On sait qu'il est nécessaire de procéder à la recuissonde certains ob jets, par exemple en verre venant d'etre formés, afin de réduire les con traintes imposées à la matière lors de la formation des objets. Le traitement thermique peut consister en une recuis son comprenant une phase de réchauf fage et de refroidissement pour certaines fabrications, ou tout simplement un unique refroidissement pour d'autres. Dans tous les cas, pour parvenir à une élimination optimale des contraintes, ces traitements doivent être pro gressifs et sui vre une courbe régulière, généralement préétablie de tempé rature des objets dans le temps. Les installations connues, sous-le nom d'arche de recuisson, sont constituées d'une arche en forme de tunnel horizontal dans lequel circulent les objets à recuire dans le meme sens que le fluide thermique dont la convexion est forcée, par une succession de yentilatear-s disposés le long du tunnel. Pour modifier les régimes de chauffage, ces installations comprennent également plusieurs points de chauffe ou de soufflage commandés par des sondes de con trolle de la tempéråture du fluide en de nombreux points de l'arche horizonta le. La convection forcée du fluide, due aux points de chauffage ou de souffla ge, conduit à des isothermes irrégulières dans le tunnel, ce qui a pour effet néfaste de ne pas recuire de manière homogène les objets. En effet, les isothermes n'étant pas verticales, les pieds et les cols des objets sont sou mis vides températures différentes. En outre, de brusques variations de tem pérature du fluide et donc des objets se produisent inévitablement dans cer mitaines zones où ron désire changer le régime du fait du soufflage ou du chaufS fage brutal en un point de l'arche horizontale.Les gradients de température imposés aux objets sont irréguliers, ce qui oblige, pour n'obtenir qu'une re- cuisson moyenne, suivant une courbe régulière, à augmenter le temps de trait ment. Les installations du type l'arche horizontale" présentent également d'au- tres inconvénients tels que l'encombrement et corrélativement le prix de la structure et de l'isolation, les longs tapis transporteurs et les dépenses calo rifiques importantes. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et un de ses premiers buts est de fournir une installation pour le traitement progressif d'objets en verre, selon une courbe régulière préétablie de température des objets dans le temps par l'intermédiaire d'un gaz circulant avec les objets dans un échan-geur-dont les isothermes seront parfaitement planes et dont la courbe de-recuisson sera régulière sans changément brusque de température. Un autre but de l'invention est de supprimer les ventilateurs de convection forcée en parvemant à cette même convection par l'intermédiaire des supports d'objets circulant à contre-courant par rapport au fluide thermique. Un autre but de l'invention est de diminuer le nombre de points de chauf- fage ou de soufflage le long de l'échangeur en les réduisant à un seul point par zone d'échange, seulement lorsque llon désire modifier le régime. Le nombre de points de contrôle de la- température sera donc également réduit en consé- quence-. Un quatrième but de l'invention est de réduire l'encombrement en plan dans l'atelier, en proposant une disposition verticale de l'installation de sur façe au sol diminuée. ttn cinquième but de l'invention -est de supprimer, grâce à cette dispose tion verticale, les tapis transporteurs en les remplaçant par des plateaux perforés. Un autre but de l'échangeur thermiquement isolé selon l'invention est de permettre, grâce à l'échange à. contre-courant, une meilleure récupération des calories; L'installation pour le traitement thermique progressif d'objets est caractérisée en ce qu'elle comprend une pluralité de plateaux perforés, empilés verticalement, sur lesquels sont disposés les objets, des moyens séquentiels pour faire avancer verticalement les plateàux, des moyens pour extraire les plateaux ehargés-d'-obje-ts un par un à une extrémité de la pile, des moyens pour engager un par un les plateaux chargés d'objets dans la pile à son autre extrémité, un échangeur vertical et continu, therihiquement ieolë, dans lequel circule séquentiellement la pile de plateaux, des moyens pour produire dans l'échange-ur une circulation de gaz-à contre-courant des plateaux, et des moyens pour créer verticalement un gradient de température des objets dans chaque zone d'échange correspondant à des changements de régime deladite courbe, en maintenant les températures de l'objet égales aux points de raccordement desdites zones. Le procédé de-traitement