Un grand nombre de véhicules tous terrains sont équipés d'une direction opérant par enrayage. Les véhicules à chenilles, en particulier, utilisent depuis longtemps ce mode de direction mais ce principe est également adaptable à n'importe quel véhicule 5 dans lequel il est soit désavantageux, soit impossible de faire pivoter une ou plusieurs roues autour d'un axe à peu près vertical pour faire tourner le véhicule, et dans lequel on peut transmettre une puissance et ou un effort de freinage indépendamment à la chenille ou à une ou plusieurs roues, ou organes équivalents, c'est-10 à-dire aux moyens propulseurs situés de l'un ou de l'autre côté de ce véhicule. D'une façon générale, la direction par enrayage opère par freinage sélectif des moyens propulseurs du côté du véhicule vers lequel on désire exécuter le virage, tout en maintenant l'applica-15 tion de la puissance aux moyens propulseurs de l'autre côté du véhicule. Dans des constructions plus élaborées, la direction par enrayage est obtenue par débrayage sélectif puis freinage des moyens propulseurs du côté du véhicule vers lequel on veut faire tourner ce dernier, tout en maintenant ou en appliquant la transmission 20 de la puissance aux moyens propulseurs situés de l'autre côté de ce véhicule. Bien que l'on connaisse dans la technique antérieure un grand nombre de formes de dispositifs capables d'assurer le débrayage, puis le freinage, destinés à provoquer le braquage, on peut dire que ces véhicules comportent au moins pour la majeure 25 partie, des organes d'embrayage individuels, qui sont reliés respectivement aux moyens propulseurs des deux côtés de ce véhicule. Ces organes d'embrayage peuvent se déplacer indépendamment dans un premier sens pour passer d'une position neutre à une position en contact avec un organe d'entraînement qui est relié au moteur pri-30 maire du véhicule et dans le sens opposé, pour passer du point neutre à une position en contact avec un organe de freinage. Le déplacement sélectif des organes d'embrayage entre leurs organes d'entraînement et de freinage respectifs était jusqu'à présent commandé par les manches de commande, à raison d'un manche 35 par organe d'embrayage. Bien que, dans la technique antérieure, on utilise la commande du type à deux manches avec de bons résultats dans les applications où le braquage est obtenu uniquement par freinage, c'est-à-dire dans lesquels les organes d'embrayage peuvent être déplacés dans un sens pour entraîner les moyens propul-40 seurs et dans un autre sens pour freiner ces moyens propulseurs, 71 18013 2090253 on éprouve des difficultés considérables lorsqu'il s'agit de coordonner l'utilisation des deux manches. On doit également tenir compte du fait que la nécessité de coordonner les organes de commande ne peut pas être supprimée par 5 élimination de l'application d'une force de freinage aux moyens propulseurs situés sur le côté du véhicule vers lequel on veut braquer ce véhicule après avoir débrayé ces moyens ; en effet, on a constaté que des moyens propulseurs travaillant en roue libre tendent à poursuivre leur course en ligne droite et à résister au bra-10 quage par enrayage. Il résulte que, pour les dispositifs de direction par enrayage plus élaborés, le conducteur doit apprendre à équilibrer exactement l'application de la puissance aux moyens propulseurs d'un côté avec l'application d'une force de freinage aux moyens propulseurs du côté opposé pour exécuter un tel virage 15 sans heurt. La sensibilité tactile qui est nécessaire pour exécuter un tel virage exige une habileté exceptionnelle et une très grande expérience. En fait, elle exige un toucher extrêmement délicat, même pour les conducteurs les plus habiles et cette opération qui est déjà difficile sur un terrain plat est absolument impossible à réa-20 liser sur un terrain accidenté. Le principal but de l'invention est donc de réaliser un dispositif de commande capable de diviser les forces d'entrée qui lui sont appliquées et à équilibrer leur application à deux mécanismes asservis. 