La présente invention concerne un procédé pour produire des huiles à partir d'algues. Plus particulièrement l'invention concerne la culture de certains types d'algues halophiles et l'obten- tion de produits combustibles à partir de ces algues. L' invention concerne de plus la production de divers sous- produits utiles et des améliorations du procédé de culture et de récolte des algues. D'autres caractéristiques et a- vantages de'invention ressortiront de la description qui suit. Les algues halophiles, en particulier celles de type Dunaliella se développent dans la nature dans des mi- lieux aqueux et à forte salinité, tels que les marais sa- lants. On peut cultiver ces algues pour obtenir une source appropriée de lipides, de carotènes, de protéines, de gly- cérol et de mélanges d'hydrocarbures essentiellement sem- blables au pétrole. Voir par exemple le brevet des Etats Unis d'Amérique n0 4 115 949. Ces cultures nécessitent une adaptation des conditions. Une des limitations principales de la culture des algues halophiles dans des solutions salées est la vitesse de transfert du dioxyde de carbone de l'air dans la solu- tion. L'échange avec l'atmosphère produit une couche su- perficielle qui sert de source de dioxyde de carbone pour les couches inférieures d'alcalinité plus élevée qui ont été appauvries en dioxyde de carbone par suite du métabo- lisme des algues. Un autre facteur limitatif est la faible vitesse de conversion du dioxyde de carbone en H2CO3 lors- qu'il est dissous dans une saumure. On peut pour obtenir des conditions satisfaisantes de culture, compenser de façon appropri4e les pertes d'eau dues à l'évaporation et ajouter certains additifs accroissant la vitesse de culture des algues et, s'il est nécessaire, ajouter des fertili- sants. L'invention concerne en particulier des améliora- tions de la culture et de la récolte des algues halophiles en particulier de type Dunaliella et un procédé pour récu- pérer à partir de ces algues des produits huileux utiles comme source d'énergie, en particulier comme combustibles ou comme matières premières chimiques. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit,faite en regard de la figure uni- que annexée qui est un diagramme du procédé selon un mode de réalisation préféré de l'inventioncomportant des sta- des de culture, de concentration, d'extraction et de re- cyclage/rechargement. Selon une caractéristique de l'invention, on ac- croit fortement la vitesse d'hydratation du dioxyde de car- bone dans les solutions salées par addition à ces solutions salées d'une quantité appropriée d'une enzyme contenue dans ces algues halophiles. Cette enzyme qui est 1'anhydraẻ carbonique, accélère l'absorption du dioxyde de carbone et accroit ainsi sa disponibilité pour les algues en culture. L'enzyme est contenuedans les algues et on l'obtient sous une forme appropriée à l'emploi auquel on la destine par éclatement mécanique ou osmotique de ces algues. On mélan- ge l'enzyme libérée au milieu de culture et cette addition provoque un accroissement important de la vitesse de cul- ture des algues et améliore ainsi le rendement par unité de temps. De façon avantageuse, on broie une partie des algues et on recycle la matière obtenue pour l'ajouter au milieu de culture. On obtient ainsi un accroissement de la vitesse de propagation des algues. On peut provoquer la rupture mécanique des algues par traitement avec une pompe centrifuge ou les faire éclater par introduction dans de l'eau douce ou de l'eau saléediluéeayant une concentra- tion inférieure à celle de l'eau de mer, c'est-à-dire in- férieure à 0,2 M en chlorure de sodium. Des quantités re- lativement faibles d'algues broyées ou éclatées suffisent et on établit périodiquement la quantité nécessaire au moyen d'essais classiques. L'enzyme, l'anhydrase carbonique, accroit la vitesse de culture des algues. Selon un de ses autres aspects, l'invention rend inutile les opérations coOteuses et compliquées d'agita- tion, d'aération et de carbonatation de la solution dans le bassin de culture. Lorsque la couche supérieure