L'invention a trait à un dispositif de comptage d'objets d'une collection sur image, du genre comportant un calibre déplaçable sur l'image de la collection pour être mis en colncidence successivement avec l'image de chacun des objets, une multiplicité de divisions du calibre définissant une multiplicité correspondante de classes de dimension, et des moyens de comptage numérique affectes respectivement à chacune des classes de dimensions. L'étude de la répartition par classes de dimensions d'objets d'une collection se fait généralement en formant une -image de la collection à une échelle connue, en déterminant à quelle classe de dimensions appartient chacun des objets de la collection par comparaison dé l'image de cet objet avec un calibre de classe, et en comptant séparément le nombre-d'objets appartenant à chaque classe. Ce genre d'étude trouveson application notamment dans les domaines de la biologie pour le classement dimensionnel de cellules ou d'individus, en métallurgie (granulométrie), en mesure de pollution. Fréquemment les images des collections étudiées sont des images microscopiques, les objets de la collection échappant alors à des déterminations directes des classes de dimension. Généralement les images des objets à dénombrer sont réparties de façon aléatoire en position et en classe de dimension dans l'image de la collection. On peut faire le dénombrement par classes successives, en comptant pour chaque classe le nombre d'objets y appartenant définis par un calibre particulier et en enregistrant=soit graphiquement, soit sur un compteur le nombre d'objets retenus dans la classe. On peut également opérer le dénombrement par succession de position, en décrivant toute la collection par objets successifs dans la suite de leurs positions géométriques, en déterminant pour chaque objet la classe-à laquelle il appartient, et en enregistrant l'objet dans sa classe, soit graphiquement, soit sur un compteur affecté à cette classe.Quelque soit le système de succession choisi, le dénombrement est long et les risques d'erreurs de dénombrement élevés, soit par omission, soit par répétition, soit par erreurs d'enregistrement, l'attention de l'opérateur étant portée alternativement sur l'image étudiée et sur les moyens d'enregistrement. -On pourrait envisager des procédés entièrement automatiques de comptage par classes de dimensions. Toutefois les procédés devraient faire appel à des techniques de reconnaissance de formes pour identifier une image d'objet et la classe de dimension à laquelle elle partient. Ces techniques devraient faire appel à des ordinateurs avec des programmes complexes et seraient de ce fait très onéreuses. Pour remédier à ces divers inconvénients, 1-' invention propose un dispositif de comptage par classes de dimensions d'objets d'une collection à partir d'images du genre comportant un calibre déplaçable sur l'image de la collection pour être mis en colncidence successivement avec l'image de chacun des objets, une multiplicité de divisions du calibre définissant une multiplicité correspondante de classes de dimension et des moyens de comptage numérique affectés respectivement à chacune des classes de dimensions dispositif caractérisé en ce qu'il comporte une séquence de plots sur ledit calibre en regard desdites divisions, une pluralité de compteurs à commande électriqueavec deux bornes et reliée séparément par une première borne à chacun desdits plots, une source d'énergie électrique avec deux polies, un premier pôle étant connecté à chacune des secondes bornes de ladite pluralité, et un stylet à pointe conductrice connecté au second p8le de ladite source et adapté à faire contact avec un plot choisi dans ladite séquence. De préférence le dispositif comporte en outre un compteur totalisateur à commande électrique branché en série avec ladite source. Avantageusement le calibre est une équerre transparente avec deux branches chacune portant une multiplicité de divisions et équipées d'une séquence de plots, les plots correspondants de chaque séquence étant interconnectés et le sommet de l'équerre formant origine des divisions. Selon une forme préférée de l'invention ledit calibre comprend une première feuille en matière isolante portant des con ducteursSdécoupés dans au moins une couche métallique collée sur ladite première feuille, chacun desdits conducteurs comportant au moins une partie formant un desdits plots, et une seconde feuille transparente superposée à la première feuille, débordant celle-ci en