La présente invention concerne des appareils autocuiseurs-pour mettre des aliments en conserves et elle vise des moyens servant à faciliter le refroidissement de récipients contenus dans un tel appareil, après achèvement dlun cycle de cuisson. Dans de nombreux pays sous-développés, les produits alimentai res obtenus ne sont presque jamais mis en conserve. De la sorte, bien que la quantité totale d'aliments obtenus dans un pays puisse être suffisante pour les habitants, d'un bout à l'autre de l'année, la quantité de produits alimentaires réellement consommable risque de ne pas pouvoir satisfaire aux besoins de la consommation. En vue d'atténuer ces difficultés, on peut créer, dans diverses régions, des centres de mise en conserves recevant des aliments fournis par un grand nombre de personnes, en vue de les mettre en conserves par grandes quantités, sur les lieux mêmes.Les appareils autocuiseurs utilisés dans de tels centres, bien qu'ils ne soient pas, en général, aussi grands que dans les usines de mise en -conserves, ont toutefois une contenance suffisante pour traiter, de façon économique, des quantités appréciables d'aliments. Les autocuiseurs destinés à de tels centres de mise en conserves sont bien connus, mais leur fonctionnement s'accompagne de plusieurs difficultés. Etant donné que le temps nécessaire pour le cycle de refroidissement d'un autocuiseur (autoclave) varie de vingt à quarante-cinq minutes suivant le produit à traiter, il convient de diminuer la durée de refroidissement pour pouvoir traiter une plus grande quantité d'aliments, en un temps donné. I1 est à remarquer que, si l'on essayait de retirer le produit alimentaire avant la fin du cycle de refroidissement de l'auto cuiseur. , c'est-à-dire avant d'avoir lu une pression nulle sur le manomètre de vapeur, on risquerait de se blesser et/ou de provo quer des dégâts. S'il se produit une diminution de la pression dans l'autoclave avant qu'il n'y ait eu une diminution correspon dante de la pression, à l'intérieur des récipients d'aliments contenus dans l'autoclave, ces récipients se brisent, ou bien les aliments ou du liquide fuient de ces récipients.Certains essais visant à diminuer la durée du cycle de refroidissement font appel à l'introduction, dans l'autoclave, d'air comprimé au moment ot la vapeur d'eau se condense, afin--d'entretenir la pression pendant le refroidissement des récipients, mais cela exige, bien entendu, d'adjoindre au centre de mise en conserves un compresseur d'air. Le procédé et l'appareil selon l'invention suppriment les deux inconvénients cités plus haut des appareils de la technique antérieure. Conformément à l'invention, la durée du cycle de refroidissement est d'environ quatre minutes et, en général, inférieur à deux minutes. Il en résulte que la durée totale du refroidissement, avant que l'on ne puisse ouvrir l'autocuiseur, n'est plus qu'environ le dixième de ce qu'elle était dans les appareils de la technique antérieure, et cela augmente le débit de l'autocuiseur dans des proportions de 25 à 40 %. En outre, il n'y a plus besoin de compresseur d'air, étant donné que la pression qui règne à l'intérieur des récipients a été abaissée avant que l'on ne diminue la pression à l'intérieur de l'autocuiseur ou, au plus tard, en même temps.Par conséquent, contrairement à ce qui avait lieu auparavant, on n'a pas besoin d'un compresseur d'air pour maintenir à un niveau donné la pression à l'intérieur de l'autocuiseur. Dans les appareils de la technique antérieure, on introduit de l'air comprimé dans l'autoclave et on pulvérise un fin brouillard d'eau à l'intérieur de la chambre de cet autoclave, au moyen d'ajutages disposés sur le couvercle, une fois terminée l'introduction de vaPeur d'eau. L'eau introduite est maintenue à l'état de fine pulvérisation , car si une masse d'eau importante venait au contact des bocaux chauds logés dans le récipient, elle provoquerait presque à coup sûr la rupture de ces bocaux. Toutefois, dans l'invention, on introduit l'eau sous forme de filets au lieu d'une pulvérisation. De plus, ces filets d'eau sont dirigés sur des couvercles métalliques choisis des bocaux en verre (qui contiennent des aliments) logés dans l'autoclave. Le jet qui vient au contact des couvercles métalliques joue trois rôles (1) le jet d'eau refroidit rapidement le couvercle du bocal et diminue la pression à l'intérieur de ce bocal, à une vitesse supérieure ou égale à celle de la diminution de