La présente invention concerne un procédé de récupération de protéines et de matières grasses d'effluents résiduaires aqueux. La méthode la plus ancienne pour se débarrasser des eaux d'égoutset effluents industriels consiste à les rejeter sans les traiter, ce qui a évidemment des inconvénients, et de nombreuses méthodes ont été proposées pour éliminer les produits polluants des effluents avant de rejeter ceux-ci. Dans les pays les plus développés une législation interdit le rejet des effluents polluants. On connut des méthodes biologiques pour traiter les effluents qui contiennent des protéines et/ou des matières grasses, mais elles ont en général l'inconvénient de nécessiter de grandes étendues de terres et deviennent de moins en moins possibles à mesure qu'augmente le coût des terrains. Des méthodes chimiques ont été mises au point au cours de la seconde moitié de ce siècle, méthodes qui donnent des engrais comme sous-produits du traitement des eaux résiduaires et des usines de traitement de matières alimentaires. Les agents chimiques utilisés ont été par exemple le calibre, l'alun, le chlorure ferrique, les sels de cuivre, des composés du cyanamide, et des matières polymères comme agents de floculation.On a proposé de récupérer les protéines et les corps gras par un ajustement du pH, avec ou sans agents de coagulation, ainsi que par flottation au moyen d'air, l'air étant introduit par une action mécanique ou bien étant libéré après avoir été dissous sous pression. En plus de la pression législative qui s'exerce pour l'élaboration de telles méthodes, il en existe deux autres : par suite du manque d'aliments pour animaux, l'intérgt des protéines et des graisses est devenu suffisant pour justifier des moyens de récupération qui permettent de les obtenir dans un état comestible, et par ailleurs, leur élimination est parfois souhaitable du fait que la présence de protéines peut rendre difficile l'élimination d'autres constituants intéressants, comme par exemple les saccharides du petit lait. Certaines méthodes de traitement qui ne résultent que de la pression législative exercée en vue de diminuer la pollution aboutissent à la récupération des agents polluants sous une forne qui peut n'avoir aucune utilité, tandis que d'autres méthodes donnent des matières fertilisantes. La plupart des procédés qui ont été proposés jusqu ici pour récupérer les graisses et les protéines comme matières alimentaires n'ont pas donné de résultats intéressants, soit parce que les produits chimiques utilisés étaient trop toxiques, par exemple les sels de cuivre, soit parce que ces procédés n'étaient pas suffisamment rentables. Les traitements biologiques et le traitement avec du chlore gazeux peuvent produire la dégradation et l'e'limination des protéines solubles des effluents et peuvent donner un engrais intéressant mais pas de produits alimentaires utilisables, et il semble probable que la plupart des autres méthodes donnent les memes résultats que dans l'élimination des protéines solubles comme effet secondaire de l'élimination des graisses associées aux matières floculées. On peut donner trois exemples de méthodes qui ont été proposées pour éliminer les matières grasses, parfois avec des protéines, d'eaux résiduaires. Le brevet britannique MO 1 092 528 décrit l'acidification d'eaux résiduaires avec de l'acide sulfurique à unpli compris entre 2,5 et 4, et la précipitation au moyen d'acide lignosulfonique. Lorsque les protéines ainsi précipitées sont constituées par du sang, elles sont séparées par sédimentation puis centrifugation ou filtration et les protéines ainsi obtenues ont été utilisées pour nourrir des poulets, mais seulenent comme additif dans une proportion telle que la teneur maximale en acide lignosulfonique ne dépasse pas 3 %. Le brevet britannique ND 1 179 584 décrit un procédé d'élimination des matières grasses d'eaux résiduaires, dans lequel les matières solides sont broyées et cuites. les protéines sont hydrolysées et éliminées par centrifugation et la matière restante contient la graisse. Si l'on ajoute alors certains acides en quantité suffisante pour que l'effluent final ait un pX de 4,1 à 5,8, l'huile, qui serait difficile à éliminer delta phase aqueuse,passe dans la phase huileuse, et l'effluent aqueux peut contenir moins de 0,5 Ggo en poids d'huile. LIais il n'y a aucune indication suivant laquelle une acidification sans cuisson préalable permette d'éliminer'les protéines, en particulier l'hémoglobine. Le brevet britannique NO I 088 568 décrit un procédé pour obtenir des