FR 2476160 A3 19810821 FR 8102558 A 19810210 2 476160 La présente invention concerne une machine perfectionnée de nettoyage à sec. Il est connu, dans les machines pour le nettoyage à sec de vêtements et effets analogues, de faire suivre la phase qui consiste à nettoyer la masse de vêtements avec un solvant liquide, de phases ultérieures de séchage et de déodorisation au moyen d'une ventilation à l'air chaud, air que l'on fait passer en continu, pendant un temps donné, à travers la masse d'effets néttoyés, imprégnés de solvant liquide au début de ces phases ultérieures, mais secs et déodorisés lorsque ces phases ultérieures sont achevées. En mêe temps qu'elle accomplit ces phases de ventilation (au cours desquelles, dans les machines à circuit ouvert, l'air est rejeté à l'extérieur du local dans lequel la machine est montée) , la machine effectue automatiquement aussi la phase de récupération du solvant, ce dernier étant renvoyé au réservoir à solvant. Pour effectuer la récupération du solvant liquide, on prévoit un condenseur placé dans le trajet de l'air de ventilation, ce condenseur provoquant la condensation des vapeurs de solvant entraînées par le courant d'air provenant de la chambre de nettoyage à sec. Dans les machines connues de nettoyage à sec de vêtements, linge et analogues, afin d'empêcher les gouttelettes de liquide condensé d'être entratnées et amenées au contact du réchauffeur, lequel transformerait de nouveau ces gouttelettes en vapeur, ce qui rendrait inefficaoe l'opération de récupération du solvant, le circuit de l'air est établi selon une confi- guration tourmentée et carpliquée à tel point que les gouttelettes de solvant liquide soient obligées de retomber toutes dans l'enoeinte destinée à les recueillir et que l'air soit, par conséquent, dépourvu de gouttelettes, lorsqu'il parvient à se réchauffer sur les parois du réchauffeur. Le fait de prévoir un circuit d'air tourmenté exige en contre- partie de constituer le système de ventilation, c'est-à-dire l'instal- lation de séchage des effets et de récupération du solvant, par des organes de tailles relativement importantes et dont la disposition se traduit par un encombrement latéral desdits organes qui confère des dimensions considérables à la machine, lorsque cette dernière est considérée dans sa projection orthogonale antérieure ou postérieure. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus et à d'autres désavantages. A cette fin, l'invention con- siste à prévoir une machine de nettoyage à sec de vêtements, linge et analogues, caractérisée en oe que cette machine comnporte, interposé en- tre le condenseur et le réchauffeur de l'air de ventilation, un syst&me/ràià iu pare-gouttelettes qui, tout en permettant le passage de l'air de ventilation, empêche les gouttelettes de vapeurs condensées de solvant d'efre entraînées par le courant d'air jusqu'au contact du réchauffeur, lesdites gouttelettes précipitant dans l'enceinte destinée à les recueillir. La présence dudit système pare-gouttelettes rend possible la disposition en ligne des organes affectés à la ventilation du fait que ce système élimine la nécessité d'employer des circuits d'air tourmesnti et compliqués usuels, ce qui permet de réduire convenablement l'encombrement transversal de la machine qui est rendue plus compacte et étroite en ce qui concerne sa projection orthogonale antérieure et postérieure. La structure du système pare-gouttelettes faisant l'objet de l'invention peut se présenter sous des formes très diverses. A titre d'exemple, ce système peut être constitué d'au noins un élément perforé tel qu'un panneau, un écran, une tôle ou plaque métallique, un panneau en laine d'acier inoxydable, au un panneau en écheveau de matière - plastique filiforme enmmnêlée. De préférence, la disposition prévoit plusieurs des élémensts pare-gouttelettes considérés, parallèles l'un à l'autre. Les caractéristiques ci-dessus et d'autres particularités de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui va suivre, faite en relation aux dessins annexés, tant la