La présente invention est relative à un tube amplificateur d'image radiographique, qui utilise des substances luminescentes, qui sont homogènes et transparentes du point de vue optique, et qui sont utiles dans les éléments d'entrée et/ou de sortie du tube. On sait transformer une image de rayons X en un faisceau d'électrons réparti suivant une image correspondante en dirigeant les rayons X sur une couche d'une substance fluorescente d'un élément d'entrée dont les photons lumineux émis excitent une couche emettrice de lumière ou d'électrons. Les électrons libers par la couche photo-émissive sont ensuite accélérés et focalisés par une optique électronique sur une couche de substance fluorescente d'un élément de sortie située au plan focal de optique électronique. On forme ainsi sur la couche de substance fluorescente de l'élément de sortie une image lumineuse réduite correspondant à l'image de rayons X reçue. La brillance de l'image lumineuse sur la substance luminescente de ltélément de sortie est supérieure à celle formée sur la substance luminescente de ltélé- ment d'entrée. L'amplification de l'image est le résultat de l'accélération des électrons et de la réduction de l'image. La réduction de l'image, bien qu'elle ne soit pas nécessaire, est habituellement utilisée de manière que les dispositifs optiques utilisés dans les appareils de prise de vues cinématographiques ou de télévision pour enregistrer l'image émise par le tube amplificateur, présentent une taille raisonnable. Les caractéristiques et les inconvénients de ce type de tube amplificateur d'image sont bien connus. Les inconvénients les plus importants sont le faible pouvoir de résolution, le faible contraste et le faible rapport signal/bruit des images fournies, rapport désigné ci-après par le symbole SNR. Ces tubes amplificateurs d'image radiographique présentent un faible pouvoir de résolution d'environ 1 à 2 traits par millimètre contrairement aux dispositifs d'enregistrement à écran renforçateur usuels qui ont un pouvoir de résolution d'environ 6 à 16 traits/mn. A cause de leur faible pouvoir de réselution et de leur faible contraste ces tubes ne peuvent pas fournir des images radiographiques présentant la qualité nécessaire à la plupart des travaux radiographiques médicaux.Leur utilisation est restreinte (1) aux tubes fluoroscopiques où les inconvénients du faible pouvoir de résolution du tube sont contre-balancés par l'avantage que présente pour le patient le fait de recevoir une intensité de rayons X plus faible et (2) à la radiographie dyna moques par exemple, la cinéfluoroscopie ol le faible rapport SNR est partiellement compensé par la temps d'intégration de l'oeil humain qui reçoit l'image cinématographique ou l'image sur l'écran de télévision. Le pouvoir formateur d'image d'un tube amplificateur est représenté habituellement par la fonction de transfert de modulation (MTF). Les tubes amplificateurs d'images radiographiques de la technique actuelle présente une fonction MTF et un rapport SNR faible. Ces mauvaises caractéristiques peuvent être attribuées, en grande partie, aux substances luminescentes utilisées en fines particules dans les éléments d'entrée et de sortie de ces tubes. Si l'on admet que le bruit dans le tube amplificateur d'image provient essentiellement des variations statistiques du faisceau radiographique incident, le rapport SNR de la couche de substance luminescente de l'élément d'entrée peut être accru seulement en augmentant le pourcentage des rayons X incidents qui est absorbé. Par exemple, la couche de la substance luminescente de ltélément d'entrée des tubes amplificateurs d'images disponibles dans le commerce absorbe environ 15/100 du rayonnement X incident. On peut accrottre l'absorption des rayons X en augmentant l'épassseur de -la couche luminescente. Cependant, le gain dans le rapport SNR est accompagné par une diminution de la fonction MTF. Ce résultat provient de la diffusion de la lumière interne par la couche fluorescente constituée de fines particules. La fonction MTF des couches de particules luminescentes des éléments d'entrée des tubes amplificateurs d'images radiographiques de la technique actuelle est d'environ 4 traits/mm au niveau de modulation égal à 4/100.Ainsi, comme on l'a déjà mentionné, les écrans luminescents constitués par de fines particules des éléments d'entrée et de sortie des amplificateurs d'images de la technique actuelle sont les facteurs limitatifs les plus importants dans la mesure où ils limitent la fonction MTF et le rapport SNR. Des écrans luminescents radiographiques usuels utilisés dans les éléments d'entrée des tubes amplificateurs images comprenent un support sur lequel est appliquée une couche d'une substance fluorescente, par exemple, de tungstate de calcium, de sulfure de zinc ou de sulfure mixte de zinc et de cadmium dispersé dans un liant approprié. Ces écrans sont habituellement connus dans la technique sous le nom d'écrans a poudre".Bien que des écrans de ce type soient très utilisés en radiologie et en radiographie ils ne donnent pas des résultats tout à fait satisfaisants lorsqu'on désire enregistrer de fins détails principalement à cause de la structure granulaire des couches luminescentes,cette structure granulaire étant à l'origine d'une diffusion considérable de la lumière et par la suite d'une diminution du contraste dans les détails de l'image. En outre, les couches luminescentes doivent être minces si l'on désire une image présentant une bonne définition, par exemple, lorsqu'on désire établir un diagnostic sar. En d'autres termes, en particulier avec les rayons X durs ou particulièrement pénétrants, l'information contenue dans le rayonnement modulé par le sujet radiographié n'est que partiellement utilisé la grande majorité des rayons incidents traversant l'écran sans être détectés. On a déjà proposé de nombreuses solutions aux problèmes mentionnés précédemment concernant les écrans à poudre. Par exemple, le brevet des Etats Unis d'Amérique 2 292 914 décrit une substance luminescente qui se présente sous la forme de plaques ou de feuille d'apparence vitreuse. Cependant, ces plaques de substance fondue manque de résistance mécanique en particulier lorsque ces plaques ont de grandes dimensions. La plupart des substances luminescentes utiles en radiographie en particulier l'oxyde de gadolinium