La présente invention concerne en général, la technique de la cuisson de carreaux, pièces de vaisselle et analogue et, plus particulièrement, de la formation et l'emploi de dispositifs(appelés "cazettes" selon la terminologie courante de l'art) utilisés pour 5 supporter, pendant leur séjour et leur déplacement dans les fours de cuisson, des pluralités de pièces ou objets devant être cuits. Plusieurs types de "cazettes" ou dispositifsde support analogue ont été proposés et sont utilisés à l'heure actuelle. En général, ces "cazettes" comportent des parties sensiblement verticales 10 qui forment les parois ou portions de parois de l'espace ou enceinte constituant une "cazette" proprement dite, lesdites parties étant pourvues, sur l*un ou les deux côtés, de plusieurs saillies superposées, aptes à réaliser, en combinaison avec des saillies prévues en des positions correspondantes sur la partie constituant 15 la paroi ou portion de paroi opposée, autant de points d'appui localisés pour chaque carreau ou autre pièce individuelle soumise à la cuisson. Pour simplifier, lesdites parties seront appelées "montants" dans ce qui suit. Lesdits montants sont.reliés en haut et/ou en bas par des piè-20 ces transversales de manière à réaliser, dans leur ensemble, une unité autoportante, suffisamment rigide. Selon la technique traditionnelle, on a recours à des structures rigides dans lesquelles chaque "cazette" individuelle est formée par un élément constitutif unique, réalisé en une matière réfractaire appropriée, cet 25 élément comprenant, deux montants opposés- et au moins une partie transversale qui constitue, suivant les cas, le fond ou le dessus de .l'enceinte définie par les deux parois précitées. Suivant d'autres solutions techniques connues, on a recours, en vue d'éviter les difficultés qui se posent pour la formation et la cuisson de 30 lourdes pièces complexes en réfractaire, à des cazettes réalisées par combinaison de divers éléments individuels formant Tes montants et les parties transversales susmentionnées, éléments qui sont obtenus séparément puis reliés rigidement entre eux à l'aide de pâtes de ciment appropriées pour leur conférer la robustesse néces-35 saire et les rendre autoportants. La rigidité da la liaison entre les différents éléments est parfois complétée en établissant des joints à encastrement dont les parties s'emboîtant les unes dans les autres sont souvent en forme de tronc de cône ou de pyramide. 70 05903 2 2033361 Cependant, cette rigidité de l'ensemble de chaque cazette, qui est jugée indispensable à présent pour garantir la stabilité des cazettes elles-mêmes et de leur contenu, est cause d'autres inconvénients. On sait que les structures céramiques de forme 5 complexe et de dimensions importantes, soit obtenues en une seule pièce, soit réalisées en combinant et reliant rigidement entre elles des pièces obtenues séparément, ne peuvent guère être réalisées en respectant des tolérances dimensionnelles très serrées. De plus, par la nature même du rôle qui leur est assigné, ces 10 structures sont sujettes à des sollicitations thermiques répétées de grande intensité, qui provoquent des déformations non-uniformes et de fortes contraintes dans leurs sections, ce qui a pour conséquence, en définitive, la rupture de ces pièces. les inconvénients évoqués ci-dessus sont d'autant plus sérieux 15 lorsque, pour utiliser au maximum le rendement en volume des fours ou milieux de cuissons, en général des galeries parcourues par des -wagonnets circulant sur rails, ces wagonnets sont chargés d'un grand nombre de cazettes disposées par plusieurs rangées et colonnes juxtaposées et superposées. Dans ce cas, toute déformation -20 préexistante, ou dérivant d'écarts de température par exemple, de cazettes sous-jacentes,-entraîne obligatoirement des déviations et des défauts d'alignements des rangées et colonnes adjacentes et superposées. Ces défauts d'alignements étant souvent de sens opposés, les cazettes adjacentes viennent en opposition les unes 25 aux autres, ce qui crée de fortes contraintes localisées et provoque, en conséquence des ruptures, le support mutuel entre cazettes superposées est irrégulier et incomplet. Ces phénomènes sont encore aggravés lorsque la forme des