La présente invention a pour objet des cuirs artificiels se présentant sous la forme de pièces à deux dimensions privilégiées (appelées par la suite pièces planes) et microporeuses. Les cuirs artificiels sont des matières dont l'aspect et les propriétés rappellent ceux du cuir et qui trouvent un grand nombre d'applications aussi bien dans le domaine de l'utilisation industrielle du cuir que dans ceux de la maroquinerie, la sellerie et la malleterie. Il s'agit là de matières de grande valeur, qui ont leur place à côté du cuir véritable et dont l'importance économique et technique est considérable. On distingue pour l'essentiel, en dehors du cuir reconstitué, les feutres enduits, les tissus enduits et les cuirs en feuilles. On obtient les feutres enduits en imprégnant des nappes de fibres végétales, animales ou synthétiques au moyen de dispersions ou de solutions de matières plastiques. La préparation s'effectue en plusieurs étapes et les pièces planes obtenues doivent être munies de couches de fond et de couches d'apprêt, afin qu'elles conservent une surface sèche et non-collante. Bes feutres enduits se signalent par une flexibilité élevée et sont surtout utilisés pour la reliure. On obtient les simili-cuirs à base de tissus en revêtant des tissus, le plus souvent au moyen de matières plastiques entièrement synthétiques. Le tissu est le support des caractéristiques mécaniques, tandis que les caractéristiques qui rapprochent ces produits du cuir naturel, comme le toucher, la flexibilité, la résistance à la pliure, la résistance à l'eau et au froid, ainsi que la résistance à l'abrasion, sont conditionnées par la matière de revêtement. Comme matières de revêtement on utilise de façon prédominante le chlorure de polyvinyle qui, plastifié, est mis en oeuvre aussi bien sous une forme de feuilles que sous forme de pâtes, de dispersions aqueuses ou de solutions aqueuses. Ealheureusement, les revêtements obtenus à partir de dispersions résistent mal à l'eau. Bes revêtements obtenus à partir de pâtes ne sont pas résistants à la rayure et présentent une surface collante et se salissant facilement, ce qui est du à l'addition de plastifiants. Pour empêcher la redoutable migration des plas tifiants, qui rend le cuir artificiel fragile, les tissus enduits à base de chlorure de polyvinyle doivent être pour vus de 3 à 5 couches de revêtement, soigneusement appliquées par enduction l'une au-dessus de l'autre. Les cuirs artificiels en feuilles à base de chlorude polyvinyle exigent eux aussi le traitement complémentaire qui vient d'être indiqué. Quant aux cuirs artificiels en feuilles à base de polyamides, ils n'ont acquis aucune importance en pratique. En fonction de l'humidité relative du milieu ambiant, ils absorbent de 6 à 8% d'eau, et davantage, et sont alors très élastiques et donnent un excellent usage, mais si on les conserve dans une atmosphère sèche, ils restituent immédiatement 11 eau absorbée et deviennent cassants. Ce sont les tissus enduits et les cuirs en feuilles à base de chlorure de polyvinyle qui ont acquis la plus grande importance économique, tant au point de vue des quantités produites que de l'étendue de leur domaine d'application. Tous les produits de remplacement du cuir connus jusqu'à présent, et en particulier les cuirs artificiels à base de chlorure de polyvinyle ont un aspect rappelant celui du cuir véritable, sont résistants à la rayure, résistants à la déchirure et flexibles, mais présentent cependant un toucher froid et caoutchouteux. Il leur manque ce toucher, caractéristique du cuir véritable, à la fois chaud, souple, avec cependant un peu de raideur. On s'est efforcé d'imiter ces propriétés, en particulier dans le cas des cuirs en chlorure de polyvinyle, par exemple en faisant mousser des couches de revêtements.On a certes pu améliorer ainsi le degré de chaleur et de souplesse du toucher, mais aux dépens de la résistance mécanique. On ne réussitpas à recréerles caractéristiques du cuir véritable. En dehors des