1. La présente invention concerne une fontaine d'agent de marquage liquide pour le développement d'images électrostatiques. Le procédé dit xéroradiographique, tel que décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2.666.144, est un procédé dans lequel un objet est soumis à un examen in- terne par des radiations pénétrantes. Une charge électro- statique uniforme est déposée sur la surface d'une plaque xérographique et une image électrostatique latente est créée par projection de la radiation pénétrante, par exemple ra- yons X ou rayons gamma, à travers l'objet et sur la surface de la plaque. L'image électrostatique latente peut être ren- due visible en la mettant en contact sur la surface de la plaque avec de fines particules de poudre (agent de marquage ou toner) ayant une charge électrique opposée à celle du dessin de l'image électrostatique latente de la plaque de façon à développer une image positive (pour développer une image négative, le toner a la même polarité que le dessin de l'image électrostatique latente). L'image visible peut être visionnée, photographiée ou transférée à une autre surface o elle peut être fixée définitivement ou être uti- lisée. Tout le traitement se fait à l'état sec, et aucune chambre noire n'est nécessaire. Le procédé xéroradiographique a été utilisé au 2. cours de ces dernières années pour examiner les extrémités du corps, la tête, ou pour détecter le cancer du sein chez les femmes. Dans l'examen des seins o un tissu tendre cons- titue la plus grande partie de la surface du sein,le procé- dé xéroradiographique ou le procédé dit généralement xéro- mammographique présente un pouvoir de résolution plus grand que le film roentgénographiques classique et des détails plus fins peuvent être obtenus dans l'image. Une vaste plage de contrastes peut être vue sur la plaque xéroradiographique par rapport aux films roentgénographiques classiques, de sorte que toutes les structures du sein entre la peau et la paroi de la poitrine et les côtes peuvent être visualisées facilement. En dehors de l'obtention d'un meilleur contras- te,le procédé xéromammographique permet de détecter de pe- tites structures telles que la calcification de tumeurs,et les grossit davantage que les films classiques,est plus rapide, moins coûteux, donne des détails plus fins et né- cessite moins de radiations que les techniques à rayons X nonphotoconductrices de l'art antérieur. Le système dit Xerox 125 de la société dite Xerox Corporation, Stamford, Connecticut, est un appareil du commerce qui peut être uti- lisé dans le procédé xéromammographique. Des articles récents de Binnie et al (Application of Xeroradiography in Dentistry, Journal Dent., 3:99-104, 1975) et Gratt et al (Xeroradiography of Dental Struntures, I. Preliminary Investigations, Oral Surg., 44:148157, July 1977 et Xeroradiography of Dental Structures, II Image Analysis, Oral Surg. 44:156-165, 1978) ont décrits l'appli- cation de la formation d'image par rayons X à la dentisterie o le système Xerox 125 était utilisé sur des cadavres. Les résultats intra-oraux satisfaisants permis par cette procé- dure ont poussé au développement du système de radiographie dentaire intra-orale basé sur la technologie xéroradiogra- phique de façon que ce système soit acceptable pour le mi- lieu dentaire. Les travaux originaux de mise au point de la xé- rogadiographie dentaire ont été exécutés avec la méthode de 2 4 9 6 9 1 6 3. développement par nuages de poudre sur le système Xerox 125, les premières unités expérimentales convenant à la xérora- diographie dentaire intra-oral utilisant une version minia- turisée du développement par nuages de poudre employé dans le système Xerox 125. En plus de sa complication électro- mécanique, le développement par poudre produit des images granulaires. Le contrôle de la suppression des bords, para- mètre important de la radiographie dentaire o les objets à soumettre aux rayons X ont des contrastes de haute den- sité, ne put être exécuté de façon satisfaisante. Ce man- que de contrôle convenable, la présence d'un gain d'image indésirable et la complexité de la conception ont poussé à la recherche d'autres techniques de développement et, en par- ticulier, de la technique du développement liquide, Bien que de nombreux systèmes de développement par agent de marquage liquide soient disponibles dans le commer- ce, aucun d'eux ne correspond aux conditions de qualité d'image et aux caractéristiques de haute sensibilité de l'agent de marquage utilisé. L'objet de la présente invention est un appareil de développement d'images électrostatiques latentes utili- sant une fontaine d'agent de marquage liquide (ou