L'invention est relative aux moteurs à combus- tion suralimentés, en particulier aux moteurs Diesel sura- limentés, comprenant, d'une part, un compresseur qui débi- te de l'air frais en parallèle sur le moteur et sur un pas- sage de dérivation muni d'une chambre de combustion auxi- liaire et, d'autre part, une turbine qui reçoit les gaz d'échappement du moteur et les gaz issus de la chambre de combustion auxiliaire et qui entraîne mécaniquement le compresseur, lequel passage de dérivation est divisé en deux branches principales dont la première aboutit dans une zone de dilution ou "zone secondaire" située en aval de la partie amont ou "zone primaire" de la chambre de com- bustion auxiliaire et est munie de premiers moyens d'é- tranglement à section de passage variable et dont la deu- xième branche part d'un endroit de la première branche si- tué en amont des premiers moyens d'étranglement et débou- che dans la zone primaire par l'intermédiaire de seconds moyens d'étranglement de la section de passage, lesquels seconds moyens d'étranglement compren- nent des passages conjugués de section libre commune va- riable.ménagés respectivement dans deux organes cylindri- ques intérieur et extérieur qui sont mobiles l'un par rap- port à l'autre et dont l'un délimite au moins en partie la zone primaire alors que l'autre délimite au moins en par- tie une cavité reliée directement à la sortie du compres- seur, au moins un injecteur de combustible débouchant dans la zone primaire à proximité immédiate des susdits passa- ges conjugués, des moyens étant prévus pour faire varier corré- lativement le débit du ou des injecteurs en combustible et, par un déplacement relatif des organes cylindriques inté- rieur et extérieur, le débit d'air entrant dans la zone primaire par la section libre commune desdits passages conjugués. De tels moteurs ont été décrits dans le brevet US 4.026.115 déposé au nom des mêmes inventeurs et cédé à l'Etat Français. En raison de la position des passages ou orifices conjugués qui agissent en seconds moyens d'étranglement par vannage aérodynamique (ou occultation de jets d'air par alignement partiel de paires de passa- ges ou orifices conjugués) par rapport au ou aux injecteurs qui introduisent le combustible dans la zone primaire de la chambre de combustion auxiliaire d'une part et par rapport aux premiers moyens d'étranglement d'autre part qui créent une baisse de pression s'appliquant directement auxdits passages ou orifices conjugués, il se produit dans cette zone primaire une forte turbulence qui offre à la combustion les conditions optimales quel que soit le degré d'ouvertu- re des passages ou orifices conjugués, c'est-à-dire à tous les régimes de fonctionnement de la chambre de combustion auxiliaire. On obtient ainsi des économies de combustible tout en évitant les problèmes liés aux dépôts de suie et de coke sur les parois de la chambre de combustion auxi- Maire. Par ailleurs, l'existence de cette baisse de pres- sion permet de créer en permanence et efficacement, par l'intermédiaire de certains au moins de passages d'air de section constante qui font partie des seconds moyens d'é- tranglement des courants d'air adéquats ("film cooling") -notamment assurant/le refroidissement des parois de la zone primaire de la chambre de combustion auxiliaire à tous les régimes. Il est à noter que le déplacement relatif des organes cylindriques intérieur et extérieur, qui sont en général constitués par des fourreaux, peut se faire par translation, par rotation, ou par translation et rotation, l'un au moins des organes cylindriques intérieur et exté- rieur étant mobile. En général, l'organe cylindrique exté- rieur est fixe tandis que l'organe cylindrique intérieur est mobile, de préférence en translation. Etant donné que l'organe cylindrique extérieur est balayé par l'air débité par le compresseur, cet air tend à maintenir l'organe cylindrique extérieur à une tem- pérature relativement basse et constante. Au contraire, l'organe cylindrique intérieur, qui délimite au moins en partie la zone primaire de la chambre de combustion auxi- liaire, est porté à une température relativement élevée qui varie en fonction du débit du combustible introduit par le ou les injecteurs et brûlé dans cette zone primaire, les variations de cette température pouvant atteindre 6000C par exemple en cours de fonctionnement. Or les organes ou fourreaux cylindriques intérieur et extérieur sont faits d'un matériau (acier inoxydable réfractaire) qui subit des dilatations notables en fonction de la température (de l'or- dre de 2 mm par mètre et par 1000C d'élévation de tempéra- ture). Pour éviter le coincement mutuel des deux orga- nes cylindriques à chaud (c'est-à-dire lorsque l'organe cy- lindrique intérieur est le plus chaud, ce qui correspond au débit maximal de combustible et d'air dans la zone pri- maire), il faut augmenter fortement le jeu radial à froid entre les deux organes cylindriques. Mais lors du fonction- nement en veilleuse de la chambre de combustion auxiliaire (débit minimal de combustible et d'air dans la zone pri- maire et combustion localisée dans le fond de la chambre), l'organe cylindrique intérieur-se contracte radialement en se refroidissant et libère, entre sa paroi extérieure et la paroi intérieure de l'organe cylindrique extérieur, un espa- ce annulaire dont la section