i 2047912 les .brevets britanniques n° 854.756 à 854 738 décrivent une machine à fabriquer les cigarettes, dans laquelle le flot de tabac destiné à constituer le boudin de tabac remplissant les cigarettes est formé par aspiration sur un ruban perforé sans fin, et ce ruban trans-tj porte le flot ae tabac et le dépose sur une bande de papier, dans laquelle le flot de tabac est enfermé pour former un boudin de cigarettes. Une machine à confectionner les cigarettes selon la présente invention comprend un ruban perméable à l'air, agencé de façon à 10 transporter par aspiration un flot de tabac vers une bande de papier en mouvement, dans laquelle le flot de tabac est enfermé pour constituer un boudin de cigarettes, cette machine comportant une roue de transfert qui reçoit le floc dé tabac à partir du ruban et le transporte par aspiration sur la bande de papier. 15 Selon une forme d'exécution préférée de l'invention, alors- que la roue de transfert à aspiration a pratiquement la même largeur que le flot de tabac, le ruban perforé est beaucoup plus large et sa surface de contact avec ce flot est rugueuse. La largeur supplémentaire du ruban perforé augmente la durée utile, tandis que sa rugosité 20 améliore l'adhérence du flot de tabac. Un exemple d'une machine selon l'invention est représenté schématiquement sur les dessins annexés. La figure 1 est une vue schématique d'ensemble de la machine . 25 Les figures 2 et 3 sont des coupes, un peu plus détaillées, faite suivant les lignes II et III de la figure 1. La machine représentée schématiquement sur la figure 1 est semblable à celles qui sont décrites dans les brevets précités, en ce sens que les fibres de tabac sont aspirées vers le haut à travers une 30 cheminée verticale 10 et se forment un flot de tabac sur la surface inférieure d'un ruban sans fin perforé 12. Toutefois, au lieu de se déplacer en direction de la bande de papier 14, comme précédemment, le ruban perforé 12 entraîne le flot dans le sens opposé et passe sur une poulie 16 pour revenir finalement autour d'une poulie 18. Vers 1' 25 extrémité du brin supérieur du ruban perforé, il est prévu un dispo- . sitif d'écrêtage 20, qui peut être du type décrit dans les brevets antérieurs. A partir du ruban perforé, le flot de tabac est transféré sur la bande de papier 14 par uhe roue de transfert 22 qui tourne dans le 40 sens des aiguilles d'une montre. Comme on peut le voir sur la figure 3, 70 23363 2 L*. i. 2047912 la périphérie 24 de la roue 22 comporte des perforations à travers lesquelles l'air est attiré par aspiration et qui communiquent avec un espace creux à l'intéieur de la roue, de façon-à maintenir un flot de tabac façonné 26 au contact de la périphérie. Les côtés du flot 26- sont 5 contenus par.des parois fixes 28. Sur ces parois peut être montée une languette (non représentée) qui modifie la section transversale du flot au fur et à mesure qu'il approche de la bande de papier 14, par exemple en façonnant la surface extérieure de ce courant. Comme on peut le voir sur la figure 2, le ruban perforé 12 10 est beaucoup plus large que le flot de tabac. Le ruban comprend une zone médiane, disposée longitudinalement, dont la largeur est approximativement égale à celle du flot et qui est perforée de manière à être perméable à l'air, tandis que les parties marginales ne sont pas perforées* Le ruban peut être en métal; selon une autre forme d'exécution, 15 le ruban peut être tissé, par exemple à partir de fil de nylon, auquel cas les parties marginales peuvent être semblables à des lisières élargies. Les .parties marginales passent entre des guides fixes (non représentés) , pendant le trajet du ruban perforé entre les poulies 16 et 18. Comme on peut le voir sur la figure 2, la poulie 16 est creuse et les 20 parties marginales de la bande passent autour des parois latérales de la poulie. L'espace à l'intérieur de la poulie 16 est relié à une source d'aspiration, de manière à maintenir le flot de tabac au contact du ruban. En outre, il