du bassin est soumise à l'évaporation, la concentration en sel de la couche superficielle s'accroit ainsi que la den- sité de cette couche qui descend et déplace ainsi la so- lution d'une couche inférieure vers la partie la plus haute o elle s'enrichit en dioxyde de carbone et elle perd une partie de son eau par évaporation. Les couches infé- rieures sont rendues plus alcalines par le métabolisme des algues qui se développent. On peut utiliser cet effet de façon appropriée si la couche superficielle a une concen- tration qui est pratiquement celle de l'ensemble. On doit ajouter de temps en temps de l'eau ou une solution aqueuse salée pour compenser les pertes d'eau dues à l'évaporation. Selon l'invention, on ajoute le milieu aqueux utilisé pour compenser les pertes d'eau par évaporation de telle sorte que la portion de la solution de culturequi est recyclée après l'élimination des algues pour leur mise e4beuvre, soit telle que sa concentration en sel devienne inférieure à celle de l'ensemble de la solution dans le bassin de culture au point o l'on effectue l'addition, a- fin que sous l'effet de l'évaporation, la couche supérieu- re devienne plus dense que l'ensemble de la solution et descende. La concentration en sel de la solution ajoutée est inférieure à la moyenne de l'ensemble du bassin. La solution ajoutée peut être obtenue à partir d'eau de mer ou d'eau saumâtre. De temps en temps il peut être néces- saire de purger une portion de la solution de culture cir- culante pour éviter l'accumulation d'impuretés. Dans ce cas, on ajoute du sel pur pour obtenir la concentration désirée. On préfère effectuer l'addition la nuit. Selon un mode de réalisation préféré, on ajoute à la solution de compensation, des algues broyées au moyen d'une pompe. On peut préchauffer la solution ajoutée et, de façon avantageuse, on l'ajoute pendant les périodes extrêmes du cycle des températures. On doit également tenir compte du vent. On peut chauffer l'eau dans un bassin solaire. La culture des algues halophiles s'effectue plus rapidement lorsqu'on mélange les enzymes précédemment indiquées et qu'on effectue le remplacement de la couche superficielle de telle sorte que le milieu de culture soit enrichi par une quantité appropriée de dioxyde de carbone. Bien que l'on puisse utiliser des dragues as- pirantes flottantes et des tambours d'épaississement ou des filtres, la séparation des algues du milieu de culture repose de préférence sur l'observation du fait que, lors- que la saumure, ayant une concentration en sel inférieure à celle de l'ensemble du milieu de culture, forme une cou- che sur le milieu de culture, cette couche superficielle forme un piège pour les algues qui n'éclatent pas mais atteignent une concentration plusieurs fois supérieure à celle qui existe dans l'ensemble du milieu. On décante ou sépare d'autre façon appropriée quelconque cette liqueur surnageante-contenant un fort pourcentage d'algues intac- tes et on la soumet à un épaississement complémentaire, par exemple par centrifugation ou par filtration.Il est pratique que la liqueur surnageante ayant une concentration plus faible en sel s'écoule vers le point de décantation soit à contre-courant par rapport à la liqueur de culture, soit, comme on le préfère actuellement, dans le même sens. Selon un mode de réalisation préféré, la surface de récolte, c'est-à-dire la surface du courant s'écoulant dans la couche supérieure, est limitée par un dispositif mécanique. Ce dispositif peut être constitué d'éléments de canalisation qui plongent à une certaine profondeur dans le milieu de culture et dans lesquels la couche supérieure plus légère s'écoule vers le point de récolte. La limita- tion de la surface de contact entre la solution de récol- te (ou de concentration) et l'ensemble de la solution de culture, accroit l'effet de concentration et réduit la quantité d'eau qu'il est finalement nécessaire d'éliminer. L'établissement d'un gradient de concentra- tion entre l'ensemble du milieu o on cultive les algues et une couche supérieure, cette couche supérieure