i 2121808 La présente invention concerne un tambour, plongeant dans le liquide de traitement, pour la galvanisation de pièces de grandes séries, en vrac, en matières plastiques ou métalliques et, le cas échéant aussi, pour le décapage et la métallisation 5 sans courant de pièces de grandes séries, en vrac, en matières plastiques, ou pour le polissage anodique de pièces de grandes séries, en vrac, métalliques, consistant essentiellement en une paire de flasques disposés à une certaine distance l'un de l'autre, de préférence verticalement à l'axe de rotation dudit tam-10 bour, et une enveloppe prismatique ou cylindrique fixée entre lesdits flasques. La galvanisation des pièces en matières plastiques ou métalliques, dans des récipients en forme de cloche ou de tambour, trouve une utilisation toujours plus étendue, dans l'in-15 dustrie, pour des raisons économiques. Ce type de traitement permet le remplissage par charges des pièces dans les récipients perforés, qui sont plongés et tournent dans les divers liquides de traitement (électrolytes)„ La surface des pièces est en général rendue rugueuse (avant le début du processus de galvanisa-20 tion) par attaque chimique et elle est revêtue, par.ce qu'on appelle la métallisation sans courant qui lui fait suite, d'une couche métallique qui les rend électriquement conductrices. Les tambours connus (tambours conventionnels) se différencient par leurs caractéristiques constructives ou leurs modes d'utilisa-25 tion, qu'ils soient destinés à la galvanisation de pièces métalliques, ou en matières plastiques. Les caractéristiques ou modes d'utilisations variables proviennent des différentes propriétés spécifiques des pièces métalliques ou en matières plastiques o On ne connaît pas de tambours qui remplissent d'une ma-30 nière optimale avec une forme constructive unique restant inchangée, et un mode d'utilisation également inchangé, les conditions fonctionnelles qui sont aussi bien nécessaires que suffisantes pour la galvanisation au choix de pièces métalliques ou en matières plastiques, dans un seul et unique tambour. 35 Dans ce qui suit et pour préciser les insuffisances de l'état actuel de la technique, ainsi que les avantages présentés par la solution proposée suivant la présente invention, on précisera les propriétés qui sont spécifiques pour la galvanisation des pièces en matières plastiques métallisées sans courant. Les 72 01057 a 2121808 mêmes caractéristiques sont, pour la plupart d'une importance déterminante également pour la galvanisation des pièces métalliques. Les pièces en matières plastiques recouvertes d'une couche métallique conductrice nagent ou flottent dans les élec-5 trolytes; mais elles peuvent également tomber au fond du réservoir en rotation, lorsque la masse volumique moyenne des différentes pièces est supérieure à celle de la solution constituant le bain, ou l'est devenue. La masse volumique moyenne est le quotient de la somme 10 des poids des pièces et de leur enveloppe métallique en accroissement continu, d'une part, par le volume total de ces pièces, d'autre part. Les masses volumiques des matières plastiques sont la plupart du temps inférieures à celles des électrolytes (environ 15 1,04 g/cm3 pour les polymérisats-ABS, ou 1,120 g/cm3 pour un bain de cuivre cyanbydrique, ou 1,166 g/cm3 pour un bain de nickel). 1.- La pression d'application spécifique pour le contact électrique entre deux pièces en matière plastique voisines, en 20 suspension dans la solution de traitement, est ainsi (par suite de la différence minimale entre les masses volumiques moyennes des pièces et des électrolytes) extrêmement faible. Une autre condition nécessaire, pour la galvanisation, est l'obtention d'un aspect uniforme de toutes les pièces constituant la charge. 25 Les pièces doivent par conséquent, pendant toute la durée de la galvanisation, changer constamment de place, aussi bien les unes . par rapport aux autres qu'à l'intérieur de la charge considérée dans son ensemble. 2 - Le réservoir rotatif assure un brassage convenable de 5° la charge et, 3 - les pièces en matière plastique sont animées, l'une par rapport à l'autre, d'un mouvement relatif de vitesse variable. 4 - Les surfaces métalliques ne sont généralement pas- hydro-35 phobes; c'est pourquoi la pièce en matière plastique métallisée est recouverte d'une couche d1électrolyte qui agit comme couche liquide limite, qui adhère au corps, et se déplace à la même vitesse que celui-ci. La galvanisation effectivement efficace du conglomérat de 72 01057 3 2121808 charge en rotation, constitué par les pièces, se produit en premier lieu dans la zone périphérique de ce dernier. Le champ électrique dans les électrolytes s'établit entre les anodes, se trouvant à l'extérieur du tambour plongeant, et la charge à 5 polarisation cathodique se trouvant à l'intérieur du tambour; mais le champ se rompt d'après l'effet de eage de Faraday, au niveau de la zone marginale de la charge polarisée, et n'arrive à pénétrer dans cette dernière que d'une manière insignifiante. 5 — La rupture du champ électrique limite l'effet du pro-10 cessus de dépôt électrolytique pratiquement à la zone marginale de la charge. Il est connu qu'un échange continu des électrolytes à la surface de la cathode influence favorablement le dépôt de couches brillantes, et élimine les bulles d'air dues à la circula-15 tion, ainsi que les bulles de gaz qui se forment, qui peuvent se fixer à la surface des pièces, et empêcher localement la réduction du métal. L'appauvrissement de 1 * électrolyte en ions métalliques réductibles, et la formation de bulles de gaz, se produisent principalement dans la région des plus fortes densi-20 tés de courant cathodique, c'est-à-dire dans la zone marginale de la charge et, partant, à la périphérie du tambour rotatif. 6-11 est donc nécessaire d'intensifier l'échange d'électrolyte (solution) principalement à la périphérie du tambour. Il en est de même pour l'apparition de bulles de gaz par 25 suite des réactions chimiques qui se produisent à la surface de toutes les pièces. Les phénomènes décrits aux points 1 à 4 ont pour conséquence qu'entre les pièces voisines il se forme un film liquide, pouvant être évité dans certaines conditions et d'une épaisseur 30 variable (couche d'électrolyte). L'existence de cette couche d1électrolyte séparatrice conduit à la manifestation. a. d'effets bipolaires. Le courant de galvanisation circule depuis les anodes se trouvant à l'extérieur du tambour (pôles + du système) en passant par la solution constituant le bain et la charge et plus précisément à travers la "peau" métallique des pièces en matières plastiques, jusqu'aux éléments de contact cathodique situés dans le tambour rotatif (pôles - du système). 72 01057 4 2121808 Lorsque les différentes pièces sont séparées entre elles par une couche d*électrolyte "isolée", la "peau" ou gaine métallique recouvrant les différentes pièces assume la fonction de conducteur électrique intermédiaire; la pièce agit cependant 5 comme bipole à l'intérieur de la charge. Une zone de sa surface métallique présente une région cathodique, et une autre zone électriquement diamétralement opposée, un potentiel anodique. Il se produit ainsi des cellules galvaniques locales entre les pièces voisines, dans le sens de circulation du courant de galva-10 nisation. Cependant, les effets bipolaires provoquent la redissolution électrolytique, au moins partielle, des couches métalliques déposées sans courant, et galvaniquement dans les zones superficielles des pièces qui se trouvent à un potentiel anodique temporairement, d'après le mouvement de rotation. Ces effets 15 bipolaires se traduisent, par conséquent, par une inversion de l'effet de galvanisation qu'on s'efforce d'obtenir. Les effets bipolaires signifient en outre la formation électrolytique d'oxydes métalliques sur la couche superficielle, pendant sa polarisation anodique locale; ils engendrent, par conséquent, des sur-20 faces rugueuses et mates ainsi que des surfaces inadaptées à l'utilisation dans des buts décoratifs. Les pièces qui constituent le conglomérat de la charge,, présentent, d'après les points 1 à 4, b une distribution non homogène des potentiels électriques. 