Cette invention a pour objet des procédés de tissage d'étoffe et les métiers pour les mettre en pratique elle est plus particulièrement concernée par le type de métier connu sous le nom de "métier sans navette . Les métiers de ce type se caractérisent par l'absence de navette classique dans lesquelles une canette, un fuseau ou un organe analogue est emporté à travers la foule de chaîne par une navette ; dans un métier sans navette, le fil de trame est porté à travers la foule, par exemple, par des "lances" ou des navettes qui saisissent le fil de trame pour en tirer une longueur à travers la foule ou par des fausses navettes dans lesquelles une longueur mesurée de fil est soufflée dans les navettes. Un procédé de tissage d'étoffe utilisant un métier sans navette selon cette invention est caractérisé en ce que, pendant chaque cycle du métier, une longueur de fil de trame tirée d'une seule bobine d'alimentation de trame est conduite dans deux foules de channe situées de préférence dans des plans différents. Telle qu'elle est utilisée ici, l'expression "fil de trame" s'applique à des matières naturelles et artificielles et, dans ce dernier cas, la trame est souvent sous la forme d'un ruban étroit plutôt que d'un fil. L'emploi d'une seule bobine de trame pour amener la trame à deux foules conduit à des économies importantes et permet de tisser une étoffe relativement large sur un métier relativement étroit en s'arrangeant pour que chaque longueur de fil de trame, après son insertion ait la forme d'un U ou d'une épingle à cheveux dont une branche se trouve dans chaque foule, Ainsi, on peut tisser simultanément deux portions d'étoffe l'une au-dessus de l'autre, ces partions se rejoignant le long d'un bord et étant dépliées pour former une étoffe de grande largeur ; par ailleurs, les bases des boucles de trame en U peuvent être coupées pour former deux pièces séparées d'étoffe. Un tel procédé se différencie d'un procédé dans lequel des fils de trame séparés sont insérés simultanément dans chacune des deux ou plusieurs foules, ce qui produit des longueurs d'étoffe séparées que l'on doit relier ensemble ultérieurement par une opération séparée. Normalement, les deux moitiés de toute longueur unitaire de fil de trame doivent être insérées, de préférence simultanément dans les deux foules à partir du côté sur lequel se rejoignent les deux portions d'étoffe ; dans ce cas, le fil de trame peut être formé en U avant insertion. Avec un tel agencement, on peut insérer des longueurs complètes de trame dans les foules en une seule course du mécanisme d'insertion de trame, En variante, il serait possible d'insérer une longueur complète de fil de trame dans une foule, et ensuite tirer de l'autre côté une demi-longueur à travers la foule et insérer cette demi-longueur dans l'autre foule. Dans ce procédé, les portions d'étoffe se rejoindraient du côté opposé à celui par lequel la trame a été d'abord insérée. lies longueurs de trame sont de préférence coupées à longueur au préalable avant insertion, mais elles peuvent être coupées de l'alimentation après insertion. Si les deux foules sont alignées plutôt que de se trouver disposées, ce qui est préférable, dans différents plans, les deux foules s'entremêlent, l'une seulement étant ouverte à un moment donné, les fils supérieurs et inférieurs de l'autre foule étant fermés et pivotant juste au-dessus ou en dessous des fils de la foule ouverte. Une navette (par exemple une fausse navette) porte alors une longueur complète de trame à travers une seule foule, la déposant au fur et à mesure de son trajet. La formation du pas et le battage suivent et alors, avant le retour de la navette, les fils de chaîne de la foule dans lequel la trame a été introduite se referment et pivotent au-dessus ou au-dessous de la ligne de la foule. La deuxième foule s'ouvre alors et la navette retourne à travers cette foule et ainsi chaque branche de l'épingle à cheveux est insérée dans une foule différente.Dans cet exemple particulier, les foules sont reliées ensemble du côté opposé à celui par lequel le mécanisme d'insertion commence son cycle. Si l'on désire tisser deux étoffes séparées relativement étroites, chaque longueur de trame est alors coupée en deux, soit avant, soit après insertion, une moitié de chaque longueur étant introduite dans chaque fouleo On notera que le procédé de l'invention peut être modifié en insérant une deuxième longueur de fil de trame tirée d'une deuxième bobine d'alimentation de trame, dans les deux foules pour former une étoffe à deux trames. Une étoffe selon l'invention, qui est tissée sur un métier sans navette, est caractérisée en ce que la trame comporte une série de longueurs séparées, chaque longueur ayant été insérée pendant le tissage sous la forme d'un U ou d'une épingle à cheveux dont les deux branches ont été ultérieurement redressées0 Un métier à tisser selon l'invention comprend des moyens, par exemple des lisses, pour former au moins une paire de foules, les foules d'une paire se trouvant de préférence dans des plans différents l'un au-dessus de l'autre, et un mécanisme d'insertion de trame pour insérer une longueur de fil de trame qui a été tirée d'une seule bobine d'alimentation de trame dans les deux foules, de préférence simultanément.La disposition peut être telle que, après insertion, les longueurs de fil de trame se trouvent dans l'étoffe en forme d'U, auquel cas on a tissé une étoffe double, ou bien des longueurs de trame peuvent être coupées avant ou après insertion, de sorte que l'on a tissé deux étoffes relativement étroites. Le mécanisme d'insertion de trame peut comporter deux organes d'insertion de trame, dont chacun est aligné avec l'une des foules d'une paire et est conçu et disposé de façon à saisir et tenir une extrémité