_1_ 2134492 L'invention concerne un procédé de télémétrie suivant le principe du radar, dans lequel une impulsion, de préférence des ondes électromagnétiques se situant par exemple dans la région de l'infrarouge, est émise en direction d'un objet qui la 5 réfléchit? on capte l'impulsion réfléchie et le temps de parcours obtenu sert à déterminer la distance; l'invention concerne aussi un dispositif pour la mise en pratique de ce procédé et une caméra équipée d'un dispositif de ce genre. Dans les procédés de ce type, la précision de la mesure 10 de la distance dépend, en principe, de la précision de la détermination du moment de l'émission et de la réception des impulsions. Tandis que le moment de l'émission est évidemment facile à déterminer, la précision de la détermination du moment de la réception de l'impulsion est d'habitude de l'ordre de grandeur 15 de son temps de montée quand on n'utilise que le flanc de montée pour la mesure. On emploie d'ordinaire, pour la détermination du moment de la réception, celui où l'impulsion reçue atteint un niveau minimal déterminé. C'est pour ces raisons qu'on s'est efforcé jusqu'ici de diminuer le temps de montée pour augmenter 20 la précision et déjà pour une précision de + 15 cm, un temps de montée de l'impulsion reçue de 2 ns est nécessaire. Indépendamment du matériel technique nécessaire, ceci exige, soit l'emploi d'éléments de réception spéciaux coûteux, soit une portée maximale relativement réduite de l'appareil. Il est vrai que ces dif-25 ficultés peuvent être évitées par l'emploi d'émetteurs de plus grande puissance, mais en raison de la valeur maximale de la densité de puissance d'émission admissible pour l'oeil humain, une augmentation arbitraire de cette puissance n'est pas possible. L'invention se base sur un tout autre principe, c'est-30 à-dire sur le fait qu'en fixant un niveau minimal donné pour la détermination du moment de la réception, l'amplitude de l'impulsion doit toujours être exactement la même afin d'être certain qu'un pourcentage déterminé du temps de montée de, celle-ci est déterminant pour la mesure de la distance. En conséquence, selon 55 l'invention, on mesure les amplitudes des impulsions reçues et on les amène, par le réglage de l'amplitude de l'impulsion émise et/ou de l'amplitude à la sortie, à une valeur de référence et 72 14649 - 2 - 2134492 on détermine le moment de la réception par l'instant où un pourcentage prédéterminé de la valeur de référence de l'amplitude est atteint. De cette façon, la précision de l'instant de réception dépend simplement de la précision du réglage de l'amplitude qui 5 peut être poussée très loin sans difficulté. Dans le cadre de l'invention, il est avantageux de commencer avec de faibles amplitudes de l'impulsion émise et d'augmenter cette amplitude jusqu'à obtention de la valeur de référence de l'amplitude des impulsions reçues. On peut de cette façon s'en tirer avec une consommation 10 de puissance réduite, ce qui est particulièrement important pour les appareils portatifs, et il est indispensable de maintenir le niveau de puissance à une faible valeur parce que, quand on emploie des rayons laser, des puissances élevées pourraient éventuellement constituer un risque pour les personnes. 15 Afin de conserver un rapport signal-bruit favorable, il est avantageux de régler d'abord la puissance d'émission à l'intérieur de son étendue de réglage, puis de régler seulement la sortie de l'émetteur quand on atteint les limites de cette étendue. Un avantage particulier du procédé de l'invention est que quand 20 on met celui-ci en pratique, on peut trouver facilement des valeurs de correction. Quand l'amplitude de l'impulsion reçue s'écarte de la valeur de référence, il en résulte toujours une erreur d'un ordre de grandeur bien déterminé. Si par exemple, l'amplitude du signal reçu est inférieure à la valeur de référence, un pour-25 centage plus élevé de cette amplitude est déterminant pour le moment de la réception, comme on pourrait le justifier. Gomme indiqué, l'écart dépend de l'amplitude des impulsions reçues. Il est donc avantageux de déterminer, en fonction de cette amplitude, une valeur de correction dont on peut tenir compte dans la déter-30 mination de la distance. En outre, quand on applique le procédé de l'invention, on obtient une autre valeur de mesure quand on a commencé avec une amplitude d'émission prédéterminée et que l'on a opéré le réglage jusqu'à obtention de la valeur de référence de la réception; la différence entre les premières amplitudes et la valeur de référence permet de calculer le pouvoir de réflexion. Pour la mise en pratique du procédé de l'invention, un 72 14649 . 