A moins qu'on ne dispose de machines-outils, il est difficile de plier une tige ou un fil métallique raide suivant un angle prédéterminé et en particulier avec un coude de faible rayon. Il faut, d'habitude, disposer des broches dans des ouvertures prédéterminées d'un bloc métallique ou autre et vexer~ cer une force à l'aide de pinces ou dun tronçon de tube raide ou autre, qui constituent une poignée offrant le bras de levier voulu.Lorsqu'il faut cisailler une telle tige ou fil raide, et en particulier lorsque son diamètre atteint 6,4 mm ou plus, et qu'il doit être ensuite fileté, il faut d'habitude une scie métaux, un ciseau à froid, etc., qui au mieux, laissent à l1ext#q mité de la tige des bavures particulièrement gênantes si la tige doit être vissée dans un écrou. La présente invention concerne un instrument ou outil à main qui permet de couper è la longueur voulue une tige ou un fil raide dont le diamètre peut atteindre 6,4 mm et qui est lisse ou fileté, sans aucune bavure. Un mode de réalisation de l'invention permet également de le plier d'un angle d'environ 180Q et avec un rayon égal à la moitié de son diamètre seulement. L'invention concerne donc un instrument ou outil qui est simple, peu coûteux à fabriquer, robuste et durable, et qui peut plier ou cisailler des tiges d'un diamètre pouvant atteindre 9,5 mm et qui peut les plier ou les cisailler par une force mécanique qu'un artisan ordinaire est capable d'exercer. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, qui donnent à titre explicatit, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes à 1'invention. Sur ces dessins partielle La figure 1 est une vue en plan de l'outil qui n'est pas en service; La figure 2 est une vue de face partielle représentant une tige disposée sur la base et prête à être pliée, La figure 3 est une vue de face, partielle, B une échelle réduite, et représente le début du pliage, le dispositif de cisaillage étant au repos; La figure 4 est une vue partielle représentant la tige pliée sur un arc de 18ut; La figure 5 est une vue de face partielle représentant la cisaille prête à loger une tige qui doit être sectionnée (aucune tige n'étant représentée), les ouvertures de la cisaille destinées à recevoir la tige étant alors alignées sur des ouvertures correspondantes de la base;; La figure b est une vue semblable à celle de la figure 5 (aucune tige n'étant représentée), mais elle représente la cisaille au cours de son mouvement de pivotement pendant sa course de travail, de sorte que les ouvertures de la cisaille qui sont destinées à loger la tige sont partiellement obturées par la base; La figure 7 est une coupe transversale partielle suivant la ligne 7-7 de la figure 6 et représente l'extrémité de la cisaille qui est destinée à sectionner des vis à machine ou d'autres tiges filetées; La figure 8 est une vue de face de la base, les autres éléments étant supprimés; La figure 9 est une vue de face partielle de l'extréoeité de pivotement de la poignée; La figure 10 est une coupe partielle, suivant la ligne 10-10 de la figure 3; La figure 11 est une coupe suivant la ligne 11-11 de la figure b;; La figure 12 est une vue schématique à échelle réduite et représente l'aspect du dispositif tel qu'il pourratt être conçu pour la vente; La figure 13 est une vue semblable à celle de la figure 1, mais représente un mode de réalisation un peu plus simple de l'invention, ce mode de réalisation différant en particulier de celui de la figure 1 par le fait qu'il ne comporte aucun dispositif spécial pour le pliage d'une tige ou d'un fil, et qu'il est conçu principalement pour le cisaillage de ces éléments. La figure 14 est une vue en plan de l'outil représenté sur la figure 11; La figure 15 est une vue en plan partielle de dessous, représentant l'extrémité de la poignée montée sur pivot; Les figures 16, 17 et 18 sont des vues en plan de cisailles qui peuvent remplacer la cisaille représentée sur les figures 13 à 15 ; et La figure 19 est un schéma montrant le bras de levier qui multiplie la force exercée sur l'instrument et qui permet à ce dernier d'être efficace. Sur les figures 1, 2, 3 et 4, la référence numérique 10 indique l'un des deux éléments allongés et rigides tel qu'il apparattrait s'il était réalisé en tôle d'acier plane, par