cazettes est telle qu'elles peuvent théoriquement s'encastra1 d'une façon stable les 2D unes dans les autres. Les joints à encastrement ainsi obtenus s'opposent aux éventuels mouvements relatifs des cazettes,provoqués par leur déformation. De plus, la rigidité de la structure rend 1',emploi d'appareils d'empilage et de chargement pratiquement impossible. De fait, les inévitables tolérances et varia-35 tions de positionnement et de mise: de niveau empêchent l'utilisation de moyens de chaxgement à structure rigide,, tandis que, d'autre part.» une. compensation ou. absorption, dej ces^.variations est également impossible. . . .. . 70 05903 3 2033361 Tout cela posé, le "but de la présente invention est de réaliser un procédé de formation de "cazettes" et plus spécialement d'ensembles de cazettes comportant un nombre aussi grand que désiré d'enceintes aptes à recevoir des carreaux ou autres objets 5 céramiques à cuire, lesdits ensembles étant exempts des inconvénients mentionnés ci-dessus et autres encore et, en général, ces ensembles ne sont pas soumis aux limitations qui,dans la majorité des cas, s'appliquent aux dispositifs de support de ce type connu dans l'art. 10 Un autre but de l'invention consiste à réaliser un procédé de réalisation de cazettes, et plus particulièrement d'ensembles de cazettes, lequel comporte la préfabrication d'éléments individuels de forme géométrique, dimensions et poids relativement réduits, normalisés par rapport les uns aux autres. En particulier, 15 et selon un mode préféré d'exécution de l'invention, seulement deux types d'éléments individuels sont préfabriqués et utilisés, dans la quantité requise pour la formation des ensembles de cazettes désirés, dont les dimensions et la capacité peuvent être augmentés à volonté, dans les limites bien entendu qui sont imposées 20 en pratique par la section transversale, praticable dans les fours de cuisson considérés. Un autre but de l'invention consiste à prévoir un procédé de réalisation d'ensembles de cazettes tels que précédemment indiqués, lequel prévoit l'association d'une pluralité d'éléments qui for-25 ment ensemble une structure parfaitement autoportante sans exiger d'être reliés rigidement, ou de toute façon, d'une manière permanente, les uns par rapport aux autres. Cette caractéristique avantageuse permet, entre autres, soit de remplacer le ou les seuls éléments ayant subi une rupture ou autre endommagement accidentel 30 soit de modifier, diminuer ou accroître les dimensions de l'en-semble-cazettes ainsi obtenu, selon les différents besoins et conditions de service. Par conséquent, l'invention embrasse tant les cazettes et ensembles de cazettes réalisés selon le procédé précité que les 35 éléments individuels eux-mêmes qui constituent sa réalisation matérielle ou plus précisément le produit industriel nouveau à utiliser pour la formation des ensembles eux-mêmes. D'une manière essentielle, et selon l'invention, on a conçu et 70 05903 4 2033361 mis à profit le principe suivant lequel on forme une structure composée par combinaison, superposition et assemblage mutuel, par encastrement d'une pluralité d'éléments normalisés qui constituent les montants, ou parois verticales, et respectivement,les parties de dessous et de dessus de chaque cazette ou enceinte individuelle ledit assemblage mutuel étant réalisé de manière à assurer aux éléments emboîtés les uns dans les autres une liberté de mouvement relatif qui, bien que contrôlée et limitée, est largement suffisante pour permettre à la structure ainsi établie d'absorber les variations dimensionnelles existant entre les différents éléments et dues tant aux tolérances de fabrication que, surtout aux dilatations thermiques, les parties adjacentes étant en outre façonnées de manière à empêcher, dans de très importantes marges de sécurité, que lesdits mouvements relatifs puissent dépasser la limite au-delà de laquelle ils pourraient compromettre la staHLité statique de l'ensemble de cazettes ainsi que la tenue de celui-ci sous l'effet des charges variables et d'efforts dynamiques dûs au fonctionnement normal de l'installation de cuisson. Suivant une caractéristique importante de l'invention, les éléments qui forment les montants ou parois verticales