L'invention, due à la collaboration de MM.PINET Lucien,THOMAS Pierre-rmand,NAUDIN Jean,-Claude, est relative aux installations pour le chargement et le déchargement de navires amarrés près d'une côte,dans un site protégé,et à leurs procédés d'établissement. I1 apparaît que, dans de nombreux cas, notamment dans les pays où les installations portuaires sont encore peu importantes, ces installations présentent des capacités d'accueil insuffisantes. I1 en résulte de longues immobilisations pour de nombreux navires en attente du déchargement de leur cargaison,donc des pertes financières considérables auxquelles viennent s'ajouter les incidences dues aux difficultés et retards des livraisons sur l'econo- mie des pays destinataires. Ces incidences sont particulièrement graves lorsqu'il s'agit de réalisations d'équipements lourds et que sont compromises les prévisions de mise en service d'unités de production. C'est pour remédier à ces inconvénients que l'invention prévoit une installation propre à assurer le chargement et le déchargement des navires se présentant près d'une côte qui ne comporte pas d'installation portuaire, c'est-à-dire de quai d'accostage, ou ne comporte pas d'installations suffisantes,s'agissant bien entendu d'une côte relativement bien protégée contre les fortes houles et permettant le mouillage des navires avec une sécurité suffisante et à relativement faible distance du rivage. On constitue une telle installation,conformément à l'invention, par l'ensemble,d'une part,d'un ponton propre à être amarré à une certaine distance de la côte,permettant aux navires de venir y mouiller suivant l'un de ses bords,et,d'autre part,des voies dedee serte entre rivage et ponton,ces voies étant établies à l'aide d'é léments standard raccordés à leurs extrémités et supportés par des flotteurs. Suivant une autre disposition avantageuse,on prévoit deux voies de desserte,l'une pour le passage de camions ou-autres véhicules et engins de manutention et de transport dans un sens, l'autre pour le passage dans l'autre sens,ces deux voies étant établies de péféren- ce suivant un triangle dont une base se présente côté rivage et le sommet opposé sur le ponton Il est entendu d'ailleurs que l'une de ces voies ou les deux voies peuvent recevoir tout autre système fixe ou mobile de manutention et de transport. Suivant une autre disposition relative aux procédés pour mettre en place une installation de ce genre, à l'aide d'un matériel trans porté par mer à partir d'un atelier de construction situé à distance,notamment dans un autre pavs,on fait en sorte crue les éléments essentiels coopérant avec le ponton,ctest-à-dire les tronçons de voie et leurs flotteurs,soient amenés sur ce dernier,remorqué à partir dudit atelier,ou à partir d'un navire effectuant une partie du transport. Les susdits éléments sont notamment nortés par des voies de ripage permettant, au site de montage, une mise à l'eau aisée. En ce qui concerne les éléments de voies de desserte,on les réalise avantageusement selon les dispositions décrites-antérieurement par la demanderesse,notamment dans un brevet France nQ2 212 837 du 28.12.1972,relatif à des ponts démontables pour la traversée de certains croisements urhains.Les troncons de faible longueur qui y sont décrits se pretercntpartculièrementbienaita'nsport sur un ponton tel que susvisé. Suivant une autre disposition, on fait comporter à la liaison, entre lesdites voies de desserte et le ponton,notamment au sommet dudit triangle lorsque le montage en triangle est adopté,des moyens amortisseurs élastiques,par exemple avec empilage de disques d'eEjEv tomère, permettant d'assurer une possibilité de dénlacements limités suivant les trois axes orthogonaux. On limite ainsi considérablement les effets de mouvement de roulis et de tangage du ponton, résultant de la houE,sur les voies de desserte. L'invention comprend, mises à part ces dispositions, certaines autres dispositions qui s-'utilisent de préférence en même temps,et dont il sera plus explicitement parlé ci-après. Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui pour lequel on l'applique à des rivages ne comportant pas d'installation portuaire),ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions;et elle vise,plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux,les installations du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments snéciaux propres à leur établissement. Et elle pourra,de toute façon,être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit,ainsi que desdessinsci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 montre en plan une installation d'appontement près d'une côte, établie conformément à l'invention. La figure 2 montre,à une échelle un peu différente et en profit, cette même installation,avec nrofil du rivage et ancrage du ponton. La figure 3 montre séparément en vue de côté, à plus gran de échelle, la fixation d'une travée de l'installation sur sa culée. La figure 4 illustre semblablement la fixation de deux travées adjacentes sur un flotteur servant de supnort. La figure 5 illustre semblablement la fixation d'une travée sur le ponton de l'installation, toujours selon l'invention. La figure 6 illustre en plan, portions arrachées, ledit ponton. Les figures 7 à 9 montrent schématiquement et à plus petite échelle, respectivement en plan et en coupes par VIII-VIII et IX-IX, figure 7, le ponton avec les divers éléments qu'il supporte, lors du transport jusqu'au site de montage, selon le procédé pour la mise en place d'une installation telle que susvisée, procédé lui-même conforme à l'invention. Les figures 10 à 12 illustrent semblablement en profil diverses phases successives de la mise à flot des susdits éléments, à partir du ponton, selon l'invention. La figure 13 illustre en plan une autre phase ultérieure de cette mise à flot. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, sur une côte ou un rivage R (fiv.2) relativement protégé ( par exemple au fond d'une anse sur une côte dont le profil sous-marin S naturel ou aménage permet l'approche des navires), d'établir des moyens pour permettre le chargement et le déchargement, depuis le rivage, d'un navire susceptible d'aborder à une distance convenable de la côte, on s'y prend comme suit ou d'une manière analogue. On fait comporter essentiellement, à ces moyens, comme représenté schématiquement sur la figure I - un ponton métallique P destiné à se présenter a une distance suffisante du rivage pour permettre l'approche et le mouillage d'un navire contre l'un des bords dudit ponton, supposé par exemple de forme rectangulaire en plan, - deux voies de desserte V1, V2 propres à rattacher le ponton au rivage R, par exemple deux voies, avantageusement établies suivant un V dont la base est sur le rivage, tandis que le sommet est situé sur le ponton, - des flotteurs tels que 1,2 et 3,4, destinés à porter les dites voies, en divisant chacune d'elles en tronçon de longueur modérée, lors du montage de l'installation, - et des culées telles que 5, 6, constituées avantageusement sous forme de caissons, donc à amener au site de travail par flottaison, comme les flotteurs 1 à 4, au moment de l'installation. Les constituants d'un tel ensemble, c'est-à-dire les tron çons de voie ainsi que les flotteurs ou caissons, pourront être amenés aisément et ranidement à pied d'oeuvre, lors de ladite installation.Dans le cas le plus frécruent où lesdits constituants proviendront d'un atelier de construction situé loin du site de nose, notamment dans un oays éloigné, le transport se fera aisément sur le nonton lui-même, convenablement agencé pour recevoir lesdits constituants et amene audit site nar remorquage. On va maintenant donner,dans ce qui suit, diverses indications relatives auxdits constituants et à leur nrocédé de transport et de pose. On va supposer que le ponton P, de forme substantiellement rectangulaire, a des dimensions de l'ordre de 30 m sur 60 m, et que les tronçons de voie A,B,C,D,E,F ont eux-mêmes une longueur de l'ordre de 30 m, permettant donc de les loger sur ledit ponton, lors du transport, comme il apparaîtra plus loin en référence aux figures 7 et suivantes. Considérant donc tout d'abord le ponton P, on le constitue sous forme d'une barge, c' est-à-dire d'-une sorte de réservoir ou caisson métallique d'une hauteur par exemple de 4 m, avec un volu 3 me total de l'ordre de 7500 m et un poids mort de l'ordre de 1000 t, ces chiffres n'étant donnés qu'à titre indicatif. L'intérieur du servir sera divisé en compartiments, dont certains seront utilisés pour l'exploitation, notamment comporteront les machines telles que : groupe électrogène, pompes, vannes, etc., et d'autres seront utilisés en vue de ballastages variables. Comme on le verra en référence aux figures 7 et suivantes, il importera, lors des manoeuvres de lancement des constituants de l'installation, transportés sur le ponton, de faire subir à celui-ci'des inclinaisons variables (fig.10). C'est ici qu'interviendront les susdits ballasts. A ce ponton