25 D'autres buts de l'invention sont de réaliser : - un dispositif de commande tel que défini ci-dessus, comprenant un arbre de commande, auquel les forces d'entrée sont appliquées sous la forme de forces de translation et/ou de rotation et qui divise également ces forces en équilibrant leur application à 30 des mécanismes asservis pour engendrer soit deux forces opposées, soit deux forces qui agissent dans le même sens ; - un dispositif de commande tel que défini ci-dessus mais qui soit particulièrement bien approprié pour la manoeuvre de dispositifs élaborés de direction par enrayage ; les forces opposées 35 équilibrant sans heurts l'application de la puissance aux moyens propulseurs d'un côté du véhicule par rapport à l'application d'une force de freinage aux moyens propulseurs de l'autre côté du véhicule, tandis que les forces de même sens sont équilibrées simultanément lorsqu'il s'agit d'appliquer soit une force d'entraînement, 40 soit une force de freinage sur les deux côtés opposés du véhicule ; 71 18013 2090253 - un dispositif de commande approprié pour la manoeuvre d'un dispositif de direction par enrayage tel que celui décrit ci-dessus, et dans lequel le conducteur n'a à manipuler qu'un seul volant de direction au lieu d'avoir à manoeuvrer deux manches ; 5 - un dispositif de commande approprié pour la manoeuvre d'un dispositif de direction par enrayage, comme ci-dessus, et au moyen duquel la direction s'effectue par manipulation instinctive d'un volant de direction c'est-à-dire que, pour effectuer un virage, le conducteur tourne le volant dans le sens vers lequel il 10 veut braquer le véhicule ; de même, pour faire avancer le véhicule le conducteur pousse le volant axialeraent vers l'avant et, pour l'arrêter, il tire le volant axialement vers l'arrière. D'une façon générale, le dispositif de commande suivant l'invention comprend un arbre de commande monté pour pouvoir à la 15 fois tourner et se déplacer par translation axiale dans un bâti. Deux dispositifs de transmission de force relient le dispositif de commande à deux mécanismes asservis qui peuvent être placés à distance dudit dispositif de commande. Le dispositif de commande comprend deux organes de manoeuvre 20 pour manoeuvrer respectivement les deux dispositifs de transmission de force, et qui sont mobiles sur le bâti. Le dispositif de commande comporte également deux biellettes. L'une des extrémités de chaque biellette est reliée à l'organe de manoeuvre correspondant par un premier joint universel situé à un certaine distance radiale de 25 l'arbre de commande. L'extrémité opposée de chaque biellette est reliée à l'arbre de commande par un deuxième joint universel alors que les premiers joints universels sont de préférence à une certaine distance radiale de l'arbre de commande et du bâti pour éviter que les biellettes ne se coincent sur l'arbre de commande et/ou sur 30 le bâti pendant le mouvement normal de l'arbre de commande, la position des deuxièmes joints universels peut être choisie librement. La seule restriction imposée pour le choix de la position des deuxièmes joints universels consiste en ce que ces joints ne doivent pas être placés'dans le même plan que l'arbre de commande et se 35 trouver en même temps à la même distance radiale de cet arbre que les premiers joints si l'on veut atteindre tous les buts visés par l'invention. Lorsque les deux paires de joints universels sont situés dans le même plan que l'axe (arbre de commande) autour duquel le bras de levier tourne et lorsque les deux paires de joints uni-40 versels sont en même temps placés à la même distance radiale de 71 18013 2090253 cet axe, la rotation du bras de levier lorsque l'un ou l'autre des leviers coudés reste relativement fixe, détermine un mouvement de translation du bras de levier sans imprimer de mouvement correspondant à l'autre bras de levier, comme cela est nécessaire pour équi-5 librer les forces appliquées par le levier aux mécanismes asservis correspondants. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, 10 la Fig. 1 est une vue en élévation de côté d'un dispositif de commande suivant l'invention, relié par deux câbles de commande agissant en poussée et en traction, à deux mécanismes asservis situés à distance, et qui.peuvent être par exemple les deux dispositifs de sortie embrayages freins, qui sont représentés en plan et 15 utilisés pour assurer la direction par enrayage ; la Fig. 2 est une vue en élévation de côté et à plus grande échelle du dispositif de commande représenté à la Fig. 1 ; la Fig. 3 est une vue en plan du dispositif de commande, avec arrachements partiels et en partie en coupe, suivant la ligne 20 3-3 de la Fig. 2 ; la Fig. 4 est une vue en perspective du dispositif de commande, cette vue représentant les éléments orientés en position neutre ; la Fig. 5 est une vue analogue à celle de la Fig. 4 mais sur 25 laquelle les organes sont supposés avoir été déplacés, en réponse à un déplacement de translation pure du volant de direction (non représenté) en partant de la position neutre de la Fig. 4, pour provoquer une manoeuvre simultanée des deux câblés dans le même sens ; 30 la Fig. 6 est une vue analogue à celles des Fig. 4 et 5, et sur laquelle les