1,1 invention a pour objet un dispositif stabilisateur remoraues. destine à équiper les véhicules à plateau, entre autres les semi-/ On sait qu'il est avantageux d'utiliser plusieurs semi-remorques et un véhicule tracteur pour effectuer des transports comportant de nombreux allers et retours entre deux points relativement peu éloignés. Quand il s'agit de semi-remorques à plateau servant au transport de pièces lourdes entre des lieux mal équipés ou dépourvus de moyens de manutention, par exemple pour le déplacement de billes de bois à charger en forêt, il est fréquent que chaque semi-remorque soit équipée dune grue. Cette dernière est montée à l'avant de la semiremorque, sensiblement dans la partie qui repose sur la sellette du tracteur. Pendant l'usage de cette grue, l'essieu arrière, la suspension et les roues arrière du tracteur risquent autre soumis à des efforts qu'ils ne peuvent supporter; il est donc nécessaire de munir la partie avant de béquilles stabilisatrices suSSisamment résistantes. On connatt aéra, sur d'autres véhicules, des bequil- les de stabilisation, notamment sur les grues automobiles et sur les pelles mécaniques montées sur pneumatiques Les be quilles connues et employées sur ces engins appartiennent à deux types principaux : d'une part, le type télescopicue à mouvement vertical, d'autre part, le type à bras articulé autour d'un axe et pivotant dans un plan vertical. Toutefois, les engins que l'on a cités plus haut sont équipés dès leur construction de béquilles stabilisatrices. Celles-ci sont incorporées à la structure des engins à la place qui leur a été réserve dès le stade de la conception. Le problème de l'équipement en moyens stabilisateurs de semi-remorques existantes est plus complexe. Aucune des béquilles stabilisatrices connues ne peut convenir pour les raisons çui suivent. La largeur de la semi-remorgue atteint la dimension maximale permise par le gabarit routier; on ne peut donc pas se servir de béquilles qui, au repos, seraient en saillie par rapport au gabarit autorisé. Les semi-remorques sont fabriquées pour de nombreux usages par quelques constructeurs spécialisés. Quand un utili sateur décide d'employer une semi-remorque au transport de grumes, par exemple, il évite d'apporter des transformations ou de faire des suppressions de pièces ou d'organes à la structure de cette semi-remorgueO Par exemple, faire un évidement dans la partie avant du plateau en rompant la conti nuité des pièces résistantes, afin de trouver de la place en retrait du gabarit pour y monter des moyens de stabilisation, est une opération qui ne peut etre envisagée, pour des raisons bien compréhensibles. On ne peut pas non plus installer des béquilles juste à l'avant du plateau ni à la face inférieure de sa partie avant. En effet, pendant les virages, cette partie avant pivote, grue à la sellette, par rapport au chassies du tracteur. L'espace qui existe sous le plateau, en avant de la sellette, doit rester complètement dégage pour laisser le libre débattement relatif inévitable entre le plateau et le tracteur. Ainsi, l'équipement en moyens de stabilisation d'une semi-remorque est un problème qui paratt simple mais qui, en réalité, comporte de multiples difficultés telles qutaucune des solutions connues ne peut convenir, ni, mimez ne peut etre adaptée de façon simple aux semi-remorques à plateau. L'invention a donc pour but principal d'apporter un dispositif stabilisateur pour semi-remorque à plateau qui peut etre monté sur une semi-remorgue avec facilité, sans transformation de cette dernière, et qui, au repos, ne déborde pas du gabarit et ne réduit en rien l'espace réservé aux mouvements de la semi-remorque par rapport au tracteur0 On atteint ce but, selon l'invention, gracie à un dispositif stabilisateur comprenant une semelle munie de moyens de fixation à la face supérieure d'un plateau de semiremorque, un pivot horizontal supporté par cette semelle au voisinage du bord latéral du plateau de la semi-remorgue, un premier bras composé dwune branche principale et d'une branche auxiliaire réunies substantiellement à 900 l'une par rapport à l'autre. La longueur de la branche auxiliaire est supérieure a la distance séparant le pivot de la verticale du bord latéral voisin du plateau0 Ce premier bras est monté mobile autour du pivot par 1 'extrémité libre de la branche auxiliaire entre une première position dans laquelle la branche principale est dressée au-dessus du plateau et une seconde position dans laquelle cette branche principale est dirigée vers le bas en dehors du plateau. Un vérin est d'une part articulé sur la semelle et d'autre part attelé au premier bras. Un second bras est monté sur le premier bras, mobile par rapport à celui-ci sous l'action d'un moyen de manoeuvre entre une position dteffacement et une position de travail dans laquelle il s'appuie sur le sol par une de ses extrémités Le second bras peut & re un levier articulé sur le premier bras avec un vérin de manoeuvre attelé entre eux par ses deux extrémités. Le second bras peut entre une tige montée télescopiquement dans le premier bras et déplaçable sous l'action d'un moyen de manoeuvre incorporé au premier bras. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, le vérin articulé sur la semelle est attelé au premier bras par une première biellette tandis qu'une seconde biellette est articulée sur le vérin autour du mtme pivot que la première biellette et autour d'un autre point supporté par la semelle au voisinage du pivot d'articulation du premier bras sur la semelle. Pour bien faire comprendre l'invention, on donnera maintenant, uniquement à titre d'exemple, une description d'un mode de réalisation d'un dispositif stabilisateur conforme à l'invention. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue d'ensemble de l'avant d'un dispositif stabilisateur équipant une semi-remorque conformément à l'invention, - la figure 2 est une vue montrant une variante d'un détail du même dispositif stabilisateur, - la figure 3 est une vue partielle simplifiée d'un tracteur et d'une semi-remorque, munie dtun dispositif stabilisateur conforme à l'invention combiné avec une grue équipant cette semi-remorque. Sur la figure 1, la semi-remorque est représentée seulement par la face avant i du plateau0 Le dispositif stabilisateur de l'invention comprend une semelle 2 qui s'étend transversalement à l'avant du pla -teau sur la face supérieure de celui-ci; elle est fixée solidement au plateau par des moyens non représentés mais qui peuvent être des boulons ne nécessitant que le perçage de quelques trous à travers le plateau. La longueur de la semelle 2 est faiblement inférieure à la largeur du plateau de sorte qu'elle supporte à chacune de ses extrémités opposées un pivot horizontal 3 qui se trouve au voisinage du bord latéral 4 du plateau. Un premier bras 5 est composé d'une branche princiralle 6 et d'une branche auxiliaire 7 qui sont réunies solidement l'une à l'autre en faisant un angle de 900 ou proche de cette valeur. La longueur de la branche auxiliaire 7 à partir de la branche principale 6 est supérieure à la distance qui sépare le pivot 3 de la vésicale passant par le bord latéral voisin 4 du plateau; ceci est bien visible sur la partie gauche de la figure 1. Le premier bras 5 est monté mobile autour du pivot 3 par l'extrémité libre de la branche auxiliaire 7, c'est-à-dire l'extrémité de cette branche qui est la plus éloignée de la branche principale 6. Ce premier bras 5 est déplaçable entre une première position dans laquelle la branche principale 6 est dressée au-dessus du plateau (dessinée en trait plein sur la partie droite de la figure 1 et en trait mixte sur la partie gauche) et une seconde position (dessinée en trait plein sur la partie gauche de la figure I et non dessinée sur la partie droite) dans laquelle elle est dirigée vers le bas en dehors du plateau. On remarquera que cette seconde position est rendue possible grace à la longueur indiquée plus haut de la branche auxiliaire 7 à partir du pivot 30 Les mouvements du premier bras 5 s'effectuent sous l'effet d'un vérin 8 articulé à une extrémité en 9, sur la semelle 2 et à l'autre extrémité sur ce premier bras 5. Le vérin 8 pourrait entre disposé pour qu'il soit articulé directement sur le premier bras 5. Mais il est avantageux, conformément à l'invention, que le vérin 8 soit attelé au premier bras 5 par une première biellette 10 articulée en Il sur la branche auxiliaire 7; en même temps une seconde biellette 12 est articulée d'une part sur le vérin autour du même pivot 13 que la première biellette 10 et d'autre part autour d'un autre pivot 14. Ce dernier est supporté par la semelle 2 au voisinage du pivot 3 d'articulation du premier bras 5 par rapport à la semelle 2. Un second bras 15 est monté sur le premier bras 5 avec une possibilité de déplacement par rapport à celui-ci sous 1 t action d'un moyen de manoeuvre prenant appui sur ces deux bras Le second bras 15 est déplaçable entre une position d'effacement par rapport au premier bras 5, ctest-à-dire dans laquelle il est au moins en partie dissimulé dans ce dernier agencé pour le recevoir, et une position de travail dans laquelle il s'appuie sur le sol par l'une de ses extrémités, ceci, bien entendu, quand le premier bras 5 est lui-même dirigé vers le bas par sa branche principale 6. Le second bras 15 peut être un levier (figure 1) articulé sur le premier bras 5, plus exactement à l'extrémité libre de la branche principale 6. Un vérin de manoeuvre 16 est attelé à l'un et à l'autre par ses deux extrémités. La partie gauche de la figure 1 montre en trait plein le levier 15 à sa position de travail s'appuyant sur le sol et en trait mixte le même levier 15 à sa position d'effacement dans laquelle il est en partie introduit dans la branche principale 6 du premier bras 5 quand celui-ci occupe sa seconde position. Cette position d'effacement du levier 15 n'entrave en rien le déplacement du premier bras 5 dans le sens indiqué par les flèches F jusqu'à sa première position comme on le voit sur la figure 1. Le second bras 15 peut etre une tige 17 (figure 2) montée télescopiquement dans le premier bras 5, plus exactement dans la branche principale 6 de ce dernier. Cette branche principale peut, en fait, être un vérin dont la tige 17 serait la tige de piston.La position dteffacement est alors celle