transversale est très importan- te (de l'ordre de 700 mm2, lorsque le diamètre des organes ou fourreaux cylindriques est d'environ 200 mm, dans les conditions précisées ci-dessus en ce qui concerne les va- riations de température et le coefficient de dilatation). Cet espace annulaire laisse passer une fuite d'air d'autant plus importante que la pression de suralimentation est éle- vée puisque la densité de l'air est liée à la pression et que la différence de pression s'exerçant de part et d'au- tre de cette section de fuite croit avec la pression de su- ralimentation. Or c'est précisément dans ces conditions de pression élevée que le moteur est le plus chargé et doit donc être balayé le plus efficacement. Les tentatives qui ont été faites jusqu'ici pour réduire la susdite fuite, no- tamment par mise en place de labyrinthes à la périphérie de l'organe cylindrique intérieur, ont été infructueuses. En conséquence, on se trouve confronté à l'alter- native suivante: - si le jeu radial est faible, l'organe cylindri- que mobile se coince sur l'organe cylindrique fixe à plein débit, ce qui entraîne un maintien inutile de la chambre en position de plein débit (d'o surchauffe et perte de combus- tible); - si le jeu radial est fort, la chambre de com- bustion auxiliaire fuit en régime de veilleuse; dans ce cas, les premiers moyens d'étranglement deviennent incapa- bles de maîtriser la baisse de pression ou perte de charge entre compresseur et turbine, ce qui compromet le balayage correct du moteur aux puissances élevées, comme il a été expliqué ci-dessus, à moins que le débit du compresseur ne soit surdimensionné, ce qui aurait pour inconvénient de dé- grader la consommation spécifique aux charges partielles. 1.0 L'invention a donc pour but de remédier aux in- convénients dus à la dilatation différentielle des organes cylindriques intérieur et extérieur, dans les moteurs à combustion interne définis en préambule, tout en conservant les avantages spécifiques de ces moteurs. Pour atteindre ce but, le moteur à combustion in- terne conforme à l'invention est essentiellement caracté- risé en ce que les seconds moyens d'étranglement com- prennent aussi des passages de section constante, en paral- lèle par rapport aux susdits passages conjugués, en ce que les organes cylindriques intérieur et ex- térieur ont des dimensions radiales telles que, compte tenu des coefficients de dilatation thermique de leurs matière constitutives et des limites supérieure et inférieure de leurs températures de fonctionnement, il existe toujours entre eux un jeu radial suffisant pour éviter tout contact latéral entre ces organes cylindriques quel que soit le ré- gime de fonctionnement de la chambre de combustion auxi- liaire et en ce que des troisièmes moyens d'étranglement, à section de passage variable, sont montés en amont ou au ni- veau des passages conjugués des seconds moyens d'étrangle- ment, selon le sens de circulation de l'air dans la deuxiè- me branche du passage de dérivation, et sont agencés de telle manière a) que leur section de passage minimale soit nulle et b) que, quels que soient les degrés d'ouverture res- pectifs instantanés des seconds et des troisièmes moyens d'étranglement, la section de passage des troisièmes moyens d'étranglement reste toujours, à moins d'être nulle, très 2472082! supérieure à la section libre de passages conjugués des seconds moyens d'étranglement. Ce qui est important, c'est que les troisièmes moyens d'étranglement n'entrent en action qu'après les se- conds moyens d'étranglement car, dans le cas contraire, la perte de charge à créer dans la seconde branche du passage de dérivation se produirait au niveau des troisièmes mo- yens d'étranglement et non plus au niveau des passages ou orifices conjugués, ce qui, d'une part, supprimerait la pénétration de jets d'air radiaux dans la zone primaire et par conséquent la turbulence favorisant la combustion dans cette zone et d'autre part "décrocherait" la flamme du fond de la zone primaire. Il est à noter que l'existence du jeu radial permanent entre les deux organes cylindriques ne sup- prime pas l'existence des jets d'air à travers leurs passa- ges conjugués lorsque ceux-ci sont alignés au moins partiel- lement mais a seulement pour effet de dévier un certain dé- bit d'air vers la zone secondaire, par l'espace annulaire compris entre les deux organes cylindriques. Bien que les premiers moyens d'étranglement puis- sent être actionnés manuellement, il y a intérêt à les agencer de manière qu'ils soient capables d'établir une baisse de pression qui est pratiquement indépendante du rapport entre le débit d'air dans le passage de dérivation et le débit total d'air délivré par le compresseur mais qui varie dans le même sens que la pression régnant en amont des premiers moyens d'étranglement. On obtient ainsi un fonctionnement automatique, adapté à toutes les conditions de marche du moteur.- Que les premiers moyens d'étranglement soient ou non actionnés automatiquement, il est préférable que le rapport entre la section de passage des troisièmes moyens d'étranglement, à moins d'être nulle, et la section libre des passages conjugués des seconds moyens d'étranglement reste supérieur à 5 dans toutes leurs positions instanta- nées respectives. On est ainsi assuré que la baisse de pression qui s'établit dans la deuxième branche du passage de dérivation se produit toujours à la traversée des se- conds moyens d'étranglement et non à celle des troisièmes moyens d'étranglement. 