La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux mines antichar largables et posables par un engin mécanique. On connaît des mines antichar dans lesquelles la sécurité de pose est obtenue au moyen de dispositifs de retard. Cependant, ces derniers présentent généralement l'inconvénient de ne pas être réversibles, c'est-à-dire qu'ils nécessitent le remplacement total ou partiel du dispositif de retard à chaque pose successive d'une même mine. La présente invention a pour objet un dispositif nouveau de retard d'armement permettant de procéder à plusieurs réarmements successifs d'une même mine, sans qu'il soit nécessaire de remplacer aucun élément du dispositif ou de la mine. La mine antichar selon l'invention se caractérise en ce quelle comporte un dispositif de retard-d'armement constitué par un mécanisme d'horlogerie du type à échappement libre pouvant être démarré par la rotation ou la translation d'un bouton d'armement, de façon à commander le déplacement d'une pièce mécanique dont la présence empêche le fonctionnement de 1'allumeur de la mine, le déplacement de ladite pièce s'effectuant en un temps prédéterminé correspondant au retard d'armement désiré, au bout duquel la pièce se trouve en une position pour laquelle elle ne fait plus obstacle au fonctionnement de l'allumeur. Selon l'invention, l'actionnement du bouton est utilisé pour étirer ou pour comprimer une pièce élastique qui restitue progressivement lténergie potentielle ainsi emmagasinée en entretenant le mouvement du mécanisme d'horlogerie. Ainsi, pendant toute la durée du stockage de la mine, la pièce élastique n'est pas sous tension et conserve ses propriétés mécaniques. Selon un mode de réalisation de l'invention, la mine comporte un plateau de pression susceptible d'actionner l'allumeur de la mine, lorsqu'une pression s'exerce sur le plateau, une pièce mécanique interposée entre le plateau de pression et l'allumeur étant entraînée par le mécanisme d'horlogerie pendant la durée du retard d'armement, de façon à permettre le positionnement, à la fin du retard, d'une pastille mobile indéformable qui transmet le mouvement du plateau de pression à l'allumeur. Avantageusement, l'épaisseur de Ladite pièce mécanique est supérieure à la course de fonctionnement du plateau de pression. On évite ainsi le risque d'un fonctionnement intempestif de la mine dans le cas où la pastille mobile indéformable n'aurait pas été mise en place lors du montage. Plusieurs modes de réalisation seront décrits à présent en regard des dessins annexés dans lesquels La figure 1 représente une vue en coupe de l'ensemble de la mine . et La figure 2 représente le dispositif de commande du mécanisme dthorlogerie selon l'invention. La mine représentée sur la figure 1 comprend un boîtier 10 fermé par un couvercle supérieur 12 pourvu d'un orifice taraudé 14 dans lequel est vissée une portion filetée 16 d'un plateau de pression 18. Celui-ci comporte un poussoir 22 qui se déplace vers le bas lorsqutune pression est exercée sur le plateau de pression. Sous le poussoir 22 et à une distance supérieure à la course du plateau de pression 18, est disposé un allumeur 26, relié à un interrupteur pyrotechnique de type connu1 par l'intermédiaire d'un cordeau détonant 29.Dans l'intervalle compris entre le poussoir 22 et l'allumeur 26 est monté coulissante, dans une direction transversale par rapport à la direction de déplacement du poussoir du plateau de pression, une pièce mécanique rigide et allongée 28, guidée en mouvement à une extrémité par une paroi support 30 venant de fabrication avec le boitier 10. La pièce 28 a une épaisseur supérieure à la course du plateau de pression. Un mécanisme d'horlogerie 32 du type à échappement libre coopère avec la pièce mécanique allongée 28 de manière à l'entrainer vers la droite sur la figure t en un temps égal à la durée du retard d'armement de la mine. L'énergie nécessaire à l'entretien du mécanisme d'horlogerie 32 est fournie par la détente de tout dispositif élastique. Dans le cas de la figure 1 par exemple, on utilise une pièce élastique 34 portée à l'autre extrémité de la pièce mécanique 28 et dont la mise en compression est assurée par un bouton d'armement 36 accessible de l'extérieur du boîtier 10. Dans la pièce mécanique 28 est intercalée une pastille mobile indéformable 38 qui se place exactement entre le poussoir 22 et l'allumeur 26, lorsque la pièce mécanique arrive en fin de course au bout du retard d'armement. Le mécanisme d'horlogerie 32 sera décrit en détail à présent en regard de la figure 2. La pièce mécanique 28 comporte une crémaillère 40 qui coopère avec un train de rouages 42, 44 et 46. La dernière roue 46 de ce train comporte une denture 48 qui coopère avec une ancre d'échappement 50, selon un mode connu. Le dispositif d'armement de la figure 1 fonctionne de la façon suivante Sur cette figure, le dispositif est représenté en position de stockage. Si le plateau de pression 18 subit une pression accidentelle, le poussoir 22 bute contre la pièce mécanique rigide 28 et son mouvement ne peut donc pas être transmis à l'al- lumeur 26. Celui-ci ne peut donc pas fonctionner et la mine reste inerte. Pour armer le dispositif on comprime la pièce élastique 34 par enfoncement du bouton 36. L'énergie potentielle ainsi emmagasinée dans la pièce élastique est progressivement restituée à la pièce mécanique 28 qui se déplace lentement vers la droite sur la figure 1 en un temps déterminé par le mécanisme d'horlogerie à échappement 32.A