La présente invention concerne un procédé de traitement des pâtes cellulosiques aqueuses. le but de l'invention est de fournir un procédé de traitement des pâtes cellulosiques permettant une-utilisation efficace des agents intervenant dans le traitement, et permettant d'obtenir des relations optimales entre les propriétés mécaniques de laptte traitée finie, indépendamment des domaines d'ap plication.auxquels elle est destinée. Conformément à l'invention, ce but est atteint par un procédé caractérisé en ce qu'on fractionne la pâte en deux ou plusieurs fractions suivanttla taille des particules (longueur de fibre),et l'on traite une ou plusieurs de ces fractions par l'ozone. Une autrecaractéristique--de l'invention consiste à réunir au moins une des fractions traitée par l'ozone avec une ou plusieurs autres fractions traitées etZou non traitées pour faire une pâte traitée finie. Par ce procédé, on obtient une pâte traitée finie qui, dans la fabrication du papier, peut conférer au papier une combinaison optimale de résistance élevée à la déchirure et de résistance élevée à la traction. Le procédé de l'invention permet aussi une utilisation plus efficace l'ozone, la consommation totale d'ozone dans le traitement des fractions séparées étant plus faible que Si la pâte entière avait été traitée simultanément par l'ozone. Cerce est dt au fait que les fractions comprenant des particules fines constituent habituellement une fraction trés importante de la surface totale de la pâte entière, et consomment par conséquent beaucoup plus d'ozone qu'il n'est nécessaire, compte-tenu des améliorations de qualité obtenues, dans le cas où les fractions fines=et grossières de la pâte sont traitées ensemble par l'ozone. Une autre caractéristique du procédé de l'invention consiste en ce qu'avant le traitement à l'ozone, on modifie la concentration des fractions,- les fractions contenant des particules grossières étant concentrées par élimination de liquide et traitées par l'ozone à une teneur en-solides relativement élevée. Le liquide qui"est séparé de la fraction grossir est ajouté pour l'essentiel à des fractions contenant des particules fines, de sorte que ces fractions à particules fines sont traitées dans un état trè-s-dilué. De préférence, une ou plusieurs des fractions, de préférence les fractions contenant des particules grossières et ayant une teneur en solides élevée, sont soumises à une désintégration après le traitement à l'ozone et avant leur mélange avec les autres fractions, et la désintégration s' effectue en milieu alcalin, avec addition éventuelle de peroxyde d'hydrogène (ex202). Là où les fractions devant être traitées par l'ozone sont de préférence passées par un certain nombre de stades de tamisage en vue de la séparation de particules de pAte de diverses dimensions, le rejet étant ozonisé avant d'être soumis à une désintégration ultérieure et renvoyé aux stades de tamisage pour être retamisé. Le but poursuivi en soumettant une pâte de bois ayant une teneur importante en copeaux à un tamisage est d'en séparer les particules de copeaux de grandes dimensions, lesquelles ne conviennent pas pour une pAte devant subir un traitement ultérieur, par exemple dans une machine de fabrication du papier. Lorsqu'on soumet ces particules de grandes dimensions à un traitement à l'ozone avant qu'elles ne soient divisées en particules plus petites et renvoyées aux tamis pour être retamisées, on réalise une utilisation supplémentaire efficace du rejet, le traitement à l'ozone étant facilement adaptable aux installations de classement ou de tamisage où s'effectue un traitement du rejet de la pâte cellulosique. Le rejet de pâte ozonisée est plus facile à désintégrer, et le procédé de l'invention contribue donc également à décharger le procédé de désintégration, par exemple dans une installation de classement existante. Pour une installation de tamisage ou de classement, le problème qui est à la base de l'invention est résolu par le fait qu'unie première fraction du rejet le plus grossier est d'abord soumise à un traitement par l'ozone, puis à une désintégration dans un premier désintégrateur avant d'hêtre envoyée à un tamis différent des stades de tamisage précites, et une seconde fraction de rejet provenant des stades de tamisage les plus grossiers est envoyée dans un second désintégrateur, après quoi la seconde fraction désintégrée est envoyée audit tamis, la fraction acceptée par ce tamis étant envoyée à un ou plusieurs des autres stades de tamisage en vue d'un tamisage supplémentaire et le rejet étant renvoyé au second désintégrateur. Le procédé de l2Invention est aisément adaptable aux inst-ållations de tamisage existantes, sans leur faire subir plus que des modifications relativement peu importantes. Il est à noter qu'en même temps que le traitement à l'ozone de la pâte, on réalise également