ayant une concentration plus faible que la couche inférieure, accro t fortement la concentration en algues de la cou- che à faible concentration. Il semble que les algues soient retenues dans la couche à faible concentration en sel et ne retournent pas dans la couche à concentra- tion plus élevée, Des gradients de concentration relati- vement faibles suffisent pour produire une concentration importante. Par exemple si on cultive les algues dans un milieu contenant environ 11,7% de chlorure de sodium, à la concentration de 0,025% en poids sec, et qu'on éta- blisse sur ce milieu une couche ayant une concentration en chlorure de sodium d'environ 10%, avec un rapport des surfaces des deux couches d'environ 100/1 (on effectue l'expérience dans une fiole de 10 cm de diamètre ayant un col de 1 cm de diamètre o l'on place la solution de concentration plus faible), après environ 100 minutes on obtient dans la couche supérieure une concentration en algues d'environ 0,9% en poids, c'est-à-dire un fac- teur de concentration d'environ 36. On peut soumettre la suspension à concentration plus élevée, c'est-à-dire à 0,9% d'algues, à une concentration complémentaire en l' utilisant comme/couche inférieure avec une couche supé- rieure ayant une concentration en sel de 8,5%. Après nouvelles minutes, la concentration en algues de la couche supérieure est de 3,8% c'est-à-dire un ac- croissement global de la concentration d'environ 150 fois. Ceci illustre un procédé de concentration en conditions statiques. On peut également effectuer la concentration en conditions dynamiques. Par exemple, dans un canal ayant des parois latérales convergentes, on introduit une culture d'algues ayant une concentration en algues humides de 0,025% et on maintient la vitesse d'écoulement de cette culture dans le canal à 20 cm/min. Sur cette couche on place une couche d'une solution salée ayant une teneur en sel égale à 85% de sel de la couche infé- rieure (10%) et on la fait s'écouler dans la même direc- tion. Après 60 minutes d'écoulement, on obtient,dans la couche supérieure, une concentration en algues humides de 0,25% (accroissement de dix fois). On utilise ensuite cette couche supérieure comme couche inférieure dans un essai semblable, la concentration en sel de la couche supérieure étant alors de 8,5% et après 60 minutes, on obtient une nouvelle concentration de 0,25% à 2%. La couche supérieure a une épaisseur bien plus faible et on limite la surface de l'interface entre les couches. Il ne se produit pratiquement pas de mélange entre les couches si on les introduit avec précaution dans la culture en canal. On a effectué des expériences semblables avec des concentrations des solutions de 1t,7% à 3,5% (30%) et le facteur de concentration était semblable à celui obtenu dans l'expérience précédemment décrite. Après avoir recueilli les algues et de pré- férence après avoir effectué un épaississement ou une concentration complémentaires par exemple de façon mé- canique par centrifugation, on traite la suspension concentrée d'algues, de sel et d'eau pour extraire les produits huileux. On peut effectuer cette extraction sans élimination de l'eau et/ou du sel par traitement avec un solvant approprié tel que le benzène ou d'au- tres hydrocarbures ou avec d'autres solvants organi- ques tels que des alcools non miscibles à l'eau comme les butanols, des chlorocarbures tels que le chloro- forme, etc. ou des hydrocarbures tels que le benzène, le toluène, etc* ou avec les produits huileux d'une extraction précédente. Bien que l'on utilise le terme extraction, il semble qu'une bonne partie des produits huileux résulte de la conversion de diverses matières des algues par exemple les protéines et les lipides, dans les conditions de traitement décrites ci-après. Il est surprenant et extrêmement avantageux que lton puisse ef- fectuer l'extraction en présence de sel et d'eau, car les procédés antérieurs d'extraction des combustibles de telles matières nécessitent par exemple une réduc- tion par hydrogénation d'une matière sèche ce qui exige évidemment