L'invention concerne un vérin qui comprend un piston monté sur une tige et disposé de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif dans un cylindre. L'invention concerne en particulier un vérin hydraulique de ce type. Des vérins hydrauliques sont utilisés pour diverses applications dans des machines et sur des véhicules afin d'assumer des fonctions d'entrainement et/ou de commande à distance de pièces et d'éléments. Un opérateur effectue la mise en mouvement ou la commande à distance en déterminant l'alimentation en fluide hydraulique sous pression du moteur à partir d'un distributeur disposé dans le poste où se tient cet opérateur. La fixation du piston sur l'extrémité de la tige dans ces vérins est réalisée de diverses manières. L'un des modes de fixation est la fixation par vis ou par filetage. Dans l'une de ces formes de fixation par vis, un tronçon fileté de la tige est vissé dans un trou central taraudé du piston. Une autre forme de fixation par vis consiste à visser un tronçon fileté de la tige dans un écrou de blocage disposé à proximité du piston et partant contre ce dernier afin de le maintenir dans la position souhaitée sur la tige. Ces vérins peuvent être sollicités fréquemment et peuvent fonctionner sous des pressions de 175 bars ou plus. Les vérins fabriqués jusqu'à présent avec des tolérances et des jeux normaux soulèvent divers problèmes dont les plus graves sont dus à la répartition anormale des forces latérales par suite d'un défaut d'alignement entre le piston et le cylindre dans certaines conditions de travail. Ce défaut d'alignement entraine un accroissement du frottement, peut provoquer des bruits, peut permettre à la saleté de pénétrer dans le vérin et entraine une usure indésirable du piston et/ou du cylindre ét l'apparition de fuites. De nombreux procédés ont été mis en oeuvre jusqu'à présent pour tenter de réaliser une liaison convenable entre le piston et la tige d'un vérin hydraulique et un grand nombre de ces procédés consiste à fixer et maintenir rigidement le piston sur la tige de manière qu'ils constituent un élément d'une seule pièce exécutant un mouvement alternatif. bien qu'une telle liaison rigide maintienne tout défaut d'alignement initial. Lorsque les tolérances de fabrication sont normales ou même très sévères, l'alignement du piston sur la tige et dans le cylindre n'est pas parfait lorsque le piston et la tige sont reliés rigidement l'un à l'autre, et il en résulte une répartition anormale des forces latérales entre le piston et le cylindre dans certaines conditions, avec les conséquences nuisibles indiquées précédemment. L'invention concerne un vérin à fluide du type à cylindre et piston dans lequel le piston est fixé sur la tige par une liaison à vis réalisée à l'aide d'un filetage intérieur présenté par le piston et d'un filetage extérieur correspondant présenté par la tige. Les deux filetages sont proportionnés et dimensionnés de manière à permettre à la tige de pivoter suffisamment par rapport au piston pour empêcher ou réduire toute répartition anormale des forces latérales exercées par le piston sur le cylindre au cours du mouvement alternatif normal du vérin. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique en plan du vérin à fluide selon l'invention à l'état totalement rétracté; - la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, mais montrant le vérin en position d'extension totale; - la figure 3 est une coupe longitudinale partielle du détail entouré par le cercle 3 sur la figure 2; - la figure 4 est une vue partielle suivant la ligne 4-4 de la figure 3; - la figure 5 est une coupe longitudinale schématique partielle d'un vérin de l'art antérieur; - la figure 6 est une coupe longitudinale partielle du détail de la figure 5 indiqué en 6; - la figure 7 est une coupe longitudinale partielle du vérin selon l'invention;; - la figure 8 est un schéma montrant la disposition de certains éléments du vérin selon l'invention; - la figure 9 est un schéma montrant la disposition de certains éléments des vérins de l'art antérieur; et - la figure 10 est un schéma montrant la disposition de certains éléments du vérin selon l'invention. Les figures1 et notamment la figure 1, représentent le vérin à fluide 10 selon l'invention qui comprend un cylindre extérieur 12, un piston 14 (figure 3) à section circulaire, disposé de manière à pouvoir exécuter