FR 2473348 A2 19810717 FR 8100582 A 19810109 On a décrit au brevet principal un élément filtrant à dispositifs d'échange et de protection à l'encontre de la contamination, montés dans des conteneurs à déchets et agencés pour séparer les substances nocives à la santé à partir de l'air destiné à la respiration ou à d'autres processus dans les installations d'aération utilisées par exemple pour la technique nucléaire. Conformément à ce brevet l'on rapporte dans des conteneurs normalisés de 200 ou 400 litres et sans aucune modification extérieure de ceux-ci, des couches filtrantes faites en papier filtre ou de matière en grains, sous forme de plaquettes, de blocs, de parallélipipèdes, de disques, d'anneaux, d'étoiles ou de zig-zags. En outre ces conteneurs comportent chacun un couvercle amovible en forme de chapeau, ainsi que des tubes d'entrée et de sortie d'air propres à être reliés à des canalisations supérieures d'air pur et d'air poussiéreux. L'on peut monter des manches protectrices transparentes sur des bordures périphériques à rainures multiples prévues sur le couvercle et le conteneur pour assurer un entretien sans risque de contamination et pour permettre l'échange des conteneurs épuisés. Dans une autre forme d'exécution suivant le brevet principal, les couvercles en forme de chapeau des conteneurs à déchets ou fûts filtrants sont pourvus d'éléments de contrôle à distance dont le rôle consiste soit à dégager des joints le conteneur avec le filtre qui lui est incorporé, après fermeture des vannes, soit à serrer en place un nouveau conteneur pour le relier à la canalisation d'amenée d'air. D'autres problèmes se posent lors de la mise hors service et de la démolition des réacteurs nucléaires qui ont cessé d'être utilisables Le défaut de rentabilité, la fin de durée utile ou les suites irrémédiables d'un accident de fonctionnement constituent parfois les raisons de démolition qui justifient une telle décision inhabituelle. L établissement d'une installation nucléaire satisfaisante au point de vue de l'entretien, de la réparation et de la tranquilité de fonction relent a conduit durant ces dernières années à un certain nombre de conditions concernant les constructions nouvelles. Lors de la démolition des restes radio-actifs jusqu'A parvenir à ce qu'on peut appeler une prairie verte, il se pose obligatoirement de difficiles problèmes pour l'environnement Aucune des phases finales de mise à l'arrêt d'un réacteur n'est simultanément liée à la cessation de la radio-activité. Celle-ci est accumulée pour des années dans les matériaux de la zone chaude du réacteur. Il en est ainsi - pour citer seulement quelques exemples - de la paroi de la cuve qui renferme le coeur ainsi que des diverses armatures, tuyaux, pompes et chaudières sur lesquels des dépôts radio-actifs se sont accumulés. Même le recouvrement de béton qui constitue l'écran biologique se trouve en partie concerné à cet égard. La démolition complète d'un réacteur nucléaire implique qu'avant leur transport, toutes les pièces contaminées en métal ou en béton soient déchiquetées pour pouvoir être emballées à l'abri de toute contamination. Le démontage de ce qu'on appelle les résidus chauds, ne passe par contre aucun problème. Des recherches effectuées aux Etats Unis concernant la technique de la démolition ont permis de résoudre la question, alors encore discutée, de savoir comment une telle opération peut être assurée. La technique de découpage par des appareils à chalumeau à plasma dans des cellules à fort échange d'air, ou bien par le moyen de dispositifs mobiles, donne plus d'avantages à la démolition à sec qu'au broyage en milieu humide. Le problème secondaire de se débarrasser du liquide contaminé ne peut en effet que compliquer le processus. Lors du découpage en morceaux au chalumeau à plasma des pièces de# réacteur et notamment de celles en acier inoxydable, il apparaît des fumées de fusion finement dispersées, de densité et de concentration élevées. Il en va de même pour le découpage à la flamme du béton armé et des pièces d'acier. Aux fumées provenant de l'oxydation des métaux se mélangent obligatoirement des grosses particules de béton calciné, la 3 concentration dans l'air en poussière pouvant aller de 1 à 2 g/m3 avec une dimension de particule de 0,03 à 30 microns. D'autres difficultés apparaissent lors du brûlage du fait des étincelles ou restes incandescents qui volent dans l'air, le tout lié à la question des hautes températures mises en oeuvre et qui posent des difficultés dans le cas de particules d'oxydes d'aluminium. Avec des poussières à contamination moyenne on compte sur une charge radio-active de 1 curie par kilogramme de celles-ci. Par ailleurs une accumulation centrale de par exemple plus de 400 g de poussière dans la zone à haute radio-activité n'est pas possible étant donné que pour des raisons de sécurité l'on ne doit pas dépasser 10 millirems à une distance de 1 mètre. Au point de vue de la technique de filtration le problème qui se pose consiste à-éliminer de l'air évacué les substances dangereuses par leur émission, de manière à réduire au minimum les risques pour l'environne- lent. L'importance de la pollution diminue obligatoirement quand on raccourcit le trajet nécessaire à cette séparation de la poussière à partir des points de découpage ou de division jusqu'au conteneur à déchets et de là jusqu'A ltemplacement de dépôt final. Les types de filtres qui ont été proposés jusqu'ici pour l'application en cause exigent trop d'appareillage et sont donc d'un prix de revient exagéré. Les nombreux postes intermédiaires entre le point d'apparition des poussières et les récipients destinés à les recevoir, avec le long trajet de transport jusqu'A leur déversement dans les conteneurs à déchets normalisés comportent des risques élevés et ne peuvent convenir que si l'on prend en compte les difficultés sus-indiquées, telles qu'elles se présentent quand on utilise des filtres électriques ou à manches filtrantes, ou encore des combinaisons de cyclones à haute efficacité avec des filtres fins situés en aval. La présente addition est en principe basée sur le même problème que le brevet principal, savoir d'établir des conteneurs à déchets appliqués par des mécanismes de serrage contre des canalisations appropriées et dans lesquels sont disposés des éléments filtrants propres à séparer de l'air les substances dangereuses pour la santé, le tout de façon telle qu'une fois ces filtres saturés, ils puissent être directement amenés au dépôt final, sans opération supplémentaire, plus particulièrement dans le cas d'une forte contamination de la poussière. La présente addition constitue une forme de réalisation ultérieure de l'invention suivant le brevet principal. Elle consiste en ce qu'on établit une installation de filtration par le moyen de deux conteneurs