Il est connu, pour exécuter la réfection et la protection de citernes, par exemple de fuel, de revêtir leur surface interne, au pistolet, d'au moins une couche de mat de fibre de verre mélangé à de la résine polymérisable. Un tel revêtement connu nécessite, du fait de son mode d'application, une proportion très importante de résine polymérisable par rapport au mat de fibre de verre. I1 s'ensuit donc la nécessité d'un revêtement final de grande épaisseur, pour obtenir la résistance mécanique désirée. I1 est également à noter que l'application au pistolet n'est pas en faveur de la régularité d'épaisseur de ce revêtement Le procédé de réfection interne pour citerne et le doublage obtenu selon ce procédé se proposent de remédier à ces inconvénients de manière simple et efficace pour un prix de revient remarquablement peu élevé, permettant de mettre en oeuvre une masse de matière de revëtement moins importante du fait de la résistance mécanique accrue dudit revêtement. Conformément à l'invention, on effectue tout d'abord un nettoyage et un décrassage internes des parois de la citerne considérée, en colmatant en outre les porosités, perforations et fissures qui auraient pu se produire ; ensuite, on revêt ces parois d'un produit séparateur, tel qu'un démoulant, et dès le durcissement de ce revêtement, on le recouvre d'une couche de résine polymérisable, passée à l'aide d'un rouleau. La couche de résine polymérisable est apposée d'une épaisseur telle qu'elle suffise, sans excès, à lier les fibres de verre constitutives de feuilles de mat ou de tissu qu'on applique contre la couche de résine polymérisable et qu'on fait pénétrer, toujours à l'aide du rouleau, dans ladite couche de résine polymérisable. Toujours selon l'invention, et du fait que l'emploi du rouleau permet d'apposer les couches de revêtement avec une grande précision, on ménage un recouvrement des bords de couches successivement apposées annulairement dans l'intérieur de la citerne, de manière à produire en saillie du revëtement, vers l'intérieur de cette citerne-, des renforts participant à l'augmentation de la résistance mécanique à l'écrasement de ladite citerne. Dans le cas d'une citerne de forme générale cylindrique, les renforts présenteront l'aspect de cercles intérieurs, mais il est bien évident que les citernes revêtues intérieurement pourront être de toutes formes, par exemple cubiques, parallélépipediques, etc..., les renforts présentant alors l'aspect de cadres carrés, rectangulaires, etc... Egalement selon l'invention, on pourra superposer les couches de résine polymérisable imprégnée de fibre de verre en un nombre tel qu'il satisfasse aux impératifs de résistance mécanique exiges de la citerne considérée. La dernière couche de revëtement interne ainsi constituée présentera, du fait de l'imprégnation, sans ex cès, des fibres de verre par la résine polymérisable, un aspect relativement rugueux qui risquerait de gêner le nettoyage ultérieur de la citerne ; pour remédier à cet inconvénient, on- reveti- ra la surface de la dernière couche considérée d'une couche de gel coat qui viendra lisser l'aspect de surface. On remarque que le doublage interne de la cuve obtenu selon le procédé de réfection objet de l'invention constitue pratiquement, dans la cuve de métal initiale, une cuve en polyester stratifié indépendante. En outre, la protection de la citerne initiale contre la corrosion est réalisée du fait de I'étanchéité du doublage effectué ; il n'est alors plus nécessaire de réparer les fissures ou perforations qui viendraient à se produire dans la paroi métallique de la citerne considérée. L'invention sera du reste mieux comprise en se reportant à la description qui va suivre, en référence au dessin schématique annexé, montrant, à titre d'exemple et non limitativement, une citerne et son doublage obtenu selon ladite invention. La fig 1 montre, en coupe longitudinale, une citerne sensiblement cylindrique, revétue intérieurement de couches d'un mélange de résine polymérisable et de mat de fibre de verre. La fig. 2 est une vue partielle en section de l'apposition d'une couche de résine polymérisable et de mat de fibre de verre sur la couche de démoulant passé à l'intérieur de la cuve. La fig. 5 est une vue en coupe partielle montrant la constitution d'un anneau de renforcement dans la zone de jonction des couches successives de revêtement apposées à l'intérieur d'une citerne telle que représentée en fig. 1. En fig. 1, la citerne 1, de forme générale cylindrique, fermée convexe à chacune de ses extrémités 2 et 4, est revêtue intérieurement de couches juxtaposées 6, 7, 8, 9, 10, chacune d'elles formée de la superposition de plusieurs couches de résine polymérisable liant, sans excès, du mat de fibre de verre.Ces couches sont apposées au rouleau, de la façon suivante (fig. 2) : la paroi de la cuve 1 ayant été préalablement nettoyée et décrassée, les porosités, fissures ou perforations éventuelles, rebouchées, on revêt ladite paroi d'une couche 12 d'un produit séparateur tel qu' un démoulant ; on passe ensuite au rouleau une couche 14 de résine polyester, par exemple du type stratyl (résine isophtalique) en épaisseur juste suffisante pour qu'avant polymérisation elle lie sans excès les fibres de verre constitutives de la feuille 16 qui sera appliquée sur elle, au rouleau, selon 17. L'application des couches de résine polymérisable au rouleau permet d'en régulariser l'épaisseur et de limiter cette dernière au strict minimum nécessaire à l'imprégnation complète mais sans excès de la feuille constituée de mat de fibre de verre qui viendra la pénétrer. En outre, et bien que les qualités mécaniques de revêtement soient en elles-memes très élevées, la précision de pose de couches de ce revêtement sur l'intérieur de la citerne permet d'effectuer, (fig. 3), par exemple sur le bord 18 de la couche 19 antérieurement appliquée, lors de l'apposition de la couche 20, un recouvrement 21 constitué par le bord de ladite couche 20, ce recouvrement formant surépaisseur et revêtant, dans le cas d'une citerne cylindrique, l'aspect d'un cerclage intérieur 22 participant par ses qualités mécaniques à l'augmentation de la résistance à l'écrasement de la citerne. Selon le même processus, par exemple deux autres couches successives 25 et 24 formées de résine polymérisable imprégnant sans excès une feuille de mat de fibre de verre pourront être apposées dans l'intérieur de la citerne, la superposition de leurs bords respectifs 25 et 26 augmentant l'épaisseur du renfort 22. En finition, une couche de gel coat 27 est passée, de manière à ce que l'intérieur de la cuve présente un aspect uniformément lisse. La citerne présente un trou d'homme 50 et le revêtement intérieur 31 monte dans la cheminée 32 du trou d'homme sur les rebords 73 duquel il se rabat, sans solution de continuité. Selon un mode de préparation préféré du revêtement, celui-ci sera constitué d'une résine polyester de type stratyl (résine isophtalique) en quantité juste suffisante pour lier une feuille composée de fibre de verre (mat ou tissu) présentant un poids de 2 450 g/m2. R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, caractérisés par le fait qu'après décrassage et nettoyage internes des parois de la citerne et colmatage des porosités, perforations et fissures qui auraient pu se produire, on revêt ces parois d'un produit séparateur tel qu'un démoulant et que, dès le durcissement de ce revetement, on le recouvre au rouleau d'une couche de résine polymérisable apposée d'une épaisseur telle qu'elle suffise, sans excès, à lier les fibres de verre constitutives de feuilles de mat ou de tissu qu'on applique et qu'on fait pénétrer, à l'aide d'un rouleau, dans ladite couche de résine polymérisable, cette opération, constitutive d'une couche, étant susceptible d'hêtre répétée plusieurs fois. 2 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon la revendication 1, caractérisés par le fait qu'on revêt la surface interne de la citerne de couches dé revêtement juxtaposées successives selon l'axe longitudinal de la citerne, le bord de la couche précédemment apposée étant recouvert sur une courte distance par le bord de la couche succédant, de manière à former sur la surface interne du revêtement, des renforcements, dans le cas de la surface latérale interne d'une citerne sensiblement cylindrique, renforcements présentant la forme d'un anneau. 3 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon les revendications i et 2, caractérisés par le fait qu'on superpose aux couches de revêtement juxtaposées au moins une couche de revêtement de même composition. 4 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon la revendication i, caractérisés par le fait que chaque couche de revetement est obtenue par imprégnation dans une résine polyester du type stratyl (résine isophtali 2 que) d'une feuille composée de fibre de verre présentant au m un poids de l'ordre de 450 g. 5 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon la revendication 1, caractérisés par le fait que, la citerne-comportant un trou d'homme, le revêtement appliqué ne présente pas de solution de continuité jusau'au rebord de trou d'homme compris. 6 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon la revendication 1, caractérisés par le fait que la dernière couche de revêtement est recouverte d'une couche de gel coat. 7 - Procédé de réfection interne pour citerne et doublage obtenu selon ce procédé, selon la revendication 1, caractérisés par le fait que le doublage obtenu constitue une citerne en polyester stratifié pratiquement indépendante de la citerne métallique primitive.