La présente invention est relative à un procédé pour la manoeuvre d'une machine s laver les récipients pour produits alimentaires» Le lavage de récipients réutilisables de tous 5 types, tels que bouteilles, cruches, boites et autres pièces métalliques s'effectue au moyen de machines qui se ressemblent de par leurs éléments. Dans ces machines, les objets à nettoyer sont traités au cours de plusieurs phases et/ou bains, à des températures déterminées et sous des concentrations ap~ 10 -propriées de détergents» Il y a lieu de noter que l'ensemble des opérations se décomposent en un prénettoyage, un nettoyage principal et un post-nettoyage, ce dernier étant souvent représenté par un traitement à l'eau. Toutes les phases ou bains peuvent voir leurs températures varier tout comme la composi-•^■5 tion des produits chimiques et leur concentration. Lorsque les récipients sont immédiatement ensuite à nouveau remplis de produits alimentaires, la dernière phase du procédé de nettoyage s'effectue au moyen d'eau fraîche laquelle après avoir traversé les différentes phases est éva-20 cuée comme eau résiduaire. Alors que le passage à.l'eau s'effectue à contre-courant par rapport au passage des récipients, c'est-à-dire en direction des déchets de produits de nettoyage, les substances provenant de ces derniers, de même que celles qui, telles ^5 les saletés, sont prélevées de la solution de produit de nettoyage, se mélangent à l'eau fraîche arrivant à contre-courant. Ces substances chargent plus ou moins, selon leur type, l'eau résiduaire. Pour des raisons techniques et économiques, les 50 machines de nettoyage sont conçues pour un rendement horai- 72 13070 2 2132902 re aussi élevé et de manière aussi compacte que possible, en ce qui concerne la machine elle-meme et son emplacement, c'est-à-dire de manière à épargner tant le matériel que 1*emplacement. En meme temps, au cours de ces dernières années, le rende-5 ment horaire exigé et celui qui a été atteint ont considérablement augmenté. Ce faisant, on a essayé d'établir un mode opératoire plus rationnel, de réduire fortement les quantités d'eau fraîche, sans toutefois, et pour des raisons connues, attein-10 dre les buts fixés. Lorsque la quantité d'eau fraîche se trouve fortement réduite pour un temps de passage plus rapide du produit de nettoyage, on obtient un épaississement plus considérable de l'eau résiduaire, tandis que les quantités d'eau disponibles sont moins importantes qu'elles n'étaient 15 jusqu'à présent, l'évacuation de la solution de produit de nettoyage par entraînement est plus importante. En outre, le temps de réaction est plus important et il se produit une précipitation de la dureté du fait du long séjour dans la machine du mélange constitué par l'eau 20 et le produit de nettoyage. Il s'ensuit que les réactions de précipitation relativement lentes se trouvent fortement favorisées. Il s'ensuit que l'équilibre qui s'établit obligatoirement après une période déterminée de fonctionnement de la machine entre la quantité d'eau fraiche et les quantités 25 entraînées de solution de nettoyage est plus élevé dans la quatité de sel du mélange, de sorte que la quantité totale d'eau résiduaire est moins importante, mais sa composition est cependant moins favorable. Lors de la transformation du produit de nettoya-30 ge à partir d'une solution alcaline dans le premier bain d'eau, 72 13070 5 2132902 1*expérience nous apprend que sous des températures données, et avec l'utilisation d'eau dure, il survient une pétrification plus ou moins importante du fait de la calcification. Si l'on manque d'attention, cette pétrification pourra très 5 rapidement provoquer des dérangements dans le déroulement du nettoyage ou du rinçage. Il est connu que les dispositifs de chauffage perdent leur faculté de laisser passer la chaleur du fait de la sédimentation, que les cuves s'incrustent, que les ajustages se bouchent, que les pompes se détériorent 10 et que le rendement s'abaisse etc. et le résultat du procédé de nettoyage effectué s'en ressent. Afin d*empêcher une chute trop forte de la précipitation ou de l'éviter, on ajoute des substances fortement inhi-bitrices, par exemple des formateurs de complexes. Le succès 15 de ce procédé n'est cependant pas toujours garanti du fait des conditions d'exploitation, tant que l'on utilise des quantités économiquement acceptables de ces produits chimiques. De plus, l'eau résiduaire s'en trouve plus chargée, bien que dans une faible mesure. 