L'invention porte sur un procédé et un appareil pour la récupération de produits alimentaires animaux à partir du fumier animal. Le brevet américain n0 3~375f116 décrit un procédé pour laver les grains et fibres non digérées dans le fumier animal et ainsi récupérer de riches produits nutritifs, principalement des protéines , à partir de l'eau de lavage pour obtenir un apport alimentaire à haute teneur de protéines qui vient s'ajouter à l'élément d'ensilage composé de fibres et de grains. Une grande partie des riches protéines fécales n'est pas alimentaire (ctest-à-dire qu'elle n'est pas consommée par les animaux mais est produite pendant le processus digestif) et se présente sous forme de minuscules entités microbiennes (ou micro-biologiques) difficiles à extraire. Le brevet américain n0 3 675 319 notamment porte sur un procédé de recyclage à contre-courant pour l'extraction de ces éléments d'ensilage et de protéines, qui exige beaucoup moins d'eau que la méthode décrite dans le brevet américain 3 375 116 et qui peut être exploité à l'échelle commerciale , avec d'importants lots de traitement dépassant dix mille têtes de bétail (par exemple). La présente invention porte sur un procédé qui est éga lement prévu initialement avant tout pour extraire un élément alimentaire du type à ensilage (comprenant essentiellement des grains et des fibres non digérées) et un produit alimentaire dtappoint à haute teneur en protéines tiré du fumier animal. Le procédé de cette invention est plus économique que ceux précédemment connus et produit un appoint alimentaire protéiné dont la valeur nutritive est plus élevée que celle des produits d'appoint alimentaires extraits par les méthodes connues. En bref, selon l'invention, un procédé d'extraction de matières digestibles à partir du fumier animal comprend les opérations suivantes : formation d'une boue de fumier et d'eau et séparation de cette boue en fractions solide et liquide, la fraction solide comprenant un mélange d'ensilage de fibres et de grains non digérés. La plupart des minéraux insolubles et des particules cellulosiques indigestes sont ensuite séparées de la fraction liquide, après quoi les produits nutritifs solubles et insolubles peuvent astre retirés de la partie restante de la fraction I,uide eour fournir un produit al mentaire d'appoint à forte teneur en protéines.On esfilAe que la fraction liquide après traitement convenable, peut être directement employée comme produit alimentaire, Le procédé est essentiellement continu, ce qui assure une exploitation économique grâce aux techniques spéciales de séparation liquide-solide qui permettent l'usage de quantités d'eau réduit-es. Ainsi qu'on l'expliquera en détail ci-après, l'élimination des minéraux indigestes et des particules cellulosiques (sous forme de troisième fraction ou élément) de la fraction liquide avant 11 extraction des protéines, augmente le contenu énergétique de appoint à forte teneur en protéines, Ce troisième élément a une certaine valeur en tant qu'élément de conditionnement des sols et en outre son extraction améliore la valeur commerciale de l'ensemble du procédé.Selon une autre caractéristique de l'invention, les particules de cellulose indigestes sont séparées des minéraux indigestes de la troisième fraction pour être utilisées comme combustibles. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après d'un exemple de réalisation non limitatif de l'invention et du dessin annexé dans lequel la figure 1 est un organigramme représentant un procédé pour l'extraction des produits alimentaires à partir du fumier selon un mode de réalisation préféré de l'invention les figures 2A et 2B sont les parties gauche et droite d'une vue de face, en coupe partielle, d'un séparateur et d'un système de lavage préférés la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne 3-3 de la figure 2A la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne 4 4 de la figure 23 la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4 L'on se référera ici aux fractions solide et liquide des boues existant dans le procédé, quoique de telles fractions ne soient ni entièrement sèches, ni totalement liquides. la fraction liquide est en fait une boue d'eau et de fines particules (principalement colloldales) et comporte également la plupart des matières solides. La fraction solide comprend des solides humides (notamment des fibres grossières et des grains). Par suite, dans la description suivante et dans les revendications, les termes fraction liquide et "fraction solide doivent être considérés comme des termes relatifs servant à distinguer entre deux éléments d'une boue. La quantité de solides contenue dans la fraction liquide ( et vice versa) dépendra de la méthode particulière de séparation. Dans les dessins, le courant des fractions solides est représenté en traits plus gras que le courant des fractions liquides. L'invention est décrite en se référant au schéma de la figure 1. Cet organigramme représente schématiquement les divers stades d'un procédé préféré. La plus grande partie de l'ap pareillage utilisé pour effectuer ces opérations est disponible dans le commerce et n'est par suite pas décrite en détail, Si l'on se réfère à la figure 1, le fumier brut récupéré sur des déchets animaux est broyé par un broyeur à marteaux ou tout autre dispositif convenable 10 puis amené par tout moyen convenable à une première fosse a boue 12 où commence la fermentation du fumier. Le broyeur à marteaux 10 broie le fumier brut et divise ainsi ses morceaux en particules constituantes, sans beaucoup les écraser, ce qui facilite les stades ultérieurs de production de boue.De préférence, la meule aura un sol en béton pour réduire la contamination mais l'invention peut évidemment autre utilisée avec un type quelconque de fosse ou autre réservoir. Le fumier est ramassé de façon classique tous- les quatre ou dix jours selon les conditions climatiques qui affectent la décomposition. Une boue est formée dans la première fosse 12 comme décrit ci-après, la boue comprenant dans une version préférée, environ vingt-six pour cent de matière sèche et environ soixante quatorze pour cent d'eau. La quantité doleau présente dans le fumier brut collecté sur la meule est essentiellement variable (par exemple de cinquante pour cent à quatre-vingt pour cent environ) et par conséquent la quantité d'eau à ajouter à la fosse 12 variera en conséquence. Par exemple, la quantité d'eau ajoutée à la fosse à boues 12 peut monter jusqu'à 3 kg d'eau phur chaque kilogramme de fumier brut. La fosse 12 peut être équipée d'un agitateur convenable 12k qui sert à mélanger la boue pour obtenir une consistance à peu près uniforme. L'agitateur peut être du type à hélice ou tout autre type classique utilisé dans des applications ana- - logues.Cette première fosse à boue 12 aura de préférence un sol incliné pour permettre l'accès des tracteurs pour le nettoyage. Les pierres et autres débris semblables qui auraient pu être ramassées en même temps que le fumier se rassembleront au point le plus bas de la fosse. Le fumier sera typiquement conservé dans la première fosse 12 pendant un jour environ, ce qui est suffisamment long pour faire naître la fermentation du fumier.La fermentation favorise la croissance de micro-organismes qui transforment l'azote et le carbone en véritable protéine (à laquelle on se réfère parfois comme à une protéine monocellu- laire). Le commencement de la fermentation peut entraîner une diminution du pH de la boue de 6 environ à 5,5 environ dans la fosse 12. L'addition de mélasses ou autres hydrates de carbone facilement fermentables à la boue de la fosse 12 facilite matériellement comme on l'a constaté la transformation des composés azotés non-protéinés en véritables protéines car le fumier est relativement pauvre en hydrates de carbone facilement fermentables. Par exemple, l'addition de mélasses, jusqu'à 2 %, en se basant sur le poids sec, peut faire augmenter les véritables protéines de plus de 50 % . L'agitation de la boue dans la fosse 12 doit autre suffisamment intense pour assurer l'uniformité ou l'homogénéité du mélange, tout en désintégrant les conglomérats de fumier, mais pas trop forte pour empêcher le dépôt des débris y compris les particules de sable relativement fines. De tels débris se déposeront sur le fond incliné de la fosse où on pourra les enlever facilement de façon périodique. De fait que le procédé