La présente invention se rapporte à une gomme à mâcher capable de libérer des agents thérapeutiques insolubles dans l'eau et à l'état de fine division, par exemple du phosphate di- calcique, de l'hydroxyde de magnésium, du carbonate de calcium, des vitamines, d'autres médicaments et des substances analogues. L'invention sera décrite en détail ci-après en réfé- rence aux figures des dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente schématiquement, à l'échelle microscopique, une portion de la gomme à mâcher selon l'invention; - la figure 2 représente schématiquement, à l'échelle microscopique, une portion d'une gomme à macher analogue par sa composition à la gomme à macher de la figure 1, mais préparée selon des modes de préparation classiques; - la figure 3 représente schématiquement le cycle complet de préparation de la gomme à mâcher selon l'invention, telle que représentée dans la figure 1; et - la figure 4 représente schématiquement un cycle complet de préparation de la gomme à macher de la figure 2. La gomme à mâcher traditionnelle contient en général une gomme de base à laquelle on a ajouté des agents édulcorants hydrosolubles, par exemple des sucres variés, tels que le saccha- rose et le dextrose, du sirop de mails, du sorbitol, et/ou des agents édulcorants artificiels, tels que la saccharine sodique ou calcique, des cyclamates, des agents émulsionnants, tels que la lécithine, des mono- et diglycérides, et des aromes. La gomme à m9cher est en général préparée (cf. figure 4) par fusion de la gomme de base (0), addition de sirop de mais ou d'un autre agent ramollissant aqueux (S) et mélange avec la gomme de base pendant une durée de 3 à 5 min, après quoi on ajoute les agents édulcorants solides (1) et (2), par exemple du sucre ou du sorbitol, et l'arôme, et on mélange pendant 5 min. La gomme à macher est retirée de la cuve, laminée et découpée à la forme voulue. Lorsque la gomme est traitée comme décrit ci-dessus, elle reste continue pendant toutes les opérations. Il en résulte que la gomme à mâcher finale est une masse continue de gomme de base (0) enveloppant le sucre ou les autres agents édulcorants (1) et (2) ainsi que l'agent ramollissant aqueux (S), c'est-à-dire une gangue de gomme de base (0) contenant des agents édulcorants (1) et (2) et l'agent ramollissant aqueux (S) (cf. figure 2). Une gomme préparée dans ces conditions présente d'abord un goût sucré intense et apprécié qui diminue rapidement au cours des 3 à 5 premières minutes de mastication, jusqu'à un niveau très faible, pratiquementimperceptible. Au bout de 5 min environ, ou même moins, tout le goût sucré pratiquement à disparu. Il existe donc clairement un besoin en une gomme à mâcher conservant le goût sucré pendant de longues durées, c'est- à-dire pendant 7 à 8 min, ou même plus. En outre, il existe un besoin en une gomme sans sucre, persistante, ne contenant que des agents édulcorants naturels et aucun agent édulcorant artificiel. Lorsqu'on a tenté de préparer, par le mode opératoire décrit ci-dessus, une gomme à mâtcher contenant une matière insoluble dans l'eau et présentant une activité thérapeutique, on a constaté que cette matière n'était pas libérée facilement. Ceci, même lorsque la matière thérapeutique était revêtue de sucre ou d'un polyol. Les milieux médicaux admettent en général que des petites doses continues de médicaments ont un plus grand intérêt thérapeutique que des fortes doses isolées dans la pratique de la prophylaxie par voie orale. Le traitement de la cavité buccale par des alcaloïdes ou des antibiotiques à goût amère pose des problèmes spéciaux résultants de phénomènes de rejet par les patients. Ainsi donc, il y aurait un grand intérêt du point de vue médical à trouver ur moyen d'administrer un médicament exerçant un contrôle sur la libération des médicaments en restant au-dessous du seuil de goOt amère et en conservant cependant les propriétés thérapeutiques. En fait, la gomme à mâcher constituerait un moyen idéal à cet égard en ce que l'acte de mastication provoque une libé- ration automatique du médicament en empêchant simultanément une accumulation excessive dans la cavité buccale en raison de l'extrac- tion constante par la salive. La demanderesse a maintenant trouvé qu'une gomme à m2cher préparée par le procédé décrit ci-après constituait un excellent moyen d'administration pour certaines matières insolubles dans l'eau et présentant des propriétés thérapeutiques, comme la nystatine, le phosphate dicalcique et l'hydroxyde de magnésium. La gomme à mâcher selon l'invention libère et administre certains médi- caments et certaines matières insolubles dans l'eau et possédant des propriétés thérapeutiques difficiles à libérer efficacement en évitant la rétention de ces matières dans la gomme de base. Dans le cas de médicaments tels que la ny9tatine, la gomme à mâcher selon l'invention délivre le médicament à une concentration efficace du point de vue thérapeutique, mais au-dessous du seuil d'amertume et/ou à une concentration telle que l'agent édulcorant présent dans la gomme à mâcher masque tout goût désagréable. En référence maintenant aux figures 1 à 3 des dessins annexés, la gomme à mâcher selon l'invention comprend une phase hydrosoluble (A) constituée d'un agent ramollisant aqueux (S) tel que du sirop de sorbitol, la substance thérapeutique ou active à libérer (T) et, facultativement, un premier agent édulcorant (1), tel que du sorbitol ou du sucre à l'état de particules dispersées dans toute la masse de l'agent ramollissant aqueux (S); et une phase relativement insoluble dans l'eau (B) constituée de masses multiples séparées et distinctes en suspension et en dispersion dans toute la phase soluble dans l'eau (A), chacune de ces masses étant constituée de la gomme de base (0), facultativement, de parti- cules d'un second agent édulcorant (2) tel que du mannitbl et/ou du sorbitol ou du sucre, enveloppée par des particules de la gomme de base. La substance active (T) est libérée avec le premier agent édulcorant (1) éventuel et l'agent ramollissant aqueux (S) qui apporte le goût sucré initial. La gomme de base (0) constitue une enveloppe ou un véhicule protecteur pour le second agent édul- corant (2) éventuel, contrôlant et ralentissant la libération de cet agent édulcorant, apportant ainsi un goût sucré persistant lorsque le goût sucré initial éventuel a disparu. Ainsi donc, comme on le verra ci-après, les gommes à mâcher selon l'invention comprennent des gommes à mâcher qui contiennent du sucre et des gommes à mAcher sans sucre qui sont capable de libérer des constituants thérapeutiques ou actifs 2 4 6 2 8 74> insolubles dans l'eau et à l'état de fine division> évitant une rétention de ces matières dans le bol de gomme à mâcher. En outre, dans certains modes de réalisation préférés, les gommes à mâcher selon l'invention ont un goût sucré persistant et suffisant pour masquer tout goût désagréable dû à la libération de la substance thérapeutique. La gomme à mâcher selon l'invention possède la structure discontinue et nouvelle de nougat illustrée dans les figures des dessins annexés et décrite plus en détail ci-après, structure qui contribue dans une grande mesure à la libération des constituants insolubles dans l'eau et à l'état de fine division. L'expression "thérapeutique" ou "actif" appliquée à une substance constituante désigne des matières insolubles dans l'eau en poudre ou à l'état de fine division qui, normalement, ne sont pas libérées facilement des gommes à macher traditionnelles et qui sont capables de présenter des effets thérapeutiques dans la cavité buccale, y compris sur les dents et/ou les muqueuses, ou dans l'organisme en général; on citera, par exemple, le phos- phate dicalcique, les chlorophyllines, les substances antiacides comme l'hydroxyde de magnésium, le carbonate de calcium, l'hydroxyde d'aluminium, des médicaments comme la nystatine et d'autres substances antibiotiques, spécialement celles utilisées en pro- phylaxie orale, des vitamines, des médicaments cardiovasculaires comme le propanolol et le nadolol, et des constituants analogues. