Procédé d'application d'une couche protectrice à des objets en fonte sujets à corrosion. L'invention concerne un procédé d'application d'uné couche protectrice à des objets en fonte suJets à corro- sion, dans lequel après décarbonlsation on applique une cou- che d'étain ou d'un alliage d'étain et de plomb et ensuite une couche protectrice plus épaisse d'un alliage de plomb à une température plus élevée. Un tel procédé est connu par la demande de brevet néerlandais 7311787, suivant laquelle la seconde couche est appliquée par fusion ou soudure. Des recherches ont montré que l'application de la seconde couche peut être améliorée en utilisant un traitement plus facile, qui procure un produit amélioré parce qu'on peut ainsi obtenir une couche protectrice exempte de pores. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que pour la seconde couche la température et la composition de l'alliage de plomb sont choisies de façon telle que l'alliage soit liquide et que la couche est appliquée en bain sur l'ob- Jet en falsant tourner l'objet et l'alliage liquide l'un par rapport à l'autre. Les objets en fonte, en particulier des carters detuxbo-compresseurs de suralimentation à gaz d'échap- pement et analogues, des tiroirs, bottiers couvercles à gaz d'échappement en contact avec l'eau de mer utilisée pour re- froldissement, les pièces intermédiaires de cylindres et de blocscylindres de moteurs Diesel et analogues sont fortement exposés à la corrosion. Les turbo-compresseurs de suralimenta- tion de moteurs à combustion, fréquemment utilisés sur les moteurs Diesel de navires et analogues, comprennent une tur- bine entratnée par les d'échappement du moteur, la turbine entratnant un compresseur pour amener l'air de combustion au moteur. Pour ces moteurs lourds, on emploie souvent des carburant à teneur élevée en soufre. Si le moteur fonctionne normalement à plein charge, les températures des gaz d'échap- pement auront, le plus souvent, une valeur telle que le sou- fre contenu dans ces gaz présente peu de difficultés. Cepen- dant, s'il ne fonctionne pas à pleinecharge, par exemple, pendant des manoeuvres et analogues, le moteur peut produire des composés de soufre aptes à attaquer sévèrement les faces intérieures des carters des turbines des turbo-compresseurs. La conséquence peut être qu'il faut remplacer ces carters en fonte coûteux et de forme assez compliquée en l'espace d'un temps assez court. C'est pourquoi on désire revêtir l'inté- rieur de ces bottiers d'une couche protectrice résistant à la corrosion. Il s'est avéré que l'application d'une couche en plomb aux parties en fonte procure une protection fort effl- cace permettant de prolonger considérablement la longévité des carters. Cependant, il faut réaliser une bonne adhérence entre la couche en plomb et la matière de base ainsi qu'une surface fermée de la couche de plomb. Dans ce but l'obJet en fonte, ou du moins, la face à rev8tir est d'abord décarbonlsé, ce qui se réalise comme décrit dans la demande de brevet néerlandais 7802509. Le résultat en est une bonne adhérence entre la fonte et la première couche d'étain ou d"alliage- d'étain et de plomb.d'une épaisseur maximum d'environ 50m, Ensuite on applique une seconde couche protectrice plus épaisse qui consiste en un alliage de plomb. Dans ce but, on prépare un bain à base, par exemple, d'un alliage binaire de plomb et de 2 à 5% en poids de Sb ayant une plage de fu- sion de 250 à 300 C, de plomb et de 10 à 20% en poids de Sn, ayant une plage de fusion de 180 à 2800C, ou de plomb et de 3 à 5% en poids de Cd ayant une plage de fusion de 250 à 300OC. On peut aussi utiliser des alliages ternaires ou quaternaires avec le plomb comme constituant principal, par exemple, un alliage de plomb contenant 10 à 20% en poids de Sn, 3 à 5% de Cd et 2 à 5% de Sb. Le bain est maintenu à une température telle que l'alliage soit liquide, ce qui revienten pratique, à une température comprise entre 180 et 300 C. Il est encore préféré d'aJouter un flux au bain, par exemple, chlorure de zinc. L'objet en fonte à revêtir, muni de la première couche à base d'étain, est ensuite entratné en rotation dans le bain ou le contenu du bain est animé d'un mouvement de rotation autour de l'objet à revêtir dans un four approprié de sorte que le bain soit maintenu à la température désirée et reste liquide. Après avoir appliqué une seconde couche à une épaisseur d'environ 50 à 200;lm à l'obJet en fonte, on retire l'objet du bain et le refroidit. Des essais ont montré qu'on olient ainsi une couche protectrice exempte de pores, plus résistante à la corrosion et appliquable plus facilement que la seconde couche appliquée selon la demande de brevet néerlandais 7311787. REVENDICATIONS 1. Procédé d'application d'une couche protectrice à des objets en fonte sujets à corrosion, dans lequel on applique, après décarbonisation, une couche d'étain ou une couche d'un alliage d'étain et de plomb et ensuite une seconde couche protectrice plus épaisse d'un alliage de plomb à une température plus élevée, caractérisé en ce que pour la seconde couche la température et la composition de l'alliage de plomb sont choisles de façon telle que l'alliage soit liquide et que la couche est appliquée en bain sur l'objet en faisant tourner l'obJet et l'alliage liquide l'un par rapport à l'autre. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage de plomb contient 2 à 5% en poids d'antimoine. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage de plomb contient 10 à 20% en poids d'étain. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage de plomb contient 3 à 5% de cadmium. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la température du bain est compri- se entre 180 et 300 C. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'épaisseur de la première couche eset au maximumde 50 tm et celle de la seconde couche de 50 à um.