La présente invention concerne les systèmes de transmission dans lesquels une station centrale est reliée par un canal de transmission à différentes stations éloignées et, plus particulièrement, un système de transmission en duplex total, ou un canal présentant des caractéristiques analogues, dans lequel les stations éloignées ne peuvent communiquer avec la station centrale que lorsqu'elles sont interrogées par des signaux d'interrogation provenant de cette dernière. On sait qu'il existe actuellement divers procédés permettant à une telle station centrale d'interroger, ou d'adresser, au moyen de signaux appel priés, l'une des différentes stations auxquelle elle est connectée par l'intermédiaire d'une liaison commune. Le signal d'interrogation est reçu par toutes les stations connectées à la liaison commune mais n'est reconnu que par la station particulière à laquelle il est destiné, cette station étant ainsi autorisée à transmettre, le cas échéant, des informations à la station centrale par l'intermédiaire de la liaison commune, cette dernière n'étant alors utilisée que par cette station particulière. Dans les agencements de l'art antérieur, la station centrale accumule les informations, qui peuvent être constituées par des messages ou des données, émanant des différentes stations éloignées et acheminentces informations jusqu'à leurs destination, qui peut être soit un calculateur ou une banque centrale de données, soit une autre station éloignée. Ce processus fait généralement appel à une interrogation sélective des stations éloignées qui partage un canal de transmission commun. Dans les procédés d'interrogation classiques, les différentes stations éloignées sont successivement invitées, au moyen de signaux d'interrogation émanant de la station centrale, à transmettre des informations à cette dernière. Ces signaux sont généralement codés et se présentent sous la forme d'une unique adresse qui ne sera reconnue que par une seule des stations éloignées. En règle générale, une station éloignée donnée peut, lorsqu'elle reçoit un tel signal (qui constitue à la fois une invitation à répondre et une autorisation à transmettre), soit commencer à transmettre des messages qu'elle attendait d'etre autorisée à faire parvenir à la station centrale, soit transmettre une réponse codée indiquant qu'elle ne dispose pour le moment d'aucune information destinée à la station centrale, ou encore ne pas répondre du tout. Les procédés d'interrogation classiques utilisent toutes ces différentes possibilités, ou quelques-unes d'entre elles seulement. Dans ces procédés connus, la station centrale doit en général, après avoir transmis un signal d'interrogation à une station éloignée, attendre la réponse de cette dernière. La station interrogée pouvant ne fournir aucune réponse, ainsi qu'on l'a observé ci-dessus, une période d'attente est prévue, à l'expiration de laquelle, si aucune réponse n'a été reçue, la station centrale interroge la station éloignée suivante.Le processus est en principe lesuivant : la station centrale transmet un signal d'interrogation destiné à une unique station éloignée; toutes les stations éloignées reçoivent ce signal, mais seule la station particulière à laquelle il est destiné le reconnaît et est autorisée à transmettre des informations sur la liaison commune, la station centrale attend de recevoir une réponse de cette station particulière; si elle re çoit la réponse attendue, la station centrale peut généralement procéder à une vérification destinée à déceler la présence d'erreurs éventuelles, cette vérification étant effectuée au moyen de l'une des diverses procédures communément utilisées; la station centrale transmet alors un signal d'interrogation destiné à une autre station, et cela jusqu'a ce que toutes les stations aient eu la possibilité d'utiliser le canal commun. Comme on l'a précédemment observé, la station centrale doit, après avoir transmis un signal d'interrogation, marquer un temps d'arrêt suf fisamment long pour que la station éloignée interrogée puisse lui transmettre sa réponse. En général, si la station centrale n'obtient pas de réponse dans un intervalle de temps prédéterminé, elle suppose que la station interrogée fonctionne de façon incorrecte ou est incapable de répondre. Ce temps d'arrêt représente l'intervalle de temps minimum qui s'écoule entre l'interrogation de stations successives. Il