L'invention a pour objet rme maahine à dénuder les- conduc- teurs électriques à gaine isolante. Dans la fabrication de cibles électriques, par exemple dé câbles téléphoniques à multiplicité de conducteurs revêtus d'une gaine en matière plastique, on assemble entre eux les conducteurs dévidés à partir de bobines sur chacune desquelles un conducteur a été initialement enroulé par mesure de sécurité suivant une lon- gueur plus grande que celle du câble, de sorte qu'il faut, avant de réutiliser ladite bobine, retirer de cette dernière la partie d'ex- trémité du conducteur qui@n'a pas été employée pour la confection d'un câble. On doit également, parfois, retirer d'une bobine une quantité plus ou moins importante de conducteur défectueux et, partant, inutilisable. Par silleurs, et compte tenu du coût de l'âme métallique du conducteur, généralement en cuivre, on cherche à récupérer le métal des tronçons de conducteurs non utilisés ou défecteux. Jusqu'à présent, une telle récupération est conduite en dévidant d'abord le conducteur de sa bobine puis en le brûlant pour éliminer la gaine de polyéthylène ou de PVO qui enrobe l'âme métallique. Non seulement ladite gaine est perdue mais, en outre, on dégage dans l'atmos- phère les produits polluants de combustion de ces matières plastiques. C'est un but de l'invention de fournir une machine qui permette de séparer de façon simple l'âme en métal d'un conducteur de la gaine en matière plastique isolante qui l'entoure et. cela sans faire appel à- une combustion, de sorte que cette matière. plastique peut être réutilisée pour la- fabrication de joncs, de bourrage, eto, C'est, aussi,. un but de l'invention de fournir une telle machine qui réduise les frais d'exploitation d'une câblerie en permettant, simultanément, d'effectuer l'opération de dévidage complet d'une bobine et de tirer parti du prix de vente des déchets de fils métalliquea nus, plus élevé que celui des déchets de fils isolés. Une machine selon l'invention est caraotérisée en ce qu'ell comprend une tête provoquant la séparation de l'âme métallique et de la geine en matière isolante d'un conducteur à dénuder, constituée pur deux galets à axes parallèles dont l'un est rellé à un organe moteur d'entraînement du conducteur amené à circuler dans ladite tête et dont l'autre est de position réglable en correspon dance du diamètre du fil métallique qui forme l'Sme du conducteur. Selon une autre caractéristique de l'invention, la machine comprend des moyens d'entraînement à vitesse réglable du fil métal lique nu et, entre lesdits moyens et la tette de séparation, un rouleau de renvoi sur lequel passent ledit fil et la gaine de matière plastique qui en a été séparée, de sorte que ladite gaine est emmagasinée sur le rouleau suivant un manchon qui est extrait par l'opérateur, le plus simplement par sectionnement parallèlement à l'axe du rouleau. L'invention sera bien comprise par la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective de la machine selon l'invention - la figure 2 en est une vue de face, partie en élévation, partie en coupe - la figure 3 en est une vue de dessus, avec coupe partielle - la figure 4 est une vue de détail, en coupe, du mécanisme de commande du galet presseur de la tête de séparation - la figure 5 est une vue illustrant la position respective des galets de la tête de séparation et du conducteur à l'entrée de ladite tête - la figure 6 est une vue analogue à celle de la figure 5, fltais à la sortie de la tête de séparation. Une machine selon l'invention, 10, (figure 1) comprend un bâti 11, sur lequel est montée à pivotement par des paumelles 12 et 13 une cuve 14 dans laquelle est placée la bobine portant le conducteur à dénuder et qui forme ainsi un dérouleur "à la défilée". Âu-dessus de celui-ci, et dans l'axe de la cuve 14 lorsque celle-ci est en condition opératoire, le panneau frontal 15 de la machine porte un oeil 16 que traverse le conducteur C issu de la bobine avant de pénétrer dans la t8te 17 de séparation de la gaine isolante et de l'ame métallique. La tête 17, qui fait saillie du panneau 15, comprend une buse de guidage 18 (figure 2) dont le débouché 19 est en regard de l'intervalle séparant deux galets 20 et 21 à axes rigoureusement parallèles et dont les surfaces traitées et rectifiées sont d'une qualité du type de celle des roulements à billes. Le galet 20 est entraîné en rotation par un moteur à courant continu 22, (figure 3), asservi par un variateur électronique et dont la vitesse est réglable par un potentiomètre 40 également disposé sur le panneau frontal 15. Le galet presseur 21 est monté à l'ex- trémité dtun bras 25, pivotant autour d'un axe 26, et dont le réglage précis en position est effectué à l'aide d'un excentrique 27 commandé par un bouton 28 également en saillie sur le panneau avant 15 de la machine0 Un organe de serrage 29, à manche de manoeuvre 30, permet, d'assurer lt i obilisation de la position du bras 25, une fois le réglage fait. A sa partie supérieure, et à distance de la tette 17, la machine porte un rouleau fou, 31, pour le renvoi suivant un angle d'environ 450 de l'ame métallique A du conducteur