L'invention est relative à une pellicule d'onguent se présentant sous forme de mousse et à un procédé pour sa prépa ration ainsi que pour son utilisation pour réaliser des.panse- ments de plaies et des masques faciaux cosmétiques. Le brevet allemand n" 2.012.775 décrit une pellicule d'onguent prête à être utilisée, destinée à des traitements der matologiques et cosmétiques superficiels de la peau7 et un procédé pour la préparation de cett & pellicule. Cette pellicule d'onguent connue est constituée par une émulsion faiblement aqueuse du type "huile dans l'eau" de composition a) phase grasse d) filmogène b) eau e) humidifiant c) émulsifiant f) matière thérapeutique active Pour la préparation de la feuille d'onguent, on part d'une émulsion fortement aqueuse d'huile dans l'eau, on l'étale en couche mince sur un support plan et, en vaporisant pratique ment la.totalitê de l'eau, on obtient une pellicule d'onguent. Les pellicules d'onguent obtenues de cette manière sont minces, flexibles et se prêt ent bien à une application directe sur les surfaces à traiter de la peau. L'invention concerne une amélioration très importante de la pellicule d'onguent décrite ci-dessus. On a trouvé qu'en fai sant mousser préalablement, c'est-à-dire en enrichissant en bulles gazeuses l'émulsion fortement aqueuse d'huile dans l'eau, avant -son étalement en surface et la vaporisation de la fraction princi pale d'eau obtenait une pellicule d'onguent mousse plus souple. L'invention a pour objet une pellicule d'onguent prête à l'emploi, destinée à des traitements dermatologiques et cosmé tiques superficiels de la peau et constituée par une émulsion fai - blement aqueuse d'huile dans l'eau de composition a) phase grasse d) filmogène b) eau e) humiditiant c) émulsifiant f) matiére thérapeutique active laquelle pellicule d'onguent est caractérisée en ce qu'elle se présente sous torme de mousse. L'invention a pour objet en outre un procédé pour pré parer une pellicule d'onguent prête a l'emploi,destinée à des traitements dermatologiques et cosmétiques superficiels de la peau, par preparation 'une emulsion fortement aqueuse du type "huile dans l'eau constituée d'une phase grasse et d'eau et d'un ou plu sieurs produits filmogènes, émulsifiants, humidifiants et produits thérapeutiques actifs, d'une manière en soi connue,-par étalement en surface de ce mélange sur un support et échauffement jusqu'à obtention d'une teneur en eau de 1 à 15 %,' lequel procédé est caractérise en ce que l'émulsion encore fortement aqueuse, avant d'être étalée en surface sur un support, est formée en mousse et/ou est soumise à un enrichissement en bulles gazeuses. La pellicule d'onguent conforme à l'invention et le procédé pour sa préparation présentent les avantages suivants 1) La formation préalable de mousse diminue les temps de séchage de 50 % à 60 %, ce qui, dans le cas notamment où le mélange contient des substances thermosensibles, élargit considérablement le champ d'application du produit. 2) Les masses superficielles et, par conséquent, la consommation de matière peuvent etre abaissées d'environ 50 . 3) La réémulsification, c'est-à-dire le comportement du produit lorsqu'il absorbe du sang, de lthumidité, des sécrétions de plaies etc, est améliorée. 4) La pellicule. d'onguent obtenue est encore plus flexible que la pellicule d'onguent non formée en mousse. Elle s'adapte d'une manière surprenante aux moindres inégalités du corps et présente au toucher une sensation douce, analogue à celle du velours. Ces propriétés sont particulièrement importantes lorsque la pellicule d'onguent mousse est utilisée comme cosmétique, par exemple comme masque cosmétique S appliquer sur le visage. 5) La pellicule d'onguent mousse fournit aussi un meilleur rendement de production, c'est-à-dire que les déchets de fabrication sont moindres que dans le cas de la pellicule d'onguent non formée en mousse. Pour la préparation de la pellicule d'onguent se presentant sous forme de mousse conforme à l'invention on peut utiliser les procédés de formation de mousses en s'oi ooous, par exempIé les aiiaants: l) L'émulsion de départ est enrichie en air ou en dtautres-gaz paragitation mécanique, ou par battage tourbillonnaire. Elle est travaillée jusqu'à doublement approximatif de volume pour obtenir une mousse a fines bulles. Normalement on utilise l'air, mais pour une meilleure protection contre l'oxydation au cours du séchage, dans le cas de matières particulièrement sensibles, il peut être avantageux d'utiliser d'autres gaz tels que l'azote ou le gaz carbonique. 2) La formation de mousse est effectuée en faisant perler de fines bulles d'air ou d'autres gaz dans l'émulsion de départ. 