La présente invention concerne les sangles-amortisseuses composées de deux brins indépendants tissés suivant une longueur déterminée et reliés entre eux par entrecroisement d'une chaîne supplémentaire dite de liage, de manière à constituer une section uniforme. Cette chaîne de liage constituant le point de liaison et de rupture lors d'un effort de traction exercé sur les brins libres qui tend ainsi à séparer les deux brins niés à ltencontre de la résistance formée par les fils de liage tissés agissant comme amortisseurs successifs jusqu'à leur rupture. Comme illustré figure 1, cette sangle connue I est formée de deux brins unitaires il et 12 possédant chacun une chaîne de fond et une trame indépendante. Une chaine supplémentaire dite de liage est noyée en proportion égale dans chaque brin pour permettre par intermittence ou sur une grande longueur de relier-par tissage I 2 ge et par juxtaposition les deux brins unitaires 1 et 1 de maw nière à former ainsi une seule section 13. Le tissage de cette sangle 1 permet par exemple lors d'un mon I 2 tage de relier le brin 11 à un point fixe et le brin 12 à une partie mobile pouvant se déplacer sous un effort violent, en con 3 servant une partie 13 plus- ou moins iongue en une seule section. 2 L'effort de traction F exercé sur le brin 12 provoque une mise en tension sur le brin 1 -qui se reporte sur la chaîne de liage jusqu'à son point de ruptore/les brins reliés il et 12 et suivant 3 la partie 13 de manière à former amortisseurs à la façon d'un déchirement successif et continu. I1 faut considérer que selon le procédé connu, les fils de liage agissant pour la formation de la section 13 sont généralement en nombre de quatre : 2,3,4,5 pour être tissés d'une façon très régulière et symétrique comme illustré par l'exemple des figures 2 et 3 où l'on voit, que le it 2est entrecroisé successivement suivant quatre passages de fil de trame F - F1 pour constituer en alternance des passages successifs haut et bas parfaitement réguliers. Les entrecroisements des fils voisins de liage 3-4 et 5 sont respectivement décalés par rapport au fil 2, d'une part, par leur opposition de passage par rapport aux fils de trame F et I 2 F1 des deux brins 11 et 12, (le fil 3 est tissé symétriquement en superposition au fil 2) et d'autre part suivant un décalage sont longitudinal, tel que les fils 4 et tissés en opposition et symétrie mais ont un décalage de deux passages de fils de trame par rapport aux fils de liage 2 et 3. Selon cette disposition connue, les entrecroisements successifs des fils de liage 2 - 3 - 4 et 5 s'effectuent toujours ré gu ièrement suivant un nombre de -assages constants de fils de trame, de manière à créer des zones ou groupes réduits Z parfaitement symétriques et de longueurs réduites se reproduisant de proche en proche. Du fait de cette régularité du tissage il se produit de proche en proche lors de la rupture de l'ensemble de la chaîne de liage, des glissements de cette dernière introduisant des secousses alternées et successives au droit de chaque groupe qui nuisent précisément à la régularité et à l'efficacité de l'effet amortisseur. C'est donc pour obvier à ces inconvénients, qu'il est apparu nécessaire de réaliser un procédé de tissage des chaînes de liage des brins libres des sangles-amortisseuses,faisant l'objet de la présente invention. Suivant une première caractéristique, les fils de liage sont tissés slccessivement par rapport aux fils de trame suivant un l-iage irrégulier de manière que leur entrecroisement diffère de proche en proche et annihile tous glissements au moment de la rupture en constituant ainsi une pluralité de groupes différents, perinettant une rupture progressive de chaque groupe au moment où les autres groupes sont sous tension ; cette disposition permettant une régularité de déchir2Rent et un ralentissement de la partie mobile de la sangle en rapport avec la résistance de la chaîne de liage. Suivant une autre caractéristique, les fils de chaine de liage juxtaposés sont disposés sur un grand nombre de planches, agissant irrégulièrement en combinaison avec le nombre de coups variables de passage des fils de trame, pour obtenir un liage irrégulier. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront bien de la suite de la description. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés : La figure I est une vue en perspective d'une sangle-amortisseuse formée de deux brins indépendants et liés suivant une certaine longueur. Les figures 2 et 3 sont respectivement des vues schématiques de f ce et de dessus du srocédé çonnu de tissage par liage de tll ae cnaîne des deux brlns de la sangle-amortisseuse. La figure 4 est une vue schématique illustrant l'entrecroise- ment irrégulier des fils de chaîne de liage nar rapport aux fils de trame selon l'invention,et dansle cas de quatre planches. La figure 5 est une vue schématique de dessus correspondant à la figure 4. Les parties hachurées correspondant aux passages supérieurs des fils de chaîne de liage. Les figures 6 et 7 sont respectivement des vues de dessus suivant des réalisations en variante avec quatre planches de levage de fils de liage. La figure 8 illustre le tissage décalé des brins libres de la sangle avant liage arec incorporation des fils de chaîne de liage, représentés en traits interrompus. La figure 9 est une vue schématique illustrant ltentrecroise- ment irrégulier des fils de chaîne de liage par rapport aux fils de trame selon l'invention avec six planches de levage. La figure 10 est une vue schématique de dessus correspondant à la figure 9. La figure Il est un vue schématique de dessus suivant une réalisation en variante dans le cas de six planches de liage. I 2 Selon la présente invention, chaque brin unitaire 11 et 12 de la sangle I est tissé séparément et simultanément suivant une armure / appropriée telle celle représentée figure 8, où l'on voit les fils de chaine de fond 6-7-8 et 9 - 61 - 71 - 81 et 91 entrecroisés suivant le passage de deux fils de trame 10 et îo1, et décalés de proche en proche pour obtenir les liages transversalement alternés par rapport à chaque coup de passage de trame. Dans ce cas les fils de-chaine de fond sont commandés séparément par une planche de levage. On voit également figure 8, les fils de chaîne de liage, noyés I 2 dans chaque brins et 12 et dont lue tissage intervient pour la 3 réalisation de la section uniforme I devant être déchirée. A cet effet, selon les figures 4 et 5, où sont seuls represen- tés les fils de channe de liage 11-12-13 et 14 et les fils de trame 10 et 101, on remarque que l'entrecroisement de chaque fil de liage s'e & tue suivant un cycle irrégulier compte tenu du nombre de coups de passage de fils de trame 10 - lol , et que-les dits fils de liages ont de proche en proche un tissage décalé compte tenu également du nombre de coups. Si l'on se réfère à l'exemple nullement limitatif, on voit que le fil de chaîne de liage 14, chevauche à la partie supérieure 3 de la section assemblée 1 , simultanément suivant quatre passages de fils de trame supérieure 10 pour ensuite s'entrecroiser et chevaucher deux passages de fils .de trame inférieure-lOl.Le dit fil li se présente ensuite pour chevaucher à la partie supérieure deux fils de trame 10, puis à la partie inférieure quatre fils de trame 101, avec ensuite chevauchement à la partie supérieure de deux fils de trame 10 et enfin à la partie inférieure de deux fils de trame îoî. Ce cycle ousrapport recommence ensuite lors du tissage de manière à former une alternance très importante de liage compte tenu du nombre de coups variables et du même rapport. Le fil de chaîne de liage 13, reproduit le même cycle maisavec un décalage de deux coups, tandis que les fils de liage 11, 12, inversés de par leur présentation opposée par rapport aux fils de trame 10 et 101 sont également tissés en opposition et symétrie compte tenu du même décalage alterné et également du même rapport. Il est bien évident que ce procédé -de tissage permettant de reporter I'entrecroisement des fils de chaîne de liage sur plusieurs groupes nécessite une pluralité de planches compte tenu du nombre de fils de liage. A cet eit on a représenté sel-on les figures 9 et 10 un liage irrégulier avec six fils de chaine de liage 1S - 16 17 - 18 - 19 et 20, travaillant respectiveme.t