cuirs artificiels en chlorure de polyvinyle, on connait encore, comme produits de remplacement du cuir, des polyoléfines, en particulier le polyéthylène et des copolymères de l'éthylène, sous forme expansée. Les revêtements réalisés avec ces substances donnent certes des cuirs artificiels solides à l'usage, mais leur toucher est nettement inférieur à celui des produits de remplacement du cuir en chlorure de polyvinyle. Les produits obtenus ont une consistance cireuse et ne peuvent être comparés au cuir véritable.On a donc rapidement renoncé à utiliser des polyoléfines expansées pour la préparation de simili-cuirs, quoique les cuirs artificiels à base de polyéthylène soient très souples même à des températures inférieures à zéro degré, contrairement aux produits à base de chlorure de polyvinyle qui, à quelques degrésau-dessous de zéro, deviennent rigide et se brisent quand ils sont soumis à des sollicitations mécaniques. Or, la Demanderesse a trouvé un cuir artificiel à structure microporeuse, qui possède à un degré étonnant les propriétés à l'usage du vrai cuir. Ce cuir artificiel a pour caractéristique principale d'être constitué d'un polymère du propylène expansé, lequel présente une teneur élevée en polymères du propylène stéréo-spécifiques, à poids moléculaire élevé, qui en constituent la fraction principale, et une teneur assez peu importante en polymères du propylène à bas poids moléculaire et solubles dans l'heptane, la densité apparente de la matière non-expansée étant inférieure à 0,90 et l'indice d'isotaxie du polymère étant voisin de 90 % Par l'expresssion t'polymères du propylène", il faut entendre des homopolymères, copolymères et/ou polymères greffés du propylène. Le cuir artificiel ainsi défini, qui se présente sous la forme de pièces planes microporeuses de divers types, présente le toucher souhaité, rappelant celui du cuir, et se signale par une très bonne résistance au froid et des caractéristiques remarquables de résistance mécanique. Le toucher cireux, que l'on rencontrait toujours avec les produits de remplacement du cuir à base de polyoléfines, n' existe plus. algré sa grande flexibilité, le cuir artificiel conforme à l'invention montre le degré de rigidité qui caractérise le vrai cuir. La préparation des pièces planes s'effectue de préférence à l'aide d'une extrudeuse ; on obtient des résultats particulièrement satisfaisants quand on expanse lespolymères du propylène en pièce planes, en utilisant comme agents porogènes des solvants à bas point d'ébullition, tels que les fractions d'essence connues pour cet usage, etc... Cette élaboration peut s'effectuer de manière connue, à l'aide d'une filière plate. Le cuir artificiel peut également, selon un mode opératoire préféré, être fabriqué sous la forme de feuilles soufflées. Comme agents porogènes pour le polymère à expanser, on met en jeu des hydrocarbures à bas point d'ébullition de types courants, qui sont liquides ou gazeux dans les conditions normales et que l'on applique sous pression à la masse fondue de polypropylène qui se trouve dans l'extrudeuse. Ce mode de préparation est moins avantageux, car il peut se produire, sous l'effet de la température, une dégradation des fractions de polypropylènes macromoléculaires et stéréoréw guliers. Il faut dans ce cas, veiller à un réglage précis de la température. Il est également possible d'introduire dans l'extrudeuse, par la trémie d'alimentation, un mélange de polypropylène pulvérulent et de l'hydrocarbure liquide à la température ambiante et sous la pression normale. Une feuille mousse de qualité particulièrement bonne, à peine distinguable du vrai cuir, est constituée, conformément à l'invention, d'un polymère du propylène, préparé de préférence par polymérisation en phase gazeuse (cf. "Europa - Chemie", No 19, 1967, p.11), qui contient dès sa préparation, en d1au- tres termes "in statu nascendi", une certaine proportion, qui est de préférence d'environ 10 % en poids, d'un polymère du propylène à bas poids