d'une longueur commune de fil de trame de telle sorte que, après avoir traversé l'étoffe, la longueur de trame est déposée sous forme d'U ou d'épingle à cheveux. Comme exemple d'organe approprié d'insertion de trame, on peut citer les navettes à pinces, ou les fausses navettes, mais l'on préfère des lances ou aiguilles reliées à une extrémité pour former un U. Un élément qui peut faire partie de la portion arrière des lances sera normalement prévu pour coopérer avec la trame entre le mécanisme d'alimentation et un dispositif préhenseur dans le but de retirer une longueur déterminée de fil de trame lorsqu'il se déplace en s'éloignant des foules. Si le métier est un métier à lances, alors,comme dans les métiers connus de ce type, un doigt ou un mécanisme de préhension du fil sera prévu sur ce bord de l'étoffe opposé au bord par lequel la trame est insérée. Des moyens de coupage seront de préférence prévus pour séparer les longueurs de trame de l'alimentation principale avant que les aiguilles ne pénètrent dans les pas de sorte que la trame est déposée sous une forme d'U préformé. Comme variante moins préférable, il serait possible de prévoir des moyens pour couper les longueurs de fil de trame de l'alimentation à la fin de chaque cycle d'insertion. Le métier peut comporter un dispositif de saisie de la trame ou un dispositif d'alimentation auxiliaire, qui peut se déplacer indépendamment du mécanisme d'insertion de trame et qui est agencé pour saisir le fil provenant de I'ali- mentation pendant le mouvement du mécanisme d'insertion de trame à travers les foules. Bans une telle réalisation, Le dispositif auxiliaire d'alimentation de trame saisit un fil sortant d'une alimentation en fil et en tire une longueur vers la foule lors de l'insertion de la longueur précédente et le tient prêt à être saisi par les lances avant leur passage d'insertion suivant à travers les foules0 Ainsi, lorsque la longueur de trame est tirée de ltalimentation à la fois pendant une course d'insertion des lances et pendant leur retour, la vitesse d'extraction du fil de l'alimentation est divisée par deux par comparaison avec un dispositif dans lequel les lances elles-mêmes tirent le fil pendant leur course d'insertion. Un dispositif d'alimentation de ce type comprend un convoyeur ou un dispositif équivalent portant des capteurs du fil pour transporter une longueur de fil depuis l'alimentation jusqu'aux foules, une pince coupe-fil et un dispositif de saisie du fil pour maintenir la base de la longueur de fil en U lorsque les lances portent les deux branches à travers leurs foules respectives0 lie convoyeur peut faire un angle avec les foules d'un côté, mais il est de préférence parallèle à la direction de déplacement. L'invention va maintenant être décrite à titre d'exemple, en se référant au dessin joint, dans lequel la figure 1 est une vue en élévation des lances d'une réalisation d'un métier à lances selon cette invention, et de leur entralAnement la figure 2 est une vue schématique en bout de la ligne de chaîne montrant les fils de chaîne et la position des deux foules, le mécanisme de formation du pas et de battage, et le rouleau d'appel de 1? étoffe les figures 3 à 8 sont des vues scnématiques en plan des parties essentielles du métier montrant leur position pendant un cycle du métier la tigure 9 est une vue schématique en plan des composants principaux de lentrainement du métier la figure 10 est une vue en perspective illustrant l'alimentation de trame et le mécanisme pour entraîner les divers composants du côté de la foule d'où la trame est insérée la figure 11 est une vue en perspective de l'un des mécanismes de came pour ouvrir les mors d'aiguilles la figure 12 est une vue similaire vue de l'au- tre côté de la foule et montrant le mécanisme de pince coupefil la figure 13 est une vue en plan d'une réalisation modifiée du dispositif d'alimentation de trame situé d'un côté du métier; la figure 14 est une vue en élévation correspondant à la figure 13 et montrant la saisie du fil par les éléments capteurs, dans trois positions différentes les figures 15 et 16 sont des vues en perspective du transfert de l'épingle à cheveux de trame depuis les éléments capteurs jusqu'aux lances les figures 17 et 18 sont des vues schématiques des lames de la pince coupe-fil en position ouverte et en position fermée les figures 19 à 21 sont des vues schématiques en plan illustrant trois stades du fonctionnement d'un dispositif d'alimentation de trame modifié ; la figure~22 est un schéma montrant les lances sur le point de saisir une longueur de trame maintenue par le dispositif illustré sur les figures 19 à 21 ;; la figure 23 est similaire à la figure 22, mais montre la position juste après saisie du fil par les lances ; la figure 24 est une vue à grande échelle illustrant le crochet à fil avec le bord de coupe de l'extrémité pour couper l'épingle à cheveux les figures 25 et 26 sont des schémas montrant une variante dans laquelle l'extrémité fermée de l'épingle à cheveux de trame est coupée avant que les lances ne pénètrent dans la foule ; et la figure 27 est un schéma illustrant la séquence de formation du pas d'une variante de métier sans navette selon cette invention0 Fondamentalement, le métier des figures 1 à 12 possède un mécanisme d'insertion de trame se présentant sous la forme d'une double lance dont les deux lances 2 sont reliées ensemble à leur extrémité arrière 40 lies lances, qui extraient le fil de trame d'une seule bobine d'alimentation 144 sont montées pour se déplacer d'un mouvement alternatif en travers de 11 étoffe et de telle façon que l'une des lances soit située audessus de l'autre en alignement avec les deux foules 6,62- (voir figure 2), les pas étant créés par des lisses 8 qui coopèrent avec les fils de chaîne 