Gd203, le tungstate de calcium et le sulfate mixte de baryum et de plomb ne peuvent pas être fondues sans décomposition. En outre, ces substances luminescentes nécessitent un polissage très soigné suivi d'un traitement physique ou chimique destiné à activer le composé luminescent.Les feuilles de composé luminescent fondu ont habituellement une densité inférieure à celle qui est souhaitable et le taux de transformation des rayons de grande énergie est inférieur à celui qui est nécessaire pour la plupart des applications radiographiques, C. Albrecht dans Medica Muni, Vol. 5, nO 2/3, pages 80-84 (1959) décrit des écrans radiographiques à l'iodure de potassium et à l'iodure de césium sous la forme de cristaux uniques de forme carrée de 6 cm de côté et de 3 mm d'épaisseur qui contiennent du thallium comme activateur et comme dopant du composé luminescent.Cet article décrit aussi un écran plus granG comprenant une série de cristaux d'iodure de potassium dopés au thallium préparés en fixant 16 monocristaux d'iodure de potassium dans une huile à base de polysilicone et en montant ltensemble sur une feuille d'aluminium pour en accroître la rigidité. Des essais comparatifs réalisés avec un écran à poudre du commerce préparés à partir de sulfure de zinc et de cadmium ZnCdS montrent que les écrans à monocristaux présentent une absorption supérieure et donnent une image de meilleure définition. Cependant on remarque que les interfaces entre les monocristaux du grand écran composite sont à ltorigine d'une diffusion intense de la lumière et les hétérogénéités présentes dans la substance de liaison sont à ltorigine d'une diminution considérable du contraste.En outre, la préparation des monocristaux et leur mise en oeuvre, en particulier, leur clivage en feuilles ou plaques destinées à préparer des écrans luminescents, sont des opérations délicates et très coûteuses. En outre, la dimension maximale que peuvent atteindre les monocristaux est limnée par les problèmes posés par la croissance de ces monocristaux. Il apparaît ainsi établi qu'il existe un besoin d'un écran luminescent pour tube amplificateur d'images qui utilise un plus grand pourcentage de lténergie électromagnétique reçue comme le font les écrans de grande épaisseur et qui présente un pouvoir de résolution élevé comme les écrans minces et qui présente, en outre, une résistance mécani.ue élevée, en particulier, lorsque ses dimensions sont importantes sans les inconvénients de la diffusion tels que décrits pour les monocristaux utilisés sous la forme d'un grand écran composite. Le tube amplificateur d'images suivant l'invention comprend une enveloppe contenant un élément d'entrée et un élément de sortie séparés l'un de l'au tre par une optique électronique destinée à focaliser sur l'élément de sortie une image d'électrons émise par l'élément d'entrée en réponse à la réception d'une image correspondante de rayonnement électromagnétique, et il est caractérisé en ce que au moins l'un des deux éléments comprend une substance luminescente comprimée à chaud. L'expression "substance luminescente comprimée à chaud" se rapporte à une substance luminescente polycristalline. Les substances luminescentes comprimées à chaud utiles dans le tube amplificateur d'image suivant l'invention sont préparées en comprimant une poudre cristalline dans un moule sous pression, puis en chauffant ce moule à une température inférieure à la température de fusion du composé cristallin, et en exerçant une pression pendant une durée suffisante pour obtenir un produit optique dont la densité est au moins égale à 99/100 de la densité théorique de la substance cristalline préparée sous forme de monocristal. On ramène ensuite le moule à la pression atmosphérique puis on arrête le chauffage. On laisse refroidir le moule et le produit ainsi préparé puis on retire ce dernier du moule. Ces produits luminescents préssés à chaud sont notablement différents des produits luminescents à structure vitreuse préparée par les procédés de fusion ordinaires. Ces substances vitreuses présentent une structure fragile et une stabilité thermique inférieure à celle des produits luminescents utiles dans les tubes amplificateurs images suivant ltinvention. En outre, les produits luminescents à structure vitreuse de la technique antérieure nécessitent un polissage soigné avant leur utilisation.Par contre, les produits luminescents comprimés à chaud utiles dans les tubes amplificateurs d' images suivant l'invention présentent une structure solide et peuvent être préparés suivant une forme, des dimensions, et en particulier une épaisseur, variées, par exemple suivant les dimensions des tubes commerciaux dont le diamètre est de 12,5 cm , 15 cm ou 22,5 cm mais on peut préparer ces produit luminescents comprimés à chaud en d'autres dimensions. Ces produits luminescents comprimés à chaud sont en outre pratiquement dépourvus de défauts optiques et on peut les utiliser directement tels que préparés à la sortie du moule sangs travaux de finition ultérieurs.Cette technique qui utilise la compression à chaud et les produits que l'on peut en obtenir sont décrits par exemple au brevet anglais t 077 725. Les substances luminescentes utiles pour préparer les produits luminescents comprimés à chaud des tubes amplificateurs d'images suivant l'invention sont des composés cristallins pouvant être comprimés à chaud pour former des produits polycristallins qui, recevant un rayonnement de grande énergie, émettent un rayonnement compris entre le proche ultraviolet et l'infrarouge du spectre électromagnétique. Le rayonnement de grande énergie reçu par le produit luminescent du tube amplificateur d'images suivant l'invention comprend les rayons X (longueurs d'onde comprises entre 0,001 nm et 1 nm) les rayons gamma (dont la longueur d'onde est comprise entre 10 5 et 10 2 nm) et le rayonnement ultraviolet (dont la longueur d'onde est comprise entre 1 nm et 400 au). L'absorption de l'énergie du faisceau de rayonnement de grande énergie reçue par l'écran luminescent fournit des électrons excités dans le compose luminescent comprimé à chaud. Ces électrons peuvent revenir à un état énergie tique inférieur par des transitions qui peuvent être accompagnées par l'émission d'un quantum d'énergie déterminée. L'expression "composé luminescent ou substance luminescente" comprend les composés phosphorescents