La présente invention concerne des matières en forme de cristaux liquides et des dispositifs comportant de telles matières. Dans le domaine des tableaux draffichage drinformation, il faut des dispositifs ayant une faible consommation d'énergie. On a montré que les dispositifs obtenus à partir de matières en forme de cristaux liquides ou en comportant satisfont à cette exigence car ils ont une très grande résistance électrique, et ctest pourquoi on s'intéresse actuellement beaucoup à de tels dispositifs. Il existe de nombreuses matières connues en forme de cri s- taux liquides. Certaines de ces matières sont connues depuis de nombreuses années. Bes matières en forme de cristaux liquides sont des matières organiques qui présentent une phase de cristaux liquides dans laquelle les molécules sont arrangées en une structure ordonnée dans des domaines spatiaux limités. Il y a trois genres connus de phase de cristaux liquides. L'une est connue sous le nom de mésophase smectique, dans laquelle ltarrangement ou ltétat ordonné des molécules est du genre lamellaire. Une autre est connue sous le nom de mésophase nématique dans laquelle il existe un arrsngement statistique des molécules parallèlement aux axes longs des molécules. l'a troisième est ccnnue sous le nom de mésophase cholestérique dans laquelle l'arrangement des molécules est du genre hélicodal. Bes matières en forme de cristaux liquides consistent en des composés ayant une structure moléculaire qui est allongée. Pour les composés en cristaux liquides qui ont servi jusqutà présent dans les dispositifs, on peut généraliser la structure et la représenter comme suit où Q et Q1 Q1 sont des groupes terminaux, et h et B sont des grou- pes de liaison. Sauf dans le cas de certains esters où unité ou motif A-B comprend le groupe CO.O, le motif A-B comprend généralement une liaison double ou triple. Par exemple, les bases de Schiff qui servent largement dans des dispositifs industriels à cristaux liquides, comme la para-méthoxy-benzylidène-butylaniline (MBBA) ou la para-éthoxy-benzylidène-butylaniline (EBBA), sont des composés contenant le motif C = N. La présence drune liaison double ou triple dans le motif A-B conduit a une instabilité chimique et/ou photochimique de la matière, et elle est donc inopportune. Par exemple, les bases de Schiff sont facilement hydrolysées, même par des traces dteau, en donnant des amines potentionnellement toxiques. On a supposé jusqu'à présent que la double ou la tripleliaison est souhaitable dans le motif A-B pour conférer de la rigidité à la molécule et pour assurer irexistence d'une température raisonnablement élevée de transition de la phase des cristaux liquides à la phase du liquide isotrope, ainsi qu'une température raisonnablement basse de transition du solide cristallin au cristal liquide. Selon la présente invention, une matière en forme de cris-. taux liquides ou en comportant consiste en (ou contient) un composé ayant une structure moléculaire telle que la matière présente une phase de cristaux liquides. La structure moléculaire du composé est ou un dérivé simple de cette structure, substitué en ortho, ou un dérivé dans lequel il y a un simple groupe de pontage entre deux des positions ortho de cette structure. Dans cette strue- ture, X et Y sont des substituants différents en para, du genre qui favorise un comportement du type cristal liquide, le substituant X en para étant un groupe choisi dans la liste suivante un groupe alkoxy ayant plus drun atome de carbone ; un groupe alkyle ; un groupe acyloxy ; et un groupe alcényle ; et le substituant Y en para est choisi dans la liste suivante : un groupe cyano ; un groupe nitro ; un groupe acyloxy ; un noyau benzénique substitué en position para par un groupe cyano ou par un groupe nitro ou par ungroupe acyloxy ; et plusieurs noyaux benzéniques directement reliés en para et dans lesquels le noyau terminal, éloigné du substituant X, porte en position para un substituant qui est un groupe cyano ou un groupe nitro ou un groupe acyloxy. On savait antérieurement déjà que certains composés du type biphényle ayant une structure présentent des phases à cristaux liquides. Cependant, dans tous ces composés connus, les substituants et Z situés en para ont été d'un genre tel que ces composés connus ont présenté à des températures très élevées la transition entre 12 état du sclide cristallin et ltétat de cristal liquide. Par suite, ces composés connus n2 ont eu aucune utilité pour des applications à des dispositifs connus. En introduisant les substituants X et Y fixés en para selon la présente invention pour produire cette matière comportant les cristaux liquides, définis ci-dessus, on peut obtenir des températures raisonnablement faibles de transition du solide cristallin au cristal liquide et des températures raisonnablement élevées de transition du cristal liquide au liquide isotrope, de sorte que la matière selon ltinvention peut servir dans des applications à des dispositifs connus. En outre, puisque la matière selon l'lnvention ne contient pas de'liaison double ou triple en la position correspondant au motif A-B de la structure moléculaire généralisée de cristaux liquides indiquée cidessus, on améliore la stabilité chimique et photochimique de cette matière. La matière selon l'invention peut consister en ce composé. En variante, la matière peut Être un mélange ou une solution de plusieurs constituants, 12un au moins de ces constituants étant le composé en cause La phase à cristaux liquides (mésophase) présentée par la matière selon ltinvention peut être nématique, smectique ou cho lestérîque. Pour que la phase soit cholestérique lrun des subs- tituants X et Y fixés en para sur ce composé doit contenir un centre dtasymétrie, comme celui qui peut exister dans une chaîne carbonée ramifiée, de-sorte que le composé soit optiquement actif. Par un dérivé de la structure substitué en ortho", on entend un dérivé dans lequel une ou plusieurs quelconques des positions restantes sur ltun quelconque ou sur plusieurs des noyaux benzéniques de la structure, y compris le ou les noyaux benzéniques pouvant entre contenus dans le substituant Y fixé en para, est ou sont substitués. Par les 1positions en ortho, on entend ntimporte laquelle des positions restantes sur ntimporte lequel ou sur plusieurs des noyaux benzéniques de la structure, y compris les noyaux benzéniques pou-ant entre contenus dans le substituant Y fixé en para. Par un "dérivé simple substitué en ortho", on entend un dérivé substitué en ortho dans lequel le ou les substituants fixés en ortho ne rompt ou ne rompent pas le comportement de cristal ou de cristaux liquides de la matière contenant ce ou ces sutstiWuants. Des exemples de substituants convenables fixésen ortho sont un groupe méthyle et un atome d'halogène. De même, par un "simple groupe de pontage", on entend un groupe de pontage qui ne rompt pas le comportement du ou des cristaux liquides de la matière contenant ce groupe de pontage. Voici des exemples de groupes appropriés de pontage le groupe "fCH2 pour former un fluorène le groupe et le groupe N o O po X H I I -C ur former une fluorénone pour former un phénanthrène. Selon un autre aspect de la présente invention, un dispositif à cristaux liquides comprend un moyen pour contenir une région de matières cristaux liquides, une région de matière à cristaux liquides contenue dans un récipient ou dans ce moyen pour la conçenir,(la matière à cristaux liquides étant la matière selon lrinvention définie ci-dessus), et un moyen pour appliquer une stimulation externe à cette matière pour modifier ltarrange- ment des molécules dans la matière à cristaux liquides. Le moyen pour appliquer une stimulation ou excitation externe peut être par exemple un moyen pour appliquer un champ électrique à cette région, un moyen pour appliquer un champ magnétique à la région ou bien un moyen pour appliquer une variation de températurevà la région. On-peut utiliser la modification de ltarrangement moléculaire que l2on produit par cette stimulation externe pour influer sur la transmission du rayonnement électromagnétique de ntimporte quelle longueur dronde intéressante dans la matière, par exemple en modifiant la transmissivité de la matière ou en modifiant l?actlvité optique de la matière, si celle-ci est optiquement active. Selon un autre aspect de ltinvention, un dispositif électrooptique à cristaux liquides comprend deux plaques de verre adjacentes, dont ltune au moins est optiquement transparente, une couche de matière