La présente invention concerne des disposi tifs pour commandeur la mise à feu d'un engin explosif tel qu'une mine lors du passage d'un véhicule, notamment d'un véhicule lourd tel qu'un char. On connaît différents dispositifs capables de commander la mise à feu des mines, en particulier des mines anti-chars enfouies dans le sol. Les dispositifs les plus classiques sont mé caniques. Ces dispositifs mécaniques fonctionnent le plus souvent par rupture d'un fil tendu sur le sol. On connaît, d'autre part, des dispositifs sensibles aux vibrations sismiques engendrées lors du passage d'un véhicule lourd à chenille, tel qu'un char. D'autres dispositifs comportent un organe :magnétique sensible à la présence d'un véhicule blindé en acier. On connaît également des dispositifs acous tiques, sensibles à l'amplitude et à la fréquence du bruit engendré par exemple, lors du passage d'un char. On connaît encore des dispositifs à détection infra-rouge. On peut citer également des dispositifs de détection chimique sensibles au gaz, tels que les gaz d'échappement des moteurs. Tous ces dispositifs présentent des inconvénients. Les dispositifs de détection sismique, magné tique, infra-rouge et chimique, sont complexes et peu vent, soit être neutralisés assez facilement, soit être détectés par l'ennemi avant le passage des véhicules, soit ne permettent pas de sélectionner efficacement les véhicules lourds des véhicules légers. Par ailleurs, les dispositifs mécaniques pré sentent l'inconvénient d'être peu fiables. Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients des réalisations connues, en créant un dispositif de mise à feu présentant notamment l'avantage de permettre une sélection fiable des véhicules à combattre en fonction de leur masse et d'être de construction relativement simple. Suivant l'invention, le dispositif pour commander la mise à feu d'un engin explosif lors du passage d'un véhicule est caractérisé en ce qu'il comprend un capteur sensible aux déformations engendrées dans le sol lors du passage du véhicule. L'expérience a montré que l'utilisation d'un capteur sensible aux déformations engendrées dans le sol, permettait de sélectionner d'une manière très fiable les véhicules à combattre en fonction de leur masse. Etant donné que la grandeur et l'étendue de ces déformations peuvent être déterminées avec une assez grande précision en fonction de la masse du véhicule à combattre, il est possible d'adapter la sensibilité du capteur en fonction de ces déformations, et par suite, d'obtenir une mise à feu dans des conditions optimales d'efficacité. Selon un premier mode de réalisation de l'invention, le dispositif comprend un capteur destiné à être fixé à une mine enfouie dans-le sol, et comportant pendule sensible aux variations d'assiette de cette mine, ce pendule étant associé à des moyens pour transformer en courant électrique les déplacements angulaires du pendule. La pose d'une mine équipée d'un tel capteur ne crée aucun problème, car la manière de coupler ce capteur avec le sol est dépourvue de toute contrainte. De plus, la sensibilité d'un tel capteur peut être réglée très facilement et à volonté, notamment en agissant sur le moment d'inertie-du pendule. Dans un second mode de -réalisation de l'in vention, le dispositif comprend plusieurs capteurs de pression, fixés à une mine enterrée dans le sol, la surface de réception de ces capteurs étant augmentée par un boîtier fixé sur la face sensible de chaque capteur, ce boîtier étant fermé sur sa face opposée au capteur par une membrane souple et étant rempli d'un liquide de transmission de la pression. Grâce au boîtier rempli de liquide et fermé par une membrane souple, on augmente considérablement la surface de réception de chaque capteur et de ce fait, les véhicules légers passant très pres des capteurs et exerçant une influence très localisée sur le solf ne sont pas pris en compte par ces capteurs. Dans un troisième mode de réalisation de l'invention, le dispositif comprend plusieurs capteurs de pression destinés à être disposés sous la mine et en contact avec le sol. Ce dispositif présente l'avantage de pouvoir être utilisé dans le cas où la nature du sol ne permet pas d'enfouir la mine. Dans un quatrième mode de réalisation de l'invention, le dispositif comprend un capteur destiné à être fixé à une mine enfouie dans le sol, ce capteur comportant deux électrodes en contact avec le sol