La présente invention concerne une pièce d'horlogerie électroni- que comportant au moins des moyens d'affichage analogiques dont les aiguilles se trouvent situées entre un cadran et une glace portant sur sa face interne un transducteur électro-acoustique qui lui est opérativement associé, un circuit imprimé situé à l'intérieur de la pièce d'horlogerie portant l'électronique de commande et les bornes de sortie d'un signal électrique de fréquence acoustique, et un dis- positif de liaison électrique entre lesdites bornes de"Sortie et le- dit transducteur. On connaît des pièces d'horlogerie dont le dispositif d'alarme se présente sous la forme d'un transducteur électro-acoustique opéra- tivement associé à la glace de la montre. Il s'agit généralement d'une pastille piézo-électrique collée sur la face interne de la glace et qui reçoit un signal acoustique issu de l'électronique de la montre. Par exemple, le modèle d'utilité JA 1 223 023 décrit un réveil élec- trique qui comporte une plaquette piézo-électrique fixée à la face in- térieure de la glace. La plaquette oscille à une fréquence audible grâce aux szignaux émis par le circuit disposédans la boîte. La pla- quette à son tour provoque la mise en vibration audible de la glace. Dans le modèle cité, la plaquette se trouve au centre de la glace et sa connexion au circuit interne est réalisée au moyen de deux fils qui d'abord traversent la glace puis pénètrent à l'intérieur de la montre par un trou pratiqué à la périphérie du cadran. On conçoit que cette construction rend malaisé l'emboîtage de la pièce d'horlogerie. En effet, après avoir monté le cadran et mis en place les aiguilles, il faut connecter la plaquette aux fils d'alimen- tation au moyen de soudures ou de colle conductrice qui oblige de pré- voir pour cette opération un personnel ayant reçu une formation spé- ciale. La présente invention remédie à cet inconvénient en proposant une construction o l'on évite des soudures ou de la colle conductrice pour connecter la plaquette à sa source -d'alimentation, ce qui facili- te grandement l'emboîtage de la montre. Ce but est atteint grâce aux moyens revendiqués. L'invention sera exposée maintenant dans la description qui suit et au moyen du dessin qui montre à titre d'exemple une version préfé- rée de l'invention et dans lequel: La figure 1 est une vue en plan de la pièce d'horlogerie,et La figure 2 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne A - A de la figure 1. La figure 1 montre une pièce d'horlogerie à affichage analogique pourvue d'aiguilles 18. Le cadran 1 porte les repères de l'heure 2 et apparaît au travers d'une glace 3. Le cadran est partiellement masqué pas une décoration 4 qui est apposée sur la face interne de la gla- ce. Sous cette décoration apparaît en pointillé un transducteur piézo- électrique 5 et les tenons 12 dont il sera question plus loin. La figure 2 qui est une coupe selon la ligne A - A de la figure 1 fait apparaître les mêmes éléments. La glace 3 est revêtue sur sa face interne d'une décoration 4 qui la recouvre partiellement et qui a la particularité d'être électriquement conductrice. Le transducteur 5 est. une pastille piézo-électrique qui possède sur chacunede ses faces des électrodes 6 et 7. Selon l'invention, la première électrode 6 est ap- pliquêe directement sur la-décoration métallique et y est fiXée au moyen decolle parexemple. On réalise ainsi uncouplage électrique et mécanique entre l'électrode 6 et la décoration métallisée 4. Le des- sin montre encore le cadran 1, le mouvement 8 et le circuit imprimé 9 qui comprend outre-l'électronique deux bornes de sortie d'un signal acoustique dont une seule10 est représentée. Toujours selon l'inven- tion, la liaison électrique entre la borne de sortie 10 et la décora- tion métallisée 4 est réalisée au moyen d'une amenée conductrice 11, dont une des extrémités s'appuie sur la décoration 4. La liaison entre la borne de sortie non représentée - car se trouvant dans un plan dif- férent - et la seconde électrode 7 de la pastille 5 est réalisée de la même façon par une amenée conductrice dont l'une des extrémités d'ap- pui seule est représentée. Ces amenées sont situées sous la décoration 4 et ne sont donc pas visibles de l'extérieur de la pièce d'horloge- rie. Selon une réalisation préférée de l'invention, chacune des ame- nées conductrices comprennent l'assemblage d'un tenon 12 et