i 2085737 Cette invention concerne les milieux pour traitement des brûlures, et plus particulièrement des milieux pour traitement des brûlures, gélifiés. Divers agents pharmaceutiques et thérapeutiques ont été 5 préparés sous forme gélifiée ou de gel. Certaine exemples de ceux-ci comprennent : des véhicules alcool/eau pour cosmétiques qui sont gélifiés avec de l'acyl lactylate de sodium (voir brevet E.U.A. N° 3.472.940); des produits cosmétiques, analogues à des gels, contenant des dérivés qui sont des sels d'ammonium 10 quaternaires (voir brevet E.U.A. n° 3.427.251); des gels pharmaceutiques transparents élégants pour frictions topiques (voir brevet E.U.A. 3.444.091); des gels d'ester partiel ds glycérol et d'acide gras qui jouent le rôle de porteurs pour les médicaments (voir brevet E.U.A. 2.976.251); des véhicules gels phar-15 maceutiques solides pour administration orale qui contiennent des médicaments de nature thérapeutique (voir brevet E.U.A. 3.028.308); -dés systèmes gélifiés qui servent de porteurs d'agents thérapeutiques utiles pour combattre l'acné (voir brevet E.U.A. 3.137.622); des gels transparents du type huile minérale/eau 20 pour supprimer la séborrhée et faire un traitement général de la chevelure (voir brevet E.U.A. 3.101.301); des gels cosmétiques huila-dans-l'eau auxquels on peut ajouter des adjuvants (voir brevet E.U.A, 3.341.465); et des compositions médicamenteuses gélifiées contenant des antithistamines, etc., que l'on 25 peut administrer par voie orale ou en partant de boîtes pressurisées (voir brevet E.U.A. 3.134.720). I*es nouvelles compositions de traitement des brûlures ont été en évolution constante.Leun des développements les plus récents est un gel "résonnant" formé au départ d'un solution aqueuse 30 d'un sel d'argent et contenant 18-50% d'un copclymère "bloc" polyoxyéthylène-polyoxypropylène. Voir brevet néerlandais 69.09333, publié le 23 Décembre 1969. Ces gels ont l'inconvénient de se "bongefez^par refroidissement aux basses températures ce qui oblige à les appliquer et à les éliminer par lavage 35 chez un patient à des températures basses. Alors que l'on a suggéré d'utiliser divers pommades, onguents et matières gélatineuses pour traiter les brûlures, on n'a pas utilisé jusqu'ici de vrais milieux gélifiés tels qu'ils sont décrits ici. Il est important de voir que les milieux 40 gélifiés décrits ici sont très différents des préparations pour 71 10420 2 2085737 brûlures de la technique antérieure, classés dans dans les diverses catégories de crèmes, de pâtes visqueuses, gélatineuses, caoutchouteuses, ou même de préparations analogues à des gels. Lès nouveaux milieux sont de vrais gels qui ont une rigidité et 5 une forme courante pour des solides. Pour décrire ces milieux gélifiés le terme de viscosité est un terme qui ne veut rien dire car le réseau tri-dimensionnel de l'agent formant le gel est rompu lorsqu'on tente de mesurer la viscosité. Ces nouveaux gels sont le mieux caractérisés par leurs résistances à la 10 rupture et leurs élasticités. Pour être efficace, un traitement de brûlure doit atteindre plusieurs objectifs. Une discussion intéressante sur ces objectifs est présentée par Milton A. Lesser dans "Moderne Burn Therapy", Drug and Cosmetic Industry, JUne 1951: 68,6 à la page 732 et 15 suivantesQuelque unes des exigences mentionnées par Lesser sont les suivantes : (1) alléger-la souffrance du moment—éviter la souffrance ultérieure; (2) prévenir et combattre l'infection; (3) assurer la régénération ou lexe&placement de la peau dès que possible; et (4) favoriser le fonctionnement normal des 20 parties traumatisées et maintenir également le moral du patient. En plus de ces objectifs, Lesser montre clairement que le traitement d'une brûlure doit être aussi simple que -le permet la réalisation des objectifs désirés. Alors que l'on a tenté de nombreux traitements de