La présente invention concerne un procédé pour l'obtention de protéines alimentaires d'origine fongique ou à partir d'organismes p1tiricellulaires, en particulier par mise en oeuvre d'un organisme pluricellulaire nouveau. Elle concerne également les protéines alimentaires ainsi obtenues. Elle a en outre pour objet un dispositif de fermentation qui convient notamment pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Elle a également pour objet un procédé de mutation de microorganismes et en particulier de champignons. Les microorganismes (bactéries, levures3 champignons) interviennent dans la préparation d'aliments humains et animaux en agissant par leurs enzymes et ils sont utilisés pour la production industrielle de molécules organiques, dont beaucoup sont des métabolites banaux (éthanol, acide acétique, acide citrique, glycérol, lysine, acide glutamique, acide ascorbique, etc....). Dès le début de l'ère pastorienne, les microorganismes commensaux ont été cultivés sur divers substrats (mélasses, bagasses, lactosérum, liqueurs bisulfiques, etc...) en vue de la valorisation des sous-produits et de l'obtention de biomasses. Les biomasses étaient surtout utilisées dans l'alimentation animale comme apport de vitamines, de sels minéraux et de protéines. Pour des raisons conjoncturelles, le développement de ces pratiques est resté longtemps limité. Les principales causes de cette stagnation ont été : les irrégularités dans la qualité, les difficultés de la martyrise des cultures et de la maintenance des souches, l'apparitioll de sources de protéines et'de vitamines meilleur marché, la restructuration industrielle, à la suite de la découverte de ressources fossiles, qui a accéléré le développe -ment agricole , etc..... Ces vingt dernières années, les productions industrielles de biomasses ont connu une très nette reprise Les éléments qui ont motivé la relance sont principalement : les progrès de la biologie moléculaire, la découverte de microorganismes consommant des sources énergétiques non conventionnelles-(par exemple paraffines), la nécessité de la résorption des effluents agroalilnen- taires de plus en plus volumineux, les besoins croissants en pro tétines, l'apparition des technologies nouvelles tentant de ré cluire la consommation d'énergie, etc..... Une recherche intense sur la culture des biomasses s'est développée depuis 1960. Elle a porté sur les levures d'alcanes, les bactéries oxydant le méthanol, les spirulines croissant sur milieux carbonatés, les champignons susceptibles de métaboliser différents types d'effluents. Les essais nutritionnels réalisés sur de nombreuses espèces animales ont mis en évidence la valeur nutritionnelle éle- vée et l'innocuité des biomasses ainsi obtenues. Les microorganismes susceptibles de produire des protéines alimentaires sont les bactéries et les champignons (levures et champignons filamenteux); ils doivent posséder les caractères suivants - une bonne spécificité vis-à-vis des substrats, - un temps de doublement court (20 mn à 5 heures); - une efficience énergétique élevée (100 g d 'hydrates de carbone = 25 à 32g de protéines); - une.croissance aux températures demandées (de 200C à 500C); - une croissance aux pH extrtmes, - une croissance aux concentrations de substrats fai bles ou élevées, - ils doivent réaliser un épuisement maximum des mi lieux (réduction de la D C O et de la D B 05 de 90à 98%). - la récolte et le séchage de la biomasse doivent être faciles. - la teneur en protéines doit être élevée (b0 - 65 o) - les teneurs en acides nucléiques et en parois cellulaires doivent être faibles. - les germes employés ne devront pas posséder de pou voir pathogène (virulence et excrétion de toxines) et ils ne doivent pas produire de bactériocines, ni dégager de flaveurs désagréables. - le coefficient d'efficacité protidique (C.E.P.) de la biomasse doit être élevé. On a trouvé, pour la première fois à la connaissance de la demanderesse, qu'un microorganisme filamenteux pouvait servir d'aliment. En effet, alors que les bactéries et les champignons filamenteux sont couramment utilisés entechnologie alimentaire et pour la production de métabolites divers, de vitamines, acides aminés, d'antibiotiques, enzymes, etc..., seules les levures ont été assez largement cultivées pour etre consommées comme aliments. Cette capacité des levures à fournir des quantités importantes de biomasses s'est confirmée avec la découverte de leur propriété de croître sur les alcanes. De nombreux travaux, revues et ouvrages ayant été publiés sur la production et les qualités nutritionnelles des levures-aliments. ; Le microorganisme filamenteux utilisé dans le procédé d'obtention de protéines selon l'invention appartient au genre des Trichoderma. Le procédé pour l'obtention de protéines alimentaires consiste a cultiver, dans des conditions qui seront définies ciaprès, un microorganisme filamenteux polyphage capable de métaboliser notamment les produits agricoles et les rejets des industries alimentaires. Le procédé selon la présente invention consiste 1) à cultiver, à une température inférieure à 280C le ciiampignon Trichoderma Album sur des milieux nutritifs liquide des; le pi desdits milieux étant maintenu à une valeur comprise entre environ 3,7 et 4,8,la teneur en oxygène dissous étant d'environ 6 à lOmg/l, ladite culture étant réalisée sous une agi ta- tion efficace non traumatisante et dans des conditions telles que le foisonnement soit pratiquement nul. Le champignon Trichoderma Album mis en oeuvre dans le procédé selon la présente invention est un nouveau microorganisme qui a été déposé à la Collection Nationale de Cultures de Microor- ganismes de l'institut Pasteur à Paris sous le NO I-032 le 2 Juin 1977. Ce champignon ainsi que son procédé d'obtention seront décrits plus en détail dans la suite de la présente description. Les milieux nutritifs qui conviennent aux fins de la présente invention, c'est-8-dire sur lesquels se développe Trichoderma Album comprennent les milieux liquides contenant de l'azote protéique , de l'azote aminé, ou de l'azote minéral (ammonia cal ou nitrique) qui généralement sont mis au rebut. Ils proviennent en général de produits agricoles de sous-produits et rejets d'industries agroalimentaires. Parmi les produits agricoles convenables, on citera par exemple les farines : blé, seigle, mais, orge, avoine, pois, etc.... les tubercules et racines : pommes de terre, topinambours, manioc, patates douces, betteraves, les mélasses de betterave, carottes, rutabagas, etc ..; les pulpes et téguments de fruits : bananes, ananas, oranges, pommes, marcs divers; les produits fibreux bagasses, pailles, bois. Ces milieux peuvent être utilisés tels quels ou ils peuvent être au préalable pasteurisés ou stérilisés. Les effluents et rejets agroalimentaires qui peuvent être mis en oeuvre dans le procédé selon