On sait que les moteurs à combustion interne, tels que ceux des véhicules automobiles par exemple, sont associés à des dispositifs d'allumage générant un courant haute tension et envoyant ce courant sur une bougie d'allumage pour obtenir une étincelle qui permet d'assurer l'allumage des gaz de combustion comprimés dans l'un des cylindres du moteur. Pour assurer un allumage satisfaisant, il faut que l'étincelle d'allumage dissipe une énergie suffisante. Au cas où énergie dissipée est insuffisante, la combustion risque de s'effectuer de façon incomplète, ce qui entraine d'une part une baisse du rendement du moteur par augmentation de la consommation et d'autre part une pollution par les gaz d1é- chappement. On utilise,en général, pour produire le courant haute tension, une bobine d'allumage comportant un circuit primaire inducteur et un circuit secondaire induit, la rupture de I'alimenta- tion du circuit primaire entrainant une variation brutale de flux qui génère le courant secondaire haute tension. Pour obtenir une énergie secondaire susceptible d'assurer un allumage satisfaisant, il faut, pour une valeur de self donnée du bobinage primaire, que le courant primaire ait atteint une valeur suffisamment importante. Or, l'existence de la self du bobinage primaire tend à freiner l'établissement du courant dans ce bobinage de sorte que, lorsque la vitesse de rotation du moteur est élevée et que le temps disponible entre deux allumages successifs est court, il n'est souvent pas possible d'atteindre pour le courant dans le bobinage primaire, avant le temps d'allumage, la valeur limite V/R que l'on pourrait atteindre en régime d'alimentation permanente du bobinage primaire V représentant la tension d'alimentation et R la résistance du bobinage primaire. I1 est donc clair que, pour des régimes de rotation élevés3 on risque d'avoir un allumage défectueux.Pour éviter cet inconvénient, on peut chercher à diminuer la résistance de l'enroulement primaire mais dans ce cas, l'éner- gie calorifique dissipée dans la bobine devient trop importante, en particulier aux faibles régimes de rotation, c'est-à-dire à un moment où les temps d'alimentation du circuit primaire sont importants par rapport auxtemps de non-alimentation. Par ailleurs, il convient de remarquer que toute diminution de la tension d'alimentation a un effet défavorable quant à l'établissement du courant dans le circuit primaire de la bobine > de sorte que l'allumage tend à être défectueux au moment du démarrage lorsque la tension de la batterie chute en raison de l'alimentation du démarreur ou encore, en cas de fonctionnement par temps froid. On a déjà proposé, pour remédier à ces inconvénients, d'associer à l'enroulement primaire, une résistance-ballast disposée en série, la résistance-ballast permettant de limiter la valeur maximum du courant primaire et étant court-circuitée au début de chaque temps d'alimentation de l'enroulement primaire de façon à permettre un établissement rapide du courant dans ledit enroulement primaire : la mise en circuit de la résistance-ballast s'effectue après un temps de charge prédéterminé de la bobine au moyen d'un dispositif électronique.Un tel ensemble améliore le remplissage énergétique de la bobine mais ne permet pas d'obtenir la constance de l'énergie emmagasinée dans l'enroulement primaire puisque cette énergie est d'une part encore fonction de la vitesse de rotation du moteur dans la plage d'utilisation courante, par exemple dès 400 t/mn (vitesse distributeur), et d'autre part, fonction de la tension d'alimentation de l'enroulement primaire : il ne permet donc pas d'assurer une constance de l'allumage dans tous les cas de fonctionnement (notamment vitesse, tension, température). On a déjà décrit également (brevet français 2 145 281) un dispositif d'allumage permettant d'assurer la constance de l'allumage vis-à-vis des différents paramètres ci-dessus spécifiés, ce résultat étant obtenu en assurant la constance du remplissage énergétique de l'enroulement primaire de la bobine.On sait que l'énergie W stockée dans un tel enroulement a pour expression W = 1/2 LpI2, Lp étant la valeur de la self de l'enroulement primaire et I la valeur du courant circulant dans l'enroulement primaire au moment où l'on coupe l'alimentation de cet enroulement ; pour obtenir un stockage constant d'énergie