-i 2003467 La présente invention, concerne mi procédé permettant , d'une manière extrêmement simple et rapide , de prendre des empreintes digitales , de les reproduire , de les rendre visibles et de les transférer , même à partir de surfaces qui 5 sont telles qu'elles présentaient des difficultés considérables selon les procédés connus . On connait des dispositifs et des procédés pour prendre des empreintes digitales selon lesquels on met en oeuvre essentiellement la méthode de coloration ou la réaction chi-10 mique entre la surface digitale traitée d'une manière appropriée et le support . Jusqu'à présent , on a détecté les empreintes digitales latentes et accidentelles par diffusion de substances finement pulvérisées comme par exemple l'alumine, le soufre , le 15 plomb blanc , le noir de fumée dégraissé ,1a poudre de fer ou d'aluminium et analogue ou au moyen de procédés chimiques qui permettaient d'obtenir des images en couleur rendues visibles par une réaction des sécrétions de l'empreinte De tels procédés ne peuvent pas être employés de 20 façon générale . Notamment le procédé de pulvérisation ne permet pas de rendre visibles les empreintes digitales sur une surface lisse et polie comme par exemple , sur les matières plastiques ou sur les métaux polis. En outre, dans la technique moderne de la criminologie , la nécessité se fait sentir de rendre accessibles 25 à un grand nombre de personnes et le plus rapidement possible les empreintes obtenues . On a déjà proposé de produire les empreintes digitales sur un matériau non-conducteur en créant un champ électrique entre le doigt et le côté postérieur conducteur (verso) du 30 matériel de reproduction et en rendant visible l'image de charge obtenue au moyen d'un révélateur électroph.otographique , cependant ce procédé ne peut pas être utilisé pour rendre visibles les empreintes digitales accidentelles déjà existantes et sur des surfaces conductrices de l'électricité . 35 Le procédé selon l'invention pour prendre des em preintes digitales et pour les rendre visibles qui résoud les problèmes ci-dessus et ne nécessite aucun champ électrique est caractérisé par le fait que l'empreinte qui se trouve sur une couche quelconque est développée, c'est à dire rendue visible 69 05977 2 2003467 par un toner électrophotographique et, s'il y a lieu, transmise et/ou fixée. Comme toners on utilise, selon le procédé appliqué et comme décrit ci-après, les mélanges connus surtout sous forme de poudre ou de liquide, qui comportent essentiellement des par- -5 ticules colorées et susceptibles de recevoir une charge négative et/ou positive avec un composant résineux, permettant la fixation, ainsi qu'éventuellement des matériaux de support. Le composant résineux permet une fixation de l'image de poudre d'abord obtenue et, s'il y a lieu,son transfert sur un autre matériel de 10 support quelconque. On peut, par exemple, utiliser pour le but considéré un révélateur qui, selon le brevet allemand 1.188.440, est composé au moins d'un toner organique résineux qui supporte une charge positive et au moins d'un composant inorganique ayant sensible*-»; 15 ment la môme granulométrie qui supporte une charge négativeo Comme toner organique supportant une charge positive conviennent par exemple des résines naturelles ou synthétiques auxquelles on ajoute des pigments inorganiques et/ou organiques et/ou des colorants « Aux toners connus de ce type on ajoute souvent de peti-20 tes quantités de cires et/ou de composés organiques présentant un point de fusion peu élevé, qui ont une influence voulue sur le point de fusion du mélange-toner et sur son adhérence. Comme composants organiques on emploie de préférence des composés ayant un point de fusion peu élevé, en particulier des 25 composés aromatiques dont la température de fusion ée trouve comprise entre 40WC et 180*C environ. Comme composant inorganique supportant une charge négative, on utilise des substances, inorganiques et finement divisées comme par exemple l'oxyde de fer, le dioxyde de titane, l'oxyde 30 d'aluminium, des silicates comme le kieselguhr, le gel de silice, le talc, la poudre de verre et autres substances analogues. Les toners sont préparés en refroidissant un bain de fusion homogène des composants qui est ensuite finement pulvérisé et criblé pour atteindre une granuloméferie d'environ 0,1 à 50 35 de préférence de 1 à environ 10 . Pour atteindre le but selon l'invention, on utilise également des poudres-toners connues qui contiennent des toners ayant une charge d'un seul signe, des toners dits positifs ou négatifs» La préparation des empreintes digitales pour les archives, 69 05977 3 2003467 c'est à dire leur reproduction, peut se faire de manière simple, par exemple en appuyant le doigt directement sur une couche photoconductrice, et l'image latente ainsi obtenue est achevée de manière habituelle par développement, fixation, etc.. Lors-5 que l'on utilise