un mouvement alternatif dans le cylindre, et une tige 16 sur laquelle le piston 14 est monté. Comme représenté, le vérin 10 comporte une fourche 18 fixée sur la tige 16 et permettant de relier le vérin à une partie du dispositif ou élément à commander par ledit vérin, alors qu'une autre fourche 20 est fixée, par exemple soudée, au cylindre 12. Cette fourche 20 permet de relier le vérin à une autre partie du dispositif ou élément qu'il doit commander. Le vérin comporte également un organe permettant le branchement d'un conduit 22 au moyen duquel un fluide hydraulique peut être introduit dans la base 21 et évacué, la base 21 étant située à l'extrémité de tête du vérin 10. L'extrémité de tête est représentée à gauche sur la figure 1 et opposée à l'extrémité de sortie de la tige. Un autre conduit 24 peut être raccordé à cette dernière extrémité du vérin afin de permettre l'introduction d'un fluide hydraulique dans cette extrémité et sa décharge. I1 est évident à l'homme de l'art que le vérin 10 représenté est du type à double effet dans lequel l'admission de fluide hydraulique sous pression à l'extrémité de tige par le conduit 24 et la décharge simultanée du fluide à l'extrémité de tête par le conduit 22 provoquent un mouvement de retrait du vérin vers la position représentée sur la figure 1.L'admission de fluide hydraulique sous pression à l'extrémité de tête par le conduit 22 et la décharge correspondante du fluide hydraulique de l'extrémité de tige par le conduit 24 fait passer le vérin de sa position rétractée représentée sur la figure 1 à sa position d'extension totale représentée sur la figure 2. La figure 3 est une coupe partielle montrant une partie du cylindre 12, une partie de la tige 16 et une partie du piston 14, tous ces éléments étant représentés alors que le vérin est dans sa position d'extension totale montrée sur la figure 2. Cette position du vérin correspond également à la position de guidage minimal . car dans cette position, la longueur sur laquelle la tige 16 est guidée dans le cylindre 12 est minimale. Les forces agissant axialement ou dans d'autres directions sur le vérin lorsqu'il occupe cette position de guidage minimal produisent leur effet le plus grave sur le piston et le cylindre, comme décrit plus en détail ci-après. Comme représenté sur la figure 3, le piston 14 du vérin 10 est monté sur la tige 16 par une liaison à vis 28. Cette liaison 28 est réalisée au moyen d'un filetage intérieur 30 du piston 14 et d'un filetage extérieur correspondant 32 de la tige 16. Deux bagues d'usure 34 et 36 sont logées dans des gorges 35 et 37. respectivement, de la surface périphérique extérieure du piston 14. un joint circulaire 38 et un anneau 39 d'appui et de précontrainte étant disposés entre les bagues d'usure. Le piston 14 n'est pas vissé étroitement sur la tige, comme c'est le cas des formes de réalisation de l'art antérieur, et il n'est également pas maintenu par un écrou de blocage qui est serré sur la tige, comme c'est le cas d'autres formes antérieures de réalisation dont l'une est représentée sur la figure 5. La figure 5 montre un piston 14a qui est serré entre un écrou 74 et un épaulement 75 de la tige, de sorte que ce piston est monté rigidement sur cette tige. Dans la forme de réalisation représentoe'.surlafigure5,î'crou74 est serré sous un couple tel que la force axiale exercée sur le piston soit au moins égale et de préférence supérieure à celle exercée sur la face de gauche du piston 14a par la pression hydraulique établie dans le vérin en cours de fonctionnement. Ce serrage dynamométrique de l'écrou de blocage ou son desserrage exige des outils dont on ne dispose pas toujours facilement. en particulier lorsque des réparations doivent être effectuées sur les lieux de travail. Le piston du vérin selon l'invention est monté sur la tige sans qu'il soit nécessaire d'effectuer un tel serrage dynamométrique. comme décrit plus en détail ci-après, et il est maintenu dans cette position de manière à ne pas pouvoir se dégager ou se dévisser, à l'aide d'une clavette 40 qui est logée dans des gorges complémentaires, l'une étant réalisée dans le piston 14 etil'autre dans la tige 16. comme représenté sur la figure 3. La clavette 40 est elle-même maintenue en place par un organe 42 de retenue qui est fixé à l'aide d'une vis 44 logée dans un trou du piston 14 et serrée suffisamment pour maintenir