La présente invention se rapporte d'une façon générale à la séparation de gaz et elle concerne, plus particulièrament, la séparation de gz avec utilisation de champs électriques et addition de gaz et de vapeurs. Une façon usuelle de recueillir les particules de pous sidère dans un courant gazeux dans lequel les particules sont entraînées consiste à utiliser un curateur électrostatique. Un tel appareil fait appel à une décharge à effet couronne pour ioniser les particules qui passent à travers un champ ionisant établi par une série de fils-électrodes de charge suspendus dans un plan parallèle à une plaaue-électrode collectrice mise à la masse. Les particules ionisées sont attirées sur la plaque collectrice d'où on peut les enlever en faisant vibrer la plaque ou en la grattant. Parmi les épurateurs de ce genre, on mentionnera à titre d'exemple ceux décrits dans les brevets .U.; NO 3.109.720 et N 3.030.753. Les particules de poussière présentent dans une certaine mesure des caracteristisues différentes pour ce qui concerne la possibilité de les recueillir, ceci selon la source des particules. L'une de ces caractéristiques est la résistivité mesurée en ohm-cm. Par exemple, si la source de particules est une chaudière avec combustion de charbon, il existe habituellement un rapport prévisible entre la nature du charbon brûlé dans la chaudière et la resistivité des particules.Normalement, un charbon pauvre en soufre, c'est-à-dire contenant moins de 1 % de soufre, produit des particules ayant une résistivité élevée, par exemple 1013 ohm-cm; un charbon contenant 3 à 5 c de soufre donne des particules dont la résistivité est de 1"8 à 1010; et enfin un charbon de mauvaise qualité donne des particules dont la résistivité est de à à 105 ohm-cm. Jusqu'à présent, on a constaté que la précipitation la plus efficace des particules a lieu quand leur résistivité est 3'environ 108 oiir:-cm. quand la résistivitU est supérieure à cette valeur, le procédé de précipitation est .oins efficace car les particules sellent conserver leur charge; ainsi les particules recueillies sur la plaque sous forme d'une couche semblent rester chargées négativement et les particules introduites ultérieurement dans le courant gazeux ne sont plus attirées vers la plaque, ce qui entraîne une perte de rendement.Au contraire, si la ré sistivit est inférieure à 108 ohm-cm, il semble que les particu les de faible résistivité perdent leur charge rapidement dès leur contact avec la plaque collectrice de sorte qu'il est difficile de les retenir sur cette plaque; il se produit ensuite un ré-entrainement, d'où nouvelle perte de rendement. Cependant quand les particules présentent la résistivité préférée, on obtient un équilibre entre la tendance à la formation de particules surchargées et de particules insuffisamment chargées et, par voie de conséquence, une augmentation de l'efficacité de précipitation. La résistivité apparente des particules qu'on désire conditionner peut être déterminée, le cas échéant, par une mesure de la résistivité apparente d'un échantillon de ces particules selon l'essai décrit par l'association American Society of r,lechanical Engineers, dans Poser Test Code No. 28 (ASES PTC28), cet essai étant intitulé Determining the Properties of Fine Particulate Matte" (détermination des propriétés de matières en fines particules) (où, dans le paragraphe 4.05, on décrit la mesure de la résistivité et dans l'annexes les figures 7 à 10 représentent l'appareil servant à mesurer la résistivité).Bien que cet essai pernette de connaître la résistivité apparente des particules, il est inutile de mesurer la résistivité pour mettre en oeuvre la présente invention car l'agent de conditionnement reste efficace indépendamment de la résistivité apparente des particules. Cela veut dire que la quantité de l'agent de conditionnement ne dépend pas de la résistivité apparente initiale des particules. Les tentatives de réglage de la rsistivit5 des particules n'ont pas été couronnées de succès. Par exemple, on a essayé d'injecter diverses substances chimiques dans le courant gazeux, telles que l'eau, l'ammoniac anhydre, un mélange d'eau ct d'ammoniac, l'acide sulfurique, l'anhydride sulfurique et 1 r acide phosphorique.Ces substances chimiques ont toujours été injectées en vue d'une réaction in situ avec d'autres substances chimiques qui sont naturellement présentes dans le courant