on fait comnorter, sur le côté destiné à recevoir les extrémités des deux voies V1, V2, dans le cas de la formation en triangle, une échancrure telle que 7 (fig.2 et 5), dont le fond 8 sera destiné à servir de culée auxdites extrémités, avec interposition de tout système amortisseur ou autre, tel que celui décrit plus loin. Enfin, on fait encore comporter audit ponton divers organes propres - les uns, à permettre l'accrochage des chaînes de remorquage, - les autres, à permettre l'accostage en toute sécurité d'un navire sur le bord 9 (fig.6) onposé à celui 10 relié aux voies V1, V2. Ces derniers moyens seront par exemple constitués - d'une part, par des défenses 11, en caoutchouc, aux extrémités, - et, d'autre part, par des amortisseurs 12 susceptibles d'encaisser les plus gros chocs, amortisseurs par exemple à empilages de plaques d'élastomère, tels que ceux décrits plus loin en référence à la figure 5. En ce qui concerne maintenant les tronçons tels que A,B, C,D,E,F, des voies V1, V2, on les constitue par des éléments standard du genre de ceux utilisés pour la confection des voies provisoires des croisements de rues ou de routes, lesdits éléments comprenant généralement au moins deux poutres principales réunies par des traverses et supportant un platelage constitué lui-même par des longerons de forme trapézoïdale supportant une tôle supérieure, comme décrit dans le susdit brevet antérieur. Chacune des travées ainsi établies porte à ses extrémités des chapes 13 (fig. 3 à 5), permettant une liaison articulée 14 entre des travées voisines ou entre une travée extreme et sa culée. La figure 3 montre la jonction articulée entre une culée 5 fixée au sol du rivage et une travée telle que A ou F Ladite travée est donc susceptible de se déplacer autour a d'un axe hori- zontal en suivant notamment le rythme des marées, lesquelles font monter ou descendre le flotteur 2 ou 4 servant d'appui à l'autre extrémité de la travée. Mais l'invention n'exclut pas des moyens supplémentaires permettant, le cas échéant, d'autres mouvements limités autour de l'un au moins des deux autres axes orthogonaux. La figure 4 montre la liaison et la fixation des extrémités de deux travées adjacentes sur un même appui constitué par un flotteur tel que 1, 2, 3, 4. Les deux travées sont, ici encore, réunies ensemble par les chapes 13, permettant des mouvements relatifs autour d'un axe horizontall4(des moyens supplémentaires tels que ceux visés plus haut pouvant être également prévus pour une rotation supplémen taire limitée autour d'un autre axe). L'une des deux travées est de toute façon montée à encastrement sur le flotteur, comme il est indiqué figure 4 en 15, entre la travée A et une base d'appui 16 solidaire du flotteur 2. La figure 5 montre la jonction à prévoir entre les travées telles que C et D et le ponton P. Cette jonction utilise de préférence des moyens propres à permettre des déplacements limités et amortis suivant trois axes orthogonaux, ces moyens comprenant par exemple des empilages de disques ou anneaux d'élastomere agissant à la fois en compression et en cisaillement. Suivant le mode de réalisation représenté figure 5, le tronçon tel que C ou D est articulé en 14 sur un support 17 reposant sur la base d'appui 8, avec interposition de plusieurs empilages de disques ou anneaux d'élastomère représentés en 18. Bien entendu, la continuité de la chaussée, aux extrémités de la chaussée V1, V2 est assurée par des éléments de jonction tels que 19, 20 (figure 3 et 5). Latéralement aux travées sont prévues, en outre , des rampes de protection, ainsi qu'éventuellement des passerelles pour piétons. La largeur de la chaussée peut être de l'ordre de 3 à 4 m ou davantage. En ce qui concerne enfin les appuis ou flotteurs 1 à 6, ils sont constitués par des caissons, par exemple de forme substantiellement rectangulaire ou carrée (notamment de 8 m de côté), divisés en compartiments étanches et avantageusement de forme parallélépipédique pour permettre leur transport aisé sur le ponton ainsi que leur lancement, comme il va être explique. Les flotteurs 5 et 6 formant culée côté rivage ne diffèrent des autres que par la présence d'un dégagement 21 pour permettre le logement de l'extrémité de la travée adjacente. En résumé de ce qui précède, on a la possibilité, grâce à l'invention, d'etablir une installation susceptible d'être rapidement mise en place, et à peu de frais, installation permettant d'effectuer le chargement et le déchargement des navires à l'aide de camions