l'expiration du délai d'armement, la pièce mécanique 28 est arrivée au bout de sa course et la pastille mobile indéformable 38 insérée dans la pièce mécanique 28, se trouve entre le poussoir 22 et l'allumeur 26. Si une pression est alors exercée sur le plateau de pression 18, le déplacement du poussoir 22 provoque le fonctionnement de l'allumeur 26 par l'intermédiaire de la pastille mobile 38, et la détonation de la mine par l'intermédiaire du cordeau détonant 29. Pour rendre possible le relevage et la réutilisation de la mine, il suffit de ramener le bouton d'armement 34 et la piece mécanique 28 à leur position d'origine. Pour que cette opération se fasse rapidement, la liaison entre le pignon et la planche de l'un des rouages du mécanisme pourra se faire par l'intermédiaire d'un cliquet, comme il est bien connu en horlogerie. Le cliquet solidarise en mouvement le pignon et la planche pendant le retard d'armementmais rend ces deux éléments indépendants lors du retour du bouton d'armement à sa position d'origine. Selon une variante de réalisation illustrée par la figure 2, la pièce mécanique 28 comporte un orifice 52. Le cordeau détonant 29 est encastré dans le corps de l'interrupteur 54 et présente une coupure de longueur égale à ltépaisseur de la pièce mécanique. Comme le montre la figure 2, la chaîne pyrotechnique de la mine est coupée tant que orifice 52 n'est pas en regard du cordeau 29, c'est-à-dire pendant le stockage et le retard d'armement. La colncidence entre l'orifice 52 et le cordeau 29 se produit à la fin du retard d'armement. La continuité de la chaîne pyrotechnique est alors établie. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, également illustrée par la figure 2, le rôle de la pièce mécanique placée entre le poussoir du plateau de pression et l'allumeur peut être rempli par la planche 56 de la roue dentée 42. Cette roue comporte alors un orifice 58 qui remplit le rôle joué dans la réalisation précédente par l'orifice 52 de la pièce mécanique 48. Cette forme de réalisation permet ainsi d'utiliser la planche 56 pour réaliser une coupure de la chaîne pyrotechnique. REVENDICATIONS 1.- Mine antichar, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de retard d'armement constitué par un mécanisme d'horlogerie du type à échappement libre pouvant être démarré par la rotation ou la translation d'un bouton d'armementS de façon à commander le déplacement d'une pièce mécanique dont la présence empêche le fonctionnement de l'allumeur de la mine, le déplacement de ladite pièce s'effectuant en un temps prédéterminé correspondant au retard d'armement désiré, an bout duquel la pièce se trouve en une position pour laquelle elle ne fait plus obstacle au fonctionnement de l'allumeur. 2.- Mine antichar selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'actionnement du bouton d'armement est utilisé pour étirer ou pour comprimer une pièce élastique qui restitue progressivement l'énergie potentielle ainsi emmagasinée,en entretenant le mouvement du mécanisme dthorlogerie. 3.- Mine antichar selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la mine comporte un plateau de pression susceptible d'actionner l'allumeur de la mine, lorsqutuneqpression s'exerce sur le plateau, une pièce mécanique interposée entre le plateau de pression et l'allumeur étant entraînée par le mécanisme d'horlogerie pendant la durée du retard d'armement, de façon à permettre le positionnement, à la fin du retard, d'une pastille mobile ind8formable qui transmet le mouvement du plateau de pression à l'allumeur. 4.- Mine antichar selon la revendication 3, caractérisée en ce que le plateau de pression est vissé sur le boîtier de la mine et comporte un poussoir disposé en regard de l'allumeur. 5.- Mine antichar selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que l'épaisseur de ladite pièce mécanique est supérieure à la course de fonctionnement du plateau de pression. 6.- Mine antichar selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que la pièce mobile ou déformable est constituée par une pastille de matière insérée dans ltépaisseur de la pièce mécanique. 7.- Mine antichar selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le cordeau détonant servant à actionner le détonateur de la mine présente une coupure, entre les faces de laquelle est interposée la pièce mécanique, celle-ci comportant un orifice qui vient se placer en regard du cordeau détonant uniquement à la fin du retard d'armement, ds tanière à rétablir la continuité de la chaîne pyrotechnique. 8.- Mine antichar selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme d'horlogerie comprend un train de roues dentées dont la prière engrène avec une crémaillère formée sur la pièce mécanique et dont la dernière comporte une dent qui coopère avec une ancre d'échappement. 9.- Mine antichar selon l'une des revendications précéden- tes, caractérisée en ce que le pignon et la planche de la roue dentée qui coopère avec la crémaillère de la pièce mécanique sont reliés par un cliquet qui solidarise ledit pignon et ladite planche pendant le retard d'armement et les rend indépendants lors du retour de a pièce mécanique et du bouton à leur posi tion d'origine. 10.- Mine antichar selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la planche de la roue dentée coopérant avec la crémaillère comporte un orifice qui vient se placer en regard du cordeau détonant uniquement en fin de retard d'armement, de manière à rétablir la continuité de la chaine pyrotechnique.