La présente invention se rapporte au contrôle et au réglage des processus chimiques, et elle s'applique particulièrement aux systèmes de réaction de polymérisation comprenant un milieu inerte dans lequel sont dispersés un ou plusieurs réactifs monomères. Le milieu 5 inerte peut être n'importe quel liquide approprié non miscible avec les réactifs en suspension. L'invention concerne particulièrement la détermination des points de sécurité dans une réaction au cours de laquelle les réactifs sont en suspension dans un milieu agité, pratiquement inerte, et au cours de laquelle la suspension est si 10 sensible pendant une certaine période de ladite réaction que le moindre écart par rapport à la valeur idéale d'une ou plusieurs des différentes variables provoque l'instabilité ou la disparition de la suspension. On effectue, en général, ces réactions en suspension pour faci-15 liter le réglage de la température de réaction et pour minimiser l'apport d'énergie nécessaire pour assurer l'agitation appropriée du mélange réactionnel pendant l'ensemble de la réaction, apport d'énergie qui augmente normalement, à cause de l'augmentation de viscosité du mélange réactionnel, à mesure que la réaction se pour-20 suit à bonne fin. Les principales variables que l'on doit régler soigneusement pour éviter l'instabilité ou la disparition de la suspension sont la température de réaction, le degré d'agitation et le type et la quantité des systèmes de suspension utilisés dans la réaction. La disparition de la suspension rendant la période cri-25 tique aboutit, en général, à l'agglomération du produit en une masse solide qu'il n'est pas facile d'évacuer du réacteur. Cela aboutit à la perte ou à la remise en état coûteuse des récipients à réaction, ainsi qu'à une perte du produit qui y est contenu. Les réactions du type décrit, qui ont lieu dans des globules 30 de matière réactive en suspension, sont chauffées ou refroidies par transfert de chaleur entre la matière en suspension et le milieu de suspension. Le milieu de suspension est un liquide aqueux ou un autre véhicule dans lequel la matière réactive est pratiquement insoluble. Dans la présente demande, l'expression "globules" désigne 35 la matière réactive dispersée ou suspendue, en général sous forme de sphères, comme cela se produit lorsquJun liquide est dispersé dans un autre liquide avec lequel il n'est pas miscible. Bien que le produit de toute réaction envisagée ici, qui tend à produire une agglomération fâcheuse, soit en général sous forme de perles solides 40 séparables du véhicule de suspension, il est clair que les globules 72 07229 2 2128530 se solidifient petit à petit, notamment pendant une réaction de polymérisation. On peut interchanger les expressions "particules", "globules" et "perles" utilisées pour désigner la matière en suspension. Les globules liquides ont ainsi tendance à devenir des per-5 les solides pendant l'avancement de la réaction, et l'une ou l'autre des expressions peut, en conséquence, s'appliquer à la matière qui a partiellement réagi, et les expressions n'excluent pas, dans le sens qu'on leur prête ici, des particules non sphériques éventuellement présentes. Dans la présente demande, les expressions"durée ou 10 temps de dépôt" et "durée ou temps de montée" désignent la durée de séparation de la matière en phase suspendue ou dispersée de la phase continue, que les globules montent ou descendent dans le milieu et que la fac« la séparation entre le véhicule transparent aux ondes sonores et la matière absorbant les ondes sonores monte ou descende. 15 La durée ou le temps de montée est utilisé ici pour indiquer un > degré ou une vitesse de séparation entre les phases d'une suspension, car l'une des phases monte toujours et l'autre phase se dépose par rapport à elle. La durée de séparation est la grandeur mesurée, que l'on envisage l'aspect montée ou l'aspect dépôt, l'expression 20 "temps de montée" étant préférée en ce qui concerne les exemples décrits dans lesquels la face de séparation monte effectivement. Comme exemple de mesure de durée de séparation selon l'invention, on peut citer la fabrication du polystyrène à partir du styrène monomère. Pendant les dernières phases de la transformation du 25 monomère en polymère, les particules ou perles du produit de réaction ont moins tendance à s'agglomérer que pendant les premiers stades de la réaction, où ils sont très mous et collants. Pendant les premiers stades, il faut observer soigneusement la réaction, de façon que l'on puisse détecter et corriger rapidement toute tendance 30 à l'instabilité de la suspension. Il est bien connu que le temps de montée des perles en suspension dans un échantillon au repos, c'est-à-dire un échantillon du mélange réactionnel que l'on a retiré de la zone réactionnelle