exemple d'une épaisseur de 4,8 mm. La largeur de ltélément 10 représenté, et qui par commodité est appelé la base est par exemple de 38,1 mm et sa longueur d'environ 305 mm. La largeur de l'élé- ment 11 qui est appelé ici la poignéet et qui est en une matière de même épaisseur que l'élément 10 peut, par exemple, être de 31,8 mm et sa longueur de 305 mm, étant bien entendu que ces dimensions sont données à titre d'illustration et non de limitation.Elles sont destinées simplement à indiquer les dimensions d'un outil qui peut, par exemple, plier une tige ou un fil d'acier raide de 6s4 mm, plus ou moins, ou de sectionner une tige ou un fil de diamètre semblable avec une découpe propre, que le fil ou la tige soit lisse ou fileté. Comme on le voit plus clairement sur la figure 8, la base 10 comporte près de chacune de ses extrémités opposées une ouverture H, H1, dont les diamètres sont de 6,4 mm. Le centre de l'ouverture H est espacé de 9,5 mm du bord longitudinal E et de 11,1 mm du bord d'extrémité D. L'ouverture H est placée de la i#me manière par rapport aux bords E et 11. La poignée Il comporte une ouverture H3 (figure 9) dont le centre est espacé du bord longitudinal X d'une distance d'environ 11,1 mm et du bord 3 d'extrémité D3 d'une distance d'environ 22,2 mm, le centre d'une ouverture H est approximativement à 7,9 mm de l'extrémité longitudinale X et à environ à 12,7 mm du bord d'extrémité D3. A nouveau, il va de soi que ces dimensions ne sont destinées qu' illustrer des proportions qui permettent un fonctionnement ef iicace et qu'il est possible de faire varier, mais en général suivant des proportions correspondantes pour un outil destiné à traiter des tiges dont les dimensions sont sensiblement différentes de celles qui ont été indiquées. De préférence, l'ouverture H de la base 10 (figure 8) est taraudée et loge un boulon épaulé 12 (figure 11), fileté k ses deux extrémités et comportant une partie centrale cylindrique 13 de plus grand diamètre qui, comme on le voit sur la figure 1,espace la poignée 11 de la base 10. Le boulon 12 sort de la poignée 11 et il porte un écrou 14 à son extrémité supérieure. La partie centrale 13 du boulon 12 constitue une colonne fixe et un pivot autour duquel peut pivoter la poignee. Le boulon passe par l'ouverture H3 figure 9) de la poignée. 4 Il est avantageux que l'ouverture H de la poignée soit taraudée afin de loger une broche ou goujon 16 (figures 1 et 10) qui porte un ecrou de blocage 17 à l'avant de la poignée. Comme on le voit sur la figure 10, un élément anti-friction en forme de bobine, ou élément de contact 18, peut être disposé de manière k tourner sur la partie arrière à découvert de la broche 16, afin de venir en contact avec la tige dans le dispositif de pliage constitué par la broche et la bobine. La bobine 18 peut être supprimée à volonté. Les axes des éléments t2 et 16 sont à environ 15,9 mm l'un de l'autre. Une ou plusieurs ouvertures taraudées 19 et 20 de la base 10 (figure 6) sont destinées au logement d'une colonne ou goujon 21 (figure 1) qui permet la mise en position de la pièce. Un élément de serrage 22 (figure 1) est monté sur la base, comme on le voit schématiquement sur les figures 1 et 2, et il comporte une gorge dans laquelle la tige R qui doit etre pliée peut être passée après desserrage d'un boulon 23 et entre serrée ferme- ment lorsque le boulon est resserré. Comme on le voit sur la figure 2, un tronçon R de tige a été placé sur la base 10 (après pivotement de la poignée 11 en sens inverse des aiguilles d'une montre) de sorte que l'élément de pliage 16, qu'on voit sur la figure 2, est espacé au-dessus de la colonne 12, tandis que la partie principale de la tige est en contact avec le goujon 21. Lorsque les éléments sont disposés de cette manière, si la poignée 11 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre, l'élément de pliage 16 parcourt un arc circulaire autour du centre#de la colonne 12 de manière à entraîner avec lui ltex- trémité libre de la tige et à la plier autour de la colonne 12. L'importance du pliage dépend de l'arc de pivotement de la poi gnée 11. Comme on le voit sur la figure 4, la poignée a pivoté d'un arc de 180, de manière à former un coude en U sur la tige R. Il est évident que lorsque la poignée pivote