moléculaire et soluble dans l'heptane, en partie atactique et en partie isotactique. Le produit ne requiert pas de purification particulière et peut contenir encore éventuellement des restes de catalyseur.Un mélange qui convient particulièrement bien contient environ 10 % en poids d'un polymère du propylène à bas poids moléculaire soluble dans l'heptane, formé de fractions atactiques et isotactiques, dont le poids moléculaire moyen va approximativement de 10 000 à 100 000. Le mélange contient en outre ê peu près 90 % d'un polymère du propylène à poids moléculaire élevé et stéréorégulier, dont une fraction allant de 5 à 35 Wo en poids, de préférence égale à 20 cDs en poids est formée de polymères ayant un poids moléculaire moyen inférieur à 230 000, une autre fraction, allant de 30 à 50 % en poids, de préférence voisine de 40 C en poids, est formée de polymères ayant un poids moléculaire moyen compris approximativement entre 230 000 et 1 150 000, et une troisième fraction, allant de 30 à 50 cZo en poids, de préférence voisine de 40% en poids, est formée de polymères ayant un poids moléculaire moyen supérieur à 1 150 000. Cette dernière fraction contient jusqu'à environ 5 % en poids de polymères ayant des poids moléculaires supérieurs à 3 000 000. Be polypropylène de choix pour la fabrication du cuir artificiel présente un indice d'hétérogénéité moléculaire (ou indice de répartition des poids moléculaires) S - i voisin de 8,2. La viscosité spécifique réduite -p Mn ('#rend.) déterminée par des mesures faites dans la décaline à 155 , est de 9,8. On peut faire varier entre certaines limites les propriétés des produits de remplacement du cuir conformes à l'invention, ceci en jouant sur la répartition des poids moléculaires des polymères du propylène mis en jeu. C'est ainsi qu'on peut, par exemple, élever les caractéristiques de solidité en veillant à mettre en jeu une proportion aussi forte que possible de polymères du propylène isotactiques et macromoléculaires, ayant les poids moléculaires indiqués plus haut. Il est probable que c'est la fraction de polymères tactiques cristallins qui produit alors la rigidité, qu'on ne peut presque pas distinguer de celle du cuir véritable. L'indispensable fraction de polymères du propylène à bas poids moléculaires, atactiques et isotactiques, est responsable de la structure régulière et micro poreuse des pièces planes. La proportion et le poids moléculaire de cette fraction peuvent varier entre certaines limites. Elles dépendent entre autres de la finesse des pores souhaitée dans le produit mousse des caractéristiques mécaniques, thermiques et éventuellement, électriques du produit de remplacement du cuir que l'on veut préparer, et peuvent, le cas échéant, être déterminées par des essais préliminaires. On a constaté que les dimensions des pores de la matière mousse deviennent d'autant plus petites que la solubilité de l'agent porogène dans la résine synthétique est plus faible.Pour ce qui est du polypropylène macromoléculaire, qui n'a pas d'affinité pour les solvants, l'addition d'agents solubilisants rend possible la pénétration des particules de solvant, par l'intermédiaire de l'agent solubulisant, dans une particule insoluble. On peut admettre, d'une façon générale, qu'on peut faire mousser la matière en résine synthétique, de façon à obtenir le produit souhaité, lorsque les fractions à bas poids moléculaires qui y sont contenues, non seulement présentent une affinité pour les solvants, mais agissent encore, grâce à leur miscibilité en toutes proportions avec les fractions macromoléculaires dépourvues d'affinité pour les solvants, en quelque sorte comme véhiculeurs d'agents porogènes pour la totalité de la matière en résine synthétique. On préfère que les fractions à bas poids moléculaires soient contenues dès le départ dans le polypropylène, lequel est obtenu de préférence par polymérisation en phase gazeuse. Le polymère déjà signalé comme particulièrement avantageux, contenant encore des restes