Dispositif électronique et procédé de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, système électronique de supervision et programme d’ordinateur associés Ce dispositif électronique (30) de surveillance du comportement d’un conducteur (16) est adapté pour être embarqué à bord d’un véhicule et être connecté à un capteur (22) d’au moins une image de la tête (24) du conducteur et à au moins une source lumineuse (26) positionnée à l’intérieur d’un habitacle (12) du véhicule. Ce dispositif de surveillance comprend un module (32) de détection d’un comportement anormal du conducteur, à partir d’au moins une image de sa tête acquise par le capteur d’image(s) ; un module de stimulation (34) configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal, commander une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse respective selon un niveau initial de stimulation ; et un module (36) d’évaluation d’une réaction du conducteur, à partir d’au moins une image de sa tête du conducteur suite à l’émission de signal(ux) lumineux. Figure pour l'abrégé : Figure 1 Dispositif électronique et procédé de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, système électronique de supervision et programme d’ordinateur associés La présente invention concerne un dispositif électronique de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, le dispositif étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule et être connecté à un capteur d’au moins une image de la tête du conducteur et à au moins une source lumineuse positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule. L’invention concerne également un système électronique de supervision d’un conducteur d’un véhicule, le système étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule et comprenant un capteur d’image(s) configuré pour acquérir au moins une image de la tête du conducteur ; au moins une source lumineuse configurée pour être positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule ; et un tel dispositif électronique de surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite du véhicule, le dispositif étant connecté au capteur d’image(s) et à l’au moins une source lumineuse. L’invention concerne aussi un véhicule, notamment automobile, comprenant un tel système électronique de supervision. L’invention concerne également un procédé de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, mis en œuvre par un tel dispositif électronique de surveillance ; ainsi qu’un programme d’ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu’elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en œuvre un tel procédé de surveillance. L’invention concerne le domaine des véhicules, notamment automobiles, et en particulier celui de la prévention d’accidents impliquant de tels véhicules. L’invention concerne alors le domaine de la supervision des conducteurs de véhicules, notamment celui de la surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite d’un véhicule respectif. L’invention s’intéresse en particulier au domaine de la surveillance d’une distraction cognitive du conducteur. On connaît alors du document US 8,487,775 B2 un procédé d’analyse de données basées sur l’orientation physiologique d’un conducteur. Les données sont descriptives de l’orientation du regard du conducteur en cours de conduite, et des critères définissant un lieu d’intérêt pour le conducteur sont déterminés. Sur la base des critères déterminés, des instances d’orientation du regard sont alors classées comme étant soit dans la bonne direction ou bien dans une mauvaise direction. Les instances ainsi classifiées sont ensuite utilisables pour une analyse plus approfondie, généralement en rapport avec des périodes de charge de travail élevée du conducteur, et non pas avec la somnolence du conducteur. Les instances classifiées sont transformées en l’une des deux valeurs binaires représentatives du fait que l’instance classifiée est dans la bonne direction ou bien dans la mauvaise. L’utilisation d’une telle valeur binaire rend alors le traitement et l’analyse des données plus rapide et plus efficace. Le document US 10,476,488 B2 concerne un procédé d’analyse d’une marge d’attention du conducteur, et de prévention d’une conduite inattentive et dangereuse de la part de celui-ci. Le procédé est mis en œuvre par un dispositif informatique et comprend la réception de caractéristiques d’une caméra orientée vers le conducteur et d’une autre caméra orientée vers la route ; la réception de caractéristiques reflétant le comportement du conducteur, y compris le mouvement de la tête et des yeux, la parole et les gestes ; la réception de caractéristiques de télémétrie du véhicule ; la réception en outre de caractéristiques reflétant la biométrie du conducteur ; puis la détermination de l’attention et de l’état émotionnel du conducteur via un moteur de décision recevant les informations représentant chacune des caractéristiques précitées. La détermination de cette attention et de cet état émotionnel du conducteur vise à évaluer les risques associés au véhicule en mouvement, ainsi que la capacité du conducteur à faire face à de tels risques. Le document US 2019/0236386 A1 concerne un procédé, mis en œuvre par ordinateur, pour détecter la distraction d’un conducteur au volant. Ce procédé comprend la détermination d’une région de prévisualisation primaire, également notée PPR (de l’anglais Primary Preview Region ), dans une représentation d’un environnement ; la détermination d’un point de vue du conducteur, sur la base d’une séquence d’images du conducteur ; la détection éventuelle que le point de vue du conducteur est en dehors de la PPR. Ce procédé comporte alors en outre la diminution d’un niveau d’attention du conducteur pour la PPR si le point de vue du conducteur est détecté en dehors de la PPR ; puis la génération d’une alerte en fonction du niveau d’attention du conducteur pour la PPR. Cependant, avec de tels procédés, la surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite du véhicule n’est pas optimale. Le but de l’invention est alors de proposer un dispositif électronique, et un procédé associé, de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, permettant d’améliorer la surveillance dudit comportement, et de réduire alors les risques d’accidents du véhicule. A cet effet, l’invention a pour objet un dispositif électronique de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, le dispositif étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule et être connecté à un capteur d’au moins une image de la tête du conducteur et à au moins une source lumineuse positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule, le dispositif comprenant : - un module de détection configuré pour détecter un comportement anormal du conducteur, à partir d’au moins une image de la tête du conducteur acquise par le capteur d’image(s) ; - un module de stimulation configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal, commander une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini ; - un module d’évaluation configuré pour évaluer une réaction du conducteur, à partir d’au moins une image de la tête du conducteur suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux, acquise par le capteur d’image(s). Avec le dispositif électronique de surveillance selon l’invention, le module de détection permet de détecter un comportement anormal du conducteur, à partir d’une ou plusieurs images de la tête du conducteur acquises par le capteur d’image(s), un tel comportement anormal correspondant par exemple à une absence de mouvement des yeux du conducteur pendant une durée supérieure à un premier seuil prédéfini. En cas de détection d’un tel comportement anormal, le module de stimulation permet alors d’envoyer au moins un stimulus à destination du conducteur sous forme d’au moins un signal lumineux émis par au moins une source lumineuse respective selon le niveau initial de stimulation, ceci afin de susciter une réaction de la part du conducteur. Le module d’évaluation permet alors d’évaluer une réaction du conducteur suite à l’envoi de l’au moins un stimulus, c’est-à-dire suite à l’émission d’au moins un signal lumineux. Cette évaluation de réaction est typiquement affichée sur un écran d’affichage, à destination du conducteur, afin de faire prendre conscience au conducteur de son éventuelle distraction cognitive, et de l’inciter alors à se concentrer davantage sur sa conduite, afin de limiter les risques d’accident de conduite. La réaction du conducteur est par exemple évaluée en fonction d’un temps de réaction du