des cazettes comportent, à leurs côtés supérieur et inférieur, des parties élargies formant des surfaces d'appui et de butée sensiblement horizontales dont la largeur est suffisante pour garantir ladite stabilité, ainsi que des parties qui font saillie respectivement vers le haut et vers le bas par rapport auxdites surfaces, et sont destinées à s'encastrer, tels que les parties mâles d'un joint à encastrement, dans les éléments desdites cazettes qui forment à la fois les parois de fond et de dessus de chaque cazette individuelle, et les moyens d'assemblage transversal pour les montants précités. Suivant une caractéristique avantageuse de l'invention lesdites parties qui font saillie vers le haut et vers le bas des montants sont placées dans des positions différentes, dans la projection verticale géométrique dè l'élément, et les éléments qui servent de traverses d'assemblage, sont pourvus d'ouvertures ou trous passants disposés de façon à pouvoir recevoir indifféremment les saillies supérieures et les saillies inférieures desdits montants. De plus, les éléments transversaux présentent en 70 05903 5 2033361 plan, à leurs côtés opposés, et précisément là où ils sont destinés à se superposér aux montants, des contours géométriques complémentaires, de telle sorte que sur chaque montant l'on puisse superposer simultanément et dans le même plan deux éléments transver-5 saux, dirigés en sens opposés à partir d'un côté et, respectivement, de l'autre du montant pour former les parois de dessus des espaces ou enceintes se situent sur l'un et l'autre respectivement desdits côtés, et simultanément, les parois du fond des enceintes placées au-dessus. Ces caractéristiques et avantages de l'inven-10 tion ainsi que d'autres encore, ressortiront au cours de la description qui suit, si l'on se réfère aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation préféré de l'invention. Sur ces dessins : La figure 1 est une vue axonométrique fragmentaire d'un en-15 semble de cazettes réalisé selon l'invention j La figure 2 représente une partie des éléments constituant ledit ensemble, les éléments étant séparés les uns des autres ; La figure 3 est une vue latérale à plus petite échelle, interrompue dans son sens vertical, d'un élément formant paroi vertica-2D le ; La figure 4 en est une vue en bout 5 La figure 5 est une vue en plan d'un élément transversal, destiné à permettre l'assemblage des éléments formant les montants ou parois verticaux, et à constituer en même temps le fond et la par-25 tie de dessus des cazettes j Les figures 6 et 7 sont des vues en plan des deux extrémités de l'élément des figures 3 et 4, ces vues étant considérées en observant l'élément dans la direction des flèches "VI et VII, respectivement, de Figure 3 ! 30 La figure 8 est une vue fragmentaire d'une partie caractéris tique de l'ensemble, la vue étant considérée en coupe suivant le plan vertical interrompu VIII-VIII-VIII de figure 9 » La figure 9 montre cette même partie en vue en coupe suivant le plan horizontal.IX-IX.de figure 8, et 35 _ , - La fjigure 10 est une vue éclatée des parties représentées . sur-figures 8 e.t 9« x ' - -- En principe, et" comme; représenté-sûr les figures 1 et 2, le procédé selon l'invention comprend la préfabrication et l'emploi 70 05903 6 2033361 d'une pluralité d'éléments c'est-à-dire en nombre suffisant pour obtenir un ensemble ayant les dimensions et capacité désirées, ces éléments étant de deux types différents, à savoir : les éléments indiqués globalement en M, qui constituent les montants ou 5 parois verticales de l'ensemble et qui sont destinés à fournir aux carreaux, ou pièces de vaisselle, ou tout autre produit semi-fini céramique à cuire, le support nécessaire, et Tes éléments indiqués globalement en P, qui sont destinés à être placés horizontalement et à établir, à des niveaux différents, la liaison entre les diver-10 ses partiès. Les éléments M, ou parois verticales, présentent sur au moins l'une de leurs faces latérales une série de saillies superposées en forme de nervures ou d'ailettes, uniformément et. convenablement espacées en hauteur, qui sont destinées à constituer, d'une façon 15 connue, des surfaces d'appuis pour les produits et objets à cuire. A leurs