La présente invention se rapporte à un procédé de nettoyage des textiles, principalement dans les lave-linge ménagers. Les textiles sont généralement lavés dans de l'eau chaude et, sous l'effet de cette action, les salissures se désagrègent, sous effet d'un mouvement mécanique, dans l'eau chaude, qui contient en outre un agent de lavage. Ce procédé est également appliqué dans les lavelinge automatiques. Suivant le procédé connu qui est mis en oeuvre dans les lave-linge entièrement automatiques, pour obtenir un effet de lavage voulu, on ajoute une grande quantité d'eau aux textiles à laver, on chauffe l'eau au moyen d'énergie électrique et on effectue le lavage dans la lessive chauffée qui contient une quantité d'eau excédentaire. Mais, la mise en oeuvre de ce procédé consomme une grande quantité d'énergie en raison du chauffage de l'eau. Dans le procédé connu, lorsqu'on lave des textiles peu fragiles, normalement appelés le blanc,(par exemple les draps de lits, les mouchoirs, etc...), on ajoute 4 à 6 litres d'eau par kg de textiles et on chauffe à une température de 90 à 98 C. Pour le lavage des textiles fragiles (par exemple les tissus de fibres synthétiques), les machines modernes chauffent 8 à 15 1 d'eau par kg de textiles à une température de 55 à 600 C. Dans ce procédé, en raison du chauffage d'une grande quantité d'eau, on consomme 0,5 à 1,2 kWh d'énergie pour laver 1 kg de textiles. Pour le lavage des textiles peu fragiles, dans le cas où l'on effectue conjointement le prélavage et le bouillage, de même que pour le lavage des textiles fragiles, dans le cas où l'on effectue un prélavage ou lorsque le lavage est effectué à une température inférieure, en remplacement du bouillage, on consomme moins d'énergie. Pour réduire la consommation d'énergie, on s'efforce de réduire la quantité d'eau utilisée et la température de l'eau utilisée, mais, de ce fait, dans chacun de ces deux cas, l'effet de lavage est également diminué. Une trop faible quantité d'eau est incapable de détacher les salissures et de les maintenir en solution ; à une température trop faible, la séparation des salissures n'est pas suffisamment intense, c'est-à-dire que les salissures grasses ne se détachent pas. Certains composants des agents de lavage, -comme les agents blanchissants oxydants, n'agissent qu'à des températures élevées (au-dessus de 70 C). Pour certains textiles, on doit travailler à une tempéra- ture de près de lo00C pour obtenir la désinfection voulue. Pour réduire la consommation d'énergie, on adopte dans les lave-linge automatiques un procédé dans lequel, au lieu de laver à une température de 90 à 95 0C, on ne chauffe la lessive qu'à une température de 60 à 650C et on obtient l'effet de lavage nécessaire par un allongement de la durée du lavage (Test, 1980, NO L. BRD "Energieverbrauch grosser Haushaltsgera#te"). Avec ce procédé, on peut effectivement économiser 30 à 40 % de l'énergie mais, dans ce cas, apparaissent les inconvénients résultant de l'abaissement de la température de lavage, et qui sont entre autres la diminution de l'effet de lavage et l'absence de désinfection. Ce procédé n'est donc recommandé que pour laver les textiles peu sales. Le but de l'invention est de fournir un procédé de lavage principalement applicable dans les lave-linge entièrement automatiques, dans lequel la consommation d'énergie peut être réduite comparativement à celle des procédés déjà connus mais où l'on atteint l'effet de lavage désiré et, si on le désire, la désinfection (le bouillage). Suivant l'invention, on obtient ce résultat par le fait que a) pour le nettoyage de textiles peu fragiles en présence d'un agent de lavage, on ajoute 2,0 à 3,5 1 d'eau du robinet (eau ordinaire) par kg de textiles. On porte l'ensemble à une température de 60 à 1000C et on lave les textiles pendant la mise en température et/ou après avoir atteint 1a température désirée, au total pendant 50 à 90 minutes, après quoi on ajoute à l'ensemble, éventuellement avec introduction d'une nouvelle quantité d'un agent de lavage, 2,0 à 3,5 1 d'eau du robinet par kg de textiles et on continue à laver les textiles pendant 5 à 30 minutes ou, b) pour le nettoyage de textiles fins en présence d'un agent de lavage, on ajoute 4,0 à 7,0 1 d'eau du robinet par kg de textiles, on porte l'ensemble à une température de 40 à 600C et on lave les textiles pendant la mise en température et/ou après avoir atteint la température désirée, au total pendant 50 à 90 minutes, puis on ajoute à l'ensemble, éventuellement avec introduction d'une nouvelle quantité d'un agent de