une opération de déshydratation et une opération de duvetage. Ces opérations sont effectuées avant que la pâte ne soit soumise au traitement à l'ozone, après quoi la pâte traverse un stade d'empâtage, dans lequel on ajoute une lessive et de l'eau àla pâte ozonisée. Le traitement à l'ozone de la pâte à fibres grossières s'effectue ordinairement à une concentration élevée, c'est-à-dire à une teneur en solides d'environ 30 à 50%, et la séparation de la pâte aqueuse en une ou plusieurs fractions contenant des particules grossières facilite la déshydratation de ces fractions, une pâte en suspension étant drautant plus facile à déshydrater que les particules en suspension (fibres) sont plus grossières. En ce qui concerne les pâtes cellulosiques à haut rendement, l'invention permet donc de réduire notablement la durée de déshydratation pour les fractions ayant une faible teneur en matières fines, ce qui entraine une économie directe dténergie en rapport avec l'augmentation de la concentration de la suspension de pâte avant le traitement par l'ozone. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre. d'illustration de l'invention, en regard des dessins annexés, sur lesquels la Fig.1 est un diagramme illustrant un premier mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention; la Pigez est un diagramme illustrant une variante du procédé de la Fig.1; la Fiv.3 est un diagramme illustrant un autre mode de mise en oeuvre de l'invention; la Fiv.4 est un diagramme illustrant encore un autre mode de mise'en oeuvre de l'invention; la Piges est un diagramme illustrant une application de l'invention appliqué à une installation de tamisage. Dans ce qui suit, la présente invention sera.décrite en se basant sur l'exemple du traitement d'une poste mécanique, ou pâte cellulosique à haut rendement. Cependant, il est à noter que le procédé de l'invention peut également s'appliquer au traitement de pattes cellulosiques en général, lesquelles, en dehors des pâtes mécaniques, comprennent également les pâtes chimico-mécaniques ou mi-chimique et les pâtes chimiques (cellulose au sulfite ou au sulfate). Dans la Fig.1, qui représente un diagramme d'un premier mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, I désigne un appareil de broyage ou un raffineur qui transforme une matière première telle que du bois court ou des copeaux en une pâte broyée ou pâte raffinée, avec ou sans utilisation de vapeur comprimée. Le terme tpâte" peut désigner une pâte mécanique ou une pâte cellulosique àZhaut rendement. De 11 appareil I, la pâte mécanique raffinée est envoyée à un dispositif de fractionnement 2, dans lequel la pâte est divisée en une fraction grossière qui est envoyée à un dispositif de déshydratation/compression 3, et en une fraction fine qui est envoyée partiellement dans un premier ozoniseur 4 et partiellement dans nn récipient de mélange 5. Comme indiqué en 3', l'eau sortant du dispositif de deshydratation/compression est envoyée à l'ozoniseur 4 avec une partie de la fraction fine, la fraction fine étant diluée dans cet ozoniseur à une teneur en solides d'environ 0,1 à 0,5%.Une partie de l'eau sortant du dispositif de déshydratation/compression 3 est envoyée directement dans le récipient de mélange 5, comme ceci est indiqué par la ligne interrompue 6. Comme l'indique la ligne interrompue 4', une partie de la fraction fine non traitée provenant du dispositif de frac tionnement 2 peut eAtre envoyée direçtement au récipient de mélange 5. La fraction grossière, qui a une teneur en solides d'environ 35 à 50%, est envoyée du dispositif de déshydratation/com- pression 3 dans un appareil de duvetage 7, qui lui confère une consistance légère et duveteuse, après quoi elle est envoyée dans un second ozoniseur 8, avec une teneur en solides approximativement égale à celle qu'elle avait en quittant le dispositif de déshydratation/compression 3. Après le traitement à l'ozone dans l'ozoniseur 8, la fraction grossière traitée est envoyée soit directement dans le récipient de mélange 5, comme ceci est indiqué par la ligne interrompue 9', soit dans un appareil de rebroyage 9, par exemple dans un raffineur, où la pbte traitée est soumise à un écrasement par frottement interne. Si on le désire, une partie de la fraction grossière traitée à l'ozone peut être rebroyée dans l'appareil 9, tandis que le reste est.envoyé directement au récipient de mélange 5. Cette répartition de la fraction grossière dépend de la qualité de la pâte finale ou des produits papetiers auxquels la pâte est destinée. Dans le récipient de mélange 5, les fractions fines traitées individuellement et les fractions grossières sont réunies. La pâte fine traitée et mélangée est ensuite envoyée dans un appareil ultérieur, non représenté, pour autre transformée en objets en papier ou en carton ou analogues. Pour les pAtes cellulosiques