L'invention concerne un dispositif et une installation de prélèvement de l'énergie cinétique du vent destinée à être transformée en énergie électrique et en énergie chimique. On connaît déjà des dispositifs tels que des éoliennes permettant de capter énergie cinétique du vent qui présente l'avantage d'entre disponible sous forme mécanique. Cependant, on se heurte pour son utilisation à des difficultés constantes se rapportant notamment à la faible puissance des récepteurs qui exigent de grandes dimensions. Ces récepteurs sous leur forme classique pourvue d'hélices sont d'une relative fragilité. D'autres difficultés se rapportent à la variabilité de la vitesse du vent et à la régularisation de son énergie par les dispositifs traditionnels. Il se pose également le problème du prélèvement industriel de l'énergie cinétique du vent. En effet, pour obtenir un tel prélèvement, il est nécessaire de mettre en place des installations de puissance unitaire comparables à celles des centrales électriques classiques, de l'ordre du gigawatt. Cela implique également un ajustement de la fourniture à la demande. La présente demande a pour but de remédier à ces inconvénients et se propose de créer un dispositif et une installation pour le prélèvement de l'énergie cinétique du vent et pour la transformation de cette énergie captée en énergie électrique et chimique. A cet effet, l'invention concerne un dispositif de prélèvement de l'énergie cinétique du vent, caractérisé en ce qu'il comporte - au moins une aile mobile en rotation pourvue d'un organe d'orientation dans le vent, - montée sur un pied, l'ensemble formé par l'aile et le pied constituant la partie mobile du dispositif se déplaçant en rotation sur elle-même par un dispositif d'alimentation d'huile maintenue à une épaisseur constante, - des dispositifs de génération et de transformation de l'énergie mécanique prélevée dans l'atmosphère, - des organes dEentratnement et des dispositifs de génération et de transformation de l'énergie prélevée pour le déplacement de l'aile, - et des moyens de mesure et de contrôle du vent. L'invention concerne également une installation pour le prélèvement de l'énergie cinétique du vent, caractérisée en ce qu'elle constitue un chemin circulaire formé par les gorges et les portiques du dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9 et dans lequel se déplacent des ailes équidistantes. Ce dispositif et cette installation permettent un prélèvement efficace de l'énergie cinétique du vent en mettant en place des installations de grandes dimensions. Celles-ci prélèvent de l'énergie dans une tranche notable de l'atmosphère. Suivant le nombre de ces installations, il sera possible d'ajuster la fourniture d'énergie à la demande. Ces installations sont également prévues pour permettre, entre les opérations de prélèvement et de consommation de l'énergie, de transporter et de régulariser cette énergie par l'hydrogène électrolytique dont la préparation fournit de l'oxygène qui alimente des piles oxhydriques restituant l'énergie sous forme électrique sur les lieux de consommation. L'invention sera mieux comprise à l'aide d'un mode de réalisation du dispositif et de l'installation pour le prélèvement de l'énergie cinétique du vent représenté à titre d'exemple sur les dessins ci-joints, dans lesquels - La figure 1 est une vue en élévation de l'aile du dispositif; - La figure 2a est une vue en coupe suivant le plan de symétrie de 1'extrémité supérieure de l'aile; - La figure 2b est une vue en coupe de côté de l'extrémité supérieure de l'aile; - La figure 2c est une vue en coupe de dessus de l'aile; - La figure 3 est une vue en coupe de côté de la base de l'aile; - La figure 4 est une vue en coupe de côté dv pied de l'aile; - La figure 5 est une vue de dessus du dispositif; - La figure 6a est une vue en élévation de l'aile pourvue de sa gouverne;; - La figure 6b est une vue de dessus de la figure 6a; - La figure 7 est une vue en coupe de dessus d'une partie de la gouverne; - La figure 8 est une vue en coupe d'un détail de la figure 7; - La figure 9 est une vue en coupe de côté du dispositif d'orientation auxiliaire, - La figure 10 est une vue en coupe de côté d'un détail du pied; - La figure lla est une vue en coupe de côté du dispositif d'alimentation d'huile; - La figure llb est une vue en coupe de dessus de la figure lîs; - La figure llc est une vue en coupe de côté d'un détail de la figure lilas - La figure