pression autour du bocal, afin d'assurer une application bien étanche du couvercle sur le bocal ; (2) l'eau absorbe du couvercle une quantité de chaleur suffisante pour garantir qu'elle ne provoquera pas la rupture des bocaux lorsqu'elle descendra le long de la paroi laté rale de ces bocaux, pour continuer de les refroidir ; et (3) au cours de cette opération, une fraction de l'eau se vaporise, ce qui empêche une diminution trop rapide de la pression à l'intérieur de l'autoclave, autour des bocaux. Cela permet de retirer rapidement et de façon sûre les récipients de l'autoclave. Une fpis extraits de l'autoclave, on continue de les refroidir jusqu'à la température ambiante, ce complément de refroidissement ayant pour effet d'assurer une fixation étanche du couvercle sur les bocaux. On voit ainsi que la simple utilisation de moyens permettant de diriger un jet d'eau sur certains des couvercles métalliques, montés au début de façon non hermétique, des bocaux contenus dans l'autoclave, rend inutile l'utilisation d'un compresseur et abaisse à moins de quatre minutes la durée du cycle de refroidissement de l'autoclave qui était de 20 à 45 minutes. L'-appareil préféré, selon l'invention, comprend un moyenpermettant de bien localiser les bocaux à l'intérieur du récipient et également de bien localiser, par rapport à l'intérieur de l'autoclave, l'organe servant à diriger le jet d'eau, de manière que les divers jets soient projetés sur les couvercles métalliques de divers bocaux. Il n'est pas absolument nécessaire que le couvercle de chaque bocal contenu dans l'autoclave reçoive directement une projection d'eau.C'est ainsi, par exemple, que, lorsque l'autoclave contient deux couches de récipients superposés (ce qui est la situation habituelle), il n'est pas nécessaire que les couvercles des bocaux de la seconde couche reçoivent de l'eau Les bocaux de la seconde couche peuvent ne recevoir que l'eau gui dégoutte des bocaux de la couche supérieure, sans que la durée totale du cycle de refroidissement des deux couches de bocaux dépasse la durée de quatre minutes indiquée plus haut. De même, lorsqu'au lieu de bocaux ayant la taille normale, c'est-à-dire environ un litre, on utiIise des bocaux plus petits, par exemple un demi-litre, il y a plus de bocaux que de jets d'eau ; ainsi, environ les deux tiers seulement des bocaux de la couche supérieure reçoivent un jet d'eau sur leur couvercle. Si l'on introduit une quantité d'eau convenable, il se produit une pulvérisation suffisante de l'eau, de sorte que tous les bocaux de la couche supérieure, et de même les bocaux de la seconde couche, sont refroidis en quatre minutes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue en perspective d'un autocuiseur conforme à l'invention, mettant en oeuvre le procédé selon l'invention ; la figure 2 est une vue en perspective du dessous du couvercle représenté sur la figure 1, montrant à titre d'exemple les organes de projection d'eau conformes à l'invention la figure 3 est une vue en coupe transversale des divers éléments constituant les moyens d'introduction d'eau représentés sur les figures 1 et 2 ; et la figure 4 est une vue en perspective représentant, disposés dans un panier, des bocaux renfermant un produit à traiter avec l'appareil de la figure 1. L'appareil selon l'invention, ou autoclave, est désigné par la référence 10 sur la figure 1. Cet autoclave 10 comprend une partie inférieure 12 et un couvercle 14, destiné à etre appliqué, de façon étanche, sur cette partie inférieure. Plusieurs pièces de verrouillage 16 montées sur la partie inférieure 12 sont destinées à venir au contact de la partie 17 du couvercle 14 et à être appliquées hermétiquement par vissage sur cette dernière, en assurant ainsi une fermeture étanche entre ce couvercle et la partie inférieure 12. De façon avantageuse, à la partie inférieure 12 de l'autoclave 10, sont reliées une soupape inférieure d'échappement 10 et une soupape 22 d'alimentation en vapeur d'eau, raccordée à une source quelconque d'alimentation en vapeur d'eau sous pression (non representée). A la partie extérieure (dessus) du couvercle 14, on peut prévoir une soupape supérieure d'échappement 28, une poignée 30 permettant de retirer le couvercle 14 de la partie inférieure 12 lorsque les moyens de verrouillage 16 ne sont pas appliqués, un manomètre 32 destiné à indiquer la pression qui règne à l'intérieur de L'autoclave 10 quand il est en fonctionnement, une