L'invention concerne les soutènements miniers marchants pour les galeries d'exploitation, essentiellement pour les dressants de 0,5 à 1,0 m d'ouverture. Les soutènements marchants sont bien connus et comprennent 5 d'ordinaire des piles de protection disposées transversalement par rapport à l'appareil de transport (convoyeur) de la taille,du côté exploité. Chaque pile comporte une semelle s'appuyant sur le mur de la couche et sur laquelle sont montés des étançons téles-copiques, en règle générale hydrauliques, portant des chapeaux 10 qui soutiennent le toit de la couche et sous la protection desquels sont exécutés les travaux d'exploitation. Au fur et à mesure de l'exploitation du minéral, à la suite de l'avancement de la taille, on ripe le convoyeur et les piles à l'aide des vérins de ripage qui sont articulés d'un côté à la 15 semelle de la pile et de l'autre à un tirant accouplant les piles du soutènement au convoyeur. En tant que tirant, on utilise un câble qui est amarré d'un côté à la semelle de la pile, contourne une poulie fixée au convoyeur et est amarré de l'autre côté au vérin de ripage. 20 Pour prévenir le glissement des piles suivant le pendage de la couche lors du desserrage des étançons, ainsi que le basculement latéral lors du ripage, les piles sont accouplées deux par deux. . Notamment, il a été proposé d'accoupler les piles deux par 25 deux à l'aide de guides coulissant les uns par rapport aux autres, orientés transversalement par rapport au convoyeur et parallèlement aux axes longitudinaux des piles accouplées. L'un des guides, sous la forme d'un tube fendu, est fixé à un support de la semelle d'une pile, et l'autre guide, sous la forme d'un tube ou 30 d'une tige cylindrique, est engagé dans le premier et est fixé au support de l'autre pile - la pile voisine -, les supports coopérant avec des amortisseurs sur les semelles des piles (certificat soviétique d'auteur d'invention n° 248600 dans la classe 5c, 23/00). 35 Les soutènements connus, conçus comme décrit ci-dessus, se sont, dans l'ensemble, bien comportés en utilisation dans les plateures (pendage jusqu'à 20°). Mais, lorsqu'ils sont utilisés dans les semi-dressants (pendage supérieur à 25°), la retenue des piles du soutènement vis-à-vis du basculement n'est pas assu-40 rëe. 70 18820 2 2043624 En outre, le soutènement n'est pas en état de retenir le convoyeur vis-à-vis du glissement ; aussi faut-il prévoir des dispositifs supplémentaires pour le retenir» L'invention vise à supprimer ces inconvénients. 5 II s'agissait donc de créer un soutènement minier dans le quel des perfectionnements seraient apportés à la liaison.des piles aux tirants, et aux supports maintenant les guides. On propose un soutènement comprenant plusieurs piles, constituées chacune par une semelle sur laquelle sont montés des 10 étançons télescopiques portant des chapeaux soutenant le toit de la couche, dans lequel les piles sont accouplées deux par deux à l'aide de guides coulissant l'un par rapport à l'autre, engagés l'un dans l'autre, disposés parallèlement à l'axe longitudinal des piles et maintenus par des supports à amortisseur.fixés 15 aux semelles, auxquelles sont articulés par un côté les vérins de ripage dont l'autre côté est articulé au*tirant liant les piles accouplées à l'appareil de transport du chantier. Suivant l'invention, le tirant est un élément rigide avec des glissières"qxi coopèrent avec des mains fixées aux semelles des piles,et les 20 supports sont fixés sur un axe horizontal de façon qu'ils puissent osciller par rapport à la semelle, ces supports étant orientés au pendage de la couche et portant des vérins qui pressent les semelles des piles contre le mur de la couche. Le perfectionnement indiqué permet de prévenir le glissement 25 du convoyeur et le basculement latéral des piles au cours du ripage. Ci-dessous on .donne la description détaillée d'un exemple de réalisation de l'invention avec renvois aux dessins annexés qui représentent : 30 la fig. 1, le soutènement minier proposé (coupe longitudi nale entre piles accouplées) et l'appareil de transport du chantier qui lui est lié ; la fig. 2, le même soutènement, vu de dessus sur deux piles accouplées, les chapeaux étant enlevés ; 35 la fig. 3, la vue sur deux piles accouplées du soutènement du côté de l'appareil de transport du chantier ; la fig. 4, la coupe IV-IV sur la fig. 2 . . Comme on le voit sur les fig. 1 et 2, le soutènement comprend plusieurs piles 1 et 2 alignées du côté exploité, transver-40 salement par rapport à l'appareil de transport 3 de la taille,qui, 70 18820 3 2043624 en 1'occurence, est un convoyeur. Chaque pile 1 ou 2 est constituée par une semelle 4 s'appuyant sur le mur de la couche, sur laquelle sont montés des étançons hydrauliques 5 télescopiques portant les chapeaux 6 qui soutiennent le toit de la couche et 5 sous la protection desquels sont exécutés les