La présente invention 'est relative a la localisation de pannes dans un câble électrique et se rapporte plus particulièrement à la "réflectométrie par mesure de temps" en "rue de localiser les pannes dans un câble à haute tension, dans laquelle la panne est déterminée 5 par l'établissement et le maintien d'une ionisation à son emplacement pendant l'opération de réflectométrie par mesure de temps. La réflectométrie dans le domaine des temps a déjà été décrite et on a tenté d'utiliser cette opération afin de localiser des pan- • nés dans des câbles de distribution d'énergie k Laute tension souter-10 rains. Alors que l'invention est utile dans un grand nombre d'autre type de câbles, aux fins de la présente description, on étudiera ici principalement les problèmes mis en jeu par la localisation des pannes dans les câbles souterrains d'énergie à haute tension. 15 densité de population, les réseaux de distribution à énergie élevée sont maintenant installés dans des conduites souterraines beaucoup plus fréquemment qu'ayant. Les réseau:-: souterrains de transmission et de distribution normalement utilisés comportent la plupart du temps un conducteur unique pour chacune des trois phases. Chaque 20 conducteur est enrobé par un diélectrique. Dans certains cas, le diélectrique est entouré par une gaine en plomb ou en un autre métal. Dans les réseaux plus anciens, on utilisait souvent un ensemble de câble unique dans lequel les trois conducteurs étaient isolés les uns des autres. Les réseaux souterrains de transmission et de distri-25 bution à haute tension sont sujets à des pannes. Dans les câbles à gaine métallique, la corrosion' peut finir par percer la gaine, et il s'ensuit une pénétration dje^, de gaz ou d'autres substances. Lorsque l'isolation a été suffisamment entamée par un mécanisme quelconque, le câble se rompt et un coûtant élevé:commence à s'écouler à 30 partir du conducteur central vers l'extérieur. Les dispositifs ae sécurité montés dans de tels réseaux de distribution comportent généralement des disjoncteurs qui ouvrent le circuit d'alimentation du câble au cours des deux ou trois cycles suivant le claquage. Cet appareillage de commutation met ainsi le conducteur du câble et les 35 parties qui l'entourent à l'abri d'une détérioration excessive. Ainsi, lorsqu'un disjoncteur se déclenche afin d'isoler un tronçon de ligne de la source d'alimentation, il existe à l'emplacement de la panne un état qui doit être localisé et le câble doit être réparé ou remplacé. On peut constater que dans les zones métropolitaines à forte COPY 71 34769 2 2112219 Dans les réseaux souterrains dans lesquels les tronçons de câble peuvent être extraits d'une conduite et remplacés, il est nécessaire de connaître l'emplacement de la panne afin de pouvoir y remédier. L'opération de remplacement d'un tronçon de câble est diffi-5 cile et prend du temps, de sorte qu'il est essentiel de déterminer avec certitude qu'il s'agit bien du câble approprié. Lorsque les câbles de distribution à grande énergie sont enterrés dans des tranchées, il est extrêmement souhaitable de pouvoir déterminer l'emplacement de la panne afin de creuser à l'emplacement 10 approprié permettant de découvrir la panne et d'éviter ainsi de rechercher en creusant, ce qui serait autrement nécessaire. La réflectométrie par mesure de temps est connue. Dans le rapport de la conférence du IEEE, tenue du 28 Janvier au 2 Février 1968 et intitulé "Time Domain Reflectometry System for Practical Fault 1-5 Location ou Kigh Voltage Cables", le Demandeur à décrit l'emploi de la réflectométrie par mesure de temps, cette technique consistant à appliquer de courtes impulsions à haute tension aux lignes et à détecter les réflections produites par les pannes afin de les localiser. Il a été découvert depuis qu'en raison des mesures de protection 20 mises en oeuvre dans les réseaux de distribution à haute énergie pour limiter la circulation du courant dans le cas de claquage d'un câble, les dispositifs à réflectométrie par mesure de temps connus jusqu'à maintenant sont incapables de détecter la panne du fait que celle-ci ne présente pas une variation d'impédance substantielle. D'autres 25 impédances raccordées à la ligne produisent des signaux qui masquent ou empêchent d'une autre manière les réflexions produites par la panne, de sorte que celle-ci ne peut être détectée. Plus particulièrement, les dispositifs à réflectométrie par mesure de temps classiques appliquent des impulsions à un câble défectueux et ces impul-30 sions sont renvoyées à la source dans un certain intervalle de temps, chaque fois qu'elles rencontrent une variation d'impédance dans le câble. Toutefois, comme la majorité des pannes des câbles de distribution d'énergie à haute tension sont supprimées rapidement par des fusibles ou des disjoncteurs à action rapide, les câbles ne sont ni 35 brûlés de façon à se couper ni mis en court-circuit à la terre. Dans ce cas, les impulsions ne rencontrent pas une désadaptation d'impédance significative. Il en résulte que la panne ne réfléchit pas d' impulsions. Ceci est couramment appelé une "panne à haute résistance? 