La présente invention est relative à un procédé de traitement thermique de tous déchets susceptibles de subir une transformation physique ou chimique sous l'action de la chaleur. Le problème du traitement des dech-ets et plus particulièrement des déchets industriels, a pris actuellement une importance considérable, étant donné les normes de plus en plus sévères auxquelles doivent se soumettre les industries en matière de pollution. Bien qu'il soit connu depuis longtemps de traiter les déchets ou résidus industriels, ou même les déchets ménagers, par voie thermique dans des fours, il n'a pas encore été possible Jusqu' présent de traiter proprement dans une même enceinte en d'une valorisation intéressante, des déchets plus ou moins toxiques d'origine aussi diversifiée, tels que, par exemple, des déchets de régénération d'huiles minérales, des matières plastiques, des déchets ménagers combustibles, des boues d'épuration des eaux, etc. Les produits actuellement utilisés sont généralement eux-mêmes polluants, c t est-à-dire qu'ils engendrent la production de matières polluantes et souvanttoxiques pour la santé de l'homme, tels que, par exemple, des gazouémanations tiques provent de la aoinstkn des déalets traités.L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de procurer un procédé permettant de traiter des déchets d'origine aussi différente que les déchets de régénération des huiles minérales, tels que boues sulfuriques et terres décolorantes, les déchets de traitement des huiles végétales, les déchets ménagers combustibles de tous types, les boues d'épuration des eaux, les caoutchoucs et matières plastiques, etc. Le procédé de l'invention permet encore de récupérer, dans certains cas suivant le type de déchets traités, des matières de valeur, telles que de l'acide sulfurique dans le cas des boues sulfuriques ou des terres régénérées décolorantes, ou des gaz combustibles, qui peuvent être éventuellement conservés, retraités et valorisés, ou être réutilisés et recyclés au procédé. A cet effet, suivant l'invention, le procédé consiste à alimenter en déchets à traiter une enceinte isolée de l'at mosphère, à chauffer lesdits déchets à une température entraînant au moins la transformation physique ou chimique partielle de ceux-ci, à condenser les gaz formés provenant de la transformation physique ou chimique susdite, à recueillir les produits de condensationobEer nus et, éventuellement, à récupérer,- sans risque de pollution, les gaz non condensables. Suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, on règle l'alimentation en déchets à traiter amenés dans l'enceinte, en fonction de leur état physique, de leur composition ou de leur quantité. Suivant une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention, on règle le chauffage des déchets à traiter amenés dans l-'enceinte, en fonction de l'état d'avancement des déchets dans l'enceinte, de leur état physique, de leur composition ou de leur quantité. L'invention a également pour objet un four destine à la mise en oeuvre du procédé précité,qui comprend au moinsune enceinte allongée isolée de I'atmosphère, des moyens de chauffage des déchets dans l'enceinte, disposés à l'extérieur de celle-ci r ainsi que des moyens pour distiller les déchets chauf fés, pour recueillir les distillats gazeux formés, et pour condenser ceux-ci.Suivartl'invention,oe four comprend des moyens pour régler l'alimentation en déchets à traiter amenés dans l'enceinte, ainsi que des moyens pour régler le chauffage des déchets disposés à l'intérieur de ladite enceinte. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, enceinte susdite est d'allure tubulaire et le four comprend une chambre calorifugée entourant ladite enceinte et s'étendant sensiblement horizontalement sur une longueur importante de celle-ci, les parois latérales de la chambre, transversales par rapport à l'axe de l'enceinte, aboutissant à l'enceinte et définissant trois zones contigues sur la longueur de celle-ci, dites zones de tête, intermédiaire et de queue, en considérant le sens du mouvement des déchets dans l'enceinte. L'invention a pour objet également, les produits de valeur obtenus par le procédé susdit et grâce au four précité. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui illusdent le procédé susdit et qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs, une forme de réalisation particulière du four suivant l'invention, ainsi que différents élé- ments qui peuvent être adaptés au four susdit. La figure 1 est une vue schématique, en perspective, avec hisums partielles, d'uniour destiié au traitement thennque des déchets. La figure 2 est une vue en coupe et en élévation d'un dispositif de réglage de la température de l'enceinte du four, représenté partiellement-à la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe et en élévation d'un des condenseurs du four de la figure 1, prise suivant la ligne 111-111. Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques. Suivant l'invention, les déchets à traiter, d'origi nesdîverses mais choisis parmi ceux qui sont susceptibles de se transformer physiquement ou chimiquement sous l'action de la chaleur,sont alimentés dans une enceinte tubulaire isolée de l'at mosphère ambiante,chauffés dans cette enceinte à une température entraînant au moins la transformation physique ou chimique partielle de ceux-ci, les gaz formés provenant de la transformation physique ou chimique susdite,sont condensés, les produits de condensation obtenus sont recueillis, éventuellement au cours de plusieurs phases de condensation successives, et les gaz non con-. densables éventuels sont récupérés. -Ce procédé de traitement permet de récupérer avantageusement les matières solides, liquides ou gazeuses des déchets traités sans risque de pollution, et de réutiliser ou de stocker les matières de valeur provenant de ces déchets traités, telles que, par exemple, de l'acide sulfurique libre ou combiné, des terres régénérées, ou encore des gaz combustibles non condensables, qui sont éventuellement recyclés au procédé pour chauffer les déchets à traiter. Suivant l'invention, on règle l'alimentationendechets à traiter dans lrenceinte,enfoncionde leur état physique, de leur composition ou de leur quantité, cette alimentation en déchets étant réglée en une zone située en tête de l'enceinte, en considérant le sens du mouvement des déchets dans l'enceinte. Le chauffage des déchets à traiter amenés dans l'enceinte peut également être -réglé en fonction de l'état d'avancement de ces déchets dans ceUe- ci,oubien deleurétat fihysique,de leur composition ou de leur quantité. La régulation thermique dés déchets amenés dans l'enceinte peut se faire sur au moins trois zones Le long de ltenceinte, dont une est située en tête de l'enceinte, la seconde en queue de l'enceinte et la troisième en une position intermediaire entre les deux zones susdites,que l'on ocosidère le sens ai mouvement des déchets dans l'enceinte. La zone intermédiaire, dite zone de chauffage de l'enceinte est portée à une température de l'ordre de 350 à 12000C, avec un gradient de température de l'ordre de 100 à 1500C, suivant le type de déchets traités.On peut également, de manière à accélérer la transformationE4SiqueouchSi4pedes déchets à traiter, injecter aux déchets dans 11 enceinte en un point situé en tet-e de ladite enceinte le long de celle-ci, une matière quelconque favorisant cette transformation physique ou chimique, telle qu'un solide, liquide ou gaz inerte, oxydant ou réducteur suivant la composition des déchets. On notera, suivant 11 invention, que la combinaison de cette alimentation réglée et de ce régime de traitement thermique, adapté au type de déchet traité, permet de traiter une grande gamme de déchets dans les meilleures conditions, en adaptant notamment la température, le temps de chauffage, la vitesse d'élévation de la température, le temps total de séjour dans l'enceinte, la cinétique de l'échange matière-gaz dans l'enceinte, etc. De plus, ainsi qu'on l'a déjà mentionné, le procédé de l'invention permet la récupération de certaines matières de valeur, notamment de gaz combustibles qui peuvent être renvoyés au procédé de manière à optimaliser ainsi le rendement thermique de la source de chauffage des déchets à traiter, et de réduire les coûts du combustible utilisé pour chauffer ces déchets. Suivant l'invention, le four, représenté à la figure 1, comprend une enceinte tubulaire 1, isolée de l'atmosphère, un bruleur 2, pour le chauffage des déchets dans l'enceinte, disposé à l'extérieur de cette enceinte tubulaire 1. Le brûleur 2 est alimenté en combustible et comburant par un conduit d'ame- née 4 de gaz (gaz naturel ou gaz-oil) de chauffage, un conduit 5 d ' air et un conduit 6 de récupération des gaz combustibles non condensables provenant du traitement des déchets. Il est évident que toute autre source de chaleur adéquate pourrait convenir; c'est ainsi que l'enceinte tubulaire I pourrait également etre chauffée électriquement. Une chambre