qui absorbent de l'énergie et réémettent une partie de cette énergie sous la forme de lumière visible. Ouand le rayonnement incident comprend des rayons X, ctest-à-dire, un rayonnement de longueur d'onde comprise entre 0,001 um et 1 nm, le composé est appelé composé luminescent aux rayons X. Le tube amplificateur d'image suivant l'invention comprend un tube sous vide dans lequel est placé un élément d'entrée et un élément de sortie au moins l'un de ces éléments étant un produit luminescent comprimé à chaud,optiquement homogène et transparent à la lumière et aux photons émis sous ltexcitation du rayonnement X. Lorsqu'une image de rayons X atteint l'élément d'entrée, la couche luminescente de ltélément d'entrée, (cette couche luminescente est avantageusement une couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène) émet des photons qui excitent une couche émettrice d'électrons adjacente contenue dans l'élément d'entrée.Les électrons libérés par la couche émettrice sont accélérés par une optique électronique et focalisés sur l'élément de sortie qui peut comprendre une couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène disposée au plan focal de l'optique électronique, ou bien cette couche de substance luminescente peut être une couche de substance luminescente à poudre ou déposée sous vide. Bien que l'on puisse utiliser d'autres dispositifs de sortie bien connus, ces dispositifs peuvent comprendre des substances luminescentes optiquement homogènes, des émulsions sensibles aux électrons, émulsions contenues dans un appareil de prise de vues fixe ou bien on peut utiliser un élément de sortie à cinéfluoroscopie ou bien un appareil récepteur de télévision, etc. Au dessin annexé, - la Fig. 1 représente un schéma d'un tube amplificateur d'image avec coupe partielle représentant les positions relatives de l'élément d'entrée et de l'élément de sortie, - la Fig. 2 représente un schéma d'une coupe partielle de l'élément d'entrée d'un tube amplificateur d'images de la technique usuelle, - la Fig. 3 représente une coupe d'une partie de l'élément de sortie d'un tube amplificateur d'images usuel, - la Fig. 4 représente une coupe d'un tube amplificateur d'image suivant l'invention comprenant un élément d'entrée et un élément de sortie à composé luminescent comprimé à chaud, - la Fig. 5 représente une coupe d'une partie d'un autre élément d'entrée suivant l'invention qui comprend un composé luminescent comprimé à chaud, optiquement homogène, - la Fig. 6 représente une coupe d'une partie d'un autre élément de sortie comprenant un composé luminescent comprimé à chaud et optiquement homogène, - la Fig. 7 représente un autre mode de réalisation du tube amplificateur image suivant l'invention qui comprend (1) un élément d'entrée contenant un composé luminescent comprimé à chaud et optiquement homogène et un photoémetteur et (2) un élément de sortie constitué par une couche d'émulsion photosensible aux halogénures d'argent, - la Fig. 8 représente un autre mode de réalisation comprenant (1) un élément d'entrée contenant un composé luminescent comprimé à chaud et un photoémetteur et (2) un élément de sortie couplé à un appareil de prise de vues de télévision, - la Fig. 9 représente la fonction de transfert de modulation obtenue avec un composé luminescent homogène pressé à chaud constitué par du sulfure de zinc dont l'épaisseur est respectivement de 2 mm et de 0,5 mm et la fonce tion MTF d'écrans radiographiques du commerce respectivement l'écran DuPont par Speed et l'écran DuPont Hi Speed de la Société DuPont aux Etats-Unis d'Amérique - la Fig. 10 représente le pourcentage énergie absorbée par des composés luminescents respectivement Gd203 (Eu) et Th02 (Eu) pour un rayonnement de grande énergie de 100 keV utilisé habituellement en radiographie médicale. La Fig. 1 représente un tube amplificateur d'image 10 qui comprend une ampoule 11 de verre sous vide comprenant un élément d'entrée 12 à l'une de ses extrémités et un élément de sortie 13 à l'autre extrémité et un dispositif 14 optique électronique pour focaliser le faisceau d'électrons. Le dispositif 14 d'optique électronique est avantageusement un dispositif tel que décrit à la page 7 de l'Article "Dual Field X-Ray Image Intensifier Image Quality and Dose Characteristics for Television and Cinefluorography" de L.F. Guyot publié par la Société Thomson-Houston le 8 novembre 1963. Ce dispositif d'optique électronique peut être d'un type usuel tel que décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 523 132, 2 698 912, 2 700 116 et 3 235 737. Le dispositif 14 d'optique électronique est situé entre les éléments 12 et 13.L'élément d'entrée 12 comprend une couche d'une substance fluorescente et une couche émettrice d'électrons et l'élément de sortie 13 comprend une couche d'une substance fluorescente. Le tube 10 est disposé de telle manière que l'élément d'entrée 12 reçoive une image 15 de rayons X et un appareil de prise de vues cinématographique ou un appareil de prise de vues de télévision 16 est disposé de manière à recevoir l'image visible fournie par l'élément de sortie 13 , image correspondant à l'image radiographique. La Fig. 2 représente une coupe d'un élément d'entrée 12 d'un tube amplificateur d'image de la technique antérieure. L'élément d'entrée 12 comprend plusieurs couches, à savoir l'enveloppe 17 du tybe, enveloppe transparente aux rayons X, une couche d'espacement 19, une couche support 21 une couche 23 de substance luminescente, une couche barrière 25 et une couche 27 photo-émettrice. L'enveloppe 17 du tube est en verre et a une épaisseur d'environ 2,5 mm. La couche support 21 qui est une couche transparente aux rayons X et réfléchissant la lumière est constituée d'un matériau tel que l'aluminium et a une épaisseur d'environ 0,1 ssm. La couche support 21 joue le rôle de miroir pour la lumière émise par la couche 23 de substance fluorescente et dirige toute la lumière vers couche 27 photo-émettrice. La couche 19 d'espacement est variable suivant le fabricant et suivant la forme du tube et est réduite au minimum. Comme on le décrira ci-après, la couche d'espacement 19 a une épaisseur d'environ 6 mm mais cette épaisseur peut être réduite ou même supprimée. La couche 23 de substance luminescente a par exemple une épaisseur au moins égale à 200/Ltm m et est constituée habituellement