L'invention est relative à un dispositif d'enrouleur-dérouleur d'une sangle telle que celle d'une ceinture de sécurité. On sait que les dispositifs enrouleurs-dérouleurs de sangles de ceintures de sécurité comportent des moyens de rappel à ressort, permettant d'enrouler la sangle dans son magasin et d'exercer sur cette sangle une force de rappel pour la maintenir sous tension de façon qu'elle soit appliquée contre le corps de l'utilisateur. Ces moyens de rappel étant à ressort, la force qu'ils exercent est d'autant plus importante que la longueur de sangle déroulée est grande. Cette tension de la sangle déroulée occasionne, pour l'utilisateur, une gene qui n'est pas nécessaire au bon fonctionnement de la ceinture de sécurité; en effet, cette tension est en général nettement supérieure à celle qui est nécessaire pour appliquer la sangle contre le corps de l'utilisateur. C'est pourquoi on a déjà proposé des dispositifs enrouleursdérouleurs de sangles de ceintures de sécurité, pourvus de moyens pour que s'exerce sur la sangle une force de rappel, dans le sens tendant à enrouler la sangle, qui est de valeur sensiblement plus faible dans le cas où la sangle est déroulée et immobile (ou se déplace- à une vitesse 'sensiblement inférieure à celle de son déplacement lorsqu'elle s'enroule librement) que dans le cas où cette sangle est rappelée librement. L'invention se rapporte plus particulièrement à un dispositif de ce genre qui comporte deux ressorts, tels que des ressorts spiraux, propres à exercer sur l'arbre du dispositif des couples de valeurs sensiblement différentes et des moyens pour empêcher l'action du ressort à couple le plus élevé lorsque la sangle est, au moins en partie, déroulée et lorsqu'elle est immobile ou lorsqu'el- le. se déplace à faible vitesse, ces moyens de blocage étant mis automatiquement hors d'action lorsque la sangle se déplace à vitesse plu9 élevée, notamment lorsqu'elle est libérée. - On connatt un dispositif de ce genre pour une ceinture de sécurité, qui est de réalisation complexe et dont le ressort de couple le plus élevé est, lorsque la sangle est déroulée et immobile, ou se déplace à faible vitesse, remis automatiquemént en action pour des déplacements de faible amplitude de la sangle. Ce dernier inconvénient réduit l'intérêt de ce dispos4itif-car le passager doit rester pratiquement immobile pour profiter de la- faible tension de rappel. L'invention a pour but de permettre une réalisation particuliè rement simple et économique d'un dispositif du genre en question. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif enrouleur-dérouleur de la sangle d'une ceinture de sécurité qui permette d'appliquer une force de rappel de valeur faible sur cette sangle même si le passager effectue des mouvements d'amplitude relativement importante. Encore un autre but de l'invention est de permettre la-réali- sation d'un dispositif d'enrouleur-dérouleur du type mentionné cidessus qui soit d'emploi aisé et de fonctionnement sùr. Le dispositif conforme à l'invention est caractérisé en ce que les deux ressorts, par exemple du type spiral, étant en série, une extrémité du premier ressort, présentant le couple de rappel le plus élevé, est fixée au bti du dispositif et son autre extrémité, qui est l'extrémité active de ce ressort, est connectée, par l'intermédiaire d'un organe de liaison propre à tourner autour de l'arbre dudit dispositif, à une première extrémité du second ressort, de couple le plus faible, et la seconde extrémité de ce ressort est fixée à l'arbre dudit dispositif.La mise hors d'action du premier ressort est assurée par des moyens de blocage de la rotation de l'organe de liaison par rapport au bâti, Dans un mode de réalisation de l'invention, les moyens de blocage comportent un élément solidaire de l'organe de liaison mais déplaçable radialement par rapport à ce dernier et propre à buter contre une saillie du bâti, pour bloquer l'organe de liaison en rotation, quand le second ressort est tendu et l'organe de liaison est immobile ou tourne à faible vitesse. La