La présente invention concerne les ethers alcoyle-2, 3, 3-triiodoallyliques de formule ou R représente un groupe alcoyle choisi parmi les groupes méthyles, éthyle, n-propyléet isopropyle, un procédé pour la préparation de ces éthers, ainsi qu'une composition les contenant. Les éthers alcoyle-2, 3, 3-triiodoallyliques de la présente invention sont des composés nouveaux qui ont un large spectre antimicrobien et sont utiles comme désinfectants ou germicides. Ces nouveaux composes sont prépares conformement à la présente invention par un procédé qui comprend une réaction d'addition des éthers alcoyle-3-iodo-2propinyliques de la formule suivante I - C f C - CH2 - O - R (Il) où R représente un groupe comme dans la formule (I), avec de l'iode. Ce procédé était inconnu jusqu'à présent et la réaction utilisée constitue un important avantage de la présente invention. La réaction d'addition seule est favorisée sélectivement en utilisant les éthers alcoyle-3-iodo-2-propinyliques de formule (II), comme réactifs de depart, et ainsi, les produits finaux (I) sont produits a l'état très pur et avec un haut rendement.La purification des produits peut être realisée facilement à l'échelle industrielle, et en outre, les réactifs de départ sont disponibles à un faible coût. Certains des composes de formule (II) sont connus, mais la plupart d'entre eux sont des composés nouveaux qui peuvent être facilement preparés par une nouvelle méthode qui va être décrite. Par exemple, l'éther méthyl-3-iodo-2-propinylique (R = méthyle dans la formule (II)), un des réactifs de départ de formule (II), peut être préparè par la méthode decrite dans R. Lespieau, Ann. Chim. (Paris), Vol. 11, page 269 (1897), mais n'est pas commercialement avantageuse. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un procédé pour la preparation des éthers alcoyle-3-iodo-2-propinyliques de formule (II), qui comprend la réaction de l'cool propargylique avec un sulfate d'alcoyle ou un sulfonate d'alcoyle en présence d'une base pour former un éther alcoyle-2- propinylique de formule HC S C - CH2 - O - R (III) où R å la même signification que dans la formule (I) , suivie d'une monoiodiation de l'éther alcoyle-2-propinylique. A la différence de la methode conventionnelle, ce nouveau procédé ne passe pas par l'intermédiaire d'un halogénure propargylique ou d'un éther di halogénopropyl -méthylique, mais produit l'éther alcoyle2-propfnylique par alcoylation de l'alcool propargylique. L'ether alcoyl-2-propinylique est obtenu avec un très bon rendement en faisant réagir l'alcool propargylique sous la forme d'une solution aqueuse ou en absence de solvant avec un sulfate d'Sboyle ou un sulfonate d'alcoyle en présence d'un hydroxyde alcalin. Le composé de formule (III) peut également être obtenu par réaction d'un halogénure propargylique ou d'un ester propargylique de l'acide sulfonique avec un alcool correspondant en présence d'une base, mais cette méthode est tres peu avantageuse en comparaison du procédé de l'invention. L'éther alcoyl-2-propinylique de formule (III) est purifié par distillation avant l'iodation, ou peut être utilisé sous forme brute ou après avoir eté dilué avec un solvant organique convenable ou de l'eau. Une solution de 1 a 2 moles d'un hydroxyde alcalin dans l'eau ou dans un alcool inférieur est ajoutée à l'éther alcoyl-2-propinylique, et tout en agitant la solution a tem perature ordinaire, une solution aqueuse de 1 à 1,2 mole d'iode ou un mélange d'iode et de iodure de potassium est généralement ajoutee.Ceci provoque la monoiodation de l'éther alcoyle-3-iodo-2-propinylique de formule (II) avec un bon rendement. On peut aussi préparér le composé de formule (II) par un procédé qui comporte le traitement du composé de formule (III) par un sel complexe de cuivre, un sel de cuivre ou un hydroxyde cuivreux pour le transfdrmer en spn acétylure cuivrique, et sa monoiodation avec l'iode pour former le composé de formule (III). Par ces procédes les mêmes résultats peuvent être obtenus en utilisant ùn sel d'iodonium en solution , comprenant de l'iode