25 Le courant de galvanisation ne se répartit pas d'une manière uniforme: son trajet est indéterminé et non contrôlable. Les conséquences en sont un aspect non uniforme des pièces et, à cause de la différence de potentiel en diminution des différentes pièces, vis-à-vis du système anodique, une réduction sensible 30 de la vitesse de dépôt électrolytique, et par conséquent du rendement de galvanisation. ç le champ électrique non homogène dans la charge favorise l'attaque chimique de 1'électrolyte sur le revêtement des pièces en matières plastiques. L'effet chimique agressif de la solution 35 constituant le bain ne peut pas être entièrement évité, par suite de la rupture du champ électrique dans la zone marginale de la charge, et il est notablement favorisé par la création possible des couches d'électrolyte séparatrices» 72 01057 5 2121808 L'attaque se traduit par la redissolution chimique du métal déposé et, presque toujours, par l'oxydation chimique de la surface de la couche. d on mentionnera en outre le phénomène appelé taches.de 5 brûlure sur la couche conductrice, ou sur la surface métallique déposée galvaniquement sur les pièces en matières plastiques» Ces taches de brûlure ne se manifestent pas ponctuellement, mais superficiellement, et elles recouvrent généralement une zone superficielle étendue de la pièce. 10 Les bains galvaniques sont sensiblement plus mauvais conducteurs électriques que les métaux; la différence des conductibilités électriques correspond à l'ordre de grandeur de I : 10^ . Il faut s'attendre, d'après le point a, à l'apparition de cellules galvaniques locales entre les pièces voisines. 15 Le courant se concentre, dans la zone de passage d'une pièce à II autre, principalement dans un intervalle spatial pratiquement ponctuel, qui comprend les zones de polarisations électriques opposées de deux pièces en vis-à-vis ou de deux revêtements métalliques voisins, et le film électrolytique se trouvant entre 20 ces dernières. On sait que la chaleur dégagée par effet Joule s'exprime par le produit du carré de l'intensité électrique î par la résistance E du système. La résistance E, est minimale lorsqu'il se forme des ponts métalliques, c'est-à-dire lorsqu'il y a con-25 tact métallique direct d'une pièce à une autre dans la charge. Cette résistance E augmente cependant très brusquement lorsque le passage du courant doit se produire en empruntant un très mauvais conducteur électrique, savoir un film électrolytique dans le cas actuel. Il faut de même considérer qu'il se produit 30 du côté anodique, consistant en deux pièces voisines du système, en même temps, une redissolution de la couche métallique et une oxydation de la surface. On sait que les oxydes métalliques sont en général mauvais conducteurs. Les effets dont on vient de parler se superposent et ils 35 provoquent une résistance totale locale E et ainsi un échauffe-ment local exagéré. Les conséquences en sont l'apparition de taches de brûlure violet foncé et de taches circulaires à la surface des pièces qui peuvent être, partiellement ou entièrement par effets thermiques et électrolytiques, découvertes de leur 72 01057 6 2121808 couche de revêtement métallique. Les taches de brûlure sombres et les taches démétallisées des pièces qui ont perdu leur revêtement métallique par endroits ne se manifestent pas d'une manière uniforme dans les cas 5 où l'on fonctionne dans les conditions défavorables exposées aux points a) à d) . Il n'est pas rare, pour le praticien industriel, de se trouver en présence d'une charge entièrement "ratée", et de constater que la plupart des pièces sont inutilisables. On connaît des tambours de formes prismatiques ou cylin-10 drique qui tournent autour de leur axe de symétrie horizontal, ne plongent dans 1'électrolyte que pour une partie relativement faible de leur volume, et disposent d'une ouverture centrale dans l'un des deux flasques perpendiculaires à l'axe de rotation, qui sert à charger et décharger les pièces métalliques. Cette ouver-15 ture reste pratiquement ouverte ou libre pendant le processus de galvanisation. Elle n'est donc pas fermée par un couvercle. Les tambours de ce type ne conviennent pas pour la galvanisation de pièces en matières plastiques métallisées, car celles-ci nagent ou flottent dans la solution. 20 D'autres tambours de formes hexagonales ou prismatiques qui tournent également autour de leur axe de symétrie horizontal, et disposent à leur périphérie ou enveloppe d'une ouverture pour le passage des pièces, sont apparus également sur le marché. Cette ouverture est fermée par un couvercle, pendant la galvani-25 sation. Les tambours ont par exemple une longueur de 550 mm et un diamètre d'enveloppe moyen de 200 mm. Le courant de galvanisation est amené à la charge par deux cables isolés qui sont introduits séparément par les deux paliers axiaux des flasques à l'intérieur du tambour, et se terminent par deux organes de con-30 tact cylindriques métalliques nus (par exemple de 200 m de longueur et 12 mm de diamètre). Ces tambours peuvent être employés sans en changer la construction aussi bien pour la galvanisation des pièces métalliques que pour celle des pièces en matières plastiques avec des conditions d'utilisation modifiées. Si l'on 35 galvanise des pièces métalliques, on peut faire plonger de tels tambours entièrement ou presque entièrement dans le bain; si, par contre, on galvanise des pièces en matières plastiques il faut, d'après Mtiller0G-.: Galvanisation des matières plastiques. E.G. Leuze Verlag, Saulgau, 1966, pages 104 et 105) faire plonger "... ces tambours de galvanisation du commerce seulement partiel 72 01057 7 2121808 lement, soit du 1/3 à 50%• Ainsi, les produits sont obligés de se rassembler au fond du tambour, et un contact constant est assuré. Cependant, en procédant ainsi, seul un très faible volume de liquide est efficace, les densités de courant utilisables 5 sont très faibles, ce qui se traduit par des temps de traitement longs. L'émergence constante des contacts hors du liquide conduit à la passivation des dispositifs de contact électriques". Dans la pratique industrielle, les tambours, qu'il s'agisse de pièces métalliques ou en matières plastiques, sont remplis 10 par la charge à 1/3 ou à la moitié au maximum de leur volumee L'expérience montre que des remplissages plus importants, par suite d'un brassage devenu insuffisant de la charge, se traduisent par des pièces non uniformément galvanisées et des temps de galvanisation très longs. Le tambour visé par le Brevet 15 Etats Unis 3 330 7i>3 de Yer. St. v.A consiste principalement en deux flasques perpendiculaires à l'axe de rotation, une enveloppe fixée entre ces deux flasques, et en outre en un cylindre intérieur concentrique, ainsi qu'en plusieurs contacts de cathode sous forme do^iges, disposés entre l'enveloppe du tambour et 20 le cylindre intérieur. On conseille de remplir l'intérieur du tambour avec la charge tant que les pièces peuvent encore se mouvoir. La grosse proportion de remplissage doit limiter le plus possible l'espace nécessaire pour le mouvement des pièces en matières plastiques, de façon à forcer celles-ci à un contact 25 électrique mutuel. Le champ électrique se rompt, selon le point 5, à la périphérie de cette charge de gros volume; la plus grande partie de cette quantité de pièces se trouve cependant à l'intérieur du conglomérat et elle est par conséquent exclue du processus de réduction galvanique, et exposée aux risques 30 d'effets bipolaires, à l'attaque chimique des électrolytes, et à l'apparition de tf,ches de brûlure, selon les points a, c, ainsi que d. La répartition non homogène du champ de potentiel électrique dans la charge, d'après le point b, peut être observée facilement au cours de l'utilisation pratique du tambour. Si, 35 par exemple, les pièces sont relativement petites on peut, en ouvrant le couvercle du tambour et en regardant la charge, s'apercevoir nettement que les pièces sont déjà recouvertes, à la périphérie de métal électrolytiquement réduit et que les pièces placées à l'intérieur de la charge sont peu ou même pas du 72 01057 8 2121808 tout galvanisées. Les conséquences en sont des temps de galvanisation extrêmement longs, et des dépôts galvaniques sur les pièces d'un aspect irrégulier allant du mat au brillant clair. On connaît également des tambours, d'après les Brevets. 5 allemands 277 128 et 281 032, dont les longueurs sont inférieures au diamètre et dont les flasques perpendiculaires à l'axe de rotation sont perforés. L'enveloppe périphérique des tambours d'après le Brevet 277 128 est métallique, et elle sert d'élément de contact cathodique pour la charge contenue dans la tambour. 