La présente invention concerne le tamisage de mélanges de matière fibreuse et de liquide et, plus spécialement,, le tamisage de pâte à papier. Les appareils de tamisage de la technique antérieure présentent de nombreux inconvénients, aussi bien pour les opérations de tamisage qui 5 traitent les mélanges de matière fibreuse et de liquide ayant une certaine teneur en détritus, que pour les opérations ultérieures de tamisage. L'un des principaux inconvénients de ces appareils de la technique antérieure tient au fait qu'ils sont incapables de fournir une masse de pâte à papier exempte de substances indésirables avant l'arrivée sur le tamis de formage, ou tout 10 au moins ayant une teneur relativement faible en détritus. Un autre inconvénient majeur réside dans le fait que ces appareils sont incapables de séparer,de façon efficace les détritus du mélange de matière fibreuse et de liquide pour éviter de perdre des fibres de bonne qualité ; on peut citer encore comme autre inconvénient des appareils de la technique antérieure, le 15 fait qu'ils sont incapables d'éliminer la perte de rendement due à la pénétration de liquide de dilution dans le mélange de matière fibreuse et dé liquide qui s'écoule dans le passage de fluide ménagé entre le tamis et le rotor. On a réussi, avec les appareils de tamisage connus, à réduire de 20 façon importante la proportion des détritiis dans la partie acceptable du mélange obtenu après élimination des détritus (cette partie acceptable étant la fraction du mélange de matière fibreuse et de liquide qui traverse le tamis) ; toutefois, on pourrait réduire davantage cette proportion de détritus, afin d'améliorer la qualité finale de la pâte à papier. De plus, les rebuts 25 (c'est-à-dire la fraction du mélange de matière fibreuse et de liquide qui est rejetée par le tamis), contiennent une proportion notable de fibres de bonne qualité et il est nécessaire de procéder à des opérations complémentaires de tamisage si l'on veut éviter de perdre des bonnes fibres. De plus, dans les appareils de tamisage connus jusqu'à ce jour, 30 l'introduction du liquide de dilution dans le passage de fluide ménagé entre le tamis et- le rotor s'effectue par introduction de ce liquide, sous pression, dans le sens radial, à travers le tamis et dans les matières fibreuses de ce passage. Une telle disposition n'est pas satisfaisante, en raison du fait qu'il se forme, pour les débits intéressants, une barrière hydraulique qui 35 gêne l'écoulement du mélange de matière fibreuse et de liquide dans ce passage de fluide, et qui conduit à une concentration des détritus et à une séparation insuffisante de ces détritus, au colmatage du tamis et à la diminution de l'écoulement de la partie acceptable du mélange. 69 1 ISO 1 2 2006311 La présente invention a pour objet, aussi bien dans une opération de tamisage traitant des matériaux ayant une teneur relativement élevée en détritus que dans une opération ultérieure de tamisage, d'améliorer le rendement du tamisage en vue de diminuer le pourcentage minimal de matières 5 de rebut et de le faire descendre notablement au-dessous du minimum obtenu dans les appareils de tamisage de la technique antérieure» L'invention vise également à assurer un pourcentage de détritus dans la partie acceptable du mélange, notablement plus faible que celui réalisé dans les appareils de la technique antérieure. 10 La présente invention vise également à améliorer l'introduction du liquide de dilution dans le tamis et dans le mélange de matière fibreuse e!t. de liquide qui s'écoule par le passage de fluide ménagé entre le tamis et le rotor. j. La séparation des détritus, des éclats ainsi que des matières étran-15 gères contenus dans le mélange de matière fibreuse et de liquide introduit dans l'appareil de tamisage dépend de nombreux facteurs, comme par exemple le débit d'admission et le débit à la sortie, la consistance, le taux de dilution, la teneur en détritus à l'entrée et le taux en détritus par rapport au taux à l'entrée, mais cette séparation est, avant tout, fonction du tamis 20 et du rotor coopérant avec ce tamis pour assurer le tamisage