Le dispositif qui fait l'objet de l'invention résulte des travaux de Messieurs Louis GUETAT et Gérard COMBE. Il concerne l'étanchéité vis à vis des fluides des passages par lesquels des arbres rotatifs franchissent des pamis qui doivent contenir un ou plusieurs fluides. Ce dispositif concerne plus particulièrement l'étancheitE des passages des arbres de pompes, de turbines ou de ventilateurs. le dispositif d'étanchéité pour passages d'arbres, le plus connu depuis l'origine et encore le plus utilisé à cause de sa simplicité, est celui appelé "presse étoupe". Les figures ci-après permettent de mieux comprendre les caractéristiques de ce dispositif classique et celles du nouveau dispositif suivant l'invention Figure 1 : Presse étoupe classique. Figure 2 : Dispositif d'étanchéité suivant l'invention. Figure 3 : Vue suivant A de la figure 2. Figure 4 : Dispositif d'étanchéité suivant l'invention comportant une manchette souple en élastomère. Figure 5 : Dispositif d'étanchéité suivant l'invention comportant un joint tcrique comme yen de liaison élastique. Figure 6 : Dispositif d'étanchéité suivant J 'invention comportant un boîtier mobile monobloc sans fouloir. La figure 1 représente de façon schématique les éléments essentiels d'un "presse étoupe classique". Un arbre rotatif (1) traverse une paroi (2) qui sépare deux régions (3) et (4) entre lesquelles il s'agit d'empêcher les échanges de fluide par l'orifice (5) autour de l'arbre (1). Dans ce but, le diamètre de l'orifice (5) est déterminé de façon à ce que l'arbre puisse tourner librement à l'intérieur avec un jeu suffisant pour éviter les frottements. Ce jeu doit tenir compte des éventuels mouvements radiaux de l'arbre et, aussi, de sa déformation possible par flexion. Iki manchon cylindrique (6) solidaire de la paroi (2) et coaxial avec l'orifice (5) prolonge celui-ci d'un côté de la paroi. Ce manchon fixe qui constitue le boîtier du presse étoupe est en général venu de fonderie ou soudé à la paroi. le diamètre intérieur du manchon ou boîtier (6), supérieur à celui de l'orifice (5) délimite autour de l'arbre un espace annulaire (7). Un fouloir (8) comporte une partie cylindrique creuse qui est engagée partiellement dans l'espace annulaire (7). La paroi extérieure du fouloir glisse à frottement doux à l'intérieur du boîtier (6) tandis que la paroi intérieure présente un jeu suffisant par rapport à l'arbre (1) pour que celui-ci puisse tourner librement sans frottement important. Ce fouloir comprime une matière de bourrage déformable qui remplit l'espace (7). Le degré de serrage est déterminé en agissant sur les vis (9) qui permettent d'engager plus ou moins profondément le fouloir dans le bottier.C'est cette matière de bourrage comprimée par le fouloir qui fait obstable à l'écoulement des fluides le long de l'arbre en établissant une liaison souple glissante entre la surface cylindrique de l'arbre en rotation et le boîtier (6) solidaire de la paroi (2). On comprend que le degré d'étanchéité obtenu dépendra des caractéristiques de surface de l'arbre, de la nature de la matière de bourrage, du degré de serrage du fouloir et, enfin, de la vitesse de rotation de l'arbre et des jeux radiaux et axiaux de celui. La matière de bourrage est, le plus souvent, constituée d'une substance fibreuse à base d'amiante ou de fibres naturelles ou synthétiques, associée à des charges diverses à 'étant divisé, compertant des matières à faible coefficient de frottement,telles que,certains lubrifiants, certains métaux dits antifriction, certaines matières plastiques fluorées ou chloro fluorées, le mica ou le graphite. L'une des matières de bourrage les plus utilisées est l'amiante graphitée souvent sous forme de tresses ou d'anneaux préforms. le presse étoupe classique ainsi décrit donne de façon générale des résultats assez satisfaisants, en particulier lorsque le fluide qu'il s'agit de contenir est de l'eau, à condition que la pression du fluide soit modérée, que la vitesse de rotation de l'arbre ne soit pas trop grande et, surtout, que le jeu axial et le jeu radial de l'arbre demeurent très faibles. Cependant, même dans les conditions les plus favorables, on se trouve dans l'obligation de to lérer une légère fuite de fluide à travers le presse étoupe. Cette fuite réduit les frottements entre matière de bourrage