10 Le courant continu est amené à l'enveloppe de contact par une bande métallique flexible qui entoure l'enveloppe conductrice sur plus de la moitié et maintient le tambour dans sa position de rotation, en service. Le contact cathodique de la charge dans le tambour a lieu, d'après le Brevet 281 032, par l'inter-15 médiaire d'un anneau métallique fixé à l'intérieur de l'enveloppe périphérique du tambour. Le courant continu est conduit à cet anneau de contact par plusieurs rayons disposés radiale-ment et qui aboutissent à une roue d'entraînement métallique, fixée de manière concentrique au tambour pour la mise en rota-20 tion de ce dernier). Les tambours selon ces Brevets 277 128 et 281 032 n'ont pas pu s'imposer dans la pratique industrielle pour différentes raisons. Les éléments des tambours conducteurs du courant électrique, savoir la bande flexible, les rayons et la roue d'entraînement se recouvrent très vite de métal élec-25 trolytiquement réduit, car la résistance électrique de ces derniers jusqu'au système anodique est beaucoup plus faible que celle de la charge polarisée cathodiquement renfermée dans le tambour, jusqu'au même système anodique. Les deux tambours ne peuvent plus fonctionner, mécaniquement, après un court laps 30 de temps. Une autre raison essentielle de l'échec pratique de ces deux tambours réside dans la déviation du courant de galvanisation, par rapport à la charge de pièces. En effet, une grande partie de ce courant s'écoule vers les éléments de construction tels que bande flexible, rayons, roue d'entraîne-35 ment, se trouvant à un potentiel cathodique. Le reste du courant de galvanisation s'écoule vers le tambour et il n'atteint la charge que partiellement car les éléments de contact cathodiques disposés à la périphérie des tambours, tels qu'enveloppe de contact, rayons métalliques, ont une différence de potentiel plus 72 01057 9 2121808 élevée, ainsi qu'une position plus favorable par rapport au système anodique que la charge. Le processus de galvanisation se déroule, d1après le point 5» à la zone marginale de la charge. La disposition de l'enveloppe de contact et des rayons, 5 sur les tambours que l'on connaît, montre que ceux-ci attifent au préjudice de la charge, une partie notable du courant galvanique résiduel. Les conséquences en sont, selon les points a, c et d , des dépôts rugueux ainsi que mats et, le cas échéant, de couleur violet foncé, d'aspects variables et, partant, des 10 pièces traitées inutilisables, malgré des temps de galvanisation très longs. Les tambours correspondant à l'état actuel de la technique sont remplis par la charge comme on l'a déjà mentionné, à environ 1/3 de leur volume intérieur. ïïn autre inconvénient décisif 15 commun aux deux tambours en question consiste, par suite, en la faible pression de contact spécifique entre les différentes pièces en matières plastiques, ainsi qu'entre ces pièces et les éléments de contact cathodiques. La trop faible pression de contact est due à la faible proportion de remplissage, qui n'est 20 pas supérieure à 1/3 du volume du tambour. Les conséquences en sont l'apparition d'effets bipolaires ainsi qu'un champ de potentiel électrique non homogène dans la charge, ce qui provoque des taches de brûlure sur les pièces, une redissolution chimique des couches de métal déposées et, par conséquent, un dé-25 chet régulier en pourcentage de pièces galvanisées inutilisables. Le tambour selon le Brevet allemand 277 128 est particulièrement inadapté pour la galvanisation de pièces en matières plastiques car il est caractérisé par la subdivision de son volume intérieur en compartiments fermés sur eux-mêmes. 30 Le champ électrique se rompt, comme on le sait, à la pé riphérie de la charge et le processus galvanique se produit ainsi, selon le point 5» pratiquement dans la zone marginale du conglomérat de pièces. Si l'on désigne par F (dm2) la surface enveloppante ou surface marginale de la périphérie de la charge, 35 et par V (dm3) son volume, on définit le quotient F/Y (dm2/dm3), comme la moyenne spécifique, savoir' la fraction du courant de galvanisation I, par unité de volume de la charge. Si la valeur de ce quotient spécifique est relativement élevée, la vitesse de galvanisation du tambour lui est proportionnelle. 72 01057 10 2121808 Tous les tambours connus sont caractérisés par des moyennes spécifiques F/V faibles du courant de galvanisation I. Cet inconvénient commun est, du point de vue opératoire, d'une importance extrême. Les conséquences en sont des temps de galvanisa-5 tion très longs et, par suite, des rendements de galvanisation très faibles. Un autre inconvénient commun de tous les tambours connus, concernant essentiellement le procédé, est constitué par la faible pression de contact spécifique entre les différentes pièces en matières plastiques, ainsi qu'entre ces pièces et les 10 éléments de contact cathodiques. Les conséquences fréquentes en sont les effets bipolaires, ainsi qu'un champ de potentiel électrique non homogène dans la charge et, partant, des taches de brûlure sur les pièces, une redissolution chimique des couches de métal déposées et, par suite un pourcentage de déchets plus 15 élevé de pièces galvanisées inutilisables. Les inconvénients notables, du point de vue procédé, des moyennes F/V faibles du courant de galvanisation, et les faibles rendements qui en résultent, se manifestent également lorsque la charge consiste en pièces métalliques. 20 La présente invention s'est assigné comme objectif la réalisation d'un tambour qui remplisse de manière optimale, et avec une forme constructive inchangée unique, ainsi qu'un mode d'utilisation inchangé, les conditions de fonctionnement requises pour la galvanisation aussi bien des pièces en matières plasti-25 ques que des pièces métalliques» La solution constructive adoptée doit permettre la réalisation d'un tambour simple, robuste, de construction optimale et de fonctionnement sûr, garantissant un bon rendement. Cet objectif est atteint, selon la présente invention, par 30 le fait que: a. la longueur L du tambour, mesurée parallèlement à l'axe de rotation, est inférieure au diamètre D de ce tambour, mesuré perpendiculairement à l'axe de rotation, b. les flasques disposés perpendiculairement à l'axe de 35 rotation du tambour sont munis de perforations et c. le tambour contient un cylindre intérieur se trouvant à l'intérieur de l'enveloppe périphérique et disposé de préférence coaxialement à l'axe de rotation. 72 01057 u 2121808 Le diamètre D représente, pour des tambours de section d'enveloppe polygonale, une valeur moyenne entre les distances les plus grandes et les plus petites des côtés polygonaux de son centre de symétrie. 5 La charge de pièces se trouve située entre l'enveloppe périphérique du tambour et le cylindre intérieur disposé concen-triquement à ladite enveloppe. La présente invention propose en outre de remplir avec la charge environ 2/3 de l'espace intérieur annulaire du tambour, 10 pour obtenir une efficacité maximale de l'effet électrolytique. L'invention est donc caractérisée par la combinaison de trois moyens, aucun des tambours connus ne comporte ces trois moyens spécifiques réunis, qui caractérisent le tambour objet de la présente invention. 15 II est surprenant de constater que, par inversion de la proportionnalité généralement adoptée entre longueur et diamètre du tambour, la galvanisation des pièces en matières plastiques, rendues conductrices en surface, augmente brusquement qualitativement et quantitativement, par rapport à ce que l'on connaît, 20 avec la perforation des flasques et la disposition d'un cylindre intérieur central dans le tambour. Les avantages étonnants présentés par le tambour proposé selon la présente invention ont été prouvés par des essais comparatifs. On a construit, comme contrepartie aux tambours 25 connus d'après le brevet Etats Unis 3<>330 753 de la Ter St. v0A, dont la longueur est de 300 mm et le diamètre de 220 mm, un tambour conforme à la présente invention qui a une longueur de 90 mm et un diamètre de 400 mm. Le volume des deux tambours est identique (11,5 dm3) et ces derniers furent remplis avec des char-30 ges identiques (boutons)en. polymérisat ABS (poids de 'la charge 2,8 kg, volume 5»8 dm3). Les deux charges furent galvanisées dans un bain de nickel brillant, les courants de galvanisation, les temps de galvanisation ainsi que les vitesses de rotation des deux tambours d'essais étant les mêmes. Les pièces nickelées 35 provenant du tambour conforme à la présente invention présentèrent un aspect uniforme très brillant et exempt de taches0 La charge fut exempte de rebuts. Les pièces issues du tambour conventionnel étaient pour la plupart brillantes mais montraient toutefois des tons plus ou moins mats, ainsi que brillant-mat 72 01057 12 2121808 dans la région centrale de ces boutons en forme de rondelles. La charge contenait un rebut d'environ 5%, et l'uniformité d'aspect des pièces n'a pas satisfait à une échelle qualitative sévère. Les échantillons de pièces qui avaient été prélevés à in-5 tervalles périodiques pendant la galvanisation dans le tambour conforme à la présente invention montrèrent que leur traitement était déjà terminé après environ 50% du temps nécessaire par ailleurs, savoir 70 minutes dans le tambour-témoin conventionnel. 