La présente invention a trait aux machines industrielles pour le lavage d'articles disposés en piles et elle concerne plus particulierement (car c'est dans ce cas que son application semble présenter le plus d'intérêt), mais non exclusivement, les installations destinées au nettoyage des claies utilisées dans l'industrie laitière pour le séchage des fromages. Les perfectionnements qui font l'objet de l'invention ont plus spécialement pour but de permettre la réalisation d'une machine qui assure un lavage efficace et rapide tout en présentant un encombrement général réduit, propre à faciliter son implantation dans les locaux. La machine suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'elle comprend au moins une cabine de lavage dont deux parois verticales opposées sont constituées par deux rideaux souples et imperméables enroulés sur des tambours convenablement commandés, l'espace intérieur de ladite cabine renfermant un mécanisme tournant d'aspersion dont les rampes verticales de projection sont disposées de manière telle que lors de l'arrêt dudit mécanisme elles ménagent un passage pour l'admission ou l'évacuation d'une pile d'articles à travers l'encadrement découvert par les rideaux précités amenés en position d'ouverture. Suivant une autre caractéristique remarquable de la machine suivant l'invention, au-dessous du plancher ajouré de chaque cabine est montée à basculement une gouttière collectrice qui en fonction de son orientation assure l'alimentation sélective de l'un ou de l'autre de deux bacs inférieurs. Chacun de ces bacs, équipés d'une batterie pour le chauffage du liquide recueilli, est susceptible d'être mis en communication avec l'admission d'une pompe de circulation dont le refoulement est relié aux rampes du mécanisme tournant d'aspersion. Conformément à un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux des dispositions caractéristiques qui précèdent, la machine comprend deux cabines de lavage disposées côte à côte et dont le plancher ajouré est formé par les chaînes à plaquettes d'un même transporteur. On conçoit que les dispositifs (moteurs, contacteurs ou vérins) qui assurent l'actionnement du transporteur commun, des tambours pour l'enroulement des rideaux souples, des mécanismes tournants d'aspersion, des gouttières collectrices basculantes et des vannes associées aux deux pompes d'une telle machine, sont susceptibles d'être placés sous la dépendance d'un programmateur central qui opère ainsi de manière automatique le déroulement des phases successives du processus de lavage. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux com prendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer Fig. I est une coupe longitudinale schématique d'une machine de lavage établie conformément à la présente invention. Fig. 2 est la coupe horizontale correspondante. Fig. 3 montre à plus grande échelle la partie supérieure de l'une des deux cabines de la machine. Fige 4 est une coupe de détail du panier ramasse-déchets associé à l'une des deux cabines. La machine représentée en fig. I et 2 comprend deux cabines de lavage I et 2, disposées verticalement côte à côte ; dans l'exemple de réalisation considéré on a supposé que la base de ces cabines reposait directement sur le sol, celui-ci étant creusé d'une excavation 3 qui s'étend de part et d'autre de l'espace occupé par lesdites cabines, mais il va de soi que cette disposition n'est pas obligatoire et que l'ensemble de la machine peut être surélevé de façon à éviter l'excavation précitée. Comme plus particulièrement montré en fig. 2 chaque cabine comprend deux parois opposées pleines disposées longitudinalement par rapport à l'axe principal de l'excavation 3. Par contre les deux parois transversales d'extrémités de l'ensemble 1-2, ainsi que la paroi médiane commune aux deux cabines, sont découpées d'une ouverture susceptible d'être obturée par un rideau 4 en une matière souple imperméable, telle notamment qu'une matière synthétique entoilée ou similaire. Les bords longitudinaux de chacun de ces rideaux 4 sont convenablement engagés dans des guides prévus le long des bords