La présente invention concerne les machines de fabrication de corps creux, notamment de récipients, en matière plastique thermoplastique, par injection d'une ébauche creuse ou paraison et soufflage de cette ebauche- ou paraison à l'intérieur d'un moule en vue de l'expanser jusqu'à sa forme définitive de corps creux Elle concerne plus particulièrement les machines du type comprenant une tourelle polygonale rotative portant sur chaque côté un jeu de noyaux-supports d'ébauches qu'elle fait défiler, par rotation pas à pas, d'un poste d'injection d'ébauches à un poste de soufflage de corps creux en passant par des postes intermédiaires tels qu'un poste de soufflage. Dans ces machines, les moules d'injection et de soufflage prévus aux postes correspondants sont en général en deux parties, l'une fixe et l'autre mobile, par exemple montante, en vue du démoulage. Pour dégager de chaque poste de fabrication, c'est-à-dire de ses moules, chaque jeu de noyaux portant successivement des ébauches, éventuellement des préformes et des corps creux, la tourelle rotative est également en général mobile en translation parallèlement aux parties mobiles des moules, c'est-à-dire par exemple montante et descendante, suivant une course évidemment inférieure à la course des parties mobiles des moules. On cognat par ailleurs, et indépendamment de ces machines, une technique, dite dtorientation bi-axiale, qui consiste à amener aussi uniformément que possible la température d'une paraison injectée ou d'une préforme à une valeur voisine et légèrement supérieure à la température de transition vitreuse de la matière plastique considérée et à étirer cette paraison ou préforme dans deux directions orthogonales, en l'allongeant axialement et en l'expansant radialement. Jusqu'à ce jour, à la connaissance de la Demanderesse, on n'a pas réussi à intégrer cette technique d'orientation hiaxiale dans une machine ou installation d'injection-soufflage, car elle exige un temps d'élévation de température, pour parvenir à la température précitée d'étirage bi-axial, qui est trop élevé pour le cycle dtinaection-soufflage. En effet, ce temps, qui varie d'une vingtaine de secondes pour les polymères tels que le chlorure de polyvintyle et le polyacrylonitryle, à plusieurs minutes pour le polyéthylène, est supérieur au temps d'arrêt maximal (une dizaine de secondes au plus) économiquement admissible au poste de soufflage d'une telle machine. On a donc jusqu'ici effectué un étirage bi-axial sans utiliser de machine d'injection-soufflage, en travaillant soit sur des préformes issues de tubes, soit sur des préformes injectées qui sont réchauffées et subissent éventuellement un complément de formage avant soufflage. Dans une tentative d'intégration du traitement thermique dans un cycle d'injection-soufflage, il a été envisagé d'arrêter la paraison, après injection à un poste où un traitement thermique est effectué par l'intermédiaire du noyau qui supporte la paraison, avant de la faire passer au poste suivant de soufflage.Or, pour la raison de cadence indiquée plus haut, un tel traitement thermique ne peut être que très bref, avec les inconvénients suivants: - il est difficile d'assurer le contrôle de qualité, d'autant plus que le réchauffage est plus rapide, ce qui provoque un gradient thermique dans la paroi de l'ébauche ou de la préforme, ctest-à-dire un manque d'homogénéité du traitement thermique; - par voie de conséquence, les inévitables irrégularités de réchauffage ci-dessus se traduisent par des températures plus élevées dans les zones de moindre épaisseur, ce qui, au moment du soufflage final, accentue les irrégularités d'épaisseur; - par ailleurs, le bilan thermique est mauvais en raison des pertes de calories de la préforme que l'on alaissé ou que l'on fait refroidir;; - le traitement ne peut convenir qu'à certaines matières et encore à condition que l'on se contente d'une limitation du degré d'orientation bi-axiale, vu les risques -de dégradation de certains polymères en raison de la rapidité et de la brutalité du traitement. C'est pourquoi la présente invention a pour but de résoudre le problème de l'intégration de la technique d'orientation bi-axiale dans une machine d'injection-soufflage tout en évitant les inconvénients précités, notamment en pouvant consacrer tout le temps nécessaire à un chauffage uniforme, et sur place, à la température d'orientation bi-axiale, mais sans ralentir les autres processus d'injection, éventuellement de présoufflage, et de soufflage, malgré la longueur du temps de traitement thermique. A cet effet, l'invention a pour objet une machine du type précité, caractérisée en ce que les postes intermédiaires comprennent un poste de transfert situé sur un côté de la tourelle et en ce qu'il est prévu, vis-à-vis de ce poste de transfert, une étuve à plusieurs postes, se déplaçant pas à pas en circuit fermé, en partant dudit poste de transfert de la tourelle centrale et en y revenant, chaque poste de la tourelle centrale et de l'étuve recevant un jeu de noyaux-supports portant des ébauches ou préformes et chaque jeu de noyaux-supports étant monté de manière indépendante et amovible sur la tourelle centrale et sur l'étuve de manière à pouvoir être transféré de la tourelle à l'étuve et, après un tour complet de l'étuve, en retour à la tourelle. Egalement suivant l'invention, dans une machine du type ci-dessus comportant des jeux de noyaux-supports à broches parallèles montés sur chaque côté de la tourelle centrale, il est avantageusement prévu que chaque jeu soit rassemblé sur une barre ou plaque porte-broches ou porte-noyaux, chaque barre ou plaque comportant des moyens de support, fixation et verrouillage conjugués de moyens complémentaires de support, fixation et verrouillage sur la tourelle centrale et dans l'étuve. Grâce à cet agencement, après passage au poste d'injection, chaque jeu de noyaux-supports d'ébauches ou paraisors injectées défile successivement et pas à pas à un poste éventuel de présoufflage de préformes, à un poste de transfert de la tourelle à l'étuve, aux différents postes d'élévation de température que contient l'étuve, et de nouveau au poste de transfert pour revenir à la tourelle, et enfin au poste de soufflage des préformes à la forme définitive des récipients, sans ralentir, ni perturber les diffé rents processus de fabrication qui se déroulent à chaque poste. D'autres caractéristiques et avantages importants appa raîtront au cours de la description qui va suivre à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 est un schéma en perspective de l'ensemble de la machine et de ses mouvements; la Fig. 2 est une vue schématique en coupe suivant la la ligne 2-2 de la Fig. 1 montrant