10 L'augmentation marquée de la qualité des dépôts galva niques, dans le tambour proposé suivant l'invention, a été confirmée également au moyen de coupes réalisées dans les différentes pièces. 15 la tension continue; celle-ci a diminué pour une même valeur des intensités de galvanisation, comparativement d'un tiers avec le tambour proposé. Le Tableau suivant donne une vue d'ensemble des temps de galvanisation, des intensités de galvanisation I, et des ten-20 sions continues correspondantes U. Les tensions correspondant au tambour proposé selon la présente invention sont désignées par l'indice n, et par l'indice b pour le tambour conventionnel. L'intensité du courant de galvanisation I fut augmentée périodiquement, proportionnellement à l'accroissement d'épaisseur des 25 couches de revêtement métallique sur les pièces en matières plastiques. Une autre observation intéressante concerne la valeur de TABLEAU t (min) I A 30 20 10 10 30 25 45 70 110 2,0 2,5 3,5 4,5 3,5 4,5 5,5 6,5 Les observations empiriques ci-dessus permettent la conclusion étonnante que la forme spatiale du tambour proposé selon la présente invention contribue de façon sensible à l'amélioration 72 010S7 î? 2121808 du passage du courant d'une pièce à l'autre, et depuis les pièces jusqu'aux éléments de contact cathodiques. Le tambour proposé augmente donc notablement la pression de contact spécifique, définie au point 1, diminue ou élimine le film électrolytique 5 entre les différentes pièces; selon point 4, excluant ainsi les effets bipolaires néfastes selon point a, homogénéise le chanq? de potentiel électrique dans la charge, selon point b, limite l'attaque chimique sur le revêtement métallique des pièces en matières plastiques selon point c, et empêche l'apparition de 10 taches de brûlure selon point d. Le tambour proposé est rempli de telle sorte que la charge de pièces recouvre de préférence de tous côtés le cylindre intérieur et que la surface enveloppante de la charge, rapportée à son volume, atteigne ainsi une valeur maximale» La propor-15 tionnalité favorable de la surface enveloppante au volume de la charge conduit à l'obtention de moyennes spécifiques élevées du courant de galvanisation par unité de volume de charge. Les temps de galvanisation résultants observés avec le tambour proposé suivant la présente invention, sont par suite très courts» 20 II a de plus été constaté que les meilleurs effe.ts, du point de vue procédé, sont atteints lorsque le tambour, que la charge consiste en pièces métalliques ou en matières plastiques, plonge entièrement ou presque entièrement dans 1'électrolyte. Si les pièces sont métalliques, ou si les pièces en matières plasti-25 ques tombent au fond du tambour, leur position en dessous du niveau de la solution permet, conjointement avec le système d'anode correspondant, la formation d'un champ électrique entourant la périphérie de la charge de tous les côtés, champ de plus grande homogénéité. L'utilisation d'un cylindre à l'intérieur 30 du corps du tambour revêt, comme élément de combinaison de cette invention, une importance extraordinaire» Le cylindre intérieur, de préférence creux, possède une section circulaire ou polygonale, s'étend d'un flasque du tambour à l'autre, et tourne de préférence d'une manière synchronisée avec le corps du 35 tambour, autour d'un axe de symétrie commun. La charge de pièces en matières plastiques ou métalliques se trouve logée entre la paroi périphérique perforée du tambour, les flasques perforés, et le cylindre intérieur. L'espace intérieur du, tambour est avantageusement rempli de telle sorte que la surface du 72 01057 14 2121808 cylindre intérieur soit recouverte par la charge, au moins partiellement, le cylindre intérieur est de préférence creux ou, le cas échéant, massif et constitue donc un corps plein. Ce cylindre intérieur peut aussi avoir une forme conique par exemr-5 pie, La charge de pièces en matières plastiques ou métalliques surnage ou tombe au fond du bain, et elle a tendance à remplir soit l'espace de la zone supérieure, soit celui de la zone inférieure du tambour, qui plonge la plupart du temps complètement. 10 Si le tambour contient, selon la présente invention, un cylindre intérieur, on obtient : A. Un doublement de la quantité de charge. L'espace intérieur annulaire du tambour est rempli de pièces selon la présente invention, à peu près aux deux tiers. 15 Le cylindre intérieur est entièrement entouré de la charge flottant dans le bain, ou tombant au fond du tambour, et il est recouvert dans sa partie inférieure, ou à sa partie supérieure, seulement par une mince couche de pièces. Les charges doublées signifient un doublement du rendement 20 quantitatif du tambour. B. L'espace intérieur libre du tambour, non rempli par les pièces, assure Tin brassage très intensif de la charge. Les pièces glissent sur le cylindre intérieur, et changent de position aussi bien les unes par rapport aux autres qu'à 25 l'intérieur de la charge dans son ensemble. Un brassage amélioré se traduit par une uniformité et une qualité améliorées des revêtements métalliques des pièces. C. Les pièces de la charge prennent temporairement et périodiquement des positions fixes à l'intérieur du conglomérat consti- 30 tué par ces pièces„ Chaque pièce conserve sa position, aussi bien vis-à-vis des pièces voisines que vis-à-vis du corps du tambour et des éléments de contact cathodiques, pendant la durée de rotation, à l'exception du temps pendant lequel elles traversent l'intervalle de brassage, en se mélangeant alors aux autres 35 pièces. La charge n'est soumise, dans son ensemble, à aucun mouvement relatif par rapport au corps du tambour. Cette fixité empêche, pendant environ 2/3 du temps de traitement, tous les déplacements entre les différentes pièces adjacentes; l'épaisseur du film électrolytique nuisible, selon le point 4-, entre des 72 010S7 15 2121808 pièces voisines, ainsi qu'entre les pièces et les éléments de contact cathodiques, est considérablement diminuée, ou "bien le film est détruit par contact direct entre pièces voisines ou contact électrique direct entre pièces par ponts métalliques. 5 Les arrachements par abrasion de la couche métallique réduite sans courant, extrêmement fine (environ 0,8 yum, généralement) destinée à rendre conductrice la surface des pièces en matières plastiques, ainsi que sa redissolution partielle par suite d'effets chimiques et électrolytiques, sont réduits à un mini-10 mum particulièrement dans la première phase critique du processus de galvanisation. De plus, les causes et la manifestation des effets de bipoles qui caractérisent la galvanisation des pièces en matières plastiques, selon le point A, et les passivations des éléments de contact cathodiques par suite de 15 trop fortes intensités de courant dans ces derniers, sont exclues dans une très large mesure. D. Lg£ression de contact spécifique entre les pièces flottantes ou tombantes est, comme on l'a constaté au point 1, extrêmement faible, mais de première importance pour le passa-20 ge des courants de galvanisation d'intensités relativement élevées (généralement supérieures à 100 A). Le doublement de la charge accroît la pression de contact spécifique moyenne entre les pièces d'une manière à peu près directement proportionnelle; la force de poussée ascensionnelle doublée pour les pièces 25 flottantes, ou la force de poussée "descensionnelle", pour les pièces qui se déposent, contribuent à l'accélération ainsi qu'au déroulement sûr du processus de galvanisation. E„ La répartition spatiale annulaire de la charge dans le tambour, et le diamètre comparativement grand de l'enveloppe 30 de ce tambour, ont pour conséquence une surface enveloppante de la charge à peu près doublée. Cette surface enveloppante doublée permet ainsi un doublement du courant de galvanisation, et, par conséquent, un doublement du rendement de galvanisation par tambour. 