dénudé vers des moyens de traction qui comprennent (figure 2) une buse d'entrée 32 et deux roues dentées d'engrenage, 33 et 34, dont la seconde est montée folle sur son axe tandis que la première est entraînée en rotation à partir du moteur 22 par une courroie 35 et un dispositif limiteur de couple 36 commandé par une poignée 37. Le fonctionnement de la machine est le suivant Après avoir placé une bobine portant un conducteur électrique à dénuder dans la cuve 14, -qui forme un dévidoir "à la défilée" permettant des démarrages et des arrêts de dévidage sans système de freinage de la bobine-, on dévide ou dénude à la main quelques spires du conducteur pour que celui-ci ne soit pas tendu lors de la mise en route de la machine préalablement réglée en fonction du diamètre du fil à dénuder, par actionnement du bouton 28, pour que 11 écartement des galets 20 et 21 soit comme montré sur les figures 5 et 6, c'est-à-dire corresponde au diamètre du fil A dénudé.Le potentiomètre 40 étant réglé pour un fonctionnement à faible vitesse, le conducteur qui a été passé dans l'oeil 16 est introduit dans la tête de séparation 17 dans laquelle, comme montré sur la figure 6, la gaine isolante est séparée de l'âme A en même temps qu'elle est fendue en deux parties g1 et 2. En fonction de l'épais- seur de la gaine isolante, les deux parties g1 et g2 sont soit reçues dans un bac de récupération 41 (figure 1) lorsque la gaine isolante est relativement épaisse, soit passées sur le rouleau de renvoi 31 sur lequel s'enroulent automatiquement les parties de gaine de faible épaisseur et sur lequel on fait également passer le fil métallique A ensuite introduit entre les roues dentées 33 et 34. Après entre assuré que le conducteur à dénuder n'est pas tendu dans le dérouleur 14, le potentiomètre 40 est réglé sur la vitesse de fonctionnement normale qui peut être choisie pour correspondre à un défilement de l'ordre de 300 mètres/minute ou davantage. La vitesse d'entrainement du fil métallique nu A, réglée à l'aide du limiteur de couple 36, est choisie légèrement supérieure à la vitesse de rotation des galets 20, 21 pour permettre d'absorber tout excès de "survitesse" créé par le laminage de l'élément métallique nu. En variante, le fil métallique À n'est pas introduit entre les roues dentées 33 et 34, mais est réenroulé directement à un poste d'enroulement usuel indépendant de la machine. On évite ainsi de laminer le fil de métal A, qui est alors récupéré sans endommagement et ceci, notamment, lorsque 1'åme métallique est d'un diamètre inhabituel et qu'une grande longueur de fil est à dénuder, par exemple en raison d'une mauvaise isolation en cours de fabrication. Après qu'une bobine de conducteur à dénuder ait été vidée, on fait pivoter la cuve 14 autour de ses paumelles 12 et 13 pour retirer la bobine vide et mettre en place une nouvelle bobine. Lorsque ltopérateur juge que la quantité de matière plastique isolante emmagasinée sur le rouleau 31 est suffisante, il sectionne le manchon formé sur ce rouleau par les parties g1 et g2 de la gaine en polyéthylène ou en PVC. REVENDICATIONS 1. Machine à dénuder les conducteurs électriques à gaine isolante, caractérisée en ce qu'elle comprend une tête provoquant la séparation de l'Sme métallique et de la gaine en matière isolante d'un conducteur à dénuder, constituée par deux galets à axes parallèles dont l'un est relié à un organe moteur d'entrainement du conducteur amené à circuler dans ladite tête et dont l'autre est de position réglable en correspondance du diamètre du fil métalli- que qui forme l'âme du conducteur. 2. Tachine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le galet de position réglable est porté à l'extrémité d'un bras pivotant réglable au moyen d'un dispositif à excentriaus. 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens d'entrainement à vitesse réglable du fil métallique nu. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comprend, entre les moyens de traction du fil nu et la tête de séparation, un rouleau de renvoi sur lequel passent ledit fil et la gaine de matière plastique qui en a été séparée, de sorte que ladite gaine est emmagasinée sur le rouleau suivant un manchon lorsqu'elle est de faible épaisseur tandis qu'elle est reçue dans pn bas de recueil lorsqu'elle est de plus forte épaisseur. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisée en ce que les moyens de traction comprennent deux roues dentées d'engrenage dont l'une est montée folle sur son axe et dont l'autre est entraînée par l'intermédiaire d'un dispositif limiteur de couple à partir du moteur de mise en rotation de l'un des galets de la tête de séparation. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications prZcé- dentes, caractérisée en ce qu'elle comprend, montée à pivotement sur le bâti de la machine, une cnve dans laquelle est placée la bobine portant le conducteur à dénuder et qui forme ainsi un dérou- leur "à la défilée'. 7. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens d'entraînement à vitesse réglable du fil métallique nu sont constitués par un poste usuel d'enroulement de fil sur une bobine.