La présente invention concerne un système de commutation télégraphique, c'est-àdire un système permettant des comnunications sélectives entre des usagers utilisant la transmission télégraphique ou un mode de transmission similaire. Dans oe danaine, la commutation peut revêtir deux formes principales: la commutation de circuits et la cmnutation de messages. Les principes mis en jeu dans les deux cas peuvent être résumés comme suit, en considérant le cas le plus simple d'une communication entre un usager "appelant" et un usager "appelé" rattachés à un mye centre de annutation. Dans le cas de la ar,mutation de circuits, le centre de commutation établit une connexion physique entre la ligne de l'usager appelant et celle de l'usager appelé. Cette connexion permettra à l'usager appelant de transmettre un message à l'usager appelé ; elle permettra aussi à l'usager appelé de transmettre une réponse accusant réception du message. Le centre de commutation n'intervient pratiquement que pour l'établissement de la communication.Il détecte l'appel et reçoit de l'usager appelant l'identité de l'usager appelé il e si 51 la ligne de l'abonné appelé est libre ou non ; dans le premier cas, il établit la connexion ; dans le second cas, il informe l'usager appelant qui devra interrompre son appel. Dans le cas de la carutation de messages, il n'est pas établi de connexion entre la ligne de l'usager appelant et ollle de l'usager appelé. L'usager appelant transmet d'emblée un message destiné à l'usager appelé. Ce message est reçu par le centre de cannutation qui se charge de le retransmettre à l'usager appelé. Carme l'usager appelé peut ne pas être libre, il est prévu d'enregistrer le message dans le centre de camutation, puis de retransmettre le message enregistré dès que la ligne de l'usager devient libre. Le centre de commutation intervient donc camre intermédiaire nécessaire dans la communication. La commutation de circuits a l'inconvénient de nécessiter des moyens de connexion physiques qui sont généralement coûteux, volumineux et peu fiables. La commutation de messages a l'inconvénient de nécessiter des moyens d'enregistrreent des messages qui sont également coQteux, volumineux et peu fiables. La présente invention concerne un système de callretation participant des deux formes évoquées mais n n'ayant aucun des inconvénients cités. I1 est en effet possible de concevoir une forme de commutation intermédiaire. On en trouvera un exemple dans la demande de brevet français n 70 43140, déposée le ler Décembre 1970, au non de la Société Demanderesse, et intitulée "Système de ittation télégraphique ou analogue", qui concerne un système de mmutation conservant de la commutation de circuits la détection de l'appel émanant d'un usager appelant, la réception du numéro de la ligne appelée, le test de cette ligne, la mise en communication si elle est libre ou l'invitation à interrompre 1' appel si elle est occupée.Selon ce système, la coEmunication est réalisée, non par une connexion physique, mais par des moyens de commutation de messages, les signaux en provenance de l'usager appelant étant reçus oamme un message destiné à l'usager appelé, pour être retransmis sur la ligne de ce dernier, et réciproquement. Toutefois, puisque la ligne de l'usager appelé est libre, la retransmission est immédiate. Ce système n'exige donc ni les moyens de connexion physiques de la commutation de circuits, ni les rroyens d'enregistrement de la commutation de messages. Le système de cormcutation décrit dans la demande de brevet citée permet la communication entre usagers rattachés à des centres de commutation distincts reliés entre eux par des jonctions. Une jonction bilatérale est affectée à une cc':,oinication entre un usager appelant rattaché à un premier centre et un usager appelé rattaché à un deuxième centre. Bien entendu, le entre de jonctions à prévoir entre deux centres dépend du trafic. Cette solution, bien qu'elle soit simple, est imparfaite à de nombreux égards En effet, l'appareil de l'usager est généralement un téléimprimeur utilisable seulement à l'alternat ; il émet ou il reçoit. Par suite, un seul sens de transmission de la jonction bilatérale est utilisé à la fois. Le taux d'utilisation des moyens de transmission mis à la disposition des usagers est donc inférieur à 50%. Par ailleurs, la rapidité de transmission n'est pas la mGme pour tous les usagers. Des rapidités de 50, 75, 100, 150, 200 bauds sont couramment employées. I1 est souhaitable que le système accepte ces différentes rapidités et cela conduit à prévoir des jonctions "transparentes" acceptant indifféremment toutes ces rapidités. De telles jonctions, coûteuses, sont mal utilisées pour toutes les communications n'employant pas la rapidité la plus élevée. La présente invention concerne donc un système de cormnrtation permettant des communications entre usagers de centres de commutation distincts et utilisant de manière particulièrement efficace les moyens de transmission entre centres. Le système de commutation télégraphique de l'invention est caractérisé par le fait qu'entre un centre de départ et un centre d'arrivée, on prévoit au moins une jonction commune à grande rapidité de transmission, des moyens étant prévus, tant dans le centre de départ que dans le centre d'arrivée, pour que la communication entre un usager du centre de départ et un usager du centre d'arrivée s'effectue par la transmission sur la jonction commune de messages espacés comprenant chacun un ou plusieurs caractères de messages transmis par l'usager du centre de départ et des caractères d'identification, de sorte qu'entre les messages considérés, la jonction puisse être utilisée pour d'autres ccmmunications. Ce système est en outre caractérisé par le fait que deux jonctions communes au rupins, une pour chaque sens de transmission, sont prévues au départ de chaque centre et en direction des autres centres, afin de permettre des communications bilatérales. L'invention est spécialement applicable dans un réseau comprenant des centres de transit, toute csmnuntcation entre un usager d'un centre de départ et un usager d'un centre d'arrivée pouvant être établie par une première jonction commune entre le centre de départ et le centre de transit et une deuxième jonction commune entre le centre de transit et le centre d'arrivée. A cette fin, selon une autre caractéristique de l'invention, lesdits caractères d'identification associés à chaque message sont utilisés, dans le centre de transit, pour aiguiller le message dans la direction appropriée, de telle sorte que le oentre de transit peut revêtir la forme d'un centre de comnutation de messages de type classique. La présente invention est également applicable dans le cadre du système de oommutation faisant I 'objet de la demande de brevet citée précédem ment. Pour demander une communication distante, un usager appelant transmet préalabloeent à son centre de commutation (centre de départ) l'identité d'au soins un usager appelé rattaché à un autre centre de oommutation (centre d'arrivée). Selon une autre caractéristique de l'invention, dans le centre de départ, des moyens scait prévus pour transmettre en conséquence, sur la jonction commune, un message de demande de communication oomprenant, outre des caractères d'identification, l'identité complète de l'usager