71 34769 3 2112219 C'est le type de panne rencontré le plus frégusanneirc ûa^j les câbles de distribution d'énergie à haute tension. L'invention a pour but de remédier aux limitations ci-dessus qui ont été jusqu'à maintenant inhérentes aux procédés de réflectro-5 métrie par mesure de temps. Ce but est atteint en appliquant au câble une tension à peu près égale à sa tension nominale de fonctionnement et à une fréquence faible convenable, comme par exemple la fréquence nominale, au moyen d'un dispositif limiteur ce courant convenable afin d'établir et d'entretenir l'ionisation à l'emplacement 10 de la panne. En même temps que cette tension, une courte impulsion à haute tension est envoyée sur le câble. Les réflexions sont produites par la panne ionisée. Les impulsions sont appliquées et les réflexions sont reçues au cours d'une période pendant laquelle la tension d'alimentation est à une valeur maximale. Ainsi, en établissant 15 et entretenant l'ionisation, la différence d'impédance au niveau de la panne est grande. En raison du fait que l'on peut déterminer l'impédance au niveau de la panne, la réflexion peut être maintenant détectée car elle est supérieure au bruit de fond. Ainsi, suivant l'invention, on localise une panne d'un câble 20 électrique isolé dont la vitesse de propagation est connue en appliquant à celui-ci une tension alternative à peu près égale à la tension nominale du câble pour ioniser son matériau dans la région de défaillance de l'isolation. Une impulsion à courant continu est appliquée au câble avec une tension égale à environ une crête de la 25 tension alternative pour obtenir des réflexions au niveau de la discontinuité, qui sont produites par l'ionisation du matériau. L'intervalle de temps s'écoulant entre l'application de l'impulsion continue et le retour de cette impulsion réfléchie par la panne est alors mesuré pour indiquer la distance de la panne. 30 D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels: la Fig. 1 représente un tronçon de câble de distribution enterré à haute énergie dans lequel il existe une panne d'emplacement in-35 connu; la Fig-. 2 est un diagramme représentant la forme d'onde de 1' énergie et les impulsions de réflectométrie par mesure de temps; 71 34769 4 2112219 la Fig. 3 est un schéma de principe d'un dispositif de localisation de panne mettant en oeuvre l'invention; la Fig. 4 représente une forme d'exécution du circuit de couplage 58 de la Fig. 3, ainsi que des réseaux 39 et 32; 5 la Fig. 5 représente une variante destinée à être utilisée dans des lignes appartenant à la catégorie des lignes de transmission. Le dispositif de l'invention convient particulièrement pour les câbles de distribution à haute énergie, indépendamment de la catégorie de tension, de la dimension des conducteurs, du type de diélec-10 trique isolant, de la longueur du câble ou du type d'installation. Il peut être utilisé également pour localiser des pannes dans des raccords, des épissures, des têtes de câble, des transformateurs, des commutateurs et autres dispositifs connectés au câble et qui peuvent subir une défaillance de l'isolation. 15 Plus particulièrement, comme représenté à la Fig. 1, une partie 10 d'un réseau de distribution à haute énergie est enterrée sous le sol 11. Cette partie 10 se termine par un trou d'homme 13- Normalement, l'énergie est appliquée à la partie 10 par un dispositif de branchement (non représenté) avec un câble d'alimentation 14. Un cla-20 quage 15 apparaissant dans l'isolation qui entoure le conducteur central de la partie de câble 10 a provoqué la déconnexion entre la source d'alimentation et la ligne 14- Tout ce que l'on sait est qu'une panne est apparue quelque part dans la partie isolée du réseau, mais son emplacement est inconnu. La partie isolée peut comporter une sé-25 rie de dérivations se terminant toutes par des transformateurs ou des dispositifs analogues. La difficulté est de localiser l'emplacement exact de la panne 15. Selon l'invention, une impulsion est appliquée au câble défectueux par un générateur d'impulsions 20 faisant partie d'un disposi-30 tif de localisation de pannes DL. Cette opération peut s'effectuer suivant l'un ou l'autre de deux modes, un