Le brevet français n 1494784 demandé le 13 mai 1966 par le même auteur décrit un planeur aquatique adaptable à un bateau à voile. Cet appareil ressemble à un petit planeur aérien lais son dièdre est fortement négatif. Il est relié par un système de cables, comme un cerf-volant, à la mature du bateau à voiles, s'accrochant dans l'eau en semi-immerslon, à côté du bateau et au vent de celui-ci ; il exerce sur la sature la résistance latérale qui est ordinairement procurée par une ouille, mars dans le prolongement e- me de la force exercée par le vent sur les voiles, ce qui supprime tout couple de renversement. Le bateau reste stable, quelle que soit la vitesse du vent,et peut ainsi atteindre une grande vitesse. Dans l'invention selon le Brevet précité, on avait décrit une aile symétrique dans le sens de l'envergure, pour que l'appareil puisse entre placé à babord ou à tribord, un merde bout d'aile se trouvant immergé ou émergé. Cette disposition symétrique conduisait à accrocher l'appareil par deux câ- bles su soins dont l'un se trouvait en grande partie dans l'eau. L'expérience a montré qu'aux grandes vitesses, le cible inDergé vibre fortement, ce qui augmente la résistance à l'avancement. Des essais de profilage de cible n'ont pas donné de bons résultats. La présente invention concerne, comme la précédente, un planeur (w cerf-volant destiné à être attaché par un câble à un bateau à voiles pour procurer la résistance latérale aux effets du vent, ainsi que la stabilité transversale. Elle a pour but d'éviter l'immersion d'un cible transversal a l'avancement. Le dispositif selon l'invention est un planeur (ou cerf-volant) aquatique constitué par une aile colportant dans le sens de l'envergure une partie normalement inférieure et immergée et une partie supérieure émergée, l'ensemble étant symétrique dans le sens avant-arrière, la partie innergée présentant, selon ltenvergure, une concavité du côté de l'intrados du profil, et la partie émergée portant une tige de traction dont l'extrémité, à laquelle s'attache le cible de traction; est pitis éloingnée de l'aile que le centre de courbure de la concavité, une autre tige étant EgaleDent fixée à l'aile vers l'arrière et portant un empennage de profondeur. On voit que pour le nouvel appareil, la possibilité de fonction- ner à babord ou à tribord est procurée par une construction symétrique par rapport à un plan approximativement vertical, perpendiculaire à la marche du bateau, alors qu'elle était précédemment symétrique par rapport å n plan approximativenent horizontal. Cette disposition a permis de spécialiser pour la fixation la partie supérieure ainsi reliée de manière rigide au point d'attache du câble (qui doit se trouver éloigné de l'aile pour obtenir la stabilité d'imersion) sans qu'on- it à prévoir de câble joignant ce point d'attache à la partie immergée de l'aile. L'invention fait l'objet ci-dessous d'une description plus complè- te, ainsi que des figures suivantes . figure 1 - vue de face de l'appareil . figure 2 - vue de profil de l'appareil . figure 3 - détails d'assemblage . figure 4 - vue d'ensemble de l'appareil attaché à un bateau L'appareil se compose d'une aile 1 courbe selon l'envergure, symétrique par rapport à un plan vertical qui est celui de la fig. 1, où le centre de courbure de la partie immergee est noté Cl. La partie émergée porte une tige rigide 2, articulée au sommet supérieur de l'aile par une rotule 3, et une autre tige rigide 4 encastrée à l'aile, horizontale et vers l'arrière, portant un empennage déporté 5 qui plonge dans l'eau.Un hauban avant 6 relie l'extrémité C2 de la tige 2 à l'aile, au voisinage du niveau d'eau, et un hauban arrière 7 relie cette extrémité C2 à l'extrémité de la tige 4. Ce hauban 7 est de hauteur règlable et être en particulier être constitué par un câble passant sur-une poulie 8 fixée à l'extrémité C2 de la tige 2, et aboutissant à l'utilisateur. Le câble de traction 9 est fixé à cette meme extrémité. Une condition de stabilité en immersion partielle est que le point C2 soit plus éloigné de I'aile que le point C1. On a obtenu une stabilité en tangage suffisante en utilisant un empennage d'une surface de l'ordre du huitième de celle de l'aile, porté à une distance égale au rayon de courbure selon l'envergure. Pour disposer l'appareil à babord ou à tribord du bateau, on doit utiliser deux montages symétriques de la tige 4 d'empennage et du hauban 6, par exemple, selon les