composés organiques à partir de suspensions ou de solutions colloTdales dans l'effluent chaud provenant d'un cuiseur, la majeure partie de l'huile étant éliminée par centrifugation. On ajoute une quantité d'un alcali qui donnerait un pH supérieur à 8 et de préférence supérieur à 9 et un sel ferrique soluble pour amener le pli à une valeur comprise de préférence entre 3 et 4, et comme opération intermédiaire, on peut ajouter un sel d'aluminium pour amener le pli entre 5 et 7. Le précipité formé peut être débarrassé de son eau par des méthodes connues.L'ordre d'addition des réactifs peut être inversé mais le pH final doit être compris entre 3 et 4,5. On peut ajouter de l'acide sulfurique comme agent de conservation mais il n'est pas mentionné que cet acide prenne une part quelconque à la réaction principale. Ces trois exemples de la technique antérieure montrent certains progrès dans l'élimination > d'effluents résiduaires, de matières ayant une valeur économique comme aliments pour animaux, mais dans le premier de ces exemples, la matière qui nécessite un traitement neutre ou alcalin n'est pas éliminée et l'utilisation du produit obtena est limitée par sa teneur en acide ligno-sulfonique, tandis que dans le second et le troisième exemples, une cuisson, opération qui est conteuse dans le cas d'effluents importants ou dilués, est essentielle. La présente invention a pour objet un procédé de traitement d'effluents, provenant par exemple d'installations de traitement de matières alimentaires, procédé qui permet d'éviter dans une large mesure les difficultés que l'on vient de mentionner, ou qui tout au moins donne un choix intéressant. Un intérêt tout particulier de ce procédé est que, tout en permettant d'éliminer les graisses comme d'autres méthodes, il est particulièrement efficace pour l'érimination des protéines, de sorte que dans certains cas l'effluent qui a été traité selon ce procédé peut être rejeté sans autre traitement, et il est aussi particulièrement avantageux que la cuisson préliminaire pour hydrolyser les protéines ne constitue plus une opération essentielle, Cette invention a plus particulièrement pour objet un procédé économique pour le traitement d'effluents résiduaires aqueux, de manière que ces effluents ne soient plus polluants. D'une manière générale, l'invention comprend un procédé de traitement de liquides contenant des protéines solubles, procédé caractérisé en ce que a) on acidifie d'abord le liquide à un pli inférieur à 4,0 et on libère dans ce liquide un gaz qui y a été préalablement dissous sous pression, ce qui modifie les protéines solubles, b) on précipite les protéines en élevant le pli, et c) on recueille la partie qui surnage et la partie précipitée. Cette invention comprend aussi un mode d'exécution du procédé ci-dessus, pour le traitement de liquides contenant des protéines solubles, caractérise en ce que a) on acidifie d'abord le liquide à un pli compris entre 3,5 et 2,5 et on libère dans ce liquide de l'air qui y a été préalablement dissous sous pression, ce qui modifie les protéines solubles, b) on recueille la partie surnageante, c) on précipite les protéines en élevant 13 pH au-dessus de 5 > 0, à une valeur au-delà de laquelle la récupération des protéines diminue, et d) on recueille le précipité formé. L'invention comprend de plus un procédé de traitement de liquides contenant des protéine#s solubles, caractérisé en ce que a) on acidifie d'abord le liquide à un pH compris entre 4,0 et 5,0 et on libère dans ce liquide de l'air qui y a été préalablement dissous sous pression, ce qui donne une matière surnageante, b) on recueille cette matière surnageante, c) on continue à acidifier le liquide à un pH compris entre 3,5 et 2,5, ce qui modifie les protéines solubles, d) on précipite les protéines en élevant le pH audessus de 5,0, à une valeur au-delà de laquelle la récupération des protéines diminue, et e) on recueille le précipité ainsi formé. La caractéristique essentielle de la présente invention réside dans la combinaison de trois traitements dans lesquels on utilise des produits chimiques qui ne laissent aucun résidu nocif ou dangereux, à savoir l'acidlfication,la lalibération d'air qui a été préalablement dissous sous pression et l'aåustement du pli au point de précipitation optimal. La Demanderesse a trouvé que la précipitation de protéines sous forme de flocons, d'effluents aqueux résiduaires qui ont été traités selon cette inventions pouvait être accrue si le point optimal de précipitation était voisin du domaine basique. La