lld est une vue en coupe de dessus d'un détail de la figure llb; - La figure île est une vue en coupe de c8té du patin représenté à la figure lld;; - La figure 12 est un croquis représentant les diverses forces agissant sur l'aile; - La figure 15 est une vue en coupe de côté de l'extrémité du pied de l'aile engagée dans la gorge du dispositif; - La figure 14 est une vue de dessus du pied de l'aile monté dans la partie fixe de l'installation; - La figure 15a est une vue en coupe de côté du dispositif de génération; - La figure 15b est une vue en coupe de côté des organes d'entraSnement du dispositif, - La figure 15c est une vue en coupe de dessus des organes d'entraînement du dispositif; - La figure 16 est une vue en coupe de côté de l'installation, - La figure 17 est une vue en coupe de côté d'un second mode de réalisation de l'installation. Selon la figure 1, le dispositif pour le prélèvement de l'énergie cinétique du vent se compose d'une aile 1. Cette aile 1 constitue un des organes capteurs de l'energie cinétique de l'installation. Cette aile est de grandes dimensions, d'envergure verticale, d'allongement moyen, pouvant se déplacer sur un chemin circulaire horizontal et appliquant à son pied l'effort aérodynamique que le vent exerce sur elleo Cette aile présente une forme en plan rectangulaire, un allongement moyen, un profil symétrique épais. L'aile 1 est constituée en couches multiples 2 de tissu résistant inélastique et imperméabilisé, de manière à réaliser une structure gonflable. Il est à noter que la couche de surface de l'aile 1 reçoit un traitement anti-solaire et comporte un réseau de résistances électriques anti-givre ainsi qu'un réseau de mise électrique à la terre. Selon les figures 2a à 2c, l'aile 1, et notamment la structure de cette aile, est constituée par un empilement desections 3 identiques susceptibles d'être gonflées et vidées séparément par le moyen d'une manche 4 pourvue de valves 5 télécommandées de façon à contrôler l'érection progressive de l'aile section après section, ainsi que le dégonflement et l'empilement des sections 2 l'une au-dessus de l'autre. Les opérations de gonflement et de dégonflement eont effectuées sur une aire spéciale comportant une plateforme de recueil. Les sections 3 sont constituées par des chambres périphériques 6 permettant de maintenir la forme du profil de l'aile. Ces chambres 6 sont reliées par des ballonnets 7 intérieurs permettant de contrôler la flexibilité transversale de l'aile 1. Le gonflement et le dégonflement se font à l'aide de turbosoufflantes dont les caractéristiques sont en rapport avec le volume de l'aile 1 et les pressions internes à maintenir. L'aile 1 est mobile en rotation sur sa base autour d'un axe vertical qui passe par la position moyenne de son centre de poussée aérodynamique. Selon la figure 3, la base de l'aile 1 est constituée par un collet 8 s'engageant dans une couronne 9, un dispositif d'alimentation d'huile étant prévu pour maintenir une couche d'huile constante entre le collet 8 et la couronne 9 pour permettre à l'aile 1 d'être mobile en rotation à sa base. Suivant les figures 4 et 5, la base de l'aile s'élargit en un pied circulaire constitué par un extrados 10 et un intrados Il qui sont de même texture que l'aile 1, et contreventés par des nappes textiles Le volume entre l'extra- dos 10 et l'intrados 11 du pied est gonflé de la même façon que l'aile le Selon les figures 6a, 6b, 7 et 8, 1'aile mobile à sa base, par engagement dans la couronne 9, est orientée dans le vent par un organe d'orientation constitué par une gouverne aérodynamique 12 portée par deux poutres 13 et 14 horizontales gonflables, placées dans le plan de symétrie de l'aile et rattachant la gouverne 12 à l'aile 1. o Chaque poutre 13 et 14 est accolée et fixée b une section 3 de l'aile 1. Les poutres 13 et 14 sont également constituées comme l'aile 1 par des couches textiles multiples et imperméabilisées. ta surface de la gouverne 12 est en proportion avec les dimensions de l'aile 1 et de la longueur des poutres 17, 14 afin d'assurer une orientation efficace. Selon les figures 6b, 7 et 8, la gouverne 12 est constituée par des couches de textile imperméabilisé traité contre le soleil, contre 11 électricité statique et contre le givre. La gouverne 12 se compose de sections i5 sans chambre périphérique correspondant aux sections 3 de l'aile principale. De cette façon, les sections 15 de la gouverne et les sections 