d'un arc moindre, il est possible de former un coude moins prononcé, par exemple un coude à angle droit. Après la formation d'un seul coude, le fil peut être enlevé et il peut être remplacé, par exemple, afin de former un autre coude d (à volonté sur le même fil) dont l'arc peut être différent du premier, ou bien un coude en sens opposé ou situé dans un plan différent. Si on enlève le boulon 12 et qu'on le remplace par un boulon de diamètre différent, on peut faire varier le rayon du coude de la tige. L'instrument peut être utilisé pour le cisaillage d'une tige ou d'un fil aussi bien que pour son pliage, et dans ce but il comprend une cisaille 25 qui, par exemple, peut être en une tSle d'acier semblable à celle de la base eQ & la poignée, bien que de préférence elle soit en une matière pius aure ou en une matière ayant subi un traitement thermique afin de supporter les efforts dus au cisaillage. L'épaisseur de cette cisaille peut, par exemple, être de 4,8 mm, sa longueur d'environ 114,3 mm et sa largeur de 31,8 mm environ. Ses extrémités différentes lui permettent de sectionner des fils ou tiges lisses et des tiges filetées, par exemple des vis à ma chine. Chaque extrémité opposée de la cisaille comporte une ou verture, telle que l'ourerture 26 de la figure 6, conçue de ma nière à loger un boulon 27 (figure 7) qui passe par une ouverture 28 (figure 8) de la base 10 et qui constitue un pivot autour du quel peut pivoter la cisaille 25.Les diamètres des ouvertures a', b', c', etc., disposées dans une rangée circulaire sur la base 10, progressent depuis le diamètre de la plus petite ouver ture a' (figure 8) qui peut, par exemple, être de 1,6 mm > jusqu'au diamètre de la plus grande ouverture f' qui peut entre égal au diamètre à sectionner de la plus grosse tige ou du plus gros fil, par exemple de D2 ment Les axes des ouvertures sont équidistants de l'axe de l'ouverture 28. Chaque extrémité de la cisaille 25 comporte une rangée circulaire d'ouvertures semblables, concentriques par rapport à l'axe du boulon pivotement 27 de la cisaille lorsque les éléments sont assemblés de sorte que dans la position de la cisaille représentée sur la figure 5, chaque ouverture a, b, c, etc., de la rangée située à l'extrémité articulée de la cisaille est alignée avec précision sur l'une des ouvertures a', b', c', etc., de la base. A l'une des extrémités de la cisaille les ouvertures sont de simples alésages circulaires, mais les ouvertures de son autre extrémité sont taraudées (figure 7) avec un pas normal. Que l'une ou l'autre extrémité de la cisaille soit utilisée, des fentes courbes 30 et 31 de ses bords longitudinaux ménagent un espace pour la colonne 12 et permettent à la cisaille d'être disposée comme on le voit sur la figure 5. Dans cette position, ltélément de pliage 16 porte contre le bord supérieur f10 de la cisaille, à une distance importante le long d'un rayon reliant l'axe du boulon 27 à l'axe de l'élément 16. Les ouvertures a, b, c, etc., de la cisaille sont alignées sur les ouvertures semblables de la base. Si, par exemple on introduit un tronçon de tige dans la la plus grande ouverture f de la cisaille (figure 5), qui est alignée à ce moment sur la plus grande ouverture f' (figure 6) de la base, et si on fait pivoter la poignée 11 dans le sens des aiguilles d'une montre, l'élément de pliage 16 qui est en contact avec le bord E de la cisaille fait pivoter celle-ci autour de l'axe du boulon 27 et déplace l'ouverture f de la cisaille qui cesse d'être alignée sur l'ouverture fl de la base. Lorsque la poignée continue à être déplacée dans le même sens, elle déplace finalement la cisaille de sorte que la matière de la base obture complètement l'ouverture f afin de sectionner la tige. Si on note que le bras de levier effectif entre l'axe de la colonne 12 et l'élément de pliage 16 est court en comps- raison du bras de levier représenté par la distance entre le centre du boulon 27 et l'élément de pliage 16 et si on note également que le bras de levier qui est constitué par la longueur de la poignée, mesurée entre le centre de la colonne 12 et la partie qui est serrée par la main de l'utilisateur, est très long en comparaison de la longueur du brade levier entre la colonne 12 et l'élément 16, on voit qu'il suffit