La présente invention concerne un dispositif pour la confection de faisceaux d'objets allongés, par exemple de câbles électriques. Les faisceaux de câbles électriques, notamment ceux qui équipent les véhicules automobiles et certains appareils électriques, sont confectionnés sur des tables de travail horizontales portant des schémas matérialisant la position de chaque câble dans le faisceau. Cette technique est toutefois loin de donner entière satisfaction. En effet, lorsque les câbles ont une grande longueur, par exemple de l'ordre d'une dizaine de mêtres, l'employé chargé de les appliquer sur la table dans leur position définie par le schéma, doit parcourir pour chacun d'eux un trajet correspondant à leur longueur, ce qui est particulièrement fatigant surtout si ce travail doit être effectué des journées entières. Apres la mise en place d'un câble sur la table, l'employé doit par ailleurs revenir a son point de départ pour prendre le câble suivant et le mettre a son tour en place. Or, ce déplacement "à vide" entraîne une importante perte de temps et ne permet qu'une faible cadence de production. Enfin, comme les tables sont dimensionnées en fonction de la longueur des câbles, elles sont généralement très encombrantes, de sorte qu'il est souvent nécessaire de prévoir de vastes ateliers pour les abriter, ce qui entraîne d'importants frais d'investissement. Les inconvénients qui viennent d'être exposés ne sont pas spécifiques aux faisceaux de câbles électriques. Ils se rencontrent également lors de la confection des faisceaux de tuyaux souples ou malléables, par exemple en caoutchouc, en matiere plastique ou en cuivre recuit, que l'on utilise dans les installations hydrauliques, sur les véhicules, etc... La présente invention se propose de remédier à ces divers inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet un dispositif pour la confection de faisceaux d'objets allongés, qui se caractérise en ce qu'il comprend un tambour monté rotatif autour de son axe et dont la paroi latérale porte des repères matérialisant la position des extrémités de chacun des objets dans le faisceau à confectionner, des éléments d'attache adaptables aux extrémités des objets allongés et comportant des organes d'accrochage pour fixer lesdites extrémités sur la paroi latérale du tambour, au droit de leurs repères respectifs, et des moyens d'entraînement pour faire tourner le tambour, la mise en place de chaque objet allongé dans le faisceau étant assurée en fixant l'élé- ment d'attache adapté à l'une de ses extrémités au droit de son repère et en actionnant les moyens d'entraînement du tambour jusqu' ce que l'élément d'attache prévu à l'autre extrémité de l'objet allongé parvienne devant son propre repère pour y être fixé. Le dispositif conforme à l'invention permet une diminution notable de la fatigue du personnel. En effet, comme le tambour peut tourner autour de son axe, les repères matérialisant les extrémités de chaque objet allongé peuvent être amenés devant l'employé sans que celui-ci ait a se déplacer. D'autre part, en installant le poste de stockage des objets allongés à proximité du poste de travail de l'employé, les temps morts survenant entre la mise en place de deux objets consécutifs peuvent être considérablement réduits, surtout que pour fixer la première extrémité d'un objet sur le tambour, l'employé peut commander la rotation de celui-ci dans le sens qui nécessite le moins de temps pour amener devant lui le repère correspondant. Comme les faisceaux sont confectionnés sur la paroi latérale du tambour, le dispositif selon l'invention a en outre une emprise au sol nettement inférieure à celles des tables de travail actuelles. De plus, comme la confection des faisceaux est réalisable à poste fixe, deux ou trois employés répartis autour du tambour pourraient effectuer simultanément le même travail sans risquer de se géner, ce qui ne serait évidemment pas le cas avec les tables. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'axe du tambour est vertical. Plusieurs postes de travail peuvent ainsi être uniformément répartis autour de la paroi latérale du tambour puisque celle-ci est aisément accessible de toute part. Avantageusement, la paroi latérale du tambour est tronconique et converge vers le haut. Son inclinaison améliore les conditions de travail. Comme le savent par exemple les utilisateurs des planches à dessin, il est en effet plus facile de travailler sur une paroi inclinée que sur une paroi verticale. De préférence, la paroi latérale du tambour porte une gouttière extérieure le long de sa périphérie inférieure. Les éléments d'attache servant à fixer les extrémités des objets allongés sur la paroi latérale du tambour peuvent ainsi être mis en réserve dans la gouttière, ce qui permet à l'employé de toujours les avoir à portée de main. Le dispositif selon l'invention peut par ailleurs comporter des moyens pour déplacer le tambour axialement. L'employé peut donc positionner celui-ci à la hauteur qui lui convient le mieux pour effectuer son travail. Selon un mode de réalisation particulier du dispositif, la paroi du tambour comporte des perçages uniformément répartis tandis que les organes d'accrochage des éléments d'attache sont constitués par des tiges insérables à frottement dans les perçages. Les extrémités des différents objets peuvent