L'invention est relative à un procédé et un dispositif pour déterminer et localiser les défauts dans les machines électriques, notamment les machines triphasées pour les défauts dans le stator ou le rotor, sans aucun démontage de la machine. Dans les méthodes conventionnelles de localisation du défaut, la machine doit être démontée sur une grande étendue et notamment si le défaut concerne le rotor, la localisation doit être effectuée par des moyens purement mécaniques ou visuels. On comprend que c1 est un gros inconvénient et que la réparation sera très onéreuse, de telle sorte que dans bien des cas on préfere se procurer une machine neuve que de localiser le défaut et ensuite faire la réparation. L'invention élimine complètement ces inconvénients ; elle permet de déterminer et localiser les défauts dans l'un quelconque des enroulements de phase du stator en appliquant à tour de rôle à chacun d'eux un voltage pulsé qui y engendre un courant, lequel s'indique par un dispositif approprié tel qu'un appareil de mesure à aiguille qui permet de comparer entre elles les deviations de l'aiguille pour les différents enroulements ; si ces déviations sont substantiellement égales les enroulements sont sans défaut. Pour la recherche des défauts dans le rotor, il suffit de le tourner lentement pendant l'application du voltaae pulsé à enrotl ment de l'une des phases : si la déviation de l'aiguille indicatrice du courant engendré dans cet enroulement est stable, il ngv a pas de défaut ; si au contraire la déviation varie largement pendant la rotation du rotor, il y a quelque défaut dans l'enrou- liement. Le dessin ci-joint montre le schéma du montage d'un dispositif réalisant l'invention. rTn oscillateur ou vibrateur 1 a son entrée connectée à une source 2 de courant continu par l'intermédiaire d'un interrupteur 3, de préférence à bouton-po.lssoir ; la source 2 peut consister en une oll plusieurs batteries sèches.La sortie de l'oscillateur est connectée au primaire d'un transformateur Tr dont le secondaire présente une pluralité de plots a différents voltages ; une ex trémité de ce secondaire est reliée en passant par une lampe L à l'entrée corresmondante d'un commutateur pas-z-pas 4 dont la sortie est une manette rotative conduisant à une des bornes 5 de la machine ou de l'appareil dont on veut rechercher les défauts possibles ; l'autre extrémite du secondaire est reliée en passant par un indicateur V et un fusible S à l'autre borne 6 de la machine.Chacun des plots du secondaire est bien entendu relié à celle qui lazzi correspond des diverses entrées du commutateur pas a-pas. En fermant l'interrupteur 3 on établit entre les bornes 5 et 6 une différence de voltage d'un niveau choisi par la position du commutateur pas-a-pas 4, Cn donnera ci-après quelques exemples de la détermination et de la localisation de certains défauts. La recherche dans un moteur triphasé courtcircuité steffec tue en connectant à tour de rôle l'enroulement de chaque phase aux bornes 5 et 6, après fermeture de l'interrupteur 3. Cela provoque une certaine déviation de l'inde de l'indicateur V pour chaque enroulement ; si les déviations se correspondent sensible- ment de l'un à l'autre, il n'y a de défaut dans aucune phase ; si l'une des déviations diffère des deux autres, ou est nulle, l'enroulement correspondant comporte un défaut. La grandeur des déviations peut autre contrôlée à 11 aide du commutateur pas-à-pas 4. Comme la connexion avec les enroulements de phases est établie par l'intermédiaire de la barre terminale, le démontage du stator n'est pas nécessaire. Pour un examen complet du moteur, il est recommandé également de chercher une fuite à la terre ; ceci se fait en connectant l'enroulement court-circuite par exemple avec la bor ne 5 et la partie du stator convenable avec la borne 6 et en placant le commutateur pas-a-pas dans la position dans laquelle la lampe 6 est en circuit. Dans cette position, un voltage d'environ 1.000 volts étant établi entre les bornes 5 et 6, un défaut par mise à la terre existera si la lampe s'allume à la fermeture de I1 interrupteur 3; si la lampe reste éteinte, aucun défaut à la terre. Si le moteur est difficile d'acczs, par exemple s'-l est monté dans le conduit d'un ventilateur, les bornes 5 et 6 peuvent être reliées aux sorties d'un commutateur, d'un organe protecteur ou autre qui conduit au moteur. Pour l'examen de l'enroulement du rotor, un des conducteurs de phase est connecté et le rotor est tourné lentement pendant que l'interrupteur 3 est fermé. Si la déviation de l'index de V est â peu près stable, il n'y a pas de défaut, mais s'in oscille, il y a une tres grande probabilité qu'il y ait un défaut. On observera qutégalement aucun démontage du moteur n'est nécessaire4 Pour l'examen d'un enroulement statorique d'un moteur à deux vitesses, les enroulements des différentes phases sont connectés séparément aux bornes 5 et 6, et l'examen a les mêmes conclusions que précédemment. La localisation de défauts dans un moteur triphasé à bagues se fait de la meme manière que dans un moteur triphasé court circuité. Ltexamen de l'enroulement du rotor d'un tel moteur tri- phasé se fait comme suit. Le rotor est court-circuité et l'enrou~ lement d'une phase est connecté aux bornes 5 et 6 pendant que le rotor est tourné lentement d'au moins un tour complet. Si la déviation de l'aiguille de V est stable, il nsy a pas de coupure du circuit du rotor ; si l'aiguille oscille deruc ou plusieurs fois par tour du rotor, il est à peu près certain qu'il y a coupure du circuit. Pour vérifier si l'enroulement du rotor a été court-circui- té, la connexion est établie comme ci-dessus, après quoi toutes liaisons entre le rotor et le rhéostat de démarrage sont sunpri mées, la manette du dispositif de levée du balai ou charbon est mise à la position "démarrage", et 12 rotor est tourné lentement d'au moins un tour complet. Une déviation stable de l'aiguille de V indique qu'il n'y a pas de aide de court-circuit ni dans itenroulement ni a la bague ni au porte-balai. Si au contraire l'aiguille oscille deux ou plusieurs fois par/our du rotor, il y a court-cir cuit à l'un ou l'autre de ces endroits. En plaçant un papier ou une feuille analogue entre les charbons et la baaue il est possi- ble de déterminer si le défaut se trouve avant ou antres les charbons. L'invention peut être appliquée pour toutes autres machines électriques avec lesquelles on peut appliquer le principe de comparaison. Tout homme de l'art comprendra facilement que bien des modifications sont possibles sans sortir du domaine de l'invention. REVENDICATIONS Procédé et dispositif pour déterminer et localiser les dé fauts dans les stators et rotors des machines électriques triphasées sans aucun démontage de la machine, consistant à appliquer à tour de roule dans chacun des enroulements de phase des impulsions de voltage, qui y donnent lieu à des courants mesurés ou indiqués dans un appareil approprié, l'état d'instabilité ou de stabilité de cet appareil (notamment dans ltexamen dtun rotor, pendant qu'on tourne lentement ce rotor) indiquant outil y a, ou non, défaut dans le circuit contrôlé,