conducteur depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux, c’est-à-dire en fonction du temps mis par le conducteur pour réagir suite à l’émission du stimulus. En complément, le dispositif de surveillance permet également d’évaluer un champ de vue utile du conducteur, également noté UFOV (de l’anglais Useful Field Of View ), en commandant les émissions de signaux lumineux depuis différentes positions à l’intérieur de l’habitacle du véhicule, le champ de vue utile du conducteur dépendant alors de la ou des positions des signaux lumineux ayant provoqué une réaction suffisante du conducteur. La ou les éventuelles actions ultérieures mises en œuvre par le dispositif de surveillance dépendent alors typiquement de la réaction du conducteur évalué par le module d’évaluation. Par exemple, si la réaction du conducteur est évaluée comme suffisante, alors il n’est pas nécessaire de le stimuler davantage, et le dispositif de surveillance cherche alors à détecter un éventuel nouveau comportement anormal du conducteur, via son module de détection. En revanche, si la réaction du conducteur a été évaluée comme étant insuffisante, alors le dispositif de surveillance cherche à stimuler davantage le conducteur, et le module de stimulation est de préférence configuré en outre pour commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux selon un niveau suivant de stimulation, distinct du niveau initial de stimulation. Le niveau suivant de stimulation est, par exemple, supérieur au niveau initial de stimulation. En complément facultatif encore, le dispositif comprend en outre un module de génération d’une alerte, telle qu’une alerte sonore, si N réactions insuffisantes du conducteur sont évaluées successivement, N étant un nombre entier de valeur prédéfinie, typiquement de valeur supérieure ou égale à 3, de préférence encore égale à 3. Le module de génération permet alors d’alerter encore davantage le conducteur s’il n’a pas réagi de manière suffisante suite aux N stimulations lumineuses successives. Suivant d’autres aspects avantageux de l’invention, le dispositif électronique de surveillance comprend une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou suivant toutes les combinaisons techniquement possibles : - le module de stimulation est configuré en outre pour, suite à l’évaluation d’une réaction insuffisante du conducteur, commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux selon un niveau suivant de stimulation, distinct du niveau initial de stimulation ; - chaque niveau de stimulation est fonction d’au moins un paramètre parmi le groupe consistant en : une position du signal lumineux respectif, une couleur du signal lumineux respectif, une intensité du signal lumineux respectif et une fréquence du signal lumineux respectif ; - le module de stimulation est configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal, commander l’émission de plusieurs signaux lumineux à la fois, via l’allumage de M sources lumineuses situées en des positions distinctes à l’intérieur de l’habitacle ; les M sources lumineuses étant de préférence disposées de part et d’autre d’un poste de conduite du véhicule ; M étant de préférence encore égal à 2 ; - le comportement anormal détecté est une absence de mouvement des yeux du conducteur pendant une durée supérieure à un premier seuil prédéfini ; - le module d’évaluation est configuré pour évaluer la réaction du conducteur en fonction d’un temps de réaction du conducteur depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux ; - la réaction est évaluée insuffisante si le temps de réaction du conducteur est supérieur à un deuxième seuil prédéfini ; le deuxième seuil étant de préférence compris entre 2 et 3 secondes, et de préférence encore sensiblement égal à 2,5 secondes ; - le module d’évaluation est configuré en outre pour estimer un niveau de distraction du conducteur en fonction d’un temps de réaction du conducteur depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux, et pour un niveau de stimulation donné, plus le temps de réaction est élevé, plus le niveau de distraction estimé est élevé ; - le dispositif comprend en outre un module de génération configuré pour générer une alerte si N réactions insuffisantes du conducteur sont évaluées successivement, N étant un nombre entier prédéfini ; N étant de préférence supérieur ou égal à 3, de préférence encore égal à 3 ; - le dispositif comprend en outre un module d’affichage configuré pour afficher, sur un écran d’affichage disposé à l’intérieur d’un habitacle du véhicule en regard d’un siège pour le conducteur, des informations relatives au comportement du conducteur ; le module d’affichage étant de préférence configuré pour afficher une information relative à la réaction du conducteur évaluée par le module d’évaluation et/ou une information relative à un niveau de distraction du conducteur estimé par le module d’évaluation ; et - le module de stimulation est configuré pour commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux seulement après l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la précédente émission d’au moins un signal lumineux. L’invention a également pour objet un système électronique de supervision d’un conducteur d’un véhicule, le système étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule et comprenant : - un capteur d’image(s) configuré pour acquérir au moins une image de la tête du conducteur ; - au moins une source lumineuse configurée pour être positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule ; et - un dispositif électronique de surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite du véhicule, le dispositif étant connecté au capteur d’image(s) et à l’au moins une source lumineuse ; le dispositif électronique de surveillance étant tel que défini ci-dessus. L’invention a aussi pour objet un véhicule, notamment automobile, comprenant un système électronique de supervision d’un conducteur du véhicule, le système électronique de supervision étant tel que défini ci-dessus. L’invention a également pour objet un procédé de surveillance du comportement d’un conducteur lors de la conduite d’un véhicule, le procédé étant mis en œuvre par un dispositif électronique de surveillance adapté pour être embarqué à bord du véhicule et être connecté à un capteur d’au moins une image de la tête du conducteur et à au moins une source lumineuse positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule, le procédé comprenant les étapes suivantes : - détecter un comportement anormal du conducteur, à partir d’au moins une image de la tête du conducteur acquise par le capteur d’image(s) ; - suite à la détection dudit comportement anormal, commander une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini ; - évaluer une réaction du conducteur, à partir d’au moins une image de la tête du conducteur suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux, acquise par le capteur d’image(s). L’invention a également pour objet un programme d’ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu’elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en œuvre un procédé de surveillance tel que défini ci-dessus. Ces caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels : la est une représentation schématique d’un véhicule, notamment automobile, comprenant un système électronique selon l’invention de supervision d’un conducteur du véhicule, le système de supervision comportant un capteur d’image(s) de la tête du conducteur, au moins une source lumineuse positionnée à l’intérieur d’un habitacle du véhicule, et un dispositif électronique de surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite du véhicule, ledit dispositif étant connecté au capteur d’image(s) et à l’au moins une source lumineuse ; la représente deux vues schématiques en perspective de l’intérieur de l’habitacle du véhicule de la , une première vue correspondant à une première stimulation du conducteur, et une deuxième correspondant à une deuxième stimulation du conducteur, la deuxième stimulation étant activée si la réaction du conducteur suite à la première stimulation a été évaluée comme insuffisante, et la deuxième stimulation ayant un niveau de stimulation supérieur à celui de la première stimulation ; et la est un organigramme d’un procédé, selon l’invention, de surveillance du comportement du conducteur du véhicule, le procédé étant mis en œuvre par le dispositif électronique de surveillance de la . Dans la suite de la description, l’expression « sensiblement égal(e) à » définit une relation d’égalité à plus ou moins 10%, de préférence