être fixées rapidement sur la paroi latérale du tambour. Après les avoir pourvu de leurs éléments d'attache, il suffit en effet d'enfiler la tige de ceux-ci dans les perçages les plus proches des repères correspondants, ce qui est à la fois très rapide et très facile. De préférence, la paroi latérale du tambour comporte des éléments supports pour soutenir les éléments allongés entre leurs extrémités. Grâce à ces éléments supports, il est possible de soutenir les objets dans la partie du faisceau où ils doivent être retenus les uns contre les autres. Il est également possible de donner aux zones extrèmes de certains objets, une orientation s'écartant de la direction générale du faisceau, par exemple lorsque ces zones extrèmes ne doivent pas être reliées aux autres objets. Il suffit en effet d'utiliser dans ce but les éléments supports comme plots de contournement. Dans certains cas, notamment quand les faisceaux sont constitués d'un nombre élevé d'objets, il est avantageux que le dispositif selon l'invention comporte des moyens de contrôle interposables entre les extrémités des différents objets allongés du faisceau et susceptibles d'émettre des signaux indicateurs lorsque lesdits objets allongés sont convenablement positionnés. L'employé peut ainsi avoir la certitude qu'il ne s'est pas trompé lors de la confection des faisceaux. Un mode d'exécution de la présente invention sera décrit ci-après à titre d'exemple nullement limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en perspective d'un dispositif conforme à l'inventipn servant à la confection de faisceaux de câbles électriques ; - la figure 2 est une vue en perspective et à plus grande échelle montrant une partie de la paroi latérale du tambour visible sur la figure 1 ; et - la figure 3 est une vue schématique en coupe effectuée suivant l'axe de rotation du tambour. Le dispositif que l'on peut voir sur les dessins comprend un tambour 1 dont l'axe s'étend verticalement et dont la paroi latérale est tronconique et converge vers le haut. Ce tambour, qui est susceptible de tourner dans les deux sens autour de son axe, est situé à proximité d'un poste fixe 2 à partir duquel l'employé chargé de confectionner les faisceaux pourra effectuer son travail. La paroi latérale du tambour est pourvue de petits perçages 3 uniformément répartis et se termine, à sa partie inférieure, par une gouttière extérieure 4. Elle porte en outre un schéma 5 matérialisant la position que doivent occuper les différents câbles dans les faisceaux. Ce schéma comprend un tron çon horizontal 5a correspondant à la partie des faisceaux dans laquelle les câbles seront retenus les uns contre les autres par exemple par enroulement d'une bande adhésive, des ramifications latérales 5b le long desquelles les extrémités de certains câbles seront appliquées de façon à demeurer libres dans les faisceaux, et des repères 5c matérialisant les extrémités de chacun des câbles. Le dispositif conforme à l'invention comprend également des éléments d'attache 6 adaptables aux extrémités des câbles et comportant des organes d'accrochage permettant de fixer ces extrémités au droit de leurs repères respectifs 5c. Dans l'exemple représenté sur la figure 2, les éléments d'attache sont constitués par des fiches du commerce dont l'une des extrémités est pourvue de moyens classiques pour retenir l'âme métallique du câble et dont l'autre extrémité se termine par une tige 6a destinée à etre insérée légèrement à force dans les perçages 3 (voir la figure 2). Il va de soi que les éléments d'attache pourraient avoir une structure tout à fait différente. En effet, dans le cas où la paroi latérale du tambour serait constituée par une tole en acier, perforée ou non, ils pourraient par exemple être constitués par des masselottes aimantées pourvus de moyens classiques permettant de retenir sur elles les extrémités des câbles. Pour soutenir les câbles le long du schéma 5 et pour permettre à certains de ceux-ci de s'étendre le long des ramifications 5b, le dispositif selon l'invention peut par ailleurs comporter des éléments supports tels que les crochets visibles en 7 sur la figure 2. Ces crochets, tout comme les éléments d'attache 6, comportent une tige dimensionnée de manière à pouvoir être insérée légèrement à force dans les perçages 3. Comme le montre la figure 1, le tambour 1 comporte en outre un pupitre de contrôle 8 dont la face antérieure porte des moyens de signalisation tels que des ampoules 9. Chaque ampoule peut par exemple être montée dans un circuit électrique non représenté dont la fermeture est assurée lorsque les extrémités d'un câble électrique particulier sont fixées au droit de leur repère respectif 5c. Ainsi, lorsqu'une ampoule s'allume, l'employé sait que le câble qu'il a mis en place le long du schéma sur la paroi du tambour est convenablement positionné. Naturellement, il serait possible de prévoir tout autre moyen de contrôle émettant un signal lumineux ou sonore dès qu'un câble est correctement positionné sur la paroi latérale du tambour. En se référant maintenant à la figure 3, on constatera qu'un moteur électrique 10 est monté dans un caisson 11 et que l'arbre 12 de ce moteur, qui s'étend le long de l'axe du tambour 1, traverse un palier 13 avant d'être relié par l'intermédiaire de son extrémité libre, à un plateau 14 solidaire d'une