La présente invention concerne un dispositif protecteur adaptable sur le bec des oiseaux d'élevage et notamment des faisans pour les empecher de se piquer mutuellement et de s 1arracher leurs plumes. On sait que certaines races d'oiseaux, notamment les oiseaux de basse-cour et ceux faisant partie du gibier å plumes tels que les faisans ou les perdreaux, présentent l'inconvénient, lorsqu'ils sont élevés nombreux en volière, de "piquer" souvent leurs congénères, ctest-à-dire de les blesser å coups de bec, ainsi que de leur arracher les plumes. Ces mauvais traitements peu ventssentrainer la mort des oiseaux qui en sont les victimes, la mortalité de ce fait pouvant atteindre des pourcentages considérables, dépassant 50% dans certains élevages. Bien entendu, il ne peut être question,pour des raisons d'ordre économique, d'isoler les oiseaux dans des volières -où ils se développeraient individuellementou en nombre suffisamment restreint pour éviter les accidents, car la surface nécessaire deviendrait absolument prohibitive. On a donc cherché à mettre au point des dispositifs de protection des oiseaux, empêchant le piquage et l'arrachage des plumes, de tels dispositifs devant notamment pouvoir s'adapter facilement sur le bec des oiseaux quelle que soit leur taille, ne pas empecher ceux-ci de se nourrir et ne pas retenir des débris fermentescibles qui risqueraient de nuire à leur santé. Un dispositif connu de ce type, décrit dans le brevet des Etats-Unis n 3.254.628, comporte des joues latérales destinées à encadrer le bec supérieur de l'oiseau, une languette qui réunit lesdites joues et se prolonge vers l'avant de façon à dépasser la pointe du bec, et une surépaisseur de forme sphérique prévue sur ladite languette pour empêcher les becs de se refermer complètement, plusieurs trous étant percés en vis-å-vis dans les joues latérales pour permettre de fixer le dispositif au moyen d'une broche qui traverse les narines de l'animal. Un tel dispositif présente divers inconvénients et, notamment,le fait que la surépaisseur, qui est de forme sphérique, pénètre entre les bords latéraux du bec inférieur de l'oiseau et appuie sur sa langue, ce qui le gêne énormément pour manger; de plus, il est nécessaire de changer régulièrement de paire de trous de fixation pour tenir compte des variations des dimensions du bec de l'animal en fonction de son âge, ce qui entraîne des pertes de temps considérables pour attrapper l'animal et réajuster le dispositif; enfin,ce système d'adaptation par trous successifs ne permet pas un ajustement continu et régulier, mais seulement de façon irrégulière au moment où lton change de paire de trous si bien que le dispositif n'est jamais fermement accolé au bec supérieur et peut osciller sous celui-ci quand l'animal écarte le bec inférieur pour manger, le ballottement étant d'autant plus libre que la languette n'est pas maintenue latéralement par rapport au bec autrement que par les joues de fixation, ledit ballottement augmentant encore la gene de l'oiseau qui rencontre ainsi de grandes dif ficultés pour se nourrir. La présente invention a donc pour but de perfectionner ce type e dispositif en éliminant les divers inconvénients précités. Selon l'invention,le dispositif protecteur adaptable sur le bec des oiseaux d'élevage tels que les faisans,pour les empêcher de se piquer mutuellement et de s'arracher les plumes, comporte de façon connue en soi deux joues latérales aptes à venir se placer de part et d'autre du bec supérieur de l'oiseau,une languette réunissant lesdites joues et s'étendant vers l'avant sur une longueur telle qu'elle dépasse la pointe dudit bec, une surépaisseur sur ladite languette pour empêcher la fermeture complète des becs inférieur et supérieur, et des trous ménagés en vis-å-vis dans les joues latérales pour pouvoir recevoir une broche de fixation traversant les narines de l'oiseau,ledit dispositif comportant en outre une partie élastiquement déformable destinée à exercer une pression permanente sur le dessus du bec supérieur de l'oiseau pour maintenir la languette constamment et fermement appliquée contre le dessous dudit bec, quelle que soit la grosseur de celui-ci. L'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant à un mode de réalisation particulier cité à titre d'exemple non limitatif et représenté par les dessins annexés dans lesquels: Fig.