l'invention comprennent notamment les fientes de volailles, les lisiers; les ordures ménagères, les eaux résiduaires, les effluents de conserverie, de protéinerie, les vinasses de distillerie, le corn steep, etc On peut également utiliser des mélanges de produits. Le taux de matière sèche des milieux nutritifs liquides mis en oeuvre dans le procédé selon l'invention est conditionné par le taux d'épuisement desdits milieux. Si les milieux sont épuisables à fond, le taux de matière sèche peut être élevé mais il existe un facteur limitant qui est la teneur en oxygène dissous, celle-ci devant être maintenue entre 6 et 10 mg/l de milieu. On détermine le taux d'épuisement de chaque milieu par méthode pondérale en comparant le poids de mycélium obtenu et le taux de matière sèche résiduelle. La teneur en azote (N atomique) des milieux nutritifs doit être d'environ 4-5% en matière sèche. En théorie, il faut 5g d'azote pour faire consommerl00g d'hydrates de carbone et pour produire environ 32g de protéines; il est donc nécessaire d'ajuster la teneur en azote des milieux à une valeur voisine de cette valeur théorique. Si la teneur en azote des milieux nutritifs est trop élevée, on y ajoute des hydrates de carione; par contre, si cette teneur est trop faible on ajoute de l'azote sous wle forme appropriée,notamment sous forme de sulfate d'ammoniaque ou nitrate d' N h et en quantité suffisante pour avoir une teneur en azote d'environ 4-5g pour lOOg de matière sèche. Les milieux nutritifs liquides peuvent être obtenus à partir des produits agricoles , des sous-produits et rejets d'industries agroalimentaires, par exemple par lè processus repré senté sur la figure 1. Selon ce processus, les produits, sousproduits ou rejets sont soumis à un ou plusieurs broyages, à une ou plusieurs homogénéisations et séparations différentielles. Les fractions solides résultantes sont ensuite traitées selon des procédés classiques connus en vue de la récupération de substances humiques utilisables comme engrais. Les fractions liquides recueillies sont rassemblées, concentrées, éventuellement pasteurisées ou stérilisées et leur teneur en azote ajustée à une valeur d'environ 4 à 5% de matière sèche avant d'être soumises au procédé selon la présente invention.Le mycélium-récupérê est ensuite séché, et. conditionné pour donner une farine de protéines contenant en général 50-65% de protéines; les effluents liquides résultants sont utilisés comme engrais ou apports d'enzymes. Le pH des milieux de culture doit être compris entre 3,7 et 4,8 et maintenu à une valeur comprise dans cette gamme pendant toute la culture. En effet, des essais préliminaires ont mon tré que l'épuisement des milieux dépasse rarement 50% dans le cas de la chute rapide de l'oxygène dissous et des variations considérables du pH. Il est donc indispensable de maintenir le pli dans la gamme ci-dessus afin d'obtenir une optimisation des cultures. Le pH est maintenu automatiquement par des doseurs qui permettent d'ajouter dans le milieu nutritif une base ou un acide selon la valeur du pH ; on peut utiliser par exemple de la soude, de l'acide chlorhydrique, de l'acide sulfurique ou tout autre acide ou base approprié .De mêmetil est nécessaire que la teneurenoxy- gène dissous soit comprise entre environ 6 et lOmg/l, de préf6- rence 8mg/l. Les cultures de Trichoderma Album sont réalisées à une température inférieure à 28 C, de préférence entre 24 et 28 C. Le Trichoderma Album ne se développe plus à une température supérieure à 280C. Par contre, ce microorganisme pousse à une température inférieure à 240C mais à une vitesse très lente. Il est donc avantageux d'opérer à une température comprise entre 24 et 280C. La culture doit être réalisée sous une agitation effi cace non traumatisante, c'est-à-dire sous une agitation qui ntin- hibe pas la croissance du microorganisme et sous laquelle celui-ci ne se lyse pas. Les Les cultures de Trichoderma Album peuvent être réalisées sur agitateurs ou en fermenteurs; il importe de respecter les conditions opératoires définies ci-dessus. Il faut noter toutefois que la croissance des microorganismes en cultures submergées, c'est-à-dire en fermenteurs,est généralement beaucoup pltsrapide et l'épuisement des milieux plus complet dans le cas où les problêmes d'agitation, d'aération et de foisonnement sont maîtrisés. Les types de fermenteurs utilisés pour cultiver les bactéries et les levures ne sont pas très efficaces pour développer les champignons filamenteux. Les phénomènes les plus difficiles à maîtriser lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention sont :l'agitation, l'aération, le foisonnement. Alors que les levures et les bactéries tolèrent des agitations violentes, la croissance de Trichoderma Album est fortement inhibée au-dessus d'une agitation de 150 tours/mn et le microorganisme se lyse à 400 tours/mn. Ce phénomène est un facteur limitant important, puisqu il n'est pas possible de maintenir le taux d'oxygène dissous à 4 mg/l en agitant à moins de 100 tours/mn. Une aération importante (1 à 3 1 d'air/l de milieu/ mn) ne peut à elle seule maintenir plus de 3 à 6 heures le taux d'oxygène dissous à 5 mg/l. Par ailleurs, aux volumes d'air importants, le foisonnement est impossible à maltriser. Au cours des fermentations, les mousses posent toujours des problèmes. Dans le cas présent, les substances antimousses doivent être alimentaires; par conséquent, les antimousses à base de silicones sont à proscrire. Les mélanges d'huiles végétales et de sels d'acides -gras n'ont donné que des résultats très moyens, il est donc nécessaire de moduler l'agitation, l'aé- ration et les quantités d'antimousses afin de réaliser un compromis satisfaisant. Afin d'obtenir ce compromis satisfaisant, on a mis au point un nouveau dispositif de fermentation, qui constituc un autre objet de la présente invention. Le dispositif de fermentation selon la présente invention comprend, à titre d'éléments essentiels : un fermenteur, des moyens d'oxygénation et des moyens d'antifoisonnement. I1 comporte aussi des moyens de régulation de la température, du pH et de la teneur oxygène dissous. Le fermenteur doit comporter un système lent de mélange du mycélium et du milieu de culture; ce système de mélange peut par exemple être constitué d'un ensemble de plateaux perforés sur lesquels se trouve le mycélium, lesdits plateaux étant parallèles et reliés entre eux par un système qui permet de les déplacer dans le milieu de culture. Les moyens d'oxygénation doivent être appropriés pour oxygéner le milieu de culture; ils peuvent être avantageusement constitués par un centrifugeur à chambres qui permet une oxygénation hors du fermenteur. Les moyens d'antifoisonnement doivent permettre la résorbtion de la mousse formée,par exemple dans le centrifugeur à cham- bre.Ces moyens doivent permettre la formation d'une