à haut rendement,- c'est-g- dire pour la pâte mécanique, et dans une certaine mesure aussi pour la pâte mi-chimique, c'est l'augmentation de la résistance mécanique qui est le résultat le plus important du traitement à l'ozone, mais dans ces catégories de pâtes, on réalise également une augmentation du brillant, c'est-à-dire un blanchiment, en particulier avec les pâtes de bois feuillus. Les pâtes cellulosiques à haut rendement traitées par l'ozone sont principalement utilisées comme substituts des pâtes chimiques dans diverses qualités de papier. Cependant, il est à noter que le procédé décrit peut aussi être utilisé pour traiter des pâtes chimiques, c'est-à-dire des celluloses au sulfite ou au sulfate. les propriétés mécaniques des pâtes cellulosiques à haut rendement, en particulier des potes mécaniques, sont principalement caractérisées par la fraction fibres- longues ("facteur Ln)s et en second lieu par la surface spécifique (surface totale par unité de poids) de la fraction intermédiaire (facteur "ST'). L'ex- pression "fraction intermédiaire" désigne la partie de la pâte qui a une longueur de fibres .moyenne. On peut dire que le facteur L constitue une mesure de la distribution des longueurs de fibres de la pâte, tandis que le facteur S constitue une mesure de la forme des fibres.La résistance à la déchirure dépend principalement du facteur L et augmente avec celui-ci, ctest-à-dire avec l'accroissement de la fraction à fibres longues. Cependant, les "qualités d'extension" telles que la résistance à la traction, la résistance à l'éclatement et la résistance à l'état humide dépendent principalement du facteur S et lui sont en partie proportionnelles. Les contraintes mécaniques imposées aux fibres par le broyage ou le raffinage entrainnnt la rupture d'une partie des fibres, de sorte qu'on ne peut pas avoir à la fois une résistance à la déchirure élevée et une résistance à la traction élevée pour une seule et même pâte. Cependant, par rapport à un procédé de broyage courant, les raffineurs à disques et en particulier les raffineurs à pression donnent une relation favorable entre la résistance à la déchirure et la résistance à la traction d'une pâte de bois. Dans le. traitement à l'ozone des putes cellulosiques à haut rendement, on obtient une augmentation de la résistance à la déchirure d'autant plus importante que la pâte est plus grossière avant le traitement à l'ozone, c'est-à-dire que la résistance à la déchirure augmente avec la "maigreur" (aptitude à la déshydratation) de la pâte. Par contre, une pâte grossière donne une surface rugueuse, et ne oonvient donc pas pour la fabrication d'un papier devant être utilisé par, exemple dans des journaux et dans des magazines. Pour ces produits, la pâte doit contenir une certaine proportion de particules-plus fines donnant au papier une surface lisse. Dans la présente invention, comme il est décrit à propos du mode de mise en oeuvre de la Bit.1, dans lequel la pâte cellulosique est séparée en deux ou plusieurs fractions suivant la taille de particules et dans lequel on réalise ensuite un traitement individuel de chacune de ces fractions, on obtient une relation très favorable entre la résistance à la traction et la résistance à la déchirure de la pfite finale traitée terminée.Outre une meilleure relation entre les propriétés mécaniques, qui est caractérisée par une combinaison d'une résistance à la traction élevée et d'une résistance à la déchirure élevée, on obtient également par le procédé de l'invention une utilisation considérablement plus efficace de l'ozone, la consommation totale d'ozone étant inférieure à celle que l'on aurait si l'on traitait la pâte entière par l'ozone sans fractionnement préalable pour obtenir les mêmes propriétés. la consommation d'ozone plus importante dans un traitement classique à l'ozone est due au fait que la matière fine constitue une fraction très importante de la surface totale de la pâtre et par conséquent consomme beaucoup plus d'ozone qu'il n'est nécessaire lorsque les fractions fines et grossiè- res sont traitées individuellement par l'ozone. Le fractionnement de la pâte raffinée en deux ou plusieurs fractions suivant la taille de particules présente aussi l'avantage que le traitement de déshydratation/compression de la fraction ou des fractions grossières est facilité, une suspension de pâte étant d'autant plus facile à déshydrater que les particules ou les fibres en suspension sont plus grossières. Ainsi, avec des pâtes cellulosiques à haut rendement, on réalise une réduction importante de la durée de déshydratation, c'est- & dire que le temps de séjour dans le dispositif de déshydratation /compression 3 est réduit au maximum. Avec des qualités de pâte nécessitant de traiter à la fois la fraction fine et la fraction grossière par l'ozone, le traitement par l'ozone de la fraction