La présente invention a pour objet une maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire. Les maisons traditionnelles, le plus souvent édifiées en milieu rural ou dans les banlieues des agglomérations urbaines, actuellement qualifiées d'individuelles en ce qu'elles sont conçues pour abriter au plus, et en intimité, les membres d'une même famille et qu'à ce titre il faut distinguer des immeubles citadins, sont d'ordinaire, et schématiquement, constituées d'un mur de façade, dans lequel est percée la porte d'entrée, d'un mur arrière, opposé au précédent, de deux murs latéraux ou pignons et d'un toit à pans inclinés qui, avec les parties supérieures anguleuses desdits pignons, délimite un grenier au dessus du volume habitable de la maison. Des fenetres sont percées sur un ou plusieurs de ces quatre murs et, intérieurement, les différentes pièces sont séparées par des murs de cloison. Selon une caractéristique constante de ces maisons traditionnelles, les murs sont porteurs d'une part des planchers lorsque la maison est prévue à étages, d'autre part du toit. La toiture, qui constitue l'ensemble des éléments supportant le toit, est formée d'une charpente, en l'occurrence triangulée, constituée d'un certain nombre de fermes échelonnées, parallèles auxdits murs latéraux ou pignons. Chacune de ces fermes comporte une poutre de base, ou entrait, dont l'une des extrémités est portée par le mur de façade et dont l'autre extrémité est portée par le mur arrière. Deux poutres obliques, ou arbalétriers, s'arqueboutent en opposition entre les extrémités de l'entrait et un pilier central de cette ferme, ou poinçon, élevé sur la partie centrale de l'entrait.Des jambes de force, ou contre-fiches, sont généralement prévues pour renforcer les arbalétriers, entre leur partie médiane et la base du poinçon. Les fermes étant ainsi constituées et mises en place, des longerons, oupannes intermédiaires, dont les extrémités sont portées par les murs latéraux ou pignons, s'étendent et s'appuient, transversalement, sur les arbalétriers des fermes successives tandis qu'une poutre transversale ou panne faitière relie les extrémités supérieures des poinçons de ces fermes et assure la cohésion de l'ensemble. Les pannes intermédiaires sont retenues sur les arbalétriers au moyen de taquets, ou échantignoles, et des longerons de bord, ou sablières, relient les extrémités correspondantes des entraits des fermes successives.Des chevrons, espacés de quelques dizaines de centimètres, sont fixés aux pannes intermédiaires et, orientés selon les deux pentes des pans du toit, supportent le lattage constitué par des lattes transversales sur lesquelles les ardoises ou tuiles constituant le toit proprement dit sont fixées. Ces éléments constitutifs de la toiture ont été rappelés en détail car un certain nombre d'entre eux entrent dans le cadre de l'invention. Conçue sous la forme d'un "toit habitable" la maison selon la présente invention élimine la nécessité de murs porteurs et le gros oeuvre lié à l'édification de tels murs, inhérents aux maisons traditionnelles. Elle présente en outre l'avantage d'offrir un volume intérieur, limité par ce toit et deux murs pignons adjacentsd'obturation non porteurs, qui soit entièrement utilisable et puisse être aménagé sans les contraintes habituelles (murs de soutènement intérieurs, etc...) inhérentes aux maisons traditionnelles. Dunestruc- ture modulaire, cette maison se prête à une préfabrication standardisée de ses éléments constitutifs.Par ailleurs, d'une conception simple et économique, mais offrant cependant toutes les garanties requises de sécurité, cette maison est d'un prix de revient sensiblement moins élevé que celui de maisons traditionnelles de logeabilité comparable. L'abaissement de ce prix de revient résulte tant de l'absence de murs porteurs, en eux-mêmes motteux, que du temps et de la main-d'oeuvre beaucoup plus réduits nécessaires a son édification.On notera en particulier que, cette édification commen çant d'emblée par la mise en place du toit, les corps de métier peuvent poursuivre "hors eau" cette édification, abrités par ce toit des intempéries, ce qui permet de réaliser une telle édification sans discontinuité alors que l'édification des maisons traditionnelles peut être fréquemment interrompue en cas de mauvais temps, tant que le toit, qui ne peut être mis en place qu'après achèvement des murs porteurs, n'est pas posé. Enfin, il faut aussi noter que la présence de murs porteurs dans les maisons traditionnelles s'accompagne