On connait déjà des cornadis à cliquets, dits automatiques, qui permettent d'immobiliser automatiquement par leur encolure, à leurs emplacements respectifs dans une étable, les animaux d'un troupeau dès que ceux-ci engagent leurs têtes au droit de leurs auges respectives. Ces cornadis présentent un grand intérêt en matière d'élevage car ils permettent d'épargner une main-d'oeuvre importante pour l'attache des animaux à leur emplacement. II suffit simplement ensuite, pour libérer ces derniers, d'ouvrir les cliquets des cadres immobilisant leur encolure et cette opération peut être effectuée par une seule personne se déplaçant le long du cornadis. Ces cornadis sont, en général, essentiellement constitués par une travée de cadres adjacents, raccordés par leurs cotés et comportant, chacun, - d'un côté, un montant fixe sensiblement vertical, - de l'autre coté, un montant susceptible de basculer entre deux positions ex trêmes :: . I'une, inclinée en V par rapport au montant fixe et correspondant au dé gagement d'une fenêtre permettant le passage des cornes de l'animal (position ouverte) . I'autre, au contraire, sensiblement verticale ne permettant le passage que de l'encolure (position fermée) - le basculement s'effectuant sur un axe horizontal . lui-meme porté par la partie du cadre qui se trouve au-dessous du mon tant basculant . et situé, par rapport au montant fixe, à un écartement correspondant sensiblement à l'encolure - chaque cadre étant équipé d'un couple de moyens d'encliquetage . dont l'un est logé sur le cadre, . dont l'autre est logé sur le montant basculant, et qui permettent de verrouiller ce dernier sur le cadre, en position fermée. De la sorte, le cornadis se présente comme une espèce de grille verticale mise en place devant une auge collective (se présentant sous la forme d'un long canal surélevé) chacun des cadres de la travée pouvant constituer un organe d'immobilisation de l'encolure de l'animal auquel est affecté l'emplacement situé devant ce cadre. En effet, lorsque le montant basculant est en position ouverte et lorsque l'animal, pousse par la faim, regagne son emplacement familier dont l'auge a été garnie, il engage sa tête au travers de la fenêtre ménagée au-dessus du montant basculant, ce dernier se refermant automatiquement dès l'instant que l'animal abaisse son encolure pour atteindre la nourriture dans l'auge (voir, par exemple, la figure 1 du dessin annexé). Néanmoins, les systèmes d'encliquetage sont généralemenf constitués - d'une part, de simples crochets, bras ou cliquets qui présentent un trou, un alvéole, un coude ou simplement une extrémité anguleuse, - d'autre part, d'un organe en saillie susceptible de coopérer en blocage avec le précédent. Or, le fonctionnement de ces systèmes d'encliquetage est très souvent perturbé, ou rendu impossible, par les multiples problèmes ou incidents (mise en place, ré glane1 chocs, défaut d'entretien manuel, etc ...) ) rencontrés généralement dans l'exploitation pratique en matière d'élevage. La présente invention a pour objet d'éviter cet inconvénient et est principalement caractérisée par le fait que l'un, au moins, des moyens d'encliquetage est susceptible de coulisser, par rapport à son propre support, à la faveur d'une manoeuvre simple. Dans ces conditions, I'opération de verrouillage étant liée au déplacement de ce moyen d'encliquetage sur son support, le mouvement relatifde ces deux pièces peut être organisé d'une façon beaucoup plus sûre, mieux contrlé tandis que les organes mécaniques proprement dits peuvent être beaucoup mieux entretenus. Par ailleurs, la plupart du temps, le moyen d'encliquetage disposé sur chaque cadre des cornadis connus est soudé et sa position ainsi fixée une fois pour toutes sur ce cadre. Or, cette mise en position définitive lors de la fabrication pose de nombreux problèmes lors du raccordement des divers cadres entre eux pour la constitution d'une longue travée à mettre en place devant une auge d'une grande longueur. L'expérience montre que, dès lors que l'on veut agir simultanément sur l'ensemble de ces moyens de verrouillage par une commande unique située, par exemple, à l'extrémité de la travée (notamment pour dégager les cliquets et déverrouiller llensem- ble des cadres afin de libérer les animaux sans faire