L'invention a pour objet un procédé immunologique pour déceler le lait de vache introduit, frauduleusement, dans le lait de che- vre ou de brebis, et dans les fromages fabriqués à partir de ceux-ci. La mise en évidence du lait de vache dans le lait de chèvre ou de brebis est malaigée, du fait que les laits de vache et de chèvre d'une part, de vache et de brebis d'autre part, possèdent en commun un certain nombre de constituants ; l'identité de certaines réactions sbrologiques et l'identité des composa présents en proportions simplement différentes rendent difficile la différenciation des laits selon l'espèce aussi bien par les méthodes immunologiques que physico-chimiques. La méthode qui semble être la plus sûre jusqu'à présent est une méthode électrophorétique mise au point par Aschaffenburg (Am. Rep. of the Nat. Inst. for Res. in Dairying, 1964, page 93) ; Assenat (le lait,1967, pages 393-414) et Perre et Portmann (Annals Technol. Agric. 1970, pages 107-130 et 177-179). Cette méthode est basée sur le fait que la caséine a-s1 du lait de vache a une plus grande mobilité électrophorétique que la caséine a du lait de chèvre, et la p-lactoglo- buline du lait de vache migre elle aussi beaucoup plus que la -lacto- globuline du lait de chèvre. Dans un fromage, où l'on retrouve surtout les caséines, il est alors relativement aisé, pour mettre en évidence la bande caractéristique de la caséine a-Sl du lait de vache, de colorer à l'amido-Schwarz l'électrophorégramme complet ; celui-ci est ensuite passé dans un photomètre qui donne des séries de pics dont la surface est ensuite calculée.De la surface calculée de la caséine a-S1 on déduit, par une formule déterminée par Portmann > le pourcentage de lait de vache additionné fraudiileusement. Cette méthode a été appliquée depuis 1971 par Portmann aux fromages de chèvre ; on ne détecte en fait que la caséine a-Sl ; la recherche de la mobilité différente de la ss-lactoglobuline étant délaissée. Cependant, la caséine subit une maturation avec le temps, ce qui rend sa mise en évidence pratiquement impossible après 5 mois de conservation. Enfin, l'analyste électrophorétique des laits ou fromages de ces deux espèces n'est pas chose aisée et nécessite un appareillage et un personnel très entraîné à ces manipulations. Du point de vue immunologique, il existe de nombreux antigènes communs aux laits de chèvre et de vache, les réactions sérologiques étant basées essentiellement sur des réactions de précipitation en tube, ou sur lame. Cette identité sérologique des protéines aboutit au fait que du sérum antilait de vache précipite aussi bien le lait de vache que le lait de chèvre.Solberg et Hadland, en Norvège, ont publié en 1952,(X1II Congrès International Lait, La Haye, 1953, pages 12871290) une méthode de détection immunologique basée sur le principe suivant : du lait de vache est injecté au lapin pour avoir du sérum antilait de vache (anticaséines et antiprotéines solubles) ; puis les anticorps antilait de vache de ce sérum sont saturés par du lait de chèvre total pour inhiber les réactions de précipitation des protéines communes aux deux laits il ne reste plus de libres que les anticorps antilait de vache, non saturés par le lait de chèvre (antiprotéines spécifiques du lait de vache). Une goutte de lait à tester mise sur une lame en présence de deux gouttes de ce sérum adsorbé,va donner naissance à des ag- glutinats. Ceux-ci seront d'autant plus faciles à mettre en évidence et rapides à apparaître que le lait de chèvre aura été d'autant plus renforcé en lait de vache. On peut déceler jusqu'à 2 7. de lait de vache, nais il semble que la lecture pose des difficultés ; en outre des laits non fraudés peuvent donner des réactions légèrement positives au bout de 10 mn ; de sorte que cette méthode n'a pas été appliquée en France, mais -plutt celle des électrophorèses. En conclusion, sioes deux méthodes sont appliquées plus ou moins couramment en France, elles se heurtent cependant aux inconvénients suivants a) méthode électrophorétique : méthode longue, délicate, faisant appel à divers matériels de laboratoire : appareil à électrophorèse, photo mètre, etc... b) méthode de Solberg et dérivés : méthode simple, mais d'application difficile : la lecture des agglutinats en tube est tres délicate et demande un préparateur très entraîné à cette manipulation ; de plus, il y a un nombre appréciable de réactions douteuses. L'invention a pour objet un procédé immunologique de détection du lait de vache dans le lait de chèvre ou de brebis, qui remédie à ces inconvénients. Le lait de vache et des autres mammifères présente la composition suivante approximativement - Caséines................................ 