L'invention a pour objet un dispositif de connexion électrique destiné à être interposé entre un équipement et une ligne de transmission d'informations. Le dispositif selon l'invention trouve une utilisation avantageuse dans une installation comprenant une multiplicité d'équipements qui communiquent entre eux par au moins une liaison électrique commune ou liaison omnibus, comme il est souhaité dans des avions ou analogues. D'une manière générale, les services qu'on attend d'un ensemble complexe comme l'est un avion dépendent, pour une large part, de l'excellence des communications entre tes divers équipements que comporte cet ensemble. Les équipements sont nombreux et de types divers : certains des équipements sont émetteurs, d'autres sont récepteurs, d'autres encore sont émetteurs et récepteurs. Les informations ou donnéès qu'ils sont destinés à émettre ou à recevoir sont de natures différentes. Une réalisation suivant laquelle chacun des équipements est relié à chacun de ceux avec lesquels il est destiné à échanger des informations amène à une installation de grande complication. En outre, la mise en communication entre eux d'équipements de natures différentes oblige souvent à une adaptation de chacun des équipements en fonction du ou des équipements avec lesquels il doit communiquer. Il en résulte une diversification dans la constitution des équipements qui augmente d'autant leur prix de revient. La conception générale de l'invention consiste, ayant adopté un langage commun pour les communications à établir entre des équipements de natures différentes, qui satisfait les desiderata qui sont attachés à chacun d'entre eux, et faisant transiter les communications par une liaison commune, ou liaison omnibus, sur laquelle sont greffés les divers équipements, à prévoir un dispositif de connexion entre chaque équipement et la liaison omnibus, constitué de telle sorte que, malgré la diversité des équipements, il permette, sous une réalisation unique, d'établir une communication satisfaisante entre ledit équipement et la liaison, moyennant une adaptation de l'équipement relativement simple. Il a en effet été constaté qu'en dépit de la diversité des équipements et des informations qu'ils sont destinés à transmettre et à recevoir, il était possible, sans complication excessive, d'aboutir à un dispositif de connexion assurant les diverses communications souhaitables pour les équipements, aussi bien pour la transmission de données que pour la préparation d'équipements et pour le contrôle. On aboutit ainsi à une standardisation de la fabrication, un même dispositif de connexion pouvant être combiné avec des équipements de types différents. L'homogénéité résultant pour l'installation est favorable à la régularité et la sécurité de son fonctionnement. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé dans lequel les figures 1 à 4 sont des diagrammes de mots de la transmission en langage numérique; la figure 5 est un schéma d'un dispositif de connexion selon l'invention; les figures 6.1 à 6.9 sont des diagrammes de mots; les figures 7 sont des diagrammes relatifs à un échange dans le sens allant du dispositif de connexion selon l'invention à un coupleur attaché à un équipement; les figures 8 sont des diagrammes analogues, mais lorsque l'échange a lieu dans le sens allant du coupleur attaché à l'équi- pement au dispositif de connexion selon l'invention; les figures 9 sont des diagrammes relatifs à la connexion entre un coupleur attaché à un équipement et la liaison omnibus de transmission de l'installation. Le dispositif de connexion, ou coupleur standard, selon l'invention, par abréviation COS, est destiné à être interposé entre une liaison omnibus LO et un équipement ou sous-système SS tel qu une centrale inertielle, un radar, une boite de commutation, etc., faisant partie d'un système d'avion ou analogue. La liaison omnibus LO assure les transmissions entre les équipements d'un même système, chaque équipement étant greffé ou branché en dérivation sur la liaison omnibus. La liaison omnibus LO comprend une première ligne, ou ligne de procédure LP, et une seconde ligne, ou ligne de données LD. Le procédé