La présente invention se rapporte à une étoffe, et elle concerne plus particulièrement une étoffe appropriée pour recouvrir la partie centrale ou noyau d'une balle de tennis. De façon classique, on recouvre une balle de tennis en découpant deux morceaux plats en forme d'haltères de tissu appelé melton et en les profilant et en les positionnant autour du noyau. On fabrique le tissu melton en tissant un croisé ou un satin à trame de laine et-à channe de coton, en formant un poil de laine sur l'une des faces puis en foulant et en rasant l'étoffe pour former une surface feutrée uniforme. On a également proposé de recouvrir un noyau de balle d'une étoffe non tissée aiguilletée, c 'est-à-dire une nappe formée en aiguilletant un voile de fibres discontinues enehevetrées déposées librement. Une étoffe de ce type a tendance à avoir une structure homogène, et elle nécessite en général d'centre stabilisée avec un canevas léger non tissé de renrorcement. En plus des altérations éventuelles des caractéristiques de jeu et d'esthétique, la structure isotrope et rigide est plus difficile à déformer pour obtenir la forme sphérique de la balle. L'invention concerne une étoffe non tissée, aiguilletée, perfectionnée présentant des caractéristiques superficielles plus apparentées à un tissu melton, mais présent tant un degré de déformabilité supérieur à celui des étoffes aiguilletées utilisées précédemment. Ainsi, l'invention vise à procurer une étoffe non tissée plus facile à adapter à une forme donnée. Selon un premier aspect de l'invention, une étoffe comprend une nappe de fibres non tissées qui a été consolidée par aiguilletage, présentant une surface à poil formée par aiguilletage à travers la nappe, le poil ayant été tassé et replié vers la nappe de base par aiguilletage. L'invention a également pour objet une étoffe pour balle de tennis du type du paragraphe ci-dessus. On peut former l'étoffe par aiguilletage dans un voile (tel que défini plus haut) de fibres non tissé, dans-une mesure suffisante pour rendre la nappe cohérente. L'aiguilletage à travers la nappe à partir d'un côté produit alors un effet de poil sur une surface. Il est alors nécessaire de tasser le côté de la nappe correspondant à la surface à poil pour consolider le poil et réduire sa hauteur, et l'on peut le faire de façon appropriée par un autre stade d'aiguilletage. Ainsi, selon un autre aspect de l'invention, un procédé de confection d'une étoffe non tissée consiste à former une couche de fibres non tissées, à aiguilleter dans cette couche pour former une nappe consolidée, à aiguilleter à travers cette nappe pour former un poil sur l'une de ses surfaces et à aiguilleter alors dans le poil pour le tasser. Les fibres utilisées peuvent, par exemple, entre déposées sous forme de couche ou de voile avant aiguilletage par des moyens classiques tels que le dépot transversal à partir d'une carde, ou le dépôt à l'air. Les fibres ont, de préférence, une longueur de coupe de l'ordre de 30 à 200 mm, l'intervalle de 70 à 135 mm étant particulièrement préféré. Les fibres utilisées pèsent, de préférence, de 3 à 100 décitex et, en particulier, de 11 à 28 décitex. (Un tex représente le poids en grammes de 1 000 mètres de la fibre). Les fibres peuvent être, par exemple, des fibres de polyamide, par exemple de nylon 6 et de nylon 66, et des fibres composites de ces deux matières; par exemple on peut utiliser une gaine de nylon 6 et une âme de nylon 66. Comme autres fibres appropriées, il y a lieu de citer des fibres de polyesters, de résines acryliques, de laine, de rayonne et de polypropylène. On peut utiliser des