i 2026638 La présente invention se rapporte à un procédé de construction d'un bâtiment partiellement submergé et à un "bâtiment réalisé suivant ce procédé. Lorsque des constructions sont à édifier sur l'eau, on commence généralement par enfoncer des pieux dans le fond, de préférence jusqu'au lit rocheux 5 et l'on dispose une plate-forme sur les pieux. On peut édifier ensuite sur cette plate-foime plusieurs étages d'un bâtiment fermé. Une telle construction ne présente pas de volume sous le niveau du sol et par conséquent revient très cher au mètre cube. Si l'on désire obtenir un volume feimé en-dessous du niveau du sol, l'art 10 antérieur fait appel normalement à une opération de remblayage pour déplacer l'eau. Cette opération déjà revient très cher en temps et en argent. En fin de remblayage, il est généralement nécessaire d'attendre le tassement du remblai pendant une période de plusieurs années, temps mort très coûteux. Puis une grande partie du remblai gui a été transporté au lieu d'utilisation est creu-15 sée et évacuée de manière à pouvoir construire, avec les moyens traditionnels, un bâtiment classique comportant un volume fermé en sous-sol. Le procédé suivant la présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. A cet effet, on enfonce des pieux provisoires dans le fond de la nappe d'eau et l'on dispose les têtes de ces pieux dans un même plan hori-20 zontal. On dépose une ossature d'acier sur les pieux provisoires, ossature qui sera 1'armature d'acier du plancher inférieur de la construction ; cette ossature comprend un certain nombre de gaines ou tuyaux verticaux destinés à former les supports verticaux de la partie submergée de la construction. Quand l'ossature d'acier est achevée, les gaines ou tuyaux définissent la position 25 et la verticalité de pieux permanents qui sont passés à travers les gaines sous la forme de cylindres creux de diamètre sensiblement plais faible que les gaines. Les cylindres sont enfoncés dans le fond, de préférence jusqu'au lit rocheux. Ensuite, les cylindres creux sont remplis de béton, de manière à constituer des pieux massifs verticaux. 30 Des moyens d'abaissement appropriés sont attachés au sommet des pieux per manents et fixés aux gaines pour interdire ou libérer le mouvement de descente des gaines relativement aux pieux permanents. Le plancher inférieur peut être alors bétonné, soit par un garnissage en béton préfabriqué ou coulé, soit par un garnissage mixte et les pieux provisoires peuvent être retirés ; la charge 35 du plancher inférieur est alors supportée entièrement par les gaines qui, à leur tour, sont fixées aux moyens d'abaissement fixés aux pieux permanents. On peut alors construire des parois périphériques et les fixer au plancher inférieur de la construction partiellement submergée et l'on peut former un second plancher de cette construction en utilisant les gaines comme colonnes 69 43088 2 2026638 verticales pour supporter ce second plancher. A l'achèvement du second plancher, les moyens d'abaissement peuvent entrer en action peur permettre à la partie achevée de la construction partiellement submergée de descendre dans l'eau sous l'effet de la pesanteur. 5 Les phases précitées, relatives à la construction du plancher inférieur, du second plancher et de la paroi périphérique située dans leur intervalle, peuvent se répéter un certain nombre de fois, la construction étant abaissée à volonté graduellement afin de maintenir une hauteur de travail convenable pour la construction. De cette façon, la construction est abaissée dans l'eau à la 10. profondeur voulue. On préfère recourir à la pesanteur pour faire descendre dans l'eau la partie submergée de la construction. Si la pression hydrostatique interfère avec la force de gravité nécessaire à la descente, les parties basses de la cons- * truetion submergée peuvent être inondées temporairement afin de vaincre la 15 pression hydrostatique et par conséquent rendre la gravité capable d'agir. Après avoir édifié, suivant le procédé précité, les parties submergée. ,e la construction partiellement submergée, on verrouille les gaines vertical:" à leurs pieux permanents associés, au moyen de broches ou d'organes analog:.,;u traversant les gaines et les pieux, de manière à les fixer mutuellement. En 20 . suite, on peut couler du mortier dans l'espace compris entre les gaines et pieux afin de renforcer la construction. Par la suite, la partie non subiaei&êe de la construction peut être édifiée à la hauteur voulue au-dessus du ni.veav de l'eau ; elle sera de préférence d'un poids suffisant pour vaincr° la prRP"-ion hydrostatique de l'eau sur la partie submergée de la construction. 