la présente invention concerne la teinture non aqueuse de polymères synthétiques. Les techniques de teinture au solvant, c'est-à-dire les techniques de teinture dans lesquelles un solvant organi- que est utilisé au moins partiellement à la place de l'eau dans des techniques aqueuses classiques comme les techniques aqueuses lement de teinture par épuisement représentent un moyen in dustriel @@@ent important de teinture de polymères synthétiques avec des colorants dispersés. Ce moyen de teinture est important non seulement dans des procédés discontinus, mais aussi dans des procédés continus.Les procédés continus comportent géné- raclement l'utilisation de plus petits volumes de liquides que les procédés discontinus; de plus, dans des procédés continus, le colorant dispersé est généralement appliqué sur le support par une opération de foulardage ou d'impression. Des procédés continus de teinture au solvant peuvent donner un aspect amélioré au produit teint et peuvent permettre la suppression d'un traitement de lessivage après la teinture, et leur utilisation peut éviter les dommages par l'eau à certains tissus sensibles à l'eau comme des articles élastiques et des étoffes tricotées. Byland et ccli. dans le Journal of the American Association of Textile Cliemiets and Colorists, Vol. 3, n 10, Octobre 1971, pages 210-215, dévrivent quatre procédés au solvant, tous essentiellement des techniques de foulardage, pour l'application d'un colorant dispersé : (1) application d'une solution solvant-colorant, (2) application d'une composition de colorant solubilisé, (3) application d'une dispersion solvant-colorant et (4) application d'une émulsion solvant-colorant aqueux.Ces quatre procédés dtapplication peuvent être utilisés en combinaison avec, essentiellement, trois procédés de fixation du colorant: (a) chauffage avec de la vapeur de solvant saturée, (b) chauffage avec de l'air chaud ou de la vapeur d'eau et (c) chauffage avec de la vapeur de solvant surchauffée. On indique ci-après divers procédés possibles d'application et de fixation : I. Fdulardage aqueux, séchage et fixation à la vapeur saturée par (a). II. Foulardage aqueux par l'un quelconque des procédés 1 à 4, séchage et fixation à la vapeur saturée par (a) ou fixation à l'air chaud (hermosol) par (b). III. Foulardage au solvant par l'un quelconque des pro cédés 1 à 4, pas de séchage et fixation à la vapeur saturée par (a) ou fixation à la vapeur surchauffée par (c). Un procédé similaire au procédé I est appelé dans le commerce procédé "Vapocol". Un procédé similaIre au procédé II avec fixation à la vapeur saturée est décrit dans le brevet des B.U.A. n 3 667 898. Un procédé similaire au procédé III avec fixation à la vapeur surchauffée est appelé dans le commerce procédé "Solvofis". De tels procédés sont décrits aussi par Byland et coll., référence ci-dessus, et dans le brevet belge n 760 243. Tout liquide dans un système clos, c'est-à-dire dans lequel les vapeurs ne sont pas perdues par le système, existe en équilibre avec sa vapeur; la pression de la vapeur est appelée la tension de vapeur. La tension de vapeur aXun liquide pur est fonction principalement, mais pas entièrement, de la température. L'expression mathématique est -#H/RT Pv = ke où v est la tension de vapeur, k est une constante caractéristique du liquide, e est la base des logarithmes naturels ou népériens, BH est la chaleur de vaporisation, R est la constante universelle des gaz et T est la température absolue. Pour un liquide quelconque, une fois k et AH déterminés, on peut déterminer Fv d'après T et vice-versa.Si la pression de vapeur est maintenue constante et qu'on chauffe la vapeur à une température plus élevée T' (c'est-à-dire que T' est supérieur à U dans l'équation ci-dessus), la vapeur est dite surchauffée. Une vapeur surchauffée ne peut pas exister en équilibre avec une phase liquide; elle doit d'abord être refroidie à sa tem perature de vapeur saturée ?. Ainsi, un avantage de l'utili- sation de vapeur surchauffée de trichloroéthylène ou de téwra- chloroéthylène, comme décrit par Dyland et coll., ci-dessus, est que la vapeur peut être utilisée pour chauffer le textile teint sans formation d'une phase liquide du moment qu'on ne laisse pas refroidir la vapeur à sa température de vapeur saturée. Au contraire, une vapeur saturée ne peut chauffer le textile qu'en èe condensant en liquide. Le brevet des E.U.A. no 3 667 898 décrit génériquement l'utilisation de nombreux solvants pour teinture, comprenant le tri- et le tétrachloroéthylène et des hydrocarbures aliphatiques en C1-4 saturés chlorés et fluorés. La demande de brevet allemand publiée n 2 002 286 décrit ltapplication au foulard de colorants à partir de solvants fluorés, par exemple CFOl3, C2F3Cl3, C2F4Cl2, la fixation étant effectuée avec de l'air chaud, de la vapeur. d'eau surchauffée qu des vapeurs de solvants organiques (non définis), les vapeurs étant à une température de 105 à 130 C. Cette publication révèle aussi que la fixation peut être effectuée par mise en contact de la matière foulardée avec un métal fendu (indiqué aussi dans le brevet des E.U.A. n 3 634 014 et dans la demande de brevet allemand publiée nc 1 963 015), des cires de paraffine, des produits d'oxalcoy- lation d'alcools ou d'acides gras et, des masses fondues de sels eutectiques à 100-2200C. Le brevet bkitannique n 1 130 354 décrit la fixation de colorants au moyen d'un bain dthuile chaude. A l'exception des procédés de fixation à la vapeur de solvant et à l'air chaud, tous les procédés mentionnés ci-dessus laissent généralement des résidus sur le tissu teint et sont donc désavantageux en ce que les résidus doivent être enlevés. De même, bien que les vapeurs de solvant tétrachloroéthylène puissent conduire à une fixation plus rapide que la fixation à l'air chaud, comme du tétrachloroéthylène peut être retenu dans les fibres, une étape d'élimination peut être nécessaire. La présente invention a pour but de fournir un système de fixation des colorants pouvant se mettre en oeuvre sans que l'agent de fixation imbibe la fibre. Un autre but est de fournir un procédé à grandes vitesses de fixation du colorant, permettant d'obtenir des productivités plus fortes qu'avec les procédés antérieurs. Brièvement, l'invention concerne un procédé dans lequel un colorant dispersé organique est appliqué à un polymère organique synthétique, sous la forme d1 une pellicule ou d'un tissu par exemples par pulvérisation, impression ou