3 de l'aile 1 sont gonflées et dégonflées en même temps. La gouverne 12 présente deux étranglements 16 et 17 formant deux gouttières 18, 19 verticales sur toute la hauteur de la gouverne 12. Ces gouttières i8, 19 facilitent le gauchissement de la gouverne 12. Elles partagent également la gouverne 12 en trois parties verticales de surfaces inégales. La partie avant 20 constitue une poutre fixe verticale qui fait office d'entretoise entre les deux poutres 13 et 14 porteuses de la gouverne 12. La partie centrale 21 s'articule sur la poutre fixe verticale 20. Cette partie 21 est la plus importante et constitue la gouverne 12 proprement diteo La partie arrière 22 est articulée sur la partie centrale et sert de volet de compensation aérodynamique. te bracage relatif des trois parties 20, 21, 22 de la gouverne 12 se produit le long des gouttières 18, 19. Ces gouttières 18, 19 sont pourvues de joints de flexion 23 représentés à la figure 8 constituant un renforcement de texture. La partie 22 et la partie 21 de la gouverne 12 sont orientées à l'aide de guignols 24 gonflés. Des courroies de commande inextensibles sont fixées sur ces guignols 24 et passent sur des poulies entraînées par des moteurs électriques disposés dans les poutres 13, 14. Les entrée de courroies sont préservées du givrage par des résistances électriques faisant partie du dispositif de protection contre le givre. La gouverne 12 est mise en place à la base de l'aile 1 afin de soustraire cette dernière aux flexions éventuelles des parties hautes. En cas de tempête, la gouverne 12 maintient l'aile 1 dans la position de résistance mi.male par effet de girouette. Selon la figure 9, l'installation 1 est pourvue d'un dispositif auxiliaire d'orientation 25. Ce dispositif 25 est utilisé en cas de vent calme ou de manoeuvre de l'aile repliée. Ce dispositif est constitué par un cercle horizontal 26 denté intérieurement et disposé de façon concentrique au pied 27 de l'aile 1. Ce cercle 26 se déplace sur lui-même dans un chemin 28 garni de galets 29, entraîné par des moteurs électriques 30. Ces moteurs électriques 30 sont fixés au chariot 31 par l'intermédiaire de pignons réducteurs 32. Ces pignons intérieurs 32 sont débrayables. Le cercle 26 porte également une série de tenons d'orientation 33 horizontaux engagés à frottement doux dans des articulations de cardans 34 susceptibles de coulisser verticalement par rapport au collet 8. De cette façon, on réalise, entre le cercle denté 26 et la base du collet 8, une série de liaisons à 50 de liberté qui autorisent de faibles variations de positions relatives entre couronne 9 et collet 8. Ceci permet simultanément au cercle denté 26 d'entraîner le collet 8 en rotation dès que les moteurs sont lancés et les pignons 32 embrayés. Lorsque l'aile est placée dans le vent avec un angle d'attaque convenable, elle se déplace sur un chemin circulaire horizontal en entraînant les dispositifs de transformation de l'énergie cinétique prélevée. Selon la figure 10, le pied de l'aile 1 est raccordé et maintenu en place à un anneau 35 métallique de maintien par l'intermédiaire de deux mâchoires 36 et 37. Cet anneau 35 est prolongé par un collet biconique 8 s'engageant par sa périphérie dans une couronne 9. Chacune des mâchoires 36 et 37 circulaires est divisée en deux parties comportant un mors fixe 38 solidaire de l'anneau 35 et un mors mobile 39 articulé en 40 sur l'anneau de maintien 35. De cette façon, l'intrados 11 et l'extrados 10 sont maintenus serrés et assujettis contre les bordures du mors fixe 38 par le mors mobile 39. Le collet 8 à pourtour biconique tourne dans une couronne circulaire 9. L'ensemble formé par le collet 8 et la couronne 9 fonctionne en crapaudine, la couronne recevant l'effort total supporté par l'aile 1. Selon les figures lla à île, les frottements entre le collet 8 et la couronne 9 sont réduits par un dispositif d'alimentation d'huile dont l'épaisseur est maintenue constante. Ce dispositif est constitué de la façon suivante. La courJlme 9 porte sur ses surfaces coniques internes 41 des évidements 42 dans lesquels viennent se loger deux séries de patins 43 et 440 Les patins 43 de la première série sont radiaux et rectilignes et portent des têtes d'imbrication 45 dans lesquelles viennent se loger les extrémités des patins 44 de la seconde série en arc de cercle. Chaque patin 43, 44 peut se déplacer dans le logement 42 de la couronne 9 avec un faible jeu par