mode à impulsions longues ou un mode à impulsions courtes, le premier étant préféré. Dans ce mode, une fonction continue à échelons présentant un départ brusque est appliquée au câble. Une impulsion ayant un temps de montée de 1' 35 ordre de 50 nanosecondes environ entre 10 % et 90 % de sa hauteur totale est satisfaisante. La durée de l'impulsion est plus longue que le temps de réflexion maximal du front avant de l'impulsion. Des impulsions de 500 microsecondes permettent de mesurer des pannes se 71 34769 5 2112219 trouvant à 40 km du point d'entrée de l'impulsion. In mode à impulsions courtes, l'impulsion présente de préférence une durée d'environ 0,1 à 0,5 microsecondes avec des temps de montée et de descente identiques à celles du mode à impulsions longues. Le niveau de l'impul-5 sion de tension correspond en gros à celui de la tension nominale du câble. Afin d'obtenir le réglage approprié pour appliquer l'impulsion, le câble est ionisé à l'emplacement de la panne 15 par 1'application d'une tension élevée, mais limitée du point de vue de l'intensité. 10 Plus particulièrement, on notera ou'une inductance 21 est utilisée pour coupler l'alimentation 14 à la partie défectueuse 10, ce qui applique à cette dernière la tension nominale tout en limitant l'intensité. La tension ainsi appliquée à la partie 10 ionise les matériaux entourant l'emplacement de la panne 15 et produit ainsi une 15 faible différence d'impédance d'une certaine valeur connue, de sorte qu'une impulsion réfléchie vers la borne de départ peut être détectée. On notera que l'impulsion est appliquée au câble 10 au moyen d' une ligne de sortie 33. Le générateur d'impulsions 20 comporte une ligne d'entrée 24, qui est prévue afin de synchroniser l'application 20 de l'impulsion avec la forme d'unde du courant d'alimentation. Le mode de fonctionnement préféré est représenté à la Fig. 2 dans laquelle l'onde sinusoïdale 25 représente la tension appliquée au câble 10 au moyen de l'inductance 21. De préférence, suivant l'invention, le début 26 de l'impulsion d'entrée est appliqué au niveau 25 d'une crête de la tension d'alimentation d'ionisation. Comme représenté à la Fig. 2, elle est appliquée au niveau d'une crête négative. Le Demandeur a découvert qu'il est préférable d'utiliser une crête négative du fait que, lorsque la polarité de la tension d'ionisation est négative par rapport à la masse, l'ionisation est plus efficace 30 que pendant l'alternance positive. La réflexion 27 produite par la panne 15 apparaît alors sur une échelle des temps après une durée déterminée par la vitesse de propagation du câble 10. Le début 26 de l'impulsion et la réflexion 27 ont été représentés à une échelle agrandie à la Fig. 2, les deux apparaissant en moins d'une petite 35 fraction de la période de la fréquence d'alimentation représentée par l'onde sinusoïdale 25. La fréquence d'alimentation est par exemple de 50 ou 60 Hz. Les durées de propagation sont normalement de quelques microsecondes, du fait que les vitesses de propagation pour 71 34769 6 2112219 des câbles classiques appartiennent à la gamme d'environ 120 à 195 mètres par microseconde. Par ailleurs, suivant l'invention, un dispositif indicateur est actionné par le départ 26 de l'impulsion et l'impulsion réfléchie 27 apparaît sur ce dispositif indicateur qui 5 peut être par exemple un oscilloscope à rayons cathodiques. Simultanément, un dispositif de comptage convenablement étalonné est actionné afin de mesurer le temps écoulé entre le début 26 de l'impulsion et sa réflexion 27. Avec une telle mesure de temps, la vitesse de propagation dans les câbles étant connue, on peut déterminer la dis-10 tance entre le point d'application de l'impulsion et la panne 15. Lorsque la panne a été localisée, on peut mettre au jour les câbles enterrés pour les réparer. Le temps nécessaire pour localiser les pannes avec les procédés de la technique antérieure ne peut être déterminé avec précision en l'absence d'expérience réelle et donc de 15 comparaison avec le cas présent. Toutefois, d'une manière générale, le temps et le prix de revient correspondant au procédé de l'invention ne représentent qu'une petite partie de ceux impliqués par les procédés de la technique antérieure. On décrit maintenant en relation avec la Fig. 3 la construction 20 et le fonctionnement d'un dispositif pour des câbles utilisant des tensions appartenant à la catégorie de distribution, c'est-à-dire de l'ordre de 5 kV à 25 kV. Un dispositif de commande 38 est prévu pour exciter un électro-aimant 36 qui, lorsqu'il est alimenté, branche un commutateur 37 sur la source de courant alternatif 14 à haute ten-25 sion et à intensité limitée. La