La présente invention concerne un procédé chimique de polissage d'alliages d'or ou d'argent utilisés en bijouterie. On connatt différents procédés de polissage de tels alliages, qui peuvent se ramener aux types suivants - polissage au tonneau, - polissage mécanique, - polissage électrolytique. Le premier est un procédé "barbare" qui atténue les reliefs et les grains de surface. Le second est un procédé relativement cofteux en main d'oeuvre qualifiée, surtout pour les alliages d'argent, et qui ne permet cependant pas d'accéder correctement à des anfractuosités en respectant les reliefs. Le troisième est un procédé qui, déjà chimique, est relativement complexe et nécessite la connaissance de tours de mains demandant un assez long apprentissage. La présente invention a pour but de s'affranchir de ces difficultés et de présenter un procédé de polissage d'alliages d'or (par exemple de 18 ou 14 carats) ou d'argent de bijouterie, procédé purement chimique, suffisamment simple pour pouvoir être exécuté par une main d'oeuvre peu qualifiée, donc à faible prix de revient. A cette fin suivant l'invention, un procédé chimique de polissage d'alliages d'or ou dtargent de biJouterie se caractérise en ce qutil(coyp g nd essentiellement les étapes suivantes, dont la succession/es répétée une ou deux autres fois (a) on porte à l'ébullition un bain aqueux de cyanure de potassium renfermant les pièces à traiter (b) on transporte le bain sous une hotte obturable présentant à sa base un récipient de récupération de liquide et on y ajoute du peroxyde d'hydrogène suffisamment concentré de façon telle quta- près une brève effervescence, le bain est projeté sur les parois de la hotte et retombe dans le récipient de base (c) après lavage des pièces, on les plonge à nouveau dans un bain aqueux de cyanure de potassium que l'on porte à l'ébullition pour que les pièces soient complètement désoxydées. Il est facile de voir que les objectifs visés sont atteints, notamment en ce qui concerne sa technologie très simple. Mais le procédé présente en outre toute une série d'avantages contribuant à le rendre d'un faible prix de revient : - il est valable sans changement aussi bien pour des alliages d'argent que pour des alliages d'or - il peut pratiquement ne pas comporter de temps morts - il permet de traiter ensemble un certain nombre de pièces et de toutes tailles - il autorise la récupération des pertes d'or entraînée par le cyanure (qui sont de l'ordre de 2% environ). L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un exemple particulier de réalisation. Exemple On part d'un ensemble de pièces constituées, par exemple par fonte à cire perdue et coulée centrifuge, suivant l'un quelconque des procédés connus utilisés en bijouterie, d'un alliage légal d'or, ayant par exemple l'une des compositions suivantes (or jaune): Au 750 Ag 130 Cu 120 Au 750 Ag 160 Cu 90 On plonge ces pièces à froid dans une solution aqueuse (eau distillée) de cyanure de potassium (KCN) technique à environ 20 grammes par litre, placée par exemple dans un bécher en acier inoxydable. On porte la solution à l'ébullition. Cette ébullition une fois obtenue, on transporte le bécher dans une hotte sous forte aspiration, par exemple en acier inoxydable, qui peut être rendue entièrement close par fermeture de son ouverture avant et présentant à sa base un récipient (par exemple une bassine ou cuvette de grand volume) dans lequel est posé le bécher. On verse alors dans le bécher du peroxyde d'hydrogène (H202) technique à 35k en poids, c'est-à-dire à 130 volumes (d'oxy- gène dégagés par litre de solution dans les conditions normales) à raison d'environ 5 grammes pour 1 litre de solution de KCN. On constate alors que deux phénomènes se ms Une effervescence se produit d'abord qui dure environ 2 à 10 secondes (selon le nombre de pièces). Une explosion très brève (de l'ordre de une demi-seconde) a lieu ensuite qui a pour effet de projeter assez violemment à l'extérieur du bécher, c'est-à-dire sur les parois de la hotte, la quasi-totalité du liquide contenu dans le bécher. Le liquide, en ruisselant sur les parois de la hotte, se rassemble finalement dans le récipient de grand volume prévu à cet effet à la base de la hotte. On agite alors quelque peu les pièces dans le liquide restant dans le bécher. On rince à l'eau courante et on recommence la mEme série d'opérations une ou deux autres fois si c'est nécessaire, puis on les brosse sous l'eau courante. Les pièces obtenues ont changé de couleur par suite de l'oxydation du cuivre contenu dans l'alliage. On les plonge à nouveau dans une solution de KCN que l'on fait bouillir. Les pièces sortent alors propres et polies. On neutralise éventuellement les pièces dans une solution légère dthypochlorite de soude (eau de Javel) ou de tartrate de potassium. On les rince à l'eau courante et on les sèche par exemple à la sciure de buis. Dans le cas où le métal n'aurait pas une homogénéité normale, il sera nécessaire de faire une courte reprise des pièces en polissage mécanique afin de faire disparattre les irrégularités qui pourraient encore subsister. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite qui n'a été donnée qu'à titre d'exemple. ELle est en particulier applicable ne varietur à un alliage d'or de 14 carats ou aus alliages d'argent de bijouterie. Bien que l'invention n'ait pas à se lier par une théorie quelconque sur les mécanismes chimiques mis en jeu par le procédé, il parait utile de préciser que le procédé, s'il est applicable aux alliages d'or de bijouterie les plus courants, ne l'est pas à n1 importe quel alliage d'or. Si l'on utilise par exemple une plaque en or fin on a constaté ce qui suit a) la phase d'ébullition a pu être répétée sans changement mais il nten est pas de meme de celle d'explosion qui n'a pas eu lieu b) il n'y a pas eu d'effet de polissage mais plutôt de dépolissage, donc une attaque (la perte a été de 0,10 g pour une plaque de 57 g) c) une couche brune est apparue sur l'or fin que nta pu dissoudre ou réduire un nouveau passage dans une solution de KCN. REVNDICATI ONS I - Procédé chimique de polissage d'alliages d'or ou d'argent de bijouterie, cara(ct) Msé en ce qu'il comprend les étapes suivantes dont la succession/ est répétée une ou deux autres fois (a) on porte à l'ébullition un bain aqueux de cyanure de potassium renfermant les pièces à traiter (b) on transporte le bain sous une hotte obturable présentant à sa base un récipient de récupération de liquide et on y ajoute du peroxyde d'hydrogène suffisamment concentré de façon telle qu'après une brève effervescence, le bain est projeté sur les parois de la hotte et retombe dans le récipient de base ; ; (c) après lavage des pièces, on les plonge à nouveau dans un bain aqueux de cyanure de potassium que lton porte à l'ébullition pour que les pièces soient complètement désoxydées (d) on neutralise les pièces, on les rince et on les sèche de façons connues. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits bains aqueux de cyanure de potassium sont à environ 20 grammes par litre. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit peroxyde d'hydrogène est à 35% en poids, ctest-à-dire à 130 volumes, et utilisé à raison de 5 grammes par litre de solution de cyanure de potassium. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une récupération du premier bain de cyanure renfermant une certaine proportion d'or combiné.