le plus souvent de l'adjonction sur ces murs d'éléments d'isolation ou de revêtements intérieurs épais qui réduisent d'autant l'espace intérieur logeable. Cette contingence est éludée dans la maison selon l'invention qui s'affranchit de tels murs porteurs. Cette maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire, selon l'invention est caractérisée par le fait qu'elle comprend d'une part une charpente, porteuse, constituée d'un certain nombre de fermes parallèles, en"V" renversé, régulièrement espacées, l'une de la suivante d'une distance constante délimitant entre deux fermes successives une travée de charpente, les deux arbalétriers qui, arqueboutés en opposition, constituent chacune desdites fermes, étant arrimés au sol par leurs extrémités inférieures et ces fermes étant mutuellement reliées, de la première à la dernière, par une panne faîtière transversale; d'autre part, s'étendant sur et portée par ladite charpente, au dessus du périmètre destiné à être couvert, une toiture percée de fenêtres par lesquelles la lumière pénètre dans la maison; enfin, si la maison est prévue à étage Selon la forme préférée de réalisation de l'invention, les pièces d'eau : cuisine, salle(s) de bain, sanitaires, sont, en un seul bloc, disposées au centre du volume recouvert par la toiture et accolées, sur plusieurs niveaux, à une gaine centrale unique regroupant l'acheminement et/ou l'évacuation des fluides : eaux chaude et froide, eaux usées, air de ventilation. Selon cette même forme préférée de réalisation de l'invention est incorporée à cette gaine centrale la cheminée d'évacuation des gaz brûlés et/ou de la fumée de l'autre situé à proximité immédiate de cette gaine, dans la salle de séjour ménagée au rez-de-chaussée de la maison. Toujours selon cette même forme préférée de réalisation de l'invention, la cage de l'escalier menant aux étages est placée dans l'axe et en arrière du bloc sanitaire L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaitront plus clairement en se référant à la description suivante et au dessin annexé qui se rapportent à cette forme préférée de réalisation, citée à titre d'exemple nonlimitatif. Au dessin - la figure 1 est une vue en perspective de trois quarts face d'une maison individuelle selon cette forme préférée de réalisation de l'invention, après édification complète, - la figure 2 représente cette maison selon cette même perspective, la charpente mise en place, avant la pose de la toiture, des planchers d'étage et des murs pignons, - la figure 3 montre encore cette maison selon cette même perspective, des planchers d'étages et les murs pignons étant en place et la toiture ainsi que la façade étant enlevées, - la figure 4 représente cette maison édifiée et habitée, en coupe longitudinale, l'un des murs pignons étant enlevé, dans le sens de la flèche F de la figure 1. En se référant tout d'abord aux figures 1,2 et 3, la maison individuelle l, selon cette forme préférée de réalisation de l'invention, comprend un charpente 2 dont la caractéristique essentielle est d'être porteuse à la fois de la toiture 3 et des planchers d'étage 4, 5. Cette maison 1 est conçue sous la forme d'un "toit habitable" et la structure de sa charpente 2 élimine la nécessité de murs porteurs tels qu'on en trouve dans les maisons traditionnelles. Cette charpente 2 est constituée d'un certain nombre, en l'occurrence quatre, de fermes parallèles, en "V" renversé : 6, 7, 8 et 9, chacune formée de deux arbalétriers : respectivement 10 et 11, 12 et 13, 14 et 15, 16 et 17 qui sont arqueboutés en opposition et arrimés par leurs extrémités inférieures à des butées "B" fixées au sol ou sur la semelle ou chape "C" de la maison 1.Ces fermes 6, 7, 8 et 9 sont régulièrement espacées, l'une de la suivante d'une distance "D" (figure 2) constante délimitant entre deux fermes successives une travée T1, T2, T3 de charpente (Cf.figure 3) . Une panne faitière 18 relie mutuellement, de la première,6, à la dernière,9, ces fermes 6, 7, 8 et 9. Cette panne faîtière s'étend transversalement sur toute la largeur de la maison 1. La toiture 3 , pourvue de moyens d'isolation thermique 20 (figure 4), s'étend sur et est portée par ladite charpente 2, au dessus du périmètre destiné à être couvert. Cette toiture comporte deux pans 19 et 19' inclinés, l'un et/ou l'autre étant percé de fenêtres "E" par lesquelles la lumière pénètre, à travers le toit 3, dans la maison 1, notamment dans la salle de séjour, prévue dans la partie gauche de la maison 1 aux figures 1, 2 et 