et reliées à un circuit électronique pour détecter les variations de la conduction tellurique du sol engendrées sous l'effet des variations des contraintes exercées sur le sol, lors du passage du véhicule à combattre. Le passage d'un véhicule lourd à proximité de la mine engendre un tassement plus ou moins important du sol, qui modifie la conduction tellurique ou la résistivité de ce dernier. Cette variation de résistivité du sol est détectée entre les deux électrodes du capteur. L'expérience a montré que cette variation de résistivité était parfaitement mesurable, notamment dans le cas d'un véhicule lourd, et ce, quelle que soit la nature du sol et du degré d'humidité de ce dernier. D'autres particularités et avantages de l'in vention~apparaîtront encore dans la description ciaprès. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs - la Figure 1 montre un char s'approchant d'une mine enfouie dans le sol, - la Figure 2 est une vue en coupe suivant un plan perpendiculaire à l'axe d'un capteur de variation d'assiette, - la Figure 3 est une vue en coupe suivant la surface III-III de la Figure 2, - la Figure 4 est un diagramme relatif au fonctionnement du capteur selon les Figures 2 et 3, - la Figure 5 est un schéma du circuit électronique associé au capteur précité, - la Figure 6 est une vue en coupe longitudinale d'une variante du capteur de variation d'assiette, - la Figure 7 est une vue en coupe longitudinale d'un capteur de pression à surface réceptrice agrandie, - la Figure 8 est un schéma montrant une mine située à proximité d'un char et la disposition de capteurs de pression sur cette mine, - la Figure 9 est un schéma du circuit électronique associé au capteur précité, - la Figure 10 est une vue en coupe longitudinale de la paroi inférieure d'une mine reposant sur le sol par l'intermédiaire de capteurs de déformation - la Figure Il est un schéma du dessous de la mine, montrant la disposition de quatre capteurs de déformation, - la Figure 12 est un schéma du circuit électronique associé aux capteurs de déformation précités, - la Figure 13 est une vue en coupe longitudinale d'une mine comportant un capteur pour détecter les variations de conduction tellurique du sol, - la Figure 14 est un schéma du circuit électronique associé aux capteurs de la Figure 13, - la Figure 15 est un schéma montrant les différentes positions possibles de la mine précitée par rapport à un char. La Figure 1 montre, schématiquement, que le sol I est déformé sur une zone 2 lors du passage d'un véhicule lourd, tel qu'un char 3. La mine 4, enfouie dans le sol 1, comporte un ou plusieurs capteurs non représentés sur cette Figure 1, sensibles aux déformations précitées du sol 1. On décrira ci-après divers modes de réalisation de tels capteurs. Dans l'exemple de réalisation des Figures 2 et 3, on a représenté un capteur 5 sensible aux variations d'assiette de la mine 4, engendrées sous l'effet des déformations précitées. Le capteur 5 comporte un pendule cylindrique 6 monté en rotation dans un boîtier 7 également cylindrique suivant un axe O parallèle et décalé d'une distance a par rapport à l'axe G de ce pendule cylindrique 6. L'axe de rotation O du pendule cylindrique 6 est rendu solidaire d'un capteur angulaire potentiométrique 8 (voir Figure 3). De plus, le pendule 6 est partiellement immergé dans un liquide d'amortissement 9 tel que de l'huile, contenu dans le boîtier 7. Sur le schéma du circuit électronique de la Figure 5, on voit que le capteur angulaire potentiométrique 8 de résistance R est connecté entre les bornes + V et - V d'un générateur de courant non représenté. Ce capteur potentiométrique 8 est directement relié à un filtre passe-haut 10, destiné à éliminer la composante continue qui dépend de la position initiale de la mine, ainsi que la fréquence de résonance du pendule 6 et les dérives lentes du capteur. Ce filtre passe-haut 10 comporte des résistances électriques RI, R2, R3 et R4, des capacités C1, C2, C3 et C4, et un amplificateur AI. Ce filtre passehaut 10 est suivi par un filtre passe-bas 11 destiné à éliminer les fréquences élevées, de manière à ce que le capteur 5 ne soit pas sensible aux signaux sismiques générés par les véhicules à chenille, ni aux parasites électromagnétiques. Ce filtre passe-bas Il comporte un amplificateur A2, des résistances R5, R6, R7, R8 et R9, et des capacités C5, C6 et C7. Le signal issu du filtre passe-bas Il