2021oec La présente invention concerne un procédé de fabrication de lisses de tissage. C'est déjà depuis longtemps qu'on s'intéresse de très près aux lisses en acier plat qui s'utilisent sur les métiers à 5 tisser à lames. Ces lisses en acier plat ont l'avantage, vis-à-vis des lisses classiques en fil métallique rond ou des lisses de tissage en acier rond, de nécessiter moins de place et de pouvoir donc se grouper de manière plus dense, ou bien de permettre un ajustage plus serré du tissu. En outre, les oeillets terminaux de 10 lisses en acier plat sont en général moins sensibles à l'usure que ceux des lisses en fil rond. Enfin, les lisses en acier plat conviennent mieux que celles en fil rond pour le rentrage sur des remetteuses automatiques. Mais il s'attache encore quelques graves défauts aux 15 lisses en acier plat. Tant avec les lisses classiques de tissage en acier plat qu'avec celles qui sont destinées à des lames sans cavalier, on prend la largeur de la bande d'acier ou du flan en tôle avec lequel on fabrique la lisse selon la largeur de matière nécessaire pour former l'oeillet terminal. Dans la partie centrale 20 assez longue de la lisse, comprise entre ses oeillets terminaux, cette largeur est encore réclamée uniquement pour le maillon réservé au fil textile. En revanche, cette largeur est superflue dans les deux éléments de la partie centrale qui relient les oeillets au maillon; au point de vue résistance, une largeur plus 25 faible suffirait aussi le plus souvent. Dans les lisses de tissage en acier plat pour lames sans cavalier, on estampe donc ces éléments déjà pour en diminuer le poids à une largeur plus faible. Mais, dans chaque cas, les lisses plates nécessitent une quantité assez grande d'acier. Ceci 30 compte pour beaucoup dans les frais, s'il faut fabriquer les lisses en acier inoxydable, ce qui est le cas en quantité croissante„ Avec les lisses en acier plat pour lames sans cavalier, les coûts de fabrication sont aussi assez élevés, car il faut des outils onéreux pour les estamper. A cela s'ajoute qu'il apparaît 35 au découpage des bords vifs qui s'étendent sur toute la longueur des lisses et doivent par conséquent être otés très soigneusement. Quand on met en oeuvre les lisses connues en acier plat, leur poids assez grand exerce un effet défavorable, car les organes d'entraînement du métier à tisser sont sollicités de ^0 manière correspondante. La largeur assez grande de ces lisses est BAD ORIGINAL 69 35602 2 2021305 également - peu favorable à la desserte du jaéfcîer à tisses»* La présente invention a notamment pour but d'éviter ces inconvénients. • Le procédé conforme à 1®invention se caractérise par -5 le façonnage des oeillets terminaux sur le flan par pliage de chant à ses extrémités. . Les dessins annexés représentent, à titre d1 exemples, deux formes d'exécution du procédé et plusieurs lisses de tissage fabriquées par ce procédé. 10 Les figures 1 à 7 illustrent schématiquement les pha ses du procédé de fabrication des lisses de tissage. La figure 8 représente en élévation une lisse de tissage en acier .plat pour lames sans ear&lierf fabriquée par le procédé des figures 1 à 7® 15 Les figures 9 à. 12 montrent également en élévation on en coupe différents modes de réalisation des oeillets terminaux. La figure 13 est une élévation d'un flan estampé destiné à une variante du procédé considéré. La figure 14 représente l'oeillet qui teraine la lisse 20 en acier plat fabriquée avec le flan de la figure 13. Dans le procédé de fabrication illustré sur les figures 1 à 7, on part d'un fil métallique rond 1, indiqué en traits mixtess à diamètre par exemple égal à 0,75 mm, en acier à résis- p tance en traction par exemple de 1'ordre de 150 à 250 kg/mm . 