La présente invention concerne une charnière à fixation rapide, particulièrement indiquée pour des meubles. La fabrication moderne de meubles de série tels que les éléments de cuisine nécessite une automatisation très poussée et une intervention aussi rapide et élémentaire que possible de la part de l'homme. Il existe pour accoupler, avec une charnière le meuble et le vantail, des charnières dont au moins une penture est enfilée dans un logement Drévu dans le meuble et y est maintenue par des vis. Ce système de fixation présente un certain nombre d'inconvénients. Il faut noter, en effet, tout d'abord au'on utilise souvent comme matériau constitutif des meubles act-uels des panneaux de bois aggloméré; on sait aue, malgré les bonnes caractéristiques générales de ce matériau, les vis n'y tiennent pas très bien et que surtout on ne peut dévisser et revisser plusieurs fois une vis dans un même logement car le bois aggloméré steffrite et la vis ne tient plus suffisamment bien. Ces inconvénients sont aggravés dans le cas des charnières à retour élastique bien connues, dans lesquelles il est évident que 12 penture de la charnière doit transmettre au meuble un effort considérable. Il faut noter, en outre, qu'on doit apporter beaucoup de soin quand on fixe sur le vantail la penture libre d'une charnière déjà montée sur le corps du meuble afin que les deux parties soient bien alignées quand la fixation est achevée. Les fabricants de meubles ressentent par contre la nécessité de pouvoir disposer d'une charnière dont au moins une penture puisse être montée moyennant une manoeuvre élémentaire et rapide sur la partie corresnondante du meuble et puisse en être tout aussi rapidement démontée. I1 faut noter que cette exigence est, en outre, évidemment et clairement motivée par le fait que, très souvent, les meubles de série ont un corps d'une seule teinte, tandis que les portes sont de différentes teintes au gout de l'acqureur; on comprend alors l'avantage que représente 11 possibilité de monter, sur des corps de meubles déjà fabriqués, des portes de la teinte désirée, ou de les remplacer par d'autres d'une teinte différente. La présente invention a pour but de satisfaire à ces evi- gences en procurant une charnière oui peut être montée rapidement avec une de ses pentures sur la partie correspondante du meuble sans nécessiter un outillage particulier et sans endommager le matériau du meuble, meme en cas de montages et de démontages répétés. Une charnière pour meubles selon la présente invention comporte au moins une penture constituée par une partie allongée de la charnière que l'on enfile par coulissement dans un logement qu'on peut fixer sur le meuble, le glissement entre cette partie allongée et le logement pouvant être bloqué par un accouplement à verrouillage qu'on peut débloquer à la main. Afin que les b-uts et les caractéristiques de la présente invention ressortent plus clairement, on en décrira ci-après deux réalisations à titre d'exemple, représentées par les dessins joints dans lesquels les figures 1, 2 et 7 sont respectivement une vue en plan, en élévation et par dessous d'une première réalisation d'une char nièce selon l'invention; la figure 4 est une coupe partielle vue par le dessous comme la figure 3; la figure 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 4; t la figure 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5; la figure 7 est une vue en coupe partielle d'une seconde réalisation d'-une charnière selon l'invention; la figure 8 est une coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7; la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8; la figure 10 est une vue en pièces détachées d'une ehar- nière selon la présente invention; et la figure 11 est une coupe montrant comment la penture de la charnière est accouplée à son logement. La charnière représentée sur les figures 1 à 6 est du type à articulation en quadrilatère, c'est-à-dire qu'elle comporte -une penture 10 avec un double pivot 11, 12 sur lequel s'articulent les bras 13 et 14 pivotant autour des axes 15 et 16 montés sur l'aile 17. Un prolongement du bras 14 s'appuie sur un cavalier 18 qui réagit avec ses bras téléscopiques