déplacer quelqu'un le long de la travée), chacun de ces moyens de verrouillage doit être ajusté avec soin par rapport à ses voisins pour que tous les cliquets - se déverrouillent ensemble - mais, aussi, se ferment bien individuellement sur l'élément soudé. Ceci détermine des opérations de réglage et des limitations dans le nombre des cadres susceptibles d'etre regroupés, dans une travée, sous le contra le d'une seule commande. Par ailleurs, le soudage des moyens d'encliquetage lul-meme détermine une fabrication plus complexe et rend, par son irréversibilité, les opérations de réglage plus difficiles car il n'est guère concevable de souder les moyens d'encliquetage sur place et après mise en place des divers cadres les uns à côté des autres. Les verrouillages ou déverrouillages défectueux se développent de toute façon, meme après réglage soigneux lorsque l'un des cadres subit une déformation acci dentelle. Afin d'éviter ces inconvénients des cornadis traditionnels, chaque moyen d'encliquetage, logé sur le cadre et aménagé sur un élément de barre de commande s'étendant sensiblement dans le plan dans lequel évolue le montant basculant, estselon une autre particularité de l'invçntion-fixé sur un collier qui est, lui, susceptible de coulisser par rapport à cette barre support et d'etre bloqué sur cette dernière, en position adéquate pour coopérer avec l'autre moyen d'encliquetage. De la sorte, le système d'encliquetage de chacun des cornadis peut, aisément et indépendamment des systèmes d'encliquetage voisins, être réglé à volonté après mise en place des cadres. La présente invention a, également, pour objet de rendre plus résistants les systèmes d'encliquetage proprement dits, constitués d'une façon générale, comme il a été indiqué ci-dessus : - d'une part d'un organe en saillie - d'autre part d'un trou, un alvéole, un coude ou simplement une extrémité an guleuse dans ou derrière laquelle peut etre bloqué ce doigt mobile après re montée d'une rampe. En effet, ces dispositifs sont très facilement déformables, surtout lorsque le doigt mobile est constitué par une simple tige de fer de quelques millimètres d'épaisseur pivotant sur le bras basculant. Afin d'éviter cet inconvénient, c'est la rampe qui est montée sur le cadre, en particulier, sur l'élément de barre indiqué ci-dessus, tandis que le doigt mobile est associé au montant basculant. De la sorte, il est possible de simplifier - et donc de renforcer plus simplement la structure du doigt mobile. L'invention a, par ailleurs, pour objet de conférer à ces systèmes d'encliquetage connus une meilleure rigidité car les deux moyens d'encliquetage ont souvent tendance à s'écarter latéralement l'un de l'autre au cours de leur rapprochement longitudinal et, donc, à ne pas assurer le verrouillage en fin de course. A cet effet, lorsque liélément supportant le moyen d'encliquetage associé au cadre s'étend sensiblement dans le plan du montant basculant (par exemple lorsqu'il est monté sur la barre de commande) et est engagé dans une fourche ménagée dans ce dernier (ce qui est le cas presque généra 1)1 le moyen d'encliquetage associé à ce montant basculant est, selon l'invention, constitué par une cheville sensiblement cylindrique engagée dans et soutenue par les deux loues de la fourche situées de part et d'autre de cet élément support. On est, de la sorte, sûr que, quelles que soient les déformations latérales entre les deux éléments, ceux-ci ne peuvent échapper l'un à l'autre, ce qui fait que le système d'enc liquetage longitudinal est toujours opérationnel. L'invention couvre, encore, d'autres caractéristiques tendant à favoriser l'accessibilité ou le démontage des moyens d'encliquetage, et notamment de la cheville cylindrique ; elle couvre aussi des moyens permettant de rendre l'encliquetage plus sûr et plus spécialement auto-bloquant, de même que des moyens pour permettre de déconnecter l'encliquetage d'un cadre de sa timonerie de commande générale et de le bloquer spécifiquement en position verrouillée (quitte à respecter la précaution précisée plus loin pour éviter d'entraver le fonctionnement collectif du cornadis). Cette dernière disposition est fort utile car il arrive fréquemment que l'on doive immobiliser d'une manière permanente un animal, par exemple lors