La présente invention concerne un procédé d'affichage et de stockage, notamment en vue de mise en mémoire ou enregistrement, d'une distribution de charges électroniques sur la face de sortie d'un multiplicateur d'électrons ayant la forme d'une galette de microcanaux à émission secondaire et la mise en oeuvre de ce procédé dans des dispositifs électroniques, par exemple dans les tubas reproducteurs images. L'art antérieur comporte des procédés et dispositifs où des distributions de charges, correspondant par exemple à une conversion électrique image optique, sont affichées et mises en mémoire passagèrement sur des supports isolants ou cibles, lesdites distributions sur lesdites cibles subissant, ensuite, une lecture électronique à l'aide d'électrons lents en vue d'une mise en mémoire ou dtune utilisation en direct. C'est par exemple le cas du tube à image orthicon. Dans un tel tube, une image optique est convertie en une image électronique à l'aide d'une photocathode. Les photoélectrons qui constituent cette image électronique sont accélérés par un champ électrique sur une cible. Les photoélectrons frappent la cible avec une énergie telle que cette dernière émet des électrons secondai- res qui sont captés par une grille placée devant la cible.Du fait que le taux d'émission secondaire de la cible est supérieur à 1, il apparait sur la surface de la cible, en regard de la photocathode, une distribution de charges positives et, sur l'autre face, par induetion, une distribution de charges négatives, distributions dont la présence sur la cible est de longue durée et qui, par conséquent, permettent le stockage de l'information optique, laquelle peut Aetre lue, par la suite, d'une façon destructive ou non destructive, selon les cas, à l'aide de moyens classiques, par exemple un faisceau d'électrons de faible énergie. Dans un perfectionnement à ce dispositif, décrit dans le brevet américain nO 3 673 +57, le r81e d'affichage et de mémoire passagère est encore joué par une cible isolante. Le dispositif selon ce brevet comporte, pour améliorer la sensibilité et la résolution, une multiplication des photoélectrons avant qu'ils ne viennent heurter une cible isolante sur laquelle ils font varier localement la charge positive préalablement déposée sur ladite cible, ce qui se traduit par des variations spatiales de charges positives persistantes dans le temps et contribuant à l'affichage et au stockage--de l'information optique. Ge-dernier dispositif se caractérise de plus par le fait que le multiplicateur d'élec trons est une galette de microcanaux à émission secondaire élec tronique et en ce que la cible est une couche de matériau isolant de faible épaisseur, déposée directement sur l'électrode de sortie de la galette de microcanaux. D'une manière générale, dans tous ces dispositifs, la cible ne joue son rôle d'affichage et de stockage passager de l1infor- mation que grâce à ses qualités d'isolant que l'on peut opposer aux propriétés généralement conductrices des autres éléments de ces dispositifs et dont aucun, selon ltétat actuel de la technique, n'apparat à l'homme de l'art pouvoir jouer passagèrement un rôle de stockage en plus de celui qui lui est assigné. On s'explique alors la nécessité ressentie d'introduire dans de nombreux dispositifs reproducteurs d'images ou autres, l'élément supplémentaire cible. Selon la présente invention, on remarque que les canaux d'une galette multiplicatrice du type de celle utilisée dans le dispositif faisant l'objet du brevet américain nO 3 673 457, sans être de véritables isolants, ont cependant une conduction électrique faible. De ce fait, et selon l'invention, il apparatt qutune galette de microcanaux présente une certaine capacité d'affichage et de stockage passager d'information et lton conçoit qu'unie telle galette puisse jouer un double rôle : d'une part un rAole de multiplication des électrons contenus dans une information spatiale électronique et, après multiplication, un rôle d'affichage et de-stockage sur ladite galette de la répartition des charges obtenues. L'invention a ainsi pour conséquence technique la suppression de l'élément cible dans les tubes et dispositifs images ou similaires comportant une galette de microcanaux ce qui les sim plifie et en facilite la construction ; lorsque lesdits tubes et dispositifs nten comportent pas, l'introduction d'une telle galette, aux lieu et place -de l'élément cible habituel, a