et du iodure de potassium à la place de l'iode. En général le solvant peut être de l'eau ou un alcool inférieur Conformément aux méthodes ci-dessus, la substitution monoiodée sélective de l'hydrogène acetylenique du compose de formule (III) est réalisée avec un bon rendement . L'iode peut facilement s'ajouter à une telle liaison acétylénique, et la réaction d'addition est prédominante pour former l'éther alcoyle2, 3-iodo-allylique correspondant.Cependant, comme résultat de l'activation du carbone terminal de la liaison acétylénique par un catalyseur basique tel qu'un hydroxyde alcalin ou des ions de cuivre ou des ions complexes de cuivre dans les procédés sus-mentionnes, la première réaction de substitution monoiodée se fait sélectivement, tandis que la formation de l'éther alcoylr2,3- iodo-allylique, qui est le produit de la réaction secondaire indésirable, peut être réduite à une très faible proportion. La réaction de substitution monoiodee décrite ci-dessus peut aussi être réalisée en faisant réagir le composé de formule (III) avec l'iode dans l'ammoniaque liquide, ou en utilisant une amine organique telle que la morpholine ou la triéthylamine comme catalyseur basique. Le nouvel éther alcoyle2, 3,3-triodoalyllique de formule (I) est préparé en ajoutant une quantité sensiblement équivalente d'une solution d'iode ou d'un sel d'iodonium au composé de formule (II) qui peut être purifié, par exemple par distillation sous pression réduite, ou utilisé sous forme brute en solution dans un solvant organique convenable, et en agitant le mélange a environ 50 à 800 C. Le solvant organique convenable pour cette réaction est un composé qui ne réagit pas avec l'iode . Des exemples de solvant sont : le chloroforme le dichlorométhane, le tétrachlorure de carbone, le dioxane , des alcools inférieurs, l'acide acétique ou l'eau. La réaction d'addition de l'iode est provoquée meme à basse temperature en exposant le mélange réactionnel a la lumière pendant la réaction, et ceci peut conduire à une diminution du temps nécessaire a la réaction complet. La lumière peut aussi atténuer la réaction de décomposition qui peut se produire durant le chauffage, et fréquemment, le produit est obtenu avec un très bon rendement. L'utilisation d'un excès d'iode (en général de 1,1 a 1,5 fois) peut aussi réduire le temps nécessaire à la réaction complète mais n'affecte pas beaucoup la reaction de décomposition à la chaleur. La fin de la réaction peut être déterminée par dosage de l'iode qui n'a pas réagi avec une solution standard de thiosulfate de sodium. Apres la réaction l'excès d'iode est éliminé en ajoutant une solution aqueuse de thiosulfate de sodium, en agitant le mélange et en séparant la phase aqueuse. Le produit final peut être obtenu en lavant la phase du solvant avec de l'eau, en la concentrant et la cristallisant et finalement en recristallisant le produit. avec un solvant convenable. Quand le produit est liquide le produit huileux restant est purifié par distillation sous pression réduite ou par chromatographie sur alumine pour l'isoler sous sa forme pure. Un autre procédé de préparation des composés de formule (I) consiste à faire reagir l'alcool propargylique avec l'iode en présence d'un hydroxyde alcalin dans un solvant inerte vis-à-vis de l'iode tel que le chloroforme, le dichlorométhane, le tétrachlorure de carbone, le dioxane, et solvants semblables, pour produire l'alcool 2, 3, 3-triodoallyliaue en une seule étape. L'alcool triodoallylique est généralement peu soluble dans certains des solvants mais est facilement soluble dans ls solvants dipolaire aprotiques, et petit être alcoyle avec un agent d'alcoylation approprie dans des colvants dipolaires aprotiques tels que le diméthylformamide, le diméthylsulfoxyde, pour former le produit désiré.L'alcool triodoallylique peut aussi être transforme tout d'abord en son dérivé actif , l'halogénure 2, 3,3-triodo-allylique ou pseudo halogenure en présence d'une base et l'halogénure résultant peut alors être alcoyle par traitement avec un alcoolate metallique alcalin ou en le