description que les dessins étant donnés à titre d'exemple indicatif nullement limitatif de la portée de l'invention. Sur ces dessins: La figure 1 montre schématiquement, en coupe verticale nédiane, une machine de nettoyage à sec perfectionnée selon la présente invention par l'incorporation du système pare-gouttes visible sur cette figure; La figure 2 est, à plus grande échelle, une vue de détail illustrant une rangée de tôles perforées, espacées, formant le système pare-gouttes selon l'invention; La figure 3 est une vue orthogonale schématique postérieure de la machine de nettoyage à sec selon la figure 1, o l'on voit que les organes du système de ventilation sont en ligne avec le plan médian vertical de la machine, relatif au tambour de nettoyage, ces organes ne dépassant pas au-delà des parois latérales de l'ensemble, come cela est le cas dans les machines antérieures ccnnues, ce qui permet de réduire, en conséquence, l'encambrement et les dimensions en largeur de la machine. E se référant à la figure 1, on y note la représentation schématique, selon une coupe verticale médiane, de la machine A pour nettoyage à sec de vêtements, linge ou autres, dans laquelle on a indiqué par B le bâti de support de la machine (dont seule la partie incorporant le dispositif selon l'invention est illustrée, le reste telle que la partie d'épuration et de filtrage du solvant liquide, étant négligé). La référence 10 désigne le réservoir à solvant liquide. Au-dessus de oe réservoir se trouve prévue une chambre 12 dans laquelle est logé le tambour 14 destiné à contenir les effets à traiter et établi pour tourner dans ladite chambre. La paroi arrière 16 du tambour 14 porte, en son milieu, un arbre 18 portant calée sur lui une poulie motrice 20 qui est entraînée en rotation, par l'in- ternédiaire de poulies 22, à partir d'un moteur 24 et d'une poulie associée 26. Le tambour 14 est ouvert à sa partie avant pour lui permettre de camiuniquer avec l'extérieur, lorsque la porte ou hublot 28 est ouvert. La chambre 12 est mise en communication à sa partie supérieure, à travers la lumière 30, avec un collecteur 32 relié au conduit d'aspiration 34 d'un ventilateur C à arbre vertical et roue mobile horizontale, l'arbre de ce ventilateur étant commandé par un moteur 36. On a désigné par 38 le conduit de refoulement du ventilateur C, dont le cane divergent de sortie 40 débouche dans une chambre trapézoïdale D rendue parfaitement étanche vers l'extérieur, le fond 42 en pente de cette chambre D étant incliné vers l'avant. A sa partie arrière, la chambre D est en liaison avec un condenseur 44, dont on a désigné par 46-48 les conduits d'arrivée du liquide réfrigérant. La chambre D, qui possède des dimensions d'encombrement réduites, conporte à sa partie avant un réchauffeur 50, constitué par exenple, par des résistances électriques blindées, ces résistances étant léchées par le 2 476160 courant d'air qui doit être réchauffé pour réaliser le séchage et la déodorisation des effets nettoyés. Dans l'espace restreint que délimitent entre eux le condenseur 44 et le réchauffeur 50 dans la chambre D, se trouve placé le système arrêtegouttes F qui est constitué, dans l'exemple illustré, par trois plaques au tôles perforées parallèles 52, 54 et 56, fixées en bas à la paroi 58 et placées à une distance de 50 à 70 m l'une de l'autre. Ces plaques ont pour fonction d'arrêter toutes les gouttelettes résultant de la condensation de la vapeur de solvant et entraînées par le courant d'air G, pour faire précipiter ces gouttelettes dans le bassin ou plateau de collecte et d'ici dans le collecteur inférieur assurant le recyclage du liquide dans le circuit. Chaque tôle ou plaque perforée est, dans l'exemple illustré, réalisée en acier inoxydable mais on peut utiliser tout autre métal approprié, tel par exemple que du laiton, des alliages d'aluminium, etc., pour fabriquer ces plaques. De même aux lieu et placedes tôles nétalliques précitées, on peut utiliser des panneaux en laine d'acier inoxydable ou des panneaux en matière plastique prenant la forme