d'un composé inorganique dans un liantorga que par exemple du sulfure mixte de zinc et de cadmium dopé à l'argent (ZnCdS : Ag) dispersé dans un liant polymère. D'autres composés luminescents comprennent par exemple des combinaisons de composés polycycliques tels que le stilbène, l'anthracène, le naphtalène, le phénanthrène et d'un silicate mixte de calcium et de titane, un stannate de calcium et de titane, des composés co-cristallisés à base de silicate de lanthane, d'oxyde de cérium, d'ortho-phosphate et de stannate de calcium et d'ortho-phosphate de calcium et d'oxyde de cérium.On utilise parfois du tungstate de calcium mélangé avec du phosphate de plomb et un hlogène. D'autres composés connus sont le silicate de zinc, le séléniure de zinc, le sulfure de zinc, le sulfate mixte de baryum et de plomb, le sulfure mixte de zinc et de cadmium, le tungstate de magnésium, et le silicate de zinc et de beryllium, combinés avec un halogéne ou un autre activateur. La composition de la couche 23 est choisie habituellement de telle manière que le rayonnement émis corresponde habituellement au domaine de sensibilité maximale de la couche 27 photoémettrice. La couche 27 photoéméttrice émet un rayonnement électronique réparti suivant une image en réponse à la lumière reçue de la couche 23. La couche 27 photoéméttrice comprend habituellement des matériaux sensibles aussi aux rayons X incidents, par exemple, du bismuth comme décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 897 388, et dans ce cas la quantité d'électrons émis en fonction du rayonnement de grande énergie reçue est encore accrue. La couche barrière 25 qui est habituellement constituée de verre ou autre composé transparent chimiquement inerte a habituellement une épaisseur d'environ 100 em et sépare la couche 23 de la couche 27 photoéméttrice, évitant ainsi toute interaction chimique entre elles. La Fig. 3 représente une coupe d'un élément de sortie 13 d'un tube 10 amplificateur d'image de la technique antérieure. L'élément de sortie 13 comprend plusieurs couches , à savoir une couche 29 pour l'isolation optique, une couche 31 de substance luminescente et une fenêtre 33 en verre. La couche 29 d'isolation est par exemple constituée d'un matériau tel que l'aluminium dont l'épaisseur est d'environ 0s1 Fm qui joue le rôle de réflecteur pour accrottre l'émission lumineuse du tube et qui empêche, en outre, la lumière fournie par la substance luminescente de la couche réceptrice d'entre renvoyée vers la surface photoéméttrice. La couche 31 comprend les mêmes matériaux que la couche 23. et a une épaisseur qui est d'environ quelques microns. Lorsqu'une image 15 de rayons X incidents atteint la couche 23 de substance luminescente de l'élément d'entrée, cette dernière émet des photons qui traversent la couche barrière 25 jusqu 'à la couche photoéméttrice 27. La couche photoéméttrice 27 libère ensuite des électrons qui sont focalisés et accélérés par l'optique électronique 14 sur l'é- lément de sortie 13 dont la couche 31 est disposée au plan fécal de l'optique électronique 14. Les électrons qui atteignent la couche 31 engendrent des photons qui forment une image lumineuse dans la couche 31 correspondant à l'image 15 de rayons X à l'entrée du tube. On utilise parfois un appareil 16 de prise de vues cinématographiques ou un appareil de prise de vues de télévision tel que décrit à la Fig. 1 pour enregistrer l'image lumineuse fournie par l'élément de sortie 13. Suivant un autre mode de réalisation, on peut observer l'image lumineuse directement par un ensemble de lentilles qui peut assurer un certain grandissement (non représenté). Les couches 23 et 31 de la technique antérieure sont constituées de fines particules et comme on l'a mentionné précédemment, on obtient ainsi des fonctions MFT et un rapport SNR de faible valeur. La Fig. 4 représente un tube amplificateur d'image suivant un mode de réalisation de l'invention qui comprend un élément d'entrée 12' et un élément de sortie 13'. L'élément d'entrée 12' comprend plusieurs couches à savoir un tube 17' de verre transparent aux rayons X, une couche d'espacement 19', une couche 23' de substance luminescente comprimée à chaud, une couche 25' barrière et une couche 27' photoéméttrice. La couche 23' présente une homogénéité et une transparence optique excellente en ce qui concerne son propre rayonnement luminescent et absorbe efficacement le rayonnement par exemple, le rayonnement X.Il en résulte qu'il n'y a pas de diffusion ou, si on le désire, qu'il n'y a pas d'absorption de la lumière émise par la substance fluorescente.On peut préparer les couches de substances luminescentes comprimées à chaud comprenant de l'oxyde de gadolinium, de l'oxyde de thorium et du sulfure de zinc par des procédés tels que décrits à la demande de brevet américaine 181 135. Ces couches de substances luminescentes présentent une homogénéité et une transparence optique excellente. On peut introduire un ou plusieurs dopants dans la substance luminescente, avant de la comprimer à chaud, pour accrottre le rendement de fluorescence ou pour modifier les caractéristiques d'émission spectrale de la couche. L'europium est particulièrement utile comme dopant pour ces substances luminescentes.L'oxyde de gadolinium Gd203 et l'oxyde de thorium Th02 sont des substances luminescentes aux rayons X particulièrement efficaces et absorbent au moins 80/100 du rayonnement X utilisé en médecine sous une épaisseur de 0,5 ma. Des couches comprimées à chaud de Gd203 et de Th02ayant une épaisseur de 0,5 mm utilisées comme substances fluorescentes dans la couche 23' de l'élément d'entrée peuvent produire un pouvoir de résolution du tube amplificateur d'image d'environ 15 à 20 traits par millimètre. Ce résultat est valable pour les couches de l'élément d'entrée dopées ou non dopées car le dopage a une faible action sur l'absorption d'énergie. Ainsi, des substances luminescentes homogènes comprimées à chaud substances luminescentes telles que les oxydes Cl 203 et Tho 2 et à degré moindre le sulfure de zinc ZnS, permettent d'obtenir un tube amplificateur d'images où le rapport SNR est accru d'un facteur au moins égal à 2 par rapport aux tubes amplificateurs dtimages qui comprennent des substances luminescentes usuelles sous forme de fines particules, substances luminescentes telles que le sulfure mixte de zinc et