la tourelle centrale, le poste d'injection, le poste de transfert et l'étuve; la Fig. 3 est une vue partielle et en plan des moyens de support, fixation et verrouillage de chaque jeu de supports d'ébauches sur la tourelle; la Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3 montrant le mécanisme de manoeuvre de certains organes de fixation;; les Fig. 5 et 6 sont des vues en coupe d'un jeu de noyaux-supports d'ébauches l'une au poste d'inåection et l'autre au poste de pré-soufflage, la tourelle étant en position basse; la Fig. 7 est une vue analogue au poste de soufflage, la tourelle étant en position basse; la Fig. 8 est une vue partielle en coupe d'une barre ou plaque porte-noyaux en étuve; la Fig. 9 est une coupe partielle suivant la ligne 9-9 de la Fig. 8 d'un verrou d'étuve dans ses deux positions; la Fig.10 est une vue schématique d'ensemble avec arrachements partiels de l'étuve; les Fig. 11 et 12 sont-des vues schématiques à petite échelle illustrant le fonctionnement de la machine au poste d'injection; les Fig. 13 à 15 sont des vue analogues aux Fig. 11 et 12 illustrant le fonctionnement de la machine au poste de pré-soufflage;; les Fig. 16 à 22 sont des vues schématiques à petite échelle illustrant le fonctionnement de la machine au poste de transfert entre la tourelle et l'étuve et réciproquement; les Fig. 23 et 24 sont des vues analogues aux précédentes illustrant le fonctionnement de la machine au poste de soufflage pour la mise en forme définitive des récipients. Suivant l'exemple d'exécution illustré schématiquement et symboliquement à la Fig. 1, l'invention est appliquée à une machine d'injection-soufflage qui comporte comme connu une tourelle 1 polygonale, par exemple carrée, rotative pas à pas (flèche R) et ascendante et descendante (flèches U pour la montée et V pour la descente). La tourelle 1 est rotative autour de son axe vertical X-X et est susceptible d'un mouvement de translation suivant le même axe X-X en montant ou en descendant. La tourelle 1 porte sur chacun de ses quatre côtés un jeu#E de noyaux ou broches 2 servant de supports à des ébauches, préformes et récipients en matières plastiques thermoplastiques. Ces noyaux ou broches 2 sont parallèles et par exemple au nombre de quatre dans chaque jeu.Autour de cette tourelle sont prévus un certain nombre de postes de fabrication qui sont un poste A d'injection d'ébauches M, un poste de présoufflage B de préformes N et un poste de soufflage D de récipients P. Conformément à l'invention, face à un côté de la tourelle carrée 1 , entre les postes B de présoufflage et D de soufflage, est placée une étuve cylindrique C d'axe Y-Y horizontal, comportant un certain nombre de postes d'élévation progressive de la température des préformes introduites, jusqu'à la température nécessaire à l'étirage bi-axial, qui est de l'ordre de 120 à 1700C, cet étirage bi-axial étant effectué au poste D de soufflage. Cette étuve C est placée à un poste F de tranfert de chaque jeu E de supports de préformes N de la tourelle I à l'étuve C et réciproquement, et elle est montée rotative pas à pas autour de l'axe Y-Y, dans le sens de la flèche R1. En vue de leur transfert de la tourelle 1 à l'étuve C, qui s'effectue au poste F, chaque jeu E de noyaux ou broches 2 est monté de manière indépendante et amovible successivement sur la tourelle carrée l,sur l'étuve C, et de nouveau sur la tourelle 1. A cet effet les broches ou noyaux parallèles 2 de chaque jeu E sont fixées sur une barre ou plaque d'assemblage 3 dite encore barre-porte-noyaux 3, et chaque barre 3 est maintenue, serrée et verrouillée successivement sur chaque côté de la tOurelle carrée 1 et sur chaque poste d'étuvage, dans des logements 4 prévus dans l'étuve C. Comme on le voit, c'est donc une originalité de la machine de comporter en circulation dans un cycle complet de fabrication un nombre total de jeux E de broches 2 supports d'ébauches M, préformes N et récipients P qui est égal à la somme des côtés de la tourelle carrée 1 et du nombre de logements 4 prévus dans l'étuve C. Le nombre de jeux E à barres 3 porte-noyaux est donc nettement supérieur à celui des côtés de la tourelle carrée 1, alors que dans la technique connue les jeux E de broches 2, étant solidaires de la tourelle carrée 1, sont en nombre égal à celui des côtés, c'est-à-dire égal à quatre. Au cours d'un tour oemplet de la tourelle centrale 1 chaque jeu E à barre 3 porte-noyaux passe donc par les stades successifs de fabrication par des rotations de 900 de la tourelle 1 et d'autres mouvements de la tourelle et de l'étuve: injection au poste A, présoufflage au poste B, transfert en étuve C, départ pour un tour d'étuvage et simultanément transfert à la tourelle 1 d'un- autre jeu ayant terminé son tour d'étuvage, et enfin soufflage ou biétirage au poste D. L'invention va maintenant être décrite en détail, successivement par la tourelle 1 (Fig. 1, 2 et 3), la fixation amovible d'un jeu E de broches 2 sur la tourelle 1 (Fig. 3, 4, 5, 6 et 7), le poste d'injection (Fig. 2), le poste de présoufflage (Fig.6), le poste de transfert (Fig. 2, 3, 4, 8 et 9) et l'étuve (Fig. 8, 9, 10) et enfin le fonctionnement de la machine (schémas des Fig. 11 à 24). BATI DE LA MACHINE (ThPLr.) ET TOURELLE (Fig.2, 3 et 4) Le bâti de la machine est constitué par une table 5 horizontale portant la tourelle 2 et les différents postes de fabrication A, B, D ou du moins les moules d'injection, de présoufflage et de soufflage, ainsi que l'étuve C et que le mécanisme des mouvements de la tourelle 1 ascendante, descendante et rotative et de l'étuve C rotative et mobile en translation. La tourelle carrée 1 est portée en son centre suivant un axe X-X vertical par un arbre vertical 6 d'axe X-X sur lequel elle est clavetée. L'arbre 6 est lui-même porté par une crapaudine 7 fixée sur la table 5.L'arbre 6 est monté rotatif et coulissant dans la crapaudine 7 de manière à faire tourner d'une part et à faire monter et descendre d'autre part la tourelle 1. Mécanisme de rotation et de montée et descente de la tourelle 1 (Fig. 2). L'arbre 6 est pourvu à sa partie inféneure de cannelures 8 coulissant dans des cannelures conjuguées d'un manchon 9 également monté dans la crapaudine 7. Le manchon 9 sert à entraîner en rotation l'arbre 6 tout en lui permettant de se déplacer en translation. L'extrémité inférieure de l'arbre 6 porte radialement, donc horizontalement, une noix ou ergot 10 d'articulation d'un levier 11 basculant. Ce levier est articulé àpeu près en son milieu dans une boutonnière 12 sur la noix 10. A une extrémité 13, il est articulé sur la crapaudine 7. A l'autre extrémité 14, il est articulé sur la tige de piston d'un vérin vertical 15 à double