de transmission prévoit, pour la transmission des informations entre les divers équipements, un bloc d'informations utiles ou données circulant sur la ligne LD, précédé par un message transmis par la ligne de procédure LP. Dans un exemple d'exécution, le message comprend d'abord une succession de mots de commande dont la composition est schématisée sur la figure 1. Chacun des mots est précédé par deux bits de synchronisation définissant l'enchainement des phases, par exemple les bits "11" en début de message. Selon l'invention, les deux bits qui précèdent un mot définissent la nature, non pas du mot qui suit immédiatement, mais du mot qui suit ce dernier. Chacun des mots de commande-comprend deux octets, c'est-àdire deux groupes de huit bits. Les cinq premiers bits, formant un "champ" N, sont caractéristiques d'un des périphériques ou équipements de l'installation. Les deux bits suivants, forment un champ ER qui, associé au bit qui suit S, permet de distinguer entre cinq types de commande, comme suit le premier type de commande est une commande de fonction CF pour laquelle les bits du champ ER sont "00" et cela à condition que le champ soit suivi par un bit S = 0; le second type de commande est une commande complémentaire CC définie par les mêmes bits "00" du champ ER mais suivis par un bit S = 1; un autre type de commande est une commande de réception ou CR qui correspond à des bits "01" du champ ER; un autre type de commande est une commande d'émission ou CE qui correspond à des bits "10" du champ ER;; encore un autre type de commande est une commande d'étiquette ou de "label", par abréviation CL, définie par les bits "11" du champ ER. Le dernier bit de ce premier octet, ou bit S a, pour les deux premiers types de commande, le rôle mentionné ci-dessus. Pour les autres types de commande, le bit S est prévu pour être utilisé par l'équipement auquel la commande est destinée. Le second octet d'un mot de commande désigné X a le rôle défini ci-après, suivant la valeur du champ ER associé au bit S. Pour une commande de fonction, CF, c'est-à-dire lorsque ER est "00" avec S = 0, l'équipement correspondant à la première partie du mot de commande exécute la fonction qui correspond à l'octet qui suit le bit S. A la réception d'un mot de commande complémentaire dont le premier octet a un champ ER constitué par les bits "00" avec un bit S = 1, les périphériques préalablement alertés, c'est-à-dire adressés par des mots de commande, prennent en compte la commande codée suivant les champs NX, le champ X indiquant le nombre de mots du bloc de données à émettre ou à recevoir. A la réception d'une commande de réception, CR, distinguée par les valeurs "01" du champ ER, le récepteur désigné par le champ N se prépare à recevoir le bloc de mots de données qui est défini explicitement par l'octet X. A la réception d'une commande d'émission, CE, distinguée par les valeurs "10" du champ ER, l'émetteur désigné par N, se prépare à émettre le bloc de mots de données qui lui est défini explicitement par l'octet X. A la réception d'une commande CL, c'est-à-dire pour laquelle le "champ" a les valeurs "11", l'équipement désigné par N, et qui est un émetteur, se prépare à émettre le bloc de mots de données qui correspond à une adresse d'une table d'adresses qu'il comporte, laquelle adresse lui est définie par l'octet X. A la réception de la même commande CL, en outre, tous les équipements récepteurs qui sont munis d'une table d'adresses ou labels se mettent en condition pour comparer l'octet X qui va suivre aux labels de tous les blocs de mots de données qu'ils sont susceptibles de recevoir. Si, à la réception de l'octet X, il y a coincidence du label que définit cet octet avec un de ces labels, le récepteur se met en condition pour recevoir le bloc de mots de données également désigné par cet octet. L'octet X est suivi d'un bit de parité P. L'équipement, qu'il soit émetteur ou récepteur, correspondant au champ N du mot de commande, émet immédiatement, donc après le bit de parité P terminant ce mot de commande, un mot appliqué à la ligne LD. Ce mot émis par l'équipement est un mot "écho", schématisé par la figure 2. C'est