25 D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention iOùborli- ront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, u- -- forme de réalisation conforme à l'invention. La figure 1 est une vue en élévation, avec crtmpe partielle, représentant 30 une phase initiale du procédé de construction d'un bâtiment partiellement submergé ; les figures 2 à 9 sont des vues identiques à la figure 1, représentant les phases successives du procédé suivant la présente invention ; et la figure 10. est une vue en coupe le long de la ligne 1Q-10. de la figure 35 5- Selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, la phase initiale consiste à enfoncer un certain nombre de pieux provisoires 10 flans un sol ou fond 12 recouvert par une couche d'eau 1V. Ces pieux provisoires peuvent être en tout matériau convenable tel que par exemple le bois. Ils peuvent atteindre gAD ORIGINAL 69 43088 3 2026638 le lit rocheux, mais cela n'est ni nécessaire ni même souhaitable. L'avantage d'utiliser des pieux provisoires 10 réside dans le fait qu'il n'est nécessaire de les enfoncer dans le sol 12 ni à des endroits précis ni d'aplomb, pour des raisons qui apparaîtront clairement ci-dessous. La seule 5 exigence est de ne pas les placer dans une position susceptible de gêner l'édification d'une construction additionnelle. Après avoir enfoncé les pieux provisoires 10 dans lë sol 12, on nivelle tous leurs scanmets, c'est-à-dire qu'on les dispose dans un m&ie plan horizontal, soit par sciage, soit par un enfoncement supplémentaire des pieux ou par 10 tout autre moyen. Puis, si on le désire, des supports détordants 16 sont fixés sur les sommets des pieux provisoires 10 de manière à constituer une plateforme suffisamment résistante pour édifier une construction par dessus. On admet que les pieux provisoires 10 peuvent être enfoncés par des dispositifs classiques portés par des barges ou véhicules analogues ; ou bien, si on le t5 désire, les plates-formes connues sous la dénomination de plates-formes Delong peuvent être disposées près du lieu de la construction afin de supporter les dispositifs d'enfoncement des pieux. Les plates-formes Delong sont décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique. n° 2 972 23k. Quand les sommets des pieux ont été amenés dans le même plan horizontal 20 et au-dessus du repère des hautes eaux, le travail peut commencer pour réaliser le plancher inférieur de la construction partiellement submergée, ce plancher étant au-dessus du niveau de l'eau. Suivant un mode de réalisation de la présente invention, le plancher inférieur 17 comprend une ossature d'acier 18 formant de préférence une grille-support horizontale pour un dallage en béton, 25 comme il sera expliqué ci-après. La figure 2 présente un certain nombre de poutres d'acier 20 posées sur les sommets des pieux provisoires 10 afin de former la grille. De préférence, pour des raisons qui apparaîtront ci-après, la plus grande partie de la grille d'acier est définie par des paires de poutres parallèles 30 (figure 10) , ces poutres sont fixées à des manchons circulaires 22 par soudure, rivetage ou procédé analogue. A l'intérieur de ces manchons 22 sont disposés et fixés des tuyaux ou gaines cylindriques verticaux 2k, de préférence en acier, qui serviront en dernier lieu de colonnes pour supporter la partie submergée de la construction terminée. Les manchons 22 sont fixés aux gaines 2k 35 par soudage ou rivetage. Les gaines 2k servent, entre autres, à guider les pieux permanents qui vont les traverser. Aussi, pour assurer la localisation précise des gaines 2k et leur orientation verticale, on réalise de préférence à ce stade une ossature en acier 26 pour un second plancher 28, en utilisant les gaines 2k comme sup 69 43088 2026638 ports verticaux à travers des manchons 29- L'ossature d'acier 26 peut être plus légère que l'ossature 18 du plancher inférieur, mais on préfère une disposition des poutres pratiquement identique à celle des poutres de l'ossature d'acier 18, spécialement en ce qui concerne l'utilisation de paires de poutres 5 parallèles espacées 30, pour des raisons qui apparaîtront plus loin. A la fin du montage de l'ossature d'acier.du second plancher 28, la construction se pre sente comme elle est représentée figure 2. Utilisant les gaines 2k comme guides, des tubes creux 32, d'un diamètre extérieur plus faible que le diamètre intérieur des tijyaux 2k, sont emmanchés 10 par coulissement à travers les gaines et traversent