La présente invention se rapporte a un procéda perfectionné pour pratiquer les cathétérismes veineux, par exemple pour des prérevements de sang, des injections et perfusions intraveineuses. Plus précisément, l'invention concerne un procédé pour pratiquer les cathétérismes veineux, dans lequel on utilise une substance cholestérique énantiotrope en phase liquide cristalline pour situer la veine. L'invention comprend également une composition contenant une matiere cholestérique énantiotrope en phase liquide cristalline et des colorants solubles dans lthusle, composition qu'on utilise dans le procédé mentionné ci-dessus3 et également dans d'autres applications. Les procédés classiques pour pratiquer les cathétérismes veineux ou les saignées ont des inconvénients qui affectent le patient a des degrés variés. La pénurie croissante de personnel qualifié et son remplacement partiel par des opérateurs dont l'expérience se limite A des prélèvements de sang font qu'on rencontre des difficultés croissantes pour les cathétérismes veineux destinésauxprél#vementsde sang a l'intérieur et å l'extérieur de ltorganisme, aux prélevementsde sang pour conservation et a des thérapeutiques intraveineuses.Lorsque les veines sont bien visibles et/ou palpables, les difficultés sont moins grandes, mais il arrive fréquem ment que. les veines ne soient pas bien visibles ni palpables et, lorsqu'elles sont palpables mais pas visibles, il peut être difficile de trouver l'endroit le plus approprié a l'introduction de l'aiguille. Le manque de visibilité3 tême apres application d'un garrot, fait que l'opérateur n'atteint pas la veine avec ltaiguille, qu'il doit alors rechercher la veine avec l'aiguille ou procéder. a des piqûres multiples qui sont pénibles pour le patient.Dans certaines opérations, par exemple la pyélographie intraveineuse, dans laquelle on injecta dans la veine un produit assurant le contraste par opacité aux rayons X, une injection incorrecte peut provoquer des atteintes sous-cutanées. Lorsque l'état d'un patient exige des prelevements de sang fréquents au cours d'une longue hospitalisation ou d'examens de longues durées, on se heurte a des problèmes et des cathétérismes répétés au même endroit provoquent des meurtrissures, des oedèmes, des phlébites, des nécroses etlou des scléroses de la veine et des tissus environnants. Les veines deviennent alors moins bien visibles et palpables, la circulation veineuse est réduite et l'aiguille ne pénetre plus facilement dans les tissus nécrosés ou sclérosés.Dans de telles circonstances et également lorsque l'état du patient exige des administrations intraveineuses répétées en raison de la longueur des soins ou de complications, il peut etre nécessaire de rechercher de nouveaux endroits d'injection qui sont souvent difficiles a trouver. Il existe donc un besoin en un procédé rapide et sur pour situer les veines des patients a l'hdpital, en clinique et en laboratosre, avant prélèvement de sang ou injection ou perfusion intraveineuse. Il serait tout a fait souhaitable de disposer dTun procédé de cathétérisme permettant de remédier aux difficultés antérieures et indiquant le meilleur endroit de la veine et la bonne direction pour l'introduction de l'aiguille et meme pour tirer des renseignements relatifs a la profondeur de la veine et d la circulation dans cette veine. Les substances cholestériques en phase cristalline liquide qu'on appelle également cristaux liquides cholestériques sont décrites avec leur technologie et leurs applications dans un ouvrage de Peter L. Carroîl intitulé "Cholesteric Liquid Crystals" > juin 1973 (Ovum Ltd, Londrès). Ces substances que, pour des raions de simplicité, on désignera souvent ci-après sous le simple nom de "cristaux liquides" constituent une classe de composés qui passent, dans certaines limites de température, dans une mésophase cholestérique. La mésophase cholestérique est un état de la matière intermédiaire par l'ordre moléculaire entre l'état de solide cristallisé et l'état de liquide isotrope.En général, a l'état solide et a l'état de liquide isotrope, ces substances sont incolores et prennent la coloration de leur support ou des matières absorbant la lumière quton leur a ajoutées. Lorsque les cristaux liquides sont en mésophase cholestérique et qu'on les éclaire par de la lumière blanche ordinaire, cette lumière se sépare essentiellement en deux composants, dont l'un est transmis et dont l'autre est réfléchi ou diffracté. La lumière diffractée donne a la substance un aspect irisé qui dépend de la nature de la substance, de la température et de l'angle d'incidence de la lumière. Parmi les brevets antérieurs traitant de compositions cholestériques en cristaux liquides qui subissent un changement de couleur à la chaleur ou qui sont sensibles a la température et de leur utilisation dans des applications dans lesquelles on doit mesurer une température ou dresser un diagramme de température, on citera les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 114 836, 3 441 513 et 3 533 399. Ce dernier brevet traite de la formation de figures visibles correspondant aux variations de température de la peau chez les humains.Il existe déjà des publications relatives a l'application de la thermographie par cristaux liquides a l'examen de l'organisme; ainsi, un article de Davison, Ewing, Fergason, Chapman, Can et Voorhis, "Detection of Breast Cancer by Liquid Crystal Thermography, Cancer, volume 29, n 5, page 1123, mai 1972 et un article de Davison, Ewing, Sayat, Mulla et Fergason, "Liquid Crystal Thermographic Placental Location't, Obstetrics and Gyneoology, volume 42, no 4, page 574, octobre 1973. Pour améliorer le constante de couleur, on applique couramment les cristaux liquides sur une substance absorbante formant un fond, en particulier un fond noir, qui sert à absorber la lumière transmise. On peut également mélanger avec les cristaux liquides une substance absorbante en particules, en général noire, qui absorbe la lumière transmise sans interférer dans une mesure excessive avec l'intengite de la lumière diffractée. On a également proposé d'incorporer dans les compositions de cristaux liquides des colorants noirs ou autres. L'incorporation. de colorants est décrite dans l'ouvrage de Garroll mentionné ci-dessus, en particulier aux pages 102 et 197, et dans les brevets mentionnés dans cet ouvrage, a savoir les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 647 279 et 3 666 947, le brevet allemand n0 2 012 493 et également les brevets des Etats-Unis d'hmerique n0 3 627 699 et 3 656 909. Les compositions en cristaux liquides dans lesquelles on a incorpore des pigments noirs ou des colorants noirs solubles a l'huile permettent d'obtenir le fond noir nécessaire pour observer la coloration des cristaux liquides. Toutefois, l'intensité de coloration diminue à llutilisation, de sorte qu'on les ajoute dans des proportions suffisantes pour équilibrer le contraste de couleur voulu et l'intensité de coloration. Bien que l'on ait également incorporé dans des compositions en cristaux liquides des colorants autres que noirs, comme décrit dans les brevets et la publication mentionnés ci-dessus, il semble que ces colorants aient été utilisés principalement dans d'autres buts, par exemple pour absorber les radiations ultraviolettes ou infrarouges. La technique la plus courante pour