n'importe quelle émulsion d'halogénure d'argent. L'invention ne se limite pas à l'utilisation d'émulsions à base de gélatine et d'autres colloîdes destinés à la formation d'une pellicule peuvent être utilisés comme supports. Pour montrer le caractère général du procédé selon l'invention, on a utilisé toute une série de pellicules et de plaques à pouvoir de résolution élevé disponibles sur le marché et fabriquées par trois sociétés différentes. On voit également d'après le tableau que pour le bain unique, on peut utiliser toute une série de révélateurs et de mélanges solvant/agent de formation de complexe d'argent. Le Tableau i mentionne quatre révélateurs différents, trois mélanges solvant/agent de formation de complexe, cinq émulsions différentes et quatre processus d'activation superficielle. Les pouvoirs réfléchissants obtenus sont compris entre 15 % et 75 %. EXEMPLE 1 On expose à la lumière du soleil, pendant quelques minutes, une photoplaque revêtue d'une émulsion Agfa-Gevaert HD du commerce, d'une épaisseur de 4,5 microns, contenant une teinture de voilage, puis on plonge cette photoplaque, pendant cinq minutes, à la température de 230C, dans un bain unique ayant la composition suivante: p-phénylènediamine, 5, 4 g acide 1-ascorbique, 5,0 g; bromure de potassium, 0,5 g; NaSCN, 10,0 g; de l'eau jusqu'à obtention d'un volume de un litre. On obtient un pH égal à 11, en ajoutant de la soude. Après séchage, les échantillons présentent toute une gamme de pouvoirs réfléchissants compris entre 20 % et 24 % à la longueur d'onde de 633 nanomètres, et toute une série de densités optiques (mesurées dans le rouge à l'aide d'un densitomètre du commerce) comprises entre 1,0 et 1,2. On procède alors à un enregistrement par laser à l'aide d'un laser à argon en utilisant la raie verte (514 nanomètres). Le diamètre du faisceau laser est d'environ 0,8 micron au niveau de la surface du milieu; on applique des impulsions d'une période de 100 nanosecondes. On procède à des essais pour savoir comment le rapport de contraste de réflexion varie en fonction de-la puissance du faisceau laser. On commence par des faisceaux d'une puissance de 28 mw en descendant jusqu'à moins de 5 milliwatts. Les résultats de ces essais sur deux échantillons sont reportés sur la Figure 12 sous la forme des courbes "A' et "B". Le rapport de puissance réfléchie entre la surface non enregistrée et la surface du trou, pour un faisceau laser de 24 milliwatts, est compris entre 7/1 et 8/1. Pour chaque valeur mesurée de la puissance du faisceau laser, on mesure le contraste en 32 points et l'on fait la moyenne. EXEMPLE 2 On prend une photoplaque revêtue d'une émulsion "Agfa-Gevaert Millimask HD" du commerce, d'une épaisseur de 4,5 microns, contenant une teinture de voilage; on expose cette photoplaque dans une boite spéciale, à travers un coin en gradins, gradué en unités de densité optique de 0,1, de manière à obtenir dix niveaux d'exposition. On utilise quatre expositions successives, après quoi on développe cette photoplaque pendant cinq minutes à la température de 230C dans un bain unique ayant la compositionsuivante: sulfate de méthylaminophénol, 0,28 g; acide 1- ascorbique, 2,8 g; bromure de potassium, 1,0 g; soude 2 g; NaSCN, 22,0 g. On ajoute de l'eau jusqu'à constituer un litre. Le pH est de 11. La courbe C de la Figure 13 représente les variations du pouvoir réfléchissant, mesuré après séchageà la longueur e d'onde de 633 nanomètres, en fonction du logarithme de l'exposition. EXEMPLE 3 On prend une photoplaque revêtue d'une émulsion Konishiroku ST du commerce, d'une épaisseur de 3 microns, ne contenant pas de teinture de voilage et dont on a retiré l'enduit; on expose cette photoplaque dans une boite spéciale à travers un coin en gradins, gradué en unité de densité optique de 0,1, de manière à obtenir dix valeurs différentes d'exposition. On utilise trois photoplaques. On expose la première plaque à un éclair de radiation actinique; la seconde plaque, à quatre éclairs et la troisième, à seize éclairs. On développe ensuite ces plaques dans le bain unique décrit à l'Exemple 2. La durée du traitement est de 5 minutes à la température de 230C. Après séchaae, on mesure le pouvoir réfléchissant de chacune des ces trois plaques, à la longueur d'onde de 633 nanomètres, à chacune des dix graduations; la courbe "D" de la Figure 13 représente les variations de ce pouvoir réfléchissant en fonction du logarithme de