foulardage, et la pellicule ou le tissu contenant le colorant est ensuite passé à travers un fluide fluorocarbure saturé à une température supérieure i la température de transition vitreuse (Tg) du polymère pendant un temps suffisant pour fixer le colorant dans le polymère, le fluorocarbure saturé ayant un rapport atomique fluor/carbone d'au moins un et un paramètre de solubilité inférieur à 8,0, de préférence inférieur à 7,0.Des modes de mise en oeuvre préférés comprennent un tel procédé dans lequel le polymère est choisi parmi les résines polyacryliques modifiées par un acide (modacryliques), les polyesters, les nylons et le triacétate de cellulose, spécialement les polyesters; dans lequel la pellicule teinte ou le tissu teint sont aussi fixés par la chaleur; dans lequel la pellicule ou le tissu ayant subi la pulvérisation, l'impression ou le foulardage sont séchés avant d'être passés à travers le fluide fluorocarbure; et-dans lequel le fluorocarbure saturé est de la formule FF(CF3)CF2nCHFC3 dans laquelle n a une valeur de 3 à 7. La présente invention, comme résumé ci-dessus, concerne un procédé, de préférence mis en oeuvre en continu, pour la teinture de polymères organiques synthétiques, spécialement ceux sous la forme de pellicules ou de tissus. Dans ce procédé, un colorant dispersé organique est d'abord appliqué au polymère synthétique, par exemple par pulvérisation, foulardage ou impression, et le polymère contenant le colorant, éventuellement séché, est ensuite passé à travers un fluide fluorocarbùre saturé à une température supérieure à la température de transition vitreuse du polymère pendant un temps suffisant pour fixer le colorant dispersé dans le polymère synthétique. Le fluide fluorocarbure saturé doit avoir un rapport atomique fluor/carbone d'au moins un et un paramètre de solubilité, comme défini ci-après, inférieur à 8,0, de préférence inférieur à 7,0.Si on lest-ime nécessaire, après la fixation, le polymère synthétique teint peut entre lessivé. Un polymère organique synthétique, ainsi que cette expression est utilisée ici, comprend n'importe quelle matière polymère organique synthétique qui est normalement teintable avec des colorants dispersés dans les conditions bien connues dans la technique pour la teinture aqueuse par colorants dispersés. De telles matières polymères comprennent des résines polyacryliques modifiées par un acide (modacryliques), des polyesters, des polyamides et des acétates de cellulose comme le diacétate de cellulose et le triacétate de cellulose. Des polyesters, comme le téréphtalate de polyéthylène, et des nylons, comme le nylon 6-/6, sont spécialement utiles dans le procédé selon l'invention.Le polymère synthétique peut titre utilisé seul ou il peut etre mélangé avec d'autres matières, comme du coton ou de la laine. Les colorants dispersés organiques sont un groupe bien connu de colorants ayant en commun la propriété d'être exempts de groupes ioniques hydrosolubilisants. Des colorants dispersés sont dérivés de tous les systèmes de colorants chromophores principaux et connus. La plupart des matières colorantes dispersées disponibles dans le commerce sont dérivées de systèmes azoTque, anthraquinoniques, de la quinophtalone, des oxazines, du stilbène, du benzothiozanthène ou du benzoxanthène, mais d'autres types sont bien connus aussi. Des colorants dispersés peuvent aussi être des composés de métaux.Les colorants dispersés se distinguent des pigments organiques en ce que les premiers sont habituellement solubles dans les solvants organiques usuels, comme le N,N-diméthylformamide, tandis que les derniers ne le sont pas. N'importe quel colorant dispersé connu qui peut dextre utilisé pour teindre les polymères synthétiques mentionnés ci-dessus, spécialement sous la forme de pellicules ou de tissus, par des procédés de teinture aqueuse peut entre utilisé dans le procédé selon l'invention. De plus, comme les azurants optiques insolubles dans l'eau sont utiles dans le procédé selon l'invention, ces agents sont considérés ici comme des colorants dispersés. Gomme indiqué ci-dessus, la première étape dans le procédé selon l'invention est l'application, par exemple par pulvérisation, foulardage ou impression, du colorant ispersé au polymère synthétique. La nature du système de pulvérisation, de foulardage ou d'impression est critique seulement dans la mesure ou il doit être utilisable compte tenu de la forme et de la nature du polymère synthétique que l'on traite. Par exemple, le foulardage péut être effectué par utilisation d'une solution solvant-colorant, d'une composition de colorant solubilisé, d'une dispersion solvant-colorant ou d'une émulsion solvantcolorant aqueux; on peut aussi utiliser des techniques aqueuses de foulardage ou d'impression, en utilisant une émulsion du colorant dispersé. L'utilisation d'un système à solvant est préférée. La pulvérisation, le foulardage ou l'impression avec des émulsions ou dispersions aqueuses de colorants dispersés en utilisant un équipement classique sont bien connus de l'homme de l'art. L'impression peut Qtre effectuée, par exemple, par impression électrostatique comme décrit dans le brevet des E.U.A. nO 3 081 698. Dans des opérations de foulardage, le degré d'application du colorant dispersé est habituellement réglé par réglage de cylindres presseurs ou d'un équipement équivalent. Dans la pulvérisation, le degré d'application est réglé par réglage du volume de la pulvérisation en fonction de la vitesse de déplacement du tissu.La préparation de la pulvérisation de colorant ou du bain de foulardage varie avec le colorant dispersé que l'on utilise; la technique décrit de nombreux procédés appropriés pour préparer des bains à partir de tous types de colorants dispersés. Des bains de foulardage aqueux typiques et des procédés d'application sont illustrés dans les exemples ci-après. Des quatre systèmes de foulardage au solvant décrits ci-dessus, les solutions ou les compositions de colorant solubilisé sont moins couramment utilisées parce que les colorants dispersés solubles dans des solvants sont moins courants, bien qu'ils ne soient pas rares. Il existe actuellement quelques colorants dispersés solubles dans des solvants qui sont disponibles dans le commerce et sont vendus spécifiquement pour des systèmes de teinture au solvant. Les colorants solubilises exigent des combinaisons particulières de colorants dispersés et d'agents solubilisants. De tels agents ne sont pas nécessairement disponibles