conduite 35 pour l'eau, destinée à recevoir un tuyau souple 37 (que Iton branche sur une source d'eau) et à faire passer l'eau dutuyau souple 37 à l'intérieur de l'autoclave 10, une soupape de détente 40 et une soupape 41 de fin de vide. Les soupapes 20, 28, 40 et 41, et le manomètre 32, peuvent être de n'importe quel type connu. Comme on le voit nettement sur la figure 2, la partie inférieure du couvercle 14 contient un dispositif, représenté dans son ensemble en 45, à titre d'exemple, servant à diriger un jet d'eau provenant du tuyau souple 37 et de la pièce 35, directement sur certains des couvercles métalliques des bocaux disposés à l'intérieur de l'autoclave 10. Dans la forme de réalisation préférée représentée, le dispositif 45 comprend un raccord 47 relié à la pièce 35 à l'extérieur du couvercle 14, deux tubes 49 dont chacun part de la pièce 47,et un anneau tubulaire 51 branché, pour permettre le passage de l'eau, sur les tubes 42, cet anneau comportant des trous 53. L'eau transportée par les pièces 47 et 49 est envoyée, par l'intermédiaire des trous 53 de l'anneau 51, sur les couvercles métalliques des bocaux disposés dans l'autoclave 10.Ces trous de l'anneau sont, de préférence, alésés de façon à constituer des trous nets, permettant de bien diriger l'eau qui les traverse ; ils ont un diamètre compris entre 0,8 et 0,4 mm, pour un anneau 51 d'un diamètre d'environ 3,2 mm. Comme le comprendront aisément les spécialistes, il est bien évident que l'on peut avoir recours à d'autres moyens que la bague 51 munie de trous 53 pour projeter l'eau sur les couvercles des bocaux contenus dans l'autoclave 10 ; c'est ainsi, par exemple, que l'on peut prévoir une série de bras dirigés radialement et partant de la pièce 47, dont chacun présente un trou ou un ajutage servant à projeter de l'eau. On peut encore utiliser d'autres moyens. La figure 3 est une vue détaillée, en coupe transversale, de la pièce 35. Cette pièce 35 comporte raccord 55, à montage et démontage rapides, destiné à coopérer avec le tuyau souple 37, un filtre 56 servant à arrêter les substances à l'état de particules contenues dans l'eau introduite sous pression par la pièce 35, et un clapet 58 de retenue à bille, soumis à l'action d'un ressort, permettant d'introduire de l'eau tout en empêchant la vapeur d'eau de s'échapper de l'autoclave 10. Les récipients, ou bocaux, contenus dans l'autoclave, et dont il s'agit de traiter le contenu, sont avantageusement installés dans la partie inférieure 12 de l'autoclave, dans des paniers, comme le panier 60. En pratique, il est préférable que ces paniers 60 aient des dimensions qui leur permettent de recevoir huit bocaux en verre 62, dlune contenance d'un litre, séparés par des éléments de cloisonnement 61, et de prévoir deux paniers 60, disposés l'un au-dessus de l'autre, à l'intérieur de la partie inférieure 12 de chaque autoclave 10. Le panier 60 comporte une flèche 66 qui permet au manipulateur de disposer convenablement ce panier dans l'autoclave 10, en faisant venir cette flèche 66 en face de la flèche indicatrice 70 tracée sur la partie inférieure 12 de l'autoclave 10. La flèche 71 tracée sur le couvercle 14 vient également en regard de la flèche 70 pour garantir que tous les bocaux et tous les éléments de l'autoclave sont convenablement disposés les uns par rapport aux autres. Lorsque l'on veut traiter des aliments dans des bocaux d'une contenance d'un demi-litre, on peut placer dans chaque panier douze bocaux d'un demi-litre, en disposant, cette fois encore, deux couches de paniers l'une sur l'autre. On peut encore disposer trois couches contenant chacune huit bocaux. Chaque bocal 62 comporte un couvercle 63 qui peut être en métal ou produit analogue. De façon avantageuse, ces couvercles sont d'un type classique comportant, à leur partie inférieure, un matériau formant joint étanche destiné à venir s'appliquer au contact du bord du bocal 62. Mais on peut, bien entendu, avoir recours à d'autres moyens d'étanchéité classiques, par exemple des couvercles en zinc avec un anneau en caoutchouc, tout en obtenant des résultats satisfaisants. Avant de traiter les produits alimentaires dans l'autoclave 10, on dispose les couvercles 63 sur les bocaux 62 remplis et l'on visse les bandes métalliques 65 sur ces bocaux pour retenir les couvercles pendant l'opération de traitement. Ces bandes retiennent les couvercles en les serrant suffisamment pour empêcher les bocaux de fuir