voulu. Dans l'opération de tamisage, le réglage de la séparation des détritus et du rendement au tamisage s'effectue essentiellement en réglant la vitesse tan-gentielle de l'écoulement du mélange de matière fibreuse et de liquide dans le passage ménagé entre le rotor et le tamis, et en maintenant la plaque de tami-25 sage propre pour un écoulement convenable et constant de fibres de bonne qualité et de liquide. Si la vitesse tangentielle du mélange de matière fibreuse et de liquide transporté vers le tamis par le rotor est inférieure à la vitesse correspondant à un tamisage efficace, les détritus, et en particulier, ceux de petite 30 dimension, disposent d'un temps suffisant pour venir en regard des mailles du tamis et traverser celles-ci, 'avec pour résultat un pourcentage élevé de détritus dans la partie du mélange qui traverse le tamis. De plus, si la vitesse du rotor ne permet pas une vitesse tangentielle suffisante pour assurer un tamisage efficace du mélange de matière fibreuse et de liquide, 35 la vitesse linéaire des saillies du rotor provoque des pulsations très élevées qui ont pour conséquence une pression excessive contre le tamis et, par suite, une surcharge sur ce dernier et son fonctionnement défectueux. 69 11801 3 2006311 Si la vitesse tangentielle du mélange de matière fibreuse et de liquide à tamiser est trop élevée, par suite d'une vitesse relativement trop grande du rotor, les pulsations le long du tamis, résultant de la faible amplitude, ne permettent pas d'empêcher ce tamis de se boucher. 5 En raison de ce qui précède, il apparaît nettement que le facteur vitesse a une importance primordiale, et pour maintenir un taux acceptable de séparation des détritus et un nettoyage du tamis sur toute sa longueur,. il faut maintenir l'écoulement du mélange de matière fibreuse et de liquide à une vitesse tangentielle relativement élevée et constante dans tout son 10 écoulement sur toute la longueur du tamis. A cette fin, la présente invention concerne une nouvelle disposition du rotor qui permet de régler la vitesse tangentielle du mélange de matière fibreuse et de liquide s'écoulant par le passage ménagé entre le tamis et le rotor, ainsi que la formation d'un cycle convenable d'impulsions du 15 côté de l'entrée du tamis, en correspondance avec la vitesse tangentielle du mélange de matière fibreuse et de liquide- On obtient un tel résultat en munissant le rotor d'une paroi rotative génératrice d'impulsions présentant des déformations superficielles sous forme de saillies et de dépressions. Ces déformations superficielles 20 sont disposées sur la paroi de façon à constituer trois zones distinctes dans le sens longitudinal, l'une de ces zones ne comprenant que des rangées circulaires de dépressions, une autre zone ne comprenant que des rangées circulaires de saillies, tandis que la troisième zone comprend des rangées circulaires de dépressions et de saillies. 25 De façon plus précise, la présente invention concerne un tamis cylindrique entourant, à une certaine distance, la paroi génératrice d'impulsions avec laquelle il est coaxial, ce tamis comportant une partie sans perforations sur sa périphérie. Le liquide servant à diluer le mélange de matière fibreuse et de liquide qui s'écoule par le passage ménagé entré 30 le tamis et la paroi tournante génératrice d'impulsions, passe par une unique ouverture ménagée dans la partie non perforée du tamis. D'autres particularités et avantages de la présente invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre et des dessins sur lesquels : 35 - la figure 1 est une coupe longitudinale verticale de l'appareil de tamisage conforme à l'invention ; - la figure 2 est une coupe transversale faite suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; 69 11801 4 2006311 - la figure 3 est une vue développée de la paroi tournante; enfin - la figure 4 est une vue en perspective du tamis selon l'invention. L'appareil de tamisage 1 représenté sur les figures 1 et 2 comprend un carter 2 vertical sous pression, qui comprend un couvercle amovible 4. 