L'invention concerne un banc pour la réalisation en continu et à grande vitesse d'armatures pour béton armé constituées de filants parallèles réunis entre eux par des barrettes, cintrées progressivement, ce cintrage pouvant aller jusqu'à la formation de cadres fermés et soudes ou non. Le développement industriel de ce type d'armature croit progressivement avec l'augmentation de la construction et c'est donc pour répondre aux besoins du marché que plusieurs constructeurs se sont pensés sur l'étude et la mise au point d'unités industrielles semi-automatiques-u̲ automa- tiques permettant d'obtenir, à vitesse élevée, la production de telles arma tures. L'un des bancs de fabrication le plus élaboré réside dans une installation comportant des dévidoirs à bobines qui alimentent en filants un poste de distribution en éléments transversaux (barrettes rectilignes). Les filants sont le plus souvent redressés par des galets avant leur passage dans le distributeur de barrettes, puis les filants et les barrettes sont réunis entre eux sous forme de treillis plats par soudure électrique, par sistance. Le treillis plat ainsi réalisé est ensuite coupe à longueur (4 metres environ), puis conduit à un poste de conformation ou il est cintre pour obtenir une section carree ou rectangulaire Llélement conformé est ensuite repris pour une soudure bout à bout ou juxtaposée des deux extrêmités des éléments transversaux.Ce type d'installation presente l'inconvénient essentiel d'entre d'un emploi limité à des armatures dontla longueur est fonction de celle du poste de conformation. En outre, les manutentions et interventions intermédiaires grèvent sensiblement le prix de revient de l'élément. On connait Rgalement une machine réalisant des armatures en continu sans faire appel à de tels organes de cambrage. Dans ce type de machine, au lieu de partira'un treillis plat que l'on cintre, on part de filants parallèles que l'on entoure pendant leur défilement d'un élément transversai continu prenant une forme spirale, les filants et l'élément transversal étant relies ponctuellement par soudure aux endroits de jonction. L'armature ainsi réalisée est ensuite coupe à longueur. Ce genre de machine presente à son tour un certain nombre d'inconvenients et notamment - elle ne permet pas la réalisation d'armatures traditionnelles (cadres fermés soudés aux filants), - ce type d'armature en spirale employée en linteaux est inférieure en qualité, d'apres les calculs à l'effort tranchant, à l'armature traditionnelle, - Il parait, en outre, difficile, voire Impossible, de réaliser "l'attente" chaque extrtnlte de ltelement. L'attente est dans t'armature une absence d'éléments transversaux aux extrémités sur une longueur variable. - Le principe même de cette machine est d'enrouler l'élément transversal sur les filants. Or, le rayon intérieur de l'élément transversal obtenu étant environ égal au filants ; ce rayon, s'il peut etre admis pour l'acier doux (FEe 22), ne st pas pour du fil HA (haute adhérence); en effet, pour ce type de fil, le rayon intérieur de l'élément transversal cadre doit cor respondre de 3 à 5 fois le p du fil composant ce cadre. L'invention a pour but de remédier à ces différents inconvénients et concerne un banc de fabrication permettant l'obtention en continu et a grande vitesse d'armatures pour beton armé ayant des sections différentes, celles-ci étant constituées de filants parallèles sftués à des niveaux différents et de barrettes transversales initialement rectilignes et débordant latéralement des filants, ce banccomprenant, de façon connue, un poste d'alimentation en filants constitué de dévidoirs à bobines, un poste de redressage des filants comprenant des galets redresseurs, un poste de distribution des barrettes de jonction, un poste de soudage assurant la réunion des filants et des barrettes pour former un treillis plat, ce banc étant caractérisé en ce qu'il comporte un premier poste de cintrage comprenant des organes presseurs assurant le rabattement, autour de deux des filants, d'au moins l'une des extremites débordante des barrettes de jonction pour l'amener en contact avec au moins un troisième filant situé à un niveau différent, un poste de soudage pour assembler cette extrèmîté rabattue avec cet autre filant, un poste de conformation definitive pliant de nouveau l'extrèmlté libre des barrettes, un poste d'avance et de pilotage du banc et un poste de cisaillage coupant les armatures à longueur. Suivant un mode de réalisation qui se réfère au cas ou l'armature définitive a une section en forme de quadrilatêre