source 14 alimente un limiteur d'intensité 35 en tension d'ionisation, qui est ordinairement la tension de fonctionnement normale du câble 10, ou lui est supérieure, à la fréquence d'alimentation. Le limiteur d'intensité 35 peut être une inductance, un transformateur à courant constant ou un transforma-30 teur à réactance élevée. Une composante principale du courant total provenant du limiteur 35 est le courant d'excitation consommé par les primaires des transformateurs qui sont reliés en permanence au câble défectueux. Une telle charge inductive, combinée au limiteur d'intensité à inductance 35, rend nécessaire de synchroniser le gé-35 nérateur d'impulsions 20 avec la forme d'onde de courant d'ionisation plutôt que la forme d'onde de tension. Le dispositif de commande 38 détecte la quantité de courant circulant en direction du câble défectueux au moyen d'un transformateur d'intensité 49'. Lorsque le 71 34769 7 2112219 courant atteint un niveau prédétermine, indiquant l'ionisation au point de la panne, le dispositif de commande 38 envoie un signal d' excitation au générateur d'impulsions 20, Ce dernier applique a3.on une seule impulsion précise à un circuit de couplage dont le premier 5 élément est constitué par un réseau de couplage hybride 58. Le réseau 58 est connecté à un réseau d'équilibrage 61 dont l'impédance caractéristique est voisine de celle du câble défectueux 10. Ainsi, l'impulsion incidente ne peut pénétrer dans un dispositif de traitement 41 connecté au réseau 58, en raison des principes bien connus 10 du couplage hybride. L'impulsion incidente traverse en^ui.te d'autres parties du circuit de couplage comprenant un commutateur 31 , "on réseau de couplage de signaux 32 et un connecteur à fusible 33 et pénètre dans le câble 10 qui est ionisé au nireau de la panne, l'impulsion de précision est superposée à la forme d'onde d'intensité d' 15 ionisation provenant de la source 14. La panne oppose maintenant à l'impulsion une faible impédance de valeur connue qui est nécessaire pour la renvoyer vers la source. Tous les signaux de retour traversent le réseau de couplage hybride 58 et pénètrent dans le dispositif de traitement d'impulsions 20 41. La fonction de ce dispositif de traitement 41 est d'assurer la protection contre les transitoires de ligne et de mettre les signaux de retour en forme. Le dispositif de traitement 41 comporte une partie de protection de retour, une partie de filtre et une partie de mise en forme des impulsions. La partie de protection sert à proté-25 ger les composants électroniques situés sur le retour au moyen de dispositif de suppression des surtensions transitoires. Le filtre est un filtre passe-haut pour éliminer le bruit à basse fréquence. Le dispositif de mise en forme fournit des impulsions de sortie de forme connue devant être appliquées par l'intermédiaire d'une porte 30 42 à l'entrée d'arrêt d'un compteur 43. Les impulsions appliquées par l'intermédiaire de la porte 42 suppriment le comptage du point de raccordement avec le câble défectueux. Plus particulièrement, la porte 42 répond à l'impulsion incidente et s'ouvre au bout d'un intervalle prédéterminé, de sorte que 35 les réflexions antérieures ne peuvent produire une impulsion d'arrêt. Le signal obtenu après traitement et passage par la porte 42 est une impulsion d'arrêt qui est appliquée au compteur 43 en même temps que la réflexion provenant d'une panne. 71 34769 8 2112219 Une partie de l'impulsion incidente est appliquée à un atténuateur 59 et ensuite à une ligne à retard 60. La ligne à retard a pour fonction d'empêcher de compter le retard jusqu'au point de connexion du câble défectueux. Le signal fourni par ce traitement est une im-5 pulsion de départ du compteur 43. Le compteur de périodes 43 répond à l'un des oscillateurs 45, 46 et 47 qui peuvent être choisis au moyen d'un commutateur 48. Les différents oscillateurs permettent au compteur 43 de fournir des indications de distance directes sur un dispositif d'affichage numéri-10 que 44. Ce montage est nécessaire en raison des diverses vitesses de propagation rencontrées pour différents types d'isolation de câble. Le compteur 43 emmagasine l'indication de distance et envoie ensuite une impulsion de remise à zéro au dispositif de commande 38, qui désexcite les électro-aimants 36 et 53 (Fig.5), ce qui ramène les com-15 imitateurs 37 et 54 (Fig.5) à leur position normale à la masse. Ceci achève un cycle qui suit la séquence masse-excitation, ionisation, impulsion, désexcitation, masse. Cette séquence peut être répétée automatiquement ou par commande manuelle pour faire une vérification. Plus particulièrement, comme représenté à la Fig. 