l'emploi de catalyseurs et une dépense d'é- nergie pour éliminer l'eau. Les produits huileux obte- nus, en particulier à partir des stades d'extraction à une température relativement basse, sont caractérisés par une teneur en carbone et en hydrogène et un pou- voir calorifique semblables à ceux du pétrole. Une au- tre caractéristique des produits huileux extraits à bas- se température est leur teneur extr4mementVfaible (moins de 1%) en azote. Bien que l'extraction à une températu- re plus élevée accroisse le degré de conversion et par conséquent le rendement total en matières combustibles, on observe un accroissement de la teneur en azote et en oxygène. On peut effectuer le premier stade d'extrac- tion à la température ambiante mais on préfère opérer à des températures comprises entre 60 et 1200C avec du benzène ou un hydrocarbure approprié. On extrait ainsi environ 16,5% du poids sec des algues sous forme de cha nes hydrocarbonées, de graisses, de cires et simi- laires. Cette fraction a une teneur négligeable en azote (moins de 1,0 et souvent moins de 0,5%). Lorsque la température s'élève au-dessus de 1200C, la teneur en azote du produit s'accrolt,ce qui diminue sa valeur. On peut récupérer pratiquement de façon quantitative le solvant utilisé et le recycler. On effectue le stade final d'extraction avec les mêmes solvants mais à des températures élevées et à la pression correspondante, au-dessus de 2000C, en particulier-jusqu'à 3500C et mieux entre 2800C et 3500C. On obtient ainsi une extraction complémentaire d'environ % du poids initial des algues sèches, cette fraction ayant une certaine teneur en azote et contenant des com- posés en C20 à C30* Les deux fractions ne contiennent pas de quantités appréciables de soufre. De préférence, avant l'extraction finale, on épaissit le résidu de I' extraction précédente pour réduire encore sa teneur en eau. On peut pour cela effectuer une filtration après la séparation de la couche de solvant et de produit huileux. Selon l'utilisation à laquelle on destine le produit huileux final, il peut être souhaitable d' effectuer plus de deux stades d'extraction. Par exem- ple, une extraction intermédiaire à une température d' environ 1500C qu'il est facile d'obtenir avec de la va- peur d'eau, fournit un produit ayant une composition différente du produit de l'extraction à température élevée ou à température plus basse. On peut également effectuer l'extraction se- lon un procédé en un seul stade. Si on effectue cette extraction avec du benzène à environ 3000C pendant une heure, on extrait environ 60% du carbone initial sous forme d'une substance combustible que l'on sépare du benzène qui est/réemployé dans des stades d'extraction ultérieurs, Il semble que l'accroissement du rendement global en produits huileux puisse être attribué en par- tie à la présence du glycérol qui est transformé en pro- duit huileux aux températures élevées. Comme le glycérol est soluble dans l'eau, des portions peuvent en être per- dues avec le filtrat dans un procédé en plusieurs stades. Lorsqu'on extrait des lots de suspension de Dunaliella, on obtient lors de la première extraction, un extrait insoluble dans l'eau qui contient environ 25 à 35% du carbone des algues d'origine. Cet extrait con- tient environ 85 à 89% de carbone, environ 9 à 10% d' hydrogène et moins de 1% d'azote. On l'obtient sous forme d'une huile visqueuse qui a une très faible teneur en soufre. Lorsqu'on extrait le résidu avec du benzène à 250 C et à environ 150 bars, on obtient un extrait ayant une teneur en carbone légèrement plus faible (environ 72-76%), une teneur en azote d'environ 6 à 7% et qui con- tient environ 25 à 35% du carbone initial des algues. Le produit est une huile visqueuse brune contenant moins de O,%% de soufre. On peut traiter le résidu organique, et en raison de sa teneur élevée en azote, on peut obtenir un aliment pour animaux et un fertilisant utiles en plus des produits huileux de pyrolyse si l'on effectue le chauffage à plus de 300C0e On peut mettre en pratique le procédé de l' invention avec