est prévu des pièces fixes 32 et 34 qui s'étendent le long de la trajectoire du ruban et maintiennent les côtés du flot de 25 tabac. Il est visible que ce flot, tel qu'il est représenté sur la figure 2, est plus épais qu'il ne l'est sur la figure 3, la raison en étant que l'épaisseur du flot est réduite par le dispositif d'écrêtage 20. Afin d'enfermer le flot tandis qu'il est appliqué contre le 30 ruban perforé, il peut être prévu un capot fixe 36, tel que représenté sur la figure 2. Ce capot peut être à une certaine distance des pièces 32 et 34, de manière à permettre la pénétration d'air, selon ce qui est indiqué par les flèches. La surface du ruban sur laquèlle est aspiré le flot de tabac 35 est de préférence rugueuse, de façon à assurer une bonne adhérence de ce flot. S'agissant d'un ruban de métal, cette rugosité revêt de préférence la forme de nervures qui s'étendent en travers du ruban. Par exemple, ces nervures peuvent être comparables à des persiennes, formant des arêtes et des fentes d'aspiration; un ruban d^ce type peut 40 être fabriqué en découpant des fentes sur une partie de la lar- 70 23363 3 2047912 geur d'une pellicule mince de métal sans fin, par exemple en nickel, qui est ensuite étirée de manière à produire en fait une sorte de métal expansé, après quoi l'épaisseur requise pour le ruban est réglée en déposant une quantité additionnelle de métal sur la pellicule. 5 II peut être prévu, au-dessus de la feuille sans fin de papier 14, un râcleur (non représenté) qui concourt à détacher le flot de tabac de la roue d'aspiration 22 et à le déposer sur la bande de papier, selon un procédé analogue à celui qui est appliqué dans la machine à confectxonner les cigarettes "Molins Mark 8". 10 Au lieu que la roue de transfert 22 ait la forme représentée et comporte des parois fixes 26 et 28 pour maintenir les côtés du flot de tabac, elle peut être constituée par une roue munie d'une gorge périphérique dont le fond est perméable à l'air, de sorte que l'aspiration dans la roue ait pour effet de maintenir le flot de tabac dans la 15 gorge. 70 23363 4 2047912 - REVENDICATIONS - 1.- Machine à confectionner les cigarettes, comprenant un ruban perméable à l'air, agencé de façon à transporter par aspiration un flot de tabac vers une bande de papier en mouvement dans laquelle le flot de tabac est enfermé pour constituer un boudin de ci-'5 gajrettes, caractérisée en ce qu'elle comporte une roue de transfert qui reçoit le flot de tabac à partir du ruban perforé et le transporte par aspiration vers la bande de papier. 2o- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'écrêtage qui élimine l'excès du 10 flot de tabac tandis que celui-ci est entraîné par le ruban. 3.~ Machine selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le flot de tabac est formé en projetant des fibres du tabac sur le ruban au moyen d'un courant d'air. 4.- Machine selon la revendication 3, caractérisée en 15 ce que le ruban s'éloigne de la roue de transfert après avoir reçu le flot de tabac, puis passe autour d'une poulie de renvoi pour revenir vers la roue de transfert. 5.- Machine selon les revendications 4 et 2, caractérisée en ce que le dispositif d'écrêtage agit sur le flot de tabac tandis 20 que celui-ci est entraîné vers la roue de transfert et après qu'il a passé autour de la poulie de renvoi. 6.- Machine selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que la roue de transfert reçoit le flot de tabac à partir du ruban,, au moment où celui-ci est renvoyé par une autre poulie. 25 7.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le ruban est notablement plus large que le flot de tabac. S0- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que la surface du ruban sur laquelle est formé le flot de tabac, est 30 rugueuse. 9.- Machine, selon l'une quelconque des revendications 1 à 8S caractérisée en ce qu'elle comprend un râcleur qui concourt à détacher le flot de tabac de la roue de transfert pour le déposer sur le ruban de papier sans fin.