La présente invention se rapporte aux installations de chauffage pour-cultures, notamment pour vignobles ou équivalents, comprenant un appareil de chauffage tel que, par exemple,un brûleur. - Pour protéger les plantations, par exemple les vignobles, contre la gelée, on utilise diverses sortes d'installations qui donnent toutes des résultats insuffisants soit parce qu'elles exigent beaucoup d'entretien, soit parce qu'elles ne peuvent être mises en oeuvre que dans des conditions bien déterminées Par exemple, les poêles à mazout que l'on dispose en grand nombre dans les plantations, conduisent à un échauffement très irrégulier et consomment une très grande quantité de combustible. Par ailleurs, il est déjà connu utiliser pour la protection contre la gelée des souffleries qui aspirent l'air relativement chaud à une certaine hauteur au-dessus du sol et le mélange à l'air situé-à proximité du sol pour chauffer ce dernier.Toutefois, l'expérience a montré que ces souffleries ne peuvent être mises en oeuvre que -dans le cas de gelées relativement faibles et que, même dans ce cas, elles ne sont rentables que dans les conditions de forte inversion de température, c'est-à-dire les conditions où la température de l'air croit rapidement entre le sol et un certain niveau plus élevé. L'invention vise à réaliser une installation de chauffage des cultures du genre décrit plus haut sous une forme qui permette- d'obtenir, avec une oensommation d'énergie aussi faible que possible,le chauffage efficace de l'air près du sol et des plantes. Suivant l'invention, ce résultat est obtenu au moyen d'une installation de chauffage pour cultures du type défini au début, qui est caractérisée en ce que l'appareil de chauffage comprend un dispositif pour chauffer l'air et en ce qutelle comporte5 à la suite de cet appareil, au moins un tuyau souple, pouvant être posé sur le sol, qui présente des orifices de sortie de l'air chaud répartis sur sa longueur, une soufflerie de refoulement de l'air étant prévue sur la trajectoire de l'air. De cette manière, l'air chaud peut être amené directement à proximité immédiate des plantes; cet air chaud, sortant du tuyau posé sur le sol, se mélangeant en montant avec Itair froid qui entoure les plantes, arbustes ou arbres qu'iL s'agit de protéger. I1 est particulièrement avantageux de raccorder sur L'appareil de chauffage, ou sur la soufflerie, au moins un conduit ou tuyau principal, d'-où partent des tuyaux secondaires qui se raccordent de préférence au tuyau principal en des points uniformément espacés sur la longueur de celui-ci, de sorte que ces tuyaux secondaires peuvent être posés à peu près parallèlement aux rangées de plantes et être alimentés par un tuyau principal commun. Celui-ci est de préférence exempt d'orifices de sortie directe-d'air chaud. Pour obtenir une distribution aussi uniforme que possible de l'énergie calorifique sur les différents tuyaux secondaires, ils sont munis chacun d'une vanne de réglage qui est située, de préférence, près du raccordement sur le tuyau principal et qui peut être réglée manuellement. Afin que la distribution soit uniforme, les vannes situées près de l'appareil de chauffage ou de la soufflerie seront généralement en partie fermées, alors que les vannes les plus éloignées seront généralement ouvertes complètement. I1 est possible d'utiliser des tuyaux de longueurs variables qu'on juxtapose directement pour débiter la quantité d'air chaud voulue dans chaque zone à alimenter. Toutefois, il est également possible de donner aux orifices de sortie d'air chaud des sections variables, la section des orifices croissant de préférence en direction de l'extrémité des tuyaux, pour compenser l'effet du refroidissement de l'air chaud qui parcourt le tuyau. Les extrémités des tuyaux sont avantageusement fermées, de sorte que l'air chaud ne peut s'échapper que par les orifices de sortie ménagés dans la surface latérale de ces tuyaux. L'appareil de chauffage suivant l'invention est très simple à utiliser lorsqu'il est constitué par un brûleur à soufflerie. La soufflerie de refoulement peut être agencée directement en aval de l'appareil de chauffage, ce qui simplifie encore l'utilisation. Après utilisation, l'installation de chauffage suivant l'invention peut être transportée sans difficulté, par exemple emballée en un paquet, à un endroit abrité où elle peut être rangée. La remise en place de- l'installation de chauffage sur le terrain est tout aussi simple, et la position des tuyaux peut être adaptée sans aucune difficulté aux conditions locales. I1 est particulièrement avantageux que les tuyaux, notamment les branches ou tuyaux secondaires, soient disposés de façon à remonter vers leur extrémité libre, par exemple dans un vignoble, de sorte que la conduite principale peut être disposée parallèlement à une ligne de niveau. Dans cette disposition, l'air chaud s'écoule plus facilement de bas en haut dans les tuyaux secondaires, l'air chaud qui sort de ces tuyaux remontant également la pente,- de sorte qu'il peut réchauffer une grande surface en pente. D'autres caractéristiques et avantages seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue de dessus d'une installation de chauffage de culture suivant l'invention, -la figure 2 est une coupe d'un tuyau secondaire ou de branchement de l'installation de la figure 1. Comme le montre la figure 1, l'installation de chauffage de culture suivant l'invention comprend un appareil de chauffage, notamment constitué par un brûleur I muni d'une soufflerie, qui est équipé d'un échangeur de chaleur destiné à réchauffer l'air, la sortie 2 de cet échangeur de chaleur débitant dans une soufflerie de refoulement 3qui met l'air chaud sous pression. A la sortie de la soufflerie de refoulement 3, est raccordée une conduite principale 4, constituée par un tuyau flexible dont l'extrémité, non représentée, est fermée. De