thermique progressif d'objets façohnés en verZ re, selon une courbe régulière préétablie comprenant divers régimes, ést caractérisé en ce que l'on fait circuler dans un échangeur vertical, les objets verticalement en sens inverse d'un premier courant de gaz, l'on subdivise l'échangeur en zones d'échange correspondant aux différents régimes deladite courbe par balayage à l'entrée desdites zones d'un deuxième courant horizontal de gaz, dérivé du premier, et que l'on ajuste les débits et les températures desdits courants horizontaux en les asservissant à la courbe préétablie. D'autres buts et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre effectuée à partir de quelques exemples illustrés par le dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue schématique d'une installation selon l'invention - la figure 2 représente les variations de température des objets et du gaz ainsi que les variations de la masse calorifique par heure des objets et du gaz en fonction de leur position dans l'échangeur - la figure 3 est une vue schématique d'un plateau circulant verticalement dans l'échangeur et sur lequel sont posés des objets - la figure 4 montre un dispositif permettant d'extraire sous la pile le plateau inférieur - la figure 5 est une vue de profil similaire à celle de la figure 4, au moment de la descente de la pile de plateaux - la figure 6 est une vue schématique d'une autre installation que celle de la figure 1, dans laquelle l'entrée et la sortie des produits se trouvent au même niveau - la figure 7 est une vue schématique d'une autre variante de l'installation, selon l'invention, pour le "décor" des objets - la figure 8 représente les courbes de variation de la température et de la masse calorifique par heure des objets et du gaz, en fonction de leur position dans l'échangeur de la figure 7. On se réfère à la figure 1 qui montre l'installation dont l'élément principal est une gaine thermiquement isolée A constituant l'échangeur 1 en forme de cheminée verticale dans laquelle circule une pile de plateaux tel que 2. La gaine, fermée à sa partie inférieure 3, présente à son extrémité supérieure un prolongement horizontal 4 terminé par un conduit d'évacuation 5. Les plateaux 2 sont perforés sur leur face supérieure 6 par des orifices 7 et peuvent etre empilés verticalement les uns sur les autres par l'intermédiaire de leurs pieds 8 munis de semelles 9. Il existe, entre les plateaux et la gaine à la péri phérie interne de l'échangeur, un intervalle 10 dont on verra l'utilité par la suite.Dans un cas particulier de la figure, les plateaux sont chargés d'objets à la partie supérieure ll de l'échangeur et circulent tous ensemble séquentiellement en direction de la partie inférieure 3 par l'intermédiaire d'un dispositif schématisé aux figures 4 et 5. Ce dispositif, connu en soi, pourrait être remplacé dans l'installation par un autre moyen ayant la meme fonction, c'està-dire de maintenir la totalité des plateaux situés dans la pile au-dessus du plateau inférieur 11 pour permettre l'extraction de ce dernier dans le sens de la flèche 12, par une trappe 13. Ces moyens (figures 4 et 5), comprennent des corbeaux 14 qui soulèvent légèrement la pile par les plateaux 15 et 16, afin de créer un jeu 17 libérant le plateau inférieur 11. Ce dernier plateau est évacué par des courroies transporteuses couplées 18 et 19 sur lesquelles il repose par ses pieds 8.Le vérin 20 peut alors, par l'intermédiaire de son support 21, prendre la pile de plateaux en charge et faire éclipser les corbeaux 14 en position verticale (figure 5). Lors de cette manoeuvre, le plateau 15 est resté à la même position verticale dans l'échangeur. La pile de plateau est ensuite globalement descendue lors de la rentrée du vérin 20 et les corbeaux 14 sont à nouveau actionnés en position horizontale opérante afin de permettre cette fois l'extraction du dernier plateau inférieur 15. Les objets traités sont déchargés du plateau 22 sorti de l'échangeur avant d'être réintroduit en 23 dans un monte-charge du type connu, schématisé en 24. Les plateaux vides suivent alors un mouvement ascendant vertical dans le sens de la flèche 25 et pénètrent, à la partie supérieure du monte-charge, dans le branchement horizontal 4 de l'échangeur.Un vérin 26 permet le déplacement dans le sens de la flèche 27 des plateaux tels que 28 vers la partie 11 de l'échangeur où sont chargés les objets à traiter 29. Le fluide thermique, généralement de l'air, est admis à la partie inférieure 3 de l'échangeur par l'intermédiaire du ventilateur 30. Il circule à contre-courant des plateaux par les orifices 7 et l'intervalle 1 0 