-ï- 2102372 la présente invention concerne un procédé et des moyens pour séparer des objets fragiles de petites dimensions. L'évolution dont a été l'objet l'industrie électronique, ces dernières années, a conduit à une réduction spectaculaire de 5 la taille des composants par suite du remplacement des tubes thermoioniques par les transistors. Après ce bond en avant dans la miniaturisation, la fabrication des circuits intégrés, qui comportent un certain nombre de composants électroniques remplissant des fonctions diverses formés sur un support unique, a pro-10 gressé, à partir des procédés qui consistent à former chaque circuit individuellement, pour aboutir aux procédés qui consistent à réaliser simultanément tin grand nombre de tels circuits, qui peuvent être identiques ou non, selon une technique voisine de celle utilisée pour la fabrication des feuilles de timbres pos-15 te, technique dans laquelle on imprime la feuille puis on la perfore de façon à permettre de détacher les timbres individuels. Naturellement, la production simultanée puis la séparation d'une série de circuits intégrés est réalisée à une échelle beaucoup plus petite. 20 D'une façon générale, les éléments unitaires comportant les circuits appelés ci-après "blocs" sont formés sur une feuille de matière cassante de préférence semi-conductrice ou comportant un revêtement semi-conducteur appelé ci-après "pastille*? et les "blocs" individuels sont définis par des lignes de rupture tra-25 cées au trusquin ou formés d'une autre façon dans la "pastille", les blocs individuels sont détachés de la configuration de la pastille, en fracturant celle-ci selon les lignes de rupture qui définissent les blocs, lesquelles sont de préférence tracées au moyen d'un diamant, le plus souvent le fractionnement est réa-30 lise en passant une roulette sur la surface de la pastille. Dans cette opération, chacun des blocs détachés a tendance à rester contigu aux blocs Voisins, l'extraction ou le tri des blocs qui se trouvent dans cet état doit être effectué avec le plus grand soin car, autrement, certains blocs seraient retournés, d'autres 35 auraient leur orientation modifiée, d'autres seraient perdus. D'une façon générale, les pastilles utilisées sont circulaires, et après le fractionnement, les fragments qui ont des bords courbes (c'est-à-dire ceux qui ont été formés par les lignes de rup- à 71 30218 -2- 2102372 ture au voisinage de la périphérie de la pastille) sont mis au rebut. Dans le cas où l'opération d'extraction ou de tri a pour effet cte modifier l'organisation des fragments résultant du fractionnement de la pastille, il apparaît évident que la sépara-5 tion des blocs et des fragments à mettre au rebut est rendue plus difficile. En outre, lorsque des circuits différents sont formés sur des blocs individuels de la même pastille, la désorganisation de l'arrangement dès blocs rend la localisation et la séparation des blocs comportant un circuit particulier plus dif-^0 ficile. Cè problème est rendu particulièrement délicat du fait de la taille minuscule des blocs individuels, plusieurs centaines ou milliers de blocs individuels étant formés à partir d'une pastille unique d'un diamètre de 5 à 8 centimètres. On a, dans le passé, proposé de pallier l'inconvénient pré-^5 cité en pressant la pastille, sur laquelle les blocs ont ou non été au préalable délimités par traçage au trusquin, sur un disque constitué par un film plastique chauffé. Si nécessaire, les blocs sont alors délimités par traçage sur la pastille et, en tout cas, on passe la roulette pour fracturer la pastille selon les lignes 20 cle rupture définissant les blocs individuels. Le film est alors saisi sur ses bords et placé sur un piston chauffant qui, lorsqu'on le soulève, tend le'film de sorte que les blocs sonb séparés les uns des autres. Le film peut être fixé au piston et la pastille fragmentée transportée sur le piston recouvert do. film jusqu'au poste suivant de la fabrication. Ce procédé présente l'inconvénient d'exiger un appareillage onéreux; en outre le piston et le mécanisme de saisie du film ne sont plus disponibles pour un nouvel emploi tant que les blocs portés par le film tendu n'ont pas été transférés à l'étape suivante du processus de fa-30 brication. De plus, le mécanisme de saisie du film est volumineux et difficile à stocker. La