L'invention concerne un frein électromagnétique rotatif asynchrone synchronisable, coitiprenant un carter I:Le fon:e' en partie par des éléments magnétisables constituant un circuit magnétique fixe interrompu par au moins un entrerez e forme généralement annulaire et délimité par des surfaces de révolu- tion présentant des couronnes coaxiales ae pôles magnétisa- bles faisant saillie en direction de l'entrefer, comprenant en outre un rotor solidaire de l'arbre qutil s'agit de freiner, monté en rotation dans le carter fixe coaxialement à l'entrefer statorique et portant à sa circonférence, de façon a pouvoir tourner librement dans l'entrefer du carter et à compléter le circuit magnétique statorique, d'une part un fourreau lisse en un métal de bonne conductibilité électrique et outre part un anneau magnétisable présentant au moins une couronne axiale de pôles saillants tournant en face d'une des luronnes de pôles statoriques et ayant le meme pas angulaire et le même nombre de pôles que cette dernière, comprenant enfin au moins une bobine excitatrice annulaire, fixe, solidaire du stator également coaxiale à l'entrefer et/ou au rotor, destinée a induire un flux magnétique dans le circuit magnétique su frein. On connaît déåà des freins électromagnétiques du type défini ci-dessus, sans organes de frottement, dont le couple de freinage est fonction de l'intensité du courant d'excitation, c'est-à-dire réglable à volonté. Ce courant d'exicitation continu où redressé, est fourni par une source extérieure, et l'échauffement qu'il produit dans la bobine encicatrice vient s'ajouter à celui qui résulte des courants de Foucault induits principalement dansle fourreau en métal li.s bon bon conducteur, qui tourne dans un champ magnétique variable, dû au fait que ledit fourreau passe alternativement dans des portions de l'en trefer à forte concentration de flux magnétique -au voisinage des poules statoriques saillants réduisant la largeur de l'entrefer - et â flux réduit (dans les intervalles entre deux poles adaaents, où la réluctance du circuit magnétique est plus grande).Ce sont ces courants de Foucault, qui apparaissent d'ailleurs aussi dans les portions magnétisables du circuit magnétique aux endroits où se produisent des variations de flux, mais avec une intensité moindre du fait de la résistance spécifique plus grande des matériaux magnétisables, et les pertes dues aux pnénomènes d'hystérésis, qui engendrent le couple de freinage et transforment en chaleur llénergie soutirée à l'arbre freiné. Dans les freins électromagnétiques connus1 la puissance d'excitation requise, et de ce fait la quantité de chaleur qu' il y a lieu de dissiper en plus de celle "utile", due au freinage proprement dit, équivaut à une fraction, pouvant ne pas 8tre.négligeable, de la puissance absorbée effectivement par le frein qui doit donc être dimensionné en conséquence et/ou doté d'un système de refroidissement suffisamment efficace. La présente invention a pour but d'améliorer le rendement des freins électromagnétiques rotatifs des types connus, empruntant seulement une partie de la puissance d'excitation à une source extérieure, et transformant une partie de la puissance de freinage mécanique en une puissance électrique en dissipant la part non utilisée pour l'excitation de cette puissance électrique, sous forme de chaleur dans les éléments de réglage (résistances variables) extérieures au frein proprement dit.De cette façon, les dimension d'un frein selon l'invention pourront être réduites d'une façon appréciable, à puissance de freinage égale, par rapport aux constructions connues, surtout si l'on prend soin d'assurer, de manière connue en soi, un refroidissement efficace, par exemple au moyen d'une circulation d'air (ou d'un autre fluide réfrigérant) forcée autour des éléments qui sont le siège de courants de Foucault ou des pertes par suite de phénomènes d'hystérésis. Selon l'invention, au moins une partie des pôles appartenant à la couronne de pôles statoriques faisant