éléments du dispositif de commande sont supposés avoir été déplacés, en réponse à un mouvement de translation pure du volant de direction en partant de la position neutre de la Fig. 4, pour déterminer une manoeuvre simultanée des âmes des deux câ-35 bles dans le sens opposé à celui représenté sur la Fig. 5 ; et la Fig. 7 est une vue analogue à celles des Fig. 4 à 6, et sur laquelle les éléments du dispositif de commande sont supposés avoir été déplacés, en réponse à un mouvement de rotation et à un mouvement successif composite de rotation et de translation du vo-40 lant, en partant de la position neutre de la Fig. 4, pour dëtermi- 71 18013 5' 2090253 ner des manoeuvres égales et opposées des âmes des deux câbles. Le dispositif de commande suivant l'invention est désigné dans son ensemble par la référence 10 sur la Fig. 1 et il est agencé de manière à actionner deux mécanismes asservis constitués par 5 un dispositif embrayage-frein 11 à double sortie, par deux dispositifs de transmission du mouvement, 12 A et 12 B respectivement. Etant donné que les deux dispositifs 12 A et 12 B peuvent être actionnés simultanément par une manoeuvre sélective du volant de direction unique 13, le dispositif de commande 10 comprend un 10 certain nombre d'éléments en double. Ces éléments seront décrits pour la plupart et désignés par des numéros de référence appropriés mais, lorsqu'il sera nécessaire, pour la clarté de l'exposé, de distinguer lequel des éléments agit directement en combinaison avec le dispositif 12 A ou 12 B, on ajoutera simplement le suffixe A et/ 15 ou B à la référence utilisée pour désigner chaque élément. Il convient de remarquer, que dans de nombreux environnements auxquels le dispositif de commande 10 peut s'appliquer, la sélection du mécanisme asservi à manoeuvrer par un câble à traction et poussée 12 A ou 12 B particulier peut ne pas être importante. 20 Par contre, dans d'autres cas, cette utilisation peut être nettement préférable. Par exemple, dans le cas où le dispositif de commande est relié à un dispositif embrayage-frein 11 qui est muni de deux sorties "R" et "L", pour la commande individuelle des moyens propulseurs du côté droit ou du côté gauche du véhicule respecti-25 vement, la sélection doit être exécutée de manière à établir la conformité entre la direction dans laquelle le conducteur tourne le volant 13 et la direction résultante dans laquelle le véhicule se déplace. Ainsi qu'il résultera de la partie de la description qui se rapporte à la manoeuvre imposée au dispositif de commande consi-30 déré pour obtenir le braquage du véhicule par enrayage, il est souhaitable que les câbles 12 A et 12 B soient croisés entre leur liaison avec le dispositif de commande 10 et leur liaison avec le dispositif embrayage-^frein 11. C'est-à-dire que, le câble 12 A relié au côté droit du dispositif de commande 10, supposé observé par 35 le conducteur qui tient le volant 13, doit être relié à la sortie de gauche "L" du dispositif d'ambrayage-frein 11, et inversement. Chacun des dispositifs 12 de transmission du mouvement peut être un câble de commande agissant en poussée et traction , et comprenant une âme 14 qui coulisse alternativement dans les deux sens 40 à l'intérieur d'une gaine 15 pour transmettre un mouvement mécani 71 18013 2090253 que par application de forces de traction ou de compression à l'âme 14 lorsqu'au moins les extrémités de la gaine 15 sont maintenues dans une position fixe par rapport à laquelle l'âme peut se déplacer . 5 Un embout 16 est fixé à la gaine de chaque câble. Chaque em bout 16 est de préférence équipé de moyens de fixation (non représentés) par lesquels il peut être fixé, par exemple, au moyen d'une gorge 17 (Fig. 2) par un collier 18, pour fixer la gaine 15 au bâti 20 du dispositif de commande 10. 10 Un tube prolongateur 21 (Fig. 1 et 2) peut être monté à ro tule ou d'une manière équivalente sur l'embout 16 par exemple par un emboîtement à rotule non représenté. Dans le tube 21 peut coulisser une tringle terminale 22, dont l'une des extrémités est reliée à l'âme 14 à l'intérieur du tube 21. Ce tube est exactement ajusté 15 sur la tringle 22 pour guider cette dernière et également pour éviter que la partie de l'âme 14 qui glisse .dans ce tube ne subisse des flexions excessives en particulier lorsqu'elle est soumise à des contraintes de compression. Les tringles 22 A et 22 B sont fixées à des organes de ma-20 noeuvre correspondants, constitués par des leviers coudés 23 A et 23 B, par exemple au moyen de chapes 24. Ainsi qu'on peut bien le voir sur la Pig. 3, le bâti 20 comprend deux plaques latérales 25 A et 25 