La présente invention concerne des supports provisoires et leur procédé de fabrication. Certaines matières ne peuvent pas être imprimées directement à cause de leur forme propre ou de leur manque de stabilité dimensionnelle. Dans ce cas, on passe alors par l'intermédiaire du procédé d'impression transfert. Par exemple pour imprimer des flacons ou des feuilles de chlorure de polyvinyle, on utilise des supports provisoires sur lesquels on dépose d'abord le motif ou le modèle souhaité puis on le transfère du support provisoire sur le support définitif. I1 est connu pour cela d'utiliser comme support provisoire une feuille d'aluminium qui comporte un revêtement en éthylcellulose sur lequel on imprime le motif à transférer. Grâce à l'éthylcellulose on évite une adhérence trop importante du film à transférer sur le support provisoire et on peut ainsi le transférer sur le substrat définitif à imprimer. Des supports provisoires en aluminium présentent cependant entre autres inconvénients une résistance insufisante quand la feuille d'aluminium est très mince. Si l'on veut remédier à cet inconvénient, soit en augmentant l'épaisseur des feuilles soit en collant les feuilles sur une bande de papier, on augmente leur prix de revient. En outre, la conductibilité thermique de l'aluminium est si grande que dans certains cas, on obtient une impression défectueuse par suite d'un refroidissement trop rapide des rouleaux ou des plaques imprimées. Pour ces raisons et pour des raisons de prix on a cherché depuis longtemps à remplacer le support provisoire en aluminium portant le motif par un support en papier. I1 a déjà été proposé à plusieurs reprises d'utiliser des supports provisoires en papier. Dans le brevet allemand No. 2 046 480 par exemple, on décrit un support pravisoireà base de papier, qui est revêtu d'une couche séparable composée d'un mélange de nitrocellulose et d'aminoplastes ou de résine alkyde. Le motif à transférer est constitué ici par une couche de résine vinylique pigmentée. En outre, le brevet allemand No. 2 248 624 décrit un support provisoire analogue à base de papier qui possède comme couche supérieure supplémentaire une couche de vernis spéciale qui sert d'adhésif pour imprimer des substrats spéciaux. C'est le premier revêtement du papier qu'on appelle la "couche de séparation1,, qui est particulièrement important relativement à l'ensemble des divers revêtements du papier.La qualité de l'impression obtenue sur le support définitif dépend de la séparation parfaite du motif à transférer du papier. Un inconvénient par exemple de la couche de séparation de nitrocellulose-aminoplaste décrite dans le brevet allemand précité est dû au fait qu'elle ne convient que si elle est revêtue de résine vinylique, mais non de résine acrylique. La présente invention concerne des supports provisoires, qui portent temporairement une impression à transférer sur un objet définitif, avec une couche de séparation qui convientnon seulement lorsque le revêtement déposé sur elle est à base de résines vinyliques mais surtout lorsqu'il est à base de résines acryliques et qui, en outre, peut être séparée aussi bien à chaud qu'à la température ordinaire. Les nouveaux supports provisoires conformes à la présente invention résolvent le probleme de la couche de séparation d'u ne façon particulièrement universelle comparativement aux supports connus jusqu'ici. Ces nouveaux supports provisoires sont caractérisés par le fait qu'ils sont constitués par une feuille, un ruban ou une bande de papier,de cellulose régénérée,d'aluminium, de polyester,en particulier de polytéréphthalate d'éthylène ou de polyoléfine de préférence d'un papier légèrement poreux ou non poreux comme par exemple un papier pour impressions artistiques ou un papier fortement satiné, qui porte les revêtements suivants (a) un couche fine et sans défaut de protéine, éventuelle ment modifiée, constituée principalement de protéines du type Zéine, (b) une couche protectrice en résines acryliques déposée