mélanges de différentes fibres. On frise de préférence les fibres pour donner sa cohésion au voile de fibres avant l'aiguilletage. Le frisage peut être de n'importe quel type connu, comme le frisage en dents de seize, produit par des pignons ou une boite à friser, ou le frisage hélicoïdal du type latent obtenu par chauffage de fibres tissées à deux composants ou conjuguées. Les étoffes selon l'invention ont des propriétés de déformabilité ou de mise en forme améliorées par rapport aux étoffes aiguilletées classiques, et cela est particulièrement important- lorsqu'on doit les utiliser pour recouvrir des noyaux de balles de tennis. Comme on l'a indiqué ci-dessus, on applique classiquement les enveloppes de balles de tennis à un noyau sous la forme de deux moitiés en forme d'haltère pratiquement identi ques. On découpe les moitiés dans un morceau plat d'étoffe, et elles doivent épouser en se déformant la surface sphérique du noyau. Par ailleurs, les moitiés sont en général étirées, au moins le long de leur diamètre principal, dans une faible mesure pendant cette opération. Ainsi, la matière constituant l'enveloppe doit être déformable de façon satisfaisante, et suffisamment solide sous l'effet d'un tel étirage pour produire une balle finie satisfaisante.On notera que d'autres zones de chaque moitié d'enveloppe, par exemple autour de son périmètre, doivent être comprimées pour obtenir de façon satisfaisante un bon ajustement au noyau et cela souligne encore une fois la nécessite d'une bonne déformabilité de l'étoffe. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une représentation dtune partie de matière en nappe à poil non tissée dans laquelle un voile non tissé de fibres a été consolidé par aiguilletage, et son poil étant alors formé par aiguilletage à travers le voile consolidé. La figure 2 est une représentation d'une partie de la nappe de la figure 1, lorsque le poil a été aiguilleté pour être tassé et tertre replié vers la nappe de base. On forme d'abord une nappe ou une feuille de fibres par déport transversal à partir d'une carde ou d'une machine pour nappe de fibres analogue, et on l'aiguillette légèrement au moyen d'aiguilles à barbillon de façon classique. La nappe peut comprendre un mélange dé fibres grossières et fines, en ce qui concerne leur deniers, avec des degrés de frisage différents et des longueurs de fibre différentes. On aiguillette ensuite la nappe sur un métier à aiguilles modifié, dont les aiguilles comportent une palette de section transversale circulaire avec une extrémité fourchue. Le métier a été modifié de deux façons 1) La plaque de fond comprend une série de rainures parallèles dans le sens du déplacement de la nappe. 2) La fonture a une structure symétrique, avec des distances entre les aiguilles centre à centre de 3,5 mm par exemple. Les aiguilles sont disposées en rangées parallèles correspondant aux rainures de la plaque de fond, et elles pénètrent dans les rainures et en sortent pendant La course de perforation. Cette technique d'aiguilletage modifiée produit une nappe non tissée 10 (figure 1) comportant une structure de poil 11, plus une base de nappe de fibres bien intégrée 12 contenant des fibres 13 qui ont été orientées hors du plan de la nappe, certaines étant sensiblement perpendiculaires à la nappe, au cours du premier stade d'aiguilletage. On aiguillette alors légèrement le poil 11 avec des aiguilles à barbillon pour le tasser. Les extrémités libres du poil se replient alors sur elles-mezmes ou vers la base 12, comme l'indique la référence 14 (figure 2). La base intégrée de cette matière remplace la base