fine à une consistance très basse conduit également à une économie nette d'énergie, la faible consistance de la fraction fine étant obtenue avec une quantité d'eau du mêmeordre que celle contenue dans la pâte initiale. La raison pour laquelle on n'effectue pas le traitement à l'ozone de la pâte entière à faible consistance est que, pour obtenir un bon déroulement de la réaction, les particules, individuelles doivent être complètement séparées les unes des autres dans la phase aqueuse, et être parfaitement accessibles à l'ozone qui est ajoutée à cette phase aqueuse.Avec une pâte non frac tionnée, ceci implique une consistance de l'ordre de 0,1%, c'està-dire une tonne d'eau par kg de pate sèche, ce qui exige un espace important et, plus encore, un transport comateux en énergie. l'augmentation de résistance mélanique réalisée dans le traitement à l'ozone est due saune réaction superficielle des fibres individuelles, c'est-à-dire à une modification des surfaces des particules, et il .est donc souhaitable de rendre cette surfa- ce de contact aussi importante que possible et aussi accessible que possible à l'ozone. Ceci peut être effectué en ajoutant un produit chimique gonflant. Avec certains types de lignine, on obtient un triplement de volume lorsqu'on ajoute de faibles quantités de lessive (NaOH). Ce produit chimique est ajouté aux diverses fractions de pâte lorsqu'elles séjournent dans les ozoniseurs 4 et 8, respectivement.Pour rendre la surface aussi accessible à l'ozone que possible, on peut-utiiiser un agent dis persan, afin que les particules soient réparties de façon plus favorable dans la phase liquide. l'addition d'un agent dispersant s'effectue de préférence pendant le traitement à l'ozone de la fraction fine, comme ceci est indiqué par l'ozoniseur 4. Si on le désire, on peut ajouter aux fractions de pâte un surfactif ou un solvant. Du simple point de vue économique, il-peut être très intéressant de ne traiter que la fraction grossière par l'ozone. Avec divers produits finis, tels que le papier multicouches, le carton ou le papier, ceci peut s'effectuer avantageusement en gardant séparées les diverses parties ou fractions de la pâte, par exemple en trois couches parallèles, les deux couches extérieures étant de préférence remplacées par des fractions de matières fines donnant des propriétés optiques et d'impression favorables, tandis que la couche intermédiaire est remplacée par une fraction grossière conférant au papier terminé une résistance appropriée. La Fig.2 est un diagramme du traitement à ozone de la fraction grossière seule. l'ozoniseur 4 est omis, la fraction fine provenant dn dispositif de fractionnement 2 étant envoyée directement au récipient de mélange 5, dans lequel elle est réunie à la fraction grossière oonisée et rebroyée. Si on le désire, la pate provenant de l'appareil de rebroyage 9 peut être envoyée à un tamis à plusieurs étages et à un autre raffineur. La Fig.3 est un diagramme d'un autre mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, qui fait intervenir les mêmes blocs que la Fig.1. Ce qui différencie le schéma de la Fig.3 de celui de la fiv.1 est l'insertion d'un nouveau récipient de mélange 10 entre l'ozoniseur 4 et le récipient de mélange 5, la fraction fine partiellement traitée et partiellement non-traitée étant envoyée à ce récipient 10 en même temps qu'une autre suspension de pâte, par exemple une pAte mécanique non traitée, de la cellulose ou analogue, comme indiqué par la ligne 11. Du récipient de mélange 10, lé mélange de fraction fine traitée et non traitée et d'une pâte cellulosique quelconque non traitée est réuni dans le récipient de mélange 5 aux fractions grossières traitées à l'ozone, les fractions grossières étant fournies à partir dellozoniseur 8, soit directement, soit en passant par l'appareil de rebroyage 9. La raison pour laquelle on utilise un autre récipient de mélange 10 dans le procédé de la Fig.3 est que la matière fine non traitée qui est envoyée par la ligne 4' présente une mauvaise qualité de liaison et contribue à une neutralisation des fibres très liantes dont la fraction grossière est essentiellement constituée. En d'autres termes, la matière fine pourra agglomérer les fibres liantes.Dans le diagramme de la Fiv.3, on a cherché à améliorer cette situation par le fait que la partie de la fraction fine qui est éliminée par la ligne 4' de la partie de la pâte devant Aetre traitée par l'ozone, est mélangée avec une nouvelle quantité de pâte cellulosique, comme indiqué par la ligne II, et est mélangée intimement avec elle dans le récipient de mélange 10 avant d'être ajoutée, en même temps que la matière en particules fines traitée par l'ozone, à la fraction grossière traitée à l'ozone, dans le récipient de mélange 5. Dans ce procédé, on obtient une réduction notable de la concentration de la matière fine