10 tirés d'une ensouple 12 par dessus des rouleaux de guidage 14 et passés à travers un peigne classique 160 L'étoffe tissée en double est représentée en 18, 19 étant le rail support standards L'étoffe double passe alors sur des rouleaux 20 pour arriver u un rouleau d'étoffe principal 22o Les lances sont entraînées par un moteur 24 (voir figures 1 et 9) par l'intermédiaire d'une transmission comportant une courroie 26 qui relie l'arbre de sortie du moteur à une poulie 28 fixée à une extrémité d'un arbre 30 dont l'autre extrémité porte un pignon 32 engrenant avec un autre pignon 34 monté sur l'arbre 36o A son autre extrémité, l'arbre 36 porte une une manivelle 38 qui est reliée à une coulisse 40 par l'intermédiaire d'une bielle articulée 42o La coulisse 40 est montée sur des glissières 44 et porte des pignons de chaine 46 et 48 montés de façon à pouvoir tourner. Une channe 50, qui est fixée à chacune de ses extrémités 52,54 au bâti du métier, passe autour du pignon 46, autour de deux autres pignons de chaine 56 et 58, et finalement autour du pignon de chaîne 48. On notera que, pour un déplacement donné de la coulisse 40, la chaîne passe autour de la roue 58 sur une longueur double, et que la rotation du pignon 58 est encore doublée par sa liaison à un pignon de plus grand diamètre 60 autour duquel passe une boucle de chaîne 62o La chaîne 62 passe autour d'autres pignons de chaîne 64 et est fixée en 66 à l'extrémité arrière des lances 2. Ainsi, lorsque le moteur fait tourner la manivelle 38 pour déplacer d'un mouvement alternatif la coulisse 40 et les pignons de chaîne 46 et 48, la cnaîne 62 se déplace également d'un mouvement alternatif, avec une course plus grande, pour déplacer d'un mouvement alternatif les lances à travers la foule, L'arbre 36 porte également un pignon d'engrenage 66 (voir figure 9) engrenant avec un pignon similaire 68 monté à une extrémité d'un arbre 70 perpendiculaire à l'arbre 36 et portant un pignon 82 qui engrène avec un pignon 83 monté sur un autre arbre 80 s'étendant en travers du métier0 L'arbre 70 entraîne également le rouleau d'appel de l'étoffe 22 par l'intermédiaire d'un mouvement d'indexation classique (non représenté).Un deuxième arbre 84 qui s'étend parallèlement à l'arbre 80, est entraîné par ce dernier par l'intermédiaire de pignons d'engrenages indiqués en 86. L'arbre 84 porte des cames 88 qui commandent le mouvement des lisses 8 par l'intermédiaire d'un mécanisme classique repéré de façon générale en 90 sur les figures 2 et 9. A l'extrémité gauche (vue sur la figure 9) de l'arbre 80 est monté un pignon de chaîne 92 entraînant par l'intermédiaire d'une chaîne 94 et d'un deuxième pignon de chaîne 96, un arbre à came de battage 98 qui actionne le peigne- 16 par l'intermédiaire d'un mécanisme classique indiqué en 100 sur les figures 2 et 9. On va maintenant décrire un cycle complet du métier0 Dans la position montrée sur la figure 3, les lances 2, dont une seule peut être vue, sont dans la position dans laquelle elles ont juste déposé dans chaque foule une branche d'une seule longueur de fil de trame en U 102 qui a été extraite de la bobine unique d'alimentation de trame 144 et dans laquelle elles se sont déplacées en arrière dans les foules dans la direction indiquée par la flèche A sur leur trajet de retour.Les extrémités coupées 104 des fils ont été saisies par une pince coupe-fil 106 qui a été éloignée des lances jusqu'à la position représentée de façon à ne pas gêner les têtes des lances lorsqu'elles retournent dans les foules0 Un mécanisme "Leno standard, généralement représenté en 108 et entraîné par l'arbre 74 et une biellette 110 (voir figures 3 et 9) peut autre prévu sur le métier sur le côté de l'étoffe adjacent à la pince coupe-fil 106 pour empêcher les extrémités 104 des fils de trame d'être tirées hors de l'étoffe0 L'arbre 74 est entraîné à partir de l'arbre 80 par l'intermédiaire du pignon d'engrenages 78 sur l'arbre 80 et 72 sur l'arbre 74o De l'autre côté des foules, à savoir du coté à partir duquel les lances pénètrent dans les foules,l'extrémité fermée ou base 112 de la longueur de trame en U qui vient juste d'être insérée simultanément par les deux lances est enroulée autour d'un crochet 114 articulé en 116 et actionné par Une tige 118 dont la commande est montrée avec plus de détails sur les figures 9 et 10o Cette commande comporte un pignon de chaîne 120 monté sur la droite de arbre 80 et entraînant par l'intermédiaire d'une chaîne 122 et d'un deuxième pignon de chaîne 124 un arbre à cames 126 s'étendant parallèlement à l'arbre 80 sous l'étoffe.L'arbre 126 porte un certain nombre de cames pour actionner diverses parties du métier, comme il sera décrit ci-après y compris une came 128 qui coopère avec un galet monté à l'ex- trémité dgun bras d'un basculeur 130 qui est monté pour pivoter sur l'arbre 134o Le basculeur 130 est appliqué sur la came 128 prr un ressort 132 et son autre bras est articulé en 136 à l'ex- trémité inférieure de la tige de poussée 118, dont l'autre extrémité est articulée à ltextrémité du crochet 114o Pendant le mouvement des lances 2 depuis la position représentée sur la figure 3 jusqu'à la position représentée sur la figure 4, un capteur de fil double 138 partant des lances passe entre un oeilleton de guidage 140 et une pince coupe-fil 142 et saisit une longueur de fil de trame s'étendant entre l'oeilleton de guidage 140 et la pince coupe-fil combinée 142, l'extrémité libre du fil étant maintenue par le mécanisme de pince coupe-fil repéré généralement en 142. La pince coupe-fil et l'oeilleton de guidage se déplacent alors en s'éloignant des lances de façon à laisser le passage aux têtes de lances. Ce mouvement de la pince coupe-fil est commandé par une came 142 (voir figure 10) agissant par l'intermédiaire