La présente invention concerne un procédé de soudage à l'arc mettant en oeuvre une électrode métallique consommable,sous un gaz protecteur. Elle concerne en par- ticulier un procédé de soudage à l'arc dans lequel le cou- rant transmis à l'arc est sous forme d'impulsions à la fois à haute fréquence et à basse fréquence. Lors du soudage à l'arc, un arc est formé entre un organe constituant une pièce et une électrode, consomma- ble ou non. Dans les procédés de soudage à l'arc avec élec- trode consommable, une électrode de longueur indéfinie avance de façon continue vers l'arc de fusion dans lequel elle fond sous l'action de la grande quantité de chaleur dégagée par l'arc et s'associe à un organe constituant une pièce. Le métal déposé par l'électrode consommable est en général protégé soit par un flux soit par un gaz protecteur, et ce dernier procédé est connu en général sous le nom de soudage à l'arc à électrode consommable sous gaz protecteur. Ce procédé a été mis au point en 1948 et on l'a utilisé initialement pour le soudage de l'aluminium. On a constaté qu'il était nettement plus rapide que les procédés anté- rieurs de soudage à électrode non consommable. On l'a adapté ensuite au soudage des aciers inoxydables et au carbone, lorsqu'on a constaté qu'un petit pourcentage d'oxygène ajouté au gaz protecteur inerte (argon) améliorait nettement l'ac- tion de l'arc et les caractéristiques de soudage, sans effet nuisible sur les propriétés du métal de la soudure. Depuis cette époque, le soudage à l'arc avec électode métal- lique consommable sous gaz protecteur a été rapidement adop- té pour le soudage de nombreux types de métaux dans des indus- tries diverses. Un avantage essentiel du soudage à l'arc avec électrode consommable et sous gaz protecteur est le débit élevé de dépôt de métal qui peut être obtenu. On indique que le débit de transfert dé métal peut atteindre une longueur de 20 mètres d'un fil d'électrode de 0,89 mm de diamètre, par minute. Un inconvénient de ce procédé est cependant qu'il ne se prête pas facilement à un soudage en position décentrée, c'est-à-dire un soudage qui n'est pas effectué pratiquement en position verticale descendante sur une sur- face qui fait un angle inférieur à 10 environ avec un plan horizontal. On a déjà tenté d'adapter le soudage à l'arc avec électrode métallique consommable et sous gaz protec-. teur de diverses manières au soudage dans des positions décentrées. Le procédé le plus courant comprend le soudage avec une intensité relativement faible, si bien que le transfert du métal s'effectue sous forme de gouttelettes et non pas sous forme d'une pulvérisation utilisée de fa- çon classique dans le soudage descendant. Par exemple, dans une opération de transfert de métal par pulvérisation d'une électrode d'aluminium pur du commerce ayant 1,59 mm de diamètre, avançant à une vitesse de 5 m/min et sous gaz protecteur formé d'argon, le métal est transporté de l'élec- trode à la pièce sous forme d'une pulvérisation de fines gouttelettes, avec un débit d'environ 200 gouttes par se- conde. Pour des densités de courant plus faibles cependant, le transport s'effectue plutôt sous forme de globules ou grosses gouttes. Les globules ont souvent un diamètre supé- rieur à celui de l'électrode et sont transférés en nombre beaucoup plus faible, par exemple à raison de 5 gouttes par seconde environ. Ce type d'opération, parfois appelé sou- dage en court-circuit, a été considéré comme nécessaire pour le soudage décentré afin que le métal transporté puisse se refroidir et se solidifier. Cependant, l'inconvénient de ce type de transport est que la pénétration obtenue est ré- duite et que le transport a tendance a être erratique. Ain- si, on a souvent cherché à adapter le soudage à l'arc avec électrode consommable et sous gaz protecteur au soudage en position décentrée, mais sans que le transport de glo- bules soit nécessaire. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 528 100 décrit un circuit et un procédé de création d'un arc, parti- culièrement adaptésà la formation d'un arc de soudage con- tinu et très stable, avec transfert intermittent de métal de soudage à partir d'une électrode consommable. Selon ce brevet, une alimentation a double tension est montée entre l'électrode consommable et la pièce. Un dispositif de com- mutation est relié à l'alimentation afin qu'il applique sé- lectivement une tension élevée et une basse tension entre l'électrode et la pièce, un dispositif réglable assurant la commande de la commutation de la haute tension. L'alimen- tation à haute tension a des propriétés suffisantes pour qu'elle provoque l'établissement initial et le maintien de l'arc, avec un transport important du métal de l'électrode consommable. Lorsque la haute tension est supprimée, la basse tension maintient l'arc créé antérieurement mais avec un transport minimal de métal. Pendant cette dernière pé- riode, le métal de la soudure peut se refroidir sans couler. Ce brevet décrit de façon générale l'application de 60 à 90 impulsions par seconde et indique que, dans le cas du soudage d'une matière relativement mince, en position décentrée, la fréquence des impulsions est avantageusement relativement faible et la durée des impulsions relativement courte. Dans le cas de pièces plus épaisses et soudées en position descendante, la fréquence des impulsions et leur durée sont notablement plus importantes. Ce brevet indique en outre que, si la fréquence des impulsions dépasse 100 par seconde, le transfert du métal de l'électrode est pra- tiquement de type continu-sous forme d'une pulvérisation si bien que le réglage des impulsions n'a pratiquement aucun effet. Le brevet des EtatsUnis d'Amérique n' 3 818 176 décrit un appareil de soudage par impulsions dans lequel l'arc oscille cycliquement transversalement à la ligne de soudure ou longitudinalement par rapport à celle-ci, pendant une opération de soudage, et la phase des oscillations cy- cliques est reliée à la phase du transfert périodique du mé- tal de l'électrode à la. pièce si bien que chaque transfert de métal a lieu à un moment prédéterminé pendant le déplace- ment cyclique de l'arc. Ce comportement suggère que, de cette manière, le transfert de chaleur et de métal le long de la ligne de soudure, pourrait être programmé afin que la cha- leur et le métal soient appliqués à l'endroit o ils sont les plus nécessaires. Le brevet suggère l'application du procédé et de l'appareil considérés à des opératiorisdans lesquelles un courant pulsé (à environ 50 impulsions par seconde) est transmis à l'électrode de formation d'arc, et à une opération de transfert en court-circuit ou par immersion dans lequel le transfert du métal de l'électrode à la pièce a lieu à une fréquence de court-circuit com- prise entre environ 25 et 100 impulsions par seconde. Le brevet plus récent des Etats-Unis d'Amérique no 3 956 610 décrit un autre procédé de soudage mettant en oeuvre un arc pulsé. Ce brevet indique qu'il convient au soudage en position décentrée. Selon le procédé décrit dans ce brevet, un arc est établi à l'aide d'une électrode métallique et un courant ayant une première intensité est transmis à l'arc avant transmission à celui-ci d'un courant ayant une seconde intensité. L'intensité est commutée entre ces deux valeurs toutes les 0,3 à 3 secondes. La première intensité suffit juste au maintien de l'arc et évite prati- quement le transfert de plus d'une trace de métal dans l'arc. La seconde intensité est nettement supérieure à la première et suffit à provoquer un transport d'une pulvérisation mé- tallique. L'arc et l'électrode métallique se déplacent de façon générale suivant un trajet et, en même temps, se dé- lacent transversalement à ce trajet. La vitesse de déplace- ment de l'électrode le long du trajet est modifiée en syn- chronisme avec les changements d'intensités du courant, alors que le déclenchement et l'arrêt des déplacements trans- versaux de l'électrode sont synchronisés sur la variation périodique de l'intensité du courant de soudage. Ce brevet suggère en outre l'amélioration de la stabilité de l'arc, le cas échéant, par superposition d'un courant électrique à haute fréquence. Ce brevet suggère plus précisément des courants alternatifs ayant une fréquence par exemple de plusieurs centaines de kilohertz et de plusieurs milliers de volts pour la stabilisation de l'arc. Malgré les perfectionnements nombreux apportés et suggérés, le débit de dépôt, dans le cas du soudage à l'arc en position décentrée, avec électrode métallique consommable et sous gaz protecteur, reste relativement faible, c'est-à-dire inférieur à 1,35 kg/h environ. En conséquence, il apparaît clairement que ces procédés de soudage doivent être améliorés afin qu'ils permettent des débits de soudage plus importants, sans