80 % - Protéines solubles : immunoglobulines 2 % ) &alpha;-lactalbumine )........... 15 % ss-lactoglobuline) )............ 20 % protéoses-peptones 2 % ) divers 17 Les caséines sont mises en évidence et obtenues par précipitation acide du lait à pli 4,2 ; le précipité lavé est remis en solution dans un milieu alcalin de pH > 1. Les protéines solubles représentent le surnageant de la précipitation acide du lait. Au point de vue immunologique, le lait contient donc a) des caséines, protéines antigènes susceptibles de produire, injectées à un animal d'une espece différente (le lapin par exemple), des anti corps anticaséine; ) des protéines solubles antigenes qui donneront elles aussi,après injec tion à un animal d'une espèce différente, des anticorps antiprotéines solubles. On a tout d'abord essayé, selon la méthode de Solberg et Hadland, d'obtenir des immuno-sérum antiprotéines totales du lait de vache et de saturer ce sérum par du lait de l'autre espèce chèvre ou brebis) pour inhiber les réactions de précipitation dues aux protéines communes aux laits des deux espèces (vache-chèvre ou vache-brebis). On a ensuite essayé d'utiliser le sédum saturé obtenu comme réactif dans une méthode d'immuno-diffusion en gélose (méthode de Boudin et Ouchterlony). Cette méthode devait permettre de déceler tous les composants antigéniques du lait à tester : à chaque antigène correspondrait, dans le sérum nanti, un anticorps qui serait décelé sur gélose par une ligne nette de précipitation. S'il y a 5 protéines différantes dans le lait, l'observateur devrait noter 5 arcs de précipitation sur gélose. Cependant, on ne peut détecter immunologiquement une protéine que dans la mesure où celle-ci est en quantité suffisante pour que, injectée au lapin par exemple, elle puisse provoquer un taux suffisam-ment élevé d'anticorps, qui donnera, mélangé à l'antigène correspondant, un arc de précipitation spécifique. Aussi est-il normal qu'un sérum antilait ne puisse faire apparaître qu'un certain nombre de protéines majeures et ignore des protéines pourtant présentes dans le lait, mais en moindres quantités Dans ces conditions, des sérums antilait de vache, saturés par du lait de chèvre, et confrontés à du lait de vache ou du lait de chèvre ont donné des réactions identiques, c'est-à-dire une absence de précipités spécifiques. En effet, tous les anticorps produits par les sérums anti étaient communs aux laits des deux espèces. On a alors trouvé, selon l'invention, un procédé immunologique de détection du lait due vache dans le lait de chèvre ou de brebis utilisant comme réactif non plus un -immuno-sérum antiprotéines totales mais un immuno-sérum antiprotéines solubles du lait de vache provenant du sérum sanguin. Une partie des protéines solubles du lait, telles que les immunoglobulines sont > en effet, le résultat du simple passage des protéines sériques sanguines, au travers du narenchyme mammaires dans le lait. On a donc considéré, selon l'invention, parmi les protéines solubles du lait, uniquement les protéines d'origine sérique sanguine et on a cherché à mettre en évidence une différence de composition de ces protéines, dans le lait de vache d'une part et dans le lait de chèvre ou de brebis d'autre part,bien que l'on sache qu'il existe de nombreuses protéines sériques communes -au bovin et au mouton ou à la chèvre. Le procédé selon l'invention consiste donc à ne rechercher dans les laits de vache, de brebis ou de chèvre, que les seules protéines communes au lait et au sérum sanguin de la vache et à éliminer, par addition de sérum sanguin de mouton ou de chèvre, la réaction due aux protéines sériques communes au mouton ou à la chèvre d'une partl et au bovin d'autre part. La détection du lait de vache dans le lait de chèvre ou de brebis sera donc effectuée selon l'invention grâce à un sérum hyperimmun antiprotéines sériques sanguines de boeuf, additionné, pour neutraliser la prrsence de protéines communes aux sérums de boeuf et de chèvre, ou de boeuf et de mouton, de sérum