face à la couronne de pôles du rotor porte des bobines d'induction branchées en série ou en parallèle et raccordées à l'entrée d'un circuit redresseur comprenant en outre des éléments de réglage du courant, la sortie de ce circuit étant reliée à une bobine excitatrice du frein. Le couple de freinage décrit ci-dessus a un caractère dynamique, c'est-à-dire il ne se produit que lorsque l'arbre que l'on veut freiner tourne avec une certaine vitesse par rapport au stator du frein. Ce couple est en effet semblable à celui qui se produit dans un moteur asynchrone - à la différence près que le champ magnétique tournant dans l'entrefer du frein est produit par des éléments mécaniques, à savoir par la couronne de-pôles saillants du rotor etila rotation du four reau conducteur devant les couronnes de pôles du stator, alors que dans le moteur asynchrone le champ tournant est dû à la variation et à l'angle de déphasage entre les courants alternatifs magnétisant à tour de rôle les pôles du stator et il diminue avec la vitesse de rotation du rotor au point de devenir nul lorsque le rotor cesse de tourner.On sait donc, par exemple dans le cas d'un véhicule; qu'un tel frein ne saurait être efficace aux petites vitesses, ni surtout jusqu'à l'arrêt complet. Pour ces cas là, il y a donc normalement lieu de prévoir un frein d'arrêt et/ou de maintien mécanique. Dans une forme d'exécution préférée, le frein électromagnétique selon l'invention peut toutefois posséder, en plus d'une bobine excitatrice dite principale alimentée par les bobines d'induction, une bobine excitatrice auxiliaire, également annulaire et coaxiale, connectée à une source de courant continu ou redressé extérieure, par l'intermédiaire d'un rhéostat de réglage. 'moyennant une faible consommation de courant, pris sur la source extérieure, il est alors possible de créer un couple de maintien électromagnétique, du type des couples d'entrainement des moteurs synchrones, avec arrêt complet du rotor dans une position telle que les pôles de sa couronne se placent en face des pôles de la couronne statorique correspondante, ou plus exactement avec un petit angle de décalage dont la valeur et le sens sont déterminés par le couple de maintien restant et l'intensité du courant d'excitation statique alimentant la bobine auxiliaire. Comme les flux magnétiques induits dans le circuit magnétique statorique du frein, d'une part par le courant d'induction dynamique traversant la bobine excitatrice principale et d'autré part par le courant d'excitation statique de source extérieure dans la bobine auxiliaire, s'additionnent, tout en restant sensiblement indépendants l'un de l'autre, il est possible par des moyens appropriés, connus en soi, de combiner leurs effets soit pour augmenter, soit pour diminuer (en changeant la polarité d'un des courants excitateurs et en adaptant son intensité) le flux résultant traversant l'entrefer statorique du frein. Un tel frein électromagnétique combiné présente donc en service une souplesse de fonctionnement plus grande que les freins connus ou les freins selon l'invention, mais dépourvus de bobine excitatrice auxiliaire. Dans une autre forme d'exécution de l'invention, particulièrement avantageuse parce qu'elle permet une réduction supplémentaire du volume et du poids de-l'ensemble du frein, au moins l'une des bobines excitatrices, principale ou auxiliaire, peut comporter de façon connue en soi, du moins partie magnétiquement perméable dans le sens axial, formée par des spires dûment isolées, enroulées à plat les unes sur les autres, d'une bande de tôle en matériau électriquement conducteur et ayant une haute perméabilité magnétique. Pour améliorer le refroidissement des parties ou éléments du frein selon l'invention, son rotor peut être équipe d'ailettes assurant, d'une manièré connue en soi, la circulation forcée d'un fluide refroidisseur à travers le ou les entrefers situés entre des éléments du stator et du rotor soumis en service à un échauffement notable. Sans limiter