L'invention a pour objet un appareil de nettoyage de dialyseurs pour reins artificiels. On utilise actuellement, dans les installations de reins artificiels, différents types de dialyseurs, à plaques, à bobine, ou encore à fibres. Ces derniers sont constitués par une multiplicité de tubes extrêmement fins dans lesquels circule le sang à épurer et dont les parois forment la membrane d'échange osmotique sang/dialysat. les dispositifs de dialyseurs sont relativement coûteux et, par suite, réutilisés plusieurs fois, chaque période d'utilisation étant suivie d'un nettoyage très soigné. C'est, d'une manière générale, un but de l'invention de fournir un appareil qui assure ce nettoyage de façon simple et sure. C'est encore un but de l'invention de fournir un tel appareil qui permette de nettoyer automatiquement et simultanément plusieurs dialyseurs et qui, partant, simplifie de manière considérable le travail du personnel hospitalier. C'est aussi un but de l'invention de fournir un tel appareil qui, non seulement, effectue le nettoyage d'un ou de plusieurs dialyseur(s) après utilisation mais, en outre, fait suivre le nettoyage du traitement requis de stérilisation et de maintien du dialyseur en condition stérile jusqu'à son réemploi. L'appareil selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire circuler de façon automatique et suivant un cycle préétabli, réglable, différents liquides de lavage, rinçage et stérilisation à l'intérieur des circuits affectés au sang et au dialysat, respectivement, d'un dialyseur à nettoyer. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'appareil comprend des moyens de réglage de la pression des différents liquides mis en circulation au travers desdits circuits. Dans une forme de réalisation préférée, l'appareil comprend une minuterie électronique qui, par les impulsions qu'elle émet, rend successivement opératoires des électrovanne interposées sur des canalisations propres à être abouchées au dialyseur à nettoyer, d'une part, et reliées, d'autre part, à une alimentation en eau, à une réserve de liquide de nettoyage et à une réserve de liquide de stérilisation. Sn fonctionnement normal, le nettoyage et la mise en condition stérile d'un dialyseur sont effectués au cours d'un cycle dont la durée totale est de l'ordre de 25 minutes. L'expérience ayant montré, toutefois, que le cycle normal ne permettait pas l'obtention du résultat voulu dans certains cas particuliers, l'invention prévoit complémentairement des moyens propres à prolonger ledit cycle préétabli lorsque, par exemple, une observation du dialyseur,- enfermé dans une enveloppe transparente-, paratt rendre nécessaire une telle prolongation. D'autres caractéristiques et avantages de l'appareil apparateront dans la description qui suit, d'une forme de réalisation, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure l est une vue schématique en perspective d'un appareil selon l'invention comme appliqué au nettoyage d'un dialyseur à fibres - la figure 2 est une vue schématique illustrant la structure et le fonctionnement de l'appareil pour le nettoyage d'un dialyseur à fibres. L'appareil selon l'invention, de nettoyage d'un ou plusieurs dialyseur(s) pour rein artificiel, comprend un bottier parallélépipédique 10, figure 1, dont la face antérieure présente les moyens de commande et de contrôle du fonctionnement et dont les faces latérales transversales portent des organes de support d'une pluralité de dialyseurs D,- quatre dans l'exemple représenté-, ainsi que des embouts 17, 18, 19 et 20 de liaison de l'appareil au circuit sang et au circuit "dialysat" de chacun des dialyseurs par des tubulures souples tl, t2 et t3, t4, respectivement.Chaque organe de support est monté dans un manchon 15 avec lequel coopère un bouton 16 d'immobilisation, de sorte que l'appareil peut être équipé des organes appropriés au maintien d'un type donné de dialyseur, par exemple à plaques, à bobine ou à fibres. Dans ce dernier cas, chaque organe de support est constitué, par exemple, par une pince 12 dont les mâchoires peuvent être serrées à l'aide d'un bouton 13 et qui est portée par un axe 14 d'un diamètre correspondant à celui du manchon 15. L'embout 17 forme une extrémité d'une tubulure 21, figure 2, dont l'autre extrémité, 22, est propre à être reliée à une source d'eau, non représentée, avec interposition d'une électrovanne 23 et, derrière cette dernière dans le sens d'écoulement de l'eau, d'un mélangeur 24J le plus simplement du type à Venturi. Dans le mélangeur 24 débouche une canalisation 25 qui est en liaison, par des électrovannes 26 et 