B, espacées transversalement l'une de l'autre et fixées à un bloc de montage 28 (Fig. 1 et 25 2); par exemple au moyen de boulons 29 qui coopèrent avec des ailes correspondantes 30 A et 30 B de ces plaques latérales. Les gaines 15 A et 15 B sont fixées aux plaques latérales 25 A et 25 B respectivement. Un arbre porteur 31 est fixé transversalement entre ces plaques latérales et ses extrémités opposées font saillie transver-30 salement au-delà de ces plaques. Les deux leviers coudés 23 A et 23 B sont montés rotatifs sur les extrémités libres de l'arbre porteur 31, et sont articulés sur les tringles terminales correspondantes 22 A et 22 B respectivement par l'intermédiaire des chapes 24. Un manchon entretoise 32 est monté sur l'arbre porteur 31, en-35 tre les plaques 25 A et 25 B. Des manchons entretoises 33 A et 33 B sont également montés sur l'arbre porteur 31 à l'extérieur du bâti 20 pour maintenir les leviers coudés 23 et les chapes 24 à une distance appropriée de ce bâti. Des écrous 34 A et 34 B retiennent les leviers coudés montés rotatifs sur l'arbre porteur 31. 40 Entre les plaques 25 A et 25 B sont également fixés deux 71 18013 2090253 blocs paliers 35 et 36 dans lesquels un arbre de commande 40 est monté de manière à pouvoir décrire à la fois des mouvements de rotation et des mouvements de translation axiale. Deux bagues d'arrêt 41 et 42, espacées le long de l'arbre 40, sont fixées sur cet arbre 5 pour coopérer avec les blocs paliers 35 et 36 respectivement, de manière à limiter la course axiale de l'arbre 40. Cet arbre 40 traverse également un trou 43 du tableau de bord 44, et porter le volant 13 à son extrémité. Comme représenté une bague 45 peut être interposée entre le bord du trou 43 percé 10 dans le tableau de bord 44 et l'arbre de commande 40 pour donner à cet arbre un support à faible friction. Un bras de levier présentant la forme d'un palonnier 50 est fix-é à l'arbre de commande 40 et s'étend transversalement à cet arbre. Une biellette 51 A relie un point du palonnier 50, espacé ra-15 dialement de l'arbre de commande 40, au levier coudé 23 A, et une deuxième biellette 51 B, relie de même le bras de levier 50 au levier coudé 53 B. Chaque dispositif de liaison 52 interposé entre le palonnier 50 et la biellette 51 correspondante, ainsi que le dispositif de liaison 53 qui relie chaque biellette 51 au levier 20 coudé 23 correspondant est constitué par un joint universel. Dans la forme de réalisation représentée, chacun des joints 52 comprend une chape 54 articulée sur le palonnier 50 pour tourner autour d'un premier axe et un bloc oscillant 55 articulé dans la chape 54 autour d'un deuxième axe orienté transversalement au premier. Le 25 premier axe est matérialisé par la tige 56 de la chape 54 et le deu xième axe est matérialisé par une goupille 58 qui relie le bloc oscillant' 55 à la chape 54. Une extrémité de chaque biellette 51 est ancrée dans le bloc oscillant correspondant. L'extrémité opposée de chaque biellette 51 est fixée dans un 3 0 deuxième bloc oscillant analogue 59, qui constitue un élément du joint 53 correspondant. Chaque joint 53 comprend une chape 60 qui est articulée sur le levier coudé 23 correspondant pour tourner autour d'un premier axe qui est de préférence parallèle à l'axe de l'arbre porteur 31 sur lequel les leviers coudés sont montés rota-35 tifs. Chaque bloc oscillant 59 est articulé sur la chape 60 correspondante, de manière à pouvoir osciller autour d'un deuxième axe orienté transversalement au premier. Ici également, le premier axe est matérialisé par la tige 61 de la chape 60, tandis que le deuxiè me axe est matérialisé par la goupille 62 qui relie le bloc oscil-40 lant 59 à la chape 60. 10 15 20 25 30 35 40 71 18013 *• 2090253 Les joints 53 doivent être espacés radialement de l'arbre de commande 40 pour provoquer la rotation voulue des leviers coudés 23 en fonction du mouvement de rotation et/ou de translation de l'arbre de commande 40, mouvements qui seront décrits plus complètement dans la suite. Comme on peut bien le voir sur la Fig. 3, les biellettes 51 de la forme préférée de réalisation sont otientées obliquement par rapport aux plans dans lesquels tournent les deux leviers coudés 23, de sorte qu'il est hautement souhaitable de disposer d'un stabilisateur de poussée pour éviter le coincement des leviers coudés. Pour stabiliser les charges de poussée qui sont imprimées transversalement aux plans dans lesquels tournent les leviers coudés 23, la tige 61 de chaque chape 60 traverse une lumière de guidage cur- i viligne 65 menagée dans la plaque latérale 25 adjacente. Deux collerettes espacées 66 et 68 