appliquer des cristaux liquides en vue de mesurer une température ou de dresser des "cartes" de temperature, par exemple à la surface du corps, consiste à noircir d'abord la surface de mesure à l'aide d'une peinture aqueuse noire imperméable à l'huile puis a appliquer les cristaux liquides à l'état de solution au pinceau ou par pulvérisation. On a déjà appliqué à certaines surfaces, y compris à la peau, dans le but de mesurer des températures ou de dresser des "cartes" de température, des cristaux liquides dispersés sous forme de pellicules sur un fond noir ou contenant une matière de charge noire servant à absorber la lumière transmise. La présente invention concerne un procédé perfectionné pour pratiquer des cathétérismes sur des patients, procédé rapide et str- qui permet en particulier de situer les veines sous-cutanées profondes et difficiles normalement h situer. Les veines qui ne sont pas directement visibles ni palpables peuvent autre situées avec rapidité et précision, la veine la plus appropriée peut etre choisie et la direction pour l'introduction de l'aiguille est déterminée. Lorsque l'état du patient exige des prélèvements fréquents de sang au même endroit, au point que le cathétérisme devient difficile à pratiquer, on peut situer la veine et apprécier ses possibilités ou choisir une autre veine.On peut également apprécier les possibilités d'une veine ou choisir une autre veine lorsque l'état d'un patient exige des administrations intraveineuses répétées ou lorsque des complications surviennent lors de soins intraveineux de longue durée. Pour des cathétérismes par inJection ou perfusion intraveineuse, lorsque les veines ne sont pas 'visibles, on peut utiliser le procédé selon l'invention pour choisir le meilleur endroit sur la veine et pour choisir la direction d'introduction du cathéter.On peut choisir la veine dans laquelle le débit sanguin est le plus fort, qui assure la plus longue disponibilité et permet de réduire les risques de phlébite. Dans tous les cas, le procédé selon l'invention permet de réduire au minimum la génie et l'anxiété du patient lors du cathétérisme parce qu'il limite les essais infructueux. Il donne des renseignements plus objectifs sur la situation et les possibilités des veines à l'égard du cathétérisme. Le procédé selon l'invention pour pratiquer les cathétérismes comprend les divers stades suivants . on applique sur une surface veineuse du corps, en relation d'change de chaleur avec la peau, une couche d'une substance cholestérique énantiotrope en phase cristalline liquide qui présente un changement de couleur dd au passage en mésophase à une température atteinte par la peau en raison de la circulation veineuse, on laisse la peau se réchauffer dans la surface en question sous l'action de la circulation veineuse, ce réchauffement provoquant un changement de couleur dd au passage en mésophase dans la substance et faisant apparaître les contours d'une veine placée au-dessous, et on dirige un cathéter sur un endroit placé dans la zone délimitée par les contours apparents de la veine. Dans un mode de réalisation préféré la substance est choisie avec un intervalle de température de mésophase tel que la température de la peau au-dessus de la surface veineuse soit a l'origine au-dessus de la limite inférieure de ltintervalle en question. On refroidit la peau de manière à l'amener a une température d'au moins 30C au-dessous de sa température initiale et de préférence également à une température située au-dessous de la limité inférieure de l'intervalle de température de mésophase, immédiatement avant le réchauffement par la circulation veineuse. Dans un autre mode de réalisation qui peut etre exploité spécialement lorsque les températures initiales de la peau sont relativement basses, la matière peut être choisie- avec un intervalle de température de mésophase tel que la température initiale de la peau soit inférieure à la limite inférieure de l'intervalle de mésophase et des augmentations de la température du sang veineux et de la circulation veineuse provoquent le changement de couleur dd au passage en mésophase. L'invention comprend également une composition ayant des caractéristiques de changement de couleur à la chaleur, présentant un contraste de couleur amélioré et qui, appliquée en couche d'épaisseur appropriée, donne une coloration intense, cette composition ayant des applications particulièrement avantageuses dans la pratique du cathétérisme conformément à l'invention mais pouvant également etre utilisée dans d'autres applications.Plus précisément, la composition selon l'invention comprend une matière cholestérique énantiotrope en phase cristalline liquide et au moins deux colorants solubles dans l'huile dissous dans ladite matière à une concentration totale en colorant de 0,01 a 1% du poids de la composition, chacun des colorants réfléchissant la lumière à une longueur d'onde diffus rente, dans l'intervalle de 400 à 700 manomètres, et les colorants ensemble absorbant la lumière de pratiquement toutes les longueurs d'onde dans cet intervalle. Une couche de cette composition nouvelle à une épaisseur d'environ 100 à 300 microns présente à la fois un meilleur contraste de couleur et une haute intensité de coloration. La composition peut étreeppliquée à la surface du corps et les résultats peuvent entre observés rapidement, en quelques secondes, par une technique très simple. La composition présente des colorations brillantes, à bon contraste, de sorte qu'on peut procéder immédiatement au cathétérisme. On peut également utiliser la composition pour apprécier les conditions vasculaires périphériques des mains, des bras, des pieds des jambes et du visage et pour apprécier les états inflam matoires du corps. La composition possède également des applications industrielles et commerciates, chaque fois quton recherche une indication de température ou qu'on veut dresser une "carte" de tempéra tures. Les matières cholestériques énantiotropes en phase cristal line liquide ou cristaux liquides quton peut utiliser dans l'invention sont bien connues et peuvent être choisies en fonction des applications prévues selon les enseignements de la technique antérieure, y compris les brevets et publications mentionnés en introduction. Ainsi, par exemple, on peut utiliser les cristaux liquides décrits en détail dans les brevets des Etats-Unis d'amérique n0 3 114 836, 3 441 513 et 3 533 399.0n utilise plus couramment les compositions de cristaux liquides a deux,-trois ou quatre composants afin de parvenir a la réponse de couleur voulue et à un intervalle de température de mésophase ou de coloration qui se situe au niveau voulu avec l'écart de température voulu.De préférence, les cristaux liquides sont choisis de manière a donner dans l'intervalle de la mésophase une réponse de coloration consistant en un passage du rouge a l'orangé, au Jaune, au vert, -et du bleu au violet dans le spectre visible, par suite de la diffraction de la lumière par les cristaux liquidas, lorsque la température augmente. On sait qu'une substance "enantiotrope" est une substance en cristaux liquides ou un mélange de substances en cristaux liquides qui passe par la mésophase cholestérique soit en réchauffant, lorsqu'on part de la phase solide cristallisée, soit en refroidissant lorsqu'on part de la phase liquide isotrope. Parmi les cristaux