et qu'on laisse reposer sans agitation, constitue une indication de la 35 stabilité d'une suspension de polymérisation. Une vitesse de montée supérieure à la normale pendant la période critique indique que la suspension a tendance à devenir instable. Une vitesse de montée normale est, bien entendu, déterminée par l'expérience, et elle variera à mesure des variations du système. Parmi les facteurs les 40 plus importants qui influencent le temps de montée des particules 72 07229 3 2128530 en suspension qui se polymérisent dans un milieu de suspension, on peut citer la nature du monomère ou du mélange de monomères en cours de polymérisation, la proportion du monomère par rapport au milieu de suspension, le type et la quantité de constituants non polymères 5 présents dans le système de polymérisation, et la dimension des particules en suspension. Il est donc utile de contrôler le temps de montée des particules à mesure que la réaction progresse, de façon à toujours connaître l'état de stabilité de la suspension pendant la période critique. On a utilisé un certain nombre de procédés 10 manuels pour obtenir le temps de montée en extrayant un échantillon et en l'observant, mais ils ne donnent, en général, pas satisfaction pour un traitement automatisé. En conséquence, l'invention a pour objet : - TJn procédé d'échantillonnage perfectionné et un procédé per- 1 5 fectionné de détermination du temps de montée (ou du temps de dépôt) dans une suspension subissant une modification chimique, par exemple un passage de l'état monomère à l'état polymère ; - Des moyens perfectionnés pour déterminer la position d'une surface de séparation entre une suspension et une portion du milieu 20 de suspension duquel les particules ont été séparées ; - Des moyens perfectionnés pour détecter la présence de particules partiellement ou complètement polymérisées dans une suspension ; - Une technique d'obtention du temps de montée pour utiliser ce 25 temps de montée comme critère de déclenchement d'alerte automatique ou enregistrement de l'état d'une réaction, de temps en temps pendant la progression de la réaction. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressorti-ront clairement de la description détaillée qui va suivre, en regard 30 des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, sur lesquels : La figure 1 représente schématiquement une cuve de réaction dont la température est réglée et comportant des moyens d'échantillonnage pouvant être actionnés périodiquement pour donner une 35 mesure du temps de montée ; La figure 2 est une coupe d'un dispositif d'échantillonnage devant être utilisé avec la cuve représentée sur la figure 1 ; La figure 2A est -;ne coupe partielle de l'appareil représenté sur la figure 2, après rotation de 9C°, comprenant des têtes d'émet-40 teur et de récepteur ultrasoniques, en rapport avec la position du 72 07229 4 2128530 piston retiré ; La figure 3 représente des courbes typiques du temps de montée en fonction du temps de réaction, pour une polymérisation correspondant à trois distributions de dimensions des globules ; 5 La figure 3A représente un exemple de pourcentage de transfor mation et de poids spécifique, en fonction du temps de réaction, typique Dour la polymérisation ; La figure 4 représente, dans un diagramme en fonction du temps, une lecture sur une tête de réception du type représenté sur la 10 figure 2A ; La figure 5 est un schéma des. commandes électriques d*autcotisation du contrôle du processus selon l'invention ; La figure 6 représente une variante de sonde pour un grand récipient dans une installation automatisée. 15 En résumé, l'invention concerne un procédé et des moyesis permet tant d'extraire périodiquement des échantillons d'une cuve de réaction ou de les isoler dans une zone calme de la cuve de réaction, et de déterminer le temps de montée ou de dépôt, selon que les particules présentent une densité supérieure ou inférieure au véhicule, en 20 observant la durée nécessaire pour qu'une surface de séparation formée par les particules qui montent dépassent le point d'observation fixé entre un projecteur et un récepteur de vibrations ultrasonores, lorsqu'un échantillon a été isolé dans une zone calme ou retiré dans une chambre de dépôt, à partir d'une suspension agitée 25 de particules réactives contenues dans un véhicule. On utilise des vibrations "ultrasonores d'une fréquence choisie de telle façon que la différence de transmission à travers le milieu de suspension et la suspension soit facile à détecter. Lorsqu'on a obtenu un échantillon, la durée de séparation à une hauteur parti-30 culière dans ladite chambre indique la concentration de la suspension, la masse volumique et la dimension des particules contenues dans le système étant connues. On dispose d'une