de maladie, ou encore pour une vaccination ; I'invention permet de garder cet animal immobilisé tout en permettant de s'occuper collectivement des autres, comme il est précisé ci-après. L'invention a, enfin, pour objet un procédé et un dispositif permettant, par une manoeuvre et grâce à des moyens simples, de fermer simultanément tous les cornadis ouverts ou, inversement, d'ouvrir tous les cornadis fermés. Les animaux immobilisés par les cornadis fermés peuvent de la sorte entre, simultanément, tous libérés ensemble, bien sût à l'exception des cornadis déconnectés, sans que le préposé à l'étable ait à ouvrir à la main chacun des cornadis les uns après les autres ou sans laisser aux animaux le soin de repousser les montants basculants pour se dégager. De meme, il est ainsi de la sorte possible de fermer tous les cornadis avant que les animaux se soient mis en places afin de permettre au préposé d'alimenter l'auge sans être gêné par les têtes des animaux. L'invention sera, d'ailleurs, mieux comprise grâce au complément de description qui suit, ainsi qu'aux dessins annexés qui illustrent, uniquement à titre d'exemple, un mode de réalisation. Sur ces dessins - la figure 1 représente, en entier, deux éléments de cadre de cornadis, de face et vus du côté de l'auge ; - la figure 2 représente un détail de la figure 1 et plus spécialement le dispositif d'encliquetage situé au-dessus de la tête de l'animal au moment ou se produit précisément cet encliquetage automatique ; - la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2 montrant comment le montant basculant est immobilisé en butée pour immobiliser à son tour l'encolure de l'animal ; - la figure 4 représente, en perspective et en vue de 3/4 droite, L'ensemble d'encliquetage de la figure 3 ; - la figure 5 illustre, également en perspective, les conditions dans lesquelles le moyen d'encliquetage, associé au cadre, peut être alternativement verrouillé en position d'immobilisation de l'encolure ou déverrouillé ;; - la figure 6 illustre, toujours en perspective, les conditions dans lesquelles les organes d'ouverture et de fermeture des cornadis peuvent être à volonté placés d'un côté -ou de l'autre des montants basculants ; - la figure 7 est une que en coupe transversale (selon un plan VII-VII représenté à la figure 3 mais avec une position de la barre et du collier différente) des organes représentés sur la figure 6, lorsque ceux-ci coopèrent avec les montants basculants ; - les figures 8, 9 et 10 illustrent les conditions dans lesquelles les cornadis, vus de face, sont simultanément ouverts, - la figure 10 illustre les cornadis de face, en position de libre service et en place pour une éventuelle fermeture simultanée. En se reportant à la figure 1, on voit que le cornadis se compose d'une série de cadres a, b, c, juxtaposés et incorporés à une travée qui peut être, en principe, aussi longue que l'on veut. La travée proprement dite se compose de deux longerons horizontaux parallèles 1 et 2, disposés l'un au-dessous de l'autre et réunis par des montants verticaux 3 (3a, 3b, 3c, etc...) Ces longerons et ces montants sont constitués par des tubes soudés entre eux. Des montants contrecoudés 4 (4a, etc...) sont également prévus à l'intérieur de chaque cadre sensiblement dans la partie médiane de ces derniers, chacun de ces montants étant, par ailleurs, soutenus par une béquille 5 (5a, etc...) Le montant contrecoudé supporte, au niveau de son coude inférieur, un axe horizontal 6 (zoo, etc...) engagé entre des oreilles 7 (7a, etc...) s'étendant vers la droite. Par ailleurs, cet axe 6a supporte un montant basculant 8a, coudé pour s'appliquer convenablement sur le montant contrecoudé 4a. Ce montant basculant est prolongé, à sa partie supérieure, par une paire d'oreilles Va, s'étendant de part et d'autre du longeron supérieur 1. Le montant basculant 8a peut également prendre une position verticale par pivotement sur l'axe 6a et dans cette position, le bras inférieur est appliqué contre la partie verticale inférieure du montant contrecoudé 4a, tandis que la partie coudée supérieure et les oreilles 9a prennent une position inclinée, représentée en traits interrompus dans le cadre gauche de la figure 1 (cadre a). Le montant basculant 8a peut, aussi, être réalisé en tube sur