5 - 2134492 dispositif avec un émetteur, un récepteur et un dispositif pour la mesure du temps de parcours de l'impulsion peut être construit de manière que la sortie du récepteur soit raccordée à un appareil de mesure de l'amplitude du signal d'entrée, qui est suivi 5 d'un dispositif comparateur, pour comparer l'amplitude mesurée à une amplitude de référence, et d'un dispositif de réglage. Dans le cadre de l'invention, la construction peut être telle que le récepteur comprenne une diode de Zener dont le signal de sortie est réglé par le dispositif de réglage. Il est toutefois avanta-10 geux que ce dispositif de réglage commande un amplificateur de sortie. Cet amplificateur peut se trouver dans l'émetteur comme dans le récepteur et la possibilité existe également de commander en outre une diode de Zener. Pour que l'émetteur et le récepteur soient commandés l'un après l'autre, le dispositif de réglage 15 présente deux sorties à des niveaux de tension différents, dont l'une est raccordée à l'émetteur et l'autre, au récepteur. Le dispositif de réglage peut, sans difficulté, présenter trois sorties quand, par exemple, on règle dans le récepteur aussi bien l'amplificateur de sortie de celui-ci que la diode de Zener. 20 Pour obtenir la valeur de correction évoquée, pour la mesure du temps de parcours, on peut aussi employer avantageusement à cet effet le dispositif de mesure de l'amplitude dont la sortie est éventuellement raccordée, même directement, au dispositif de mesure du temps de parcours par l'intermédiaire de l'un 25 des dispositifs qui lui fait suite. De même, pour la détermination de la brillance de l'objet, un calculateur de brillance peut être raccordé à la sortie du dispositif de mesure de l'amplitude. D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description suivante d'exemples d'exécution représentés sché-30 matiquement dans le dessin annexé, où : la figure 1 illustre le procédé de l'invention au moyen d'un diagramme d'impulsions, et la figure 2 montre un schéma de différentes possibilités d'exécution du dispositif de l'invention. 35 Pour la mise en pratique du procédé de l'invention, on peut employer, par exemple, des dispositifs tels qu'ils sont décrits dans le DOS 1.963.559. Dans ce document, on ne traite par 72 14649 . + - 2134492 ailleurs pas le problème de la détermination du moment pour le signal reçu, car le dispositif qui y est décrit a été imaginé pour la mesure^des profondeurs dans laquelle des imprécisions de 10 cm ou plus ont peu d'importance. Si l'on veut toutefois obte-5 nir de plus grandes précisions avec un dispositif connu de ce genre, on doit appliquer aussi le procédé de l'invention. Par analogie avec les impulsions de synchronisation décrites dans le DOS évoqué, on prévoit, par exemple, des impulsions TI qui sont émises, par exemple, à des intervalles réguliers 10 par un générateur d'impulsions. Le flanc positif de cette impulsion TI sert à la commande d'un générateur d'impulsions émises donnant, après un court temps de retard, une impulsion SI. Cette impulsion émise peut, en principe, être une impulsion sonore mais toutefois, il s'agit ici avantageusement d'une impulsion électro-15 magnétique, se situant, de préférence, dans une région proche de la lumière visible. En ce qui concerne les ondes citées en dernier lieu, on dispose de petits émetteurs très puissants et on peut, par exemple, employer des laser GA As qui, d'une part, permettent une étroite focalisation de la lumière infrarouge émise et d'autre 20 part, n'exigent qu'une faible consommation d'énergie. Lorsqu'on emploie de tels diodes à laser, le signal optique SI émis aura la forme représentée à la figure 1. Le signal SI tombera maintenant