colonne liquide en surplomb par rapport aux moyens d'oxygénation. Le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour la culture de bactéries, de levures et de champignons filamenteux.Dans le cas de la culture des champignons filamenteux, il est nécessaire de prévoir des moyens de décolmatage; ceux-ci peuvent être constitués par un vase d'expansion ou par des moyens pneumatiques.Bien que ces moyens ne soient pas indispensables dans le cas des cultures de levures ou de bactérieswil est souvent avantageux d'intercaler un vase d'expansion entre le fermenteur et les moyens d'oxygénation. Un mode de réalisation du dispositif de fermentation selon l'invention approprié pour la culture de champignons filamenteux va être maintenant décrit en détail en référence à la figure 2,qui est une vue schématique de ce dispositif, et à la figure,3Squi est un mode de réalisation particulier d'une variante. Le fermenteur du dispositif selon l'invention est constitué d'une cuve (l),généralement cylindrique, dont le fond a de préférence une forme tronconique et est muni d'une conduite de soutirage (2). Cette cuve (1) comporte des moyens d'aération (3) qui per mettent de réaliser l'aération du milieu de culture au début de la culture de champignons 'filamenteux. Elle comporte aussi un ensemble de plateaux perforés (4) reliés entre eux par le support (5) et des montants (6). Le support (5) est relié à un système excen trique (7) entraîné par un moteur (21) qui permet de mouvoir l'en- semble des plateaux en leur imprimant un mouvement de bas en haut. Le système excentrique et l'ensemble des plateaux perforés constituent une sorte d'agitateur qui permet de remonter le mycélium audessus de niveau liquidien.Il est évident que ce système d'agitation peut être remplacé par tout système analogue. On peut par exemple utiliser le système d'agitation représenté sur la figure 3. Ce système d'agitationtqui constitue une variante selon l'invenb tion, est constitué d'un ensemble de plateaux (4) relié à un axe horizontal (5) animé d 'un mouvement de rotation,par exemple dans le sens indiqué par la flèche. La cuve de fermentation (1) comporte aussi une conduite (8) d'évacuation des gaz (air et gaz carbonique).Le fermenteurest relié à un vase d'expansion (9)par l'intermédiaire d'un conduit (10) à large diamètre.Le conduit (10) est muni à son extrémité en liaison avec le fermenteur d'un tamis de rétention (ll)et d'une vanne de fermeture (12). Le vase d'expansion (9)comporte un tamis de rétention (13). I1 est relié au centrifugeur à chambres (14)par 1'intermédiaire d'une conduite (15),qui comporte éventuellement un col de cygne (20) et sur le parcours de laquelle est située une pompe à circulation (16)et une arrivée d'air (17).Le centrifugeur à chambres (14)est relié à la cuve (l)par -l'intermédiaire de la conduite (18),qui arrive à la partie supérieure de la cuve (1). Par l'intermédiaire de la canalisation (17) on peut injecter de l'air si nécessaire. La conduite (18)doit obligatoirement être de diamètre supé- rieur à la canalisation d'entrée dans le centrifugeur et en surplomb par rapport au centrifugeur pour permettre la formation d'une colonne de liquide afin d'éviter le foisonnement;de cette façon, la mousse formée se résorbe dans la partie montante de la conduite (18). Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention dans le dispositif de fermentation défini ci-dessus > le mélange du milieu de culture et du mircoorganisme Trichoderma Album est réalisé lentement à raison d'environ 15 à 30 mouvements par minute,grâce au système de plateaux perforés (4) qui remontent le mycélium au-dessus du niveau liquidien. Pendant les 3 à 4 premièrestleures de culture, l'aération est réalisée par le fond de la cuve par l'intermédiaire des moyens d'aération (3); l'aération est ainsi réalisée au début pour éviter le passage des filaments et la croissance dans le vase d'expansion; puis, lorsque le mycélium est dans sa phase de croissance expollentielle, la vanne (12) est ouverte; la pompe à circulation (16) 6) et 9e centrifugeur à chambres (14) dans lequel est réalisée ltoxygénation, sont mis en route; l'éjection du fluide se fait en surélévation dans la canalisation de diamètre plus fort (18),. ce qui permet la dissipation de la mousse dans la colonne liquide reconstituée.Le milieu réoxygéné se déverse dans la cuve du fermenteur (1) à environ 30 cm au-dessus du niveau liquidien; le plateau supérieur du mélangeur entraîne la faible couche de mousse dans le milieu. Les deux tamis (11) et (13) permettent de filtrer le milieu nutrifif et de contenir le mycélium dans le fermenteur. Le doit est réglé en fonction des besoins en oxygène. Grace à ce dispositif, il est facile de maintenir dans le milieu un taux d'oxygène dissous convenable (de 6 à 10 mg/l),et d'assurer une croissance optimale de microorganisme et un épuisement maximum des milieux de culture. Le dispositif selon l'invention permet la culture continue; dans ce cas là > les tamis sont entr'ouverts, le mycélium récolté dans le centrifugeur est évacué par débourbages; la par tie du liquide éliminée est remplacée par du milieu nutritif neuf. Le dispositif selon l'invention, qui permet une oxy génation efficace des milieux de culture et la maîtrise du foisonnement, grace à la mise en oeuvre d'un centrifugeur à chambrez est parfaitement approprié aux cultures de bactéries et de levures. Ce dispositif de fermentation selon l'invention est donc un dispositif de fermentation de microorganismes en général (bactéries, levures, champignons). Dans le cas des cultures de bactéries et de levures, des quantités variables de microorganismes passent dans le centrifugueur : en début de culture, ils sont réinjectés dans le fermenteur par débourbages, ensuite, lors de cult res continues, ils sont récoltés; la partie du jus éliminée es remplacée par un milieu de culture neuf. Comme on l'a indiqué précédemment,les fermentations selon le procédé de l'invention pour l'obtention de protéines peuvent être réalisées en continu ou en discontinu. Lorsque les fermentations sont effectuées en discon tinuon soutire environ les 9/10 de la culture toutes les 15 à 20 heures environ et on remplace ces 9/10 de culture par du milieu neuf ajusté et pasteurisé. Dans de nombreux cas, le recyclage des effluents est possible. La culture obtenue selon le procédé pour l'obtention de protéines peut être avantageusement récoltée selon le schéma ci-dessous. Milieu de cultu MultiF ication Milieu équilibré' de la re ~~~~~ biomasse ç pasteurisé - soutirage - récolte sur filtre presse - pressage I Gâteau mycélien t 30 à5O%MS s rejet - séchage - broyage - conditionnement farine farine de filamenteux 50 à 65% de protéines Après soutirage la récolte est récupérée par filtration,par exemple sur un filtre presse ou tout autre dispositif de filtration approprié.Après filtration, la