effet pour la montée et la descente de la tourelle 1. Le vérin 15 est fixé à la crapaudine 7 ou à la table 5. Sur là crapaudine 7 est encore fixé un système électromécanique 16 indexeur de tourelle en rotation, qui est solidaire en rotation du manchon cannelé 9 et est entraîné en rotation par un moteur 17. Le système indexeur 16 assure la rotation pas à pas, par quarts de tours (900) de la tourelle 1 avec arrêts entre deux rotations successives de 900. JEU E DE BROCHES OU NOYAUX 2 (Fig.1,2,3,4 et 5) Chaque jeu E de broches 2 est indépendant. Il comporte une plaque ou barre 3 prismatique et plate porte-noyauXss et un certain nombre de noyaux ou broches parallèles 2 de forme extérieure cylindrique arrondie au bout. Ces noyaux ou broches sont fixés et rassemblés sur la plaque 3. Ici quatre broches 2 sont représentées pour chaque jeu. Chaque noyau ou broche 2 se termine par un nez arrondi 18 extensible en vue de l'opération de bi-étirage ou orientation bi-axiale. La plaque 3 ou barre porte-noyaux est creusée extérieurement d'un embrèvement semi-cylindrique 19 destiné à coopérer avec un verrou d'étuve C. En outre, la plaque 3 est creuse, ainsi d'ailleurs que chaque broche 2.Chaque broche 2 est évidée intérieurement d'un bout à l'autre de sa longueur d'une cavité cylindrique 20 débouchant dans une cavité commune ou chambre 21 à l'intérieur de la barre ou plaque 3. La chambre intérieure 21 de la plaque 3 débouche à l'extérieur par une rainure longitudinale 22 parallèle aux broches 2. La plaque 3 est encore traversée intérieurement par des conduits d'amenée et départ de fluide de soufflage et de refroidissement- des ébauches M et préformes plastiques N. Mécanisme intérieur de commande des nez extensibles 18 (Fig. 5, 6 et 7). Chaque nez extensible 18 de broches 2 est monté à l'extrémité d'une tige 23 elle-même traversant la cavité cylindrique 20 de la broche 2 dans laquelle elle coulisse et traversant la chamb#re intérieure 21 de la plaque 3. Le nez 18 est ainsi monté sur la broche 2 comme une tête de soupape sur son siège. D'ailleurs, en s'écartant de son siège sur la broche 2, le nez 18 ménage une section de passage annulaire pour un fluide de soufflage et de refroidissement de l'ébauche M ou préforme plastique N.Les différentes tiges 23 du jeu de broches 2 sont fixées à leur autre extrémité, dans la chambre interne 21, à un doigt commun de manoeuvre 24, perpendiculaire aux tiges 23 et broches 2 et en saillie par rapport à la plaque 3; le doigt commun de manoeuvre 24 coulisse dans la rainure 22 qu'il traverse .Le doigt 24 a une forme conique susceptible de s'emboîter dans une fourchette 25 de manoeuvre complémentairement conique, et susceptible de se déboit,er de celleci lors des mouvements ascendants et descendants de la tourelle 1. La fourchette 25-est portée par une tige-poussoir 26 parallèle aux broches 2, coulissant dans une glissière 27 fixée sur la table 5 et manoeuvrée par un vérin 28. Dispositif de refroidissement et de soufflage des ébauches M et préformes plastiques N (Fig. 5, 6 et 7): Refroidissement des ébauches par les noyaux (tige 23 en position "rentrée"). La tige 23 du nez 18 est creuse. C'est un tube destiné à servir de conduit 29 à un fluide de soufflage et de refroidissement des ébauches M et préformes N. L'entrée du fluide de refroidissement dans ce tube s'effectue par des orifices radiaux 30 débouchant dans un chambrage collecteur à l'intérieur de la plaque 3 porte-broches pour y être raccordés à un conduit commun 31 d'alimentation en fluide de refroidissement, par exemple de l'air sous pression, du gaz carbonique C02 ou un mélange d'air et d'eau. La sortie du fluide de refroidissement du conduit 29 s'effectue par des orifices radiaux 32 débouchant au siège du nez 18 sur sa tige tubulaire 23.Contrairement aux orifices 30 d'entrée, les orifices 32 de sortie sont toujours ouverts. Entre la tige tubulaire 23 et chaque broche 2 est ménagé un jeu annulaire formant conduit annulaire 33 ouvert à son extrémité proche du nez 18 et communiquant avec les orifices radiaux 32 qui débouchent au siège du nez extensible 18. A son autre extrémité, côté plaque creuse 3, chaque conduit annulaire 33 est raccordé par un chambrage collecteur commun à un conduit 34 de sortie de fluide de refroidissement. Ainsi, la tige 23 étant en position rentrée, le fluide de refroidissement peut circuler tout le long des broches 2 à l'intérieur de celles-ci en suivant le circuit suivant: arrivée- en 31, introduction dans le noyau en 30, canal central 29 vers le nez 18, passage dans le canal annulaire 33 par les orifices 32, et enfin sortie en Présoufflage et soufflage des préformes (tige 23 en position partiellement ou totalement sortie). En vue du présoufflage des préformes N, le fluide de soufflage sous pression emprunte également le conduit tubulaire axal 29 et les orifices de sorte 32. Mais il ne peut pas être introduit dans le conduit 31 et les orifices radiaux 30 en raison de la mobilité de la tige tubulaire 23 formant tiroir de fermeture des orifices 30 lors de l'extension des broches 2 par sortie du nez 18.Le doigt de manoeuvre 24 est creux et constitue un conduit 35 raccordé à une source de fluide sous pression par une tuyauterie souple et flexible 36, et raccordée au conduit intérieur 29 par des orifices 37. FIXATION AMOVIBLE D'UN JEU E#DE BROCHES 2 SUR LA TOURELLE 1 - VERROUILLAGE (Fig. 2, 3 et 4). Chaque jeu E de broches 2 comporte une plaque 3 portebroches prismatique et plate comportant une tête élargie 38 dont la tranche d'extrémité 39 est destinée à être appliquée avec serrage et à prendre appui sur chaque côté de la tourelle 1 (Fig. 1,2 et 3). La tête élargie 38 présente latéralement d'un côté une saillie rectangulaire ou talon d'appui 40 pour des verrous et de l'autre côté une saillie ou talon 41 à chanfrein d'appui de verrous et de centrage sur la tourelle 1. Verrous sur la tourelle 1 (Fig. 2, 3, 4 et 5). Sur chaque côté de la tourelle 1 sont montés des verrous destinés à coopérer avec la tête élargie 38 de chaque jeu E de broches 2. Il y a sur chaque tranche de chaque côté de tourelle deux verrous latéraux qui sont plus précisément des mors de serrage de la tête élargie 38, à savoir un verrou ou mors latéral 42 à section en équerre complémentaire du talon rectangulaire 40, et un verrou ou mors latéral 43 à section trapézoidale dont le côté oblique est complémentaire du talon oblique 41. A ces mors latéraux 42 et 43 s'ajoutent au voisinage des bords et sur les surfaces inférieure et supérleure deux paires de verrous rotatifs inférieur 44 et supérieur 45. La tourelle l est donc pourvue de huit mors latéraux 42-43 et de seize verrous rotatifs 44-45. Chaque verrou latéral 42 ou 43 porté par