Les corps rembourrés sont connus sous les formes les plus di terses. Il s'agit par exemple,d'appuis mous et élastiques sur les sur faces horizontales d'assiette-et sur les dossiers des meubles et sièges rembourrés, d'un usage très répandu, par exemple dans les véhicules de -transport. I1 y a lieu de distinguer les coussins plats et les coussins surélevés. Dans le cas des coussins plats, des sangles, des fils métal liques ondulés et élastiques, des ressorts hélicoïdaux, des treillis mé talliques, etc. sont tendus sur un cadre de -bois. Sur ce réseau tendu reposent une toile à ressorts, puis du crins, de l'ouate, du kapok, du crin végétal et/ou d'autres fibres végétales, animales et/ou minérales. Le coussin surélevé est en général exécuté avec des ressorts à boudin d'acier; les ressorts sont fixés sur des sangles ou des rubans d'acier. Un cadre de fil métallique est fixé autour des ressorts extérieurs. le châssis de bois, les ressorts et le cadre de fil métallique sont relis entre eux avec de la ficelle de tapissier, de manière à former une sur face légèrement bombée vers le milieu du coussin. Une toile solide est tendue par dessus, puis est matelassée de la même manière que dans le cas du coussin plat. Parmi les corps rembourrés, on peut encore citer les coussins à ressorts rapportés, posés sur une surface d'appui élastique. La tendance actuelle se caractérise par l'utilisation de matériaux cel lulaires ou mousses qui sont garnis de housses en matières textiles et/ou synthétiques les plus diverses, en cuir, en simili-cuir ou autres ma vénaux semblables. L'invention est basée sur un nouveau développement des corps rembourrés cités en dernier lieu, développement selon lequel ceux-ci contiennent déjà des soutiens noyés dans la mousse. Primitivement, ces soutiens ont été disposés à l'extérieur du corps de mousse et ont été réalisés de façon classique, par exemple sous forme de cadres rigides qui servaient à la fixation des extrémités de fils métalliques de tension dans lesquels étaient incorporés des ressorts hélicoïdaux et/ou qui pre naient appui sur des ressorts à boudin au niveau de leurs points d'in tersection, de sorte que le corps de mousse et, par suite, le corps rem bourré n'étaient rien de plus qu'un matelas classique rempiacé par un corps de mousse.A un stade plus avancé du développement, on en est venu à loger à l'intérieur du corps de mousse des pièces appelées "sou tiens" pour abréger, mais en conservant la structure fondamentale des soutiens, avec un cadre reliant leurs éléments individuels; même au cas où l'on n'utilisait pas un cadre complet, en forme de rectangle fermé sur lui-mdme, on conservait au moins un dispositif d'assemblage des sou tiens en plusieurs parties à l'intérieur du corps de mousse, au moyen -de pièces formées-de matériaux rigides, pour assurer la iiion os mut-ael- le des soutiens en plusieurs parties. La présente rnvention est basée sur la constatation qu'il n' est pasnécessaire de prendre des dispositions de ce genre et que lten- robage des soutiens par de la-mousse offre'à lui seul la possibilité d'établir une-liaison-sûre, ce qui entraine d'une part des avantages notables et, d'autre part, élimine les inconvénients qui accompagnent im -manquablement la structure traditionnelle des corps rembourrés de ce genre. Sur la base -d-e cette constatation, les corps rembourrés contenant des soutiens enrobés dangde la mousse sont caractérisës, suivant l'invention, par le fait que ces soutiens sondes ressorts qui sont simplement maintenus en liaison mutuelle par l'enrobage de mousse qui se trouve entre eux. l'avantage de cette disposition réside en ce que la souplesse du corps rembourré est augmentée de façon spectaculaire en comparaison des modèles jusqu ici connus, lesquels peuvent être caractérisés brièvement par le fait que les soutiens qui y étaient inclus n'étaient rien d'autre que des armatures ou des renforts constituant en pratique un cadre d'un seul tenant, plus ou moins rigide.Mais si l'on met à profit la constatation sur laquelle repose l'invention, l'élasticité du corps rembourré augmente dans la mesure où la liaison mutuelle des soutiens, assurée par des éléments rigides, est supprime, de sorte que l'élimination de ces connexions, obtenue selon l'invention, est à l'origine d'un comportement élastique du corps rembourré que l'on peut qualifier d'optimal, atteignant un niveau qui ne saurait être dépassé. D'autres avantages résultent du fait que