6.9 29219 2020278 L'invention se rapporte à un garde-duite optique destiné à un métier à tisser et comprenant un émetteur d'un faisceau dirigé sur le trajet de la trame et un récepteur de ce faisceau, ce récepteur.provoquant l'arrêt du métier en cas d'absence ou de cassure du fil de trame. 5 Le faisceau d'un garde-duite connu de ce type est dirigé perpendicu lairement à la ligne de chasse sur une cellule photoélectrique se trouvant derrière cette dernière. Si le fil de trame est présent, il interrompt ce faisceau qui n'atteint donc pas la cellule photoélectrique et cette dernière ne déclenche aucune commutation d'arrêt du métier. Si aucun fil de trame n'est présent 10 ou s'il est cassé, la cellule photoélectrique reçoit le faisceau et déclenche une commutation d'arrêt du métier. L'expérience a montré que l'encrassement d'un garde-duite optique représente un sérieux problème. La poussière et les particules en suspension dans l'air se déposent sur les éléments optiques - les lentilles et l'élément 15 photosensible - de l'émetteur et du récepteur. L'huile de lubrification adhérant à la canette forme un embrun qui se mélange à la poussière et se dépose sur les éléments optiques. L'expérience montre que l'intensité du faisceau doit être relativement faible et, bien entendu, elle est réglée alors que les éléments optiques sont propres. A un certain taux d'encrassement de 1'émetteur 20 et/ou du récepteur, l'intensité du rayonnement tombant sur ce récepteur est suffisamment faible pour qu'il réagisse toujours comme si un fil de trame avait été passé, même lorsque ce n'est pas le cas. Le tissage de fils formé de fibres libère fréquemment certaines de celles-ci lors de la chasse de la trame, ces fibres pouvant pénétrer dans le faisceau du garde-duite et simuler également 25 la présence d'un fil de trame. Le contrôle de la chasœ du fil de trame par le garde-duite cesse donc d'être sûr, de sorte que le métier risque de produire des tissus comportant des défauts'passant inaperçus. L'invention a pour objet un garde-duite. optique dont le contrôle de la chasse du fil de trame est sûr et n'est pas perturbé par les suspensions 30 inévitables dans l'air de particules de poussières, d'embrun d'huile et de fibres. Selon une particularité essentielle du garde-duite de l'invention, le récepteur comporte des dispositifs de commutation qui provoquent l'arrêt du métier lorsqu' aucun fil de trame n'a été chassé et qui, par ailleurs, déclenche une commutation lorsque l'intensité- du faisceau arrivant sur le récepteur 35 tombe au-dessous d'une valeur prédéterminée. Cette disposition a l'avantage que dès que l'encrassement des éléments optiques a atteint un degré tel que le garde-duite ne peut plus fonctionner de manière sûre, le métier est arrêté. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé 40 illustrant un mode de réalisation donné à titre explicatif, mais nullement 29219 -2- 2020278 limitatif. Sur ce dessin : La figure 1 est une vue en élévation de face schématique d'un métier à tisser vu du côté enroulement ; et la figure 2 est un schéma électrique d'un garde-duite selon l'invention. Le métier comporte deux flasques 1, 2 (figure 1) entre lesquelles sont montés un ensouple de cH&ne non visible, un ensouple d'enroulement 3 ou ensoupleau, des dispositifs tendeurs et de guidage non représentés pour la chaîne et le tissu, une traverse médiane 4 reliant les deux flasques et l'arbre de commande principal 5 du métier. Par ailleurs, la figure 1 illustre un cadre 6 de lisses de la mécanique d'armure ainsi que le peigne 7. Le flasque 1 supporte, le mécanisme de chasse 8 renfermant la navette et le mécanisme récepteur 9»dans lequel la navette pénètre à la fin du processus de chasse,est disposé du côté droit du métier. Le fil de trame 10 est prélevé sur une bobine de réserve 11 qui est en général stationnaire à l'extérieur de la foule ; le fil de trame traverse un écran 12,est guidé sur un tendeur 13 effectuant des mouvements alternatifs de montée et de descente, puis est passé dans la chaîne. Après avoir traversé la chaîne, la navette est légèrement ramenée en arrière dans le mécanisme récepteur 9 afin qu'elle ait exactement la même position à chaque chasse. Le tendeur 13 est simultanément amené en position supérieure de manière que le fil de trame reste tendu pendant le mouvement de retour de la navette. Des freins de fil non représentés font en sorte que pendant le mouvement de retour de la navette, le biais imposé au fil passant sur le tendeur 13 provienne essentiellement d'une traction vers l'arrière exercée sur la totalité du fil de trame passé dans la chaîne ; si nécessaire, une certaine longueur de fil est également prélevée sur la bobine 11. A la fin du mouvement de retour de la navette et du fil de trame, celui-ci est coupé du côté de la chasse par un ciseau (non représenté). ïïn mécanisme formateur de lisière place les