La présente invention concerne les dispositifs assurant le réglage, à distance, de l'orientation des miroirs rétroviseurs de véhicules automobiles. Un dispositif de ce genre est susceptible d'être appliqué en particulier à un miroir rétroviseur fixé à l'extérieur de l'habitacle du véhicule, ce dispositif étant de fonctionnement particulièrement simple et str et de fabrication peu conteuse. Ce nouveau dispositif est caractérisé en ce qu'il comporte - un corps de support allongé portant, par l'intermédiaire d'une articulation sphérique, une plaque servant à supporter l'élément réfléchissant du miroir ; - deux coulis seaux pouvant être déplacés longitudinalement dans le corps de support, indépendamment l'un de l'autre, chacun de ces coulisseaux et la face de la plaque de support tournée en direction du corps de support étant munis de surfaces d'accouplement associées et profilées, de manière à provoquer, sous l'effet de la translation de l'un ou l'autre des coulis seaux dans le corps de support, le pivotement de la plaque de support autour de l'un ou l'autre de deux axes perpendiculaires entre eux et, - des moyens servant à commander à distance ladite translation des coulisseaux, indépendamment l'un de l'autre. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, a titre explicatif mais nullement limitatif, des formes de réalisation préférées du nouveau dispositif. Sur ces dessins - -la figure I est une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention ; - la figure 2 est une vue en élévation selon la flèche II de la figure 1 - la figure 3 est une coupe longitudinale suivant la ligne III-III de la figure 1 ; - la figure 4 est une coupe transversale suivant la ligne IV-IV de la figure 2 ; - la figure 5 est une vue de dessous, en perspective éclatée, du dispositif de la figure 1 ; et - la figure 6 est une vue analogue à la figure 5 d'une variante de réalisation. La référence 10 désigne un corps de support allonge, en matière plastique. Ce corps est constitué par une pièce 12 en forme de canal ou rigole, réunie par l'une de ses extrémités à un boîtier 14. La pièce 12 du corps 10 présente deux bords longitudinaux 16 réunis par un fond 18 d'où part, en position centrale, un appendice creux et cylindrique. Ce dernier est solidaire du fond 18 et presente une extrémité supérieure 22, de forme concave. Le bottier 14 est constitué par un socle 24, d'un seul tenant avec l'élément 12 en forme de canal, ce socle étant refermé à sa partie supérieure par un couvercle 26 fixé à l'aide de quatre boulons 28 bloqués au moyen d'écrous 29. La référence 30 désigne une plaque de support en matière plastique, dont la face externe est destinée à recevoir un élément réfléchissant 32. La face intérieure de cette plaque de support 30 comporte une protubérance hémisphérique 34 qui s'appuie contre l'extrémité concave 22 de l'appendice cylindrique 20. Cette protubérance et cet appendice cylindrique sont traversés par un boulon.de fixation 36, serré au moyen d'un écrou 38, avec un ressort 40 intercalé, Grâce à ce mode de liaison, la plaque de support 30 et le corps du support 10 se trouvent articulés l'un à l'autre par un joint sphérique constitué par la protubérance 34 et par l'extrémité 22 de l'appendice cylindrique 20. La référence 42 désigne un coulis seau en matière plastique, qui peut glisser longitudinalement à l'intérieur de la pièce 12 du corps 10. Ce coulisseau 42 comprend deux parois longitudinales 44 contigus aux bords 16 de la pièce 12 du corps 10 et réunies l'une à l'autre par une paroi transversale 46. Des parois longitudinales 44 partent, à l'intérieur du coulisseau 42, deux ailes horizontales 48 qui permettent le coulissement d'un coulisseau interne 50. Ce coulisseau 50 comprend deux parois longitudinales 52 contigues aux parois latérales 44 du coulisseau extérieur 42 et réunies l'une à l'autre au moyen de deux parois transversales 54. Ce coulisseau 50 comporte en outre, en son centre, une ouverture ou boutonnière 56, servant au passage de l'appendice cylindrique 20 du corps 10. La référence 58 désigne deux ergots verticaux dirigés centralement vers l'extérieur des parois longitudinales 44 du coulisseau extérieur 42. Ces ergots 58 comportent deux cotes latérales 60 de renforcement et sont appliqués, à leur partie supérieure, contre les flancs inclinés 62 de deux appendices verticaux 64 qui partent, de façon correspondante, de la face de la plaque de support 30 tournée en direction du corps 10. La référence 66 désigne deux ergots verticaux dirigés centralement vers l'extérieur