i 2006713 Les brevets français 1.509.296 et 1.509.294 décrivent et revendiquent des produits et des procédés photographiques permettant de former une épreuve composite comprenant une image négative et une image positive, l'épreuve pouvant être examinée comme une 5 épreuve positive visible par réflexion sans séparation des images respectives. Comme il est décrit dans ces brevets, une pellicule photographique composite comprenant une co uche contenant une matière opacifiante est exposée, par exemple à une source de lumière 10 se trouvant du même côté du support de la pellicule composite que le couche de matière opacifiante, et cette pellicule photographique composite est ensuite traitée de manière à former une image négative et une image positive obtenue par transfert dans une couche située au-dessus de la couche de matière opacifiante. Cette matiè-15 re est présente en une quantité suffisante pour masquer efficacement l'image négative mais en une quantité insuffisante pour empêcher l'exposition photographique de la matière photosensible de la pellicule composite, de sorte qu'il se forme une épreuve composite qui contient à la fois une image négative et une image posi-20 tive mais qui est visible par réflexion comme une reproduction positive du sujet original. La matière opacifiante sert, en outre, à constituer le fond permettant de voir l'épreuve par réflexion. Dans le brevet No. 1.509.296, la couche de matière opacifiante est placée sur une couche contenant une émulsion photo-25 sensible d'halogénure d'argent tandis que dans le brevet No. 1.509.294 la matière opacifiante se trouve dans la même couche que 1*émulsion et peut aussi être présente dans une seconde couche se trouvant sur la couche contenant 1'émulsion d'halogénure d'argent. Une couche réceptrice d'argent constituée par une matrice 30 appropriée contenant des noyaux précipitant l'argent peut être formée sur la matière opacifiante dans les produits faisant l'objet des brevets précités. Lors de la préparation de l'épreuve composite, la surface extérieure de la couche réceptrice d'argent de l'élément exposé 35 est mise en contact avec un milieu aqueux qui peut contenir une matière alcaline, un révélateur de l'halogénure d'argent et un solvant de l'halogénure d'argent, et ce milieu aqueux diffuse jusqu'à la couche d'émulsion d'halogénure dkrgent,de.manière à développer l'iiage négative et, d'une manière connue, à former une répartition 40 (conforme à une image) d'un complexe d'argent soluble qui est 69 12672 2 2006713 transféré, au moins en partie, par diffusion, jusqu'à ia couche réceptrice d'argent où il/ri^fuit de manière à constituer une image positive obtenue par transfert d'argent. Les ingrédients mentionnés ci-avant peuvent être contenus initialement dans le milieu 5 aqueux, ou à la place de cela, n'importe lesquels ou la totalité de ces ingrédients peuvent être contenus initialement dans l'une des couches de la pellicule composite, et dans ce cas une solution de ces ingrédients est ob'tenue lors de l'infiltration du milieu aqueux. Le milieu aqueux peut aussi comprendre d'autres réactifs 10 remplissant des fonctions particulières désirées, par exemple des produits de conservation, des produits anti-voile etc.. et il peut aussi comprendre un réactif filmogène visqueux. Les procédés mentionnés ci-avant trouvent une application particulière dans le domaine de la reproduction de documents 15 et ils peuvent être utilisés,conjointement avec un appareil appro-prié> pour permettre d'obtenir une ou plusieurs copies de 1'original, d'une façon rapide et effieaee. Dans les pellicules composites précitées, une matrice qu'il est préférable d'utiliser pour la couche réceptrice d'argent 20 est constituée par de la gélatine ou un mélange de gélatine et de silice à l'état colloïdal, le rapport entre la gélatine et la silice étant de l'ordre d'environ 1:1 à environ 1:10 . Toutefois, avec une telle matrice il existe une tendance à une certaine perte d'argent dans l'imags positive (obtenue par transfert d'ar- 25 gent) f ormée dans cette couche réceptrice d'argent en raison de ce que l'on appelle : "l'effacement de l'image par frottement". En d'autres termes, une telle matrice est malencontreusement sensible à l'humidité^ de sorte que si l'épreuve résultante se trouve en présence d'humidité et, particulièrement si elle est soumise à un .est 30 frottement pendant qu'elle/ainsi en présence d'humidité, la couche contenant l'image risque d'être enlevée au moins partiellement. Une solution possible au problème de .1'effacement de l'image par frottement consisterait à incorporer dans cette couche réceptrice d'argent certains additifs qui serviraient à .la durcir 35 avant son utilisation» Toutefois, une telle incorporation d'additifs avant la formation de l'image réduirait la vitesse d'absorption ou, en d'autres termes, augmenterait le temps nécessaire • pour l'absorption du liquide de traitement appliqué à.la surface de cette couche pour développer la pellicule composite exposée. 69 12672 3 2006713 tration du liquide de traitement est rapide, plus est faible la tendance à la formation de taches dans les zones de grandeslumières de l'épreuve provenant d'une oxydation au contact de l'air, particulièrement en présence de températures élevées telles que celles 5 qui peuvent être utilisées pour sécher l'épreuve. Far ailleurs, l'application d'un additif pour durcir et protéger l'image après son traitement, par exemple par revêtement de l'épreuve, nécessite un post-traitement qu'il serait idéal d'éviter. La présente invention vise à empêcher l'effacement de l'image par frottement sans 10 entraîner les inconvénients d'affecter de façon nuisible la vitesse d'absorption et/ou sans nécessiter de post-traitement. Dans la présente invention, la demanderesse envisage d'éviter les problèmes que pose l'effacement de l'image par frottement en incorporant dans la couche réceptrice d'argent un réac-15 tif, qui, en présence d'un milieu alcalin, par exemple lors du contact de la couche avec un milieu de traitement alcalin aqueux appliqué à sa surface pour développer la pellicule composite exposée, durcit lentement la couche réceptrice d'argent,un certain tempj| après l'infiltration de ce fluide,de sorte que la vitesse 20 d'absorption ne se trouve pas réduite , le durcissement nécessaire ayant lieu à un certain moment pendant ou après la formation de 1'image. On va maintenant décrire la présente invention en se référant au dessin annexé sur leqjiel : 25 la fig. 1 èst une coupe agrandie, fragmentaire et sché matique, d'une pellicule composite à laquelle est appliquée la présente invention; la fig. 2 est une vue similaire d'une autre pellicule composite; 30 la fig. 3 est une vue similaire d'un autre pellicule composite encore. Dans le mode de réalisation préféré, l'additif est constitué par un dialdéhyde, de préférence un dialdéhyde polymérisé, par exemple un dialdéhyde-amidon, qui,en présence d'alcali?produit 35 nne réticulation ou tannage de la gélatine dans la matrice. Comme on l'a mentionné précédemment, la présente invention a trait à de nouveaux produits et procédés pour préparer une épreuve composite qui peut être examinée comme une épreuve positive visible par réflexion et, plus particulièrement, à des pro-40 duits et a des procédés photographiques tels que ceux décrits et 69 12672 4- 2006713 revendiqués dans les brevets précités et. où un pigment macrocos-pique est incorporé dans la couche réceptrice d'argent. C'est pourquoi la présente invention a pour objet l'obtention de produits et la mise en oeuvre de procédés décrits 5 ci-avant. Suivant une caractéristique de la présente invention, la demanderesse a créé des produits nouveaux comprenant une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, une matière opacifiante placée dans la même couche ou dans mie couche sus-jacente, et une 10 couche extérieure réceptrice d'argent comprenant un réactif mentionné dans la description qui précède. D'autres caractéristiques de la présente invention sont évidentes ou apparaîtront par la suite» En conséquence, la présente invention vise les diverses 15 opérations et la relation ainsi que l'ordre d'une ou plusieurs de ces opérations par rapport à chacune des autres