L'invention concerne des perfectionnements apportés aux gréement notamment pour embarcation du genre à voile libre, comprenant une coque pour le transport de l'utilisateur et une unité de propulsion par le vent, dont on peut régler à volonté la position du pied de mât sur le pont de la coque en vue d'obtenir une grande variété deréglages pour obtenir pour chaque allure de navigation, l'équilibre du centre de voilure par rapport au centre de dérive. Il convient cependant, avant d'aborder les caractéristiques structurelles et fonctionnelles des susdits perfectionnements, de rappeler les difficultés rencontrées à l'occasion de la pratique des engins dits à voile libre. Dans ce domaine, l'arrière plan technologique est fourni par un article de la revue américaine "Popular Science" n0 138 paru en aoflt 1965 et dans lequel on décrit la planche à voile de Newmann DARBY Cette embarcation se compose d'une coque relativement étroite et d'une unité de propulsion par le vent.Cette unité de propulsion comprend un mat qui se fixe sensiblement au centre de la coque et qui porte, à l'aide dune boume transversale fixée au mât en son milieu, une voile en forme de traXze. Une dérive mobile, fisse derrière le mât dans un puits de k coque complète l'ensemble de l'embarcation. ~'originalité de ce type d'embarcation est l'absence d'étais pour immobiliser le mit dans une position fixe plus ou moins voisine de la verticale, afin de lut permettre au contraire, de se déplacer en toutes directions angulaires par rapport à un point de fixation statique, en l'espèce un évidement dans la coque dans lequel vient prendre place avec jeu la base du rntt. Gracie à cette disposition, l'utilisateur tenant à la main la bôme du mât, peut modifier de façon limitée la position relative du centre de poussée de la voile par rapport au centre de poussée de la dérive, ce qui a pour effet notamment, de diriger l'embarcation sans l'aide d'un gouvernail en déplaçant uniquement la voilure. Toutefois, si cette disposition générale permet la navigation dite à voile libre, elle présente un certain nombre de contraintes techniques du fait de la solidarisation du mât à la coque, en un point fixe de la coque, soit à l'aide d'un cordage d'assujettissement dans le dispositif Newmann Darby ci-dessus décrit, soit à l'aide d'un joint universel comme décrit dans le brevet US. nO 3 487 800 du 6 janvier 1970 au nom de Hoyle schweitzer. Les embarcations de ce genre doivent comporter dans l'épaisseur de la coque une emplanture solide pour recevoir les sollicitations transmises à la coque par la base du mit. Ces emplantures qui traversent la coque en affaiblissent la résistance mécanique et on a remarqué assez fréquemment des ruptures de coque à ce niveau, dues à la présence de ce point faible. I1 va de soi que la multiplication de ces points faibles n'est pas souhaitable -et que l'on est contraint de les limiter. Le nombre d'emplantures étant limité, il n'est pas possible de déplacer la base du mât sur tout ou partie du pont et de l'assujettir de façon provisoire en un point choisi qui permette de réaliser un équilibre du centre de voilure par- rapport au centre de dérive. Cette notion d'équilibre entre centre de voilure et centre de dérive a cependant été pressentie comme utile à la navigation, notamment dans un mode d'exécution décrit dans le brevet français Lenoble de 1972, déposé sous le nd 72.05912, ol l'on propose, en référence à la description de la figure 22, une application à la propulsion d'un skieur nautique. L'ensemble comporte deux skis en forme de coque, les pieds du skieur assurant la liaison entre ses coques et son corps faisant office de support pour la voilure qui est alors entièrement manoeuvrée à la main.Dans ce cas, on peut tbEoriqllement déplacer la voilure dans toutes sortes de positions angulaires, mais en fait, l'utilisateur ne peut pas, sous l'action du vent et en perpétuel équilibre instable, fixer temporairement la position de la voile sous un angle favorable à la propulsion, le gréement étant par trop mobile en cas de variation de la force et de la direction du vent. La présente invention a en conséquence pour but principal de remédier à ces inconvénients en apportant des perfectionnements aux gréements connus permettant d'en améliorer la tenue, le réglage, l'immo bilisation temporaire à une position et sous un angle choisi. Un autre but de l'invention est de réaliser un gréement perfectionné doté de moyens de prise propres à assujettir ce gréement simultanément aux mains et aux pieds de l'utilisateur, et lui permettre de régler à volonté l'équilibre entre le centre de voilure et le centre de dérive. L'invention se propose d'apporter en conséquence une nouvelle disposition de gréement, pour une embarcation du genre à voile libre, comprenant une coque pour le transport de l'utilisateur et une unité de propulsion pour le vent, comprenant un mât, et au