tissée dans un tissu melton classique et une balle recouverte de cette étoffe à des propriétés d'usure et d'esthétique semblables. La structure de l'étoffe peut être déformée pour recouvrir uniformément et facilement la balle. On peut encore améliorer la stabilité de l'étoffe et sa résistance à-l'usure, et réduire sa tendance à l'effilochage, en liant les fibres à des points de croisement mutuel. On peut le faire 1. En utilisant une certaine proportion au moins de fibrés tissées conjuguées du type à pellicule et noyau, avec une gaine fusible. 2. En incorporant une certaine proportion de matière comme le nylon 6, qui se solvate dans la vapeur d'eau et se dépose sous forme de soudure à l'intersection des fibres. 3. En utilisant un solvant latent qui adhère par chauffage, comme de la fibre acrylique traitée au sulfalane. On va décrire à présent plus spécifiquement les types d'aiguilles pouvant être utilisés pour l'aiguilletage classique et pour le type d'aiguilletage "modifié" ou "à dessin" décrit ci-dessus. Aiguilles classiues. Ce peuvent être, par exemple, des aiguilles de 75 ou 90 mm d long de section transversale circulaire au sommet et embouties en un ou deux stades en une palette de section triangulaire ou carrée. Le haut de l'aiguille est replié à angle droit, et cela place l'aiguille dans son trou dans la fonture. La fonture peut être garnie d'aiguilles suivant une configuration aléatoire ou en chevrons. Les aiguilles ont des épaisseurs de palette différentes pour manipuler différentes fibres et donner différents types de feutrage On forme les barbillons des aiguilles par ciselure ou autrement sur les bords de la palette de itaiguille, et les aiguilles peuvent avoir un ou plusieurs barbillons sur chacun de leurs bords. L'écartement des barbillons peut entre régulier, élargi ou tassé à l'extrémité. La profondeur du barbillon peut varier pour produire une saillie haute ou normale, et l'on peut laisser dépasser la "bavure" provenant de la ciselure du barbillon ou bien la meuler au niveau de la palette pour produire -un barbillon sans action dans le sens vertical't. Les aiguilles peuvent avoir une pointe aiguë ou arrondie. Les aiguilles agissent en pénétrant dans un voile de fibres et en étirant, au moyen des barbillons, une mèche de fibres à l'intérieur et à travers la nappe, pour produire un certain degré d'orientation des fibres perpendiculairement à la configuration principale des fibres de façon à produire une consolidation et à transformer la nappe en feuille non tissee. Aiguilles à dessin. Elles peuvent avoir, par exemple, environ 63,5 mm de long et être semblables à des aiguilles classiques au sommet, mais embouties pour présenter-une section transversale circulaire, avec une fente en U ou en V à l'extrémité. La section transversale et la profondeur de cette fente varient selon les conditions par ticulières. Lorsqu'on aiguillette un voile formé, par exemple, en déposant transversalement une nappe cardée, on peut disposer la fente parallèlement à la direction des fibres ou transversalement par rapport à celle-ci. Lorsqu'elle est disposée parallèlement à la direction des fibres, c'est-à-dire perpendiculairement au sens du déplacement du voile à travers le dispositif d'alguilletage, on obtient une structure de poil uniforme. Celle-ci peut entre bouclée, ou bien les boucles peuvent être brisées par pénétration supplémentaire pour produire un poil à fibres simples. Lorsqu'elle est disposée perpendiculairement à la direction des fibres, des touffes de fibres séparées sont repoussées à la surface du voile et, en plaçant les aiguilles suivant un