limite d'ajustement du pH au-delà du point optimal dépend du type de protéine et le pli ne doit pas être élevé jusqu'a' une valeur à laquelle la protéine serait irréversiblement altérée. le présent procédé dépend de la modification des caractéristiques de solubilité des protéines solubles qui résulte de l'acidification àpli 3 environ par addition d'acide sulfurique, seul ou mélangé avec d'autres acides appropriés choisis parmi les acides chlorhydrique, nitrique et ortho-phosphorique Un mélange préféré est un mélange d'acide sulfurique et d'acide ortho-phosphorique, que l'on utilise conjointement avec une aération, laquelle se fait de préférence par recyclage d'une fraction de effluent dans laquelle a été dissous de l'air sous pression, soit provenant d'une source d'air comprimé soit au moyen d'un compresseur approprié.Les très petites bulles d'air peuvent coopérer avec l'acidité pour modifier les caractéristiques de solubilité de protéines, et autant qu'on puisse le dire d'après les essais qui ont été effectués jusqu'à présent, plus importante est la fraction d'effluent recyclée qui apporte 11 air dissous sous pression, plus grande est la modification des protéines. Lorsque les bulles grossissent et s'élèvent à travers la masse de l'effluent, elles emprisonnent les protéines insolubles, graisses et autres matières, en formant une couche surnageante à la surface de l'effluent, et on récupère les graisses et matières insolubles en écumant cette couche surnageante. La Demanderesse a trouvé, que dans le cas d'un effluent riche en sang, bien qu'une certaine partie de l'hémoglobine soit éliminée à des pH supérieurs à 3,5, ce n'est qu'à un pH compris entre 3,0 et 3,5 que la couleur rose On peut améliorer la qualité de la couche surnageante en utilisant un mélange d'acides, qui peuvent être choisis parmi les acides sulfurique, chlorhydrique, nitrique et ortho-phosphorique, et la partie surnageante qui se forme lorsqu'on utilise un mélange de quatre parties d'acide sulfurique et une partie d'acide ortho-phosphorique est beaucoup plus facile à enlever que lorsqu'on utilise de l'acide sulfurique seul. Après que l'on a éliminé la couche surnageante, on élève le pH de l'effluent à une valeur qui dépend du point isoélectrique de la masse principale des protéines à récupérer, par addition d'un alcali, lequel peut être de la chaux éteinte. Cet ajustement du pH peut se faire automatiquement avec un appareil de dosage convenable, et la valeur à laquelle le pH doit être élevé varie beaucoup avec l'origine des protéines et elle doit être déterminée pour chaque nouvelle source de protéines, comme le montre l'exemple 3 ciaprès. Le second ajustement du pH provoque la précipitation des protéines sous forme de flocons, qui peuvent être séparés par sédimentation, filtration, centrifugation ou par une autre méthode appropriée. On peut ensuite coaguler les matières séparées en les chauffant et éliminer l'eau par égouttage. La qualité des flocons de protéines peut être améliorée si le point optimal de précipitation est voisin du domaine basique, et de préférence,le pH delasolution, qui a d'abord été acidifiée comme il est dit ci-dessus, est élevé à une valeur inférieure à celle à laquelle les protéines précipitent sous forme de trouble ou sont altérées d'une manière irréversible. Par exemple, si la protéine est l'hémoglobine, le pH peut eAtre élevé jusqu'à 8-8,5. On terrine l'opération en abaissant le pH au point optimal de précipitation. Les flocons formés se déposent plus rapidement et la proportion de matières organiques dissoutes est plus faible que lorsqu'on ajuste directement le pli, après acidification, au point optimal de précipitation. Un mode d'exécution préféré du procédé selon l'invention sera maintenant décrit en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente un schéma des opérations successives, et la figure 2 est une représentation schématique de l'installation utilisée. Sur la figure 2, la référence 1 indique le point d'entrée de l'effluent à traiter. De l'acide sulfurique ou un mélange choisi d'acides appropriés est ajouté en 2, sous le contrôle du pli-mètre 3. Le liquide en traitement passe dans une cuve d'écumage 5, de la partie inférieure de laquelle une certaine proportion da liquide (25 % du débit ont été trouvés appropriés mais cette proportion peut être accrue) est retirée et pompée, en meme temps que de l'air qui peut entrer en 6, dans un récipient sous pression 7, à une pression de 3 à 5 atmosphères. La solution contenant l'air passe dans la cuve 5 dans laquelle l'air