un mot d'un octet precéde d'un code qui caractérise les mots échos. Ce code est de deux bits, le premier bit est un 1 et le deuxième bit, V, indique la validité du mot écho. L'état du deuxième bit dans ce code peut indiquer que l'équipement qui va émettre le mot n'est pas en état de fonctionner. Les cinq premiers bits de cet écho définissent le numéro de l'équipement émetteur. La réception du mot écho permet donc de vérifier que l'équipement alerté est bien celui qui correspond au mot de commande. Les trois bits suivants du mot écho sont prévus pour que l'équipement qui émet le mot écho définisse un état vis-à-vis du système de transmission : détection d'une erreur, disponibilité, demande d'échange. Après une succession de mots de commande qui correspondent aux équipements à alerter et à prépositionner, une succession de mots dits de temporisation est éventuellement émise. Un mot de temporisation (figure 3) comprend un premier octet suivi d'un bit de parité et un second octet suivi d'un bit de parité. Les deux octets ont pour seul but d'introduire une temporisation. Les mots de commande, ou les mots de temporisation, s'ils existent, sont suivis par des mots de synchronisation qui sont utilisés par l'équipement émetteur de données pour déclencher bit à bit l'émission des mots de données qui sont émis sur la ligne de#données LD de la liaison omnibus. Le code "00" qui précède le dernier mot de synchronisation informe l'émetteur de la fin du message. L'équipement concerné qui reçoit les mots de synchronisation après avoir été alerté et mis en condition par les mots de commande et après s'être éventuellement préparé pendant les mots de temporisation, émet, dans le cas où l'équipement est un émetteur, un bloc d'informations ou données, les bits des mots de données étant synchrones des bits des mots de synchronisation. Dans le cas d'un récepteur, les mots de données circulant sur la ligne LD sont reçus par le récepteur ou les récepteurs préalablement mis en état de réception par les mots de commande. La composition et le format des mots de données sont schéma tisés sur la figure 4. Chaque mot de donnée comporte deux octets et est suivi d'un bit de parité P. Chaque mot de données est précédé par un code OV, le bit V indiquant la validité du mot de données qui suit. Sur la figure 4, on a représenté un premier mot de données DO et un second mot de données D1. Entre une liaison omnibus LO comprenant une ligne LP pour la transmission des mots de procédure (mots de commande, éventuel le- ment mots de temporisation, mots de synchronisation), et une ligne de données LD pour la transmission des mots de données d'une part et un équipement ou sous-système faisant partie du système dont les divers équipements doivent communiquer entre eux, d'autre part, est interposé un dispositif de connexion selon l'invention, ou coupleur standard COS dont la constitution est schématisée sur la figure 5. Il comprend un premier récepteur R1 lié par une ligne unidirectionnelle 11 à la ligne de procédure LP et suivi d'un premier démodulateur D1. Celui-ci est relié par une ligne 141 à un premier sélecteur S1 dont la sortie 15 est reliée à l'entrée d'un dispositif tampon de réception TR. Le coupleur standard COS comprend un second récepteur R2 relié à la ligne de données LD par une ligne 12. Le récepteur R2 est relié à un second démodulateur D2 par une ligne 13 et la sortie de celui-ci est reliée par une ligne 142 à une autre entrée du sélecteur S1. Les lignes 141 et 142 sont reliées l'une et l'autre à un dispositif de surveillance de format des mots SF. Celui-ci a une sortie 16 reliée au démodulateur D1 par une ligne 171 et au démodulateur D2 par une ligne 172. Le coupleur standard comprend également un émetteur E relié par une ligne 18 à la ligne 12, ainsi bidirectionnelle. L'émetteur E est relié par une ligne 19 à la sortie d'un modulateur M. Une ligne 20 relie la sortie du premier démodulateur D1 au modulateur M. Un dispositif tampon d'émission TE est relié par une ligne 21 à un second sélecteur S2 relié au modulateur M par une ligne 22. Le fonctionnement de ces divers dispositifs est contrôlé par une logique de contrôle