constitue un facteur important et est l'un des principaux inconvénients que présente un tel système puisqu'il impose des res trictions assez sévères quant au nombre de stations éloignées qui peuvent être desservies par une même station centrale dans un intervalle de temps donné. Dans le domaine de la transmission de données, et plus particulièrement de don nées digitales où l'on désire desservir un grand nombre de stations éloignées, il est extrêmement souhaitable de diminuer la durée de ces temps d'arrêt. Les procédés d'interrogation classiques ne permettent généralement pas, en raison de ces temps d'arrêt, d'exploiter un grand nombre de stations éloignées con nectées à un canal commun sans pour autant entrainer des retards inacceptables. L'un des objets de la présente invention est donc d'améliorer les procédés d'interrogation utilisés dans les systèmes de transmission en dimi nuant le temps d'attente entre signaux d'interrogation et, partant, en augmen tant le nombre de stations éloignées susceptibles d'entre desservies pendant un intervalle de temps donné. Un autre objet de l'invention est de définir un procédé amélioré de gestion d'un canal de transmission dans un système dans lequel ce canal est partagé par des stations éloignées. Un autre objet de l'invention est de définir un procédé amélioré permettant de diminuer les conflits possibles entre différentes stations inter rogées, c'est-à-dire d'éviter les interférences entre messages transmis par ces stations. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de l'exposé qui suit, fait en référence aux dessins annexés à ce texte, qui représentent un mode de réalisation préféré de celleci. La figure 1A représente schématiquement un système de transmission en duplex total d'un type classique dans lequel une station centrale partage un canal de transmission avec différentes stations éloignées. La figure 15 représente schématiquement l'interrogation et les réponses des stations éloignées conformément au procédé de la présente invention. La figure 2A représente schématiquement et de façon plus détaillée le procédé d'interrogation de la présente invention. La figure 2B représente une réalisation d'un appareil permettant d'utiliser le procédé de la présente invention. ABREVIATIONS UTILISEES SUR LES FIGURES 15 ET 2A Ti, T2 = Terminal T1, T2, etc CONF T1/T2 = Conflit entre T1 et T2 CPU CH0 = Central vérifie les données CPU ST SPOL = Central commence interrogation lente CPU STP POL = Central arrête interrogations CPU W = Central attend DLD = Retard dû à la ligne ETR - = Fin ds transmission (par T1, T2 ...) FPOL RES = Interrogation rapide reprend FPOL ST = Début interrogation rapide POL = tut1, T2, ...) interrogé RED T1 = Réception de données venant de T1 RPE = (T1) reconnaît interrogation et est autorisé à transmettre RPOL = tT1, T23 de nouveau interrogé SOP = Début d'interrogation ST RETR = tT1, T2) commence retransmission STP RETR = tT1, T5) cesse de retransmettre STS = Début ds transmission (par T1, T2) TPUD = Délai de mise en route de la puissance On a représenté schématiquement sur la figure 1A la configuration d'un canal de transmission de données classique en duplex total dans lequel une station centrale est reliée à un certain nombre de stations éloignées. Un tel système est caractérisé en ce que les chemins que suivent les informations transmises de la station centrale aux terminaux et inversement sont indépendants et en ce que ces informations peuvent être acheminées simultanément. Dans le cas particulier représenté sur la figure, le chemin allant de la station centrale aux stations éloignées permet de faire parvenir les informations simultanément à toutes les stations, cependant que le chemin allant des stations éloignées à la station centrale est partagé par toutes ces stations éloignées, une seule desquelles est autorisée à transmettre à un instant donné afin d'éviter les conflits entre les stations émettrices. La station centrale invite les différentes stations éloignées à lui transmettre leurs informations, en les interrogeant successivement puis en marquant un temps d'arrêt d'une durée suffisante pour que chaque station interrogée puisse lui transmettre une réponse. Ce temps d'arrêt constitue un intervalle de temps minimum entre interrogations successives. Soit T cet intervalle de temps minimum et soit T l'intervalle de r p temps nécessaire pour que