cette conduite principale 4 partent, à intervalles réguliers, des tuyaux secondaires ou branches 5 qui peuvent être disposés parallèlement entre les rangées de pieds de vigne 6, par exemple, comme on l'a indiqué sur la figure 1.A proximité immédiate du point où chaque tuyau secondaire 5 est raccordé à la conduite principale 4, ce tuyau 5-est muni d'une vanne de réglage 7 au moyen de laquelle on peut faire varier la quantité d'air chaud qui est envoyée de la conduite principale 4 au tuyau 5 considéré. Ainsi qu'on l'a indiqué sur la figure 2, les tuyaux 5 présentent des orifices de sortie d'air 8, de préférence circulaires, qui sont répartis sur la longueur, par exemple le long de deux génératrices opposées. I1 est possible de donner aux orifices de sortie 8 une construction telle qu'on puisse les obturer, par exemple, au moyen de bouchons, ou bien encore de donner auxtuyaux secondaires 5 une constitution telle qu'on puisse y pratiquer des orifices de sortie sur place au moyen d'un outil approprié, par exemple outil de perçage. Ceci permet de choisir d'une façon simple les points du terrain où l'on fait sortir l'air chaud, ainsi que les débits d'air chaud sortant par ces points afin de les adapter aux conditions exigées. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 2, la section du tuyau est ronde. Toutefois, il est également concevable de donner aux tuyaux une section aplatie au moins sur un côté, de maniere à leur imposer une orientation prédéterminéé en appui sur le sol. Dans ce cas, les orifices -de sortie 8 peuvent être prévus dans des positions telles que l'air chaud sortant du tuyau soit obligatoirement dirigé, non pas vers le sol mais horizontalement ou vers le haut. L'installation de chauffage constitue par l'échangeur de chaleur et la soufflerie de refoulementpen nt tre montées dans deux carters séparés, ou encore, les deux organes peuvent être réunis dans un même ensemble. L'installation suivant l'invention possède un rendement particulièrement bon lorsque l'appareil de chauffage comprend un dispositif de mélange servant à mélanger les gaz de combustion de l'appareil de chauffage à l'air aspiré, de sorte que les gaz de combustion peuvent également servir de véhicule de chaleur.La soufflerie de refoulement peut être équipée d'un élément d'accouplement au moyen duquel on peut l'accoupler à l'arbre de prise de force d'un tracteur agricole ou équivalent, ce qui permet de fournir la force motrice à l'installation suivant l'invention d'une façon simple. I1 est également concevable d'assurer l'entratnement de l'installation à partir d'une source de courant électrique. La mise en oeuvre de l'installation de chauffage dé cultures suivant l'invention permet de sécher éventuellement des parties humides des plantes de manière à les rendre moins sensibles à la gelée. En effet, dans les parties humides des plantes, les dégats du gel se manifestent déjà à - 0,5 C tandis que dans les parties sèches, les dégâts n'apparaissent qu' -20C. tar ailleurs, l'installation de chauffage de cultures suivant l'invention possible l'avantage de réduire la consommation de combustible au dixième de celle des installations déjà connues pour une efficacité analogue; de plus, cette diminution considérable de consommation de combustible réduit d'autant la pollution de l'air. Bien entendu, diverses modifications pourront être apportées par l'homme de l'art à la forme de réalisation qui vient d'être décrite unique- ment à titre d'exemple non limitatif sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Installation de chauffage pour cultures, notamment pour vignobles ou équivalents comprenant un appareil de chauffage, par exemple un brûleur, cette installation étant caractérisée en ce que l'appareil de chauffage comprend un dispositif pour chauffer l'air et en ce qu'elle comporte, à la suite de cet appareil, au moins un tuyau souple, pouvant etre posé sur le sol, qui présente des orifices de sortie de l'air chaud répartis sur sa longueur, une soufflerie de refoulement de l'air étant prévue sur la trajectoire de l'air. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte, à la suite de l'appareil de chauffage ou de la soufflerie de refoulement, au moins une conduite principale, de préférence exempte d'orifices de sortie notamment constituée par un tuyau principal flexible, et d'où partent des tuyaux secondaires, qui sont de préférence répartis à intervalles réguliers. 3. Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les tuyaux secondaires sont équipés de vannes de réglage, prévues de préférence dans la région de leur raccordement- à la conduite principale, et qui sont de préférence commandées manuellement, les tuyaux présentant des longueurs différentes. 4. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les orifices de sortie sont de section variable, la section des orifices croissant de préférence en direction de l'extrémité libre du tuyau. 5. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les extrémités des tuyaux sont fermées. 6. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'appareil de chauffage est un brûleur à soufflerie. 7. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la soufflerie de refoulement est de préférence- agencée directement à la suite de l'appareil de chauffage. 8. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'appareil de chauffage est constitué par un échangeur de chaleur. 9. Installation suivant l'une-quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'appareil de chauffage est équipé d'un mélangeur destiné à mélanger les gaz de combustion du dispositif de chauffage A de l'air. 10. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la soufflerie de refoulement comprend un arbre d'entratnement équipé d'un élément d'accouplement au moyen duquel on peut l'accoupler à l'arbre de prise de force d'un tracteur agricole ou équivalent.