des parois extremes transversales 54 du coulisseau intérieur 50. Ces ergots 66 comportent chacun une côte latérale 68 de renforcement et des extrémités supérieures libres 70 de diamètre réduit. Ces extrémités 70 s'engagent dans des fentes 72 ménagées dans les cOtés à surface courbe 74 de dieux appendices verticaux 76 qui partent, de façon correspondante, vers le bas de la surface de la plaque de support 30 tournée vers le corps 10. La référence 78 désigne un arbre supporté en rotation à l'intérieur du bottier 14 du corps 10. Cet arbre présente une extrémité -filetée 80 qui se visse dans un trou 82 taraudé dans un renflement central 83 de la paroi transversale 54 tournée vers le bottier 14 du coulisseau intérieur 50. L'extrémité opposée de l'arbre 78 porte une roue dentée 84 en matière plastique, qui lui est coaxiale, La référence 86 désigne un manchon en matière plastique, monté de manière à pouvoir tourner sur l'arbre 78 et présentant un taraudage dans lequel est vissé un appendice tubulaire 88 fileté extérieurement et solidaire de la paroi transversale 46 du coulisseau extérieur 42. La référence 90 désigne une seconde roue dentée, solidaire du manchon 86 et située en regard de l'extrémité de ce manchon 86, tournée vers la première roue dentée 84. Ces roues dentées 84 et 90 sont séparées l'une de l'autre par deux cloisons 91 agencées sur les faces internes du socle 24 et du couvercle 26 du bottier 14. La référence 92 désigne un arbre moteur monté de façon à tourner et se déplacer longitudinalement à l'intérieur du bottier 14, parallèlement à l'arbre 78. Cet arbre moteur 92 porte une troisième roue dentée 94, qui lui est coaxiale, cette roue dentée venant engrener, par déplacement longitudinal de l'arbre 92, avec la première roue dentée 84 et avec la seconde roue dentée 90. L'une des extrémités de l'arbre 92 sort du bottier 14 et elle est reliée à un dispositif d'entratnement, par exemple un câble flexible (non représente),servant à assurer la translation et la rotation de l'arbre 92. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est le suivant Si l'on maintient 1'arbre 92 dans sa position longitudinale, pour laquelle la troisième roue dentée 94 engrène avec la première roue dentée 84, la rotation de cet arbre 92 est transmise à l'arbre 78. L'extrémité filetée 80 de l'arbre 78, en se vissant dans le trou 82, déplace le coulisseau intérieur 50. Par ce coulissement et l'engagement des extrémités 72 des ergots 66 a l'intérieur des rainures 72, la plaque de support 30 oscille sur l'extrémité 22 de l'appendice cylindrique 20, autour d'un axe transversal, perpendiculaire à l'axe de l'appendice cylindrique 20 et aux axes 78 et 92. Si l'on deplace longitudinalement l'arbre 92 de manière que la troisième roue dentée 94 engrène avec la seconde roue dentée 90, la rotation de l'arbre 92 est transmise au manchon 86. Celui-ci, en se vissant sur l'appendice tubulaire fileté 80, entratne la translation longitudinale du coulisseau extérieur 42. Ce coulissement et le contact entre les extrémités des ergots 58 et les cotés inclinés 62 des appendices verticaux 64, font osciller la plaque de support 30 sur l'extrémité supérieure 22 de l'appendice cylindrique 20, autour d'un axe longitudinal, qui est parallele aux arbres 78 et 92. Ces oscillations de la plaque de support 30 permettent au conducteur du véhicule automobile d'effectuer un premier réglage à distance de l'orientation de l'élément réfléchissant 32, fixé à la plaque de support 30. Le dispositif représenté sur la figure 6 constitue une variante du dispositif des figures I à 5 ; on ne décrira en détail que les différences avec cette première forme de réalisation et l'on désignera par les mimes références les éléments identiques ou analogues. Dans cette variante, les références 96 et 98 désignent deux moteurs électriques logés à l'intérieur du boftier 14 du corps 10. Ces moteurs sont connectés, par des conducteurs 100, à un interrupteur de commande (non représenté) logé dans l'habitacle du véhicule automobile. Le premier moteur électrique (96) comprend un arbre 102, dont l'extrémité- filetée 104 est vissée dans un trou correspondant 106; taraudé dans la paroi transversale 46 du coulisseau extérieur 42. Le second moteur électrique (98) comprend un arbre 108, parallèle à l'arbre 102 du moteur 96, vissé dans un trou 109 taraudé dans la paroi transversale 46 du coulis seau extérieur 42. L'arbre 108 présente une extrémité filetée 110, vissée dans un trou correspondant 112 taraudé dans la paroi transversale 54 du coulisseau