La présente invention concerne la formation de signes au moyen de matières de transfert. On connait depuis de nombreuses années des matières de marquage ou inscription par transfert à sec, qui ont été décrites par exemple dans les brevets français publiés sous les N05 1.293.384 et 1.351.287. Ces matières de transfert à sec consistent habituellement en une pellicule de matière plastique souple, transparente ou translucide, sur laquelle sont disposés des marques ou caractères ou autres signes, en général des lettres de l'alphabet, des numéros ou des marques de ponctuation etc..., chaque caractère étant recouvert d'une couche d'adhésif permettant de le transférer de la feuille-support et de la faire adhérer à une surface réceptrice.Pour faciliter le transfert, les caractéristiques mécaniques relatives de la marque (caractère ou autres) et de la feuille-support doivent être choises de manière que la liaison entre la feuille-support et la marque soit affaiblie ou rompue par un étirage local de la feuille sous l'effet d'un frottement sur le dos de celle-ci dans la zone de la marque au moyen d'un style, un tel système étant décrit dans le brevet français publié sous le NO 1.293.384 précité. De telles matières de transfert à sec ont été très employées pendant plusieurs années dans diverses applications, mais par suite de la nature relativement fragile de la pellicule d'encre constituant les marques, ces matières sont généralement impropres pour la formation de signes pouvant être exposés aux intempéries, à des nettoyages avec des solutions de détergents ou à d'autres actions semblables, et il en résulte que pour la formation de signes, dans laquelle on veut utiliser des marques préalablement formées au lieu de marques imprimées à la main; il s'est développé une tendance à employer des marques vinyliques estampées plutôt que le marquage par transfert à sec.Le marquage par transfert à sec peut être appliqué dans la formation de signes composites où les marques sont recouvertes d'une feuille protectrice, par exemple, le marquage disposé sur un support approprié tel que du papier pouvant être inséré dans un cadre et protégé par un verre ou une feuille de plastique à travers lesquels il reste visible. Mais de tels systèmes ne sont ordinairement pas satisfaisants et ils ont parfois à tendance à être inesthétiques. Or, la présente Demanderesse a trouvé qu'avec une matière de transfert spéciale à double fin, on pouvait former des signes ayant un aspect beaucoup plus agréable, et qui ont l'avantage supplémentaire d'une grand durée. Ainsi, la présente invention a pour objet un procédé de formation de signes dans lequel on utilise une matière de transfert et une feuille-support provisoire, la matière de transfert comprenant une feuille "véhicule" qui transmet la lumière et qui porte sur un côté des marques transférables, on transfère les marques en les faisant adhérer à la feuille-support provisoire dans l'ordre voulu pour former les inscriptions du signe, et l'on applique les marques transférées, à chaud et sous pression sur la surface de la feuille réceptrice du signe, transmettant la lumière, la formule de la matière constituant les marques étant telle qu'après élimination de la feuille-support, les marques restent sur la feuille réceptrice. Ainsi, en particulier, la matière de transfert comprend une feuille-véhicule transparente ou translucide, portant sur un côté des marques transférables qui, ou bien sont par elles-mêmes suffisamment adhésives pour permettre leur transfert sur la feuille-support, ou bien qui portent chacune une couche d'adhésive sur leur. côté opposé à la feuille-véhicule, ou encore qui ne sont pas adhésives mais qui peuvent être transférées au moyen d'une couche adhésive appliquée sur la feuille-support provisoire, et s'il y a un adhésif, celui-ci devant faire adhérer les marques à la feuille-support provisoire plus fortement qu'elles n'adhèrent à la feuille-véhicule, et la matière constituant les marques étant une matière adhésive par application à chaud et sous pression. La chaleur et la pression doivent être suffisantes pour faire adhérer les marques à la feuille du signe transmettant la lumière (transparente ou translucide) plus