est libéré sous forme de bulles microscopiques qui grossissent.Ces très petites bulles peuvent favoriser les transformations dans les protéines dissoutes, en particulier dans l'hémoglobine, qui se produisent à des pH inférieurs à 3,5. Les bulles d'air, après qu'elles ont grossi et se sont élevées, entraînent certainement des particules de protéines non-dissoutes et de graisses et forment une couche surnageante à la surface du liquide, laquelle est enlevée par les grattoirs 8 et le transporteur 9. Le trop-plein de la cuve 5 est envoyé par un moyen approprié 10 à une cuve de floculation Il et au cours de ce passage il est additionné de chaux solide (on a utilisé ici de la chaux éteinte) provenant d'un réservoir 12, sous le contrôle d'un pX-mètre 4. De la soude caustique a aussi été utilisée mais elle ne s'est pas avérée aussi efficace que la chaux pour produire la floculation. Le pH auquel le liquide est ajusté dépend beaucoup de la provenance de l'effluent et divers facteurs, par exemple le facteur économique ou la plus ou moins grande facilité avec laquelle le précipite peutêtre recueilli, peuvent être pris en considération pour fixer ce pH. Le critère le plus courant est la quantité de protéines récupérée. Si cette quantité doit êtse maximale, le pH sera ajusté au mieux entre les points isoélectrique des diverses protéines.Ceci peut se déterminer par un essai préalable de laboratoire sur un échantillon de l'effluent à traiter, ou bien on peut doter l'installation d'un appareil de mesure pour indiquer le taux d'accroissement de la récupération de protéines en fonction de l'4léve- tion du pli. Lorsque la récupération est maximale, on lit la valeur zéro sur cet appareil. Après que le point optimal de précipitation a été déterminé, on peut ajouter suffisamment de chaux pour élever le pli jusqu'à une valeur située au-delà du point optimal, par exemple 8-8,5 dans le cas où la protéine à récupérer est principalement constituée par de l'hémoglobine, et abaisser ensuite le pli au point optimal en ajoutant de placide. 'les exemples suivants sont donnés pour décrire plus en détail la présente invention. EX7MPLE 1 : Dans une installation pilote, un effluent d'abattoir consistant en eaux de lavage des sols de chambres d'abattage de moutons est pompé au débit de 40 litres par minute dans une cuve où le pH est ajusté automatiquement avec de l'acide sulfurique à 10 ,0, de manière à maintenir le pH à 3,0 dans cette cuve de flottation L'effluent est clarifié par flottation au moyen d'air dissous, et l'effluent clarifié à pH 3 qui est recyclé, est mis sous une pression de 5 atmosphères au moyen d'une pompe centrifuge, l'air étant introduit du côté aspiration de la pompe.La matière solide qui surnage à la surface du liquide est éliminée par des grattoirs et après un délai d'environ 40 minutes dans la cuve, l'effluent est pompé dans un réservoir de sédimentation, avec un ajustement automatique à pH 6,5-7,0 par de la chaux éteinte solide au cours de ce passage, et il reste environ 90 minutes dans ce réservoir. Le dépôt formé est extrait du fond du réservoir et il est chauffé à 900C par une injection de vapeur. La matière coagulée est égouttée et séchée de manière connue. L'effluent a typiquement une teneur en protéines de 1.000 ppm, ce qui équivaut à un COD d'environ 1.200 ppm. les résultats moyens sur plusieurs semaines de travail intermittent donnent une réduction globale du COD de 50 %, réduction qui comprend une partie d'environ 10 % éliminée dans la couche surnageante. Ces résultats ne sont pas les meilleurs possibles et en opérant suivant une technique semblable, des réductions du COD s'élevant jusqu'à 75 % ont été obtenus dans des essais de laboratoire. Les matières solides qui sont récupérées dans la couche surnageante et dans le dépôt ont les compositions pondérales suivantes couche surnageante dép8t Graisses 50 10 Protéines 12 60 Autres matières organiques 35 18 Cendres 3 12 Dans un essai typique effectué sur un effluent d'abattoir de moutons, on a obtenu une matière surnageante ayant la composition ci-dessus dans la proportion d'une tonne de matières solides pour 4.000 m d'effluent, et un dépôt de 5 tonnes pour 4.000 m3 d'effluent. Si l'effluent est coloré en rose ou en rouge par du sang, on observe que dans l'acidification la coloration rose disparut lorsque le pH est abaissé au-dessous de 3X5, ce qui met en évidence la modification de l'hémoglobine. les essais effectués avec une installation pilote indistrielle ont montré que le temps nécessaire à une sédimentation satisfaisante