de catalyseur, ne présente aucune tendance au jaunissement, même lorsqu'il au subi pendant une assez longue durée l'action de la lumière, ce qui est étonnant, car il est bien connu que de faibles quantités de catalyseurs favorisent le jaunissement de la matière plastique. Il est également possible d'ajouter les fractions à bas poids moléculaire par mélange mécanique. Les fractions en questions sont alors préparées dans une opération à part, par exemple selon le procédé Philips ou celui de la Standard Oil (par exemple conformément au brevet allemand N01 050 004 ou au brevet allemand NO: 001 003),procédés selon lesquels on transforme le propylène, à l'aide de catalyseurs à l'oxyde de chrome ou à l'oxyde de molybdène, en polymères à poids moléculaire peu élevé. L'importance de la fraction de polymères à bas poids moléculaire peut varier-dans une certaine mesure. On peut également remplacer, dans cette fraction, un pourcentage plus ou moins important de polypropylène par d'autres polymères compatibles avec des homopolymères, copolymères et/ou polymères greffés du propylène, par exemple par des composés polyvinyliques, des homopolymères, copolymères et polymères greffés de l'éthylène, présentant les qualités requises. Cependant, on est alors obligé de préparer ces fractions indépendamment des polymères macromoléculaires. Les polypropylènes qui ne contiennent ni la quantité nécessaire de fractions atactiques et isotactiques, à bas poids moléculaire et solubles dans l'heptane, ni surtout la quantité nécessaire de polymères du propylène macromoléculaires et stéréoréguliers, ayant un poids moléculaire supérieur à I 000 000, ne présentent, mis sous la forme de bandes ou de feuilles mousses, aucune des caractéristiques du cuir 7véritable. C'est ainsi, par exemple, qu'il n'est pas possible d'expanser des polypropylènes du commerce ayant des poids moléculaires moyens compris approximativement entre 200 000 et 600 000 de façon a obtenir un cuir artificiel dans le sens de l'invention. Gn peut certes élaborer les polypropylènes de ce genre eux aussi en pièces planes, en particulier en feuilles mousses, mais ces produits sont rigides et cireux et présentent un toucher froid désagréable. Ils diffèrent nettement du produit de remplacement du cuir qui fait l'objet de l'invention. Pour la plupart des domaines d'application, les meilleurs résultats ont été obtenus avec des feuilles mousses ayant une densité apparente allant d'environ 150 g/litre à 400 g/litre et même davantage. Le produit qui se rapproche le plus du cuir véritable est une feuille de cuir artificiel ayant un poids par litre d'environ 150 à 300 g. Bes épaisseurs de ces articles, en particulier celles des feuilles soufflées, qui sont étirées axialement et radialement lors de leur préparation, vont avantageusement de 0,02 à 1 mm. Les feuilles ayant une épaisseur de O à environ 0,6 mm donnent les meilleurs résultats. Le cuir artificiel doublé de textiles convient admirablement bien pour la maroquinerie, ainsi que comme feuilles pour la reliure et la décoration. On peut l'unir à des tissus, des tricots, du papier, des feuilles métalliques, du bois, etc, pour obtenir des produits à plusieurs couches. Chose inattendue, on peut imprimer ou coller facilement le cuir artificiel conforme à l'invention, par exemple sous la forme de feuilles ou de bandes. Dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire d'effectuer le traitement préalable des surfaces à imprimer ou à coller qui est indispensable avec les autres polyoléfines. Bes produits de remplacement du cuir, sous la forme de bandes de feuilles thermoplastiques, peuvent être grainés de manière connue et on peut, conformément au brevet les munir par voie thermique de zones transparentes, de dessins, etc... . On peut obtenir des cuirs artificiels bicolores en incorporant, après le grainage, sur une machine à enduire, dans les creux de la fleur, une deuxième couleur donnant un contraste plus ou moins marqué avec la couleur de fond. Cn