d'une force relativement faible pour que la cisaille sectionne une tige par son mouvement de pivotement autour du centre du boulon 27.Une encoche 40 du bord de la base 10 (figure 8) et une encoche semblable 41 (figure 6) de la cisaille permettent l'utilisation du dispositif pour le cisaillage d'un élément qui ne peut passer par l'une des ouvertures a, b, c, etc., de la cisaille, par exemple le maillon d'une chaîne. Les encoches 40 et 41 sont alignées, comme on le voit sur la figure 5, pour préparer le cisaillage d'un maillon. Le maillon est poussé dans les encoches et la poignée pivote, de manière à déplacer l'encoche de la cisaille qui cesse d'être alignée sur l'encoche de la base de manière à sectionner le maillon de channe. Pour préparer le cisaillage d'un élément fileté tel qu'une vis à machine, le boulon 27 est enlevé et la cisaille est retournée bout-pour-bout dqianière à aligner ces ouvertures taraudées sur les ouvertures a, b, c, etc., de la base, afin que la vis qui doit être cisaillée puisse être vissée dans l'ouverture taraudée choisie de la cisaille pendant que cette ouverture est alignée sur l'une des ouvertures de la base. Ensuite, une manipulation de la poignée, telle que celle décrite plus haut permet de faire pivoter la cisaille et de cisailler la vis. Une vis à machine peut Qtre sectionnée sans qu'il reste de bavure à supprimer avant que la vis puisse être utilisée. Il est souhaitable que la cisaille soit en acier durci par un traitement thermique et que la partie de la base dans laquelle sont situées les ouvertures de diamètres différents destinées au cisaillage soit également durcie afin de produire une découpe nette. Il est également envisagé que les ouvertures destinées au cisaillage puissent être légèrement coniques afin de donner un bord de coupe un peu inférieur à un angle droit, bien qu'une telle disposition nécessite probablement l'enlèvement de la cisaille à des intervalles fréquents. La forme de l'outil représenté sur les figures 1 à 6, par exemple, est la plus simple, mais il va de soi qu'elle peut être modifiée afin de faciliter la production industrielle. L'outil peut comporter des éléments 10 et 11 en matières premières différentes ou de formes et de finitions spéciales, par exemple de la manière indiquée sur la figure 12, dans laquelle les éléments 10 et 11 ont des formes qui permettent une prise manuelle commode. Il va également de soi que l'élément qui est appelé ici "la base" est maintenu avec une main, tandis que l'élément 11 est tenu avec l'autre main, mais à volonté, l'élément 10 peut occuper une position fixe (lorsque le dispositif doit être mis en oeuvre), par exemple par son montage et son serrage entre les mâchoireX & un étau d'établi, etc. L'élément 10 peut également comporter des ouvertures destinées au logement de boulons permettant de le fixer en permanence sur un montant ou un autre support approprié, et de manière à donner à l'utilisateur plus de facilité pour l'exécution d'un pliage ou d'un cisaillage, car il peut alors se servir de ses deux mains pour manoeuvrer la poignée. Bien que l'instrument décrit particulièrement ici comprenne des éléments permettant à la fois le pliage et le cisaillage, il est évident que la cisaille peut être supprimée, ou qu'en variante elle peut être enlevée afin d'effectuer le cisaillage à l'aide de dispositifs différents de ceux qui sont décrits particulièrement dans le présent mémoire. Sur les figures 13 à 19, et en particulier sur les figures 13 à 15, la référence numérique 10a indique une base qui peut etre identique à la base 10 décrite plus haut. La référence numérique lia indique une poignée semblable, d'une manière générale, à la poignée 11 décrite précédemment, mais qui en diffère légèrement par le fait qu'à proximité de son extrémité montée sur pivot, à l'endroit où elle comporte une ouverture Ha destinée au logement d'un boulon de pivotement 12a, elle comporte une partie solidaire de plus grande épaisseur ou tampon 16a en forme de came qui constitue un élément exerçant une force (dont la fonction équivaut à celle du goujon 16 du mode de réalisation précédent), au cours de l'opération de cisaillage. La cisaille 24a des figures 13 et 14 est semblable, d'une manière générale, à la cisaille 25 du mode de réalisation