25 Comme il ressort de la figure 13 on lamine ce fil 1 dans .un premier poste opératoire constitué par des cylindres 2, 3 pour lui donner une épaisseur qui correspond par exemple environ à son derai-diamètre. Il résulte du laminage 1% 'bande plate en acier dési-30 gnée par 4 sur les figures 1 et 2, à deux grands cotés parallèles 5 et deux petits côtés arrondis 6, Au poste opératoire représenté figure 2,; la bande 4 en acier plat» qui peut encore continuer à être traitée à l'état de bande sans fin, est pourvue d'une v^prsinte par nsafcriçage. 35 L'empreinte est produite par deus cuti;.®. 7 et 8 qui lais sent, dans les grands cotés 5, des coches 9 (figure 3).-: situées en leur milieu, dans le sens de la longueur de la bande 4 en -acier plat. Les coches 9 sont ménagées à intervalles respectifs un peu plus grands que la longueur de la lisse qu'on veut fabriquer., 40 Au poste suivant, illustré à la figure 3, on façonne BAD ORK3jNAL 69 35602 3 202100* la bande 4 dans sa partie dotée des coches 9 au moyen d'un outil d'écartement 10 et ce de façon que les coches forment une fente qui traverse l'épaisseur de la bande et qu'on élargit par déformation de la matière dont est faite la bande. 5 Comme on le constate sur la section droite de la ban de 4 que montre la figure 4, dans sa zone cochée, il se produit par élargissement des coches 9 une fente 11. En même temps, il y a accroissement de la largeur de la bande en acier plat dans la zone cochée. Lors de l'élargissement de la fente 11 à sa pleine 10 largeur, on y emmanche aussi en même temps, avec l'outil 10 que montre la figure 3j un maillon 12 réservé au fil textile. Les bords intérieurs de la fente 11 apparus au cochage s'engagent dans les cotés extérieurs à courbure concave du maillon 12 qu'ils empêchent de s'échapper de ladite fente jusqu'à sa fixation ultérieure, 15 par exemple par soudage. On a représenté sur les figures 5 à 7 trois phases opératoires qui permettent de plier les oeillets en bout des parties 4', à présent mises à longueur par tronçonnage, de la bande 4 en acier plat. L'extrémité de la partie 4' amenée de chant au premier 20 jeu d'outils de pliage 15, 16 est cambrée en 19 entre les pointes 17 et 18 mobiles l'une à l'encontre de l'autre, tandis que le crochet 20 est conformé par la fermeture des outils 15, 16, ce crochet étant relié par la branche 21 à la partie cambrée 19. Dans la deuxième phase, représentée figure 6, où la 25 partie cambrée 19 est retenue entre les pointes 17' et 18', la branche 21 est repliée de 90° par l'outil 22. Dans une autre phase (figure j), cette branche 21 est encore repliée de 90° vis-à-vis de la position que montre la figure 6 par un outil 23, si bien qu'elle est désormais parallèle à 30 la partie 4' de l'acier plat. Le rayon de courbure est déterminé par l'outil 18' lors des pliages dès figures 6 et 7. Pendant l'ensemble des pliages représentés aux figures 5 à. J, la bande en acier plat est soutenue latéralement, dans ses parties qu'on veut plier, par des éléments d'outil non représentés qui ont pour but 35 de les empêcher de dévier hors du plan de la bande. Pour des qualités d'acier convenables, on peut aisément réaliser les pliages indiqués aux figures 5 à 7 alors que l'acier plat venu du fil est à froid. Bien sûr, il peut dans certains cas être souhaitable d'en plier la matière à chaud ou, éven-40 tuellement, de la recuire après le pliage à froid. 69 3560? 