de cadmium ZnCdS, tandis que la fonction MTF est accrue, en meme temps, de 1 à 4 traits par millimètre à une valeur au moins égale à 6 traits par millimètre lorsqu'on utilise un écran de sortie usuel. D'autres avantages sont attribués aux substances fluorescentes comprimées à chaud, homogènes et transparentes du point de vue optique, utilisées dans l'élément d'entrée. Comme la couche 23' de l'élément d'entrée se supporte elle-même, le support 21 du tube usuel tel que représenté à la Fig. 2 n'est pas nécessaire et on évite ainsi une dégradation produite par le support 21. Bien qu'il puisse etre habituellement inutile d'avoir une couche barrière 25' constituée par un oxyde de silicium tel que SiO ou SiO2 située entre la couche 23' de substance luminescente comprimée à chaud et la couche 27' photoéméttrice pour réduire l'interaction chimique entre les deux couches, la qualité optique de la surface obtenue avec une substance luminescente comprimée à chaud et homogène permet d'utiliser une couche barrière 25' plus mince, par exemple d'environ 0,1 Fm, dans l'élément d'entrée 12', épaisseur qui est à comparer avec celle d'une couche barrière 25 plus épaisse telle que décrite à la Fig. 2.Plus l'épaisseur de la 'L' - - l---aa--i' -. - couche barrière est mince et pus/esenette étant donné que La quantité de lumière diffusée entre la couche de substance luminescente réceptrice et la couche photoéméttrice est moindre. On peut former la couche 23' de substance luminescente comprimée à chaud sous une épaisseur telle que l'image correspondant aux rayons X incidents et divergents soit plus efficace ou de manière telle que l'on obtienne des surfaces équipotentielles courbes au voisinage de la couche 27' photoéméttrice, ce qui peut astre rendu nécessaire par l'optique électronique à grand pouvoir de résolution. L'élément 13' de sortie comprend plusieurs couches à savoir une couche support 29', une couche 31' de substance fluorescente émettrice comprimée à chaud et une fenêtre de verre 33'. La couche support 29' a une épaisseur et une composition voisine de celles de la couche support 29 telle que décrite à la Fig. 3. Cette couche support n'est pas nécessaire comme support de la couche 31' mais fait partie avantageusment de l'élément de sortie 13' pour les raisons qui seront mentionnées ci-après. La couche 31' de substance fluorescente comprimée à chaud présente avantageusement une épaisseur suffisante pour être adaptée au rayonnement photoélectronique accéléré et focalisé par le dispositif d'optique électronique et est fabriquée de la même manière que la couche 23' et présente les mêmes propriétés.La couche 31' comprend par exemple des substances luminescentes comprimées à chaud telles que les composés Cd203 > ThO2, ZnS, Kl et CsI. Comme on l'a mentionné précédemment, la couche 31' de substance fluorescente de l'élément de sortie est située au plan focal du dispositif 14 d'optique électronique. On peut ajouter un élément réflecteur devant la couche de substance luminescente de l'élément d'entrée pour renvoyer la lumière émise par le photoémétteur vers ce dernier pour accroltre le rendement du photoémétteur. Suivant un autre mode de réalisation, un élément absorbant qui évite l'absorption de lumière réfléchie peut être introduit dans l'élément de sortie étant donné que cette lumière réfléchie fait décroître le contraste. La surface de l'élément réflecteur augmente le rendement de la lumière fluorescente émise avec une certaine dégradation du contraste et de la fonction MTF. Une surface absorbante diminue le rendement de la lumière émise et améliore la fonction MTF et le contraste. Dans les éléments d'entrée, on peut utiliser deux types de couches recouvrant toute la surface de la substance luminescente à ltexception de la surface adjacente au photoémétteur. Le premier type est appelé type I, et présente des propriétés réfléchissantes et est analogue à celui qui est utilisé dans l'élément de sortie des tubes à poudre de la technique actuelle. La couche de type I renvoie la lumière luminescente vers le photoémetteur, lumière luminescente qui serait perdue en l'absence d'un réflecteur. L'avantage de la couche réfléchissante du type I réside dans un gain en sensibilité étant donne que la quantité de fluorescence engendrée par les rayons X est absorbée de maZ nière plus efficace par le photoémetteur. Une certaine diminution de la fonction MTF et du contraste est à signaler. Les couches du type II sont des couches absorbantes pour les longueurs d'ondes émises par la substance fluorescente de l'élément d'entrée. Ces couches du type II sont les couches les plus intéressantes. Les couches du type II empêchent les réflexions internes à la surface de la substance luminescente adjacente à la partie sous vide, réflexions qui se produisent à cause des différences des indices de réfraction. La présence d'une couche absorbante permet d'accrottre le contraste et la fonction MTF avec une certaine diminution de la sensibilité. La Fig. 5 représente un autre mode de réalisation de l'élément d'entrée du tube amplificateur d'image suivant l'invention. L'élément d'entrée 12" comprend plusieurs couches transparentes aux rayons X, à savoir le tube de verre 17", la couche 23" de substance luminescente comprimée à chaud, la couche barrière 25" et la couche photoémettrice 27". La couche 23" de substance luminescente comprimée à chaud est fixée avantageusement au moyen d'un adhésif ou d'un ciment au tube de verre 17". Comme la couche 23" de substance luminescente comprimée à chaud présente une résistance mécanique améliorée, le tube de verre 17" peut avoir une épaisseur plus faible que celle du tube 17 de l'amplificateur d'image de la technique antérieure.On peut ainsi réduire l'épais- seur du tube de verre 23" de l'épaisseur de la couche de substance luminescente qui est avantageusement d'environ 0,5 mm. L'épaisseur du tube de verre est par exemple d'environ 2,5 mm dépend du diamètre du tube. Le tube de verre peut être complètement supprimé si la couche de substance luminescente comprimée à chaud et qui se supporte elle-même présente une épaisseur suffisante. Comme on l'a mentionné dans la description de la Fig. 3, la couche barrière peut être nécessaire ou non suivant la compatibilité chimique entre la couche de substance luminescente comprimée à chaud et la couche photoémettrice. Quelle que