font saillie radialement sur la tige 61 de chaque chape 60 pour s'appuyer respectivement sur les deux faces opposées 69 et 70 de la plaque latérale 25 correspondante. Pour mieux faire comprendre le nouveau principe qui est appliqué dans le mécanisme décrit ci-dessus, on donnera ci-après un exposé du fonctionnement de ce mécanisme dans son application à la commande de la direction d'un véhicule, utilisé en combinaison avec un dispositif embrayage-frein 11 à double sortie et d'une construction élaborée. La Fig. 4 représente la position neutre du dispositif de commande 10. Lorsque les éléments de ce dispositif de commande sont disposés dans cette position, le dispositif embrayage-frein 11 est au point mort, de sorte que, non seulement aucune puissance n'est disponible sur les sorties "R" "L" mais que, en outre, aucune force de freinage n'est appliquée à ces sorties. Si le conducteur désire serrer simultanément les embrayages des dispositifs embrayage-frein des deux sorties, par exemple s'il veut faire avancer le véhicule en ligne droite, il a simplement à exercer sur le volant 13 une pression dirigée vers l'avant, pour déplacer l'arbre de commande 40 en translation pour le faire passer de la position neutre représentée à la Fig. 4 à la position de serrage simultané des embrayages, qui est représentée à la Fig. 5. Lorsque l'arbre de commande 40 coulisse axialement vers l'avant à l'intérieur des blocs paliers 35 et 36, le palonnier 50 est entraîné avec cet arbre. La force de translation appliquée au volant par le conducteur est transmise dans la même proportion du 71 18013 9- 2090253 palonnier 50 aux deux leviers coudés 23 par les biellettes 51. La translation linéaire de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50 détermine donc un mouvement de rotation des leviers coudés 23 dans leurs plans, transversalement au plan qui contient les 5 mouvements de translation du palonnier 50, sous l'action des biellettes 51 qui peuvent admettre deux types distincts de mouvements grâce à la présence des joints universels 52 et 53. En ce qui concerne les mouvements dans plusieurs plans, il est très important de remarquer que la composante de la force ré-10 sultante qui est transmise par chaque biellette 51 et qui est appliquée parallèlement au plan dans lequel le levier coudé 23 correspondant tourne, détermine une rotation de ce levier coudé tandis que la composante de la force qui est appliquée transversalement à ce plan est annulée par l'interaction entre la collerette radiale 15 66 de la tige 61 de chaque chape 60 et la face 69 de la plaque latérale 25 correspondante du bâti 20. En outre, pour qu'on puisse obtenir le mouvement dans plusieurs plans, il ne faut pas que les lignes d'action des forces transmises par les biellettes 51 puissent couper l'axe autour duquel tournent les leviers 23 coudés. 20 Si les conditions ci-dessus sont respectées, le mouvement de translation de l'arbre de commande 40 vers l'avant fait tourner les deux leviers coudés 23 à l'unisson. Ainsi qu'on l'observera en comparant les positions des éléments sur la Fig. 5 avec leur positions de la Fig. 4, le levier coudé 23 A a tourné dans le sens inverse 25 de celui des aiguilles d'une montre, pour appliquer une force de tractioji sur l'âme 14 du câble 12 A. Le levier coudé 23 B (non représenté) sur les Fig. 4 et 5 a de même tourné pour appliquer une force de traction de même valeur sur l'âme 14 du câble 12 B. Ces forces simultanées, lorsqu'elles sont appliquées au dispositif d' 30 embrayage-frein 11 attaquent les mécanismes d'embrayage de ce dispositif qui sont combinés respectivement aux deux sorties "L" et "R", de sorte que le véhicule avance. Si le conducteur veut arrêter le véhicule, il imprime tout d'abord à l'arbre de commande 40 un mouvement de translation vers 35 l'arrière, pour le faire passer de la position représentée à la Fig. 5 à la position représentée à la Fig. 4, afin de desserrer les embrayages. En continuant cette translation vers l'arrière, pour passer de la position de la Fig. 4 à la position de la Fig. 6, il actionne les mécanismes de freinage. En comparant les positions des 40 éléments représentés sur la Fig. 6 avec celles représentées sur la 10. 