pour ré sultat supplémentaire de multiplier la charge stockée, donc d'améliorer les performances desdits tubes et dispositifs, notamment leurstensiblité et résolution. Dans son principe et son utilisation, l'invention est la suivante : une information électronique contenue dans une répar tition spatiale d'électrons est présente à Entrée d'une galette de microcanaux à émission secondaire électronique ; cette information est véhiculée et multipliée à l'intérieur de ladite galette ; en sortie, les électrons secondaires provenant de la multiplication sont attirés et collectés par une électrode laissant subsister, à leur place, des charges positives en sortie de canaux de valeur égale, localement, à celle des électrons collectés ; la répartition des charges positives est représentative de l'information spatiale ; lesdites charges soit persistantes pendant un temps de l'ordre de 10 à 20 millisecondes par exemple, donc suffisamment long pour pouvoir effectuer une lecture électronique à l'aide d'un faisceau d'électrons de faible énergie, (que nous appellerons par la suite électrons lents pour la facilité de langage) avant qu'elles ne s'écoulent dans les parois des canaux. La présente invention apparats sous la forme d'un procédé très général d'affichage et de stockage d'une charge électrique c-omposée d'électrons à l'aide dune galette de microcanaux et comprend l'application d'un tel procédé à l'affichage et au stockage d'une information spatiale ainsi que les moyens de mise en oeuvre de ce procédé, entre autres, des tubes reproducteurs d'images ou similaires. Le procédé selon l'invention, d'affichage et de stockage d'une charge électrique composée d'électrons, se caractérise en ce que ces électrons dits initiaux, localisés autour d'un point ou répartis spatialement, sont accélérés et multipliés dans une galette de microcanaux à émission secondaire électronique comportant deux faces dites respectivement d'entrée et de sortie, la face de sortie étant portée à un potentiel électrique supérieur à celui appliqué à la face d'entrée, et en ce que les électrons secondaires multipliés qui apparaissent sur la face de sortie à l'intérieur des canaux, sont attirés et collectés à l'aide d'une électrode placée, par rapport à la galette, du cAoté de la face de sortie et portée à un potentiel supérieur à celui de cette dernière face, laissant persister dans le temps, à leur place, des charges positives de répartition spatiale en correspondance avec la répartition spatiale des électrons initiaux et constituant une image électrique de cette dernière, tandis que les faces de la galette sont alors déconnectées au non de leur source de potentiel. Un procédé d'affichage et de stockage momentané dlinforma- tion s'en déduit lorsque cette information est contenue dans la répartition spatiale des électrons dits initiaux. Sans pour autant limiter l'invention, on peut citer comme faisant partie de l'invention, parmi les moyens de mise en oeuvre du procédé général et les produits industriels qui en découlent - un dispositif amplificateur et/ou intensificateur d'images avec galette de microcanaux, sans écran luminescent formateur d'une image directement observable, mais celle-ci se trouvant affichée, sous forme électrique, sur la face de sortie de la Sa-* lette et étant lue électroniquement avec restitution visible sur écran, éventuellement de plues grandes dimensions et à distance, et aussi après amplification préalable par des moyens électroniques classiques. - Un tube de prise de vue de télévision àbas niveau où est introduite une galette de microcanaux, la cible étant constituée par la face de sortie de la galette. - Un dispositif associant un détecteur de particules et une galette de microcanaux comme par exemple un détecteur de rayons les charges positives apparaissant sur la face de sortie correspondant aux impacts des particules d'où leur localisation par lecture électronique de ladite face. Il va de soi que fait partie de l'inventi-on tout dispositif analogue où l'information ou signal est mise à l'entrée d'une galette de microcanaux, est affichée et stockée à l'aide de cette dernière, puis analysée comme il est indiqué précédemment. Ltinvention apparattra mieux à l'aide de la description suivante de quelques modes de réalisation donnés à titre d'exemple, ladite description-- étant accompagnée de dessins qui représentent: - figure 1, une vue schématique du procédé d'affichage d'une