La présente invention se rapporte à un convoyeur à chaîne capable de suivre un chemin sinueux, destiné notamment à évacuer les déblais produits au cours du percement de gale- ries de mine ou de tunnels et comprenant des tronçons de gou- lotte reliés entre eux et pouvant pivoter d'un certain angle les uns par rapport aux autres, une cha ne sans fin portant de place en place des taquets d'entraînement et des postes d'en- trainement et d'inversion de marche. Dans le cadre des progrès de la mécanisation, le percement des galeries de mine a été mécanisé par l'utilisa- tion de machines d'abattage par sections Ces machines ont une flèche qui porte à sa partie supérieure un cylindre rotatif par l'intermédiaire duquel il est possible d'abattre à chaque passe la section de galerie voulue Les déblais dégagés sont recueillis par un convoyeur solidaire de la machine, puis transférés sur un convoyeur intermédiaire qui les transmet en- fin, par l'intermédiaire d'une passerelle à bande, ou éventu- ellement sans celle-ci, sur l'appareil convoyeur de galerie, qui est en général un convoyeur à bande. En raison des opérations qu'il s'agit d'effectuer derrière ces machines d'abattage, il n'est pas possible de les utiliser suffisamment Cela est dl entre autres au fait que, afin de limiter la longueur de la machine proprement dite, il faut utiliser un convoyeur intermédiaire, qui doit être allon- gé à mesure de l'avance du front de taille Les convoyeurs à chaîne qui servent de convoyeurs intermédiaires ne sont pas capables de bien suivre les coudes, en particulier aux embran- chements des galeries, et ils compliquent de plus l'exploita- tion parce qu'il faut périodiquement les allonger, les raccour- cir ou les faire avancer Les opérations nécessaires à cet ef- fet obligent à arrêter la machine de percemert C'est notam- ment au moment de l'attaque d'une nouvelle galerie que la com- plication et les frais entraînés par les travaux accessoires sont très élevés, parce qu'il faut prolonger périodiquement le convoyeur à chaire jusqu'à ce qu'il ait atteint sa longueur définitive et parce qu'il n'existe pas d'emplacement optimal pour les autres appareils de desserts et d'évacuation Il faut donc déplacer la machine de percement très souvent et sur une petite distance jusqu'à ce qu'elle soit parvenue à une pro- fondeur qui permette de disposer les uns derrière les autres tous les équipements dans la nouvelle galerie. Des convoyeurs à chaîne capables de s'adapter à un trajet courbe sont déjà connus (brevet DE-C 1 278 380; DE-AS 1 048 223), mais il s'agit, soit d'appareil courts, de faible capacité pour le transport de matières fluantes, soit de con- voyeurs qui peuvent être installés en courbe la capacité d'a- daptation aux courbes est obtenue par une liaison à broches, dont le point d'articulation se trouve dans le plan axial lon- gitudinal du convoyeur, ou par liaison des tronçons de gou- lotte au moyen de chatnes fixées aux faces extérieures des profilés latéraux ou ridelles de chacun de ces tronçons C'est là une conformation onéreuse, qui oblige à monter le convoyeur dans la position ou suivant la courbe en cause à chaque fois. Ces convoyeurs ne sont donc pas capables de suivre un trajet sinueux. l'invention concerne un convoyeur à chaîne utilisa- ble pour la desserte et pour l'évacuation, capable de suivre des trajets courbes et permettant d'utiliser à plein rendement les machines au cours du percement de galeries. Conformément à l'invention, les tronçons de goulotte articulés coopèrent avec une rame mobile composée de châssis porteurs attelés les uns aux autres, sur lesquels ils peuvent se déplacer latéralement-et longitudinalement sur une distance limitée, la rame, dont la capacité d'adaptation à un trajet courbe correspond à celle du convoyeur, étant attelée à un ap- pareil de traction. Un convoyeur à chaîne de ce genre peut négocier des