La présente invention concerne les articles de type garniture, 11gris", poignées, permettant d'assurer une tenue plus sûre et plus confortable, et par suite un maniement plus précis et plus aisé, de tous instruments de travail manuel et de certains accessoires sportifs (en particulier raquettes de tennis). Encore actuellement, pour manier une pioche ou un marteau par exemple, on serre les mains et les doigts autour du manche nu de ces instruments. I1 en était de même autrefois pour certains accessoires sportifs comme les raquettes de tennis par exemple : maintenant elles sont généralement mllnies d'une bande de cuir plate, biseautée, et souvent perforée de nombreux trous, qu'on enroule obliquement autour du manche: Ces façons de faire ont plusieurs inconvénients Un serrage léger des doigts autour du manche risque de faire dévier la tête de l'instrument ou de l'accessoire par rapport à la trajectoire recherchée, et aussi de la faire ',tourner" au moment de l'impact (tête de pioche atteignant le sol, tête de marteau atteignant le clou, cordage de raquette atteignant la balle de tennis, etc.) Un serrage plus fort entrai ne rapidement une crispation, qui atteint non seulement la main et les doigts, mais aussi les principaux muscles du bras, et souvent même certains muscles du tronc et des jambes.En outre, les articulations (surtout poignet, coude, épaule) sont raidies- exagérément. Tout ceci empêche une exécution correcte et vraiment efficace du coup (de pioche, de marteau, de raquette, etc.) D'autre part, ce serrage fort est actuellement indispensable pour présenter à la balle de tennis par exemple, le cordage d'une raquette tenue assez fermement pour donner à la balle la direction, la longueur et l'effet désirés. ais ce serrage fort augmente sensiblement le retentissement dans l'or- ganisme des chocs répétés (pioche sur le sol, marteau sur le clou, raquette sur la balle de tennis, etc.).Dans ce dernier cas par exemple, en raidissant les muscles et les tendons du bras, ce serrage fort des doigts sur le manche est l'une des plus importantes causes qui favorisent le développement trop fréquent de certaines catégories d'épicondylites ou "tenniselbow" (au coude), de stylodites (au poignet), et d'autres douleurs longues et difficiles à guérir. Ces inconvénients sont actuellement très difficiles à évi ter, et constituent un obstacle-très important quand on veut obtenir un maniement correct de l'instrument de travail manuel ou de l'accessoire sportif tout en préservant la santé de l'utilisateur. Cela est si vrai que beaucoup de geils compétents en tennis par exemple, recommandent d'assurer un serrage moyen des doigts autour du manche de raquette pendant toute la préparation et même la fin de l'accompagnement du coup, en serrant fortement ce manche seulement peu de temps avant l'impact de la raquette sur la balle, et en relâchant sensiblement les doigts peu de temps après.Ce procédé exige des réflexes difficiles à acquérir et à conserver en permanence, en raison de l'extrême précision exigée dans la concordance des mouvements des doigts et de la balle qui reste au contact du cordage pendant 6 à 9/1000ème de seconde. Il ne permet pas vraiment d'éliminer les inconvénients cités plus haut, d'autant plus que, fait très important, avec les actuelles garnitures de manches ou l'absence de garniture, la marge entre le serrage dit "léger" et le serrage dit "fort" est parfois assez faible, mais toujours variable en fonction d'éléments extérieurs (température, vent, état de surface du manche, transpiration de la main, fatigue générale, type, usure et "effets" des balles, nature et état du court, etc). Le dispositif suivant l'invention permet d'éviter ces inconvénients. Le manche de l'instrument ou de l'accessoire sportif comprend une garniture en forme de surliure réalisée au moyen d'au moins une gaine en matière élastique. Avec ce dispositif en effet La liaison bras-main-raquette de tennis (par exemple) est assurée pendant tout le mouvement avec une fermeté suffisante pour que la tête de raquette suive avec précision la trajectoire voulue, et pour que son manche ne glisse pas et ne "tourne" pas dans la main au moment de l'impact, grâce à une adhérence superieure du manche dans la main. Cette fermeté est obtenue avec une contraction moyenne des muscles, c'est-à-dire justement celle qui donne la plus grande précision aux actions