encore à plus ou moins 5%. Sur les figures 1 et 2, un véhicule 10 comprend un habitacle 12 ; et à l’intérieur de l’habitacle 12, un siège 14 pour un conducteur 16, ainsi qu’un volant 18 pour la conduite du véhicule, comme connu en soi. Selon l’invention, le véhicule 10 comprend en outre un système électronique 20 de supervision du conducteur 16 du véhicule, le système de supervision 20 étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule 10. L’homme du métier comprendra que le véhicule 10 s’entend au sens large comme un véhicule permettant à un conducteur, également appelé pilote, ainsi qu’en complément à un ou plusieurs passagers, de se déplacer. Le véhicule 10 est alors typiquement choisi parmi le groupe consistant en : un véhicule automobile, tel qu’une voiture, un bus ou un camion ; un véhicule ferroviaire, tel qu’un train ou un tramway ; un véhicule naval, tel qu’un bateau ; et un véhicule aéronautique, tel qu’un aéronef. Le système électronique de supervision 20 comprend un capteur d’image(s) 22 configuré pour acquérir au moins une image de la tête 24 du conducteur 16, au moins une source lumineuse 26 configurée pour être positionnée à l’intérieur de l’habitacle 12 du véhicule, et un dispositif électronique 30 de surveillance du comportement du conducteur lors de la conduite du véhicule 10, le dispositif de surveillance 30 étant connecté au capteur d’image(s) 22 et à l’au moins une source lumineuse 26. Le système de supervision 20 comprend de préférence une pluralité de sources lumineuses 26 en des positions distinctes à l’intérieur de l’habitacle 12. Dans l’exemple de la , le système de supervision 20 comprend cinq sources lumineuses 26, à savoir une première source lumineuse 26A, une deuxième source lumineuse 26B, une troisième source lumineuse 26C, une quatrième source lumineuse 26D et une cinquième source lumineuse 26E. L’homme du métier comprendra que par source lumineuse, désignée par la référence générale 26, on entend toute source apte à être émettre un flux lumineux, telle qu’une ampoule, une ou plusieurs diodes électroluminescentes, également appelées LED (de l’anglais Light-Emitting Diode ), tout ou partie d’un écran d’affichage, etc. Le capteur d’image(s) 22 est connu en soi et est configuré pour acquérir au moins une image de la tête 24 du conducteur 16, notamment pour permettre un suivi du mouvement de la tête 24 et des yeux du conducteur 16. Le capteur d’image(s) 22 est typiquement positionné en regard du siège 14, et est de préférence positionné dans l’axe du volant 18 et du siège 14. La première source lumineuse 26A est positionnée en une première position P1, située par exemple à proximité du volant 18, en regard du conducteur 16 lorsqu’il est assis sur le siège 14. La deuxième source lumineuse 26B est positionnée en une deuxième position P2, et la troisième source lumineuse 26C est positionnée en une troisième position P3, les deuxième et troisième positions P2, P3 étant de préférence situées de part et d’autre de la première position P1, et par exemple de part et d’autre du volant 18. Les deuxième et troisième positions P2, P3 sont de préférence en outre disposées de manière sensiblement symétrique par rapport à la première position P1. Autrement dit, les deuxième et troisième positions P2, P3 sont par exemple chacune distantes de la première position P1 d’une distance sensiblement égale à une première distance D1. De manière analogue, la quatrième source lumineuse 26D est positionnée en une quatrième position P4, et la cinquième source lumineuse 26E est positionnée en une cinquième position P5, les quatrième et cinquième positions P4, P5 étant de préférence situées de part et d’autre de la première position P1, et par exemple de part et d’autre du volant 18. Les quatrième et cinquième sources lumineuses 26D, 26E sont de préférence positionnées de manière sensiblement symétrique par rapport à la première source lumineuse 26A, et les quatrième et cinquième positions P4, P5 sont alors sensiblement symétriques par rapport à la première position P1. Les quatrième et cinquième positions P4, P5 sont chacune distantes de la première position P1 d’une distance sensiblement égale à une deuxième distance D2. En complément facultatif, les quatrième et cinquième sources lumineuses 26D, 26E sont davantage éloignées de la première source lumineuse 26A que les deuxième et troisième sources lumineuses 26B, 26C. Autrement dit, selon ce complément facultatif, la deuxième distance D2 est supérieure à la première distance D1. La deuxième distance D2 est par exemple sensiblement égale au double de la première distance D1. En complément ou en variante de cette distinction entre sources lumineuses 26 de par leurs positions respectives, les sources lumineuses 26 sont configurées pour émettre des signaux lumineux respectifs avec des couleurs distinctes, et par exemple avec une couleur variant d’un signal lumineux respectif à l’autre, chaque signal lumineux émis par une source lumineuse 26 respective présentant alors une couleur respective. En complément ou en variante, les sources lumineuses 26 sont configurées pour émettre des signaux lumineux avec des intensités distinctes, c’est-à-dire avec une intensité de signal lumineux variant d’une source lumineuse 26 à l’autre. En complément ou en variante encore, les sources lumineuses 26 sont configurées pour émettre des signaux lumineux avec des fréquences distinctes, c’est-à-dire avec une fréquence de signal lumineux variant d’une source lumineuse 26 à l’autre. Chaque source lumineuse 26 est configurée pour émettre un signal lumineux comportant une ou plusieurs impulsions lumineuses successives, chacune présentant une durée prédéfinie. Lorsque le signal lumineux comporte plusieurs impulsions lumineuses, chaque impulsion lumineuse présente de préférence la même durée prédéfinie. L’homme du métier comprendra alors que lorsque le signal lumineux comporte une unique impulsion lumineuse, une variation de la fréquence du signal lumineux, d’une source lumineuse 26 à l’autre, correspond à une variation de la durée de l’impulsion lumineuse, d’une source lumineuse 26 à l’autre. Lorsque le signal lumineux comporte une série d’impulsions lumineuses, ces impulsions lumineuses étant de préférence émises périodiquement, une variation de la fréquence du signal lumineux d’une source lumineuse 26 à l’autre correspond alors typiquement à une variation de la période d’émission de ces impulsions lumineuses, c’est-à-dire à une variation de la durée entre deux impulsions lumineuses successives. En variante, relative à la série d’impulsions lumineuses pour chaque signal lumineux respectif, une variation de la fréquence du signal lumineux, d’une source lumineuse 26 à l’autre, correspond à une variation de la durée de chacune des impulsions lumineuses. Le dispositif électronique de surveillance 30, visible sur la , est configuré pour surveiller le comportement du conducteur 16 lors de la conduite du véhicule 10. Le dispositif électronique de surveillance 30 comprend un module 32 de détection d’un comportement anormal du conducteur 16 à partir d’au moins une image de la tête 24 du conducteur, un module 34 de stimulation du conducteur 16 suite à la détection dudit comportement anormal et un module 36 d’évaluation d’une réaction du conducteur 16 suite à ladite stimulation. En complément facultatif, le dispositif électronique de surveillance 30 comprend en outre un module 38 de génération d’une alerte si N réactions insuffisantes du conducteur 16 sont évaluées successivement. En complément facultatif encore, le dispositif électronique de surveillance 30 comprend en outre un module 40 d’affichage d’informations sur un écran d’affichage 42 disposé à l’intérieur de l’habitacle 12, comme représenté sur la , notamment d’informations relatives au comportement du conducteur 16 et/ou à sa réaction suite à une stimulation. Dans l’exemple de la , le dispositif électronique de surveillance 30 comprend une unité de traitement d’informations 50 formée par exemple d’une mémoire 52 et d’un processeur 54 associé à la mémoire 52. Dans l’exemple de la , le module de détection 32, le module de stimulation 34 et le module d’évaluation 36, ainsi qu’en complément facultatif le module de génération 38 et le module d’affichage 40, sont réalisés chacun sous forme d’un logiciel, ou d’une brique logicielle, exécutable par le processeur 54. La mémoire 52 du dispositif de surveillance 30 est alors apte à stocker un logiciel de détection d’un comportement anormal du conducteur 16, un logiciel de stimulation du conducteur 16 suite à la détection dudit