le champ d'application de l'invention aux dispositifs décrits ci-après au regard des dessins annexés, cette description permet d'illustrer certains détails caractéristiques des variantes d'exécution citées à titre d'exemples. La figure 1 montre les parties essentielles d'une coupe longitudinale d'une première forme d'exécution de l'invention, à couronne rotorique extérieure, dans un plan passant par l'axe du rotor, en laissant de côté la moitié inférieure du frein, essentiellement symétrique par rapport à cet axe. Les figures 2 et 3 illustrent des détails de deux coupes radiales suivant II et III de la figure 1. La figure 4 est un schéma simplifié esquissant un exemple d'exécution du circuit redresseur servant à régler le ou les courant(s) d'excitation d'un frein selon l'invention Lafigure 4a montre une variante avantageuse du circuit, La figure 5 représente une deuxième forme de réalisation de l'invention, semblable à celle de la figure 1, mais dont le rotor est protégé, sur sa partie circonférentielle, par un anneau statorique magnétisable. Les figures 6 et 7 montrent des détails de coupes selon VI et VII de la figure 5, en analogie aux figures 2 et 3, et enfin, La figure 8 illustre une variante de l'invention, sem blable à celle de la figure 1, mais dans laquelle une bobine excitatrice principale est réalisée en une bande de tôle magnétisable, enroulée en spirale. Des éléments analogues sont désignés dans les différents dessins par les mêmes numéros ou lettres de référence, différenciés s'il y a lieu par des indices. Dans la figure 1, le chiffre 1 désigne l'arbre qu'il s'agit de freiner. Cet arbre est monté dans une bote à roulements 3 au moyen de deux roulements 2a, 2b de façon à pouvoir tourne i ibrement autour de son axe. La boîte à roulements 3 est montée dans un évidement cylindrique d'un noyau magnétisable 4, coaxial à l'arbre 1 et entouré de bobines excitatrices annulaires, également coaxiales à l'arbre 1, l'une dite bobine principale 5 et l'autre bobine auxiliaire 6.Ces deux bobines peuvent être soit concentriques, l'une dans l'autre (figure 1 oU 8) soit se trouver dans le prolongement l'une de l'autre (fi.5) A son extrémité de gauche, dans l'exemple représenté à la figure 1, le noyau 4 est élargi en forme de flasque 4', sur la périphérie duquel une couronne polaire 7 en tôles m gné- tiques, elle aussi coaxiale à l'arbre 1, est emmanchée à force, comportant une série de pôles magnétisables saillants 7 solidaires d'une embase 7b continue, réunissant les pieds de tous les pôles 7, ces derniers étant répartis à des distances angulaires égales sur toute la circonférence de la couronne 7', laissant entre eux des intervalles 7a (fig.2). Les pôles 7 portent, soit chacun, soit seulement une partie d'entre eux, une bobine d'induction 8.Ces bobines 8 peuvent être connectées en parallèle (pour obtenir un courant de forte intensité) ou en série (lorsqu'une tension élievée est désirée). Elles sont reliées, dans leur ensemble (fig.4) en passant par un interrupteur 9 et au moyen des conducteurs 10, 10', 10", à l'entrée d'un circuit redresseur 11 dont le fonctionnement sera exposé en détail en décrivant la figure 4, et dont la sortie alimente la bobine excitatrice principale 5, étant reliée à cette dernière par les conducteurs 12, 12'. A l'extrémité de droite du noyau magnétisable 4 selon figure 1 est fixé un deuxième flasque 13, également en matériau magnétisable, qui porte à sa périphérie une couronne, également coaxiale à l'arbre 1, de dents ou pôles saillants 14 équidistants séparés par des intervallez 14a (fig.3). Le nombre de ces pôles 14 peut être différent de celui des pôles 7 de la couronne de gauche, mais ces deux couronnes auront de préférence le mêoe nombre de pôles, et ces pôles seront situés dans les mêmes plans passant par l'axe de l'arbre 1, pour que leurs effets sur la réluctance du circuit magnétique et de ce fait sur la distribution du flux magnétique dans les entrefers 15 et 16 entre le stator 4, 7, 13, 14 et la couronne 