une tranche de bordure de tourelle 1, dans le prolongement de la surface de celleci, est fixé élastiquement à ladite tranche. A cet effet, il est porté avec un léger jeu par au moins un boulon 46 vissé dans ladite tranche. La tête du boulon 46 ménage avec le verrou 42 ou 43 un jeu occupé par un organe élastique de rappel 47 tel qu'une rondelle Belleville. Cette rondelle Belleville est susceptible d'être écrasée par éloignement du mors 42 ou 43 de la tranche de bordure de la tourelle 1 par un poussoir 48 monté coulissant dans la tourelle 1, perpendiculairement à la tranche de bordure et d'appui du mors 42 ou 43 (Fig. 4). Le poussoir 48 est lui-même manoeuvré par un excentrique 49 qui traverse de part en part l'épaisseur de la tourelle carrée 1, perpendiculairement au poussoir 48. Lorsque l'excentrique 49 présente une zone de rayon minimal devant le poussoir 48, le mors latéral 42 ou 43 est appli qué,sous 2faction de la rondelle Belleville 47, contre la barre porte-broches 3. Au contraire, lorsque l'excentrique 49 présente une zone de rayon maximal devant le poussoir 48, le mors latéral 42 ou 43 est écarté de la tranche latérale de la tourelle 1, c'està-dire desserrés la rondelle Belleville 47 étant comprimée. Chaque verrou inférieur 44 et supérieur 45 est solidaire d'un tourillon commun 50 traversant verticalement la tourelle 1. Les verrous 44 et 45 sont destinés à pivoter d'un angle inférieur à 900 soit pour faire saillie en dehors de la tourelle 1, du côté de la barre porte-broches 3 afin de la maintenir à hauteur de la tourelle 1, soit pour s'effacer à l'intérieur du périmètre de la tourelle 1. Comme les verrous 42, 43, 44 et 45 doivent être verrouillés simultanément en vue de maintenir ou de relâcher une plaque 3 porte-broches, ils sont actionnés par une timonerie 51 à leviers commune à chaque paire de verrous inférieur et supérieur 44-45 et au mors latéral 42 ou 43 le plus proche. La tourelle 1 comporte donc deux timoneries 51 par côté et huit timoneries en tout. Ainsi, par rapport à chaque côté de la tourelle 1 sur lequel doit être appliqué et serré un jeu 2 par sa plaque porte-broches 3, le déverrouillage ou desserrage des mors donne a la plaque 3 portebroches un degré de liberté lui.permettant d'échapper à la tourelle 1 en glissant perpendiculairement à sa surface carrée, c'est-à-dire en glissant verticalement le long de la tranche de bordure de la tourelle 1. Les plaques 3 porte-broches sont maintenues verrouillées sur la tourelle l-sauf pour la plaque porte-broches située en position F où il y a déverrouillage et reverrouillage comme indiqué sur les Fig. 18 à 21. Les manoeuvres de déverrouillage et reverrouillage se font par actions simultanées-sur les verrous 42, 43, 44, 45 situés en position F.Ces manoeuvres peuvent, par exemple, s'effectuer par accouplement mécanique des timoneries de verrous sur un dispositif de commande situé à poste fixe en F, cet accouplement se faisant lors du mouvement de descente de la tourelle, le dispositif de commande pouvant être actionné par un vérin. POSTE D'INJECTION A (Fig. 1, 2 et 5) Ce poste comporte une machine d'injection 52 à vis et buses multiples (en nombre égal à celui des broches 2), dont une seule est représentée à la Fig. 2. Un moule d'injection 53 comporte deux parties séparées par un plan de joint horizontal médian. La partie inférieure est fixée sur la table 5. La partie supérieure mobile est fixée à une plaque porte-moules 54 elle-même solidaire de la tige de piston d'un vérin vertical 55. Le moule 53 contient autant d'empreintes de moulage que de broches ou noyaux 2 qu'il reçoit d'ailleurs à l'intérieur des empreintes. Les empreintes ont la forme extérieure des ébauches M dont la forme intérieure est donnée par les broches ou noyaux 2.Le moule d'injection 53 est placé face à un côté de la tourelle 1 le plan de joint médian étant parallèle à la tourelle 1 et les axes des orifices d'injection qui sont aussi ceux des buses et vis d'injection de la machine 52 étant perpendiculaires au côté de la tourelle l, mais situés dans un plan horizontal, et les empreintes de moulage ayant leurs axes d'injection perpendiculaires audit côté de la tourelle 1. POSTE DE PRESOUFFLAGE B (Fig. 1 et 6) Il comporte un moule de présoufflage 56 également en deux parties séparées par un plan de joint horizontal médian, la partie inférieure étant fixe et la partie supérieure solidaire d'une plaque porte-moules 57 elle-meme actionnée par un vérin vertical 58. Le moule de présoufflage 56 est disposé par rapport à la tourelle 1 de la même manière que le moule d'injection précédent 53, mais sur le côté suivant de ladite tourelle 1. Comme le moule précédent, il contient autant d'empreintes de présoufflage que de broches 2 qu'il est -destiné à recevoir. Les empreintes ont la forme extérieure des préformes N qui sont plus grandes que les ébauches M. Comme déjà indiqué, le fluide de présoufflage est introduit par les broches 2.Le moule 56 de présoufflage est convenablement refroidi par des moyens de circulation de fluide de refroidissement connus et non représentés. ETUVE C (Fig. 1, 2, 8, 9 et 10) Emplacement et construction générale: L'étuve C a une forme générale cylindrique qui est celle de son carter d'axe Y-Y horizontal et parallèle au côté de la tourelle 1 qui suit celui du poste de présoufflage. La longueur L d'une génératrice du carter de l'étuve C (ou largeur de l'étuve C) correspond à la longueur d'une plaque 3 porte-broches. Le carter de l'étuve C tourillonne sur un arbre 59 porté par un palier 60 lui-même porté par une semelle 61 coopérant avec une glissière 62 de translation suivant une direction -horizontale et perpendiculaire à l'axe Y-Y de l'étuve, donc perpendiculaire au côté correspondant de la tourelle 1 dont l'étuve C doit s'éloigner ou se rapprocher. La glissière 62 est solidaire de la table 5. Logements des jeux E de broches 2 (Fig. 10): Le carter cylindrique de l'étuve C est creux, mais sa surface cylindrique extérieure 64 est ajourée par un certain nombre d'alvéoles 4 de section rectangulaire.dont les dimensions intérieures correspondent aux dimensions extérieures de chaque plaque 3 porte-broches d'un jeu E, de manière à former des emboîtements 66 dans lesquels viennent s'ajuster les plaques 3 porte-broches. Dans cet exemple, l'étuve C comporte six alvéoles radiales 4 à emboîtements 66, espacées de 600 sur la périphérie de l'étuve C (surface 64). Chaque alvéole.4 est limitée en profondeur, afin de limiter l'enfoncement d'un jeu E à plaque 3 porte-noyaux, par une paire de butées réglables 65 constituée par exemple par une paire de vis d'arrêt à pointe conique pénétrant à travers les flasques latéraux du carter C dans lesquels elles sont