lequel sont soudées les oreilles plates 9a. Bien entendu, I'extrêmité supérieure de la partie tubulaire est assez courte pour que le montant puisse pivoter naturellement sans heurter le longeron supérieur 1 du cadre. Il est clairement apparent que lorsqu'un animal se présente derrière le cornadis illustré à la figure 1 et engage sa tête au travers de l'ouverture représentée sur les cadres gauche et droit de la figure 1, il est libre de reculer normalement sa fête à son gré. En revanche, lorsque l'animal tend à baisser le cou pour atteindre la nourriture 10 mise en place dans l'auge 11, le bras inférieur du montant basculant 8b reçoit une poussée vers le bas qui tend à le faire basculer dans le sens des flèches repré sentées sur la figure 1 (f I èc hes Fi). Lorsque la tête de l'animal se trouve complètement abaissée, le montant basculant se trouve de son côté dans la position verticale représentée en traits interrompus, dans le cadre gauche de la figure 1. On comprend, par suite, que si, par un mécanisme dont le détail va être décrit plus loin, I'extremité supérieure du bras basculant est immobilisée le long du longeron 1, l'animal est emprisonné par son encolure dans le cornadis et se trouve s'être, lui-même, immobilisé à son emplacement sans le concours d'aucune aide extérieure. On va, maintenant, décrire le système de cliquet qui permet précisément d'immobiliser le bras 8a le long du longeron 1, et donc l'animal à son emplacement. A cet effet, on remarquera sur la figure 1 que le longeron 1 est garni de place en place d'une série de pattes verticales 12a, 12b, 12c, soudées sur lui et dans lesquelles sont ménagées des ouvertures circulaires dans lesquelles est engagée une barre longitudinale 13. Sur cette barre, ainsi qu'on le verra plus en détail sur la figure 2, sont fixés des colliers 14, au moyen d'une vis 15. Ces colliers comportent sur leur partie gauche une dent 16 présentant 2 faces, l'ùne relativement inclinée 17, et l'autre 18 sensiblement verticale, quoique légèrement oblique, dans le sens qui amène le sommet de la dent à surplomber la barre. Ce collier présente, par ailleurs, sur la partie droite un ergot radial 19 dont le raie sera indiqué ci-après, et qui est calé, par rapport à la dent 16, à environ 600 ainsi qu'on l'expliquera plus en détail ci-après (cf. pagel lignes2 à 5) La dent 16 du collier 14 est appelée à coopérer avec une cheville 20 qui est susceptible de coulisser dans une paire de lumières 21, respectivement ménagées dans les oreilles 9. On reviendra plus en détail ci-après sur l'orientation et sur la position de ces lumières, mais on remarquera que celles-ci sont sensiblement verticales (figure 3) lorsque l'oreille 9 antérieure, visible sur le dessin, vient s'appuyer sur l'ergot 19. On remarquera également que ces lumières s'étendent suffisamment vers le haut pour que la cheville 20 puisse passer au-dessus de la dent 16, après être montée le long de la rampe 17 au cours du mouvement de pivotement du bras basculant selon les flèches Fi de la figure 1. On comprend, dans ces conditions, que lorsque le bras basculant 8 est relevé dans le sens des flèches F1 (figure 1) la cheville 20,qui repose sur les extrémités inférieures des lumières 21, vient buter contre la rampe 17, remonte le long de cette dernière (flèche fl figure 2) tout en remontant à l'intérieur des lumières 21 jusqu'au moment où elle atteint le sommet de la dent 16. A ce moment là, la cheville retombe dans le fond des lumières (flèche f 2) et le bras 8 continue sa course jusqu'à ce qu'il vienne buter (flèche F2) contre l'ergot 19. Lorsque le bras se trouve dans cette position (figure 3) l'animal est immobilisé par son encolure pour la raison suivante : lorsqu'en remontant le cou l'animal tend à repousser le montant basculant dans le sens de la flèche F3, la cheville 20 repose au fond de ses lumières (ou retombe dans le fond de ces dernières dans le cas où, en fonction du réglage longitudinal du collier,elle aurait été légèrement soulevée en fin de course par le logement de la vis 15).De la sorte1 c'est dans cette position que la cheville vient attaquer le flanc arrière 18 de la dent 16 en remontant dans le sens de la flèche f3. Or, les lumières 21, sensiblement verticales, mais légèrement orientées vers le haut à gauche à