fortement que ces marques adhèrent à la feuille-support provisoire. La feuille-support provisoire peut ensuite être séparée, et on peut si l'on veut recouvrir les marques d'une couche de matière appropriée, par exemple d'une peinture, qui constitue ainsi un fond pour les marques du signe telles qu'elles sont vues. Le fond peut aussi être constitué par un papier ou une feuille de métal colorés, collés par dessus les marques ou maintenus contre ceux-ci, ou encore la couche de recouvrement peut être apportée par transfert d'une couche colorée d'une feuille de métal, sous pression et, si cela est nécessaire, à chaud. Comme sous l'action de la chaleur et de la pression, les marques sont mises en contact intime avec la surface de la feuille du signe transparente ou translucide, cette surface est entièrement "mouillée" et les marques apparaissent optiquement denses et parfaitement plates. Elles sont protégées par la feuille transparente ou translucide à travers laquelle elles sont vues, et qui peut donc être choisie dans ce but. La matière transparente ou translucide peut être une plaque de verre mais ce sera de préférence une matière plastique, par exemple une matière acrylique, et mieux, une feuille ou plaque en chlorure de polyvinyle, triacétate de cellulose ou polyméthacrylate de métyle, par exemple les produits vendus sous les noms de marque PERSPEX et PLEXIGLAS. On peut conférer aux marques leurs propriétés d'être adhésives sous l'action de la chaleur et de la pression par exemple en les formant avec une matière polymère thermoplastique qui se ramollit à chaud en devenant adhésive, ou encore avec une matière thermodurcissable qui commence à se ramollir aussi par chauffage, et dans ce dernier cas, le signe fini peut être rendu exceptionnellement stable à la chaleur par chauffage après sa formation, ce qui durcit la matière en une pellicule dure et qui adhère bien à la feuille transparente ou translucide. Les marques peuvent être ainsi considérées comme étant formées d'une colle fusible ou adhésif de collage à chaud, conjointement avec un pigment ou un colorant approprié pour rendre leur zone visible. De préférence, la matière de transfert qui est employée dans le procédé selon cette invention est formée d'une manière générale comme une matière de transfert à sec du type à séparation par étirage, c'est-à-dire tel que décrit dans le brevet français publié sous le N01.293.384. Les marques sont de préférence formées par impression au cadre ou au pochoir avec une encre appropriée, puis la totalité de la zone imprimée de la feuille, y compris les espaces entre les marques, est recouverte d'un adhésif non-collant adhérant par pression. Les marques peuvent aussi être formées de manière connue par impression de la zone voulue en une pellicule véhicule incolore et d'une image visible en encre colorée, la pellicule pouvant être imprimée par impression au cadre et l'image visible par exemple par gravure ou impression typographique ou litho graphique, avant ou après l'impression de la pellicule. Les adhésifs non-collants adhérant par pression ne sont pas en général particulièrement solides, et en fait il peut être nécessaire d'avoir recours à la technique de séparation par étirage mentionnée plus haut pour assurer qu'un adhésif relativement faible possède un pouvoir de traction suffisant pour séparer les marques de la feuille-véhicule lorsqu'on utilise la matière de transfert à sec. Le fait que la liaison formée par chauffage et pression entre les marques et la feuille transparente ou translucide à travers laquelle elles doivent être vues est en général beaucoup plus solide que la liaison adhésive formée par l'adhésif de la matière de trans fert ou sur la feuille-support provisoire, permet à cette dernière, sur laquelle les marques sont initialement transférées lorsque le message ou autre est composé pour être détaché, soit à chaud soit à froid, de laisser les marques adhérant solidement à la feuille réceptrice finale transparente ou translucide. Les composants individuels des matières de transfert à sec préférées pour l'exécution du présent pro cadé seront maintenant décrits en détail. - Feuille véhicule La feuille véhicule de la matière de transfert