L'invention concerne un perfectionnement aux bacs contenant les liquides actifs utilisés dans les appareils de photocopie ou simi laire et dans lesquels les feuilles photosensibles qui viennent d'être exposéesà l'action de la lumière et doivent être, de façon cdnnue, soumises à l'opération dite de "révélation", sont entrai nées par un dispositif de défilement à vitesse constante. Plus spécialement, elle concerne un tel perfectionnement appli cable dans le cas où est utilisé un révélateur sous forme d'un bain unique constitué par un mélange d'au moins deux composants liquides et / ou solides à l'état pulvérulent, dans lesquels l'activité de l'un ou de plusieurs d'entre eux s'épuise plus rapi dement que celle du ou des autres. Dans un tel cas, il serait évidemment possible d'organiser une alimentation séparée de chacun des composants ; il existe divers ,dispositifs de ce type, mais ils entrainent une aggravation notable de la complexité de l'appareil puisqu'il faut, dans ce cas, organiser, pour chacun des composants, un dispositif de détection du seuil de réapprovisionnement. En conséquence, dans les appareils dans lesquels on cherche à obtenir un prix de construction aussi bas que possible, on utilise généralement un bac capable de contenir une quantité importante de mélange, de manière qu'entre deux copies successives, ou éloi gonzes d'un petit nombré d'unités, il n'existe qu'une différence peu appréciable de densité de reproduction. Cependant, ce palliatif ne permet pas de résoudre efficacement le problème posé. En effet - d'une part, après un certain nombre de dizaines de photocopies, les feuilles successives,qui traversent le mélange,ont absorbé une proportion plus importante de-certains des composants par rapport aux autres, ce qui, dans l'exemple généralement mis en application actuellement en matière de photocopie électrostatique, et qui comporte l'utilisation d'un premier liquide composant, dit "dispersant" et d'un second liquide, dit "toner" comportant une charge de carbone destinée à permettre la constitution de-carac tères noirs sur le papier utilisé (le mélange étant alors connu sous le nom de "prémix"), détermine, par épuisement du carbone, un affaiblissement de l'intensité des caractères ou signes reproduits, - d'autre part, après un certain temps, en raison de la trop grande surface de contact du mélange avec l'air libre, celui-ci est oxydé d'une façon qui ne permet plus l'obtention de copies correctes. Ainsi, alors que l'utilisation du mélange de dispersant et de toner semble constituer une solution acceptable au problème posé; il n'en est rien en réalité, car lorsque la dose initialement introduite dans le bac de l'appareil devient trop peu importante par suite de la simple baisse de son niveau, la densité optique de la reproduction a, par suite de l'épuisement de carbone, diminué dans une proportion non admissible. I1 est alors possible, soit de compléter le niveau du bac avec une dose additionnelle de prémix, soit d'éliminer la quantité restante en la remplaçant, jusqu'au niveau maximal, par une nouvelle dose de produit non encore utilisé; cependant, dans les deux cas, la densité optique des copies succesives, suit, évidemment, une courbe "en dents de scie Par ailleurs, lorsque le bain a été introduit dans le bac depuis un temps relativement important les copies deviennent également de mauvaise qualité, par oxydation;on retrouve alors les mêmes difficultés que celles qui viennent d'être exposées. En vue de remédier simultanément à ces inconvénients, le bac pour appareil de photocopie ou similaire selon l'invention comporte, entre la ligne où la feuille à révéler plonge dans le bain de révélateur contenu dans le bac et celle d'où elle en émerge, une paroi supérieure immergée dans le révélateur et aménagée de manière telle que sa face supérieure reste constamment hors de contact dudit révélateur et que sa face inférieure soit située à une faible distance du fond du bac en vue de diminuer au maximum la capacité utile de celui-ci. A cette fin, et selon le mode de réalisation le plus avantageux, les bords antérieur et postérieurde la paroi supérieure, dans le sens de la progression de la feuille à révéler, sont redressés de manière à émerqer du niveau maximal du révélateur, tandis que ses bords latéraux~sont solidaires, de façon étanche, des parois latérales du bac. I1 est ainsi constitué un bac en forme générale de canal aplati et de faible contenance débouchant à l'air libre uniquement par deux fentes de faible largeur réduisant au minimum l'action d'oxydation (et aussi d'évaporation) au contact de l'air libre. Par ailleurs, ladite paroi supérieure est traversée, de façon étanche, par une canalisation d'arrivée du révélateur débouchant, par un orifice convenable, de préférence au niveau de la face inférieure de ladite paroi et reliée à la partie inférieure d'un réservoir, par ailleurs étanche, disposé de façon connue, à un niveau supérieur au niveau maximum du révélateur dans le bac. Ainsi, dès que le niveau du révélateur baisse au dessous de l'orifice d'arrivée du révélateur de recharge, le niveau du bac est automàtiquement recomplété. Pour un appareil fournissant des copies de format commercial normal, l'on constate qu'une goutte de révélateur tombe ainsi toutes les 3 à 5 copies, ce qui assure aux copies successives une remarquable régularité de densité. