La présente invention concerne les chaussures de cyclistes et plus particulièrement une semelle pour chaussure de cycliste permettant l'adjonction sur le dessous de la semelle d'une cale à gorge prévue pour engager l'arête arrière d'une pédale de vélocipède. On sait que les cyclistes réaliseront un bridage de leurs pieds sur les pédales, d'une part par un cale-pied réglable, solidaire de la pédale, dans lequel vient s'engager la pointe de la chaussure, et également, pour éviter l'extraction du pied du cale-pied lors de la fourniture d'un effort de traction sur la pédale, au moyen d'une cale profilée adaptée sur la semelle de la chaussure, au voisinage de la cambrure, cette cale comportant une gorge transversale destinée a engager l'arête arrière de la pédale. On connalt déjà des chaussures de cyclistes dont la semelle est adaptée pour recevoir une telle cale. Une telle semelle est constituée par un empilage de couches de cuir formant une surépaisseur au niveau de la cambrure, une lumière étant découpée dans le dessous de la semelle pour permettre le logement d'un curseur de réglage et de positionnement d'une cale, ce curseur se présentant sous la forme d'un parallélépipède usiné comportant deux taraudages et un bossage cylindrique, le dispositif de montage de la cale comportant, outre le curseur, une plaque en alliage léger, par exemple en titane, comportant trois ouvertures longitudinales soyées, l'ouverture centrale servant de glissière pour le bossage du curseur et les ouvertures latérales pour le passage des vis de montage de la cale sur le curseur, l'ensemble constitué de la plaque et du curseur étant monté à demeure sur la semelle par cloutage de la périphérie de la plaque sur la semelle, le curseur se trouvant alors dans la lumière formée dans les couches de cuir. Un tel assemblage présente des inconvénients de coût de fabrication,dans la mesure ot la semelle doit etre faite main et en raison des opérations d'usinage du curseur et de montage de la plaque sur la semelle. D'autres chaussures de cycliste ont été développées, qui comportent une semelle moulée en Rilsan avec un insert cylindrique traversant monté dans la semelle et positionné par une collerette interne, cet insert présentant un taraudage permettant de recevoir une vis de positionnement de la cale, pour en permettre le réglage en vue de sa fixation par cloutage, cette cale présentant sur sa périphérie une pluralité de trous pour recevoir les pointes à planter dans la semelle. Ce mode de réalisation oblige également à des coûts de fabrication élevés tant en ce qui concerne la mise en place de la cale qu'au niveau du montage de la semelle sur le corps de la chaussure, le montage devant être effectué, du fait du matériau utilisé pour la semelle, par couture.Par ailleurs, le port d'une telle chaussure présente des inconvénients dans la mesure où la collerette de fixation de l'insert affleure la surface interne de la semelle. La présente invention a pour objet d'obvier aux inconvénients de ces chaussures de cycliste en proposant une semelle de construction simple et robuste, comportant des moyens intégrés pour fixer de façon rapide, réglable et déverrouillable une cale sur la semelle, les moyens de fixation intégrés étant conçus pour s'adapter aux différentes tailles de chaussures et permettant ainsi, de réduire considérablement les coûts de fabrication. La présente invention a pour autre objet de proposer une semelle de ce type susceptible d'être assemblée sur un corps de chaussure par des moyens simples, tels que collage, ou thermosoudage. La présente invention a pour autre objet de proposer une cale conformée pour s'adapter fermement de façon simple et rapide sur une telle semelle. Pour ce faire, et selon une caractéristique de la présente invention, une telle semelle pour chaussure de cycliste comporte une âme constituée d'une plaque métallique conformée noyée dans un matériau injectable constituant le corps de la semelle,et dont la surface est au moins supérieure à la moitié de la surface totale de la semelle des moyens de taraudage intégrés étant prévus pour fixer de façon démontable et réglable par des moyens de vis une cale à gorge sur la face inférieure de la semelle. Selon une autre caractéristique de la présente invention, une telle semelle comporte au moins une première et une seconde lumières dans le matériau injectable , disposées en regard l'une de l'autre, de part et d'autre de l'âme métallique, permettant l'accès à cette âme et aux moyens de taraudage associés. La présente invention a pour autre objet de proposer un procédé de fabrication d'une semelle pour chaussure de cycliste du type décrit. Selon une autre caractéristique de la présente invention, ce procédé de fabrication comporte les étapes de mettre en forme une plaque métallique par emboutissage, de découper dans cette plaque mise en forme des ouvertures, de surmouler cette plaque avec une matière injectable en laissant une zone dégagée autour des ouvertures de la plaque, de part et d'autre de celle-ci. