La présetlte invention a pour objet, p;ar 1' emploi d' léents constructifs 2réfabriqus exécutés par moulage en béton vibré sans armatures, s'assemblant par emboîtement sans mortier et en position exacte sans tatonnements, de permettre l'édification de maçonneries isothermiques avec une main d'oeuvre non spéçialisées et ce beaucoup plus rapidement1 donc plus économiquement, qu'avec les méthodes classique de mise en oeuvre d agglomérés courants. Dans le prix de revient d'une construction de locaux de toute na ture, le coût de la main d'oeuvre spécialisée entre pour une très large part. Indépendamment des mortiers d'assemblage, cette main d'oeuvre est doublée de celle de manoeuvres assurant les travaux préparatoires ne réclamant aucune qualification. Par surcroit le temps, tres long, de mise en oeuvre d'agglomérés traditionnels vient encore grever lourdement la réalisation d'un programme constructif. Ceçi indépendamment des imperfections techniques que présentent les procédés traditionnels (mauvaise isolation thermique, mortier d'assemblage non "inerte" comme l'aggloméré donc fissuration apres édification1 enduits nécessitant un dressage préalable pour pallier aux bourrelets dudit mortier, charges élevées sur fon dations, etc... etc...). L'invention permet de ne recourir qu'â une main d'oeuvre sans spé çialisation exécutant le montage des éléments constructifs avec une très grande rapidité (5 fois supérieure au traditionnel), sans matériel lourd de levage, manutention ou autre. La construction d'un mur quelconque ne nécessite aucuns coffrages1 n'exige que quelques piliers verticaux pour lier entre elles les différentes assises et pas d'autres chaînages horizontaux que ceux situés à hauteur des planchers.D'autre part, ces éléments procurent une parfaite isolation thermique et phonique du fait de nombreuses t'lames" où "matelas d'air enclos dans l'épaisseur des maçonne ries"matelas d'air" non interrompus à caques assises comme dans les procédés traditionnels. En outre, l'absence de mortier d'assemblage à chaque élément ne laisse en contact que des surfaces de nature identique, sans retrait de séchage donc sans risque de fissuration même sous les enduits comme cela se produit avec les agglomérés classiques. On emploi pour réaliser une maçonnerie d'épaisseur définie conformément à l'invention, deux types seulement d'élément constructif en béton vibré qui, exécutés avec les techniques modernes de fabrication sont d' une très grande précision dimentionnelle ( + - 0,5 millimètres). Celui du type prinçipal - figure 1 et 2 - est séparable en deux parties - figure 3 -, une tête "T" et un complément "cn; ils sont assemblés par deux où plusieurs joues latérales mais qui peuvent être séparées facilement gràce à des rainures ménagées dans ces joues suivant le plan transversal de séparation. La tête "T" formée par quatre faces verticales et généralement carrée en plan, présente dans sa partie centrale, un lar gé vide entouré' de "matelas d'air" constitués par des cloisons parallèles aux quatre faces latérales. Des empreintes où "rainures" permettent également un façonnage destiné à la confection de feuillures pour la mise en place des menuiseries. Le complément nC" comporte deux1 trois où quatre "matelas d'air" longitudinaux formés par les joues et les cloisons intermédiaires paral lèves et deux cloisons transversales laissant déborder un peu les joues pour former à chaque extrémité des chambres d'air transversales entre la tête du complément considéré et celle de l'élément voisin. Les éléments du second type figures 4 et 5 en forme de "Ut' avec deux joues au même écartement que celles du type précédent, et un fond. Ils sont destinés à constituer au niveau de chaque plancher, une serte de gouttière formant coffrage pour la mise en place des armatures et le coulage du béton des chainages horizontaux ; ils serviront également de coffrage aux linteaux des ouvertures et de coffrages "fonds de poutres pour l'ossature en béton armé. Le fond comporte des lignes de moindre résistance à l'endroit des parties tête de l'élément précédemment décrit permettant, par simple coup de marteau, d'enlever partiellement la partie centrale du fond; il en est de même pour les joues où pour l'une d'elles permettant d'en abattre une partie (jonction d'angles, support poutrelles de planchers, etc...). Les dessins çi-joint représentent à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'invention. Les figures 1 et 2 montrent en vue axonométrique l'élément principal faces supérieures et inférieures. La figure 3 montre également en vue axonométrique l'élément principal avec la tête nT" sépare du complément "C". Les figurés 4 et 5 montrent l'élément de chainage horizontal et de "fond de poutres où de linteaux". Les figures 6 - 7 - 8 et 9 montrent en perspective1 diverses retapes de mise en oeuvre des éléments constructifs. La figure 10 représente divers éléments complé dentaires -'pour cloisons intérieures, fondations légères, etc...