et arbre et favorise l'évacuation de la chaleur dégagée par le frottement.Lorsqu'on veut réduire ou supprimer cette fuite, en serrant davantage le fouloir (8), on provoque un échauffement de la matière de bourrage qui est une cause d'usure accélérée de celleci et aussi de la surface de l'arbre. Un serrage exagéré peut aussi provoquer un fluage du bourrage qui s'écoule alors à 1 'extérieur de l'espace annulaire (7) par les jeux existant entre l'arbre et l'orifice (5) ou entre l'arbre et le fouloir (8). Le taux de fuite du fluide et l'usure de la matière de bourrage, ainsi que l'usure de la surface de l'arbre,staccroissent en nieme temps que le jeu radial et le jeu axial de l'arbre.Dans le cas par exemple d'une pompe centrifuge à eau, il est connu que l'usure irrégulière de la roue de cette pompe, causée par la corrosion ou par des particules abrasives en suspension dans l'eau, entraîne un déséquilibre des masses en mouvement et des efforts sur l'arbre dans le sens radial. Ces efforts causent une déformation élastique de l'arbre dans le sens radial qui l'écarte de son axe en particulier au niveau du passage à travers le presse étoupe. L'usure progressive des portées accroit peu à peu ces déplacements radiaux. Des déplacements dans le sens axial dûs à l'usure des butées et des roulements apparaissent aussi au fur et à mesure de l'utilisation.La combinaison de ces mouvements provoque un matage de la matiè- re de bourrage qui n'a pas assez d'élasticité pour suivre les déplacements cycliques dans le sens radial de la surface cylindrique de l'arbre par rapport à la surface intérieure du boîtier. Des essais de remplacement des matières de bourrage classiques décrites plus haut par des anneaux à base de graphite expansé, tels que ceux vendus sous le nom de "PAPIER' (marque déposée de la Société Le Carbone Lorraine) ou sous le nom de "GRMOIL" (marque déposée de la Société Union Carbide), ont montré que de tels anneaux ne donnent de bons résultats du point de vue étanché il té que dans les cas, peu fréquents, tels que ceux des pompes à deux paliers de part et d'autre du corps de pompe, où les arbres ne présentent que des jeux très faibles.D'une façon générale, cette matière de bourrage ne convient pas pour les presse étoupe classiques des pompes hydrauliques centrifuges à rotor en bout d'arbre à cause précisément des jeux radiaux pratiquement toujours existants dans ce type de pompe. Le nouveau dispositif d'étanchéité pour passage d'arbre rotatif suivant l'invention permet de supprimer pratiquement les fuites de fluide à travers ces passages tout en réduisant considérablement les frottements et en acceptant des jeux radiaux et axiaux très importants pouvant atteindre 0,5 mn dans le sens radial ou 1 mn dans le sens axial. Il convient de remarquer que de tels jeux sont acceptés par les dispositifs à "presse étoupe " classiques à condition de tolérer de forts taux de fuite de fluide et des changements de matière de bourrage fréquents, ce qui est une cause d'insécurité de fonctionnement difficilement acceptable.Par contre, ces jeux ne sont pas tolérables dans les cas où, dans le but d'éliminer les fuites, on envisage l'utilisation de garnitures mécaniques qui exigent pour un fonctionnement satisfaisant une grande précision de montage, une grande rigidité de l'arbre rotatif et de très faibles jeux. Il faut alors faire appel à des ensembles mécaniques beaucoup plus complexes et coûteux. Le nouveau dispositif d'étanchéité suivant l'invention pour passage d'arbre rotatif à travers une paroi comporte de façon classique un boîtier traversé par l'arbre, une matière de bourrage répartie de façon annulaire entre le boîtier et l'arbre et peut aussi comporter de façon non obligatoire un fouloir engagé dans l'espace annulaire entre boitier et arbre. Suivant la caractéristique principale de l'invention, le boStier est mobile et raccordé de façon étanche et souple à la paroi,ou à une pièce fixe solidaire de la paroi,par un moyen de liaison élastique. Ce nouveau dispositif peut, dans la plupart des cas, se substituer de façon simple et économique à un 'presse étoupe" classique moyennant une adaptation facile. De façon encore plus avantageuse, l'utilisation de ce dispositif peut être prévue dès la conception de l'appareil. La figure 2 représente, de façon schématique un