lavage, 4,0 à 7,0 1 d'eau du robinet par kg de textiles et on continue à laver les textiles pendant 5 à 30 minutes. Dans la première phase du lavage, on a besoin de moins d'énergie pour chauffer la petite quantité d'eau, de sorte qu'on peut obtenir la séparation des salissures qui se détachent à des températures plus élevées, ainsi que l'action des agents blanchissants oxydants et le bouillage désinfectant pour les textiles peu fragiles. Dans la deuxième phase du lavage, on peut maintenir les salissures en solution dans un plus grand rapport de lavage (proportion d'eau) et éviter le froissage en ajoutant une nouvelle quantité d'eau et éventuellement d'agent de lavage. Pendant le lavage, les textiles sont naturellement agités et le lavage est effectué pendant une durée assez longue. Après le lavage, les textiles sont rincés de la façon connue. Le procédé suivant l'invention présente peut etre complété en cas de besoin par un prélavage lorsque les grosses salissures (comme la poussière, la suie, etc...) se détachent et que les salissures des textiles se désagrègent par ramollissement. Dans la première phase du procédé suivant l'invention, l'eau de lavage peut etre chauffée de façon discontinue ou continue. Le chauffage discontinu est avantageux dans le cas de l'utilisation d'agents de lavage bioactifs (enzymatiques) puisque, dans le cas de ces agents de lavage, on doit maintenir la température de la liqueur de lavage entre 40 et 500C pendant une durée relativement longue. Après le chauffage de l'eau introduite dans la première phase, la dilution (l'addition d'une nouvelle quantité d'eau) peut etre effectuée de façon discontinue ou continue et, pour entretenir ou élever par l'agitation la température atteinte, on peut également chauffer l'eau. On peut obtenir un bon effet de lavage dans le cas du lavage des textiles grossiers à des températures comprises entre 55 et 750C et des textiles fins à des températures comprises entre 35 et 50 C. Dans le cas des machines à laver qui sont conçues pour recevoir de l'eau chaude, on peut introduire, en remplacement de l'eau froide du robinet, de l'eau à une température de 25 à 400C aussi bien dans la première phase que dans la deuxième. Dans le procédé suivant l'invention, la quantité d'énergie nécessaire pour le chauffage de l'eau de lavage est inférieure de 20 à 40 % de celle qui est nécessaire dans les procédés connus. Dans le procédé suivant l'invention, on obtient un bon effet de lavage en dépit de la faible consommation d'énergie, grace à l'effet de chauffage de la première phase et du rapport de lavage élevé (proportion d'eau) de la deuxième phase. Le procédé peut etre appliqué dans les appareils ménagers à tambour, dans les machines à laver pour collectivités et ainsi que dans les machines à laver automatiques industrielles. L'invention sera exposée de façon plus détaillée par les exemples suivants. EXEMPLE. 1. Lavage de draps de lit moyennement sales dans un lave-linge entièrement automatique. Dans un lave-linge qui fonctionne suivant le procédé connu et habituellement appliqué, on ajoute 18 1 d'eau du robinet, 90 g d'agent de lavage à 4,5 kg de draps ensuite, on porte l'eau à 950C. Pendant et après le chauffage, le tambour de lavage effectue les mouvements de lavage. Après la fin du lavage, la pompe incorporée aspire la liqueur de lavage, après quoi il s'effectue un rinçage à cinq reprises, dans une quantité totale de 95 1 d'eau. Suivant ce procédé, on obtient des textiles désinfectés et très propres. La consommation d'énergie est de 2,62 kWh, ce qui correspond à 0,58 kWh/kg de textiles. On met le procédé suivant l'invention en oeuvre dans la même machine, en ajoutant tout d'abord 9 1 d'eau et 90 g d'agent de lavage à 4,5 kg de draps de lit. On chauffe l'eau à 950C et, pendant l'élévation de température et après, le tambour de lavage effectue des mouvements de lavage alternatifs pendant 80 minutes. Ensuite, on ajoute à l'eau portée à environ 950C 10 1 d'eau froide du robinet (à environ 160C) et on poursuit le lavage pendant 25 minutes. Après le lavage (comme dans le cas précédent), on effectue le rinçage. Dans ce procédé, on obtient des textiles très propres et désinfectés, comme dans le cas précédent. La consommation d'énergie est de 1,97 kWh/kg, ce qui correspond à 0,44 kWh/Xg de textiles. Avec le même effet de lavage, la consommation d'énergie réalisée dans le procédé suivant l'invention est inférieure de 24,8 x à celle du procédé déjà connu. EXEMPLE 2. Lavage de chemises d'hommes. Dans un lave-linge entièrement automatique, on lave huit chemises