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention> les particules de matières thérapeutiques ou actives sont d'abord revêtues de préférence par de la gomme arabique ou un autre agent empochant la rétention, agent qui est imperméable à la gomme de base et n'est pas assimilé facilement dans cette dernière; cette opération de revêtement est effectuée avant incorporation de la matière active dans la gomme à mâcher. On a constaté que le revête- ment de ces matières conduisait à une meilleure libération de ces matières par la gomme à mâcher et empêchait une rétention ou une ré- absorption de ces matières dans le bol de gomme. Parmi les matières convenant pour l'application de ces revêtements, on citera, en plus de la gomme arabique, les dextrines, la gomme adragante, Z462874 la gélatine, les pectines, la carboxyméthylcellulose, les alginates et autres hydrocolloides. Les particules de matières thérapeutiques ou actives peuvent être revêtues par simple introduction dans une solution aqueuse de l'agent de revêtement et mélange jusqu'à formation d'une suspension uniforme. On peut ensuite sécher la suspension, par exemple par atomisation, par passage sur tambour, par lyophilisa- tion ou par llne autre technique de séchage classique, puis broyer lorsque c'est nécessaire. On obtient ainsi les particules revêtues. On indiquera que, pour former les matières revêtues, on peut faire appel à une technique quelconque classique de revê- tement de particules. Comme on l'a dit précédemment, l'agent de revêtement préféré à l'utilisation est la gomme arabique. On utilisera la gomme arabique ou toute autre matière empêchant la rétention en quantité suffisante pour que chacune des particules de matière active soit entièrement revêtue. Ainsi, on utilisera l'agent de revêtement en quantité de 1 partie pour environ 4 à 1 parties de matière active. Les particules revêtues (ainsi que les particules non revêtues lorsqu'il y a lieu) de manière active à introduire dans la gomme à mâcher ont de préférence une dimension de parti- cule moyenne allant d'environ 0,05 à 0,15 microns. Au cours dela mastication, l'agent thérapeutique revêtu est libéré rapidement et protégé contre une ré-absorption dans la base en raison de la mauvaise affinité du revêtement pour la gomme de base. On peut conférer à la gomme à mâcher selon l'invention un fort goût sucré initial libéré avec le constituant thérapeutique ou actif en mélangeant à la gomme de base (contenant déjà le second agent édulcorant en dispersion) un agent édulcorant auxiliaire ou premier agent édulcorant qui peut consister en une seconde por- tion du second agent édulcorant et/ou en un autre agent édulcorant, ceci avant d'incorporer dans la gomme la matière insoluble dans l'eau présentant une activité thérapeutique. Au fur et à mesure des progrès du mélange, la gomme de base contenant le second agent 24287.4 édulcorant en dispersion est déchirée et dispersée sous forme de masses séparées, mises en suspension dans le premier agent édul- corant. Avec ces- masses séparées en suspension dans le premier agent édulcorant, on mélange alors un plastifiant ou agent ramol- lissant aqueux sous forme d'un sirop du type sirop de polyalcool, conférant ainsi à la masse une structure nouvelle, analogue à celle d'un nougat mou, donnant lieu à la mastication à la libération initiale d'un goût sucré et d'unarôme intenses et à un goût sucré qui persiste ensuite pendant des durées allant jusqu'à 8 min ou plus, avec une bonne résistance à la salivation. Finalement, on ajoutele constituant insoluble dans l'eau et qui possède une acti- vité thérapeutique et on le disperse dans la gomme à mâcher; en fait, ce constituant est dispersé dans la phase agent ramollissant aqueux soluble dans l'eau. l'expression "premier agent édulcorant" ou "agent édulcorant auxiliaire", lorsqu'elle apparaît dans la présente des- cription,s'applique à l'agent édulcorant extrait initialement lors de la mastication et qui forme une phase soluble dans l'eau avec la matière thérapeutique insoluble 'dans l'eau et l'agent ramollissant aqueux. L'expression "second agent édulcorant", lnrsqu'eleappa- raît dans la présente description, désigne l'agent édulcorant qui est extrait lentement, et principalement après que l'agent théra- peutique ou actif et le premier agent édulcorant aient été solubi- lisé à la mastication;le second agent édulcorant forme avec la gomme de base une phase insoluble dans l'eau ou une phase qui est libérée lentement au cours de la mastication. Pour préparer la gomme à mâcher selon l'invention (cf. figure 3 des dessins annexés), on fond d'abord la gomme de base, on ajoute et on mélange soigneusement un agent émulsionnant tel que la lécithine et le second agent édulcorant éventuel, ceci pendant au moins 2 min dans la gomme de base fondue (et maintenue de préférence à une température qui ne dépasse pas 930C); on provoque ainsi une répartition uniforme et l'emprisonnement du second agent édulcorant dans la gomme de base. On ajoute alors les arômes, les acides alimentaires,si on le désire, et on mélange pendant 1 à 2 min. 24ih874 A ce moment, le mélange constitue une masse cohérente et continue. On ajoute alors à cette masse continue l'agent édulcorant auxiliaire ou premier agent édulcorant éventuel, de préférence sous forme de particules; il peut s'agir d'une autre portion d'agent édulcorant identique au second agent édulcorant ou d'un autre agent édulcorant; on poursuit le mélange pendant une durée de l 5 min provoquant ainsi un déchiquetage de la masse continue en masses séparées indi- viduelles de gomme de base renfermant'le second agent édulcorant, ces masses individuelles séparées étant en suspension dans des particules du premier agent édulcorant et formant ainsi une masse hétérogène. On ajoute le plastifiant ou agent ramollissant aqueux et on mélange avec la masse hétérogène pendant une durée de 1 à 5 min et,de préférence, de 1 à 3 min. On ajoute alors la matière théra- peutique ou active en particules, de préférence revêtue par de la gomme arabique ou une autre matière de revêtement et on mélange dans la masse. On peut alors ajouter un arOme solide, par exemple à l'état encapsulé ou fixé sur de la dextrine ou de la gomme ara- bique, et des acides hydrosolubles et on mélange avec la masse, formant ainsi une gomme à macher lisse qui peut être laminée, entaillée et découpée en morceaux à la fonme voulue. On comprendra que, lorsque la matière thérapeutique et le plastifiant ou agent ramollissant aqueux