Les revétements décoratifs pour murs ou sols sont bien connus et sont fabriqués à une très grande échelle. Certains ont un niveau de surface sensiblement uniforme, la décoration étant généralement formée par un dessin polychrome imprimé sur ou dans la matière. De nombreuses tentatives ont été faites pour obtenir des revêtements de soirs décoratif s présentant une surface profilée, c'est-à-dire en creux et en relief. Divers procédés ont été proposés. Par exemple, dans le brevet français nO 2 251 446, on a décrit un système dans lequel un effet décoratif est imprimé sur une feuille de matière plastique massive, une couche transparente résistant à l'usure est appliquée. sur cette matière et un effet de profil, c'est-à-dire de creux et de relief, est obtenu par application à l'aide d'une impression d'une autre matière plastique sur cette couche plastique uniquement dans des zones choisies Toutefois, malgré ces propositions ainsi que d'autres, la façon utilisée à grande échelle industriellement pour obtenir un effet profilé consiste à former la matière de revêtement à l'aide d'une couche de polymère expansé qui comprend des zones en relief séparées par des zones en creux et à appliquer une couche protectrice sur la couche expansée de manière à donner au produit des propriétés voulues d'auto-nettoyage et de résistance à l'usure. Il existe deux procédés généraux pour fabriquer de tels revêtements profilés pour sols ou raizrs, Dans l'un de ces procédés, on dépose une couche sensiblement uniforme de matière moussante sur un substrat et on la fait ensuite mousser, généralement après l'application de la couche résistant à l'usure, puis on la soumet à un gaufrage mécanique de manière à lui donner l'effet profilé voulu.Un tel procédé est décrit dans le brevet U.S. nO 3 741 851 Le second procédé de fabrication de revêtements rembourrés destinés à des sols ou des murs et présentant une surface profilée, c'est-à-dire en creux et en relief, a été adopté industriellement à une plus grande échelle et consiste à déposer sur un substrat une couche de matière moussante capable de foisonner dans des premières zones jusqu'à un niveau de surface supérieur au niveau du restant de la surface, c'est-à-dire le niveau de stcondes zones 5 et à provoquer ce foisonnement , habituellement après avoir appliqué la couche protectrice0 Dans l'un de ces procédés,on applique une composition moussante sur le substrat de telle sorte que des zones différentes du substrat portent des quantités différentes de la même composition (par exemple par étalement sur un substrat profilé ou bien par impression) ou la même quantité ou encore des quantités différentes de compositions différentes, par exemple des compositions contenant des quantités différentes d'agent porogène. De tels procédés sont décrits, par exemple, par les brevets U.S nO 2 920 977 et 3 239 365 ainsi que dans les brevets britanniques n 968 991 et 1 409 295. Dans l'autre facon principale de mise en oeuvre de ce procédé, on dépose une couche sensiblement uniforme de composition moussante et on applique un agent chimique uniquement dans des zones choisies, par exemple par une impression effectuée en dessous-de ladite couche, au-dessus de cette couche ou bien au-dessus d'une couche résistant à l'usure qui se trouve sur ladite couche, ceci entraînant un foisonnement préférentiel dans des zones différentes. Ainsi, on peut appliquer un inhibiteur de l'agent porogène dans certaines zones de manière que le foisonnement dans ces zones soit infé- rieur à celui ayant lieu dans les autres zones.De tels procédés sont décrits, par exemple, dans les brevets britanniqaes nO 1 069 998 et 1 150 902. Il existe une production à très grande échelle de revêtements de murs ou sols, rembourrés et profilés et cette production est accompagnée par la réalisation de dessins dont les détails et la complexité augmentent constamment. Âiiisi,il est maintenant courant d'effectuer, par exemple, six opérations d'impression différentes sur la couche moussante avant d'appliquer la couche d'usure transparente et parfois de compter aussi sur les caractéristiques du dessin que représente la couche moussante elle-même. Cette complexité croissante du dessin entraîne des difficultes et des dépenses considérables pour réaliser l'impression elle-même et il existe donc, dans la pratique, un besoin urgent de concevoir une façon nouvelle et si , ple d'améliorer l'aspect décoratif des revetements profilés et rembourrés pour murs ou sols. Il est bien connu que, pour obtenir de bonnes propriétés de nettoyage et de résistance à l'usure, il est essentiel de munir les revete-1ent de sol ou mur d'une couche protectrice en tant que surface supérieure. Par exemple, dans le brevet britannique nO 968 991 et dans le brevet