réduction de la quantité de la soudure. L'invention concerne un procédé de soudage à l'arc avec électrode métallique consommable et sous gaz protecteur convenant particulièrement bien au soudage en position décentrée et permettant un soudage avec des débits de dépôt supérieurs à ceux qu'on a pu obtenir, avec cepen- dant une soudure de bonne qualité. Le procédé selon l'inven- tion comprend l'établissement d'un arc à l'aide d'une élec- trode métallique consommable, sous gaz protecteur, et l'ap- plication d'un courant continu d'intensité comprise entre environ 15 et 80 ampères à l'arc, sous une forme pulsée à une fréquence d'environ 5000 à 25000 Hz, avec une première amplitude maximale comprise entre 100 et 125 % de l'intensité minimale nécessaire à l'obtention d'un transfert du métal de l'électrode sous forme d'une pulvérisation. Le courant pulsé transmis à l'électrode est augmenté cycliquement, à une fré- quence comprise entre environ 90 et 400 Hz, à une seconde amplitude maximale comprise entre environ 150 et 600 % de l'intensité minimale nécessaire au transfert par pulvéri- sation du métal de l'électrode, et il est maintenu à cette seconde amplitude maximale pendant un temps compris entre environ 5 et 50 % de chaque cycle. Dans un mode de réalisation avantageux de l'in- vention, le gaz protecteur est un mélange à trois consti- tuants, l'argon, l'hélium et CO2, un mélange particulièrement avantageux contenant 61 % d'hélium, 35 % d'argon et 4 % CO2 environ. Dans un autre mode de réalisation, l'électrode mé- tallique consommable contient un flux qui peut être introduit périphériquement autour de la surface externe de l'élec- trode ou qui peut être contenu dans une âme centrale. Dans un autre mode de réalisation, le soudage est effectué auto- matiquement. L'invention convient particulièrement bien aux opérations de soudage automatique dans lesquelles un dis- positif fait avanoer automatiquement l'électrode dans l'arc, à une vitesse réglable, l'électrode étant déplacée en ligne droite alors que, simultanément, l'électrode et l'arc su- bissent des oscillations rectilignes et latérales par rap- port à la ligne droite de déplacement. Dans ce mode de réalisation, on constate que l'augmentation de la tension aux bornes de l'arc à un point prédéterminé du mouvement latéral de l'arc améliore beaucoup la qualité de la soudure formée. Plus précisément, lorsque la tension aux bornes de l'arc est accrue aux extrémités du mouvement latéral, la pénétration dans la pièce soudée est accrue si bien que la fusion entre la matière déposée de l'électrode métal- lique et la pièce est assurée de façon fiable. L'oscilla- tion linéaire de l'arc dans la direction de soudage améliore encore le débit de dépôt de soudure. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est un graphique représentant la rela- tion entre l'intensité du courant, portée en abscisses, et le débit de transfert de gouttelettes, porté en ordon- nées à gauche, et la dimension des gouttes, portée en ordon- nées à droite; la figure 2 est un graphique représentant la va- riation au cours du temps d'une forme d'onde de courant de soudage utilisée selon l'invention; et la figure 3 est une perspective d'un appareil de soudage destiné à la mise en oeuvre de l'invention. L'invention concerne un procédé de soudage à l'arc avec électrode métallique consommable et sous gaz protecteur, rendant possible la formation de soudures de qualité élevée, avec des débits de dépôt de matière supérieurs à ceux qu'on a pu obtenir jusqu'à présent. Le procédé comprend l'application d'une tension suffisante entre l'électrode et la pièce pour qu'il se forme un arc dans un gaz protec- teur, et le transfert continu d'un métal, par pulvérisa- tion. La figure 1 est un graphique représentant la relation entre l'intensité du courant et le débit de transfert de gouttelettes, et entre l'intensité et la dimension des gouttelettes, dans le cas d'une électrode formée par un fil d'acier de 1,59 mm de diamètre, protégé par de l'argon gazeux. Comme l'indique cette figure, une augmentation progressive de l'intensité du courant provoque une augmen- tation du débit de fusion de l'électrode et simultanément provoque une augmentation de la vitesse à laquelle les gout- telettes se détachent de l'électrode (courbe B). L'augmen- tation de l'intensité du courant provoque aussi une réduc- tion de la dimension des gouttes (courbe