La présente invention a pour objet un procédé d'aqua- culture sous-marine ainsi que des dispositifs d'aquaculture, consistant à disposer dans des fonds importants, de l'ordre de 25 m à 40 m une enceinte fermée dans laquelle sont élevés les poissons et à nourrir et à surveiller ces poissons à dis- tance depuis une installation fixe, basée à terre ou en mer, les interventions de mise en place des poissons, de leur triage et de leur récupération étant effectuées par des plongeurs. De préférence, l'enceinte est une enceinte souple, constituée en filet et elle est munie de lests et de flot- teurs qui la maintiennent en forme; la nourriture est distri- buée à partir d'une installation f i x e par une canalisa- tion souple ou rigide dans laquelle la nourriture en parti- cules ou en granulés (broyats de poissons) est véhiculée par de l'eau sous pression; la surveillance est assurée par un ensemble d'hydrophones. A titre d'exemple non limitatif et pour faciliter la compréhension de l'invention, on a représenté aux dessins annexés: Figure 1 une vue schématique générale illustrant l'ensemble de ltinstallation d'aquaculture; Figure 2 une vue en perspective d'un élément d'en- ceinte à poissons; Figure 3 une vue schématique de face d'un élément selon la figure 2 mis en place sans contact avec le fond; Figure 4 une vue schématique de face d'un élément selon la figure 3 mis en contact avec un fond sableux pour l'élevage des poissons plats; Figure 5 une vue latérale illustrant plusieurs éléments selon la figure 3 assemblés les uns aux autres; Figure 6 une vue latérale illustrant le vidage d'un ensemble selon la figure 5; Figure 7 une vue partielle en coupe de la canalisa- tion d'alimentation; Figure 8 une vue schématique illustrant le départ de la canalisation d'alimentation; Figure 9 une vue d'un premier mode de réalisation de boitier distributeur Figure 10 une vue d'un deuxième mode de réalisation du bottier distributeur. Dans tous les exemples qui seront décrits ci-après, on supposera que ltaquaculture se fait en mer, mais il est bien évident que le procédé-et les dispositifs sont utilisa- bles en eau douce. La figure 1 est une vue générale d'une installation selon ltinvention comportant: une centrale d'alimentation et de contrôle A basée à terre, non loin du rivage; une cana- lisation souple d'alimentation B; un bottier de distribution C; des enceintes D pour poissons de pleine eau; des encein- tes E pour poissons plats qui stenfouissent; une enceinte rigide, mobile, F pour le transport des poissons. Les poissons sont amenés au moyen de l'enceinte F qui est rigide et qui, de préférence, comporte des moyens pneumatiques et des lests, tels que ceux décrits dans la demande de brevet no 77.34100 du 14 novembre 1977 et son addition no 78.31951 du 13 novembre 1978, afin de pouvoir être stabilisée soit à proximité du fond de la mer sans la toucher comme cela est représenté, soit en surface o elle peut être remorquée en provenance du port. Les poissons sont alors introduits par des plongeurs sous-marins dans les enceintes E ou D selon qu'il s'agit de poissons plats qui s'enfouissent ou de poissons de pleine eau; les enceintes D et E sont souples, faitesen filet et sont soit stabilisées entre deux-eaux sans toucher le fond comme les enceintes D, soit stabilisées en contact avec le fond comme les enceintes E. Les poissons une fois dans les enceintes D et/ou E sont alors alimentés à partir de la centrale A au moyen de la canalisation B et du répartiteur C sans qu'aucune intervention humaine ne soit nécessaire. Ils sont ensuite extraits des enceintes D et/ou E par des plongeurs, transférés dans l'enceinte rigide mobile F, laquelle est mise en surface et remorquée au port. La figure 2 représente un élément 1 d'enceinte D ou E. l'enceinte étant composée d'au moins un élément tel que 1 et en général de plusieurs, assemblés les uns aux autres. Cet élément 1 est une vaste poche en filet 2 dont la section transversale est en