20 Dans certains cas, on utilise de l'eau dure en vue d'éliminer le risque de sédimentation. La teneur en sel de l'eau fraîche ne s'en trouve pratiquement pas modifiée. Les frais de préparation sont cependant très élevés si l'on utilise de l'eau très dure. 25 L'économie d'eau fraîche ne sera réelle que si l'on est assuré que les objets à nettoyer présentent le degré de propreté de l'eau fraîche introduite dans le système après le traitement au moyen de la solution de nettoyage, après le premier ou après plusieurs traitements à l'eau. Plus spé- 50 cialement lors du remplissage postérieur des récipients au 72 13070 4 2132902 moyen de produits alimentaires , il est nécessaire d'avoir atteint un degré de propreté garanti au point de vue chimique et bactériologique. Ceci suppose cependant qu'avant le dernier des traitements à l'eau, c'est-à-dire avant l'amena-5 ge d'eau fraîche, l'on dispose d'eau déjà aussi pure que possible Si tel n'est pas le cas, la quantité d'eau fraîche nécessaire au rinçage doit absolument être plus élevée que la quantité d'eau précédente et insuffisamment pure. Lorsqu'il y a une forte tendance à la pétrifica-10 tion, calcification, formation de résidus dans les cuves et réservoirs de la machine qui sont alimentés en eau, ainsi que dans les parties internes qui ne sont que sporadiquement humectée la croissance ou la possibilité de croissance des micro-organismes peut se trouver favorisée. Ceci nécessite cependant 15 à nouveau une addition plus importante de désinfectant au cours de la phase en question afin de maintenir l'indice de germination de l'eau ou du mélange eau-produit de nettoyage dans des limites appropriées. L'eau s'écoulant de la machine ayant plus 20 ou moins été épaissie de résidus de produits de nettoyage au cours du rinçage ou ayant été enrichie de certaines substances, provoque bien souvent des perturbations dans les conduites, tandis que peuvent se produire de fortes précipitations dépendant de la composition et du temps de séjour, tandis que 25 des bouchages de conduites peuvent se produire, ainsi que bien souvent provoquer des croissances. L'invention vise un procédé destiné à économiser l'eau fraîche ou réduire la quantité d'eau résiduaire, ainsi qu'à améliorer la composition de l'eau résiduaire. Le procédé 30 vise également une meilleure utilisation des produits chimi 72 13070 5 2132902 ques dans les machines de nettoyage connues. Ce but est atteint en ce sens qu'un dispositif d'évaporation est agencé en aval du système de chauffage du liquide de lavage, dispositif dont le côté vapeur est 5 chauffé par un circuit primaire et qui, par un circuit secondaire, alimente la machine de nettoyage. Ainsi, la vapeur utilisée(ou l'eau de chauffage) n'est pas, comme c'était le cas jusqu'à présent, envoyée directement dans un cirduit primaire de la machine de nettoyage, mais bien indirectement via un évapo-10 rateur vers un circuit secondaire. L'eau "d'alimentation" de 1'évaporateur provient ici du premier réservoir d'eau de la machine et ne contient au début de son utilisation que des quantités de substances amenées par l'eau ayant servi au remplissage initial du premier réservoir. Il est avantageux d'utiliser 15 ici un condensât ou de l'eau dure. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la vapeur condensée provenant de 1*évaporateur, après avoir traversé l'échangeur de chaleur et/ou d'autres dispositifs d'échange de chaleur dans le premier réservoir après la dernière 20 solution de produits de nettoyage, est utilisée en tant qu'eau de rinçage des objets à nettoyer auxquels pourraient encore adhérer des résidus de la solution produits de nettoyage-saletés, le condensât étant ici de l'eau douce empêchant la pétrification habituelle. L'invention vise encore à envoyer la vapeur 25 condensée de 1'évaporateur, après passage dans l'échangeur de chaleur de l'installation de nettoyage, dans d'autres dispositifs d'échange de chaleur. Il s'est avéré avantageux d'envoyer l'eau se présentant sous la forme d'un mélange condensât-produit de netto- 30 ya-ge-saleté vers 1 * évaporateur en tant qu'eau d'alimentation 72 13070 6 2132902 en vue d,une nouvelle évaporation et séparation de l'eau et de la solution résiduaire. Il est particulièrement avantageux d'envoyer la solution résiduaire de l1évaporateur (eau d'évaporation) sous 5 forme de solution épaissie selon la quantité entraînée en parties équivalentes vers le réservoir contenant la solution de produits de nettoyage, afin de récupérer une partie du produit de nettoyage ayant été perdu par entraînement. Il est évident que grâce à cette invention seules de très faibles quantités 10 de produits de nettoyage peuvent encore être entraînées du premier réservoir vers le second et que, par là-même, seule une plus faible quantité d'eau fraîche sera nécessaire pour la dilution et la décharge de la machine de nettoyage. Même l'eau résiduaire se présente en quantité plus faible et selon 15 une composition plus favorable. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, le premier réservoir d'eau est, selon son volume, partagé en une première et une seconde parties, le condensât étant envoyé vers la seconde partie et y étant mis en circulation, 20 tandis que l'excédent est introduit dans la première partie du premier réservoir d'eau. Le dispositif conforme à la présente invention en vue de la réalisation du procédé consiste en ce qu'un dispositif d'évaporation est agencé dans une machine de nettoyage, coté vapeur, réchauffe un circuit primaire au moyen d'un serpentin, tandis que la vapeur produite dans le dispositif d'évaporation s'écoule via une conduite vers l'échangeur de chaleur de la machine et son condensât s'écoule via une conduite à cet effet vers le premier réservoir d'eau. 30 L'eau provenant du premier réservoir d'eau 72 13070 7 2132902 , ou le mélange eau-produit de nettoyage lorsque le procédé est en cours, est évaporée dans 1'évaporateur et la vapeur est envoyée à l'échangeur de chaleur pour le chauffage. Le condensât qui se présente à cet endroit, ou à la sortie d'au-5 très dispositifs échangeurs de chaleur est renvoyé grâce à une pompe vers le premier réservoir d'eau de la machine et utilisé pour le rinçage. Il est avantageux de partager le premier réservoir d'eau en deux parties, la première étant agencée après 10 le bain de dernière solution de produit de nettoyage et la seconde après cette première séparation, à l'intérieur du premier réservoir d'eau. La première de ces parties devant encore être partagée selon les rapports de volumes donnés. Il y a lieu de choisir la même quantité pour la seconde partie, -*-5 telle qu'elle se présente sous forme de condensât, ce qui revient à dire que la quantité de condensât par objet à nettoyer et par unité de temps sera déterminée d'après le volume de la seconde partie du premier réservoir d'eau. £insi donc, cette seconde partie de ce premier réservoir sera uniqusnri.nl 311-20 mentée en condensât, les quantités excédentaires étant introduites dans la première partie du premier réservoir. Le mélange condensât-produit de nettoyage arrivant dans la seconde partie du premier réservoir d'eau, est envoyé dans la première partie du premier réservoir et 25 de là, après mise en circulation de l'excédent sous forme d'eau d'alimentation, envoyé vers 1'évaporateur. Il est évidemment possible, après la mise en circulation, d'intercaler d'autres phases appropriées ou de remplacer la mise en circulation par ces dernières. 20 Immédiatement ensuite, le mélange est évaporé 72 13070 8 2132902 dans 1'évaporateur et la vapeur est utilisée pour le chauffage de la machine. On préléve de l'eau d'évaporation qui lentement s'épaissit, une quantité pouvant être modifiée qui, en tant que condensât, est retournée au bain de produit de 5 nettoyage. Cette quantité doit être choisie d'après les quantités de produit de nettoyage emmenées ou amenées par entraînement, de même que selon l'évaporation dans l'atmosphère et autres données. Les pertes sont compensées à partir du aecond réservoir vers le premier. 10 Lors du démarrage de l'installation, il est important d'assurer les rapports volumétriques des réservoirs d'eau selon la production horaire de la machine. Sinon, comme tel est le cas, pour les machines connues, il y aura des volumes importants pour le premier réservoir d'eau lorsque l'injec-15 tion intermédiaire sera supposée avoir été pratiquée. Il est également important qu'il n'y ait pas entraînement autre que normal d'un réservoir vers l'autre et que ceuxci ne soient pas raccordés lorsque l'on renonce à la connexion ci-dessus décrite vers 1'évaporateur, en vue de compenser les pertes 20 du premier réservoir en prélevant sur le second. Comme cela a déjà été mentionné, il est avantageux d'utiliser du condensât ou de l'eau dure pour le remplissage initial du premier réservoir d'eau, lorsque l'alimentation en eau de l'endroit ne fournit pas d'eau douce., ainsi 25 que d'éviter, même lors de l'utilisation de solutions alcalines