les corps rembourrés de ce type peuvent entre enrou .. sur eux-mêmes ou pliés dans la direction perpendiculaire à celle des ressorts, de sorte que par exemple un matelas constitué par un corps rembourré de ce genre ne prend, en dépit des avantages ci-après mentionnés, qu'une place qui atteint la limite extrême du possible. Les matelas de ce genre conviennent donc pour les meubles transportables, en particulier les'lits, nécessaires par exemple en cas de catastrophes, de guerres et, -en outre, pour le campdng,le logement en dortoir, etc. Pour ce qui est de l1élimination-des inconvénients des ormes à'exécu- tion antérieures, il y a lieu d'insister sur la suppression des lacérations -et usures åues au travail constant des'armatures ou renforts au contact de la mousse lors des mouvements, lacérations et usures qui se produisaient forcément tant que ces armatures et renforts étaient reliés par d'autres pièces formées de matériaux rigides, de sorte qu'à la longue la mousse coincée n'était plus en mesure de reprendre sa forme après avoir été comprimée. Au fur et à mesure qu'augmentent 11 usure et la désagrégation de la mousse, le corps rembourré perd son élasticité. Ces conditions sont essentie71ezent différentes dans le cas de l'inven t ion. Ici, par suite de l'absence de liaisons avec d'autres soutiens par des connexions transversales rigides, le soutien individuel prend une part simplement passive aux mouvements de la mousse, de sorte qu' aucun effort n'est exercé sur oeMe-ci et qu'au contraire, les forces qui apparaissent dans la mousse déterminent la position des soutiens individuels, cependant que les surfaces d'adhérence entre les soutiens et la mousse ne sont plus aucunement sollicitées. De la sorte, l'élas- ticité permanente et la longévité du corps rembourré sont notablement accrues.Il en résulte une amélioration correspondante des conditions de rentabilité, s'accompagnant d'un abaissement des prix coutants qui peuvent être réduits à un minimum du fait que, comme on le verra plus en détail ci-après, le nouveau mode de réalisation du corps rembourré offre aussi la possibilité d'être exécuté sous forme de segment dune bande fabriquée en continu, ce qui supprime complètement le travail manuel relativement couteux qui était jusqu'ici nécessaire pour pouvoir fabriquer des corps rembourrés du type en question. Les formes d'exécution mentionnées d'un corps rembourré réalisé selon l'invention sont tout a'abord caractérisées par le fait que les soutiens, par exemple sous la forme de ressorts à lame individuels, peuvent être du type autoportant, c'est-à-dire non supporté. On peut y parvenir de façon extrêmement simple en donnant aux soutiens une forme cintrée dans la direction de la surface périphérique du corps rembourré, du coté de la charge, avec une flèche quiet de préférence variable.Du fait que dans ce cas, les extrémités des soutiens se trouvent à proximité des éléments en matériaux rigides qui contiennent le corps rembourré, prenant par exemple appui sur les bords latéraux d'un cadre de lit, la forme autoportante des soutiens exerce tout son effet, et ce d'autant plus que -pour considérer encore un cadre de lit- on les disposera au voisinage des bords latéraux portants de ce cadre, tandis que le volume de l'enrobage de mousse est situé pratiquement en totalité au-dessus des soutiens, de sorte que les sollicitations sont tout d'abord absorbes et amorties par la couche de rembourrage ainsi formée lorsqu'elles surviennent sous forme de chocs, Ce ntest qu'après la compression de cette couche relativement très épaisse d + ousse que s' effectue la transmission des efforts aux soutiens dont la flèche est ainsi réduite, produisant un travail de résistance à la déformation qui est en mesure de compenser et, par suite, d'annuler le travail cinéti que qui accompagne les sollicitations. Ce résultat est d'autant mieux atteint que la distance minimale -entre un soutien - c'est-à-dire de préférence une extrémité de ressort - et la surface de l'enrobage de mousse est égale ou supérieure à la distance minimale sur laquelle les efforts absorbés par les soutiens peuvent tre transmis avec un amor tissement encore élastique au matériau rigide qui contient le corps rembourré.En termes chiffrés, cela signifierait par exemple, dans le cas d'un matelas de lit, que l'écart minimal entre las extrémités des soutiens et les bords latéraux mentionnés du cadre de lit mesurera lOmm environ dans le. cas usuel