35 Les points A à E exposent les avantages importants et particulièrement étonnants, pour la galvanisation des pièces en matières plastiques ou métalliques, qui proviennent de la troisième caractéristique de combinaison, selon la présente invention. Les conditions de procédé auxquelles il faut satis-40 faire pour obtenir les avantages décrits aux points A à E peu 72 01057 16 2121808 vent être obtenues dans les meilleures conditions lorsque le tambour plonge entièrement dans la solution, et lorsque la charge de pièces recouvre au moins partiellement la surface du cylindre intérieur. Cette affirmation vaut particulièrement pour 5 les pièces en matières plastiques flottantes; le tambour plongeant entièrement empêche les pièces soumises à la force ascensionnelle d'émerger du bain d'électrolyte et de se soustraire ainsi à la galvanisation. La perforation des flasques (deuxième caractéristique de combinaison de cette invention) ouvre au 10 courant de galvanisation la voie à une zone qui, avec les tambours conventionnels est interdite pour les pièces en matières , laterales plastiques. Les zones/de la charge, adjacentes aux parois frontales du tambour, sont ainsi activées électrolytiquement, grâce à l'invention, et sont ainsi effectivement intégrées dans le 15 processus de dépôt galvanique. Si l'on prend les dimensions du tambour d'essai de la présente invention (90 mm de longueur et 400 mm de diamètre) comme exemple numérique, l'activation de la charge dans les zones latérales adjacentes aux deux flasques représente Tin accroissement 20 effectif du rendement de galvanisation d'approximativement le triple. La surface de l'enveloppe du tambour est de 11,3 dm2, celle d'un flasque, de 12,8 cm2, et le volume du tambour est de 11,5 dm3. La moyenne spécifique F/V (dm2/dm3) du courant de galvanisation serait, si les flasques n'étaient pas perforés, 25 (F/V = 11,3 dm3: 11,5 dm3: 11,5 dm3) 0,98 dm2/dm3 et elle atteint, pour des flasques perforés, la valeur (F/V = 36,9 dm2: 11,5 dm3) 3,21 dm2/dm3. La moyenne spécifique F/V du courant de galvanisation par unité de volume de charge, donc la vitesse de dépôt, augmente ainsi du triple d'une manière étonnante, grâce 30 à cette disposition prise selon la présente invention. Les anodes sont disposées parallèlement aux flasques perforés. Il a été constaté que cette disposition conduit à une répartition homogène du champ électrique dans 1'électrolyte, entre les séries d'anodes et les zones latérales adjacentes aux 35 flasques perforés des tambours. Les grandes surfaces des anodes, qui proviennent du"déploiement" de ces anodes le long des deux flasques, contribuent à ce que les densités de courant anodique, malgré les très forts courants de galvanisation, soient réparties d'une manière constante, ne dépassent pas leur limite supérieure 72 01057 i? 2121808 admissible, et qu'ainsi aucun phénomène de passivation ne se produise sur les anodes. Le parallélisme des anodes et des cathodes représente le cas limite idéal vers lequel il faut tendre, lors de l'installation de tels systèmes (cellules galva-5 niques). La disposition des autres anodes le long de l'enveloppe perforée, parallèle à l'axe de rotation du tambour, comme le prévoit l'invention, a un but complémentaire: ces anodes contribuent ainsi à augmenter le courant de galvanisation et à l'homo-10 généisation du champ électrique dans la zone périphérique du tambour. La disposition des séries d'anodes le long des flasques et de l'enveloppe du tambour, comme le prévoit l'invention, conduit à la création d'un champ électrique caractérisé par une 15 grande uniformité sur toute la périphérie du corps du tambour. Le tambour qui, de préférence, plonge entièrement dans la solution est entouré de tous côtés par des anodes, aussi bien dans la région de l'enveloppe perforée que dans celle des flasques perforés et ainsi, il est entouré, par un champ électrique de 20 grande homogénéité. La charge est donc soumise sur toute sa surface à un processus de galvanisation intensif et uniforme0 Les conditions de fonctionnement favorables conduisent, également pour des charges de pièces métalliques, à des courants de galvanisation très forte pour des densités de courant cathodi-25 ques et anodiques techniquement admissibles, des tensions électriques faibles, et se traduisent par suite en vitesses de galvanisation extrêmement élevées pour des couches de revêtement de très bonne qualité,, Le champ électrique se rompt, selon le point 5, au niveau des zones latérales ou marginales de la charge, et 30 il ne peut pénétrer dans celles-ci que d'une manière insignifiante. Les flasques perforés offrent l'avantage que le champ se disperse dans le conglomérat de pièces, de deux côtés diamétralement opposés, savoir des deux côtés frontaux et que, du fait de la faible longueur du tambour, la force de dispersion peut 3? agir suffisamment profondément à l'intérieur de la charge pour avoir une importance, du point de vue technique. Une forme d'exécution préférée prévoit, dans le sens de la première caractéristique de combinaison de l'invention, de choisir la longueur L du tambour mesurée parallèlement à l'axe de rotation, de préférence 72 01057 18 2121808 plus petite que la moitié du diamètre D de ce tambour, mesurée perpendiculairement à l'axe de rotation. Un raccourcissement supplémentaire de la longueur L intensifie la pénétration de la charge par le champ électrique qui se disperse dans celle-ci 5 depuis les deux flasques perforés, et favorise le brassage efficace des pièces pendant le mouvement de rotation. Un autre avantage caractérisant le tambour tel qu'il est prévu selon l'invention consiste dans le brassage efficace des pièces métalliques ou en matières plastiques. La surface de 10 la charge, qui n'est pas adjacente à l'enveloppe du tambour, s'oriente dans le sens de rotation. Les pièces se déplacent d'une manière turbulente le long de la ligne de chute. Le diamètre inhabituellement grand crée une grande longueur de chute, et provoque ainsi un brassage intensif des pièces. 15 Les pièces entourées de la solution représentent le cas physique de corps qui sont plongés dans un liquide; c'est pourquoi, sur les différentes pièces en matières plastiques, agit •une force verticale dirigée de bas en haut, ou poussée ascensionnelle, qui est égale au poids du volume de solution dépla-20 cé. Le poids de la pièce, et la poussée à laquelle elle est soumise, agissent en sens contraire. Le diamètre inhabituellement grand du tambour proposé selon l'invention, qui est à peu près le double de celui des tambours conventionnels comparables, pour la galvanisation des 25 pièces en matières plastiques, permet pour les mêmes proportions de remplissage, par exemple 2/3 du volume du tambour, un empilement de pièces deux fois plus grand que dans les tambours conventionnels comparables. Ainsi, les forces de poussée des pièces empilées verticalement s'ajoutent, et la direction ver-30 ticale de leur résultante est dirigée soit vers, le niveau de la solution, soit vers le fond du tambour, suivant que les pièces flottent dans 1'électrolyte ou tombent au fond. Si la "colonne" des pièces empilées l'une sur l'autre est plus haute ou plus longue, la pression de contact moyenne résultante, à l'intérieur de la charge, est également plus éle-35 vée. Si, de cette manière, et dans le cas concret où le diamètre du tambour proposé selon l'invention est deux fois plus grand que celui du tambour conventionnel, et si les deux tambours comparables sont remplis par exemple de pièces aux deux 72 010S7 19 2121808 tiers de leur volume, la hauteur de charge moyenne et, par suite la pression de contact spécifique moyenne entre les pièces de matières plastiques, dans le tambour conforme à l'invention sont à peu près deux fois plus grandes que dans le tambour conven-5 tionnel et ce, que les pièces flottent ou tombent au fond du tambour. La constatation ci-dessus montre l'importance particulière du tambour proposé selon l'invention, poux* l'établissement de pressions de contact élevées entre les différentes pièces lors de la galvanisation de pièces en matières plastiques. Or, 10 la valeur de la pression de contact est une des grandeurs de fonctionnement déterminantes, pour remédier aux insuffisances signalées aux points a, b, c et d. Les flasques ont une grande surface et sont, pour des raisons de résistance mécanique, sensiblement plus épais, en 15 général 5 à 6 fois plus épais, que l'enveloppe du tambour. Les perforations ménagées dans ces flasques sont généralement horizontales, et elles se remplissent d'électrolyte. Il a été constaté qu'il est avantageux de dimensionner la longueur des trous de perforation de façon qu'ils soient sensiblement plus 20 courts que