l'eau 1^ se trouvant en- dessous des gaines, jusqu'à leur venue au contact du sol 12. Puis des dispositifs d'enfoncement de pieux, montés sur barge ou sur des plates-formes Delong, sont employés pour enfoncer les tubes 32 à travers le sol 12, de préférence solidement dans le lit rocheux 3^ situé en-dessous, de façon à fixer d'une 15 manière permanente les tubes 32 dans les positions représentées figure 3. Après, les tubes sont de préférence remplis de béton 35 (représenté figure k) de manière à constituer des pieux permanents 36. H faut admettre que la séquence de phases indiquée ci-dessus n'est pas nécessaire pour mettre en oeuvre la présente invention. Ainsi par exemple, on 20 peut omettre totalement la phase consistant à disposer les pieux provisoires 10 dans le sol 12 et le procédé peut débuter avec l'enfoncement dans le sol, et de préférence dans le lit rocheux en-dessous, des pieux permanents 36 ; évidemment, la technologie classique permet d'assurer que les pieux sont d' aplomb et disposés d'une façon précise par rapport aux coordonnées horizonta-25 les. Si l'on adoptait ces méthodes connues, les gaines 2k seraient de préférence glissées autour des pieux 36 après l'enfoncement de ces pieux. Toutefois, on préfère le procédé suivant la présente invention car il facilite nota blement la localisation correcte et la mise d'aplomb des pieux 36. Suivant la figure it, après la mise en place des pieux permanents 36, des 30 moyens d'abaissement convenables 38 sont disposés aux sommets des pieux 36 pour être fixés à la structure d'acier 3T» composée des gaines 2k et des ossatures d'acier 18 et 26, réalisée de préférence comme représenté figure 2, et permettre l'abaissement subséquent de cette structure dans l'eau 3H. Avantageusement, les moyens d'abaissement 38 associés à chaque pieu 36 campren-35 nent une paire de vérins hydrauliques 40 ayant chacun un piston W et un cylindre k2. Les cylindres k2 des vérins hydrauliques U0 sont fixés à des pièces transversales k6, ayant la forme de poutre en I, montées sur les sommets des pieux permanents 36. Les vérins Ho sont dirigés vers le bas depuis les extrémités des pièces transversales k6 ; les parties extérieures des pistons 69 43088 5 2026638 44 s'étendent vers le bas entre les paires de poutres parallèles 30 et se rattachent à des saillies verticales Vf, fixées aux poutres adjacentes parallèles 20 de la grille 18. C'est pour assurer le passage des pistons 44 que le montage à poutres jumelées parallèles est préféré. 5 Suivant la figure 4, la partie extérieure des pistons 44 n'est pas assez longue pour s'étendre du cylindre 42 aux poutres 2Q. Par conséquent, une pièce courte 48 relie le bas du piston à la saillie 47, cette pièce 48 étant fixée au piston 44 par une liaison appropriée 50. Naturellement, le piston 44 peut avoir au départ une longueur suffisante pour atteindre les saillies 47 et 10 leur être relié. Les saillies 47 sont fixées solidement aux poutres 20, de manière à relier les vérins à la structure d'acier 37- Avantageusement, après avoir disposé les vérins comme indiqué plus haut, les soumets des pieux permanents 36 sont couplés entre eux de manière à être rendus rigides et fixes, ce couplage étant de préférence réalisé par une grille 51» constituée par des 15 poutres en I, 53, s'étendant entre les sommets des pieux 36, les pièces transversales 46 étant de préférence interposées, comme représenté, entré les poutres en I de couplage et les sommets des pieux 36. Après avoir fixé les vérins aux poutres 20 et aux pièces transversales 46 et après avoir couplé les pieux par une ossature d'acier, les pistons sont 20 ajustés à une longueur uniforme et soumis à une traction suffisante pour supporter la structure d'acier 3T- Par conséquent, à ce moment, on peut retirer les pieux provisoires 10. de dessous l'ossature d'acier 18., à l'aide des dispositifs d'enfoncement ou dispositifs analogues, afin de libérer le mouvement vers le bas de la structure 37 relativement aux pieux 36. Après,ou, si on le 25 désire, avant le retrait des pieux provisoires, on complète le plancher inférieur par la pose de dalles préfabriquées, maintenues en place par des semelles d'acier 54, fixées aux poutres en I, 20. Ensuite, de préférence, du béton liquide 56 est coulé sur la dalle préfabriquée 52. Pour obtenir un bon fini du plancher inférieur, une couche de surfaçage 58 peut être coulée ensuite. 