comportement anormal et un logiciel d’évaluation d’une réaction du conducteur 16 suite à ladite stimulation. En complément facultatif, la mémoire 52 du dispositif de surveillance 30 est apte à stocker un logiciel de génération d’une alerte si N réactions insuffisantes du conducteur 16 sont évaluées successivement, et un logiciel d’affichage d’informations sur l’écran d’affichage 42. Le processeur 54 est alors apte à exécuter chacun des logiciels parmi le logiciel de détection, le logiciel de stimulation et le logiciel d’évaluation, ainsi qu’en complément facultatif le logiciel de génération et le logiciel d’affichage. En variante non représentée, le module de détection 32, le module de stimulation 34 et le module d’évaluation 36, ainsi qu’en complément facultatif le module de génération 38 et le module d’affichage 40, sont réalisés chacun sous forme d’un composant logique programmable, tel qu’un FPGA (de l’anglais Field Programmable Gate Ar ray ), ou encore d’un circuit intégré, tel qu’un ASIC (de l’anglais Application Specific Integrated Circuit ). Lorsque le dispositif de surveillance 30 est réalisé sous forme d’un ou plusieurs logiciels, c’est-à-dire sous forme d’un programme d’ordinateur, également appelé produit programme d’ordinateur, il est en outre apte à être enregistré sur un support, non représenté, lisible par ordinateur. Le support lisible par ordinateur est par exemple un medium apte à mémoriser des instructions électroniques et à être couplé à un bus d’un système informatique. A titre d’exemple, le support lisible est un disque optique, un disque magnéto-optique, une mémoire ROM, une mémoire RAM, tout type de mémoire non-volatile (par exemple EPROM, EEPROM, FLASH, NVRAM), une carte magnétique ou une carte optique. Sur le support lisible est alors mémorisé un programme d’ordinateur comprenant des instructions logicielles. Le module de détection 32 est configuré pour détecter un comportement anormal du conducteur 16 à partir d’au moins une image de la tête 24 dudit conducteur, acquise par le capteur d’image(s) 22. Le module de détection 32 est par exemple configuré pour détecter une absence de mouvement des yeux du conducteur 16 pendant une durée supérieure à un premier seuil prédéfini, ladite absence de mouvement étant alors le comportement anormal à détecter. En complément facultatif, le module de détection 32 est par exemple configuré pour détecter une absence de mouvement à la fois de la tête 24 et des yeux du conducteur 16 pendant une durée supérieure à un premier seuil prédéfini, le comportement anormal correspondant alors à ladite absence de mouvement de la tête 24 et des yeux du conducteur 16. Le module de détection 32 est par exemple configuré pour détecter ladite absence de mouvement via un algorithme de traitement d’image(s) appliqué à la ou aux images de la tête 24 du conducteur, acquise(s) par le capteur d’image(s) 22. L’algorithme de traitement d’image(s) est connu en soi. Le premier seuil prédéfini est une durée temporelle prédéfinie, et est par exemple compris entre 5 et 15 secondes, de préférence sensiblement égal à 10 secondes. Le module de stimulation 34 est configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal du conducteur 16, commander une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse 26 respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini. En complément facultatif, et si le système de supervision 20 comporte plusieurs sources lumineuses 26, le module de stimulation 34 est configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal du conducteur 16, commander l’émission de plusieurs signaux lumineux à la fois, via l’allumage de M sources lumineuses 26 situées en des positions distinctes à l’intérieur de l’habitacle 12. Les M sources lumineuses aptes à être allumées en même temps, suite à la commande correspondante du module de stimulation 34, sont de préférence disposées de part et d’autre du volant 18. Selon ce complément facultatif, le nombre M de sources lumineuses 26 allumées en même temps, c’est-à-dire le nombre M de signaux lumineux émis à la fois suite à la commande correspondante du module de stimulation 34, est de préférence égal à 2. Les M sources lumineuses 26 allumées en même temps sont de préférence en outre disposées de manière sensiblement symétrique par rapport au volant 18. Selon ce complément facultatif encore, la distance entre les deux sources lumineuses 26 allumées en même temps est décroissante d’une émission de signaux lumineux à la suivante, c’est-à-dire d’une stimulation lumineuse à la suivante, ce qui permet alors en outre une estimation d’une valeur du champ de vue utile du conducteur 16, également noté UFOV. La valeur du champ de vue utile du conducteur 16 dépend alors des positions des signaux lumineux ayant provoqué une réaction suffisante du conducteur 16, et en particulier de la distance entre les deux positions des deux sources lumineuses 26 allumées en même temps. La valeur du champ de vue utile du conducteur 16 est typiquement proportionnelle à cette distance entre les deux positions des deux sources lumineuses 26 allumées en même temps et ayant provoqué une réaction suffisante du conducteur 16. La décroissance, d’une stimulation lumineuse à la suivante, de la distance entre les deux sources lumineuses 26 allumées en même temps permet alors d’affiner, en particulier de réduire, progressivement l’estimation de la valeur du champ de vue utile du conducteur 16 jusqu’à obtenir une réaction suffisante du conducteur 16, et d’estimer alors la valeur du champ de vue utile du conducteur 16 en fonction de ladite distance entre les deux positions ayant provoqué une réaction suffisante du conducteur 16. Selon ce complément facultatif, à titre d’exemple, le module de stimulation 34 est alors configuré pour commander l’émission de plusieurs signaux lumineux à la fois via l’allumage des quatrième et cinquième sources lumineuses 26D, 26E situées de part et d’autre du volant 18, en les quatrième et cinquième positions P4, P5, chacune sensiblement à la deuxième distance D2 de la première source lumineuse 26A située en la première position P1, qui est proche et en regard de la position du volant 18 à l’intérieur de l’habitacle 12 ; ou encore via l’allumage des deuxième et troisième sources lumineuses 26B, 26C situées de part et d’autre du volant 18, en les deuxième et troisième positions P2, P3, chacune sensiblement à la première distance D1 de la première source lumineuse 26A. Le module d’évaluation 36 est configuré pour évaluer une réaction du conducteur 16 à partir d’au moins une image de la tête 24 du conducteur suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux commandé par le module de stimulation 34, l’au moins une image de la tête 24 étant acquise par le capteur d’image(s) 22. Le module d’évaluation 36 est par exemple configuré pour évaluer la réaction du conducteur 16 en fonction d’un temps de réaction du conducteur 16 depuis ladite émission de l’au moins un signal lumineux. Le module d’évaluation 36 est alors typiquement configuré pour évaluer que la réaction du conducteur 16 est insuffisante si le temps de réaction du conducteur 16 depuis ladite émission est supérieur à un deuxième seuil prédéfini. Le deuxième seuil est une durée temporelle, et la valeur du deuxième seuil est par exemple comprise entre 2 et 3 secondes, et de préférence sensiblement égale à 2,5 secondes, c’est-à-dire à 2500 ms. En complément facultatif, le module d’évaluation 36 est configuré en outre pour estimer un niveau de distraction, tel qu’un niveau de distraction cognitive du conducteur 16, en fonction du temps de réaction du conducteur 16 depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux. Selon ce complément facultatif, pour un niveau de stimulation donné, plus le temps de réaction est élevé, plus le niveau de distraction estimé est élevé. En complément facultatif encore, le module de stimulation 34 est alors configuré en outre pour, suite à l’évaluation d’une réaction insuffisante du conducteur 16 par le module d’évaluation 36, commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux avec un niveau suivant de stimulation, distinct du niveau initial de stimulation. Le niveau suivant de stimulation est par exemple supérieur au niveau initial de stimulation. En complément facultatif encore, le module de stimulation 34 est configuré pour commander ladite nouvelle émission d’au moins un signal lumineux seulement après l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la précédente émission d’au moins un signal lumineux. Ladite durée prédéfinie est typiquement supérieure au