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante de modes de réalisation particuliers, donnés à titre illustratif mais nullement limitatif, faite en relation avec les dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 représente de façon schématique une chaussure de cycliste avec une cale à gorge montée sur la semelle - la figure 2 représente en vue de dessus un mode de réalisation de cette semelle selon la présente invention - la figure 3 est une coupe longitudinale suivant la ligne III-III de la figure 2 - la figure 4 représente une coupe transversale suivant la ligne IV-IV de la semelle représentée sur la figure 2 équipée du curseur de montage selon la présente invention - la figure 5 représente en coupe longitudinale et à échelle agrandie le curseur de la figure 4 ;; - la figure 6 représente en vue du dessous une cale à gorge destinée à être montée sur la semelle représentée sur les figures 2 à 5 - la figure 7 est une coupe longitudinale suivant la ligne VII-VII de la cale représentée sur la figure 6 - la figure 8 représente de façon schématique en vue de dessus, la portion centrale de l'âme métallique d'un autre mode de réalisation de la semelle selon la présente invention - la figure 9 représente en vue du dessous une cale destinée à être montée sur la semelle équipée de l'âme métallique représentée sur la figure 8 ; et - la figure lO est une coupe longitudinale suivant la ligne X-X de la figure 9. Une chaussure de cycliste selon la présente invention, telle que celle représentée sur la figure 1, comporte de façon traditionnelle un corps de chaussure, généralement référencé 1, réalisé par exemple en cuir, sur laquelle est rapportée, par exemple par collage, une semelle semi-rigide 2 présentant une cambrure permanente, sur la face inférieure 3 de laquelle est montée, au niveau de la cambrure, une cale profilée 4 comportant une gorge transversale 5, destinée à venir s'engager avec l'arrête arrière transversale d'une pédale devélocipède. Selon la conformation du pied du cycliste,et selon ses habitudes de course, la cale 4 doit pouvoir être positionnée au voisinage de la cambrure de la chaussure tant dans une direction longitudinale qu'en rotation de façon à venir engager la pédale dans la position optimale pour le coureur. Comme représenté sur les figures 2 et 3, une semelle pour chaussure de cycliste selon la présumée invention comporte essentiellement un corps de semelle 20 réalisé en matériau injec- t table par exemple en caoutchouc synthétique tel qu'un caoutchouc de Teflon commercialisé sous l'appellation TR et une âme métallique 21 (dont le contour est représenté en pointillés sur la figure 2) s'étendant sur la majeure partie de la semelle, sensiblement homothétique au profil de la semelle, présentant une forme cambrée et un décrochement 22 au voisinage de la cambrure de la semelle pour des raisons qui seront expliquées plus avant. La semelle représentée sur les figures 2 et 3 est obtenue par moulage sous pression de l'âme métallique 21 préalablement découpée et conformée. Cette âme métallique Wppelee cambrion), est avantageusement réalisée en acier trempé mais peut être également réalisée en un alliage léger présentant des caractéristiques de tenue mécaniques élevées. Lors de l'opération de surmoulage de la semelle 2, on réserve dans la masse du matériau vulcanisable, outre les orifices 1, 2, 3 pour les tétons de centrage nécessaires aux opérations de moulage, une première cavité 24 sur le dessus de la semelle, laissant apparaitre l'âme métallique 21, et, dans le mode de réalisation représenté sur les figures 2 à 4, deux autres cavités, 25, 25' sur l'autre face de la semelle au niveau de la première cavité 24, c'est-à-dire dans la portion d'épaisseur de semelle minimale à l'endroit du décrochement 22 de l'âme métallique 21. Comme on le voit mieux sur la figure 2, avant d'être noyée dans la semelle, l'âme métallique 21 a été nervurée longitudinalement suivant un motif de nervures parallèles 25 et 26 et deux ouvertures traversantes 28 et 28' sont découpées dans la portion médiane du décrochement 22 de l'âme métallique, c'est-à-dire dans