30 La construction sera alors dans l'état représenté figure 5- Ensuite, une paroi latérale périphérique 60 est dressée verticalement autour du périmètre extérieur du plancher inférieur 18. et prolongée au moins jusqu'au niveau du second plancher 28 ; cette paroi est de préférence préfabriquée en béton, quoique du béton normal puisse être employé, aussi bien que 35 d'autres matériaux. A ce stade, si on le désire, le béton du second plancher ou un autre matériau de dallage peut être appliqué sur l'ossature d'acier 26 du second plancher. Par exemple, on peut placer des dalles 52 sur l'ossature métallique 30 pour achever le surfaçage du second plancher. Bien.entendu, on peut employer à cette fin du béton liquide ou une combinaison des deux types 69 43088 6 2026638 de béton. Indépendamment de la forme du dallage, un passage doit être ménagé poux le piston 44 ou ses prolonges 64 afin de faciliter l'introduction de ces prolongés 64 et leur retrait définitif. A un certain moment, après l'achèvement du plancher inférieur 17 et d'une 5 partie verticale de la paroi latérale périphérique 60, les vérins hydrauliques 40 sont actionnés à l'unisson pour provoquer la chute de l'ensemble de la construction sous l'effet de la pesanteur grâce au coulissement sur les pieux permanents 36 des gaines 24 qui sont les supports verticaux centraux de la structure 37- L'abaissement uniforme par les vérins 40 est pratiquement automatique ; tO . du fait de leur branchement sur le conduit hydraulique commun 62, ils agissent tous en même temps. La construction est abaissée graduellement, de préférence, jusqu'à la fin de la course des vérins 40, cette course pouvant être de toute longueur désirée et de préférence de l'ordre de 0,60 a à 3,60 m. Lors de l'abaissement de la 15 construction, comme indiqué ci-dessus, la condition illustrée figure 6 est remplie, dans laquelle le plancher inférieur 17 est immergé et le second plancher 26 est juste au-dessus du niveau de l'eau. A ce stade des opérations, des moyens interviennent pour fixer temporairement les gaines 24 aux pieux permanents 36, de manière à pouvoir détacher les pistons 44 de la structure 37j par exemple au 20 .niveau des liaisons 50, et pour ajouter une longueur.supplémentaire de piston ou prolonge 64, comme il va être expliqué ci-après. De préférence, les moyens de fixation temporaire des gaines 24 aux pieux 36 sont des soudures 66. Cependant, on peut recourir à d'autres moyens de fixation des gaines 24 aux pieux permanents 36 tels que, par exemple, des câbles, des brochess des vérins supplé-25 mentaires ou moyens analogues. Indépendamment de la manière de fixer temporairement les gaines 24 aux pieux 36, à l'achèvement de cette opération, les vérins 40 sont détachés de la construction en cours, par exemple par mise des pistons en état d'extension hors " de la liaison 50 ; puis les vérins sont rétractés de sorte que les pistons pren-30 . neht la position de la figure 7, l'extrémité inférieure d'un piston 44 étant éloignée de la liaison 50 de la distance d'une course de vérin, soit de 3m. Dans l'espace compris entre l'extrémité inférieure d'un piston 44 et la liaison 50, une prolonge de piston 64 est interposée, reliée à l'extrémité inférieure du piston 44 par une liaison 68 et reliée à l'ossature 37 par la liaison 50. Prati-35 quement au même moment, une longueur additionnelle de gaine 24 est ajoutée au-dessus de la longueur initiale, par exemple'en disposant deux moitiés de tuyau demi-cylindriques 70 et 72 autour de la partie supérieure qui vient d'être dégagée du pieu permanent 36 ( ce dégagement résulte de l'abaissement de la construction ). Les deux m* itiés de tuyau demi-cylindriques sont alors soudées 69 43088 7 2026638 l'une à l'autre le long du joint 74. Les soudures 66 peuvent être rompues à peu près au même moment, par exemple par fusion, alors que la construction est de nouveau supportée par les vérins contractés 40 et leurs prolonges 64. On réalise alors un cordon de soudure circulaire pour relier au tord supérieur 5 de la partie initiale de gaine 24 les moitiés demi-cylindriques 70 et 74, maintenant réunies, ce cordon de soudure apparaissant au joint 76. Après avoir abaissé la structure 37s prolongé verticalement la gaine 24, et rendu les vérins 40 capables d'abaisser encore vers le bas les pistons 44, on peut assembler une troisième ossature de plancher 78, en utilisant les gai-10 nés 24 comme supports verticaux, de préférence d'une manière pratiquement identique à celle employée pour la deuxième ossature de plancher 28. La paroi latérale périphérique 60 est également prolongée vers le haut depuis le niveau du deuxième plancher 26 et de préférence au-delà du niveau du troisième plancher 78, par exemple en 80, de manière à renfermer le niveau du troisième 15 plancher. A l'achèvement de la construction comme il vient d'être décrit (figure 7) j les vérins 40 sont de nouveau actionnés à l'unisson pour permettre l'abaissement de la construction relativement aux pieux permanents 36, c'est-à-dire par coulissement des gaines 24 vers le bas, cet abaissement s'effectuant gra- ! 