deuxième seuil prédéfini, et est par exemple sensiblement égale à 3 secondes. Selon ce complément facultatif, chaque niveau de stimulation est fonction d’au moins un paramètre parmi une position du signal lumineux respectif, une couleur du signal lumineux respectif, une intensité du signal lumineux respectif ou une fréquence du signal lumineux respectif, ou encore fonction d’une combinaison desdits paramètres. Un niveau de stimulation plus élevé correspond alors typiquement à une position du signal lumineux plus proche du conducteur 16, ou à une couleur plus foncée du signal lumineux, ou à une intensité plus élevée du signal lumineux, ou à une fréquence plus élevée du signal lumineux, ou encore à une combinaison des caractéristiques précitées. Le module de stimulation 34 est alors par exemple configuré pour commander l’émission respective d’au moins un signal lumineux suivant un niveau de stimulation respectif parmi P niveaux de stimulation, P étant de préférence supérieur ou égal à 3, et de préférence encore égal à 3. Le module de stimulation 34 est de préférence configuré pour commander chaque émission d’au moins un signal lumineux avec un niveau de stimulation croissant d’une émission à la suivante. A titre d’exemple, le module de stimulation 34 est configuré pour commander une première émission de signal(ux) lumineux avec un premier niveau de stimulation ; puis configuré pour - en cas d’évaluation d’une réaction insuffisante du conducteur 16 suite à cette première émission - commander une deuxième émission de signal(ux) lumineux suivant un deuxième niveau de stimulation supérieur au premier niveau de stimulation ; et enfin configuré pour - en cas d’évaluation d’une réaction insuffisante du conducteur 16 suite à la deuxième émission - commander une troisième émission de signal(ux) lumineux avec un troisième niveau de stimulation supérieur au deuxième niveau de stimulation. En complément facultatif, le module de génération 38 est configuré pour générer une alerte si N réactions insuffisantes du conducteur 16 sont évaluées successivement par le module d’évaluation 36, N étant un nombre entier prédéfini. Le nombre N est par exemple supérieur ou égal à 3, et de préférence égal à 3. Le nombre N de réactions insuffisantes conduisant à la génération d’une alerte est de préférence égal au nombre P de niveaux de stimulation distincts. En complément facultatif, le module d’affichage 40 est configuré pour afficher des informations sur l’écran d’affichage 42 disposé en regard du conducteur 16. Le module d’affichage 40 est notamment configuré pour afficher sur l’écran 42 des informations relatives au comportement du conducteur 16, tel que le niveau de distraction du conducteur 16 estimé par le module d’évaluation 36. Selon ce complément facultatif, le niveau de distraction est par exemple représenté sous la forme d’une échelle 60 et d’un curseur 62 associé à cette échelle 60, comme représenté sur la . Dans l’exemple de la , une première situation S1 correspond à une première vue schématique en perspective représentée en partie supérieure de la , et illustre un niveau de distraction moyen, voire faible, le curseur 62 représentant le niveau de distraction étant en une position inférieure à la moitié de l’échelle 60, le curseur 62 présentant alors en outre un remplissage grisé, correspondant typiquement à une couleur verte de situation normale. Dans cet exemple de la , une deuxième situation S2 correspondant à une deuxième vue schématique en perspective représentée en partie inférieure de la , illustre, quant à elle, à un niveau de distraction élevé du conducteur 16, le curseur 62 représentant le niveau de distraction de la deuxième situation S2 étant alors proche de la valeur maximale de l’échelle 60, le curseur 62 présentant alors en outre un remplissage noir, correspondant typiquement à une couleur rouge de situation anormale. Le fonctionnement du système de supervision 20, et en particulier du dispositif de surveillance 30, selon l’invention va être à présent décrit en regard de la représentant un organigramme du procédé, selon l’invention, de surveillance du comportement du conducteur 16 lors de la conduite du véhicule 10. Lors d’une étape initiale 100, le dispositif de surveillance 20 commence, via son module de détection 32, à surveiller le comportement du conducteur 16, à partir d’image(s) de la tête 24 du conducteur acquise(s) par le capteur d’image(s) 22, afin de détecter un éventuel comportement anormal du conducteur. Tant que le comportement du conducteur 16 est considéré comme normal, le dispositif de surveillance 30 demeure dans cette étape initiale 100. Si, lors de cette étape initiale de détection 100, le dispositif de surveillance 30 détecte, via son module de détection 32 un comportement anormal du conducteur 16, alors le dispositif de surveillance passe à l’étape suivante 110 lors de laquelle son module de stimulation 34 stimule le conducteur 16 en commandant l’émission d’au moins un signal lumineux, via l’allumage d’au moins une source lumineuse 26 respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini. Lors de l’étape suivante 120, le dispositif de surveillance 30 évalue, via son module d’évaluation 36, une réaction du conducteur 16 suite à la stimulation effectuée lors de l’étape de stimulation 110 précédente, et à partir d’au moins une image de la tête 24 du conducteur, acquise par le capteur d’image(s) 22 suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux. En complément facultatif, lors de l’étape d’évaluation 120, le module d’évaluation 36 estime le niveau de distraction, tel que le niveau de distraction cognitive du conducteur 16, en fonction du temps de réaction du conducteur 16 depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux. Pour un niveau de stimulation donné, plus le temps de réaction est élevé, plus le niveau de distraction estimé est alors élevé. A l’issue de l’’étape d’évaluation 120, si la réaction du conducteur 16 est évaluée comme suffisante, alors le dispositif de surveillance 30 retourne à l’étape initiale 100 afin de reprendre la surveillance du comportement du conducteur 16. Sinon, si la réaction du conducteur 16 est au contraire évaluée comme étant insuffisante, alors le dispositif de surveillance 30 retourne à l’étape de stimulation 110 afin de stimuler à nouveau le conducteur 16 avec un niveau suivant de stimulation distinct de celui de la précédente stimulation, le niveau suivant de stimulation étant par exemple supérieur au niveau initial de stimulation. En complément facultatif, le dispositif de surveillance 30 affiche, via son module d’affichage 40 et lors d’une étape 130, sur l’écran d’affichage 42 disposé en regard du conducteur 16, les informations relatives au comportement du conducteur 16, tel que le niveau de distraction du conducteur 16 estimé en complément facultatif lors de l’’étape d’évaluation 120. Dans l’exemple de la , le niveau de distraction est représenté via le curseur 62 associé à l’échelle 60. A l’issue de cette nouvelle étape de stimulation 110, le dispositif de surveillance 30 passe à nouveau à l’étape d’évaluation 120, afin d’évaluer à nouveau la réaction du conducteur 16 suite à cette nouvelle stimulation. A l’issue de cette nouvelle itération de l’étape d’évaluation 120 et de manière analogue à ce qui a été effectué à l’issue de la première itération de l’étape d’évaluation 120, si l’évaluation de la réaction du conducteur suite à la nouvelle stimulation est évaluée comme suffisante, alors le dispositif de surveillance 30 retourne à l’étape initiale 100, et sinon il retourne à l’étape de stimulation 110 afin d’effectuer une nouvelle stimulation du conducteur 16 avec un niveau de stimulation distinct de celui de la stimulation précédente, par exemple supérieur à celui de la stimulation précédente. En complément facultatif, si à l’issue de N itérations des étapes de stimulation 110 et d’évaluation 120, N réactions insuffisantes du conducteur 16 ont été évaluées successivement, N étant par exemple supérieur ou égal à 3, et de préférence égal à 3, alors le dispositif de surveillance 30 génère, lors de l’étape 140 et via son module de génération 38, une alerte, telle qu’une alerte sonore, afin de faire réagir davantage le conducteur 16 et de lui faire prendre conscience que son niveau de distraction est trop élevé et qu’il doit alors se concentrer à nouveau sur la conduite du véhicule 10, afin d’éviter un accident de conduite avec ledit véhicule 10. Sur la , l’étape de détection 100 comporte une sous-étape initiale 200 lors de laquelle deux variables sont initialisées, à