la station centrale puisse interroger une station donnée. Il est évident que le temps nécessaire pour interroger un groupe de N stations éloignées, en supposant qu'aucune d'elles n'ait d'informations à transmettre, est égal à N x tT + T 3, valeur qui représente également l'in p r tervalle de temps minimum entre les interrogations successives reçues par chacune des stations éloignées, en supposant de nouveau qu'aucune d'elles n'ait d'informations à transmettre.Si la valeur de T est relativement r importante, c'est-à-dire si T correspond à la durée de plusieurs caractères r à la vitesse de transmission du canal de données, le temps de réponse total pour plusieurs stations augmentera très sensiblement le délai d'interrogation relatif à ces dernières. Autrement dit, plus le nombre de stations à desservir est élevé et plus la quantité T est importante, plus long sera l'intervalle r de temps qui devra s'écouler avant que chaque station puisse être interrogée et transmettre ses informations à la station centrale.La présente invention consiste essentiellement à réduire l'intervalle de temps qui s'écoule entre les interrogations en diminuant ou en supprimant les quantités T et T r p La présente invention utilise un mode d'interrogation dit en recouvrement" et réduit la quantité T à un intervalle de temps correspondant à p la durée d'un caractère à la vitesse de transmission du canal, tout en sup primant presque complètement la quantité T . Alors que, dans un procédé d'in- r terrogation classique, la station centrale doit attendre la réponse de la station éloignée qu'elle vient d'interroger, dans la présente invention, la station centrale continue à interroger d'autres stations en attendant de recevoir les réponses de stations précédemment interrogées.Le procédé de l'invention fonctionne de la façon suivante : tout d'abord, on suppose que chaque station éloignée peut répondre de deux façons à un signal d'interrogation : soit en transmettant des informations, soit en ne transmettant rien. Chaque station éloignée est conçue de manière à transmettre des informations, si elle en a, lorsqu'elle est interrogée. Le message ou code d'interrogation émanant de la station centrale se compose d'un caractère dit de "début d'interrogation" tSOP) suivi des adresses des différentes stations éloignées interrogées. La partie supérieure de la figure 15 représente une séquence d'interrogation typique constituée par le caractère SOP suivi de TA1, TA2, TA3, TA4, etc., qui représentent les adresses des stations ou terminaux. Ces adresses se composent d'un certain nombre de bits de données disposés selon un code de capacité suffisante pour permettre d'identifier toutes les stations ou tous les terminaux reliés au canal de transmission. Dans l'exemple représenté sur la figure 15, deux stations, 1 et 2, sont supposées avoir des informations à transmettre. La réception par la station 1 de l'adresse TA1 déclenche la transmission d'informations vers la station centrale. Il en va de même de la réception par le terminal 2 de l'adresse TA2. Dans l'exemple représenté, la station centrale, aussitôt quelle détecte le début d'une transmission émanant d'un terminal quelconque, en l'occurrence du terminal 1, met fin à l'interrogation. Dans le cas représenté, le second terminal commence à transmettre après un intervalle de temps correspondant à la durée d'un caractère, après le début de la transmission des données par le terminal 1. Une interférence, ou un conflit, entre ces deux transmissions va donc se produire à l'entrée de la station centrale. Il est nécessaire en pareil cas de procéder de la façon suivante la station centrale attend la fin de la transmission en cours, puis interroge de façon classique les stations susceptibles d'être en conflit, c'est-à-dire attend la réception d'une réponse ou l'expiration d'un délai d'attente après chaqus interrogation. Les deux modes d'interrogation peuvent être appelés "rapide" et "lent". Il est évident qu'en mode d'interrogation rapide, des conflits peuvent toujours se produire entre les stations ou terminaux interrogés. Le nombre de stations qui, à un instant donné, peuventse trouver en conflit est le nombre de stations qui peuvent être interrogées après l'interrogation d'un terminal qui a des informations à transmettre. Ce nombre est déterminé par la vitesse d'interrogation et par le temps de réaction des stations qui