l'exposi- tion. Cette courbe "D" s'étale sur une gamme beaucoup plus vaste de valeurs de l'exposition que la courbe "C", étant donné qu'elle rassemble les données correspondant aux trois plaques soumises à des expositions différentes, tandis que la courbe "C" ne correspond qu'à une seule plaque. EXEMPLE 4 On expose une bande de film Agfa-Gevaert 10E75 à la lumière ambiante pendant plusieurs minutes, puis on la développe dans un bain unique, du type décrit dans l'Exemple 2, pendant deux minutes à la température de 230C. Après séchage, ce film ne présente pas de pouvoir réfléchissant. Le demandeur en conclut que c'est le revêtement de gélatine qui a supprimé le pouvoir réfléchissant global. On plonge ensuite cette bande dans une solution à 0,5 % de Protéase WT, à la température de 350C, pendant 4 minutes. On constate que le pouvoir réfléchissant est compris entre 40 et 43 % et que la densité optique, pour la couleur rouge, est comprise entre 2,5 et 2,7. La Protéase WT (marque déposée) est un mélange d'enzymes fabriqué par la société GB Fermentation Industries, Inc., de la République Fédérale Allemande. EXEMPLE 5 On attaque un film Eastman Kodak SO 173, à l'aide d'une solution à 0,5 % de "Protéase-WT", pendant cinq minutes, à la température de 350C, dans une chambre noire, pour enlever le revêtement de gélatine. On plonge ensuite ce film dans une solution aqueuse à 68 % d'hydrazine pendant deux secondes, pour former une image latente superficielle à développer. On la développe ensuite dans un bain unique du type décrit à l'Exemple 2, pendant cinq minutes. Après séchage, ce film présente un pouvoir réfléchissant de 32 % et une densité, à la couleur rouge, comprise entre 1,9 et 2,0. EXEMPLE 6 On plonge une photoplaque "Agfa-Gevaert Millimask HD" non exposée dans une solution aqueuse à 68 % d'hydrazine pendant plusieurs secondes, afin d'obtenir une image latente superficielle pouvant être développée. On développe alors ce film dans un bain unique du type décrit dans l'Exemple 2, pendant cinq minutes, à la température de 230C, puis on le sèche. Les échantillons présentent des pouvoirs réfléchissants compris entre-39 % et 41 % à la surface de l'émulsion, et, à travers le support de verre, des pouvoirs réfléchissants compris entre 17 % et 18 %. La gélatine située sous le revêtement d'argent réfléchissant est tellement transparente que ce revêtement se réfléchit à travers le support en verre. Les densités optiques mesurées à la couleur rouge sont comprises entre 0,8 et 1,0. EXEMPLE 7 Les photoplaques disponibles sur le marché, fabriquées par la société Konishiroku Photo Industries du Japon, du type "KR SN", comportent une émulsion d'une épaisseur de 6 microns qui ne renferme pas de teinture de voilage mais qui contient un enduit anti-halo appliqué au dos du support en verre. On plonge une telle plaque dans une solution aqueuse à 68 % d'hydrazine pendant quelques secondes, puis on la développe pendant cinq minutes à la température de 230C dans le bain unique du type décrit dans l'Exemple 2 et on la sèche. Cette photoplaque présente du côté de l'émulsion, un pouvoir réfléchissant de 23 % et sa densité optique, à la couleur rouge, est de 1,5. EXEMPLE 8 On prend une photoplaque du type "Agfa-Gevaert Millimask HD" à la surface de laquelle on a formé des images latentes au moyen d'hydrazine à l'état gazeux. On dispose cette photoplaque dans une chambre dans laquelle on a fait le vide jusqu'à 13 mm de mercure puis on laisse l'hydrazine s'évaporer dans cette chambre. On expose cette plaque à ce gaz pendant 10 minutes dans le noir puis on la développe dans le bain unique décrit dans l'Exemple 2, pendant cinq minutes, à la température de 23 C. Après séchage, cette plaque présente un pouvoir réfléchissant de 22 % et une densité optique, à la couleur rouge, de 2,0. EXEMPLE 9 On prend une photoplaque du type "Agfa-Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; on plonge cette photoplaque, pendant deux secondes, dans une solution contenant 5 g par litre d'eau de borohydrure de potassium (KBH4), pour voiler sa surface et former des noyaux d'argent en vue du report par diffusion. Après un bon lavage, on développe cette photoplaque dans le bain unique du type décrit dans l'Exemple 2, pendant minutes à la température de 23 C. Une fois lavée, cette plaque présente un pouvoir réfléchissant de 75 %. EXEMPLE 10 On prend une photoplaque "Agfa-Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; on