une grande diversité d'algues halophiles. Le critère principal, en plus de la capacité de produc- tion d'huile, est la mobilité et l'absence de parois cel- lulaires. La mobilité est importante dans la technique de concentration car la possibilité de nager vers une solution salée ayant une concentration plus faible est un élément important de la technique de séparation. L' absence de parois cellulaires, en plus du fait qu'ap- paremment elle entraîne les propriétés de formation d' huile, permet également d'extraire facilement les pro- duits et d'obtenir un résidu sec ayant une teneur éle- vée en azote et qui est donc utile comme aliment pour les animaux ou comme fertilisant. Bien que théorique- ment les algues multicellulaires soient intéressantes, on ne connaît pas actuellement de variété répondant aux critères précédents. Actuellement le genre que l'on pré- fère est Dunaliella et tout particulièrement Dunaliella parva. On a en particulier utilisé avec succès Dunaliel- la Parva Dead Sea, Ginzburg, et A8 Red Dunaliella Parva Lerche 19/1. On peut se procurer ces algues à la col- lection d'algues de Cambridge, Toreyway, Cambridge, Royaume-Uni. Il est préférable d'effectuer la culture en bassin dans un milieu aqueux contenant environ 6 à 25% en poids de chlorure de sodium et d'autres substances nutri- tives nécessaires (par exemple N, P, Fe, oligo-éléments). La solution salée aqueuse que l'on ajoute a une concen- tration supérieure à la concentration minimale et in- férieure à la concentration maximale dans le bassin. De façon avantageuse, on enrichit la solution de compensa- tion avec des algues finement broyées ou une enzyme ex- traite de ces algues. On entend par cultiver les algues, accroître le nombre des algues par volume et accroître la concentration du produit huileux et des précurseurs dans les algues. Certains des paramètres qui agissent sur ces facteurs sont connus dans l'art (voir par exem- ple le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 115 949 précité). L'invention est illustrée par la figure uni- que annexée qui n'est pas à l'échelle et qui est un plan d'un ensemble de culture, de récolte et d'extrac- tion selon l'invention. On cultive les algues dans un bassin 1 dans le centre duquel la canalisation de compensation 3 in- troduit le mélange nécessaire de sel,de substances nu- tritives, etc. La solution de culture contenant les algues passe audessus du bord de déversement 5 dans le canal 7 pour former une couche inférieure 9 faite d'une solution relativement très concentrée en sel sur laquelle s'écoule une couche 11 d'une solution plus diluée en sel dans laquelle les algues se concentrent. La surface de l'interface de contact est limitée par exemple par un élément cannelé 13. La solution salée concentrée est recyclée dans le bassin par la canali- sation 14 tandis que la solutiondans laquelle les algues se sont concentrées.est conduite par la canali- sgtion 15 dans un dispositif de concentration mécani- que 17 tel qu'un centrifugeur. A partir du dispositif 1 1 17, le liquide surnageant est généralement renvoyé dans le bassin par la canalisation 21 tandis que la solution d'algues, de sel et d'eau encore enrichie sort par la canalisation 19. On prélève à la demande une portion de ce courant de produit par la canalisation 23 pour la conduire à un dispositif 25 tel qu'un broyeur qui fait éclater les algues et libère l'enzyme que l'on re- cycle dans le bassin de culture par la canalisation 27. La majeure partie de la solution concentrée d'algues est conduite dans le dispositif 29 d'extraction et de séparation o on la met en contactpar exemple avec du benzène à une température élevée et sous pression. Les produits huileux quittent le dispositif 29 par la canalisation 31 avec le benzène pour pénétrer dans un dispositif i séparation 33 d'o les produits huileux sortent par la canalisation 35 et le benzène sort par la canalisation 37 pour être recyclé dans l'extracteur /séparateur 29. L'autre courant qui quitte le dispo- sitif 29 par la canalisation 39 est le résidu d'eau, de sel et d'algues