La présente invention se rapporte à un capteur d'accéléra- tion piézoélectrique à élément transducteur en matériau polymère. Un capteur d'accélération piézoélectrique comporte habi- tuellement deux composants principaux: d'une part un transduc- teur piézoélectrique se présentant sous la forme d'un élément plat dont une face est rendue solidaire du bottier contenant le capteur, et d'autre part une masse M, dite masse sismique, rendue solidaire de l'autre face de l'élément transducteur. La disposition de l'ensemble est telle que, sous l'effet d'une accélération g, la masse M exerce une force Mg sur l'élé- ment piézoélectrique, qui délivre alors à un circuit de mesure une quantité de charge proportionnelle à Mg, donc à g, M étant connu. Dans l'art antérieur, le matériau piézoélectrique utilisé est en général une céramique ferroélectrique polarisée présen- tant un fort coefficient piézoélectrique d (exprimé en coulombs par Newton). La réponse de ces capteurs dépend de la tempéra- ture. Le matériau piézoélectrique peut être un monocristal ferroélectrique, ou même le quartz monocristallin, lorsque les impératifs d'indépendance de la tension de sortie du cap- teur vis-à-vis de la température sont prépondérants. Le prix de revient des capteurs réalisés à l'aide de ces matériaux, et en particulier de ces deux derniers types de matériaux, est élevé. En outre, certains capteurs délivrent des signaux de sortie de très faible amplitude, ce qui nécessite des circuits électroniques d'adaptation et d'amplification complexes qui con- tribuent à en augmenter le prix de revient. Récemment, sont apparus les polymères piézoélectriques dont les coefficients piézoélectriques d sont intermédiaires entre ceux du quartz (1 à 5.10 12 C.N-1) et ceux des ferro-électriques (100 à 500 10i-12 C.N:') . On peut citer à titre d'exemple non limitatif, le polyfluorure de vinylidène (PVF2: d = 10 à 20 10 12 C.N 1, le copolymère le polyfluorure de vinylidène-polytétra- fluorure d'éthylène (PVF2-PTFE: d = 5 à 10.i0 12 C.N 1), le polychlorure de vinyle (PVC: d = 1 à 5.1012 C.N1), le poly- fluorure de vinyle (PVF: d = 2 à 7.10 12 C.N-1). Ces polymères sont rendus piézoélectriques à partir de la mise en forme après fusion par maintien à une température comprise typiquement entre 80 et 1200 C, sous des champs appliqués de 500 KV/cm à plusieurs MV/cm et des temps-de polarisation compris entre quelques minutes et quelques heures. Le polymère est ensuite refroidi sous champ électrique (en une demi-heure par exemple). Ces matériaux polymères présentent l'avantage d'être très bon marché et peuvent être moulés selon des formes quelconques or, pour de très nombreuses applications en particulier dans le domaine dit "grand public", le besoin se fait sentir de dispo- ser d'un capteur d'accélération très bon marché. On peut citer à titre d'exemples non limitatifs: la détection de balourd dans les machines tournantes de type centrifugeuse (par exem- ple tambour de machine à laver) ou la détection de chocs (par exemple chocs à la fermeture de portes, détection de chocs entre véhicules et obstacles, etc...). Pour répondre à ces besoins, l'invention a donc pour objet un capteur d'accélération comprenant un élément transducteur en matériau polymère susceptible de présenter des propriétés piézoélectriques après avoir été soumis à un traitement appro- prié, au moins dans des régions du matériau polymère comprises entre deux électrodes conductrices, aux bornes desquelles se développe une tension électrique en relation avec le déplace- ment d'une masse sismique soumise à une accélération à détec- ter; capteur caractérisé principalement en ce que la masse sis- mique est constituée par au moins une région prédéterminée du ma- tériau polymère. L'invention a encore pour objet un système de sécurité pour centrifugeuse destiné à empêcher des vibrations excessives de la masse en rotation liée à un bâti-support, dues à un balourd anormal, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de détec- tion constitué par un capteur piézoélectrique selon l'invention, solidaire du bâti-support. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages appa- raitront à la lecture de la description ci-après en se référant aux dessins annexés parmi lesquels: - la figure 1 illustre schématiquement un capteur d'accélé- ration de l'art antérieur; - les figures 2 à 4 sont relatives à un premier exemple de réalisation selon une première variante d'un capteur de l'invention; - la figure 5 illustre un second exemple de réalisation; les figures 6 et 7 illustrent un troisième exemple de réalisation; - la figure 8 illustre un exemple de réalisation selon une seconde variante d'un capteur de l'invention. Dans ce qui suit, les éléments communs à deux ou plusieurs figures portent les mê5mes références et ne seront décrits qu'une seule fois. La figure 1 illustre schématiquement la configuration rete- nue pour la réalisation des capteurs d'accélération selon l'art ancien. Un élément transducteur 1 sous la forme d'une lame de faible épaisseur en matériau piézoélectrique est rendu solidaire d'un boîtier 4, par exemple à l'aide d'une colle conductrice, la paroi du boîtier 4 formant une première électrode. Une masse sismique 3, par exemple réalisée en matériau conducteur, est placée sur le transducteur 1 par collage à l'aide de la même colle conductrice 2. Lorsqu'on rend solidaire le boîtier, par des moyens de fixation appropriés 8, à un appareil ou objet soumis à/ou générant des vibrations, il se développe une ten- sion entre les électrodes formées respectivement par la masse sismique 3 et par la paroi inférieure du boîtier 4, cette ten- sion est recueillie entre, d'une part, par une connexion soudée sur la masse sismique et le boîtier lui-même, d'autre part. Via le connecteur CN et les câbles de sortie 6 (par exemple un câble coaxial) les signaux recueillis aux bornes du transduc- teurs 1 sont transmis à un appareil de mesure approprié. L'invention va permettre d'intégrer en un mêmie élément, d'une part le transducteur 1 de la figure 1 et, d'autre part, la masse sismique 3. En outre, le matériau utilisé étant un polymère, ce matériau est très bon marché et se prête à toute opération de moulage désirée. La figure 2 illustre un premier exemple de réalisation d'un capteur d'accélération de l'invention selon une première variante. Un film réalisé par moulage dans un matériau polymère polaire, par exemple choisi parmi ceux cités précédemment, ou encore parmi les matériaux suivants: polychlorotrifluoéthylène, le copolymère polyfluorure de vinylepolytétrafluorure d'éthylène ou un polyéthylène chloré composite ayant pour constituants le polyéthylène, le chlorure de polyvinyle ou le polychlorure de vinylidène. Le film, de forme circulaire 11, présente en son centre une excroissance 10 délimitant un volume rempli du même matériau polymère. Cette excroissance constitue la masse sismique. Le film transducteur comporte également une excroissance périphérique 12 de section circulaire 13. Cette excroissance permet de le positionner dans un boîtier, comme illustré sur la figure 3, bottier cylindrique comprenant deux parties 41 et 42, destinées à être assemblées. Les-moyens d'assemblage peu- vent être constitués par ceux illustrés sur la figure 3, 47, 46 et 45, ou tout autre moyen approprié. Chacun des demi-boitiers comporte creusée dans la paroi une gorge annulaire, de section semicirculaire 43 ou 44 de même rayon que l'excroissance 12. La figure 3 présente en éclaté un capteur réalisé selon l'invention placé dans son bottier. Des coupes partielles ont été effectuées pour montrer les éléments cachés. Au cours du processus de fabrication, après moulage, les deux faces du film transducteur sont métallisées pour former les électrodes 16 et 17. Des fils de liaison 14 et 15 sont ensuite fixés, par exemple par soudure, sur les électrodes ou par collage à l'aide d'une colle conductrice. Dans la variante présentée sur la figure 3, les deux parties du boîtier sont réalisées en matière isolante. On prévoit alors un connecteur pour sortir les contacts à l'extérieur du boîtier. Des lames métalliques 48 et 49 sont représentées à cet effet sur la figure 3 et un câble de liaison 50 comprenant les deux conduc- teurs 51 et 52 transmet les signaux recueillis aux bornes du capteur à un instrument de mesure approprié. Le bottier en deux parties peut lui-même comporter des parties métalliques qui, par serrage, assurent directement le contact avec les électrodes du film piézoélectrique comme illustré sur la figure 4. Les fils de contact 14 et 15 peuvent être alors fixés directement sur les deux parties 41 et 42 du bottier, soit par soudure, soit par vissage ou par tout autre procédé. On peut également prévoir un joint externe 53 isolant pour éviter tout contact intempestif des deux parties du boîtier. Le film polymère transducteur a subi lors de sa fabrication un traitement lui communiquant des propriétés piézoélectriques permanentes. Ce traitement a été rappelé précédemment et com- porte notamment une phase de polarisation électrique en connectant les