d'un basculeur 148 monté de façon à pivoter autour d'un axe 150 fixé au bâti et articulé en 152 au corps de la pince coupe-fil. De façon similaire, le mouvement de l'oeilleton de guidage 140 est commandé en séquence minutée par une came 154 mondée sur l'arbre à cames 126, par l'intermédiaire d'un basculeur coudé 156,qui pivote autour de l'arbre fixe 134 et qui est appliqué vers la came par un ressort 158, et d'une bielle 160 qui est articulée à la fois à un bras du basculeur coudé 156 et à une patte 162. La patte 162 est solidaire de l'oeilleton de guidage 140 par un axe oscillant 164 monté dans un support 166 fixé au bâtit Du fait du mouvement des lances et du capteur s'éloignant de la foule, une longueur prédéterminée de fil de trame est tirée de l'approvisionnement 144 Les bobines d'approvisionnnement à extrémité conique (dont une seule est représentée) sont montées dans un capot 168 (voir figure 10) et le fil en est tiré à travers un oeilleton 170 jusqu'à des moyens appropriés de tension repérés de façon générale en 172 pour aller ensuite à l'oeilleton de guidage 140. Lorsque les lances se trouvent pratiquement à la fin de leur course et qu'elles sont dégagées des foules, comme dans la position représentée sur la figure 5, les mors de fil des têtes de lances qui sont formés par l'extrémité recourbée 174 d'une barre de torsion 176, l'extrémité recourbée formant pince avec le côté de la tête des lances, ont été ouvertespar la coopération d'un plongeur 178 soumis à l'action d'un ressort, monté d'un côté des lances et relié aux barres de torsion 176 des deux lances, avec une came 180 qui se déplace dans Le trajet du plongeur 178 pendant la course de retour des lances grâce au mécanisme représenté sur les figures 9 et 11. Ce plateau came arrière 180 et une came avant 181 sont montés sur un arbre 182 qui est déplacé par un dispositif comportant une bielle de poussée 184 partant d'un basculeur 186 qu'un ressort 188 applique sur la périphérie d'une came 190 montée sur l'arbre 80. La pince coupe-fil 142 et l'oeilleton de guidage 140 sont déplacés en direction des lances après le passage des têtes de ces dernières, la pince coupe-fil et l'oeilleton de guidage se trouvant à des niveaux différents de façon à ne pas gêner le passage des lances. Le déplacement de la pince coupefil et de l'oeilleton de guidage en direction des lances dirige le fil dans les mors formés par les extrémités des barres de torsion 176 et les têtes de lances0 Cette opération est aidée par un fil de poussée 192 qui est déplacé en direction des lances par (voir figure 10) une came 194 montée sur l'arbre à cames 126, la liaison entre le fil et la came étant assurée par un basculeur 196 pivotant sur l'arbre fixe 150, Le fil de poussée 192 peut également servir de détecteur casse-fil pour détecter si la trame est en position sur les lances. S'il n'y a pas de fil, ce fil de poussée détecteur actionne un casse-fil (non représenté) pour arrêter le métier0 Lorsque les lances quittent les foules, le peigne 16 est déplacé vers l'avant pour battre les fils de trame et le crochet 114 pivote vers l'extérieur comme on peut le voir sur la figure 5 pour se dégager de la base 112 de la longueur dettrame en U qui vient juste d'être insérée dans les deux foules 6, 62o La figure 6 montre les lances en position complètement rétractée, position dans laquelle le plongeur 178 a repris sa position normale, ce qui ait que le mors 174 de chaque lance tient une extrémité respective de la boucle de fil de trame s'étendant de la pince coupe-fil 142 qui est alors ouverte pour libérer une extrémité du fil de trame saisie maintenant par la lance inférieure.Ce mouvement d'ouverture de la pince coupefil, ainsi que le mouvement ultérieur des lames, est commandé en sequence minutée avec les autres opérations par une came 198 montée sur l'arbre à cames 126 qui attaque un galet 200 sur un basculeur 202 dont une extrémité 204 est montée pour pivoter sur l'arbre 134 et dont l'autre extrémité est reliée aux lames de la pince coupe-fil par une biellette 206 de telle sorte que les lames sont ouvertes et fermées en fonction de la position du galet sur la came.Le fil de trame partant du mors supérieur passe à travers l'oeilleton de guidage 140 jusqu'à la bobine d'alimentation de trame 144o La came 180 est maintenant déplacée pour s'éloigner des lances, de sorte que le plongeur 178 n'est pas réattaqué lors du mouvement des lances vers l'intérieur0 Lorsque les lances se déplacent vers l'intérieur dans la direction montrée sur la figure 7, par la flèche 3, l'oeilleton de guidage 140 et le fil de poussée 192 se déplacent vers l'arrière en s'éloignant de la lance qui tire le fil s'étendant entre elle et les mors de la lance supérieure vers les lames ouvertes de la pince coupe-fil 142, qui sont alors fermées pour couper le fil de façon à libérer l'extrémité partant de la lance et pour tenir l'extrémité du fil venant de la bobine.En même temps qu'elle effectue le coupage, la pince coupe-fil pivote en bloc vers le bas et vers l'extérieur de façon à ne pas gêner les têtes des lances0 Ainsi, l'extrémité libre de chacune des branches de la longueur en U de fil de trame 102 s'étendant entre les mors 174 et le capteur 138 est maintenant saisie par chacune des deux lances 2 respectivement. On notera que les deux lances portent maintenant une longueur préformée- en U ou en épingle à cheveux de fil de trame qui sera insérée dans les deux foules 6,6' respectivement une branche dans chaque foule, Le crochet 114 commence maintenant à pivoter vers l'avant mais ne passe pas dans le trajet de la tête de lance. Le peigne 16 a été retiré et la position que prennent les divers composants à droite du métier lorsque les lances approchent de la position montrée sur la figure 8 est illustrée sur