une plaque d'impression revêtue d'une couche photoconductrice, on peut obtenir dans les plus brefs délais un nombre quelconque de copies. Le dernier procédé ne nécessite pas la charge préalable de la couche photoconductrice, cependant cette dernière peut être utile dans certains cas. 10 Si l'on ne désire pas un grand nombre de tirages de la reproduction de l'empreinte, on peut selon l'invention créer l'empreinte digitale également sur une surface quelconque et de préférence non-conductrice,comme par exemple sur une feuille de matière plastique et similaires, et ensuite elle peut de même 15 - par développement - être rendue visible et fixée. Si au cours de ce procédé l'empreinte est préparée sur un support transparent ou translucide, elle peut être reproduite également d'une manière simple selon les procédés connus de reproduction. Ce procédé présente un avantage particulier en ce que l'image obte-20 nue après la fixation thermique de la poudre révélatrice est extrêmement stable. Le procédé selon l'invention présente en outre d'autres avantages particuliers pour la recherche des empreintes digitales accidentelles et latentes et pour les rendre visibles sur 25 des supports quelconques0 Dans ce but conviennent surtout les toners se présentant sous forme de poudre qui permettent d'obtenir des images d'une excellente visibilité, même sur les surfaces très lisses comme par exemple sur des couches extrêmement brillantes de matière plastique, d'aluminium poli, des surfaces élo-30 xées, pour le traitement desquelles les poudres révélatrices ne donnent pas de résultats. Un avantage considérable consiste en ce que les images obtenues par le toner peuvent être transférées d'une manière simple sur un autre support et reproduites en les recouvrant d'une feuille chargée au préalable ou par un traite-35 ment thermique. L'application du toner utilisé selon l'invention, 69 05977 4 2003467 forme d'un dispositif de pulvérisation dit atomiseur. On a en outre constaté que la polarité des empreintes digitales peut être déterminée à l'aide d'un appareil de mesure électrostatique à sonde de mesure fine selon la demande de brevet 5 allemand publiée sous le N° DAS 1.281.573. Dans les figures 1 et 2 des dessins annexés de la demande figurent des exemples concernant des charges positives ou négatives produites par les empreintes digitales sur un film de téréphtalate de polyéthylène,, On a trouvé qu'une seule empreinte peut comprendre les deux po-10 larités. L'amplitude et la polarité ne peuvent pas être prédéterminées, car elles dépendent d'une façon très compliquée de différents facteurs comme par exemple de la constante diélectrique et de la résistance des deux parties en contact, de la rugosité de la surface, du degré de pureté de la surface ainsi que de 15 l'air ambiant, de la pression et de la durée du contact, de l'irradiation de la lumière, etc... indique , . , , Si 1-a mesure / une charge positive du domaine considéré . le développement approprié de l'empreinte digitale se fait de façon utile par un des toners décrits ci-dessus et vice-versa. Si au-20 cune charge ne peut être constatée ou même attendue - ce qui est le cas des surfaces métalliques -, il est également avantageux d'appliquer un toner selon l'invention contenant un composant de charge négative ou positive, car il développe une excellente capacité d'adhérence et donne une image parfaite même sur les sur-25 faces de métal poli. Comparé avec les autres poudres usuelles, il présente de plus l'avantage de pouvoir être fixé d'une façon simple par un traitement thermique. Les exemples suivants expliquent en détail l'application du procédé selon l'invention. 30 Exemple 1 : En vue d'une reproduction, on produit des empreintes digitales sur une plaque d'impression éléctrophotographique, par exemple sur une plaque "Elfasol" (marque déposée) de la société KALLE, Wiesbaden-Biebrich, Allemagne Fédérale. Une charge préa-35 lable de la couche photosensible n'est pas nécessaire. Pour rendre les empreintes latentes visibles, on applique sur la plaque un toner élect£ophotographique pulvérulent sans support, qui se compose de particules susceptibles de recevoir une charge négative d'une part, et de particules susceptibles de recevoir une 69 05977 -5- 2003467 charge positive d'autre part (dit double-toner) comme par exemple la poudre révélatrice EL 01 de la société KALLE AG. La fixation de l'image se fait d'une manière habituelle par traitement thermique de la plaque (3 minutes à 180°C). Ensuite on élimine 5 les portions non transformées de la couche au moyen d'une solution alcoolique et aqueuse d'un alcali comme par exemple la solution RC 31 de la société KALLE AG, et, pour obtenir une meilleure adhérence de l'encre, on essuie la plaque avec de l'acide phosphorique à 1,5 %, puis on l'enduit avec de l'encre. A 10 partir de la plaque finale d'impression, on prépare immédiatement après, dans la machine à imprimer offset, des tirages qui portent . des images nettes avec des lignes bien différenciées. Une charge préalable de la couche photoconductrice a pour conséquence que l'empreinte digitale est plus renforcée et plus nettement repro-15 duite au cours de l'impression. Sur l'aluminium poli ou laminé, les empreintes digitales, après être rendues visibles et fixées selon le procédé décrit, donnent également des images de bonne qualité, une élimination de la couche n'étant pas nécessaire. 