20 duellement et uniformément sur une période pouvant atteindre plusieurs heures. Quand les vérins 40 ont été de nouveau prolongés, les phases précitées d'assemblage et d'abaissement du plancher 78 peuvent se répéter, afin d'édifier des niveaux supérieurs additionnels 82 destinés à être submergés. Evidemment, ^ ! avant de construire chaque niveau additionnel 82, les gaines doivent être i 25 momentanément fixées aux pieux permanents 36, par exemple par des soudures 66, j i les vérins 40 doivent être désolidarisés de la construction en découplant les j pistons 44 du restant des prolonges de piston ; les vérins 40 doivent être . rétractés pour permettre l'introduction de prolonges de piston, ce qui permet de reconnecter les vérins à la construction ; il y a lieu de supprimer ou dé- 1 i 30 tacher les soudures temporaires ou autres moyens de fixation, de prolonger vers j le haut les gaines 24, comme décrit ci-dessus, d'assembler de nouveaux plan- ; chers 82 supportés par lesdites gaines ou leurs prolongements et de prolonger d'un étage supplémentaire la paroi latérale périphérique 60. Bien entendu, le nombre d'étages submergés 82 qui peuvent être édifiés est fonction des plans 35 de la construction. De préférence, à la fin de la construction précitée de chaque étage, les vérins 40 sont actionnés à l'unisson dans le sens de l'allon gement afin d'abaisser la construction d'un étage, par coulissement des gaines 24 sur les pieux permanents 36. A un certain stade de la construction de la partie submergée, une certai 69 43088 8 2026638 ne portion de la construction submergée subit une poussée hydrostatique capable d'équilibrer le poids de la construction achevée à ce stade, ce qui interdit tout mouvement ultérieur de descente sous l'action de la seule gravité. A ce moment, on peut opter pour plusieurs solutions. Ainsi, par exemple, les 5 vérins ko peuvent exercer une poussée suffisante pour abaisser dans l'eau la partie submergée, à 1*encontre de la pression hydrostatique. Toutefois, ce n'est pas un moyen particulièrement désirable pour rédoudre le problème. La méthode actuellement préférée est illustrée figure 8. Une partie de la zone submergée de la construction est inondée en 84, ce qui réduit la pression hy-10 drostatique et permet à la gravité d'exercer à nouveau son action. Bien entendu, s'il est fait appel de cette manière à une inondation totale ou partielle, dans un certain délai après l'achèvement du mouvement vers le bas de la construction, la partie inondée doit être asséchée. Dans un certain délai aussi, en fin du mouvement de descente de la cons-15 truction, les gaines 24 sont.fixées définitivement aux pieux permanents 36. Cette opération peut être réalisée en soudant les {faines aux tubes 32 des pieux permanents, ou par enfoncement d'une ou de plusieurs broches à travers les gaines et leurs pieux permanents respectifs. Cône il apparaît figure 9» il a été employé des broches 86 traversant diamétralement les gaines 2k et les 20 pieux 36 pour les fixer mutuellement. Un des grands avantages du présent mode de construction réside en ce que, du fait qu'une fraction appréciable du bâtiment achevé est submergée, il s' exerce une pression hydrostatique importante poussant le bâtiment vers le haut, et cette pression est vaincue en bâtissant un ou plusieurs étages non 25 submergés au-dessus du niveau de l'eau.A titre d'exemple correspondant, la figure 9 montre un étage non submergé 88 utilisant comme support les pieux permanents 36. Evidemment, le nombre requis d'étages non submergés 88 pour supprimer la pression hydrostatique est fonction de la géométrie de la fraction submergée et du poids de la construction pliais le nombre d'étages 88 désirables 30 à cet effet est facilement calculable par des spécialistes. D'ailleurs, la construction terminée n'est pas obligée d'avoir le nombre précis d'étages à sec nécessaire pour vaincre la pression hydrostatique. On peut en construire moins ou davantage. Après l'achèvement de la fraction submergée, après son immersion et de 35 préférence après la fixation des gaines 2k aux-pieux permanents 36, on peut retirer le couplage 51 des pieux ainsi que les vérins 40 et leurs pièces-sup-ports transversales 