ont des informations à transmettre. Connaissant le nombre de stations susceptibles d'être en conflit et la vitesse à laquelle les informations sont transmises à la station centrale, il est possible de calculer la probabilité pour qu'un conflit se produise.L'augmentation de la vitesse de transmission d'une information à la station centrale entraîne une augmentation de la probabilité pour que des conflits se produisent entre les stations, et il est de ce fait nécessaire de revenir de plus en plus fréquemment à une interrogation classique. L'augmentation de la vitesse de transmission des informations vers la station centrale peut atteindre un point tel que toutes les stations doivent être interrogées de façon classique, le mode d'interrogation rapide ne présentant alors plus aucun interêt. Toutefois, lorsqu'on connait les caractéristiques de charge probable du canal de transmission dans un système donné, il est possible de calculer le nombre de stations susceptibles d'être interrogées en mode rapide sans pour autant augmenter de façon inacceptable la probabilité pour que des conflits se produisent.Ceci permet, grâce à l'emploi de la technique d'interrogation par recouvrement, d'économiser de façon importante le temps de la station centrale et de desservir un nombre beaucoup plus élevé de stations éloignées dans un intervalle de temps donné puisqu'il est possible de diminuer le nombre de fois où l'on utilise des interrogations effectuées en mode "lent". Par exemple, pour des conditions de charge données dans un système donné, un taux de conflits probables compris entre 5 et 10 pour cent est acceptable et plusieurs stations peuvent être interrogées pendant un intervalle de temps donné sans que des conflits se produisent dans la plupart des cas, ce qui per met de ramener les paramètres T et T à des valeurs extrêmement faibles. r p La figure 2A représente de façon plus détaillée que la figure 1B une suite complète d'évènements se produisant entre la station centrale et des stations éloignées. Les stations susceptibles d'entrer en conflit sont celles qui ont fait l'objet d'une interrogation rapide entre l'instant où une station est autorisée à transmettre des informations, en l'occurrence la station T1, et l'instant où elle transmet effectivement des informations qui sont reçues par la station centrale, ceci ayant pour effet de mettre fin à l'interrogation. Dans le cas représenté sur la figure 2A, les stations T1 à T5 sont susceptibles d'entrer en conflit puisqu'elles sont toutes autorisées à transmettre des informations, en raison de la routine d'interrogation rapide, avant que la station centrale ne mette fin à cette dernière en raison de la réception des informations émanant de la station T1 et ne commence à vérifier celles-ci. Dans l'exemple représenté, on suppose que la station T2 a également des informations à transmettre.Comme le montre la figure, un conflit se produit lorsque les informations provenant de la station T2 sont reçues par la station centrale et recouvrent partiellement les informations reçues de la station T1. Lorsque les stations T1, T2, et toutes les autres stations susceptibles de se t trouver en conflit pendant cet intervalle de temps, ont cessé de transmettre leurs informations, la station centrale exécute une routine de réinterrogation lente en commençant par la première des stations en conflit et en terminant par la dernière station interrogée à l'instant où l'interrogation rapide a pris fin.Cette routine lente est représentée dans la partie inférieure de la figure 2A, et, lorsqu'elle a pris fin, la routine d'interrogation rapide reprend, de la façon indiquée dans la partie supérieure de la figure 2A. Il est évident que si certaines des premières stations interrogées, par exemple TA1, TA2, TA3, n'ont pas d'informations à transmettre, et que, par exemple, TA4 dispose d'informations à transmettre [mais que TA5, TA6, etc., n'en n'ont pas), il n'y aura pas de conflit et la routine interrogation lente sera inutile. Il est également évident que, si une station précédemment interrogée n'a pas répondu après un laps de temps prédéterminé, cette station n'est plus susceptible d'entrer en conflit avec d'autres stations car, ce délai écoulé, il ne lui serait plus possible de transmettre de réponse. La figure 28 représente un moyen simple de réaliser cette amélioration. Comme le montre la figure 2B le procédé