précédent. Elle est constituée par un élément rigide et allongé, en forme de plaque, et comportant à ses extrémités opposées des ouvertures destinées au logement sélectif d'un boulon de pivotement 27a par lequel elle est articulée sur la base iota. Le boulon 27a peut être enlevé de manière que la cisaille puisse être retournée bout-pour-bout afin de changer l'extrémité qui se trouve au point de pivotement. Un groupe d'ouvertures de diamètres progr.s- sivement variables, semblables aux ouvertures a, b, c, etc., du mode de réalisation de la figure 6, est associé à chaque ouverture de logement du boulon.La cisaille 24a peut comporter, sur l'un de ses bords longitudinaux, une encoche 13a qui coopère avec une encoche semblable (non représentée) du bord de la base, de la même manière que l'encoche 40 de la figure 6. Ces encoches sont utilisées lorsqu'on désire sectionner une matière qui ne peut passer par l'une des ouvertures a, b et c. En ce qui concerne le cisaillage, le fonctionnement du dispositif des figures 13 à 15 est le même que celui du mode de réalisation des figures 7 à 12, à l'exception du fait que le bord de la came 16a remplit la fonction du goujon 16 de la figure 6. Les figures 16, 17 et 18 représentent des cisailles de type légèrement différent. L'une quelconque de ces cisailles peut être choisie afin de remplacer la cisaille 24a des figures 13 à 15. La cisaille K1 (figure 16) a un contour triangulaire et comporte des ouvertures 26x, 26y et 26z, situées à proximité de ses coins et qui sont destinées au logement d'un boulon amovible tel que le boulon 27a destiné à articuler la cisaille sur la base. Un groupe G d'ouvertures correspondant aux ouvertures a, b, c de la figure 6 est associé à chaque ouverture 26x, 26 et 26z. L'alésage de chaque ouverture des trois groupes peut être lisse ou taraudé, ou bien l'alésage des ouvertures d'un groupe peut être d'un type et l'alésage des ouvertures d'un autre groupe d'un type différent. Comme on le voit sur la figure 16, un bord de la cisaille KI comporte une encoche 40w destinée à etre associée à une encoche du bord de la base, de la manière décrite précédemment. La cisaille K2 de la figure 17, de forme approximativement carrée, comporte des ouvertures 26d, 26e, 26f et 26g destinées au logement du pivot, à ses quatre coins. Un groupe G d'ouvertures de diamètres progressivement variables, telles que les ouvertures a, b et c de la figure 6 est associé à chaque ouverture de la cisaille. La figure 18 représente une cisaille de forme circulaire comportant des ouvertures 26m, 26n, 260 et 26r destinées au logement du boulon de pivotement qui l'articule sur la base et un groupe G d'ouvertures dont le diamètre varie progressivement et qui sont semblables aux ouvertures a, b, c de la figure 6, est associé à chaque ouverture 26m, etc. Il est évident que l'appareil peut comporter des cisailles de formes différentes. Le bras de levier amplificateur de la présente invention est indiqué schématiquement sur la figure 19 dont le fond (en traits mixtes) représente la base, la cisaille et la poignée, de figure 6. Sur la figure 19, l'emplacement de l'un des bords effectifs de la cisaille est indiqué en Em. Une ligne bl tracée de ce point Em jusqu'à l'axe du pivot 27 de la cisaille représente le bras court d'un levier coudé dont le grand bras B va jusqu'au point Et où l'élément de la poignée 11 qui exerce la force, est en contact avec le bord de la cisaille 24. Une ligne Z1 tracée entre le point Et et l'axe de pivotement 12 autour duquel pivote la poignée, indique le bras court d'un second levier coudé dont le grand bras 22 est disposé entre l'axe de pivotement 12 et l'extrémité libre de la poignée 11. L'examen de ce schéma montre qu'une force exercée sur l'extrémité libre de la poignee et qui tend à déplacer le bras Z2 dans la direction de la flèche A12 presse l'élément 16 contre le grand bras B du levier de pivotement de la cisaille, dans la direction de la flèche X de manière à déplacer le bras court b du levier de la cisaille d'un arc qui est très court en comparaison de l'arc parcouru par l'extrémité libre de la poignée, afin de multiplier la force exercée suivant un rapport inverse du rapport entre le déplacement de l'extrémité libre du bras de levier Z2 et de l'extrémité