bouts de fil de trame qui dépassent de part et d'autre de la chaîne dans la foule suivante après le battement du peigne et le changement de foule. Le tissu est enroulé sur 1'ensoupleau J. Un boîtier 20 contenant un émetteur ou une source 21 de lumière (figure 2) est fixé au mécanisme récepteur 9 au-dessous de la ligne de chasse, c'est-à-dire de la voie parcourue théoriquement par la navette. Un deuxième boîtier 22 contenant un élément électrique photosensible ou cellule photoélectrique 23 est également fixé au mécanisme récepteur. Le faisceau concentré Zk émis par la source lumineuse est dirigé sur la cellule photoélectrique, perpendiculairement à la ligne de chasse. Le boîtier 22 supporte une boîte 25 contenant les éléments électriques du garde-duite et réalisé de la manière 6.9 29219 -3- 2020278 suivante : Une résistance 26 relie la cellule photoélectrique 23 (figure 2) à l'entrée d'un amplificateur 27. L'amplificateur est connecté de son côté à une bascule de Schmitt 28 qui convertit le signal de tension de la cellule 5 photoélectrique en un signal rectangulaire. La bascule de Schmitt conforte deux sorties 28a et 28b auxquelles sont appliquées des tensions déphasées de 180°. A chaque fois que la bascule de Schmitt reçoit un signal de tension de la cellule photoélectrique pleinement illuminée, elle est déclenchée et la phase de la tension des signaux de sortie change. La sortie 28a de la bascule de 10 Schmitt est connectée à une entrée 29a d'une porte NON - ET 29 et sa sortie 28b est connectée à une entrée 30a d'une seconde porte NON - ET 30. Une seconde entrée 29b de la porte 29 est connectée à un relais de temporisation 31. Les sorties 29c et 30c des portes 29 et 30 sont connectées à une bascule monostable 32 dont la sortie 32c est connectée par des éléments amplificateurs 15 (non représentés) à l'interrupteur principal (également non représenté) du métier. Par ailleurs, l'arbre principal 5 du métier commande un interrupteur 33» Cet interrupteur qui est normalement ouvert permet de connecter une seccn« de entrée 30b de la porte 30 soit à la terre, soit à une tension positive par l'intermédiaire d'une résistance 3^. 20 Le mode de fonctionnement du commutateur est le suivant ; Dès que la navette a pénétré dans le mécanisme récepteur 9» l'arbre principal 5 du métier ouvre l'interrupteur 33» La résistance 3^ connecte ainsi l'entrée 30b de la porte 30 à la tension positive. La phase des tensions de sortie de la bascule de Schmitt est telle que la tension présente à l'entrée 25 30a ne suffit pas, conjointement à la tension régnant alors à l'entrée 30b, à amener la porte à laisser passer un signal. Si la navette n'a pas passé de de fil de trame, le faisceau lumineux émis par la source 21 ne rencontre aucun fil avant d'atteindre la cellule photoélectrique 23. L'illumination de cette dernière est ainsi totale et elle produit un signal de tension passant 30 dans l'amplificateur 27 et déclenchant la bascule de Schmitt 28. La phase du signal atteignant l'entrée 30a de la porte 30 change, de sorte que ce signal suffit, conjointement à la tension régnant à l'entrée 30b, à amener la porte à fournir un signal à l'entrée de la bascule monostable 32. Celle-ci est déclenchée et provoque l'arrêt du métier. Le même processus se déroule lorsque le 35 fil de trame casse, en général à une faible distance derrière la navette. Le fil de trame forme alors à proximité de la source lumineuse une petite boucle entourant le faisceau lumineux avec le même résultat que si aucun fil de trame n'avait été passé. Si la navette a bien passé le fil de trame 10, en service normal 40 du métier, ce fil se trouve sur le trajet du faisceau mumineux Zk. Celui-ci n'atteint donc pas la cellule photoélectrique 23 et cette dernière n'émet donc 69 29219 _ 4 - 2020278 aucun signal de tension. La bascule de Schmitt n'est donc pas déclenchée et la phase de la tension à l'entrée 30a, de la porte 30 ne change pas. Cette porte ne laisse ainsi passer aucun signal, la bascule monostable 32 n'est pas déclenchée et ne provoque aucune commutation amenant l'arrêt du métier# Le métier 5 continue de marcher et la navette ayant/rétractée du mécanisme récepteur est chassée et renvoyésau mécanisme de chasse. Le fil de trame est cçupé, puis suivent le battement du peigne, le changement de foule et la mise en place dos fils de lisière dans la nouvelle foule. H est ainsi certain que plus aucun fil de trame régulier ne se trouve sur le trajet du faisceau lumineux entre 10 l'émetteur et le récepteur. La contrôle de l'encrassement des éléments optiques du garde-duite a lieu à cet instant de la manière suivante : Chaque ouverture de 1'interrupteur 33 déclenche le relais de tenqporisation 31 qui est connecté à la tension positive par l'intermédiaire de la résistance 3^. Le temps de propagation (par exemple 120 ms) dans le relais 15 de temporisation est supérieur au temps