extrémités supérieure et inférieure, les éléments M présentent des portées sensiblement élargies et planes, pourvues de saillies qui constituent autant de tenons pour leur assemblage avec les éléments P adjacents. Ces saillies se trouvent placées 20 dans des positions différentes sur les deux portées ou têtes, de façon qu'elles ne coïncident pas lorsque deux éléments M sont superposés dans un même plan. A leur tour, les éléments plans P présentent des extrémités ayant des contours géométriques complémentaires, comme on peut 25 l'observer sur la figure 2, et tels que deux éléments situés dans un plan commun puissent s'emboîter l'un dans l'autre pour être ensuite placés sur la portée ou base supérieure d'un élément M sous-jacent, en formant une surface plane sur laquelle peut porter à son tour la base ou portée inférieure d'un élément identique H super-30 posé. De leur côté, les deux parties opposées complémentaires desdits éléments P sont pourvues de plusieurs trous placés dans des positions correspondant à celles des saillies prévues soit sur la partie'supérieure, soit sur là partie inférieure des"éléments M. De 35 cette façon^ et comme l'indique la figure 1, des rangées d'éléments plans P situés dans le même plan et s'emboîtant lës uns dans les autres en direction horizontale, peuvent être interposées à chaque niveau défini par la hauteur des éléments" M, en assurant l'enchai- 70 05903 7 2033361 nement mutuel de tous les éléments de l'ensemble. Suivant une caractéristique importante de l'invention, lesdites saillies et lesdits troas sont dimensionnés de manière que leur emboîtement mutuel soit assuré avec une large marge de tolé-5 rance. En pratique, l'enchaînement résultant de cet emboîtement n'a pour but que d'assurer une liaison dans le sens horizontal. De leur côté, les parties ou portées planes supérieure et inférieure des montants forment des surfaces suffisamment larges pour garantir la stabilité de l'ensemble, stabilité qui est augmen-10 tée par l'effet de la pesanteur, c'est-à-dire de la charge qui porte sur lesdites surfaces, cette charge étant due tant au poids propre que, surtout au poids du matériau céramique chargé dans les cazettes formées par chaque enceinte, qui est à son tour formée par l'association desdits éléments selon l'exemple représenté sur 15 la figure 1. Ainsi qu'on peut l'observer au mieux dans l'exemple de mise en oeuvre représenté sur les figures 3 à 10, les portées supérieure 10 et inférieure 11 (considérées comme telles pour simple commodité mais qui pourraient aussi être utilisées en position inversée, pour-20 vu que cette position soit conservée sur toute l'étendue d'une colcn ne d'éléments M) sont formées par des parties élargies qui présentent une surface plane sur une certaine largeur. Sur la portée supérieure 10 émergent plusieurs tenons comprenant un tenon central 12 et des tenons latéraux symétriques 13, ces derniers étant éloi-25 gnés des extrémités, de ladite portée. Sur la portée inférieure 11, également élargie et aplatie, émerge une autre série de tenons, plus particulièrement des tenons latéraux internes 14 et des tenons latéraux externes 15, la position des tenons 12 et 13 étant, en projection verticale, intermédiaire par rapport à celle des 30 tenons 14 et 15, comme on peut l'observer en particulier en comparant les figures 6 et 7. A leur tour, les éléments plans P ont un contour géométrique complexe et sont de préférence convenablement allégés par des perforations. Leurs extrémités opposées, qui sont destinées à être 35 posées sur, ou à recevoir par superposition, une paire de montants M placés l'un à côté de l'autre et formant les parois opposées de chaque cazette individuelle de l'ensemble, ont un contour géométriquement complémentaire. De préférence, et comme le montre la 70 05903 8 2033361 figure 5, une desdites extrémités comprend une partie rétrécie 16, tandis que l'autre, sensiblement en forme de fourche, présente deux branches latérales 17 dont l'espacement 18 est destiné à s'ajuster, avec une tolérance suffisante, sur la partie 16 d'un élément adja-5 cent identique, situé dans le même plan comme le montre figure 9» Dans lesdites parties 16 et 17 sont formés des trous passants où s'engagent les tenons 12 et 14, et