obtient des effets spéciaux lorsque la feuille a été munie au préalable de zones transparentes, de la manière décrite plus haut. Avec les produits de remplacement du cuir conformes à l'invention, il n'est pas besoin des plastifiants et des couches de revêtement qui étaient toujours indispensables jusqu'à présent. il n'y a donc pas à craindre la migration des plastifiants et la fragilité du cuir qu'elle entrava nait. Les bonnes propriétés mécaniques sont conservées pendant une durée presque illimitée. Le cuir artificiel est fortement opaque même sous la forme de feuilles minces et présente une nuance blanche brillante qui ne montre aucune tendance au jaunissement. Par cpntre, il est possible d'incorporer dans des cars spéciaux des pigments, des antistatiques, des agents retardateurs de flamme, des agents de protection contre la lumière, des antioxydants, des lubrifiants, dans la mesure où cela peut être nécessaire en raison de sollicitations particulières ou extrêmes auxquelles le produit doit être soumis. Un autre trait avantageux est que le produit de remplacement du cuir conforme à l'invention n' a pas tendance à absorber l'eau. Le cuir artificiel n'est donc pas sensible à des conditions de stockages défavorables. Un fait étonnant est qu'il ne se produise aucune altération de la coloration, même après sollicitation prolongée, quand on a mis en jeu comme substance de départ un polymère obtenu en phase gazeuse, brut et contenant du catalyseur. Cette constatation est inattendue, car il était bien connu que des restes de catalyseurs entraînent une altération de la couleur des produits qui en contiennent et que les catalyseurs étaient donc jusqu'à présent toujours éléminés soigneusement par lavage. Les cuirs artificiels en mousse de polypropylène conformes à l'invention présentant une excellente résistance au froid, en raison de leur teneur en fractions de polymères à bas poids moléculaire, lesquelles agissent comme plastifiants internes. Les exemples qui suivent ont pour but d'illustrer la présente invention. Les parties et pourcentages sont donnés en poids et les températures y sont indiquées en degrés Celsius. EXEMPLE 1 : On mélange, en diverses compositions, des échantillons différents d'un polymère du propylène pulvérulent, à poids moléculaire moyen élevé, fabriqué par polymérisation en phase gazeuse et contenant parfois encore des restes de catalyseur, avec des hydrocarbures à bas point d'ébullition, ayant de 5 à 10 atomes de carbone, en tant qu'agents porogènes, ainsi qu'avec les additifs habituels, tels qu'initiateurs de bulles, etc..., puis on expanse à l'aide d'une extrudeuse. Une matière expansible de ce genre est constituée par exemple de 87 > 7 G de poudre de polymère du propylène, 4,0 % de "lsicrosil" (nom de marque déposé), comme initiateur de bulles, 0,3 % de stéarate de baryum et 8,0 % d'essence bouillant entre 60 et 950. On mélange bien les composantes pulvérulentes dans un malaxeur Lôdige, puis on projette au pistolet l'agent porogène sur le mélange pulvérulent. On introduit en continu dans l'extrudeuse ce mélange contenant le porogène. Le polymère du propylène pulvérulent possède un do mains de fusion compris entre 157 et 1620 (pénétromètre selon la norme DIN NO 53 445), son indice de fusion selon i'iFJ 190/20 est d'environ 2 g/10 minutes et, selon láBJ 190/2, inférieur à 0,1 g/10minutes (DIN NO 53 735 (E)).La densité est de 0,896 g/cm3 et la viscosité spécifique réduite tlred., mesurée dans la décaline (stabilisation à l'aide de 0,2 % de N-phénylH3-naphtylamine, avec un tube capillaire NO?, K = 0,00999), à 1350, avec une concentration de 0,1 %, est égale à 9,8. 