verticaux de l'encadrement de ltouverture envisagée de façon à assurer l'étanchéité pratique de la fermeture. A la façon illustrée en fig. 1 et 3, chaque rideau 4 est renvoyé dans sa partie supérieure pour s'enrouler sur un tambour transversal 6. Les trois tambours 6 sont reliés par une transmission par chaînes 7 de manière à ce que les rideaux 4 se déplacent verticalement tous ensembles ; le tambour 6 qui ferme vers l'extérieur la cabine 2 est lui-même relié à un moto-réducteur électrique d'entraînement 8 fixé sur le toit de la cabine précitée. On notera que ce moto-réducteur 8 est placé sous la dépendance d'un dispositif de fins de courses 9 entraîné à-partir du tambour central 6 et réglé afin d'arrêter automatiquement le mouvement lorsque les rideaux 4 atteignent leurs positions supérieure et inférieure. A l'intérieur de chaque cabine I et 2 est prévu un mécanisme tournant d'aspersion comprenant un arbre supérieur tubulaire 10 (fig. 3) orienté verticalement à travers le toit de la cabine considérée. L'extrémité inférieure de cet arbre 10 qui débouche immédiatement au-dessous du toit porte une traverse creuse 11 formant support pour deux ensembles de rampes ; chacun de ces ensembles est constitué par un élément tubulaire 12 à profil brisé, auquel sont fixées trois rampes verticales 13 pourvues de buses de projection. On notera que le profil des éléments 12 est tel que lorsque les traverses Il sont orientées transversalement par rapport à l'axe de l'excavation (fig. 2), les rampes 13 définissent entre elles un espace libre suffisant pour permettre la passage des articles empilés à laver, ainsi qu'on le comprendra mieux ci-après. Chaque arbre 10, doté d'un dispositif de raccordement tournant schématisé en 14 en fig. 3, porte à son sommet un bandage pneumatique 15 contre lequel est appliqué un galet 16 entraîné par un moto-réducteur électrique 17. Au-dessus du bandage 15 l'arbre 10 est équipé d'un disque 18 pour la commande d'un dispositif de fins de courses réglé de manière à ce que lors de chaque arrêt du moto-réducteur 17 la traverse 11 de chaque mécanisme tournant d'aspersion soit orientée à la façon illustrée en fig. 2. Le plancher des deux cabines 1 et 2 est constitué par deux chaînes 19 du type à plaquettes, qui s'étendent sur toute la longueur de l'excavation 3 en étant portées par des tambours d'extrémités 20 (fig. 1). L'un de ces tambours 20 est entraîné en rotation par un moto-réducteur 20' logé dans l'excavation précitée. Il va de soi que les chaînes 19 sont soutenues entre les tambours 20 de façon à éviter tout fléchissement exagéré sous l'effet du poids des articles empilés à nettoyer. Au-dessous des deux brins des chaînes 20 précitées il est prévu deux gouttières collectrices 21 constituées en pratique par des tôles disposées dans le plan vertical des cabines de lavage 1 et 2. Chaque gouttière ou tôle 21 est articulée transversalement dans sa partie centrale afin de pouvoir basculer d'un côté ou de l'autre sous l'effet de vérins supérieurs de commande 22. Au-dessous de chacune des gouttières 21 est monté un réservoir 23 qu'une cloison centrale divise en deux bacs 23a disposés côte à côte, la machine considérée comportant donc quatre bacs distincts. A chaque bac 23a est associée une batterie de chauffe indépendante 24 propre à amener à la température désirée le liquide contenu dans chaque bac, lesdites batteries étant convenablement alimentées en vapeur. Comme plus particulièrement montré en fig. 2 chaque réservoir 23 se prolonge latéralement dans l'excavation 3 et est doté de deux filtres 25 prévus en amont d'une vanne trois voies 26 qui en coopération avec une pompe 27 assure, à partir de l'un ou de l'autre des deux bacs 23a de chaque réservoir, l'alimentation en liquide du mécanisme tournant d'aspersion correspondant. On remarquera que l'un des deux bacs 23a du réservoir 23 placé sous la cabine 1 renferme une goulotte inclinée 28 (fig. 1), finement perforée pour laisser passage à l'eau tout en retenant les déchets de lavage. Cette goulotte 28, orientée transversalement par rapport à l'axe de l'excavation 3, débouche dans un panier 29 (fig. 