pendant le traitement, mais aucune fermeture vraiment her métique n'est assurée tant que les bocaux n'ont pas subi un complément de refroidissement, une fois sortis de l'autoclave, après traitement ; on peut donc dire que les couvercles, lorsque les bocaux sont à l'intérieur de l'autoclave, sont montés de façon plutôt lâche, bien que les risques de fuite des produits alimentaires soient réduits au minimum, même lorsqu'on les introduit dans l'autoclave 10. Il convient de noter que, si les couvercles 63 sont avantageusement en métal (acier), d'autres matériaux non toxiques peuvent assurer une fixation étanche et de longue durée sous la forme d'un joint qui ne risque pas de se briser lorsqu'il subit des chocs thermiques, et qui possède un pouvoir de conductivite thermique élevée. On peut utiliser de nombreux moyens pour garantir que les jets d'eau provenant des trous 53 sont bien dirigés sur les couvercles 63 de bocaux déterminés 62 dans l'autoclave 10, au lieu d'être dirigés sur les bocaux 62 eux-mêmes. Un moyen simple d'y parvenir consiste à tracer sur le panier 60 une flèche 66, qui doit être alignée sur une flèche tracée sur la partie inférieure -12 de l'autoclave 10 (étant donné que le panier 60 est divisé en secteurs renfermant chacun un bocal, cela assure à chaque bocal la même position chaque fois par rapport à l'autoclave) et à tracer, sur le couvercle 14, une flèche 71 qui doit être alignée sur une flèche 70 tracée sur la partie inférieure 12 de l'autoclave, chaque fois que l'on pose le couvercle sur cette partie inférieure 12.Etant donné que la position des trous 53 est fixe par rapport au couvercle 14, on est certain que les trous occupent toujours bien la même position par rapport à la partie inférieure 12. On peut encore avoir recours, pour être certain que les jets d'eau sont toujours bien dirigés vers les couvercles des bocaux, à des encoches tracées sur le panier 60 et sur le couvercle 14, destinées à venir au contact d'encoches tracées sur la partie inférieure 12, ayant des formes géométriques particulières qui ne leur permettent de s'adapter qu'à une seule position. Bien qu'il soit préférable d'envoyer un jet d'eau sur le couvercle de chacun des bocaux de la couche supérieure de bocaux contenus dans l'autoclave, cela n'est pas indispensable pour obtenir un refroidissement rapide dans l'autoclave, conformément à l'invention, à la condition toutefois que- l'on introduise une quantité d'eau suffisante pour assurer un refroidissement satisfaisant de tous les bocaux et à la condition que l'on ne projette pas d'eau du tout sur les parties des bocaux autres que les couvercles 63. C'est ainsi, par exemplegue lorsque l'on traite un produit aiimentaire contenu dans des bocaux d'un demi-litre, un panier (non repré senté) oriente douze de ces bocaux d'un demi-litre de manière que les couvercles de huit d'entre eux se trouvent juste au-dessous des trous 53 du tube 51 ; en dirigeant les jets d'eau sur huit seulement des douze bocaux de la couche supérieure, on obtient encore une diminution de la durée de refroidissement à l'intérieur de l'autoclave, pourvu que l'on introduise une quantité a d'eau suffisante.Le dispositif de refroidissement 95 est représenté comme comportant huit trous 53 pour diriger l'eau, mais il est bien entendu que l'on pourrait prévoir un nombre quelconque de trous, à la condition de prévoir un nombre correspondant de bocaux à l'intérieur de l'autoclave 10. Après avoir décrit un appareil préféré selon l'invention, on en donnera ci-après le fonctionnement. I1 convient d'effectuer les opérations suivantes (A) On installe le panier 60 rempli de bocaux 62 (munis de leur couvercle 63) dans la partie inférieure de l'autoclave 10, en s'assurant que- la fleche 66 est bien en regard de la flèche 70 tracée sur la partie inférieure 12 ; (B) On place le couvercle 14 sur la partie inférieure 12 en s'assurant que les flèches 71 et 70 sont bien en regard l'une de l'autre, et on serre les moyens de verrouillage 16 ; (C) On ouvre les soupapes d'échappement 20 et 28 (D) On ouvre la soupape 22 d'alimentation en vapeur d'eau, ce qui introduit de la vapeur d'eau dans l'autoclave 10 ; (E) après avoir introduit de la vapeur d'eau sous la pression suffisante pendant une durée donnée, on ferme la soupape d'échappement supérieure 28 (F) On ferme la soupape d'échappement inférieure 20, puis on la rouvre légèrement pour laisser s'échapper l'eau qui a pu se condenser ou l'air contenu