l'organe 42 en position. La figure 4. qui est une vue partielle suivant la ligne 4-4 de la figure 3. montre en bout les pièces assurant le montage du piston sur la tige. Un joint convenable. par exemple un joint torique 98 logé dans une gorge intérieure 50 du piston et portant contre la surface extérieure de la tige 16, empêche toute fuite, à travers ra liaison à vis 28, entre les chambres à volume variable situées de part et d'autre du piston. Un ensemble 52 à presse-étoupe est disposé à l'extrémité de tige du vérin afin de maintenir la tige en alignement au cours de ses mouvements alternatifs. L'ensemble 52 comporte un coussinet 54 qui est fixé au cylindre 12 par vissage en 56. Cette liaison 56 est réalisée à l'aide de filetages du type à butée qui empêchent le coussinet 54 de se dévisser du cylindre 12, même dans des conditions extrêmes de travail. Un joint 58 empêche toute fuite du fluide hydraulique à travers la liaison vissée 56. Un joint torique 59 est disposé à l'extrémité extérieure de la liaison vissée 56 afin d'empêcher l'introduction de saletés dans l'ensemble à presse-étoupe. L'ensemble 52 à presse-étoupe représenté comporte également une plaque 60 qui est fixée sur le coussinet 54 à l'aide de vis 62 traversant un élément 64. La tige 16 passe dans l'ouverture du coussinet 54 avec un certain jeu, comme décrit plus en détail ci-après,le coussinet 54 supportant cependant latéralement la tige 16. Un joint 66 et un organe 68 d'appui et de protection contre les déformations peuvent être disposés intérieurement par rapport à la plaque 60, et un racleur 70 peut être monté à l'extérieur de la plaque 60, comme représenté sur la figure 3. Une bague 72 est montée sur la tige 16. comme représenté sur la figure 3. entre le coussinet 54 et le piston 14, afin de limiter lesmouvements du piston vers l'extrémité de tige à la position représentée sur la figure 3 et de permettre au fluide de s'écouler librement vers le conduit 24 et de ce conduit 24 vers le cylindre, tout en assurant un guidage minimal convenable de la tige. Dans les formes de réalisation antérieures où le piston est monté rigidement sur la tige afin de le rendre solidaire de celle-ci. il existe presque toujours un défaut d'alignement ou un certain angle de déviation entre l'ensemble constitué par la tige et le piston et le cylindre, en raison des tolérances de fabrication et des excentricités qui existent toujours, sauf dans les cas très rares où elles s'annulent. Cet angle de déviation est indiqué en E sur la figure 5 qui montre schématiquement et avec exagération une forme antérieure de réalisation dans laquelle le piston est fixé rigidement sur la tige à l'aide d'un écrou 74, comme indiqué précédemment. Les pièces de la forme de réalisation représentées sur la figure 5 qui correspondent à des pièces identiques ou analogues du vérin selon l'invention portent les mêmes références numériques auxquelles la lettre natt est ajoutée. L'angle E de déviation indiqué sur la figure 5 est formé entre l'axe central 76 du cylindre et l'axe central 77, 78 de l'ensemble à tige et piston. Cet angle atteint sa valeur maximale lorsque le vérin est dans la position de guidage minimale représentée sur la figure 5 et il tend à provoquer une répartition anormale des forces latérales exercées par le piston et/ou par les bagues d'usure sur la surface intérieure ou corps 13 du cylindre, aux points indiqués en 80 et 82 sur la figure 5. Comme décrit ci-après. l'axe central de la tige est indiqué en 77 et l'axe central du piston en 78. Cependant, sur la figure 5. ces deux axes sont représentés alors qu'ils coincident. La figure 6 est une vue à échelle agrandie montrant avec exagération le résultat final, au point 82, de cette répartition anormale des forces, à savoir l'usure anormale de la bague 34a et de la lèvre 33 de guidage du piston. La figure 7 représente schématiquement le vérin selon l'invention dont la tige du piston présente le même angle de déviation que celui indiqué sur la figure 5. Cependant, l'axe central 78 du piston reste parallèle à l'axe central du cylindre de sorte qu'il n'apparaît aucune répartition anormale des forces latérales entre le piston et le cylindre et que, par conséquent, l'usure du type montré sur la figure 6 est supprimée. Sur la figure 7, les axes 76 et 78 du cylindre et du piston semblent coïncider. en raison de la faible échelle de