4) destiné à retenir les déchets précités. Comme montré ce panier 29, pourvu d'un levier de manoeuvre manuelle 30 ou d'un vérin d'actionnement automatique, pivote en 31 sur le bâti fixe de la machine afin de permettre par basculement l'élimination des déchets rècueillis, ces déchets traversant l'ouverture latérale d'une paroi de recouvrement 32. Avant d'exposer le fonctionnement de la machine, on indiquera encore qu'en amont de la cabine de lavage 1 sont prévus, de part et d'autre du transporteur formé par les chaînes 19, deux ensembles 33 susceptibles de pivoter suivant un axe vertical. La base de chacun de ces ensembles est attelée à l'une des deux tiges mobiles d'un vérin double 34 disposé transversalement à l'intérieur de l'excavation 3. Ces ensembles sont conformés de façon à former une sorte de barrière en amont la cabine de lavage 1, ladite barrière pouvant s'ouvrir et se refermer moyennant commande du vérin 34. L'utilisation et le fonctionnement général de la machine suivant l'invention découlent des explications qui précèdent et se comprennent aisément. Une pile d'articles à laver, par exemple un empilage A (fig. 1) de claies à fromages, est déposé sur les chaînes 19 en amont de la cabine de lavage 1, contre la barrière formée par les ensembles pivotants 33. Tous les dispositifs d'actionnement (moto-réducteurs 8, 17 et 2 , vérins 22, contacteurs des vannes 26 et des pompes 27) sont placés sous la dépendance d'un programmateur, le déroulement de l'ensemble du processus de lavage étant effectué de manière entièrement automatique sous le seul effet de la manoeuvre à l'ouverture des ensembles ou barrière 33. Les trois rideaux 4 se déplacent en position haute en mime temps que les chaînes 19 se mettent en mouvement sur une distance suffisante pour permettre l'introduction de l'empilage A l'intérieur de la cabine 1. Les trois rideaux 4 s'abaissent et les mécanismes d'aspersion entrent en rotation en étant alimentés par les pompes 27. Le mécanisme de la cabine 1 réalise tout d'abord un pré-lavage, la gouttière basculante 21 etant orientée comme montré en fig. 1 de façon à envoyer le liquide recueilli vers le bac 23a associé au panier 29. Après un laps de temps déterminé, les vérins 22 associés à la cabine 1 sont actionnés pour faire basculer la gouttière 21 en direction de l'autre bac 23a du réservoir 23 correspondant de ladite cabine, en même temps que la vanne 26 est commandée pour que la pompe 27 prélève le liquide dans le bac envisagé. C'est un liquide alcalin de lavage qui est ainsi envoyé aux rampes 13. On notera que pendant ces phases de pré-lavage et de lavage avec des liquides de nature alcaline, les rideaux 4 s'opposent à tout rejaillisse- ment en dehors de la cabine 1. Les rideaux 4 s'ouvrent à nouveau afin de faire passer empilage A de la cabine 1 à la cabine 2, en même temps qutun nouvel empilage est admis dans la première cabine. Dans la cabine 2 s'effectue une seconde phase de lavage avec un liquide de traitement de nature acide, cette seconde phase étant elle-même suivie d'un rinçage final. Au cours de ce double processus les deux bacs 23a du réservoir 23 disposé sous la cabine 2 sont successivement reliés à la pompe à travers la vanne trois voies 26 convenablement commandée à cet effet, le basculement de la gouttière 21 assurant l'envoi, dans le bac 23a en -service, du liquide de ruissellement recueilli. On notera que l'eau de rinçage peut être utilisée pour alimenter le bac 23a de la cabine 1 qui opère le pré-lavage des empilages. L'eau de prélavage est par ailleurs suceptible d'être employée pour effectuer un rinçage superficiel avant que l'empilage ne quitte la cabine 1 pour passer dans la cabine 2. En tout état de cause, à la fin de la phase de rinçage à l'intérieur de la cabine 2, l'empilage à l'état propre est expulsé de celle-ci, en même temps qu'un nouvel empilage est admis dans la cabine 1 et que empilage qui a subi un premier traitement dans cette dernière passe dans la cabine 2. Le fonctionnement de la machine suivant l'invention est donc entièrement automatique, les empilages lavés étant évacués en aval de la cabine 