ainsi que le produit possédant les caractéristiques, les propriétés,les associations d'éléments décrits, à titre d'exemples, dans l'exposé détaillé qui va suivre de même que la portée de l'application qui 20 sera indiquée dans les revendications. Pour une meilleure compréhension de la nature et des caractéristiques de la présente invention on se référera à la description détaillée suivante faite en référence au dessin annexé. Les produits photographiques que concerne la présente 25 invention comprennent une couche photosensible d'émulsion d'halogénure d'argent, line couche de matière opacifiante qui peut se trouver dans la même couche que 1'émulsion et/ou dans une couche sus-jacente, et une couche extérieure réceptrice d'argent comprenant des noyaux de précipitation d'argent constituant un environne— 30 ment énergique précipitant l'argent afin de réduire un complexe d'argent soluble_,qui y est transféré, en une image argentique. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 1, la pellicule composite comprend un support 10, de préférence opaque, comportant sur sa surface une couche 12 comprenant une 35 émulsion photosensible d'halogénure d'argent et une matière opacifiante, et une couche réceptrice d'argent 14. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 2, tme couche supplémentaire 16 de matière opacifiante est formée entre la couche 12 et la couche 14. 40 Les produits représentés sur les fig. 1 et 2 sont décrits 69 12672 5 2006713 et revendiqués dans le brevet.précité No. 1.509.294. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 3, le support 10 comporte une couche photosensible 12a , d'halogénure d'argent, et la matière opacifiante est contenue dans une couche 5 16 située entre la couche 12a et la couche réceptrice d'argent 14. Ce mode de réalisation cité en dernier est décrit et revendiqué dans le brevet précité No. 1.509.296. Dans tous ces modes de réalisation , la pellicule composite est exposée de façon sélective, par exemple par l'intermé-10 diaire de la couche extérieure 14, de manière à produire dans la couche photosensible une image latente, c'est-à-dire capable d'être développée. Un certain temps après, l'élément est développé par la mise en contact de la surface de la couche 14 avec un milieu aqueux qui contient les ingrédients nécessaires pour un 15 développement ou bien forme une solution de ces ingrédients après contact. En d'autres termes, le milieu aqueux peut comprendre une composition de traitement aqueuse comprenant une matière alcaline, un agent révélateur de l'halogénure d'argent et un solvant de l'halogénure d'argent ou, au lieu de cela, n'importe lequel ou 20 la totalité de ces ingrédients peut être contenu initialement dans une ou plusieurs couches de la pellicule composite . Quel que soit le cas, le milieu aqueux s'infiltre à travers la couche 14 (et toutes couches intermédiaires supplémentaires) jusqu'à la couche photosensible (12 oui 2a) de manière à déclencher le développement. 25 D'une façon connue, l'halogénure d'argent exposé et capable e§t d'être développé/reduit de manière à former une image négative tandis que se forme une répartition (conforme à une image) d'un complexe d'argent soluble, cela en fonction des zones non exposées ou non développées de 1'émulsion. Cette répartition conforme à une 30 image est transférée, au moins en partie, jusqu'à la couche 14 où elle est réduite en argent d'image pour former dans cette couche une image argentique positive obtenue par transfert. L'épreuve composite résultante comprenant l'image négative développée et l'image argentique positive sus-jacente, obtenue par transfert, 35 peut être examinée, sans séparation, comme une épreuve argentique positive visible par réflexion, cela en raison de l'aptitude de la matière opacifiante à masquer éfficacement l'image négative. Le support 10 peut être constitué de n'importe laquelle des matières utilisées jusqu'à présent à ces fins, par exemple 40 du papier, un ester de cellulose, etcet ce support est,de 69 12672 6 2006713 préférence, opaque. La couche 12 comprend une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, de