La présente invention concerne une unité électronique pour la protection des enceintes acoustiques des installations de reproduction sonore. Au cours d'un programme musical normal, les enceintes acoustiques de ces installations reçoivent de l'amplificateur qui les pilote une puissance électrique qui est davantage concentrée dans la gamme des basses fréquences (jusqu'à environ 800 Hz) et qui diminue de plus en plus aux fréquences moyennes et aiguës. Par conséquent, les transducteurs électro-acoustiques, à savoir les hauts parleurs électro-dynamiques qui font parties d'une même enceinte acoustique, sont différemment dimensionnés suivant la gamme de fréquences dans laquelle ils sont appelés à fonctionner. Par exemple, dans une enceinte à trois voies de 50 WRMS, composée par un transducteur pour les basses fréquences (ici dénommé "woofer"), par un transducteur pour les fréquences moyennes (ici dénommé "midrange") et par un transducteur pour les fréquences ai guës (ici dénommé "tweeter"), le "woofer" est généralement dimensionné pour supporter une puissance maximum continue pour un temps indéfini de l'ordre de 30 - 40 W, tandis que le "midrange" supporte une puissance de 13 - 20 W et le "tweeter" une puissance de 4 - 5 W. Par conséquent, en augmentant d'une manière excessive le volume de l'installation de reproduction, ou bien en amplifiant d' une manière exagérée les contrôles de ton, il peut se produire que les enceintes soient atteintes par un excès de puissance, lequel, en persistant au-delà de certaines limites, peut provoquer une dégradation de la qualité des transducteurs électro-acoustiques, en particulier de ceux qui opèrent aux fréquences moyennes et aiguës, et même leur détérioration irréparable. Ce risque est encore plus accentué lorsque le programme musical en reproduction est constitué par un morceau de musique moderne, "pop", "rock" ou électronique, dans lequel les contrastes de ton sont souvent amplifiés artificiellement par des correcteurs et des compresseurs. Le problème se pose par conséquent de protéger les enceintes acoustiques contre ces excès de puissance acoustique et d'autre part de les protéger contre les excès de puissance qui pourraient être provoqués par des causes accidentelles, telles que la rupture de l'amplificateur, le décrochage du câble de branchement d'une entrée, une chute brusque de la tête de lecture sur le disque, l'allumage d'appareils électriques proches de l'amplificateur, la réaction acoustique entre tête de lecture et enceintes (rétroaction acoustique), etc. Le but de la présente invention est de résoudre le problème susmentionné grâce à une unité de protection extrêmement efficace, sûre, assurant une vaste gamme de protections et particulièrement simple et économique. Ce but est atteint par la présente invention au moyen d'une unité électronique de protection caractérisée par le fait qu'elle comprend - des moyens interrupteurs disposés de manière à autoriser ou interrompre la liaison entre les enceintes acoustiques à protéger et leur amplificateur pilote ; - un circuit d'intégration destiné à évaluer le niveau de la puissance du signal acoustique délivré par l'amplificateur pilote et à intervenir sur les moyens interrupteurs de manière à autoriser ladite liaison tant que ladite puissance se maintient à un niveau inférieur à un seuil d'intervention préétabli ou, au contraire, de manière à interrompre ladite liaison lorsque ladite puissance se sera maintenue à un niveau supérieur audit seuil pendant un temps d'intervention préétabli ; ledit temps d'intervention étant inversement proportionnel au niveau de ladite puissance et étant tel que l'énergie délivrée par l'amplificateur pilote aux enceintes acoustiques depuis l'instant de dépassement dudit seuil d'intervention jusqu'à l'instant d'interruption de ladite liaison puisse se maintenir raisonnablement inférieure à la limite de détérioration des enceintes acoustiques elles-mêmes ; ledit circuit d'intégration étant d'autre part adapté à opérer une discrimination du signal acoustique délivré par l'amplificateur pilote en fonction de sa fréquence, en abaissant ledit seuil d'intervention au fur et à mesure de l'augmentation de la fréquence du signal acoustique lui - un circuit de protection en courant continu, adapté à intervenir sur les moyens interrupteurs de manière à interrompre ladite liaison entre l'amplificateur pilote et les enceintes acoustiques lorsque le signal délivré par l'amplificateur pilote présente une composante continue et/ou des composantes subsoniques d' intensité supérieure au seuil de sécurité pour l'immunité des enceintes acoustiques elles-mêmes. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée ici à seul titre d'exemple non limita tif, en regard des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 représente un schéma d'une unité électronique de protection selon la présente invention ; - la figure 2 montre un schéma électrique d'un circuit faisant partie de l'unité de protection de la figure 1. Les chiffres de référence 1 et 2 indiquent respectivement la borne d'entrée et la borne de sortie de l'unité de protection. Ces bornes 1 et 2 sont reliées l'une a l'autre par une ligne 3 dans laquelle sont insérés les contacts d'un relais 4. Lorsqu'il est excité le relais 4 positionne ses propres contacts de manière à établir une continuité électrique entre les bornes 1 et 2,et en interrompant par contre cette continuité lorsqu'il est désexcité. L'entrée I est reliée à la sortie de l'amplificateur de puissance qui pilote les enceintes acoustiques à protéger, tandis que la sortie 2 est reliée aux enceintes acoustiques mêmes. De cette manière, la transmission du signal acoustique de l'amplificateur aux enceintes est autorisée ou interdite suivant que le relais 4 est excité ou désexcité. L'entrée 1 et la sortie 2, qui dans le schéma de la figure 1 sont constituées chacune par une borne unique, sont en réalité constituées chacune par deux ou quatre bornes, suivant que l'installation de reproduction sonore dans laquelle est appliquée l'unité de protection sera monophonique ou stéréophonique. Un circuit de sélection 5 prélève le signal électrique présent à l'entrée 1 pour traiter la composante alternée qu'il contient, c'est-à-dire le signal acoustique, de manière à l'adapter à être captée et évaluée par un circuit d'intégration 6 situé en cascade par rapport au circuit de sélection 5. Le circuit de sélection 5 est constitué par une pluralité de diviseurs résistifs, chacun d'eux étant caractérisé par son propre rapport de division et pouvant être connecté au moyen de son propre commutateur faisant partie d'une série de commutateurs 7. Le rle du circuit de sélection 5 est de limiter, à travers le branchement d'un diviseur approprié, l'excursion du signal à l'entrée du circuit d'intégration 6 à l'intérieur d'une échelle unique préétablie, indépendamment de l'excursion du signal présent à l'entrée 1, c'est-à-dire indépendamment de la puissance nominale des enceintes acoustiques que l'on désire protéger.Ainsi par exemple, si les enceintes à protéger sont de 50 W nominaux, on aura le branchement, à travers le commutateur respectif 7, d'un di viseur avec un rapport de division inférieur à celui des diviseurs convenant à des enceintes d'une puissance inférieure, par exemple inférieur à celui du diviseur convenant pour des diffuseurs de 25 W. Chaque commutateur 7 est identifié avec la valeur de la puissance nominale des enceintes pour lesquelles il est prévu. Dans la réalisation présentement décrite, pour enceintes acoustiques avec impédence de 81t , il existe des commutateurs convenant à des enceintes d'une puissance de 20-40-50-60-80-100-150-200-250 W. Pour les enceintes avec une impédence de 4 Q , les valeurs de puissance sont redoublées. Un commutateur 8 autorise ou interdit, dans ses deux positions, l'alimentation du signal du circuit de sélection 5 au circuit d'intégration 6. Le circuit d'intégration 6 est doté de deux entrées 9 et 10, dont la première 9 est directement reliée à la sortie du sélectionneur 5, tandis que la seconde 10 est reliée à ladite sortie à travers un commutateur 11. Ce commutateur 11, lorsqu'il se trouve dans une première position, appelée "linéaire", interrompt la liaison entre l'entrée 10 de l'intégrateur 6 et la sortie du sélectionneur 5, tandis qu'au contraire il autorise cette communication dans une seconde position, appelée "de pondération". Lorsque le commutateur 11 se trouve dans la position "linéaire", le circuit d'intégration 6 perçoit et évalue le niveau du signal délivré par le sélecteur 5 et, lorsque ce signal dépasse un seuil d'intervention préfixé et se maintient au-dessus de ce méme seuil pendant au moins un certain temps préétabli, agit sur un circuit de commande 12, en provoquant la désactivation du relais 4, suivie de l'interruption de la ligne 3 et, par conséquent, de l'interruption de la transmission du signal de l'amplificateur aux enceintes. La période de temps mininale pendant laquelle le signal en entrée de l'intégrateur 6 doit de maintenir au-dessus du seuil préfixé, afin que le circuit d'intégration 6 puisse intervenir, et au terme de laquelle le relais 4 est désexcité, période qui prend le nom de "temps d'intervention", n'est pas constante, mais