La présente invention se rapporte à une cellule à cristal liquide dans laquelle un liquide cristallin est interposé entre deux plaquettes réalisées en une matière inorganique ,du verre par exemple ,dont l'une, au moins, est transparente, les dites plaquettes étant recouvertes, le cas échéant, par une mince électrode transparente ou réfléchissante. l'invention concerne aussi un procédé pour fabriquer une telle cellule. On sait qu'une cellule à cristal liquide est une barrière lumineuse commandée, ou un réflecteur commandé, qui exploite les propriétés de certains liquides anisotropes, c'est-à-dire les propriétés particulières apparaissant entre les point"s de fusion et les points de transparence de ces liquides. Dans les modes de réalisation visant à produire des "barrières lumineuses, toutes les plaquettes et toutes les électrodes doivent être transparentes, tandis que dans les réalisations constituant des réflecteurs, il faut qu'à côté des plaquettes et des électrodes transparentes, une électrode, au moins,soit réfléchissante, sa plaquette -de support pouvant toutefois être opaque. Pour produire des cellules à cristal liquide, on utilise, dans la pratique,des liquides cristallins nématiques et on les commande, de préférence, au moyen de champs électriques. Pour les applications pratiques, il faut former des couches de liquide cristallin relativement minces, dont l'épaisseur est de l'ordre de 10 à 10 microns et, en particulier, de 5 à 30 microns. Jusqu'à présent, on procédait de la manière suivante : on prenait deux plaquettes transparentes,généralement en verre, qu'on recouvrait , suivant les besoins, d'une mince électrode transparente ou réfléchissante puis on plaçait autour de ces plaquettes une bande ou bien un cadre discontinu constitué par une feuille dont l'épaisseur correspondait à l'espacement libre qu'on voulait ménager entre les plaquettes. Comme matière pour ces feuilles on utilisait, principalement, du polytétrafluoro-éthylène. Après avoir introduit le liquide cristallin, on fermait la cellule avec une résine époxyde. Dans cette forme de réalisation, l'uniformité de l'espacement entre les plaquettes laissait à désirer, à une certaine distance des bords en particulier, quand les plaquettes étaient soumises à des efforts de 71 45395 2 2118930 compression, ce qui rendait difficile, sinon impossible, la fabrication de cellules à cristal liquide de grandes dimensions. De plus, la durée des cellules connues est relativement modeste, de 4. l'ordre dënviron 10 heures, cette faible longévité résultant du 5 fait que les cellules ne sont pas fermées hermétiquement, ce qui entraîne l'infiltration de vapeurs de solvants et de gaz atmosphériques nocifs. Pour le lecteur qui désirerait se documenter davantage sur les propriétés des liquides cristallins, on peut citer la biblio-10 graphie suivante : A. Saupe " Nouveau résultat dans le domaine des cristaux liquides ", Zeitschrift fur Angewandte Ohemie, 80ième année ( 1968) pages 99 à 115? ou H. Sackmann et D. Demus "Propriétés et structures des liquides cristallins thermotropes" ,ï?ortschrit-te der Chemischen Forschung, 12ième année (1969) pages 34-9 à 38b. 15 Le lecteur trouvera des exemples d'applications pratiques dans les brevets américains ÎT° 2 400 877 , N° 2 524 286, 1° 2 544 659, N° 3 135 207 et ET° 3 322 485 et, aussi, dans le périodique "Electronics" du 6 Juillet 1970 pages 64 à 70 et dans le périodique "Electronics Design " du 13 Septembre 1970 pages 76 à 81. 20 Par le brevet autrichien ÏT° 284 361, on connaît un procédé pour produire de multiples unités et dans lequel on soude les plaquettes en formant une barrette au bord et en prévoyant, dans l'un, au moins, des coins de l'unité,un trou d'évacuation prévu dans 1' une des plaquettes, trou qu'on ferme finalement, de façon hermé-25 tique. Pour les cellules à cristal liquide, ce procédé n'est pas utilisable car l'opération de soudage nécessaire pour la fabrication des unités précitées détruirait la mince couche constituant les électrodes,de plus, ce procédé ne permet pas de réaliser l'é-30 troit intervalle libre exigé, ni de respecter les tolérances nécessaires. Par les brevets autrichiens ÏT° 261 015 et 261 016, il est connu d'utiliser des couches de grains d'une épaisseur d'un grain pour fabriquer un système d'électrodes mais dans ces brevets les grains 35 ae servent pas à espacer étroitement les plaquettes. La présente invention vise à éviter les inconvénients mentionnés et à créer une cellule à cristal liquide capable de supporter des conditions d'utilisation relativement rudes. 