Pour maintenir les pieds d'un cycliste en position correcte sur les pédales, on utilise largement des cale pieds généralement constitués d'une partie métallique solidaire de la pédale et prenant le dessus de la chaussure en étant complétés par une courroie qui entoure le cou-de-pied. Cependant, chaque année, de nombreux accidents d'enfants ou d'adultes sont causés par le blocage du pied du cycliste dans le cale-pied. A l'occasion notamment d'un arrêt brusque ou imprévu ou d'un incident quelconque, le cycliste a le pied bloqué sur la pédale sans pouvoir se dégager, de sorte qu'il bascule alors sur le côté avec sa bicyclette- en subissant fréquemment des blessures ét traumatismes pouvant etre graves. L'invention a pour but de proposer un dispositif assurant efficacement le calage des pieds du cycliste sur les pédales sans risquer de provoquer un blocage ampêchant ce cycliste de dégager son pied de la pédale pour éviter une chute dangereuse. Le dispositif selon l'invention se caractérise essentiellement par l'association, à la pédale et à la chaussure du cycliste, d'une partie mâle et d'une partie femelle pouvant s'engager l'une dans 11 autre par une trans- lation de la chaussure par rapport à la pédale dans une direction convenable voisine de calle de l'effort de pédalage en permettant au pied de buter a la postition convenable de pédalage, tandis que le pied pet se dégager par simple recul en sens inverse du déplacement de translation assurant son calage sur la pédale, cette libration du pied pouvant s'effectuer sans aucune retenue et sans difficulté en cas de nécessite et à volonté. La partie mâle peut comprendre deux ou plusieurs segments en reliefs tandis que la partie femelle présenterait alors des rainures correspondantes. La réalisation du dispositif peut se faire de façon simple et peu coûteuse. La partie me en relief peut être prévue sur la pédale tandis que la partis femelle est constituée par une semelle présentant un éviuement dostint à receveir ls partis mâle. Cspéudant, selon une dispositio préférée, la partie femelle est prévue sur une pièce en fer fixée à la pédale tandis que la partie malle est prévue sous une semelle de cale-pied qui serait alors destinée à rester. normalement sur la pédale sous l'action d'un petit aimant (ou de plusieurs) coopérant avec la pièce en fer fixée sur la pédale. Dans ce dernier cas, il suffit au cycliste de glisser son pied dans le cale-pied réglé à la dimension convenable0 A l'arrêts le cycliste peut dégager son pied tandis que le cale-pied reste accroché à la pédale par l'action des. aimants. La pièce en fer fixée à la pédale et constituant par. exemple la partie femelle de la liaison séparable ainsi que la semelle du cale-pied formant la partie màle peuvent entre obtenues par simple emboutissage, la semelle de cale-pied pouvant etre en métal léger et recevoir un ou deux petits aimants comme on l'a prévu ei-dessus pour maintenir l'accrochage du cale-pied à la pédale. Selon une disposition complémentaire paraissant préférable, le cale-pied présente à l'avant une partie supérieure de retenue constituée par une lame de métal incurvée fixée à la semelle du cale-pied en une position réglable longitudinalement, par exemple par une vis de serrage. La partie supérieure du cale-pied peut aussi comprendre une cour.roie transversale fixée à la semelle par des vis de fixation, par exemple à tête fraisée, 'engageant dans des trous ménagés dans la semelle, par exemple en plusieurs positions décalées longitudinalement pour permettre un réglage de la courroie en direction longitudinale. Cependant, au lieu d'hêtre constituées par des pièces rapportées, les parties mâle et femelle peuvent être incorporées aux pédales ou aux chaussures en faisant aussi partie de pédales d'un nouveau type ou de chaussures de cyclisme spéciales. Pour bien faire comprendre l'invention, on en décrira ci-après, à titres d'exemples, quelques formes d'exécution en référence au dessin schématique annexé dans lequel la figure 1 est une coupe verticale longitudinale d'un exemple du dispositif selon l'invention avec semelle de cale-pied formant une partie femelle la figure 2 est une vue en perspective d'une pédale portant la partie mâle du dispositif la figure 3 est une coupe schématique verticale longitudinale d'un dispositif dans lequel la partie femelle est constituée par la pièce fixée à la pédale la figure 4 est une vue en perspective d'une semelle formant cale-pied selon une disposition préférée simple et peu coûteuse ; et la figure 5 est une vue de face de la semelle de cale-pied selon la figure 4. Dans l'exemple représenté aux figures 1 et 2, la pédale, qui peut entre de type classique, est constituée par une ossature métallique 1 présentant une barre avant 2 et une barre arrière 3, l'ensemble pouvant pivoter autour de l'axe de pédale 4. La partie mâle peut être constituée par un cadre de butée 5 destiné à s'adapter sur la pédale et à s1y fixer, par exemple au moyen de boulons 6 traversant des rebords avant et arrière 7-8 du cadre 5 ainsi que les barres avant et arrière 2-3 de la pédale. Ce cadre présente vers le haut deux lames inclinées parallèles 9-10 constituant les reliefs des parties mâles. On a supposé que, sous la chaussure cycliste i1 ou sous sa partie avant, se fixe une semelle de calage 12 en matière plastique, par exemple au moyen d'une sangle 13 passant sur le dessus de la chaussure. La semelle 12 présente deux rainures 14-15 