d'une mousse de polyuréthane-éther. L'expérien- ce a montré qu'unie couche de mousse de cette épaisseur est en mesure de reporter aur le cadre les efforts qui interviennent lorsqu'il s'agit d'un lit, avec un amortissement élastique suffisant pour qu'il en résulte la transmission souhaitable, amortie, élastique et sans choc,au cadre du lit, des efforts qui se développent sur le corps rembourré. Une forme d'exécution opportunément envisageable du Corps rembourré selon l'invention est caractérisée par le fait que les soutiens sont exécutés sous forme de ressorts individuels s'étendant, de préférence d'un seul tenant, parallèlement ou sensiblement parallèlement entre eux, à distance les uns des autres, sur toute la longueur de l'une des dimensions de la région du coussifiàrembourrer, ces ressorts étant répartis sur toutela longueur de l'autredimension de la même ré- gion. Si l'on dispose, aux extrémités des soutiens, des éléments d' appui, de préférence sous forme de fils métalliques ou de tiges, qui font saillie sur les soutiens sur une longueur qui est égale à celle de l'écart minimal précité, il en résulte des simplifications notables du procédé de fabrication, selon ce qui sera plus indiqué plus en détail à propos de la description de celui-ci. Les corps rembourrés de ce nouveau genre offrent avant tout la possibilité d'adapter le profil et/ou la force élastique des soutiens au contour du. corps ou, en cas d'application technique, de l'ojet qui charge le coussin. En ce qui concerne le profil, cela ne demande aucune explication complémentaire. Pour ce qui est de la force élastique, il y a lieu de faire remarquer que celle-ci peut être réglée de différentes manières. I1 a déjà été mentionné que l'on peut donner une flèche plus ou oins grande aux soutiens exécutés sous forme de lames de ressort, en fonction de la charge à laquelle on peut s'attendre.Plus la flèche est grandie, plus la force élastique est intense, pour attein-- dre sa vaieur maximale au moment où le soutien. devient reçtiligne. D' autre part, par le choix des matériaux, dont il sera fait mention ciaprès, on a la possibilité de régler à volonté la force élastique. Inis il est par exemple possible aussi de prévoir dans les soutiens des évidements formés dans la direction longitudinale de ceux-ci, c'est-à- dire sous forme de fentes.Plus le nombre des évidements formés parallè -lement les uns aux autres dans un soutien est grand, plus la force élastique est intense, sans qutil soit nécessaire de rappeler expressément que l'on dispose évidemment, par le dimensionnement de la section transversale et par l'étude de son profil, d'un autre moyen d'agir sur la force élastique. Il paraît presque aussi superflu de rappeler que plusieurs types de matériaux peuvent être réunis pour obtenir des valeurs intermédiaires de la force élastique, c'est-à-dire que la combinaison d'un support en bois stratifié avec une armature incorporée, un revêtement et un support d'acier offre les possibilités mentionnées. A ce sujet, il a déjà été indiqué que les soutiens peuvent être faits des matériaux les plus divers, parmi lesquels on ne citera que le bois ordinaire, mais aussi et en particulier le bois stratifié, des métaux et notamment 11 acier, ainsi que des matières synthétiques, des élastomères relativemenfrigide.s, etc. On dispose de la même possibilité de choix en ce qui concerne l'enrobage de mousse, pour lequel on envisagera de préférence l'emploi de mousses synthétiques, de mousse de caoutchouc et de leurs mélanges lorsqu'ils ne sont pas réunis par couches. On connaît déjà des combinaisons de mousses dures et molles.On a obtenu des résultats particulièrement favorables avec des enrobages de mousse se présentant sous forme de mousse de polyuréthane-éther. I1 y. a lieu de citer par ailleurs les mousses préparées à froid et/ou à chaud, la mousse de caoutchouc (latex), les pièces moulées en fibres synthétiques caoutchoutées, le crin caoutchouté, les fibres de coco caoutchoutées, des corps de mousse se présentant sous forme de pièces moulées en fibres à liant synthétique, pour ne citer que les plus importants. I1 a déjà été indiqué que les corps rembourrés selon l'invention peuvent être fabriqués par un procédé continu. le procédé est donc très simple, puisqu'il suffit de former un ruban continu constitué par des soutiens posés à distance les uns des autres et par leur enrobage de mousse en mouvement, pour pouvoir fabriquer des corps rembourrés