à déchets de type normalisé, d'une capacité de 200 ou de 400 litres, disposés à la suite l'un de l'autre et renfermant un lit filtrant incorporé à un ou deux étages, fait de ratière divisée ou de sable, ainsi qu'un autre prévu pour les substances en suspension, ces deux conteneurs étant reliés l'un avec l'autre pour l'écoulement de l'air, par I'intermédi- aire de couvercles à chapeau amovibles conformés pour l'écoulement de l'air et à travers des tubulures de liaison obturables, des tubes axiaux, eux aussi obturables, qui dépassent de ces couvercles en étant fixés à demeure par des raccords latéraux à des canalisations d'amenée d'air poussièreux (ou air pollué) et d'air épuré, à parois obliques, disposées c8té à côte au dessus de ces couvercles, tandis que chaque conteneur avec le filtre qui lui est incorporé est appliqué contre le couvercle correspon- dant-en quatre points latéraux par des mécanismes de serrage élastique à leviers, co andés à main ou par télécontrôle, t ut en pouvant être dégagé de ce couvercle. Suivant une autre forme d'exécution de l'invention le pré-filtre disposé dans le premier conteneur comporte une paroi perforée supérieure horizontale s'étendant sur toute la section de celui-ci et une autre disposée à une certaine distance du fond du conteneur. Entre ces deux parois et un tube central ou tube d'amenée d'air disposé suivant l'axe du conteneur et pourvu d'une vanne d'obturation basculante, est disposée une couche divisée poreuse traversée de bas en haut par l'air pollué pour absorber les substances dangereuses qu'il renferme, cette couche étant faite, par exemple, de sable de broyage homogène fractionné.L'espace ménagé entre la paroi perforée inférieure et le fond du conteneur peut au besoin être également rempli d'une matière divisée à granulation grossière à travers laquelle l'air pollué doit passer avant de venir au contact du pré-filtre et de là parvenir au second conteneur en passant par le couvercle et les tubulures de liaison à vanne obturatrice. Il s'écoule alors de l'extérieur vers l'intérieur à travers le filtre pour substances en suspension que le second conteneur renferme et s'élève par le tube central du couvercle pour parvenir à la canalisation de départ. Suivant une autre réalisation avantageuse le conteneur à déchets qui assure la pré-filtration et auquel est associé un couvercle en forme de chapeau pourvu d'une tubulure obturable et d'un tube central équipé d'une vanne tournante, renferme luimême un- récipient intermédiaire disposé en son centre, rempli par exemple d'une matière en grains traversée de haut en bas par l'air pollué. Ce récipient définit avec la paroi du conteneur un espace annulaire servant à l'évacuation de-l'air pré-filtré. Il comprend par ailleurs deux parois horizontales perforées supérieure et inférieure, en forme de disques qui s'étendent sur toute sa section pour déterminer dans le haut, par rapport au couvercle à ouverture du récipient, et dans le bas, par rapport au fond du conteneur, des espaces qui. comme celui qui entoure le filtre fin en forme d'étoile du conteneur d'aval, peuvent dans le cas d'une forte contamination de la poussière recueillie, être remplis par le haut d'un milieu protecteur liquide auto-durcissant, tel que le béton, de même d'ailleurs que l'espace annulaire ménagé entre les parois latérales du conteneur et du récipient intermédiaire. La présente addition résoud encore le problème posé plus haut en ce que le conteneur à déchets de pré-filtration se trouve pourvu de deux parois perforées cylindriques verticales disposées l'une dans l'autre, pleines dans le haut et fermées par un couvercle, l'espace intermédiaire étant rempli de matière divisée. Ces parois définissent à leur intérieur un tube central poreux et à leur extérieur un espace annulait entouré par la paroi du conteneur.L'air pré-épuré qui provenant de haut en bas de la canalisation d'amenée, a traversé le tube précité et la matière elle-même suivant son épaisseur et sa longueur, peut s'écouler ensuite vers le haut en direction du chapeau, puis passer de là à travers les tubulures de liaison obturables pour arriver au couvercle du second conteneur renfermant le filtre pour substances en suspension, en vue de subir son épuration finale. Il s'écoule dans ce filtre de l'extérieur vers l'intérieur et passe par un tube central obturable pour s'évacuer par la canalisation de départ. Dans une autre réalisation importante, le conteneur de pré-filtration rempli de matière en grains renferme un tube centra1 et trois parois perforées en forme de disques s'étendant sur toute sa section pour diviser son intérieur en deux moitiés cylindriques remplies par exemple de sables classés de granulations différentes que l'air provenant du couvercle à partir de la canalisation d'air pollué, traverse de haut en bas l'une à la suite de l'autre jusqu'à arriver à l'espace ménagé entre la paroi perforée inférieure et le fond du conteneur. Il s'écoule de là par le tube central qui traverse la canalisation d'amenée précitée, pour parvenir ainsi à la canalisation de départ disposée au dessus de celle-ci. Conformément å une autre forme d'exécution, le conteneur de préfiltration est pourvu d'un récipient intermédiaire que l'air pollué traverse de haut en bas, ce récipient ménageant avec la paroi du conteneur un espace annulaire, tandis que son propre espace intérieur est équipé de trois parois perforées circulaires qui le divisent en deux moitiés remplies de fractions de sable dont la finesse augmente dans le sens d'écoulement de l'air.La paroi perforée inférieure, par rapport au fond du conteneur d'une part, et celle supérieure, par rapport au couvercle à ouverture du récipient d'autre part, ménagent des espaces grâce auxquels l'air provenant d'une canalisation d'amenée supérieure passe par un tube central à bride d'étanchéité oblique, puis traverse verticalement les deux couches filtrantes superposées et s'écoule ensuite à l'état pré-épuré par l'espace annulaire situé entre les parois latérales du conteneur et du récipient intermédiaire. Il arrive ainsi au couvercle et s'évacue de là par la canalisation de départ. Enfin dans encore une autre forme d'exécution le conteneur chargé de matière divisée, par exemple de sable de broyage poreux ou d'un agent de contact activé, comporte une cloison séparatrice verticale passant exactement par son axe et qui sépare une couche grossière d'une couche plus fine, tandis que des parois perforées supérieure et inférieure inclinées en forme de toit délimitent les espaces correspondant à ces remplissages. L'air pollué traverse alors de haut en bas la couche à granulation grossière, puis de bas en haut celle à granulation fine. A cet effet le couvercle serré sur le conteneur de façon amovible, comporte des tubulures d'entrée et de sortie séparées et l'une et l'autre