la prasente invention se rapporte à l'usinage par jet de plasma de matériaux électroconducteurs, et concerne plus précisément les procédés d'amorçage de l'arc principal entre 1'électrode du plasmatron et la pièce à traiter ainsi que les dispositifs pour. la réalisation de ce procédé. Le domain#e d'emploi principal de la présente invention est l'usinage de matériaux blectroconducteurs par jets de plasma dans des milieux plasmagènes oxydants à l'aide d'électrodes à base de zirconium ou de hafnium par exemple, pour la coupe manuelle au jet de plasma des métaux avec un plasmatron à refroidissement par circulation d'air. En outre, l'invention peut trouver une application pour l'usinage au jet'de plasma de matériauxélectroconducteurs dans des milieux plasmagènes chimiquement actifs, par exemple les hydrocarbures, les gaz accompagnant les processus de production du co#e et des métaux, etc. .Il.eM ste un procédé, largement connu, permettant d'amorcer l'arc principal entretenu entre l'électrode d'un plasmatron et une pièce à usiner. D'après ce procédé connu, l'amorçage de l'arc principal s'effectue en trois étapes. Tout d'abord, en utilisant un générateur spécial (un oscillateur), a déclenche entre l'électrode et la tuyère du plasmatron une décharge à haute fréquence et à haute tension. Cette-décharge produit un arc auxiliaire entre ltélectrode et la tuyère et, pendant toute la durée de fonctionnement de l'arc pilote, un flux de gaz ionisé, c'est-à-dire le jet de plasma de l'arc auxiliaire qu'on peut observer visuellement, s'écoule du canal de la tuyère. Ensuite, dans le cas où le jet de plasma atteint la surface de la pièce à traiter et la différence de potentiel existant entre l'électrode du plasmatron et la pièce à traiter est suffisante pour entretenir un arc électrique, l'arc principal s'établit entre l'électrode du plasmatron et la pièce à traiter. Le processus qui vient d'être décrit est réalisé au moyen d'un dispositif couramment utilisé, qui comprend une source 4 courant continu dont l'un des pâles est connecté à l'électrode du plasmatron comportant une tuyère isolée de l'électrode et des moyens d'amenée de gaz plamagène, et dont l'autre pale est relié, par l'intermédiaire d'un transmetteur de courant d'arc principal, à la pièce à usiner. En outre, dalle dispositif connu, la tuyère du plasmatron est reliée à la source de courant continu à travers une résistance et un organe de commutation montés en série et constituant le circuit de l'arc auxiliaire. Entre la tuyère et l'électrode du plasmatron est aussi placé un oscillateur. Ce dispositif cornu assure un amorçage fiable de l'arc auxiliaire qui est consinment entretenu entre l'électrode et la tuyère du plasmatron jusqu'à l'instant d'établissement ds l'arc principal. Dans ces conditions, si les gaz plasmagènex utilisés sont des gaz monoatomiques, la tuyère du plasmatron ne subit aucune destruction thermique, même dans le cas où les courants dans l'arc auxiliaire seraient très intenses et la durée de fonctionnement de cet arc serait importante. C'est la raison pour laquelle les applications du dispositif connu sont très nombreuses lorsqu'en qualité de mélanges plasmagènes on utilise les gaz monoatomiques, par exemple l'argon. Au contraire, lorsque le milieu plasmagène est constitué par des gaz polyatomiques, un tel dispositif ne peut pas titre utilisé, étant donné que les dispositifs destinés à l'usinage par jet de plasma extérieur et utilisant les gaz polyatomiques ont nécessairement une longueur limitée du canal de la tuyère, de sorte que la tache cathodique se trouve sur le bout de la tuyère, ce qui provoque une érosion accélérée de la tuyère et, i la longue, une mise hors d'état de cette dernière. En outre, le courant dans l'arc auxiliaire ne peut pas être abaissé pratiquement dans ce cas au-dessous de 60 ou 80 A, toutes les tentatives entreprises en vue de sa réduction ayant abouties à une brusque élévation de la tension en marche à vide de la source d'alimentation, ce qui accroît le danger d'électrocution du personnel de service.Cette dernière circonstance se manifeste surtout en cas d'usinage manuel au jet de plasma. D'autre part, l'intensité indiquée (60 à 80 A) du courant de l'arc auxiliaire