travaux d'exploitation. Pour une meilleure stabilité, les piles 1 et 2 du soutènement sont accouplées deux par deux au moyen de guides 7 et 8 engagés l'un dans l'autre, pouvant coulisser l'un par rapport à 10 l'autre et disposés parallèlement à l'axe longitudinal 0-0 des piles 1 et 2. Le guide 7 (fig. 4) est réalisé sous la forme d'un tube fendu (à section non fermée), et est maintenu par un support 9 de la pile 2 ; le guide 8 est réalisé sous la forme d'un tube ou 15 d'une tige cylindrique engagé dans le guide tubulaire 7 et maintenu par un support 10 de la pile 1. Les supports 9 et 10 sont fixés de façon qu'ils puissent osciller sur les semelles 4 des piles respectives 1 et 2, autour d'un axe horizontal 11. Cela est nécessaire pour le positionnement automatique des piles 1 et 20 2 selon les inégalités du mur de la couche ou les déblais restés sur le mur. Pour prévenir le basculement latéral des piles 1 et 2 au pendage de la couche, il est prévu des vérins 12 pressant la semelle 4 des piles 1 et 2 contre le mur de la couche lors du ri-25 page des piles. Le vérin 12 de la pile 1 est monté sur le support 10, et le vérin 12 de la pile 2 est monté sur un support auxiliaire 13, également articulé sur l'axe horizontal 11. Sur les fig. 2 et 3, on peut voir que les supports 10 et 13, portant les vérins 12, 30 sont disposés sur les semelles 4 des piles suivant le pendage de la couche. La réaction des oscillations des supports 9, 10 et 13 est absorbée par des amortisseurs 14 et 15 sous la forme d'éléments intercalaires en matière élastique. Dans la pile 1, ces inter-35 calaires sont disposés entre les parties frontales des supports 9 et 13 et sont assemblés entre eux par des boulons 16 ; dans la pile 2 l'intercalaire est fixé à la face du support 10 par un boulon 17. '' Les piles 1 et 2 du soutènement et l'appareil de transport 3 40 du chantier sont ripés à la suite de 1'avancement du front de 70 18820 4 2043624 taille par des vérins de ripage 18 (fig. 2 et 4) qui sont articulés, d'un côté, aux semelles 4 des piles 1 et 2 et, de l'autre côté, à un tirant 19, lequel se présente sous la forme d'une poutrelle rigide reliant les piles accouplées 1 et 2 du soutène-5 ment à l'appareil de transport 3, à l'aide de ressorts 20, 21 et d'un,boulon 22. L'assemblage du tirant 19 à l'appareil de transport 3 peut aussi être réalisé autrement, par exemple à l'aide d'une articulation adéquate. Le tirant 19 comporte des glissières 23 qui sont enserrées 10 par les mains 24 de leviers 25 et 26 fixés à l'avant des semelles 4 des piles respectives 1 et 2. Le principe de fonctionnement du soutènement proposé est analogue à celui des soutènements du même type et consiste en ce qui suit. 15 Au fur et à mesure de l'avancement de la taille, ce sont les vérins 18 qui ripent d'abord à tour de rôle les piles 1 et 2, c'est-à-dire qu'une pile est d'abord desserrée, en particulier la pile 1, puis elle est tirée vers l'appareil de transport 3, tandis que la pile 2 est alors en serrage ; puis la pile 1 ripée 20 est mise en serrage, tandis que la pile 2 est desserrée et tirée vers l'appareil de transport 3. Cette séquence est répétée pour toutes les piles. Ensuite, les vérins 18 ripent l'appareil de transport 3 vers le front de taille, les piles 1 et 2 étant en serrage. 25 Le guidage des piles est assuré par les guides 7, 8 et les glissières 23. La particularité du fonctionnement du soutènement proposé consiste en ce que, lors du desserrage et du ripage, les piles sont tenues pressées contre le mur de la couche pair les vérins 12, ce qui assure une meilleure stabilité des piles et 30 prévient le glissement au pendage de l'appareil de transport 3. 70 18820 5 2043624 REVENDICATION Soutènement minier marchant pour galeries d'exploitation des semi-dressants, comprenant plusieurs piles, constituées chacune par une semelle s'appuyant sur le mur de la couche et portant des 5 étançons télescopiques, lesquels portent des chapeaux soutenant le toit de la couche, les piles étant accouplées deux par deux à l'aide de deux guides coulissant l'un par rapport à l'autre, engagés l'un dans l'autre, disposés parallèlement à l'axe longitudinal des piles et maintenus par des supports à amortisseur fixés 10 aux semelles, auxquelles sont articulées par un côté les vérins de ripage dont l'autre côté est articulé à un tirant qui relie les piles accouplées à l'appareil de transport du chantier ; caractérisé en ce que le tirant (19) est un élément rigide avec des glissières (23) avec lesquelles coopèrent des mains (24) fixées 15 aux semelles (4) des piles (1 et 2), que les supports (9, 10 et 13) sont fixés sur un axe horizontal (11) de façon qu'ils puissent osciller par rapport à la semelle (4), et que les supports (10 et 13), orientés suivant le pendage de la couche, portent des vérins (12) pressant les semelles (4) des piles (1 et 2) contre 20 le mur de la couche .