obturables, lesquelles débouchent à leur tour dans des canalisations d'amenée et de départ disposées l'une à côté de l'autre. Pour résoudre entièrement le problème posé, le conteneur de pré-filtra tion peut encore être divisé par au moins trois cloisons verticales cylindriques disposées concentriquement les unes dans les autres et partiellement pleines dans le haut. Ces cloisons déterminent entre elles deux espaces annulaires qui se suivent dans le sens de l'écoulement et qui sont remplies de matières divisées de granulations différentes. L'air pollué arrive dans le conteneur à partir de la canalisation d'amenée supérieure par un tube central qui traverse le chapeau ; il s'écoule horizontalement au contact des couches filtrantes successives et il s'évacue du conteneur par l'espace extérieur ménagé entre les parois #perforées et la paroi latérale de celui-ci, puis par le chapeau et enfin par la canalisation de départ située au dessus de ce dernier. Suivant une autre caractéristique de l'addition, pour assurer l'étanchéité entre la bride du couvercle et celle du conteneur de préfiltration l'on utilise un mécanisme de serrage à leviers qui agit sur des crochets pourvus de rondelles élastiques, par l'intermédiaire de deux arbres portés à rotation par le couvercle et sur lesquels sont montés des leviers à deux bras auxquels les crochets sont attelés. Sur le côté de l'opérateur ces leviers sont articulés à des tiges de liaison ou bielles droite et gauche, attelées par leurs extrémités en vis-A-vis à un dispositif de ciseaux asymétrique à quatre biellettes en losange sur lequel agit un vérin pneumatique ou hydraulique qui en fin de course amène ces bielles au point mort d'équilibre instable, de façon que le vérin n'ait pas à agir en permanence pendant le fonctionnement du filtre. Suivant une variante le mécanisme de serrage prévu entre le couvercle et le conteneur comprend deux tiges ou bielles actionnées par une tige filetée verticale-montée à rotation entre deux paliers, cette tige pouvant être entraînée par une clé à cliquets ou par un moteur avec excentrique et levier. La rotation de la tige déplace vers le haut ou vers le bas un manchon fileté monté sur elle et auquel les bielles sont attelées par une extrémité, l'autre étant articulée à un levier. On peut ainsi commander quatre crochets de serrage élastique, l'agencement étant tel que les bielles soient amenées à la position horizontale qui correspond au point mort d'équilibre instable ; l'ensemble est alors bloqué sans que les organes de commande aient à agir. Dans une autre forme d'exécution le mécanisme de serrage destiné à appliquer le conteneur contre le couvercle comprend un manchon formant treuil avec filetages droit et gauche et denture médiane d'encliquetage susceptible d'être actionnée au moyen d'un levier ou par un vérin procédant par impulsions. Dans ce manchon s'engagent deux tiges filetées respectivement droite et gauche dont les extrémités opposées sont articulées aux leviers d'actionnement des crochets pour permettre de serrer le conteneur en position de façon irréversible ou au contraire de le dégager. L'ensemble du conteneur peut encore être soulevé et appliqué contre le couvercle par le moyen d'un plateau à mécanisme de ciseaux, prévu à poste fixe sur le sol ou au contraire porté par un chariot mobile monté sur roues. Le mécanisme lui-méme comprend une vis centrale de type connu avec les manchons ou écrous correspondants auxquels les leviers sont articulés. La manoeuvre de la vis peut s'effectuer à l'aide d'une clé à cliquet ou bien d'un organe automatique. Dans le cas d'un chassis roulant ou chariot, les roues de celui-ci sont alors centrées dans des dépressions prévues dans le sol. Une installation de filtration mobile peut comporter deux conteneurs, un ventilateur et une manche d'aspiration avec raccord. Le pré filtre renfermé par le premier conteneur peut être établi à un ou deux étages par le moyen de sable de broyage grossier ou de sable fin de basalte ou de lave, tandis que le second conteneur renferme un autre agent de contact ou de séparation propre à parfaire la filtration, par exemple un filtre à grande surface pour substances en suspension, fait en papier plissé sous forme de disques, de cartouches, d'étoiles ou de blocs. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'addition, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 montre en coupe dans son entier une installation combinée à deux étages comprenant un filtre à sable et un filtre pour substances en suspension, avec les conteneurs à déchets réalisés sous la forme de fûts filtrants. L'amenée et le départ de l'air par les canalisations situées au dessus des couvercles à chapeau, peuvent être fermés par des vannes basculantes, tandis que la fermeture des tubulures de liaison entre les fûts est assurée par une vanne tournante.L'écoulement d'arrivée à travers la couche de pré-filtration s'effectue par le centre et de haut en bas. #Au contraire dans le conteneur suivant l'air passe de l'extérieur à l'intérieur à travers la cartouche filtrante Fig. 2 est une vue en perspective illustrant la disposition de principe de l'ensemble d'une installation de filtration A deux étages, avec les canalisations à parois obliques assurant l'amenée et le départ de l'air, et y compris les raccordements correspondants pour huit fûts filtrants ou conteneurs. L'on a représenté en fig. 3 une installation de filtration à deux étages dans laquelle le pré-filtre est constitué par un conteneur à déchets renfermant un récipient intermédiaire à matière divisée, lequel comprend des fonds supérieur et inférieur perforés afin que l'air puisse traverser verticalement la couche de matière filtrante pour s'évacuer latéralement. Le fût filtrant disposé en aval renferme un filtre à substances en suspension. Tous les organes de fermeture propres à arrêter l'écoulement de l'air sont constitués par des vannes tournantes à axe central. Fig. 4 montre une autre installation de filtration à deux étages dans laquelle le fût filtrant renfermé par le conteneur correspondant est chargé d'une couche de matière en grains, le récipient intermédiaire étant poreux à l'extérieur et à l'intérieur afin que l'air arrivant par le centre traverse cette couche à peu près horizontalement pour s'échapper ensuite à partir de l'espace annulaire compris entre ce récipient et le conteneur extérieur. Le fût filtrant d'aval est par exemple constitué par un filtre pour substances en suspension en forme d'étoile ou de disque, fait de papier replié en zig-zag. Fig. 5 illustre un filtre à matière divisée à deux étages avec canalisations supérieures d'amenée et de départ d'air. L'écoulement à travers le sable de broyage représenté à titre d'exemple s'effectue tout d'abord à travers une couche de matière à granulation grossière recouverte par un