relation pour mettre en corrélation le temps de montée et la densité des particules, et selon la dimension des particules. Si le temps de montée dépasse une 35 limite prédéterminée établie expérimentalement, un état d'alarme est indiqué et peut être matérialisé par un signal d'alarme ou par le déchargement immédiat du récipient à réaction si une agglomération importante des particules menace„ Lorsque la réaction avance à une vitesse normale sans risque d'agglomération excessive, un tanp^ 40 montée est indiqué automatiquement„ 72 07229 5 2128530 En se référant à présent aux dessins et, plus particulièrement ,à la figure 1, une cuve ou un ballon à réaction 10 comportant une paroi 11 et un couvercle tnermiquement isolant 12 est rempli d'une suspension des réactifs, en général dans un véhicule aqueux, 5 sous forme de globules dispersés à l'aide d'un agent mouillant ou d'un agent de copulation qui empêche la séparation rapide des globules huileux de icatière réactive du véhicule aqueux. On peut faire varier largement les conditions et les circonstances, lorsqu'on met en oeuvre pratiquement l'invention, en désirant surveiller de 10 façon continuelle ou répétitive le comportement des substances réagissantes. Ces substances sont représentées sous forme de très petits globules 14 contenusdans la suspension 13, et leur diamètre peut être compris entre 25,4 et 127 microns, comme dans la formation de polystyrène, au début de la réaction, que l'on observe au 15 moyen d'ondes ultrasonores dans la gamme des hyperfréquences de 3 à 5MHz. On peut, bien entendu, utiliser d'autres dimensions avec cette réaction ou d'autres réactions, et avec des modifications appropriées de la technique d'observation, en particulier en ce qui concerne la fréquence des ondes ultrasonores projetées à travers 20 les substances et le procédé de détection. Des différences peuvent aussi s'appliquer à la dimension du récipient de réaction et à la dimension du dispositif d'échantillonnage. En ce qui concerne la présente description, on supposera que le récipient 10 comporte un tube d'entrée 15 duquel la charge réactive pénètre dans le réci-25 pient, et un tube d'évacuation 16 que l'on utilise pour retirer le polystyrène et le véhicule de suspension lorsque la réaction est achevée ou lorsqu'il faut, comme cela arrive parfois, évacuer la suspension lorsque la réaction a tendance à aboutir à une agglomération incontrôlée. 30 Les réactions du type envisagé nécessitent une agitation pour maintenir la dispersion ou suspension, et elle est assurée par des moyens moteurs et agitateurs 17. Le réglage de base de cette réaction a lieu par réglage de la température du véhicule de suspension et, par conséquent, de la température des globules ou par-35 ticules en suspension. Lorsque la réaction est exothermique, il faut refroidir le véhicule en suspension. De même, une réaction exothermique nécessite de chauffer le milieu ou lé véhicule de suspension. On effectue principalement le réglage de la température dans un globule en maintenant la dimension de particule dans un 40 intervalle relativement étroit, de façon que l'échange de chaleur entre la surface et l'intérieur des globules individuels soit 72 07229 6 2128530 approprié et prévisible. Le récipient 18 contient un bain 19, que l'on peut chauffer au moyen d'un tube de circulât ion 21, à 'un serpentin de chauffage 22 et d'une source de chaleur 23, ou bien refroidir en utilisant un 5 réfrigérant au lieu de la source de chaleur 23. On ne donne pas davantage de détails du réglage de la température, dans la mesure où ils sont classiques. On contrôle l'état de réaction des particules contenues dans la suspension, selon l'un des modes d'exécution de l'invention, en 10 utilisant un dispositif d'échantillonnage, désigné par la référence générale 20, pouvant pénétrer dans le récipient à réaction 10, à travers la paroi 11 , par un trou taraudé 24 devant recevoir une tige creuse filetée 25 qui est montée dans un rétracteur 26 commandé par vis, fixé à la tête 27 et actionné par une manivelle 28 ou une 15 transmission de moteur 29, selon que l'on effectue l'échantillonnage manuellement sous le contrôle d'un opérateur ou automatiquement au moyen d'un apuareil quiœra décrit plus loin. Comme le montrent plus particulièrement les figures 2 et 2A, le dispositif d'échantillonnage 20 comprend un piston 30, repré-20 senté sur la figure 2 dans la position de repos, dans laquelle aucun échantillon n'est retiré, et représenté dans la position 30' dans laquelle il est retiré, sur la figure 2k, et où un échantillon 13' de la suspension en circulation 13 est retenu dans le corps du dispositif d'échantillonnage. Le dispositif d'échantillonnage peut 25 comprendre typiquement un manchon 32 monté dans celui-ci et maintenu par une vis de