71 45395 3 •2118930 La présente invention est caractérisée en ce que,pour espacer les plaquettes, on dispose entre celles-ci une mono-couclie de grains, qui déterminent l'espacement libre entre les plaquettes, l'espacement moyen entre les grains étant sensiblement su-5 périeur, par exemple, aa décuple du diamètre moyen des grains, les plaquettes étant, en outre, reliées hermétiquement le long de leurs bords, par exemple, par soudage sous pression ou au moyen d'une soudure de verre, en ménageant, afin de pouvoir introduire le liquide cristallin, des ouvertures de remplissage et 10 d'évacuation d'air qu'on ferme ensuite hermétiquement. Indépendamment du fait qu'on atteint ainsi le but visé, il devient possible d'utiliser des plaquettes sensiblement plus minces qu'auparavant, ce qui ,en plus d'une économie de matière et de place, offre des possibilités avantageuses de développement 15 de l'invention qui seront décrites plus loin. En outre, la fabrication de cellules à cristal liquide de grande surface est considérablement facilitée par l'invention. Lorsqu'on utilise des plaquettes portant un mince revêtement faisant fonction d'électrode, il est bien évident que les grains 20 doivent être en une matière isolante. Dans la pratique, on utilise principalement des liquides cristallins nématiques, ou des mélanges dont le composant principal est constitué par un tel liquide mais il convient de souligner que l'invention n'est nullement limitée à ceux-ci, mais s'appli-25 que à toutes sortes de substances et de mélanges ayant des propriétés anisotropes. En ce qui concerne les limites de la granulométrie des grains, les exigences de l'invention ne sont pas très strictes. En effet, la pratique a montré qu'il suffisait d'utiliser des grains dont 30 le diamètre, dans le cas d'une limite de granulométrie supérieure dépassant 25 microns, ne s'écarte pas plus de 25% de cette limite supérieure et dans le cas d'une limite supérieure de granulométrie inférieure ou égale à 25 microns , ne présente pas -un écart supérieur de plus de 6 microns. De tels grains peuvent, par exem-35 pie5 être obtenus par tamisage avec des tamis selon les spécifications de la norme allemande DUT 4188, en sautant même un échelon, par exemple,en utilisant des grains de 25 à 32 microns ou de 28 à 36 microns. Il existe également des procédés de désagrégation 71 45395 4 2118930 permettant d'obtenir, sans tamisage, une étroite granulométrie, par exemple, au moyen d'un désintégrateur à jet, qui peut, en particulier, être utilisé pour obtenir des grains de moins de 25 microns. Au moyen de séparateurs à air, il est également pos-5 sible d'obtenir une granulométrie suffisamment étroite. Des tolérances de granulométrie relativement larges sont admissibles par le fait que, lorsqu'on relie les zones marginales par soudage sous pression, les grains qui se trouvent dans ces zones marginales sont enfoncés dans les plaquettes, tandis 10 que dans les autres régions, ils sont partiellement enfoncés dans ces plaquettes et partiellement aplatis par celles-ci, ce qui établit l'intervalle libre avec des tolérances beaucoup plus étroites. Il est également possible par un choix judicieux des matières utilisées de faire en sorte que les grains soient seule-15 ment enfoncés dans les plaquettes ou soient seulement comprimés par ces dernières. Lorsqu'on relie les plaquettes sans intervention de la chaleur, les étroites tolérances d'espacement sont obtenues en ce que tout d'abord seuls les grains dont la granulométrie est voisine de la limite supérieure sont serrés et,ainsi, 20 il est possible d'éliminer les autres, par exemple, par vibrage. Le nombre des ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air peut être réduit à une seule ouverture par couche de cristal liquide, l'air ayant été évacué avant l'introduction du liquide cristallin entre les plaquettes, cette opération pouvant, avanta-25 geusement, être exécutée au moyen d'un robinet à trois voies.La fermeture des ouvertures de remplissage et d'évacuation de l'air peut s'effectuer sans inconvénient, de la manière connue, au moyen d'une résine époxyde du fait que la surface du liquide- cristallin qui vient au contact de cette résine est sensiblement plus petite 30 que dans les modes de réalisation classiques et ce d'autant plus que ce contact a lieu dans un "bras mort ". La fermeture pourrait également être réalisée par soudage ou fusion, auquel cas le "bras mort " protégerait également la masse principale de liquide cristallin. 