dans l'autoclave, pendant le cycle de cuisson. Etant donné que l'air et l'eau condensée sont plus denses que la vapeur d'eau, ils tombent au fond de l'autoclave. I1 est important que l'eau condensee et l'air soient chassés de l'autoclave, de façon que la pression à l'intérieur de cet autoclave indique avec précision la température régnant dans cet autoclave au cours du cycle de cuisson, pour tuer les micro-organismes pathogènes contenus dans les aliments à traiter ; (G) A la fin du cycle de cuisson, on ferme la soupape d'échappement inférieure 20 ; (H) On monte le tuyau souple 37 à branchement rapide sur le raccord 55 de la pièce 35 ; (J) On ferme la soupape de vapeur d'eau 22 ; (K) On ouvre le robinet d'eau sur lequel est fié le tuyau souple 37 (de préférence, 2 la source d'eau est à une pression de l'ordre de 0,35 kg/cm au lieu d'être à la pression qui règne dans l'autoclave 10), de sorte que l'eau pénètre dans les pièces 35, 47 et 49 et passe par les trous 53 de l'anneau 51.L'eau tombe sur les couvercles 63 de la première couche de bocaux de l'autoclave, ce qui a pour effet (a) de refroidir les bocaux et le produit qu'ils contiennent et (b) d'abaisser la pression régnant dans les bocaux, plus rapidement ou tout au moins aussi rapidement que la pression de vapeur régnant dans l'autoclave ; (L) Une minute après avoir lu l'indication "zéro" sur le manomètre 32, on ouvre la soupape d'échappement supérieure 28, puis on arrête l'alimentation en eau du tuyau souple 37 ; (M) On retire le tuyau 37 de la pièce 35, on dévisse les organes 16 de verrouillage, on retire le couvercle 14 de l'autoclave et l'on extrait de la partie inférieure 12 de cet autoclave les paniers 60- contenant les bocaux, en vue d'un refroidissement complémentaire.Etant donné que les couvercles 63 sont- appliqués hermétiquement sur les bocaux après ce refroidissement complémentaire, les bandes métalliques 65 deviennent inutiles et on peut les retirer des bocaux. On voit ainsi que le procédé et l'appareil de traitement d'aliments selon l'invention assurent une diminution considérable de la durée de refroidissement nécessaire de l'autoclave, et par suite, une augmentation importante du débit, et rendent inutile l'utilisation d'un compresseur d'air. Le procédé, selon l'invention, consiste à soumettre des aliments disposés dans des récipients fermés de façon peu étanche et dans un volume limité, a de la vapeur d'eau sous pression pendant une durée donnée, à cesser d'appliquer de la vapeur d'eau sous pression dans lesdits récipients logés dans ce volume limité après ladite durée donnée, et à faciliter une extraction rapide et sûre desdits récipients de ce volume limité, en refroidissant ces récipients et en diminuant la pression à l'intérieur de ces derniers, en meme temps ou avant que baisse la pression de cette vapeur d'eau dans ce volume limité entourant les récipients (par projection de jets d'eau de refroidissement sur certains des couvercles métalliques des bocaux contenus dans ce volume limité).Selon les procédés de la technique antérieure, l'extraction des récipients du volume limité ne se faisait pas1 en provoquant simultanément le refroidissement des récipients et la diminution de la pression régnant dans ces récipients, avant ou en même temps que la diminution de la pression de ladite vapeur d'eau dans le volume limité entourant ces récipients, mais au contraire on retirait les récipients de ce volume limité en augmentant la pression à l'intérieur de l'autoclave par introduction d'air sous une pression supérieure à celle de la vapeur d'eau, à l'intérieur de l'autoclave, pendant le refroidissement. il est bien évident que le procédé selon l'invention rend inutile l'utilisation de moyens destinés à envoyer de l'air sous pression dans l'autoclave pendant le refroidissement, et assure un refroidissement beaucoup plus rapide, sans augmenter les risques de rupture des bocaux sous l'effet d'un choc thermique. On voit clairement que le procédé et l'appareil selon l'invention diminuent considérablement la durée de refroidissement à l'intérieur de l'autoclave et rendent inutile le compresseurd' air utilisé dans la technique antérieure. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'aliments, comprenant les opérations suivantes : on soumet les aliments tassés dans des récipients en verre fermés de façon assez lâche, dans un volume limité, à de la vapeur d'eau sous pression pendant une durée donnée, chacun desdits récipients étant fermé de façon assez lâche à l'aide d'un couvercle en métal ; on cesse d'appliquer de la vapeur d'eau sous pression dans lesdits récipients dans ce volume limité, après ladite durée donnée ; et on envoie un jet d'eau de refroidissement directement sur au moins certains desdits couvercles métalliques des récipients contenus dans ledit volume limité, tout en empêchant ce jet d'eau d'être projeté directement sur lesdits récipients en verre, afin de pouvoir retirer, rapidement et de façon sûre, lesdits récipients de ce volume limité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit volume limité consiste en un autoclave, lesdits récipients fermés de façon lâche étant introduits dans la chambre de traitement de cet autoclave, chaque récipient étant disposé verticalement avec son couvercle à sa partié supérieure. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, comprenant également l'opération qui consiste à fermer hermétiquement lesdits récipients en les retirant dudit volume limité, en vue d'un nouveau refroidissement. 4. Appareil de traitement d'aliments, mettant en oeuvre le procédé selon les revendications 1 à 3, comprenant : un moyen formant un volume limite ; un moyen servant à soumettre des aliments tassés dans des récipients en verre fermés de façon assez lâche, dans ledit volume limité, à de la vapeur d'eau sous pression, pendant une durée donnée, chacun desdits récipients comportant un couvercle en métal ; un moyen permettant d'arrêter l'application de vapeur d'eau sous pression dans ledit volume limité, apres ladite durée donnée ; et un moyen permettant d'envoyer un jet d'eau de refroidissement directement sur au moins certains desdits couvercles métalliques desdits récipients, tout en empêchant ce jet d'eau d'être envoyé directement sur une partie quelconque desdits récipients autre que leur couvercle, pour permettre de retirer facilement et de façon sûre lesdits récipients de ce volume limité. 5. Appareil selon la Revendication 4, caractérisé en ce que ledit volume limité est formé par un autoclave à couvercle amovible. 6. Appareil selon l'une des Revendications 4 et 5, comprenant un moyen servant à faciliter la mise en place desdits récipients, dans ledit moyen servant à former un volume limité, à des positions relatives données, et un moyen servant à mettre en place ledit moyen qui envoie un jet d'eau sur certains des couvercles métalliques des récipients, par rapport audit moyen formant un volume limité et, par conséquent, par rapport auxdits récipients qui y sont contenus. 7. Appareil selon l'une des Revendications 4 à 6, caractérisé en ce que ledit moyen servant à envoyer un jet d'eau comprend un anneau tubulaire comportant des trous en des points choisis, ledit anneau étant conçu pour être relié à une alimentation en eau de refroidissement et étant logé à l'intérieur dudit moyen formant unvolume limité. 8. Appareil selon l'une des Revendications 5 à 7, caractérisé 'en ce que ledit anneau tubulaire est logé à l'intérieur dudit couvercle amovible dudit autoclave. 9. Appareil selon la Revendication 8, caractérisé en ce que ledit couvercle amovible dudit autoclave comprend un pièce qui lui est associée et qui sert à faire passer de l'eau sous pression de l'extérieur dudit autoclave dans ledit anneau tubulaire, à l'inté- rieur dudit couvercle. 10. Appareil selon la Revendication 9, comprenant un raccord sur ladite pièce associée au couvercle de l'autoclave, pour permettre le branchement et le débranchement rapides d'un tuyau souple relié à une source d'eau de refroidissement sous pression. 11. Appareil selon l'une des Revendications 9 et 10, comprenant un manomètre monté sur ledit couvercle amovible dudit autoclave et servant à indiquer la pression qui règne à l'intérieur de cet autoclave. 12. Appareil selon l'une des Revendications 9 à 11, caractérisé en ce que ladite pièce associée au couvercle de l'autoclave et servant à envoyer de l'eau sous pression de l'extérieur de l'autoclave dans l'anneau tubulaire, comprend un tronçon de tuyau contenant une soupape servant à empêcher la vapeur d'eau de fuir de l'autoclave par ce tronçon de-tuyau, tout en-permettant à l'eau de pénétrer dans ledit autoclave par ce tronçon de tuyau. 13. Appareil selon l'une des Revendications 8 à 12, caractérisé en ce que ledit anneau tubulaire a un diamètre d'environ 3,2 mm et en ce que chacun des trous de cet anneau a un diamètre compris entre 0,8 et 0,4 mm.