soit la solution adoptée, la couche barrière 25" peut être environ 1000 fois plus mince, par exemple, d'environ 0,1 em que la couche barrière 25 de l'élément récepteur du tube amplificateur image de la technique antérieure représentée à la Fig. 2 dont l'épaisseur est d'environ 1000 ru. Lorsqu'on utilise une cou che barrière plus mince dans ce mode de réalisation du tube amplificateur d'image suivant l'invention, l'absorption et la diffusion de lumière qui se produisent dans la couche barrière sont moindres. Il s'ensuit que l'intensité du rayonnement X nécessaire pour obtenir une image nette est réduite. La Fig. 6 représente un autre mode de réalisation e l'élément de sortie 13" du tube amplificateur limage suivant l'invention qui comprend un support 29" et une couche 31" de substance luminescente comprimée à chaud. Le support 29" présente une composition et une épaisseur analogue à celle de la couche support 29 de la Fig. 3. Ce support 29" n'est pas indispensable pour la couche 31" de substance luminescente mais le support 29" sera avantageusement présent dans l'élément 13" de sortie pour les raisons qui seront mentionnées ci-après. La fenêtre de verre 33' utilisée dans l'élément de sortie de la Fig. 4 n'est pas utilisée dans la Fig. 6 parce que la couche 31'7 de substance luminescente comprimée à chaud peut se supporter elle-même. Comme on l'a mentionné précédemment, la couche 31 de substance luminescente de l'élément de sortie du tube amplificateur d'image de la technique antérieure représentée à la Fig. 3 se présente sous forme de fines particules et présente une fonction MTF d'environ 6 à 8 traits par millimètre. Cette valeur de fonction MTF représente la limite supérieure du pouvoir de résolution que l'on peut obtenir avec des substances luminescentes de la technique antérieure. Lorsqu'on remplace la couche 31 de substance luminescente sous forme de fines particules de la technique antérieure par une couche de substance luminescente comprimée à chaud suivant l'invention qui est homogène du point de vue optique, telle sue les couches 31' ou 31", on remarque un accroissement de la fonction MTF du tube amplificateur d'image.Dans le tube amplificateur d'image suivant l'invention, la lumière émise par le tube 10 et reçue par l'appareil 16 de prise de vues ou l'appareil de télévision de la Fig. 1 sera moins importante que celle qui est fournie par la couche 31 de substance luminescente représentée à la Fig. 3. La diminution de rendement lumineux résulte de l'absorption de lumière par l'interface de la substance luminescentc et de l'air ctest-à-dire de la discontinuité qui existe dans l'indice de réfraction. Ces diminutions de lumière émise qui se produisent lorsqu'on utilise la couche 31' et 31" de substance luminescente comprimée à chaud sont plus que compensées par l'accroissement de l'bsorption du rayonnement X, accroissement qui est obtenu grâce à la qualité des couches 23' et 23" de substance luminescente comprimée à chaud transparente et homogène du point de vue optique. Si l'on utilise des couches 23' et 23" de l'élément d'entrée du tube amplificateur suivant l'invention avec un élément 13 de sortie de la technique antérieure, le rendement lumineux est augmenté dans le rapport de 4 à 1. On obtient aussi une augmentation du rapport SNR dans le rapport 2 à 1 et une augmentation du pouvoir de résolution dans le rapport de 2 à 1. Un tube amplificateur d'image suivant l'invention qui comprend une couche 23' de substance fluorescente homogène dans l'élément d'entrée et une couche 31' homogène comprimée à chaud dans l'élément de sortie, tel que représenté à la Fig. 4, donnera à la sortie une intensité comparable à celle des tubes amplificateurs usuels mais le rapport SNR sera augmenté par un facteur d'environ 2 à 4 et le pouvoir de résolution par un facteur au moins égal à 4.Le tube amplificateur d'image suivant l'invention qui comprend les éléments d'entrée 12' ou 12" et/ou soit les éléments de sortie 13'ou 13" représente un perfectionnement important de la technique des tubes amplificateurs d'image. La présence ou l'absence d'une couche conductrice 29' ou 29" des éléments de sortie tels que représentés aux Fig. 4 et 6 au contact de la couche 31' ou 31" de substance luminescente comprimée à chaud dépend de plusieurs facteurs Le dispositif 14 d'optique électronique utilisé dans le tube amplificateur d'image nécessite un potentiel électronique constant sur la couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène, ou bien suivant un autre mode de réalisation, le dispositif 14 d'optique électronique nécessite que la charge appliquée sur la couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène par les photoélectrons incidents soit neutralisée par conduction à partir d'un point de potentiel fixe.Si la couche 31' ou 31" présente une résistivité électrique adéquate par exemple, une résistivité d'environ 10 ohm.cm, la couche support 29' ou 29" qui est un conducteur électrique, n'est pas indispensable dans ce but. En outre, si les longueurs d'ondes émises par la couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène ne coincident pas ou recouvrent partiellement le domaine de longueur d'onde d'absorption de la couche émettrice, il s'ensuit que la couche support 29' ou 29" n'est pas indispensable pour l'efficacité du dispositif optique. Enfin le pouvoir réfléciissant de la couche support 29' ou 29", tout en augmentant le rendement lumineux de la couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène, diminue la valeur efficace de la fonction MTF. Ainsi, l'élément de sortie 13' ou 13" comprendra ou ne comprendra pas de couche support 29' ou 29" suivant les valeurs de la fonction MTF et du rendement lumineux qui peuvent être admis suivant l'application que l'on désire faire du tube amplificateur d'image. La Fig. 7 décrit un tube d'enregistrement direct des électrons comprenant un dispositif 41 pour déplacer le film 43 d'enregistrement des électrons au plan focal du dispositif d'optique électronique 45. Des dispositif 47 et 49 de verrouillage sous vide permettent l'ourerture et la fermeture avec et l'enlèvement du film 43. Ces dispositifs d'ouverture et de fermeture sont bien connus et disponibles dans le commerce. La couche 55 de substance lumines cente comprimée à chaud et optiquement homogène reçoit l'image 57 de rayonnement X incident et