courbes, car les tronçons courts de goulotte ont, dans un cou- de à 900 un rayon de courbure de 4 mètres et parce qu'il peut se déplacer jusqu'à un certain point latéralement et dans le sens de sa longueur sur la rame, lorsque tous deux parcourent un coude à 900 L'ensemble du train de desserte est attelé à l'appareil de traction et est tiré par celui-ci de façon que les déblais soient toujours déversés de manière optimale sur le convoyeur Cette rame peut aisément 9 tre conformée de ma- nière qu'il soit possible de faire avancer les appareils de dépoussiérage, de ventilation et d'alimentation en énergie en même temps que le train de desserte Les appareils de ventila- tion et d'alimentation en énergie constituent déjà actuelle- ment des rames de ce genre, qui sont attelées en formant un train et peuvent suivre un trajet courbe Les appareils dé poussiéreurs sont conformés de manière analogue et assemblés en rame en fonction de l'importance du dépoussiérage nécessaire pendant le percement de la galerie Il est particulièrement avantageux d'utiliser pour le convoyeur à chaîne des goulottes profilées usuelles, assez courtes à chaque fois pour donner le rayon de courbure prédéterminé Le rayon de courbure qu'il est possible d'obtenir peut être modifié par utilisation de tronçons de goulotte plus longs ou plus courts La longueur des tronçons et leur angle d'inclinaison relative sont avanta- geusement déterminés l'un par rapport à l'autre de manière qu'il soit possible de franchir des courbes de très faible rayon, pouvant atteindre 3 mètres Pour obtenir pour un coude à 900 le rayon de courbure de 4 mètres, usuel notamment au dé- but du percement d'une galerie, les tronçons de goulotte ont, conformément à l'invention, une longueur d'environ 285 mm et peuvent pivoter d'environ 40 les uns par rapport aux autres. Selon une autre caractéristique de l'invention, pour éviter de souiller la galerie par des déblais tombant du con- voyeur, même en cas d'à-coups de débit, des ridelles métalli- ques présentant d'un côté un décrochement coopèrent avec les tronçons de goulotte et, à l'emplacement de leur décrochement, elles sont superposées sur une longueur supérieure à l'écart maximal entre deux tronçons De la sorte, les ridelles adja- centes se chevauchent assez, même dans les courbes, pour que 2511077 J les jours qui se forment entre tronçons de goulotte adjacents soient recouverts De la sorte, le transport en courbe n'est pas affecté. Il est connu dans la technique des convoyeurs de galerie qu'il se produit de fortes pertes d'énergie par fmt- tement lorsque les tronçons de goulotte n'avancent pas en Ii- gne droite ou presque droite Cette usure est dans l'em mmlge fortement atténuée par le fait qu'e Ue ne se manifeste qoe sur quelques tronçons pendant le franchissement d'un ta-jet courbe De plus, il est possible d'obtenir avantageusemnt la compensation de longueur nécessaire en disposant en avant ds postes d'entraînement et d'inversion de marche des goulottes télescopiques Cela assure l'uniformité de tension de la r Afin que la tension de la chaine reste avantegeme- ment constante, il est possible de régler automatiquement la longueur des goulottes télescopiques au moyen de vérins I, liques actionnés en service en fonction de la valeur initlae de cette tension a pression de travail de ces vérins peut être di&- fiée et réglée afin d'adapter à tout moment la tension de la cha ne aux besoins. Il s'est avéré qu'avec un train de desserte u ce- voyeur à chale de ce genre ayant une longueur usuelle, le due- vauchement des goulottes télescopiques doit avantageusement être d'environ 260 mm Cela permet d'assurer la constae de tension de la cha Tne. Dans une forme de réalisation de l'invention, le Xpo- te d'inversion de marche a la configuration d'une goulotte télescopique, ce qui simplifie la constitution du convoyeor. Dans le but de diminuer