que l'on peut laver et filtrer dans un dispositif 41 pour obtenir une matière rési- duaire sortant par la canalisation 45 et un résidu riche en azote sortant par la canalisation 43. De façon avantageuse, le milieu de culture que l'on ajoute est constitué d'environ 3 parties en volume d'eau de mer avec du sel pour obtenir une con- centration en chlorure de sodium d'au moins 5 à 6% en poids. De façon avantageuse, on ajoute environ 1% en poids d'algues broyées. La vitesse de compensation dé- pend de la vitesse d'évaporation et de la vitesse de prélèvement des algues qui correspondent à une baisse de niveau d'environ 1 cm par jour soit environ 10 1/m2 par jour. Dans le bassin, on maintient de façon avantageuse la concentration du sel à environ 10 à 15% avec la quantité maximale possible de dioxyde de carbone. EXEMPLE 1 On remplit un bassin profond d'environ 10 cm, d'une solution à 10% en poids de chlorure de so- dium et de substances nutritives, préparée à partir d'eau de mer. Le bassin est exposé à la lumière du soleil à la température ambiante et on l'ensemence avec 0,5 g/l de Dunaliella parva, c'est-à-dire 0,05% et on cultive dans le bassin sans agitation artificielle. La vitesse de culture des algues est telle que leur concen- tration double pratiquement chaque jour. Lorsqu'on at- teint une concentration de 0,75%, on recueille les al- gues, on élimine 0,25% par récolte et il demeure 0,5% que l'on cultive à nouveau jusqu'à 0,75%. On répète la culture mais en faisant barbo- ter des bulles fines de dioxyde de carbone et en agi- tant mécaniquement. La vitesse de culture est la même que précédemment. On remplace l'eau évaporée par une solution semblable à celle utilisée au début de l'expérience, la quantité ajoutée correspondant à 7 mm par jour. On éli- mine une quantité correspondante de suspension d'algues que l'on traite et qu'on épaissit. On recueille par jour environ 0,25 g d'algues humides/litre (soit 0,1125g en poids sec/l). EXEMPLE 2 On prépare de la façon suivante un additif à activité enzymatique. On centrifuge à environ 1000 x g pendant 10 minutes une suspension contenant par litre d'eau, 100 g d'algues (Dunaliella parva Lerche 19/9) pour obtenir une pâte contenant environ 70 % d' algues en poids humide (31,5 % en poids sec). On a- joute de l'eau distillée à la pâte à raison de 50 par- ties en poids par partie en poids de concentré d'al- gues. Après 15 minutes, les algues ont éclaté sous une forme convenant à l'emploi comme additif pour la solu- * tion de culture. On peut également, pour préparer un tel additif, broyer les algues par traitement de la pâte concentrée avec une pompe centrifuge. On cultive Dunaliella parva dans un bassin comme dans l'exemple 1. On ajoute à la solution de cul- ture une quantité d'algues équivalente à 0,5 mg d'en- zyme purifiée (anhydrase carbonique) par litre d'eau, c'est-à-dire environ 0,015 g d'algues en poids sec par litre d'eau. On cultive à 250C à la lumière du soleil et la vitesse de culture des algues est de 175 g (poids sec) d'algues/m2 par jour soit 0,375 g/l par jour. A titre comparatif, lorsqu'on n'utilise pas l'additif enzymatique, la vitesse de culture dans les mêmes conditions n'est que de 0,25 g/l par jour. EXEMPLE 3 On épaissit les algues récoltées, de façon classique, par centrifugation à faible vitesse et on extrait la suspension ainsi obtenue qui contient- 60% d'algues en poids humide avec environ 1 volume d'es- sence légère ou de benzène par volume de suspension qui a une teneur d'environ 350 g d'algues en poids sec par litre. On effectue l'extraction en dessous de 400C et on extrait ainsi environ 25% du carbone des algues. L'extrait est principalement un mélange d'hy- drocarbures ne contenant pratiquement pas d'azote et moins de 0,1% de soufre. Une seconde extraction par un liquide organique permet d'obtenir 35 g d'extrait contenant 40% du carbone des algues. Cette fraction contient environ 7% d'azote et moins de 0,1% de soufre. Il semble que les constituants principaux de cette se- conde fraction soient des hydrocarbures ayant des chat- nes