L'invention a pour objet un élément de revêtement, notamment pour lambris ou parquet, ainsi qu'un revetement comprend nant de tels éléments. On connait déjà, en particulier pour la réalisation de revatements de sol, des éléments préfabriqués dits parquets mosaïques ou encore des panneaux destinés à être fixés par collage sur un soubassemen. approprié. Ces éléments ne permettent pas de réaliser les décors gui peuvent être obtenus par l'emploi de lames de bois massives dont l'utilisation, toutefois, est extrêmement onéreuse en raison, notamment, de ltépaisseur exigée desdites lames pour leur assemblage à ra.llures et languettes. C'est, d'une manière générait, un but de l'invention de fournir un élément de revetement, aussi bien de sol que de mur ou plafond, qui permette la réalisation d'effets décoratifs analogues à ceux exigeant pour leur mise en oeuvre des lames massives, tout en étant d'un cott notablement inférieur. C'est également un but de l'invention de fournir un tel élément dont la pose puisse etre effectuée par collage, clouage, ou de façon flottante et sans nécessiter la hauteur importante du soubassement qu'exige les parquets à lames massives C'est, à cet égard, un but de l'invention de fournir un tel élément dont la mise en oeuvre, aussi bien pour l'utilisation en tant que revetement de sol qu'en tant que revêtement de murs ou de plafonds, soit plus simple que celle faisant appel aux moyens d'assemblage courants tels que rainures et languettes, feuillures inversées en rives et en bouts, clips ou autres dispositifs mécaniques. C'est, aussi, un but de l'invention de fournir un tel élément qui pcrmetle, par juxtaposition d'éléments entre eux, de réaliser un revêtement ayant les caractéristiques physiques et mécaniques requises des revetements en bois ou en ses dérivés Un élément selon l'invention, propre à entrer dans la constitution d'un revetement, notamment d'un lambris ou parque, comprenant une couche de parement collée sur une couche de contreparement continue ou non, est caractérisé en ce que la couche Ce parement est une lame relativement mince, monolithique ou non, de forme allongée, à base de matériau lignc-cellulosique la couche de contre-parement étant constituée oar une multiplicité de patins régnant sensiblement sur toute la longeur de la lame mais sur une partie seulemert de sa largeur, les patins faisan 21 ternativemer, saillie sur l'une et l'autre des deux rives longitudinales de l'élément suivant une disposition en créneaux propre à permettre l'emboitement des parties en saillie d'un élément dans les parties en retrait d'un élément adjacent. L'invention sera bien comprise par la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en plan, de dessus, d'un élément selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne 2-2 de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue de dessus d'un revetement réalisé à l'aide d'éléments selon l'invention - la figure 4 illustre l'assemblage de deux éléments selon l'invention pour une autre forme de réalisation desdits éléments - la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4 - la figure 6 est une vue schématique en perspective illustrant l'utilisation de deux éléments selon l'invention pour un assemblage d'angle. Un élément de rev8tement selon l'invention, 10, figure 1, comprend une couche de parement 11 à base de matériau ligno-cellulosique, de forme allongée, avec des bords parallèles de grande dimension 12, 13 et des bords parallèles de petite dimension 14 et 15. La forme rectangulaire de la couche de parement 11 n'est donnée ici, bien entendu, qu'à titre d'exemple non limitatif, le contour de ladite couche pouvant etre celui d'un parallélogramme, comme montré sur la figure 4, ou d'un trapèze, ou encore d'un rectangle à une ou deux extrémités en toit, etc... Dans une première forme de réalisation, la couche de parement 11 est une lame monolithique, dont l'épaisseur, par exemple, lorsqu'elle est en bois naturel est de l'ordre de 5 à 7 mm, c'està-dire inférieure à celle d'une lame de parquet usuelle. La couche de parement peut aussi etre en bois amélioré par imprégnation et, sans que cette indication ait un caractère limitatif, son épaisseur est alors de l'ordre de 3 à 5 mm. La couche de parement peut également être en bois reconstitué, ou en un matériau aggloméré à base d'autres substances lignocellulosiques, traité ou non traité, son épaisseur étant alors choisie en fonction des propriétés requises. Sur la