3) La production de gaz est effectuée par transformation chimique, par exemple par dégagement de C02 à partir de carbonates en présence d'acides dans l'émulsion de départ, avant l'opération de séchage, ou par décomposition thermique de substances se dissociant avec dégagement de gaz, au cours de l'opération de séchage. La formation de mousse est en général poursuivie jusqu multiplication par un àcteur de 2 à 4, de préférence de 2 à-3, du volume de l'émulsion de départ. On fait former enmmousse des systèmes crémeux ou pâteux, mais,lorsque ces systèmes sont sollicités thermiquement, par exemple chauffés une fois étalés en couches minces, il faut s'attendre, sous l'action de la chaleur, à voir intervenir un processus de fusion, et, par conséquent, une rapide destruction de la structure cellulaire de la mousse. Mais, d'une manière surprenante, ce n'est pas le cas avec le procédé conforme à l'invention ; au contraire la composition particulière, qui conduit à la formation d'une structure spéciale et permet précisément la production d'une pellicule d'onguent, empêche en même temps, dans l'émulsion soumise à une formation préalable de mousse, toute destruction prématurée de la structure de la mousse. Ceci est surprenant dans le cas de la contrainte thermique appliquée pendant l'opération de séchage, à des températures supérieures à la température de fusion de la phase grasse. La structure de la mousse se maintient, d'une manière surprenante, jusqu'à obtention de la pellicule d'onguent finie, ce qu'on remarque par les variations de masse superficielle et par les faibles variations seulement de l'épaisseur de la couche, entre l'épaisseur de la couche déposée initialement sur le support, avant son sécnage, et l'épaisseur -de la couche de produit finalement ob tenu. L'invention est illustrée par les exemples suivants, qui ne la limitent aucunement. Exemple 1. Pour préparer une émulsion non-ionogène, la phase grasse composée de 3 parties de vaseline, 5 parties d'alcool cétostéarylique et 1 partie d'éther de polyglycol et d'alcool gras présentant un nombre d'hydroxyles compris entre 80 et 120 est mis en fusion. La phase aqueuse, composée de 2 parties de méthylcellu lose de faible viscosité, 1 partie de polyvinylpyrrolidone,6 par ties de glycérine, 2 parties d'une substance active appropriée quelconque et 80 parties d'eau, est portée à environ 70"C, Ensuite elle est émulsionnée avec la phase grasse d'une manière usuelle. Cette émulsion, après refroidissement est battue en mousse par introduction d'air, à l'aide d'un agitateur tournant à grande vitesse, jusqu'à ce que le volume initial soit à peu près doublé. Ensuite la'Ssssede mousoe est étalée selon une couche d'environ 2 mm d'épaisseur sur un support recouvert d'un papier au silicone et l'eau.est évaporée à lOS C jusqu'à une' humidité résiduelle d'environ 3 à 4 '. La pellicule obtenue est détachée et est prête à être utilisée. Exemple 2. Pour la préparation d'une émulsion anioactive, la phase grasse, composée de : 1 partie d'huile de paraffine, 13 parties d'ozocérite, i5.parties de vaseline et 25 parties d'alcool cétyl stéarylique DAB6 (3ème addition), est mise en fusion. La phase aqueuse, composée de 12,5 parties de méthylcellulose de faible viscosité, 30 parties de glycérine et 5 parties de sorbitol en solution, ainsi que de 350 parties d'eau, est por téeà environ 70 C. Ensuite, d'une manière usuelle, la phase aqueuse se est émulsionnée avec la phase grasse. Après refroidissement l'émulsion est formée en mousse pat agitation avec introduction d'air, jusqu'à ce que le volume initial ait à peu près doublé. Le séchage, pour obtenir la pellicule d'onguent, est ensuite effectué comme dans l'exemple 1. Toutes les indications contenues dans le brevet allemand n" 2.012.775 sont par ailleurs valables pour la pellicule d'on guent conforme à l'invention et pour son procédé de fabrication. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce. qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les, variantes. REVENDICATIONS 1. Pellicule d'onguent prête à l'emploi destinée à des traitements dermatologiques et cosmétiques superficiels de la peau et constituée par une émulsion faiblement aqueuse d'huile dans l'eau de composition a) phase grasse d) filmogène b) eau e) humidifiant c) émulsifiant f) matière thérapeutique active laquelle pellicule d'onguent est caractérisée en ce qu'elle se présente sous forme de mousse. 2. Pellicule d'onguent selon la revendication 1, caractérisée en ce que les divers éléments composants se composent chacun d'un ou plusieurs représentants, 'c'est-à-dire de mélanges de ceux-ci. 3. Procédé pour préparer une pellicule d'onguent prête à l'emploi, nestinée a des traitements dermatologiques et cosmétiques superficiels de la peau, par préparation d'une émulsion- fortement aqueuse du type "huile danslteau" constituée d'une phase grasse et d'eau et d'un ou plusieurs produits filmogènes, émulsifiants, humidifiants et produits thérapeutiques actifs, d'une manière en soi connue, par étalement en surface de ce mélange sur un support et échauffement jusqu'à obtent'ion d'une teneur en eau de l à 15 %, lequel procédé est caractérisé en ce que l'émulsion encore fortement aqueuse, avant d'être étalée en surface sur un support, est formée en mousse et/ou est soumise à un enrichissement en bulles gazeuses. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la formation de mousse s'effectue pa'r introduction, sous agitation mécanique, d'air et/ou d'autres gaz in-ertes. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'après formation de la mousse le volume de l'é- mulsion fortement aqueuse est augmenté du double au triple. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que la mousse est normée d'air, de gaz carbonique et/ou- d'azote. 7 Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce qu'une couche ne mousseline ou d'autre produit textile est enrobee dans la pellicule ou appliquée au rouleau sur celle-ci, pour la fabrication de pansements munis d'onguent. 8. Pellicule d'onguent fabriquée selon l'une quelconque des revendications 3 à 7. 9. Utilisation de la pellicule d'onguent selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 8 pour la fabrication de panse- ments de plaie et de masques faciaux.