U.S. no 3 239 365 il est précisé qu'une madère colorée est imprimée sur une couche supérieure sensiblement lisse constituée par une composition moussante, mais il apparaît que les procédés décrits dans ce brevet ne peuvent donner qu'une gamme très limitée de dessins tant en ce qui concerne la couleur que l'effet de relief et qu'il ne semble pas avoir donné des résultats industriels satisfaisants.Les procédés qui, industriellement, ont donné de bons résultats sont des procédés dans lesquels une couche protectrice monochrome, généralement une couche claire transpa reniez est appliquée d'une façon générale sur la totalité de la surface du revstement mais, parfois, seulement sur les parties en relief de ce revêtement. Cette couche protectrice ne contribue donqtas à effet décoratif. Dans le brevet britanni- que 1 069 998, on a décrit un procédé dans lequel des encres contenant un réactif chimique sont imprimées sur la couche protectrice. En général, les encres contenant un inhibiteur sont déposées par impression en petites quantités seulement et il semble que de tels dépôts ne font pas partie de la couche protectrice.De toute façon, comme on peut le voir sur la figure 9 de ce brevet britannique 1 069 998, lesdites encres ne sont déposées par impression que dans les zones qui doivent devenir les zones en creux et non pas sur les surfaces en relief du revêtement de sol ou de mur qui doivent supporter l'usure Un revêtement de sol ou de mur selon la présente invention comprend une couche polymère expansée qui comprend des zones en relief séparées par des zones en creux et un couche protectrice principale qui recouvre au moins les zones en relief et qui comprend des première et seconde couches non expansées dont au moins une est discontinue et qui toutes deux ont au moins 0,05 mm a'épq; ;isseur et une couleur et/ou une opacité différente, des parties au moins tant de cette première que de cette seconde couche non expansée étant visibles. Dans la présente invention, l'effet décoratif du revertement se trouve donc accru grâce à l'utilisation de la couche protectrice qui est présente dans tous les cas sur au moins les zones en relief. Cette couche protectrice a au moins une épaisseur de 0,5 mm et dans toutes les parties où elle recouvre les première et seconde couches non expansées, elle a au moins une épaisseur de 0,1 mm. Habituellement, la première couche est une couche d'ensemble mais, si on le désire, les première et seconde couches peuvent être toutes deux discontinues et, dans ce cas, peuvent se trouver bout à bout ou bien se chevaucher ou encore la seconde couche peut être disposée entièrement sur la première couche. Chacune des première et seconde couches de la couche protectrice est constituée par des matières qui servent de couches résistant à l'usure. Elle présente donc une résistance mécanique suffisante pour qu'elle possède de bonnes propriétés de nettoyage et de résistance à l'abrasion et à l'usure. La couche protectrice principale recouvre généralement la totalité de la surface du matériau en feuille mais, dans certains cas, il n'est pas nécessaire qu'elle recouvre la totalité des zones encreux, Par exemple, si le motif profilé, c'est-à-dire en creux et en relief, comprend certaines zones en creux de dimensions relativement faibles, on peut se dispenser de déposer une couche protectrice dans ces parties et, dans certains cas, certaines où toutes les zones en creux peuvent être recouvertes uniquement par une mince couche protectrice qui peut ne pas Jouer un rôle dans l'effet décoratif.Ainsi, on peut déposer une mince couche protectrice, par exemple de 0,01 à 0,04 mm d'épaisseur, uniquement dans ces zones en creux ou bien on peut l'appliquer sous la forme d'une couche d'ensemble, par exemple sur la couche protectrice principale et les zones en creux ou sous la couche protectrice principale et sur les zones en creux. On peut appliquer cette mince couche protectrice principalement en vue d'obtenir des effets visuels et de manière à améliorer les procédés de nettoyage. Elle est de préférence en polyuréthane. La couche protectrice principale peut être formée uniquement des première et seconde couches mentionnées ou bien elle peut comprendre une ou plusieurs autres couches, pourvue que ces autres couches n'affectent Jamais entièrement l'effet différentiel de la couleur ou de l'opacité. Ainsi, Si ces autres couches sont continues, elles peuvent se trouver en dessous de la première couche mais, si elles sont discontinues, elles peuvent se trouver sur certaines des parties de la première couche qui ne sont pas recouvertes par la seconde couche et/ou elles peuvent se trouver sur certaines parties de la seconde couche.N'importe laquelle de ces autres couches peut être constituée par une