2472082 i Selon un mode de réalisation avantageux, les troisièmes moyens d'étranglement sont constitués par la combinaison d'un élément obturateur annulaire, monté sur l'un des organes cylindriques, et d'un siège, solidaire de l'autre organe cylindrique et coopérant avec ledit élément annulaire, le diamètre de ce siège étant largement supé- rieur aux diamètres respectifs desdits organes cylindri- ques. En variante, les troisièmes moyens d'étranglement peuvent être constitués par la combinaison d'un élément obturateur annulaire, se confondant avec l'extrémité li- bre de l'organe cylindrique extérieur, et d'un siège, so- lidaire de l'organe cylindrique intérieur et coopérant avec ladite extrémité libre, ce siège étant disposé au voisinage immédiat des passages conjugués. Le susdit mode de réalisation et sa variante sont d'une construction particulièrement simple et permettent au siège de coopérer avec l'organe obturateur annulaire quelles que soient les températures et donc les dilatations respec- tives des deux organes cylindriques. Les passages de section constante faisant partie des seconds moyens d'étranglement peuvent communiquer avec la cavité reliée à la sortie du compresseur soit directe- ment, soit par l'intermédiaire des troisièmes moyens d'é- tranglement. L'invention pourra de toute façon être mieux com- prise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont relatifs, d'une part, à l'état de la technique et, d'autre part, à divers modes de réalisation de l'invention. La figure 1 de ces dessins montre, en coupe sché- matiquel un moteur à combustion interne connu. La figure 2 montre, en coupe à plus grande échelle, la chambre de combustion auxiliaire du moteur de la figu- re 1. La figure 3 indique schématiquement la répartition des débits d'air dans le moteur de la figure 1. La figure 4 illustre, par une coupe axiale schématique prise au niveau de la chambre de combustion auxiliaire, un moteur à combustion interne conforme à un premier mode de réalisation de l'invention, le reste de ce moteur étant analogue à celui de la figure 1. La figure 5 représente à plus grande échelle une paire des orifices conjugués qui font partie des seconds moyens d'étranglement du mode de réalisation de la figure 4. Les figures 6 à 12 représentent chacune une va- riante du mode de réalisation de la figure 4. Avant d'aborder l'invention, il est utile de rap- peler l'état de la technique tel qu'il ressort du susdit brevet US 4.026. 115. La figure 1 ci-annexée est analogue à la figure 7 de ce brevet, mais complétée de façon appro- priée. Tel qu'il est représenté à la figure 1, le moteur à combustion interne connu 1 comprend un compresseur 2 qui débite de l'air frais en parallèle sur le moteur 1, par l'intermédiaire d'un conduit de refoulement 4 équipé d'un refroidisseur d'air de suralimentation 41, et sur un passage de dérivation 5 muni d'une chambre de combustion auxiliaire 6. Ce moteur 1 comprend également une turbine 3 qui reçoit les gaz d'échappement du moteur 1 par l'intermédiaire d'un conduit d'échappement 8 et les gaz issus de la chambre de combustion auxiliaire 6 et qui entraîne mécaniquement le compresseur 2, généralement par l'intermédiaire d'un arbre 9. La chambre de combustion-auxiliaire 6 est divisée, d'amont en aval, en une zone primaire 10 et en une zone secondaire Il ou zone de dilution. Le passage de dérivation 5 est divisé en deux bran- ches principales 5a et 5b. La première branche 5a aboutit dans la zone secondaire 11 et est munie de premiers moyens d'étranglement 12 à section de passage variable. De préfé- rence, ces premiers moyens d'étranglement 12 sont capables d'établir une baisse de pression qui est pratiquement indé- pendante du rapport entre le débit d'air dans le passage de dérivation 5 et le débit total d'air délivré par le compres- seur 2 mais qui varie dans le même sens que la pression ré- gnant en amont de ces premiers moyens d'étranglement 12. La deuxième branche 5b part d'un endroit de la première 8 2472È 82 branche 5a situé en amont des premiers moyens d'étrangle- ment 12 et débouche dans la zone primaire 10 par-l'inter- médiaire de seconds moyens d'étranglement 13 de la section de passage. Comme le montre la figure 2, les seconds moyens d'étranglement 13 comprennent des orifices conjugués 14 et , ménagés respectivement dans un fourreau cylindrique in- térieur 16 qui délimite au moins en partie la zone primaire et dans un fourreau cylindrique extérieur 17 qui déli- mite au moins en partie une cavité 32 reliée directement à la sortie du compresseur 2. Selon le mode de réalisation des figures 1 et 2, cette cavité 32 est constituée par la partie du conduit de refoulement 4 qui entoure le fourreau cylindrique extérieur 17. Un injecteur de combustible 18 (selon la figure 2) ou plusieurs injecteurs de combusti- ble (selon la figure 12 qui sera décrite ci-après) débou- chent dans la zone primaire 10 à proximité immédiate des orifices d'étranglement conjugués 14, 15. Des moyens sont prévus pour faire varier corré- lativement le débit du ou des injecteurs de combustible 18 et, par un déplacement relatif des fourreaux 16 et 17, le débit d'air entrant dans la zone primaire 10 par la sec- tion libre commune