entre la gaine de l'échangeur et les plateaux. Cette circulation constitue un premier courant de convection forcée vertical. L'air, qui circule à travers la pile, est astreint, au passage de chaque plateau, à passer par un orifice équivalent de section réduite de sorte que si un filet d'air montant est plus chaud que ses voisins, il s'étale horizontalement avant de traverser les plateaux et réchauffe ainsi les filets d'air moins chauds qui l'entourent. Cet effet d'homogénéisa tion de la température sur toute la surface de la veine d'air. rend les surfaces isothermes de la veine planes et horizontales.Les objets posés sur les pla teaux sont donc tous au même niveau et au même moment à la même température contrairement à ce qui se passe dans les arches horizontales conventionnelles. Cette homogénéisation importante est obteiiue par les orifices 7 et les intervalles 10 de section réduite afin de créer un premier courant vertical de gaz dont la vitesse peut être comprise entre 0, 1 et 0, 5 m/s. A la sortie de l'échangeur 1, le gaz passe dans le prolongement horizontal 4 pour réchauffer les plateaux tels que 28 encore vides qui vont être introduits dans l'échangeur puis être évacués par le conduit 5. On se réfère à la figure 2 qui montre les variations de température et de masse calorifique par heure (produit du débit massique par le coefficient calorifique massique) de l'air, en pointillés, et des objets, en traits pleins, en fonction de leur position dans l'échangeur. Ces courbes peuvent être obtenues avec l'installation de la figure 1. Dans cette installation particulière, les objets traités ne subissent qu'un refroidissement, mais l'on verra par la suite que l'invention s'applique également à une recuisson de décor complète comprenant une phase de ré chauffage suivie d'un refroidissement. Dans tous les cas, ces courbes doivent correspondre avec une bonne approximation à des courbes théoriques de traitement thermique préétablies et variables suivant la matière traitée.Les courbes de refroidissement, comme celles de la figure 2, comprennent en général trois régimes d'échange I-II-III qui pour les objets correspondent à une homogénéisation de leur température, comprise entre TO et T'0, puis à un refroidissement obligeant les objets à passer par les températures T1, Tm, T2 et enfin un refroidissement linéaire des objets de T2 à 400 Celcius environ. Chaque régime d'échange correspond à une zone d'échange verticale de l'échangeur. Les zones d'échange II et III doivent amener les objets d'une température T1 à une autre température T2 plus basse dans le cas de la figure 2 en suivant la courbe théorique. On sait -que cette courbe théorique peut être rectiligne (III) si l'on admet à l'entrée de la zone d'échange un débit d'air dont la masse calorifique par heure est égale à celle des objets. Dans ce cas, la température d'admission de l'air dans la zone d'échange doit être égale à T2 + ss étant la différence de température nécessaire à l'échange de calories, et calculable par la théorie des échangeurs Si les masses calorifiques par heure de l'air et des objets sont différentes, on obtient alors une courbe exponentielle concave ou convexe qui passe à mi-longueur par une température Tm plus basse (ou plus haute) que celle de la droite T1, T2 (II). On voit don-c qu'il est possible de changer de régime en passant par exemple de II à III en modifiant, entre l'entrée et la sortie de deux zones d'échange-successives, la masse calorifique par heure de l'air, par extraction ou addition. La température T2 objets à la sortie d!une zone est elle même réglable par celle de l'air en ce point, qu'on règle pour cela à T2 + È en le réchauffant ou en le refroidissant légèrement. Ce règlage à T2 a une influence non seulement au point considéré, mais aussi en amont et en aval de ce point de sorte qu'li-n'y a nulle part de changement brutal de température pour les objets, contrairement à ce qui se passe dans une arche orles échanges se font en des points et non pas tout le long de l'archue. L'échangeur vertical à contre-courant, thermiquement isolé, entre les zones I, II, III réchauffe fortement l'air et on obtient ainsi le résultat escorw té tout en économisant de façon appréciable le combustible. Dans chaque zone se trouve un élément de courbe d'allure exponentielle. Or la courbe souhaitée peut ne pas avoir cette allure : pour que la différence entre les deux courbes reste dans les tolérances, il faut multiplier les zones et réduire leur longueur. Mais dans la pratique -courante trois zones suffisent (I, II, III). Dans l'échangeur considéré, les objets et l'air suivent des