3. Les planchers d'étage 4 et 5 (figure 3) s'étendent, selon le cas, surtout ou partie de la profondeur de la charpente 2. Leur largeur est modulairement égale à celle d'une ou de plusieurs des travées T1, T2 et/ou T3 successives. Ces planchers 4, 5, sont portés d'une part par des poutres horizontales, ou entraits', 21, fixées par leurs extrémités, au niveau de l'étage considéré, aux deux arbalétriers 10 et 11, 12 et 13, 14 et 15 ou 16 et 17 des fermes 6, 7, 8 et/ou 9 délimitant ces travées T1, T2, T3; et, d'autre part, par des poutrelles transversales 22 reliant horizontalement les entraits 21 de même niveau de ces fermes 6, 7, 8, 9. En se référant maintenant à la figure 4, des cloisons peuvent être disposées, les unes, 23, entre deux entraits 21 de niveaux successifs d'une même ferme (7), les autres, 24, perpendiculairement, entre poutrelles 22 de niveaux successifs, pour délimiter des pièces d'habitation, ou des mezzanines, telles que 25,ouvertes, selon la flèche "X" sur l'étage ou les étages inférieurs, en l'occurrence le rez-de-chaussée 25'. Les deux fermes d'extrémités 6 et 9 sont obturées par des murs pignons "P1" et "P2", respectivement (figures 1 et 3), non porteurs mais sur lesquels il est avantageux de faire se prolonger le toit 3. La façade d'entrée G" (figure 1) de la maison 1 s'étend transversalement, notamment sous la forme de portes vitrées coulissantes 26, selon une ou plusieurs (T2, T3) des travées de la charpente. Cette façade "G" s'ouvre sur une loggia frontale d'accès 27, dégagée de la toiture 3 et entièrement située dans l'empattement-même des arbalétriers 12, 14 et 16 des fermes 7, 8, 9, respectivement, délimitant ces travées T2 et T3. De manière préférée, les pièces d'eau (cuisine"SVfig.4, salle(s) de bain, sanitaires) sont, en un seul bloc 28, disposées au centre du volume recouvertpar le toit ou toiture 3 et accolées, sur plusieurs niveaux (4, 5), à une gaine centrale unique 29 (figures 2 et 3) regroupant l'acheminement et/ou l'évacuation des fluides : eaux chaude et froide, eaux usées, air de ventilation. Par ailleurs et de manière également préférée, est incorporée a cette gaine centrale 29 la cheminée 29' (figures 2 et 3) d'évacuation des gaz brillés et/ou de la fumée de l'autre ou foyer 30 situé à proximité immédiate de cette gaine 29, dans la salle de séjour ménagée au rez-de-chaussée de la maison 1. Egalement de manière préférée, la cage 31 (figures 2 et 3) de l'escalier menant aux étages ou niveaux 4 et 5 de la maison 1 est placée dans l'axe et en arrière du bloc sanitaire 28. Cet agencement permet de libérer, pour l'habitation la plus grande partie du volume intérieur recouvert par la toiture ou toit 3. I1 est prévu de laisser apparents les arbalétriers 10, 11, 12 13, 14, 15, 16 et 17 à l'intérieur du volume habitable couvert par le toit 3. En l'absence de grenier on voit que par la structure donnée à la charpente 2, il est possible, notamment en ce qui concerne la salle de séjour, de disposer de tout le volume "sous toit". Cette structure de la charpente 2 permet, on s'en rend compte, une grande liberté dans l'aménagement de ce volume "sous toit" : agencement modulaire de pièces d'habitation ou de chambres à coucher, de mezzanines s'ouvrant depuis les étages sur la salle de séjour, de loggias d'agrément, telle que 32 (figure 4), etc... Bien entendu les dépendances habituelles sont incorporées sous ce "toit habitable" : buanderie, garage, débarras, etc... Le caractère modulaire imposé par les travées T1, T2, T3 de la charpente de largeur constante permet de pré fabriquer de manière standard les éléments de construction intérieurs (planchers, cloisons, etc...). Avantageusement on prévoit d'aménager les pièces d'étage selon une seule travée (T1, T2 ou T3), mais il est bien entendu que cette condition n'est nullement impérative et que l'on peut les étendre sur plusieurs de ces travées, chaque travée T1, T2 ou T3 constituant ainsi un "module" de base. La lumière pénétrant depuis le toit, par les fenêtres "E", assure un éclairage d'ambiance agréable qui, ces fenêtres étant orientée selon les pans 19 et 19' du toit 3, persiste tout le jour, quelque soit l'orientation du soleil au cours de la journée. Des murettes non porteuses, telles que 33 ou 34 (figures 1 et 4), peuvent naturellement être prévues pour la bordure des loggias d'accès 27 (figure 1) ou d'agrément 32 (figure 4). D'un prix de revient moindre que les maisons traditionnelles, la maison 1 selon l'invention peut être rapidement et simplement édifiée, de