71 18013 2090253 Fig. 5, on voit que le levier coudé 23 A a tourné dans le sens des aiguilles d'une montre pour appliquer une force de compression à l'âme 14 du câble 12 A et le levier coudé 23 B (non représenté sur les Fig. 4 et 6), a tourné du même angle pour appliquer une 5 force de compression identique à l'âme 14 du câble 12 B. Ces forces simultanées, appliquées au dispositif II desserrent les embrayages qui correspondent respectivement aux deux sorties et, ensuite, elles actionnent les mécanismes de freinage combinés avec ces deux sorties. Ici également, le mouvement de translation linéaire 10 de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50 provoque un mouvement de rotation des deux leviers coudés 23 dans les plans séparés orientés transversalement au plan dans lequel le palonnier 50 se déplace. Lorsqu'on applique des forces de compression simultanées aux âmes 14 des deux câbles, la charge est transmise du palonnier 50 aux le-15 viers coudés 23 sous l'effet de contraintes de traction imprimées aux biellettes 51 par le palonnier 50. Ici également, la composante de la force résultante qui est transmise par chaque biellette 51 et appliquée parallèlement au plan dans lequel le levier coudé 23 correspondant tourne, détermine une rotation de ce levier tandis que 20 la composante appliquée transversalement à ce plan est annulée par l'interaction entre la collerette radiale 68 de la tige 61 de chaque chape 60 et la face 70 de la plaque latérale 25 correspondante du carter 20. Pour exécuter un virage par enrayage l'opérateur tourne le 25 volant 13, pour serrer l'embrayage correspondant à l'une des sorties du dispositif embrayage-frein double il et actionner le mécanisme de freinage combiné à l'autre sortie. Pour montrer la façon dont le dispositif de commande applique des forceséquilibrées et opposées entre elles à deux mécanismes asservis, on décrira l'exé-30 cution d'un virage en supposant que les éléments du dispositif de commande 10 sont initialement dans la position neutre représentée à la Fig. 4 (la position neutre du palonnier du dispositif de commande est représentée par l'axe 50' sur la Fig. 7 et pour décrire ensuite les mouvements de ces éléments, de cette position à la position 3 5 représentée en traits continus sur la Fig. 7 et en passant par la position représentée en traits interrompus). Lorsque le conducteur tourne le volant dans le sens dans lequel il désire braquer le véhicule, l'arbre de commande 40 et le palonnier 50 sont entraînés en rotation en même, temps. Si le conduc-40 teur veut faire tourner le véhicule, par exemple à droite, il tour 71 18013 2090253 ne l'arbre de commande et le palonnier dans le sens des aiguilles d'une montre, vu sur les Fig. 4 et 7. Cette simple rotation du palonnier 50 fait tourner le levier 23 A pour appliquer une contrainte de traction sur l'âme 14 du câble 12 A et serrer le mécanisme 5 combiné aux moyens propulseurs du côté gauche du véhicule (sortie "L") et, en même temps, elle fait tourner le levier coudé 23 B pour appliquer une contrainte de compression à l'âme 14 du câble 12 B pour serrer le mécanisme de freinage correspondant aux moyens propulseurs du véhicule (sortie "R") et le conducteur poursuit sa ro-10 tation jusqu'à ce que le mécanisme d'embrayage ou le mécanisme de freinage oppose tout d'abord une résistance à la rotation de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50. A partir de ce stade, il imprime à l'arbre de commande et au palonnier (comme représenté par les traits interrompus sur la Fig. 7), non seulement une rotation 15 mais également une translation axiale, en un mouvement composite jusqu'à ce que les résistances opposées à la rotation par les deux mécanismes asservis soient égales. Par exemple, on supposera que le mécanisme de freinage des moyens propulseurs du côté droit du véhicule, correspondant à la 20 direction dans laquelle le conducteur veut exécuter le virage, est le premier à opposer une résistance à la rotation de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50. A ce moment, et en raison du croisement des câbles qui a été décrit plus haut, le levier coudé 23 B tend à résister à la poursuite de la rotation. Dans ces conditions, 25 en continuant à imprimer une force de rotation à l'arbre de commande 40 et au palonnier 50 - par un mouvement composite de rotation et de translation du palonnier 50 - le conducteur continue néanmoins à faire tourner le levier coudé 23 A jusqu'à ce que le mécanisme d'embrayage correspondant aux moyens propulseurs du côté gauche du 30 véhicule opposé*à la rotation de l'arbre de commande et du palonnier une résistance égale à celle qui a été précédemment opposée par le mécanisme de freinage des moyens propulseurs du côté droit du véhicule. La suite de la rotation du levier coudé 23 A pendant que le 35 levier coudé 23 B reste fixe est provoquée par des mouvements des biellettes 51 dans plusieurs plans. Etant donné que le levier coudé 23 B a rencontré une plus grande résistance que le levier coudé 23A ce levier 23 B tend à résister