Le secteur technique de l'invention est celui de la distribution des fluides. Dans les conduits de fluides actuellement connus, lorsqu'il est besoin d'assurer une isolation thermique, un calorifuge est rapporte extérieurement, avec un pare-vapeur et une protection mécanique le plus souvent precaire. Sur le plan de ltabsorption sonore, celle-ci est très rarement assurée, surtout pour les gaines métalliques. Le revêtement calorifuge, installé après pose du réseau de canalisation, demande un temps et des frais de finition très importants, tout enrestant fragile et sans que soit évitée une propagation sonore. Ces inconvénients sont sensibles surtout dans les canalisations d'air pulsé, en matière de ventilation et de climatisation des locaux, dans le batiment. L'invention a notamment pour but de remédier à de tels inconvénients. Elle concerne à cet effet un dispositif dtisolement thermique et phonique en éléments de réseaux de canalisations, caractérisé par le fait qu'un tel élément comporte, à l'intérieur même, un matelas isolant, conJugué à une paroi interne alvéolée, de formes conjuguées à celles dudit élément. Un Dode de réalisation consiste à préfabriquer un complexe réunissant ledit matelas et ladite paroi, puis à enfiler le tout dans un conduit, par poussée axiale. On peut également confectionner ce complexe par enroulement hélîco#dal, en continu et le recouvrir de mêge par la paroi du conduit. Le matelas intermédiaire peut être en une substance calorifuge quelconque, laine de verre par exemple. La paroi interne peut être en une tôle métallique perforée. Dans le cas d'un calorifuge fibreux, on peut interposer entre le matelas et la paroi interne un voile fin de textile, afin d'éviter 11 érosion éolienne de l'isolant. Ce dernier peut aussi être imprégné,en surface au moins, d'un liant. Pour un conduit et une paroi interne métalliques, il y a intérêt à prévoir des jonctions électriquement conductrices de répartition convenable et de nature ne nuisant pas à l'isolement thermique, à contacts par pointes de préférence, pour neutraliser la formation d'une capacité électrique entre conduit et paroi,sans création de ponts thermiques. Il est inutile donc d'associer au matelas isolant un pare-vapeur, le conduit lui-m8me assurant ce rôle. On dispose alors d'éléments de conduits solides, efficaces, isolants et sonorifuges , donc très économiques sur le plan constructif et sur celui de l'installation et du transport. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 montre en coupe diamétrale schématique une telle section de canalisation. La figure 2 en représente une coupe partielle à plus grande échelle. La figure 3 montre, en demi-coupe > un accessoire de canalisation, raccord de piquage en T ainsi isolé. Le dispositif représenté comprend, dans un conduit 1, à paroi métallique par exemple, un matelas 2 de laine de verre intérieurement associé à une seconde paroi 3 convenablement alvéolée, en tôle perforée, métal déployé, tissage ou tricotage de fibres de nature quelconque, ou autre Sur le plan de l'isolement thermique, le matelas joue son rôle classique. Sur celui de l'isolement phonique également, mais en outre s'y superpose l'action insonorisante bien connue, résultant de l'association des perforations de la paroi 3 ele- miiare et de la matière fibreuse d'amortissement, accessible au fond de chaque perforation. Dans ce cas de matière fibreuse ou granulaire de substance isolante, laine de verre, laine minérale ou matière expansées, il y a intérêt, comme visible sur la figure 2, à en assurer une protection par un voile fin 4, ou résille, au moinsdu côté orienté vers la paroi perforée 3, ledit voile étant en une substance textile, par exemple. Ceci protège l'isolement 2 de l'érosion éolienne. Un assemblage des fibres ou des grains pourrait Aetre aussi obtenu par projection d'un liant, ou imprégnation à l'aide d'un tel liant, sur la face correspondante du matelas 2, en vue de la même protection. Comme on le voit sur la figure 2 également, dans le cas où conduit 1 et paroi 3 sont tous deux en une matière métallique, pour éviter un effet capacitif électrique entre les deux armatures ainsi constituées, lorsqu'un matelas calorifuge est également isolant sur le plan électrique, il y a intérAet à les joindre de manière conductive par des pointes de décharge 5, fixées dans la répartition voulue sur la paroi 3 perforée et touchant le parement interne du conduit 1, sans créaction de ponts thermiques. D'autres organes que de telles