par rapport à la pâté à laquelle la fraction grossière doit être mélangée, réduisant ainsi le risque d'agglomération des fibres traitées à l'ozone ayant une activité de liaison. La Fiv.4 représente encore un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, sous la forme d'un diagramme contenant les mêmes blocs que ceux de la Fig.1. Ce qui différencie le schéma de la Fig.4 de celui de la Fig.1, est que les lignes interrompues 4', 6 de la Fig.1 sont supprimées, et qu'entre les ozoniseurs 8 et 4, on a représenté un circuit de transport 12 pour la transmission de composés organiques provenant du traitement à l'ozone de la pâte grossière à haute consistance dans l'ozonisseur 8. Ces composés organiques sont pour une grande part des surfactif s, et ils contribuent à augmenter la vitesse de réaction entre l'ozone et la fraction fine de faible consistance dans l'ozoni- seur 4. Pour améliorer encore les propriétés des pâtes traitées à l'ozone, on peut ajouter des produits chimiques appropriés aux pâtes à des stades appropriés avant ou après l'ozonisation. Dans la Fig.5, qui est un diagramme d'un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, Ir désigne un circuit d'alimentation d'une pâte cellulosique mécanique ou d'une matière première consistant entre autres en copeaux de diverses dimensions. La pâte brute est envoyée sur un tami.s grossier 2' qui a pour fonction d'éliminer les particules de grandes dimensions de la pâte. Les particules de grandes dimensions, également appelées Unoeuds", sont Eliminées du tamis grossier en tant que pâte non acceptée ou rejet et peuvent avantageusement être retraitées dans un broyeur à copeaux ou à marteaux indiqué par le bloc 231. Les noeuds peuvent être envoyés du tamis grossier au broyeur 23' dans un canal d'eau, sur une bande de caoutchouc ou dans un transporteur à vis. Un broyeur à copeaux peut par exemple comprendre un axe tournant dans une enveloppe, une plaque perforée formant la partie inférieure de 11 enveloppe. Sur l'axe on peut fixer des plaques circulaires munies à leur pourtour de morceaux de fer, à peu près comme sur une lame de scie. Les noeuds sont brisés entre le rotor et l'enveloppe avant de traverser la plaque perforée. Dans un broyeur à marteaux, le rotor présent dans lenve- loppe peut être équipé de marteaux qui brisent les noeuds en petits copeaux homogènes. Ces petits copeaux peuvent traverser la plaque perforée du broyeur, après quoi ils sont mélangés à de l'-eau et envoyés au moyen d'une pompe au raffinage proprement dit au rejet, qui sera décrit ci-dessous plus en détail. La fraction acceptée par le tamis grossier 2' est envoyée au criblage fin, c'est-à-dire à la séparation des copeaux les plus petits et des faisceaux de fibres de grandes dimensions de la pâte. Dans l'installation représentée sur le dessin, le tamisage fin est effectué sur un premier tamis 14', un second tamis 15' et un tamis de retamisage 16'. La pâte acceptée par le tamis grossier 2' est envoyée au premier tamis 14' et l'accepté du tamis 14' est envoyé au retamisage 16'. Le rejet du premier tamis 14' et du tamis de retamisage 16' est envoyé à une opération d'ozonis.ation et de désintégration. Sur le dessin, les appareils utilisés dans cette opération sont réunis par le bloc en trait interrompu 7'. Le rejet séparé du premier tamis 14' n'est pas seulement constitué de copeaux ou de faisceaux de fibres, mais comporte aussi des fibres de bonne qualité qui pourraient être utilisées pour la production ultérieure de papier. La pâte acceptée par le premier tamis 4' n'est pas très pure, et elle est donc retamisée une fois de plus dans le tamis de retamisage 16'. Même si la pâte est tamisée plusieurs fois, elle contient de petits copeaux, du sable et des particules d'écorce. Les particules non désirées sont éliminées de la pâte dans un séparateur à vortex 8' avant de quitter l'installation de tamisage. Ce n'est pas seulement le rejet du premier tamis 14' et du tamis de retamisage 16' qui sont envoyés dans le bloc 7', mais également laplus grande partie et souvent la totalité du rejet du tamis grossier 2', c'est-à-dire le rejet prétraité dans le broyeur à marteaux ou à copeaux 23'. La partie éventuellement restante du Urejet de noeuds" prétraité est envoyée directement dans un désintégrateur, par exemple dans un raffineur à disques 19' dans lequel ce rejet est broyé pour donner des fibres acceptables qui servent à augmenter la résistance de la pâte de bois. La pâte qui a traversé le bloc 7' mais qui n'a pas été acceptée par le second-tamis 15' est envoyée dans le raffineur 19'. La pâte quittant le raffineur à disques 19', qui est pratiquement la pâte envoyée du bloc 7' au second tamis 15', et qui n'a pas été acceptée par ce tamis, est envoyée dans le second tamis 15' dont l'accepté est envoyé au premier tamis 141. La pâte qui est envoyée au bloc 