L'invention se rapporte à un procédé de fabrication d'articles et éléments sanitaires tels que baignoires, lavabos, bidets et autres, et les articles ainsi fabriqués en tant que produits nouveaux de par leurs formes et leurs qualités. Des articles de sanitaire en matière synthétique plastique destinés à équiper les salles de bain, ont vu le jour il y a déjà plusieurs années et sont actuellement commercialisés couramment malgré leur prix de revient élevé. On a proposé au public de tels articles, d'aspect correct et de résistance mécanique suffisante pour remplacer avantageusement les réalisations en fonte, en tôle émaillée et en grès. Ces articles se trouvent fabriqués de différentes façons, mais de préférence par thermoformage d'une seule pièce avec face brute ou traitée par dépôt brillant, ou par formation d'une structure composite comprenant une couche extérieure et une couche intérieure de matières différentes solidarisées entre elles par collage. Les parois ainsi réalisées présentent une épaisseur faible et supportent mal certaines contraintes mécaniques occasionnelles mais importantes au niveau de courbes très prononcées, contraintes occasionnées en particulier par la pose. D'autres inconvénients se révèlent à l'usage. Ils #proviennent de causes multiples. - manipulation et transports délicats, - la surface visible se raye facilement, dans le cas du dépôt brillant, - mauvaise tenue aux abrasifs et détergents, pour le cas du dépôt brillant, - mauvaise isolation thermique dans les deux cas, - nécessité d'une structure porteuse intérieure ou extérieure en bois ou en métal, afin de suppléer au manque de rigidité. Dans les deux cas, impossibilité à l'un ou l'autre stade de fabrication d'industrialiser le procédé. L'invention a pour but de remédier à un bon nombre de ces inconvénients, en proposant un procédé de fabrication d'articles sanitaires et les articles fabriqués selon ce procédé. Ce procédé permettant de réaliser des articles sanitaires à parvis isolantes se caractérise en ce que l'on fore une première couche pour la face réceptrice par thermoformage d'une matière plastique, par exemple du polyméthacrylate de méthyle, en ce que l'on forme de la même façon, mais séparément la couche extérieure possédant les inserts et/ou appendices nécessaires pour le maintien et la fixation de l'appareil, en ce que l'on traite les faces à unir pour un bon accrochage, que l'on réunit les bords et certains endroits de grande résistance, que l'on place les deux couches dans un conformateur en ménageant un espace libre entre elles, que l'on remplit par injection de mousse plastique isolante. Le procédé ne nécessite que des moyens simples et présente une mise en oeuvre facile. Les articles ainsi fabriqués possèdent des qualités et avantages intéressants. - les déperditions calorifiques sont considérablement réduites par la présence d'une couche intermédiaire en mousse isolante, - l'emploi de matière acrylique pour la couche extérieure assure un aspect brillant et durable. Toutefois, l'emploi de quelques produits de nettoyage agressifs est déconseillé. - la tenue des matériaux et leur résistance mécanique s'avèrent excellentes, - la pose de la robinetterie et des organes de vidage est particulièrement aisée du fait des réservations et des surfaces déjà préparées, - suppression de toute structure en bois et/ou en métal ou autre du fait de la rigidité de l'article, - facilité de pose particulièrement dans le cas de la baignoire absolument monobloc, y compris le piètement incorporé, - les articles ainsi réalisés peuvent être installés sans cache, l'aspect extérieur étant égal à l'aspect intérieur, - le procédé permet une véritable industrialisation à tous les stades de la fabrication. D'autres caractéristiques techniques apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et en consultant les planches de dessin dans lesquelles ont été présentées plusieurs formes de réalisations comprenant - la figure 1 qui est une vue en coupe schématique d'une paroi, - la figure 2 qui est une vue schématique en élévation d'une baignoire