une position établissant une communication en la lumière supérieure 24 et les lumières inférieures 25, 25'. Ces lumières 25, 25' sont destinées à servir de guide pour un curseur, généralement référencé 30, logé dans la cavité 24 et comportant deux protubérances 31, et 31' présentant un alésage taraudé 32, les protubérances 31 et 31' venant se positionner dans les rainures longitudinales 28, 28' de l'âme métallique 22. Selon un mode préférentiel de réalisation, le curseur 30 se présente sous la forme d'une plaque parallélépipédique aplatie, légèrement courbée réalisée en acier et conformée par emboutissage et soyage, les orifices soyés 32 étant ultérieurement taraudés. Le diamètre extérieur des protubérances 31, 31' est légèrement inférieur à la largeur des ouvertures 28, 28' de façon à autoriser un léger mouvement en rotation du curseur 30 par rapport à l'axe longitudinal de l'âme métallique 21. On comprend donc que l'âme métallique 21 est tout d'abord détourée par découpage à la presse et ensuite nervurée et découpée pour réaliser des ouvertures 28 et 28', à la suite de quoi, cette âme est noyée dans le matériau vulcanisable de la semelle. Le curseur 30 est ensuite mis en place dans la cavité 24, cette cavité 24 étant avantageusement obturée de façon étanche par une plaque d'étanchéité, par exemple en caoutchouc, 29, collée dans un logement rectangulaire 19 débordant sur la périphérie de la cavité 24. La semelle est ensuite montée sur un corps de chaussure, par exemple par collage. On a représenté sur les figures 6 et 7 une cale à gorge destinée à être montée sur la semelle de chaussure représentée sur les figures 2 à 5. Cette cale se présente de façon traditionnelle sous la forme d'un corps profilé bombé avec une face inférieure 41 présentant une faible courbure et une face extérieure 42 à forte courbure dans laquelle est ménagée, dans la partie avant, une gorge transversale 43. En arrière de cette gorge 43 sont pratiqués deux alésages traversants 44, débouchant sur la face 42 par un lamage 45, destinés à recevoir une vis à tête ronde et à pans creux 46 dont l'extrémité filetée est prévue pour etre vissée dans les taraudages 32 des protubérances 31 et 31' du curseur 30 monté dans la semelle en vue du montage de la cale sur la semelle représentée sur les figures 2 à 4. On comprendra qu'il soit ainsi possible, par simple vissage de deux vis 46 dans le curseur 30, dans un premier temps de régler en position la cale 40 à la fois suivant la longueur de chaussure et en rotation et de la maintenir fermement appliquée sur la semelle en serrant les vis 46 dans la semelle, le démontage de la cale s'effectuant simplement par dévissage des vis 46. On a représenté sur la figure 8 un autre mode de réalisation de l'âme métallique d'une semelle selon la présente invention. Dans ce mode de réalisation, les ouvertures pratiquées dans le décrochement 22 de l'âme métallique sont circulaires puis soyées 38 puis taraudées, les ouvertures 38, avantageusement au nombre de trois, étant alignées sensiblement suivant l'axe principal de la semelle de la chaussure. Dans ce mode de réalisation, la semelle comporte, comme dans le mode de réalisation représenté sur les figures 2 et 3, une cavité supérieure 24, mais les ouvertures inférieures 25 et 25' sont remplacées par une ouverture longitudinale unique 35' (représentée en pointillés sur la figure 8) de façon que l'ouverture 35' et la cavité 24 soient mises en communication par les divers orifices soyés et taraudés 38. On a représenté sur les figures 9 et 10, une cale à gorge 40' destinée à être montée sur une semelle du type précédemment décrit. La cale 40' se présente également sous la forme d'un corps profilé et bombé, mais avec un bord d'attaque 36 plus effilé.Un orifice oblong 48 débouchant dans un lamage hcmD- thétique 47 est formé longitudinalement dans la cale pour recevoir une vis à tête ronde et à six pans creux 46' destinée à être vissée dans l'un des orifices soyé et taraudé 38 de l'âme 21' de la semelle de la chaussure. Le réglage en position longitudinale de la cale est déterminé de façon grossière par le choix de l'un des orifices 38 de la semelle, et de façon fine en déplaçant la cale autour de la vis 46' dans l'orifice oblong 48, le réglage en rotation s'effectuant sans difficulté autour de cette vis 46'.Une fois en position correcte, la cale 40' est fermement serrée sur la semelle en vissant la vis 46', la cale étant maintenue en position par la pénétration d'une série d'ergots périphériques 49, venus directement de moule avec la cale 40' et pénétrant dans le