préféré est largement mécanique et repose sur un moyen de séparation matérielle ayant des pièces mobiles comme il sera décrit ci-dessous, le fait d'éliminer en temps voulu ces débris abrasifs facilitera le fonctionnement des dispositifs séparateurs et augmentera la durée de vie opérationnelle des machines. Après un jour environ, la boue fermentée de la première fosse 12 est pompée par une pompe à fumier disponible dan X commerce 14 (et comportant un moyen de soupape conventblè) vers l'une des trois fosses d'exploitation 16k, 16but 160o Chacune de ces fosses de traitement (qui peut être en ciment) doit avoir une capacité suffisante pour contenir tout Xe fumier produit en une journée par la meule pour laquelle le système a été conçu. Les fosses de traitement 16k , 16B et 160 sont vidées successivement de façon que la boue de fumier fermente en moyenne trois jours et demi.Cette fermentation entraîne de préférence une diminution du pH de la boue de fumier d'environ 4,5 lorsque l'on ajoute des mélasses. A mesure que le contenu de la première fosse 12 est vidé dans l'une des fosses de traitement 16, la fosse 12 est remplie d'un supplément de boue pour commencer le traitement puis la fermentation dans une autre fosse. Lorsque la fermentation de la boue a atteint le degré désiré, la pompe 14 envoie la boue fermentée de la fosse de traitement choisie vers un séparateur liquide-solide 18. Gomme le montre schématiquement la figure 1 peut se composér de trois dispositifs séparateurs distincts 18A, 18B et 18C fonctionnant en parallèle pour obtenir la capacité voulue. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, on utilise des dispositifs séparateurs spéciaux décrits ci-dessous, qui sont aptes à séparer une boue de fumier à l'état très épais (clest-à-dlre d'un pourcentage d'eau de soixante-dix pour cent environ) en fractions solide et liquide. La fraction solide provenant des séparateurs 18A, 3 et C tombe directement dans une auge de rinçage 20 qui est directement disposée au-dessous des séparateurs. L'auge de lavage 20 comporte un convoyeur hélicoïdal allongé 22 qui déplace de droite à gauche cette fraction solide provenant de la boue de fumier, comme on le voit dans le dessin, au-dessous d'une série de buses 24 qui projettent un jet d'eau douce pour nettoyer les particules de fibres et les grains qui constitueront le produit d'ensilage. Le mouvement continu du convoyeur hélicoïdal 22 déplace ltéléfflent d'ensilage humide et nettoyé vers une presse 26 qui réduit de 50 èt 55 * le pourcentage d'humidité de l'élément d'ensilage, (par exemple?. Ce produit d'ensilage est ensuite enlevé à la sortie de la presse par un moyen convoyeur convenable (non représenté) puis traité ultérieurement si on le désire pour fournir l'un des produits alimentaires désirés. Comme le représente schématiquement la figure 1, un petit réservoir 28 est disposé au-dessous de la section de lavage de l'auge 20 et de lapresse#26 pour collecter l'eau en excès provenant de ces parties de l'installation. bette eau qui contient d'importantes quantités de produits nutritifs de valeur, est recyclée vers la première fosse à boue 12 pour amener au niveau désiré le pourcentage d'humidité de la boue se trouvant dans cette première fosse. En fait, une seconde boue d'eau et de fumier est formée dans l'auge 20, la séparation liquide-solide se produisant lorsque la boue est conduite par le convoyeur hélicoïdal 22 vers la presse 26. Il est intéressant que l'eau ne soit ajoutée à l'installation que pqr les buses 24. Cette eau douce nettoie efficacement le produit d'ensilage, la quantité ajoutée dépendant du pourcentage d'humidité désiré de la boue initiale ccontenue dans la fosse 12. Comme il est expliqué ci-dessous, il est généralement recommandé de conserver à cette boue un pourcentage relativement faible d'humidité. Par conséquent, s'il existe dans le fumier à son arrivée une humidité excessive, à la suite des conditions environnantes, l'on devra introduire par les buses 24 des quantités minimales d'eau douce. Dans ces cas-là, il peut même autre nécessaire de se débarrasser d'une partie de l'eau douce en excès afin de maintenir les frais de production dans des limites raisonnables.Cette eau en excès peut autre utilisée pour l'irrigation. En pratique, lorsque le fumier à son arrivée est sec, il peut également autre nécessaire d'ajouter de l'eau à la boue se trouvant dans la fosse 12. La fraction liquide provenant des séparateurs 18A, 18E et 18C peut autre amenée sur un tamis à vibration 30 qui sert de séparateur supplémentaire pour enlever quelques grains et fibres grossières non digérés qui ont pu passer à travers le séparateur 18 avec la fraction liquide. Ces matières solides digestibles tombent du tamis vibrant 30 et peuvent autre renvoyés dans llau- ge de lavage 20 par un convoyeur convenable (non représenté) où elles sont déplacées par le convoyeur hélicoïdal 22 avec la fraction solide provenant du séparateur 18 sous les buses 24 et à travers la presse 26. Donc, ces matières solides provenant du tamis v nnent faire partie du produit d'ensilage. La fraction liquide provenant du tamis vibrant 50 à cet endroit comprendra des produits nutritifs et minéraux solubles ainsi que les solides microbiens qui constituent les produits nutritifs digestibles à récupérer et les minéraux et particules cellulosiques indigestes (principalement lignine et hemi-cellulose). Le pourcentage d'humidité de la fraction liquide peut etre d'environ 80 % . Elle se présentera comme un liquide visqueux dont les produits nutritifs solides microbiens seront en suspension colloidalé avec la plupart des minéraux et particules cellulosiques indigestes entraînées dans le liquide. Cette fraction liquide provenant du tamis vibrant 30 est amenée à un réservoir de stockage 32. Le tamis vibrant peut être omis, et dans ce cas la fraction liquide provenant des séparateurs 18 est amenée directement au réservoir de stockage 32. quelques produits minéraux de la fraction liquide font partie de la nourriture des animaux et sont précieux. Ils sont ordinairement solubles et par conséquent en solution véritable dans la fraction liquide0 Il est recommandé de conserver ces minéraux car les minéraux digestibles accroissent la valeur du produit d'appoint alimentaire. Les produits minéraux indigestes du fumier peuvent être collectés partiellement comme contaminants (sable, argile,etc..) sur les sols de la meule si le bétail a accès à la saleté, particulièrement lorsque le fumier est ramassé sur une surface partiellement cimentée. Des études ont montré que la lignine et l'hémicellulose (qui sont indigestes) tendent à devenir plus fortement concentrées à mesure que diminue la dimension des particules de fibre (en d'autres termes la digestibilité des particules fibreuses varie en raison inverse de la dimension des particules). Donc , la fraction liquide qui subsiste après extraction de l'élément d'ensilage contient des quantités notables de ces particules minérales et cellulosiques indigestes. L'une des principales caractéristiques du procédé conforme à l'invention réside dans l'élimination de la fraction liquide d'une quantité substantielle de ces particules minérales et cellulosiques insolubles et indigestes. On a découvert que là où apparaissent ces matières indigestes, leur presence dans le fumier peut causer de sérieux problèmes lorsque des produits alimentaires sont extraits du fumier. Par exemple, le bétail tendant à digérer environ soi xante-quinze #pour cent de sa nourriture, toute matière indigeste présente dans la nourriture apparattra dans le fumier avec une concentration quatre fois plus grande. Normalement, l'alimentation du bétail contient environ 8 7o de matière indigeste , ce qui signifie que le fumier provenant d'animaux ainsi nourris contient environ 26 % de matières indigestes.Si des produits alimentaires de tels fumiers sont extraits et contiennent des matières indigestes, puis qu'ils alimentent ces animaux ou d'autres, la quantité de matières indigestes contenue dans le fumier augmentera et, si le fumier provenant de ces animaux est utilisé comme source de produits alimentaires, la quantité de matières indigestes dans le fumier sera protressivement accrue jusqu a un niveau excessif (par exemple plus de 50 /o environ), niveau où l'extraction des produits nutritifs pour ne pas être réalisable commercialement. De plus, mme lorsque la quantité de matières indigestes