Le secteur technique de l'invention est celui des liaisons sous-marines. De telles liaisons, établies à distance entre deux postes immergés ou non, via un câble ou un fil immergé, sont utilisées pour transmettre des informations ou de l'énergie dans un sens ou dans l'autre entre les deux postes L'invention concerne particulièrement le cas où l'un des deux postes est un appareil quelconque qui est déposé au fond de la mer pour y accomplir des missions d'intervention, d'observation ou de prélèvement en un point donné pendant une durée limitée. On peut avoir à donner des ordres à cet appareil et à en recevoir des informations de mesures, d'observations ou de situation pour les traiter ou les enregistrer en un point éloigné de l'appareil, en surface ou à terre. On peut avoir à lui fournir de l'énergie si par exemple la durée de batteries électriques équipant l'appareil est insuffisante.On peut enfin avoir à relever l'appareil en fin de mialon. Un cas typique de mission d'intervention est celui de la commande pyrotechnique d'une explosion pour sectionnement d'un ciblez rupture de pièces destruction de structures, modification du relief sous-marin ou neutralisation de mine offensive. Au problème général de la liaison avec un appareil ainsi déposé au fond de la mer, il n'existe actuellement pas d'autre solution que la transmission acoustique en milieu marin. Nais celle-ci nécessite de disposer au moins, pour la réception, un hydrophone sur l'appareil immergé. La transmission est peu précise et peu stre et, s'il s'agit d'une commande pyrotechnique, il s'ajoute le risque d'un fonctionnement intempestif du circuit mis en charge par la batterie qui équipe nécessairement l'appareil. Une autre solution pourrait consister par exemple à faire dérouler un fil, pour transmission électrique ou optique, par une bobine portée par l'appareil. Mais, outre la bobine de fil, fixe ou tournante, l'appareil devrait emporter un flotteur, éventuellement gonflable, fixé à l'extrémité du fil et muni de dispositifs de largage et de repérage permettant de localiser le botteur en surface et de relever l'extrémité du fil. L'invention fournit une solution beaucoup moins lourde et complexe pour l'appareil immergé au fond, car elle ne nécessite d'y installer, spécialement pour la liaison, qu'un connecteur électrique ou optique. Elle s'applique dans tous les cas où il y a lieu de déposer un appareil, pour intervention ou observation, en un endroit relativement précis au fond de la mer, c'est à-dire en mettant en oeuvre nécessairement soit des plongeurs, si l'immersion n'est pas trop élevée, soit un véhicule sous-marin, habité ou non. L'objet de l'invention est une liaison sousmarine par fil, à un ou plusieurs conducteurs électricues ou optiques, entre un appareil emporté et déposé au fond de la mer par des plongeurs ou par un véhicule sous-marin et un poste éloigné de l'appaweil, immerge, en surface ou à terre, caractérisée par le fait que le fil est d'une part simplement connecté sur l'appareil à immerger et d'autre part enroulé sur une bobine, fixe ou tournante, également emportée par l'un des plongeurs ou par le véhicule sous-marin.Initialement complètement enroulé sur la bobine, le fil se déroule, quand le porteur s'éloigne ou remonte en surface, légèrement freiné par la bobine, mais nullement mis en tension par des effets hydrodynamiques ou tout autre cause de freinage ou de blocage malgré la vitesse et l'éloignement du porteur. I1 n'est pas nécessaire que le fil soit renforcé par une armure résistante en traction; il est souple et de petit diamètre et sa bobine peut autre emportée par un plongeur ou par un petit véhicule non habité. Après éloignement ou remontée en surface du plongeur ou du véhicule sous-marin avec la bobine, l'extrémité supérieure du fil peut titre branchée sur un poste de commande, de visualisation, d'écoute, d'enregistrement, d'alimentation électrique ou de transmission radio installé à bord d'un bâtiment de surface, d'un sous-marin ou d'une bouée ancrée préalablement. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut Autre mise en pratique tout en faisant apparattre d'autres particularités. La figure unique schématise la mise en oeuvre du dispositif de liaison selon l'invention dans la phase d'éloignement ou de remontée en surface du véhicule sous-marin après pose de l'appareil pourvu de la liaison. Cet appareil 1 est conditionné pour séjourner pendant un certain temps u fond de la mer suivant les non dispositions connues ev représentées sur la figure, de manière à offrir les qualités voulues d'étanchéité, de résistance à la pression et de résistance à la corrosion. Il n'est pas inerte, mais comporte des instruments ou dispositifs d'intervention ou d'observation connus et non représentés lui permettant d'effectuer notamment les missions salivantes - Intervention instantanée mais présentant des risques pour les véhicules ou le personnel telle que commande pyrotechnique d'une explosion pour sectionnement d'un cible, rupture de pièces, destruction de structures, modification du relief sous-marin ou neutralisation de mine offensive. - Interventions échelonnées dans le temps sur une assez longue durée telles que ouvertures ou fermetures de vannes sur des tuyauteries appartenant à des structures immergées. - Mesures ou observations échelonnées dans le temps sur une assez longue durée telles que des mesures océanologiques de densité, température, salinité, transparence, courants, des mesures magnétiques ou sismiques, des observations par caméra de télévision de l'évolution du fond sous-marin ou de matériels immergés ou installés au fond, ou des écoutes par microphones. - Prélèvements, échelonnés dans le temps sur une assez longue durée, d'eau de mer, de sédiments ou d'animalcules. Le fil 2, conçu pour permettre la commande, l'alimentation ou la transmission des informations de l'appareil- 1 est également conditionné pour séjourner en mer. Il comporte, selon des arrangements connus, un ou plusieurs conducteurs électriques, optiques ou combinés. On réduit le nombre de conducteurs selon les procédés connus de multiplexage ou de transmission séquentielle. Le fil 2 ne comporte pas d'armure métallique. ou textile importante car il ne supporte au maximum que les effprts de traction dus aux manutentions; il est donc très souple et son diamètre peut ne pas dépasser quelques millimètres. Le fil 2 est relié à l'appareil 1 par un connecteur étanche 5, éventuellement débranchable et associé s'il y a lieu à un coupleur optoélectronique. Le fil 2 est enroulé en une bobine 3. La bobine peut titre fixe sur son support; dans ce cas (qui est celui de la figure), le fil est enroulé de préférence à l'intérieur d'un tambour et il est enduit d'une colle légère qui freine son déroulement. La bobine 3 peut aussi être montée sur un axe de rotation; dans ce cas, le fil est enroulé à l'extérieur du tambour et le déroulement peut autre freiné par frottement sur le tambour. Grâce au petit diamètre du fil, la bobine est de dimensions relativement petites. Si le poids total apparent dans l'eau de mer de l'appareil 1 et de la bobine 3 pleine de fil est assez réduit et si la profondeur à atteindre n'est pas trop élevée, l'appareil et la bobine peuvent astre descendus au fond par un ou plusieurs plongeurs. Dans tous les cas, l'appareil 1 et la bobine 3 peuvent titre portés par un petit véhicule sous-marin 4. Ce véhicule peut être de divers types connus : sous-marin habité, avec sn équipage complètement, partiellement ou non immergé; sous-marin non habité et automatique. Le véhicule sous-marin 4 peut autre plus ou moins autonome en étant soit mécaniquement libre, soit reli+tar un fil à un poste de commande ou d'alimentation électrique ééralement situé sur un bâtiment de surface. Ce fil est déroulable soit sur le véhicule, soit sur le bâtiment. Selon la disposition propre à l'invention, le plongeur ou le véhicule 4 porte initialement la bobine 3 et l'appareil 1. Il descend à l'aide de moyens de navigation connus à un endroit précis au fond de la mer ou sur une structure ou près d'un conduit immergé antérieurement ou contre une coque de navire à l'arrEt. I1 largue, dépose et fixe éventuellement l'appareil à cet endroit mais conserve la bobine. I1 s'éloigne ou remonte vers la surface de la mer et le fil se dévide librement de la bobine, fixe ou tournant autour de son axe. Le plongeur ou le petit véhicule rejoint soit un estiment de surface, soit une bouée ancrée antérieurement, soit un sous-marin. La bobine 7 est alors:libdrée ou décrochée du petit véhicule et l'extrémité du:fil 2, éventuellement non entièrement déroulé de la bobine > est connectée, de préférence par l'intermédiaire d'un joint tournant électrique ou optique, à un bottier et un appareillage de commande, de visualisation, d'écoute, d'enregistrement ou d'alimentation électrique, porté par le bâtiment de surface, la bouée ou le sous-marin. On a ainsi la possibilité de transmettre par pat le fil 2 des ordres à l'appareil 1 et d'en recevoir des informations. Dans le cas d'une intervention pontuelle dangereuseJ une parfaite sécurité est assurée pour les