matière polymère qui est la même que les première et/ou seconde matières polymères ou qui en est différente ; par exemple, elle peut servir à donner un effet profilé, c' est-à-dire en creux ou en relief, ou à donner une couleur différente ou bien encore à donner un lustre différent ou toute combinaison de ces caractéristiques comme décrit dans la demande de brevet français déposée ce même jour au nom de la demanderesse pour "Revêtement de sol ou de mur avec effet de relief't. Normalement les première et seconde couches ont chacune une épaisseur de 0,05 à 0,77 mm et donnent à la couche protectrice principale une épaisseur totale de 0,1 à 0,8 mm. Par exemple, la première couche peut avoir une épaisseur de 0,1 à 0,7 mm et la seconde couche une épaisseur de 0,05 à 0,15 mm lorsqu'elle se trouve sur la première couche ou bien être plus épaisse (par exemple 0,1 à 0,3 me).lorsqu'elle se trouve bout à bout avec la première couche. Toute autre couche, peut de façon appropriée, avoir une épaisseur de 0,02 à 0,35 mm et, de préférence, de 0,05 à 0,25 mm. On obtient les produits particulièrement préférés de la présente invention lorsque l'on imprime un motif décoratif entre la couche expansée et la couche protectrice principale et lorsqu'au moins une des première et seconde couches non expansées est transparente de sorte qu'au moins certaines parties du motif décoratif sont visibles. De préférence, une des couches est une couche transparente continue et l'autre est une couche colorée discontinue. La couche transparente continue peut se trouver au-dessous ou au-dessus de la ou des couches colorées discontinues.Il est souvent préférable que le motif décoratif soit appliqué à certaines parties seulement de la couche expansée et que l'une des première et seconde couches non expansées soit une couche colorée discontinue appliquée suivant un motif correspondant aux zones du revêtement ne portant pas le motif décoratif précité. Les première et seconde couches ou tout autre couche de la couche protectrice sont constituées par un polymère de vinyle, habituellement du PVC, ou bien du polyuréthane ou tout autre polymère approprié. Tout polyuréthane utilisé est de préférence un polyuréthane qui peut être durci par des radiations ultraviolettes de telle sorte que l'on peut faire durcir rapidement le produit revêtu en le soumettant à une irradiation. On peut réaliser un revêtement de sol ou mur selon la présente invention en déposant une couche de matière moussante, en imprimant si on le désire un motif décoratif sur cette couche, en déposant ladite.première couche sur cette couche de matière moussante, en déposant par impression la seconde couche, lesdites première et seconde couches étant en une matière non moussante, puis en faisant foisonner la matiere moussante et en obtenant effet profilé, c'est-à-dire de relief et de creux. Bien que l'on puisse obtenir l'effet de relief et de creux par gaufrage du produit après le foisonnement, par exemple comme décrit dans le brevet U.S. nO 3 741 851, il est habituellement préférable d'obtenir cet effet pendant le foisonnement. Ainsi la couche moussante peut être formée de différentes quantités de la même composition ou des mêmes quantités ou de quantités différentes de compositions différentes ou bien la couche moussante peut être une couche uniforme, où dans des zones choisies seulement, est inclus un agent chimique qui commande sélectivement le foi30nDement dans des zones différentes, tout ceci comme décrit ci-dessus. Te polymère moussant est généralement du PVC ou un autre polymère de vinyle. On peut utiliser une combinaison de ces procédés d'obtention d'effet de relief et de creux comme décrit dans la demande de brevet français déposée ce même Jour au nom de la demanderesse pour "Procédé de fabrication de revêtements de sol ou de mur et revêtements obtenus à l'aide de ce procédé" Bien que certains motifs décoratifs puissent être ioiniCs pendant le dépose de la couche moussante par 2 > ;côt par impression de plastisol moussant différemment coloré de manière à former la couche moussante, au moins une partie et habituellement la totalité du dessin décoratif visible à travers la couche d'usure est formée par impression d'encres non moussante sur la couche moussante et en dessous de la couche d'usure.Ces encres peuvent être déposées par impression directement sur la couche moussante ou sur une couche générale ou d'ensemble non moussante qui est étalée sur la couche moussante de manière à assurer une base plus lisse et/ou une meilleure couleur pour l'impression. On peut appliquer les couches continues de la couche protectrice, par exemple par des procédés d'enduction à l'aide de rouleaux opérant par transfert ou à l'aide de rouleaux à racles, ou encore par impression, tandis