La présente invention est relative auxdispositifsd'accou- plement utilisés par exemple dans les embrayages et les freins, soit pour rendre solidaires en rotation deux organes rotatifs, soit pour arrêter un organe rotatif par rapport à un élément fixe. D'une façon générale, il existe en mécanique de nombreuses applications dans lesquelles on veut coupler ou découpler des élé- ments rotatifs tels que deux demi-arbres, ou freiner le mouvement de rotation d'un élément rotatif. Dans certaines de ces applications, par exemple dans les équipements embarqués sur des avions ou des fusées ou dans les équipements portables, il est indispensable de disposer d'embrayages et de freins de faible volume, de poids réduit, et d'une consommation d'énergie négligeable. Les dispositifs de ce genre utilisés à l'heure actuelle sont soit a commande mécanique et ils sont alors peu maniables et difficiles a commander à distance, soit magnétiques c'est-àdire d'une grande consommation d'énergie et d'un poids élevé à cause de la présence d'un circuit magnétique toujours réalisé en une matière dense. L'invention vise à fournir un dispositif d'accouplement susceptible d'entrer dans la construction notamment d'embrayages et de freins, assurant d'une part une commande électrique facile à mettre en oeuvre sans conduire à une consommation d'énergie élevée et d'autre part un poids et un encombrement faibles tout en étant construit exclusivement en matériaux légers. Elle a donc pour objet un dispositif destiné notamment à un embrayage ou un frein, pour accoupler deux organes ayant des surfaces en regard sur l'une au moins desquelles sont fixées des moyens qui lorsqu'ils sont appliqués contre l'organe opposé tendent à réduire à zéro la vitesse relative des deux organes, caractérisé en ce que l'un au moins des organes est formé par un bilame piézo-électrique capable de s'incurver sous l'action d'une tension électrique qui lui est appliquée et en ce que le dispositif d'accouplement comporte en outre des moyens générateurs pour engendrer ladite tension électrique. L'invention a également pour objet un frein ou un embrayage comportant application du dispositif d'accouplement tel que défini ci-dessus. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la Fig.1 est une vue en coupe axiale d'un embrayage dans lequel est utilisé un dispositif d'accouplement suivant l'invention les deux arbres de cet embrayage n' étant pas accouplés; - la Fig.2 montre une vue en coupe partielle de l'embrayage de la Fig.l, les deux arbres étant accouplées; - la Fig.3 montre une vue en élévation d'une partie de l'un des organes constitutifs du-dispositif d'accouplement suivant l'invention; - la Fig.4 est une vue de face de la partie d'organe representée sur la Fig.3;; - la Fig.5 montre une variante du dispositif d'accouplement suivant l'invention; - la Fig.6 est une vue en coupe axiale schématique d'une application du dispositif dlaccouplemen. dans un embrayage ou un frein; - la Fig.7 montre une vue partielle en coupe d'un embrayage analogue a celui des Fig. 1 et 2 muni d'un dispositif de rattrapage d'usure; - la Fig.8 est une vue en coupe axiale d'un embrayage réalisé suivant un autre mode d'exécution de l'invention; - la Fig.9 montre une vue en coupe axiale d'un troisième mode d'exécution de l'invention, l'embrayage comportant des moyens de mise en prise sans friction des deux organes du dispositif d'accouplement;; - la Fig.10 est une vue en coupe à plus grande échelle que la Fig.9 d'une partie d'un organe constitutif de l'embrayage de cette figure, le bilame de cet organe étant maintenu non incurvé; - la Fig.1I est une vue en coupe axiale d'encore un autre mode d'exécution de l'invention, les deux organes de l'embrayage étant pourvus de moyens de synchronisation de leur mise en prise; - la Fig.12 est une vue de face de l'un des organes de l'embrayage de la Fig.ll; - la Fig.13 est une vue en coupe axiale d'un autre mode d'éxécution de l'invention, l'embrayage représenté comportant des moyens de mise en prise progressifs des deux organes du dispositif d'accouplement de l'embrayage; - la Fig.14 est une vue de face de l'un des organes de ce dispositif d'accouplement; et - la Fig.15 est une vue en coupe prise selon la ligne 15-15 de la Fig.14. Un bilame piézo-électrique, connu en soi des spécialistes, est un organe formé par un empilage d'une première pièce de matière piézo-électrique, d'une seconde pièce en une matière