liquides préférés, on citera les esters organiques de cholestéryle, de dicholestéryle, de eholestanyle et de sitostéryle,les halogénures correspondants et alkylcarbonates correspon dants. Dans le tableau I ci-apres, on donne une liste de cristaux liquides qui sont également appréciés dans l'invention. TABLEAU I Carbonate d'érueyle et de cholestéryle (cet) Carbonate de méthyle et de cholestéryle (CMC) Carbonate d'oléyle et de cholestéryle (COC) Carbonate de paranonylphényle et de cholestéryle (crapc) Carbonate de phényle et de cholestéryle ~CPC) TABLEAU I (suite) Acétate de cholestéryle (CA) Benzoate de cholestéryle (CBz) Butyrate de cholestéryle (CB) Isobutyrate de cholestéryle (ciB) Chlorure de cholestéryle (CC1) Chloraeétate de cholestéryle (CCA) Cinnamate de cholestéryle (CCn) Crotonate de cholestéryle (CCr) Décanoate de cholestéryle (CDc) Erucate de cholestéryle (CE) Heptanoate de cholestéryle (cep) Hexanoate de cholestéryle (CHx) Laurate de cholestéryle (CLa) Myristate de cholestéryle (CMy) Nonanoate de cholestéryle (CN) Octanoate de cholestéryle (COt) Oléate de cholestéryle (CO) Propionate de cholestéryle (CP) Valérate de cholestéryle (cv) Carbonate de dicholestéryle (DCC) Benzoate de cholestanyle CaBz) Nonanoate de sitostéryla . (sN) Dans le tableau Il ci-après, on donne les constituants de compositions appréciées en cristaux liquides et leurs intervalles de température de mésophase. TABLEAU Il Composition Constituants, # % en poids Intervalle de n0 température de ~~~~~~~~~~ mésophase C 1 52% de CN 32% de COC 7% de CBz 9% de DCC 31 - 34 2 60% de CN 25% de COC 15% de CBz 30 - 37 3 56% de CN 35% de COC 9% de CBz 32 - 35 4 75% de CN 9% de COC 16% de CP 29 - 37 5 75% de CN 10% de COC 15% de CA 30 - 38 6 78% de CN 5% de COC 17% de CP 34 - 37 7 85% de CN 5% de COC 10% de CV 30 - 36 8 50% de CN 26% de COC 14% de CBz 10% de CNPC 29 - 33 TABLEAU Il (suite) Composition Constituants, % enpoids Intervalle de n Constituants, % en poids température de mésophase, C 9 50% de CN 33% de COC 8% de CBz 9% de DCC 28 - 33 10 56% de CN 44% de COC 31 - 32 li 48% de CN 44% de COC 8% de DCC 31 - 33 - 12 47% de CN 43% de COC 7% de DCC 3% de CCI 30 - 33 13 23% de CN 60% de CO 17% de CCr 29 - 31 14 70% de CEC 15% de CCr 15% de CPC 28 - 30 15 40% de CN 40% de CO 5% de CCr 15% de CaBz 30 - 34 16 5% de CN 80% de GO 6% de CCr 15% de CaBz 33 - 36 17 51% de CN 35% de COC 8% de CBz 8% de DCC 30 - 33 18 48% de CN 40% de COC 4% de CMC 8% de DCC 29 - 32 19 64% de CN 27% de COC 2% de CBz 7% de CNC 27 -.33 20 57X de CN 38% de COC 5% de CMC 29 - 32 21 59% de GN 35% de COC 3% de CBz 3% de CA 30 - 33 22 80% de CN 20% de CiB 61 - 67 23 61% de CN 28% de CiB 11% de CB 40 - 60 24 63% de CN 16% de CiB 16% de CB 30 - 50 25 80% de COC 20% de CHx 8 - 12 26 71% de COC 24% de CHx 5% de CBz O - 8 27 67% de COC 23% de CHx 10% de CCI -20 a -3 Les compositions n 1 a 21 conviennent pour l'application sur le corps humain, y compris pour la recherche de la situation des veines et l'étude des conditions vasculaires et inflammatoires. les compositions n0 22 à 24 peuvent être utilisées pour des essais industriels non destructifs. Les compositions n 25 à 27 peuvent etre utilisées entre autres pour la détection de fuites en réfrigération. En général J dans les zones veineuses: la température de la peau peut aller de 30 à 370C; dans des cas particuliers, elle peut descendre jusqu'S 210C ou monter jusqu'à 390C. La température de la peau varie à la surface du corps. Ainsi: par exemple: elle peut varier de 6 C sur la periphérie du bras au coude, dans une atmosphère à température ambiante. De préférence, les compositions destinées à l'application sur le corps auront un intervalle de température de mésophase d'environ 20 a 40 C et: mieux encore, de 28 à 380C. L1étendue de l'intervalle de température de mésophase se situe de préférence entre 1 et 70C environ pour les applications en cathétérisme.Au fur et à mesure que ltéteadue de l'intervalle augmente, on observe des différences de coloration plus grandes avec les différences de température et, par contre, la sensibilité à la température augmente lorsque l'étendue de l'intervalle diminue. Une composition de cristaux liquides pour application en cathétérisme doit être choisie de manière à présenter une changement de couleur du au passage en mésophase à une température atteinte par la peau au réchauffage par la circulation veineuse. De préférence, mais non nécessairement, la température initiale normale de la peau au-dessus de la veine se situe à l'intérieur ou au-dessus de l'intervalle de température de mésophase.La température maximale de la peau observée dans la fosse antécubitale et les régions supérieures de l'avant-bras qui sont les endroits les plus fréquents pour les cathétérismes, à savoir les températures au-dessus des veines, sont d'environ 32~C et au-dessus pour la plupart des individus à des températures ambiantes d'environ 21 à 250C.Par conséquent et en raison des résultats optimaux auxquels on parvient, il s'est avéré préférable, pour des applications-générales, d'utiliser une composition en cristaux liquides ayant un intervalle de température de mésophase allant jusqu'a 300C environ pour l'utilisation dans les deux régions du corps spécifiées, et jusqu'à 330C environ pour la région, de la fosse antécubitale plus chaude.Une autre condition ayant conduit aux meilleurs résultats réside dans le choix d'un intervalle de température de mésophase d'environ 30C. Par conséquent, l'intervalle de température de mésophase préféré se situe entre 29 et 330C environ. On a également constaté qu'avec ces conditions de températures, on obtenait des compositions qui pouvaient être utilisées pour la recherche des veines à des endroits de la peau à température plus basse, à condition de procéder a quelques variations dans le mode opératoire, variations qui seront décrites ci-aprest. Toutefois, on peut également utiliser des compositions dont les intervalles de température de mésophase sont différents, selon les diverses températures de la peau et les conditions particulières, La couche de cristaux liquides peut être appliquée sur la peau sous la forme d'une pâte, d'une dispersion de cristaux liquides dans une pellicule de matière plastique ou d'une couche de cristaux liquides encapsulés. Lorsqu'ils sont appliqués à l'état de pâte, les cristaux liquides sont mélangés avec une matière absorbante de la lumière qui donne le contraste de couleur; parmi les matières absorbantes, on citera des colorants et pigments permettant de former un fond noir. Les dispersions et encapsulations de cristaux liquides dans des résines plastiques sont de préférence appliquées en revêtement sur un support sombre, ce qui donne le contraste de couleur recherché. La composition selon l'invention, contenant des colorants et décrite ci-dessus,est estparticulièrement appréciée pour l'utilisation sous forme de pâte. Les colorants sont choisis de manière que chacun d'entre eux réfléchisse la lumière a une longueur d'onde différente du spectre visible, c'est-a-dfre entre 400 et 700 manomètres. En d'autres termes > chacun des colorants réfléchit une couleur différente de la lumière blancheordinaire, étant entendu que le concept de couleur ne s'applique pas dans le cas particulier au noir. tes colorants sont en outre choisis de manière qu'a eux tous ils absorbent pratiquement