étaitde 12 heures, et en pratique un temps de dépôt s'élevant jusqu'à 24 heures est acceptable. EXEMPLE 2 Un effluent d'abattoir semblable à celui de l'exemple 1 est acidifié à pH 3 avec de l'acide sulfurique et la flottation au moyen d'air,avec recyclage d'une partie de l'effluent, est la même que dans cet exemple. On ajoute une quantité de chaux suffisante pour élever le pH à 8-8,5 puis l'effluent est acidifié avec de l'acide sulfurique pour abaisser le pH entre 7 et 6,5. Ce traitement modifié permet une sédimentation plus rapide, à savoir 1 à 2 heures au lieu de 12 heures dans l'exemple 1, et la proportion de matières organiques dissoutes est réduite. On pense qu'avec ce procédé modifié l'ajustement du pH entre 8 et 8,5 favorise l'agrégation moléculaire et de plus diminue la solubilité de l'hémoglobine dénaturée.Ceci catalyse la floculation, qui est complétée par un retour à pH 7-6,5 et de préférence 6,8-6,5. EX#IP'lE 3 Dans un essai de laboratoire on acidifie à pli 3 avec de l'acide sulfurique à 10 % un effluent d'abattoir de moutons puis on le met sous pression avec de l'air à 5 atmosphères, dans une bouteille. L'air est ensuite libéré dans un bâcher de 4 litres dans lequel l'effluent est maintenu pendant une demi-heure, et la matiere qui monte à la surface par flottation sous l'effet de l'air dissous est écumée. Le pli du liquide restant est ajusté entre 6,5 et 7 par une addition de chaux éteinte, avec une agitation énergique, ce qui forme un dép8t floconneux. Après un repos d'une demi-heure la majeure partie des flocons se sont déposés mais la solution surnageante est cependant filtrée et son COD est comparé avec celui de l'effluent primitif.La diminution totale du COD est de 65 à 70 %, dont 10 % sont compris dans la matière surnageante, et la diminution totale de la teneur en matières solides organiques est typiquement de 60 %. EXEMPLE 4 : Des effluents d'un abattoir de boeufs et de lavage de peaux sont traités d'une manière semblable à celle qui a été décrite dans l'exemple 5. Les valeurs du pli, pour avoir la meilleure sédimentation, sont typiquement de 625 à 8,0 pour l'effluent d'abattoir et de 5 à 6 pour l'effluent de lavage de peaux. les diminutions totales des matières solides organiques dépendent du type d'effluent mais elles varient de 47 % pour l'effluent de lavage de peaux à 88 % pour les effluents d'abattoir. EXENSLE 5 Des essais d'alimentation de poulets ont été effectués avec les matières solides obtenues par le présent procédé, et les résultats qui ont été obtenus ont montré que la valeur des protéines de ces matières rendait celles-ci intéressantes comme aliments pour animaux. Suivant la source de l'effluent, la meilleure qualité de matière solide peut avoir une valeur égale à celle de la caséine, et les moins bonnes qualités peuvent avoir une valeur équivalente à celle du sang séché. les exemples précédents et les conditions opératoires qui sont indiquées dans ces exemples s'appliquent aux effluents d'abattoirs, mais les conditions exactes doivent être déterminées expérimentalement pour chaque nouveau type d'effluent, suivant l'origine et la nature de l'effluent, et il y a dans chaque cas des limites de pli optimales pour chaque stade du procédé, dans lesquelles on peut récupérer le maximum de protéines et de matières grasses. Le procédé selon l'invention peut être exécuté de manière à donner la plus grande quantité possible d'aliments pour animaux ou bien à donner surtout des matières fertilisantes, et ces deux possibilités d'application du procédé à des effluents résiduaires aqueux, pour obtenir deux sortes de matières intéressantes, l'une comestible et l'autre non, est à noter. T A B L E A U I Résultats obtenus dans une série d'essais comparatifs, ces résultats étant des moyennes d'un certain nombre d'essais. Dans tous les essais l'air est libéré de sa solution et pour chaque couple d'essais () savoir l'un conforme à l'invention et l'autre avec acidification à pli 4,5 sans neutralisation ultérieure), l'effluent est le même. Origine de l'effluent % de réduction pli 4,5 Invention p11 / chaux Effluent d'abattoir Matière le moutons organique 1) 34 57 2) 40 63 COD 38 68 BOD 68 Lavage de peaux Matière 40 47 organique Abattoir de moutons Matière 47 56 et de boeufs, triperie, organique cuisson humide sans COD 34 50 digestion 301 > BOD 16 46 REVENDIGAXIONS 1.