piézo-électrique ou en une matière neutre (métal isolé, matière plastique ou autre) et de plusieurs électrodes auxquelles une tension électrique doit être appliquée pour engendrer dans le bilame des contraintes mécaniques qui en provoquent la déformation. Une fois la tension électrique supprimée, le bilame retrouve sa forme initiale, tandis qu'une inversion de polarité de la tension provoque une déformation en sens opposé du bilame. Selon la nature des contraintes mécaniques qui est liée aux matériaux piézo-électriques utilisés pour composer le bilame, les électrodes peuvent être agencées de différentes façons. Dans un premier agencement (qui sera envisagé ci-après au cours de la description de l'invention), les deux pièces piézo-électriques sont accolées et flanquées de part et d'autre d'une feuille mince de métal bon conducteur de l'électricité qui forme électrode, chaque électrode étant destinée à être raccordée à un pôle de la source de tension. Dans un autre agencement qui ne sera pas décrit mais qui peut également être utilisé dans l'invention, une électrode inter médiaire est prevue entre les deux pièces en matière piézo-électri- que tandis que deux électrodes extérieures sont respectivement disposées de part et d'autre de l'empilage ainsi obtenu. Dans ce cas, l'électrode intermédiaire est raccordée à un pôle de la source de tension, tandis que les deux autres électrodes sont reliées en pa rallèle a l'autre pôle de cette source. En se référant aux Fig. 1 à 4, on décrira tout d'abord, en tant qu'application du dispositif d'accouplement suivant l'invention, un embrayage destiné à solidariser en rotation un demi-arbre menant 1 et un demi-arbre mené 2 qui sont montés rotatifs, au moyen de roulements 3 dans un carter 4. Le demi-arbre menant 1 porte à son extrémité libre un premier organe d'accouplement 5A qui est composé notamment des pièces suivantes - Un croisillon souple radial 6 (Fig. 1, 3 et 4) réalisé en laiton par exemple et monté coaxialement par son centre sur l'arbre menant 1; ce croisillon constitue une première électrode. - Un bilame piézo-électrique 7 composé de deux disques circulaires 8 et 9 en un matériau piézo-électrique céramique; - Une couche métallique 10 recouvrant le bilame 7 et formant l'autre électrode de l'organe d'accouplement; - Une couche IlA d'un matériau de friction. L'ensemble de cet organe d'accouplement présente la forme générale d'un disque circulaire radial centré sur l'axe de l'arbre menant 1. I1 est à noter que l'on vient de décrire un exemple de réalisation particulier de cet organe d'accouplement et que d'autres formes de réalisation rentrent dans le cadre de l'invention. L'arbre mené 2 est solidaire en rotation d'un second organe d'accouplement 5B qui, à un détail près est identique au premier organe 5A. La différence consiste en ce que la couche 11A de matériau de friction est percée en son centre d'un trou 12A dont le diamètre est inférieur à celui d'un trou central 12B ménagé dans la couche 11B de matériau de friction de l'autre organe d'accouplement. Chacun de ces organes peut être assemblé par un moyen quelconque approprié, un adhésif convenable constituant un tel moyen. Du point de vue électrique, l'un des pôles de chaque organe d'accouplement est constitué par le croisillon 6 qui est électriquement connecté par l'intermédiaire de l'arbre 1 ou 2, par une bague 13 et par le roulement 3 correspondant à une broche de connexion 14 fixée dans le carter 4 et à laquelle est connectée à son tour une borne d'alimentation 15. Cette dernière est destinée à être reliée à une source de tension 16, de préférence réglable. L'autre pôle de chaque organe d'accouplement est formé par une feuille 10 qui est connectée à un conducteur 17 traversant le trou 12A ou 12B du matériau de friction, un trou central 18 ménagé dans l'organe d'accouplement 5A ou 5B, et un alésage 19 traversant les arbres menant 1 ou mené 2. Le conducteur 17 passe ensuite dans un trou radial 20 de l'arbre respectif et est relié à une douille conductrice 21 calée par l'intermédiaire d'une douille isolante 22 sur l'arbre. La douille conductrice 21 est en contact avec le palier 3 correspondant auquel est raccordée à son tour une broche 23 reliée à l'autre borne 24 de la source d'alimentation 16. Electriquement, les organes d'accouplement sont donc connectés en parallèle, bien qu'un autre mode de connexion par exemple indépendante des deux organes puisse également être