sanguin de chèvre ou de mouton. On a donc préparé un immuno-sérum antisérum de boeuf,sur lapin ou sur toute autre espèce bonne productrice d'anticorps ; comme il était prévisible, ce sérum antisérum de bovin a donné des réactions de précipitation en gélose (2 à 3 arcs de précipitation3 avec les 3 laits de vache, de chèvre, de brebis. On a ensuite saturé cet immuno-sérum antiboeuf par du sérum de chèvre ou de brebis, de façon à éliminer les protéines sériques communes. La quantité de sérum à utiliser pour cette neutralisation est variable et comprise entre 2 et 50 X. Le sérum ainsi traité est le réactif prêt à l'emploi qui servira à détecter la fraude par le lait de vache ; en effet,à ce stade de traitement, ce sérum donne une réaction de précipitation en gélose uniquement avec le lait de vache. La réaction positive se traduit de façon suivante Dans une botte de Pétri remplie de gélose sur une épaisseur de 5 mm environ, 2 trous ronds d'un -diamètre de 1 Cm environ sont percés dans la gélose, celle-ci est éliminée ; ces trous sont distants de 2 à 6 mm. On dépose,dans l'un des trous, 0,1 ml de lait, ou de fromage suspect, et, dans l'autre trou, 0,1 ml du sérum réactif.Les composants protéiques situés dans les deux trous diffusent, se rencontrent et il se produit, à ltoptimum de concentration de l'antigène sérique bovin, contenu dans le lait de vache (ou dans le lait de brebis ou de chèvre fraudé), entre cet antigbna et l'anticorps bovin homologue, une réaction antígene- anticorps qui se traduit par une réaction de précipitation protéique, visible sous forme d'une ligne nette blanche située entre les deux godets, à l'intérieur de ia gélose, se détachant du fond transparent de celle-ci. Un sDde préféré de préparation d'un réactif selon l'invention pour la détection du lait de vache dans le lait de chèvre est le suivant Des lapins de 3 à 6 mois pesant entre 2 kg 500 et 3 kg reçoivent 1 mi de sérum de boeuf par voie intrapéritonéale trois fois de suite à trois jours d'intervalle. Ensuite, et pendant trois semaines, on leur injecte deux fois par semaine, par voie sous-cutanée, 2 ml d'un mélange à parties égales de sérum de boeuf et d'adjuvant huileux. Après quatre semaines, les lapins sont ponctionnés. Les réactions ims'unochimiques,de chacun des sérums immuns pris séparément, sont vérifiées par précipitation en gélose selon la méthode de diffusion double en plaquas, vis-à-vis de leur antigène (le sérum de boeuf). Les sérums des animaux n'ayant pas suffisamment réagi sont éliminés. Les sérums de lapin, antisérum de boeuf sont mélangés, la quantité obtenue est mesurée et on lui ajoute du sérum de chèvre à raison de 1/10ème de son volume. Le mélange est mis au bain-marie t 370C pendant une heure. Le réactif (sérum de lapin antisérum de boeuf, saturé de sérum de chèvre) est additionné d'un conservateur, par exemple - i Z d'acide borique et, - 1/2000 de mercurothiolate de sodium. Détection du lait de vache dans le lait de chèvre par la méthode d'immuno-diffusion double Les essais suivants montrent que le réactif selon l'invention permet d'apprécier le pourcentage de lait de vache dans le lait de chèvre. On coule dans une botte de Pétri une quantité suffisante de gélose pour obtenir une hauteur de 0,50 à 0,62 cm de glose préparée comme suit - Agarosa B n H .......... ................... 1 g - Eau distillée............................... 45-ml - Solution aqueuse à 0,04 g % de bleu de Bromothymol...... 5 ml - Tampon véronal pH 8,3..................................... 50 ml A l'aide d'un emporte-pièce comportant un tube central et cinq tubas périphériques, dont les bords internes sont situés à 4 mm du bord du tube central, on pratique dans la gélose solidifiée six réservoirs.Le réservoir central reçoit 0,1 ml de réactif (sérum de lapin antisérum de boeuf saturé par le sérum de chevre),les autres réservoirs reçoivent - l'un 0,1 ml de lait de chèvre pour vérifier l'absence de précipitation avec celui-ci, - les autres reçoivent respectivement 0,1 mi de lait de vache et 0,1 ml de lait de chèvre contenant 25, -lo et 5 Z de lait de vache. Le résultat est visible après 16 à 18 h. Il est représenté dans la minute 1 ci-apres - le réservoir central contenant le réactif selon l'nvention - le réservoir 1 contenant du lait de chèvre pur ; - le réservoir 2 contenant du lait de vache pur - le réservoir 3 contenant