La présente invention est relative à un appareil a découper longitudinalement les carcasses d'animaux de boucherie suspendues verticalement à une channe convoyeuse. A la suite de l'abattage des animaux de boucherie, notamment des bovins ou des porcins, les carcasses doivent être découpées longitudinalement en deux parties aussi égales que possible tout en offrant une qualité de coupe professionnellement satisfaisante, c'est- -dire notamment exempte de fragments osseux provenant de la découpe de la colonne vertébrale de l'animal. On connait déjà de nombreux dispositifs, plus ou moins complexes, pour la découpe longitudinale de carcasses d'animaux de boucherie. Ainsi, par exemple, le certificat d'addition 22.285 au brevet français 1.575.462 décrit un appareil muni d'un organe de coupe fixé sur un support déplaçable verticalement par rapport à la carcasse et comportant deux lames adjacentes animées d'un mouvement alterné, notamment par l'intermédiaire d'un excentrique, leur permettant de frapper consécutivement la carcasse découper. Un tel dispositif présente l'inconvénient que les deux lames ne viennent pas frapper la carcasse exactement au même emplacement, ce qui en général nuit à la qualité de la découpe. La présente invention se propose de réaliser un appareil à découper longitudinalement des carcasses d'animaux de boucherie permettant, quelles que soient la nature et les dimensions de la carcasse, d'assurer une qualité de découpe satisfaisant aux exigences professionnelles de qualité, l'appareil selon l'invention offrant en outre l'avantage de pouvoir être intégré dans une chaîne de traitement des carcasses, l'opération de découpe s'effectuant sans entralner l'immobilisation de la carcasse. La présente invention a pour objet le produit industriel nouveau que constitue un appareil à découper longitudinalement de façon automatique des carcasses d'animaux de boucherie suspendues verticalement à une chaîne convoyeuse, comportant un organe de coupe monté sur un support mobile verticalement et un dispositif de guidage desdits organes de coupe solidaire dudit support, dans lequel la découpe de la carcasse s'effectue par un déplacement par rapport à la carcasse du support mobile portant l'organe de coupe et le dispositif de guidage, et dans lequel l'organe de coupe comporte deux lames voisines solidaires chacune d'un bras relié audit support, ledit appareil étant essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend un élément fixé audit support et comportant des moyens d'appui contre la face externe de chacune des lames de l'organe de coupe pour presser l'une contre l'autre lesdites lames pendant leur mouvement, lesdites lames se trouvant inclinées l'une par rapport à l'autre en dehors de leur zone de contact mutuel déterminée par lesdits moyens d'appui. On comprend qu'ainsi la face coupante de chaque lame peut se trouver inclinée par rapport à l'axe de la carcasse lorsque la lame correspondante vient frapper la carcasse, les deux lames étant ainsi amenées à converger vers l'axe de la carcasse pendant leur mouvement en direction de la carcasse et frapper ainsi sensiblement en un même point la carcasse. De façon avantageuse, l'élément fixé audit support comporte des flasques disposés de part et d'autre desdites lames et fixés par leur partie supérieure audit support, lesdits moyens d'appui étant disposés à la partie inférieure des flasques, ces moyens d'appui comprenant avantageusement chacun un disque, notamment en matière plastique, et un dispositif de serrage, notamment une vis, pour régler la force d'appui du disque sur la lame correspondante de l'organe de coupe. Dans un mode particulier de réalisation de l'invention, chacun desdits bras est articulé à une de ses extrémités audit support par une biellette, lesdits bras étant mis en mouvement par l'intermédiaire d'un excentrique. De façon à permettre à l'organe de coupe de s'adapter à toutes les formes de carcasses, et notamment aux carcasses de bovins, les bras porteurs des lames de l'organe de coupe sont reliés aux biellettes articulées à leur extrémité par l'intermédiaire d'une rotule. De la même manière, il est également avantageux de monter par un mécanisme à rotule les bras porteurs des dites lames sur l'excentrique, celui-ci pouvant par exemple à cet effet être constitué d'un disque interposé entre lesdits bras et relié auxdits bras par des saillies diamétralement opposées et situées chacune sur une des faces dudit disque, lesdits bras étant alors montés sur lesdites saillies par un mécanisme à rotule. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant décrire, à titre d'exemple nullement limitatif, un mode de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel - les figures 1 et 2 représentent schématiquement en élévation l'appareil selon l'invention au cours de deux étapes dif férentes de son fonctionnement, - la figure 3 représente de façon plus détaillée l'or gane de coupe de l'appareil selon l'invention, - la figure 4 est une vue en coupe selon IV-IV de la figure 3, - la figure 5 est une vue partielle schématique agrandie d'un fragment de la figure 4, - la figure 6 est une vue en coupe selon VI-VI de la figure 3, - la figure 7 est une vue en coupe selon VII-VII de la figure 3. L'appareil selon l'invention représenté aux figures 1 et 2 comporte, monté dans un b ti 1, un chariot 2 guidé dans des glissières verticales et horizontales permettant au chariot d'entre déplacé verticalement le long du bâti et horizontalement à l'intérieur du bEti dans une direction parallèle au rail convoyeur 3 supportant les carcasses à découper. On a représenté aux figures 1 et 2 une carcasse de porc, mais il est bien évident que l'invention n'est pas limitée à ce type de carcasse et s'applique à la découpe de toutes sortes de carcasses d'animaux, notamment de bovins. A sa partie inférieure, le chariot 2 supporte des glis sières 4 horizontales le long desquelles peut coulisser un organe de support 5 supportant à sa partie inférieure l'organe de coupe désigné globalement par le chiffre de référence 6 que l'on voit le mieux sur la figure 3 du dessin et un dispositif de guidage de l'organe de coupe, constitué de deux éléments, l'un désigné globalement par 7 et l'autre désigné globalement par 8, les éléments 7 et 8 coopérant comme représenté sur la figure 2 pour assurer le guidage de l'organe de coupe le long de la colonne vertébrale de l'animal pendant la descente du support 5 porteur de l'organe de coupe et de l'organe de guidage. Un tel organe de guidage représenté sur les figures 1 et 2 a été décrit en détail dans la demande de brevet français 75.00678 de la société déposante. La figure 1 illustre l'appareil en position de repos dans laquelle l'ensemble de l'organe de coupe 6 et la majeure partie de l'organe de guidage sont escamotés à l'intérieur du bâti 1 de l'appareil. Une fois la carcasse amenée par le convoyeur 3, placée en face du bàti 1, le support mobile 5 portant l'organe de coupe 6 et l'organe de guidage coulissent le long des glissières 4 et permet à l'organe de coupe 6 et aux éléments 7, 8 de l'organe de guidage de sortir de la face frontale du b ti 1 et de se mettre en place par rapport à la carcasse comme on le voit sur la figure 2. A ce moment, le chariot mobile 2 commence à descendre et l'organe de coupe 6 est actionné de telle sorte que l'ensemble constitué par l'organe de coupe et l'organe de guidage descend le long de la carcasse de l'animal en étant guidé tout au long de la colonne vertébrale. L'organe de coupe 6, qui est illustré en détail sur la figure 3, comprend deux lames 9 et 10 identiques solidarisées chacune d'un bras 11 et respectivement 12. Chacun des bras 11 et 12 est articulé par son extrémité opposée aux lames 9 et respectivement 10 par une biellette 13 à un élément 14 solidaire de l'élé- ment de support mobile 5. Chacune des biellettes 13 est articulée au bras correspondant 11 et respectivement 12, par l'intermédiaire d'une rotule 15 interposée entre le bras 11, et respectivement 12, et l'axe 16 d'articulation de celui-ci avec la biellette 13. Le mouvement des bras 11 et 12 est assuré par l'inter- médiaire d'une disque d'excentrique 17 interposé entre les bras 11 et 12. Sur ses faces opposées, le disque 17 comprend deux saillies diamétralement opposées 18 et 19 reliées respectivement aux bras 11 et 12. Chacune des saillies 18 et 19 est reliée à la partie correspondante de bras 11, et respectivement 12, par l'intermédiaire d'un mécanisme à rotule 20 représenté sur la figure 7. On se réfère maintenant plus précisément aux figures 4 et 5. De part et d'autre des lames 9 et 10, sont mis en place des flasques latéraux 21 et 22 