disque formant tamis perforé, puis il traverse. un autre disque perforé séparateur pour arriver à une couche aval à granulation fine disposée entre la précédente et un espace inférieur. L'air épuré qui sort des couches précitées est évacué du conteneur par un tube central et arrive ainsi à une canalisation de départ. Fig. 6 montre un filtre à deux étages comprenant un lit de sable divisé à l'intérieur d'un fût filtrant disposé dans la partie centrale d'un conteneur à déchets. Trois tôles perforées définissent deux espaces ou chambres de filtration cylindriques chargées de fractions de matière filtrante de granulations différentes. L'air arrive par le haut et il traverse d'abord la couche grossière, puis la couche fine pour s'écouler ensuite à l'état épuré entre le fût intérieur et le conteneur extérieur en direction du haut vers la canalisation de départ. On trouve en fig. 7 une autre variante de fût filtrant à deux étages comportant une cloison de division disposée dans son milieu. L'air arrive par le haut pour traverser la chambre de gauche qui renferme la matière à granulation grossière pour s'écouler ensuite à travers la couche à granulation plus fine renfermée par la chambre de droite. Le conteneur à déchets auquel le filtre est associé comporte des tubulures d'entrée et de sortie avec des canalisations correspondantes séparées. Fig. 8 représente un filtre à deux étages renfermant trois paniers perforés qui y définissent deux chambres filtrantes remplies de sable ou, si l'on préfère, de tous autres agents de contact. Les deux étages peuvent agir efficacement en succession moyennant utilisation d'agents de séparation différents. L'air chargé de substances polluantes doit s'écouler dans le conteneur de l'intérieur vers l'extérieur suivant un parcours horizontal pour pouvoir ensuite s'échapper à partir de l'espace vide ménagé entre le panier extérieur et la paroi du conteneur. Fig. 9 montre un mécanisme de serrage à leviers pour illustrer clairement comment le fût filtrant, ou respectivement le conteneur à déchets, peut être énergiquement appliqué contre le couvercle à chapeau et la canalisation qui lui est fixée. Ici le vérin ouvre les ciseaux ou biellettes articulées situées au dessous de lui et auxquels il est relié. Il abaisse ainsi les tiges ou bielles de liaison en les écartant avec les leviers qui leur sont attelés, jusqu'à ce que les dispositifs de verrouillage, de serrage ou d'accrochage élastique viennent verrouiller le conteneur au couvercle, le blocage étant assuré par dépassement du point mort d'équilibre instable. Fig. 10 est une vue en plan correspondant à fig. 9. Elle montre le chassis en fers profilés associé au chapeau avec les deux arbres d'actionnement et la fixation du vérin pour un dispositif de serrage agissant en quatre points. On peut voir en fig. 11 un autre mécanisme de serrage pour fût filtrant, comprenant une vis verticale montée à rotation et un manchon fileté formant écrou sur elle Ici les deux tiges ou bielles de liaison avec les arbres et les leviers à deux bras correspondants, sont articulées au manchon sus-mentionné. L'actionnement est assuré au choix par un moteur avec excentrique, ou bien par un vérin ou plus simplement par une clé à cliquet réversible. Fig. 12 représente un mécanisme de serrage pour fût-filtrant constitué par une pièce en forme d'écrou comprenant un dispositif à cliquet à la façon d'un treuil de levage. Cet écrou commande deux t#iges filetées à pas droit et gauche, lesquelles actionnent à leur tour de façon irréversible les leviers et les crochets de serrage élastique. On a illustré en fig. 13 un dispositif de serrage pour fût filtrant constitué par un plateau de levée monté au sol, A demeure, ou par un chariot de levage déplaçable, mais centré dans des dépressions, ce mécanisme pouvant être soulevé ou abaissé sélectivement par rotation d'une tige filetée. Fig. 14 est une vue en perspective d'une installation mobile complète à deux conteneurs. Fig. 1 montre tout d'abord en-coupe l'ensemble du principe de filtration dans une installation 1 de filtre à deux étages. On y trouve deux conteneurs à déchets 2 de type normalisé et qui sont équipés au choix d'une couche 3 de matière divisée (débris) ou d'une garniture 4 formant filtre pour substances en suspension, ces conteneurs étant reliés par des couvercles 5 en forme de chapeau avec deux canalisations 6 et 7 d'amenée et de départ d'air. Dans ces canalisations sont disposées des vannes basculantes 8 qui servent à assurer la fermeture de l'entrée et de la sortie d'air des conteneurs 2 pendant leur échange après que le filtre ait été saturé de poussière. Les couvercles 5, solidaires des canalisations 6 et 7, sont reliés l'un à l'autre par un dispositif de tubulure 9 équipé d'une vanne tournante 10. Le filtre à matière divisée représenté jouedans ce cas le rôle d'une couche 3 de pré-filtration et il sert plus particulièrement entre autres pour la pré-séparation des particules de fumées, par exemple d'acier inoxydable, de fer, d'alumine, ou encore de celles mélangées de poussière qui proviennent du béton fondu ; cette poussière pénètre dans le lit de sable à une haute température avec les résidus incandescents dont elle est chargée. A cet effet le conteneur à déchets 2, se présentant sous la forme d'un récipient rectangulaire ou cylindrique de 200 ou 400 litres, comporte dans le haut et dans le bas une tôle perforée 11 à profil correspondant, ainsi qu'un tube central d'arrivée d'air 12. La tôle perforée 11 inférieure détermine par rapport au fond 13 du conteneur un espace vide 14. La couche ou masse 3 prévue entre les tôles 11 est faite par exemple en sable tel que du sable de quartz, de basalte ou de lave, convenablement classé, ou encore du sable d'espace protecteur à grande surface spécifique. Cette couche est traversée de bas en haut sur toute sa hauteur par l'air 15 chargé de substances dangereuses (air pollué) et qui arrive par le tube central 12. Cet air sort par le couvercle 5 du premier conteneur et le dispositif de tubulure ou raccord 9 1'amène dans celui du second pour lui faire traverser de l'extérieur vers l'intérieur le filtre 4 a substances en suspension. Lorsque cela est nécessaire, il est possible de couler du béton dans les espaces d'entrée et de sortie d'air du filtre 4 du second conteneur 2.De même le lit de sable 3 du premier conteneur ou pré-filtre 2 peut recevoir par le haut du coulis de ciment propre à former béton. Fig. 2 montre en perspective l'ensemble d'une installation de filtration à deux étages avec huit fûts filtrants. On y a disposé une succession de couples de conteneurs 2 associés l'un à l'autre, le premier formant pré-filtre et le second filtre fin. Les deux conteneurs de chaque couple sont appliqués par des mécanismes de serrage 21 contre des couvercles solidaires d'un canal à paroi