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé dans lequel : la figure 1 est une vue en plan d'un bac selon l'invention les figures 2 et 3 des coupes respectivement par Il II et III III de la figure 1, le réservoir de recharge ayant été schématisé en traits mixtes sur la figure 3. Sur les figures,l désigne le bac destiné à contenir le révélateur R. Le bac 1 présente des parois antérieure 2 et postérieure 3 convenablement inclinées et galbées pour favoriser, de façon connue, l'entrée en 4 de la feuille à développer et son évacuation en 5 par un dispositif connu de rouleaux d'entrainement et éventuellement d'essorage qui nsa pas été représenté. Le bac comporte une paroi supérieure 6 sensiblement parallèle au fond 18 du bac et dont les extrémités antérieure 7 et postérieure 8 sont redressées de façon sensiblement correspondante respectivement aux parois 2 et 3, et qui présente deux bords latéraux 9, 10 redressés d'équerre qui constituent, avec les extrémités 7, 8, une sorte de cuvette étanche. Les bords 9,10 sont solidaires par collage des parois latérales correspondantes 11, 12 du bac. Ils pourraient, cependant, être supprimés, le collage des bords correspondants 14, 15 de la paroi supérieure avec lesdites parois latérales devant alors être obligatoirement étanche. La paroi 6 comporte, à sa partie centrale, un ajour traversé de façon étanche par une amorce de tube rigide 13 sur l'extrémité supérieure de laquelle est emmanché à force un tube par exemple en matière plastique semi rigide 16 de mélange intact Rr de recharge. L'ajour 13a, par lequel l'amorce de tube 13 débouche sur la face inférieure 6a est obligatoirement situé au niveau de ladite face inférieure, de manière que celle-ci demeure constamment mouillée, donchors du contact de l'air ambiant. Dans la pratique, la distance entre la paroi supérieure 6 et la paroi de fond 18 du bac peut être réduite à quelques millimètres, de sorte que la contenance du bac pour le niveau de remplissage correspondant à l'affleurement de la paroi supérieure par le liquide, est de l'ordre de 80 cm3 pour un appareil traitant des feuilles de format commercial, par exemple à la norme allemande dite DIN A4 (21 x 29,7 cm). De même, la surface totale de contact avec l'air libre, en R1 et R2 est de l'ordre de quelques centimètres carrés seulement. Cette disposition détermine en elle-même les résultats suivants dont chacun est particulièrement avantageux 1 - L'oxydation du révélateur en fonction du temps depuis lequel il a été introduit dans le bac est réduite à une valeur très faible. 2 - Etant donné la faible hauteur maximale du révélateur dans la cuve, le passage d'une feuille de papier de photocopie suffit à assurer un brassage efficace du liquide sans qu'il soit besoin de recourir à un dispositif particulier pour assurer cette fonction. Le brassage est, d'ailleurs, amélioré par l'aménagement des nervures inclinées 19,20 respectivement sur les faces en regard du bac et de sa paroi supérieure, nervures qui s'opposent; en outre, au collage intempestif des feuilles de copie sur l'une ou l'autre desdites faces en regard. 3 - Le passage de chaque feuille de copie déterminant l'entrai- nement d'une certaine quantité de révélateur, il a été constaté qu'un apport de révélateur de recharge, comportant évidemment la proportion optimale initiale entre ses divers composants, avait lieu toutes les 3 à 5 copies environ,(par abaissement du niveau au dessous de la face inférieure 6a). Ceci assure une excellente régularité de la densité des copies et régénère très rapidement la faible quantité de révélateur contenue dans le bac et éventuellement quelque peu oxydée par une absence trop prolongée d'utilisation. Ainsi, la proportion entre les divers composants du révélateur est, dans tous les cas, maintenue à une valeur très voisine de la valeur optimale, de manière telle que la densité des copies est pratiquement constante, particulièrement lorsque de nombreuses copies sont effectuées à la suite les unes des autres. I1 doit être précisé qu'à titre de perfectionnement et selon un mode de réalisation qui n'a pas été représenté, la paroi supérieure est légèrement inclinée sur le plan horizontal, tandis que l'orifice d'arrivée du révélateur est aménagé au voisinage de la partie la plus haute-de celle ci. Bien entendu, le dispositif qui vient d'être décrit ne constitue qu'un mode de réalisation de l'invention et diverses variantes peuvent lui être apportées sans, pour cela, sortir du cadre de celleci. REVENDICATIONS 1 - Perfectionnements aux bacs contenant les liquides actifs utilisés dans les appareils de photocopie ou similaires dans lesquels les feuilles photosensibles qui viennent d'être exposées à la lumière et doivent être, de façon connue, soumises à l'opération dite de "révélation" sont entrainées, par un dispositif approprié, à défiler à vitesse généralement constante dans un bain constitué par un mélange d'au moins deux composants liquides et / ou solides à l'état pulvérulent, dans lequel l'activité de l'un ou de plusieurs de ces composants s'épuise plus rapidement que celle du ou des autres, caractérisé en ce que le bac comporte d'une part, entre la ligne où la feuille de copie à révéler plonge dans le révélateur et celle d'où elle en émerge, et à une faible distance du fond du bac, une paroi supérieure présentant, selon le sens de progression de la feuille photosensible, deux bords respectivement antérieur et postérieur redressés de manière à émerger du niveau maximal du révélateur, tandis que ses bords latéraux sont solidaires de façon étanche, des parois latérales correspondantes du bac, et d'autre part, une canalisation débouchant par un orifice convenable sur la face inférieure de ladite paroi, et la traversant de façon étanche, reliée à la partie inférieure d'un réservoir ou "nourrice" de recharge, par ailleurs étanche, disposé, de façon connue, à un niveau supérieur au niveau dudit orifice. 2 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords latéraux de la paroi supérieure sont redressés d'équerre de manière à constituer avec ses tords antérieur et postérieur une cuvette étanche. 3 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orifice par lequel la canalisation reliée à la nourrice débouche sur la face inférieure de la paroi supérieure au voisinage de sa partie haute sensiblement para-llèle au fond du bac.