cette figure. En fait, ils sont parallèles. comme montré sur la figure 10. La manière suivant laquelle est éliminée cette répartition anormale des forces latérales est décrite dans l'exemple suivant, en regard de la figure 8 qui représente schématiquement les pièces principales du vérin à fluide selon l'invention dont le diamètre intérieur nominal du cylindre est de 101,5 mm et dont le diamètre extérieur nominal de la tige du piston est de 50,8 mm. La figure 8 indique également d'autres dimensions de cette forme particulière de réalisation. Sur cette figure, la dimension a est de 50,8 mm, la dimension b de 25,4 mm, la dimension c de 38,1 mm et la dimension d de 114,3 mm.L'exemple suivant montre comment l'angle de déviation est calculé dans ce cas typique et comment la liaison filetée entre le piston et la tige est dimensionnée et proportionnée pour vaincre l'effet de cet angle de déviation. Cet exemple est décrit en regard des figures 9 et 10. Ces calculs montrent comment l'angle maximal de déviation est déterminé pour ce vérin typique à l'aide de dimensions et de tolérances qui sont normales et qui peuvent être obtenues dans ces conditions. Toutes les dimensions indiquées sont en mm. Il est évident que dans l'exemple suivant les dimensions associées par paires indiquenXdans chaque cas, la plage ou la tolérance de dimensions pouvant être acceptées dans des procédés classiques de fabrication. Par exemple, le diamètre extérieur des gorges du piston destinées à loger les bagues d'usure peut varier entre 9,571 et 9,566 mm sans être inacceptable. Pour calculer l'angle maximal de déviation pouvant apparaitre, il est nécessaire de déterminer deux dimensions maximales de déviation vers le haut ou vers le bas et l'excen- tricité totale maximale. La figure 9 est un schéma montrant d'une manière exagérée comment se comporte le vérin de l'art antérieur représenté sur la figure 5. Sur la figure 9 comme sur la figure 5, l'axe central 77 de la tige et l'axe central 78 du piston sont représentés en coincidence et le piston 14d est représenté en traits pointillés sur la figure 9 afin de faire apparaitre cette coincidence des axes. Autrement dit, le piston est représenté en traits pointillés dans sa position d'inclinaison correspondant à l'angle maximal de déviation. Il est évident qu'en fait l'angle maximal de déviation est imperceptible à l'oeil nu. L'abaissement maximal M du centre du piston, indiqué sur la figure 9 à l'extrémité de gauche du piston 14d, est déterminé de la manière suivante Diamètre extérieur des gorges du piston = 95,71 à 95,66 Epaisseur des bagues d'usure x 2 = 6,35 à 6,20 + Diamètre extérieur du piston = 102,06 à 101,86 Diamètre intérieur du corps = 102,23 à 102,13 Diamètre extérieur du piston (calcu lé ci-dessus) = 101,86 à 102,06 Jeu maximal = 0,37 à 0.07 Abaissement maximal du centre (moitié du jeu) = 0,190 à 0,038=M L'élévation maximale du centre, indiquée en N sur la figure 9 à l'extrémité de droite du presse-étoupe 54, est déterminée par le calcul suivant Alésage du presse-étoupe = 50,90 à 50,85 Diamètre extérieur de la tige = 50,75 à 50,80 Jeu maximal = 0,15 à 0,05 Elévation maximale du centre (moitié du jeu) = 0,076 à 0.025 = N L'autre dimension nécessaire au calcul de l'angle maximal de déviation, cette dimension reflétant lexcentri- cité, est déterminée de la manière suivante Chacune des valeurs totales mesurées d'excentricité est égale à 0,076 mm. Ces excentricités sont mesurées entre 1. Les gorges des bagues d'usure du piston et le trou taraudé du piston; 2. Le filetage de la tige et le diamètre extérieur de la tige; 3. Le filetage du presse-étoupe et l'alésage du presse-étoupe; 4. Le filetage du corps et l'alésage du cylindre. L'excentricité totale mesurée maximale est donc égale à 4 x 0,076 = 0,704 mm, soit décentrage K = 0.152 mm. La valeur tout calculée comme indiqué ci-dessus est montrée graphiquement sur la figure 9 comme étant ajoutée à "M" et également à "N", attendu que cette dernière valeur est mesurée au-dessus de l'axe central du cylindre, mais de l'autre côté du point 81 d'intersection des axes centraux, alors que les deux autres quantités se trouvent au-dessous de l'axe central du cylindre. Les valeurs précédentes sont utilisées pour déterminer l'angle maximal de déviation à l'aide de la formule suivante Tangente E max. = M+N+K = 0,190 + 0,076 + 0,152 = 0,00367 P 114,30 L'angle