46. Par la suite, les têtes des pieux permanents apparaissent et servent de colonnes pour1supporter les étages à sec 88. Egalement, quand la fraction submergée est terminée et de préférence BAD ORIGINAL 69 43088 9 2026638 après avoir fixé les gaines 24 aux pieux permanents 36, on verse du mortier liquide dans l'espace annulaire compris entre les pieux 36 et les gaines 24, de manière à faire d'eux un corps unique. De même, soit pendant la construction, soit au moment de l'achèvement de 5 la fraction submersible, il y a lieu d'effectuer le calfatage nécessaire à rendre la construction êtanche. Ainsi, par exemple, il peut être souhaitable de calfater tous les joints entre les parois latérales périphériques 6û et le plancher inférieur 17, avant d'abaisser ce plancher inférieur dans l'eau, canne indiqué figure 6. Tous les joints entre les planchers supérieurs et la 10 paroi latérale périphérique doivent aussi être calfatés avant leur immersion. Ceps&dant, si on le désire, étant donné que les fuites seront faibles, le calfatage peut être reporté à l'achevaient de la fraction submergée. Après avoir décrit un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, on peut envisager des variantes évidentes à l'homme de l'art. Ainsi, par exem-15 pie, il peut être préféré d'abaisser la construction graduellement, étage par étage, mais cette façon de procéder n'est pas nécessaire et la construction entière, ou au soins sa fraction entièrement submergée, peut être édifiée au-dessus du niveau de l'eau et terminée, avant que l'on abaisse la fraction sub-^ mersible dans l'eau l4. 20,. Une autre variante possible de la méthode précitée est que les gaines 24 n'ont pas besoin d'être allongées graduellement, comme il a.été décrit ; mais elles peuvent être initialement incorporées à la construction comme sur la figure 2 avec leur longueur totale. De plus, on peut employer d'autres moyens et méthodes pour abaisser la construction. Ainsi, par exemple, au lieu de v€-25 rins hydrauliques, on peut utiliser des vérins à vis, des treuils.ou appareils analogues. A cet égard, il faut noter que dans le mode de mise en oeuvre préféré décrit et représenté, une paire de vérins hydrauliques 40 est associée 2 chaque pieu permanent 36. De préférence, chaque vérin hydraulique 40 est suffisant pour transporter la charge totale supportée par la paire de vérins. 30 Ainsi, la défection d'un vérin n'a aucune répercussion sur le procédé décrit. Evidemment, le procédé peut être mis en oeuvre avec un seul vérin par pieu ou même moins, du moment que les vérins sont assez forts pour transporter les charges auxquelles ils sont appliqués. D'un autre côté, pour une meilleure sécurité, on peut utiliser trois vérins ou plus par pieu 36. Toutefois, on esti-35 me que deux vérins présentent une sécurité suffisante et une manoeuvre aisée, chacun étant d'une force suffisante pour supporter la charge totale à laquelle la paire de vérins est appliquée. Une autre méthode d'abaisser la construction est de fixer des pontons sous .l'ossature de plancher inférieur 17, ces pontons présentant une force portante suffisante pour supporter la construction dans 69 43088 10 2026638 l'état montré aux figures 2 et 3. Après le retrait des pieux provisoires 10, si on les a utilisés, des fractions supplémentaires de la construction étant ajoutées, le poids fait s'enfoncer graduellement les pontons fi ans l'eau, ce qui permet aux gaines 2k de coulisser vers le bas sur les pieux permanents 36 5 de manière à abaisser la construction. Ce processus peut être commande graduellement par fixation et séparation mutuelle périodique des gaines 2k et des pieux 36, par exemple par soudure, etc. Si le poids de la construction n'est pas suffisant pour enfoncer les pontons à la profondeur voulue, un remplissage partiel des pontons permettrait d'obtenir ce résultat. Une inondation subsé-10 queute des fractions achevées et submergées de la construction, corne sur la figure 6, pourrait contribuer à 1'abaissement, conformément à cette modification. En outre, il faut admettre que l'ordre des phases, tel qu'il est décrit en détail ci-dessus ou tel qu'il a été modifié suivant les variantes précitées, n'est pas obligatoire pour mettre en oeuvre l'invention ; d'autres séquences 15 d'opération apparaîtront facilement à l'honnie de l'art sans sortir ftn cadra àa l'invention. Toutefois, indépendamment des moyens particuliers de mise en oeuvre l'invention et de la séquence d'opérations pratiquées, il est évident pour 1* . homme de l'art que le présent procédé présente beaucoup d'avantages. Le