toute la lumière dans l'intervalle des longueurs d'onde indiquées, et ils sont mélangés de manière que les cristaux liquides présentent la coloration la plus brillante.On a obtenu d'excellents résultats en choisissant les colorants individuels et leurs concentrations de manière que le mélange des colorants ait une coloration violette, brune ou brun-noir à température ambiante. Le mélange de colorants est incorporé dans une compost tion 4 des cristaux liquides, à une concentration totale en colorants de 0,01 a 1Z et, de preference, d'environ 0,05 a 0,3Z du poids de la composition totale. Le mélange de colorants incorporé a cette proportion sert a absorber la lumière du spectre visible qui est transmise ou non diffractée par les cristaux liquides à l'exposition a la lumière blanche. Mais, en mme temps, le mélange des colorants absorbe beaucoup moins la lumière diffractée qu'un colorant ou pigment noir en proportion par ailleurs adéquate. Par suite, la coloration irisée de la lumière diffractée sélectivement peut être observée avec un contraste de couleur considérablement amélioré. Dans le tableau III ci-apres, on donne une liste de colorants solubles å lthuile utilisables dans l'invention, ces colorants se dissolvant dans les cristaux liquides et ayant le pouvoir absorbant recherché. TABLEAU III Colorant (numéro du Color Index et marque commerciale) Type chimique Nuance Jaune pour solvants n 5 du C.I. Monoazotque Jaune orangé rougeStre Jaune pour solvants n 33 du C.i# Jaune II D # G Quinoldine Jaune verdStre Jaune pour solvants n 30 du C.I. Diazotque Jaune Orangé pour solvants n 2 du C.I., Orangé 2 D # C Monoazoîque Orangé rougeâtre Orangé pour solvants n 17 du C.I., Orangé 14 D C Xanthine Orangé Rouge pour solvants n 23 du C.I., Rouge 17 D & C Diazoïque Rouge jaune-rouge Rouge pour solvants n 27 du C.I., Rouge 18 D # C Diazoîque Rouge bleuatre Rouge pour solvants n0 49 du C.I., Rouge 37 D # C Xanthine Rose bleuâtre Vert pour solvants n 3 du C.I. Vert 6 D & C Anthraquinone Vert bleuâtre Vert pour solvants n 7 du C.I Vert 8 D & C Anthraquinone Vert jaunatre Violet pour solvants no 13 du C.I., Violet 2 D bt C Anthraquinone Violet bleuâtre Violet pour solvants nt 17 du C.I. Violet Dans le tableau IV ci-après, on donne une liste de combinaisons ou mélanges appréciés de colorants pour l'addition aux cristaux liquides. Parmi ces compositions les compositions n 1 et 2 sont les plus appréciées. TABLEAU IV Mélanges de colorants, % du poids de Nuance de la combinaison la composition totale à température ambiante 1. 0,1# de Violet pour solvants n0 13 du C.I. Violet sombre 0,02 à0,05% de Jaune pour solvants n 33 du C.I. 0,02 à 0,05Z de Rouge pour solvants n0 23 du C.I. 2. 0,05% de Violet pour solvants n0 13 du C.I. Brun 0,Q5% de Jaune pour solvants n 33 du C.I. 0,05% de Rouge pour solvant n0 49 du C.I. 3. O,1# de Violet pour solvants n0 17 du C.I. Brun 0a1% de Vert pour solvants n0 7 du C.I. 4. 0,1% de Violet pour solvants n0 13 du C.I. Brun-noir 0,1% de Rouge pour solvants n0 49 du C.I. 0,1% de Jaune# pour solvants no 5 du C.I. 5. 0,2% de Violet pour solvants n0 13 du G.I. Violet 0,1% d'Orange pour solvants n0 2 du C.I. 6. O,1% de Violet pour solvants n0 17 du C.Ì. Brun 0,05% de Jaune pour solvants n0 5 du C.I. 0,05% de Vert pour solvant n0 3 du C.I. La composition des cristaux liquides et des colorants selon l'invention est appliquée en couche d'environ 100 a 300 microns d'épaisseur, et possède alors une forte intensité de coloration avec un contraste amélioré. Bien que la demanderesse ne souhaite pas être limitée par des considérations théoriques, il semble que le meilleur contraste de couleur résulte à la fois de la présence des colorants et de l'épaisseur de la couche et que la forte intensité de coloration résulte de l'épaisseur de la couche et de la faible concentration des colorants. L'épaisseur a laquelle on applique les cristaux liquides a une influence sur l'intensité de la lumière diffractée et la résolution spatiale, et l'intensité augmente et la résolution diminue lorsque l'épaisseur de couche augmente. L'invention tire avantage du fait que dans les buts recherchés, en particulier la recherche des veines, une forte résolution spatiale n'est pas essentielle, de sorte qu'on peut appliquer une couche relativement épaisse qui conduit à une forte intensité de coloration et a un meilleur contraste. Du fait que les colorants sont utilisés a faible concentration, l'effet sur l'intensité de la lumière diffractée est minimal et on ne risque pas une action quelconque des colorants, agissant comme des impuretés, sur les cristaux liquides. Les solvants organiques utilisés avec les cristaux liquides modifient les effets optiques; d'autre part, il est difficile d'éliminer toutes les traces de solvants, en particulier aux épaisseurs de couche mentionnées ci-dessus; par consequent, la composition selon l'invention prendra de préférence la forme d'une pâte exempte de solvant organique. Une telle pâte peut autre emballée dans un tube dans lequel on peut la prélever ou mise dans un récipient aérosol ou un autre récipient permettant de délivrer des quantités déterminées ou des noisettes de la plue. On peut emballer la pate dans un récipient d'où elle est délivrée sous la pression d'un solvant très volatil, par exemple l'un des Fréons du commerce, qui s'évapore très rapidement et ne modifie pas les propriétés optiques des cristaux liquides. La pâre peut être étendue sur la peau à l'épaisseur voulue au moyen d'une spatule, du doigt de la main ou par tout autre moyen approprié. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 620 889 décrit des dispersions de cristaux liquides dans des pellicules de matière plastique qui conviennent a llutilisation dans le procédé pour pratiquer les cathété- rismes selon l'invention. Un polymère apprécié pour la préparation de la pellicule est le polyvinylbutyral. On provoquera de préférence le contraste de couleur en appliquant la dispersion en revêtement sur une pellicule de support en matière plastique de couleur sombre, par des techniques classiques. Le brevet des Etats-Unis d'stérique n0 3 585 381 décrit des cristaux liquides encapsulés qu'on peut utilise dans le procédé pour pratiquer les cathétérismes selon l'invention. Les cristaux liquides sont enrobés dans des microcapsules consistant en des matières couramment utilisées à cet effet, par les procédés décrits dans le brevet en question; parmi les matières qui conviennent comme matières d'encapsulation, on citera la gélatine, la gomme arabique, l'alcool polyvinylique, la zéine et d'autres matières encore. De préférence, on fixera les capsules dans une matière polymère filmogène transparente, comme l'alcool polyvinylique, selon un mode opératoire décrit dans le brevet précité, et on déposera les capsules et le liant sur une pellicule de support de couleur sombre.De préférence, la matière formée par les cristaux liquides dispersés dans une pellicule ou par les cristaux liquides encapsulés et liés par une substance filmogène sera pourvue d'un revêtement postérieur d'adhésif et découpée en rubans pour application sur la peau. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on refroidit la peau au-dessus de la région veineuse avant le cathétérisme, selon les techniques courantes. En général, le refroidissement peut autre effectué avant ou après application de la couche de cristaux liquides. Ce refroiessment sert à produire une plus grande différence de température entre la surface de la peau placée directement au-dessus d'une veine et les zones voisines de la peau, conduisant à un contour plus net de la veine. Le refroidissement élimine les calories fournies à la peau de diverses sources physiologiques mais il est suivi d'un réchauffement qui s'effectue le plus rapidement au-dessus des veines en raison de la circulation veineuse. On a constaté que,dans le mode opératoire le plus fréquent, dans lequel la température de la peau au-dessus de la région veineuse est: à 1 'origine > au-dessus de la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase des cristaux liquides, on parvient à une délimitation pratiquement totale de la veine, notamment dans le- cas des veines profondes, lorsque la peau est refroidie à une température d'au moins 30C au-dessous de sa température initiale, immédiatement avant le réchauffement du a la circulation veineuse. Un refroidissement de cet ordre de grandeur assure une évacuation de la chaleur dans les zones voisines de la veine, dans une mesure suffisante pour donner un contour net de la veine sans coloration diffuse résultant ae la présence d'autres sources de chaleur. Pour ce refroidissement, on peut faire appel à des procédés variés, y compris l'application de pansements froids ou de liquides refroidis, le refroidissement par évaporation de liquide a bas point d'ébullitions l'envoi d'air froid ou de gaz inertes froids ou d'autres encore. Cependant, pour parvenir à de bons résultats en permanence, on poursuit le refroidissement jusqu'à ce que la température de la peau soit diminuée jusqu'à un niveau d'au moins 30C au-dessous de sa température initiale, comme on l'a dit précédemment. Bien que dans les procédés antérieurs, tels que décrits dans les publications de Davison et col. mentionnées ci-dessus, le refroidissement soit effectué en meme temps que l'application des cristaux liquides à la peau, on n'a jamais tenté de parvenir à ce degré de refroidissement, pour autant que l'on sache, les études publiées jusqu'a présent ayant des buts différents. Pour assurer le refroidissement minimal voulu de 30C, il est préférable de refroidir la peau à l'aide d'un pansement froid, car ce mode de refroidissement donne non seulement un refroidissement suf fi- sant mais également un refroidissement rapide, uniforme et pratique. Lorsqu'on parle de "pansement froid", on veut faire allusion à un récipient contenant une masse présentant un pouvoir calorifique minimal (produit de la masse par la chaleur spécifique) de 25 calories-grammes par degré centigrade, et qui est à une température comprise entre -10 et +l00C. Parmi les matières qu'on peut utiliser dans un récipient approprié, on citera la glace, l'éthylèneglycol congelé et le polyéthylèneglyeol congelé. Ces matières peuvent être contenues dans un sachet en plastique ou dans un récipient en métal rigide,par parexemple. Le refroidissement minimal de 30C est obtenu en appliquant un tel pansement froid sur la peau pendant au moins 3 s, et de préférence pendant environ 3 à 5 s. On peut contrôler la température de la peau au moyen d'un thermomètre d contact. Bien que l'on puisse utiliser d'autres réfrigérants tels que des liquides réfrigerés, y compris de l'eau et des alcools, appliqués directement sur la peau, ou provoquer le refroidissement par l'évaporation de liquides tels que l'acétone l'éther éthylique, des alcanes inférieurs: des hydrocarbures fluorés et des mélanges de solvants analogues, ces procédés sont moins avantageux du point de vue du résultat de refroidissement, de la rapidité et de la simplicité d'application. Il I1 n'est pas essentiel que la peau soit refroidie entière ment au-dessous de l'intervalle de température de#mêsophase-des cristaux liquides: en particulier lorsque cet intervalle est relativement étendu3 cependant, elle doit autre refroidie au-dessous de la limite supérieure de cet intervalle si l4on veut parvenir à la différence de couleur nécessaire pour un cathétérisme exact. Gepedant, on a constaté qu'en général, et en particulier dans le cas d'intervalles de température de mésophase relativement étroits, qui est le cas préféré, il était avantageux de refroidir la peau au-dessus de la région veineuse jusqu'à une température inférieure à la limite inférieure de l'intervalle de mésophase. Lorsque cette condition est observée, on constate l'apparition d'un contour très fin de la veine au moment du premier changement de couleur provoque par le passage en mésophase, avec contraste de couleur sur le fond. On situe ainsi exactement le meilleur endroit pour introduire l'aiguille dans la veine et également la veine la plus appropriée pour l'introduction de l'aiguille. En raison des différences de températures dans les divers endroits du corps, il peut autre souhaitable de disposer de plusieurs compositions en cristaux liquides ayant les intervalles de températures de mésophase correspondants, et de pratiquer le refroidissement comme décrit ci-dessus.On peut également choisir une composition de cristaux liquides convenant pour les applications générales et faire varier le mode opératoire comme décrit ci-dessus, pour tenir compte de la plus basse température des extrémités, par exemple des mains et des pieds, où la température peut descendre jusqu'à 210C. Dans ces régions, la température de la peau est basse pour les sujets en bonne santé et on peut rencontrer des températures encore plus basses dans le cas de maladies vasculaires, de vasoconstriction, de chocs dlinterventions chirurgicales et dans d'autres situations. La couche de cristaux liquides est appliquée directement à la peau au-dessus de la région veineuse} selon une bande d'environ 1 cm de largeur, en direction transversale par rapport aux veines. Pour l'utilise sation de la pâte, on place par exemple une noisette de la pâte sur une spatule et on l'étend en maintenant la spatule à un angle aigu avec la peau. Avec une pellicule, on fixe simplement la bande sur la peau. Dans les cas les plus frdquents, on place la couche de cristaux liquides tranaversa lement sur le bras, dans la région de la fosse antécubitale. Avec une bande de pellicule, le refroidissement décrit ci-dessus, spécialement au moyen dlun pansement froid, peut être pratiqué après application de la pellicule ou avant l'application de la pellicule sur la peau. Toutefois, le refroidissemeat après application d'une pâte est moins commode. Lorsqu'on a refroidi à une température d'au moins 30C audessous de la température initiale de la peau; lecontour de latine apparat en une durée allant de quelques secondes jusqu'à 20 se selon la rapidité de l'opération et selon certains facteurs physiologiques. La zone veineuse est celle qui se réchauffe le plus rapidement; comme le montre la première apparition de couleur lorsqu'on a refroidi au-dessous de l'intervalle de température de la mésophase et > detoute manière, l'apparition de la couleur de longueur d'onde la plus petite.Au fur et à mesure que la peau continue de se rechauffer, la couleur de la région veineuse passe par les virages décrits ci-dessus du rouge au violeta jusqu'au moment où la peau atteint une température correspondant à une coloration particulière des cristaux liquidés. L'aspect particulier de la région veineuse varie selon