fixation 33 à l'intérieur d'un boîtier assemblé 34 comportant une tête 27 liée à une tige filetée 26 entraînée en rotation sous l'action d'une manivelle 28 ou d'un moteur 29. Il est clair qu'en inversant le mouvement de la manivelle 28 ou du moteur 30 29, on éjecte l'échantillon du dispositif d'échantillonnage 20, en préparant ce dernier à recevoir un nouvel échantillon au cours de l'intervalle de contrôle suivant. Le boîtier assemblé 34 est commode pour être démonté et ajusté en fonction des nécessités. Le long d'une face du manchon 32 est Dratiquée une fente ou 35 ouverture de réception d'un émetteur ultrasonore ou ultrasonique 35 comportant des conducteurs 35' aboutissant à une source d'énergie ultrasonique 62. Dans le mode de fonctionnement préféré, un récepteur ultrasonique 36 est monté en face de l'émetteur 35 et il est relié par des conducteurs 36' à un dispositif d'enregistrement 40 et/ou un circuit d'alarme appropriés, désignés de façon générale 72 07229 7 2128530 par la référence 63. Le piston 30 du. dispositif d'échantillonnage 20 est ajusté de façon serrée dans le manchon 32, de façon à éviter de retenir &e la substance réactive suspendue, lorsque le piston avance dans sa 5 position normale ou inactive. L'émetteur 35 et le récepteur 36 sont normalement des transducteurs du type à cristal, bien que l'on puisse les remplacer par des dispositifs à magnétostriction. Dans l'un et l'autre cas, il est désirable d'utiliser un transducteur fonctionnant, de préférence, dans l'intervalle d'hyperfréquences 10 de 3 à 6 MHz, pour des dimensions de particules de l'ordre de grandeur mentionné précédemment. On dispose facultativement entre l'échantillon et les transducteurs 35 et 36 un élément de couplage 37 aligné avec l'ouverture 38 du manchon 32, de façon à réaliser un couplage plus serré 15 des ondes ultrasoniques entre les transducteurs et la suspension. L'élément 37 peut comprendre une face 38 et une face réceptrice semblable 39, conformées chacune en diaphragme sensible aux hautes fréquences. Facultativement, lorsque les circonstances le permettent, l'émetteur 35 et le récepteur 36 peuvent être directement 20 exposés à la suspension d'échantillon 13' retirée dans le dispositif d'échantillonnage 20. Selon l'un des modes d'exécution de l'invention, les têtes ultrasoniques 35 et 36 ont environ 6,35 mm de diamètre et le manchon 32 a environ 12,7 à 25,4 mm de diamètre. L'écartement des 25 têtes 35 et 36, dicté par le diamètre du manchon, est choisi selon l'atténuation à laquelle on peut s'attendre de la part de la suspension examinée. Celle-ci peut être constituée par un magma de globules de monomère dans de l'eau. Le piston 30 représenté dans sa position actionnée ou rétrac-30 tée 30', est juste au-dessous de l'ouverture taraudée 24, de façon que le manchon 32 soit vertical et que le haut du piston 30' se trouve à une distance connue au-dessous des positions des têtes opposées 35 et 36, cette distance étant considérée comme la hauteur de montée sur laquelle on doit mesurer un temps de montée, pour 35 obtenir des vitesses de montée à partir desquelles on peut contrôler toute croissance des dimensions des particules. Chaque fois que les particules 14 ont une densité inférieure à celle iu véhicule, ces particules monteront bien entendu dans le manchon 32 et, à n'importe quel instant particulier, il se formera 40 une surface de séparation au-dessous de laquelle il n'y aura que 72 07229 8 2128530 le véhicule de suspension et au-dessus de laquelle il y aura le véhicule et les particules. lorsque les particules ont une densité supérieure à celle du véhicule, il va de soi qu'il se produira un processus de dépôt faisant monter le liquide limpide et descendre 5 les particules dans le manchon du tube à échantillons. Il y a lieu de noter également que les particules de matière en suspension ne se déposent pas lorsqu'elles ont sensiblement la même densité que le véhicule, et que l'on ne peut alors obtenir de temps de montée. On peut résumer le fonctionnement du dispositif d'échantillon-10 nage comme étant celui de moyens efficaces pour retirer un échantillon d'une suspension agitée et le maintenir au repos au-dessus du fond d'une cavité à échantillons, de façon qu'un point d'observation situé à une distance connue du fond devienne une référence de détermination du passage d'une surface de séparation entre le 15 liquide limpide et la suspension, lorsqu'on laisse la suspension au repos se séparer, lorsqu'on l'utilise pour contrôler une réaction, on rétracte périodiquement le piston 30 pour prélever des échantillons successifs et on le ramène dans sa position initiale pour décharger les échantillons, en actionnant la manivelle 28 rjj ou un moteur 29 pour prélever l'échantillon et en inversant le sens de rotation de la tige 