de la rétraction de cette tige dans le premier bras, Quand on parle plus haut d'une première biellette 10 et d'une seconde biellette 12, on doit admettre que chacune d'elle peut entre constituée, en réalité, par une paire de biellettes parallèles placées symétriquement de part et d'autre de l'épaisseur du premier bras 10 et de la semelle 2o Selon une disposition connue en soi, on peut prévoir sur la semelle 2 et sur le premier bras 5 des trous 18 venant en colncidence quand ce dernier est dirigé vers le bas et dans lesquels on peut enfiler une broche de verrouillage. Le dispositif de l'invention peut se composer de deux moitiés distinctes, identiques, se montant séparément et symétriquement sur un coté et sur le coté opposé du plateau d'une semi-remorqueU Toutefois, il est préférable que la semelle 2 soit assez longue, comme on le voit sur les figures, pour s1 étendre d'un coté à l'autre du plateau, en présentant deux parties extrêmes opposées et symétriques par rapport à un plan médian 19 qui cofncide avec le plan de symétrie de la semi-remorque Chacune des parties extrêmes est équipée ainsi qu'on l'a décrit. Quand le dispositif de l'invention est réalisé comme on vient de le dire, la semelle 2 présente une partie médiane 20 qui peut constituer, avantageusement, la zone d'attache de l'embase 21 dune grue 22 équipant la semi-remorgue (voir la figure 3). On remarguera, principalement à l'aide de la figure 3, que le dispositif de l'invention ne déborde nullement du gabarit de la semi-remorque et qu'il ne une en rien l'évolu- tion de celle-ci par rapport au tracteur. Son installation sur le plateau n'entrain aucune modification de ce dernier; de plus, il peut facilement etre démonté quand on désire affecter la semi-remorgue à une autre utilisation. Dans ce qui précède, on sTest référé à une semi -remorque parce que, parmi les véhicules à plateau, il s'agit de celui où les sujétions sont les plus contraignantes ainsi quton l'a fait ressortir plus haut. I1 va de soi que l'invention n'est pas limitée à ce type de véhicule et qu'elle convient à tout engin à plateau utilisable pour tout genre de travaux publics ou privés, routiers, forestiers, etc.... RE VEN I) i CÂT IONS 1. Dispositif stabilisateur pour véhicule - avec plateau ayant un bord latéral comprenant une semelle munie de moyens de fixation sur le plateau, un pivot horizontal supporté par la semelle au voisinage du bord latéral du plateau, un premier bras composé d'une branche principale et d'une branche auxiliaire réunies l'une à l'autre substantiellement à 900, la longueur de la branche auxiliaire étant supérieure à la distance séparant le pivot du bord latéral voisin, ce premier bras étant monté mobile autour du pivot par l'extrémité libre de la branche auxiliaire entre une première position dans laquelle la branche principale est dressée au-dessus du plateau et une seconde position dans laguelle la branche principale est dirigée vers le bas en dehors du plateau, un vérin articulé d'une part sur la semelle et attelé d'autre part au premier bras, un second bras monté sur le premier bras avec une possibilité de déplacement par rapport à ce premier bras, un moyen de manoeuvre prenant appui sur le premier et le second bras pour déplacer celui-ci entre une position d'effacement et une position de trat ans i laquelle il s'appuie sur le sol par une de ses extrémités quand le premier bras occupe sa seconde po sition. 2. Dispositif stabilisateur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le vérin articulé sur la semelle est attelé au premier bras par une première biellette tandis qu'une seconde biellette est articulée sur ce vérin autour du meme pivot que la première biellette et autour d'un autre pivot supporté par la semelle au voisinage du pivot d'articulation du premier bras par rapport à la semelle. 3. Dispositif stabilisateur selon l'une quelconque des revendications 1, 2 caractérisé en ce que le second bras est un levier articulé sur le premier bras, un vérin de manoeuvre étant attelé à l'un et à l'autre par ses deux extrémités, ce levier étant engagé au moins partiellement dans un évidement du premier bras quand il occupe sa position d'effacement. 4. Dispositif stabilisateur selon l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que le second bras est une tige montée télescopiquement dans le premier bras et déplaçable par rapport à ce dernier sous l'action d'un moyen de manoeuvre incorporé au premier bras, la position d'efface- men-t correspondant à la rentrée de ladite tige à l'intérieur du premier bras. 5. Dispositif stabilisateur caractérisé en ce qu'il comprend une semelle ayant deux parties extrêmes opposons symétriques par rapport à un plan médian, chacune de ces parties extrêmes étant destinée à entre placée à proximité, respective- ment, de l'un et de l'autre bord latéral d'un plateau de semiremorque, en sens transversal, et chacune de ces parties extrêmes étant équipée conformément à 1 'une quelconque des revendications 1 à 4. 6. Dispositif stabilisateur selon la revendication 5 caractérisé en ce que la semelle a une partie médiane qui constitue la zone d'attache de l'embase d'une grue équipant la semi-remorque.