motrices. Les diverses crispations, dont il a été question plus haut, et qui sont si défavorables au déroulement convenable de ces actions, ne peuvent pratiquement plus se produire. Cette contraction moyenne des muscles, qui peut, au moment de l'impact, rester sans inconvéniants la même que pendant la"préparation" du geste et son "accompagnement", diminue considérablement le retentissement dans l'organisme des chocs répétés. Il faut ajouter que, par sa nature m5me, le dispositif suivant l'invention joue un rôle d'amortisseur important dans la transmission des chocs depuis le cordage jusqu'à la main. La possibilité de conserver, pendant la totalité du geste, le même serrage moyen des doigts autour du manche, dispense pratiquement l'utilisateur d'observer les recomrqandations décrites plus haut. Dans les cas les plus défavorables et très exceptionnels, il pourra, sans inconvénients pour la qualité de son geste et sans danger pour son organisme, commencer beaucoup plus tôt à serrer légèrement plus ses doigts autour du manche et relâcher un peu sa prise beaucoup plus tard : même dans ce cas extrême et rare, tout risque d'erreur, provenant d'une mauvaise concordance de ces gestes avec le mouvement de la balle, se trouve éliminé. La Figure 1 est une vue en perspective d'une raquette avec son manche nu. La Figure 2 est une section droite du manche nu. 'Ia Figure 3 est une coupe longitudinale du manche nu. la Figure 4 est une vue perspective du manche de raquette avec garniture (1ère réalisation). Elle montre quelques détails de montage et des moyens d'arrêt. La Figure 5 est une coupe longitudinale du manche avec garniture (1ère réalisation). la Figure 6 est une vue en perspective du manche de raquette avec garniture (2ème réalisation) en cours de montage. Elle montre ou localise les moyens d'arrêt. la Figure 7 est une section droite du manche avec garniture (2ème réalisation,type plus de 2 gaines de diamètres différents). Le dispositif, objet de l'invention comporte une ou mieux deux gaines type "souplisseau" en élastomère, tel que caoutchouc, latex ou analogue, élastique et présentant une surface extérieure non glissante au toucher. Les diamètres extérieurs de ces gaines sont en général de 15 à 18/10ème de m/m pour l'une, et de 10 à 12/10ème de m/m pour l'autre. Les vides centraux cylindriques auront un diamètre d'environ 6 à 8/10ème de m/m pour la plus grosse gaine et d'environ 4 à 6/10ème de m/m pour la plus petite. Elles peuvent être appliquées sur le manche, d'une raquette par exemple, selon deux versions différentes. Première réalisation. - l'enroulement des gaines 9 autour du manche, en "hélices parallèles jointives", commence à l'extrémité de celui-ci, au ras de l'embase 21 Fig 4 biseautee en cuir, ou sous cette embase, qu'on enlève provisoirement pour la manoeuvre d'enroulement et qu'on repose ensuite par dessus les premiers tours des gaines. Les extrémités de celles-ci sont appliquées sur une face du manche (de préférence le chanfrein inférieur avant 4 Fig 2), après courbure à angle droit de ces extrémités : ainsi, les 6 à 8 m/m recourbés de ces gaines se trouvent "coincés" entre la face du manche et les 2 ou 3 premiers tours de l'enroulement des gaines autour du manche. Cet enroulement se fait et se poursuit en tendant comme il convient les gaines-dont on utilise convenablement l'élasticité. Grâce à un papier collant ou "scotch" Il Fig 4 on a collé provisoirement sur une des faces du manche au début de son rétrécissement 19, un fil d'arrêt 10 Fig 4, fin et résistant, en forme de boucle allongée 12 comme indiqué.-Fig 4. Une disaine de tours avant la fin de l'enroulement, on veille à faire ressortir entre deux spires successives les deux extrémités libres de ce fil le fil se trouve donc appliqué en double contre la face du manche par les spires suivantes et sous celles-ci.On fait alors passer le dernier tour de la gaine (ou des gaines enroulées simultanément) dans la boucle 12 en retirant le papier collant ou scotch Il. Il reste à tirer sur les extrêmités libres du fil, qui glisse entre le manche et les derniers tours des gaines quand le fil est bien tendu, la boucle 12 de ce fil d'arrêt 10 vient bloquer le dernier tour des gaines et lui donne légèrement tendance à se loger sous l'avant dernier tour dans la région proche de la boucle. Toute cette opération peut se faire également sur une 2ème face du