du lait de chèvre à 25 Z de lait de vache ; - le réservoir 4 contenant du lait de chèvre à 10 Z de lait de vache ; - le réservoir 5 contenant du lait de chèvre à 5 Z de lait de vache. On voit, diapres la figure 1 que le lait de chèvre n'a pas donné de ligne de précipitation à la rencontre avec le réactif ; le lait de vache a donné plusieurs lignes intenses de précipitation ; les laits de chèvre contenant un certain pourcentage de lait de vache ont donné des lignes de précipitation d'autant plus intenses que ce pourcentage était plus élevé; Deux autres essais montrent également que les différences observées, par cette méthode 'd'immuno-diffusion double, dans le nombre et l'intensité des lignes de précipitation, permettent d'évaluer le pourcentage de lait de vache ajouté dans le lait de chèvre. Les résultats de ces essais sont illustrés dans les figures 2 et 3, ci-après Dans chacune de ces figures le réservoir central contient toujours le réactif selon l'invention. Les réservoirs creusés dans la gélose, autour du réservoir central contiennent figure 2 : réservoir 1 : lait de vache pur ; réservoir 2 : lait de chèvre contenant 50 e de lait de vache ; réservoir 3 : lait de chèvre contenant 25 Z de lait de vache réservoir 4 : lait de chèvre contenant 10 99 de lait de vache ; réservoir 5 : lait de chèvre contenant 5 Z de lait de vache figure 3 : réservoir 1': lait de chèvre contenant 25 X de lait de vache ; réservoir 2': lait de chèvre contenant 10 Z de lait de vache ; réservoir 31: lait de chèvre contenant 5 Z de lait de vache ; réservoir 4': lait de chèvre contenant 2,5Z de lait de vache ; réservoir 5':lait de chèvre contenant 1 7. de lait de vache. On observe les résultats suivants - le lait de vache pur donne 3 lignes intenses de précipitation ; - le lait de chèvre à 50 Z de lait de vache donne 2 lignes intenses de. pré cipitation - le lait de chèvre à 25 Z de lait de vache donne 2 lignes moins nettes que précédemment - le lait de chèvre à 10 Z de lait de vache donne 1 ligne intense de pré cipitation ; - le lait de chèvre à 5 Z de lait de vache donne 1 ligne floue de pré cipitation. Toutes ces lignes sont visibles après 16 à 18 h. Le lait de chèvre à 2,5 X de lait de vache ne donne qu'unie ligne très floue, difficilement visible avant 24 h. Quant au lait de chèvre à 1 % de lait de vache, on n obtint pas de ligne visible, même après 24 h. Pour obtenir une ligne visible, il faut recharger le réservoir correspondant avec 0,1 ml de lait de chèvre a 1 Z de lait de vache des que le premier dépit a suffisamment diffusé pour que le réservoir soit complètement vide. La figure 4 ci-après montre le degré d'apparition des lignes de précipitation quand, pour déceler 1 Z de lait de vache dans le lait de chèvre, on recharge plusieurs fois le récipient avec ce lait: - le réservoir 1 contient du lait de chèvre (témoin) ; - le réservoir 2 a été chargé une fois en lait de chèvre à 1 Z de lait de vache - le réservoir 3 a été chargé deu x fois en lait de chèvre à 1 Z -de lait de vache ; - le réservoir 4 a été chargé trois fois en lait de chèvre à 1 % de lait de vache - le réservoir 5 a été chargé quatre fois en lait de chèvre à I Z de lait de vache. On voit qu'une ligne apparaît en face du réservoir 4, et qu'une ligne plus intense est visible an face du réservoir 5. Les résultats ci-dessus montrent qu'on peut, en comparant avec une gamme étalon obtenue avec deys concentrations variables de lait de vache dans le lait de chèvre, apprécier le pourcentage de lait de vache dans le lait à tester, à 1 Z près. Détection de constituants "lait de vache" dans les fromages de chèvre, par immuno-diffusion double Les essais ont été faits, par immuno-diffusion double, selon la technique décrite ci-dessus, avec un fromage irais, pur lait de chèvre, que l'on traitait de la façon suivante : on broyait au mortier une partie du fromage frais avec deux parties d'eau ; ce broyat ajusté à pH 4,2 avec de l'acide acétique était centrifugé 30 mn à 3500 trima, et l'extrait était utilise comme antigène vis- -vis des réactifs suivants: - sérum de lapin ante lait de chèvre " SLALC - sérum de lapin antilait de vache 5 SLALV - sérum de lapin antisérum de chèvre = SLASC - sérum de lapin antisérum de vache = SLASV et avec le réactif selon l'invention. Les résultats étaient les suivants 1 - avec le SLALC > l'antigène donne 3 lignes dont