brûlures 25 compliqués, il y c, eu récemment une tendance à l'application. minimale de médicaments. On utilise des pansements de gazestériles et l'on s'efforce dé perturber la blessure aussi peu que possible pour que cela soit compatible avec la sécurité, ces pansements stériles contiennent une couche de crème traitante, etc., ou bien 30 on les maintient saturés si l'on utilise une solution de l'agent de traitement des brûlures. L'un des traitement les plus populaires a été l'application de pansements de gaze à mailles fines que l' on maintient saturés d'une solutiôn aqueuse de nitrate d'argent", qui sert d'agent 35 anti-infectieux. Bien que ce traitement se soit révéléIsatisfaisant, il n'est pas sans problèmes. Les pansements stériles doivent être changés fréquemment, et le patient éprouve une grande souffrance physique et'une dépression mentale oa cou±s de ces changements car la gaasa tendance à coller à la région brûlée. En raison de 40 la souffrance mise en jeu, le patient a tendance à lutter contre 71 10420 3 2085737 le changement des pansements, ce qui fait que de grandes quantités de solutions de nitrate d'argent sont éclaboussées aux environs. Ceci entraîne des pertes de solution de nitrate d'argent, et plus sérieusement fait que les draps du lit, les taies d'oreillers, 5 etc. sont tachés. Les techniques de lavage ordinaire ne permettent pas d'éliminer ces taches, et par conséquent la literie présente souvent un vilain aspect même lorsqu'elle vient d'être lessivée. Ce problème des taches a été si sérieux, que certains grands centres de traitement des brûlures refusent d'utiliser les 10 solutions de nitrate d'argent malgré leur efficacité comme anti-infectieux. Outre les problèmes rencontrés au cours du changement des pansements, il est également difficile de manipuler le nitrate d'argent liquide aux autres moments du traitement. 15 Un autre gros Souci est de maintenir la gaze de manière à ce qu'elle soit toujours satureé de solution. Le problème peut-être le plus sérieux rencontré lorsqu'on utilise des pansements de gaze imprégnés de liquide est leur tendance à perturber les cellules épidermiques neuves qui se 2o sont développées au cours du traitement. Ces cellules neuves sont essentielles au processus de guérison. Du fait que la gaze imprégnée colle à la blessure, et également du fait que la gazeposs!ède des fibres détachées autour desquelles les cellules neuves croissent, le fait de retirer la gaza entraîne 25 souvent la destruction de cellules neuves ce qui retarde fortement la guérison. Cette invention concerne le traitement des brûlures avec des milieux liquides gélifiés. Ces milieux gélifiés contiennent un agent de traitement des brûlures renfermé dans un liquide 30 approprié. On peut réaliser le traitement en appliquant directement le milieu gélifié à la région brûlée grâce à quoi l'agent de traitement des brûlures diffuse de la structure du gel vers la brûlure. L'application du milieu gélifié est facilitée si elle 35 est faite sous forme d'une compresse ayant une taille convenable pour recouvrir la région brûlée. La compresse peut être maintenue en place par quelque matériau de soutien approprié tel que gaze ou matière plastique souple qui peuvent être un bandage direct sur le patient. 40 Lorsqu'on met un milieu gélifié contenant un agent de 71 10420 4 2085737 traitement des brûlures en contact avec la peau du patient, il se forme immédiatement une interface entre le milieu gélifié et la peau du patient. Cette interface est active en ce sens que l'agent de traitement des brûlures va la traverser dès que 5 le contact est réalisé entre le milieu gélifié et la peau. Donc, le mécanisme de transport de l'agent de traitement des brûlures vers la brûlure est un phénomène en deux temps: (1) diffusion de l'intérieur du milieu gélifié vers la surface; (2) diffusion de la surface vers le milieu gélifié à