LC. Celle-ci reçoit après démodulation les messages provenant de la ligne de procédure LP par une ligne 23 dérivée de la ligne 141. Sur toutes les lignes, la direction de circulation des informations a été schématisée par des flèches. Les lignes en trait fin sont celles qui assurent le contrôle du fonctionnement des divers dispositifs à partir de la logique. La logique de contrôle LC reçoit des informations provenant du dispositif de surveillance de format SF par la ligne 24. Une information provenant du modulateur M est appliquée à la logique de contrôle par la ligne 26. Le contrôle du fonctionnement de l'émetteur E et du modulateur M est assuré par l'intermédiaire des lignes 27 et 28 provenant de la sortie 29 de la logique de contrôle LC. Le contrôle du fonctionnement du récepteur R2 est assuré par l'intermédiaire de la ligne 30. Celui du sélecteur S1 a lieu par l'intermédiaire de la ligne 31. Celui du dispositif tampon d'émission TE par l'intermédiaire de la ligne 32. Le contrôle du sélecteur S2 a lieu par l'intermédiaire de la ligne 33. Une ligne 34 est prévue pour la transcription du code de synchronisation des mots émis. Le coupleur standard est destiné à coopérer par son interface schématisée sur la droite de la figure 5 avec un équipement quelconque faisant partie d'une pluralité d'équipements. Chacun de ces équipements présente la même interface propre à coopérer avec l'interface de coupleur standard. L'interface du coupleur standard comprend une multiplicité de broches correspondant chacune à des signaux dont les rôles et fonctions sont définis d'abord brièvement ci-après Un signal BR constitué par les bits d'un octet de réception et fournis simultanément à la sortie 41 du dispositif tampon de réception TR. Un signal VMR, ou de validité du mot reçu, fourni à une sortie 42 de la logique de contrôle. Un signal BE constitué par huit bits d'un octet d'émission appliqués simultanément, d'une part, à l'entrée 43 de la logique de contrôle LC, d'autre part à l'entrée 44 du dispositif tampon d'émission TE. Un signal VME de validité du mot émis appliqué à l'entrée 44' de la logique de contrôle. Les signaux BR, VMR, BE, VME, transmis par les lignes 53, 54, 56 et 57 sont des signaux d'information. Un signal VR de validation de la liaison omnibus en réception fourni à la sortie 45 de la logique de contrôle. Un signal DE, ou de demande d'octet d'émission et transmis par la sortie 47 de la logique de contrôle LC. Un signal VE, de validation d'équipement ou de sous-système appliqué à l'entrée 48 de la logique. Un signal VC, ou de validation de la phase de commande, fourni sur une ligne 58 de sortie de la logique de contrôle. Un signal VD, de validation de la phase des données fourni sur une ligne de sortie 59 de la logique de contrôle. Les signaux sur les lignes 45, 47, 48, 58 et 59 sont des signaux de base de temps et de dialogue. Un signal EB, ou d'erreur de liaison omnibus, fourni sur une ligne 61 de sortie de la logique de contrôle. Un signal RL, ou de réception label, appliqué par une ligne 65 aboutissant à la logique de contrôle. Un signal AE, ou d'autorisation d'émission sur la ligne des données, appliqué par une ligne 66 à l'émetteur E. Les signaux circulant sur les lignes 61, 65 et 66 sont des signaux d'état. Ce coupleur, ou coupleur standard COS, assure la connexion à la liaison omnibus LO d'un coupleur appartenant à l'équipement ou sous-système dont l'interface correspond à celle du coupleur standard. L'installation prévoit avantageusement deux liaisons omnibus identiques, chacune comportant une ligne de procédure et une ligne de données, dans un but de sécurité. Les équipements qui doivent être liés aux deux liaisons omnibus présentent alors soit deux coupleurs d'équipement coopérant avec deux coupleurs standards dont chacun assure la liaison à une liaison omnibus, soit un seul coupleur standard dans lequel l'émetteur et les récepteurs ont été doublés. Le coupleur standard COS assure les fonctions suivantes 10) La réception, la démodulation et le contrôle de messages provenant par la ligne de procédure LP et cela grâce à l'intervention du récepteur R1, du démodulateur D1 et du