La présente invention concerne un rertement de très grande résistance à la corrosion pour subjectile conducteur ou rendu conducteur.de l'électricité. Ce revêtement comprend au moins une couche obtenue par galvanoplastie d'un alliage d'étain plomb et au moins ne couche de peinture ou de vernis0 Cet alliage d'étain plomb est préférablement choisi parmi ceux - de grande tenue à la corrosion, c'est-à-dire de constitution microcristalline, dense non poreuse - de grande qualité d'adhérence et de souplesse. En particulier l'alliage d'étain plomb obtenu par le procédé décrit dans les brevets français 70 26 464 du 17 juillet 1970, 71 19 911 du 2 juin 1971, donne toute satisfaction. L'épaisseur de l'alliage d'étain plomb déposé et généralement située entre 1 et 20 microns, de préférence entre 3 et 7 microns. La tenue à la corrosion de l'alliage d'étain plomb étant généralement très importante comparativement à celle de la peinture ou du vernis mis en oeuvre, on peut diminuer considérablement l'épaisseur de la peinture ou du vernis tout eh obtenant un système mixte étain plomb-peinture ou vernis de très grande résistance à la corrosion ; par suite on peut simplifier considérablement les channes d'application existantes en suppri- mant de nombreux postes. Les qualités physiques d'adhérence, de comportement au choc, d'emboutissage, de dureté à la peinture ou au vernis ne sont généralement pas perturbées lors de leur applicati(,n sur un alliage d'étain plomb possédant les qualités précitées. Les qualités d'adhérence, de comportement au choc, d'emboutissage du dépôt d'étain plomb étant généralement supé- rieures à celles de la peinture ou du vernis appliqué, lorsque la peinture ou le vernis ne joue plus son roule protecteur (a la suite d'un choc ou embouti par exemple), le dépôt d'étain plomb demeurant sur le support joue à lui seul un rôle protecteur généralement suffisant pour éviter une corrosion avant la remise en peinture du support. Les différentes méthodes d'application des peintures mises en oeuvre convient généralement (application à la brosse, au pistolet, par électro-statique, par électro-phorèse et au trempé). EXEMPLE. Sur une ttle d'acier dégraissée, on applique par électro-déposition directe une couche d'alliage étain-plomb d'une épaisseur moyenne de 5 microns puis une couche d'une laque glycérophtalique de couleur gris moyen. On réalise le dépôt d'alliage étain-plomb en suivant les indications du brevet français 70 26 464 de façon à obtenir un dépôt micro-cristallin, non poreux et brillant. On utilise un bain ayant la composition suivante 12 à 16 g de Sn++ (sous la forme de fluoborate) 7 à 17 g de Pb++ (sous la forme de fluoborate) 35 à 45 g d'acide fluoborique 20 à 30 g d'acide borique 14 à 18 g de 2,4,6-triméthylphénol 30 à 50 g de formaldéhyde à 38 50 à 70 g d'amine grasse éthoxylée 20 à 60 g d'alcool éthylique. et on opère avec une densité de courant comprise entre 1 et 10 A/dm2. On applique la peinture avec un pistolet à air et on sèche à 1400C pendant vingt minutes. Le revêtement obtenu présente une excellente tenue au brouillard salin, à savoir une tenue supérieure à 1079 heures en opérant selon les prescriptions de la norme A.F.N.O.R, X 41002 (brouillard à 5 % de chlorure de sodium, température 35 C). il est à noter que la peinture seule lorsqu'elle est applique sur une tôle phosphatée n'a une tenue que de 80 heures. Les essais d'adhérence (norme D.I.N. 53151),de cmpor- tement auxchocs (appareil TOUZARD et MATIGNON avec un poids d'un kilo et une hauteur de 50 centimètres, et d'emboutissage (norme A.F.N.O.R. T 30019) donnent des résultats satisfaisants. il est intéressant de constater que sous la laque éclatée après le test d'emboutissage le dépôt d'étain-plomb brillant adhère toujours au support et protège donc ce dernier d'une éventuelle corrosion. De fait, le revêtement de l'invention convient particulièrement bien comme revêtement de carosserie d'automobile du fait des avantages précités, la tôle continuant d'être protégée contre la corrosion même après un choc important. Un autre avantage du revêtement de la présente invention est qu'il est possible de réaliser le revêtement en deux stades en soumettant le subjectile à une déformation entre les deux stades, par exemple pour la mise en forme et l'assemblage du subjectile. Ceci est avantageux notamment lorsque le subjectile se trouve à l'origine sous forme d'une tôle plane destinée à être mise en forme et à être assemblée avec d'autres tôles également mises en forme pour constituer un corps volumineux comme par exemple une carosserie d'automobile. On peut, en effet, réaliser le dépôt d'alliage étain-plomb sur les tôles planes avec des installations relativement peu importantes, puis former les tôles et les assembler pour réaliser les carosseries, et enfin appliquer la peinture ou le vernis sur les carosseries. Bien entendu, on peut réaliser le dépôt d'alliage en plusieurs couches et/ou appliquer la peinture ou le vernis en plusieurs couches, les différentes couches pouvant avoir des compositions identiques ou différentes. L'invention n'est pas limitée à un subjectile particulier, étant entendu que le subjectile doit etre conducteur de l'électricité comme une tôle d'acier par exemple ou soit rendu conducteur de l'électricité, par exemple par métallisation. L'invention n'est pas non plus limitée à un pourcentage particulier d'étain et de plomb, la préférence étant donnée aux alpages comprenant de 99 % à 20 % d'étain et de 1 % à 80 % de plomb, en particulier à l'alliage eutectique qui comprend environ 60 % d'étain et 40 % de plomb, cet alliage convenant particulièrement sur aes subjectiles destinés à être soudés. De façon générale, on donne la préférence aux dépôts micro-cristallins, non poreux,denses, à grande qualité d'adhérence et de souplesse. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'utilisation d'une peinture particulière mais s'étend à toutes peintures compatibles avec le dépôt d'alliage sousjacent, REVENDICAIONS 1. Revêtement résistant à la corrosion pour subjectile conducteur ou rendu conducteur de l'électricité, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une couche obtenue par galvanopluie d'un alliage étain-plomb et au moins une couche de peinture ou due vernis. 2, Revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dépôt d'alliage étain-plomb a une épaisseur comprise 1 et 20 microns. 3. Revêtement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dépôt d'alliage étain-plomb a une épaisseur comprise entre 3 et 7 microns0 4. Revêtement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dépôt d'alliage étain-plomb est brillant. 5. Revêtement selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dépôt d'alliage étain-plomb est microcristallin et non poreux. 6. Revêtement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la peinture est une laque glycérophtalique. 7. Revêtement selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est appliqué sur une t81e. 8. Revêtement selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite tôle est une t81e de carosserie d'automobile4