mode non limitatif de réalisation de ce nouveau dispositif un arbre rotatif (10) traverse l'orifice (11) d'une paroi (12). Un manchon cylindrique fixe (13) solidaire de la paroi (12) sensiblement coaxial avec l'ori- fice (11) prolonge celui-ci d'un côté de la paroi et, comme dans le cas d'un presse étoupe classique, délimite un espace annulaire (14) entre la surface périphérique de l'arbre (10) et la surface cylindrique interne du manchon (13). Dans cet espace annulaire est logé un presse étoupe à boîtier mobile. Celui-ci se compose d'un manchon intérieur cylindrique mobile (15), qui constitue le bottie- mobile du presse étoupe, dont le diamètre extérieur est plus faible que le diamètre intérieur du manchon extérieur fixe (13). le jeu entre le manchon fixe (13) et le bottier mobile (15) doit être tel que les déplacements radiaux de l'arbre transmis au boîtier mobile (15) ne puissent pas causer de chocs entre ce boîtier et le manchon fixe (13). L'extrémité du boîtier mobile (15) la plus proche de l'orifice (11) est fermée par une paroi (16) dont l'orifice (17) a un diamètre tel que 1 'arbre (10) puisse tourner librement à l'intérieur de cet orifice. Le jeu de l'arbre à travers cet orifice (17) est avantageusement plus faible que celui du mme arbre à travers l'orifice (11). Le diamètre intérieur du boîtier mobile (15) est tel qu'un espace annulaire est disponible entre ce bottier et la surface périphérique de l'arbre (10).Cet espace est rempli par une matière de bourrage (18) qui est serrée par un fouloir annulaire (19) qui se visse dans le filetage intérieur (20) du boîtier mobile (15). le jeu entre la surface cylindrique intérieure du fouloir (19) et l'arbre (10) doit être du meme ordre que celui existant entre l'arbre et l'orifice (17) du fond du boîtier mobile (15). Une vis de retenue (21) traverse un trou radial fileté (22) qui est taraudé dans la paroi du manchon fixe (13). L'extrémité de cette vis pénètre dans un trou borgne radial (23) percé dans le boîtier mobile (15). Le jeu entre l'extrémité de la vis (21) et le fond du trou (23) est déterminé de façon que les déplacements radiaux du boîtier mobile (15) puissent se faire librement. Par contre, la vis eiiôche l'entraînement en rotation du boîtier mobile (15) par l'arbre (10). L'extrémité du boîtier mobile (15) la plus éloignée de la paroi (16) est raccordée de façon étanche à l'une des extrémités d'un moyen de liaison élastique constitué par un tronçon de tube ondulé (24) qu'on appelle généralement soufflet, dont l'autre extrémité est munie d'une bride annulaire (25) serrée contre la bride annulaire (26) du manchon fixe (13) au moyen de plusieurs vis (27). Un joint en élastomère (28) serré entre les brides (25) et (26) assure l'étanchéité de la jonction. Une rondelle frein (29) qui est enfilée autour de la zone de diamètre réduit (30) du fouloir (19) est fixée par l'une des vis (27). Cette rondelle évite tout risque de dévissage du fouloir. Pour cela, comne le montre la figure 3, qui est une vue suivant A du fouloir (19), la zone de diamètre réduit (30) du fouloir comporte une rainure (31) orientée suivant une génératrice dans laquelle s'engage un ergot (32) de la rondelle frein. le diamètre de perçage de la rondelle frein, les dimensions de la rainure (31) et de l'ergot (32) ainsi que la largeur de la zone (30) mesurée parallèlement à l'axe du fouloir sont déterminés de façon à ne pas faire obstacle aux déplacements cycliques du boîtier mobile et, par conséquent, du fouloir qui en est solidaire. Ce nouveau dispositif permet de résoudre parfaitement le problème de l'étanchéité d'un passage d'arbre. En effet, commue le boîtier mobile (15) est libre de se déplacer radialement de la mème façon que l'arbre autour duquel il est placé de façon concentrique, la matière de bourrage (18) n'est pas soumise à des déformations cycliques de forte amplitude dans le sens radial susceptibles de dépasser sa limite élastique. Cette matière peut donc rester en permanence en contact avec la surface de l'arbre. Il suffit pour cela d'exercer sur la matière de bourrage (18) un très faible effort de serrage au moyen du fouloir (19) pour garantir le maintien d'un contact permanent entre cette matière et la surface de l'arbre (10) en rotation.On comprend que, dans ces conditions, la matière de bourrage