l'une très épaisse pourrait être double ; 2 - avec le SLALV, l'antigène donne 4 lignes dont l'une épaisse pourrait être double et est commune avec la ligne la plus épaisse obtenue avec le SLALC ; 3 - avec le SLASC, 1'antigène donne 2 lignes accolées 4 - avec le SLASV, l'antigène donne 2 lignes accolées dont l'une est commune avec la plus nette de celles obtenues avec le SLASC ; 5 - avec le réactif selon l'invention, l'antigène ne donne aucune ligne. Toutes ces lignes sont visibles après 16 à 18 h. Les lignes qui apparaissent les premières (5 à 6 h) sont celles obtenues avec les protéines sériques, c'est-à-dire celles des paragraphes 3 et 4. Les mêmes essais ont été faits d'autre part avec du fromage sec, pur lait de chèvre, traité de la façon suivante : le fromage est broyé au mortier avec 4 parties d'eau ; le broyat est ajusté à pu 4,2 avec de placide acétique et centrifugé à 3500 trjmn pendant 30 s. t'extrait, utilisé comme antigène, a donné les résultats suivants -1 - avec le SLALC,l'antigène donne 3 lignes dont l'une épaisse pourrait titre double 2 - avec le SLALV,l'antigène donne 3 lignes dont l'une, la plus épaisse qui pourrait être double, est commune avec la plus épaisse obtenue avec le SLALC ; 3 - avec le SLASC, l'antigène donne 2 lignes ; 4 - avec le SLASV, l'antigène donne 1 ligne commune avec l'une des lignes obtenues avec le SLASC ; 5 - avec le réactif selon l'itvention, aucune réaction. Des essais ont été faits d'autre-part avec a) un fromage du commerce "mi-chèvre" b) un fromage du commerce vendu avec l'appellation "fromage de chèvre" c) un fromage du commerce vendu avec la mention "garanti pur lait de chèvre". Un extrait de fromage "mi-chèvre" > préparé selon la technique décrite ci-dessut a donné les résultats suivants 1 - avec le SLALC,l'antigène a donné 2 lignes 2 - avec le SLALV, l'antigène a donné 3 lignes dont l'une est commune avec llune de celles obtenues avec le SLALC ; 3 - avec le SLASCs l'antigène a donné 2 lignes ; 4 - avec le SLASV, l'antigène a donné 2 lignes dont l'une est commune avec l'une de celles obtenues avec le SLASC ; 5 - avec le réactif selon l'invention, l'antigène a donné une ligne. Le réactif selon l'invention permet donc de doter la présence de lait de vache dans le fromage de chèvre. Les fromages b) et c) ont donné des résultats identiques aux fromages témoins, pur lait de chèvre. Par conséquent, dans les limites de sensibilité du réactif selon l'invention, ces fromages ne contenaient pas de lait de vache. Détection du lait de vache dans le lait et le fromage de brebis. Le réactif pour déceler le lait de vache dans le fromage de brebis est préparé à partir d'un immuno-sérum antisérum de bovin auquel on ajoute de 2 à 50 Z et de préférence 10 Z de sérum de mouton pour saturer les anticorps communs au boeuf et au mouton. Le réactif' est alors prt. à l'emploi. Testé avec du lait de brebis auquel on avait ajouté des pourcentages variables de lait de vache, le réactif a donné des lignes de précipitation nettes à partir de 2 Z de lait de vache. Un fromage de Roquefort du commerce n'a pas donné de ligne de précipitation, mais un fromage Bleu des Causses, contenant du lait de vache, a donné une ligne nette. Il faut noter cependant que les lignes obtenues sont moins nettes qu'avec les fromages de chèvre ; ce phénomène est dit,probable- menti au fait qu'il s'agit de fromages tres fermentés et dont les protéines sont donc plus ou moins dégradées. Méthodes dérives de l'ismuno-diffusicndouble. A côté de la méthode classique de Oudin-Ouchterlcny d'immuno-diffusion double, il existe des méthodes qui en sont dérivées et qui permettent de rechercher le pourcentage de lait de vache frauduleusement introduit duns le lait étudié. a) immuno-diffusion radiale A la gélose dont on a précédemment décrit la composition, on ajoute 10 Z de sérum réactif selon l'invention. On effectue des trous de 0,6-0,7 mm de diamètre environ dans la gélose. On a vérifié que le diamètre du halo de précipitation, entourant complètement le trou dans lequel on a mise lait à étudier, est directement proportionnél à la concentration en lait de vache. b) Electro-immuno-diffusion : Sur une plaque de verre sur laquelle on a coulé de la gélose additionnée de 10 Z de sérum réactif selon l'invention, on effectue des trous à l'une des extrémités dans lesquels on dépose 0,03 ml du lait à