toner), des images ayant un petit grain et une résolution élevée étant produites, l'appareil étant particulièrement utile dans les systèmes de formation d'images par procédé xéro- radiographique. L'appareil comprend de multiples plaques de dis- tribution provoquant une distribution latérale du liquide de façon à produire un courant effilé et régulier, une électro- de de développement fendue en matériau plastique métallisé, et une structure inférieure en forme d'entonnoir qui draine le toner liquide en excès dans une cuvette de façon à per- mettre la récupération du produit de développement et éviter son évaporation. L'appareil fournit un débit liquide lami- naire dans l'interstice entre la surface de support de charge et l'électrode de développement de façon à ne pas perturber le toner déjà déposé; le débit est régulier sur la 4. longueur de la fontaine, ce qui permet d'éviter les gradients de densité dus à des débits irréguliers, le fluide de dé- veloppement se trouvant dans l'interstice est maintenu exempt de débris par drainage de sa totalité dans la cuvette lors- que la pompe est arrêtée;l1électrode en agent de développe- ment est façonnée de façon à minimiser des champs non uni- formes et très localisés et une pompe du type centrifuge est utilisée pour éviter l'agglomération de toner. Un objet de la présente invention est un appareil de développement par toner liquide permettant de développer des images électrostatiques latentes. Un autre objet de la présente invention est un pro- cédé perfectionné de développement par toner liquide pour le développement d'images électrostatiques latentes, formées pendant un processus de formation d'images xéroradiographi- que Un autre objet de la présente invention est un ap- pareil comportant un agent de développement liquide qui com- prend de multiples plaques de distribution avec une distri- bution latérale de liquide de façon à obtenir un débit la- minaire, une électrode métallisée fendue ayant une forme permettant de minimiser des champs très localisés et non uniformes et une structure inférieure en forme d'entonnoir qui draine le liquide en excès dans une cuvette de façon à récupérer l'agent de développement et éviter son évapora- tion, des images à petit grain et haute résolution étant produites. La présente invention sera bien comprise lors de la description suivante faite en liaison avec les dessins ci-joints dans lesquels La figure 1 représente schématiquement le processus de développement liquide utilisé dans le procédé xéroradio- graphique de formation d'images de la présente invention; La figure 2 est une&vue d'ensemble du système de développement par toner liquide de la présente invention; et La figure 3(a) est une vue partiellement en perspec- 5. 2496 916 tive, partiellement schématique, de la partie comportant la fontaine de liquide du système représenté en figure 2 et la figure 3(b) est une vue en coupe de la fontaine repré- sentée en figure 3(a). Bien que le système de développement par toner li- quide de la présente invention puisse être utilisé dans le développement d'images électrostatiques obtenues avec n'im- porte quel procédé de formation d'images, la description suivante sera axée sur les images formées par le procédé xéroradiographique de façon à illustrer clairement les avan- tages de la présente invention, De façon à préserver le sens de l'image du film (formation d'image négative ou développement) lors de l'uti- lisation du procédé xéroradiographique, une électrode de développement polarisée, placée dans une suspension de par- ticules de toner ayant la même polarité que la charge d'image, a été mise au point. Dans le but d'expliquer les avantages présentés par le développement par toner liquide dans le procédé xéroradiographique, on se reportera à la figure 1. Pour simplifier, on utilisera l'image d'un objet à échelon 1 après exposition aux rayons X. Le côté gauche de l'échelon a une densité de charge supérieure au côté droit; c'est-à-dire que le potentiel de surface du côté gauche est supérieur à celui du côté droit. LIélectrode de développe- ment est polarisée positivement à un potentiel qui est légè- rement supérieur à celui du côté gauche de l'échelon. Le substrat 2 du photorécepteur est au potentiel de la masse et le sens du champ électrique est tel que des particules de toner 3 chargées positivement dans la zone de l'agent de développement sont entralnées vers le photorécepteur. Si l'on examine les intensités de champ, qui sont les forces propageant les particules de toner, on trouve un champ plus grand au-dessous du côté le moins épais de l'échelon. Cela est dû à la différence de potentiel plus grande entre la