- 1 représente en perspective le dispositif selon l'invention; Fig.2 représente une coupe longitudinale schématique du dispositif placé sur le bec d'un oiseau; Fig.3 représente une variante du dispositif de la figure 1; Fig.4 représente une coupe du dispositif de la figure 3 placé sur le bec de l'oiseau. Tel qu'il est représenté,le dispositif protecteur conforme à l'invention est obtenu en une seule pièce par emboutissage d'une tôle mince d'acier inoxydable ou de laîton,et il comporte deux joues latérales 1 réunies à leur partie arrière par un étrier arrière 2 et, à leur partie inférieure avant, par la naissance ou pied d'une languette 3. Le pied de cette languette comporte une partie 4 formant seuil, reliée au corps de la languette par une partie renfoncée formant un pli et constituant une gouttière transversale 5 qui limite la dimension du seuil 4 dans le sens longitudinal du dispositif. Les joues 1 sont percées chacune d'un trou 6 à leur partie supérieure. Dans ces trous 6 situés en vis-à-vis est engagée une tige ou une barrette transversale dont les extrémités sont écrasées pour la retenir dans lesdits trous, ou encore une goupille fendue 7.Les joues 1 sont également percées chacune en vis-à-vis de deux trous de fixation 8 et 9 dans une paire de chacun desquels peut être introduite, à la mise en place (figure 2), une broche de fixation 10 qui traverse les narines de l'oiseau, cette broche pouvant être, par exemple, une goupille fendue. Les bords inférieurs Il des joues latérales sont relevés et roulés sur eux-mêmes de manière à ne pas risquer de blesser l'animal ou ses congénères, et les bords latéraux 12 de la languette 3 sont égale ment relevés pour former une gouttière de guidage qui positionne latéralement ladite languette par rapport au bec supérieur de l'oiseau et l'empêche de ballotter.Par ailleurs, il est prévu une seconde languette ou patte flexible 13 raccordée en porte-à-faux par une partie rétrécie 14 à l'étrier arrière 2, et s'étendant vers l'avant dans le même sens que la languette 3,la patte flexible 13 ayant ses bords latéraux 16 rabattus vers le bas de façon à chevaucher la partie supérieure du bec de l'oiseau et son bord d'extrémité 15 relevé pour ne pas racler ladite partie. Un coussin souple 17 en mousse plastique ou en caoutchouc est fixé,par exemple par collage, sous la face inférieure de lapartie d'extrêmité avant de la patte 13,ledit coussin étant destiné à venir en contact avec le bec et à réduire les frottements entre celui-ci et la patte flexible 13. On notera que ladite patte passe sous la goupille fendue 7 et se trouve protégée par celle-ci contre tout choc ou arrachement vers le haut. Pour sa mise en oeuvre, le dispositif est engagé sur le bec supérieur Bs de l'oiseau tel que représenté à la figure 2, les joues 1 venant se placer de part et d'autre du bec avec l'étrier arrière 2 passant au-dessus de l'avant de la tête de l'animal,tel que la patte flexible 14 exerce une pression sur le dessus du bec par l'intermédiaire du coussin 17, qui appuie contre celui-ci, ce qui a pour effet de relever la languette 3 et de l'appliquer fermement sous l'extrémité du bec supérieur Bs. Le pli formé sur la languette 3 et qui constitue la gouttière 5 est réalisé à une distance des trous de fixation 8 et 9 telle que lorsque le dispositif est en place sur le bec supérieur de l'oiseau ladite gouttière occupe une position voisine de la pointe du bec inférieur Bi et dégage de ce faitla langue de l'animal.La goupille 10 est alors engagée dans celle des paires de trous 8,9, par exemple 9 dans le cas choisi,qui correspond le mieux aux dimensions respectives du bec de l'oiseau et du dispositif, la présence de divers trous 8 et 9 permettant d'assurer un préréglage approximatif selon la taille de l'animal, l'ajustement définitif se faisant automatiquement quelles que soient les variations ultérieures des dimensions du bec grâce à la patte flexible 14 qui se déforme élastiquement et maintient la languette 3 toujours appliquée contre le dessous du bec supérieur Bs. Une fois la goupille ainsi engagée, les deux parties de son extrémité libre sont écartées pour assurer son immobilisation. La languette 3, dont la longueur est établie pour une taille moyenne des oiseauauxquels est destiné le dispositif, fait saillie au bout du bec de-l'oiseau, empêchant ainsi ce dernier de "piquer" ses congénères, et la présence simultanée du seuil 4 et du pli 5 de la languette empêcheia fermeture complète l'un sur l'autre des becs supérieur Bs et inférieur Bi de l'oiseau,qui ne peut plus ainsi arracher les plumes de ses voisins de volière sans être pour autant empêché de se nourrir normalement du fait que la gouttière transversale porte sur les bords latéraux de la pointe de son bec inférieur Bi,et non plus sur sa langue. De même, le bec supérieur Bs de l'oiseau étant constamment pincé entre la languette 3 et la patte flexible 13, et la pointe dudit bec étant guidée latéralement par les bords 12 de ladite languette, le dispositif ne peut pas ballotter quand l'animal écarte les becs pour manger et, ainsi,il ne risque pas de le gêner. Du fait ..que la patte flexible se déforme élastiquement à mesure de la croissance du bec de l'oiseau,l'ajustement est automatique et il n'est plus nécessaire de changer régulièrement de trous de fixation quand l'animal grandit, d'où un gain de temps considérable. Selon une variante représentée à la figure 311e dispositif protecteur précédemment décrit est simplifié. En particulier, la goupille 7 est supprimée et les joues latérales 1 sont réunies vers l'avant par un second étrier 20 semblable à l'étrier arrière 2 , les milieux des deux étriers étant réunis longitudinalement