La présente invention concerne une peinture anticorrosion et antisalissure de structures métalliques et en particulier ses modes d'application. Les peinturez des coques de navire8 nof ent pour lez par- ties situées en dessous de la ligne de flottaison, le milieu marin étant un des plus corrosifs et surtout des plus répandus, ont touJours posé de graves problèmes aux constructeurs et utilisateurs de navires. I1 esst nécessaire de protéger la structura mStallique contre les effets de la corrosion provoquée par le milieu tarin et il est tout aussi indispensable d'empêcher les dépôts d'algues, coquillages et autres salissures qui se forment notamment pendant les escales et zur certaines mirs, car ces dé- pôts causent de sérieux préjudices en provoquant un freinage par frottements avec des consommations accrues de carburants danz des proportions considérables, Corrélativement, on comprendra qu'il est très intéressant de diminuer le coefficient hydrodynamique de friction entre les surfaces peintes et la mer pour des raisons évidentes d'économie et de gaina de vitesse. Selon les techniques actuelles, on applique, après préparation de la surface, un eertPin nombre de couches de peinture antiórrosion, et ensuite de nouvelles couches de peintures dites "antisalissures". Ces peinturez "antisalissures" sont généralement à base d'oxyde de cuivre Cu2O. L'épaisseur totale de ces couches de revêtement peut dépasser 400 microns. Les "antisalissures" actuellement employées agissent comme des poisons sur la flore végétale et animale par élution lente et progressive. D'autre part, les problèmes de glissement et de diminution de la fréquence des carénages sont loin d'être résolus et les coûts correspondants, par exemple pour les flottes de pétroliers, sont eonsidérables. La présente invention permet de résoudre simultanément les problèmes de corrosion, de salissures marines et de glissement, en constituant un revêtement utilisable pour toutes les structures métalliques, notamment dans le carénage des navires avec des incidences économiques à portées considérables s augmentation des vitesses de navires, économie de carburants grâce à un meilleur glissement, diminution de frais d'entretien et de carénage par un espacement considdrablement accru des travaux de nettoyage et de peinture. La peinture anticorrosion et antisalissure de revêtements de structures métalliques selon l'invention à base de résine époxydique, du type araldite, contenant comme pigment lubrifiant du bisulfure de molybdène passivé est caractérisés en ce qu'elle contient en outre un additif antisalissure liquide dont le constituant principal est de l'étain sous forme organométallique. étain sous forme organométallique constitue 24 à )0 en poids de l'additif antisalissure liquide, et l'additif antisalissure est lui-même introduit à raison de 50 à 70 granges par litre de peinture. Selon un objet de l'invention l'étain est sous forme d'octoate d'étain. La teneur en solide de la peinture anticorrosion, à base de résine époxydique et contenant le pigment lubrifiant précédemment défini est de 15 à 30% en poids, et sa fluidité rend possible l'application d'un litre de peinture sur 15 à 20 m2 sous une couche de 15 microns. Selon l'invention, la peinture anticorrosion et antisalissure pourra être utilisée dans diverses combinaisons, notamment avec une peinture anticorrosion à base d'épcxybrai, couramment employée, le produit spécial de finition comportant ou non l'additif antisalissure. Selon un des objets de l'invention la peinture anticorrosion et antisalissure est appliquée en couche d'épaisseur comprise entre 15 à 50 microns, de préférence environ 25 microns. Selon un procédé d'application d'une peinture anticorrosion et antisalissure de l'invention on applique sur la surface métallique au moins une première couche de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydi- que et de pigment lubrifiant puis on applique ensuite au moins une seconde couche de peinture anticorrosion contenant 1' additif antisalissure, ltépais- seur de la couche protectrice résultante étant comprise entre 50 et 100 microns, de préférence voisine de 50 microns. L'application et le séchage des peintures se fait suivant les pratiques usuelles dans cette technique. On a remarqué que les meilleurs résultats sont obtenus en espaçant les temps d'application entre les deux couches de peinture anticorrosions seule et avec additif antisalissure. Selon une variante du procédé de l'invention on applique sur la surface métallique successivement au moins une couche d'épaxybrai, puis au moins une couche de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et de pigment lubrifiant, et enfin au moins une couche de peinture anti cor- rosion contenant 11 additif antisalissure, l'épaisseur globale des couches étant comprise entre 250 et 400 microns. Selon une autre variante de l'invention, on applique au moins deux couches de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et de pigment lubrifiant à base de bisulfure de molybdène, l'épaisseur totale pour deux couches étant d'environ 5 25 microns. Il est donné ci-après des exemples qui illustrent l'invention à titre non limitatif. Exemples. Chaque essai comporte généralement 4 éprouvettes identiques. Exemple 1. On protège des éprouvettes en t81e, de 200 x 300 x 3 mm sablées à blanc en projetant au pistolet de la peinture anticorrosion avec additif antisalissure, telle que décrite préoédeiient sous des épaisseurs de couche de 30, 50 et 100 microns. On immerge les éprouvettes en mer au large de 1' Océan Atlantique (La Rochelle), et procède à des observations mensuelles. Au bout de 8 mois (mars k Octobre) an n'observe aucune