culture est pressée pour former un gateau mycélien contenant 30 à 50% en poids de matière sèche. Ce gateaumycélien est ensuite séché, éventuellement broyé et conditionné en vue de sa conservation ou de son trans ort. Le séchage du mycélium par lyophilisation, atomisation, fluidisation ou sur rouleau sécheur (type "Hatmaer") est très rapide. Ces procédés de séchage permettent d'aboutir à un aliment d'une qualité exceptionnelle et ne laissent aucune cellule viable. Par contre, les procédés de séchage statiques altèrent la valeur nutritionnelle du produit. En effet, la plasmolyse libère les structures aminées et glucidiques simples qui réagissent par réaction de "Maillard". Les procédés statiques de séchage sont donc à proscrire. A la sortie du filtre presse, le mycélium de Trichoderma Album possède une structure filamenteuse bien individualisée. Au séchage, cette structure devient très friable et s'effondre spontanément. Le mycélium sec et broyé de Trichoderma Album se présente sous forme d'une poudre blanche, d'une densité qui oscille entre 0,6 et 0,9. Cette poudre, non foisonnante, est onctueuse, très facilement mouillable, sans odeur, ni saveur. Certains milieux de culture peuvent toutefois lui conférer des flaveurs spécifiques. Microscopiquement, aucune structure mycélienne n'est perceptible. On observe seulement des débris de formes diverses dont les dimensions varient entre 5 et 50 Les protéines obtenues selon le procédé de la présente invention se présentent sous la forme de poudre contenant 50 à 65% de protéines. Les compositions centésimales et en acides aminés du myc- lium de Trichoderma Album obtenu selon le procédé de l'invention et séché par lyophilisation,flhid sationsur rouleau sécheur (type Hatmaker) , par plasmolyse, sont données dans les tableaux I et II ci-après. Dans le tableau II on a indiqué les compositions d'autres protéagineux obtenus selon les procédés classiques. TABLEAU I COMPOSITION CENTESIMALE DU MYCELIUM SEC DE TRICHODERMA ALBUM (% en poids) Protéines (N x 6,25) 55 à 63 Azote non protéique 3 a 5 Graisses 6 à 12 Sucres insolubles 8 à 10 Sucres solubles 7 à 10 Acides nucleiques 4 à 6 Cendres 6 à 9 Eau 3 à 5 TABLEAU II COMPOSITION DU TRICHODERMA ALBUM comparée à d'autres protéagineux, en pour cent pour 16 g d'N tCL) CL) CL) = = Sa s > s w- --CL) = .- o" o tt = t > o s s r u, 'CL) X r- 1 d) r y) o s m r m es w E CL) Ou E E E -- Ea 3 s E ~ L E E E O E n E a = -2 a, ;a = c 'w CL) ' c- ç: tlJ vs ~ s c rt 4 > Q va t > 4) w ~ t" s ni o s= s s = 7:1 'r E P v) = = 73 1= O( Wt CL) o 'r v CL) w o w = w as ::3 e r aJ v r v cx ct X = ' c > 0 > CL) " C O O O O . . 4 > , c m o c b > O 9. C= 'CL) E L E . t t > t > t > t > m .r v F F 1o ; t) 3 -n )^% L u o o ~. .. ~~ z - LYS 8,2 6,4 - 2,8 5,3 6,9 8,3 8,3 10,4 5,9 7,1 'ils 3,7 3,2 3,1 2,4 1,7 2,2 2,6 2,4 2,3 0,9 ARG 4,4 7,7 14,2 12,0 4,9 5,6 5,8 / 6,4 5,6 4,2 ASP 6,7 11,4 8,1 10,4 9,5 10,0 9,4 i0,2 10,8 10,ri THR - 4,1 4X0 3,9 3a3 5,0 5,7 4,8 5,4 5,9 1 2,5 SER - 4,9 5,1 4,6 3,9 4,7 5,2 5,3 5,7 5,4 9,i GLU 20,3 18,5 19,7 24,1 24,7 13,6 16,0 12,0 13,8 11,5 PRO 10,6 5,3 3,5 4,5 6;1 5,4 5,5 5,2 5,1 3,2 GLY 1,6 4,0 4,4 3,3 4,2 5,2 4,2 6,0 5,2 2,2 ALA 2,6 4,2 4,4 3,2 7,9 6,5 6,3 7,1 6,3 8,7 CYS-MET 3,1 3,9 6,8 2,0 2,0 3,2 3,9 2,8 4,0 2,5 VAL 5,9 4X8 4,s 4,0 5,7 5,9 5,8 6,0 6,3 6,8 ILE 5,1 5,2 4,1 4,8 4,6 5,6 6,1 4,7 5,4 6,5 LEU - 8,6 7,9 7,4 8,2 6,4 8,4 8,1 8,1 9,0 12,3 TYR 5,5 4,2 3,8 4,1 1,8 4,1 3,4 3,4 3,7 7,3 PHE 4,8 5,7 4,7 4,3 3,8 4,9 4,3 4,1 5,0 7,1 . . . r w ~ ~ , ~ ~~ ~ . MAT PROU 9114 52,6 i 53,9 34,8 40,5 56,7 63 75,0 45,0 4 en % 4S Comme on l'a indiqué précédemment espèce Trichoderma Album mise en oeuvre dans le procédé de l'invention est une espèce nouvelle de champignons filamenteux qui a été sélectionnée dans les laboratoires de l'institut National de Recherche Agronomique.Le procédé de sélection de la souche,qui sera décrit ci-après, fait également partie du cadre de l'invention.Il peut être mis en oeuvre avec des bactéries , des streptomyces et d'autres champignons, notamment les phycomycètes (Rhizopus);les basidicmvcètes (Ustilago, Corticium, Fomes,Taphrina,Sclerotinia, Rhabdocline,Phacidiella, Epichloe,Nectria,Ophiobolus,Endothia);les adelomycètes (Phoma, Ascochyta,Septoria,tColletotrichum,Gloeosporium,WIonilia,Sterigmato- cystis,Gliocladium,Geotrichum,Acrostalagnus,Trichoderma,Botrytis, Cephalosporium, Verticilium, Trichothecium, Aspergillus, Penicillium, Fusarium, Cladosporium, Pullularia, Torula, Thielaviopsis, Alternaria, Cercospora, Sporodesmium,Helminthosporium,Epicoccum,Graphium). On va tout d'abord donner quelques indications sur la toxonomie et la biologie des champignons. Les champignons appartiennent au monde des végétaux cryptogames, eucaryotes, thallophytes, non chlorophylliens. Plus de 100.000 espèces de champignons sont connues;elles se caractérisent par une très grande pluralité de formes,qui va de la cellule individualisée (levures) jusqu'à l'organisation complexe des carpophores (cèpes).Il y a des différences considérables de taille,d'aspect, de structure,d' activités métaboliques,de mode de vie On distingue des champignons saprophytes,des champignons pa thogènes,des champignons symbiotiques ,'des champignons mycorhiziens. Ches les microorganismes,on distingue cytologiquement un noyau, des mithochondries,des vacuoles,des globules lipidiques,du glycogène.Les parois cellulaires sont constituées de cellulose,pectines, callose, chitine.Le protoplasme fongique est doué de motilité,il se déplace de la partie centrale1"quisevacuolise,vers la périphérie. Le thalle édifie des éléments reproducteurs (les spores),à génèse parfois très simples : fragmentation (arthrospores) ou bourgeonnement (chez les levures). Les spores peuvent aussi être élaborées par des organes de fructification très différenciés tels que le chapeau des agarics ou le périthèce des pyrénomycètes. Les spores, dont la formation implique la fusion préalable de deux noyaux compatibles,suivie d'une division rédtictionnelle,assu- rent la reproduction sexuée ou parfaite. La classification des champignons est basée sur la nature du thalle végétatif, qui peut être 1) plasmodial chez les myxomycètes, 2) cellulaire ou filamenteux chez les eumycètes. Dans ce deuxième groupe, on distingue a) Les champignons inférieurs (siphomycètes ou phy comyeètes) chez lesquels il n'y a qu'une cellule filamenteuse géante multinuclée. Les filaments s'allongent et se ramifient sans se cloisonner et en général sans s'anastomoser. La masse cytoplasmique et les noyaux s'écoulent librement à l'intérieur des parois tubulaires. Les phycomycètes se reproduisent par des oeufs enkystés (oospores, zygospores) formés sur le mycélium à la suite d'une conjugaison entre gamètes libres ou entre organes sexuels filamenteux plus ou moins différenciés. b) Les champignons supérieurs ou septomycètes (ascomycètes, hémiascompeètes, basidiomycètes, champignons