pour tous les colorants dispersés disponibles et peuvent être plut8t uniques et spécifiques pour des colorants individuels. Des dispersions de colorant dispersé dans un solvant (diluant) sont préparées d'une manière analogue aux systèmes aqueux. Bien qu'un agent dispersant approprié ne soit pas toujours nécessaire, l'utilisation d'un tel agent est habituelle ment préférée. Des colorants dans ull état suffisamment fin de subdivision peuvent former des dispersions dans certains cas sans l'aide d'un agent dispersant, mais les teintures peuvent être moins uniformes que si on utilise un agent dispersant. Dans une mesure considérable, le choix d'un agent dispersant dépend de la combinaison de colorant et de solvant; le choix de l'agent dispersant idéal peut exiger une certaine expérimenta- tion. Quand on utilise des solvants fluorée, des agents dispergants fluorés sont généralement plus utiles, bien que de nombreux agents dispersants non fluorés soient aussi suffisamment solubles dans les solvants fluorés pour être utiles. Dans la préparation des systèmes d'émulsions solvantcolorant aqueux, une dispersion aqueuse concentrée du colorant dispersé, préparée de la manière usuelle, est émulsionnée dans le solvant Souvent, l'agent dispersant utilisé pour disperser le colorant dans l'eau peut être utilisé pour émulsionner le système aqueux dans le solvant. S'il n'est pas satisfaisant, un deuxième agent dispersant ou émulsionnant, de préférence plus soluble dans le solvant, peut être ajouté. Bien qu'une grande variété de solvants-d'application soient suggérés dans la technique, par exemple comme cité cidessus, les solvants préférés sont habituellement des solvants chlorés, comme le trichloroéthylène et le tétrachloroéthylène, et des solvants fluorés, comme le fluorotrichlorométhane, le trichlrotrifluoroéthane et le dichlorotétrafluoroéthane. 3'autres solvants d'application et combinaisons de solvants qui se sont révélés particulièrement utiles comprennent les éthers fluorés de la formule F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3 dans laquelle n est nn nombre entier, en particulier 2 ou 3, isolément ou en mélange avec du trichlorotrifluoroéthane, et le X,N-diméthyl- formamide, - seul ou en melange avec du trichlorotrifluoroéthane. te diméthylformamide est particulièrement utile pour préparer des solutions de colorant dispersé, mais comme c'est un solvant organique puissant, on doit d'abord l'essayer pour déterminer son effet sur le polymère synthétique que l'on teint. Quand on utilise des solvants fluorés, il est généralement préférable d'utiliser dey agents dispersants flaorés, dont de nombreux types sont connus dans la technique. Après l'application, par exemple par pulvérisation foulardage ou impression, une étape de séchage (facultative) peut être souhaitable. En particulier, quand on utilise des systèmes aqueux, un séchage peut être souhaitable pour éliminer l'eau en excès avant la mise en contact de la matière contenant le colorant avec le fluide fluorocarbure, mais méme alors un séchage n'est pas essentiel parce qu'il se produira durant l'étape suivante du procédé. Un séchage avant la fixation peut aussi entre avantageux-pour éliminer les solvants puissants, comme le diméthylformamide. L'étape suivante du procédé selon l'invention comprend la mise en contact du polymère synthétique auquel on a appliqué le colorant dispersé avec un fluide fluorocarbure saturé à une température supérieure a' la température de transition vitreuse du polymère synthétique. Au sens où les termes sont utilisés ici, un fluorocarbure saturé est un fluorocarbure dans lequel il n'y a pas d'insaturation carbone-carbone et un fluide comprend tant les liquides que les vapeurs ou les gaz.Cette étape de mise en contact du procédé comporte trois variantes qui exigent des manipulations et un matériel un peu différents : (1) traite- ment avec un liquide fluorocarbure saturé; (2) traitement avec une vapeur saturée de fluorocarbure; ou (7) traitement avec une vapeur-surchauffée de fluorocarbure. la variante choisie dépendra du fluorocarbure choisi et de la température de fixation nécessaire. Un équipement pour fixation continue dans lequel le tissu traité est passé.à travers le bain sur une série de rouleaux, d'une manière très similaire au cas d'un bain de foulardage, peut être fabriqué facilement.On trouvera dans la technique antérieure des descriptions d'un équipement de fixation utile ici La température de transition vitreuse du polymère synthétique varie non seulement avec la nature chimique du polymère, mais aussi avec son histoire passée. Par exemple, le téréphtalate de polyéthylene a une température de transition vitreuse de 67oC à l'état amorphe, de 8100 à lsétat cristallin et de 1250C quand il est à la fois cristallin et orienté. le nylon et- d'autres polymères se comportent d'une manière similaire.Il est donc préférable que l'on conduise cette étape du procédé à une température supérieure à la plus haute température de transition vitreuse prévisible pour le polymère synthétique en question, par exemple au-dessus de 1250C pour le téréphtalate de polyéthylène. La vitesse de fixation varie avec la tempéra ture, des températures plus élevées causant une fixation plus rapide. Les. fluorocarbures saturés utilisés ici doivent remplir deux conditions. Tout d'abord, ils doivent avoir un rapport atomique du fluor au carbone d'au moins un, c1est-à-dire qu'il doit y avoir au moins autant d'atomes de fluor que d'atomes de carbone dans la molécule. Les autres constituants de la molécule sont habituellement des atomes d'hydrogène, d'autres halogènes, en particulier des atomes de chlore, ou des hétéro-atomes, en particulier des atomes d'oxygène d'éther ou des atomes d'azote d'amine tertiaire. En deuxième lieu, les fluorocarbures doivent avoir des paramètres de solubilité inférieurs à 8,0, et de préférence inférieurs à 7,0. Des paramètres de solubilité plus élevés ont une influence défavorable sur le degré d'utilisation du colorant dispersé.Le paramètre de solubilité d'un fluorocarbure sature' peut etre calculé d'après l'équation dans laquelle 8 est le paramètre de solubilité, L H est la chaleur z vaporisation par mole, R est la constante des gaz, T est 1 température absolue et V est le volume du liquide par mole, le tout en unités compatibles. H, si on ne la connais pas, peut être déterminée facilement par des techniques normales. V, si on ne le connus pas, peut être calculé facilement à partir de la