contre-face 16 de la lame 11 sont collés des patins 17 173, 175, etc., d'une part, et des patins 172, 1741 176, etc , d'autre part, les patins 17 ayant les mêmes dimensions nominales et étant constitués chacun par des lamelles à contour rectangulaire dont la longueur est légèrement inférieure à la largeur de la lame de parement 11. Les lamelles constitutives des patins 17 sont pleines ou, en variante, comme illustré sur les figures 1 et 2, présentent chacune une rainure 18 régnant sur toute la longueur du patin, avantageusement suivant le grand axe longitudinal de ce dernier. Les patins 17, qui peuvent etre réalisés en des produits déclassés ou des produits de rebut de la fabrication des parquets mosaïques, -et dont l'épaisseur est ainsi de l'ordre de 6 à 8 mm-, sont fixés suivant une disposition en créneaux sur les deux bords de grande dimension 12 et 13 de la lame de parement 11 c'est-àdire de manière que le patin 171 présente une partie 191 en saillie sur la rive longitudinale 13 de l'élément et ménage une partie 201 non garnie au voisinage de la rive opposée 12, le patin 173 parallèle ou sensiblement parallèle au patin 171 ménageant une zone 203 non garnie au voisinage de la rive 12 et présentant une partie en saillie 193 sur la rive 13 opposée, etc.De même les patins 172, 174, etc., disposés, respectivement, entre les patins 171 et 173, 173 et 175, etc, sont collés sur la lame ll de manière à présenter des parties 212, 214, etc. en saillie par rapport au bord 12 de la lame 11 et ménager sur la contre-face 16 de la lame- 11, au voisinage de son bord 13, des parties 222, 2241 etc non garnies par les patins. Ces derniers sont soit sensiblement adjacents sur leurs bords longitudinaux en regard, soit peu espacés, et leur fixation sur la couche de parement 11 est telle que la dimension des parties en saillie 19 et 21, mesurée perpendiculairement aux bords 12 et 13, respectivement, est légèrement inférieure à la dimension des parties en retrait 20 et 22 également mesurée perpendiculairement aux rives de l'élément. Les patins 17, en nombre pair sont disposés sur la contreface de la couche de parementsymétriaKlementparrapport au centre de I'élément. la couche La longueur de/parement constitutive de l'élément est un multiple du pas des créneaux formé par les patins. Pour la réalisation d'un revetement, parquet ou lambris, les éléments sont juxtaposés par leurs rives longitudinales, à embottement des parties en saillie 19, 21 d'un élément 26 dans les évidements conjugués d'éléments adjacents 25 et 27, la solidarisation sur le support, sol, mur ou plafond, ayant lieu par collage, avec ou sans interposition d'isolant (s) phonique et/ou thermique ce ou ces derniers pouvant etre rapporté (s) sur l'élément selon l'invention au cours de sa fabrication en usine suivant une couche continue ou discontinue. En variante, et compte-tenu de l'épaisseur des patins 17, la fixation au sol, mur ou plafond, a lieu par clouage des patins 17 sur le support approprié. Dans encore une autre variante, le revêtement comprenant les éléments selon l'invention est posé en "flottant" ou "semiflottant". Les patins 17 assurent la rigidité du revetement tout en permettant son "travail" grace aux discontinuités de la couche de contre-parement que forment lesdits patins, les rainures 18, lorsqu'elles existent, contribuant par le sectionnement des nerfs du bois, à éviter que le "travail" des patins du contre-parement ne se transmette à la couche de parement. Le cas échéant, notamment lorsque le revêtement est posé de manière flottante, ou que les bouts de l'élément ne sont pas coupés d'équerre, des rainures 28 et 29 sont ménagées dans l'épais- seur des patins d'extrémité d'un élément pour permettre le jointoiement transversal d'éléments adjacents à l'aide d'une fausse languette 30 de'faible épaisseur. Par un choix approprié de la forme des couches de parement 11, l'invention permet, aussi bien pour les parquets que les lambris, d'obtenir tout décor voulu, par exemple un décor à l'anglaise à coupe perdue, ou à coupe de pierre, comme montré sur la figure 3, ou à batons rompus, ou "fougère", ou encore à point de Hongrie retourné, pointe de diamant, etc... Dans la forme de réalisation illusty2e sur les figures 4 et 5, des patins 321, 323, etc. et 322, 3241/e'tc. sont fixés suivant une disposition en créneaux analogue à celle définie ci-dessus, sur une couche de parement 31, composite, constituée par l'assemblage de n bandes, quatre