fabriquée selon le procédé de l'invention, - la figure 3 qui est une vue schématique en plan d'une baignoire fabriquée selon le procédé de l'invention, - la figure 4 qui est une vue en coupe longitudinale droite selon la ligne IV-IV de la figure 3, - la figure Sa qui est une vue en demi-coupe transversale droite sur pied selon un premier mode d'exécution, - la figure 5b qui est une vue en demi-coupe transversale droite sur pied selon un deuxième mode d'exécution, - la figure 6 qui est une vue en coupe schématique d'un exemple de réalisation d'un lavabo, - la figure 7 qui est une vue en coupe schématioue d'un exemple de réalisation d'un bidet, - la figure 8 qui est une vue en coupe schématique d'un exemple de réalisation d'une cuvette de W.C. Les réalisations représentées et décrites succintement sont données ici à titre d'exemple pour illustrer le procédé. Ainsi qu'il en a été question ci-avant, le procédé consiste à former des articles de sanitaire en trois phases principales, mais d'une seule pièce en plusieurs couches accolées. Tout d'abord, on constitue la face d'usure formant la cuvette, en contact avec l'eau. Cette face est réalisée de préférence par thermoformage à partir d'une feuille de matière thermoplastique, par exemple -le polyméthacrylate de méthyle ou toute autre matière possédant les qualités requises de dureté, d'aspect, de brillance, de lavabilité... Cette face se présente sous la forme d'une couche 1 selon la forme de l'article sanitaire voulu. On réalise ensuite séparément une deuxième couche 2 dont la face intérieure est appelée à fourrer l'extérieur de l'objet. Ceci toujours par exemple en matière connue sous le sigle A.B.S. (acétate, Butadiène, styrène). On incorpore dans cette pièce tous les supports d'ancrage nécessaires, inclusions inserts ou autres et / ou on prévoit des appendices et des formes fonctionnelles permettant à l'article de se fixer au mieux et / ou de reposer sur le sol et d'éviter ainsi l'écrasement. Les faces intérieures, en regard sont alors traitées superficiellement avec des produits d'accrochage permettant une bonne adhérence avec une couche intermédiaire 3, par exemple le styrène pour l'A.B.S. et le chlorure de éthylène pour le poly éthacrylate. Les deux premières couches 1 et 2 sont ensuite placées dans un conformateur à une distance appropriée l'une de l'autre, fonction de la résistance mécanique à obtenir et assemblées par collage sur la périphérie et au niveau des orifices de vidage. On injecte dans l'espace libre une mousse de rigidification, par exemple une mousse de polyuréthane destinée à augmenter la résistance mécanique, qui constitue la matière de remplissage et l'isolant après s'être assuré de la présence d'orifices de dégazage. On examinera ci-après en se référant aux figures 2, 3 4, Sa, 5b, une baignoire réalisée par application du procédé selon l'invention. La baignoire possède un corps 4 de forme commune aux baignoires et, en outre, des accessoires tels que les accoudoirs, le tout procurant à l'utilisateur le maximum de confort, en lui permettant de prendre une position de repos. Selon la forme de réalisation examinée, sans qu'elle soit pour autant limitative, le corps 4 de la baignoire comporte sur une de ses petites parois un plan incliné 5. La baignoire possède de larges bords tels que 6 sur tout le tour de son périmètre supérieur. Ses faces longitudinales présentent deux parties en retrait rejoignant les bords en formant une rampe horizontale 7 ou légèrement inclinée 8 par exemple à un palier pour former accdudoir. Cette baignoire comporte des pattes telles que 9 formées selon un premier mode d'exécution, à partir de la structure même de la baignoire sous forme d'appendice 10 (figure 5a) par conformation de la couche extérieure, le volume creux 11 ainsi créé étant rempli de mousse. Il est possible de réaliser les pattes séparément et de les fixer sur le corps de la baignoire (figure 5b). Ces pattes possèdent un corps parallélépipédique 12, un plat bord horizontal 13 par lequel il est fixé à la baignoire et sur lequel repose le fond de