La présente invention se réfère à un alliage propre à la réalisation d'amalgames dentaires. On sait que les amalgames utilisés dans l'art dentaire sont souvent à base d'argent plus ou moins allié à de l'étain. lb conviennent en ce qui concerne leur tenue mécanique et leur coefficient d'expansion finale. On peut toutefois leur reprocher de ne comporter qu'un potentiel d'équilibre relativement bas, ce qui a pour résultat une tenue en corrosion relativement peu satisfaisante et une position systématique d'anode en cas de couplage galvanique avec des alliages d'or, des nickel-chrome et des chromecobalt. De ce fait il arrive fréquemment qu'ils réalisent à l'intérieur de la bouche et sous l'effet de la salive une véritable pile électrique dont le débit, quoique très faible, détermine pour l'intéressé une impression parfois extrêmement désagréable, ce qui limite évidemment leurs possibilités d'emploi. La présente invention vise à remédier à cet inconvénient. Conformément à l'invention l'on fait comportér une certaine proportion d'or à un alliage à base d'argent destiné à l'élaboration d'un amalgame pour applications dentaires. L'invention est plus particulièrement applicable aux alliages argent-étain utilisés jusqu'ici pour de tels amalgames, et notamment à celui comportant en poids environ 73,15 % d'argent pour 26,85 % d'étain. Suivant une caractéristique préférée l'on procè- de alors en remplaçant en poids une fraction de l'argent par de l'or. Il semble à cet égard qu'une composition en poids d'alliage à préférer soit sustantiellement la suivante : argent 68,03 %, or 5,12 %, étain 6,95 So. l'élaboration de l'alliage suivant l'invention se fait en trois phases, savoir I fusion des constituants sous vide 20- traitement thermique ; 30- réduction en poudre. Au cours de la première phase on pèse très exactement les constituants choisis parmi des métaux très purs. On les scelle dans un tube de quartz en utilisant un corps susceptible d'éliminer de l'oxygène (soit donc ce qu'on appelle un "getter", tel que le zirconium-titane). On porte le tube scellé à 1 0000 C pendant 24 heures, puis on le trempe à l'eau. le chauffage peut s'effectuer par exemple, dans un four Baisers. Au cours de la deuxième phase on porte l'alliage à 4000 pendant 4 heures pour obtenir une bonne cristallisation de 1' ensem- ble, puis on le refroidit à l'eau. Enfin au cours de la troisième phase on pulvérise l'alliage par tous moyens appropriés (bille de carbure de tungstène vibrant dans un mortier fait du même matériau, pulvérisateur de tout genre, etc...). On obtient ainsi une poudre pratiquement monocristalline dont la granulométrie correspond à la recristallisation réalisée par le traitement thermique. le tableau ci-après montre quelques exemples d'alliages suivant l'invention : ALLIAGE : Â r B : C : D : E : F : Âg % pds t 73,15 : 69,49 : 68,03 : 65,84 : 64,37 : 62,18 : Sn % pds : 26,85 : 26,85 : 26,85 : 26,85 : 26,85 : 26,85 Au % pds : : 3,66 : 5,12 : 7,31 : 8,78 : 10,97 La colonne A correspond à l'alliage argent-étain couramment utilisé jusqu'ici pour la préparation des amalgames dentaires. Les colonnes B, C, D et F indiquent cinq compositions d'alliages suivant l'invention, celui qui semble préférable à l'heure actuelle correspondant à la colonne C. Des analyses ont montré que les alliages B à F suivant l'in- vention comportent une phase identique à la phase T de l'alliage habituellement utilisé jusqu'ici et qu'on peut désigner suivant la formule Ag3Sn (phase r ) . Fig. 1 du dessin annexé indique la dureté des alliages suivant l'invention à l'état massif. les abscisses sont en pourcentages d'or substitué et les ordonnées en unités Vickers (sous 500 grammes), étant noté que l'unité utilisée peut être quelconque, seule important 1' allure de la courbe. Fig. 2 montre la dureté à l'état amalgamé. Fig. 3 correspond à la rupture en compression sur éprouvette cylindrique de 5mm de diamètre et de 5mm de long, les abscisses étant hectobars. Fig. 4 indique dans les nêmes conditions le module de Young. Fig. 5 représente l'expansion finale de l'amalgame, les abscisses étant en microns par centimètre. La courbe se rapporte au cas d'un alliage de granulométrie 100 avec un rapport alliage/mercure de 1/1. On rappellera que suivant les normes admises l'expansion ne doit pas dépasser 20 Fig. 6 indique le courant en micro-ampères par cm2 dans un circuit normalisé. La courbe A correspond au cas où l'autre électrode du circuit (dent artificielle) est un alliage d'or et la courbe B au cas d'une seconde électrode en nickel-chrome. A titre comparatif on signalera qu'avec l'alliage usuel de la colonne Â du tableau ci-dessus on trouve des valeurs de 1,5 à 2 P AJcm . Ces courbes justifient la préférence à donner à l'alliage C du tableau ci-dessus. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. RE VEN I CAT IONS 1. Procédé pour l'obtention d'un alliage à base d'argent destiné à la réalisation d'amalgames dentaires, caractérisé en ce qu'on lui fait comporter une certaine proportion d'or. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise l'alliage en substituant une certaine partie en poids de l'argent par une même partie en poids d'or dans la formulation d'un alliage à base d'argent connu pour l'application envisagée. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu' on effectue la substitution partielle de l'argent par l'or dans l'alliage connu à 73,15 % en poids d'argent pour 26,85 % en poids d'étain. 4. Alliage à l'argent pour réalisation d'amalgames dentaires, caractérisé en ce qu'il comprend une certaine proportion d'or. 5. Alliage suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu' il comprend de l'argent, de l'étain et de l'or. 6. Alliage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les proportions en poids respectives de ses constituants sont substantiellement les suivantes : argent 68,03 49, étain 26,85 %, or 5,12 4/0.