des orifices conjugués 14, 15. Selon le mode de réalisation de la figure 1, le passage de dérivation 5 est limité par un caisson 7 qui est séparé du conduit de refoulement 4 par une cloison 19 en aval de laquelle est formée la branche Sa. La cloison 19 est percée d'un trou dont les bords forment un siège 20 avec lequel coopère un disque obturateur 21 situé en aval ---- de ce siège. Le disque 21 est solidaire d'un piston d'é- quilibrage 22 qui traverse le siège 20 ainsi que, par l'intermédiaire de moyens d'étanchéité 23, la paroi du con- duit de refoulement 4. Le disque 21 à piston 22, qui cons- titue les premiers moyens d'étranglement 12, est en équili- bre sous l'effet d'une pression de référence P0 qui s'exer- ce sur la section du piston 22, à la partie supérieure ou extérieure de celui-ci, et des pressions régnant en amont (pression P2) et en aval (pression P7) du disque obtura- teur 21 et qui s'exercent respectivement sur la face su- périeure et sur la face 2472082. inférieure du disque 21. Le cas échéant, un ressort de rap- pel (non montré) pourrait agir sur le piston 22. Si on ap- pelle s la section du piston 22 et S la surface du disque 21, la valeur de la perte de charge relative nominale est donnée par la relation suivante, qui exprime les conditions d'équilibre du disque 21 (en l'absence du susdit ressort de rappel): P2 - P7 5 P2 - Po S On voit donc que les premiers moyens d'étrangle- ment 12 à disque 21 sont capables d'établir une baisse de pression P2 - P7 qui est pratiquement indépendante du rap- port entre le débit d'air dans le passage de dérivation 5 et le débit d'air délivré par le compresseur 2 mais qui va- rie dans le même sens que la pression P2 régnant en amont de ces premiers moyens d'étranglement 12. Ceux-ci pourraient d'ailleurs être remplacés par des moyens équivalents dont certains exemples ont été décrits dans le susdit brevet US 4.026.115. Selon le mode de réalisation des figures 1 et 2, les moyens pour faire varier corrélativement le débit du ou des injecteurs 18 et le débit d'air entrant dans la zone primaire 10 sont constitués de la manière suivante. Le four- reau extérieur 17 est fixe par rapport au conduit de refou- lement 4 tandis que le fourreau intérieur 16, qui est obturé d'un côté par un fond 24, est mobile en translation. L'espa- ce 28, compris entre le fond 24 et une paroi fixe 26, est relié par des orifices 29 de section relativement grande au conduit de refoulement 4. Un cylindre 34, solidaire du fond 24, traverse la paroi 26 par l'intermédiaire de moyens d'étanchéité 35 per- mettant le coulissement de ce cylindre 34. Une canalisation de refoulement de combustible 36 aboutit dans une chambre 37 portée par la paroi 26; cette chambre 37 communique avec le cylindre 34 par l'intermédiaire d'un orifice 38 traversant l'une des parois de celui-ci, la paroi opposée de ce cylin- dre 34 faisant partie du fond 24 et portant l'injecteur 18. Un pointeau fixe 39 coopère avec l'orifice 38 de façon à augmenter sa section à mesure que le fond 24 s'éloigne de la paroi fixe 26. 2472082 La pression du combustible qui s'exerce sur le cylindre 34 tend à déplacer vers la droite de la figure 2 le fourreau intérieur 16, donc à ouvrir en grand à la fois la section libre commune des orifices conjugués 14 et 15 et la section libre de l'orifice 38, ce qui assure le plein débit d'air et de combustible dans la chambre de combustion auxiliaire 6. Si l'énergie devant la turbine 3 augmente, la pression P3 qui s'exerce sur la face de droite (selon la figure 2) du fond 24 augmente et fait reculer le four- reau intérieur 16 jusqu'à ce que la force hydraulique (pression du combustible) exercée sur ce fourreau 16 équi- libre la force pneumatique exercée sur celui-ci. Il y a donc auto-régulation. En définitive, les moyens venant d' être décrits font bien varier corrélativement le débit de combustible de l'injecteur 18 et le débit d'air entrant dans la zone pri- maire 10 par la section libre commune des orifices conjugués 14, 15. De tels moyens peuvent aussi être remplacés par des moyens équivalents dont certains-exemples ont été décrits dans le susdit brevet US 4.026.115. Enfin, le fond 24 est traversé par des orifices calibrés 40 et 33 qui assurent respectivement le refroidisse- * ment des parois de la zone primaire 10 de la chambre de com- bustion auxiliaire 6 à tous les régimes et l'alimentation en air comburant en régime de veilleuse. Ces orifices calibrés et 33, qui n'ont d'ailleurs pas été évoqués dans le sus- dit brevet 4.026.115, constituent les susdits passages de section constante, en parallèle par rapport aux orifices conjugués 14 et 15, qui font partie des seconds moyens d'étranglement 13. Le fourreau extérieur 17 est adapté au conduit de refoulement 4 de façon que les orifices 15 et 29 s'ouvrent dans ce dernier et il est prolongé par un conduit 42 qui limite la zone secondaire Il et traverse le caisson 7. Le conduit d'échappement 8 du moteur 1 débouche dans le conduit 42 par l'intermédiaire d'un convergent ou mélangeur 27. Des orifices 43, ménagés dans le conduit 42 à l'inté- rieur du caisson 7, réunissent l'une à l'autre les parties aval des branches 5a et 5b. Un conduit terminal 44 relie le mélangeur 27 à la turbine 3, si bien que celle-ci peut re- cevoir les gaz d'échappement du moteur 1 et les gaz de com- bustion de la chambre 6. On obtient ainsi