sont ajoutés, alors que le mélange est à l'état de masses ou grumeaux discontinus séparés renfermant le second agent édulcorant et en suspension 23 dans l'agent édulcorant auxiliaire ou premier agent édulcorant, pratiquement toute l'eau du plastifiant aqueux (par exemple du sirop de sorbitol) est absorbée par l'agent édulcorant auxiliaire ou premier agent édulcorant hydrosoluble en particules, et que cette eau n'est plus disponible pour la solubilisation du second agent édulcorant renfermé dans la gomme de base. Le second agent édulcorant ajouté b l'origine b la gomme de base fondue jusqu'à formation d'une masse continue est pratiquement occlus dans la gomme de base et protégé contre toute solubilisation (due,par exemple, à un sirop de polyol aqueux) même lorsque le mélange a été déchiqueté en masses ou grumeaux individuels séparés. La gomme à m8cher selon l'invention est préparée b une composition telle qu'elle libère jusqu'à environ 75% de la dose de matière active nécessaire durant les 5 à 10 premières minutes de mastication ou environ 20 à 80% de la matière active présente dans la gomme à mâcher au cours de cette période. Naturellement, la quantité de matière active présente dans la gomme à mâcher est fonction de la nature et de la puissance de cette matière, de la fréquence d'utilisation nécessaire et des propriétés particulières de libération à partir de la gomme à mâcher. Ainsi, lorsque la matière active consiste en phosphate dicalcique, la gomme à mâcher peut contenir d'environ 7,5 à 10% en poids de ce constituant; lorsque la matière active est une substance antiacide telle que cellesmentionnéesci-dessus, la gomme A mécher peut contenir d'envi- ron 10 à 20% en poids de ce constituant; lorsque la matière active consiste en un médicament systémique, la gomme à mâcher peut contenir d'environ 0,05 à 2% en poids d'un tel médicament; lorsque la matière active est un médicament utilisé pour la prophylaxie orale, comme la nystatine, la gomme à mtcher peut en contenir d'environ 0,18 à 0,36% en poids. La présence du premier agent édulcorant (auxiliaire). et du second agent édulcorant dans la gomme à mâcher selon l'inven- tion est importante en ce que le premier agent édulcorant, provo- quant le goût sucré initial intense, masque le goft de la matière active libérée au cours des 5 à 10 premières minutes de mastication; le second agent édulcorant,dont l'effet est retardé, masque le goût de la matière active résiduelle libérée après les 5 à 10 pre- mières minutes. Comme exemples particuliers d'agents édulcorants qu'on peut utiliser comme second agent édulcorant dans l'invention, à l'état dispersé et emprisonné dans les masses individuelles de gomme de base, ceci pour conduire à un goft sucré persistant mas- quant le goCt de la matière active résiduelle libérée, on citera sans que cette énumération puisse être considérée comme limitative, les agents suivants: des agents édulcorants-naturels tels que le saccharose, le glucose, le fructose,'le sirop de fructose, la glycyrrhisine, les mélasses, le caramel, le sel monoammonique de la glycyrrhizine, les sels mono-, di- et trisodiques de la glycyrrhizine, les sels mono-, di- et tripotassiques de la glycyrrhizine et le sel de calcium de la glycyrrhizine; les alcools dérivés des sucres, comme le mannitol, le sorbitol, le xylitol, le maltitol; des agents édulcorants artificiels comme la saccharine calcique, la saccharine sodique, la saccharine à l'état d'acide libre, la saccharineammonique l'ester méthylique de la Laspartyl-L-phénylalanine("aspartame"), la dihydrochalcone de la naringine, la dihydrochalcone de la néohes- péridine, l'acide cyclamique, le cyclamate de sodium, le cyclamate de calcium Dtcscoeoh'l cun nlsii Stevia rebaudiana, Richardella dulcifica, ou la thaumatine; on préfère le saccharose, la mannitol et/ou le sorbitol. Le premier agent édulcorant (auxiliaire) utilisé avec l'agent ramollissant aqueux pour conférer le got sucré intense initial et masquer le goQt de la matière active libérée au cours des 5 & 10 premières minutes de mastication, consiste de préférence on une substance facile à extraire de la gomme à micher; il peut s'agir d'une ou plusieurs des substances suivantes: des agents édulcorants naturels tels que les sucres, les alcools dérivés des sucres, tels que le xylitol, le sorbitol, le mannitol, le maltitol ou leurs mélanges; des substances contenant des sucres, par exemple des monosaccharides comme l'arabinose, le xylose, le ribose, le glucose, le mannose, le galactose, le fructose, le dextrose, le sorbose ou des mélanges de deux ou plusieurs de ces monosaccharides; des disaccharides tels que le saccharose, par exemple le sucre de canne ou de betterave, le lactose, le maltose, le cellobiose; et des polysaccharides; des agents édulcorants artificiels tels que la saccharine h l'état d'acide libre, la saccharine calcique, la saccharine ammonique, la saccharine sodique, l'ester méthylique de la L-aspartyl-L- phdnylalanine, la dihydrochalcone de la naringine, la dihydrochalcone de la néohexpéridine, l'acide cyclamique, le cyclamate de sodium et le cyclamate de calcium, et d'autres agents édulcorants tels que Dioscoreophyllum cumminsii, Stevia rebaudiana, Richardella dulcifica, la thaumatine et les substances analogues. L'agent plastifiant ou ramollissant aqueux qui, avec le premier agent édulcorant et la matière active à libérer, forme la phase "hydrosoluble" de la gomme à mAcher (en opposition avec la phase gomme de base, insoluble dans l'huile ou dans l'eau, qui 2IA2S?7 4 contient le second agent édulcorant à l'état de dispersion) prend de préférence la forme d'une matière pratiquement non hygrosco- pique telles qu'un polyalcool à l'état liquide (sirop de xylitol, sirop de sorbitol, sirop de maltitol ou hydrolysats d'amidon hydrogénés tels que décrits dans le Reissue Patent n' 26 959 des Etats-Unis d'Amérique et le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 556 811). L'agent ramollissant aqueux est utilisé en quantité correspondant à un rapport gomme de base/agent ramollissant, en poids, de 0,3:1 ou au-dessus. Avec l'agent ramollissant aqueux, on peut utiliser un agent épaississant en quantité allant d'environ 0,1 à 20% et, de préférence, d'environ 3 à 10% du poids de la gomme à mâcher finie. Parmi les agents épaississants qui conviennent, on citera les matières sèches de céréales hydrolysées, la malto-dextrine, l'amidon alimentaire modifié, les matières sèches de sirop de mais à faible D.E., les alginates, le carragheenane, la gomme de xanthane, la gélatine, la gomme de caroube, la gomme adragante, et d'autres hydrosolubles, et la carboxyméthylcellulose. La malto-dextrine est particulièrement appréciée et peut être utilisée en quantité correspondant à un rapport en poids d'environ 2:1 à 1:1 avec l'agent ramollissant aqueux. L'addition -d'un tel constituant donne à l'agent ramollissant aqueux le corps et la résistance qui peuvent être nécessaires pour mettre la gomme à l'état de feuille dans des conditions favorables. L'agent ramollissant aqueux ou plastifiant utilisé dans l'invention sert de gangue qui entoure les îlots de gomme de base contenant le second agent édulcorant et fait fonction de liant pour ces îlots constitués de gomme de base et du second agent édul- corant et les particules de matière thérapeutique et le premier agent édulcorant. Du fait que l'agent ramollissant aqueux (ou liant) est à la surface de la gomme (en fait revêt les masses ou îlots de gomme de base), il est préférable d'utiliser un agent ramollis- sant aqueux aussi peu hygroscopique que possible. Ainsi, le sirop de maIs qui est fortement hygroscopique et absorbe facilement l'humidité, provoquant des problèmes d'exsudation dans les climats ? 