position radiale dudit élément dépend de la vitesse de rotation de l'organe de liaison; la position relative de cet élément par rapport à la saillie est telle que si-la vitesse de rotation de l'organe de liaison dépasse un seuil de valeur déterminée l'élément est dégagé de la saillie du bâti.La position radiale de l'élément dépend également de l'état de tension du ressort. Si ce ressort est tendu et si la vitesse de rotation de l'organe de liaison est inférieure au seuil susmentionné, ledit élément peut buter contre la saillie du bâti et ainsi bloquer l'organe de liaison; par contre, Si le second ressort est détendu, la position radiale dudit élément est telle qu'il ne peut plus buter contre la saillie du bâti. Dans une variante, on prévoit également un élément solidaire de l'organe de liaison, faisant partie des moyens de blocage, et dont la position radiale est Fonction de l'état de tension du se cond ressort, mais cette position radiale ne dépend pratiquement pas de la vitesse de rotation de l'organe de liaison. A la place de cette disposition on prévoitxdes moyens de guidage de l'élément pour l'empêcher de buter contre la saillie du bati après que le second ressort ait été détendu et que le premier ressort ait été mis en action pour enrouler la sangle. A cet effet, l'élément comporte un ergot coopérant avec des gorges du bâti. D'autres huts et dispositions de l'invention apparattront avec la description de certains de ses modes de réalisation, cette description étant faite en se révérant aux dessins ci-annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en coupe selon la ligne I-I de la figure 2, perpendiculaire a' l'axe de l'arbre de rotation d'un dispositif d'enrouleur-dérouleur conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue partielle en coupe selon la ligne II-II du dispositif montré sur la Eigure 1:: - la figure 3 est un diagramme illustrant certaines caractéristiques de fonctionnement du dispositif représenté sur les figures 1 et 2; - la figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 1, en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 5, pour une autre réalisation du dispositif selon l'invention; - la figure 5 est une vue partielle en coupe selon la ligne V-V du dispositif montré sur la ligure 4; et - les figures 6 à 9 sont des schémas illustrant le fonctionnement et certaines caractéristiques (non montrées sur les figures 4 et 5) du dispositif représenté sur les Cigures 4 et 5. Le dispositif représenté sur les figures 1 et 2 comprend, conformément à l'invention, deux ressorts spiraux 1 et 2 propres à exercer des couples de valeurs différentes. Le couple exercé par le ressort I est nettement supérieur à celui exercé par le ressort 2. Les spires de ces ressorts sont disposées de façon sensiblement coaxiale à l'arbre 8 du dispositif. Le ressort 1 est logé dans un bottier 3 (figure 2) fixé au b ti (fixe) 4 du dispositif de façon que son extrémité extérieure (la plus distante de l'axe 7 de l'arbre 8) soit accrochée à un bras 5 que présente le bottier 3 au voisinage de sa périphérie extérieure 6. L'extrémité active du ressort 1, celle qui est la plus rapprochée de l'axe 7, est logée dans une fente 9 que présente un fourreau cylindrique 10 libre en rotation autour de l'arbre 8. Ce fourreau 10 est prolongé, en direction de l'extrémité libre de l'arbre 8, par un flasque 11 s'étendant transversalement par rapport à l'axe 7. Ce flasque ll est lui-même prolongé, à l'opposé par rapport au fourreau 10, par une nervure cylindrique 12, d'axe 7 et de diamètre compris entre celui du fourreau 10 et celui du bottier 6. Un couvercle 14 est fixé au bâti 4. La nervure 12 entoure le ressort 2: elle présente une saillie intérieure 15 dirigée radialement. Des pions 16 solidaires du Elasque 11 se trouvent également à l'intérieur du bottier formé par la nervure 12 et servent à fixer audit flasque 11 la partie d'extrémité 17 du ressort 2. A cet effet, cette dernière est recourbée pour que les pions forment butée d'arrêt. L'autre extrémité 18 du ressort 2 est introduite