La demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n2 12 652 du 19 février 1970 déposée par Bryant EDWARDS décrit une nouvelle technique permettant de transformer des récipients emboîtables en matière plastique en articles non emboîtables. 5 Dans cette technique, le récipient emboîtable qui constitue l'ébauche est chauffé dans toute sa masse à l'exception de la collerette délimitant son bord ouvert, puis il est déformé de manière qu'il constitue un récipient non emboîtable. Avant la mise en forme finale du récipient, cette collerette moulée à 10 des dimensions précises et uniformes peut être centrée avec précision, en assurant 1'étanchéité, dans l'empreinte femelle du moule de finition, les parois de cette empreinte étant complémentaires de la surface extérieure du récipient non emboîtable terminé. En outre, les collerettes n'étant pas déformées au 15 cours de l'opération de mise en forme définitive et conservant ainsi leurs dimensions initiales, aucune bavure ne se forme autour de ces dernières comme c'est en général le cas dans les procédés classiques de moulage par soufflage, et il n'est ainsi pas nécessaire d'effectuer une opération ultérieure d'ébavurage. 20 "Grâce à la technique décrite dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique mentionnée ci-dessus, les récipients emboîtables peuvent être produits en grande quantité par des usines équipées de machines de formage à grand débit qui permettent de fabriquer à grande série et à bas prix des produits 25 de qualité constante. Ces récipients préformés sont emboîtés les uns dans les autres pour constituer des piles qui sont emballées elles-mêmes dans des cartons et qui sont expédiés," de la même manière que les pots et les gobelets livrés actuellement aux laiteries, aux transformateurs qui effectuent leur mise en 30 forme définitive. Dans la plupart des cas, le transformateur est l'utilisateur lui-même qui remplit les récipients, les bouche et les livre aux consommateurs. Dans ce cas, le transformateur utilise une machine qui peut être placée au voisinage immédiat des lignes de remplissage et dans laquelle les ébauches emboî-35 tables sont transformées en récipients non emboîtables. Pour assurer une fabrication uniforme à grande cadence, il est nécessaire qu'un appareil automatique reçoive les piles de récipients ' COPY 71 39224 2 2119922 emboîtables et charge ceux-ci un par un sur une machine automatique à mouler qui les transforme en produit non emboîtable et qui distribue éventuellement ces derniers aux diverses lignes de remplissage. La machine de l'invention a été conçue dans ce 5 but. Un des problèmes qui jusqu'ici est imparfaitement résolu par la technique de mise en forme décrite ci-dessus est posé par le fait qu'il est difficile de chauffer l'ébauche emboîtable à une température à laquelle elle se déforme facilement de 10 manière que lors de sa mise en forme définitive, elle ne comporte pas de zone^brop minces ou trop épaisses. La chaleur appliquée par l'intermédiaire d'un moule mâle sur lequel l'ébauche est emboîtée et plaquée par le vide tend à faire glisser l'ébauche sur ce moule mâle du fait de la force de rappel exer-15 cée par la matière plastique qui cherche à reprendre la forme initiale plane qu'elle présentait avant sa mise en forme définitive. En général, dans les récipients en matière plastique mis en forme à chaud à partir d'une feuille, les molécules s'orientent dans le sens de l'allongement de la matière, cet 20 allongement étant provoqué par emboutissage ou par soufflage. Plus particulièrement, cette orientation est longitudinale, c'est-à-dire selon l'axe du récipient, et lorsqu'un récipient emboîtable est monté autour d'un mandrin complémentaire chauffé, destiné à le porter à une température permettant sa mise en 25 forme définitive, il a tendance à se rétracter axialement et à glisser sur le mandrin mâle, même si une dépression tend à le retenir sur ce dernier. Il était donc pratiquement impossible antérieurement de fabriquer des récipients non emboîtables de la qualité uniforme 30 exigée dans une fabrication en grande série. En outre, notamment pour les récipients qui doivent être remplis et capsulés, il est essentiel que les caractéristiques dimensionnelles de ces derniers, et notamment celles de leur collerette, soient d'une précision constante, étant donné que ces opérations s'effec-35 tuent en général automatiquement et que les machines de remplissage et de capsulage sont réglées en fonction de dimensions précises des récipients. 71 39224 3 2119922 Ce problème du maintien de la constance des dimensions des articles finis, et le problème de la suppression des zones trop minces ou trop épaisses des récipients non emboîtables obtenus par déformation d'une ébauche, sont résolus par la 5 présente invention. lin effet, grâce à cette dernière, il est possible de reformer l'ébauche emboîtable tandis qu'elle est en position fixe par rapport au mandrin mâle sur lequel elle est emboîtée, en la verrouillant sur ce dernier au voisinage de sa collerette non chauffée, de manière que le reste de ses 10 parois soit seul chauffé et amené à la forme définitive du récipient non emboîtable. Ces problèmes sont résolus par le procédé de l'invention qui met en oeuvre la technique de moulage décrite ci-dessus et grâce à une machine- à mouler fonctionnant en continu. Cette ma-15 chine, qui sera décrite ci-après, place successivement les ébauches emboîtables sur des mandrins fixés sur une tourelle rotative, les ébauches sont