de la présente invention peut être réalisé de façon simple en utilisant des composants physiques bien connus. Un générateur d'adresses 1 est utilisé pour fournir une série d'adresses ou de signaux d'interrogation dans l'ordre dans lequel on désire interroger les différentes stations qui partagent le canal de transmission. Le générateur 1 peut être un simple compteur binaire cyclique ou réalisé sous la forme d'un calculateur tous usages en utilisant une partie de mémoire pour établir des listes de stations à interroger et les mettre dans un ordre d'interrogation désiré.Il est souhaitable de réaliser le générateur 1 sous cette forme car on peut alors équilibrer les interrogations en faisant en sorte que les terminaux les moins actifs aussi bien que les terminaux faisant preuve d'une grande activité soient interrogés, ce qui permet de diminuer la probabilité pour qu'un conflit se produise au cours d'une séquence d'interrogation donnée; cela permet également de rendre le générateur sensible à des indications signalant que telle ou telle station? par exemple, dans un état "défectueux", de façon à la retirer provisoirement de la liste des stations susceptibles d'entrer en conflit. Les adresses engendrées par le générateur 1 sont transmises par l'intermédiaire de la porte ET 2 et de la porte OU 3 à l'emetteur 4, qui transmet les signaux d'interrogation aux différentes stations qui partagent le canal de transmission. Ces adresses sont également transmises, par l'intermédiaire de la porte ET 2, au registre 5, qui comporte N étages de mémoire. Le registre 5 est du type à décalage bien connu dans lequel chaque nouveau bloc de données fait passer les blocs précédents à un étage plus élevé. Le nombre N d'étages du registre 5 est défini comme étant égal à l'intervalle de temps maximum nécessaire pour interroger une station donnée, pour rendre cette station active et pour recevoir d'elle une réponse, temps divisé par la vitesse d'interrogation en mode "rapide". En d'autres termes, le registre 5 comporte un nombre suffisant d'étages N pour contenir les adresses de toutes les stations interrogées qui ont encore le temps de répondre, mais non celles des stations qui n'ont pas répondu avant l'expiration du délai d'attente, ces dernières adresses étant extraites par décalage du registre lorsque celui-ci est plein.Le contenu du registre 5 définit la liste complète de toutes les stations susceptibles d'entrer en conflit lors- d'une séquence d'interrogation quelconque, puisque les stations dont les adresses ne se trouvent pas dans le registre n'ont pas été interrogées ou ont été interrogées trop longtemps auparavant pour qu'un conflit soit possible, aucune réponse n'étant plus attendue de ces stations. Lorsqu'un signal émanant de l'une quelconque des stations éloignées parvient au récepteur 6, la ligne de commande 7 passe au niveau haut de façon à bloquer la porte ET 2 et d'empêcher les signaux d'interrogation de parvenir au registre 5 et, par l'intermédiaire de la porte OU 3, à l'émetteur 4. La ligne 7 rend également le générateur 1 inopérant. Les signaux d'adresses et de données émanant des stations sont reçus par le récepteur 6 et transmis à l'accumulateur 8, qui peut accumuler un nombre de bits suffisant pour former un unique caractère, tel que l'adresse d'un terminal donné. Lorsque l'accumulateur a est plein, son contenu est transmis par la porte ET 9 au registre 10 sous le contrôle du bloc logique indiqué sur la figure 28. Le caractère suivant est appliqué à l'accumulateur 8 et, lorsque ce dernier est plein, son contenu est comparé par le comparateur 11 avec le caractère emmagasiné dans le registre 10 et qui représenta l'adresse du terminal précédent. Si les deux adresses concordent, le bloc logique rend la porte ET 12 conductrice de façon à permettre le passage des données suivantes dans la mémoire tampon de données 13 en vue de leur utilisation par le système de commande.Si les deux adresses ne concordent pas, la logique transmet le premier caractère emmagasiné dans le registre 10, par l'intermédiaire de la porte ET 14, au comparateur 15, où ce caractère est comparé en série avec le contenu du registre temporaire 16. Celui-ci est vidé au début de chaque séquence d'interrogation et, en supposant qu'aucune concordance n'existe entre le contenu du registre 16 et le caractère provenant du registre 10, ce dernier caractère est introduit