pread-fer 20 . réside; dans la non nécessité de remblayer au préalable avec des détritus pour édifier une construction sur de l'ecui ; il n'est pas nécessaire d'attendre un certain nombre d'années le ccmpactage.de ces détritus et il n'est pas nécessaire de faire une fouille dans ledit remblai pour construire. Ce fait élimine des frais appréciables expérimentée dans les constructions en bordure de X*esu. 25 tels que les j etées ou constructions semblables, et accélère beaucoup le txar vail. De plus, la construction entière à lieu au-dessus du niveau de l'eau, ce qui facilite beaucoup les opérations. En outre, il n'est pas nécessaire de creuser le fond de l'eau, de le remblayer: et d'assurer des fondations & la cons truction, puisque la construction n'a pas besoin de reposer.sur le fond ou sur 30 . un remblai, cette construction étant fixée solidement aux pieux permanents 36, enfoncés avec sécurité dans le lit rocheux et retenus par lui. On constate que les gaines 2k qui forment une partie des moyens pour abaisser dans l'eau la construction submergée constituent les colonnes supportant la partie basse de la construction. De plus, les pieux permanents 26 faisant saillie hors des tu-35 yaux peuvent former les colonnes supportant la partie supérieure de la cons- v truction au-dessus de l'eau. Il a donc été imaginé un procédé bon marché, facile et rapide pour construire des ouvrages sur des zones actuellement couvertes d'eau. Le procédé peut présenter un grand avantage sur un front d'eau pour la construction de jetées BAD ORIGINAL 69 43088 ti 2026638 et ouvrages analogues ; la partie submergée de la construction peut servir au stockage de marchandises, au garage de véhiculés, ou à toute autre fonction convenable. En outre, une partie appréciable de la construction peut être facilement supportée au-dessus du niveau de l'eau en raison de Inaction de la 5 pression hydrostatique sur la partie submergée. C'est-à-dire que la partie supérieure de la construction, à savoir les étages-88 de la figure 9» non seulement servent à fournir un volume supplémentaire à la construction, mais procurent encore le poids nécessaire pour maintenir la construction en position basse, à l'encontre de la pression hydrostatique, exercée par l'eau 1U sur la 10 partie submergée de la construction. En général, de nos jours, on construit les jetées sur des pieux sans volume utilisable en-dessous du niveau de la chaussée. Avec le procédé selon l'invention, on peut obtenir un gain de volume utile appréciable sans grever le budget des travaux. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation 15 décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses autres variantes, accessibles à l'hernie de l'art, suivant les applications envisagées, sans que l'on s'écarte de l'eBprit de l'invention. 69 43088 12 2026638 REVEMDICATIOHS 1) Procédé de construction d'un "bâtiment au moins partiellement submergé dans une nappe d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend les phases successives suivantes : 5 - phase (a) : on enfonce un certain nombre de pieux espacés verticaux dans le fond ou sol supportant la nappe d'eau ; - phase (h) : on construit au-dessus du niveau de l'eau un plancher inférieur auquel une paroi latérale périphérique, dressée verticalement à partir du plancher, est assemblée ; 10 - phase (c) : on fait supporter d'une manière mobile ce plancher inférieur et cette paroi latérale par lesdits pieux ; - phase (d) : on fait descendre ce plancher inférieur et cette paroi latérale relativement auxdits pieux de manière à immerger le plancher inférieur et au moins une partie de la paroi latérale sous la surface de l'eau ; et 15 - phase (e) : on fixe alors le plancher inférieur à au moins l'un desdits pieux pour éviter tout mouvement relatif ultérieur entre le plancher inférieur et les pieux. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre, avant la phase (e) précitée, les phases consistant à : édifier une autre 20 ossature de plancher au-dessus du niveau de l'eau et au-dessus de l'ossature dudit plancher inférieur ; faire supporter d'une manière mobile cette autre ossature de plancher par lesdits pieux, et relier cette autre ossature de plancher à ladite paroi latérale périphérique. 3) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en 25 outre, avant la phase (d) précitée, les phases consistant à : inonder une partie au moins de l'espace, au-dessus du plancher inférieur, défini par la paroi latérale périphérique ; et à retirer l'eau d'inondation après l'achèvement de la phase (e). 