la figure 10. Lorsque les lances sont à moitié chemin en travers de la foule, la deuxième pince coupe-fil 106 s'ouvre pour libérer les extrémités de l'épingle à cheveux antérieurement déposée et, lorsque la tête de lance passe devant elle pour aller à la position montrée sur la figure 8, elle se déplace vers l'avant et saisit le fil et le tire vers ceux déjà déposés,les mors des lances s'étant ouverts légèrement par l'action du plongeur 178 attaquant la came avant 181. Àu moment où les lances ont atteint la position montrée sur la figure 8, le crochet 114 a pivoté jusqu'à une position dans laquelle il passe entre les deux bras du capteur 138 de telle sorte que la base 112 de la longueur en U de trame est prise sur le crochet qui est ensuite basculé vers les têtes de façon à tirer la longueur récemment déposée de trame vers celles déjà déposées comme l'a fait la pince coupe-fil 142 Lorsque les têtes de lances sortent des foules pendant leur trajet vers l'avant, on atteint la position illustrée sur la figure 12. La pince coupe-fil 106 a été déplacée en direction des lances du fait de la position du basculeur 212 sur une came 214 montée à gauche de l'arbre à cames 126.Lorsque le basculeur 212 pivote vers le haut, il bascule autour de son axe 216 monté sur le bâti et déplace ainsi en bloc la pince coupefil avec ses lames s'ouvrant vers les extrémités du fil dans les lances. Une autre came 218, également montée sur l'arbre 126, soulève alors son basculeur 220 qui est relié aux lames mobiles de la pince coupe-fil pour couper le fil, mais également pour le retenir dans les lames.Presque simultanément, le galet 224 du basculeur 212 passe sur la.crête de la came 214, faisant ainsi basculer vers le bas le basculeur 212 sous l'influence du ressort 226 pour tirer les extrémités du fil hors des lances et vers l'arrière de leurs foules respectives (voir figure 3). I1 est bien entendu que, lorsque la pince coupe-fil 106 commence à s'éloigner des lances les mors 174 ont été ouverts du fait de l'attaque du plongeur 178 par la came 181 (voir figure 1l)a lie cycle du métier est alors terminé et le cycle suivant commence à partir de la position décrite ci-dessus en se reportant à la figure 3.On notera que les mouvements des lances des pinces coupe-fils, de l'oeilleton de guidage, du crocnet, du fil de poussée, des lisses et des cames de mors sont déclenchés selon la séquence désirée du fait qu'ils sont tous entraînés par le moteur 24 par l'intermédiaire des diverses transmissions décrites ci-dessus. On peut monter une ratière si on le désire pour former des sacs, l'extrémité ouverte du sac se trouvant du côté des extrémités ouvertes des longueurs en U de trame qui sont insérées Lorsque l'étoffe a été tissée, sa trame comprend une série de longueurs en U séparées, une moitié de l'étoffe étant située au-dessus de l'autre. L'étoffe peut alors être ouverte et déployée à sa pleine largeur. Les dispositifs modifiés d'alimentation de trame montrés sur les figures 13 à 18 et qui vont maintenant être décrits sont prévus pour être employés sur un métier du type décrit et illustré ci-dessus en se référant aux figures 1 à 12, à savoir un métier dans lequel l'étoffe est tissée simultanément en deux foules situées l'uns au-dessus de l'autre, le fil de trame provenant d'une seule bobine d'alimentation et étant porté par une paire de lances dont chacune travaille respectivement dans chaque foule, cnaque lance étant conçue pour saisir respectivement une extrémité d'une longueur commune de fil de trame de façon que la longueur de trame soit déposée sous forme de LI ou d'épingles à cheveux. En se reportant maintenant aux figures 13 à 18 du dessin, le dispositif d'alimentation de trame comprend une courroie transporteuse 228 portant une paire de capteurs de fil dont chacun est constitué par un bras 230 portant deux broches 232 dirigées vers l'extérieur. Le convoyeur s'étend horizontalement entre une position adjacente à la seule bobine d'alimentation de fil de trame 234 et une position adjacente aux deux foules scnématiquement repérées en 238 et 240 (voir figures 15 et 16) à travers chacune desquelles circule la lance correspondante 244, 2440 Lorsque les lances reviennent à travers la foule au début d'un cycle du métier ou d'une course d'insertion, un capteur (voir les traits pointillés en haut de la figure 14) est placé immédiatement derriere le fil de trame 246 entre son ex trémité coupée, qui est tenue par une pince coupe-fil repérée en 248, et deux disques de tension 250. Le convoyeur continuant à se déplacer dans la direction représentée par les seches C,les deux broches 232 du capteur saisissent le fil de trame et le tirent de l'alimentation 234 le long du convoyeur comme il est in diqué en traits pointillés sur la figure 14. Lorsque les lances atteignent l'extrémité de leur course d'insertion et repénétrent dans la foule côté du mé tier non représenté dans le dessin, deux plaques de tension 252 situées au voisinage de la foule sont levées de façon à permet tre au capteur de trame 230 de passer en dessous d'elles en emportant la double longueur de fil de trame, Le capteur atteint la position montrée en traits pleins sur les figures 13 et 14 au moment ou les lances 242, 244 ont atteint l'extrémité de leur course de retour ou course vers l'avant a travers les fou les0 On notera que, lorsque l'extrémité coupée du fil est tenue par la pince coupe-fil 248, le fil de trame est porté le long de la longueur du convoyeur sous forme d'une boucle dou ble ou d'une épingle à cheveux dont la base est maintenue par les deux broches 232 comme on peut le voir clairement sur la figure 15. Chacune des lances comporte un épaulement de crochet 254 qui est dirigé vers le haut sur la lance supérieure 242 et vers le bas sur la lance inférieure 