travers l'interface vers lOie tissu épidermique de cicatrisation. Certaines excrétions liquides de la brûlure sont transportées de la blessure vers 1 'intérieur du milieu gélifié exactement par le même phénomène en deux temps mais en sens inverse. Les milieux liquides gélifiés qui ont un degré élevé 15 d'élasticité et de plasticité associé à une bonne résistance formeront d'excellentes interfaces. Une légère synérëse dans le milieu gélifié est de mouiller la surface avec la substance de traitement des brûlures de sorte que le transfert au tissu brûlé commence immédiatement au moment de l'application du 20 milieu, et elle aide également à retirer le milieu d'un moule. Les milieux liquides gélifiés de cette invention possèdent ces caractéristiques et offrent de nctibreuK avantages pour traiter les brûlures à l'opposé de l'utilisation de liquides simples. Une compresse de milieu gélifié n'a pas tendance à adhérer 25 ou à coller à la blessurô comme le font les pansements de gaze saturés de solution de nitrate d'argent, et cependant la compresse offre le mène degré de protection physique pour la brûlure. Les pansements de gaze collent probablement en partie parce que la gaze contient des fibres détachées sur le bord 30 en contact avec la brûlure, lesquelles fibres se trouvent emmêlées avec des cellules épidermiques neuves et d'autres choses à la surface de la brûlure alors que le milieu gélifié a une nature plastique et possède une surface propre, pratiquement sèche, continue, non adhérente qui est au contact de la brûlure. 35 xi s'ensuit que lorsqu'on retire le milieu gélifié il ne tire pas les couches de peau neuves qui se sont développées ce qui aide la réalisation de la cicatrisation. Ceci constitue un avantage particulièrement important lorsqu'on a fait des greffes de peau sur des régions brûlées. 40 un autre avantage est que les compresses gélifiées ne doivent 71 10420 5 2085737 pas être changées aussi souvent que les pansements imprégnés de liquides non gélifiés.Les compresses fournissent un apport continuel d'agent sur la surface de la brûlure à une concentration constante pendant des durées plus longues que les pansements de gaze. 5 Ceci peut être dû à la diffusion dans deux directions inhérentes au milieu. C'est-à-dire que l'agent de traitement des brûlures diffuse \iers la peau brûlée, et au même moment certains liquides comme le pus qui sont excrétés de la brûlure diffusent de la région brûlée vers la surface externe du milieu gélifié. Le 10 pouvoir de maintenir une bonne cicatrisation avec des durées . plus longues entre les changements de pansements produit* des - avantages secondaires tais que les suivants : le risque d'induire une infection secondaire est très réduit;- la prévention d'une stagnation-circulatoire est obtenue; et, une grande partie de 151a douleur et du choc d'accompagnement intervenant avec les changements de pansements, répétés sont éliminés .■ Les milieux liquides gélifiés offrent également d'autres .avantages de manipulation par contraste avec les solutions non gélifiées. Il est très facile d'appliquer des pansements gélifiés 20 au patient car il n'y a aucun problème d'éclaboussures du liquide aux alentours et de personnel aidant le patient chaque fois qu'il bouge. La simplicité d'application est un a\antage majeur dans les situations d'urgence, et par exemple faciliterait beaucoup le traitement des brûlures sur des lieux de gros incendies, 25 dans une attaque nucléaire, etc.. Ces milieux de traitement des brûlures, gélifiés, sont de nature plastique ce qui produit même d'autres avantages, par exemple,- les compresses de matière gélifiée épousent bien les crevasses, les rides de la peau, etc., ce qui assure un bon 30 contact entre les régions de la brûlure et la surface de la compresse. De plus, les milieux gélifiés se moulent facilement autour d'une matière solide sur la surface de-la brûlure telle que chair.brûlée, poils, etc. Il est également possible d'avoir un effet de refroidissement 35 continu pour la région brûlée, en exposant à l'air des surfaces limitées d'une solution gélifiée, particulièrement si c'est une solution aqueuse. Lorsqu'on réalise une telle exposition, -l'eau ou un autre liquide s'évaporent-en .provoquant un refroidissement qui peut aider à alléger un peu la souffrance du patient. 