employée suivant l'invention peut être l'une quelconque de celles qui sont couramment utilisées dans la fabrication de feuilles de marquage par transfert à sec, mais on préfère des pellicules de matières plastiques transparentes ou translucides, de préférence en polyéthylène, en copolymères de styrene et de butadiène, en polypropylène ou en téréphtalate de polyéthylène. On peut aussi choisir des papiers couchés, et l'épaisseur de la pellicule sera de préférence de 0,1 à 0,15 mm. La feuille pellicule peut porter un revêtement séparable sur la surface portant les marques. - Marques Les marques peuvent être formées avec une encre d'impression à base d'une matière thermoplastique copolymère filmogène. On peut prendre des encres aussi bien de plastisols que d'organosols, et des encres qui, bien qu'à base de matières polymères thermodurcissables, ont une teneur en agents modifiants propre à conférer à l'ensemble des marques des caractéristiques adhésives de colle fusible thermoplastique.On peut par exemple donner à des encres de nitro-cellulose des propriétés de colle fusible thermoplastique par un choix approprié de plastifiant ; des plastifiants polymères, ajoutés dans une proportion suffisante, confèrent les propriétés voulues tout en permettant d'imprimer les marques sans difficultés et d'obtenir des matières de transfert à sec dites " séparation par étirage", telles que décrites dans le brevet britannique précité NO 959.670. Les marques peuvent être appliquées simplement par une seule opération d'impression, ou bien on peut les former en un certain nombre de couches pouvant varier, et qui sont appliquées par des impressions successives.On peut encore produire des marques appropriées par photographie en modifiant l'une des méthodes photographiques connues de production de matières de transfert à sec, de telles méthodes étant décrites, entre autres, dans les brevets britanniques NOS 1.079.661, 1.291.960 et 1.364.627. Le point de fusion ou de ramollissement des marques doit être choisi avec soin, et en particulier en fonction de la nature de la feuille transparente ou translucide sur laquelle elles doivent adhérer. - Adhésif Comme il a été noté plus haut, l'adhésif est de préférence d'un type non-collant, adhérant par pression. Les adhésifs préférés comprennent un composant polymère très collant tel que le polyisobutylène, l'éther polyvinyl éthylique, l'éther polyvinyl isobutylique ou un mélange de plusieurs de ces composants, avec un composant modifiant ou réduisant le caractère collant du premier, des composants caractéristiques pour réduire le caractère collant étant des matières minérales finement divisées, en particulier de la silice filment divisée, ou des matières cireuses comme des cires naturelles ou synthétiques. La formule des encres constituant les marques peut être choisie en fonction de l'emploi envisagé pour la matière. Par exemple, si l'on se propose d'utiliser celle-ci pour la confection de signes devant consister en une feuille de plastique acrylique à travers laquelle les marques doivent être vues, on peut formuler celles-ci de manière à ce qu'elles soient chimiquement compatibles avec la matière constituant la feuille transparente ou translucide. De même, si la feuille transparente ou translucide est en polychlorure de vinyle, l'encre peut être choisie de maniere à être compatible avec ce polymère et à pouvoir facilement adhérer à chaud sur une telle surface avec des résultats plaisants pour le regard.Des types de feuilles plastiques pouvant être employés dans la confection de signes comprennent des feuilles en polyméthacrylate de méthyle des types précédemment indiqués, en polychlorure de vinyle, polystyrène, polyéthylène et polypropylène, polycarbonates et triacétate de cellulose. Des matières propres à la confection de feuilles porteuses provisoires sont des pellicules de plastiques comme le téréphtalate de polyéthylène, divers papiers traités et, par exemple, une feuille d'aluminium. La matière de support provisoire doit naturellement pouvoir résister à la chaleur appliquée pour faire adhérer les marques, à chaud et sous pression, à la feuille transparente-ou translucide. De même, l'adhésif constituant une partie de la matière