rapport à ses voisins. Cependant, les patins 43, 44 restent appliqués sur le collet 8 par leur broche 46 soumise à I'action des ressorts 47 disposés entre les patins 43, 44 proprement dits et les épaulements 48 prévus dans les évidements 42. Quatre patins contigus 43, 44 déterminent une chambre plate 49 qui présente en plan la forme d'un secteur de couronne. Une soupape 50 est disposée au centre de chaque chambre 49 et admet dans la position soulevée de son siège de {'huile sous pression. ta queue 51 de chaque soupape 50 est maintenue au ontact d'une face conique 52 du collet 8 par un ressort 53 agissant sur un poussoir à billes 54. La tête de la queue 51 débouche dans un conduit 55 circulaire d'huile sous pression commune à toutes les soupapes 50 d'une même face du collet 8. Les deux conduits circulaires 55 sont alimentés à la même pression par la même pompe huile non représentée. De cette façon, tout mouvement du collet 8 par rapport à la couronne 9 entraîne l'ouverture d'au moins une soupape 50 qui admet de l'huile sous pression dans la chambre 55 jusqu'd la fin du repositionnement correct du collet 8 par rapport à la couronne 9. De cette manière, l'ensemble des forces appliquées à l'aile 1 et notamment son poids iront transmis à la couronne 9 grâce à la double conicité du collet 8 et à la couche d'huile intermédiaire. L'huile qui s'échappe par laminage autour des patins et de leurs imbrications est recueillie sous faible pression dans des collecteurs périphériques 56 formés par l'espace ménagé entre les séries de patins et les garnitures d'étanchéités 57 placées entre la couronne 9 et le collet 8. L'huile est remise en pression par la pompe et retourne ensuite dans le circuit de distribution vers les soupapes 50. Selon la figure 12, les forces à laquelle est soumise l'aile 1 sont représentées sous forme de croquis. Le vent réel atmosphérique et le vent relatif créé par le déplacement de l'aile sur son chemin de roulement se composent pour donner un vent apparent V qui varie continuellement au cours d'une révolution de l'aile sur sa trajectoire. Le vent apparent V varie également le long du bord d'attaque de l'aile, à cause du gradient vertical de vitesse du vent, et à cause de la rotation du vecteur vent réel, généralement sur sa droite à altitude croissante. La structure du vent sur le site des ailes est déterminée par le rassemblement et l'analyse des données fournies à une centrale de calcul par des séries de girouettes et d'anémomètres portés par les ailes en avant de leurs bords d'attaque. La structure du vent étant connue en permanence, l'angle d'attaque de chaque aile est fixé à chaque instant de façon à optimiser la force de traction de l'aile dans la direction de son déplacement, compte tenu des valeurs critiques à respecter. La force exercée sur une aile par le vent apparent peut toujours astre réduite par une dimInutIon de l'angle d'attaque9 jusqu'à l'annulation de ce dernIer.Une régulation automatique intervient par le chix des pressions de gonflement des ballonnets 7 et des chambres périphériques 6 constituant l'aile 1, de manière à obtenir un fléchissement élastique à partir d'une valeur déterminée de l'effort du vent. Dans ce cas, les chambres périphériques 6 conservent à l'aile sa forme et ses coefficients aérodynamiques. Chaque aile se déplace sur un chemin circulaire et quasi-horizontal. Ia résultante totale de l'effort du vent apparent V sur l'aile est représentée par r appliqué au centre de poussée de l'aile. ta force R peut être décomposée en une force de traction T tangente à la trajectoire de l'aile et une force de dérive D > ncrmale à ia trajectoire de l'aile. La couronne qui supporte le pied de l'aile étant assujettie à se déplacer sur le chemin circulaire, la force de dérive est équilibrée par une force non représentée et un couple (F, F) appliqués à la couronne 9 par l'intermédiaire d collet 8 et du matelas d'huile interposé entre la couronne 9 et le collet 8. Selon la figure 13, les forces réceptionnées par l'aile 1 sont transmises par la couronne 9 à deux trains de roulement 58, 59 supportés par le chariot 60. Le chariot 60 comporte la couronne 9 entourant le collet 8 avec interposition d'une couche d'huile constante ainsi que deux longerons latéraux 61, 62 représentés plus particulièrement à la figure 14. Ces longerons 61, 62 portent les trains de roulement 58, 59 de part et d'autre du plan horizontal principal du collet 8. Les longerons 