constituées de 20 à 30 atomes de carbone. Le résidu a une teneur élevée en azote (en- viron 12 à 14% d'azote) et on peut le traiter pour 1' utiliser comme aliment ou additif alimentaire pour les animaux ou comme fertilisant. L'analyse de la première fraction extraite montre qu'elle contient 88% de carbone, 2% d'oxygène et environ 0,5% d'azote. La seconde fraction contient carbone, 10% d'hydrogène, 7% d'azote et EXEMPLE 4 9,5% d'hydrogène, environ 76% de 7% d'oxygène. Après culture, récolte et concentration, on obtient une suspension faite d'algues, de sel et d'eau contenant 300 g/l d'algues en poids sec (Dunaliella parva Ginzburg) et à 0,2 1 de suspension on ajoute 0,2 1 de benzène. On chauffe le mélange à 400C pendant 360 minutes et on sépare la fraction de benzène par décan- tation. On chasse le benzène par évaporation et il de- meure 7,2 g d'un produit huileux contenant 88,4% de carbone, 8,6% d'hydrogène, 2,8% d'oxygène et 0,3% d' azote ayant une valeur calorifique de 9,9 calories/g. On filtre et on lave à l'eau le résidu aqueux de la première extraction. On met ensuite les 43,8 g restants du résidu humide en contact avec 0,2 1 de ben- zène dans un autoclave et on chauffe à 300oC sous une pression de 202 bars pendant 120 minutes. Après sépa- ration du résidu et élimination du benzène, il demeure ,1 g d'un produit huileux contenant 75,4% de carbone, 9,2% d'hydrogène, 9,6% d'oxygène et 5, 8% d'azote et ayant une valeur calorifique de 8,4 cal/g. On répète le mode opératoire ci-dessus avec les espèces Dunaliella Red Sea, 19/9; on obtient les résultats suivants Espace Extrait Rendement %C%H %0 %N Calories 19/9 1 15,7 85,2 8,3 6,2 0,2 9,5 2 25,8 78,0 9,3 6,8 5,7 8.2 A8 red 1 18,4 89,3 8,5 1,7 0,4 10,2 2 22,1 73,810,4 8,8 6,9 7,7 EXEMPLE 5 Pour illustrer un procédé d'extraction en un seul stade, on utilise une suspension identique à celle décrite dans l'exemple 4. A 0,2 lde suspension, on ajoute 0,2 1 de benzène. On chauffe le mélange à 300eC dans un autoclave à 202 bars pendant 120 minutes. Après séparation du résidu et élimination du benzène, on ana- lyse le produit huileux qui contient 80,2% de carbone, 8,3% d'hydrogène, 6,2% d'oxygène et 5,3% d' azote et a une valeur calorifique de 8,4 calories/g. EXEMPLE 6 On répète le premier stade d'extraction de l'exemple 4 avec,pour 0,02 litre de suspension, 20 g d'un produit huileux provenant d'un premier stade d' extraction antérieur (le volume total de la suspension est d'environ 0,6 1). Après chauffage à 80eC pendant 600 minutes, on recueille atyotal 20,72 g d'un produit huileux contenant 84,1% de carbone, 8,0% d'hydrogène, 7,5% d'oxygène et 0,4% d'azote et ayant une valeur ca- lorifiquçIe 8,9 calories/g. REVENDICATIONS 1i Procédé pour obtenir des produits huileux à partir d'algues, caractérisé en ce qu'il consiste à: a) cultiver des algues halophiles, unicellulaires, na- geantes, n'ayant pas de parois cellulaires,dans une so- lution salée; b) récolter ces algues pour obtenir une suspension faite d'algues,de sel et d'eau; c) extraire les produits huileux de cette suspension avec un solvant de ces produits et d) récupérer ces produits huileux et un résidu d'algues. Procédé pour obtenir des produits huileux à par- tir d'algues,caractérisé en ce/qu'il consiste à s a)cultiver des algues halophiles, unicellulaires, na- geantes, n'ayant pas de parois cellulaires,dans une so- lution salée; b) concentrer et récolter ces algues par mise en con- tact de la solution de culture contenant les algues avec une seconde solution salée ayant une teneur en sel comprise entre 30 et 90% de sel de la solution de cul- ture, pour obtenir une suspension faite d'algues, de sel et d'eau; c) extraire les produitWlhuileux de cette suspension avec un solvant de ces produits et d) récupérer les produits huileux et un résidu d' algues. 