ce moment précis, et la face 18, légèrement orientée vers le haut à droite comme il a été précisé ci-dessus, forment un angle aigwsS, ce qui fait que la réaction de la face 18 à la poussée de la cheville 20 (provoquée par le mouvement selon F3) a tendance à repousser ladite cheville vers le bas, ce qui renforce le verrouillage; la cheville reposant déjà au fond des lumières (cf.supra), le blocage est réalisé et assuré : c'est pourquoi on parle de dispositif auto-bloquant.De la sorte, lorsque l'animal s'agite, le bras 8 ne peut qu'évoluer entre les positions P1 et P2 (traits interrompus) représentées à la figure 3. On conçoit que la taille, l'orientation, l'emplacement des lumières 21 sur les oreilles 9, sont déterminés par les nécessités expliquées ci-dessus et que le collier 14 doit être placé, le long de la barre 13, dans une position en harmonie avec la position des lumières. Ce réglage en position est fait de la manière suivante Le montant basculant 8 étant en position fermée (figure la, traits interrompus), on desserre la vis 15 pour libérer le collier, on fait alors coulisser ce dernier et on choisit une position dans la plage délimitée par les deux positions extrêmes compatibles avec le fonctionnement du système d'encliquetage à savoir:: - à droite, la position où l'ergot 19 vient buter contre la tranche droite de l'oreille 9 antérieure (visible sur la figure 3) - à gauche, la position dite "d'échappement" ou le sommet de la dent 16 entre à l'intérieur du cercle décrit par la cheville 20 reposant au fond des lumières 21 au cours du mouvement de basculement du montant. II reste alors à fixer le collier sur la barre 13 enserrant la vis 15. (Il est à noter, d'ailleurs, que ce même regla- ge peut être fait à tout moment, notamment à la suite d'une déformation de la barre 13). Bien sûr, pour que le système décrit ci-dessus fonctionne, il faut que les colliers 14 soient fermement positionnés dans le sens longitudinal et que, par suite, la barre 13 le soit aussi. A cet effet, si l'on se reporte encore aux figures 1 et 5 on voit que la barre 13 est munie, sur un court prolongement, au-delà de la patte 12a d'un levier 22 dont l'extrémité 23 est fixée sur la barre 13 par un étrier24 convena blement boulonné (25). L'extrémité 23 est, par ailleurs, garnie d'une aile latérale 26 prolongée par un redent en équerre 27. Dans ces conditions, il est certain (figure 5) que lorsque le redent est mis en place à droite de la patte 12a, la barre est solidement arrimée contre tout déplacement longitudinal, tout spécialement vers la gauche. De la sorte, les dents 16, convenablement positionnées tout le long de la barre 13 en fonction des montants basculants de chaque cadre, sont maintenues dans la position où - d'une part, elles laissent passer la cheville 20 dans le cadre de la manoeuvre de la figure 2 - d'autre part, elles s'opposent à son passage lors des manoeuvres représentées à la figure 3. On comprend également que lorsque le levier 22 est, à partir de sa position verrouillée P3 : - légèrement soulevé pour dégager le redent 27 (position P4), - poussé vers la gauche pour amener ce redent à gauche de la patte 12a (position P5 non représentée), - puis éventuellement rabaissé (position P6), la barre 13 et les colliers montés sur cette dernière sont repoussés dans la position 14' représentée en traits interrompus sur la figure 5. Dans cette position, la dent du collier se place dans une position 16' (figure 3) dans laquelle elle n'empêche plus le retour du bras du montant basculant en position d'ouverture puisque la cheville 20 passe au-dessus de son extrémité. On conçoit donc qu'en effectuant la manoeuvre simple représentée à la figure 5 L'ensemble de tous les cornadis peut être déverrouillé, laissant aux animaux la possibilité de sortir dans la mesure où ils peuvent eux-mêmes repousser le bras basculant 8 dans le sens de la flèche F3 (figure 3). On notera encore que le verrouillage effectué dans les conditions précédentes d'arrimage de la barre 13 est absolument sûr et toujours opéré dans les mêmes conditions relatives par rapport à la cheville7 puisque, par simple manoeuvre de la vis 15, les colliers 14 ont été convenablement placés par rapport à cette cheville. Il n'y a donc pas de risque qu'à la suite d'une déformation