d'écheveaux ou de faisceaux de fils entremêlés. Chaque tôle est convenablement fixée dans la chambre D, par exemple, au moyen d'équerres latérales 62, la tôle s'étendant jusqu'à la partie supérieure de ladite chambre, tcut en laissant libre une ouverture ou fenêtre inférieure 64 délimitée entre le dessous de la plaque et le dessus ou surface supérieure 66 du fcnd 58. On a indiqué par 68 les trous mgnagés dans les tôles 52, 54, 56. En se référant maintenant aussi à la figure 3, il y a lieu de noter quele systàme de ventilation de la machine considérée, qui est constitué, dans l'ordre représenté, de la chambre 32, du conduit d'aspiration 34, du ventilateur C, du moteur 36, du conduit de refou- lemant 38, de la chambre D et du raccord 70, lequel met en communication l'intérieur de la chambre D avec l'espace intermédiaire 72 qui débouche dans le tambour, donc dans la chambre 12, peut être considéré come étant pratiqument disposé en ligne, c'est-à-dire que ce système de venti- lation est placé suivant le plan mnédian vertical X-X de la machine passant par le tambour de nettoyage à sec 14. Cela est dû à la présence du système pare - ou arrête - gouttes F qui permet, couie déjà dit et mieux expliqué ensuite, d'éliminer la nécessité d'établir des circuits tourmentés et carpliqués pour l'air, destinés à séparer le liquide entraîné par le courant d'air chaud en vue de récupérer le solvant. Par conséquent, le système de ventilation qu'on vient de mentionner, disposé en ligne suivant le plan X-X, réduit l'encmanbrement transversal de la machine, du fait qu'aucun des éléments constituant ce système ne dépasse au-delà des parois latérales 74,76 de la partie de machine concernée, le système de ventilation étant contenu, quant à son exten- sion transversale, dans les limites de la largeur 1. La machine est rendue de cette façon plus compacte et étroite, en ce qui concerne sa projection orthogonale antérieure et postérieure. D'après ce qu'on vient de dire, les performances et avantages de la machine perfectionnée formant l'objet de l'invention sont facilement constatés et peuvent se résumer conme suit: La phase de nettoyage à sec des vêtements ou analogues étant supposée venue à son terme, la machine effectue automatiquement le séchage et la déodorisation des effets traités, en vue de quoi le système de ventilation précité entre en fonction. Pratiquement, il se produit un courant d'air qui entraîne le solvant liquide dont les vêtements sont imprégnés et ce, jusqu'à ce que ce solvant soit entièrement récupéré. Le ventilateur C est actionné et, en même temps, les réchauffeurs 50 sont mis en circuit, de sorte que le courant d'air mis en circulation est aspiré suivant les flèches 80, 82 puis refoulé à travers 38 suivant les flèches 84 vers l'intérieur de la chambre D pour y être réchauffé au fur et à mesure qu'il passe au contact du réchauffeur 50. Lorsque le courant d'air rencontre le condenseur 44, la vapeur de solvant, dont l'air est chargé, se condense en gouttelettes qui viennent heurter contre la première plaque 52 pour glisser sur cette plaque jusqu'au fond 58 d'o elles se rendent dans le collecteur 60. Les gouttelettes oondensées résiduelles qui atteignent la seconde plaque perforée 54, scnt à leur tcur, arrêtées par cette plaque et glissent vers le fond puis vers le collecteur. D'une manière analogue, les gcuttelettes résiduelles éventuellement entraînées par le courant d'air G en aval de la plaque 54, sont capturées par la plaque 56 d'o elles se rendent dans le collecteur 60. De cette façon, en aval de la tôle perforée 56, le courant d'air se trouve complètement débarrassé de gcuttelettes de solvant et cet air passe, dans la direc- tion de la flèche 86, à travers le réchauffeur 50 sans entraîner aucune gcuttelettes susceptible, par contact avec le réchauffeur, d'être remenée à l'état de vapeur, ce qui réduirait le rendement de la machine. Le courant d'air vient alors heurter, contre les tuiles 88 pour être ccnvoyé à travers 72, suivant les flèches 90, dans le tambour 14 o l'air chaud se charge à nouveau