de transfert selon la présente invention ne doit pas être altéré par la chaleur et la pression appliquées pour faire adhérer les marques à la surface de la feuille transparente ou translucide, et en particulier, l'adhésif ne doit pas fondre à une température trop basse,ce qui entraînerait un glissement entre les marques et la feuille porteuse provisoire au cours du transfert à chaud.Des adhésifs particulièrement préférés comprennent un composant polymere thermoplastique tres collant avec une proportion appropriée d'une silice finement divisée pour réduire le caractère collant global de l'adhésif. L'adhésif sera de préférence soluble dans des solvants qui ne dissolvent pas la feuille transparente ou translucide, ce qui permettra d'éliminer facilement tous résidus d'adhésif du signe et d'obtenir ainsi un fini propre. I1 est en effet particulièrement important d'enlever ces résidus si les marques doivent être recouvertes d'une couche de peinture par pulvérisation. Dans les exemples qui sont donnés ci-après, les adhésifs-employés peuvent être dissous dans de l'hexane ou dans de l'heptane. Si l'on a fait une erreur, il est préférable de faire en sorte que les marques transférées puissent etre enlevées par le solvant aussi, soit de la feuille-support provisoire soit de la feuille de base transparente ou translucide, et dans les exemples qui suivent, les marques peuvent être éliminées par dissolution dans de l'alcool dénaturé industriel. Si la feuille trtansparente ou translucide sur laquelle les marques doivent être transférées est très mince, par exemple s'il s'agit d'une mince feuille de matière plastique, elle peut être munie pour le transfert à chaud d'un dos rigide approprié. Les exemples suivants servent à illustrer la présente invention, exemples dans lesquels toutes les parties et tous les pourcentages de matieres sont donnés en poids à moins d'indication contraire. EXEMPLE 1 On formule comme suit une encre d'impression On prépare un mélange de : Copolymère de méthacrylate de méthyle ,....... 20 parties Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylene-glycol ........................... 68 parties et Copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle (Vinylite Vyllil de Bakelite) 11 parties. On broie 43 parties en poids de ce mélange sur un broyeur a trois cylindres avec 9 parties en poids de pigment de noir d'aniline, 0,2 partie en poids de silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa) et 3,8 parties en poids d'acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol et on continue à broyer jusqu'à un degré de finesse Hegman de 7. On ajoute encore 24 parties en poids du mélange, 10 parties en poids d'une solution à 40 z en poids d'un copolymère de méthacrylate de méthyle et de méthacrylate de butyle (produit Paraloid P66 de Rohm et Haas) dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol, et 10 parties en poids d'une solution de copolymère de méthacrylate de méthyle (40 % en poids de Paraloid B82 de Rohm et Haas dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol), et on agite le mélange jusqu'à homogénéité. Avec l'encre noire ainsi obtenue on imprime des lettres sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 150 microns d'épaisseur, par sérigraphie avec un écran à mailles de 65 microns d'ouverture, et on sèche sur un séchoir à bande pendant 30 secondes à 600C. On prépare un adhésif de la manière suivante On agite un mélange des matièrés ci-dessous dans les proportions pondérales indiquées Silice de pyrogénation (Aerosil R972 de Deguss4.. 8 parties Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (Exsol 145/160 d'Esso) ........... 48 Solution de polyisobutylène (Oppanol BlO à bas poids moléculaire de BASF, solution à 30 % en poids de matière solide dans l'Exsol 145/160) ........................ 7,7 " Solution de polyisobutylène (Oppanol B50 à haut poids moléculaire de BASF, solution à 20 % en poids dans l'Exsol 145/160 ...... 20 Polybutène (Hyvis 10 à bas poids moléculaire de B.P.Chemicals Ltd) ........,.......,. 