La présente invention due à Valentin Vasilievich Dementiev, Anatoly Iosifovich Zhidovich, Alfred Lvovich Mosse, Oleg Iosifovich Yasko, Lev Solomonovich Polak, Genrikh Vladimirovich Gulyaev, Rafail Izrailevich Levenzon, Nikolai Lvovich Volodin, Filipp Borisovich Vurzel et Alexandr Nikolaevich Laktjushin, concerne le chauffage de gaz par décharge électrique jusqu'à un état ionisé, notamment le chauffage de gaz ionisés entrant dans les réactions chimiques. L'invention se rapporte en particulier aux procédés de chauffage du gaz naturel et des vapeurs d'hydrocarbures liquides. Elle peut être appliquée à la préparation des oléfines inférieures ainsi que de l'hydrogène industriel à partir des matières premières hydrocarbonées. On connais déjà divers procédés de chauffage au moyen d'un arc électrique des gaz entrant dans les réactions chimiques et ayant pour but d'obtenir des produits qui se forment à hautes températures. L'un des plus répandus consiste à réchauffer un gaz par un arc haute tension brûlant dans un écoulement de gaz chauffé turbulisé longitudinalement. On peut citer à titre d'exemple la pyrolyse du gaz naturel dans un arc électrique destinée à obtenir l'acétylène. Un avantage de l'arc électrique soufflé par un écoulement gazeux turbulisé longitudinalement est qu'il brûle sous une tension élevée (plusieurs milliers de volts) grâce à quoi il est possible de créer des installations à grande puissance fonctionnant avec des courants d'intensités suffisamment basses (quelques centaines d'ampères).De telles unités sont suffisamment simples au point de vue de leur agencement, et se distinguent par leur haut potentiel d'utilisation en marche continue (plusieurs centaines d'heures). Pour cette raison elles sont sûres en service et commodes à utiliser dans l'in- dustrie. Toutefois dans le cas du soufflage de l'arc par un écoulement turbulisé longitudinalement, il nait un gradient élevé de températures dans la section du canal à travers lequel on souffle les gaz à chauffer. Pour cette raison les réactions chimiques dans l'écoulement gazeux qui traverse la colonne de l'arc électrique se déroulent beaucoup plus rapidement que dans l'écoulement qui longe les parois du canal. Le brassage de ces écoulements est faible et, pour cette raison, les réactions dans les différentes zones de l'écoulement se déroulent d'une manière irrégulière, ce qui réduit sensiblement l'efficacité du chauf fage des gaz dans le cas où ce chauffage s'accompagne d'une réaction chimique. C'est ainsi que, dans la pyrolyse du gaz naturel, il reste dans les zones extérieures une forte proportion de gaz non entré dans la réaction, alors que dans les zones intérieures l'acétylène se décompose simultanément avec formation de noir de carbone. I1 se forme en outre des homologues d'acétylène. Cela conduit à une utilisation insuffisante des matières premières et élève le prix de revient des produits visés. On connait d'autre part des procédés dans lesquels un chauffage plus uniforme des gaz est opéré dans des unités à arc électrique tournant. L'arc brûle entre une cathode centrale en forme de tige et une anode métallique cylindrique creuse refroidie extérieurement. La rotation de l'arc (à une vitesse de plusieurs milliers de tours par minute) est réalisée par un champ magnétique crée par un solénorde disposé sur l'anode cylindrique creuse. Le gaz naturel réchauffé est soufflé le long de l'axe des électrodes. Il est chauffé et brassé par l'arc électrique tournant.Les réactions chimiques dans l'ensemble du volume gazeux se déroulent d'une manière plus uniforme que dans le cas de l'utilisation d'un arc électrique soufflé longitudinalement, le taux de conversion du méthane en acétylène est plus élevé et le prix de revient du produit visé est moins élevé. Toutefois la tension à l'arc électrique dans ce cas est inférieure d'un ordre décimal et l'accroissement de puissance de l'unité est acquise grâce à une augmentation de l'intensité du courant. Le problème de réalisation d'une longue durée d'utilisation des électrodes se complique. On connaît encore des procédés de chauffage des gaz dans lesquels on obtient une élévation de température suffisamment uniforme de la matière première en présence d'une haute tension à l'arc électrique quand on met en oeuvre un gaz intermédiaire dénommé vecteur de chaleur. On chauffe le gaz intermédiaire servant de vecteur de chaleur (dans la pyrolyse des hydrocarbures, c'est l'hydrogène ou un gaz inerte) par un arc électrique haute tension soufflé longitudinalement ; on admet les gaz initiaux à chauffer dans un jet de plasma à la sortie du réacteur plasmochimique à arc électrique (dit plasmotron). La pyrolyse des hydrocarbures par ce procédé est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 051 639. Un inconvénient dudit procédé réside en ce que le gaz intermédiaire vecteur de chaleur cède aux gaz à chauffer une partie seulement de son énergie. Une fraction importante de son énergie est emportée par le vecteur de chaleur et se perd en partie inutilement au cours de la récupération de chaleur. En outre le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) a besoin d'être porté à des températures plus élevées que n'exige l'exécution de la réaction. ce qui détériore le rendement de l'unité. Enfin le surchauffage est d'autant plus élevé que l'on utilise moins de gaz vecteur de chaleur afin d'éviter la dilution indésirable des produits de la réaction. Il existe diverses variantes des procédés qui viennent d'être examinés et qui se rapportent à l'organisation d'un réacteur plasmochimique à arc électrique, dit plasmotron, et de chambres de trempe de la réaction. On a créé en particulier aux Etats-Unis d'Amérique plusieurs réacteurs à plasma à arc électrique tournant entre des électrodes annulaires. A la différence des réacteurs à plasma à électrodes concentriques, la surface des deux électrodes balayée par les spots des deux arcs est identique. Le réacteur est conçu avec plusieurs points d'admission de matière première et de gaz (ou liquides) de trempe destinés à l'optimisation des réactions chimiques. Les unités modernes sont prévues également avec plusieurs points d'introduction des gaz et des liquides afin d'effectuer une "prétrempe'l par des hydrocarbures plus lourds que ceux de la matière première de base. ce qui améliore l'efficacité du procédé. On contact également