vissées à l'intérieur de l'alvéole 4. Les deux butées 65 de chaque paire sont dans le prolongement axial l'une de l'autre suivant un axe parallèle à l'axe Y-Y du carter. Chaque broche 2 de chaque jeu E ainsi emboîté dans un alvéole 4 est introduite avec jeu dans une tubulure radiale 67 intérieure à l'étuve et recevant de l'air chaud par un collecteur décrit plus loin. Pour chaque jeu E il y a donc autant de tubulures parallèles 67 que de broches 2. Verrouillage des jeux E de broches 2 dans l'étuve (Fig. 8 et 9): Sur la périphérie du carter cylindrique de l'étuve C, près de chaque alvéole 4 et en nombre égal à celui des alvéoles 4 sont montées des broches de verrouillage 68 parallèles aux génératrices du carter et à l'axe Y-Y de l'étuve. Chaque broche de verrouillage 68 a une section semi-cylindrique avec méplat diamétral, destinée à coopérer avec l'embrèvement semi-cylindrique correspondant 19 de chaque plaque 3 porte-broches. Chaque broche de verrouillage 68 traverse de part en part un emboîtement 66 d'alvéole 4 au ras dudit emboîtement et parallèlement au plan de la tourelle 1 et à l'axe Y-Y de telle sorte que lorsque c'est le méplat qui est tourné vers l'intérieur de l'emboîtement 66, ledit méplat affleure la paroi interne de l'emboîtement 66, laissant la section d'emboîtement 66 entièrement dégagée pour- recevoir un jeu E à plaque 3 porte-broches, et que lorsque c'est la partie semi-cylindrique qui est tournée vers l'intérieur de l'emboîtement 66, elle fait saillie à l'intérieur en verrouillant le passage à travers la section rectangulaire de l'emboîtement 66. Chaque broche 68 est portée par un électro-aimant rotatif 69 fixé sur un flasque latéral du carter d'étuve C et alimenté en courant électrique par des plots voisins 70.Il y a donc autant d'électro-aimants 69 et de plots correspondants 70 que d'alvéoles 4. Les plots 70 sont reliés par une paire de fils 70a à une paire de bagues conductrices de l'électricité 70b et 70C concentriques, d'axe Y-Y et de diamètres différents.Les b c deux bagues collectrices 70b et 70C sont fixées sur un flasque latéral du carter de l'étuve C et sont en contact électrique constant avec deux contacteurs d'un collecteur d'alimentation électrique 70A #u#-même fix# par exemple sur le palier 60 de l'arbre 59 et relié par des fils souples à une source de courant électrique non représentée. Chaque électrvaimant 69 est susceptible de faire tourner la broche de verrouillage 68 à 1800 sur elle-même de manière à présenter vers l'intérieur de l'emboîtement 66 soit la partie demi-cylindrique, après emboîtement d'un jeu E de broches 2, en position de verrouillage, soit le méplat diamétral en position de déverrouillage du jeu E permettant son emboîtement ou son déboîtement. Chauffage de l'étuve C (Fig. 10): L'étuve C est alimen tèe en air chaud à partir d'un ventilateur 71 où l'air entre à travers un caisson de filtration 72. Le ventilateur 71 refoule l'air à travers un échangeur de chaleur et régulateur de température 73 par une gaine tubulaire 74. La gaine 74, non rotative, mais souple et flexible en raison des déplacements en translation de l'étuve C, est raccordée de manière étanche par un joint tournant 75 à un collecteur tubulaire rigide axial rotatif 76 qui pénètre dans le carter de l'étuve C suivant l'axe Y-Y et qui est solidaire en rotation du carter d'étuve C.C'est du collecteur tubulaire 76 axial que partent les embranchements radiaux ou tubulures radiales 67 espacés angu clairement de 600 d#ns et ex#mple,pour le chauffage des broches 2 introduites dans des tubulures 67. Il faut noter que le joint tournant 75 est porté par un palier 77 à semelle 78 laissant sur une glissière de support 79 parallèle à la glissière 62. Mouvements de l'étuve C (Fig. 1,2 et 16 à 22): Mouvement de translation: La semelle 61 du pilier 60 de l'étuve est solidaire en translation de la tige de piston d'un vérin horizontal 63 de translation de l'étuve. Le corps du vérin 63 est articulé en 80 sur la table 5. La course d du vérin 63 et la longueur active des glissières 62 et 79 correspondent à la distan ce maximale entre la tranch.e de bordure ou le côté de la tourelle 1 au poste d'étuvage et la surface cylindiique 64 du carter d'étuve au droit d'un alvéole 4 situé sur le même plan que la tourelle 1 (Fig. 1). Mouvement de rotation: L'arbre 59 de l'étuve C est solidaire d'un groupe moteur 81-indexeur 82 fixé sur la table 5 (Fig. 10). Grâce à ce groupe moteur-indexeur 81-82, l'étuve C est entraînée en rotation pas à pas en coordination avec les mouvements de la tourelle 1, cette rotation de l'étuve se produisant d'ailleurs pendant un arrêt de la tourelle 1 en position basse. Plus générale ment, si l'étuve C a un diamètre assez grand pour comporter n alvé oles 4, n étant supérieur à six, chaque rotation de l'étuve C s'effectue suivant un angle de 3600/n. POSTE DE SOUFFLAGE D DE RECIPIENTS P (Fig.1,7,23 et 24). Il comporte, comme connu, un moule de soufflage 83 en deux parties séparées par un plan de joint horizontal médian, la partie inférieure étant fixe et la partie supérieure mobile, soli daire d'une plaque porte-moules 84, elle-même actionnée par un vérin vertical 85 dont on ne voit que la tige de piston aux Fig.23 et 24. Le moule 83 est disposé par rapport à la tourelle 1 de la même manière que les moules d'injection 53 et de présoufflage 56, et à l'opposé du moule 56 sur la tourelle. Ce moule 83 contient autant d'empreintes de soufflage que de broches 2 à recevoir. Les empreintes defmoulage ont la forme extérieure des récipients P à obtenir et sont par conséquent plus grandes que celles des préformes N.Comme déjà indiqué, le fluide de soufflage est introduit par les broches 2 et plus particulièrement par les orifices 32, les nez 18 des broches 2 étant en extension. Le moule 83 est convenablement refroidi par des moyens de circulation de fluide de refroidissement qui sont connus et non représentés. FONCTIONNEMENT Chaque jeu E à plaques 3 porte-noyaux passe par les stades suivants-de fabrication au cours d'un tour complet de la tourelle centrale 1 : stades A, B,C et D au cours desquels les différents noyaux 2 subissent parallèlement et simul tanément les opérations prévues à chaque poste. 