sur- face 4 de la plaque et l'électrode 5 de développement, Le champ plus intense au-dessous de la partie plus fine est re- 6. présenté par des lignes très rapprochées les unes des autres. Si l'on suppose une fourniture infinie de particules de to- ner réparties uniformément dans la région de développement, les particules migrent le long des lignes de force vers le photorécepteur 6. Le champ plus intense déposera davantage de particules de toner sous l'échelon le moins épais,ce qui se traduira par une image plus noire sur le coté de plus grande exposition. Lorsqu'on examine la formation du champ au bord de l'échelon, on peut comprendre le renforcement du bord et la suppression de l'image xéroradiographique. Ces caractéristi- ques sont avant tout à l'origine des nombreux points d'intérêt présentés par les images xéroradiographiques par rapport aux images des films. A cause des différences du po- tentiel de surface entre les échelons, des lignes de forces latérales prennent-naissance sur le côté gauche et se ter- minent sur le côté droit de l'échelon. La direction du champ latéral est telle que le champ déjà plus intense au côté droit du bord de l'échelon est renforcé, alors que l'inten- sité du champ au côté gauche est encore diminuée. Les parti- cules de toner entrant dans le champ au voisinage du bord de l'échelon rencontrent ces champs latéraux qui les propulsent vers le côté de l'échelon de faible épaisseur.On peut voir en figure 1, que cela se traduit par une crête du dépôt de toner juste à la droite du bord de l'échelon (côté de ren- forcement) et par un dépôt minimal sur la gauche (côté de suppression). Suffisamment loin des zones renforcée et sup- primée, c'est-à-dire à l'extérieur de l'influence du champ latéral, le dépôt de toner devient uniforme. L'intensité du champ, qui gouverne le degré de renforcement, de suppres- sion, de la zone de contraste général, et du contraste au bord, peut être modifiée de façon à obtenir une qualité optimale de l'image en changeant à la fois la polarisation 7 de l'électrode de développement et l'espace entre l'élec- trode de développement et la plaque. L'onde stationnaire du flux laminaire produite par le système de développement de la présente invention permet des différences de potentiel de 7. quelques volts pour le développement,ce qui autorise la pro- duction d'images à haute résolution. On décrira ci-après un ensemble de paramètres de développement, à savoir: polari- sation de l'électrode, interstice électrode-plaque, temps de développement, et concentration en toner,qui permettent d'obtenir des images xéroradiographiques ayant la qualité désirée pour un diagnostic. La figure 2 représente, sous forme schématique, un système de développement par toner liquide selon la présente invention. Le système a été utilisé avec succès dans un sys- tème dentaire xéroradiographique fabriqué par la société dite Xerox Corporation, Pasadena, Californie et appelé sys- tème Xerox 110. Des détails de ce système sont décrits, par exemple, dans la demande de brevet nO 060%074 du 24 juillet 1979 au nom de la demanderesse, que l'on supposera ici con- nue. Un élément de plaque photoconductrice 10 est pous- sé le long d'une piste 12 par un mécanisme à poussoir (non représenté) dans la direction de la flèche 14. Dans la figu- re, la surface de la plaque photoqonductrice sur laquelle est formé le dessin de la charge électrostatique latente, est orientée vers le bas, dans la direction du système de déve- loppement pendant son déplacement dans le système. Le substrat en aluminium conducteur de l'élément 10 est mis à la masse pendant le développement. Un logement de forme rectangulaire ou élément 104 comportant une ouverture 18 fournit le courant d'agent de dé- veloppement à toner liquide (représenté par des flèches 20). Le courant 20 est dirigé dans l'électrode de développement 100 de forme rectangulaire, comportant une fente 102.. Une source à haute tension 26 est connectée à l'électrode de dévelop- pement 100 comme cela est représenté.. L'image à charge latente située sur la surface de l'élément photoconducteur 10 est rendue visible de préféren- ce par un procédé de développement "électrophorétique" en faisant appel à un processus de développement liquide comme décrit ci-après. Le développement électrophorétique peut être 8. défini comme la migration, puis le dépôt, de particules de toner suspendues dans un-liquide sur un récepteur d'image sous l'influence des forces exercées par un champ électro- statique. Les agents de développement électrophorétiques sont typiquement des suspensions de très petites particules de toner dans un fluide diélectrique, typiquement un