dispositif de contrôle de format SF; 20) La séparation, la reconnaissance, la désérialisation et le contrôle de la parité sur chaque octet, des mots de procédure (mots de commande, mots de temporisation, mots de synchronisation) et cela grâce à l'intervention du sélecteur S1, du dispositif tampon de réception TR et de la logique de contrôle LC; 30) La reconnaissance de l'adresse de l'équipement ou périphérique et la reconnaissance du type d'échange, c'est-à-dire si la donnée va être une donnée de fonction ou une donnée d'émission, ou une donnée de réception, et cela par la logique de contrôle LC. 4 ) L'émission, sur la ligne de données LD, d'un mot composé d'un octet et d'un bit de parité de compte-rendu de connexion et cela grâce à l'intervention du dispositif tampon d'émission TE, de la logique de contrôle LC, du sélecteur S2, du modulateur M et de l'émetteur E. 50) La réception, la démodulation et le contrôle (format des mots) des messages de données en réception, et cela par le récepteur R , le démodulateur D2 et le dispositif de surveillance de format SF. 60) La séparation, la désérialisation et le contrôle (parité sur chaque octet) des mots de données et cela grâce à l'intervention du sélecteur S1, du dispositif tampon de réception TR et de la logique de contrôle LC. 70) Le transfert des mots de données au coupleur de l'equipe- ment CSS, octet par octet, et cela par la ligne à huit fils 53 ou bus d'octet de réception. 80) Le calcul de la parité des octets de données fournis par le coupleur d'équipement, l'assemblage de ceux-ci en mots et l'élaboration du message de données et cela par l'intermédiaire de la logique de contrôle LC et le sélecteur 90) La modulation et l'émission d'un message de données, et cela par le modulateur M et l'émetteur E. Le coupleur standard, dans sa fonction de couplage du coupleur d'équipement à la liaison #omnibus, décode les messages provenant de la liaison omnibus et code les messages à transférer par la ligne de données. Il distingue, parmi les signaux transmis, et en dehors des signaux d'alimentation, trois groupes de signaux a) les signaux d'information principalement ceux fournis par les deux bus à octets parallèles; b) les signaux de base de temps et de dialogue, associés aux signaux d'information et dont font partie les signaux permettant la séparation des phases d'échange (commande, temporisation, données); c) les signaux d'état manifestant les erreurs et les modes de fonctionnement. Les mots de procédure et de données transmis par la ligne de procédure et la ligne de données, respectivement, sont reçus par le coupleur standard, par les récepteurs R1 et R2, démodulés dans les démodulateurs D1 et D2 et désérialisés dans le dispositif tampon de réception TR. Seuls les octets de ces mots qui sont utiles à l'équipement lui sont transmis sur le bus d'octet de réception 53. Les mots reçus à partir de la ligne de données sont transmis systématiquement aux équipements dans la mesure où ceux-ci ont été préalablement choisis comme récepteurs de ces données par un mot de commande. Dans le cas d'un équipement émetteur, les mots fournis par le coupleur d'équipement en fonction des informations de l'équipement sont fournis au coupleur standard, gérés par la logique de contrôle LC qui les reçoit à son entrée 43 et commande le dispositif de tampon d'émission TE par la ligne 32. Les octets sortant du dispositif TE sont sélectionnés par le sélecteur S2 sous le contrôle des ordres provenant de la logique de contrôle LC qui lui sont appliqués par les lignes 33 et 34 et les mots sélectionnés constituent le facteur de modulation que le modulateur M applique à l'émetteur E pour fournir les mots qui sont appliqués à la ligne de données LD de la liaison omnibus LO. Un signal AE fourni par l'équipement sur la ligne 66 permet d'interdire l'émission des mots de données sur la ligne de données LD. Par exemple, si le signal appliqué par la ligne 66 est à l'état 1, aucune émission sur la ligne LD ne peut avoir lieu à partir de cet équipement. Un signal EB présent sur la ligne 61, qui passe par exemple à l'état 1 lorsque le coupleur standard détecte une erreur de transmission sur la