4i 287 4 chauds et humides, doit être évité autant que possible. De préfé- rence, l'agent ramollissant aqueux utilisé dans l'invention, même dans une gomme à base de sucre, consiste en sirop de sorbitol. L'agent ramollissant aqueux (ou liant) contient d'environ 65 à 80% et, de préférence, d'environ 70 à 75% en poids de matières sèches et est présent en quantité d'environ 3 à 30%l et, de préférence d'environ 5 à 25% du poids de la gomme à mâcher, selon la nature et la quantité d'agent édulcorant, en matières sèches, présente dans l'agent ramollissant. La quantité de gomme de base présente varie selon la forme physique voulue pour la gomme à mâcher finale et le type des agents édulcorants présents. La gomme de base doit être pré- sente en quantité suffisante pour donner des formules équilibrées conduisant à une masse suffisamment discontinue pour présenter les propriétés recherchées de libération du goût sucré et d'arOme, analogues à celles d'un nougat, mais en même temps suffisamment continue pour que le produit puisse être mis sous les formes voulues. Dans le cas d'une gomme à mâcher contenant du sucre, la phase hydrosoluble (agent ramollissant aqueux-premier agent édulcorant- constituant actif) représente habituellement d'environ 23 à 80% et, de préférence d'environ 30à 50%b du poids de la gomme & mâcher; la phase insoluble dans l'eau (gomme de base second agent édulcorant) représente d'environ 20 à 75%, et de préférence d'environ 30 à 70%,du poids de la gomme à mâcher. Le premier agent édulcorant (dispersé dans l'agent ramollissant aqueux) tel que décrit ci-dessus, est habituellement présent en quantité d'environ à 60%/o et, de préférence,d'environ 25 à 35% en poids, et le second agent édulcorant, qui peut consister en sucre ou en un autre agent édulcorantest présent en quantité dans l'intervalle d'environ 20 à 45% et, de préférence, d'environ 25 à 35% du poids de la gomme à macher. Dans le cas de gommes à macher sans sucre, la phase soluble à l'eau représente habituellement d'environ 50 à 92% et, de préférence, d'environ 55 à 88% du poids de la gomme à mâcher, et la phase insoluble dans l'eau représente d'environ 8 à 50% et, de préférence,d'environ 12 à 48% du poids de la gomme à macher. Le premier agent édulcorant (dispersé dans l'agent ramollissant aqueux) tel que décrit ci-dessus (par exemple un alcool dérivant d'un sucre) est présent en proportion d'environ à 35% et, de préférence, d'environ 28 à 32% en poids, et le second agent édulcorant qui peut consister en un alcool dérivant d'un sucre ou en un autre agent édulcorant, du type différent des sucres, est présent en quantité dans l'intervalle d'environ 15 à % et, de préférence d'environ 28 à 32% du poids de la gomme à mâcher. Lorsqu'on utilise, dansla gomme à mâcher selon l'inven- tion, des agents édulcorants artificiels, soit dans la phase gomme de base insoluble dans'l'eau, soit dans la phase agent ramol- lissant aqueux soluble dans l'eau, on les introduit dans chacune de ces phases aux proportions habituellement utilisées dans les gommes sans sucre, selon leur type. Ainsi, l'agent édulcorant arti- ficiel peut Etre introduit dans l'une ou l'autre des phases,ou dans les deux, en proportions d'environ 0,02 à 1% du poids de la gomme à macher finale. On a trouvé qu'en contrôlant la concentration de la gomme de base dans la gomme à m8cher finale selon l'invention, on pouvait parvenir à des propriétés optimales de libération du cons- tituant actif et de l'agent édulcorant b partir de la gomme à mâcher et, par suite, porter au maximum les concentrations en constituant actif et agent édulcorant dans la salive. On parvient à ces résultats en diminuant la concentration de la gomme de base de manière à parvenir à une structure du-type nougat "court". La structure du type nougat "court" se déchiquette facilement à la mastication, libérant de grandes quantités d'agents édulcorants dans la salive. Ainsi, conformément à l'invention, la gomme de base est présente en proportion allant d'environ 8 à 25% du poids de la gomme à mâcher et, de préférence,d'environ 12 à 20% dans le cas de gommes à mâcher sous des formes autres que les plaquettes, par exemple sous les formes de cubes, de coussinets, de billes, de blocs et sous des formes analogues, lesquelles peuvent, le cas échéant, porter un revêtement ouenveloppe de sucre ou de matière autre que le sucre. Si l'on désire appliquer une enveloppe extérieure sur la gomme à mâcher, on peut fai.?e appel à des techniques de revêtement bien connues dans l'industrie. ''enveloppe ou revêtement peut conte- nir du saccharose, du sirop de mais, du dextrose et/ou d'autres agents. de revêtement classiques et peut représenter d'environ 10 à 20%. et, de préférence, d'environ 12 à 15% du poids de la gomme à mâcher finale. Le revêtement permet non seulement d'apporter à la gomme à Swche-c t Gri aroee et un goût sucrgé supplméntalires, mais également de protéger le noyau de gomme molle et d'améliorer la durée de conser- vation totale de la gomme. Dans le cas de gommes à macher en forme de plaquettes, pour des considérations de fabrication, il peut être nécessaire de travailler à des concentrations plus fortes en gomme de base repré- sentant de préférence d'environ 18 à 24% du poids de la gomme à mâcher. Ainsi, les gommes à mâcher selon l'invention, présentées sous forme de plaquettes, ne présentent pas la structure du type nougat "court" associée aux gommes à mâcher décrites ci-dessus et présentant d'autres formes physiques, en raison des concentrations accrues en gommes de base nécessaires dans ces plaquettes. La structure nouvelle en nougat selon l'invention convient tout spécialement pour la fabrication du "bubble gum". Le "bubble gum" préparé conformément à l'invention est constitué de masses individuelles séparées de gomme de base flottant ou en sus- pension dans l'agent ramollissant aqueux. Le fait que la gomme de base est déchiquetée au cours de la fabrication conduit à une dispa- rition de l'élasticité de cette dernière, c'est-à-dire des possi- bilités de déformation dans les deux sens, de sorte qu'on peut conserver une stabilité correcte de longueur et d'épaisseur pour le passage sur des machines d'emballage à haute vitesse. Ainsi, la gomme à mâcher selon l'invention peut Etre traitée sur des appareils à fabrication de plaquettes présentant des tolérances extrêmement serrées. On préfère les compositions ci-après. Gommes à mâcher contenant du sucre. Parties en poids par rapport à la gomme à mâcher Plaquette Autre forme (blocs) A. Phase soluble dans l'eau Constituant actif 0,05-10 0,05-10 Sirop de sorbitol (à 68-72% de matières sèches) 3-10 8-12 Suere 28-32 2832 B. Phase insoluble dans l'eau Gomme de base pour '"Bubble gum" 20-25 12-20 pour gomme à mâcher normale 20-25 12-20 Sucre 28-32 28-32 Gommes à mâcher sans sucre. Plaquette Autre forme (blocs) A. Phase soluble dans l'eau Constituant