L'invention concerne un procédé pour la fabrication de panneaux de mousse de matières plastiques difficilement combustibles. Ltisolation thermique offre dans le secteur du bâtiment un grand champ pour l'application de panneaux isolants de mousse synthétique. Ces panneaux trouvent une application pour l'isolation d'ouvrages de maçonnerie et de toits. Dans ce but, on propose des panneaux de mousse de polyuréthane, de résine phénolique et de polystyrène, mais il est indispensable que ces panneaux isolants soient difficilement inflammables. Les panneaux de mousse de polystyrène peuvent être rendus difficilement inflammables par addition d'agents ignifuges comme l'exige la DIN 4102 B1, mais ce n'est pas le cas s'il s'agit de mousse de résine phénolique ou de polyuréthane. Avec un apprêt ou une addition d'agents ignifuges tels que tris-dibromopropylphosphate, hexabromocyclododécane, chloroparaffine, trichloréthylphosphate, on ne peut pas obtenir une protection suffisante contre la combustion, et les panneaux de résine phénolique ou de polyuré- thane ne sont rangés que dans la classe "normalement inflammable" selon la DIN 4102 B2. Le but de l'invention était donc de réaliser des panneaux de mousse de polyuréthane ou de résine phénolique, qui soient assez difficilement inflammables pour mériter le classement DIN 4102 B1. Ces panneaux de mousse de polyuréthane ou de résine phénolique difficilement combustibles font l'objet de l'invention. Ces panneaux sont caractérisés en ce que les mousses sont doublées avec du papier, carton ou voile de fibres de verre, ces revêtements étant apprêtés de manière à résister à la flamme. Grâce au doublage avec des produits rendus difficilement inflammables tels que papier, carton ou voile de fibres de verre apprêtés d'une façon appropriée, on peut obtenir des panneaux de mousse de polyuréthane ou de résine phénolique ayant un comportement à la combustion correspondant à la classe B1 de la DIN 4102, pendant que les panneaux de mousse de polystyrène peuvent être classés suivant cette norme même sans un revêtement de ce genre. Cependant, il s'est avéré que les mousses de résine phénolique sont déjà par nature si difficilement inflammables qu'il suffit parfaitement d'une addition d'un agent ignifugeant au produit d'apprêt pour obtenir des panneaux suffisamment incombustibles, par contre, s'il s'agit de panneaux de mousse de polyuréthane, il faut ajouter des agents ignifugeants non seulement au revêtement mais également à la mousse de polyuréthane elle-même. Des agents de ce type sont connus, ils sont généralement constitués de composés organiques contenant des halogènes et/ou du phosphore. Pour fabriquer les panneaux de mousse de résine phénolique, ou de polyuréthane selon l'invention, on introduit la mousse, avant son durcissement, entre des bandes de papier ou de carton ou de voile de fibres de verre apprêtées de manière à résister à la combustion, ou bien on coupe de grands blocs de mousse déjà durcie en panneaux de dimension et d'épaisseur voulue et les revêt sur les faces supérieure et inférieure avec des bandes apprêtées de papier, carton ou fibre de verre. En guise de papier ou carton pour les panneaux selon l'invention, on peut utiliser du papier kraft à la soude, du papier d'emballage fait de vieux papiers et du carton-feutre fait de matières de récupération telles que la laine usagée. Pour les apprêter contre la combustion, on traite ces papiers ou cartons avec une solution aqueuse contenant du phosphate monoammonique, du phosphate diammonique, de l'urée et du bromure d'ammonium. L'application de la solution, qui contient environ 35 % de ces sels, se fait au cours de la fabrication du papier ou carton par pulvérisation, râclage ou imprégnation, puis calandrage et séchage. La concentration en sel de la solution par rapport à la quantité de solution utilisée doit être déterminée de manière que le papier prêt à être utilisé contienne sur îoe parties en poids de papier sec 1 à 6 parties, de préférence 3 parties de phosphate monoammonique, 1 à 6 parties, de préférence 3 parties de phosphate diammonique, 0,5 à 5 parties, de préférence 2 parties d'urée et 2 à 12 parties, de préférence 4 parties de bromure d'ammonium, sous forme de sels secs. Les voiles ou mattes de fibres de verre, qui peuvent également être utilisés pour la fabrication de panneaux difficilement inflammables selon l'invention, sont traités avec une dispersion aqueuse contenant de l'amidon soluble dans l'eau froide, de l'alcool polyvinylique, une résine de mélamine-formol, un polymérisat mixte de PCV-APV et du tris-(2,3-dibromopropyl)-phosphate. La dispersion aqueuse utilisée pour cette application contient en tout environ 20 % en poids de ces substances solides. La dispersion est coulée