à une certaine distance sur l'objet visé et après un certain temps, correspondant à la distance, on pourra le 25 recevoir sous la forme d'une impulsion d'entrée optique EI0 dans une certaine mesure correspondant à la brillance de l'objet. On peut voir, d'après la figure 1, que ces impulsions d'entrée optiques EIO ont une amplitude inférieure à celle de l'impulsion émise SI. 30 Les impulsions d'entrée optique EIO seront disponibles à la sortie du récepteur avec un certain retard, sous la forme d'impulsions d'entrée électriques amplifiées EIE. Ces impulsions électriques EIE servent alors à une autre évaluation et en particulier, tout d'abord, pour une détermination précise du moment 35 de l'arrivée. On prévoit d'habitude à cet effet un certain niveau d'une amplitude Al telle que quand elle est dépassée, l'impulsion d'entrée électrique EIE déclenche un dispositif de mesure du temps de parcours. 72 14649 - 5 - 2134492 La figure 1 illustre également deux impulsions successives dans le temps 5 la première impulsion émise SI1 a une amplitude plus faible que celle de l'impulsion émise suivante SIg. Tel est aussi le cas pour les impulsions d'entrée électrique E^ 5 et Eg. On peut maintenant voir que pour un niveau de déclenchement A-^ donné, le temps qui s'écoule depuis le moment où ce niveau est atteint jusqu'à celui où l'on atteint l'amplitude maximale de l'impulsion d'entrée respective ou Eg, varie suivant la grandeur de cette amplitude maximale, ce qui entraîne une imprécision 10 de la mesure du temps de parcours. Le temps écoulé entre le moment où l'on atteint l'amplitude de déclenchement A-^ jusqu'au moment où on atteint l'amplitude maximale de l'impulsion d'entrée E^ est égal à t-^, tandis que la même mesure pour l'impulsion d'entrée Ag donne un temps beaucoup plus long tg. Si l'on admet, par exemple, 15 que l'amplitude de déclenchement A-^ est à peu près égale à 50 fi de l'amplitude maximale, on voit que cette hypothèse convient parfaitement pour l'impulsion d'entrée Eg mais que dans le cas de l'impulsion d'entrée E-^, ce pourcentage est dépassé. En fait, les 50 io de l'amplitude maximale de l'impulsion d'entrée E^ ont été 20 atteints beaucoup plus tôt et une amplitude maximale inférieure représente une arrivée plus tardive de l'impulsion et, par conséquent, une distance supérieure. Si l'on connait le temps de montée de l'impulsion, il suffit simplement de mesurer la valeur de l'amplitude maximale du signal d'entrée respectif pour déterminer 25 d'après ces deux valeurs une valeur de correction pour la distance mesurée. La valeur de correction n'est toutefois pas nécessaire, en principe, lorsqu'on réussit à amener au moins l'impulsion d'entrée électrique EIE à une amplitude de référence constante SA car, 30 dans ce cas, il va sans dire que l'amplitude de déclenchement A^ représente toujours un pourcentage prédéterminé de l'ampl-itude maximale de l'impulsion d'entrée respective EIE. Il ne reste donc qu'à veiller à un réglage précis de l'amplitude, auquel cas on peut obtenir pour la mesure de la distance une précision d'une 35 qualité correspondante. Au début de la mesure, les impulsions d'entrée électrique n'auront pas, la plupart du temps, l'amplitude de référence - 6 - 2134492 72 14649 li3 SA prévue, mais leur amplitude sera plus grande ou plus faible selon la brillance de l'objet et son degré de réflexion. Pour différentes raisons, il est avantageux de commencer avec de faibles amplitudes d'impulsions et de les augmenter jusqu'à ce que 5 les impulsions d'entrée électrique EIE aient atteint l'amplitude de référence SA prédéterminée. De cette façon, on réalise une économie d'énergie pour le fonctionnement de l'émetteur et surtout, on ne rayonne que l'énergie d'émission indispensable qui, dans le cas de la lumière d'un laser, ne peut dépasser une cer-10 taine valeur. Quand on procède comme indiqué aussi à la figure 1, les premières mesures indiqueront de manière erronée des distances plus grandes qu'elles ne le sont en réalité et on peut donc ne pas enclencher le dispositif de mesure du temps de parcours avant d'avoir atteint l'amplitude de référence SA prédéterminée. Par 15 ailleurs, on perd aussi inutilement