imparfaits). Ces champignons possèdent un mycélium constitué par des filaments microscopiques (les hyphes). Les hyphes ramifiés, juxtaposés, anastomosés, mais jamais organisés en tissus, sont divi sés en segmentsuniet plurinucléés, par des cloisons transversales. Ces diaphragmes, souvent incomplètement fermés, permettent la circulation du protoplasme et des noyaux d'une cellule à l'autre. Les anastomoses sont fréquentes entre hyphes d'une espèce oud'espèces affines, ce qui favorise lthétérocaryose. L'hétérocaryose consiste en la réunion dans un même mycélium de noyaux porteurs de potentialités génétiques différentes soit parce qu'ils résul- tent de mutations, soit parce qu'ils proviennent d'organismes différents. Les champignons supérieurs produisent généralement leurs spores sexuées dans ou sur des organes de fructification localisés. La différenciation de leurs éléments sexuels est géné ralement faible et la fécondation tend à se manifester simplement par la conjugaison de noyaux appariés dans des filaments non spé cialisés; elle conduit à la formation d'ascospores contenues dans des asques ou de basidiospores produites sur des basides. Chez les champignons imparfaits, la reproduction est asexuée, faute sans doute de partenaire compatible ; la multiplication se fait par coni dies. Le monde des champignons est moins vaste que celui des plantes. Toutefois, les caractères biologiques de ces microorganismes leurs confèrent une étonnante plasticité et l'on a observé ciue de très nombreux individus recèlent les potentialités génétiques d'une nouvelle race ou espèce. Ches ces individus, on a trouvé qu'il est possible de soustraire les inconvénients et d'extraire des caractères intéressants, exploitables dans de nombreux domaines,notamment pour les productions de biomasses alimentaires. Le procédé de sélection des caractères intéressants d'un microorganisme selon l'invention consiste, sous son aspect le plus général, à cultiver une souche sauvage sur des milieux de culture sélectifs, à incuber les cultures dans des conditions de température re et d'éclairement spécifiques, à procéder à des micro-isolements et mélanger les souches améliorées en présence, ou non, d'acridine orange, avec réisolement des hyphes blancs. Les milieux de culture sélectifs mis en oeuvre dans le procédé de l'invention sont choisis en fonction des critères gênants de la souche sauvage que l'on veut faire disparaître. Sous son aspect plus détaillé, le procédé selon la présente invention consiste 1) à inoculer les milieux sélectifs choisis avec une souche sauvage; 2) à incuber chaque culture dans les conditions ci-après a)' à 270C pendant un jour, b) à 370C pendant 2 jours à l'obscurité puis pendant 2 jours à la lumière, c) à 270C pendant2 jours, 3) à exposer ensuite aux rayons ultraviolets (250 nm) les souches blanches et-vigoureuses provenant de chaque culture effectuée sur les milieux sélectifs, pendant 2 heures à 40C. 4) à repiquer les souches sur le milite "STARON", 5) à incuber les cultures résultantes eux jours à 37 C plus deux jours à 270C après avoir éliminé, avant la diminution de tem-- pérature de 37 à 270C, les souches qui poussent; 6) à cultiver lesdites souches sur le milieu liquide et agité de STARON pendant 2 jours à 27"C, 7) à procéder à des prélèvements stériles, 8) à mixer en présence d'acridine orange les souches les plus performantes riches en protéines, pauvres en glycosamine et antibiotiques; 9) à incuber les souches résultantes sur le milieu STARON pendant 2 jours à 27 C, 10) à procéder à des microisolements et 11) à incuber 2 jours les souches résultantes à 270 C;; les souches ainsi obtenues sont soumises à nouveau au cycle défini ci-dessus, étapes 1) à 11), pendant un nombre de cycles suffisant pour obtenir une souche possédant les caractéristiques souhaitées. Il est également possible de faire subir aux souches un cycle partiel. En effet, les critères gênants que l'on veut éliminer disparaissent en général les uns après les autres; il n'est donc pas nécessaire de maintenir dans le cycle de sélection l'étape visant à éliminer ledit critère, il est à la portée de l'homme de l'art de déterminer/grâce aux contrôles effectués au cours de chaque cycle, les étapes à maintenir et celles à supprimer. Dans le procédé selon l'invention, mis en oeuvre pour former le Trichoderma Album, on utilise un lot de 11 milieux de culture; huit milieux sont constitués d'une solution minérale à pH = 6,8 contenant les constituants ci-après KH2PO4 = 1 g ; MgSO4, 7 H20 = Q,5 g; KC1 = 0,2 g; CaCl2 = 0,2 g; FeSO4, 7H2O = 0,03g ;ZnSO4, 7H20 = 0,01 g; CuSO4, 5H2O=2 mg ; eau distillée : quantité suffisante pour 100 ml; gélose 20g, à laquelle on a ajouté les composéslsuivants Milieu 1) 30g de glycérol + 2g d'urée Milieu 2) 20 g de saccharose + 3g d'allantoïne Milieu 3) 20g d'amidon + 5g de sulfate d'ammonium Milieu 4) 20 g de glucose + 7 g de tyrosine Milieu 5) 5 g de pectine de pommes + 7 g d'acide anthranilique Milieu 6) 20g d'amidon + 5g de nitrate de sodium Milieu 7) 10 g de mannitol + 8 g de caséine lactique. Milieu 8) 20 g d'acide gluconique + 10 g de gélatine. Le milieu 9 est le "milicu STARON" contenant du glucose 20g ; de la peptone = 6 g; de l'extrait de levure = 1 g; du Corn Steep = 4g; du NcCl = 0,5g ; AfgS04 , 7 H2O = 0,5 g; XH2PO4 = lg; FeS04, 7H20 = 10 mg; eau distillée, quantité suffisante pour 1 1 ; gélose = 20g pour milieux solides. Le milieu 10 est constitué de pommes de terre nutritives et le milieu 11 est du lactosérum à 40 g/l. Comme on l'a indiqué précédemment, on peut soumettre les cultures à des cycles partiels,. par exemple, dans le cas de Trichoderma Viride,on peut soumettre chaque culture effectuée sur chacun des onze milieux aux étapes 1 à 4, procéder ensuite à une incubation pendant 2 jours à 27 C, puis à des microisolements pour sélectionner les souches blanches et vigoureuses,et ensuite à une incubation, pendant encore 2 jours à 270 C, de ces souches blanches et vigoureuses, les souches ainsi obtenues sont ensuite inoculées aux onze milieux sélectifs et on recommence les cycles partiels ou complets, les cycles complets comprenant les étapes 1 à 11). Les cycles partiel ou complet du procédé selon la présente invention sont représentés schématiquement sur la figure 4. Les méthodes de contrôle effectuées tout au long des cycles représentés sur la figure 4 sont notamment - le titrage de la glycosamine après hydrolyse du mycélium dans l'HCl 6 N et résolution dans un auto-analyseur connu sous la dénomination commerciale " Technichon T1" - le titrage microbiologique des peptides antibiotiques, de la trichodermine et de la gliotoxine après extraction par le n-butanol, - la mesure de l'intensité de la plasmolyse (séchage à 60 C, broyage et détermination de la fraction soluble dans l'eau à pH = 8). - la pesée de la matière sèche