La présente invention, concernant du matériel ferroviaire, est plus spécifiquemeit relative à un dispositif d'arr8t et de renvoi pour essieux imités de véhicules de chemin de fer, qui circulent dans l'atelier sur des voies fixes et qui roulent par exemple, dans une channe de fabrication, d'un poste de travail à un autre.L'automatisation de la fabrication, également dans les ateliers de réparations d'essieux, a conduit à ce que les machines d'usinage soient constituées comme celles d'un système à circulation, où les essieux avancent d'une machine à l'autre sur la voie ferrée de l'atelier ; cette progression est la plus avantageuse et la moins conteuse lorsqu'on fait rouler l'essieu sur ladite voie et qu'on monte les machines d'usinage de façon que les essieux qui arrivent aient seulement besoin d'#tre arrêtés et soulevés pour venir en position de travail. On connatt des dispositifs pour faire circuler des essieux sur des rails d'atelier, devant servir à ce but, dans lesquels des dispositifs de levage à faible course, montés sur le soubassement à intervalles réguliers, soulè- vent les essieux jusqu'à ce qu'ils basculent sur un levier d'arrêt et tombent sur les raDs en acquérant de ce fait assez d'impulsion pour rouler jusqutau dispositif de levage suivant à faible course, en ayant comprimé au préalable un arrêt de retenue (Eisenbahatechn. Rundschau 1961, Vol. 9, pages 393 et suivantes). Âvec un tel dispositif,il n'est pas prévu qu'on puisse usiner des trains de roues ayant aussi bien un petit diamètre qu'un assez grand diamètre.Naturellement la distance entre l'arrêt d'entrée et l'arrêt de retenue est calculée d'après les roues les plus grandes qu'on rencontre, de sorte qu'un petit essieu monté, dont l'axe est dirigé obliquement par rapport à la voie ferrée, peut rester oblique entre les arrtts. C'est pourquoi, quand on soulève le dispositif de levage, il arrive qu'un bandage a déJà franchi l'arrtt d'entrée, mais que son bandage conJugué se trouve encore derrière l'arrêt. Un tel essieu monté bloque l'installation et il faut d'abord le redresser à la main et le faire circuler plus avant. On connut également des dispositif 8 transporteurs d'essieux montés, constitués par des leviers d'avancement disposés les uns derrière les autres, avec lesquels les essieux sont saisis entre l'arrêt d'entrée et l'arrSt de retenue, ou par des leviers d'arrtt à deux c8tés, avec lesquels le poids de l'essieu avant barre le trajet Jusqu'à l'essieu suivant (Brevet allemand 1 231 622). Les dispositifs de ce genre sont très motteux et ne fonctionnent pas de fa çon strie, parce que la grandeur des trains de roues est très variable et que par suite leur poids et leur moment d'inertie varient fortement. Enfin ces dispositifs ne reposent pas non plus sur le principe de l'invention, car ils sont établis pour des trajets de transport assez longs.Avec le manque de place actuel dans presque tous les ateliers, les trajets de transport d'une machine d'usinage à une autre sont cependant très courts, de sorte qu'il suffit d'une légère poussée pour faire rouler l'essieu Jusqu'à la machine suivante. On connaît des sabots et des coins de renvoi, glissant sur les rails, qui peuvent servir de dispositif d'arrtt et de renvoi. Avec ces éléments seulement on ne peut construire une chsSne de fabrication automatique, car beaucoup d'essieux montés doivent pouvoir rouler sur la voie de travail, sans subir l'usinage possible. Ainsi des trains de roues dont on sait qu'il faut changer l'axe ou un bandage de roue, n'arriveront pas d'abord au poste de mesurage, ou bien des trains de roues, dont le profil n'a pas besoin autre rectifié, ne seront pas d'abord pris sur le tour à essieux.Egalement le sabot de frein ne convient pas cause dpositif dfarrêt, car il détruit par frottement l'énergie cinétique de l'essieu monté, en glissant d'abord sur le rail ainsi le point d'arrêt de l'essieu n'est pas fixé de façon nette. Mais si le sabot de freinage reste en place, on court le risque que l'essieu monté passe par dessus. L'invention a pour objet de fournir un dispositif d'arrêt et de renvoi, pour essieux montés circulant sur la voie ferrée de l'atelier, qui produit, indépendamment de la grandeur, du poids et du moment d'inertie de l'essieu monté, un positionnement exact et sans bruit de la pièce à travailler par annulation de son énergie cinétique, puis redresse la pièce au point d'arrêt théoriquement exact, et procure la possibilité de faire rouler les essieux montés dont l'usinage est terminé, dans une direction pouvant titre préala blement détermimée, vers le poste d'usinage suivant avec une impulsion contr8lable, les deux dispositifs d'une paire de dispositifs en regard