un moteur à combustion interne dont on va rappeler ci-après le fonctionnement d'ensemble. L'air délivré par le compresseur 2 se divise en deux courants: l'air qui traverse le moteur 1 et le cou- rant complémentaire qui rejoint la turbine 3 à travers le passage de dérivation 5. Ce courant complémentaire se divi- se à nouveau en deux: une première partie qui alimente la zone primaire loà travers les orifices conjugués 14, 15 en proportion de préférence stoéchiométrîque avec le combusti- ble introduit par le ou les injecteurs 18, et une deuxième partie qui pénètre dans la zone secondaire 11, par des jets d'air transversaux admis par les orifices 43, cette deuxième partie de courant complémentaire ayant préalablement traver- sé les premiers moyens d'étranglement 12 et-venant diluerles gaz de combustion très chauds issus de la zone primaire 10. Quand le moteur 1 accélère, le débit d'air qui le traverse augmente et le débit du courant complémentaire di- minue dans le passage de dérivation 5. Les premiers moyens d'étranglement 12 se ferment donc progressivement et dimi- nuent de plus en plus le débit d'air admis dans la zone se- condaire 11. L'air admis dans la zone primaire 10, dont le débit ne dépend que de la pression et donc de la charge du moteur 1 (et non de la vitesse de celui-ci), continue à as- surer la combustion dans cette zone primaire 10 dans des conditions aussi voisines que possible de la stoéchiomé- trie. La dilution (donc le refroidissement) des gaz très chauds issus de cette zone primaire 10 est de moins en assurée par l'air secondaire (orifices43) et de plus en plus par les gaz d'échappement du moteur 1, au niveau du mélan- geur 27; la distance entre les orifices 43 et ce mélangeur 27 doit donc être aussi courte que possible pour éviter la surchauffe de la partie du conduit de liaison 42 située en aval des orifices 43. L'air qui traverse la zone primaire 10 étant pré- levé en amont des premiers-moyens d'étranglement 12, la per- te de charge due à la traversée des orifices conjugués 14, est toujours maintenue quelle que soit la vitesse du mo- teur, grâce à la présence de ces premiers moyens d'étran- glement 12. De ce fait, les jets d'air qui pénètrent dans la 12 2472082 zone primaire 10 par la section libre commune des orifices conjugués 14, 15 ont toujours, quel que soit le régime de fonctionnement de la chambre 6, une vitesse et une pénétra- tion suffisantes pour maintenir le degré de turbulence requis pour la combustion du combustible introduit par le ou les in- jecteurs 18. Le schéma de la figure 3 indique comment se répar- tit l'air débité par le compresseur 2. Soit Q2 le débit (en poids par unité de temps) de l'air refoulé par le compres- seur 2. Le moteur 1 en absorbe une partie Q1, le reste Q5 = Q2 - QI empruntant le passage de dérivation 5. Ensuite, le débit Q5 se répartit en un débit Q5a, admis dans la zone secondaire 11 de la chambre de combustion 6 à travers les moyens d'étranglement 12 (air de dilution), en un débit Q5b admis dans la zone primaire 10 à travers les moyens d'étran- glement 13 et en un débit Q40 admis par les orifices 40,33 au fond de la chambre 6. Le débit QI dépend du régime du mo- teur 1 et de la pression de suralimentation engendrée par le compresseur 2. La perte de charge relative entre le compresseur 2 et la turbine 3 varie selon la loi indiquée ci-dessus. Les écarts de régulation constatés et leurs causes possibles sont les suivants: 1- La perte de charge relative réelle est inférieure à la perte de charge relative nominale: a) les premiers moyens d'étranglement 12 sont fermés normalement; le débit Q2 du compresseur 2 est insuf- fisant (le moteur 1 aspire trop d'air); la fraction du débit Q5 non contrôlée est trop importante; b) les premiers moyens d'étranglement 12 sont coincés en position d'ouverture. 2- La perte de charge relative réelle est supérieure à la perte de charge relative nominale: les premiers moyens d'étranglement 12 sont ouverts en grand et les pertes de charge parasites dans le passage de dérivation 5 sont trop élevées. En conclusion, une fuite par la branche 5a de la cham- bre de combustion 6 en veilleuse, à débit compresseur Q2 et débit moteur QI donnés, a pour effet de diminuer le débit tra- versant les premiers moyens d'étranglement 12. 13 2472082 En conséquence et comme exposé brièvement en préambule: - soit on augmente le débit du compresseur 2 mais on dégra- de ainsi la consommation spécifique aux charges partielles; - soit le débit traversant les premiers moyens d'étrangle- ment 12 est insuffisant. Ceci apparaît au point de puissan- ce maximal o le rapport du débit Q1 prélevé sur le moteur 1 à celui Q2 fourni par le compresseur 2 est le plus élevé. Dans ce cas, la perte de charge relative réelle est infé- rieure à la perte de charge relative nominale; cette der- nière n'est pas maintenue, ce qui est défavorable en parti- culier pour un moteur 1 qui a besoin d'être balayé et, dans le cas des moteurs à quatre temps, pour la consommation spécifique (car la pression P3 en amont de la turbine 3 aug- mente et donc le travail de refoulement du moteur 1 est plus élevé). Pour éliminer ces difficultés, le moteur à combustion interne 1 conforme à l'invention est essentiellement carac- térisé en ce que les organes cylindriques (ou fourreaux se- lon la plupart des modes de réalisation) intérieur 16 et