La présente invention concerne des perfectionnements aux alambics, en particulier aux alambics dits "armagnacais" r dans lesquels circùlent à contre-courant les vapeurs et le liquide à distiller, de sorte que ce dernier se réchauffe progressivement et se vaporise partiellement r refroidissant-et condensant progressi vexent les vapeurs chargées en alcool. Les ap#pareils de ce genre sont usuellement composés de deux structures verticales communiquant, à leur partie supérieure, par deux conduits parcourus en sens inverses par le liquide et la vapeur, l'une de ces structures étant une colonne à plateaux d'épuisement du -liquide qui est chauffée à sa base, l'autre formée par la superposition d au moins deux récipients communicants recevant r en bas, le liquide froid à distiller, et dans lesquels sont disposés des serpentins reliés bout à bout provoquant successivement la condensation des vapeurs et-le refroidissement du liquide condensé. On sait que les produits de distillation sont satisfaisants au goût et relativement peu toxiques s'ils sont débarrassés, d'une part, des gaz dissous (su2) que contenait le liquide dtori gineet, d'autre part, des têtes et queues de distillation, c'est à-dire-des produits très volatils ou très peu volatils. Pour éviter la présence de ces produits, spécialement des produits très volatils, des dispos-itions légales interdisent l'usage d'organes de rectification des alcools (colonnes à plateaux de concentration) et imposent un degré alcoolique moyen en cours de distillation qui ne soit pas supérieur à 700 Gay-Lussac. Le but de la présente invention #est de permettre d'obtenir un tel degré alcoolique par distillation à partir de liquides assez faiblement alcoolises, tels que des petits vins, et ceci exclusivement par "repassage", c'est-à-dire par retour d'une partie de l'alcool condensé dans le liquide à distiller,et par déflegmation, c1est-à-dire retour vers la source de chauffage de condensats pauvres en alcool. L'invention permet en outre, de façon simple, l'elimina- tion des queues et têtes de distillation Selon la particularité principale de l'invention, le récipient supérieur de la seconde structure est surmonté d'un dôme dans lequel débouchent, d'une part, le conduit d'amenée de vapeur et, d'autre part, le serpentin de condensation de ces vapeurs immergé dans ledit récipient supérieur, tandis que la base de ce dôme comporte une gouttière périphérique raccordée à un circuit de refroidissement. Ainsi, sans refroidissement particulier, par le seul effet de la température ambiante qui abaisse la température de paroi du dô#me, les produits les plus condensables (queues) se rassemblent en gouttelettes sur la paroi de ce dôme, ruissellent le long de cette paroi et sont collectés par la gouttière pour être évacués. De préférence en outre, un prélèvement réglable de tels produits peut être aménagé à la base d'une des spires supérieures du serpentin de condensation. De préférence également, vers le sommet du dôme, est piqué un conduit réglable de prélèvement de vapeur conduisant à un réfrigérant auxiliaire à eau, le produit condensé étant renvoyé, par un conduit comportant une mise à l'air libre, vers la base du récipient supérieur. On assure ainsi une concentration accrue en alcool du liquide à distiller, ce qui, évidemment, accroît le degré alcoolique du distillat final. En outre, la mise à l'air libre assure partiellement la dégazéification du liquide. Dans une forme avantageuse de réalisation de l'invention, l'eau sortant dudit réfrigérant auxiliaire à température déjà relativement élevée est envoyée dans un serpentin déflegmateur situé à la partie supérieure de la première structure. De la sorte, les vapeurs les plus facilement condensables, pratiquement celle de l'eau, retournent dans la colonne à plateaux et la concentration en alcool des vapeurs dirigées vers le dôme de la seconde structure est augmentée. Ainsi, par le double réglage du repassage et de la déflegmatisation, le degré alcoolique moyen peut-il être constamment maintenu à la valeur désirée. Enfin, les têtes de distillation, qui