verrouillés sur les mandrins pendant le premier stade de l'opération de formage qui consiste à chauffer les ébauches à la température convena-20 ble, puis les ébauches sont gonflées de manière qu'elles prennent leur forme définitive et constituent des récipients non emboîtables. L'invention a donc pour objet un nouveau procédé et une nouvelle machine supprimant les inconvénients présentés par les 25 procédés et les machines classiques de fabrication de récipients par déformation d'une ébauche préformée. Plus particulièrement, l'invention a pour objet un procédé et une machine destinés à transformer des récipients emboîtables en matière plastique en récipients non emboîtables de dimensions et d'épaisseurs uni-30 formes, ceux-ci étant produits à grande vitesse et économiquement, et présentant tous une qualité uniforme. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, ce procédé met en oeuvre une machine destinée à transformer une ébauche emboîtable en matière plastique en un récipient non 35 emboîtable et il consiste à maintenir en position fixe l'ébauche emboîtable par rapport au noyau mâle complémentaire sur lequel cette ébauche est emboîtée, à chauffer l'ébauche ainsi verrouil 71 39224 4 2119922 lée sur le noyau à une température à laquelle la matière plastique se déforme facilement, à introduire le noyau mâle portant l'ébauche chauffée dans un moule femelle dont l'empreinte est complémentaire de la surface extérieure du récipient non emboî-5 table à former, à assurer l'étanchéité entre l'ébauche et l'empreinte du moule, puis à dilater par pression différentielle d'un fluide l'ébauche chauffée pour la plaquer contre la surface de l'empreinte du moule femelle tout en la maintenant en position fixe par rapport au noyau mâle de manière à former le 10 récipient non emboîtable. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à l'examen de la description non limitative qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, et illustrant à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention. 15 Sur ces dessins : la figure 1 est une vue en élévation avec coupe partielle d'une machine permettant d'appliquer le procédé de 1'invention; la figure 2 est une coupe partielle schématique et à grande échelle montrant l'ébauche emboîtable fixée sur le man-20 drin de moulage et verrouillée sur ce dernier ; la figure 3 est une coupe partielle à grande échelle montrant la manière dont la partie du récipient voisine de sa collerette est maintenue de manière étanche sur ce dernier ; la figure 4 est une coupe semblable à celle de la figure 25 2 et illustre le mode de chauffage de l'ébauche placée sur le moule mâle ; la figure 5 est une coupe montrant schématiquement la position relative de l'ébauche par rapport au moule mâle et au moule femelle immédiatement avant sa dilatation à sa forme dé-30 finitive; la figure 6 est une coupe semblable à celle de la figure 5 et montre l'ébauche plaquée par pression différentielle d'un fluide contre la paroi de l'empreinte femelle ; la figure 7 est une coupe semblable à celle des figures 35 5 et 6 et montre la séparation du moule mâle et du moule femelle après la formation du récipient non emboîtable ; 71 39224 5 2119922 la figure 8 est une coupe semblable à celle des figures 5 à 7 et montre la phase du procédé à laquelle le moule femelle s'ouvre pour permettre l'éjection du récipient terminé ; la figure 9 est une coupe semblable à celle des figu-5 res 5 à 8 et montre la position du récipient terminé disposé sur un plateau élévateur et dégagé du moule mâle de manière qu'il puisse être chassé par un jet d'air comprimé ; la figure 10 est une coupe à grande échelle montrant à la fois l'ébauche non déformée et l'ébauche transformée en ré-10 cipient non emboîtable ; la figure 11 est une élévation d'un gobelet de forme classique, dont les dimensions et la forme correspondent à celles de l'ébauche décrite ci-dessous ; la figure 12 est une élévation d'un récipient non emboî-15 table classique formé à partir du gobelet de la figure 11 ; la figure 13 est une vue en perspective à échelle réduite du mécanisme de transfert des articles finis; et la figure 14 est une vue en plan et à échelle réduite, montrant la disposition du mécanisme de transfert de la figure 20 13 par rapport au moule femelle de la machine de la figure 1. Le procédé et la machine de l'invention sont destinés à la fabrication d'articles creux de formes et de dimensions diverses en matière thermoplastique, c'est-à-dire en matière qui, lorsqu'elle est chauffée, devient suffisamment plastique pour 25 être déformée par soufflage afin de constituer des articles creux tels que des bouteilles ou des récipients. Cette matière est par exemple le polystyrène, le polyéthylène, le chlorure de polyvinyle, et en général toute matière thermoplastique présentant les caractéristiques énumérées ci-dessus. A titre d'exem-30 pie, la machine et le procédé de l'invention sont destinés à produire des récipients du type représenté sur la figure 12 à partir d'ébauches emboîtables du type représenté sur la figure 11 • L'ébauche 10 représentée sur la figure 11 est en forme 35 de gobelet. Elle comprend un fond 12 qui est de préférence bombé vers l'extérieur dans un but qui sera décrit ultérieurement et ■ une paroi latérale 14 évasée vers le haut et vers l'extérieur 71 39224 6 2119922 qui relie le fond 12 à l'extrémité supérieure ouverte ou collerette du récipient. Cette collerette 16 comprend un bourrelet 18 qui est constitué par une lèvre