40 Comme il a été mentionné, il est possible cie "constituer 71 10420 6 2085737 des milieux liquides gélifiés en forme de pansements, souvent pré-enveloppés. Sous cette forme, les milieux gélifiés répondent aux exigences des pansements pour brûlures, qui comprennent : la prévention d'une contamination; l'emploi d'une pression ferme 5 mais élastique; l'absence de dommages aux tissus de la peau; la possibilité d'être facilement retirés. Comme indiqué précédemment, les milieux gélifiés répondent généralement mieux à ces exigences que les pansements de gaze actuellement disponibles. Divers agents de traitement des brûlés peuvent être incor-lO porés aux milieux liquidés gélifiés à l'aide des techniques de cette invention. L'une de ces éatégories d'agents est celle des anti-infectieux utilisée pour prévenir l1infection des régions brûlées. Un agent atnti-infectieux courant est l'argent. Les sels d'argent qui sont solubles dans l'eau comme le nitrate 15 d'argent, le sulfate d'argent, l'acétate argent et le lactate d'argent sont particulièrement avantageux pour cette application. Ces solutions s;ont habituellement pré-diluées en sel d'argent. Par exemple, on utilise des solutions aqueuses dé nitr&te d'argent qui contiennent depuis environ U,i% jusqu1 à environ 20 1% de nitrate d'argent sur uite base pondérale, et les solutions de nitrate d'argent particulièrement préférées contiennent environ 0,5% de nitrate d'argent. Deux agents que l'on a récemment trouvé être efficaces dans le traitement des brûlures sont la suifadiazine d'argent et 25 l'acétate de mafénide (vendu, commercialement sous la marque "Sulfamylon" par Winthrop Laboratories'}. Ces agents sont également appropriés à être utilisés avec cette invention. Les antibiotiques, les;anesthésiques topiques, les enzymes, etc. sont des exemples d'autres substances utilisées pour traiter 30 les brûlures, qui pourraient être incorporées dans des milieux liquides gélifiés pour être appliqués à des surfaces brûlées. L'homme de l'art connaîtra beaucoup d'autres de ces agents. Une phasé solvant ou porteur liquide est nécëssairé â l'agent de traitement des brûlures qui peut être gélifié. L'eau est 35 un liquide préféré, mais on peut également utiliser d'autres liquides, tels que des solvants organiques inértès seuls ou en combinaison avec l'eau pour former des solutions ou des dispersions qui pourraient être gélifiées et appliquées*aux surfaces brûlées. L'huile minérale est an cie ces liquides 40 organiques inertes. Il existe beaucoup d'autres. F AD ORIGINAL 71 10420 7 2085737 Bien que de nombreux agents de traitement des brûlures soient solides, il faut comprendre que les agents liquides de traitement des .brûlures peuvent être gélifiés pour être appliqués aux brûlures. Ces liquides peuvent être eux-mêmes gélifiés, ou bien 5 peuvent être combinés à d'autres liquides avec lesquels ils sont miscibles ou émulsifiables avant, gélification. On peut utiliser tout agent gélifiant qui va former un milieu gélifié qui est plastique et souple de nature et qui possède une surface propre, pratiquement sèche, continue, 10 non adhérente. Naturellement, l'agent doit être physiologique-ment inerte. Une autre caractéristique de certains agents gélifiants souhaitables est qu'ils dépendent de la température en ce sens que le milieu liquide et l'agent gélifiant peuvent être chauffés au-dessus d'une certaine température critique pour le 15 gel et ensuite refroidis au-dessous