dans le bobinage primaire, on assure la constance du courant I qui est établi dans ledit bobinage au moment où cesse l'alimentation, c'est-à-dire au moment où commence la production de l'étincelle d'allumage : un organe interrupteur coupe la charge dès que le courant dépasse une limite maximum L, ce qui fait commencer une période de décharge de l'enroulement primaire et, lorsque le courant de décharge atteint une limite minimum 1, ledit organe interrupteur se referme pour faire recommencer une période de charge jusqu'à la limite maximum L prévue pour le courant primaire ; on fait en sorte que les deux limites minimum 1 et maximum L soient suffisamment voi sines pour que le courant primaire puisse être considéré comme constant.Pour obtenir ce résultat, le dispositif connu comporte d'une part un organe d'alimentation commandé en fonction de la rotation du moteur, ledit organe d'alimentation étant susceptible, successivement, d'alimenter électriquement l'enroulement primaire et de couper ladite alimentation pendant un temps correspondant à une décharge d'allumage produite par le courant induit dans l'enroulement secondaire, et d'autre part, en série avec ledit enroulement primaire, un organe interrupteur, qui s'ouvre lorsque le courant de charge de l'enroulement primaire dépasse la limite maximum L et se referme lorsque le courant existant à la décharge de l'enroulement primaire tombe au-dessous de la limite minimum 1. Le dispositif décrit dans le brevet français 2 145 281, comporte donc, en série avec l'enroulement primaire, deux transistors traversés par la totalité du courant qui parcourt l'enroulement primaire, l'un des transistors faisantpartie du circuit d'alimentation et permettant, lorsqu'il se bloque, de déclencher l'allumage, l'autre transistor constituant l'organe interrupteur qui provoque une succession de charges et de décharges de l'enroulement primaire ; le premier transistor est traversé par le courant primaire aussi bien pendant les phases de charge que pendant les phases de décharge dudit enroulement, alors que le deuxième transistor n'est traversé par le courant primaire que pendant les phases de charge. I1 en résulte qu'il est nécessaire de prévoir, pour éviter un échauffement excessif du premier transistor, un surdimensionnement de ce premier transistor ou, à tout le moins, un dispositif de refroidissement suffisamment efficace ; cette obligation constitue un premier inconvénient de ce dispositif. En outre, les deux transistors étant disposés en série avec l'enroulement primaire, la tension disponible aux bornes dudit enroulement est égale à la tension de la batterie diminuée de la somme des tensions de saturation des deux transistors : ceci constitue un deuxième inconvénient car pour obtenir un courant primaire important, on a avantage à pouvoir disposer, aux bornes de l'enroulement primaire d'une tension aussi élevée que possible. La présente invention a pour but de proposer un dispositif d'allumage permettant d'assurer la constance du courant, qui est établi dans le bobinage primaire au moment où cesse 1 'ali- mentation, mais permettant néanmoins d'éviter les deux inconvénients ci-dessus mentionnés. I1 en résulte que le dispositif selon l'in vention permet d'améliorer de façon sensible les performances des dispositifs d'allumage de l'état de la technique, tout en diminuant le coflt de fabrication de ces dispositifs. la présente invention a, en conséquence, pour objet le produit industriel nouveau que constitue un dispositif d'allumage destiné à l'allumage électronique d'un moteur à combustion interne, en particulier pour les véhicules automobiles, ce dispositif comportant une bobine d'allumage constituée d'un enroulement primaire inducteur et d'un enroulement secondaire induit, un organe d'alimentation commandé en fonction de la rotation du moteur, ledit organe d'alimentation étant susceptible successivement d'alimenter électriquement l'enroulement primaire et de couper ladite alimentation pendant un temps correspondant à une décharge d'allumage produite par le courant induit dans l'enroulement secondaire, un organe régulateur commandant l'ouverture ou la fermeture d'un organe interrupteur pour maintenir le courant circulant dans l'en- roulement primaire à une valeur comprise entre une limite maximum L et une limite minimum 1, caractérisé par le