20 Exemple 2 : Sur des substances comme par exemple des objets en matière plastique, des revêtements de buffets de cuisine en matières à mouler d'urée-résine de mélamine, comme par exemple la "Resopal" (marque déposée) de la firme Rommler GmbH, Grossumstadt, ét sur 25 l'aluminium poli, on rend les empreintes digitales visibles selon l'invention en saupoudrant les endroits intéressés avec le toner électrophotographique. Après avoir éliminé, en 1'épouss#-tant doucement, l'excédent du toner, une surface d'une feuille en chlorure de polyvinyle dur, par exemple du "Genolon"K(marque 30 déposée) de la société Farbwerke HSchst, montre une image bien distincte. Afin de la rendre ineffaçable, l'empreinte est fixée par un réchauffement de 3 minutes0 Si 1'on avait saupoudré des empreintes digitales sur le même matériau avec de la poudre de fer, on aurait obtenu une 35 image non reconnaissable ne présentant qu'une tache grise indifférenciée. On procède de la même façon que déjà cité ci-dessus, pour rendre visibles des empreintes digitales sur papier. Exemple 3: 40 Eventuellement il sera nécessaire de projeter sur un mur 69 05977 -6- 2003467 des empreintes digitales à échelle agrandie pour mieux discerner les détails importants. On produit les diapositives nécessaires dans ce but en développant suivant l'éxemple 2 les empreintes digitales déposées sur un film en matière plastique translucide de 5 téréphtalate de polyéthylène, par exemple de 1 »"Hostaphan" (marque déposée de la société Farbwerke H5chst, à Frankfurt-HSchst, Allemagne Fédérale), puis on les fixe. On a ainsi obtenu une image distincte et nette de l'empreinte qu'on a coutume de coucher, pour la projection, entre deux plaquettes de verre qui la protè-10 gent en même temps contre un endommagement. Pour simplifier le procédé, on peut également déposer les empreintes directement sur une des deux plaquettes de verre d'une diapositive, puis on les fixe» Exemple 4 s 15 Les empreintes digitales sur des objets de toute sorte et qu'on a rendu visibles selon la méthode citée ci-dessus, peuvent être transférées sur papier ou sur des films en matière plastique selon les procédés antérieurs de transfert. On couche par exemple une feuille de matière plastique d'une flexibilité suffisante sur 20 l'empreinte qui a été saupoudrée au préalable avec le toner, mais qui n'était pas encore fixée. Au moyen d'une charge statique à l'aide d'une décharge corona de tension continue, on réalise un contact suffisant entre les deux milieux. Un réchauffement au moyen d'une lampe infra-rouge ou d'une autre source appropriée 25 de chaleur a pour conséquence de faire adhérer la poudre du toner sur le papier de transfert ou sur le film en matière plastique» 69 05977 7 2003467 - REVENDICATIONS - 1 . Procédé pour prendre des empreintes digitales et pour les rendre visibles , caractérisé par le fait que l'empreinte qui se trouve sur un support quelconque , est développée avec un toner 5 électrophotographique et que l'image obtenue est éventuellement transmise ou fixée . 2 . Procédé suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que l'empreinte est produite sur une couclie photoconductrice , de préférence sur une plaque d'impression électrophotographique. 10 et qu'ensuite l'image ou la plaque d'impression sont achevées de manière habituelle , c'est à dire par développement , par fixation ou éventuellement par élimination de la couclie , puis on procède à la reproduction . 3 « Procédé suivant la revendication 1 caractérisé par le fait 15 que l'empreinte latente est rendue visible par un traitement à l'aide d'un toner électrophotographique , de préférence avec un toner à présenter sous forme de poudre et que l'image produite par le toner est transmise en couchant sur elle un film de matière plastique préalablement chargé . 20 4- . Procédé suivant les revendications 1 et 3 » caractérisé par le fait que l'image produite par le toner est transmise en couchant sur elle un film en matière plastique et au moyen d'un chauffage , de préférence au moyen d'une radiation infra-rouge. 3 . Procédé suivant la revendication 3 caractérisé par le fait 25 qu'on utilise un révélateur électrophotographique se présentant sous forme de poudre , contenant des particules négatives et positives sensiblement de même granulométrie . 6 . Procédé suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que 1'empreinte est produite sur un support transparent •