22, 23, 24 du rotor s'additionnent.Les pôles 7 et/ou 14 des deux couronnes statoriques peuvent être massifs - comme le montrent la figure 3 et la couronne de droite 14 de la figure 1 - ou bien selon une exécution préférée, feuilletés, c'est-à-dire formés par une pile de tôles magnétiques selon la façon esquissée pour la couronne de gauche 7 dans la figure I et la figure 2, si l'on veut réduire les courants de Foucault qui y sont induits par les variations du flux magnétique qui les traversent. Pour augmenter les variations de flux lors du passage des pôles 23 du rotor devant les pôles statoriques 7, les pôles 23 peuvent être feuilletés et réalisés par découpage à la presse dans des couronnes de tôles magnétiques. Dans ce qui précède, la boîte à roulements 3, le noyau 4, 4', le flasque 13, les couronnes des pôles 7 et 14 ainsi que les bobines 5, 6 et 8 forment le stator du frein. Ils sont montés en position fixe dans un carter et certains d' entre eux constituent même, d'une manière connue en soi, des éléments ou des parois de ce dernier. La forme exacte du carter étant sans importance pour l'invention, seules les parties servant au stator du frein sont représentées dans les figures, sans préciser la façon dont le carter, c'est-à-dire le frein dans son ensemble, est fixé sur son embase. L'arbre 1 qu'il s'agit de freiner porte, dans sa partie se trouvant dans la réalisation illustrée à la figure 1 à gauche du noyau magnétisable 4, un flasque 20 en matériau non magnétisable, porté par un moyeu 21 claveté ou fixé par un autre moyen adéquat sur l'arbre 1. A la périphérie du flasque 20 est fixée une couronne magnétisable de forme généralement cylindrique présentant dans sa partie gauche, en face de la couronne polaire statDrique 7', une denture interne de pôles saillants 23 équidistants et séparés entre eux par des intervalles 23a, en nombre égal aux pôles statoriques 7 (fig.2). Pour augmenter les variations de flux lors du passage des pôles 23 du rotor devant les pôles statoriques 7, les pôles 23 peuvent être feuilletés et réalisés par découpage à la presse dans des couronnes de tôles magnétiques. La partie de droite de la couronne rotorique cylindrique 22 est revêtue, dans sa partie qui fait face à la deuxième couronne de pôles statoriques 14, d'un fourreau lisse 24 en métal de bonne conductibilité électrique et thermique, le contact entre ce fourreau et la couronne qui le supporte étant le meilleur possible. Il délimite avec les sommets des pôles statoriques 14, un mince entrefer 15 cylindrique, coaxial à l'arbre 1. De même, les sommets des pôles rotoriques 23 et ceux des pôlesstatoriques 7 qui leur font face, délimitent un deuxième entrefer 16. Le flasque 20 du rotor présente au voisinage de son moyeu 21, selon une construction bien connue dans le domaine des moteurs électriques, une série d'orifices 25 pour laisser le passage à un courant d'air - ou d'un autre fluide refroidisseur - indiqué dans la figure 1 par des traits-tirets épais et des flèches 26. Ce courant d'air est provoqué par des nervures ou ailettes radiales 27 situées à l'intérieur du flasque 20, c'est-à-dire sur sa face tournée vers le stator,Ces ailettes peuvent être droites -lorsque le sens de rotation de l'arbre 1 varie - ou avoir une forme appropriée lorsque le sens de rotation est constant.Le flux du fluide refroidisseur beigne les pôles' statoriques 7, 14 et rotoriques 23 ainsi que le fourreau conducteur 24 (siège principal des courants de Foucault transformant l'énergie à freiner en chaleur), en passant dans les entrefers 16, 15 et les intervalles 7a, 23a et 14a entre les pôles. Du fait de la rotation, ce flux 26 est fortement turbulent, ce qui augnente sa faculté de refroidissement. Les parties magnétisables 4, 4', 7, 13, 14 du stator forment avec la couronne ok et les pôles 23 du rotor, le circuit magnétique du frein, indiqué dans les grandes lignes par une boucle en traits-points épais et des flèches 28. Le circuit redresseur et régulateur externe du frein, esquissé