densité à l'état liquide du composé en divisant la masse moléculaire par la densité. Le paramètre de solubilité est souvent appelé paramètre de solubilité de Rildebrand. La théorie qui est ici àla base de l'utilisation du paramètre de solubilité est que les fluides ayant de bas paramètres de solubilité sont de médiocres solvants pour les polymères synthétiques et les colorants dispersés qui sont utilisés dans le procédé selon l'invention. Des fluorocarbures qui sont utiles principalement dans des systèmes de fixation en phase liquide comprennent, avec le paramètre de solubilité indiqué entre parenthèses : les polymères d'oxyde d'hexafluoropropylène des formules F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3 (5,5-6,5) et FÉCF(CF3)CF2O7nCP2CF3 (5,5 environ) ou n va de 1 à une valeur donnant des masses moléculaires aussi élevées que de plusieurs milliers, mais va de préférence de 3 à 7, des constituants de perfluorokérosène, comme du perfluorotétradécane et des perfluoroalcanes à point d'ébullition plus élevé, et des chloroperfluoroalcanes, comme le l-chloroperfluorodécane et le l-chloroperfluorododécane. Quand on utilise les fluor-ocarbures à l'état liquide, un bain du liquide est chauffé à la température de fixation désirée et le polymère synthétique ayant subi le foulardage ou l'impression est plongé dans le liquide chauffé ou passé à travers ce liquide chauffé pendant le laps de temps désiré. Un appareil approprié quelconque peut etre utilisé, par exemple celui présenté dans le brevet des E.U.A. n 3 667 898 précité. Des fluorocarbures qui sont utiles à l'état de vapeurs saturées, c'est-à-dire de vapeurs en équilibre thermique avec le liquide bouillant, à l'état de vapeurs surchauffées ou de liquides sont par exemples avec les paramètres de solubilité indiqués entre parenthèses : les oxydes d'hexafluoropropylène des formules F[CF(CF3)CF2O]2CHFCF3 (6,0 environ) et F[CF(CF3)CF2O]2CF2CF3 (6,0 environ), ayant tous deux un point d'ébullition de 101 C environ; le I,2-difluoroétrachloroéthane (7,9), point d'ébullition 93 Cy la perfluoro(N-propylmorpholine) (7,0), point d'ébullition 10500; le 2,2,3-trichloroheptafluoro- butane (7,0), point d'ébullition 98 C; le perfluoro(butyltétrahydrofuranne) (6,0 environ), point d'ébullition 1000C environ; la perfluoro(propyltétrahydropyrane); et la perfluorotributylamine (6,0 anviron), point d'ébullition 180 C environ. Quand le perfluorocarbure est utilisé sous la forme d'une vapeur saturée, le polymère synthétique ayant subi le foulardage ou l'impression est plongé dans les vapeurs du liquide bouillant. Un tel système exige des moyens (bien connus de l'homme de l'art) pour condenser les vapeurs afin d'empêcher qu'elles ne s'échappent du système. Quand le fluorocarbure est utilisé à l'état liquide, on utilise les mêmes modes opératoires que décrits ci-dessus pour l'opération de foulardage ou d'impression. Des fluides fluorocarbures utiles seulement sous la forme de vapeurs surchauffées en raison de leurs points d'ébullition relativement bas sont, par exemple, avec les paramètres de solubilité indiqués entre parenthèses a le perfluorodiméthyl- cyclobutane (5,6), point d'ébullition 45 C environ; le perfluoropentane, point d'ébullition 3000; le I,2-dichîorcperfluor.o- cyclobutane (6,5), point d'ébullition 60 C; le 2,3-dichloro perfluorobutane (6,5), point d'ébullition 63 C; le 2,2- ou 2,3-dichloroperfluoropropane (6,3), point d'ébullition 33-34 C; le 1,1,1-trichloroperfluoropropane (6,4), point d'ébullition 74 C; le trichlorotrifluoroéthane (7,2), point d'ébullition 48 C; le monofluorotrichlorométhane (7,5), point d'ébullition 24 C; le chlorop'erfluorocyclobutane (6,3), point d'ébullition 25,6 C; CF3CF2CF2OCHFCF3 (6,5 environ), point d'ébullition 39 C; et le perfluoro(oxyde d'éthyle et de n-propyle) (6,0 environ), point a' ébullition 29 0C. L'utilisation de ces matières à bas point d'ébullition et des matières indiquées ci-dessus qui sont utilisées sous la forme de vapeurs surchauffées exige un équipe ment approprié pour 'ébullition et pour surchauffer la vapeur produite, mettre en contact le polymère synthétique avec cette vapeur et condenser la vapeur usée. Un tel équipement est bien cornu -dans la technique antérieure, par exemple celle citée ci-deseus. tes fluorocarbures saturés les moins préférés utilisés ici, qui sont utiles seulement à l'état de gaz surchauffés et qui, de plus, sbnt gazeux aux températures ordinaires, comprennent, avec les paramètres de solubilité indiqués entre parenthèses : le tétrafluorure de carbone, point d'ébullition -1280C; le chlorotrifluorométhane, point d'ébullition -81 C; le dichlorodifluorométhane (6,1), point d'ébullition -30 C; le chlorodifluorométhane (6,5), point d'ébullition -41 C; l'hexafluoroéthane, point d'ébullition -78 C; le chloropentafluoroéthane, point d'ébullition 39 C; le perfluorocyclobutane (5,6), point d'ébullition -5 C; le dichlorotétrafluoroéthane (6,2), point d'ébullition 4 C; le 1,1,1-trichloro-2,2-difluoroéthane (6,8), point d'ébullition -9 C; le 1,1-difluoroéthane (7,0), point d'ébullition -25 C; le 2-chloro-1,1,1-trifluoroéthane (7,2), point d'ébullition 6 C; et le bromotrifluorométhane (5,1), point d'ébullition -58 C.Ces fluorocarbures doivent être utilisés dans un équipement qui comporte des moyens pour surchauffer les vapeurs à la température désirée et pour mettre en contact avec elles le polymère synthétique contenant le colorant dispersé et des moyens pour introduire le polymère dans l'appareil et le faire sortir dé l'appareil tout- en maintenant le fluorocarbure dans le système. Un petit nombre des fluides ci-dessus ont des points d'ébullition assez élevés, par exemple au-dessus de -20 à -300C environ, pour que la condensation soit un moyen raisonnable de retenir le fluorocarbure dans le système. D'autres, toutefois, ont de très bas points d'ébullition, rendant la condensation inutilisable ou peu économique.L'un des fluoro- carbures mentionnes ci-dessus, le tétrafluorure de carbone, a une température critique de -45 C, ce qui empêche la condensation à une température plus élevée quelconque. Si la vapeur n'est pas condensée, un système d'étanchéité est nécessaire. Des joints mécaniques, par exemple des rouleaux bien ajustes sont bien connus dans la technique et peuvent être utilisés ici.Des joints liquides peuvent Qtre utilisés, par exemple un court bain de liquide fluorocarbure, ou mEme d'eau, à travers lequel le tissu ou la pellicule doivent passer avant