est amplifié par un amplificateur A3 associé à des résistances R10, R11, R12. Le signal est ensuite détecté par deux comparateurs A4 et A5, associés à des résistances R13, R14 et R15, et à des diodes D1 et D2. Le signal positif S, issu des deux comparateurs A4 et AS, est envoyé à un organe de mise à feu électrique (non représenté) de la mine 4. Le fonctionnement du capteur de variation d'assiette de la mine 4 est exposé ci-après. Sous l'effet des déformations engendrées dans la zone 2 du sol 1, lors du passage du char 3 au-dessus de la mine 4, l'assiette de cette dernière est modifiée, de sorte que le pendule 6 subit un déplacement angulaire x autour de son axe de rotation O (voir Figure 4). Ce déplacement angulaire x entraîne une varia tion 8 R de la résistance R du capteur potentiométrique angulaire 8. Pour être efficace, le capteur 5 doit remplir les conditions suivantes avoir une bonne sensibilité, présenter un bon pouvoir de résolution, posséder une fréquence de résonance basse, et être amorti efficacement par le fluide d'amortissement 9. Les calculs montrent que la sensibilité DVs (variation de la tension de sortie du capteur 5) est définie par la relation - DVs = Val. x/ 2 S où Val est la tension d'alimentation du capteur potentiométrique angulaire 8. Cette relation montre que pour obtenir une bonne sensibilité, il convient d'utiliser une tension d'alimentation Val aussi importante que possible. Le pouvoir de résolution du capteur 5 est calculé en déterminant le plus petit angle xo capable de faire dévier le pendule 6 de sa position d'équilibre initiale. Les calculs montrent que xO est défini par la relation ci-après - xO = Cr/ m.g.a. relation dans laquelle Cr est le couple résistant du pendule 6 dû notamment aux frottements, m est la masse du pendule 6, q l'accélération de la pesanteur et a la distance comprise entre les axes O et G (voir Figure 2). La relation précitée montre que pour obtenir un bon pouvoir de résolution, le couple résistant Cr doit être faible, la masse m du pendule 6 doit être grande, et la distance a doit être élevée. La fréquence de résonance f du pendule 6 est déterminée par la relation suivante fo = ~ pa/(r2 + 2a2i 1/2 dans laquelle a correspond à la définition précitée, et r est le rayon du pendule cylindrique 6. Cette relation montre que pour avoir une faible fréquence de résonance, le rayon r du pendule 6 doit être grand et la distance a doit être faible, a et r étant impérativement reliés par la relation suivante - a eCr/ Vr L'amortissement du pendule cylindrique 6 par le liquide 9 contenu dans le boîtier 5, permet au capteur 5 de ne pas être gêné par la résonance de ce pendule.Cet amortissement ne diminue pas le pouvoir de résolution du capteur 5, mais affecte son temps de réponse. I1 convient, par conséquent, de ne pas utiliser un liquide d'amortissement 9-trop visqueux. Cet amortissement peut être réglé en fonction de la viscosité du liquide d'amortissement 9 et du taux d'immersion du pendule 6 dans ce liquide 9. L'expérience a montré que d'excellents résultats étaient obtenus en utilisant comme liquide d'amortissement 9 de l'huile minérale ordinaire, et en choisissant un taux d'immersion du pendule 6 dans ce liquide 9 compris entre le tiers et la moitié du volume du pendule 6, comme indiqué sur la Figure 2. Dans la variante de réalisation représentée sur la Figure-6, le capteur de variation d'assiette 12 comporte un boîtier 13 suspendu à la paroi inférieure 4a de la mine 4 au moyen d'un bras 14, portant à son extrémité libre une rotule 15, engagée dans une cavité sphérique complémentaire 15a. Grâce à cette rotule 15, le boîtier 13 est maintenu rigoureusement vertical, ce qui évite que ce dernier vienne buter contre la paroi 4a, si la mine 4 n'a pas été placée de façon parfaite ment horizontale dans le sol. Le boîtier 13 comporte un pendule 16 partiellement immergé dans un liquide d'amortissement 17. Ce pendule 15 est suspendu dans le boîtier 13, par une lame flexible 18. L'extrémité de cette lame 18 adjacente au boîtier 13 est rendue solidaire d'un cristal piézo électrique 19, qui est relié électriquement à un conducteur de sortie 20. Ce conducteur de sortie 20 est connecté à un circuit électronique dont le signal de sortie commande l'allumeur de la mine 4. On donne ci-après, à titre d'exemple numérique, les caractéristiques d'un capteur de variation d'assiette, tel que représenté sur la Figure 