celle-ci. Ce plat bord se trouve rappelé à la base du pied par deux nervures de rigidification telles que 14. Pour sa fixation, il est nécessaire de prévoir une platine 15 noyée dans la mousse sur laquelle vient s'ancrer la vis de fixation du pied. Les parois intérieures et extérieures se réunissent au niveau de l'orifice de vidage 16 à un niveau intermédiaire 17 pour former un logement pour l'organe de vidage et sa fixation. Les bords d'appui 6 de la baignoire se trouvent constitués par la réunion coplanaire horizontale de deux couches à l'aide d'une couche de colle 18. La retombée esthétique de la couche intérieure s'effectue sous la forme d'un rebord arrondi 19. L'épaisseur entre parois va grandissante au fur et à mesure que l'on s'approche du fond car ces régions doivent subir des effort mécaniques importants. D'autres réalisations telles que lavabos, bidets, cuvettes de W.C. consignées respectivement en figures 6, 7 et 8 seront décrites succintement ci-après. Le lavabo 20 possède un profil 21 connu en matière composite selon l'invention. Il comporte un bord plan extérieur 22 et un bord plan 23 côté intérieur de plus grande largeur formés par réunion 24 des deux couches extérieures et collage. Les retombées verticales de ces bords respectivement 25 et 26 sont simples ou doubles et le siège du bloc de vidage 27 se présente de façon quasi identique à celui de la baignoire. Le bidet 28 possède un corps de volume important. L'espace compris entre la cuvette 29 et le sol 30 comporte un volume creux 31 délimité par des parois latérales 32 et 33 côté intérieur et extérieur, les parois de la cuvette 29 et une paroi quasi horizontale de sol 34 possédant une saillie d'appui 35. Ce volume se trouve rempli de mousse injectée 36 pour la bonne cohésion de l'ensemble. La cuvette de W.C. 38 possède une constitution très voisine : son volbF.e intérieur 39 est entièrement rempli de mousse injectée après la mise en place du siphon. Le corps du bloc W.C. se termine vers le bas par une embase 40 collée sur la partie intérieure de débordement 41 entrant en contact avec le sol lors de la fixation du bloc. Ce même corps comporte une couronne 42 à rebords inclinés vers le bas, collée sur les bords de la cuvette. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif et que l'on pourra y apporter diverses variantes sans sortir de son cadre. Autour de l'invention se rattachent de nombreux perfectionnements et des prolongations importantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une paroi rigide isolante et plus généralement d'un article sanitaire, baignoire, lavabo, bidet et autre caractérisé en ce que l'on réalise une première couche pour la face réceptrice de l'appareil par thermoformage d'une matière plastique, par exemple du polyméthacrylate de méthyle et en ce que l'on réalise séparément la couche extérieure possédant les inserts, tampons, appendices et autres, nécessaires pour le maintien et la fixation de l'appareil, en ce que l'on traite les faces à relier à l'aide de substances spécifiques pour l'accrochage et en ce que l'on réunit les bords, que l'on place les deux couches ainsi formées et traitées dans un conformateur ménageant un espace entre elles, que l'on remplit ensuite par injection de mousse plastique isolante par exemple de la mousse de polyuréthane. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu' au niveau des bords, les couches sont conformées pour réaliser un appui et réunies entre elles par collage assurant une bonne étanchéité. 3. Appareil sanitaire formé par application du procédé ci-dessus caractérisé en ce qu'il comprend un corps de forme générale parallélépipédique, formé par la paroi composite d'épaisseur variable selon les efforts à supporter, des bords d'appui periphériques renforcés par la double épaisseur, des bords d'appui pour les bras en retrait, et des appendices constituant les pattes de sustentation par déformation adéauate de la couche extérieure, lesdites pattes pouvant s'adjoindre séparément par fixation sur une platine prévue dans la mousse à l'intérieur des deux couches.