4) Procédé de construction d'un bâtiment au moins partiellement submergé 30 dans une nappe d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend les phases successives suivantes : - phase (a) : on enfonce un certain nombre de pieux espacés verticaux dans le fond ou sol supportant la nappe d'eau ; - phase (b'): on monte sur une partie des pieux au-dessus de la surface de la 35 nappe d'eau des organes dirigés verticalement pour assurer un mouvement vertical ; - phase (c'): on fait supporter d'une manière mobile ces organes par leurs pieux respectifs ; - phase (d'): on édifie au-dessus de la surface de la nappe d'eau une ossature '69 43088 2026638 de plancher inférieur, destinée à être supportée par ces organes, ainsi qu' une paroi latérale périphérique verticale à partir de l'ossature de plancher inférieur ; - phase (e') : on provoque la descente de ces organes dans la nappe d'eau re-5 lativement auxdits pieux, à une profondeur suffisante pour submerger dans la nappe d'eau le premier plancher et une partie au moins de la paroi latérale ; et - phase (f) : on fixe au moins l'un de ces organes à un pieu pour éviter tout mouvement relatif ultérieur entre eux. 10 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre les phases suivantes, avant la phase (f) : on édifie, au-dessus du niveau de l'eau et au-dessus de ladite ossature de plancher inférieur, une autre ossature de plancher supportée par lesdits organes ; on joint cette autre ossature de plancher à la paroi latérale périphérique ; on dresse verti-15 calement cette paroi latérale périphérique au-delà du niveau de l'autre ossature de plancher ; et puis on provoque la descente des organes relativement aux pieux à une profondeur suffisante pour submerger ladite autre ossature de plancher. 6) Procédé selon la revendication caractérisé en.ce qu'il comprend en 20 outre, après la phase (e'), la phase consistant à édifier au-dessus du niveau de l'eau une autre ossature de plancher sur lesdits pieux. 7) Procédé selon la revendication 5s caractérisé en ce qu'il comprend en outre, après submersion de cette autre ossature de plancher, la phase consistant à édifier au-dessus du niveau de l'eau une ossature de plancher addition- 25 nelle sur lesdits pieux. 8) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre, avant la phase (f4), les phases consistant à : édifier successivement au-dessus du niveau de l'eau un certain nombre d'ossatures espacées de plancher supérieur, chacune supportée par lesdits organes ; allonger successive- 30 ment et verticalement ladite paroi latérale périphérique pour relier chacune des ossatures de plancher supérieur ; et provoquer la descente intermittente desdits organes pour submerger successivement lesdites structures de plancher supérieur. 9) Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caracté-35 risé en ce qu'antérieurement à au moins l'un desdits mouvements de descente des organes précités, on inonde au moins une partie du volume renfermé par la paroi latérale périphérique et qu'après l'achèvement de tous ces mouvements de descente des organes, on évacue l'eau d'inondation. 10) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'après l'achève 69 43088 1lt 2026638 ment de tous ces mouvements de descente desdits organe^ , on monte au moins une ossature de plancher additionnelle, au-dessus du niv-_âu de l'eau, portée par les pieux. 11) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac-5 térisé en ce que lesdits organes sont des gaines, et que ces gaines sont montées mobiles sur les pieux au moyen d'un emmanchement coulissant de ces gaines sur les pieux. 12) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outpe, avant la phase (a), les phases consis- 10 tant à : enfoncer un certain nombre de pieux provisoires dans ledit fond, édifier sur ces pieux provisoires une partie au moins de ladite ossature de plancher inférieur comprenant lesdites gaines ; et puis disposer les pieux mentionnés en premier à l'intérieur de ces gaines suivant un contact glissant. 13) Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que, dans ce 15 procédé, le montage de l'ossature de plancher inférieur comprend les phases de fixation de poutres auxdites gaines po-'.r ~tre supportées par celles-ci. l!+) Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que, dans ce procédé, le montage de l'ossature de plancher inférieur est complété par le dé-pot de béton sur lesdites poutres. 20 15) Bâtiment partiellement submergé dans une nappe d'eau, construit à ll aide du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes. bad original