- en tu nus dans l'ensemble du prou'dé constructif.Et enfin en figure il une réduction a l'échelle, sur bandes auto-collantes des maçonneries édifiées à l'aide desdits éléments constructifs, destinée plus particuliè renient à l'établissement des plans d'exécution où à la mise à la trame de plans existants. Dans les figures i - 2 et 3, "T" désigne la "tête", "C" le complément et nJn les joues où cloisons externes. On voit que la "tête" présen te un vide central entoure de tous cotés par des "matelas d'air" Xt1lt formés par une cloison périphérique 11211 prolongée jusqu'aux "joues" externes fermant ces matelas d'air "3". Le complément "C" présente deux1 troisoù quatre "matelas d'air" 11111 formés par des cloisons internes parallèles aux joues "J" avec cloisons transversales "4". L'emboîtement de deux éléments superposés s1 effectue par la péné tration des prolongements des cloisons internes "5" sur la face supérieure dans les retraits "6" prévus à la fabrication sur la partie inférieure desdits éléments. Sur la cloison médiane interne les bossages sont inversés et s'arrêtent à la dernière cloison transversale "7" ; cette invertion d'emboitement sur la cloison médiane permets au point "8" un "clavetage" à l'emboîtement de deux éléments superposés, interdisant une mauvaise mise en place accidentelle ( décallée où à un mauvais chevauchement). Les joues et les cloisons parallèles internes constituent les organes porteurs du mur. Les figures 4 et 5 montrent un élément de chainage horizontal où "fond de poutre Les joues lîJblî comportent les mêmes modes d'emboite- ment "5b" et Gb analogues à ceux précédemment décrits. Le fond "F" renforcé par des nervures transversales "9" destinées à rigidifier où raidir les joues '2Jbtl; des rainures profondes "10" dans le fond permettent aux piliers en béton armé coulés après montage, de traverser le fond ; rainures semblables "11" dans les joues permettant d'abattre une portion desdites jouets pour effectuer les jonctions aux angles des murs.Les redans 111211 et tout ménagés dans l'épaisseur des joues dài- vent permettre la suppression partielle sur un plan longitudinal desdites joues en fonction des épaisseurs des planchers posés conjointement aux chaînages. La mise en oeuvre des éléments constructifs isothermes, objet de l'invention est développée dans les figures 6 - 7 - 8 et 9. La figure 5 indique le départ d'une maçonnerie, les éléments tant emboités à sec les uns à la suite des autres. Les assises supérieures - figure 7 sont mises en place de la même façon les emboitements supérieures "7c" et inférieurs "8c" se superposant avec précision, le clavetage sur la cloison médiane s'effectuant automatiquement et interdisant un mauvais chevauchement. Les différentes rangées d'éléments seront mises en place en inversant le sens de ceux-çi, c'est à dire en les croisant au niveau de la tête comme indiqué sur la figure 7. La figure 8 indique la mise en place des éléments chainage où "fond de poutre" posés et emboités à sec sans bain de mortier, de la même façon que les éléments-mur ; les retours d'angle s'exécutent en faisant "sauter" à la martelette la joue excéden taire. Les éléments chaînage étant en place - figure 9 - après avoir fait "sauter" à la martelette les fonds délimités par rainures au passage des piliers en béton armé, les armatures "p" des piliers et chainages sont mises en place et coulés ensemble, sans aucuns coffrages.Dans l'alter native où le chinage est solidaire à un plancher constitué de poutrelles et hourdis (figure 9 partie mA11), les joues intérieures sont supprimées au niveau des redans 12b et 13b (suivant épaisseur du plancher) et ltensemble : piliers d'ossature, chainages et chape de compression et ferrail lé et coulé d'une seule venue, sans aucuns coffrages. De tels éléments sont, de par leur constitution et sans fonds donc totalement creux - plus légers que les agglomérés traditionnels et de ce fait permettront des maçonneries moins lourdes chargeant moins les fondations. Les espaces vides où "matelas d1aîr" enclos dans les maçonneries et continus sur toute sa hauteur, constituent un isolation thermique et phonique en rien comparable aux agglomérés traditionnels (borgnes à cha ques assises). De plus, l'assemblage vertical par creux dans la base des éléments "coiffant la moulure périphérique de l'élément de l'assise précédente constitue une sorte de larmier qui, en l'absence de tout enduit, suffits rait à empècher liteau de traverser le joint sec entre deux éléments. La planéité du montage, tant extérieurement qu'intérieurement, assure une importante économie sur les enduits dont les épaisseurs seront beaucoup moindres. Plus de "bourrelets" de mortier à chaque assise, donc poins d'épaisseur, donc plus de fissuration au sèchage dudit mortier. Les dimensions des éléments constructifs isothermiques objet de l'invention, sont telles qu'elles permettent la plus grande variété de disposition et l'adaptation à toutes les exigences architecturales. Quant à la solidité des constructions ainsi réalisées les charges et surcharges seront réparties sur les piliers de l'ossature - avec possi bilité d'en créer autant que nécessaire bien qu'expérimentalement ceux d'angles et au droit des tableaux d'ouvertures s'avèrent amplement suffi- gants - formant ainsi un ensemble indéformables anti-sismique (car auto risant de faibles 11mouvements latoriaux"), isothermes sans apport d'iso lation complémentaire. Afin de permettre toutes les phases de l'acte de construire1 des éléments accessoires complémentaires ont été élaborés et mis au point. La figure 10a, montre un élément cloison, d'épaisseur moindre mais