maximal de déviation est donc égal à 0121". Dans la formule précédente. P désigne la distance comprise entre les extrémités des surfaces d'appui lorsque le vérin est dans sa position de guidage minimale Autrement dit, P est la distance comprise entre les faces 14b et 54b indiquées sur les figures 5, 8 et 9. On suppose à cet effet que la partie extrême du piston, correspondant à la lèvre 33 de guidage représentée sur la figure 6, est en contact avec le corps 13 du cylindre. I1 est évident que l'angle de déviation est généralement inférieur à sa valeur maximale. Cette valeur n'est atteinte que rarement lorsque toutes les variations et les excentricités atteignent en même temps leur valeur maximale et s'additionnent. Cet angle maximal de déviation est l'angle le plus grand qu'un ensemble classique à piston et tige peut faire avec le cylindre lorsque le vérin est dans sa position de guidage minimale, cette définition s'appliquant évidemment lorsque le piston est fixé rigidement sur la tige de manière à former avec elle une seule pièce dans laquelle l'axe central du piston coincide toujours avec celui de la tige. La tige du vérin selon l'invention peut pivoter par rapport au piston sur un certain angle qui est toujours supérieur à un angle prédéterminé de déviation, de sorte que l'axe central du piston reste toujours parallèle. à l'axe central du cylindre, même lorsque l'axe central de la tige se déplace. Le vérin à fluide selon l'invention est conçu de manière à permettre un pivotement suffisant entre la tige et le piston pour compenser l'angle maximal de déviation, c'est-àdire que l'angle de pivotement de la tige par rapport au piston est supérieur à l'angle maximal de déviation. Cet angle de pivotement est indiqué en "F" sur le schéma de la figure 10. Dans le vérin à fluide selon l'invention, les filetages normalisés suivants, décrits dans la 15ème édition de l'ouvrage "Machinery Handbook" par Erik Oberg et F.D. Jones, publié par Industrial Press, New York, New York, Etats-Unis d' Amérique, sont initialement utilisés pour les filets internes 30 du piston et les filets externes 32 de la tige, respectivement. Filetage interne du piston (du type "1,75-8UN-2B") Grande dimension Diamètre primitif Petite dimension 44,45 mm 42,64 à 42,39 mm 41.39 à 41,01 mm Filetage externe de la tige du piston (du type'l.75-8UN-2At) Grande dimension Diamètre primitif Petite di-ension 44,39 à 44,01 mm 42,33 à 42,14 mm 40,49 - Dans le cas où les filetages normalisés indiqués ci-dessus sont utilisés, les tolérances sont les suivantes Grande dimension Diamètre primitif Petite dinension 0,058 à 0,439 mm 0,058 à 0,498 mm 0.518 à 0,899 mm Les filetages décrits ci-dessus peuvent être suffi sants, dans certains cas, mais ils ne permettent pas un pivotement suffisant entre le piston et la tige pour dépasser et, par conséquent, compenser totalement l'angle maximal de déviation. Par conséquent, des modifications doivent être apportées au filetage 32 de la tige. La figure 10 permet de comprendre co=ent les dimen- sions et les proportions convenables des filetages sont choisies On suppose, dans le cas décrit, que le centre réel de pivoter ment entre le piston et la tige se trouve à mi-distance entre les deux surfaces extrêmes du piston, comme indiqué en 79 sur la figure 10. Dans le cas où l'angle "F" montré sur la figure 10 est supérieur à l'angle "E" de déviation maxioe, le sou- vement de l'axe central 78 par rapport à l'axe central 77. lorsque le vérin est dans sa position de guidage minimal, ce mouvement étant indiqué en "G" sur la figure 10. est suffisant pour dépasser toute valeur que l'angle maximal de déviation peut prendre et, par conséquent, pour compenser large-ent cet angle. Cette forme de réalisation permet à l'axe central 78 du piston de rester toujours parallèle à l'axe central 76 du cylindre et d'empêcher ainsi toute répartition anormale des forces latérales du piston sur le cylindre, ces forces résultant d'une liaison rigide entre le piston et la tige. Les filetages que l'on peut choisir pour ce vérin permettent un mouvement minimal de 0,058 mm comme indiqué par les tolérances données précédemment. Cependant, étant donné qu'on suppose que le point de pivotement se trouve à mi-distance entre les extrémités du piston, le mouvement G de ces extrémités est déterminé de la manière suivante 2 G = 0,058 mm et G = 0,029 mm Dans la