par l'intermédiaire de la porte ET 17 dans le registre 16 afin d'y être emmagasiné provisoirement sous la forme d'une adresse de termisal ne concordant pas avec l'adresse qui apparait alors dans l'accumulateur 8.Ceci indique qu'un conflit peut exister et que l'adresse du premier terminal emmagasinée dans le registre 16 devra faire l'objet d'une nouvelle interrogation lors de l'interrogation lente des stations en conflit. S'il ne se produit pas d'autre conflit, et si les données reçues ne comportent pas d'erreurs, les routines de comparaison et de transmission de données se poursuivent pour l'adresse du second terminal qui a été identifiée, jusqu'à ce que toutes les transmissions aient pris fin. Au contraire, si un conflit se pro duit, les adresses supplémentaires de terminaux qui sont identifiées sont in troduites dans le registre 16 aux fins d'une nouvelle interrogation ultérieure. Lorsque toutes les transmissions ont pris fin, la logique rend conductrice la porte ET 18 ou la porte ET 19 et, sous le contrôle du dispositif 20 déterminant la chronologie des interrogations effectuées selon le mode d'in terrogation lent, transmet les adresses emmagasinées dans le registre 5 ou dans le registre 16, par l'intermédiaire de la porte ET appropriée, et de la porte OU 3, à l'émetteur 4 en vue de leur acheminement vers les différentes stations. Si les adresses des terminaux qui ont été identifiées sont en con flit, la logique rend la porte ET 18 conductrice et provoque une nouvelle in terrogation des terminaux dont les adresses sont contenues dans le registre 16.Si aucune adresse de terminal ne peut être identifiée mais qu'il existe un conflit en raison de données mutilées, etc, la porte ET 19 est rendue con ductrice par la logique et la liste complète de tous les terminaux alors interrogés et qui n'ont pas encore répondu, que le délai d'attente ait ou non expiré, feront l'objet d'une nouvelle interrogation lente. Ces adresses forment le contenu du registre 5. Comme on l'a précédemment observé, l'interrogation lente est effectuée à une vitesse qui permet la transmission de l'adresse d'un terminal à inter roger suivie d'une période d'attente suffisamment longue pour permettre la réception d'une réponse éventuelle du terminal intéress. Les interrogations lentes et rapides sont respectivement effectuées sous le contrôle du disposi tif 20 et du générateur d'adresses 1. Lorsque la nouvelle interrogation a été effectuée, les registres 5 et 16 sont vidés par la logique et l'absence de signaux émanant du récepteur 6 a pour effet de faire passer la ligne de con trêle 7 au niveau bas, ce qui permet au générateur d'adresses 1 et à la porte ET 2 de reprendre la séquence d'interrogation. Une amélioration du procédé décrit ci-dessus peut être réalisée en partant du principe selon lequel, pour une utilisation ou une densité de trafic connue du canal, il est probable que deux stations interrogées au maximum se trouveront effectivement an conflit à un moment quelconque. Cette amélioration est représentée sur la figure 2A. On voit que dans le cas normal, une fois que l'existence d'un conflit a été découverte, on commence un pro cessus nouveau d'interrogation qui se poursuit jusqu'à ce que toutes les stations éventuellement en conflit aient fait l'objet d'une nouvelle inter rogation lente. Cela entraine un retard important dans la reprise des inter rogations rapides si deux stations séparées par plusieurs stations qui n'ont pas d'informations à transmettre ont été interrogées, et provoque un long retard dû à l'interrogation lente d'un certain nombre de stations n'ayant pas d'informations à transmettre et qui figurent dans la liste des stations susceptibles d'être en conflit. Selon ce procédé amélioré, on procède à une interrogation rapide jusqu'à ce qu'une réponse soit obtenue. Cette dernière est vérifiée de la façon précédemment décrite et, si un conflit est détecté, on commence l'exécution de la routine d'interrogation lente.Toutefois, aussi tôt que des informations ont été transmises par une station isolée en réponse à cette dernière routine, on reprend immédiatement la routine interrogation rapide, au lieu de procéder de la façon précédemment décrite à propos du procédé de base del'invention. A la condition que deux stations au maximum se soient trouvées en conflit lorsque la présence d'un conflit a été constatée, ce procédé amélioré