On sait déjà entrainer un élément par rapport à un bati au moyen d'un vérin simple à fluide. Cétte disposition rationnelle ne peut toutefois pas etre toujours adoptée, notamment lorsque l'encombrement dudit vérin, notamment en longueur, est supérieur à l'emplacement disponible pour le montage. I1 est bien entendu possible, dans une telle eventualité, de choisir un vérin télescopique b expansions multiples. Cette disposition présente cependant deux inconvénients importants. Tout d'abord, elle est conteuse. Ensuite, elle n'est malheureusement pas satisfaisante. du point de vue technique car le télescopage d'un vérin à expansions multiples est réalisé à une vitesse, qui est variable en fonction de ltétage d'expansion en cours de fonctionnement. L'invention entend remédier à cet état de choses et propose une disposition qui, ne faisant appel qu'à des vérins simples, permet l'obten- tion d'une vitesse constante de déplacement et possède en outre unencombrement faible. L'invention a donc pour objet un dispositif d'entraînement d'un élément, qui est monté mobile par rapport à un bâti, constitu 'par aumoins un verin à fluide attelé entre ledit élément et ledit bâti. Ce dispositif comprend deux vérins identiques et une pièce de jonction, à laquelle sont attelés les organes' homologues des deux vérins, cylindres ou tiges de piston, cependant que les organes homologues complémentaires desdits vérins, tiges de piston ou cylindres, sont attelés, celui d'un des vérins au bats, celui de l'autre vérin à l'élément. Les grandes chambres des deux vérins sont reliées par un conduit, les petites chambres de ces deux vérins étant elles-memes reliées par un autre conduit, cependant que ces conduit et autre conduit sont susceptibles d'entre mis en communication, l'un avec une source de fluide sous pression, l'autre avec un réservoir de décharge. Avantageusement, les organes homologues des deux vérins, attelés à la pièce de jonction, s'étendent parallèlement, à côté l'un de l'autre le long de sensiblement leurs longueurs respectives. Enfin, de manière préférée, la pièce de jonction est constituée par un coulisseau, qui est guidé à coulissement dans le, et par rapport au,btti L'invention sera mieux comprise; et des caractéristiques secondaires ainsi que leurs avantages spparattront, au cours-de la description d'une réalisation donnée ci-dessous à titre d'exemple. I1 est entendu que la description et les dessins ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif I1 sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un bloc d'abattage de machine de mines monté coulissant sur le bati de cette machine, dans la configuration "rétractée" des vérins, - la figure 2 est une vue, analogue à celle de la vue du même bloc d'abattage, mais dans la configuration '1entièrement télescopée" des vérins, et - la figure 3 est une coupe suivant III-III de la figure 2. Le bloc d'abattage 1 de la machine représenté sur la figure 1 est monté coulissant sur le bEti 2 de cette machine. Par ailleurs, un coulisseau 3 est également monté coulissant sur le bdti 2. Un vérin 4 a son cylindre 5 articulé sur le coulisseau 3 autour d'un axe 6, et sa tige de piston 7 articulée sur te bâti 2 autour d'un axe 8. Le piston 9 de ce vérin 4 délimite dans le cylindre 5 une chambre 10 de grande section utile, dite grande chambre 10, et une chambre 11, qui contient la tige de piston 7 et est de petite section utile, dite petite chambre 11. Un deuxième vérin 12, identique au vérin 4, a son cylindre 13 articulé également sur le coulisseau 3 autour d'un axe 14, et sa tige de piston 15 articulée sur le bloc d'abattage 1 autour d'un axe 16. Le piston 17 de ce vérin 12 délimite une grande chambre 18 et une petite chambre 19, res pectivement de grande et de petite sections utiles. Comme on le note sur la figure 1, en position rétractee les vérins 4 et 12 sont disposés parallèlement l'un à l'autre, à côté l'un de l'autre et s'étendent sur une longueur commune , égale à leur longueur res- pective hors tout Les grandes chambres 10 et 18 sont reliées par des conduits 20 et 21, respectivement, à un conduit 22 raccordé à un distributeur 23 à trois positions. De meme, les petites chambres 11 et 19 sont reliées par des conduits 24 et 25, respectivement, à un conduit 26 raccordé au distributeur 23, Une pompe 27 est reliée à un réservoir de fluide 28 par son conduit d'aspiration 29 et au distributeur 23 par son conduit de refoulement 30.De manière connue en soi, un conduit 31 raccordé