préférence un émulsion de gélatino halogénure d'argent qui, lors du développement, forme une image argéntique 5 négative d'une densité ou d'un pouvoir de recouvrement relativement faible. Cette émulsion peut, par exemple, être une émulsion d'halogénure mélangée, par exemple, une émulsion de iodobromure ou de chloroiodobromure d'argent, qui possède une rapidité relativement élevée par rapport, par exemple, à la rapidité des émulsions 10 de chlorure d'argent. La matière opacifiante, qui, de préférence, est incolore ou blanche, est au moins perméable au milieu de traitement aqueux mais est sensiblement insoluble dans ce milieu de traitement aqueux. Comme exemples de matières opacifiantes avantageuses, on 15 peut mentionner le bioxyde de titane, le carbonate de calcium, l1 oxyde de magnésium, le sulfate de baryum, etc.., finement divisées, ou des mélanges de ces matières. La couche 16 du mode de réalisation représenté sur las fig. 2 et 3/Comprendre mou plusieurs des pigments mentionnés ci-20 avant , dispersés dans une matrice appropriée telle que de la gélatine* La couche réceptrice d'argent constitue un environnement énergique de précipitation d'argent et comprend, en plus du pigment macroscopique de la présente invention^ au moins l'un des agents 25 de précipitation d'argent connus dispersés dans un support (ou matrice) continu. Dans le mode de réalisation visé par la présente invention, ce support ou matrice est constitué par de la gélatine ou un mélange de gélatine et d'une matière siliceuse, par exemple une matière contenant, à l'état colloïdal, des oxydes de silicium, 2Q particulièrement ceux se présentant sous la forme d'acides sili-ciques , tels que le "Syton" (marque déposée de Monsanto Chemical Co. pour uij.e dispersion colloïdale à 15$ de silice dans de l'eau, dispersion qui est stable et de couleur blanc-laiteux), le "Santocel" (marque déposée de Monsanto Chemical Co. pour un aérogel de silice poreux et léger dont l'eau a été enlevée par un'processus qui ne détruit pas la structure originale du gel), ou le "Ludox" (marque déposée de É. I. duPont, de Nemours & Co.. pour un sol colloïdal aqueux contenant environ 30% de SiÛ2 avec moins de. 0,5% de Na2© comme stabiliseur), etc.., ou uu mélange de ces matières. 40 Le rapport entre la gélatine et la silice, comme on l'a déjà noté, 69 12672 7 2006713 peut être de l'ordre d'environ 1:1 à environ 1:10. Comme exemples de noyaux précipitant l'argent, on peut mentionner ceux connus jusqu'à présent dans la technique, par exemple les sulfures et/ou les séléniures de métaux lourds, lès 5 métaux nobles à l'état colloïdal, les composés thio-organiques, e te... Les couches décrites ci-dessus et représentées sur le dessin peuvent aussi contenir des ingrédients supplémentaires remplissant des fonctions particulières désirées, comme on le 10 comprendra. Par exemplej n'importe lesquels ou la totalité des ingrédients essentiels au développement peuvent être contenus dans une ou plusieurs de ces couches, comme on l'a mentionné. Conformément à la présente invention, la couche réceptrice d'argent comprend, en outre, une quantité efficace d'un réactif 15 qui durcit ou "tanne" ]a gélatine dans cette couche, un certain temps après son contact avec .le fluide de traitement alcalin, mais qui n'affecte pas, de façon nuisible, la vitesse d'absorption de ce fluide, à travers la couche réceptrice d'argent , tout au moins jusqu'à un degré perceptible. Ce durcissement ou "tannage" réduit 20 de façon importante ou remédie à tout problème actuel d'effacement par frottement ou réduction de la densité d'argent. Un réactif préféré est un dialdéhyde, de préférence un dialdéhyde polymérisé. Comme exemples de dialdéhydes avantageux, on peut mentionner le succinaldéhyde et la catégorie des dial-25 déhydes polymérisés connus sous la dénomination de dialdéhyde-amidons: par exemple le "Sumstar-S" (marque déposée de Miles Chemical Co. pour un dialdéhyde-amidon dispersible dans l'eau et le "Dasol A" (marque déposée de Miles Chemical Co. pour un dialdéhyde-amidon soluble dans l'eau. 30 Ces matières sont connues comme