calorifugse 3 entoure l'enceinte 1, et s'etend sur une longueur importante de celle-ci. Les parois latérales opposées 7 et 8 de la chambre, transversales par rapport à l'axe longitudinalde l'enceinte 1, aboutissent à celle-ci et y définissent sur sa longueur trois zones contigues 9, 10 et 11, -en cons;idérant le sens du mouvement des déchets dans l'enceinte, dites zones de tete, intermédiaire et de queue. Le four, suivant l'invention, comprend une trémie d'alimentation 12 contenant les déchets à traiter, une trémie d'alimentation 13 aboutissant en tete de l'enceinte, une vis sans fin 14 entraînant les déchets de la trémie 12 dans la trXmie 13,aSuigfl' une vis sans fin 15, entrainant les déchets de la trémie l3,àl'intérieur de l'en- ceinte l.Latrémie 12 est pourvue d'un clapet de fermeture pour éviter les rentrées d'air. Un moteur 16 est prévu pour commander les vis sans fin 14 et 15, ainsi qu'un variateur de vitesse 17, pour faire varier la vitesse de rotation du moteur 16,en fonction du type de déchets traiter.On obtient d'une manière générale, un bon entraînement des déchets en utilisant des vitesses de rotation du moteur 16 comprises entre 0,64 tour/minute et 6,4 tours/minute suivant le type de déchets à traiter, et ce de manière à ce que la capacité d'entralnement de la vis 14 de la trémie d'alimentation 12 soit égale à environ 80% de la capacité d'absorption de la vis 15 de l'enceinte tubulaire 1. On notera, à cet effet, qu'on pourrait prévoir un four ne comportant qu'une seule trémie d'alimentation 13 en tête de l'enceinte 1, et une seule vis sans fin 15 pour entraîner les déchets de cette trémie à l'intérieur de l'enceinte.La vis sans fin 15, représentée schématiquement en traits interrompus à la figure 1, est de préférence à pas variable et crantée, les pales de l'hélice présentant de petites encoches et une légère torsion par rapport à l'axe de la vis de manière à accélérer la fuite des gaz dans l'enceinte tubulaire 1. Le brûleur 2 ou source principale de chauffage de l'enceinte tubulaire 1, dont le rendement calorifique estréglable est agencé à l'intérieur de la chambre 3, dite chambre de combustion, au voisinage proche de l'enceinte 1. Des serpentins 18 et 19, contenant un fluide de réfrigération ou de chauffage, agencés autour des zones 9 et 11 de l'enceinte tubulaire 1, sur une certaine longueur de celles-ci, et au voisinage immédiat de la chambre calorifugée. 3, permettent de maintenir les zones de tête et de queue de cette enceinte tubulaire à une température donnée. Un serpentin 50 contenant également un liquide de réfrigération ou de chauffage, agencé sur le pourtour de la trémie .13, et couvrant une certaine hauteur de celle-ci, permet aussi de maintenir la trémie 13 à une température donnée.Ces serpentins sont intégrés au circuit des condenseurs 20, 21, 22 et 23 ou bien ils peuvent être utilisés isolément au moyen d'un jeu de vannes 24, 24: 25, 26, réglables. On utilise de préférence comme fluide de transport ou de dissipation de chaleur pour les serpentins 50 et 18, de l'huile et pour le serpentin 19, de l'eau. Un écran orientable 27, d'une manière générale une simple tole, disposé entre le valeur 2 et l'enceinte 1, à l'intérieur de la chambre calorifugée 3, sert à moduler la température de la zone 10, dite zone intermédiaire de l'enceinte tubulaire 1. Comme on peut le voir plus particulièrement en se référant aux figures 1 et 2 des dessins annexés, le four comprend un dispositif 28 contenant un fluide caloporteur, fixé à la chambre calorifugée 3, du coté de la zone de tête de l'enceinte tubulaire 1. Ce dispositif 28 comprend un vase 29.par où l'on verse le fluide, une branche principale 30 et des branches inférieures 31, à l'intérieur desquelles s'écoule le fluide, ces branches inférieures étant en communication l'une avec l'autre par l'intermédiaire de la branche 30 et étant agencées de manière à ce que leur base soit en contact avec l'intérieur de la chambre calorifugée 3. Chaque. branche 31 est pourvue de vannes 33, qui permettent l'arrêt ou le passage du fluide dans les autres branches.Le dispositif 28 comprend également un circulateur 34 destiné à faire circuler le fluide caloporteur quïl contient, de manière à éviter les surchauffes éventuelles en un point de la chambre 3. Ce dispositi-f 28 sert en fait à assurer et à maintenir une meilleure répartition de la chaleur en tête de l'enceinte 1, et est relié au circuit des gaz. Pour une meilleure compréhension de la figure 1, les conduits contenant