régimes d'échange qui ne sont troublés par aucun dispositif intermédiaire tels que des brûleurs de réchauffage, des ventilateurs de convection, ou des soufflages d'air froid.Les gradients de température imposés aux objets sont parfaitement réguliers et les courbes sont de bonne qualité sur toute la hauteur des zones d'échange ainsi qu'à leurs points de raccordement. Les changements de régime entre les zones I, II et III de l'édhangeur sont obtenus par l'intermédiaire d'un deuxième courant de fluide, dérivé du premier, dont on modifiera température et la masse calorifique par heure et qui provoque un balayage horizontal entre les plateaux. Le gaz est admis, à l'entrée de la zone d'échange III, par/ventilateur 30 à une température ambiante de l'ordre de 150 Celcius et à une masse calorifique par heure égale à celle des objets qui sortent à 400 -Celcius environ. Pour cela, et si l'on désire une courbe rectiligne, le débit d'air fourni par le ventilateur 30 est asservi à la température B qui doit rester égale à 2050 Celcius en B les objets doivent en effet être à 2200 (Tm sur la droit T1 T2, l'air à 2200 + lX =- 2050. Le lX qui est constant dans tout l'échangeur III est de moins 250 Celcius environ. Les objets entrent dans la zone d'échange III à 4000 Celcius tandis que l'air en sort à 3750 Celcius. En bas de la zone d'échange II, la différence de température t est d'environ 50 Celcius. L'air doit donc être réchauffé de C à D de 3750 Celcius à 3950 Celcius. Pour cela, on dispose, entre les zones III et II, un ventilateur 31 relié à une boite d'aspiration 32 débouchant dans l'échangeur 1 sur une paroi 33. Ce ventilateur est en outre relié à une prise 34 de l'air extérieur et à un conduit de refoulement 35. Une batterie de chauffage 36 apporte à l'air les calories nécessaires avant qu'il ne soit refoulé sous l'effet du ventilateur 31 dans lléchangeur par l'intermédiaire de la boite de soufflage 37 située à une même hauteur que la boite d'aspiration 32 mais sur une paroi 38 opposée à 33.On a ainsi créé un deuxième courant de gaz, dérivé du premier et balayant horizontalement l'échangeur sur une hauteur déterminée. La modification de la masse calorifique par heure de l'air aspiré- en 32 s'effectue par une variation du débit d'air qui est en partie ou refoulé par le conduit 35 ou complété par de l'air extérieur amené en 34. A cet effet, les conduits 34 et 35 présentent des-électro-vannes 36 et 65 asservies à la température de l'air mesurée au milieu de la zone d'échange II en E. Si la température mesurée en E est trop basse par rapport à la courhe théorique, le débit d'air aspiré en 32 est augmenté par un complément d'air ambiant amené en 34 suite à une réaction sur l'électro-vanne 37.Si la température en E est trop haute 37 se referme, puis une partie de l'air aspiré en 32 est refoulé par 35. Dans les deux cas, la totalité de l'air dérivé, et éventuellement complété, de l'échangeur, est amenée par la batterie de chauffage 36 à une température B en l'oc- currence ici 3950 Celcius, égale à la température de sortie des objets de l'échangeur II diminué du ss calculé. L'intensité de chauffage de la batterie 36 est donc asservie à la température de l'air en D. On remarquera que la puissance de cette batterie est faible car il ne s'agit que d'un réchauffage d'une vingtaine de degrés, Le ventilateur 31 a un double rôle d'aspiration par la boite 32 et de soufflage par la boite 37, afin de provoquer un balayage horizontal et une bonne répartition de l'air et des calories supplémentaires introduits.Pour cela, la vitesse du fluide dans le deuxième courant peut être de 0, 8 à 1, 2 m/s. Dans la zone d'échange II les objets passent d'une tempéra ture T1 de 500 Celcius à une température T2 de 400 Celcius selon une portion exponentielle, la température Tm au milieu de la zone II étant de 4300 Celcius. L'air sort de la zone II en F à une température de 4900 Celcius. La zone d'échange I sert à l'homogénéisation de la température des objets qui à l'entrée est comprise entre TO et T'O. L'air qui y est admis est maintenu à une température constante comprise entre les températures extrêmes des objets, par exemple à 5000 Celcius dans l'exemple cité. Pour admettre l'air à cette température et l'y mantenir on assimile thermiquement la zone d'échange I à un point. On dispose pour cela d'un ventilateur 38 aspirant par l'intermédiaire de la boite 39 le courant de fluide vertical. Le ventilateur est relié à un conduit de refoulement 40 permettant de rejeter une partie de l'air aspiré en 39 comme représenté par fg à la figure 2. Dans la zone d'échal- ge I les masses calorifiques par