entretenu continuellement dans l'atmosphère de gaz polyatomiques provoque une rapide destruction thermique de la tuyère lorsqu'elle est refroidie par circulation d'eau et sa destruction presqueinstantanée dans le cas où elle n'est refroidie que par circulation de gaz. Il existe un dispositif pour le soudage et le découpage au jet de plasma (voir la demande de brevet d'invention no 174027 déposée le 16 mars 1965 aux Etats Unis par les mêmes demandeurs, ou le brevet nd 1236692 du 16 mars 1967 déposé en R.F.A.), dans lequel l'arc principal à courant continu est amorcé entre l'électrode du plasmatron et la pièce à traiter à l'aide d'allumages réitérés de courte durée d'un arc auxiliaire dont on assure l'extinction pendant le fonctionnement de l'arc dprincipal. A cet effet on utilise un circuit RC bien connu ou un relai8 de-F-mmutationlXlacd dans le circuit de l'arc auxiliaire, qui a été décrit précédemment (voir l'article de D.G. fiykhovsky et Y.A.Bogorodsky "L'équipement électrique d'une nouvelle installation universelle pour le découpage des métaux au jet de plasma, revue "Electropromychlennost i priborostroénié" n0 22, 1960). Le procédé indiqué et le dispositif employé pour sa mise en oeuvre permettent de supprimer l'érosion thermique de la tuyère et assurent un amorçage fiable de l'arc principal lors du fonctionnement dans le milieu de gaz monoatomiques, la distance entre le plasmatron et la pièce à usiner étant dans ce cas de l'ordre de 5 à 10 cm. Toutefois, les expériences d'emploi d'un tel dispositif d'amorçage de l'arc principal dans le cas où les gaz plasmagènes sont constitués par des gaz polyatomiques ou par leurs mélanges ont montré que ce dispositif présente de sérieux inconvénients premièrement, il n'assure pas l'établissement régulier du circuit électrode du plasmatron - pièce à usiner par le flux de gaz ionisé (le jet de plasma de l'arc auxiliaire) produit =gracie au passage du courant électrique dans le circuit de l'arc r #ilote deuxièmement, et cela une importance essentielle, des impulsions isolées dans le circuit de l'arc auxiliaire, caractérisées par un fable facteur de forme, n'arrivent pas à porter à des températures derégime la surface active de l'électrode sur laquelle se trouve la tache cathodique de l'arc. Il s'ensuit que l'emploi des gaz chimiquement actifs ou de leurs mélanges en qualité de milieu plasmagène réduit néant tous les avantages procurés par l'utilisation, pour le déclenchement de la décharge d'arc principal, d'un arc auxiliaire périodiquement interrompu, puisque dans le cas considéré le procédé connu et le dispositif pour sa mise en oeuvre n'assurent pas la fiabilité requise de l'amorçage de l'arc principal. Le but de la présente invention est de pallier les inconvénients mentionnés plus haut. La présente invention est donc destinée à créer un procédé d'amorçage de l'arc principal et un dispositif permettant la réalisation de ce procédé, en assurant une bonne fiabilité de l'amorçage de l'arc principal dans des gaz polyatomiques avec emploi de flux gazeux de forte valeur grssce à l'obtention d'un jet continu, visuellement contrôlable, d'un arc auxiliaire de forte intensité. Ce problème est résolu du fait que dans un procédé d'amorçage de l'arc principal entre l'électrode d'un plasmatron et une pièce à traitez, suivant lequel on déclenche, entre l'électrode et la tuyère du plasmatron, au moyen d'une décharge à haute fréquence, un arc auxiliaire intermittent dont le jet sous l'action du gaz amené dans le plasmatron, ferme le circuit dans l'intervalle entre l'électrode du plasmatron et la pièce à traiter, en établissant le circuit de l'arc principal, selon l'invention l'amplitude du courant dans l'arc auxiliaire est choisie d'une valeur au moins égale approximativement à la valeur du courant établi de l'arc principal, tandis que la fréquence et le facteur de forme du courant de l'arc auxiliaire sont choisis de manière à obtenir, pendant toute la durée de fonctionnement de l'arc auxiliaire, un jet de plasma d'arc auxiliaire visuellement contrôlable. Il est avantageux, dans le procédé proposé pour l'amorçage de l'arc principal entre l'électrode du plasmatron et la pièce à traiter, que la valeur du courant dans l'arc