actif 0,05-10 0,05-10 Sorbitol 25-35 25-35 Sirop de sorbitol (à 28-72%de matières sèches) 18-30 18-30 B. Phase insoluble dans l'eau Gomme de base pour '"Bubble gum" 18-25 12-20 pour gomme à mâcher normale 18-25 12-20 Mannitol ou sorbitol 20-30 20-30 Pour la préparation de la combinaison gomme de base- second agent édulcorant, il est préférable d'utiliser un agent édul- corant en poudre (ou peut-être mâme un agent édulcorant liquide), ceci afin d'accélérer la dispersion ou la dissolution dans la gomme de base. Toutefois, on peut utiliser des produits sous forme de par- ticules grossières si l'on augmente la durée de mélange de manière à provoquer la solubilisatiou ou le broyage au cours de l'opération. Pour parvenir à une répartition uniforme de l'agent édulcorant dans la gomme de base dans des mélangeurs à lames en signa de type classique pour les gommes à mâcher, on observera une durée de mélange non inférieure à 2 min et, de préférence, à 3 min environ. Toutefois, on peut écourter la durée de mélange si l'on fait appel à des technique de mélange plus efficaces. En général, la gomme de base est préparée par chauffage et mélange de gommes naturelles, de résines synthétiques, de cires, plastifiants, etc., selon des techniques bien connues dans l'indus- trie. Comme exemples typiques de constituants trouvés dans une base pour gomme à mâcher, on citera des substances masticatoires d'origine synthétique comme les copolymères styrène-butadiène, les copolymères isobutylène-isoprène, le polyisobbutylène, le polyéthylène, la cire de pétrole, l'acétate de polyvinyle, ainsi que des substances masticatoires d'origine naturelle comme les matières sèches de latex de caoutchouc, la gomme de sapotiller, la gomme crown, les gommes nispero, rosidinha, jelutong, pendare, perillo, nigergutta, tunu, etc. La substance élastomère ou masticatoire est utilisée en quantité dans l'intervalle d'environ 5 à 15% et, de préférence, d'environ 8 à 12% ou, mieux encore, d'environ 9 à 11% du poids de la composition de gomme de base. En outre, la gomme de base contient de préférence un solvant de l'élastomère, lequel doit avoir des propriétés col- lantes minimales et consiste de préférence en gomme ester hydrogénée, c'est-à-dire en ester de glycérol de cellophane hydrogénée et/ou en gomme ester dimérisée. Parmi les autres constituants classiques qu'on peut trouver dans la gomme de base, on citera un agent anti-adhérence du type hydrophile qui absorbe la salive et devient alors glissant et qui est incompatible avec l'élastomère et le solvant de l'élas- tomère, par exemple de l'acétate de polyvinyle, de l'éther polyvinyl- butylique, des copolymères d'esters vinyliques et d'éthers vinyliques. La gomme de base peut également contenir des cires dures servant d'agent lubrifiant et qui doivent avoir un point de fusion supérieur à 650C environ et, de préférence, supérieur à 750C environ. Comme exemples de telles cires dures, on citera la cire de candelilla, la cire de paraffine, la cire de carnauba, l'ozokérite, la cire d'oricury, la cire microcristalline et les cires analogues. La gomme de base peut également contenir une combi- naison agent ramollissant-lubrifiant qui peut consister en une ou plusieurs matières grassesvégétalesou animales hydrogénées à haut point de fusion, c'est-à-dire à un point de fusion-supérieur à 220C environ. La gomme de base contiendra également un agent émul- sionnant lui conférant des propriétés hydrophiles; elle absorbe alors la salive et devient glissante. Comme exemples de tels agents émulsionnant, on citera le monostéarate de glycéryle, des phospha- tides tels que la lécithine et la céphaline, les produits du commerce Tweens, Spans et leurs mélanges. Par ailleurs, la gomme de base peut contenir des colorants tels que le bioxyde de titane, des plastifiants tels que la lanoline, de l'acide stéarique, du stéarate de sodium, du stéarate de potassium et des sels analogues, des agents antioxydants en quantité allant jusqu'à environ 1 000 ppm par rapport à la gomme de base, par exemple du butylhydroxytoluène, du butylhydroxyanisole etjou du gallate de propyle. La gomme de base peut également contenir des particules de calcaire (CaCO3) conférant du poids et de la texture, en proportion allant d'environ 0 à 75% et, de préférence, d'environ 0,2 à 25% de son poids. Toutefois, lorsque la gomme de base doit être utilisée dans une gomme à mâcher pratiquement non calorique, elle peut contenir d'environ 32 à 75% et, de préférence, d'environ à 70% en poids d'agent texturant ou matière de charge inerte. Parmi les agentstexturants ou matières de charges inertes convenant à l'utilisation dans l'invention, on citera le carbonate de calcium, l'hydroxyde d'aluminium, l'alumine, le carbonate de magnésium, le talc, les silicates d'aluminium, et leurs mélanges. En outre, on peut mélanger la gomme de base avec des agents édulcorants arti- ficiels et/oudes acides alimentaires comme décrit ci-dessus, pour provoquer le goût sucré intense initial ou un goût acide et/ou pro- longer le goût sucré. 24628?4 La gomme de base insoluble dans l'eau peut consister enl'une quelconque des diverses bases décrites, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 052 552 et 2 197 719. La gomme à mâcher selon l'invention peut contenir des arômes tels que des arômes acides ou des arômes de fruits, ou encore des arômes non acides ou des arômes de menthe en quantité allant d'environ 0,3 à 2,0% et, de préférence, d'environ 0,5 à 1,2% du poids de la gomme à mecher finale. Les arômes peuvent être constitués d'essence provenant de végétaux, de feuilles, de fleurs, de fruits, etc. Comme exemplex d'essence aromatique de ce type, on citera les essences d'agrumes comme l'essence de citron, l'essence d'orange, l'essence de limette, l'essence de pamplemousse, des essences de fruits, tels que l'essence de pomme, l'essence de poire, l'essence de pêche, l'essence de fraise, l'essence d'abricot, l'essence de framboise, l'essence de cerise, l'essence de prune, l'essence d'ananas, ainsi que les huiles essentielles ci-après essence de menthe poivrée, essence de menthe crêpue, mélanges d'essences de menthe poivrée et crépue, essence de girofle, essence de bay, essence d'anis, essence d'eucalyptus, essence de thym, essence de feuille de cèdre, essence de cannelle, essence de noix muscade, essence de sauge, essence d'amande amère, essence de cassia, et salicylate de méthyle (essence de wintergreeen). On peut égale- ment incorporer dans la gomme à\ mâcher selon l'invention, avec ou sans des préservateurs classiques, divers arômes synthétiques, tels que des arômes de fruits mélangés. Ces arômes peuvent Etre ajoutés avec l'agent ramollissant aqueux et constituer une partie de la phase soluble dans l'eau et/ou être ajoutés à la gomme de base avec le second agent édulcorant, formant alors une partie de la phase "insoluble dans l'eau". Pour conférer à la gomme à mfcher selon l'invention un goût ou une sensation initial d'acidité, on peut également lui ajouter des acides alimentaires tels que l'acide citrique, l'acide tartrique, l'acide malique et les acides analogues, en quantité allant d'environ 0,3 à 2,0% et, de préférence, d'environ 0,5 à 1,2% du poids de la gomme à macher finale. Ces acides alimentaires peuvent être ajoutés à la gomme avec l'agent ramollissant