13,8 Ce dernier ingrédient est ajouté aux autres tout en agitant, entre 50 et 600C. On ajoute ensuite 99 parties en poids d'une solution à 10 % en poids d'une cire de polyéthylène du type ACP6 de Allied Chemicals Limited, le solvant étant l'Exsol 145/160. On ajoute finalement une solution fondue å 50 z en poids d'un amide gras (Oleamide, Crodamide O de Croda Chemicals) dans de l'Exsol 145/160 et on continue d'agiter pour obtenir un adhésif homogène. On applique cet adhésif par impression à l'écran de 65 microns d'ouverture de maille sur toute la surface des feuilles de polyéthylène préalablement imprimées, et on sèche la couche d'adhésif en faisant passer les feuilles dans un séchoir à bande pendant 30 secondes à 650C. On protège les feuilles de transfert ainsi obtenues en interposant des feuilles de papier de parchemin végétal siliconées. Avec ces matières de transfert produites de la manière usuelle on forme un mot avec les lettres sur une pellicule en téréphtalatede polyéthylène de 50 microns d'épaisseur (Melinex de I.C.I.), et on fait passer cette pellicule portant les lettres, celles-ci étant en contact avec une feuille en polyméthacrylate de méthyle de 2 mm (Perspex de ICI Limited), entre des rouleaux de pincement chauffés à 1700C à la vitesse de 4 mètres/minute. On sépare alors la feuille de téréphtalate du polyéthylène de la feuille de polyméthacrylate de méthyle, ce qui laisse les lettres adhérant solidement à la surface de cette dernière feuille à travers laquelle elles sont regar dées. Sur le côté de la feuille portant les lettres on pulvérise ensuite une peinture, ce qui donne un article dont les. lettres noires se détachent nettement sur le fond de peinture coloré, et qui présente un agréable aspect d'ensemble. EXEMPLE 2 On mélange les matières suivantes dans les proportions pondérales indiquées Bioxyde de titane de la forme rutile (qualité R-HD3 de British Titan Products) ......... 29 parties Mélange de copolymères de l'exemple 1 ... .. 43 H Silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa) ........................ ......... 0,2 Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylene-glycol 7 r 8 n 7,8 On disperse ce mélange sur un broyeur à trois cylindres jusqu'à un degré de finesse Hegman 7 puis on lui ajoute 10 parties en poids de la solution de l'exemple 1 du copolymère de méthacrylate de méthyle et de méthacrylate de butyle, ainsi que 10 parties en poids de la solution de l'exemple 1 du copolymère de méthacrylate de méthyle. On prépare ensuite des matières de transfert à sec en imprimant cette encre comme dans l'exemple 1 sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 150 microns d'épaisseur, puis on les sèche et on les recouvre de l'adhésif exactement de la même manière que dans l'exemple 1. Avec ces feuilles on forme des mots de la manière usuelle en transférant les lettres individuelles sur des feuilles en téréphtalate de polyéthylène de 50 microns, puis on fait passer la feuille portant les mots, conjointement avec une feuille transparente en chlorure de polyvinyle de 1 mm d'épaisseur,entre des rouleaux de pincement chauffés à 1200C, à la vitesse de 4 mètres/minute. Après ce passage on peut séparer la feuille de téréphtalate de polyéthylène, ce qui laisse les lettres blanches qui adhèrent à la feuille de PVC. Sur le côté de cette feuille portant les lettres on pulvérise un vernis cellulosique noir que l'on sèche ensuite à l'air, ce qui donne un article ayant un aspect agréable. On peut associer une plus grande vitesse de passage dans l'étranglement entre les rouleaux à une tempé- rature plus élevée, par exemple opérer à 1600C avec une vitesse d passage de 9 mètres/minute, mais si l'on opère à de faibles vitesses à des températures élevées, la feuille de PVC a tendance à se déformer. EXEMPLE 3 Avec l'encre noire de l'exemple 1 on imprime des marques sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 100 microns au moyen d'un écran à mailles de 250 microns d'ouverture. Ces marques imprimees sont surimprimées en registre avec une pellicule véhicule incolore ayant la composition suivante Silice de pyrogénation (Aerosil 130V de Degussa) ....................... 2,8 parties Plastifiant polymère (Uralac 923/68 de Synthetic Resins Ltd) .......... 30 Plastifiant monomere (Howflex SP de Laporte) ............................ 3,7 Acétate de l'éther monoéthylique de 1'éthylène-glycol .............. 