permet de résoudre le problème en ne tenant pas compte de l'une des deux stations en conflit, laquelle sera prise en considération pendant l'exécution de la routine d'interrogation "rapide", qui est alors reprise. Dans son aspect général, le procédé d'interrogation par recouvrement est sensible au taux d'erreurs du système. Par exemple, si ce taux est relativement faible, de l'ordre de 10 bits erronés, les différentes stations qui doivent faire l'objet d'une interrogation lente peuvent être autorisées à transmettre une par une de la façon représentée sur la figure 2A-jusqu'à ce qu'une seconde station ayant des informations à transmettre ait été trouvée. Toutes les autres stations devant faire l'objet de l'interrogation lente peuvent alors être interrogées selon le mode d'interrogation rapide. Si une ou plusieurs de ces dernières stations ont des informations à transmettre, elles seront autorisées à le faire pendant la routine d'interrogation rapide. Cependant, lorsqu'on se trouve en présence d'un système dont le taux d'erreurs est élevé, par exemple de l'ordre de 10 3 bits erronés, les transmissions incorrectes dues au bruit sont susceptibles d'être interprétées par la station réceptrice comme des conflits entre terminaux. En pareil cas, il est nécessaire de procéder à des interrogations lentes beaucoup plus fréquemment que dans le cas d'un système dont le taux d'erreurs est moins élevé, ce qui se traduit par une perte de temps excessive. L'amélioration ci-dessus du procédé de base de l'invention permet de surmonter cette difficulté car l'interrogation lente n'est effectuée que jusqu'a ce que le premier terminal ayant des informations à transmettre ait été identifié et que son message ait été reçu, toutes les autres stations dont l'interrogation lente était prévue faisant alors l'objet d'une interrogation rapide. Cette amélioration du procédé de base de l'invention permet de diminuer de moitié le temps de réponse moyen qui est nécessaire pour desservir toutes les stations, par rapport au temps nécessaire pour procéder à une interrogation lente des différentes stations dans un système comportant un taux d'er- reurs élevé. Les principes cidessus ont été mis en oeuvre dans un système de transmission comportant une liaison radio bidirectionnelle et dans lequel un maximum de 250 stations mobiles distinctes peuvent communiquer par l'intermédiaire d'un même canal avec une station centrale. L'emploi des procédés décrits ci-dessus a permis de desservir tous ces terminaux à une vitesse suffisamment élevée pour que l'utilisateur de chaque station ait l'impression d'être le seul à utiliser le canal commun puisque le temps de réponse entre une demande d'accès et la réception d'un signal d'autorisation à transmettre est très court. Il est évident que les techniques de contrôle permettant d'engendrer les listes de stations devant faire l'objet d'interrogations rapides et lentes et d'assurer les fonctions de contrôle et les opérations d'emmagasinage provisoire pour interroger ces diverses stations peuvent être réalisées au moyen d'un calculateur à usages multiples au lieu des circuits logiques et physiques représentés sur la figure 2B, puisque la programmation nécessaire engendrera, dans le calculateur, l'équivalent exact de ces opérations et de ces éléments fonctionnels. L'application du procédé d'interrogation reste la même, que l'on utilise un tel calculateur ou les dispositifs représentés sur les figures; les structures particulières décrites plus haut ne sauraient donc constituer une limitation quelconque. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de l'invention appliquées à un mode de réalisation préféré de celle-ci, il est évident que l'homme de l'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles, sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. REVENOICATIONS 1.Mode d'interrogation de stations éloignées pour système de communication ayant une station centrale et une pluralité de stations éloignées interrogeables individuellement et qui peuvent communiquer avec ladite station centrale lorsqu'elles sont appelées, ladite méthode d'interrogation étant caractérisée en ce qu'elle comprend les étapes suivantes interrogation de la pluralité des stations éloignées pendant une période de temps qui est inférieure au temps pendant lequel il est possible à une quelconque desdites stations de répondre, ladite