dans l'exemple représenté, 331 332' 333' 334 collées entre elles et sur les patins dont la longueur et la fixation sont alors choisies de manière telle qu'un patin règne sur la totalité de la largeur de n-l bandes et en partie sur la largeur de la n ème bande, la quatrième dans l'exemple représenté, comme bien visible sur la figure 5, Dans un tel élément, la disposition à fils croisés des bandes constitutives de la lame de parement, outre qu'elle permet l'obtention d'effets décoratifs variés, contribue par le choix du sens du débit du bois à fournir une couche de parement peu sujette aux déformations et dont les variations de dimensions totales sont réduites. Lorsque, comme montré sur la figure 4, l'élément selon l'invention comprend une lame de parement à contour en forme de parallélogramme, pour la réalisation de décor dit fougère", l'assemblage des bandes constitutives de la couche de parement suivant un décalage en bout correspondant à la pente de la coupe d'onglet permet de réduire de façon importante les pertes de matière liées tel l'exécution d'une coupe d'onglet sur une réalisation en bois massif dont ltébauche, en raison des impératifs de production industrielle, est à extrémités d'équerre. la structUre des éléments selon l'invention, qui permet l'assemblage et l'afflesrage particulièrement simples des éléments constitutifs d'un revEtement plan, permet également, comme montré sur la figure 6,-de réaliser sans difficulté un assemblage d'angle, les éléments 40 et 41 constitutifs de l'assemblage étant disposés d'équerre pour faire coopérer les parties en saillie 42 de l'élément 40 avec les évidements 43 de l'élément 41 et vice versa. REVENDICATIONS 1. Elément de revetement, notamment pour lambris ou parquet, comprenant une couche de parement collée sur une couche de contre-parement continue ou non, caractérisé en ce que la couche de parement est une lame relativement mince, monolithique ou non, de forme allongée, à base de matériau -ligno-cellulosique, la couche de contre-parement étant constituée par une multiplicité de patins régnant sensiblement sur toute la longueur de la lame mais sur une partie seulement de sa largeur, les patins faisant alternativement saillie sur l'une et l'autre des deux rives longitudinales de l'élément suivant une disposition en créneaux propre à permettre l'embottement des parties en saillie d'un élément dans les parties en retrait d'un élément adjacent. 2. Elément de revêtement selon la revendication 1, c*Cecté- risé en ce que la multiplicité de patins est disposée de façon -symetrique par rapport au centre de l'élément. 3. Elément de revetement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pas des créneaux que forment les patins est un sous multiple de la longueur de l'élément. 4. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les patins sont soit sensiblement adjacents sur leurs bords longitudinaux en regard, soit peu espacés, leur fixation sur la couche de parement étant telle que la dimension des parties en saillie mesurée perpendiculairement aux rives de l'élément est légèrement inférieure à la dimension des parties en retrait également mesurée perpendiculairement auxdites rives. 5. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise en ce que l'épaisseur de la couche de parement est de l'ordre de 5 à 7 mm lorsque ladite couche est en bois naturel et de l'ordre de 3 à 5 mm lorsque ladite couche est en bois amélioré par imprégnation. 6. Elément selon l'une quelconque des revendicationsl à 4, caractérisé en ce que la couche de parement est en bois reconstitué, ou en matériau aggloméré àbase d'autres substances ligno-cellulo siques, traité ou non traité. 7. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément a une épaisseur totale relativement faible, de l'ordre de 10 à 15 mm. 8. Elément de revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la lame de parement1 composite, est constituée par collage de bandes entre elles. 9. Elément de revêtement selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend, pour la réalisation de décor à coupe d'onglet des bandes décalées en bout en correspondance de la coupe d'onglet. 10. Revêtement, comme un parquet ou un lambris, caractérisé en ce qu'il comprend une multiplicité d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, les éléments juxtaposés par-leurs rives longitudinalesl'étant à emboitement des parties en saillie d'un élément dans les évidements conjugués d'éléments adjacents.