La présente invention concerne les bouchons-allumeurs pour grenade à main. La plupart des bouchons-allumeurs de grenade actuellement utilisés 504t du type comportant un levier d'armement appelé cuiller monté pour pivoter sur un bloc central conçu pour être fixé sur le corps d'une grenade, une goupille de sécurité maintenant la cuiller sur le bloc central dans une position angulaire basse de stockage, un percuteur apte à venir frapper une amorce portée par le bloc- central lors de la libération de la cuiller, après enlèvement de la goupille et, une chaîne pyrotechnique à retard enfermée au-moins en partie dans le bloc central pour commander avec un retard déterminé après la percussion de 11 amorce, la mise à feu d'une charge explosive disposée en bout de chaîne et conçue pour être placée à l'intérieur du corps de la grenade lors de la fixation sur ce dernier du -bloc central. De tels bouchons-allumeurs offrent une sécurité suffisante pour le lanceur compte tenu'd'une part de la mise à feu du bouchon obtenue par percussion de l'amorce, après libération totale de la cuiller et d'autre part du retard pyrotechnique notable prévu entre l'amorce et la charge explosive. Néanmoins, avec ce type de-bouchon allumeur, la sécurité impose un stockage et un conditionnement séparé pour les corps de grenade et pour- leurs bouchons allumeurs. En effet, une fois le bouchon fixé sur le corps de la grenade, les différents éléments de la chaîne pyrotechnique, à savoir essentiellement 11 amorce, le retard pyrotechnique, le détonateur et la charge explosive, se trouvent en position dite "alignée", de sorte qu'une mise à feu accidentelle, résultant par exemple d'un é- chauffement local important du bouchon entraîne l'explosion de la grenade. La présente invention a pour objet un bouchon-allumeur présentant une sécurité de stockage suffisante pour pouvoir être fixé lors du conditionnement sur le corps de la grenade et non simplement au moment de l'emploi comme dans le cas des bouchons antérieurs. A cette fin, le bouchon-allumeur de l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte de plus un élément mobile de rupture de chaîne, occupant normalement dans le bloc central une position-de sécurité dans laquelle il assure l'interruption de ladite chaîne pyrotechnique, des moyens d'armement aptes à sol- liciter'ledit élément mobile au-delà de sa position de sécurité de manière à autoriser la mise à feu de la charge explosive, et des moyens de butée disposés entre la cuiller et ledit élément mobile pour prévenir tout déplacement de ce dernier au-delà de sa position de sécurité aussi longtemps que la cuiller occupe sa position basse. Avec une telle caractéristique, on est assuré d'une interruption "mécanique" de la chaîne pyrotechnique et, par là, de l'impossibilité d'une explosion accidentelle de la grenade aussi longtemps que la cuiller est maintenue en position basse le long du corps de la grenade. L'élément mobile forme en effet un écran s'opposant à la.mise à feu de la charge explosive quand bien même l'un des premiers éléments de la chaîne pyrotechnique et notamment l'amorce ait été ignitiée accidentellement.Par ailleurs, la liaison de butée prévue entre cet élément mobile et la cuiller ne peut qu'améliorer la sécurité du lancement De préférence, l'élément mobile de rupture de chaîne est constitué par un écran escamotable disposé entre ladite char- ge axplosive et un détonateur susceptible d'être mis à feu par un dispositif pyrotechnique à retard ignitié lors de la percussion de l'amorce.Avec cette disposition particulière, il est possible au lanceur d'interrompre le prpcessus d'allumage de la charge explosive alors que le percuteur est venu frapper l'amorce à la suite d'une libération partielle et accidentelle de la cuillers En effet, le rabattement de la cuiller vers sa position basse permet.de maintenir à nouveau l'élément mobile dans sa position de sécurité dans laquelle le détonateur ne peut déclencher la mise à feu de la charge explosive. Selon une disposition préférée, les moyens d'armement précités comportent un relais pyrotechnique mis à feu par un retard pyrotechnique ignitié lors de la percussion de l'amorce, les gaz engendrés lors de la combustiondudit relais agissant sur une surface déterminée de l'élément mobile pour solliciteur ce dernier au-delà de sa