d'entrer dans la chambre contenant la vapeur surchauffée et quand ils sortent de cette-chambre. Comme autre exemple, le bain de foulardage peut constituer le joint liquide à l'entrée et un bain de lessivage ultérieur peut constituer le joint à la sortie. Pour compléter et résumer partiellement ce qui a été dit- ci-dessus, des fluèrocarbures saturés qui sont utiles ici à l'état liquide ou à ltétat-de vapeurs saturées ou de vapeurs surchauffées comprennent des perfluoroalcanes de 1 à 16 atomes de carbone Si la fixation du colorant n'est pas complète, si du fluorocarbure résiduel reste sur le polymère ou si un additif indeslrable du bain de foulardage, comme un agent épaississant, est retenu sur lepolymère, un lessivage ou nettoyage peut oestre souhaitable. Pour une fixation incomplète, on peut utiliser un nettoyage au solvant, par exemple au trichlorotrifluoroéthan, ou un nettoyage au détergent aqueux. Quand on désire un système entièrement exempt d'eau, on préfère un nettoyage au solvant. Si du fluorocarbure est retenu sur le polymère, on préfère un nettoyage au solvant avec du trichlorotrifluoroéthane. Si une matière soluble dans l'eau, comme un épaississant de bain de foulardage aqueux, est retenue par le polymère, on préfère un nettoyage au détergent aqueux. Si le polymère est soumis à un nettoyage au solvant, une récupération du solvant par des moyens classiques est avantageuse. On a trouvé que, à la différence du perchloroéthylène et d'autres agents de fixation décrits dans la technique, les fluorocarbures utilisés ici n'imbibent pas les polymères synthe- tiques ou ne sont pas absorbés par ces derniers. Comme résultat, il n'est généralement pas nécessaire de traiter le polymère après la fixation au colorant pour éliminer le fluorocarbure. On a trouvé aussi que le procédé selon l'invention peut entre utilisé pour fixer les tissus par la chaleur. La fixation par la chaleur se produit quand un tissu d'un polymère synthétique est chauffé au-dessus de sa température de transition vitreuse, mis à une forme désirée, par exemple plissé, puis refroidi dans la forme désirée au-dessous de sa température de transition vitreuse. Dans les exemples ci-après, les parties sont des parties en poids, sauf spécification contraire. Les colorantsutilisés dans les exemples sont tous des colorants connus qui sont identifiés par leur formule dans le Tableau 1. Sauf spécification contraire, le terme polyester désigne du téréphtalate de polyéthylène disponible dans le commerce. EXEMPLE I Un mélange de 0,4 g de colorant A, de 0,4 g de F[CF(CF3)CF2O]9CF2(CF3)CO2H et de 20 cm3 de F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3 est agité et ènsuite soumis à une agitation par ultrasons pendant 2 minutes. La dispersion résultante est ajoutée à 180 cm3 de 1,1,2-trichloro-1,2,2-trifluoroéthane. La dispersion finale de colorant est appliquée au foulard sur un morceau de 8,10 x 45,72 cm d'étoffe double tricot de polyester. Un morceau de 6,35 x 6,35 cm de l'étoffe foulardée avec le colorant A est plongé dans un bain agité de 100 cm3 de F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3 à 1300C pendant 2 minu- tes.L'étoffe est ensuite enlevée, plongée dans du 1,1,2-trichloro 1,2,2-trifluoroéthane à la température ambiante, nettoyé dans du N,N-diméthylacétamide à la température ambiante, rincé de nouveau dans du 1,1,2-trichloro-;i, 2,2-tneuoroéthane à la température ambiante et séché à l'air. Un échantillon pesé de l'étoffe est ensuite traité par extraction au diméthylacétamide chaud. La teneur en colorant des liqueurs de lavage à la température ambiante au trichlorotrifluoroéthane et au diméthylacétamide (contenant le colorant non fixé) et la teneur en colorant de l'extrait au diméthylacétamide chaud (contenant le colorant fixé) sont déterminées par spectroscopie dans le visible et, d'après les résultats, on calcule le pourcentage d'utilisation du colorant. On répète le mode opératoire ci-dessus avec l'étoffe foulardée avec le colorant A à 140 C pendant 2 minutes et à 1520C pendant 1, 2 et 5 minutes. On répète tout ce qui précède avec une étoffe foulardée avec 0,4 g de colorant E aux cinq mêmes combinaisons tempstempérature. Les résultats sont présentés dans le Tableau II. Un morceau de 6,35 x 6,35 cm d'étoffe foulardée comme décrit ci-dessus avec le colorant A est suspendu à un cadre en fil métallique dans un four à air chaud à 150 C. Après 2 minutes, l'étoffe est enlevée, refroidie à la température ambiante, nettoyée au diméthylacétamide, rincée au trichloro trifluoroéthane et séchée. Un échantillon pesé est traité par extraction au diméthylacétamide chaud et la teneur en colorant est déterminée comme ci-dessus. On répète le mode opératoire par chauffage à 1500C pendant 5, 15 et 30 minutes, à 170 C pendant 2 minutes et à 2000C pendant 2 minutes. On le répète aussi en utilisant un morceau de 6,35 x 6,35 cm d'étoffe foulardée avec le colorant E aux six combinaisons température-temps. Les résultats sont présentés dans le Tableau III. Les résultats indiqués sur le Tableau III indiquent que des immersions de 1 minute dans le liquide fluorocarbure donnent des teintures égales ou supérieures à celles obtenues à 2000C pendant 2 minutes ou à 150 C pendant 15 minutes dans le four à air. Le colorant A est représentatif des colorants à petite énergie et le colorant E est représentatif des colorants à grande énergie, les expressions petite énergie et grande énergie étant des indications qualitatives de l'énergie neces- saire pour effectuer la fixation. EXEMPLE 2 Une étoffe double tricot de polyester est foulardée avec une solution de colorant A dans du diméthyîfoxiiiamide et séchée. Un morceau de 10,16 x 15,24 cm de l'étoffe foulardée est plongé pendant 5 secondes dans du F[CF(CF3)CF2O]5CHFCF3 à 21000, enlevé et plongé dans du tricliiorotrifluor6éthane à la température ambiante. Après nettoyage avec du diméthylacétamide à la température ambiante, rinçage dans du trichlorotriSluoro- éthane et séchage, l'étoffe est traitée par extraction au diméthylacétamide chaud. Des analyses spectroscopiques dans le visible indiquent une fixation de 99* du colorant. Un niveau élevé similaire de fixation du colorant est obtenu dans du perfluorokérosène à 200 C pendant 5 secondes. Des sections des fibres dans les deux cas de teinture montrent des pénétrations complètes et uniformes du colorant. EXEMPLE 3 On monte un appareil de teinture en continu constitué d'un bain de foulardage, d'une unité de fixation et d'un