L'invention concerne un procédé et un appareillage pour la reproduction d'images. D'après un aspect de l'invention, un appareillage pour la reproduction d'images comprend un élément photosensible, des moyens pour éclairer cet élément afin d'y former le contretype latent conducteur d'une image provenant dlune source, et des moyens pour charger une feuille réceptrice afin d'obtenir un contretype latent électrostatique de l'image latente conductrice. L'élément photosensible peut Qtre revêtu d'un matériau photoconducteur ou photorésistant. L'élément photosensible est de préférence un rouleau ou une courroie sans fin mais peut posséder une surface plane. Les moyens pour charger une feuille réceptrice peuvent comprendre un élément conducteur et une source de tension qui relie l'élément photosensible à l'élément conducteur, et peuvent comprendre un rouleau de soutien; le rouleau de soutien peut entre revttu d'un élastomère conducteur. Les moyens pour charger une feuille réceptrice comprend nent de préférence un élément diélectrique qui positionne la feuille réceptrice contre l'élément photosensible; l'élément diélectrique peut Entre une courroie. Le système peut comprendre des moyens pour ramener 1'élément photo sensible à son état initial après qu'une image latente conductrice a été formée sur lui. Ces moyens peuvent être une source auxiliaire d'énergie telle qu'une source de chaleur, une source de radiations, ou une source électromagnétique. D'après un autre aspect de l'invention, un procédé pour la reproduction d'images comprend les opérations suivantes: a) éclairer sélectivement un organe photosensible pour former un contretype latent conducteur d'une image provenant d'une source; b) mettre en contact l'élément photosensible avec une feuille réceptrice; et c) charger la feuille réceptrice pour former une image latente électrostatique en concordance avec l'image latente conductrice formée sur l'élément photosensible. Le procédé peut en outre prévoir d'éclairer de façon répétée l'élément photosensible à partir d'images successives provenant de différentes sources. Ainsi, d'une façon générale, des images latentes éléctrostatiques sont formées sur un milieu diélectrique en le char geant par l'intermédiaire d'un élément dans lequel on a formé un tracé d'image conducteur réalisé en accord avec les parties éclairées et les parties noires du matériau à copier. Les images électrostatiques résultantes sur le milieu diélectrique sont développées de façon classique. L'invention peut être mise en oeuvre en pratique de différentes façons, et l'on va décrire ci-après, à titre d'exemples et avec référence aux dessins annexés, plusieurs modes de réalisations et des variantes. La figure 1 est une perspective d'un appareillage pour la reproduction d'images suivant l'invention. La figure 2 est une vue latérale d'une variante-d'une partie de 1'appareillage de la figure 1, et montre un élément auxiliaire pour ramener la surface photosensible à son état initial. La figure 3 est une perspective partielle d'un élément photosensible utilisé dans un autre mode de réalisation de l'invention. La figure 4 est une vue latérale partielle d'un mode de réalisation de l'invention comprenant une courroie sans fin comme élément photosensible. Si l'on se reporte d'abord à la figure 1, on y voit un système 10 pour la reproduction d'images qui utilise un élément photosensible 11 représenté sous la forme dtun rouleau conducteur qui a été'revêtu d'un matériau photosensible. La lumière provenant d'une source 12 placée à l'intérieur du carter (non représenté) de l'appareil est réfléchie par un document 13 à copier sur une feuille réceptrice 14 en frappant au passage (suivant les flèches 21) la surface revttue du rouleau 11, grâce à un dispositif optique approprié. Comme le montre la figure 1, la source lumineuse 12 comprend une ampoule 12b et un réflecteur 12r, et le dispositif optique comprend deux miroirs 15-1 et 15-2 et une lentille intermédiaire 16. il doit ventre bien entendu que d'autres cqnstituants peuvent être désirables pour le dispositif optique, par exemple d'autres lentilles et d'autres miroirs, pour diriger les rayons lumineux de la façon voulue. Ces dispositifs optiques sont bien connus des techniciens et n'ont pas été représentés pour plus de clarté. Le document 13 est porté par un plateau 17 approprié et se déplace d'un mouvement de translation dans la direction des flèches 9 en synchronisme avec la rotation du rouleau 11. Ce dernier tourne en synchronisation avec le balayage en translation du document 13. Les liaisons mécaniques qui permettent de réaliser la synchronisation voulue sont bien connues et n'ont donc pas été représentées pour plus de simplicité. Le rouleau photosensible 11 coopère avec un rouleau conducteur de soutien 18. Une source 19 applique une tension entre les rouleaux 11 et 18 et la feuille réceptrice 14 passe entre ces rouleaux. Pour établir le contact voulu avec la feuille réceptrice 14, le rouleau photosensible 11 est de préférence soumis de