ou tous autres moyens de transport arrivant par l'une des voies V1 et repartant par l'autre V2,avec une possi bilité pour lesdits camions ouates movens d'évoluer litranentsurleponbrriP. On va maintenant décrire les dispositions à adopter de préférence pour amener sur le site de travail les éléments constitutifs de cette installation, les décharger et les mettre en place. Ces éléments peuvent, grâce à leurs dimensions, être aisément chargés sur le ponton, dans un port quelconque à proximité ou non du lieu de construction (ces éléments pouvant d'ailleurs, le cas échéant, être amenés au port par voie ferrée). Les figures 7 à 9 montrent une disposition susceptible d'être adoptée. On voit que, pour chaque voie V1 ou V2, les trois flotteurs 1, 2, 5 ou 3, 4, 6 sont disposés suivant une rangée transversale aux extrémités, tandis que les travées ABC ou DEF sont disposées selon trois rangs parallèles. Les uns et les autres de ces éléments sont montés sur des tins ou autres disnositifs semblables 22 (fig.9) destinés à permettre de decharger lesdits éléments par lancement,comme il va être indiqué. Bien entendu, des butées amovibles sont pre- vues pour empêcher tous déplacements en cours de transport. Un flotteur supplémentaire 23 (fig.9) pour les opérations de mise en place est également prévu et transporté jusqu'au site considéré. Lorsque la barge ainsi équipée est arrivée par remorquage à proximité du lieu abrité choisi pour l'installation, on opère par exemple comme suit. On commence par l'installation des divers flotteurs. A cet effet, on inclinera convenablement le ponton, par un délestage approprié de certains de ses compartiments. La figure 10 suppose que cette opération est déjà réaiisée. Cela étant fait, on procède de préférence par la mise en place des travées C et D destinées à être fixées sur le ponton, lesdites travées étant de préférence placees,sur ledit ponton, au voisinage du centre, près de l'échancrure 7, 8. A cet effet, comme visible figures 10 à 12, on incline le ponton (fig. 10) et l'on ripe la travée considérée, C par exemple, dans le sens de ripage F1, vers son flotteur 1, amené à proximité. Pendant le-ripage, ledit flotteur s'éloigne, avec la travée C, du ponton, comme visible figure 11 ; puis, à la fin du ripage, on met en salace le flotteur auxiliaire 23 (fig.12). On peut ainsi libérer la travée C et l'amener dans une position correcte de montage, avec une extrémité à fier dans le dégagement 7, 8. Le flotteur auxiliaire 23 est ensuite libéré pour l'opération suivante qui consistera à lancer et à monter la tra vée D, avec ses extrémités reposant sur le flotteur 3 et sur le ponton. On procède ensuite de même pour la mise en place des autres travées. Ces dernières sont ripées de préférence dans le sens F2 opposé à Fî Pl(fig.9), pour eviter toute fausse manoeuvre vis-à-vis des travées déjà lancées. La figure 13 montre à titre indicatif une opération intermédiaire relative à l'assemblage de la travée B sur la travée C, ladite travée B ayant été amenée à partir du ponton, en utilisant, en combinaison avec le flotteur 2, le flotteur auxiliaire 23 En procédant semblablement sur les travées suivantes, on parvient à implanter complètement l'installation, les culées caissons 5,6 étant bien entendu fixées sur le rivage R par tous moyens appropriés comportant par exemple des remblais 24 (Fig.2). A titre de sécurité des moyens d'ancrage 25 seront prévus entre le fond S et le ponton P ou entre celui-ci et les culées. En suite de quoi, auel que soit le mode de réalisation adopté, on peut étahlir, sur-n'importe quel rivage convenablement protégé contre la houle, des installations portuaires présentant de nombreux avantages par rapport aux installations du genre en question déjà existantes, notamment - celui de -permettre un montage aisé, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des approvisionnements locaux, puisque les divers éléments constitutifs peuvent être fabriqués sur terre, à grande distance, et amenés par transport maritime directement sur le ou les pontons qu'elles comportent, - celui de permettre une mise en place rapide, - celui de pouvoir aisément être démonte et remontées à un autre endroit, suivant la demande, - et celui de donner lieu à des frais d'établissement relativement restreints. I1 est à noter d'autre part que la présence des articulations entre les diverses travées A, B, C, etc. évite la naissance d'efforts anormaux sous l'action des marées et de la houle et qu'en outre les voies d'accès VI et