fait que l'organe interrupteur est branché en parallèle aux bornes de l'enroulement primaire inducteur, l'organe régulateur fermant l'organe interrupteur et ouvrant l'organe d'alimentation lorsque le courant primaire atteint la valeur L, l'organe régulateur ouvrant l'organe interrupteur et fermant l'organe d'alimentation lorsque le courant primaire atteint la valeur 1, l'organe régulateur ouvrant simultanément l'organe interrupteur et l'organe d'alimentation pour produire la décharge d'allumage. Il convient de remarquer que le dispositif selon l'invention permet d'éviter les inconvénients précédemment mentionnés. En premier lieu, il permet de maintenir le courant primaire à une valeur sensiblement constante si les limites L et 1 sont choisies suffisamment voisines. En second lieu, au cours de la succession de temps de charge et de décharge > qui permet de maintenir le courant primaire à une valeur constante, l'organe interrupteur n'est traversé par le courant primaire que pendant les phases de décharge et l'organe d'alimentation n'est traversé par le courant primaire que pendant les phases de charge. I1 en résulte que, si l'on réalise l'organe interrupteur et l'organe d'alimentation au moyen de transistors, chacun des deux transistors n'est traversé par le courant primaire que pendant sensiblement la moitié du temps durant lequel le courant primaire est maintenu à une valeur constan te, ce qui permet d'éviter un échauffement excessif de l'un des deux transistors ; par ailleurs, la tension qui est disponible aux bornes de l'enroulement primaire n'est, par rapport à la tension de la batterie, diminuée que de la tension de saturation d'un seul transistor, ce qui permet d'améliorer les caractéristiques du dispositif d'allumage. Dans une première variante, la limite inférieure 1 du courant primaire est définie, à partir de la limite supérieure L, en imposant à 1 organe interrupteur une durée de fermeture de valeur constante. Dans une deuxième variante, la limite inférieure 1 du courant primaire est définie par un seuil de tension prédéterminé, auquel on compare une tension fonction dudit courant primaire et, de préférence, proportionnelle audit courant primaire. Dans un mode préféré de réalisation, la limite supérieure L du courant primaire est définie par un seuil de tension prédéterminé auquel on compare une tension fonction du courant primaire ; la tension fonction du courant primaire, qui permet la définition de la limite supérieure L et éventuellement de la limite inférieure 1, par comparaison avec un seuil de tension prédéterminé, est prise aux bornes d'une résistance disposée en série avec l'enroulement primaire ; dans le cas de la deuxième variante du dispositif selon l'invention, l'organe interrupteur est branché en parallèle aux bornes de l'ensemble constitué par l'enroulement primaire et la résistance en série, qui permet la définition de l'une au moins des limites L et 1 ; l'organe d'alimentation comporte un transistor, dont la base est commandée par une sortie de l'organe régulateur ; l'organe interrupteur est un transistor ; l'organe interrupteur peut aussi être un thyristor dont la gachette est commandée par une sortie de l'organe régulateur ; l'organe régulateur est un multivibrateur monostableJ dont une entrée est commandée par la valeur du courant primaire ; dans le cas de la deuxième variante de réalisation du dispositif selon l'invention, l'organe régulateur est un amplificateur à hystérésis, dont une entrée est commandée par la valeur du courant primaire ; l'enroulement primaire a une résistance inférieure à 1 Ohm ; l'une au moins des entrées de l'organe régulateur est soumise à l'action de paramètres extérieurs, qui influent sur la valeur d'au moins une des limites 1 et L ; dans ce cas, les paramètres extérieurs agissant sur l'organe régulateur sont pris dans le groupe formé par la vitesse de rotation du moteur, la durée de l'étincelle de décharge du courant secondaire, la valeur de la dépression dans la canalisation d'alimentation en mélange combustible du moteur, la température du moteur, la température de l'air admis pour la combustion ou tout autre paramètre susceptible de diminuer la consommation etXou la pollution par les gaz d'échappement. Pour mieux faire comprendrYsoltobjet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, deux modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente schématiquement un dispositif d'allumage selon la première variante de l'invention ; - la figure 2 représente schématiquement un dispositif d'allumage selon la deuxième variante de l'invention - la figure 3 représente la variation des courants et tensions en différents points des dispositifs des figures 1 ou 2; - la figure 4- représente le schéma synoptique d'un circuit permettant la réalisation du dispositif de la figure 1 ; - la figure 5 représente en détail le circuit correspondant au schéma synoptique de la figure 4. En se référant au dessin, et plus particulièrement au schéma de la figure 1, on voit que l'on a désigné par 1 et 2, respectivement, les enroulements primaire et secondaire d'une bobine d'allumage destinée à fournir le courant haute tension nécessaire aux bougies d'allumage d'un moteur à combustion interne de véhicule automobile. Un organe interrupteur 3 est disposé en parallèle aux bornes de ltenroulement 1, qui est en série avec un organe d'alimentation 4 susceptible de couper l'alimentation provenant de la batterie 5 du véhicule. En série avec l'organe d'alimentation 4, on a disposé une résistance 6. Un condensateur 7 est placé aux bornes de l'organe 4. Un organe régulateur 8 prélève la tension aux bornes de la résistance 6 et commande les organes 9 et 4 ; l'organe régulateur 8 reçoit, par la liaison 9, un signal qui se produit au moment où l'on doit déclencher l'allumage. Lorsque l'on se trouve dans la période de temps où ne se produit pas la décharge dans l'enroulement secondaire 2s on provoque l'établissement du courant primaire dans l'enroulement 1 en fermant l'interrupteur constitué par l'organe 4 et en ouvrant l'interrupteur constitué par l'organe 3. le courant primaire croit selon une courbe exponentielle à asymptote, ladite courbe ayant été désignée par 10 sur la troisième ligne de la figure 3. L'établissement du courant primaire est freiné par la self de l'enroulement 1 et la valeur asymptotique de la courbe 10 est égale au rapport entre la tension aux bornes de l'enroulement 1 et la valeur de la résistance de l'enroulement 1. La courbe 10 est d'autant plus rapidement croissante que la tension d'alimentation est plus élevée et que la résistance de ltenroulement 1 est plus faible. Le courant primaire croit Jusqu'à atteindre une limite maximum prédéterminée L, ce moment étant repéré par l'organe régulateur 8 qui compare la tension aux bornes de la résistance 6 avec un seuil de tension prédéterminé .Au moment où la valeur L est atteinte, l'organe régulateur 8 ferme l'organe interrupteur 3 et ouvre l'interrupteur que constitue l'organe d'alimentation 4: l'énergie accumulée dans l'enroulement 1 se décharge alors en passant à travers l'organe interrupteur 3 et le courant primaire décrott selon le tronçon 11 de la courbe représentée sur la troisième ligne de la figure 3. Cette phase de décharge se poursuit pendant un temps prédéterminé et lorsque ce temps est écoulé, l'organe régulateur 8 ferme à nouveau l'interrupteur que constitue l'organe d'alimentation 4 et ouvre l'organe interrupteur 3.Le courant primaire se met alors de nouveau à crottre ce qui est représenté par le tronçon de courbe 12 de la troisième ligne de la figure 3 Le temps de décharge prédéterminé, correspondant au tronçon de courbe 11 de la troisième ligne de la figure 3, amène le courant primaire à une limite minimum 1, de sorte que ledit courant primaire est maintenu au moyen de ce dispositif entre les limites 1 et L par une succession de phases de charge et de décharge de l'enroulement primaire 1.Cet état est maintenu jusqu'à ce que l'organe régulateur 8 reçoive un signal d'allumage sur son entrée 9 : l'organe régulateur 8 commande l'ouverture simultanée des organes 3 et 4-, ce qui produit la chute du courant primaire selon le tronçon de courbe désigné par 13 sur la troisième ligne de la figure 3. On génère ainsi, dans l'enroulement secondaire 2 > une haute tension représentée par la courbe 14 de la quatrième ligne de la figure 3. Les première et deuxième lignes de la figure 3 représentent respectivement les états ouverts (o) ou fermés (F) des interrupteurs que constituent les organes 4 et 3 du dispositif de la figure 1. La figure 2 représente schématiquement une deuxième variante de réalisation du dispositif selon l'invention. Dans