5 Une rigole annulaire d'admission 6 occupe la partie supérieure du carter 2*. . et il est prévu une conduite d'admission 8 servant à introduire la pâte à papier à tamiser, dans la rigole 6. Un collecteur 9 est relié à la rigole d'admission 6, et a pour rôle de chasser les détritus lourds et les divers matériaux projetés sur le pourtour du carter sous l'effet de la force 10 centrifuge. 7 La rigole d'admission 6 communique radialement au-dessus d'une chicane 10 avec la partie centrale de l'appareil de tamisage. Au-dessous Z.: de cette chicane 10 se trouve un tamis circulaire fixe 12 muni d'ouvertuïfës, dont les parois se trouvent intérieurement à une certaine distance du carteç 2-s 15 de manière à délimiter une chambre annulaire 14 pour, les produits du tamis$jt&*. à l'extérieur du tamis 12. Une conduite tangentielle 16 des matières tamisis? . bles, ayant pour rôle d'extraire le fluide sous une pression importante, est reliée à la chambre 14 des matières tamisables,.sa partie initiale oceaptent; toute la hauteur du tamis 12. 20 Au-dessous de ce tamis 12 se trouve une rigole 18 annulaire pour rebuts, communiquant avec l'intérieur du tamis cylindrique 12. Une conduitev20 four les rebuts communique avec la rigole 18, eette conduite permettant di chasser le fluide sous une pression importante et étant munie d'une saup^Ê|ie|22.. qui sert à régler l'écoulement du fluide qui y circule. 25 La figure 2 montre que le carter 2 sous pression a environ la forja^ d'une spirale, vu en coupe horizontale, et que le tamis 12 est disposé daisS^ ce carter de manière que la chambre 14 des produits à tamiser ait une larjgfSç qui augmente progressivement jusqu'à ce que les produits à tamiser se déveïsenl: dans la conduite 16. - 30 L'appareil de tamisage 1 comprend, de plus un rotor 24 de section : circulaire monté concentriquement à l'intérieur du tamis cylindrique 12. Suivant une forme de réalisation, le rotor 24 a une forme cylindrique ; se " hauteur est à peu près égale à la longueur totale du tamis 12 et de la chicane 10 qui dépasse vers le haut ; it^ est continu sur sa périphérie et son 35 diamètre est légèrement inférieur à celui du tamis de manière à laisser un jera ou passage. Si l'on examine les détails du montage de cette ferme de réalisa-!-" ' tion, on voit que le rotor 24 est monté sur un arbre tournant 28 qui traverse un palier fixe 26. A cette fin, on utilise deux jeux distincts de paliers (non représentés), l'un de ces paliers ou tous les deux pouvant supporter li poussée axiale appliquée au rotor 24. BAD ORIGINAL 11801 5 2006311 L'extrémité inférieure de l'arbre tournant 28 descend au-dessous du palier 26 et porte une poulie 30. Celle-ci est entraînée par l'intermédiaire d'une courroie 32, ou d'une série de courroies, par un moteur 34 qui fait tourner le rotor 24, par exemple de manière à assurer une vitesse linéaire de l'ordre de 2 000 m/minute lorsque l'appareil de tamisage 1 est rempli de matériaux à tamiser. Le rotor 24 représenté sur la figure 1 présente un flasque central 36, situé à mi-chemin des extrémités de ce rotor, tout au moins au voisinage du centre de gravité de ce dernier, ce flasque étant réuni à un moyeu 38 monté de façon amovible sur l'arbre tournant 28 au moyen d'un écrou 40 vissé sur l'extrémité filetée 44 de l'arbre tournant 28. L'extrémité . supérieure du rotor 24 présente un couvercle 42. Un passage de fluide 60 est ménagé entre le rotor 24, le tamis 12 et la chicane 10 qui part de ce tamis, et ce passage est destiné à recevoir le mélange de matière fibreuse et de liquide provenant de la rigole d'admission 6. Tel que représenté sur les figures 1 et 2, il a une profondeur uniforme en raison du fait que le tamis 12 et le rotor 24 sont tous deux cylindrique®. Conformément à l'invention, le rotor 24 présente une jparoi 46 munie de déformations: superficielles constituées par des creux et des saillies, répartis de préférence en trois zones longitudinales distinctes 48, 52 et 56, comme représenté sur les figures 1 et 3. Ces déformations superficielles des zones 48, 52 et 56 ont pour rôle de donner naissance et d'entretenir une vitesse tangentielle donnée de 11 écoulement du.mélange de.matière fibreuse et de liquide, sur