correspondant aux deux lames 9-10 et renforcées avantageusement par des lames métalliques 16-1? établissant les faces arrière des rainures 14-15 destinées à l'accrochage des lames 9-10. Pour la clarté du dessin, la chaussure cycliste a été représentée sur la figure 1 en possition d'eagagement partiel, c'est-à-dire que la semelle 12 n'est pas complètement appliquée sur le cadre 5, de sorte que les lames 9-10 ne sont pas engagées complètement dans les rainures 14"15 mais on comprend qu'au cours du pédalage l'encastrement est complété et que, par butée des lames 16-17 contre les lames 9-10, le pied se trouve calé en position correcte de pédalage. Cependant, rien ne s'oppose au dégagement immédiat du pied que le cycliste peut effectuer à volonté et très rapidement en cas d'incident.Ainsi, tout blocage des pieds dans les cale-pieds est supprimé et le dispositif de cale-pied selon l'invention permet donc de caler le pied dans la position correcte de pédalage tout en laissant la faculté de dégager le pied sans difficulté. La figure 3 montre schématiquement le principe de la forme d'exécution préférée particulièrement simple et d'emploi pratique, proposant un cale-pied de sécurité dans lequel le cycliste peut engager simplement le pied comme dans un cale-pied classique. Dans ce cas, le dispositif comporte encore un cadre 18 fixé sur une face de pédale par des boulons 6, mais ce cadre 18 constitue la partie femelle du dispositif présentant deux fentes transversales 19 dans lesquelles peuvent s'engager les parties mâles saillantes 20 de deux barres 21 en alliage léger incorporées à une semelle de cale-pied 22 qui comprend deux petits aimants 23 s'appliquant sur le cadre de fer 18 en maintenant le cale-pied accroché à la pédale tout en permettant une séparation rapide pour le dégagement du pied en cas d'incident. Sur cette figure 3, la partie supérieure du cale-pied1 c'est-à-dire celle située au-dessus de la semelle 22 n'a été représentée que schématiquement parce qu'elle peut être constituée suivant diverses formes d'exécution sans qu'on s'écarte du cadre de l'invention. On indiquera cependant qu'en principe elle comprend au moins une partie avant recourbée 24 dans laquelle s'encastre longitudinalement la chaussure 25 du cycliste et une partie transversale 26 proche de la cheville pour maintenir le pied transversalement. On comprend que les deux parties 24-26 seront avantageusement réglables. La partie 24 qui doit résister à la composante longitudinale de l'effort exercé par le pied sur la pédale sera de préférence en métal et sa base 27 pourra présenter une fente longitudinale médiane 28 comme le montre la figure 4 pour le passage d'une vis de serrage 29 à travers la semelle 22 constituée de préférence par une pièce emboutie en métal léger, les parties découpées étant rabattues vers le bas pour coopérer avec les rainures 19. On comprend que la fente 28 permet de régler la position en longueur de la partie 24. L'extrémité supérieure de la partie 24 peut entre recourbée en formant une boucle 31 (figure 4) pour le passage d'une courroie transversale 32 qui peut être fixée en diverses positions décalées en longt%eur au moyen de vis de fixation 33 engagées dans des trous 34 correspondant aux positions prévues. Pour éviter que la base 27 de la partie incurvée 24 ne constitue une surépaisseur sur la semelle 22, celle-ci peut présenter par emboutissage une dépression 35 formant un couloir longitudinal dans lequel on peut régler la position de la base 27. On indiquera aussi que les vis 33 assurant la fixation de la courroie 32 pourront être a tête fraisée pour stengager sans surépaisseur dans les trous 34 de forme correspondante. R E V E N D I C A U I O N S. 1. Dispositif de cale-pied pour pédales de bicyclette, caractérisé par l'association à chaque pédale et à chaque chaussure du cycliste d'une partie male et d'une partie femelle pouvant s' accrocher l'une dans.l'autre par simple translation de la chaussure par rapport à la pédale dans une direction convenable voisine de celle dans laquelle s'effectue l'effort de pédalage1 en permettant au pied de buter en position convenable de pédalage, tandis que le pied peut se dégager par simple recul en sens inverse du déplacement qui assure son calage sur la pédale, cette libération du pied pouvant s'effectuer sans aucune retenue et sans difficulté en cas de nécessité et à volonté. 2. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel la partie associée à la pédale est incorporée à celle-ci de façon que l'ensemble constitue une pédale indivisible d'un nouveau type. 3. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel la partie associée à la chaussure est incorporée à cette chaussure sans en être séparable. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la partie mâle comprend une ou plusieurs lames métalliques inclinées tandis que la partie femelle comprend une plaque qui présente des rainures correspondant aux lames de la partie malte. 5. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel la partie femelle est celle associée à une face de la pédale tandis que la partie mâle est constituée par une plaque en métal léger dans laquelle sont découpées les parties mâles rabattues vers le bas et sur laquelle se fixent, en position avantageusement variable ou réglable, une partie métallique avant de cale-pied destinée à recevoir le bout de la chaussure et une courroie transversale disposée près de la cheville.