sans fin qui n'ont plus qu a être subdivisés en segments de la longueur vou lue.On peut donc produire les corps rembourrés dans des conditions éco nomiques jamais atteintes jusqu'ici. Il va de soi que, dans cas conditions, les plans de subdivision se trouvent toturs entre deux soutiens successifs, bien que on puisse procéder au sectionnement d'un soutien sans difficultés insurmontables au moyen de lames d'étampe. Du fait même de son caractère l'invention n'a pu être exposée que dans ses principes. Toutes les variantes qui paraissent réalisables dans le cadre de l'état actuel de la technique sont envisageables. Llinvention est illustrée de façon essentiellement schématique par les dessins. La figure 1 est une coupe transversale et verticale d'un mate las réalisé selon l'invention. la figure 2 est une coupe longitudinale et verticale du mate-. las représenté sur la figure 1. La figure 3 est une vue en plan, à échelle quelque peu agran die, d'un soutien muni de fentes afin a'accroitre sa force-elastique. Les figures 1 et 2 montrent la structure de base d'un mate las exécuté selon l'invention. Ses parties-essentielles snt-constituéeB- tout d'abord par l'enrobage de mousse 1 et, d'autre part, par les sou tiens 2 exécutés sous forme de ressorts à lame unique. Naturellement, le matelas doit être contenu dans l'espace. Dans le cas de l'exemple d' exécution représenté, cette contention est assurée par les bords laté- raux 3 d'un cadre de lit (non représenté),ces bords présentant comme d'habitude une aile horizontale 31 et une aile verticale 32.Les soutiens individuels sont désignés par 21, 22, 23, etc.. I1 ressort des figures 1 et 2 que les soutiens 2 sont répartis sur toute la longueur du mate las, cette répartition étant uniforme, de sorte que des intervalles 41, 42, 43, etc. égaux entre eux sont ménagés entre les soutiens 2. Par con tre, les soutiens traversent d'un seul tenant la largeur du matelas, commt on peut le voir sur la figure 1.Par suite de l'appui que fournissent les bords laréraux 3 aux extrémités 24 et 25 des soutiens 2, en combi naison avec la caractéristique d'après laqVelle les soutiens 2 sont cin trés vers la surface 11 du corps rembourré du côté de la charge, de sorte qu'ils présentent la flèche 5 par rapport à un plan imaginaire 27, les soutiens 2 sont du type autoportant, car la résistance-de la région 12 de l'enrobage de mousse qui se trouve au-dessous de ces soutiens 2 est; par suite de la hauteur 13 relativement petite, négligeable en comparai son de la résistance à la déformatiòn de la région 14 de l'enrobage de mousse de hauteur 15. Pour assurer, malgré cette forme d'exécution auto portante des soutiens 2, une transmission amortie élastiquement des sol licitations qui s 1,exercent sur les soutiens 2 aux bords latéraux 3 qui peuvent être considérés comme rigides, l'enrobage de mousse 1 se pour suit aussi bien dans la région -16 comprise entre les arêtes 26 des bords des soutiens et la surface limite 17 de la mousse 1 du côté opposé à la charge, que dans toute la région 18 qui correspond à la hauteur 28 des soutiens. En outre, on peut voir sur la figure 2 que enrobage de mousse 1 se poursuit dans toute la région des intervalles 41, 42, 43, etc. entre les soutiens 21,22,23, etc. Etant donné que, comme le montre la figure 2, une région de l'enrobage de mousse est présente également entre le premier soutien 21 et la surface limite latérale 19 de cet en robage, et qu'il en va de même pour la surface latérale 19 opposée, les soutiens 2 sont en contact avec l'enrobage de mousse 1 sur toutes leurs surfaces limites. Cette condition est caractéristique de l'invention et elle est à l'origine du résultat favorable obtenu selon l'invention. Etant donné que, par suite de la fabrication de l'enrobage par application de mousse sur les soutiens 2, il se produit une liaison intime entre les matériaux de 11 enrobage 1 et des soutiens 2, c'est cet enrobage qui constitue la jonction entre les soutiens 2, jonction qui n'était jusqu'ici établie que par des moyens mécaniques rigides. Dans la mesure où des forces sont transmises, la transmission s'effectue simplement par l'enrobage de mousse qui cède élastiquement, tandis qu'il peut être donné aux soutiens 2, grâce à leur exécution sous forme de ressorts et en faisant varier leurs dimensions, leur profil et le choix des ma tériaux, la force élastique précise qui permet de satisfaire, avec une plénitude quasiment idéale, les besoins