La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un bloc-porte à deux vantaux, coupe--eu, et les portes obtenues par cette invention. Dans les procédés connus de ce genre, il existe des portes renforcées avec des plaques de fer ou de bois, mais elles sont très lourdes et non fonctionnelles, pour les habitations actuelles. On connait également des portes moins lourdes qui résistent à l'embrasement, mais ont l'inconvénient de laisser passer très rapidement les gaz chauds et les flammes par les interstices existants. Il existe des portes munies de matériaux intumescents mais ces derniers sont intégrés de telle façon qu'une fois gonflés,.ils paralysent son fonctionnement. Le procédé, objet de l'invention, a été étudié pour répondre à trois impératifs, pouvant s'énumérer ainsi: résistance au feu; résistance mécanique, c'est-à-dire fonctionnement des pièces maîtresses et résistance au courant d'air provoqué par l'air chaud. Les portes ainsi obtenues ont l'avantage de pouvoir remplir les trois aspects cités ci-dessus, tout en restant très esthétiques et fonctionnelles. Le procédé a également l'avantage d'être très simple et peu coûteux, pouvant s'adapter très facilement sur les portes déjà existantes, dans les immeubles ou écoles. Le procédé, objet de l'invention, s'adapte sur un ensemble à un ou deux vantaux, à simple ou double action. Il consiste dans le positionnement caractèristique d'un joint, en matière intumescente, sur les huisseries et sur les vantaux. Ce joint gonfle au contact d'une température très élevée, obturant tous les interstices, de manière à rendre le bloc hermétique. Selon une réalisation différente, le joint en matière intumescente pourra se placer sur les portes ou sur les huisseries. Les vantaux pivoteront respectivement, en partie inférieure, sur un pivot à frein hydraulique, et, en partie supérieure, par un pivot escamotable. Les dessins annexés aux presentes conjointement avec la description ci-dessus, permettront une meilleure intelligence du procédé et feront apparaître d'autres avantages. La figure I représente en élévation une porte à deux vantaux, selon le procédé de la présente invention. La figure Il représente une coupe suivant l'axe horizontal AA porté sur la figure I. La figure III représente une coupe suivant l'axe vertical BB porté sur la figure I. La figure IV représente une coupe horizontale d'une application sur une porte à un vantail. En figures I,II et III, le procédé est monté avec une porte à double action, à deux vantaux 1 et 2, comportant respectivement un panneau de verre 3 d'une ou plusieurs épaisseurs, résistant à des hautes températures. Les vantaux 1 et 2 sont maintenus et articulés, en partie basse, respectivement, par l'intermédiaire des pivots 5 et 6 des freins 4 hydrauliques, dont le rayon d'action est de 1300. En partie haute, les vantaux 1 et 2 sont guidés et pivotent par l'intermédiaire d'une tige 7 et 8 escamotable. Les vantaux 1 et 2 sont placés sur des huisseries comportant deux montants 9 et 10, avec feuillure à brique. Les montants 9 et 10 des huisseries ont une gorge 11, sur toute leur hauteur, dans laquelle pivote le chant 12 arrière des vantaux. Les gorges 11 sont dotées, dans l'axe médian vertical, d'un joint 13 faisant office d'étanchéité au feu et qui enfle, puis durcit, au contact de températures très élevées. Le joint obstrue les interstices de manière à rendre la porte hermétique, sans en condamner le fonctionnement. Les pivots 5 et 6 en partie basse, referment les vantaux et les maintiennent juxtaposés de façon hermétique, éliminant ainsi les battements provoqués par les courants d' air chaud. La traverse 14 haute de l'huisserie, avec feuillure à brique, est munie, dans l'axe longitudinal, d'un joint 15 intumescent, sur le côté inférieur, de manière à toucher le chant 27 haut des vantaux. L'huisserie est assemblée par enfourchement avec des chevilles en acier. Les vantaux sont constitués d'un encadrement 16, avec joint plat agrafé à l'âme de la porte. L'âme 17 est un panneau de particules de bois agglomérées Le cadre 16 et l'âme 17 sont revêtus sur chaque face par un panneau 18 de fibres de bois dur, de préférence par encollages avec de l'urée de fermol, par exemple, ou avec tout autre moyen équivalent. Les chants 19 des montants 16 centraux des vantaux 1 et 2, sont munis d'une rainure de deux millimètres de profondeur et de vingt millimètres de largeur. Dans ces rainures se positionne un joint 20 intumescent; ce dernier est recouvert par un joint 21, coupe-vent anti pince-doigt, fixé sur les bords du chant 19 des montants 16. Le joint 21 se caractérise par une languette 22 qui se rabat sur l'autre joint 21 opposé, permettant une bonne fermeture. Selon une variante de réalisation, la figure IV représente une application du procédé avec une porte à un vantail. Le montant 23 de l'huisserie et la traverse haute (non représentée), de l'huisserie, possèdent un joint 24 intumescent, positionné pareillement au porte à deux vantaux. Les joints 25 coupevent sont positionnés, d'une part, sur le chant 26 vertical du vantail, et d'autre part, sur le montant 27 de l'huisserie. Cette dernière application offre les mêmes avantages que la porte à deux vantaux. Le présent procédé peut s'appliquer tout particulièrement dans les établissements scolaires et-universitaires et plus généralement dans les immeubles et maisons individuelles, et hôtels. REVENDICATIONS l) Conception d'un bloc-porte à un ou deux vantaux à double action permettant de remplir la fonction de coupe-feu et d'arrêter les gaz chauds, caractérisé en ce que le chant arrière des vantaux est rond, épousant la gorge des huisseries dans laquelle est positionné un joint; en ce que le chant intérieur de chaque vantail porte un joint intumescent et un joint coupe-vent et que les vantaux sont actionnés par des pivots à frein hydraulique. 2)Conception selon la revendication 1, caractérisé en ce que le joint intumescent est positionné dans l'axe médian, de la gorge des huisseries, dans une rainure. 3)conception selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chant intérieur opposé des vantaux porte sur son axe médian un joint intumescent positionné dans une rainure. 4)Conception selon les- revendications 1 et 3, caractérisé en ce que le joint intumescent est recouvert d'un joint coupe-vent, fixé sur les bords du chant. 5)Conception selon la revendication 4, caractérisé en ce que le joint coupe-vent est constitué d'une languette se rabattant sur le joint opposé. 6)Conception selon la revendication 1, caractérisé en ce que les vantaux sont actionnés par des pivots à frein en partie basse et par des pivots escamotables, en partie haute. 7)Conception selon la revendication 1, caractérisé en ce que le joint intumescent peut être positionné sur le côté inférieur de l'huisserie supérieure, ou, sur le chant horizontal supérieur des vantaux.