forme de lunule. Le filet est tenu par un ensemble de ralingues, deux ralingues latérales 3, deux ralingues dtextrémité 4 et par un ensemble de ralin- gues transversales 5 et 6 qui sont courbes. Les ralingues su- périeures 5 sont munies de flotteurs 7, tandis que les ralin- gues inférieures sont munies de plombs ou autres lests 8. Les ralingues 3 sont munies d'anneaux dtaccrochage 9 aux points de rencontre avec les ralingues 5 et 6, les ralingues 4 sont munies dtautres anneaux d'accrochage. L'ensemble de ces an- neaux d'amarrage/est situé par un plan horizontal traversant le volume de l'enceinte formé par l'élément 1. Ainsi tout courant d'eau, toute turbulence de mers tous corps dérivants venant frapper l'enceinte pourra la déformer sans obstacle, soit au-dessus, soit au-dessous de ce plan horizontal autour duquel sont répartis tous les points d'accrochage aux amarres. Pour la clarté de la figure 2, les flotteurs 7 et les plombs 8 ntont été représentés que sur une ralingue 5 et une ralin- gue 6, mais de préférence toutes les ralingues en sont munies. D'autre part, les plombs 8 peuvent être remplacés par tout autre lestpar exemple par une tige de plomb cousue contre la ralingue 6. Aux oeillets 9, sont attachées, au moins aux deux extrémités de l'1élément 1, des amarres 10 qui sont fixées à des corps morts 11. Les corps morts 11 sont écartés de façon telle que les amarres 10 et les ralingues 3 soient tendues. Les flotteurs 7 et les lests 8 maintiennent les ralingues 5 et 6 en forme. De préférence, l'élément 1 comporte à ses extrémités deux orifices 12 et 13, à sa partie supérieure au centre une ouverture 14 munie d'une porte et deux ouvertures semblables et 16 dans la nappe supérieure, et leu r symétrique dans la nappe inférieure. En se reportant à la figure 5, on voit que l'on assemble bout à bout plusieurs éléments, tels que 1, la etc.. au moyen de tunels 17 et 18 qui correspondent aux ouvertures 12 et 13. Des amarres 10a et des corps morts lia complémentaires sont disposés afin de bien maintenir lensembleo Un tel ensemble est immobile du fait des amarres et corps morts 10, 11, 10a et liamais il est souple étant fait de filet et de ralingues et peut se déformer sous l'effet des courants sousmarins et des vagues tout en conservant sa forme générale par l'action combinée et opposée des flotteurs 7 et des lests 8. Lorsque Von veut élever des poissons qui nagent en pleine eau, les amarres 10 et les corps morts sont disposés de façon que le fond des éléments 1, la... etc. ne touche pas le sol. Si l'on veut élever des poissons plats qui s'enfouis- sent dans le sol, on dispose des amarres 10 très courtes, de façon que le filet touche le sol sur pratiquement toute la longueur des ralingues 6: la turbulence de l'eau au-dessus du sol -qu'elle soit naturelle, ou provoquée par des implan- tations (obstacles) artificielles environnants, ou causées instinctivement par les poissons qui "ventilent" des nageoires- aura rapidement enterré le filet dans le sable ou la vase. Les poissons pourront s'y enfouir sans sortir tu filet. Cette disposition est illustrée à la figure 4 (enceintes E). Les figures 5 et 6 représentent deux phases de l'élevage de poissons nageant en pleine eau, les éléments 1, la correspondant aux enceintes D de la figure 1. On dispose de préférence à chaque extrémité des ralingues 5 d'extrémité des flotteurs 7a qui ont une flotta- bilité suffisante pour tenir le filet à eux seuls, les autres flotteurs 7 ayant uniquement pour rôle de maintenir en forme la ralingue 5. Ces flotteurs 7 peuvent être réalisés comme cela est décrit dans la demande no 78.31951 précédemment citée, c'est-à-dire que lon peut les vider de leur air en les retournant. Ainsi une équipe de plongueurs peut vider de leur air les flotteurs 7 de la ralingue 5 d'extrémité d'une encein- te D de sorte que le filet 2 commence à s'affaisser; puis en opérant de proche en proche comme cela est représenté à la figure 6, les poissons sont