conserve toutes ses propriétés d'élasticité ainsi que son pouvoir lubrifiant qui n'estpascompromis par des échauffements excessifs dûs aux frottements provoqués par un trop fort serrage. Le couple d' entraîne- ment en rotation du boîtier mobile (15) par l'arbre (10) est relativement faible, grâce au faible serrage de la matière de bourrage, et il est facile de l'équilibrer au moyen de la vis de retenue (21). Le soufflet (24) a pour seule fonction d'assurer une liaison étanche entre le boîtier mobile (15) et la paroi (12) par l'intermédiaire du manchon fixe (13). Cette liaison doit pouvoir absorber les déplacements relatifs du boîtier mobile par rapport au manchon fixe dans les sens radiaux et longitudinaux.L'expérience a montré que différents types de soufflets métalliques bien connus de l'horrirne de l'art conviennent parfaitement pour réaliser une telle liaison. Ils doivent être choisis de façon que les déformations qu'ils subissent ne dépassent pas leur limite élastique en tenant compte des pressions différentielles exercées par les fluides. Conme les déplacements axiaux et radiaux qu'il s'agit d'absorber sont, en général, de l'ordre de quelques dixièmes de millimètres et exceptionnellement de l'ordre du millimètre, il est facile de se procurer des soufflets convenant parfaitement à un tel usage. Il convient de tenir compte aussi dans le choix du métal ou de l'alliage constituant le soufflet des risques éventuels de corrosion par le ou les fluides avec lesquels il sera en contact. Dbostertains cas, on peut utiliser, à la place d'un soufflet métallique, un tronçon de tube flexible en élastomère ou en matière plastique, qui peut être éventuellement renforcé par une armature. La figure 4 représente en coupe partielle une telle disposition. On voit que, comme dans le cas de la figure 2, un arbre (33) tourne au contact d'une matière de bourrage (34) logée dans l'espace annulaire compris entre l'arbre et un boîtier mobile (35). Un fouloir (36) vissé au moyen du filetage (39) dans le boîtier mobile comprime la matière de bourrage par l'intermédiaire d'une bague métallique (37). Afin de réduire au minimum les frottements, la matière de bourrage est constituée par des anneaux à base de graphite expansé tels que ceux commercialisés sous la marque FARGRAF (marque déposée de la Société Céfilac). Comme dans le cas de la figure 2, le boîtier mobile (35) se trouve à l'intérieur d'un manchon fixe (38), solidaire de la paroi non représentée que traverse l'arbre.La liaison élastique entre manchon fixe et boîtier mobile est assurée par une manchette tubulaire (42) en élastomère dont une extrémité (43) est raccordée de façon étanche au boîtier mobile par serrage élastique autour de l'extrémité de celui-ci. L'autre extrémité de la manchette comporte une partie annulaire plate (44) qui est serrée entre la bride annulaire (40) du manchon fixe (38) et une contre bride annulaire (41) au moyen de vis non représentées. On comprend que, dans cette solution, les déplacements relatifs du manchon mobile par rapport au manchon fixe, peuvent se produire sans perte d'étanchéité grâce à l'élasticité de la manchette. Suivant les conditions de pression et la nature des fluides, on peut utiliser pour réaliser cette manchette différents types d'élastomères w de matières plas- tiques armés ou non. De très bons résultats sont en particulier obtenus avec des manchettes en caoutchouc nitrile ou en Viton (marque déposée de la Société Dupont de Nemours pour un élastomère synthétique) lorsque cela est nécessaire, la manchette comporte une zone ondulée qui joue le roule de soufflet. De même que dans le cas de la figure 2, un moyen de retenue, constitué par une vis non représentée, empêche ltentrainement en rotation du boîtier mobile et peut être aussi utilisé pour limiter les déplacements axiaux de ce boîtier. Dans les cas où les déplacements du boîtier mobile sont relativement faibles, on peut utiliser comme moyen de liaison élastique, entre le boîtier mobile et un manchon fixe qui l'entoure, un simple joint souple en élastomère tel qu'un joint torique logé dans un espace annulaire. La figure 5 représente une vue partielle en coupe d'un tel mode de réalisation du dispositif suivant l'invention. L'arbre (45) tourne au contact d'une matière de bourrage (46) logée dans l'espace annulaire