sur (a), (q) une couche pigmentée d'un polymère ou d'un copolymère de résines acryliques et/ou vinyliques contenant le motif ou dessin à transférer, déposée sur b) et (d) éventuellement une mince couche adhésive en résines so lubles dans les solvants organiques, qui présentent une dureté mesurée au pendule selon Konig (DIN 53 157) d'au moins 85 secondes, de sorte que le support pro visoire portant la couche (a) peut être séparé des couches (b) et (c) pendant le transfert sur le sup port définitif, de préférence à des températures allant de -1200 à l800C Comme exemple de papiers pouvant être utilisés de préférence pour la préparation des nouveaux supports provisoires conformes à la présente invention, on peut citer des papiers Kraft calandrés épais et les papiers pour impressions artistiques du type papiers Béghin, ainsi que les autres papiers de ce type. Pour la préparation du support provisoire, on dépose d'abord sur une face du papier à l'aide de rouleaux d'impression ou d'une autre manière appropriée (impression sur rotative,hélio gravure,flexographie,impression offset, au cadre ou au rouleau,pul vérisation,pistolage,etc,.)une couche mince sans défaut d'un mélange de protéines du type Zéine. On peut déposer en une ou plusieurs fois 1 à 15 g, de préférence 2 à 10 g et en particulier 2 à 4 g de couche de Zéine sèche par mètre carré de papier.Dans ce but, on utilise de préférence un vernis, une émulsion ou une solution de Zéine dans un solvant organique volatil, un composé à réaction basique, et facultativement un lubrifiant du type de ceux utilisés dans les vernis.Après séchage et éventuellement après récupération du solvant utilisé,il reste sur le papier une couche de Zénerégulière qu-,dans certainsvfcas,peut contenir des additifs facultatifs. Les blutions de substances protéiniques à appliquer doivent posséder un pH basique compris entre 7 et il, de préférence 8. Comme composés à réaction basique, quton peut utiliser pour le réglage de la basicité de la solution d'application, il faut citer surtout ceux qui sont liquides et qui contiennent un atome d'azote dans la molécule. Parmi ces produits on trouve la pyridine, la quinoline, et en particulier la morpholine mais également l'ammoniaque. I1 est avantageux d'utiliser les composés à réaction basique en même temps comme solvant pour la zéine (substance protéinique). Les composés cireux ajoutés pour améliorer les pro priétés de la couche séparable du point de vue de la plasticité, l'égalisation de la couche et l'uni superficiel, peuvent être des composés synthétiques ou naturels. De préférence ils sont solubles dans l'eau. Parmi eux on peut citer l'acide R stéarique et l'acide palmitique ainsi que les cires Nibrène Les zéines utilisées sont des protéines naturelles qui sont obtenues à partir du grain de maïs par extraction aux solvants. La composition chimique est compliquée et le poids moléculaire moyen est d'environ 25000. Suivant leur procédé de préparation les divers types de zéines sont solubles ou insolubles dans l'eau. La composition des constituants des couches séparables peut être résumée dans le tableau ci-après Teneur en % Constituants de la couche Parties en séparable poids (g) Valeur minimum maximum sépasable poids (g) minimum maximum Zéine 10-25 30 70 Composé à réaction basique 2-10 4 20 Composé cireux 2-10 4 20 Eau 0-5 0 10 ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~.