gazeux, dans l'es- poir qu'un agent de conditionnement sera forné dans le courant gazeux. * la suite de ces opérations, la résistivité é?es particules dans le courant gazeux reste aléatoire et non rlable et elle dépend uniquement de la composition chimique du gaz et/ou des particules dans le gaz. Des exemples de produits chimiques injectés dans le courant gazeux et d'agents de conditionnement ainsi formés qpparaissent dans les brevets suivants : l'eau - brevet E. U.. NO 2.746.563, brevet britann -ue 0 C,2.EC5; ammoniac - bre vets E.U.A. N 1.291.745 et N -.356.717; eau et ammoniac - brevets 7*Ux wr N 2.501.435 et N 3.523.407; acide sulfurique - brevet E.U.;. N 2.746.563, brevet britannique N 932.895 et brevet E.U.A. N 2.60@.734; antydride sulfurique - brevet E.U.À. N 2.745.563 et brevets britanniques N 932.895 et N0 933.286; et acide phosphorique - brevet E.U. 3.284.990. L'invention a donc essentiellement pour objet un procédé perfectionn et réglable de conditionnement d'un courant gazeux chargé de particules en vue d'améliorer les caractéristiques de captation des particules entraînées par le courant et surtout un procédé de réglage de la résistivité des particules, que ces dernières présentent une résistivité naturellement élevée ou naturellement faible, ledit procédé étant en outre efficace indépendamment des caractéristiques chimiques du gaz ou des particules dans le gaz. On a maintenant découvert qu'il est possible de conditionner un courant gazeux chargé de particules en vue d'améliorer les propriétés de captation électrostatique desdites particules si l'on injecte dans le courant gazeux des proportions déterminées d'un agent de conditionnement avant l'entrée du gaz dans un épurateur électrostatique. L'agent de conditionnement est une solution d'un sel, par exemple une solution de sulfate d'ammonium, (NR4)2S04 ou une solution de bisulfate d'ammonium, NH4HSO4. On effectue de préférence l'injection dans un conduit qui relie la source du gaz à l'épurateur. Si un préchauffeur d'air est incorporé dans ce conduit, on préfère que l'injection ait lieu en aval du préchauffeur. De préférence, l'agent de conditionnement est une solution aqueuse qui contient, en poids, 10 à 20 ç du sel et 80 à gaz d'eau. La proportion préférée de la solution de conditionnement injecte dans le courant gazeux est comprise entre 10 et ^-0 parties d'agent de conditionnement, en volume, pour un million de parties de gaz, en volume, qu'on désire conditionner. tant donné que l'eau dans la solution de conditionnement est simplement un véhicule, on doit injecter une quantit de solution tueuse suffisante pour introduire 10 à 20 parties de sulfate d'ammonium par million de parties de gaz.En conséquence, toutes les indications qui seront données par la suite concernant la quantité de la solu tion de conditionnement concernent une quantité suffisante de la solution aqueuse pour qu'une dose nécessaire de sulfate d'ammonium ou de bisulfate d'ammonium, soit injectée dans le courant gazeux. De préférence, on expose le courant gazeux à l'action de la solution de conditionnement avant que les particules entre nées ne soient captées par l'épurateur électrostatique, la durée de l'exposition n'étant pas inférieure à 0,25 seconde et la température du gaz n'étant pas inférieure à 1150C mais pas supérieure à 43000 environ. Cette période d'exposition du courant gazeux à l'agent de conditionnement sera appelée ci-après "durée d'action". L'appareil qui permet d'injecter l'agent de conditionnement comprend au moins un ajutage relié au conduit gazeux, une source d'alimentation en agent de conditionnement, un mécanisme pour injecter cet agent à l'état liquide (de préférence à l'état atomisé) et un moyen de dosage pour régler la quantité de l'agent injecté proportionnellement au volume ou au poids du gaz en cours de conditionnement0 Le procédé qui vient d'être décrit améliore les propriétés de captation indépenda=nent des caractéristiques initiales du gaz et des particules. Plus précisément, le procédé règle la résistivité des particules dans l'intervalle d'environ 106 et 1010 ohm-cm, que les particules possèdent une résistivité normalement faible ou normalement élevée.D'autre part, du fait qu'une réaction in situ avec les ingrédients chimiques n'est pas nécessaire, on aboutit à une amélioration des propriétés de captation sans dépendre des propriétés chimiques du courant