que les couches discontinues sont appliquées par impression. Dans l'un des procédés préférés, on applique une couche moussante générale, on applique des encres par rotogravure ou par impression au pochoir ou écran sur machine rota tive, la couche moussante et/ou au moins une des compositions des encres contenant un ingrédient modifiant le foisonnement, on applique ensuite la première couche , habituellement par une impression au cliché,sur machine rotative à l'aide d'un cliché ajouré, on applique alors la seconde couche par impression au pochoir ou écran sur machine rotative, et on applique , si on le désire, toute autre couche puis on fait chauffer le produit pour obtenir le foisonnement et le durcissement. Dans un autre procédé préféré , on forme la couche moussante par dépôt par impression au pochoir ou écran sur machine rotative d'une ou de plusieurs compositions moussantes et on forme aussi le motif décoratif et chaque seconde couche ainsi qu'habituellement la première couche et toute autre troisième couche par impression au pochoir ou écran sur machine rotative , puis on chauffe le produit pour obtenir le foisonnement et le durcissement. Il est normalement préférable que les zones de couleur et/ou d'opacité différentes coïncident exactement avec les zones ayant un niveau de surface différent. Ainsi, dans le mode de réalisation préféré, la matière de la première couche est nue dans les premières zones de la couche moussante tandis que la matière de la seconde couche est nue uniquement dans les autres zones ou vice versa. Ainsi, de façon caractériXtique une matière présentant une couleur et/ou une opacité déterminées recouvre les zones en relief et une matière d'une couleur et/ou d'une opacité différentes recouvre les zones en creux. On peut obtenir ce résultat en déposant par impression les se condes couches en coincidence avec le motif que forme la ma tière moussante. La première couche doit être transparente afin de laisser voir le motif. Elle peut être incolore ou bien colo rée. Chaque seconde couche peut aussi être transparente et , dans ce cas, elle doit avoir une couleur telle qu'elle donne à la couche d'usure une couleur différente de celle de la première couche. Ainsi, si une des secondes couches est incolore et n'est imprimée uniquement que sur une première couche colorée elle n'a aucun effet mais si elle. est imprimée directement sur le motif décoratif elle a alors effectivemént un effet. Habituellement, la première couche est incolore et au moins une des secondes cou ches est colorée. Il est souvent préférable que la seconde couche soit plus opaque que la première couche. Elle peut être simple ment translucide ou bien elle peut être opaque de telle sorte qu'elle masque tout motif décoratif sous-åacent. Les secondes couches peuvent etre déposées par impression en deux ou plus de deux opérations à partir de deux ou plus de deux matières dif férentes , de telle sorte qu'elles donnent une configuration géométrique de zones de couleur et/ou d'opacité différentes. Les matières polymères qui sont déposées par im pression de manière à former les première et seconde couches peuvent avoir une formule telle qu'elles donnent la couleur et l'opacité voulues en utilisant des polymères, des colorants, des pigments, etc.. classiques. La couche de matière moussante est formée sur un substrat que l'on peut ensuite éliminer mais1 habituellement,le substrat fait partie du produit final. On peut utiliser des substrats convenant pour les revêtements rembourrés connus pour sols ou murs, ou bien on peut utiliser comme substrat de 1' amian- te, des fibres de verre ou des matières cellulosiques. Bien que la couche expansée puisse etre une couche continue, de telle sorte que la matière expansée recouvre la to talité du substrat, on obtient parfois des résultats particuliè rement avantageux si cette couche est discontinue .En particulier la couche expansée peut être discontinue et etre appliquée sur une couche décorative visible et cette couche décorative peut alors jouer le rôle d'une partie de la couche protectrice ou bien peut être visible à travers la couche protectrice. Le substrat peut comprendre une couche de matière fibreuse, comme mentionné ci-dessus, qui peut facultativement comporter une couche d'une matière plastique massive ou expansée, ou bien être constitué par une matière plastique massive.Si le substrat comprend une couche de matière plastique massive, cette couche peut alors servir de couche décorative en matière plastique Toutefois, en général, on dépose la couche décorative en matière plastique sur un substrat qui, de préférence, au moment du dépSt de cette couche, porte une couche de matière plastique pouvant mousser. On peut déposer la couche décorative en matière