libre du bras court b du levier de commande de la cisaille. On peut observer, de plus, que la fente 30 (figure 5) du bord de la cisaille 24 permet à celle-ci de se déplacer librement sur un arc allongé, de sorte que l'extrémité de la poignée peut être déplacée sur une distance importante, afin d'exercer sur le bord de coupe une force susceptible de cisailler un fil d'acier dur de diamètre important. il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENJ)lCÀTiONS 1. Outil à main destiné à sectionner une tige ou un fil dur et raide, caractérisé en ce qu'il comprend une base allongée et rigide sur laquelle est fixée une colonne constituant un axe de pivotement autour duquel une poignée allongée et rigide peut pivoter par rapport à la base, l'axe de pivotement étant situé à proximité d'une première extrémité de la poignée, mais étant espacé de celle-ci, une cisaille rigide comportant un bord non coupant et un bord de cisaillage, ce dernier bord coopérant avec un bord de la base afin d'effectuer un cisaillage, un élément de pivotement, dont l'axe est parallèle à l'axe de pivotement de la poignée, reliant la cisaille à la base, un élément exerçant une force et disposé en saillie sur la poignée étant situé à proximité de son axe de pivotement, mais étant espacé de celui-ci et portant contre le bord non coupant de la cisaille à une distance importante de son axe de pivotement, afin de faire pivoter celleci par rapport à la base lorsque la poignée tourne autour de son pivot, le bord de cisaillage de la cisaille étant espacé de son axe de pivotement d'une distance très inférieure à la distance entre l'axe de pivotement de la cisaille et le point où l'élément de la poignée porte contre le bord non coupant de la cisaille, de sorte qu'une force exercée contre l'extrémité de la poignée et qui est destinée à faire pivoter cette dernière est multipliée et déplace le bord de cisaillage de la~cisaille par rapport au bord correspondant de la base, le bord de la cisaille comportant un évidement destiné au logement de la colonne autour de laquelle la poignée pivote et au moins une ouverture dont l'axe est parallèle à l'axe de pivotement de la cisaille, la base comportant une ouverture semblable et les axes desdites ouvertures étant placés à des distances égales de l'axe de pivotement de la cisaille, de sorte que lorsque celle-ci se déplace par rapport à la base, les ouvertures peuvent être alignées ou bien être obturées par la cisaille, une encoche ouverte du bord de la base et une encoche semblable du bord de la cisaille pouvant être alignées, la poignée pouvant être déplacée d'un arc tel que la cisaille peut être déplacée par rapport à la base d'une position dans laquelle les encoches sont alignées à une position dans laquelle la base obture l'encoche de la cisaille. 2. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cisaille et la base comportent plusieurs ouvertures de diamètre variant progressivement et qui sont espacées les unes des autres ainsi que de l'axe de pivotement de la cisaille, les dimensions de chaque ouverture de la base correspondant aux dimensions de l'une des ouvertures de la cisaille, les axes des ouvertures de même diamètre de la cisaille et de la base étant espacés de distances égales de l'axe de pivotement, un dispositif faisant pivoter la cisaille d'une position dans laquelle l'une de ses ouvertures est alignée sur une ouverture correspondante de dimensions semblables de la base à une position dans laquelle la matière de la base obture ladite ouverture de la cisaille. 3. Outil suivant la revendication 2, caractérisé, de plus, en ce que les dimensions des ouvertures varient progressivement suivant les diamètres normalisés des fils métalliques, leurs axes étant perpendiculaires à la face de la cisaille qui est tournée vers la base. 4. Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que certaines ouvertures au moins de la cisaille sont taraudées avec un pas normal, de manière qu'une tige filetée puisse être sectionnée sans bavure nuisible. 5. Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la cisaille est allongée et comporte près de chaque extrémité une ouverture destinée au logement sélectif de l'élément de pivotement qui la relie à la base, un groupe d'ouvertures de diamètres variant progressivement étant associé à chaque ouverture de logement du pivot, les ouvertures de l'un des groupes comportant des alésages lisses, tandis que les ouvertures de l'autre groupe sont taraudées, le pivot qui relie la cisaille à la base étant amovible de manière que l'un ou l'autre groupe d'ouvertures de la cisaille puisse être disposé à volonté de façon à coopérer avec des ouvertures correspondantes de la base, un bord non coupant de la cisaille disposé à proximité de chaque ouverture de logement du pivot étant placé alternativement et d'une façon appropriée de manière à venir en contact avec un élément exerçant une force, la cisaille comportant également un évidement destiné au logement de la colonne, situé i proximité de chaque ouverture de logement du pivot et qui permet de retourner complètement la cisaille bout-pour-bout et de la manoeuvrer toujours avec le même dispositif de commande. 6. Outil à main suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est conçu de manière soit à plier soit à sectionner une matière raide en forme de fil ou de tige, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de pliage combiné avec le dispositif de cisaillage, sa poignée manoeuvrable à la main commandant soit le dispositif de cisaillage soit le dispositif de pliage. 7. Outil à main suivant la revendication 1, caractérisé, de plus, en ce qu'il peut soit plier soit sectionner un fil ou une tige raide, ledit outil comprenant en combinaison arec la cisaille une colonne autour du laquelle peut être plié un fil ou une tige, un élément porté par la poignée exerçant une force,destiné soit au pliage d'un fil ou d'une tige autour de ladite colonne soit au cisaillage dudit fil ou de ladite tige, è l'aide de la cisaille. 8. Outil suivant la revendication 7, caractérisé de plus en ce que l'élément exerçant la force est un goujon cylindrique dont l'axe est parallèle à l'axe de la colonne, mais est espacé de celui-ci, le goujon étant fixé à la poignée à proximité de l'extrémité de celle-ci qui est articulée sur la colonne. 9. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé de plus en ce que l'élément exerçant une force comprend un goujon fixé sur la poignée de commande ainsi qu'un manchon rotatif monté sur le goujon et constituant un élément anti-friction en contact avec la tige qui est pliée. 10. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la colonne qui articule la poignée sur la base est constituée par un boulon épaulé, rigide et fileté à ses deux extrémités opposées qui passent dans des ouvertures de la base et de la poignée, l'une desdites extrémités filetées étant vissée dans une ouverture taraudée de la base, le boulon portant des écrous vissés sur ses deux extrémités et sa partie centrale étant de plus grand diamètre que ses extrémités et constituant le pivot de la poignée. 11. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé de plus en ce que la colonne est fixée sur la base, la cisaille étant articulée sur la base de manière à pivoter autour d'un axe parallèle à celui de la colonne, la poignée étant un élément allongé et rigide, articulé de manière à pivoter autour de l'axe de la colonne, l'élément exerçant la force sur la tige afin de la plier ou commandant la cisaille étant fixé rigidement sur la poignée de commande à une distance de la colonne qui est au moins aussi grande que le diamètre de la plus grosse tige qui doit être usinée. 12. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'évidement du bord de la cisaille est une fente courbe qui débouche sur le bord venant en contact, pendant le cisaillage, avec l'élément exerçant la force, l'évidement étant disposé de manière à loger la colonne autour de laquelle pivote la poignée de façon à permettre à l'élément exerçant la force de rester en contact avec le bord de la cisaille lorsque la poignée se déplace sur un arc important, et de manière à permettre à un bras de levier mécanique important d'agir au début de la course de cisaillage. 13. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé de plus en ce que le manchon rotatif disposé sur le goujon comporte une gorge périphérique destinée à venir en contact avec la surface périphérique de la tige à plier, afin de faciliter le maintien de la tige en position appropriée pendant son pliage, le manchon réduisant également les déformations de la tige et comportant un dispositif lui permettant un réglage axial automatique le long du goujon de façon à être aligné sur une tige de diamètre quelconque. 