1 - Introduction des jeux E au poste d'injection A (:Fig. 1, 2, 3, 4, 11 et 12) à l'entrée G de la machine (uniquement à la mise en activité de la machine): Le moule d'inåectlon 53 étant ouvert (Fig. 12), un jeu E est mis en place sur la tourelle ; de la manière suivante: La tourelle 1 est soulevée en position haute au moyen du vérin vertical 15 au-dessus de la partie inférieure du moule 53. Les verrous inférieur et supérieur 44 et 45 de la tourelle 1 sont ouverts, c'est-à-dire escamotés à l'intérieur du périmètre de la tourelle 1. Les mors de serrage 42 et 43 sont écartés élastiquement à l'encontre des rondelles Belleville 47 au moyen de la timonerie 51 de manière à dégager un passage pour les talons 40 et 41 de la tête élargie 38 de la plaque 3.Un jeu E est présenté entre les deux parties de moule 53 de manière que sa tête élargie 38 soit au droit de la tranche de bordure de- la tourelle 1, mais en-dessous de celle-ci, pour venir s'engager par ses talons 40-41 entre les mors latéraux 42-43. La tourelle 1 est abaissée (sens V) par le vérin 15. La plaque 3 glisse et s'arrête entre les mors 42 et 43. La timonerie 51 est alors actionnée de manière à resserrer les mors 42 et 43 et à faire pivoter les verrous 44-45 dans le sens de verrouillage de la plaque 3. Le Jeu E est alors solidaire de la tourelle 1 sur un côté de laquelle il est appliqué avec serrage. 2 - Injection en A (Fig. 11 et 12): Le moule 53 d'injec- tion se referme grâce au vérin 55. La machine 52 injecte de la matière plastique dans le moule 53 autour de chaque noyau ou broche 2 et réalise ainsi des ébauches M qui doivent rester en place sur les noyaux ou broches de support 2 au cours des stades ultérieurs de fabrication. 3 - Changement de postes: Le moule d'injection 53 s'ouvre, ainsi d'ailleurs que les autres moules. La tourelle se soulève, puis tourne de 900 dans le sens de la flèche R et s'arrête grâce au système indexeur 16-17.Les ébauches M se trouvent ainsi entre les demi-moules de présoufflage 56, ce moule étant ouvert par le vérin 58. 4 - Présoufflage en B (Fig. 5 et 13 à 15): La tourelle 1 redescend (flèche V). Le moule 56 de présoufflage est fermé sous l'action du vérin 58. Le doigt 24, dont les dimensions ont été exagérées aux schémas des Fig. 11 à 24 dans un but de clarté, vient en prise sur la fourchette de manoeuvre 25. Ce doigt 24 est déplacé d'une faible quantité par cette fourchette 25 peur écarter les nez extensibles 18 de leur siège sur les broches 2. Chaque ébauche M se trouve ainsi légèrement allongée, ce qui constitue un premier étirage, dans le sens axial. Chaque nez extensible 18 découvre ainsi une section de passage annulaire pour un fluide de soufflage qui est amené par la tuyauterie souple 36, le conduit 35, les orifices radiaux 37, le conduit central 29 à l'intérieur de la tige 23 et les orifices de sortie 32.Le fluide de soufflage gonfle l'ébauche M et l'applique sur les parois d'empreinte du moule 56 pour la transformer en une préforme N. Ceci constitue un deuxième étirage, dans le sens radial. On peut donc parler de la réalisation d'un bi-étirage, à vrai dire léger, au poste B de présoufflage. Le fluide de refroidissement s'échappe par le conduit annulaire 33 et le conduit 34. Au cours de son parcours vers la sortie, le fluide de soufflage refroidit la préforme N, directement à son contact lors de l'expansion, et indirectement par refroidissement des broches ou noyaux 2, ce pré-refroidissement étant nécessaire à certains polymères. Enfin, le moule 56 s'ouvre. 5 - Changement de poste - Transfert d'un jeu E de broches en étuve C (Fig. 16 à 18): La tourelle 1 monte (flèche U), ce qui démoule les préformes N toujours portées par les broches 2, puis elle tourne de 900 dans le sens de la flèche R et s'arrête et redescend grâce au système d'indexation 16-17. Pendant que deux autres jeux E de broches 2 se trouvent ainsi en place aux postes précédents A et B, le jeu E qui était précédemment au poste B de présoufflage se trouve dans la zone de transfert F au poste C d'étuvage, en face d'un logement ou d'un alvéole 4 vide de l'étuve (Fig. 16). Pendant l'arrêt de la tourelle 1 au poste de transfert F, l'étuve C, qui était éloignée de cette tourelle 1 et à l'arrêt, en est rapprochée (flèche fl) sous l'action du vérin 63 (Fig. 17).La broche 68 de verrouillage en position escamotée laisse complètement dégagé l'-emboitement 66 de l'alvéole 4. L'étuve avale, au cours de sa translation, un jeu de broches E, la plaque 3 étant arrêtée par les butées réglables 65 au fond de l'emboîtement 66 de l'alvéole 4 et les broches 2 portant des préformes N étant introduites dans les tubulures 67 de chauffage. L'électro-aimant 69 fait tourner la broche 68 en position de verrouillage de la plaque 3, de sorte que la partie semi-cylindrique de la broche 68 pénètre dans l'embrèvement 19. La timonerie 51 de la tourelle 1 déverrouille les verrous 44 et 45 qui tournent en position escamotée (Fig. 18) en même temps que les mors 42-43 desserrent leur emprise sur les talons 40 et 41 de la plaque 3.Le jeu E se trouve alors verrouillé dans l'étuve C et déverrouillé par rapport à la tourelle 1 qu'il est prêt à quitter. 6 - Etuvage et transfert d'un jeu E de l'étuve C à la tourelle 1 (Fig. 19 à 22): Sous l'action de son groupe moteur 81- indexeur 82,1'étuve C tourne (flèche R1) de 600 dans cet exemple (de 3600/n dans le cas général de n alvéoles 4) (Fig. 19), en entraînant le jeu de broches E. L'étuve C arrête alors sa rotation lorsqu'un autre jeu El de broche 2, qui a fait un tour complet d'étuvage à partir du poste de transfert F, se trouve de retour à ce poste de transfert F devant la tourelle 1 (Fig. 20) et se trouve ainsi engagé dans les mors 42-43 de cette tourelle.L'électroaimant correspQndant 69 tourne la broche 68 de manière à présenter le méplat vers l'intérieur de l'emboîtement 66, cependant que la timonerie 51 de la tourelle 1 tourne les verrous 44 et 45 en position saillante et les mors 42 et 43 en position de serrage des talons 41 et 42 de la plaque 3. Le jeu El qui vient de faire un tour d'étuvage se trouve alors déverrouillé de l'étuve C et verrouillé sur la tourelle 1 (Fig. 21).Pour permettre à la tourelle l de f2 tourner de 900, l'étuve C est reculée (flèche f2) et le jeu El qui a été régulièrement chauffé pendant un temps déterminé au cours de son séjour dans la tubulure 67 se trouve maintenant prêt à accéder au poste D de soufflage, les préformes N qui viennent d'être étuvées étant prêtes à subir le traitement de soufflage, c' est-à-dire d'expansion ou de bi-orientation ou bi-étirage du fait qu'elles ont atteint la température nécessaire à cette déformation. On va suivre maintenant le jeu El étuvé au poste D en laissant le jeu E qui vient d'être introduit dans l'étuve C où il va séjourner jusqu'à son retour à la tourelle 1. 