35 La fait que les grains couvrent, au maximum,environ 1 % de la surface des plaquettes, il est, dans un grand nombre d'applications, sans importance que les grains soient en une matière opaque, par exemple, lorsqu'on se propose de produire des inscriptions lu 71 45395 ' 5 2118930 mineuses. Toutefois, on peut rendre ces grains suffisamment invisibles en utilisant une matière transparente dont l'indice de réfraction est sensiblement égal à celui du liquide cristallin. D'autre part, il est également possible, sans diminuer de façon 5 excessive la solidité de la cellule, de maintenir des zones, relativement grandes, exemptes de grains. Pour réserver ces zones,on utilise, avantageusement, des masques, des pochoirs de sérigraphie, etc. Du fait que l'invention permet d'utiliser des plaquettes sen-10 siblement plus minces, sgns affecter la stabilité, il devient plus facile de produire des cellules à cristal liquide à plusieurs couches, c'est-à-dire, de former une pile de plusieurs plaquettes, dont les intervalles sont remplis par un liquide cristallin. Dans un tel agencement, on peut,avantageusement, utiliser plusieurs 15 sortes de liquides cristallins, par exemple, des liquides ayant différentes couleurs. La configuration des électrodes peut, dans ce cas, être différente d'une couche à l'autre. L'invention se prête aussi facilement à la fabrication de cellules à cristal liquide incurvées. Etant donné que les plaquettes sont maintenues 20 espacées'par les grains, il est possible, après avoir solidarisé les plaquettes par chauffage et les avoir laissé refroidir de leur donner la courbure voulue,sans affecter pour autant la précision d^leur espacement. L'invention prévoit également de réaliser une cellule à 25 cristal liquide, de manière à constituer un écran de projection ou de visualisation, par exemple, pour tin oscilloscope ou un appareil de réception de télévision, auquel cas, un dispositif connu peut être prévu pour produire la trame de l'image. Dans le cas d'un écran pour un récepteur de télévision en couleurs, il 30 convient de prévoir un nombre de couches cristallines, à chacune desquelles a été incorporé un colorant approprié, égal à celui des couleurs fondamentales de l'image à produire. Pour fabriquer une cellule à cristal liquide selon l'invention, on procède avantageusement comme suit : on couvre la pre-35 mière plaquette avec des grains dont le diamètre, pour une limite de granulométrie supérieure qui est inférieure ou égale à 25 microns, ne varie pas de plus de 6 microns et pour une limite 71 45395 6 2118930 de granulométrie supérieure dépassant 25 microns ne varie pas de plus de 25% de la dite limite de granulométrie supérieure, ces grains étant déposés, par tamisage ou par saupoudrage, par sérigraphie, par distribution,par vitrage ou par un moyen anàlogue, 5 en une mono-couclie dans laquelle ils sont espacés d'une distance moyenne qui est très sensiblement supérieure à leurs dimensions, on place alors sur ces grains la seconde plaquette et on continue ; à procéder ainsi jusqu'à ce que le nombre voulu de plaquettes ait | été superposé, après quoi, on chauffe l'empilage résultant sous 10 pression, de manière à relier ainsi hermétiquement les zones marginales de ces plaquettes tout en ménageant des ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air puis, finalement, après refroidissement, on introduit le liquide cristallin avant de fermer i hermétiquement les ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air. . 