7', c'est-à-dire la majeure partie de la pâte de rejet prétraitée provenant du tamis grossier 2', et le rejet du premier tamis 142 et du tamis de retamisage 16', est d'abord soumise à une opération de déshydratation dans le-dispositif de déshydratation/compression 10', et est ensuite envoyée à un dispositif de duvetage Il' donnant une pâte de consistance légère et duveteuse. Du dispositif de duvetage II', la pâte est envoyée dans un ozoniseur 12', dans lequel elle est traitée par l'ozone (03) et mélangée avec de la lessive (Na011). Du fait du traitement à l'ozone, on obtient une augmentation de la résistance de la pâte, et cette augmentation de résistance est due à une réaction superficielle des fibres individuelles, c'est-à-dire à une modification de la surface des particules. Il est donc souhaitable que la surface de contact soit aussi grande que possible ou aussi accessible que possible à l'ozone.On peut y parvenir en ajoutant un produit chimique gonflant; avec certains types de lignine, on a obtenu un triplement de volume en ajoutant de faibles quantités de-lessive (Na011). Ce produit chimique est ajouté à la pâte lorsqu'elle séjourne dans l'ozoniseur 12'. Si on le désire, on peut ajouter à la pâte un surfactif ou un solvant. Le traitement à l'ozone de la pâte de fibres grossières a normalement lieu à forte concentration, c'est-à-dire à une teneur en matière sèches d'environ 30 à 50%, et comme une suspension de pâte' est d'autant plus facile à déshydrater que les particules ou fibres en suspension sont plus grossières, on obtient dans le traitement du rejet grossier une réduction notable de la durée de déshydratation, c'est-à-dire que le temps de séjour dans le dispositif de déshydratation/compression 10' est-réduit au maximum. Après le traitement à l'ozone, la pâte de rejet est envoyée dans un désintégrateur, par exemple dans un raffineur à disques 13' qui raffine la pâte traitée à I1 ozone jusqu'à une consistance plus fine. Ce post-raffinage peut être effectué avec une consommation minimale d'énergie, une pâte ozonisée étant défibrée plus aisément qu'une pâte non traitée. savant le défibrage de la pâte traitée à l'ozone, elle est mélangée avec des quantités d'eau appropriées. Du raffineur 13', la pâte de rejet traitée et défibrée est envoyée en mAme temps que la pâte provenant du raffineur 19' au second tamis 15' d'où, comme décrit ci-dessus, la fraction acceptée est envoyée au premier tamis 14' et le rejet au raffineur 19'. Le procédé de l'invention permet une amélioration du traitement de la pâte de rejet, pâte consistant en particules relativement grossières, se prêtant particulièrement bien au traitement à l'osone, car l'augmentation de la résistance à la déchi turne obtenue est d'autant plus importante que la pâte est plus grossière avant le traitement à l'ozone. in outre, il suffit de quantités d'ozone plus faibles pour obtenir le meAme résultat favorable, par comparaison avec le traitement de la.pate en fines particules. En outre, la déshydratation de la pâte de rejet grossière exige un minimum d'énergie, car une pâte grossière se déshydrate plus facilement qu'une pâtre fine. Outre la consommation d'énergie plus faible dans l'opération de déshydratation, ceci permet également une réduction de la durée de la déshydratation et une augmentation de la capacité de l'installation. Un autre avantage du procédé de l'inveation est que leprocédé est aisément adaptable aux installations existantes, l'association des procédés de tamisage antérieurs au procédé de l'invention conduisant à une utilisation plus efficace de. l'ensemble de 11 installation considérée comme nn tout.Ainsi, une caractéristique avantageuse d'une telle installation réside en ce que la quantité de rejet du tamisage-grossier qui doit être soumise à une traitement par l'ozone et à une désintégration, est déterminée par la dimension de copeaux du rejet du tamisage grossier et par la quantité totale de celui-ci, une faible quantité totale de rejet du tamisage grossier et/ou une faible dimension de copeaux impliquant qu'une faible partie du rejet du tamisage grossier est soumise à l'ozonisation et à la désintégration, tandis qu'une grande quantité du rejet du tamisage grossier et/ou une grande dimension de copeaux de celui-ci implique qu'une partie importante du rejet du tamisage grossier est soumise à l'ozonisation et à la désintégration pour décharger le raffineur. Cependant, il est à noter que le désintégrateur 13' peut être remplacé par un système d'agitation simple mais puissant, qui soumet la pâte diluée traitée à l'ozone à une agitation énergique avant qu'elle ne soit envoyée au second tamis 15'. Lors du tamisage, les particules de grande dimension, c'est-à- dire le rejet, sont envoyées au raffineur 19', et ceci suffit pour réaliser la désintégration de la pâte nécessaire pour.que la pâte grossière