heure de l'air et des objets sont à nouveau égales.Le ventilateur 38 souffle par l'intermédiaire de la boite 41 l'air réchauffé par la batterie 42,- afin de provoquer sur toute la hauteur de la zone d'échange I un balayage horizontal qui provoque l'homogénéisation en température des objets. La batterie de chauffage 42 est relativement peu puissante et donc très économique en combustible puisque son role est de réchauffer l'air de 4900 à 500 . > L'échangeur est parcouru dans sa zone I par un flux d'air horizontal balayant les plateaux entre les boites 41 et 39 et un flux d'air vertical assurant l'unité thermique de l'échangeur. La batterie de chauffage 42 est asservie à la température en G de la courbe. Le débit d'air ne peut être règlé par un automatisme étant donné l'hétérogénéité des températures des objets dans la zone I.Il est donc réglé empiriquement à une valeur constante et par exemple à la valeur qu'il a par la zone d'échange Il. A la sortie de la zone I, l'air pénètre dans le branchement horizontal 4 de l'échangeur et sert ainsi au réchauffage des plateaux 28 avant d'être évacué par le conduit 5. I1 s'agit là d'une récupération de chaleur supplémentaire qui n'a besoin d'aucun règlage de température. On a décrit à la figure 1 une installation particulière permettant d'obtenir une courbe de refroidissement de la figure 2 et dans laquelle la sortie des objets se trouve décalée en hauteur de quelques mètres en dessous de l'entre Ceci est dû au fait que dans de nombreuses verreries, le niveau du plancher sur lequel se trouve la fabrication des objets bruts est à un étage au dessus du niveau des ateliers de façonnage à froid après recuisson. L'invention cou vre également un nombre important de dispositions pratiques des différentes zones d'échange ainsi que de leurs accessoires, dont quelques unes sont données ci-aprés à titre d'exemple. La figure 6 schématise une installation à deux corps verticaux 43 et 44 où l'entrée 45 et la 'sortie 46 des objets sont à un même niveau. Les zones d'échange I et II sont situées dans le premier corps 43 tandis que la zone III occupe le deuxième corps 44. Le groupe 47 constitué d'un ventilateur 48, de la prise d'air 50 du'conduit de refoulement 49 et de la batterie de chauffage 5t, aspire l'air de la zone d'échange III, par la sortie 46 des objets, et le refoule dans la zone II: L'homogénéisation dans la zone I s'effectue par l'intermédiaire du groupe 52 identique à son homologue de la figure 1.De la même façon que dans l'installation précdente, les débits des ventilateurs des groupes 47 et 52~aspirant et soufflant les courants de fluide secondaires sont asser tris à la température en un point de la courbe théorique situé au milieu de la zone où ils refoulent: Le chauffage des batteries est asservi à la température de la courbe théorique par mesure de la température du fluide au même niveau que I'åsplration. Les gradients de température auxquels sont soumis les objets dans chaque zone d'échange sont réguliers et correspondent au changement de régime de la courbe préétablie, et les températures des objets restent égales'aux points de raccordement des zones d'échange.Les plateaux sonf mus par des vérins tels que 53, 54 et 55 ou par des courroies transporte uses (non représentées), Lès figures 7 et 8 montrent une installation pour le décor et les courbes correspondantes obtenues pour parvenir à des objets d'émaux cuits donc avec une phase de réchauffage. Les courbes de la figure 8 montrent quatre régimes d'échange 0, I, II, III. Le È à la sortie de la zone d'échange O est positif puisqu'il s'agit d'un réchauffage. L'installation de la figure 7a, de même que celle de la figure 6, une en trée des objets 56 au même niveau que la sortie 57. Elle est constituée également de deux corps verticaux 58 et 59 dans lesquels sont réparties les zones d'échange O, I, II, III. Le groupe 60 qui permet l'homogénéisation dans la zone I est identique au groupe du ventilateur 38 de la figure 1. Le groupe 61 séparant les zones Il, TII est identique au groupe comprenant le ventilateur 31 de la figure 2. L'entrée de l'air dans le corps 59 s'effectue par l'intermédiaire du ventilateur 62 placé à sa base à proximité de la sortie 57 des objets. A la base de la cheminée d'évacuation de l'air 63 un ventilateur extracteur 64 aspire l'air à sa sortie de la zone O. Bien que l'invention ait été décrite à propos dtune forme de réalisation particulière, elle couvre également de nombreuses autres dispositions analogues pouvant en dériver ainsi que les changements de combinaison de ces différents éléments constitutifs. Revendications 1) Installation