I1 est connu que la modernisation et l'intensification de l'agriculture passe par l'utilisation de nombreux produits chimiques dits phytopharmaceutiques ou phytosanitaires dont un certain nombre, et parmi eux, des produits utilises sur des surfaces considérables, qui présentent des risques plus ou moins importants pour la faune sauvage, petits mammifères tels que le lièvre et le lapin et oiseaux divers tels que caille, perdrix grise et rouge et les divers faisans. Ces produits sont utilises sur le feuillage des plantes. C'est ainsi, que dans les diverses catégories de produits chimiques utilisés en agriculture, dits produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques, on cite non limitativement : 1 / - dans les insecticides 11/ les organochlores : . Le groupe du DDT et des produits voisins, dont l'incidence sur la reproduction des oiseaux est bien connue, . Le groupe de l'MCH et les composes voisins, . Le groupe du chlordane et les composés voisins : cyclodiènes chlorés, . Le groupe des camphènes chlorés tels que l'endosulfan, le toxaphène et les polychlorocamphanes. 12/ les dérives chlores et bromés des carbinols 13/ les nombreux organophosphores plus ou moins toxiques . Les uns d'usage externe, comme les parathions, les azinphos, les chlorpyriphos, -le phosmet, les pirimiphos, le sulfotep . Les autres systemiques, comme le diméthoate, le dimefox, le mévinphos, l'ométhoate, l'oxydeme'ton-methyl, le phosphamidon, le vami dothçon ... 14/ les sulfones 15/ les carbamates Gomme le carbofuran, le méthiocarbe, l'aldicarbe, le methomyl, l'isolane, etc 20/ - dans les fongicides @ .Certains colorants nitrés, . Certains derivés du mercure, . La plupart des désinfectants de sol 30/ - dans les herbicides 31/ les composes phénoliques, dinosèbe, dinoterbe, DNOC, 32/ les aryloxyacides sous certaines formulations, 33/ les ammoniumsquaternaires . diquat et paraquat. 40/ - la plupart des nématocides utilises en pulvérisations ou épandage sur le sol sans incorporation : aldicarbe, oxamyl, etc 5 | - les appâts de rodenticides, tels que diphacinone et chlorophacinone, les dérives de la coumarine, la crimidine, le glucochloral dont les toxicités pour les oiseaux et les lagomorphes sont connues. 60/ - les molluscicides à base de methaldéhyde et de methiocarbe dont les appâts attirent non seulementsles limaces, mais aussi la petite faune sauvage. Tous ces produits, dont la liste n'est pas limitative, sont susceptibles d'entraîner à un degré divers, des risques de mortalite immédiate pour les petites espèces sauvages, et meme parfois pour le grand gibier (cervidés, chevreuils et sangliers), qui consomment les graines ou le feuillage des cultures, ainsi que les appâts. Les problèmes causés par les produits rappelés ci-dessus se posent peu ou prou dans toutes les regions du globe à haute productivité agricole et ou la faune sauvage régresse devant l'activité humaine, alors qutil est souhaitable de la protéger, soit en la mettant en resserve, soit en ntautorisant qu'un prelèvement raisonnable par la chasse. L'objet de la présente invention est de rendre répulsives pour les animaux sauvages et le gibier, les graines ou les cultures traitées par l'addition à leurs formulationss d'un pourcentage de 1 à 9OY. de certaines substances répulsives à cause de leur effet desagreable sur le sens gustatif ou olfactif, ou irritant sur les muqueuses des animaux sauvages et du gibier. Ltobjectif est d'apporter sur les feuillage des plantes traitées entre 100 g. et 10 Kg. à l'hectare de ces produits répulsifs. Ceci peut permettre d'uti- liser des produits plus ou moins toxiques, de telle sorte que le risque d'intoxication de la faune sauvage soit réduit au minimum sinon supprime, du fait du caractère