agencement approprié sur la fonture, on produit un dessin semblable à la surface de la nappe. Les exemples non limitatifs qui suivent servent à illustrer 1 'invention. EXEMPLE 1 : i On mélange 50 parties en poids de laine de Nouvelle-Zélande nettoyée de seconde tonte, d'une longueur de coupe moyenne de 134 mm et d'une densité linéaire moyenne de 19 décitex, avec 50 parties en poids de nylon 66,d'une longueur de coupe moyenne de 104 mm et d'une densité linéaire moyenne de 13 décitex. On applique au mélange une pulvérisation d'apprêt textile.(0n pourrait utiliser, par exemple une solution a 25 % poids/poids de "Fresol" dans l'eau, l'absorption étant de 8 %, en poids à l'état humide. "Frescol" est le nom d'un apprêt textile produit par Vickers Oils Limited. C'est un lubrifiant soluble dans l'eau renfermant des esters gras, des polyglycols et des agents antistatiques). On carde alors la fibre, on la dépose transversalement et on l'aiguillette par points R partir d'aiguilles régulièrement espacées de 274 microns de diamètre à g barbillons à 3 mm de pénétration, c'est-à-dire la distance de pénétration de la pointe de l'aiguille au-delà de la surface de la fonture du métier à aiguilles, et à raison de 15 perforations / cm pour obtenir un grammage de nappe de 820 g/m. On consolide la nappe par aiguilletage, du côté déjà aiguilleté par points, à 13 mm de pénétration et à une densité de perforation de 115 perforations/cm pour obtenir un grammage d'étoffe non tissée de 715 g/m. On aiguillette alors l'étoffe non tissée, du côté déjà aiguilleté, au moyen d'un métier à aiguilles modifié comme on l'a décrit précédemment en utilisant des aiguilles fourchues de 508 microns de diamètre ayant une profondeur de fourche ou de fente de 0,085 mm. La profondeur de péné- tration est de 13 mm pour une densité d'aiguilletage de 104 perforations/cm2. L'arcade de la fourche de chaque aiguille est alignée transversalement par rapport au sens du déplacenient de la nappe. La matière non tissée ainsi obtenue a une surface ressemblant à du poil et un faux envers piqué. On tasse alors la surface de poil par traitement d'aiguilletage à partir d'aiguilles de 274 microns à 9 barbillons, séparées par des intervalles réguliers, la profondeur de pénétration est de 9 mm et la densité d'aiguilletage de 75 perforations/cm. On dégraisse l'étoffe dans une solution aqueuse diluée de savon liquide (par exemple du lauryl-sulfate de sodium) (2 g/i litre d'eau) pendant 30 minutes à 700C, pour éliminer les huiles d'apprêtage, on la rince à l'eau, on la sèche partiellement sur une rame sécheuse à 100 C et enfin on la sèche par calandrage, pour obtenir une étoffe de balle de tennis d'un grammage de 720 g/m2 et d'une épaisseur de 3 mm. EXEMPLE 2 On confectionne une étoffe non tissée selon la description de l'exemple 1, à partir de 50 parties de nylon 66, d'une,longueur de fibres moyenne de 104 mm et d'une densité linéaire moyenne de 13 décitex, mélangées avec 50 parties d'une fibre acrylique de longueur de fibre moyenne de 92 mm et de densité linéaire moyenne de- 16 décitex. Avant l'opéra- tion de finition, c'est-à-dire le dégraissage et le séchage on applique au produit une pulvérisation de "Bolondane", avec une absorption de 8 % du poids du produit, et on le sèche sur un séchoir à tambour perforé à 100 C. ("Bolondane" est le nom d'un solvant latent pour fibre acrylique ; il est à base de tétraméthylène-sulfone cyclique et est produit par Shell Chemicals Limited). On dégraisse l'étoffe, on la rnce, on la sèche partiellement et on la calandre selon la description de l'exemple l, pour obtenir une étoffe non