l'épaisseur des flasques dans lesquels ils se trouvent. On indiquera la valeur de 12 mm comme limite de longueur des perforations. Cette disposition prévue selon l'invention empêche la sortie d'importantes quantités de liquide lors du transport du tambour depuis une solution jusque dans la suivan-25 te, limitant ainsi les pertes en produits chimiques du bain, et la souillure de 1'électrolyte. Le cylindre intérieur est souvent constitué par un matériau électriquement non conducteur, de préférence creux, et muni la plupart du temps de perforations. Le champ électrique établi 50 entre les flasques perforés et les séries d'anodes correspondantes peut se diffuser à travers le cylindre intérieur perforé et, ainsi, pénétrer dans la zone latérale de la charge adjacente à ce dernier. La perforation du cylindre intérieur augmente la somme des régions périphériques actives de la charge, et accroît 35 ainsi le rendement de galvanisation du tambour,, Si les pièces sont métalliques ou en matières plastiques qui, par suite de leurs masses volumiques, sont exposées à des forces de poussée ou des forces "descensionnelles", on a constaté qu'il était favorable de réaliser le cylindre intérieur comme 72 01057 20 2121808 un élément de contact cathodique. La même forme de contact s'avère également favorable lorsque les différentes pièces sont de dimensions relativement grandes, et il est avantageux pour le brassage de maintenir l'espace entre l'enveloppe du tambour et 5 le cylindre intérieur exempt d'éléments de construction, (et donc exempt également d'éléments de contact cathodique). Si l'on galvanise des pièces en matières plastiques qui, par suite de leurs masses volumiques, sont exposées à des poussées ou des forces "descensionnelles" faibles, ou qui ont ten— 10 dance à flotter dans la solution, la disposition d'un élément de contact cathodique annulaire concentrique, au milieu de l'espace annulaire ménagé entre l'enveloppe périphérique du tambour et le cylindre intérieur constitué lui aussi par un matériau non conducteur, s'est avérée favorable. Cet anneau de 15 contact peut être fermé, c'est-à-dire f«armer une circonférence entière, ou ne former qu'un arc de cercle, et il peut, de plus, tourner avec le corps du tambour, ou être stationnaire. Il est de même possible de réaliser le cylindre intérieur en tua matériau électriquement conducteur de l'utiliser ainsi comme élément 20 de contact cathodique, et de prévoir en cas de besoin d'autres éléments de contact cathodiques, (tels qu'anneaux concentriques à l'intérieur du tambour). La disposition d'un anneau de contact circulaire réalise, conjointement avec les caractéristiques dans la présente inven-25 tion, pratiquement toutes les conditions qui sont à la base du problème qui se pose pour la galvanisation de pièces de grandes séries en vrac, faites en matières plastiques: - surface d'enveloppe active de la charge la plus grande possible, 30 - répartition uniforme des densités de courant cathodique maximales admissibles sur toute la surface d'enveloppe, - éléments de contact cathodique de la plus grande surface possible, uniformément distribués dans l'espace, et se trouvant à l'intérieur de la charge, 35 - trajet le plus court possible pour le courant de galvanisation à travers la charge, depuis les zones latérales actives de cette dernière jusqu'aux éléments de contact cathodique, - pressions les plus élevées possible des pièces les unes contre les autres, et'contre les éléments de contact cathodique. 72 01057 21 2121808 Les deux flasques ont de préférence une forme plane, et l'ouverture pour le déchargement et le chargement est disposée de préférence à la périphérie, c'est-à-dire sur l'enveloppe du tambour. L'ouverture ne se trouve donc pas dans la zone centrale 5 du tambour proposé selon l'invention, et elle est constamment fermée, pendant la galvanisation, par un couvercle amovible. Lorsque les tambours proposés selon l'invention sont utilisés pour la galvanisation de pièces en matières plastiques, ils sont généralement munis de deux ouvertures diamétralement op-10 posées, se trouvant à la périphérie du tambour. L'expérience pratique a montré que, lorsqu'on retire de la solution les tambours conventionnels, des pièces imprégnées de liquide restent collées à la paroi sous une forme instable, par suite de leur faible poids, et retardent un déchargement rapide et complet 15 de la charge. Il est par contre possible, avec le tambour selon l'invention, d'amener l'une des deux ouvertures à sa position la plus basse, et d'évacuer les pièces par cette dernière, au moyen d'un jet d'eau introduit par la deuxième ouverture supérieure . 20 La vitesse de rotation usuelle des tambours conventionnels tend vers 8 tours/minute. Des vitesses de rotation élevées provoquent des vitesses relatives élevées de déplacement entre les pièces voisines. Si les pièces sont en matières plastiques, les conséquences peuvent en être des effets de bipoles et ainsi, par 25 polarisation anodique partielle, l'apparition de surfaces rèches ainsi que mates par endroits, sur les couches de revêtement galvanique, Lorsque la charge consiste en vis métalliques, composants électroniques, ou autres pièces assez fragiles, la vitesse de rotation relativement élevée peut conduire à des endommage— 30 ments mécaniques, par effets de choc. Les gros diamètres des tambours proposés selon l'invention permettent des vitesses de rotation faibles, sans nuire à l'intensité de brassage des charges, Il est par suite proposé que la vitesse des tambours, selon la présente invention, soiu inférieure à 8 tours par minute. Les 35 rotations autour d'axes dont la position s'écarte sensiblement de l'horizontale ne conviennent pas pour l'obtention d'un effet de brassage intense. Suivant l'invention, on propose donc de disposer l'axe de rotation du tambour horizontalement, ou presque horizontalement. L'agitation de la charge, dans le tambour tour 72 01057 22 2121808 nant autour d'un axe horizontal, provoque des mouvements de mélange efficace des pièces. La faible longueur et le grand diamètre confèrent au tambour de l'invention une forme en disque. Cette forme permet, en 5 tant que caractéristique d'exécution importante et avantageuse, la disposition coaxiale de deux, trois ou plusieurs tambours parallèles entre eux et qui peuvent tous se trouver sur un axe commun, ou sur des axes séparés, dans le même alignement, et tournent de préférence en synchronisme. Ces tambours constituent 10 ainsi des unités constructives jumelées ou triplées. Le groupement, selon la présente invention, desdits tambours en de telles unités représente un progrès sensible par rapport aux appareils conventionnels. Le Brevet Etats Unis 3 038 851 de Ver. St. v.A. montre, par exemple, la construction compliquée, onéreuse et peu 15 efficace du point de vue électrolytique d'un tambour quadruple connu. Les tambours utilisés dans des unités telles que les prévoit la présente invention peuvent en même temps être remplis de charges de différents genres et importances. On peut ainsi, par exemple, galvaniser en même temps, dans un tambour jumelé, des 20 charges de pièces métalliques et de pièces en matières plastiques o On dispose entre les différents tambours constituant une unité et dans l'esprit de l'invention, des séries d'anodes qui sont fixées parallèlement aux flasques. L'invention sera maintenant exposée plus en détail à l'ap-25 pui des dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation et dans lesquels s La Figure 1 montre en coupe longitudinale une forme d'exécution du tambour proposé selon l'invention, et particulièrement adaptée à la galvanisation de pièces en matières plastiques. 