15 Lorsque la température de détente ( Strain-Point) en quinze ' j heures de la matière des grains est inférieure à celle de la matière des plaquettes, il est avantageux de chauffer tout l'empilage à une température supérieure à la dite température de détente de la matière des grains, cette température étant, toutefois, 20 inférieure à -celle de la matière des plaquettes de sorte que les grains sont comprimés dans l'espacement libre devant être établi, et adhérent contre les plaquettes ou les couches apposées sur celles-ci. Lorsque la température de détente ( Strain-Point) en quinze 25 heures de la matière des grains est égale ou supérieure à celle des plaquettes, il est avantageux de chauffer toute la pile à une température qui est supérieure à la température de détente de la matière des plaquettes.Pendant cette opération une partie de la bordure des plaquettes peut être comprimée et celles-ci 30 peuvent ainsi être solidarisées ( soudage sous pression). Le procédé de fabrication selon l'invention offre le grand avantage de pouvoir être rationalisé avec des moyens relativement simples. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-35 sortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple indicatif et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est une vue en coupe effectuée selon la ligne I-I COPY 71 45395 • 7 2118930 de la figure 2 montrant une cellule à cristal liquide conforme à l'invention dont pratiquement toute la surface est couverte par des électrodes ; La figure 2 est la vue de dessus de la figure 1 ; 5 La figure 3 est une vue en perspective,avec arrachements partiels,montrant une cellule à cristal liquide conforme à l'invention ; La figure 4 est une vue analogue à la figure 1 montrant à plus grande échelle un détail de celle-ci ; 10 La figure 5 est une vue analogue à la figure 4 montrant une variante de réalisation; Les figures 6 à 9 montrent diverses structures possibles des électrodes des plaquettes; La figure 10 est une vue en coupe transversale d'une cellu-15 le à cristal liquide à plusieurs couches ; La figure 11 est une vue en coupe transversale d'une cellule ^ à cristal liquide, incurvée. La cellule à cristal liquide représentée sur les figures • 1 à 5 illustre le principe de l'invention. Elle se compose de 20 deux plaquettes de verre 1,2 dont les faces intérieures sont recouvertes de minces électrodes 11-12, une mono-couche de grains 3 étant interposée entre ces plaquettes afin de déterminer l'espacement libre entre celles-ci. Pour la clarté de la représentation, les dimensions des grains 3 ont été fortement exagérées. 25 Les bords 4;5>6,7 COPY 71 45395 8 2118930 surfaces de contact entre ces résines 13,14 et le liquide cristallin 10, ces surfaces de contact étant, en outre, situées à un "bras mort". Il est bien évident que le nombre des ouvertures 8,9 n'est pas limité à deux et que celles-ci peuvent être dispo-5 sées autrement mais le mode de réalisation représenté s'est révélé particulièrement pratique. Les ouvertures 8,9 pourraient aussi être nefermées par soudage ou fusion. Lorsqu'on applique une tension électrique entre les électrodes 11,12, le liquide cristallin nématique 10, auparavant 10 transparent, devient opaque de la manière connue, son degré d'opacité étant fonction de l'intensité du champ électrique. Pour cette raison il faut que 1'espacement entre les plaquettes 1, 2 soit uniforme sur toute la surface de celles-ci, ce à quoi servent les grains 3 utilisés par l'invention. La commande peut 13 aussi être réalisée au moyen d'un champ magnétique, auquel cas, les électrodes 11,12 deviennent inutiles. Lorsque les grains 3 utilisés sont faits d'une matière transparente dont l'indice de réfraction est, au moins, approximativement égal à celui du liquide cistallin 10, ils deviennent 20 pratiquement invisibles, et c'est la raison pour laquelle on ne les voit pas sur la figure 2. Pour bien mettre en évidence le principe de l'invention, on a représenté en perspective cavalière, à plus grande échelle, une section d'une cellule à cristal liquide, en arrachant, de 25 surcroît, une partie de la plaquette de verre 1 et de l'électrode mince 11. En réalité, l'espacement entre les plaquettes 1,2 O est compris entre 10° et 10 microns, cet espacement étant, dans un mode de réalisation réel, de 20 microns, alors que l'épaisseur des électrodes 11,12 est de l'ordre de 0,3 microns. Il est 30 clair que, dans ces conditions, l'espacement moyen des grains 3 est, au moins,égal au décuple de leur grandeur, de sorte que l'espace occupé par les grains 3 ne représente, tout au plus, qu'environ 1% de l'espace qui reste disponible pour le liquide cristallin 10. Bien que les grains 3 n'occupent que peu de place et 35 soient, de plus, invisibles, ils améliorent considérablement la solidité de la cellule et l'uniformité d'espacement des plaquettes 1 et 2. L'épaisseur des plaquettes 1, 2 peut être diminuée, comparativement aux modes de réalisation connus, ce qui 71 45395 ' 9 2118930 étend le domaine d'application des cellules à cristal liquide. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que les qualités exigées de la surface des plaquettes de verre 1,2 ne sont plus aussi strictes qu'auparavant. 5 les figures 4 et 5 sont des coupes de détail, fortement agrandies, de la figure 1, montrant deux possibilités pour espacer les plaquettes de verre 1,2 au moyen des grains 3-Dans l'exemple de la figure 4, le point de fusion des grains est inférieur à celui des plaquettes, tandis que dans l'exemple 10 de la figure 5? c'est 1'.inverse. Ces deux possibilités sont des cas extrêmes, entre lesquels s'intercalent de nombreux cas intermédiaires. C'est ainsi, par exemple, que si les plaquettes de verre 1,2 et les grains 3 sont faits du même verre, il en résulte une pénétration des grains 3 dans les plaquettes de 15 verre 1,2, analogue à celle représentée sur la figure ^^ien que moins forte, du fait que les grains 3 s'échauffent moins vite que les plaquettes de verre 1,2. Ce dernier mode de réalisation donne les meilleurs résultats en ce qui concerne la solidité. Les grains 3 peuvent s'appliquer contre les électrodes 11, 20 12 comme montré sur les figures 4 et 5 en ce qui concerne l'électrode 12 de la plaquette 2,cette électrode 12 pouvant, aussi, être légèrement repoussée à l'intérieur de la plaquette (figure 5)- De plus, ces grains peuvent aussi traverser les électrodes minces 11,12, comme c'est le cas pour l'électrode 11 de la pla-25 quette 1. Du fait que cette cellule à cristal liquide est constituée par des matériaux résistants, tant du point de vue chimique que thermique, et qu'elle est hermétique et robuste, il est clair qu'elle convient, sans aucune mesure de protection particulière, 30 pour toutes sortes de liquides cristallins et,notamment, non seulement pour ceux dont le domaine d'anisotropie se situe aux environs de la température ambiante mais aussi pour ceux où ce domaine correspond à des températures plus élevées ou plus basses. 35 Comme mentionné, il est nécessaire, dans le cas d'une cel lule à cristal liquide commandée par des champs électriques,que les plaquettes de verre 1,2 soient couvertes, intérieurement, de la manière habituelle, d'une mince couche conductrice cons- 71 45395 10 2118930 tituant les électrodes 11,12. Quand ces électrodes 11,12 doivent être transparentes, elles sont produites, par exemple, par de l'oxyde d'étain ou d'indium, tandis que ,lorsqu'elles -doivent être réfléchissantes, on les forme, par exemple, à l'ai-5 de d'aluminium. En couvrant toute la surface des plaquettes de verre avec les électrodes 11,12, on obtient une barrière photoélectrique ou un réflecteur à commande électrique extrêmement simple. A chacun des bords 4,6, une seule électrode 11,12 est prolongée vers l'extérieur comme c'est le cas, par exemple, 10 sur la figure 3 pour l'électrode 12 qui s'étend jusqu'au bord 6. Les bords 5:7 ne comportent pas d'électrodes 11,12. En donnant aux électrodes 11,12 différents contours,il est possible, comme l'on sait, d'afficher sur commande différents signes, par exemple, des chiffres et ou des lettres. 15 Les figures 6 à 9 illustrent des exemples de réalisation connus pour une telle application. C'est ainsi, que la plaquette de verre 15 représentée en plan sur la figure 6 porte une combinaison d'électrodes minces 16,T7518,19?20,21,22, ayant la structure couramment utilisée pour un affichage numérique 20 à sept segments. La plaquette de verre 23yreprésentée sur la figure 7,est également couverte d'une couche d'électrode 24 pouvant servir de contre-électrode à celle représentée sur la figure 6. Les figures 8 et 9 montrent d'autres exemples de configura-25 tions d'électrodes minces couramment utilisées. La plaquette de verre 25 de la figure 8 présente des bandes verticales 26a à 26g, tandis que la plaquette de verre 27 de la figure 9 comporte des bandes horizontales 28a à 28b, toutes ces bandes formant des électrodes. Si l'on forme avec les plaquettes de ver-30 re comportant des bandes-électrodes 26,28 une cellule à cristal liquide selon les figures 1 et 2, on obtient un quadrillage classique dont seules les intersections des électrodes horizontales et verticales 26 et 28 entre lesquelles une tension est appliquée deviennent apparentes. 