auxiliaire soit comprise dans les limites suivantes i ~ I à 31 (où i est l'amplitude du courant dans l'arc auxiliaire, I étant l'amplitude du courant établi de l'arc principal) et que la fréquence et le facteur de forme du courant aient des valeurs permettant d'assurer dans le circuit de l'arc auxiliaire, pendant toute la durée de son fonctionnement, un courant moyen de 3 à 10 A. En outre, dans le procédé proposé pour l'amorçage de l'arc principal il est raisonnable de choisir l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire dans les limites i = 0,81 à 31 (où i est l'amplitude du courant dans l'arc auxiliaire, I étant le courant établi de rare principal) En plus, dans le procédé proposé pour l'amorçage de l'arc principal, l'amplitude du courant dans l'arc auxiliaire est égale à 600 A. Dans le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé proposé, du type dans lequel l'électrode du plasmatron est reliée à un p81e d'une source d'alimentation comportant un oscillateur branché entre l'électrode et la tuyère du plasmatron, tandis que l'autre ple de la source d'alimentation est connecté à la tuyère à travers un organe de commutation du courant dans le circuit électrode-tuyère, assurant dans cette portion du circuit un courant intermittent, pour l'obtention de l'amorçage de l'arc principal dans l'intervalle électrode-pièce à traiter lors de l'amenée du gaz plasmagène entre l'électrode et la tuyère, selon l'invention la tuyère et la pièce à traiter sont reliées entre elles par ledit organe de commutation et une inductance L, ces deux éléments étant mis en série. Il est rationnel d'utiliser en qualité d'organe de commutation un circuit RC connu en soi, et de prévoir entre la tuyère et le circuit RC une soupape électronique en la branchant de manière qu'elle laisse passer le courant d'arc auxiliaire; En outre, il est possible d'utiliser dans le circuit R1C une résistance R de valeur variable et de la relier à son organe de commande, en raccordant à ce dernier le transmetteur de courant de l'arc principal. Dans ces conditions il est raisonnable que la valeur de la résistance R1 soit minimale lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et maximale lors du fonctionnement de l'arc principal. De plus, il est possible de prévoir dans le circuit RC une clé montée en série avec la résistance R, pour pouvoir la fermer lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et l'ouvrir lors du fonctionnement de l'arc principal. Le procédé proposé et le dispositif permettant sa mise en oeuvre présentent, par rapport aux procédés et dispositifs connus, de nombreux avantages, à savoir : - la bonne fiabilité de l'amorçage de l'arc principal dans le milieu de gaz polyatomiques et de leurs mélanges - l'obtention d'un jet continu visuellement contrôlable de l'arc auxiliaire de grande intensité, ce qui permet un amorçage régulier de l'arc principal dans le milieu de gaz chimiquement actifs avec emploi de flux gazeux de forte intensité ;; - la possibilité de refroidissement par circulation de gaz de tous le plasmatron, ce qui permet de réaliser des dispositifs de faible encombrement pour l'usinage manuel au jet de plasma - la réduction du prix de revient du dispositif d'amorçage de l'arc principal grace à la diminution des dimensions, du poids et du coût du circuit d'amorçage de l'arc auxiliaire. - la possibilité d'utiliser, pour l'usinage au jet de plasma dans le milieu de gaz polyatomiques et de leurs mélanges, des sources d'alimentation plus modernes, à savoir les sources équipées de thyristors - la suppression de tout risque de formation d'un arc en retour en cas de variations brusques imprévues des conditions électriques ou aérodynamiques de fonctionnement de l'arc principal, grace au branchement, dans le sens convenable, d'une diode dans le circuit de l'arc auxiliaire. Dans ce qui suit, l'invention est expliquée par la description d'exemples de réalisation concrets mais non limitatifs, illustrés par les dessins annexés qui représentent - la figure 1, un circuit électrique pour la mise en oeuvre du procédé connu d'amorçage de l'arc principal à l'aide d'un arc auxiliaire à fonctionnement continu ; - la figure 2, une représentation schématique du processus