compris entre l'arbre et le boîtier mobile (47). Un fouloir (50) vissé dans le boîtier mobile comprime la matière de bourrage par l'intermédiaire d'une bague métallique (48) sur laquelle appuient des ressorts hélicoîdaux (49) disposés de façon annulaire dans des logements cylindriques parallèles à l'axe de l'arbre percés dans l'épaisseur du fouloir sur la face en regard de la bague (48). Comme dans les cas des figures 3 et 4, un manchon fixe entoure le boîtier mobile et comporte une bride (51).Une contre bride annulaire (52) serrée contre la bride (51) par des vis non representées est disposée de façon à ménager un logement annulaire dans lequel est engagé partiellement un joint torique (53) qui vient en appui élastique sur la périphérie du boîtier mobile (47). Les dimensions du joint, et sa matière, sont choisies par I'homne de l'art de façon que le bot- tier mobile (47) puisse subir les déplacements radiaux et axiaux qui sont prévisibles, au cours de l'utilisation du dispositif, sans que le joint torique cesse d'assurer une liaison élastique étanche entre le boîtier mobile et le manchon fixe. Dans le cas de cette figure, comme dans le cas des figures 2 et 4, un moyen de retenue non représenté empêche ltentrainement en rotation du boîtier mobile (47) par l'arbre (45).Ce même moyen limite aussi les déplacements du boîtier le long de l'axe. Des modes de réalisation différents du moyen de retenue peuvent être envisagés. On peut ainsi utiliser, au lieu d'une seule vis de retenue, plusieurs vis dispose autour du boîtier mobile. On peut aussi munir le boîtier mobile d'ailettes radiales extérieures orientées parallèlement à l'axe qui peuvent s'engager dans des rainures usinées dans le manchon fixe avec un jeu suffisant. La liaison élastique entre boîtier mobile et paroi peut être réalisée par de nombreux moyens : on peut, en particulier, supprimer totalement le manchon fixe décrit dans les exemples précédents et assurer la liaison entre la paroi et le boîtier mobile par des bras articulés permettant de légers mouvements de translation de ce boîtier suivant deux axes perpendiculaires, la liaison étanche étant effectuée directement entre boîtier mobile et paroi par un moyen élastique tel que soufflet métallique ou non métallique, manchette élastique ou joint élastique en élastombre ou en matière plastique ou en matière composite. Dans lys cas où le dispositif d'étanchéité suivant l'invention est utilisé sur des pompes à relativement faible pression de refoulement et, plus particulièrement, dans le cas où cette pression ne dépasse pas sensiblement deux bars, on peut encore simplifier ce dispositif en supprimant en particulier le fouloir qui permet d'assurer un serrage réglable de la matière de bourrage. On a constaté, en effet, que, grâce à la mobilité du boîtier qui suit les déplacements cycliques de l'arbre dans le sens radial, il ne se produit pratiquement plus de tassement de la matière de bourrage en fonction du temps. Ceci est en particulier le cas lorsque la matière de bourrage est constituée par du graphite expansé. Il suffit alors de sertir le boîtier autour d'un anneau préformé à base de graphite expansé. Cet ensemble est emmanché autour de 1 'arbre et une liaison souple et étanche suivant l'invention est établie entre ce bottier et la paroi fixe de la pompe. La figure 6 est un exemple d'un tel mode de réalisation de l'invention. Elle représente une vue partielle en coupe de la zone de sortie de l'arbre d'entraînement d'une pompe centrifuge dont la pression de refoulement ne dépasse pas sensiblement deux bars. Cet arbre (54) traverse la paroi (55) de la pompe à travers un orifice annulaire (56). Un manchon fixe cylindrique (57) solidaire de la paroi et coaxial avec l'orifice (56) prolonge celui du côté de la paroi extérieur à la pompe. Ce manchon délimite un espace annulaire (58) entre la surface périphérique de l'arbre et la surface cylindrique interne du manchon.A l'intérieur de cet espace, est placé le bottier mobile (59) qui contient comne matière de bourrage un anneau préformé en graphite expansé (60). Les dimensions de i anneau et le serrage du bottier sont déterminés de façon à assurer une pression de l'anneau telle, sur la surface de l'arbre, que l'étanchéité aux fluides soit assurée. L'ensemble constitué par le boîtier (59) et