-URT - . ■ . 70 02951 1 2030424 La présente invention concerne un élément d'armature pour constructions en béton armé dans lesquelles les fers à béton sont disposés bout à bout. Il est connu de souder les faces transversales de fers disposés bout à bout. Ce procédé est 5 cependant laborieux et coûteux et nécessite des appareils particuliers. C'est pourquoi on applique en règle générale le procédé classique selon lequel on dispose les extrémités des fers à béton les uns à côté des autres, sans les relier. Lors de l'érection de piliers en béton s'étendant sur plusieurs étages, on 10 laisse dépasser les fers d'un pilier sur une longueur de, par exemple, 100 cm de la hauteur coffrée du pilier. Après le béton-nage du plancher, les fers du pilier se trouvant au-dessous font par conséquent saillie dans l'étage supérieur. Pour l'érection du pilier devant se raccorder à ces fers, on dispose les groupes 15 de fers verticaux, assemblés en une cage d'armature par des éléments de liaison horizontaux, entre les fers dépassant du pilier situé en bas, de telle manière que les fers se recouvrent sur une distance de 1 mètre, par exemple. Après la mise en place de l'armature, on monte le coffrage et on effectue le bétonnage 20 du pilier. Ce doublage des fers sur une longueur déterminée a notamment l'inconvénient qu'il rend l'introduction du béton plus difficile en raison de l'important volume occupé par les fers. Lorsqu'il s'agit de bâtiments d'une grande hauteur, la proportion de l'armature dans les piliers est si importante qu'il est fré-25 quemment nécessaire de prévoir des piliers plus gros que ceux que les sollicitations statiques nécessitent en réalité. Il se produit également des forces d'inclinaison dans les zones d'attaque, pour lesquelles il faut prévoir une armature particulière ; lorsque les fers ne sont pas profilés, il faut utiliser des 30 crochets, de sorte que le volume occupé par les éléments d'armature devient encore plus important et complique davantage l'introduction du béton. Le recouvrement des fers entraîne également des frais supplémentaires en raison de la plus grande proportion d'acier d'armature dans les constructions en béton armé. 35 L'invention vise à réaliser un élément d'armature d'un faible prix de revient, qui facilite les travaux et qui assure une résistance suffisante. Conformément à l'invention, on obtient ce résultat par le fait que les extrémités des fers disposés bout à bout sont 70 02951 2 2030424 entourées par un manchon de liaison qui peut être serré sur ces extrémités et qui permet l'accès du béton aux fers. Conformément à l'invention, le manchon de liaison se compose de barres disposées dans le sens de la longueur des fers à béton et soudées à 5 des éléments qui entourent ces barres et forment entre eux des intervalles dans le sens axial. De cette façon, il est non seulement possible, par un contrôle visuel lors du montage, de vérifier si les faces transversales des fers à béton s'appliquent effectivement les unes contre les autres, mais d'assurer également que 10 le béton enveloppe directement les fers, même lorsqu'il contient des cailloux mesurant 30 mm, de sorte que rien ne s'oppose à l'introduction et au compactage convenables du béton. Les éléments entourant les barres longitudinales se présentent avantageusement sous la forme de plusieurs bagues en fil de fer ou sous 15 la forme d'une hélice unique qui est également en fil de fer. Pour obtenir le serrage du manchon de liaison sur les fers à béton, on utilise une barre conique que l'on enfonce à coups de marteau entre les fers à béton et le manchon, de sorte que ce dernier se déforme légèrement et s'applique parfaitement 20 bien contre les fers à béton. On peut faciliter l'introduction de la barre conique en utilisant des manchons comprenant deux barres longitudinales juxtaposées ayant un diamètre plus faible que le» autres barres. Ces deux barres juxtaposées assurent alors le guidage de la barre conique et facilitent son introduction. 25 D'autres caractéristiques et avantages de l'inven tion ressortiront plus clairement de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, ainsi que des dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une élévation latérale schémati-30 que d'une partie d'un pilier comprenant deux éléments d'armature selon l'invention ; - la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1, à plus grande échelle ; - la figure 3 est une élévation du manchon de liai-35 son, sans fer à béton, vue dans le sens de la flèche III de la figure 2 ; - la figure 4 est une élévation latérale d'une barre conique servant de coin. La figure 1 représente une partie bétonnée d'une 70 02951 3 2030424 construction en béton armé, par exemple, d'un pilier 1, comprenant des fers à béton 3 dont les extrémités 2 dépassent en haut et servent de la liaison avec la partie supérieure, devant encore être érigée, de ce même pilier, contenant elle aussi des fers