soumettant à unealcoolyse en présence d'un agent alcalin pour obtenir le produit desire. L'invention concerne aussi une composition comprenant l'éther 2,3,3 triodoallyl--methylique comme ingrédient actif, utile comme additif aux aliments favorisant la croissance des volailles ou comme agent de traitement de la diarrhée des porcs. L'ether 2,3,3-triodoallyl-méthylique a un point de fusion de 43,5 à 44,5 C et possède un large domaine d'activité antimicrobienne contre les bactéries Gram-positives et Gram-négatives telle qu'indiquée au tableau I Tableau I : Spectre antimicrobien de l'éther 2,3, 3-triodoallyl-methylique Bactérie Concentration d'inhibition minimum(mcg/ml) Staphylococcus aureus 209-p 6.25 Streptococcus haemolyticus Cook 12.5 Diplococcus pneumoniae Type I 10 - 1 Bacillus subtilis PCI 219 10 - 1 Salmonella typhi 0-901-W 3.12 Escherichia coli Communis 10 - 1 0-16 6.25 0-20 0.78 0-78 3.12 0-83 12.5 0-135 3.12 0-139 12.5 0-142 6.25 Mycobacterium tuberculosis H37RV 10 - 1 El-tor vibrio 3.12 Tricophyton asteroides 1.56 Aspergillus fumigatus Saito 3.12 Candida albicans Totuka 3.12 Cryptococcus neoformans 301 0.78 Ce composé est faiblement toxique pour la volaille et les porcs ainsi que le montre les valeurs de DL50 sur la souris qui sont indiquees au tableau II. Tableau II : Toxicite (DL50) sur la souris Administration orale supérieure à 1 000 mg/kg Administration intrapéritonéale 50 - 100 mg/kg Comme on le sait, DL50, ou la dose léthale moyenne, est la dose qui est fatale à 50 % des animaux testés. et plus la DL50 est élevée la toxicité du produit testé est faible. L'éther 2, 3, 3-iodoallyl-methylique est prépare, par exemple, par une reaction d'addition de l'éther 3-iodo-2-propinyl-methylique avec l'iode. On a trouve que l'éther 2,3, 3-triodoallyl-méthylique est un additif aux aliments qui possède d'excellents effets sur la croissance chez les volailles, qui ne fait pas double emploi avec les produits pharmaceutiques pour le traitement des maladies humaines ; il est faiblement absorbé par l'appareil digestif de la volaille, ne contient pas de produits résiduels et n'a pas de résistance croisée. Une pratique générale des elevages industriels de volailles consiste à utiliser des aliments ou sont incorporées de faibles quantités de divers antibiotiques dans le but d'empêcher les maladies et d'activer la croissance. Cependant, beaucoup de ces antibiotiques utilisés dans ce but sont tout d'abord prévus pour les maladies humaines. On a montre que l'usage prolongé de tels antibiotiques dans les aliments pour volailles favorisait l'évolution de chaînes resistantes de bactéries qursont évacuées avec les excréments, ce qui peut produire une pollution de l'environnement d'où il résulte en fait des problèmes dans le traitement des maladies humaines. Même les antibiotiques non prévus pour l'usage humain, s' ils ont un effet de résistance croisée, sont indésirables pour la même raison. On a egalement montré que lorsqu'un tel antibiotique reste dans la partie comestible de la volaille, il peut causer des allergies.Des hormones stéroldes, par ailleurs, ajoutées aux aliments pour volailles pour stimuler la croissance ont été interdites lorsque l'on a découvert qu'elles engendraient des produits résiduels et avaient des effets nocifs chez l'homme. Les additifs des aliments pour favoriser la croissance ont des effets sur les groupes de bactéries qui se trouvent normalement dans les intestins quand ils passent au travers de l'appareil digestif. Le tableau I montre clairement que l'éther 2, 3, 3-triodoallyl-méthylique est efficace contre de telles bactéries. Il également souhaitable que l'effet sur la croissance soit obtenu par une faible addition dans les aliments pour volailles, mais que, les additifs, même en grande quantité n'aient pas d'effets nocifs. La fiabilité des additifs de la présente invention est mise en évidence par le tableau 2. Une valeur de la DL50 supérieure à 1 000 mg/kg dans le cas de l'administration orale chez la souris montre que l'éther 2, 3, 3-triodoallyl-méthylique est un excellent additif