ex- térieur 17 ont des dimensions radiales telles que, compte tenu des coefficients de dilatation thermique de leurs ma- tières constitutives et des limites supérieure et inférieure de leurs températures de fonctionnement, il existe toujours entre eux un jeu radial a (figures 4 et 6 à 12) suffisant Pour éviter tout contact entre la paroi latérale extérieure de l'organe cylindrique intérieur 16 et la paroi latérale intérieure de l'organe cylindrique extérieur 17, quel que soit le régime de fonctionnement de la chambre de combustion auxiliaire 6. En outre, des troisièmes moyens d'étranglement 45, à section de passage variable, sont montés en amont ou au niveau des passages conjugués 14, 15 des seconds d'étran- glement 13, selon le sens de circulation de l'air dans la deuxième branche 5b du passage de dérivation 5, et sont agencés de telle manière a) que leur section de passage minimale soit nulle et b) que, quels que soient les degrés d'ouverture res- pectifs instantanés des seconds et des troisièmes moyens d'é- tranglement 13, 45, la section de passage des troisièmes mo- yens d'étranglement 45, à moins d'être nulle, reste toujours très supérieure (de préférence dans un rapport au moins égal à 5) à la section libre des orifices con- 14 2472082 jugués 14, 15 des seconds moyens d'étranglement 13. Selon une construction particulièrement simple, les troisièmes moyens d'étranglement 45 sont constitués par la combinaison d'un élément obturateur annulaire 46 (fig. 4 et 6) ou 46c (fig. 9 et 10), solidaire de l'un des organes cylindriques 16 (fig. 4 et 6) ou 17 (fig. 9 et 10), et d'un siège 47 (fig. 4 et 6) ou 47c (fig. 9 et 10), solidaire de l'autre organe cylindrique 17 (fig. 4 et 6) ou 16 (fig. 9 et 10) et coopérant avec ledit élément annulaire 46 (fig. 4 et 6) ou 46c (fig. 9 et 10), le diamètre de ce siège 47 ou 47c étant largement supérieur aux diamètres respectifs des- dits organes cylindriques 16, 17. En variante, les troisièmes moyens d'étranglement sont constitués par la combinaison d'un élément obturateur annulaire 46b (fig. 7 et 8) ou 46d (fig. 11), se confondant avec l'extrémité libre de l'organe cylindrique extérieur 17, et d'un siège 47b (fig. 7 et 8) ou 47d (fig. 11), solidaire de l'organe cylindrique intérieur 16 et coopérant avec ladi- te extrémité libre, ce siège 47b ou 47d étant disposé au voi- sinage immédiat des passages conjugués. Dans le cas de cette variante, les passages conjugués 14, 15 ne sont constitués par une couronne d'orifices à contour individuel fermé que sur le fourreau intérieur 16 mais pas sur le fourreau exté- rieur 17. Dans le premier cas (figures 4, 6, 9 et 10), les troisièmes moyens d'étranglement 45 sont distincts des se- conds moyens d'étranglement 13, ces derniers étant consti- tués par deux couronnes d'orifices conjugués 14 et 15 mé- nagés respectivement dans les deux fourreaux 16 et 17. Selon les modes de réalisation des figures 4 et 6, le four- reau extérieur 17 est fixe et le fourreau intérieur 16 est mobile en translation comme dans la construction connue des figures 1 et 2, c'est-àdire en se déplaçant vers la gauche des figures 4 et 6 pour diminuer la section commune des ori- fices conjugués 14 et 15. Selon les modes de réalisation des figures 9 et 10, c'est au contraire le fourreau intérieur 16 qui est fixe et le fourreau extérieur 17 qui est mobile en translation. Suivant les divers modes de réalisation des fi- gures 4, 6, 9 et 10, le siège 47 ou 47c est rendu solidaire du fourreau fixe 17 ou 16 par un support rigide 48. 2472082 L'élément obturateur 46 ou 46c est constitué par un disque plan fixé à la surface extérieure du fourreau mobile 16 ou 17. Pour bien faire comprendre l'entrée en fonction successive des seconds moyens d'étranglement 13 et des troi- sièmes moyens d'étranglement 45, il semble utile de donner un exemple numérique de réalisation. Supposons que les four- reaux 16, 17 de la figure 4 comprennent chacun douze orifi- ces circulaires 14, 15 de 2R = 7 mm de diamètre. Soit x (en mm) la course du fourreau mobile 16 à partir de la po- sition de pleine coïncidence des orifices 14 et 15. L'aire commune à deux de ces orifices est indiquée par des hachures à la figure 5. Si l'on appelle" le demi-angle au centre de l'arc o s'inscrit cette aire sur chacun des cercles limi- tant ces orifices, l'aire commune ou aire découverte totale est égale à: /T- Ri x 48.R fer R- - sin mm2 \ 180 4 avec 4= arc cos x. 2R L'aire au droit des troisièmes moyens d'étrangle- ment 45, c'est-à-dire entre l'élément obturateur 46 et le siège 47, est égale à (12-x). 