d'homme (environ 2 kg) conformément au procédé suivant l'invention. On ajoute aux textiles 15 1 d'eau et un agent de lavage bioactif. On chauffe tout d'abord l'eau à 400C et on fait tremper les textiles dans cette eau pendant 30 minutes, après quoi on porte l'eau à une température de 550C et on lave les textiles pendant 15 minutes. Ensuite, on dilue la liqueur de lavage en ajoutant lo 1 d'eau du robinet et on termine le lavage dans cette liqueur riche en eau au bout de 15 minutes. La consommation d'énergie est de 1,07 kWh. Le linge est très propre et non froissé. Pour laver huit chemises d'homme, la machine à laver automatique appliquant le procédé connu chauffe 25 1 d'eau à la température de trempage (400 C) puis à une température de 55 à 600C et, avec la même durée de lavage, la consommation d'énergie est de 1,70 kWh. Cette consommation est supérieure de 37 X à celle du procédé suivant l'invention. EXEMPLE 3. Lavage de textiles peu fragiles suivant le procédé économisant l'énergie. En remplacement dix lavage à l'ébullition, on lave 4,5 kg de textiles peu fragiles moyennement salis (mouchoirs, draps de lit, etc...) par le procédé pour économiser l'énergie qui a été décrit plus haut. Le lave-linge re çoit 18 1 d'eau du robinet, qui est ensuite portée à 600C. On utilise 90 g d'un agent de lavage et le tambour effectue le mouvement de lavage pendant 110 minutes. Après la fin du lavage, on obtient des textiles qui ne sont pas parfaitement propres et ne sont pas désinfectés. La consommation d'énergie est de 1,95 kWh. Si l'on applique en remplacement de ce procédé le procédé suivant l'exemple 1, la consommation d'énergie est la même (1,97 kWh) mais après le lavage, les textiles sont désinfectés et très propres. EXEMPLE 4. Comparaison du procédé suivant l'invention et du procédé connu suivant la norme IEC 456 (International Electrotechnical Commission) On compare le procédé suivant l'exemple 1 au procé dé connu. Dans ce procédé, on lave 4,5 kg de textiles conformément à la norme ci-dessus ainsi que du linge synthéti que EMPA 101. Les quantités d'eau utilisées pour le lavage et d'agents de lavage sont les mêmes que dans l'exemple 1. Après le lavage, on détermine le résultat du lavage conformément à la norme IEC 456 précitée au moyen d'un leucomètre Zeiss. Dans le procédé connu, l'effet de lavage est de 36,6 % et la consommation d'énergie de 2,62 kWh. Dans le procédé suivant l'invention, l'effet de lavage est de 37,9 So, la consommation d'énergie de 1,97 kWh, c'est-à-dire inférieure de 24,8 % à celle du procédé connu. REVENDICATIONS 1. Procédé de lavage pour le nettoyage de textiles, principalement dans les lave-linge ménagers, caractérisé en ce que, a) pour laver des textiles peu fragiles en présence d'un agent de lavage, on ajoute 2,0 à 3,5 i d'eau du robinet par kg de textiles, on chauffe l'ensemble à une température de 60 à 1000C et on lave les textiles pendant la mise en température et/ou après avoir atteint la température désirée, pendant 50 à 90 minutes, après quoi on ajoute à l'ensemble 2,0 à 3,5 1 d'eau du robinet par kg de textiles, éventuellement avec addition d'une nouvelle quantité d'un agent de lavage et on continue de laver les textiles pendant 5 à 30 minutes, ou b) pour laver des textiles fragiles en présence d'un agent de lavage, on ajoute 4,0 à 7,0 1 d'eau du robinet par kg de textiles, on chauffe l'ensemble à une température de 40 à 600C et on lave les textiles pendant la mise en température et/ou après avoir atteint la température désirée, pendant 50 à 90 minutes au total, après quoi on ajoute à ltensible 4,0 à 7,0 1 d'eau du robinet éventuellement avec addition d'une nouvelle quantité d'agent de lavage et on continue à laver les textiles pendant 5 à 30 minutes. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau introduite pendant la première phase du procédé est chauffée à la teflipérature de lavage de façon discontinue ou continue. 3. Procédé suivant l'une des revendications I et 2, caractérisé en ce qu'on refroidit l'eau introduite et chauffée pendant la première phase du lavage par une addition discontinue ou continue d'eau du robinet 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, pendant la première et/ou la deuxième phases du procédé, on ajoute de l'eau à une température de 25 à 400 C. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans la deuxième phase du procédé, on réchauffe la liqueur de lavage précédemment refroidie à une température de 55 à 750C dans le cas de textiles peu fragiles, et à une température de 35 à 750C dans le cas de textiles fragiles.