Pour de nombreuses applications, on utilise actuellement les étoffes dites non tissées. Pour la fabrication de ces étoffes, on utilise une nappe de fibres qui est ensuite imprégnée d'un liant ou sur laquelle est pulvérisé un liant, Ensuite, la 5 nappe ainsi imprégnée est soumise à un traitement thermique, et à cette occasion le liant (par exemple du latex) durcit ou se vulcanise. La structure plane ainsi obtenue est très élastique et peut être utilisée comme doublure de renfort. Les étoffes non tissées sont également destinées à de 10 nombreux autres usages, et servent par exemple de torchons. Pour d'autres applications, il est souhaitable que le produit final présente un dessin de perforations. Cela implique toutefois des dépenses considérables en matière d'appareils de fabrication. C'est ainsi par exemple que la nappe ou l'étoffe 15 doit d'abord être placée sur un tamis, et être ensuite recouverte d'une plaque perforée. Par après, on injecte des jets d'eau violents par les trous de la plaque de recouvrement. L'eau traversant ces trous avec une grande violence chasse les fibres situées au-dessous et s'égoutte ensuite à'travers le tamis. 20 L'étoffe ainsi préparée est encore très peu stable et doit ensuite, avec une dépense considérable en appareillage, être imprégnée une nouvelle fois, pour acquérir la résistance mécanique ou la stabilité nécessaire. Il a été constaté à présent que des étoffes perforées 25 d'un dessin choisi à volonté peuvent être fabriquées d'une manière extrêmement simple si, pour commencer, on met la nappe en suspension dans un très grand excedent d'eau (environ 1 partie de fibres pour 1000 parties d'eau) tout comme lors de la fabrication de papier. L'eau contient un liant, par exemple du latex. 30 II est préférable de coaguler le latex, car dans ce cas le liant précipité se dépose de préférence sur la surface des fibres mises en suspension, en même temps, dans l'eau. Ensuite on déverse la pâte de fibres contenant du liant sur une toile métallique ou un tamis, par exemple sur une toile inclinée de telle sorte que, 35 comme il était prévu, il se forme une bande de fibres cohérente. La coagulation du liant peut être obtenue par addition d'acides, de sels ou par inversion de la polarité électrique de la dispersion de liant, conformément à des procédés connus. Il est également possible d'utiliser des latex sensibilisés à la 70 43576 2070215 chaleur. Dans ce cas, le liant coagule dès qu'une température déterminée est atteinte, température qui peut être très basse, par exemple de ,35°C. . Il est certes-possible de renoncer à la précipitation pré-5 alablë (coagulation) du liant sur les fibres. Mais dans ce cas, il faut ajouter une quantité de liant beaucoup plus considérable, étant donné que lorsque la pâte est déversée sur la toile métallique, une grande proportion de liant s'égoutte vers le dessous. Si l'on coagule au préalable, presque la totalité du 10 liant se dépose sur les fibres, de telle sorte qu'après le coulage de la pâte sur la toile métallique, c'est pour ainsi dire uniquement de l'eau pure qui s'égoutte. Après la formation de la nappe de fibres humide contenant le liant, sur la toile métallique, on procédera à l'aspiration, 15 dans la mesure du possible, de l'humidité. Ensuite la nappe encore humide est placée sur un support approprié et dotée d'un grand nombre de petites fentes. Des fentes peuvent par exemple avoir une longueur de 2 â 8 mm. A une distance du même ordre de grandeur, on pratique ensuite la deuxième fente, jusqu'à obten-20 tion d'une série de fentes. A une distance de quelques millimètres à côté de la première série ou rangée de fentes, on pratiquera une deuxième série ou rangée de fentes, de préférence de manière telle que les fentes sont décalées d'une rangée à la suivante. Les fentes peuvent être pratiquées à l'aide de minces 25 couteaux, ou aussi au moyen de cylindres présentant des segments en forme de lames de rasoir. Pour les incisions, on peut également utiliser les appareils connus destinés à inciser des feuilles en matière plastique. - - La Pig. 1 représente schématiquement une nappe de fibres 30 encore humide présentant des fentes ou des incisions. Après l'incision de la nappe, celle-ci est soumise, dans un séchoir à cylindres ou à tambours, à un préséchage tel que l'humidité est ramenée à 80 - 100 % (par rapport au poids des fibres). Ensuite, lors de l'opération de séchage finale, la 35 nappe est, à la température d'environ 120 - 160°C, allongée en largeur d'environ 30 à 50 % et est séchée en même temps. A cette occasion, les fentes ou incisions deviennent des trous, tels qu'on les voit à la Pig. 2. Etant donné qu'en même temps se produit une vulcanisation ou un durcissement du liant, les trous sont stabilisés. BAD ORIGINAL 70 43576 3 2070215 Le procédé suivant l'invention n'est pas limité à des nappes de fibres d'une nature déterminée. On peut dès lors utiliser toutes lea variétés de fibres traditionnellement mises en oeuvre dans l'industrie des étoffes non tissées. De même, en ce 5 qui concerne le liant, il n'y a pas de restrictions ou d'exclusions. La caractéristique principale de l'invention réside donc dans le fait qu'une nappe humide contenant du liant est .incisée, est ensuite soumise à un premier séchage et est, lors du séchage final, allongée ou dilatée à des températures élevées (pour les-10 quelles se produit en même temps un durcissement ou une vulcanisation du liant). 70 43576 h 2070215 REVENDICATION 1.- Procédé de fabrication d'étoffes non tissées perforées par mise en suspension de fibres dans un fort excédent d'eau avec addition simultanée et le cas échéant précipitation d'un liant, suivi du coulage de la masse-de fibres contenant du liant sur une toile métallique ou un tamis, caractérisé par le fait que la nappe humide est fendue ou incisée, est ensuite soumise à un premier séchage et est, pour finir, avec dilatation ou allongement en largeur, portée à des températures pour lesquelles le liant se solidifie, durcit ou est vulcanisé.