2. La cadence de travail est ainsi susceptible d'être très élevée et ce en dépit du fait que l'ensemble de la machine présente un encombrement réduit. Par suite des quatre ou cinq phases successives du processus de lavage, on obtient un nettoyage complet des articles empilés, quel que soit leur état à l'entrée. il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit en particulier qu'en certains cas la machine peut ne comporter qu'unie cabine unique à l'intérieur de laquelle sont opérées en succession les différentes phases de lavage, étant remarqué que.la cadence est alors évidemment plus faible. REVENDICATIONS 1. Machine pour le lavage d'articles empilés, notamment de claies pour le séchage des fromages, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une cabine de lavage dont deux parois verticales opposées sont constituées par des rideaux souples et imperméables enroulés sur des tambours convenablement commandés, l'espace intérieur de ladite cabine renfermant un mécanisme tournant d'aspersion dont les rampes verticales de projection sont disposées de manière telle que lors de l'arrêt dudit mécanisme elles ménagent un passage pour l'admission et ltévacuation d'une pile d'articles à travers l'encadrement découvert par les rideaux précités amenés en position d'ouverture. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'audessous du plancher, prévu ajouré, de chaque cabine est montée à basculement une gouttière collectrice qui assure l'alimentation sélective de l'un ou de l'autre de deux bacs inférieurs. 3. Machine suivant la revendication 2, caactérisée en ce que le basculement de la gouttière collectrice est opéré à l'aide de vérins attelés à l'une des extrémités de ladite gouttière, laquelle est articulée dans sa-partie centrale. 4. Machine suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée- en ce qu a chaque bac inférieur est associée une batterie de chauffe indépendante. 5. Machine suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que chaque bac est susceptible d'être mis en communication, à travers une vanne du type trois voies, avec une pompe qui alimente les rampes du mécanisme tournant d'aspersion de la cabine considérée. 6. Machine suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisée en ce que chaque mécanisme tournant d'aspersion comprend un arbre supérieur creux dont l'espace intérieur communique d'une part avec un dispositif de raccordement tournant relié à la pompe correspondante, et d'autre part avec une traverse tubulaire dont chacune des extrémités forme support pour deux ensembles de rampes, chaque ensemble étant constitué par un élément tubulaire à profil brisé auquel sont suspendues trois rampes verticales. 7. Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce que l'arbre supérieur de chaque mécanisme tournant d'aspersion est entraîné, par l'intermédiaire d'un dispositif àfriction, par un moteur électrique placé sous la dépendance d'un dispositif de fins de courses. 8. Machine suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisée en ce qu'elle comprend deux cabines de lavage montées côte à côte en étant séparées par un rideau commun, le plancher ajouré étant constitué par les chaînes d'un transporteur unique dont le déplacement par saccades assure successivement l'admission de chaque empilage à laver dans la première cabine, son passage dans la seconde et son expulsion à ltétat lavé. 9. Machine suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le transporteur unique est surmonté, en amont de la première cabine, d'une barrière éclipsable dont l'ouverture provoque la mise en fonctionnement d'un programmateur central, lequel assure la commande en succession des organes d'actionnement du transporteur précité, des tambours d'enroulement des rideux, des mécanismes tournants d'aspersion, des gouttières collectrices basculantes, des vannes trois voies et des pompes des deux cabines. 10. Machine suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce qu'au bac inférieur de la première cabine est associé un panier basculant propre à retenir les déchets détachés des articles par le rinçage initial.