Isolateur en matière organique comportant une âme en stratifié La présente invention concerne un isolateur en matière organi- que comportant une âme en stratifié. Un tel isolateur comporte d'une part une âme allongée, compre- nant au moins un jonc de fibres agglomérées, et d'autre part des armatures d'ancrage présentant chacune un logement de scellement dans lequel est fixée une extrémité de l'âme. Le jonc est protégé, hors des logements de scellement, par un revêtement tel qu'une gaine en matériau isolant éventuellement munie d'ailettes. Un isolateur de ce genre est destiné à transmettre des efforts mécaniques importants, et on a proposé dans ce but, notamment dans les brevets français n0 2 345 796 et n0 2 360 968, d'utiliser une forme de logement particulièrement avantageuse; elle présente une géométrie bitronconique, ou plus précisément, elle s'évase de part et d'autre d'une zone intermédiaire du logement. Ainsi, lorsque l'isolateur est soumis à un effort de traction important, l'âme associée à son matériau de scellement a tendance à glisser dans le logement de l'armature et il en résulte des efforts de compression radiaux sur le jonc qui entraînent son coincement dans l'armature. Toutefois pour obtenir ce résultat, il est indispensable que le logement de l'armature présente une géométrie adéquate et un état de surface exempt de rugosité, ce qui ne peut généralement être obtenu qu'au prix d'un usinage et d'une finition soignés. La présente invention a pour but d'éviter cet inconvénient et de permettre la mise en oeuvre d'armatures d'extrémités sans géomé- trie ou état de surface particulier, pouvant être obtenues par exem- ple par moulage, pratiquement brutes de fonderie. La présente invention a pour objet un isolateur en matière organique comportant d'une part une âme allongée comprenant un jonc de fibres agglomérées, et d'autre part des armatures d'ancrage présentant chacune un logement de scellement dans lequel est fixée une extrémité de l'âme, ledit jonc étant protégé hors des logements de scellement par un revêtement isolant; il est caractérisé par le fait que ladite extrémité de l'âme est munie d'une douille, revêtue extérieurement d'une couche anti-adhérente au scel- -2- lement dudit logement, dont la paroi latérale présente un profil ondulé, dont les bords sont solidarisés d'une manière étanche audit revêtement et dans laquelle est scellée à l'aide d'un matériau orga- nique l'extrémité correspondante dudit jonc. On appelle profil ondul_ une ligne faite de courbes alternati- vement concaves et convexes. Le profil ondulé préférentiel est tel que la douille présente une géométrie sensiblement bitronconique. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux la douille est scellée dans ledit logement à l'aide d'un mortier de ciment qui peut être par exemple un mortier de ciment alumineux très économique. Le logement de l'armature peut présenter également une surface interne ondulée, de forme générale tronconique ou bitronconique par exemple. Les bords de la douille peuvent être collés ou sertis sur le revêtement en élastomère. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante qui sera faite à l'aide du dessin annexé, donné à titre illustratif mais nullement limitatif et dans lequel - la figure 1 est une vue schématique en coupe d'une extrémité d'un isolateur selon l'invention, - la figure 2 est une vue schématique en coupe d'une variante de l'isolateur de la figure 1. L'âme de l'isolateur de la figure 1 comprend un jonc central 20 en fibres de verre agglomérées, protégé par une gaine 12 en élastomère tel que 1'EPDM, munie d'ailettes 2, 3... L'extrémité 1 du jonc 20 est usinée de manière à présenter des gorges 4 dont le fond peut former un polygone, si l'on désire une retenue anti-rota- tion de ce jonc. Comme on le verra plus loin, l'extrémité du jonc 1 est scellée à l'aide d'un matériau organique 9 chargé de fibres dans une douille métallique mince 5. Cette douille possède des zones 6 en contre- dépouille de manière à présenter une forme générale bitronconique elle comporte des renforcements 18 au niveau de son- - 3 - fond pour une retenue anti-rotation; sa paroi externe est munie d'un revêtement non adhérent du matériau de scellement 11 de la douille dans l'armature d'extrémité 10; il s'agit par exemple d'un vernis ou tout autre revêtement appliqué en couche mince par fluidi- sation. Le bord de la douille 5 forme une collerette 7 préalablement traitée en vue de son adhérisation sur l'ailette 2. La douille 5 ainsi préformée est obtenue industriellement en grande série de manière simple et économique. L'armature dans laquelle elle est destinée à