des aliments pour volailles. Par ailleurs, une valeur de la DL50 de 50 à 100 mg/kg dans le cas de l'administration intrapéritonéale chez la souris indique une toxicité relativement faible. C'est en raison de la difficulté d'absorption de l'éther 2, 3, 3-triodoallyl-méthylique de la paroi intestinale dans l'appareil digestif que la DL50 dans le cas de l'administration orale est 10 à 20 fois plus importante ou davantage, que dans le cas de l'administration intrapéritonéale. S'il n'y a pas d'absorption a partir de la paroi intestinale il en résulte naturellement que l'additif ne produit pas de résidus dans les parties comestibles telles que les muscles de la volaille. La quantité d'éther 2, 3, 3 -triodoallyl-méthylique à ajouter aux aliments est en général de 1 à 200 g par tonne d'aliments, et l'additif est uniformément melangé aux aliments. Comme il est suggéré au début, un autre objet de l'invention est constitué par un agent de traitement de la diarrhée des porcs contenant l'éther 2, 3, 3triodoallyl-méthylique comme ingrédient actif,ce qui ne fait pas double emploi avec les produits pharmaceutiques pour le traitement des maladies humaines; ce produit n'a pas de résistance croisée, est difficilement absorbe par l'appareil digestif du porc et ne produit pas de résidus. On sait aue des diarrhées sérieuses se produisent chez les jeunes porcs, ce qui nuit à la production des porcs. Les antibiotiques pour l'homme qui sont efficaces contre le colibacille pathogène ont eté utilisés pour prévenir et traiter les diarrhées du porc, mais ceci a posé des problèmes de l'hygiène en raison de la propagation de chaines résistantes de bactéries.L'éther 2, 3, 3-triodoallyl-méthylique ne présente pas ces défauts et peut être utilisé efficacement et en toute sécurité pour le traitement des diarrhées des porcs. L'ether 2, 3, 3-triodoallyl-méthylique sous forme cristalline est réduit est en une fine poudre ,et/ soit appliqué en couche avec de la gélatine dans une proportion d'environ 10 %, soit dilué 10 fois avec du lactose. Il est utilise à raison d'environ 10 mg ou plus par kilo en une seule unité ; la quantite peut être augmentée selon le cas. D'ordinaire il est administre deux fois le ler jour, et ensuite une fois par jour pendant 3 à 4 jours. Par ce traitement la maladie est généralement guérie en 5 jours environ. Les exemples suivants, fournis à titre indicatif, illustrent la présente invention Exemple I Preparation de l'éther 2, 3, 3-triodoallyl-methylique 16 g d'éther 3-iodo-2-propinyl-méthylique sont dissous dans 80 ml de chloroforme, puis on ajoute 25,4 g d'iode en poudre. Le mélange est chauffé sous reflux pendant 3 heures au bain-marie à 700 C.; on laisse reposer pendant la nuit à température ordinaire. Puis on chauffe à 70 et on agite en ajoutant progressivement une solution aqueuse 1N de thiosulfate de sodium jusqu'à disparition de la couleur de l'iode. La phase aqueuse qui se forme est séparée. La phase chloroformique est lavée à l'eau, et par évaporation du solvant sous pression réduite on obtient environ 30 g de cristaux bruts. Les cristaux bruts sont recristallisés dans le méthanol pour former 29,5 g (rendement 79 %) de cristaux incolores en forme de colonne ou de plaque, de point de fusion de 43,5 à 44,50 C. Valeurs d'analyse élémentaire C6H5013 : 450 Calculé : C 10,07 H 1,12 Trouvé : C 9,62 H 1, 31 RMN (CCI4), # (ppm) ; 3,32 (singulet, 3H, CH3O-),4,04 (singulet, 2H, - CH2-0-). (Remarque : les valeurs de J du spectre de RMN sont obtenues en utilisant le tetramethylsilane comme référence). Exemple 2 Préparation de l'éther ethyl-2, 3, 3-triodoallylique 16 g d'ether éthyl-3-iodo-2-propinylique (Eb.50-52 C/4 mmHg) sont dissous dans 100 ml de chloroforme, puis on ajoute 20 g d'iode. Sous agitation, le mélange est irradié par de la lumière blanche en utilisant un filament de tungstene de 500 W à usage photographique. Pendant la réaction, le melange réactionnel est maintenu à une température inferieure à 100 C. par refroidissement dans de la glace. Quand la couleur de l'iode a pratiquement disparu, on ajoute