La présente invention est relative à des perfectionnements à un verrou de sécurité du type comprenant un corps de verrou pouvant se fixer sur le bord d'une porte, une gâche se fixant sur l'encadrement de la porte et un pène susceptible d'être engagé dans la gâche lorsque le verrou est fermé et dégagé de la gâche lorsque le verrou est ouvert. I1 est bien connu que les cambrioleurs utilisent pour forcer ltouvertu e d'une porte fermée par un tel verrou des leviers, dits pieds de biche ou pinces Monseigneur, dont l'extrémité est insérée entre le bqrd de la porte et l'encadrement. Selon le principe du levier, les efforts d'arrachement exercés, en particulier sur la gâche sont considérables dépassant couramment la tonne. Dans ces conditions, la gâche et plus particulièrement les vis habituellement utilisées pour sa fixation sur l'encadrement cèdent étant arrachées ou cisaillées. On connaît de nombreuses mesures pour renforcerla sécurité. En particulier, on peut pourvoir toutl'encadrement l'encadrement de la porte de cornières en acier dites "anti-pince't et également blinder la porte. Toutes ces mesures sont évidemment très coûteuses, aucun n'assurant une garantie absolue, rendant simplement plus difficile l'opération di fraction. En fait, il est bien certain qu'un spécialiste utilisant les moyens adéquats forcera une porte, aussi bien soit-elle protégée, etant entendu que ce sera toujours le point le plus faible de la protection qui cedera le premier. On connaît également des systèmes d'alarme généralement de deux types, soit par détection de présence par radar, soit par détection de choc ou de déplacement relatif de deux parties du mécanisme de fermeture. On reproche habituellement au:' système de détection par radar, outre son prix très élevé, de se déclencher de façon inopportune, par exemple au passage d'un animal domestique. Le second système de détection par déplacement relatif de deux points de fermeture utilise en général un interrupteur électrique genre "microswitch" qui est monté dans un circuit alarme qui déclenche une sonnerie ou tout autre moyen d'alarme lorsque l'interrupteur est ouvert sans autorisation à la suite d'une effraction. Habituellement, un système de temporisation comprenant un boîtier à clé placé à l'intérieur du local à protéger permet à l'utilisateur lorsqutil rentre chez lui de neutraliser le système d'alarme en donnant un tour de clé au boîtier dans les quelques secondes qui suivent son entrée et qui correspondent au délai de temporisation choisi.Malheureusement, le cambrioleur expérimenté connaît le moyen de neutraliser ce système d'alarme qui devient donc inefficace s'il a pu forcer suffisamment rapidement l'ouverture de la porte et pénétrer dans le local à protéger. L'invention a pour objet un verrou de sécurité perfectionné qui, sans augmentation de dépense notable de l'installation permet d'accroitre considérablement la protection recherchée. A cet effet, un verrou de sécurité conforme à l'invention du type comprenant un corps de verrou pouvant se fixer sur le bord d'une porte, unegâche se fixant sur ltencadrement de la porte et un pène susceptible d'être engagé dans la gâche lorsque le verrou est fermé et dégagé de la gâche lorsque le verrou est ouvert, se caractérise en ce qu?il comprend en outre un mécanisme tel qu'une tringle, une chaîne, un câble ou analogue, s'engageant dans le pène, qui comporte au moins une échancrure à cet effet, lorsque le pène est avancé en position de fermeture du verrou, ledit mécanisme étant libéré du pène lorsque ce dernier est reculé en posi tion diouverture du verrou, ladite tringle, chaîne ou analogue étant fixée à une partie fixe telle que l'encadrement de la porte. De cette façon, si la porte est forcée, la gâche, qui constitue le point le plus faible de la fermeture est d'abord arrachée. Cependant, la porte ne peut être qu'entrebâillée sur la longueur de la tringle ou analogue qui reste engagée dans le pène, l'ensemble formant en quelque sorte un mécanisme entrebâilleur. Si l'on a pris soin de prévoir au niveau de la gâche un signal d'effraction, par exemple sonore à micro-interrupteur associé à la gâche, l'ar- rachement de cette dernière met en fonctionnement le signal d'alarme. Cependant, le cambrioleur n'ayant pas encore accès à l'intérieur du local dont la porte reste verrouillée en position entrebâillée, il ne peut