d'ouverture de l'interrupteur 33 qui se referme à la fin du contrôle de la chasse du fil de trame. Le temps de propagation qui est fonction de la vitesse de travail du métier est suffisamment long pour permettre à l'instant mentionné de contrôle des éléments optiques d'arriver. A cet instant, le relais de temporisation envoie une tension à 20 l'entrée 29b de la porte 29. Si les éléments optiques sont encrassés au point que l'intensité de la lumière frappant la cellule photoélectrique est trop faible pour permettre l'émission d'un signal de tension d1amplitude suffisante, - b-.ssiïle de Schmitt reste .dans le même état. La tension présente à la sortie coa de la bascule de Schmitt se trouvant en cet état et à l'entrée 29a de 25. la porte 29 est suffisamment grande, conjointement à la tension régnant à l'entrée 29b, pour amener la porte à transmettre un signal à la bascule monostable 32. Celle-ci est déclenchée et provoque ainsi l'arrêt du métier. Au lieu de laisser l'encrassement des éléments optiques atteindre un point tel que le métier doit être arrêté, il est possible de monter la bascule monostable 32 30 de manière qu'elle provoque l'émission d'un signal d'avertissement lorsque l'encrassement atteint un moindre degré afin que le nécessaire puisse être fait pour que les éléments optiques soient nettoyés. Si les éléments optiques sont suffisamment propres à l'instant mentionné plus haut, la cellule photoélectrique transmet un signal de tension à la bascule de Schmitt qui est ainsi 35 déclenchée. La tension qui est alors présente à l'entrée 29a de la porte 29 ne suffit pas, conjointement à la tension régnant à l'entrée 29b, à amener la porte à émettre un signal. La bascule monostable n'est donc pas déclenchée et le métier continue de marcher. Le garde-duite permet par ailleurs le contrôle de fils de trame 40 cassés dont la longueur subsistante est importante et qui forment en conséquence 69 29219 - 5 - 2020278 une petite pelotte restant dans la zone d'exploration. En effet, lorsqu'un fil de trame casse, sa partie qui reste coincée dans la navette continue de se déplacer vers le mécanisme récepteur et s'entasse en formant une petite pelotte dans la zone du faisceau lumineux. Cette petite pelotte se trouve encore dans 5 la zone du faisceau lumineux lors du contrôle de la propreté des éléments optiques. Les organes de commutation réagissent alors de la même manière que si les éléments optiques n'étaient pas propres et ils arrêtent le métier. L'interrupteur mécanique 33 commandé par l'arbre principal peut être remplacé de telle manière que la tension nécessaire au déclenchement du 10 garde-duite soit produite au moyen de la navette, l'interruption du faisceau lumineux par le passage de cette dernière étant utilisée par exemple pour l'émission d'une inçiulsion, la navette pouvant aussi déclencher une impulsion par induction. IL va de soi que la présente invention n'a été décrite et repré-15 sentée qu'à titre exeplicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 69 29219 - 6 - 2020278 REVENDICATIONS 1. Garde-duite optique destiné à un métier à tisser et comprenant un émetteur d'un faisceau orienté sur le trajet du fil de trame ainsi qu'un récepteur de ce faisceau, ce récepteur provoquant l'arrêt du métier en cas 5 d'absence ou de cassure du fil, ledit garde-duite étant caractérisé en ce que le récepteur comporte des organes de commutation qui provoquent .l'arrêt du métier lorsqu'aucun fil de trame n'a été passé et qui déclenchent une commutation lorsque l'intensité efficace du faisceau atteignant le récepteur tombe au-dessous d'une valeur prédéterminée en l'absence de fil de trame. 10 2. Garde-duite selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à la fin d'un processus de chasse d'un fil de trame, les organes de commutation sont prêts à déclencher le contrôle de la présence de ce fil et ensuite à déclencher le contrôle du taux d'encrassement des éléments optiques ou de la présence d'une pelotte de fil. 15 3. Garde-duite selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits organes de commutation comprennent une bascule de Schmitt qui est montée en série avec un élément d'amplification et dont chacune des sorties est connectée à une entrée d'une première et d'une seconde portes NON - ET dont les sorties sont connectées de leur côté à une bascule monostable qui est con-20 nectée par d'autres éléments d'amplification à l'interrupteur principal du métier, un interrupteur branchant sélectivement la seconde entrée de ladite première porte à la terre ou à une source de tension et ce même interrupteur connectant la seconde entrée de la seconde porte, par l'intermédiaire d'un relais de temporisation, sélectivement à la terre ou à ladite source de tension. 25 4. Garde-duite selon la revendication 1, caractérisé en ce que la navette produit une impulsion de déclenchement des organes de commutation.