dans une fente axiale 19 en-bout de l'arbre 8 qui est creux à cet endroit. L'extrémité 18 se termine par un rebord 18a introduit dans ladite partie creuse de l'arbre pour former un arrêt. Un bras 20 est solidaire à pivotement, selon un axe 21 parallèle à l'axe 7, du flasque 11. L'axe 21 est disposé à l'extérieur du bottier formé par la nervure 12; le bras 20 présente à son extrémité libre un doigt 22 dirigé de façon sensiblement radiale vers l'axe 7. Ce doigt 22 présente une première face latérale 23 en regard du flasque 11 qui est sensiblement plane et est disposée parallèlement à la face du flasque avec laquelle elle est en regard. Ce doigt est limité, de l'autre coté, par deux faces transversales 24 et 24a décalées en direction axiale l'une par rapport à l'autre de façon telle que la distance séparant la face 23 de la face 24 soit sensiblement plus faible que la distance séparant cette face 23 de la face 24a.Un rebord 25 marque la limite entre ces parties d'épaisseurs différentes, Ce rebord 25 s'étend, en longueur, parallèlement à la direction générale du bras ZO et est décalé, en direction radiale, par rapport à la tranche intérieure 20a du bras 20 de telle manière que la tranche radiale 28 du doigt 22 qui est adjacente au rebord 20a présente deux parties 28a et 28b d'épaisseurs différentes; la partie 28a, la plus proche du bras 20 proprement dit, a l'épaisseur la plus importante. La nervure cylindrique 12 est ouverte à sa partie supérieure selon un secteur 26 s'étendant, dans l'exemple, selon un angle au centre (par rapport à l'axe 7) sensiblement égal à celui occupé par le levier 20. Ce secteur 26 se trouve à distance angulaire de l'emplacement de la saillie radiale 15. La face intérieure 14a du couvercle 14 présente une nervure 27 s'étendant selon un arc de cercle d'axe 7 et de même rayon que le cylindre formé par la nervure 12. Cette nervure 27 est disposée à la partie du dispositif qui, en fonctionnement, se trouve en position supérieure; elle se termine par deux rebords 27a et 27b. Le rebord 27a se trouve à la verticale de l'axe 7. Cette nervure ou saillie 27 dépasse ladite face 14a d'une longueur telle que la tranche 28a peut buter contre le rebord 27a mais non la tranche 28b. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant L'état du dispositif représenté sur les figures 1 et 2 est celui pour lequel la sangle (non montrée) de la ceinture de sécurité est déroulée, la boucle est fermée et le ressort 1 est hors d'action. Dans cette position, le flasque 11 est immobilisé en rotation par butée de la partie 28a (figure 1) de la tranche 28 du doigt 22 avec le rebord 27a de la saillie 27 du couvercle 14. Dans ces conditions, le ressort 1 est ors d'action et seul le ressort 2 exerce un couple de rappel -dans le sens de la Flèche f tendant à enrouler la sangle- sur l'arbre 8. Ce couple de rappel exercé par le ressort spiral 2 est de valeur faible et la tension de rappel exercée sur la sangle a donc elle aussi une valeur faible, ce qui ne gêne donc pas le passager du véhicule.Comme on le verra plus loin en relation avec la figure 3, la force de rappel est, dans ces conditions, comprise entre 0,3 et 0,5 daN. I1 est à noter que les couples exercés par les ressorts 1 et 2 s'exercent dans un sens tel qu'ils maintiennent par butée la tranche 28a du doigt 22 contre le rebord 27a de la saillie 27. On précise également que pour conserver la position du doigt 22 représentée sur la figure 1 il est nécessaire que le ressort 2 ne soit pas complètement détendu. En effet, s'il en était ainsi, comme on le verra plus loin, la spire extérieure 2a du ressort 2 se trouverait dans la position 2b représentée en trait mixte sur la figure 1, position dans laquelle elle est plus éloignée de l'axe 7 que dans la position représentée en trait plein, et le doigt 22 serait de ce fait (son extrémité étant en contact avec ladite spire extérieure du ressort 2) éloigné de l'axe 7 et ce serait alors la partie 28b de la tranche 28 qui se trouverait au même niveau, en direction radiale, que le rebord 27a et, dans