une solution aqueuse 1N de thiosulfate de sodium au mélange réaction nel et on agite pour évacuer l'iode qui n'a pas réagi. La phase chloroformique est lavée à l'eau et séchee avec du sulfate de sodium anhydre.Après évaporation du solvant on obtient 32 g d'un produit huileux qui se trouve être de l'éther éthyl-2, 3, 3-triodoallylique pur (R = éthyl dans la formule (I) ). La distillation de ce produit huileux sous pression réduite produit un liquide dont le point d'ébullition est de 108 à 110 C. à 0,27 mmHg. RMN (CDCL3), j # (ppm), 1,36 (triplet, J = 7 cps, 3H,-CH3), 4,19 (singulet, 2H, - O-CH2-). Exemple 3 Préparation de l'éther isopropyl-2,3, 3-triodoallylique 2,8 g d'éther isopropyl-3-iodo-2-propinylique (Eb. 63-65 C./6 mmHg) sont dissous dans 30 ml de chloroforme puis on ajoute 3,2 g d'iode. Le melange est alors soumis à la même réaction et au même traitement que dans l'exemple 2. Apres évaporation du chloroforme de l'extrait chloroformique on obtient 4,65 g (rendement 77 ,5 %) de cristaux. La recristallisation dans le methanol produit 3,25 g de cristaux incolores dont le point de fusion est de 43,5 à 44 C. Valeurs d'analyse élémentaire C6HgOI3 : 477,8 Calculé : C 15,07 H 1,90 Trouvé : C 15,07 H 1,82 Exemple 4 Préparation de l'éther n-propyl-2,3,3-triodoallylique 8,4 g d'ether n-propyl-3-iodo-2-propinylique (Eb. 69-70 C/S C/5,2 mmHg) sont dissous dans 50 ml de chloroforme et 9,5 g d'iode. Le mélange est soumis a la même réaction et au même traitement que dans l'exemple 2. Apres évaporation du chloroforme de l'extrait chloroformique, on obtient 17,3 g d'un produit huileux. Pour le cristalliser, on dissout le produit dans le methanol . On obtient 12,8 g de cristaux jaune clairs de point de fusion 33,5 à 340 C. Valeur d'analyse élémentaire C6 H9 OI3 :447,8 Calculé : C 15,07 H 1,90 Trouvé : C 15,05 H 1,89 Exemple 5 Préparation de l'éther 3-iodo-propinyl-methylique 44,8 g d'alcool propargylique et 93,4 g d'hydroxyde de potassium à 96 % sont dissous dans 80 ml d'eau. Tout en maintenant la solution aqueuse obtenue à environ 150 C. sous agitation, on ajoute 100,8 g de diméthyle sulfate goutte à goutte pendant environ 1 heure, puis on chauffe le mélange à 600 C pendant 1 heure. Un tube à distillation est fixe sur le réacteur utilisé. le mélange est chauffé à environ 600 C sous agitation, et le distillat est recueilli. On porte ensuite le bain-marie à 80 C, et on recueille tout le liquide qui a distillé. On obtient 61 g, et le distillat a un point d'ébullition de 58 à 650 C. Ce produit est l'éther methyl-propargylique (pureté : environ 78 X, rendement : 96 t), contenant du méthanol en faible quantité. L'identification est faite par chromatographie en phase gazeuse et par spectre de RMN. RMN (CDCL3) # (ppm) : 4,07 (doublet, J = 2 cps, 2H, -CH2-0-), 3,36 (singulet, 3H > - O-CH3), 2,48 (triplet, J = 2 cps, 1H, HC - C-). En outre le spectre de RMN présente un signal à 3,27 ppm correspondant au proton du@groupe méthyle des methanols. 7 g d'éther méthyl-propargylique, contenant environ 22 % de méthanol, obtenus ci-dessus sont introduits dans une solution de 11,2 g d'hydroxyde de potassium dans 20 ml d'eau. Tout en agitant énergiquement le melange à temps rature ordinaire, on ajoute en plusieurs fractions, 25,4 g d'iode. Le mélange est agité à température ordinaire pendant environ 1 heure. Le produit est extrait avec 50 ml de chloroforme. La phase chloroformique est lavée à I'eau, puis séchée avec du sulfate de sodium anhydre. Après élimination du chloroforme par distillation, on obtient 15 g d'un liquide transparent incolore qui est de l'éther 3-iodo-2-propinyl-methylique (R = méthyle dans la formule (II) ). La purification du liquide par distillation sous pression réduite produit 13 g (rendement : 85,5 %) d'un liquide dont le point d'ébullition est de 39 à 400 C. sous 2 mmHg, comme produit pur. En traitant l'alcool propargylique dans les mêmes conditions avec les reactifs correspondants, on obtient de l'éther ethyl-3-iodo-2-propinylique (Eb. 50-52 C/4 mmHg, rendement 84,5 %) , l'éther isopropyl-3-iodo-2-propiny- lique (Eb. 63 à 65 C/6 mmHg, rendement 51,0 g), et l'éther n-propyl-3-iodo2-propinylique (Eb. 69-70 C. /5,2 mmHg, rendement 74 %). Exemple 6 Préparation de l'éther methyl-2,3,3-triodoallylique 1,15 g d'iodure 2,3,3-triodoallylique (F. 80-81 C., préparé par réaction d'addition du 1,3-diodopropyne et de l'iode) et dissout dans 35 ml de méthanol, puis on ajoute au melange 2 ml de potasse 1,05 N dans le méthanol , puis on laisse reposer à 300 C pendant 24 heures. Le melange est ensuite concentré sous pression reduite à une température inférieure à 400 C, et on ajoute 10 ml d'eau , puis on laisse reposer pendant la nuit à 0 C. Il se forme tout d'abord une huile qui cristallise progressivement pour donner 890 mg de cristaux bruts. La recristallisation dans le méthanol produit 496 mg (rendement 52 %) d'un produit cristallin jaune pâle dont le point de fusion est de 42 à 43,5 " C. Exemple 7 Préparation de i 'éther méthyl-2,3,3-triodoallylique 8,72 g d'alcool;2,3,3-triodoallylique (F. 152-153 C, prépare par reaction de l'alcool propargylique avec l'iode en présence d'une base) est dissous dans 20 ml de diméthylformamide, puis on ajoute successivement 3,8 g de diméthyle sulfate et une solution de 1,3 g d'hydroxyde de sodium dans 5 ml d'eau, goutte à goutte, en agitant, pendant 1 heure, tout en maintenant la température du melange réactionnel à 15-20 C. pendant l'addition, en refroidissant la paroi externe avec de l'eau. A la fin de l'addition, le mélange est agité à 25 C pendant 30 minutes, et on ajoute 60 ml de glace fondante pour précipiter le produit cristallin.Le produit ainsi obtenu sous forme de cristaux est séparé par filtration puis lavé une premiere fois avec de l'eau, puis avec une faible quantité de methanol froid, pour produire 7,5 g (rendement 83,3 %) du produit dont le point de fusion est 42 à 43" C. Exemple 8 Preparation de l'éther methyl-2,3,3-triodoallylique 4,36 g d'alcool 2,3,3-triodoallylique sont dissous dans 10 ml de dimethyl- formamide, et on ajoute successivement 4,26 g de iodure méthylique et une solution de 0,8 g d'hydroxyde de sodium dans 3 ml d'eau, goutte à goutte, en agitant et en refroidissant avec de la glace pendant environ 30 minutes. A la fin de l'addition, le mélange est agité pendant 5 heures à 25 C, et on ajoute 50 ml de glace fondante pour précipiter un produit cristallin. Les cristaux ainsi obtenus sont séparés par filtration, et laves une première fois avec de l'eau, puis avec une faible quantité de méthanol froid, pour produire 3,9 g (rendement = 86,9 %) d'un produit cristallin jaune pâle dont le point de fusion est 42-430 C. Exemple 9 Préparation de l'éther méthyl-2,3,3-triodoaIlylique 5,9 g de p-toluenesulfonate 2,3, 3-trioallylique (F. 114-116 C, préparé par réaction d'addition du p-toluenesulfonate 3-iodo-2-propinylique avec I'iode, ou par réaction du chlorure de p-toluènesulfonyl et de l'alcool 2,3,3-triodoallylique en présence d'une base) sont dissous dans 10 ml de diméthyiformamide, puis on ajoute 0,55 g de méthoxyde de sodium tout en refroidissant avec de la glace et en agitant. Le mélange est ensuite agite pendant 30 minutes sur bain de glace, puis pendant 1 heure à 25 C, et ensuite on ajoute 60 ml de glace fondante pour precipiter un produit cristallin.Le produit ainsi obtenu est sépare par filtration, et lavé une première fois avec de l'eau, puis avec une faible quantite de méthanol froid pour produire 4,1 g (rendement 91 %) de cristaux jaune pâle dont le point de fusion est de 42-430C. Exemple 10 Préparation de l'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique 16 g d'ether 3-iodo-2-propinyl-méthylique sont dissous dans 80 ml de chloroforme, puis on ajoute 25,4 g d'iode en poudre. Le melange est chauffé sous reflux pendant 3 heures sur bain-marie à 700 C. On laisse reposer à temperature ordinaire pendant la nuit, puis on chauffe à 70 , et on agite en ajoutant progressivement une solution aqueuse 1N de thiosulfate de sodium jusqu'à disparition de la couleur de iode. La phase aqueuse est séparée. La phase chloroformique est lavée à l'eau, et