dépend de la valeur du signal présent en entrée du circuit d'intégration 6 et par conséquent du signal et de la puissance délivrée par l'amplificateur. Plus la valeur de ce signal sera élevée par rapport au seuil d'intervention et plus court sera le temps d'intervention.Ainsi, le circuit d'intégration 6 évalue l'intensité du signal présent à son entrée, et par conséquent la valeur de la puissance délivrée par l'amplificateur aux enceintes, perçoit lorsque cette puissance excède un certain seuil de sécurité, tient compte du temps pendant lequel les enceintes à protéger peuvent supporter cet excès de puissance sans dommages, et intervient en temps utile pour éviter toute détérioration possible de ces mêmes enceintes.En substance, comme cela sera expliqué par la suite d'une manière plus approfondie, le circuit d'intégration 6 effectue une intégration dans le temps du signal délivré à son entrée, et par conséquent de la puissance alimentée aux enceintes acoustiques, en intervenant uniquement lorsque la valeur de cette intégration, c' est-à-dire la valeur de l'énergie délivrée aux enceintes, aura atteint un seuil de sécurité préfixé, raisonnablement inférieur à la limite de détérioration des enceintes elles-mêmes. Ceci constitue une des qualités de cette unité de protection. En effet, ainsi qu'il est connu, les transducteurs électroacoustiques, constitués par les enceintes, peuvent absorber sans dommage des cretes de tension supérieures à leur puissance nominale, à condition que ces crêtes aient une durée très courte et soient suffisamment espacées pour que les transducteurs puissent dissiper la chaleur en excès entre une crête et l'autre. Le circuit d'intégration 6 tient compte de cette caractéristique des transducteurs et évite d'interrompre la transmission de puissance lorsque cela n'est pas strictement nécessaire. Le seuil d'intervention est choisi inférieur de 3 dB à la valeur de la puissance nominale des enceintes. Ainsi, avec des enceintes de 50 W, des puissances de 25 W sur les enceintes mettent déjà en action le circuit d'intégration 6, qui agit dans ce cas suivant son temps d'intervention maximum (83 msec). Ce temps d'intervention diminue au fur et à mesure que la puissance augmente et atteint sa valeur minimum (15 msec) avec une puissance de 50 W sur les enceintes. Lorsque les conditions de danger pour les enceintes cessent, le relais 4 revient à son état de fonctionnement normal après un laps de temps variable, par exemple de 0,5 à 4 secondes,en fonction de l'énergie avec laquelle le circuit d'intégration 6 a été excité. Inversement, si les conditions de danger subsistent, le relais continue à rester désactivé. Les temps d'intervention varient, comme déjà dit, entre 15 msec et 80 msec environ. Grâce à un potentiomètre 13 il est possible de prolonger le temps d'intervention d'un maximum d'en viron 300 msec, de manière à pouvoir adapter l'unité de protection aux caractéristiques particulières aux enceintes ou au morceau musical en reproduction. Avec le commutateur 11 dans la position de "pondération", est associée également l'entrée 10 de l'intégrateur 6, lequel est dans ce cas en mesure d'évaluer non seulement le niveau du signal émis par le sélecteur 5, et par conséquent le niveau du signal acoustique sur les enceintes, mais également la fréquence dudit signal acoustique. Plus précisément, plus la fréquence du signal acoustique sur les enceintes est élevée et plus l'intégrateur est sensible au niveau d'intensité du signal lui-même et prêt à intervenir. En d'autres termes, à égalité d'intensité du signal acoustique sur les enceintes, il peut par exemple se produire que, lors de la montée de la fréquence, l'on passe même de la non intervention de l'intégrateur 6 à son intervention, avec des temps d'intervention d'autant plus courts que la fréquence sera élevée. Cette caractéristique de l'intégrateur 6 permet une meilleure protection des transducteurs électro-acoustiques fonctionnant aux fréquences plus élevées, c'est-a-dire les "midrange" et les "tweeter" qui, ainsi qu'il est connu, sont plus fragiles par rapport aux transducteurs pour basses fréquences, c'est-à-dire par rapport aux "woofer".En effet, comme cela est bien connu, dans une enceinte acoustique à trois voies d'une puissance nominale de 50 WRMS, par exemple, le "woofer" supporte facilement, c'est-à-dire pour un temps indéfini, une puissance de 30 . 40 W, tandis que le "midrange" ne peut supporter qu'une puissance d'environ 13 . 20 W et le "tweeter" qu'une puissance de 4 . 