charge électrique composée d'électrons. - figure 2, une mise en oeuvre du procédé selon 1 l'invention. Sur la figure 1, on a représenté en 11 une galette de microcanaux en coupe suivant un plan perpendiculaire à ses faces. Les parois internes des canaux présentent le phénomène d'émission électronique secondaire et une très forte résistivité électrique. Par exemple cette résistivité est telle que la résistance d'un canal est de l'ordre de 101 5. Ladite galette reçoit sur sa face dite d'entrée 13 par opposition à son autre face, dite de sortie 14, la charge électrique Q composée d'électrons répartis initialement par exemple dans l'espace limité dans le plan de la feuille par le contour 12. Le phénomène se produit dans une atmosphère raréfiée à l'intérieur d'une enceinte à vide non représentée pour simplifier. Les faces 1 et 14 sont pourvues de métallisations 15 et 16 reliées respectivement aux contacteurs 17 et 18 à deux positions "ouvert" et "ferme1, eux-mêmes reliés à des sources de potentiel électrique par ltintermédiaire des bornes 8 et 9.Dans leur position "fermé" ces contacteurs et sources permettent d'appliquer entre les deux faces de la galette une différence de potentiel, le potentiel de la face 14 étant supérieur à celui de la face 13. La position "ouvert" des contacteurs permet de déconnecter ces faces chacune de leur source de potentiel. Du cté de la face de sortie 14 est présente une électrode 19 portée à un potentiel supérieur à celui de la face 14 au moyen de la borne 20. Sous l'effet des différences de potentiel appliquées, par exemple 1 000 V entre les faces de la galette et 200 V entre la face de sortie et I1 électrode 19 - d'une part, les électrons de la charge Q sont multipliés par émission secondaire dans chacun des canaux de la galette dans lesquels ils sont entrés. - d'autre part, en sortie des canaux, les charges électroniques qui proviennent de la multiplication sont attitrées et collectées par l'électrode 19 laissant subsister des charges positives de valeur égale, aù signe près, à celle desdites charges électroniques. Les faces de la galette sont alors déconnectées ou non de leur source de potentiel. Dans les deux cas, ces charges positives disparaissent progressivement de la sortie des canaux par des processus indiqués plus loin avec des contantes de temps élevées, si bien qu'elles constituent, pendant un temps assez long, de l'ordre d'au moins de 10 à 20 millisecondes par exemple, sur la face de sortie de la galette, une image de la charge électrique d'entrée Q permettant ainsi l'affichage et le stockage de ladite charge. Les processus de dissipation des charges positives à la sortie de la galette sont de deux sortes - Selon le processus A, cette dissipation s'effectue à la manière dont s'effectue la décharge d'un condensateur dans une résistance, le condensateur ayant dans ce cas, pour armatures, les métallisations des faces de la galette, le diélectrique étant le verre des parois des canaux, tandis que la résistance est la résistance présentée par les canaux. Compte tenu d'un choix judicieux de la résistivité du verre et de sa constante diélectrique, la constante de dissipation peut tre grande, par exemple de l'ordre de une seconde. - Selon le processus B, les charges positives sont neutralisées par l'apport d'électrons dû au courant d'alimentation de la galette. Le temps nécessaire à cette neutralisation est fonction de la valeur de ce courant, donc pour une différence de potentiel donnée entre les faces de la galette, de la valeur de la résistance des canaux. Cette constante de temps peut être par exemple de l'ordre de 10 à 20 millisecondes. Le phénomène d'annulation des charges positives par ce processus B est beaucoup plus rapide que le processus A si bien que, lorsqu'ils coexistent, B peut estomper l'influence de A. C'est le cas lorsqu'après affichage de la charge électrique Q, on maintient les potentiels électriques sur les faces de la galette.Par contre, lorsqu'après affichage de ladite charge les potentiels ne sont pas maintenus, la dissipation des charges positives s'effectue par le seul processus A. La durée du stockage de la charge Q est alors beaucoup plus longue que dans le cas précédent. Un cas particulier du procédé selon l'invention réside dans le fait-que la charge électrique initiale Q composée d'électrons se trouve à l'intérieur des canaux au voisinage de la face d'entrée, ceci correspondant au fait que cette