envisagé. L'agencement que l'on vient de décrire constitue un embrayage qui lorsqu'une tension d'une polarité donnée est appliquée aux organes 5A et 5B, s'appliquent l'un sur l'autre par leurs surfaces en regard revêtues des couches de matériau de friction 11A et 11B. Cependant, comme on peut le voir sur les Fig.1 et 2, chaque organe d'accouplement 5A ou 5B comporte également une couche annulaire 25A, 25B d'un matériau de friction qui revêt sa surface opposée respective, c'est-à-dire qui est fixée sur le croisillon 6 de chaque organe d'accouplement. Chaque couche 25A ou 25B coopère avec une surface de freinage 26A ou 26B respective, de forme à peu près sphérique et ménagée sur une saillie 27 de la paroi d'extrémité intérieure correspondante du carter 4. Le fonctionnement de cet embrayage est le suivant La configuration de la Fig.l représente l'embrayage en position débrayée. Elle peut être obtenue en appliquant aux bornes 15 et 24 une tension négative par exemple qui provoque l'incurvation des organes d'accouplement 5A et 5B.De ce fait, les couches lIA et 11B en-matériau de friction s'écartent l'une de l'autre de sorte que les arbres 1 et 2 sont tout d'abord débrayés,mais si la tension de commande est suffisante, les couches de freinage 25A et 25B sont appliquées avec une force fonction de la valeur de cette tension, contre les saillies 27 du carter 4. I1 en résulte un blocage des organes d'accouplement 5A et 5B par rapport au carter 4, les arbres 1 et 2 étant donc également immobilisés (position de la Fig.1). Par contre, si une tension de polarité opposée est appliquée aux bornes 15 et 24 les organes 5A et 5B prennent la position représentée sur la Fig.2. Dans ces conditions, les couches 11A et lîB sont appliquées fermement l'une contre l'autre et les arbres 1 et 2 sont accouplés de manière à pouvoir tourner à la même vitesse. Bien entendu, dans ces conditions, les couches de freinage 25A et 25B sont dégagées des saillies 27. La tension engendrée par la source 16 peut être continue ou alternative. Si elle est continue, elle peut croître dans le sens positif ou négatif (embrayage ou freinage ou inversément) pour obtenir des effets progressifs sur la mise en contact des matériaux de friction. Mais, la tension peut également être pulsée, de manière à commander les organes d'accouplement par "tout ou rien". La croissance de la courbe de tension peut être quelconque par exemple exponentielle, en marches d'escalier etc, suivant le mode d'embrayage ou de freinage choisi (par exemple un mouvement pas-à-pas de l'arbre mené) et notamment en fonction des masses devant être mises en mouvement ou freinées. Si la tension est alternative, elle peut avoir une forme sinusoldale, triangulaire ou être sous forme d'impulsions rectangulaires ou autres, et éventuellement être azobbulée. Ainsi, on peut donc commander l'embrayage ou le freinage de façon progressive en réglant de façon continue la tension entre sa valeur maximale à unepolarité, jUSqu'à sa valeur maximale à la po larité opposée. A titre indicatif, la tension peut être réglée entre + 1000V et - 1000V, par exemple. I1 est à noter à cet égard que le fait que l'orifice central 12B ménagé dans la couche 11B est de diamètre supérieur à celui de l'orifice central 12A de la couche 11A, favorise une bonne application des deux couches dans la zone entourant ces orifices, c'es-à-dire en début d'embrayage. A titre d'exemple uniquement, les valeurs suivantes peuvent être choisies pour réaliser l'embrayage que l'on vient de décrire - diamètre des organes d'accouplement : 40 mm; - épaisseur totale de chaque organe : RS3 mm (il est à noter que sur le dessin cette épaisseur est nettement exagérée pour des raisons de clarté); - couple transmis : 0à 3 daN cm; - plage thermique de fonctionnement - 20O à + 700 C; - tension appliquée : -1000 V à + 1000 V. Pour les matériaux céramiques des bilames piézo-électriques, on peut utiliser par exemple le titanate de baryum, de calcium, de strontium, ou de tantale et le zirconate de plomb, d'autres matériaux piézo-électriques étant naturellement susceptibles d'être utilisés. Pour le matériau de friction des couches llA, 11B, 25A et 25B, on peut choisir par exemple des feuilles de papier de verre de granulométrie appropriée, une couche d'élastomère et d'une façon générale tout matériau habituellement utilisé dans les dispositifs de freinage. Des matériaux appropriés sont les suivants : Bakélite chargée