savoir une première variable notée DL associée au niveau de distraction, dont la valeur est mise à zéro lors de cette sous-étape initiale 200, et une deuxième variable notée C correspondant à une configuration d’émission de signal lumineux dont la valeur est initialisée à 1 lors de cette sous-étape initiale 200. L’étape de détection 100 comporte, suite à cette sous-étape initiale 200, une sous-étape 210 lors de laquelle le module de détection 32 effectue un suivi de mouvement(s) du conducteur 16, notamment un suivi de mouvement(s) de la tête 24 et des yeux du conducteur 16, ceci à partir d’image(s) de la tête 24 acquise(s) par le capteur d’image(s) 22. Périodiquement à l’issue de la sous-étape de suivi 210, le module de détection 32 détermine si le comportement du conducteur est normal ou bien anormal, le comportement anormal correspondant à une absence de mouvement des yeux du conducteur 16, voire à une absence de mouvement de la tête et des yeux du conducteur 16, pendant une durée supérieure au premier seuil prédéfini. Cette détermination est effectuée lors d’une sous-étape de test 220. A l’issue de la sous-étape de test 220, le module de détection 32 retourne à la sous-étape de suivi 210 si le module de détection 32 a déterminé que le comportement du conducteur 16 était normal, et passe à une sous-étape suivante 230 en cas de détection du comportement anormal du conducteur 16, c’est-à-dire l’absence de mouvement tel que définie ci-dessus, ceci à partir d’image(s) de la tête 24 montrant une immobilisation de la tête 24 et des yeux du conducteur 16. L’étape de stimulation 110 comporte alors par exemple une sous-étape 230 de mise à jour du niveau de distraction lors de laquelle le module de stimulation 34 met à jour le niveau de distraction du conducteur 16. Cette mise à jour consiste par exemple en une incrémentation d’une unité de la première variable DL associée au niveau de distraction, ceci à chaque itération de cette sous-étape 230 de mise à jour, sauf pour la première itération de cette sous-étape 230 alors qu’aucune émission de signal(ux) lumineux n’a encore été effectuée. Suite à cette sous-étape 230 de mise à jour, l’étape de stimulation 110 comporte une sous-étape de test 240 lors de laquelle le module de stimulation 34 détermine si la valeur du niveau de distraction a atteint un maximum prédéfini ou non. Si la valeur de la première variable DL associée au niveau de distraction est inférieure à une valeur maximale MAX, alors le module de stimulation 34 passe à une sous-étape 250 lors de laquelle il commande l’émission d’au moins un signal lumineux selon la configuration associée à la deuxième variable C, et via l’allumage d’au moins une source lumineuse 26 respective. La configuration d’émission de signal(ux) lumineux correspond à un niveau de stimulation respectif, et la valeur initiale 1 de la deuxième variable C associée à ladite configuration d’émission correspond alors typiquement au premier niveau de stimulation. A l’issue de cette sous-étape d’émission 250 mise en œuvre par le module de stimulation 34, le dispositif de surveillance 30 passe à l’étape d’évaluation 120 mise en œuvre par le module d’évaluation 36 et décrite précédemment. Si la réaction du conducteur 16, évaluée lors de l’étape d’évaluation 120 par le module d’évaluation 36 est insuffisante, alors le dispositif de surveillance 30 passe à une sous-étape 260 lors de laquelle le module de stimulation 34 attend l’expiration de la durée prédéfinie depuis la précédente émission de signal lumineux, cette durée prédéfinie étant typiquement égale à 3 secondes. Lors de cette sous-étape 260, le module de stimulation 34 met en outre à jour la deuxième variable C associée à la configuration d’émission de signal lumineux, cette mise à jour correspondant par exemple à une incrémentation d’une unité de la deuxième variable C, ceci afin que la prochaine émission de signal lumineux soit effectuée selon une configuration ayant une valeur incrémentée d’une unité, et correspondant alors à un niveau de stimulation supérieur à celui utilisé pour la précédente émission de signal lumineux. A l’issue de la sous-étape d’attente et de mise à jour 260, le module de stimulation 34 retourne à la sous-étape 230 de mise à jour de la première variable DL associée au niveau de distraction. A l’issue de cette sous-étape de mise à jour 230, le module de stimulation 34 teste à nouveau la valeur de la première variable DL lors de la sous-étape de test 240, et détermine si celle-ci est égale à la valeur maximale MAX, et le cas échéant passe à l’étape 240 de génération d’alerte, mise en œuvre par le module de génération 38 et décrite précédemment. Si lors de la sous-étape de test 240, la valeur de la première variable DL est inférieure à la valeur maximale MAX, alors le module de stimulation 34 retourne à la sous-étape 250 afin d’effectuer une nouvelle émission de signal lumineux selon une configuration correspondant à la deuxième variable C incrémentée d’une unité, c’est-à-dire avec un niveau de stimulation supérieur à celui de la précédente émission de signal lumineux. Cette incrémentation de configuration, ou encore de niveau de stimulation, correspond par exemple à une position du signal lumineux émis plus proche du conducteur 16, c’est-à-dire à l’allumage d’une source lumineuse 26 positionnée plus près du conducteur 16 que la ou les sources lumineuses 26 qui avaient été allumées lors de la précédente émission de signal lumineux. En variante ou en complément, cette incrémentation de configuration, ou encore de niveau de stimulation, correspond à une couleur plus foncée du signal lumineux émis, ou à une intensité plus élevée du signal lumineux émis, ou à une fréquence plus élevée du signal lumineux émis, ou encore à une combinaison des évolutions précitées. L’homme du métier observera alors que dans l’exemple de la , l’étape de stimulation 110 comporte les sous-étapes 230 de mise à jour, 240 de test, 250 d’émission et 260 d’attente et de mise à jour. A titre d’exemple, le nombre P de niveaux de stimulation est supposé égal à 3, et le nombre N de sources lumineuses 26 est supposé égal à 5, comme dans l’exemple de la avec les première, deuxième, troisième, quatrième, et cinquième sources lumineuses 26A, 26B, 26C, 26D et 26E positionnées respectivement en les première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième positions P1, P2, P3, P4 et P5. Selon un premier scénario, lors de la première itération de l’étape de stimulation 110, le module de stimulation 34 commande l’émission de signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5, via l’allumage des quatrième et cinquième sources lumineuses 26D, 26E, ceci typiquement lors de la première itération de la sous-étape 250. Lors de la première itération de l’étape d’évaluation 120, le dispositif de surveillance 30 évalue alors, via son module d’évaluation 36, la réaction du conducteur 16. Si le module d’évaluation 36 détermine que le conducteur 16 a perçu l’émission des signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5 avec un temps de réaction inférieur au deuxième seuil prédéfini associé à cette première stimulation, telle que 2,5 secondes, alors le module d’évaluation 36 évalue la réaction du conducteur 16 comme suffisante. Le module d’évaluation 36 estime en outre, en complément facultatif, que la valeur du niveau de distraction est nulle, correspondant à une absence de risque de distraction. Si au contraire le module d’évaluation 36 détermine que le conducteur 16 n’a pas perçu l’émission des signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5 avec un temps de réaction inférieur au deuxième seuil prédéfini, alors il évalue la réaction du conducteur 16 comme insuffisante, et retourne à l’étape de stimulation 110 afin que la configuration C soit incrémentée d’une unité, et que selon ce premier scénario, le module de stimulation 34 commande l’émission de signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3 via l’allumage des deuxième et troisième sources lumineuses 26B, 26C correspondantes. A l’issue de cette nouvelle, et deuxième, itération de l’étape de stimulation 110, le dispositif de surveillance 30 passe à nouveau à l’étape d’évaluation 120 lors de laquelle le module d’évaluation 36 détermine si le conducteur 16 a perçu l’émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3 avec un temps de réaction inférieur au deuxième seuil prédéfini, dont la valeur est par exemple égale à 2,5 secondes pour cette deuxième stimulation. Si le conducteur 16 a réagi avec un temps de réaction inférieur à ce deuxième seuil prédéfini, alors