roulée radialement vers l'extérieur. Il faut noter que cette forme de collerette n'est 5 donnée qu'à titre d'exemple, et qu'elle peut être par exemple constituée par un bord plan, par un bourrelet plein moulé, etc. La collerette 16 de l'ébauche 10 comprend également un bourrelet radial extérieur 20 disposé immédiatement sous le bord roulé 18. Ce bourrelet est destiné à s'engager autour 10 d'un bourrelet complémentaire formé autour d'un moule mâle et qui est destiné à ancrer axialement l'ébauche sur ce moule pendant le chauffage et la mise en forme, comme on le verra plus en détail ci-après. Dans cet exemple, le bourrelet d'ancrage 20 de l'ébauche 10 est circulaire et il est formé à l'extérieur de 15 l'ébauche, mais il faut noter qu'il peut être formé à l'intérieur de cette dernière ou être discontinu, à condition qu'il soit complémentaire de l'élément d'ancrage correspondant formé sur le moule mâle. Pour fabriquer des récipients non emboîtables en grande 20 série et le plus économiquement possible, les ébauches doivent être préalablement empilées, et à cet effet il est indispensable qu'elles comportent des éléments limitant leur emboîtement mutuel. Ces éléments 22 de l'ébauche 10 sont du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n^ 3 139 213 qui limite la 25 profondeur d'emboîtement entre des récipients empilables à parois minces d'épaisseur pratiquement constante, et qui en même temps les empêche de se déformer au cours de leur manutention et de leur transport. Bien que d'autres éléments limitant l'empilage puissent être utilisés également, l'ébauche 10 est de 30 préférence un récipient emboîtable à paroi mince d'épaisseur pratiquement uniforme et le dispositif limitant l'emboîtement et empêchant le coincement est semblable à celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique mentionné ci-dessus. Les récipients emboîtables constituant les ébauches 10 35 sont de préférence préfabriqués par un procédé de thermoformage à partir d'une feuille de matière, ce procédé permettant d'ob-• tenir des récipients à parois minces d'épaisseur pratiquement 71 39224 7 2119922 uniforme. A titre d'exemple non limitatif, l'épaisseur des parois de l'ébauche 10 est comprise entre 0,2 et 0,65 mm. Bien que le procédé de thermoformage provoque certaines variations d'épaisseur en différents points du récipient emboîtable, les 5 parois de ce dernier peuvent être considérées comme étant d'épaisseur pratiquement uniforme étant donné que sa surface intérieure et sa surface extérieure sont de contour correspondant. Les ébauches constituées par le récipient emboîtable représenté sur la figure 11 sont transformées par le procédé de 10 l'invention en récipient non emboîtable 24 représenté sur la figure 12. La forme particulière du récipient non emboîtable 24 de la figure 12 est déterminée par la surface intérieure de l'empreinte du moule femelle, comme on le verra ci-après. 11 est évident que ce procédé de transformation permet d'obtenir 15 des récipients non emboîtables de formes et de modèles très divers. Dans l'exemple représenté sur la figure 12, le récipient non emboîtable 24 comprend un fond 12 bombé vers l'intérieur qui est formé à partir du fond bombé convexe 12 de l'ébauche 10, une paroi latérale renflée 14' formée à partir de la paroi 20 latérale 14 et de l'élément 22 de l'ébauche 10, et la collerette 16 qui est constituée par le bord roulé 18 et le bourrelet extérieur 20 de l'ébauche 10 qui conservent la même forme et les mêmes dimensions dans le récipient non emboîtable 24. La figure 10 permet de comparer directement l'ébauche 25 emboîtable 10 et le récipient non emboîtable terminé 24. Cette figure est une coupe montrant la superposition de l'ébauche 10 et du récipient terminé 24 et montre les zones de l'ébauche 10 qui sont dilatées pour former le récipient non emboîtable définitif 24. Le fond 12 de l'ébauche 10 est bombé extérieure-30 ment afin de résister à la déformation et constituer une réserve de matière disponible pour la formation du fond bombé vers l'intérieur 12' du récipient non emboîtable 24. La présence de ce fond convexe 12 réduit l'étirage de la matière lors de la formation du fond bombé vers le haut 12' du récipient 24 et évite 35 de créer des zones de moindre résistance dans le fond 12* ou au voisinage de son raccordement à la paroi latérale 14*. Il est ainsi possible de conserver la même épaisseur relative dans le 71 39224 8 2119922 fond 12' que dans le fond 12 de l'ébauche, c'est-à-dire que, bien que la paroi du fond 12' soit amincie, elle conserve la même épaisseur relative par rapport au reste du récipient que la paroi du fond 12 de l'ébauche. 5 Grâce à ce même principe, la paroi latérale 12' du ré cipient 24 conserve l'uniformité d'épaisseur de la paroi latérale 14 de l'ébauche. Ceci est du à la longueur sur laquelle la paroi 14 se dilate pour former la paroi renflée 14 du récipient 24 et à la présence de la réserve de matière constituée par l'é-10 lément 22 limitant l'emboîtement des ébauches. En conséquence, • relativement, la paroi mince renflée 14' conserve son épaisseur pratiquement uniforme bien qu'elle soit généralement plus mince que la paroi latérale mince 14 de l'ébauche 10. Comme on le voit en particulier sur la figure 10, la col-15 lerette 16 qui comprend le bord roulé 18 et le bourrelet extérieur 20 conserve la même forme dans le récipient terminé 24 que dans l'ébauche 10. Ceci est dû au fait que la collerette 16 est isolée de la chaleur appliquée au reste des parois de l'ébauche 10 pour effectuer la transformation de cette dernière. 