l'anneau (60) a été emmanché sur l'arbre de préférence au moyen d'un embout conique amovible ou non. Le diamètre extérieur du bottier mobile (59) est choisi de façon qu'il y ait entre ce bottier et la surface intérieure du manchon (57) un espace annulaire dispoabiè. Dans cet espace est logé un joint annulaire en élastomère (61) qui assure une liaison élastique étanche entre le bottier mobile (59) et le manchon fixe (57).La largeur de l'espace annulaire et les caractéristiques de déformabilité élastique de l'élastomère doivent être telles que le bottier mobile puisse accompagner les déplacements radiaux de l'arbre sans qu'il y ait rupture de la liaison élastique entre bot- tier (59) et manchon (57i) et aussi, bien sQr, sans perte d'étanchéité. Comme les déplacements radiaux de l'arbre en fonction de l'usure à prévoir ont une limite acceptable généralement assez bien connoe,de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre, il est facile pour I'homme de l'art de déterminer les caractéristiques du joint annulaire (61).Ce joint doit être en contact permanent avec, à la fois, le bottier (59) et le manchon (57) malgré des déplacements radiaux du boîtier (59) dont l'amplitude est généralement de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre. Ce joint doit pouvoir aussi accepter des déplacements axiaux du bottier (59) de quelques dixièmes de millimètre à environ 1 millimètre. Lorsque cela est nécessaire, on peut renforcer l'adhérence du joint annulaire ((il) vis à vis du bottier mobile (59) et vis à vis du manchon fixe (57) par collage ou par toute autre méthode convenable. Avec ce mode de réalisation du procédé suivant l'invention, il n'est généralement pas nécessaire de prévoir un moyen de retenue pour s'oppo- ser à l'entraînement en rotation du boîtier. En effet, le joint annulaire (61) adhère en général de façon suffisante au bottier d'une part, et, au manchon d'autre part, pour empêcher l'entratnement en rotation du boîtier par l'arbre. Ce dernier mode de réalisation du dispositif suivant l'invention présente en particulier l'avantage de pouvoir dans bien des cas s'adapter sans modifications importantes à un presse étoupe classique. Il suffit le plus souvent de simplement démonter le fouloir et de loger dans l'espace annulaire entre l'arbre et le manchon fixe un ensemble de dimensions convenables comportant un anneau préformé en graphite expansé, qui est emmanché sur l'arbre et enserré dans un boîtier, et un joint annulaire en élastomère qui assure la liaison entre le bcntier et le manchon fixe. De très nombreux autres modes de réalisation du dispositif suivant l'invention sont réalisables qui ne sortent pas de ce qui fait l'objet de l'invention. REVENDICATIONS 10/ - Dispositif d'étanchéité pour passage d'arbre rotatif à travers une paroi comportant un bottier traversé par l'arbre et une matière~de buur- rage répartie de façon annulaire entre le bottier et l'arbre, caractérisé en ce que ce boîtier est mobile et raccordé de façon étanche et souple par un moyen de liaison élastique à la paroi ou à une pièce fixe solidaire de la paroi. - - Dispositif suivant revendication 1, caractérisé en ce que un moyen de retenue s'oppose à ltentra mement en rotation du boîtier mobile par l'arbre. 30/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le bottier mobile est placé à l'intérieur d'un manchon fixe solidaire de la paroi. 40/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la matière de bourrage est à base de graphite expansé. 50/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bottier mobile est serti autour de la matière de bourrage. 60/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le moyen de liaison élastique est un soufflet. 70/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le moyen de liaison élastique est une manchette en élastomère, en matière plastique ou en matière composite. 80/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le moyen de liaison élastique est un joint en élastomère. 90/ - Dispositif suivant revendication 8, caractérisé en ce que le moyen de liaison élastique est un joint annulaire en élastomère disposé autour du boîtier. 160/ - Dispositif suivant l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que le moyen de liaison élastique joue en même temps le rôle de moyen de retenue.