244, chaque crochet ayant la forme d'un ardillon, de telle sorte que les tetes des lances peuvent passer entre les deux branches de l'épingle à cheveux de trame juste derrière les broches 132, les deux branches de l'é- pingle à cheveux reposant alors comme on peut le voir sur la fi gure 15 contre l'épaulement des crochets 254o Àu moment où les lances ont atteint cette position, les plaques de tension 252 ont été abaissées jusqu'à la position représentée, saisissant les deux longueurs de fil 246 ; immédiatement après, un capteur de trame pivotant 256 tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'à la position re présentée sur la figure 15 La pince coupe-fil 248 s'ouvre pour libérer l'extrémité coupée qu'elle tenait antérieurement et se déplace vers le haut pour saisir la longueur de fil de trame venant des disques de tension 250 Comme on peut le voir sur les figures 17 et 18,la pince coupe-fil comporte deux lames de pince arrondies 260 Lorsque les deux paires de lames se referment sur le fil de trame, c'est-à-dire lorsquFelles se déplacent de la position représentée sur la figure 17, à celle représentée sur la figure 18, les lames 258 coupent le fil et les lames 260 tiennent l'extrémité du fil partant des disques de tension 250. Incidemment, les pinces coupe-fil 106 et 142 montrées par exemple sur les figures 10 et 12 peuvent être identiques. lies deux branches de l'épingle à cheveux de trame prises par les lances sont maintenant libres d'être insérées dans les foules, les plaques de tension tendant ces deux branches lors de la course d'insertion. La pince coupe-fil se déplace alors vers le bas emportant avec elle l'extrémité coupée s'étendant des disques de tension 250, de façon à reprendre la position montrée sur la figure 14, avec l'extrémité du fil de trame positionnée pour être saisie par le capteur de fil 230. I1 peut être souhaitable que la pince coupe-fil tourne de 90 pour mieux saisir le fil, Lorsque les lances reviennent dans les foules, elles tirent la trame hors des broches 232 et sur le capteur 256, comme on le voit en 262 sur la figure 16. Les lances continuent à revenir dans les deux foules chaque lance portant l'une des deux branches de la longueur de trame dans la foule respective (voir figure 16) de façon à former une épingle à cheveux. Le cycle se répète alors, le convoyeur continuant son trajet et les extrémités libres de l'épingle à cheveux de trame étant tirées à travers les foules jusqu'à une position adjacente à l'autre côté des foules, et le capteur de trame 256 pivotant dans le sens des aiguilles d'une montre depuis la position représentée sur la figure 15 lorsque les lances quittent les foules vers la fin de leur mouvement de retour de façon à libérer la base 262 de l'épingle à cheveux pour le "battage", Lorsque le fil de trame est tiré de la bobine d'alimentation pendant tout le cycle des lances, la vitesse à laquelle le fil est tiré est diminuée de façon à éviter pratiquement que le fil de trame soit saisi et sorti brusquement de la bobine d'alimentation0 Dans la disposition modifiée représentée sur les figures 19 à 23, le convoyeur 228 s'étend parallèlement à la direction du mouvement des lances, ce qui économise de l'espace, et la trame est ensuite insérée dans les foules lors de la course vers l'avant des lances dans les foules, et non lors de la course de retour. Comme on peut le voir sur le dessin, les lances sont pourvues d'un crochet 264 ouvert vers l'avant des lances de façon à saisir la base de l'épingle à cheveux de trame et la pousser dans les foules. Le fonctionnement du dispositif d'alimentation de trame est sensiblement identique à celui décrit en se reportant aux figures 13 à 16, mais, au lieu du capteur de trame pivotant 256, on monte un ensemble de trois crochets de trame pivotants 266 adjacents aux foules, les crochets pivotant vers le convoyeur lorsque le capteur 230 portant le fil de trame a atteint une position adjacente aux foules et juste avant le mouvement vers l'avant des lances. Les trois crochets de trame 266 saisissent la base de l'épingle à cheveux de trame portée par les broches 232 des capteurs, et la tirent hors de ces capteurs, comme on peut le voir sur la figure 20.Ce mouvement des crochets de trame fait placer la trame sur le trajet des lances lors de leur avance (voir figures 20 et 22)o Les lances se déplacent alors entre les crochets comme on peut le voir clairement sur la figure 21, 22 et 23, le crochet central 266' tenant encore le fil entre les lances, de sorte que la trame est insérée sous forme d'épingle à cheveux dans les deux foules0 Juste avant le mouvement des lances entre les crochets de trame, la pince coupe-fil 248 s'ouvre comme il a été décrit antérieurement en se reportant aux figures 16 et 18, pour libérer l'extrémité de la longueur de fil de trame qui va maintenant être saisie par les lances et pour couper l'autre extré mité et tenir cette extrémité qui vient d'être coupée prête à être saisie par le capteur du convoyeur0 Lorsque la longueur de trame qui vient juste d'eAtre- saisie par les lances a été déposée, les crochets de trame reviennent en pivotant à la position montrée sur la figure 19, prêts à saisir la nouvelle longueur de trame lorsque celle-ci a été tirée de la bobine d'alimentation par le capteur du convoyeur. Si l'on désire couper les épingles à cheveux de trame après que celles-ci aient été saisies par les lances de façon à former deux étoffes séparées au lieu d'une seule étoffe de largeur double, et si l'on emploie le mécanisme illustré par exemple sur les figures 3 à 8, il suffit de le modifier en aiguisant le bord de l'extrémité extérieure 268 du crochet 114, comme on le voit sur la figure 24. Lorsque le crochet 114 se trouve dans la position représentée sur la figure 8, le bord