pour le traitement thermique progressif d'objets notamment en verre, selon une courbe régulière préétablie de température des objets dans le temps, par l'intermédiaire d'un gaz circulant avec les objets dans un échangeur, caractérisée par le fait qu'elle comprend une pluralité de plateaux perforés, empilés verticalement, sur lesquels sont disposés les objets, des moyens séquentiels pour faire avancer verticalement les plateaux, des moyens pour extraire les plateaux chargés d'objets un par un à une extrémité de la pile, des moyens pour engager un par un les plateaux chargés d'objets dans la pile à son autre extrémité, au moins un échangeur vertical et continu, thermiquement isolé, dans lequel circule séquentellement la pile de plateaux, des moyens pour produire dans l'échangeur une circulation de gaz à contre-courant des plateaux et des moyens pour créer verticalement un gradient de température des objets dans chaque zone d'échange correspondant à des changements de régime de ladite courbe préétablie, les températures des objets étant égales aux points de raccordement desdites zones d'échange. 2) Procédé de traitement thermique d'objets façonnés en verre selon une courbe régulière préétablie comprenant divers régimes de température des objets dans le temps, caractérisé en ce que l'on fait circuler dans un échangeur vertical les objets verticalement, en sens inverse d'un premier courant de gaz, I'on subdivise l'échangeur en zones d'échange correspondant aux différents régimes de température de la courbe, par balayage horizontal à l'entrée des zones d'échange d'un deuxième courant de gaz, dérivé du pre mier, l'on ajuste les débits et températures desdits courants horizontaux en les asservissant à la courbe. 3) Procédé selon la revendication 2 caractérisé par le fait qu'avant les zones d'échange correspondant au refroidissement des objets, on effectue un des balayages horizontaux dans l'échangeur sur une hauteur suffisante pour permettre l'homogénéisation de la température des objets. 4) Installation pour le traitement thermique progressif d'objets façonnés, notamment en verre, caractérisée par le fait qu'elle présente sur une premier re paroi de l'échangeur, en des zones d'échange correspondant à des changements de régime de ladite courbe, des dérivations comprenant chacune des moyens pour aspirer une partie du premier courant de fluide à une certaine hauteur de l'échangeur dans chaque zone, des moyens pour ajuster le débit du fluide aspiré, asservi en un point de la courbe préétablie, par mesure de la température du fluide en ce point, des moyens de chauffage du fluide aspiré, asservis à la température de la courbe préétablie par mesure de la tem pérature du fluide au même niveau que l'aspiration, un conduit de recyclage du fluide chauffé, à la même hauteur que les moyens d'aspiration, débouchant dans une deuxième paroi de l'échangeur en vis-à-vis de la première pour créer un deuxième courant horizontal de fluide. 5) Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 caractérisée par le fait que les objets sont chargés sur les plateaux à la partie supérieure de l'échangeur. 6) Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 caractéri- sée en ce que l'échangeur est constitué de deux corps verticaux, l'entrée et la sortie des objets s'effectuant à la même extrémité inférieure de chacun deux. 7) Installation suivant I'une quelconque des revendications 1 et 4 caractérisée par le fait que la surface portante desdits plateaux est dimensionnée par rapport à l'échangeur pour laisser un faible intervalle entre Sa périphérie et la surface interne de l'échangeur. 8) Installation selon l'une quelcouque des revendications 1, 4 et 7 caractérisée par le fait que lesdits plateaux présentent des orifices de faible dimension offrant une résistance à la progression de l'air afin de maintenir des surfaces isothermes planes et horizontales sur toute la hauteur de l'échangeur. 8) Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la vitesse du premier courant de fluide vertical est comprise entre 0,05 et 0,5 m/s et que la vitesse des deuxième courants de fluide horizontaux est comprise entre 0,5 et 1,2 m/s. 10) Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3 caractérisé par le fait que les réglages de température et de t desdits courants hori- zontaux sont régulés par des mesures de température asservies à la courbe, dont l'une est au point même du passage d'une zone d'échange à une autre et règle la température des objets en ce point, et dont l'autre est au milieu de la zone d'échange commandée et règle la température des objets en ce point milieu.