de chaque cas.En ce qui concerne les dimensions, on dispose évidemment, par le dimensionnement de la largeur des soutiens visible sur la figure 2, de la possibilité de régler la force élastique à la valeur voulue, tandis que la longueur des soutiens 2, visible sur la figure 1, est dictée essentiellement par l'écart entre les barres portantes 3c Par contre, la hauteur 28 des soutiens et leur flèche 5 sont réglables à volonté et, pour les déterminer, on se basera sur certaines valeurs empiriques en tenant compte des sollicitations variant d'un cas à l'autre0 On dispose même de la possibilité de modifier ultérieurement la flèche 5 des soutiens 2 à la suite de leur enrobage dans la mousse, en mettant à exécution des mesures qui sont décrites dans le Brevet britannique n 57-40457 pour le cas de la modification du cintrage d'un support télescopique. les moyens de réglage pourront par exemple ê- tre exécutés sous la forme d'une vis dont la tige est engainée par un tube noyé dans la mousse et traversant la région 12 de celle-ci, de sorte qu'il soit par exemple possible de régler un matelas servant à supporter un dormeur en bonne santé en lui donnant ultérieurement plus de dureté au cas où cette personne serait atteinte d'une affection des disques in -tervertébrau . Il. va de soi que le profil joue un rôle décisif en ce qui concerne la force élastique. Les éléments de ressort 2 deviennent d'au tant plus durs que leur hauteur 28 augmente.Mais on dispose aussi de la possibilité d'accroitre à volonté la force élastique en agissant sur le type de profil donné aux soutiens. Des mesures de ce genre sont illus trées sur la figure 3. On notera qutil est prévu, dans le soutien 6 exécuté sous forme de lame de ressort et représenté en plan sur cette figure 3, une série de fentes 61, 62, 63, etc. parallèles entre elles, qui traversent complètement la lame entre sa face supérieure et sa face inférieure, ou ont une profondeur réglable à volonté.Seules les zones d'appui 64 et 5, contigus aux petits bords 66,67 du soutien 6, ne sont pas fendues afin de maintenir pleine et entière la résistance de l'élé- ment de reseort dans ces régions. I1 est évidemment possible aussi, par un profil approximativement cruciforme en coupe transversale, de faire varier l'aptitude à la déformation des soutiens pour une charge donnée, en agissant sur la résistance des nervures rajoutées : cela s'applique également, dans le cas de la figure 3, à des évidements différents, par exemple sous la forme de cannelures creuses s1 étendant dans la direction longitudinale des soutiens.Le choix du matériau exerce lui aussi une influence marquée. I1 a déjà été fait mention des matériaux principaux dont on peut envisager l'emploi et il a déjà été indiqué qu'on a la possibilité d'agir sur la force élastique et de la régler dans la mesure voulue par la combinaison de matériaux différents, par exemple par des bandes d'acier vissées sur des supports de bois. Les avantages du matelas décrit et, de façon générale, d'un quelconque corps rembourré sont manifestes. La flexibilité du corps rembourré atteint, grâce à la liaison souple et élastique, une mesure in sinue jusqu'ici, qui peut se manifester dans chaque direction. En effet, il n1 est nullement nécessaire de disposer les soutiens 2 perpendiculairement à la direction longitudinale du matelas comme le montrent les figure 1 et 2 associées.Des dispositions en diagonale ou même en plu sieurs plans, se croisant prpendiculairementouobliquement, seront possibles de la même manière : il faudra alors simplement que, là encore, l'enrobage de mousse soit seul présent entre les soutiens dirigés dans différents plans à distance les uns des autres, pour pouvoir mettre à profit les avantages décrits, On. dispose encore de la possibilité déjà mentionnée de profiler 1'enrobage de mousse lui-même approximativement selon la forme du corps du dormeur, c'est-à-dire de prévoir par exemple une surélévation pour supporter la nuque et, dans la région du bassin, une cavité en forme de vallée s'étendant dans la direction de la largeur, ainsi qu'un plan incliné, remontant vers ltextrémité du matelas et du lit pour supporter les extrémités inférieures du dormeur.. Cela n'ex clut pas de disposer également åes soutiens dans ces régions, le cas échéant en modifiant leur répartition, leurs dimensions, leur profil, leur flèche et le choix des matériaux.Ce qui a été indiqué à propos du corps humain est valable de façon