ces conditions, cette tranche ne pourrait pas buter contre ledit rebord et le blocage en rotation du flasque 11 ne serait plus réalisé. On remarquera que la saillie radiale 15 limite, à son voisinage, l'extension en direction radiale de la spire extérieure 2a du ressort 2. I1 en résulte que l'extension en direction radiale des autres parties de cette spire extérieure est, en quelque sorte, amplifiée. Lorsque l'usager détache la boucle de la ceinture de sécurité, le ressort 2 qui était préalablement tendu entraine, en se détendant, l'arbre 8 en rotation dans le sens de la flèche f (figure 1) pour enrouler la sangle. Lorsque ce ressort est détendu, la spire 2a prend la position 2b dans laquelle le doigt 22 est éloigné de l'axe 7 et c'est la partie 28b de la tranche 28 de ce doigt qui se trouve au niveau, en direction radiale, du rebord 27a. Le blocage du flasque 11 est alors interrompu et le ressort 1 peut ainsi entrer en action pour exercer un couple de rappel dont la valeur est sensiblement plus importante que celle du couple exercé par le ressort 2.Au cours de cette rotation-de l'arbre 8 à l'aide du ressort 1 par l'intermédiaire du flasque 11 et du ressort 2, la force centrifuge résultant de la mise en rotation du flasque 11 autour de l'axe 7 maintient le doigt 22 éloigné de l'axe 7 et empêche donc la tranche 28a de buter contre le rebord 27a. La rotation du flasque Il n'est donc pas gênée et la sangle peut s'enrouler librement autour de l'arbre 8. Dans ce cas, la rotation de l'arbre 8 s'effectue gr ce au ressort 1 qui entraine en rotation le flasque 11, lequel entrain cet arbre 8 par l'intermédiaire du ressort 2. Si la sangle est complètement enroulée sur l'arbre et si le passager du véhicule désire utiliser cette sangle, il tire cette dernière et la déroule de l'arbre 8. Ce dernier tourne donc dans le sens de la flèche F (figure 1) et en même temps les ressorts 1 et 2 sont mis sous tension, ce qui entrain la rotation du flasque 11. Cette dernière rotation provaque, comme dans le cas où la sangle s'enroule, une force centrifuge éloignant le bras 20 de l'axe de rotation 7 et donc empêchant la coopération par butée de la tranche 28a avec le rebord 27a; autrement dit, la rotation du flasque 11 n'est pas perturbée et le ressort 1 peut donc être tendu. Quand l'usager a fermé sa boucle il tire la sangle de quelques centimètres et la laisse ensuite revenir afin de mettre hors d'action le ressort 1. En effet, le doigt 22 tend, du fait de son poids, à se rapprocher de l'axe 7 et lorsque l'ouverture 26 de la nervure cylindrique 12 arrive au niveau de la saillie 27 le levier 20 peut prendre la position représentée sur la figure l Dans cette position,comme déjà mentionné, le flasque 11 est immobilisé et le ressort 1 est hors d'action. La figure 3 illustre les résultats d'essais effectués au cours de la mise au point de l'invention. Sur le diagramme de cette figure 3 on a porté en abscisses la longueur de sangle enroulée, exprimée en mètres (m), et en ordonnées la force de rappel, exprimée en décaNewton (daN), s'exerçant sur la sangle. Les essais ont été effectués à déplacement de la sangle à une vitesse constante de l'ordre de 0,6m/mn. La courbe 30 représente les variations de la force de rappel s'exerçant sur la sangle du dispositif d'enrouleur-dérouleur conforme à l'invention au cours de l'extraction de ladite sangle; la courbe 31 représente la variation de la force de rappel sur la sangle lorsque celle-ci s'enroule, le ressort 1 étant constamment mis sous tension. Les courbes 32 et 33 correspondent, respectivement, aux courbes 30 et 31 mais dans le cas où le ressort 1 est mis hors d'action, le ressort 2 agissant seul. Les parties 34 et 35, sensiblement parallèles à l'axe des ordonnées correspondent à la mise, respectivement, en et hors d'action du ressort 1. Le diagramme de la figure 3 montre qu'un passager muni du dispositif conforme à l'invention peut effectuer des mouvements d'amplitude relativement importante sans que soit déclenchée automatiquement la remise en action du ressort 1. Dans 