deux électrodes à une source d'énergie haute-tension pouvant produire un champ de l'ordre de 1 MV/cm, le film étant porté à une température comprise entre 80 et 1200. Le film est ensuite refroidi sous champ électrique (en une demi-heure par exemple). Ce procédé d'obtention d'un matériau piézoélectrique est bien connu de l'homme de métier et ne sera pas décrit plus avant. La figure 5 illustre un second exemple de réalisation d'un capteur d'accélération selon l'invention. Ce capteur présente une excroissance annulaire importante 10 jouant le rôle de masse sismique et réalisée dans le même matériau que la partie centrale Il jouant le rôle de transducteur. Il s'agit en fait de la structure duale du capteur de la figure 2. Cette strucutre est auto-portante et est rendue solidaire d'un support rigide qui peut être une des parties du boîtier. L'ensemble possède un axe de révolution A. Ce support peut être en matériau conduc- teur, dans ce cas la connection 15 est omise. La figure 6 présente un troisième exemple de réalisation selon la première variante de capteur d'accélérateur de l'inven- tion. Le film en matériau polymère se présente sous la forme d'un parallélépipède rectangle Il réalisé en matériau polymère et comportant une excroissance centrale sous la forme d'un cylin- dre 10 de section 4 et d'axe de révolution A' parallèle au plan du transducteur 11-11'. Cette excroissance centrale cylin- drique divise le transducteur en deux parties égales il et 11', pincées en leurs extrémités par deux supports rigides 71 et 72, solidaires du bottier du capteur. Un exemple numérique, illustrant le fonctionnement du capteur, va être développé en relation avec cet exemple de réa- lisation présentant une structure plus simple que les réalisa- tions précédentes. La masse sismique est composée d'un cylindre de diamètre = 2 mm et de longueur 12 = 1 cm maintenu au support par les deux ailes 11l et 11', de surface chacune 1 X 12 = 0,5 X 1 cm2, et d'épaisseur 30 /um. Le matériau est du PVF2 et ses paramètres ca- ractéristiques sont: 102 N1 - compliance: s = 2,5 1010 m2.N- - coefficient piézoélectrique transverse: 31 = 5 10 12 C.N-1 - masse spécifique: p = 1,85 103 Kg/m3 - constante diélectrique: 100 Fm1. Lorsque le dispositif subit une accélération g perpendicu- laire aux plans 11-11', il s'exerce une force F sur la masse sismique et la force dans le plan de chacune des ailes il et 11i' est:2 F1 (_2-)1/3 En effet, si on se reporte aux diagrammes des forces de la figure ?: 11 devient l1 + A11l, les plans 11 et 11' faisant un angle a avec l'horizontale, d'o: 1os a =s 1 + Ai Ail = s F1 et F1 11 1 1 -A '- = a1 1 + FT1 F _ d ( F2)1/3 F2 sinu Pour une accélération de 1 gramme force: $2 F = I 2 L p = 5,85 10-5 N d'o F = 1,8 N.- d'o F1 = 1,89 N. Cette force exerce une pression X sur la tranche de chaque lame support telle que:- F1 Fi X -= 1 - 6,3 105 N =2 S e.11 Il apparaît une densité de charge: o = Xd = 3,15 10-6 C/m2 La capacité des-plans 11-11' par unité de surface est donc y = 3,33 10-6 Fm2 D'o la tension générée v = i1 Volt. La tension de sortie de ce capteur n'est pas linéaire mais cette tension est importante en regard de la simplicité des moyens mis en oeuvre. Dans de nombreuses applications, la non-linéarité ne présente pas d'inconvénients. L'impédance du transducteur étant élevée, il est nécessaire d'adapter cette impédance par exemple en transmettant le signal de sortie à l'entrée d'un transistor de type "MOS FET". Ce transistor peut être placé directement dans le boîtier contenant le capteur. Ceci est également vrai pour les agencements précédemment décrits. Ce capteur est particulièrement avantageux pour la détection de vibrations. Son prix de revient peu élevé se prête aux usages dits "grand public" comme par exemple la détection du balourd d'un tambour de machine à laver. Chaque fabricant recom- mande une charge maximum de linge à laver. Le dépassement de cette charge peut entraîner un fonctionnement défectueux du moteur d'entraînement. Le boîtier du capteur sera fixé, par exemple à l'aide de pattes de fixation 60 comme illustré sur la figure 3, au châssis solidaire des mouvements du tambour. En général, une machine à laver comprend un châssis fixe et un châssis mobile supporté par des amortisseurs, le châssis mobile com- prenant le tambour en rotation. Le capteur de l'invention per- met de détecter des vibrations d'amplitude anormale dues à un balourd exagéré du tambour. Pour une telle application, une réponse en tout ou rien est suffisante et la non-linéarité du capteur ne