ta présente invention concerne un appareil servant à coupler ou à désaccoupler un élément moteur et un élément entraidé et s'applique particulièrement, quoique non exclusivement, a 11 embrayage et au débrayage d'un moteur diesel ou à essence, monté sur une machine agricole, et de l'arbre moteur de la machine, par commande à distance, par exemple à partir du siège d'un tracteur utilisé pour remorquer la machine vers son lieu d'utilisation. I1 a été, pendant un certain temps, tout à fait courant pour certaines machines agricole tractées, comme les moissonneuses et les botteleuses, d'entre pourvues de leur source motrice autonome sous la forme d'un moteur diesel ou à essence d'une puissance allant jusqu'à 4Ocv. Cependant, avec ces machines autonomes, le conducteur devait presque invariablement descendre du tracteur pour faire fonctionner la machine ou la surveiller et, en particulier, pour l'embrayer ou la débrayer ; ou bien encore il devait action- ner des cibles ou leviers demandant un effort physique appréciable. La pratique de l'utilisation de telles machines autonomes avait été abandonnée jusqu'à ces derniers temps du fait du montage standard de prises de force à l'arrière des tracteurs modernes et il existe un grand nombre de machines diverses construites de façon à être entratnées, par ce moyen, par des tracteurs équipés de moteurs de 50 à 60cv. Ces machines agricoles qui sont encore fournies avec leur propre groupe moteur, sont aussi couramment automotrices et très conteuses, de l'ordre de 170.000 F. environ. Toutefois, par suite du développement et de l'accroissement de la production agricole, on est parvenu à une situation dans laquelle des machines de rendement beaucoup plus élevé sont requises, lesquelles ont à leur tour des exigences de puissance de traction élevée à la prise de force pour pouvoir fonctionner à plein rendement. I1 peut être maintenant nécessaire de dépenser par exemple 80.000 F. pour un tracteur ayant une puissance suffisante pouro a la fois, remorquer et actionner une machine d'une valeur de 16.500 F. , un tel tracteur étant inutilement puissant pour les travaux agricoles ordinaires.Il serait donc souhaitable d'utiliser un tracteur courant, dtune valeur de 7.OCO F. par exemple, pour tracter la machine et de revenir au système consistant à équiper a machine de sa propre source motrice, comme un moteur diesel de 6.000 F. par exemple. Un tel système serait non seulement meilleur marché mais le tracteur standard est également sensiblement plus léger qu'un tracteur de grande puissance et évite ainsi un tassement excessif du sol. On revient toutefois au problème d'origine du fait que le conducteur du tracteur doit descendre pour faire fonctionner la machine et particulièrement pour l'embrayer et la débrayer, ou bien doit actionner des cibles ou leviers demandant un effort physique anpréciable. C'est un but de la présente invention que de procurer un appareil pour coupler ou désaccoupler un élément moteur et un élément entraîné oui soit susceptible d'être actionné par une commande à distance et qui convienne, par conséquent, pour une utilisation avec un élément moteur monté sur une machine agricole et pour l'en- traînement de la machine elle-mme. Selon l'invention, l'appareil d'embrayage et de débrayage d'un élément moteur et d'un élément entraîné comprend un moyen conçu pour fonctionner de manière à connecter ledit élément moteur audit élément entraîné contre une force antagoniste agissant pour les désaccoupler, ou inversement,/le fonctionnement dudit moyen s'effectuant par une dépression produite par l'élément moteur ou par une pression pneumatique ou hydraulique de même origine. Dans les machines agricoles auxquelles la présente invention est particulièrement applicable, l'élément moteur, qui consiste généralement en un moteur à combustion interne, moteur diesel ou à essence par exemple, est habituellement muni d'une poulie motrice reliée à une poulie entraînée au moyen d'une courroie trapézordale simple ou multiple. Avec un tel agencement, il est préférable de prévoir une dépression produite par l'élément moteur pour actionner un dispositif à cylindre et piston - ou vérin - à dépression pour tendre l'entrainement par courroie de façon à connecter l'entralne- ment avec la poulie entraînée contre I1 effet d'un ressort antagoniste