27, respectivement, avec une réserve 28 de liquide de nettoyage, avantageusement de l'eau oxygénée, et avec une réserve 29 de liquide de stérilisation, par exemple du formol. La canalisation qui est issue de la réserve 29 se divise en une branche 30 reliée à l'électrovanne 27 et en une autre branche 31 aboutissant à un second mélangeur 32, avec interposition d'une électrovanne 33.Le mélangeur 32 est propre à être alimenté en eau à partir de la tubulure 22 par une tubulure 34 sur laquelle est interposée une électrovanne 35, la sortie 36 du mélangeur 32, sur laquelle est branché un manomètre 37, se terminant suivant l'embout 18. Lorsque ce dernier est relié au dialyseur par la tubulure t2 et que la tubulure t3 est reliée à l'embout 19, lui-même relié à l'dgoût, on établit un trajet de circulation au travers du circuit "sang" du dialyseur, tandis que la jonction de la tubulure tl à l'embout 17 et de la tubulure t4 à l'embout 20, également relié à ltégoût, établit un trajet de circulation au travers du circuit "dialysat" du dialyseur, c'est-à-dire à l'extérieur des fibres dans le cas d'un dialyseur à fibres, ou entre les plaques et la membrane d'échange osmotique dans le cas d'un dialyseur à plaques ou encore dans la cuve d'un dialyseur à bobine. Â l'intérieur du bottier 10 sont logés des dispositifs mécaniques, électromécaniques et électriques en soi connus et qui, à partir d'une base de temps, avantageusement une minuterie électronique, commandent et règlent l'exécution du cycle de nettoyage et de mise en condition stérile d'un ou plusieurs dialyseur(s). le fonctionnement de l'appareil est le suivant Après avoir branché la canalisation 22 sur l'arrivée d'eau, les embouts 19 et 20 sur l'évacuation, et garni la réserve 28 d'eau oxygénée et la réserve 29 de formol,- dont les niveaux sont visibles sur la face antérieure il de l'appareil-, on rapporte sur ce dernier un ou plusieurs dialyseur(s) D à l'aide des organes de support appropriés mis en place dans les manchons 15, par exemple les pinces 12 et on abouche les tubulures t1-t4 aux embouts respectifs 17, 18, 19 et 20. L'interrupteur à deux positions, 42, est basculé vers le Haut pour le traitement simultané de quatre dialyseurs D, ou vers le bas pour le traitement de deux ou d'un dialyseur seulement et l'appui sur un bouton voussoir 40 met l'appareil raccordé au secteur en condition opératoire.Le cycle de nettoyage est déclenché par appui sur le bouton poussoir 44 qui met en route la minuterie électronioue. Toutes les électrovannes tant fermées, le premier top émis par la minuterie commande l'ouverture des électrovannes 35 et 23, de sorte que l'eau admise par la tubulure 22 traverse le circuit "sang" et le circuit "dialysat" du dialyseur D sous une pression qui, affichée par le manomètre 37, est réglée pour être aussi élevée que possible (par exemple de l'ordre de 700 grammes) pour un dialyseur à fibres.Cette première ##ase du cycle de nettoyage, dont la durée est de 7 à 8 minutes, provoque l'imDrégnation complète de la ou des membrane(s) d'échange osmotique du dialyseur et l'éliminatlon de tout le sang et de tout le dialysat qu'il pouvait contenir à fin du traitement d'un patient. lorsque cette phase est terminée, un programmateur commande l'ouverture de la vanne 26 pendant 15 à 20 secondes. le liquide de lavage concentré, ici de 11 eau oxygénée à 50 volumes, est alors mélangé dans le dispositif 24 à l'eau provenant de la vanne 23, et du liquide de lavage dilué, par exemple de l'eau oxygénée à 10 volumes, traverse le circuit "dialysat" du dialyseur D pendant le temps d'ouverture de la vanne 26.Par un effet d'osmose inverse de celui qui est mis en oeuvre au cours du fonctionnement du dialyseur dans l'installation de rein artificiel, le liquide de lavage diffuse au travers de la ou des membrane(s) d'échange osmotique, pénètre dans le circuit "sang" du dialyseur, toujours parcouru par le courant d'eau provenant de la vanne 35, ce qui nettoie ledit circuit, en particulier élimine des micro-caillots ou analogues qu'il peut contenir. A fermeture de la vanne 26, les deux circuits "sang" et "dialysat" sont rincés par circulation d'eau pendant environ deux minutes, puis la vanne 26 est à nouveau ouverte pendant une ainsi zaine de secondes pour faire circuler dans le circuit "dialysat" de l'eau oxygénée diluée. Un second rinçage à l'eau d'environ 2 minutes est alors effectué, suivi d'un troisième lavage à l'eau oxygénée diluée lors d'une nouvelle ouverture de la vanne 26 pendant une quinzaine de secondes. A expiration de cette phase de lavage, les circuits "sang" et "dialysat" du dialyseur D sont encore