'exemple, le passager peut effectuer des déplacements correspondant à une variation de la longueur de sangle déroulée de l'ordre de 70 cm sans que soit mis automatiquement en action le ressort 1. Dans une première variante du mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 1 et 2, le doigt 22 présente une largeur constante en direction parallèle à l'axe 7 mais le ressort 2 est agencé de façon telle que sa spire extérieure 2a, à l'état détendu, se trouve sur une partie de cercle de diamètre supérieur à celui sur lequel se trouve la nervure 27. Le dispositif représenté sur les figures 4 à 9 se distingue de celui représenté sur les figures 1 et 2 par les points suivants Pour commander le blocage du flasque lla (figure 5), c'est-àdire la mise hors d'action du ressort la, on n'utilise ni la force centrifuge ni la force de pesanteur pour commander les mouvements du bras 20b mais, à la place, un guidage de ce bras. A cet effet, ce dernier comporte, au voisinage du doigt 22b, à l'opposé de l'axe de pivotement 21a du bras 20b, un ergot 40 s'étendant parallèlement à cet axe 21a (c'est-à-dire parallèlement à l'axe 7a de rotation de l'arbre 8a). L'ergot 40 est guidé par des gorges ménagées dans le couvercle ou capot 14b pour empêcher le blocage du flasque lla lors de l'enroulement de la sangle sous l'effet du ressort la. A cet effet, le couvercle 14~ présente, en plus d'une nervure 41 analogue à la nervure 27 du mode de réalisation représenté sur les figures 1 et 2, une autre nervure 42; de plus, le rebord cylindrique 43 du couvercle 14b présente un renflement 44 à l'intérieur de ce couvercle (figure 6). La nervure 42 a la forme générale d'un cylindre d'axe 7a de rayon supérieur à celui de la partielle cylindre formée par la nervure 41. La largeur en direction radiale du couloir 45, ménagé entre les nervures 41 et 42, est supérieure au diamètre de l'ergot 40. la nervure 43 présente à l'avant, dans le sens de la flèche F1, une extrémité sensiblement verticale 46 et, à l'arrière, elle se termine par un bec 47 formé par un biseau à l'extrémité de la face supérieure de la nervure 41, la nervure 42 présente, en regard du bec 47, une ouverture 48. A l'arrière (dans le sens de la flèche F1) de cette ouverture 48, la nervure 42 a la forme d'un bec 49 formé par un chanFrein de la face extérieure 42a de cette nervure. A l'avant de l'ouverture 48, la nervure 42 présente une partie 50 d'épaisseur sensiblement inférieure à celle du reste de la nervure, la face interne 42b se trouvant à ce niveau, et sur un arc d'angle au centre supérieur à celui qu'occupe la nervure 41, sur un cylindre-de rayon supérieur à celui sur lequel se trouve le reste de cette face interne. Cette nervure 42 présente une partie 51 de largeur variable raccordant l'extrémité 50 au reste de la nervure. Cette partie 51 se trouve sensiblement à l'horizontale du bord 46 de la nervure 41. La face interne 42b de la nervure 42 présente, à sa jonction 42c avec la partie 51, une tangente 42d (représentée en trait mixte sur la figure 4) aboutissant- sur le rebord 46 de la nervure 41. Le renflement 44 se trouve légèrement en arrière de l'ouverture 48. I1 présente un sommet 52 et des bords concaves 53 et 54 se raccordant de façon continue, de part et d'autre du sommet 52, à la face interne du rebord cylindrique 43 du couvercle 14b. Comme on le verra plus loin,le couloir 55 formé entre le bord 54 et la face externe de la nervure 42 cDnstitue un guidage pour l'introduction de l'ergot 40 à l'intérieur de la nervure 42 par l'intermédiaire de l'ouverture 48 lorsque le bras 20b tourne dans le sens de la flèche F. L'espace formé entre la nervure 42 et le rebord 43 constitue une gorge 56 de largeur supérieure au diamètre de l'ergot 40 et servant au guidage de ce dernier comme on le verra également ciaprès. Le doigt 22b présente, comme celui du dispositif représenté sur les figures 1 et 2 en direction radiale deux parties de largeurs distinctes pour sa coopération ou non, selon la position du bras 20b, avec le rebord 46 de la nervure 41. Le fonctionnement