produite et la détermination de son taux de protéines par microkjeldahl. - la détermination pondérale de la quantité de iiiatlare sèche consomméc dans le milieu. Les incubations effectuées à 270C selon le procédé de l'invention sont toujours réalisées à la lumière naturelle. Lorsqu'il est précisé que les incubations sont réalisées à 370C à la lumière re, il s'agit d'une lumière blanche d'une intensité de 2 à 300 watts au mètre carré. Les microisolements effectués au cours du procédé selon la présente invention consistent à séparer les hyphes à l'aide d'un microscope optique. Le nombre de cycles à effectuer dépend de la souche originel- le et des caractéristiques souhaitées. Les méthodes de controle permettent de déterminer si ces caractéristiques sont atteintes. Selon le procédé de sélection de la présente invention, on peut obtenir des souches nouvelles possédant des caractères intéressants, exploitables dans de nombreux domaines, notamment pour la production de biomasses alimentaires. Le procédé a été notamment appliqué avec succès à Trichoderma Viride, Fusarium roseum, Bauveria Tenella, Trichoderma polysporum, Aspergillus oryzae et est illustré par les exemples V et VI ci-après. D'autres exemples d'application du procédé de sélection ont été mentionnés précédemment. L'invention va être maintenant décrite plus en détail dans les exemples illustratifs non limitatifs qui sont donnés ciaprès EXEMPLE 1 Culture en fermenteur Dans cet exemple, on a traité, selon le procédé de l'invention, des milieux de culture liquides contenant 60 ou 900/00 de matière sèche (grammes par volume) et privenant respectivement de lactosérum, de jus de luzerne, de farine de blés, d'effluent de protéinerie, de jux de pommes de terre, de corn steep (eaux de macération en amidonerie de grains de mais) et de mélasses de betteraves. On a utilisé le dispositif de fermentation selon la présente invention. Dans la cuve (1), on a introduit 100 litres de milieu et 10 1 de Trichoderma Album obtenu par culture sur agitateur Pendant les 3 à 5 premières heures de culture, celle-ci a été aérée par les moyens d'aération (3) qui étaient constitués dans le cas présent d'une tubulure circulaire munie de trous et d'un dispositif d'amenée d'air. La quantité d'air injectée était telle que la teneur en O2 dissous soit comprise entre 6 et 10 mg/l. On a maintenu la temI5rature du milieu de culture entre 24 et 280C et le pH à une valeur comprise entre 3,7 et 4,8 d'un acide ou d'une base. Lorsque le mycélium a été dans sa phase exponentielle on a procédé selon le mode opératoire décrit ci-dessus, c'est-à- dire que l'on a ouvert la vanne (10) et que l'on a mis en fonc tionnement la pompe à circulation (15) et le centrifugeur (12). Le débit en oxygène dans le centrifugeur a été réglé de manière à maintenir la teneur en 02 dissous a une valeur comprise entre 6 et 10 mg/l. Après 15 à 20 heures de cultureoon a récolté le my célium par soutirage et on l'a filtré sur un filtre presse; on a obtenu 7 à 9 kg de gateau de mycélium à 50% de matière sèche. Ce gateau a ensuite été séché sur rouleaux type "Hatmaker" ou par lyophilisation et on a obtenu une farine de filamenteux de 57-659 de protéines.La composition centésimale des produits obtenus avec chaque milieu ainsi que leur composition en acides aminés étaient sensiblement les mêmes que celles données dans les tableaux I et II. Les quantités de matières sèches, produites et restantes au bout de 10 et 20 heuresZsont consignées dans le tableau IV. EXEMPLE II Culture sur agitateur Trichoderma Album a été cultivé sur agitateur (150 révolu- tions/mn) en erlenmeyers de 500 ml contenant 100 ml de milieu. Les milieux comportaient, par litre, 40 à 70g de matière sèche ajustée à 3% d'N; le pH de départ était de 4,5. La durée de la culture était de 20 h à 40 h à 270 C. La récolte du mycélium a été effectuée sur filtre-presse et le séchage par lyophilisation. Les moyennes des résultats obtenus sont donnés dans le tableau III ci-aprkès TABLEAU III - *-, : d : pH : 02 dis- : MS pro- :MS restante : gaz > : : sous : duite : g/l a rn-ci\ mg/l g/I r int X : mg/l : g/1 : : -H cd . . . -'H dt 201n :40h oO. . . . > 20h 0 > 11 o 20h :4Oh 20h 40h 20h . 40h . 20h : 40h I I I . . .. . . . . . . . . . . . : 400/00 MS :6,5 : 7 : 4 : 4 : 6 : 9 : 30 : 27 . . . . . . . . . . . . . . . . : 700/oc MS :6,5 : 6,2 : 5,0:2,0 : 12 : 18 : 49 : 41 Dans les conditions opératoires ci-dessus, l'op- timisation des cultures n'est pas possible; néanmoins, les rendements en mycélium sont excellents, mais l'épuisement des milieux dépasse rarement 50% du fait de la chute rapide de l'oxygène dissous et des variations considérables du pH. D'autres essais réalisés selon le mode opératoi re ci-dessus, mais en maintenant le pH à une valeur entre 3,7 et 4,8 et la teneur en oxygène dissous entre 6 et 10 mg/l,ont montré que dans ces conditions de pH et d'O2 dissous l'optimisation pouvait être atteinte. EXEMPLE III Comparaison culture en fermenteur selon l'invention par rapport à la culture dans un fermenter traditionnel Dans cet exemple, on a réalisé une culture de Trichoderma Album sur les milieux définis dans l'exemple I dans les conditions opératoires décrites à l'exemple Il; les milieux de culture contenaient 60 et 90 %. d matière sèche; le pH a été maintenu à 4,5 et la température à 270C. On a mesuré les quantités de matières sèches produites et restantes au bout de 10 h à 20 h de culture.Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau IV ci-après TABLEAU IV Milieux pasteurisés : 02 dissous : M S pro- : M S restan : 4% d'N/M.S. : mg/l : duite : te g/l pH maintenu à 4,5 g/l : température 270C 10h : 20h : 10h : 2Oh:: 10h : 20h :fermentation 60%. MS 5 : 3 : 15 : 19 : 33 : 20 sur fermenteur : :traditionnel : : : : : : : : :.(lactosérum 90%. MS: : : farine de blé) 4 1,5 21 25 50 30 fermentation 60%. MS 8 7 27 35 15 3 :réalisée avec : : : : : : : :le dispositif : : : : : :selon l'inven- 6 : 6 : 30 : 45 : 38 : 10 :tion (7 sub- 90%. MS strats de l'ex Les résultats du tableau IV montrent que toutes les cultures réalisées avec le dispositif selon l'invention ont été maîtrisées; les résultats obtenus sont très bons. Par contre, les cultures effectuées de façon traditionnelle, c'est-à-dire dans un fermenteur adapté pour obtenir des bactéries, des levures ou produire des antibiotiques, des enzymes etc..., n'ont pu être réalisées valablement que sur deux substrats, å savoir le lactosérum et la farine de blé. En conclusion, le dispositif selon l'invention permet d'obtenir une production plus forte de biomasse et un épuisement des milieux plus poussé. EXEMPLE IV Valeur nutritionnelle du mycélium Trichoderma Album La valeur nutritionnelle du mycélium de Trichoderma Album obtenu selon l'exemple I a été comparée å la valeur nutritionnelle de la caséine lactique, du tourteau de soja, du tourteau de