La présente invention concerne une valve respiratoire des tintée à être alimentée par un générateur de gaz respirable, notamment dans des installations de traitement médical ou d'intervention chirurgicaleO On connaît divers types d'installations de ce genre, où sont utilisées des valves respiratoires permettant au patient d'aspirer à la demande un mélange gazeux approprié, au moyen d'un masque respiratoire, d'un conduit buccal ou dgune sonde. Le mélange gazeux est fourni à faible pression par un détendeur réglable bran che sur un générateur local, ou par une prise reliée elle-meme à un réseau de distribution.Les valves respiratoires connues sont en général pourvues de dispos-itifs de sécurité, évitant en particulier de laisser parvenir au patient un débit gazeux à pression excessive, en cas dganomalie de fonctionnement du générateur ou du détendeur. De même, un clapet de secours évite l'asphyxie accidentelle du patient, en cas d'arrêt inopiné de lsalimentation gazeuse, en lui permettant au moins d'aspirer l'air ambiant, et d'expirer librement, jusqu'à l'interwrention du personnel de garde. Ces valves respiratoires connues présentent cependant divers inconvénients. Elles sont relativement compliquées, donc onéreuses et d'un démontage peu commode. Ce dernier inconvénient est important pour des équipements soumis a des opérations fréquentes de nettoyage et de désinfection. Par ailleurs, en particulier pour des cas graves, ou le rythme respiratoire tend à s'accélérer et à se désorganiser, avec souvent un état d'inconscience ou de faiblesse extrême, il est souhaitable de fournir au patient un courant de gaz respirable à débit intermittent. En règlant à la demande le rythme et 11 intensité de ce débit, pour accompagner ou même devancer les aspirations, on peut obtenir un meilleur rendement, et en particulier améliorer le comportement du patient. il est souhaitable d'opérer avec un dispositif très souple et de faible inertie de fonctionnement, pour suivre facilement des fréquences respiratoires élevées, de 30 à 60 aspirations par minute.Or les valves respiratoires connues n'offrent pas de telles facilités Bien entendu, la valve respiratoire doit offrir toute sécurité, en cas d'incident de fonctionnement de l'alimentation en gaz respirable ou du système de débit intermittent. La valve respiratoire doit notamment permettre l'aspiration directe du gaz respirable, ou au moins l'aspiration directe de l'air ambiant. On doit aussi tenir compte des risques présentés par ltoxygène. Enfin pour des raisons d'hygiène et de rendement, la valve doit assurer la séparation du gaz respiré, rejeté par 11 embout, par rapport au gaz respirable frais. Le but de l'invention est de répondre aux besoins dugon vient d'exposer et de remédier aux divers inconvénients indiqués. L'invention vise notamment la réalisation d'une valve sûre, simple, économique, facile à démonter et à nettoyer, et qui permette en outre un débit intermittent de gaz respirable. La valve respiratoire, notamment pour des installations médicales ou chirurgicales, telle que visée par ltinvention, comprend un corps muni d'un raccord d'entrée pour le mélange gazeux respirable et qui débouche dans une chambre d'admission communiquant par un premier obturateur, dit soupape de débit, avec une chambre intermédiaire reliée d'une part à un raccord d'aspiration et d'autre part à un orifice d'échappement pourvu d'un second obturateur, dit clapet d'échappement. Selon l'invention, cette valve est caractérisée en ce qut une partie au moins desdits obturateurs est commandée positivement par un moteur à mouvement alternatif, et en ce que le clapet dté- échappement est rappelé élastiquement vers la position d'ouverture de l'orifice d'échappement. Le débit de gaz respirable et l'échap- pement de la valve respiratoire se trouvent ainsi soumis à l'action du moteur alternatif et sont rendus totalement indépendants du patient. On peut de ce fait réaliser et régler au mieux le fonctionnement en régime intermittent dont l'intérêt a été signalé ci-dessus. Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, le moteur à mouvement alternatif commande la fermeture du clapet d'é chappement; ce clapet comporte une cloison mobile entre la chambre d'admission et la chambre intermédiaire; cette cloison est percée d'un orifice de communication entre les deux chambres, et la soupape de débit associ-#e à cet orifice est commandée à l'ouverture par la différence de pression entre les deux chambres. Dans cette réalisation préférée de l'invention, la cloison mobile du clapet d'échappement est portée par un noyau monté à coulisse dans le corps de la valve et relié au moteur à mouvement alternatif; la soupape de débit est agencée à libre déplacement sur le noyau coulissant, entre deux positions de butée, et montée en clapet anti-retour relativement à la chambre àgadmission, Ces dispositions permettent de réaliser -une valve respiratoire efficace, légère, et commode à utiliser et à nettoyer. Elles facilitent également la réalisation de plusieurs variantes intéres- santes. Suivant un mode de réalisation avantageux de l'invention, le moteur à mouvement alternatif est du genre pneumatique; il est relié à une source de gaz de meme nature que le mélange respirable; cette source sert à commander le moteur, par un circuit passant à l'intérieur du raccord d'entrée du mélange respirable. En variante, la valve conforme à l'invention peut aussi comporter des moyens d'obturation temporaire de ltorifice d'échap- penent, pour annuler l'effet diouverture duclapet d'échappement, des moyens obturables pour nettre en communication la chambre d1ad- mission avec une source de vide, et des moyens pour commander si multanément d'une part le mouvement du moteur alternatif vers la position de fermeture du clapet d'échappement, et d'autre part la fermeture du débit du mélange gazeux respirable dans le raccord d'entrée, et la mise en dépression de la chambre d'admission sous l'effet de la source de vide; la dépression est suffisante pour déplacer la cloison mobile du clapet d'échappement; la dépression se communique aiors à la chambre intermédiaire par un espace annulaire existant entre les bords de cette cloison et le corps de la valve. On peut compl-ter la variante précitée au moyen d'un régu- lateur ulsatoire à deux positions; dans une première position il assure la marche du moteur à mouvement alternatif; dans une deuxiè me position, il est associé aux moyens précités, pour assurer la marche du moteur alternatif, en coordonnant simultanément la fermeture du débit du mélange respirable, et la mise en dépression de la chambre d'admission. -Ces dispositions particulières sont intéressantes notamment pour assurer de manière efficace la respiration artificielle et la ré-animation des noyés et des asphyxiés, en activant la circulation profonde et les échanges dans les poumohs. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, don nes a titre d'exemples non limitatifs, on a représenté deux modes de exécution de l'invention : - la figure 1 est une vue en coupe axiale d'une valve respiratoire conforme à 1 en inventin, enposition de repos du moteur à mouve- ment alternatif. - la Figure 2, analogue à la Figure 1, représente la même valve en position d'action du moteur à mouvement alternatif. - la figure 3 représente une variante de la valve respiratoire com portant un système de dépression et un régulateur de commande à deux positions. Dans la réalisation représentée aux figures 1 et 2, la valve respiratoire comporte un corps 1 pourvu d'un raccord d'entrée 2 de mélange gazeux respirable fourni par un générateur G associé à un détendeur D. Le raccord d'entrée 2 débouche dans une chambre d'admission 3 qui communique avec une chambre intermédiaire 4, par un premier obturateur 5, dit soupape de débit. La chambre intermédiaire 4 est reliée d'une part I un raccord d'aspiration 6, et d'autre part à une série d'orifices d'échappement 7 pourvus d'un second obturateur 8 dit clapet d'échappement. Conformément à l'invention, le clapet d'échappement 8 est commandé positivement par un moteur à mouvement alternatif, constitué, dans le cas décrit ici à titre d'exemple, par une chambre pneumatique 11, une membrane élastique 12, un ressort antagoniste 13, et un noyau coulissant 14. Ces divers organes seront décrits en détail plus loin. Le ressort antagoniste 13 a notamment pour effet de rappeler lastiquement le clapet d'échappement 8 vers la pos-- tion d'ouverture des orifices dgchapnement 7. Le clapet d'échappement 