d'une certaine température de "congélation" avant que la gélatine apparaisse — et dans certains cas ces gels sont réversibles à la chaleur. Bien que l'on ait trouvé que à la fois certains agents naturels et certains agents synthétiques fonctionnent, on a 20 trouvé que les agents naturels sont généralement supérieurs aux agents synthétiques. Ceci est en raison du fait que les agents naturels produisent des milieux gélifiés ayant les propriétés nécessaires au traitement des brûlures avec des quantités d'agents relativement faibles et qu'ils ont tendance 25 à être moins toxiques. Les exemples d'agents gélifiants naturels qui sont appropriés comprennent : des dérivés des algues rouges tels que agar, agarose, carraghens et furcellarane; des gommes naturelles telles que gomme de caroube, gomme de xanthane, gomme guar, 30 gomme arabique, etc.; des dérivés d'algine tels que alginate de sodium et acide alginique; ou leurs combinaisons quelconques. Un agent gélifiant préféré est une combinaison de gomme de xanthane et de gomme de caroube car elle donne une solution extrêmement plastique mais fortement gélifiée qui est particu-35 lièrement avantageuse pour être appliquée aux brûlures. L'une de ces matières que l'on trouve dans le commerce comprend un mélange 50/50 de gomme de xanthane et de gomme de caroube et est vendue sous le nom de "Kelgum" par Kelco Company, Clark, New Jersey. Les combinaisons nettement préférées ont d'environ 40 40% à environ 90% de gomme de xanthane et d'environ 10% à environ 71 10420 * 2085737 60% de gomme de caroube, sur la base de l'agent gélifiant total présent. Les exemples d'agents gélifiants synthétiques appropriés comprennent des copolymères de méthyl vinyl éther et d'anhydride 5 maléique, des polyvinyl pyrrolidones, des acides polyacryliques, des polyacrylates d'ammonium, des copolymères d'éthylêne et d'anhydride maléique, des copolymères d'acrylamide et de N, N ' -méthylène bisacrylamide et polyacrylamide. La quantité d'agent gélifiant nécessaire est seulement celle 10 qui est suffisante pour produire un gel ayant des propriétés de plasticité et de surface satisfaisantes. En général, la quantité nécessaire est plus grande avec les agents synthétiques qu'avec les agents naturels. Normalement, une quantité inférieure à environ 10% en poids et souvent une quantité inférieure à 15 environ 2%, basée sur la solution totale, est satisfaisante avec les agents naturels. Il existe de nombreuses techniques appropriées pour appliquer les milieux gélifiés aux brûlures. Une méthode commode consiste à donner au milieu gélifié la forme d'une compresse comme il 20 est représenté sur la Figure. Comme il est représenté, le milieu gélifié 1 est intégralement relié à une couche de matériau 2 expansé à poresouvertsrqui est à son tour intégralement relié à un support 3 en matière plastique souple comme le poly-éthylène. Le support 3 en matière plastique souple sert à ajouter 25 résistance et rigidité au milieu gélifié tout en maintenant sa souplesse et empêche également 1'évaporation du côté postérieur du milieu gélifié. Le support fournit également une surface commode pour faire un pansement au patient. Le matériau 2 expansé à pores ouverts est utilisé pour unir le milieu gélifié 1 au 30 support 3. Un matériau expansé à pores ouverts très approprié est la mousse de polyuréthane de Scott Paper, poids spécifique de 0,032 g/cm , 3-10 pores ouverts par centimètre carré. L'épaisseur de chaque couche, la longueur et la largeur, et les matériaux spécifiques utilisés sont des paramètres qui peuvent être adaptés 35 de façon routinière à une brûlure particulière qui est en cours de traitement. Dans certains cas, il peut être également souhaitable d'utiliser une compresse du milieu gélifié seul sans matériau de soutien, ou bien d'utiliser le milieu gélifié simplement soutenu par le matériau expansé à pores ouverts