sésame, des champignons de Paris et des graines de lupin cru. Les CEP (gain de poids/protéines ingérées) ont été déterminés sur jeunes rats mâles sevrés S P F de race Sprague Dawley; la durée de l'expérience a été de 17 jours et le taux de protéines dans les aliments était de 107o. Chaque régime a été rééquilibré en acides aminés indispensables limitants. Chaque lot expérimental comportait 20 animaux. La composition des régimes et les résultats obtenus figurent dans le tableau V. L'analyse des résultats du tableau Y montre que les protéines du Trichoderma Album possédaient une valeur n très tionnelle équivalente à la caséine lactique supplémentée en méthionine et supérieure aux tourteaux cuits de soja et de sésame. Le faible coefficient d'efficacité protidique de la farine de lupin crue est due aux facteurs antinutritionnels contenus dans cette graine. Quant à la faible valeur nutritive du champignon de Paris, pour le rat, elle peut sans doute s'expliquer par la haute teneur des carpophores en parois cellulaires. En effet, dans ce cas là, la consommation est élevée. EXEMPLE V Sélection de la souche Trichoderma Album Par le procédé de sélection selon la présente in invention, on a isolé , à partir de Trichoderma Viride, la nouvelle espèce Trichoderma Album qui est mise en oeuvre dans le procédé d'obtention des protéines selon la présente invention. L'espèce Trichoderma Album possède peu de parois; elle ne produit pas d'antibiotiques ni de pigments diffusibles contrairement à l'espèce Trichoderma Viride dont elle dérive. Elle ne possède pas d'hyphes colorés et thermophiles. Le genre Trichoderma appartient à la classe des champignons filamenteux imparfaits (adélomy êtes = hyphomycètes), à l'ordre des Moniliales et à la famille de Moniliacae. Le mycbliumacloisonné, ramifié, est de couleur blanche à vert clair. Les conidies, généralement vertes, sont isolées, rondes, monocellulaires; elles sont portées par des conidiophores verticilliés. Les Trichoderma sont des organismes saprophytes des sols. On considère qu'ils sont bénéfiques, car ils sont fréquemment antagonistes de champignons phytopathogènes. Ils produisent de nombreuses enzymes et des antibiotiques. Cette nouvelle espèce a été obtenue par le procédé de sélection selon l'invention. Après 1400 cycles (partiels ou complet) réalisés selon le cycle représenté sur la figure 3, on a abouti à une souche de Trichoderma polyphage performante, inoffensive,dont le mycélium possède une valeur nutritionnelle élevée pour les animaux. L'élimination des caractères gênants recélés par la souche originelle et la sélection très poussée des performances et des qualités alimentaires confirment très bien les potentialités génétiques exceptionnelles que possèdent les champignons. L'espèce Trichoderma Album isolée possède, comme cela apparaît clairement dans le tableau VI ci-après, une vitesse de multiplication et une efficience énergétique élevées. Cette nouvelle espèce possède peu de parois cellulaires, un indice de plasmolyse à chaud élevé. Par ailleursZelle ne possède pas d'hyphes producteurs de peptides antibiotiques, de gliotoxine, de trichodermine et de pigments; elle ne comporte pas d'individus thermophiles et à mycelium coloré. Par ailleurs, elle s'hybride très mal avec son ancêtre, ce qui confirme qu'il y a eu restructuration génétique. Dans le tableau VI, on a indiqué les résultats d'analyse réalisés sur les cultures au bout de 100, 300, 1000 et 1400 cycles selon le procédé, ainsi que les résultats d'analyses effectuées sur -la souche Trichoderma Viride originelle. La souche Trichoderma Album peut etre conservée par repiquages. EXEMPLE VI Application du procédé de sélection selon l'invention aux souches Fusarium roseur, Bauveria Tenella, Trichoderma polysporum, Aspergillus orizae. Le procédé de sélection des microorganismes selon l'invention est applicable à l'amélioration d'autres microorganismes (champignons, levures, bactéries); il a permis de sélectionner des germes possédant des propriétés spécifiques bien définies. Dans chaque cas,il suffit de bien choisir les critères de sélection,les milieux de culture, et d'utiliser les techniques de contrôle adéquates. Par ce procédé, on a obtenu - un Trichoderma polysporum antagoniste des champignons phytopathogènes, - un Fusarium roseum systémique, non pathogène et amenant une protection/des plantes contre les fusariums phytopathogènes, - des Aspergillus flavus ne produisant pas d'aflatoxines. - un Penicillium coconeum producteur d'arômes du fromage de chèvre, - des Streptomyces producteurs d'antibiotiques hybribes, - des bactéries et des streptomyces producteurs d'endopepti- darses, - des Acrostalagmus aphidum hyperpathogènes pour les pucerons. Le tableau VII illustre quelques résultats. Les résultats du tableau VII montrent qu'à partir de matériel biologique de différentes provenances, il est possible d'atteindre des objectifs très divers et très précis.- La sélection des caractères intéressants choisis et l'élimination des propriétés génantes sont plus ou moins longues selon les microorganismes sauvages essayés. Quelquefois les obstacles sont importants, et il sera préférable de changer la souche originelle pour atteindre le but fixé. Dans tous les cas, des résultats intéressants sont obtenus. TABLEAU V Composition des régimes en ; GMQ; CEP Régimes I II III IV V VI VII Caséine lactique 12 0 0 0 0 0 0 Tourteau de soja cuit 0 22 0 0 0 0 0 Tourteau de sésame cuit 0 0 20 0 0 0 0 Farine de lupin "New Land" crue 0 0 0 28 0 0 0 Champignons de Paris 0 0 0 0 25 0 0 Trichoderma Album séché sur "Hatmaker" 0 0 0 0 0 20 0 Trichoderma Album lyo phylisé 0 0 0 0 0 0 18 Amidon de maïs 53,75 44,75 46,50 38,35 41,60 41,65 48,75 Glucose 20 20 20 20 20 20 20 Hile d'arachide 8 8 8 8 8 8 8 Cellulose 2 1 1 1 1 1 1 Complément vitamini- 4 4 4 4 4 4 4 que et minéral DL méthionine 0,25 0,25 0 0,35 0,4 0,35 0,25 L lysine, HCl 0 0 0,5 0,20 0 0 0 L thréonine 0 0 0 0,10 0 0 0 TABLEAU V (suite) en Composition des régimes/G M Q ;C E P Régimes I II III IV V VI VII Poids moyen des rats au départ (en g) 52 51 51 51 51 51 51 Poids moyen des rats après 17 jours (en g) 129 111 119 70 85 132 131 Ingérés/J/al (en g) 12,5 10,4 10,8 5,9 9,2 12 12 G M Q 4,5 3,5 4,0 1,1 2,0 4,8 4,7 C E P 3,7 2,9 3,0 1,7 2,0 3,7 3,6 TABLEAU VI : : : 'cl : riz: PH . PH p, PH . PO rn . o ru O cno. uic : : uic: U) O : X O : pl O : P tX " . ~ . : : > O O O g (en heures) : : : b (en heures) . . . . . . H X v P : Efficience énergétique : t : t : due aIS nécessai-': O 8 O O . O . O .re-Oc pour (quantité de MS nécessai-: : :mycélium sec . . . . . : :Efficience de de Efficience de la synthèse w X O - protéique (quantité de MS : v nécessaire) pour obtenir 1 ' .1 g de protéines) Cen g) . o > X > P v v v Taux moyen de matière : -i : O : *3 : en : o protéique du mycélium p- . . . . s > du > ( en % BIS) H H H Quantité de protéines . > H produites en 48 h à par : tir de 40 g de MS : . . . indice de plasmolyse O . . : (fraction soluble dans * , t (fraction soluble dans > P- > , : O à O = liteau à pH = H . h de séchage 8 60 C)(en 20 à : ou Cn : 0 : g zon o w de protéines dans la P- : . fraction plasmolysée : O : : :Glycosamine : ;o H . en UI : : > : 16 g d'N) 16 g ') : atibiotiqes ,O S : H1 : :Peptides antibiotiques : . > s excrétés (en g/l de . . lieu de culture) O :Faigment : : H ent thermophiles o . : s- : bt ou . Frgm . . . "/oxo) . : cP- lieux ex onze d'épuisement des niMiÉl O > X = 4;27"C;4 O > . o ' il pH = 4j27 Cj4 å à 8 d'oxygène dissous/l(en MS) : :Coefficient d"efficacité : : W 0 chez le rat a- : X prds 17 jours de : :écuilibré comportat 10 : : :de protéines TABLEAU VII . . . . . . (n . H : o : c : o : po o : o o a o : o O O . P . 