doivent être aussi éliminées, sont prélevées à la partie supérieure des spires inférieures du serpentin de condensation contenu dans le (ou les) récipients supérieurs de la seconde structure. Un avantage particulier de la réalisation selon l'invention est que l'ensemble de l'alambic peut être de hauteur relativement réduite, grâce à la présence, dans la première structure, du serpentin de déflegmation et à celle du dôme collecteur de vapeurs dans la seconde. Les dessins annexés'permettront de bien comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre. La figure 1 est une élévation avec arrachement partiel d'un alambic selon l'invention. La figure 2 est une vue en plan de celui-ci L'alambic représenté sur ces figures est composé de deux- structures A et Bique relient les canalisations-l et 2 traversées respectivement en sens opposes, comme l'indiquent les flèches, par de la vapeur et.par du liquide. La structure B comprend deux récipients superposés 3 et 4 parcourus par des serpentins. Dans- le récipient supérieur 3 (appelé chauffe-vin), le serpentin 5 est de diamètre important et décroissant du haut en bas. Le récipient inférieur 4 contient trois serpentins : un serpentin principal 6 raccorde au serpentin 5 par le canal extérieur 27 et deux serpentins auxiliaires, respectivement 7 et a, qui, comme on le montrera dans la suite, sont destinés au refroidissement des têtes et queues de distillation sortant par les robinets 9 et 10. Le produit principal de la distillation, c'est-à-dire l'alcool de bon goût", est prélevé à la sortie Il du serpentin principal. Le liquide à distiller arrive par la canalisation 12. Il remplit d'abord, à l'état froid, le récipient inférieur 4 puis passe par le raccord 13 dans le récipient supérieur 3 où il se chauffe progressivement en condensant les vapeurs du serpentin 5. Le liquide chauffé s'écoule, vers la structure A, par le tropplein que constitue la canalisation 1. La structure A se compose d'une cuve 14 dont la. base est chauffée à feu direct et qui comporte un trop-plein d'évacuation 15 du liquide épuisé pour permettre le fonctionnement continu de l'alambic. Cette cuve est surmontée d'une colonne à plateaux 16 assurant l'épuisement, sous forme de vapeur, du liquide alcoolique chaud qui arrive par la canalisation l, tandis que la vapeur dégagée s'en va par le canal 2 en étant recueillie au sommet de la colonne à plateaux par le dispositif en entonnoir 17. Le canal-2 débouche dans un dôme 18 qui surmonte le récipient 3. En outre, le départ du serpentin 5 est constitué par un prolongement ascendant 19, intérieur au dme, de ce serpentin. A la base de la paroi du dôme, une virole tronconique 20 forme une gouttière 21 dans laquelle sont recueillis les produits facilement condensables qui, au contact de la paroi du.dôme, passent à l'état liquide et viennent se rassembler dans la gouttière 21. Un canal 22 7 débouchant dans cette gouttière, conduit ainsi les "queues de distillation" vers le serpentin 7. Si nécessaire, un prélèvement complémentaire de queues de distillation peut être assuré par un conduit 23 muni d'un robinet de réglage, ce conduit débouchant à la partie inférieure d'une des spires su périeures du serpentin 5. En effet, en ce point du serpentin, les produits déjà condensés ruissellent le long des génératrices inférieures en hélice de ces spires. Inversement, les têtes de distillation sont prélevées par un ou plusieurs conduits, tels que 25, dans les spires inférieures du serpentin 5, à la partie supérieure de ces spires où se trouvent encore des vapeurs. Par le conduit 26, ces têtes de distillation sont ramenées au serpentin 8. On remarquera que les canaux 25 et 26 et le serpentin 8 constituent également un moyen d'évacuation des gaz non condensant bles que contiennent encore les vapeurs au niveau de la base du serpentin 5. Vers le sommet du dôme 18 est piqué un-conduit 28 pourvu d'un robinet de réglage 29. Ce conduit est relié à un serpentin 30 enfermé dans un réfrigérant 31 alimenté en eau par la canalisation 32. La sortie du serpentin 30 (lequel peut être formé de deux