6. masse du pendule 16 : 300 grammes fréquence de résonance du pendule 16 : 5 Hz caractéristique du filtre passe-bas du circuit fréquence de coupure : 4 Hz électronique : atténuation : 96 dB/octave nature du fluided'amor tissement 17 : huile minérale impédance d'entrée de l'amplificateur du cir cuit électronique : 20.103 ohms tension du signal de sortie relevé au pas sage d'un char de 13 T.: 8 mV (crête à crête) Dans la réalisation de la Figure 7, le capteur de pression classique 21 présente une surface réceptrice 22 qui est notablement agrandie par un boîtier 23, cylindrique ou parallèlépipédique, rempli par un liquide 24 de transmission de la pression. La face de ce boîtier 23 opposée au capteur de pression classique 21 est fermée par une membrane souple 25, par exemple en caoutchouc. Comme indiqué sur le schéma de la Figure 8, plusieurs capteurs 26 sont fixés à la mine 4 qui est supposée enfouie dans le sol 1. La disposition de plusieurs capteurs 26 sur la mine 4 permet de multiplier la surface réceptrice So définie par la membrane souple 25 de chaque capteur 26 et d'augmenter le champ d'action de ces capteurs autour de la mine 4. De préférence, comme indiqué sur la Figure 8, les capteurs 26 sont disposés sur les faces latérales 4b de la mine 4. Sur la Figure 8, deux capteurs 26 sont disposés perpendiculairement à la direction D de déplacement du char 3. Ces capteurs 26 enregistrent une- augmentation de pression lorsque le char 3 passe à côté de la mine 4. Deux autres capteurs 26 sont disposés parallèlement à la direction D. Ces deux capteurs 26 enregistrent une diminution de la pression lors du passage du char 3. On évitera de placer des capteurs sur les faces supérieure 4c et inférieure 4d de la mine 4, car dans cette configuration peuvent se produire des mises à feu de la mine 4 dues à l'application de forces ponctuelles à la verticale de cette mine et pouvant résulter du passage de véhicules mêmes légers. La surface réceptrice totale So définie par l'ensemble des membranes souples 25 des capteurs 26, doit être la plus grande possible, pour augmenter la sensibilité des capteurs 26, et pour mieux réaliser l'intégration des pressions appliquées sur ces derniers c'est-à-dire pour s'affranchir des fortes pressions locales. L'expérience a montré que cette surface réceptrice SO devait de préférence être supérieure à 50 cm2. La limite maximum pour SO est fixée aux environs de 300 cm2, compte tenu des dimensions des mines 4. Le schéma de la Figure 9 montre le circuit électronique auquel sont connectés deux capteurs de pression 26, fixés sur deux faces latérales opposées 4a de la mine 4. Ce circuit électronique comprend un étage 27 qui réalise une adaptation électrique des capteurs 26 et additionne les deux signaux électriques émis par ces capteurs. Cet étage 27 comprend un additionneur adaptateur A6, associé à des résistances R17, R18, R19, R20 et R21. L'étage 27 est suivi par un étage d'amplification 28 comportant un amplificateur A7, associé à des résistances électriques R22 et R23. Le gain de l'amplificateur A7 est fonction de la nature des capteurs 26 et de la sensibilité de détection désirée. L'étage d'amplification 28 est suivi par deux comparateurs A8 et A9 associés à des résistances électriques R24, R25 et R26. Une porte P1, du type OU rassemble les signaux issus des comparateurs A8, A9, pour générer le signal électrique de mise à feu. On donne ci-après, à titre d'exemple numérique, les caractéristiques d'un capteur de pression du genre de celui décrit ci-dessus. . surface de la membrane souple réceptrice 25 du capteur : 80 cm2 . nature de la membrane 25 : caoutchouc nature du liquide 24 de trans mission de la pression : huile minérale nature du capteur de pression 21 : N.S.L.X. 1701 amplitude du signal détecté au passage d'un char de 13 T. : environ 2 mV. Dans la réalisation de la Figure 10, des capteurs de pression 30a, 30b sont disposés sous la paroi inférieure 31 d'une mine 4 et en contact avec le sol 1. Ces capteurs 30a, 30b sont constitués par des corps creux en matière souple 32a, 32b remplis par un liquide 33 de transmission de la pression. Ces capteurs 30a, 30b sont reliés par des tubulures 34 à un transducteur différentiel de pression 35a. Comme on le voit sur la Figure 11, la mine 4 repose sur quatre capteurs 30a, 30bj 30c, 30d, disposés au sommet d'un rectangle. Ces quatre capteurs 30a, 30b, 30c et 30d sont reliés deux à