un mode de réalisation de réacteur à plasma à fortes intensités de courant destiné à la pyrolyse des hydrocarbures dans un jet de plasma d'hydrogène. Dans cet appareil, on chauffe l'hydrogène dans un réacteur à plasma à l'arc électrique à électrodes en graphite. Cette unité comporte elle aussi plusieurs arrivées de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur)t des gaz à chauffer (matière première) et de milieu de trempe. On connatt également des réacteurs plasmochimiques à arc électrique comportant : deux électrodes branchées sur la source de courant dont au moins une est cylindrique et creuse ; au moins un diaphragme cy indrique creux dont le diamètre est inférieur à celui de l'électrode cylindrique creuse et adjacent par l'une de ses faces à l'électrode cylindrique et creuse ; une arrivée pour l'admission du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) disposée de l'autre côté dudit diaphragme ; et au moins une arrivée pour l'admission du gaz à chauffer. Les divers perfectionnements, bien qu'améliorant l'efficacité des dispositifs destinés à la réalisation des procédés, ne permettent cependant pas d'éliminer les inconvénients essentiels susmentionnés des procédés et des moyens qui viennent d'être examinés. Le but de l'invention est d'éliminer lesdits inconvénients- On s'est donc proposé d'élaborer un procédé de chauffage des gaz et de créer un réacteur plasmochimique à arc électrique pour la réalisation dudit procédé qui permettent de chauffer les gaz à l'arc électrique haute tension, les gaz matières-premières étant chauffés d'une façon suffisamment uniforme dans la section du canal de la chambre réactionnelle, sans surchauffe sensible du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). Ce problème est résolu suivant l'invention en s'arrangeant pour que, dans un procédé de chauffage des gaz par mélange desdits gaz à chauffer avec un jet de plasma d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) on mélange les gaz à chauffer avec un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et on effectue leur chauffage complémentaire au moyen d'un arc électrique tournant. Il est avantageux d'obtenir le jet de plasma en chauffant le taz intermédiaire (vecteur de chaleur) par un arc électrique réuni en série à un arc électrique tournant. Il est également avantageux de réaliser l'arc électrique tournant et l'arc électrique destiné au réchauffage du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) sous forme d'un arc électrique unique. Il est de même avantageux de réaliser la rotation de l'arc électrique en soufflant l'arc électrique par un écoulement vrillé d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). I1 est tout aussi avantageux de réaliser la rotation de l'arc électrique par un écoulement vrillé des gaz à chauffer. I1 est intéressant de réaliser la rotation de l'arc électrique au moyen d'un champ magnétique. Il est avantageux de réaliser additionnellement la rotation de l'arc électrique par un champ magnétique tout en soufflant l'arc électrique par un écoulemeht vrillé d'un gaz inter médiaire (vecteur de chaleur) ou bien en l'associant à un écoulement vrillé des ga à chauffer. Il est avantageux d'utiliser à titre de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) l'hydrogène, le chlorure d'hydrogène, un hydrocarbure, leur mélange, des gaz inertes, l'azote, l'oxygène, ou la vapeur d'eau. I1 est également avantageux d'utiliser comme gaz à chauffer des hydrocarbures gazeux et/ou des hydrocarbures à l'état de vapeur. Dans un réacteur plasmochimique à arc électrique destiné à réaliser un procédé de chauffage des gaz contenant : deux électrodes branchées sur une source d'alimentation en énergie électrique dont au moins une est une électrode cylindrique creuse, au moins un diaphragme cylindrique creux dont le diamètre est inférieur à celui de l'électrode cylindrique creuse et adjacent par l'une de ses faces à l'électrode cylindrique creuse, une arrivée pour l'admission du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) disposée sur la face opposée dudit diaphragme et au moins une arrivée pour l'admission des gaz à chauffer, il est avantageux suivant l'invention, de disposer l'arrivée pour l'admission des gaz à chauffer entre les faces latérales dudit diaphragme et de l'électrode cylindrique creuse, isolée du diaphragme. Le procédé de chauffage des gaz suivant 1'invention permet de régler indépendamment la température du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur), ainsi que son temps de contact avec l'arc électrique par réglage séparé du courant de l'arc électrique, les débits du gaz intermédiaire vecteur de chaleur et du gaz à réchauffer, ainsi que par réglage de la vitesse de rotation de l'arc électrique et par la conception du réacteur plasmochimique à arc électrique. Grâce à de telles dispositions le chauffage du gaz est optimisé, on élimine les réactions parasites et on améliore la pureté des produits visés. Grâce à une organisation judicieuse du mélange du gaz intermédiaire vecteur de chaleur et des gaz G chauffer par l'arc tournant, les réactions chimiques dans les différentes sections du canal du réacteur à arc électrique sont amorcées et se déroulent d'une manière plus régulière en comparaison de ce qui a lieu dans d'autres procédés connus, ce qui contribue à élever le taux de conversion des gaz à chauffer qu'est la matière première en produit visé et abaisse le prix de revient de ce dernier;; D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue schématique de l'appareillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, - la figure 2 représente schématiquement un second mode de réalisation de l'appareillage - la figure 3 représente schématiquement un troisième mode de réalisation de l'appareillage ;; - la figure 4 représente un schéma fonctionnel de l'ensemble de l'unité pour le chauffage des gaz par un arc électrique - la figure 5 représente une vue en coupe d'un réacteur plasmochimique à arc électrique, à écoulement unilatéral - la figure 6 représente ce même réacteur (section par la ligne VI-VI) - la figure 7 représente le même réacteur (section par la ligne VII-VII) ; - la figure 8 représente le même réacteur section par la ligne VIII-VIII) ;; - la figure 9 représente la vue en coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation de réacteur plasmochimique à arc