plongeurs, le petit véhicule, le bâtiment de surface, la bouée ou le EDugnann. Dans le cas dtinterven'Gions, d'observations ou de prélèvements devant se répéter sur une longue durée, il n'est pas nécessaire de faire descendre chaque fois des plongeurs ou un véhicule sous-marin. Les mesures ou observations peuvent titre faites en temps réel ou Autre enregistrées et relevées en temps différé. L'utilisation de conducteurs électriques dans le fil 2 permet de soulager ou de supprimer l'alimentation électrique interne à l'appareil 1 immergé. L'utilisation d'une bouée de surface ancrée antérieurement permet d'éviter l'immobilisation d'un bâtiment et de son équipage pendant une longue durée ou pendant des périodes de trop mauvais temps. La bouée peut contenir une batterie électrique, une commande programmée ou un récepteur radio, des enregistreurs, magnétoscopes ou magnétophones, plus commodes à charger ou à changer que s'ils étaient contenus dans l'appareil immergé. On peut transmettre des ordres et recevoir des informations en temps réel sur un poste localisé à terre en équipant la bouée, suivant des procédés connus, d'un émetteur-récepteur radio et d'une antenne. Le fil 2 est raccordé à ces apparEillages. Si le poids apparent dans l'eau de l'appareil 1 immergé est irès réduit et le fil de liaison 2 suffisamment résistant mécaniquement, ce dernier peut permettre, en fin d'utilisation, de remonter l'appareil en surface. REVENDICATIONS 1.- Liaison sous-marine par fil, à un ou plusieurs conducteurs électriques ou optiques, entre un appareil emporté et déposé au fond de la mer par des plongeurs ou par un véhicule sous-marin et un poste éloigné de-l'appareil, immerger, en surface ou à terre, caractérisée par le fait que le fil est d'une part simplement connecté à l'appareil à immerger et d'autre part enroulé sur une bobine > fixe ou tournante, également emportée par un des plongeurs ou par le véhicule sousmarin et qu'il se déroule librement de la bobine après dépose de l'appareil lorsque le plongeur ou le véhicule s'éloigne ou remonte en surface. 2.- Liaison sous-marine par fil, caractérisée par le fait que le déroulement du fil ést légèrement freiné au niveau de la bobine. 3. - Liaison sous-marine par fil selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que le fil est conçu pour permettre la commande ou l'alimentation de l'appareil déposé au fond de la mer ei;équipé de dispositifs d'intervention comportant des moteurs, des relais ou des charges pyrotechnique7. 4.- Liaison sous-Ma s loin l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le fil est conçu pour permettre la transmission des informations issues de l'appareil déposé au fond de la mer et équipé de dispositifs d'observations comportant des capteurs de mesures, des caméras de télévision ou des microphones. 5.- Liaison sous-marine par fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'appareil déposé au fond de la mer comporte des dispositifs permettant des prélèvements, échelonnés dans le temps, d'eau de mer, de sédiments ou d'animalcules. 6.- Liaison sous-marine par fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caratérisée par le fait que, après éloignement ou remontée en surface du plongeur ou du véhicule sous-marin avec la bobine > l'extrémité supérieure du fil est connectée à un poste de commande, de visualisation, d'écoute, d'enregistrement ou d'alimentation électrique situé sur un bâtiment de surface, sur une bouée ancrée antérieurement ou mr un autre sous-marin. 7. - Liaison sous-marine par fil selon la revendication 6, caractérisée par le fait que IL bouée ancrée comporte une batterie électrique, une commande programmée ou un récepteur radio, des enregistreurs, magnétoscopes ou magnétophones ou un émetteur radio et éventuellement une antenne radio pour réception d'ordres ou émission d'informations, le fil de liaison étant raccordé à ces appareillages. 8.- Liaison sous-marine par fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le véhicule sous-marin qui a déposé l'appareil immergé est un sous-marin habité, que la bobine emportée comporte un joint tournant électrique ou optique et que le poste de commande, de visualisation, d'écoute ou d'alimentation électrique auquel aboutit le fil est situe dans ce sous-marin. 9.- Liaison sous-marine par fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que le poids apparent dans l'eau de l'appareil immergé est suffisamment réduit et le fil suffisamment résistant mécaniquement pour que l'on puisse ramener l'appareil en surface après utilisation en relevant le fil.