respectivement, les tenons 13 et 15, c'est-à-dire, les tenons appartenant soit à l'extrémité supérieure, soit à l'extrémité inférieure des montants M, cette 10 disposition étant particulièrement visible sur la figure 9. Autrement dit, en superposant un élément P quelconque à deux éléments M parallèles et convenablement espacés, les saillies 12, 13 de la partie supérieure desdits éléments M ne viennent occuper qu'une partie des trous de l'élément P superposé, dont les trous 15 restants sont disponibles, par la suite, pour y recevoir les tenons 14, 15 de la portée inférieure des éléments M, ce qui a pour résultat qu'une autre paire d'éléments M peut être superposée à l'élément P qui a été superposé à la première paire d'éléments M. De plus, et comme vu en particulier sur figures 8 à 10, les 20 saillies ou tenons tant supérieurs 12, 13 qu'inférieurs 14, 15 des éléments M s'emboîtent en partie dans l'extrémité rétrécie 16 et en partie dans les branches 17 des éléments plans P, tant superposés que sous-jacents. On obtient ainsi un double effet d'enchaînement, étant donné 25 que les éléments P serrent entre eux les éléments M placés l'un à côté de l'autre, tandis que à leur tour, les éléments M serrent entre eux les éléments P disposés dans le même plan, adjacents et emboîtés l'un dans l'autre soit au-dessous, soit au-dessus des éléments M précités. 30 On a constaté avec surprise qu'un effet d'enchaînement tel que décrit ci-dessus, ou son équivalent, permet d'obtenir une structure de dimensions verticales et transversales (c'est-à-dire de dimensions horizontales en direction orthogonale à l'orientation du • plan principal des éléments M) aussi grandes que désirées, dans 35 les limites bien entendu dont on doit tenir compte pour l'application pratique de ces structures dans des fours de cuisson ayant des caractéristiques particulières. En effet, ladite structure n'est pas complètement rigide. La 70 05903 9 2033361 tolérance avec laquelle sont établis les joints à encastrement entre les tenons des montants et les troas des éléments plans autorise une certaine déformation de l'ensemble, particulièrement en sens transversal. D'autre part, l'importance des surfaces d'ap-5 pui réalisées par les portées 10 et 11 des éléments M est telle que ladite déformation est maintenue dans des limites dont les petites valeurs angulaires ne seraient pas suffisantes pour porter préjudice à la stabilité proprement statique de l'ensemble. Par ailleurs, les éléments ainsi enchaînés, lesquels devraient 10 en théorie se situer rigoureusement dans un réseau de plans parallèles et orthogonaux et plus proprement horizontaux et verticaux, peuvent former entre eux des angles quelque peu différents des angles plans et droits théoriquement formés entre éléments situés dans un plan commun et éléments se coupant et enchaînés. Cette li-15 berté, voulue mais limitée, de mouvement relatif, s'est révélée être largement suffisante pour compenser même les plus importantes variations dimensionnelles et irrégularités de position spatiale, relative dues aux déformations thermiques (même si fort inégales) ainsi qu'aux inévitables tolérances de fabrication. 20 De plus cette déformation autorisée permet d'absorber des sollicitations dynamiques même importantes,telles que celles pouvant avoir lieu au cours des opérations de chargement et déchargement du matériau, pendant la marche des wagonnets sur les rails longeant les fours, ou sur les tronçons de raccordement à l'entrée 25 et sortie des fours, ainsi qu'aux démarrages et arrêts, même si ceux-ci sont très brusques. En effet, le poids considérable dont peut être chargé un ensemble de cassettes réalisé selon l'invention n'est pas obligé de suivre instantanément les irrégularités de mouvement ; tout au contraire, les fortes accélérations négatives et 30 positives, lors de démarrages et arrêts brttsques par exemple , sont évitées étant donné que le poids considérable de la charge peut se déplacer suffisamment pour éliminer l'instantanéité et minimiser la valeur de l'accélération, dans les cas plus haut mentionnés. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modalités et 35 moyens de mise en oeuvre que l'on vient de décrire à titre d'exemple, elle en embrasse par,contre toutes les modifications qui seraient exigées dans des applications particulières, toutes lesdites modifications rentrant dans le domaine de l'invention. v 70 05903 10 203336 T E E V E If D I C A ï I 0 I S 1.- Procédé pour la formation de cazettes ou ensembles de cazettes destinés à soutenir des carreaux et autres produits semi-finis de céramique pendant leur cuisson, lesdites cazettes étant constituées chacune par une paire d'éléments verticaux, ou mon- 5 tants parallèles espacés qui sont pourvus de saillies formant supports individuels pour les carreaux et autres produits semi-finis y contenus, lesdits éléments verticaux étant reliés à leurs parties supérieure et inférieure par des éléments transversaux et tous ces éléments étant constitués en une matière réfractaire tel 10 qu'un matériau céramique par exemple, ledit procédé étant caractérisé en ce que ladite formation est obtenue moyennant l'association et l'assemblage, par encastrement et appui mutuels, desdits éléments verticaux et transversaux dans des conditions qui autorisent un mouvement relatif d'un degré limité et contrôlé entre 15 les parties ainsi enchaînées, par rapport à leur condition moyenne théorique où elles seraient situées sur un même plan et orientées orthogonalement entre eLles. 2.- Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise deux types d'éléments normalisés dont l'un est destiné à 2D former les montants ou parois verticales et l'autre les parties structurales horizontales de l'ensemble de cazettes, lesdits éléments étant prévus à leurs extrémités opposées avec des configurations géométriquement complémentaires entre elles, de telle manière que deux éléments situés dans un même plan,et adjacents, 25 s'emboîtent partiellement l'un dans l'autre en dépassant tous les deux le plan défini par les éléments orthogonaux aux premiers desdits éléments. 3.- Procédé selon revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on utilise comme montants, des éléments qui présentent à leurs extrémités supérieure et inférieure des parties élargies transversales qui forment des surfaces d'appui mutuel avec les éléments transversaux superposés ou sous-jacents, cette disposition assurant à l'ensemble des cazettes une stabilité statique et dynamique dans les limites de la déformation permise audit ensemble par ledit 35 degré limité et contrôlé de mouvement relatif. 4.- Procédé selon une ou plusieurs des revendications 1-3, 70 05903 n 2033361 caractérisé en ce qu'on utilise comme montants, des éléments qui comportent, tant à leur extrémité supérieure qu'à leur extrémité inférieure, des saillies qui agissent à la façon de tenons dans le système d'assemblage par encastrement qui les relient aux 5 éléments transversaux, lesdites saillies occupant des positions différentes dans leur projection sur le plan horizontal ; et que l'on fait usage, comme éléments transversaux, d'éléments pourvus de trous qui agissent à la façon de mortaises dans ledit système d'assemblage, lesdits trous occupant, dans ladite projection, 10 toutes les positions qu'occupent lesdites saillies inférieures et lesdites saillies supérieures des éléments qui forment les montants, cette disposition permettant d'assembler des éléments trans versaux plans indifféremment avec des montants superposés et des montants sous-jacents. 15 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce què l'on fait usage d'élémènts transversaux dont les extrémités opposées, qui sont destinées à être superposées à deux montants formant les parois d'une cazette, présentent des contours géométriquement complémentaires aptes à permettre à chacun desdits 20 éléments de s'emboîter, par ses parties restant sur les montants dans d'autres éléments adjacents placés dans le même plan. 6.- Procédé selon revendications 4 et 5 caractérisé en ce qu'on fait usage d'éléments transversaux dont les parties opposées sont toutes deux pourvues de trous placés de manière à pou-25 voir recevoir des saillies portées soit par la partie supérieure, soit par la partie inférieure des éléments formant montants, de telle sorte que l'enchaînement entre éléments plans et éléments verticaux entraîne aussi l'enchaînement entre les éléments plans transversaux adjacents. Y.