26, pour expulser l'échantillon et ramener le piston dans sa position initiale. Lorsqu'un échantillon a été prélevé, le transducteur 35 est attaqué à une fréquence ultrasonore et toutes les ondes à haute fréquence émises sont détectées 25 par un transducteur 36, et l'intensité est enregistrée par le dispositif 63. Lorsqu'une surface de séparation entre un liquide limpide et la suspension franchit le point d'observation, l'échantillon devient brusquement transparent aux ondes ultrasonores, dans la mesure où le liquide limpide transmet ces ondes ultrasono-30 res avec peu de pertes. L'enregistreur 63 détecte alors la surface de séparation qui passe sous forme d'un changement soudain dans un signal de sortie provenant de la tête de transducteur 36. Ce changement est brusque pour les ondes ultrasonores et il convient beaucoup mieux pour un enregistrement automatique que des signaux 35 visuels provenant de l'atténuation de la lumière. Le dispositif d'échantillonnage détecte un temps de montée sur la distance h, considérée comme hauteur de montée pour la mesure, et l'on détermine une vitesse de montée en divisant la hauteur de montée par le temps de montée. 40 Sur la figure 3, on a représenté les temps de montée pour une 72 07229 9 2128530 hauteur de montée de 25,4 mm, en fonction du temps de réaction à partir du début de la réaction. Les courbes A, B et C représentent les temps de montée et les vitesses de montée pour trois échantillons typiques d'une dispersion de globules de monomère dans l'eau, 5 comme par exemple dans le cas de la fabrication du polystyrène à partir de styrène monomère. Cn observera que les temps de montée des particules 3ont très différents pour les courbes A, B et C, ce qui est dû surtout à la différence de dimension moyenne des globules dans les trois échantillons pour lesquels les chiffres 10 sont portés sur la figure 3, où la courbe A représente un échantillon comportant des globules d'un diamètre de particules moyen d'environ 51 microns, bien que 1'intervalle de dimensions des particules se prolonge considérablement de chaque côté de la valeur moyenne ; la courbe B représente un échantillon présentant un dia-15 mètre de globules moyen de 0,71 mm, et la courbe C représente un échantillon présentant un diamètre moyen de 0,81 mm. Il ressort clairement de la figure 3 que l'échec pour obtenir un temps de montée pour une surface de séparation dans un intervalle de tenrn comme quinze minutes donne une mesure de la densité des 20 globules indiquant un flottement pratiquement indifférent dans le véhicule quelle que soit la dimension des particules mise en jeu dans la réaction pour les courbes A, B et C. La figure 3 représente, de plus, -un exemple d'échec de suspension, dans lequel la courbe B' représente un état d'agglomération excessif des globules qui se 25 polymérisent, à cause de l'impossibilité de maintenir les globules séparés pendant l'intervalle où ils sont semi-solides et le plus susceptibles de se coller les uns aux autres. Tant que les globules ont une consistance huileuse, en général jusqu'à environ deux heures, ils n'adhèrent pas suffisamment entre eux pour empêcher la 30 séparation par agitation de la suspension. A mesure que la réaction progresse, la consistance des globules devient plus collante et au bout d'environ trois heures à partir du début, il y a un risque d'agglomération. On a ainsi représenté la courbe B' dérivée de la courbe B, pour laquelle la réaction est devenue trop rapide ou 35 la suspension a disparu, ce qui a provoqué l'agglomération irréversible des particules. Lorsque cela se produit, le processus devient incontrôlable et irréversible, et l'opération est prête à échouer. Une indication d'inversion de la courbe indique, donc en même temps qu'une déviation thermique peut avoir déjà commencé, 40 dans les grands globules, de sorte qu'il faut évacuer la masse 72 07229 10 2128530 avant que le récipient à réaction soit mis hors service. La figure 3A représente une courbe approximative pour une réaction de polymérisation de styrène monomère, où l'on a tracé le pourcentage de transformation en ordonnées en fonction du temps 5 en heures qui s'est écoulé depuis le début de la réaction, sur la courbe D qui représente ainsi le pourcentage de substances solides transformées à partir de la phase liquide. La courbe E représente la densité tracée, en ordonnées, à droite du diagramme, en fonction du temps à partir du début de la réaction. Pour une densité d'envi-10 ron 1,05, la transformation est considérée comme pratiquement achevée, les globules de la suspension ayant été transformés en perles solides qui sont le produit désiré. Lorsque la densité est voisine de 1,00, le pourcentage de matières solides est suffisamment élevé pour que les perles semi-solides ne