les circonstantes et on peut observer une ligne, une zone elliptique ou une tache. Lorsqu'on observe le mode opératoire de refroidissement préféré décrit ci-dessus, y compris le refroidissement au-dessous de l'intervalle de température de mésophase, la première apparition de couleur indique avec précision le meilleur endroit pour placer l'aiguille dans chaque veine qui apparait. En règle générale} il est préférable de marquer la peau à endroit où la couleur apparait en premier par un instrument à bout émoussé, tel qu'une tige cylindrique à petit diamètre ou un objet analogue, pressé contre-la peau. Au fur et à mesure que la peau continue de se réchauffera le virage de couleur se propage le long de la veine et diffuse également vers l'extérieur. Il est alors préférable de marquer} dans la zone colorée qui se trouve au-dessus de la veine, un second point à distance de la première marque, afin d'indiquer la direction de la veine.Ces marques faites correctement restent sur la peau pendant une durée suffisante pour permettre le cathétérisme subséquent. Ce mode opératoire > .dans lequel on fait des marques, s'applique particulièrement à l'utilisation de la pate de cristaux liquides qui, dans la pratique préférée, est éliminée après délimitation de la veine; toutefois, on peut faire des marques sur la peau en y pressant des pellicules minces. Avec les pellicules - et également avec la pâte - on peut aussi marquer la zone de la peau délimitée par la couche de cristaux liquides ou pratiquer le cathétérisme dans cette zone sans faire de marque, en se servant simplement de la variation de couleur qui a lieu ou qui a eu lieu dans la couche.de cristaux liquides. On observe le contour le plus net des veines et du système veineux à l'apparition de la première couleur : au fur et à mesure que le réchauffement se poursuit et en raison d'une diffusion latérale de la chaleur, les-contours deviennent diffus. On observe également des contours des veines diffus et imprécis lorsque la peau n'est pas refroidie suffisamment, car les colorations apparaissent et diffusent trop rapidement. La vitesse du développement de coloration correspondant à l'augmentation de la température de la peau au-dessus d'une veine, après refroidissement, est directement proportionnelle à la température du sang, au débit sanguin et à la dimension de la veine et inversement proportionnelle à la profondeur à laquelle cette dernière se trouve au-dessous de la peau. Les renseignements ainsi obtenus permettent au praticien de déterminer la veine qui convient le mieux pour le cathétérisme et l'endroit de la veine le plus approprie, ainsi que la direction de la veine pour l'insertion de l'aiguille ou du cathéter. De préférence, après les stades opératoires décrits cidessus; on applique un garrot; en effet, on obtient les meilleurs résultats avec un débit normal de sang dans les veines. Après l'observation de la variation de couleur due au passage en mésophase et le marquage de la peau, si l'on a opéré avec une pâte de cristaux liquides, on élimine cette pâte en frottant avec de l'alcool ou un autre antiseptique alcoolique; on élimine ainsi les cristaux liquides et on stérilise la région, y compris la région dans laquelle l'aiguille doit titre insérée. Les marques pratiquées comme décrit ci-dessus sont utilisées pour le praticien comme indicatrices du meilleur site et de la bonne direction pour l'insertion de l'aiguille. Dans un mode de réalisation préféré, l'aiguille est insérée à la deuxième marque et dirigée vers la première marque, à un angle aigu avec la veine. On peut également, spécialement lorsque le praticien est plus expérimenté, laisser la couche de cristaux liquides, à l'état de pâte ou de liquide, sur la peau, stériliser une zone voisine pour le cathétérisme à une distance d'environ 0 > 5 cm de la couche de cristaux liquides. Toute l'opéra- tion est effectuée dans une durée relativement courte par une personne compétente. Lorsque la température initiale de la peau au-dessus de la région veineuse est inférieure à la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase des cristaux liquides utilisés, pour des raisons qui ont été indiquées précédemment, le refrnidissement devient inutile. Toutefois, dans certains cas, il peut être avantageux de refroidir pour assurer les meilleurs résultats. Dans les cas où la peau est àbasse température et où la température du sang et/ou le débit du sang veineux est insuffisant pour provoquer la variation de couleur due au passage en mésophase, on peut provoquer des augmentations de la température et du débit du sang pour parvenir au réchauffement voulu de la peau et à la variation de couleur correspondante. A cet effet, on réchauffe de préférence les doigts ou les orteils à une température d'environ 35 à 45 C, par immersion dans l'eau chaude ou enveloppement à l'aide d'une serviette chaude, ou encore à l'aide d'un dispositif de chauffage, et on fait fonctionner les muscles de l'avant-bras ou de la jambe. Les températures de la peau au-dessus des veines peuvent étre portées à 320C ou plus en quelques minutes et menez dans certains cas, dans des durées très courtes, par exemple 30 s.Ce procédé de réchauffement peut tette urile lorsque la température initiale de la peau est supérieure à la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase ou quand le réchauffement nécessaire pour atteindre cet intervalle est relativement: lent. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans-toute- fois en limiter la portée; dans ces exemples, les indications de parties et de pourcentages s'entendent en poids sauf mention contraire. EXEMPLE 1 Pour la préparation de compositions ou substances en cristaux liquides, sous forme de pâte exempte de solvant organique, on introduit des quantités de 100 g des compositions n0 1 > 8 et 18 du tableau Il ci-dessus dans des béchers en Pyrex et on chauffe à la tempé- rature de fusion sur plaque chauffante, en agitant modérément à l'aide d'un agitateur magnétique. En 1 mn de chauffage à 60oC, les mélanges se transforment en liquides homogènes. Dans chacun des mélanges de cristaux liquides fondus à 60 C, on dissout le mélange de colorants ci-après aux proportions indi quées. Composant Quantit6, g Violet pour solvants n0 13 du C.I. (Color Index) 0,10 Jaune pour solvants n0 33 du C.I. 0,05 Rouge pour solvants u~ 23 du C.I. 0 > 05 Les compositions obtenues peuvent.8tre emballées par fractions de 20 g dans cinq tubes de pommade de 28 ml de capacité. Les tubes sont refroidis à température ambiante ou à 25-30 C, puis fermés par des pinces. Chaque-tube contient une composition à l'état de pâte qui peut être utilisée pour 40 à 60 opérations de localisation de veine. Dans une pratique du cathétérisme applicable en général à la majorité des individus qui ont des températures de la peau d'environ 3300 et au-dessus, on choisit une région de la peau située sur l'avantbras, au voisinage du coude, pour situer les veines. On refroidit cette région à l'aide d'eau glacée placée dans un sachet de matière plastique qu'on applique sur la peau en frottant uniformément pendant 3 d 5 s; on diminue la température de la peau d'au moins 30C et on la fait passer audessous de l'intervalle de température de mésophase de la composition à appliquer.On dépose d'environ 0,3 à O0,5 g de l'une des compositions sur le bout d'une spatule et on