d'amorçage de lwarc principal dans es dispositifs connus :: a) phase de formation d'un arc à haute fréquence b) phase de formation et d'entretien de l'arc auxiliaire et de l'arc principal - la figure 3, un schéma électrique du dispositif d'amorçage de l'arc principal, conforme à l'invention, comportant, entre la tuyère et la pièce à usiner, une inductance et un organe de commutation réalisé sous la forme d'un circuit RC connu et monté en série avec l'inductance ;; - la figure 4, un schéma électrique du dispositif d'amorçage de l'arc principal, réalisé selon le procédé proposé comportant une résistance variable dans le circuit R1C -la-figure 5, un schéma électrique du dispositif d'amorçage de larc principal, réalisé selon le procédé proposé, comportant une clé montée dans le circuit RC en série avec la résistance - la figure 6, un schéma électrique du dispositif d'amorçage de l'arc principal, conforme à l'invention, comportant une soupape électronique montée entre la tuyère et le circuit RC. Afin de mieux mettre en évidence le procédé proposé, on considérera tout d'abord le processus amorçage de #l'arc principal qui est réalisé dans un dispositif connu (figure 1) comprenant l'électrode 1 du plasmatron 2, isolée de la tuyère 3 et branchée sur le pôle négatif de la source d'alimentation à courant continu 4, dont le pôle positif est connecté à la pièce à usiner 5. De plus, ce dispositif connu utilise un oscillateur 6 monté entre 11 électrode 1 du plasmatron 2 et la tuyère 3, tandis que la tuyère 3 du plasmatron 2 est reliée à la source d'alimentation par une résistance 7 et un organe de commutation 8 qui sont mis en série et constituent un-circuit d'arc auxiliaire. Dans la première étape (figure 2a), on amorce entre l'électrode 1 du plasmatron 2 et la tuyère 3 un arc 9 à haute fréquence produit trace à la décharge à haute fréquence et à haute tension de l'oscillateur 6 (figure 1), de manière à obtenir un canal conducteur qui établit le circuit de l'arc auxiliaire 10 (figure 2b). La puissance de l'arc 9 à haute fréquence est réglée de façon à exclure la destruction de la tuyère et de l'électrode 1 dans tous les cas de son fonctionnecent, dans tous les milieux plasmagènes et pendant n'importe quelle durée. La deuxième étape est celle de fonctionnerent de l'arc auxiliaire 10 qui est illustré sur la figure 2b. Dans ces conditions, lorsque les ri#ic#ixx plasmagènes sont constitués par des gaz polyatomiques ou par leurs mélanges, le fonctionnement continu de l'arc auxiliaire 10 provoque une érosion thermique considérable de la tuyère 3 si elle est refroidie par circulation d'eau et sa destruction pratiquement instantanée dans le cas où son refroidissement n'est assuré que par la circulation de gaz. C'est ainsi, par exemple, que dans les dispositifs destinés à l'usinage manuel au jet de plasma, munis d'un système de refroidissement par circulation d'air de toutes les parties chauffées du plasmatron 2, le temps admissible de fonctionnement de l'arc auxiliaire ne doit pas dépasser 2.tO 3 secondes pour des intensités de l'ordre de 80 à 100 A.Un temps de réponse de cet ordre de grandeur est irréalisable dans les montages à contacts modernes fonctionnant avec de fortes intensités du courant. D'autre part, toutes les tentatives en vue de réduire le courant de travail dans l'arc auxiliaire 10 ont pour résultat une augmentation considérable de la tension en marche à vide de la source d'alimentation 4, ce qui accroît à son tour les risques d'électrocution du personnel de service et entre donc des dépenses non justifiables pour la mise en oeuvre des dispositifs de protection. Pourtant, l'amorçage str et régulier de l'arc principal dépend finalement non de l'intensité du courant dans l'arc 10 auxiliaire continu, mais bien des paramètres de son jet qui, sous l'action du gaz Il amené dans le plasmatron, ferme le circuit dans l'intervalle entre l'électrode 1 du plasmatron 2 et la pièce 5 à usiner. C'est cette dernière circonstance qui a déterminé la réalisation d'études et de recherches qui ont abouti à l'élaboration du procédé proposé d'amorçage de l'arc principal et des dispositifs permettant sa mise en oeuvre. La figure 3 représente le schéma électrique du dispositif