dite charge est créée par un phénomènetprovenant de l'extérieur de la galette, par exemple, un phénomène ionisant agissant sur les parois des canaux. Une application directe de ce procédé consiste en un procédé d'affichage et de stockage d'information spatiale dans le cas où la charge électrique Q contient une information sous forme dlune répartition spatiale des charges élémentaires dans ladite charge électrique. Il est envisageable d'afficher et stocker selon ce procédé des charges Q de répartition spatiale de type et nature très différents de Itune à l'autre en fonction des phénomènes qui les créent et des informations qu'elles représentent. Cette réparti tion peut savoir un caractère très fugitif correspondant par exemple à une information de durée brève qui ntest émise qutune fois dans le temps ou d'une façon erratique. Cette répartition peut, au contraire, tre renouvelée dans le temps d'une façon récurrente correspondant à une information répétée à intervalles de temps réguliers. La répartition et ltinformation qui lui correspond peuvent encore eAtre variables dans le temps. Pour le - stockage proprement dit, on utilise le mode de fonctionnement du procédé le mieux adapté à la nature de l'information considérée et à la lecture. Lorsque l'information est brève et non récurrente, on a intérêt à allonger le plus possible la constante de temps de stockage afin de disposer du temps maximum pour lire l'information stockée ; pour ce faire après affichage, on déconnectera l'une des faces de la galette de sa source de potentiel. Dans le cas d'une information récurrente, les charges stockées peuvent être constamment rafratchies3 on peut alors généralement se contenter, à la lecture d'une constante de stockage de temps plus courte et les faces de la galette n'ont pas besoin dletre déconnectées de leurs sources de potentiel.Dans le cas dlune information continûment variable avec le temps, le procédé néeessite une alimentation constante en potentiel des faces de la galette pour ltaffichage. La constante de temps du stockage sera donc encore plus courte que celle utilisable dans le cars de 11in- formation fugitive. Une autre adaptation du procédé aux différents types d'information rencontrés et à la lecture des dites informations, réside dans l'ajustement des constantes de temps de stockage par rapport au temps nécessaire à ladite lecture, grâce à un choix judicieux de la résistivité et de la constante diélectrique du verre qui constituent les parois des microcanaux de la galette. Sur la figure 2, où l'on a représenté une mise en oeuvre du procédé selon l'invention, 21 représente une enceinte à vide étanche munie d'une fenêtre 22 transparente à un rayonnement électromagnétique ou à un flux de particules, lesquels contiennent une information.A l'intérieur de cette enceinte, sont disposés parallèlement à la fenetre 22, dans l'ordre en partant de ladite fenetre, l'élément 23 convertisseur du rayonnement électromagnétique ou du flux de particules en une répartition de charges électroniques, et dont la face terminale est désignée par 35, une galette 24 de microcanaux à émission secondaire électronique, une électrode 25 ainsi qu'un canon 26 émettant des électrons lents et muni de moyens de déflexion 27 de manière à balayer toute la surface de la galette. 28 est un faisceau de rayonnement électromagnétique ou un faisceau de particules contenant une information.Ladite information peut résider dans le cas du faisceau de particules, par exemple, dans l'existence de ces particules, la densité de celles-ci ou encore la trajectoire suivie par ces particules. Dans le cas du rayonnement, l'information peut, par exemple, résider dans la variation spatiale de son intensité. Selon le procédé décrit précédemment, la galette 24 est munie d'électrodes 29 et 30 sur ces deux faces 41 et 42. D'autre part, des différences de potentiels électriques-sont appliquées entre les différentes électrodes, leurs signes étant ceux indiqués dans le procédé, et la face 42 de la galette étant la face dite d'entrée. De plus, au niveau du moyen de conversion du rayonnement en électrons, les électrons sont émis à un potentiel inférieur à celui de l'électrode d'entrée de la galette et le canon 26 est à un potentiel ajustable autour de celui de l1élec- trode de sortie 29. Sur la figure 2, les bornes d'alimentation des électrodes en potentiel sont indiquées en 36, 37, 38, 39. Dans le circuit d'alimentation