pointes 5 pourraient être envisagés, tels que mélange de qualques fibres métalliques à un matelas de laine de verre, métallisation plus ou moins poussée de parties d'isolant ou autre, la section de métal pouvant rester très limitée, mais empêchant de ce fait une fuite calorifique d'importance très poussée. La fabrication des conduits ainsi protégés peut se faireen éléments rectilignes avec aisance par préparation d'un complexe forgé de la paroi perforée 3 et du matelas 2, par enveloppement, projection de l'isolant ou autre mode drélabo- ration, incluant le voile 4 sur paroi 3, en-cas de besoin, puis insertion axiale dans le conduit 1 par poussée mécanique, par exemple, rectiligne.D'autres voies de réalisation sont également -possibles, notamient par fabrication continue à enroulements hélicoldaux successifs. Il est à remarquer que les protections thermiques et phoniques ainsi obtenues sont remarquables, pour un prix de revient limité, et que lrgencement n'inclut pas de pare-vapeur, ce rôle étant dévolu au conduit 1 externe. -Les laines de verre en parti meulier ne colportent qu'un taux très bas de liant k base de résines, ce qui augmente la sécurité au Seu et diminue leur prix. Au surplus, llagencement peut être utilisable, avec les matières convenables bien entendu, en tant que filtre. Il suffit, dans le cas d'un matelas de laine de verre, ou autre matière de transparence adaptée analogue sur le plan des éeoulesents de fluides, de prévoir un conduit à paroi perforée sur une longueur convenable, entourée par un distributeur ou collecteur coaxial, pour réaliser, sur alimentation ou échappement d'un tel conduit, une filtration. Tous les éléments ci-dessus peuvent aussi être réalisés de manière amovible et ouvrante, vis-à-vis du conduit en général, pour permettre inspection, entretien et remplaeements en cas de besoin. L'agencement d'isolation ci-dessus décrit est avantageusement pour sur extrémités de conduits, d'embouts protecteurs facilitant d'ailleurs les emmanchements mutuels sur raccords ou accessoires de canalisation. A cet effet, ltembout de conduit 1 est pourvu d'une douille à section en forme générale de U 6 dont une branche interne 7 recouvre la tranche de la paroi perforée 3, dont le fond 8 recouvre la tranche d'isolant 2 et dont la branche externe 9, à double coudage, se tient sur une certaine longueur, vers 11 extérieur, à distance et à l'intérieur du parement interne du conduit 1, pournenir, vers l'intérieur, sur la longueur voulue, en application sur ce parement; un clouage ou vissage de fixation 10 peut être prévu dans cette longueur.Les extrémités de conduits ainsi garnies acquièrent alors la netteté souhaitée et l'isolant, enfermé, est alors efficacement protégé et ne risque pas autre détérioré lors des montages et démontages des éléments de raccordement, tous à emmanchements malles sur les conduits - à emmanchements uniquement femelles - ou éléments ~d'accessoires tels que réductions, culottes, dérivations, vannes et autres. De tels accessoires peuvent sans inconvénients être livrés et montés nus, puis astre pourvus, à la demande, d'un isolement classique externe. Dans le cas de nombreux accessoires simples, on peut également les pourvoir, en série, et en atelier, d'un isolement interne de même nature que ci-dessus décrit. Sur la figure. 3, par exemple, un accessoire de raccordement de dérivation offre un corps 11 à emboutsdsemmanchement mâles 12 limités de manière classique par des nervures 13, derrière celles-ci, d'un isolement à matelas 14 de laine de verre ou minérale, sur paroi interne 15 alvéolée. Des embouts 16, à section en U simple, enveloppent les abouts des isolement et paroi perforée. Le corps 11, le matelas 14 et la paroi alvéolée i5 présentent, en coaxialité, une perforation 17 de piquage, cette dernière recevant un raccord à collerette gauche 18 dont la partie tubulaire 19 les traverse en faisant saillie hors du corps 11, alors que la'collerette 18 est appliquée de manière étanche intérieurement à la paroi 15. Un collier d'arrêt 20 est prévu, entourant la partie tubulaire 19 et s'appliquant sur le corps Il. Ce collier peut etre un anneau torique de matière élastique qui joue un rôle mécanique d'arrêt aussi bien qu'un rôle d'organe d'étanchéité. Un isolement externe peut Autre rapporté sur la partie tubulaire 19 et en bout, sur le corps 11 et contre la tranche d'un élément de canalisation 21 de dérivation conjugué, de mbeme constitution d'isolement et d'insonorisation que ci-dessus décrit, simplement emboîté alors par la tranche de sa paroi perforée 22 et son embout 23 (analogue à l'embout 6 ci-dessus décrit), sur le dépassant de l'élément tubulaire 19 précité. On obtient ainsi un accessoire de canalisation isolé thermiquement et phoniquement au meme titre que les conduits normaux dans un tel réseau. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution et applications qui viennent autre décrites. C'est ainsi que la paroi perforée ou alvéolée ci-dessus pourrait être remplacée par du métal déployé > un treillis métallique ou encore par un canevas textile convenablement traité, tissé ou maillé sur support spiralé par exemple. De même, le matelas isolant pourrait être constitué de laine de verre ou de roche, naturelle ou arti ficielle, aussi bien que parades matières isolantes granulaires, expansés ou non, aggloiérées ou non. Enfin, matelas et paroi interne pourraient Aetre formés en un élément tubulaire unique aussi bien qu'en voussoirs xtaposables, et etre adaptés à des sections quelconques de conduits généralement cylindriques à base courbe ou polygonale. Le conduit etla paroi interne notamment peuvent Aetre fabriqués par spiralage en continu. REVENDICATIONS 1.- Dispositif dtisolement thermique et phonique d'éléments de réseaux de canalisations, caractérisé par le fait qu'il comporte, à l'intérieur même d'un conduit d'un tel élément, un matelas isolant, conjugué à une paroi interne alvéolée, de formes conjuguées à celles dudit conduit. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matelas isolant est protégé, au moins face auxdites alvéoles, par un voile textile. 3. - Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que le matelas isolant est pourvu,au moins face aux alvéoles, d'une imprégnation ou recouvrement au moyen d'un liant. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la paroi interne alvéolée est constituée par une substance appartenant à un groupe qui comprend la tôle perforée, le métal déployé, le treillis métallique, le canevas textile tissé ou maillé, sur support spiralé éventuellement. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le matelas isolant est constitué par une matière appartenant à un groupe #qui comprend les laines de verre ou de roche, naturelles ou artiftcielles, et les isolants granulaires expansés ou non, agglonerés ou non. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5J caractérisé par le fait que la paroi interne e-t le matelas isolant sont constitués en une seule pièce, plus singulièr##nt par spiralages continus. 7. - Dispositif selon 11 une quelconque des revendieat 1 à 5, caractérisé par le fait que la paroi interne et le matelas isolant sont constitués de pièces multiples juxtaposables. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des#r%vendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la paroi interne et-le conduit étant métalliques, le matelas étant isolant aussi sur le plan électrique, des Jonctions électriques ne formant pas pont-s thermiques réunissent ladite paroi et ledit conduit. 9. - Dispositif selon la revendicaton 9, caractérisé par le fait que les jonctions électriques sont des pointes, solidaires de la paroi interne alvéolée, traversant ledit matelas et touchant le parement interne dudit conduit. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le conduit offrant une paroi évidée ou supprimée, ledit matelas et sa paroi interne sont utilisables localement en tant qutélément filtrant. 11.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que chaque extrémité de paroi alvéolée et de matelas isolant correspondant est pourvue d'un about emmanché de protection du matelas. 12.- Dispositif selon la revendication llj caractérisé par le ait que l'about est emmanché dans laparoi alvéolée et dans le conduit, avec, dans ce dernier, au voisinage de sa tranche, une partie qui en demeure écartée, afin d'admettre un emmanchement maclez dans ledit conduit, 'd'un émbout d'accessoire de canalisation ou de raccord entre conduits. 13.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé par le fait qu'il entre dans la constitution d'un accessoire de canalisation, notamment un raccord de branche- ment en dérivation, et que le conduit, le matelas et la paroi qui en constitue le corps, sont pourvus d'au moins une perforation les traversant et recevant un raccord à collerette, arrêté vis-àvis du conduit et appuyé par sa collerette contre la paroin interne alvéolée, raccord dont le dépassant reçoit à emmanchement un conduit dérivé.