de l'énergie et il est donc plus avantageux de calculer de la manière décrite ci-dessus une valeur de correction d'après l'amplitude maximale effective de l'impulsion électrique entrante. Gomme, ainsi qu'on l'a indiqué, dans le cas des laser, 20 la puissance d'émission ne peut être augmentée que dans une certaine mesure et que, par contre, dans d'autres types d'émetteurs, on ne peut l'augmenter éventuellement pour des raisons d'opportunité, il est avantageux de régler d'abord la puissance d'émission à l'intérieur de son étendue de réglage et de ne régler la 25 sortie du récepteur que quand on a atteint les limites de cette étendue. On a déjà indiqué qu'il existe, entre l'amplitude de l'impulsion émise SI et celle de l'impulsion d'entrée optique EIO, une différence que l'on doit attribuer au pouvoir de réflexion de 30 l'objet. Quand le premier signal d'impulsion émis SI1 a une amplitude maximale prédéterminée, on peut déduire le pouvoir réflecteur de la différence entre l'amplitude du premier signal électrique E^ et l'amplitude de référence SA. Ainsi qu'on le sait, la brillance est inversement proportionnelle au carré de la distance, 35 de sorte que l'on doit tenir compte de la distance mesurée pour le calcul du pouvoir réflecteur. Quoique l'on puisse sans difficulté appliquer le procédé ,.,.0 - 7 - 2134492 72 14649 de l'invention à la main avec les dispositifs habituels, il est toutefois avantageux d'automatiser les différentes phases du procédé pour la mise en pratique de celui-ci. La figure 2 montre, à l'aide d'un schéma, la façon dont ceci est réalisé. 5 On prévoit dans un émetteur S une diode à laser LD commandée par un générateur d'impulsions émises SIG-. En outre, le générateur SIG reçoit des impulsions II par l'intermédiaire d'un générateur d'impulsions TIG- (voir figure l). Ce générateur d'impulsions ÏIGr commande aussi un dispositif pour la mesure du temps 10 de parcours des impulsions ; ZM. Ceci définit le début de la mesure du temps. La fin de la mesure du temps est déterminée par le signal reçu, qui a été réfléchi par l'objet visé et enregistré dans un récepteur E au moyen d'une photodiode PD ou une autre 15 forme de convertisseur photoélectrique. L'emploi d'une photodiodes en fait une diode de Zener, offre l'avantage d'une plus grande précision et, en outre, de la régularité. Le signal électrique reçu du convertisseur photoélectrique PD, qui correspond en principe au signal EIE, est appliqué à un transformateur de sortie A Y 20 d'où il parvient, amplifié, à un dispositif de mesure du temps de parcours ZM, pour le calcul de la distance. Ceci correspond à l'opération habituelle et finalement, on peut prélever le résultat de la mesure à une borne de sortie A. Ce résultat de mesure est ensuite utilisé, soit dans un dispositif indicateur non re-25 présenté, soit encore, quand on emploie le dispositif représenté pour une caméra, en vue de l'actionnement d'un dispositif de commande, c'est-à-dire le dispositif de mise au point de la caméra. Maintenant, pour automatiser le procédé de l'invention, on raccorde à la sortie de l'amplificateur de sortie AT un dispo-30 sitif AM pour mesurer l'amplitude de ce signal. Ce dispositif de mesure de l'amplitude est suivi d'un dispositif comparateur Y, qui compare l'amplitude mesurée à une amplitude de référence prédéterminée, l'amplitude SA (figure l). Cette comparaison donne un signal appliqué à un dispositif de réglage. 35 Ce dispositif de réglage peut, par exemple, être cons titué de l'amplificateur de sortie AV du récepteur E même, mais on peut aussi employer un montage de réglage particulier dont le V . 