moins un espar pour maintenir la voile dans une position étendue, cet espar servant en outre de moyen de prise pour les mains de l'utilisateur, gréement caractérisé en ce que la base du mit est équipée d'un étrier de prise pour l'un des pieds de l'utilisateur, cet étrier étant organisé de manière à permettre les mouvements angulaires imposés à la voilure par les mains de l'utilisateur, autour d'un point de pose temporaire dont l'emplacement sur le pont de l'embarcation est défini par la position de pied choisie par l'utilisateur, Ce grâce à quoi on obtient au moins trois points de prise entre le gréement et l'utilisateur, deux manuels au niveau de l'espar, un au pied, à la base du mit, ce dernier pouvant entre fixe temporairement par application sur un point quelconque du pont de l'embarcation. Suivant une disposition de l'invention, l'étrier est réalisé en matière rigide ou semi-rigide avec une semelle ayant une face de contact pour b pied et une face de contact pour un emplacement quelconque du pont d'une embareation, cette semelle étant surmonte d'une anse pour le passage du pied, cette anse portant à son sommet un embout d'articulation propre à recevoir la base du mAt lequel peut pivoter en toutes directions par rapport à cet embout. Suivant une autre disposition, l'étrier de prise est réalisé en matière souple, notamment un cordage ou une tresse, avec une anse pour le passage du pied et un point d'attache sur un ancrage à la base du mit, l'extrémité de cette base recevant un plateau d'appui destiné à reposer en un point quelconque du pont de l'embarcation. L'invention concerne également les embarcations équipées du gréement perfectionné selon les différents modes d'exécution proposEs, ces embarcations étant remarquables en ce qu'au moins la zone porteuse du pont sur laquelle on fixe temporairement le mit est libre de puits de fixation de pied de mit. Par cette disposition, on supprime les points faibles de la coque dans la zone od elle est la plus sollicitée par les forces transmises par l'unité de propulsion par le vent. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description détaillée des modes d'exécution de l'invention, donnés ici à titre d'exemples, et illustrés dans les dessins joints dans lesquels La figure I est une vue en perspective d'une embarcation équipée d'un gréement suivant l'invention. La figure 2 est une vue semblable à la figure 1 montrant les liaisons gréementutilisateur-embarcation . La figure 3 est une vue en perspective montrant le dtail de la liaison embase de mât, pied de l'utilisateur, pont de l'embarcation. La figure 4 est une vue en perspective montrant une autre disposition de la liaison embase de mllt, pied de l'utilisateur, pont de l'embarcation. Conformément aux exemples d'exécution représentés aux figures 1 et 2, on a désigné par la référence générale 10, une embarcation du genre à voile libre. Une telle embarcation comprend une coque Il, munie d'une dérive 12, logée dans un puits 13, traversant de façon connue l'épaisseur de la coque. La référence 14 désigne le centre de dérive de l'embarcation. L'embarcation comprend également une unité de propulsion par le vent 15, comprenant un mât 16 et au moins un espar 17, pour maintenir la voile 18 dans une position étendue. Comme le montre clairement la figure 2, l'espar 17 sert notamment de moyen de prise pour les mains de l'utilisateur 19. La référence 20 désigne le cantre de voilure. Conformément à une disposition de l'invention, la base du mit 16 est équipée d'un étrier de prise désigné par la référence générale 21 et dans lequel vient prendre place ainsi qu'il apparat aux figures 2 à 4, l'un des pieds de l'utilisateur 19. Quel que soit le mode d'exécution adopté, l'étrier est conçu de manière à permettre les mouvements angulaires imposés à l'unité de propulsion 15 par les mains de l'utilisateur. Ces mouvements se font autour d'un point de pose temporaire, en un point quelconque d'une zone lia située sur le pont lîb de l'embarcation. On se reportera plus spécialement aux figures 3 et 4 pour décrire plus en détail différents exemples d'exécution de l'étrier 21. Dans le mode d'exécution de la figure 3, l'étrier est réalisé en matière rigide ou semi-rigide, telle que par exemple une pièce moulée en matière plastique. Cet étrier est formé d'une semelle 22, ayant une face de contact 23 pour le pied de l'utilisateur, et une face de contact 24, montrée figure 1, sur un emplacement quelconque de la zone de pose lla du pont de l'embarcation. Selon un premier mode de realisation de la figure 3, la semelle 22 est surmontée d'une anse 25 pour le passage du pied, cette anse portant à son sommet un embout d'articulation 26, par exemple une rotule comme dans l'exemple représenté, et sur laquelle vient s 'emboiter à pivotement maultidireotionnel la base du mit 16. Il va de soi que la rotule 26 peut autre remplacée par un joint de cardan