20 De ce fait, le bourrelet 20 peut se verrouiller sur un élément complémentaire du moule et l'ébauche 10, et en particulier sa paroi latérale 14 peut se dilater uniformément sans modifier le rapport des épaisseurs entre les parois latérales 14 et 14' respectives de l'ébauche 10 et du récipient non emboîtable 24. 25 Etant donné que le bourrelet 20 de l'ébauche 10 n'est pas modifié dans le récipient terminé 24, il est possible de l'utiliser pour le verrouillage d'un couvercle de fermeture présentant une gorge complémentaire. Dans le cas où le récipient doit être bouché par une capsule emboutie dans une feuille mince, 30 celle-ci peut être sertie directement sur le bord roulé 18. Par ailleurs, la présence du bourrelet 20 présente d'autres avantages en ce qui concerne le procédé de moulage, comme on le verra ci-après. L'ébauche emboîtable 10 et le récipient non emboîtable 35 24 obtenus à partir de cette dernière illustrent à titre d'exemple non limitatif les possibilités de l'invention. Dans la présente description, le terme "récipient emboîtable" s'applique à 71 39224 9 2119922 des récipients identiques pouvant s'emboîter les uns dans les autres tandis que le terme "récipient non emboîtable" s'applique à des récipients ne pouvant pénétrer les uns dans les autres bien qu'ils puissent s'emboîter partiellement par des sections 5 limitées de leur fond et de leur sommet lorsqu'ils sont empilés les uns sur les autres. Les figures 1 à 9 illustrent le procédé utilisé pour transformer le récipient emboîtable 10 en récipient non emboîtable 24. 10 Comme on le voit sur la figure 1, la machine comprend une tourelle rotative 30 entraînée par un dispositif approprié non représenté. Cette tourelle est munie de plusieurs moules mâles 32. Dans cet exemple, la tourelle 30 est de contour octogonal, et elle est équipée de huit moules mâles 32 fixés chacun sur 15 une de ses huit faces. La machine'comporte huit moules mâles et un unique moule femelle 34. Le cycle de transformation étant d'environ une seconde, une telle machine peut donc produire 60 récipients 24 par minute. Il est évident que si la machine comporte deux tourelles 30 montées en tandem, elle peut produire 20 au moins 120 récipients dans la mime unité de temps. Par ailleurs, selon les cas, le nombre de moules 32 de chaque tourelle peut être augmenté ou réduit. Les ébauches 10 sont rangées en pile dans un dispositif distributeur 36 comportant un mécanisme non représenté qui sé-25 pare les ébauches et les place une par une sur le moule mâle 32 correspondant aligné avec ce distributeur. La mise en place des ébauches sur leur moule correspondant est synchronisée avec l'indexage de la tourelle. Pour que l'ébauche 10 ainsi engagée sur le mandrin mâle 30 soit emboîtée à fond sur ce dernier, la machine comporte un tampon coulissant axialement 38. Ce dernier appuie sur le fond de l'ébauche 10 en la poussant axialement de manière que les surfaces de verrouillage de cette dernière s'accrochent autour des surfaces complémentaires du moule mâle 32. Au début du cy-35 cle de la transformation de l'ébauche, un moule mâle 32 monté sur la tourelle rotative 30 est indexé de manière qu'il soit aligné avec le dispositif distributeur. La première ébauche 10 71 39224 10 2119922 de la pile contenue dans ce dernier est extraite par des éléments non représentés et elle est transférée autour du moule mâle 32 qui est aligné avec le distributeur 36. Bien entendu, •le dépilage des ébauches 10 est synchronisé avec l'indexage 5 de la tourelle rotative 30 par un mécanisme de transmission approprié (non représenté), par exemple à chaîne, à courroie, à pignons, etc. Lorsqu'une ébauche 10 a été déposée sur le moule mâle 32, la tourelle 30 est à nouveau indexée de sa position 9 heures 10 (par analogie avec le cadran d'une pendule) à laquelle il est aligné avec le distributeur 36 à la position 10 h 30 à laquelle il est aligné avec le tampon axial 38. Ce dernier est également synchronisé avec la tourelle 30, et lorsqu'une ébauche entraînée par le moule mâle 32 sur laquelle elle est enfilée vient s'ali-15 gner avec le tampon 38, ce dernier coulisse axialement et appuie sur la paroi du fond de l'ébauche 10 pour la pousser axialement vers le centre et l'emboîter à fond autour du moule mâle 32. L'ébauche 10 est ainsi correctement positionnée sur son moule mâle respectif lorsque les organes de verrouillage de 20 ces deux éléments sont engagés l'un dans l'autre c'est-à-dire lorsque la gorge intérieure délimitée par le bourrelet 20 de l'ébauche 10 est engagée sur le bourrelet en saillie correspondant formé sur le moule mâle 32 au voisinage de la collerette supérieure. 25 Chaque moule mâle 32, comme on le voit notamment sur la figure 2, comprend un mandrin 40 dont la surface extérieure est complémentaire de celle de l'ébauche 10, une bague isolante 42 et une embase 44 sur laquelle le mandrin 40 et la bague isolante 42 sont respectivement fixés par une vis à tête et par une vis 30 de blocage 46. Le moule mâle contient une cartouche chauffante 48 dont la broche d'alimentation est engagée dans une douille correspondante fixée dans la tourelle. Le corps de la cartouche chauffante 48 est emboîté dans un logement allongé, délimité par des ouvertures alignées formées respectivement dans l'em-35 base 44, dans la bague isolante 42 et dans le mandrin 44. Des canaux de passage 50 formés dans le moule mâle 32 communiquent avec une source d'air (non représentée) par l'intermédiaire d'un 71 39224 " 2119922 canal 52 formé dans la tourelle rotative 30. Cette source d'air permet d'établir d'abord une pression négative dans le mandrin pour plaquer l'ébauche da.ns ce dernier pendant qu'elle est chauffée par la cartouche 48 puis d'établir ensuite une 5 pression positive pour gonfler l'ébauche et l'appliquer contre la paroi intérieure du moule femelle 34 lorsqu'elle est introduite dans ce dernier. Les éléments de chaque moule 32 assurant le verrouillage de l'ébauche sont particulièrement visibles sur la figure 3. 