Procédé pour fabriquer des éléments d'accouplement destinés à des fermetures à glissière. La présente invention concerne un procédé pour fabriquer des éléments d'accouplement pour fermetures à glissière, successivement, à partir d'une bande métallique par estampage et découpage à la presse. On connaît une grande diversité de procédés pour produire des éléments d'accouplement dits à double action ou à deux sens pour des fermetures à glissière. Le brevet US 2 622 295 décrit un des modes de réalisation de tels éléments d'accouplement à double action que l'on fabrique par estampage-roulage d'un fil métallique d'une manière telle que décrite dans le brevet US 2 201 068. Le procédé par roulage présente l'inconvénient qu'il faut inverser le sens d'avance du fil métallique roulé quand on le sectionne et qu'on le fixe au bord à bourrelet d'un ruban de bande d'accrochage, ce qui demande plus de temps et plus de travail. Le brevet US 3 136 046 montre une bande métallique comportant des parties médianes longitudinales surélevées qui ont été déformées par une presse de poinçonnage de manière à former des saillies d'accouplement espacées dans le sens longitudinal. Avec cette disposition constructive, les saillies ainsi obtenues ont un profil relativement bas en raison du fait que leur hauteur dépend virtuellement de la hauteur des cloisons ou portées médianes et, par conséquent, il faut que la bande métallique soit considérablement épaisse pour que les saillies aient une hauteur requise. Dans la présente invention, une bande métallique comprenant une âme comportant des cloisons ou portées médianes longitudinales sur ses deux côtés est estampée de manière qu'une partie de chacune des cloisons médianes soit déformée en formant sensiblement une saillie transversale et une paire de dents longitudinales à raison d'une sur chaque côté de la saillie et, simultanément, une partie en creux ou poche entourée par la saillie et les dents ainsi qu'une base s'étendant autour de la saillie et des dents sont formées par estampage de manière à être plus minces que l'âme, la matière de la partie en creux et de la base s'écoulant dans la saillie et les dents.Par conséquent, la saillie et les dents ont un profil relativement haut malgré une faible épaisseur de l'âme. Les branches que comportent les éléments d'accouplement pour leur fixation à un ruban sont ensuite découpées dans l'âme. La présente invention a pour objet un procédé pour fabriquer des éléments d'accouplement à double action pour fermetures à glissière, ces éléments comportant des saillies d'accouplement suffisamment hautes obtenues à partir d'une bande métallique relativement mince. La présente invention a encore pour objet un procédé pour fabriquer de tels éléments d'accouplement comportant des branches de fixation qui sont relativement minces en vue d'un déplacement sans à-coups du curseur sur lesdits éléments. La présente invention a aussi pour objet un procédé peu dispendieux en matière pour fabriquer des éléments d'accouplement à double action pour fermetures à glissière. Les objets, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description donnée ciaprès en référence aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en plan d'une bande métallique soumise à un estampage et à un découpage à la presse avant d'être sectionnée en éléments d'accouplement individuels; la figure 2 est une vue en plan d'un élément d'accouplement avant que celui-ci soit#fixé au bord à bourrelet d'un ruban; la figure 3 est une vue en coupe par III-III de la figure 1; la figure 4 est une vue en plan partiellement agrandie d'une partie de la bande métallique représentée sur la figure 1; la figure 5 est une vue en perspective agrandie d'un élément d'accouplement obtenu conformément à la présente invention;; la figure 6 est une vue en plan partiellement agrandie d'une paire de bandes d'accrochage de fermeture à glissière munies d'éléments d'accouplement tels que ceux représentés sur la figure 5; les figures 7 et 8 sont des vues en coupe agrandies de la bande métallique avant que celle-ci ne soit estampée entre des matrices, ces vues montrant des profils de section droite différents des matrices; et les figures 9 et 10 sont des vues en coupe agrandies de la bande métallique quand celle-ci a été estampée entre les matrices, ces vues montrant des profils de section droite différents de matrices. Comme on peut le voir sur les figures 1 et 3, une ébauche d'élément d'accouplement se présente