La présente invention concerne des dispositifs de montage de coffrage utilisables notamment pour monter des coffrages de chaînage ou de départ de plancher. Elle concerne plus particulièrement des dispositifs de montage de tels coffrage sur des murs en parpaings ou agglomérés. Dans le 1er certificat d'addition Ne 63 668. on utilise un dispositif de coffrage, montré aux Figs. 5 et 6, qui comporte des montants appliqués de chaque côté d'un mur et serrés contre celui-ci par des boulons de serrage, des pièces telles que des joues, des lisses et des cales étant intercalées aux endroits appropriés entre les montants et le mur, les joues et les lisses définissant le coffrage proprement dit. Ce dispositif de coffrage présente un certain nombre d'inconvénients dans sa mise en oeuvre. En effet, il apparaît à l'évidence qu'il nécessite deux ouvriers pour mettre en place chaque dispositif, l'un maintenant, d'un côté, un ensemble cale-joue-montant et l'autre, de l'autre cavé, l'ensemble correspondant cale-lisse-montant, chacun d'eux participant, de plus au serrage. Un objet de la présente invention consiste à prévoir des dispositifs de montage de coffrage qui évite les inconvénients mentionnés et qui sont d'un maniement très aisée. Un autre objet de la présente invention consiste à prévoir un dispositif de montage de coffrage qui ne nécessite que la présence d'un seul ouvrier pour le mettre en place. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un tel dispositif qui permet le décoffrage sans entraîner obligatoirement la chute incontrôlée des planches de coffrage qui peut causer des accidents. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un tel dispositif permettant d'y associer simplement des montants de garde-fou, particulièrement utiles, une fois la dalle de plancher ou la dalle supérieure coulée ou en cours de coulée. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un tel dispositif qui puisse s'adapter à des murs de largeurs variables, qui offre une bonne précision pour le niveau du coffrage et qui soit relativement peu cher. Suivant une caractéristique de l'invention, le dispositif de montage de coffrage comporte un premier montant portant à deux hauteurs différentes deux cales de même épaisseur et, entre les deux cales, une plaque étroite horizontale d'une longueur sensiblement supérieure à l'épaisseur du mur sur lequel le coffrage doit être monté, ladite plaque comportant au moins un trou allongé suivant le sens de la longueur de la plaque, un second montant portant également à deux hauteurs différentes deux cales de même épaisseur et, entre les deux cales, étant percé d'un trou ménageant un passage pour ladite plaque étroite du premier montant, laquelle pour le montage est enfilée, à travers le mur, dans le trou de passage, le dispositif comportant encore un coin qui peut être enfoncé dans le trou approprié de ladite plaque pour assurer le serrage des deux montants contre le mur, sur les deux montants les cales les plus hautes étant prévues pour soutenir les planches de coffrage. La caractéristique de l'invention mentionnée dessus, ainsi que d'autres, apparaîtra plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique, en coupe, d'un dispositif de montage de coffrage monté sur un mur en parpaings, la Fig. 2 est une vue de profil d'une élément du dispositif de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue de dessus de l'élément de la Fig. 2, la Fig. 4 est une vue de profil de l'autre élément du dispositif de la Fig. 1, et la Fig. 5 est une vue de dessus de l'élément de la Fig. 4. A la Fig. 1 on a représenté un mur formé de parpaings superposés qui sont solidarisés par des joints de ciment 1. Entre la dernière rangée de parpaings 2 et l'avant dernière rangée de parpaings 3, en haut du mur, sont laissés de place en place des parties sans ciment, c'est à dire des trous 4. Audessus des parpaings 2, il est prévu de couler le chaînage dont on a simplement représenté symboliquement les armatures 5. Le dispositif de montage comprend un élément 6 représenté aux Figs. 2 et 3 et un élément 7 représenté aux Figs. 4 et 5. L'élément 6 comprend un fer en U vertical 8 sur lequel sont soudés, à différentes hauteurs, deux tronçons de tube carré 9 et 10, ainsi qu'une fer plat relativement étroit 11. Le fer en 8 sert de montant et, dans l'exemple