oblique 17 qu'une cloison médiane 18 divise en une chambre d'amenée et une chambre de départ équipées de brides de raccordement 19 et 20, l'air à traiter arrivant latéralement suivant 22 et l'air épuré sortant suivant la même direction, comme indiqué en 23. On peut voir en fig. 3 une installation de filtration à deux étages dans laquelle le conteneur à déchets 2 est chargé d'une masse 27 de matière divisée et renferme un récipient intermédiaire à paroi latérale pleine et à parois ou fond supérieur et inférieur 26 faits en tôle perforée. L'espace 24 défini par les fonds 26 est rempli par exemple d'une masse 27 à fine granulation formant couche filtrante que le courant d'air 28 traverse de haut en bas. Entre le fond 26 inférieur du récipient intermédiaire et celui 29 du conteneur il est ménagé un espace vide 30. De même entre le fond 26 supérieur du récipient et le couvercle 31 à ouverture centrale de celui-ci l'on trouve un autre espace ou chambre 32. Quant A l'espace annulaire 33 qui apparat entre la paroi latérale du récipient intermédiaire et celle du conteneur 2, il sert à l'écoulement de l'air filtré. L'air à épurer arrive å partir de la canalisation supérieure d'amenée 37 et il parvient à la masse 27 par le tube central 35 du chapeau 36 en traversant la vanne tournante 34 que ce tube renferme. A sa sortie du pré-filtre l'air s'écoule par le raccord obturable 25 pour arriyer de haut en bas au filtre aval à paroi filtrante en étoile 38. Il sort par espace tubulaire central 39 > puis par le tube 41 équipé de la vanne tournante 42 et disposé dans l'axe du couvercle 40 pour s'évacuer finalement à l'état épuré par la canalisation de départ 43. Dans le cas d'une forte contamination l'on retrouve dans cette forme d'exécution la possibilité d'isoler à l'intérieur des conteneurs les espaces ou chambres 30, 32, 33 du pré-filtre, ainsi que ceux du filtre aval à papier en étoile 38, en les remplissant éventuellement de béton ou autre matière d'isolation liquide auto-durcissante. Fig. 4 montre un fût filtrant à deux étages avec pré-filtre à matière divisée disposé à l'intérieur d'un conteneur à déchets 2. On y trouve deux tôles perforées cylindriques 44 et 45 disposées debout concentriquement l'une dans l'autre, l'espace intermédiaire étant rempli d'une masse 27 de matière divisée. Ici l'air d'entrée 28 arrive de haut en bas à partir de la canalisation d'amenée 37 par le tube central 35 prévu à l'intérieur du couvercle 36, il traverse horizontalement la couche filtrante 27 et après être resté suffisamment en contact avec celle-ci, il sort par l'espace annulaire 33 pour arriver dans le couvercle 36. Le dispositif de tubulure de raccordement obturable 25 l'amène alors dans le filtre final 46 prévu à l'intérieur du second conteneur 2.L'air épuré qui sort de ce second filtre 46 s'écoule à travers le tube central 41 du couvercle 40 pour parvenir à la canalisation de départ 43. Les tôles cylindriques 44 et 45 comportent un couvercle à ouverture 31 et leurs faces latérales 47 sont quelque peu recouvertes dans le haut pour éviter tout passage d'air intempestif par le vide résultant de la contraction du milieu de contact. Fig. 5 représente un fut de pré-filtration à deux couches de remplissage 49 et 50 de granulations différentes disposées dans deux chambres cylindriques du conteneur à déchets 2 et délimitées par trois tôles perforées circulaires 48. Entre le fond 13 du conteneur et la tôle perforée inférieure 48 est ménagé un espace ou chambre vide 30. L'air 28 arrive de la canalisation 52 traverse de haut en bas le couvercle ou chapeau 40 pour arriver aux couches filtrantes 49 et 50. Après contact avec les grains grossiers 50, puis ceux plus fins 49, l'air épuré passe par l'espace inférieur 30 et s'écoule de là par le tube central 51 dans la canalisation supérieure de départ 53. Le tube axial 54 du couvercle 40 est relié de façon étanche par des bords obliques 55 au bord ou bride du tube 51 précité du fût filtrant du conteneur à déchets 2. En fig. 6 le conteneur 2 constitue là encore un fût filtrant à deux étages, un espace annulaire 56 étant établi entre la face interne de la paroi de ce conteneur et celle externe d'un récipient intermédiaire 57. Ce récipient 57 est divisé par trois tôles perforées circulaires 48 en deux chambres cylindriques remplies de masses 49 et 50 de granulations différentes. L'air à traiter 28 s'écoule d'abord de la canalisation supérieure 53 par un tube central 54 que des bords obliques 55 relient de façon étanche avec le couvercle 58 du récipient intermédiaire, pour arriver au filtre proprement dit. Entre ce couvercle 58 et la tôle perforée 48 supérieure se trouve un espace ou chambre vide 59 dans lequel l'air se répartit. Puis cet air traverse la couche grossière 50 et celle plus fine 49, pour parvenir ainsi à l'espace inférieur 30, il s'écoule de là à travers l'espace annulaire 56 entre les parois latérales du conteneur 2 et du récipient intermédiaire 57, arrive ainsi au couvercle 40 et s'échappe par la canalisation de départ 52. Fig. 7 illustre un autre fût filtrant à deux étages comportant deux couches de filtre 49 et 50 disposées l'une à côté de l'autre en étant séparées par une cloison verticale 61 disposée au milieu du conteneur 2. Dans le haut et le bas de celui-ci sont disposées des parois ou fonds perforés 62 inclinés par rapport à l'horizontale et formant cloison séparatrice. L'air a traiter 28 arrive de la canalisation de gauche 37, il traverse d'abord le tube obturable 60 et la couche grossière 50 située au dessous de ce dernier, puis il s'écoule dans la chambre inférieure 63 pour pénétrer dans la couche filtrante plus fine 49. De là l'air épuré s'écoule par le tube obturable 64 pour s'évacuer par la canalisation de sortie 43. Fig. 8 correspond à une autre version d'un fût filtrant à deux étages. Ici le conteneur à déchets 2 renferme trois parois perforées cylindriques 65, 66, 67 montées sur champ concentriquement les unes à l'intérieur des autres et qui y définissent deux chambres ou espaces de filtration respectivement remplis d'une matière 50 à granulation grossière et d'une autre 49 à granulation plus fine. La paroi perforée intérieure 67 constitue ici le tube d'entrée pour l'air 28 à épurer provenant de la canalisation supérieure 53. Après avoir traversé horizontalement d'abord la couche grossière 50, puis celle plus fine 49, cet air quitte le conteneur par l'espace annulaire 68 prévu entre la paroi latérale du conteneur 2 et la paroi perforée la plus extérieure 65 ; il traverse enfin le couvercle ou chapeau 40 pour s'échapper par la canalisation de départ 52. Fig. 9 montre un mécanisme de serrage pour le fût filtrant corres pondant au conteneur à déchets 2. Celui-ci est actionné par exemple par un vérin 69 pneumatique ou hydraulique, qui agit sur un système 70 de biellettes formant