72 14649 ~8\ 2134492 signal de sortie est appliqué, d'une part, au générateur de signaux SIG- de l'émetteur S, directement ou par l'intermédiaire d'un préamplificateur VV, et, d'autre part, en cas d'emploi, comme convertisseur photoélectrique PD, d'une diode de Zener, il 5 peut servir au réglage de cette diode. Dans l'exemple d'exécution représenté, le montage de réglage R est destiné au réglage de la tension prélevée à une source de tension U. De cette façon, les différentes phases du procédé de l'invention peuvent se dérouler automatiquement. Pour être certain que l'émetteur S ou le récep-10 teur E sont réglés l'un après l'autre, ce qui correspond à une forme de réalisation avantageuse du procédé de l'invention, les deux sorties représentées du montage de réglage E se trouvent à des niveaux de tension différents. En cas d'écart du signal de sortie reçu du récepteur E 15 par rapport à la valeur de référence SA, pour obtenir une valeur de correction pour la mesure du temps de parcours, le dispositif de mesure de l'amplitude AM est raccordé, par l'intermédiaire du dispositif comparateur V, au dispositif de mesure du temps de parcours ZM. Ce dispositif de mesure ZM reçoit donc, en fonction 20 de l'amplitude mesurée, un signal qui, en cas d'une amplitude maximale du signal EIE trop faible par rapport à la valeur de référence, applique un signal diminuant la valeur mesurée du dispositif ZM mais par contre, quand l'amplitude maximale du signal d'entrée EIE est supérieur à l'amplitude des références SA, la 25 valeur mesurée du dispositif ZM de mesure du temps de parcours augmente. l'importance de la variation dépend en principe du temps de montée du signal EIE. La sortie du dispositif AM de mesure de l'amplitude est en outre raccordée à un calculateur du pouvoir réflecteur de l'ob-30 jet OR. Comme déjà indiqué, on peut déduire ce pouvoir réflecteur de la différence entre l'amplitude maximale du signal d'entrée EIE et l'amplitude de référence SA, dans le cas où l'impulsion émise SI présente, au début de la mesure, une amplitude prédéterminée. Comme toutefois la brillance et par conséquent l'amplitude du 35 signal d'entrée EIE sont inversement proportionnelles au carré de la distance, ce calcul doit tenir compte également de la distance mesurée. C'est pour cette raison que le calculateur OR du pouvoir 2134492 72 14649 -s- réflecteur de l'objet est aussi raccordé à la sortie A. la sortie du calculateur OR fournit le résultat de ce calcul qui, par exemple, influence en permanence et dans certaine mesure le réglage de l'éclairage dans une caméra ou peut être raccordé au régula-5 teur de l'éclairage de celle-ci au lieu de l'indicateur de brillance de Szene. La constante du temps de montée du signal d'entrée EIE (figure l), c'est-à-dire le temps qui s'écoule du début de la montée de ce signal jusqu'à obtention de son amplitude maximale, 10 et par conséquent la précision que l'on peut obtenir sont données en principe par la constante de temps du circuit d'entrée. Cette constante de temps sera en général choisie de manière à pouvoir encore recevoir un rapport signal-bruit optimal, même dans le cas de grandes distances pour lesquelles le bruit est habituelle-15 ment plus fort. Ceci signifie toutefois qu'avec une précision plus grande, c'est-à-dire un rapport signal-bruit plus favorable, des constantes de temps de montée plus grandes ou des constantes de temps plus grandes du circuit d'entrée sont nécessaires. Ces constantes de temps résultent en principe de la capacité des 20 diodes et de la capacité d'entrée de l'amplificateur AV et des résistances correspondantes. Dans le circuit équivalent, ces capacités et ces résistances sont symbolisées par des éléments RC. Comme ainsi qu'on l'a déjà indiqué, la précision et par conséquent le temps de montée du signal EIE sont choisis pour 25 les plus grandes distances possibles on obtient pour les courtes distances une précision plus élevée que nécessaire. Comme d'autre part, la capacité de la diode ainsi que la capacité d'entrée de l'amplificateur AV ne sont pas réglables, il est avantageux de régler les résistances associées en fonction de la distance mesu-30 rée, afin d'obtenir m temps de montée plus long pour les distances plus courtes. A cette fin, il est prévu, dans l'exemple d'exécution représenté (figure 2), une ligne de répétition RL qui relie la sortie A avec l'amplificateur de sortie AT du récepteur E où elle modifie de manière appropriée une résistance en 35 fonction de la distance mesurée, c'est-à-dire qu'elle diminue cette résistance pour des distances plus courtes. De cette façon, on peut adapter le rapport signal-bruit pour de petites distances 72 14649 - 10 - 2134492 au rapport dans le cas de grandes distances et l'on obtient, par