hy- drocarbure isoparaffinique. En fonction des matériaux uti- lisés et de la formulation de la suspension, les particu- les de toner peuvent prendre une charqe positive ou néga- tive. Dans le cas d'un développement xéroradiographique typique, étant donné que seuls les champs latéraux s'éten- dent dans l'agent de développement, le développement ne se produira normalement qu'au bord d'un endroit o il y a changement de la densité de l'objet. Par conséquent, le champ est modifié de façon qu'on obtienne aussi le dévelop- pement d'une large zone sur la surface de la plaque photo- conductrice 10. L'électrode polarisée 100 superpose un champ électrique uniforme au champ latéral et la géomé- trie du champ de développement combiné assure le mouve- ment et le dépôt des particules de toner,comme indiqué ci- dessus. L'utilisation de l'électrode de développement 100, polarisée positivement, dans une suspension de particules de toner ayant la même polarité que l'image permet le déve- loppement d'une image négative suivant le même processus de développement que pour un film à rayons X. Comme indiqué précédemment, le champ de développe- ment et par conséquent le degré de renforcement, de sup- pression, de zone générale de contraste et de contraste au bord,peuvent être modifiés de façon à obtenir une qualité optimale de l'image en changeant la polarisation de l'élec- trode de développement et l'écartement entre l'électrode de développement et la plaque. Une polarisation d'électro- de plus grande a pour effet de réduire la largeur de la partie de renforcement et de suppression aux dépens de la zone générale de contraste. Un interstice électrode-plaque plus petit a pour effet d'augmenter la zone générale de con- 9. traste, mais de diminuer le renforcement au bord et la sup- pression. Les facteurs ayant un effet sur la densité d'ima- ge sont le temps de développement et la concentration en so- lides de l'agent de développement. Avec des agents de déve- loppement liquides on a obtenu une résolution spatiale dépàs- sant 20 cycles par mm. Un ensemble de paramètres de dévelop- pement comprenant la polarisation d'électrode, l'interstice électrode-plaque, le temps de développement et la concentra- tion en toner, ayant permis d'obtenir des images xéroradio- graphiques d'excellente qualité pour un diagnostic, est le suivant: Polarisation d'électrode 1.600 volts, positive. Interstice-électrode-plaque: 1,3 mm. Temps de développement: 2 secondes. Concentration en toner: 0,30 unité par mm de den- sité optique. Une pompe 28 entraînée par un moteur 30 extrait l'agent de développement d'un réservoir 32 et le fait cir- culer en permanence à l'intérieur du logement 104 par l'in- termédiaire de conduites 34, 36, 38 et 40. Le courant de li- quide sur l'électrode de développement est laminaire, ayant ainsi l'aspect d'une onde stationnaire, Le développement de l'image est accompli par déplacement de la plaque 10 à une vitesse constante dans l'onde stationnaire. Le temps de développement et cela mérite d'être noté, peut être modi- fié en fonction de la vitesse de la plaque. Comme les parti- cules de toner doivent être uniformément suspendues dans le liquide (formant l'agent de développement), une agitation constante de l'agent de développement est nécessaire et est assurée de la manière suivante. Une partie 42 du courant d'agent de développement est ramenée au réservoir 32 par une conduite 44 et, à la hauteur d'un détecteur électro-op- tique 46, le courant résultant 48 agite l'agent de dévelop- pement dans le réservoir 32. Pour obtenir une densité d'ima- ge régulière, les solides de l'agent de développement portés par les plaques développées doivent être réapprovisionnés. Cela est réalisé automatiquement avec un système de commande de concentration à boucle fermée. En particulier, la densité 10. optique du fluide 42 de l'agent de développement est mesurée électro-optiquement en permanence par un détecteur 46 et com- parée à une valeur de référence prédéterminée. Lorsque la densité du fluide tombe au-dessous du niveau prédéterminé, une impulsion électrique, amplifiée par un amplificateur , ouvre une vanne à solénoïde 52, cette vanne 52 comman- dant un réservoir de concentré 54, ce qui permet à uelui-ci de s'écouler suivant un trajet 58 dans l'agent de déve- loppement contenu par le réservoir 32. La figure 3(a) est une vue en perspective, en coupe, de la fontaine de liquide de la présente invention qui peut être utilisée comme composant du système de déve- loppement représenté en figure 2. Une partie de la fontaine comprend l'électrode de développement 100 (ayant typique- ment une longueur hors-tout d'environ 38 mm et une largeur