soit acceptée par le second tamis et par les autres aades de tamisage du procédé. Dans une installation existante, le raffineur 19' réalise seul la désintégration nécessaire de la pâte, mais la capacité du système peut néanmoins entre augmentée, une pâte traitée à l'ozone étant désintégrée plus facilement qu'une pâte non traitée. Par rapport -aux procédés habituels de traitement à l'ozone des pâtes dans l'industrie des pâtes et du papier, le procédé de l'invention permet une réduction des quantités d'ozone nécessaires allant jusqu'à1/3, ce qui, en dehors du fait que les frais de fonctionnement sont réduits, permet également une réduction substantielle des investissements. En outre, ce procédé donne une pite présentant des propriétés de résistance optimales, et les diverses opérations du procédé peuvent être accomplies plus aisément et avec une consommation minimale d'énergie. Il en est ainsi non seulement pour l'opération de déshydratation des fractions de la patte contenant les particules grossières, mais également pour un rebroyage éventuel de celles-ci lorsque le traitement à l'ozone est achevé, la påte ozonisée étant beaucoup plus facile à désintégrer qu'une pâte non traitée. REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement d'une pâte cellulosique, caractérisé en ce qu'on fractionne la pâte en deux ou plusieurs fractions suivant la dimension des particules (longueur de fibres), et en ce qu'on traite une ou plusieurs de ces fractions par l'ozone. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réunit au moins une des fractions traitées à l'ozone et une ou plusieurs autres fractions traitées et/ou non traitées pour faire une pâte traitée terminée. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on modifie la concentration des fractions avant le traitement à l'ozone, les fractions contenant des particules grossiè- res étant concentrées par élimination de liquide et traitées par l'ozone à. une teneur en solides relativement élevée. 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le liquide séparé de la fraction grossière est ajouté pour l'essentiel à des fractions contenant des particules finies, de sorte que ces fractions contenant des particules fines sont traitées dans un état très dilué. 5.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, après avoir été traitée par l'ozone, une fraction de pate contenant des particules fines- est mélangée à une fraction contenant des particules fines qui n'a pas été traitée par l'o- zone, et en ce que le mélange est réuni à une fraction de pâte à particules grossières qui a été traitée par l'ozone. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on ajoute au mélange de fractions de pâte -contenant des particules fines traitées et non traitées des quantités supplémentaires d'une pâte cellulosique quelconque avant de réunir ce mélange aux fractions de pâte plus grossières traitées par lto- zone. 7.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les composés organiques qui sont libérés au cours du traitement par l'ozone des fractions contenant des particules grossières sont réunies aux fractions à particules fines avant ou pendant le traitement de celles-ci par l'ozone. 8.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une ou plusieurs des fractions, de préférence les fractions contenant des particules grossières et ayant une teneur en solides élevée, sont soumises à une désintégration après le traitement à l'ozone et avant leur mélange avec les autres fractions. 9.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait passer la ou les fractions devant être traitées par l'ozone par un certain nombre de stades de tamisage pour séparer des particules de pate de diverses dimensions, et en ce qu'on traite le rejet par l'ozone avant de le soumettre à une désintégration ultérieure et de le renvoyer aux stades de tamisage pour être retamisé. 10.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on fait passer la pâte de rejet traitée par l'ozone à travers un tamis différent desdits stades de tamisage, et en ce qu'on soumet le trajet provenant de ce tamis à une désintégration avant de le renvoyer à ce tamis, tandis que la fraction acceptée de ce dernier est renvoyée directement auxdits stades de tamisage. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'une première fraction du rejet le plus grossier est d'abord soumise à un traitement à l'ozone, puis à une désintégration dans un premier désintégrateur avant.deAtre envoyée audit tamis, et en ce qu'une seconde fraction de rejet au stade de tamisage le plus grossier est envoyée dans un second désintégrateur, après quoi elle est envoyée audit tamis, lafraction acceptée provenant de ce tamis étant envoyée dans un ou plusieurs des autres stades de tamisage pour être à nouveau tamisée et le rejet étant renvoyé- au second désintégrateur. 12.