altération du revêtement, une totale absence de corrosion, et aucune fixation de salissure. Exemple 2. Sur une des éprouvettes précédentes à 100 microns d'épaisseur, au 7ème mois, on effectue une croix arrachant la couche protectrice, avec une pointe de manière à mettre la tôle k nu. L'éprouvette est de nouveau immergée. Un mois plus tard, on retire l'éprouvette et l'on observe qu'il y a formation de rouille sur les lignes où le métal a été stis à nu, mais on constate que la corrosion ne s'est pas étendue au-delk de ces limites. La résistance du reste du revêtement à la corrosion et à la fixation des salissures n'est pas com- promise. Exemple 3. On protège des éprouvettes de tale, de 25 x 50 cm préalablement sablées SA 2 1/2 , par projection de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et contenant du bisulfure de molybdène, Après traitement on immerge à moitié les éprouvettes dans des bacs d'eau de mer. Avec 2 couches appliqudes à 1 jour d'intervalle, l'épaisseur totale du revêtement protecteur étant de 25 microns, après 7 mois, la protection est absolument intacte tant sur la partie immergée que sur la partie émergée. Exemple 4. On prépare des éprouvettes de tôle semblables à celle de l'exem- ple précédent, et on les protège par application au pistolet de 4 couches d' époxybrai et deux couches de peinture anticorrosion et antisalissure ; résine époxydique et bisulfure de molybdène avec additif antisalissure à l'oc- toate d'étain. Après 12 mois, la protection est absolument intacte tant sur la partie immergée que sur la partie émergée. Exemple 5 Mesures de coefficient hydrodynamioue de frottement Pour effectuer ces essais on utilise une balance à paliers fluides avec mesures par butée de fluides. On réalise 3 plaques spéciales s' adap- tant à la balance. Essai n 1 On applique sur la plaque de tôle préalablement sablée une 1ère couche d'époxybrai, on laisse sécher pendant 24 heures, puis applique une deu xième couche d'époxybrai et on laisse sécher 8 jours. L'épaisseur de la couche est de 300 microns. Sur ce revêtement on applique une couche antisalissure vinylique couramment utilisée dans la technique, d'épaisseur 25 microns. Essai n 2 Sur une plaque de taule préparée par sablage, on applique une première couche de peinture anticorrosion à base de résine époxydique, araldite, et contenant du bisulfure de molybdène, on laisse sécher 6 heures. On applique une deuxième couche de peinture anticorrosion avec additif à loc- toate d'étain. L'épaisseur totale du revêtement est de 50 microns. Essai n 3 Sur une plaque de tale préparée comme précédemment, on applique une première couche d'époxybrai, après 24 heures de séchage on applique une deuxième couche d'épaxybrai, on laisse sécher pendant 8 jours. L'épaisseur de la couche d'époxybrai est de 300 microns. On applique ensuite 2 couches de peinture anti-oorrosion avec additif selon l'invention, espacées de 6 heures. L'épaisseur de la couche est de 25 microns. Ces essais ont montré de manière remarquable et inattendue l'in- fluence du revêtement sur le coefficient de frottement. La plaque n 3 se révèle plus dure, ce qui garantit la très lente élution de l'antisalissure. Progressivement, le coefficient de frottement s'améliore, ce qui est simulé par ponçage au moyen d'un chiffon pour aceélé- rer ce vieillissement. REVENDICATIONS 1. - Peinture anticorrosion et antisalissure de revêtement de structures métalliques à base de résine époxydique, du type araldite, contenant comme pigment lubrifiant du bisulfure de molybdène passivé, caractérisée en ce qutelle contient en outre un additif antisalissure liquide dont le constituant principal est de l'octoate d'étain à raison de 24 à 30 ffi en poids de l'additif antisalissure. 2. - Peinture anticorrosion et antisalissure selon la revendication 1, caractérisée en ce que 11 additif antisalissure liquide est introduit à raison de 50 à 70 grammes par litre de peinture. 3. - Procédé d'application d'une peinture anticorrosion et antisalissure de revêtement de structures métalliques selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que ladite peinture est appliquée en couche d'épaisseur comprise entre 15 et 50 microns. 4. - Procédé d'application d'une peinture anticorrosion selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'épaisseur de la couche est d'environ 25 microns. 5. - Procédé d'application d'une peinture anticorrosion et antisalissure selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on applique sur la surface métallique au moins une première couche de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et de pigment lubrifiant, puis applique ensuite au moins une seconde couche de peinture anticorrosion contenant 11 additif antisalissure, l'épaisseur de la couche protectrice résultante étant comprise entre 50 et 100 microns, de préférence environ 50 microns. 6. - Procédé d'application d'une peinture anticorrosion et antisalissure selon une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on applique sur la surface métallique successivement au moins une couche d'époxybrai, puis au moins une couche de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et de pigment lubrifiant, suivie de l'application d'au moins une couche de peinture anticorrosion contenant l'additif antisalissure, l'épaisseur globale des couches étant comprise entre 250 et 400 microns. 7. - Procédé d'application d'une peinture anticorrosion caractérisé en ce que iton applique au moins deux couches de peinture anticorrosion seule à base de résine époxydique et de pigment lubrifiant selon la revendication 1, l'épaisseur totale du revêtement protecteur pour deux couches étant d'environ 25 microns.