coupant ne doit pas être aligné avec l'extrémité fermée de l'épingle à cheveux de trame et ainsi cette épingle à cheveux est saisie par le crochet,mais non coupée. Cependant, lorsque le crochet pivote vers l'arrière des foules comme on le voit sur la figure 3, il tire d'abord la trame dans cette direction, mais en continuant à se retirer de l'épingle à cheveux, comme sur la figure 4, le bord coupant passe à travers l'extrémité fermée et la coupe. La tension d'application de l'extrémité fermée de l'épingle à cheveux contre le crochet pendant cette opération pour assurer sa coupe peut être maintenue du fait que la pince coupe-fil 106 ne libère pas les extrémités libres opposées de l'épingle à cheveux jusqu'à ce que le crochet 114 se soit complètement retire. En variante, l'extrémité fermée de l'épingle à cheveux de trame peut être coupée avant que les lances ne pénètrent dans les foules (voir figures 25 et 26). Dans cette disposition, les lances comportent un deuxième jeu de mors de barre de torsion 270 au-dessus et en dessous des capteurs de trame 138, qui sont placés légèrement plus loin en direction de l'extrémité arrière des lances de façon à ne pas pénétrer dans la foule lorsque la lance est en position avant. Une lame de coupe 272 est disposée de façon qu'elle puisse pivoter entre les capteurs 138 lorsque les aiguilles sont dans leur position arrière (rétractée). Au lieu du crochet 114, on peut prévoir un autre jeu de pince coupe-fil 274. L'épingle à cheveux de trame est chargée sur les lances comme il a été antérieurement décrit et illustré en se reportant aux figures 3, 4 et 5. les deux jeux de mors de torsion avant et arrière 174 et 270 sont ouverts lorsque la came 180 attaque le plongeur 178. Lorsque les lances arrivent à la position représentée sur la figure 6, le plongeur quitte la surface de came et les mors se ferment, fixant ainsi l'pingXe à cheveux de trame aux lances à la fois aux extrémités avant et arrière0 La lame 272 pivote alors entre les capteurs 138 et coupe l'extrémité fermée de l'épingle à cheveux de sorte que chaque lance est chargée avec son propre fil de trame séparé, Les lances pénètrent alors dans les foules et, lorsqu'elles sont dans la position illustrée sur la figure 8, les pinces coupe-fil situées de chaque côté de la foule se déplacent vers les lances, l'une saisissant les extrémités avant des trames derrière les têtes de lances et autre saisissant les fils en avant des capteurs de lances 138. La deuxième came 181 a attaqué le plongeur 178 de façon à ouvrir légerement les pinces à la fois en avant et en arrière de la lance, et lorsque les pinces coupe-fil se rétractent, elles tirent les fils de trame séparés vers l'arrière de leurs foules respectives. Le battage commence alors comme précédemment. Si le métier selon l'invention est un métier du type dans lequel le fil de trame est porté à travers la foule de chaîne par un type connu de fausse navette qui porte la longueur de fil à travers la foule, alors la séquence de torma- tion du pas peut être celle illustrée sur la figure 27 dans laquelle une longueur précoupée de fil de trame 281 est portée à travers les deux foules par une fausse navette 282, la longueur de fil de trame étant tirée d'une seule bobine d'alimentation et amenée à la navette par tout dispositif classique0 Comme on le voit sur la figure 7, les deux foules s'entremêlent sur le mme plan, les schémas de gauche montrant un exemple représentatif des fils de chaîne 283-285 dtu- ne foule et 284-286 de l'autre foule, les schémas de droite illustrant les foules en élévation de bout, Lorsque les fils de chaîne 283, 285 sont ouverts pour former un pas, les fils 284, 286 sont fermés et sont tournés au-dessus des fils supérieurs 283 du pas ouverte La navette 282 pénètre alors dans le pas 283, 285 du côté gauche et insère la longueur de fil de trame 280 lorsqu'elle se déplace à travers la foule9 Lorsqu'elle arrive dans la position représentée sur les schémas supérieurs 27A, le pas se forme et les fils et les fils 283 285 sont battus, et alors, avant le trajet de retour de la navette, les fils 283, 285 se referment et pivotent autour de la ligne supérieure du pas, comme on le voit sur les schémas 27Bo lies fils de chaîne 284, 286 s'ouvrent ensuite pour former un pas et la navette retourne sur le côté opposé du métier en insérant l'autre branche 2802 de l'épingle à cheveux de trame De cette façon, l'étoffe est reliée sur le côté opposé à celui sur lequel le mécanisme d'insertion débute son cycle. Les deux branches de 'p' l'épingle à cheveux ne sont pas représentées sur le dessin, pour des raisons de clarté, cependant les extrémités fermées 28P des épingles à cheveux sont représentées0 Les fils de chaîne 284 et 286 sont ensuite croisés à la position illustrée sur la figure 27C et la navette retourne de la gauche vers la droite comme on le voit sur le dessin pour insérer une branche d'une autre longueur de fil de trame les fils de chaîne 284) 286 sont fermés, croisés et pivotent autour des fils 283, 285 qui s'ouvrent pour former un pas comme on le voit sur la figure 27D, à travers lequel la navette revient de la droite vers la gauche pour insérer la deuxième branche de l'épingle à cheveux0 REVENDICÀ I0S lo Procédé pour tisser une étoffe sur un métier sans navette, caractérisé en ce que, pendant chaque cycle du métier, une longueur de fil de trame tirée d'une bobine unique d'alimentation de trame est insérée dans deux foules de chaînez 2o Procédé selon la revendication 1 dans lequel chaque longueur de fil de trame se présente après insertion sous forme d'U ou d'épingle à cheveux, une branche de l'épingle à cheveux étant située dans chaque foule, 3. Procédé selon la revendication 2 dans lequel les deux branches de chaque longueur de fil de trame sont insérées simultanément dans les deux foules à partir dtun côté, d'où il résulte que l'on peut insérer dans les foules des longueurs complètes de fils de trame en une seule course du mécanisme d'insertion de trame et que l'on tisse simultanément deux portions étoffe, ces portions se rejoignant sur un bord, 4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel le fil de trame est formé en U avant insertion. 