3, l'entrée 20 de déclenchement de balayage d'ion dispositif d'affichage 44a à rayons cathodiques est connectée de manière à répondre à l'impulsion de synchronisation provenant de l'atténuateur 59- L'autre entrée est connectée à la sortie du dispositif de mise en forme d'impulsions du dispositif de traitement 41. Ainsi, le signal de retour peut être 25 examiné par un opérateur afin de faciliter l'opération de localisation de la panne. Il est clair que lorsqu'on opère sur une ligne dont la vitesse de propagation est connue, l'un des oscillateurs 45 à 47 peut être choisi préalablement et l'opération entière peut être effectuée au-30 tomatiquement pour faire apparaître sur le dispositig d'affichage numérique 44 une mesure directe de la distance entre la borne d'entrée et la panne. Comme une microseconde représente une distance de propagation d'impulsion de l'ordre de 150 mètres, il est nécessaire que le compteur 43 et 1'oscillateur 47 coopèrent pour compter les 35 nanosecondes afin de localiser une panne à moins de 60 centimètres près. Dans les cas où la vitesse de propagation n'est pas connue mais ou la longueur d'un tronçon de câble à examiner est connue, la distance à laquelle une panne est située, peut être déterminée en mesu 71 34769 9 2112219 rant le temps de réflexion sur la panne et le temps de réflexion sur l'extrémité du câble. Bien que des oscillateurs séparés 45 à 47 aient été représentés, il est clair que l'on peut utiliser un oscillateur unique. Dans ce 5 cas, sa sortie doit être appliquée à un compteur dont l'oscillateur peut faire partie. La sortie du compteur excite alors un calculateur programmable qui compense, au moyen de critères de commande ou d'un programme convenables, les variations de la vitesse de propagation rencontrées dans les différents cas. Un tel dispositif de coinpensa-10 tion doit pouvoir s'appliquer à des opérations effectuées en mode à impulsions longues ou à impulsions courtes. Il est représenté à la Fig. 4 une partie du dispositif de la Fig. 3 comprenant le réseau de couplage hybride 58. On notera que le générateur d'impulsions 20 est connecté à sa sortie à l'enroulement 15 primaire 58a d'un transformateur dont le secondaire 58b est connecté par une borne au commutateur 31. La prise médiane de l'enroulement 58b est connectée au moyen du conducteur 58£ à l'entrée du dispositif de traitement 41. La borne inférieure de l'enroulement 58b est connectée au moyen du réseau d'équilibrage 61 à la masse. On notera que 20 le réseau d'équilibrage constitue une impédance variable présentant la valeur de l'impédance caractéristique du câble 10. Le circuit de mode de comparaison 39 est représenté avec un transformateur dont l'enroulement primaire 39a est connecté à une borne de la partie d'entrée du commutateur 31. L'enroulement secon-25 daire 39b comporte une prise médiane qui est connectée à la masse. La borne supérieure 39c de l'enroulement 39b est connectée à une borne de la partie de sortie du commutateur 31, de sorte qu'elle peut être reliée au câble 10. La seconde borne 39d est destinée à être connectée à un second câble 10a lorsqu'on désire comparer les réfle-30 xions dans un câble 10 présentant une panne avec les réflexions d'un câble témoin 10a qui ne présente pas de panne mais auquel sont connectées par ailleurs les mêmes impédances que pour le câble 10, comme par exemple dans le cas des conducteurs de phase R et de phase S d'une ligne triphasée. Ainsi, lorsque le commutateur 31 est actionné 35 pour mettre en circuit le transformateur 39, les signaux analogues provenant des réflexions se propageant dans les câbles 10 et 10a sont annulées, tandis que les réflexions provenant d'une passe sont retransmises par l'enroulement primaire 39a et le réseau de couplage 71 34769 10 2112219 58 pour être appliquées au dispositif de traitement 41 . Il est rai*e que plus d'un câble de phase soit défectueux dans un tronçon de ligne donné à un moment donné quelconque. En conséquence, le procédé de comparaison peut être ordinairement utilisé afin de supprimer les 5 indications erronées produites par des réflexions engendrées par des épissures et d'autres discontinuités qui sont commîmes aux trois conducteurs . On décrit maintenant la construction et le fonctionnement du dispositif de l'invention dans le cas d'un dispositif de distribu-10 tion de tension du type transmission. Le dispositif d'ionisation représenté à la Fig. 5 est connecté à l'ensemble de base, indiqué à la Fig. 3, afin de localiser les pannes pour des tensions de la catégorie de transmission. Comme les câbles de transmission peuvent généralement se débrancher très facilement à leurs deux extrémités, l'en-15 