A). Initialement, la variation de dimension des gouttes et de la fréquence de transfert est progressive et uniforme. Cette variation progressive de la dimension des gouttes et de la fréquence de transfert ne se poursuit pas cependant indéfiniment. Lorsque l'intensité du courant de soudage dépasse un seuil critique, la dimension des gouttes diminue très nettement et la fréquence de libération par l'électrode augmente très nettement. Les courbes de la figure 1 montrent la soudaineté de ces changements. Ainsi, on note qu'une augmentation de l'intensité du courant à environ 255 à 265 ampères provoque une variation brutale de la fréquence des gouttes de 15 à 240 par seconde alors que le diamètre des gouttes diminue d'environ 4 à 1 mm. Le courant médian de cette discontinuité est appelé courant de transition. Dans l'exemple considéré, il est de 260 ampères environ. Les hommes du métier peuvent apprécier que le soudage avec des courants dont l'intensité est inférieure à celle du courant de transition est souvent appelé "transfert par gouttes" ou soudage en "court-circuit", 2-463657 alors que le soudage avec un courant dépassant le courant de transition est considéré comme un soudage à transfert par pulvérisation. Il faut noter qu'une variation nette du mode de transfert de métal, obtenue par augmentation de l'intensité du courant au-delà du point de transition, ne s'accompagne pas d'une variation brutale de la vitesse de fusion de l'électrode. Celle-ci varie évidemment mais seulement de la quantité prévue d'après l'augmentation de l'intensité du courant, en l'absence d'un changement du mode de transfert. Plus précisément, la diminution brutale de la dimension des gouttes est compensée par l'augmentation brutale du débit de transfert degouttelettes. Ce même phénomène de transition se présente pour tous les métaux mais pour des intensités différentes. Ainsi, le point de transition ou courant minimal nécessaire à un soudage à transfert par pul- vérisation, peut être facilement déterminé pour tout jeu donné de paramètres portant sur la nature de la matière, la-dimension de l'électrode, la nature du gaz protecteur et analogues. Selon une caractéristique de l'invention, le soudage est effectué de façon continue avec transfert par pulvérisation. La figure 2 représente-un exemple de forme d'onde de soudage utiliséeselon l'invention. Un courant continu de valeur A1 est appliqué à l'arc et il est pulsé jusqu'à une première amplitude maximale A2 à une fréquence comprise entre environ 5000 et-25000 Hz. La première amplitude maxi- male A2 est comprise entre 100 et 125 % environ de l'inten- sité minimale nécessaire au transfert par pulvérisation du métal de l'électrode. Ce courant pulsé appliqué à l'électrode est augmenté cycliquement à une fréquence comprise entre 90 et 400 Hz environ jusqu'à une seconde amplitude maximale A3. Cette seconde amplitude A3 est comprise entre 150 et 600 % environ de l'intensité du courant minimal nécessaire au transfert par pulvérisation du métal de l'électrode. Le cou- rant A3 est maintenu à cette seconde amplitude maximale pen- dant un temps T1 qui est compris entre 5 et 50 % environ de la période T2 de chaque cycle. La figuie 3 est une perspective d'un mode de réa- lisation particulièrement avantageux d'appareil destiné à la mise en oeuvre de l'invention, sous forme d'un appareil de soudage automatique destiné à raccorder deux pièces, une partie importante du soudage étant effectuée en posi- tion décentrée. L'expression "soudage en position décentrée" s'applique à la formation de soudure alors que l'électrode fait un angle supérieur à 100 avec la position de soudage descendant. L'appareil de soudage comprend une alimentation non représentée destinée à transmettre l'onde de soudage selon l'invention et un appareillage automatique et auto- propulsé 10 de soudage. L'appareillage 10 comporte un cha- riot 12 muni de roues destinées àse déplacer le long d'un rail 14 monté autour de la périphérie de la pièce à souder. Comme l'indique la figure 3, la pièce est formée par deux tronçons sensiblement cylindriques 16 et 18 de tube qui peuvent avoir des extrémités chanfreinées et qui sont en butée l'un contre l'autre afin qu'ils délimitent une gorge. Les deux tronçons sont raccordés par remplissage de la gorge par la matière de soudage. Une réserve de fil d'électrode consommable contenu dans un récipient 20 est montée