le liquide de régulation thermique (eau ou huile) sont repic sentés par la référence 1, tandis que les conduits de gaz sont représentés par la référence g. Le four suivant l'invention, comprend un conduit 52 pour l'échappement des gaz de combustion, provenant de la chambre 3 et une cuve 51 destinée à recueillir les matières solides traitées, disposée en-dessous de l'enceinte tubulaire dàns la zone de queue et reliée hermétiquement à celle-ci au moyen dgun sas, dé manière à permettre d'isoler complètement l'intérieur de l'enceinte tubulaire 1 de l'atmosphère extérieure. Le four comprend trois colonnes de distillation 35,36, 37, en forme d'anses, de longueur minimum, destinées à distiller les déchets chauffés dans l'enceinte tubulaire 1, fortement calo rifugées, reliées à l'enceinte li à l'intérieur de la chambre 3, régulièrement réparties le long de cette enceinte, de section décroissante vers la queue de celle-ci, les extrémités éloignées de ces colonnes 35, 36, 37 par rapport à l'enceinte aboutissant à un collecteur 38 destiné à recueillir les distillats gazeux, agencé à l'extérieur de la chambre calorifugée 3, en des points également régulièrement repartis le long du collecteur 38.L'on pourrait prévoir a la place de ces trois colonnes 35, 36, 37, un conduit de distillation unique,par exemple un carneau de section rectangulaire, également en forme d'anse et fortement calorifugé, agencé de la même manière que le sont les colonnes 35, 36, 37, représentées à la figure 1, mais d'une longueur égale aux deux tiers environ de la longueur de la partion 10 de l'enoente située à l'intérieur de la chambre calorifugée 3. Les condenseurs 20, 21, 22, 23, disposés en cascade, réfrigérés par le circuit de réfrigération 1, sont reliés au circuit des gaz g, de manière. à y permettre le passage des gaz condensables et non condensables, provenant de l'enceinte tubulai- re. Une pompe aspirante 39 permet d'accélérer le passage de ces gaz et de réinjecter les gaz combustibles non condensables éventuels au niveau du brûleur. Un jeu de vannes réglables 40, 41, 42 placées sur le circuit des gaz g permet de mantenir une pression normale ou un certain gradientde pression à l'intérieur de 1 'enceinte 1, suivant le type de déchets à traiter.Un manomètre disposé sur la tubulure 43, à l'extérieur du collecteur 38, permet également de contrôler la pression à-l'intérieur de l'enceinte tubulaire.En une tubulure réglable 44,disposée en tête de l'enceinte tubulaire, permet l'injection debout type de gaz, solides ou liquides,tels que inertes, réducteurs ou oxydants, suivant les caractéristiques des matièrestraitées et les résultats à obtenir.Des moyens gon repHH sentés) soit égaleirnt pvus pour immobiliser l'axe de l'eoente 1 en un po A et pour déplacer ledit axe autour de ce point A dans un plan vertical passant par l'axe de l'enceinte de manière à modifier ainsi l'inclinaison de l'enceinte tubulaire par rapport à l'horizontale et à modifier, par conséquent,l'échange matière-gaz dans l'enceinte. On notera qu'on pourrait envisager de substituer au condenseur 20, ou de prévoir entre ce condenseur 20 et le collecteur 38, une seconde enceinte de chauffage, de-la même dimension que le condenseur 20, pour le craquage des gaz provenant du collec teur 38. Cette enceinte, dite de craquage, est chargée ou non de catalyseurs de craquage et est chauffee électriquement jusqu'à des températures progrzmmables de l'ordre de 1100 C suivant un programme totalement indépendant du chauffage de l'enceinte tubulaire 1. Une torchère de sécurité 45, placée à l'extrémité du condenseur, pourvu d'une vanne de sécurité, permet l'inflammation des gaz en cas de surpression. Comme on le voit plus particulièrement à lafigure 3, annexée, le condenseur 21 comprend une enveloppe 59 contenant le liquide de réfrigération ainsi qu'un organe mobile en forme de cône 60, coaxial au conduit d'alimentation des gaz 61 dans le condenseur, réglable en hauteur à l'intérieur du condenseur suivant l'axe de ce dernier, au moyen d'un système à crémaillère 62, l'organe SO étant maintenu en sustentation par un bouclier 63, agencé transversalement par rapport à l'axe du condenseur 21. Les phases liquides 64 obtenues, s'écoulent automatiquement par une tubulure 67 en forme de crosse, une fois qu'elles ont atteint le niveau maximal de liquide 65.Ce système à "percussion" active la condensation des gaz en voie de condensation dans le condenseur, tels qu'aérosols, en liquides, par le fait que les particules de gaz