dans le fumier est inférieure à cinquante pour cent, les produits alimentaires produits à partir de ce fumier oontien- dront des niveaux relativement élevés de matières indigestes qui diluera la valeur nutritive du produit alimentaire pour cette raison et d'autres raisons diverses. Par exemple, les principes minéraux insolubles sont extremement abrasifs et peuvent entraSner de sérieux débats pour les pièces mobiles d'une installation d'extraction telle que les centrifugeuses, pompes et séchoirs. Par suite, la fraction liquide provenant du réservoir de stockage 32 est amenée à une centrifugeuse à faible vitesse 34 qui sépare une importante quantité des minéraux insolubles et des particules de fibre de cellulose indigestes des produits nutritifs microbiens contenus dans la fraction liquide provenant des séparateurs 18 et 30. Pour leur plus grande partie, ces matières indigestes sont plus grandes et denses que les particules nutritives microbiennes qui sont #rincipalementde l'eau. Par suite de cette différence de densité, une centrifugeuse peut extraire les matériaux plus denses. Cependant, du fait que certaines matières plus denses ont de valeur nutritives et que certaines des particules microbiennes sont indigestes, la séparation des matières indigestes et des produits nutritifs n'est pas complète. L'élimination des matières indigestes dans la centrifugeuse dépend partiellement de la durée de séjour du liquide dans la centrifugeuse, du type de centrifugeuse et de la force centrifuge appliquée. En utilisant une centrifugeuse du type à panier non perforé avec une durée de séjour d'environ une minute, trente secondes et une force centrifuge comprise entre 500 et 1200 G , l'expérience montre que lton peut éliminer rius de la moitié des matières indigestes identifiées ci-dessus. Cette élimination de matières indigestes, non seulement améliore la valeur alimentaire du produit d'appoint fortement protéiné, mais remplit aussi l'importante fonction consistant à "chasser" de l'installation les matières (telles que les métaux lourds les résidus indigestes et si possible, les résidus de remèdes) qui, si on les laissait s'accumuler, pourraient devenir nocifs pour les animaux et diminuer la valeur des produits alimentaires obtenus0 Il est possible que le chauffage de la fraction liquide puisse faciliter 11 extraction de ces produits indigestes. Il est possible d'utiliser d'autres techniques de séparation telles que le tamisage et la filtration au lieu de la centrifugation. Les produits indigestes éliminés de la centrifugeuse sous forme de gâteau peuvent être vendus comme produits de conditionnement de sols de haute qualité. Ce qui surnage de la centrifugeuse et qui constitue maintenant la fraction liquide, est un liquide visqueux (85 %d'humidité, consistance de purée t 13~sis) qui contient les produits nutritifs désirés partiel le#nt en solution colloidale et partiellement en solution véritable. Ce liquide visqueux est pompé vers un réservoir de stockage 35 où il pçut êvre auditionné d'environ 0,1# 1 % d'acide sulfurique (par exemple) exprimé en poids sec. Certains importants produits nutritifs solubles tels que les peptides, les acides aminés libres, et l'azote non protéinée sont relativement volatils et peuvent s'échapper de l'installation au cours du séchage. L'acide sulfurique abaissera le PH de la fraction liquide à 4 approximativement et diminuera la perte d'azote au cours du séchage grâce à la formation de sels moins volatils avec des composés azotés. 11 addition d'acide réduit en outre la viscosité et les caractéristiques d'adhésivité de la fraction liquide. Par suite, le liquide sera moins collant et pourra être concentré dans une plus grande proportion dans un évaporateur sans donner naissance à de graves problèmes de manipulation mécanique au cours de l'évaporation et du séchage, comme décrit par la suite.Ceci économise des frais de comme bustible pour le séchage car le rendement thermique de l'évaporateur à vide est environ deux fois plus grand que celui du séchoir, La boue initiale ayant un pourcentage relativement faible d'humidité la protéine peut autre extraite économiquement de la fraction liquide par évaporation et séchage. Donc,- la fraction liquide du réservoir 35 est amenée ensuite à un évaporateur 36 où, par exemple, le pourcentage d'humidité peut être réduit d'environ quatre-#ingt cinq pour cent à environ soixante pour cent. L'évaporateur 36, dans la version préférée, ett un évaporateur disponible dans le commerce, et spécifiquement conçu pour traiter les liquides visqueux et pour en éliminer l'eau. Le liquide visqueux provenant du réservoir de stockage 35 pénètre dans l'évaporateur et un élément vertical rotatif placé dans l'évaporateur projette ce liquide sur une surface de transfert thermique cylindrique et verticale de l'évaporateur. L'élément intérieur rotatif maintient le liquide sous forme de fine pellicule et la pesanteur le fait descendre le long de la surface de transfert thermique de l'évaporateur. De la vapeur produite par une chaudière 37 s'écoule à travers une gaine extérieure qui enveloppe cette surface de transfert thermique et la chauffe de telle façon que l'eau s'évapore de la fraction liquide à mesure qu'elle descend La matière concentrée est enlevée du fond de l'évaporateur par une pompe appropriée (non représentée). L'evaporateur est un évaporateur à vide, par le fait qu'il fonctionne à une pression inférieure à la pression atmosphérique. La vapeur condensée provenant de l'évaporateur peut être envoyée à la chaudière 37. Une partie des vapeurs chaudes condensées peut être utilisée pour laver le produit d'ensilage en la recyclant à travers les buses 24 ou le condensat peut être renvoyé à la fosse initiale de boues 12. L'utilisation du condensat chaud pour laver la fraction d'ensilage à travers les buses 24 facilitera le processus de lavage. La fraction liquide concentrée provenant de 1 'évapora- teur 36 est un liquide très visqueux. Ainsi qu'il sera expliqué plus en détail ci-après cette fraction liquide concentrée peut être directement utilisée comme produit alimentaire ou autre ultérieurement concentrée dans un séchoir ##8 pour fournir un produit alimentaire solide.Dans le mode de rssalisation de l'invention, le séchoir 58 est un séchoir à tambour disponible dans le commerce et comprenant deux tambours rotatifs chauffés sur lesquels est entendue la fraction liquide visqueuse provenant d'un réservoir de stockage 33 qui reçoit le concentré de l'évaporateur jb. Les tambours du séchoir 38 peuvent également Xetre chauffés par la vapeur de la chaudière 37, le condersat de vapeur étant recyclé avec le condensat de vapeur de traitement provenant de l'Cvaporateur 36 ainsi qu'il a été décrit plus haut. La protéine séchée forme une mince croute sur les tambours rotatifs du séchoir 38 et est grattée par des couteaux convenables pour donner une matière en forme de copeaux solides ayant un pourcentage d'humidité de dix pour cent environ (par exemple). Il peut être recommandé d'élever le pH de la fraction liquide provenant de l'évaporateur 36 avant de sécher, cela pour simplifier les manipulations du liquide visqueux sur les tambours du séchoir. Ceci diminuera également la corrosion dans la sortie du tambour et peut présenter des avantages supplémentaires en ce qui concerne la composition du produit. Par exemple, l'addition d'ammonium pour élever le pH de la fraction liquide à environ 5 provoquera la formation de sulfate d'ammonium (si H2XO4 est l'acide utilisé) ce qui constitue une source utile d'azote pour les ruminants. bi l'appoint alimentaire hautement protéiné doit servir à l'alimentation des poulets, l'on pourra ajouter de l'acide phosphorique au réservoir 35 (au lieu d'acide sulfurique) et neutraliser la fraction liquide avec du carbonate de calcium après évaporation. Ceci formera du phosphate de dicalcium qui est un additif standard des produits alimentaires pour poulets. Les matières séchées produites par le séchoir 38 constituent l'élément à haute teneur en protéines.Cn peut le transformer en pillules dans un moulin standard à pillules ou le traiter de toute façon convenable. La sortie du séchoir 38 peut être reliée à un laveur humide (ou sec) 40 qui, pour épargner l'environnement, facilite l'élimination des produits polluants de l'échappement. Ce liquide chauffé provenant du laveur à eau sera chargé de poussière de protéine et pourra autre renvoyé sur