semble de la Fig. 5 tire partie des besoins en intensité totale très faibles pour assurer une ionisation en utilisant une alimentation en coxorant continu à tension élevée. Ceci simplifie le couplage avec le câble de transmission. Le dispositif de commande 38 excite 1'électroaimant 36 qui ouvre le commutateur 37. Le dispositif de commande 38 20 excite également 1'électro-aimant 53 qui relie le commutateur 54 à une tension continue élevée fournie au moyen d'un limiteur d'intensité 65. Le connecteur à fusible 50 connecte l'alimentation en tension continue élevée 51 à la source de tension alternative élevée 14. Le circuit détecte également la circulation du courant d'ionisation et 25 envoie cette information au dispositif de commande 38 par l'intermédiaire de la ligne de détection de courant d'ionisation 67. La détection de la circulation de courant est effectuée au bout d'une certaine période qui empêche la détection du courant de charge du câble. Lorsque le dispositif de commande 38 détecte l'ionisation, il envoie 30 ion signal d'excitation au générateur d'impulsions 20. Ce dernier produit alors une seule impulsion de précision, comme décrit précédemment. Comme le connecteur de sortie 33 est connecté au réseau de couplage de signaux 58 du dispositif à haute tension, l'impulsion traverse maintenant le réseau de couplage 58 et le connecteur 56 35 pour atteindre le câble 10 qui est ionisé au niveau de la panne. L' impulsion de précision se superpose à la sortie de la source de tension continue à intensité limitée et à tension élevée. La panne présente maintenant une faible impédance de valeur connue qui est né 71 34769 n 2112219 cessaire pour assurer la réflexion ver 3 H.S. oGUifCO • Ces dispositifs d'ionisation sont efficaces dans les aiilieux courants qui peuvent remplir ordinairement les vides de l'isolation, comme par exemple l'air, du gaz, de l'eau, de l'huile isolante ou du sol. 5 La description précédente a porté sur des câbles dans lesquels des pannes se déclenchent. Il est clair que des pannes peuvent apparaître dans les raccordements entre tronçons de câble, les épissures, les têtes de câble, les transformateurs et autres dispositifs oouiiec-tés au câble et dont l'isolation peut être défaillante. Ainsi, l'ex-10 pression "câble" couvre ici de tels dispositifs. A titre d'exemple, la localisation d'tine panne dans un câble de distribution de 13 kY consiste à engendrer une impulsion unipolaire négative d'une durée d'environ 500 microsecondes en mode à impulsion longue et d'une durée de 0,1 à 0,4 microsecondes en mode à impulsion 15 courte. De tels générateurs d'impulsions sont en général bien connus et peuvent être du type utilisé dans les ensembles de radar à haute puissance dans lesquels une telle impulsion est appliquée à un i-lys-tron afin de produire une impulsion radar modulée par impulsions. Dans le cas présent, de tels signaux de sortie ne sont pas utilisés. 20 Seule l'impulsion unidirectionnelle utilisée dans les ensembles radars classiques pour exciter l'oscillateur est utilisée. Le même type de générateur peut être utilisé pour les modes à impulsion longue et à impulsion courte en réglant convenablement les constantes de temps des réseaux dépendant du temps. L'impulsion est de préférence 25 de l'ordre de 50 kV à 1000 A. Le réseau de couplage 58 peut être un transformateur 2/1/1 d'une valeur nominale de 50 kV et capable de transmettre -une impulsion d' environ une microseconde et 1000 A. L'inductance 21 (Fig. 1) peut être du type généralement disponible dans la technique, ayant une 30 tension d'isolation de 95 kV et limitant l'intensité qui la traverse à environ 7 A. Le réseau de couplage des signaux 32 peut comporter deux condensateurs de valeur nominale de 100 kV et présentant une capacité totale de 160 pF. Il est apparu préférable d'employer deux condensa-35 teurs, la dimension de l'un étant environ 10 fois celle de l'autre. Comme représenté à la Fig. 4 le réseau de couplage des signaux 32 comporte deux condensateurs 32a et 32b. Une résistance 32c; est utilisée comme diviseur de tension des impulsions pour constituer nve. 71 34769 12 2112219 masse de référence pour l'impulsion à haute tension. Une conductance 32d est prévue' pour dériver à la terre le bruit à basse fréquence apparaissant éventuellement sur la ligne. Le dispositif de suppression de transitoires peut être d'un ty-5 pe "bien connu dans lequel un intervalle situé sur le parcours menant à la masse, et dans une chambre sous vide, est revêtu de cobalt afin d'assurer une réponse immédiate aux transitoires. Dans le mode de réalisation décrit de l'invention, le filtre du dispositif de traitement 41 est un filtre passe-haut ayant une 10 fréquence de coupure de 500 kHz. Le dispositif conformateur d'impulsions et de traitement 41 est un basculeur de Schmitt à avalanche de type bien connu. 