3. Procédé pour obtenir des produits huileux à partir d9?algues, caractérisé en ce qu'il consiste à: a) cultiver les algues halophiles, unicellulaires, nageantes, n'ayant pas de parois cellulaires dans une solution salée; b) concentrer et récolter ces algues pour obtenir une suspension faite d'algues, d'eau et de sel; c) extraire les produits huileux de cette suspension par mise en contact avec un solvant de ces produits hui- leux qui est insoluble dans l'eau à une température com- prise entre la température ambiante et environ 3500C et d) récupérer ces produits huileux et un résidu d'al- gues, 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on ajoute de l'anhy- drase carbonique à la solution salée du stade (a). 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la source d'anhydrase carbonique est consti- tuée au moins en partie d'algues éclatées. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on a fait éclater mécaniquement les algues. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on a fait éclater les algues par mise en contact avec de l'eau ayant une teneur en sel inférieure à 0,2 M en chlorure de sodium. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les algues appartien- nent au genre Dunaliella. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la concentration de la so- lution salée du stade (a) est comprise entre 6 et 25% en chlorure de sodium. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on concentre les al- gues récoltées par séparation mécanique de la majeure par- tie de l'eau de la suspension faite d'algues, d'eau et de sel. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on effectue la séparation par centrifugation. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on effectue la séparation par filtration. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce qu'on choisit le solvant parmi le groupe constitué par le benzène et le4roduits huileux précédemment extraits. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on chasse le solvant par distillation pour récupérer un produit huileux et en ce qu'oWrécupére une matière riche en azote à partir du ré- sidu organique final. 15. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface de contact entre la solution de culture et la solution de récolte est inférieure à la surface de la solution de culture avant la récolte. 16. Procédé selon la revendication 3, caractérisé erice qu'on effectue l'extraction du stade (c) en un seul stade à une température comprise entre 280 et 3500C. 17. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on effectue l'extraction du stade (c) en deux stades, la première extraction étant effectuée à une température relativement basse pour que le produit hui- leux contienne moins de 1% d'azote et le second stade consistant à meîre le résidu du premier stade en contact avec le solvant à une température plus élevée mais in- férieure à 3500C. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on effectue le premier stade à une température comprise entre 60 et 1200C et on effectue le second sta- de à une température comprise entre 280 et 3500C0. 19. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on chasse une partie de l'eau du résidu du pre- mier stade avant d'effectuer le second stade d'extrac- tion. 20. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on effectue une extraction intermédiaire à une température d'environ 1500C. 21. Système pour cultiver et pour récolter des al- gues halophiles, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un bassin de profondeur appropriée,de structure en ca- nal, pour établir un gradient de concentratioWde sel et obtenir une couche supérieure plus faiblement concentrée, d'un dispositif pour faire circuler la culture d'algues à travers la structure en canal et pour récolter les al- gues concentrées de la couche supérieure. 22. Système selon la revendication 21, caractérisé en ce que des dispositifs font circuler la culture d' algues et la solution plus faiblement concentrée dans le même sens ou à contre-courant. 23o Système selon l'une des revendications 21 ou 22, caractérisé en ce que des dispositifs mécaniques ré- duisent ltécoulemenVde la couche supérieure d'une grande surface à une surface plus petite pour accrottre la con- centration en algues dans la couche supérieure.