locale l'ensemble des cornadis soit déverrouillé, sauf précisément celui qui a reçu cette déformation. On notera, cependant, que dans le cas ou l'on désire déverrouiller tous les cornadis, sauf tel cadre particulier, il est extrêmement aisé d'enlever la cheville 20 de ses lumières en dévissant l'écrou 28 (figure 5) et en reportant la cheville dans une paire de trous 29; ménagés dans les oreilles 9, juste au-dessous du longeron longitudinal 1 lorsque le montant basculant est dans la position de la figure 3. Lorsque cette cheville est ainsi mise en place, le montant basculant 8 ne peut pas être relevé puisque la cheville vient alors buter en 30 (figure 3) sur la partie inférieure du longeron 1. De la sorte, il est possible d'isoler un animal ou de le conserver immobilisé pendant que les autres peuvent se libérer. II est alors recommandé, de plus, de prendre une mesure de précaution afin de garder le bénéfice de l'ouverture et de la fermeture collectives du cornadis qui vont être décrites ci-après. Cette mesure consiste à désserrer la vis 15 de blocage du coller 14 (figures 2 et 6) afin de désolidariser celui-ci de la barre 13, ceci pour éviter que l'ergot 19 porté par le collier ne vienne, en butant contre l'oreille 9 du montant immobilisé, entraver l'ouverture (ou fermeture) collective. II est à remarquer que l'appareil décrit permet tout aussi bien d'immobiliser un montant basculant particulier en position ouverte, en reportant la cheville 20 dans les trous 29 lorsque le bras 8 est dans la position de la figure 10. La précaution décrite précédemment s'applique encore ici. On va maintenant décrire (en se reportant aux figures 6 à 11), la manoeuvre permettant dsouvrir,ou alternativement de fermer, tous les cornadis simultanément. Sur la figure 6 on voit une manoeuvre assez similoire à celle représentée sur la figure 5, mais le levier 22, partant de la même position P3, est relevé bien audessus et rabaissé de l'autre côté de la position P4. D'autre part, à partir de cette position P7, l'ensemble est beaucoup plus amplement tiré vers la gauche en position P8 et éventuellement ramené en retour dans la position P9 (parallèle à P3, non représentée). Pendant que le levier et la barre 13 se trouvent dans les positions P7 et P8,- les dents 16 et ergots 19 des colliers passent dans les positions représentées en traits interrompus sur la figure 6. Si l'on se reporte, maintenant, à la figure 7 on voit que, dans ces positions, ces deux organes saillants sont tout de même susceptibles d'être passés entre les faces intérieure des deux oreilles 9. Revenons donc à ce qui a été dit plus haut à propos du calage relatif de l'ergot 19 par rapport à la dent 16. Il suffit de remarquer que le calage angulaire ef les dimensions de ces deux organes sont choisis de telle sorte que l'opération de pas sage entre les oreilles 9 puisse être réalisée. Si l'on se reporte maintenant à la figure 8, les ergots 19 se trouvent dans les po sitions représentées dans les figures 2, 3, etc4; les oreilles 9 visibles des montants basculants, sont enppui sur ces ergots et, après avoir déverrouillé la barre 13, comme représenté à la figure 5, il suffit (figures 9 et 10) de solliciter cette barre vers la gauche pour entrainer avec elle tous les bras basculants, ouvrant ainsi ensemble des cornadis. (Certes, dans le cas où l'un de ces cornadis aurait été garni d'une cheville dans son frou 29 au préalable, ce cornadis demeurerait fermé, cependant que le collier 14 correspondant, désolidarisé de la barre 13 selon la précaution indiquée plus haut, coulisserait par rapport à la barre 13, en butée devant la franche droite de l'oreille9). En revanche, pour refermer ces mêmes cornadis, il suffit d'amener le levier dans la position P7 de l'autre côté de la barre 13 (comme dans les positions P7 et P8), de faire passer les colliers de la droite vers la gauche entre les oreilles 9 et de ramener le levier 22 vers l'avant (positions P6 ou P9) pour que les ergots 19 viennent alors se placer en appui contre les tranches gauches des oreilles visibles des montants basculants. Dans cette position, représentée sur la figure 11, dans le cadre de gauche, les cornodis sont en libre-service", ctest-à-dire que les animaux peuvent engager leur tête, puis la dégager, le montant 8 