La présente invention a pour objet des procédés et des dispositifs pour mesurer les caractéristiques mécaniques des sols en place, dans le fond d'un sondage. Le secteur technique de l'invention est celui de la mécanique des sols. Les caractéristiques mécaniques des sols telles que résistance à la compression, module de déformation ou d'élasticité E pour des contraintes verticales ou horizontales densité, angle de frottement interne + , résistance au cisaillement, cohésion c etc...., sont des facteurs dont la connaissance est indispensable pour établir les projets de fondation d'un ouvrage d'art.Bien souvent, la nature des terrains oblige à aller rechercher en profondeur une couche d'appui, capable de supporter les fon3ations ou des pieux et on peut avoir à évaluer les caractéristiques mécaniques d'une couche située à-une dizaine ou plusieurs dizaines de mètres sous la surface du sol On connaît des procédés et dispositifs de mesure des caractéristiques physiques et mécaniques des sols en laboratoire mais ceux-ci ne permettent pas de connaître les vrais propriétés du sol in situ car le prélèvement des échantillons modifie les propriétés de ceux-ci et, d'autre part, les mesures effectuées sur des échantillons de petite taille conduisent à une grande dispersion des mesures. A côté des mesures en laboratoire, on connaît plusieurs procédés et appareils destinés à mesurer les caractéristiques mécaniques des sols en place, auxquels on accède par des sondage de petit diamètre. Un premier procédé connu est mis en oeuvre au moyen d'un appareil appelé pressiomètre. L'essai pressiométrique consiste à effectuer une mise en charge latérale du terrain grâce à une sonde déformable qui est descendue dans un trou de sondage et qui est dilatée radialement par application d'une pression interne croissante. On détermine les déformations en mesurant les variations de volume de la cellule déformable. L'essai pressiométrique permet d'évaluer le module pressiométrique Eh qui correspond aux déformations du terrain dans les sens horizontal. En utilisant le même module pour les charges verticales, on suppose que le terrain est isotrope, ce qui n'est pas toujours vrai. Lorsqu'on désire utiliser un pressiomêtre dans un terrain qui s'éboule, par exemple dans des graviers, on doit enfermer la cellule déformable dans un tube à lanternes muni de fentes verticales, ce qui perturbe les mesures. Un autre type d'appareil de mesure en place est constitué par les pénétromètres statiques ou dynamiques, qui comportent un poinçon conique et mobile, de faible section,qui est placé à l'extrémité d'un train de tiges et qui peut coulisser télescopiquement sous la poussée d'un fluide comprimé qui le force à pénétrer dans une couche de terrain située au fond d'un forage. Les résultats obtenus avec un pénétromètre de faible section de l'ordre de 30 à 50 cm2 sont extrapolés aux sections réelles des formations ce qui est une cause d'erreur. Pour pallier cet inconvénient, on applique aux mesures des coefficients de sécurité arbitraires allant de 6 à 20. Un inconvénient des pénétromètres réside dans le fait que la réaction des terrains sur le poinçon est équilibrée par l'intermédiaire du train de tiges qui transmet celle-ci jusqu'à la surface. Il en résulte que, dès que la profondeur d'investigation devient élevée, de l'ordre de 10 mètres, le flambage des tiges risque de se produire, ce qui conduit à utiliser des poinçons de faible section pour éviter des efforts trop importants, L'objectif de la présente invention est de procurer des moyens permettant de mesurer en place les caractéristiques mécaniques du soussol, à toutes profondeurs, en terrain sec ou noyé, quelle que soit la nature du terrain, y compris les terrains pulvérulents fins ou à gros élément Un dispositif selon l'invention pour mesurer les caractéristiques mécaniques des sols en place comporte, de façon connue, une sonde que l'on descend dans un sondage, laquelle sonde contient un vérin vertical qui exerce des pressions verticales sur le fond du sondage. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'un dispositif dans lequel la sonde contient, en outre, des moyens d'ancrage de la sonde sur les parois latérales afin d'équilibrer la réaction verticale du verie sur la sonde. Selon un mode de réalisation préférentiel, la sonde comporte un vérin vertical qui est solidaire d'une plaque mobile, prenant appui sur le fond du sondage et deux vérins horizontaux, diamétralement opposés, qui portent chacun un sabot d'ancrage. Un dispositif selon l'invention destiné à être utilisé dans un sondage muni d'un tubage comporte une sonde qui est prolongée vers le haut par un tube rallonge dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre du tubage, de sorte qu'il reste engagé à l'intérieur de celui-ci. De préférence, la plaque mobile a une surface horizontale voisine de la section du sondage. Un dispositif selon l'invention comporte, en outre, au moins deux pompes hydrauliques manuelles, situées à l'extérieur du sondage, qui sont reliées par des canalisations hydrauliques respectivement au vérin vertical agissant sur la plaque mobile et aux deux vérins horizontaux portant les deux sabots d'ancrage. Pour mesurer en place et séparément les modules de déformation horizontal et vertical d'une couche de terrain située au fond d'un sondage, on descend la sonde dans le fond du sondage et on réalise plusieurs séries de mesures successives. Au cours de chaque série, on applique une pression p1 sur les deux vérins horizontaux et on mesure le déplacement de ces vérins. On applique ensuite une pression p' sur le vérin vertical et on mesure le déplacement de ce vérin puis on trace séparément les deux diagrammes des contraintes en fonction des déformations horizontales et verticales, à partir desquels on détermine les modules respectifs de déformation horizontal et vertical. Pour mesurer, de plus, la résistanceau cisaillement de ladite couche de terrain et pour en déduire la cohésion c et l'angle de frottement interne, au cours de chaque série de mesures, on exerce urepressîon p2 qui conduit au cisaillement du terrain par les deux sabots d'ancrage et on mesure la contrainte de cisaillement correspondante et, à partir de trois mesures au moins de la contrainte de cisaillement, on en déduit les valeurs de c et de en appliquant l'équation de Coulomb. L'invention a pour résultat la mesure in situ des caractéristiques mecaniques des terrains, à n'importe quelle profondeur, quelle que soit la nature de ceux-ci et un nouvel appareil pour effectuer ces mesures. Les avantages d'un appareil selon l'invention sont les suivants. Il permet d'opérer à n'importe quelle profondeur grâce à la présence de moyens d'ancrage situés sur la sonde elle-meme. Ainsi on n'a plus à craindre le flambage du train de tiges reliant la sonde à la surface connue dans le cas ou le vérin est en surface ou dans le cas où le vérin est au fond du sondage, mais doit etre relié à la surface par un train de tiges rigides qui doivent résister à la poussée verticale du vérin. - Un autre avantage reside dans le fait que les efforts exercés par le vérin vertical peuvent être beaucoup plus importants, ce qui permet d'utiliser une plaque mobile verticale qui a une surface sensiblement egale à la section du sondage On peut ainsi exercer des contraintes de compression verticales intéressant un cylindre de terrain ayant une section relativement grande, du même ordre que celle du sondage, ce qui permet d'obtenir des modules de déformation verticale prenant en compte des défauts d'hétérogénéièé du terrain, ce qui est une différence importante par rapport aux pénétromètres qui utilisent des poinçons de faible diamètre. Les dispositifs selon l'invention présentent l'avantage de permettre une mesure séparée des modules de déformation vertical et horizontal tandis que les pressiomètres ne mesurent que les modules de déformation horizontaux et ne tiennent pas compte de l'anisotropie fréquente des terrains, notamment des terrains sédimentaires. Un avantage des dispositifs selon l'invention, dans lesquels la sonde est munie d'un tube rallonge qui pénètre à l'interieur du tubage réside dans le fait que ce dispositif peut être utilisé dans des terrains peu cohérents, tels que des sables ou des graviers, sans risques d'éboulements dans le sondage. Un autre avantage des procédés et dispositifs selon l'invention réside dans le fait que l'on peut mesurer,à partir d'une seule descente de la sonde dans un forage, les