le module d’évaluation 36 évalue lors de l’étape d’évaluation 120 que la réaction du conducteur 16 est suffisante. En outre, en complément facultatif, le module d’évaluation 36 estime la valeur du niveau de distraction en fonction de la valeur du temps de réaction depuis la deuxième stimulation lumineuse, c’est-à-dire depuis l’émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3. Si le temps de réaction du conducteur 16 est inférieur à un seuil intermédiaire, par exemple égale à 1,5 secondes, alors le module d’évaluation 36 estime la valeur du niveau de distraction égale à 1, correspondant à un risque moyen de distraction ; et si le temps de réaction du conducteur 16 est compris entre le seuil intermédiaire et le deuxième seuil prédéfini, c’est-à-dire par exemple compris entre 1,5 secondes et 2,5 secondes, alors le module d’évaluation 36 estime la valeur du niveau de distraction égale à 2, correspondant à un haut risque de distraction. Si, lors de l’étape d’évaluation 120, la réaction du conducteur 16 est évaluée comme suffisante, alors le dispositif de surveillance 30 retourne à l’étape initiale 100 de détection avec un niveau de distraction estimé égal à 1 ou 2 selon la valeur du temps de réaction du conducteur 16. Si au contraire la réaction du conducteur 16 est évaluée comme insuffisante lors de l’étape d’évaluation 120, c’est-à-dire si le conducteur 16 n’a pas perçu l’émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3 avec un temps de réaction inférieur au deuxième seuil prédéfini, alors le dispositif de surveillance 30 retourne à l’étape de stimulation 110 afin d’effectuer une nouvelle stimulation du conducteur 16 avec un niveau de stimulation distinct de celui de la précédente stimulation, par exemple supérieur à celui de la précédente stimulation. La mise à jour de la configuration effectuée lors de la sous-étape 260 correspond alors en un changement de position d’émission du signal lumineux, et lors de cette troisième itération de l’étape de stimulation 110, en particulier lors de la troisième itération de la sous-étape d’émission 250, le module de stimulation 34 commande l’émission du signal lumineux en la première position P1, via l’allumage de la première source lumineuse 26A. Le dispositif de surveillance 30 passe alors à nouveau à l’étape d’évaluation 120, afin d’effectuer une troisième itération de celle-ci, et de déterminer notamment si le conducteur 16 a perçu l’émission du signal lumineux en la première position P1 avec un temps de réaction inférieur au deuxième seuil prédéfini dont la valeur pour cette troisième itération de l’étape d’évaluation 120 est inférieure à celle utilisée pour les deux itérations précédentes de l’étape d’évaluation 120, le deuxième seuil prédéfini étant par exemple sensiblement égal à 500 ms pour cette troisième itération de l’étape d’évaluation 120. Autrement dit, si le module d’évaluation 36 détermine que le conducteur 16 n’a pas perçu l’émission du signal lumineux en la première position P1 avec un temps de réaction inférieur à 0,5 seconde, alors il évalue la réaction du conducteur 16 comme insuffisante. En complément facultatif, le module d’évaluation 36 estime que la valeur du niveau de distraction est égale à 3, correspondant à un très haut risque de distraction. Dans cet exemple, la valeur 3 correspond à la valeur maximale MAX pour le niveau de distraction, et lors de la prochaine sous-étape de test 240, le module de stimulation 34 détermine alors que la première variable DL associée au niveau de distraction a atteint la valeur maximale MAX, et passe alors à l’étape optionnelle 140 de génération d’une alerte, telle qu’une alerte sonore. Selon un deuxième scénario, avec l’exemple à cinq sources lumineuses 26A à 26E, la première configuration de stimulation correspond toujours à l’émission des signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5 via l’allumage des quatrième et cinquième sources lumineuses 26D, 26E, avec cette fois en outre une première couleur de signal lumineux émis pour cette première stimulation. La deuxième configuration de stimulation mise en œuvre si la réaction du conducteur 16 a été évaluée comme insuffisante à la suite de la première stimulation, correspond alors dans ce deuxième scénario à une émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3 via l’allumage des deuxième et troisième sources lumineuses 26B, 26C, avec en outre une couleur des signaux lumineux émis en les deuxième et troisième positions P2, P3 qui est plus foncée que celle des signaux lumineux émis lors de la première stimulation en les quatrième et cinquième positions P4, P5. Selon ce deuxième scénario encore, si la réaction du conducteur 16 est à nouveau évaluée comme insuffisante à la suite de cette deuxième stimulation, alors le module de stimulation 34 passe à la troisième configuration de stimulation, dans laquelle l’émission de signal lumineux commandé est une émission du signal lumineux en la première position P1 via l’allumage de la première source lumineuse 26A, avec en outre une couleur en la première position P1 plus foncée que celle des signaux lumineux émis précédemment pour la deuxième stimulation en les deuxième et troisième positions P2, P3. Autrement dit, selon ce deuxième scénario, les différents niveaux de stimulation correspondent à des positions des signaux lumineux plus proches du conducteur 16 lorsque le niveau de stimulation augmente, et également à des couleurs plus foncées du ou des signaux lumineux émis lorsque le niveau de stimulation augmente. L’homme du métier observera que selon ce deuxième scénario, l’estimation des différentes valeurs du niveau de distraction est similaire à celle effectuée selon le premier scénario. Selon un troisième scénario, les niveaux de stimulation correspondent à la fois à des positions des signaux lumineux qui sont plus proches du conducteur 16 lorsque le niveau de stimulation augmente, et en outre à une intensité plus élevée du ou des signaux lumineux émis en les positions respectives lors de l’augmentation du niveau de stimulation. Lors d’une éventuelle deuxième itération de l’étape de stimulation 110, le module de stimulation 34 commande alors l’émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3 avec une intensité plus importante que celle des signaux émis lors de la première itération de l’étape de stimulation 110 pour les signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5. De manière analogue, lors d’une éventuelle troisième itération de l’étape de stimulation 110, le module de stimulation 34 commande l’émission du signal lumineux en la première position P1 avec une intensité de signal lumineux plus importante que celle des signaux émis lors de la deuxième itération de l’étape de stimulation 110 pour les signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3. L’homme du métier observera alors que selon ce troisième scénario, le module d’évaluation 36 évalue les différentes valeurs du niveau de distraction de manière analogue à l’estimation des valeurs du niveau de distraction selon le premier scénario, ou encore selon le deuxième scénario. En outre, d’autres scénarios de stimulation sont envisageables, en combinant par exemple différentes positions d’émission des signaux lumineux, comme décrits précédemment pour les premier, deuxième et troisième scénarios, avec cette fois une augmentation de la fréquence du signal lumineux d’un niveau de stimulation à l’autre. En variante encore, lorsque le système de supervision 20 comporte une unique source lumineuse 26, l’homme du métier comprendra que la variation du niveau de stimulation est susceptible d’être mise en œuvre via une variation de la couleur du signal lumineux d’un niveau de stimulation à l’autre, avec typiquement une couleur plus foncée du signal lumineux pour un niveau de stimulation plus élevé ; ou encore via une variation de l’intensité du signal lumineux d’un niveau de stimulation à l’autre, avec typiquement une intensité du signal lumineux plus élevée pour un niveau de stimulation plus élevé ; ou encore via une variation de la fréquence du signal lumineux d’un niveau de stimulation à l’autre, avec typiquement une fréquence du signal lumineux plus élevée pour un niveau de stimulation plus élevé. L’homme du métier observera en outre que dans l’exemple de la , la première situation S1 correspond au premier niveau de stimulation, avec l’émission des signaux lumineux en les quatrième et cinquième positions P4, P5, et que la deuxième situation S2 correspond au deuxième niveau de stimulation avec l’émission des signaux lumineux en les deuxième et troisième