~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ Les constituants de la couche séparable sont dissous ou émulsionnés dans les solvants organiques qui peuvent contenir des groupes hydroxyles, carboxy, aminogènes et autres groupes polaires, puis sont appliqués sur le papier ou sur la feuille de cellulose régénérée, qui forme la base du support provisoire, selon n'importe quel procédé approprié, de préférence par héliogravure. Sur la couche ainsi obtenue, on imprime ensuite de façon appropriée (à la rotative, par impression en creux, par héliogravure ou au rouleau, etc.) d'autres couches y compris le motif ou le modèle à transférer. Une disposition préférée, conforme à la présente inven tion, des couches du support provisoire est la suivante 1. Couche de séparationen zéine 2. Couche de protection en résine acrylique 3. Couche en résine vinylique renfermant le modèle ou le motif 4. Couche supérieure adhésive La couche de protection en résine acrylique se compose de résines d'acrylate ayant de préférence un poids moléculaire moyen à élevé, en particulier de polyacrylates d'alkyle ou de polyméthacrylates d'alkyle, qui peut être appliquée à partir de solvants appropriés comme par exemple des cétones, sur la couche de séparation du support. La teneur en résine acrylique dans les solutions d'application pour cette couche intermédiaire varie en fonction de l'épaisseur de la couche souhaitée et par conséquent dépend de la viscosité de la solution. En général, cette teneur atteint environ 5 à 20%. Cette couche protectrice acrylique qui après le transfert forme la surface sur le support définitif est de ce fait d'une importance particulière, parce que ses propriétés physiques peuvent être choisies de façon qu'elles soient en accord avec les nécessités pratiques de l'utilisation. D'une façon remarquable et inattendue, les résines acryliques se séparent plus facilement de la couche séparable de zéine conforme à la présente invention que d'une couche en aminoplaste-nitrocellulose connue et bien mieux que d'une couche d'éthylcellulose. Sur la couche acrylique est imprimé d'une façon appropriée (par rotative, héliogravure, impression en creux, flexographie, impression au rouleau, sérigraphie) le motif ou le modèle à transférer. Le motif à transférer (modèle imprimé ou teinture) est imprimé sur la couche protectrice acrylique qui se trouve sur la couche séparable au moyen d'encres qui, dans les détails, comprennent un pigment, une résine acrylique ou vinylique, comme par exemple un polymère ou un copolymère de chlorure de vinyle, par exemple le copolymère à 85-90% de chlorure de vinyle et 15 à 10% d'acétate de vinyle, et un solvant ou un mélange de solvants organiques. Comme pigments on utilise de préférence des préparations pigmentaires à base de colorants qui sont en général de nature organique et à haut poids moléculaire et qui sont finement dis persées et incorporées dans la résine . Les pigments eux-mêmes peuvent être des pigments azoïques qui sont préparés par copulation ou des colorants anthraquinoniques, périnoniques, pérylèniques, quinacridoniques, du thioindigo, dioxaziniques, de phtalocyanine ou autres pigments organiques analogues préparés par condensation. Dans le cas ou la transparence n'est pas exigée, on peut utiliser aussi des pigments minéraux. Cela est valable pour le blanc, pour lequel on utilise de préférence un pigment à base de dioxyde de titane, ou bien pour des couleurs métallisées, qui contiennent en général comme pigment une poudre d'aluminium plus ou moins fine. Dans les préparations pigmentaires utilisées pour la préparation des couleurs, ces pigments sont par exemple incorporés dans un polymère ou copolymère de chlorure de vinyle de préférence dans un copolymère de 85% de chlorure de vinyle et de 15% d'acétate de vinyle. Des préparations pigmentaires appropriées sont décrites dans le brevet français no. 1 079 477 et sont en particulier celles qui contiennent par exemple un ou plusieurs colorants de formules suivantes CH. C1 3 = Il 10 I lii CH3 Cl CH =i Ccii C0-'I CO-C;I-I C1 ll CO jaune I Cii I tH bleu MMoe Cli-. O-ïH 3 ÀNHÀ,1À1À01 rouge qui sont incorporés dans un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle. Pour préparer les couleurs d'impression on peut utiliser divers solvants organiques : des hydrocarbures aromatiques et non aromatiques, des cétones, des esters et des alcools. De préférence on utilise des solvants ou des mélanges de solvants dont le point d'ébullition est inférieur à 125 C. On dilue la préparation pigmentaire entre 5 et 20% avec 5 à 15% de copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle dans 90 à 65% de solvant, et on applique l'encre d'impression ainsi obtenue sur la couche intermédiaire pour former les motifs et les dessins souhaités. L'application se fait au moyen des procédés classiques c'est-à-dire par impression aux rouleaux tels des cylindres gravés. L'épaisseur de la pellicule transférable peut être variable ; on obtient déjà de bons résultats avec des pellicules de 1 micron-, toutefois des pellicules épaisses, par exemple de 2 à 100 microns étant également faciles à séparer. Si l'on veut une impression non transparente, le der -3nier rouleau d'impression en couleurs peut etre enduit avec une couche opaque, par exemple avec une couleur qui contient 10% d'oxyde de titane incorporé dans 10% de "Rhodopas AX" et 6% de "Vinylit VMCH" ou "VYHH", 10% de toluène et 64% de méthlyléthylcétone . Dans la mesure ou la couche (c) portant le pigment est en une résine acrylique, comme par exemple une résine de polyméthacrylate de méthyle, elle peut être identique à la couche protectrice (b) et celle-ci peut être ensuite séparée. Après le séchage des couches précédentes, on peut appliquer une couche adhésive, à base de résines qui présentent une dureté mesurée au pendule selon Konig (DIN 53 157) d'au moins 85 secondes. Comme résines de cette catégorie, on peut citer celles qui se dissolvent dans les solvants organiques tels que esters, cétones, hydrocarbures aromatiques, éthers de glycol, acétates d'éther de glycol, tétrahydrofuranne, hydrocarbures chlorés qui sont coupés éventuellement avec des alcools ou de l'essence. Les résines utilisables de cette catégorie sont des résines de polyméthacrylates d'alkyle, par exemple des résines de poly méthacrylate de méthyle, d'éthyl ou de butyle, ainsi que d'autres dérivés acry]iques comme les polyéthylacrylates. I1 est avantageux de revêtir la couche pigmentée d'une façon parfaite avec une solution pour enduction de résines précitées, puis de la sécher, ce par quoi une couche adhésive fine reste sur la couche pigmentée. Pour éviter l'encrassement au cours de la fabrication du support provisoire décoré (encrassement des rouleaux), des agents auxiliaires peuvent être ajoutés à raison de quelques pourcents à cette couche adhésive, comme par exemple l'acétobutyrate de cellulose, ou également un agent de matité comme de la silice pure ou traitée superficiellement, de préférence à raison de 0,5 à 1% suivant le cas. De cette façon on obtient un support provisoire qui comporte une pellicule de résine vinylique incolore ou unicolore ou polychrome et une pellicule de résine acrylique superposée, qui peuvent être séparées facilement de la base flexible du support, grâce à la couche de séparation intermédiaire appliquée sur sur cette dernière et qui viennent adhérer, à cause de la couche adhésive supérieure, sur les matières les plus diverses, comme par exemple les surfaces en A.B.S., en polycarbonate, en polystyrène ou en chlorure de polyvinyle rigide. Le transfert des pellicules dures vinyliques superpotées et de la couche adhésive peut être effectué simultanément en continu ou en discontinu lors de la fabrication de la surface à décorer, par exemple pendant l'extrusion. Au lieu d'utiliser le support provisoire précité pour imprimer des objets, on peut utiliser de même comme une base sur laquelle seront déposés certains matériaux comme des simili-cuirs, des couches de polymère plus ou moins fines, et qui sont revêtues de tissu ou de dispositions fibreuses irrégulières du type de nappes crêpées. On peut également revêtir un support provisoire conforme à la présente invention avec une couche relatif vement épaisse d'un plastisol à base de polymère de chlorure de vinyle et après gélification on sépare l'ensemble base de papier - couche de séparation de la feuille de polymère formée; celle-ci entraîne avec elle la partie du support provisoire qui était séparée de la base en papier par la couche de zéine, c'est-à-dire l'ensemble constitué par les couches (b) et (c) et