électrique dans lequel l'écoulement des gaz chauffés s'effectue dans deux directions opposées - la figure 10 représente ce même réacteur (section par la ligne X-X) - la figure 11 représente ce même réacteur (section par la ligne xl-XI) - la figure 12 représente ce même réacteur (section par la ligne XII-XII). Le procédé de chauffage des gaz suivant l'invention est réalisé en fournissant de l'énergie aux gaz à chauffer (matière première) à partir de deux sources 1) à partir d'un jet de plasma de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) chauffé notamment par un arc électrique haute tension soufflé longitudinalement 2) à partir d'un arc électrique soufflé transversalement. Pour réduire l'encombrement et les pertes, le procédé est mis en oeuvre dans un réacteur unique. L'arc électrique soufflé longitudinalement et l'arc électrique soufflé transversalement se réunissent en série en un arc unique dont la colonne cintrée suffisamment longue est disposée dans l'axe d'un canal cylindrique de diamètre réduit, la zone terminale de l'arc tournant dans un canal de plus grand diamètre. le gaz intermédiaire vecteur de chaleur est utilisé pour le soufflage turbulisé longitudinal de la zone de l'arc disposé dans le canal étroit. La matière première représentée par les gaz à chauffer est admise à l'aboutement des deux canaux. La matière première est mélangée avec le gaz vecteur de chaleur par la zone tournante de la colonne de l'arc et en reçoit un appoint d'-énergie. L'apport d'énergie complémentaire à partir de l'arc tournant permet d'abaisser la température du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) par comparaison au procédé de pyrolyse de la matière première dans un jet de plasma. Le rendement de l'unité en est amélioré. En outre une température initiale plus basse du jet de plasma prévient la surchauffe locale de la matière première dans la zone initiale de mélange, ce qui permet de prolonger la durée de réaction. C'est un avantage important, étant donné que les temps de mélange et de réaction dans les appareils à plasmas sont comparables, et une prolongation du temps de la réaction permet d'allonger la zone de mélange sans nuire à la marche des opérations. On peut améliorer le rapport du mélange du gaz vecteur de chaleur avec les gaz à chauffer qui est la matière première et réaliser ainsi une meilleure utilisation de cette dernière.L'homogénéisation du mélangeest améliorée également par la zone tournante de l'arc électrique. On peut réaliser la mise en rotation de l'arc en admettant le gaz à chauffer - matière première avec un vrillage préalable,soit en appliquant un champ magnétique extérieur, soit en utilisant simultanément les deux méthodes. On peut utiliser à titre de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) ltun-des réactifs du mélange moins sujet aux effets des défauts d'uniformité du profil des températures de la colonne de l'arc électrique ou bien l'un des réactifs qui n'exige pas un temps de séjour prolongé dans la zone des hautes températures. On trouvera dans ce qui suit des exemples concrets de la réalisation du procédé suivant l'invention. EXEMPLE 1. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est l'hydrogène, les gaz chauffés (matière première ) sont un mélange ayant la composition suivante : CH4 77,3% en vol, C2H6 19,6% en vol., C3H8 3,14% en vol. Caractéristiques du procédé et produits obtenus 1. Intensité du courant 630 A 2. Puissance à l'arc 769 kW 3. Puissance utile 641 kW 4. Consommation d'hydrogène 141 Nm3/h 5. Consommation de gaz naturel 123 nm3/h 6. Température de la réaction 17500K 7. Composition des gaz de la pyrolyse, % vol. H2 76,8 CH4 2,53 CH 13,64 C2H4 0,46 CO2 0,1 CO 2,27 N2 3,03 Homologues de C2H2 0,47 8. Taux de conversion total du gaz naturel 92,5% 9. Taux de conversion en acétylène 81,2% 10. Consommation spécifique d'énergie électrique (sans tenir compte de la 11,5 kWh/ 3 chaleur récupérée) Nm l'acétylène. EXEMPLE 2. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et les gaz chauffés (matière première) sont du gaz naturel ayant la composition suivante : CH4 77,3% en vol, C2H6 19,6X en vol, C3H8 3,14% en vol. Caractéristiques du procédé et résultats obtenus 1. Intensité du courant 300 A 2. Puissance à l'arc 162 kW 3. Puissance utile 64,3 kW 4. Consommationt3tale de vecteur de chaleur et de gaz chauffé 75 Nu oh 5. Température de la réaction 1750 K 6. Composition du gaz de pyrolyse, en vol : H2 68,5 CH4 6,5 CH 17,9 7. Taux de conversion total du gaz naturel 88,6% 8. Taux de conversion en acétylène 85,3% 9. Consommation spécifique d'énergie électri que (sans tenir compte de la chaleur 12,0 kW-hX récupérée) Nm3 d'acétylène. EXEMPLE 3. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est l'hydrogène, la matière première chauffée est une essence admise dans le réacteur à l'état vaporisé à une température de 200 à 3000C. Caractéristiques du procédé et résultats obtenus 1. Intensité de l'arc 660 A 2. Puissance à l'arc 765 kW, 3. Puissance utile 613 kW 4. Consommation de vecteur de chaleur 140 Nm3/h 5. Consommation d'essence 155 kg/h 6. Température de la réaction 1650 K 7. Composition des gaz de pyrolyse, % vol : H2 68,5 CH4 8,2 CH 16,5 CH 8,2 CO2. 0,1 CO 0,7 N2 0.8 CH 1,2. 8. Taux de conversion total de l'essence 92,1% 9. Taux de conversion calculé par rapport à la somme (C2H2 + C2H4 + C3H6) 80,0X 10. Consommation spécifique d'énergie électrique 7,5kWLhAg de (sans tenir compte de la chaleur récupérée) (C2H2+C2H4+) EXEMPLE 4. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est l'azote, le gaz chauffé est le méthane. Caractéristiques du procédé et résultats obtenus 1. Intensité du courant 280 A 2. Puissance à l'arc 170 kW 3. Puissance utile 115 kW 4. Consommation d'azote 72 Nm3/h 3 5. Consommation de gaz naturel 180 Nm /h 6. Composition des gaz de pyrolyse % vol. HCN 12,3 H2 30,1 CH 4,8 CH 0,860 C2H4 0,156 CH 0,14 CH4 31,7 4 7. Taux de conversion de la matière première le méthane en produits visés jusqu'à 90% 8. Consommation spécifique d'énergie électri que (sans tenir compte de la chaleur récupérée) 83 kW-h/kg de HCN. EXEMPLE 5. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est un mélange ayant la composition suivante H2 58% en vol, CH4 12,8% en vol, HCl 17,4% en vol. C12 11,8% en vol. La matière première, le gaz chauffé, est une essence admise dans le réacteur à l'état de vapeur à une température de 2000C. Caractéristiques du procédé et utilités 1. Puissance à l'arc 19,8 kW 2. Consommation de vecteur de chaleur 7,5 Nm3/h 3. Consommation d'essence 7,22 kg/h 4. Consommation des gaz de pyrolyse, X vol. H2 46,8 2 CH4 9,6 CH 17,5 CH 8,1 HCl 17,0 divers 1. 5. Taux de conversion des hydrocarbures 956 6. Taux de conversion en acétylène et éthylène 80% 7. Consommation d'énergie 3,5 kW/kg de mé- lange acétylène et éthylène. Un appareillage destiné à mettre en oeuvre le procédé de chauffage des gaz se compose d'électrodes 1 et 2 (figure 1) réunies à une source d'énergie électrique (non représentée sur la figure), d'une arrivée 3 de jet de plasma d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur), d'une arrivée 4 des gaz à chauffer et d'un orifice 5 de départ des gaz chauffés. Un arc électrique tournant 6 est allume entre les électrodes 1 et 2. Dans un deuxième mode de réalisation de l'appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de chauffage des gaz, on a prévu une électrode à tige 7 (figure 2) et une électrode cylindrique creuse 8 entre lesquelles est allumé un arc 9 qui chauffe le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) admis par l'arrivée 10. Un autre arc électrique Il est allumé entre l'électrode centrale 12 et 1 électrode cylindrique creuse 13. Les gaz à chauffer (matière première) sont introduits par le trou 14, alors que le mélange à chauffer est évacué par le trou 15. Les arcs électriques 9 et Il sont réunis en série grâce au contact établi entre les électrodes 8 et 13. Pour mettre l'arc 11 en rotation, on utilise le solénoide 16.Les électrodes 7 et 12 sont branchées aux bornes 17 de la source d'énergie électrique (non représentée sur la figure). Dans un troisième mode de réalisation du réacteur à plasma (figure 3), il y a également une électrode à tige 18, une électrode cylindrique creuse 19 et un diaphragme 20. Le diamètre de l'électrode 19 est supérieur à celui du diaphragme 20. Sur l'électrode 19 est disposé un solénoïde 21. Le diaphragme 20 lote la zone soufflée longitudinalement 22 de l'arc électrique alors que l'électrode 19 loge la zone 23 soufflée transversalement de l'arc qui tourne dans un champ magnétique. L'admission du vecteur de chaleur se fait par le trou d'arrivée 24 et l'éva cuation des gaz chauffés se fait par le trou de départ 25. L'arrivée 26 des gaz à chauffer est disposée entre le diaphragme 20 et l'électrode 9. L'unité pour le chauffage des gaz (figure 4) se compose d'un réacteur plasmochimique à arc électrique (plasmotron) 27, d'une source d'alimentation en énergie électrique 28 qui fournit l'énergie électrique au réacteur 27, d'une source d'alimentation en gaz 29 qui fournit audit réacteur 27 le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et les gaz à chauffer, de dispositifs auxiliaires 30 (tels que le circuit de refroidissement, les systèmes de commande et de mesure) qui sont destinés à assurer le fonctionnement normal du réacteur 27, des dispositifs de trempe 31 où l'on fige. au sein des gaz chauffés dans ledit réacteur 17, le produit final visé et d'un système 32 pour l'isolement du produit final visé des gaz qui arrivent des dispositifs de trempe 31. L'un des modes de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de chauffage des gaz est représenté sur la figure 5. Le réacteur plasmochimique à arc électrique 27 d'écoulement unilatéral comporte une électrode à tige 33 (qui fait office généralement de cathode) et une électrode cylindrique creuse 34 (qui fait office généralement d'anode). Entre les électrodes 33 et 34 vient se placer le diaphragme cylindrique creux 35 qui s'aboute avec l'électrôde à tige 33 par une arrivée isolante 36 de gaz (vecteur de chaleur) et qui s'aboute à l'électrode cylindrique 34 par l'arrivée isolante 37 de gaz à chauffer. Les ensembles précités sont réunis par des goujons 38, des écrous 39s des rondelles 40 et des brides 41, 42 en matériau électroconducteur. La bride 41 comporte une borne (non représentee sur le dessin) pour le branchement à la source d'alimentation. L'iolement des électrodes 33 et 34 est assuré par des douilles 43. Sur l'électrode cylindrique 4 est installé un solénoïde 44. L'arc électrique 45 s'allume entre les électrodes 33 et 34. Les garnitures d'étanchéité sont réalisées au moyen de joints 46. L'électrode cylindrique 34 se compose d'un fourreau 47 (figures 5 et 6) réalisé en un matériau électroconducteur par lequel on réalise le contact avec l'arc électrique 45 et dont la cavité interne 48 sert de siège aux réactions chimiques, d'un corps 49 réalisé en un matériau amagnétique, notamment en laiton, d'une bride 50 réalisée en matériau électroconducteur, de raccords 51 servant à l'arrivée de l'eau de refroidissement et de raccords 52 (figure 5) qui servent à l'évacuation de l'eau. Entre le fourreau 47 et le corps 49, on prévoit un jeu 54 pour le passage de l'eau de refroidissement. Les canaux 55, 56 (figures 5 et 6), 57, 58 (figure 5) servent au passage de l'eau de refroidissement. Le fourreau 47 (figure 5) est réuni au corps 49 et à la bride 50 par des soudures tendres 59 et 60. L'électrode à tige 33 comporte une tige 61 qui entre en contact avec l'arc électrique 45 et qui est exécutée en un matériau électroconducteur réfractaire tel que le tungstène, une lame électroconductrice 62 dans laquelle on emmanche à frottement dur la tige 61, un corps électroconducteur 63 dans lequel on visse la lame 62. un raccord 64 d'arrivée d'eau de refroidissement et un raccord 65 de départ d'eau de refroidissement. Dans la lame 62 on a ménagé des orifices 66 pour une clef. L'étanchéité est réalisée par des joints 67. Les canaux 68., 69, 70 servent au passage de l'eau de refroidissement. Dans le corps 43 sont ménagés des orifices 71, 72 pour l'alimentation en gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) de l'arrivée isolante annulaire 36. Le raccord 73 est utilisé dans le même but. Il se rattache à un flexible isolant d'arrivée du gaz (non représenté sur la figure). Le diaphragme cylindrique creux 35 est exécuté d'une manière analogue à celle de l'électrode cylindrique 34. I1 comporte un fourreau 74 exécuté en matériau caractérisé par une conductibilité thermique élevée, notamment en cuivre (figure 5), un corps 759 des raccords 76 d'arrivée d'eau froide et des canaux 78, 82 pour le passage de l'eau. Le corps 75 est