L'invention concerne un métier à tisser électropneumatique pour nattes de cuire, de fibres libériennes ou de matière plastique, qui comporte un nombre de rouleaux de réserve de lanières de chaîne correspondant à celui des lanières de chaîne, un dispositif tendeur des lanières de chaîne, un dispositif pour croiser les lanières de chaîne, un dispositif de lancement pour le rentrage des lanières de trame dans la chaîne croisée, un peigne pour chasser les lanières de trame dans l'angle de croisement de la chaîne, et un dispositif tirant le tissu terminé à travers le métier. Le brevet allemand nO 1.710.259 au nom du même demandeur décrit un métier pneumatique pour le tissage de nattes en cuir, fibres libériennes ou matière plastique, qui permet d'automatiser dans une large mesure le tissage de nattes de ce genre, savoir de nattes dont, non seulement la trame, mais aussi la chaîne, est formée de lanières de cuir, de fibres libériennes ou de matière plastique. Le but que s'est fixé la présente invention est d'améliorer la construction et le fonctionnement d'un métier à tisser de ce genre. Le métier à tisser selon l'invention doit permettre le tissage automatique de nattes à tressage fermé ou ouvert, ainsi que le réglage à la demande des propriétés de la natte (notamment tressage serré, tressage lache, tressage ouvert avec dessins de tissage différents, etc.). Des lanières ou bandelettes étroites ou larges doivent pouvoir être tissées sur le métier selon l'invention et conserver leurs arêtes lisses, en particulier en ce qui concerne les lanières de trame, même pour un tissage serré. Le métier à tisser selon l'invention doit être simple à desservir et pouvoir être transformé rapidement et facilement d'un mode de tissage à un autre. Pour résoudre ces problemes, ainsi que d'autres qui ressortiront de la description ci-après, il-est prévu par l'invention, pour un métier à tisser électro-pneumatique du type décrit au début, que le dispositif tendeur des lanières de chaîne est un tendeur à ressort monté dans les divers rouleaux de réserve de lanières de chaîne, que le dispositif de croisement des lanières de chaîne se compose d'une pluralité de disques en porte-à-faux entraînés en rotation avec chacun deux ouvertures excentrées se faisant vis-àvis pour laisser passer chacune deux lanières de chalne et que le peigne est muni, du côté de la chasse, d'une fente destinée à recevoir la lanière de trame devant être chassée. D'autres problèmes, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexe, donné à titre d'exemple illustratif mais non limitatif et dans lequel La Fig. 1 représente schématiquement en élévation de profil une forme de réalisation du métier à tisser selon l'invention la Fig. 2 représente en perspective et à plus grande échelle une partie du bâti portant les rouleaux de réserve de lanières de chaîne ; la Fig. 3 est une vue en plan d'une paire de rouleaux de réserve de lanières de chaîne ; la Fig. 4 représente en perspective une partie du dispositif pour le croisement des lanières de chaîne ; la Fig. 5 représente en perspective le peigne de chasse des lanières de trame ;; la Fig. 6 montre une lamelle du peigne en élévation de profil la Fig. 7 représente un tissu à tressage fermé pouvant être tissé sur le métier conforme à l'invention ; la Fig. 8 représente à titre d'exemple un tressage ouvert susceptible d'être tissé sur le métier selon l'invention. La Fig. I montre schématiquement un bâti 10 du métier à tisseur, qui contient un dispositif 44 pour croiser les lanières de chaîne 33 > un peigne 60, un dispositif 70 qui n'est pas représenté dans ses détails et sert au rentrage de la lanière de trame, ainsi qu'un dispositif 72 tirant à travers le métier le tissu terminé 73. Derrière le bâti 10 sont installés, sur un mur 12 ou sur un montant 15 du bâti (Fig. 2), des rouleaux de réserve de lanières de chaîne, groupés par deux 17a, 17 b pour former des paires de rouleaux de réserve de lanières de chaîne 14. L'agencement des rouleaux de réserve de lanières de chaîne va être d'abord décrit de façon plus détaillée en référence aux Fig. 1 à 3. Comme le montre la Fig. 2, le montant 15 du bâti comporte des traverses 16. Chaque rouleau de réserve de lanières de chaîne 17a, 17 b comprend une bobine à flasques 18, tournant sur un pivot 19 avec tendeur à ressort 20 dans un étrier 21 (Fig. 3). Les tendeurs à ressort 20 freinent élastiquement la lanière de chaîne 33 se dévidant de la bobine correspondante.. Les tendeurs à ressort 20 peuvent être du type représenté