pour permettie 40 une certaine évaporation par la partie postérieure de la compresse 71 10420 51 2085737 ou d'utiliser seulement le support souple. D'autres méthodes d'application sont possibles. Par exemple, si la température de gêlification est assez basse, un membre brûlé tel qu' ion bras pourrait être simplement plongé dans la 5 solution traitante qui se gélifierait avec un léger refroidissement, ou bien on pourrait verser sur la brûlure la solution qui peut être gélifiée. Pour les brûlures mineures, telles qu'une brûlure par le soleil, il pourrait être possible de pulvériser un liquide contenu dans une bombe aérosol sur une 10 brûlure et de gélifier le liquide directement sur la brûlure. Dans certaines de ces applications, il est préférable d'utiliser un agent gélifiant qui forme un milieu gélifié thermiquement réversible. De nombreux autres modes de réalisation qui entrent dans 15 le cadre des revendications annexées apparaîtront à l'homme de l'art. Les exemples suivants .illustrent l'invention plus en détail à l'aide de modes de réalisation spécifiques. Exemple I 2o Cet exemple illustre la préparation d'une compresse antisep tique de traitement des brûlures au nitrate d'argent gélifié stérile, on ajoute à 175 ml d'eau distillée à la température ambiante 5 grammes d'agent gélifiant Kslgum 29S7 (50% de gemme de caroube/50% de gomme de xanthane), qui est fabriqué et vendu 25 par ICelco Company Clark, New jersey, et on disperse uniformément en agitant doucement. On ajoute 300 ml d'eau distillée bouillante dans la dispersion et on continue à agiter tout en chauffant 1'ensemble de la dispersion jusqu'à une température de 7l°C. On maintient la dispersion à cette température pendant environ 30 cinq minutes, et au bout de ce temps on 1*introduit dans un flacon d'Erlenmeyer de 1000 millilitres et on le met dans un autoclave. On autoclave la disj&ersion pendant dix minutes, et on la laisse refroidir pendant 20 minutes de manière à pouvoir la manipuler. On prépare une solution de nitrate d'argent en dissolvant 35 2,6 grammes de poudre de nitrate d'argent dans 25 millilitres d'eau distillée. On ajoute cette solution à la dispersion auto-clavëe immédiatement après l'avoir retirée de l'autoclave. On agite la dispersion et ensuite on la verse dans des moules appropriés, par refroidissement, la dispersion foirne une solution 40 gélifiée extrêmement élastique mais ferme. Cette solution gélifiée 71 10420 2085737 est conservée dans des conditions stériles dans le moule. Pour l'application, on retire les solutions gélifiées des moules et on les coupe en compresses de taille appropriée. On applique les compresses directement sur les brûlures. Oa met 5 de la gaze sur la compresse gélifiée, et vin peut tapoter légèrement sur 11 ensemble. On peut constituer une compresse de gel ayant un soutien plastique souple en suivant le mode opératoire de cet exemple et en outre en garnissant le moule du matériau de soutien. 10 Exemple 2 Cet exemple illustre la préparation d'une compresse antiseptique de traitement des brûlures au nitrate d'argent gélifié utilisant un agent gélifiant différent — l'agarose. On peut préparer une compresse d'agarose par l'une ou l'autre des 15 méthodes suivantes : (a) On rehydrate un film d'agarose déshydraté à 2%, tel que ceux produits par Marine Colloids, Inc., Springfiels, New Jersey, en mettofct le film dans une solution aqueuse de nitrate d'argent (0,5%)pendant deux heures à 24;C. 20 Pendant la réhydratation, le film gonfle dans une compresse au fur et à mesure que la solution de nitrate d'argent s'inbibe dans la structure du gel. (b) On disperse 20 grammes cr agarose dans S25 millilitres d'eau distillée à la température ambiante (24°C). On chauffe 25 le mélange à 99*C en mélangeant constamment, et on le maintient à cette température pendant cinq minutes. Ensuite on le refroidit à 60°C. On dissout cinq