a présente invention concerne la réaction au t.eu des revêtements minces, et plus spécialement leur résistance à l'inflammation. Elle concerne en particulier les revêtements minces sous forme de feuilles ou de plaques, notamment les feuilles de matière plastique d'une épaisseur ae 0,15 à 0,20 mm, qui sont utilisés comme parements pour la décoration de murs, de cloisons ou de meubles. L'un des essais pratiqués pour tester l'inflammabilité d'un revêtement consiste à déterminer son degré d'inflammabi- lité de surface par rayonnement en exposant le revêtement a l'action d'une source de chaleur rayonnante et à observer l'inflammation des gaz éventuellement dégagés par le revêtement du fait de cette exposition. Les conditions d'essais sont telles par exemple que la surface au revêtement, disposée parallélement à ia surface rayonnante de la source de chaleur mais Inclinée de 450 sur l'horizontale, reçoit un éclairerent énergétique de 3 watts/cm2. La présente invention concerne surtout ceux des revetements minces qui sont rapide@ent inflammables cans ces conditions, et elle a pour but un procédé permettant, au prix d'une dépense minime, de rendre ces revêtements non-inflammables au cours d'une exposition de vingt minutes dans ces conditions d'essai. L'invention permt ainsi d'obtenir des revêtements qui, pour une résistance à l'inflammation équivalente, sont beaucoup moins coûteux que les revetements classés non-inflammables actuellement connus. On y parvient, selon l'invention, en doublant le revêtement au moyen d'un écran mince d'aluminium maintenu intimement appliqué contre le revêtement. On obtient d'excellents résultats en utilisant comme doublage une feuille d'aluminium ayant une épaisseur juste suffisante pour avoir la résistance mécanique désirée, soit une épaisseur de 0,030 à 0,060 mm d'épaisseur, ou mieux de 0,045 à 0,055 mm d'épaisseur, les feuilles moins épaisses présentant une fragilité défavorable et les feuilles plus épaisses constituant une augmentation inutile de poids et de dépense. Sans lier l'invention à une explication particulière de l'efficacité surprenante d'un tel doublage, on pense que cette efficacité est due essentiellement à la propriété que présente l'aluminium de distribuer ou "étaler" rapidement la chaleur dans son étendue, empêchant ainsi une surchauffe locale du revttement. parmi les différents moyens d'appliquer intimement la feuille d'aluminium contre le revêtement mince, on préfère le collage et, encore mieux, le collage sous pression. On peut utiliser pour ce collage les produits normalement conseillés pour le collage du revêtement, par exemple, dans le cas des revetements en matière plastique, les colles à solvant dcnt l'emploi est conseillé par les fabricants de ces revêtements. Lorsque la colle à utiliser contient un solvant, il est préférable après couchage de la colle sur les faces à coller, de laisser s'évaporer la majeure partie du solvant avant de presser ces faces l'une contre l'autre. Le doublage du revêtement peut titre effectué indépendamment de l'utilisation particulière du revêtement ou suivant les conditions d'utilisation. Par exemple, il est prévu par l'invention de fabriquer un complexe comprenant le revttement avec son doublage d'aluminium collé, ce complexe étant livré à l'utilisateur à la place du revêtement seul. Etant donné que le doublage se présente, comme le reveement lui-mme, sous faible épaisseur, on conçoit que la fabrication du complexe r'entratne qu'une légère modification de la channe de fabrication du revêtement, le complexe étant livrable sous forme de rouleau. Lorsque le revêtement doit constituer le parement d'un panneau, il est aussi possible de prévoir avant application du revêtement sur le panneau, une opération d'application d'une feuille d'aluminium sur le panneau, le revêtement étant ensuite anpliqué sur la feuille d'aluminium. Ces différentes applications sont faciles à effectuer par collage et sont, de préférence, effectuées sous pression. Si l'aluminium apparaît comme le matériau le mieux qualifié dans la pratique pour améliorer la résistance d'un rev!- tement à l'inflammation, notamment d'un revêtement d'un panneau de cloison, en raison de son efficacité surprenante, de sa disponibilité immédiate dans le commerce sous forme de feuille mince et de son prix très inférieur à celui des autres matériaux, il rentre dans le cadre de l'invention d'utiliser, lorsque les considérations de prix de revient ne sont pas prédominantes, d'autres matériaux plus cofteux mais doués de propriétés d'étalement de la chaleur approchant celles de l'aluminium. Sur le dessin joint, on a représenté, pour illustrer l'invention - en figure 1, une coupe d'un complexe matière plastique-aluminium conforme à l'invention, et - en figure 2, une coupe à travers un panneau de cloison comportant comme revêtement de parement le complexe de la figure 1. le complexe représenté sur la figure 1 est constitué par une feuille de matière plastique 1 d'une épaisseur de 0,2 mm au dos de laquelle est collée une feuille d'aluminium 2 d'une épaisseur de 0,050 mm. La figure 2 montre un panneau de particules 3 dont une face est revêtue du complexe de la figure 1, la feuille d'aluminium 2 étant au contact de l'ame du panneau à laquelle elle est collée et la feuille de matière plastique 1 se trouvant à l'extérieur en parent. En supposant ce panneau de type "tubulaire", c'està-dire comportant des galeries ou tubes 4 remplis d'une poudre conférant au panneau des qualités d'isolation phonique, et en supposant que cette poudre contient un agent rendant le panneau "coupe-feu", comme par exemple suivant les enseignements du brevet français 1.566.563, on obtient grace à la présence de la feuille d'aluminium et malgré le choix d'un revêtement par luimême facilement ou moyennement inflammable, que l'ensemble présente des qualités lui permettant d'être classé "non-inflammable" Si les enseignements de l'invention apparaissent actuellement comme essentiellement et fondamentalement applicables aux revêtements minces en matière plastique, cette application n'est pas limitative de la portée de l'invention et, il rentre dans le cadre de l'invention d'appliquer ces enseignements, en tant que de besoin et en tant que cela est pratiquement possible, à d'autres revêtements minces, par exemple aux revêtements en tissus ignifugés. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour augmenter la résistance é l'inflammation d'ur revêtement @ince, caractérisé en ce qu'on double le revêtement au @oyen @'un écran @ince en @etériau ayant des pro Priétés de distribution rapide de Le c@aleur @ans son étendue comme l'aluminium, ce doublage étant maintenu intimement appliqué au dos du revêtement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on fixe l'écran au revêtement. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'écran est collé au revêtement. 4. Revêtement mince comportant un doublage conformément a 'une des revendications 1 à 3. 5. Revêtement mince selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit revêtement est choisi dans le groupe constitué par les feuilles de matiàre plastique et les tissus ignifugés, 6. Revêtement mince comprenant une feuille de matière plastique et une feuille métallique, caractérisé en ce que la feuille métallique est un doublage mince en aluminium, d'épaisseur de la comme 0,030 à 0,060, ou mieux 0,045 à 0,055, en contact intime avec le des de la feuille de matière plastique pour constituer un écran conférant au revêtement une résistance accrue à l'inflammation. 7. Revêtement mince selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les deux feuilles sont collées l'une à l'autre. 8. Revêtement mince selon la revendication 6 ou 7, caractérisé par le fait que l feuille de matière plastique a @ne épaisseur de @@ amme 0,15 à 0,20 mm. 9. Farne@u de cloison comportant un revêtement selon l'une des @even@ications 4 à 8, l@dit écran en aluminium constituart le des lu revêtement.