99,5 Nitrate de cellulose (DHX 3/5 à 33 % dans du butanol) 63,9 " Après chaque impression, les feuilles sont séchées sur bande mobile pendant 40 secondes à 850C. Elles sont ensuite surimprimées sur la totalité de la surface avec un adhésif de formule suivante Silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa) ....................... 8,8 parties Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (ECS 2033 d'Esso) ................. 76,9 n Ether monoéthylique de 1'éthylène-glycol .. 26,0 n Xylène ...................................... 10,3 n Ether polyvinyl éthylique (à basse visco sité,de Union Carbide) ........... 16,0 n Ether polyvinylique (à haute viscosité, de Union Carbide) ............... 2,0 n Résine polyterpénique (A125 de R.H. Cole Co.) 3,2 n Cet adhésif est imprimé à travers un écran à mailles de 150 microns d'ouverture puis il est séché par passage des matières de transfert dans un séchoir à bande, pendant 40 secondes à 850C. Avec la matière de transfert ainsi obtenue on forme des mots sur des feuilles en téréphtalate de polyéthylène de 50 microns d'épaisseur (produit Melinex Grade S de I.C.I.), et l'inscription ainsi formée est mise en contact avec des feuilles de polyméthacrylate de méthyle de 2 mm d'épaisseur. On fait ensuite passer l'ensemble de la feuille de poltméthacrylate de méthyle et de la feuille de téréphtalate de polyéthylène portant les lettres entre des rouleaux de pincement chauffés à 1800C, à la vitesse de 8 mètres/minute. On peut alors séparer la feuille en téréphtalate de polyéthylène, ce qui laisse les lettres qui adhèrent solidement à la feuille de polymêthacrylate de méthyle. Pour faire apparaître les lettres, on recouvre le dos de la feuille de polyméthacrylate de méthyle d'une matière rétroréfléchissante (par exemple le produit Scotchlite de 2M Company ou bien une peinture à microperles) pour former une plaque d'immatriculation de véhicule, qui est d'un aspect très agréable et très visible. EXEMPLE 4 On recommence l'exemple 1 mais en utilisant des encres blanche et noire qui sont préparées comme suit On commence par préparer un milieu de base en mélangeant les matières suivantes Polyméthacrylate de méthyle (Plexigum P 24 de Cornelius Chemical Co.) ....... 90 parties Acétate de l'éther monoéthylique de 1'éthylène-glycol ................... 110 Acétate de l'éther monobutylique du diéthylène-glycol ........... 5 N Fraction d'hydrocarbures aromatiques passant entre 168 et 2000C (Aromasol H. de I.C.I.) .......... 10 Avec ce milieu de base on prépare des encrés de composition suivante Milieu de base ................................ 215 parties Butyl phtallyl butyl glycolate (Reomol 4PG. de CIBA-GEIGY) .......... 9 I' Cire d'amide (cire Dehysol) ................ 2,6 " Bioxyde de titane (Rutile qualité RH472 de Laporte) ......................... 68 ou Noir de carbone (Elftex 150 de Cabot) 14 Ces ingredients sont d'abord mélanges avec un couteau à palette puis ils sont broyés sur un broyeur à trois cylindres au degré de finesse Hegman 7. En utilisant ces encres comme dans les exemples 1 à 3 pour former des signes et des plaques minéralo giques, on obtient des résultats tout aussi satisfaisants. Si l'on veut employer des marques à très fins détails, on peut les imprimer en deux stades : on commence par imprimer une zcne générale avec une encre telle que ci-dessus mais sans pigment, pour déposer une pellicule véhicule incolore, puis les marques à fins détails sont imprimées sur cette zone avec l'encre colorée. On peut aussi commencer par imprimer les marques puis surimprimer avec la pellicule claire. Comme la pellicule véhicule incolore est à base d'un polymère acrylique, elle n'altère pas l'aspect de l'article fini. EXEMPLE 5 On recommence l'exemple 1 en utilisant des encres noire et blanche de composition suivante, et un adhésif tel que ci-dessous ENCRE BLANCHE Nitrate de cellulose (mouillé de n-butanol à 33 % dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol) ......................... 48,3 Plastifiant polymère (Paraplex G25 de Rohm & Haas) 14,0 Bioxyde de titane ................................. 