progressivement chassés de l'élé- ment 1 vers l'élément la en passant par les tunnels 17 et 18: si l'on a auparavant placé des grilles calibrées dans ces tunnels, on peut ainsi trier le poisson en grosseur. On peut également détacher les tunnels 17 et/ou 18 et les faire communiquer avec l'enceinte F que l'on a amené à c8té de l'élément 1 et transférer ainsi tous les pois- sons dans l'enceinte F. Pour déplacer l'enceinte F, il suffit de gonfler l'un de ses ballasts pour la mettre en flottabilité légèrement positive, ce qui permet de la déplacer jusqu'à l'endroit voulu o on la remet en flottabilité négative. Pour rendre leur forme aux éléments 1, la... il suffit d'insuffler à nouveau de l'air dans les flotteurs 7 soit au moyen d'une conduite alimentée de la surface, soit au moyen de bouteilles d'air de plongée. On peut également prévoir au fond et au-dessus des filets 2, des poches en filets qui recueillent les poissons morts qui flottent et ceux qui coulent. On peut également, toujours au moyen des plongeurs détacher les amarres 10 des corps morts 11 et tout l'ensemble 1, la etc... ce qui fait remonter tout l'ensemble en surface. Les enceintes s'établissent alors en flottaison libre o elles prennent une forme molle qui permet de les vider à bord d'un bateau. Il est également possible une fois qu'elles sont en surface de fixer à ces enceintes des raidisseurs qui les main- tiennent à peu près en forme. Ces raidisseurs peuvent par exem- ple être constitués de deux arcs de cercle rigides assemblés par un croisillon et être fixés aux deux extrémités de chaque enceinte: on peut alors amarrer chaque enceinte à une bouée en surface ou même les remorquer, le poisson situé à ltilité- rieur des enceintes disposant d'un volume suffisant. Les ouvertures 14, 15, 16 peuvent être équipées les de portes rigides que lton détache pour/ouvrir, de portes en filet ou même être simplement obstruées par des fibres rigides jointives partant de deux bords opposés et se rejoi- gnant au milieu de l'ouverture. La nourriture nécessaire à l'élevage des poissons est amenée dans les enceintes D et/ou E par la canalisation B qui, partant de la centrale A arrive au distributeur C d'o rayonnent autant de canalisations qui débouchent chacune dans une des enceintes D et/ou E. Dans la canalisation B circulentdes particules d'ali- mentation ou des granulés qui sont enrobés dans l'eau et donc poussés par l'eau de sorte qu'il suffit d'appliquer de la pression à l'extrémité du tuyau situé en A pour que lesdits granulés cheminent aussi loin que l'on veut. Il est connu que les poissons doivent absorber de lVeau douce qu'ils trou- vent dans les proies qu'ils absorbent; il s'est ainsi avéré nécessaire lorsqu'on les nourrit avec des granulés de tremper ces granulés dans l'eau douce avant de les jeter dans lVeau de mer: s'ils sont absorbés assez rapidement, ils contiennent encore assez d'eau douce, Selon le procédé objet de la présen- te invention, on fait circuler dans la canalisation B un tam- pon de granulés enrobés d'eau douce et on le fait progresser en refoulant eau et granulés de la centrale aux enceintes. De préférence, on met le tampon de granulés + eau douce entre deux zones remplies uniquement avec de l'eau douce. La figure 7 représente en coupe une partie du tuyau B qui illustre dans la zone O une longueur "1" de tuyau remplie avec des granulés et de lVeau douce, deux zones M et N de lon- gueur "m" remplies uniquement avec de l'eau douce, les autres zones P et Q du tuyau étant remplies d'eau de mer. Dans l'exem- ple représenté, la longueur m est égale à la longueur 1 mais cela n'est pas une condition impérative. Dans certains cas la longueur m peut être égale à zéro. En se reportant à la figure 8, on voit qu'à son départ dans la centrale A, la canalisation B, qui peut avoir quelques dizaines de millimètres de diamètre, 40 mm par exemple, comporte une pompe à membrane 20 et un capteur de pression 21. En amont de la pompe 20, la