position de sécurité, le relais pyrotechnique-étant avantageusement susceptible dlignitier.un deuxième retard pyrotechnique contrôlant la mise à feu du détonateur. Avéc cette disposition particulière, Selon uoeautre disposition, le détonateur est mobile et agencé dans un porte-détonateur dont le déplacement.dans le bloc central entre une position passive de sécurité et une position active d'alignement de chaîne est commandé par ledit élément mobile, le porte-détonateur formant avantageusement une butée susceptible, une fois le détonateur sollicité dans sa position active,, de s'opposer- au retour dudit élément mobile vers sa position de sécurité ce qui prévient le lanceur qu'il lui faut lancer sa grenade. La présente invention sera mieux comprise à la lecture. de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ci-annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La Fig. 1 est une vue en élévation partiellement coupe d'une grenade offensive équipée diun bouchon-allumeur selon l'invention, la Fig. 2 est une vue en coupe axiale avec arrachement partiel du bouchon allumeur de la Fig. 1, les Fig. 3 et 4 sont des vues en coupe selon les lignes III-III et IV-IV de la Fig. 2,. et, la Fig. 5 est une vue en coupe similaire à -la Fig. 2 représentant la position des différents éléments du bouchon allumeur de l'invention immédiatement avant la mise à feu de sa charge explosive. Sur la Fig. 1, la référence 10 désigne le corps d'une grenade à main de type offensif 12. Sur le corps 10-est fixé par vissage un bouchonsallumeur 14 apte à commander la mise à feu de la charge explosive (non représentée) dont est équipée la grenade 12. Le bouchon-allumeur 14, qui est plus particulièrement ~représenté aux Fig. 2, 3 et 4, se compose essentiellement des éléments suivants:- un levier d'armement 16 également appelé cuiller réalisé Rar un embouti en acier et monté pour pouvoir pivoter sur un bloc central en alliage coulé 18 par l'intermédiaire d'une simple articulation de butée à échappement 20, - une goupille de sécurité de type classique 22 enfilée dans des ouvertures normalement en regard prévues dans le bloc central 18 et dans la cuiller 16 de manière à prévenir le pivotement de cette dernière sur le bloc central 18 autour de la liais-on de butée 29, - un percuteur 24 composé essentiellement d'une masse 26 sertie sur un bras rigide 28 réalisé par un embouti en acier.Le percuteur 24 est monté pivotant sur- le bloc 18 autour d'un axe 30 et est sollicité par un ressort hélicoi- dal de torsion 32 enroulé sur cet axe (voir Fig. 3) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre si l'on considère la rig. 2, en butée sur la goupille de sécurité 22, - une amorce 34 agencée dans un porte-amorce 36 serti dans le bloc 18 de manière à pourvoir être frappée par la masse 26 lors de la libération du percuteur 24, - une chaîne pyrotechnique à retard désignée par la référence 38 et enfermée en partie dans le bloc central 18 de manière à commander avec un retard déterminé après la percussion de l'amorce 34, la mise à feu d'une charge explosive d'amorçage 40 par l'intermédiaire d'un relais pyrotechnique 42 dans les conditions expliquées ci-après. La charge 40 est de préférence comprimée dans un léger étui métallique 44 vissé dans le bloc central 18 et obturé par un disque serti 45. L'étui 44 est apte à être disposé à 1-' intérieur du corps 10 de la grenade 12 lors de la fixation sur ce dernier du bloc 18 (voir Fig. 1). La partie de la chaîne pyrotechnique 38 qui est disposée entre l'amorce 34 et le relais 42 comporte successivement dans leur ordre de mise à feu - un premier retard pyrotechnique 46 comprimé dans un alésage 47 du bloc 18 et susceptible d'être mis à feu par l'amorce 34 lors de la percussion de cette dernière par la masse 26 du percuteur 24. A titre d'exemple, le temps de combustion du retard 46 est de 3 s., un un relais pyrotechnique 48 mis à feu à la fin de la combustion du retard 46, - un deuxième retard pyrotechnique 50 (voir Fig. 3 et 4) comprimé dans un alésage 51 du bloc 18, parallèle à l'alésage 47.Le retard 50 est mis à feu par le relais 48, dans les conditions définies ci-après, le temps de combustion de ce deuxième retard est, à titre d'exemple, de 3 s. également, - un deuxième relais pyrotechnique 52 mis à feu à la fin de la combustion du deuxième retard 