d'environ 25 mm) qui comporte une fente allongée 102 (ayant typiquement une longueur d'environ 32 mm et une largeur d'environ 3,2 mm). Les angles 103, 105, 109 et 111 et tou- tes les autres surfaces d'électrode et angles en regard du photorécepteur ont un rayon important, typiquement de 3 mm, de façon à minimiser l'intensité des champs électriques très localisés et non uniformes qui seraient à l'origine d'un aé- veloppement irrégulier et de pannes électriques éventuel- les. L'électrode il dans le mode particulier de réalisa- tion de la présente invention est constituée soit d'aluminium massif soit de matériau plastique métallisé, sa couche mé- tallique étant connectée à une source à haute tension 26 (figure 2). Un logement 104 en forme d'entonnoir permet de positionner et de supporter l'électrode 100. Sur le logement 104 un bassin de trop-plein 107 est formé, avec un orifice de sortie 110 à son point le plus bas qui permet le retour au réservoir de l'agent de développement en excès, minimi- sant ainsi l'évaporation de cet agent. Le bassin 107 est de préférence en pente pour diriger l'agent de développe- ment en excès vers l'orifice de sortie 110 et accélérer son évacuation. Deux plaques de distribution en matériau plastique 112 et 114 sont également supportées à l'intérieur 11. du logement 104, les plaques 112 et 114 et le logement 104 formant l'autre partie de la fontaine de liquide, La plaque de distribution 112, se présentant sous la forme de cales multiples placées dos-à-dos suivant la manière représentée, comporte une pluralité de trous 116 (typiquement neuf) ayant un diamètre compris entre environ 1,3 et 1,8 mm qui sont for- més suivant deux rangées parallèles sur la longueur latéra- le. La plaque de distribution 114, supportée à l'intérieur du logement 104 au-dessous de la plaque 112 et se présentant sous la forme de cales placées dos-à-dos, comporte une seule rangée de trous 118 (typiquement neuf) ayant un diamètre com- pris entre environ 1,8 mm et environ 2,8 mm qui s'étendent sur sa longueur latérale. * Comme représenté également en figure 2, une ouver- ture 18 est pratiquée dans le logement 104 de façon à per- mettre l'entrée de l'agent de développement dans la fontaine. La fontaine de liquide fonctionne de la façon suivante. Le toner liquide est d'abord introduit dans les trous des pla- ques de distribution 112 et 114 de façon à obtenir un débit uniforme sur la longueur de la fontaine. Le toner entre alors dans un grand espace 119 situé au-dessus des plaques o sa turbulence est minimisée avant de quitter l'électrode 100 par l'intermédiaire de la fente 102 d'une façon laminaire et donne ainsi l'aspect d'une onde stationnaire dans l'inters- tice formé entre l'électrode de développement 100 et le photo- récepteur ou surface de support de charge. Cette caractéris- tique permet le développement de différences de potentiel de quelques volts, donnantainsi un système de développement de haute sensibilité. L'ouverture 102 de la fente, dans le mode de réalisation particulier de la présente invention, est choisie de façon à avoir une surface supérieure à la surface totale de tous les trous 116 de la plaque 112. L'espace entre trous, qui doit être constant (ain- si que le diamètre des trous) a été sélectionné de façon em- pirique. Bien qu'on puisse utiliser un nombre de plaques de distribution supérieur à deux, on a trouvé que ce nombre était suffisant pour obtenir un débit laminaire (une plaque 12. n'est pas suffisante pour répartir régulièrement le courant sur la longueur de la fente 102). Les trous de distribution sont centrés dans le creux de chaque plaque de façon à évi- ter que les bulles d'air produites lors du démarrage de la pompe 28 ne soient emprisonnées au-dessous, et à permettre au toner fluide situé audessus *de s'écouler par l'ouverture 18 lors de son arrêt. Les trous 116 de la plaque 112 sont dé- calés par rapport à la fente 102 et la plaque 112 est située au-dessus de la plaque 114 pour obtenir le courant laminai- re. Les plaques de distribution 112 et 114 exécutent deux fonctions importantes: les bulles d'air qui se produi- raient normalement sont sensiblement éliminées (les bulles d'air flottent jusqu'aux points les plus élevés des parties creuses inversées -d'o elles s'échappent par les trous) et l'espacement bien-défini entre trous (116 dans la plaque 112 et 118 dans la plaque 114), typiquement de 3,5 mm, pro- duit un courant uniforme sur la longueur de l'électrode 100, La fontaine de liquide (grâce aux trous 116 et 118 des plaques de distribution) qui vient d'être décrite fournit un courant laminaire de liquide dans l'interstice situé entre la surface de support