toute la hauteur du tamis 12 et également d'assurer les pulsations convenables permettant une séparation suffisante des détritus et un nettoyage efficace du tamis, comme il sera expliqué ci-après. La zone supérieure 48 est délimitée avantageusement par trois rangées circulaires comportant uniquement des dépressions désignées par la référence 50, chacune de ces dépressions étant dirigée vers l'intérieur depuis la surface de la paroi 46 du rotfcr 24. Les rangées circulaires de dépressions 50 sont réparties régulièrement dans le sens longitudinal et sont disposées radialement au voisinage de la chicane 10, à l'extrémité supérieure du passage de fluide 60- Les dépressions de chaque rangée circulaire sont espacées régulièrement, et alignées suivant la direction du déplacement du rotor, mais sont disposées longitudinalement en quinconce, par rapport aux dépressions d'une rangée voisine. La zone 52 disposée longitudinalement contre la zone voisine 48, ou à une certaine distance de celle-ci, est délimitée par des rangées 69 11801 2006311 circulaires ne comportant que des sailliess ces saillies étant désignées par la référence 54, chacune d'elle étant dirigée vers l'extérieur depuis la surface de la paroi 46 du rotor 24 et pénétrant dans le passage de fluide 60. Ces saillies 54 sont disposées suivant un schéma, représenté sur 5 la figure 3. défini par une série de rangées circulaires, l'axe de chaque rangée de saillies étant incliné par rapport au sens du déplacement du rotor. Cette inclinaison est avantageusement de 8^ par rapport au sens du déplacement du rotor. Çans la direction longitudinale, les saillies de chaque rangée sont alignées longitudinalement avec les saillies de la rangée voisine, 10 et les saillies de chaque rangée circulaire sont régulièrement espacées les unes des autres. La zone 56, disposée longitudinalement contre la zone 52, est représentée comme comportant neuf rangées circulaires de déformations superficielles, disposées conformément à la figure 3. Les rangées circulaires 15 de déformations superficielles sont régulièrement écartées dans la direction axiale. Les déformations superficielles sont dans chaque rangée circulaire régulièrement espacées et alignées dans une direction tangente à la rotation du rotor, tandis que, suivant la direction axiale, les déformations superficielles d'une rangée circulaire sont en quinconce par rapport aux défor-20 mations superficielles de la rangée circulaire voisine dans le sens axial. Il y a lieu de remarquer que l'une des rangées circulaires de déformations superficielles de la zone 56 est constituée uniquement par des dépressions 62, tandis que chacune des autres rangées circulaires est constituée par une série de dépressions suivie d'une saillie. Les saillies de ces rangées sont 25 alignées en prolongement des alignements obliques des saillies de la zone 52. L'unique rangée circulaire 62 ne comportant que des dépressions dans la zone 56 de la paroi 46 est prévue pour l'introduction de liquide de dilution sous pression dans la partie du passage de fluide 60 voisine de la rangée 62, comme il sera expliqué ci-après. 30 Conformément à une autre caractéristique de la présente inven tion, le tamis 12 comporte une partie sans perforation constituée par une bande 64 périphérique. Au centre de cette bande 64 non perforée est prévue une ouverture 66, â laquelle est fixée une conduite 68 servant à faire passer le liquide de dilution à travers le tami^ et à le faire pénétrer 35 dans le passage de fluide 60 ménagé entre le rotor 24 et le tamis 12. La conduite 68 se termine au ras de la surface intérieure du tamis et elle est disposée à l'opposé de 1'unique rangée ne comportant que des dépressions, à savoir la rangée 62. Une telle disposition a pour objet d'éviter que le 69 11801 7 2006311 liquide de dilution ne vienne frapper une saillie ; on a constaté que dans la technique antérieure sous certaines conditions, le liquide de dilution, introduit sous pression dans le passage ménagé entre le tamis et le rotor, pénètre dans le matériau contenu dans ce passage et vient frapper les 5 saillies du rotor qui sont en face de