tendant à relEcher les courroies et débrayer ainsi la machine. I1 est également possible, avec un tel dispositif d'entratne- ment, de disposer les poulies motrice et entratnée de façon que les courroies demeurent constamment tendues et d'embrayer ou débrayer la machine au moyen diun embrayage ordinaire placé entre le moteur et la poulie motrice. Dans ce cas, le vérin à dépression agit pour mettre l'embrayage en prise contre l'effet du ressort antagoniste. Il est en général souhaitable qu'une machine autonome débraye automatiquement en cas de défaillance du moteur et le vérin à dépression sera donc normalement disposé de manière à fonctionnner pour connecter l'élément moteur et l'élément entratné de telle sorte qu'en cas de défaillance du moteur et, par conséquent, de la dépression, le ressort entagoniste agisse automatiquementpour débrayer la machine. Toutefois, dans certains cas, il peut titre souhaitable que la machine soit normalement embrayée et que le vérin à dépression soit disposé de manière à débrayer les éléments moteur et entratné contre l'effet d'une force antagoniste tendant à maintenir les éléments en prise. La source de dépression du vérin sera normalement fournie par une pompe à vide entraînée par l'élément moteur et peut entre facilement commandée par-l'actionnement d'une soupape de commande située dans une conduite de dépression reliant la pompe à vide au vérin à dépression. Cette soupape de commande peut être facilement actionnée par commande à distance, à partir du poste de conduite d'un tracteur utilisé pour remorquer une machine en utilisant un cable sous gaine (câble Bowden) par exemple ou autre moyen de commande à distance analogue. L'invention sera maintenant décrite de façon plus détaillée avec référence au dessin annexé qui est une représentation schématique d'une partie d'une machine agricole autonome comportant un appareil selon l'invention. La machine agricole autonome représentée par le dessin est en tramée par un moteur diesel 1 monté sur le bâti 2 de la machine et entratnant une poulie motrice 3. Cette poulie motrice 3 entre ne à son tour une poulie entraînée 4 au moyen d'un entraînement à courroie 5. Cet entraînement peut consister en un entraînement à courroie trapézoïdale simple ou multiple et, dans l'exemple représenté, comporte six courroies associées. La poulie entraînée 4 est montée sur un élément de bati 6 dont une extrémité 7 est montée pivotante sur le bati 2, l'autre extré- mité étant libre de se déplacer entre des butées supérieure et in- férieure réglables 8 et 9, respectivement, montées sur le bati 2. L'élément de bati 6 est tiré par un ressort 10 vers la butée superieure 8 de manière à rapprocher les poulies 3 et 4 l'une de ltau- tre et à détendre ainsi l'entraînement à courroie 5 et débrayer la machine. La butée supérieure 8 est prévue pour empêcher un un chement intempestif des courroies, mais, comme exposé plus loin, elle n'est pas forcément nécessaire dans tous les cas.L'élément de bati 6, portant la poulie entraînée 4, est mobile contre lf- fet du ressort 10 dans un sens de raidissement de l'entraînement à courroie 5 pour mettre ainsi la machine en prise au doyen d'un dispositif à vérin à dépression 11. Une tension intempestive des cour- roies est évitée par la butée inférieure 9. La depression requise pour le fonctionnement du dispositif à vérin à dépression ll est fournie par une pompe à vide 12, entraî- née par le moteur 1, la pompe 12 étant raccordée au vérin à dépres- sion par une conduite de dépression 13, commandée par une soupape 14. La soupape 14 est disposée, de son côté, pour être actionnée par commande à distance, à partir du poste de conduite d'un tracteur qui remorque la machine autonome, au moyen d'un celle sous gaine (Bowden), non représenté.La grandeur effective de la tension exercée sur les courroies 5, lorsque la machine est embrayée, est commandée par l'opération de la butée réglable inférieure 9 Carme mentionné plus haut, il est préférable de prévoir une butée supérieure 8 pour éviter un relâchement intempestif des courroies, mais la présence de cette butée peut entre inutile étant donné que le vérin à dépression ll peut tre conçu de façon que ce mouvement soit limité de toute manière Toutefois, même dans ce cas, il est préférable de prévoir la butée supérieure afin de réduire la