au conduit de refoulement 30, relie celui-ci au réservoir 28, un clapet de décharge taré 32 étant disposé sur ce conduit 31. Enfin un conduit 33 relie le distributeur 23 au réservoir 28. Les trois positions du distributeur 23 correspondent - la première position, aux mises en communication des conduits 22 et 30, et des conduits 26 et 33, - la deuxième position, à la mise en communication des conduits 30 et 33, et å l'obturation par le distributeur 23 des conduits 22 et 26, et - la troisième position, aux mises en communication des conduits 30 et 26, et des conduits 22 et 33 La figure 2 represente la configuration d'extension complète des deux vérins.Les organes déjà définis en regard de la figure 1 conservent leur numéro de référence, suivi, pour ceux qui se sont déplacés par rapport au bati 2,de la lettre a. À noter que le passage de la configuration de la figure 1 à celle de la figure 2 s'effectue en disposant le distributeur 23 delta figure 1 dans sa première position. Le fluide sous pression, admis dans les grandes chambres 10 et 18pousse les pistons 9 et 17 jusqu'à sortie complète des tiges de pistons 7, 15a hors des cylindres 5a, 13a. L'axe 8 étant un point fixe par 'rapport au bSti 2, la tige de piston 7 du vérin 4a est restée immobile, mais le cylindre Sa a, par contre, eté déplacé par rapport à cette tige 7, entraînant avec lui le cou lisseau en 3a, l'axe 14a d'articulation du cylindre lisa l3a deuxheme vérin 12a, et ce cylindre 13a lui-même. De plus, la tige de piston du deuxième vérin 12a est sortie en 13a hors du cylindre 5a, de sorte que l'axe d'articulation de cette tige 15a sur le bloc d'abattage est venu en 16a, entraSnant avec lui ledit bloc d'abattage la La course complète de chaque piston étant c, on voit que le déplacement du bloc d'abattage de sa position 1 à sa position la est égale à 2c, bien que l'encombrement initial des deux vérins n'ait été qu'égal à t c'est-à-dire de l'ordre de c. Le fonctionnement peut encore etre précisé en indiquant qu'il est effectué à vitesse constante en ce qui concerne le bloc d'abattage. En effets le débit constant du fluide refoulé par la pompe 27 est dirigé indifféremment vers l'une et/ou l'autre des chambres 10 et 18, mais cellessci possédant des sections égales, la vitesse étant égale au rapport- du débit par la section, et le débit et la section étant constants, cette vitesse est constante. Bien entendu, la rentrée des tiges de piston dans leurs cylindres provoque un retour dù bloc d'abattage également à vitesse constante, compte tenu de l'identité des vérins 4 et 12, et de l'égalité des sections de leurs petites chambres Il et 19. Les autres avantages de la disposition préconisée résident - dans la simplicité et la robustesse obtenues, et,donc, dans le faible entretien exigé, - dans le faible encombrement exigé, malgré l'effort de poussée important obtenu. L'invention n'est pas limitée à la réalisation. qui a été décrite, mais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui hêtre apportées sans sortir de son cadre, ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'entrainement d'un élément (1), qui est monté mobile par rapport à un bâti (2), constitué par au moins un vérin à fluide attelé entre ledit élément et ledit bats, caractérisé en ce qu'il comprend deux vérins (4) et(I2) identiques et une pièce de jonction (3), à laquelle sont attelés les organes homologues (5 et 13) des deux vérins, cylindres ou tiges de piston, cependant que les organes homologues complémentaires (7 et 15) desdits vérins, tiges de piston ou cylindres, sont attelés, celui (7) d'un (4) des vérins au bâti (2) > celui (15) de ltautre vérin (12) à l'élément (1), et en ce que les grandes chambres (10,18) des deux vérins sont reliées par un conduit (20,21), les petites chambres (11,19) de ces deux vérins étant elles-mêmes reliées par un autre conduit (24,25), cependant que ces conduit (20,21) et autre conduit (24,25) sont susceptibles d'etre en communication, l'un avec une source de fluide sous pression (27), l'autre avec un réservoir de décharge (28). 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que les organes homologues (5,13) des deux vérins, attelés à la pince de jonction (3), s'étendent parallèlement, à côté l'un de l'autre le long de sensiblement leurs longueurs respectives (0 ). 3, Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la pièce de jonction (3) est constituée par un cottisseau, qui est guidé à coulissement dans le, et par rapport au,bati (2).