d'une certaine quantité de solvant retenu dans les vêtements, après quoi est répété le cycle - aspiration- refouleoent-condensaticn de la vapeur de solvant-retenue totale des gouttelettes de solvant ccndensé par le système F. Il est évident que ce circuit de ventilation opère pour une période déterminée, jusqu'à ce que tout le solvant ait été récupéré puis recyclé dans le système en vue des opérations ultérieures de nettoyage à sec. Il y a lieu de noter que, la puissance étant égale, les dimensions des ma- chines conventionnelles sont pratiquement réduites de moitié, en ce qui concerne le développement transversal (suivant la largeur 1 de la partie de machine considérée), grâce à la disposition en ligne du système de ventilation illustré. Ainsi, pour un même rendement, on obtient une machine qui est plus économique aussi en vue du gain de matière première utilisée, du fait qu'on a éliminé les parcours tourmentés dont on a parlé plus haut, tandis que l'encom1rement est réduit en conséquence, avec tous les avantages que ce facteur entraîne. REVENDICATIONS 1. Machine pour nettoyage à sec de vêtements, linge et analo- gues, caractérisé en ce qu'un système approprié pare-gouttes ou arrête- gouttes (F) est interposé entre le condenseur (44) et le réchauffeur (50) de l'air de ventilation, système qui, tout en permettant le passage de l'air de ventilation, empêche le courant d'air d'entraîner les gouttelettes de condensation des vapeurs de solvant jusqu'au contact du réchanffeur (50), les gouttelettes étant capturées par ledit système qui les fait retomber dans l'enceinte (60) prévue pour les recueillir, l'existence du système pare-gouttes rendant possible de disposer sensi- blement en ligne, les organes de ventilation, du fait d'avoir permis de supprimer les circuits d'air usuels à trajet tourmenté et compliqué, de sorte que cette disposition réduit convenablennt l'encombrement transversal de la machine, cette dernière étant rendue plus compacte et étroite en ce qui concerne la projection orthogonale et postérieure de la machine. 2. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le système pare-gouttes est constitué par au moins un élément (52,54,56) percé de trous ou ajouré, placé dans la chambre (D) de machine qui contient le condenseur (44) et le réchauffeur (50), le ou les éléments étant situés sur le trajet de l'air de ventilation. 3. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le système pare-gouttes est constitué par au moins une tôle ou plaque métallique perforée (52, 54, 56), cette tôle ou plaque étant de dimensions convenablement étudiées et pouvant être opportunément réalisée, par exemple en laiton, acier inoxydable ou analogue. 4. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le système pare-gouttes est constitué par au moins un panneau en paille au laine d'acier inoxydable ou un panneau en matière plastique prenant la forme d'un écheveau ou faisceau de fils entrem5lés. 5. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, carac- térisée en ce que la chambre (D) contenant le condenseur (44), le ré- chauffeur (50) et le système pare-gouttes (F) est pourvue d'un fond en pente (58) pour permettre au film liquide formér sur ledit fond, conme résultat de la chute des gouttelettes capturées par les éléments pare- gouttes, de s'écculer librement vers un collecteur (60) ou canal de rassemblement assurant la remise en cycle du solvant. 6. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, ca- ractérisée en ce que chaque élément (52, 54, 56) destiné à capturer les gouttelettes de condensation est convenablement relevé par rapport audit fond (58) en vue de ménager des ouvertures aou passages (64) permettant l'écoulement du liquide vers le collecteur (60). 7. Machine de nettoyage à sec selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments pour arrêter les gcuttelettes, en particulier les tôles métalliques (52, 54, 56) sont disposées parallàle- ment l'un à l'autre, la distance séparant un élément de l'élément suivant étant comprise de préférence entre 50 et 70 mm.