l'usure des taquets d*'en- tra nement, notamment au cours du transport de partiels Sra- sives des déblais, il convient de diminuer la vitesse de la chaine dans le parcours en courbe A cet effet, confor à l'invention, des mécanismes d'entralnement réglables &au liquement coopèrent avec le poste d'entraînement et/ou le poste d'inversion de marche Ces mécanismes permettent de de- 2511077 À terminer à tout moment et de manière particulièrement appro- priée la vitesse optimale de la chaîne. Pour diminuer l'usure, notamment pendant le dépla- cement en courbe, les taquets d'entraînement fixés à la chaîne présentent à leurs extrémités des talons de guidage ayant la m 8 me conformation des deux côtés Un taquet d'entraînement de ce genre convient particulièrement pour le transport sur un trajet courbe, mais il peut aussi être utilisé avantageusement de la même manière pour la marche normale du convoyeur Le mode de fixation du taquet à la chaine peut avantageusement rester inchangé et donc être conforme à l'état de la technique. Dans les mines, on utilise, notamment pour transpor- ter les matériaux, des trains de galerie provisoires ou "vo- lants" On pose sur la sole une voie volante composée de pro- filés faciles à disposer, ce qui est un travail simple Ces trains peuvent aussi passer sans difficulté sur des courbes à 900 Conformément à l'inventions il est proposé que la rame soit composée de wagons de train volant, dont les barres d'at- telage sont articulées très près de l'essieu respectif Cette disposition de l'articulation des barres d'attelage sur les divers wagons permet d'adapter de manière optimale la courbure de la voie à celle du convoyeur Les deux ensembles peuvent donc être utilisés avantageusement pour franchir les passages courbes. Le convoyeur à cha ne ne peut glisser inopinément et tomber de la plateforme du train et son déplacement latéral est limité, car les éléments de butée latérale des wagons sont des ranchers disposés à une certaine distance les uns des au- tres Ces ranchers peuvent être tournants, de façon à guider de manière optimale le convoyeur déformé au passage des coudes. Etant donné qu'il faut poser préalablement la voie volante entre l'appareil de traction et le train de galerie, il faut toujours ménager entre eux une certaine distance Dans ce but, selon l'invention, une palette est articulée sur les wagons qui coopèrent avec cet appareil de traction et y est 2 S 11 l O 077, reliée des deux côtés par une articulation à pivot Cette pa- lette peut être reliée à l'appareil de traction par une rotule logée dans un siège approprié Pour que les déblais soient transférés convenablement, du convoyeur d'une machine de per- cement de galerie par exemple au convoyeur à cha ne intermé- diaire, le point d'articulation entre la palette et cette ma- chine se trouve toujours en-dessus du point de décharge de ces déblais Le convoyeur à chaîne est avantageusement guidé par une boutonnière de la palette, ce qui permet de compenser les variations de longueur qui se manifestent. Selon l'invention, ure autre manière appropriée de relier le convoyeur à chaîne et l'appareil de traction consis- te à relier la palette, ou le dernier wagon, par l'intermédiai- -re d'un vérin hydraulique, à une fourche solidaire de cet ap- pareil Il est ainsi possible de-régler à tout moment la dis- tance qui sépare ledit appareil du convoyeur (ou de la rame) en faisant sortir ou rentrer la tige de piston du vérin en fonction du besoin A cet effet, il est particulièrement avan- tageux de relier cette tige de piston et les extrémités de la fourche au moyen d'un patin coulissant sous la palette De la sorte, si deux vérins hydrauliques sont articulés des deux cô- tés, les déplacements des tiges de leurs pistons sont synchro- nisés. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, la rame peut circuler sur les rails de roulement d'un trans- porteur monorail aérien, dont les plateaux de support sont ar- ticulés en leur milieu, par l'intermédiaire de balanciers, sur les chariots de roulement et ont la configuration de sup- ports en U à double articulation passant sous les tronçons de goulotte du convoyeur Il est ainsi possible avantageusement de faire circuler tout le train sur un rail disposé près du toit La sole de la galerie peut rester dégagée La voie uti- lisée pour le train de desserte peut aussi être utilisée en- suite pour le transport dans la galerie et peut donc rester dans cette dernière Afin de donner à la suspension, aux tron- 25110 Z 7 il çons de goulotte et à l'ensemble du convoyeur à chaîne la mo- bilité nécessaire, il est prévu selon l'invention de poser sur les supports qui portent ces tronçons des plaques de rac- cordement, reliées entre ces supports par des articulations à pivot Afin d'optimiser encore plus le convoyeur, une poutrel- le parallèle à l'axe longitudinal de ce dernier et reliant amoviblement deux supports en U est montée entre chaque ba- lancier et ces supports de chaque côté du rail de roulement. Un convoyeur à cha ne conformé de cette manière et constituant un train de desserte peut avantageusement suivre des trajets courbes, des rampes et des descentes, de sorte que les opéra- tions exécutées derrière la machine de percement, ne gênent pas et ne limitent pas l'exploitation et par exemple le fonction- nement de la machine de percement. Il est possible de grouper de manière particulière- ment simple les appareils d'évacuation, de dépoussiérage, de ventilation et d'alimentation en énergie dans un train de des- serte en reliant les ranchers ou les supports en U par des traverses passant au-dessus des ridelles Les divers appareils sont disposés sur ces traverses de façon à pouvoir s'y dépla- cer ou pivoter, si bien qu'ils peuvent suivre les mouvements de la rame et du convoyeur sans se gêner mutuellement. L'invention est caractérisée en particulier en ce que tout le matériel nécessaire pour les opérations annexes au per- cement d'une galerie peut être déplacé de manière continue sur une distance prédéterminée, par exemple avec la machine de percement, ce qui rend optimal le fonctionnement de cette ma- chine A hauteur des embranchements en particulier, il est pos- sible de faire avancer continuellement un train de desserte capa- ble de suivre un tel trajet courbe, sans qu'il soit nécessaire pour cela d'exécuter de nombreux travaux préparatoires Bien au con- traire, même avec une machine de percement de galeries, lorsqu'une courte galerie de départ a été creusée et que cette machine a été montée, il est possible de commencer à travailler de ma- nière continue Cela constitue un progrès technique important, 8 2511077 j car d'une part le rendement du percement-au moyen de machines d'abattage par sections est amélioré et d'autre part la durée des opérations de mise en place en début de galerie sont for- tement réduites en raison de la suppression des travaux de transformation De plus, du fait de la conformation originale du convoyeur et de la valeur constante de la tension de la chaine, les travaux d'entretien et de réparations sont réduits au minimum et les conditions de sécurité sont optimales, puisqu'il est possible d'obtenir déjà dans la galerie de dé- part les conditions optimales d'aération et de climatisation. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs, sur lesquels: la figure 1 est un plan schématique de l'ensemble du. convoyeur, la figure 2 représente une goulotte télescopique; la figure 5 représente un poste d'inversion de marche; la figure 4 est un plan de deux tronçons de goulotte assemblés; la figure 5 est une élévation partielle d'un taquet d'entratnement; la figure 6 est une vue en perspective de deux tron- çons de goulotte assemblés; la figure 7 est une coupe transversale d'un train de desserte; la figure 8 représente la zone de transfert entre la machine de percement et le train de desserte; la figure 9 est une coupe partielle d'un wagon de rame volante; la figure 10 est une vue d'une partie d'un train de desserte suspendu à un monorail aérien; la figure 11 est un plan du train de la figure 10; et la figure 12 représente l'infrastructure de ce train. la figure 1 représente une machine d'abattage par 2511077 i sections disposée près de l'embranchement de deux galeries. Le convoyeur à chaine 1, qui peut se déplacer sur la rame 2, a déjà passé sur le coude à 900 La rame 2 se compose de pla- teaux de support 3 qui, dans l'exemple représenté, sont les wagons 4, 5 d'un train volant de galerie. Le poste d'entrafnement 6 du convoyeur 1 est disposé dans la galerie principale 9, à proximité du point de trans- fert sur le convoyeur à bande 8 La chaîne sans fin du con- voyeur 1 est entraînée par le dispositif de commande 12, qui coopère avec le poste d'entraînement 6 et elle passe dans les divers tronçons de goulotte, dont la longueur est très faible. L'appareil de traction 11 est déjà engagé dans la nouvelle galerie 10 et y fait avancer avec lui tout le train de desser- te, qui est composé ici du convoyeur à chaine 1 et de la rame 2 Le poste 17 d'inversion de marche est monté sur le wagon 5 adjacent à l'appareil de traction 11 ou sur une palette cor- respondante Les tronçons de goulotte 15, 16 du convoyeur 1 sont séparés du poste d'entra Inement 6 et du poste 17 d'inver- sion de marche, respectivement, par une goulotte télescopique 18 Ces goulottes télescopiques 18 sont conformées de façon qu'il soit possible d'en déplacer l'un par rapport à l'autre les deux éléments 20, 21 au moyen d'un vérin hydraulique 19. Les figures 2 et 3 représentent des détails de l'ins- tallation, la figure 2 représentant une de ces goulottes té- lescopiques 18 et son vérin hydraulique 19 et la figure 3 mon- trant un poste 17 d'inversion de marche, ayant la conformation d'une goulotte télescopique Ces goulottes comprennent deux éléments 20, 21, qu'il est possible de déplacer l'un par rap- port à l'autre par l'intermédiaire des vérins hydrauliques 19 et 23, respectivement La référence 24 désigne le barbotin et désigne le carter de protection Grâce à un circuit appro- prié, les vérins 19 et 23 respectivement des deux côtés fonc-* tionnent en synchronisme. Les figures 4 et 6 représentent deux tronçons de goulotte 15, 16 adjacents et reliés l'un à l'autre, qui sont articulés de manière que leurs ridelles métalliques 27, 28 se chevauchent à l'emplacement d'un décrochement 29,29 ' Cette zone de chevauchement 31 a la longueur voulue pour que les tronçons de goulotte 15, 16 puissent coulisser à gauche ou à droite, dans le sens d'avance 30, sans qu'il se forme de jour. La figure 5 représente un taquet d'entraînement 33, dans lequel la chaîne 34, composée de maillons identiques, est insérée A leurs extrémités 37,ces taquets présentent des talons de guidage 35, 36 ayant la même forme des deux côtés Comme on peut le voir sur la figure 7, le convoyeur à chatne 1 est disposé sur la plateforme 45 d'un: wagon 4 les ridelles 27, 28 sont fixées aux tronçons de goulotte 15, 16 par des équerres 39, ainsi que le montre aussi la figure 6 Les ranchers rota- tifs 40 limitent l'amplitude des déplacements latéraux du con- voyeur sur le wagon 4, comme la figure 1 le représente du reste très clairement le wagon 4 peut se déplacer sur la voie vo- lante 42 grâce aux galets de roulement 43 et aux galets de guidage 44. A l'emplacement du transfert des déblais, de l'appa- reil de traction 11 au convoyeur à chaine 1 (ou à la rame 2), il faut que le point d'articulation entre la palette et cet appareil de traction se trouve bien toujours sous le point de déchargement de ces déblais Dans la forme de réalisation re- présentée, notamment sur la figure 8, une palette 48 