5. Procédé selon la revendication 1, dans lequel chaque longueur de fil de trame est coupée en deux, soit avant insertion soit après insertion, chaque moitié se trouvant dans une foule de sorte que l'on tisse deux étoffes séparées0 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les deux foules de chaîne sont situées dans des plans différents0 70 Procédé selon la revendication 6, dans lequel les deux foules de chaîne sont situées l'une au-dessus de l'autres 8.Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les longueurs de fil de trame sont coupées à longueur avant insertion0 90 Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel une deuxième longueur de fil de trame tirée d'une deuxième bobine d'alimentation de trame est insérée dans les deux foules pour former une étoffe à double trame, 10. Métier sans navette, caractérisé par des moyens pour former au moins deux foules et par un mécanisme d'insertion de trame pour insérer dans les deux foules une longueur de fil de trame tirée d'une seule bobine d'alimentation de trame0 llo Métier selon la revendication 10 dans lequel les foules sont dans des plans différents. 12. Métier selon la revendication 11, dans lequel une des foules est située au-dessus de l'autre 130 métier selon l'une quelconque des revendica bions 1G à r, dans lequel le mécanisme d'insertion de trame comporte deux organes d'insertion de trame, chacun étant aligné avec l'une des foules d'une paire et étant conçu et agencé pour saisir et tenir un fil de trame commune 14. Métier selon la revendication 13, dans lequel les organes d'insertion de trame sont des lances ou des aiguilles reliées à une extrémité pour former un U, 15.Métier selon la revendication 14, dans lequel un mécanisme de prise de trame se trouve sur le bord de étoffe opposé au bord par lequel la trame est introduite, ce mécanisme étant prévu pour retirer la trame de l'organe d'insertion. 16. Métier selon la revendication 14 ou 15 dans lequel un élément faisant partie des lances ou se déplaçant avec elles saisit le fil de trame pour en tirer une longueur prédéterminée lorsque les lances se déplacent en s'éloignant des foules0 17. Métier selon l'une quelconque des revendica tisons 10 à 16, dans lequel la longueur de fil de trame est insérée dans les deux foules, l'agencement étant tel que, après insertion, chaque longueur de trame se trouve dans l'étoffe sous forme d'U ou d'épingle à cheveux, une branche de l'U dans chaque foule. 18. Métier selon la revendication 17, caractérisé par des moyens de coupage pour couper des longueurs de fil de trame provenant de l'alimentation principale avant l'insertion dans les foules0 19 Métier selon la revendication 17 ou 18, dans lequel sont prévus des moyens pour amener de longueurs de trame d'une seule bobine d'alimentation, ces moyens comportant un dis- positif auxiliaire d'alimentation de trame qui est placé pour saisir le fil sortant de l'alimentation de fil et qui peut être actionné pour tirer une longueur de fil vers une foule avant insertion complète des longueurs précéeientes et pour tenir ce fil prêt à etre saisi par le mécanisme d'insertion-de trame avant la passe d'insertion suivante à travers les foules 20.Métier selon la revendication 19, dans lequel le dispositif -d'alimentation de trame comporte un convoyeur ou son équivalent ayant des éléments capteurs de fil pour amener la longueur de fil aux foules,une pince coupe-fil et un capteur de fil pour tenir la base de la longueur de fil lorsque le mécanisme d'insertion de trame porte les deux branches de la longueur de trame en forme d'U ou d'épingle à cheveux à travers les foules correspondantes0 21o Métier selon la revendication 20, dans lequel le mécanisme d'insertion de fil de trame comporte deux lances animées d'un mouvement de va-et-vient, chaque lance comportant à sa tête une encoche pour saisir le fil de trame tenu par les capteurs et le tirer vers le capteur de trame qui a tourné pour saisir le fil entre les deux lances0 22.Métier selon la revendication 20, dans lequel le capteur de fil de trame comporte trois crochets pivotants et le mécanisme d'insertion de trame comporte deux lances, chacune avec une encoche dans la tête pour saisir le fil, les lances se déplaçant entre les crochets pivotants du capteur de trame pour saisir le fil s'étendant entre les crochets, le crochet central servant à tenir le fil pendant le passage d'insertion des lances à travers leurs foules correspondantes. 23. Métier selon l'une quelconque des revendications 10 à 22, caractérisé par des moyens pour couper, après insertion, la base des longueurs de fil de trame en forme d'é- pingle à cheveux ou d'U, 24. Métier selon l'une quelconque des revendications 10 à 16, dans lequel sont prévus des moyens pour couper en deux les longueurs de fil de trame, après leur saisie par les organes d'insertion de trame et avant l'insertion des deux moitiés dans les foules0 25. Métier selon la revendication 24, dans lequel ces moyens comportent un couteau pivotant dans une position entre une paire d'organes d'insertion de trame pour couper le fil de trame s'étendant entre eux. 260 Etoffe tissée sur un métier sans navette, caradtérisée en ce que la trame comporte une série de longueurs séparées, chaque longueur ayant été insérée lors du tissage sous la forme d'un U ou d'une épingle à cheveux, dont les branches ont été ensuite redressées.