après evaporation du solvant sous pression réduite, on obtient environ 30 g de cristaux bruts.Les cristaux bruts sont recristallises dans le méthanol pour produire 29,5 g (rendement 79 %) de cristaux sensiblement incolores en forme de colonne ou de plaque, dont le point de fusion est de 43,5 à 44,5 C. Valeur d'analyse élémentaire C6 H5 OI3 = 450 Calculé : C I0,07 H 1,12 Trouve : C 9,62 H 1,31 RMN (CCI4), # (ppm) : 3,32 (singulet, 3H, CH3O-) 4,04 (singulet, 2H, -CH2-0-) Remarque : les valeurs de # du spectre de RMN sont obtenues en utilisant le tétramethylsilane comme référence. Exemple 11 Une quantite d'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique, comme il est indiqué au tableau 3, est mélangés uniformément à une tonne de produits alimentaires pour volailles. L'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique a été auparavant mélange à 100 fois son poids d'enveloppes de riz dégraissées. On a eleve 20 poussins pendant 10 semaines en utilisant ce mélange. Les augmentations de poids sont indiquées au tableau 3. Le tableau 3 montre que tous les groupes élevés avec les aliments contenant l'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique ont présenté un accroissement de poids au bout de 10 semaines, qui a été compare au poids du groupe auquel n'a pas ete administre l'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique, Par exemple, il apparat clairement que les poussins nourris avec l'aliment contenant l'éther 2,3,3 triiodollayl-méthylique à raison de 10 g par tonne étaient plus gros que ceux alimentes avec le produit qui ne contenait pas cet additif. L'addition de grandes quantités d'ether 2,3,3-triiodoallyl-methylique ne produit pas de diminution du poids de toute évidence en raison du fait que ce composé particulier est peu absorbé par l'appareil digestif et ne produit pas d'effets secondaires. TABLEAU 3 quantité Indice d'augmentation ajoutée 2è semaine 4è semaine 6è semaine 8è semiane 10è semaine de poids* (g/tonne d'aliments) 1 120,4 357,4 682,4 1084,4 1329,7 109,9 5 125,9 362,1 | 706,2 1099,3 1408,4 116,4 10 147,6 388,0 | 764,0 1150,7 15I2,1 125,0 20 120,4 350,2 647,3 990,7 1303,1 109,7 50 124,3 359,4 671,3 1030,5 1382,2 114,3 100 128,2 349,8 663,1 946,7 1223,7 101,2 200 106,5 343,2 686,3 1039,6 1298,3 107,3 sans additif 116,4 341,2 611,2 926,7 1209,7 100,0 PROCAINE PENICILLINE G 129,3 374,6 664,2 1012,9 1324,0 109,5 20 9 * Indice calcule sur la base du groupe sans additif (100,0). Exemple 12 L'ether 2,3,3-triiodoallyl-méthy7lque est finement réduit au mortier, puis dilué 10 fois avec du lactose. Un test clinique a été réalise en utilisant cette composition pour traiter les diarrhées de 41 porcs. La composition était admi nistrée par voie orale, 2 fois le premier jour et une fois par jour pendant les 3 à 4 jours suivants. Les résultats sont indiqués au tableau 4.Dans ce tableau, les symboles +++, ++, + et - ont les significations suivantes +++ : excréments liquides ++ : excrements troubles + : excréments mous - : excréments normaux N Sexe Age Poids Posologie simple Conditions Appréciation (jours) kg (mg de poudre pure ler 2ème 3ème 4ème 5ème par kg) jour jour jour jour jour 1 M 21 5 60 ++ - guèrison 2 M 21 5 60 + - " 3 F 21 5 60 +++ - " 4 M 26 7 43 + ++ + - " 5 F 26 7 43 + ++ - " 6 M 26 7 43 + ++ - " 7 M 7 3 100 ++ + + - " 8 F 7 3 100 + +++ + - " 9 F 13 4 75 ++ + - " 10 F 13 4 75 + ++ - " 11 M 12 2 150 +++ + - " 12 M 12 2 150 +++ + + + - " 13 M 27 8 100 ++ - " 14 M 28 8 100 ++ - " 15 F 22 5 60 + +++ - " 16 M 10 4 75 ++ +++ - " 17 F 10 3 100 +++ + - " 18 F 10 3 100 ++ + - " 19 M 10 4 75 + - " 20 F 15 3 100 + + - " 21 F 15 3 100 + + - " 22 F 9 2,5 120 ++ - " 23 F 9 1,5 200 ++ - " 24 M 9 1,5 200 ++ - " 25 F 8 2 150 +++ - " 26 M 34 5,5 35 ++ ++ - " 27 M 55 10,1 50 +++ +++ ++ ++ - " 28 M 54 6,1 41 +++ +++ ++ + - " 29 M 56 13,8 51 +++ ++ - " 30 M 35 4,1 49 ++ + - " 31 F 35 4,3 47 ++ + - " 32 F 35 4,1 49 ++ + - " 33 M 34 6 42 ++ + - " 34 F 26 2,7 56 +++ +++ ++ ++ 35 M 65 10 50 ++ + - " 36 F 28 4 50 +++ +++ ++ - " 37 M 28 5 50 ++ + - " 38 F 40 5,3 47 ++ ++ - " 39 M 38 