utilisant au moins 4 filants reliés par des cadres fermés et soudés, le banc de fabrication comporte un premier poste de cintrage constitue de deux unites de cambrage rabattant simultanément les deux extremites des barrettes débordant latéralement des filants supérieurs pour les amener, d'une position horizontale, a une position verticale ou elles sont en contact avec deux autres filants inférieurs par rapport auxquels elles dépassent, un poste de soudage situe en aval de ce poste de cintrage pour fixer les extrémités rabattues des barrettes sur les filants Inférieurs et un poste de conformation définitive qui plie de nouveau vers l'intérieur les extrêmites libres des barrettes débordant par rapport aux filants inférieurs et un poste de soudage pour souder bout à bout ou en position juxtaposée les extremites de ces barrettes. Suivant une caratéristique de l'invention, les postes de cintrage et de conformation définitive comprennent chacun au moins un poinçon et une unité de cambrage comprenant un serre-flan et un galet de cintrage commande par varin. D'autres caracteristiques et avantages rossortiront de la description et des dessins qui vont suivre et qui concernent un simple exemple de réalisation, dessins dans lesquels - les figures la a 17 sont des vues en plan montrant les difftrtes formes d'armatures pouvant être réalisées a l'aide d'un banc selon l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective d'une armature conforme à celle visible sur la figure la, - les figures 3 à 31 sont des vues en plan d'autres formes d'execution pos sible d'armatures utilisant plus ou moins de 4 filants, - les figures 4 et 4b sont des vues en perspective de variantes de réalisation dans lesquelles les filants sont plies à leur extreite, - la figure 5 est une vue en perspective de l'intégralité du banc de fabrication, - les figures 6 et 7 sont des vue en plan illustrant respectivement le redres sement des filants, - la figure 8 est une vue en plan du premier poste de cambrage, - la figure 9 est une vue en plan du second poste de soudage, - la figure 10 est une vue en plan du second poste de cambrage dit "poste de conformation définitive", - la figure 11 est une vue en plan du troisième poste de soudage, - la figure 12 est une vue en plan des organes assurant l'avance des filants, - les figures 13a à 13f sont des vues illustrant le processus de façonnage des armatures. Le banc de fabrication illustré en figure 5 est constitué de 10 sous-ensembles ou postes de travail alignés dans lesquels defilent, en continu, les filants qui constitueront l'armature Ces filants peuvent, comme cela est illustré sur les-figures le à Il, ou 3a a 31, être d'un nombre variable, de meme que le nombre des barrettes, fixées par soudure électrique par résistance, peut varier selon les besoins. Afin de faveriser la lecture de la description qui va suivre, les sous-ensembles ou postes de travail du banc de fabrication ont eté sectionnés et illustres en détail sur les figures de 6 a 12. Cette description va donc se refermer successivement à chacun des postes de travail dans le sens d'avance du fil, c'est-à-dire depuis l'alimentation en filants jusqu'a la sortie des armatures coupées a longueur. Comme illustré sur les figures 1 et 3, les armatures réalisées à partir du banc de fabrication peuvent avoir des sections differentes selon le nombre de filants que l'on utilise et selon le nombre de cintrages. Par exemple, s'il s'agit d'une armature a sections fermées, comme illustré en figures la, lb ou lh, il faudra necessarrement avoir recours à deux operations de cintrage pour plier successivement les barrettes à 900 et trois operations de soudage pour réunir les barrettes aux filants supérieurs puis aux filants Inférieurs et, enfin-, pour les joindre bout à bout.Par contre, dans des réalisations plus simples telles que celles illustrées en figure le ou meme lj, les opérations de cintrage seront reduites a un minimum puisque une seule suffira, et que les opérations de soudure seront également limites à deux pour la figure le et à une pour la figure lj. Cela montre la souplesse d'adaptation du banc de fabrication qui, par de simples réglages ou remplacement d'organes simples, permet l'obtention en continu d'armatures ayant des sections très différentes. De façon générale, le banc de fabrication comporte un premier poste (I) dit d'alimentation, à partir duquel sont deroulés les filants, un poste (II) de redressage dans lequel les filants sont, par définition, redressés, un poste (III) de distribution en barrettes rectilignes, un premier poste (IY) de soudage réunissant les barrettes aux filants supérieurs, un premier poste (V) de cambrage des barrettes, un second poste (VI) de soudure fixant les extrêités repliées des barrettes sur les fiTants inférieurs, un second poste (VII) de cambrage utilisé lorsque les armatures sont constituées de filants et de cadres fermés, un troisième poste (VIII) de soudure pour souder les barrettes bout à bout ou en position juxtaposée, un poste (IX) d'avance, de relais et de pilotage, et un poste (X) de cisaillage coupant les armatures à longueur. - POSTE I : Alimentation en filants Ce poste comporte 4 bobines 1 de une tonne correspondant aux 4 fils longitudinaux (filants) destinés a la fabrication de l'armature, ces bobines étant montées sur des dévidoirs 2 à base tournante. Ces bobines ont une forme géométrique constante et un enroulement régulier afin d'éviter la formation de boucles pendant le déroulage. Des capteurs de présence de fil (micro-contact électrique ou micro-distributeur pneumatique) sont placés sur chaque dévidoir. A chaque fin de bobine, le capteur correspondant commande l'arret de la machine et permet ainsi l'approvisionnement d'une nouvelle bobine et la soudure en bout de chaque extrémité des fils. - POSTE II - Redressage Les filants, distribués par le poste d'alimentation I, passent dans un sous-ensemble de redressage qui est constitué de 4 éléments redresseurs 3 (fig. 5),chaque élément étant constitué de galets réglables et (fig. 6) d'une partie 4 servant au redressage vertical, d'une partie 5 assurant le redressage horizontal. Ce sous-ensemble de redressage se compose donc dcun élément redresseur pour chaque filant et chaque élément comporte deux séries de galets réglables dont les uns sont montés rotatifs sur des axes horizontaux, tandis que les autres sont rotatifs sur des axes verticaux. Cette disposition orthogonale des galets permet ainsi de redresser le fil aussi bien dans le plan vertical que dans le plan horizontal.Il est évident que chaque élément redresseur est identique pour chaque filant et que la description qui va être donnee pour l'un de ces éléments redresseurs est valable pour les autres. A l'entrée du redressage verticaux, on trouve un jeu de galets 6 qui -assure le guidage pour l'engagement du fil 7. Les éléments verticaux et horizontaux sont réalisés en deux parties 8 et 9 réglables par 10 afin d'ajuster la pression necessaire au redressage, les galets 10 à axes verticaux 11 étant réalisés en caier traite et montés sur des roulements à billes 12 tandis que les galets 13 sont montés sur des axes horizontaux 14. - POSTE III - Distribution des barrettes L'alimentation en barrettes s'effectue, comme illustre en figure 5, à partir d'une bobine15 placée latéralement par rapport au banc de fabrication et le fil déroulé passe en premier lieu dans un ensemble de redressage comparable à celui (fig. 6) utilisé pour redresser les filants. Ce sous-ensemble est représente en figure 7, ou l'on voit que le fil 16 provenant de la bobine 15 passe en premier lieu dans un jeu de galets 17 qui assure le guidage pour 1 'engagement du fil. L'élement de redressage vertical est realisé en deux parties 18-19 articulées sur un axe commun 20.La partie supérieure imprime la pression necessaire au redressage et à l'avance par l'intermédiaire d'un vérin 21 d'une force de 50 da/N sous une pression de 4 bars et d'un galet presseur 22. Les galets inférieurs 23 et 24 sont entrarnés en rotation par un moto-réducteur (non représenté) et par un ensemble pignon 25 et channe 26. L'ouverture de la partie supérieure 18 commandée par le vérin 21 annule la pression des galets et permet ainsi l'arrêt du déroulage. Apres ce redressage, le fil constituant les barrettes est coupe à longueur par une cisaille 27 (fig. 5) et la barrette ainsi fermée est amenee au poste de soudage ou elle est maintenue par des pièces non présen tées. Dans exemple pris en considération ou les barrettes sont appelées à être cintres pour former des cadres cintrés, il est évident que la longueur des barrettes doit correspondre au cadre déployé.En d'autres termes, la barrette va devoir déborder de chaque coté des filants superieurs, d'une certaine longueur Il est évident que l'alimentation en barrettes pourrait tout aussi bien s'effectuer à l'aide d'une alimentation automatique similaire à celle décrite dans la demande nO 73 35 284 du 3.10.1073, ou encore en employant un element redresseur identique à celui utilisé pour les filants avec un système de pince pneumatique identique au sous-ensemble avance (poste IX) complété d'une cisaille. - POSTE