basculant librement entre ses positions extrêmes. Dans le cas où, les animaux étant absents, on désire fermer l'ensemble des corna dis, il suffit alors de pousser vers la droite la barre 13, telle qu'elle est représen tée à b figure 11. De la sorte, les cornadis ouverts se referment; les cornadis fermés demeurant, bien sûr, dans cette position. L'invention n'est, bien sûr, pas limitée à l'exemple décrit et représenté ci-dessus, mais couvre aussi toute solution alternative ou variante non décrite mais compa tible, dans son essence, avec C'est ainsi qu'on peut concevoir, par exemple - d'utiliser comme moyen de fermeture des cornadis un cliquet pivotant, ou esca motable par rapport à son support; - ou de fixer les dents 16 (ou les colliers 14) directement sur le longeron supérieur 1 du cadre; - ou encore d'installer le système d'encliquetage à la partie inférieure du cornadis, le moyen lié en bas du montant 8 venant coopérer avec le moyen lié au cadre et fixé s ur le longeron inférieur 2; - cette énumération n'étant pas exhaustive. On peut, de même, remarquer que le dispositif de la figure 1 1 n'ést pas le seul qui permette le libre-service des animaux décrit plus haut : - une position de la barre 13 amenant les dents en 16' (figure 3) le permet aussi, puisque la trajectoire décrite par la cheville échappe alors à la dent; - le simple fait d'enlever la cheville 20 met également le montant basculant 8 en libre-service, puisque les oreilles 9 passent alors librement de part et d'autre de la barre 13 et du collier 14 jusqu'à buter sur l'ergot 19; - il est encore possible, quoique plus délicat, de maintenir le levier 22 dans la position P7 ou P8 (figures 6 et 7), ce qui permet encore le libre passage des oreilles 9 autour de la barre 13 et du collier 14. Enfin, on peut remarquer que le caractère auto-bloquant de l'encliquetage exposé plus haut peut être modulé à volonté en choisissant convenablement les directions respectives de la pente 18 de la dent 16 et des lumières 21, donc en agissant sur l'angle A (figure 3) L'invention ayant maintenant été exposée, et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, le demandeur s'en réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1 - Cornadis constitué par une travée de cadres adjacents, raccordés par leurs côtés et comportant essentiellement, chacun, - d'un côté, un montant fixe sensiblement vertical, - de l'autre côté, un montant susceptible de basculer entre deux positions extrêmes: . l'une inclinée en V par rapport au montant fixe et correspondant au dégagement d'une fenêtre permettant le passage des cornes de l'animal position ouverte) . l'autre au contraire, sensiblement verticale, ne permettant le passage que de l'encolure (position fermée) - le basculement s'effectuant sur un axe horizontal . Iui-même porté par la partie du cadre qui se trouve au-dessous du montant basculant . et situé par rapport au montant fixe à un écartement correspondant sensible ment à l'encolure, - chaque cadre étant équipé d'un couple de moyens d'encliquetage . dont l'un est logé sur le cadre . dont l'autre est logé sur le montant basculant et qui permettent de verrouiller ce dernier sur le cadre, en position fermée, CARACTERISE EN CE QUE l'un au moins des moyens d'encliquetage est susceptible de coulisser, par rapport à son propre support, à la faveur d'une manoeuvre simple. 2 - Cornadis selon la revendication 1, dans lequel chaque moyen d'encliquetage logé sur le cadre est porté par un élément de barre s'étendant sensiblement dans le plan dans lequel évolue le montant basculant, ledit cornadis étant CARACTE RISE EN CE QUE ledit moyen est fixé sur un collier qui est, lui, susceptible de coulisser par rapport à cette barre support et d'être bloqué sur cette dernière, en position adéquate pour coopérer avec l'autre moyen d'encliquetage. 3 - Cornadis selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans lequel le système d'encliquefage est constitué - d'une part, par un doigt mobile - et d'autre part, par une rampe sur laquelle peut grimper ce doigt mobile et derrière laquelle il est susceptible de retomber, ledit cornadis étant CARACTE RISE EN CE QUE la rampe est montée sur le cadre, en particulier sur l'élément de barre selon la revendication 2, tandis que le doigt mobile est associé au montant basculant. 