d' un montage à emboîtement également à sec en croisant les éléments sur leur demi-longueur (figure lObj. Egalement, pour les fondations légères de constructions à simple rez de chaussée, des éléments préfabriqués "10c" ont été mis au point. Leur mise en place s'effectuera simplement comme l'indique la figure IOd dans laquelle "x" sont les armatures d' alignement et "y" les armatures longitudinales. Ce même élément peut également s'utiliser comme acrotère de murs de terrasse, comme auvent sur ouvertures, etc... On notera que toutes les formes des éléments qui viennent d'être décrits, peuvent être réalisés économiquement en modèles réduits en matière plastique de synthèse, de telle façon qu'on puisse en faire un jeu de construction; tout aussi bien d'ailleurs que des éléments de maquettes utilisables par les techniciens du batiment pour la formation du personnel d'encadrement. Ces maquettes permettraient en outre, à plusieurs niveaux les études des projets tout aussi bien que l'information des acheteurs de conStruction, toujours rebutés par une lecture de plans. Enfin, comme toute construction fait l'objet d'un projet dessiné, tracé suivant une échelle déterminée au 1/1000, au 1/50 , etc..., des bandes autocollantes préimprimées - figure il - suivant la section hori zontale-des éléments objets de l'invention, permettront une éxécution simple et rapide desdits plans. Elles permettront en plus de définir de ltemplacement et du nombre des piliers en béton armé de l'ossature. Ces bandes autocollantes seront également très appréciées pour la mise à la trame des éléments constructifs, de plans existants. REVENDICATIONS 1. - déments de construction en béton vibré non armés caractérisé en ce qu'il comporte au moins trois bossages continus, dont deux sur la longueur et deux en largeur sur la partie supérieure, pour s'emboîter sans emploi de mortier dans un profil creux ménagé à la base de chacÜs des élément 2 - Elément suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'il n'est pas pourvu de fond et que toute ligne horizontale imaginaire traversant les flancs, traverse au moins deux "vides" d'air et une lame do séparation - pour les modèles étroits - les modèles normaux possèdant trois lames séparatives internes délimitant avec les flancs quatre vides d'air dans le corps principal. 30 - Elément suivant les revendications 1 et a caractérisé en ce que dans sa longueur normale une extrémité est formée d'une tête où boisseau de section carrée à double parroi, ce qui permet un montage croisé par superposition on formant un coffrage pour piliers. 40 - Elément suivant les revendications l a et 3 caractérisé en ce que le corps où "complément" de la partie restante à la suite du boisseau carré est divise longitudinalement par deux où trois lames, égal en ment en béton, parallèles aux flancs de l'élément et transversalement par des cloisonnements de râidissage et dénommé élément de complément. 50 - Elément suivant les revendications i, 2 3 et 4 caractérisé en ce que l'élément de longueur normale peut être réduit à la mise en oeuvre en séparant la "tête" où boisseau carré, du corps parallélipédique rectangle restant afin d'obtenir des éléments dits de "complément". 60 - Elément suivant les revendications 1, 2, 3, 4 et 5 caractérisé en ce outil est possible, grace à des rainures profondes imprimées à la fabrication, de supprimer une partie des flancs de la "tête" où boisseau carré. 70 - Elément suivant les revendications 1, 2, ), 4 5 et 6 caractérisé en ce qu'à l'extrémité de l'élément de complément, dépasse par ses cloisons intérieures des flancs extérieurs et forment tenons1 tenons des tinte à l'emboîtement vertical. 80 - Elément suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'il est nécessairement placé de telle façon que la moulure d'assemblage soit à sa partie supérieure, ce qui entraine le recouvrement de la moulure par la base de l'élément immédiatement au dessus, en assurant une étanchéité parfaite sans emploi de mortier. 90 - Elément suivant les revendications 1, 2, 3, 4 et 6 caractri sé en ce que la section de béton vibré permettant 1 conductioll calorifi gue est très inférieure à celle des agglomérés traditionnels, ce qui confère à l'obit de l'invention, encore amélioré par la présence de nombreux "matelas d'air" non interrompus, une isolation thermique et pho-- nique supérieures aux procédés traditionnels. 100 - Elément suivant la revendication 6 réduit à deux parois solidaires d'un fond et présentant les mêmes caractéristiques d'assemblage par la base, par le dessus et par les extrémîtes, pour permettre la fabrication de linteaux, de chainages où de coffrages de fond de poutres. 110 - élément associé aux éléments revendiqués en 1 et 10 et caractérisé en ce que leur emboîtement à sec s'effectue à mi-longueur d'entre eux par chevauchement d'un bossage de section sensiblement trapézo dale recouvrant un creux correspondant à la base. 120 - Elément associé aux éléments revendiqués en 1 et 10 et caractérisé en ce que leur section droite est un trapèze asymétrique à grande base inférieure s'appuyant sur le sol et une petite base supérieure recevant les éléments revendiqués en 1, avec au moins un logement longitudinal ouvert recevant une armature formant longrine, enrobée dans un béton coulé sans coffrage après montage.