manche. Les gaines étant fournies sur bobines, il suffit d'enfiler celles qui conviennent sur un axe pour réaliser facilement l'enroulement à la main. Cette opération sera encore plus facile si l'on dispose de plusieurs axes parallèles séparés par la plus petite distance compatible avec le diamètre extérieur des bobines : dans le cas le plus courant qui consiste à réaliser une garniture par enroulement de 2 gaines distinctes, on pourra enrouler 2 ou 3 "couples de gaines" simultanément, c'est-a-dire 4 ou 6 gaines.On pourra également enrouler simultanément aines de "gros" diamètre et 'i gaine de "petit" diamètre, ou vice-versa, ou réaliser une autre répartition entre les deux dimensions de reines, ou utiliser un "jeu" de 3 gaines de diamètres différents, etc. un peut étalement associer les tiges porte-bobines à une petite machine très simple qui permet de faire tourner la raquette autour de son axe longitudinal Dour enrouler les gaines. Deuxième réalisation. - Les gaines qui vont constituer la garniture du manche sont appliquées longiudinalement sur toute la surface de celui-ci, auquel on a provisoire:lent enlevé son embase biseautée en cuir. On place d'abord, pour la durée du montage, un rectangle de bois 13 assez épais comme indiqué Fig 6, c'est-à-dire solidement fixé à la tranche de l'extrémité du manche, mais facilement enlevable. Il suffit d'ailleurs de fixer la raquette, dans un étau par exenDle, de telle sorte que la tranche de base de son manche bloque fortement le rectangle de bois 13 contre un mur ou un solide bâti.Ce rectangle de bois 13 comporte sur une de ses faces des pitons 14 en forme de crochets mi-ouverts : on les a vissés, tous les 5 à 6 mXm environ, suivant un périmètre octogonal tel que le manche de raquette puisse venir s'insérer de près à l'intérieur du dit périmètre. On forme, par un noeud solide, une très petite "boucle inférieure de départ" 15 à l'extrémité de la ou des gaines qu'on veut poser simultanément, et on enfile l'extrémité courbe de l'un des pitons P1 dans cette petite boucle 15. On a auparavant enfilé le manche dans un bracelet de montage 22 élastique et résistant, qui le serre très fortement juste avant son rétrécissement 19. On fait passer les gaines, mises en forme de boucle sunérieure" 18 par simple repli à 180 , sous ce bracelet élastique qui les maintient appliquées contre le manche Pour cela, on peut soulever le bracelet 22 en mettant "de champ", pendant le temps nécessaire au passage des gaines an forme de boucle sous le bracelet, la l3lne d'un tournevis par exemple, insérée entre manche et bracelet. Les boucles 18 doivent se trouver, au delà du bracelet, en contact avec le rétrécissement 19 du manche sur environ 15 m/m de longueur.Les gaines sont ensuite passées dans le piton suivant P2 qu'elles entourent par un repli à 180 pour repartir vers le bracelet de cacutchouc. On garnit ainsi dans le sens longitudinal toute la surface du manche. L'arrêt peut se faire soit par une boucle 16 nouée autour du dernier piton Pz (symétrique de P2 oer rapport au diamètre de la section droite du manche passant par P1) soit en laissant provisoirement libre, après un dernier passage sous le pracelet de caoutchouc 22, une "fin de gaines" d'environ 15 centimetres de long.En effet, dans le début rie la partie rétrécie 19 du manche, on effectue, avec un fil F fin et résistant, une lig@ture classique 20 initialiement peu serrée qui applique les Aines contre cette partie rétrécie bu manche. Your les 2 ou 3 derniers tours de la ligature 20, on passe le fil "en sinusoïde" danstoutes les boucles supérieures 18. S'il y a lieu, on y passe de la même faoon les bouts libres constituant la fin des gaines dont il vient d'être ques- tion : c'est le deuxième moyen d'arrêt.A l'autre extrémité de la garniture ainsi realisée, on passe alors un fil G assez gros (pour ne nas entamer les gaines à l'usage) dons toutes les boucles 15 et 17 (et s'il y a lieu 16), c'est-à-dire dans tous les endroits où les gaines sont au contact des nitons. On peut alors dégager ces derniers et leur rectangle de bois 13, ainsi UC le bracelet élastique 22. En tirant sur le fil G, grâce à l'élasticité des gaines on amène leurs boucles 15, 16 et 17 r dépasser l'extrémité du manche et à venir s'appliquer radialement sur la tranche de base du manche.Sur cette tranche, se truve éale- ment appliqué , en forme d'anneau retenant les