8 comporte une cloison mobile 15 entre la chambre d'admission 3 et la chambre intermédiaire 4. Cette cloison 15 comporte une plaque en alliage léger, pourvue d'un revêtement en caoutchouc synthétique mou, et percée d'un ori fice 16 de communication entre la chambre dladmission 3 3et la cham- bre intermédiaire 4. Entre les bords de la cloison mobile 15 et le corps 1 de la valve existe un jeu 15a constituant un passage annulaire, lorsque la plaque 15 est en position intermédiaire entre les deux cloisons qui limitent son déplacement0 La soupape de débit 5, associée à l'orifice 16, comporte une tête plate 17 qui peut recouvrir l'orifice 16 du coté de la chambre intermédiaire 4 La tête 17 est solidaire d'une tige 18 montée à frottement doux à travers la plaque 15, de sorte que lgouverture ou la fermeture de l'orifice 16 est commandée par la différence de pression entre les deux chambres 3, 4. La cloison mobile 15 du clapet dséchappement 8 est portée par le noyau 14 monté à coulisse dans le corps de la valve, sur deux supports 22, 23. Le noyau 14 est relié par sa partie arrière à la membrane 12 du moteur à mouvement alternatif. Le montage à coulisse de la tige 18 de la soupape de débit 5 est réalisé à travers la plaque 15, sur la partie antérieure du noyau 14, de telle manière que la tete de soupape 17 peut se déplacer librement entre deux positions extrêmes de butée. La première position, vers l'embout d'aspiration 6, est définie par une pièce d'appui 29, solidaire au corps 1. La seconde position extrême de la teAtel7 de la soupape 5 est définie par le contact de cette tête contre le revêtement de caoutchouc de la plaque 15, lorsque la plaque est en appui contre le corps 1, sous l'action du ressort antagoniste 13. Le moteur à mouvement alternatif est disposé dans le corps 1 de la valve, du cté opposé à la chambre intermédiaire 4 relativement à la chambre d'admission 3. Ce moteur comporte la chambre pneumatique 11, la membrane élastique 12 et le ressort antagoniste 13 déjà cités. La chambre pneumatique 11 est formée dans un chapeau 24 vissé sur le corps 1 de la valve. La membrane élastique 12, de forme circulaire, est fixée #ar sa bordure serrée entre le chapeau 11 et le corps 1. Un collet 25, à l'extrémité du noyau coulissant 14, passe dans un trou central de la membrane 12. Le ressort antagoniste 13, monté entre le support 23 et la partie de la membrane qui enserre le collet 25, appuie normalement ce collet contre une saillie du fond du chapeau 24. Sur une partie de sa longueur, du côté du collet 25, le noyau 14 est percé d'un canal axial 26 débouchant dans la chambre pneumatique 11, à travers la membrane 12. Un raccord latéral 27, monté transversalement sur le noyau 14, débouche dans le canal axial 26, et relie ce canal à une source pulsatoire R, qu'on décrit plus loin, en passant à l'intérieur du raccord d'entrée 2. Ce montage permet de placer le tube d'alimentation du raccord latéral 27 à l'intérieur du tube principal qui amène le mélange respirable au raccord d'entrée 2. Ainsi, l'installation se trouve simpl#ifiée, et on assure une meilleure protection du tube de petit calibre qui commande le moteur alternatif. L'embout d'aspiration 6 et la chambre intermédiaire 4 constituent une première partie du corps, dans laquelle se visse liau- tre partie comprenant la chambre d'admission 3, et le raccord d'entrée 2. La tige 18 de la soupape de débit 5 coulisse dans un bouchon vissé à l'extrémité du noyau 14, sans autre retenue que la pièce d'appui 29 solidaire de la partie antérieure du corps 1. La cloison mobile 15 du clapet d'échappement 8 est maintenue sur le noyau coulissant 14 par le bouchon fileté dans lequel passe la tige 18. Le raccord latéral 27 est monté à frottement modéré dans un trou du noyau coulissant. Son extrémité comporte un biseau qui permet de 1'emboîter à fond sans risque d'obturation du passage. On accède au noyau coulissant 14, à la membrane 12 et au ressort antagoniste 13 en dévissant le chapeau 24. De préférence, les pièces composant la valve respiratoire sont fabriquées en matériaux résistant à l'oxygène, à l'eau bouillante et aux produits usuels de désinfection. On peut ainsi employer une matière plastique moulée pour le corps de valve 1, le noyau coulissant 14, le