losange ou ciseaux, qu'il repousse vers le bas contre un point fixe 75. Les tiges ou bielles de liaison 71 de droite et de gauche sont ainsi déplacées vers l'extérieur et elles actionnent à leur tour les leviers doubles ou équerres 72 auxquels elles sont attelées. Ceux-ci entrainent les crochets d'application ou de serrage 73 qui leur sont articulés par l'intermédiaire de rondelles élastiques 74. Lors de ce mouvement le conteneur 2 est soulevé et appliqué contre le couvercle à chapeau 40. Les bielles 71 et les biellettes ou ciseaux 70 dépassent la position horizontale de point mort de sorte qu'il y a verrouillage et que tout mouvement de retour est impossible. Le vérin 69 est ainsi libéré-de tout effort de retenue. Fig. 10 est la vue en plan correspondant à fig. 9. Il suffit de signaler que le mouvement de rotation des deux leviers en équerre 72 situés sur l'avant de l'ensemble sont transmis par deux arbres tournants 77 à deux autres leviers 72 prévus sur l'arrière, de sorte que les crochets élastiques de serrage ou d'application 73 sont entrainés en synchronisme. Les arbres 77 sont supportés à rotation par des fers 76 profilés en U et# fixés eux-mêmes au couvercle 40 du filtre. Le vérin 75 est également monté sur ce couvercle. Fig. 11 illustre un autre mécanisme de serrage pour un fût filtrant ou conteneur 2, dans lequel l'élément de transmission de force est constitué par une vis ou tige filetée verticale portée à rotation par deux paliers 80. Cette vis peut être entrainée par un levier à cliquet 81 ou bien par un moteur 82, avec excentrique et levier. Quand elle tourne elle élève ou abaisse un manchon 83 jouant le rôle d'écrou. C'est à ce manchon que sont articulées les tiges ou bielles de liaison 79 qui commandent les leviers en équerre 72 pour les amener à la position d'auto-blocage à laquelle le conteneur 2 est appliqué de façon étanche contre le couvercle ou chapeau 40 par les quatre points correspondant aux crochets 73. Par dépassement du point mort des bielles 79 on obtient que le mécanisme de commande soit déchargé de tout effort de retenue.Grâce à la présence des rondelles élastiques la force de serrage reste toujours suffisante. Fig. 12 indique une autre forme d'exécution possible d'un mécanisme de serrage comprenant deux tiges filetées 87 à pas opposés, engagées dans un manchon correspondant 84 susceptible d'être entraÎné par un dispositif à cliquet 85 à la façon d'un treuil. Les tiges 87 écartent les leviers en équerre 72, ce qui a pour résultat que les crochets à ressort 73 serrent le conteneur 2 contre le couvercle 40. Au lieu d'utiliser un levier à cliquet, on peut encore prévoir un vérin 69 qui assure les impulsions nécessaires. En fig. 13 le conteneur à déchets 2 du fût filtrant peut être appliqué contre le couvercle 40 de l'ensemble 1 par le moyen d'un plateau de serrage ou de levée 88 monté en place à demeure et comportant une vis 89 avec levier à cliquet 90 qui permet de soulever ou d'abaisser le conteneur considéré par l'intermédiaire de leviers 91 Au lieu du plateau 88 on peut également utiliser un chariot 95 dont les roues 93 viennent remplacer en quelque sorte les pieds d'ancrage 92 d'un tel plateau. Ce chariot sert alors en même temps d'engin de transport et de mécanisme de serrage du conteneur. A cet effet l'on assure le positionnement exact et le maintien du chariot de levage 95 en prévoyant dans le sol, au dessous du conteneur 2, par exemple quatre dépressions semi-circulaires 94 formant points de centrage.Pour actionner le mécanisme du plateau 88 ou du chariot 95 on utilise avantageusement, outre toute autre commande appropriée, le levier à cliquet 90 sus-mentionné. Fig. 14 montre enfin une installation de filtration déplaçable à deux étages, de réalisation compacte, équipée d'un ventilateur 96 et d'une manche d'aspiration 97. Cette installation comprend deux conteneurs à déchets 2, avec pré-filtre et filtre fin, le premier 3, 27, 49, 50 pouvant être rempli de sable de broyage grossier, de sable fin de basalte ou de lave, disposé en deux étages, ou encore de tout autre milieu de contact, tandis que le second ou filtre aval 4, 38, 46 est constitué par des disques, cartouches ou blocs de papier filtrant convenablement plissé. Les installations de filtration proposées par la présente addition en complément de celles décrites au brevet principal assurent, en dépit de leur simplicité d'appareillage, des avantages importants au point de vue de la sécurité. La possibilité de séparer les composés dangereux à partir de l'air sans poste opératoire intermédiaire, par la voie la plus courte et là où ils peuvent être emballés dans leur état final pour une longue durée, en toute sécurité quant aux radiations, n'a jamais été réalisée antérieurement sous cette forme dans les constructions connues. Ces conteneurs à déchets, de normalisation internationnale transfor més en fûts filtrants sans aucune mozification extérieure, remplissent en outre toutes les conditions permettant leur application dans les domaines toxiques ou nucléaires. Par suite de la hauteur favorable à cet égard des conteneurs, on peut établir des couches filtrantes qui, pour des capacités de 200 et de 400 litres, sont susceptibles d'atteindre une dimension de 800 à 1000 mm d'une masse granuleuse ou amorphe, ce qui permet d'obtenir une efficacité optimale. En même temps, grâce aux volumes importants que représentent ces conteneurs, on a la possibilité de monter des papiers filtrants de grande surface, branchés directement en aval des pré-filtres et qui constituent avec ceux-ci et les canalisations d'air une installation de filtration complète par elle-même. On peut utiliser comme couche de matière divisée des sables fins naturels ou des sables de broyage poreux sous la forme de fractions fines de grains de lave ou de basalte et la surface de ces milieux peut en outre être chargée de substances actives. Par conséquent l'utilisation de tels fûts filtrants est particulièrement intéressante lorsqu'on doit séparer des particules de fumées radio-actives très chaudes, mélangées à des résidus incandescents aspirés directement à partir de leur source. La disposition des lits de sable à l'intérieur des conteneurs peut au besoin s'effectuer sans problème suivant un ou deux étages moyennant utilisation de granulations différentes avec incorporation de dispositifs empêchant leur mélange final. Il est possible de réaliser de la même manière un garnissage en charbon actif ou autre milieu de contact Du fait que chaque couvercle à chapeau relie à une canalisation d'air un conteneur à déchets avec le filtre qu'il renferme et qu'en outre chaque couvercle comporte une tubulure de raccordement avec un autre conteneur adjacent renfermant lui aussi un filtre et une liaison avec une canalisation d'air, il est possible d'imaginer n'importe quelle combinaison