vi roles cylindriques convenablement assemblées et munies de cloisonnements intermédiaires) est dirigée, par la canalisation 33 que surmonte l'entonnoir 34, vers le fond du récipient 3. De la sorte, un double résultat est obtenu Tout d'abord, on accroit la concentration en alcool du liquide à distiller, ce qui peut être utile dans le cas de vins légers ne titrant, par exemple, que 5 à 60 pour atteindre, à la sortie 11, un degré alcoolique de 70 GL. Ensuite, les vapeurs les plus volatiles, ainsi que les gaz non condensables, se rassemblant au sommet du dôme 18, grâce à la mise à l'air libre assurée par l'entonnoir 34, on obtient, également par ce moyen, un dégazage au moins partiel des vapeurs alcooliques. La sortie d'eau chaude 35 du réfrigérant 31 est dirigée, par l'entonnoir 36 et la vanne de réglage 37, vers la base d'un serpentin 38 dont le contenu s'évacue par la canalisation 39 raccordée à la partie supérieure de celui-ci. Comme précédemment, ce serpentin peut être formé de deux viroles cylindriques entre lesquelles sont disposées des chicanes convenables. Comme on peut s'en rendre compte, on réalise ainsi un chapiteau déflegmateur à réfrigérant annulaire qui renvoie, vers la cuve 14, les produits facilement condensables, c'est-à-dire essentiellement l'eau que contient le liquide à distiller. Par ce moyen également, on augmente la concentration alcoolique des vapeurs qui parviennent au dôme 18. Finalement, par l'utilisation en cascade du réfrigérant 31 et du serpentin 38, grâce à leurs moyens propres de réglage, on peut ajuster à une valeur désirée la teneur en alcool de la distillation, même en partant de liquides très peu alcoolises tels que des vins légers, des cidres ou des vinasses. Ltinvention s'applique specialement aux alambics dits armagnacais ainsi qu'à tous autres alambics fonctionnant à contre-courant. REVENDICATIONS 1. Alambic composé de deux structures verticales communiquant à leur partie supérieure par deux canalisations parcourues par des courants fluides de sens inverses, respectivement de liquide et de vapeur, l'une de ces structures- étant une colonne d'épuisement du liquide chauffée à sa base, l'autre formée de la superposition d'au moins deux récipients communicants recevant, en bas, le liquide froid à distiller et dans lesquels sont disposés des serpentins reliés bout à bout provoquant successivement la condensation des vapeurs et le refroidissement du liquide condensé, caractérisé en ce que le récipient supérieur est surmonté d'un dôme dans lequel débouchent, d'une part, le conduit d'amenée des vapeurs et, d'autre part, le serpentin de condensation de ces vapeurs, tandis que la base de ce dôme comporte une gouttière péTi- phérique raccordée à un circuit de refroidissement. 2. Alambic selon la revendication 1, caractérisé en ce que, vers le sommet du dôme, est piqué un conduit réglable de pré lèvement des vapeurs menant à un réfrigérant, le produit condensé étant renvoyé, par un conduit comportant une mise à l'air libre, vers le fond du récipient supérieur. 3. Alambic selon la revendication 2, caractérisé en ce que le réfrigérant est un réfrigérant à eau, l'eau sortant de celui-ci étant envoyée vers un serpentin disposé dans une capacité surmontant la première structure. 4. Alambic selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un prélèvement complémentaire de produits facilement condensables est assuré vers la génératrice inférieure d'une des spires supérieures du serpentin disposé dans le récipient supérieur. 5. Alambic selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une évacuation de produits difficilement condensables ainsi que des gaz contenus dans la vapeur est assurée par au moins un conduit raccordé vers la génératrice supérieure d'une des spires inférieures du serpentin contenu dans le récipient supérieur. 6. Alambic selon les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les produits prélevés à partir des spires des serpentins contenus dans le récipient supérieur sont envoyés dans des serpentins auxiliaires distincts contenus dans le récipient inférieur.