présente invention a pour objet un procédé et des moyens qui permettent d'éviter cet inconvénient. Selon la présente invention, un procédé et des moyens sont prévus pour séparer les 35 blocs les uns des autres; le procédé consiste à appliquer un ensemble de blocs, comportant entre eux des interstices, sur la surface d'un élément en matière plastique expansible sous forme de mousse et à procédé à l'expansion de la mousse, de sorte que 71 30218 -3- 2102372 la surface dudit élément s'accroît et que les interstices entre les "blocs s'accroissent également de sorte qu'on peut ensuite les saisir facilement.. Selon une variante de l'invention, on peut appliquer, sur la surface de l'élément en matière plastique ex-5 pansible, une pastille qui présente des lignes de rupture définissant des blocs puis on fracture la pastille selon les lignes de rupture de façon à obtenir un ensemble de blocs séparés par des interstices et l'on procède ensuite à l'expansion de l'élément comme indiqué ci-dessus. Inversement, on peut tracer les li-10 gnes de séparation des blocs après avoir placé la pastille sur l'élément expansible. la présente invention a donc pour objet un procédé pour séparer une série d'objets contigus ou pour fractionner un objet unique selon une série de lignes de plus faible résistance carac-térisé en ce qu'il consiste à placer lesdits- objets ou ledit objet sur la surface d'un élément en matière plastique expansible sous forme de mousse, à procéder à l'expansion de la mousse de façon à provoquer un accroissement de la surface de l'élément et à former ou élargir des espaces de séparation entre lesdits ob-20 jets, ou à fractionner l'objet unique selon ses lignes de plus faible résistance. L'invention est particulièrement appropriée aux cas dans lesquels la série d'objets consiste en un ensemble de blocs séparés par des interstices qui sont élargis par l'expansion de la surfa-25 ce de l'élément. On doit rappeler que la largeur initiale des interstices peut être si faible qu'on peut la considérer comme nulle d'un point de vue pratique» L'ensemble des blocs peut être obtenu en fracturant une pastille selon des lignes de rupture préalablement formées qui définissent les blocs. La pastille peut 30 Stre une pastille sur laquelle les lignes de rupture ont été tracées au trusquin. Selon une variante, les lignes de rupture peuvent avoir été tracées sur la pastille mais non fracturées de sorte que la pastille reste un objet unique comportant des lignes de plus faible résistance. Lorsque la pastille est fracturée, elle-peut l'être soit avant soit après avoir été placée sur la surface de l'élément . De préférence, l'élément est en une matière polymère à liai 71 30218 -4- 2102372 son transversale. Dans certains modes de réalisation, le polymère peut être collant à la température ambiante et le rester lorsqu'il est chauffé. Dans d'autres modes de réalisation, le polymère peut être choisi tel qu'il devient collant seulement ^ lorsqu'il est chauffé de sorte que les "blocs adhèrent temporairement à la surface au moment où ils sont en cours de séparation par suite de l'expansion. De préférence, le polymère libère et relâche les blocs lorsqu'on le laisse se refroidir à la température ambiante de façon à faciliter leur extraction. Pour parve-1° nir à ce résultat, on peut par exemple appliquer sur la surface un agent de démoulage aux silicônes ou de l'oxyde de polyéthy-lène. Dans ce dernier cas, de l'eau, du trichloréthylène ou un autre solvant est ultérieurement appliqué pour amollir le revêtement d'oxyde de polyéthylène. 15 L'invention a également pour objet des moyens pour séparer une série d'objets contigus ou pour fractionner en blocs séparés un objet unique caractérisés en ce qu'ils comprennent un élément expansible sous forme de mousse sur lequel le ou les objets sont placés. 