cette variante, on retrouve tous les éléments figurant dans le dispositif de la figure 1 et l'on a en conséquence conservé les mêmes références pour désigner les mêmes éléments. La seule différence qui existe par rapport au schéma de la figure 1, est relative à la position de la résistance 6 qui, dans le schéma de la figure 2, est interposée entre l'enroulement primaire 1 et l'organe interrupteur 3, ledit organe interrupteur 3 étant ainsi en parallèle aux bornes de l'ensemble constitué par l'enroulement 1 et la résistance 6. les dispositions relatives des autres éléments composant le dispositif selon l'invention ne sont pas modifiées par rapport à celles qui ont été décrites pour la variante de la figure 1. Le fonctionnement de cette deuxième variante du dispositif selon l'invention est le même que pour la première variante en ce qui concerne les phases de charge de l'enroulement primaire 1 ; en d'autres termes, tant que le courant primaire n'a pas atteins la valeur maximum L, l'organe régulateur 8 maintient fermé l'interrupteur que constitue l'organe d'alimentation 4 et maintient ouvert l'organe interrupteur 3. L'organe régulateur 8 détecte que le courant primaire atteint la valeur L en comparant la tension relevée aux bornes de la résistance 6 à un seuil prédéterminé et lorsque ce seuil est atteint, l'organe régulateur 8 ouvre l'interrupteur que constitue l'organe d'alimentation 4 et ferme l'organe interrupteur 3, de sorte que l'enroulement primaire se décharge à travers la résistance 6 et l'organe interrupteur 3.Cette décharge se produit jusqu a ce que le courant primaire atteigne la limite minimum 1, ce que l'on détecte en comparant, dans l'organe régulateur 8, la tension aux bornes de la résistance 6 avec un seuil de tension prédéterminé. Lorsque la valeur 1 est atteinte, l'organe régulateur 8 referme l'interrupteur que constitue l'organe d'alimentation 4 et ouvre 1' organe interrupteur 3 ce qui-provoque une nouvelle phase de charge. Les courbes représentées sur la figure 3 sont donc valables aussi bien pour représenter le fonctionnement de la variante de la figure 1 que pour représenter le fonctionnement de la variante de la figure 2. Le déclenchement de l'allumage s'effectue en envoyant un signal sur l'entrée 9 de l'organe régulateur 8, comme pour la variante de la figure 1. Les figures 4 et 5 détaillent, à titre d'exemple, une réalisation pratique du dispositif de la figure 1. La figure 4 donne le schéma synoptique d'une telle réalisation. Le signal fourni par la résistance 6, est comparé à une tension de référence amenée sur une entrée 16 dans un comparateur 15. Si ce signal est inférieur à la référence de l'entrée 16 le comparateur 15 > par l'intermédiaire du monostable 17 > de la porte 18 et de l'amplificateur 19, assure la saturation du transistor 20 de sorte que le transistor 21 qui constitue l'organe d'alimentation 4 est passant : c'est la phase de charge de l'enroulement primaire 1.Lorsque le signal fourni par la résistance 6 dépasse la tension de référence de l'entrée I6, le comparateur 15 bascule et fait basculer le monostable 17 qui, par l'intermédiaire de la porte 18 et de l'amplificateur 19, bloque le transistor 20 et, par conséquent, le transistor 21 pendant une durée fixée en fonction de l'hystérésis en courant voulue. Le début de surtension qui se crée aux bornes de la bobine 1 est utilisé pour amorcer un thyristor 22 qui constitue-l'organe interrupteur ), cet amorçage ayant lieu à travers le condensateur 23 et la porte 24. L'enroulement primaire 1 se décharge donc dans le thyristor 22.La décharge se poursuit jusqu a ce que le monostable 17 revienne au repos : à ce moment le transistor 20 se sature, le transistor 21 devient passant et le thyristor 22 se bloque en raison de la polarisation inverse provoquée par le transistor 20 ; on commence ainsi une nouvelle phase de charge jusqu'à atteindre le seuil de référence de sorte que le courant primaire est maintenu entre une limite supérieure L correspondant au seuil de référence et une limite inférieure 1 correspondant à un temps de décharge prédéterminé à partir de la limite supérieure L. L'allumage se produit lorsqu'un signal est envoyé sur l'entrée 9 d'un circuit de mise en forme 25, ledit signal étant fourni par un capteur magnétique dont la roue polaire est entrainée en rotation par le moteur