chapeau 24 et la soupape de débit 5. De Dréf=-- rence, on emploie pour ces pièces moulues une résine saturée offrant une solidité suffisante, un bon aspect de surface et une ex oelîente qualité de glissement. La cloison mobile 15 du clapet d'échappement 8 et le raccord latéral 27 sont de préférence en métal léger inoxydable.La membrane 12,/e revêtement souple de la cloison mobile 15 sont en caoutchouc synth~tique, armé ou toilé de préférence Le ressort 13 est en acier inoxydable, ainsi que divers accessoires usuels, comme un treillis de protection 28 du raccord d'aspiration 6, ou un crochet de suspension (non représenté). Lorsque la valve respiratoire est en service, le raccord d'aspiration 6 est relio à un masque d'inhalation porté par le patient P; le raccord d'entrée 2 est relié au générateur G de mélange gazeux respirable par l'intermédiaire du détendeur D. Le raccord latéral 27 est relié à la source pulsatoire R qui utilise un gaz de même nature que le mélange respirable du générateur Go Dans la position de la Figure 1, on suppose d'abord que le détendeur D est fermé, ainsi que la sortie de la source pulsatoire R. Il nty a pas de pression de mélange gazeux respirable dans le raccord dtentrée 2, ni dans le raccord latéral 27.Le moteur à mouvement alternatif est inerte; le collet 25 du noyau coulissant 14 reste appuyé contre le fond du chapeau 24. Les orifices d'échappement 7 restent ouverts La soupape de débit 5 reste fermée. Le patient P peut aspirer l'air ambiant par les orifices 7, et rejeter ensuite par la meme voie les gaz respires0 Si le détendeur D est ouvert à faible pression, la source pulsatoire R étant toujours à l'arrêt, le moteur å mouvement alternatif ne fonctionne pas, et les orifices d'échappement 7 permettent encore au natient d'aspirer et de rejeter l'air ambiant à son gré. Mais à chaque aspiration, la pression dans la chambre intermédiaire 4 diminue et la soupape 5 s'ouvre pour réaliser un débit intermittent de mélange gazeux respirable. Ce mélange est plus ou moins di lué par l'air ambiant qui continue à pénétrer dans la chambre intermédiaire 4 par les orifices 7. Lorsque le patient rejette les gaz respires la pression de la chambre intermédiaire 4 augmente, la soupape 5 se referme, et le gaz expiré s'échappe par les orifices 7 sans péntrer dans la chambre dladmission 3. Dans le cas de fonctionnement seni-automatiq#e examine cidessus, la rgéaction de la soupape de débit 5 et la richesse du mélange gazeux respirable asniré ,ar le patient dépendent en particulier de la pression réglable fournie par le détendeur D, et de la vivacité respiratoire. La soupape de débit 5 est légère et mon tée à frottement doux. Elle suit facilement des aspirations irrégulières et rapides. Si on met en service la source pulsatoire R (Figure 2), tout en maintenant le fonctionnement du générateur G et du détendeur D, comme ci-dessus, on provoque le fonctionnement automatique de la valve respiratoire. L'impulsion cyclique de pression de la source pulsatoire R est transmise à la chambre pneumatique 11 par le raccord latéral 27 et le canal axial- 26. La membrane 12 se déforme, comprime le ressort 13 et repousse le noyau coulissant 14. La cloison mobile 15 portée par le noyau 14 vient obturer temporairement les orifices d'échappement 7, avec un léger effet d'impact qui facilite le décollement de la soupape 5. Le mélange gazeux respirable pénètre dans la chambre intermédiaire 4. Le débit est dZau- tant plus intense que la pression de réglage du détendeur D est forte, et que le patient P aspire énergiquement au moment où se produit l'obturation des orifices d'échappement 7. Cette obturation assure la pleine richesse, sans dilution, du mélange aspiré. Au bout d'un certain laps de temps, qui dépend de la cadence réglable de la source pulsatoire R, la pression retombe dans la chambre pneumatique 11. Le ressort 13 ramène vers la position de repos de la Figure 1 tout l'équipage mobile associé au noyau coulissant 14. Les gaz de la respiration peuvent s'évacuer par les orifices 7, sans pénétrer dans la chambre d'admission 3, puisque la soupape 5 se referme dès que la pression augmente dans la chambre intermédiaire 4. La forme plate de la tête 17 de la soupape 5, transversale au sens de ltécoulement, facilite