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le rejet provenant d'un ou de plusieurs des autres stades de tamisage est réuni au rejet provenant du stade de tamisage grossier et est ozonisé et désintégré avec le rejet grossier, après quoi la pâte de rejet traitée à l'ozone est envoyée audit tamis. 13.- Procédé suivant la revendication-9, dans- lequel la pâte passe par un tamis grossier pour la séparation des copeaux grossiers (noeuds), les copeaux plus fins qui sont acceptés par ce tamis grossier étant envoyés à un premier tamis qui est relié en aval à un tamis de retamisage lui-mAme relié à un séparateur à vortex, ce procédé étant caractérisé en ce que les copeaux ozonisés sont envoyés sur un second tamis, la fraction acceptée de ce second tamis étant envoyée au premier tamis tandis que la fraction rejetée du second tamis est envoyée dans un raffineur dont la sortie est relié à l'entrée du second tamis. 14.- Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les rejets du premier tamis et du tamis de retamisage sont soumis à un traitement par l'ozone en même temps que les copeaux grossiers. 15.- Procédé suivant la revendication 9, dans lequel la pâte passe d'abord par un tamis grossier pour la séparation des copeaux grossiers (noeuds) qui sont envoyés dans un raffineur pour être désintégrés en copeaux plus petits, tandis que les copeaux plus petits qui passent à travers le tamis grossier sont envoyés sur un premier tamis relié en aval à un tamis de retamisage, les copeaux désintégrés provenant du raffineur étant en on yés sur un second tamis servant à fractionner les copeaux plus fins et à les envoyer sur le premier tamis, le second tamis, outre quel reçoit les copeaux du raffineur, recevant également des copeaux quine traversent pas le premier tamis et le tamis de retamisage, le second tamis renvoyant les copeaux non acceptés au raffineur pour y être retraités, et la pâte acceptée par le tamis de retamisage étant envoyée à un séparateur à vortex pour la nettoyer de ses impuretés, ce procédé étant caractérisé en ce qu'une partie de la pâte de copeaux qui n'est pas acceptée par le tamis grossier est ozonisée et désintégrée, après quoi elle est envoyée au second tantes, et en ce que la pâte de copeaux qui n1 est pas acceptée par le premier tamis et par le tamis de retamisage est ozonisée et désintégrée en même temps que le rejet du tamis grossier avant d'être envoyée au second tamis. 16.- Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que a quantité de rejet du tamis grossier qui est soumise au traitement par l'ozone et à la désintégration est déterminée par la dimension de copeaux du rejet du tamis grossier et par la quantité totale de celui-ci, une faible quantité totale de rejet du tamis grossier et/ou une faible dimension de copeaux .de celui-ci impliquant qu'une faible partie du rejet du tamis grossier est soumise à l'ozonisation et à la désintégration, tandis qu'une grande quantité de rejet du tamis grossier et/ou une dimension importante de copeaux de celui-ci implique qu'une partie importante du rejet du tamis grossier est soumise à l'ozonisation et à la désintégration pour décharger le raffineur. 17.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la désintégration s'effectue en milieu alcalin, avec addition éventuelle de peroxyde dthydrogène (H202). 18.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute aux fractions de faibles quantités de produits chimiques de gonflement, de préférence de la lessive (NaOH), avant ou pendant le traitement à l'ozone. 19.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, avant ou pendant le traitement à l'ozone, on ajoute un agent dispersant, un agent surfactif ou un solvant, à une ou plusieurs des fractions, de préférence aux fractions à particules fines. 20.- Procédé suivant la revendication-l, caractérisé en ce que la patte est une pâte mécanique produite par broyage de bois court ou par écrasement de copeaux avec ou sans vapeur comprimée. 21.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pâte est une pâte chimico-mécanique (mi-chimique). 22.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pâte est une pâte chimique, c'est-à-dire une pâte au sulfite ou au sulfate. 23.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que la pâte est une composition des types de pâtes indiqués dans les revendications 20 à 22. 24.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les diverses fractions sont mises-sous la forme de nappes séparées qui sont réunies en couches pour former une nappe de pâte traitée terminée. 25.- Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que les fractions sont mises sous la forme de nappes contenant une fraction de matière fine et d'une nappe contenant une fraction grossière, et en ce que ces nappes sont réunies en couches, avec la fraction grossière comme couche intermédiaire.