55 La figure 10 est une vue en coupe à travers une cellule à cristal liquide selon l'invention comportant plusieurs couches, plus précisément, trois. Quatre plaquettes de verre 29,30,31 et 71 45395 2116930 32 sont espacées par une mono-couclie de grains 3 et leurs bords 33534 sont reliés au moyen d'une soudure de verre 35.Pour pouvoir introduire le liquide cristallin, on a prévu, comme "sur la figure 2, à deux coins opposés de chaque couche 36,37*38,deux ou-5 vertures de remplissage et d'évacuation d'air 8,9, les ouvertures 8,9 de la couche centrale étant, de préférence, décalées de 90° par rapport à celle de la première et de la troisième couches. Ces ouvertures peuvent avantageusement être produites en ménageant une fente pendant l'application de la soudure de verre qui s'ef-10 fectue avantageusement, par sérigraphie. Chaque couche 36,37?38 de liquide cristallin est entièrement isolée des autres.D'autre part, il est également possible d'appliquer de minces électrodes transparentes isolées entre elles à la face supérieure et à la face inférieure des plaquettes de verre 30,31? une telle électrode 15 n'étant nécessaire que sur la face intérieure de chacune des plaquettes de verre 29,32 de sorte que la commande électrique des différents dispositifs résultats est entièrement indépendante. Ainsi, chaque couche 36,37338 de liquide cristallin est, manifestement, indépendante des autres et peut, par conséquence, être 20 constituée par un liquide cristallin différent ou contenant des substances étrangères différentes, par exemple, des colorants» L'utilisation pratique d'une cellule à cristal liquide à plusieurs couches est considérablement facilitée par la possibilité nouvelle ,résultant de l'invention, de diminuer l'épaisseur des 25 plaquettes de verre 29,30,31 et 32 sans affecter pour autant sa robustesse. En vue de donner à la cellule à cristal liquide selon l'invention la forme d'un écran de projection, les plaquettes de verre présentent, à l'instar des plaquettes 25,27 des figures 30 8 et 95 des électrodes 26,28. Un écran pour un récepteur de télévision en couleurs peut avantageusement avoir la structure représentée sur la figure 10, les électrodes minces étant également prévues comme sur les figures 8 et 9« La présente invention permet, en outre, de produire' faci-35 lement, des cellules à cristal liquide incurvées. La figure 11 est une vue en coupe à travers une telle cellule dont la structure est , d'ailleurs, identique à celle des figures 1 et 2. Ensuite, ou en même temps que s'effectue le soudage par pression, 71 45395 12 2118930 on place les plaquettes de verre 39,40 déjà espacées par les grains 3, dans un moule fait d'une matière ne mouillant pas le verre, du graphite ou du nitrure de bore par exemple puis, en chauffant les plaquettes 39>40 jusque dans la région de transformation du verre qui les constitue, on impose à ces plaquettes 39?4-0 la forme désirée, forme qui subsiste après le refroidissement. Ce n'est qu'ensuite qu'on introduit le liquide cristallin 10. 71 45395 * 13 2118930 REVENDICATIONS 1-Cellule à cristal liquide dans laquelle un liquide cristallin est interposé entre deux plaquettes faites d'une matière inorganique, en particulier du verre, dont l'une, au moins,est transparente et qui, le cas échéant, sont couvertes d'une mince 5 électrode transparente ou réfléchissante, caractérisée en ce que pour espacer les plaquettes, on dispose entre celles-ci une mono-couche de grains qui détermine l'espacement libre entre les plaquettes, l'espacement moyen entre les grains étant sensible-ment supérieur au décuple de la grandeur moyenne des grains, 10 les plaquettes étant, en outre, reliées hermétiquement le long de leurs bords, par exemple, par soudage sous pression ou au moyen d'une soudure de verre en ménageant , afin de pouvoir introduire le liquide cristallin, des ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air qu'on ferme ensuite hermétiquement; 15 2-Cellule à cristal liquide selon la revendication 1, caractérisée en ce que les grains sont faits d'une matière transparente dont l'indice de réfraction est, au moins, approximativement égal à celui du liquide cristallin ; 3- Cellule à cristal liquide selon l'une quelconque des 20 revendications 1 et 2 caractérisée en ce qu'on utilise un empilage de plaquettes dont les intervalles sont remplis avec un liquide cristallin ; 4-Cellule à cristal liquide selon la revendication 3 caractérisée en ce que les diffférentes couches de liquide cristal- 25 lin sont constituées par des liquides cristallins différents ou sont dopées avec des matières étrangères différentes ; 5-Cellule à cristal liquide selon chacune des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que les plaquettes sont incurvées ; 6-Cellule à cristal liquide selon chacune des revendications 1 à 5 caractérisée en ce qu'elle fait fonction d'écran, par exem- 30 pie, pour un oscillateur ou un récepteur de télévision, un dispositif connu étant prévu pour produire la trame de l'image; 7-Cellule à cristal liquide selon la revendication 6 caractérisée en ce qu'elle fait fonction d'écran pour un récepteur de télévision en couleurs et comporte, à cette fin, un nombre de 35 couches cristallines, dopées avec des colorants appropriés,égal 71 45395 14 2118930 à celui des couleurs fondamentales nécessaires pour produire l'image; 8- Procédé pour fabriquer une cellule à cristal liquide selon chacune des revendications 1 à 7 consistant à couvrir la première plaquette avec des grains, d'un diamètre dont les limites, pour une limite de granulométrie supérieure qui est inférieure ou égale à 25 microns, ne s'écarte pas plus de 6 microns et pour une limite de granulométrie supérieure dépassant 25 microns ne s'écarte pas de plus de 25% de la dite limite supérieure, les dits grains étant disposés par tamisage ou par saupoudrage par sérigraphie, par distribution,par vibrage, ou par un moyen analogue, en une mono-couche dans laquelle ils sont espacés d'une distance moyenne qui est très sensiblement supérieure à leurs dimensions, à placer sur ces grains la seconde plaquette et à continuer à procéder ainsi jusqu'à ce que le nombre voulu de plaquettes ait été superposé, à chauffer l'empilage résultant sous pression pour relier hermétiquement les zones marginales de ces plaquettes en ménageant des ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air puis finalement et après refroidissement, à introduire le liquide cristallin avant de fermer hermétiquement les ouvertures de remplissage et d'évacuation d'air ; 9-Procédé pour fabriquer une cellule à cristal liquide selon la revendication 8 caractérisé en ce que, lorsque la température de détente ( Strain-Point) en quinze heures de la matière des grains est inférieure à celle de la matière des plaquettes, il est avantageux de chauffer tout l'empilage à une température supérieure à la température de détente de la matière des grains, température qui reste inférieure à celle de la matière des plaquettes, de sorte que les grains sont comprimés conformément à l'espace libre devant être établi et adhérent contre les plaquettes ou les couches apposées sur celles -ci, par une surface; 10-Procédé selon chacune des revendications 8 et 9 ■> caractérisé en ce qu'on relie hermétiquement les plaquettes, le long de certaines parties de leurs zones marginales, au moyen d'une soudure de verre; 11- Procédé selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'on applique la soudure de verre par sérigraphie ; 12- Procédé selon la revendication 8 caractérisé en ce que , lorsque la température de détente ( Strain-Point) en quinze heu 71 45395 ' i5 2118930 res de la matière des grains est égale ou supérieure à celle des plaquettes, il est avantageux de chauffer toute la pile à une température qui est supérieure à celle de détente de la matière des plaquettes ; 5 • 13- Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que, pendant le chauffage, on comprime plus fortement certaines parties de la bordure des plaquettes et on les relie ensemble; 14- Procédé selon chacune des revendications 8 à 13 caractérisé en ce qu'on courbe les plaquettes en les chauffant.