395 mm2 environ,si le siège 47 a un dia- mètre de 126 mm. On obtient ainsi les valeurs successives suivantes, en fonction de x: x (mm) c{( ) Aire totale commune Aire de passage orifices 14, 15 (mm2) du siège 47 (mm2) O 90 462 4750 1 81,8 399 4354 2 73,4 336 3958 3 64,6 275 3563 4 55,2 214 3167 5 44,4 154 2771 6 31,0 94 2375 7 0 O 1979 8 - 1583 9 1187 10 792 1i1l 396 12 0 16 2472082 On constate que, sauf en fin de course du four- reau mobile 16, la section commune des orifices conjugués 14, 15 est nettement plus petite que la section de passage au niveau du siège 47, dans un rapport inférieur à 1/5. La baisse de pression, qui est inversement proportionnelle au carré des sections de passage, s'établit donc de part et d'autre des orifices conjugués 14, 15 plutôt que de part et d'autre du siège 47. On a donc une bonne pénétration des jets d'air dans la zone primaire 10. C'est seulement en fin de course du fourreau mobile 16 que l'élément obtura- teur 46 vient s'appliquer sur le siège 47. On évite alors une fuite d'air notable par le jeu annulaire a. On est donc assuré que le débit QI absorbé par le moteur 1 est suffisant, sans que le compresseur 2 doive être surdimen- sionné. Néanmoins, il passe un débit d'air suffisant par les orifices 33 pour alimenter l'injecteur 18 en régime de veilleuse et par les orifices 40 pour refroidir les parois de la chambre de combustion auxiliaire 6. Le mode de réalisation de la figure 6 diffère de celui de la figure 4 seulement par le fait que les orifi- ces 33 et 40 sont situés, non pas en amont (figure 4), mais en aval (figure 6) des troisièmes moyens d'étranglement 45, ce qui contribue encore à augmenter le rapport QI/Q2. Le mode de réalisation de la figure 7 diffère de celui de la figure 4, d'une part, par le fait que le four- reau intérieur 16 se déplace en translation en sens inverse (c'est-à-dire vers la droite de la figure 7) pour diminuer la section commune des passages conjugués 14 et 15 et, d'au- tre part, par le fait que les troisièmes moyens d'étrangle- ment 45 sont confondus avec les seconds moyens d'étrangle- ment 13. Comme dans le cas précédent, le fourreau intérieur 16 est muni d'une couronne d'orifices circulaires séparés 14 mais les orifices 15, conjugués des orifices 14, sont réunis en un unique intervalle annulaire entre le bord li- bre d'un fourreau auxiliaire 49, porté coaxialement par le fourreau intérieur mobile 16 à l'extérieur de celui-ci et constituant le susdit siège 47b, et l'élément obturateur annulaire 46b, constitué par l'extrémité arrière libre'du fourreau extérieur fixe 17. Ceci nécessite bien entendu une modification appropriée des moyens réglant le débit du combustible admis à l'injecteur 18. 17 2472082 Le mode de réalisation de la figure 8 diffère de celui de la figure 7 seulement par le fait que les orifices 33 et 40 sont situés non pas en amont (figure 7), mais en aval (figure 8) des troisièmes moyens d'étranglement 45. Ceci nécessite uniquement de reculer l'endroit par lequel le fourreau auxiliaire 49 est attaché au fond 24 ou au cy- lindre 34. Le mode de réalisation de-la figure 9 diffère de celui de la figure 4 par le fait que le fourreau extérieur 17, au lieu d'être fixe (figure 4), est mobile en transla- tion (figure 9) tandis que le fourreau intérieur 16, au lieu d'être mobile (figure 4), est fixe (figure 9). Par con- séquent, l'élément obturateur annulaire 46 ou 46c est soli- daire, non pas du fourreau intérieur 16 (figure 4), mais du fourreau extérieur 17 (figure 9). Dans les deux cas, le fourreau mobile 16 (figure 4) ou 17 (figure 9) se déplace dans le même sens. Le mode de réalisation de la figure 10 diffère de celui de la figure 9 seulement par le fait que les ori- fices 33 et 40 sont situés non pas en amont (figure 9), mais en aval (figure 10) des troisièmes moyens d'étranglement 45. A cet effet, les orifices 29,ménagés dans le fourreau exté- rieur 17 pour alimenter les orifices 33 et 40, sont placés ou bien en amont (figure 9), ou bien en aval (figure 10) de l'élément obturateur annulaire 46c. Le mode de réalisation de la figure 11 diffère de celui de la figure 8 par le fait que le fourreau extérieur 17, au lieu d'être fixe (figure 8), est mobile en translation (figure 11) tandis que le fourreau intérieur 16, au lieu d'ê- tre mobile (figure 8), est fixe (figure 11). Le fonctionnement des modes de réalisation des fi- gures 6 à Il est analogue à celui de la figure 4, les lois de variation des seconds et troisièmes moyens d'étranglement 13 et 45 étant quelque peu modifiées mais aboutissant au même effet global. Le mode de réalisation de la figure 12 diffère de celui de la figure 4 sur les points suivants: a) Comme il a été indiqué ci-dessus, plusieurs injec- teurs 18 sont disposés en couronne en remplacement d'un in- jecteur unique. 18 à472082 b) Les organes cylindriques intérieur, et extérieur, munis des orifices conjugués, ne sont pas constitués par une paire de fourreaux 16 et 17, mais par un fourreau exté- rieur fixe 56, relié par des trous d'entrée d'air 55 au con- duit de refoulement 4, et par un plongeur cylindrique 57, susceptible de coulisser à l'intérieur du fourreau 56. c) Les orifices conjugués sont constitués dans ce cas par des rainures longitudinales 54, disposées dans le plon- geur cylindrique 57 selon des plans axiaux et communiquant en permanence avec les trous d'entrée 55 et, d'une manière analogue à la construction des figures 7 et 8, par un in- tervalle annulaire entre le bord libre du fourreau fixe 56, constituant le susdit élément obturateur 46b, et un siège annulaire 47b porté par l'extrémité libre du plongeur cy- lindrique 57. Dans la définition des moteurs à combustion in- terne auxquels se rapporte l'invention, il a été indiqué, au sujet des deux organes cylindriques intérieur et exté- rieur, que l'un délimite au moins en partie la zone primai- re alors que l'autre délimite au moins en partie une cavité reliée directement à la sortie du compresseur. L'expression "reliée directement" sous-entend "tout au moins en l'absence des troisièmes moyens d'étranglement 45 conformes à l'in- vention" car, ainsi qu'il ressort des figures 4 et 6, il est possible que ces moyens d'étranglement soient interca- lés entre la sortie du compresseur et la cavité délimitée au moins en partie par l'un des organes cylindriques in- térieur et extérieur. 