4 - Cornadis selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel l'élé- ment supportant le moyen d'encliquetage associé au cadre s'étend sensiblement dans le plan du montant basculant et est engagé dans une fourche ménagée dans ce dernier, ledit cornadis étant CARACTERISE EN CE QUE le moyen d'encliquetage associé à ce montant basculant est constitué par une cheville sensiblement cylindrique, engagée dans et soutenue par les deux joues de la fourche situées de part et d'autre de cet élément. 5 - Cornadis selon la revendication 4, CARACTERISE EN CE QUE les extrémités de la cheville cylindrique sont susceptibles d'évoluer dans deux lumières parallèles ménagées dans les joues de la fourche et en ce que la cheville peut y occuper deux positions, I'une butant contre l'autre moyen d'encliquetage et l'autre échappant à ce moyen. 6 - Cornadis selon les revendications 3 et 5 prises ensemble, CARACTERISE EN CE QUE - les lumières sont orientées, par rapport à un plan radial passant par l'axe de basculement du montant - et la zone d'arrêt située derrière la rampe est inclinée par rapport à son plan radial passant par le même axe - de telle sorte que la cheville soit ramenée vers l'axe de basculement lorsque le montant est sollicité vers l'ouverture. 7 - Cornadis selon l'une des revendications 3 à 6, CARACTERISE EN CE QUE la cheville est démontable par une manoeuvre simple et susceptible d'être engagée et mise en place - entre les deux joues de la fourche - entre l'élément de barre et l'axe de basculement du montant - assez près de la barre pour la heurter et empêcher ainsi le montant de basculer lorsqutil est sollicité dans le sens de l'ouverture. 8 - Procédé permettant d'ouvrir simultanément tous les montants d'un cornadis, indivîdwllement verrouillés par un moyen d'encliquetage monté sur une barre s'étendant le long de tous ses cadres, ledit procédé étant CARACTERISE EN CE QU'il consiste - à présenter, au-delb de la position de verrouillage de chaque montant basculant un ergot en saillie sur cette barre - et à faire coulisser cette barre sur elle-même dans le sens aPproPrié pour Dousser les montants basculants jusqu a leur fin de course d'ouverture. 9 - Procédé selon la revendication 8 pour fermer simultanément tous les montants basculants ouverts d'un cornadis, et CARACTERISE EN CE QU'il consiste d: - orienter par rotation sur elle-même la barre longitudinale portant les ergots de telle sorte que ces derniers puissent être engagés, de même que les moyens d'encliquetage supportés par cette barre, au travers des fourches ménagées dans les montants, lorsque la barre est poussée au travers desdites fourches; - pousser la barre au travers et au-delà desdites fourches; - orienter à nouveau par rotation sur elle-même cette barre pour que les ergots viennent se mettre en position d'arc-boutement derrière les montants - et repousser et faire coulisser la barre en sens inverse pour pousser simultanément tous les montants basculants jusqu'à leur position de fermeture. 10 - Cornadis pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 8 dans lequel les éléments de barre portant le moyen d'encliquetage associé au cadre sont réunis en une barre unique s'étendant le long des cadres, ledit cornadis étant CARACTERISE EN CE QUE - chaque élément de barre supportant ce moyen d'encliquetage comporte égale ment un ergot susceptible d'être arc-bouté contre le montant basculant dans le sens de l'ouverture, - la barre peut coulisser sur elle-même. Il - Cornadis selon la revendication 10 et permettant la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 9, ledit cornadis étant CARACTERISE EN CE QUE l'ergot est calé, par rapport au moyen d'encliquetage et sur la barre, de telle sorte que par une rotation de cette dernière qui, d'une façon connue en soi, est susceptible de tourner sur elle-même, il est possible d'escamoter et de faire passer simultanément l'ergot et le moyen d'encliquetage au travers de la fourche. 12 - Cornadis selon l'une quelconque des revendications IOou 11 CARACTERISE EN CE QUE la barre coulissante peut être amenée dans l'une ou l'autre des positions correspondant aux positions extrêmes des montants basculants et immobilisée dans celle correspondant au verrouillage de ces derniers.