plastique sous la forme d'une seule couche mais, normalement, on la dépose en deux ou plus de deux couches, par exemple par impression d'un motif décoratif puis on recouvre cette couche décorative avec une couche usure transparente à travers laquelle on peut voir le motif décoratif. D'une façon générale, la couche décorative en matière plastique comprend une surface qui sert de couche d'usure. La couche décorative en matière plastique peut être une couche continue ou bien une couche discontinue, les zones de couche expansée qui s'détendent au-dessus se trouvant, au moins partiellement, dans les zones où il n'y a pas de couche décorative en matière plastique. On préfère généralement que la couche décorative en matière plastique comprenne une couche continue résistant à l'usure et, au-dessous de cette dernière, un motif décoratif continu ou discontinu. On dépose alors une couche discontinue de matière polymère moussante sur la couche décorative en matière plastique en laissant visibles certaines parties au moins de cette couche décorative en matière plastique. Le dessin annexé illustre schématiquement des produits préférés de la présente invention. Le produit représenté sur la figure comprend un substrat fibreux l portant une couche 2 de matière plastique expansée qui, à son tour, porte une couche décorative générale en matière plastique massive 3. Sur cette dernière se trouve une matière plastique expansée 4. Si on le désire, la couche de matière 3 peut être un revêtement discontinu présent uniquement dans les zones non recouvertes par la matière 4. On dépose par impression des encres déco1htives, non représentées, cela avant le foisonnement. Au-dessus de ces encres, une première couche non expansée 5 d'une épaisseur supérieure à 0,05 mm recouvre la totalité de la superficie et une seconde couche non expansée 6 colorée différemment ayant aussi une épaisseur d'au moins 0,05 mm recouvre une partie des zones en relief. Dans un premier exemple, on peut former la couche 3 en appliquant sur une couche de plastisol moussant d'une épaisseur de 0,25 mm un revêtement général d'une encre contenant des particules métalliques couleur d'or.On dépose alors par impression sur ce revêtement des compositions pouvant mousser de manière à former le produit expansé 4 et on applique les couches d'usure sur le dessus, puis on fait chausSer le produit pour en obtenir le foisonnement et le durcissement. Tandis que la présence des dépote 4 dans le. produit de la figure 1 entraîne des différences d'épaisseur, on a obtenu des différences similaires dans le produit de la figure 2 à l'aide d'un processus chimique. Ainsi, on a étalé une couche de plastisol moussant sur le substrat , on a déposé par impression des encres contenant un inhibiteur ou activateur de foisonnement ainsi que, facultativement, des encres décoratives inertes (non représentées), on a appliqué une couche protectrice et on a fait mousser et durcir le produit. Dans le produit représenté, la couche protectrice principale comprend deux couches non expansées 5 et 6 mais il existe également une couche protectrice 7, les couches 5, 6 i; 7 étant toutes formées par impression, avant le foisonnement, sur la couche moussante 2.La couche 5 est formée par impression sur la totalité de la surface à l'exception des zones en creux tandis que l'on dépose par impression sur des parties seulement des zones en relief une couche 6 colorée différemment. Les couches 5 et 6 ont toutes deux une épaisseur supérieure à 0,05 mm. Dans les zones en creux (par exemple à l'endroit où les encres inhibitrices du foisonnement ont été déposées par impression), on a appliqué une couche 7 qui a une épaisseur de 0,01 à 0,04 mm et qui est constituée par une laque à base de polyuréthane. Dans une variante, la couche 7 peut recouvrir la totalité de la surface, les couches 5 et 6 étant appliquées sur des parties de cette couche 7 La couche 5 peut être incolore0 Au lieu ou en plus d'être indifféremment colorées, les couches 5 et 6 peuvent avoir une opacité différente.Par exemple, la couche 5 peut être incolore et claire tandis que la couche 6 peut être opaque et colorée, par exemple du fait de la présence d'un pigment qui y est dispersé. On va maintenant décrire un procédé général de mise en oeuvre de la présente invention. On revêt un feutre d'amiante avec une couche d'une composition de chlorure de polyvinyle contenant des agents porogènes qui font foisonner la couche lors de sa fusion. On dépose par impression sur ce substrat ainsi revêtu plusieurs encres différentes au moyen d'une technique d'impression au pochoir ou écran sur machine rotative, une des encres contenant un inhibiteur du processus de foisonnement. A l'avant dernier poste de la machine rotative d'impression au