58, 59 sont solidement reliés au collet 8s et leur longueur est déterminée par l'importance des efforts à supporter. Leur forme 9 comme représentée en plan à la figure 14, présente une courbure identique à celle du chemin circulaire suIvi par l'aIle 1. Chaque train de roulement 58, 59 est constitué par une série de rouleaux 63. Ces rouleaux sont métalliques, creux, tronconiques et tournent sur des essieux fixes. Les axes des essieux sont inclinés sur l'horizontale de façon à transmettre les efforts verticaux et horizontaux. Chaque chariot 60 est pourvu, sur chacun de ses longerons 61, 62, d'un train supérieur 58 et d'un train inférieur 59 de roulement qui se déplacent dans une gorge 64 à profil en coupe de côté, trapézoldale. Les surfaces de roulement sont revêtues de plaques métalliques sur un matelas de caoutchouc pour répartir les efforts. Selon les figures 15a à 15c, l'énergie cinétique du vent est transformée par un dispositif de génération électrique disposé dans une galerie formée par les portiques de l'installation décrits ci-après. Le dispositif de génération électrique est constitué par un polygénérateur homopolaire 65 lui-même formé par un induit 66 en matériau magnétique massif et conducteur. La section principale de cet induit est rectangulaire. L'induit 66 se déplace dans deux champs magnétiques symétriques produits par des électro-aimants 67, 68 en matériau magnétique, massif et conducteur. Ces électro-aimants entourent la plus grande partie de l'induit 66. Chaque électroaimant contient une bobine 69 parcourue par le courant d'induction. Le courant engendré dans l'induit 66 est collecté par des balais liquides 70 contenus dans deux gouttières 71 ménagées dans les électro-aimants 67, 68. le courant est disponible aux bornes 72 du polygénérateur 65. Les bornes 72 sont disposées par paires, sur la carcasse, à intervalles réguliers. Le dispositif d'entraînement 73 de l'induit 66 est effectué par une âme verticale 74 solidaire de l'induit 66 et de la table de traction 75 de section principale rectangulaire. Cette table de traction roule sur une double série de galets 76, 77 et est guidée par une seconde double série de galets (de guidage) 78, 79. La table de traction 75 remplit deux fonctions. Tout d'abord, une liaison dynamique des ailes d'un même ensemble de l'installation en répartissant l'effort des ailes actives le long du polygénérateur et assurant le rappel des ailes passives ou résistantes. Ensuite, cette table de traction assure le maintien et l'entraînement de l'induit 66. Les réactions magnétiques verticales et le poids de l'induit 66 sont supportés par les galets 76, 77, 78 et 79 qui maintiennent l'écartement entre la partie fixe et la partie mobile du polygénérateur. Les chemins de roulement des galets 76, 77, 78 et 79 sont disposés sur le toit de la galerie de transformation décrite ci-après. L'entraînement du polygénérateur 65 se fait par la table de traction 75 munie sur sa face supérieure de trous borgnes 80 recevant une série de tenons de traction verticaux et rétractables portés par la partie inférieure du chariot 60 voisine de son axe longitudinal. Cette partie inférieure du chariot 60 passe au-dessus de la galerie décrite ci-après. Le chariot muni de son aile ayant été placé à la bonne position, les tenons sont abaissés et viennent se loger dans les trous borgnes 80 de la table 75 de traction, qui constitue, avec l' me verticale 74 l'induit 66 et les deux inducteurs 67, 68, une série de générateurs homopolaires quasilinéaires qui occupent toute la longueur de la galerie de transformation. L'équipage mobile, constitué par la table d'entraînement 73, l' me verticale 74 et l'induit 66 massif, est divisé en sections cintrées liées par des fiches 81 verticales de façon à épouser la courbure de la trajectoire. Le courant électrique à basse tension et forte intensitép1isponible aux bornes 72 du polygénérateur alimente une série d'électrolyseurs d'eau sous pression qui occupent la partie inférieure de la galerie de transformation. Ces électrolyseurs fonctionnant sous pression débitent directement dans les conduites sous pression d'hydrogène et d'oxygène après assèchement des gaz dans des colonnes de refroidissement. A chaque paire de bornes 72 du polygénérateur 65 correspond une batterie d'électrolyseurs pouvant être ou non connectée aux bornes 72, le nombre de batteries d'électrolyse en service dépendant à la fois de la puissance disponible