expose cette photoplaque à la lumière ambiante pendant plusieurs minutes et on la développe pendant deux heures dans un bain unique révélateur ayant la composition suivante: sulfate de p-méthylaminophénol, 0,25 g; acide ascorbique, 2,5 g; hydroxyde de sodium, 2,0 g; chlorhydrate d'hydroxyl- amine (HO-NH2-H(1), 5 g. On ajoute de l'eau jusqu'à un litre. Une fois lavée et séchée, cette photoplaque présente un pouvoir réfléchissant de 18,5 %. EXEMPLE 11 On prend une photoplaaue "Agfa-Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; on expose cette plaque à la lumière ambiante pendant plusieurs minutes puis on la plonge, pendant cinq minutes, à la température de 23 C, dans un bain unique révélateur ayant la composition suivante: catéchol, 1 g; sulfite de sodium, 10 g; hydroxyde de sodium, 2 g; thiocyanate de sodium, 25 g. On ajoute de l'eau jusqu'à un litre. Une fois lavée et séchée, cette photoplaque présente un pouvoir réfléchissant de 56 %. EXEMPLE 12 On prend une photoplaque "Agfa-Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; on expose cette plaque par l'intermédiaire d'un cache comportant des lignes sinueuses de 1 micron, pendant huit secondes, en utilisant une imprimante par contact Ultratech, puis on la plonge pendant cinq minutes à la température de 23 C, dans un bain unique révélateur ayant la composition suivante: catéchol, 0,5 g; sulfite de sodium, 10 g; hydroxyde de sodium, 2 g; thiocyanate de sodium, 25 g. On ajoute de l'eau jusqu'à un litre. Une fois lavée et séchée, cette photoplaque présente un pouvoir réfléchissant d'environ %. La qualité photographique de l'image formée par ce motif réfléchissant de lignes sinueuses de 1 micron et d'espaces de 1 micron apparait comme étant excellente et elle montre nettement que ce procédé est en mesure d'assurer l'enregistre- ment préalable de données et de repères de réglage formant des images de 1 micron. EXEMPLE 13 On prend une photoplaque "Agfa Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; - on expose cette photoplaque à la lumière ambiante pendant plusieurs minutes puis on la plonge, pendant cinq minutes, à la température de 23 C, dans un bain unique révélateur ayant la composition suivante: catéchol, 0,5 g; sulfite de sodium, g; hydroxyde de sodium, 2 g; solution d'alcali volatil à 58 %, 50 ml. On ajoute de l'eau jusqu'à un volume de l litre. Une fois lavée et séchée, cette photoplaque présente un pouvoir réfléchissant d'environ 30 %. EXEMPLE 14 On prend une photoplaque "Agfa-Gevaert Millimask HD" disponible sur le marché, comportant une émulsion d'une épaisseur de 4,5 microns et renfermant une teinture de voilage; on expose cette photoplaque à la lumière ambiante pendant plusieurs minutes puis on la plonge, pendant cinq minutes, à la température de 230C, dans un bain unique révélateur ayant la composition suivante: hydroquinone, 0,5 g; sulfite de sodium, 10 g; hydroxyde de sodium, 2 g solution d'hydroxyde d'ammonium à 58 %, 50 ml. On ajoute de l'eau jusqu'à un volume de un litre. Une fois lavée et séchée, cette photoplaque présente un pouvoir réfléchissant d'environ %. L'aspect superficiel du milieu d'enregistrement une fois terminé varie avec le pouvoir réfléchissant. Pour des pouvoirs réfléchissants de 50 % ou plus, la surface du milieu présente un aspect argenté. Dans la gamme de pouvoirs réfléchissants comprise entre 35 et 45. %, cette surface a la couleur de l'or blanc, et, entre 17 et 30 %, elle a la couleur de l'or jaune. Pour un pouvoir réfléchissant inférieur à environ 12 %, cette surface présente un aspect réfléchissant noir, analogue à celui du cuir verni noir. L'une des principales différences entre le procédé de report par diffusion en une seule opération, conforme à l'invention, et la technique antérieure, réside dans le fait que, conformément à l'invention, l'halogénure d'argent non exposé et non développé est mis rapidement en solution, de telle sorte que la réaction de formationd'ions argent complexés s'effectue plus rapidement que le développement chimique de l'halogénure d'argent exposé photographiquement. Dans la technique antérieure, il faut que le développement de l'image négative en noir soit achevé avant que l'halogénure d'argent restant puisse former un complexe et être reporté, faute de quoi l'image positive serait voilée. Par conséquent, avec les procédés de la technique antérieure, il faut une très grande quantité de révélateur pour achever rapidement