dans la Fig. 9 du brevet allemand nO 1.710.259 et n'ont pas besoin d'être décrits ici de façon détaillée. Les étriers 21 sont munis d'un prolongement 27, recourbé sur la face avant et percé d'un trou 28, à travers lequel circule la lanière de chaîne 33. Les rouleaux de réserve de lanières de chaîne 17a, 17b sont groupés par deux pour former chaque paire de rouleaux 14, montée sur les deux extrémités d'un bras tournant 23 avec pivot 22. Le bras tournant 23 est touril lonné par un pivot 24 dans un palier non représenté de l'une des traverses 16 du montant de bâti 15 et porte une, deux ou trois roues à chaîne 25,26 (dans la Fig. 3 sont représentées deux roues à chaîne). On voit dans la Fig. 2 qu'autour de ces roues à chaîne 25,26 sont disposées des chaînes 31,32, qui vont d'un pivot 24 à l'autre, de sorte que les paires de rouleaux de réserve de lanières de chaîne 14 Peuvent être entraînées synchroniquement en rotation autour des pivots 24 par ces chaînes et par un moteur commun non représenté. Pendant cette rotation des paires de rouleaux de réserve de lanières de chaîne 14, les rouleaux de réserve 17a, 17b ne doivent pas tourner sur eux-mêmes, c.à.d. que leurs flasques 18 doivent rester toujours dans un plan vertical. Il est prévu à cet effet, au-dessus et au-dessous des traverses 16, des barres 34,35 guidées par des anneaux d'extrémité 37 sur des tiges 36 de façon à pouvoir se déplacer dans un plan vertical. Autour des tiges 36 sont enroulés des ressorts hélicoIdaux 38, repoussant élastiquement d'en haut et d'en bas les barres 34,35 contre les étriers 21. Les rouleaux de réserve de lanières de chaîne 17a, 17b sont ainsi mis dans l'impossibilité de tourner et les flasques 18 demeurent constamment dans un plan vertical au cours d'une rotation autour des pivots 24. Etant donné qu'il est nécessaire de prévoir une multiplicité de lanières de chaîne, les paires de rouleaux de réserve de lanières de chaîne sont généralement disposées dans deux plans situés l'un derrière l'autre - contrairement à ce que représente la Fig. 1 -, c.à.d. que deux montants de bâti 15 avec traverses 16 sont installés l'un derrière l'autre. Les lanièrcsde chaîne 33 des paires de rouleaux de réserve 14 situées en arrière sont alors guidées par des trous 30 percés dans des barres correspondantes 29 du montant de bâti 15, afin que les lanières des paires de rouleaux de réserve 14 postérieures ne s'accrochent pas aux lanières des paires de rouleaux de réserve antérieure 14. Les lanières de chaîne 33 se dévidant des rouleaux de réserve 17a, 17b traversent d'abord une barre perforée 40, les deux lanières 33 de chaque paire de rouleaux de réserve 14 circulant en commun dans un trou 41 de la barre perforée 40 (Fig. 4). Pour chaque paire de lanières de chaîne 33 venant d'une paire de rouleaux de réserve 14, le dispositif de croisement, désigné par 44 dans son ensemble, est muni d'un disque tournant 45 et ces deux lanières de chaîne 33 traversent deux trous diamétralement opposés 47 de chaque disque tournant 45. Les disques tournants 45 portent une denture périphérique 46 et sont montés en porte-à-faux entre trois cylindres porteurs 48,49 et 50, dont l'un au moins, savoir le cylindre 50 dans l'exemple de réalisation, est entraîné par un moteur non représenté. Chacun des cylindres porteurs 48 à 50 est formé d'un axe 52, sur lequel sont alignés alternativement des disques 53 à denture périphérique 55 et des disques d'écartement 54, rendus solidaires en rotation de l'axe par une clavette 56. Les dentures périphériques 46 et 55 des disques tournants 45 et des trois cylindres porteurs 48 à 50 engrènent l'une dans l'autre, cependant que les disques d'écartement 54 maîntiennent les disques tournants 45 à une distance constante et égale l'un de l'autre. Les cylindres porteurs 48 à 50 sont logés dans les paliers schématiquement représentés en 51 du bâti 10, dont ils peuvent être facilement retirés.Selon la largeur des lanières devant être travaillées, on peut par conséquent remplacer rapidement et aisément les disques tournants 45 et les disques d'écartement 54 (ou encore les cylindres porteurs 48 à 50 dans leur ensemble). il s'est avéré judicieux d'enrouler une courroie d'entrâînement autour des axes 52 des trois cylindres porteurs 48 à 50, de sorte que la rotation du cylindre porteur 48 est transmise par cette courroie d'entraînement directement aux cylindres porteurs 49, 50 et non pas seulement indirectement par l'intermédiaire des disques tournants 45. il est aisé de se rendre compte