fixés à leur partie superieure au support mobile 5. Chacun des flasques 21 et 22 supporte à sa partie inférieure une pastille de matière plastique, par exemple celle connue sous la dénomination de "CELORON" 23 et respectivement 24, la pastille 23 venant presser la lame 9 et la pastille 24 venant presser la lame 10. La force d'appui avec laquelle les pastilles 23 et 24 viennent presser les lames respectives 9 et 10 est déterminée par des vis de réglage montées sur les flasques 21 et 22 et venant prendre appui contre la face extérieure de la pastille respective 23 et 24. Comme on le voit le mieux sur la figure 5, en dehors de leur zone de contact commune déterminée par les pastilles d'appui 23 et 24, les lames 9 et 10 tendent à prendre une inclinaison, matérialisée par l'angle a sur la figure 5 par rapport à la verticale, c' est-à-dire notamment par rapport à l'axe de la carcasse à découper. Cet anale est fonction de la force de serrage communiquée par les vis 25 aux pastilles 23 et 24 s'appliquant sur les lames 9 et 10. Lors du mouvement des lames communiqué par l'excentrique 17, les lames se déplacent l'une par rapport à l'autre de façon à venir frapper en alternance la carcasse. Compte-tenu de la force d'appui exercée par les pastilles 23 et 24 sur une zone déterminée des lames, chacune des lames vient frapper la carcasse en étant inclinée par rapport à la verticale de l'angle a, les faces coupantes des lames suivant des trajectoires convergentes vers un meme point de la carcasse. Le réglage de la force de serrage des vis 25 dépend des conditions particulières d'utilisation, mais on a trouvé qu'une force de serrage communiquant aux lames une pente de 1,2 8 au moment où la lame vient frapper la carcasse donnait des résultats particulièrement satisfaisants. Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec une forme particulière de réalisation, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter toutes modifications souhaitables sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Appareil à découper longitudinalement de façon automatique des carcasses d'animaux de boucherie suspendues verticalement à une chaîne convoyeuse, comportant un organe de coupe monté sur un support mobile verticalement et un dispositif de guidage dudit organe de coupe solidaire dudit support, dans lequel la découpe de la carcasse s'effectue par un déplacement par rapport à la carcasse du support mobile portant l'organe de coupe et le dispositif de guidage et dans lequel l'organe de coupe comporte deux lames voisines solidaires chacune d'un bras relié audit support, ledit appareil étant caractérisé par le fait qu'il comprend un élément fixé audit support et comportant des moyens d'appui contre la face externe de chacune des lames de l'organe de coupe pour presser l'une contre l'autre lesdites lames pendant leur mouvement, lesdites lames se trouvant inclinées l'une par rapport à l'autre en dehors de leur zone de contact mutuel déterminée par lesdits moyens d'appui. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit élément comporte des flasques disposés de part et d'autre desdites lames et fixés par leur partie supérieure audit support, lesdits moyens d'appui étant disposés à la partie inférieure desdits flasques. 3. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que lesdits moyens d'appui comprennent chacun un disque notamment en matière plastique et un dispositif de serrage, notamment une vis, pour régler la force d'appui du disque sur la lame correspondante de l'organe de coupe. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que chacun desdits bras est articulé à une de ses extrémités audit support par une biellette, lesdits bras étant mis en mouvement par l'intermédiaire d'un excentrique. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les bras porteurs desdites lames sont reliés auxdites biellettes articulées à leur extrémité par l'intermédiaire d'une rotule. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que ledit excentrique est interposé entre lesdits bras porteurs des lames et comprend un disque relié auxdits bras par des saillies diamétralement opposées et situées chacune sur une des faces dudit disque. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé par le fait que lesdits bras sont montés sur lesdites saillies par un mécanisme à rotule.