à 5 béton 4. Selon l'invention, les faces transversales des extrémités 2, 5 des fers 3, 4 s'appliquent directement les unes contre les autres, tandis qu'un manchon de liaison 6, dans lequel on a enfoncé une barre conique 7» assure le maintien solide des extrémités. Le manchon de liaison 6 se compose de barres longi-10 tudinales 8 soudées sur des éléments 9 disposés à une certaine distance les uns des autres. Ces éléments 9 peuvent être formés, par exemple, par des bagues en fil de fer entourant les barres longitudinales Ô. Il est cependant avantageux de réaliser les éléments 9 sous forme d'une hélice en fil 10 ayant un pas rela-15 tivement important, de sorte qu'il reste des intervalles 11 suffisamment grands entre les spires pour le passage de gros cailloux, ainsi que pour le contrôle visuel simple de la jonction correcte des extrémités 2, 5. Les figures 2 et 3 représentent une forme de réalisation dans laquelle les barres longitudina-20 les 8 sont disposées à 90° les unes des autres. Le manchon comprend en outre deux barres longitudinales 12 ayant un diamètre plus petit et disposées à une faible distance l'une de l'autre. Ces deux barres 12 assurent un guidage correct pour la barre conique 7 et permettent une introduction facile de celle-25 ci. Le manchon de liaison a une longueur de 20 à 30 cm par exem^ pie, son diamètre intérieur correspond approximativement au diamètre extérieur des fers à béton 3» 4 et la barre conique 7 peut être légèrement plus longue que le manchon, de liaison 6. On enfile tout d'abord les manchons de liaison 6 30 sur les fers" à béton 3 faisant saillie du pilier 1, on amène ensuite avec la grue la cage d'armature formée par les fers 4, puis on place les extrémités 5 de ces derniers bout à bout sur les extrémités 2 des fers à béton 3. On pousse ensuite les manchons de liaison 6 vers le haut, de sorte que leur moitié infé-35 rieure recouvre l'extrémité 2 des fers 3 et que leur moitié supérieure recouvre l'extrémité 5 des fers 4. On enfonce ensuite à coups de marteau la barre conique 7 de sorte que le manchon 6 se déforme légèrement et que les barres longitudinales 8 s'appliquent contre les fers 3, 4, dont les extrémités doivent se 70 02951 4 2030424 toucher, si bien qu'on obtient un ajustement serré et une liaison solide. On monte ensuite le coffrage suivant, puis on effectue le bétonnage de la partie supérieure ainsi armée et coffrée du pilier 1. 5 Les avantages apportés par l'invention proviennent surtout du fait qu'il n'y a qu'un seul jeu de fers à béton au point de jonction des deux armatures. Il reste donc suffisamment de place pour l'introduction et le compactage du béton, qui enveloppe directement les fers, de sorte qu'on obtient une liaison 10 intime et une bonne protection contre la corrosion. La résistance est également élevée car les éléments soudés sur les barres longitudinales, notamment les hélices, améliorent la liaison entre les manchons 6 et le béton. Les forces devant être transmises par les barres, à savoir des sollicitations alternées à la com-15 pression et à la traction, sont transmises dans le sens axial, de sorte qu'il ne se produit pas de sollicitations supplémentaires dans la construction. L'utilisation des manchons est simple et ils permettent un contrôle facile de l'application effective des faces transversales des fers à béton les .unes contre les 20 autres. 70 02951 5 2030424 REVENDICATIONS 1°/ Elément dTarmature pour constructions en béton armé dans lesquelles les fers à béton sont disposés bout à bout, de sorte que leurs faces transversales s'appliquent les unes contre 5 les autres, caractérisé en ce qu'il se compose principalement d'un manchon de liaison qui entoure les extrémités adjacentes des fers à béton disposés bout à bout et peut être serré sur ces extrémités tout en assurant l'accès du béton aux fers. 2°/ Elément d'armature selon la revendication 1, ca-10 ractérisé en ce que le manchon de liaison se compose de barres longitudinales soudées sur des éléments qui les entourent et qui forment entre eux des intervalles dan3 le sens axial. 3°/ Elément d'armature selon la revendication 2, caractérisé en ce que les barres longitudinales sont des fers ronds 15 répartis uniformément sur la périphérie du manchon. 4°/ Elément d'armature selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments qui entourent les barres sont des bagues en fil séparées. 5°/ Elément d'armature selon la revendication 2, ca-20 ractérisé en ce que les éléments qui entourent les barres longitudinales se présentent sous la forme d'une hélice en fil métallique. 6°/ Elément d'armature selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une barre conique enfoncée entre les fils à béton et le manchon de liaison. 25 7°/ Elément d'armature selon les revendications 2 et 5» caractérisé èn ce que deux des barres longitudinales ont un diamètre plus faible que les autres barres et sont placées l?une à côté de l'autre.