d'après la Fig. 4 qu'une rotation des disques tournants 45 de 1800 détermine un croisement des lanières de chaîne 33, qui peuvent ainsi s 'écarter l'une de l'autre en partie vers le haut et en partie vers le bas pour le rentrage de la lanière de trame 70, tandis qu'après une nouvelle rotation de 1800 en sens inverse, les lanières de chaîne se trouvant précédemment en bas viennent se placer en haut et celles qui se trouvaient précédemment en haut viennent se placer en bas. La Fig. 5 montre le peigne 60 servant à chasser la lanière de trame 70 (voir également la Fig. 1). La lanière de trame 70 peut être insérée à la main dans la chaîne croisée, à la manière décrite dans le brevet allemand n" 1.710.259, ou automatiquement au moyen d'un entraînement pneumatique approprié. Le peigne 60 est formé (Fig. 6) d'une multiplicité de lamelles plates 64 en acier, dont chacune est percée en haut et en bas de trous 66 pour le passage d'une tige de jonction 69. Entre les diverses lamelles en acier 64 sont disposées, autour des tiges 69, des bagues d'écartement 68, tandis que, sur les extrémités filetées des tiges 69, sont vissés des écrous. A la hauteur de la lanière de trame 70, toutes les lamelles en acier 64 sont munies d'une fente horizontale 65, qui s'élargit régulièrement vers la face avant ouverte, de sorte que les lanières de trame 70 peuvent glisser facilement à l'intérieur de cette fente 65, qui les maintient et les guides.A chacune de ses deux extrémités, le peigne 60 est fixé sur une barre 59 (Fig.1), dont l'extrémité inférieure est articulée dans un palier 61 et qui peut exécuter un mouvement alternatif d'oscillation en direction de la double flèche 63. Un vérin 62 pivoté dans le bâti 10 du métier est articulé, par la tige 67 de son piston, aux barres 59 du peigne 60 et sert à imprimer au peigne le mouvement alternatif d'oscillation en direction de la double flèche 63. La marchandise ou la natte tissée 73 circule autour d'un cylindre de renvoi 71 à l'extrémité avant du bâti 10 et est tirée vers le bas par un dispositif portant la référence générale 72. Ce dispositif est décrit et représenté de façon détaillée dans le brevet allemand nO 1.710.259 ; il se compose d'un cylindre de renvoi 74, d'un deuxième cylindre de renvoi 75 muni d'une roue à noix, et d'un troisième cylindre de renvoi 76. Autour de la roue à noix du cylindre de renvoi 75 s'enroule une chaîne 78 dont une extrémité est fixée à un ressort 79 attacheSdtautre part au bâti 10 du métier, tandis que l'extrémité opposée de la chaîne attaque la tige de piston d'un vérin 77.Entre la roue à noix du cylindre 75 et le cylindre lui-même est intercalé un mécanisme à roue libre, agencé de telle façon que la roue à noix peut tourner dans le sens des aiguilles d'une montre indépendamment du cylindre 75, tandis que la roue à noix tournant en sens inverse des aiguilles d'une montre entraîne en rotation le cylindre 75. Par une alimentation appropriée du vérin 77 en fluide comprimé, le ressort 79 s'allonge lentement et le cylindre 75 tourne, si bien que le tissu terminé 73, s'enroulant sur les cylindres 74,75, 76, est tiré lentement vers le bas autour du cylindre de renvoi 71 au fur et à mesure que le tissage progresse. La natte terminée sort en 80 du métier à tisser. Le fonctionnement du métier susdécrit va être exposé en premier lieu en référence au tissage d'une natte à tressage fermé, telle que. représentée dans la Fig. 7. Une telle natte à tressage fermé se compose de lanière entrecroisées de chaîne 33 et de trame 70, étroitement juxtaposées pour former une natte plus ou moins serrée. Les lanières de chaîne 33 venant des rouleaux de réserve 17a, 17b traversent les trous 41 de la barre perforée 40, puis les trQus 47 des disques tournants 45 jusqu'à l'emplacement désigné par 81, où a lieu le tissage proprement dit, donnant naissance à la natte 73 terminée. La force de traction nécessaire est engendrée dans les lanières de chaîne 33 par les tendeurs à ressort 20 des divers rouleaux de réserve de lanières de chaîne.Lorsque les lanières de chaîne 33 se trouvent dans la position de croisement représentée dans la Fig. 1, les disques tournants 45 s'immobilisent et une lanière de trame 70 est chassée devant le peigne 60 dans la chaîne croisée. Le peigne 60 pivote alors vers la gauche dans-la Fig. 1 et la lanière de trame 70 entre dans la ferre 65, qui a pour mission d'assurer que la face voulue de la lanière de trame 70, par exemple la face externe pour une lanière de cuir, se trouve en haut dans le tissu terminé, et d'empêcher la lanière de trame de subir une torsioD.un autre avantage de cette fente 65 réside en ce qu'il est possible de travailler également des lanières de trame 70 de largeur supérieure à 4 mm, sans qu'elles ne soient froissées ou pliées pendant le tissage malgré leur largeur.La lanière de trame 70 peut être chassée dans les lanières. de chaîne 33 ouvertes ou croisées, étant donné que la fente 65 maintient la lanière de trame en position correcte, c.