associé au dispositif d'allumage selon l'invention. La sortie du circuit de mise en forme 25 déclenche un monos table 26, qui va bloquer le transistor 20, et, par conséquent, le transistor 21, pendant un temps correspondant à la durée de I'étincelle, que l'on désire obtenir au moyen du bobinage secondaire non représenté sur la figure 4 et associé à l'enroulement primaire 1. I1 convient, au moment où l'on bloque le transistor 20, de s'assurer du blocage du thyristor 22 ; dans ce but, un monostable 27, commandé par la sortie du circuit de mise en forme 25, envoie un signal sur la porte 18, ce qui assure la saturation du transistor 20 pendant une centaine de mSerosetondes de façon à entraîner le blocage du thyristor 22 pour le cas où celui-ci serait conducteur.Pour empêcher l'allumage du thyristor 22 quand le transistor 20 se bloque, la porte 24 courcircuite l'impulsion devant le déclencher pendant toute la durée de l'action du monostable 26. L'absence d'impulsion délivrée par le monostable 26 est détectée par le circuit 28 qui bloque le transistor 20 lorsque le moteur est arrêté, en agissant sur le monostable 17 pour éviter une surtension indésirable au moment de la coupure du courant dans ltenroulement primaire 1. L'ensemble des éléments référencés de 15 à 20 et de 23 à 28 constitue l'organe régulateur 8. La figure 5 représente la réalisation de détail du schéma synoptique de la figure 4. La tension aux bornes de la résistance 6 est envoyée sur l'entrée suiveuse d'un amplificateur opérationnel 30 à travers les résistances 31 et 32 ; sur entrée inverseuse de l'amplificateur 30, on envoie une tension de référence fixée par une diode Zener 33 et un pont de résistance 34, 35. La diode 36 compense la dérive en température de la diode Zener 33. L'amplificateur 30 est monté en monostable, la réaction étant introduite par le condensateur 37 dans la résistance 31. Lorsque le courant est en-dessous du maximum L, le potentiel de l'entrée suiveuse est inférieur au potentiel de l'entrée inverseuse et la sortie de l'amplificateur 30 est au niveau bas. Le condensateur 37 est déchargé à travers la diode 38. Le transistor 39 est bloqué et le transistor 21 est saturé ; le courant primaire croit : on se trouve dans une phase de charge de l'enroulement primaire 1. Lorsque le potentiel de l'entrée suiveuse de l'amplificateur opérationnel 30 dépasse la tension de référence donnée par la diode Zener 33, le comparateur bascule : il sature le transistor 39 et bloque le transistor 40. Le transistor 21 est bloqué il ne circule donc plus de courant dans la résistance 6, mais le potentiel de l'entrée suiveuse de l'amplificateur 30 est maintenu supérieur a la tension de référence par le circuit de réaction constitué par le condensateur 37, la diode 41 et la résistance 31 pendant un temps fixé par les valeurs de la résistance 31 et de la capacité du condensateur 37. Le début de surtension aux bornes de l'enroulement primaire 1 allume le thyristor 22 par l'intermédiaire du condensateur 23 et de la résistance 42. L'enroulement primaire 1 se décharge dans le thyristor 22.Lorsque le potentiel de l'entrée suiveuse de l'amplificateur 30 devient inférieur à celui de ltentrée inverseuse, le comparateur 30 bascule en bloquant le transistor 39, en saturant le transistor 21 et en bloquant le thyristor 22. C'est alors la fin de la phase de décharge de l'en- roulement primaire et le début d'une nouvelle phase de charge. Le cycle de charge et décharge successives de l'enroulement primaire peut ainsi recommencer, comme il a été précédemment décrit. En série avec la tension fournie par la résistance 6, on a disposé une tension donnée par le pont de résistances (32, 43) : cette tension est sensiblement constante lorsque la diode Zener 44 est amorcée et croît lorsque la tension d'alimentation est faible.On peut ainsi rattraper une perte de stabilisation dans les faibles tensions d'alimentation et réduire le courant injecté dans la diode Zener 44 : la résistance 45 a donc une valeur autorisant des essais sous des tensions d'alimentation élevées. Pour déclencher l'allumage, on utilise un signal provenant d'un capteur magnétique, ledit signal étant amené sur la borne 9 et étant écrêté par les diodes 46 et 47 puis mis en forme dans un amplificateur opérationnel 48 monté en comparateur avec une faible hystérésis pour