gazeux ou des particules. L'utilisation-d'un agent de conditionnement est avantageuse même quand la résistivité apparente des particules entrni- nées se situe à la valeur prêfere de 108 ohm-cm (qu'on pense ê- tre la résistivité optimale pour capter les particules dans le gaz). On pense que la raison en est que la résistivité apparente est la moyenne des résistivités de toutes les particules dans la masse, c'est-à-dire que cette masse de particules contient normalement une proportion importante de particules de résistance élevée et une proportion importante de particules de faible résistivité, avec compensation mutuelle pour obtenir une résistivité apparente ou moyenne de 1G8 ohm-cm.Cependant l'efficacité de captation des particules dépend de la résistivité des particules in dividuelles. Ainsi la capacité de l'agent de conditionnement à élever la résistivité des particules dont la résistivité est normalement faible, et , au contraire, d'abaisser la résistivité des particules ayant une résistivité normalement importante, de façon à ramener les deux valeurs à la vapeur optimale, est une caractéristique extrêmement importante; il semble que les agents de con ditionnement connus n'étaient capables que d'abaisser la résistivité des particules dont la résistivité normale est levée, D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après à titre purement illustratif et nullement limitatif en se référant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue schématique d'une chaudière reliée par un conduit à gaz à un épurateur électrostatique, le conduit contenant également un préchauffeur d'air. La figure 2 est une vue schématique d'un appareil efficace pour injecter un gaz de conditionnement dans le courant gazeux, montrant l'emplacement préféré de l'injection de l'agent de conditionnement dans le courant. La figure 3 est un graphique faisant ressortir les effets avantageux qui découlent de l'injection de l'agent de conditionnement dans le courant gazeux. La figure 4 est une coupe du conduit à gaz par la ligne IV-IV de la figure 2 montrant une rangée d'ajutages pour injecter 1' agent de conditionnement dans le courant gazeux. Le procédé préféré de conditionnement d'un courant gazeux chargé de particules consiste à injecter une proportion déterminée a'une solution de sulfate d'ammonium, (NE4)S04, dans un courant gazeux en un emplacement qui précède l'entrée du gaz et des particules dans un épurateur électrostatique, la distance entre le point d'injection et celui d'entrée dans l'épurateur étant suffisante pour assurer une "durée d'action" de l'agent de conditionnement d'au moins 0,25 seconde; de préférence, on effectue l'injection en aval d'un préchauffeur d'air installé dans le conduit contenant le courant gazeux et on préfère également que 1'injection soit effectuée en un point où la teapérature du gaz n est pas inférieure à 1150C et n'est pas supérieure à 4300C environ. De préférence, la quantité de solution injectée est comprise entre 10 et 0 parties par million ie parties de gaz en volume, bien qu'une proportion aussi faible que 5 ppm ou aussi élevée que 30 ppm soit utilisable.Cependant, au-dessous de 10 ppm, on n'améliore pas notablement les caractéristiques de captation des particules alors qu'une utilisation de plus de 20 ptm de l'agent de conditionnement n'apporte pas d'amélioration à cette caractéristique au-delà du résultat obtenu avec 20 ppm. On peut injecter des doses analogues de bisulfate d'ammoniums NR4HS04, mais on préfère le sulfate d'ammonium car il est moins onéreux et plus facile à manipuler. La présente invention permet d'augmenter la résistivité des particules dont la résistivité est normalement basse, jusqu'à la valeur optimale d'environ 108 ohm-cm et d'abaisser la résistivite des particules, dont la résistivité normale est élevée, à la même valeur optimale de 108, cette résistivité optimale étant celle qui donne les meilleurs résultats d'épuration de particules dans l'épurateur électrostatique. Les procédés connus de changement de résistivité n'étaient en général capables que d'abaisser la résistivité de particules dont la valeur normale est élevée. Un autre avantage important de l'invention est que l'agent de conditionnement demeure efficace indépendamment de la composition chimique du gaz à conditionner; cela veut dire que l'efficacité de l'invention n'est pas tributaire des particules de poussière