à titre d'exenple dans la figure 4, comprend outre le redresseur 30 proprement dit qui peut avoir la forme d'un pont de Graetz, un rhéostat de shuntagé et de sécurité 31 actionné à la main pour régler la puissance de freinage et/ou automatiquement selon une fonction prédéterminée par un dispositif détecteur de niveau de tension 32 shunté par une résistance 32a et limitant le courant de sortie aux bornes 12, 12' reliées à la bobine excitatrice principale 5 à une valeur maximum admise, selon une technique connue en soi. D'autre part, et indépdamment au circuit d'autoexcitation formé par les bobines a'induction 8, l'interrupteur 9" et le circuit redresseur 11, une bobine d'excitation auxiliaire 6 peut être connectée au moyen des conducteurs 33, 33' 33", en passant par un rhéostat de réglage 34 et un interrupteur 9, 9' à une source extérieure de courant continu ou redressé. La bobine auxiliaire 6 peut servir à renforcer l'excita- tion d'amorçage et à régler, en combinaison avec le circuit d'auto-excitation, le flux magnétique principal durant l'opéra- tion de freinage et, le cas échéant, à maintenir le rotor dans une position d'arrêt, uniquement par des moyens électromagnétiques, en régime "synchrone", c'est-à-dire sans employer de frein de maintien mécanique. Le fonctionnement du frein selon l'invention, tel que représenté dans les figures 1 à 4, est le suivant En admettant tout d'abord que les interrupteurs 9, 9', 9" sont ouverts, c'est-à-dire que les bobines excitatrices 5 et 6 sont hors circuit et le circuit magnétique 27 sans excitation, l'arbre 1 et son rotor 20 à 27 tournent alors librement sans qu'un couple de freinage ne se produise, à part le couple négligeable de la soufflerie 25, 26, 27 servant au refroidissement du frein. Aussitôt que l'interrupteur 9" est enclenché, un courant d'excitation, d'abord faible, puis tout de suite croissant est spcntanément induit dans les bobines d'induction 8 selon le phénomène bien connu dans le domaine des alternateurs électriques, grâce à un flux rémanent toujours présent dans le circuit magnétique 28 et modulé par les pôles 23 au rotor passant devant les pôles statoriques 7. Ce courant, alternatif, est redressé dans le redresseur 30 et se répartir, suivant la position du rhéostat de shuntage 31, sur la bobine d'excitation principale 5 et le rhéostat 31 lui-même, qui permet de régler ainsi le courant d'excitation dans la bobine 5 et de ce fait la puissance du freinage.Pour éviter des à-coups, on a avantage à amorcer le freinage avec une résistance faible du rhéostat 31, pour augmenter ensuite cette résistance au fur et à mesure, augmentant ainsi la portion du courant redressé traversant la bobine 5 jusqu'à atteindre le maximum de puissance de freinage par auto-excitation lorsque le rhéostat 31 atteint sa posItion interrompue. Cette façon de procéder s'impose, étant donné la caractéristique connue du couple de freinage asynchrone en fonction du nombre de tours du rotor (freinage efficace aux grandes vitesses de rotation, diminuant fortement lorsque le nombre de tours s'abaisse). L'amorçage du courant d'auto-excitation peut être facilitée et le flux magnétique amplifié en fermant simultanément l'interrupteur 9, 9', pour alimenter la bobine excitatrice auxiliaire 6. Comme le rhéostat de réglage 34 de la bobine auxiliaire est branché en série, on commencera ici par une résistance très grande pour obtenir d'abord un courant d'excitation faible, puis on diminuera cette résistance dans la mesure où l'on voudra augmenter l'excitation de source extérieure. Ceci pourra par exemple être le cas lorsque le nombre de tours de l'arbre freiné aura diminué, et surtout lorsque le rotor devra être maintenu à l'arrêt en régime synchrone, et que le circuit d'auto-excitation sera de ce fait devenu inefficace. Dans la figure 4, il a été admis que les interrupteurs 9, 9' du circuit d'excitation par une source extérieure et 9" du circuit d'auto-excitation étaient accouplés pour être enclenchés et déclenchés