suivant un cycle différent par rapport aux fils de trame 21 et 211. Cette réalisation irre' & ère permet ainsi de définir une pluralité d'armures, telles que celles représentées à titre d'exemples nullement limitatifs aux figures 6-7 et 11. Selon ces dispositions- on obtient lors de l'effort de traction exercé sur les brins libres-, une rupture de la chaîne de liage, la plus régulière possible avec une continuité progressive supprimant le maximum de secousses et favorisant ainsi l'efficacité de l'amortisseur. On remarque en effet que cette répartition de l'entrecroisement en plusieurs groupes permet successivement la rupture d'un groupe au moment où les autres groupes sont déjà sous tension importante proche du point de rupture. Il se produit ainsi un déchirement de la chaîne de liage qui ralentit l'avancement du brin mobile d'une manière régulière en proportion avec la résistance de la chaîne de liage. Cet entrecroisement interdisant aux fils de liage, après leur rupture tout glissement entre les fils de chaîne de fond 6 - 7 8 - 9 et 61 - 71 2 81 et 9l des brins unitaires 11 et 12. Il faut remarquer également que cette réalisation nécessite I 2 l'emploi de fils de chaîne de fond des brins unitaires 11 et 12 ayant un coefficient de haute ténacité et avec un allongement maximum à la rupture. Ces fils étant de préférence en polyamide ou polyester traité, sans toutefois exclure toute autre matière. Contrairement les fils de chaîne de liage par exemple en polyester ou polyamide doivent avoir le moins d'allongement possible car étant rapidement portés en tension maximum. Les avantages ressortent bien de la description. Un échantillon en double exemplaire représentant une sangle mor- tisseuse obtenue selon le procédé de tissage selon l'invention est également joint et déposé à l'institut National de la Propriété Industrielle. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses partie ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Procédé de tissage et de liage de sangles amortisseuses, formées de deux brins unitaires séparés, tissés simultanément et reliés deux à deux par juxtaposition suivant une longueur détermi nee au moyen d'urne chaîne de liage incorporée dans les dits brins séparés, de manière à obtenir lors d'un effort de traction exercé sur les brins unitaires un effet amortisseur obtenu par le déchirement successif de la chaîne de liage de la partie assemblée, cacaractérisé par le fait que les fils de chaîne de liage sont tissés successivement lors de l'assemblage des brins , et différemment les uns par rapport aux autres en regard des coups variables de passage des fils de trame suivant un liage irrégulier de manière re gue leur entrecroiselaent diffère longitudinalement et transver salent pour constituer une pluralité de groupes successifs dif férents, permettant une rupture progressive et sans glissement de c' al3 moment où les autres groupes sont sous tension; cette disposition permettant une régularité de déchirement et un ralentissement de la partie mobile de la sangle en rapport avec la résistance de la chaîne de liage. 2- Procédé de tissage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les fils de chaîne de fond entrecroisés servant au tissage des brins unitaires séparés sont décalés de proche en proche pour obtenir des liages transversalement, alternés par rapport à chaque coup de passage de trame. 3- Procédé de tissage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque fil de chaîne de liage est commandé séparément par une planche de levage agissant irrégulièrement pour obtenir un entrecroisement et liages alternés et différents en regard du nombre de coups variables de passage des fils de trame. 4- Procédé de tissage selon les revendications 1-2 et 3 prises ensemble, caractérise par le fait que les fils de chaîne de fond des brins unitaires ont un coefficient de haute ténacité permettant un allongement maximum à la rupture. 5- Procédé de tissage selon les revendications 1-2-3 et 4 prises ensemble, caractérisé par le fait que les fils de chaîne de lia ge ont un coefficient de très faible élasticité pour autoriser le moins d'allongement possible