10 Dans cet exemple, le moule mâle 32 comprend un bourre let en saillie 54 formé à l'extérieur d'une douille 56 formée à la partie supérieure de l'embase 44. La section du bourrelet 54 est complémentaire de la gorge intérieure correspondante au bourrelet de verrouillage 20 formé à l'extérieur de l'ébauche 15 10, et de ce fait cette dernière se verrouille sur le moule mais peut en être séparée en raison de l'élasticité de la matière. On voit que lorsque le tampon axial 38 (figure 2) appuie sur la paroi du fond de l'ébauche 10 et la pousse axialement 20 de manière à la positionner axialement sur le moule maie 32, la gorge correspondant au bourrelet 20 formée sur l'ébauche 10 vient se verrouiller autour du bourrelet 54 formé sur le moule. La bague isolante 42 qui, de préférence est moulée en matière plastique isolante, est intercalée entre la cartouche chauffante 25 48 et la douille 56 empêche le bord roulé 18 et le bourrelet 20 de la collerette 16 de l'ébauche 10 de s'échauffëï- à une température à laquelle la matière constituant l'ébauche est facilement déformable. Le reste de l'ébauche 10 c'est-à-dire la par- d.6 , tie/cett-e dernière disposée au-dessous du bourrelet de verrouil- 30 lage 20 et qui comprend la paroi 12 du fond peut s'échauffer à la température à laquelle la matière plastique de l'ébauche peut être facilement déformée. Le chauffage de l'ébauche 10 qui/ést illustré par la figure 4 commence dès que celle-ci est placée autour du moule 35 mâle 32 correspondant par le dispositif distributeur 36. Etant donné que le chauffage des plages choisies de l'ébauche 10 jusqu'à la température de formage est une opération délicate 71 39224 12 2119922 qui doit être conduite avec précision pour obtenir des produits finis de qualité uniforme, le positionnement des ébauches 10 sur les moules mâles respectifs 32 et l'indexage de ces derniers entre la position 9 heures de la figure 1 à laquelle 5 les ébauches sont initialement déposées sur les moules mâles à la position 6 heures à laquelle chaque moule mâle coopère avec le moule femelle 32 pour formèr le récipient définitif à partir de l'ébauche 10 permettent de chauffer cette dernière pendant une grande partie du cycle total de la machine. Cette 10 disposition est particulièrement avantageuse car il est essentiel que la chaleur soit correctement répartie dans les zones choisies des ébauches 10 pour éviter la formation de plages trop minces ou trop épaisses dans les parois du récipient non emboîtable 24 formé à partir de l'ébauche. 15 Pour favoriser la diffusion uniforme de la Ghaleur dans les zones des ébauches 10 qui doivent être chauffées, une pression négative est établie dans les canaux de passage 50 du moule mâle 32 par l'intermédiaire du canal 52 de la tourelle rotative qui est relié à la source d'air. Cette dépression est établie en 20 synchronisme avec l'indexage de la tourelle dès que l'ébauche 10 a été verrouillée sur le moule mâle 32. A ce point du cycle, le bourrelet de verrouillage 54 du moule mâle 32 est ancré dans la gorge intérieure délimitée par le bourrelet 20 de l'ébauche 10 et l'étanchéité est suffisante pour que le moule mâle 32 soit 25 isolé de l'atmosphère extérieure ce qui permet à la pression d'air négative de s'établir par les canaux de passage 50 et 52. Une seconde étanchéité est assurée par un joint torique 58 qui porte contre le bord supérieur de l'ébauche 10, comme on le voit sur la figure 3. Le joint torique 58 est monté dans 30 une gorge de section trapézoïdale formée dans l'embase 44 de manière que le joint 58 porte contre le bord roulé 18 de l'ébauche. Bien que le joint torique 58 soit particulièrement destiné à assurer l'étanchéité de l'ébauche 10 lorsque cette dernière est engagée dans le moule femelle 34, ce joint assure 35 également une étanchéité secondaire de l'ébauche 10 lorsque la dépression règne dans les canaux 50 et 52. 71 39224 13 2119922 Les ébauches 10 étant ainsi positionnées et chauffées h. la température de formage convenable, lors du stade suivant du cycle de formage, le moule mâle 32 portant l'ébauche chauffée 10 est introduit dans le moule femelle 34. Cet ensemble 5 comprend une semelle inférieure 60 sur laquelle repose une enveloppe 62. L'enveloppe 62 contient un bloc plein constituant la section inférieure 64. Un plateau éjecteur 66 est monté dans la section inférieure 64. L'enveloppe 62 contient également une section ouvrante supérieure 68 de moule qui est constituée 10 dans cet exemple par deux demi-coquilles * Les parois intérieures associées de la section inférieure 64 et de la section fendue supérieure 68, ainsi que la surface supérieure du plateau éjecteur 66 délimitent l'empreinte intérieure du moule femelle 34 qui correspond à la forme extérieure du récipient non emboîta-15 ble terminé 24. La semelle inférieure 60 est montée sur un plateau animé d'un mouvement de va-et-vient qui soulève le moule femelle 34 et l'emboîte autour du moule mâle 32 et