aqueux ou la phase soluble dans l'eau. ceci pour faciliter la libération initiale du goût acide. On peut en outre ajouter des acides inso- lubles tels que l'acide fumarique ou des acides solubles encapsulés avec le second agent édulcorant; ces acides sont alors emprisonnés dans la gomme de base et permettent de parvenir à un goût acide de longue durée. Les exemples qui suivent illustrent-l'invention sans toutefois en limiter la portée; dans ces exemples, les indications de parties et de pourcentages s'entendent en poids sauf mention contraire. EXEMPLE 1 On prépare une'gomme à mâcher contenant des particules de nystatine revêtues de gomme arabique et qui sont libérée facile- ment, selon la formule ci-après. Parties Gomme de base 17 Sucre 66 Sirop de sorbitol (à 68-72% de matières sèches) il Malto-dextrine 4 Nystatine (revêtue de gomme arabique) 0,2 Essence de menthe poivrée 1 Yelkin (lécithine) 0,2 Menthe poivrée (arome atomisé) 0,5 On prépare des particules de nystatine revêtues de gomme arabique en mélangeant simplement des particules de nystatine (dimension moyenne 0,074 mm) dans une solution aqueuse à 25% de gomme arabique et en formant ainsi une suspension. Cette suspension est atomisée; on obtient ainsi les particules nystatine revêtues de gomme arabique dans des proportions relatives nystatine/gomme arabique de 75:25. On introduit la gomme de base dans une cuve à double enveloppe à circulation de vapeur équipée d'un mélangeur à lame en sigma. La température de la cuve est maintenue aux environ de 82-93 C. On mélange avec soin la moitié environ du sucre dans la gomme de base fondue (alors que celle-ci se plie bien autour de L462874 l'agitateur) pendant 3 min environs et on disperse ainsi le sucre dans toute la masse continue de gomme de base. Le sucre est alors emprisonné ou protégé par la gomme de base. On ajoute l'arOme liquide et on mélange pendant 1 min. On ajoute ensuite le reste du sucre et on mélange pendant 2 min environ; la masse se déchiquette alors en morceaux individuels. On reforme une masse en ajoutant le produit du commerce Maltrin M100 (maltodextrine) et le sorbitol liquide et on mélange pendant 2 min environ. A ce moment, des morceaux séparés de gomme de base emprisonnant du sucre sont en suspension dans une gangue hydrosoluble de sorbitol liquide, de malto-dextrine et de sucre. Dans cette phase soluble à l'eau, on ajoute la nystatine revêtue de gomme arabique et on mélange jusqu'à formation d'une dispersion homogène. On laisse la dispersion homogène refroidir, on la met en feuille, on l'entaille et on la découpe en plaquettes de * 2-,8 g chacune contenant 5 mg de nystatine. Une gomme à mâcher comparative A est préparée comme décrit ci-dessus, mais avec de la nystatine non revêtue. Sur la gomme à mâcher de l'exemple 1 et la gomme à mâcher comparative A, on étudie la libération de la nystatine, comme décrit ci-après. A 10 sujets, on demande de mâcher la gomme de l'exemple 1 pendant 20 min en recueillant toute la salive produite sans l'avaler autant que possible. L'examen microbiologique des échantillons indique des concentrations en nystatine de 5 à unités/ml. A l'examen de la teneur résiduelle en nystatine des gommes à mâcher et de la quantité de salive produite par les sujets, on trouve que la gomme à mâcher de l'exemple 1 a libéré environ 76% de la nystatine présente à l'origine durant la période d'essai de 20 min. Un teste analogue effectué avec la gomme à mâcher comparative A (contenant de la nystatine non revêtue) indique que O à 4% seulement de la nystatine ont été libérés. On trouve également que la gomme à mâcher de l'exemple 1 selon l'invention, contenant la nystatine revêtue de gomme arabique, 42 "7 fi libère la nystatine dans des conditions telles que le goût amère de ce produit est masqué par les agents édulcorants présents dans la gomme à mâcher. On prépare des gommes à mâcher comparatives B et C et on les soumet à des essais qui mettent en évidences les caracté- ristiques exceptionnelles de libération et les avantages de la gomme à macher de l'exemple 1. Les gommes à mâcher comparatives B et C sont à la composition ci-après; elles sont préparées par des techniques classiques décrites plus loin. Gommes à mâcher compara- tives B et C, parties Gomme de base 22 Sucre 50 Sirop de maïs 17 Sorbitol 10 Essence de menthe poivrée 1 Yelkin (lécithine) 0,2 Menthe poivrée (atomisée) 0,5 Dans la gomme A mâcher comparative B, il y a 0,2 partie de nystatine revêtue de gomme arabique, comme décrit ci-dessus; dans la gomme à mâcher comparative C, il y a 0,2 partie de nystatine non revetue. La gomme à mâlcher comparative B est préparée de la manière suivante. On fond la gomme de base et on mélange avec la léci- thine, le sirop de mais et la nystatine revêtue de gomme arabique, pendant 5 min. On ajoute tout le sucre en poudre et--l'arome liquide et on mélange pendant 5 min. On refroidit la gomme, on la met en feuille, on l'entaille et on la découpe en plaquettes de 2,8 g chacune contenant 5 mg de nystatine. La gomme à mâcher comparative C est préparée comme décrit ci-dessus, mais avec de la nystatine non revêtue. Ces gommes à mfcher sont soumises aux essais suivants on demande à cinq sujets de macher chacun une plaquette de gomme de 24 2f274 2,8 g pendant 20 min et de recueillir toute la salive produite. Les résultats obtenus indiquent qu'à la mastication de la gomme à mâcher comparative B contenant la nystatine revêtue de gomme arabique, il y a eu libération de 24% de la nystatine durant les 20 min de mastication alors qu'à la mastication de la gomme à macher comparative C contenant la nystatine non revêtue, il n'y a eu libération que de O à 4% de la nystatine. Compte tenu des rdsultats ci-dessus, il est clair que la structure unique de la gomme à mâcher de l'exemple 1 et l'utilisation du revêtement de gomme arabique contribuent tous deux, dans une grande mesure, à la libération de la nystatine contenue dans la gomme à mâcher. Les résultats décrits ci-dessus sont résumés dans le tableau I ci-après. TABLEAU I Exemple quantité libéré, % après 20 min de masti- cation Comparatif C structure normale, nystatine non revêtue O à 4% Comparatif A structure nougat, nystatine non revêtue 0 à 4% Comparatif B structure normale, nystatine revêtue de gomme arabique 24% Exemple 1 structure de nougat, nystatine revêtue de gomme arabique 76% EXEMPLE 2 On prépare de la gomme à mâcher contenant des parti- cules de phosphate dicalcique revêtues de gomme arabique, libérée facilement, à la composition ci-après. Exemple 2, parties Gomme de base 17 Sucre 66 Sirop de sorbitol (à 68-727. de sorbitol sec) 11 Malto-dextrine 4 24527UI Exemple 2, parties Essence de menthe poivrée 1 Yelkin (lécithine) 0,2 Menthe poivrée (arôme atomisé) 0,5 Phosphate dicalcique (revêtu de gomme arabique) 7,5 -5 Dans cette composition, les proportions relatives en poids entre le phosphate dicalcique et la gomme arabique sont de 75:25. On prépare les particules de phosphate dicalcique revê- tues à circulation de gomme arabique par simple mélange de particules du sel (dimension moyenneO,074 mm) avec une solution aqueuse à 25% de gomme arabique et formation d'une suspension. L'atomisation de cette suspension donne les particules de phosphate dicalcique revêtues de gomme arabique. - On introduit la gomme de base