s'agglomèrent plus. Les mesures 15 de temps de montée donnent des indications efficaces pour la partie du temps de réaction où l'agglomération risque d'endommager la masse réactive et le récipient. Le procédé et l'appareil pour déterminer la stabilité d'une suspension et une tendance à l'agglomération excessive déjà décrits, 20 conviennent pour être utilisés dans des récipients de dimensions modérées. Lorsqu'on utilise un grand récipient, une variante de l'invention est représentée sur la figure 6, où le récipient 40 comporte une paroi 41 correspondant à la paroi 11 de la figure 1. La paroi 41 comporte une ouverture taraudée 42 dans laquelle est 25 insérée une sonde tubulaire creuse filetée 43 comportant un obturateur 44 et une section 45 comprenant un logement 46 disposé à son extrémité intérieure, le long de deux faces opposées duquel sont placées une ou plusieurs paires de transducteurs 47 et 48. Des conducteurs 47' et 48' aboutissent à un enregistreur de lecture 30 ou au dispositif représenté sur la figure 1. Le logement 4b correspond à l'espace compris entre les têtes de transducteurs 35 et 36 de la figure 2A, et il aura normalement des dimensions semblables, pour que les faisceaux ultrasonores provenant d'un transducteur 47 puissent parvenir à un transducteur correspondant 48 sur sa face 35 opposée, avec un degré d'atténuation approprié pour une suspension et un degré de transparence approprié pour les liquides limpides. Bien que l'on ne donne pas-de détails sur l'utilisation de la sonde 43, on notera qu'il faudra des moyens d'échantillonnage appropriés pour avoir une période de calme pendant laquelle on mesure le temps 40 de montée, par exemple en obturant le logement 46 au moyen d'un 72 07229 ii 2128530 couvercle 49 à intervalles, lorsqu'on désire effectuer une mesure, et en retirant le couvercle 49 pour obtenir un nouvel échantillon, aussi souvent qu'il le faut. On peut disposer un certain nombre de transducteurs 47 à différentes distances du fond du logement 46, 5 comportant chacun un récepteur à une hauteur correspondante, de façon que l'on puisse mesurer plusieurs hauteurs de montée pendant l'essai d'un échantillon particulier. La figure 4 représente un enregistrement d'un temps de montée réalisé à l'aide d'un dispositif d'échantillonnage comme le dispo-10 sitif 20, où un tracé est désigné par la référence générale, 50, et comporte une portion d'échelle zéro 51 représentant les transducteurs activés, le piston se trouvant entre l'émetteur et le récepteur. La référence 52 désigne un écart par rapport à la courbe 50, correspondant au passage de la tête de piston lorsqu'on retire 15 l'échantillon, cette indication étant sans importance pour l'invention. La référence 53 désigne la portion de la courbe pendant laquelle on mesure le temps de montée, le signal provenant du transducteur 35 étant fortement atténué avant de parvenir au transducteur récepteur 36. La référence 54 représente un tracé typique 20 de l'atténuation à variation rapide lorsque la surface de séparation franchit la position des transducteurs 35 et 36, ce qui se produit environ deux minutes après le début de l'intervalle de mesure. Des faisceaux ultrasonores à environ 3 à 6 MHz produisent un signal qui donne un tracé de courbe très nettement défini, 25 convenant pour la détection et l'enregistrement automatique d'une surface de séparation. Un appareil approprié pour automatiser la détection du temps de montée est représenté sur la figure 5. La paroi 41 du récipient, ou sa paroi équivalente 11, supporte un dispositif d'échantillonna-30 ge tel que le dispositif 20, dans lequel se trouve un piston tel que le piston 30, se rétractant selon la rotation de la tige filetée 26, une bague d'accouplement 27 étant entraînée en rotation par un moteur d'entraînement 29 comportant un mécanisme d'inversion de marche approprié. Le récipient 40 comporte un dispositif de 35 minuterie ou d'horloge T1 établissant des intervalles de temps régulièrement espacés pendant la durée de réaction totale dans la masse réactive. Des conducteurs, par exemple 71, aboutissent à un récepteur qui peut être alimenté à partir d'une source continue représentée par la référence générale 72, reliée simplement grâce 40 à un interrupteur 73, au dispositif de minuterie T2 qui sert de relais de limitation de temps d'échantillonnage, avec une limite 72 07229 12 2128530 de temps telle que quinze minutes« l'interrupteur 73 est un interrupteur d'actionnement ou de démarrage classique et il a pour rôle d'actionner le relais 74 qui relie les conducteurs 71 et les conducteurs 75 pour actionner le dispositif Î2. Le courant continu est 5 appliqué par 1'interrupteur 73, la bobine du relais 74, le contact central du dispositif T1 et les conducteurs correspondants 71, de façon que le relais 74 soit actionné périodiquement pour relier la borne d'alimentation positive au dispositif de minuterie T2, qui est relié en permanence à la borne négative de l'alimentation. 