20 D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple, et à l'examen du dessin joint dans lequel : - la figure 1 est une vue en plan d'un élément en matière plastique expansible en mousee sur lequel est appliquée une 25 pastille dans laquelle des lignes de rupture définissent des blocs individuels ont été tracées ; - la figure 2 est une vue en plan de l'élément de la figure 1 après expansion de la mousse. Si l'on se reporte maintenant au dessin, et plus particu-lièrement à la figure 1, on y voit représenté un élément en matière plastique expansible sous forme de mousse, désigné dans son ensemble par la référence 10 et comportant une surface supérieure 12 sur laquelle est appliquée une pastille 14 dans laquelle ont été tracés au trusquin des lignes de ruptu-^ re 18 qui définissent une série de blocs 16. Une roulette (non représentée) peut être passée manuellement ou de toute autre façon sur la surface de la pastille 14, ce qui a pour effet de fracturer la pastille selon ligne de rupture et de détacher 71 30218 -5- 2102372 les blocs individuels les uns des autres de sorte qu'ils sont séparés par des interstices. Après que la pastille a été fracturée chaque bloc est laissé dans sa position d'origine de sorte que la pastille fracturée ressemble dans son ensemble à celle 5 représentée sur la figure 1 si ce n'est que les lignes de rupture 18 sont devenues des interstices entre les blocs individuels. La figure 2 représente l'élément de la figure 1 après expansion, (obtenue par exemple par chauffage) de l'élément plas-10 tique 10 expansible en mousse pour constituer un élément en mousse expansée désignée dans son ensemble par la référence 10a. Comme on peut le constater, la surface 12 s'est accrue pour former la surface 12a, le centre de chaque bloc conservant sensiblement la même position relative, à l'échelle de la nouvelle 15 surface. Cependant étant donné que les blocs 16 ne sont pas soumis à l'expansion, les bords des blocs voisins ne sont plus contigus mais les interstices se sont élargis, de préférence d'une façon essentiellement uniforme, de sorte que les blocs tout en conservant leur organisation d'origine peuvent être fa-20 cilement retirés de la surface 12apar exemple en utilisant des pinces, un suçoir, etc.. Généralement, les fragments dont un ou plusieurs des bords ne sont pas rectilignes sont mis au rebut, et l'on voit facilement à l'examen de la figure 2, que les blocs détachés conservant leur organisation d'origine sur l'élé-25 ment expansé, la séparation dès blocs et la mise au rebut des fragments est facilitée. Si deux blocs quelconques ne sont pas correctement détachés par les opérations de trusquinage et de fracture, un tel état est facile à déceler à ce stade opératoire. 30 Naturellement,il n'est pas nécessaire que la pastille sur laquelle des lignes de rupture ont été tracées soit fracturée seulement après avoir été placée sur l'élément matière plastique expansible. On peut, par exemple, selon, une variante, maintenir la pastille appliquée contre un support p: /xsoire poreux ou 35 perforé, par succion, pendant que la pastille est fracturée, puis'transférer sans encombre la pastille sur l'élément en matière plastique expansible, simplement en retournant- le support provisoire au-dessus de l'élément expansible puis en coupant le S 71 30218 -b 2102372 vide de sorte que la pastille fracturée est libérée sur l'élément expansible. Dans le cas où les blocs individuels comportent des circuits d'un seul côté, il peut être préférable de s'assurer que le cêté sur lequel le circuit a été formé ne soit 5 pas celui qui est en contact avec l'élément expansible, en particulier dams le cas où un adhésif léger est utilisé pour faire adhérer temporairement les blocs à l'élément expansible, ou lorsque l'élément est en une matière polymère collant à la température où l'on opère. 10 Pour un certain nombre de raisons, il est préférable que la pastille sur laquelle des lignes ae rupture ont été tracées, ou l'ensemble de blocs détachés résultant de la fracture de la pastille, adhère temporairement à l'élément expansible. Par exemple, lorsqu'une pastille sur laquelle des lignes de rupture 15 ont été tracées est fracturée après avoir été placée sur l'élément, cetteaadhérence temporaire empêche que la roulette accroche ou modifie l'organisation des blocs détachés. 