6,6 46 ++ ++ - " 40 M 39 5,9 42 ++ ++ - " 41 M 38 6,7 44 ++ ++ - " Tableau 4 (a) Etude comparative : effet du sulfate de kanamycine contre la diarrhée du porc. N Sexe Age Poids Posologie simple Conditions Appréciation (jours) kg (mg/kg) ler 2è 3è 4è 5è jour jour jour jour jour 1 M 17 2,0 150 ++ ++ + - guérison 2 F 17 2,1 145 ++ ++ ++ + - " 3 M 17 2,3 135 + + + + - " 4 M 18 2,3 130 +++ ++ ++ + - " 5 F 18 2,3 130 + - " 6 F 16 4,0 75 +++ mort 7 M 22 2,7 110 ++ - guérison 8 F 22 2,5 120 ++ ++ + - " 9 F 19 3,0 100 +++ ++ + - " 10 M 19 2,6 115 ++ + + - " il F 15 1 2,6 5 + + + - guérison 12 M 15 2,3 130 ++ ++ ++ ++ + sans effet 13 F 15 2,4 125 ++ - guérison 14 F 15 3,0 100 + + + - " 15 M 16 3,0 100 + - " 16 F 19 2,8 105 ++ - " 17 F 23 4,6 65 + - " 18 M 23 3,0 100 ++ ++ + + - " 19 F 23 4,5 67 + - " 20 F 24 3,5 85 ++ +++ ++ ++ sans effet 21 M 7 2,0 150 ++ ++ + + + " 22 F 9 | 3, 1 + ++ | ++ + + 23 M 15 5,0 60 ++ ++ # + = guérison 24 M 15 5,0 60 ++ + + 25 F 13 4,0 75 ++ +++ ++ 26 M 12 4,0 75 + +++ + Les résultats indiques au tableau 4 montrent les effets superieurs de l'éther 2, 3, 3-triiodoallyl-méthylique contre la diarrhée du porc. REVENDICATIONS 1. Ethers alcoyl-2, 3, 3-triiodoallyliques de formule (I) ou R représente un groupe alcoyle, qui peut être un groupe méthyle,éthyle n-propyleet isopropyle 2. Procédé pour la préparation des éthers alcoyl-2,3, 3-triiodoallyliques de formule (I), consistant dans l'addition de l'iode a un ether alcoyl -3-iodo-2-propc2nyl ique de formule (II) I - C - C - CH2 - O - R (iz) où R a la même signification que dans la revendication 1. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que la réaction d'addition est réalisée a 50 à 800 C. 4. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que a réaction d'addition est réalisée à une temperature inférieure a la température ordinaire, à la lumière. 5. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'iode est utilisé en exces. 6. Procédé pour la préparation des éthers de formule II), caractérisé par la réaction de l'alcool propargylique avec un sulfate d'alcoyle ou un sulfonate d'alcoyle en présence d'une base, pour former un éther alcoyl-2propinylique de formule (III) HC I C - CH2 - O - R (III) ou R a la même signification que dans la revendication 1, puis par la substitution de l'iode à l'atome d'hydrogene acétylénique de l'éther alcoyl-2-proptny- lique. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que la réaction de substitution monoiodee est réalisée en ajoutant une solution aqueuse d'iode à l'éther alcoyl-2-propinylique dans une solution d'un hydroxyde alcalin dans l'eau ou dans un alcool inferieur. 8. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que la réaction de substitution monoiodée est réalisée en traitant l'éther alcoyl-2-propinylique avec un composé de cuivre ou sel complexe de cuivre pour le transformer en son acétylure cuivré et en faisant agir l'iode sur l'acétylure cuivré. 9. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que la réaction de substitution monoiodée est réalisée en faisant agir l'iode sur l'éther alcoyl2-propinylique dans l'amoniaque liquide ou en présence d'une amine organique. 10. Procédé de préparation des éthers de formule (I > caractérisé par a réaction de l'alcool propargylique avec un sulfate d'alcoyle ou un sulfonate d'alcoyle en présence d'une base pour former l'éther alcoyl-2-propinylique de formule (III), par la substitution de l'iode a l'atome d'hydrogene acêtylénique de l'éther alcoyle-2-propinylique pour former un éther alcoyl-3-iodo-2-propinylique de formule (II), puis par l'addition de l'iode à l'éther alcoyl-3-iodo-2propinylique obtenu. 11. Composition contenant l'éther 2,3,3-triiodoallyl-méthylique à titre de principe actif. 12. Aliment pour volailles consistant essentiellement en un aliment composé contenant 1 à 200 g d'6therrE, 3, 3- triiodoallyl-méthylique par tonne d'aliment. 13. Composition pour le traitement de la diarrhée du porc consistant essentiellement en l'éther 2, 3, 3- triiodoallyl-méthylique et en un support pharmaceutiquement acceptable.