19 2472082 REVENDICATIONS 1. Moteur à combustion interne suralimenté, en particulier moteur Diesel suralimenté, comprenant, d'une part, un compresseur qui débite de l'air frais en paral- lèle sur le moteur et sur un passage de dérivation muni d'une chambre de combustion auxiliaire et, d'autre part, une turbine qui reçoit les gaz d'échappement du moteur et les gaz issus de la chambre de combustion auxiliaire et qui entraine mécaniquement le compresseur, lequel passage de dérivation est divisé en deux branches principales dont la première aboutit dans une zone de dilution ou "zone secondaire" située en aval de la partie amont ou "zone primaire" de la chambre de com- bustion auxiliaire et est munie de premiers moyens d'étran- glement à section de passage variable et dont la deuxième branche part d'un endroit de la première branche situé en amont des premiers moyens d'étranglement et débouche dans la zone primaire par l'intermédiaire de seconds moyens d'étranglement de la section de passage, lesquels seconds moyens d'étranglement compren- nent des passages conjugués de section libre commune va- riable, ménagés respectivement dans deux organes cylindri- ques intérieur et extérieur qui sont mobiles l'un par rap- port à l'autre et dont l'un délimite au moins en partie la zone primaire alors que l'autre délimite au moins en partie une cavité reliée directement à la sortie du compresseur, au moins un injecteur de combustible débouchant dans la zone primaire à proximité immédiate des susdits passages conjugués, des moyens étant prévus pour faire varier cor- rélativement le débit du ou des injecteurs en combustible et, par un déplacement relatif des organes cylindriques intérieur et extérieur, le débit d'air entrant dans la zone primaire par la section libre commune desdits passages conjugués, caractérisé en ce que les seconds moyens d'étran- glement comprennent aussi des passages de section constante, en parallèle par rapport aux susdits passages conjugués, en ce que les organes cylindriques intérieur et extérieur ont des dimensions radiales telles que, compte 2472082 tenu des coefficients de dilatation thermique de leurs matières constitutives et des limites supérieure et in- férieure de leurs températures de fonctionnement, il exis- te toujours entre eux un jeu radial suffisant pour éviter tout contact latéral entre ces organes cylindriques quel que soit le régime de fonctionnement de la chambre de combustion auxiliaire, et en ce que des troisièmes moyens d'étranglement à section de passage variable sont montés en amont ou au niveau des passages conjugués des seconds moyens d'étran- glement, selon le sens de circulation de l'air dans la deu- xième branche du passage de dérivation, et sont agencés de telle manière: a) que leur section de passage minimale soit nul- le et b) que, quels que soient les degrés d'ouverture respectifs instantanés des seconds et troisièmes moyens d'étranglement, la section de passage des troisièmes moyens d'étranglement reste toujours, à moins d'être nulle, très supérieure à la section libre des passages conjugués des se- conds moyens d'étranglement. 2. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premiers moyens d'étranglement sont agencés de manière à établir une baisse de pression qui est prati- quement indépendante du rapport entre le débit d'air dans le passage de dérivation et le débit total d'air-délivré par le compresseur mais qui varie dans le même sens que la pression régnant en amont des premiers moyens d'étranglement. 3. Moteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le rapport entre la section de pas- sage des troisièmes moyens d'étranglement, à moins d'être nulle, et la section libre des passages conjugués des se- conds moyens d'étranglement reste supérieur à 5 dans tou- tes leurs positions instantanées respectives. 4. Moteur selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que les troisièmes moyens d'étranglement sont constitués par la combinaison d'un élé- ment obturateur annulaire, monté sur l'un des organes cy- lindriques, et d'un siège, solidaire de l'autre organe cy- lindrique et coopérant avec ledit élément annulaire, le 21. 24Y2082 diamètre de ce siège étant largement supérieur aux diamè- tres respectifs desdits organes cylindriques. 5. Moteur selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que les troisièmes moyens d'étranglement sont constitués par la combinaison d'un élé- ment obturateur annulaire, se confondant avec l'extrémité libre de l'organe cylindrique extérieur, et d'un siège, solidaire de l'organe cylindrique intérieur et coopérant avec ladite extrémité libre, ce siège étant disposé au voi- sinage immédiat des passages conjugués. 6. Moteur selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que les passages de section constante des seconds moyens d'étranglement communiquent directement avec la susdite cavité reliée à la sortie du compresseur. 7. Moteur selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que les passages de section constante des seconds moyens d'étranglement communiquent par l'intermédiaire des troisièmes moyens d'étranglement avec la cavité reliée à la sortie du compresseur.