provenant du conduit 61 viennent percuter la surface du cône 60. On règle la distance séparant la surface du cône 60 de l'extrémité 68 du conduit d'alimentation 61 en fonction de la vitesse linéaire d'entréedu mélange de gaz-condensats gazeux (aérosols) dans le conduit 61, qui est conditionnée notamment par la puissance d'aspiration de la pompe 39. Les gaz non condensables dans le condenseur 21 traversent un matelas de matière filtrante 69, d'une manière génerale une éponge métallique,avant de sortir par le conduit de sortie 70. Suivant le type de gaz émis, on pourrait remplacer ce système à "percussion", ou le combiner à un système contenant un liquide à base de lait de chaux, agencé pour y permettre le barbotage des gaz, de manière à y fixer les composants acides éventuels de ces gaz, tels que le dioxyde ou le trioxyde de soufre. Les matières solides traitées dans l'installation et les gaz soumis à distillation suivent un-chemin qui peut aisément être suivi à la lecture de la figure 1. Les matières déversées dans la trémie d'alimentation 12 sont- dirigées par la vis sans fin 14 sur la trémie-13 dXoù elles parviennent à l'intérieur de l'enceinte tubulaire 1. A l'intérieur de celle-ci, la vis d'archimède 15 fait progresser les matières d'une zone de tete, vers une zone de queue. La vites se à laquelle les matières sont déplacées vers la zone at queue dépend essentiellement de-la structure et de la nature des produits à traiter. Ces produits peuvent-être considérés comme traités lorsqu'ils atteignent ladite zone de queue et qu' ils parviennent par gravité dans la cuve 51 reliée par un sas à l'enceinte tubulaire 1.Au cours de leur traitement dans 1' enceinte tubulaire les matières portées aux températures nécessaires par le bradeur 2, sont en partie transformées en gaz qui sont distillés dans les colonnes 35, 36 et 37 et débouchent dans le collecteur 38 pour parvenir aux condenseurs 20, 21, 22 eut23, refroidis par le circuit de réfrigération 1. Ces condenseurs sont, de plus, reliés au circuit des gaz g, permettant le passage des gaz condensables et non condensables. Les gaz en question sont pompés et refoulés par la pompe 39. Certaines fractions de ces gaz peuvent d'ailleurs être réinjectées dans le circuit alimentant le brûleur. L'invention n'est pas limitée å la forme d'exécution décrite et bien des modifications pourraient y être appor tées sans sortir du cadre de la présente demande de brevet. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement thermique de tous déchets susceptibles de subir une transformation physique ou chimique sous l'action de la chaleur, caractérisé en ce qu'il consiste à alimenter en déchets à traiter une enceinte isolee de l'atmosphère, à chauffer lesdits déchets à une température entraînant au moins la transformation physique ou chimique partielle de ceux-ci,.à condenser les gaz formés provenant de la transformation physique ou chimique susdite, à recueillir les produits de condensation obtenus, et, éventuellement, à récupérer, sans risque de pollution, les gaz non condensables. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on règle l'alimentation en déchets àtraiter amenés dans l'enceinte, en fonction de leur état physique,de leur composition ou de leur quantité. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'alimentation en déchets à traiter est réglée en une zone située en tête de l'enceinte, en considérant le sens du mouvement des déchets dans l'enceinte. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on règle le chauffage des déchets à traiter amenés dans l'enceinte, en fonction de l'état d'avancement des déchets dans l'enceinte, de leur état physique, de leur composition ou de leur quantité. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérise en ce que l'on règle le chauffage des déchets amenésdans l'enceinte, sur au moins trois zones le long de cette enceinte, dont une est située en tête de l'enceinte, une seconde en queue de l'enceinte et la troisième en une position intermédiaire entre les deux zones susdites, en donsidérant le sens du mouvement des déchets dans l'enceinte. 6. Procédé suivant la revendication 5,- caractérisé en ce qu'on amène les déchets dans l'enceinte, lorsqu'ils ont atteint une position correspondant à la zone intermédiaire susdite, à une' température de l'ordre de 3500C à 12000C, tout en y maintenant un gradient de température compris entre environ 100 et 1500C. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les gaz non condensables sont recyclés et éventuellement réutilisés pour chauffer les déchets à 'traiter. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on injecte à l'intérieur de l'enceinte susdite, en au moins un point situé en tête de ladite enceinte et les long de celle-ci, une matière quelconque pouvant favoriser la transformation physique ou chimique des déchets à traiter. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que ladite matière est un solide, liquide, ou gaz, inerte, oxydant ou reducteur, suivant la composition des déchets à traiter. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les produits de condensation susdits sont recueillis au cours de plusieurs étapes successives. 11. Produits, caractérisés en ce-qu'ils-sont obtenus par la mise en-oeuvre du procédé. susdit 12. Four pour la mise en oeuvre du procédé suivant l4une quelconque des revendications 1 à 10, comprenant au moins une enceinte allongée isolée de 11 atmosphère, des moyens de chauffage des déchets dans l'enceinte, disposés à l'extérieur de celleci, ainsi que des moyens pour distiller les déchets chauffés, pour recueillir les distillats gazeux formés, et pour condenser ceux- ci, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour régler l'alimentation des déchets à traiter amenés dans l'enceinte, ainsi que desmcyens pour régler le chauffage des déchets disposés à l'intérieur de ladite enceinte. '13. Four suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'enceinte -est d'allure tubulaire et en ce qu'il comprend une chambre calorifugée entourant ladite enceinte et s'étendant sensiblement horizontalement sur une longueur importante de celleci, les parois latérales opposées delta chambre, transversales par rapport à l'axe de l'enceinte, aboutissant à'l'enceinte et définissant trois zones continues-sur la longueur de celle-ci, dites zones de tête, intermédiaire, et zone de queue, en consi dérant le sens du mouvement des dçchets dans l'enceinte. 14. Four sucrant l'une ou l'autre des revendications 12- et 13, caractérisé en ce que les moyens d'alimentation et de réglage- de l'alimentation en déchets comprennent uSe trémie a boutissant.en tête de l'enceinte, cdntenant les déchets à traiter, des moyens d'entraînement des déchets dans la trémie, à l'intérieur de l'enceinte', un moteur pour commander lesdits moyens d'entraînement, ainsi qu'un dispositif de variation de la vitesse du moteur. 15. Four suivant l'une ou l'autre des revendications 12 et 13, caractérisé en ce que les moyens d'alimentation et de réglage de l'alimentation susdits comprennent une première trémie contenant les déchets à traiter, une seconde trémie aboutissant en tête de l-'enceinte, des moyens d'entraînement des déchets dans la première trémie vers la seconde trémie, des moyens d'entraînement des déchets dans la seconde trémie, à l'intérieur de l'enceinte, un moteur pour commander lesdits moyens d'entraînement, ainsi qu'un dispositif de variation de la vitesse du moteur. 16. Four suivant l'une au l'autre des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que les moyens d'entrâînement des déchets dans la trémie à l'intérieur de 1 1enceinte comprennent une vis sans fin à pas variable, crantée, 17. Four suivant l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que la vitesse du moteur varie entre 0,64 tour et 6,4 tours par minute. 18. Four suivant l'une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que les moyens de chauffage et de réglage du chauffage des déchets susdits comprennent une source primaire de chaleur agencée dans la chambre susdite èt à proximité de l'enceinte pour le chauffage des déchets dans l'enceinte, des moyens pour régler le rendement thermique de ladite source de chaleur, ainsi que des moyens de transport ou de dissipation de chaleur pour régler le chauffage des déchets dans les zones de tête, intermédiaire et de queue de ladite enceinte. 19. Four suivant la revendication 19, caractérisé en ce que lesdits moyens de transport ou de dissipation de chaleur comprennent un serpentin contenant un fluide de réfrigératin ou de chauffage agencé autour de la zone de tête et de la zone de queue de l'enceinte tubulaire, sur au moins une certaine longueur de celles-ci, et au voisinage immédiat de la chambre calorifutee, ainsi qu'un écran orientable, disposé entre la source primaire de chaleur et l'enceinte, dans la chambre calorifugée. 