à.d. que les lanières de chaîne 33 n'ont pas besoin de maintenir la lanière de trame dans la position voulue pour le rentrage de la lanière de trame dans l'angle 81. La force de chasse du peigne peut par conséquent être relativement faible, bien que l'on obtienne un tissu extrêmement serré dans lequel les arêtes des lanières de trame ne sont ni brisées ni pliées. La fente 65 joue pareillement un rôle important dans la fabrication'décrite plus loin de tressages ouverts (Fig. 8). Après que la lanière de trame 70 a été insérée et repoussée avec le peigne 60 dans l'angle 81, l'entraînement non représenté du cylindre porteur 48 fait tourner de 1800 les disques tournants 45, ce qui inverse le croisement-des lanières de chaîne 33, c.à.d. que les lanières de chaîne 33 précédemment croisées vers le haut sont alors croisées vers le bas et que les lanières de channe 33 se trouvant précédemment en bas sont alors croisées vers le haut. La lanière de trame suivante 70 est ensuite insérée et chassée par le peigne 60. Les disques tournants 45 exécutent ensuite un nouveau mouvement de rotation de 1800 en sens inverse.On voit donc que les disques tournants 45 exécutent toujours un mouvement de rotation alternatif de 1800 pour la fabrication d'un tressage fermé selon la Fig. 7. il en résulte que les paires de rouleaux de réserve 14 de lanières de chaîne n' ont pas besoin de tourner autour des pivots 24, car les lanières de chaîne 33 ne s'enroulent pas l'une autour de l'autre. Sur ce point, la fabrication se différencie notablement de celle de tissus à tressage ouvert, qui sera décrite par la suite. La natte terminée 73 est dévidée à la manière susdécrite par le dispositif 72. Dans l'exemple de réalisation d'un tressage ouvert représenté dans la Fig. 8 les lanières de chaîne 33, après deux lanières de trame 70 juxtaposées, sont enroulées une fois l'une autour de l'autre en un tressage 91, de sorte qu'il se forme une natte interrompue. Pour obtenir un tel tressage ouvert, on opère sensiblement de la meme manière que pour la fabrication précédemment décrite d'un tressage fermé, avec la seule différence qu après l'insertion de deux lanières de trame 70 (les disques tournants 45 exécutant un mouvement alternatif de rotation de 1800 comme décrit plus haut), les disques tournants 45 ne reviennent pas en arrière, mais tournent encore de 1800 dans le sens de leur dernière rotation, de sorte que les lanières de chaîne 33 forment le tressage 91. Deux lanières de trame 70 sont ensuite insérées successivement à la manière sus-décrite et l'opération précitée se répète. Pour cette rotation supplémentaire de 3600 au total des disques tournants45, il est nécessaire que les paires de rouleaux de réserve 14 tournent en même temps autour des pivots 24, faute de quoi les lanières de chaîne 33 s'enrouleraient l'une autour de l'autre entre les disques tournants 45 et les rouleaux de réserve 17a, 17b. L'entralnement en rotation sus-décrit des pivots 24 est prévu pour cette opération de tissage. Il va de soi que le métier à tisser selon l'invention ne permet pas d'exécuter seulement un tressage ouvert conforme à la Fig. 8. On peut prévoir aussi bien, après chaque lanière de trame 70 ou après plus de deux- lanières de trame 70 juxtaposées, un tressage 91 des lanières de chaîne 33. I1 faut souligner en particulier que le métier selon l'invention permet de tisser des tressages ouverts avec des lanières de trame 70 juxtaposées par paires, tandis que les métiers classiques n'autorisaient que des nombres impairs de lanières de trame 70 juxtaposées. Les entraînements individuels des éléments du métier se trouvant dans le bâti 10, ainsi que des chaînes 31,32 faisant tourner les pivots 24, sont de naturellement synchronisés entre eux. La commande/ces entraînements peut être programmée par des moyens connus, de sorte que le métier selon l'invention peut être adapté par un petit nombre de modifications à l'exécution de dessins de tissage différents et qu'il est possible en outre d'intervenir dans le déroulement du tissage par une