tissée d'un grammage de 685 g/m2 dont les fibres sont liées à leurs points de croisement mutuel. L'étoffe présentée a beaucoup moins tendance à s'effilocher que les tissus melton classiques. EXEMPLE 3 On fabrique un certain nombre d'échantillons d'étoffes non tissées, jusqu'au stade d'aiguilletage non compris, selon la description de l'exemple 1 à partir de 75 parties de fibre de téréphtalate de polyéthylène, d'une densité linéaire moyenne de 17 décitex et d'une longueur de fibre moyenne de ils mm, mélangées avec 25 parties de fibre de nylon 66 d'une densité linéaire moyenne de 17 décitex et d'une longueur de fibre moyenne de 104 mm.Les traitements d'aiguilletage de chaque échantillon sont conformes au tableau 1 ci-dessous et l'on effectue un aiguilletage préalable à partir d'aiguilles à barbillons (première consolidation) au cours d'un certain nombre de passes par le métier à aiguilles à raison de 39 perforations/cm2 par passage sur des côtés alternants de l'étoffe en commençant par le côté opposé à celui qui a été aiguilleté par points à 15 perforations/cm TABLEAU 1 Pré-aiguilletage, c'est-à- Formation du poil Tassement du poil à dire première consolidation (aiguilles four- partir d'aiguilles à chues) barbillons Echantillon N Nombre de passages Profondeur Nombre Erfono- Nombre de Profondeur à raison de 39 perfo- de pénétra- de perfo- duer de perfora- de pénétra rations/cm par passage tion rations pénétra- tions par tion mm par cm mm cm mm 3/4 2 13 150 13 39 16 3/5 2 13 150 13 78 16 3/6 2 13 150 13 39 19 3/7 3 9,5 150 13 39 16 3/8 3 9,5 150 13 78 16 3/9 3 9,5 150 13 39 19 3/10 4 9,5 150 13 39 16 3/11 4 9,5 150 13 78 16 3/12 4 9,5 150 13 39 19 Les résultats des essais sur ces étoffes sont énumérés dans le tableau 4 reproduit plus loin. EXEMPLE 4 : 4 On confectionne un certain nombre d'échantillons d'étoffes non tissées, jusqu'au stade d'aiguilletage non compris, selon la description de l'exemple 1, à partir de 66,5 parties défibre de téréphtalate de polyéthylène, d'une densité linéaire moyenne de 17 décitex et d'une longueur de fibre moyenne de 115 mm, mélangées avec 21 parties de fibre de nylon 66, d'une densité linéaire moyenne de 17 décitex et d'une longueur de fibre moyenne de 104 mm. On aiguilette par points les nappes ainsi formées, selon la description de l'exemple 1. Ensuite, on dépose transversalement, sur le côté de chaque nappe opposé à celui qui a été aiguilleté par points, 12,5 par- ties d'une fibre de téréphtalate de polyéthylène du type Garnett (dents de scie), présentant de fortes propriétés de retrait ou de contraction, comme il est indiqué en détail sur le tableau 2. Cette fibre a une densité linéaire moyenne de 11 décitex et une longueur de fibre moyenne de 125 mm. On effectue le pré-aiguilletage (première consolidation) au cours d'un cortain nombre de passage par le métier à aiguilles, à raison de 39 perforations/cm par passage sur des côtés alternant, en commençant par le côté sur lequel on a déposé transversalement la couche Garnett de fibre polyester. On forme le poil du côté opposé à la couche Garnett consolidée. On force les produits à se contracter en les faisant passer par un séchoir à tambour rotatif, dans les conditions indiquées sur le tableau 3 ci-dessous, avant les traitements de tassement des poils par aiguilletage. Les traitements d'aigulletage correspondant à chaque échantillon sont également indiqués ci-dessous sur le tableau 3. TABLEAU 2 Température Contraction % Force de maintien à la longueur (2) thermique (1) OC cN/tex 160 14,3 2,46 180 16,1 2,52 (1) Norme ASTM D885-72 (1973), sauf que l'on utilise une force