5 W. I1 découle par conséquent de ce qui précède l'exigence de disposer d'une protection différenciée des composants d'une même enceinte acoustique, protection différenciée que le circuit d'intégration 6 assure pleinement. Une diode luminescente LED 14 signale en s'allumant l'intervention de l'intégrateur 6 et la désexcitation du relais 4. La LED 14 signale en cutre, en clignotant, lorsque l'énergie signal acoustique approche du seuil d'intervention, de manière à permettre a l'auditeur d'intervenir directement en diminuant le volume ou en réduisant le contrôle des tons de l'amplificateur. Un filtre passe-bas 15 prélève à son tour sur le signal présent à l'entrée 1 l'éventuelle composante continue et les éventuel les composantes à fréquence subsonique pour les délivrer à un circuit de protection 16 à courant continu qui, à son tour, agit sur le circuit de commande 12. Lorsque le circuit de protection 16 reçoit des signaux continus ou subsoniques d'une ampleur supérieure à un seuil préfixé, d'environ 0,6 V, ce même circuit de protection 16 provoque, à travers le circuit de commande 12, la désactivation du relais 4 et, par conséquent, l'interruption de la ligne 3. Cette protection, qui est totalement indépendante de la protection à l'égard de la puissance acoustique assurée par l'intégratteur 6, est essentielle lorsque, par exemple, il se produit des évènements accidentels, imprévisibles dans le fonctionnement normal de l'installation de reproduction, tels que la rupture de 1' amplificateur, le débranchement d'un câble de raccordement d'une entrée, une chute brusque de la tête de lecture sur le disque, et ainsi de suite. Pour mieux comprendre le fonctionnement de l'unité de protection, il convient de se référer à la figure 2, sur laquelle sont illustrés du point de vue électrique le circuit d'intégration 6 et le circuit de commande 12. Le fonctionnement du circuit d'intégration 6 est basé essentiellement sur les propriétés du transistor, et en particulier sur la caractéristique VBE -IC du transducteur au silicium, dont le seuil de conduction tourne autour de 0,6 V, et sur la propriété de la recharge et de la charge du condensateur, décharge et charge qui se produisent à des moments dépendant aussi bien de la valeur du condensateur que de l'intensité du courant qui intéresse les armatures et qui à son tour dépend de la résistance équivalente vue des armatures elles-mêmes. Un transistor 17 avec l'émetteur à la masse, présente son propre collecteur relié à travers une résistance 18 et un potentiomètre 13 à une des armatures d'un condensateur 19 dont la seconde armature est reliée à la masse. La base du transistorl7 est reliée à l'entrée 9 du circuit d'intégration 6 à travers une résistance 20 et à la masse par l'intermédiaire d'un potentiomètre 21 et d'une diode de protection 22. Un condensateur 23 est relié entre la base du transistor 17 et l'entrée 10 du circuit d'intégration 6. Une résistance 24 relie à l'alimentation V le condensateur 19, en dérivation duquel est disposée l'entrée du circuit de commande 12, comprenant deux transistors 25 et 26 reliés en Darlington.Le transistor 26 alimente avec son collecteur l'enroulement 4a du relais 4 et, par l'intermédiaire d'une résistance 27, la base d'un transistor 28, dont la charge est constituée par la LED 14 et par une résistance de limitation 29. Une diode 30 joue le rôle de diode de circulation (atténuateur) pour l'enroulement 4a et deux résistances 31 et 32 permettent une polarisation correcte des deux transistors 25 et 26 reliés en Darlington. Le fonctionnement des circuits 6 et 12 s'effectue comme suit. Après avoir donné l'alimentation, un intervalle d'environ 4 secondes doit s'écouler avant que les contacts du relais 4 puissent fermer la ligne 3. Ce temps est en effet celui qui est nécessaire pour permettre au condensateur 19 de compléter sa charge à travers la résistance 24 et à la-paire Darlington 25 et 26 d'alimenter l'enroulement 4a du relais 4. Ce retard a l'allumage représente un autre avantage de l'unité de protection, car il empêche que les enceintes soient atteintes par des perturbations liées a l'allumage de l'installation. On sy xsera maintenant que le commutateur 11 est en position "lineaire", c' est-à-dire que le condensateur 23 est inhibé. Tant que le signal délivré a la base du transistor 17 se maintient a un niveau inférieur à environ 0,6 V, le transistor 17 ne conduit pas, le condensateur 19 reste de ce fait chargé, la paire Darlington 25 et 26 conduit, le relais reste excité, le transistor 28 est exclu et la LED 14 est éteinte. Si maintenant le signal à la base du transistor 17 dépasse 0,6 V, le transistor 17 devient conducteur et le condensateur 19 tend à se décharger à travers le potentiomètre 