inappétent conferé ainsi aux graines ou aux feuillages traités par les produits phytosanitaires. Les produits concernés appartiennent aux groupes chimiques ci-dessous 10/ - Amines, parmi lesquelles plus spécialement - le 4 aminonaphtol, - le 6 amino picrate de 2 picoline, - le 2 amino picrate de 4 picoline, - le P phenylène diamine NN' methyldioxalate, - le P phenylène diamine NN' dîmethyl picrate, - la 2,5 xylidine additionnée ou non de 1,3,5 trinitrobenzène, - les naphtyl amines additionnés ou non-de 1,3,5 trinitrobenzène, - les M et P phenylène diamine additionnes ou non de 1s3,5 trinitrobenzène - le picrate ou l'acétate de rosamine les toluidines additionnées ou non de 1,3,5 trinitrobenzène, . le chlorhydrate de dodecylamine, . l'allylamine additionnee ou non de 1,3,5 trinitrobenzène . le chlorhydrate de benzidine, . differents sels de dodecylamine, tels que . le proprionate, . le cyanoacétate, . le chloroacétate, . les picrates de diverses amines, tel le NN'diéthyl P phenylène diamine picrate, . les composes de substitution d'alcools et d'amines, tels le picrate de 2 anilinoethanol, . le chlorhydrate de xx xylidine, 4 - (xx, xylylazo), . le chlorhydrate de 2,2 dichloro diethylamine, . la Rhodamine 6 GDN. i Dérives carbamiques parmi lesquels plus spécialement . le sel de sodium de l'acide diméthyldithiocarbamique, . le sel de zinc de l'acide dime'thyldithiocarbamiquo, ou zirame, le sel de dimethylamine de l'acide dimethyldithiocarbamique ). le sel de cyclohexylamine de l'acide dimethyldithiocarbamique, . ltethylester de l'acide thionocarbamique, . le 4,6,6 trimethyl 1,3,6 H - thiazine-2-thiol, . le 2 allylmercapto 2 thiazoline, . l'iodure ammonium du (5 mercapto - o tolyl) trimethyl, methylthiol carbamate. 30/ Dérivés thiurames, parmi lesquels plus spécialement . le bis (dimethyl thiocarbamoyl) trisulfure . le bis (dimethyl thiocarbamoyl disulfure ou thirame, le le bis (dimethyl thiocarbamoyl sulfure, . le bis (diethyl thiocarbamoyl) disulfure, . le bis (dicyclohexyl thiocarbamoyl) sulfure 40/ L'addition de dérives pétroliers tels que le fuel ou de solvants irritants tels que xylène, peut également renforcer cet effet répulsif pour les traite ment s en dormance. Exemple 1 : les graines de semences de céréales enrobées de desinfectants puis additionnées de l'un quelconque des repulsifs mentionnés ci-dessus à dose de l'ordre de 50 à 200 g/quintal de semences ne sont pas consommées par les perdrix, ni en essais préliminaires on cage, ni en plein air, même si des tas sont accidentellement laissés en bout de rang. Exemple 2 : les champs de betteraves traitées avec des produits insecticides dangereux, tels que le parathion ou le phosphamidon pulvérisés en bouillie incluant 500 g. à 5.000 g/ha de ces répulsifs, tels que le ziram ou le complexe cyclohexylamiandimethyldithiocarbamate, sont abandonnés par les lièvres, qui vont getter sous d'autres couverts. Exemple 3 : les perdrix mises en présence de microgranulés de désinfectants de sol, tels que des formulations d(aldicarbe à S/O de matière active, addi tionnées de zirame à 0,2 à 1% - refusent les granulés après les avoir essayés. L'exposition accidentelle desgallinacées - gibier aux granulés désinfectants de sol perd alors le caractère de risques élevés quelle présente aujourd'hui. Exemple 4 : les appâts pour détruire les limaces dans les cultures sont trop souvent consommés par les oiseaux et même les lièvres et les lapins. Suivant les propriétés d'appétence du support de ces anti-limaces, ceux-ci sont plus ou moins volontiers consommés par les lièvres ou les perdrix. L'adjonction de ces appâts, à base de metaldehyde ou de methiocarbe préférablement dans la masse, mais aussi en périphérie, de zirame ou de thirame à 