71 34769 15 2112219 REVENDICATIONS 1 - Procédé de localisation de pannes dans un câble électrique isolé, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer au câble une ten sion égale à peu près à la tension nominale du câble pour ioniser le 5 matériau situé dans la région de la défaillance de l'isolation; à appliquer au câble, simultanément et après la circulation du courant d'ionisation par suite de l'application de ladite tension, une impul sion de tension continue ayant un début brusque pour produire une ré flexion par la discontinuité produite par l'ionisation du matériau, 10 et à mesurer l'intervalle de temps entre l'impulsion de tension continue et le retour de la réflexion qui représente alors la distance de la panne. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que 1 impulsion à tension continue présente un temps de montée d'environ 15 50 nanosecondes entre des valeurs d'amplitude de 10 ;£ et 90 /£. 3 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'impulsion à tension continue présente une amplitude de l'ordre de celle de la tension nominale du câble. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à3, 20 caractérisé en ce que la tension et l'impulsion continue sont de polarité négative. 5 - Procédé de localisation de pannes dans un câble électrique isolé, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer au câble une ten sion alternative ayant à peu près la valeur de la tension nominale 25 du câble pour ioniser le matériau dans la région de défaillance de l'isolation, à appliquer au câble une impulsion de tension continue ayant un début brusque au moment d'une crête de la tension alternative pour produire une réflexion par la discontinuité engendrée par l'ionisation du matériau, et à mesurer l'intervalle de temps entre 30 l'application de l'impulsion de tension continue et le retour de la réflexion représentatif de la distance de la panne. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la tension alternative présente une fréquence de 50 Hz et en ce que l'impulsion de tension continue est appliquée au moment de la crête 35 d'une alternance négative. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que l'impulsion à tension continue présente un temps de montée d'environ 50 nanosecondes entre des valeurs d'ampli 71 34769 14 2112219 tude de 10 ^ et 90 #. 8 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'impulsion de tension continue est de polarité négative et est superposée à une crête négative du courant alternatif. 5 9 - Procédé de localisation de pannes dans un câble électrique isolé dont la vitesse de propagation est connue, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer au câble une tension à peu près égale à la tension nominale du câble pour ioniser le matériau dans la région de défaillance de l'isolation, à détecter le déclenchement de la cir-10 culation de courant d'ionisation dans le câble afin d'engendrer un état d'excitation, à appliquer au câble en réponse à cet état d'excitation une impulsion à tension continue à départ brusque afin de produire une réflexion au niveau de la discontinuité engendrée par l'ionisation du matériau, et à mesurer l'intervalle de temps entre 15 l'application de l'impulsion à tension continue et le retour de la réflexion pour indiquer la distance de la panne. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la tension et l'impulsion sont appliquées simultanément au câble et à un câble de référence et il consiste à annuler les réflexions pro- 20 venant d'impédances similaires dans les deux câbles. 11 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'effet de la désadaption au point de raccordement du câble est éliminée. 12 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu' 25 un retard prédéterminé est introduit en relation avec la mesure de l'intervalle afin de compenser les effets secondaires dus à l'appareillage et aux raccords du câble. 13 - Dispositif de localisation de pannes pour un conducteur contenu dans une isolation qui s'est détérioré en un emplacement si- 30 tué à une certaine distance d'une extrémité accessible du conducteur, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif pour appliquer une tension à peu près égale à la tension nominale du câble à ladite extrémité pour produire une circulation limitée de courant à la tension du conducteur afin d'ioniser le matériau audit emplacement, un 35 dispositif sensible à la circulation du courant d'ionisation afin d' appliquer une impulsion électrique à ladite extrémité à une tension de l'ordre de la tension nominale du câble, et un dispositif pour mesurer l'intervalle de temps s'écoulant entre l'application de 1' 71 34769 15 2112219 impulsion et le retour diune réflexion produite par une discontinuité engendrée audit emplacement par l'ionisation du matériau. 