11 est plus facile de passer la roulette à la température ambiante, bien que ceci ne soit pas nécessaire, de sox-te qu'il est préférable 20 que la pastille et les blocs détachés résultant de la fracture de la pastille adJaèrent temporairement à la surface de l'élément expansible, à la température ambiante. Ceci peut être facilement obtenu en utilisant un élément expansible en un polymère qui est collant à la température ambiante; l'emploi d'un élément collant 25 à la température ambiante présente l'avantage supplémentaire que l'élément expansé peut être manipulé sans risque de déloger prématurément de l'élément, les blocs détachés les uns des autres. Naturellement, au lieu de prévoir que l'élément expansible est en un polymère collant une adhérence temporaire peut être obte-30 nue simplement en appliquant à la surface de l'élément expansible une mince revêtement d'un adhésif convenable, tel que la cire appliquée à chaud, ou en revêtant d'une façon quelconque l'élément pour qu'il devienne collant à la température désirée. Alternativement, ou en addition, l'élément peut être réalisé ou yj traité pour assurer une adhérence temppraire de l'ensemble des blocs formés par la fracture de la pastille, aux températures élevées jusqu'à et y compris la température à laquelle l'expansion se produit. Ainsi, par exemple, l'élément peut être réalisé 71 30218 -7- 2102372 en un polymère qui devient collant aux températures comprises entre la température ambiante et la température d'expansion de sorte que, lors de l'expansion, les blocs détachés sont entraînés par la surface du polymère en expansion et ainsi écartés des blocs voisins. Naturellement, le faible poids des blocs individuels garantit en général que ce déplacement se produit lors de l'expansion dans tous les cas. ïelle qu'elle est employée ici l'expression "adhérence temporaire" signifie une adhérence des blocs à la surface de l'élément plastique sur laquelle ils sont disposés, suffisante pour résister à un accrochage ou une désorganisation par la roulette et pour résister à un glissement ou un dérangement par rapport à l'élément sur lequel ils sont disposés lorsque ledit élément est incliné suivant un angle important, tout en permettant cependant une extraction facile des blocs par les techniques de succion ou au moyen de pinces. Dans chaque cas particulier, la température optimale d'expansion est choisie en tenant compte de la résistance à la température des divers composants du système, de la température d'activation de l'agent moussant particulier choisi, de la quantité de cet agent incorporée dans l'élément expansible et du degré d'adhérence désiré de la surface plastique, etc... D'une façon générale, les températures d'xexpansion peuvent être comprises entre 30°C environ et 350°C environ et sont de préférence comprises entre V5°C et 250°Cenviron. Par rapport à un film, l'élément composant la surface expansible est de préférence de forme monolithique et se présente par exemple sous forme d'un bloc rectangulaire pour faciliter les manipulations, l'élément expansible est, naturellement, constitué pour sa plus grande partie d'une matière plastique et contient une faible proportion d'un agent moussant convenable, de préférence activé par la chaleur. On peut mentionner comme agents moussants convenables pour être utilisés dans la présente invention les agents moussants suivants : 1. -Agents moussants organiques A. Azoïques 1. azo-bisformamide (azodicarbonamide) 2. azo-bis-isobutyronitrile 3. diazo-aminobenzène 71 3021ô -8- 2102372 4. azodicarboxylate de baryum (également d'autres sels de métal, par exemple de sodium). B. Composés N-nitroso 1. H, N-diméthyl-jN, N-dinitro so téréphtalamide 5 2. lî, îT-dini.tro sopentaméthylène tétramine. G. Hydrazides de l'acide sulfonique 1. benzène sulfonyl hydrazide 2. toluène-(4)-sulfonyl hydrazide 3. benzène-1,3-disulfonyl hydrazide 10 4. diphénylsulfon-3,3-disulfonyl hydrazide >. 4,4-oxybis (benzène sulfonylhydrazide) 6. sulfonyl hydrazide y. bis-benzène sulfonyl hydrazide D. Semicarbazides de l'acide sulfonique 15 1. 4,4-oxybis (benzène sulfonyl semicarbazide) 2. p-toluène sulfonyl semicarbazide. E. Divers trihydrazino-sym. -triazine. 2. Agents moussants inorganiques 20 1* bicarbonate de soude avec ou sans agents d'activation 2. borohydrure de sodium 3» hydrazine avec des agents oxydants 3» Agents moussants physiques (dessous dans la matière) 1. pentane 25 2. néopentane 3. hexane 4. isoh exanes 5. heptane b. isoheptanes 30 7. benzène 8. toluène 9. chlorure de méthyle 10. chlorure de méthylène 11. trichloré thylène 3> 12. dichloréthane 13.