sollicitation du dispositif à Vérin à dépression. On constatera qucen cas de défaillance du moteur 1, la pompe à vide 12 sera automatiquement coupée et qu'aucune aucune-dépression ne sera appliquée au dispositif à vérin à dépression 11. Le ressort 10 agira, par conséquent, immédiatement pour débrayer la machine. Pour être sQr que les six courroies trapézoîdales 5 s'arrête- ront immédiatement, celles-ci sont relâchées par un déplacement de l'élément de bâti 6, un élément de protection 15, sensiblement semi-cylindrique est prévu de préférence, cet élément étant fixé sur l'élément 6 et se déplaçant avec lui. Un élément de protection réglable 16 est également prévu pour doubler la certitude que les courroies patinent sur la poulie 3 quand elles sont détendues et pour stopper tout dérapage des courroies. Une machine autonome équipée de l'appareil selon l'invention, peut entre commandée à partir du poste de conduite du tracteur utilisé pour la remorquer, par la simple opération d'un levier ou d'un interrupteur pour actionner la soupape 14 sans qu'il soit nécessaire pour le conducteur du tracteur de quitter son siège. Si un dispositif (électronique, magnétique ou mécanique) est prévu pour empêcher les corps étrangers, tels oue des objets métalligues, de pénétrer dans la machine entraînée et d'endommager celle-ci, un tel dispositif peut être commodément relié à une soupape de sécurité, placée dans la conduite à dépression 13, qui provoque un débrayage immédiat de la machine en présence d'un tel risque. Bien qu'il soit préféré d'avoir recours à la dépression pour le fonctionnement de-ce moyen d'embrayage, il est également possible d'utiliser une pression pneumatique ou hydraulique, produite à cet effet par de l'air comprimé par exemple. Un tel emploi demandera cependant, et en général, la provision d'un équipement supplémentaire tel que des soupapes de sûreté, d'alimentation et de retour, des réservoirs et ainsi de suite, et ce procédé est donc d'une application plus coûteuse que l'emploi de la dépression. Revendications 1. appareil servant à coupler ou désaccoupler un élément moteur et un élément entraîné, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen conçu pour fonctionner de manière à coupler ledit élément moteur audit élément entraîné contre une force antagoniste agissant pour les désaccoupler, ou inversement, le fonctionnement dudit moyen étant assuré par une dépression produite par ledit élément moteur, ou bien par une pression pneumatique ou hydraulique de même origine. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élement entraîné est l'arbre moteur d'une machine et en ce que l'élément moteur est un moteur à combustion interne monté sur la machine. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'entraînement de l'arbre moteur par le moteur à combustion interne comprend une poulie motrice conçue pour être entraînée en rotation par le moteur1 et une poulie entraînée montée sur l'arbre, les poulies étant reliées entre elles par un entraînement à courroie trapézoidale simple ou multiple. 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen comprend un dispositif à vérin à dépression conçu pour être actionné par une dépression produite par le moteur. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'entraînement à courroie est conçu pour être tendu de façon à coupler le moteur et l'arbre ou relâché pour désaccoupler ce moteur et cet arbre et en ce que ledit dispositif à vérin à dépression peut être actionné pour tendre cet entraînement à courroie contre l'effet d'un ressort antagoniste tendant à relâcher ledit entre nement à courroie. 6. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'entraînement à courroie est maintenu constamment tendu et en ce que le dispositif à vérin à dépression peut être actionné pour mettre en prise un embrayage placé entre le moteur et la poulie motrice contre l'effet d'un ressort antagoniste agissant pour débrayer ledit embrayage. 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la source de dépression pour le vérin à dépression est constituée par une pompe à vide entraînée par le moteur et est commandée par une soupape de commande placée dans une conduite de dépression reliant la pompe au vérin. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de commande à distance de la soupape de commande.