façon classique à l'action d'un ressort. En outre, pour réaliser l'avance de la feuille réceptrice 14, le rouleau de soutien 18 est avantageusement formé par ou revêtu d'un élastomère conducteur, par exemple un acrylonitrile approprié. Il doit être bien entendu que si le rouleau conducteur de soutien 18 n'a pas dXac- tion élastomérique, des rouleaux conducteurs non représentés peuvent être utilisés pour faire avancer la feuille réceptrice 14. Pendant le fonctionnement du système de reproduction 10 de la figure 1, les rayons lumineux provenant de la source 12 réalisent un balayage du document 13 à copier et viennent frapper le rouleau photosensible 11. - Quand la photosensibilité du rouleau est fournie par un rev etement photoconducteur tel que de l'oxyde de zinc dans un liant résineux, du sulfure de cadmium dans un liant, ou d'autres variétés connues de matériaux photoconducteurs tels que du sélénium dopé à l'arsenic et des photoconducteurs organiques y compris des carbizones, le rouleau 11 est rendu conducteur dans les zones dans lesquelles la lumière frappe le revttement. En conséquence, le rouleau photosensible 11 porte une image conductrice conforme aux tracés constitués par les points clairs et les pdnk sombres du document 13 à copier. Quand l'image conductrice ainsi formée est amenée par rotation en contact avec la feuille réceptrice 14, de préférence un élément diélectrique tel qu'une matière cellulosique avec un revoetement diélectrique, ou une matière cellulosique contenant un pourcentage d 'humidité relativement faiblie, la source de tension 19 produit sur la feuille réceptrice 14 une image électro statique formant contretype, en la chargeant en conformité avec le tracé conducteur de l'image du rouleau 11. Le tracé électrostatique résultant de l'image est entraSné par la feuille réceptrice 14, dans le sens de la flèche 20, jusqu'à une station de développement (non représentée), où est appliqué un agent de développement sous la forme d'une poudre sèche ou d'un liquide.La réalisation de la station de développement se fait à l'aide de procédés et de dispositifs bien connus des techniciens. Les particules de l'agent de développement portent une charge parlaquel le elles sont sélectivement attirées sur la feuille réceptrice 14 et contraintes d'y adhérer en parmanence par fusion thermique. Pour le revêtement photoconducteur particulier qui vient d'être décrit, l'image électrostatique sur la feuille réceptrice 14 est l'inverse de l'image du document original 13. En conséquence, il est nécessaire d'utiliser un agent développant inverseur à la station de développement, c'est-à-dire un agent qui contient des particules ayant une charge de la mtme polarité que le diélectrique. En variante, la feuille 14 peut être préchargée, par exemple en utilisant un effet corona non représenté, de sorte que, lorsque la feuille approche de l'ensemble des rouleaux Il et 18, elle est chargée de façon uniforme et est déchargée de façon sélective. Dans le mode particulier de réalisation de la figure 1, la feuille réceptrice 14 est une nappe continue, et un poste de découpage est incorporé au système, mais l'on pourrait aussi utiliser des feuilles pré-coupées de matériau récepteur. En variante, le rouleau 11 peut tre revlstu d'un matériau photorésistant ou formé d'un tel matériau. Dans tous les oas, une tension continue supérieure à quelques centaines de volts, à travers la feuille réceptrice 14, peut convenir à la formation de la charge électrostatique désirée sur la surface de la feuille. il doit %tre bien entendu que plus la tension appliquée à l'épaisseur diélectrique de la feuille 14 est élevéé, et plus forte est la charge. La tension de la source 19 est choisie de façon à être supérieure à la tension diélectrique de la valeur de la chute de tension à travers le revatement élastomérique conducteur (relativement) du rouleau de soutien 18.En outre, la polarité de la tension de la source 19 est choisie de façon à fournir la polarité voulue pour les charges électrostatiques ré siduelles sur la surface de la feuille 14. Cette polarité, à son tour, dépend du type d'agent de développement utilisé. il est clair qui moins que l'onze désire plusieurs copies du même document 13, l'image conductrice doit sistre effacée du rouleau Il entre le moment où elle arrive en contact avec la feuille 14 et le moment où on doit reproduire une nouvelle image conductrice. Pendant chaque révolution du rouleau 11, la suppression de la conductivité, c'esst-à-dire le retour à la condition correspondant au "noir" du revêtement photoconducteur, doit être réalisée pendant la partie de chaque révolution du rouleau entre son contact avec la feuille 14 et son retour à la position dans laquelle il reçoit l'image suivante; dans l'appareil de la figure 1, ceci représente approximativement les deux tiers d'un tour complet. On pelait donner au rouleau photosensible 11 des caracté- ristiques qui produisent la vitesse désirée de suppression de la conductivité, par exemple par addition