appelé, tandis que, dans le centre d'arrivée, des moyens sont prévus pour enregistrer un tel tressage, ce qui permettra, lors de la réception des messages ultérieurs relatifs à la même oommunication, de retrouver l'identité de l'usager appelé à partir des seuls caractères d 'identification. En conformité avec le système antérieur précité, le centre d'arrivée, à la réception d'un message de demande de communication, met en oeuvre des moyens de test permettant de savoir si la ligne de l'usager appelé est libre ou non. Selon une autre caractéristique de l'invention, le centre d'arrivée comprend des moyens pour transmettre, en direction du centre de départ, un message de réponse comprenant, outre des caractères d'identification (les mêmes que ceux qu'il a reçus), l'indication de l'état de la ligne appelée, afin que le centre de départ autorise ou interdise la oommunication demandée. Les différents objets et caractéristiques de l'invention seront maintenant détaillés dans la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, le diagramme des liaisons d'un réseau télégraphique dans lequel peut être appliquée la présente invention - la figure 2, le diagramme des liaisons d'un réseau télégraphique dans lequel sera appliqué de préférence le système de oommutation de 1 'inven- tion - la figure 3, le diagramme général d'un exemple de réalisation des centres de ccooitation des figures 1 et 2 - la figure 4, les moyens qui, dans un centre de commutation de départ, permettent de convertir une suite de caractères transmis à vitesse lente sur une ligne d'usager, en messages espacés transmis sur une jonction commune, en application de l'invention - la figure 5, les moyens qui, dans un centre d'arrivee, permettent de recevoir une demande de oommunication, répondre à oette demande, recevoir ensuite des messages espacés sur une jonction commune et retransmettre les caractères qu'ils contiennent, à vitesse lente, sur la ligne de l'usager appelé - la figure 6, une séquence d'appel - la figure 7, un message de demande de communication ; - la figure 8, un message de oommunication - la figure 9, un message de réponse - la figure 10, un organigramme illustrant le programme PRE de la figure 4 - la figure 11, un organigramme illustrant le programme PIC de la figure 5. On décrira d'abord, en se reportant à la figure 1, le diagramme des liaisons d'un réseau télégraphique dans lequel peut être appliqué le système de oommutation faisant l'objet de l'invention. Ce réseau comprend trois centres de oommutation CC1, CC2 et CC3. A chaque centre sont connectées des lignes d'usagers telles que lgl, lg2 et A13 Ces lignes d 'usagers sont des lignes télégraphiques exploitées à des rapidités de transmission comprises entre 50 et 200 Bd. Les centres CC1 et CC2 sont interconnectés par deux jonctions ipA et jdl, une pour chaque sens de transmission. Ce sont des jonctions à grande rapidité de transmission, 2400 Bd par exemple. De même, les centres CCî et CC3 sont interconnectés par des jonctions rapides ja2 et jd2, et les centres CC2 et CC3 sont interconnectés par les jonctions rapides ja3 et jd3. Chacun des centres permet l'établissement de communications locales entre les lignes d'usagers qu'il dessert, ainsi que des communications distantes avec les usagers d'autres centres. Une communication entre l'usager A11 du centre CC1 et l'usager lg2 du centre CC2 pourra ainsi être établie, en empruntant les jonctions rapides jal et jdl. Ces deux lignes d 'usagers sont par exemple exploitées à 50 Bd. Durant la communication, la ligne lgl transmet des caractères qui doivent être achemines jusqu'à la ligne lg2. Selon l'invention, ces caractères, reçus dans le centre CC1, sont enregistrés et regroupés de manière à former des messages espacés qui sont transmis à grande vitesse par la jonction jdl. Dans le centre CC2, les messages ainsi reçus sont enregistrés et retransmis sur la ligne A12 On supposera, à titre d'exemple, qu'un message regroupe 30 caractères. A 50 Bd, ces 30 caractères sont transmis sur la ligne lgl en 4,5 s. Dès la réception du dernier caractère dans le centre CC1, ils peuvent être transmis sur la jonction jdl, à 2400 Bd, en 12,5 ms. Ils peuvent ensuite être retransmis sur la ligne A12 dans les 4,5 s suivantes. Dans ces conditions, la jonction jdl n'est occupée par la communication considérée que 15 ms toutes les 4,5 s au plus et Qla en considérant que la ligne lgl transmet sans interruption.Elle peut écouler dans l'intervalle des messages similaires relatifs à un grand nombre d'autres communications. Dans 1 autre sens de transmission, la jonction i+ est utilisée de la mêrne manière pour les transferts de caractères entre le centre CC2 et le centre CC1. Dans de nombreuses applications, une seule jonction rapide dans chaque sens, de vitesse judicieusement choisie, pourra suffire à toutes les communications entre deux centres de commutation. Bien entendu, puisque la jonction rapide jdl achemine des messages suocessifs relatifs à des oommunications différentes, l'invention prévoit également d'incorporer à chaque message des caractères d'identification qui indiqueront la destination du message, c'est-à-dire qui permettront, dans le centre d'arrivée, d'identifier le ou les usagers destinataires. Les communications entre les centres CC1 et CC3, CC2 et CC3 sont établies de la entre manière par l'intermédiaire des jonctions rapides qui les relient. La figure 2 représente le diagramme des liaisons d'un réseau télégraphique dans lequel sera appliqué de préférence le système de commutation de l'invention. Le réseau de la figure 1 est un réseau maillé aux possibilités d'extension limitées. Par opposition, le réseau de la figure 2 est un réseau étoilé obtenu par l'introduction d'un centre de transit Or. On retrouve par ailleurs les nimes lignes et centres de commutation que dans le réseau de la figure 1.Dans ce réseau étoilé, chacun des centres de conmutation est relié par une jonction rapide double sens jcl, jc2, ic3 au centre de transit Or. Les centres de commutation CC1, CC2, CC3 sont donc simplifiés, puisqu'ilsn'ont plus qu'une seule direction sortante et entrante. Au départ du centre oe i, par exemple, toutes les communications en direction d'usagers des centres CC2 et CC3 se font par l'envoi sur la jonction rapide jcl de messages espacés analogues à ceux qui ont été décrits précéderment. Les caracteres d'identification associés à chaque message désignent le centre de commutation auquel est rattaché l'usager destinataire.Le centre de transit CT recevant un tel message du centre oei le retransmet purement et simplement en direction du centre d'arrivée approprié. Dans un tel réseau, le centre de transit a pour seule fonction de recevoir des messages et de les retransnettre. I1 peut être un centre de coroitation de messages de type connu. Un réseau de ce type est facilement extensible, par augmentation de la capacité de trafic du centre de transit. Plusieurs centres de transit peuvent être également prévus. Par ailleurs, dans les deux réseaux décrits, les jonctions rapides ne sont occupées par une ocmmunication donnée que durant le temps nécessaire à la transmission des caractères d'un usager à l'autre. Quand l'un ou l'autre des usagers ne transmet pas, ce qui se produit fréquent lorsque les appareils des usagers, du type téléimprimeurs, fonctionnent