d'amorçage de l'arc principal comportant un organe de commutation réalisé sous la forme d'un circuit RC et une inductance, ces deux éléments étant montés en série et placés entre la tuyère et la pièce t3 à usiner. Ce schéma contient : - premièrement, un circuit d'excitation des impulsions de courant dans l'arc auxiliaire, comprenant un oscillateur 14, une résistance R et un condensateur C monté en dérivation sur la résistance. Les paramètres du circuit RC constitué par ces deux derniers éléments sont réglés de manière que la fréquence et le facteur de forme des impulsions de courant dans l'arc auxiliaire soient suffisants pour la formation d'un jet continu, visuellement contrôlable, de l'arc auxiliaire - deuxièmement, un circuit d'alimentation de l'arc principal comprenant une source d'alimentation 15 à courant continu équipé de thyristors et une inductance L. Emploi de I'inductance L s'explique par la nécessité d'assurer le filtrage des harmoniques supérieurs qui subsistent en général dans la tension continue obtenue à l'aide d'un circuit redresseur à thyristors. L'amorçage de l'arc principal est assurée de la manière suivante . La décharge à haute fréquence produite par l'oscillateur 14 perce l'intervalle entre l'électrode 16 et la tuyère 12, mais l'arc à haute fréquence qui est amorcé à la suite de cette décharge ne saute pas de l'électrode 16 à la pièce 13 à usiner, parce que l'intervalle entre l'électrode 16 et la pièce 13 est beaucoup plus grand que celui qui sépare l'électrode 16 de la tuyère 12. Cet arc à haute fréquence ne fait qu'ioniser le gaz se trouvant à l'intérieur du plasmatron, en formant ainsi un canal conducteur pour la fermeture du circuit de l'arc auxiliaire. Ce circuit est parcouru par des impulsions de courant dont la fréquence et le facteur de forme sont déterminés par les paramètres du circuit RC. Ces impulsions font naître un jet continu visuellement contrôlable de l'arc auxiliaire qui établit le circuit de l'arc principal. Après l'établissement de l'arc principal, le condensateur C se charge complètement et la résistance R est parcourue par un courant de fuite dont l'intensité est déterminée par la valeur de la résistance. La réduction de ce courant est obtenue à l'aide du montage schématisé par la figure 4. Dans ce schéma, le circuit RSC utilise une résistance variable Rt qui est montée dans le circuit de l'arc auxiliaire en parallèle avec le condensateur C et est reliée à un élément de commande 17 qui est à son tour relié à un transmetteur 18 de courant d'arc principal, ce qui permet d'obtenir la valeur minimale de résistance R1 lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et sa valeur maximale après l'établissement de l'arc principal. Le montage considéré permet de réduire le courant de fuite lors du fonctionnement de 'arc principal jusqu'à une valeur telle que le risque de formation d'un arc en retour se trouve pratiquement exclu en régime stable de fonctionnement de l'arc principal.D'autre part, la faible valeur que la résistance variable R représente lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire assure les paramètres du circuit R C nécessaires à l'obtention des impulsions de courant de l'arc auxiliaire avec une fréquence et un facteur de forme suffisants pour forme un jet continu visuellement contrôlable de l'arc auxiliaire. Pour le reste, le schéma de la figure 4 est analogue à celui de la figure 3. Le cas limite du processus qui vient d'être décrit est la rupture du circuit de courant de fuite lors du fonctionnement de l'arc principal. Ce cas est réalisé par le schéma représenté à la figure 5. Ce schéma comporte une clé 19 placée en série avec la résistance R faisant partie du circuit RC. La clé 19 est fermée lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et est ouverte lors du fonctionnement de l'arc principal. Le schéma électrique représenté par la figure 6 permet d'exclure la formation itun arc en retour non seulement en stable de fonctionnement de l'arc principal, mais aussi en cas de variations brusques imprévues de ce régime. - Dans ces conditions, une soupape 20 est montée dans le circuit de l'arc auxiliaire entre la tuyère 12 du plasmatron et le circuit RC de manière à laisser passer