modules de déformation horizontal et vertical, en phase elasto-plastique, la résistance au cisaillement, la cohésion et l'angle de frottement interne des terrains en place. ta description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, un exemple de réalisation et d'utilisation d'un dispositif selon l'invention, La figure I est une vue d'ensemble du dispositif. Les figures 2 et 3 sont des vues en élévation et demi-coupe de la sonde d'un dispositif selon l'invention. La figure 4 est une coupe horizontale suivant IV-IV de la figure 2. La figure 5 est une vue en coupe axiale d'une pompe hydrauliqui d'un dispositif selon l'invention. La figure 6 est une coupe selon VI-VI de la figure 5. La figure 1 représente un sondage 1 muni d'un tubage 2, par exemple un sondage ayant un diamètre nominal de 150 mm. Ce sondage descend jusqu'à une couche de terrain 3 dont on désire mesurer les caractéristiques mécaniques, laquelle couche peut se situer à une profondeur de plusieurs dizaines de mètres Le dispositif de mesure comporte une sonde cylindrique 4, dont le diamètre est, par exemple, de 138 mm et la hauteur de 180 mm que l'on descend au fond du sondage. Autant que possible, le sondage pénètre dans la couche 3 sur une épaisseur au moins égale à la haùteur de la sonde, de telle sorte que celle-ci soit située entièrement à l'intérieur de la couche de terrain 3.La sonde 4 est prolongée vers le haut par un tube rallonge 5, qui est'solidaire de la sonde Ce tube rallonge 5 a un diamètre extérieur égal à celui de la sonde et il pénètre dans le tubage 2 dans lequel il peut coulisser télescopiquement, de sorte qu'il n'entrave pas les mouvements verticaux de la sonde. Le tube rallonge 5 est important dans le cas des terrains ébouleux. Une fois que la sonde et le tube rallonge 5 ont été descendus au fond du sondage, on remonte légèrement le tubage 2 afin quecelui-ci ne gêne pas les mouvements verticaux de la sonde 4. Le tube rallonge 5 empêche alors les éboulements de terrain dans le sondage. Dans le cas d'un terrain très cohérent, le tube rallonge 5 peut être supprimé. La sonde 4 est suspendue à un câble porteur et est reliée à la surface par des canalisations hydrauliques flexibles 6. Ces canalisations relient la sonde à trois pompes hydrauliques manuelles 7, 8 et 9 dont la fonction sera indiquée ci-après. La sonde 4 comporte un premier vérin hydraulique 10, à axe vertical, qui est solidaire d'une plaque mobile 11 > ou plaque d'épreuve, qui prend appui sur le fond du sondage et qui exerce donc une contrainte de compression verticale sur la couche 3. On désigne par 2T la force totale appliquée par la plaque 11 sur le fond du sondage. La sonde 4 comporte, en outre, deux vérins identiques1 à axe horizontal,. 12 et 13 qui sont diamétralement opposés et qui portent chacun un sabot d'ancrage 12a, 13a qui prend appui sur les parois latérales. Chaque vérin exerce sur la couche de terrain un effort horizontal N, Les figures 2 et 3 sont des demi coupes verticales, perpendiculaires l'une à l'autre de la sonde 4, d'axe z zî, On voit en détail sur ces deux figures un mode de réalisation comportant un piston de vérin 10 qui est monté dans un cylindre axial vertical 14. Ce cylindre est alimenté en liquide comprimé par un conduit 15 visible sur la figure 2. Le conduit 15 est connecté par une des canalisations hydrauliques 6 à la pompe 8. Le piston 10 porte un joint d'étanchété 16. Une tige filetée 17 est vissée dans le corps de sonde 4. Le piston 10 coulisse le long de cette tige qui porte une butée 17a de fin de course du piston. On voit sur les figures 2 et 3, la plaque d'epreuve mobile 11 solidaire du piston 10. Cette plaque a une forme circulaire et sa surface horizontale est voisine de la section du sondage de sorte que les contraintes de compression verticales intéressent une grande partie de la surface de terrain visible au fond du sondage. Par exemple pour une sonde 4 ayant un diamètre de 138 mm, on utilise une plaque d'épreuve Il ayant un diamètre de 115 mm et une section S = 104 cm2. La plaque d'épreuve Il comporte, de préférence, une collerette lia qui la prolonge vers le haut et qui guide la plaque en coulissant à l'intérieur d'un logement annulaire creusé dans le corps de sonde afin que la