percé d'un orifice 83, destiné à mesurer la pression dans l'électrode 34, et d'orifices 84, 85 destinés à l'arrivée des gaz à chauffer à l'entrée isolante 37 des gaz à chauffer. Le raccord 86 sert à réunir le flexible d'arrivée du gaz (non représenté sur la figure). Le canal 87 est prévu pour le passage du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) chauffé par l'arc électrique 45. Le fourreau 74 est réuni au corps 75 par des soudures tendres 88, 89. Le solénoïde 44 se compose d'un tube électroconducteur rond (en laiton ou en cuivre) 90 enroulé sur une ossature 91 exécutée en matériau isolant. Aux extrémités du tube 90 sont soudées des bornes 92, 93 qui servent à raccorder le solénoïde 44 à la source d'alimentation en énergie électrique (non représentée sur la figure) et à la bride 42 respectivement. La fixation de la borne 93 à la bride 42 est réalisée par la vis 94. Chaque arrivée de gaz isolante 36 et 37 se compose de deux parties 95, 96 (figures 5 et 7) et 97, 98 (figures 5 et 8) respectivement, exécutées de manière à former des canaux annulaires distributeurs de gaz 99, 100 (figures 5 et 7). Les canaux 100 (figures 5 et 7) et 101 (figures 5 et 8) servent à l'arrivée du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et des gaz à chauffer dans les jeux 102 (figures 5 et 7) et 103 (figures 5 et 8) respectivement, ainsi qu'au vrillage des écoulements desdits gaz. La partie émergente 104 (figure 5) du fourreau 74 modifie la direction de l'écoulement des gaz à chauffer. Le réacteur pla-smochimique à arc électrique, dont la coupe en long est représentée sur la figure 9, est prévu pour un écoulement bilatéral des gaz. I1 comporte une bague isolante 105 qui est disposée symétriquement par rapport à l'ensemble du réacteur et qui sert à l'introduction du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). Deux diaphragmes cylindriques creux 106 viennent stabouter à la bague 105. Par l'intermédiaire des bagues 107, 108 d'arrivée du gaz à chauffer ; ces diaphragmes sont réunis aux deux électrodes cylindriques creuses 109. Lesdits éléments sont réunis par deux brides 110, par six goujons 111, par des écrous t12 et des rondelles 113. L'isolement des électrodes 109 est constitué par des douilles 114. Des solénoïdes 115 sont montés sur les électrodes 109.Les joints 116 servent à l'étanchéité0 L'arc électrique 117 brûle dans les cavités des diaphragmes 106 et dans les cavités 119 des électrodes 109 disposées au voisinage des diaphragmes 106. le volume restant 120 des électrodes 109, qui se trouve au-delà de la zone terminale de l'arc, est utilisé à titre d'espace réactionnel. La sortie des gaz chauffé s'effectue par les orifices 121. L'électrode 109 se compose d'un fourreau 122 qui est exécuté en matériau électroconducteur et d'un corps 123 qui est exécuté en un matériau amagnétique. Entre le fourreau 122 et le corps 123 est ménagé un jeu 124 pour l'eau de refroidissement. L'arrivée de l'eau dans le jeu 124 s'effectue par l'orifice 125 destiné à recevoir un raccord vissé (non représenté sur la figure), par des canaux 126, 127, par le canal annulaire 128, alors que l'évacuation de l'eau de refroidissement s'effectue par le canal annulaire 129, le canal 130 et par orifice 131 destiné à recevoir un raccord de sortie (non représenté sur la figure). Le canal 126 est obturé par un bouchon 132 qui vient se visser dans corps 123. Après vissage, le bouchon 132 est arrêté par l'ergot d'étanchéité 133. La douille 122 est réuni également avec le corps 123 par des soudures étanches 134, 135. On a prévu dans le corps 123 un chambrage annulaire 136 pour le passage des gaz à chauffer et un collet annulaire de centrage 137 servant à l'aboutement avec le dispositif de trempe (non représenté sur la figure). Le collet annulaire 138 est destiné à protéger l'anneau 107 contre l'écoulement de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) sortant du diaphragme 106. Le diaphragme 106 se compose d'un fourreau 139 réalisé en un matériau caractérisé par une bonne conductibilité thermique (notamment du cuivre), d'un corps 140 exécuté en matériau ama- gnétique, d'un coussinet 141, d'une pipe 142 destinée à l'arrive vée de l'eau de refroidissement, d'une pipe 143 (figure 11) destinée à évacuer l'eau de refroidissement, d'une pipe 144 (figure 9) destinée à l'arrivée du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur), d'une pipe 145 (figures 9 et 11) destinée à l'arrivée des gaz à chauffer. Toutes les pipes 142 à 145 sont réunies au corps 140 par soudure (figure 6). L'écoulement de l'eau de refroidissement est assuré par les canaux 146 à 148, le jeu 149, les canaux 150 à 152 ; l'arrivée du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est assurée par les canaux 153, 154 alors que 11 arrivée des gaz à chauffer se fait par les canaux 155, 156. Le fourreau 139 est réuni de façon étanche au corps 140 par les soudures tendres 157, 158. Dans les anneaux isolants 107, 108 sont prévus des canaux 159, 160 destinés au passage des gaz à chauffer et des orifices 161 162 pour l'arrivée des gaz à chauffer dans le jeu 163 (figures 9 et 10). L'vanneau isolant 105 (figure 9) se compose d'anneaux 164 et 166 entre lesquels sont ménagés des canaux 167, 168 pour l'écoulement du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). Dans l'anneau 164 est ménagé le canal 169 destiné au gaz (vecteur de chaleur?, tandis que dans l'eanneau 166 sont prévus des orifices 170 (figures 9 et 11) pour l'insufflation du gaz (vecteur de chaleur) dans le jeu 171. Le solénoïde 115 (figure 9) se compose d'un tube électroconducteur 172 (figures 9 et 12) enroulé sur une ossature 173 exécutée en matière isolante. A l'une des extrémités du tube 172 est prévue une borne (non représentée sur la figure) destinée à le brancher sur la source d'alimentation en énergie électrique (non représentée sur la figure) alors que l'extrémité opposée du tube 172 est branchée sur l'électrode 109 (cette connexion n'est pas représentée sur la figure). Aux deux extrémités du tube 172 sont prévus également des raccords (non représentés sur la figure) qui servent à l'arrivée et au départ de l'eau de refroidissement. Entre les couches de tube 172 est interposé un isolant 174. Le procédé de l'invention est le suivant. On introduit le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) dans le réacteur plasmochimique à arc