olr du gaz ayant une composition chimique initiale donnée contenant un réactif chimique capable de conditionner les particules in situ.Cette dépendance d'une réaction chimique in situ était l'un des principaux inconvénients de latechnique antérieure qui exigeait la présence de proportions bien dofinies d'autres ingrédients chimiques dans le courant gazeux. Etant donné que l'agent de conditionnement selon l'invention est appliqué sous forme d'une solution, --il contient tous les éléments ne'ces saires pour conditionner efficacement les particules. Ainsi, 1'invention est d'un intérêt particulier à l'heure actuelle car la tendance est à l'utilisation de combustibles pauvres en soufre. En ce qui concerne l'aptitude de l'agent de conditionnement à augmenter ou à abaisser la résistivité des particules, on s'est contenté d'expliquer cette aptitude ci-après d'une façon simple car le phénomène n'est pas entièrement compris. On a constaté que les granules de sulfate d'ammoniur; à l'état sec possèdent une résistance naturelle de 108 ohm-cm. On présume que l'agent de conditionnement injecté "dissimule" la résistivité naturelle ou normale des particules en les enrobant d'une pellicule de sulfate d'ammonium.On Sr sume également que certaines particules, ou ne toutes les particules, entraînées dans le gaz peuvent adhérer aux particules injectées ze sulfate d'abnonium. On a même été jusqu'à supposer que le sulfate d'pnoniun provoque une certaine agglomération des particules fines qu'on trouve normalement dans le gaz; il est bien connu que des grosses particules agglomérées sont, de façon inhérente, plus faciles à capter par précipitation électrostatique que ne le sont des petites particules. I1 est également possible que le sulfate d'ammonium ait une sorte d'action dtamcrtissement électrique, ce qui permet de maintenir les particules à la résistivité établie malgré les changements importants de la composition du gaz ou des particules entraSnées par ce gaz. Bien que ce phénomène ne soit pas entièrement connu, ses effets sont évidents et on les considérera dans la suite de la description comme un facteur d'amélioration detropriétés de captation de particules dans un courant gazeux. Le conditionnement ne nécessite pas que le gaz soit à une température extrêmement élevée. Cette particularité est avantageuse car la condensation se produit facilement lorsque les gaz sont refroidis dans le préchauffeur. Si un mouillage quelconque des particules se révélait nécessaire avant le passage des gaz à travers un préchauffeur usuel, une telle condensation aurait tendance à colmater le préchauffeur. Certaines techniques utilisées jusqu'à maintenant ne sont efficaces que lorsque l'injection se fait dans un courant gazeux porté à une température très supérieure à celle qui est requise pour la mise en oeuvre de l'invention. La présente invention est en elle-=ême étonnante car on pensait jusqu a maintenant (voir par exemple brevet E.U.A. N 3.523.407) que la présence de sulfate d'ammoniuw, (NH4)2S04, dans le courant gazeux était fâcheuse et qu'il fallait entreprendre une opération de caractre positif pour assurer la formation in situ dans le courant gazeux, de bisulfate d'ammonium NH4HSO4, et non pas de sulfate d'ammonium; une telle opération consiste à injecter l'ammoniac et l'eau dans le conduit gazeux en un endroit où la température du gaz est d'au moins 20000, le plus souvent en amont du préchauffeur.La présente invention est également en opposition avec la technique connue selon laquelle l'ammoniac et l'eau devaient ravir chim uemert in situ avec les produits chimiques dans le courant gazeux, étant donné que cette dernière ré action exige la présence d'anhydride sulfurique dans le courant gazeux pour la formation in situ d'un réactif de conditionnement de particules, une telle formation nécessitant également que le gaz soit à une température élevée.Attendu que les températures plus élevées du gaz n'existent en général qu'en amont du préchauffeur, les particules conditionnées, selon la technique ancienne, doivent traverser le préchauffeur avec tous les risques de colmatage qui en découlent, surtout si l'on ne désire pas maintenir par la suite le gaz à une température élevée. Etant donné que le sulfate d'ammonium est capable, selon l'invention, de conditionner les particules à une faible température, par exemple à 1150C environ, on peut l'injecter après