l'entrée de la dilution, ce qui a pour effet fâcheux de provoquer des vibrations et des bruits. A cette fin, la présente invention prévoit que la rangée circulaire de déformations superficielles du rotor 24 située radialement au voisinage de l'admission de liquide de dilution peut ne comporter que des dépressions. Suivant une 10 variante, la zone périphérique du rotor au niveau de la conduite 68 par laquelle on introduit le liquide de dilution peut être rendue lisse par élimination des déformations superficielles de la rangée 62 et des rangées voisines, ce qui donne une surface annulaire sans saillies ni dépressions. Le fonctionnement de l'appareil selon l'invention est le 15 suivant : Le rotor 24 est entraîné par un moteur électrique 34 par l'intermédiaire de l'arbre 28, de la poulie 30, et de la courroie 32. Le mélange de matière fibreuse et de liquide ou de pâte à papier contenant des détritus est envoyé sous pression, par la conduite d'admission 8, dans 20 la rigole 6 autour de la chicane 10. Les détritus lourds, sous l'effet de la force centrifuge, sont projetés contre la paroi de la rigole d'admission et pénètrent dans le collecteur 9, d'où ils sont évacués. Le mélange de matière fibreuse et de liquide dont on a extrait les détritus lourds pénètre alors vers l'intérieur, passe au-dessus de la chicane 10 et entre dans la 25 partie supérieure du passage de fluide 60, ménagé entre la partie supérieure du rotor 24 et la chicane 10, qui dépasse vers le haut du tamis 12. Sous l'effet de la rotation du rotor et, en particulier, del'effet des dépressions de la zone supérieure 48 du rûtor, le mélange de matière fibreuse et de liquide prend une vitesse de tamisage donnée avant de s'écouler le long 30 du tamis 12, donc avant de subir le tamisage. Cette vitesse de tamisage désirable donnée au mélange de matière fibreuse et de liquide, avant l'opération de tamisage, a pour effet d'augntenter considérablement le rendement du tamisage par rapport à la technique antérieure, suivant laquelle la vitesse convenable de tamisage du mélange de matière fibreuse et de liquide n'est atteinte 35 que lorsque le tamisage est commencé. Il y a lieu de remarquer que les organes servant à donner au mélange de matière fibreuse et de liquide la vitesse voulue avant le tamisage sont constitués par des rangées circulaires disposées longitudinalement, 69 11801 2006311 ne comportant que des dépressions. Une telle disposition s'est révélée plus avantageuse que les rangées de saillies, étant donné que les pulsations produites par les saillies ne peuvent pas être utilisées dans la partie supérieure du passage de fluide 60 avant le tamisage. 5 Une fois que le mélange a atteint la vitesse voulue dans la zone 48 du rotor, l'opération de tamisage commence, et le mélange de matière fibreuse et de liquide s'écoule dans la partie du passage de fluide 60 voisine, dans le sens radial, de la partie supérieure du tamis I2.r et la zone 52 est soumise au tamisage sous l'effet de l'écoulement tangent " 10 tiel le long du tamis 12 et de l'action, sur ce dernier, des saillies de : la zone 52 du rotor. Les saillies de la zone 52 produisent localement des- phénomènes de turbulence, qui ont pour rôle de fluidifier le mélange de matière fibreuse et de liquide afin d'empêcher les fibres de s'agglomérera^ En raison de la disposition des saillies de la zone 52, représentée sur laVûF"^---15 figure 3, les trajets des saillies, dans le sens de rotation du rotor, se chevauchent, ce chevauchement se produisant sur toute la surface de la partie du tamis voisine de la zone 52 dans le sens radial, de telle manière que chaque partie du tamis se trouve sur le trajet d'au moins une saillie. En.. raison du chevauchement des saillies, toute la surface de cette partie du i-, 20 tamis voisine de la zone 52 dans le sens radial est soumise à des impulsioss de haute fréquence qui sont nécessaires pour maintenir propre le tamis. Il- " y a lieu de remarquer que les saillies de la zone 52, disposées suivant le schéma de la figure 3 comme expliqué plus haut, maintiennent, dans la ' partie correspondante du passage de fluide 60, la