à cristaux liquides contenue dans ltespace situé entre les plaques (la matière à cristaux liquides étant la matière selon l'invention définie ci-dessus) et, déposée sur les surfaces internes des plaques se faisant face, une pellicule de matière conductrice pour permettre ltapplncation dtun champ électrique à cette couche de matière à cristaux liquides. Le dispositif électro-optique peut entre, par exemple,' un dispositif dtaffichage servant, par exemple,dans un instrument comme un chronomètre ou une montre. Des modes de réalisatlon de la présente invention seront décrits à titre dtexemple en se réfëra:t aux dessins d'accompa- gneent, dans lesquels la figure 1 est une vue en section plane (partiellement en forme de circuit) dtun dispositif électro-optique comportant la matière selon l'invention la figure 2 est un diagrainrne schématique d'un dispositif à cristaux liquides pour le stockage des informations ; et la figure 7 est un diagramme schématique d tun chronomètre ou dune montre incorporant un tableau d'affichage à cristaux liquides selon la présente Invention. Il a été découvert à propos de la présente invention que lton peut effectuer la synthèse de matériaux contenant des com- posés ayant la formule définie ci-dessus et que ces matériaux présentent au moins une phase à cristaux liquides (mésophase). La ou les phases peut ou peuvent entre cholestériques ou nématiques et/ou smectiques. La ou les phases peuvent être présentées à des températures relativement basses ; cela constitue une propriété très intéressante des matériaux à utiliser pour deys applications dans des dispositifs à cristaux liquides. Par exemple, le tableau I énumère certains composés présentant une phase à cristaux liquides nématiques, ainsi que leurs températures de transition de ltétat cristallin à lrétat de cristaux liquides nématiques et leurs températures de transition de l'état de cristaux liquides nématiques à celui de liquide isotrope. Chaque composé est de forme où xl représente un groupe n-alkyle ou un groupe n-alkoxy. Chaque composé est représenté sous forme abrégée au tableau I par l'indication de son groupe particulier X1. TABl'EAU j Température des transitions pour les composés xl Température de Température de tran transition de 11 état sition de ltétat cristallin à ltétat nématique à Itétat nématique ( C) isotrope ( C) n - C5H11 22,5 35 n - C6H13 13,5 27 n-C7H15 28,5 42 5 - C5H11O 48 67,5 n - C6H1-30 58 76,5 n - C7H15O 53,5 75 Par exemple, également, le tableau II énumère certains mélanges à deux constituants présentant une phase à cristaux liquides nématiques, ainsi que leur température de transition de 12 état cristallin à l'état de cristal liquide nématique et levs température de transition de ltétat de cristal liquide nématique à celui de liquide isotrope. Chaque composé constituant de chaque mélange est de forme où X1 représente un groupe n-alkyle ou un groupe n-alkoxy, et chaque composé est représenté au tableau II sous une forme abrégée par le groupe particulier X1 qui le caractérise. On indique également dans ce tableau un pourcentage molaire convenable pour chaque constituant dans chaque mélange. TABLEAU II Température de transition pour des mélanges binaires de composés Moles % Température de Température de tran transition de ltétat sition de l'état cristallin à l'état nématique à l'état nématique ( C) isotrope ( C) Mélange 1 n - C7H15 48,5 ) 0,5 40 ) 0,5 40 n - C8H17 51,5 ) Mélange 2 n - C5H11 O 55 ) ) 21 70,5 n - C7H15O 45 Mélange 3 n - C5H11 83,5 ) n - C6H13O 16,5 ) 15 42 Par exemple, également, le tableau III énumère certains mélanges présentant une phase de cristaux liquides cholestériques, ainsi que leurs températures de transition de l'état cristallin à l'état de cristal liquide cholestérique et leurs tempé- ratures de transition de ltétat de cristal liquide cholesterique à l'état de liquide isotrope. Chaque composé constituant de chaque mélange est de la forme où X2 représente un groupe alkyle ou a2koxy comportant une channe linéaire ou normale, ou bien comportant une channe ramifiée,d'ato- mes de carbone ; chaque composé constituant est représenté sous forme abrégée par son groupe particulier X.Le tableau énumère également un pourcentage molaire convenable pour chaque consti tuant TABLEAU III x2 Moles 0 Température de Température de transition de transition de ltétat cristal- 1légat choles lin à ltétat térique à ltétat cholestérique isotrope (OC) ( oU) Nélane 4 n - C5H11 O 33 ) n - C7E1 r 27 ) ) 12,5 48 CH3 . CH2 . C3E1 . CH2 40 ) CH3 Mélange 5 n - C5H11 O 21 ) ) n - C7H150 17 ) n C7H150 17 3 11,5 53 n - CgHlr70 22 ) CH3.CH2. CfH.CIO 40 ) OH 3 Dans les mélanges 4 et 5, les astérisques (t) représentent un centre d'asymétrie qui rend optiquement actif le composé contenant un tel centre. Par exemple, de même, le composé présente une phase de cristaux liquides smectiques entre 210C et 32,5 C, et une phase de cristaux liquides nématiques entre 32,50C et 400C. On a maintenant décrire des exemples de procédés pour préparer les composes et leurs dérivés de substitutien en ortho, comme défini cidessus Exemple Préparation de 4'-alkyl-4-cyanobiphényles par la voie suivante Br B-r Stade Al RC Pr o Jtade Bî RCH2MÇCN Stade C1 RCH où Il est un groupe aikyle, par exemple un groupe n-alkyle. Stade Ai : production dtun 4t-n-acyl-4-bromobiphényle (par une acylation de Friedel-Crafts). Voici7 un exemple d?un-e façon de réaliser ce stade A 0,08 mole de 4-bromobophényle disponible à ltéchelle commerciale et 0,1 mole de trichlorure draluminlua anhydre dissous dans 85 ml de nitrobenzène anhydre "AnalaR", on ajoute en gouttes 0,1 mole du chlorure de n-acyle approprié, en maintenant la température à une valevr inférieure à 20 C. On agite la solution durant 18 heures environ à la température ambiante et l'on verse cette solution sur un mélange de glace, d'eau et dtacide chlorhydrique concentré. On agite ensuite le mélange durant une demi-heure environ, et lton sépare la couche de nitrobenzène. On enlève le nitrobenzène par entratnement à la vapeur dteau, et l'on fgit cristalliser le résidu dans de lréthanol absolu jus qui obtention drun point constant de fusion. Stade B1 production de 4t-n-alkyl-4-bromobiphényle (par la réduction de Huang Minlon). Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade A 0,037 mole de la bromocétone appropriée, dissoute par chauffage dans un mélange de 60 ml de diéthylène-glycol anhydre, on ajoute mie solution de 0,08 mole déshydrate dthydrazine à 90 % dans 20 21 de diéthylène-glycol anhydre. On ajoute à la solution chaude 0,09 mole d'hydroxyde de potassium et, après chauffage à 1000C environ jusqu'à dissolution de la plupart du solide, on chauffe le mélange réactionnel au reflux durant 1 heure environ. On porte la température à environ 1800C par distillation et on la maintient à 180 C environ pendant 4 heures. Pendant son refroidissement, on secoue le mélange réactionnel avec du benzène, et lron déshydrate l'extrait. On enlève le solvant et lton fait cristalliser le résidu dans de ltéthanol absolu jusqutà point constant de fusion. Stade C1 : Production de 4'-alkyl-4-cyanobiphényle. Voici un exemple dtune façon de mise en oeuvre de ce stade On chauffe au reflux pendant 12 heures environ un mélange de 0,021 mole du 41-n-alkyl-4-bromobiphényle préparé aux stades A et B et de 0,031 mole de cyanure cuivreux dans 75 mi de di méthylformamide anhydre, Après son refroidissement, on verse le mélange réactionnel sur un mélange, soumis à agitation, de chlorure ferrique, diacide chlorhydrique concentré et d'eau. Après 20 minutes de chauffage à environ 60 -70 C, on secoue le mélange avec du chloroforme, on lave l'extrait avec de l'acide chlorhydrique 5N avec de l'eau, avec une solution aqueuse à 10 % d'hydroxyde de sodium, puis. avec de liteau, et lton désllydrate ensuite ltextrait. On enlève le solvant, et lton purifie le résidu par chromatographie sur une colonne dtacide silicique, puis lton effectue une cristallisation dans du pétrole léger (point d'ébullition 400- 600C) à -780C jusqu'à point constant de fusion. Finalement, on distille le produit sous vide (0,5 mm de Hg) à environ 140 - 1500C. Exemple 2 Préparation de 4-alkoxy-4'-cyanobiphényles par la voie suivante -: Stade A2 NO2 Br 32 BrM OH Stade C2 1tade B2 Stade OH Stade C2 bu Br~ NH2 / Stade E2 /-7 /1? Stade OR Biff OR NOR où R est un groupe alkyie, par exemple un groupe n-alkyle. Stade A2 : production du 4-bromo-4'-nitrobiphényle. Voici un exemple d'une façon de mettre en oeuvre ce stade On brome du 4-nitrobiphényle disponible à l'échelle commerciale en appliquant le procédé de Le Fevre et Turner (comme décrit dan J. Chem. Soc. (1926), page 2045) pour obtenir le 4'-bromo-4-nitrobiphényle. Stade B2 : production du 4-bromo-4'-aminobiphényle. Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On effectue la réduction du composé nitré obtenu grace au stade A2 (81 g) par agitation à 100 C durant 12 heures environ avec un mélange de 58 g de limaille fine de fer, 500 ml dtétha- nol à 90 % et 29 ml d'acide chlorhydriaue concentré. On ajoute 22 g de carbonate de sodium et l'on continue à agiter durant 30 minutes, après quci on ajoute un léger excès d'une solution aqueuse et diluée dtammoniaque. Après refroidissement, on fait passer par extraction dans de l'éther l'amine formée. On évapore ltextrait combiné éther/alcool de lamine pour enlever ltéther, et ltoel verse le résidu dans de liteau. On précipite l'amine, on la sépare par filtration et la sèche. Stade C2 : Production du 4-bromo-4'-hydroxybiphényle. Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On dissout 60 g de 4'-amino-4-bromobiphényle, produit au stade B2, dans 360 ml dtacide acétique aqueux à 95 % à 90 C, et, à la solution soumise à une agitation vigoureuse, on ajoute rapidement 360 mi d'acide sulfurique à 40 % en poids/poids et qui a été préchauffé à 90 C. Une agitation et uu refroidissement rapides jusqu'à 0 C donnent le sulfate diamine finement divisé, que l'on diazote à 0 C (+ 1 C) par la lente addition d'une solution aqueuse de 41,6 g de nitrite de sodium dans 100 mi d'eau. On détruit ensuite par de lourée l'excès de nitrite de sodium. On ajoute ensuite 400 ml d'acide acétique à 95 % pour effectuer la dissolution du sel de diazonium. On verse immédiatement la solution glacée de sulfate de diazonium dans une solution, soumise à une agitation vigoureuse et à une ébullition, de 200 ml dtacide sulfurique à 40 % en poids/poids. On ajoute lentement la solution tout dtabord,jusqutà ce que des particules en suspension soient visibles dans le mélange, après quoi on augmente la vitesse d'addition. Le temps nécessaire à cette addition est dtenviron 70 minutes. On chauffe ensuite la solution au reflux durant 15 minutes environ et on la refroidit.Une dilution par un égal volume d'eau donne un solide que lron fait digérer par3OOO ml d'une solution chaude drhydroxyde de sodium N. Après enlèvement par filtration de la matière insoluble, on acidifie le filtrat pour obtenir le 4-bromo-4t-hydroxybiphényle incolore. Stade D2 : Production des 4'-n-alkoxy-4-bromobiphényles. Voici un exemple d'une façon de mettre en oeuvre ce stade A un mélange de 0,033 mole du 4-bromo-4'-hydroxybiphényle produit au stade C2 et de 0,132 mole de carbonate de potassium anhydre dans 70 mi de cyclohexanone, on ajoute 0,053 mole du bromure du n-alkyle approprié, et l'on chauffe au reflux, durant 4 heures environ, le mélange soumis à agitation. Après son refroidissement, on filtre le mélange réactionnel et l'on enlève le solvant du filtrat On fait cristalliser le résidu dans un mélange de benzène et de parole léger (point dtébullition 40 -60 C) jusqu'à point constant de fusion. Stade E2 : Production des 4'-n-alkoxy-4-cyanobiphényles. Voici un exemple tuile façon de mettre en oeuvre ce stade On chauffe au reflux, durant 12 heures environ, un mélange de 0,024 mole de 4'-n-alkoxy-4-bromobiphényle, produit au stade D2, et de 0,036 moles de cyanure cuivreux dans 100 ml de dimétiiyl- formamide anhydre. Après son refroidissement, on verse le mélange réactionnel sur un mélange de chlorure ferrique, d t acide chlorhy- drique concentré et d'eau. Après lavoir chauffé à 60 -70 C durant 20 minutes environ, on secoue le mélange avec du chlorow forme, et on lave l'extrait avec de ltacide chlorhydrique 5N, avec de lteau, avec une solution aqueuse à 20 % dthydroxyde de sodium, avec de lteau, puis lton déshydrate.On enlève le solvant et lton purifie le résidu par une chromatographie sur une colonne d'acide silicique, puis lton effectue une cristallisation dans du pétrole léger (point d'ébullition 400-600C) à -78 C jusqutà point constant de fusion. Finalement, on distille le produit sous vide, (0,5 mm de Hg) à environ 140 C. Exemple 3 Préparation de 4'-alkyl-4-nitrobiphényles par la voie suivante Stade A3 Stade A3 HC > Stade B3 R R N02 C3 RC N 2 o où R est tu groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. Stade A.3 : production dtun 4-acylbiphényle Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On transforme par une acylation de Friedel-Crafts du biphényle, disponibile à l'échelle commerciale, en 4-acylbiphényle approprié. Stade B3 : production du 4t-acyl-4-nitro-biphényle Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On effectue la nitration du 4-acyl-biphényle produit par le stade AD pour obtenir un mélange dtisomères nitrés dont on sépare par un procédé classique le 4t-acyl-4-nitrobiphényle apapproprié On effectue la purification du 4'-acyl-4-nitrobiphé- nyle par cristallisation et chromatographie sur colonne. Stade C3 : Production du 4'-n-alkyl-4-nitrobiphényle. Voici un exemple dtune façon de mettre en oeuvre ce stade On effectue la réduction, par la méthode de Huang-Minlon, du produit du stade B3 ce qui donne le 4'-n-alkyl-4-nitrobiphé- nyle requis. Exemple 4 Préparation des 4t-aIkoxy-4-nitrobiphényles par la voie suivant : où R est un groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. On utilise un procédé classique pour préparer le 4'-hydroxy- 4-nitrobiphényle. On aikyle ensuite ce dernier composé pour obtenir le 4t-n-aIkoxy-4-nitrobiphényle approprié, que l'on purifie par cristallisation et par chromatographie sur une colonne. Exemple 5 Préparation des 7-alkyl-2-cyanofluorènes par la voie suivante HO CH2 NO Stade A5 4 2 - RO CH .| Stade B5 RO 3r Stade C5 /CHZ Stade D5 RO Cj où R est un groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. La matière de départ est le 2-bromofluorène que l'on prépare par un procédé classique. On peut effectuer les opérations des stades AS, 35 et C5 en opérant respectivement de la même façon que pour les stades Ai, B1 et C1 décrits dans exemple 1 ci-dessus. Exemple 6 Préparation des 7-alkoxy-2-cyanofluorènes par la voie suivante CH2 CH2 ÉÉ 3r 02N ' 3r Stade B6 (JfI2 CH2 Stade C6 H2N 3r Stade D6 CH2 Stade E6 CH2 RO 4W B Stade P.O où R est un groupe alkyle, par exemple lui groupe n-alkyle. Stade A6 : Nitration du 2-bromofluorène. Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On transforme le 2-bromofluorène en 7-nitro-2-bromofluorène en dissolvant le 2-bromofluorène dans de ltacide acétique glacial à 600 C, et en ajoutant un mélange dtacide nitrique fumant et dtacide nitrique concentré. On porte durant 1 heure la température à 90 C pour achever la réaction. On sépare le produit par filtration et on le purifie par cristallisation. Stade B6 : Réduction en 7-amino-2-bromofluorène. Voici un exemple dtune façon de mettre en oeuvre ce stade On effectue a réduction du 7-nitro-2-bromofluorène, produit par le stade A6, en dissolvant le 7-nitro-2-bromofluorène dans de l'acide acétique glacial chaud et en ajoutant du chlorure stanneux dissous dans de l'acide chlorhydrique concentré. Après chauffage au reflux, on sépare par filtration le chlorhydrate diamine que lton a ainsi produit et iton lait digérer dans une solution aqueuse chaude dthydroxyde de sodium. Cn purifie le produit par cristalllsatloei. Stade C6 : Production du 7-hydroxy-2-bromofluorène. Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On effectue la transformation du 7-amino-2-bromofluorène, produit par le stade B6, en 7-hydroxy-2-bromofluorène en opérant de façon semblable à celle décrite à titre d'exemple pour le stade C2 ci-dessus. Stade D6 : Production du 7-n-alkoxy-2-bromofluorène. Voici un exemple dtune façon de mettre en oeuvre ce stade On alkyle le 7-hydroxy-2-bromofluorène, produit par le stade C6, en opérant de la meme façon que celle décrite dans ltexemple du stade D2 ci-dessus, pour obtenir le 7-n-alkoxy- 2-bromofluorène. Stade E6 : Production de 7-n-alkoxy-2-cyanofluorène. Voici un exemple de mise en oeuvre de ce stade On transforme le 7-n-alkoxy-2-bromofluorène, produit par le stade D6, en un 7-n-alkoxy-2-cyanofluorène par chauffage dans du diméthylformamide avec du cyanure cuivreux, en opérant de façon semblable à celle de ltexemple particulier du stade E2 décrit ci-dessus. Exemple 7 Préparation d tua 4 -alkoxy-4-cyanobiphényle portant un substituant méthyle latéral, par la voie suivante Me RO 4 2 Stade A7 0 ROM NO2 Stade B7 Me Me RO '3r Stade C7 HO Stade D7 Ne RO 4 CN où R est un groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. Stade A7 : Production d'un 4t-r-alkoxy-4-nitrobipnényle à substi- tuant méthyle latéral. Voici un exemple d'une façon de mettre en oeuvre ce stade On transforme la 4-n-alkoxy-2-méthylaniline appropriée par la réaction de Gomberg en 4 : 4'-r-alkoxy-4-nitrobiphényle à substituant méthyle latéral. Stade B7 : Production du 4t-n-alkoxy-4-aminobiphényle à substi tuant méthyle latéral. Voici un exemple dtune façon de mettre ce stade en oeuvre On réduit le 4t-n-alkoxy-4"nitrobiphényle à substituant méthyle latéral, produit par le stade A7, par une réduction à ltaide de la limaille fine de fer, de façon semblable à ltexem ple particulier du stade B2 décrit ci-dessus, pour produire le 41-n-alkoxy-4-aminobiphényle à substituant méthyle latéral. Stade C7 : Production du 4'-n-alkoxy-4-bromobiphényle à substi tuant méthyle latéral. Voici une façon de mettre en oeuvre ce stade On transforme le 4'-n-alkoxy-4-aminobiphényle, à substituant méthyle latéral, produit par le stade B6, en 4'-n-alkoxy- 4-bromobiphényle à substituant méthyle latéral par une diazotation effectuée de façon semblable à celle de exemple particulier du stade C2 décrit ci-dessus. Cette opération est suivie de ltaddition de bromure cuivreux. Stade D7 : Production du 4'-n-alkoxy-4-cyanobiphényle à substi tuant méthyle latéral. Voici un exemple d'une façon de mettre en oeuvre ce stade On transforme le 4t-n-a7Voxy-4-bromobiphényle à substituant méthyle latéral, produit par le stade C7, en composé cyané équivalent par la réaction avec du cyanure cuivreux dans du diméthyl- formamide, de la même façon ole dans ltexemple particulier du stade E2 décrit ci-dessus. Exemple 8 Production d'un 41-alkyl-4-cyanobiphényle à substituant méthyle latéral, par la voie suivante Me R Stade de À&num; R N02 Stade BS Me Me R Stade C8 Br R Stade D8 /Me R ÉÉ CN où R est un groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. La matière de départ est une 4-alkyl-2-méthylaniline qui est produite de façon connue. On peut effectuer les stades A8, B8, C8 et D8 en opérant de façon semblable à celle appliquée respectivenent dans les stades A7, B7, C7 et D7. Exemple 9 Production dtun 4'-alcényl-4-cyanobiphényle par la voie suivante RCH2C Br Stade RCH2CHMBr OH | Stade B9 RCH -- CfCN c SJ9ade RCCHMffr où R est un groupe alkyle, par exemple un groupe n-alkyle. Stade A9 : Réduction du 4'-acyl-4-bromobiphényle. Voici un exemple d2une façon de mettre en oeuvre ce stade On prépare à partir du 4-bromobiphényle, par une acylation effectuée de la mme façon que dans l'exemple particulier du stade AI décrit ci-dessus, la cétone de départ appropriée. On réduit la cétone par lthydrure de- lithium-aluminium dans de l'éther anhydre pour obtenir l'alcool approprié que Iton purifie par cristallisation. Stade B9 : Déshydratation de l'alcool produit par le stade A9. Voici un exemple de cette opération On prépare le 4'-alcényl-4-bromobiphényle par déshydrate tion de l'alcool produit au stade A9, par chauffage durant 10 mInutes dans de ltacide acétique glacial. On purifie le produit par cristallisation. Stade C9 : Production du 4'-alcényl-4-cyanobiphényle. Voici un exemple dtune façon de mettre ce stade en oeuvre On prépare le 4'-alcényl-4-cyanobiphényle, à partir du composé bromé produit au stade B9, en utilisant du cyanure cuivreux dans du diméthylformamide en opérant de la même façon qutau stade C1 décrit ci-dessus. On purifie le produit par chromatographie sur une colonne et par distillation. le 10 Production du 4'-alkoxy-4-acyloxy-biphényle par la voie suivante -: Stade AlO HO Stade NO2 R 0-NO 2 Stade 310 R O - OH Stade C10 Q 2 Stade Stade D10 R10 0CR O où R et R' sont des groupes alkyle, par exemple des groupes n alkyle Stade A10 On produit le 4 : 4t-n-alkoxy-4-nitrobiphenyle par une alkyla- tion classique, à partir du 4'-hydroxy-4-nitrobiphényle. On peut effectuer cette alkylation de la même façon qutau stade D2 décrit ci-dessus. Stade B10 On produit le 4' 4t-n-aIkoxy-4-aminobiphényle à partir du composé nitré correspondant obtenu au stade A10, par une réduction à ltaide d'une limaille fine de fer, procédé qui est semblable à celui utilisé dans exemple particulier du stade B2 décrit ci-dessus. Stade C10 On produit le 4'-n-alkoxy-4-hydroxybiphényle, à partir de ltamine correspondante produite au stade 10, par diazotation et hydrolyse de façon semblable à exemple particulier du stade C2 décrit ci-dessus. Stade D10 : On produit le 4 : n-alkoxy-4-acyloxy-biphényle en appli- quant une acylation classique au composé hydroxylé correspondant obtenu par le stade C10. Exemple il Production de 4,4'-diacyloxybiphényles asymétriques par la voie suivante HO MŎH oh Stade > RCO OH AIl Stade Bîl RCOO- //7L~(T\ OCOR1 où R est un groupe alkyle ou un groupe aryle, et R1 est un groupe alkyle ou aryle différent de R. Stade Ail : Production de lthémi-ester approprié. On fait réagir dans de la pyridine anhydre 2 moles de 4,4'dihydroxybiphényle disponible dans le commerce et 1 mole du chlorure dcacyle approprié (RCOCl), et l'on sépare, par une ehroma tographie sur colonne, lthémi-ester du diester et du 4,4t-dihydroxybiphényle inaltéré, et liron effectue finalement une cristallisation de l1hémI-ester. Stade Bli : Production du diester asymétrique. Voici un exemple dune façon de mettre ce stade en oeuvre On prépare le diester asymétrique à partir de 1 mole de lthémi-ester par interaction avec 1,1 mole de chlorure d'acyle (R COCl) dans dé la pyridine anhydre. On purifie le diester par chromatographie sur colonne et par cristallisation. Exemple 12 Production de 4"-alkyl-4-cyano-p-terphényles La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans exemple 1. Cependant, dans le présent exemple, on utilise dans chaque stade le terphényle approprié au lieu du biphényle correspondant utilisé dans l t exemple 1. On peut préparer la matière de départ, qui est le 4-bromop-terphényle, par bromation par un procédé connu du p-terphényle disponible à l'échelle commerciale. Exemple 13 Production de 4"-alkoxy-4-cyano-p-terphényles La vole utilisée est semblable à celle appliquée dans 11 exemple 2. Cependant, dans le présent exemple, on utilise dans chaque stade le terphenyle approprié au lieu du biphényle correspondant utilisé dans ltexemple 2. On peut préparer la matière de départ, qui est le 4"-nitro- p-terphényle, par nitration par un procédé connu du p-terphényle disponible à l'échelle commerciale. Exemple 14 Production de 4"-alkyl-4-nitro-p-terphényles. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans lrexemple 3 Cependant, dans le présent exemple, on utilise dans chaque stade le terphényle approprié au lieu du biphényle correspondant utilisé dans ltexemple 3 La matière de départ, qui est le p-terphényle, est disponible à ltéchelle commerciale. Exemple 15 Production de 4"-alkoxy-4-nitro-p-terphényles. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans ltexemple 4, c'est-à-dire une alkylation du composé hydroxylé approprié. On prépare par un procédé connu la matière de départ, qui est le 4'-hydroxy-4-nitro-p-terphényle. Exemple 16 Production de 4t-alkoxy-4-cyano-biphényles disubstitués en ortho. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans exemple 7. Cependant, dans le présent cas, on utilise du ni trobenzène substitué de façon appropriée, par exemple le 1méthyl-2-nitrobenzène, comme corps mis en réaction au lieu du nitrobenzène utilisé au stade A7. Exemple 17 Production de 4'-alkoxy-4-cyano-biphényles ayant plus de deux substituants en ortho. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans exemple 7. Cependant, dans le cas présent, on utilise des composés présentant les substituants appropriés à titre de corps mis initialement on réaction, au lieu de la 4-n-alkoxy-2-méthyl- aniline correspondante et-du nitrobenzène utilisés au stade A7. Exemple 18 Production de 4'-alkyl-4-cyano-biphényles ayant au moins deux substituants en ortho. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans exemple 8. Cependant, dans le cas présent, l'une ou l2autrè des substances que liron fait réagir au départ, c'est-à-dire la 4-alkyl-2-méthylaniline et le nitrobenzèneS ou les deux, que lton utilise au stade A8, comporte(nt) un groupe substituant approprié. Exemple 19 Production de 4'-alkyl-4-cyano-p-terphényles ayant au moins un substituant en ortho. La voie utilisée est semblable à celle utilisée dans les exemples 8 et 18. Cependant, dans le cas présent, les corps que lton fait initialement réagir sont un 4t-alkyl-4-aminobiphényle préparé de façon connue et du nitrobenzène, Irun au moins de ces corps étant substitué de façon appropriée. Exemple 20 Production de 4"-alkoxy-4-cyano-p-terphényles ayant au moins un substituant en ortho. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans les exemples 7, 16 et 17. Cependant dans le cas présent; les corps que lton fait initialement réagir sont du 41-alkoxy-4-amino- biphényle préparé de façon connue; et du nitrobenzène, ltun au moins de ces corps étant substitué de façon appropriée. Exemple 21 Production de composés ayant la formule où R est un groupe alkyle, ON est un groupe cyano, et Z représente plusieurs noyaux benzéniques reliés directement en para. La voie utilisée est semblable à celle appliquée dans ltexem- ple 1. Cependant, dans le présent exemple, on utilise dans chaque stade le multlphényle approprié au lieu du biphényle correspondant utilisé dans l'exemple 1, Exemple 22 Production de composés de formule où R-O est uu groupe alkoxy, CN est un groupe cyano et Z représente plusieurs noyaux benzéniques directement reliés en para. l'a voie utilisée est semblable à celle appliquée dans exemple 2. Cependant, dans le présent exemple, on utilise dans chaque stade le multiphényle approprié au lieu du biphényle correspondant utilisé dans exemple 2. Exemple 23 Production de 4t-alkoxy4-cyanobiphényles optiquement actifs, par la voie suivante (-)R.CH(C11).cII2OH Stade A23 (-)R.CH(CH).CH2oso 4 CH3 HO Mr Stade 323 &commat; N Stade Stade C23 HO 0vT+ ( )R. CH ( CH3). CH20S02 3 (-)R.CH(CH3) CH2H CN où R est un groupe aikyle. Voici un exemple des stades A23; B23 et C23, particulièrement pour le cas du composé (-) 4'-(2"-méthylbutyloxy)-4-cyano- biphényle Stade A23 Production du (-) toluène-p-sulfonate de 2-méthyl-butyle. Voici un exemple d'une façon de mettre ce stade en oeuvre A une solution de 0,094 mole de chlorure de toluène-psulfonyle dans 75 ml de pyridine anhydre à -5 C, on ajoute en une seule portion 0,085 mole de (-)-2-méthyl-butane-1-ol. On maintient la solution à une température inférieure à 0 C et on agite durant 2 heures. On ajoute 15 ml dteau, en des portions de 1,1,1,2,5 et 5 ml à des intervalles de 5 minutes, en maintenant la température à une valeur inférieure à 50C. On dilue la solution par addition de 75 ml d'eau.On fait passer par extraction l'huile ainsi produite dans du chloroforme, et on lave successivement ltextrait par de liteau, de l'acide sulfurique 2N, de l'eau, une solution aqueuse à 15 % de bicarbonate de sodium et de l'eau, et finalement on déshydrate sur du sulfate de sodium anhydre. On enlève le chloroforme par distillation sous pression réduite et ton distille lrhuile résiduelle, lafraction était recueillie à un point drébullition de 149 C sous une pression correspondant à 0,5 mm de mercure0 Stade B23 : Production de 4'-hydroxy-4-cyanobiphényle. Voici un exemple drune façon de mettre ce stade en oeuvre : On chauffe au reflux durant 6 heures un mélange de O,0i mole de 4t-hydroxy-4-bromqbiphényle produit par les stades A2, 32 et C2 de exemple 2, et de 0;O31 mole de cyanure cuivreux dans 75 ml de diméthylformamide anhydre. Après refroidissement, on verse le mélange réactionnel sur un mélange, soumis à agita tion, de chlorure ferrique, dtacide chlorhydrique concentré et dteau.Après chauffage durant 20 minutes à 600-700C environ, on secoue le mélange avec du chloroforme, on lave ltextrait par de ltacide chlorhydrique 5N, de l'eau, une solution aqueuse à 10 ci3 de bicarbonate de sodium, de liteau, et puis lton déshydrate 11 extrait. On enlève le solvant et l'on dissout le résidu dans le volume minimal dtacétone chaude. On ajoute suffisamment de pétrole léger (ou éther de pétrole ; point d'ébullition 40-600C) pour produire un léger trouble. On réfrigère la solution et lton sépare les cristaux par filtration. On purifie encore la matière par sublimation à une température de bain de 1600-C à une pression correspondant à 0,3 mm. Cela donne un solide incolore. Stade C23 Production de (-)-4'-(2"-méthyl-butyloxy)-4-cyanobiphé nyle. Voici un exemple d'une façon de mettre ce stade en oeuvre A 0,0'; mole de 4'-hydroxy-4-cyanobiphényle, on ajoute une solution de 0,01 atome-gramme de sodium dans 25 ml d'éthanol anhydre, et lton agite le mélange jusqutà dissolution complète. On enlève l'éthanol par distillation sous pression réduite. Au sel de sodium du composé hydroxylé ainsi produit, on ajoute dans 55 ml de diméthylformamide anhydre le tosylate (0,011 mole) préparé par le stade A23, et lton chauffe 'e mélange et agite à 1100-1300C durant 7 heures. Après lavoir laissé reposer durant 16 heures environ, on verse le mélange réactionnel dans 100 mi dteau. On fait passer par extraction la matière organique dans de ltéther. On lave successivement l'extrait éthéré par de lteau, une solution aqueuse à 15 % de carbonate de sodium et de liteau, et on déshydrate sur du carbonate de sodium anhydre. On enlève ltéther par distillation, et Iton purifie le résidu solide par une chromatographie sur une colonne dtacide silicique, en utilisant du chloroforme comme solvant. On fait cristalliser dans de ltéthanol le produit provenant de ltélution de la colonne et finalement on distille ce produit, la fraction étant recueillie à une température de bain de 1300-1350C à une pression correspondant à 0,3 mm de mercure. On peut préparer par des procédés analogues à ce qui est décrit dans exemple 7 dtautres composés selon l1invention, qui sont des dérivés, substitués en ortho, de mais dans lesquels le ou les substituants fixés en ortho et ou sont un ou des atomes dthalogènes. On peut préparer par des procédés analogues à ce qui est décrit dans exemple 6 dtautres composés selon ltinvention; qui sont des dérivés de : où deux des positions ortho sont pontées par un groupe de pon targe, et où le groupe de pontage est #C = O ou On peut préparer par des procédés analogues à ceux décrits dans ltexemple l1 dtautres composés selon l'invention, qui ont plus de deux noyaux benzéniques directement reliés en para et dont le noyau dtextrémité, qui est éloigné du substituant X fixé en para, est substitué en position para par un groupe acyloxy En général, las composé mentionnés dans le présent mémoire à titre d'exemple, à propos des composés constituant des aspects de la réalisation de ltinvention, sont potentielle ment plus utiles lorsque le nombre des atomes de carbone du substituant X fixé en para est égal ou inférieur à 50. Si les composés ne présentent pas par eux-mêmes des phases de cristaux liquides, ils peuvent présenter de telles phases lorsquton les mélange avec d'autres matières de façon que les matières résultantes constituant les mélanges présentent des phases à cristaux liquides. Des composés répondant à la formule et à la formule où R est un groupe n-alkyle, sont des composés particulièrement utiles présentant par eux-mêmes des phases à cristaux liquides lorsque R comporte 3 à 10 atomes de carbone. En règle générale, les composés mentionnés dans le présent mémoire peuvent avoir dans le groupe fixé comme substituant en para une channe dtatomes de carbone qui est une chatne normale (linéaire) ou ramifiée. En général , les composés dans lesquels le substituant fixé en para comporte une channe carbonée ramifiée sont potentiellement rutiles en gros pour le même nombre d'atomes de carbone dans le substituant X fixé en para que dans le cas où le substituant X fixé en para comporte une chatte carbonée normale ou linéaire.Cependant, certains cas particuliers ou spécifiques sont donnés dans-le tableau IV suivant qui énumère des exemples de composés P ayant des substituants particuliers Y en para, ainsi que le nombre -correspondant n atomes de carbone que le substituant X fixé en para doit contenir pour que chacun des composés P présente une utilité potentielle. R représente dans chaque cas un groupe alkyle. P TABLEAU IV n R N, R Normal 3 à 24 R -MMOONl R ramifié 3 à 30 RO N, R normal 3 à 30 R ~ci, R ramifié 3 à 24 R-(o) CN, R cru, R normal 2 à 24 R CN, R ramifié 3 à 24 HO ON, R ramifié 3 à 24 R 4t N 2 R normal ou ramifié 3 à 24 RO ) hTO,, S N2 R normal ou ramifié 3 à 24 RO - > C1, R normal 2 à 24 Le tableau V suivant énumère des exemples d'autres mélanges selon l'invention . Ces autres exemples sont tous des mélanges eutectiques. Dans ce tableau V, M représente le pourcentage molaire de chaque composé constituant dans chaque mélange, et K - S, S - N, N - I et K - N représentent; respectivement; la température, en CC > à laquelle se produisent pour chaque mélange approprié les transitions suivantes de phase : solide à cristal liquide smectique, cristal liquide smectique à cristal liquide nématique ; cristal liquide nématique à liquide isotrope, et solide à cristal liquide nématique. La composition de chaque composé constituant de chaque mélange est également représentée dans le tableau V.Les compositions sont toutes du genre comme défini ci-desSus.Ctest pourquci chaque composition est écrite sous forme abrégée, et elle est représentée par les atomes de son groupe XI dans la colonne X1. TABLEAU V Mélange 6 X1 M K-N N-I C5H11 55 C5H11O 15 -2 54 C7H15O 13 C8H17O 17 Mélange 7 X1 M K-N N-I C7H15 44 C5H11O 19 4 61 C7H15O 16 C8H11O 21 Mélange 8 X1 M K-N N-I C7H15 36 C3H7O 18 0 61 C5H11O 15 C7H15O 12 C8H17O 19 Mélange 9 X1 M K-N N-I C5H11 49 C3H7O 15 -4 54 C5H11O 12 C7H15O 10 C8H17O 14 Mélange 9 X1 M K-N N-I C5H11 32 C6H13 28 -18 35 C7H15 15 Mélange 10 X1 M E-N N-I (Suite) C8Ha7 25 ) Mélange li X1 M E-N N-I 6 13 49 ) C Hr7Q 15 -5 49 c;; -5 49 C5H11 12 ) C15-O 10 CgH170 14 ) Mélange 12 X1 M K-N N-I CH11 48 ) C7Hîs 29 ) ~5 45 C5H11 O 12 CrlH1sO 11 ) Mélange 13 X1 M K-N N-I 5 11 53 ) C?