50 auquel il est relié par un passage 53 prévu dans le porte-amorce 36 et, - un détonateur 54 mis à feu lors de l'inflam- mation du relais 52. Selon l'invention, le bouchon-allumeur 14 comporte de plus un élément mobile de rupture de chaîne désigné par la référence 56 et susceptible, comme expliqué ci-après, d'interrompre la transmission de la mise à feu entre l'amorce 34 et le relais 42. De préférence, comme dans le mode de réalisation représenté, ltélément de rupture de chaîne 56 est disposé entre le détonateur 54 et le relais 42. Son rôle essentiel est en pre- mier lieu de définir un écran escamotable normalement interposé entre le détonateur 54 et le relais 42- commandant la mise à feu de la charge 40, un tel écran étant apte, lorsqu'il occupe sa position normale de sécurité qui est représentée aux Fig. 2 et 4, à prévenir l'ignition du relais 42 lors d'une mise à feu accidentelle du-détonateur 54. A titre de sécurité supplémentaire, l'élément.56 forme me également une butée s'opposant à une mise en place correcte du détonateur 54 qui est à cette fin monté mobile dans le bloc 18. plusprécisément,dans la réalisation représentée, le détonateur 54 est agencé dans un porte-détonateur annulaire 58 monté -coulissant dans un alésage central 60 réalisé dans le bloc central 18 en alignement avec l'étui 44 de la charge 40 qui est vissé à ltextrémité inférieure ouverte de cet alésage. Un res sort de compression précontraint 62 est disposé entre le fond de-l'alésage 60 et le porte-détonateur 58 de manière à solliciter ce dernier en butée sur l'élément 56, en direction du relais 42.En particulier, lorsque l'élément 58 est sollicité au-delà de sa position de sécurité représentée aux Fig. 2 et 4, dans les conditions définies ci-après, le ressort 62 sollicite le portedétonateur 58 en butée sur l'extrémité supérieure de l'étui 44 de manière que le détonateur 44 soit aligné avec le relais 42 et suffisamment proche de ce dernier pour pouvoir commander sa mise à feu. Dans la réalisation préférée représentée, l'élément 56 se présente sous la forme d'un piston étagé monté coulissant dans un alésage en gradin 64 réalisé dans le bloc 18 perpendi culaireinent à l'axe de l'alésage 60. Un joint annulaire 66 en matière -élastomère est prévu entre le piston 56 et l'alésage 64 de manière à réaliser l'étanchéité de la liaison coulissante définie entre ces derniers. Le piston 56 comporte un prolongement axial 66 qui s'étend vers l'extérieur de manière à pouvoir venir en butée sur la cuiller t6 lorsque cette dernière occupe la position basse représentée sur les Fig. 1 et 2, le long du corps de la grenade 12.Une goupille susceptible d'être cisaillée 70 maintient normalement le piston 56 dans sa position de sécurité représentée aux Fig. 2 et 4 aussi longtemps que ce dernier n'est pas sollicité vers I'extérieur du bloc 18 par une force de valeur relativement élevée. Comme représenté plus précisément à la Fig. 3, l'axe 30 reliant le bras 28 du percuteur 24 au bloc 18 peut être creux et pourvu intérieurement d'un.tenon.coulissant 72 et d'un ressort 74 sollicitant ce dernier vers l'extérieur, en butée sur les flancs de la cuiller 16. Cette disposition, connue en ellemême, prévient un déplacement angulaire en retour de la cuiller vers sa positon basse d'origine une fois que le tenon 72 a été déplacé vers l'extérieur par le ressort 74 à la suite d'un pivotement angulaire important de la cuiller sur son' articulation 20. Un tel dispositif anti-retour de la cuiller prévient le lan ceur que le processus de mise au feu de la grenade est en cours et qu'il lui faut en conséquence lancer cette dernière au plus vite. Le fonctionnement du bouchon-allumeur est le suivant : En vue de la mise en oeuvre de la grenade, on procède d'abord à l'enlèvement de la goupille 22 par tracti-on sur l'an neau terminal dont -elle est équipée ; la masse 26 du percuteur 24 vient alors, sous l'action-du ressort hélicoïdal 32, en butée sur la cuiller 16 que le lanceur maintient de la main en position basse, le long du corps de la grenade 12. Lorsqu'il libère la cuiller 16, cette dernière sous l'action du ressort de percuteur 32 pivote dans le sens inversedes aiguilles d'une montre autour de son articulation-20 sur le bloc central 18. Lorsque le pivotement de la cuiller a atteint une certaine valeur relativement