dans une cuve à double enveloppe de vapeur équipée d'un mélangeur à lame en sigma. La tempé- rature de la cuve est maintenue aux environ de 82-930C. On mélange soigneusement dans la moitié environ du sucre avec la gomme de base fondue (alors que celle-ci plie bien autour de l'agitateur) pendant 3 min environ, en dispersant le sucre dans toute la masse continue de gomme de base. Le sucre est alors emprisonné ou protégé autrement par la gomme de base. On ajoute l'arôme liquide et on mélange pendant 1 min. On ajoute le restant du sucre et on mélange pendant 2 min environ; la masse se déchiquette en morceaux séparés. On la fait reprendre en masse en ajoutant le produit du commerce Maltrin M100 (malto-dextrine) et le sorbitol liquide et en mélange pendant 2 min environ. A ce moment, des morceaux individuels de gomme de base emprisonnant du sucre sont en suspension dans une gangue hydrosoluble de sorbitol liquide, de malto- dextrine et de sucre. Dans cette phase hydrosoluble, on ajoute le phosp1ate dicalcique revêtu de gomme ara- bique et op mélange jusqu'à formation d'une dispersion homogène. On laisse cette dispersion homogène refroidir, on la met en feuilles qu'on entaille et qu'on découpe en plaquettes de 2,8 g chacune contenant 7,5X de phosphate dicalcique. On prépare de la même manière une gomme à mfcher compara- tive D contenant du phosphate dicalcique non revêtu. On prépare une gomme à mâcher comparative E comme décrit ci-dessus, mais avec du phosphate dicalcique aggloméré par du sucre selon la technique décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 011 949. Les gommes à mâcher comparatives F, G, H et I sont prépa- rées à la composition ci-après, comme décrit plus loin. Gommes à mâcher comparatives F, G, H, 1, parties Gomme de base 22 Sucre 50 Sirop de maïs 17 Sorbitol 10 Essence de menthe poivrée 1 Yelkin (lécithine) 0,2 Menthe poivrée (atomisée) 0,5 La gomme à mâcher comparative F contient 7,5% de phos- phate dicalcique non rev8tu. Les gommes à mâcher comparatives G, H et I contiennent 7,5% de phosphate dicalcique pur revêtue au préalable de gomme arabique, comme décrit ci-dessus aux proportions suivantes: phosphate dical- cique/gomme arabique, 80:20 pour la gomme G, 75:25 pour la gomme H et 2, 33:1 pour la gomme I. Les gommes à mâcher comparatives F, G, H et I ont été préparées comme suit. On font la gomme de base et on la mélange avec la lécithine, le sirop de mars et le phosphate dicalcique (revêtu de gomme arabique dans le cae des gommes comparatives G, H et I, et non revêtu dans le cas de la gomme comparative F) pendant 5 min. On refroidit la gomme obtenue, on la met en feuille, on entaille et on découpe en plaquettes de 2,8 g chacune contenant 210 mg de phosphate dicalcique. Sur les gommes à mâchez del'exemple 2 et comparatifs D, E, F, G, H et I, on contr8le la libération du phosphate dicalcique par le mode opératoire ci-après. On soumet des échantillons de chacune des gommes à mâcher à analyse du calcium. On calcine les gommes à mâcher et on détermine la teneur en calcium dans les cendres par analyse d'absorption atomique. On donne à 5 sujets 5 plaquettes de chacune des gommes et on leur demande de mâcher les gommes pendant 5 min. On recueille les bols, on les rassemble, on les calcine et on détermine la teneur en calcium. On répète l'opération en demandant aux sujets de mâcher les gommes pendant 10 min et on détermine la teneur er calcium des bols. On a rapporté dans le tableau Il ci-après la quantité de calcium extraite de chacune des gommes en fonction de la durée de mastication. TABLEAU II Perte de calcium au cours de la mastication de gomme contenant du phosphate dicalcique. Durée de Gomme mastica- Exemple Compara- Compara- Compara- Compara- Compara- Compara- tion, min 2 tive D tive E tive F tive G tive H tive I Pour cent de O 0 0 0 0 0 0 0 calcium extrait 5 52 18 40 5,9 16,3 33 33 7 - - - 7,8 32,4 37,5 33,7 66 28. 50 - - - - 81 50 68 16,2 39,3 44,4 40,4 Nota: Gomme de l'exemple 2: phosphate dicalcique revêtu (3 parties de phosphate dicalcique pour 1 partie de gomme arabique) ajouté à la fin du mélange du sucre - structure discontinue Comparatif D - phosphate dicalcique non revêtu - ajouté à la fin du mélange du sucre - structure dis- continue Comparatif E - phosphate dicalcique revêtu de sucre ajouté à la fin du mélange du sucre - structure dis- continue x Comparatif F - phosphate dicalcique non revêtu - ajouté dans le mélange base-sirop Comparatif G - phosphate dicalcique revêtu ( (4 parties de phosphate dicalcique pour 1 partie de gomme arabique) ajouté dans Comparatif H - phosphate dicalcique revêtu le mélange (3 parties de phosphate dicalcique pour 1 partie de gomme arabique) base-sirop basesirop Comparatif I - phosphate dicalcique revêtu (2,33 parties de phosphate dicalcique pour 1 partie de gomme arabique) J 4: ra o -I s Les résultats rapportés dans le tableau Il ci-dessus montrent que: Les gommes comparatives (D, E, F, G, H, 1) libèrent de 6 à 40% du phosphate dicalcique au cours des 5 première minutes de mastication, de 8 à 50% après 10 à 15 min de mastication et de 16 à 68% après 30 min de mastication. On n'observe pas d'augmentation notable de la libération de phosphate dicalcique en portant la durée de mastication à 10 min. La gomme de l'exemple 2 contenant du phosphate dicalcique revêtu de gomme arabique et préparée conformément à l'invention libère environ 52% du phosphate dicalcique après 5 min de mastica- tion, 66% après 15 min de mastication et 81% après 30 min de mastica- tion. Ces résultats sont surprenants et remarquablement forts compa- rativement à ceux obtenus avec les gommes comparatives D, E, F, G, H et I. Les résultats obtenus montrent également que la libération accrue est due à la fois au revêtement de gomme arabique et à la structure de la gomme. EXEMPLE 3 On prépare de la gomme à mâcher contenant des particules d'hydroxyde de magnésium revêtues de gomme arabique, libérables faci- lement, à la composition ci-après, comme décrit dans l'exemple 1, mais en remplaçant naturellement la nystatine par des particules d'hydroxyde de magnésium revêtues de gomme arabique. Parties Gomme de base 17 Sucre 66 Sirop de sorbitol (à 68-72% de sorbitol sec) il Malto-dextrine 4 Hydroxyde de magnésium revêtu de gomme arabique (75:25) 5 Essence de menthe poivrée 1 Yelkin (lécithine) 0,2 Menthe poivrée (atomisée) 0,5 On prépare, par ailleurs, une gomme à m*cher comparative J par des techniques classiques telles que celles décrites pour les gommes comparatives F à I de l'exemple 2. La gomme comparative J contient l'hydroxyde de magnésium revêtu de gomme arabique. 