7 - Poste D - 5-oufflage - Bi-orientation ou bi-étirage Sortie S (Fig. 1, 7, 23 et 24): Les moules s'ouvrent, puis la tourelle se soulève et tourne de 900. Le jeu El passe du poste de transfert F au poste de soufflage D où la tourelle est en position haute au-dessus moule de soufflage 83 ouvert. La tourelle 1 s'abaisse ainsi que le moule supérieur 83, de sorte que le jeu El de broches 2 et les préformes N se trouvent introduits dans le moule 83, tandis que le doigt 24 de manoeuvre des nez extensibles 18 se trouve en prise sur la fourchette 25 Cette fourchette 25 écarte davantage les nez 18 de leur siège sur les broches 2 jusqu'à ce que le préformes N touchent les fonds des empreintes de moulage, ce qui provoque un étirage axial.En même temps, un fluide de sn fflege est introduit par les conduits 36, 35, les orifieces 37, le conduit central 29 et les orifices radiaux 32. Les préformes N se trouvent ainsi expansées et appliquées sur les parois de la cavité de moulage du moule 83 et se refroidissent à leur contact. Cependant, le fluide de soufflage circule en retour vers le conduit annulaire 33 qui enveloppe la tige creuse, emprunte le conduit de sortie 34 et s'échappe par le conduit 31. Au cours de son trajet de retour, le fluide de soufflage refroidit les broches 2 et par conséquent une partie de la paroi intérieure du flacon P expansé, cependant qu'il refroidit directement une grande partie de la paroi intérieure de chaque récipient P en léchant ladite paroi à l'extérieur de la broche 2. La matière plastique subit ainsi un autre étirage suivant une direction orthogonale à la direction axiale de l'étirage précédent, d'où l'appellation de ce processus: bi-étirage ou bi-orientation (Fig. 23).Les préformes N ont pris la forme définitive de flacons ou récipients P. A la fin de cette expansion, le vérin 85 ouvre le moule 83. La tourelle 1 monte et les flacons ou récipients P sont alors éjectés des noyaux et extraits de la machine. 8 - Changement de poste: La tourelle tourne de 900 et s'arrête,le jeu de noyaux venant du poste D venant se placer entre les demi-moules d'injection 53. La tourelle descend et le moule se ferme,et un nouveau cycle recommence par une injection au poste A. A titre d'exemple non limitatif, un cycle général peut se résumer comme suit: 1- les moules s'ouvrent; 2- la tourelle 1 se soulève; les récipients terminés sont éjectés en D; 3- la tourelle tourne de 900 et s'arrête; 4- la tourelle descend; 5- a) les moules se ferment: l'inåection, le présoufflage et le soufflage se font recpectivement en A, B et D; b) simultanément en F:: l'étuve avance; la barre porte-noyaux est déverrouillée sur la tourelle et verrouillée dans l'étuve; l'étuve tourne de 3600/n, ce qui enlève de la tourelle une barre porte-noyaux qui entre dans le cycle d'étuvage et ramène ensuite sur la tourelle une barre porte-noyaux qui sort de l'étuve; cette dernière barre porte-noyaux est déverrouil lée de étuve et verrouillée sur la tourel le; l'étuve recule; 6- les moules s'ouvrent et un cycle identique recommence Les avantages de la machine ainsi décrite sont, entre autres, les suivants:: Grâce à l'intégration de l'étuve C dans le cycle de fabrication des récipients plastiques à orientation bi-axiale, en tahtque poste d'arrêt de la tourelle 1 entre les postes de pré soufflage B et de soufflage D, on réalise un traitement thermique des préformes N avant bi-étirage, dans les meilleures conditions d'uniformité de chauffage, donc de qualité des produits finis, et dans les meilleures conditions d'économie de calories. Grâce à .la réalisation de l'étuve C sous forme d'un cylindre rotatif à n logements 4 de jeux E de supports de préformes N susceptibles de prélever les préformes N sur la tourelle 1, et de les restituer à cette tourelle, on parvient à effectuer le trai tement thermique nécessaire au bi-étirage sans ralentir les autres stades de fabrication A (injection), B (présoufflage) et D (souf flage-bi-étirage). End'autres termes, le temps d'étuvage en C nta aucune influence sur les temps passés aux autres postes A, B et D. Grâce au montage des ébauches M et préformes N sur des jeux E de broches ou noyaux 2 de support, à plaques 3 et plus parti culièrement grâce au caractère amovible de ces jeux E par rapport à la tourelle 1 et à étuve C, l'intégration de l'étuve C à l'ins tallation dtinjection-soufflage est possible. Grâce aux systèmes de support et de verrouillage à la fois sur la tourelle 1 (côtés appui des plaques prismatiques 3, mors 42 et 43 et talons 40 et 41, verrous inférieur et supérieur 44 et 45) et sur l'étuve C (emboîtements 66 à butées 65, broches de verrouillage rotatives semi-cylindriques 68 et embrèvements 19 semi-cylindriques sur les plaques 3), les jeux E peuvent être fixés sur la tourelle i et dans l'étuve C et transférés de l'une à l'autre. Grâce au système de verrouillage précité et aux mouve ments de translation dans les deux sens (f1 > f2) de l'étuve C par rapport à un côté de la tourelle 1, dans la zone F de transfert, l'étuve C peut prélever les jeux E sur la tourelle 1 et les restituer. Il est bien évident que, sans sortir du cadre de l'invention, diverses variantes pevent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit. C'est ainsi que la tourelle 1 pourrait être polygonale et avoir plus de quatre côtés, par exemple en ayant un ou deux postes supplémentaires et successifs d'injection Al, A2, A3 de plusieurs matières différentes (récipients à plusieurs couches de parois). Il pourrait y avoir également un poste de sortie du récipient moulé à la suite du poste D de soufflage. Par contre, le poste B de présoufflage peut être facultatif. Par ailleurs, en vue du transfert des jeux E entre tourelle 1 et étuve C, l'étuve C pourrait être mobile en translation suivant la direction de son axe Y-Y au lieu de l'être suivant une direction perpendiculaire à son axe Y-Y. Au lieu d'être cylindrique, cette étuve C pourrait être un convoyeur quelconque sous tunnel chauffant. En plus du chauffage, on pourrait réaliser dans l'étuve C d'autres opérations telles que stérilisation,marquage,peinture, etc... Au lieu que l'axe X-X de .la tourelle 1 soit vertical et l'axe Y-Y de l'étuve C horizontal, ce pourrait être l'inverse, l'axe X-X étant horizontal et l'axe Y-Y vertical. On pourrait enfin, au moment de la fermeture des moules, déverrouiller partiellement les barres porte-noyaux par rapport à la tourelle de façon à laisser à ces barres porte-noyaux une légère liberté par rapport à la tourelle et faciliter ainsi leur centrage dans les moules. - REVENDICATIONS 1.