au mouvement et la poursuite de la rotation du palonnier 50 fait osciller la biellette 51 B autour du 40 joint 53 B monté sur le levier coudé 23 B qui est temporairement 71 18013 12" 7 2090253 stationnaire. Ce mouvement d'oscillation de la biellette 51 B autour du joint 53 B permet au joint 52 de décrire une trajectoire hélicoïdale de sorte que le mouvement du palonnier 50 est un mouvement composite qui compraid des mouvements de rotation et de trans-5 lation qui sont nécessaires pour maintenir le joint 52 B à une distance constante, égale à la longueur de la biellette 51 B, du joint 53 B. Ce mouvement composite déplace le joint 52 A, en rotation, et en translation, de quantités égales à celles dont le joint 52 B a été déplacé. Le mouvement résultant du joint 52 A est à son tour 10 imposé au joint 53 A, par la biellette 51 A, sous la forme d'un mouvement de rotation du levier coudé 23 A. Si, ainsi qu'on l'a supposé, le levier coudé 23 B, rencontre le premier une résistance pendant qu'on fait tourner l'arbre de commande 40 et le palonnier 50 dans le sens de celui des aiguilles d'une montre, Fig. 7, ces 15 éléments décrivent alors un mouvement de translation axiale vers l'intérieur, comme on l'a représenté par le mouvement que le palonnier 50 décrit pour passer de la position représentée en traits mixtes sur la Fig. 7 à une position représentée en traits continus sur cette même Fig. 7. 20 Pour éviter toute interférence entre les biellettes et le bâti 20, il est souhaitable de placer les joints 52 A et 52 B à une certaine distance radiale de l'axe autour duquel le palonnier 50 tourne (c'est-à-dire l'axe de commande 40), mais, pour qu'on puisse animer les deux leviers coudés 23 d'un mouvement relatif, 25 pour obtenir l'application de forces équilibrées, il est nécessaire que les joints 53 soient placés à une certaine distance radiale de l'axe défini par l'arbre de commande 40. Il convient de remarquer que, si les quatre joints 52 A,. 52 B, 53 A et 53 B, sont espacés radialement de distances égales de l'arbre de commande 40, il 30 est impératif que ces joints ne se trouvent pas dans un même plan qui contient l'axe autour duquel tournent l'arbre de commande et le palonnier, pour garantir la possibilité d'obtention de l'équilibre des forces désiré. Lorsqu'on fait tourner le volant dans le sens des aiguilles 35 d'une montre, si le mécanisme d'embrayage des moyens propulseurs du coté gauche du véhicule est le premier à opposer une résistance au mouvement de rotation de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50, le mouvement composite de l'arbre de commande et du palonnier comprend un mouvement de translation dirigé axialement vers l'ex-40 térieur, c'est-à-dire vers le conducteur, pour compenser le mouve 71 18013 2090253 ment dans plusieurs plans décrits par la biellette 51 A articulée sur le levier coudé 23 A qui est à ce moment temporairement sta-tionnaire. De la même façon qu'on l'a expliqué plus haut, la biellette 51 B continue à faire tourner le levier coudé 23 B jusqu'à 5 ce que ce dernier rencontre une résistance égale à celle rencontrée par le levier coudé 23 A. Dans tous les cas, à partir du moment où les deux leviers coudés 23 rencontrent des résistances égales, lorsqu'on continue à appliquer un couple de rotation au volant 13, ce couple entraîne 10 un mouvement de rotation pur du palonnier 50 (au-delà de la position représentée en traits continus sur la Fig. 7) pour provoquer une manoeuvre simultanée des âmes 14 des câbles qui sont reliées aux deux leviers coudés 23, sur des distances égales et dans les sens opposés, Par conséquent, pourvu que les mécanismes asservis 15 réagissent avec des résistances égales, la rotation de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50 du dispositif de commande 10 appliquent sur ces mécanismes des forces de commandes équilibrées opposées entre elles, et, dès que l'un ou l'autre de ces mécanismes oppose une résistance supérieure à celle que l'on rencontre dans 20 la manoeuvre de l'autre de ces mécanismes, l'arbre de commande 40 et le palonnier 50 se déplacent en translation pour absorber l'éventuel décalage angulaire d'un levier coudé par rapport à l'autre, qui est nécessaire pour équilibrer les résistances opposées à ces leviers et assurer l'application de forces continues égales et op-25 posées à ces leviers. La rotation dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre du volant 13, et par conséquent de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50, détermine d'une façon exactement opposée un virage à gauche du véhicule. 