canalisation B est reliée à trois canalisations 22, 23, 24, munie de vannes 25, 26 et 27 en amont desquelles se trouvent des réservoirs 28, 29 et 30. Le réservoir 28 est rempli d'eau de mer, le ré- servoir 29 est rempli du mélange granulés + eau douce, le réservoir 30 est rempli d'eau douce. On ouvre d'abord la vanne et on met la pompe 20 en fonctionnement, puis simultanément, on ferme la vanne 25 et on ouvre la vanne 27 pendant un temps assez court, puis on ferme la vanne 27 en ouvrant la vanne 26 pendant un temps également assez court, ensuite on referme la vanne 26 en rouvrant la vanne 27: on obtient alors dans la canalisation B la répartition eau de mer (zone Q), eau douce (zone N), granulés + eau douce (zone o), eau douce (zone M), eau de mer (zone P). Il suffit alors de pomper de l'eau de mer dans la canalisation B pendant un temps suffisamment long pour que les zones N, 0, M soient refoulées jusqutaux enceintes dtélevage. On peut répéter de nombreuses fois cette opération, ce qui permet sans se déplacer de la centrale A et donc quels que soient le temps et l'état de la mer de faire un nourrisse- ment par apports multiples, fractionnés,de nourriture ce qui est la façon d'alimenter les poissons la plus efficace. Lorsqu'il nty a qu'une seule enceinte d'élevage, le tuyau B débouche directement à l'itntérieur de ladite en- ceinte. Lorsqu'il y a plusieurs enceintes, le tuyau B arrive à un distributeur C, tel que représenté aux figures 9 et 10. A la figure 9, on voit que le tuyau B arrive à l'intérieur d'un boîtier 31, cylindrique, dont la paroi cylindrique comporte une pluralité d'orifices 33 reliés cha- cun à une canalisation Bt de préférence de mÈme diamètre que B, chaque canalisation B' desservant une enceinte D ou E. La canalisation B arrive à un joint tournant 31a solidaire d'un système à cliquet attelé à la bielle 35 d'un vérin 34 alimenté par une petite canalisation de commande 36, liée à la canalisation B. A la base du joint tournant 31a est fixé un tube coudé 32 dont l'extrémité défile devant les orifices 33. Lorsque le vérin 34 est alimenté par la canalisation de commande 36, la bielle 35 fait tourner le tuyau 32 de la por- tion de tour nécessaire pour le faire passer d'un trou 33 à l'autre. On peut ainsi depuis la centrale A commander le passa- ge d'une canalisation B' à une autre. Il est d'ailleurs possible d'automatiser toutes les opérations de mise en marche de la pompe, d'ouverture et de fermeture des vannes 25, 26, 27 et de mise en pression de la canalisation 36. Selon une variante de réalisation (Figure 10), le tuyau rotatif placé dans le bottier 31 peut être raccordé au fond du boîtier et coudé en Z, de façon à défiler sous la face interne plane du couvercle auquel sont raccordées les canalisa- tions Bt. Au lieu de disposer une canalisation 36 supplémentaire on peut relier le vérin 34 à la canalisation B en disposant un clapet de surpression taré lorsque la pression régnant dans B est la pression normale, ce clapet est fermé et le vérin n'est pas alimenté, lorsque l'on fait apparaître une surpression dans le tuyau B, par augmentation de débit de la pompe 20, diminution de la section du tuyau B (pertes de charges), ou les deux à la fois, le clapet s'ouvre et le vérin 34 est alimenté. De préférence pour s'assurer que le changement d'une canalisation B' à une autre s'est bien opéré, on a avantage à disposer le système à cliquet du joint tournant 3la de telle sorte que pour une course complète de la bielle le tuyau 32 (ou 37) n'effectue que la moitié de la rotation nécessaire pour passer d'un trou 33 à un autre; l'écoulement étant alors obturé, la pression va monter fortement dans la canalisation B, ce qui va être perçu par le capteur de pres- sion 21; on fait alors tomber la pression, ce qui permet au vérin 34 (muni d'un ressort de rappel) de revenir en position et on remet la pression, ce qui l'actionne à nouveau. On est alors certain que le tuyau tournant est bien passé d'un