de l'ébauche 10 supportée par ce dernier et qui l'abaisse ensuite en l'écartant du 20 moule mâle pour permettre l'éjection du récipient 24 terminé.,,. (non represente) Le mécanisme commandant le mouvement de va-et-vient/de la semelle inférieure 60 est également synchronisé avec l'indexage de la tourelle rotative 30 de manière que dès qu'un moule mâle 32 est indexé à la position 6 heures (figure 1) la semelle in-25 férieure 60 se soulève et le moule femelle 34 s'emboîte autour de l'ébauche 10 montée sur le moule 32. Lorsque le moule femelle 34 se déplace vers cette position, la section supérieure fendue 68 du moule qui est composée par exemple de deux ou de quatre secteurs est à sa position fermée représentée sur les 30 figures 1, 5 et 6. Les secteurs constituant la section fendue 68 sont rapprochés les uns des autres ou écartés par un mécanisme non représenté qui comporte par exemple des ressorts et des rampes de fermeture. Pour procéder à la mise en forme de l'ébauche, il est 35 nécessaire d'isoler cette dernière de l'atmosphère extérieure lorsqu'elle est engagée dans le moule femelle 34. A cet effet, un logement intérieur 70 est formé dans la section fendue 68 II 71 39224 14 21Î9922 du moule femelle à l'opposé du joint torique 58 (figures 5 et 6). Le logement 70 est formé de manière à recevoir le bord roulé 18 de l'ébauche 10 et de ce fait le joint torique 58 s'appuie contre la face supérieure du bord roulé 18^tandis que la 5 face inférieure de ce dernier repose dans le fond du logement 70. Etant donné que le joint 58 dépasse la face inférieure de l'embase 44, il serre la collerette de l'ébauche contre le fond du logement 70 du moule femelle 34 et assure l'étanchéité de l'ébauche 10 lorsque les deux parties du moule sont assemblées. 10 Lorsque l'ébauche non emboîtable 10 est introduite dans le moule femelle 34 et isolée de l'atmosphère extérieure comme on l'a vu ci-dessus, elle peut être transformée par l'application d'une pression d'air différentielle. Dans cet exemple, de l'air à une pression positive est introduit par les canaux 52 15 et 50 dans le moule mâle 32 de manière à dilater l'ébauche chauffée 10 et à la plaquei)fcontre les parois de l'empreinte du moule femelle 34. Ce dernier comporte- des canaux de fuite convenablement disposés qui permettent à l'air emprisonné entre l'ébauche et la paroi intérieure de l'empreinte de s'échap-20 per à l'atmosphère. Cette phase du formage est illustrée à la figure 6. On voit que toute la partie de l'ébauche 10 située au-dessous de sa collerette 16 c'est-à-dire au-dessous du bord roulé 18 et du bourrelet de verrouillage 20 se déforme et se plaque contre la paroi de l'empreinte du moule femelle 34 dé- /la 25 limitée par les parois intérieures de/section inférieure 64, de la section supérieure 68 et par la paroi supérieure du plateau éjecteur 66. On voit également que la section fendue 68, immédiatement au-dessous du logement 70 est de forme complémentaire de celle de la collerette 16 de l'ébauche 10, et de ce fait 30 cette collerette conserve sa forme et ses dimensions initiales dans le récipient non emboîtable terminé 24. De préférence, le moule femelle 34 est réfrigéré ou tout au moins relativement froid par rapport à la matière plastique du récipient 24 ainsi formé, et de ce fait ce dernier se soli-35 difie très rapidement. Il peut alors être démoulé. Au début du démoulage (figure 7), le moule femelle 34 descend et se dégage du moule mâle 32. Le moule femelle 34 continue à descendre et 71 39224 15 2119922 les secteurs de la section fendue 68 s'écartent radialement comme on le voit sur la figure 8. Lorsque le moule 34 a été abaissé à un niveau auquel sa face supérieure est éloignée de l'extrémité inférieure du moule mâle 32 d'une distance supé-5 rieure à la hauteur du récipient 24 terminé (voir figure 9), le plateau éjecteur 66 se déplace vers le haut de manière à extraire le récipient terminé 24 du moule femelle 34 et à le placer immédiatement au-dessus de ce dernier. Lorsqu'il est dans cette position, le récipient 24 terminé peut être chassé vers 10 un poste de groupage, par exemple par un jet d'air comprimé 72 correctement orienté. Le cycle de formage étant alors terminé, le moule femelle 34 peut alors remonter vers la tourelle 30' en synchronisme avec l'indexage de cette dernière et s'engager autour d'un nouveau 15 moule mâle pour former un autre récipient non emboîtable 24 selon le processus qui a été décrit ci-dessus. Les figures 13 et 14 représentent un mécanisme collecteur qui peut être utilisé en association avec la machine décrite ci-dessus. Ce mécanisme collecteur 74 peut être disposé au 20 voisinage immédiat du moule femelle 34 et il reçoit les récipients non emboîtables 24 chassés du moule femelle 34 par le jet d'air 72. Il faut cependant noter qu'il est difficile de contrôler avec précision la trajectoire d'un récipient chassé du moule par un jet d'air comprimé. En effet, les récipients -25 ainsi chassés peuvent se placer dans des positions diverses et il est ensuite difficile de les orienter correctement. Lorsque la machine décrite ci-dessus est associée à une ligne de remplissage, il est souhaitable que les récipients soient rapidement orientés et alignés sur le convoyeur reliant la machine de 30 formage à la remplisseuse. A cet effet, le mécanisme collecteur 74 est destiné à recueillir les récipients non emboîtables 24 chassés du moule femelle 34 par le jet d'air comprimé 72, à les orienter et à les transférer par exemple sur le convoyeur