positions P2, P3. Ainsi, le système supervision 20, et en particulier le dispositif de surveillance 30, selon l’invention permettent non seulement de stimuler une réaction du conducteur 16 suite à une détection d’un comportement anormal du conducteur 16, mais également d’évaluer la réaction du conducteur 16 à la suite de cette stimulation, ceci afin d’effectuer une action complémentaire ultérieure de stimulation si nécessaire et/ou d’aider le conducteur 16 à la conduite du véhicule 10 via l’affichage d’information(s) relative(s) à sa réaction évaluée. Cet affichage d’information(s) sur l’écran d’affichage 42 permet alors également d’apporter au conducteur 16 une aide à la conduite, tout en l’aidant à prendre conscience de son niveau de distraction, et en l’incitant à être plus vigilant si son niveau de distraction présente un risque important, en particulier lorsqu’il correspond à un haut risque (niveau 2), voire à un très haut risque (niveau 3) de distraction. En complément facultatif, cette évaluation de la réaction du conducteur 16 permet en outre d’estimer le niveau de distraction du conducteur 16, afin notamment de pouvoir afficher à destination du conducteur 16 une indication de celui-ci, ceci pour qu’il puisse en avoir conscience, et réagir en conséquence, afin de réduire le risque d’accident ultérieur. Le dispositif de surveillance 30 selon l’invention permet également en outre d’estimer une charge mentale du conducteur 16 en fonction du temps de réaction du conducteur 16 pour réagir à l’émission de signal(ux) lumineux, formant une stimulation visuelle. On conçoit ainsi que le système supervision 20, et en particulier le dispositif de surveillance 30, selon l’invention permettent d’améliorer la surveillance du comportement du conducteur 16 lors de la conduite du véhicule 10, et alors de réduire le risque d’accident du véhicule 10. Dispositif électronique (30) de surveillance du comportement d’un conducteur (16) lors de la conduite d’un véhicule (10), le dispositif étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule (10) et être connecté à un capteur (22) d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) et à au moins une source lumineuse (26) positionnée à l’intérieur d’un habitacle (12) du véhicule (10), le dispositif comprenant : - un module de détection (32) configuré pour détecter un comportement anormal du conducteur (16), à partir d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) acquise par le capteur d’image(s) ; - un module de stimulation (34) configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal, commander une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse (26) respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini ; caractérisé en ce qu’il comprend en outre un module d’évaluation (36) configuré pour évaluer une réaction du conducteur (16), à partir d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux, acquise par le capteur d’image(s) (22). Dispositif (30) selon la revendication 1, dans lequel le module de stimulation (34) est configuré en outre pour, suite à l’évaluation d’une réaction insuffisante du conducteur (16), commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux selon un niveau suivant de stimulation, distinct du niveau initial de stimulation. Dispositif (30) selon la revendication 2, dans lequel chaque niveau de stimulation est fonction d’au moins un paramètre parmi le groupe consistant en : une position du signal lumineux respectif, une couleur du signal lumineux respectif, une intensité du signal lumineux respectif et une fréquence du signal lumineux respectif. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le module de stimulation (34) est configuré pour, suite à la détection dudit comportement anormal, commander l’émission de plusieurs signaux lumineux à la fois, via l’allumage de M sources lumineuses (26) situées en des positions distinctes à l’intérieur de l’habitacle (12) ; les M sources lumineuses (26) étant de préférence disposées de part et d’autre d’un poste de conduite du véhicule (10) ; M étant de préférence encore égal à 2. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le comportement anormal détecté est une absence de mouvement des yeux du conducteur (16) pendant une durée supérieure à un premier seuil prédéfini. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le module d’évaluation (36) est configuré pour évaluer la réaction du conducteur (16) en fonction d’un temps de réaction du conducteur (16) depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux. Dispositif (30) selon la revendication 6, dans lequel la réaction est évaluée insuffisante si le temps de réaction du conducteur (16) est supérieur à un deuxième seuil prédéfini ; le deuxième seuil étant de préférence compris entre 2 et 3 secondes, et de préférence encore sensiblement égal à 2,5 secondes. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le module d’évaluation (36) est configuré en outre pour estimer un niveau de distraction du conducteur (16) en fonction d’un temps de réaction du conducteur (16) depuis l’émission de l’au moins un signal lumineux, et pour un niveau de stimulation donné, plus le temps de réaction est élevé, plus le niveau de distraction estimé est élevé. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le dispositif (30) comprend en outre un module de génération (38) configuré pour générer une alerte si N réactions insuffisantes du conducteur (16) sont évaluées successivement, N étant un nombre entier prédéfini ; N étant de préférence supérieur ou égal à 3, de préférence encore égal à 3. Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le dispositif (30) comprend en outre un module d’affichage (40) configuré pour afficher, sur un écran d’affichage (42) disposé à l’intérieur d’un habitacle (12) du véhicule (10) en regard d’un siège (14) pour le conducteur (16), des informations relatives au comportement du conducteur (16) ; le module d’affichage (40) étant de préférence configuré pour afficher une information relative à la réaction du conducteur (16) évaluée par le module d’évaluation (36) et/ou une information relative à un niveau de distraction du conducteur (16) estimé par le module d’évaluation (36). Dispositif (30) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le module de stimulation (34) est configuré pour commander une nouvelle émission d’au moins un signal lumineux seulement après l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la précédente émission d’au moins un signal lumineux. Système électronique (20) de supervision d’un conducteur (16) d’un véhicule (10), le système (20) étant adapté pour être embarqué à bord du véhicule (10) et comprenant : - un capteur d’image(s) (22) configuré pour acquérir au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) ; - au moins une source lumineuse (26) configurée pour être positionnée à l’intérieur d’un habitacle (12) du véhicule (10) ; et - un dispositif électronique (30) de surveillance du comportement du conducteur (16) lors de la conduite du véhicule (10), le dispositif (30) étant connecté au capteur d’image(s) (22) et à l’au moins une source lumineuse (26) ; caractérisé en ce que le dispositif électronique de surveillance (30) est selon l’une quelconque des revendications précédentes. Procédé de surveillance du comportement d’un conducteur (16) lors de la conduite d’un véhicule (10), le procédé étant mis en œuvre par un dispositif électronique de surveillance (30) adapté pour être embarqué à bord du véhicule (10) et être connecté à un capteur (22) d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) et à au moins une source lumineuse (26) positionnée à l’intérieur d’un habitacle (12) du véhicule (10), le procédé comprenant les étapes suivantes : - détecter (100) un comportement anormal du conducteur (16), à partir d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) acquise par le capteur d’image(s) (22) ; - suite à la détection dudit comportement anormal (100), commander (110) une émission d’au moins un signal lumineux via l’allumage d’au moins une source lumineuse (26) respective selon un niveau initial de stimulation prédéfini ; caractérisé en ce qu’il comprend en outre l’étape suivante : - évaluer (120) une réaction du conducteur (16), à partir d’au moins une image de la tête (24) du conducteur (16) suite à l’émission de l’au moins un signal lumineux (110), acquise par le capteur d’image(s) (22). Programme d’ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu’elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en œuvre un procédé selon la revendication précédente.