le passage du gaz à travers le préchauffeur, c'est-à-dire qu'on supprime tous les risques de colmatage de ce dernier.De plus, le procédé de l'invention qui comporte une injection du sulfate d'ammonium en solution, semble ne pas provoquer de formation de substances poisseuses dont la présence est en général nuisible pour le fonctionnement de l'épurateur. Selon l'invention, la température préférée du courant gazeux à l'emplacement de l'injection de l'agent de conditionnement dans le courant gazeux, est comprise entre 115 et 4300C. Une injection à une température inférieure à 1150C n'apporte pas de grande amélioration aux propriétés de captation des particules; d'autre part, quand la température du courant gazeux se rapproche de 4300C environ, l'ammoniac risque d'être libéré du sulfate d'ammonium, c'est-à-dire de l'agent de conditionnement. Cette dernière réaction ne semble pas être réversible dans une opération d'épuration d'un gaz, ce qui revient à dire que l'asoniac ne se recombine pas avec le composant sulfureux pour reformer le sulfate d'ammonium lorsque le courant gazeux est refroidi plus en aval.En outre, si le courant contient éventuellement de l'anhy- dride sulfurique, l'ammoniac peut réagir avec ce dernier pour former du bisulfate 4'ammonium mais pas assez vite pour permettre à ce bisulfite de conditionner les particules avant l'admission du courant gazeux dans l'épurateur. Sur la figure 1, l'invention est incorporée dans un grou- pe générateur qui peut comporter une chaudière à charbon 10 dont le gaz de carneau est envoyé vers un purateur lectrostatique 12 per es conduits 16 et 18 enftraversant un prschauffeur d'air 14 qui transfère la chaleur provenant du gaz d'échappement chars de particules à l'air alimentant la chaudière 10. L'épurateur 12 comprend des électrodes de décharge 11 suspendues à des isolateurs 13 conte cela se pratique normalement et des électrodes collectrices ou de captation 15 (dont une seule est représentée) qui sont supportes par l'enveloppe de l'épura- teur de façon usuelle. Le gaz relativement frais (140 à 200 C) dans le conduit 18 arrive normalement dans un collecteur 17, puis il passe à travers l'épurateur 12 et arrive dans un collecteur d'échappement 19 d'où il emprunte une cheminée d'échappement 21 par laquelle le gaz épuré s'échappe dans l'atmosphère. Le pré chauffeur 14 peut appartenir à plusieurs modèles connus. Une construction courante d'un tel préchauffeur comprend une enveloppe cylindrique qui tourne autour d'un axe 23 et qui est remplie d'une structure en labyrinthe de grilles métalliques 25. Lorsque l'enveloppe est entraînée en rotation, une partie des grilles viennent en alignement avec les conduits 16 et 18. Le gaz de carneau est admis dans l'enveloppe et passe à travers les grilles de sorte qu'il chauffe ces grilles. L'enveloppe continuant à tourner, les grilles chauffées viennent en alignement avec l'entrée d'air 20 et le conduit de liaison 22. L'air ambiant qui est aspiré dans l'entrée 2C circule à travers les grilles chauffées et absorbe la chaleur de ces dernières.L'air chauffé arrive ensuite dans le conduit 22 par lequel il est admis dans la chambre Ce combustion de la chaudière 10. Des joints appropriés 27 ou des éléments analo-ues assurent la possibilité d'un fonctionnement continu du préchauffeur 14. Dans un groupe générateur, par exemple, le préchauffeur reçoit habituellement un gaz de carneau dont la température est d'environ 3450C. La température du gaz relativement frais qui pénètre dans le conduit 18 est d'environ 140 à 20000. L'air ambiant admis dans l'entrée G est chauffé dans le préchauffeur 14 à une température d'environ 260 C et il entre dans le conduit r à cette dernière température. On prépare facilement la solution de conditionnement avec de l'eau ordinaire et des granules de sulfate d'ammonium de qualité industrielle. De préférence, la solution comprend, en poids, 10 à 20 S: de sulfate d'ammonium et SG à 90 fi ^'eau, de manière que le total fasse 100 . Cependant, on peut utiliser le sulfate d'ammonium en une proportion aussi faible que 5 % ou aus- si élevée que 50 , Si le sulfate c' ammonium représente moins de 10 o4 environ, la quantité nécessaire d'eau est plus importante ce qui n'est pas recommandé.Si le sulfate d'aLmonium dépasse 20 %', il devient plus difficile de le dissoudre dans l'eau. La concentration choisie est une question de pratique qui