de cuivre, amiante, liège, un élastomère d'une dureté de 70 à 80 unités Shore, le "Viton'l fourni par la Société Impervia, certains composés aux silicones tels que le Silastene ou le Tecsil, etc. L'embrayage que l'on vient de décrire présente les avantages suivants - sa consommation d'énergie est très faible; - ses agencements mécanique et électrique sont très simples, car ils sont composés d'une minimum d'éléments; - les courants circulant dans les bilames piézo-électriques sont très faibles et correspondent aux valeurs des courants de fuite dans les condensateurs, les paliers formés par des roulements à billes peuvent donc servir de contacts tournants à faible coefficient de frottement sans risques de créer des arcs électriques. - l'encombrement et le poids sont très faibles; - son prix de revient est faible. Sur la Fig.5, on a représenté une variante du dispositif d'accouplement suivant l'invention. Dans ce cas, au moins l'un des organes 28 de ce dispositif est composé d'une lame de métal 29 circulaire fixée en bout de l'arbre respectif et contre laquelle est fixé un disque 30 en matériau piézo-électrique, contre laquelle est appliquée à son tour une couche 31 d'un matériau de friction avec interposition d'une feuille de métal 32 servant d'électrode. Par conséquent, le bilame piézo-électrique de cet élément d'accouplement 28 comprend une lame passive (métal) et une lame active (céramique par exemple). La Fig.6 montre un autre mode de réalisation du dispositif d'accouplement suivant l'invention. Ce dispositif comporte un seul organe d'accouplement 33 qui peut être du type représenté à la Fig.l ou à la Fig.5 et qui est monté en regard d'un disque massif 34. Ce dernier peut être fixe ou mobile en rotation. Dans le premier cas, le dispositif d'accouplement constitue un frein pour freiner la rotation de l'arbre 35 sur lequel il est monté, le freinage pouvant être progressif en fonction de la tension appliquée. Dans le second cas, ou le disque 34 est mobile, le dispositif d'accouplement constitue un embrayage comme dans les précédents modes de réalisation. La Fig.7 montre qu'un dispositif d'accouplement suivant l'invention peut être associé commodément à un dispositif automatique 36 de rattrapage d'usure de sa couche en matériau de friction. L'exemple représenté montre ce dispositif dans le cadre d'un embrayage selon la Fig.l, bien qu'il puisse tout aussi bien être utilisé dans le cas de la Fig.6 par exemple. Le dispositif comprend un élément fixe 37 dans lequel est pratiqué un orifice 38 coaxialement à l'arbre menant 1 de l'embrayage. L'arbre menant 1 comporte à son extrémité libre un épaulement 39 et il est monté coulissant par rapport à l'arbre mené 2. Un ressort 40 de rattrapage d'usure est disposé sur l'arbre menant 1 en s'appuyant contre cet épaulement-39 et l'élément fixe 37. Une butée de fin de course 41 limite les déplacements axiaux de l'arbre menant 1 en direction de l'arbre mené 2. La Fig.8 représente un autre mode de réalisation de l'invention, la figure reprenant pour des éléments analogues les mêmes références que celles utilisées sur la Fig.1. On remarquera que dans ce cas les organes d'accouplement 5A et 5B sont dépourvus de couches de freinage, tandis que les parois du carter 4 ne comportent pas de saillies. Ainsi, l'arbre menant 1 ne comporte pas de moyen de freinage. Par contre, l'arbre mené 2 est associé à un dispositif d'accouplement 42 constituant un frein du type représenté sur la Fig.6. Ce dispositif comporte donc un organe d'accouplement 5C pourvu d'un bilame piézo-électrique 8, 9 etde ses électrodes 6, 10 associées. Cet organe d'accouplement est monté fixe sur l'arbre mené 2 près d'une paroi d'extrémité 43 du carter 4.Cette paroi est garnie d'une couche de freinage annulaire 44 destinée à coopérer avec une couche lIC de matériau de friction revêtant la surface correspondante de l'organe d'accouplement 5C. Ce dernier est relié par l'intermédiaire d'un conducteur 45 et l'un des roulements 3 à une borne distincte 46 de la source d'alimentation 16. Par ailleurs, l'électrode 10 de l'organe d'accouplement 5B est alimentée par l'intermédiaire d'un balai 47 qui est fixé sur l'électrode 10 de l'organe d'accouplement 5A et qui frotte contre l'électrode 10 de l'organe opposé, le balai étant placé dans les ouvertures 12A et 12B des couches de matériau de friction correspondantes. Grâce à cet agencement, l'électrode 10 de l'organe d'accouplement 