au fil du vent, et de la puissance demandée par le réseau. Selon la figure 16, l'installation 90 comporte une série d'ailes 1 se déplaçant dans les gorges 64 du dispositif, ces ailes étant en outre mobiles sur elles-mêmes au niveau de la jonction du collet 8 et de la couronne 9 grâce au dispositif d'alimentation d'huile décrit précddemment. L'installation 90 comporte plusieurs ailes 1 équidistantes, l'espacement étant choisi de manière à tirer le meilleur parti de l'énergie du vent moyen sur le site, en évitant de faire travailler une aile dans le sillage de celle qui la précède. Les ailes se déplacent grâce aux trains de roulement 58 et 59 dans deux gorges parallèles 64 supportées elles-mêmes par une double série de portiques 91, 92 supportant l'ensemble de l'installation 90. Ces portiques 91, 92 ont pour but de dégager le sol de façon à aménager un espace entre le sol et l'installation proprement dite dans le cas d'une installation terrestre ou bien V:ffisc-rver l'ensemble contre les vagues dans le cas d'une installation sur le plateau continental 93.Les portiques 9, 92 supportent également, dans leur partie médiane, une galerie 94 continue qui contient les dispositifs de transformation de l'énergie cinétique du vent déjà décrits précédemment. L'effort du vent sur une aile 1 a pour composante une traction dont le travail le long de la trajectoire de l'aile 1 est transformé successivement en énergie électrique et en énergie chimique. Comme cela a été exposé précédemment, les chemins de roulement des galets 76, 77, 78 et 79 sont disposés sur le toit de la galerie 94 de transformation. Ce toit est formé d'une dalle 95 en deux parties séparées par une fente continue 96 permettant le passage de l' me verticale 74. Les avantages d'une telle installation sont importants. L'axe de rotation vertical et immatériel autour duquel l'installation est construite permet de laisser au voisinage du sol la totalité des équipements de support des parties mobiles, de génération et de transformation de l'énergie. L'installation peut satisfaire, à terme, une part importante des besoins en énergie, à condition d'aménager des installations de puissance suffisante sur des sites assortis. Le coût de l'énergie prélevée au fil du vent est compétitif par rapport aux autres sources, si l'on tient compte de ce que la matière première est gratuite; la masse spécifique des installations est comparable à celle des installations hydro-électriquess la distribution de l'énergie par gazoducs, et la restitution éventuelle sous forme électrique sur les lieux de consommation, gracie à des piles oxhydriques, possible avec un bon rendement, en économisant les lignes à haute tension et à grande distance. L'encombrement est très faible dans le cas d'installation sur pillera le long ou à proximité des cotes. Les installations de grande puissance en fonctionnement prdsenteront certainement un aspect esthétique apprécié. La pollution de 17 installation est nulle tout le long et tout autour de la chaîne de transformation de l'énergie prélèvement d'énergie mécanique au départ, restitution d'énergie mécanique et de vapeur d'eau condensable à l'arrivée. La réalisation d'unités de grandeur quelconque, et particulièrement d'unités expérimentales, est possible dès à présent sans recherches technologiques poussées, donc avec une rentabilité Immédiate. I1 n'y a pas de contrainte mécanique autre que les efforts résultant du vent apparent. Tout en entratnantune faible masse en mouvement, une grande résistance et une flexibilité contrôlée, l'utili sation d'ailes gonflées en position verticale n'impose aucune limite de dimension, ce qui permet à l'installation de se prêter aussi bien à la réalisation d'installations de faible puissance qu'à l'exploitation industrielle. Selon la figure 17, le dispositif est utilisé pour la propulsion des navires. On monte ainsi le dispositif sur des navires à deux coques identiques parallèles, le déjaugement d'une coque compensant l'effort de renversement de la force de dérive, en même temps que le transfert de lest d'une coque à l'autre. Dans ce second mode de réalisation, la couronne 9 de chaque aile 1 est fixée au pont principal 100 qui relie les deux coques 101 et 102 du navire Cette disposition peut être utilisée pour le prélèvement de l'énergie du vent. Dans ce cas, les carènes portent des hélices à pas variable entraînées par le courant d'eau dû à la vitesse du navire. Les hélices sont