éventuellement (d).On obtient de cette façon et en une seule opération, ctest-à-dire directement pendant la fabrication, des feuilles plus ou moins épaisses de polymères ou de copolymères de chlorure de vinyle qui comportent tous les motifs, modèles et impressions souhaitées. Un avantage particulier de l'impression et de la teinture à l'aide de support provisoire conforme à la présente invention-repose sur le fait qu'ainsi les fabricants qui ne sont pas équipés en machines d'impression peuvent effectuer des impressions par transfert sur tous les objets appropriés. Un autre avantage réside dans le fait qu'on peut obtenir des feuilles, des pellicules, des rubans ou des bandes très minces et avoir des impressions très exactes. En outre,grâce au transfert à sec par simple chauffage, on peut éviter l'usage de solvants, solvants qui au cours des procédés d'impression classiques sont cause de nombreuses difficultés, comme par exemple l'attaque des feuilles minces par le solvant résiduel, des odeurs désagré ables, l'altération des propriétés des pellicules formées, l'en crassement, etc.En outre, il est possible en utilisant les nouveaux supports provisoires conformes à la présente invention, non seulement d'effectuer des impressions recto verso en une ou deux opérations mais de transférer successivement divers motifs sans perte de matière, quand on installe avant la préparation du chlorure de nolvvinvle une bobine de davier sui comprend divers modèles à reproduire qui sont enroulés les uns à la suite des autres et qui sont montes les uns derrière les autres. Les nouveaux supports conformes à la présente invention rendent superflu le stockage de produits prêts à l'emploi et de ce fait chers, et remplacent ceux-ci par un stock de papier imprimé ce qui permet de diminuer la valeur du stock. De plus, on évite des déchets de produits finis, comme cela se produit pendant les processus d'impression sur les machines. Enfin, la qualité des impressions obtenues est meilleure et par suite de I'instabilité dimensionnelle des produits de base du support (papier), la vivacité et la qualité des couleurs sont remarquables. Les supports conformes à la présente invention peuvent aussi bien être utilisés sur des pellicules sans support, sur des tissus revêtus et aussi sur des objets mis en forme. La présente invention est illustrée par les exemples descriptifs et non limitatifs ci-après, dans lesquels sauf indication contraire, les parties et pourcentages sont en poids et les températures sont en degrés centigrades Exemple 1 On enduit une face d'une feuille de papier kraft avec un vernis ayant la composition suivante Zéine 1000 15 parties Morpholine 6 parties Acide stéarique 2 parties Ethanol 75 parties Eau 2 parties de sorte qu'après évaporation du solvant et séchage à 900C, il rest 3 g de produit sec par mètre carré. Sur la face enduite de cette façon, on imprime avec divers rouleaux d'abord une couche comprenant une solution de 12 parties de polyméthacrylate de méthyle dans 88 parties de méthyléthylcétone, puis une couche avec des dessins colorés, les encres de composition suivante pouvant être utilisées 12% d'une préparation pigmentaire, par exemple "Mikrolith K" comprenant 50% de pigment organique et 50% d'un copolymère de chlorure - acétate de vinyle, 6% de copolymère de chlorureacétate de vinyle, 10% de toluène et 72% de méthyléthylcétone Ensuite, on revêt la couche portant le motif coloré avec une solution de 25 parties de polyméthacrylate de butyle ("Plexigum &commat; P 24") dans 65 parties d'acétate d'éthyle et 10 parties de méthyléthylcétone.Après séchage, on obtient un support provisoire conforme à la présente invention. La couche renfermant la zéine permet une sépara- tion facile de la pellicule à transférer d'avec son support de papier. Si le support provisoire est préparé de cette façon, le transfert peut s'effectuer par application sur le support définitif, ce qui fait que l'application par décollement simultané du support provisoire s'effectue