- Machine d'injection-soufflage pour la fabrication de corps creux, du type comprenant une tourelle polygonale rotative portant sur chaque côté un jeu de noyaux-supports d'ébauches qu'elle fait défiler, par rotation pas à pas, d'un poste d'injection d'ébauches à un poste de soufflage de corps creux en passant par des postes intermédiaires, caractérisée en ce que les postes intermédiaires comprennent un poste de transfert (F) situé sur un côté de la tourelle (1) et en ce qu'il est prévu, vis-à-vis de ce poste de transfert (F), une étuve (C) à plusieurs postes (4) se déplaçant pas à pas en circuit fermé en partant dudit poste de transfert (F) de la tourelle centrale (1) et en y revenant, chaque poste de la tourelle centrale et de l'étuve recevant un jeu (E) de noyauxsupports (2) portant des ébauches (M) ou préformes (N) et chaque jeu (E) de noyaux-supports étant monté de manière indépendante et amovible sur la tourelle centrale (1) et sur l'étuve (C) de manière à pouvoir être transféré de la tourelle (1) à l'étuve (C) et, après un tour complet de l'étuve (C), de celle-ci à la tourelle (1). 2.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que7 dans le cas où elle comporte des jeux (E) de noyauxsupports à broches parallèles montés sur chaque côté de la tourelle centrale, chaque jeu (E) est assemble sur une barre ou plaque (3) porte-broches ou porte-noyaux (2), chaque barre ou plaque (3) comportant des moyens de support, fixation et verrouillage (19,40, 41) conjugués de moyens complémentaires de support, fixation et verrouillage sur la tourelle centrale (42, 43, 44, 45) et dans l'é- tuve (66, 68). 3.- Machine suivant l'une quelconque des revendications l et 2, caractérisée en ce que chaque jeu (E) comporte une plaque (3) prismatique de support des broches (2), cette plaque (3) étant destinée à être emboîtée d'une part dans un logement prismatique formé par la combinaison de chaque côté de la tourelle (1) avec des mors de serrage (42, 43) et des verrous (44, 45) sur la tourelle (1), et d'autre part dans un alvéole (4) à emboîtement prismatique (66) de l'étuve (C). 4.- Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la plaque (3) porte-broches (2) comporte une saillie ou talon (40) latéral en forme de prisme rectangulaire pour appui sur un côté de la tourelle (1) et serrage par un mors latéral de serrage (42) en forme d'équerre, et une saillie ou talon latéral oblique (41) en forme de prisme à base triangulaire pour appui également sur un côté de la tourelle (1) et serrage par un mprs latéral de serrage (43) de forme trapézoldale, les deux talons (40, 41) prenant appui sur un côté de la tourelle (1). 5.- Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la plaque (3) porte-broches (2) comporte un embrèvement (19) semi-cylindrique coopérant avec une broche de verrouillage rotative (68) semi-cylindrique à méplat portée par l'étuve (C). 6.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que, sur la tourelle (1), les verrous inférieur (44) et supérieur (45) sont montés rotatifs dans un plan horizontal sur les faces inférieure et supérieure de la tourelle (1) entre une position d'esDamotage à l'intérieur du périmètre de la tourelle (1) et une position de verrouillage en saillie par rapport à chaque côté de la tourelle (1). 7.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que, sur la tourelle (1), chaque mors de serrage latéral (42, 43) est fixé élastiquement à un côté de la tourelle et soumis aux actions antagonistes d'un organe élastique de rappel (47) et d'un poussoir (48) parallèle au plan moyen de la tourelle (1) et actionné par un excentrique (49) d'axe de rotation perpendiculaire à la tourelle (1). 8.- Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que chaque mors de serrage latéral (42, 43) est monté coulissant avec léger jeu sur un boulon (46) fixé à la tourelle (1) et d'axe parallèle au plan de la tourelle (1). 9.- Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que l'excentrique (49) de manoeuvre d'un mors de serrage latéral (42, 43) et l'axe de rotation de chaque paire de verrous (44, 45) sont actionnés en rotation simultanément par une timonerie (51) à leviers articulés. 10.- Machine suivant la revendication 9, caractérisée en ce que les timoneries (51) du côté de la tourelle (1) situé face à l'étuve (C) sont actionnées simultanément. 11.- Machine suivant la revendication 5 > caractérisée en ce que l'étuve (C) comporte pour chaque alvéole (4) une broche de verrouillage (68) semi-cylindrique à méplat diamétral traversant de part en part un emboîtement (66) au ras de celui-ci et parallèlement à l'axe (Y-Y) de l'étuve (C) de telle sorte que lorsque c'est le méplat qui est tourné vers l'intérieur de l'emboîtement (66) il affleure la paroi de l'emboîtement prismatique (66), laissant la section d'emboîtement (66) complètement dégagée, et que, lorsque c'est la partie semi-cylindirque qui fait saillie vers l'intérieur de l'emboîtement (66), étant engagée dans un embrèvement (lg) de la plaque (3) d'un jeu (E), elle verrouille le jeu (E).danq l'alvéole (4). 12.- Machine suivant la revendication ll caractérisée en ce que chaque broche de verrouillage (68) est actionnée par un électro-aimant rotatif (69) porté par un flasque latéral de l'étuve (C). -13.- Machine suivant la revendication 11, caractérisée en ce que chaque alvéole (4) de l'étuve (C) est limitée en profondeur d'emboîtement (66) par au moins une butée réglable (65) constituée par une vis d'arrêt à pointe conique d'axe parallèle à l'axe (Y-Y) du carter de l'étuve (C) et pénétrant à travers un flasque latéral de cette étuve (C). 14.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'étuve rotative (C) comporte un collecteur tubulaire axial (76) recevant de l'air chaud et des embranchements tubulaires radiaux (61) partant du collecteur (76), vers les alvéoles (4), parallèles et en nombre égal à celui des broches (2) de chaque jeu (E), chaque embranchement (67) recevant une broche (2) portant une pièce plastique à chauffer (M ou N). 15.- Machine suivant la revendication 14, caractérisée en ce que le collecteur (76) est relié par un joint tournant (75) à une gaine tubulaire souple (74) de soufflage d'air chaud. 16.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'étuve (C),d'axe (Y-Y) parallèle au plan de la tourelle (1) et situé à même hauteur que cette tourelle (l), est montée sur des paliers (60, 77) portés par des glissières parallèles (62, 79) qui sont perpendiculaires à l'axe (Y-Y), l'un des paliers (60) étant solidaire en translation de la tige de piston d'un vérin horizontal (63) de translation de l'étuve (C) en vue du transfert des jeux (E) entre la tourelle (1) et l'étuve (C). 17.- Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que chaque jeu (E) comporte un doigt (24) susceptible de venir en prise avec une fourchette de manoeuvre en translation (25), ce doigt (24) étant solidaire en translation de tiges creuses de manoeuvre de nez extensibles (18) à l'extrémité des broches ou noyaux (2). 18.- Machine suivant la revendication 17, caractérisée en ce que chaque tige (23) et le doigt (24) sont creux pour ser#vir de conduits à un fluide de soufflage, le doigt (24) étant relié à une source de fluide sous pression.