vitesse tangentielle de 25 l'écoulement du mélange de matière fibreuse et de liquide qui avait été initialement assurée par la zone 48 dans cette partie du passage de fluidéJ&Ôj avant l'opération de tamisage. Le mélange de matière fibreuse et de liquide continue de s'éëôuler dans la partie du passage de fluide 60 voisine, dans le sens radial, de la 30 zone 56 du rotor 24. Dans cette partie du passage 60, les dépressions principalement, mais également les saillies à un moindre degré, en raison du grand nombre de dépressions par rapport aux saillies, entretiennent la vitesse du mélange de matière fibreuse et de liquide assurée dans la partie du passage 60 correspondant à la zone 52. Avant tout, les saillies de la 35 zone 56 ont pour rôle de produire des 'impulsions qui empêchent la partie du tamis en regard de la zone 56 de se boucher. En raison du fait que la matière fibreuse à tamiser devient plus épaisse dans la partie inférieure du passage du fluide 60, la zone 56 69 11801 9 2006311 comprend un plus grand nombre de rangées de dépressions que les dépressions de la zone 48 à la partie extrême supérieure du passage 60. Dans la zone 56 du rotor 24, les saillies sont disposées dans le prolongement des lignes obliques des saillies de la zone 52, et sont réparties de manière qu'il y 5 ait une saillie dans chaque rangée circulaire de dépressions, à l'exception o d'une rangée 62 qui, elle, ne comporte que des dépressions. Une telle disposition assure que chaque point de la partie du tamis relative à la zone 56 se trouve sur le trajet parcouru par une saillie, de sorte que le rendement voulu du tamisage se conserve dans la partie du passage de fluide 10 relative à la zone 56. Le matériau à tamiser devient de plus en plus épais au fur et à mesure qu'il s'écoule dans la partie du passage de fluide 60 en regard de la zone 56. Afin de maintenir le rendement voulu de tamisage, on introduit un liquide de dilution dans le passage 60. Ce liquide est introduit par une 15 conduite 68 qui passe dans une ouverture 66 ménagée dans le tamis 12, l'extrémité de vidange de la conduite 68 venant au ras de la face intérieure du tamis, de façon à empêcher l'obstruction de l'écoulement de matériau dans la partie correspondante du passage de fluide 60. Gomme représenté sur la figure 4, la conduite 68 de liquide de dilution est disposée au centre * 20 d'une partie 64 sans perforation, ménagée dans le tamis» cette partie non perforée se présentant sous la forme d'une bande périphérique située contre la rangée circulaire 62 de la zone 56. Cette rangée circulaire 62t contrairement aux autres rangées de déformations superficielles de la zone 56, ne comporte aucune saillie car, si elle en comportait, le liquide de dilution 25 introduit sous pression en face de la rangée 62 viendrait frapper cette saillie, provoquant des bruits f&cheux et des vibrations. Mais étant donné que la rangée 62 ne comporte aucune saillie, les impulsions produites par les dépressions sont fortement réduites, pax*rapport aux impulsions provoquées par les rangées de dépressions comportant une saillie, et, étant donné que 30 cette diminution des impulsions par la rangée 62 aurait pour rôle de diminuer l'efficacité du tamisage assuré par la partie correspondante du tamisà cette partie du tamis, désignée par la référence 64, est prévue sans perforations. Cette partie 64 sans perforation joue un autre rôle, à savoir 35 d'éviter que l'écoulement de matière fibreuse le long de la partie du tamis exposée à l'introduction de liquide de dilution ne soit gêné. Une telle interférence, qui entraîne l'inefficacité dé la partie du tamis sur laquelle arrive le liquide de dilution, résulte de la formation d'une barrière hydraulique qui provoque une accumulation de détritus et diminue la séparation 69 11801 10 2006311 de ces détritus, bouchant ainsi le tamis et diminuant la quantité de matériau traversant le tamis, Grâce à la partie 64 sans perforations, la partie inefficace du tamis exposée à l'introduction du liquide de dilution est supprimée, et les matières fibreuses peuvent passer le long 5 de la partie 64 sans perforation, sans affecter