par l'arrivée 3 (figure 1). Ce gaz s'échauffe en s'écoulant vers l'arc électrique 6 allumé entre les électrodes 1, 2. La nature du gaz (vecteur de chaleur) utilisé dépend du procédé. C'est ainsi qu'on pet utiliser le chlore, le chlorure d'hydrogène, le gaz carbonique, des gaz inertes, l'azote, l'air, l'hydrogène, la vapeur d'eau ou leurs mélanges. Le plus commode des gaz cité est l'hydrogène, car il se forme des hydrocarbures au cours de la pyrolyse, ce qui simplifie la séparation subséquente du produit fini. Tous les types de vecteur de chaleur intermédiaire diluent le gaz entré en réaction ; toutefois l'avantage des gaz inertes réside en ce qu'ils ne forment pas de sous produits. Si le gaz entré en réaction exige une certaine proportion en oxydes de carbone (c'est le cas notamment du gaz de synthèse pour la préparation du méthanol), on peut utiliser à titre de vecteur de chaleur intermédiaire la vapeur d'eau ou le gaz carbonique0 Pour obtenir du gaz de synthèse destiné à la préparation du chlorure de vinyle, on peut utiliser à titre de vecteur de chaleur intermédiaire le chlore, le chlorure d'hydrogène ou leurs mélanges avec l'hydrogène. L'azote est le vecteur de chaleur intermédiaire le mieux adapté pour la préparation du cyanure d'hydrogène à partir des hydrocarbures. On peut aussi mettre en oeuvre dans ce cas de l'air, toutefois l'oxygène qui y est présent donnera des sous produits. L'air est le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) le mieux adapté pour la préparation des oxydes d'azote ; mais dans ce cas on peut utiliser également l'azote, l'oxygène ou le gaz carbonique. On introduit les gaz à chauffer par l'arrivée. Ces gaz se mélangent au gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) réchauffé, et le mélange formé est réchauffé en outre par l'arc tournant 6. La partie de l'électrode 2 logée en aval de l'arc 6 est utilisée à titre de volume réactionnel pour la conversion chimique du mélange réchauffé. Par la sortie 5 de l'électrode 2, le gaz entré en réaction pénètre dans le dispositif de trempe (non représenté sur la figure) dans lequel sont figés les produits finaux qui se sont formés à haute température. Comme gaz à chauffer on peut utiliser des composés variés qui se trouvent à l'état gazeux ou à l'état de vapeurs. C'est ainsi pour la préparation de l'acétylène, du cyanure d'hydrogène ainsi que du gaz de synthèse destiné à l'élaboration du chlorure de vinyle ou du méthanol. Ce peut être des hydrocarbures quelconques gazeux ou des hydrocarbures liquides préalablement vaporisés. Dans l'oxydation de l'azote, ce peut - être, suivant le type du vecteur de chaleur intermédiaire, l'oxygène, l'azote, le gaz carbonique, l'air. On obtient un jet de plasma de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) en chauffant ledit gaz à l'arc électrique 9 (figure 2) après l'avoir introduit par l'arrivée 10. Le et de plasma de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) est admis dans l'électrode creuse 13 où il se mélange aux gaz chauffés introduits par l'orifice 14 et subit un réchauffage additionnel aux dépens de l'arc électrique 11. Pour augmenter le potentiel d'utilisation de l'unité, il est recommandé d'obtenir la puissance requise sous une haute tension en réduisant le courant jusqu'à une valeur minimale. On peut y parvenir en prolongeant et en améliorant le soufflage de la zone 22 (figure 3) de l'arc disposée dans les limites du diaphragme 20. A cet effet, il est préférable d'admettre le vecteur de chaleur intermédiaire vrillé de façon à souffler la zone de l'arc 22 par un écoulement turbulisé. Le vrillage de l'écoulement du vecteurdechaleur intermédiaire est assuré par l'entrée 24 qui comporte des trous d'entrée disposés tangen tiellement. L'écoulement vrillé du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) fait tourner la zone terminale 23 de l'arc électrique grâce à quoi le potentiel d'utilisation des électrodes augmente et l'homogénéisation du mélange du gaz à réchauffer avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) s'améliore. La rotation de la zone terminale 23 de l'arc électrique peut être assurée de même par vrillage des gaz à chauffer à l'arrivée 26 et par action combinée de deux écoulements vrillés aussi bien du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) que des gaz à chauffer. Le vrillage du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et celui des gaz à chauffer peuvent être parallèles et de même sens ou opposés. Le mélange desdits gaz est amélioré par vrillages opposés. Le potentiel d'utilisation de l'électrode 19 augmente lorsque la surface balayée par le spot de l'arc au cours de la rotation de la zone terminale 23 de l'arc électrique s'accroit. A cet effet le diamètre de l'électrode 19 pourra être avantageusement accrû par rapport au diamètre du diaphragme 20. Dans ce cas on réalise l'arrivée des gaz à chauffer en aval du diaphragme 20, au début de l'électrode 19. Une rotation plus efficace de la zone de l'arc 23 dans l'électrode élargie 19 est obtenue par l'écoulement vrillé des gaz à chauffer. Pour améliorer l'homogénéité du mélange des gaz à chauffer avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). il est avantageux d'intensifier la rotation de la zone de l'arc 23 par application d'un champ magnétique orienté le long de l'axe de l'électrode 19. On y parvient en montant sur l'électrode 19 un solénoïde 21 branché en série avec l'arc 22 ou ayant une alimentation indépendante. On peut utiliser également un aimant permanent ou un circuit à supraconductivité. La rotation de l'arc par un champ magnétique peut être orientée soit dans le même sens, soit en sens opposé par rapport au vrillage du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) ou bien des gaz à chauffer. La vitesse de rotation de la zone terminale de l'arc 23 doit assurer le mélange des gaz en un laps de temps plus court que le temps de déroulement des réactions.Généralement la vitesse de rotation de la zone de l'arc 23 est comprise entre 10 et 10 tr/s. La température du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) chauffé à la sortie du diaphragme 20 dépend du caractère du pro cessus. Notamment dans le cas de la préparation de l'acétylène à partir du gaz naturel avec utilisation de l'hydrogène en tant que gaz intermédiaire (vecteur de chaleur), on porte ce dernier à une