constante de 20 g. (2) Norme ASTM D885-72 (1973). TABLEAU 3 Pré-aiguilletage, c'est-à-dire Formation du poil avec Détails du Tassement du poil première consolidation aiguilles fourchues retrait à partir. d'aiguilles à barbilion Echantillon Nombre de Profondeur Nombre de Profondeur Tempé- Temps % Nombre Frofondeur N passages à de pénétra- reforations de pénétra- rature mm d'aire de per- de péné raison de tion par cm tion C de re- fora- tration 39 perfora- mm mm trait tions tions/cm par cm par passage 4/4 2 13 150 13 180 3 24,0 39 16 4/5 2 13 150 13 180 3 24,0 78 16 4/6 2 13 150 13 180 3 28,5 39 19 4/7 3 9,5 150 13 180 3 26,0 39 16 4/8 3 9,5 150 13 180 3 26,5 78 16 4/9 3 9,5 150 13 180 3 28,0 39 19 4/10 4 9,5 150 13 180 3 26,4 39 16 4/11 4 9,5 150 13 180 3 26,0 78 16 4/12 4 9,5 150 13 180 3 26,5 39 19 Les résultats des essais sur ces étoffes sont énumérés sur le tableau 5 donné plus tas. Les échantillons de l'invention sont très satisfaisants comme matières de recouvrement de balles de tennis. Leur aptitude à prendre la forme de la balle est nettement supérieure à celle des étoffes non tissées classiques. Il ressort des résultats des tableaux 4 et 5 et des résultats donnés plus bas pour une étoffe non tissez classique que les échantillons selon l'invention nécessitent une charge moindre qu'une étoffe non tissée classique pour de petits allongements. Cela est encore une preuve de meilleure aptitude à l'utilisation comme enveloppes de balles de tennis. T A B L E A U 4 Exemple Poids Epais- Module : Charge en N pour des allengements en % Aptitude à prendre g/m seur mm 1 2 3 4 5 6 la forme du moyau de la balle * 3/4 AL 652,6 4,9 1,5 3,5 5,5 8,0 9,5 11,0 bonne AC " " 1,3 3,0 5,0 6,7 8, 10,0 " 3/5 AL 618,7 4,3 3,0 5,0 6,5 9,0 10,5 12,0 très bonne AC " " 3,0 5,3 7,0 8,2 10,2 12,2 " 3/6 AL 627,2 5,2 3,3 5,7 7,7 9,3 11,3 13,0 bonne AC " " 2,7 4,3 7,0 8,7 11,2 14,0 " 3/7 AL 627,2 4,7 3,0 4,5 6,5 7,5 9,0 10,0 bonne AC " " 3,7 6,3 8,0 9,3 11,3 13,3 " 3/8 AL 610,0 4,2 2,7 4,7 6,7 8,7 10,0 12,0 bonne AC " " 2,0 4,3 5,7 8,0 10,3 12,8 " 3/9 AL 630,1 4,7 3,0 4,7 6,3 8,0 10,0 11,3 bonne AC " " 1,7 2,7 3,8 4,8 5,8 7,5 " TABLEAU 4 (suite et fin) Exemple Poids Epais- Module : Charge en N pour des allongements en % Aptitude à prendre g/m seur mm 1 2 3 4 5 6 la forme du noyau de la balle 3/10 AL 647,5 4,8 1,7 2,7 3,7 4,5 5,2 5,7 bonne AC " " 2,7 4,2 5,2 6,2 7,2 8,7 " 3/11 AL 596,7 4,4 2,5 4,0 5,2 6,0 7,3 9,6 très bonne AC " " 1,6 2,8 3,8 4,8 5,8 6,7 " 3/12 AL 637,3 4,6 2,0 3,0 4,0 5,0 5,8 6,7 bonne AC " " 1,8 3,7 4,7 5,7 7,2 8,7 " T A B L E A U 5 Example Poids Epais Module : Charge en N pour das allongements en % Aptitude à pran g/m seur mm 1 2 3 4 5 6 dre la forme du noyau à la balle 4/4 AL + 811,2 4,9 2,5 3,5 5,0 6,3 8,5 10,0 assez bonne AC # " " 2,5 4,0 7,3 9,7 11,8 14,7 " 4/5 AL 781,4 4,4 2,7 4,0 5,0 6,7 8,3 10,5 assez bonne AC " " 1,7 3,7 5,0 7,0 10,0 12,0 " 4/6 AL 789,9 4,8 2,7 4,7 6,7 9,3 11,3 14,3 bonne AC " " 2,7 5,3 8,3 11,3 14,7 18,3 " 4/7 AL 774,6 5,2 2,5 4,0 5,0 6,0 7,0 8,0 assez bonne AC " " 2,3 3,8 5,2 7,0 8,8 10,3 " 4/8 AL 770,5 4,3 2,7 4,3 6,0 7,7 9,7 11,8 bonne AC " " 2,7 4,7 6,5 9,0 11,5 14,3 " 4/9 AL 770,5 5,1 3,0 5,0 7,0 9,0 10,5 12,5 bonne AC " " 4,3 5,3 8,7 10,5 12,0 14,2 " T A B L E A U 5 (suite et fin) Exemple Poids Epais- Module : Charge en N pour des allongements en % Aptiture à pren g/m seur mm 1 2 3 4 5 6 dre la forme du noyau à la balle* 4/10 AL 845,8 4,7 2,0 3,7 5,0 5,8 7,2 8,7 bonne AC " " 1,5 2,8 4,5 6,0 8,5 11,0 " 4/11 AL 722,0 4,2 1,0 2,2 3,5 5,0 6,3 8,2 bonne AC " " 2,0 3,8 5,7 7,5 9,7 11,8 " 4/12 AL 722,0 4,6 2,3 4,5 6,0 8,3 10,3 12,7 très bonne