matériau relativement tendre 20 de la semelle. On voit ainsi que, dans le mode de réalisation des semelles suivant les figures 2 et 8, une même âme métallique peut être utilisée pour différentes tailles de chaussures, la longueur des ouvertures 28 et 28' et le nombre de trous soyés et taraudés étant déterminé pour embrasser la totalité des tailles habituelles de chaussure. D'autre part, selon une caractéristique de la présente invention,l'âme métallique découpée suivant un profil donné, peut être façonnée suivant l'un ou l'autre des modes de réalisation, permettant ainsi de réduire considérablement les coûts de fabrication et les problèmes de stockage de pièces non ouvrées. Les cales 40 et 40' sont avantageusement réalisées en plastique dur moulable et usinable, par exemple en polymères de monomères à groupes oléfiniques ou dioléfiniques tels que 1' alkélanitrileutadiène-styrène communément désigné par les initiales A.B.S. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Semelle pour chaussure de cycliste comportant des moyens pour recevoir une cale à gorge, caractérisée en ce qu'elle comporte une âme métallique,noyée dans un matériau injectable, constituéed'une plaque s'étendant sur environ au moins la moitié de la surface totale de la semelle, et en ce qu'elle comporte des moyens de taraudage associés à l'âme métallique pour fixer de façon démontable et réglable, par des moyens de vis, une cale à gorge sur la face inférieure de la semelle. 2 - Semelle selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une première et une seconde lumières dans le matériau injectable disposées en regard l'une de l'autre de part et d'autre de Itâme pour permettre l'accès à l'âme métallique et aux moyens de taraudage qui lui sont associés. 3 - Semelle selon la revendication 1, ou la revendication 2, caractérisée en ce que l'âme métallique est constituée d'une plaque en acier trempé nervurée et conformée dans laquelle sont ménagées des ouvertures traversantes débouchant dans les première et seconde lumières. 4 - Semelle selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'âme métallique comporte deux ouvertures oblongues s'étendant parallèlement l'une à l'autre dans la direction générale de la semelle. 5 - Semelle selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'âme métallique comporte au moins deux ouvertures circulaires disposées sensiblement suivant l'axe général de la semelle. 6 - Semelle selon la revendication 5,-caractérisée en ce que les ouvertures sont soyées et taraudées. 7 - Semelle selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de fixation comprennent un curseur métallique présentant deux protubérances cylindriques taraudées, ce curseur étant disposé dans la première lumière sur la face interne de la semelle, les protubérances étant reçues dans les ouvertures de l'âme métallique. 8 - Semelle selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que la première lumière sur la face interne de la semelle est obturée par une plaque d'étanchéification en matériau injectable , cette plaque définissant avec l'âme métallique et les parois latérales de la première lumière une chambre dans la semelle. 9 - Chaussure de cycliste, caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle selon l'une quelconque des revendications précédentes. 10 - Cale à gorge pour chaussure de cycliste destinée à être rapportée sur la face externe d'une semelle selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte deux alésages traversants transversalement écartés et équidistants de la gorge. 11 - Cale à gorge pour chaussure de cycliste destinée à être rapportée sur la face externe d'une semelle selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte une ouverture traversante oblongue, perpendiculaire à la gorge, la face de contact de la cale avec la semelle étant pourvue d'une pluralité d'ergots venus de moulage avec la cale. 12 - Procédé de fabrication d'une semelle pour chaussure de cycliste, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes 1) - découper et mettre en forme une plaque métallique par emboutissage 2) - découper dans cette plaque mise en forme des ouvertures traversantes 3) - surmouler cette plaque avec un matériau injectable en laissant au moins une zone dégagée autour des ouvertures de la plaque, de part et d'autre de celle-ci. 13 - Procédé de fabrication selon la revendication 12, caractérisé en ce que les ouvertures pratiquées lors de l'étape 2) sont circulaires et en ce qu'il comporte, préalablement à l'étape 3), l'étape de soyer et de tarauder ces ouvertures circulaires.