5B est connectée électriquement à la borne 24 de la source 16. Le dispositif d'accouplement 42 peut rendre immobile l'arbre mené 2 en l'alimentant par une tension nulle, positive ou négative, variable ou non suivant le façonnage initial de l'organe d'accouplement 5C, la commande pouvant être progressive ou par "tout ou rien". Bien entendu, l'arbre menant I peut être pourvu d'un dispositif d'accouplement analogue en vue de son freinage sélectif. Les Fig. 9 et 10 représentent un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel il s'agit d'un dispositif d'accouplement 48 fonctionnant comme embrayage dans lequel des moyens d'accouplement autres que ceux utilisés dans les préeédents modes de réalisa- tion sont employés. Cet embrayage comporte deux organes d'accouplement 5D et 5E pourvus chacun d'un bilame piézo-électrique 7 identique à celui uti lisé dans les Fig.l à 8. Mais au lieu d'être revêtus sur leurs surfaces en regard d'une couche de matériau de friction, ces organes d'accouplement comprennent chacun une couronne dentée llD, llE fixée respectivement sur ces surfaces, par collage ou par un autre mode de fixation approprié, les dents de chaque couronne faisant face à l'organe d'accouplement opposé. Chaque couronne presente une forme en dents de scie de fa çon à assurer un enclenchement à la façon d'une paire de rochets, lorsque les organes d'accouplement sont commandés. Les couronnes doivent présenter une certaine souplesse inhérente qui est augmentée de préférence par des rainures radiales 49 pratiquées dans leur face tournée vers l'organe d'accouplement correspondant. Elles peuvent être réalisées en acier, nylon, laiton, bronze, matière plastique ou autre. Bien entendu, chaque organe d'accouplement peut être associé à un organe d'accouplement de freinage à la façon représentée sur la Fig.8. La construction des Fig. 9 et 10 impose des sens de rotation déterminés aux arbres 1 et 2 pour que les couronnes 11D et 11E puissent correctement s'enclencher lorsque la tension de commande est appliquée aux bilames 7. On peut s'affranchir de cette contrainte en utilisant des profils de dents symétriques. Les Fig. Il à 15 montrent deux modes de synchronisation préalable des couronnes avant, leur mise en prise. L'un 5A des organes d'accouplement de l'embrayage des Fig. 11 et 12 comporte du côté tourné vers l'organe d'accouplement oppose 5B, une électrode 50 sur laquelle est fixée une couronne dentée annulaire llD identique, éventuellement à la forme des dents près, à celle des Fig. 9 et 10. Dans sa zone centrale, cette électrode 50 comporte une série annulaire de régions alternativement conductrices 51 et isolantes 52, le nombre de régions isolantes 52 étant identique au nombre de dents de la couronne 11D. Un balai 53 fixé sur l'électrode 10 de l'organe d'accouplement opposé 5E est en contact avec ladite série annulaire de régions pour pouvoir ne transmettre la tension à l'organe d'accouplement 5E que lorsqu'il est en contact avec une région 51. Cet organe d'accouplement est ainsi relié directement à la borne 15 par l'intermédiaire de la borne 14 et indirectement par l'organe d'accouplement 5D et les régions conductrices 51 et le balai 53.Lorsque la tension de commande est appliquée à cet embrayage, qui est à commande par "tout ou rien", l'enclenchement des couronnes llD et 11E ne peut intervenir que lorsque les positions mutuelles de celles-ci sont correctes, c'est-à-dire lorsque les sommets des dents d'une couronne se trouvent exactement devant les creux des dents de la couronne opposée, puisque la dêfounation des bilar intervient. seulement lorsque le balai 53 rencontre une région conductrice. Le principe de la synchronisation utilisé dans l'embrayage des Fig. 11 et 12 peut également être exploité pour obtenir une synchronisation préalable des arbres menant 1 et mené 2 provoquant un lancement de l'arbre mené préalablement à l'accouplement déf i- nitif. A cet effet, dans le mode de réalisation des Fig. 12 à 15, il s'agit d'un embrayage qui du côté de l'arbre mené est identique à celui de la Fig.l, tandis que du côté opposé, il est prévu une connexion tournante supplementaire 54 au moyen de laquelle la tension d'une source auxiliaire 55 (Fig.13) peut etre appliquée à un contact radial 56 ménagé dans une piste 57 placéeau centre de l'organe d'actionnement 5A de l'embrayage (Fig. 14 et 15). Cette piste est en contact permanent avec un balai 58 qui est fixé sur