IV - Premier poste de soudage S'agissant d'armatures constituées de 4 filants et de barrettes cintrées et soudées bout à bout ou en position juxtaposée pour former des cadres, lesdites barrettes sont à ce stade positionnées sur les deux filants superieurs 28 (fig. 1) et deadent comme illustré sur cette meme figure de part et d'autre des filants. Ce sous-ensemble se compose de deux têtes de soudage commandées pneumatiquement, ces tetes étant constituées par des vérins pneumatiques 29 à double effet munis d'électrodes 30. L'électrode inférieure est constituée par une barre de cuivre 31 et ce sous-ensemble est équipé d'un transbrmateur de soudage. La commande du cycle de soudage laccostage-soudage- formage) est programmée au moyen d'une armoire de commande électronique. Les deux têtes de soudage sont montées sur glissière pour permettre un réglage latéral pour différents modèles, tandis qu'en amont du poste de soudage sont placés 4 gutde-fils en acier trempé qui ont pour fonction de maintenir un écart constant entre les filants.La commande du cycle de soudage ne s'effectue qu'en presence des barrettes au poste d'alimentation (III) et lorsque le défilement des filants est interrompu. - POSTE V - Premier cintrage Ce poste se compose d'un châssis mécano-soude 32 sur lequel est fixé un support recevant un poinçon de cambrage 33 et deux guidefilants Inférieurs 34. Ces deux guide-filants sont réglables horizontalement et verticalement pour permettre la fabrication de différents modeles. L'enclume est interchangeable, pour les petites sections une enclume par modèle est nécessaire. Pour les sections plus importantes, l'enclume est réalisée en deux parties réglables latéralement. Sur le chassies sont fixes deux unités de cambrage 35 réglables latéralement. Chaque unité de cambrage se compose d'un serreflan 36 et d'un galet de cambrage 37 guidés sur roulements axiaux et commandés respectivement par un vérin 38 de 100 de N sous une pression de 4 bars pour le cambrage et d'un vérin 39 de 50 de N sous 4 bars pour le serre-flan. La barrette soudée sur les deux filants superieurs arrivant au premier poste de cambrage est maintenue par le serre-flan et le cambrage ne s'effectue qu'après cette manoeuvre, les deux unités de cambrage permettant la conformation de la barrette en "U" dont les deux brins viennent en contact avec les deux filants inférieurs 40. Ce poste pourrait comporter qu'une seule unité de cambrage dans la mesure où l'on voudrait, par exemple, réaliser une armature conforme à celle illustrée sur la figure le. - POSTE VI - Second poste de soudage Ce second poste de soudure se compose (fig. 9) de deux ensembles de soudure électrique par resistance 42 fixes respectivement sur des chariots 42 mobiles latéralement, de façon a pouvoir être réglés en fonction d'un modèle déterminé, et notamment être ajustes aux dimensions de l'armature. Ces deux ensembles à souder en forme de pinces et solidaires respectivement de leur chariot, sont montés sur un support commun 43 qui est réglable verticalement pour les mêmes raisons que celles précitées.Ce régalage peut étre grossier par exemple en utilisant des montants pourvus de trous de fixation dont l'espacement correspond à des modèles bien definis, ou etre d'une plus grande souplesse en utilisant, comme illustré sur la figure 9, un système de vis 44 commandé à l'aide d'une manivelle 45 par l'entremise d'un couple de pignons coniques 46. Cette seconde solution présente l'avantage de powoir répondre a une grande plage de combinaisons possibles en coopération avec le système de reglage des chariots 42 également réglés par vis 47 et manivelle 48. Les deux filants inférieurs 49 de l'armature et les brins verticaux 50 de la barrette en forme de "U" obtenue a la sortie du poste V se présentent entre des electrodes 51 portées par chacune des mâchoires 52 des pinces, et la soudure s'effectue simultanement avec celle des barrettes et des filants supérieurs du poste IV. - POSTE YlI - Deuxième poste de cantra e conformation définitive Ce poste se compose (fig. 10) d'un chassies mecano- soudé 54 sur lequel est fixe un support 55 qui reçoit une enclume 57 et un poinçon de cambrage 58, ce poinçon et cette enclume étant réglables pour le passage de différents modèles, voire interchangeables. Le cambrage des extré- mités 53 des barrettes est obtenu a l'aide d'une unité de cambrage ou de conformation définitive qui est constituee d'un serre-flan 59 comnandé par un verin 60 et d'un galet 61 de cintrage commandé par un vérin 62.Les barrettes sont bridées pendant cette opération de