sinultanément. Sans sortir du cadre de l'invention, il est toutefois possible de prévoir un dispositif différent, par exemple selon la figure 4a, où les interrupteurs 9, 9' sont remplacés par des bornes à résistance infinie du rhéostat 34', 34" dont les résistances sont insérées dans les deux conducteurs d'alimentation 33, 33' de la bobine excitatrice auxiliaire 6, et où l'interrupteur 9" est accouplé au rhéostat de shuntage 31 de façon à rester ouvert lorsque ce dernier est en position de court-circuit, pour être enclenché sitôt que le rhéostat 31 quitte sa position "zéro". Cette alternative permet d'actionner les circuits d'excitation externe et d'autoexcitation indépendamment l'un de l'autre. Dans la variante d'exécution selon la figure 5, particulièrement avantageuse du fait qu'elle présente quatre entrefers 15, 15', 16, 16' au lieu des deux de la figure 1, la partie magnétisable 22' de la couronne rotorique portant les pôles 23 est plus étroite et ne s'étend que sur la partie de gauche, au voisinage de ia couronne de pôles statoriques 7. Par contre,le fourreau lisse amagnétique bon conducteur 24', s'étend sur toute la largeur de la couronne rotorique cylindrique.Alors que dans la figure 1 la couronne 22 fermait le circuit magnétique 28 entre les pôles statoriques 7 et 14, le flux magnétique traverse, dans cette seconde forme de réalisation, aussi bien le fourreau 24' que la couronne 22', et le circuit magnétique se ferme par une partie cylindrique 40 magnétisable du stator formant cuirasse et portant deux couronnes intérieures de pôles statoriCues 41 respectivement 42 situées dans le prolongement des couronnes de pôles rotoriques 23 et statoriques 7 respectivement atatoriques 14 semblables de la figure 1. Le nombre des pôles 41 et 42 est égal à ceux de la couronnes statoriques 7 respectivement 14 auxquelles ils font face et sont séparés entre eux, par des intervalles 41a respectivement 42a (fig.6 et 7). La cuirasse magnétisable 40 est maintenue en place par un centreur 45 en matériau non magnétisable fixé au flasque 13 par des moyens appropriés. Le centreur présente à l'intérieur des évidements 44 servant à canaliser le flux forcé d'air ou de fluide refroidisseur 26' qui, dans cette forme de réalisation; refroidit la couronne 22' et le couffreau cylindrique 24' sur leurs deux faces. Dans l'exemple selon figure 5, les deux bobines excitatrices annulaires principale 5 et auxiliaire 6 sont toujours coaxiales à l'arbre 1 du frein, mais sont placées dans le prolongement l'une de l'autre. Les autres détails de la construction selon figure 5 correspondent à ce qui a été décrit précédemment avec la fig.1 Etant donné la section plus grande du fourreau 24', siège des courants de Foucault, les variations de flux plus prononcées dues à l'augmentation du nombre des couronnes polaires et des entrefers et la longueur et la configuration du canal du fluide refroidisseur, le frein selcn figure 5 pourra, à volume et poids égal, absorber une puissance de freinage plus grande que celui de la figure 1. Comme sa périphérie est constituée par une cuirasse fixe 40 au lieu de la couronne rotorique 22 de la figure 1, sa sécurité de fonctionnement est en outre plus grande. La figure 8 montre une autre variante du frein selon figure 1, dans laquelle la bobine excitatrice principale 5' est formée par un enroulement d'une bande de tôle magnétisable, malgré cela électriquement conductrice, par exemple une tôle de transformateur, dont les spires, dûment isolées, sont enroulées à plat les unes sur les autres. Une telle bobine, dont la conception est connue en soi, est magnétiquement perméable dans le sens axial c'est-à-dire de la largeur de la bande de tôle formant les spires successives, et les spires intérieures de la bobine augmentent la section droite du noyau actif magnétisable par des spires extérieures de la bobine. Une telle construction est susceptible de réduire encore le volume et le poids du frein considéré.Une bobine excitatrice auxiliaire 6' entourant la bobine