l'electro- de 10 de l'organe d'accouplement 5B. Lors du fonctionnement de cet embrayage dans un premier temps, la différence de potentiel est maintenue nulle aux bornes de la source 55, tandis que la source 16 applique un potentiel aux électrodes des bilames des organes d'accouplement, la valeur de ce potentiel étant telle qu'il se produit une certaine friction entre les organes d'accouplement. L'arbre mené 2 sera donc progressivement amené à tourner à la même vitesse que l'arbre menant . Ensuite, lorsque la source 55 sera branchée, son potentiel viendra s'ajouter aux bornes des bilames à celui qui y règne dé jâ,au moment où le balai 58 se trouve appliqué sur le contact 56. Il en résulte un accouplement plus rigide et synchrone des deux arbres. Bien entendu, un dispositif d'accouplement fonctionnant en tant que frein peut être associé à chacun des organes d'accouplement des modes de réalisation des Fig.ll à 15 en utilisant une disposition analogue à celles des Fig.l ou 8. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné notamment à un embrayage ou un frein, pour solidariser deux organes d'accouplement ayant des surfaces en regard sur l'une au moins desquelles sont fixés des moyens qui lorsqu'ils sont appliqués contre l'organe opposé tendent à réduire à zéro la vitesse relative des deux organes, caractérisé en ce que l'un au moins des organes (5A à 5E; 25, 30) est formé par un bilame piézo-électrique (7) capable de s'incurver sous l'action d'une tension électrique qui lui est appliquée et en ce que le dispositif d'accouplement comporte en outre des moyens générateurs (16, 55) pour engendrer ladite tension électrique. 2. -Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque organe d'accouplement (5A à 5E) pourvu d'un bilame (7) comporte un support souple (6, 29) servant d'électrode d'application de la tension de commande audit bilame (7). 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit organe de support souple (29) constitue l'une des lames du bilame piézo-électrique. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque organe d'accouplement (5A à 5E; 27; 28; 34; 43) présente une forme générale circulaire,lesdits moyens de réduction de vitesse relative (Elle, 11B, 25A, 25B; 31; 34; 44; 11C; 11D; 11E) étant prévus sur la ou les faces de chaque organe d'accouplement, les deux organes d'accouplement étant montés coaxialement l'un à l'autre dans un support (4) tout en pouvant tourner l'un par rapport à l'autre 5.Dispositif suivant la revendication 4, prise ensemble avec la revendication 2, caractérisé en ce que ledit organe de support souple (6) est un élément étoilé, tel qu'un croisillon coaxial à l'organe de support correspondant. 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdits moyens générateurs (16, 55) fournissent une tension continue ou alternative, éventuellement variable, pour permettre une variation de la courbure du bilame (7) de chaque organe d'accouplement (5A à SE; 28). 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de réduction de vitesse relative sont formés par une couche de matériau de friction (1 lA, 11B; 25A, 25B; 31; 44; llC) revêtant la face correspondante de l'organe d'accouplement (5A; 5B; 28; 33; 43; 5C). 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de réduction de vitesse relative sont formés par une denture (IîD; 11E) disposée sur la face correspondante de l'un des organes d'accouplement (5D; 5E) et destinée à venir en prise avec une denture complémentaire de l'autre organe d'accouplement du dispositif. 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4 à 8 caractérisé en ce que chaque organe d'accouplement ( 5A, 5B; 28; 33; 5D; 5E) est monté à l'extrémité libre d'un demi-arbre (1, 2; 35) monté dans un carter (4) formant ledit support, dans le prolongement de l'autre arbre, et en ce qu'au moins l'un desdits demiarbres est monté rotatif dans ledit carter (4). 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend deux organes d'accouplement identiques dont chacun est pourvu d'un bilame piézo-électrique. 11. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend un organe d'accouplement pourvu d'un bilame, l'autre organe étant formé par un disque plein monté fixe ou mobile dans ledit support. 12. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 9 à 11, lorsqu'elles dépendent de l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de rattrapage d'usure (36) de la couche de matériau de friction. 