en me me temps que celui de la couche de zéine d'avec le support ddfi- nitif décoré. Le processus du transfert s'effectue en utilisant la chaleur et la pression simultanément.L'utilisation de la chaleur a pour but de maintenir la température au voisi-nage de 120 à 180 C et pas au-delà, et ceci entre les cylindres, quand le transfert s'effectue par calandrage, ou bien entre les plaques quand ce transfert à lieu sur une ou sur une série d'objets déterminés. I1 doit être de ce fait bien compris qu'il s'agit de la température effective de la matière à imprimer. Bien entendu, pour une vitesse plus grande, la température de la calandre doit être plus élevée, dans la mesure où la chaleur absorbée par le support ne dépasse pas les limites de température indiquées. Au stade d'utilisation de la chaleur, il en résulte la séparation du support provisoire d'avec le support définitif.Cette séparation peut être effectuée également en plus du traitement thermique encore à chaud ou seulement après refroidissement par exemple à la température ordinaire et présente comparativement aux procédés eonnus un grand avantage. Pour former la couche adhésive supérieure, on peut utiliser à la place d'une solution de 25 parties de polyméthacrylate de butyle ("Plexigum# P 24") dans 65 parties d'acétate d'éthyle et 10 parties de méthyléthylcétone, une solution de 28 à 32 par ties de polyméthacrylate d'éthyle ("Plexigum # N 80") dans 72à 68 parties d'acétate d'éthyle, une solution de 25 à 26 parties ou 18 à 22 parties de polyméthacrylate de butyle (1,plexigum&commat;P24 ou P 26") dans 75 à 72 ou 82 à 78 parties d'acétate d'éthyle, ou bien de 10 à 12 parties de polyméthacrylate de méthyle ("Plexigwr.( M 334" ou "M 910) dans 90 à 98 parties d'acétate d'éthyle. Le transfert peut également s'effectuer sur des surfaces en PVC rigide et plastifié, sur des feuilles et des plaques de polycarbonate, d'A.B.S. ou des feuilles et des plaques de polystyrène nen, expansé. Dans ce cas on peut utiliser des températures supérieures à 1000 et 130 C, par exemple entre 120 et 140 , (pour le "Plexigum P 24") 130 à 150 C (pour le "Plexigum P 26") , 1600 à 2000C (pour le "Plexigum M 334" ou "M 910). Un avantage particulier du support provisoire conforme à la présente invention est que la température de transfert sur la mousse de polvstyrène ou de chlorure de polyvinyle peut-être abaissée jusqu'à 1000. Example 2 Sur une machine à imprimer on enduit une face d'un papier calandré épais en utilisant des vernis de zéine et de polyméth crylate de l'exemple 1. Les deux vernis sont appliqués par héliogravure ; le premier avec un réseau de 110 lignes (viscosité du vernis utilisé 15 à 25 secondes à la coupe Ford 4 mm), le deuxième avec un réseau de 110 lignes ( viscosité du vernis 20 à 30 secondes à la coupe Ford 4 mm).1il en résulte une couche après séchage de 2 à 4 g/m2 pour le premier et de 1,5 à 2,5 g/m2 pour le second. On sèche et sur la face enduite de cette façon on applique un motif coloré à l'aide de divers rouleaux d'impression en couleurs, l'encre utilisée ayant la composition suivante 12% d'une préparation pigmentaire par exemple Mikrolith K 6% d'un copolymère de chlorure de vinyle et d'a cétate de vinyle 10% de toluène et 72% de méthyléthylcétone. Après séchage, on obtient un support provisoire conforme à la présente invention. Sur le support ainsi préparé on dépose une couche d'environ 1 mm d'un plastisol ayant la composition suivante 60 parties de chlorure de polyvinyle par exemple "Geon 121 de Goodrich" 37 parties de phthalate de dioctyle 3 parties d'huile de soja époxydée ayant une te teneur en oxygène époxy de 6 à 6,5 et une visco sité de 500 à 600 centipoises (par exemple "Ad vaplast 39") 2 parties du stabilisant ( par exemple 1,5 partie de "Advastab B 26" et 0,5 partie de "Advastab CH 300) stabilisant complexe à base de sels de baryum et de cadmium) 10 parties de sulfate de baryum et 5 parties d'oxyde de titane. Ensuite on place le tout dans une étuve et on fait gélifier le