2462874. On détermine les vitesses d'extraction de l'hydroxyde de magnésium revêtu de gomme arabique à partir des deux gommes à mucher: comparative J - mélange classique et mélange discontinu - de l'exemple 3, par extraction au Soxhlet et dosage del'hydoxyde de magnésium dans les liquides d'extraction à intervalles variés. Ces résultats sont rapportés dans le tableau III ci-après. TABLEAU III Extraction au Soxhlet de goîmnes à ficher contenant de l'hydroxyde de magnésium revêtu de gomme arabique % de Mg(OH)2 libérée Comparative J Exemple 3 Durée (heures) Mélange classique Mélange discontinu 2 12,2 13,0 14,8 23,5 17 20,1 32,8 24 30,0 45,4 32,0 52,0 41 40,2 - 44 - 59,7 48 55,1 97,4 Les résultats rapportés ci-dessus montrent que la gomme de l'exemple 3 libère l'hydroxyde de magnésium nettement plus vite que la gomme comparative J. Compte tenu de ces résultats, il est clair que la structure unique de la gomme à mâcher de l'exemple 3 et la présence du revêtement de gomme arabique contribuent tous deux considérable- ment à la libération de l'hydroxyde de magnésium à partir de la gomme à mâcher. De tout ce qui précède, on peut tirer les conclusions suivantes. Une gomme à macher à structure "en nougat" (discontinue) libère les matières insolubles à l'eau à l'état de fine division beaucoup plus efficacement que la gomme à ma^cher à structure normale. Une gomme à m9cher à structure en nougat libère une matière insoluble dans l'eau et à l'état de fine division traitée au préalable par de la gomme arabique beaucoup plus rapidement que la matière non revêtue et elle continue de libérer la matière pra- tiquement jusqu'à épuisement. Une gomme à m9cher à structure normale libère une matière insoluble dans l'eau et à l'état de fine division traitée au préalable par de la gomme arabique plus efficacement que la gomme à macher analogue contenant la matière non traitée, mais sans approcher de l'épuisement. R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Gomme à mâcher capable de libérer des matières thérapeutiques insolubles dans l'eau et à l'état de fine division qu'elle contient, cette gomme à mâcher se caractérisant en ce qu'elle comprend une phase soluble dans l'eau constituée d'un agent ramollissant aqueux, d'une matière thérapeutique insoluble dans l'eau et à l'état de fine division revêtue d'un agent de revêtement soluble dans l'eau qui facilite la libération de ladite matière thérapeutique et empêche sa résorption dans la gomme de base, et une phase relativement insoluble dans l'eau constituée de multiples masses séparée et distinctes-en suspension et en dispersion dans toute la phase soluble dans l'eau, chacune de ces masses étant elle-même constituée de la gomme de base, la phase soluble dans l'eau libérant ladite matière thérapeutique à la mastication. 2 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'agent de revêtement est la gomme arabique. 3 - Gomme à mâlcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que l'agent de revêtement est une dextrine, de la gomme adragante, de la gélatine, de la pectine, de la carboxyméthyl- cellulose, un alginate ou un autre hydrocolloide ou leurs mélanges. 4 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que l'agent de revêtement est utilisé en quantité corres- pondant à un rapport en poids d'environ 1:4 à 1:2 entre l'agent de revêtement et la matière thérapeutique. 5 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que la matière thérapeutique est le phosphate dicalcique, l'hydroxyde de magnésium, le carbonate de calcium, l'hydroxyde d'alu- minium, la nystatine, une vitamine liposoluble, un antibiotique, le propranolol, le nadolol ou un autre médicament. 6 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que la matière thérapeutique est le phosphate dicalcique. 7 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que la matière thérapeutique est une substance anti- acide choisie dans le groupe formé par l'hydroxyde de magnésium, le carbonate de calcium, l'hydroxyde d'aluminium, le carbonate de magnésium et le trisilicate de magnésium. 8 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que la matière thérapeutique est un antibiotique choisi dans le groupe formé par la nystatine, l'amphotéricine B et l'éco- nazole. 9 - Gomme à mâcher selon la revendication 5, caracté- risée en ce que la matière thérapeutique est le propranonol ou le nadolol. - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce qu'elle comprend en outre un premier agent édulcorant en particules dispersé dans toute la masse de l'agent ramollissant aqueux dans ladite phase soluble dans l'eau. 11 - Gomme à mâcher selon la revendication 10, caracté- risée en ce que le premier agent édulcorant consiste en un sucre, un alcool dérivant d'un sucre, ou un mélange de telles substances, et le second agent édulcorant consiste en un sucre ou en un alcool déri- vant d'un sucre ou en un mélange de telles substances. 12 - Gomme à mâcher selon la revendication 10, caracté- risée en ce que l'agent ramollissant aqueux consiste en sirop de sorbitol, sirop de maltitol, xylitol, sirop de mais, hydrolysat d'amidon hydrogéné ou un mélange de telles substances. 13 - Gomme à macher selon la revendication 1, caracté- risée en ce qu'elle comprend en outre des particules d'un second agent édulcorant enveloppées par les masses de gomme de base. 14 - Gomme à mAcher selon la revendication 13, caracté- risée en ce que le second agent édulcorant consiste en saccharose, xylitol, mannitol, sorbitol, sirop de fuctose, glucose, glycyrrhizine, sel monoammonique de la glycyrrhizine, sel de calcium de la gly- cyrrhizine, sel mono-, di- ou trisodique de la glycyrrhizine, sel mono-, di- ou tripotassique de la glycyrrhizine, saccharine calcique, saccharine sodique, saccharine ammonique, dihydrochalcones, dihydro- chalcone de la néohespéridine, ester méthylique de la N-aspartyl-L- phénylalanine, Acesulfame-K, sels de l'acide cyclamique, Stevia rebaudiana, Richardella dulcifica, Dioscoreophyllum cumminsii, et leurs mélanges. 15 - Gomme à mncher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que l'agent ramollissant aqueux consiste en sirop de sorbitol. 16 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que la gomme de base est présente en proportion dans l'intervalle d'environ 12 à 25% du poids de la gomme à mâcher finale. 17 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce que le premier agent édulcorant consiste en sorbitol pulvérulent, l'agent ramollissant aqueux consiste en sirop de sor- bitol et le second agent édulcorant consiste en mannitol, sorbitol ou leurs mélanges. 18 - Gomme à mâcher selon-la revendication 1, caracté- risée en ce que le premier agent édulcorant consiste en saccharose, l'agent ramollissant aqueux consiste en sirop de sorbitol et le second agent édulcorant consiste en saccharose. 19 - Gomme à mâcher selon la revendication 1, caracté- risée en ce qu'elle consiste en une gomme à mâcher sans sucre et en ce que la phase soluble dans l'eau représente d'environ 50 à 92X du poids de la gomme à mâcher et la phase insoluble dans l'eau repré- sente d'environ 8 à 507. du poids de la gomme à mâcher. - Procédé de préparation d'une gomme à mâcher selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on disperse dans une gomme de base fondue des particules du seconde agent édulcorant, formant ainsi une phase continue, on mélange ensuite à cette phase continue un premier agent édulcorant qui provoque le déchiquetage de la phase continue en masses séparées de gQmme de base enveloppant les particules du second agent édulcorants on ajoute l'agent ramol- lissant aqueux au mélange de ces masses séparées et du premier agent édulcorant et on mélange, on ajoute la matière thérapeutique au mélange de l'agent ramollissant aqueux, des masses séparées et du premier agent édulcorant et on mélange, formant ainsi une gomme à mâcher lisse et continue. 21 - Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que la matière thérapeutique est revêtue de gomme arabique.