dépend de la proportion de matières solides dans la solution, si l'on considère que les matières solides risquent de colmater les ajutages de pulvérisation. Si la concentration est faible, il faut ajouter au courant gazeux un volume plus important de la solution en vue d'introduire la dose désirée de sulfate d'ammonium dans le courant gazeux. Si l'on utilise du bisulfate d'ammonium, on peut le préparer en dissolvant, par exemple, 454 g de granules de sulfate d'ammonium et environ 331 g d'acide sulfurique concentré dans 1'eau. Ce mélange donne 785 g de bisulfate d'ammonium dans l'eau. La concentration du bisulfate dans l'eau doit être d'environ 10 à 20 parties en poids et, par différence, l'eau représente 80 à 90 parties. On doit calculer le débit d'injection de la solution si l'on considère que le conditionnement d'un gaz est une opération dynamique. Les spécialistes n'auront aucun mal à déterminer ce débit s'ils savent que la proportion injectée doit représenter, en volume, 10 à 20 parties de sulfate d'ammonium ou 10 à 20 parties de bisulfate d'ammonium par million de parties de gaz en volume. I1 semble que le sulfate d'ammonium présente une certaine affinité par rapport aux particules de poussière. On pense que la majorité des particules, sinon la totalité, subissent l'action de conditionnement par le sulfate d'ammonium. Une durée d'action au cours de laquelle le sulfate d'ammonium conditionne le courant gazeux est indispensable. Cette durée d'action ou durée de séjour doit être d'au moins 0,25 seconde et, de préférence, de 1,5 seconde si l'on veut réaliser le conditionnement adéquat.En conséquence, un ajutage injecteur 31 raccordé à l'extrémité du conduit 26 doit être installé dans le conduit 18 à une distance à l'en- trée de l'épurteur 12 qui est suffisante pour permettre la durée d'action requise; bien entendu lorsqu'on calcule cette distance, on doit prendre en considération la vitesse du gaz. Bien qu'un seul ajutage 31 soit représenté sur la figure 2, on préfère monter dens le conduit 18 une rangée de tels ajutages. Un exemple d'une tellen:age est représenté sur la figure 4. Eventuellement, les ajutages peuvent être installes sur plus d'une paroi du conduit ou mene sur les quatre parois (cet agencement n'est pas représenté). L'utilisation d'une range d'ajutages assure une répartition sensiblement r-gu'ière de l'agent de conditionnement dans le courat gazeux0 I1 est également utile, bien que non indispensable, d'installer les ajutages 31 dans le conduit 18 de façon que pendant la durée d'action le gaz ne subisse pas des répercussions de la présence de coudes dans le conduit, d'ailettes de changement de direction ou dlrne autre obstruction capable d'avoir un effet facheux sur le déroulement de la réaction. La dimension et le type des ajutages ne sont pas spécialement critiques. On veut évidemment que le contact entre les particules et la solution de sulfate d'ammonium soit aussi intime que possible. En conséquence, il est souhaitable que la solution soit injectée ae manière que l'agent de conditionnement constitue une pulvérisation de petites gouttelettes séparées. I1 s'est également révélé utile de construire la pompe 29, la vanne 28, le débit-mètre 30 et l'ajutage d'injection 31 en des matériaux qui sont conpatibles avec le sulfate d'ammonium, pour réduire les risques de corrosion, de colmatage, etc. C'est ainsi que le laiton, par exemple, n'est pas compatible avec le sulfate d'ammonium et que son utilisation est à éviter. D'autre part, l'acier inoxydable est pratiquement inerte quand on l'expose au sulfate d'ammonium. Les divers conduits pour gaz, les collecteurs et l'épurateur lui-même peuvent être construits en des matériaux qu'on utilise normalement pour cet usage, par exemple l'acier doux. I1 ne semble pas que ces composants soient corrodés par les particules conditionnées et co-e ils sont tune assez grande dimension, le colmatage est pratiquement exclu. L'efficacité de l'-purateur électrostatique peut être d'terminée par la c;untité de particules ou de poussière libérée dans l'at.osphère à la sortie de l'épurateur. La quantité de poussière est habituellement mesure en g par mètre cube de gaz. Comme on le voit sur la figure 3, un curateur typique pour cendres volantes peut avoir à la sortie une charge de poussière de G,} g par m de gaz à la tenpérature et pression normales sans utiliser d'agent de conditionnement. Les