présente aucune gêne. Pour un balourd dépassant des normes préétablies, le circuit électronique associé au capteur comprenant un transistor "MOS FET", transmet à un relaisélectri- que un signal suffisant pour faire basculer ce relaiset couper l'alimentation du moteur en cas de surcharge. Dans un autre mode d'exécution, ce système de sécurité peut également si le tambour est susceptible de tourner suivant plusieurs régimes de vitesse, interdire le passage à la vitesse supérieure en cas de surcharge détectée. L'application qui vient d'être décrite n'est pas limitée aux machines à laver le linge, elle peut être étendue à toutes machines tournantes du type centrifugeuse. Un exemple de réalisation selon une seconde variante va maintenant être décrit en relation avec la figure 8. Selon cette variante, le capteur se présente sous la forme d'un objet moulé de structure compacte et par exemple, comme illus- tré sur la figure 8, sous la forme d'un cylindre. Les électrodes nécessaires à la réalisation de la partie transducteur sont noyées dans le matériau polymère et sontconstituées par deux disques métalliques 16 et 17, plans et parallèles. La région comprise entre ces deux électrodes, d'épaisseur e, est seule rendue active. Pour ce faire, on alimente les deux électrodes à l'aide d'une tension élevée de façon à polariser cette région et à induire des propriétés piézoélectriques permanentes selon les procédés qui ont été décrits précédemment. La partie supé- rieure du capteur, c'est-à-dire la masse de polymère, sur une hauteur h comprise entre l'électrode supérieure et la face supérieure du capteur, constitue la masse sismique 10. Le procédé de fabrication d'un tel capteur peut être celui décrit dans la demande de brevet français N 79.15 140, déposée le 13 Juin 1979 au nom de la demanderesse. A titre d'exemple numérique, les paramètres caractéristi- ques du capteur sont les suivants: - 0 = 1 cm, h = 1 cm, e = 1 mm. Masse sismique = w - (h - e) p = 1,3 10 -3 Kg le matériau polymère étant identique à celui utilisé pour la réalisation de la figure 6. -2 Soit une pression X = F/S = 66 N m-2. Pour une accélération de 1 gramme force, et un coefficient piézoélectrique longitudinal d33 = 5.10- 12 CN-1, la densité de charges apparaissant sur les électrodes est a = 3,31 i012 C. La capacité surfacique est donc y = 10-7 F.m-2 d'o la tension aux bornes des électrodes 16 et T17: v = 33 /uV. Ce capteur ne bénéficie pas comme les précédents de l'effet d'amplification mécanique. Sa réponse est beaucoup plus faible, mais elle est linéaire. Comme dans les cas précédents, il faut prévoir un circuit électronique d'adaptation d'impédance, et dans le cas présent d'amplification des signaux recueillis aux bornes des électrodes. Pour ce faire, on peut utiliser un module hybride, symbolisé par la référence 90 sur la figure 8, comportant comme étage d'entrée un transistor MOS FET. Ce module peut être noyé dans le matériau polymère. Des liaisons électriques 160 et 170 trans- mettent au module 90 les signaux électriques recueillis aux bornes des électrodes 16-17. L'ensemble du capteur ainsi réalisé peut être inséré dans un boîtier en deux parties 80-81, de structure analogue à celle d'un boîtier de condensateur électro- chimique. Des câbles de liaisons 91, transmettant à l'extérieur du boîtier capteur les signaux amplifiés par le module 90 et alimentant celui-ci en énergie électrique nécessaire à son fonctionnement, sont reliés à des circuits extérieurs d'alimentation et d'exploitation des. signaux ainsi détectés et amplifiés. Le boîtier peut être fixé à l'aide d'un écrou 82 sur un châssis soumis à/ou générant des vibrations à détecter, châssis dans lequel on aura percé un orifice 83 nécessaire à la fixation. Tout autre mode de fixation peut être utilisé et le boîtier du capteur peut avoir une forme quelconque optimisée pour l'appli- cation envisagée. Cet aspect est en dehors du cadre de l'invention. A titre d'exemple non limitatif, ce capteur peu coûteux à réaliser, peut être également utilisé pour des applications dites "grand public" telles que détection de chocs aux ferme- tures de portes, détection de chocs entre véhicules automobiles et obstacles, etc... L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrites. Elle concerne toute application mettant en oeuvre un capteur d'accélération. REVENDICATIONS 1. Capteur d'accélération comprenant un élément transduc- teur en matériau polymère susceptible de présenter des propriétés piézoélectriques après avoir été soumis à un traitement approprié, au moins dans des régions du matériau polymère comprises entre deux électrodes conductrices, aux bornes desquelles se développe une tension électrique en relation avec le déplacement d'une masse sismique soumise à une accélération à détecter; capteur caractérisé en ce que la masse sismique est constituée par au moins une région prédéterminée du matériau polymère. 2. Capteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément transducteur ayant la configuration d'un film obtenu par moulage d'un matériau polymère, ce film présente une excrois- sance en au moins une région prédéterminée de sa surface consti- tuant la masse sismique; des électrodes conductrices étant appliquées de part et d'autre du film transducteur. 3. Capteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les électrodes sont constituées chacune par une pellicule de métal déposée sur les- deux faces du film transducteur. 4. Capteur selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément transducteur étant doté d'une structure de révolution par rapport à un axe ( A) perpen- diculaire au plan du film, l'excroissance se présente sous la forme d'un d8me central, de même axe de révolution. 5. Capteur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'en outre l'élément transducteur présente une excroissance supplémentaire sous la forme d'un anneau périphérique plein de section circulaire et en ce que le film est disposé à l'in- térieur d'un boîtier constitué par deux coquilles rigides com- portant à l'extrémité de leur paroi des gorges annulaires de section semicirculaire dans lesquelles vient se placer l'anneau plein; les deux coquilles étant assemblées en regard l'une de l'autre et maintenues en place par des moyens de fixation. 6. Capteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux enceintes sont en matériau électriquement conducteur et assurent chacune un contact électrique avec une des deux électrodes disposées sur les deux faces du 6lm; un joint annu- laire périphérique isolant électriquement les deux enceintes l'une de l'autre après assemblage. il 7. Capteur selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément transducteur étant doté d'une structure de révolution par rapport à un axe (A) perpendicu- laire au plan du film l'excroissance se présente sous la forme d'un anneau périphérique de section circulaire et en ce que l'élément transducteur est couplé mécaniquement, dans sa partie centrale, à un support rigide maintenu à l'intérieur d'un boîtier par le support. 8. Capteur selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément transducteur ayant une forme rectangulaire, l'excroissance se présente sous la forme d'un cylindre d'axe de révolution ( A') parallèle à l'un des côtés du rectangle et le divisant en deux parties égales; chacune des extrémités de ces deux parties parallèles à l'axe de révo- lution étant en outre maintenues de façon rigide dans un cadre. 9. Capteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme d'un objet allongé obtenu par moulage d'un matériau polymère disposé suivant sa plus grande dimension autour d'un axe ( A "); et en ce que deux électrodes planes, disposées en regard l'une de l'autre dans des plans perpendiculaires à l'axe ( A") sont noyées dans le matériau polymère à proximité d'une première extrémité du capteur; la région du matériau polymère comprise entre les électrodes étant rendue active pour présenter des effets piézoélectriques et la région du matériau polymère comprise entre les électrodes et la seconde extrémité du capteur constituant la masse sismique. 10. Capteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit électronique d'adap- tation comportant au moins un premier étage à haute impédance d'entrée. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le matériau polymère est choisi parmi les polymères suivants: polychlorure de vinyle, poly- fluorure de vinyle, polyfluorure de vinylidène, polychlorotri- fluoéthylène, ou les copolymères suivants: polyfluorure de vinyle-polytétrafluorure d'éthylène, polyfluorure de vinyle- polyfluorure de vinylidène ou un polyéthylène chloré composite ayant pour constituants le polyéthylène, le chlorure de poly- vinyle et le polychlorure de vinylidène. 12. Système de sécurité pour centrifugeuse destiné à empêcher des vibrations excessives de la masse en rotation liée à un bâti-support, dues à un balourd anormal, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de détection constitué par un capteur selon l'une quelconque des revendications 1 à Il soli- daire du bâti-support.