- dichlorotétrafluoroéthane 14. trichlorofluorométhane 15* trichlorotrifluoroéthane 11 3Ô21Ô 2102372 16. dichlorodifluoro méthane 1y. azote 18. gaz carbonique 19. air 5 lies spécialistes pourront sans difficulté déterminer les proportions optimales des agents moussants en fonction du degré d'expansion désiré. D'une façon générale, on prévoit une proportion d'agents moussants telle que l'on obtienne une expansion dans une gamme allant de 1,2 X à environ 3 2, sur la base de la •10 longueur et de la largeur de l'élément plastique non expansé. Les pastilles utilisées sont cassantes et de préférence en une matière semi-conductrice ou revêtue d'une couche de matière semi-conductrice telle que le silicium par exemple, qui est la matière préférée. Les arséniures de gallium et de germanium -15 conviennent également pour les pastilles. Naturellement, une série de pastilles peuvent être appliquées sur un unique élément en matière plastique expansible soit, après la fracture des pastilles soit avant le tracé des lignes de rupture sur celles-ci. 20 En principe, n'importe quel polymère susceptible de s'ex- panser sous l'action d'agents moussants peut être employé pour la mise en oeuvre de la présente invention. Cependant, comme mentionné ci-dessus, on préfère les matières qui deviennent légèrement collantes aux températures élevées mises en oeuvre dans 25 l'invention. A titre d'exemple de matières préférées, on peut citer les copûlymères d'éthylène aveG d'autres monomères non saturés tels que l'acétate de vinyle et l'.acrylate d'éthyle. Généralement, dans de tels copolymères, l'éthylène prédomine tandis 30 que l'autre comonomère est présent dans des proportions allant de 1 % à 25 % en poids. On peut citer comme .autre polymères convenables le polyéthylène, le chlorure de polyvinyle, les ionomè-res (par exemple le produit vendu sous la dénomination SUELÏNS une marque de la Société E.I. Dupont de Nemourp et C° désignant ses matières à base d'acide acrylique-éthylèns et le polyuré-35 thane. ' Le polymère peut être, et est avantageusement, à liaison transversale. La méthode préférée pour.l'obtention des liaisons transversales est le procédé par irradiation (étant donné que ce 71 30218 -10- 2102372 procédé peut être mis en oeuvre à la température ambiante et qtfil y a peu de risque d'une expansion prématurée de la mousse) bien que des moyens chimiques tels que des peroxydes puissent être employés aux mêmes fins» Deux avantages importants sont ob-5 tenus en utilisant une liaison transversale judicieuse. Jiin premier lieu, le polymère est rendu résistant à la fusion à la température mise en oeuvre pendant le processus d'expansion et l'élément se dilate d'une façon plus facile à prévoir sans qu'on soxt obligé d'utiliser un moule; en deuxième lieu, la liaison 10 transversale assure que, lors de la formation de la mousse, la surface de l'élément sur laquelle les blocs sont disposés, reste continue et intégrale, en d'autres tenues les cellules formées par l'expansion de la mousse ne percent pas la surface et n'y forment pas de grains. Le risque qu'une telle texturation, 15 due à la pénétration en surface des cellules de mousse, modifie l'orientation des blocs qui sont disposés sur l'élément, est réduit. Le degré de liaison transversale atteint doit être inférieur à celui qui aurait pour effet une réduction significative de l'expansion lors de la formation de la mousse. ïia général, 20 une liaison transversale correspondant à une dose d'irradiation pouvant aller jusqu'à environ 10 Mrad, ou dans le cas d'une liaison transversale obtenue au moyen d'un agent chimique suffisante pour donner une teneur en gel qui ne dépasse pas 90 % environ est convenable. 25 Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention : KOJfPLh1 1 La composition suivante a été mélangée et mise en forme de plaquette à 120°C. 30 Parties en poids Acétate d'éthylène-vinyle (copolymère) (18 % d'acétate de vinyle) 100 Stéarate de zinc 0,5 Bioxyde de silicium (Cab-o-sil) 1,0 35 Azodicarbonamide _ 5»0 La plaquette, d'une épaisseur de 2,54 mm, a été irradiée de chaque côté à une dose de 5 Mrad pour obtenir une liaison transversale. Une pastille de silicium de 50 mm de diamètre sur 71 3Ô21Ô -11- 2102372 15 laquelle des lignes de rupture avaient été tracées, puis qui avait été fracturée au préalable selon ces lignes, a été placée sur la surface de la plaquette qui a ensuite été transférée dans un four à 200°G. La plaquette a été retirée du four après 5 mi-^ nutes environ» Le diamètre de la pastille avait été porté à 75 mm environ et chaque bloc étant séparé du