30 La Figure 2 est une vue en coupe transversale de celui-ci, à plus grande échelle et, La Figure 3 est une vue en plan correspondante, Les Figures 4a et 4b sont des vues respectivement en coupe et en bout d'une garniture perforée en forme de disque, fixée dans 35 les flasques du tambour, et, La Figure 5 représente en plan un tambour triple réalisé selon l'invention. Le tambour représenté tourne autour de son axe de symétrie, en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, dans le sens 72 01057 25 2121808 de la flèche de la figtœe 2. Le tambour de la figure 2 contient une charge 1, dont les pièces sont en matières plastiques, et qui sont en suspension dans 1'électrolyte. Les pièces 1 sont en turbulence pendant le 5 mouvement de rotation, le long de la ligne de chute n-m, et' se brassent. Tous les exemples d'exécution montrés dans les figures 1, 2, 3 et 5 concernent des tambours qui peuvent être utilisés sous une forme spatiale constructive inchangée, ou selon un mode d'utilisation inchangé, aussi bien pour la galvanisation de 10 pièces en matières plastiques que de pièces métalliques. L'unité de tambour est généralement désignée par 10» Ce tambour est constitué de préférence par un corps prismatique de section polygonale ou circulaire, et il comporte deux flasques 11 disposés à une certaine distance l'un de l'autre et parallèle les. Les flasques 11 dans cet exemple d'exécution, comportent des ouvertures cylindriques de grandes dimensions, disposés en nids d'abeilles et dans lesquelles sont fixées les garnitures 12 perforées, en forme de disque. Les figures 4a et 4b montrent en détail un disque 12. Ce 20 disque possède un bord orbiculaire renforcé et une paroi concave vers l'intérieur du tambour 10, pour supporter la pression mécanique de la charge, dirigée perpendiculairement à son plan, et la retransmettre au flasque 11 par déformation élastique. Les disques 12 sont généralement réalisés par injection en un maté-25 riau non conducteur, et ils sont fixés dans les trous du flasque 11 à la presse, par soudage ou par collage et sont, de préférence interchangeableso II est également possible de disposer, à la place des disques 12, une grille en fils plastiques par exemple extrudés. 30 L'enveloppe perforée 13 du tambour s'étend entre les flasques 11 auxquels elle est fixée de manière rigide. La lettre 1 désigne la longueur du tambour, mesurée parallèlement à l'axe de symétrie et de rotation, alors que la lettre D désigne le diamètre de celui-ci, mesuré perpendiculairement à 35 l'axe. La condition selon laquelle la longueur 1 doit être Inférieure au diamètre D est toujours valable. Dans une forme d'exécution particulièrement favorable, montrée dans les figures 1,3 et 5 la longueur du tambour est inférieure à la moitié du diamètre D. Les perforations circulaires de l'enveloppe sont repré-40 sentées sous forme de groupes, de petits cercles, dans les figu 72 01057 24 2121808 res 1 et 3» désignés par la référence 2, alors que des perforations de section carrée dans les figures 2, 4 et 5 portent la référence 3« L'enveloppe 13 comporte des ouvertures 14 pour permettre 5 le chargement et le déchargement du tambour 10. Ces ouvertures sont fermées par des couvercles amovibles 15. Les couvercles 15 sont perforés, et sont par exemple fixés au moyen d'attaches élastiques à ressort 16 en titane. Le tambour 10 possède, dans la forme d'exécution des figures 1 et 2, deux ouvertures 14 10 diamétralement opposées, pour faciliter et accélérer le déchargement. La périphérie de l'un des deux flasques 11 est munie d'une couronne dentée 17 qui transmet le couple de rotation du dispositif d'entraînement à moteur, non représenté, et met en rotation le corps du tambour par l'intermédiaire d'un pignon. 15 Les flasques 11, l'enveloppe 13 de tambour et les couvercles 15 sont réalisés en matériaux non conducteurs, chimiquement stables au contact des différentes solutions de traitement ou électrolytes. Les figures 1, 2, 3 et 5 représentent deux différentes 20 séries d'anodes, savoir une série 5 parallèle aux flasques 11, et une autre série 6 parallèle à l'axe de rotation du tambour 10. Les Séries 5 et 6 entourent le corps du tambour 10 de tous les côtés à la manière d'une surface enveloppante. Le cylindre perforé 18 montré dans les figures 1 et 2 est de préférence constitué 25 P&r un- matériau électriquement non conducteur, et il est disposé de préférence coaxialement à l'intérieur de l'enveloppe de tambour 13, pour s'étendre d'un flasque 11 à celui qui lui fait face. Le diamètre du cylindre 18 est désigné par d. Le cylindre intérieur 18 tourne en synchronisme avec les 30 flasques 11 et l'enveloppe de tambour 13» Ce cylindre peut également être fixe, c'est-à-dire ne tournant pas avec le tambour 10. Les surfaces des flasques 11, de l'enveloppe 13 et du cylindre intérieur 18 tournées vers l'intérieur du tambour sont 35 de préférence profilées, c'est-à-dire non planes, pour former par exemple un réseau pyramidal ou ondulé afin d'empêcher l'adhérence des pièces auxdites surfaces. Le contact cathodique annulaire 19 qui se trouve à l'intérieur du corps du tambour transmet le courant de galvanisation à la charge 1Q Ce double contact 72 01057 25 2121808 annulaire 19» en forme de croissant, offre une grande surface et se trouve à l'intérieur des pièces dans chaque coupe longitudinale du tambour 10 ainsi que dans chaque phase de déplacement de la charge 1. L'anneau de contact 19 peut aussi bien être 5 fixe et ne tournant donc pas en synchronisme avec le tambour 10, que tournant en synchronisme avec ce tambour. Il constitue de préférence un anneau complet entre l'enveloppe 13 et le cylindre intérieur 18, Les rayons 20 de support de l'élément cathodique 19 sont isolés par un enrobage 21 non conducteur et chimiquement 10 stable vis-à-vis de la solution, et du champ électrique„ Le tambour 10 des figures 1, 2 et 3 est porté par un bras 22 coudé à angle droit pour se terminer en un tronçon horizontal. Des éléments 24 et 25 faits en une matière plastique appropriée, fixés par des boulons 23 aux deux rayons 20, constituent l'axe 15 d'appui sur lequel tourne le tambour 10 formé par les deux flasques 11, l'enveloppe 13» les deux couvercles 15 et le cylindre intérieur 18. L'anneau de contact 19, les rayons 20 et le bras porteur coudé 22 forment eux-mêmes un ensemble métallique rigide continu, sans soudure, qui assure la fonction de sup-20 port mécanique du tambour de canalisation du courant jusqu'à la charge 1 et qui constitue, conjointement avec les éléments 24 et 25 de l'axe d'appui, la partie fixe ou non rotative du tambour. Le bras porteur 22 est, de même, protégé par l'isolement 21, et il réalise la liaison avec le pôle - de la source de courant 25 continu. Il est possible, dans le cadre de l'invention, d'utiliser le cylindre intérieur 18 comme élément de contact cathodique. Ce cylindre 18 est réalisé en un matériau conducteur, et constitue ce qu'on appelle un contact cylindrique, qui transmet le cou-30 rant de galvanisation à la charge 1. Le cylindre métallique 18 est par exemple porté par les deux rayons 20 et se trouve isolé chimiquement de la solution, et électriquement par l'enrobage 21 sur sa paroi intérieure. La figure 2 représente une charge 1 flottante qui remplit 35 l'intérieur du tambour sur environ les 2/3, et recouvre entièrement le cylindre intérieur 18, de tous les côtés. La charge 1 est dimensionnée au mieux lorsque le cylindre 18 est à peine recouvert par les pièces làl'arrêt et qu'il reste suffisamment d'espace libre pour le brassage de ces pièces 1, qui sont en turbu— 72 01057 26 2121808 lence pendant la rotation du tambour, au-dessus du cylindre 18, savoir le long de la ligne de chute n-m, et subissent un excellent effet de brassage. Si la charge 1 est trop petite, elle se trouvera sous l'enveloppe du tambour, au-dessus du cylindre 5 intérieur 18, ou en dessous du cylindre intérieur 18, si les pièces 1 tombent au fond, et n'entreront pas en contact avec ce derniero La figure 5 montre des tambours 10 disposés parallèlement' selon la présente invention, tournant autour .d'un axe commun. 10 Les différentes enveloppes 13 des tambours, et les couvercles 15, sont constitués par des plaques de matière plastique 27 qui sont munies à leurs extrémités d'oeilletons s'enchaînant les uns dans les autres alternativement et réunis par des boulons. Les plaques 27 comportant des perforations carrées sont réali-15 sées par injection en polyéthylène par exemple et sont ainsi interchangeables, du fait qu'elles constituent des éléments standardisés. Les couvercles 15 sont de même, constitués par deux plaques 27 et sont fixés de manière amovible, à l'enveloppe de 20 tambour 13 au moyen de la fermeture flexible 16, en tôle de titane élastique. La charge 1, dans les tambours 10, peut être constituée aussi bien par des pièces en matières plastiques de masses volumiques moyennes élevées tombant au fond du tambour, que par 25 des pièces métalliques. Si l'on utilise le tambour conforme à l'invention pour traiter des pièces métalliques plus grosses, et des charges plus lourdes, il sera avantageux d'adopter un très grand diamètre D = 600 mm par exemple, et une longueur 1 = 150 mm. 30 Le courant de galvanisation passe par le câble isolé 29, la source de courant continu à la charge 1. Les flasques 11 comportent des coussinets qui tournent sur l'axe commun du tambour triple de la figure 5, Cet axe est maintenu à ses extrémités par les deux bras porteurs verticaux 35 32 en tube de titane à section carrée ou rectangulaire, La couronne dentée 17 n'existe que sur le tambour 10 disposé en dessous du pignon 4, Le mouvement de rotation est transmis du premier tambour 10, entraîné au moyen de la couronne dentée 17 aux deux autres tambours 10 du système triple par les accouplements 34. 