rapidement et efficacement neutraliser le signal d'alarme et est contraint à prendre la fuite. L'invention et son mode de mise en oeuvre apparaîtront plus clairement à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 montre en vue éclatée un verrou de sécurité perfectionné conforme à l'invention monté sur une porte et son encadrement. - La figure 2 est une vue en coupe faite sensiblement au niveau du plan horizontal I-II de la figure 1 montrant le fonctionnement du mécanisme après une tentative d'effraction. - La figure 3 montre en coupe à plus grande échelle au niveau du plan III-III de la figure 2 la coopération de la tige avec le pène, - La figure 4 montre en coupe horizontale en position de fermeture de la porte un verrou perfectionné selon l'invention posé de façon quelque peu différente. On se reportera tout d'abord au mode de réalisation illustré aux figures 1 à 3. Le verrou comprend un corps de verrou 1 de type classique connu pouvant se fixer par exemple au moyen de vis 2, 3 sur le bord d'une porte 4. Le corps de verrou 1 comprend un pène 5 qui, en position de fermeture du verrou, s'engage dans une gâche 6 fixée en regard sur l'encadrement 7 de la porte par exemple au moyen de deux vis 8. Le montage décrit jusqu'ici est tout ce qutil y a de plus classique. Lorsqu'unie telle porte est forcée, c'est habituellement la gâche 6 qui constitue le point faible du verrou qui lâche, les vis 8 étant arrachées. Selon les perfectionnements de l'invention, on prévoit vers l'extrémité 5 a du pène 5 qui s'engage dans l'ouverture 9 de la gâche 6 une échancrure 10 qui dans 11 exemple illustré s'ouvre par une ouverture de section réduite 11 par rapport au diamètre de l'échancrure 10. D'autre part, on prévoit une embase 12 qui est fixée sur l'encadrement 7 de la porte à l'intérieur et sous la gâche 6. Dans exemple illustré, embase 12 est fixée sur l'encadrement par trois vis 13. Cette embase est solidaire d'une tige formée dans l'exemple illustré de deux parties 14, 15 articulées entre elles par une goupille 16, toutes ces pièces étant avantageusement formées en acier trempé à haute résistance. En outre, la partie de la tige 14 présente au-dessus de l'em- base 12 une partie de section rétrécie 14 a normalement cachée sous la gâche 6 et dont la section permet, lorsque l'extrémité Sa du pène 5- est poussée dans la gâche 6 d'amener l'échancrure lOdu pène autour de la tige 14, la partie de sectionrétrécie 14a pouvant passer par l'ouverture de section réduite 11 du pène. Pour oermettre le passage de la tige 14, 1 5 à travers la gâche 6, celle-ci' est percée d'un trou supplémentaire 17. Un bouchon fileté 18 qui se visse sur l'extr'.rrité filetée 15 2 de la tige 15 vient parfaire le montage, après qu'on ait pris soin d'utiliser une colle à filets empêchant tout dévissage ultérieur du bouchon 18. Le fonctionnement du verrou se déduit de la description qui précède . Si la porte est forcée, le verrou étant fermé on suppose que c'est la gâche 6 qui constitue le point faible de la fermeture qui est arrachée de l'encadrement 7. La porte 4 est alors poussée et son mouvement d'ouverture est limité par la longueur des tiges 14, 15 qui coulissent à l'intérieur de l'échancrure 10 de l'extré- mité 5 a du pène (figure 2). Dans cette position, le corps de verrou 1 forme avec les tiges 14, 15 et embase 12 un entrebâilleur qui empêche au cambrioleur de s'introduire dans le local. Cependant, l'effraction qui a entraîné l'arrachement de la gâche 6 a déclenché tout système d'alarme par contact, en soi connu, associé à l'ensemble.Le cambrioleur ne pouvant pénétrer dans le local, ne peut neutraliser rapidement-ce signal d'alarme et stenfuit. Le verrou perfectionné décrit sera d'autant plus efficace que l'on sera assuré que c'est la gâche 6 du verrou qui cèdera la première, le corps du verrou et l'embase 12 devant par contre résister. A cet effet, on prévoira avantageusement, comme illustré à la figure 4 de monter, sur la face de la porte 4 b opposée à celle 4a qui reçoit le corps du verrou-une contreplaque en acier ou analogue 20, le corps du verrou pouvant alors être fixé par exemple par des boulons 21 à tête ronde et des écrous indesserrables 22 côté intérieur de la porte. De la même façon, l'embase 12 est avantageusement fixée sur le chambranle, ou comme dans l'exemple illustré sur un deuxième battant 24 de la porte avec prévision d'une contreplaque en acier ou analogue 25, que traversent des boulons 26 sur lesquels se vissent des écrous indesserrables 27, côté intérieur du local. En 28, on aperçoit le couvre-joint qui peut êtrefixé par exemple par des vis 29 sur le battant 24. La gâche 6 sera fixée de la façon habituelle sur le battant 24, par exemple par des vis 8. En position habituelle d'utilisation, la tige 15 pourra être rabattue à 900, comme on le voit à la figure 4 contre la gâche 6 ce qui évite au mécanisme de dépasser trop en saillie au-delà de la gâche. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation illustrés et décrits qui ntont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, les tiges articulées 14 ou 15 peuvent.être remplacées par un câble ou encore par une chaîne de section, de longueur, de résistance appropriées. L'important est que la porte, une fois que la gâche a été arrachée et que cet arrachement a déclenché un signal d'alarme intégré, ne puisse être ouverte au-delà d'un léger entrebaîllement interdisant pendant un laps de temps suffisant au cambrioleur, de pénétrer dans le local et de neutraliser le signal d'alarme. Egalement, la fixation du corps du verrou 1 et de l'embase 72 peuvent être obtenues au moyen de vis se vissant d'une façon connue dans des tubes en acier traversant les contreplaques 20, 25 eu soudés à elles. Selon une autre variante, le barillet 30 du corps du verrou peut être fileté extérieurement et venir se visser dans un fût métallique (non représenté) soudé à la contreplaque 20 et traver sant ltépaisseur de la porte. Ainsi, o-n est assuré d'une bonne résistance à la tenue du corps du verrou 1 et de l'embase 12 qui doivent rester les points forts du dispositif. REVENDICATIONS 1. Verrou de sécurité du type comprenant un corps de verrou pouvant se fixer sur le bord d'une porte, une gâche se fixant sur l'en- cadrement de la porte ou sur un second battant de la porte, et un pène susceptible d'être engagé dans la gâche lorsque le verrou est fermé et dégagé de la gâche lorsque le verrou est ouvert, ledit verrou étant caractérisé en ce qu'il comprend en outre un mécanisme tel qu'unie tringle,une chante, un câble ou analogue s'engageant dans le pène, qui comporte au moins une échancrure à cet effet lorsque le. pène est avancé en position de fermeture du verrou, ledit mécanisme étant libéré du pène lorsque ce dernier est reculé en position d'ouverture du verrou, ladite tringle ou analogue étant fixée à une partie fixe, telle que l'encadrement de la porte.2. Verrou de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tige ou analogue est fixée à ladite partie fixe, telle que ltencadrement de la porte, par le moyen d'une embase qui y est solidement ancrée. 3. Verrou selon la revendicatipn 2, caractérisé en ce que ladite embase est fixée à l'intérieur de la gâche. 4. Verrou selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite tige ou analogue présente dans sa partie venant en regard du pène, lorsque la porte est fermée, une partie de section rétrécie ou formée en méplat sur laquelle est susceptible de s'engager une ouverture de section réduite de ladite échancrure, le reste de la tige pouvant coulisser dans ladite échancrure mais étant de section trop importante pour passer dans ladite ouverture de section réduite. 5. Verrou selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite tige est formée en deux parties articulées à l'extérieur de la gâche et à faible distance au-dessus d'elle. 6. Verrou selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'unie contreplaque en acier ou analogue est prévue pour la fixation de l'embase sur la face de l'encadrement opposée à celle qui reçoit ladite embase. 7.Verrou selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'unie contreplaque en acier o-u analogue est prévue sur la face de la porte opposée à celle qui reçoit le corps du verrou et dans laquelle viennent s'ancrer des goujons ou des têtes de boulons qui traversent la porte et le corps du verrou qui est fixé sur lesdits boulons ou goujons au moyen d'écrous ou analogues. 8. Verrou selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le barillet du corps du verrou est fileté et se visse dans un fût taraud solidaire d'une contreplaque métallique qui est prévue sur la face extérieure de la porte opposée à celle qui reçoit ledit corps de verrou.