de réalisation décrit, est ouvert dans la direction des tronçons 9 et 10. Les tronçons 9 et 10 sont horizontaux pour servir de cale; ils ont une longueur légèrement supérieure à la largeur du montant 8. La cale 9 est placée à l'extré- mité inférieure du montant 9 tandis que la cale 10 est placée à une distance de 9 légèrement supérieure à la hauteur d'un parpaing. Le fer plat 71 est prévu pour être passé à travers un trou 4, Fig. 1, du mur et est destiné à servir à la liaison entre les éléments 6 et 7.Le fer plat 11, qui forme une plaque étroite, est perpendiculaire au montant 8 et a une extrémité soudée au fond du U de 8, un peu au-dessous de la cale 10. Son autre extrémité est libre, il est sensiblement plus long que le parpaing utilisable le plus épais. Il présente, dans l'exemple décrit, trois ouvertures 12, allongées dans le sens de sa longueur. L'élément 7 comprend, comme l'élément 6, un fer en U vertical 24 sur lequel sont soudés, à différentes hauteurs, deux tronçons de tube carré 13 et 14 et présente un trou 15 allongé horizontalement et percé dans le fond du U de 24. Le fer en U 24 sert aussi de montant et est ouvert dans la direction des tronçons 13 et 14. Les tronçons 13 et 14 sont horizontaux pour servir de cale, ils ont une longueur égale à celle des cales 9 et 10. La cale 13 est placée à l'extrémité inférieure du montant 24 tandis que la cale 14 est placée à une distance de la cale 13 égale à la distance entre 9 et 10. Le trou 15 est percé à la même distance de la cale 14 que celle qui existe entre la cale 10 et le plan médian horizontal du fer plat 11. Associé à l'élément 7, auquel il est relié par une chaînette 16 qui le rend imperdable, est prévu un coin 17 qui est destiné, comme on le verra à être introduit dans l'une des ouvertures 12 pour assurer le serrage des éléments 6 et 7 de chaque côté du mur. Le positionnement du dispositif sur le mur de parpaings se fait d'une manière très simple. On prend l'élément 6 et on introduit la plaque étroite 11 dans un trou 4 jusqu'à ce que les cales 9 et 10 soient en contact avec le mur. L'élément 6 tient alors tout seul. On enfile ensuite, par le trou 15, l'élément 7 sur.la plaque 11, de l'autre côté du mur par rapport à 6, jusqu'à ce que les cales 13 et 14 soient en contact avec le mur. Les trous 12 sont percés à des distances de 8 qui sont déterminées en fonction de trois épaisseurs normalisées des parpaings. Donc, une fois les éléments 6 et 7 montés comme indiqué ci-dessus, une ouverture 12 doit se trouver pratiquement en face du fond du U de 24. On enfonce alors le bout du coin 17, le long dos du U de 24, dans la partie de I'ouverture 12 concernée, qui dépasse. Puis on frappe sur le coin 17 afin d'obtenir un bon serrage des éléments 6 et 7 sur le mur. On observera sur la Fig. 1 qu'une fois fois le serrage effectué, les cales 9 et 13 sont à la même hauteur et enserre le parpaing se trouvant au-dessous de 3 tandis que les cales 10 et 14, également à la même hauteur enserre le parpaing 2, ce qui permet d'obtenir un bon accrochage. Une fois cette opération terminée, on place sur la cale 10, entre 8 et 2, une planche de coffrage 18 dont le bord supérieur, qui se trouve sensiblement au-dessus de la face supérieure de 2, définit la hauteur du chaînage à couler. De même, sur la cale 14, entre 24 et 2, on place une planche de coffrage 19 de même largeur que 18. Il suffit alors de positionner les armatures entre les planches 18 et 19, puis de couler le béton de chaînage. On doit comprendre que les épaisseurs des planches 18 et 19 sont choisies en fonction des épaisseurs des cales pour pouvoir être glissées entre les mon tants et le mur. Pour décoffrer, il suffit de décoincer suffisamment le coin 17 pour pouvoir enlever la planche 18. En général, on n'enlève pas la planche 19 qui sert de lisse pour couler ensuite la dalle supérieure. Pour réaliser cette opération, il suffit de remplacer la planche 18 par une autre planche plus large dont le bord haut définit la face supérieure de la dalle. A ce sujet, on notera que l'extrémité supérieure du montant 24 doit se trouver au-dessous du bord supérieur de la planche 19 ou au moins ne pas le dépasser, afin que 19 puisse ensuite servir de lisse. Par contre, le montant 8 est prévu beaucoup plus long que 24, puisqu'on n'a pas la même contrainte. Bien entendu, avant