étend la composition en travers du bras sur une couche d'environ I cm de largeur et d'environ 100 à 300 microns d'épaisseur, au moyen de la spatule maintenue à angle aigu. La composition a-la couleur du mélange des colorants. Habituellement, la première coloration de mésophase apparat en quelques secondes. Les températures les plus élevées correspondant aux situations des veines sont indiquées par la première apparition d'une coloration rouge et, ensuite, par l'apparition de la coloration à la longueur d'onde la plus courte, se manifestant le plus frequemment par des courbes elliptiques sur les veines superficielles. Une veine localisée, identifiée par une zone colore, peut être marquée par une légère dépression dans la peau pratiquée au moyen d'une tige de 1,5 mm de diamètre. On porte une marque lorsque la première coloration de mésophase apparat; cette marque situe la meilleure position pour piquer la veine. A distance de la première marque, on pratique une seconde marque dans la zone colorée, au fur et à mesure de son extension, pour mettre en évidence la direction de la veine. On peut alors éliminer dela peau la composition de cristaux liquides, et stériliser la peau en frottant avec un coton trempé dans de l'isopropanol aqueux ou un mélange éthanol-éther éthylique. On applique un garrot sur le bras.On dirige une aiguille sur un endroit du bras placé au-dessous de la première marque sur la peau, on insère l'aiguille dans la peau sur la seconde marque et on la dirige vers le tissu sous-cutané, incliné sur la peau, vers la première marque de manière à piquer la veine avec l'aiguille angle aigu. Toutefois, on peut également insérer l'aiguille en laissant la composition en place pour indiquer la situation de la veine et, dans ce cas, on insère l'aiguille à distance de la région de la peau recouverte par la composition de cristaux liquide--après stérilisation de l'endroit d'insertion de l'aiguille. EXEMPLE 2 On mélange lOO-g de la composition de cristaux liquides n0 2 du tableau II ci-dessus; avec le mélange de colorant na 2 du tableau IV ci-dessus, par le mode opératoire de l'exemple 1. On peut utiliser la pate obtenue pour pratiquer un cathétérisme selon le mode opératoire général utilisé avec les compositions de l'exemple 1. EXEMPLE 3 On prépare 100 g de la composition de cristaux liquides n0 9 du tableau I}, comme décrit dans l'exemple 1. On ajoute, sous agitation vigoureuse, du noir de carbone en poudres en proportion de 0,1 a 5% de la composition totale. La pate obtenue peut autre utilisée pour pratiquer les cathdtdrismes, comme les compositions de l'exemple 1. EXEMPLE 4 On disperse 10 g de la composition en cristaux liquides n0 17 du tableau Il ci-dessus dans 100 g d'une solution à 15% de polyvinyl butyral dans l'alcool isopropylique. Le polyvinylbutyral a un poids moléculaire de 180 000 à 270 000, une teneur en groupes hydroxy de 17,5 à 20% et une teneur en acétate de O à 2,516. La dispersion est appliquée au couteau ou en pulvérisation, en couches d'environ 125 à 250 microns d'épaisseur humide, sur un support de Mylar (téréphtalate de polyéthylèneglycol) noir de 50 microns d'épaisseur. On laisse le revetement sécher à l'air; l'alcool isopropylique s'évapore, laissant une couche seche d'environ 10 à 15 microns d'épaisseur qui contient les cristaux liquides en dispersion dans une pellicule de polyvînylbutyral. On applique sur ce support une couche d'adhésif sensible à la pression, consistant en un acétate dispersible dans l'eau (de la firme Borden Chemical). L'ensemble pellicule-support est découpé en bandes de 1 x 8 cm. Ces rubans ont un intervalle de température de mésophase de 30 à 330C. On peut alors localiser des veines et pratiquer des cathétérismes dans la fosse antécubitale d'individus ayant la peau, à cet endroit, à une température d'environ 330C et au-dessus, selon le mode opé- ratoire suivant : apres de préférence un essuyage antiseptique, on applique en travers de la fosse antécubitale, sur la peau, un ruban de cristaux liquides, an se servant de l'adhésif sensible & la pression pour provoquer la fixation sur la peau. On refroidit la peau et le ruban qu'elle porte a une température inférieure a 300C et inférieure d'au moins 30C à la température initiale de la peau par application d'un sachet de glace sur le ruban et la région environnante, pendant une durée de 3 à 5 s; à ce moment, le ruban est noir. Dans les quelques secondes qui suivent, la coloration de mésophase apparait au-dessus des veines. Au moment où la-première coloration apparaît, on essuie à l'aide d'un antiseptique la région de la peau voisine immédiate du ruban, afin de préparer l'insertion de l'aiguille. On fixe un garrot et on insère une aiguille à un endroit placé au-dessous du ruban, avec l'aiguille inclinée, de manière à piquer la veine localisée au-dessous dela région du ruban où la première corporation a apparu, indiquant le meilleur endroit pour le cathétérisme. Le ruban peut être retiré de la peau à un moment quelconque après localisation de la veine. EXEMPLE 5 On disperse la composition en cristaux liquides n0 18 du tableau Il dans une pellicule de matière plastique et on incorpore dans un ruban ayant un intervalle de température de mésophase de 29 à 320C comme décrit dans l'exemple 4. On peut localiser des veines dans les mains de patients à mauvaise circulation selon le mode opératoire ci-après on applique un ruban sur la peau en travers du dos de la main. Si la température la plus élevée de la main est inférieure à 29 C, on plonge les doigts dans de l'eau chaude (40 à 45 s) pendant quelques minutes. La circulation vers les extrémités augmente immédiatement et la coloration de mésophase apparaît sur le ruban de cristaux liquides au-dessus des veines, faisant apparaître leur situation.La région de la peau voisine immédiate du ruban est alors préparée pour l'insertion de l'aiguille par essuyage à l'aide d'un antiseptique. On fixe le garrot et on insère une aiguille à un endroit espacé du ruban de cristaux liquides pour piquer la veine comme décrit dans l'exemple 4. Lorsque la température la plus élevée sur la main n'atteint pas 32 C, il peut titre avantageux de suivre le mode opératoire précédent et avant immersion des doigts dans l'eau chaude, de refroidir le ruban et la peau sous-jacente à une température d'au moins 30C au-dessous de la tempé raturera plus élevée de la peau et au-dessous de 290C par application d'un pansement froid, tel qu'un paquet de glace, pendant une durée d'environ 3 a 5 s. Dans un autre mode opératoire, on peut introduire dans la pellicule une composition de cristaux liquides a intervalle de température de mésophase plus bas ou mélanger une telle composition sous forme de pater comme dans l'exemple 1 > et utiliser les produits obtenus pour pratiquer la cathétérisme en suivant le mode opératoire général de exemple 1. EXEMPLE 6 On introduit la composition de cristaux liquides n0 Il du tableau Il dans des microcapsules de gélatine-gomme arabique, selon le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 585 381. Les capsules sont dispersées dans un volume égal d'une solution à 10% d'alcool polyvinylique dans l'eau. On applique la dispersion en couche mince sur un support de Mylar noir de 50 microns d'épaisseur, et on fixe au dos du support un adhésif sensible à la pression à base d'un acétate dispersable dans l'eau. L'ensemble peut être découpé en bandes et utilise comme le ruban de l'exemple 4. Il est clair que l'invention n'est pas limitée au mode derEslt- sation préféré décrit ci-dessus à titre d'exemple et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Procédé perfectionné pour la pratique de cathétérismes en médecine humaine, le procédé se caractérisant en ce que - on applique en relation d'échange de chaleur avec la peau, au-dessus d'une région veineuse du corps, une couche de matière cholestérique énantiotrope, en phase cristalline liquide qui#présente un changement de couleur de au passage en mésophase à une température atteinte par la peau en raison de la circulation veineuse, - on laisse la peau se réchauffer auadessus de ladite région par la circula tion veineuse, ce réchauffement provoquant un changement de couleur de la matière de au passage en mésophase et qui fait apparaître les contours d'une veine placée au-dessous et - on dirige un cathéter sur un endroit placé dans la zone délimitée par les contours apparents localisant la veine. 