La présente invention a pour objet un procédé de fabrication en continu dune matière filiforme présentant l'aspect d'un duvet ainsi que le produit obtenu par ce procédé. On connatt déjà des procédés d'application électrostatique de particules sur des matières filiformes, mais ils ne permettent d'obtenir que des fils hérissés de flocs dans toutes les directions radiales, que l'on appellera par la suite : "chenil les". Or, dans le domaine des fils de fantaisie et dés matériaux filamenteux on n'a jamais pu réaliser des matières filiformes ayant l'aspect d'un duvet dont les courts fragments de matière fibreuse ou fLocs sont disposés en deux nappes situées de part et d'autre de l'âme filiforme. Jusqu'ici on a donc toujours dû faire rappel à des duvets de cygne, des plumes de marabout ou d'autruches. Te procédé selon l'invention ermet précisément d'obtenir de façon continue une matière filiforme similaire à un duvet. Dans ce procédé on charge électriquement de courts fragments de matière fibreuse ou flocs qui sont piqués, sous l'action d'un champ électrique, dans une couche adhésive recouvrant une âme filiforme de manière à former ainsi une chenille qui est soumise à un laminage à chaud de manière à réorienter les flocs qui la comrosent en deux nappes situées de part et d'autre de l'amie filiforme. On décrira 5'invention plus en détail en se référant aux figures données à titre d'exemples non limitatifs sur lesquelles - la figure 1 représente schématiquement l'ensemble des étapes du procédé selon l'invention, - la figure 2 représente une coupe diamétrale de la che nielle obtenue au niveau B, et - la figure 3 représente une coupe de la matière filiforme obtenue conformément au procédé de l'invention. A la figure 1, sur la bobine 1 est enroulée une matière filiforme qui peut être un fil métallique ou n1 importe quel autre corps allongé de faible section. Pendant toute l'opération de flocage la bobine 1 est animée d'une vitesse de rotation constante, et la matière filiforme 2 se déroule donc de façon continue. Cette matière filiforme 2, au stade 1, est enduite d'un adhésif qui peut être par exemple un caoutchouc naturel ou synthétique, une colle vinylique ou tout autre huile siccative. Cette matière filiforme ainsi recouverte d'une couche d'adhésif se déroule au travers d'une enceinte de flocage 3. Cette enceinte 3 contint un grand nombre de courts fragments de matière fibreuse ou flocs 4, par exemple du type acrylique, qui sont chargés électriquement par contact avec un plateau à haute tension non représenté à la figure 1. tans l'enceinte 3, les flocs 4 sont maintenais dans un état tourbillonnant et sont soumis à l'action d'un champ électrique qui pique les flocs 4 de matière fibreuse dans la couche adhésive recouvrant la matière filiforme 2.A la sortie de l'enceinte de flocage 3, ctest-à-dire au niveau B, on obtient une matière filiforme 5 hérissée de flocs dans toutes les directions radiales. Cette chenille 5 passe ensuite au travers d'un tunnel non représenté à la figure 1 qui permet le séchage et/ou une polymérisation plus poussée de l'adhésif. La chenille 5 subit ensuite un laminage à chaud par passage entre deux cylindres chauffants 6 de manière à réorienter les flocs 4 qui la composent en deux nappes situées de part et d'autre de l'amie filiforme. Le laminage s'effectue à une température voisine de la température de ramolissement de la couche adhésive. Cela permet le déplacement des points de fixation de certains flocs et donc leur réorientation en deux nappes. Après ce laminage à chaud, au stade C, on obtient la matière filiforme désirée 7 similaire à un duvet. Ce fil continu ainsi obtenu sera enroulé sur une bobine 8 pour être stocké. La figure 2 représente une coupe de la chenille 5 obtenue au niveau B. L'âme filiforme 9 est garnie sur sa surface extérieure adhésive par une pluralité deflocs 4 qui sont orientés suivant toutes les directions radiales. La figure 3 au contraire représente une coupe de la matière filiforme 7 après le laminage. Les flocs 4 sont alors regroupés en deux nappes situées sensiblement dans un même plan diamétral. Bien entendu la présente invention ne se limite pas uniquement au procédé décrit en référence aux dessins, il est possi bleus sans sortir du cadre de l'invention de prévoir de légères va- riantes de ce procédé. C'est ainsi que l'on peut prévoir un laminage à travers des tambours de profils particuliers de manière à ce que les deux nappes de flocs fassent un certain angle entre elies différent de 1800. Le duvet artificiel obtenu par le procédé de l'invention trouve de nombreuses applications, notamment dans le domaine de la passementerie, de la décoration, du vêtement fantaisie etc. De façon générale, il peut remplacer le duvet naturel dans presque toutes ses applicatIons, tout en étant d'un coût beaucoup moins élevé et pouvant comporter les propriétés avantageuses des matières synthétiques dont il est constitué. REVENDICATIONS Procédé de fabrication en continu d'une matière filiforme présentant l'aspect d'un duvet, caractérisé par le fait que, de manière en soi connue, on charge électriquement de courts fragments de matière fibreuse ou flocs qui sont piqués, sous l'action d'un champ électrique, dans une couche adhésive recouvrant une âme filiforme de manière à former ainsi une chenille, et par le fait que cette dernière est soumise à un laminage à chaud de manière à réorienter les flocs qui la composent en deux nappes situées de part et d'autre de l'amie filiforme. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le laminage s'effectue à une température voisine de la température de ramolissement de la couche adhésive de manière à permettre le déplacement des points de fixation de certains flocs et donc leur réorientation en deux nappes situées de part et d'autre de l'âme filiforme. 30) Matière filiforme présentant l'aspect d'un duvet obtenue par le procédé décrit à l'une des revendications 1 et 2.