de ce dispositif va maintenant être décrit en relation avec les figures 6 à 9. La position du bras 20b qui est représentée sur la figure 6 est celle qu'il occupe quand la sangle (non montrée sur ces figures 6 à 9) est enroulée dans son magasin. Lorsque la sangle est déroulée, le flasque lla et donc le bras 20b tournent dans le sens de la flèche F1, le ressort la étant ainsi mis sous tension. Au cours de cette rotation ergot 40 suit le parcours représenté en trait mixte sur la figure 7. Au début de ce parcours, l'ergot 40 reste dans lagorge 56. Quand il arrive dans le couloir 55, il est guidé vers l'ouverture 48 et le couloir 45. Après sa sortie du couloir 45, il effectue un tour à l'intérieur de la nervure 42. A la fin de ce premier tour, il pénètre de nouveau dans le couloir 45 et en ressort pour continuer sa course à l'intérieur du cylindre délimité par la nervure 42. Quand l'utilisateur a fermé la boucle (non montrée) de la ceinture, c'est-à-dire quand il ne tire plus sur la sangle, les ressorts de rappel la et 2a font tourner le flasque lla dans le sens de la flèche fl, opposé à celui de la flèche F1. Lorsque, au cours de cette rotation, l'ergot 40, qui est appliqué contre la nervure 42, arrive au niveau de la courbe 42c de cette nervure 42, sa course se poursuit selon une trajectoire qui est sensiblement celle de la tangente 42d à cette courbe 42c. Dans ces conditions, la partie du bord 28c du doigt 22b qui se trouve au niveau de la nervure 41 bute contre le rebord 46 de cette der nièce. Le bras 20b et donc le flasque lia sont alors bloqués, ce qui met hors d'action le ressort la de couple de valeur la plus élevée, et seul le ressort 2c est en action pour exercer une tension sur la sangle. Cette position correspond à celle représentée sur les figures 4 et 8. Lorsque la sangle est relchée, le ressort 2c se détend et sa dernière spire 2d prend la position représentée sur la figure 9 et repousse le doigt 22b vers l'extérieur, de façon que son rebord ne soit plus en butée contre le bord 46 de la nervure 41. Le bras 20b est alors débloqué et il en est de meme du flasquetflla; le ressort la peut alors entrer en action pour enrouler rapidement la sangle. Le parcours de l'ergot 40 lors de cet enroulement rapide de la sangle est représenté par la ligne 60 en trait mixte sur la figure 9. Au début de ce parcours, l'ergot passe dans le couloir 45 pour sortir, par l'ouverture 48, du cylindre formé par la nervure 42. L'ergot reste ensuite dans la gorge 56 sans risque que le bras 20b ne soit bloqué accidentellement. Il est à noter que ce mode de réalisation de l'invention qui est représenté sur les figures 4 et 5 est d'emploi plus simple que celui représenté sur les figures 1 et 2. On appréciera que le dispositif conforme à l'invention, quel que soit son mode de réalisation, est de fabrication particulièrement simple et économique tout en étant d'un fonctionnement satisfaisant. En plus des avantages mentionnés ci-dessus, il convient aussi de noter que la mise hors d'action du ressort 1 ou la est indépendante de la longueur de sangle déroulée; dans ces conditions, cette mise hors d'action peut être effectuée quelle que soit la taille ou la corpulence de l'usager et quelle que soit sa position par rapport à son siège et par rapport au véhicule. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'enrouleur-dérouleur d-'une sangle telle que celle d'une ceinture de sécurité comprenant deux ressorts de rappel propres à exercer sur l'arbre du dispositif des couples de rappel de valeurs sensiblement différentes, et des moyens pour, d volonté, empêcher l'action du ressort de plus grand couple lorsque la sangle est déroulée et immobile ou se déplace à faible vitesse, caractérisé en ce que les deux ressorts étant disposés en série, le premier ressort, de plus grand couple, a une extrémité fixée au bdti dudit dispositif et une autre extrémité solidaire d'une extrémité du secnnd ressort par l'intermédiaire d'un organe mobile en rotation autour de l'arbre dudit dispositif, la seconde extrémité de ce second ressort étant fixée audit arbre, le premier ressort exerçant ainsi son action sur l'arbre par l'intermédiaire de l'or- gane et du second ressort, et en ce que les moyens pour empêcher l'action du premier ressort comprennent des moyens de blocage de la rotation dudit organe. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de blocage sont agencés pour être mis automatiquement hors d'action lorsque le second ressort est détendu. 3. Dispositif selon la revendication i ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de blocage sont agencés pour être maintenus automatiquement hors d'action lorsque l'organe de liaison tourne à une vitesse qui dépasse un seuil déterminé. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le second ressort étant du type spiral, les moyens de blocage comportent un doigt solidaire de l'organe de liaison mais déplaçable radialement par rapport à ce dernier et propre à buter contre une saillie du bâti, pour empêcher la rotation de l'organe de liaison, quand le second ressort est tendu, ce doigt étant sensible à la position radiale de la spire extérieure du second ressort de façon à être éloigné de la saillie lorsque ce second ressort est détendu. 5. Dispositif selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le doigt des moyens de blocage est propre à buter contre la saillie du bâti, pour empêcher la rotation de l'organe de liaison, quand ce dernier est immobile ou tourne à vitesse inférieure audit seuil, ce doigt étant sensible, par effet centrifuge, à la vitesse de rotation de l'organe de liaison de façon à être éloigné de la saillie lorsque la vitesse de rotation de l'organe de liaison dépasse ledit seuil. 6. Dispositif selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que l'organe de liaison présente une saillie de limitation du déplacement radial d'une partie, éloignée dudit doigt, de la spire extérieure du second ressort de façon à augmenter d'autant le déplacement radial de la partie de cette spire extérieure qui se trouve au voisinage ou au contact du doigt. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le doigt est prolongé par un bras solidaire à pivotement, selon un axe parallèle à celui de l'arbore dudit dispositif, de l'organe de liaison, ce doigt présentant une tranche radiale qui est propre à buter contre la saillie du b ti. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que, le doigt s'appliquant normalement, par son propre poids, sur la spire extérieure du second ressort, la saillie du bâti et le doigt sont agencés de façon telle que seule la partie de la tranche radiale qui est la plus éloignée, en direction radiale, de l'extrémité du doigt est propre à entrer en contact avec la saillie. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'organe de liaison présente la forme d'un flasque transversal par rapport à l'axe du dispositif et de part et d'autre duquel sont disposés, respectivement, les premier et second ressorts, ce flasque présentant, du côté du second ressort, une nervure cylindrique centrée sur l'axe dudit dispositif et entourant ledit second ressort et présentant une ouverture pour laisser le passage au doigt des moyens de blocage. 10. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de blocage sont montés pour être maintenus automatiquement hors d'action lorsque l'arbre est entrainé, par le premier ressort, dans le sens d'enroulement de la sangle. 11. Dispositif selon les revendications 4 et lO,caractérisé en ce que, pour maintenir automatiquement hors d'action les moyens de blocage lorsque l'arbre est entraîné, par le premier ressort, dans le sens d'enroulement de la sangle, le doigt de ces moyens de blocage comporte un ergot et le bbti présente des gorges de guidage de cet ergot qui permettent de maintenir le doigt à distance de la saillie quand le premier ressort est en action et fait tourner l'arbre dans le sens d'enroulement de la sangle et de ramener le doigt dans une position où il peut coopérer avec la saillie du bâti lorsque l'arbre est entraîné dans le sens de déroulement de la sangle.