la première fosse à boue 12 pour conserver ces produits nutritifs dans l'installation. D'autres séchoirs que des séchoirs a tambours par exemple des séchoirs à pulvérisation ou rotatifs, pourront être employés également. Les produits alimentaires d'ensilage et hautement protéinés peuvent être traités de diverses façons avant d'être renvoyés chez les éleveurs. Par exemple, le produit d'ensilage provenant de la presse 26 peut être passé dans une flamme libre pour brûler les poils d'animaux qui peuvent s'y trouver. après brûlage des poils, le produit restant qui contient environ 60 Vo de matière sèche (par suite ae la déshydratation partielle) peut passer à travers un séparateur à air un tamil et tout autre dispositif convenable pour séparer les particules en grains des particules fibreuses.Les grains peuvent constituer un produit alimentaire à haute énergie et être redonnées directement aux animaux de l'élevage Les particules fibreuses peuvent être mélangées avec divers produits d'appoint alimentaires puis redonnées à ces animaux ou utilisées, comme produit de conditionnement des sols, Il est inutile d'en e lever les poils et le produit d'ensilage (avec ou sans élimination des poils) est mélangé de la façon la plus intéressante avec des mélasses ou autres hydrates de carbone facilement fermentables tels que le sucre, et fermentés pour améliorer la sapidité, la facilité de stockage et la durée de vie de stockage dans les récipients L'on peut aussi déshydrater le produit fermenté mélangé avec d'autres ingrédients alimentaires et transformé en boulette avant d'être redonné aux animaux. L'élément protéiné séché provenant du séchoir 38 peut être traité identiquement de toute manière désirée avant d'#- tre utilisé comme produit alimentaire. Il peut être mélangé avec d'autres produits alimentaires et transformé en boulettes par des moyens standards. Ainsi qu'il a été précédemment indiqué, l'un des principaux avantages de l'invention est de réduire les exigences an eau et par suite d'abaisser les frais en éliminant l'eau par évaporation et séchage. L'on envisage également d'utiliser 11 appoint hautement protéiné dans son état liquide visqueux. Particulièrement dans le cas d'installations relativement petites (par exemple de l'ord e de mille têtes de bétail) l'extraction complète des produits nutritifs de la fraction liquide peut n'être pas réalisable commercialement.Par suite, la fraction liquide visqueuse provenant de la centrifugeuse 34 ou, de préférence, de l'évaporateur j6 peut ne pas autre donnée directement aux animaux. En pratique, la fraction liquide épaissie peut autre mélangée à des mélasses (ou autres hydrates de carbone fermentables) et de l'ammoniaque (pour stabiliser les valeursde pH et le pourcentage d'azote), puis mélangée à du foin d'alfa (ou autre produit alimentaire similaire) dans tout mélangeur convenable pour fournir une matrice semi-solide. Ce mélange peut ensuite être transporté dans un silo étanche où il subira entre quatre et dix jours de fermentation anaérobie. La fraction liquide fermentée peut constituer environ 10 X en poids du produit alimentaire total.Le produit résultant présente une odeur acceptable, semblable à celle des ensilages d'alfa, et, comme les ensilages courants, n'a aucune eau libre qui tendrait à contaminer d'autres produits alimentaires auxquels il pourrait être mélangé. Cependant, étant donné que la fraction liquide provenant de la centrifugeuse 34 contient d'importantes quantités de bactéries et d'enzymes normalement choisies, le liquide peut être mélangé à ces déchets tels que du chaume, des fanes de betterave, de la bagasse de canne à sucre, et autres résidus de récoltes qui sont normalement éliminés. On pense que la présence de ces bactéries et enzymes peut tendre à prédigérer partiellement ces résidus fortement indigestes, et par conséquent à augmenter leur valeur comme produits alimentaires. Etant donné que la fraction liquide visqueuse, après enlèvement des particules cellulosiques et minérales indigestes, peut constituer l'appoint alimentaire fortement protéiné, la référence dans la description et les revendications à l'opération "d'extraction11 des produits nutritifs de cette fraction liquide devra autre considérée comme comprenant l'usage de la fraction liquide sans élimination de l'eau comme appoint alimentaire. Si la fraction d'ensilage provenant de la presse 26 n'est pas correctement nettoyée, l'on peut ajouter un second jeu de buses identiques aux buses 24, sous forme d'un second poste de lavage "en série avec les buses représentées, ce qui permettra de réaliser deux opérations séparées de lavage0 L'eau douce est introduite à travers les buses du second poste, le liquide en excédent provenant du second poste étant renvoyé aux buses de lavage du premier poste. L'eau de lavage en excédent provenant du premier poste est renvoyée à la première fosse à boues 12. Pour faciliter la séparation des minéraux indigestes et des matières cellulosiques du produit alimentaire fortement protéiné dans la fraction liquide provenant des séparateurs 18, le PH de la fraction liquide peut autre augmenté jusqu'à une valeur comprise entre 6 et 7. Ceci tendra à conserver les composés azotés en solution lorsque le composant minéral est éliminé. Après centrifugation, te pH de la fraction liquide peut autre abaissé, comme cela est décrit en se référant à la figure 1 pour provoquer la formation par ces composés de sels moins vo volatils avec l'acide. Une centrifugeuse à grande vitesse (avec ou sans évaporation préliminaire) peut être un moyen utile de séparer les produits nutritifs du liquide restant. Le choix du pourcentage d'humidité de la boue de fumier à son arrivée dans la fosse 12 est important et exige un compromis entre différentes considérations. Il est d'autant plus facile d'extraire les minéraux indigestes et les fibres de la fraction liquide que le pourcentage d'humidité est plus élevé. Cependant, lorsque ce pourcentage d'humidité augmente, il en va de m#me pour les frais d'extraction des produits nutritifs microbiens de la fraction liquide, même Si l'on peut résoudre le problème de l'azimentation en eau. Par exemple, en réduisant le pourcentage d'humidité de quatre-vingt pour cent à soixante-dix pour cent, la proportion liquide-solide est réduite et passe de six à un à environ deux à un.Donc, si lton utilise un procédé de séparation par évaporation pour séparer l'eau de la protéine microbienne (ainsi qu'il est préféré) la consommation d'énergie est réduite au tiers environ. D'autre part, avec de très faibles valeurs d'humidité, il est presque impossible de séparer correctement les fractions solide et liquide ; de plus, avec des pourcentages d'humidité inférieurs à soixante-dix pour cent, la fermentation se produit difficilement et, sans fermentation, la quantité de vraies pro téines dans la solution est matériellement moindre. L'on a obtenu de bons résultats expérimentaux lorsque le pourcentage d'humidité provenant de la boue de fumier à son arrivée est d'environ soixante-dix à soixante-quinze pour cent. L'on préfère que la teneur en humidité soit dans une gamme allant de soixante-dix à quatre-vingt pour cent environ, mais l'invention n'est pas limitée à cette gamme. La réduction di pourcentage d'humidité de la boue à son arrivée est rendue possible par les techniques spéciales de séparation et les appareils utilises dans la version préférée de l'invention et illustrés aux figures 2. - 5 qui représentent la construction du séparateur 18, l'auge de lavage 20 et la presse 2U, représentées schématiquement à la figure 1. Cet appareil de séparation et de lavage est capable de séparer une boue de fumier de pourcentage d'humidité relativement faible en fractions liquide et solide, donc de séparer essentiellement l'élément d'ensilage des produits nutritifs fortement protéinés se trouvant dans l'eau douce. Les figures 2A et AB représentent deux séparateurs 18k et 18B installés au-dessus de l'auge de lavage 20 avec le convoyeur hélicoïdal 22 qui fait passer la fraction solide de droite à gauche jusqu la presse 26 d'ensilage qui se trouve à l'extreme-gauche de la figure 2k. Les séparateurs 18k et 1 & sont identiques et un seul est décrit en détail. Chaque séparateur comprend un tamis cylindrique 40 et un axe central 42 (figure 4) axe ntratné par un moteur 44, une poulie 46 et un train d'engrenages convenable 48. La partie de l'axe 42 qui traverse le