14. Outil à main suivant la revendication 1, destiné au pliage d'un fil ou d'une tige raide, caractérisé en ce que le fil ou la tige peut être plié autour d'une colonne fixée sur la base, un élément fixé sur la poignée et combiné avec la colonne exer çant une force sur la tige afin de la plier autour de celle-ci, la distance radiale entre l'axe de la colonne et ledit élément étant faible en comparaison de la longueur de la poignée, de sorte qu'une force exercée à la main sur l'extrémité libre de la poignée est multipliée et suffisante pour plier une tige d'acier de grand diamètre. 15. Appareil suivant la revendication 14, caractérisé de plus en ce qu'un dispositif destiné à mettre le fil ou la tige en position sur la base avant son pliage comprend un goujon fileté, la base comportant plusieurs ouvertures taraudées dans lesquelles le goujon peut être vissé de manière à faire varier sa position par rapport à la colonne en fonction de la dimension du fil ou de la tige à plier, un dispositif de serrage et de maintien de la tige comprenant un boulon et une plaque destinés à serrer la tige sur la base. 16. Outil à main suivant la revendication 8, destiné soit à plier soit à sectionner une tige ou un fil raide, caractérisé en ce qu'il comprend deux éléments rigides et allongés qui, par commodité, mais sans limitation, sont appelés une nbase et une poignée, un dispositif articulant l'une des extrémités de la poignée sur la base et plaçant ces éléments longitudinalement par rapport à l'axe de pivotement à une distance au moins égale au diamètre de la plus grosse tige à usiner, une cisaille rigide en acier dur étant articulée au moyen d'un pivot sur la base de manière à pivoter autour d'un axe parallèle à l'axe du pivot précité, un élément cylindrique destiné à exercer une force de pliage étant fixé à la poignée, son axe parallèle à l'axe du pivot qui réunit la poignée et la base étant placé à une distance de cet axe qui est au moins égale au diamètre de la plus grosse tige à usiner, l'élément cylindrique rigide pouvant être commandS par la poignée lorsqu'elle pivote par rapport à la base, soit de manière à plier une tige disposée longitudinalement à la base, soit de manière à manoeuvrer la cisaille afin de sectionner un tronçon de tige disposé parallèlement à l'axe du pivot qui réunit la poignée et la base. 17. Outil à main suivant la revendication 7, destiné soit à plier, soit à sectionner une matière raide en forme de tige, caractérisé en ce qu'il comprend deux éléments allongés rigides reliés par une colonne fixée à l'un des éléments et constituant un axe tel que les éléments peuvent pivoter l'un par rapport à l'autre d'un angle de 1802 ou plus, l'un des éléments étant appelé par commodité et sans limitation la base et l'autr & poignée, la colonne étant fixée à la base et passant par une ouverture située près de l'une des extrémités de la poignée, un goujon destiné à exercer une force de pliage étant disposé parallèlement à l'axe de la colonne et étant fixé à la poignée en un point placé à une distance de l'axe de la colonne qui permet à la tige qui doit être pliée d'être introduite entre la colonne et le goujon, des éléments espacés de mise en position de la tige étant fixés à la base et étant disposés de manière à maintenir un tronçon de tige immobile pendant que la tige qui doit être pliée est disposée entra colonne et le goujon, la longueur efiective de la poignée, mesurée entre l'axe de la colonne et l'ex- trémité libre de la poignée, étant sensiblement un multiple de la distance entre l'axe du goujon et l'axe de la colonne, de sorte que la force de commande qui est exercée sur l'extrémité libre de la poignée, alors que la base est maintenue immobile, est multipliée de manière que si un tronçon droit de tige est monté sur la base entre les éléments de mise en position et si sa partie qui doit être pliée est interposée entre la colonne et le goujon, la force qui peut être exercéetpar un travailleur ordinaire normal suffit pour recourber l'extrémité libre de la tige autour de la colonne.