par un pontet 21 s'étendant parallèlement au-dessus de la patte flexible 13 destinée à porter sur le dessus du bec de l'oiseau. Le pontet 21 a pour fonction non seulement de rigidifier et consolider le dispositif mais également de protéger la patte flexible qu'il recouvre. Ladite patte flexible 13 appartenant au dispositif en variante est d'ailleurs légèrement différentefde celle représentée sur le dispositif de la figure 1 en ce sens que l'extrémité arrière de la partie rétrécie 14 de celle-cikst toujours raccordée à l'étrier arrière 2 mais que son extrémité avant supporte un arceau 22 destiné à chevaucher le bec supérieur de l'animal.Par ailleurs les bords latéraux relevés 12 de la languette 3 sont supprimés et les bords inférieurs ll des joues latérales 1 ne sont plus roulés mais simplement légèrement relevés. Enfin,tonjours dans un souci de simplification et d'économie, le coussinde protection 17 en housse peut être supprimé, l'arceau 22 raccordé à la partie flexible 14 chevauchant et reposant alors directement sur le bec supérieur de l'oiseau. On notera que le dispositif est obtenu d'une seule piè celpar exemple par découpage et formage dans une tôle mince d'acier inox, ou encore obtenu par moulage en matière plastique. Comme on peut le voir sur la figure 4llorsque le dispositif est réalisé par découpage et préformage d'une tôle mince, la languette élastique 14 est repliée sous le pontet 21 et réunie à l'étrier 2 par la pliure arrière 23. Un troisième trou de fixation 24 peut être percé dans les joues 1 au niveau des deux trous 8 et 9 existants pour augmenter les possibilités de positionnement de l'appareil. Enfin, le dispositif est de préférence largement évidé et comporte de larges ouvertures latérales 25 et 26ce qui allège l'appareil et permet d'éviter toute accumulation de débris et restes de nourriture susceptibles de fermenter et de nuire ainsi à la santé de l'oiseau. I1 peut en outre, le cas échéant, être facilement nettoyé. Bien entendu,la portée de l'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit ci-dessus à titre d'exemple non limitatif, mais elle couvre également toutes les variantes qui ne différeraient que par des détails. -REVENDICATIONS 1. Dispositif protecteur adaptable sur le bec des oiseaux d'élevage, notamment des faisans, pour les empêcher de se piquer et de se déplumer mutuellement,ce dispositif comportant deux joues latérales aptes à venir se placer de part et d'autre du bec supérieur de l'oiseau,une languette réunissant lesdites joues et s'étendant vers l'avant sur une longueur telle quelle dépasse la pointe dudit bec, une surépaisseur sur ladite languette pour empêcher la fermeture complète des becs inférieur et supérieur, et des trous ménagés en vis-à-vis dans les joues latérales pour pouvoir recevoir une broche de fixation traversant les narines de I'oiseau,caractérisé en ce qu'il comporte une partie élastiquement déformable destinée à exercer une pression permanente sur le dessus du bec supérieur de l'oiseau pour maintenir la languette constamment et fermement appliquée contre le dessous dudit bec quelle que soit la grosseur de celui-ci. 2. Dispositif selon la revendication l,caractérisé en ce qutil comporte un étrier arrière qui réunit les joues latérales de manière à chevaucher le bec supérieur ou la tête de l'oiseau, et une patte flexible qui s'étend vers l'avant à partir de l'étrier. 3. Dispositif selon la revendication 2,caractérisé en ce que la patte flexible est raccordée à l'étrier arrière par une partie rétrécie augmentant la flexibilité de ladite patte. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'extrémité avant de la patte flexible comporte un arceau destiné à chevaucher et porter sur le bec supérieur de ltoiseau. 5.Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4 caractérisé en ce que la face inférieure de l'extrémité avant de la patte flexible comporte un coussin en matière souple et élastique destiné à porter sur le dessus du bec supérieur de l'oiseau. 6.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,caractérisé en ce que les bords latéraux de la languette sont relevés de manière à former une gouttière apte à recevoir la pointe du bec. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,caractérisé en ce que la surépaisseur destinée à empêcher la fermeture des becs dé l'oiseau est constituée par un pli transversal de la languette formé de manière à se situer près de la pointe du bec inférieur. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les joues latérales s'élèvent audessus de la patte flexible et sont réunies entre elles à leur partie supérieure. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un étrier avant qui réunit les joues latérales de manière à chevaucher le bec supérieur de l'oiseau. 10. Dispositif selon la revendication 9/caractérisé en ce qu'il comporte un pontet longitudinal qui réunit sensiblement en leur milieu les étriers avant et arrière et s'étend longitudinalement au-dessus de la patte flexible qu'il protège par recouvrement.