L'invention concerne un procédé pour encapsuler, de manière à constituer un blindage contre les radiations et les incorporations, des objets contaminés radioactifs, provenant de tous les domaines de l'industrie nucléaire, en particulier des centrales nucleaires Dans l'industrie nucléaire il existe en de nombreux points des objets contaminés radioactifs, que l'on doit soumettre par exemple à une réparation, transpvrter, entreposer provisirement, ou déposer dans un dépit définitif. Ces objets représentent un risqlag parfois considérable d'abosrption et d'irradiation. Jusqu'à présent, l'élimination des risques de contamination s'effectuait pour ces objets avant tout par traitement au moyen de procédés de décontamination, qui se pratiquent de préférence en phase liquide Les procédés de décontamination en phase liquide entraînent cependant une production considérable de déchets secondaires actifs, que l'on doit envoyer à leur tour dans un dépôt définitif de sécurit6 Or pour amener ces déchets secondaires à un dépit définitif sûr, il faut effectuer dés dépenses supplémentaires techniques et financières importantes. Afin d'empêcher ltémission de particules de poussière contaminée par les objets contaminés radioactifs, vers l'atmosphère environnante, et d'éviter le risque d'absorption par le personnel de service, on a souvent prévu et mis en oeuvre des dispositifs coûteux d'aspiration ou d'encapsulation. Les objets à activité faible peuvent entre emballés dans des feuilles de matière plastique, dont les rebords doivent être colles. Le défaut de cette méthode provient de ce qu'aux points du collage, on peut observer des défauts de ces bords d'étanchéité. On peut en outre protéger les objets actifs au moyen de corps en matière plastique. La fabrication de corps compacts en matière plastique, dans lesquels on a incorporé des substances protectrices contre les neutronsi comme par exemple Gd203 SmzO3, entre autres, est déjà décrite dans les documents allemands DE-OS 2 222 061 et 1 297 869, les brevets américains US 3 075 925 et 3 114 721, britannique GB 904 774 et français FR 1 245 292. Des corps de ce type ont été exposés sous forme de plaques pour que l'on voit à quel point ils constituent des sources de rayonnement. On connais également la possibilité de conserver des appareils et des outils au moyen d'un mince revêtement de vernis. Les épaisseurs de couche sont toutefois faibles, ainsi que la résistance aux chocs du revêtement. En vue d'un objet définitif, les composés contaminés radioactifs ont été jusqu'a présent broyés et conditionnés dans des fûts de 200 ou 400 1, de préférence avec du ciment, puis amenés au dépôt final. Ce procédé conduit néanmoins à un volume de stockage et à un côut élevés. ~ L'invention a pour objectif de trouver un procédé pour encapsuler, de manière à constituer un blindage sûr contre les radiations et les absorptions corporelles, des objets contaminés radioactifs, qui permette d'empêcher de façon efficace la propagation de la contamination, et qui affaiblisse ou arrête complètement les rayons ionisants. A cer effet, l'invention propose un procédé caractérisé en ce que la surface de ces objets est munie de toutes parts d'une couche de matière durcissable, l'épaisseur de couche devant être supérieure à 3 mm. Le procédé selon l'invention permet de résoudre toute une série de problèmes de l'industrie nucléaire protection contre les radiations ionisantes s'échappant des composés contaminés, afin de diminuer les radiations auxquelles est soumis le personnel de service, l'isolation temporaire de composés contaminés devant être entreposés ; isolation de composés contaminés destinés au stockage final : et isolation de composés inactifs, afin d.'empêcher leur contamination en surface au cours de travaux en zone contrôlée. Selon le but à atteindre, on peut modifier le procédé de revêtement et le type de matière plastique à utiliser, afin d'atteindre le but qu'on s'est fixé. Afin d'obtenir une action de protection suffisamment élevée contre les radiations ionisantes, il est avantageux d'incorporer dans la matière utilise pour l'enro- bage, des charges constituant un blindage, en particulier de la barytine ou de l'oxyde de plomb, dans des proportions de 30-80 sen poids. Comme matière d'enrobage on utiliser de préférence des résines polyuréthane à deux composants, ou des résines époxy. La répartition homogène nécessaire des charges éventuelles est obtenue en particulier par le fait que la charge est mise en suspension dans un des composés avant l'opération d'injection, et que la durée du durcissement est choisie suffisamment courte pour qu'une sédimentation ne puisse se produire. Le matériau est appliqué de préférence au moyen d'une machine à injection à deux composants. L'épaisseur de couche de la matière d'enrobage peut varier selon la nécessite, entre 3 mm et plusieurs centimètres. Un prétraitement de la surface à enrober par un agent de separation approprié, par exemple une huile de silicone ou une cire, est avantageux et permette, lorsque c'est souhaité ou ecessaire, d'éliminer sans problème la matière d'enrobage du matériau de base. La résistance aux chocs des matières plastiques mises en oeuvre comme matériau d'enrobage, peut etre avantageusement ajustée en fonction de l'épaisseur de couche, de la résilience et de la solubilité de telle sorte, qu'elle puisse également satisfaire dux conditions de stockage définitif. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour enrober de façon étanche aux radiations et à l'absorption des objets contaminés radioactifs, en particulier des objets provenant des centrales nucléaires, procédé caractérisé en ce que la surface de ces objets est garnie d'une couche de matière plastique durcissable, l'épaisseur de la couche devant être - 3 mm. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que comme matière plastique durcissable on utilise des polyuréthanes ou des résines époxy. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les matières plastiques durcissables contiennent 30 - 80 % en poids de charge, comme matériau de blindage. 4,- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que comme charge on utilise de la barytine et/ou de l'oxyde de plomb. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, avant le dépôt de la matière plastique durcissable, la surface de ltobjet à enrober est traitée par un agent qui permette une séparation ultérieure éventuelle, 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on choisit l'épaisseur de la couche, la résilience et la solubilité de la matière d'enrobage de telle façon que les objets contaminés puissent être envoyés à un dépôt définitif.