élastiques sur une traverse 19 de la pent-ure 17; l'action élastique exercée par le cavalier 18 force la charnière à se disposer spontanément et élastiquement en position ouverte ou fermée à partir d'unpoint mort intermédiaire. La structure de l'articulation de la charnière ne fait pas partie de la présente invention et n'est pas décrite de manière plus détaillée car elle est bien connue des spécialistes. La penture 10 consiste en une pièce en forme de botte 20 destinée à se loger dans un logement correspondant du meuble et fixée au besoin avec des vis qui serrent la bride 21 sur le meuble. La penture 17 de la charnière est plus particulièrement équipée selon la présente invention. Elle consiste en une pièce allongée 22 ayant une section essentiellement en U qui coulisse dans un logement en forme de boîte 23; du fond de cette botte 23 dépassent des axes filetés 24 destinés à être engagés à force avec une colle appropriée dans la paroi correspondante du meuble. Dans la botte 23 est ménagé un logement pour un ressort de compression 25 qui agit sur un téton 26 réagissant contre un axe 27. Cette charnière est destinée à être fixée avec sa penture 10 sur une partie du meuble, la porte par exemple. lie logement 23 sera fixé au contraire sur le corps du meuble. L'accouplement de la porte avec le corps du meuble est réalisé très simplement en enfilant la pièce 22 dans le logement 23 le biseau 28 repousse dans cette phase le téton 26 qui pénètre dans le trou 30 bloquant ainsi la pièce 22. On peut régler ensuite définitivement la position de la porte en agissant sur la vis 31; l'action exercée par la tête de cette vis sur le logement 23 éloigne en effet la pièce 22 de ce logement et, par suite, du panneau du meuble sur lequel il est monté. On peut démonter très simplement la charnière en agissant sur le téton 26 pour le repousser dans son logement en le dégageant du trou 30 de façon à libérer la pièce 22. Des trous 36 percés dans la pièce 22 et des trous 32 percés dans la paroi du logement 23 permettent de faire passer une vis de sécurité supplémentaire qui mord dans le panneau sur lequel est monté le logement 23. Bien que n'étant pas indispensable, cette vis permet d'obtenir une fixation encore plus stable de la penture bien qutelle soit destinée à supporter des efforts très réduits. lies figures 7 à 9 sont des vues analogues à celles des figures 4 à 6 représentant une variante de la charnière selon l'invention. Dans cette variante, on bloque dans le logement 23 la pièce 22 à l'aide d'un axe 33 qui s'élargit de façon télescopique sous l'action du ressort 34. lies extrémités de cet axe viennent se loger dans les trous 35 percés dans le logement 23. Dans ce cas aussi, on introduit la pièce 22 en l'enfilant dans le logement 23, la compression axiale de l'axe étant assurée par les biseaux 37, le dégagement étant obtenu par un effort de compression exercé sur les extrémités de l'axe de manière à en réduire la longueur. lies réalisations décrites ci-dessus ne le sont qutà titre d'exemple, l'idée essentielle de l'invention étant de réaliser au moins une penture de charnière en deux parties pouvant s'accoupler par verrouillage, en particulier en les enfilant l'une dans l'autre; les formes complémentaires des pièces 22 et 23 peuvent être par conséquent extrêmement diverses. lies matériaux dont on peut les constituer sont également-divers; en particulier, la pièce 22 peut être en métal tandis qu'on aura avantage à faire le logement 23 en matière-plastique. les figures 10 et 11 représentent une autre réalisation de la charnière selon l'invention constituée par deux pentures -on quadrilatère articulées l'une sur l'autre et repérée dans son wen- semble par le chiffre 40. La charnière 40 est constituée par une penture 41 destinée à être accouplée avec un logement 42. Plus précisément, la penture 41 comporte une partie 43 que l'on fixe dans un logement correspondant du meuble; sur cette partie 43 est articulée la penture 41 proprement dite qui consiste en un corps cylindrique partiellement creux 44 contenant une partie d'un mécanisme d'articulation bien connu de la charnière. le cylindre 44 se termine par une section rétrécie 45 qui s'élargit en formant une tête d'ancrage tronconique 46. 