13, la résistance 18 et le parcours intérieur collecteur-émetteur du transistor 17. Le temps de décharge d'un condensateur dépend, comme cela est bien connu, de la valeur de la capacité du condensateur et de la valeur du courant de décharge, de sorte que le condensateur 19 ne parviendra a se décharger que si le signal à la base du transistor 17 reste un certain temps au-dessus de 0,6 V et la décharge sera d'autant plus rapide que la valeur de ce signal sera élevée. Naturellement, en modifiant l'état du potentiomètre 13 on pourra modifier le temps de décharge.Au fur et à mesure que la tension sur le condensateur 19 descend, le courant dans l'enroulement 4a tend a baisser et le transistor 28 tend à conduire de plus en plus, jusqu'au moment od, lorsque la tension sur le condensateur 19 atteint une certaine valeur de seuil, le courant délivré par le tran sistor 26 n'est plus suffisant pour maintenir l'excitation de 1' enroulement 4a du relais 4, qui par conséquent coupe la ligne 3, tandis qu'au contraire le courant délivré par le transistor 28 atteint une valeur suffisante pour allumer la diode LED 14. I1 existe une gamme de valeurs de la tension 19 qui fait que l'enroulement 4a reste encore excité, tandis qu'en même temps la diode LED 14 s'allume par intermittence. Le rétablissement des conditions de fonctionnement normal ne se produira qu'après que le condensateur 19 aura pu se recharger complètement. Pour que ceci se réalise, il faut naturellement que le signal à la base du transistor 17 descende au-dessous de 0,6 V. Le temps de rétablissement dépend à son tour du niveau auquel s'est déchargé le condensateur 19 et peut varier d'un minimum de 0,5 sec. à 4 secondes environ. En positionnant le commutateur 11 dans la position de "pondération", on branche le condensateur 23 qui est amené à constituer avec la résistance 20 et le potentiomètre 21 un filtre passe-haut. Par conséquent, les signaux se présentent à la base du transistor 17 d'autant moins atténués que leur fréquence est élevée. De cette manière, l'effet des hautes fréquences sur le transistor 17, et par conséquent sur la décharge du condensateur 19 et sur le temps d'intervention, se trouve amplifié par rapport aux basses fréquences. A la base du transistor 26 parvient également, à travers le raccordement 33, la commande du circuit de protection à courant continu. Le potentiomètre 21 a la fonction de permettre un réglage parfait du circuit d'intégration 6 en fonction du seuil de conduction du transistor 17, lequel, comme cela est bien connu, peut varier, ne serait-ce que de peu, d'un transistor à l'autre. Pour conclure, l'unité de protection qui vient d'être décrite permet de protéger une très vaste gamme d'enceintes acoustiques, gamme qui peut aller de la puissance la plus faible (20 W) à la plus élevée (500 W). I1 suffit, pour chaque type de diffuseur, d' insérer le potentiomètre approprié parmi ceux compris dans le sélecteur 5. La protection sera ainsi totale, en s'étendant depuis celle contre les excès de puissance continue et subsonique, jusqu' à celle contre les excès de puissance acoustique et ultra-sonique. D'autre part, la protection contre les excès de puissance acoustique, laquelle, si on le désire, peut être déconnectée, peut être différenciée en fréquence au bénéfice de la protection des "midran ge" et des "tweeter". Cette unité, telle qu'elle a été décrite, est apte à être insérée dans une installation de reproduction sonore monophonique. Pour les installations stéréophoniques l'unité doit être doublée de manière que chaque canal puisse avoir sa propre protection. I1 va de soi que le principe de l'invention restant acquis, ses formes de réalisations pourront varier dans une large mesure par rapport à celle qui vient d'être décrite et illustrée, sans pour autant sortir du cadre de l'invention telle qu'ici définie. REVENDICATIONS 1. Unité électronique pour la protection des enceintes acoustiques dans une installation de reproduction sonore, caractérisée par le fait qu'elle comprend - des moyens interrupteurs (4, 12) disposés de manière à autoriser ou interrompre la liaison entre les enceintes acoustiques à protéger et leur amplificateur pilote ; - un circuit d'intégration (6) destiné à évaluer le niveau de la puissance du signal acoustique délivré par l'amplificateur pilote et à intervenir sur les moyens interrupteurs (4, 12) de manière à autoriser ladite liaison tant que ladite puissance se maintient à un niveau inférieur à un seuil d'intervention préétabli ou, au contraire, de manière à interrompre ladite liaison lorsque ladite puissance se sera maintenue à un niveau supérieur