2 - Procédé selon la revendication L, caractérisé en ce que la température de la peau au-dessus de ladite région est à l'origine supérieure à la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase de ladite matière et en ce que la peau est refroidie à une température d'au moins 30C au-dessous de sa température initiale immédiatement avant le réchauffement par la circulation veineuse. 3 - Procédé selon la revendication. 2, caractérisé en ce que la peau située au-dessus de la région veineuse est refroidie à une tempdrature inférieure à la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase. 4 - Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que la peau au-dessus de la région veineuse est refroidie par application d'un pansement froid pendant une durée d'au moins 3 s. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température de la peau au-dessus de la région veineuse est à l'origine inférieure à la limite inférieure de l'intervalle de température de mésophase de la rmatibre en phase cristalline liquide et en ce que l'on prosJoque des augmentations de la température du sang et du débit sanguin suffisantes pour provoquer la variation de couleur due au passage en mésophase. 6 - Prqcédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 53 caractérisé en ce que la couche appliquée sur la peau consiste en une page, exempte de solvant organique; contenant ladite matière en phase cristalline liquide. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la couche a une épaisseur de 100 à 300 microns. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications I 9 7, caractérisé en ce que l'on dissout dans la matière en phase cristalline liquide au moins deux colorants solubles dans l'huile, à une concentration totale en colorants de 0,01 à 1% du poids de la composition finale, chacun desdits colorants réfléchissant des lumières de longueurs d'onde différentes dans l'intervalle de 400 à 700 nanomètreset les colorants absorbant ensemble la lumière a pratiquement toutes les longueurs d'onde dans cet intervalle. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les colorants ont ensemble une coloration violette, brune ou brun-noir à température ambiante. 10 - Procédé selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que les colorants sont choisis dans le groupe formé par le Jaune pour solvants n0 5, le Jaune pour solvants na 30, le Jaune pour solvants n0 33, l'Orangé pour solvants n0 li, I'Orangé pour solvants na 17, le Rouge pour solvants n0 23, le Rouge pour solvants n0 27, le Rouge pour solvants n0 49, le Vert pour solvants n0 3, le Vert pour solvants ne J, le Violet pour solvants n0 13 et le Violet pour solvants n0 17 du Color Index. 11 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 b 5, caractérisé en ce que la couche est constituée d'une dispersion de la matière en phase cristalline liquide dans une pellicule de,matière plastique. 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière plastique est un polyvinylbutyral. 13 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que la matière en phase cristalline liquide est encapsulée. 14 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'intervalle de température de mésophase de la matière en phase cristalline liquide s'étend sur 1 à 70C. 15 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'intervalle de température de mésophase de la matière se situe entre 20 et 4O0C. 16 - Procédé selon L'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que la matière en phase cristalline liquide est un ester organique} un halogénure ou un alkylcarbonate de cholestéryle, de dicholestérylea de cholestanyle ou de sitostéryle. 17 - Composition présentant des changements de coloration avec la température et permettant de bons contrastes de couleur, ladite composition se caractérisant en ce qu'elle comprend une matière cholestérique énantiotrope en phase cristalline liquide et au moins deux colorants solubles dans l'huile dissous dans ladite matière à une concentration totale en colorants de 0,01 à 1% du poids de la composition totale, chacun desdits colorants réfléchissant des lumières de longueurs d'onde différentes dans l'intervalle de 400 à 700 nanomètres, et ces colorants, ensemble, absorbant la lumière à pratiquement toutes les longueurs d'onde dans cet intervalle. 18 - Composition selon la revendication 17, caractérisée en ce que les colorants ont ensemble une coloration violette a brune ou brunnoir à température ambiante. 19 - Composition selon la revendication 17 ou 18, caractérisée en ce que les colorants sont choisis dans le groupe formé par le Jaune pour solvants n0 5, le Jaune pour solvants n0 30, le Jaune pour solvants n0 33, l'Orangé pour solvants n0 2, l'Orangé pour solvants n0 17, le Rouge pour solvants n0 23, le Rouge pour solvants n0 27, le Rouge pour solvants n0 49, le Vert pour solvants n0 3, le Vert pour solvants n0 7, le Violet pour solvants n0 13 et le Violet pour solvants n0 17 du Color Index. 20 - Composition selon l'une quelconque des revendications 17 à 19 > caractérisée en ce que ces colorants sont constitués d'un mélange d'environ 0,1% du Violet pour solvants na 13 du CI. > 0,02 à 0,05% du Jaune pour solvants n0 33 du C.I. et 0t02 à 0,05% du Rouge pour solvants n0 23 du C.I., en poids par rapport à la composition totale. 21 - Composition selon l'une quelcpnque des revendications 17 à 20, caractérisée en ce que l'intervalle de température de mésophase de la matière en phase cristalline liquide s'étend sur 1 à 70C. 22 - Composition selon l'une quelconque des revendications 17 à 21, caractérisée en ce que l'intervalle de température de mésophase de la matière cristalline liquide se situe entre 20 et 400C. 23 - Composition selon l'une quelconque des revendications 17 à 22, caractérisée en ce que ladite matière consiste en un ester organique, un halogénure ou un alkylcarbonate de cholestéryle, de dicholestéryle, de cholestanyle ou de sitostéryle. 24 - Composition selon l'une quelconque des revendications 17 à 23, caractérisée en ce qu'elle est sous la forme d'une pâte exempte de solvant organique. 25 - Composition selon l'une quelconque des revendications 17 à 24, caractérisée en ce qu'elle est en couche d'épaisseur 100 à 300 microns a bon contraste de couleur et forte intensité de coloration.