liaison omnibus LO, en fonction du format des messages comme fourni par le dispositif de surveillance des formats SF, ou de la parité des octets reçus contrôlée par la logique de contrôle LC, interdit la réception par l'equipement. Dans le chronogramme de la figure 6, on a montré schématiquement, sur la première ligne, des mots circulant sur la ligne de procédure LP. Le premier mot CE est un mot de commande d'émission. Le second mot CR est un mot de commande de réception. Le troisième mot CC est un mot de commande complémentaire. Le quatrième mot CT est un mot de temporisation. Le cinquième mot CS0 est un premier mot de synchronisation. Le sixième mot CS1 est un second mot de synchronisation. La seconde ligne est le diagramme du signal de validation VC de la phase de-commande présent sur la ligne 58. Les troisième à cinquième lignes sont relatives au fonctionnement d'un coupleur standard associé à un équipement émetteur A. Le diagramme de la figure 6.3 est celui du signal VR de validation du bus octet de réception (BR) présent sur la ligne 45. La partie NE correspond aux cinq bits caractéristiques de l'équipement à alerter (première partie du diagramme de la fig. 1). La partie XE est celle qui définit le bloc de mots de données que devra émettre l'équipement concerné. La partie NR est celle qui définit le récepteur que le message doit mettre en alerte. Décrivant ici un coupleur associé à un émetteur, une partie XR n'est pas transmise à l'équipement. Les parties NC et XC correspondent respectivement aux deux octets du mot de commande complémentaire, où XC est le nombre de mots du bloc de données. Le diagramme de la figure 6.4 est celui du signal DE de demande d'émission de bus émission (BE) présent sur la ligne 47. Les parties EE et EE correspondent à l'écho du sous-système ou équipement permettant l'identification de ce sous-système. Les parties DOO, DOl, D10, Dll correspondent aux octets des données formant leNbloc de mots XE. Le signal de la fiqure 6.5 est celui du signal VD de validation de la phase de données pour l'équipement ou périphérique émetteur A. Les diagrammes des figures 6.6 à 6.9 sont relatifs au fonctionnement d'un coupleur standard associé à un récepteur B. Le diagramme de la figure 6.6 est celui du signal VR de validation du bus octet de réception présent sur la ligne 45. Le diagramme de la figure 6.7 est celui du signal DE de demande de ligne omnibus d'émission, présent sur la ligne 47. Le diagramme de la figure 6.8 est celui du signal VMR de validité du mot reçu, il est présent sur la ligne 54. On a montré en trait pointillé sur cette figure le diagramme du signal VMR dans le cas où le premier mot reçu est non valide. On a montré en trait mixte l'allure du diagramme lorsque le deuxième mot reçu est non valide. La procédure d'échange d'un octet sur les bus de réception 53 et d'émission 56 est la suivante A chacun des deux bus octets BR et BE sont associés deux signaux de dialogue :au bus BR est associé le signal VR qui est le signal de validation du bus de réception. Dans le cas de l'émission, au signal BE sont associés les signaux DE et V. Les procédures de dialogue sont similaires dans le cas de l'émission et dans le cas de la réception et correspondent aux chronogrammes de la figure 6. Le processus suivant lequel un octet est prélevé par le coupleur d'équipement CSS à partir du coupleur standard COS est le suivant : le coupleur COS fournit au coupleur d'équipement sur la ligne 53 les huit bits de l'octet reçu BR (figure 7.1). Le coupleur standard COS fournit également au coupleur CSS sur la ligne 54 un signal VMR qui est un signal de validité du mot de données reçu. Ce signal, associé au bus BR, indique la validité du mot dont fait partie l'octet de données reçu. Seuls les récepteurs doivent le prélever pendant la phase de données (VD = 1). Ces signaux sont fournis par le coupleur standard au moins pendant toute la durée du signal VR de validation de l'octet reçu (figure 7.2). Le signal VR permet d'indiquer au sous-système qu'une information intéressant ce sous-système est présente sur le bus. Le processus de prélèvement d'un octet par le coupleur standard à partir du