La présente invention a pour objet un dispositif à électrode destiné à être appliqué sur la peau, à des fins électro-médicales, constitué par un corps en matière plastique à surface d'appui annulaire, une rondelle ou un disque-électrode disposé à une certaine distance de la surface d'appui en formant un espace creux, un feuillet adhésif à placer sur la surface d'appui pour faire adhérer le dispositif à électrode sur la peau, et un trou prévu dans le corps en matière plastique pour injecter une pâte conductrice de l'électricité dans un e#space creux. De tels dispositifs à électrode sont utilisés par exemple pour I 'électroencéphalographie ,l 'électrocardiographie et l'élec- tromyographie, et également pour les traitements par iontophorèse dans lesquels des préparations à effet thérapeutique sont introduites dans la peau au moyen du courant d'électrode.Le dispositif le plus utilisé dans la pratique est constitué par un corps en matière plastique en forme de disque dans lequel le disque-électrode est encastré à une certaine distance de la surface d'appui Sur la surface d'appui est appliquée un feuillet auto-collant, par exemple en papier, puis l'espace creux est rempli,en appréciant ê l'oeil, d'une pate conductrice sortant d'un tube, (pite ou gel d'électrode), et, après avoir retiré une couche de recouvrement qui se trouve sur la feuille a adhésive, le dispositif à électrode est collé sur la sur- face de la peau. L'inconvénient de ce dispositif connu est que le dosage correct de la quantité de pâte conductrice demande beaucoup d'habileté et de savoir-faire.Si on introduit trop peu de pâte -conductrice dans l'espace creux, le contact électrique entre peau et électrode n'est pas assuré. Si on introduit trop de pSte dans l'espace creux, la pate s'échappe à l'extérieur lorsqu'on pose le dispositif à électrode sur la peau, et se répand sur la surface de collage. Il peut alors arriver que l'adhérence du dispositif à électrode sur la peau ne soit pas suffisante, et il peut donc y avoir alors aussi des défauts de contacts. Il a donc déjà été proposé de prévoir dans le corps de matière plastique un canal mince qui, partant de l'extérieur, passe à travers le corps de matière plastique et s'étend jusqu'en dessous du disque d'électrode, en#débouchant dans l'espace creux. Pour garnir l'espace creux avec la pâte conductrice,on utilise une seringue à injection de type courant dont on introduit l'aiguille dans le canal. Etant donné que ce canal pénètre latéralement dans l'espace creux, cette méthode présente certaines difficultés d'ap plication. Il peut en effet arriver qu'aussi bien lorsqu'on met en place latéralement la seringue à injection que lorsqu'on sort l'aiguille du canal, le dispositif à électrode glisse sur la peau, car il est soumis d des forces latérales qui sont approximativement parallèles à la surface de collage.Il arrive également avec cette méthode que l'on exerce une pression trop grande-avec la seringue à injection. de sorte que dans ce cas également la pate conductrice est refoulée en dessous de la feuille adhésive. Ce procédé est donc compliqué à mettre en oeuvre, il ne donne pas de résultats suffisamment sûrs et, par ailleurs. il est notablement plus coûteux que le procédé décrit précédemment. Outre ces dispositifs à électrode utilisables plusieurs fois, on connaît aussi des dispositifs à électrode à jeter qui sont constituées par une électrode de métal en forme de bouton à pression mise à nu, le long du bord d'ouverture de laquelle est fixée une feuille plastique en rondelle avec une feuille adhésive. L'électrode comporte un canal central destiné à injecter le gel d'électrode et, du c#té de la peau, elle est munie d'un treillis métallique. Lorsqu on injecte le gel d'électrode ce dernier doit se répartir dans les mailles du treillis. Ce dispositif à électrode présente les inconvénients déjà décrits auxquels vient encore s'ajouter le danger de formation de bulle d'air, car la surface d'appui est trts grande et irrégulière. Partant de lEétat de la technique, invention a pour but de créer un dispositif à électrode réutilisable du type décrit au début, permettant de doser de façon précise la quantité de pâte conductrice empêchant dans tous les cas le dispositif à électrode appliqué sur la peau de s'en détacher, et présentant une conductibilité électrique parfaitement stre et dans lequel il est prévu dans le corps en matière plastique au moins un canal de décharge s'étendant depuis l'espace creux vers l'extérieur. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que le trou du corps de matière plastique est disposé sensiblement dans l'axe du dispositif à électrode et se trouve dans le prolongement d'un trou prévu dans le disque-électrode. L'avantage de cette disposition est que. le dispositif à électrode étant appliquée sur la peau l'espace creux peut être rempli par le caté arrière, de sorte que toutes les forces résultant de 1'opération de remplissage agissent approximativement perpendiculairement à la surface d'appui et de collage, de sorte que ces forces ne font que renforcer l'adhérence du dispositif à élec- trode au lieu d'agir dans unans défavorable sur elle.De plus, on peut, grâce à l'invention, obtenir un positionnement parfaitement précis car, lorsqu'on introduit, soit à l'aide d'une tube de patte, soit à l'aide d'une seringue à injection, soit de toute autre manière appropriée, la pâte conductrice l'utilisateur ressent, lorsque l'espace creux est suffisamment rempli, une pression de réaction ou résistance correspondante, qui lui indique que l'espace creux est suffisamment rempli. Le canal décharge permet à un excédent éventuel de pate conductrice de sortir, ce qui indique également à l'utilisateur que l'espace creux est suffisamment rempli. On est donc str que le dispositif à électrode ne peut pas se détacher de la peau car il ne peut y avoir de surpression dans l'espace creux.Le dispositif à électrode selon l'invention peut être utilisé aussi bien en électroencéphalographie, en électrocardiographie, en électromyographie qu'en traitement par iontophorèse. Selon un développement particulièrement avantageux de l'invention, chaque canal de décharge se présente sous la forme d'une rainure ménagée dans la surface d'appui. Lorsque le dispositif à électrode est appliqué sur la peau, cette rainure ou rigole s'étend donc entre le corps de matière plastique et la feuille adhésive. Une telle rigole ouverte vers l'extérieur est plus facile à nettoyer qu'un canal de décharge fermé. Pour des raisons techniques de fabrication, de montage et de fonctionnement, il est avantageusement prévu que le corpS de matière plastique s'engage dans le trou du disque-électrode par une cheville creuse comportant le canal central, et est collé dans ce trou. De cette façon, on n'a pas à redouter que la pâte conductrice qui est notamment très agressive à l'égard des électrodes en AgCl attaque la paroi du trou prévu dans le disque-électrode. On peut, en principe, remplir de n'importe quelle façon avec la pctte conductrice l'espace creux du dispositif à électrode selon l'invention. Mais, grâce à l'invention, on peut procéder à ce remplissage selon un nouveau procédé consistant à utiliser une pate conductrice en sachet, dont le contenu correspond-sensible- ment à la contenance de ltespace creux du dispositif à électrode, et qui, dans sa partie qui doit être placée de l'extérieur sur le trou du corps en matière plastique, possède une paroi qui crève sous la pression. Un tel sachet peut se présenter par exemple sous la forme d'un coussinet, d'un polyèdre, ou une forme analogue, en feuille plastique mince. Ce sachet est posé sur le trou du corps en matière plastique de façon que la paroi destinée à crever, et qui est par exemple une membrane, se trouve du côté du trou. En exer çant avec les doigts une pression sur le sachet, la paroi crève, de sorte que la pate conductrice peut être enfoncée dans l'espace creux. A cette fin, il est prévu selon l'invention de façon particulièrement avantageuse que le corps en matière plastique comporte du côté extérieur un logement pour le sachet, débouchant dans le trou, la forme de ce logement étant de préférence adaptée à la forme du sachet de pate. Les caractéristiques et avantages de l'vention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel La figure 1 est une vue en coupe transversale d'un premier mode de réalisation de l'invention ; La figure 2 représente en coupe transversale analogue à celle de la figure 1 un autre mode de réalisation: de l'invention. Le dispositif à électrode 1 destiné à être appliqué sur la peau, représenté aux figures 1 et 2 2 est essentiellement constitué par un corps en matière plastique 2 et une électrode 3 en forme de disque qui est par exemple introduite sous pression dans le corps en matière plastique, où lui est fixée de toute autre manière. Le disque-électrode 3 est disposE à une certaine distance de la surface d'appui 4 côté frontale du corps en matière plastique 2, ce qui donne naissance entre le disque-électrode 3 et le surface de la peau 5 à un espace creux 6. Dans le corps de matière plastique 2 est introduit latéralement le cible raccordement 7 dont les fils de raccordement sont raccordés au disque-électrode de façon non représentée. Le corps en -rtatière plastique 2 comporte dans le voisinage de sa surface d'appui 4 une collerette 8 annulaire, limitant latéralement l'espace creux 6, qui forme relief au dessus de la surface d'appui 4. Cette collerette annulaire sert à fixer une feuille autocollante 9 qui, par exemple, est constituée par une feuille de papier à deux faces adhésives, comportant sur les deux faces une couche de