- Procédé de traitement d'effluents résiduaires aqueux contenant des protéines solubles, procédé caractérisé en ce que - on acidifie d'abord l'effluent à pH inférieur à 4,0 et on libère dans cet effluent un gaz qui a été préalablement dissous sous pression, ce qui modifie les protéines solubles, - on précipite les protéines en élevant le pli, et - on recueille la partie qui surnage et la partie précipitée. 2.- Procédé selon la revendication 1 > caractérisé en ce que l'effluent est acidifié à un pli compris entre 3,5 et 2,5. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'effluent est acidifié par addition d'acide sulfurique. 4.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'effluent est acidifié par addition d'acide sulfurique avec un second acide qui peut être l'acide chlorhydrlque, nitrique ou ortho-phosphorique. 5.- Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que l'effluent est acidifié par addition d'acide sulfurique et d'acide ortho-phosphorique dans le rapport de 4 à 1. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le gaz utilisé est de l'air. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pression est comprise entre 3 et 4 atmosphères. 8,- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le gaz est introduit dans le liquide au moyen d'un compresseur ou avec une source de gaz comprimé. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pli est ajusté à sa valeur maximale par addition de chaux éteinte ou de chaux vive. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pli est élevé à une valeur qui doit être déterminée pour chaque effluent particulier, et qui est le pli au-delà duquel le retour pour un pH accru diminue. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on recueille les matières par écumage, sédimentation, filtration ou centrifugation. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière surnageante est recueillie après le premier stade (acidification et libération du gaz dissous) et la matière précipitée après le second stade (élévation du pli). 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentea, caractérisé en ce que la précipitation des protéines se fàit par élévation du pli jusqu'à une valeur inférieure à celle à laquelle les protéines ou une partie importante des protéines de l'effluent seraient irréversiblement altérées, et réacidification de l'effluent jusqu'au point optimal de précipitation de la ou des protéines. 14.- Procédé selon la revendication 132 caractérisé en ce que l'on élève le pH d'un effluent d'abattoir à 8-8,5 et on le réacidifie pour abaisser le pli entre 7,0 et 6,5. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les ajustements du pH se font automatiquement au moyen d'un appareil doseur approprié pour acides et matières alcalines. 16.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est exécuté en continu ou en discontinu. 17.- Procédé de traitement d'effluents résiduaires aqueux contenant des protéines solubles, caractérisé en ce que : - on acidifie d'abord l'effluent à un pH compris entre 3,5 et 2,5 et on libère dans cet effluent de l'air qui a été dissous sous pression, ce qui modifie les protéines solubles, - on recueille la partie surnageante ainsi formée, - on précipite les protéines en élevant le pH à une valeur dépassant 5 et qui est la valeur au-delà de laquelle le retour pour un pli accru diminue, et - on recueille le précipité ainsi formé. 18.- Procédé de traitement d'effluents résiduaires aqueux contenant des protéines solubles, caractérisé en ce que - on acidifie d'abord l'effluent à un pH compris entre 4 et 5 et on libère dans cet effluent de l'air qui a été préalablement dissous sous pression, ce qui donne une matière surnageante, - on recueille cette matière surnageante, - on poursuit l'acidification de l'effluent jusqu'à un pH compris entre 3,5 et 2,5, ce qui modifie les protéines solubles, - on précipite les protéines en élevant le pli à une valeur dépassant 5 et qui est la valeur au-delà de laquelle le retour pour un pli accru diminue, et - on recueille le précipité ainsi formé. 19.- Procédé de traitement d'effluents résiduaires aqueux contenant des protéines solubles, caractérisé en ce que on acidifie d'abord l'effluent à un pli compris entre 3,5 et 2,5 et on libère dans cet effluent de l'air qui y a été préalablement dissous sous pression, ce qui modifie les protéines solubles, on recueille la matière surnageante ainsi formée, - on élève le pH à une valeur supérieure au point optimal de précipitation des protéines solubles et inférieure à celle à laquelle les protéines sont irréversiblement altérées on réacidifie lteffluent jusqu'au point optimal de précipitation de la ou des protéines qu'il contient, et - on recueille le précipité ainsi formé.