éviter des déclenchements par les parasites. La tension délivrée par le capteur est surélevée de la tension donnée par le pont de résistances (49,50,51) pour éviter l'inversion de polarité des entrées. Le signal ainsi obtenu à la sortie du comparateur 48 est envoyé sur un monostable constitué de l'amplificateur 52, des condensateurs 53 et 54 , des diodes 55 et 56 et des résistances 57, 58, 59 et 60.La première partie constitue un temporisateur : la tension aux bornes du condensateur 53 se déchargeant dans la résistance 60 > lorsque la sortie de l'amplificateur 48 passe du niveau haut au niveau bas, est comparée à une tension délivrée par le pont de résistances (58, 59) dans l'amplificateur 52. La durée de l'impulsion de sortie, qui serait de 500 microsecondes environ, est prolongée par le circuit de réaction t54, 55, 57), -57) > la prolongation étant fonction de la fréquence du signal du capteur magnétique. A basse fréquence, le condensateur 54 a le temps de se décharger à travers la résistance 57, lorsque l'amplificateur est au repos ; la réaction est donc maximum et la durée de l'impulsion à la sortie de l'amplificateur 52 est longue. A fréquence élevée, le condensateur 54 n'a plus le temps de se décharger, la réaction est réduite et l'impulsion de sortie est pratiquement égale à celle fixée plus haut avec le temporisateur. La durée donnée par la temporisation sert de sécurité car, si le monos table à réaction variable était utilisé seul, la durée de l'impulsion qu'il délivre pourrait s'annuler à fréquence élevée, dans certaines conditions de tolérance sur les composants. On obtient ainsi une impulsion correspondant à la durée de l'étincelle et variant de 1,5 millisecondes à 600 microsecondes. Ceci permet d'obtenir un temps de charge maximum de l'enroulement primaire à haut régime tout en conservant une durée d'étincelle longue à bas régime. Cette impulsion est envoyée sur la base des transistors 39 et 40. Le transistor 21 est bloqué, l'impulsion de déclenchement du thyristor 22 est courcircuitée. On a indiqué, lors de la description de la figure 4, qu'il convenait de bloquer le thyristor 22 en saturant le transistor 21 pendant un court instant au début de l'impulsion. Pour ce faire, lorsque l'amplificateur 48 bascule du niveau haut au niveau bas, le condensateur Ç1, qui était chargé à travers la diode 62, bloque le transistor 39 pendant la durée de sa décharge à travers la diode 63 et la résistance 64. te transistor 21 est donc saturé pendant une centaine de microsecondes au début de l'impulsion délivrée par le monostable. La diode 63 évite que le condensateur 61 se charge à travers la jonction émetteur-base du transistor 39. Une diode 65 évite la polarisation en inverse de la gachette du thyristor 22. La diode Zener 66 protège le transistor 21 des sultensions. il convient de couper le courant primaire lorsque le moteur starrete. Pour ce faire, on utilise un amplificateur opérationnel 67. A la mise sous tension, le condensateur 68 est déchargé. La tension sur l'entrée suiveuse de l'amplificateur 67 est inférieure à la tension sur l'entrée inverseuse de sorte que la sortie de l'amplificateur 67 est au niveau bas. La diode 69 est polarisée en inverse. I1 n'y a aucune action sur l'amplificateur 30. Si le démarreur n'est pas actionné, le monostable 52 ne délivre aucune impulsion, l'anode de la diode 66 reste au niveau bas. le condensateur 68 se charge à travers la résistance 71. Au bout de quelques secondes, le seuil fixé par les résistances 72, 73 est dépassé. L'amplificateur 67 bascule et bloque l'amplificateur 30 en position haute à travers la diode 69. Le transistor 21 est bloqué sans provoquer de surtension, puisque le thyristor 22 s'allume. Si le moteur tourne > les impulsions délivrées par le monos table 52 déchargent régulièrement le condensateur 68, de sorte que le seuil n'est pas dépassé : il n'y a donc pas d'action sur l'ampli ficateur 30. On voit donc que le circuit de la figure 5 dont le fonctionnement a été ci-dessus décrit en détail, constitue une réalisation simple et peu onéreuse de la première variante du dispositif d'allumage selon l'invention et permet de maintenir le courant primaire entre deux limites 1 et L en évitant les inconvénients des dispositifs antérieurement décrits. I1 est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'allumage destiné