émet une image de photon à travers la couche barrière 59 adjacente. Une couche 61 photoémettrice disposée sur l'autre face de la couche barrière 59 émet une image électronique correspondant à l'image de rayons X, les électrons étant focalisés par un dispositif d'optique électronique 45 sur le film 43.Un tel dispositif permet d'enregistrer le rayonnement électronique et permet d'accroître la fonction MTF de limage enregistrée tout en permettant une diminution de la durée d'exposition aux rayons X grâce à la couche de substance luminescente comprimée à chaud utilisée. Le film photosensible permettant l'enregistrement direct de l'image électronique peut être par exemple les produits photosensibles Kodak Electron Image Film et Kodak High Resolution Film. Ce dispositif permet de préparer directement des radiographies de format réduit dont les agrandissements présentent une qualité qui est égale à celle des radiographies à grand format usuel préparées avec des films à écran renfor çateur, ou bien ces radiographies de format réduit peuvent être utilisées directement dans des ensembles de stockage d'informations automatisés, ces radiographies de format réduit étant obtenues avec des expositions beaucoup plus faibles, par exemple, des expositions quatre fois plus faibles que celles qui sont utilisées dans la pratique habituelle. En outre, la fonction MTF qu'on peut obtenir avec ce dispositif utilisé en continu ou en discontinu est égale à celle que permettent d'atteindre les films à écran renforçateur de la technique antérieure.Le rapport SNR est d'environ quatre fois celui que permettent d'obtenir les produits et les dispositifs radiographiques de la technique actuelle. Le tube amplificateur suivant l'invention permet d'établir un diagnostic cinéfluorographique dynamique qui est pratiquement équivalent à celui que permet d'obtenir la radiographie statique. La Fig. 8 représente un tube amplificateur d'image avec élément de sortie directement couplé à un enregistrement de télévision. Un tube vidicon ou orthocon 60 muni d'un dispositif d'optique électronique usuel 63 est incorporé dans l'enceinte 61 sous vide du tube amplificateur. La surface 65 du tube vidicon ou orthocon est adjacente à l'élément 67 comprimé à chaud et optiquement homogène. Une optique électronique usuelle 69 focalise l'image d'électrons qui correspond à l'image de rayons X incidents, image d'électrons qui est formée dans le photoémetteur 71 en réponse aux photons émis par la couche 73 de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène. L'image de rayons X 77 arrive sur la surface de la couche 73 et l'image de photons correspondante traverse la couche barrière 75 avant d'atteindre la couche photoémettrice 71. L'image focalisée par l'électronique 69 sur la couche 67 de substance luminescente représente l'information recherchée. Si la couche 67 de substance luminescente est choisie de telle manière que son spectre d4émission ne recouvre pas la région spectrale correspondant à la photosensibilité de la couche photoémettrice, aucune interaction optique ne peut se produire entre ces éléments. L'avantage de ce dispositif réside dans le fait qu'il permet d'atteindre une image très lumineuse à grande définition étant donné que le pompage optique (interaction optique vers la couche photoémettrice) est éliminé. On remarquera que l'optique électronique 69 du tube amplificateur d'image n'interfère pas avec l'optique électronique du tube de télévision 63.Ce dispositif permet un couplage optique direct sur l'élément de sortie du tube amplificateur d'images, éliminant ainsi la diffraction aux interfaces de l'élé- ment de sortie avec l'air ambiant, diffraction qui diminue le rendement lumineux. Un autre avantage de ce dispositif est qu'il est possible, lorsqu'on utilise directement l'image électronique, d'éliminer la couche de substance luminescente de l'élément de sortie, cet élément de sortie étant alors semblable à l'élément récepteur du tube de télévision, par exemple du tube vidicon. La Fig. 9 représente la fonction MTF (en % en fonction du nombre de traits par mm- ) d'une couche de substance luminescente constituée par du sulfure de zinc Zns comprimé à chaud exposé à un faisceau de rayons X médicaux fourni par un élément de 70 kV. La courbe A correspond à une épaisseur de 0,5 mm, la courbe B à une épaisseur de 2 mm. On remarquera que les fonctions MTF des tubes amplificateurs d'image suivant l'invention sont considérablement améliorées par rapport à celles des tubes de la technique antérieure telles que le tube DuPont High Speed au sulfate de baryum dopé au plomb, représenté par la courbe C et le tube DuPont par Speed au tungstate de calcium, représenté par la courbe D, lorsque la couche de substance luminescente comprimée à chaud a une épaisseur de 1 mm.La courbe E représente la fonction MTF d'une couche de substance luminescente au sulfure mixte de zinc et de cadmium ZnCdS en poudre. La Fig. 10 représente l'énergie absorbée en fonction de l'épaisseur en mm des différentes couches de substance luminescente comprimée à chaud constituée par de l'oxyde de gadolinium Gd203 (courbe F) ou par de l'oxyde de thorium (courbe G), par du sulfure de zinc ZnS (courbe H) et par du fluorure de calcium CaF2 (courbe I). Les couches de substance luminescente comprimée à chaud constituées par de l'oxyde de gadolinium et de l'oxyde de thorium (courbe F et courbe G) présentent une absorption radiographique supérieure à celle des couches de substance luminescente constituées par le sulfure de zinc et le fluorure de calcium (courbe H et courbe I). La fonction MTF, d'environ 20 traits/mm, montre que ces substances luminescentes absorbent au moins 80/100 des rayons X incidents.Les écrans fluorescents utilisés habituellement dans les amplificateurs de la technique antérieure absorbent environ 15/100 du rayonnement X incident et ont une fonction MTF d'environ 4 cycles/mm. L'utilisation de substances luminescentes comprimées à chaud et optiquement homogènes telles que ltoxyde de gadolinium Gd203, l'oxyde de thorium Tho2, le sulfure de zinc ZnS, l'iodure de césium et l'iodure de potassium KI fournit des éléments d'entrée présentant un pouvoir de résolution nettement amélioré et un rendement lumineux fortement accru par un facteur d'au moins quatre et un rapport SNR qui est multiplié par un facteur au moins égal à