interrogation étant faite pour solliciter une arrivée de message à la station centrale; arrêt de l'interrogation lorsque la réponse d'une quelconque desdites stations parvient à la station centrale;; vérification de ladite réponse lorsqu'elle est reçue à la station centrale afin de déterminer si l'on reçoit simultanément plus d'une réponse, ces réponses simultanées entrant alors en conflit; en ce que si un tel conflit apparaît on procède à la réinterrogation des stations éloignées impliquées dans ce conflit pour éliminer ce dernier, la réinterrogation étant démarrée dès que les réponses desdites stations à l'interrogation ont été reçues, la réinterrogation se faisant en effectuant une pose après chaque appel ceci pendant un temps au moins égal au temps nécessaire pour que la réponse d'une quelconque des stations interrogées puissent être reçue en ce que lorsque les réponses des stations ainsi réinterrogées ont été reçues, on reprend l'étape normale d'interrogation. 2.-Mode d'interrogation conforme à la revendication 1 caractérisée en ce que l'interrogation de la pluralité des stations éloignées est faite à une première vitesse qui est supérieure à la vitesse à laquelle les stations éloignées peuvent répondre et en ce que les réinterrogations des stations sont faites à une seconde vitesse qui ne dépasse pas la vitesse à laquelle lesdites stations peuvent répondre. 3.-Mode d'interrogation de stations -éloignées conforme à une quelconque des deux revendications précédentes caractérisé en ce que l'arrêt de l'interrogation est immédiatement effectué dès le début de la réception d'une réponse quelconque à la station centrale ceci afin de réduire au minimum le nombre de stations qui peuvent éventuellement entrer en conflit et donc devoir être réappelées. 4.-Mode d'interrogation de stations éloignées conforme à une quelconque des revendications précédentes caractérisé en outre en ce que l'étape de réinter rogation est effectuée seulement pour celles des stations éloignées qui sont comprises dans un groupe qui commence par la première des stations appelées qui a répondu avant qu'un temps minimum ce soit écoulé et qui se termine par la dernière des stations appelées au moment où l'arrêt des interrogations a été effectué. 5.-Mode d'interrogation conforme à la revendication 4 caractérisé en ce que le groupe de stations réappelé est notamment défini au cours des deux étapes suivantes comparaison entre le temps passé depuis l'interrogation de chacune desdites stations et la réception d'une réponse quelconque par rapport à un temps minimum; établissement de la liste des stations dont le réappel est possible ces stations étant celles qui ont répondu dans un temps ne dépassant pas le temps minimum défini. 6.-Mode d'interrogation de stations éloignées conforme à une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en outre en ce que la réinterrogation des stations est effectuée seulement jusqu'à l'obtention d'une réponse de la part d'une de ces stations et jusqu'à ce que cette réponse ait été entièrement reçue en ce que l'interrogation normale est utilisée alors pour les stations suivantes à réintorroger cette utilisation se continuant si aucun conflit n' apparaît et ceci y compris pour celle des stations qui n'avait pas été initialement encore interrogées. 7.-Dispositif permettant la mise en oeuvre du mode d'interrogation conforme à une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce quue les moyens permettant de définir le groupe de stations qui doivent être réinterrogées comprennent un dispositif de mémoire à N étages dans lequel les signaux d'interrogation sont séquentiellement entrés tels qu'ils sont envoyés par la station centrale, le nombre N d'étages étant défini par le temps requis par une quelconque station pour répondre, cedit temps étant divisé par la cadence d'appel, ceci de façon à ce que lorsque ladite mémoire est pleine chaque signal d'interrogation qui arrive alors force hors du dispositif de mémoire celui des signaux d'interrogation qui se trouve dans ce dispositif et qui est le plus ancien, ce signal étant ainsi effacé ce qui implique que la station correspondante ne sera pas réinterrogée si une réinterrogation est faite en ce que la présence des N étages de mémoire assure que ledit signal d'interrogation n'est pas détruit tant qu'un temps suffisant ne s'est pas écoulé depuis l'interrogation de ladite station.