4 202100c: Si les oeillets terminaux sont conformés sur les lisses, on calibre la section de passage desdits oeillets. On se sert par exemple pour cela d'un estampage, en découpant ainsi cette section de passage par un poinçon, alors que lroeillet ter-5 minai est maintenu dans une matrice, ce qui n'est pas représenté. On voit en élévation sur la figure 8 une lisse achevée, qui a été fabriquée par les phases opératoires des figures 1 à 7 et dont les oeillets terminaux sont calibrés. Les oeillets 30 conformés et calibrés aux deux bouts de la bande 4' en acier plat 10 tronçonnée, dans leur forme représentée à plus grande échelle sur la figure 9, sont constitués pour s'engager dans un rail porteur 31. Mis à part l'abattage des arêtes produites par le calibrage, la lisse de la figure 8 n'a pas besoin d'usinage postérieur, car elle ne présente pas, notamment dans sa partie centrale, de bords 15 vifs. Mais le procédé envisagé permet aussi de fabriquer des lisses à oeillets terminaux à formes différentes, par exemple ceux des figures 10 et 11. La figure 10 montre ainsi un oeillet terminal 30 joint par un cambré 35 à. la partie centrale J>6 de la lisse, 20 mais présentant au reste la même forme que l'oeillet 30 de la figure 9. La configuration de l'oeillet terminal 32 des figures 11 et 12 correspond alors plus à la forme qu'on utilise encore pour les lisses en fil métallique rond; l'oeillet 32 entoure alors entièrement le rail porteur 33. 25 L'économie de matière réalisée par rapport aux lisses plates estampées dans une bande d'acier peut s'élever jusqu'à 60$ avec les lisses fabriquées par ce procédé, ce qui est également intéressant en raison de l'économie de poids correspondante. On simplifie le procédé, en ce qui concerne le matri-30 çage destiné à produire la fente 11, en partant d'un fil métallique profilé par tréfilage qui offre des cannelures longitudinales prévues des deux côtés. Le procédé considéré peut aussi être mis en oeuvre avec succès sur des bandes estampées ou d'autres flans de lisses à par-35 tie centrale élargie car, ici aussi, on peut encore économiser beaucoup de matière en pliant de chant les extrémités en oeillets terminaux. Ce procédé est explicité par les figures 13 et 14. Sur la figure 13 est représenté un flan estampé dans une bande d'acier dont la largeur correspond à celle de la partie 40 centrale 37 de la lisse. Par l'estampage, on forme, à partir de la 35602 5 2021OCu bande d'acier, la partie rétrécie 37* d'oeillet, ainsi que le crochet 38. D'une manière conforme aux pliages des figures 6 et 7, on peut alors former la partie 37 d'oeillet par pliage dans la direction de la plus grande dimension de sa section pour donner l'oeillet terminal 39 représenté figure 14. Le crochet 38 pénètre alors dans la rainure latérale 40 du rail porteur 33• On comprend facilement que la différence entre la largeur de l'oeillet 39 et celle de la partie centrale 36 détermine l'économie en matière qui peut s'obtenir par le pliage de chant de l'oeillet qui remplace son estampage visuel. BAD ORIGINAL 69 35602 6 2021008 - REVENDICATIONS - 1. Procédé de fabrication de lisses de tissage à partir d'un flan métallique en une seule pièce à section droite allongée, caractérisé par le façonnage des oeillets terminaux sur le 5 flan par pliage de chant de ses extrémités. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par la formation du flan à partir, d'un profilé plat en acier. 3. Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par le calibrage par estampage des' oeillets terminaux pliés. 10 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'on produit le profilé plat en aplatissant partiellement un fil métallique rond par laminage. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par la fabrication du profilé plat par tréfilage. 15 6. Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractéri sé par la réalisation du maillon de lisse par matriçage d'une fente sans chute dans le sens de la longueur du profilé plat et élargissement de la fente dans son sens transversal. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par 20 le fait que le matriçage de la fente s'effectue avant le pliage des oeillets. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que, lors de l'élargissement de la fente, on y emisanche dans la même phase opératoire un maillon réservé au fil textile. BAD ORIGINAL