20. Four sucrant l'une quelconque des revendications 13 à 19, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif contenant un fluide caloporteur, disposé sur la chambre calorifugée, du côté de la zone de tête de l'enceinte, au moins une partie de ce dispositif étant agencé pour être en contact avec l'intérieur de la chambre, ainsi qu'un circulateur pour assurer la circulation dudit fluide, dans le dispositif. 21. Four suivant l'une quelconque des revendications -14 à 20, caractérisé en- ce qu'il comprend un serpentin contenant un liquide de réfrigération ou de chauffage, agencé sur le pourtour de la trémie aboutissant en tête de l'enceinte, et couvrant une certaine hauteur de ladite trémie. 22. Four suivant l'une quelconque des revendications 12 à 21, caractérisé en ce qu'il comprend une cuve pour recueillir les matières solides traitées, situéeen-dessous de l'enceinte susdite et fixée hermétiquement à cetté dernière. 23. Four suivant l'une quelconque des revendications 13 à 22, caractérisé en ce que les moyens susdits pour distiller les déchets chauffés et pour recueillir les distillats gazeux comprennent des colonnes de distillation en forme d'anses, calo rifugées, reliées à l'enceinte à l'intérieur de la chambre calorifugée, régulièrementreparties le long de ladite enceinte et de section décroissante vers la queue de celle-ci, les extrémités éloignées de ces colonnes par rapport à l'enceinte aboutissant sur un collecteur agencé à l1 extérieur de ladite chambrecalorifugée, en des points également régulièrement répartis le long dudit collecteur. 24. Four suivant l'une quelconque des revendications 13 à 22, caractérisé en ce que les moyenssusdots pour distiller les déchets chauffés et pour recueillir les gaz de distillation comprennent un conduit de distillation en forme d'anse, calori fugé,- relié à ltenceinte à l'intérieur de la chambre calorifugée, d'une longueur égale aux deux tiers environ de la longueur de la portion de l'enceinte située a l'intérieur de la chambre calorifugée, l'extrémité éloignée de ce conduit par rapport à l'encein- te, aboutissant sur un collecteur agencé à l'extérieur de ladite chambre calorifugée. 25. Four suivant llune quelconque des revendications 12 à 24, caractérisé en ce que les moyens de condènsation susdits des gaz de distillation comprennant une série de condenseurs en cascade, ainsi que des conduits de passage de ces gaz d'un contenseur au condenseur suivant, en considérantle -sens du mouvement de ces gaz. 26. Four suivant la revendication 25, caractérisé en ce qu'il comprend une seconde enceinte, dite de craquage, reliée au collecteur susdit et aboutissant au premier des condenseurs, en considérant le sens du mouvement des gaz, ainsi que des moyens de chauffage des gaz dans ladite enceinte de craquage. 27. Four suivant l'une ou l'autre des revendications 25 et 26, caractérisé en ce qu'au moins l'un des condenseurs contient un dispositif agencé pour activer la condensation des -gaz en voie de condensation tels qu'aérosols, en liquides, dans ledit condenseur. 28. Four suivant la revendication 27, caractérisé en ce que ledit dispositif comprend un organe mobile en forme de cône, coaxial au conduit d'alimentation des gaz dans le condenseur, réglable en hauteur à l'intérieur du condenseur suivant l'axe de ce dernier, pour permettre le choc des particules de gaz sur la surface du cône, ainsi que des moyens de commande dudit organe mobile. 29. Four suivant l'une ou l'autre des revendications 27 et 28, caractérisé en ce que ledit dispositif comprend un système contenant du lait de chaux, agencé pour y permettre le barbotage des gaz, de manière à y fixer les composants acides éventuels de ces gaz. 30. Four suivant l'une quelconque des revendications 25 à 29, caractérisé en ce qu'il comprend des. moyens pour récu pérer les liquides formés dans les condenseurs. 31. Four suivant l'une quelconque des revendications 12 à 30, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour immobiliser l'axe de l'enceinte susdite en un point et pour déplacer ledit axe autour de ce point dans un plan vertical passant par l'axe de l'enceinte. 32. Four suivant l'une quelconque des revendications 12 à 31, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de pompe page agencé pour accélérer la sortie des gaz émis dans l'enceinte susdite et pour permettre, éventuellement, le recyclage des gaz combustibles non condensables vers la source principale de chaleur susdite. 33. Four suivant l'une quelconque des revendications 12 à 32, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour permettre l'injection de gaz, agencés en tête de l'enceinte susdite.