à l'alternat, les jonctions rapides correspondantes restent libres pour les autres communications. Une jonction double sens à 2400 Bd pourrait ainsi écouler plus de 96 coenun1ca- tions à 50 Bd. I1 faut toutefois remarquer que la capacité de transmission disponible doit être quelque peu réduite pour tenir compte des caractères d'identification adjoints à chaque message. En outre, en vue de Irétablissement des communications, des messages de service doivent être échangés entre les centres de communications, comme on le verra par la suite. Enfin, les réseaux des figures 1 et 2 sont particulièrement prévus pour l'établissement de oommunications bilatérales entre des usagers de centres différents. Les caractères télégraphiques issus drun usager peuvent donc atteindre son correspondant, sans autre enregistrement que celui qu'impose la transmission par messages espacés sur les jonctions rapides. Les centres de commutation notamment ne possèdent qu'une capacité d'enregistrement limitée et ne peuvent pas accumuler des messages destinés à un usager occupé. Toutefois, avec le réseau de la figure 2, il est aisé de pourvoir le centre de transit CT de tels moyens d'enregistrement. En plus des communications bilatérales, les usagers du réseau pourront alors demander la transmission unilatérale de télégranus. Si l'usager destinataire est occupé, les messages successifs constituant le télégramme seront stockés dans le centre de transit pour être retransmis lorsque 1 'usager sera libre. Les centres de commutation de messages de type connu fournissent couramment cette facilité. Elle est mise en oeuvre de façon économique dans le réseau de la figure 2, puisqu'un seul centre est équipé de menoires de masse pour tout un réseau. En se reportant à la figure 3, on va maintenant décrire le diagramme général d'un exemple de réalisation des centres de oommutation des réseaux des figures 1 et 2, conçu de manière à permettre l'application de la présente invention. Ce centre de oommutation dessert des lignes d'usagers telles que lg, terminées chacune par un équipement individuel de ligne EL séparant les deux sens de transmission, sous la forme d'une ligne entrante lge et d'une ligne sortante lgs. Lui sont également connectées une jonction entrante jce et une jonction sortante ffcs d'une jonction double sens fc qui le relie à un centre de transit, par exemple. Un explorateur EXR explore cycliquement les lignes et la jonction entrante, à une fréquence suffisante pour y détecter tout signal télégraphique reçu. En coopération avec des moyens illustrés sous la forme d'un bloc de réception ER, il permet de reconstituer les caractères télégraphiques reçus sur les lignes et la jonction. Le bloc BR retransmet chaque caractère reçu, accot agie du numéro de la ligne par laquelle il a été reçu, ou de oelui de la jonction, à une unité centrale à programme enregistré CL dotée d'une mémoire MS. On trouvera un exemple de réalisation d'un équipement de réception de caractères télégraphiques comprenant un explorateur de lignes et un bloc de réception, tels que EXR et BR, dans le brevet français n 1 578 837, déposé le 28 Mars 1968, au nom de la Société Demanderesse, pour des "Perfectionnements aux systèmes de réception de signaux télégraphiques". D'une manière similaire, un bloc d'émission BE coopérant avec un explorateur d'émission EXE permet de transmettre sur les lignes et la jonction sortante des caractères télégraphiques fournis par l'unité centrale CL. On trouvera un exemple de réalisation d'un équipement d'émission de caractères télégraphiques comprenant un bloc d'émission et un explorateur, tels que BE et EXE, dans le brevet français n 69 18677,déposé le 6 Juin 1969, au flan de la Société Demanderesse, pour un "Système d'émission de signaux télégraphiques". Par ailleurs, ltensemble constitué par l'unité centrale CL et sa mémoire Ms n'est autre qu'un calculateur numérique à programme enregistré d'un type courant. Le centre de commutation que l'on vient de décrire est donc apte à recevoir des caractères télégraphiques apparaissant sur les lignes et la jonction entrante, à traiter ces caractères selon un programme enregistré et à transmettre des caractères télégraphiques sur les lignes et la jonction sortante, les caractères transmis pouvant être soit des caractères crées dans le centre de oommutation, soit des caractères reçus d'une ligne ou de la jonction entrante. Plus particulièlrement, il est prévu qu'un tel centre de commutation reçoive, d'une ligne appelante, une suite de caractères télégraphiques constituant une séquence d'appel et comprenant l'identité d'au moins une ligne appelée. L'unité centrale CL reçoit les caractères successifs de la séquence d'appel et recherche notamment si la ligne de l'usager appelé est libre ou non. Si la ligne appelée est libre, l'unité centrale CL constitue une suite de caractères télégraphiques constituant une séquence d'autorisation et en commande l'envoi sur la ligne appelante. De plus, à partir de cet instant, l'unité centrale CL prend des mesures pour retransmettre tout caractère reçu de la ligne appelante en direction de la ligne appelée, ainsi que pour retransmettre tout caractère en provenance de la ligne appelée sur la ligne appelante. Une communication bilatérale est ainsi établie entre les deux lignes considérées, par l9iiterrrdiaire du centre de commutation. Dans le cas où la ligne appelée serait occupée, l'unité centrale CL constituerait, à la place de la séquence d'autorisation, une séquence d'interdiction invitant l'usager appelant à interrompre son appel et prendrait des mesures pour refuser tout caractère éventuellement transmis ensuite par l'usager appelant. Ce mode d'exploitation est appliqué aussi bien dans le cas d'une cammunication locale, entre deux usagers du centre de ccmmutation, que dans le cas d'une coernunication distante, l'usager demandé étant rattaché à un autre centre de commutation. Dans ce dernier cas, le centre de commutation local considéré répète la séquence d'appel en direction du centre distant et c'est ce dernier qui fournit la séquence d'autorisation ou d'interdiction. La demande de brevet n" 70 43140 citée au début de ce texte fournit une description des moyens qui permettent de mettre en oeuvre un tel système de commutation. On décrira donc seulement maintenant les moyens permettant d'établir des communications distantes par l'intermfidiaire de jonctions communes, en se référant d'abord à la figure 4. La figure 4 représente les moyens qui, dans un centre de coitrt:itation de départ, permettent de convertir une suite ininterrompue de caractères télégraphiques transmis à vitesse lente sur une ligne d 'usager en messages espacés transmis sur une jonction ctrr:une et illustre aussi comment la jonction conmne transmet des messages contenant des caractères issus de plusieurs lignes d'usagers différents qui se partagent ainsi la jonction. Sur la figure 4 on a représenté une première ligne entrante lgel, à laquelle est associée une mémoire de ligne entrante MIEL, ainsi qu'une deuxième ligne entrante lgep et la mémoire de ligne entrante correspondante MLEp. Une innoire de ligne entrante contient essentiellement un séquentiel SQE, une indication de temporisation TP et une adresse ATE-NBc, ces données permettant d'interpréter et d'aiguiller les caractères reçus. On a également