72 01057 27 2121808 Les bras porteurs 32 ou le bras porteur 22 de la figure 1, sont fixés rigidement à une structure 33 qui constitue, conjointement avec le ou les tambours 10, une unité de transport, par exemple un tambour triple. La structure 33 comporte des dispositifs mécaniques et électriques 35 convenables, destinés à être fixés sur les bords de renforcement des cuves 7» et permettant de raccorder le tambour rotatif 10 à la source de courant continu lorsqu'il est en service et plonge dans la solution. Le tambour conforme à l'invention convient de même particulièrement au décapage, à la métallisation sans courant ainsi qu'à la métallisation électrolytique de la charge 1 en matières plastiques, aussi bien qu'au polissage anodique des pièces métalliques. Lorsqu'on utilise le tambour 10 pour le décapage, la métallisation sans courant et la galvanisation de charges 1 en matières plastiques, les différentes phases de ces trois traitements sont exécutées, dans la succession indiquée, dans un seul et même tambour 10. La charge 1 n'est donc pas transférée d'un tambour 10 qui convient exclusivement au décapage et à la métallisation sans courant, après que la métallisation sans courant a été terminée, à un autre tambour 10 qui ne convient qu'à l'exécution de la galvanisation. Les avantages, du point de vue du procédé de mise en oeuvre, du tambour 10 proposé selon l'invention, et correspondant aux points A, l^ét C, sont également valables pour les stades de procédé non électrolytiques, c'est-à-dire sans qu'intervienne un courant continu. La construction du tambour 10 telle que prévue selon la présente invention ne s'oppose pas à la possibilité d'adapter dans le cylindre intérieur 18 une anode intérieure, soluble ou insoluble. Lorsqu'on utilise le tambour 10 pour le polissage anodique de pièces métalliques, il se produit une inversion de polarité de la charge 1, par exemple de l'élément de contact 19 et des anodes 5 et 6. Cela signifie en d'autres termes que la charge 1 constitue, conjointement avec l'élément de contact 19 maintenant devenu anodique, le pôle + du système, et que les électrodes 5 et 6 dans la cuve 7 constituent les cathodes, c'est-à-dire le pôle - du système,, L'anode intérieure utilisée le cas échéant 72 01057 28 2121808 se transforme en une cathode intérieure. Le Brevet Autrichien 222 4-54- représente un exemple de l'état d'avancement de la technique; les caractéristiques des tambours proposés selon la présente invention montrent clairement comment l'objet de ce Brevet Autrichien peut être avantageusement amélioré. Le tambour 10 plonge dans une solution contenue dans la cuve 7„ Si la galvanisation ou le polissage anodique ont lieu dans cette cuve 7» les anodes (ou cathodes) 5 et 6 qui plongent dans 1'électrolyte sont suspendues aux tiges 8. La ligne horizontale, dans la partie supérieure de toutes les cuves 7 représentées, indique le niveau du liquide. Le tambour 10 doit, de préférence, plonger entièrement dans les solutions de traitement» Selon la présente invention, on propose en outre que le cylindre intérieur 18 plonge entièrement, ou tout au moins partiellement* dans les liquides. Les perforations 2 et 3, circulaires ou carrées, doivent être le plus près possible les unes des autres, de manière à constituer une grande surface de passage dans les flasques 11, dans l'enveloppe 13 et dans les couvercles 15. Ces grandes surfaces de passage, de plus de 15 % àe la surface totale du tambour, permettent de forts courants de galvanisation et assurent, dans la région des différentes perforations, des distributions de courant locales uniformes bien dispersées et par conséquent favorables, correspondant aux zones latérales ou marginales électrolytiquement actives de la charge 1. 72 01057 29 2121808 REVENDICATIONS 1. Tambour destiné à la galvanisation de pièces de grandes séries, en vrac, métalliques ou en matières plastiques et, le cas échéant, au décapage et à la métallisation sans courant de pièces de grandes séries en vrac, en matières plastiques, ou de 5 pièces de grandes séries métalliques, en vrac, plongeant dans des électrolytes, constitué essentiellement par-une paire de flasques éloignés l'un de l'autre, disposés de préférence perpendiculairement à-l'axe-de rotation dudit tambour, et par une enveloppe périphérique prismatique ou cylindrique fixée entre les-10 dits flasques, caractérisé par le fait que s a. La longueur du tambour mesurée parallèlement- à l'axe de rotation, est inférieure au diamètre correspondant de ce tambour, mesuré perpendiculairement à l'axe de rotation, b. Les flasques du tambour disposés de préférence perpen-15 diculairement à l'axe de rotation sont munis de perforations, et c. Le tambour contient un cylindre se trouvant à l'intérieur de l'enveloppe périphérique dudit tambour, et disposé de préférence coaxialement à l'axe de rotation. 2. Procédé d'utilisation du tambour selon la Revendication 20 1» caractérisé par le fait que la charge constituée par des pièces de grandes séries est logée entre l'enveloppe périphérique et le cylindre intérieur et recouvre au moins partiellement la surface du cylindre intérieur. 3. Tambour selon la Revendication 1, caractérisé par des 25 anodes supplémentaires disposées, de préférence parallèlement aux flasques. 4-, Tambour selon les Revendications 1 et 3, caractérisé par des anodes supplémentaires disposées, de préférence parallèlement à l'enveloppe du tambour, c'est-à-dire parallèlement à 30l'axe de rotation de celui-ci. 5. Tambour selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé par le fait que la longueur des trous de perforation ménagés dans les parois des flasques est inférieure ou égale à 12 mm. 35 6. Tambour selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé par le fait que la longueur du tambour mesurée parallèlement à l'axe de rotation, est de préférence égale ou inférieure à la moitié du diamètre du tambour, mesuré perpendiculai 72 01057 30 2121808 rement à l'axe de rotation. 7o Tambour selon l'une des Revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le cylindre intérieur est constitué d'un matériau électriquement non conducteur et est muni de pré-5 férence de perforations. 8o Tambour selon l'une des Revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le cylindre intérieur constitue un élément de contact cathodique. 9. Tambour selon l'une des Revendications 1 à 7, carac-10 térisé par le fait que l'élément de contact cathodique se trouvant à l'intérieur de l'espace annulaire existant entre l'enveloppe périphérique et le cylindre intérieur est constitué par un anneau. 10. Tambour selon l'une des Revendications 1 à 9» carac-15 térisé par le fait que le courant continu est conduit aux éléments de contact cathodique par l'axe de rotation, ou dans la région de l'axe de rotation du tambour. 11. Tambour selon l'une des Revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que son enveloppe comporte de préférence deux 20 ouvertures diamétralement opposées, pour le chargement et le déchargement, ouvertures qui sont fermées, pendant toute la durée de la galvanisation, par des couvercles amovibles. 12. Procédé selon l'une des Revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le tambour plonge entièrement dans les solutions de traitement. 25 13. Tambour selon la Revendication 1 et selon l'une des Revendications 2 à 12, caractérisé par le fait qu'un seul et même tambour est utilisé pour le décapage, la métallisation sans courant, ainsi que la métallisation électrolytique de la charge de pièces en matières plastiques. 30 14. Tambour selon la Revendication 1 et selon l'une des Revendications 2 à 12, caractérisé par le fait que les éléments de contact électrique constituent le pôle anodique, et que les électrodes à l'extérieur du tambour, constituent le pôle cathodique, ledit tambour étant utilisé pour le polissage anodique 35 de pièces métalliques de grandes séries. 15» Tambour selon la Revendication 1 et selon l'une des Revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que deux ou plu— 72 01057 31 2121808 sieurs tambours disposés coaxialement et parallèles entre eux tournant de préférence en synchronisme, constituent une unité ou un tambour double ou triple„