grammes de nitrate d'argent dans 50 millilitres d'eau distillée à 24°C. On ajoute cette solution au 30 mélange constituant le gel précédent après avoir refroidi ce mélange gel à 60°C. On mélange les deux pendant deux minutes. On verse la solution résultant de cette combinaison dans des moules appropriés et on laisse refroidir pendant 15 minutes au bout desquelles les compresses de nitrate d'argent 35 gélifiées se sont formées. Exemple XII On disperse une quantité égale (5,5 grammes) de gomme de xanthane et de gomme de caroube dans 950 millilitres d'eau distillée à la température ambiante (24°C;. on mélange cons-40 tamment la solution et on la chauffe à /.*-*0 et on l'y maintient 71 10420 ii 2085737 pendant 5 minutes. On prépare une seconde solution constituée de 5,0 grammes de nitrate d'argent dissous dans 50 millilitres d'eau à 24°C. On ajoute la seconde solution au premier mélange gel lorsque la 5 période de 5 minutes à 74°C s'est écoulée. On mélange les deux solutions pendant deux minutes. Après avoir mélangé, on verse la solution résultante de cette association dans des moules appropriés et on laisse refroidir à l'air ambiant pendant 15 minutes, au bout desquelles les 10 compresses de nitrate d'argent gélifiées se sont formées. On a essayé une compresse servant d'échantillon, préparée comme précédemment, pour déterminer l'efficacité des qualités antibactériennes de la compresse de nitrate d'argent gélifiée. L'essai s'est révélé négatif, de sorte qu'il n'était pas nécessaire 15 de stériliser la compresse avant de l'appliquer sur les brûlures. On a comparé certaines compresses de nitrate d'argent gélifiées préparées comme précédemment avec la solution de nitrate d'argent à 0^5% de référence dans le traitement de plaies par brûlures chez des rats ainsi que dans les excisions avec des greffons 20 d'épaisseur dédoublée dans une tentative faite pour stimuler la reformation d'iépithelium sur les bords des plaies par blessure chez l'homme. Dans les plaies non infectées la vitesse de cicatrisation était comparable et peut être un peu pl\-.s rapide e.vec la compresse gélifiée. IJ&ns les plaies infectées par une quantité 25 connue de Staphylocoque , les qualités débridantes des pansements utilisés avec la solution réalisaient elles-mêmes le débridement mais un débridement mécanique plus vigoureux était nécessaire lorsqu'on utilisait des compresses gélifiées pour obtenir une vitesse de cicatrisation similaire. Toutes les observations de 30 laboratoire ont été faites macroscopiquement. La cicatrisation des plaies a eu lieu à la fois par reformation d'épithelium ainsi que par contracture, cette dernière étant rare dans les plaies chez l'homme. Les plaies mesuraient approximativement 5,0 sur 5,5 centimètres et on a utilisé des cultures quantitatives 35 pour contrôler les plaies infectées. Ainsi, il a été démontré dans des essais précliniques avec des rats en utilisant cette nouvelle méthode de distribution du nitrate d'argent sur la plaie par brûlure que : 1} une compresse de nitrate d'argent gélifiée eat stérile; 2) le nitrate 40 d'argent est présenté à la surface de la brûlure à une 71 10420 12 2085737 concentration constante avec les compresses pour brûlures essayées 3) la cicatrisation de la plaie est comparable du point de vue vitesse avec celle obtenue avec la solution de nitrate d1argent dans des plaies non infectées et peut Stre est-elle un peu plus 5 rapide; 4) avec débridement, la cicatrisation de la plaie chez un rat infecté àst à peu près aussi rapide avec les compresses gélifiées mais nécessite un débridement manuel plus important; 5) les compresses gélifiées sont moins nuisibles aux effets de reformation de l'épithelium lorsqu'on change les pansements 10 que dans le cas de la solution; et 6) les compresses gélifiées sont techniquement plus faciles à utiliser et tachent moins y les pansements et le linge que la solution. 