figuré la jonction sortante jcs et une mémoire de jonction sortante associée MJS. Cette mémoire de jonction MJS contient essentiellement un séquentiel SE et une adresse ATE-NBc, ces données permettant d'aller lire et de transmettre des caractères sur la jonction sortante.Une mémoire de file d'attente de sortie FAS est en outre associée à la jonction sortante. Dans chaque case de cette file d'attente est consignée une indication ATE-NB fournissant l'adresse (ATE) d'une mkmoire tapon contenant un message à transmettre sur la jonction et le niveau de remplissage (NB) de cette mémoire tampon. Entre les lignes et la jonction, les messages à transmettre sont enregistrés dans une zone de mémoire tampon ZTE ocoprenant des mémoires tarpon TEa à TEp. Une table de disponibilité TD contient en outre les identités des mémoires tampon disponibles. Toutes ces mémoires sont avantageusement des emplacements délimités dans la mémoire MS de la figure 3. La figure 4 représente également, en PRE, le programme de gestion de 1 ltémission qui règle les transferts d'information entre les différentes mfimDires tampon indiquées. On va maintenant décrire les opérations accomplies dans le cadre d'une ocmmunication distante demandée par l'usager de la ligne igel en se reportant simultanément aux figures 6 à 8 qui représentent les signaux télégraphiques reçus et envoyés par les moyens illustrés par la figure 4, ainsi qu'à la figure 10 qui illustre le programme PRE. La figure 6 représente les caractères télégraphiques que transmet l'usager de la ligne lgel pour demander une co:r':uinication avec un usager d'un centre distant. Ces caractères constituent une séquence d'appel qui comprend successivement un ou plusieurs caractères de début de séquence représentés collectivement par l'indication AP, quatre caractères Ail à A14 fournissant l'identité de l'usager appelé, un ou plusieurs caractères de fin de séquence représentés oollectivement par l'indication FN. Initialement, la ligne de l'usager appelant était libre. Dans la mfimoire MLE1 de la figure 4, une indication SQE, constituant un séquentiel d'émission, caractérise la situation de la ligne. D'une manière générale, chaque caractère reçu sur une ligne d'usager provoque l'appel du programme PRE dans lequel on entre en ENT (figure 10). Le premier caractère transmis par l'usager de la ligne lgel est donc fourni au programme PRE, accompagné de l'identité de la ligne intéressée, comme indiqué précédemment (voir description relative à la figure 3). En réponse, le programme PRE vient consulter la mémoire MLE1 et, plus particulièrement, l'indication Soue. Sur la figure 10, cette opération est notée LSQE. Elle va permettre de choisir l'une des nombreuses branches du programme PRE.Chacune de oes branches correspond à une valeur particulière, SQO, SQ1, etc., de l'indication SQE. La ligne igel étant initialement au repos, l'indication SQE a la valeur SQD. La première opération est une comparaison entre le caractère incident, noté CR, et le caractère choisi pour caractériser le début d'une séquence d'appel, AP. Si le résultat de la comparaison est négatif, on ne doit tenir aucun compte de ce caractère. On va donc directement à la sortie ST du programme PRE. S'il s'agit bien du début d'une séquence d'appel, la comparaison donne un résultat positif et le programme PRE prévoit une modification de l'indication SQE qui prend la valeur SQ1, ce qui est noté SQ1+SQE ; ensuite, on va à la sortie ST du programme PRE. L'usager de la ligne lgel transmet ensuite un deuxième caractère qui peut être identique au premier. Comme dans le premier cas, la réception de ce caractère, accompagné de l'identité de la ligne, provoque l'entrée, en ENT, dans le programme PRE, ainsi que la lecture de l'indication SQE dans la mémoire MLE1, laquelle fournit oette fois la valeur SQ1. Une nouvelle comparaison a lieu entre le caractère incident, toujours noté CR, et le caractère de début de séquence d'appel AP. Si le résultat de la comparaison est positif, comme supposé, le programme PRE est immEdiatement abandonné. Ce caractère est donc ignoré. La réception d'un troisième caractère provoque les merles opérations. On supposera qu'il s'agit oette fois du premier caractère de l'identité de l'usager appelé, Ali. Ce caractère est différent de AP et le résultat de la comparaison effectuée au début de la branche SQ1 est négatif. Le programme enchaîne donc sur une deuxième comparaison portant cette fois sur le caractère incident CR et un caractère AL. Elle a pour objet de distinguer entre les appels locaux et les appels distants. On supposera en effet que tous les indicatifs d'appel des usagers du centre local considéré commencent par le caractère AL. Si la comparaison est favorable, le programme PRE est abandonné au profit d'un programme PPL qui ne sera pas décrit, la présente invention concernant uniquement les appels distants. Si la comparaison donne un résultat négatif, l'appel vise un usager d'un autre centre. I1 y a lieu de prévoir la transmission d'un message de demande de oommunication en direction de oe centre distant, par l'intermédiaire de la jonction jcs. Ce message doit être créé dans une des mémoires tampon de la zone ZTE. A cette fin, la branche SQ1 du programme PRE prévoit alors une opération de lecture dans la table TD des mémoires tampon disponibles, notée LTTO, ce qui fournit, par exemple, l'adresse initiale de la mémoire tampon TEa. A l'aide de oette adresse, le programme PRE va ensuite commencer la préparation du message de demande de oommunication, par une succession d'opérations notée CTEa. En effet, le message de demande de communication à envoyer sur la jonction jcs est représenté par la figure 7. I1 comprend un caractère de début de message DB qui est le meme pour tous les messages, un caractère CD qui caractérise le fait qu'il s'agit d'un message de demande de communication, quatre caractères d'identification ID1 à 1D4 qui peuvent avantageusement comprendre le numéro du centre local (ID1, ID2) et le numéro de la ligne appelante (ID3, ID4), quatre caractères All à A14 fournissant l'identité de l'usager appelé et qui peuvent avantageusement comprendre le numéro du centre d'arrivée (All, A12) et celui de l'usager appelé (A13 et A14), ainsi qu'un caractère de fin de message ETX. La section CrEa du programme PRE a pour objet de charger successivement dans la rtfrcire tampon TEa le caractère DB (commun à tous les messages), le caractère CD (commun à tous les messages de demande de communication), les caractères ID1, ID2 (identité du centre local commune à tous les messages comme on le verra par la suite), et ID3, ID4 (identité de l'usager appelant que le programme PBE a reçue en meme temps que le caractère incident), ainsi que le caractère incident qui est All. Lorsque ces opérations sont teriinées, le programme PBE enchaine sur une opération notée CMLE1 qui consiste à inscrire dans la mémoire MLE1 de la ligne lge1 l'adresse à laquelle devra être inscrit le prochain caractère dans la ufroire tampon TEa. Cette adresse, comme indiqué dans la case de mémoire MLE1 de la figure 4, est de la forme ATEBc. Dans cette indication, ATE est l'adresse initiale de la mémoire tampon, tandis que NBc donne le rang du caractère à inscrire. Enfin, le programme inscrit la valeur SQ2 camne indication SQE, dans la itfroire MLE1, avant