plaque horizontale 15 s'appuyant sur la face interne de la paroi latérale du tambour. On constatera également que le caisson 11 repose sur des organes de levage, tels que les vérins 16, sous la commande desquels il est déplaçable verticalement le long de potences 17 pourvus de galets de roulement 18 sur leurs faces en regard. Il va de soi que la rotation et le déplacement vertical du tambour pourraient être assurés par des moyens différents de ceux qui sont représentés sur la figure 3. La confection d'un faisceau de câbles électriques avec le dispositif conforme à l'invention peut être réalisée de la manière suivante. En supposant que les différents câbles sont enroulés sur des bobines montées sur un carrousel placé à proximité du poste de travail 2, l'employé saisit l'extrémité libre du premier câble, la dénude et adapte sur elle un élément d'attache 6. Il commande ensuite le moteur 10 pour faire tourner le tambour 1 jusqu'à ce que le repère 5c correspondant à l'extrémité libre du câble vienne devant lui. Puis il introduit la tige 6a de l'élément d'attache dans le perçage 3 qui est le plus proche du repère 5c. Ainsi la première extrémité du câble est fixée sur la paroi latérale du tambour. Il commande maintenant le moteur 10 pour entraîner le tambour dans le sens lui permettant d'appliquer le câble dans la position qui lui est assignée sur le schéma. Il a bien entendu fixé, entre temps, des crochets 7 pour soutenir le câble le long du tronçon horizontal 5a du schéma. Certains de ces crochets peuvent éventuellement servir de plots de contournement si les extrémités du câble doivent s'étendre le long d'une ramification latérale 5b du schéma (voir la partie inférieure de droite de la figure 2). Lorsque le repère 5c correspondant à l'autre extrémité du câble parvient devant l'employé, celui-ci arrête le moteur, sectionne le câble pour le séparer du reste de la bobine, adapte un second élément d'attache 6 sur l'extré mité sectionnée du câble et fixe le second élément d'attache 6 au droit du repère 5c. Le premier câble est donc maintenant dans la position définitive qu'il occupera dans le faisceau. L'employé recommence la même opération pour chacun des câbles du faisceau. Puis, quand celui-ci est confectionné, il relie les câbles entre eux, par exemple en utilisant un ruban adhésif avec lequel il les entoure de place en place. Naturellement, les câbles utilises pour confectionner les faisceaux pourraient être préalablement coupés à longueur, pourvus de repères d'identification et même de cosses de raccordement à chacune de leurs extrémités. Il va de soi que le dispositif conforme à l'invention n'est pas destiné exclusivement à la confection des faisceaux de câbles électriques. Il pourrait en effet être utilisé tout aussi avantageusement pour confectionner des faisceaux de tubes souples ou malléables. Il suffirait alors dans ce cas de modifier légerement les éléments d'attache pour pouvoir les adapter sur les tubes, par exemple en prévoyant une saillie cylindrique sur leur extrémité destinée à coopérer avec les tubes, leur autre extrémité pouvant encore se terminer par une tige telle que celle représentée en 6a sur la figure 2. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la confection de faisceaux d'objets allongés, par exemple de câbles électriques, caractérisé en ce qu'il comprend un tambour (1) monté rotatif autour de son axe et dont la paroi latérale porte des repères (5c) matérialisant la position des extrémités de chacun des objets dans le faisceau à confectionner, des éléments d'attache (6) adaptables aux extrémités des objets allongés et comportant des organes d'accrochage (6a) pour fixer lesdites extrémités sur la paroi latérale du tambour, au droit de leurs repères respectifs, et des moyens d'entraînement (10) pour faire tourner le tambour, la mise en place de chaque objet allongé dans le faisceau étant assurée en fixant l'élément d'attache adapté à l'une de ses extrémités au droit de son repère et en actionnant les moyens d'entraînement du tambour jusqu'à ce que l'élément d'attache prévu à l'autre extrémité de l'objet allongé parvienne devant son propre repère pour y être fixé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractériséÉence que l'axe du tambour est vertical. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la paroi latérale du tambour est tronconijque et converge vers le haut. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, càractérisé en ce que la paroi latérale du tambour porte une gouttière extérieure (4) le long de sa périphérie inférieure. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (16) pour déplacer le tambour axialement. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi du tambour comporte des perçages (3) uniformément répartis, et en ce que les organes d'accrochage (6) des éléments d'attache sont constitués par des tiges insérables à frottement dans les perçages. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi latérale du tambour comporte des éléments supports (7) pour soutenir les éléments allongés entre leurs extrémités. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de contrôle interposables entre les extrémités des différents objets allongés du faisceau et susceptibles d'émettre des signaux indicateurs lorsque lesdits objets allongés sont convenablement positionnés.