orifice à l'autre. Pour contrôler l'élevage, on dispose dans les en- ceintes D et/ou E des hydrophones de types connus qui captent les sons qui sont diffusés après amplification dans un ou plu- sieurs haut-parleurs placés dans la centrale A.. - Cette disposition permet de capter des sons qui donnent des indications sur: - l'arrivée au bout des canalisations B' d'un débit et donc de ltalimentation, - l'agitation des poissons, et donc leur bonne santé, ou leur affolement en cas d'accident, ou même leur disparition s'il y a un trou dans le filet, - la présence de plongeurs, - l'arrivée et le départ de bateaux sur les lieux. Les enceintes D et/ou E peuvent ainsi être disposées à des distances importantes des côtes, jusqu'à 5 km par exemple sur des fonds pouvant aller jusqu'à la limite normale de la plongée sous-marine, c'est-à-dire aux environs de 50 mètres; mais il est évident qu'il sera plus facile de se limiter à des profondeurs de 25 mètres et des distances de l'ordre du kilo- mètre, REVENDICATIONS 1 - Ferme sous-marine destinée à permettre l'éjvage de poissons en pleine mer et en pleine eau, c'est-à-dire à des niveaux inférieurs au niveau de la surface caracté- risée par le fait qu'elle comporte: - Un ensemble d'enceintes (D) souples, en filet, maintenues en forme par l'action opposée de lests et de flotteurs, ces enceintes sont amarrées de façon à être à un niveau inférieu4au niveau de la surface; - Une centrale d'alimentation et de contrôle (A) située à terre; - Une canalisation posée sur le fond de la mer reliant ladite centrale d'alimentation (A) aux enceintes (D), ladite canalisation aboutissant à un boîtier de distri- bution (C) d'o partent des canalisations reliant chaque enceinte (D) audit boîtier (B); - Un dispositif de surveillance acoustique dont les moyens d'écoute sont situés dans ladite centrale (A); - Les-manipulations des enceintes (D) et des poissons étant faites au fond de la mer par des plongeurs sous-marins. 2 - Ferme sous-marine selon la revendication 1, dans laquelle chaque enceinte -(1) est constituée par une vaste poche en filet (2) tenue par un ensemble de ralingues (3, 4 et 6) de sorte que l'enceinte est entièrement souple et ne comporte aucun élément rigide. 3 - Ferme sous-marine selon la revendication 2, dans laquelle chaque enceinte (1) a une section transversale en forme de lunule, le filet qui la compose étant tenu par deux ralingues latérales (3), deux ralingues d'extrémité (4) et par un ensemble de ralingues transversales supérieure (5) et inférieure (6), courbes, reliant les deux ralingues laté- rales; les ralingues supérieures (5) étant munies de flot- teurs (7) et les ralingues inférieures étant munies de lests (8); les ralingues situées dans le plan médian (3 et 4) étant reliées par des amarres (10) à des moyens d'ancrage (11) qui sont écartés de façon telle que les amarres (10) et les ralingues (3 et 4) soient tendues, les flotteurs (7) et les lests (8) maintenant les ralingues supérieures (5) et infé- rieures (6) en forme cintrée. 4 - Ferme sous-marine selon la revendication 3, dans laquelle les flotteurs (7) sont vidés de leur air ou à nouveau remplis d'air par des plongeurs sous-marins, l'enceinte (1) étant au fond de la mer. - Ferme sous-marine selon la revendication 4, dans laquelle les flotteurs (7) sont vidés de leur air par les plongeurs sous-marins en les retournant. 6 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle chaque enceinte souple (1) est vidée de ses poissons en vidant d'air les flotteurs (7) de proche en proche, ce qui en provoque l'applatissement progressif. 7 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 6, caractérisée par le fait que chaque enceinte (1) est constituée de plusieurs-éléments (1, la etc...) reliés entre eux par un ou plusieurs tunnels (18). 