d'installations de filtration à étages multiples. Les divers mécanismes à leviers avec passage du point mort, prévus pour assurer la liaison entre les couvercles et les fûts filtrants et réaliser 11 étanchéité vis-à-vis des fuites d'air, peuvent s'utiliser avec actionnement à main aussi bien qu'avec télécommande à l'aide des divers vérins proposés ci-dessus. Les unités ainsi établies conviennent particu lièrement comme installations mobiles avec fûts filtrants, ventilateur et manche d'aspiration. La question de la plus forte différence de pression entre deux fûts filtrants reliés l'un à l'autre, par rapport à#la dépense de. puissance plus élevée que cela entraÎne, ne se pose pas dans la technique de ce système. En effet dans les domaines d'utilisation envisagés les installations de ce genre ne sont pas prévues pour durer, mais seulement pour s'utiliser de façon temporaire. Pour cette raison il convient de faire passer la sécurité du filtre avant la consommation d'énergie d'une installation qui ne doit fonctionner que pendant un temps limité. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'addition dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Eléments filtrants avec dispositifs d'échange et avec protection contre la contamination, montés dans des conteneurs à déchets et propres à séparer les substances dangereuses à partir de l'air destiné à la respiration ou à d'autres processus dans les installations d'aération, notamment dans les applications à la technique nucléaire, conformément à l'une quelconque-des revendications du brevet principal, caractérisés en ce qu'une installation de filtration (1) est constituée par deux conteneurs à déchets normalisés de 200 ou de 400 litres disposés l'un à la suite de l'autre et qui renferment un filtre (3) à sable ou à matière divisée et un filtre (4) pour substances en suspension, ces deux conteneurs étant reliés l'un à l'autre par# des couvercles à chapeau amovibles (5) prévus pour assurer le guidage de l'air et par l'intermédiaire d'un dispositif de tubulure de raccordement (9) avec organe d'obturation (10), tandis que pour assurer l'arrivée et la sortie de l'air, des tubes axiaux (12) qui en dépassent et qui sont séparément obturables par des vannes-(8), sont fixés à demeure à des canalisations à parois obliques (6 et 7) disposées au dessus d'eux et pourvues de tubulures latérales (19, 20) d'arrivée d'air pollué et de départ d'air filtré, les conteneurs (2) avec les filtres (3 et 4) qu'ils renferment, pouvant être serrés contre les couvercles (5) en quatre points, ou etre dégagés de#ceux-ci, par des mécanismes élastiques (21) à leviers commandés à distance à partir d'une poste central ou actionnés à la main. 2. Elément filtrant suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de pré-filtration (27) montée dans un conteneur (2) est disposée entre une tôle perforée (26) supérieure s'étendant horizontalement sur toute la section du conteneur, une tôle. perforée inférieure (26) se trouvant à une certaine distance du fond (29) de celui-ci, et un tube central (35) ou tube d'amenée d'air, situé dans le conteneur et équipé d'une vanne tournante (34), l'air chargé de substances dangereuses, traversant de bas en haut cette couche (27) faite par exemple de sable de broyage homogène fractionné, tandis que l'espace inférieur (30) défini t entre la tôle perforée (26) inférieure et le fond (13) du conteneur peut au besoin être rempli d'une matière divisée grossière que l'air pollué (28) traverse avant d'arriver au contact de la couche de pré-filtration (27) pour passer ensuite par le couvercle et la tubulure de liaison (25), et arriver au conteneur (2) dans lequel est disposé le filtre (38) à substances en suspension qu'il traverse de l'extérieur vers l'intérieur avant de s'évacuer vers le haut à travers le tube central obturable (41, 42) qui traverse le chapeau (40) pour arriver à la canalisation de départ (43). 3. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le conteneur (2) de pré-filtration, recouvert d'un couvercle à chapeau (36) avec un dispositif de tubulure de liaison obturable (25) et un tube central (35) à vanne d'obturation tournante (34), renferme un récipient intermédiaire (24) rempli par exemple d'une matière en grains (27), disposé en son milieu pour être traversé de haut en bas par l'air pollué (28), qui définit avec la paroi intérieure dudit conteneur (2) un espace annulaire (33) pour l'air filtré, et qui renferme dans le haut et dans le bas une tôle perforée circulaire (26) disposée horizontalement sur toute sa section, lesquelles tôles ménagent dans le haut et par rapport au couvercle (31) à ouverture centrale dudit récipient intermédiaire, aussi bien que dans le bas par rapport au fond (29) du conteneur, des espaces vides (30, 32) qui, en combinaison avec l'espace annulaire ménagé entre le conteneur et le récipient intermédiaire, assurent le passage de l'air, ces espaces, ainsi que ceux du filtre fin (38) en forme d'étoile disposé dans le conteneur (2) adjacent, pouvant dans le cas d'une forte contamination de la poussière accumulée, être remplis par déversement à partir du haut, d'un milieu de protection contre les radiations se présentant à l'état liquide mais susceptible d'auto-durcissement tel que le béton. 4. Elément suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le conteneur (2) de pré-filtration est équipé de deux parois perforées annulaires concentriques (44, 45) disposées sur champ l'une dans l'autre, recouvertes dans leur partie haute (47) et fermées par un couvercle (31) en déterminant un espace intermédiaire rempli de matière divisée (27), ces parois définissant en outre un tube central poreux (45), et avec la paroi interne du conteneur (2), un espace annulaire (33), afin que l'air pré-filtré qui, s'écoulant de haut en bas à partir de la canalisation d'amenée (37) dans le tube poreux (45) précité, a traversé latéralement la couche (27) suivant son épaisseur et sa longueur, remonte vers le couvercle (36) et passe de là à travers le dispositif de tubulure de raccordement obturable (25) et le couvercle (36) du conteneur adjacent (2) pour arriver au filtre pour substances en suspension (46) incorporé à celui-ci en vue de son épuration finale, traverse ce filtre de l'extérieur vers l'intérieur, parvienne au tube central obturable (39) et de là à la canalisation de départ (43). 5. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le conteneur à déchets (2) de pré-filtration, rempli de matière divisée en grains (49 et 50), renferme un tube central (51) et trois parois perforées (48) en forme de disque qui s'étendent sur toute sa section et qui divisent son espace intérieur en deux moitiés cylindriques remplies de sables de granulations différentes (50, 49) que l'air pollué (28) provenant de la canalisation d'amenée (52) à travers le chapeau (40), traverse en succession de haut en bas, tandis qu'après passage dans espace situé entre la paroi perforée (48) inférieure et le fond (13) du conteneur (2), l'air pré-épuré stévacue ce dernier par le tube central (51) pour arriver à la canalisation de départ (53), disposée au dessus de celle d'amenée (52). 6. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le conteneur à déchets (i) de pré-filtration est équipé d'un récipient intermédiaire (57) traversé de- haut en bas par l'air pollué (28), ce récipient ménage#ant par rapport à la paroi latérale du conteneur un espace vide annulaire (56), tandis que son espace intérieur renferme trois parois perforées (48) en forme de disque de façon à déterminer deux espaces ou moitiés cylindriques remplies, par exemple, de fractions de sable (50, 49) de finesse croissante dans le sens de l'écoulement de l'air, en ménageant entre la paroi perforée (48) inférieure et le fond (13) du conteneur (2), ainsi qu'entre la paroi perforée (48) supérieure et le couvercle à ouverture 7. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le conteneur à déchets (2), rempli de matière divisée, par exemple de sable poreux, ou d'un agent de contact activé (50 et 49), renferme -une cloison séparatrice verticale (61) passant exactement par son axe et qui sépare une couche grossière (50) d'une couche plus fine (49), ces couches étant retenues entre des parois perforées séparatrices (62) supérieures et inférieures inclinées en forme de toit, tandis que l'air pollué traverse d'abord de haut en bas la couche (50) à granulation grossière, puis de bas en haut celle (49) granulation plus fine, le couvercle à chapeau (40) verrouillé de façon amovible au conteneur (2) renfermant à cet effet des tubulures d'entrée (60) et de départ (64) à vannes d'obturation (8) qui débouchent respectivement dans les canalisations d'amenée (37) et de départ (43) disposées l'une à côté de l'autre. 8. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le conteneur à déchets (2) de pré-filtration est divisé par au moins trois parois perforées cylindriques (65,66, 67) quelque peu obturées dans le haut et disposées concentriquement les unes dans les autres, de façon à déterminer deux espaces annulaires se trouvant l'un à la suite de l'autre dans le sens de l'écoulement et qui sont remplis de matières divisées (50, 49) de granulations différentes, l'air pollué (28), qui provient de la canalisation supérieure d'amenée (53) par l'intermédiaire d'un tube central (54) disposé à travers le chapeau (36) du conteneur (2), arrivant dans celui-ci, puis s'écoulant horizontalement au contact des couches filtrantes (50 et 49) pour s'évacuer par l'espace annulaire (68) ménagé entre la paroi perforée extérieure (65) et la paroi latérale du conteneur, parvenir au couvercle (36) et de là à la canalisation de départ d'air épuré (52) située au dessus de celui-ci. 9. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que pour assurer l'étanchéité entre la bride (5) du couvercle et celle du conteneur à déchets (2) de pré-filtration, il comporte un mécanisme à leviers (70, 71, 72) associé à des crochets de serrage (73) entraÎnés par l'intermédiaire de rondelles élastiques (74), ce mécanisme comportant deux arbres (77) portés à rotation par deux traverses (76) solidaires du couvercle, ces arbres portant des leviers à deux bras (72) à chacun desquels est articulé un crochet (73), tandis qu'a l'autre bras de chaque levier est attelée sur l'avant du mécanisme une tige ou bielle de transmission d'effort (71), respectivement droite et gauche, dont l'autre extrémité est articulée à un dispositif (70) de ciseaux à quatre biellettes, sur' lequel agit par exemple un vérin pneumatique ou hydraulique (69) qui amène les bielles à leur point mort d'équilibre instable de ânière que ce vérin puisse rester au repos en permanence pendant le fonctionnement du filtre. 10. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce qu'entre le couvercle (5) et la bride du conteneur à déchets (2) est disposé un mécanisme à serrage élastique par leviers comportant deux tiges ou bielles (79) actionnées par une tige filetée verticale (78) portée. à rotation par deux paliers (80), cette tige étant entraÎnée par un système de levier à cliquet (81) ou un moteur (82) à travers un excentrique et un levier, de façon à déplacer vers le haut ou vers le bas un manchon fileté (83) monté sur elle et auquel sont articulées les bielles (79), lesquelles sont à leur tour attelées aux quatre leviers (72), aux arbres (77) et aux crochets élastiques (74), de manière telle que lorsque les bielles (79) arrivent à lthorizontale, l'ensemble du mécanisme se trouve au point mort d'équilibre instable qui assure l'auto-blocage et permet de soulager de tout effort l'organe de commande (82). 11. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce qu'il comprend un manchon (84) A filetages intérieurs droit et gauche, entraîné à la façon d'un treuil par le moyen d'un encliquetage central (86) à l'aide d'un levier ou d'un vérin (69) fonctionnant par impulsions, ce manchon agissant sur deux tiges. filetées (87) qu'il repousse vers les leviers doubles (72) auxquels elles sont articulées, de façon à actionner les crochets de serrage élastique. (73) pour appliquer le conteneur (2) contre le couvercle ou au besoin l'en dégager. 12. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que tout l'ensemble du conteneur (2) est soulevé et appliqué contre le couvercle par un plateau actionné par un dispositif à ciseaux, ce plateau étant soit fixé en place à demeure (plateau 88), soit porté par un chariot à roues (plateau 95) de façon A être mobile, lequel plateau est actionné par une vis centrale tournante (89) de type connu et par des leviers (91) articulés sur des manchons filetés (96) montés sur elle, la tige filetée étant ellemêmeentrarnée au choix par une clé à cliquet (90) ou par un organe automatique approprié, tandis que dans le cas du plateau (95) monté sur roues, celles-ci (93) sont centrées par des dépressions (94) prévues dans le sol. 13. Elément filtrant suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce qu'une installation mobile comporte deux conteneurs à déchets (2), un ventilateur (99) et une manche d'aspiration (97), le pré-filtre (3) prévu dans le premier conteneur (2) renfermant du sable de broyage grossier disposé en une ou deux couches successives, ou du sable fin de basalte ou de lave, tandis que le filtre, renfermé dans le second conteneur (2) est constitué par un autre milieu approprié de contact ou de séparation pour la post-filtration ou, respectivement, que ce second conteneur (2) est pourvu d'un filtre pour substances en suspension à grande surface, fait par exemple en papier plissé (4, 28, 46) présenté sous forme de disques, de cartouches, d'étoiles, ou de blocs.