une zone portant lesdites divisions, et comportant à l'emplacement desdits plots des ouvertures adaptées à laisser passer ladite pointe conductrice. De préférence les compteurs à commande électrique sont des compteurs numériques électromécaniques connus en soi et équipés d'une commande mécanique de remise à zéro. Avantageusement lorsque le dispositif comporte un compteur totalisateur la source d'énergie électrique est un transformateur avec un primaire relié à un réseau de distribution d'énergies et un secondaire adapté à fournir une tension double de la tension nominale de fonctionnement desdits compteurs. les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma général du dispositif selon l'in vention la figure 2 est une représentation schématique d'un calibre -en équerre. Selon la forme de réalisation choisie et représentée sur la figure 1, un transformateur 1 avec un primaire Il relié à un réseau de distribution d'énergie a son secondaire connecté'par un premier pale 12 à une borne d'un compteur électromécanique 20. La seconde borne du compteur 20 est reliée par un conducteur commun 34 à une borne de chacun des compteurs électromécaniques 21 à32. Chacune des autres bornes des compteurs 21 à 32 est reliée par un conducteur distinct faisant partie d'un faisceau 35 à chacun des plots respectivement 41 à 52, portés par un calibre 40, en regard des divisions 55 de ce calibre, une division étant l'intervalle encadré par les deux traits repérant les limites de dimensions de la classe correspondante. Un stylet 60 avec une pointe conductrice 61 enchassée dans un manche isolant 62 et reliée par un câble souple 63 puis un cabre 64 dans le faisceau 35 au deuxième poule 13 du secondaire du transformateur 1 peut eAtre amené au contact de l'un quelcon- que des plots 51. Pour effectuer un comptage par classe de dimensions d'objets d'une collection, en place successivement le calibre 40 sur chacune des images 71, 72, 73.. des objets de la collection représentée par l'image générale 70. Be calibre 40 est posé sur une image (ici 71) de telle sorte que l'-origine 56 des divisions 55 sont à une extrémité du diamètre de l'image 71, le bord du calibre s' étendant le long de ce diamètre. Avec la pointe 61 du stylet 63 on touche le plot (ici 44) correspondant à la division 55 la plus proche de la seconde extrémité du diamètre de l'image 71.Le contact de la pointe 61 avec le plot 44 ferme sur le secondaire du transformateur le circuit comprenant à partir du pale 12, le compteur totalisateur 20, le conducteur 34, le compteur 24, le conducteur du faisceau 35 partant de ce compteur 24, le plot 44, la pointe 61, le conducteur souple 63 et le conducteur 64 du faisceau 35 pour aboutir au pôle 13. la fermeture de ce circuit fait avancer d'une unité le compteur totalisateur 20 et le compteur de classe (ici 24) correspondant au plot touché (ici 44), la classe de dimension étant celle de l'objet représenté en 71. La tension entre les pales 12 et 13 du transformateur 1 est le double de la tension nominale de commande des compteurs 20 à 32, puisque cette tension est appliquée a' chaque fois à deux compteurs en série, le compteur totalisateur 20 et un des compteurs de classe 21 à 32. Bes compteurs d'un type connu en soi sont avantageusement équipés d'une commande mécanique de remise à zéro. Avant de commencer un comptage on ramène à zéro chacun des compteurs 20 à 72, en sorte qu'en fin de comptage le compteur 20 enregistre le nombre total d'objets dénombrés, tandis que chaque compteur 21 à 32 enregistre le nombre d'objets tombant dans la classe de dimensions à laquelle correspond ce compteur. Selon une forme préférée de l'invention le calibre 40 est du modèle représenté figure 2. Ce calibre à la forme d'une équerre avec deux branches 40a et 40b. I1 comprend une première feuille 101 en matière isolante portant des conducteurs 111 découpés dans une couche métallique suivant la technique dite de circuits imprimés. Ces conducteurs 111 réunissent les plots de la séquence 41 à 52 de la branche 40a respectivement aux plots de la séquence 41'-52' de la branche 40b, ainsi qu'aux connexions de départ des conducteurs du faisceau 35. Sur la feuille ou circuit imprimé 101 est posée une feuille transparente 102 débordant la feuille 101 par les biseaux 103 et 103' qui portent des divisions 55 et 55' pour définir deux échelles orthogonales de classes dont l'origine commune 56 est l'intersection des bords des biseaux 103 et 103'.Des trous sont ménagés dans la feuille 102 