de l'électrode d'entrée de la galette, un interrupteur 40 à deux positions "fermé" ou "ouvert't est intercalé entre ladite électrode 30 et la borne 37. A titre dfexempleJ la face de sortie 29 est à la masse, tandis que la face d'entrée est à - 1 000 V, la face terminale du convertisseur à - 1 300 V et l'électrode 25 à + 100 V. Le convertisseur convertit en une répartition électronique Q l'information contenue dans le faisceau incident 28 qui le frap- pe. La répartition électronique Q est multipliée, affichée et stockée à proximité de la face de sortie 41 comme décrit dans le procédé, sous forme d'une répartition de charges positives. Le faisceau d'électrons lents 31 permet de lire ladite répartition. Celui-cl balaye ligne-par ligne la face 41. Lorsqu'il rencontre des canaux chargés, les électrons annulent une certaine quantité de charges positives ou sont collectés par -11électrode 29. Lorsqu'il rencontre des canaux non chargés les électrons lents sont réfléchis et attirés par l'électrode 25. Il en résulte une modulation du courant capté par l'électrode 25 et ltélectrode de sortie 29. Cette modulation peut apparaltre sous la forme d'uns signal vidéo aux bornes d'une circuit résistance capacité convenable relié à l'électrode 25 ou à l'électrode 29. Sur la figure 2, ces résistance et capacité sont respectivement les éléments 32 et 33 et sont reliés à l'électrode 25. L'extrémité libre de la capacité 33 est reliée au moyen 34 d'exploitation du signal vidéo. Selon les cas et-la nature de l'information incidente conte- nue dans 28 > le stockage et la lecture après affichage a lieu en présence ou non de la différence de potentiel appliquée entre les faces de la galette lors de l'affichage. Pour cela, le contacteur 40 est dans sa position fermé ou nouvertu. Par exemple, si l'information est contenue dans un jet de particules fugitives, pour bénéficier d'une grande constante de temps de stockage, le contacteur sera ouverts afin de supprimer cette différence de potentiel. Par contre, si ltinformation est contenue dans un faisceau incident de rayonnement électromagnétique d'intensité spatialement et temporellement constante, l t a- limentation en potentiel de la galette pourra être constamment maintenue et le contacteur 40 restera dans la position fermé, Dans une forme particulière de ce dispositif, l'électrode 25 peut avoir la forme d'une grille placée en regard direct de la galette, sans que cela soit absolument nécessaire.Cette forme est toutefois, recommandable de mXme que toute forme à symétrie de révolution, par souci dthomogénéité de la structure du dispositif. Le dispositif, présentementdécrit > peut présenter plusieurs variantes dont nous indiquons certaines à titre d'exemples non limitatifs. Le rayonnement électromagnétique peut être de la lumière et le moyen de conversion en électrons une photocathode. On obtient ainsi un amplificateur ou intensificateur image optique, l'image optique étant affichée sur la galette de microcanaux sous forme d'une répartition de charges positives Au lieu d'examiner-l'image sur un écran placé ordinairement parallelement à la galette et à proximité immédiate de celle-ci, et ayant, par conséquent, les dimensions de cette galette, la répartition de charges correspondantes est lue et envoyée sous forme d'un signal vidéo sur un moniteur de T.V., l'image pouvant avoir des dimensions agrandies et pouvant être examinée à distance. Un tel tube dans cette variante prend aussi l'aspect d'un tube de prises de vues de télévision, la cible étant eonstituée par la face de sortie de la galette. Compte tenu de la durée de persistance des charges positives de l'ordre de 10 à 20 millisecondes, un tel tube est adapté aux systèmes de télévision dont l'analyse image s'efrectue à raison de 25 images par seconde, sans craindre un tratnage de l'image. Selon une autre variante, le rayonnement incident est un rayonnement X,. le moyen de conversion étant constitué par un écran en matériau de numéro atomique élevé, tel le plomb, le tantale ou le polonium ou encore par un scintillateur associé à une photocathode. Un tel dispositif permet d'obtenir immédiatement en radioscopie médicale ou industrielle une image examinable, à l'écart de la source de rayons X, évitant au praticien une exposition répétée auxdits rayons. Une autre variante consiste encore dans un dispositif de neutrographie. Les particules incidentes sont des neutrons convertis en électrons, par