plastisol pendant 5 minutes à 1700C. Après gélification on peut séparer facilement avant ou après le refroidissement, la feuille de papier qui forme la base du support provisoire et on obtient ainsi une feuille de chlorure de polyvinyle sur laquelle se trouve solidement adhérente l'impression portée initialement par le support provisoire. A la place de la méthyléthylcétone et du toluène on peut dans l'exemple précédent utiliser un mélange de méthyléthylcétone et de méthylisobutylcétone ou un autre mélange de solvants appropriés. Bien entendu, la formulation du plastisol peut être modifiée également aussi bien quantitativement que qualitati vement-, sans qu'on obtienne des résultats particulièrement différents. A la place du chlorure de polyvinyle, on peut également utiliser par exemple avec succès des copolymères de chlorure de vinyle, par exemple ceux qui en général contiennent une faible quantité d'acétate de vinyle ou de chlorure de vi nyliaène. Les préparations pigmentaires, qu'on peut utiliser dans les exemples précédents sont la dispersion de 50% de cuprophtalocyanine dans 50% d'acétate de vinyle, c'est-à-dire un copolymère, préparé à partir de 85% de chlorure de vinyle et 15% d'acétate de vinyle (une dispersion dont la fraction pigment a une grosseur de particules moyenne inférieure à 0,5 micron), la dispersion de 40% de dioxyde de titane dans 60% de chlorure-acétate de vinyle et la dispersion de 45% de tétrachlorothioindigo dans 55% du même copolymère (toutes ces diversions ayant une grosseur moyenne de particules du pigment dispersé inférieure à 0,5 micron). La fabrication du support provisoire peut s'effectuer soit sur une machine séparée ou simultanément sur la machine à imprimer. Le choix de l'un ou de l'autre procédé dépend simplement du nombre de têtes encreuses avec lesquelles la machine est alimentée. On peut ainsi fabriquer sur un machine à six têtes avec deux des vernis décrits ci-dessus et quatre préparations pigmentaires un support provisoire qui présente une impression séparable de quatre couleurs, ce qui fait qulaprès l'application des deux vernis sur le papier, l'un forme la couche située au-dessous et l'autre une couche protectrice, et qui peut être préparé sur la machine, sur laquelle a lieu l'impression proprement dite, car elle présente deux têtes disponibles. Exemple 3 On opère de la même façon que dans l'exemple 2, sauf qu'après le séchage de l'impression portant les motifs colorés sur le support ainsi préparé on dépose une feuille très mince d'aluminium (Or01 mm), qui porte sur une de ses faces un revêtement d'un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle et une couche située au-dessus à base de résine acrylique Ensuite, on enduit l'autre face de la feuille d'aluminium avec une des solutions ci-après (en rapport avec l'utilisation envi sagée du support provisoire) et on sèche. Solution Polyméthacrylate de méthyle 30 parties Mélange de méthyléthylcétone et de méthylisobutylcétone 70 parties Solution B Mélange de résines de polyamide à base de 20 parties de "Versamid 950" et 20 parties de "Versamid 930" qui sont préparés par condensation de diamines avec l'acide linéoléique 20 parties Trichloréthylène 49 parties I sopropanol 21 parties Solution C Copolymère de chlorure d'acétate de vinyle préparé à partir de 85% de chlorure de vinyle et 15% d'acétate de vinyle (poids mo léculaire environ 9000) 15 parties Polyméthacrylate de méthyle 5 parties Méthyléthylcétone 70 parties Toluène 10 parties On obtient ainsi trois types de supports provisoires qui peuvent être utilisés pour le transfert d'impressions polychromes sur divers supports. Ceux préparés avec la solution A permettant un transfert sur des objets en polystyrène, ceux préparés avec la solution B sont utilisables pour le polyéthylène, tans que pour les transferts sur polymères et copolymères du chlorure de vinyle, les supports à utiliser doivent être préparés avec la solution C. REVENDICATIONS 1. Support provisoire en papier ou en cellulose