de se terminer. Lorsque l'usager de la ligne igel transmet ensuite le caractère A12, le programme PRE est aiguillé vers la branche SQ2. Le caractère incident est d'abord comparé au caractère de fin de séquence FN. La comparaison donne un résultat négatif et le programme accomplit alors une opération de transfert du caractère dans la mémoire tampon TEa, en se servant de l'adresse constituée par l'indication ATEBc. Cette opération est notée CRtTEa. Ensuite, le programme augmente d'une unité la valeur NB (+1NBc), avant de se terminer. Les caractères suivants de l'identité de l'usager appelé sont transférés de la meme manière dans la mémoire tampon TEa. L'usager de la ligne lgeî transmet finalement le caractere de fin de séquence d'appel FN. Au début de la branche SQ2 du programme PRE, la comparaison fournit un résultat positif. En réponse, le programme inscrit le caractère ETX dans la mémoire tampon TEa. Le message représenté par la figure 7 est alors complété dans la meno-ire tampon TEa. Pour en provoquer l'envoi, le programme transfère l'indication ATE-NBc de la mémoire MLE1 dans la file d'attente FAS. Elle y est alors notée ATE-NB. Cette indication prend la suite d'indications similaires concernant des messages en attente d'émission sur la jonction jcs.Grâce à la file d'attente FAS, les messages sont transmis dans l'ordre chronologique, comme on le verra par la suite. Ensuite1 le programme inscrit la valeur SQ3 (SQ3 SQE) à 1 'enplacesent SQE de la messire MLE1, avant de se terminer. Comme on peut aisément en juger, la branche SQ3 du programme PRE ne comprend aucune opération. Cela signifie que tout caractère transmis par l'usager sera purement et simplement rejeté. Celui-ci doit attendre une séquence d'autorisation ou d'interdiction. Pendant ce temps, le message de demande de communication constitué dans la mémoire tampon TEa va être envoyé. En effet, la jonction jcs demande les caractères à transmettre, de la même manière que les lignes entrantes fournissent les caractères reçus, en provoquant l'exécution du programme PRE et en fournissant son propre numéro. L'opération LSQE permet au programme de prendre connaissance de l'indication SE contenue dans la mémoire MJS de la jonction sortante. Pour simplifier on ne considèrera qu'une seule valeur de cette indication, SE1, laquelle aiguille vers la branche de programme corres pondant (figure 10). Au préalable, il faut indiquer que la transmission d'un message sur la jonction jcs implique l'inscription dans la mémoire MJS d'une indication ATE-Nsc semblable à celle qui prend place dans les mémoires de lignes entrantes telles que MIEL. La partie ATE de cette indication désigne la mémoire tampon contenant le message en cours d'émission, tandis que la partie NBc spécifie le rang du dernier caractère transmis. Par conséquent, le programme prévoit d'augmenter d'abord la valeur NB d'une unité (+l+NBc), puis une opération de transfert notée CR+jcs est accomplie, qui comprend la lecture de l'emplacement de mémoire spécifié par l'indication ATE-NBc de la mémoire MJS et l'envoi du caractère ainsi obtenu aux équipements de transmission associés à la jonction, par les moyens illustrés par la figure 3. Ensuite, la valeur NBc qui est le rang dans le message du caractère que l'on vient de transmettre est comparée à la valeur NB correspondante, toujours conservée dans la file d'attente FAS. On se souvient que, lors de l'inscription du message de demande de communication dans la file d'attente FAS, l'indication ATE-NBc avait été transférée de la mémoire de ligne MLE1 dans la file d'attente FAS pour y prendre la référence ATE-NB. La valeur NB correspondait alors au rang du dernier caractère du message. La comparaison entre NBc et NB permet donc de savoir si le caractère qui vient d'être transmis était ou non le dernier caractère du message. Si ce n'est pas le cas, la branche SE1 du programme PRE conduit à la sortie ST. Par contre, si le message en cours d'démission est maintenant termine, la comparaison donne un résultat positif et le programme PRE prélève dans la file d'attente FAS la valeur ATE qui correspond à la mémoire tampon qui vient d'être vidée. Cette valeur est transférée dans la table TD, afin de rendre la mémoire tampon disponible, ce qui est roté FAS+TD. Ensuite, les moyens de lecture dans la file d'attente FAS sont indexés, ce qui est noté +1 + FAS, puis une opération de transfert est accomplie entre la cellule suivante de la file d'attente FAS et la mémoire MJS, ce qui est noté FAS- > MJS, afin d'y charger la valeur ATE désignant la mémoire tampon contenant le message suivant à transmettre.La valeur NBc est alors autanatiçiiement remise à zéro. Les messages successifs composés dans les mémoires tampon sont ainsi transmis sur la jonction jcs. Si l'on craint les surcharges, on remarquera qu'il est aisé de superviser le niveau de remplissage de la file d'attente FAS et, lorsqu'il reste constamment au-dessus d'une valeur déterminée, de refuser de nouveaux appels distants, s'il s'en présente, en transmettant localement une séquence d'interdiction. Le message de demande de communication correspondant à l'appel de l'usager de la ligne lgel est ainsi transmis jusqu'au centre distant intéressé et on supposera que l'usager appelé est libre. Fn conséquence, le centre distant renvoie un message de réponse autorisant la communication. La réception d'un tel message sera décrite ultérieurement. I1 suffit ae mentionner qu'elle a pour effet de rrodifier le séquentiel SQE de la mémoire MLE1 qui prend la valeur SQ4. Un message d'autorisation est transmis sur la ligne sortante associée à la ligne entrante lgel. A partir de cet instant, l'usager de la ligne lgel peut coumuniquer avec l'usager distant qu'il a appelé. A la réception du premier caractère qu'il transmet, l'opération LSQE aiguille vers la branche SQ4 du programme PRE. I1 s'ensuit une succession d'opérations analogue à celle qui a été précédemment décrite en relation avec la branche SQ1 du programme PRE. La première, LTTD, puise dans la table TD l'adresse d'une mémoire tampon disponible, TEk par exemple L'opération CTEk charge, dans cette rnnoire tampon TEk, les caractères constituant le début d'un message de communication, c'est-à-dire, comme illustré par la figure 8 - un caractère de début de message DB - un caractère CM spécifiant qu'il s'agit d'un message de communication ;; - quatre caractères d 'identification, ID1 à lD4, les mêmes que précédemnent ; - le caractère incident, le premier des caractères de communication CAR ; chaque message comprendra, par exemple, 30 caractères de communication. Ensuite, l'opération CMLE1 charge, dans la moire MLE1, 1 'indica- tion ATE-NBc désignant l'emplacement de la mémoire tampon TEk où devra être enregistré le caractère suivant. Finalement, le séquentiel SQE de la mémoire MLE1 est mis en position SQ5. A la réception du caractère suivant, le séquentiel SQE étant en position SQ5, la branche correspondante du programme PRE prévoit en premier lieu le transfert du caractère incident dans la mémoire tampon (CRk), puis l'indexation de la valeur NBc, suivie d'une comparaison entre la nouvelle valeur NBc et une constante NC. Si le caractère qui vient d'être transféré dans la mémoire tampon TEk n'est pas le dernier des 30 caractères CAR, la comparaison donne un résultat négatif et