sous la forme d'une bande métallique 12 comprenant une longue âme 13 et une paire de cloisons médianes longitudinales 14,15 sur ses deux côtés, chaque cloison médiane ayant, en coupe, une forme de section droite trapézoïdale. La bande métallique 12 est estampée successivement de manière à comporter une série de têtes d'accouplement 16 (figure 1). Sur les figures 4 et 5, on voit que chaque tête d'accouplement 16 comprend, sur chacun de ses côtés, une saillie transversale 17 placée au centre de la bande 12 et une paire de dents longitudinales 18, 19 disposées à raison d'une sur chaque côté de la saillie 17 de façon contiguë à cette saillie, ladite saillie 17 étant plus haute que les dents 18,19, comme on peut mieux le voir sur la figure 6. La saillie 17 et les dents 18,19 sont formées sensiblement par déformation descloisons médianes 14,15 pendant l'estampage. La saillie 17 et les dents 18, 19 forment ensemble un creux ou poche 20. Une base 21 en forme de fer à cheval s'étend autour de la saillie 17 et des dents 18,19. Une partie de la bande 12, qui comprend le creux 20 et la base 21 qui s'étend tout,autour de la saillie 17 et des dents 18, 19, a une épaisseur h plus petite que l'épaisseur H de l'âme 13.Pendant l'estampage, la matière s'écoule à partir du creux 20 et de la base 21 jusque dans la saillie 17 et les dents 18,19, grâce à quoi la saillie 17 et les dents 18,19 acquièrent leurs hauteurs requises. Ensuite, on découpe successivement les bords de l'âme 13 de manière à obtenir des encoches 23 qui servent à définir les profils extérieurs des branches de fixation 24,25, comme représenté sur la figure 1. Ensuite, on sectionne la bande métallique 12 ainsi estampée, on la poinçonne de manière à obtenir un élément d'accouplement individuel 28 (figure 2) comportant un bord concave 26 définissant le profil intérieur des branches de fixation 24,25 et un bord convexe 27 définissant le profil extérieur de la tête d'accouplement 16. L'épaisseur des branches de fixation 24,25 reste égale à l'épaisseur H de l'âme 13. On fixe l'élément d'accouplement 28 à un ruban 29 de bande d'accrochage en resserrant les branches 24,25 autour du bord à bourrelet 30 du ruban 29 de bande d'accrochage (voir figures 2 et 6). Les figures 7 et 8 montrent une presse de poinçonnage comprenant une paire de matrices supérieure et inférieure 32, 33 destinées à estamper la bande métallique 12 avancée longitudinalement entre ces matrices. Chacune des matrices 32,33 comprend un évidement central 34 et une paire de cavités latérales espacées 35,36 s'étendant respectivement dans le sens transversal et dans le sens longitudinal de la direction d'avancement de la bande métallique 12, l'évidement central 34 étant plus profond que les cavités latérales 35,36. Les cavités latérales 35,36 se trouvent de part et d'autre de l'évidement central 34 et communiquent avec ce dernier. Une surface de pressage central 37 se trouve entre les cavités latérales espacées 35,36 et est adjacente à l'évidement central 34. Une surface de pressage 38 qui a la forme d'un fer à cheval s'étend, bien que n'ayant pas été représentée, autour de l'évidement 34 et des cavités latérales 35,36 en entourant la surface centrale 37 de pressage. Les surfaces de pressage 37,38 sont surélevées par rapport à une surface 39 de chaque matrice 32,33 de sorte que les surfaces de pressage 37,38 des matrices 32,33 coopèrent l'une avec l'autre de manière à presser la bande métallique 12. Plus spécifiquement, la bande métallique 12 est tout d'abord avancée dans le sens longitudinal entre les matrices supérieure et inférieure 32,33, les cloisons médianes 14,15 étant maintenues en coïncidence verticale àvec les évidements supérieur et inférieur 34,34 respectivement. Quand la bande métallique 12 s'arrête, les matrices supérieure et inférieure 32,33 se rapprochent l'une de l'autre de manière à presser entre elles la bande métallique 12.Les cloisons médianes 14,15 commencent à être comprimées dans les évidements supérieur et inférieur 34,34 respectlvement, Du fait que les cavités latérales 35,36 se trouvent partiellement au-dessus et en-dessous des cloisons médianes 14,15 et communiquent avec les évidements 34 F 34 une partie des cloisons médianes 14,15 se trouve également comprimée dans les cavités 35,36. Les surfaces centrales 37,37 de pressage compriment une partie adjacente des cloisons médianes 14,15 dont la matière flue dans les évidements 34,34 et dans les cavités latérales 35,36 (figure lOj. Au