dispositions de la fig. 3. Un tube cylindrique 10, solidaire de l'aile 1 peut recevoir d'un c8té un bouchon avant ll auquel est fixé le hauban avant 6, de l'autre côté la tige d'empennage 4, les emmanchements étant interchangeables. Le bouchon et la tige sont maintenus en position et en orientation, par exemple par des clavettes à reseort telles que 12, saillant du bouchon et de la tige, à enfoncer pour permettre la désolidarisation, selon une disposition connue. L'sppareil est destiné à être attaché à la mature d'un bateau à voiles selon la vue d'ensemble de la figure 4, mais il peut aussi servir à écarter d'un bateau ou du bord d'un fleuve un objet à traîner dans l'eau : ligne à pêche, chalut, détecteur, etc... L'attache à un bateau à voiles 20 s'effectue, à partir du câble de traction 9, par une patte d'oie à trois brins rejoignant, pour le brin 21 la mature, pour le brin 22 l'avant et pour le brin 23 l'arrière du bateau. Ce dernier brin 23 peut entre réglé pate pilote pour assurer, lors des changements de règlage des voiles, un centrage correct de la force de retenue exercée par l'appareil sur le bateau.Le pilote peut également agir sur le brin relié à la tige d'empennage 4et guidé par des poulies parallèlement au cible de traction 9, réglant ainsi l'incidence de l'aile et par là la force exercée par l'appareil, pour l'équilibrer avec celle reçue par les voiles, compte tenu de l'allure choisie. Lorsque les divers brins sont correctement règlés et attachés, on obtient le pilotage automatique du bateau dans la direction choisie par rapport au vent. On peut dire sommairement que l'appareil d'une part, la voilure du bateau d'autre part, reliés de manière pratiquement rigide par les tiges et câbles décrits et chacun placé dans un courant relatif (l'eau pour l'appareil, le vent pour la voilure) constituent l'un pour l'titre un point d'entraînement. Si la distance entre l'appareil et la voilure est suffisamment grande, on trouve pour chacun d'eux un angle dtincidence stable. Les deux incidences obtiennes, ainsi que les vitesses relatives, se déterminent par la condition d'égalité des deux actions de portance. Cette théorie sommaire a été confirme par la pratique. REVENDICATIONS I. Planeur aquatique constitué par une aile, comportant une partie tra-vaillante (dans l'eau) concave selon l'envergure du côté de l'intrados du profil et une partie de fixation (hors de l'eau) servant à la fixation d'une tige, c8té intrados du profil, de longueur supérieure au rayon de courbure de la concavité, portant l'attache d'un câble de traction, une autre tige dirigée vers l'arrière étant également fixée à l'aile et portant un empennage de profondeur immergé. 2. Planeur aquatique selon la revendication 1, l'aile étant symétrique dans le sens avant-arrière. 3. Planeur aquatique selon la revendication précédente, la tige d'ey ennage étant hors d'eau et portant un empennage déporté travaillant dans l'eau. 4. Planeur aquatique selon une des revendications précédentes, la tige d'empennage étant fixable dans une direction ou l'autre par rapport au plan de symétrie de l'aile. 5.Planeur aquatique selon l'une des revendications préceden- tes, l'encastrement de la tige portant le câble de traction étant procuré dans le sens vertical par une articulation de la tige sur l'extrémité émergée de l'aile et par un hauban joignant l'extrémité de tige à l'aile au voisinage du niveau d'eau en avant du plan de symétrie. 6. Planeur aquatique selon l'une des revendications précédentes, l'encastrement de la tige portant le câble de traction étant procuré, dans le sens longitudinal, par un câble joignant l'extrémité de cette tige à 1 'extréaité de celle portant l'empennage. 7. Planeur aquatique selon l'une des revendications précédentes attaché au mobile tel qu'un bateau à voiles au moyen du câble de traction. 8. Planeur aquatique selon la revendication 7, le câble qui part de l'extrémité de la tige d'empennage passant par une poulie fixée à l'extrêiité de la tige portant le cable de traction et aboutissant au mobile pour réglage d'incidence. 9. Planeur aquatique selon l'une des revendications 7 et 8, porteur d'un appareillage devant être transporté en eau libre, en dehors du sillage du mobile auquel il est attaché. 10. Planeur aquatique selon l'une des revendications 7 à 9, le câble de traction formant, pour l'attache sur le mobile, une patte d'oie d plusiers brins permettant une action d'orientation sur le mobile.