îs .35 ) ) -1 63 C5H11O 12 ) Mélange 14 X1 M K-S S-N N-I C8H17 60 C9H19 20 53 41 50 C 17o 20 Mélange 15 X1 M K-N N-I C7H,5 54 C5H11 25 ) 8 55 C7H150 21 Dans les mélanges ci-dessus; on peut faire varier les pour centages molaires des composés constituants indiqués, la variation pouvant atteindre 3 % au maximum par rapport aux valeurs indiquées sangs modifier nettement les intervalles de température dans lesquels les mélanges présentent leurs mésophases respectives. On peut produire certaines matières à cristaux liquides nématiques selon la présente invention, comme (où R représente un groupe n-alkyle), ayant une anisotropie diélectrique positive (différence entre la constante diélectrique mesurée parallèlement au grand axe de la molécule et la constante diélectrique mesurée perpendiculairement à cet axe), alors que l'on peut produire d'autres matières selon l'invention, comme (où R et R1 représentent, chacun, un groupe n-alkyle) qui ont une anisotropie diélectrique négative. Des matières à cristaux liquides nématiques ayant une anisotropie diélectrique positive peuvent servir dans des dispositifs utilisant les effets connus suivants (i) l'effet Schadt-Helfrich, dans lequel un cristal nématique liquide en torsade (normalement situé entre deux plaques paral- lèles transparentes, de façon que le vecteur de direction des molécules soit dans le plan des plaques, mais varie sur un angle de 900 d'une plaque à l'autre) situé entre un polariseur optique et un analyseur,présente une activité optique dépendant du champ électrique lorsqu'on applique un champ électrique sur ce cristal liouide. (ii) L'effet Freedericks, dans lequel le vecteur de direction des molécules d'un cristal liquide passe d'une première direction à une seconde direction perpendiculaire à la première direction, sous l'action d'un champ électrique appliqué dans la seconde direction ou le second sens. (iii) L'effet de changement de phase, selon lequel on peut faire passer, sous l'action d'un champ électrique, la phase d'un cristal liquide d'une phase cholestérique à un phase nématique provoquée par ce champ. Dans cet effet, on mélange la matière nématique avec une matière optiquement active pour produire une matière cholestérique. On peut utiliser des matières à cristaux liquides nématiques, ayant une anisotropie diélectrique négative, dans des dispositifs utilisant effet de diffusion ou dispersion dmamiaue connu;selon lequel on désoriente les molécules du cristal liquide nématique pour les faire passer à un état de diffusion ou de dispersion non lmiforme-(éXa4- non ordormé) sous l'action d'un eourant électrique. De façon semblable, certaines matières à cristaux liquides cholestériques selon I'inventio ont une anisotropie diélectrique posit5ve, -Par exemple les matières contenant un composé où le substituant Y fixé en para est un groupe cyano, et d'autres matières ont une anisotropie diélectrique négative, par exemple les matières contenant un composé , où le substituant Y fixé en para est un groupe acyloxy. On peut utiliser les matières cholestériques selon l'invention, qui ont une anisotropie dielectrique positive, dans l'effet de variation des phases On peut utiliser danse que l'on appelle ttlteffet de mémoire" des matières cholestériques selon l'invention qui ont une anisotropie diélectrique négative. On va maintenant décrire des exemples de dispositifs selon l'invention. Comme exemples de l'utilisation dtune matière à cristaux liquides nématiques et d'une matière à cristaux liquides cholestériques selon la présente invention, on va maintenant décrire un dispositif effet de changement de phase qui entre également dans le cadre de la présente invention. On sait qu'un procédé pour produire une matière à cristaux liquides cholestériques, convenant pour servir dans un dispositif à effet de changement de phase, implique le mélange d'uneatière à cristaux liquides optiquement actifs avec une matière à cristaux liquides nématiques ou un mélange de matièresà cristaux liquides nématiques. En utilisant ce procédé, on peut utiliser le mélange 4 ou le mélange 5 (du tableau III ci-dessus) comme matière de base pour un dispositif à effet de changement de phase. La figure 1 est une coupe plane, partiellement en forme de circuit, d'un dispositif à effet de changement de phase, à cristaux liquides électro-optiques, Eelon l'invention. Une mince couche 17 du mélange 4 ou du mélange 5 défini cidessus est contenue entre une lamelle de verre 19 et une lamelle de verre 29. La lamelle de verre 19 comporte, sur sa surface en contact avec la couche 17, un revêtement 23 d'oxyde d'étain. La lamelle de verre 29 comporte, sur sa surface au contact de la couche 17, un revêtement 25 d'oxyde d'etain. La lamelle de verre 19 comporte une région chevauchant l'extrémité de la lamelle de verre 29, afin de permettrc 1'existence d'une connexion électrique 31 avec le revêtement 23 d'oxyde d'étain. De même, la lamelle de verre 29 comporte une région chevauchant l'extrémité de la lamelle de verre 19 afin de permettre l'existe ce d'une connexion électrique 33 avec le revêtement 25 d'oxyde d'étain. On peut appliquer une pile ou batterie 37 entre la connexion 31 et la connexion 33, lorsqu'un commutateur 35, en série avec la pile ou batterie 37 est fermé . La pile ou batterie 37 est telle que l'intensité du champ électrique que l'on obtient ainsi dans la couche 17 est supérieure à l'intensité critique du champ pour l'effet de changement de phase.La surface de la lamelle de verre 19 qui n1 est pas en contact avec la couche 17 contient un revêtement d'argent 39 formant miroir. la couche 17 peut être enfermée entre les lames de verre 19 et 29 par un anneau 41 d"'Araldite" ou par un autre matériau convenable de garniture. Un écran sombre S est situé à un angle aigu devant la lamelle de verre 19 en une position telle que la réflexion de l'écran S puisse être vue dans le miroir 39 par un oeil E, comme indiqué à la figure 1, lorsque la couche 17 est transparente. Lorsque le commutateur 35 est ouvert, limage vue dans le miroir 39 est brillante. La raison en est que la couche 17 est opaque et réfléchit la lumière ambiante vers l'oeil E. Cependant, lorsque le commutateur 35 est fermé, l'image vue dans le miroir est sombre. Cela est dû au fait que la couche 17 est devenue transparente et que l'image de l'écran S est vue dans 7e miroir 39. Lorsqu'on ouvre à nouveau. le commutateur 35, l'ima- ge vue est à nouveau brillante, car la couche 17 est de nouveau opaque. On peut produire un dispositif d'affi^hage, basé sur le dispositif. décrit à propos de la figure 1, en formant de façon connue les revêtements 23 et 25, de façon qu'ils aient la forme de lettres, de caractères ou symboles bien localisés. Pour un tel affichage, les commutateurs connectés à chaque lettre ou à chaque symbole, c'est-à-dire ce qui correspond au commutateur 35, peuvent être commandés électroniquement par un circuit logique de commande ou de réglage (non représenté). Dans un autre dispositif, le champ électrique appliqué peut être alternatif (à une fréquence dont le maximum est d'environ 50 kilohertz) au lieu d'être du courant continu La figure 2 est un diagramme schématique d'un dispositif d'affichage ou de stockage des informations,à cristaux liquides, dispositif qui est deux genre connu, mais qui incorpore de la matière nouvelle selon la présente invention.Le dispositif illustre l'utilisation d'une matière smectique ou cholestérique selon l2invention. Une couche 63 d'unqiatière à cristaux liquides cholestériques, contenant le composé ou d'une matière à cristaux liquides smectique:/contenant le composé comme défini ci-dessus, ou d'un de leurs dérivés comme défini ci-dessus, est contenue entre les lamelles de verre 65 et 67 qui ont des revêtements conducteurs 68 et 69 sur leurs surfaces internes respectives. Un laser 71, produisant un faisceau de sortie 77 dans la partie infrarouge du spectre, est disposé de façon que le faisceau 73 puisse se déplacer par balayage sur la lamelle 65 et le revêtement 69 sous l'effet d'un déflecteur classique de laser 75. La lamelle 65 est transparente à l'égard du faisceau 73, mais le revêtement 69 absorbe le faisceau 73. Une source 77 de tension, fournissant une sortie alternative, est électriquement reliée au revêtement 68 et au revêtement 69 par l'intermédiaire d'un commutateur 70. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. L'information est écrite par l'e faisceau 73 sur le revêtement 69 et sur la couche 63 par une conduction thermique provenant du revêtement 69, La chialeur conduite vers la couche 63 suffit à élever la température des zones localisées choisies de la couche 63 et à provoquer le changement des phases dans les zones ou surfaces. Si la matière de la couche 63 est à 11 origine en mesophase cholestérique, la phase change pour passer à celle d'une phase de liquide isotrope. Si la matière est à l'origine sous forme de mésophase smectique, la phase change pour passer à ltétat de mésophase nématique, si la matière en comporte une, ou bien à 11 état de phase liquide isotrope. Après que le faisceau 73 a chauffé une zone donnée du revêtement 69 et de la couche 63 et qu'il a été défléchi sur une autre zone, la zone donnée se refroidit de nouveau rapidement.La matière se trouvant dans cette zone revient à sa phase d'origine. Cependant, elle revient à une forme trouble ou diffuse de la phase d'origine.C'est pourquoi, Si les zones de la couche 63 qui n'ont pas été balayées par le faisceau 73 sont sous une forme limpide ou non diffusante de la phase d'origine, les zones balayées se distinguent de celles non balayées par leurepropriétés de diffusion ou de dispersion optique. Donc, si l'on observe visuellement la couche 63 par l'intermédiaire de la lamelle 67 et du revêtement 68, après enlèvement du faisceau 73.ou pendant que ce faisceau opère par l'intermédiaire d'un filtre approprié, on peut voir l'information écrite ou inscrite. Les revêtements 69 et 68 sont redus optiquement transparents dans ce but. On effectue lteffaçage de l'information affichée cu emmagasinée en faisant baller la couche 63 par le faisceau 73 cependant que l'on applique un champ électrique sur la couche 63 en fermant le commutateur 70. La matière de la couche 63 subit à nouveau un chauffage pour changer de phase et elle est refroidie à nouveau pour revenir à son état de phase d'origine. Cependant, dans ce cas, la tension provoque le retour de la matière à la forme limpide de laphase d'origine. On peut, en variante effacer l'information en balayant la couche 63 par le faisceau 73 sans utiliser de champ électrique appliqué, pourvu que l'on utilise pour le faisceau 73 une vitesse de balayage dont la lenteur soit bien appropriée La figure 7 est un diagramme schématique d'un chronomètre ou d'une horloge. Le chronomètre ou-l'horloge illustre l'utilisation d'un affichage à cristaux liquides selon llinventionO- Un oscillateur 81 à cristal de quartz présente une fréquence d'oscillation de 32,168 kilohertz. Un signal de sortie pro venant de 1 ' oscilNateur à cette fréquence est divisé dans une unité 83 de compte à rebours qui fournit un signal de sortie à une fréquence. de 64 hertz.Le signal de sortie est appliqué à une unité logique 85 qui divise encore par 64 la fréquence. L'unité logique 85 engendre une seule impulsion toutes les secondes. Elle compte ces impulsions caractérisant chaque seconde et4île fournit une impulsion caractérisant une minute chaque fois où elle a compté 60 des impulsions caractérisant chaque seconde. Elle compte également les impulsions caractérisant les minutes et fournit une impulsion caractérisant une heure chaque fois qu'elle a compté 60 des impulsions caractérisant ou indiquant chaque minute. Une porte (non représentée) située dans l'unité logique 85 reçoit les impulsions indiquant les secondes, les minutes et les heures. La porte permet d'appliquer les signaux opératoires, par l'intermédiaire de membres choisis d'une série de conducteurs 86, à un tableau 87 d'affichage à cristaux liquides. Lorsqu'un impulsion indiquant une seconde, une minute ou une heure arrive à la porte de l'unité 85, elle provoque le changement approprié des membres choisis des conducteurs 86. Le tableau d'affichage 87 est un tableau d'affichage numérique à trois rangs ou trois sections. Un premier rang 88 indique les chiffres appropriés des secondes, un second rang ou une seconde section 89 indiaue les chiffres appropriés aux minutes, et un troisième rang ou une troisième section indique les chiffres appropriés aux heures. La-porte de l'unité logique 85 choit les chiffres appropriés à faire fonctionneridans les sections 88, 89 et 90 en choisissant les conducteurs 86 appropries pour lwapplieation des signaux opératoires.Lorsqu'elle reçoit une impulsion indiquant les secondes, les minutes ou les heures, la porte change les éléments choisis du conducteur 86 pour faire fonctionner les membres nécessaires pour l'indication des chiffres appropriés suivants dans l'ordre chronologique. Le tableau d'affichage 87 fonctionne de n'importe quelle façon connus. Par exemple, les chiffres peuvent être mis en évidence par l'effet de changement des phases de la façon décrite a propos de la figure 1. On choisit la matière à cristaux liquides que l'on utilise pour le tableau 87 d'affichage, afin de correspondre à ce mode de fonctionnement. Cependant, la matière qui est sous forme d'une mésophase nématique, cholestérique selon ou smectique,/ce qui est approprié, contient au moins un composé comme défini ci-dessus, ou un de ses dérivés de substitution. L'unité 83 de compte à rebours et l'unité logique 85 peuvent respectivement être "CMOS SCL 5423" (ou "5425") et "CMOS SCL 5424" (ou "5428") (dispositif d'affichage numérique & décodage), vendu par Solid State Scientific Inc. REVENDICATIONS 1. Matière comportant un ou plusieurs cristaux liquides, qui consiste en (ou contient) un composé ayant une structure moléculaire telle que la matière présente une phase à cristaux liquides, cette structure moléculaire du composé étant ou celle d'un simple dérivé de substitution en ortho ou celle d'un dérivé dans lequel deux au moins des positions ortho de la structure sont reliées en pont par un simple groupe de pontage, la matière étant caractérisée en ce que le substituant X fixé en para est choisi dans l'ensemble constitué par un groupe alkoxy ayant plus d'un atome de carbone, un groupe alkyle, un groupe acyloxy et un groupe alcényle, et en ce que le substituant Y fixé en para est choisi dans l'ensemble constitué par un groupe cyano, un groupe nitro, un groupe acyloxy, un noyau benzénique substitué en position para par un groupe cyano ou par un groupe nitro ou par un groupe acyloxy ; et plusieurs noyaux benzéniques directement reliés en para et dans lesquels le noyau terminal, éloigné du substituant X-, est substitué en position para par un groupe cyano ou par un groupe nitro ou par un groupe acyloxy. 2. Matière selon la revendication 1, caractérisée ce que le substituant Y fixé en para est un groupe cyano. 3. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est un groupe nitro. 4. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est un groupe acyloxy. 5. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est un noyau benzénique substitué en position para par un groupe cyano, 6. Matière selon la revendication 1, earactérisé-e en ce que le substituant Y en para est constitué par plusieurs noyaux benzéniques directement reliés en para, le noyau d'ex trématé, éloigné du substituant X en para, étant substitué en position pare par un groupe cyano. 7. Nattière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est un noyau benzénique substitué er position para par un groupe nitro. 8. Matière selon la revendication 1 et dans laquelle le substituart Y fixé en para est constitué par plusieurs noyaux benzéniques directement reliés en para, le noyau d'extrémité, éloigné du suèstituant X en para, étant substitué en position para par un groupe nitro. 9. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est un noyau benzénique substitué lul-meme en position para par un groupe acyloxy. 10. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substituant Y fixé en para est formé de plusieurs noyaux benzêniques directement reliés en para et dont le noyau d'extrémité, éloigné du substituant X fixé en para, est luimême un substitué en position para par un groupe acyloxy. il. Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérIsée en ce que le substituant X fixé en para est un groupe alkyle. 12. Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée an ce quete substituant X fixé en para est un groupe alkoxy ayant plus d'un atome de carbone. 13. matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée an ce que le substituant X fixé en para est un groupe acyloxy. 14. Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée an ce que le substituant X fixé en para est un groupe alcényle. 15. Matière selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la structure moléculaire du composé est telle que le composé comporte, sur au moins un de ses noyaux benzéniques directement reliés en para, au moins une des positions ortho substituée par un simple substituant en ortho. 16. Matière selon la revendication 15, caractérisée en ce que le substituant en ortho ou l'un des substituants en ortho est un groupe méthyle. 17. Matière selon l'une quelconque des revendications 15 et 16, caractérls6e en ce que le substituant en ortho ou l'un des substituants en ortho est un atome d'halogène. 18. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que l.e composé comporte, sur au moins l'un des noyaux benzéniques directement reliés en para, deux des positions reliées par pontage à l'aide d'un simple groupe de pontage. 19. Matière selon la revendication 18, caractérisée en ce que le composé présente la structure moléculaire 20. Matière selon la revendication 18, caractérisée en ce que le composé présente la structure moléculaire 21. Matière selon la revendication 18, caractérisée en ce que le composé présente la structure moléculaire 2?. Matière selon liure quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu le substituant X fixé en para comporte une chaîne d'atomes de carbone qui est une chaîne linéaire ou normale telle que la matière présente une mésophase nématique ou smectique. 25. Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisée en ce que le substituant X fixé en para comporte une chaSne d'atomes de carbone qui est une chaîne rami- fiée. 24. Matière selon la revendication 23, caractérisée en ce que la chaîne ramifiée des atomes ds carbone est telle que le substituant X fixé en para présente un centre d'asymétrIe optiquement actif, de sorte que la matière présente une mésophase cholestérique. 25. Matière selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le substituant X fixé en para contient au maximum 30 atomes de carbone. 26. Matière selon la revendication 22, caractérisée en cè que le composé présente la formule où R1 est un groupe n-alkle ayant au moins trois atomes et au maximum vingt-quatre atomes de carbone. 27. Matière selon la revendication 26, caractérisée en ce que R1 est un radical n-alkyle ayant au moins trois, et au maximum 10, atomes de carbone. 28. Matière selon lune des revendications 29 et 24, caractérisée en ce que le composé a pour formule où R est un groupe alkyle ramifié ayant au moins 3 et au maximum 70, atomes de carbone. 29. Matière selon la revendication 22, caractérisée en ce que le composé a pour formule où R'Oest un groupe n-alkoxy axant au moins 3 et au maximum 30 atomes de carbone. 30. Matière selon la revendication 29, caractérisée en ce que R30 est un groupe n-alkoxy ayant au moins 3 et au maximum 10 atomes de carbone. 31. Matière selon l'une des revendications 23 et ?4, caractérisée en ce que le composé a pour formule : où R40 est un groupe alkoxy ramifié ayant au moins 3 et au maximum 24 atomes de carbone. 32. Matière selon la revendication 22, caractérisée en ce que le composé a pour formule où R5 est un groupe n-alkyle ayant au moins 2 et au maximum 24 atomes de carbone. 33. Matière selon l'une des revendications 23 et 24, caractérisée en ce que le composé a pour formule où x6 est un groupe alkyle ramifié, ayant au moins 7, et au maximum 24, atomes de carbone. 34. Matière selon la revendication 22, caractérisée en ce que le composé a pour formule où R70est un groupe n-alkoxy ayant au moins 2 et au maximum 24 atomes de carbone. 35. Matière selon l'une des revendications 23 et 24, caractérisée en ce que le composé a pour formule oùR80 est un groupe alkoxy ramifié ayant au moins 3, et au maximum 24, ces de carbone. 36. Matière selon l'une quelconque des revendications 22, 23 et 24, caractérisée en ce que le composé a pour formule où R9 est un groupe alkyle ayant au moins 3 et au maximum 24 atomes de carbone. 37. Matière selon l'une des revendications 22, 23 et 24, caractérisée en ce que le composé a pour formule : où R100 est un groupe alkoxy ayant au moins 3 et au maximum 24, atomes de carbone. 38. Matière selon l'une quelconque des revendications précédentes1 caractérisée en ce que la matière est formée par le composé indiqué. 39. Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 37, caractérisée en ce que la matière est une solution ou un mélange à plusieurs constituants, l'un au moins de ces cons tituants étant le composé en cause. 40. Matière selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ee que la structure moléculaire du composé en cause est telle que cette matière présente sa transition de solide cristallin à cristal liquide à une température dont le maximum est de 30 C. 41. altière selon la revendication 39, caractérisée en ce que a matière est l'un des mélanges 1 à 15 des tableaux III a V. 42. Dispositif à cristaux liquides, comprenant un moyen pour contenir une région d'une matière à cristaux liquides, une région de matière à cristaux liquidcscontenue dans ce moyen de retenue, un moyen pour appliquer une stimulation externe à la matière pour en modifier l'arrangement ou la disposition moléculaire dans la matière, ce dispositif étant caractérisé en ce queta matire à cristaux liquides est une matière selon l'unc quelconque des revendications précédentes. 43. Dispositif selon la revendication 42, comprenant un moyen pour contenir une région d'une matière à cristaux liquides, une région à cristaux liquides contenue dans ce moyen de retenue et un moyen pour appliquer un gradient de température à la matière pour modifier dans cette matière l'arrangement ou la disposition moléculaire, ce dispositif étant caractérisé en ce que la matière à cristaux liquides est une matière selon l'une quelconque des revendications t à 41. 44. Dispositif selon la revendication 42, contenant un moyen pour contenir une région d'une matière à cristaux liquides, une région de cristaux liquides contenue dans le moyen de retenue et un moyen pour appliquer un champ électrique sur cette matière, pour provoquer, par un effèt électro-optique, une mo dltication de l'arrangement ou de la disposition moléculaire dans la matière, ce dispositif étant caractérisé en ce que la matière à cristaux liquides est une matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 41. 45. Dispositif selon la revendication 43, caractérisé en ce que le moyen de retenue comprend deux plaques adjacentes dont l'une au moins est optiquement transparente, la matière à cristaux liquides étant contenue dans ltespace situé entre les plaques ; et le moyen pour appliquer un champ électrique comprend une pellicule de matière conductrice formant une électrode déposée sur les surfaces internes, se faisant face, des plaques. 6. Dispositif selon la revendication 45, caractérisé en ce que le; plaques sont en verre et les pellicules conduc trices ont en oxyde d'étain. 47. Dispositif suivant l'une des revendications 45 et 46, caractérisé en ce que le dispositif est un tableau d'affichage electro-optique. 48. Dispositif suivant la revendication 47, caractérisé en ce que les électrodes ont des formes correspondant à au moins un caractère, une lettre ou un symbole. 49. Dispositif selon l'une des revendications 47 et 48, caractérisé en ce que le tableau d'affichage est le tableau d'affichage ou d'indication de ntimporte quel instrument. 50. Dispositif' selon la revendication 49, caractérisé en ce que le tableau d'affichage est celui d'un chronomètre ou d'une horloge.