8 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 7, caractérisée par le fait que la longueur des amarres (10) reliant les ralingues médianes (3 et 4) aux moyens d'ancrage (11) est telle que le fond des enceintes (15 ne touchent pas le fond. 9 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 7 caractérisée par le fait que la longueur des amarres (10) reliant les ralingues médianes (3 et 4) aux moyens d'ancrage (11) est telle que presque toute la partie inférieure de l'enceinte repose sur le sol de façon à être progressivement enseveli sous le sable et la vase. 10 - Ferme sous-marine selon la revendication 9, carac- térisée par le fait que chaque enceinte (1) est entourée de petits barrages artificiels de telle sorte que les courants déposent une couche de sédiments sur la partie inférieure du filet. 11 - Ferme sous-marine9elon l'une quelconque des reven- dications 1 à 10, dans laquelle chaque enceinte comporte au fond et au dessus des filets (2) des poches en filet qui recueillent les poissons morts qui flottent et ceux qui coulent. 12 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans laquelle les amarres (10) sont fixées aux ralingues (3 et 4) par des anneaux (9) qui permet- tent de les détacher, de sorte que lorsqu'elles sont détachées elles peuvent remonter en surface par l'action des flotteurs (7). 13 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 12, caractérisée par le fait que de la centrale d'alimentation (A), située à poste fixe, part une canalisation (B) qui débouche dans un distributeur tournant (C) d'o rayonnent autant de canalisations secondaires (B') qu'il y a d'enceintes (D ou E) ce distributeur tournant étant commandé et contrôlé à distance depuis la centrale d'alimentation (A). 14 - Ferme sous-marine selon la revendication 13, caractérisée par le fait que le distributeur tournant est constitué par un boîtier cylindrique (31) à l'intérieur duquel tourn#On robinet coudé (32-37) relié à la canalisation d'arrivée (B) et dont l'extrémité défile devant des orifices (33) reliés chacun à une canalisation secondaire (B'). - Ferme sous-marine selon la revendication 14, dans laquelle le mouvement du tuyau rotatif (32,37) est commandé par un vérin (34) actionnant un système à cliquet (31a). 16 - Ferme sous-marine selon la revendication 15, dans -laquelle le système à cliquet fait effectuer à chaque pas une rotation correspondant à la moitié de la distance à parcourir entre deux orifices (33); ce qui provoque une fois sur deux une augmentation. de pression dans la canalisation (B), qui est perçue dans la centrale grâce à un capteur de pression. 17 - Ferme sous-marine selon l'une des revendications ou 22, dans laquelle le vérin (34) est alimenté par une canalisation spéciale (36). 18 - Ferme sous-marine selon l'une des revendications 15, 20 ou 16 dans laquelle le vérin (34) est relié à la canalisation (B) par un clapet taré. 19 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des revendications 13 à 18, dans laquelle la canalisation principale (B) est, dans la centrale de contrôle et l'alimen- tation (A) reliée à une source d'eau de mer (28), une source d'un mélange granulés et d'eau douce (29) et une source d'eau douce (30), ces différentes sources étant munies de vannes (25, 26, 27). - Procédé de noirissement des poissons dans une ferme sous-marine selon la revendication 19, consistant à interposer un tampon de granulés imbibés d'eau douce (0) entre deux tampons liquides d'eau douce (M et N) eux mêmes compris entre deux veines liquides d'eau de mer (P et Q). 21 - Procédé de noturissement des poissons dans une ferme sous-marine selon la revendication 19, consistant à interposer un tampon de granulés imbibés d'eau douce (0) entre deux veines liquides d'eau de mer (P et Q). 22 - Ferme sous-marine selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, dans laquelle les enceintes (D et E) sont munies d'hydrophones reliés à la centrale (A) de telle sorte qu'il soit possible par écoute de surveiller depuis ladite centrale (A) le comportement des poissons, l'arrivée de l'alimentation et la présence des plongeurs dans les enceintes.