commande manuelle de certaines opérations en vue de l'obtention de dessins de tissage particuliers. L'homme du métier se rend compte d'emblée qu'un métier à tisser selon l'invention permet d'obtenir des tressages serrés ou laches, fermés ou ouverts, avec des dessins de tissage variés, sans aucun risque de pliage, de torsion ou de froissage des lanières tissées, ce qui conduit à une marchandise impeccable. Il y a lieu de signaler tout particulièrement que le dispositif de croisement 44 du métier à tisser selon la présente invention offre pour la première fois la possibilité de tisser automatiquement un tressage ouvert à deux, quatre ou à nombre pair quelconque de lanières de trame 70 juxtaposées, aussi bien qu'à une, trois ou à nombre impair quelconque de lanières de trame 70 entre chaque tressage 91. De tels tressages ouverts à nombre pair de lanières de trame ne pouvaient être tissés jusqu a présent qu'à la main. - REVENDICATIONS I. Métier à tisser électro-pneumatique pour nattes de cuir, de fibres libériennes ou de matières plastiques, qui comporte un nombre de rouleaux de réserve de lanières de chaîne correspondant à celui des lanières de chaîne, un dispositif tendeur des lanières de chaîne, un dispositif pour croiser les lanières de chaîne, un dispositif de lancement pour le rentrage des lanières de trame dans la chaîne croisée, un peigne pour chasser les lanières de trame dans l'angle de croisement de la chaîne, et un dispositif tirant le tissu terminé à travers le métier, lequel est caractérisé en ce que le dispositif tendeur des lanières de chaîne (33) est un tendeur à ressort (20) monté dans les divers rouleaux de réserve (17a,17b) de lanières de chaîne, en ce que le dispositif (44) de croisement des lanières de chaîne (33) se compose d'une pluralité de disques en porte-à-faux (45) entraînés en rotation avec chacun deux ouvertures excentrées (47) se faisant vis-à-vis pour laisser passer chacune deux lanières de chaîne (33) et en ce que le peigne (60) est muni, du côté de la chasse, d'une fente (65) destinée à recevoir la lanière de trame (70) devant être chassée. 2. Métier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les disques tournants (45) sont logés entre au moins deux, de préférence entre trois cylindres porteurs (48,49,50), dont l'un au moins est entrain. 3. Métier suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les disques tournants (45) sont munis d'une denture périphérique (46) et en ce que les cylindres porteurs (48 à 50) sont formés de disques (53) à denture péri sphérique (55) alternant en une rangée avec des disques d'écartement (54), les dentures périphériques (46,55) des disques tournants (45) et des disques dentés (53) engrenant l'unie dans l'autre, tandis que les disques d'écartement (54) maintiennent à distance l'un de l'autre les disques tournants (45). 4. Métier suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'entre les rouleaux de réserve (17a, 17b) de lanières de chaîne et les disques tournants (45) est intercalée une barre perforée (40) et en ce que, à travers chaque trou (41) de cette barre perforée (40), sont guidées les deux lanières de chaîne (33) passant par les ouvertures (47) d'un disque tournant (45). 5. Métier suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le frein (20) dans les divers rouleaux de réserve (17a,17b) de lanières de chaîne est constitué par un ressort hélicoidal prêtant élastiquement connu en soi, qui autorise une rotation partielle du rouleau de réserve (17a, 17b) lorsque la force de traction dans la lanière de chaîne (33) dépasse une valeur déterminée. 6. Métier suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rouleaux de réserve (17a, 17b) de lanières de chaîne sont groupés par deux et montés par paires sur un bras (23) tournant autour d'un pivot horizontal (24), en ce que les pivots (24) sont munis d'un mécanisme d'entraînement en rotation (25,26,31,32). synchronisé avec le mécanisme d'entraînement en rotation des disques tournants (45) et imprimant aux paires de rouleaux (14) un mouvement de rotation par pas de 1800, tandis que les divers rouleaux de réserve (17a, 17b) de lanières de chaîne sont maintenus par un support (34,35) de façon que leurs flasques (18) restent dans un plan vertical. 7. Métier suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le peigne (60) est formé de lamelles plates (64) et en ce que la fente (65), dont la largeur correspond à l'épaisseur des lanières de trame (70), s'évase progressivement vers le côté de rentrage.