contenant des groupes récurrents de la formule t -4- CH - CH - 0 - CH - 0 -4-w I l I CHO CH20H CH0 La quantité de réactif telle que les dialdéhydes mentionnés ci—avant utilisés dans la couche réceptrice d'argent varie suivant la composition de la couche, comme les techniciens versés en la matière le comprendront, et la présente invention, en conséquence l'utilisation de quantités efficaces du réactif,^'c'est-à- 35 69 12672 8 2006713 dire des quantités suffisantes pour assurer au moins une diminution importante de 1'effacement de l'image par frottement. De préférence, la quantité utilisée ne doit pas être importante ou excessive au point d'affecter, au moins jusqu'à tin degré appré— 5 ciable, la vitesse d'absorption du liquide de traitement. Des quantités optimales entre les limitations ci-dessus peuvent être déterminées facilement pour n'importe quel système donné par les techniciens versés en la matière, à la lumière du présent exposé. Par exemple, on peut déterminer les limites 10 inférieures en préparant une épreuve composite, en humidifiant l'épreuve, en frottant vigoureusemeat et en observant le degré de perte de densité de l'argent, si toutefois une telle perte existe. Si cette perte est trop importante pour être tplérée, on peut utiliser des quantités plus grandes afin d'obtenir les 15 résultats désirés. La limite supérieure préférée peut être calculée au moyen d'échantillons d'essais dans lesquels on calcule la vitesse d'absorption en appliquant le fluide de traitement et en observant le temps qui est nécessaire pour que le brillant de la surface de la pellicule composite disparaisse. 20 Dans un produit typique visé par la présente invention, le rapport qui doit exister entre le réactif et la gélatine pour que l'on obtienne l'effet de durcissement désiré peut être de l'ordre d'environ 1:5 à environ 1:75, un rapport préféré étant de l'ordre d'environ 1:10 à environ 1:50. 25 On sait déjà que les aldéhydes polymérisés, tels que les dialdéhyde-amidons, réticulent ou tannent la gélatine. Avec le "Sumstar-S" et le "Dasol A", on a constaté qu'il se produit une réticulation optimale à un pH de 6-8 tandis qu'il apparaît un tannage excessif à un pH de 9-14. Etant donné que le pH d'une 30 couche réceptrice d'argent typique se situe dans la^amme de pH mentionnée en premier et que le pH d'un fluide de iraitement alcalin typique se situe dans la seconde gamme, il serait surprenant qu'un tel réactif puisse être incorporé dans cette couche avant une utilisation photographique sans nuire fâcheusement à la 35 vitesse d'absorption du fluide. En conséquence, le concept inventif de la présente invention réside dans la découverte que»grâce à cette addition, on peut obtenir un durcissement in situ un certain temps après l'infiltration du fluide de traitement, c'est-à-dire pendant ou après la formation de l'image, de manière à béné-40 ficier de l'avantage désiré de réduire ou pallier de façon 69 12672 9 2006713 importante l'effacement de l'image par frottement sans augmenta— sans tion du temps d'absorption et/les inconvénients qui résultant de cette vitesse d'absorption plus lente. Les exemples suivants montrent^à titre purement illus-5 tratif et non limitatif, la mise en oeuvre de la présente invention. Exemple 1 On a préparé une pellicule composite telle que celle représentée sur 1 a fig. 1 de la manière décrite dans le brevet 10 précité No. 1.509.294. La couche 12 comprenait une émulsion de gélatino-chloroiodobromure d'argent et du bioxyde de titane. La couche réceptrice d'argent 14 comprenait un environnement ou milieu précipitant l'argent et contenant de l'or à l'état colloïdal et dispersé dans une matrice de gélatine et de silice à l'état 15 colloïdal, le rapport entre la gélatine et la silice à l'état colloïdal étant d'environ 1:3. On a appliqué la couche réceptrice d'argent 14 sur la couche d'émulsion transparente de manière à obtenir un pouvoir couvrant calculé de 3,2 mg/dm pour la gélatine et de 9,6 mg/dm^ pour la silice. On a exposé et développé cette 20 pellicule composite de la manière décrite pour obtenir une épreuve composite pouvant être examinée comme une épreuve argentique positive visible par réflexion . Exemple 2 25 On a répété la façon de procéder de l'exemple 1 à l'ex ception que l'on a inclus du "Dasol A" dans la couche réceptrice d'argent, le rapport entre le "Dasol A" et la gélatine étant de 1:50. Aucune augmentation du temps d'absorption n'a été remarquée. 