tamis cylindrique 40 comporte un convoyeur hélicoïdal inférieur 50 et quatre lames racleuses sollicitées par des ressorts 52 (voir aussi figure 5) qui tournent avec le convoyeur hélicoïdal 50 lorsque l'axe 42 est entraSnéX Les lames racleuses 52 reposent sur des paires respectives de goujons creux 54 (les goujons inférieurs étant seuls représentés dans la figure 5) dont chacun contient un ressort à boudin intérieur 56 prenant appui sur une broche fendue 58 à laquelle est fixée la lame racleuse correspondante 52. Les ressorts à boudin 56 poussent les lames racleuses 52 contre la surface intérieure du tamis cylindrique 40. le bas ou extrémité de sortie du lames 40 est fermé par une pièce conique d'évacuation 60 à commande pneumatique elle-même fixée à une tige verticale 62. La tige 62 coulisse dans un cylindre vertical 64 de sorte que la pression pneumatique appliquée au piston (non représente) pousse la surface conique du cane 60 contre l'extrémité inférieure du tamis cylindrique 40. Le cylindre 64 est monté sur un étrier 68 passant à travers l'auge de lavage 20. L'extremité supérieure de la tige de piston 62 fait saillie audessus du cone 60 et comporte une ouverture de forme convenable pour recevoir une saillie 70 de l'extrémité inférieure de l'axe 42 afin de supporter ce dernier en lui permettant de tourner L'extrémité opposée ou supérieure de l'axe 42 peut betre supportée par un palier de butée 72 ou similaire pour permettre la libre rotation de l'axe. Le séparateur, tel qu'il est décrit, peut être monté de toute façon désirée. Ainsi que le représente plus clairement la figure 4, le support mélanique est obtenu par des plaques circulaires supérieures et inférieures 76 et 78 pourvues de quatre entretoises verticales 80 (voir figure 5). quatre profilés verticaux 82, de section en L, s'étendent entre les plaques 76 et 78 pour assurer un support mécanique supplémentaire au tamis 41 qui reçoit une importante pression sous l'effet de la boue de fumier au cours de l'opération de séparation. Une bague extérieure 84t disposée au centre assure un support supplémentaire au tamis 41. L'entrée du fumier est assurée par un tube horizontal haute pression 84 qui introduit la boue tangentiellement au sommet du tamis 41. La plaque inférieure 78 comporte un collier 86 faisant saillie vers le haut et collectant la fraction liquide avant la sortie à travers le tuyau 88 et une canalistation commune 89. Les séparateurs 18 sont portés par des profilés horizontaux 90 qui folit partie d'un châssis comprenant en outre quatre barres verticales 92 convenablement fixées au sol. L'auge de lavage 20 placée au-dessous des séparateurs 18 comprend trois sections 94A, 9413 et 940 (voir figures 2A et 2B).La section 94h du carter n'est pas perforée et se trouve juste au-dessous des séparateurs 18a, 18B et 180. La section suivante 94B audessous des buses 24 comporte un tamis perforé à travers lequel lteau douce provenant des buses 24 peut s'écouler dans le réservoir 28. La troisième section 94C est également non perforée et sert à guider le produit d'ensilage lavé dans la presse 26 Deux plaques profilées 96 (figure 3) s'étendent vers le bas à partir des cotés opposés de la section de carter 94B pour guider la fraction liquide ou l'eau douce dans le réservoir 280 Ce dernier comporte un tuyau d'évacuation 98 à traversiequel la fraction liquide est conduite au tamis à vibrations 3G de la figure lo La presse 26 comporte un tamis perforé 100 s'étendant longitudinalement depuis l'extrémité ouverte de- la dernière section d'auge 940. Le tamis 100 peut être supporté mécaniquement sur ses côtés et sa partie supérieure par un élément en forme d'entonnoir 102 qui enveloppe partiellement le tamis et sert également à diriger le liquide obtenu par pressage contre le tamis 100 dans le réservoir 28. L'extrémité extérieure de ce tamis perforé 100 fermée par un cône d'obturation 104 poussé pneumatiquement cnntre l'extrémité du tamis 100.Le convoyeur à vis sans fin peut autre entratné par des moyens conventionnels tels qu'un moteur 118, une poulie 120 et un train d'engrenages 122 qui sont représentés à l'extrémité de droite de l'auge 20. Le support pour les buses est représenté plus clairement à la figure 3. Il comprend un croisillon horizontal 110 perpendiculaire aux plaques 96 au-dessus de la section de lavage 943 de l'auge. Un croisillon vertical 112 s'étend vers le haut et supporte un tuyau à eau 116 à partir duquel les buses font saillie vers le bas. L'eau est fournie au tuyau 116 par une prise 114 alimenté par toute source convenable. Les séparateurs 18A et 18B sont spécialement adaptés pour la séparation d'un fluide visqueux en fractions liquide et solide. En service, la boue visqueuse de fumier est amenée sous haute pression (environ 35-40 psi pour une boue contenant un pourcentage d'humidité de soixante-dix pour cent) vers l'entrée à haute pression 84 du tamis cylindrique 40. L'alimentation tangentielle est importante car elle égalise la séparation, ainsi qu'il est décrit ci-après, tout autour de la périphérie du tamis. Le tamis 40 est constitué par de l'acier doux de 0,16 cm d'épaisseur avec des trous de 0,19 cm de diamètre.De préférence, les trous du tamis définissent des anneaux horizontaux perpendiculaires à l'axe de rotation Ceci dentelera les lames racleuses rotatives 52 pendant le fonctionnement, ce qui améliorera leur action nettoyante, car les dentelures seront plus facilement a meme de déboucher tous les trous colmatés. La dimension des trous de l'écran 40 détermine le contenu du produit d'ensilage et sera choisi en fonction partiellement du type de produit alimentaire aonné aux animaux. Lorsqu'on leur donne des grains moulus, les ouvertures du tamis seront ordinairement#d'un diamètre de l'ordre de '0,16 cm, La haute pression dé la boue à flou entrée fait passer de force la fraction liquide à travers les trous du tamis 40. Cependant, la fraction solide à ltintérieur du tamis tend à colmater les trous, Les lames rotatives 52 nettoient ces trous ce qui permet de continuer l'opération de séparation, tandis que la fraction liquide s'écoule à travers le tamis0 La plus grande partie de la séparation entre les fractions solide et liquide a lieu dans le volume occupé par les quatre lames poussées par les ressorts. Lorsque le liquide est enlevé par le séparateur, la fraction solide comprenant les fibres et les grains augmente de concentration. Cette plus forte concentration des fibres et des grains est repoussée de force dans la vis sans fin 50. Dans la section de cette vis sans fin, les trous du tamis 40 tendent à se colmater, créant ainsi une surface de friction qui aide à lier les grains et les matières fibreuses dans cette section.Ceci permet à la vis sans fin 50 de fonctionner comme une presse à vis. La pression appliquée à la fraction solide est déterminée par la contre-pression appliquée au ctne d'évacuation 60. Il est important que les fibres et le grain de la boue de fumier constituent un bouchon tout autour de ce c8ne d'éva- cuation 60. Si la haute pression du c8té de l'entrée chasse ce bouchon, la fraction liquide tombera à travers l'extrémité du tamis et il en résultera une séparation incorrecte. Au cours d'expériences, des résultats satisfaisants ont été obtenus en appliquant au cône d'évacuation 60 une force de 3 115 Newton environ. Dans le fonctionnement préféré, les lames 52 ont une vitesse périphérique d'environ 2,40 à 3 mètres/sec. Si les lames tournent trop vite, elles ont tendance à passer sur les matières se trouvant dans les trous et ne peuvent nettoyer le tamis. Si la vitesse est trop faible, la capacité est diminuée Le séparateur donne son rendement maximum pour des teneurs en humidité de soixante-dix pour cent. La fraction liquide forcée à travers les tamis 40 des séparateurs est envoyée par la canalisation 89 et par des moyens de pompage convenables (si nécessaire) vers le tamis à vibrations vt ou le réservoir de stockage 31 La fraction solide est lentement poussée à travers le tamis 40 tout autour du cône de façon à maintenir la contre-pression nécessaire. Cette fradtion tombe dans l'auge 20 où elle est transportée par la vis sans fin 22 placée au-dessous des buses 24 vers la presse 26. Le cône d'évacuation 104 applique la force (approximativement de Tordre de 3 115 Newton #nviron) pour comprimer le produit d'ensilage nettoyé qui, après avoir été poussé au-delà du cône 104, tombe sur un convoyeur (non représenté) pour être enlevé. Il est évident que les considérations au stade de l'étu- de des machines qui comprennent les diverses parties de l1ins- tallation varieront essentiellement en fonction de nombreux facteurs et de circonstances pratiques. Par la suite, certaines de ces considérations sont exposées pour une installation apte à traiter le fumier de 7000 tetes de bétail, dans l'hypothèse où le fumier à son arrivée , a un pourcentage d'humidité de 80 % environ. En pratique, ceci est plus élevé que dans les circonstances courantes et le procédé permet de traiter parfaitement du fumier dtun pourcensaSe d'humidité compris entre soixgn- te-dix et soixante-quatorze pour cent, ce qui est préféré pour des raisons économiques. Dans l'exemple théorique considéré, le poids total du fumier à traiter sera dtenviron 160.000 kg par semaine. Les chiffres suivants sont donnés dans l'hypothèse où tout le fumier produit par le bétail doit être traité au cours d'une semaine de travail de cinq jours. Dans cet exemple, les fosses de fermentation 12 et 16 peuvent avoir une capacité de 175 mètres cube. Les boues se trouvant dans ces fosses de fermentation, si le fumier a 80 % d'humidité à son arrivée, seront maintenues au même pourcentage d'humidité. L'on ajoutera moins de 1 uD en poids de mélasses (poids humide) dans le réservoir 12. La fermentation s'effectuera pendant une période de trois jours et demi, le PH se trouvant à ce moment-là à 4,8 environ, La boue est pompée vers les séparateurs 18 à une vitesse d'environ deux cent trente deux litres par minute. A cette vitesse, les séparateurs fonctionneront pendant environ seize heures par jour. Pendant cette période, 975 kg environ du produit d'ensilage CI d'un pourcentage d'humidité d'environ 60 % seront produits .Le produit d'ensilage sera lavé dans l'auge 20 avec de l'eau traversant les buses 24 à une vitesse d'environ 7,5 litres par minute. La fraction liquide provenant des séparateurs 18 sera extraite à une vitesse d'environ 17) litres par minute avec un pourcentage d'humidité d'environ 82,2 % . Le tamis vibrant 30 est court-circuit pour cet exemple. La fosse de stockage 32 peut avoir une capacité de 57,5 mètres cube et la fraction liquide sera pompée depuis cette fosse de stockage 32 à une vitesse a'environ 120 litres par minute avec le meme pourcentage d'humidité. La centrifugeuse 34 extraira sous forme de g#teau des minéraux et particules cellulosiques indigestes d'un pourcentage d'humidité d'environ soixante pour cent. Cette partie de l'installation fonctionne de façon continue et produit en vingtquatre heures environ 1300 kg de cette fraction extrêmement indigeste. La partie qui surnage de la centrifugeuse 34 à un pourcentage d'humidité d'environ 88,6 % sera pompée à une vitesse d'environ quatre-vingt dix litres par minute dans le réservoir de stockage 35 qui peut avoir une capacité d'environ 27 mètres cube. Le fluide visqueux se trouvant dans le réservoir de stockage sera pompé vers l'évaporateur 36 également à une vitesse d'environ quatre vingt dix litres par minute. Le réservoir de stockage 33 qui reçoit la fraction liquide concentrée de l'é- vaporateur 36 sert de réservoir tampon pour le séchoir à tambour et peut avoir une capacité relativement faible d'environ onze mètres cube. Le pourcentage d'humidité de cette matière sera 'environ soix & te-quinze pour cent et elle sera pompée vers le séchoir à tambour à une vitesse d'environ 40 litres par minute. L'élément protéiné sec provenant du séchoir 3 aura un pourcentage d'humidité d'environ dix pour cent et 570 kilogrammes environ seront produits en vingt-quatre heures. La chaudière 37 peut être une chaudière de 260 kw et de 6,8 bar minimum. Le traitement représenté et décrit ci-inclus a été conçu pour être utilisé avec du fumier de bovins mais les mêmes principes fondamentaux peuvent être appliqués à ltex- traction de produits alimentaires à partir du fumier d'animaux monogastriques, tels que les cochons et les poulets, aussi bien que d'autres ruminants, tels que les ovins, Les expériences effectuées sur le traitement du fumier de cochon selon le procédé de la figure 1, indiquent que ce fumier peut même autre une source de produits d'alimentation du bétail, plus intéressante qu'avec du fumier de bovins.D'autre part, le fumier de cochon contient de fortes quantités d'humi- dité (par exemple environ 85 %) est même plus difficile à manutentionner que le fumier de bovins et a une odeur particulièrement désagréable. Il peut donc être recommandé de faire fermenter par voie aérobie la fraction liquide provenant de la centrifugeuse 34 après avoir éliminé les matières indigestes pour diminuer l'odeur. Il peut également être avantageux, au lieu de traiter le fumier de cochon pur, de mélanger des quantités de ce fumier à du fumier de boeuf pour élever le pourcentage d1humidi- té du fumier à la valeur désirée (environ 70 à 80 *) plutôt que d'ajouter de l'eau recyclée ou autre, dans ce but.Ceci présente aussi l'avantage d'ajouter à ce système les fortes protéines provenant du fumier de cochon tout en évitant les frais élevés provoqués par l'évaporation de quantités excessives d'eau. L'on a découvert que les matières fibreuses des fractions CI et/ou CIII peuvent être extraites et bolées pour fournir toute l'énergie nécessaire au moyen d'évaporation de l'eau représenté schématiquement à la figure 1. La matière sèche de la fraction CIII peut contenir 7040 A de produits -minéraux et 30 - 60 % de fines particules fibreuses qui, comme indiqué ci-dessus, sont essentiellement indigestes. Par suite de ce fort pourcentage minéral, l'élément CIII ne convient pas pour être utilisé comme combustible car les produits minéraux diminuent le rendement thermique. Généralement, il est recommandé que le pourcentage minéral de la fraction combustible soit inférieur à 20 0% . Donc, selon cet aspect de l'invention, les ~matières fibreuses sont séparées des produits minéraux, par exemple, au moyen d'un dispositif séparateur par gravité0 Un séparateur à flottaison peut etre utilisé pour faire flotter les fibres plus légères que les produits minéraux. Il est aussi possible de séparer les matières minérales et fibreuses dans la centrifugeuse 34. Ceci est réalisable, par exemple, dans une centrifugeuse à panier plein classique qui, typiquement, comprend trois chambres disposées verticalement l'une sur l'autre. Lorsque la fraction liquide provenant du réservoir de stockage 32 est amenée à la centrifugeuse, les produits minéraux plus lourds sont séparés dans la chambre inférieure, tandis que les produits fibreux plus légers sont séparés de la fraction CII hautement protéinéedans les chambres médiane et supérieure. Les trois chambres sont class#iquement raclées simultanément par des lames racleuses coopérant avec les paniers respectifs, le gâteau provenant des trois paniers étant recombiné en une masse homogène unique (la fraction CIII). Cependant, chaque panier peut être séparément raclé et le gt- teau provenant de chaque panier envoyé à un système convoyeur séparé ainsi les matières fibreuses plus légères qui se trouvent dans les paniers médian et supérieur peuvent être séparées des produits minéraux plus lourds se trouvant dans le panier inférieur. Identiquement, comme pour la fraction CI, les fibres peuvent titre séparées du grain par flottaison ou centrifugation, les fibres séparées étant combinées aux fibres extraites de la fraction CIII. Ce nouveau produit combustible (auquel l'on se référera ci-après comme à l'élément CIV) peut ensuite être séché jusqu'à 10 % d'humidité environ, avec un pourcentage de minéraux d'environ 12 Çp et utilisé comme combustible pour la chaudière 37 de façon à chauffer l'évaporateur 36 et le séchoir 38. D'autres moyens de séparation, comme des tamis à vibrations peuvent être utilisés pour séparer les fibres des minéraux (CIII) ou du grain (CI). L'élément CIV, fortement friable, peut être séché facilement jusqu'à 15 cw d'humidité ou moins, par exemple, dans un séchoir rotatif standard adapté au brayage de combustibles so- lides comme le charbon, la sciure ou le CIV séché. Des essais préliminaires sur du fumier de bovins ont indiqué que l'énergie produite par l'élément CIV (environ 12 YD de minéraux) est de l'ordre de 7000 BTU par livre avec 10 % d'humidité. l'on estime que les exigences en combustible pour toute une installation peuvent être satisfaites par le combustible extrait du fumier