d'impuretés (dopants) qui modifient de façon appropriée les caractéristiques de conductivité. C'est le cas pour la réalisation représentée sur la figure 1. En variante, la décharge peut étre réalisée à l'aide d'un élément auxiliaire. Comme le montre la figure 2, l'élément auxiliaire est un rouleau chauffé 20 en contact avec le rouleau photosensible 1i en avant de la position angulaire dans laquelle viennent frapper les rayons lumineux réfléchis (suivant la flèche 21) depuis le document à reproduire. Le rouleau chauffé 20 ramène le rouleau photosensible 11 à son état initial, pret à produire une image conductrice à partir de la série suivante de rayons lumineux qui le frappent en provenance d'un document à copier. Au lieu du rouleau chauffé 20, on peut utiliser une source (non représentée) de chaleur rayonnante ou d'autres radiations; on peut aussi utiliser une énergie électromagnétique, par exemple produite par effet corona, ou de l'énergie électrique appliquée entre les rouleaux Il et 20. Bans le mode de réalisation de la figure 3, une varias te 31 de rouleau photosensible possède une surface gravée 32. Cela réalise une série de points sur la feuille réceptrice développée 37 et favorise l'uniformité du copiage. On voit également sur la figure 3 une partie d'une courroie diélectrique 34 qui est entrarnée de façon classique quelconque de manière à former une boucle fermée entre le rouleau photosensible 31 et un rouleau de soutien 38. La feuille réceptrice 37 peut être en papier lisse, sans tenir compte de ses propriétés diélectriques. Lorsque la feuille 37 quitte les rouleaux 31 et 38, elle porte un tracé désiré de charge électrostatique à une station de développement, comme la feuille 14 de la figure 1. Dans le mode de réalisation de la figure 4, les rouleaux photosensibles 11 des figures 1 et 2 et 31 de la figure 3 sont remplacés par un dispositif à courroie photosensible. Ce dispositif est formé par des rouleaux conducteurs 41 et 42 qui entrassent une courroie conductrice 43 revêtue d'un matériau photosensible 44. La courroie a une longueur telle que le matériau photosensible activé puisse revenir à son état initial avant d'être exposé de nouveau à une lumière incidente. On voit en 46 le rouleau de soutien équivalent au rouleau 18 des figures 1 et 2 ou au rouleau 38 de la figure 3, et en 47 la feuille réceptrice correspondant à la feuille 14 des figures I et 2 ou à la feuille 34 de la figure 3. il doit être bien entendu que, bien que l'invention ait été représentée comme comprenant des éléments photosensibles 11, 31 et 44 ayant des surfaces courbes, on pourrait, en variante, utiliser des éléments photosensibles non courbes, tels que des écrans ou des plaques. REYENDICATIONS t - Procédé pour reproduire des images, consistant à éclairer sélectivement un élément photosensible pour former un contretype latent conducteur d'une image à partir d'une source, et caractérisé en ce qu'on met en contact l'élément photosensible avec une feuille réceptrice et qu'on charge la feuille réceptrice pour former une image latente électrostatique conforme à l'image latente conductrice formée sur l'élément photosensible. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on développe ét qu'on fixe de façon connue, à l'aide d'un agent de développement, l'image de la feuille réceptrice. 3 - Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, comprenant un élément photosensible et des moyens pour l'éclairer afin de former le contretype latent conducteur d'une image à partir d'une source, caractérisé par des moyens (11, 1, 19 ; 31, 34, 38; 41 à 46) pour charger une feuille réceptrice (14; 37 ; 47) afin de former un contretype latent électrostatique de l'image latente conductrice. 4 - Appareillage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément photosensible est un rouleau (1t ; 31) ou une courroie sans fin (43, 44). 5 - Appareillage-suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le dispositif de charge comprend un élément conducteur (18 ; 34 ; 46) et une source de tension (19) interconnectant l'élément photosensible et l'élé- ment conducteur. 6 - Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le dispositif de charge comprend un rouleau de soutien (18 ; 38 ; 46). 7 - Appareillage suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le rouleau de soutien est revêtu d'un élastomère conducteur. 8 - Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que le dispositif de charge comprend un élément diélectrique (34) qui positionne la feuille réceptrice (37 > contre l'élément photosensible (31). 9 - Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé par des moyens (20) pour ramener l'é- lément photosensible à son état initial après qu'une image laten te conductrice a été formée sur lui. 10 - Appareillage suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif pour ramener l'élément photosensible à son état initial est une source auxiliaire d'énergie telle qu'une source de chaleur, une source de radiations, ou une source électromagnétique.