coupleur d'équipement est le suivant Le coupleur standard COS envoie au coupleur d'équipement CSS une demande d'octet à émettre (figure 8.1) et cela par le signal DE sur la ligne 47 (figure 8.2). Le coupleur d'équipement CSS positionne alors cet octet sur la ligne 56 et le signal de validité du mot correspondant VME sur la ligne 57. Le coupleur d'équipement répond à la demande d'octet dans un délai maximal de 3 vs par un signal VE qui est celui de validation de l'octet fourni par le coupleur d'équipement et qui est transmis par la ligne 48. Le coupleur du sous-système peut retirer l'octet de la ligne 56 lorsque le signal DE est retombé à 0. On va maintenant décrire la procédure d'établissement de la connexion à la liaison omnibus. Le coupleur standard COS relie le coupleur d'équipement CSS à la liaison omnibus LO, s'il y a lieu, pendant la phase de commande de l'échange qui correspond å un signal VC égal à "1" (figure 6.2) (validation de la phase de commande) fourni par le coupleur standard au coupleur d'équipement. A chaque mot de commande transmis par la ligne de procédure LP (figure 9.1), le coupleur standard COS établit un dialogue avec le coupleur d'équipement CSS pour déterminer si ce dernier est concerné par le mot de commande. Un même équipement peut d'ailleurs être adressé plusieurs fois dans un même échange, mais seulement le dernier adressage est pris en compte pour la suite de l'échange. La connexion du coupleur d'équipement CSS à la liaison omnibus LO peut s'établir de deux façons différentes; suivant qu'il s'agit de la connexion d'un équipement adressé explicitement par son numéro N fourni par un mot de commande ou bien de la connexion d'un équipement récepteur adressé implicitement par un label de bloc de données. Dans le premier cas, c'est-à-dire celui de l'adressage explicite de ltequipement, le dialogue s'établit en deux temps. Pendant le premier temps, correspondant à la valeur "1" du signal P~, le coupleur standard fournit systématiquement au coupleur d'équipement le premier octet du mot de commande reçu (figure 9.1) et le coupleur d'équipement fournit au coupleur standard l'octet écho et sa validité (figure 9.5). Le coupleur standard COS compare le numéro d'équipement N figurant dans le mot de commande qu'il reçoit à celui fourni par le coupleur d'équipement dans l'octet écho. S'il y a coincidence, le coupleur standard fournit pendant le deuxième temps le deuxième octet du mot de commande (figure 9.1) au coupleur d'équipement. En outre, il mémorise, si la commande reçue implique une émission de données (adressées explicitement ou par label), ou une réception de données (adressées explicitement seulement). Dans le second cas, qui est celui d'un périphérique récepteur muni d'un adressage par étiquette ou label, si le coupleur standard ayant reçu une commande label ne reconnait pas son numéro d'équipement pendant le premier temps du dialogue avec le coupleur d'équipement pendant le deuxième temps, le coupleur COS fournit cependant l'étiquette par le deuxième octet du mot de commande au coupleur d'équipement. Celui-ci répond par le signal RL (figure 9.3) seulement si l'équipement est récepteur du bloc de données adressé implicitement par son label. Dans ce cas, le coupleur standard mémorise qu'il y aura ultérieurement une réception d'un bloc de données. Sur la figure 9.2 la ligne en trait pointillé est représentative du signal VR dans le cas où il n'y a pas de reconnaissance d'adresse, sauf s'il s'agit d'une commande label. Le trait mixte de la figure 9.3 est celui du signal RL quand il n'y a pas de reconnaissance du label. Au cours de la phase de temporisation, qui peut suivre, du message reçu par la liaison omnibus, aucun des mots reçus pendant cette phase sur la ligne de procédure n est transmis au coupleur d'équipement. On va maintenant décrire le processus d'échange des données. Dans le cas d'un équipement émetteur, pendant la phase de données pour laquelle le signal VD a la valeur 1, le coupleur d'équipement CSS doit fournir à chaque demande du coupleur standard COS les deux octets successifs des mots de données à émettre et la validité correspondante. Dans le cas d'un