traité par ladite installation.Le fumier de bovin étant relativement pauvre en mati-res fibreuses, le CIV produit dans d'autres cas peut astre plus important que celui exigé par l'installation0 Il est extrêmement recommandé que la matière fibreuse extraite des elcments CI et CIII contienne peu d'azote qui provoque la formation de produits polluants lorsqu'elle est brulée. Ceci est inhérent au procédé décrit dans lequel la plus grande partie de l'azote du fumier brut est extraite en tant que partie de la fraction CII. De plus, le lavage qui s'effectue dans ce procédé éliminera d'importantes quantités de soufre et autres produits polluants potentiels de l'élément CIV. Donc, le CIV constitue une source de combustible efficace du point de vue thermique et non polluante , qui pourra servir de combustible propre pour toute l'installation. Evidemment, l'on pourra utiliser le CIV comme combustible également pour d'autres applications. La composition des trois éléments extraits du fumier animal selon l'invention dépend de l'alimentation de ces animaux. On indique ci-après des compositions représentatives pour les trois éléments pour du fumier de bovins nourris avec des rations typiques d'engraissement. Dans les tableaux ci-dessous, le produit d'ensilage provenant de la presse 26 est indiqué par CI ; CII représente le produit d'appoint alimentaire hautement protéiné provenant du séchoir 38 et CIII représente le produit de conditionnement de sols extrêmement indigeste provenant de la centrifugeuse 34. Le bétail qui a produit le fumier dont ont été extraits les échantillons de CI, CII et CIII était constitué par des bovins. Ils étaient nourris avec les rations d'engraissement typiques suivantes %(sur la base du poids humide) Ensilage de blé 13 #,o Foin d'alfa 4,7 Céréales 76,2 Mélange d'urée et mélasses (30 ffi protéines brutes) 2,2 Supplément 100,0 ffi Le fumier provenant de ce bétail était fractionné en CI, CII et CIII selon les proportions approximatives suivantes (à 4 % près, en utilisant le procédé de la figure 1 avec séchage, mais sans tamis vibrant 30 avec le tamis vibrant 3C', les proportions approximatives seraient w (CI, CII, CIII voir texte). Les compositions alimentaires moyennes des fractions CI et CII sont données-dans le tableau suivant. Les éléments sont indiqués en pourcentage de poids sec. CI (après fer- CII mentation de dix jours) Matière sèche 34,4 % 92,2 % Protéine 9,0 % 31,8 % Fibre brute 27,5 % a,4 % Extrait d'éther (gras) 1,8 % 4,8 % Extrait exempt d'azote (NFE) 50,4 * 37,1 % minéraux 11,2 % 25,4 * 99,9 9 % 99,5 % Les composants CII contenaient aussi de faibles quantités de minéraux tels que du phosphore, du calcium et du potassium qui se trouvent dans la fraction liquide. Ceci augmente encore la valeur commerciale de l'élément CII. L'élément CIII contenait environ 57 h de matière sèche. La matière sèche comprenant environ 69 % de produits minéraux et 31 69 de particules fines de fibre . Une analyse des produits minéraux a donné les résultats suivants Pourcentage de minéraux Silice (SiC2) 22,8 Oxyde de calcium (CaO) 4,2 Alumine (A12U3) 36,7 Oxyde de fer (Fe2O3) 2,6 Magnésium (MgO) 1,7 Oxyde de sodium (ha2O) 13,5 Oxyde de potassium (K2 ) 3,6 Phosphoreux (sels) P2U5) 11,5 sulfate (SO4) 2,4 99,0 Des traces d'autres éléments complètent le pourcentage de minéraux. Le fumier provenant des porcins a été testé en utili srtnt le procédé de la figure 1 sans séchage. Les compositions approximatives moyennes des fractions CI et CII du fumier de porcins sont données dans le tableau suivant Les éléments sont indiqués en se basant sur le poids sec. CI CII matière sèche 35 k 15 96 Protéine 18 60 Fibre brute 18 0 Extrait éther (gras) 3 8 NFE 53 7 Minéraux 8 25 Les e-sais d'alimentation ont prouvé que le produit d'ensilage (CI) et l'appoint alimentaire fortement protéiné (CII) peuvent être utilisés dans des produits alimentaires standards pour ruminants et/ou animaux monogastriques.Les essais résumés ci-dessous ont été effectués sur des fractions CI et CII extraites du fumier de bovins nourris avec la ration de contrôle décrite ci-dessus, en utilisant le procédé de la figure 1 sans tamis vibrant -Bétail de bovins Dans les essais effectués avec du bétail où CI était substitué pour cent pour cent à l'ensilage de céréales dans la ration normale, le gain journalier moyen, la consommation journalière moyenne et la transformation moyenne étaient légèrement supérieures pour le bétail nourri avec CI par opposition à celui nourri avec l'ensilage de céréales. Pour tester l'appoint CII, 29 % des protéines supplémentaires d'une ration alimentaire standard étaient fournis par l'appoint CII. Dans ce cas, le gain journalier moyen et la consommation journalière moyenne étaient légèrement plus faibles que dans le cas de l'appoint CII.La transformation moyenne (digestibilité) était légèrement plus grande pour le CII La comparaison entre le gain réel et le gain estimé sur la base de 1' "énergie nette pour la production" (N#) et 1' "énergie nette pour la maintenance (dise) des produits alimentaires réellement consommés était meilleure que la valeur étalon estimée à la fois pour les rations CI et CII Le bétail abattu était classé de premier choix et obtenait une moyenne de 65 > sans grande différence significative entre les groupes quant aux rations fournies au bétail . Le bétail nourri par CI comme celui nourri par CII a subi des analyses d'organismes pathogènes, et aucun de ceux-ci n'a été découvert. Volailles Les tests alimentaires ont été effectués sur quarantesix volailles pondeuses de deux races et de deux ages qui furent divisées en trois groupes qui reçurent respectivement une alimentation de zéro quinze et trente pour cent de produits d'appoint alimentaire CII . La production des oeuf s, leur qualité et le poids du corps ont été étudiés et analysés statistiquement. L'on a trouvé d'importantes différences dues au régime alimentaire. La consommation et la transformation des produits alimentaires n'ont pas semblé affecter le traitement. La valeur énergétique du produit a été calculée et trouvée égale à 1100 calories ll.E. par livre. Ceci équivaut à l'énergie des Est Coast Oats, Brewer's Dried Grains (avoine de la Côte ouest, Grains séchés de brasserie) et des haricots de soja décortiqués (cinquante pour cent de protéine). Poisson Des tests ont été également effectués sur les truites arc-en-ciel dans lesquelles l'appoint CII comprenant quatorze pour cent de la ration pour truite arc-en-ciel. Après le second jour, le poisson acceptait la ration et, tout au long de l'essai de vingt semaines, le gain de poids, la transformation de la nourriture, les grammes de protéines et la mortalité se trouvèrent inférieurs aux limites prévues. Les poissons qui recevaient la ration CII étaient plus vigoureux et actifs que deux qui recevaient une ration commerciale X X V S C A g I O 1 b 1. Procédé d'extraction de matières digestibles du fumier animal, dans lequel une boue de fumier et d'eau est séparée en fractions solide et liquide, la fraction solide comprenant un mélange semblable à de ltensi-lage de fibres et grains non digérés, caractérisé par l'extraction d'une partie importante des particules minérales insolubles et des particules cellulosiques indigestes provenant de la fraction liquide, et évaporant au moins une partie de l'eau de la fraction liquide restant après élimination desdits minéraux insolubles et particules cellulosiques indigestes, de façon à obtenir une fraction liquide contenant d'importantes quantités de produits nutritifs solubles et insolubles. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on ajoute de l'acide à la fraction liquide avant le stade dit d'évaporation, ledit acide formant des sels relativement non volatils avec des composés azotés dans ladite fraction liquide. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que ledit stade d'évaporation comporte le dépôt de la fraction liquide sur au moins un tambour rotatif chauffé. 4. procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que l'eau évaporée produite pendant l'évaporation est utilisée pour laver lesdites fibres et grains non digérés. 5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la fraction solide provenant de la boue de fumier est lavée lorsqutelle est transportée vers une presse. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que de l'eau propre est utilisée pour laver ladite fraction so- lide lotsqutelle est transportée à ladite presse , et l'eau de lavage en excès est collectée et renvoyée à la fosse dans laquelle est formée la boue afin de maintenir ladite boue à un pourcentage d'humidité prédéterminé 7. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite boue de fumier est séparée en ses fractions solide et liquide en refoulant la boue sous pression à travers un tamis. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit tamis est nettoyé de façon permanente par l'arête d'une lame rotative. 9. Procédé d'extraction de produits alimentaires du fumier animal selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on laisse la boue fermenter avant la séparation de façon à transformer l'azote non protéinée au fumier en véritable protéine. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'un hydrate de carbone fermentable est ajouté à ladite boue de fumier. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la fraction liquideconcentrée après évaporation est mélangée avec du fourrage pour fournir un produit alimentaire pour animqux. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce rue la fraction liquide concentrée après évaporation est ferméntée, puis mélangée à du fourrage afin de fournir un produit alimentaire pour animaux. 13. Procédé d'extraction de produits alimentairex du fumier animal caractérisé en ce que l'on forme une boue d'eau et de fumier d'un pourcentage d'humidité compris entre 70 * et ct 7% dans une première fosse, et on laisse fermenter ladite boue pour transformer l'azote non protéine en véritable proteines - on refoule sous pression de ladite boue contre un tamis pour séparer cette boue en ses fractions solide et liquide - on lave ladite fraction solide lorsqu'elle est transportée vers une presse pour fournir un produit semblable à de ensilage de fibres et de grains non digérés - on sépare au moins partiellement des minéraux indigestes relativement denses et des particules fibreuses des produits nutritifs dans la fraction liquide - on ajoute à ladite fraction liquide un acide pour provoquer la production par les composés azotés de sels moins volatils que lesdits composés - on chauffe ladite fraction liquide pour faire évaporer au moins partiellement l'eau de ladite fraction liquide. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la fraction liquide subsistant après évaporation est mélangée avec du fourrage pour fournir un produit alimentaire pour animaux. 15. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la fraction liquide subsistant après évaporation est fermentée, puis mélangée à du fourrage pour fournir un produit alimentaire pour animaux. 16. Procédé selon la revendication 13 caractérisé en ce que l'eau de ladite fraction liquide est d'abord évaporée dans un évaporateur à vide et où la fraction liquide concentrée est ensuite séchée en la déposant sur au moins un tambour rotatif chauffé. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que l1 eau évaporée dans l'évaporateur est utilisée pour laver ladite fraction solide. 18. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'eau en excès utilisée pour laver ladite fraction solide lors de son déplacement vers ladite presse est collectée puis renvoyée vers la fosse dans laquelle est formée ladite boue afin de maintenir dans cette fosse un pourcentage d'humidité prédétermine. 19. Procédé selon la revendication 13., caractérisé en ce qu'un hydrate de carbone facilement fermentable est ajouté à ladite boue de fumier. 20. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que lesdites matières minérales insolubles et les particules fibreuses indigestes sont séparées en centrifugeant ladite fraction liquide. 21. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 20 caractérisé en ce que ledit fumier animal est un mélange de fumiers du cheptel. 22. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre ltoération de séparation desdites particules cellulosiques indigestes desdits minéraux inso luble So 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il comprend le brayage desdites particules cellulosiques comme source de combustible pour l'opération d'évaporation 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'il comprend la séparation desdites fibres non digérées desdits grains et combinant lesdites fibres non digérées et lesdites pa;-ticules cellulosiaues pour constituer un élément combustible. 25. Séparation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à -24 pour séparer une boue visqueuse d'un pourcentage de solide d'au moins quinze pour cent environ en fractions solide et liquide, la fraction liquide comprenant une boue d'eau et de fins solides et la fraction solide comprenant des fibres grossières et des grains caractérisé en ce qu'il comprend - un carter comprenant un tamis essentiellement cylindrique ayant une zone supérieure et une zone inférieure, le tamis ayant des ouvertures plus petites que les fibres et les grains qui constituent la fraction solide - un axe monté de façon rotative et traversant longitudinalement les zones supérieure et inférieure ; - un premier moyen d'entrée communiquant avec ladite zone supérieure pour fournir ladite boue sous pression à ladite zone inférieure ;; - un certain nombre de lames de raclage montées sur le moyen d'axe dans ladite zone supérieure - un moyen pour faire tourner ledit axe - les ouvertures dans le tamis dans ladite zone supérieure comprenant un premier moyen d' évacuation pour la plus grande partie de ladite fraction liquide - un second moyen d'entrée communiquant avec l'extrémi- té supérieure de ladite zone inférieure pour faire avancer ladite fraction solide et la fraction liquide restante provenant de ladite zone supérieure vers ladite zone inférieure - un convoyeur essentiellement hélicoïdal monté sur le moyen d'axe dans ladite zone inférieure - un second moyen d'évacuation communiquant avec l'extrémité inférieure de ladite zone inférieure pour évacuer le ~contenu de ladite zone inférieure, le second moyen d'évacuation comprenant un élément de forme conique ayant le m#me axe que ledit tamis et mobile axialement pendant le fonctionnement du séparateur, 11 extrémité de plus petit diamètre dudit élément conique traversant ladite zone infrieure ; - un moyen pour appliquer une force prednterminée audit éliment de forme conique pour fournir une contrepression au contenu de ladite zone inférieure ; et - un moyen enveloppant au moins une partie de ladite zone inférieure pour permettre l'accumulation de ladite fraction liquide sortant des zones supérieure et inférieure - de sorte que, lorsqu'on amène ladite boue visqueuse dans ladite port-on supérieure du carter à travers le premier moyen c'entre, la plus grande partie de la fraction liquide est séparée du reste de ladite boue, ladite fraction liquide sortant dans ledit moyen d'accumulation à travers ledit premier moyen d'évacuation, le reste de la boue entrant dans la portion inférieure dudit carter à travers ledit second moyen d'entrée, pour y être comprimé et évacué. 26. Séparateur selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen pour mettre en rotation lesdites lames racleuses, avec une vitesse périphérique d'au moins 2,40 mètres par seconde 27. Séparateur selon la revendieation 25, caractérisé en ce outil comprend en outre un moyen pour pousser sous l'action d'un ressort lesdites lames racleuses contre la surface intérieure dudit tamis cylindrique. 28. Séparateur selon la revendication,25, caractérisé en ce que ledit moyen d'entrée comprend un tube relié tangen- tiellement audit tamis cylindrique. 29. Appareil séparateur selon la revendication 25, caractérisé en ce que ledit tamis comprend un cylindre métallique présentant un grand nombre de petits trous, ces derniers définissant un grand nombre de plans transversaux audit axe. 30. Séparateur selon la revendication 25, caractérisé en ce iue ledit tamis comprend un cylindre métallique pourvu d'un grand nombre de petits trous, ces derniers définissant un grand nombre de plans transversalement audit axe. 51. Séparateur selon la revendication 25, caractérisé en ce que ledit moyen d'entrée consiste en un tube disposé tangentiellement par rapport audit tamis cylindrique. 32. Séparateur selon la revendication 31, caractérisé en ce que ledit-tamis consiste en un cylindre métallique pourvu d'un grand nombre de petits trous, ces derniers définissant un grand nombre de plans-transversalement audit axe.