cela conduit à la sortie ST du programme PRE, par l'intermédiaire d'une opération OwTP dont le roule sera indiqué ultérieurement. A la réception du trentieme caractère, lequel est transféré dans la mémoire tampon, comme on vient de l'indiquer, la comparaison entre NBc et NC donne un résultat positif. Par suite, un caractère ETX est transféré dans la mémoire tampon TEk, ce qui complète le message (figure 8). Pour commander la transmission du message sur la jonction commune jcs, l'indication ATE-NB est ensuite transférée dans la file d'attente FAS, ce qui est noté TEk+FAS, comme pour le message de demande de comnunication. Finalement, le séquentiel SQE de la mémoire de ligne MLE1 est remis en position SQ4. Ainsi, les trente premiers caractères transmis par l'usager de la ligne lgel vont être transmis sur la jonction communie sous la forme d'un message de communicati.on comprenant des caractères d 'identification qui permettront, dans le centre d'arrivée et dans des centres de transit éventuels, de déterminer sa destination. Si l'usager continue de transmettre des carac tères, un nouveau message sera constitué, de la manière qui vient d 'être décrite, le séquentiel, en S04, permettant l'attribution d'une nouvelle mémoire tampon, TEn par exemple, puis, en SQ5, le remplissage de cette mémoire tampon TEn par trente nouveaux caractères. On doit alors envisager le cas où l'usager de la ligne lqel cesserait de transmettre avant que soit remplie la mémoire tampon TEn, par exemple, l'information qu'il avait à transmettre comprenant moins de 60 caractères. I1 est alors nécessaire de transmettre un message de communication incomplet. Le principe adopté est de mesurer le temps, chaque fois que la transmission s'interrompt, à l'aide de moyens de temporisation, pour déclencher l'envoi d'un message incomplet si l'arrêt dépasse, par exemple, 3 secondes. A cette fin il est prévu, dans toute mémoire de ligne et notamment dans la mémoire MLE1, un emplacement TP servant de compteur. Un programme de temporisation non représenté maintient cette indication à zéro tant que le séquentiel SQE n'est pas en position SQ5. Lorsque le séquentiel SQE est en position SQ5, ce programme ajoute périodiquement une unité à la valeur consignée en TP. Par ailleurs, comme indiqué précédemment, à la réception de chaque caractère, et tant que la mémoire tampon n'est pas remplie, la branche SQ5 du programme PRE prévoit une remise à zéro de l'indication TP.La valeur atteinte par l'indication TP dépend donc de la durée qui s'écoule entre la réception des caractères. Si l'indication TP atteint une valeur de seuil donnée, correspondant par exemple au délai de trois secondes mentionné plus haut, le programme de temporisation exécute autariatiquement les opérations E+TEn, TE,'FAS, S044Soe, correspondant à celles qui figurent dans la branche S05 du programme PRE de la figure 10, afin de provoquer l'envoi du message incomplet et de mettre la ligne en attente.A tout instant, si l'usager recommence à transmettre, la constitution d'un nouveau message pourra être entreprise. D'autres moyens de temporisation, mesurant un délai plus long, bien que conçus de la même façon que les précédents, permettent de déceler la fin de communication, par absence d'émission et de réception pendant 10 secondes par exemple. On ne les décrira pas en détail. I1 suffit de mentionner qu'ils ont pour effet de remettre le séquentiel 505 en position SCO. D'autres variantes d'utilisation de la temporisation peuvent également être envisagées. I1 est notamment possible de mesurer le temps pendant lequel le séquentiel 505 de la ligne lgel se trouve en position SQ5 et de déclencher l'envoi du message après 5 secondes, par exemple, si la mémoire tampon n'a pas été remplie. Les moyens que l'on vient de décrire permettent donc, pour résumer, de recevoir un appel d'une ligne entrante, de détecter que cet appel vise un usager d'un centre distant, d'envoyer un message de demande de communication vers le centre distant et, après réception d'un message d'autorisation, de retransmettre vers le centre distant tous les caractères envoyés par l'usager appelant, sous la forme de messages espacés transmis sur la jonction rapide. Les memes troyens seront employés lorsque l'usager de la ligne lgel recevra un appel, le séquentiel 505 étant mis en position S04 dès la réception de l'appel, si la ligne d'usager considérée est libre, ce qui permettra la transmission de la ligne lgei appelée en direction de l'usager appelant. On va maintenant décrire, en se reportant principalement aux figures 5 et 11, les moyens utilisés pour recevoir une demande de communication en provenance d'un centre distant, répondre à cette demande, recevoir ensuite des messages espacés de oommunication et retransmettre les caractères qu'ils contiennent sur la ligne sortante de l'usager appelé. Sur la figure 5, on a représenté une ligne sortante lgs2, à laquelle est associée une memoire de ligne sortante MLS2, une jonction entrante jce et la mémoire de jonction entrante associée MJE, une zone de mémoire tampon ZTR comprenant des mémoires tampon TRa à TRf, une table des messages en attente, TMA, une table des mémoires tampon disponibles TDR, une table des co'u:'unica- tions TC, ainsi qu'une file d'attente d'arrivée FAR associée à chaque ligne sortante.Les données contenues dans les mémoires de lignes telles que MLS2 et la mémoire de jonction entrante MJE sont semblables à celles des mémoires homologues de la figure 4 et seront décrites en détail ultérieurement. Toutes ces mémoires sont avantageusement des emplacements délimités dans la mémoire Ms de la figure 3. En outre, la zone ZTR et la table TDR peuvent se confondre respectivement avec la zone ZTE et la table TD de la figure 4. La figure 5 représente également, en PPC, le programme de gestion de la réception et d'établissement des oommunications qui règle notamment les transferts d'information entre les différentes mémoires. Les opérations accomplies dans le cadre d'une partie de ce programme sont illustrées par l'organigramme de la figure 11. Le programme PPC est exécuté toutes les fois qu'un caractère télégraphique est reçu sur la jonction entrante jce ou toutes les fois qu'une ligne sortante demande un caractère à transmettre. Lors de l'appel de la ligne ou jonction, le programme PPC commence par une opération LSQR qui permet de lire, dans la mémoire associée à la ligne ou jonction, la position d'un séquentiel SQR ou SR. Selon la position du séquentiel, une des branches du programme PPC est ensuite exécutée. On décrira d'abord la réception de caractères télégraphiques sur la jonction jce. Par un procédé semblable à ce qui a déjà été décrit, les carac tères des messages reçus par la jonction i! sont enregistrés dans les mémoires tampon de la zone ZTR. En effet, pour la réception d'un message, la mémoire MJE reçoit une information ATR-NBc fournissant, par exemple, l'adresse de début de la mémoire tampon TRa (ATR), ainsi que le rang du caractère dans le message (NBc), cette dernière indication étant nulle au début du message. A la réception de chaque caractère, la branche SR1 du programme PPC est exécutée. Le caractère incident est d'abord comparé avec le caractère de fin de message ETX. S'ils sont différents l'un de 1 'autre, le caractère incident est transféré dans la mémoire tampon (CR- > TRa), puis l'indication NBc est augmentée d'une unité (+1NBc), afin de fournir l'adresse d'enregistrement du caractère suivant. Les caractères du message sont ainsi sucoessivement enregistrés dans la mémoire tampon TRa. Au dernier caractère du message, la comparaison précédente fournit un résultat positif (CR-ETX). Par suite, l'indication ATR-NBc est enregistrée dans une table TMA des messages en instance, ce qui est noté TRawTMA. Ensuite, une adresse de mémoire tampon disponible est puisée dans la table TDR (TDREMUE) pour être inscrite dans la mémoire MJE, à la place de ld précédente. Le message suivant sera ainsi enregistré, par exemple, dans la mémoire tampon TRd. Chacun des messages ainsi reçus peut être soit un message de demande de communication (figure 7), soit un message de communication (figure 8), soit encore un message de réponse (figure 9). Une branche non représentée du programme PRC, exécutée à un faible niveau de priorité, examine les messages signalés dans la table TMA, vérifie que le premier caractère est bien DB (figures 7 à 9) et analyse le deuxième caractère. Si l'on suppose que le message enregistré dans la mémoire tampon TRa est celui qui est illustré par la figure 7, le deuxième caractère est CD, ce qui indique que le message est une demande de communication visant un usager au moins dont le numéro est fourni par les caractères de rangs 7 à 10.Le programme PPC remplace d'abord le caractère CD, dans la mémoire tampon TRa, par un caractère CP, afin de commencer la préparation d'un message de réponse. Ensuite, le programme PPC teste la disponibilité de cet usager (par consultation d'une table appropriée, par exemple). I1 est libre (LB) ou occupé (OC). Le programme PPC inscrit alors cette indication dans la mémoire tampon TRa, à l'adresse fournie par l'indication ATR-NBc fournie par la table TMA, c'est-à-dire juste après le caractère A14. Le programme inscrit ensuite le caractère ETX à l'adresse suivante, obtenue par incrémentation de 1 'indica- tion NBc.La mémoire tampon contient alors un message qui n'est autre que le message de réponse de la figure 9. Ce message est transmis sur la jonction sortante, associée à la jonction entrante, par les moyens décrits en relation avec la figure 4. Par ailleurs, si la ligne de l'usager appelé a été trouvée libre (LB), les caractères ID1 à ID4 et All à A14 sont inscrits dans un emplacement de la table de communications TC, indiqué par ID-AD sur la figure 5. Cet enregistrement signifie que tout message reçu par la jonction je et portant les caractères d'identification ID doit être retransmis sur la ligne d'usager spécifiée par l'indication AD. Si l'on suppose maintenant que le message enregistré dans la mémoire tampon TRd est celui de la figure 8, le deuxième caractère est Cm, ce qui indique qu'il s'agit d'un message de communication. En réponse, le programme PPC fait une recherche comparative entre les caractères d ' identification du message, ID1 à ID4, sur la figure 8, et les caractères d'identification notés ID dans les différents emplacements de la table TC. Lorsque l'identité est rencontrée, l'indication AD fournie par la table TC donne l'identité de la ligne d'usager qui doit recevoir les caractères CAR du message considéré. On supposera qu'il s'agit de la ligne d'usager lgs2.Le programme PRC utilise cette identité pour accéder à la file d'attente FAR associée à la ligne et pour inscrire, dans cette file d'attente FAR, l'indication ATR-NB à partir de laquelle viennent d'être accomplies les opérations considérées, telle qu'elle figurait dans la table TA. I1 reste à considérer le cas où le message enregistré dans la mémoire tampon TRf, par exemple, est un message de réponse tel que celui qu 'illustre la figure 9. Le deuxième caractère est alors CP. En conséquence, le programme PPC utilise les caractères d'identification notés ID1 à ID4 sur la figure 9 pour adresser la file d'attente FAR de la ligne sortante correspondant à la ligne entrante appelante (voir description relative à la figure 4) et inscrit dans cette file d'attente une indication ATR-NB égale à l'indication ATR-NBc précédemment tirée de la table TMA, afin que le message reçu soit retransmis à l'usager appelant, pour servir de séquence d'autorisation ou d'interdiction, selon qu'il comprend un caractère LB ou OC.Une séquence différente incluant la meme information pourrait aussi bien être composée par le programme PRC, si 1 'exploitation l'imposait. Par ailleurs, si le message comprend le caractère LB, la communica- tion est possible et, pour préparer la transmission de l'usager appelé vers l'usager appelant, le programme PRC inscrit, dans la table TC, une indication notée AD-ID, composée, dans l'ordre par les caractères All à A14 de l'identité de l'usager appelé, puis par les caracteres ID1 à ID4 de l'identité de l'usager appelant. En effet, les messages qui seront transmis par le centre de l'usager appelé porteront, comme caractères d'identification, les caractères All à A14 de l'identité de cet usager appelé. La table TC permettra de les retransmettre vers l'usager appelant, désigné par les caractères ID1 à ID4, de la manière décrite précédemment. Les troyens que l'on vient de décrire permettent d'enregistrer tous les messages reçus par la jonction j ce dans des mémoires tampon de la zone ZTR. Lorsqu'un message contient des caractères devant être retransmis sur une ligne sortante d'usager, la référence du message (indication ATR-NB) est par ailLeurs inscrite dans la file d'attente FAR associée à cette ligne. I1 reste à décrire comment un tel message est alors transmis sur la ligne sortante considérée. Toutes les fois que la ligne entrante correspondant à une ligne sortante, lgs2 par exemple, est au repos, la ligne l2 2 demande un caractère. Cette demande appelle le programme PRC dont la première opération (figure 11) consiste à lire la position du séquentiel SQR de la mémoire de cette ligne en appel. Si la communication à laquelle prend part cette ligne d'usager ne prévoit pas de transmission en retour, le séquentiel est maintenu en position SSO. On voit immédiatement que la demande de caractère n'est pas prise en considération, oette brandie conduisant directement à la sortie RT du programme. Si une transmission en retour est prévue, des moyens non représentés mettent le séquentiel en position SS1. Lors de la demande de caractère, la branche oerrespondante du programme PPC est exécutée. Elle débute par une opération de test portant sur la file d'attente FAR. Si la file d'attente est vide (FAR = 0), une polarité d'attente est maintenue sur la ligne lgs 2 (ATT- > lgs2). Par contre, la file d'attente n'étant pas vide (FAR # 0), une indication ATR est puisée dans cette file d'attente et inscrite dans la mémoire de ligne (FAR- > MLS2).Ensuite, toujours dans la mémoire de ligne, l'indication NBc reçoit la valeur 6 (6+NBc) ; ainsi, quel que soit le message à transmettre, les 6 premiers caractères ne seront pas envoyés sur la ligne d'usagers. L'indication ATR-NBc est alors utilisée pour lire le premier caractère à remettre, dans la mémoire tampon, lequel est fourni à la ligne sortante lgs2 (CR+lgs). Ce caractère, obtenu à l'adresse ATR + 6 est le 7ème du message, c'est-à-dire, le premier caractère CAR d'un message de communication (figure 8) ou le premier caractère All de