gaines tendues, le fil G dont on a solidement noué les 2 extrémités après tension. la ligature 20 résiste très bien à cette tension des gaines et maintient en place leurs boucles supérieures 18 pour deux motifs principaux : le passage des 2 ou 3 derniers -tours de fil F et éventuellement de la "fin des gaines" dans les boucles 18, et la direction de la tension vers une région du manche possédant un plus grand périmètre que l'endroit de la ligature 2G Comme pour la première réalisation, cette deuxième version peut se foire avec plusieurs gaines de diamètres différents. Le dispositif, ob;jet de l'invention, peut être utilisé dans tous les cas où le maniement d'un instrument de -travail manuel et de certains accessoires sportifs (en particulier raquettes de tennis) doit être assuré d'une façon précise et aisée, grâce à une tenue sûre et confortable qui nécessite moins d'efforts et moins de fatigue. Il peut être posé soit dès l'origine par les fabricants de l'accessoire sportif ou de l'instrument de travail manuel, soit par les détaillants revendeurs. Des applications particulièrement intéressAntes peuvent être réalisées sur les manches de raquettes de tennis. On raut utiliser un cordonnet élastique lein do section quelconque. RflWENJ)lOli'T IONS 1. Dispositif permettant d'assurer une tenue plus sûre et plus confortable, et par suite un maniement plus précis et plus aisé, de certains instruments de travail manuels et de certains accessoires sportifs, avec moins d'efforts et moins de fatigue, caractérisé en ce que le manche de I1 instrument ou de l'accessoire comprend une garniture sous forme de surliure réalisée au moyen d'au moins une gaine en matière élastique. 2. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine en matière élastique est enroulée en hélice autour du manche. 3. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine est fixée au manche en spires s'étendant dans le sens de la longueur du manche. 4. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la gaine est en élastomère, tel que caoutchouc, latex ou analogue. 5. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la surliure est réalisée au moyen d'au-moins deux gaines de diamètres différents. 6. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la surliure est constituée par u n enroulement d'une première gaine séparé par un enroulement d'une seconde gaine d'un diamètre inférieur à la première. 7 Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que la première gaine a un diamètre extérieur compris entre 15 et 18/10ème de m/m, et un diamètre intérieur compris entre 6 et 8/10 ème de m/m,et en ce que la seconde gaine a un diamètre extérieur compris entre 10 et 12/10ème de m/m et un diamètre intérieur compris entre 4 et 6/10ème de m/m. 8. Dispositif conforme à l'une. quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt de la surliure en hélice (1ère réalisation) est constitué par au moins un fil fin résistant, qui glisse entre le manche et les derniers tours des gaines, et qui reçoit dans sa boucle, pour le coincer par tirage des extrêmités du fil, l'ultime tour des gaines enroulées simultanément. 9. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt de la surliure disposée dans le sens de la longueur du manche, ( > ème ralisa- tion), est constitué à la base de ce manche par un fil assez gros qui passe en forme d'anneau fermé dans-toutes les boucles inférieures formées Dar les spires des gaines, et en particulier dans la dernière boucle nouée. 10. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications I ou 3, caractérisé en ce que la moyen d'arrêt de la surliure disposée dans le sens de la longueur du manche (2ème réalisation), est constitué à la partie supérieure rétrécie du manche à la fois par une ligature classique de fil fin qui serre les spires de gaines contre le manche, et par les boucles supérieures de ces gaines dont les extrémités libres sont passées en fin de montage dans les dites boucles. 11. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications I -à 6 et 8 à 10, caractérisé en ce que la surliure est réalisée au moyen de cordonnet élastique plein. 12. Dispositif conforme à la revendication 11, caractérisé en ce que les cordonnets ont les mêmes dimensions extérieures que les gaines. 13. Dispositif conforme à la revendication 11, caractérisé en ce que les cordonnets ont une section triangulaire.