10 Lorsque le relais 74 est actionné, le dispositif T2 actionne un moteur 29 dans un sens correspondant à la rétraction du piston 30 et à la fixation d'un échantillon, lorsque le conducteur 75 est relié à une attaque électrique du dispositif T2, et le curseur 76 entre en contact avec la borne 77 pour relier l'un des pôles d'ali- 15 mentation au moteur 29. A la fin d'une période d'essai, un circuit > inverse est constitué par le contact du curseur 76 avec la borne 78, pour entraîner le moteur 29 en sens opposé. Les interrupteurs de fin de course normalement utilisés pour achever le mouvement du piston 30 ne sont pas représentés et ils peuvent se trouver en 20 différents emplacements. Au cours d'un fonctionnement normal, le dispositif de minuterie T2 est remis à zéro chaque fois que le relais 74 s'ouvre et le curseur 76 n'atteint jamais le contact 78. Si le temps de montée est inférieur à une limite inférieure prédéterminée, ou si un temps de montée dépasse une limite prédéter-25 minée telle que quinze minutes, le curseur 76 entre en contact avec le contact 78 et une alarme résonne ou est indiquée de façon visible, par exemple par le circuit 79. Ce circuit est propre à actionner un circuit de déchargement,lorsque ces temps sont inférieurs à la limite inférieure, circuit qui provoque l'ouverture 30 d'une soupape (non représentée) pour retirer la matière réactive du récipient. L'alarme sans déchargement a lieu lorsque l'échantillonnage se poursuit au-delà de la durée de transformation en un polymère d'une densité voisine de 1,00, par exemple 0,95, dans une réaction discontinue avançant normalement, de telle sorte qu'il "3 peut se produire des temps de montée très longs. Le circuit 79 comprend un circuit de mise hors servieedu^i^cui'fc de déchargement synchronisé. Une troisième .. ir^uterie, r.on représentée, mais normalement présente dans l'ensemble de la commande de chargement d'un récipient à réaction automatique, peut interrompre le circuit aboutis-40 sant au dispositif de commande de déchargement, par exemple 3 heu- 72 07229 13 2128530 res après le début, de façon qu'une charge satisfaisante ne soit pas déchargée. Il va de soi que l'invention neut s'appliquer à différents sys-temesà phase continue et a une ^nase dispersée, autre que des systè-5 mes de polymérisation, dans lesquels la phase dispersée est constituée par des globules huileux, des neries solides ou des particules. 72 07229 14 2128530 REVENDICATIONS 1.- Procédé de contrôle d'un aspect de la transformation qui a lieu au cours d'un processus de transformation de particules dispersées dans un véhicule de suspension agité en particules de densité différente, caractérisé en ce que l'on prélève un échantillon de particules en suspension dans un volume non-agité s'étendant verticalement, on projette un fasiceau d'ultrasons à travers ledit volume à une hauteur intermédiaire de celui-ci, on détecte l'intensité du faisceau après traversée de l'échantillon, et l'on 10 mesure le temps de montée d'une face de séparation entre le véhicule acoustiquement transparent et la suspension de particules dispersées, cette mesure indiquant l'avancement de ladite transformation. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 15 l'on projette le faisceau horizontalement en un point fixe au-des- sus du fond dudit volume, et en ce que, pour mesurer le temps de montée, on détecte le temps qui s'est écoulé depuis le stade de séparation jusqu'au moment où une face de séparation entre la suspension et le véhicule limpide franchit ce point. 20 3-- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension est initialement une dispersion dans l'eau d'un monomère ayant tendance à s'agglomérer pendant sa transformation. 4.- Procédé de détection du degré d'agglomération au cours d'un processus de transformation de globules d'un monomère dis- 25 persé dans un véhicule de suspension agité en polymère, au cours duquel les globules ont tendance à s'agglomérer, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on sépare un échantillon de globules en suspension s'étendant verticalement dans un volume au repos, on projette à travers ce volume un faisceau de rayonnement ultra-30 scnique à une hauteur déterminée dans ce volume, on détecte la durée de séparation des globules dans la suspension,, en mesurant le temps qui s'écoule pour qu'une surface de séparation atteigne ladite hauteur, et l'on indique un degré d'écart prédéterminé p-r rapport à une dur^e de séparation moyenne, sous forme de si-35 snal représentatif de l'agglomération. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour indiquer l'écart par rapport à la durée de séparation moyenne, on mesure un intervalle de temps englobant au moins les temps de montée pour un intervalle de dimensions de globules dans lequel la 40 polymérisation ne dépasse guère 75 %m 72 07229 15 2128530 6.- Procédé selon la revendication 4»caractérisé en ce que, pour indiquer la durée de séparation, on mesure un intervalle de temps nettement inférieur à celui de la polymérisation dudit monomère, et l'on engendre ensuite un premier sienal de commande destiné à achever ledit stade de détection. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pour indiquer la durée de séparation, on entendre un second signal de commande lorsqu'on détecte un temps de montée suffisamment inférieur à ladite moyenne. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que, pour indiquer la durée de séparation, on déclenche une opération d'altération du processus, en réponse au second signal de commande. 9.- Procésé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour indiquer l'écart par rapport à la durée de séparation moyenne, on engendre un premier signal de commande destiné à relancer les stades de détection, si lfonn'cbïient pas de temps de montée dans une limite de temps prédéterminée, et un second signal de commande destiné à modifier le processus, si l'on obtient un temps de montée avant une limite de temps plus courte prédéterminée. 10.- Appareil de contrôle d'un aspect de la polymérisation d'un monomère, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient à réaction retenant une suspension de particules dudit monomère dans un véhicule, des moyens d'agitation de ladite suspension, des moyens de séparation d'un échantillon de ladite région d'agitation, des moyens pour envoyer un faisceau d'énergie ultrasonore à travers l'échantillon à une hauteur connue dans celui-ci, des moyens pour recevoir un signal inversement proportionnel à l'atténuation dudit faisceau, et des moyens pour indiquer qu'il se produit un changement d'amplitude dans ledit signal, lorsque le caractère de la susoension dans ledit faisceau change. 1'.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens de séparation d'un échantillon sont un cylindre à piston débouchant dans ledit récipient, ledit piston pouvant descendre pour fournir un échantillon au repos pendant un intervalle de temps de montée. 12.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'indication comprennent un ensemble de minuterie monté de façon à indiquer le temps écoulé de la mise au repos de l'échantillon au changement de caractère. 13.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce 72 07229 16 2128530 que les moyens de réception des signaux sont môntés pour indiquer un temps de montée pour une surface de séparation qui monte dans les moyens de séparation des échantillons. 14.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce 5 qu'il comprend des moyens pour renvoyer l'échantillon dans le récipient lorsque ladite indication apparaît, ou lorsqu'un intervalle de temps prédéterminé s'est écoulé sans qu'apparaisse cette indication. 15.- Appareil d'indication du temps de montée dans une sus-10 pension de globules de monomère et de polymère dans un véhicule, caractérisé en ce qu'il comprend-un répcipient retenant ladite suspension pendant une période de réaction, un cylindre à piston débouchant vers le haut dans ledit récipient, un dispositif de commande rétractant le piston qui effectue des mouvements de va-et-15 vient dans le cylindre pour remplir le «ylindre d'un échantillon de suspension, un premier transducteur disposé dans la paroi dudit cylindre à une distance prédéterminée au-dessus du piston retiré relié à une source d'ultrasons, un second transducteur en regard dudit 20 transducteur de l'autre côté dudit échantillon, un dispositif de minuterie comprenant un indicateur du temps écoulé depuis le remplissage du cylindre jusqu'à un changement prédéterminé du signal du second transducteur. 16.- Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce 25 qu'il comprend des moyens d'entraînement à moteur commandés par le dispositif de minuterie, actionnant le dispositif de commande et déclenchant l'entraînement inverse du piston qui devient actif lorsqu'apparaît ledit changement du signal du second transducteur. 17.- Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce 30 qu'il comprend des moyens d'entraînement à moteur commandés par ledit dispositif de minuterie, actionnant ledit dispositif de commande au début d'un intervalle de temps de montée, et l'entraînement inversé dudit piston, lorsqu'il s'est écoulé une période prédéterminée après l'extraction de l'échantillon, sans qu'il se 35 produise un changement prédéterminé dans le signal du second transducteur. 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