le courant lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire. Etant donné que le courant de décharge du condensateur C qui passe en régime de formation d'arc en retour à travers l'intervalle électrode 16 - tuyère 12 circule en sens inverse de celui du courant dans l'arc auxiliaire, la soupape électronique 20 exclut totalement le risque de formation de l'arc en retour à la suite des variations imprévues brusques du régime. Ainsi, l'obtention d'un jet continu, visuellement contrôlable, de l'arc auxiliaire, nécessaire à une fermeture sûre du circuit dans l'intervalle entre l'électrode 16 du plasmatron et la pièce à usiner 13 en vue de l'amorçage régulier de l'arc principal, est assurée dans le procédé proposé et dans les dispositifs pour sa réalisation par un choix d'une amplitude du courant dans l'arc auxiliaire au moins égale au courant établi de l'arc principal, tandis que la fréquence et le facteur de forme des impulsions de courant de l'arc auxiliaire sont choisis de manière à assurer dans le circuit de l'arc auxiliaire un courant moyen de 3 à 10 A pendant toute la durée de fonctionnement de cet arc.Ceci est d# encore au fait que l'inteesité du jet continu visuellement contr81able de l'arc auxiliaire dépend de la puissance de crête des impulsions agissant dans le circuit de l'arc auxiliaire. Or, on sait que cette puissance de crête est d'autant plus grande que la tension aux bornes du condensateur de décharge C est plus élevée. Cette dernière est déterminée à son tour par la différence entre la tension en marche à vide de la source d'alimentation 15 et la tension à l'arc auxiliaire.Cette circonstance détermine le choix de l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire dans les limites de i - I + 31, étant donné que lorsque l'arc auxiliaire fonctionne dans un milieu de gaz polyatomiques ou de leurs mélanges, sa tension est voisine de la tension en marche à vide de la source d'alimentation 15. C'est ainsi, par exemple, qu'en cas d'usinage manuel au jet de plasma, la tension à vide de la source 15 d'alimentation est égale à 180 V tandis que la tension à l'arc auxiliaire est comprise entre 120 et 140 V. D'autre part, pour assurer le fonctionnement normal de l'électrode dans un milieu de gaz plasmagènes chimiquement actifs et de leurs mélanges, il est nécessaire de porter sa surface active jusqu'à une température de l'ordre de 2000 à 25000C (voir Curtis C.E. a.o.Y Amer. Ceram. Soc. 1954, v 37, p. 464-465). Cette circonstance détermine aussi le choix du facteur de forme des impulsions de courant dans l'arc auxiliaire en vue d'assurer pendant toute la durée de son fonctionnement un courant moyen dans les limites de 3 à 10 A, suffisant pour réchauffer jusqu'à la température requise la surface active de l'électrode 16 compte tenu de ses dimensions géométriqueg, ainsi que de la masse des dimensions et des conditions de refroidissement du porte-électrode. Les paramètres indiqués sont surtout à respecter lors de l'usinage manuel au jet de plasma au moyen d'un plasmatron dont toutes bus parties chauffées sont refroidies par circulation de gaz, étant donné que le débit total de l'air atteint dans ce cas 60 à 80 m3/h. Le dispositif qui vient d'être décrit (figures 3, 4, 5 et 6) a été essayé pour le découpage manuel. par jet de plasma des aciers et des métaux non ferreux. En qualité de source d'alimentation 15 on a utilisé un redresseur à thyristors avec une tension à vide de 180 V. On a effectué le découpage d'aciers de 1 à 40 mm d'épaisseur et de cuivre de 1 à 30 mm d'épaisseur. Le circuit de l' c auxiliaire comportait une résistance R et un condensateur C mis en parallèle, la valeur de la résistance étant R=16 ohms et celle de la capacité C=3500#F. En série avec ce circuit RC était monté une inductance L=1 .10 H. Les paramètres des impulsions de courant dans le circuit de l'arc auxiliaire étaient les suivants - l'amplitude des impulsions de courant dans l'arc auxiliaire : i=600 A - la durée d'une impulsion isolée : 1 à 2 10 3 s - la fréquence : 22 à 24 H - le facteur de forme : 45 ê 50. De telles impulsions de courant dans le circuit de l'arc auxiliaire permettent d'obtenir un jet continu visuellement contrôlable de l'arc auxiliaire qui ferme