sa fermeture par effet dynamique. Après l'ouverture des orifices d'échappement 7, le patient peut, au besoin, continuer à aspirer. Comme dans le cas de fonctionnement semi-automatique examinez précédemment, la soupape de débit 5 s'ouvre alors sous l'effet de la différence de pression entre la chambre d' admission3 et la chambre intermédiaire 4. Le patient aspire un mu lange de gaz respirable dilué par l'air ambiant qui pénètre nar les orifices 7. En cas de défaillance ou de blocage de la source pulsatoire R, la respiration du patient reste possible. Bien entendu, les valeurs limites de réglage des pressions fournies par le détendeur D et la source pulsatoire R sont prévues pour limiter les consequences d'une anomalie. Si le clapet d'échappenent reste bloqué en ob turant les orifices 7, le patient peut rejeter l ' air respiré, car une ression suffisamment élevée dans la chambre intermédiaire 4, quoique encore très limitée, repousse la cloison mobile 15 et permet l'échappement par les orifices 7.Inversement, le patient pourra aspirer I la demande le mélange gazeux introduit dans la chambre d'admission, puisque la soupape de dobit 5 s'ouvre I chaque aspiration0 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter de nombreuses variantes. Par exemple on peut réaliser différemment le moteur à mouvement alternatif commandant le clapet d'échappement 8, notamment avec un lectro-aimant, ou une turbine miniature entraîne par le courant gazeux. On peut également assurer une commande positive du clapet de débit 5, et agencer le clapet d'échappement en clapet automatique de non-retoure Dans le cas dt un moteur alternatif à électro-aimant, la sour- ce R de pression pulsatoire (Figures 1 et 2) peut comporter des circuits miniaturisés, tels que des circuits imprimés, de poids et d'encombrement très faibles, et relativement faciles à protéger contre l'oxygène, l'humidité ou les agents de désinfection. La source R, réalisée sous forme de régulateur miniature peut être portée directement par la valve et pratiquement incorporée au moteur. On peut encore réaliser un régulateur d'encombrementet etde poids réduits, au moyen de circuits logiques fonctionnant avec un gaz sous faible pression, tel que le gaz respirable débité par le détendeur D. Cependant, pour des installations médicales ou chirurgicales, on préfère une valve entièrement pneumatique à rs?gu- lateur séparé, pour des raisons de simplicité et de sécurité. Dans une variante particulièrement intéressante de l1inven- tion (Figure 3) la valve comporte une bague filetée 31 qui se visse sur la Dartie antérieure du corps 1. Cette bague porte un joint annulaire 32, en caoutchouc synthétique, en regard des orifices d'échappement 7. On peut ainsi obturer temporairement ces orifices, en vissant la bague 31. On annule ainsi 11 effet d'ouverture de ces orifices au recul de la cloison mobile 15. Par ailleurs, le raccord entrée 2 comporte un raccord en dérivation 33, obturable au moyen d'un robinet 34, et permettant de mettre en communication la chambre d'admission 3 avec une source de vide V, constituée par exemple par un système à tube de Venturi, ou une pompe assurant une dépression modérée.Comme on l'explique plus loin, cette dépression est destinée à amplifier la circulation dans les poumons du patient PO La source pulsatoire R, déjà citée en référence aux Figures 1 et 2, comporte par exemple un système à soufflet à rythme variable, refoulant par intermittence un gaz de même nature que le mélange respirable produit par le générateur G. Le refoulement intermittent de la source R par l'intermédiaire du raccord latéral 27 assure le fonctionnement du moteur alternatif et le déplacement de la cloison mobile 15 qui vient s'appliquer contre les orifices d'échappement, dans la position de saillie du noyau coulissant 14. Dans la variante représentée sur la Figure 3, la source pulsatoire R est associée à un distributeur à deux positions S1, S2. Dans la position S1, la source R assure uniquement le fonctionnement du moteur alternatif, comme il vient d'etre dit, et constitue un régulateur pulsatoire de fonctionnement automatique de ce moteur. Dans la position S2 du distributeur, à chaque impulsion de commande du moteur alternatif, la source R émet en outre une