pochoir, on applique sur la totalité de la surface une couche d'usure en plastisol PVC transparent et incolore d'une épaisseur de 0,15 mm dont la formule est telle que, lors de sa fusion, il donne une pellicule lustrée et transparente. Au poste d'impression final, une autre couche d'usure en plastisol PVC dont la formule est telle que lors de sa fusion on obtienne une pellicule colorée de 0,075 mm d'épaisseur, est déposée par impression de manière à coïncider avec les zones sur lesquelles n'a pas été déposée une couleur contenant un inhibiteur. Quand on chauffe la matière déposée par impression ainsi que la matière formant une couche d'usure jusqu'à la température de fusion et de foisonnement, le produit résultant est un matériau texturé, rembourré et présentant un motif décoratif, matériau dans lequel les zones en creux du motif géométrique texturé ont la couleur réelle des encres déposées par impression et les zones en relief ont une teinte générale. Le substrat comprend généralement 150 à 1000 g/m2, de préférence 200 à 700 g/m2, de fibres et de liant, le liant représentant souvent 10 à 50 % du poids total. Le substrat peut comporter un revêtement de matière plastique mais, généralement, le poids total du substrat, y compris tout revêtement de matière plastique, est inférieur à 2000 g/m2 et son épaisseur est généralement inférieure à 1,2 mm. Normalement l'épaisseur est d'au moins 0,3 mm, une épaisseur de 0,5 à 1 mm étant généralement préférable. Quand le substrat doit être utilisé pour un revetement de sol, des poids et des épaisseurs supérieurs à ceux qu il aurait s'il était utilisé pour un-revêtement de mur sont préférables.La quantité totale de plastisol moussant est généralement de 200 à 800 g/m2, de préférence 300 à 500 g/m2, si le matériau doit être utilisé comme revêtement de sol, mais cette quantité peut être de 50 à 300 g/m2 si le matériau doit être utilisé comme revêtement de mur. Si le matériau doit être utilisé comme revêtement de mur, il peut alors être avantageux que la couche protectrice soit une laque de 0,01 à 0,04 mm d'épaisseur au moins dans les creux mais, pour les revêtements de sol, il est préférable que la couche protectrice soit d'au moins 0,05 mm d'épaisseur sur la totalité de la surface du revêtement. I1 est bien entendu que la description qui pr- cède n'a été donnée qu'à titre purement illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y être apportées dans le cadre de la présente invention dont l'étendue est définie par les revendications ci-annexées. REVEND I CT 10 N S 1. Revêtement de sol ou de mur caractérisé par le fait qu'il comprend une couche polymère expansée qui comprend des zones en relief séparées par des zones en creux et une couche protectrice principale qui recouvre au moins les zones en relief et qui comprend des première et seconde couches non expansées dont au moins une est discontinue et dont chacune a une épaisseur dtau moins 0,05 mm et qui ont une couleur et/ou une opacité différentes, des parties au moins tant de la première couche non expansée que de la seconde couche non expansée étant visibles. 2. Revêtement de sol ou de mur suivant l'une quelconque des revendications précécentes, caractérisé par le fait que l'une des couches non expansée est une couche transparente continue et que l'autre est une couche colorée discontinue. 3. Revêtement de sol ou de mur suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que toute partie du revêtement ne portant pas la couche protectrice principale porte une couche protectrice d'une épaisseur atteignant 0,04 mm. 4. Revêtement de sol ou de mur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la totalité de sa surface porte une couche protectrice transparente extérieure atteignant jusqu'à 0,04 mm d'épaisseur. 5. Revêtement de sol ou de mur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche polymère expansée est une couche obtenue par dépit par impression de compositions pouvant mousser différemment ou bien de quantités différentes de composition moussante ou bien par action sélective sur le foisonnement des zones d'une composition moussante et enfin par le foisonnement de la couche résultante. 6. Revetement de sol ou de mur suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que la couche expansée est discontinue et se trouve u-dessus d'une couche décorative visible qui forme une partie de la couche protectrice ou qui est visible à travers la couche protectrice. 7. Revêtement de sol ou de mur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'elle comprend un motif décoratif imprimé entre la couche expansée et la couche protectrice principale, au moins une des première et seconde couches non expansées étant transparente et des parties au moins du motif décoratif étant visibles.