'J'indice d'isotaxie est voisin de 10. La poudre de polymère du propylène contient 1D % d'un polymère du propylène à bas poids moléculaire, soluble dans l'heptane, présentant des fractions atactiques et isotactiques, dont les poids moléculaires moyens sont compris entre 10 000 et à peu près 100 000. La poudre de polymère du propylène est constituée d'environ 20 % d'un polymère ayant un poids moléculaire moyen inférieur à 230 000, d'environ 40 ffi0 d'un polymère ayant un poids moléculaire moyen compris entre 230 000 et 1 150 000, et d'environ 40 % d'un polymère ayant un poids moléculaire moyen supérieur à 1 150 000, dont environ 5 % d'un polymère ayant un poids moléculaire moyen supérieur à 3 000 000. L'indice d'hétérogénéité moléculaire --p - 1) est d'environ 8,2.Le polymère de propylène pré M n sente en outre les paramètres structureux suivants a)Poids moléculaire moyen en nombre Mn calculé , 125 000 b)Poids moléculaire moyen en poids Mp calculé = 1 151 000. p Le diamètre D de la vis de l'extrudeuse est de 60 mm, sa longueur est égale à 25 D. C'est une vis à noyau tronconique ayant un rapport de compression égal à 1 : 3j la zone de plastification a une longueur égale à 12 D. En plus de la zone de chargement, refoidie à l'eau, le cylindre présente 5 zones de chauffage ou de refroidissement. Le programme des températures est le suivant : zone de chargement : refroidie à l'eau ; zone I : 1600 ; zone II : 1800, zone III : 2050 zone IV : 225 , zone V : 2000. La température de la tête de soufflage est de 1900. La tête de soufflage disposée axialement, présente un diamètre de 120 mm, la largeur de la fente est de 0,6 mm.Le rapport de gonflage est d'environ 1 : 3s3. Be débit est de 20 kg/heure. On obtient une feuille extrêmement flexible et à cellules très fines, oyant un toucher sec et non onctueux qui présente un grainage de retrait plus ou moins marqué. Be poids par litre est d'environ 300 g, l'épaisseur de la feuille est de 0,5 mm. Le poids moléculaire moyen de la feuille expansée, égal à 890 000, est donc de loin supérieur à celui des polypropylènes expansés classiques. La feuille convient remarquablement bien comme produit de remplacement du cuir. On peut la doubler avec les matières les plus variées, comme le papier; les textiles, etc. La feuille peut être soudée selon des procédés connus. On peut améliorer son aptitude au collage en la soumettant à l'effluve électrique. Fait inattendu, la feuille a une excellente résistance à la lumière, malgré la présence de quelques restes peu importants de catalyseur. Elle se prête particulièrement bien à la fabrication d'abat-jour, etc, car, même après une exposition de plus de six mois à la lumière, on n'observe pas la moindre trace de jaunissement. Pour les mêmes raisons, on peut également utiliser la feuille comme matière pour la reliure des livres, etc. On peut aussi la grainer et la munir de dessins, selon des procédés connus. De cette manière, on peut aussi fabriquer des papiers peints lavables donnant des effets de cuir. EXEMPLE 2 De la manière décrite à l'exemple 1, on extrude un mélange du type qui y est décrit. A la différence de cet exemple, on colore en jaune la matière expansible au moyen de 2,0 % du pigment "Euthylen" (nom de marque déposé), on stabilise le mélange au moyen de 0,2 % de N-phényl-P-naphtylamine, et on projette au pistolet sur la matière expansible 8,0 % de pentane au lieu de 8,0 ff d'essence. La tête de soufflage axiale conforme à l'exemple 1 est remplacée par une tête de soufflage radiale ayant un diamètre de 134 mm. La largeur de la fente est de 0,6 mm, le rapport de gonflage est égal à 1 : 4. La zone de chargement de l'extrudeuse est refroidie à l'eau. l'es températures des zones de chauffage du cylindre sont les suivantes : zone I : 100 ; zone II : 1600 ; zone III : 2050 ; zone IV 2100 ; zone V : 200 , La température de la tête de soufflage est de 1800. Le débit est de 15 kg par heure. On obtient une feuille à cellules très fines, encore plus flexible que celle de l'exemple 1. Le poids par litre de la feuille est de 250 g, son épaisseur est de 0,2 mm. Le poids moléculaire moyen de la feuille expansée est égal à 1 100 000. Be polypropylène à haut poids moléculaire qui fait 11 objet de la présente invention, lequel présente un indice de fusion qui, d'après les idées admises jusqu'à présent, ne permet pas une bonne élaboration sur une extrudeuse, peut - ce qui était absolument- imprévisible - être extrudé sans qu'il s'ensuivre un abaissement important de son poids moléculaire, lequel est très élevé. Bes feuilles ainsi obtenues présentent un toucher sec, chaud et souple, qui ressemble à s'y méprendre à celui du cuir véritable. Les feuilles de polypropylène expansé existant jusqu'à présent, n'ont pas ces caractéristiques. Leur poids moléculaire est compris approximativement entre 300 000 et 400 000. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Des cuirs artificiels sous la forme d'articles plats microporeux, caractérisés en ce qu'ils sont constitués d'un polymère du propylène expansé contenant une proportion élevée de polymères du propylène stéréoréguliers et à poids moléculaire élevé, comme composante principale, et une proportion assez peu importante de polymères du propylène à bas poids moléculaire et solubles dans l'heptane, la densité apparente de la matière non-expansée étant inférieure à 0,90 et l'indice d'isotaxie du polymère étant à peu près égal à 90 %. 2.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés à la revendication 1, caractérisés en ce qu ils sont constitués d'un polymère du propylène obtenu par polymérisation en phase gazeuse et contenant encore éventuellement des restes de catalyseur. 3.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés aux revendications 1 et 2, caractérisés en ce qu'ils contiennent jusqu a 90 ffi en poids d'un polymère du propylène stéréorégulier et à haut poids moléculaire, ainsi qu'une fraction, égale à environ 10 % en poids, d'un mélange, soluble dans l'heptane, de polymères du propylène à bas poids moléculaire atactiques et isotactiques dont le poids moléculaire moyen est compris approximativement cntre 10 000 et 100 000. 4.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés aux revendications 1, 2 et 3, caractérisés en ce qu'ils contiennent un polymère du propylène pratiquement stéréorégulier, ayant une large répartition des poids moléculaires, constitué d'environ 5 à 35 % en poids, et mieux, d'environ 20 % en poids, de polymères ayant un poids moléculaire moyen inférieur à 230 000, d'environ 30 à 50 % en poids et, de préférence, d'environ 40 % en poids, de polymères ayant un poids moléculaire moyen compris entre 230 000 et 1 150 000 ainsi que d'environ 30 à 50 ss en poids, et, de préférence, d'environ 40 % en poids de polymères ayant un poids moléculaire moyen supérieur à 1 150 000, au sein desquels sont contenus jusqu'à environ 5 % en poids de polymères ayant des poids moléculaires moyens supérieurs à 3 000 000. 5.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce qu'ils contiennent comme composante à bas poids moléculaire, un polymère du propylène et/ou un polymère de l'éthylène et/ou un autre polymère approprié, ces polymères quels qu'ils soient étant préparés séparément de la composante à poids moléculaire élevé et étant mélangés mécaniquement avec cette dernière avant le moussage. 6.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisés en ce qu'ils contiennent un polymère du propylène présentant les paramètres structuraux suivants a) poids moléculaire moyen en nombre : Mn calculé = 125 000 b) poids moléculaire moyen en poids : M p calculé = 1 151 000 c) répartition des poids moléculaires : M - 1 = 8,2 7 n 7.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'ils présentent une masse volumique^apparente allant jusqu a environ 400 g/litre et comprise, de préférence, approximativement entre 150 et 300 g/litre. 8.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisés en ce qu'ils sont sous la forme : de bandes de feuilles ou de produits analogues ayant une épaisseur allant d'à peu près 0,02 mm à 1 - compris, de préférence, entre à peu près 0,15 mm et o,6 mm. 9.- Des cuirs artificiels tels que spécifiés selon lune quelconque des revendications i à 8, caractérisés en ce qutils présentent un grainage obtenu gracie à un traitement complémentaire approprié.