le montage des dispositifs permettant de réaliser un coffrage complet, on prévoit tout autour du mur plusieurs trous 4, par lesquels on introduits les fers 11 des dispositifs, dont les distances dépendents des longueurs de planches de coffrage que l'on utilise. Dans l'exemple de réalisation décrit, l'élément 6 comporte encore un tron çon de tube 20 soudé verticalement au dos du montant 8 dans sa partie supérieure. Comme le montre la Fig. 1, le tube 20 est destiné à recevoir la base d'une tige métallique 21 portant à différentes hauteurs des crochets 22 destinés à supporter des planches 23, l'ensemble 21, 22, 23 constituant un garde-fou qui est mis en place pour la coulée de la dalle. Une fois la dalle sèche, ce garde-fou peut être laissé en place pour les travaux ultérieurs. Par ailleurs, on notera qu'au décoffrage, le desserrage des coins 17 n'entraîne pas la chute incontrôlée des planches de coffrage qui peuvent oestre retirées une à une, sans danger, ce qui n'est pas possible en utilisant des serre-joints classiques. Il faut encore noter qu'autour de l'ouverture 15 du montant 24, l'épaisseur de celui-ci peut être augmentée afin de limiter les efforts par unité de surface sur le fer plat 11, cette surépaisseur étant obtenue, par exemple, en soudant une plaque au dos de 24. A noter que l'allure plate du fer 11 permet de le coincer facilement dans un trou 4, ce qui ne serait pas possible avec une tige ronde, et que le choix du plan horizontal pour 11 facilite la manoeuvre avec le coin 17. Dans la description ci-dessus, on a supposé que le mur était fait d'agglomérés ou parpaings bien réguliers, ce qui est souvent le cas. Toutefois, il faut comprendre que le dispositif de montage, avec son montant 8 à l'extérieur du mur et son montant 24 à l'intérieur, peut être utilisé pour des murs faits d'autres matériaux. Dans le cas où l'on désire utiliser un système suivant l'invention pour couler le chaînage sur un mur de refend, on remplace le montant 8 par un second montant 24 de manière que l'on puisse couler la dalle une fois le chaînage terminé. La tige ou fer plat 11 est alors remplacée par une tige de meme forme, mais indépendante et comportant des trous, semblables aux trous 12 à ses deux extrémités. On utilise alors deux coins au lieu d'un seul. Pour monter le dispositif, on agit pratiquement comme précédemment, une fois la tige passée à travers le mur. REVENDICATIONS 1) Dispositif de montage de coffrage comportant des montants appliqués de chaque côté d'un mur et serrés contre celui-ci pour supporter des planches de coffrage, caractérisé en ce que le premier montant porte à deux hauteurs différentes deux cales de même épaisseur et, entre les deux cales, une tige plate étroite horizontale d'une longueur sensiblement supérieure à l'épaisseur du mur, ladite tige plate comportant, au moins, un trou allongé suivant le sens de la longueur de la tige, et en ce que le second montant porte également à deux hauteurs différentes deux cales de même épaisseur et, entre les deux cales, est percé d'un trou ménageant un passage pour ladite tige plate étroite du premier montant, laquelle pour le montage est enfilée, à travers le mur, dans ledit trou de passage, un coin pouvant être enfoncé dans le trou approprié de ladite tige plate pour assurer le serrage des deux montants contre le mur, les planches de coffrage étant soutenues par les cales supérieures des montants. 2) Dispositif de montage de coffrage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que premier montant, se montant à l'extérieur du mur, monte plus haut que le second montant pour permettre le coffrage de la dalle de plancher sur le faîte du mur. 3) Dispositif de montage de coffrage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure du premier montant est pourvue de moyens d'accrochage d'un montant de garde-fou. 4) Dispositif de montage de coffrage suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque montant est un fer en U, ouvert vers le mur. 5) Dispositif de montage de coffrage suivant la revendication 1 ou 4, caractérisé en ce qu'à la place du premier montant, pour un mur de refend, on utilise un deuxième second montant, que l'on relie par une tige plate étroite indépendante comportant des trous allongés vers ses deux extrémités, le serrage s'effectuant au moyen de deux coins.