à l'allumage électronique d'un moteur à combustion interne, en particulier pour les véhicules automobiles, ce dispositif comportant une bobine d'allumage constituée d'un enroulement primaire inducteur et d'un enroulement secondaire induit, un organe d'alimentation commandé en fonction de la rotation du moteur, ledit organe d'alimentation étant susceptible successivement d'alimenter électriquement lten- roulement primaire et de couper ladite alimentation pendant un temps correspondant à une décharge d'allumage produite par le courant induit dans l'enroulement secondaire, un organe régulateur commandant l'ouverture ou la fermeture d'un organe interrupteur pour maintenir le courant circulant dans l'enroulement primaire à une valeur comprise entre une limite maximum L et une limite minimum 1, caractérisé par le fait que l'organe interrupteur est branché en parallèle aux bornes de l'enroulement primaire inducteur, l'organe régulateur fermant l'organe interrupteur et ouvrant 1 organe d'alimentation lorsque le courant primaire atteint la valeur L, l'organe régulateur ouvrant l'organe interrupteur et fermant l'organe d'alimentation lorsque le courant primaire atteint la valeur 1, l'organe régulateur ouvrant simultanément l'organe interrupteur et l'organe d'allmentation pour produire la décharge d'allumage. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la limite inférieure 1 du courant primaire est définie, à partir de la limite supérieure L dudit courant primaire, en imposant à l'organe interrupteur une durée de fermeture de valeur constante. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la limite inférieure 1 du courant primaire est définie par un seuil de tension prédéterminé auquel on compare une tension fonction dudit courant primaire et de préférence proportionnelle audit courant primaire. 4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la limite supérieure L du courant primaire est définie par un seuil de tension prédéterminé auquel on compare une tension fonction du courant primaire. 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la tension fonctiondu courant primaire, qui permet la définition de la limite supérieure L et éventuellement de la li mite inférieure 1, par comparaison avec un seuil de tension prédéterminé, est prise aux bornes d'une résistance disposée en série avec l'enroulement primaire. 6 - Dispositif selon les revendications 3 et 5 prises simultanément, caractérisé par le fait que l'organe interrupteur est branché en parallèle aux bornes de 11 ensemble constitué par l'enroulement primaire et la résistance en série, qui permet la définition de l'une au moins des limites L et 1. 7 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'organe d'alimentation comporte un transistor, dont la base est commandée par une sortie de l'organe régulateur. 8 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'organe interrupteur est un transistor. 9 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'organe interrupteur est un thyristor dont la gachette est commandée par une sortie de l'organe régulateur. 10 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que l'organe régulateur est un multivibrateur monostable, dont une entrée est commandée par la valeur du courant primaire. 11 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'organe régulateur est un amplificateur à hystérésis, dont une entrée est commandée par la valeur du courant primaire. 12 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à Il, caractérisé par le fait que l'enroulement primaire a une résistance inférieure à 1 ohm. 13 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que l'une au moins des entrées de l'organe régulateur est soumise à l'action de paramètres extérieurs, qui influent sur la valeur d'au moins une des limites 1 et L. 14 - Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que les paramètres extérieurs agissant sur ltorganirégu- lateur sont pris dans le groupe formé par la vitesse de rotation du moteur, la durée de l'étincelle de décharge du courant secondaire, la valeur de la dépression dans la canalisation d'alimentation en mélange combustible du moteur, la température du moteur, la température de l'air admis pour la combustion ou tout autre paramêtre susceptible de diminuer la consommation et/ou la pollution par les gaz d'échappement.