conformation définitive par un serre-flan 63 commandé par un vérin 64, tandis que les deux brins verticaux de cette même barrette sont bridés par les serre-flans 59. L'entree en action des galets de cambrage 61 ne se produit qu'après que le cadre soit bride à sa partie supérieure et sur ses côtes latéraux. - POSTE YIIl - Troisième poste de soudage Ce poste se compose, canne illustré en figure 11, d'un chassies 65 sur lequel est monté mobile dans un plan vertical un chariot 66 dont le réglage est assuré par un ensemble vis-manivelle comme celui visible en figure 9, ce chariot supportant une pince à souder identique à celle utilise dans le poste VI (fig. 9). Le chariot est guidé sur deux colonnes 67 par roulements axiaux et sa mobilité est obtenue par un vérin 68. Ce mouvement vertical permet la montée de l'ensemble de soudage, de façon à ce que les deux extrêmités jointives de la barrette constituant le cadre 69 soient prises entre les deux électrodes 70 comme cela est visible en figure 13f.Une deuxième solution susceptible d'être envisagée consisterait à supprimer le temps de montee et de descente de la pince qui augmente la durée du cycle, en utilisant un système d'électrodes articules de façon à conci- lier le mouvement de montée avec la fermeture,- et le mouvement de descente avec l'ouverture de la pince. La soudure de ce cadre s'effectue simultanément avec les sous-ensembles ou postes IV et VI. - POSTE IX - Avance Ce sous-ensemble avance et relai de pilotage se com pose (fig. 5) d'un bâti 71 mobile en translation alternative sur deux colonnes ou glissières horizontales 72 avec interposition de roulements à billes axiaux. Le déplacement rectiligne alternatif de ce bâti est obtenu au moyen, soit d'un verin, soit d'un système mécanique bielle-manivelle avec moto-réducteur et variateur. Sur ce bâti 71 sont montés 4 systèmes de pince 73 (1 par filant), tous identiques. Chaque système de pince 73 se compose (fig. 12) d'un bloc 74 dans lequel se déplacent les deux mâchoires coniques 75 de la pince commandée par un vérin 76. La conicité permet d'obtenir simultanement le serrage et l'avance. Chaque mâchoire 75 comporte un mors strie 77 en acier traité, egalement de forme conique. CEtte conicite permet un autoserrage pendant le mouvement d'avance du bâti 71 lorsque le vérin a reçu son ordre. Les mâchoires 75 avancent et viennent en serrage sur le filant ; à ce moment, le mouvement d'avance du bâti est commandé, l'effort de traction du filant étant important, les stries des mors coniques 77 pénètrent dans l'acier, ce qui évite tout risque de glissement. CEs compteurs peuvent être remplacés par un programmateur, soit électrique, soit pneumatique, afin d'obtenir, sur un même élément, des pas variables. - POSTE X - Cisaillage Ce poste se compose (fig. 5) de 4 jeux de lames de cisailles 78 (1 par filant) commandés, chacun, par un verin 79. Les deux ensembles supérieurs sont réglables latéralement tandis que les deux ensembles inférieurs peuvent être ajustés latéralement et verticalement. CEs ensenbles sont montés sur un bâti mécano-soudé 80 fixé sur le bâti 81 du banc. La commande du cisaillage est réalisée au moyen d'un compteur,soit à impulsions électromécaniques, soit à impulsions pneuma tiques. Ce compteur recevant ses impulsions du poste IX (avance), la coupe sera un multiple du pas. - POSTE XI - Pupitre de commande - Les ordres de commande de soudage et de cambrage ont donnés à partir de ce sous-ensemble par l'intermédiaire de capteurs en fin de course micro-contact electrique ou micro-distributeur pneumatique et du pupitre de commande. Ces palpeurs émettent aussi des impulsions à des compteurs d'impulsions, soit électromécaniques, soit pneumatiques, qui permettent la programmation et la distribution de barrettes au sous-ensemble alimentation auxiliaire ; ainsi, l'on peut obtenir des zones sans cadre soudées au multiple du pas sélectionné. Le banc de fabrication ainsi décrit est d'une grande fiabilité et permet d'aboutir à des performances remarquables puisqu'il autorise une cadence de 480m/h, soit, par exemple, 80 éléments de 6 mètres. Bien entendu, l'rnventfon n'est pas limitée à l'exemple de réalisation cidessus décrit dont le but est uniquement d'illustrer les caractéristiques de ce banc et son utilisation dans le cadre d'un type d'armature déterminé. Il est donc évident que tout changement apporté à ce banc, dans la nature des éléments mécaniques ou de la programmation du cycle, ne sortirait pas du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1"/- Banc de fabrication pour la réalisation en