élévée, le.percuteur 24 se trouve libéré et vient frapper l'amorce 34. I1 est à noter, si, comme dans ltexem- ple représenté, la liaison 20 est une simple liaison de butée, que la cuiller 16 échappe complètement au bloc 18 lors de son déplacement sous l'action du percuteur 24 (voir Fig. 5). La percussion de l'amorce 34 ignitie le retard 46 ce qui provoque avec un délai déterminé la mise à feu du relais 48. L'inflammation de ce dernier engendre l'apparition de gaz chauds dans la chambre 76 définie entre le fond de l'alésage 64 et le piston 56. L'action de ces gaz chauds est double. En premier lieu, ils ignitient le second retard pyrotechnique 50 qui communique par la partie inférieure de l'alésage 51 avec la chambre 76. En deuxième lieu, ils exercent sur l'extrémité du piston 56 une force de pression apte à solliciter ce dernier vers l'extérieur, au-delà de sa position de sécurité après avoir cisaillé la goupille 70. Une telle expulsion dupistan 56 entraîne simultanément l'escamotage de ltécran-qu'il constitue entre le détonateur 54. et le relaies~42 et la mise en place de ce détonateur 54 en alignement avec le relais 42 sous l'action du ressort de compression 62. Une fois-libéré et libre de se déplacer vers ltox trémité supérieure de l'étui 44, le porte-détonateur forme une butée susceptible de s'opposer au retour vers sa position de sécurité du piston 56. En fin de combustion,le retard 50 allume le relais 52 par l'intérmédiairo du passage 53-du porte-amorce. Le relais 52 met à feu le détonateur 54 qui se trouve alors sollicité en butée sur le relais 42 par le ressort 62, comme représenté à la Fig. 5, et ainsi apte à provoquer l'ignition de ce relais et, par là,ltexplosion de la grenade. I1 est à noter que la puissance du relais intermédiaire 48 est relativement faible ce qui permet d'une part de pouvoir maintenir éventuellement, à la main,à l'aide de la cuiller 16,le piston 56 dans sa position do sécurité et d'être assure d'autre part que ce relais 48 est incapable de mettre à feu le relais 42. La mise à feu de ce dernier ne peut d'ailleurs être provoquée que par une charge détonante et non par le simple échauffement résultant de la combustion du relais 48. Dans la réalisation représentée, le déplacement du piston 56.au-delà de sa position de sécurité est provoqué par la production de gaz chauds engendrés par la combustion d'un relais mis à.feu au cours de la combustion du retard pyrotechnique 46-50. On peut cependant, en variante, commander un tel déplacement simplement par d'autres moyens d'armement tels notamment qu'un ressort précontraint, comprimé entre le bloc 18 et l'épaulement du piston 56 pour solliciter ce dernier en butée sur la cuiller 16. Dans cette variante, la goupille 70 est à supprimer, le retard 46-5Q pouvant alors être prévu simplement dans un passage reliant l'amorce 34 au relais 52. Selon une variante, le détonateur 54 pourrait être disposé dans un logement convenablement prévu dans l'élément de rupture de chaîne 56 lui-même. Dans sa position de sécurité, ce dernier maintiendrait le détonateur en dehors de l'alignement du relais 52 avec le relais 42 ; la sollicitation au-delà de sa position de sécurité de cet élément 56 par le relais 48 (ou par un ressort dans la variante exposée ci-dessus) permettant de placer le détonateur en ligne", de manière à assurer le bon fonctionnement de la chaîne pyrotechnique. On notera que l'élément 56 introduit une double sécu rité d'interruption de chaine en constituant d'une part, un é- cran entre le détonateur 54 et le relais 42 et, d'autre part, une butée -stopposant à la mise en place correcte du détonateur dans la chaîne. Sa liaison de butée 68 prévue avec la cuiller 16 permet au lanceur d'interrompre le processus de la mise à feu de la grenade, en assurant cependant une sécurité améliorée lors du lancement. Enfin, comme cela est précisé dans l'introductipn, il permet surtout, grâce à la- sécurité de l'interruption de chaîne qu'il constitue, de stocker l'ensemble défini par la grenade équipée de son bouchon allumeur ce qui'simplifie les problèmes de conditionnement et de mise en oeuvre. I1 est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux modems de réalisation décrits. De nombreuses modifications peuvent y etre apportées sans sortir du cadre de la présente demande. On peut citer à ce