est re- liée au premier ou dernier wagon 5 par une articulation 49. Une fourche 55 est reliée à l'appareil de traction 11 par une articulation 50 et son extrémité 57 est reliée à la tige 52 du piston d'un vérin hydraulique 51 par l'intermédiaire d'un patin 53 Cet agencement permet de modifier la distance fai- sant sortir ou rentrer la tige du vérin de façon que l'orifice de déchargement 56 se trouve juste au-dessus de l'emplacement voulu du convoyeur 1 le vérin hydraulique 51 et son cylindre sont disposés dans une enveloppe supplémentaire afin d'assurer une stabilité suffisante la fourche et sa combinaison avec le vérin hydraulique 51 permettent d'assurer un transfert correct, 2511077 i même si le convoyeur 1, la rame 2 ou l'appareil de traction Il sont penchés Cet agencement permet de poser aisément la voie volante 42 et de l'orienter dans le même sens que le con- voyeur sans qu'il soit nécessaire d'arrêter l'appareil de trac- tion 11. La figure 9 représente la conformation particulière qu'il faut donner aux wagons 4, 5 pour faire correspondre le rayon de courbure du train volant à celui du convoyeur à chaî- ne et assurer ainsi la même capacité de suivre des trajets courbes L'axe d'attelage 61 se trouve à hauteur de l'essieu 59 du wagon, ce qui donne une mobilité suffisante à la barre d'attelage, car la plateforme 45 présente à cet endroit une échancrure 60 ayant la grandeur et l'angle d'ouverture voulus. Les figures 10 à 12 représentent une autre forme de réalisation, dans laquelle le convoyeur à cha ne 1 peut se déplacer sur le rail de roulement 63 d'une installation à mo- norail suspendu Les balanciers 64 sont articulés sur les cha- riots de roulement 65, 66 Ces chariots 65, 66 sont par ail- leurs reliés par des barres d'accouplement 67 Des poutrelles 69, 70 sont montées aux extrémités des balanciers et des sup- ports en U 68, 71 y sont fixés amoviblement Ces supports en U 68, 71 passent sous les tronçons de goulotte 15, 16 du con- voyeur et soutiennent ce dernier Il est utile de poser sur les supports en U 68, 71 des plaques de liaison 72, 73 et de relier celles-ci par des articulations à pivot 74 Il est ainsi possible de faire passer ensemble le convoyeur 1 et la rame 2 dans des coudes à 900 de 4 mètres de rayon. Il va de soi qu'il est possible d'apporter diverses modifications au convoyeur à chaine et au train de desserte représentés et décrits sans s'écarter du domaine de l'inven- tion. 2510717 j REVENDICATIONS 1 Convoyeur à cha ne, destiné notamment à évacuer les déblais produits au cours du percement de galeries de mine et de tunnels et comprenant des tronçons de goulotte reliés entre eux et pouvant pivoter les uns par rapport aux autres, une cha ne sans fin qui porte de place en place des taquets d'entraînement, un poste d'entraînement et un poste d'inver- sion de marche, convoyeur caractérisé en ce que les tronçons de goulotte ( 15, 16) coopèrent avec une rame mobile ( 2), com- posée de plateaux de support ( 3) attelés les uns aux autres, sur lesquels ces tronçons peuvent se déplacer latéralement et longitudinalement sur une distance limitée, cette rame, qui peut circuler sur une voie dont le rayon de courbure correspond à celui du convoyeur, étant reliée à un appareil de traction ( 11). 2 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur des tronçons de goulotte ( 15, 16) et leur amplitude de pivotement sont déterminées l'une par rapport à l'autre de façon que ce convoyeur puisse suivre des courbes de très petit rayon, pouvant aller jusqu'à 3 mètres. 3 Convoyeur selon l'une des revendications I et 2, caractérisé en ce que, pour que les tronçons de goulotte ( 15, 16) puissent francbhir des coudes très serrés dont le rayon de courbure est égal à 4 mètres, ces tronçons ont une longueur d'environ 285 mm et ils peuvent pivoter d'environ 4 les uns par rapport aux autres 4 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tronçons de goulotte ( 15, 16) portent des ridel- les métalliques ( 27, 28) décrochées d'un cté, qui se chevau- chent à l'emplacement du décrochement ( 29) sur une distance quelque peu supérieure à la-largeur maximale du vide formé en- tre deux tronçons. Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que des goulottes télescopiques ( 18) sont disposées de- vant les postes d'entrafnement ( 6) et d'inversion de marche ( 17). 2511077; 6 Convoyeur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la longueur des goulottes télescopiques ( 18) est réglable au moyen de vérins hydrauliques ( 19), qui sont actionnés en service en fonction de la tension initiale de la chaîne ( 34). 7 Convoyeur selon la revendication 6, caractérisé en ce que les éléments ( 20, 21) des goulottes télescopiques (I 8) se chevauchent sur environ 260 mm. 8 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poste ( 17) d'inversion de marche a la conformation d'une goulotte télescopique ( 18). 9 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poste d'entra nement ( 6) et éventuellement ou en variante le poste ( 17) d'inversion de marche sont équipés de dis- positifs d'entraînement ( 12) à réglage hydraulique. 10 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les taquets d'entraînement ( 33) fixés à la chaine ( 34) présentent à leurs extrémités ( 37) des talons de guidage ( 35, 36), qui ont la même forme des deux c Stés. 11 Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la rame ( 2) est composée de wagons d'un train volant de galerie, dont les barres d'attelage sont articulées tout près de l'essieu ( 59) correspondant. 12 Convoyeur selon la revendication 11, caractéri- sé en ce que les wagons ( 4, 5) portent des ranchers ( 40) qui sont disposés à une certaine distance les uns des autres et qui constituent des butées latérales. 13 Convoyeur selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisé en ce qu'une palette ( 48), qui est articulée sur les wagons ( 4, 5) coopérant avec l'appareil de traction ( 11), y est reliée des deux côtés par des pivots. 14 Convoyeur selon la revendication 13, caracté- risé en ce que l'un des postes d'inversion de marche ( 17) et d'entraînement ( 6) peut coulisser dans une boutonnière de la palette ( 48). 15 Convoyeur selon la revendication 13, caractéri- sé en ce qu'un vérin hydraulique ( 51) relie, soit la palette ( 48), soit le dernier wagon ( 5) à une fourche ( 55) solidaire de l'appareil de traction ( 11). 16 Convoyeur selon la revendication 15, caracté- risé en ce que la tige ( 52) du piston du vérin hydraulique ( 51) et les extrémités ( 57) de la fourche ( 55) sont reliées par l'intermédiaire d'un patin ( 53), qui peut coulisser sous la palette ( 48). 17 Convoyeur selon la revendication 1, caractéri- sé en ce que la rame ( 2) peut circuler sur le rail de roule- ment ( 63) d'un transporteur monorail, dont les plateaux de support ( 3) sont articulés en leur milieu, par l'intermédiaire de balanciers ( 64), sur les chariots de roulement ( 65, 66), ces plateaux ayant la conformation de supports en U ( 68, 71) à double articulation, passant sous les tronçons de goulotte ( 15, 16). 18 Convoyeur selon la revendication 17, caractéri- sé par des plaques de liaison ( 72, 73), qui portent les tron- çons de goulotte ( 15, 16), sont posées sur les supports en U ( 68, 71) et sont reliées, entre ces supports, par des pivots ( 74). 19 Convoyeur selon la revendication 17, caractéri- sé en ce que des poutrelles ( 70) orientées parallèlement à l'axe longitudinal du convoyeur et reliant amoviblement deux supports respectifs, sont disposées de chaque côté du rail de roulement ( 63). Convoyeur selon l'une des revendications 12 et 17, caractérisé en ce que des traverses, qui passent au-dessus des ridelles ( 27, 28) relient, soit les ranchers ( 40), soit les supports en U ( 68, 71).