sur le chariot 12 et le fil avance vers une extrémité 22 d'un ensemble 24 de soudage. Ce dernier comporte aussi un dispositif non représenté destiné à projeter un courant de gaz protecteur circonférentiellement autour du bout 22 pendant l'opération de soudage. L'ensemble 24 est fixé à un support 26 si bien que le bout 22 peut être réglé par rap- port à une perpendiculaire à la surface externe des tronçons 16 et 18 de tube. L'appareillage 10 de soudage comporte aussi un organe coulissant 28 qui assure le déplacement de l'ensemble 24 et du support 26 transversalement à la gorge formée par les tronçons 16 et 18 de tube. L'organe 28 est commandé auto- matiquement afin qu'il fasse osciller le bout 22 transversa- lement à la gorge pendant le soudage. L'appareillage 10 a aussi un autre organe coulissant 30, entraîné par un moteur, provoquant une oscillation rectiligne parallèlement à la gorge à souder comme indiquer par la flèche 32. L'appareil- lage 10 de soudage comporte en outre un autre organe coulis- sant 34 commandé par un moteur destiné à déplacer le bout 22 de soudage en direction sensiblement perpendiculaire à la surface des tronçons 16 et 18 de tube alors que les or- ganes 28 et 34, coopérant l'un avec l'autre, assurent le déplacement du bout 22 latéralement par rapport à la gorge formée entre les tronçons 16 et 18 de tube de manière que ce bout 22 suive le contour de la gorge à une distance pratiquement uniforme de celle-ci. Dans certaines applications, par exemple en fonc- tion des critères fixés par les codes des cuves des réacteurs nucléaires, il faut que les pièces soudées soient maintenues à une température minimale relativement élevée afin qu'il n'apparaisse pas de contraintes indésirables dans les pièces en cours de soudage. Cette opération est réalisée souvent, comme indiqué sur la figure 3, par enroulement autour de la pièce d'un revêtement ou d'une gaine 36 qui est chauffé électriquement et isolé thermiquement. Le fonctionnement précis des organes coulissants commandés par un moteur est assuré de manière bien connue des hommes du métier, et des exemples de commandesqui conviennent sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 777 115 et 4 019 016. Lors du fonctionnement, un arc est formé et main- tenu entre l'électrode consommable et la pièce à souder. Il faut noter que le soudage avec une électrode métallique consommable est plus complexe que le soudage par exemple avec une électrode non consommable de tungstène. En parti- culier, lors du soudage sous gaz protecteur avec électrode de tungstène, c'est-à-dire avec une électrode non consom- mable, la longueur de l'arc dépend de la distance séparant l'électrode de la pièce. Dans le cas du soudage à l'arc avec électrode métallique consommable et sous gaz protecteur cependant, la longueur de l'arc dépend aussi de l'équilibre entre la vitesse de fusion et la vitesse d'avance de l'élec- trode, dans l'hypothèse évidemment o la distance séparant il l'électrode de la pièce reste constante. La longueur de l'arc lors d'un soudage à électrode consommable, est com- mandée suivant l'un de deux procédés. Selon un premier procédé, la vitesse de fusion est maintenue constante par utilisation d'une alimentation à courant constant, et la vitesse d'avance de l'électrode varie de manière que l'élec- trode avance plus ou moins vite et raccourcisse ou allonge l'arc. Ce procédé nécessite un dispositif d'avance qui puisse régler automatiquement la vitesse d'avance afin que l'arc ait la longueur convenable. Selon ce type de procédé, souvent appelé système commandé en tension ou à la demande, la longueur de l'arc est détectéepar mesure de la tension de l'arc; si l'arc devient trop long comme l'indique une augmentation de la tension, la vitesse d'avance est accrue. Lorsque la tension de l'arc diminue au-dessous d'une valeur voulue, indiquant une trop courte longueur de l'arc, la vi- tesse d'avance de l'électrode est réduite. Cependant, le procédé le plus avantageux de ré- glage est celui dans lequel la vitesse d'avance de l'élec- trode est pratiquement constante et le courant varie. Ce procédé de réglage est appelé "système auto-régulateur à potentiel constant". Il met en oeuvre une alimentation à potentiel constant si bien qu'une réduction de la longueur de l'arc provoque une augmentation de l'intensité du cou- rant. Cette augmentation provoque alors une augmentation de la vitesse de consommation d'électrode afin que l'arc reprenne la longueur voulue. Une augmentation de la lon- gueur de l'arc réduit l'intensité du courant. Cette réduc- tion du courant réduit alors la vitesse de fusion de l'élec- trode et donne à nouveau la longueur voulue pour l'arc. Ainsi, ce procédé assure l'augmentation ou la réduction automatique de la vitesse de fusion de l'électrode afin que la longueur de l'arc (et la tension) gardent les valeurs constantes nécessaires et en conséquence, il s'agit d'un système auto-régulateur. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'arc oscille au moins transversalement à la soudure pendant le soudage. L'oscillation de l'arc est réalisée mécaniquement afin que les effets gravitationnels indésirables sur la mare formée par l'arc soient supprimés. Cette caractéris- tique, associée à la technique de pulsation, permet le dépôt du fil à des vitesses élevées. Une section de commande d'oscillateur règle auto- matiquement la position du chalumeau en fonction de signaux de commande et de réaction. Il est aussi avantageux que l'appareil comporte un amplificateur de position destiné à amplifier la différence représentant l'erreur par rapport au signal de commande. Le signal différentiel amplifié est transmis à une boucle d'asservissement de vitesse qui in- tègre la différence et commande le servomoteur de l'oscil- lateur jusqu'à ce que la différence soit pratiquement an- nulée, c'est-à-dire jusqu'à ce que la position réelle cor- responde à la position indiquée par l'ordre. Lors de l'utilisation de ces caractéristiques, l'oscillation de la mare de soudage peut être facilement obtenue. L'oscillation utilisée avec la pulsation de l'arc permet le dépôt rapide du fil métallique introduit dans la mare lors d'une opération de soudage en position décentrée.- Cette caractéristique d'oscillation utilisée avec la pulsa- tion de l'arc et le mécanisme d'avance de fil commandé en tension permet la formation d'un système très stable qui est nécessaire dans le cas d'un soudage en position décen- trée. La vitesse de dépôt et en conséquence les possi- bilités de fabrication peuvent être encore accruespar uti- lisation de l'oscillation à la fois dans deux directions X et Y. L'oscillation X-Y de la mare de soudage peut être obtenue par utilisation de deux oscillateurs travaillant à 900 l'un par rapport à l'autre. La somme vectorielle des mouvements assurés par les oscillateurs permet l'obtention de dessins de soudage de forme circulaire, rectangulaire, etc. , permettant une augmentation de la vitesse voulue de décomposition de soudure. De cette manière, la mare de soudure peut se solidifier en partie lorsque le dessin de soudage est formé. Il est aussi avantageux qu'il existe un repos temporaire de part et d'autre du centre de la soudure lorsque l'arc oscille transversalement. On constate que, lorsque la puissance transmise à l'arc est momentanément accrue de 1 à 25 % environ pendant cette période de repos, la qualité de la soudure est notablement améliorée. Plus précisément, une augmentation temporaire de la tension ou du courant et de préférence à une valeur comprise entre environ 1 et 10 % donnant une telle augmentation de puis- ance, permet une pénétration plus profonde aux deux extré- mités ou de part et d'autre de la soudure et assure ainsi la fusion avec les parois latérales et des différents cor- dons formés. On utilise un appareil sensiblement du type re- présenté sur la figure 3 pour le raccordement de deux pièces métalliques. Ces deux pièces forment des cuves pratiquement cylindriques de 1,37 m de diamètre et de 12,7 cm d'épaisseur environ. L'électrode consommable est un fil métallique de type 2,25 Cr-1 Mo, ayant un diamètre de 0,89 mm. Le gaz protecteur contient 61 % d'hélium, 35 % d'argon et 4 % de Co2. L'alimentation de soudage utilisée est d'un type connu qui transmet un courant continu à l'électrode, avec une fréquence de 20 impulsions par seconde environ. Les pièces à raccorder sont maintenues à une température de 260'C envi- ron au cours du soudage, puisque les soudures doivent satis- faire aux critères du code nucléaire de cuves sous pression. Le plus grand débit de soudure qui peut être obtenu est d'environ 1,27 kg/h. Ainsi, selon les procédés connus, il faut environ 400 passages et 130 arcs-heurespour le raccor- dement des deux tronçons. On répète l'opération précitée mais on remplace