titre la forme particulière-du percuteur, la disposition relative des différents retards et relais pyrotechniques dans le bloc central, la forme particulière des moyens d'.armement aptes à solliciter l'élément mobile au-delà de sa position de sécurité, la forme particulière de cet élément ainsi que sa disposition dans la chaîne pyrotechnique 38, ou encore les moyens de butée 68 prévus entre la cuiller et ledit édément mobile 56. REVENDICATIONS - 1-. - Bouchon-allumeur de sécurité pour grenade à main, du type comportant une cuiller montée pour pivoter sur un bloc central con çu pour être fixé sur le corps d'une grenade, une goupille de sécurité maintenant la cuiller sur le bloc central dans une position angulaire basse de stockage, un percuteur apte à venir frapper une amorce portée par le bloc central lors dela libération de la cuiller, après enlèvement de la goupille et, une chaîne pyrotechnique à retard enfermée au moins en partie dans le bloc central pour commander avec un retard déterminé après la percussion de l'amorce, la mise à feu d'une charge explosive disposée en bout de chaîne et conçue pour être placée à l'intérieur du corps de la grenade lors de la fixation sur ce dernier du bloc central, le bouchon allumeur étant caractérisé en ce qu'il comporte de plus un élément mobile de rupture de chaîne, occupant normalement dans le bloc central une position de sécurité dans laquelle il assure l'interruption de la- dite chaîne pyrotechnique, des moyens d'armement aptes à solliciter ledit élément mobile au-delà de sa position de sécurité de manière à autoriser la mise à feu de la charge explosive, et des moyens de butée disposés entre la cuiller et ledit élément mobile pour prévenir tout déplacement de ce dernier au-delà de sa position de sécurité aussi longtemps que la cuiller occupe sa position basse. 2. - Bouchon-allumeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément mobile de rupture de chaîne est constitué par un écran escamotable disposé entre ladite charge explosive et un détonateur susceptible d'être mis à feu par un dispositif pyrotechnique à retard ignitié lors de la percussion de l'amorce. 3. - Bouchon-allumeur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la chaîne pyrotechnique comporte un détonateur mobile dont le déplacement dans le bloc central entre une position passive de sécurité et une position active d'armement est commandé par ledit élément mobile de rupture de chaîne. 4. - Bouchon-allumeurselon l'ensemble des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le détonateur est agencé dans un porte-détonateur qui, monté coulissant dans un alésage du bloc central, est normalement maintenu dans ladite position passive par l'élément mobile formant écran escamotable, à l'encontre de moyens élastiques précontraints sollicitant le porte-détonateur dans ladite p-osition active. 5. - Bouchon-allumeur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le porte-détonateur définit une butée susceptible, une fois le détonateur placé dans sa position active, de s'opposer au retour de l'élément mobile vers sa position de sécurité. 6. - Bouchon-allumeur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'armement précités comporte tent un relais pyrotechnique mis à feu par un retard pyrotechnique ignitié lors de la percussion de l'amorce, les gaz en gendrés lors de la combustion dudit relais agissant sur une surface déterminée de l'élément mobile pour solliciter ce dernier au-delà de sa position de sécurité. 7. - Bouchon-allumeur selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'une liaison de résistance limité est prévue entre le bloc central et l'élément mobile de-manière à maintenir ce dernier dans sa position de sécurité aussi longtemps que le relais pyrotachnique n'a pas été mis à feu. 8. - Bouchon-allumeur selon l'ensemble des revendications 4 et 6, caractérisé en ce que le relais pyrotechnique est con çu lorsqu'il est mis à feu pour ignitier un deuxième retard pyrotechnique contrôlant la mise à feu du détonateur. 9. - Bouchon-allumeur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens due butée précités consistent à pourvoir l'élément mobile d'un prolongement apte à venir en butée sur la cuiller lorsque celle-ci est en position basse de manière a maintenir cet élément mobile dans sa position de sécurité.