recouvrement et percée au centre d'un trou qui permet de la guider le long de la collerette 8. Après avoir retiré le feuillet de recouvrement, on peut, d'une part, fixer la feuille adhésive 9 à la surface d'un appui 4 du corps en matière plastique 2, et, d'autre part, en pressant sur le dispositif à électrode 1, la faire adhérer à la surface de la peau 5.La feuille adhésive 9 est munie d'une languette 10 au moyen de laquelle on peut la retirer avec le dispositif à électrode 1 de la surface de la peau 5 lorsque le traitement est fini. On enlève alors la feuille adhésive du dispositif à électrode 1 et on la remplace par une nouvelle feuille pour réutiliser le dispositif à-électrode. Le corps en matière plastique 2 est muni d'un canal axial 11 qui s'étend de la face frontale opposée à la surface d'appui 4 en direction de l'espace creux 6. De la même façon, le disque-électrode 3 comporte un trou central 12 dans le prolongement du trou 11 du corps en matière plastique 2, mettant en liaison#celui-ci avec l'espace creux 6. Après que le dispositif à électrode 1 a été posé sur la surface de la peau 5, on peut remplir l'espace creux 6 de pâte conductrice (ou gelée d'électrode ) par les trous 11 et 12 ; pour ce faire, on peut utiliser un tube de pâte ou une seringue à injection 13 que l'on peut voir à la figure 1 en traits mixtes. Il est particulièrement avantageux que le corps de matière plastique 2 comporte des canaux de décharge, par exemple des creux en forme de rigole 14 dans la surface d'appui 4. Par ces canaux de décharge, un excédent éventuel de pate concductuice peut s'échapper vers l'extérieur. Dans le mode de réalisation du dispositif à électrode 1 selon l'invention représenté à la figure 2, le corps de matière plastique 2 comporte une cheville creuse 15 formant le trou 11, sur laquelle le disque-électrode 3 est posé par son trou 12. De plus, le corps de matière plastique 2 comporte sur sa face frontale opposée à la surface d'appui 4 un creux en forme de cuvette 16 qui débouche dans le trou 11 et qui est adapté à recevoir un sachet 17 contenant une dose appropriée de pate conductricetreprésenté en traits mixtes à la figure 2. Ce sachet présente dans la partie qui se trouve à 1 'in- térieur de la cuvette de logement 16 une paroi 18 qui crève sous l'effet de la pression. Ce sachet peut, par exemple, comporter dans cette partie deux lignes en croix destinées à la rupture. Lorsqu'on presse sur la face supérieure du sachet 17 introduit dans le logement 16, la paroi crève le long des lignes de rupture, comme on l'a indique en 19, de sorte que la p te conducErice peut parvenir par le trou ll dans l'espace creux 6. Pour faciliter la mise en place correcte du sachet de pâte 17 dans le logement 16, il peut par exemple comporter des repères de couleur ou analogues. REvENDIcATIoNs 1.- Dispositif à électrode destiné à être posé sur la peau, à des fins électro-médicales, comprenant un corps en matière plastique avec une surface d'appui annulaire, un disque-électrode disposé dans le corps de matière plastique à une certaine distance de la surface d'appui en formant un espace creux, une feuille adhésive a appliquer sur la surface d'appui, destinée à faire adhérer le dispositif à électrode sur la peau, et un trou prévu dans le corps en matière plastique , pour injecter de la pâte conductrice de l'électricité dans l'espace creux, caractérisé en ce que le trou(II)prévu dans le corps en matière plastique (2) est ménagé sensiblement axialement dans le dispositif à électrode (1), dans le prolongement d'un trou (12) prévu dans le disque-électrode (3), et en ce que, dans le corps en matière plastique (2), il est#prévu au moins un canal de décharge (14), s'étendant vers l'extérieur depuis l'espace creux (6). 2.- Dispositif à électrode selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque canal de décharge se présente sous la forme d'une rainure (14) creusée dans la surface d'appui (4) du corps en matière plastique (2). 3.- Dispositif à électrode selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le corps en matière plastique ( 2) s'engage par une cheville creuse (15) formantele trou (11), dans le trou (12) du disque-électrode (3). 4.- Dispositif à électrode selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par un sachet (17) contenant la pâte eonductrice dont le contenu correspond approximativement à la contenance de l'espace creux (6) du dispositif à électrode (l), et qui, dans sa partie destinée à être posée de l'extérieur sur le trou (ll) du corps en matière plastique (2), possède une paroi qui crève sous l'effet de la pression. 5.- Dispositif à électrode selon la revendication 4, carac tersé en ce que le corps en matière plastique (2) comporte du côté extérieur un logement (16) débouchant dans le trou (ll) et destiné à recevoir le sachet de pâte (17).