équipement récepteur, le coupleur standard COS fournit le signal VD, de validation de la phase de données en réception, de valeur égale à "1" et, pendant ce temps, les octets successifs des mots de données reçus ainsi que leur validité. Le coupleur standard COS peut aussi être amené par le signal d'état RL dans des conditions correspondant à un fonctionnement particulier. En effet, ce signal RL étant positionné en permanence à "O" par un coupleur de sous-système, permet la réception de toutes les données transitant sur la ligne de données LD et ceci même si ce sous-système n'a pas été adressé auparavant par un mot de commande. L'invention vise une forme de réalisation suivant laquelle un même coupleur standard est associé à plusieurs coupleurs affectés chacun à un équipement. REVENDICATIONS 1.- Installation pour la transmission de messages en langage numérique entre une multiplicité d'équipements de natures diverses par l'intermédiaire d'une même liaison ou liaison omnibus sur laquelle sont greffés les divers équipements, caractérisée en ce qu'elle comprend entre les divers équipements et la liaison omnibus, des coupleurs identiques entre eux, ou coupleurs standards, l'adaptation entre les divers équipements et les coupleurs standards étant obtenue par des coupleurs particuliers aux divers équipements. 2.- Coupleur entrant dans la composition d'une installation selon la revendication 1, et destiné à être interposé entre la liaison omnibus et un équipement quelconque de l'installation, caractérisé en ce qu'il comprend tous les moyens pour assurer la connexion et le contrôle de tous les messages devant être échangés dans un sens ou dans l'autre entre la liaison omnibus et l'un quelconque des équipements de l'installation. 3.- Coupleur selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de réception des messages transmis par la liaison omnibus, des moyens d'émission des messages vers la liaison omnibus, des moyens logiques de contrôle des messages reçus et des messages émis, et des moyens de connexion au coupleur d'équipement associé issus de la logique de contrôle. 4.- Coupleur selon la revendication 3, faisant partie d'une installation dans laquelle la liaison omnibus comprend une ligne de procédure et une ligne de données pour la transmission respectivement de mots de commande et de mots de données, constitués les uns et les autres par une succession de bits, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour la réception et la démodulation des messages lui parvenant par la ligne de procédure, des moyens pour la séparation des mots de procédure et la désérialisation de leurs bits constitutifs, des moyens pour la réception et la démodulation des messages de données lui parvenant par la ligne de données, des moyens pour le transfert des mots de données, par groupes de bits, au coupleur de l'équipement, des moyens pour l'assemblage en mots des groupes de bits de données lui parvenant de l'équipement, des moyens pour la sérialisation de ces bits et l'élaboration du message de données, et des moyens de modulation et d'émission du message de données sur la ligne de données. 5.- Coupleur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour le contrôle des formats des messages qu'il reçoit de la ligne de procédure, des moyens de contrôle des parités des mots de procédure, des moyens de reconnaissance des divers types de mots de procédure, des moyens pour émettre sur la ligne de données un mot d'accusé de réception d'un message de procédure, des moyens de contrôle des formats des messages de données, des moyens de séparation, de désérialisation et de contrôle des parités des mots de données reçus à partir de la ligne de données, et des moyens de calcul de la parité des groupes de bits de données reçus à partir du coupleur de 11 équipe- ment. 6.- Coupleur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour la reconnaissance du type d'adressage. 7.- Coupleur selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour être connecté à plusieurs coupleurs d'équipement. 8.- Coupleur selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour commander la réception permanente des messages.