l'identité de la ligne appelée d'un message de réponse (figure 9). Ensuite, l'indication NBc est augmentée d'une unité (+ 1- > NBc). Elle est alors comparée avec l'indication NB figurant toujours dans la file d'attente PAR. Si le message est terminé (il ne comprendrait donc qu'un seul caractère à retranslettre, ce qui est possible), NBc = NB et la mémoire tampon utilisée, par par exemple, est libérée par inscription de son adresse ATR dans la table TDR. Si au contraire, le message comprend plusieurs caractères, NBc # NB et le séquentiel SQR est mis en position SS2. Lors de la demande de caractère suivante, le séquentiel de la ligne lgs2 étant en position SS2, l'indication ATR-NB est immédiatement utilisée pour la lecture du caractère suivant dans la mémoire tampon TRd. Une indication de temporisation TR, analogue à TP (figure 4) et utilisée de la même façon en vue de la libération, est remise à O (OwTR). Puis la valeur NBc est augmentée d'une unité pour être ensuite emparée à l'indication NB toujours présente dans la file d'attente FAR.En cas d'inégalité, le message fourni par la mémoire tampon TW n'étant pas terminé, cette comparaison conduit à la sortie Rr. Par contre, en cas d'égalité, la mémoire tampon est libérée (TRd+TDR), tandis que le séquentiel SC(R est remis en position SS1, pour la recherche d'un nouveau message à retransmettre, par l'intermédiaire de la file d'attente FAR. Les moyens que l'on vient de décrire en relation avec les figures 5 et 11 permettent donc, dans un centre de commutation d'arrivée, de recevoir un message de demande de communication (figure 7) et de composer un message de réponse (figure 9) indiquant si la ligne appelée est libre ou non. Les messages de oommunication reçus ensuite, dans le cadre de la même communication, sont enregistrés chacun dans une mémoire tampon dont l'identité est inscrite dans la file d'attente de retransmission propre à la ligne appelée, supposée libre. Si les vitesses de transmission des usagers appelant et appelé sont égales ou peu différentes, les messages destinés à l'usager appelé seront reçus sur la jonction rapide à une cadence voisine de celle à laquelle ils seront retransmis sur la ligne sortante de l'usager appelé. Par conséquent, la file d'attente associée à chaque ligne d'usager pourra être de petites dimensions et le nombre de mémoires tampon à prévoir sera limité. Ces moyens permettent égalent, dans un centre de départ, après l'envoi d'un message de demande de oommunication comme décrit en relation avec la figure 4, de recevoir un message de réponse, d'en retransmettre la partie significative vers la ligne sortante de l'usager appelant en tant que séquence d' autorisationJinterdiction , puis de recevoir des messages de communication comme dans le cas de la transmission en sens inverse. I1 est bien évident que les descriptions qui précèdent n'ont été données qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Système de cooutation télégraphique ou analogue prévu pour permettre des communications entre des usagers rattachés à des centres de commutation distants caractérisé par le fait qu'entre un centre de départ et un centre d'arrivée on prévoit au moins une jonction commune à grande rapidité de transmission, des moyens étant prévus, tant dans le centre de départ que dans le centre d'arrivée, pour que la communication entre un usager du centre de départ et un usager du centre d'arrivée s'effectue par la transmission sur la jonction commune de messages espacés comprenant chacun de un à un nombre limité de caractères de message transmis par l'usager du centre de départ, ainsi que des caractères d'identification désignant l'usager destinataire du centre d'arrivée, de sorte qu'entre les messages considérés, la jonction puisse être utilisée pour d'autres comnunications. 2. Système de conmutation télégraphique tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que lesdits caractères d'identification désignent également le centre de rattachement de l'usager destinataire, de sorte que chaque message puisse être acheminé par les techniques de la commutation de messages. 3. Système de oommutation télégraphique tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que deux jonctions communes au mains, une dans chaque sens de transmission, sont prévues au départ de chaque centre de commutation et en direction des autres centres, afin de permettre des cormrunications bilatérales. 4. Système de conrutation télégraphique tel que défini en 1 et dans lequel un usager appelant transmet préalablement à toute communication demandée, à l'intention de son centre de rattachement (centre de départ), L'identité d'au moins un usager appelé rattaché à un autre centre de commutation (centre d'arrivée), caractérisé par le fait que, dans le centre de départ, des moyens sont prévus pour transmettre en conséquence, sur la jonction commune, un message de demande de oommunication comprenant notamment des caractères d'identification et l'identité de l'usager appelé et, dans le centre d'arrivée, des moyens sont prévus pour enregistrer un tel message, ce qui permettra, lors de la réception de messages ultérieurs pourvus des mêmes caractères d'identifi- cation, de trouver l'identité de l'usager appelé. 5. Système de conrutation télégraphique tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que lesdits caractères d'identification représentent l'identité de l'usager appelant. 6. Système de ccmrmtation télégraphique tel que défini en 4 et caractérisé par le fait que, dans le centre d'arrivée, des moyens répondent à la réception d'un message de demande de oommunication et teste 1 'état de la ou des lignes d'usagers appelés. 7. Système de commutation télégraphique tel que défini en 6 et caractérisé par le fait que, dans le centre d'arrivée, des moyens sont prévus pour composer et transmettre un message de réponse donnant 1 'état de chaque ligne appelée, en direction du centre de départ ayant demande la communication. 8. Système de cormutation télégraphique tel que défini en 6 et caractérisé par le fait que, dans le centre de départ, des moyens sont prévus pour recevoir du centre d 'arrivée un message de réponse, pour en retransmettre au nains une partie en direction de l'usager appelant, afin d'autoriser ou d'interdire la cof unication. 9. Système de coumutation télégraphique tel que défini en 1 et caractérisé par le fait que, lorsqu 'une communication est autorisée, des noyens sont prévus pour enregistrer les caractères en provenance d'un usager du centre local et destiné à un usager d'un centre distant, dans certaines limites de temps et/ou de nombre de caractères, en vue de composer un message de communication destiné à être transmis sur la jonction rapide en direction du centre destinataire. 10. Système de commutation télégraphique tel que defini en 1 et 4, caractérisé par le fait que le message de cormblnication comprend, outre les caractères de messages enregistrés, les caractères d'identification transmis auparavant dans le message de demande de communication. 11. Système de commutation télégraphique tel que défini en 10 et caractérisé par le fait que, dans un centre d'arrivée, des moyens sont prévus pour enregistrer les messages de communication reçus sur la jonction rapide, avant de les retransmettre sur les lignes des usagers auxquels ils sont destinés.