principale 5 peut être prévue en plus de celle 6 décrite ci-dessus pour la figure 1 et servant à l'excitation par une source extérieure, et pourra être connectée en série avec la bobine principale et aider à guider le flux induit dans le circuit magnétique 28 du frein. D'autres variantes d'exécution peuvent être conçues sans sortir du cadre de l'invention, par des combinaisons de détails familiers à tout homme de l'art. Il est évident, par exemple, que l'on obtient un effet de freinage sensiblement analogue en plaçant un fourreau conducteur analogue aux fourreaux rotoriques 24, 24' décrits en position fixe sur le stator, en face d'une couronne de pôles rotoriques, c 'est-à-dire en inversant les fonctions des éléments électromagnétiques du stator et du rotors On peut même prévoir de disposer des bobines d'induction ou d'excitation sur le rotor au lieu du stator, en faisant passer le courant d'excitation selon les règles de l'art par des anneaux collecteurs et des balaisde forme appropriée. Pour augmenter la puissance du frein sans dépasser entièrement le diamètre de l'ensemble, on peut jumeler ou combiner d'une autre façon plusieurs freins élémentaires selon l'invention. -:- REVENZICATIONS -:- 1 - Frein électromagnétique rotatif, asynchrone synchronisable, comprenant un carter fixe formé en partie par des éléments magnétisables constituant un circuit magnétique fixe interrompu par au moins un entrefer de forme généralement annulaire et délimité par des surfaces de révolution présentant des couronnes coaxiales de pâles magnétisables faisant saillie en direction de l'entrefer; comprenant en outre un rotor solidaire de l'arbre qu'il s'agit de freiner, monté en rotation dans le carter fixe coaxialement à l'entrefer statorique et portant à sa circonférence, de façon à pouvoir tourner librement dans l'entrefer du carter et à compléter le circuit magnétique statorique, d'une part un fourreau lisse en un métal de bonne conductibilité électrique et d'autre part un anneau magnétisable présentant au moins une couronne coaxiale de pôles saillants tournant en face d'une des couronnes de pôles statoriques et ayant le même pas angulaire et le même nombre de pôles que cette dernière; comprenant enfin au moins une bobine excitatrice annulaire, fixe, solidaire du stator, également coaxiale à l'entrefer et/ou aurotordestinée à induire un flux magnétique dans le circuit magnétique du frein, caractérisé en ce qu'au moins une partie des pôles (7) appartenant à la couronne de pôles statoriques (7') faisant face à la couronne de pôles du rotor (23) porte des bobines d'induction (8) branchées en série ou en parallèle et raccordées à l'entrée (10, 1C") d'un circuit redresseur (11) comprenant en outre des éléments de réglage du courant (31, 32), la sortie (12, 12') de ce circuit étant reliée à une bobine excitatrice (Ç) du frein. 2 - Frein électromagnétique selon revendication 1 caractérisé en ce qu'il possède, en plus d'une bobine excitatrice (5) dite principale, alimentée par les bobines d'induction (8), une bobine excitatrice auxiliaire (6) également annulaire et coaxiale, connectée à une source de courant continu ou redressé extérieure, par l'intermédiaire d'un rhéostat de réglage (34, 34'). 3 - Frein électromagnétique selon une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une des bobines excitatrices principale (5') ou auxiliaire (6) comporte au moins une partie magnétiquement perméable dans le sens axial, formée par des spires dûment isolées, enroulées à plat les unes sur les autres, d'une bande de tôle en matériau électriquement conducteur et ayant une haute perméabilité magnétique. 4 - Frein électromagnétique selon revendication 1, caractérisé.en ce que son rotor est équipé d'ailettes (27) assurant, d'une manière connue en soi, la circulation forcée (26, 26') d'un fluide refroidisseur à travers le ou les entrefers (15, 16) situés entre des éléments du stator (7, 14, 40, 41, 42) et du rotor (22, 23, 24) soumis en service à un échauffement notable.