La présente invention concernelès dispositifs de commande intermittente des feux de véhicules automobiles et plus particulièrement ceux comportant, d'une part, un contact principal destiné à commander deux ou quatre lampes et, d'autre part, un contact auxiliaire de signalisation généralement raccordé à une lampe témoin du tableau de bord. Dans de tels dispositifs, la fréquence de commande du contact intermittent ne doit pas varier dans un rapport supérieur à deux, alors que pour un véhicule la puissance consommée par les lampes peut varier dans le rapport de un à quatre. Dans ces conditions, les dispositifs connus tels que ceux à fil chauffant ne donnent pas satisfaction et sont, en outre, peu fiables, du fait des importantes contraintes mécaniques auxquelles est soumis le fil. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Pour ce faire, le contact intermittent est actionné au moyen d'une came solidaire de l'axe d'un moteur à courant cbntinu dont l'inertie du rotor et la conception du circuit magnétique permettent de manoeuvrer le contact intermittent selon une cadence variant peu en fonction de la consommation des lampes. La centrale de clignotement selon l'invention se caractérise par la présence d'un moteur courant continu, actionnant le contact principal et dont la bobine diexcitation est montée en série avec les lampes des feux de signalisation du véhicule. Cette disposition permet d'utiliser ce contact principal également pour assurer la commutation de la bobine qui est en fait constituée par deux enroulements dont les actions magnétiques sont opposées. L'un de ces enroulements est à faible impédance et l'autre, à forte impédance, est périodiquement shunté par le contact principal. Cette disposition présente l'avantage d'absorber l'étincelle de rupture sur le contact principal qui fonctionne ainsi dans de très bonnes conditions. Cette centrale possède en outre un second contact auxiliaire de signalisation, fonctionnant de façon connue en relais d'intensité au moyen d'une palette mobile située dans le champ magnétique du stator. L'entrefer et le ressort de rappel de ce dispositif sont tels que cette palette se décolle du circuit-magnétique lorsque l'intensité du courant traversant la bobine moteur correspond à la consommation d'une seule lampe, permettant ainsi de signaler la présence d'une ampoule grillée. En variante plus économique, le bobinage peut ne pas avoir d'enroulement forte impédance, remplacé alors par un aimant permanent dont l'action magnétique sur le rotor est oppose à celle due à l'enroulement à faible impédance. Pour que le moteur démarre à coup sur, on crée un couple magnétique par variation de réluctance dont la périodicité est double du couple électromagnétique et calé de façon à ce qu'un maximum positif de couple corresponde aux deux positions d'équilibre du rotor dans le champ électromagnétique du stator. La régulation de la vitesse du moteur est obtenue par la combinaison de deux moyens : d'une part, ce moteur entraine par un engrenage multiplicateur un frein à courants de Foucault et, d'autre part, an s'arrange pour que son circuit magnétique se sature lorsque l'intensité du courant traversant la bobine correspond à une fois et demie la consommation d'une lampe. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une centrale de clignotement conforme à la présente invention. La figure 1 est une coupe partielle de la centrale. La figure 2 est le schéma électrique du dispositif. Tel que représenté, la centrale se compose d'un moteur courant continu comprenant un stator en fer doux 1 et un rotor 2 en ferrite, aimantée Nord-Sud. La variation de réluctance est obtenue par augmentation symétrique de l'entrefer e dans deux zones el et e2 diamétralement opposées (ou par découpage dans la tôle). Le circuit magnétique 3 se referme à l'intérieur d'un bobinage 4 réalisé en deux enroulements de sens opposé. Un premier enroulement 4a à faible impédance et un second enroulement 4b à forte impédance. Une came 5, solidaire de l'axe moteur 2a, actionne le contact principal 6, monté en parallèle sur le bobinage à forte impédance 4b et servant à alimenter les lampes L1, L2, L3, L4. Un second contact auxiliaire 7 est solidaire d'une palette mobile 8, en matériau magnétique, soumise au champ magnétique du bobinage. Ce contact est relié à une lampe temoin L5 du tableau de bord. L'axe du rotor est en prise avec un train d'engrenages multiplicateur - non représenté sur la figure - entraînant une cloche 9 en matériau conducteur amagnétique fàisant office de frein à courants de Foucault et venant coiffer en partie le rotor 2. Ce train d'engrenages est agencé de manière à ce que le rotor du moteur, servant également d'aimant au frein à courants de Foucault, et la cloche 9 tournent en sens inverse l'un de l'autre. Cette centrale de clignotement commande les lampes L1, L2, L3 et L4 deux par deux ou toutes ensemble au moyen d'un commutateur C connu en soi. Elle s'adapte particulièrement bien à la réalisation des dispositifs indicateurs de changement de'direction et/ou de détresse dans l'industrie automobile. REVENDICATIONS 1. Centrale de clignotement comprenant : un contact in-termittent temporaire d'alimentation des lampes et un contact de signalisation dont l'action est commandée par l'intensité qui traverse la centrale, caractérisée par le fait que le mouvement du contact intermittent est obtenu au moyen d'un moteur courant continu, dont la bobine est alimentée en série avec les lampes et commutée par cedit contact. 2. Centrale de clignotement, selon revendication 1, caractérisée par le fait que la régulation de vitesse du moteur -est obtenue au moyen d'un frein à courants de Foucault. 3. Centrale de clignotement, selon revendication 2, caractérisée par le fait que l'aimant du frein à courants de Foucault est le propre aimant du moteur 2 à courant continu. 4. Centrale de clignotement, selon revendication 1, caractérisée par le fait que le- contact de signalisation est un relais d'intensité excité par la propre bobine du moteur courant. continu. 5. Centrale de clignotement, selon revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le circuit magnétique du moteur se sature lorsque l'intensité du courant traversant sa bobine correspond à une fois et demie la consommation d'une lampe. 6. Centrale de clignotement, selon revendication 1, caractérisée par le fait que la bobine du moteur est constituée par deux enroulements, dont les actions magnétiques sont opposées, l'un 4a à faible impédance et l'autre 4b à forte impédance, ce dernier étant branché en parallèle sur le contact intermittent d'alimentation des lampes. 7. Centrale de clignotement, selon la revendication 6, caractérisée par le fait que l'enroulement à forte impédance est remplacé par un aimant permanent dont l'action magnétique sur le rotor est opposée celle due à l'enroulement à faible impédance.