3 0 A ce stade de l'exposé du fonctionnement du dispositif sui vant l'invention, on peut se rendre compte que si, au cours des mouvements de translation de l'arbre de commande 40 et du palonnier 50, de la position neutre (Fig. 4) soit à la position d'embrayage simultanée représentée à la Fig. 5; soit à la position de freinage 35 simultanée, représentée à la Fig. 6, l'un ou l'autre des mécanismes asservis tend à se serrer avant l'autre (ce qui est perçu sous la forme d'une résistance opposée à la rotation du levier coudé correspondant) l'arbre de commande 40 et le palonnier 50 tournent pour appliquer le mouvement de manoeuvre supplémentaire voulu à 40 l'un des leviers coudés par rapport à l'autre, et équilibrer ainsi 71 18013 14- 2090253 les forces appliquées par ces leviers aux mécanismes asservis. Le dispositif de commande suivant l'invention, relié à des mécanismes asservis, divise donc une force d'entrée unique en deux forces équilibrées dirigées, soit dans le même sens, soit, sélectivement, dans deux sens opposés et permet d'atteindre les buts visés par l'invention. 71 1801:* 15. 2090253 REVENDICATIONS 1 - Dispositif de commande destiné à appliquer des forces équilibrées à deux mécanismes asservis à l'aide de deux moyens de 5 transmission de force qui relient respectivement les deux mécanismes asservis au dispositif de commande, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend : un bâti, pour chaque moyen de transmission de force, un organe de manoeuvre mobile sur le bâti, un arbre de commande monté dans le bâti et mobile en rotation et en 10 translation axiale, et deux biellettes, l'une des extrémités de chaque biellette étant reliée à l'organe de manoeuvre correspondant,. en un point situé à une certaine distance radiale de l'arbre de commande tandis que l'autre extrémité de cette même biellette est reïiée audit arbre de commande. 15 2 - Dispositif de commande suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce que la liaison entre chaque biellette et l'arbre de commande est réalisée par un premier joint universel. 3 - Dispositif de commande suivant la revendication 2, caractérisé en ce que chaque organe de manoeuvre présente la forme 20 d'un levier coudé monté rotatif sur le bâti et un deuxième joint universel relie chaque biellette au levier coudé correspondant. 4 - Dispositif de commande suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'un palonnier est fixé à l'arbre de commande pour recevoir les premiers joints universels à une certaine distance 25 radiale de l'arbre de commande. 5 - Dispositif de commande suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le palonnier est disposé pour porter les premiers joints universels de part et d'autre de l'arbre de commande. 6 - Dispositif de commande suivant la revendication 5, ca- 30 ractérisé en ce que les organes de manoeuvre sont montés sur le bâti de façon à être disposés de part et d'autre de l'arbre de commande. 7 - Dispositif de commande, suivant la revendication 6, caractérisé en ce que chaque organe de manoeuvre présente la forme 35 d'un levier coudé monté rotatif sur le bâti et des deuxièmes joints universels relient les biellettes à leurs leviers coudés respectifs. 8 - Dispositif de commande, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités des biellettes reliées à l'arbre de commande sont placées à une plus grande distance radiale de l'ar- 40 bre de commande que les extrémités des biellettes qui sont reliées 71 1801? 16. 2090253 aux organes de manoeuvre, et en ce qu'un moyen de stabilisation de la poussée est agencé entre chaque organe de manoeuvre et le bâti. 9 - Dispositif de commande suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'un joint universel relie chacune des biellettes 5 à l'organe de manoeuvre correspondant, et les moyens de stabilisation comprennent pour chaque organe de manoeuvre, une tige du joint universel correspondant et une collerette portée par cette tige et qui s'appuie sur le bâti. 10 - Dispositif de commande suivant la revendication 9, ca-10 ractérisé en ce que le bâti comprend deux plaques respectivement percées de deux lumières, chaque tige de joint traversant l'une des lumières et les collerettes de cette tige glissant sur les deux faces opposées de la plaque. 11 - Dispositif de commande suivant la revendication 10, ca-15 ractérisé en ce que chaque organe de manoeuvre est constitué par un levier coudé articulé sur un axe. 12 - Dispositif de commande suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la lumière est en arc de cercle centré sur l'axe autour duquel tourne le levier coudé auquel est reliée-la tige 20 de joint universel qui traverse cette lumière.