AC " " 3,7 5,7 7,7 10,3 13,0 15,3 " Un échantillon commercial d'étoffe non tissée pesant 764,4 g/m2 et ayant 3,3 mm d'épaisseur donne les résultats suivants Echan- Module : Charge en N pour des allonge- Aptitude à pren tillon ments en % dre la forme du noyau de la 1 2 3 4 5 6 balle - AL 8,3 # 16,7 22,0 19,3 # 17,3 16,8 Moyenne AC 3,3 5,7 8,3 11,3 16,0 20,0 + AL - mesuré suivant la direction de passage de l'étoffe à tra vers la machine à aiguilleter # - mesuré transversalement par rapport à la direction de passage de l'étoffe à travers la machine à aiguilleter. * On effectue le recouvrement à la main dans tous les cas. "Très bonne" indique que le produit ne comporte pas de plis. "Bonne" indique que le produit n'a pas de plis, mais que l'enveloppe est un peu plus difficile à ajuster que pour "très bonne". "Moyenne" indique que le produit se plisse un peu et que l'enveloppe est difficile à ajuster. "Assez bonne" indique que le produit n'a pas de plis, mais que l'enveloppe est un peu plus difficile à ajuster que pour "bonne". REVEND 10 A T 10 NS l.- Procédé de confection d'une étoffe non tissée, au cours duquel on constitue une couche de fibres non tissées et l'on aiguillette dans cette couche pour former une nappe consolidée, caractérisé en ce que l'on effectue alors l'aiguilletage à travers cette nappe pour former un poil sur l'une des surfaces de la nappe, puis l'on aiguillette le poil pour le tasser. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on forme la couche de fibres non tissées par dépôt transversal à partir d'une carde ou par dépôt à l'air. 3.- Procédé selon la revendication l ou 2, caractérisé en ce que llon frise les fibres avant l'aiguilletage. 4.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que lton forme le frisage en incorporant des fibres conjuguées dans la couche et en chauffant, 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on produit le poil par aiguilletage en utilisant des aiguilles qui comportent une palette à section transversale circulaire avec une extrémité fourchue. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que l'on tasse la surface du poil par aiguilletage en utilisant des aiguilles à barbillons classiques 7.- Procédé selon i une quelconque des revendications l à 6, caractérisé en ce qu'une proportion des fibres au moins comporte une gaine fusible, et en ce que l'on chauffe la matière pour lier les fibres aux points de croisement mutuel. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications l à 7J caractérisé en ee que les fibres comprennent au moins une certaine proportion de fibres acryliques, et en ce que l'on incorpore un solvant latent qui lie les fibres lorsqu'on chauffe. 9.- Etoffe comprenant une nappe de fibres non tissées qui a été consolidée par aiguilletage, caractérisée en ce qu'elle comporte une surface à poil formée par aiguilletage à travers ladite nappe, le poil ayant été tassé par un stade d'aiguilletage ultérieur. 10. Etoffe selon la revendication 9, caractérisée en ce que les fibres sont en nylon, en polyester, en résine acrylique, en polypropylène, en rayonne ou en laine, ou bien sont constituées par un mélange de ces matières. 11. - Etoffe selon la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce que les fibres utilisées sont frisées. 12.- Etoffe selon l'une quelconque des revendications 9 à il, caractérisée en ce que les fibres sont liées aux points de croisement mutuel. ls.- Etoffe selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisée en ce qu'une proportion au moins des fibres utilisées sont du type conjugué, comportant un noyau et une gaine fusible.