plaque 11 reste bien horizontale. On voit sur la figure 3 une coupe axiale des deux vérins 12 et 13, dont les pistons creux sont montés en opposition dans un même cylindre 18 à axe horizontal x xl qui traverse de part en part le corps de sonde. On voit également sur cette figure les sabots d'ancrage 12a et 13a qui comportent une surface d'appui striée ou dentelée afin d'assurer un bon ancrage, Le cylindre 18 est relié dans sa partie médiane à un conduit 19 visible sur les figures 2 et 3 qui est connecté sur l'une des canalisations flexibles 6 qui le relient à la pompe hydraulique 7, qui sert à repousser les vérins vers l'extérieur afin de provoquer l'ancra- ge de la sonde pour résister à la réaction verticale 2T que le vérin 10 exerce sur le corps de sonde. On voit sur la figure 3 que le cylindre 18 comporte, à ses deux extrémités, une bague filetée 20, 21 portant à la périphérie interne une gorge périphérique dans laquelle est logé un joint d'étanchéité 20a, 21a. Chaque piston de vérin 12, 13, qui est creux, comporte à l'ex- truité arrière, une collerette périphérique respectivement 12b, 13b munie d'un joint d'étanché'ité respectivement 12c, 13-c. Chaque collerette délimite, avec la paroi externe du piston qui la porte et la paroi interne d'un demi cylindre 18, un espace annulaire, respectivement 22 et 23. Chacun des deux espaces 22 et 23 est connecté sur un conduit 24 et 25. Les deux conduits 24 et 25 sont connectés par une des canalisations 6 sur la pompe hydraulique 9. La pression hydraulique s'exerçant sur les collerettes 12b et 13b sert à rétracter les vérins 12 et 13 et les sabots d'ancrage 12a et 13a à l'intérieur des corps de sonde 4. La figure 4 représente, en coupe horizontale, le corps de sonde 4, le cylindre 18 d'axe x xl, les deux pistons creux 12 et 13, les bagues 20 et 21, les espaces annulaires 22 et 23 et les collerettes 12b et 13b. On a représenté en pointillés les positions extrêmes des pistons lorsque les collerettes 12b et 13b sont en butée contre les bagues 20 et 21. La figure 5 est une coupe verticale de l'une des pompes hydrauliques 7, 8 ou 9, Chaque pompe comporte un corps de pompe cylindrique 26 d'axe y y1, qui est rempli d'huile et qui comporte, à l'extrémité inférieure, une prise de manomètre 27 et un orifice de sortie 28 sur lequel une des canalisations hydrauliques 6 est connectée. Elle comporte un piston plongeur 29 qui comporte une rainure verticale 30 dans laquelle pénètre un ergot 31 qui permet au piston de coulisser axialement sans tourner, L'extrémité supérieure du piston plongeur 29 porte un écrou 32 qui est vissé sur une vis sans fin 33 qui émerge hors du cylindre 26 et qui porte un volant de manoeuvre 34 qui permet d'actionner manuellement la vis et de faire monter ou descendre le piston plongeur 29. Chaque pompe comporte une tête 35 portant à sa périphérie un cercle gradué 36, visible sur la figure 6, qui se déplace en face d'un index fixe 37. Une vis 38 permet de désolidariser la tête 35 de la vis 33 pour amener le zéro de la graduation en face de l'index 37, puis de solidariser la tête graduée aVec la vis afin de mesurer l'angle de rotation de la vis 93. On calcule les diamètres respectifs des cylindres de pompes 26 et des vérins et le pas de la vis 30 de telle sorte que chaque tour de vis corresponde par exemple à une course de 1 mm d'un vérin, Le cercle gradué 36 comporte dix grandes divisions qui sont subdivisées chacune en dix, de sorte que chaque subdivision correspond à une course de 0,01 mm d'un verin. On voit que l'on peut ainsi mesurer les déplacements des vé- rins avec une très grande précision. La course totale de chaque vérin qui est par exemple de 40 mm correspond donc à 40 tours de vis. Chaque pompe peut être munie d'un compte tours qui permet d'enregistrer le nombre de tours du volant 34. Les manomètres 39 avoir figure 1) permet tent de mesurer les pressions au départ de chaque pompe. L'utilisation d'un dispositif selon l'invention comprend les opérations suivantes, Après avoir foré un sondage jusqu'à la coucha de terrain 3, on descend dans celui-ci la sonde 4, Si le sondage est tubé, on remonte le tubage d'une hauteur inférieure à la hauteur du tube rallonge 5. On effectue ensuite plusieurs séries de mesures, Au cours