30 Exemple 3 On a légèrement humidifié les épreuves respectives obtenues dans les exemples ci-dessus puis on les a frottées vigoureusement arec un doigt. Dans l'épreuye préparée suivant l'exemple 1, la quàsi totalité de l'argent de l'image a été enlevée tandis que 35 l'on n'a remarqué, dans l'épreuve de l'exemple 2, qu'une légère perte de densité. On remarquera,à la lecture de la description des exemples illustratifs qui précèdent, que la présente invention apporte une amélioration très importante en remédiant au problème de l'efface-40 ment de l'image par frottement sans entraîner les inconvénients 69 12672 10 2006,713 auxquels on peut s'attendre du fait de temps d'absorption plus longs. On peut utilisér la présente invention conjointement avec l'invention décrite et revendiquée dans la demande de brevet 5 déposée ce même jour par la demanderesse pour "Nouveaux produits et procédés photographiques" , où un pigment macroscopique est incorporé dans la couche réceptrice d'argent, et/ou l'invention décrite et revendiquée dans la demande de brevet déposée 10 , où un additif comprenant du stéarate d'aluminium est incorporé dans cette couche réceptrice d'argent. Il est bien entendu que la description qui précède n'a été donné qu'à titre purement illustratif et non limitatif et que toutes variantes ou modifications peuvent y être apportées sans 15 sortir pour autant du eadre générai de la présente invention. 69 12672 11 2006713 REVENDICATIONS 1 .- Produit photographique pour préparer une épreuve composite pouvant être examinée comme une épreuve positive visible par réflexion, le produit précité comprenant une couche contenant une émulsion photosensible d'halogénure d'argent, une matière 5 opacifiante dans lad.ite couche ou dans une couche sus-jacente et une couche réceptrice d'argent comprenant des noyaux de précipitation d'argent dispersés dans une matrice continue de façon macroscopique et comprenant de la gélatine, ladite matière opacifiante étant présente en une quantité suffisante pour masquer 10 efficacement W^image négative formée dans ladite couche d*émulsion par exposition du produit photographique susvisé et par développement du produit exposé précité par application d'un fluide de traitement aqueux à la surface de ladite couche réceptrice d'argent de manière à former l'image négative précitée ainsi qu'une image 15 positive dans la couche réceptrice d'argent susvisée, grâce à quoi l'épreuve composite peut être examinée , èans séparation, comme une épreuve argentique positive visible par réflexion, le produit photographique susvisé étant caractérisé par le fait que l'on inclut dans ladite couche réceptrice d'argent une quantité efficace 20 d'un réactif destiné à durcir ladite couche un certain après l'infiltration dudit fluide à travers la couche réceptrice d'argent précitée. 2.- Produit photographique suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le réactif précité est constitué par 29 un dialdéhyde poljtmérisé. 3.- Produit photographique suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le rapport entre le dialdéhyde et la gélatine dans ladite couche réceptrice d'argent est compris entre 1 s 5 environ et 1:75 environ. 30 4.