le développement chimique. Le développement chimique initial selon l'invention ne fait que développer faiblement l'image latente avant que ne se produise la réaction de formation d'un complexe, étant donné que le but essentiel est d'effectuer le développement physique de l'image latente afin d'obtenir son image réfléchissante, et non pas, contrairement à la technique antérieure, de développer chimiquement l'image latente pour que l'halogénure d'argent restant fournisse une image inversée. La portée du procédé de report par diffusion d'argent selon l'invention ne se limite pas à des milieux de mémorisa- tion de données. En fait, le procédé selon l'invention peut servir à confectionner d'autres articles, nécessitant un pouvoir réfléchissant élevé avec la possibilité de formation d'images d'information de divers types. D'une façon très générale, l'invention consiste à disperser des sphères métalliques très petites ou des particules sphériques possédant une conductivité électrique élevée, dans un milieu diélectrique de faible conductivité thermique et ayant un bas point de fusion, de manière à constituer un-milieu d'enregistrement par laser. Si ces petites particules présentent une très forte concentration en volume (par exemple comprise entre 20 % et 70 % du volume de la couche superficielle réfléchissante, le milieu obtenu peut présenter un pouvoir réfléchissant très élevé dans le spectre visible, même si la surface réfléchissante ne présente pas de conductivité électrique mesurable. Un tel milieu diélectrique réfléchissant, non conducteur de l'électricité, est avantageux pour l'enregistrement par laser. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant et non conducteur de l'électricité destiné à la mémorisation de données, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter au moins un champ de mémorisation de données dans une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent non exposée, à former une couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation d'argent dans ce champ de mémorisation de données de l'émulsion, la concentration en volume de ces noyaux ayant sa valeur maxima sur une face de l'émulsion et allant en diminuant suivant un gradient dans le sens de la profondeur, et à déposer sur lesdits noyaux des particules d'argent qui ne sont pas à l'état de filaments, par report par diffusion d'argent à partir de ladite émulsion, lesdites particules d'argent étant adsorbées par les noyaux à un point tel que cette émulsion constitue un champ superficiel réfléchissant de mémorisation de données, non conducteur de l'électricité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite couche de noyaux est obtenue à la suite d'une exposition de la surface de l'émulsion à des radiations actiniques. - 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le rôle de ladite couche de noyaux de précipitation d'argent est renforcé par le fait qu'il est prévu, dans ladite émulsion, une teinture de filtrage servant à atténuer lesdites radiations actiniques. 4. Procédé selon la revendication i, caractérisé par le fait que l'on obtient ladite couche de noyaux en voilant chimiquement la couche d'émulsion. 5. Procédé de report en négatif par diffusion d'argent pour la fabrication d'un milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, de mémorisation de données à partir d'une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter au moins un champ d'enregistrement dans une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, à former une couche superficielle d'image latente constituée par des noyaux de précipitation d'argent en mettant en contact ce champ d'enregistrement de l'émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent avec un agent de voilage, la concentration en volume de ces noyaux ayant sa valeur maxima sur une face de l'émulsion et allant en diminuant suivant un gradient dans le sens de la profondeur, à mettre en contact ladite émulsion photosensible d'halogénure d'argent avec un réactif comprenant un révélateur faible de l'halogénure d'argent servant à assurer un développement chimique partiel de ladite couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation et un solvant de formation de complexe à action rapide destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent développés chimiquement, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux chimiquement développés en présence dudit révélateur agissant comme réducteur, de manière à former dans le champ d'enregistrement une couche réfléchissante non conductrice de l'électricité constituée par des particules d'argent - agglomérées, l'activité du solvant étant suffisamment faible pour que le développement chimique partiel de ladite image latente superficielle par ledit révélateur soit terminé avant que la totalité de l'halogénure d'argent non développé et non exposé ne soit dissoute. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit agent de voilage est constitué par de l'hydrazine ou par des anions borohydrure chimiquement neutres. 7. Procédé de report en négatif par diffusion d'argent pour la fabrication d'un milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, de mémorisation de données à partir d'une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter au moins un champ d'enregistrement dans une couche d'émulsion photo- sensible d'halogénure d'argent, à former une couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation d'argent, par l'exposition à des radiations actiniques dans ce champ d'enregistrement de ladite couche d'émulsion photosensible, la concentration en volume desdits noyaux de précipitation allant en diminuant suivant un gradient dans le sens de la profondeur de l'émulsion, de l'halogénure d'argent photosensible non exposé demeurant dans ladite émulsion suivant des concentrations inversement proportionnelles à ladite concentration des noyaux, à mettre en contact ladite couche photosensible d'émulsion d'halogénure d'argent avec un réactif comprenant un révélateur faible de l'halogénure d'argent destiné à assurer un développement chimique partiel de ladite couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation d'argent et un solvant conplexant 1' halogénure d'argent à action rapide, destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion jusque dans les noyaux chimiquement développés de précipitation d'argent de ladite image latente, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux chimiquement développés en présence dudit révélateur qui agit comme réducteur, de manière à former, dans ce champ d'enregistrement, une couche réfléchissante non conductrice de l'électricité, constituée par des particules d'argent agglomérées, l'activité de ce solvant étant suffisamment faible pour que le développement chimique partiel de ladite image latente superficielle par ce révélateur faible soit terminé avant que la totalité de l'halogénure d'argent non développé et non exposé ne soit dissoute. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'on forme photographiquement un motif de repères de réglage dans ledit champ d'enregistrement de l'émulsion d'halogénure d'argent avant d'exposer ladite image latente, cette opération consistant à masquer ledit motif de repères à la surface de ladite émulsion qui doit être exposée par exposition de l'image latente, puis à procéder à cette exposition d'une image latente superficielle à travers un cache, et à démasquer ledit motif de repères. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la formation de ladite couche de noyaux de précipitation d'argent est renforcée par le fait que l'on introduit, dans ladite émulsion, une teinture de filtrage servant à atténuer lesdites radiations actiniques. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 et 7, selon lequel on forme photographiquement un motif de repères dans ce champ d'enregistrement de l'émulsion d'halogénure d'argent avant d'exposer ladite image latente, cette opération consistant à masquer la surface d'une émulsion d'halogénure d'argent, de manière à définir les images de repères désirées, à exposer photographiquement ces images de repères de l'émulsion d'halogénure d'argent et à développer chimiquement lesdites images de repères de manière à obtenir des images de repères en noir, à faible pouvoir réfléchissant, dans l'émulsion d'halogénure d'argent. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on efface le motif développé de repères en noir, avant de former la couche de noyaux de précipitation d'argent à la surface de l'halogénure d'argent restant. 12. Procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser à partir d'une couche photosensible non exposée d'une émulsion d'halogénure d'argent comportant une couche de noyaux de précipitation d'argent à forte concentration en volume, ces noyaux ayant une dimension inférieure à 5/100 de micron, l'émulsion renfermant ladite couche de noyaux étant appliquée sur un support, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter dans l'émulsion d'halogénure d'argent des zones d'enregistrement par laser, à mettre en contact ladite couche photosensible, non exposée et non développée, d'émulsion d'halogénure d'argent renfermant la couche de noyaux de précipitation d'argent, avec un bain unique aqueux constitué par un révélateur faible de l'halogénure d'argent et par un solvant à action rapide de l'halogénure d'argent, pour le faire réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent contenus dans ladite couche d'émulsion, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à constituer une couche de particules d'argent agglomérées possédant un certain pouvoir réfléchissant. 13. Milieu réfléchissant de mémorisation de données, caractérisé par le fait qu'il comprend une matrice à bas point de fusion en une matière colloïdale, portée par un support (27) et une couche superficielle de particules d'argent qui ne sont pas à l'état de filaments, cette couche étant disposée sur ladite matrice, la dimension maxima de ces particules étant inférieure à 0,05 micron, certaines de ces particules étant agglomérées avec des particules identiques, la concentration en volume des particules d'argent étant plus grande sur ladite face qu'à l'intérieur de ladite matrice, ladite face possédant un pouvoir réfléchissant à la lumière visible pratiquement constant sur toute sa surface, ce pouvoir réfléchissant constant étant compris entre 15-% et %, lesdites particules étant non conductrices de l'électri- cité. 14. Milieu de mémorisation de données selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la concentration en volume dans ladite couche superficielle réfléchissante est supérieure à la plus faible concentration d'argent à l'intérieur de ladite matrice colloïdale, dans un rapport d'au moins-5/1. 15. Milieu de mémorisation de données selon l'une ou l'autre des revendications 13 et 14, caractérisé par le fait que ladite couche superficielle réfléchissante a une épaisseur inférieure à 1 micron. 16. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13, 14 et 15, caractérisé par le fait que la valeur de ladite concentration en volume des particules d'argent dans la couche réfléchissante est comprise entre un minimum de 20 % et un maximum de 70 %. 17. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé par le fait que ladite couche matrice colloïdale est constituée par de la gélatine photographique servant à la fabrication d'émulsions d'halogénure d'argent. 18. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à.17, caractérisé par le fait que ladite couche superficielle réfléchissante est obtenue à partir d'une émulsion photographique. 19. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 18, caractérisé par le fait que ladite couche superficielle réfléchissante contient des repères d'informations qui ont été enregistrés préalablement. 20. Milieu de mémorisation de données selon la revendication 19, caractérisé par le fait que lesdits repères préalablement enregistrés consistent en une image photographique. 21. Milieu de mémorisation de données selon la revendication 19, caractérisé par le fait que lesdits repères préalablement enregistrés consistent en un motif d'enregistrement par laser. 22. Milieu de mémorisation de données selon la revendication 19, caractérisé par le fait que lesdits repères enregistrés préalablement sont constitués par une image photographique et par un motif d'enregistrement par-laser. 23. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 19, caractérisé par le fait que la matrice -colloïdale constitue, au-dessous de ladite couche réfléchissante, une sous-couche qui laisse passer la lumière visible. 24. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 19, caractérisé par le fait que ladite matrice colloïdale forme, au-dessous de ladite couche réfléchissante, une sous-couche qui absorbe le vert et le bleu. 25. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 24, caractérisé par le fait que la couche réfléchissante de ladite matrice est située du côté opposé audit support. 26. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 24, caractérisé par le fait que ladite couche superficielle réfléchissante de ladite matrice est voisine dudit support. 27. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 26, caractérisé par le fait que sur ladite couche superficielle réfléchissante sont réparties des zones d'une matrice colloïdale parfaitement transparente. 28. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 27, caractérisé par le fait que sur ladite couche superficielle réfléchissante sont réparties des zones noires constituées par des particules noires d'argent à l'état de filaments. 29. Milieu de mémorisation de données selon l'une quelconque des revendications 13 à 28, caractérisé par le fait que la couche matrice colloïdale a une épaisseur inférieure à 15 microns. 30. Révélateur consistant en un bain unique pour la formation d'une couche à pouvoir réfléchissant élevé d'argent non conducteur de l'électricité et qui ne se présente pas sous la forme de filaments, dans une émulsion d'halogénure d'argent contenant des images latentes consituées par des noyaux de précipitation d'argent, caractérisé par le fait qu'il comprend un révélateur faible de l'halogénure d'argent destiné à assurer le développement chimique partiel d'images latentes de noyaux de précipitation d'argent dans une émulsion d'halogénure d'argent, et un solvant de formation de complexe d'halogénure d'argent à action rapide, destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à constituer des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à former une couche non conductrice de l'électricité constituée par des particules d'argent agglomérées possédant un pouvoir réfléchissant élevé, l'activité du solvant de formation de complexe étant suffisamment faible pour que le développement chimique partiel de l'image latente superficielle par le révélateur chimique faible soit terminé avant que la totalité de l'haloqénure d'argent non développé et non exposé ne soit dissoute, le révélateur chimique étant suffisamment faible pour que le développement chimique agisse surtout sur les noyaux d'argent qui ne sont pas à l'état de filaments. 31. Révélateur à bain unique selon la revendication , caractérisé par le fait que ledit solvant de formation de complexe est constitué par un thiocyanate soluble dans l'eau ou par de l'hydroxyde d'ammonium dont la concentration est comprise entre 10 et 45 g par litre. 32. Révélateur à bain unique selon l'une quelconque des revendications 30 et 31, caractérisé par le fait que ledit agent révélateur a une concentration comprise entre 0,25 et 15 g par litre. 33. Révélateur à bain unique selon l'une quelconque des revendications 30 à 32, caractérisé par le fait que ledit agent révélateur est constitué par de la p-phénylènediamine ou l'un de ses dérivés NN-dialkylés, ayant un potentiel d'alternance compris entre 170 mV et 240 mV, à un pH égal à 11,0. 34. Révélateur à bain unique, caractérisé par le fait qu'il comprend un agent révélateur constitué par de la p-phénylènediamine ou l'un de ses dérivés N,N-dialkylês, présentant un potentiel d'alternance compris entre 170 mV et 240 mV, à un pH égal à 11,0, et un solvant de l'halogénure d'argent à action rapide constitué par un thiocyanate soluble comportant des cations chimiquement neutres, ou par de l'hydro- xyde d'ammonium, ledit solvant étant destiné à réagir avec de l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent, qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à former une couche de particules d'argent agglomérées possédant un certain poi oir réfléchissant, l'agent révélateur intervenant dans une proportion comprise entre 2 et 15 cpar litre et la concentration dudit solvant étant inférieure à g par litre. 35. Procédé de report en négatif par diffusion d'argent pour la fabrication d'un milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, de mémorisation de données à partir d'une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter photographiquement des champs de mémorisation de données dans une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent, à masquer un motif d'images de données dans lesdits champs de mémorisation, à former une couche superficielle d'image latente constituée par des noyaux de précipitation d'argent, par exposition à des radiations actiniques dans lesdits champs d'enregistrement non exposés et non développés de la couche photo-sensible d'halogénure d'argent, la concentration en volume desdits noyaux de précipitation d'argent allant en diminuant, suivant un gradient, dans le sens de la profondeur de l'émulsion, de l'halogénure d'argent photo-sensible non exposé demeurant dans ladite émulsion sous des concentrations inversement