14 - Dispositif de localisation de panne survint la revendication 13, caractérisé en ce que le dispositif pour appliquer une ten- 5 sion égale à la tension nominale du câble afin de produire une circulation limitée d'intensité dans le conducteur est une source de courant ayant la fréquence d'alimentation et en ce que le dispositif destiné à appliquer l'impulsion comprend un dispositif pour produire une impulsion négative et pour appliquer celle-ai au moaent de la 10 crête d'une alternance négative de la dite tension. 15 - Dispositif de localisation de panne dans un conducteur enfermé dans une isolation qui s'est détérioré à un emplacement situe à une certaine distance d'une extrémité acogssible du conducteur, caractérisé en ce qu'il comprend ion dispositif pour appliquer une 15 tension à peu près égale à la tension nominale du câble à ladite extrémité, afin de faire circuler une quantité limitée de courant ayant la fréquence d'alimentation dans le conducteur et pour ioniser 1s matériau audit emplacement, un dispositif pour détecter la circulation de courant d'ionisation afin d'engendrer un état d'excitation, 20 un dispositif sensible à l'état d'excitation afin d'appliquer uns impulsion électrique unipolaire à ladite extrémité au moment de la crête d'une alternance de la tension, et un dispositif pour mesurer l'intervalle de temps s'écoulant entre 1'application de l'impulsion et le retour d'une réflexion produite par la discontinuité et engen-25 drée au niveau de l'emplacement par ionisation du matériau. 16 - Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce que l'impulsion a une longueur inférieure à une microseconde et un temps de montée d'environ 50 nanosecondes entre les valeurs d'amplitude de 10 $ et 90 f. 30 17 - Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce que l'impulsion a line longueur de l'ordre de plusieurs centaines de microsecondes et un temps de montée d'environ 50 nanosecondes compris entre les valeurs d'amplitude de 10 et 90 £. 18 - Dispositif de localisation de panne dans un conducteur 35 contenu dans une isolation qui s'est détérioré à un emplacement situé à une certaine distance d'une extrémité accessible, caractérisé en ce qu'il comprend une source à haute tension de courant d'ionisation destiné à appliquer un courant au matériau de manière à l'ioni- 71 34769 16 2112219 ser dans la région de la panne, un limiteur d'intensité connecté entre la source et l'extrémité pour ne laisser passer qu'une quantité limitée de courant à ladite tension dans le conducteur, un générateur d'impulsions destiné à produire une impulsion unipolaire de 5 tension environ égale à la tension nominale du câble, ion circuit de couplage reliant le générateur d'impulsion à ladite extrémité, une connexion entre le limiteur d'intensité et le générateur d'impulsions pour appliquer un état d'excitation au générateur d'impulsions en réponse à la circulation de courant d'ionisation dans le limiteur d1 10 intensité afin d'engendrer et d'appliquer l'impulsion unipolaire au câble pour obtenir une réflexion due à la différence d'impédance engendrée au niveau de la panne par ionisation du matériau, un dispositif de minutage, un dispositif destiné à connecter une sortie du générateur d'impulsions afin de déclencher l'actionnement du dispo-15 sitif de minutage suivant une relation de temps prédéterminée par rapport à l'application de l'impulsion unipolaire au câble, et un dispositif connecté entre le circuit de couplage et le dispositif de minutage afin d'arrêter le fonctionnement de ce dernier pour terminer la période de minutage en réponse à la réception par le circuit 20 de couplage d'une réflexion provenant de ladite extrémité. 19 - Dispositif suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif de minutage comprend un compteur numérique et en ce que plusieurs oscillateurs dont la fréquence est étalonnée par rapport à la vitesse de propagation dans le câble et pouvant être 25 choisis facilement pour différents types de câbles sont connectés au compteur. 20 - Dispositif suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif de minutage comprend un compteur numérique, un oscillateur connecté au compteur et un calculateur programmable desti- 30 né à modifier la sortie du compteur afin de compenser les variations de la vitesse de propagation pour différents types de câbles.