analogue pour tout objet, en cas d'application technique du corps rembourré, qui entre en contact avec celui-ci : à ce sujet, on pense principalement à des éléments mobiles de machines. Un autre avantage notable est représenté par des tirets et des doubles points sur la figure 2, à savoir la possibilité d'enrouler ou de replier un corps rembourré réalisé selon l'invention. Jusqu'ici, les matelas ne pouvaient pas être transportés à l'état roulé, alors qu' on aurait souvent besoin de le faire, par exemple dans le cadre des ac tivités de camping et pour le transport sur voitures. Du fait des inter valles 41, 42, 43, etc.. entre les soutiens 2, cet avantage indiqué sur la figure 2 peut être mis à profit sans aucune difficulté.On dispose du même avantage dans le cas du rembourrage de meubles dont les surfaces constituant le siège et le dossier se racccrdent sans interruption. Dans ce cas, il suffit d'un seul corps rembourré allongé, qui peut être appli qué sans difficulté sur les surfaces d'appui, selon ce qui est représan té sur la figure 2, avec aussi peu de solution de continuité qu'il en existe entre les surfaces elles-m8mes. Pour ce qui est des avantages qui ont déjà été indiqués de façon tout- -fait générale, il suffit de consi dérer les dessins pour constater que ces mêmes avantages se retrouvent dans le cadre de l'exemple d'esénution illustré.Cela vaut en particulier pour la simplification du procédé de fabrication dont on constatera la possibilité si l'on ccnsidère la figure 2 en faisant abstraction de 1' aile 31 du cadre de lit 3 et en faisant abstraction des faces frontales 19 qui donnent à entendre que le corps capitonné a une longueur finie. En supposant que le numéro de préférence 31 désigne des bandes transporteu ses latérales mobiles, sur lesquelles les soutiens 2 prennent un appui mobile au moyen d'éléments porteurs7 sous forme de fils métalliques ou de tiges (figure 1), l'intervalle entre les bandes transporteuses consti tuant le fond d'un bac dont la cavité sert à la fabrication de l'enro bage de mousse et, par conséquent, à la formation du corps de mousse 1, la figure 2 représente un certain segment longitudinal d'un corps en ruban qui peut être produit par un procédé continu. La production de Corps de mousse par la formation d'un ruban sans fin, suivie du section nement de ce ruban pour obtenir des blocs de forme déterminée, est con nue en soi. A l'intérieur d'un bac qui sert à la formation de la bande, se trouve un système de buses productrices de mousse en position sus pendue, qui donne lieu à la formation du ruban. La seule différence intro duite dans ce procédé connu et éprouvé est la mise en place le soutiens 2 mobiles dans la direction du ruban, en maintenant les écarts -1, L, 43, etc indiqués.S'il est par exemple prévu, dans la position corres- pondant à la surface frontale de gauche, un pispositif de coupe qui a produit la surface frontale 19 et si ce d positif de coupe agit périodiquement à l'instant où le plan de coupe, tout d'abord imaginaire, visible à droite en 19, a atteint le dispositif de coupe mentionné au point 19 indiqué à gauche, un segment de ruban ainsi fabriqué n'est rien d'au- tre que le matelas qui est représenté en coupe longitudinale et verticale sur la figure 2. De la sorte, le prix coûtant du corps rembourré fabriqué selon l'invention s'abaisse à un niveau inatteignable jusqu'ici, cependant que l'on dispose de l'ensemble des avantages indiqués, relatifs aux corps rembourrés de ce genre L'invention s'étend aux caractéristiques ci-dessts décrites considérées isolément et elle a enfin pour objet leur combinaison globale ainsi que toutes leurs combinaisons partielles, dans la mesure où ces dernières sont techniquement valables et exécutables ainsi qu'utilisables même si les nouveaux résultats techniques qu'il est possible- d'obtenir- dans chaque cas n'ont pas été mentionnés ci-dessus ni décrits en détail. De me, Tous les détails représentés sur les dessins, par eux-mêmes et dans leur association fonctionnelle, sont considérés comme décrits. - REVENDICATIONS - 1.- Corps rembourré contenant des soutiens enrobés de mous se, caractérisé par le fait que les soutiens 2 sont des ressorts qui sont simplement maintenus en liaison mutuelle par l'enrobage de mousse qui se trouve entre eux,. 2.- Corps rembourré selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les soutiens 2 sont exécutés sous forme autoportante, par exemple sous la forme d'un ressort à lame individuel. 