une fois rincés pendant 6 à 7 minutes. le programmateur commande alors simultanément une légère baisse, d'environ 200 grammes dans le cas du nettoyage d'un dialyseur à fibres , de la pression d'eau dans la canalisation 22 et l'ouverture des vannes 27 et 33 d'alimentation en liquide de stérilisation des mélangeurs 24 et 32 qui fournissent à leur sortie une solution diluée de formol introduite dans les circuits "sang" et ftdialysatfl du dialyseur D pendant 2 minutes et demie environ. Â la fin de cette période de temps, le programmateur commande l'arrêt de l'appareil : le dialyseur D dont les circuits "sang" et dialysas" sont remplis de formol dilué est déconnecté de l'appareil, coiffé de bouchons stériles et retiré de son organe support. La durée totale du cycle de lavage, rinçage et stérilisation est d'environ 25 minutes. Si, cependant, l'examen par transparence du dialyseur au cours du cycle de nettoyage montre que celui-ci n'est pas entièrement satisfaisant, il suffit à l'opérateur, par appui sur le bouton poussoir 46, de prolonger le cycle préétabli. Chacune des phases de ce dernier, c1est-à-dire lavage, rin çage et stérilisation est visualisée sur la face antérieure de l'appareil par des voyants 41, 43, 45 et 47, de sorte que ltopéra- teur est informé à tout instant de la phase du cycle en cours de déroulement. Les débits dans les différentes canalisations et vannes, ainsi que dans les mélangeurs, étant préréglés à l'aide de robinets facilement accessibles de la face postérieure de l'appareil, l'opérateur n'a pas à intervenir au cours du cycle de nettoyage Si ce n'est parfois, exceptionnellement pour, dans le cas d'un dialyseur à fibres ou d'un dialyseur à plaques, faire pivoter le dialyseur D autour de l'axe horizontal 15 après avoir desserré le bouton 16, pour chasser des bulles qui peuvent apparattre en partie haute du dialyseur. REVENDICATIONS 1. Appareil de nettoyage d'au moins un dialyseur pour rein artificiel, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire circuler de façon automatique et suivant un cycle préétabli, réglable, différents liquides de lavage, rinçage et stérilisation à l'intérieur des circuits affectés au "sang" et au "dialysat", respectivement du dialyseur. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des organes de support du ou des dialyseur(s) montés de manière amovible sur les parois latérales transversales de l'appareil. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les organes support sont constitués par des pinces montées à coulissement et rotation dans des manchons faisant saillie sur les parois latérales transversales de l'appareil. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de réglage de la pression des différents liquides mis en circulation au travers des circuits "sang" et "dialysat" du dialyseur. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une minuterie et un programmateur qui rendent successivement opératoires des électrovannes interposées sur des canalisations propres à être abouchées à des tubulures de liaison aux circuits "sang" et "dialysat" du dialyseur d'une part et, d'autre part, reliées à une alimentation d'eau, une réserve de liquide de lavage et une réserve de liquide de stérilisation. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les réservoirs de liquide de lavage et de liquide de stérilisation sont des cuves à au moins une paroi transparente visible sur la face antérieure de l'appareil. 7. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la canalisation reliée à l'alimentation en eau comprend deux branches sur chacune desquelles est disposé un mélangeur (du type Venturi), un conduit issu de la réserve de liquide de lavage et un conduit issu de la réserve de liquide de stérilisation aboutissant, respectivement à l'un et à l'autre mélangeurs. 8. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le programmateur divise le cycle en une phase de lavage à l'eau des circuits sang et "dialysat" du dialyseur, des phases de mise en circulation dans le circuit "dialysat" d'un liquide de lavage, avantageusement de l'eau oxygénée diluée, chacune suivie d'une phase de lavage à 11 eau des deux circuits et enfin d'une phase de mise en circulation dans lesdits deux circuits d'une solution de liquide de stérilisation, avantageusement de formol. 9. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour, le cas échéant, prolonger le cycle préétabli. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des indicateurs et/ou voyants lumineux qui traduisent, sur la face avant de l'appareil, les différentes phases du cycle en cours de déroulement.