La présente invention concerne un procédé de traitement chimico-thermique de tiges de pistons, notamment d'amortisseur d'oscillations pour améliorer la résistance à l'usure et à la corrorion. Dans le but d'améliorer la résistance à l'usure et à la corrosion des tiges de pistons, il est connu de les soumettre à différents traitements thermiques et de surfaces, par exemple la trempe en coquille, la trempe superficielle, la nitruration en milieu gazeux, le cuivrage, le chromage dur et le nickelage. La trempe en coquille et la trempe en surfaces présentent l'inconvénient que, par suite des températures de traitement élevées nécessaires, il se produit un état de tension propre défavorable pour le maintien des côtés et de la forme des pièces et qui limite l'utilisation des pièces traitées de cette façon ou nécessite des traitements supplémentaires coûteux. En outre, la résistance à la corrosion n'est pas améliorée conformément aur exigences des fonctions par la trempe en coquille et la trempe de surfaces. Lors de la nitruration en milieu gazeux, on a besoin d'aciers spéciaux avec des composants d'alliage déterminés pour obtenir les zones de liaison nécessaires. Etant donné que la sollicitation mécanique des tiges de pistons n'exige pas des aciers allié, l'utilisation de tels aciers en liaison avec le temps de traitement prolongé de la nitruration en milieu gazeux eonduit à de gros inconvénients économiques. La protection contre l'usure et la corrosion obtenue par le cuivrage est insuffisante du point de vue fonctionnel. Le chromage dur permet en effet d'obtenir une résistance à l'usure suffisante, mais la protection à la corrosion obtenue avec les couches en chrome dur est insuffisante, notamment pour des véhicules automobiles, en raison du danger de contact avec dee produits anti-gel chimiques. Lors du nickelage lié à un traitement thermique supplémen- taire nécessaire pour obtenir une résistance suffisante à l'usure, il se produit les mêmes défauts que lors du chromage dur en ce qui concerne la protection contre la corrosion. Les procédés de traitement superficiels galvaniques connus présentent, outre les inconvénients mentionnés, d'autres défauts non négligcables en ce qui concerne les dépenses élevées en produits chimiques et en énergie ainsi que les frais importants pour la fabrication et l'entretien des installations nécessaires. La présente invention a pour but d'éviter les inconvénients des procédés utilisés jusqu'ici pour le traitement superficiel des tiges de pistons pour arriver, avec une dépense en matériel et en argent aussi faible que possible, à une grande longévité des tiges de pistons et pour augmenter de ce fait également la durée de service des appareils, notamment des amortisseurs d'oscillations dans lesquels de telles tiges de pistons . ont été montées. L'invention vise, en créant et en utilisant un procédé chimico-thermique approprié, à augmenter la résistance à l'usure et à la corrosion de tiges de pistons et à éviter ainsi la mise hors de service prématurée de ces pièces pendant leur utilisation. Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu durit qu'une tige de piston entourée d'un milieu solide, liquide ou gazeux est carbonitrurée de telle façon qutl se produise une zone de liaison dense d'une épaisseur d'au moins 4 t composée de nitrures et de nitrures de carbone de la matière de base et de ses éléments d'alliages. Par le procédé suivant l'invention, la résistance à l'usure et à la corrosion de tiges de pistons, notamment d'amortisseurs d'oscillation, est augmentée avec des dépenses relativement faibles, et la durée de service de ces pièces est prolongée. Le traitement de tiges de pistons peut par exemple Outre ef fectué de façon que les tiges de pistons subissent une carbonitruration dans une gamme de température allant de 5000C à 6500C dans une atmosphère gazeuse constituée par un mélange d'ammoniac et d'un gaz libérant du carbone. REVENDICATION Procédé de traitement de tiges de plstons, notamment d'amortisseurs d'oscillations, caractérisé en ce qu'une tige de piston entourée d'un milleu solide, liquide ou gazeux, est carbonitrurée de telle facon qu'il se produise une zone de liaison dense d'une époisseur d'nu moins 4 ( composée de nitrures et de nitrures de carbone de la matière de base et de ses éléments d'alliages.