température de l'ordre de 3000 à 4O000K. La température du mélange à la sortie 25 du volume réactionnel est définie, elle aussi, par le caractère du processus. C'est ainsi que dans le cas mentionné de préparation de l'acétylène à partir de méthane, elle est comprise entre 1300 et 2000 K. Pour réaliser le chauffage à l'arc des gaz qui réagissent chimiquement, il est indispensable de disposer d'un réacteur plasmochimique à arc électrique 27 (figure 4), d'une source d'alimentation en énergie électrique 28 qui assure un fonctionnement stable de l'arc électrique 6 (figure 1) et la régulation du courant dans le réacteur plasmochimique à arc électrique 27 (figure 4). La source d'alimentation en gaz 19 assure l'admission du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et en gaz à chauffer dans le réacteur plasmochimique à arc électrique 17, ainsi que la stabilisation et la régulation des caractéristiques requises desdits gaz. Pour conduire le fonctionnementdel'unité mesurer toutes ses caractéristiques et pourvi̲r le réacteur plasmochimique à arc électrique 27 en eau de refroidissement, on met en oeuvre le circuit auxiliaire 30. A la sortie du réacteur plasmochimique à arc électrique 27, les gaz qui sont entrés en réaction arrivent dans le dispositif de trempe 31 dans lequel ils sont brutalement refroidis (trempés) par l'un des procédés c-onnus jusqu'à une température à laquelle cesse la décomposition du produit visé qui se forme à des températures élevées dans le réacteur plasmochimique à arc électrique. A la sortie du disposifif de trempe 31, le gaz arrive pour séparation dans le circuit 32. L'un des éléments dudit-circuit 32 peut etre un dispositif pour la récupération, par un des procédés connus, de la chaleur des gaz sortant du dispositif de trempe 31. Cela permet d'améliorer l'efficacité du procédé. Le chauffage du gaz dans le réacteur plasmochimique à arc électrique à écoulement unilatéral (figure 5) s'effectue d'après le schéma exposé précédemment. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) passe par le raccord 73, les canaux 71, 72 dans le canal 99 de l'entrée isolante 36. Au départ du canal 99, le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) passe par un système d'orifices 100 disposés tangentiellement (figures 5, 7) dans le jeu 102 (figure 5) entre le diaphragme 35 et l'électrode à tige 33. Ensuite l'écoulement turbulisé de gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) souffle l'arc 45, suit le canal 87 du diaphragme 35. Il y est réchauffé par l'arc électrique 45 et s'écoule dans la cavité interne 48 de l'électrode 34. Les gaz à chauffer passent, par le raccord 86, les canaux 84 et 85, dans le canal 10C de l'entrée isolante 37 de gaz à chauffer. A la sortie du canal 100, le gaz à chauffer passe par un système d'orifices disposés tangentiellement 101 (figures 5, 8) dans le jeu 103 (figure 5) entre le diaphragme 35 et l'électrode 34. Il existe un mode de réalisation (non représenté sur les dessins) avec entrée des gaz à chauffer sans vrillage par un système d'orifices radiaux. Dans la partie initiale de la cavité interne 48 de l'électrode 34, les gaz à chauffer se mélangent avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) réchauffé qui s'écoule de la cavité 87 du diaphragme 35. Le mélange desdits gaz est intensifié par la zone terminale de l'arc électrique 45 qui tourne dans un champ magnétique créé par le solénoïde 44 branché en série avec l'arc 45. La zone terminale tournante de l'arc 45 effectue également un réchauffage complémentaire du mélange des gaz à chauffer avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). Après la traversée de la zone terminale tournante de l'arc 45, le mélange chauffé s'écoule par la cavité interne 46 de l'électrode 34 où se déroulent les réactions chimiques. A la sortie de l'électrode 34, le mFl ange qui a réegi arrive dans un dispositif de trempe (non représenté sur la figure). Le refroidissement de l'électrode cylindrique creuse 34 est effectué par l'eau qui, par lès raccords 51 et les canaux 55, 56, pénètre dans le jeu 54. En s'écoulant par ce jeu, l'eau refroidit le fourreau 47 qui est réchauffé par le spot de l'arc et par le mélange de gaz chauds. A la sortie du jeu 54, l'eau réchauffée passe, par les canaux 57, 58 à travers les raccords 52, hors de l'électrode 34. Le diaphragme 35 est refroidi d'une manière analogue. L'eau traverse le raccord 76 et les canaux 78, 79, pour arriver dans le jeu 80. En traversant ce jeu, l'eau soutire la chaleur du fourreau 74 qui est réchauffé par le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et par le rayonnement de l'arc 45. Au départ du canal 80, l'eau réchauffée sort du diaphragme 35 par les canaux 81, 82 et par le raccord 77. Le flux de chaleur émis par la tige réfractaire 61 chauffée par l'arc 45 est évacué à travers la lame 62 vers l'eau de refroidissement qui arrive par le raccord 64 et le canal 70 dans le jeu 69 formé entre la lame 62 et le corps 63. A la sortie du jeu 69, l'eau réchauffée passe par le canal 68 et le raccord 65 et sort de l'électrode 33. Le courant électrique arrive du p8le positif de la source d'alimentation en énergie électrique (non représentée sur la figure) à la borne 92 du solénoïde 44 et passe par la borne 93, la bride 42 et la bride 50 de l'électrode 34 au fourreau 47 de l'électrode 34. Ensuite le courant arrive à travers l'arc électrique 45 à la tige 61 de l'électrode 33. A la sortie de la tige 614 par la lame 62 et le corps 63 de l'électrode 33, le courant sort vers la bride 41 pourvue de borne-négative non représentée sur le dessin, réunie à la source d'alimentation (non représentée sur la figure). On peut alimenter le réacteur plasmochimique à arc électrique auss-i bien par une source de courant alternatif et utilisant (si ce courant est de fréquence industrielle) l'un des procédés connus de maintien de l'arc lorsque l'intensité du courant passe par zéro. Le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) arrive dans le réacteur plasmochimique à arc électrique à écoulement bilatéral (figure 9) par les deux pipes 144. Sortant de là par les canaux 153 et 154 pratiqués dans les corps 140 des diaphragmes 106, il entre dans les canaux 169, 167, 168 disposés dans l'entrée 105. En s'échappant du canal annulaire 168 par un système d'orifices tangentiels 170 (figures 9, 11), le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) pénètre dans le jeu 171 (figure 9) ménagé entre les diaphragmes 106, tandis qu'à partir de ce jeu l'écoulement gazeux turbulent s'écoule symétriquement de part et d'autre par les cavités internes 118 des diaphragmes 106 soufflant l'arc 117. Chauffé par l'arc 117, le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) sort des cavités 118 des diaphragmes 106 dans les cavités 119 des zones initiales des électrodes 109 adjacentes aux diaphragmes 106. Les gaz à chauffer pénètrent par les deux pipes 145, les canaux 155, 156 disposés dans les corps 140 des diaphragmes 106 et les canaux 159. 