dispositif d'enroulement. Le bain de foulardagé est un récipient en acier inoxydable de 7,62 cm de largeur, 15,24 cm de longueur et 12,70 cm de profondeur avec deux barres d'immersion réglables formées d'une tige de polytétrafluorcéthylène de 1,27 cm.Un rouleau de polytetrafluoroéthylène de 1,27 cm est utilise comme rouleau presnear. L'unité de fixation est constituée d'un réservoir en-acier inoxydable chauffé électriquement de 3,81 cm de largeur, 7,62 cm de longueur et 21,59 cm de profondeur muni d'une tige de polytétrafluoroéthylène de 1,27 cm à la lèvre d'alimentation, d'une tige réglable de polytétrafluoroéthylène de 1,27 cm et d'une glissière de sortie de 20,32 cm de longueur et s, oe cm de largeur, inclinée vers le haut de 30 degrés par rapport à l'horizontale vers le dispositif d'enroulement.Le dispositif d'enroulement est un moteur électrique à petite vitesse pourvu d'un arbre de 7,62 cm en tube de cuivre de 0,635 cm (diamètre extérieur) recouvert d'un tube de polyéthylène comportant des fils métalliques enrobés pour retenir le tissu. On prépare un bain de foulardage en dissolvant 2,5 g de colorant G dans 25 cm3 de diméthylformamide, en filtrant la solution et en l'ajoutant à une solution de 0,5 g d'agent tensioactif dans 780 cm3 de 1,1,2-trichloro-1,2,2-trifluoroéthane, l'agent tensio-actif étant le sel de 2-éthylhexylamine de (iso-octyl O)aP(O)(CH)3-a où a a les valeurs 1 et 2, moyenne 1,5. L'unité de fixation est remplie de F[CF(CF3)CF2O]6CHFCF3 jusqu'à une hauteur de 11,43 cm et est chauffée à 2oe0C. La tige réglable est fixée à 7,62 cm. Le dispositif d'enroulement est réglé à une vitesse d'enroulement de 1,524 cm/seconde. Une bande d'étoffe double tricot de polyester de 5,08 cm de largeur sur 76,20 cm de longueur est introduite dans l'appareil, la durée de la fixation étant de 10 secondes. L'étoffe recueillie est rincée au trichlorotrifluoroéthane et nettoyée -à l'acétone à la température ambiante; la fixation du colorant est sensiblement complète. EXEMPLE 4 On conduit cet exemple dans un appareil classique de traitement à la vapeur de solvant, par exemple comme décrit par Byland et coll., référence ci-dessus, qui permet la fixation des vapeurs surchauffées. Le bain de chauffage est rempli d'huile de silicones. On utilise des vapeurs de F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3, point d'ébullition 1520C, chauffées à 19400. Un morceau de 5,08 x 7,62 cm d'étoffe double tricot de polyester, foulardé avec le colorant C à partir d'une dispersion préparée en filtrant une solution de 0, 1 g du colorant dans 2,0 g de diméthylformamide avec agitation dans 40 cm3 de 1,1,2-trichloro-1,2,2-trifluoro- éthane,est suspendu dans la vapeur surchauffée pendant 15 secondes.Le morceau est ensuite enlevé, rincé au trichlorotrifluoroéthane et séché à l'air. Après nettoyage au diméthylacétamide à la température ambiante, on trouve que la fixation du colorant (déterminée d'après des analyses spectroscopiques dans le visible) est de 43%. EXEMPLE 5 Une pellicule de téréphtalate de polyéthylène (épaisseur 0,381 mm) est foulardée avec une solution à 1% de colorant C dans du diméthylformamide à 800C et séchée à l'air. Des échantillons de pellicule similaires sont foulardés avec des solutions à 1% dans du diméthylformamide des colorants F et G et une solution à 2% de colorant J et séchés à 11 air. Chaque échantillon de pellicule foulardé est plongé pendant 10 secondes dans du FtCF(0F3)CF207 ORFOF3, n = 6,5en moyenne, à 200 C (liquide à cette température), nettoyé dans du trichlorotrifluoroéthane et ensuite dans du diméthylacétamide. Chaque morceau de pellicule est fortement teint. On répète le mode opératoire ci-dessus, à ceci près que les échantillons de pellicule foulardés sont mis en contact pendant 10 secondes avec des vapeurs de F[CF(CF3)CF2O]4CHFCF3 à 19400. Les échantillons de pellicule sont traités par extraction au diméthylacétamide chaud pour élimination de la totalité du colorant; des analyses spectrales dans le visible des solutions résultantes indiquent lea fixations du colorant mentionnées dans le Tableau IV. TABLEAU IV Colorant % de fixation du colorant F[CF(CF3)CF2O]6,5CHFCF3 C 96 F 94 G 49 J 83 FF(CF3 )CF2j04CEFCF3 C 81 F 84 G 54 J 76 BXiMPLE 6 On prépare une dispersion de colorant en ajoutant une solution filtrée de 2,5 g de colorant A dans 25 cm3 de diméthylformamide à une solution agitée de 0,5 g de l'agent tensio-actif de l'exemple 3 dans 780 cm3 de 1,1,2-trichloro-1,2,2-trifluoro- éthane. Deux morceaux d'un tissu d'essai à filaments multiples sont foulardés avec cette dispersion. Deux autres morceaux sont plongés dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes, séchés par tapotement avec des serviettes en papier et ensuite foulardés avec la dispersion de colorant.Le tissu contient 17 fils de trame différents (indiqués dans le Tableau V) disposés en bandes de 0,79 cm de largeur. un morceau de tissu après chacun des foulardages cidessus est plongé dans du F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3 à 152 C pendant 20 secondes, puis nettoyé avec du trichlorotrifluoroéthane. Un deuxième morceau de tissu après chacun des foulardages ci-dessus est plongé dans du F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3, n = 6,5 en moyenne, à 200 C pendant 10 secondes et ensuite nettoyé au trichloro trifluoroéthane. Chaque morceau de tissu est ensuite nettoyé avec une solution aqueuse d'agent tensio-actif alcoyl éther sulfate de sodium. Le tableau V indique- la nature des teintures obtenues avec chaque procédé de fixation. Les fixations de colorant effectuées dans FjC(CF3)CF2O76,5CHFCF3 sont légèrement plus fortes dans le tissu foulardé à sec. ExEI1PLE 7 Un morceau plié d'étoffe double tricot de polyester est foulardé avec une solution de colorant E dans du diméthylformamide et ensuite passé à travers des vapeurs surchauffées de F[CF(CF3)CF2O]4CHFCF3 à 2000C, en utilisant appareil de exemple 4, pendant 9 secondes. On répète le mode opératoire en utilisant des temps de contact de 22 secondes et de 95 se condes. Chaque morceau de tissu est nettoyé successivement dans du trichlorotrifluoroéthane et dans de l'acétone. La fixation du colorant est excellente dans tous les cas et chaque morceau de tissu présente un pli bien marqué correspondant à la ligne de pliage. On étale chaque morceau d'étoffe déplié et on le repasse à une température de fer de tt60C.Le repassage nlenlève-pas les plis, ce qui indique que étoffe a été fixée par la chaleur. EXEMPLE 