la fonction du tamis, ni modifier la vitesse d'écoulement des matières fibreuses par le passage 60. Une fois qu'il est passé dans la partie 64, sans perforation du tamis, le mélange de matière fibreuse et de liquide se trouve de nouveau soumis à l'action de la partie inférieure de la zone 56, ce qui entretient 10 la vitesse de l'écoulement dés matières fibreuses tout en donnant naissance aux impulsions nécessaires pour assurer un tamisage final efficace. Il y a lieu de remarquer que les rangées de dépressions voisines de la rangée 62 dans le sens longitudinal comprennent chacune une saillie 70 qui a un diamètre plus petit que les autres saillies 54-de la zone 56, ou 15 que celles de la zone 52. Cette disposition a pour rôle de diminuer la largeur de la zone de balayage des saillies 70, en évitant que le liquide de dilution ne vienne les frapper, et par conséquent, permettre à la partie 64 sans perforation d'être relativement étroite. Ensuite, les détritus qui ont été rejetés en totalité par le 20 tamis s'écoulent dans la rigole 18, d'où ils sont chassés en passant par la conduite 20 et la vanne 22 qui a pour rôle de régler le débit de cette évacuation. Il va de soi que la présente invention a été décrite ci-dessus à titre explicatif mais nullement limitatif et que l'on pourra y apporter 25 toutes modifications de détail sans sortir de son cadre. 69 11801 11 2006311 REVENDICATIONS 1/ - Appareil pour le tamisage d'un mélange de matière fibreuse et de liquide par séparation d'une partie tamisable et d'une partie constituée de rebuts,cet appareil comprenant une paroi rotative génératrice 5 d'impulsions, un tamis cylindrique entourant cette paroi et situé à une certaine distance de celle-ci de manière à constituer un passage annulaire de fluide destiné à recevoir ledit mélange, une extrémité de ce passage annulaire servant à recevoir ce mélange, tandis que son autre extrémité sert à évacuer les rebuts, un passage servant à recevoir la partie tamisable 10 du mélange, ledit appareil étant essentiellement caractérisé par le fait .que ladite paroi comprend une série de zones circulaires, disposées longi-tudlnalfement et de deux types, celles d'un premier type consistant en rangées circulaires de dépressions, tandis que celles de l'autre type comprennent des rangées circulaires de saillies, ledit tamis comprenant dans la direction 15 de son axe des séries de zones périphériques perforées et non perforées coopérant avec lesdites zones de la paroi, en vue de régler la vitesse du mélange qui s'écoule de l'une à l'autre extrémité dudit passage de fluide. 2/-Appareil de tamisage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite parai comprend des parties extrêmes et une partie 20 intermédiaire, chacune de ces parties étant munie de déformations superficielles qui délimitent trois zones longitudinales circulaires de déformations, l'une des parties extrêmes délimitant une zone comprenant des déformations superficielles constituées par des dépressions,L'autre partie extrême délimitant une zone comprenant des déformations superficielles constituées 25 par des saillies et par des dépressions, tandis que la partie intermédiaire délimite une zone constituée par des déformations superficielles constituées par des saillies. 3/ - Appareil de tamisage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites zones circulaires non perforées et perforées sont 30 disposées alternativement sur toute la longueur du tamis. 4/ - Appareil de tamisage selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'une des zones non perforées comporte une ouverture servant au passage d'un liquide de dilution. 5/ - Appareil de tamisage selon la revendication 1, caractérisé 35 par le fait que ladite paroi comporte une partie extrême qui délimite une zone comprenant des déformations superficielles constituées par des dépressions, que l'autre partie extrême délimite une zone comprenant des déformations superficielles constituées par des saillies et par des dépressions, tandis que la partie intermédiaire délimite une zone comprenant des déformations superficiel-40 les constituées par des saillies.