0,2 à 1%, rend ces granulés répulsifspour le petit gibier, sans pour autant modi fier substantiellement leur activité sur les mollusques. Exemple 5 : les pulvérisations de solutions d'arsénite de sodium engendrent en viticulture des mortalités importantes de gibier en Février/Nars; pour peu que le temps soit chaud ou la dose forte (cas des traitements contre l'esca). Une formulation de zirame, additionnée ou non de fuel, et apportant la même dose d'arsenic par hectare, repousse les animaux mammifères et oiseaux des parcelles traitées pour peu que soit apporté à l'hectare un minimum de 2 Kgs et un maximum de 10 kgs de zirame. Ceci est également vrai d'une formulation thirame additionnée ou non de fuel et apportant les mêmes quantités de maS tière active et dtagent répulsif à l'hectare. Exemple 6 : sur céréales envahies de divers pucerons et insectes, une pulvé risation contenant des insecticides, tels que : phosalone, pirimicarbe et, ou, bromophos et divers répulsifs, tels que : le complexe de cyclohexylamine et du dimethyldithiocarbamate de zinc (apportant de 1 à 5/0 de ce complexe) éloigne le petit gibier aussi bien que les cervidés des parcelles traitées, tout en protégeant en même temps, presque complétement, les céréales de la dent du gros gibier. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réduire les intoxications causées à la faune sauvage par les traitements chimiques en agriculture, caractérisé en ce que des produits répulsifs sont inclus dans les formulations phytosanitaires, les dits produits étant constitués de dérivés azotés du type nitré et/ou aminé et/ou de dérivés soufrés du groupe des thiurames et/ou du groupe des thiocarbamates, ainsi que leurs dérivés d'addition et de substitution utilisés additionnés ou non de dérivés pétroliers et à des doses de 100 g à 10 000 g par hectare ou à des concentrations de 0,1 à 5 z dans les appâts. 2. Procédé suivant revendication 1., caractérisé en ce que l'on inclue du dimethyl dithiocarbamate de zinc dans les formulations pesticides pour repousser les animaux sauvages des parcelles traitées ou rendre les appâts non attractifs. 3. Procédé suivant revendication 2., caractérisé en ce que l'on dose le dimethyldithiocarbamate de zinc en vue d'apporter 100 g à 10 000 g de produit répulsif par hectare et/ou à concentration de 0,1 à 5 % des appâts. 4. Procédé suivant revendication 1., caractérisé en ce que l'on inclue le sel de cyclohexylamine de l'acide dimethyldithiocarbamique dans les formulations de pesticides pour repousser les animaux sauvages des parcelles traitées ou rendre les appâts non attractifs. 5. Procédé suivant revendication 4., caractérisé en ce que le sel de cyclohexylamine de l'acide dimethyldithiocarbamique est dosé entre 500 g et 5 000 g par hectare et/ou à concentration de 0,1 à 5 % des appâts. 6. Procédé suivant revendication 1., caractérisé en ce que l'on inclue le sel de sodium de l'acide dimethyldithiocarbamique dans les formules pesticides ou d'appâts pour repousser les animaux sauvages des parcelles traitées ou rendre les appâts non attractifs. 7. Procédé suivant revendication 6., caractérisé en ce que le sel de sodium de l'acide dimethyldithiocarbamique est apporté entre 0,1 à 5 Z des appâts et entre 100 g à 5 000 g/ha sur les plantes cultivées. 8. Procédé suivant la revendication 1., caractérisé en ce que l'on associe du bis(dimethylthiocarbamoyl) bisulfure aux formulations phytosanitaires pour repousser les animaux sauvages des parcelles traitées ou rendre les appâts non attractifs. 9. Procédé suivant revendication 8., caractérisé en ce que le bis(dimethylthiocarbamoyl) bisulfure est apporté entre 100 g et 10 000 g de produit actif par hectare ou entre 0,1 et 5 Z du poids des appâts.