deux, et en diagonale (voir flèches dl et d2 de la Figure 11) à un transducteur différentiel (non représenté sur la Figure 11). Ces capteurs de pression souples 30a, 30b, 30c, 30d transmettent au transducteur différentiel les variations de pression engendrées dans le sol 1, lors du passage d'un véhicule lourd à proximité de la mine 4. Hors de la présence d'un véhicule, ces capteurs 30a, 30b, 30c et 30d sont le siège de pressions initiales qui dépendent de l'appui de la mine 4 sur le sol 1 et qui sont essentiellement fonction de l'état de surface de ce sol. Comme l'indique le schéma du circuit électronique représenté sur la Figure 12, les capteurs 30a, 30b et 30c et 30d sont reliés deux par deux à deux transducteurs différentiels 35a et 35b. Les deux signaux électriques obtenus aux -bornes de ces transducteurs 35axe 35b, qui sont significatifs des variations de pression, sont appliqués à deux filtres amplificateurs passe-bande 36a et 36b, de façon à s'affranchir des fréquences-hautes et sismiques des bruits d'origines diverses, et des fréquences basses afin de ne pas prendre en compte les dérives lentes et les différences de pressions initiales. Après filtrage et amplification dans ces filtres amplificateurs 36a et 36b, les signaux électriques sont respectivement appliqués à deux comparateurs 37a et 37b, qui délivrent un signal de sortie par une porte OU P2 pour des seuils prédéterminés choisis en fonction de la sensibilité des transducteurs utilisés 35a et 35b et de la masse des véhicules à détecter. La mine 4, au lieu d'être simplement posée à même le sol 1, peut être enterrée dans le sol. Le fonctionnement des capteurs est alors inchangé. La pression supplémentaire initiale résultant de l'enfouissage n'est pas prise en compte, car elle apparaît en mode commun sur les transducteurs différentiels 35a et 35b. Far contre, ces derniers sont toujours sensibles aux différences de pression susceptibles de se produire entre les capteurs 30a et 30b d'une part, et les capteurs 30c et 30d d'autre part. On présente, ci-après, à titre d'exemple numérique, les caractéristiques du dispositif décrit en référence aux Figures 10 à 12 . masse de la mine 4 : environ 5 kilogrammes . diamètre des capteurs de pression souples 30a : 3 centimètres . nature des corps creux 32a constituant ces capteurs : caoutchouc . nature du liquide 33 de transmission de la pression : huile . nature du transducteur dif férentiel 35a ou 35b : N.S. type LX 1701 . amplitude des signaux élec triques obtenus lors du passage d'un char de 47 T. : environ 5 mV Dans la réalisation de la Figure 13, la mine 40 enfouie dans le sol 1, comporte un capteur comprenant deux électrodes 41 et 42, reliées au circuit électronique schématisé sur la Figure 14, capable de détecter les variations de conduction tellurique du sol 1, engendrées sous l'effet des variations de contrainte exercées sur ce sol 1, lors du passage d'un véhicule lourd. Dans l'exemple représenté, la mine 40 est un corps creux en matière plastique sensiblement cylindrique, comportant à sa partie supérieure, un projectile de charge creuse 43, et à sa partie inférieure, une charge pyrotechnique 44. L'électrode 41 est constituée par un anneau intégré dans la paroi même de la mine 40. L'électrode 42 est une portion sphérique creuse qui constitue l'ogive de la mine 40. Ces deux électrodes 41 et 42 sont séparées par la paroi latérale 40a en matière plastique de la mine 40 qui permet d'isoler électriquement ces électrodes l'une de l'autre. Ces électrodes 41 et 42 sont en contact intime avec le sol environnant 1, de sorte qu'il est possible de mesurer la résistivité de ce sol entre ces deux électrodes 41 et 42. La distance entre les électrodes 41 et 42 est de préférence comprise entre 10 et 30 centimètres. Lors du passage d'un véhicule lourd tel qu'un char, on enregistre une variation rapide de la conduction tellurique ou de la résistivité du sol 1 environnant les deux électrodes 41 et 42. Cette variation de la résistivité est due au tassement du sol, du transfert d'eau et la modification du couplage entre les électrodes 41 et 42 et le sol 1. Sur le schéma de la Figure 14, on voit que le circuit électronique associé aux électrodes 41 et 42 comprend un générateur de courant alternatif 45, un circuit redresseur bi-alternance 46, une capacité 47, un amplificateur alternatif 48 et un comparateur 49 suivi par le circuit de mise à feu 50. Pour