de chaque série, on actionne manuellement la pompe hydraulique 7 qui est reliée aux vérins 12 et 13, afin de produire une pression p croissante de O à pl, Les sabots 12a et 13a compriment le terrain et exercent sur celui-ci un effort croissant de O à NI, Cannaissant à chaque instant la pression p, la surface des vérins 12 et 13 et la surface s des sabots 12a et 13a, on connaît la contrainte de compression horizontale n = N On connaît également s pour chaque pression p, la course des vérins que l'on lit sur le cercle gradué 36 de la pompe 7 et qui correspond aux tassements horizontaux. On peut ainsi tracer un diagramme de tassement horizontaux en fonction des contraintes horizontales n pour diverses pressions comprises entre 0 et pl. Laissant pl fixe, on actionne la pompe 8 qui est reliée au vérin 10 afin de créer une pression p' croissante de O à p2 A mesure que la pression p' croit, la plaque d'épreuve 11 comprime verticalement le terrain en exerçant sur celui-ci un effort 2T. Connaissant la pression p', la surface du vérin 10 et la surface S de la plaque 11, on en déduit à chaque instant l'effort 2T 2T et la contrainte de compression verticale v = On mesure sur le cercle gradué 36 de la pompe 8 les déplace- ments du vérin 10 qui correspondent aux tassements verticaux du terrain. On peut ainsi tracer un deuxième diagramme de tassements verticaux en fonction des contraintes verticales v pour diverses pressions p' comprises entre 0 et p2. La poussée verticale 2T du vérin 10 sur le terrain entralne une réaction verticale qui est équilibrée par les deux sabots d'ancrage qui exercent chacun un effort T sur une section de terrain correspondant à la portion du sabot qui émerge hors de la sonde 4, Tant que cet effort ne dépasse pas la résistance au cisaillement des terrains, la sonde reste ancrée. On augmente la pression p' jusqu'à ce qu'on atteigne une pression p2 qui correspond au cisaillement des terrains et lorsque celle-ci est atteinte, les pressions p et p' tombent à zéro. On appelle Q la section cisaillée par chaque sabot, t la contrainte de cisaillement et 2T1 l'effort qui correspond au cisaille Ti ment t = . Les sections cisaillées sont représentées en pointillés sur la figure 1. Pour une position déterminée des sabots 12a et 13a, la section cisaillée Q est égale à la section droite s de chacun des sabots augmentée d'une surface qui est égale au périmètre horizontal d'un sabot multiplié par une hauteur qui dépend de la nature du terrain et qui est par exemple de 20 cm dans de l'argile compacte et de 10 cm dans des sables argileux. T N On sait que d'après d'équation de COULOMB t = Q = c + s tgf équation dans laquelle c est la cohésion du terrain - N la contrainte s de compression perpendiculaire au plan de cisaillement et f l'angle de frottement interne, Dans cette formule T - N et s sont mesurables et Q, c et j sont des inconnues, Il suffit donc d'effectuer au moins trois mesures successives de la contrainte de cisaillement t sous trois contraintes N différentes et on obtient les valeurs de 2, c et , s Bien entendu, on peut effectuer plus de trois séries de mesures à titre de vérification. On recommence donc au moins trois séries de mesures au cours de chacune desquelles on applique à nouveau une pression croissante sur les vérins 12 et 13, au moyen de la pompe 7 puis une pression croissante sur le vérin 10, au moyen de la pompe 8 jusqu'à ce qu'un nouveau cisaillement ait lieu. Les deux diagrammes des tassements horizontaux et verticaux en fonction des contraintes de compression horizontales et verticales comportent, dans la phase élastoplastique une partie sensiblement linéaire qui permet de connaître les modules respectifs de déformation horizontale et verticale Eh et Ev. Une fois les séries de mesures terminées, on envoie au moyen de la pompe 9 un liquide sous pression dans les espaces annulaires 22 et 23 afin de rétracter les vérins 12 et 13 et on peut remonter la sonde. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers éléments constitutifs du dispositif qui vient d'être décrit à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents remplissant les mêmes fonctions. R E V E N D I C A T IxO N S 1 - Dispositif pour mesurer les caractéristiques mécaniques des sols en place comportant une sonde que l'on descend dans un sondage, laquelle sonde contient un vérin vertical qui exerce des pressions verticales sur le fond dudit sondage, caractérisé en ce que ladite sonde contient, en outre, des moyens d'ancrage de ladite sonde sur les parois latéra- les afin d'équilibrer la réaction verticale du vérin sur la sonde, 2 - Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que ladite son de comporte un vérin vertical qui est solidaire d'une plaque mobile prenant appui sur le fond du sondage et deux vérins horizontaux, dia métralement opposés, qui portent chacun un sabot d'ancrage. 3 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, destiné à être utilisé dans un sondage muni d'un tubage, caractérisé en ce que ladite sonde est prolongée vers le haut par un tube rallonge dont le diamètre est légèrement inferieur au diamètre du tubage. 4 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractéri" sé en ce que ladite plaque mobile a une surface horizontale voisine de la section du sondage. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caracté- risé en ce qu'il comporte, en outre, au moins deux pompes hydrauliques situées à l'extérieur du sondage, qui sont reliées par des canalisations hydrauliques respectivement audit vérin vertical et auxdits vérins horizontaux. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractéri sé en ce que les deux vérins horizontaux sont constitués par deux pistons identiques qui coulissent dans un même cylindre horizontal qui traverse de part en part le corps de sonde et chacun des deux pistons comporte,à l'extrémité arrière, une collerette munie d'un joint d'étan chéité qui délimite un espace annulaire étanche dans lequel débouche une canalisation hydraulique permettant de rétracter lesdits vérins et lesdits sabots d'ancrage, 7 - Dispositif selon les revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte uretroisieme pompe hydraulique, située à l'extérieur du sondage, qui est reliée par une canalisation hydraulique auxdits espa ces annulaires. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 7, carac terse en ce que chaque pompe hydraulique comprend un piston plongeur solidaire d'un écrou qui est vissé sur une vis sans fin munie d'une poignée de manoeuvre et un cercle gradué qui est solidaire en rotation de ladite vis sans fin et qui se déplace en regard d'un index fixe 9 - Procédé pour mesurer les modules de déformationhorizontal et vertical d'une couche de terrain en place dans le fond d'un sondage avec un appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce qu'on descend la sonde dans le fond du sondage puis on réalise plusieurs séries de mesures successives au cours de chacune desquelles - on applique des pressions croissantes sur les deux vérines horizontaux et on mesure les déplacements de ces vérins correspondant à différen tes pressions;; - on applique ensuite des pressions croissantes sur le vérin vertical et on mesure les déplacements dudit vérin correspondant à différentes pressions et on trace séparément les deux diagrammes des contraintes en fonction des déformations horizontales et verticales à partir desquels on détermine les modules respectifs de défprmation, hori zontal et vertical, 10 - Procédé selon la revendication 9, pour mesurer de plus la résistance au cisaillement de ladite couche de terrain, de laquelle on déduit la cohésion c et l'angle de frottement interne +, caractérisé en ce que, au cours de chaque étape, on exerce une pression p2 sur le vérin vertical qui conduit au cisaillement du terrain par les deux sabots d'ancrage et on mesure la contrainte de cisaillement correspondante et à partir d'au moins trois mesuresdelacontrainte de cisaillement on en déduit le valeurs de e et de f en-appliquant ltéquation de COULOMB. Il - Procédé pour mesurer les caractéristiques mécaniques des terrains en place dans le fond d'un sondage muni d'un tubage au moyen d'un dispos sitif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on descend la sonde munie dudit tube rallonge dans le fond du sondage puis on remonte ledit tubage d'une longueur inférieure à la hauteur dudif tube rallongea de telle sorte que l'extrémité supérieure du tube rallonge reste engagée dans le tubage.