impur sion pneumatique envoyée dans une canalisation 35, reliée à deux relais pneumatiques RV et RD; ces relais sont associé respectivement à la source de vide V, et àun clapet de débit D2 du détendeur D1, analogue au détendeur D des Figures 1 et 2. Une impulsion envole au relais RV par la source R provoque le fonctionnement de la source de vide V. Au contraire, une impulsion envoyée au relais RD provoque la fermeture du clapet de dsbit D2 du détendeur Dl. Pour faire fonctionner la valve respiratoire dans les conditions représentées sur la Figure 3, on réalise les branchements ap-ropris des divers organes qu'on vient de déoire; on visse la bague 31, pour obturer les orifices deéchappement 7; on ouvre le robinet 34, pour mettre en communication la chambre dtad- mission 3 et la source de vide V. A chaque impulsion de la source pulsatoire R, constituant le régulateur de fonctionnement automatique du système, la cloison mobile 15 vient en saillie contre les orifices 7. En meme temps, le distriouteur S2 provoque l'arrêt du débit de mélange respirable dans le raccord; d'entrée 2, et ltintervention de la source de vide V, pour mettre en dépression la chambre d'admission 30 Cette depression provoque le soulèvement de la cloison mobile 15, dont la section est beaucoup plus importante que celle de la membrane 12 de la chambre pneumatique llo Comme représenté sur la Figure 3, la dépression se communique à la chambre intermédiaire 4, en contournant les bords de la cloison mobile 15 par le passage annulaire 15a. Deci oblige le patient P à vider ses poumons.A chaque retour de la cloison mobile 15, le distributeur S2 coupe la source de vide V, et remet en route le débit du mélange respirable du détendeur Dl. Le patient P#peut alors aspirer le mélange gazeux par l'intermédiaire de la soupape de débit 17, comme on l'a dj vu. On peut régler à la demande la durée de chacune des deux périodes alternées de la pulsation de la source R, ainsi que les valeurs de la pression créée par la source R pour manoeuvrer la cloison mobile 15, et de la pression de débit du détendeur Dl. Le mode de réalisation qu'on vient de décrire présente notamment un intêret particulier pour amplifier les mouverlets respiratoires des noyés ou des asphyxiés, et meme au besoin les provoquer par contrainte. La mise en dépression des poumons à un rythme rglable; combinée Dar alternances avec l'insufflåtion de mélange respirable sans dilution assure en effet une ventilation approfondie du système respiratoire et en active les échanges, pour faciliter la réanimation. On peut doubler la sécurité de fonctionnement de la valve respiratoire automatique, en reliant la source pulsatoire R à un générateur de secours (non représenté) tenu constamment disponible, pour fournir au patient P du gaz respirable, en cas de défaillance du générateur normal G ou du détendeur D (Figures 1 et 2). Dans ce cas, un clapet de secours (non représenté), associé par exemple au raccord latéral 27, assure l'alimentation de secours de la chambre d'admission 3. Le générateur G, le détendeur D et la source R peuvent comporter un système de signalisation de défaut de fonctionnement, pour alerter le personnel de garde, et même assurer automatiquement l'in- tervention dgun appareillagè de remplacement. Ces dispositions de sécurité ont une importance particulière pour les installations d'un bloc chirurgical, où le patient respire sous anesthésie, dans des conditions critiques. Sous une forme simplifiée, analogue à celle des Figures 1 et 2, la valve respiratoire conforme à l'invention peut également être utilisée en atmosphère confinée ou délétère. Sa légèreté permet de l'adapter facilement à un masque respiratoire à gencrateur autonome porté par l'utilisateur. On peut alors avantageusement ajouter à la valve respiratoire des clapets anti-retour, associés à des éléments de filtration, montés sur les orifices d'échappement 7. Si l'ambiance prévue est irrespirable, on évite ainsi toute dilution dangereuse du mélange aspiré. On peut aussi utiliser la valve respiratoire simplifiée pour des équipements de plongée. Les clapets anti-retour à prévoir sur les orifices d'échapnement doivent alors etre choisis en fonction de la pression extérieure possible. Cette pression détermine aussi