le circuit de l'arc principal dans l'intervalle entre l'électrode 16 du plasmatron et la pièce 13 à usiner. Un amorçage régulier de l'arc principal a été obtenu à des distances de 5 à 20 mm entre la face de la tuyère 12 et la pièce 13 à usiner, ce qui correspond à des distances de 20 à 35 mm entre l'électrode 16 et la pièce 13 à usiner. Dans certaines expériences on a atteint des distances jusqu'à 65 et 70 mm. Le courant établi dans l'arc principal était compris entre 180 et 240 A pour une tension d'arc de 130 à 160 V. Les expériences ont montré que le dispositif proposé pour l'amorçage de l'arc principal est valable aussi bien pour la polarité négative que pour la polarité positive de l'électrode 16. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'amorçage de l'arc principal entre l'électrode d'un plasmatron et une pièce à usiner, du type consistant à amorcer entre l'électrode et la tuyère du plasmatron, à l'aide d'une décharge à haute fréquence, un arc auxiliaire à fonctionnement intermittent dont le jet, sous l'action du gaz amené dans le plasmatron, ferme le circuit dans l'intervalle entre l'électrode du plasmatron et la pièce à usiner, en établissant ainsi le circuit de l'arc principal, caractérisé en ce que l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire est choisie au moins égale, approximativement, au courant établi de l'arc principal, tandis que la fréquence et le facteur de forme des impulsions de courant sont choisis de manière à obtenir un jet continu, visuellement contrôlable, de l'arc auxiliaire pendant toute la durée de son fonctionnement. 2. Procédé d'amorçage de l'arc principal selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire est choisie dans les limites de i = I à 31 où i est l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire, I est le courant établi de l'arc principal, tandis que la fréquence et le facteur de forme des impulsions de courant sont choisis de manière à assurer dans le circuit de l'arc auxiliaire un courantmoyen de 3 à 10 A pendant toute la durée de son fonctionne#.ent. 3. Procédé d'amorçage de 'arc principal selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire est choisie dans les limites de i = 0,8I à 31 où i est l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire, I est le courant établi de l'arc principal. 4. Procédé d'amorçage de l'arc principal selon l'une des revendications 1, 2 et 3, éaractérisé en ce que l'amplitude du courant de l'arc auxiliaire est égale à 600 A. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3 et 4, dans lequel l'électrode du plasmatron est reliée à un p81e d'une source d'alimentation comportant un ascillateur branché entre l'électrode et la tuyère du plasmatron, tandis que le deuxième pale de la source d'alimentation est reliée à ladite tuyère par l'intermédiaire d'un organe de commutation placé dans le circuit électrodetuyère et assurant un courant intermittant dans cette portion de circuit en vue d'établir l'arc principal dans l'intervalle électrode - pièce à usiner lors de l'amenée d'un gaz plasmagène entre l'électrode et la tuyère, caractérisé en ce que la tuyère et la pièce à usiner sont reliées entre elles par ledit organe de commutation et une inductance reliés entre eux en série. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe de comatation est constitué par un circuit RC connu en soi. 7. Dispositif selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'entre la tuyère et ledit circuit RC est branchée une soupape électronique de manière à laisser passer le courant d'arc auxiliaire. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la résistance dans ledit circuit RC est variable et reliée à un élément de commande faisant varier sa valeur et auquel est relié un transmetteur de courant d'arc principal, de manière que ladite résistance ait une valeur minimale lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et une valeur maximale lors du fonctionnement de l'arc principal. 9. Dispositif selon l'une des revendications 6, 7 et 8, caractérisé en ce que le circuit RC comporte, en série avec la résistance R, une clé qui est fermée lors du fonctionnement de l'arc auxiliaire et ouverte lors du fonctionnerent de l'arc principal.