étudier, et on fait traverser cette lame'par un champ électrique de 42 volts pendant 45 mn ; on obtint un triangle isocèle de protéines pré capitées dont la hauteur est proportionnelle à la teneur en lait de vache. c) Tmmuno-electrophorèse De très nombreuses expériences ont été faites par cette méthode qui montrent que les protéines détectées dans le lait de vache sont situées d'une part au niveau des immunoglobulines et d'autre part au niveau des albumines. A }'une des extrémités de lames sur lesquelles on a coulé de la gélose et on a fait un trou, on dépose - pour la première-lame -0,03 ml de lait de vache - pour la deuxième lame : 0,03 ml de sérum de bovin - pour la troisième lame 0,03 ml de lait de vache - pour la quatrième lame : 0,03 ml de lait de chèvre On fait agir le courant électrique pour séparer les diverses protéines sériques.Puis, on réalise le long de la lame et en son milieu une rigole dans laquelle, on.dépose - pour la première lame, du sérum antisérum de boeuf - pour la deuxième lame, du sérum antisérum de boeuf - pour la troisième lame, du sérum réactif selon l'invention - pour la quatrième lame, du sérum réactif selon l'invention 24 h après, on observe les réactions suivantes Première lame - des arcs de précipitation correspondant aux albumines sériques et aux immunoglobulines. Deuxième lame - toute une séria d'arcs de précipitation correspondant aux diverses protéines sériques. Troisième lame - des arcs de précipitation nets. Quatrieme lame - une absence totale d'arc de précipitation. En conclusion, chacune de ces trois méthodes est d'un emploi nettement plus complexe et nécessite un matériel plus important pour sa réalisation que la méthode d'immuno-diffusion double ; quant à I'ilarmno-diffusion radiale, elle peut être intéressante mais nécessite une grande quantité du sérum selon l'invention et est donc onéreuse. REVENDICATIONS 1. Réactif pour décaler la présence de lait de vache dans les laits et les fromages de chèvre ou de brebis, caractérisé en ce qu'il comprend un sérum immun antisérum de boeuf, obtenu chez le lapin, ou chez toute autre espece hétérologue par rapport à l'espace bovine, bonne productrice d'anticorps, saturé de sérum sanguin de chèvre ou de mouton de façon à éliminer les anticorps antiprotéines sériques communs à ltespèce caprine et bovine d'une part, ou ovine et bovine d'autre part, et à obtenir un réactif qui, au contact du lait de vache, provoque une précipitation due aux anticorps .antiprotéines solubles d'origine sérique, spécifiques du lait de vache. 2. Réactif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sérum immun antisérum de boeuf est saturé par addition de 2 à 50 Z de son volume de sérum de chèvre ou de mouton, et séjour de 1 h au bainmarie à 37"C. 3. Réactif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le sérum immun saturé est additionné d'un agent de conservation. 4. Réactif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le sérum immun saturé est additionné de 1 % d'acide borique et 1/2000 de mercurothiolate de sodium. , 5. Réactif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le sérum immun est recueilli sur des lapins ayant reçu trois inoculations par voie intrapéritonéale de 1 ml de sérum de boeuf à trois jours d'intervalle, et ensuite deux inoculations par voie souscutanée par semaine, pendant quatre semaines, de 2 ml d'un mélange à parties égales de sérum de boeuf et d'un adjuvant huileux. 6. Procédé de détection par immuno-diffusion du lait de vache dans le lait et le fromage de chèvre ou de brebis, caractérisé en ce que l'on utilise un réactif selon l'une des revendications 1 à 5. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on apprécia, par rapport à une gamme d'étalonnbge, l'intensité et le nombre des lignes de précipitation se produisant par immuno-diffusion double entre le réactif selon l'une des revendications 1 à 5 et le lait ou l'extrait de fromage à tester. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce mouton détermine le pourcentage de lait de vache dans le lait de chèvre à I Z pres. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise une méthode d'immuno-diffusion radiale. 10. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise une méthode d'électro-immuno-diffusion. 11. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise une méthode d'immuno.électrophorèse.