une paire d'électrodes 41 et 42 donnée, le générateur de courant alternatif 45 est calculé pour pouvoir fonctionner dans les conditions extrêmes de conduction que l'on peut rencontrer. Afin de-prendre en compte les brusques varia tions de résistance électrique, la fréquence du courant produit par le générateur 45 est de quelques centaines de Hertz. La mise à feu a lieu quand une brusque variation relative de la résistance électrique du sol 1 atteint un seuil fixé à l'avance ; ce seuil étant fonction du type de véhicule à détecter. Le courant I du générateur 45 étant constant, on a - DR/R = DV/V où R est la résistance mesurée entre les électrodes 41, 42 et V la tension, DR et DV les variations corrélatives de R et V. Le comparateur 49 bascule pour - G. DV > V soit DV/V Hz 1/G, G étant le gain de l'amplificateur 48, donc pour - DR/R > 1/G = Constante. Le seuil de déclenchement de la mise à feu se règle donc en agissant sur la valeur du gain G de l'amplificateur alternatif 48. Le capteur étant destiné essentiellement à la détection des chars, ce gain G aura généralement une valeur peu élevée. La mise à feu de la mine peut être réalisée au moyen d'un circuit comprenant un condensateur réservoir d'énergie et un thyristor. Le circuit électronique du capteur peut encore comporter un circuit de temporisation qui empêche toute mise à feu intempestive de la mine, à la mise sous tension. La mine 40 étant opérationnelle, trois cas peuvent se présenter (voir Figure 15) a/ le char 3 passe au-dessus de la mine 40b, b/ une chenille du char 3 passe sur la mine 40c, c/ le char 3 passe à côté de la mine 40d. Dans le cas a/, les effets de pression des deux chenilles du char 3 s'additionnent, le capteur détecte alors une importante variation de résistance électrique due au tassement du sol, et il y a mise à feu. Dans le cas b/, on se trouve au maximum d'effet d'une chenille, et il y a aussi mise à feu. Si l'on juge que dans ce cas la mine est incapable de détruire le char, on peut prévoir, sur la partie supérieure de celle-ci, un capteur de pression classique sensible à la forte pression appliquée verticalement sur la mine, qui viendra inhiber son fonctionnement. Dans- le troisième cas c/, une seule chenille a un effet sensible sur le capteur, son influence décroît très vite avec la distance, et au-delà de quelques dizaines de centimètres, la mise à feu n'a plus lieu. Le bon comportement anti-marginal d'un tel capteur peut encore être amélioré par une meilleure géométrie des électrodes 41 et 42. On présente ci-après à titre d'exemple numérique, les caractéristiques d'un capteur de variation de conduction tellurique dans le sol. 2 . surface des électrodes 41 et 42 : 56 cm2 . distance entre les électrodes 41 et 42 : 19 cm . résultat obtenu - avec un camion de 9 tonnes: résistance moyenne : 3 kilo ohms environ .. variation de résistance: 10 ohms - avec un char de 47 tonnes: . résistance moyenne : 3 kilo ohms environ variation de résistance:115 ohms Les différents capteurs que l'on vient de décrire présentent la caractéristique commune d'être sensibles aux déformations engendrées dans le sol, lors du passage d'un véhicule à combattre. Grâce à cette caractéristique, il est possible de sélectionner les véhicules en fonction de leur masse pour ne prendre en compte par exemple que les chars. Par ailleurs, en utilisant un capteur sensible aux déformations du sol, il est possible d'intégrer les contraintes résultant de ces déformations, de facon à s'affranchir des pressions localisées et relativement importantes occasionnées par un véhicule même léger passant à la verticale de la mine. Tous ces capteurs sont donc d'emploi aisé et fiables, tout en étant de réalisation relativement simple. Parmi tous les capteurs décrits, le capteur de détection d'assiette selon les Figures 2, 3 et 6 paraSt être le mieux adapté, car ce capteur est indépendant du sol, tandis que pour tous les autres capteurs, le mode de couplage avec le sol peut influencer les résultats. Par ailleurs, le dispositif comportant des capteurs de pression souples décrit en référence aux Figures 10 et 11, présente l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien dans le cas d'une mine enterrée que dans le cas d'une mine posée à même le sol. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour commander la mise à feu d'un engin explosif tel qu'une mine, lors du passage d'un véhicule tel qu'un char, caractérisé en ce qucil comprend un capteur sensible aux déformations engendrées dans le sol, lors du passage du véhicule. 2. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur destiné à être fixé sur la mine enfouie dans le sol, et comportant un pendule sensible aux variations d'assiette de la mine, ce pendule étant associé à des moyens pour transformer en courant électrique les déplacements angulaires du pendule. 3. Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le pendule est un corps cylindrique monté en rotation dans un boîtier, suivant un axe parallèle et décalé par rapport à l'axe de ce corps cylindrique. 4. Dispositif conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que l'axe de rotation du corps cylindrique est relié à un capteur angulaire potentiométrique. 5. Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le pendule est suspendu dans un boîtier au moyen d'une lame flexible, et en ce que les moyens pour transformer en courant électrique les déplacements angulaires du pendule, comprennent un cristal piézo-électrique rendu solidaire de la lame flexible précitée. 6. Dispositif conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que le boîtier est suspendu à la mine au moyen d'une- rotule. 7. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que le pendule est partiellement immergé dans un liquide d'amortissement. 8. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que les moyens pour transformer en courant électrique les déplacements angulaires du pendule comprennent un filtre passe-haut, pour éliminer la fréquence de ré- sonance du pendule, et un second filtre passe-bas, pour éliminer les fréquences dues aux signaux sismiques générés par le véhicule à combattre et aux parasites électro-magnétiques. 9. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un ou plusieurs capteurs de pression destinés à être fixés à une mine enterrée dans le sol, la surface de réception du ou des capteurs étant augmentée au moyen d'un boîtier fixé sur la face sensible du capteur, ce boîtier étant fermé sur sa face opposée au capteur par une membrane souple et est rempli par un liquide de transmission de la pression. 10. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend deux capteurs disposés sur les faces latérales opposées de la mine. 11. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que la surface de la membrane souple du boîtier est comprise entre 50 et 300 cm2 environ. 12. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que les deux capteurs de pression sont reliés électriquement à un circuit électrique capable d'additionner les signaux électriques issus des deux capteurs. 13. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs capteurs de pression disposés sous la mine et en contact avec le sol, cette mine étant destinée à être posée à même le sol, ou enfouie dans ce sol. 14. Dispositif conforme à la revendication 13, caractérisé en ce que les capteurs de pression sont constitués par des corps creux en matière souple, remplis par un liquide de transmission de la pression et reliés par des tubulures à un transducteur de pression. 15. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce qu'il comprend quatre corps creux répartis suivant un quadrilatère, ces quatre corps creux étant reliés deux à deux et en diagonale à deux transducteurs différentiels de pression. 16. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur destiné à être fixé sur une mine enfouie dans le sol, ce capteur comportant deux électrodes en contact avec le sol et reliées à un circuit électronique capable de détecter les variations de conduction tellurique du sol engendrées sous l'effet des variations des contraintes exercées sur le sol lors du passage du véhicule à combattre. 17. Dispositif conforme à la revendication 16, caractérisé en ce que les deux électrodes sont intégrées dans la paroi électriquement isolante de la mine. 18. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 16 ou 17, caractérisé en ce que la distance entre les deux électrodes est sensiblement comprise entre 10 et 30 centimètres. 19. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé en ce que le circuit électronique relié aux électrodes comprend un générateur de courant alternatif de fréquence égale à quelques centaines de hertz, un circuit redresseur de courant, un amplificateur alternatif, un comparateur et un circuit de mise à feu de la mine.