13. Dispositif suivant la revendication 12, lorsqu'elle dépend de l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que ledit organe d'accouplement associé à un demi-arbre rotatif est monté coulissant dans le sens axial par rapport à un élément (37) fixe par rapport audit support et servant d'appui à un organe élastique (40) pour solliciter ledit organe d'accouplement en direction de son organe opposé conjugué. 14. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisé en ce qu'au moins un des demi-arbres (1, 2) comporte un alésage central (17) prolongé par une ouverture (18) ménagée au centre de l'organe d'accouplement associé (5A, 5B) et servant au passage d'un fil de connexion (17) de l'une des électrodes (10) du bilame de cet organe. 15. Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce que chaque organe d'accouplement (5A, 5B) pourvu d'un bilame est connecté auxdits moyens générateurs de tension (16) par l'interme- diaire des roulements (3) au moyen desquels le demi-arbre associé (1, 2) est monté rotatif dans ledit carter (4). 16. Dispositif suivant la revendication 10, lorsqu'elle dépend de l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que chaque couche de matériau de friction (1 lA, 11B) comporte en son centre un évidement circulaire (12A, 12B), le diamètre de l'évidement (12B) de l'un des organes d'accouplement (5B) étant supérieur à celui de l'évidement (12A) ménagé dans la couche de matériau de friction (llA) de l'autre organe (5A). 17. Mécanisme d'embrayage caractérisé en ce qu'il comprend au moins un dispositif d'accouplement suivant l'une quelconque des revendications précédentes. 18. Mécanisme de freinage caractérisé en ce qu'il comprend au moins un dispositif d'accouplement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16. 19. Mécanisme combiné d'embrayage et de freinage caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux dispositifs d'accouplement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, l'un servant d'embrayage, l'autre servant de frein 20. Mécanisme d'embrayage caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'accouplement suivant les revendications 4, 8, 9, 10, 14 et 15 prises ensemble, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens ( 50 à 53; 56; 57) pour assurer une mise en colncidence préalable desdites dentures (lad, 11E) avant la mise sous tension des bilames (7) des organes d'accouplement correspondants (5D, 5E). 21. Mécanisme suivant la revendication 20, caractérisé en ce que lesdits moyens de mise en coincidence comprennent une piste constituée par des zones alternativement conductrices et isolantes (51, 52) et prévue au centre de l'électrode (10) d'un bilame de l'un des organes d'accouplement (5D), en regard de l'organe d'accouplement opposé (5E) et en ce qu'un balai (53) en contact avec l'électrode correspondante de l'autre organe d'accouplement (5E) est agencé pour frotter contre ladite piste, le bilame de cet organe oppose n'étant alimenté qu'à travers ledit balai. 22. Mécanisme d'embrayage caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4, 8, 9, 10, 14 et 15 prises ensemble caractérisé en ce que les dents desdites dentures (11C, 11D) ont la forme de dents de scie et sont orientées de manière à pouvoir venir en prise à la façon d'une paire de rochets lors de la mise sous tension des bilames. 23. Mécanisme d'embrayage suivant les revendications 4, 7, 9, 10, 14 et 15 prises ensembles,caractérisé en ce que lesdits moyens générateurs (16, 55) de tension fournissent deux valeurs de tension distinctes (sources 16, 55) destinées à être appliquées succéssivement et cumulativement aux bilames des organes d'actionnement (5A, 5B) pour provoquer une synchronisation des mouvements de rotation desdits organes d'actionnement préalablement à leur embrayage définitif. 24. Mécanisme suivant la revendication 23, caractérisé en ce que l'une des valeurs de tension est sélectivement appliquée au bilame de l'un des organes d'accouplement (5B) par l'interme- diaire d'une piste (56, 57) et d'un balai frotteur associé (58) prévus respectivement sur les deux organes d'accouplement, ladite piste comportant au moins une zone non conductrice (57) et au moins une zone conductrice (56), celle-ci étant raccordée à une source auxiliaire de tension (55) dont le potentiel vient s'ajouter à celui d'une source principale de tension (16) dès la rencontre du balai (58) et de ladite zone conductrice (56).