être scellée à l'aide du matériau 11 est un capot 10 en fonte galvanisée intérieu- rement et extérieurement. Sa paroi interne présente comme la douille une forme générale bitronconique. Pour réaliser la solidarisation de l'extrémité du jonc 1 et du capot 10, on opère de la manière suivante: On dispose au fond de la douille 5 une dose prédéterminée de matière de scellement organique 9, la douille étant placée, la collerette vers le haut; on descend l'extrémité 1 du jonc gainé dans la douille. L'ensemble est de préférence disposé dans une enceinte sous vide et la douille peut être chauffée. La quantité de matière de scellement organique est prédéter- minée pour que le niveau final n'atteigne pas celui de la collerette 7. Afin de pouvoir loger un excès imprévu de matière de scellement, on peut envisager, selon une variante non illustrée, de mettre en oeuvre une douille à col 19 plus évasé que celui qui est illustré. Après durcissement de la matière de scellement 9 et adhérisa- tion de la collerette 7 à l'ailette 2, on obtient l'âme de l'isola- teur selon l'invention; elle forme un ensemble étanche dans lequel les interfaces jonc-gaine et gaine-ailettes sont parfaitement isolées. Cet ensemble peut donc être stocké sans inconvénient pendant une longue période avant que ses armatures d'extrémité lui soient associées. Le scellement de ces armatures est effectué de manière connue à l'aide d'un mortier de ciment. -4 - Quand on applique un effort mécanique de traction à- l'isola- teur, un déplacement se produit du fait du vernissage anti-adhérent de la douille 5 entre cette douille et la matière de scellement 1i1 il en résulte un coincement de la douille dans son scellement l'ensemble douille-jonc-revêtement se déplace par rapport au capot 10 et la liaison collerette-ailettes n'est pas sollicitée. L'état de surface de l'intérieur et de l'extérieur du capot 10 est sans importance puisque le glissement se produit entre la douille 5 et la matière de scellement 11, et non entre cette dernière et le capot 10. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réali- sation qui vient d'être décrit. Ainsi on a illustré dans la figure 2 une variante selon laquelle le bord 20 de la collerette 25 est serti de manière étanche dans le revêtement en élastomère 24. Une rondelle de mousse 21 a été interposée entre le matériau de scellement orga- nique 9 et le revêtement 24. On a référencé 26 un matériau isolant de remplissage dont la fonction est d'éviter l'accumulation des poussières; ceci est surtout important pour l'extrémité de l'isola- teur opposée à celle qui est illustrée dans la figure 2. De même, les géométries bitronconiques décrites ne sont que des formes avantageuses. On pourra mettre en oeuvre tout profil ondulé susceptible de réaliser un ancrage par mise en compression dés matériaux de scellement. On pourra, sans sortir du cadre de l'invention, remplacer tout moyen par un moyen équivalent. REVENDICATIONS 1/ Isolateur en matière organique comportant d'une part une âme allongée comprenant un jonc de fibres agglomérées, et d'autre part des armatures d'ancrage présentant chacune un logement de scellement dans lequel est fixée une extrémité de l'âme, ledit jonc étant protégé hors des logements de scellement par un revêtement isolant, isolateur caractérisé par le fait que ladite extrémité de l'âme est munie d'une douille, revêtue extérieurement d'une couche anti-adhé- rente au scellement dudit logement, dont la paroi latérale présente un profil ondulé, dont les bords sont solidarisés d'une manière étanche audit revêtement et dans laquelle est scellée à l'aide d'un matériau organique l'extrémité correspondante dudit jonc. 2/ Isolateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit profil ondulé est tel que ladite paroi présente une géométrie sensiblement bitronconique. 3/ Isolateur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ladite douille est scellée dans ledit logement à l'aide d'un mortier de ciment. 4/ Isolateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit logement de l'armature présente une surface interne ondulée. / Isolateur selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ledit logement de l'armature présente une surface interne de forme générale bitronconique. 6/ Isolateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ladite couche anti-adhérente est un vernis. 7/ Isolateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les bords de ladite douille sont collés sur ledit revêtement en élastomère. 8/ Isolateur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les bords de ladite douille sont sertis sur ledit revête- ment en élastomère.