proportionnelles à ladite concentration des noyaux, à démasquer ledit motif d'images de données des champs de mémorisation, et à mettre ladite couche photo-sensible d'émulsion d'halogénure d'argent en contact avec un réactif constitué par un révélateur faible de l'halogénure d'argent servant à provoquer le développement chimique partiel de ladite couche d'image latente superficielle formée de noyaux de précipitation d'argent, et avec un solvant de formation de complexe d'halogénure d'argent à action rapide, destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent, développés chimiquement, de ladite image latente, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux chimiquement développés en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à former une couche réfléchissante non conductrice de l'électricité constituée par des particules d'argent agglomérées, dans lesdites zones de mémorisation de données, l'activité dudit solvant étant suffisamment faible pour que le développement chimique partiel de l'image latente superficielle par ledit révélateur faible soit terminé avant que la totalité de l'halogénure d'argent non développé et non exposé ne soit dissoute. 36. Procédé de report en négatif par diffusion d'argent pour la fabrication d'un milieu réfléchissant non conducteur de l'électricité de mémorisation de données à partir d'une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent, caractérisé par le fait qu'il consiste à délimiter 1o photographiquement des champs de mémorisation de données dans une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent, à former, dans ces champs d'enregistrement, un motif de repères, à exposer photographiquement et développer chimiquement ledit motif de manière à former des images de données à faible pouvoir réfléchissant, tout-en laissant le restant de l'émulsion d'halogénure d'argent non exposé et non développé, à former une couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation d'argent, par exposition à des radiations actiniques dans les champs d'enregistrement non exposés et non développés de ladite couche photo-sensible d'halogénure d'argent, la concentration en volume de ladite couche d'image-latente constituée par des noyaux de précipitation d'argent allant en diminuant, suivant un gradient, dans le sens de la profondeur de l'émulsion, de l'halogénure d'argent photosensible non exposé demeurant dans ladite émulsion, suivant des concentrations inversement proportionnelles à la concentration de ladite image latente, et à mettre ladite couche photosensible d'émulsion d'halogénure d'argent non exposée en contact avec un réactif constitué par un révélateur faible de l'halogénure d'argent servant à assurer un développement chimique partiel de ladite couche d'image latente superficielle constituée par des noyaux de précipitation d'argent et par un solvant de formation de complexe d'halogénure d'argent à action rapide, destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes solubles d'ions argent qui sont transportés par report par diffusion dans lesdits noyaux de précipitation d'argent développés chimiquement de ladite image latente, l'argent desdits complexes d'ions étant précipité et adsorbé par lesdits noyaux chimiquement développés en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à former une couche réfléchissante non conductrice de l'électricité constituée par des particules d'argent agglomérées dans lesdites zones de mémorisation de données, l'activité dudit solvant étant suffisamment faible pour que le développement chimique partiel de l'image latente superficielle par le révélateur faible soit terminé avant que la totalité de l'halogénure d'argent non développé et non exposé ne soit dissoute. 37. Procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser, caractérisé par le fait qu'il consiste à disperser des particules métalliques conductrices de l'électricité, d'une dimension inférieure à /100 de micron dans une couche superficielle en un matériau diélectrique à bas point de fusion, de manière à obtenir un milieu d'enregistrement réfléchissant, non conducteur de l'électricité. 38. Procédé selon la revendication 37, caractérisé par le fait que ledit matériau diélectrique à bas point de fusion est constitué par de la gélatine. 39. Procédé selon l'une quelconque des revendications 37 et 38, caractérisé par le fait que lesdites particules métalliques conductrices de l'électricité sont en argent.