des charges et l'électrode de développement 100, ce courant évitant de perturber le toner déjà déposé sur la surface chargée du photorécepteur et empêchant la présence de gradients de densité indésirables dans l'image développée. Le bassin de drainage 107 assure que l'agent de développement situé dans l'interstice est mainte- nu exempt de débris par vidange de la totalité du fluide dans le réservoir lorsque la pompe est arrêtée. En particu- lier, si une grande quantité de fluide s'évapore toutes les fois que la machine dans laquelle la fontaine est incorpo- rée est arrêtée, les solides contenus dans l'agent de déve- loppement resteront et sécheront pour former un film dur. Si ce processus d'évaporation et de formation de film se produit lors de chaque arrêt de la machine, le film devien- dra très épais. Finalement,la couche de solides s'écaille- ra, entrera dans l'agent de développement sous forme de 13. gros morceaux durs et se déposera sur l'image provoquant des artifacts. La présente invention, en dehors des avan- tages exposés antérieurement, assure une bonne vidange qui permet d'éviter ces artifacts. L'appréciation de certaines des valeurs de mesu- res indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de la conversion d'unités anglo-saxonnes en unités métriques. La présente invention n'est pas limitée aux exem- pies de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 14. 2496916 14. REVENDICATIONS 1 - Dispositif o une image latente est formée sur un élément isolant et un dispositif est incorporé pour développer l'image, caractérisé en ce qu'il comprend: - un élément de support d'une image latente; - un moyen disposé en regard du moyen de support d'image latente pour y appliquer un agent de développement liquide, ce moyen d'application comprenant un logement des- tiné à recevoir l'agent de développement liquide, un premier élément de plaque supporté à l'intérieur du logement et com- portant une pluralité de trous,un second élément de plaque supporté dans le logement au-dessus du premier élément de plaque et comportant une pluralité de trous, et une électrode de développement placée au-dessus du second élé- ment de plaque et comportant une fente allongée, une source de tension connectée à l'électrode de développement; et - un moyen accouplé au logement pour lui fournir un fluide d'agent de développement, ce fluide étant dirigé de façon à traverser les trous formés dans les première et seconde plaques et la fente allongée et à se diriger vers l'image latente, d'o il résulte le développement de cette image. 2 - Moyen d'application pour dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agencement spatial des trous dans les première et seconde plaques permet au courant d'agent de développement liquide sortant de la fen- te allongée et allant sur l'électrode de développement d'être laminaire. 3 - Moyen d'application selon la revendication 2, caractérisé en ce que le logement comprend un bassin de trop-plein avec une ouverture de sortie placée à son point le plus bas de façon à renvoyer l'agent de développement en excès à un réservoir. 4 - Moyen d'application selon la revendication 3, caractérisé en ce que les surfaces de l'électrode et les angles en regard de l'élément de support d'image ont un rayon permettant de minimiser des champs électriques locaii- 15. sés et non uniformes produits par la source de tension. - Moyen d'application selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une pompe du type centrifuge est uti- lisée pour extraire l'agent de développement liquide du ré- servoir et le diriger vers le logement. 6 - Moyen d'application selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un espace est formé entre la seconde plaque et l'électrode de développement pour recevoir l'agent de développement liquide sortant des trous de la seconde pla- que. 7 - Moyen d'application selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface de la fente allongée est supérieure à la surface totale de la totalité des trous de la seconde plaque. 8 - Moyen d'application selon la revendication 7, caractérisée en ce que la seconde plaque comporte une plura- lité de parties creuses coopérantes, et en ce que la premiè- re plaque comporte une seule partie creuse auxiliaire,les trous de chaque plaque étant centrés dans les parties creu- ses respectives. 9. - Moyen d'application selon la revendication 8, caractérisé en ce que les trous de la seconde plaque sont décalés par rapport à la fente allongée de l'électrode de développement. 10 - Moyen d'application selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'image latente comprend un dessin de charges électrostatiques.