V2 qu'elles constituent sont ex trêmement stables. En effet, grâce à la disposition en triangle, avec une fixation au sommet, au centre du bord correspondant du ponton P, les oscillations de celui-ci sous l'effet de la houle, sont sans influence notable sur lesdites voies. En outre, le passage des véhicules sur celles-ci donne lieu à un enfoncement relativement faible des flotteurs, enfoncement de toute façon rendu possible par la présence desdites articulations. il est à noter encore que, bien entendu, le transport maritime des travées des voies de desserte, et des flotteurs, pourrait être effectué sur des navires de transport usuels, ces éléments étant ensemble déchargés sur un ponton P à peu de distance du site dtinstallation, et ce ponton étant enfin remorqué jusqu'au dit site. Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés elle en embrasse au contraire, toutes les variantes, notamment : - celles pour lesquelles le ponton comporterait des moyens de propulsion lui assurant une certaine autonomie, pour au moins une partie du transport jusqu'au site de travail, - et celles relatives à l'utilisation de moyens particuliers de manutention et de transport, eu égard aux marchandises à acheminer. REVENDICATIONS 1. Installation pour le chargement et le déchargement de navires amarrés près d'une côte, dans un site protégé, caractériséepar le fait qu'elle est constituée par l'ensemble, d'une part, d'un ponton propre à être amarré à une certaine distance de la côte, permettant aux navires de venir y mouiller suivant l'un de ses bords, et, d'autre part, de voies de desserte entre rivage et ponton, ces voies étant établies à l'aide d'éléments standard raccordés à leurs extrémités et supportés par des flotteurs ou caissons. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte deux voies de desserte, l'une pour le passage des véhicules ou autres moyens de transnort dans un sens, l'autre pour le passage dans l'autre sens. 3. -Installation selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les deux voies sont disposées suivant un triangle dont une base se présente caté rivage et le sommet opposé sur le ponton. 4. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les travées des voies de desserte sont constituées par des éléments standard du genre de ceux prévus pour les ponts route destinés aux croisements urbains ou autres, et articulés à leurs extrémités. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que, sur un meme appui constitué par un flotteur, une extrémité d'une travée est fixée à encastrement sur ledit flotteur, tandis qu'une articulation est nrévue entre ladite travée et la travée adjacente. 6. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'un des flotteurs constitue une culée rendue solidaire du rivage par remblai ou tous autres moyens et que la travée adjacente est reliée de façon articulée à ladite culée. 7. Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le ponton comporte un dégagement latéral au milieu de sa longueur, pour assurer l'appui des extrémités des deux voies de desserte se raccordant suivant le sommet d'un V. 8. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que sur les flotteurs destinés à constituer les culées des voies de desserte, côté rivage, sont prévus des dégagements destinés à servir d'appui aux extrémités des travées qui y aboutissent. 9. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que sont prévus , entre le ponton et les extrémités adjacentes des travée des voies de desserte, et éventuellement entre deux travées adjacentes, des moyens de liaison permettant des déplacements limités et amortis selon trois axes orthogonaux. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée par le fait que ces moyens sont constitués par des empilages de disques ou anneaux d'élastomère. 11. Procédé pour la mise en place d'installation du genre de celles spécifiées dans l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que les-divers éléments constitutifs des voies de desserte sont d'abord transportés sur le ponton et sont successivement lancés et mis en place à partir de ce ponton. 12. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 10, caractérisée par le fait que le ponton a une forme rectangulaire et que les travées de pont et les flotteurs sont disposés en plusieurs rangées dans le sens transversal au ponton. 13. Installation selon la revendication 12, caractérisée par le fait que les divers éléments constitutifs sont montés sur des tins permettant leur lancement.