'C . O 19 aq o : O : o : O U, m H : O- cD w H: : : : {D W w : : : : TRICEIODER?iS POLYSPORUPJ : o:, o:,: o:, : a > : . : : : Protection du haricot : : contre Colletothricum, : : : : : : Lindemuthianum : : : : : : : Nombre de plantules . . . : protégées en % : . . : ASPERGILLUS FLAVUS : : 0 O h) r . c : . : H : : : : : g : tes par litre de milieu : : r de culture :~ : : : : : FUSARIUM R0S'UM : : Protection du pois con- : ui to r O' t;re les fusarimxs pa " 0 '' Ur UI UI - i:: : H(n fusariums pa- : : : nombre de plantules pro-: o : : : en . . . . . : : N : STREPTO?JYCES A'URDUS : X a > : : bO : : Ui (n W Cn O C) O : o O : : nig d'endopeptidase pro : : : : : : duite par litre de mi : : : : : : lieu de culture ST1PT031YCES GRISEZTS - i : : . x C) cas Ca > N X O O H STE EPTClIYCES GRISEES o: o: : O : :i O: 8 . g O w . o o:producteur de n.gericine IJ ~ : mg de la nigéricine et Ut . : Oo;de par litre I. REVENDICATIONS 1. Procédé de sélection de caractères intéressants d'un microorganisme, caractérisé en ce qu'il consiste à cultiver une souche sauvage sur des milieux de culture sélec tifs, à incuber les cultures dans des conditions de températu- re et d'éclairement spécifiques, à procéder à des microisolements, et à incuber les souches résultantes, les souches ainsi obtenues étant soumises à nouveau au cycle défini cidessus pendant un nombre de cycles suffisant pour obtenir une souche présentant les caractéristiques souhaitées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu T il consiste 1) à inoculer des milieux sélectifs avec une souche sauve 2) à incuber chaque culture dans les conditions ci-après a) à 27 C pendant un jour, b) à 37 C pendant 2 jours à l'obscurité puis penant 2 jours à la lumière, c) à 27 C pendant 2 jours; à à exposer ensuite aux rayons ultraviolets (250nm) les souches blanches et vigoureuses provenant de chaque culture effectuée sur les milieux sélectifs, pendant 2 heures à eg; 4) à repiquer les souches sur le milieu "STARON" ; 5) à incuber les cultures résultantes deux Jours à 37 c puis deux jours à 270C, après avoir éliminé, ayant la diminution de température de 37 à 27 C, les souches qui poussent; 6) à cultiver lesdites souches sur le milieu liquide et agité de STARON pendant 2 jours à 27 C ; 7) à procéder à des prélèvements stériles; 8) à mixer en présence d'acridine orange les souches les plus performantes riches en protéines, pauvres ea glycosamine et antibiotiques; 9) à incuber les souches résultantes sur le jnilieu STÀRON pendant 2 jours à 27 C ; 10) à procéder à des microisolements; et 11) à incuber 2 jours les souches résultantes à 27 C ; les souches ainsi obtenues sont soumises à nouveau au cycle défini ci-dessus, étapes 1) à 11), pendant Un nombre de cycles suffisant pour obtenir une souche possédant les caracteristi- ques souhaitées. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les cultures sont éventuellement soumises à des cycles partiels dont les étapes sont définies en fonction des con tôles réalisés au cycle précédent. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à ), de sélection de Trichoderma album à partir de Trichoderma viride, caractérisé en ce que les milieux sélectifs mis en oeuvre sont au nombre de 11 parmi lesquels huit milieux sont constitués d'une solution minérale à pH = 6,8 contenant les constituants ci-après KH2PO4 = 1 g; MgSO4, 7H2O = 0,5 g; KC1 = 0,2 g; CaCl2= 0,2 g ;FeSO4, 7H2O = 0,03 g; ZnSO4,7H2O= 0,01 g; CuS04,5H20 = 2 mg; eau distillée quantité suffisante pour 1000 ml; gélose = 20 gaz à Laquelle on a ajouté les composés suivants - milieu 1) 30 g de glycérol + 2 g d'urée - milieu 2) 20 g de saccharose + 3 g drallantolne - milieu 3) 20 g d'amidon + 5 g de sulfate d'ammonium - milieu 4) 20 g de glucose + 7 g de tyrosine - milieu 5) 5 g de pectine de pommes + 7 g d'acide anthrani lique, - milieu 6) 20 g amidon + 5 g de nitrate de sodium, - milieu 7) 10 g de mannitol + 8g de caséine lactique - milieu 8) 20 g d'acide gluconique + 10 g de gelatine, le milieu 9 est le "milieu STARON" contenant du glucose = 20g; de la peptone = 6 g; de l'extrait de levure = lg; du Corn Steep = 4 g; du NaCl = 0,5g; MgSO4,7H2O = 0)5 g; KH2P04= lg; FeSOg,7H20 = 10 mg; eau distillée : quantité suffisante pour 1 1; gélose = 20 g pour milieux solides; le milieu 10 est constitué de pommes de terre nutritives et le milieu 11 est du lactosérum à 40g/l. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les cultures sont éventuellement soumises à des cycles partiels qui comprennent les étapes 1 à 4 définies dans la revendication 2, suivies des étapes qui consistent à procéder ensuite à une incubation pendant 2 jours à 270C, puis à des microisolements pour sélectionner les souches blanches et vigoureuses et ensuite à une incubation, pendant encore 2 jours à 270C, de ces souches blanches et vigoureuses,les souches ainsi obtenues étant ensuite inoculées aux onze milieux sélec tifs et soumises à un cycle complet ou partiel. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les souches sauvages sont choisies parmi les bactéries, les streptomyces et les champignons, notamment les phycomycètes, (Rhizopus); les basidiomycètes (Ustilago, Corticium, Fomes, Taphrina, Sclerotinia, Rhabdocline, Phacidiellav Epichloe, Nectriassophiobolusss Endothia);; les adelomycètes (Phoma, Ascochyta, Septoria, Colletotrichum, Gloeosporium, Monilia, Sterigmatocystis, Gliocladium,Geotrichum, Acrostalagmus, Trichoderma, Botrytis, Cephalosporium, Verticillium, Trichothecium, Aspergillus, Penicillium, Fusarium, Cladosporium, Pullularia, Torula, Thielaviopsis, Alternaria, Cercospora, Sporodesmium, Helminthosporium, Epicoccum, Graphium). 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les souches sauvages sont choisies parmi : Trichoderma viride, Fusarium roseum, Bauveria Tenella, Trichoderma polysporum et-Aspergillus orizae. 8. Microorganismes, notamment champignons.obtenus par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9. Champignon selon la revendication 8, caractérisé en ce qutil est Trichoderma Album.