47 désigne une vis qui sert non seulement comme vis de réglage de la position définitive de la porte du meuble, mais aussi comme élément de blocage de la rotation de la penture dans son logement. lie logement 42 comporte un corps tubulaire complémentaire du cylindre 44, de préférence entièrement en matière plastique, d'où dépassent des ressauts en dents de scie 48 permettant de fixer la pièce 42 dans la paroi correspondante du meuble. Selon la présente invention, le corps 42 se termine par une partie 49 dont la section interne rétrécie peut s'élargir élastiquement. La partie 49 est complémentaire de la partie 45 de la penture 41 et son élasticité est due à une série de fentes 50 pratiquées le long de génératrices du corps tubulaire. Cette partie 49 se termine par un ample evasement 51. lie corps 42 présente, en outre, à l'extrémité opposée à la partie 49, une encoche 52 dans laquelle vient se loger la tête de la vis 47. Il est clair qu'au moment où l'on enfile la penture 41 dans son logement 42 (fig. 11) la tête 46 oblige d'abord la partie souple 49 à s'élargir radialement et que, quand la tête 46 a atteint la partie évasée 51, cette partie souple 49 s'insère alors par verrouillage dans la partie rétrécie complémentaire 45 ; les composants 41 et 42 se trouvent ainsi bloqués l'un sur l'autre de manière stable. Pour dégager la penture de son logement, il suffira d'élargir simplement la partie évasée 51 avec un outil approprié. Ainsi se trouve réalisé un accouplement à verrouillage de construction très simple et très économique et de fonctionnement très fiable. lies principes de la présente invention peuvent évidemment s'appliquer à des charnières à bras articulés d'un type différent de celles qui sont représentées ici ; on peut réaliser également, en effet, selon les principes de cette invention des charnières à un seul axe ou conformées différemment suivant les notions bien connues de la technique. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICTI0NS 1. - Charnière pour meubles comportant deux pentures articulées l'une sur l'autre, caractérisée par'le fait que l'une au moins des pentures est constituée par une partie allongée qui s'enfile par coulissement dans un logement destiné à être fixé sur le meuble, cette partie allongée pouvant être bloquée dans son logement par l'action d'un accouplement à verrouillage quand elle y est enfilée et pouvant être dégagée à la main. 2. - Charnière selon la revendication 1, dans laquelle le logement est constitué par un corps en forme de boîte doté de moyens permettant de l'encastrer dans le meuble. 3. - Charnière selon la revendication 1, dans laquelle une dent est montée sur ledit logement pour l'accrochage élastique sur une saillie correspondante de la partie allongée. 4. - Charnière selon la revendication 1, dans laquelle une dent est montée sur ladite partie allongée pour l'accrochage élastique sur -une saillie correspondante du logement. 5. - Charnière selon la revendication 1, dans laquelle la partie allongée et le logement sont percés d'un trou dans lequel peut être insérée une vis qui les serre l'-un sur l'autre en se vissant sur le meuble. 6. - Charnière selon la revendication 1, dans laquelle la partie allongée porte des moyens de réglage permettant de modifier sa position dans le logement avec lequel elle est accouplée. 7.-Charnière selon la revendication 1, dans laquelle la pent-ure se termine par une tête rétrécie puis élargie qui peut s'engager par verrouillage de manière élastique dans une partie terminale souple du logement. 8. - Charnière selon la revendication 7, dans laquelle la penture et le logement comportent des corps tubulaires correspondants pouvant s'insérer l'un dans l'autre 9. - Charnière selon la revendication 7, dans laquelle la penture a une partie terminale rétrécie qui se termine par une tête élargie et la partie terminale souple du logement comporte -une zone interne rétrécie correspondante. 10. - Charnière selon l'-une des revendications 8 et 9, dans laquelle la penture et le logement sont dotés de moyens de blocage permettant d'empêcher leurs corps tubulaires de tourner l'-un sur 1' autre.