préférence en milieu rural, mais aussi en milieu urbain sur un terrain de dimensions minimales formant jardin. Par ailleurs, conçue sous la forme d'un "toit habitable, cette maison 1 offre un aspect extérieur qui s'harmonise aisément au milieu rural et ne dépare pas en milieu urbain. Enfin, la forme préférée de réalisation de l'invention qui vient d'être décrite en référence au dessin annexé n'ayant été citée qu'à titre d'exemple non-limitatif, l'homme de l'art pourra y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il jugera utiles ou en remplacer tout ou partie des éléments constitutifs par des équivalents, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire, caractérisée par le fait qu'elle comprend d'une part une charpente, porteuse, constituée d'un certain nombre de fermes parallèles, en "V" renversé, régulièrement espacées, l'une de la suivante d'une distance constante délimitant entre deux fermes successives une travée de charpente, les deux arbalétriers qui, arqueboutés en opposition, constituent chacune desdites fermes, étant arrimés au sol par leurs extrémités inférieures et ces fermes étant mutuel le ment reliées, de la première à la dernière, par une panne faitière transversale; d'autre part, s'étendant sur et portée par ladite charpente, au dessus du périmètre destiné à être couvert, une toiture percée de fenêtres par lesquelles la lumière pénètre dans la maison; enfin, si la maison est prévue à étage(s), un certain nombre de planchers s'étendant sur tout ou partie de la profondeur de la charpente et d'une largeur modulairement égale à celle d'une ou de plusieurs travées successives, lesdits planchers étant portés d'une part par des poutres horizontales, ou "entraits", fixées par leurs extrémités, au niveau de l'étage considéré, aux deux arbalétriers des fermes délimitant ces travées et d'autre part par des poutrelles transversales reliant horizontalement les entraits de même niveau de ces fermes; des cloisons pouvant être disposées, les unes entre deux entraits successifs d'une même ferme, les autres, perpendiculairement, entre poutrelles de niveaux successifs, pour délimiter des pièces d'habitation, ou des mezzanines ouvertes sur l'étage ou les étages inférieures; les deux fermes d'extrémités étant obturées par des murs pignons non porteurs, et la façade d'entrée de la maison s'étendant transversalement, notamment sous la forme de portes vitrées coulissantes, selon une ou plusieurs travées et s'ouvrant sur une loggia frontale d'accès, dégagée de la toiture et située dans l'empattement-même des arbalétriers des fermes délimitant ces travées. 2. Maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire, selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les pièces d'eau (cuisine "S", salle(s) de bain, sanitaires) sont, en un seul bloc (28),disposées au centre du volume recouvert par le toit (3) et accolées, sur plusieurs niveaux (4, 5), à une gaine centrale (29) unique regroupant l'acheminement et/ou l'évacuation des fluides : eaux chaude et froide, eaux usées, air de ventilation. 3. Maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire, selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'est incorporée à ladite gaine centrale (29) la cheminée (29')d'évacuation des gaz brûlés et/ou de la fumée de l'autre (30) situé à proximité immédiate de cette gaine (29), dans la salle de séjoùr ménagée au rez-de-chaussée de la maison (1). 4. Maison individuelle ou analogue, à agencement modulaire, selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la cage (31) de l'escalier menant aux étages (4, 5) est placée dans l'axe et en arrière du bloc sanitaire (28). 5. Maison individuelle ou analogue, selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une (32) ou plusieurs loggias d'agrément sont disposées dans l'empattement-même des arbalétriers (11, 13) des fermes (6, 7) délimitant la (T1) ou les travées selon la ou lesquelles cette ou ces loggias sont disposées. 6. Maison individuelle ou analogue, selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les éléments de construction intérieurs (planchers 4,5; cloisons 23, 24) sont préfabriqués selon des dimensions standardisées en relation d'une part avec la largeur de chaque travée (T1, T2, T3), d'autre part en fonction des différences de niveau entre entraits (21) de fermes (6, 7, 8, 9). 7. Maison individuelle ou analogue, selon les revendications 1 et 6, caractérisée par le fait que les pièces d'étage sont prévues d'une largeur égale à celle d'une travée (T1, T2, T3).