d'une remplisseuse. Cet 35 appareil 74 comprend un canal 76 ouvert à ses deux extrémités 78 et 80. Ce canal 76 est délimité par une plaque fixe 82 constituant son fond et par deux parois latérales intérieure 84 et 71 39224 16 2119922 extérieure 86. Au voisinage immédiat du moule femelle 34, le canal 76 est incurvé selon une courbe prédéterminée qui, comme on le voit en plan sur la figure 14 est formée sur un arc supérieur 5 à 905. Dans cette section courbe, le canal 76 est associé à un tambour d'entraînement 88 qui tourne dans une ouverture formée dans la paroi latérale intérieure 84. Le tambour 88 est disposé de manière que, dans la section courbe du canal, sa surface extérieure 90 est espacée de la paroi extérieure 86 10 d'une distance égale ou légèrement inférieure au diamètre maximal du récipient non emboîtable 24. De préférence, cette distance est telle que la surface 90 du tambour comprime légèrement la paroi latérale du récipient 24 de manière à entraîner ce dernier. 15 De préférence, la surface extérieure 90 du tambour 88 revêtue d'une matière dont le coefficient de frottement est relativement élevé, par exemple du caoutchouc, de manière à empêcher le glissement du tambour 88 sur les récipients 24 et à faire tourner ces derniers lentement lorsqu'ils glissent con-20 tre la surface intérieure de la paroi extérieure 86 du canal. Les récipients 24 sont ainsi légèrement serrés et entraînés par le tambour rotatif 88 dans le secteur courbe du canal 76 jusqu'au point où la distance comprise entre la surface extérieure 90 du tambour et la paroi extérieure du canal 76 devient 25 supérieure au diamètre maximal du récipient. Ce dégagement se produit en général à l'entrée de la section rectiligne du canal 76. A partir de ce point, les récipients 24 ne sont plus entraînés directement par le tambour 88 et dans cette section rectiligne, dont la largeur est très légèrement supérieure au 30 diamètre maximal des récipients, ces derniers glissent librement et se poussent les uns les autres. De -ce qui précède, on voit que le procédé de transformation d'ébauches emboîtables en matière plastique èn récipients non emboîtables permet de fabriquer à grande vitesse et à bas 35 prix des récipients non emboîtables de qualité constante. La diversité des formes et des dimensions des récipients pouvant être fabriqués par le procédé et la machine de l'invention, 39224 17 2119922 ainsi que les cadences de fabrication qu'il est possible d'atteindre, offrent un intérêt certain aussi bien pour l'utilisateur des récipients que pour le consommateur. Il Vîy&e soi que la présente invention a été décrite ci-dessus à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter toutes modifications sans sortir de son cadre. 71 39224 18 2119922 RHVErolCATIOaS 1. Procédé de transformation d'un récipient emboîtable en matière plastique en un récipient non emboîtable, consistant essentiellement à préformer un récipient emboîtable à col ou-5 vert constituant une ébauche en un récipient non emboîtable, caractérisé en ce qu'il consiste notamment à former un récipient emboîtable à col ouvert, à placer ce récipient emboîtable autour d'un moule mâle complémentaire et à le maintenir en position fixe par rapport à ce dernier, à chauffer le récipient 10 placé sur le moule mâle à une température à laquelle il devient facilement déformable, à introduire le moule mâle portant le récipient chauffé dans un moule femelle, dont l'empreinte est complémentaire de la paroi extérieure du récipient non emboîtable à former, à assurer l'étanchéité du récipient par rapport 15 à l'empreinte du moule, puis à dilater ce récipient au moyen de la pression différentielle d'un fluide, de manière à le plaquer contre la paroi de l'empreinte du moule femelle tout en le maintenant en position fixe par rapport au moule mâle de manière à forner le récipient non emboîtable. 20 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient emboîtable est verrouillé en position fixe autour du moule mâle, mais de façon à pouvoir être séparé de ce dernier. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 25 que le récipient emboîtable est verrouillé sur le moule mâle dans une/kone voisine de son extrémité ouverte. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que seule la partie du récipient emboîtable située au-dessous de l^scine par laquelle il est verrouillé sur le moule mâle est di- 30 latée par la pression différentielle d'un fluide. 5. Procédé de transformation d'un récipient emboîtable préformé en matière plastique en un récipient non emboîtable, caractérisé en ce qu'il consiste à préformer un récipient emboîtable comportant un col ouvert et des bourrelets extérieurs 35 situés au voisinage de son col ouvert, à verrouiller de manière amovible le récipient emboîtable sur un moule mâle de forme complémentaire en engageant lesdits bourrelets sur des éléments 71 39224 19 2119922 complémentaires de verrouillage placés autour du moule mâle, à chauffer le récipient emboîtable dans la zone située au-dessous des bourrelets situés autour de son col ouvert jusqu'à la température de formage pendant qu'il est emboîté sur le mou-5 le mâle, à introduire le moule mâle portant le récipient emboîtable chauffé dans un moule femelle comportant une empreinte de forme complémentaire de la paroi extérieure du récipient non emboîtable à former, à assurer l'étanchéité entre le récipient chauffé et l'empreinte intérieure du moule femelle, à dilater 10 le récipient chauffé en exerçant à l'intérieur de