intérieur 50 tournée vers le bottier 14. L'accouplement entre les extrémités filetées 104 et 110 des arbres 102 et 108 et des taraudages correspondants 106 et 112 est conçu de manière que ces éléments se dégagent les uns des autres lorsque les arbres 102 et 108 sont en fin de course, afin de permettre le réglage à la main de la plaque 30 au cas où les moteurs électriques 96 et 98 tomberaient en panne. On pourrait, par exemple, obtenir un tel accoupliement, de manière bien connue, en intercalant une lame flexible fixée à l'intérieur de chacun des trous 106 et 112 et capable de s'engager en hélice dans les extrémités filetées correspondantes 104 et 110. Le fonctionnement de ce dispositif est analogue à celui des figures 1 à 5. En effet, si l'on met en marche l'un ou l'autre des deux moteurs électriques 96 et 98, le couple exercé sur l'arbre correspondant 102 ou 108 provoque la translation du coulis seau extérieur 42 ou du coulisseau intérieur 50. Ce coulissement et le contact des ergots 58 et 70, respectivement contre les flancs des appendices 64 et 76, entratnent le pivotement de la plaque de support 30 autour de l'axe transversal et de l'axe longs tudinal du corps 10. R E V E N D I C A T I 0 N S REVENDICATIONS 1. Dispositif de réglage à distance des miroirs rétroviseurs d'un véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il comporte - un corps de support allongé portant, par l'intermédiaire d'une articulation sphérique, une plaque servant à supporter l'élément réfléchissant du miroir ;; - deux coulis seaux pouvant être déplacés longitudinalement dans le corps de supports indépendamment l'un de l'autre, chacun de ces coulisseaux et la face de la plaque de support tournée en direction du corps de support étant munis de surfaces d'accouplement associées et profilées de manière à provoquer, sous l'effet de la translation de l'un ou l'autre des coulisseaux dans le corps de support, le pivotement de la plaque de support autour de l'un ou l'autre de deux axes perpendiculaires entre eux et - des moyens servant à commander à distance ladite translation des coulisseaux, indépendamment l'un de l'autre 2.Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des coulisseaux est porté en translation, étant extérieur, dans le corps de support et le second est porté en translation, étant intérieur, dans le coulisseau extérieur, et en ce que la translation du coulis seau intérieur est entratndepar la rotation dlun arbre, dont 1' I'xtrémité filetée est vissée dans un taraudage du coulisseau intérieur, tandis que celle du cou lisseau extérieur est entraîné par la rotation d'un manchon, tournant sur ledit arbre et comportant un taraudage dans lequel est vissé un appendice tubulaire fileté, porté par le coulis seau extérieur, des moyens entraînant la rotation dudit arbre ou dudit manchon. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le manchon et l'arbre sont solidaires de deux roues dentées et en ce qu'une troisième roue dentée, solidaire dtun arbre moteur, peut Entre déplacée longitudinalement de manière à engrener avec l'une ou l'autre desdites deux roues dentées. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens entraînant de façon indépendante la translation des deux coulisseaux comprennent les éléments suivants : un premier moteur électrique, logé dans le corps de support et muni d'un arbre dont l'extrémité filetée est vissée dans un trou correspondant, taraudé dans l'un des deux coulisseaux ; un second moteur électrique, logé dans le corps de support et muni d'un arbre parallèle celui du premier moteur et dont l'extrémité filetée traverse un trou ménagé dans le premier coulisseau et est vissée dans un trou correspondant taraudé dans l'autre coulisseau et des moyens électriques servant à actionner à volonté les premier et second moteurs électriques. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des deux coulis seaux comporte deux ergots verticaux qui partent, centralement, des parois extrêmes longitudinales, les extrémités libres de ces ergots prenant appui contre les flancs inclinés de deux appendices verticaux qui partent, de même manière, de celle des surfaces de la plaque de support qui est tournée vers le corps de support, et en ce que l'autre coulisseau comporte deux ergots verticaux qui partent, centralement, des parois extrêmes transversales, les extrémités libres de ces ergots s'engageant dans des fentes ménagées dans les flancs à surface courbe de deux appendices verticaux qui partent, de meme manière, de ladite face de la plaque de support.