30,0 Ether monoéthylique de l'éthylène-glycol (oxitol) 7,?. Cette encre est broyée sur un broyeur à trois cylindres à la finesse Hegman 7 et la viscosité finale est réglée pour l'impression avec de l'acétate d'oxitol. ENCRE NOIRE Nitrate de cellulose (mouille de n-butanol à 33 % dans l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol) ............................ 62,5 Plastifiant polymère (Paraplex G25 de Rohm & Haas) 16,5 Noir de carbone ................................. 7,5 Ether monoéthylique de l'éthylène-glycol ........ 9,5 Cire Dehysol (de Henkel & Cie GmbH ) 2,0 ( agents d'é Modaflow (de Monsanto Chemicals Ltd) coulement 2,0 Cette encre est broyée à la finesse Hegman 7 sur un broyeur à trois cylindres et la viscosité finale est réglée pour l'impression avec l'acétate d'oxitol. ADHESIF Silice de pyrogénation (Aerosil R972 de Degussa) ................. 4,0 Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (Exsol 145/160 d'Esso) ,........ 17,2 Oléamide (Crodamide 'O' de Croda Chemicals Limited) ........ ........ 10,12 Solution de polyisobutylène (Oppanol Blo à bas poids moléculaire de BASF, 50 % en poids dans l'Exsol 145/160) ........ 2,33 Solution de polyisobutylène (Oppanol B50 à haut poids moléculaire de BASF, 20 % en poids dans l'Exsol 145/160) 10,00 Polybutène (Hyvis 30 à poids moléculaire moyen de B.P. Chemicals Ltd.) ........... 6,89 Solution de cire de polyéthylène (type ACP6 de Chemicals Ltd., 10 z en poids dis persés dans de l'Exsol 145/160) .. 49,46 Les résultats obtenus sont tout aussi satisfaisants. REVENDICATIONS 1.- Procédé de formation de signes avec une matière de transfert, caractérisé en ce que l'on utilise une matière de transfert et une feuille-support provisoire, la matière de transfert comprenant une feuille véhicule qui transmet la lumière et qui porte sur un côté des marques transférables, on cransfère ces marques en les faisant adhérer à la feuillesupport provisoire dans l'ordre voulu pour former les inscriptions du signe, et on applique les marques transférées, à chaud et sous pression, sur la surface d'une feuille réceptrice du signe, transmettant la lumière, la composition de la matière constituant les marques étant telle qu'après élimination de la feuille-support, les marques restent sur la feuille réceptrice. 2.- Procédé selon la revendication 1, carac térisé en ce que les marques de la matière de transfert sont par elles-mêmes suffisamment adhésives pour permettre leur transfert sur la feuille-support provisoire. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les marques de la matière de transfert portent chacune une couche d'un adhésif permettant leur transfert sur la feuille-support provisoire. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de la feuille-support provisoire sur laquelle les marques sont transférées porte une couche d'un adhésif suffisamment fort pour permettre le transfert des marques de la matière de transfert sur la feuille-support provisoire. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les marques de la matière de transfert sont formées avec un produit polymère thermoplastique qui se ramollit sous l'action de la chaleur en prenant un état collant. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les marques de la matière de transfert sont formées d'une encre à base de nitrocellulose ayant une proportion suffisante d'un plastifiant polymère pour leur conférer des caractéristiques de colle fusible thermoplastique. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les marques sont mises en contact avec la feuille réceptrice du signe, à chaud et sous pression,par passage entre des rouleaux de pincement chauffés d'un ensemble de la feuille-support provisoire, des marques formant l'inscription du signe et de la feuille réceptrice de celui-ci. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel la feuille du signe est en une matière plastique acrylique, en polychlorure de vinyle ou en triacétate de cellulose. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'après élimination de la feuille-support provisoire, la surface de la feuille du signe portant les marques est recouverte d'une couche colorée contrastant avec la couleur des marques. -10. Les signes qui ont été obtenus par un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.