suite de la montée plus raide au signal d'entrée EIE, un temps de montée plus faible et par conséquent une plus grande précision pour le temps de parcours. Outre la conduite de répétition EL, 5 on peut modifier de la même façon, avec une telle ligne, la résistance de charge du convertisseur photoélectrique PL. Les mesures de ce genre sont particulièrement précieuses pour le réglage des appareils optiques, en particulier des caméras, car la profondeur de champ des objectifs augmente avec 10 la distance, de sorte qu'une précision plus grande est exigée pour les distances plus faibles. Dans la conduite décrite ci-dessus, on a avantageusement inséré, entre la sortie du dispositif comparateur Y et le dispositif de mesure du temps de parcours ZM, un dispositif cor-15 recteur KË qui introduit, outre la valeur de correction évoquée, une valeur de correction supplémentaire. Comme indiqué, ce dispositif se trouve avantageusement dans la conduite mentionnée; on pourrait toutefois aussi prévoir une ligne séparée pour introduire une valeur de correction supplémentaire entre le dispositif 20 de mesure du temps de parcours et le dispositif de mesure de l'amplitude ou un dispositif faisant suite à celui-ci. Dans le cas de cette valeur de correction supplémentaire, il s'agit du fait que dans le cras de signaux d'échos faibles, malgré tous les dispositifs électroniques, la probabilité 25 finale du signal à la sortie A peut être affectée. Quand les valeurs d'un nombre de mesures prédéterminées sont appliquées par exemple à un intégrateur, comme c'est le cas dans les dispositifs connus, il en résulte une valeur moyenne qui est influencée aussi bien par les valeurs mesurées les plus basses que par les valeurs 30 les plus élevées. En fait, cette valeur moyenne n'est pas toujours celle de probabilité maximale, mais plutôt la valeur se présentant le plus fréquemment. Il est vrai qu'il est possible d'obtenir, avec l'aide d'un montage relativement compliqué, la probabilité statistique de chaque valeur mesurée individuelle avec une distri-35 bution statistique existante. La construction du dispositif de l'invention offre toutefois la possibilité de déterminer une fois pour toute, par la mesure, l'écart résultant de la structure de 72 14649 ~u" 2134492 l'appareil entre la valeur moyenne et la valeur la plus fréquente, en fonction du rapport signal-bruit, et d'introduire une valeur de correction avec l'aide du dispositif correcteur KE du dispositif de mesure du temps de parcours, pour influencer la valeur 5 moyenne formée dans celui-ci. Comme dispositif de correction, on peut employer sans difficulté un dispositif de transfert non linéaire à l'intérieur d'une étendue prédéterminée, par exemple une résistance appropriée. Bien entendu diverses modifications peuvent être appor-10 tées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple(s) non limitatif (s) sans sortir du cadre de l'invention. 72 14649 ~12 " 2134492 REVENDICATIONS 1.- Procédé de calcul de la distance d'un objet réfléchissant une impulsion d'énergie dirigée vers celui-ci, caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer l'intervalle de temps entre le 5 moment de la transmission de l'impulsion vers l'objet et l'instant où une valeur de seuil est atteinte par le flanc montant d'une impulsion de mesure correspondant à l'impulsion réfléchie, mais dont l'amplitude a été délibérément augmentée ou diminuée jusqu'à une grandeur prédéterminée au cours de la mesure, et à calculer 10 la distance de l'objet d'après l'intervalle de temps mesuré. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au cours de la mesure l'amplitude des impulsions transmises est augmentée progressivement jusqu'à ce que l'amplitude de l'impulsion reçue atteigne la grandeur prédéterminée. 15 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplitude de l'impulsion reçue est comparée à la grandeur prédéterminée et en ce que, pendant 'une période initiale, on augmente l'amplitude des impulsions transmises jusqu'à ce qu'on atteigne la limite d'amplitude de ces impulsions, après quoi on 20 ajuste le récepteur pour fournir l'impulsion de mesure de la grandeur prédéterminée d'après l'impulsion réfléchie reçue. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le calcul de la distance tient compte d'une valeur de correction, fonction de la distance de l'objet et calculée d'après les 25 amplitudes d'une impulsion réfléchie pour une amplitude constante des impulsions transmises. 5.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on calcule une valeur de correction, fonction de la brillance de l'objet, d'après la déviation de l'amplitude de l'impulsion 30 réfléchie par rapport à la grandeur prédéterminée, quand les impulsions transmises ont une amplitude constante prédéterminée pendant le commencement d'une opération de télémétrie. 6.- Appareil de télémétrie, caractérisé en ce qu'il comprend un émetteur d'énergie puisé présentant une caractéristique direc- 35 tionnelle et définissant un axe de repérage, un récepteur orienté pour capter des échos des impulsions réfléchies le long de l'axe de repérage par un objet dont on mesure la distance, un circuit 72 14649 - 13 " 2134492 comparateur dans le récepteur, comparant l'amplitude d'une impulsion reçue à une grandeur prédéterminée et fournissant une sortie correspondante, un circuit régulateur commandé par la sortie du circuit comparateur et modifiant les amplitudes des impulsions 5 reçues dans la direction de la grandeur prédéterminée, afin de fournir une impulsion de mesure, un circuit de seuil répondant à l'instant où le flanc montant d'une impulsion de mesure ayant une amplitude égale aux grandeurs prédéterminées atteint la valeur de seuil, un circuit de mesure du temps, répondant au moment de la 10 transmission d'une impulsion le long de l'axe de repérage et mesurant l'intervalle de temps entre ce moment et cet instant, pour fournir une sortie déterminée par la distance de l'objet. 7.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que 1s récepteur comprend une diode de Zener pour détecter les 15 échos d'impulsions, dont la sortie est commandée fonctionnelle-ment par le circuit de réglage. 8.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le récepteur comprend un préamplificateur dont l'amplification est commandée par le circuit régulateur. 20 9.~ Appareil de télémétrie, caractérisé en ce qu'il com prend un émetteur d'énergie puisé présentant une caractéristique directionnelle et définissant un axe de repérage, un indicateur d'amplitude de l'impulsion transmise dans l'émetteur, un récepteur orienté pour capter des échos d'impulsions réfléchies le 25 long de l'axe de repérage par un objet dont on mesure la distance, un circuit comparateur dans le récepteur, comparant l'amplitude d'une impulsion reçue à une amplitude prédéterminée et fournissant une sortie correspondante, un circuit régulateur commandé par le circuit comparateur et fournissant une première sortie au con-30 trôleur d'amplitude d'impulsions et une seconde sortie au récepteur, un dispositif fournissant ces sorties séquentiellement, pour modifier les amplitudes des impulsions reçues dans la direction de la grandeur prédéterminée et fournir une impulsion de mesure, un circuit de seuil répondant à l'instant où le flanc montant 35 d'une impulsion de mesure ayant une amplitude égale à la grandeur prédéterminée atteint une valeur de seuil, un circuit de mesure du temps répondant au moment de la transmission d'une impulsion 72 14649 -14 - 2134492 le long de l'axe de repérage et mesurant l'intervalle de temps entre ce moment et cet instant, pour fournir une sortie déterminée par la distance de l'objet. 10.- Appareil suivant la revendication 9? caractérisé en ce 5 que les sorties du circuit régulateur se trouvent à des niveaux de tension différents, et en ce que l'émetteur répond à un niveau de tension se présentant le premier, tandis que le récepteur répond au second niveau de tension qui apparait plus tard. 11.- Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce 10 qu'il comprend un dispositif de correction connecté entre le circuit comparateur et le circuit de mesure du temps, pour établir une moyenne des fluctuations des amplitudes des impulsions de mesure successives. 12.