ce dernier une pression différentielle de manière à le plaquer contre la paroi de l'empreinte du moule femelle pour lui donner la forme d'un récipient non emboîtable, et à dégager le récipient non emboîtable ainsi formé à la fois du moule mâle et de l'empreinte 15 du moule femelle» 6. Procédé selon la revendication 5, destiné à un récipient emboîtable à col ouvert comportant une section de diamètre prédéterminé située immédiatement au-dessus du bourrelet circulaire, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste en ou-20 tre à assurer l'étanchéité du récipient emboîtable monté sur le moule mâle au voisinage de cette section de diamètre prédéterminé et à exercer une dépression sur ce récipient de manière à le plaquer et à l'immobiliser sur le moule mâle avant et pendant le chauffage du récipient emboîtable. 25 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il consiste à placer le récipient emboîtable autour du moule mâle à un premier poste, à le pousser axialement lorsqu'il est à un second poste de manière à l'appliquer en contact intime et à le verrouiller sur le moule mâle, à chauffer le récipient 30 appliqué sur le moule mâle lorsqu'il se déplace entre des postes successifs, puis à introduire le moule mâle portant le récipient emboîtable chauffé dans l'empreinte d'un moule femelle à un dernier poste auquel le récipient non emboîtable est formé à partir du récipient emboîtable chauffé. 35 8. Procédé de transformation à grande vitesse d'un ré cipient emboîtable en un récipient non emboîtable, caractérisé en ce qu'il consiste à placer à un premier poste un récipient 71 39224 20 2119922 emboîtable autour d'un moule mâle de forme complémentaire, à transférer à un second poste le moule mâle portant le récipient emboîtable, à appliquer en contact intime et à verrouiller le récipient emboîtable sur le moule mâle à ce second poste, 5 à chauffer ce récipient par l'intermédiaire du moule mâle jusqu'à une température de formage par pression, tandis que le moule mâle est transféré du second poste à un troisième poste, et à déformer par pression interne le récipient emboîtable pour former un récipient non emboîtable au troisième poste, tandis 10 que le récipient est verrouillé sur le moule mâle. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que plusieurs moules mâles sont montés sur une tourelle rotative présentant successivement les moules mâles aux différents postes. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce 15 que les récipients emboîtables placés autour des moules mâles sont poussés axialement au second poste de manière à les plaquer en contact intime et à les verrouiller sur le moule mâle autour duquel ils ont été placés au premier poste. 11. Machine à grande production destinée à transformer 20 des récipients emboîtables en matière plastique en récipients non emboîtables, caractérisée en ce qu'elle comprend une tourelle révolver arrêtée en positions déterminées et portant plusieurs moules mâles régulièrement répartis sur son pourtour et comportant chacun des éléments destinés à verrouiller autour de lui 25 de manière amovible un récipient emboîtable, un dispositif recevant une pile de récipients emboîtables introduits les uns* dans les autres et les déposant un par un sur les moules mâles successifs en synchronisme avec l'arrêt de la tourelle, un dispositif appliquant le récipient emboîtable en contact intime 30 avec le moule mâle et le verrouillant de manière amovible sur ce dernier, un dispositif de chauffage des récipients emboîtables verrouillés à une température à laquelle ils sont facilement déformables, et des dispositifs destinés à transformer par pression différentielle les récipients emboîtables ver-35 rouillés sur un moule mâle correspondant en un récipient non emboîtable. 71 39224 21 2119922 12. Machine selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage du récipient sur un moule mâle comprend un élément annulaire sur lequel s'engage une gorge annulaire du récipient. . 5 13. Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce que chaque moule mâle comporte un dispositif de chauffage individuel. 14. Appareil destiné à recevoir des récipients à col ouvert éjectés par une machine à mouler dans des positions 10 aléatoires et à orienter et transférer les récipients à un point prédéterminé, caractérisé en ce qu'il comprend un canal ouvert à ses deux extrémités et délimité par une paroi latérale intérieure et par une paroi latérale opposée extérieure, le canal comportant une section courbe voisine de son extrémité ou-15 verte constituant l'entrée du canal, un tambour d'entraînement tournant dans une ouverture de la paroi latérale intérieure du canal, la surface extérieure du tambour étant coaxiale à la paroi latérale extérieure opposée de la section courbe du canal et étant placée à une distance de cette dernière qui est 20 égale ou inférieure au diamètre maximal des récipients introduits dans l'entrée du canal, de manière que le tambour d'entraînement accroche les récipients dans la section courbe du canal et les oriente dans la position désirée tout en les entraînant dans la section courbe du canal vers la sortie de ce 25 dernier. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé -en ce que la surface extérieure du tambour a un coefficient de frottement suffisant pour entraîner sans glissement les récipients dans la section courbe du canal. 30 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'arc de la section courbe du canal est supérieur à 902. t