la solidité du corps de la valve, du raccord d'aspiration, du raccord d'entrée, et des branchements corres pondants. REVENDICATIONS la Valve respiratoire, notamment pour des installations médicales ou chirurgicales, comprenant un corps, un raccord d'entrée de mélange gazeux respirable débouchant dans une chambre dtadmission qui communique, par une soupape de débit, avec une chambre intermédiaire reliée d'une part à un raccord d'mpiration et d'autre part à un orifice d'échappement pourvu d'un clapet d'échappement rappelé élastiquement vers sa position d'ouverture, la valve comportant en outre un moteur de commande à mouvement alternatif, caractérisé en ce que le clapet d'échappement comporte une cloison mobile entre la chambre d'admission et la chambre intermédiaire, cette cloison étant actionnée par le moteur à mouvement alternatif, et en ce que cette cloison est percée d'un orifice de communication entre les deux chambres précitées, la soupape de débit étant associée à cet orifice et commandée par la différence de pression entre les deux chambres. 20 Valve respiratoire conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la cloison mobile du clapet d'échappement est portée par un noyau mobile monté à coulisse dans le corps de la valve et relié au moteur à mouvement alternatif. 30 Valve respiratoire conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que la soupape de débit est agencée à libre déplacement sur le noyau coulissant, entre deux positions de butée, et montée en clapet anti-retour relativement à la chambre d'admission. 4. Valve respiratoire conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le moteur à mouvement alternatif est disposé dans le corps de la valve, du côté opposé à la chambre intermédiaire relativement à la chambre d'admission. 5. Valve respiratoire conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le moteur alternatif comporte une chambre pneumatique fermée par un élément déformable, tel qu'une membrane élastique, relié au noyau coulissant qui porte la cloison mobile du clapet d'échappement, cette chambre étant reliée à la source du fluide de commande par un circuit logé en partie dans ledit noyau et passant à 12 intérieur du raccord entrée du mélange gazeux respirable. 6e Valve respiratoire conforme à l'une des revendications 2 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte un élément élastique, tel qu'un ressort, antagoniste au moteur à mouvement alternatif, cet élement antagoniste étant monté entre le noyau coulissant et le corps de la valve, le tarage de cet élément permettant au noyau coulissant de venir en saillie vers la chambre intermé diaire sous l'action du moteur à mouvement alternatif, et le même élément antagoniste ramenant en sens inverse le noyau coulissant lorsque cesse cette action. 7. Valve respiratoire conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce quelle comporte des moyens d'obtura tion temporaire de orifice d'échappement pour annuler l'effet d'ouverture de cet orifice par le clapet d'échappement, des moyens obturables pour mettre en communication la chambre d'admission avec une source de vide, et des moyens pour commander simultanément d'une part le mouvement du moteur alternatif vers la position de fermeture du clapet d'échappement, et d'autre part la fermeture du débit de mélange gazeux respirable dans le raccord d'entrée, et la mise en dépression de la chambre d'admission sous l'effet de la source de vide, la dépression étant suffisante pour déplacer la cloison mobile du clapet d'échappement, un espace annulaire existant entre les bords de cette cloison et le corps de la valve pour permettre 'a la lépres sion de se communiquer à la chambre intermédiaire0 8o Valve respiratoire conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le moteur à mouvement alternatif est asservi à un régulateur pulsatoire. 90 Valve respiratoire conforme aux revendications 7 et 8caractérisée en ce que le régulateur comporte deux positions de fonctionnement, ce régulateur pouvant, dans une deuxième position, #tre associé aux moyens précités, pour commander le moteur à mouvement alternatif, en coordonnant simultanément la fermeture du débit du mélange gazeux respirable, et la mise en dépression de la chambre d'admission0