l'alimentation par une autre qui a été modifiée afin qu'elle forme l'onde selon l'invention. La même matière d'élec- trode est utilisée et subit des impulsions entre un premier courant continu de 50 ampères environ et une première am- amplitude maximale de 130 ampères environ (correspondant à % environ du courant minimal nécessaire au transfert du métal par pulvérisation), les impulsions entre ces deux amplitudes ayant une fréquence de 16000 Hz environ. La première amplitude maximale est portée cycliquement, à une fréquence d'environ 150 Hz, à une seconde amplitude maxi- male de 400 ampères (environ 300 % de l'intensité minimale nécessaire au transfert du métal par pulvérisation), et elle est maintenue à la seconde amplitude pendant un temps qui correspond à 18 % environ de chaque cycle, les autres paramètres restant pratiquement les mêmes. Cette fois, on peut obtenir des soudures de qualité élevée, avec un débit de dépôt d'environ 2,63 kg/h, si bien que le nombre d'arcs- heuresest réduit à 59. On-constate en outre que l'utilisation d'un fil à âme de flux accroît encore les débit de dépôt à des valeurs dépassant 4,5 kg/h. Ces débits élevés de dépôt sont obtenus lors du soudage en position décentrée, par utilisation d'un fil métallique à âme de flux (1,14 mm de diamètre) et une oscillation X-Y de l'arc. L'oscillation mécanique de l'arc dans la gorge de la soudure permet un refroidissement rapide de la mare de matière. La solidification de cette mare, obtenue avec la technique d'impulsionset l'utilisation d'un fil métallique à âme de flux de grand diamètre, constitue un progrès sup- plémentaire pour le soudage à l'arc avec électrode métal- lique consommable et sous gaz protecteur en position décen- *trée. REVENDICATIONS 1. Procédé de soudage à l'arc avec électrode métallique consommable et sous gaz protecteur, caractérisé en ce qu'il comprend: a) l'application d'une tension suffisante à une électrode métallique consommable afin qu'un arc soit formé dans une atmosphère de gaz protecteur, b) l'application d'un courant continu compris entre 15 et 80 ampères environ à l'électrode et l'augmenta- tion pulsée de ce courant continu, à une fréquence comprise entre environ 5000 et 25000 Hz, à une première amplitude maximale comprise entre environ 100 et 125 % de l'intensité du courant minimal nécessaire au transfert par pulvérisation du métal de l'électrode, et c) l'augmentation cyclique de la première ampli- tude maximale du courant continu pulsé, à une fréquence comprise entre environ 90 et 400 Hz, à une seconde amplitude maximale comprise entre environ 150 et 600 % du courant minimal nécessaire au transfert du métal par pulvérisation, cette seconde amplitude étant maintenue pendant un temps correspondant à 5 à 50 % environ de chaque cycle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant continu est pulsé à une fréquence com- prise entre environ 10 000 et 20 000 Hz. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première amplitude maximale du courant pulsé est portée à la seconde amplitude maximale à une fréquence comprise entre environ 100 et 175 Hz. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrode est protégée par un mélange gazeux contenant essentiellement de l'argon, de l'hélium et de l'anhydride carbonique. 5. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le gaz protecteur contient environ 60 % d'hélium et 35 % d'argon, le reste étant formé essentiellement d'anhy- dride carbonique. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend l'avance automatique de l'électrode métallique dans l'arc à une vitesse réglable, le déplacement automatique de l'électrode en ligne droite et l'oscillation de l'arc latéralement par rapport à cette ligne droite. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'augmentation périodique de la puissance fournie à l'arc, en un point prédéterminé du déplacement latéral de l'arc. -8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'oscillation de l'arc suivant ladite ligne droite. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en-ce que le soudage est effectué en position décentrée. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'électrode métallique consommable contient un flux. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'électrode est protégée par un mélange gazeux contenant essentiellement de l'argon, de l'hélium et de l'anhydride carbonique.