d'une la- me 13. D'un côté le tenon est soudé sur le circuit imprimé à sa borne et de l'autre côté il est décolleté en 14 de façon identique à ce qui est pratiqué pour le tigeron qui reçoit une aiguille de seconde habituelle. La lame 13, qui de préférence est réalisée en bronze au béryllium doré, est rivée à sa première extrémité sur un tube 15 a- justé à frottement gras sur le décolletage 14 et s'appuie à sa secon- de extrémité 16 sur la décoration métallisée 4. L'autre amenée conduc- trice est réalisée de la même manière et seule apparaît au dessin la seconde extrémité 17 de sa lame qui s'appuie sur la seconde électrode 7 de la pastille piézo-électrique 5. On a indiqué en 16a et l7a les positions que prennent les lames 16 et 17 avant qu'elles ne prennent appui la première sur la décoration 4 et la seconde sur l'électrode7. On appréciera que la construction qui vient d'être décrite pré- sente au moins deux avantages importants: Lors du montage de la montre et une fois le cadran 1 mis en pla- ce, on pose les lames de contact 13 par emboîtage du tube 15 sur le décolletage 14 en même temps qu'on pose les aiguilles de la montre. De cette façon, lorsque le mouvement est introduit dans la boîte, les lames élastiques viennent faire contact avec les électrodes de la pas- tille sonore. On peut ainsi confier cette opération d'emboîtage à un personnel non spécialisé et de surcroît on économise du temps. La figure 2 montre que le circuit imprimé 9 se trouve relative- ment éloigné de la pastille piézo-électrique 5 et que le point de con- tact de la lame 17 avec l'électrode 7 ne se trouve pas superposé à la borne de sortie (non représentée) du signal sonore située sur le cir- cuit imprimé 9. Comme on le voit, la réalisation préférée de l'inven- tion permet d'assurer le contact et avec des points éloignés (en ajus- tant la longueur du tenon) et avec des points décentrés (en ajustant la longueur de la lame). On mentionnera pour terminer que pour réaliser un bon couplage mécanique entre le transducteur 5 et la glace 3, le film de colle sera très mince, permettant ainsi également un couplage électrique capaci- tif entre la décoration métallisée 4 et l'électrode 6. L'emploi d'une colle conductrice sur une partie au moins de l'électrode 6 est égale- ment possible, réalisant ainsi une liaison galvanique avec la'décora- tion métallisée 4. 2 48 410 2 REVENDICATIONS 1. Pièce d'horlogerie électronique comportant au moins des moyens d'affichage analogiques dont les aiguilles (18) se trouvent situées entre un cadran (1) et une glace (3) portant sur sa face interne un transducteur électro-acoustique (5) qui lui est opérativement associé, un circuit imprimé (9) situé à l'intérieur de la pièce d'horlogerie comprenant l'électronique de commande et les bornes de sortie (10) d'un signal électrique de fréquence acoustique, et un dispositif de liaison électrique entre lesdites bornes et ledit transducteur, carac- térisée par le fait que la glace comprend une décoration métallisée (4) recouvrant partiellement sa face interne pour supporter le trans- ducteur et assurer le couplage électrique avec sa première électrode (6) et que le dispositif de liaison électrique comporte deux amenées conductrices (11) arrangées pour traverser le cadran sous la décora- tion, la première pour entrer en contact avec ladite décoration, la seconde pour entrer en contact avec la seconde électrode (7) dudit transducteur, lesdits contacts (16, 17) étant réalisés par appui des- dites amenées sur ladite décoration et ladite-seconde électrode res- pectivement. 2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdites amenées électriques comprennent chacune un tenon (12) dont la première extrémité est soudée à l'une desdites bornes de sortie (10) du circuit imprimé et dont la seconde extrémité (14) tra- verse le cadran sous ladite décoration de la glace pour recevoir cha- cune, une fois le cadran en place, une lame (13) susceptible d'entrer en contact électrique, la première avec ladite décoration et la secon- de avec ladite seconde électrode, quand on introduit le mouvement dans la boite de la pièce d'horlogerie. 3. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ladite lame est rivée sur un tube (5) ajusté à frottement gras sur ladite seconde extrémité (14) du tenon. 4. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ladite lame est en bronze au béryllium doré.