lesquelles sont entraînées , une précipitation et d'arrêter dans 1'évaporateur la formation de mousse ou la possibilité d'incrustations. Le fait que le premier réservoir d'eau est alimen- JO d®8 Ie début ou durant 1 e fonctionnement d'une manière 72 13070 9 2132902 croissante en eau douce constitue un progrès remarquable. Le dessin annexé représente un mode de réalisation qui sera décrit plus en détails par la suite. Ce dessin montrant un schéma du raccordement d'une machine à nettoyer, 5 côté vapeur et côté eau. Dans 1*évaporateur 1 qui est chauffé par le serpentin 2 grâce à de la vapeur, de l'eau chaude ou du courant électrique, la vapeur arrive via la conduite 3 vers l'échangeur de chaleur 4 de la machine à nettoyer. Le condensât s'écou-10 le de ce dernier via la conduite à condensât 5 en direction de la seconde partie 6' du premier réservoir d'eau et passe de ce dernier, via la paroi de séparation 7> dans la première partie 6" du premier réservoir d'eau. A partir de ce moment, l'eau s'écoule vers l'évaporateur 1 via la conduite d'alimenta-15 tion en eau 8. Il est possible d'ajouter de la lessive épaissie au bain de lessive principal 10 de la machine via la conduite de dessalification 9 de l'évaporateur 1. La machine 11 représentée par le dessin présen-20 te en aval du premier réservoir d'eau 6 un dernier réservoir de produit de nettoyage 12 et un second réservoir d'eau 13 agencé en aval du premier réservoir d'eau 6. L'eau fraîche est envoyée à la machine via le réservoir 14, tandis que l'eau provenant par trop-plein du 25 second réservoir 14 arrive par la conduite 15 dans le canal d'écoulement. 72 13070 10 2132902 REVENDICATIONS 1° Procédé d'utilisation d'une machine automatique à nettoyer des récipients réutilisables pour produits alimentaires, caractérisé en ce qu'un dispositif d'évaporation 5 est agencé en aval du système de chauffage du liquide de lavage, dispositif dont le coté vapeur est chauffé par un circuit primaire et qui, par un circuit secondaire, alimente la machine de nettoyage. 2° Procédé selon la revendication 1, c a r a c 10 t é r i s é en ce que la vapeur condensée provenant de l'évaporateur après avoir traversé l'échangeur de chaleur et/ou d'autres dispositifs d'échange de chaleur dans le premier réservoir après la dernière solution de produits de nettoyage, est utilisée en tant qu'eau de rinçage des objets à nettoyer auxquels pourraient encore adhérer des résidus de la solution produits de nettoya-ge-saleté. 3° Procédé selon la revendication 2, c a r a c t é r i s é en ce que la vapeur condensée de .l'évaporateur est envoyée , après passage dans l'échangeur de chaleur de 20 l'installation de nettoyage, dans d'autres dispositifs d'échange de chaleur. 4° Procédé selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on envoie l'eau se présentant sous la forme d'un mélange condensât-produit de nettoyage-saleté vers l'évaporateur en tant qu'eau d'alimentation en vue d'une nouvelle évaporation et séparation de l'eau et de la solution résiduaire. 5° Procédé selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on en-30 voie la solution résiduaire de l'évaporateur (eau d'évapora- 72 13070 2132902 tion) sous forme de solution épaissie selon la quantité entraînée en parties équivalentes vers le réservoir contenant la solution de produits de nettoyage. 6° Procédé selon l'une ou l'autre des revendica-5 tions précédentes, caractérisé en ce que la quantité refoulée vers le réservoir contenant le produit de nettoyage et la solution est plus importante lorsqu'il est nécessaire d'envoyer des quantités additionnelles d'eau du second réservoir vers le premier et/ou de compenser des pertes à l'évaporation. 10 7° Procédé selon l'une ou l'autre des revendica tions précédentes, caractérisé en ce que le premier réservoir d'eau est, selon son volume partagé en une première et une seconde parties, le condensât étant envoyé vers la seconde partie et y étant mis en circulation, tandis que l'excédent 15 est introduit dans la première partie du premier réservoir d'eau. 8° Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, c a ractériséence qu'un dispositif d'évaporation est 20 agencé dans une machine de nettoyage, dont le côté vapeur réchauffe un circuit primaire au moyen d'un serpentin, tandis que la vapeur produite dans le dispositif d'évaporation s'écoule via une conduite vers l'échangeur de chaleur de la machine et son condensât s'écoule via une conduite à cet effet vers 25 le premier réservoir d'eau.