audit seuil pendant un temps d'intervention préétabli ; ledit temps d' intervention étant inversement proportionnel au niveau de ladite puissance et étant tel que l'énergie délivrée par l'amplificateur pilote aux enceintes acoustiques depuis l'instant de dépassement dudit seuil d'intervention jusqu'à l'instant d'interruption de ladite liaison puisse se maintenir raisonnablement inférieure à la limite de détérioration des enceintes acoustiques elles-mêmes ledit circuit d'intégration (6) étant d'autre part apte à opérer une discrimination du signal acoustique en fonction de sa fréquence, en abaissant ledit seuil d'intervention au fur et a mesure de l'augmentation de la fréquence du signal acoustique lui-même - un circuit de protection en courant continu (16), adapté a intervenir sur les moyens interrupteurs (4, 12) de manière à interrompre ladite liaison entre l'amplificateur pilote et les enceintes acoustiques lorsque le signal délivré par l'amplificateur pilote présente une composante continue et/ou des composantes subsoniques d'une intensité supérieure au seuil de sécurité pour l'immunité des enceintes acoustiques. 2. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend d'autre part des moyens de sélection (5, 7) pour le choix du seuil d'intervention du circuit d'intégration (6) en fonction de la puissance nominale des enceintes acoustiques que l'on veut protéger. 3. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le circuit d'intégration (6) est doté de moyens de retardement (13) pour prolonger, dans des limites de sécurité pré établies, ledit temps d'intervention. 4. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est d'autre part dotée de moyens de commutation (11) pour autoriser ou empêcher le circuit d'intégration (6) d'opérer ladite discrimination du signal acoustique en fonction de sa fréquence. 5. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend d'autre part des voyants lumineux (14) qui indiquent l'approche de l'instant d'interruption de ladite liaison entre l'amplificateur pilote et les enceintes acoustiques, ainsi que l'interruption elle-même. 6. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le circuit d'intégration (6) comprend un condensateur (19) relié par l'intermédiaire d'une résistance (24) à l'alimentation (V) de l'unité de protection et disposé en dérivation sur la voie collecteur-emetteur d'un transistor (17) à la base duquel est délivré un signal électrique indicatif de l'intensité du signal acoustique délivré par l'amplificateur pilote ; la décharge dudit condensateur (19) à travers ledit transistor (17) étant pilotée par ledit signal présent sur la base dudit transistor (17) et provoquant, au dessous d'une valeur de seuil préétablie, l'intervention des moyens interrupteurs (4, 12) ainsi que l'interruption de la liaison entre l'amplificateur pilote et les enceintes acoustiques. 7. Unité de protection selon la revendication 6, caractérisée par le fait que le circuit d'intégration (6) comprend d'autre part un filtre passe-haut (23, 20, 21) apte à atténuer le signal délivré à la base dudit transistor (17) d'une manière inversement proportionnelle à la fréquence du signal lui-même. 8. Unité de protection selon la revendication 7, caractérisée par le fait que ledit filtre passe-haut (23, 20, 21) est du type R-C. 9. Unité de protection selon les revendications 4 et 7, ca ractérisée par le fait que lesdits moyens de commutation (11) sont aptes à connecter ou a déconnecter ledit filtre passe-haut (23, 20, 21). 10. Unité de protection selon les revendications 3 et 6, caractérisée par le fait que lesdits moyens de retardement (13) sont constitués par une résistance variable disposée dans le circuit de décharge dudit condensateur (19) à travers ledit transistor (17). 11. Unité de protection selon la revendication 2 ou 6, caractérisée par le fait que lesdits moyens de sélection (5, 7) comprennent une pluralité de diviseurs de tension (5), dont chacun, lorsqu'il est connecté au moyen de son propre commutateur (7), est apte à délivrer à la base dudit transistor (17) une fraction préétablie du signal acoustique fourni par l'amplificateur pilote. 12. Unité de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens interrupteurs (4, 12) sont constitués par un relais (4) et par son circuit de commande (12). 13. Unité de protection selon la revendication 12, caractésée par le fait que ledit circuit de commande (12) comprend deux transistors (25, 26) reliés en Darlington. 14. Unité de protection selon la revendication 5, caractérisée par le fait que lesdits voyants lumineux (14) sont constitués par une diode liminescente LED.