sur le voile étendu de fibre de verre, le voile imprégné est calandré et séché et le voile se solidifie pendant ce temps La concentration des substances dans la suspension par rapport à la suspension utilisée doit être déterminée de manière que le voile de fibres de verre prêt à être utilisé contienne, pour îoe parties en poids de voile sec, 15 à 30 parties de préférence 23 parties d'amidon, 15 à 30 de préférence 23 parties d'alcool polyvinylique, 5 à 12 de préférence 9 parties de résine de mélamine, 1 à 6, de préférence 3 parties de polymérisat mixte de PCV-APV et 7 à 15 de préférence ll parties de tris-(dibromopropyl)phosphate.La quantité du mélange de composants ignifuges additionnés est, en tout, de 50 à îoe % de préférence 70 % du poids des fibres de verre Pour la fabrication pratique des panneaux difficilement combustibles selon l'invention, on prépare les matières de revêtement ignifuges suivants. Exemple A On prépare une suspension aqueuse de 175 parties en poids de vieux papier et 175 parties de vieux feutre, et la coule en bandes sur un tamis. Sur la bande de carton-feutre humide, on pulvérise avant son introduction dans le séchoir à cylindres 120 parties en poids d'une solution aqueuse contenant 10,5 parties de phosphate monoammonique, 10,5.parties de phosphate diammonique, 7 parties d'urée et 14 parties de bromure d'ammonium. Puis, la bande est calandrée et séchée. On obtient un carton-feutre brut difficilement combustible ayant un poids superficiel de 392 g/m2. Exemple B Sur une matte de 180 parties en poids de fibres de verre, on coule 625 parties d'une dispersion aqueuse contenant 41,6 parties d'amidon soluble dans l'eau froide, 41,6 parties d'alcool polyvinylique, 16,6 parties de résine de mélamine-formol, 5,5 parties de polymérisat mixte de PCV-APV et 19,7 parties de tris-(dibromopropyl)-phosphate. Ensuite, la matte de fibres de verre est calandrée et séchée. La matte ainsi fabriquée présente un poids superficiel de 305 g/m2. Le tableau 1 ci-après indique le comportement à la combustion des panneaux de mousse rigide de polyuréthane qui ne sont pas apprêtés contre la combustion (exemple 1), où la mousse seulement est apprêtée (exemple 2), où le revêtement seul est apprêté (exemples 3 et 4), et où, selon l'invention, on apprête à la fois la mousse et le revêtement (exemples 5 et 6). Tableau 1 Exemple 1 2 3 4 5 6 Polyol 100 100 100 100 100 100 Polyol phosphoré 5 5 5 5 5 5 4,4-diphénylméthane diisocyanate 105 105 105 105 105 105 Amine tertiaire 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 Diméthylsiloxane 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 Trichlorofluorométhane 35 35 35 35 35 35 Tris-(dibromopropyl) phosphate - 10 - - 10 10 Carton-feutre brut selon l'exemple A sur panneau de mousse - - bon - bon Matte de fibres de verre selon exemple B sur panneau de mousse - - - bon - bon Comportement à la combustion selon DIN 4102 B3 B2 B2 B2 B1 B1 Le tableau 2 indique le comportement au feu des panneaux de mousse de résine phénolique, qui ne sont pas apprêtés contre la combustion (exemple 7), où la mousse seule est apprêtée (exemple 8) et où-le revêtement seul est apprêté (exemples 9 et 10). Tableau 2 Exemple 7 8 9 10 Résine phénolique 100 100 100 100 n-pentane 10 10 10 10 Acide phosphorique 9 9 9 9 Tris-(bromocrésyl)-phosphate - 10 - Carton-feutre brut selon exemple A sur panneau de mousse - - bon Matte de fibres de verre selon exemple B sur panneau de mousse - - - bon Comportement à la combustion selon DIN 4102 B2 B2 B1 B1 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Panneaux de mousse de polyuréthane ou de résine phénolique difficilement combustibles, caractérisés en ce que les panneaux de mousse sont doublés avec du papier, du carton ou un voile de fibres de verre et que ce revêtement est apprêté de manière à résister à la flamme. 20) Panneaux difficilement combustibles selon la revendication 1, caractérisés en ce que le papier ou le carton contient pour 100 parties en poids de substance sèche, 1 à 6 parties de phosphate monoammonique, 1 à 6 parties de phosphate diammonique, 0,5 à 5 parties dsurée et 2 à 12 parties de bromé d'ammonium, sous forme de sels secs. 30) Panneaux difficilement combustibles selon la revendication 1, caractérisés en ce que les mattes de fibres de verre contiennent par 100 parties en poids de fibres de verre sèches 15 à 30 parties d'amidon, 15 à 30 parties d'alcool polyvinylique, 5 à 12 parties de résine de mélamine-formol, 1 à 6 parties de polymérisat mixte de PCV-APV et 7 à 15 parties de tris-(2,3-bromopropyl)-phosphate. 40) Panneaux difficilement combustibles selon les revendications 1 à 3, caractérisés en ce que, de plus, la mousse de polyuréthane est préparée pour résister à la flamme de la manière connue.