deux. Comme le tube amplificateur d'images suivant l'invention présente un pouvoir de résolution amélioré par rapport aux tubes de la technique antérieure, un compromis doit être établi entre l'amélioration de la sensibilité et l'amélioration du rapport SNR qui accompagnent tous deux l'accroissement d'absorption. On peut réduire l'exposition aux rayons X du sujet (les risques subis par le sujet vivant ou un autre sujet sensible aux rayonnements sont ainsi fortement diminués) et on conserve un rapport SNR équivalent à celui que permettent d'atteindre les tubes à poudre de la technique actuelle. Suivant un autre mode de réalisation, on peut conserver l'exposition aux rayons X au niveau utilisé avec Les amplificateurs à couche de poudre de la technique antérieure mais on obtient un rapport SNR amélioré.Ainsi, l'utilisation d'une couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène dans un élément d'entrée d'un tube amplificateur aux rayons X permet des performances accrues par rapport aux tubes de la technique antérieure à substance fluorescente en poudre, les radiographies obtenues avec les tubes amplificateurs suivant l'invention étant de meilleure qualité pour une exposition aux rayons X plus faible grâce à l'amélioration du pouvoir de résolution du tube. Le tube amplificateur d'image suivant l'invention peut aussi être utilisé avec des rayonnements à grande énergie autres que le rayonnement X, par exemple avec des rayonnements gamma, des neutrons, des électrons des rayonnements ultraviolets, ou d'autres rayonnements de grande énergie, rayonnements qui peuvent être reçus par la couche de substance luminescente comprimée à chaud de l'élément d'entrée du tube, l'image étant ensuite amplifiée suivant un processus analogue à celui qui a été décrit précédemment. La couche de substance luminescente comprimée à chaud et optiquement homogène de l'élément de sortie du tube amplificateur suivant l'invention peut être couplée à un dispositif de lecture d'image par l'intermédiaire d'un faisceau de fibres optiques. On peut, par exemple, utiliser un faisceau de fibres optiques pour coupler la couche de substance luminescente de l'élément de sortie du tube amplificateur suivant l'invention à une caméra de télévision. Les avantages de ce mode de réalisation proviennent de l'élimination des surfaces réfléchissantes grâce au couplage optique réalisé entre le tube aw.plifi- cateur d'images et le tube de l'appareil de prise de vues de télévision. Deux avantages particulièrement intéressants sont représentés par l'accroissement du rendement lumineux de l'image et l'amélioration du contraste grâce à l'utilisation de la couche de substance luminescente comprimée à chaud utile suivant l'invention. Comme les substances luminescentes qui présentent une symétrie cristalline cubique sont à l'origine d'une dispersion de lumière interne la plus faible, on utilisera dans ie tube amplificateur d'image suivant l'invention de telles substances luminescentes. Outre les substances luminescentes mentionnées précé dament, à savoir l'oxyde de gadolinium, oxyde de thorium et le sulfure de zinc, on peut utiliser d'autres substances luminescentes comprimées à chaud et optiquement homogènes qui comprennent l'iodure de sodium, l'iodure de potassium le fluorure de calcium, l'iodure de césium, le fluorure de baryum, le sulfure de zinc et le sulfure de zinc et de cadmium, l'oxyde d'yttrium ainsi que d' autres oxydes et oxysulfures de terres rares. En outre, on peut ajouter à ces substances luminescentes des dopants variés pour accroltre le rendement de fluorescence et/ou pour modifier les caractéristiques d'émission spectrale de ces substances fluorescentes. Des exemples de ces dopants sont lteuropium, lethallium, l'argent, le cuivre, etc. REVENDICATIO.iS 1 - Tube amplificateur d'image qui comprend une enveloppe contenant un élément d'entrée et un élément de sortie séparé l'un de l'autre par un dispositif d'optique électronique destiné à focaliser sur l'élément de sortie une ima ge d'électrons émise par l'élément d'entrée en réponse à une image corres pondante de rayonnement électromagnétique arrivant sur l'élément d'entrée, caractérisé en ce qu'au moins l'un des deux éléments comprend une substance luminescente comprimée à chaud. 2 - Tube amplificateur d'image conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que ltélément d'entrée comprend une couche de substance luminescente comprimée à chaud optiquement homogène, se supportant ellenême. 3 - Tube amplificateur d'image conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de sortie comprend une couche de substance luminescente comprimée à chaud, optiquement homogène, se supportant elle-même. 4 - Tube amplificateur d'image conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément d'entrée et l'élément de sortie comprennent des couches de substance luminescente comprimée à chaud, optiquement homogène, se sup portant elles-mêmes. 5 - Tube amplificateur d'image conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche de substance luminescente comprimée à chaud est couplée optiquement à une couche photoémettrice, la couche photoémettrice et la couche de substance luminescente comprimée à chaud étant séparées l'une de l'autre pour éviter toute réaction chimique entre elles. 6 - Tube amplificateur d'image conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que la couche photoémettrice et la couche de substance luminescente sont séparées par une couche barrière d'environ 0,1 em d'épaisseur pour éviter toute réaction chimique entre la substance luminescente et la couche photoémettrice. 7 - Tube amplificateur d'image conforme à l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la surface de la couche de substance lumines cente qui reçoit le rayonnement est enduite d'une couche réfléchissant la lumière pour réfléchir les photons formés par la couche de substance luminescente sur la couche photoémettrice pour accroltre le rendement de cette dernière. 8 - Tube amplificateur d'image conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la couche de substance luminescente comprimée à chaud est constitué par de l'oxyde de gadolinium Go203 9 - Tube amplificateur d'image conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que la couachq de substa;çen fluorescente comprimée a chaud est constltue partie L oxyde ae thorium indu2.