continu et à grande vitesse d'armatures pour béton armé constituées de filants parallèles et de barrettes transversales initialement rectilignes et débordant latéralement des filants, ce banc comprenant un poste d'alimentation en filants constitué de devidoirs à bobines, un pos-te de redressage des filants comprenant des galets redresseurs, un poste de distribution de barrettes de jonction, un poste de soudage assurant la réunion des filants et des barrettes pour former un treillis plat, banc caractérisé en ce qu'il comporte un premier poste de cintrage comprenant des organes presseurs assurant le repliement autour de deux des filants d'au moins l'une des extrémités débordantes des barrettes de jonction pour l'amener en contact avec un troisieme filant situé à un autre niveau, un second poste de soudage pour assembler cette extrémité repliee de la barrette avec cet autre filant, un poste de conformation définitive pliant de nouveau l'extrémité libre des barrettes, un poste d'avance, de relai et de pilotage du banc, un poste de cisaillage coupant les armatures à longueur. 20/- Banc de fabrication selon la revendication 1, caractérise en ce que le poste de cintrage est constitué d'un poinçon et d'au moins une unité de cambrage constituee d'un serre-flan et d'un galet de cintrage commandé par un organe de pression. 3 /- Banc de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce que le poste de cintrage comporte deux unites de cambrage rabattant simultanement les deux extrémités des barrettes debordant latéral en ment des filants supérieurs, pour les amener d'une position horizontale à une position verticale ou elles sont en contact avec deux autres filants inferieurs par rapport auxquels elles dépassent, les galets de cintrage étant comnandés par des vérins tandis que les filants sont maintenus dans des guides réglables latéralement et verticalement. 4 /- Banc de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poste de soudage situe en aval du poste de cintrage est constitué de deux pinces à souder fixées respectivement sur des chariots réglables latéralement, ceux-ci étant solidaires d'un support commun réglable en hauteur, chaque mâchoire des pinces comportant une électrode située au niveau de la zone de jonction des filants inférieurs et des extrémités verticales des barrettes. 5"/- Banc .de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poste de conformation définitive comprend, d'une part, une enclume et un poinçon réglable ou interchangeable, d'autre part, deux unités horizontales de cambrage constituées de galets commandés par vérin et un serre-flan superieur bridant la partie médiane des barrettes soudées sur sur les filants supérieurs. 6V- Banc de fabrication selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un troisième poste de soudage assurant la jonction bout à bout ou juxtaposee des extremités des barrettes pour obtenir un cadre-ferme entourant les filants superieurs et inférieurs, ce poste comprenant une pince à souder à deux electrodes, solidaire d'un chariot guidé sur deux colonnes et commande par vérin, ce chariot etant fixé sur un châssis réglable verticalement. 7"/- Banc de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poste d'avance et de pilotage comprend un bâti, mobile en translation latérale sur deux glissières horizontales par le jeu d'un vérin, ce bâti supportant un ensemble de pinces constituees, chacune, d'un bloc dans lequel se deplacent des mâchoires coniques autoserrantes assurant la préhension des filants, ces mâchoires étant commandées par vérin, ce poste comprenant, en outre, des organes de commande et d'asservissement tels que des capteurs de fin de course, de micro-contacts electriques et des micro-distributeurs pneumatiques émettant, selon un programme prédéterminé, des impulsions de l'ordre correspondant â la programmation du cycle de fonctionnement. 8 /- Banc de fabrication selon la revendication 1, caractérise en ce que le poste de cisaillage comprend autant d'unites de coupe qu'il y a de filants, chaque unite comportant des lames de cisaillage commandées par vérin et étant réglables latéralement ou verticalement, la commande de cisaillage etant réalisée au moyen d'un compteur -impulsions. 9"/- Banc de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alimentation en barrettes transversales s'effectue à partir d'un poste latéral debitant en continu le fil qui passe, en premier lieu, dans un ensemble de redressage constitué de galets a axes horizontaux et verticaux, puis dans une cisaille qui coupe les barrettes redresses a longueur voulue.