à l'emplacement des plots des deux séquences 41-52 et 41'-52' pour laisser passer la pointe 61 du stylet 50. La disposition en équerre facilite le classement par dimensions des objets de forme irrégulière. Comme il est courant dans la technologie des circuits imprimés, les croisements de conducteurs sont effectués soit par des ponts rapportés, soit par le procédé des circuits dits double face dans lesquels des conducteurs sont formés sur chacune des faces de la feuille 101, et les connexions entre tronçons de conducteurs de part et d'autre de la feuille isolante sont réalisées à travers des trous pratiqués dans la feuille. Dien que le dispositif décrit et représenté comporte douze compteurs de classes, il est évident que ce nombre n'est nullement limitatif et que le dispositif pourrait comporter un nombre quelconque de compteurs sans sortir du cadre de l'invention. il est également evident que l'écartement des divisions du calibre est déterminé en tenant compte du grandissement utilisé pour la réalisation de l'image. Inversement il est possible de choisir un grandissement tel qu'un calibre donné puisse s'adapter à l'échelle voulue des classes de dimensions. Il est -aussi possible de réaliser des calibres comportant une échelle non linéaire de divisions, par exemple une échelle logarithmique, si l'échelle des classes de dimensions n'est pas linéaire. Etant donné que le comptage par classes dimensions avec le dispositif selon l'invention se fait sans que l'attention de l'observateur soit détournée de l'image de la collection, et que la suite des images prises en compte n'est pas liée à la classe à laquelle appartient l'objet, les risques d'erreurs par omission ou répétition sont fortement diminués, tandis que la détermination de la classe de dimensions reste soumise à l'ap- préciation de l'opérateur, grâce à quoi le comptage reste possible lorsque les contours des images manquent de netteté ou sont irréguliers. REVENDICATIONS 1. Dispositif de comptage par classes de dimensions d'objets d'une collection à partir d'images, du genre comportant un calibre déplaçable sur l'image de la collection pour être mis en coincidence successivement avec l'image de chacun des objets, une multiplicité de divisions du calibre définissant une multiplicité correspondante de classes de dimension et des moyens de comptage numérique affectés respectivement à chacune des classes de dimensions dispositif caractérisé en ce qu'il comporte une séquence de plots sur ledit calibre en regard desdites divisions, une pluralité de compteurs à commande électrique avec deux bornes et reliée séparément par une première borne à chacun desdits plots, une source d'énergie électrique avec deux p8les, un premier pale étant connecté à chacune des secondes bornes de ladite pluralité, et un stylet à pointe conductrice connecté au second pale de ladite source et adapté à faire contact avec un plot choisi dans ladite séquence. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un compteur totalisateur à commande électrique branché en série avec ladite source. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit calibre est une équerre transparente avec deux branche s chacune portant une multiplicité de divisions et équipées d'une séquence de plots, les plots correspondants de chaque séquence étant interconnectés et le sommet de l'équerre formant origine des divisions. 4. Dispositif selon une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que ledit calibre comprend une première feuille en matière isolante portant des conducteurs découpés dans au moins une couche métallique collée sur ladite première feuille, chacun desdits conducteurs comportant au moins une partie formant un desdits plots, et une seconde feuille transparente superposée à la première feuille, débordant celle-ci en une zone portant lesdites divisions, et comportant à 11 emplacement desdits plots des ouvertures adaptées à laisser passer ladite pointe conductrice. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits compteurs à commande électrique sont des compteurs numériques électromécaniques connus en soi et équipés d'une commande mécanique de remise à zéro. 6. Dispositif selon la revendication 2 et l'une quelconque des revendications 1, 3, 4 et 5, caractérisé en ce que ladite source énergie électrique est un transformateur avec un primaire relié à un réseau de distribution d'énergie, et un secondaire adapté à fournir une tension double de la tension nominale de fonctionnement desdits compteurs.