8 On prépare cinq pâtes d'impression de manière qu'elles contiennent 5% d'urée, 60% dtun épaississant gomme naturelle (sous la forme d'une solution aqueuse à 5% neutralisée), 3% de colorant H et 6% de colorant B, I ou D ou 6% de colorant E (sous la forme d'une pâte aqueuse à 50%), et de l'eau (complément à 100%). Une étoffe double tricot en polyester est imprimée avec une bande de chaque composition de pâte de colorant. On coupe deux bandes d'étoffe imprimée de manière qu'elles comprennent chacune des colorants appliqués.Une bande est passée à travers du F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3, n = 6,5 en moyenne, à 200 C (liquide à cette température) pendant 12 secondes. Elle est ensuite rincée au trichlorotrifluoroéthane et soumise à un nettoyage aqueur. Les colorants sont fixés solidement et uniformément; il ne se produit pas du tout de déteinte. On fait passer la deuxième bande à travers des vapeurs surchauffées de F[CF(CF3)CF2O]5CHFCF3 à 235 C pendant 4,6 secondes. Après rin çage et nettoyage comme ci-dessus, on trouve que les colorants sont fixés solidement; ils ne déteignent pas. EXEMPLE 9 On effectue un foulardage (environ 100% de retenue à l'état humide, par rapport au poids des fibres) sur une étoffe double tricot en polyestér avec une liqueur aqueuse de foulardage contenant 75 g/litre de colorant F (sous la forme d'une pâte), 15 g/li*tre d'un agent épaississant du commerce et 1 g/litre d'un agent tensio-actif alcoylarylsulfonate de sodium du commerce. Immédiatement après le foulardage, on fait passer étoffe à travers an préséchoir à infrarouge et ensuite on le sèche encore dans une enceinte à atmosphère desséchée à 71-820C. L'étoffe foulardée séchée est ensuite passée à travers l'appareil de fixation décrit dans l'exemple 3 contenant du F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3, n = 6,5 en moyenne, à 1990C et saturé de colorant F (solubilité à 200 C : 0,026% en poids). Des échantillons d'étoffe foulardée sont fixés pendant 10, 1,5, 20, 25 et 90 secondes.Après enlèvement du fluide fluorocarbure chaud, les échantillons sont rincés au trichlorotrifluoroéthane, séchés et nettoyés pendant 5 minutes à 930C dans une solution aqueuse de 1 goitre de soude caustique, 1 g/litre d'hydrosulfite de sodium et 0,5 g/litre de C-cétyl bétaïne (25% d'ingrédient actif). Les échantillons nettoyes sont rincée à l'eau, séchés, repassés et un échantillon de chacun est traité par extraction au chlorobenzène chaud pour déterminer spectrophotométriquement leur teneur en colorant. Les utilisations du colorant sont indiquées dans le tableau Vi. TABLEAU VI Temps de fixation Utilisation du colorant (secondes) (%) 10 71 15 74 20 74 25 76 90 88 Un morceau de tissu foulardé comme ci-dessus est fixé par la technique "Thermosol" par chauffage dans un four à air à 19900 pendant 90 secondes; l'utilisation du colorant est de 79%. Une étoffe foulardée comme ci-dessus (à ceci près qu'on utilise le colorant A) est fixée comme ci-dessus à 200 C pendant 6 secondes, donnant une utilisation du colorant de 97%,. La technique "Thernosol" à 199 C demande 90 secondes pour que l'on obtienne une utilisation du colorant de 98%. EXEMPLE 10 Une étoffe double tricot de polyester est foulardée comme dans l'exemple 6. En utilisant l'appareil de fixation par vapeur surchauffée décrit dans exemple 4, on détermine les vitesses de fixation du colorant en utilisant certains fluorocarbures, le tétrachloroéthylène et la technique "hermosol". Les colorants et les concentrations de bain de foulardage que l'on utilise sont les suivants : colorant K (10 g/litre), colorant E (57,5 g/litre) et colorant A (75 g/litre). Les résultats sont présent-és dans le tableau Vil. TABLEAU VII Temps % de fixation Procédé de fixation (secondes) du colorant Colorant A F[CF(CF3)CF2O]5CHFCF3 10,5 86,7 (232 C) 20,0 85,4 53,0 84,7 75,0 81,7 "Thermosol" (213 C) 10,0 66,8 20,0 74,8 50,0 80,2 90,0 79,5 "Thermosol" (199 C) 10,0 33,9 20,0 64,4 50,0 77,8 90,0 81,5 F[CF(CF3)CF2O]4CHFCF3 (200 C) 10,5 55,1 21,5 67,9 51,5 75,6 95,0 78,3 TABLEAU VII suite) C Procédé de fixation Temps % de fixation ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ (secondes) du colorant Colorant A Tétrachloroéthylène (2000C) 10,0 4,8 20,0 43,0 42,0 65,7 86,0 78,8 F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3 (20Q C) 11,0 8,8 20,5 43,7 56,0 63,7 75,0 64,9 Colorant E F[CF(CF3)CF2O]4CHFCF3 (2000C) 10 75,9 19 85,0 60 87,2 97 87,4 "Thermosol" (2130C) 10 70,9 20 79,1 50 85,5 70 84,8 90 89,1 "Thermosol" (1990C) 10 17,7 20 44,0 50 74,1 70 78,0 90 85,5 Tétrachloroéthylène (200 C) 10 18,4 27 53,0 54 77,1 98 84,6 TABLEAU VII (suite) Temps % de fixation Procédé de fixation (secondes) du colorant Colorant K F[CF(CF3)CF2O]4CHFCF3 (20000) 8,0 74,1 9,0 76,0 21,0 86,3 50,0 88,0 89,0 87,) "Thermosol" (213 C) 10,0 63,1 20,0 76,5 50,0 82,2 70,0 85,4 90,0 90,6 "Thermosol" (1990C) 10,0 15,6 20,0 -* 53,6 50,0 81,5 70,0 84,1 90,0 86,6 Tétrachloroéthylène (2000C) 11,0 21,7 21,0 44,) 58,0 79,5 96,0 85,6 Les résultats ci-dessus montrent les quatre points suivants : 1) les vitesses de fixation dépendent beaucoup de la température et les comparaisons doivent être effectuées à la même température; 2) le fluorocarbure F[CF2(CF3)CF2O]4CHFCF3 donne des fixations plus rapides que le "Thermosol" ou que le perchloroéthylène; 3) tous les procédés donnent finalement à peu près le même degré de fixation; et 4) le degré de fixation du colorant A diminue au cours du temps avec F[CF(CF3)CF2O]5CHFCF3 à 232 C (cela peut être dû à une plus forte solubilité du colorant à la température plus élevée, ce qui indique que les temps de fixation à ces températures élevées doivent être limités au minimum). EXEMPLE 11 Une étoffe double tricot en polyester est foulardée avec une solution de colorant E dans du diméthylformamide. Après séchage, l'étoffe est découpée en seize morceaux pesantenviron 1 gramme chacun. Chaque morceau de 1 gramme est ensuite coupé en deux, on pèse une moitié et on la traite par extraction pour déterminer la teneur en colorant, l'autre moitié étant plongée dans l'un des huit bains de fixation (à 2000C) indiqués dans le Tableau VIII, chauffée pendant 10 secondes, enlevée et plongée immédiatement dans du trichlorotrifluoroéthane à la température ambiante.Chaque morceau de tissu est ensuite nettoyé à l'acétone d la température ambiante Finalement, les teneurs en colorant fixé sont déterminées par -extraction des échantillons avec du diméthylacétamide