- Ensemble de cazettes destiné aux applications indiquées plus haut, caractérisé en ce qu'il est formé par le procédé décrit dans l'ensemble des revendications 1 à 6, et qu'il constitue un réseau spatial formé de pluralités d'éléments approximativement plans et se aituant dans des aêmes plans verticaux et horizontaux 35 uniformément espacés ; et caractérisé par le fait qu'il est réalisé avec des éléments céramiques ou réfractaires de deux types, dont ceux d'un type sont destinés à être placés dans lesdits plans verticaux (pour former les parois des cazettes) tandis que ceux 70 05903 12 2033361 de l'autre type sont destinés à être placés dans lesdits plans horizontaux (pour former pièces de liaison entre les éléments verticaux superposés et placés les uns à côté des autres) et à définir le fond et le toit des cazettes individuelles, lesdits 5 éléments étant pourvus à leurs extrémités, notamment celles destinées à occuper la ligne d'intersection entre lesdits plans, de moyens qui assurent leur encastrement et enchaînement mutuels, ainsi que leur appui et support réciproques, lesdits moyens admettant une certaine liberté de mouvement relatif limitée et con-10 trôlée desdits éléments, tout particulièrement en déviation de leur position théorique qui prévoit une disposition dans des mêmes plans et une orientation orthogonale. 8.- Ensemble suivant la revendication 7» caractérisé en ce qu'il est formé d'éléments de paroi et d'éléments transversaux, 15 dont les éléments de paroi, qui comportent des saillies de support pour les produits devant être soumis à la cuisson, se terminent à leur base et à leur sommet par des surfaces qui sont destinées à servir d'appui et de butée pour les éléments transversaux superposés et sous-jacents et à établir les limites de dé-20 formation de l'ensemble, lesdites surfaces étant pourvues de parties en saillie qui forment tenons dans l'assemblage par encastrement avec les éléments transversaux, lesdits éléments transversaux étant à leur tour pourvus de trous qui forment mortaises dans ledit système d'assemblage- par encastrement. 25 9.- Ensemble suivant les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que les parties saillantes prévues aux deux extrémités des éléments formant paroi sont placées dans des positions différentes et alternées, dans leur projection sur un plan horizontal, et que les nombre et position des trous prévus dans les éléments trans-50 versaux sont tels que ces trous peuvent recevoir, respectivement cnacune des parties saillantes prévues soit sur l'une que sur l'autre extrémité des éléments formant paroi. 10o — Ensemble suivant l'ensemble des revendications 7 à 9» caractérisé en ce que les éléments transversaux sont façonnés de ma-35 nière que leurs parties opposées, notamment celles qui sont destinées à se superposer à des éléments verticaux placés à côté les uns des autres pour former les parois de chaque cazette, présentent une configuration géométriquement complémentaire qui permet 70 05903 13 2033361 auxdits éléments transversaux, de s'emboîter partiellement les uns dans les autres, dans des mêmes plans, au-dessus et au-dessous de chaque élément formant paroi. 11.- Ensemble suivant l'ensemble des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que les éléments transversaux comportent, à chacune de leurs parties opposées précitées, des trous placés de manière qu'ils puissent recevoir, respectivement, soit les parties saillantes des éléments verticaux superposés, soit les parties saillantes des éléments verticaux sous-jacents. 12.- Ensemble suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les éléments transversaux ont un contour de forme géométriquement semblable à celle d'un trapèze isocèle dont la grande base est de longueur approximativement égale à la dimension horizontale la plus grande des éléments formant parois j ladite base ayant à sa partie centrale un évidement apte à circonscrire avec excédant la partie formant la petite base du trapèze d'un égal élément adjacent ; cette dernière partie aussi bien que les deux parties placées de part et d'autre dudit évidement, étant pourvues de trous placés de manière qu'ils puissent recevoir une partie des saillies inférieures et supérieures des éléments formant par cas.