courbes qui apparaissent sur la figure 3 illustrent la c minution de la charge de poussiè re en fonction de la quantité de sulfate d'ammonium introduit. C'est ainsi que la charge de poussière peut descendre à 0,34 g/m3 par l'injection de 15 ppm en volume de l'agent de conditionnement, au-delà ae cette valeur, le supplément d'agent de conditionnement n'a plus qu'un effet réduit jusqu'à environ 30 ppm, comme on peut le voir sur la figure 3. I1 va de soi que certaines variables, telles que la température du gaz, la durée d'action et la quantité de poussière à conditionner, influent sur le résultat global. En conséquence, la réduction de la charge de poussière à la sortie est comprise habituellement dans la zone de pointillés de la figure 3.Si la charge de poussière à la sortie est voisine de 0,92 g/m3, on peut considérer que la réduction obtenue par 1'invention représente une partie notable de la réduction indiquée sur la figure 3. En fonctionnement, on allume la chaudière 10 et on met en route l'épurateur 12. uand le gaz de carneau à la sortie du pré chauffeur dans le conduit 18 atteint une température de 1150C ou plus élevée, on injecte l'agent de conditionnement dans le courant en ouvrant la vanne à papillon 28. On ouvre cette vanne pour introduire la quantité nécessaire de l'agent de conditionnement, le débit-mètre 30 fournit les indications concernant cette quantité. La nature exacte du réglage nécessaire est déterminée par le volume du débit gazeux dans le conduit 18. Des instruments de mesure usuels (non représentés) peuvent fournir les indications nécessaires du débit gazeux en volume dans le conduit 18. Le gaz conditionné passe par le conduit 18 pour être admis dans l'épurateur 12 dans lequel la majeure partie des particules de poussière sont recueillies de la façon usuelle. On a déjà dit que le préchauffeur d'air chauffe l'air admis et envoie de l'air préchauffé par le conduit 22 à la chaudière 10 pour aider la combustion du carburant. La quantité de l'agent de conditionnement, proportionnelle à la quantité de gaz, peut être termine d'une façon com :noe quelconque; par exemple, on peut introduira ''agent e conditionnement à raison de 1G e G ppir par rapport au volume du courant gazeux, ce qui correspond à peu près à 43 à 87 ppLq en poids. Da-s l'un et l'autre cas, on doit calculer le débit gazeux en regard des ajutages injecteurs et injecter l'agent de conditionnement de façon correspondante. Eventuellement, on peut incorporer des régulateurs auto matiques usuels pour ouvrir la vanne 28 lorsque le gaz de carne au atteint la température désirée de fonctionnement et pour fermer cette vanne quand la température tombe au-dessous de cette valeur. Des régulateurs automatiques peuvent également ouvrir la vanne pour introduire la quantité de l'agent de conditionnement nécessaire en proportion cu volume gazeux qui circule dans le conduit 18. I1 va de soi qu'on peut apporter d'autres modifications aux modes de réalisation qui ont été décrits, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICADIONS. 1. Procédé pour le conditionnement d'un gaz chargé de particules, caractérisé en ce qu'on forme un mélange de ce gaz, à une température comprise entre 115 et 4300C environ avec 5 à 30 parties en volume d'une solution aqueuse par million de parties en volume dudit gaz pendant une durée d'au moins 0,25 seconde, ladite solution aqueuse contenant de 10 à 20 parties en poids de sulfate ou de bisulfate d'ammonium. 2. Appareil pour le conditionnement d'un g7 chargé de particules se trouvant à une température d'au moins î150C et circulant à travers un conduit dans un épurateur électrostatique en vue d'améliorer les caractéristiques de captation par l'épurateur des particules entraînées dans le gaz, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif distributeur contenant une solution aqueuse qui renferme de 5 à 50 Sç en poids Ce sulfate ou de bisulfate d'ammonium; un dispositif d'injection relié au distributeur et au conduit précité pour injecter ladite solution dans le gaz, la distance entre le dispositif d'injection et l'épurateur étant suffisante pour assurer une durée de contact actif entre la solution et les particules d'au moins 0,25 seconde avant que les particules ne soient admises dans l'épurateur, pour ainsi conditionner lesdites particules; et des moyens de réglage de l'admission de la solution au dispositif injecteur pour assurer l'introduction de 5 à 30 parties en volume de ladite solution par million de parties dudit gaz circulant dans le conduit. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un préchauffeur d'air raccordé audit conduit en amont de l'épurateur, en vue d'abaisser la température du gaz qui s'écoule vers l'épurateur à une valeur ne dépassant pas 4300C environ, ledit dispositif injecteur étant onté dans le conduit entre le préchauffeur et ltépurateur. . Appareil selon l'une les revendications 2 ou 3, ca ractêris en ce que le dispositif injecteur comprend une rangée d'ajutages injecteurs reliés au distributeur et au conduit pour assurer une répartition sensiblement un if orme ce ladite solution dans le gaz. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caract rist en ce que le dispositif injecteur comprend une conduite qui fait communiauer le distributeur avec le conduit précité, ladite conduite comportant une pompe reliée à la condui te pour poper la solution vers le conduit; et en ce que lesdits moyens de réglage comprennent une vanne dans la conduite entre la pompe et le conduit pour régler la quantité de solution introduite dans le conduit et un indicateur pour indiquer la quantité de solution introduite dans le conduit. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens de réglage comprennent un régulateur automatique qui fonctionne en réponse à la température du gaz afin d'ouvrir la vanne et mettre en route la pompe lorsque la température du gaz a atteint au moins 115 C. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens de réglage comprennent un régulateur automatique qui fonctionne en réponse au volume gazeux circulant dans le conduit afin de commander ladite vanne et régler ainsi le volume e la solution injectée dans le gaz suivant une proportion préalablement choisie par rapport au volume gazeux circulant dans le conduit, 8.Procédé pour améliorer les caractéristiques de captation de particules entraînes dans un gaz chargé de particules pour en permettre la captation par un épurateur électrostatique, caractérisé en ce qu'on injecte de 5 à 30 parties en volume d'une solution aqueuse de sulfate ou de bisulfate d' ammonium dans un million de parties en volume de ce gaz chargé de particules, pendant que la température de ce gaz est comprise entre 115 et 430 C environ, ladite solution contenant de 5 à 50 ', en poids de sulfate ou de bisulfate d'ammonium; qu'on maintient les particules et 13 solution en contact mutuel pendant au moins O,5 seconde pour conditionner les particules; et après ce conditionnement, qu'on envoie le courant dans l'épurateur pour capter les particules que le gaz contient. 90 Frocéd pour améliorer les caractéristiques de capta- tion de particules entraînes ns un gaz chargé de particules pour en perettre la captation par un épurateur électrostatique, caractéris en ce cu'on appose un million de parties an volume de ce courant gazeux à une température comprise entre 115 et 4 > 0 C, l'action & 10 à C parties en volume d'une solution aqueuse contenant vu moins 1C parties en poids de sulfate ou e bisulfate d'ammonium pendant au moins C, 5 seconde avant l'entrée de ce gaz dans l'épurateur. 10. ftocd$ pour liorer les caractéristiques de cap tation de particules entraînées dans un gaz chargé de particules pour en permettre la captation par un épurateur électrostatique caractérisé en ce qu'on envoie un courant du gaz chargé de particules à travers un conduit aboutissant à l'épurateur; on mesure la température du gaz dans le conduit; on mesure le volume du gaz dans le conduit; on injecte automatiquement une solution aqueuse contenant 10 à 20 parties en poids de sulfate ou de bisulfate d'ammonium dans le conduit à raison de 10 à 20 parties en volume de ladite solution par million de parties en volume du gaz circulant dans le conduit lorsque la température de ce gaz atteint au moins 1150C; on maintient les particules en contact avec la solution pendant au moins 0,25 seconde pour conditionner les particules avant l'entrée dans l'épurateur; et après ce conditionnement, on recueille les particules conditionnées dans l'épurateur. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce ou'on arrête automatiquement l'injection de la solution aqueuse en réponse à une baisse de la température du gaz au-dessous de 1150C ou à une augmentation de cette température au-dessus de 4300C environ.