3.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendica tions 1 et 2, caractérisé par le fait que les soutiens 2 sont cintrés en direction de la surface limite 11 du corps rembourré, du côté de la char ge, le cas échéant avec une flèche 5 variable ou réglable à volonté. 4.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la distance minimale entre un soutien, de préférence au niveau de ses extrémités 24,25, et la surface de l'en- robage de mousse est égale ou supérieure à la distance minimale sur la quelle les efforts absorbés par les soutiens peuvent être encore transmis avec amortissement élastique à des pièces 3 en matériaux rigides qui servent à contenir le corps rembourré. 5.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les soutiens 2 sont exécutés sous for me de ressorts individuels 21, 22, 23, etc0 stétendant, dê préférence d'ur seul tenant, sur toute la longueur d'une des dimensions de la région à rembourrer du corps rembourré et répartis sur toute la longueur d'une au -tre dimension de cette réglo, parallèlement ou sensiblement parallèlement entre eux, à intervalles mutuels 41, 42, 43, etc.) 6.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les extrémités 24,25 des soutiens présentent des éléments d'appui 7, de préférence sous la forme de fils métalliques ou de tiges saillantes, la longueur sur laquelle les éléments d'appui font saillie étant égale ou supérieure à la distance minimale sur laquelle les efforts absorbés par les soutiens peuvent être encore trans mis avec amortisseient élastique à des pièces 3 en matériaux rigides qui servent à contenir le corps rembourré. 7.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les soutiens sont adaptés à la forme d'un corps ou d'un objet qui charge le coussin, par réglage de leurs dimensions, de leur profil et/ou de leur force élastique. 8.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 7, caractérisé par la disposition d'évidements 61, 62, 63, etc. formés dans un soutien 6 et s'étendant de préférence dans la direction longitudinale de celui-ci. 9.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les soutiens 2, 6 présentent au moins une partie en bois, de préférence en bois feuilleté. Corps rembourré selon l'une quelconque des revendicationLc 1 à 9, caractérisé par le fait que les soutiens 2, 6 présentent au moins une partie en métal, de préférence en acier. 11.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendicatioru 1 å 10, caractérisé par le fait que les soutiens 2, 6 présentent au moins une partie en matière plastique, notamment en résine synthétique. 12.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendicatiora 1 à 11, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 se présente sous forme de mousse synthétique, de mousse de caoutchouc ou d'un mélange de ces matières. 13.- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 se présente sous forme de mousse de polyuréthane-éther. 14.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendica tions 12 et 13, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 se présente sous forme de mousse préparée à froid, 15.- Corps rembourré selon l'une quelconque des revendica tions 12 et 13, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 se présente sous forme de mousse préparée à chaud. 16.- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 se présente sous forme de mousse de caoutchouc (latex). 179- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse se présente sous forme d 6 pièce mou lée en fibres synthétiques caoutchoutées. 18.- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 présente du crin caoutchouté. 19.- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 présente des fibres de coco caout chutées. 20.- Corps rembourré selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de mousse 1 présente sous forme de pièces moulées fibreuses en matières synthétiques. 21.- Procédé pour la fabrication de corps rembourrés selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que des soutiens destinés à être enrobés de mousse sont déposés sur des moyens transporteurs, de préférence avec interposition d'éléments d'écartement sous forme 'd'aiguilles, de fils métalliques ou de tiges, placés à distance- mutuelle, en une opération continue et sont enrobés de mousse par formation d'un ruban continu, ruban étant de préférence sectionné en continu pour former des corps rembourrés individuels.