chaud suivie d'analyses spectrométri- quels. n répète le mode opératoire entier en utilisant le colorant C. Les résultats des deux séries sont présentés dans le Tableau VIZIR EXEMPLE 12 Une étoffe double tricot en polyester est foulardée avec une dispersion de colorant C dans du 1,1,2-trichloro-1,2,2- trifluoroéthane. Après séchage, l'étoffe foulardée est passée à travers un bain de vapeurs surchauffées de 1,1,2-trichloro1,2,2-trifluoroéthane à 1500G avec un temps de séjour de 195 secondes. Un deuxième morceau foulardé est passé à travers le même bain de vapeurs pendant 55 secondes.Dans les deux cas, l'appareil utilisé est celui décrit dans l'exemple 4. L'analyse indique 76% de fixation du colorant après 55 secondes d'exposi- tion et 65% de fixation du colorant après 195 secondes d'exposition. On pense que la fixation réduite de colorant lors de la plus longue exposition est due à une dissolution limitée du co- lorant dans une petite quantité de vapeur de fluorocarbure qui se condense. EXEMPLE 13 Une étoffe double tricot de polyester est foulardée avec une dispersion de colorant F dans du 1,1,2-trichloro-1,2,2- trifluoroéthane. Après séchage à la température ambiante, un morceau d'étoffe foulardée est plongé dans de la perfluorotributylamine à son point d'ébullition (180 C) pendant 15 secondes. La fixation est forte et la teinture ne s'enlève Pas par frottement. Un deuxième morceau d'étoffe foulardée est plongé dans la vapeur de perfluorotributylamine bouillante pendant 30 secondes. De nouveau, la fixation est très forte et la teinture ne s'enlève pas par frottement. TABLEAU I Désignation Formule Couleur uu o a, k o o 02NN--NN,-C X Iq CH3 -p N M M X X U ' 'F d P:; t m m 1 V C n V pLIn Ble f W t0m w = mélange a) n wi t; U CM (M O O P: V TABLEAU I (suite) Désignation formule Couleur O o o NH2 F9 P D O0Br et ;Ér Bleu Ft M ou O o u Y Bleu O NHEHCOCH3 O O EH2 2; OC6H5 o O Irrl TABLEAU I (suite) Désignation Formule Couleur c, a > G O2N HÉ O EH (C 2H4CN) 'Jaun Cl N o M Y X Xu u v À); 5É-N:=NN62;t4O2CCH3 Rouge X uX cu w Icu O g I CM O O2N I O2N GN-NN(C2H4O2CCH32 Rouge Cl NHCOC6H5 CM o TABLEAU I (suite) Désignation Formule Couleur o 02NY'5'ÂN=NON-C Y Rouge 'Àî C 62H5 K À;;ÈÀ\/OH O, Jaune dC\\ÙCON(CH3)2 6H v n cz i-v v o=v - o v g o TABLEAU II % d'utilisa- % d'utilisa Température Temps Colorant A tion du Colorant E tion du ( C) (mn) Aspect colorant Aspect colorant 130 2 orangé clair, 14 bleu clair, 9 teinture faible teinture faible 140 2 orangé, teinture 28 bleu moyen, 23 modérément forte teinture modérée 152 1 orangé, teinture 79 bleu, teinture 31 forte assez forte 152 2 orangé, teinture 92 bleu, teinture 42 forte assez forte 152 5 orangé, teinture 99 bleu, teinture 58 forte forte TABLEAU III Température Temps Colorant A % d'utilisation Colorant E % d'utilisation ( C) (mn) Aspect du colorant Aspect du colorant 150 2 très clair 5 bleu très clair 3 150 5 clair 13 bleu clair 8 150 15 teinture assez forte 45 teinture faible 22 150 30 teinture forte 86 teinture forte 70 170 2 teinture assez forte 39 teinture faible 18 200 2 teinture forte 94 teinture forte 59 TABLEAU V Fil F[CF(CF3)CF2O]3CHFCF3 F[CF(CF3)CF2O]6,5CHFCF3 Acétate (mat) fort fort "Acrilan" 1656 (acrylique) teinté taché "Arnel" (mat) (triacétate) fort fort Coton (brut) néant néant "Creslan" 61 (acrylique) teinté taché "Dacron" 54 (polyester) fort fort "Dacron" 64 (teintable par colorants fort fort cationiques) Nylon 66 fort modéré "Orlon" 75 (acrylique) teinté taché Soie taché teinté "Verel" H (modacrylique) fort fort Viscose néant néant Laine taché taché TABLEAU VIII % de fixation du colorant Milieu de fixation colorant E colorant C Aspect F[CF(CF3)CF2O]6,5CHFCF3 79 75 Teinture forte, franche et uniforme n-dodécane 25 12 Teinture faible Cire de cérésine, pt de fusion 14,4 C 2 19 Teinture faible Cire de paraffine, pt de fusion 54,5 C 20 6 Teinture faible Cire microcristalline 20 27 Teinture faible, très difficile à enlever du tissu Métal de Woods 67 99 Teinture forte, des particules de métal adhèrent au tissu Masse fondue NaNO2/KNO3 (1/1 en poids) 76 74 Teinture forte, mais pas à la bonne couleur (ce qui est dû peut-être à une oxydation du colorant Produit d'addition de 20 moles d'oxyde 22 4 Teinture faible d'éthylène et de 1 mole d'alcool d'huile de spermaceti REVENDICATIONS 1. Procédé selon lequel un colorant dispersé organique est appliqué à un polymère organique synthétique sous la forme d'une pellicule ou d'un tissu par pulvérisation, impression ou foulardage, caractérisé en ce qu'on passe ensuite la pellicule ou le tissu contenant le colorant à travers un fluide fluorocarbure saturé à une température supérieure à la température de transition vitreuse du polymère pendant un temps suffisant pour fixer le colorant dans le polymère, ce fluor carbure saturé ayant un rapport atomique du fluor au chlore d'au moins un et un paramètre de solubilité inférieur à 8,0. 2. Procédé selon la revendieation 1, caractérisé en ce que le polymère est un nylon. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère est un polyester. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le polyester est un téréphtalate de polyéthylène. 5 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluorocarbure saturé est du 1,1,2-trichloro-1,2,2- trifluoroéthane. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le paramètre de solubilité est inférieur à 7,0. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le fluorocarbure saturé est un perfluoroalcane de 1 à 16 atomes de carbone. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que fluorocarbure saturé est de la formule F[CF(CF3)CF2O]nCF2CF3 dans laquelle n est au moins 1. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le fluorocarbure saturé est de la formule F[CF(CF3)CF2O]nCHFCF3 dans laquelle n est au moins 1. 10, Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que n a une valeur de 3 à 7. 11. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le fluorocarbure saturé est de la perfluorotributylamine. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est mis en oexwre en continu. 17. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on sèehe la pellicule ou le tissu contenant ie colorant avant de les faire passer à travers le fluide fluorocarbure. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe par la chaleur la pellicule ou le tissu teint. 15. Pellicules et tissus textiles en polymères organiques teints par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14.