forme de réalisation décrite, pour compenser totalement l'angle maximal de déviation. il est nécessaire de permettre à chaque extrémité du piston de pouvoir se déplacer sur plus de 0.093 nini, c'est-à-dire G = 0,093 mm. L'amplitude minimale de ce mouvement est obtenue par multiplication de la distance comprise entre le centre 79 de pivotement et l'extrémité du piston, cette distance étant de 25,4 mm, par la tangente de l'angle E. On a donc 25,4 x 0,00367 = 0,093 mm Le pivotement minimal souhaité de la tige par rapport au piston peut être obtenu par roulage de la surface extérieure de la tige du piston afin de produire un filetage de 0,093 - 0,029 0,064 mm ou, nominalement. de 0,076 mm. Le diamètre extérieur du tronçon fileté de la tige est également réduit de 0,152 mm. Ceci fait passer les dimensions et les tolérances du filetage du piston aux valeurs suivantes Grande dimension DE Diamètre primitif Petite dimension 44,24 à 43,86 mm 42,18 à 41.97 mm 40,34 mm Les nouvelles tolérances sont 0,211 à 0,592 mm 0,211 à 0,650 mm 0,670 à li051 mm On a ainsi pour "G1, une valeur minimale de 0,211 divisée par 2, soit 0.105 mm. Cette valeur est supérieure à la valeur de 0,093 mm qui est nécessaire pour compenser largement l'angle maximal possible de déviation. Dans ce cas, la réalisation du filetage par roulage de la tige du piston sur une profondeur augmentée seuler"ent de 0,076 mm permet d'obtenir un jeu suffisant entre les filets complémentaires pour compenser l'angle maximal possible de déviation tel que défini précédemment lorsqu'on suppose que toutes les variations et excentricités se cumulent et ont leurs valeurs maximales. I1 convient de noter qu'il est inutile, dans le vérin à fluide selon l'invention, de permettre toujours une compensation de l'angle maximal possible de déviation. notamment parce que cette déviation maximale ne se produit que très rarement. Dans l'intérêt de réduire les coûts. compte tenu du fait que certains vérins sont destinés à des taches moins difficiles que d'autres et pour d'autres raisons, il est possible de dimensionner et de proportionner les filetages complémentaires afin de permettre une compensation d'un angle prédéterminé de déviation. inférieur au maximum. I1 convient également de noter qu'il est nécessaire. dans la forme de réalisation décrite et représentée. de ménager un jeu suffisant entre la clavette 10 de blocage, les gorges dans laquelle elle est logée et d'autres pièces associées pour éviter que cette partie de la structure ne gêne le pivotement de la tige par rapport au piston sur l'angle maximal possible. Cet angle de pivotement atteint sa valeur maximale lorsque le vérin est dans l'une de ses positions extrêmes, qui est également la position de guidage minimal représenté sur la figure 3. alors qu'il est à sa valeur minimale lorsque le vérin est dans son autre position extrême montrée sur la figure 1. Dans la forme de réalisation décrite, la tige peut pivoter par rapport au piston. à l'aide de la liaison filetée 30, 32. sur un angle suffisant pour compenser largement l'angle maximal ou prédéterminé de déviation, même lorsque le vérin est dans sa position de guidage minimal. Ceci empêche ou atténue toute répartition anormale des forces latérales exercées par le piston sur le cylindre lors des mouvements alternatifs normaux du vérin et, par conséquent, réduit l'usure et d'autres effets nuisibles de cette répartition anormale et prolonge la durée de vie du vérin. I1 est évident que l'invention n'est pas limitée à la forme de vérin particulière décrite, mais qu'elle s'applique également à d'autres structures équivalentes. Par exemple, il est possible de supprimer les bagues d'usure 34 et 36 et les gorges correspondantes 35 et 37 du piston 14 et d'utiliser à leur place des faces d'usure présentées par la surface cylindrique extérieure du piston. Dans ce cas, le calcul de l'angle maximal de déviation et de l'angle prédéterminé et souhaité de pivotement de la tige est modifié en conséquence. Une autre forme de modification pouvant être appor tée au vérin selon l'invention consiste à utiliser une structure différente pour relier le coussinet 54 au cylindre 12 et à modifier la formule de calcul de l'angle de déviation en conséquence, par suppression ou changement des facteurs concernant la liaison filetée 56. I1 est évident que l'angle de déviation indiqué dans le présent mémoire peut appartenir à tout plan et n'est pas limité au plan uniquement montré sur les figures à titre d'exemple. L'articulation assurée par la liaison filetée 28 permet à lan- gle de déviation d'apparaître dans n'importe quel plan. Dans le cas où le point réel de pivotement n'est pas centré comme indiqué en 79 sur la figure 10, une correction convenable doit être apportée pour déterminer l'angle de pivotement. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au vérin décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Vérin (10) à fluide, caractérisé en ce qu'il comporte un cylindre (12), un piston (14) de section droite circulaire, pouvant exécuter un mouvement alternatif dans le cylindre (12), d'une manière étanche, une tige (16) étant fixée au piston par une liaison filetée (28) constituée par un filetage interne (30) présenté par le piston (14) et un filetage externe correspondant (32) présenté par la tige (16) du piston, les deux filetages (30, 32) étant proportionnés et dimensionnés pour permettre à la tige (16) de pivoter par rapport au piston (14) pendant son mouvement alternatif. sur un angle (F) suffisant pour dépasser un angle prédéterminé de déviation (E) entre le piston (14) et ladite tige (16), cet angle de pivotement dépendant des tolérances de fabrication du piston (14) et de la tige (16). 2. Vérin selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un organe de retenue (40) est logé dans des gorges correspondantes du piston (14) de la tige (16) afin d'empêcher le piston (14) de se dévisser de la tige (16). 3. Vérin selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un ensemble à presse-étoupe (52) situé à une première extrémité du cylindre (12) et comprenant un coussinet (54) qui maintient latéralement la tige (16), les tolérances de fabrication de l'ensemble à presse-étoupe (52) étant utilisées pour la détermination dudit angle prédéterminé de déviation (E). 4. Vérin selon la revendication 3, caractérisé en ce que les axes centraux (76, 78) du cylindre (12) et du piston (14) sont à peu près parallèles pour toutes les positions du vérin (10), l'axe central (77) de la tige (16) passant d'une position dans laquelle il forme ledit angle de pivotement (F) lorsque le vérin est dans une première position extrême, à une position dans laquelle il est à peu pres parallèle aux autres axes centraux (76, 78) lorsque le vérin est dans son autre position extrême. 5. Vérin (10) à fluide, caractérisé en ce qu'il comporte un cylindre (12), un piston (14) de section droite circulaire, pouvant exécuter un mouvement alternatif dans le cylindre (12) dans lequel il est monté de manière étanche, une tige (16) étant fixée à ce piston (14) par une liaison à vis (28) comprenant un filetage interne (30) présenté par le piston (14) et un filetage externe correspondant (32) présenté par la tige (16), un ensemble (52) à presse-étoupe étant disposé à une première extrémité du cylindre (12) et comprenant un coussinet (54) dans laquelle la tige (16) passe d'une manière étcheles filetagescorrespondants (o,32) du piston (14) de la tige (16) étant proportionnés et dimensionnés pour permettre à la tige (16) de pivoter par rapport au piston (14), lors du mouvement alternatif de ce dernier, sur un angle (F) qui est suffisant pour dépasser un angle prédéterminé de déviation (E) entre ledit piston (14) et ladite tige (16), cet angle de déviation (E) dépendant de la somme des tolérances maximales de fabrication entre le cylindre (12) et le piston (14) et l'ensemble à presse-étoupe (52), et entre la tige (16) et le piston (14) et l'ensemble à presse-étoupe (52). 6. Vérin selon la revendication 5. caractérisé en ce que l'angle maximal de déviation (E) entre le piston et la tige est déterminé par la formule suivante Tangente E max. = M+N+K p où E est l'angle maximal de déviation. M un facteur qui dépend des tolérances entre le corps (13) du cylindre (12) et le diamètre extérieur du piston (14). N un facteur qui dépend des tolérances entre l'alésage du coussinet (54) et le diamètre extérieur de la tige (16), K un facteur qui dépend des excentricités de la liaison à vis (28) par rapport au diamètre extérieur du piston (14) et à celui de la tige (16), P -la distance comprise entre les extrémités extérieures des surfaces d'appui du piston (14) et du coussinet (54) lorsque le vérin (10) est dans sa position de guidage minima)