ou bien encore par un manchon élastique assurant la liaison mobile en toutes directions entre la base du mit et l'anse de l'étrier. Selon un autre mode d'exdeution3 l'embout d'articulation de la base du mat peut être avantageusement situé sur une extension 22a de la semelle de l'étrier, ce qui a pour avantage d'une part d'abaisser le point d'aniculation du mat 16 au niveau du plan de la zone de pose lia, du pont de l'embarcation et d'autre part, de constituer l'anse 25 en un matériau souple se prêtant mieux au contact direct pied-étrier. On pourra prévoir sur la face de contact 24 de la semelle de l'étrier, un revêtement ou un profil antidérapant pour obtenir une bonne tenue de la fixation temporaire de l'étrier sur le pont de l'embarcation. Suivant encore une autre disposition, l'étrier 21 peut faire partie intégrante d'un article chaussant 27 montré en traits discontinus sur la figure 3. Dans le mode d'exécution de la figure 4, l'étrier de prise 21 est formé d'un cordage 28 qui comporte une anse pour le passage du pied et un point d'attache sur un ancrage 29 disposé à la base du mat. Dans ce mode d'exécution, la base du mit reçoit un plateau d'appui 30, qui peut avoir un profil légèrement convexe, afin de pouvoir être orienté aisément en toutes directions lorsqu'il repose en un peint quelconque du pont de l'embarcation. Ainsi qu'on peut le constater, dans l'exemple des figures I et 2, la zone porteuse lia du pont sur laquelle on fixe temporairement le mat à l'aide d'une quelconque forme de réalisation de l'étrier, est libre de puits de fixation, ce qui permet notamment de renforcer considérablement la tenue mécanique de la coque, surtout lorsqu'il s'agit d'une toque en matière plastique moulée. Ainsi qu'il résulte des modes d'exécution du gréement décrit ci-dessus, l'utilisateur peut, à tout moment, modifier dans une direction quelconque les rapports de position entre le centre de voilure 20 et le centre de dérive 14, par le choix qu'il donne à la fixation non permanente de l'étrier sur la zone d'appui prévue sur le pont de ltembarcation, Grâce à cette disposition, l'utilisateur peut donc, quelle que soit l'allure de navigation adoptée, assurer un équilibre beaucoup plus précis entre centre de poussée de la voilure et centre de dérive, et ainsi améliorer les performances et ltéquilibre de l'embarcation. Bien entendu l'invention n'est pas limite aux exemples ci-dessus décrits et représentés dans les dessins joints, pour lesquels on pourra prévoir d'autres modes d'exécution sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Gréement perfectionné pour embarcation du genre à voile libre, comprenant d'une part, une coque munie d'au moins une dérive et' d'autre part, une unité de propulsion par le vent comprenant un mit et au moins un espar pour maintenir la voile dans une position étendue, cet espar servant en outre de moyen de prise pour les mains de l'utilisateur, gréement caractérisé en ce que la base du mat est équipée d'un étrier de prise pour l'un des pieds de l'utilisateur, cet étrier étant organisé de manière à permettre les mouvements angulaires imposés à la voilure par les mains de l'utilisateur autour d'un point de pose temporaire dont l'emplacement sur le pont de l'embarcation est défini par la position de pied choisie par l'utilisateur.- 2) Gréement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'étrier est réalisé en matière rigide ou semi-rgide avec une semelle ayant une face de contact pour le pied et une face de contact pour un ssplaeennellt quelconque du pont d'une embarcation, cette semelle étant surmontée d'une anse pour le passage du pied, cette anse portant à son sommet un embout d'articulation propre à recevoir la base du mit lequel peut pivoter en toutes directions par rapport à cet embout. 3) Gréement suivant les revendications I et 2 caractérisé en ce que l'embout d'assemblage de l'étrier au mât est constitué par une rotule. 4) Gréement suivant la revendication I caractérisé en ce que l'étrier de prise est réalisé en matière souple, notamment un cordage ou une tresse, avec une anse pour le passage du pied et un point d'attache sur un ancrage 9 la base du mât, l'extrémité de cette base recevant un plateau d'appui destiné à reposer en un point quelconque du pont de l'embarcation. 5) Gréement selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que 1'8trier est intégré à un article chaussant. 6) Gréement selon les revendications l et 2, caractérisé en ce que l'embout d'articulation de la base du mat est disposé sur une extension située dans le plan de la semelle de l'étrier, de préférence au droit de l'un des points de jonction de l'anse à la semelle. 7) Les embarcations équipées d'un gréement, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisées en ce qu'au moins la zone porteuse du pont sur laquelle on fixe temporairement le mit est libre de puits de fixation de pied de mit.