accouplées à des générateurs électriques dont le courant est utilisé pour l'électrolyse de l'eau. l'hydrogène produit est liquéfié puis stocké à bord du navires l'oxygène peut être en grande partie évacué à l'atmosphère. les navires ainsi équipés font des navettes de durée variable entre les zones de travail et les installatir; de déchargament. le rendement d'une aile installée sur un navire est diminué en valeur relative par la puissance utilisé à déplacer le navire et à compenser la dérive, par l'énergie nécessaire à la liquéfaction obligatcire de lthydrogènej par les durées de déchargement. En compensation, l'utilisation de navires permet de faire l'économie des chariots 60 et des trains 58S 59 et chemins de roulement 64 exigés par les installations fixes. Les navires peuvent se rendre rapidement sur les zones les mieux ventées, tout en évitant les tempêtes, utiliser le vent aux allures les plus favorables, en résumé travailler dans les conditions optimales, de sorte que le rendement final d'une aile sur navire peut être supérieur à celui d'une aile identique d'installation fixe. I1 n'y a cependant aucune compétition entre les deux modes de prélèvement de l'énergie, mais au contraire complémentarité, les navires jouant un rôle régulateur dans la fourniture de l'énergie. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICÂT TONS 10) Dispositif de prélèvement de énergie cinétique du vent caractérisé en ce qu'il comporte - au moins une aile (1) mobile en rotation pourvue d'un organe d'orientation (12) dans le vent, - montée sur un pied (10, 11), l'ensemble formé par l'aile (1) et le pied (10, il) constituant la partie mobile du dispositif se déplaçant en rotation sur elle-même par ur dispositif d'alimentation d'huile maintenue à une épaisseur constante, - des dispositifs de génération (65) et de transformation de l'énergie mécanique prélevée dans 1 'atmosphère, - des organes d'entra4nement (73) des dispositifs de génération et de transformation de l'énergie prélevée pour le déplacement de l'aile (1), - et des moyens de mesure et de contre du vent. 20) Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la structure, gonflable en matériau souple est constituée par un empilement de sections 3 formées par des chambres périphériques (6) et des ballonnets intérieurs (7), chaque section (3) comprenant une manche (4) et une valve (5) pour le gonflement et le dégonflement de l'aile (13. 30) Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe d'orientation est constitué par une gouverne (12) formée par des sections (15) comportant des chambres gonflables pourvues de guignols (24) > des volets de compensations (21), ces chambres détermInant des gouttières (18, 19). 40) Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif auxiliaire (25) est constitué par un cercle horizontal (26) denté intérieurement, entraîné sur lui-même dans un chemin (28) pourvu de galets (29), par un moteur (30). 50) Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le pied est constitué par un intrados (11) et un extrados (10) reliés à deux mâchoires (36, 37) circulaires prolongées d'un collet biconique (8) s'engageant dans un anneau de maintien (35). .60) Dispositif conforme à l'une quelconq-ue des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le dispositif d'alimentation d'huile, entre la couronne (9) et le cornet (9), comporte des patins (43, 44) logés dans la couronne (9) présentant, en outre, des conduits (55) d'amenée de l'huile et des soupapes (50). 70) Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la couronne (9) est prolongée par un chariot (60) supportant des trains de roulement (58, 59). 80) Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la partie fixe est constituée par au moins une gorge (64) recevant la couronne (9), les trains de roulement (58, 59) permettant le déplacement de l'aile (i), cette gorge (64) étant solidaire de portiques (91, 92) supportant l'aile (1) ainsi qu'une galerie (94) pourvue des dispositifs de transformation de l'énergie fournie par le vent. 90) Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de génération électrique est constitué par un polygénérateur (65) homopolaire formé par un induit (66) en matériau magnétique massif et conducteur. 100) Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les organes d'entraînement de l'induit (66)sont constitués par une tme verticale (74) solidaire de l'induit (66) et par une table de traction (75).