yuans les procédés connus de préparation des cartons bitumés ou goudronnés nour toiture, on imnrègne des grandes nièces de carton brut, de carton de feutre de laine ou d'amiante, nlus rarement également des pièces de tissus, d'un mélange chaud goudron de houillepoix blanche (carton goudronné) ou de bitume chaud (carton bitumé). Ces procédés sont relativement nénibles et coûteux car les pièces de la matière de support sont chères et difliciles à manipuler. D'autre part, l'imprégnation. entant effectuée rar passage continu des pièces dans le bain de goudron ou de bitume, il existe un risque de pénétration incomplète du goudron ou du bitume dans le support. 1' expérience montre que les endroits du carton de couverture qui ont été mal imprégnés ont tendance à absorber l'eau et subissent ensuite des déformations indésirables (gauchissements). Jusqu'à maintenant, on pensait qu'il n'e'tait ni nossible ni avantageux d'utiliser d'autres matières premières pour la fabrication du carton de toiture car on ne connaissait que le procédé dtim- prégnation décrit ci-dessus lequel, en principe, exige exclusivement des supports sous forme de pièces de grande longueur. La présente invention permet maintenant d'utiliser amour la fabrication du carton de toiture des matières usagées d'un prix beaucoup plus avantageux. On parvient à ce résultat conformément à l'in- vent ion par un procédé qui consiste à mélanger une matière de support à l'étant de flocons ou de particules, en particulier des vieux papiers et/ou des matières textiles usagées, avec du bitume et/ou du goudron chaud et à cuire le mélange, après quoi on transforme ce mélange en nièces par passage entre des cylindres. On a pu constater que ce procédé de fabrication présentait, en plus de la réduction considérable de prix, située normalement entre 30 et 40 %, un autre avantage : on a ru constater cue le carton de toiture fabriqué de cette manière était pénétré de part en part, extrêmement régulièrement, par le goudron ou le bitume, cette parfaite pénétration intérieure résultant de l'opération de cuisson Sur les pièces de feutre utilisées le plus souvent comme supports dans la technioue antérieure, on était habitue à ce que les différences locales inévitables dans la résistance mécanique du feutre conduisent à une imprégnation non uniforme, si bien qu'il apparais- sait très rapidement des putréfactions et des défauts d'étanchéité aux endroits mal imprégnés. le carton de toiture réparé conformé ment à l'invention est pénétré de part en part de manière parfaitement homogène (comme on peut déjà le constater par des essais de rupture) et ne prosente nar conséauent aucune tendance à la putréfaction ou aux défauts d'étanchéité. Le carton de toiture selon l'invention présente d'autres avantages: son poids plus élevé par unité de surface et sa résistance plus grande à la déchirure. Les particules de vieux papier et de matières textiles usagées sont associées avec le goudron ou le bitume en une structure très résistante aux contraintes de traction lors de l'opération subséquente de passage entre cylindres. De préférence, les vieux papiers seront réduits en flocons de 0,1 à 1,5 mm de diamètre moyen au broyeur à meules, alors que les matières textiles usagées seront déchiquetées dans une carde à la longueur de 3 à v0 mm, Si cela est nécessaire, on peut ajouter à la matière de support des flocons d'amiante, des fibres synthétiques, des copeaux de bois ou d'autres additifs. De préférence, le mélange sera pétri avant le passage entre cylindres. l'exemple suivant illustre l'invention sans toutefois la limiter. Dans cet exemple, les indications de parties et de pourcena- ges s'entendent en poids, sauf indication contraire. Eue On prépare d'abord la matière de support par broyage de vieux papier en flocons de dimension allant jusqu'à 1 mm au broyeur à meules et par déchiauetage de laine usagée à une longueur maximale de fibres d'environ 30 mm à la carde. On mélange ensuite le vieux papier et la laine usagée et on cuit ce mélange dans du bitume jusqu' à disparition des mousses. On soumet le mélange chaud à un malaxage intensif dans une machine à pétri-r et on fait passer ensuite dans des laminoirs connus en soi. Le laminage de la pièce à l'épaisseur finale voulue s'effectue avantageusement dans plusieurs paires de cylindres disposées les unes derrière les autres. la cuisson de la matière de support broyée provoque une impréagnation complète de cette matière rar le bitume, et on a pu constater expérimentalement que le carton pour toiture fini n'absorbait absolument pas l'eau. En outre, ce carton, bien que plus résistant, est plus flexible et plus souple que les produits préparés par les procédés connus antér5eurement. Après laminage, le carton pour toiture peut être revêtu lorsque c'est nécessaire d'une couche extérieure supplémentaire sur les deux faces. Un carton pour toiture de type F 3 préraré par le procédé selon l'invention donne à l'analyse les réspltats suivants : podis du carton fini par unité de surface 1,800 kg/m2 poids du bitume soluble 0,800 kg/m2 poids de la matière de support 0,350 kg/m2 matières de charge minérales et matières de complément 0,750 kg/m2 A titre comnaratif, le carton pour toiture F 7 préparé en Suisse selon les prescriptions légales donne à l'analvse les résultats suivants poids du carton fini par unité de surface 1,880 kg/m2 poids du bitume soluble 0,787 kg/m2 poids de la couche intérieure de feutre de laine 0.330 kg/m2 mati. ères de charges minérales et matières de complément 0,763 kg/m2 En dehors des vieux papiers et de la laine usagée. on peut également utiliser comme matières de surrort du jute usagé, des fibres svnthétiques résistant à la chaleur, des flocons d'amiante. des copeaux de bois et des matières analogues résistant a la chaleur. Comme dans la plupart 5es cas on peut utiliser des matériaux usagés. le prix du carton pour toiture préparé par le procédé selon l'invention est extrêmement avantageux et la réduction de prix susceptible d'être atteinte par rapport au carton de la technique antérieure est d'environ 50 @. La rutréfaction à craindre et lourde de conséquenc@s dans un carton our toiture @eut être totalenent évitée par le procédé de tréparation selon l'invention grâce à une pénétration régulière lorsqu'on utilise le goudron comme agent d'imprégnation. Si l'imprégnation est effectuée avec du bitume, il auffit d'ajouter 5 % de goudron nar rapport au bitume ou éviter la tutréfaction en toute sécurité. @aturellement, on peut remplacer cette addition de goudron par l'addition de produits chimiques connus pour empêcher les putréfactions. Revendications 1 - Procédé de préparation de cartons pour toiture, caractérisé en ce que l'on mélange une matière de support à ltétat de flocons ou de particules, en particulier du vieux papier et/ou des matières textiles usagées, avec du bitume et/ou du goudron chaud, on cuit le mélange, et on le transforme en pièces par laminage. 2 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on réduit les vieux papiers en flocons de 0,1 à 1,5 mm de diamètre moyen au broyeur à meules et en ce que l'on déchiauète les matières textiles usagées à une longueur de 3 à 30 mm à la carde. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute des flocons d'amiante à la matière de support. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute des fibres synthétiques résistant à la chaleur à la matière de support. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute des copeaux de bois à la matière de support. 6 - Procédé selon la revendication t-, caractérisé en ce que l'on pétrit la masse avant de la laminer.