fur et à mesure que les matrices supérieure et inférieure 32,33 continuent d'être rapprochées l'une de autre, les surfaces centrales 37,37 de pressage et les surfaces de pressage 38,38 en forme de fer à cheval pénètrent dans l'âme 13 de manière a former les creux ou poches 20,20 ainsi que les bases 21,21 en forme de fer à cheval présente dans les deux côtés de la bande 12.A ce moment, la matière s'écoule des creux 20,20 et des bases 21,21 en forme de fer à cheval jusque dans les évidements 34,34 et dans les cavités latérales 35,36 après quoi les saillies 17,17 et les dents 18,19 se trouvent complètement formées. Du fait qu'une quantité notable du flux de métal se trouve comprimée dans les évidements 34,34 et dans les cavités 35,36, l'âme 13 ne se dilate pas dans le sens de la largeur bien qu'étant comprimée entre les matrices supérieure et inférieure 32,33. Par conséquent, l'épaisseur des branches de fixation 24,25 reste la même que l'épaisseur H de l'âme 13. Comme on peut mieux le voir sur la figure 6, les saillies 17 et les dents 18,19 de chacun des éléments d'accouplement 28 ainsi obtenus ont une hauteur de saillie importante permettant un accrochage ou accouplement solide et sûr entre les éléments d'accouplement 28,28 sur les rubans opposés 29,29 des bandes d'accorchage. Néanmoins, les branches de fixation 24,25 ont une épaisseur minimale de sorte qu'elles sont fixées solidement sur le bord à bourrelet 30 tout en permettant un déplacement coulissant sans à-coups d'un curseur. Comme la partie de la matière des saillies 17,17 et des dents 18,19 est disponible par suite de l'amincissement de la base 21, il n'est pas indispensable que les cloisons médianes 14,15 et, par conséquent, l'âme 13 soient initialement épaisses. Par conséquent, on peut obtenir des économies de matière grâce au procédé de la présente invention. Bien qu'un certain mode de réalisation préféré ait été décrit et représenté de façon détaillée, il va de soi que des variantes ou des modifications peuvent être apportées à ce mode de réalisation dans le cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'éléments d'accouplement de fermeture à glissière, consistant : à estamper une bande métallique comprenant une âme et une paire de cloisons médianes longitudinales sur ses deux côtés de manière à former une saillie transversale et une paire de dents longitudinales à raison d'une sur chaque côté de ladite sailliefune partie en creux ou poche entourée par la saillie et les dents et une base s'étendant autour de ladite saillie et desdites dents, ladite partie en creux et la base étant plus minces que l'âme; à former par découpage à la presse les profils extérieurs de branches d'éléments d'accouplement dans les bords ou parties marginales-de ladite âme; et, ensuite, à séparer de ladite bande, par découpage à la presse, un élément d'accouplement comprenant ladite saillie et lesdites dents ainsi que les branches précitées, le procédé susvisé étant caractérisé par le fait que l'on déforme une partie de chacune des cloisons médianes de manière qu'elle forme sensiblement ladite saillie transversale et lesdites dents longitudinales, ladite saillie et lesdites dents étant formées partiellement par la matière provenant de ladite partie en creux et de ladite base. 2. Procédé de fabrication d'éléments d'accouplement de fermeture à glissière, consistant : à estamper une bande métallique comprenant une âme et une paire de cloisons médianes longitudinales sur ses deux côtés de manière à former une saillie transversale et une paire de dents espacées longitudinalement; à former par découpage les profils extérieurs de branches d'éléments d'accouplement dans les bords ou parties marginales de ladite âme, et, ensuite, à séparer de ladite bande, par découpage, un élément d'accouplement comprenant ladite saillie ainsi que lesdites dents et lesdites branches, le procédé susvisé étant caractérisé par le fait que l'on déforme une partie de chacune desdites cloisons médianes de manière à obtenir sensiblement ladite saillie transversale et lesdites dents longitudinales,et que, simultanément avec ledit découpage, on amincit une partie de ladite bande métallique qui s'étend tout autour de ladite saillie et desdites dents par estampage de manière à déplacer la matière de ladite partie de la bande métallique jusque dans lesdites saillies et lesdites dents. 3. Procédé suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite saillie est plus haute que lesdites dents.