160 disposés dans les entrées isolantes 107, 108 dans les cavités (chambrages) annulaires 136 formés par les évidements dans les corps 123 des électrodes 109. A la sortie des cavités 136 par un système d'orifices 161, 162, les gaz à chauffer sont admis dans les jeux 163 ménagés entre les électrodes 109 et les diaphragmes 106. Les orifices 161, 162 sont orientés dans chacune des entrées 107, 108 de façon à vriller les deux écoulements des gaz à chauffer dans un même sens, identique à celui du tourbillon du gaz intermédire (vecteur de chaleur) ou en sens opposé de celui-ci.On modifie le sensde vrillage par l'orientation de l'entrée 105 et/ou par permutation des entrées 107, 108. A la sortie des jeux 163 les gaz à chauffer sont admis dans les cavités intiales 119 des électrodes 109 où ils viennent se mélanger avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) qui s'écoule des cavités 118 des diaphragmes 106. En passant à travers les parties terminales de l'arc 117, le mélange de gaz s'échauffe additionnellement. La rotation des zones terminales de l'arc 117 qui est réalisée par interaction du courant de l'arc 117 avec le champ magnétique des solénoïdes 115 homogénéise le mélange du gaz réchauffé avec le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). A la sortie des zones terminales tournantes de l'arc 117, le mélange réchauffé des gaz arrive dans les cavités 120 des électrodes 109 où se déroulent les réactions chimiques. Le mélange entré en réaction passe par les orifices 121 des électrodes 109 dans des dispositifs de trempe non représentés sur le dessin. L'eau de refroidissement pénètre dans les électrodes 109 par les orifices 125, d'où, par les canaux 126 (figures 9 et 12), elle longe les corps 123 des électrodes 109 (figure 9) et pénè- tre dans les canaux 127, 128. A la sortie des canaux 128. l'eau arrive dans les jeux 124 ; en s'écoulant par ces jeux, elle refroidit les fourreaux 122 qui s'échauffent au contact du mélange de gaz chauds et des spots d'arc électrique. A la sortie des jeux 124, l'eau réchauffée suit les canaux 129, 130 et sort par l'orifice 131 des électrodes 109. L'eau pénètre dans les diaphragmes 106 par les pipes 142 et en ressort par les canaux 146, 147, 148 vers les jeux 149. En s'écoulant par ces jeux, elle refroidit les fourreaux 139 qui sont réchauffés par le gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et par le rayonnement de l'arc 117. Au départ des jeux 149, l'eau réchauffée suit les canaux 150 151, 152 pour pénétrer dans les pipes 143 (figure 10) à travers lesquels elle sort des diaphragmes 106 (figure 9). Le courant électrique traverse les bornes d'entrée (non représentées sur le dessin) disposées aux extrémités des tubes 172 des solénoïdes 115, ensuite par les tubes 172 des solénoïdes 115 et les bornes (non représentées sur le dessin) disposées aux autres extrémités de tubes 172 opposées des solénoïdes, et par les bornes (non représentées sur le dessin) disposées aux extrémités opposées des tubes 162 des solénoïdes 115 et ratta chéès aux corps 123 des électrodes 109 et pénètre par lesdits corps 123 sur les fourreaux 122 des électrodes 109 avec lesquelles entre en contact l'arc électrique 117. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de chauffage de gaz par mélange des gaz à chauffer avec un jet de plasma de gaz intermédiaire servant de vecteur de chaleur, caractérisé en ce qu'on effectue le brassage des gaz à chauffer avec un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) et leur réchauffage complémentaire au moyen d'un arc électrique tournant. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on obtient un jet de plasma par chauffage d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) par un arc électrique réuni en série avec un arc électrique tournant. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'arc électrique tournant et l'arc électrique pour réchauffage du gaz intermédiaire (vecteur de chaleur ) sont réalisés sous forme d'un arc électrique unique. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la rotation de l'arc électrique par soufflage de l'arc électrique à l'aide d'un écoulement vrillé d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la rotation de l'arc électrique par un écoulement vrillé des gaz à chauffer. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la rotation de l'arc électrique par un champ magnétique. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que l'on effectue additionnellement la rotation de l'arc électrique par un champ magnétique. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendidations 1 à 7, caractérisé en ce qu'on utilise comme gaz intermédiaire (vecteur de chaleur). l'hydrogène, le chlorure d'hydrogèhe, un hydrocarbure ou leur mélange, des gaz inertes, l'azote, l'oxygène, ou la vapeur d'eau. 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on utilise, comme gaz à chauffer, des hydrocarbures à l'état de gaz et/ou à l'étate vapeur. 10. Réacteur plasmochimique à arc électrique destiné à la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendi- cations 3 à 9, comprenant ' deux électrodes branchées sur une source de courant dont au moins une est creuse et cylindrique au moins un diaphragme cylindrique creux dont le diamètre est inférieur au diamètre de l'électrode cylindrique creuse et dont une face adhère à l'électrode cylindrique creuse ; une arrivée pour l'admission d'un gaz intermédiaire (vecteur de chaleur) disposée sur l'autre face dudit diaphragme; et au moins une arrivée destinée àl'admission des gaz à chauffer, caractérisé en ce que l'arrivée destinée à l'admission des gaz à chauffer est disposée entre les faces dudit diaphragme et de l'électrode cylindrique creuse isolée du diaphragme.