- Produit photographique pour former une épreuve composite dans laquelle une image positive est formée dans une couche réceptrice d'argent au-dessus d'une image négative, ladite épreuve composite pouvant être examinée comme une épreuve composite visible par réflexion sans séparation de ces deux images , le produit 35 précité comprenant une couche d'émulsion photosensible d'halogénure d'argent, cette couche comprenant, en outre,une matière opacifiante, et une couche réceptrice d'argent placée au-dessus de ladite couche d'émulsion , cette couche réceptrice d'argent comprenant des noyaux 69 12672 12 2006713 précipitant l'argent et dispersés dans une matrice continue comprenant de la gélatine- et de la silice a l'état colloïdal, la matière opacifiante susvisée étant présente en une quantité suffisante pour masquer efficacement une image argentique formée 5 flans ladite couche par exposition du produit photographique précité et par développement dudit produit exposé par application d'un fluide de traitement aqueux à la surface de 2a.couche réceptrice d'argent, de manière à, former l'image négative précitée dans ladite couche d'émulsion photosensible d'halogénure d'argent et une image 10 positive obtenue par transfert dans ladite couche réceptrice d'argent, la quantité de la matière précitée étant insuffisante pour empêcher l'exposition photographique de l'halogénure d'argent , ladite matière étant en outre capable de constituer un fond pour permettre de voir ladite épreuve composite par lumière réfléchie 15 sous forme d'une image positive, le produit photographique susvisé étant caractérisé par le fait que l'on inclut dans la couche réceptrice d'argent précitée une quantité efficace d'un dialdéhyde. 5.- Produit suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le dialdéhyde précipité est un dialdéhyde polymérisé. 20 6.- Produit suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le rapport entre la gélatine et la silice à l'état colloïdal dans ladite couche réceptrice d'argent est d'environ 1:1 a environ 1:10. 7.- Produit suivant la revendication 6, caractérisé par 25 le fait que le dialdéhyde précité est un dialdéhyde-amidon, le rapport entre l'amidon précité et la gélatine susvisée dans ladite couche réceptrice d'argent étant d'environ 1:10 à environ 1f50. 8.- Procédé pour préparer un^image argentique positive obtenue par transfert , ce procédé consistât à exposer un produit 30 suivant la revendication 1 de manière à obtenir une image capable d'être développée, à appliquer un fluide de traitement aqueux à la surface dudit produit, à faire s'infiltrer rapidement le fluide précité à travers la couche réceptrice d'argent précitée jusqu'à la couche d'émulsion susvisée de manière,à développer 1'émulsion 35 exposée et à former une répartition (d'une manière conforme à l'image) d'un complexe d'argent soluble en fonction de zones non exposées de ladite émulsion, à tranférer cette répartition , conforme à l'image , au moins en partie? par diffusion, jusqu'à ladite couche réceptrice d'argent où elle est réduite pour former 40 dans cette couche réceptrice d'argent une image argentique positive 69 12672 13 2006713 obtenue par transfert et, enfin, un certain temps après l'infiltration du fluide précité, à durcir ladite couche réceptrice d'argent i^n situ pour protéger l'image argentique positive obtenue par transfert contre tout effacement de cette image par frottement. 5 9.- Procédé dans lequel un produit photographique com prenant une couche contenant une émulsion photosensible d' halogé-nure d'argent et une matière opacifiante ainsi qu'une couche réceptrice d'argent sus-jacente comprenant des noyaux précipitant l'argent et dispersés dans une matrice comprenant de la gélatine 10 et de la silice colloïdale est exposé de manière à former une image capable d'être développée^et le produit exposé précité est développé par mise en contact de la surface de la couche réceptrice d'argent avec un fluide aqueux, ce fluide s'infiltrant à travers ladite couche réceptrice d'argent de manière à développer l'image 15 précitée et à former dans ladite couche réceptrice d'argent une image argentique^ositive obtenue par transfert, cette image obtenue par transfert étant visible par lumière réfléchie, le procédé susvisé étant caractérisé par le fait que l'on incorpore dans la couche réceptrice d'argent, avant l'exposition dudit produit, 20 un dialdéhyde polymérisé en une quantité suffisante pour durcir ladite matrice tin certain temps après l'infiltration précitée, cette quantité étant insuffisante pour diminuer de façon notable le temps nécessaire pour l'absorption du fluide de traitement à travers la surface de ladite couche réceptrice d'argent.