71 10420 13 2085737 REVENDICATIONS 1. Un milieu gélifié pour traiter les brûlures comportant : a) une phase liquider b) un agent de traitement des brûlures dans ladite phase 5 liquide; et, c) une quantité d'agent gélifiant suffisante pour gélifier ladite phase liquide lorsque ledit milieu a été chauffé au-dessus de la température critique du gel et est ensuite refroidi au-dessous de la température 10 2. Le milieu selon la revendication 1, dans lequel ladite phase liquide est constituée par de l'eau. 3. Le milieu selon la revendication 2, dans lequel ledit agent gélifiant est présent à raison de moins d'environ 10% en 15 poids. 4. Le milieu selon la revendication 1, 2 ou 3, dans lequel ledit agent de traitement des brûlures est constitué par un agent anti-infectieux. 5. Le milieu selon la revendication 4, dans lequel ledit 20 agent anti-infectieux est constitué par un composé de l'argent. 6. Le milieu selon la revendication 5, dans lequel ledit composé de l'argent est constitué par le nitrate d'argent, 7. Le milieu selon la revendication 6, dans lequel ledit nitrate d'argent est présent à raison d'environ 0,1% à environ 1%. 25 * - 8. Le milieu selon la revendication 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, dans lequel ledit agent gélifiant est choisi dans le groupe des gommes naturelles, des dérivés des algues rouges, et des alginates. 9. Le milieu selon la revendication 8, dans lequel ledit 30 agent gélifiant ost constitué pn:- un dé:::.vé d'algues rouges. 10. Le milieu selon la revendication 9, dans lequel ledit agent gélifiant est constitué par l'agarose. 11. Un milieu selon la revendication 8, dans lequel ledit agent gélifiant est constitué au moins par une gomme naturelle. 35 12. Le milieu selon la revendication 11, dans lequel ledit agent gélifiant est constitué par un mélange de gomme de xanthane et de gomme de caroube. 13. Le milieu selon la revendication 12, dans lequel ledit mélange d'agents gélifiants est constitué par environ 40% à environ 40 90% de gomme de xanthane et par environ 10% à environ 60% de 71 10420 14 2085737 gomme de caroube. 14. Le milieu selon la revendieati ci"* — J i :iaas , i' m■?, v. mélange d'agents gélifiants est constitué i-ar environ 30% ce gomme de xanthane et environ 50% de gcniaie àe caroube. 5 15. Le milieu selon 1' gos x^wvcr.cilcâ. oî'is j.X# j.& g 1.3 £•. 14, dans lequel ledit agent gélifiant est pr£is&~t à raiscm d.'use quantité inférieure à environ 2% en poids. 16. Le milieu selon la revendication 15, dans lequel ledit nitrate d'argent est présent à raison d'environ 0,5% an poids, 10 17. Le milieu selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5.- 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, et 16, sous la forme d'une compresse. 18. Le milieu selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5,6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 17, ieuit milieu étant 15 de nature plastique et souple et ayant une surface qui est propre, pratiquement sèche, continue £ "C iiCii adhérente. 13». Un produit pour le traiûata&nt «ess ï>r;iLures c-^mpor taat un matériau de soutien souple sur lequul ni. r,ntég:rals®ent Hixée une coacbe de milieu de craiteaieui. .■gêlii'ié. 20 20. Le produit selon la revandicc-tics , dans lequel ledit soutien do plastique est constitué par i& ^IvSthylërss, 21. Le produit selon la revendicatif 2c, comportant un matériau expansé à pores ouverts -anisss3;..L soutien audit milieu gélifié. 2 5 22. Une composition gélifiabie comportant t a) une phase liquide; b) un agent de traitement des brûlures dispersé dans ladite phase liquide; et, c) une quantité d'agent gélifiant suffisante pour gélifier 30 ladite phase liquide lorsque ledit milieu a été chauffé au-dessus de la temperauuiv 3 i—à .que du gel et es-fc ensuite refroidi au-aessou^ «fn lit température d« "congélation" du gel. BAD ORIGINAL