bloc voisin, tous les blocs ayant conservé leurs dispositions et orientations re-lativès initiales» La plaquette ns'était expansée en épaisseur pour atteindre environ 2,8 mm. 10 i&cemple 2 Le mélange suivant a été effectué : Parties en poids Acrylate d'éthylène-éthyle (copolymère) 100 Bésine Agerite D 0,1 Histron à l'état de vapeur 30,0 Bioxyde de titane 5*0 Pigment 2,0 4-,4-oxy-bis (benzènesulfonyl hydrozide) 10,0 La résine Agerite D est une trihydroquinoléine polymérisée anti-oxydante. "Mistron" est une marque désignant des silicates de magnésium. Le copolymère contenait environ 18 % d'acrylate d'éthyle et avait un index de fusion de 5 à 7. La composition a été mélangée, moulée sous pression, irra-^ diée à une dose de 10 Mrad de chaque côté, et expansée à 175°0 pendant 10 minutes. Le pourcentage d'expansion linéaires a été d'environ 50 %. Avec des formules similaires, différant seulement dans la proportion d'agent moussant, des pourcentages d'expansion linéaires de 10 % à 50 % ont été obtenus lorsque respectivement 1 à 10 parties d'agent moussant ont été utilisées. La composition peut être également extrudée et débitée pour constituer un stock de plaquettes. 20 30 71 30216 -12- 2102372 10 R.t;V INDICATIONS 1.- Un procédé pour séparer une pluralité d'objets contigus ou fractionner un objet unique en une pluralité d'objets en le fracturant selon une pluralité de lignes de plus faible résis- 5 tance caractérisé en ce qu'il consiste à placer le ou les objets sur la surface d'un élément en matière plastique expansible en mousse et à provoquer l'expansion de l'élément de sorte que les espaces entre les objets sont formés ou élargis ou que l'objet unique est fracturé selon ses lignes dè plus faible résistance. 2.- .Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pluralité d'objets est constitué par un ensemble de blocs séparés les uns des autres par des interstices, les interstices étant élargis par l'expansion de la surface.- 3»- Procédé selon la revendication 2j -caractérisé en ce que l'ensemble de blocs est constitue par Une/pastillé'' fracturée, selon des lignes de rupture définissant lès-blocs, pour former les interstices» . • v ; f-t 4.- Procédé selon la revendication 3y-caractérisé en ce que 20 la pastille est une pastille de silicium-sur laquelle les lignes de rupture ont été tracées avant qu'elle ne soit fracturée» 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'objet unique est constitué par une pastille sur laquelle ont été tracées des lignes de plus faible résistance. 25 6.- Procédé selon l'une des revendications 2 à 5, caracté risé en ce que le ou les objets adhèrent temporairement à la surface de l'élément. 7.- Procédé selon l'une des revendications 2 à fa, caractérisé en ce que l'élément est en une matière polymère à liaison 30 transversale. 8.- Procédé selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que la surface de l'élément est collante à la température ambiante. 9.- Procédé selon l'une des revendications 2 à 7, caracté-35 risé en ce que la surface de l'élément n'est pas collante à la température ambiante et le devient à la température d'expansion. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser l'élément précité sous forme d'une plar- COPY 71 30218 -13- 2102372 quette d'une composition comportant pour 100 parties en poids de polymère 1 à 10 parties en poids d'un agent moussant, à soumettre la plaquette à une irradiation pouvant aller jusqu'à une dose de 10 Mrad, à poser ensuite sur la plaquette une pastille 5 sur laquelle des lignes de rupture ont été tracées puis fracturées, et à transférer la plaquette dans Tin four pendant une période de temps déterminée à. une température.comprise entre 30°C et 3i?0°C pour provoquer une expansion. 11.- Des moyens pour espacer des "blocs contigus caractéri-10 sés en ce qu'ils comprennent un élément en matière plastique expansible en mousse sur la surface duquel adhère temporairement une pastille comportant des lignes de rupture qui définissent lesdits blocs. 12.- Des moyens pour espacer des blocs contigus caractéri-15 sés en ce qu'ils comprennent un élément en matière plastique expansible en mousse sur la surface duquel adhère temporairement une pastille fracturée selon des lignes de ruptures qu'elle comporte de façon à former un ensemble de blocs séparés par des interstices. COPY