- Appareil suivant la revendication 9> caractérisé en ce 15 que la résistance oiimique du récepteur est variable et commandée par la sortie du circuit de mesure du temps, pour adapter la constante de temps du récepteur à la valeur optimale et recevoir des signaux dans l'étendue particulière en question. 13'- Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce 20 qu'il comprend un dispositif de correction connecté entre le circuit comparateur et le circuit de mesure du temps et comprenant une résistance électrique avec une caractéristique non linéaire. 14.- Appareil de télémétrie, caractérisé en ce qu'il comprend un émetteur de lumière laser puisée définissant un axe de repé-25 rage, un récepteur captant les impulsions de lumière laser réfléchie le long de l'axe de repérage par un objet dont on mesure la distance, un circuit comparateur dans le récepteur, comparant l'amplitude d'une impulsion reçue à une grandeur prédéterminée et fournissant une sortie correspondante, un circuit régulateur, com-30 mandé par le circuit comparateur, modifiant les amplitudes des impulsions reçues dans la direction de la grandeur prédéterminée, afin de fournir une impulsion de mesure, un circuit de seuil répondant à l'instant où le flanc montant d'une impulsion de mesure ayant une amplitude égale à la grandeur prédéterminée atteint une 35 valeur de seuil, un circuit de mesure du temps répondant au moment de la transmission d'une impulsion laser le long de l'axe de repérage et mesurant l'intervalle de temps entre ce moment et cet 72 14649 - 15 - 2134492 instant, et un calculateur de la réflection de l'objet, commandé par l'amplitude de l'impulsion reçue pour une amplitude prédéterminée de l'impulsion transmise et modifiant la sortie du circuit de mesure du temps pour compenser le pouvoir réflecteur de l'ob-5 jet dont on mesure la distance» 15.- Appareil suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le laser fournit un faisceau lumineux dans la région infrarouge du spectre. 16.- Appareil suivant la revendication 15s caractérisé en 10 ce que l'intensité des impulsions laser est progressivement augmentée par le circuit régulateur pendant la mesure de la distance, jusqu'à ce qu'une limite supérieure sûre prédéterminée soit atteinte, après quoi, on augmente davantage l'amplitude de l'impulsion reçue pour atteindre l'amplitude prédéterminée en accroissant 15 l'amplification du récepteur sous la commande du circuit de réglage. 17.- Procédé pour calculer la distance d'un objet qui réfléchit une impulsion d'énergie dirigée vers celui-ci, caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer l'intervalle de temps entre le 20 moment de l'émission de l'impulsion vers l'objet et l'instant où une valeur do seuil est atteinte par le flanc montant d'une impulsion de mesure correspondant à l'impulsion réfléchie, à mesurer l'amplitude de cette impulsion de mesure, à transformer l'amplitude mesurée en une valeur de correction moyenne et à calculer, 25 d'après l'intervalle de temps mesuré, la distance de l'objet en tenant compte de cette valeur de correction moyenne. 18.- Appareil de télémétrie, caractérisé en ce qu'il comprend un émetteur d'énergie puisée présentant une caractéristique directionnelle et définissant un axe de repérage, un récepteur orienté 30 pour capter des échos des impulsions réfléchies le long de l'axe de repérage par un objet dont on mesure la distance et fournissant, en fonction de la réception de l'un de ces échos, des impulsions de mesure présentant au moins un flanc montant, un dispositif de mesure de l'amplitude, pour mesurer l'amplitude des échos 35 d'impulsions et fournissant une première sortie fonction de l'amplitude mesurée, un circuit de seuil connecté audit récepteur et répondant à l'instant où le flanc montant atteint une valeur de 72 14649 -i6- 2134492 seuil prédéterminée, un circuit de mesure du temps, répondant au moment de la transmission d'une impulsion le long de l'axe de repérage et mesurant l'intervalle de temps entre ce moment et cet instant, pour fournir une seconde sortie déterminée par la distance de l'objet, le dispositif de mesure de l'amplitude étant connecté à ce circuit de mesure du temps, pour transmettre la première sortie à celui-ci, la seconde sortie étant corrigée en fonction de la première.