régénérée, caractérisé par le fait qu'il comporte les revêtements suivants (a) une couche de protéine, éventuellement modifiée, à base de zéines, (b) une couche protectrice à base de résine acrylique, (c) une couche constituée par une résine acrylique et/ou vinylique pigmentée, qui renferme un dessin ou un motif, de préférence coloré, et éventuellement (d) une couche de résines qui sont solubles dans les solvants organique s et ont une dureté mesurée au pendule selon Konig (DIN 53 157) d'au moins 85 secondes, le support provisoire pouvant être séparé en même temps que la couche (a) d'avec les couches (b) (c) et (d), pendant un procédé de transfert sur un sup port définitif. 2. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte comme couche protectrice (b) une couche de polyacryLate d'alkyle ou de polyméthacrylate d'alkyle. 3. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comp-te une couche adhésive (d) en polyméthacrylate de méthyle, d'éthyle ou de butyle. 4. Support selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il contient 0,5 à 1% d'acétobutyrate de cellulose dans la couche adhésive (d). 5. Support selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il contient 0,5 à 1% de silice pure ou traitée superficiellement, dans la couche adhésive (d). 6. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait qu'il comporte sur une de ses faces un revêtement de zéine modifiée de façon basique. 7. Support selon l'une quelconque des revendication 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comporte 1 à 15 g par mètre carré de zéine sèche7en tant que couche (a). 8. Support selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé par le fait que la couche (a) contient 4 à 20% d'un composé cireux naturel ou synthétique, de préfé rence une cire Nibren &commat; ou l'acide palmitique ou l'acide stéarique. 9. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé par le fait qu'il comporte une couche de protéine (a) modifiée avec des composés azotés,. à réaction basique liquides, tels la pyridine, la quinoline, une solution d'ammoniaque ou, surtout la morpholine. 10.Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il comporte une pellicule à transférer constituée par les couches b) et c) et éventuellement d) dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 micron et 100 microns. 11. Support selon la revendication 10 caractérisé par le fait qu'il comporte une couche (c) à transférer, qui est cons tituée par du chlorure de polyvinyle ou un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle, et 10 à 50% d'un pigment très finement divis6 12. Procédé d'impression par transfert à sec de tous les motifs désirés sur un support définitif, caractérisé par le fait qu'on superpose un support provisoire conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 11, et un support définitif éventuellement déjà pendant la fabrication de ce dernier, et qu'on fait agir sur l'ensemble la chaleur et la pression, puis qu'on sépare le support provisoire d'avec le support définitif encore à chaud ou seulement après refroidissement. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'on opère à une température comprise entre 120 et 180 C. 14. Procédé de fabrication d'un support provisoire ca ractérisé par le fait qu'on revêt des rubans de papier ou de cellulose régénérée l'un après l'autre et dans l'ordre donné d'abord avec une zéine éventuellement modifiée, ensuite une couche de polyméthacrylates d'alkyle et puis dessus une couche qu'on imprime avec une encre d'impression à base de résines vinyliques pigmentées, puis qu'on recouvre la couche de résine vinylique pigmentée avec une couche adhésive à base de résines solubles dans les solvants organique s et ayant une dureté mesurée au pendule d'après Konig (DIN 53 157) d'au moins 85 secondes. 15. Les supports définitifs décorés selon les procédés décrits dans les revendications 12 et 13 en utilisant un support provisoire conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 11.