exemple à l'aide d'une plaque de gadolinium. Le dispositif peut encore prendre la forme d'un scintigraphe pour détecter un rayonnementt repérer ses L'élément de conversion est un scintillateur associé à une photocathode. Aux trajectoires suivies par les corpuscules g correspondent des impacts de charges électroniques sur la galette qui sont affichés sur la face de sortie sous forme de charges positives localisées et que l'on détecte,en valeur et position, par les moyens déjà décrits. Dans ce dernier cas, de même que lorsque le rayonnement est composé de rayons X ou, encore, d'une manière plus générale, lorsque le rayonnement ou le jet de particules incidentes est ionisant le rôle de l'élément 23 de conversion en électrons peut être joué par la galette elle-mme, et ledit élément 23 peut être supprimé. Sous l'action du rayonnement ou du jet de particules ionisantes, et par chocs sur les parois des canaux, se développe à l de la galette, au voisinage. de la face d'entrée, une répartition d'électrons contenant l'information à afficher et à stocker. Le procédé selon l'invention peut encore être mis en oeuvre dans des hodoscopes pour étude de trajectoires de particules. Ces hodoscopes comprennent, généralement > deux batteries superposées de scintillateurs étroits, placés c & e à c8te dans chaque batterie suivant un plan perpendiculaire à la direction moyenne des particules, lesdits scintillateurs étant, suivantleur grande dimension, dans des directions perpendiculaires d'une batterie à l'autre.La lumière emise dans les scintillateurs, lors du passage d'une particule, se retrouve aux extrémités des scintilla -teurs excités, indiquant les coordonnées de l'impact de la par oscule. Dans les dispositifs de l'art connu, les scintillations sont détectées à l'aidé d'une multitude de photomultiplicateurs couplés, chacun, à l'un des scintillateurs. L'invention remplace, pour la détection, ces photomultiplicateurs encombrant par leur nombre, par deux galettes de microcanaux précédées de photocathodes, placées chacune, face à l'une des extrémités de l'une des batteries de scintillateurs afin d'y afficher et stocker les scintillations, à la manière du procédé indiqué. Une autre mise en oeuvre du procédé selon l'invention, citée à titre d'exemple, concerne la détection de particules par effet Cerenkov. On sait que celui-ci consiste en une émission de lumiere dans un milieu, sous l'action d'une particule électrisée arrivant dans ce milieu à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce milieu. La lumière est émise sous forme d'ondes qui, à un instant donné, enveloppent un cane de révolution ayant pour axe la direction du vecteur vitesse de la particule au moment de l'émission de lumière. L'angle au sommet du cône est caractéristique, pour un milieu donné, de la vitesse de la particule, donc, souvent, en fait, de la masse de cette particule, d'où possibilité de reconnaitre la nature de la particule.Le phénomène lumineux donne,dans le plan focal d'une lentille, des anneaux de diamètre en rapport avec l'angle du carne, ces anneaux pouvant être des points quand la vitesse de la particule est pro che de celle de la lumière dans lue milieu. L'invention propose, selon le procédé mis au point, d'afficher et stocker ces anneaux sur une galette. après transformation des photons Cerenkow en électrons à l'aide d'une photocathode. I1 va de soi que la mise en oeuvre du procédé ne se limite pas au cas où, comme dans les exemples cités, l'information prend naissance à l'extérieur de l'enceinte à vide contenant la galette et péntre par une fenêtre. Cette information peut très bien prendre naissance à l'intérieur de ladite enceinte. Ainsi, à titre exemple, l'information peut provenir d'un plasma ou d'un accélérateur linéaire situés dans la même enceinte que la galette. REVENDICATIONS 1. Procédé d'affichage et de stockage d'une charge électrique composée d'électrons, caractérisé en ce que ces électrons dits initiaux, localisés autour d'un point ou répartis spatialement, sont accélérés et multipliés dans une galette de microcanaux à émission secondaire électronique comportant deux faces dites res pectivement d'entrée et de sortie, la face de sortie étant portée à un potentiel électrique supérieur à celui appliqué à la face d'entrée, et en ce que les électrons secondaires multipliés qui apparaissent sur la face de sortie à l'intérieur des canaux sont attirés et colléctés à l'aide d'une électrode placée, par rapport à la galette, du côté de la face de sortie et portée à un poten tiel supérieur à celui de cette dernière face, laissant persister dans le temps, à leur place, des charges positives de répartition spatiale en correspondance avec la répartition spatiale des élec trons initiaux et constituant une image électrique de cette dernière, tandis que les faces de la galette sont alors déconnectées ou non de leur source de potentiel. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ee que les électrons initiaux sont situés à l'extérieur de la galette devant la face d'entrée. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les électrons initiaux sont à l'intérieur dela galette au voisinage de la face d'entrée. 4. Procédé d'aSichage et de stockage d'une information selon le procédé de l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'information est contenue dans la répartition spatiale des électrons initiaux. 5. Procédé d'affichage et stockage-d'une information selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'information est fonction du temps. 6. Dispositif mettant en oeuvre le procédé d'affichage d'information selon la revendication 4 ou 5, l'information étant conte- nue dans un rayonnement électromagnétique ou un flux de particu les, caractérisé en ce qu'il comprend, dans une enceinte fermée étanche au vide, comportant une fenêtre transparente audit rayon nement ou auxdites particules, dans l'ordre - des moyens de conversion dudit rayonnement ou desdites par ticules en une répartition spatiale de charges électroniques. - une galette de microcaaux à émission secondaire électronique munie sur ses faces d'entrée et de-sortie d'électrodes. - une autre électrode dite de collection placée dans le voisinage de la face de sortie de la galette. - un canon à électrons émettant des électrons -vers la face de sortie de la galette et des moyens de déflexion desdits électrons de manière à balayer toute la surface de la galette. - des moyens pour appliquer des potentiels aux différents éléments du dispositif tels que la répartition de charges électroniques soit dirigée en direction de la face de sortie de la galette, ladite face de sortie étant à un potentiel supérieur à celui de la face d'entrée, tandis que l'électrode de collection est à un potentiel supérieur à celui de la face de sortie, le canon étant, pour sa part, à un potentiel inférieur à l'électrode dite de collection et voisin de celui de la face de sortie de la galette. - des moyens pour déconnecter éventuellement la face d'entrée de la galette de sa source de potentiel après affichage de l'information. - des moyens pour détecter la modulation de courant capté par l1électrode de sortie de la galette ou par l'électrode dite de collection. 7. Dispositif analogue à celui faisant l'objet de la revendication 6, caractérisé en ce que le rayonnement électromagnétique ou le flux de particules natt à l'intérieur de l'enceinte à vide. 8. Dispositif selon 1 'une des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que l'électrode dite de collection est une grille placée parallèlement à--la face de sortie de la galette. 9. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le moyen pour appliquer le potentiel à l'électrode de sortie de la galette ou à l'électrode de collection comporte une source de potentiel couplée résistivement à l'une desdites électrodes qui, par ailleurs, est couplée capacitivement avec les moyens pour détecter et exploiter la modulation de courant. 10. Dispositif selon l'une des revendications 6 --à 9, caractérisé en ce que la galette constitue elle-meAme le moyen de conversion du rayonnement électromagnétique ou du flux de particules en électrons. 11. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que le rayonnement électromagnétique est de la lumière et le moyen de conversion une photocathode. 12. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que le rayonnement est un rayonnement X ou Y , le moyen de conversion étant constitué par un écran en matériau de numéro atomique élevé tel que le plomb, le tantale ou le polonium ou un scintillateur associé à une photocathode. 13. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le rayonnement est un rayonnement X ou 14. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que les particules sont des neutrons et le moyen de conversion est une plaque de gadolinium ou dtun autre matériau approprié.