pouvant autre mis hors service en cas de besoin, de sorte que les pièces à travailler peuvent aussi cirauler sans obstacle parmi les postes. Conformément à l'invention les rails de circulation sont divisés suivant leur direction longitudinale à l'intérieur de la zone d'arrêt et sont constitués par deux rails plats situés l'un à h8té de l'autre, dont l'un est monté fixe et présente au point d'arrêt souhaité une pente régulière de part et d'autre et dont l'autre est constitué par deux leviers d'arrêt agissant chacun d'un coté, dont les extrémités extérieures sont fixées sur le rail fixe avec articulation au début de ladite zone, présentant une pente et dont les extrémités intérieures font saillie au-dessus du plan de la voie, d'environ le double de la hauteur du boudin, et peuvent autre soutenues par un cylindre amortisseur. Ce dispositif permet de faire rouler vers le bas l'essieu monté qui y arrive, les leviers d'arr8t étant en position haute, et par suite d'annuler son moment d'inertie. Lorsque les leviers s'abaissent avec le cylindre amortisseur, il se produit un abaissement silencieux de l'essieu monté sur l'une des régions inclinées des rails fixes, qui fait rouler l'essieu dans l'endroit le plus profond du prisme et ainsi toujours dans la mtme position d'arret. Si l'essieu doit traverser la région de l'arr8t, le cylindre amortisseur est complètement descendu, le train de roues qui arrive roule alors sur une région inclinée jusqu'en bas et acquiert, ce faisant, suffisamment d'énergie d'impulsion pour remonter sur la région suivante. Dans ce cas les leviers d'arr & mobiles sont constitués et articulés sur le rail fixe de façon que l'essieu monté roulant exécute un passage sans heurt d'un rail à un autre et à l'intérieur d'un levier d'arrêt la montée augmente progressivement par une conformation concave de la surface de roulement. Conformément à l'invention le dispositif d'arr & est disposé d'un cEté par rapport au milieu de la machine et de ce fait par rapport au tréteau de soulèvement de l'essieu et les leviers d'arr#t servent- en meme temps de coins de renvoi, la hauteur de ces coins étant réglable. L'essieu monté reposant dans la région la plus profonde du prisme est décalé d'un c8té, dans la direction de renvoi, par les galets d'entraînement du tréteau, avant qu'il soit levé et poussé dans la machine d'usinage. Ainsi on est str que lorsqu'vil redes cend,il sera toujours envoyé dans le sens voulu. Ce peut autre une direction de renvoi ou la direction opposée. Les dessins montrent un exemple de réalisation non limitatif ; parmi ceux-ci : traversée la figure 1 représente le rail d'une voie ferrée,de/ avec le dispositif d'arrêt, vu de l'extérieur et la figure 2 est une coupe suivant la ligne I-I de la figure 1. Le rail 1 d'une voie ferrée d'un atelier de réparations de chemins de fer est interrompu aux emplacements 2 et 3 et, dans l'intervalle ainsi formé, on a inséré un dispositif d'arr#t et de renvoi selon l'invention, qui a pour but d'arre- ter un essieu monté-arrivant sur la voie de l'atelier, sous une machine d'usinage et, une fois l'usinage effectué, de le renvoyer, soit dans la direction par où il est arrivé, soit dans celle opposée. La direction de renvoi n'est pas quelconque a' volonté, mais elle est fixée lors du montage de l'installation, c'est-à-dire que le tréteau peut titre tourné de 1800 et on peut choisir une direction ou l'autre pour renvoyer l'essieu. L'intervalle entre les emplacements 2 et 3 du rail 1 est rempli par un rail ou barre 4 monté fixe, dont la surface supérieure sert de surface de roulement pour faire circuler essieu monté et est inclinée vers le milieu de l'intervalle 5, de sorte qu'un prisme est formé, dont l'endroit le plus profond se trouve au milieu de l'intervalle. Sur le rail fixe 4 sont montés les leviers d'arr#t 6 et 7 pivotant sur les articulations 8 et 9. Ces leviers sont fixés de façon que leur surface de roulement 10 se trouve au début sous la surface de roulement du rail monté fixe 4 et monte vers le milieu de l'intervalle, par une courbe de courbure croissante, Jusqu'à plus du double de la hauteur du boudin. Les deux leviers 6 et 7 sont soutenus et guiRés à leurs extrémités libres par une fourche commune 11, qui est à son teur soutenue et actionnée par un dispositif d1 actionnement hydraulique 12.Le dispositif hydraulique 12 sert ici aussi bien d'amortisseur, en ce sens que les deux faces de son piston sont reliées ensemble par un étranglement 13, que de détente, lorsque de l'huile sous pression est appliquée sur la grande face du piston. L'essieu monté 14 arrivant dans le sens de la flèche roule en montant sur la surface de roulement incurvée du levier 7 Jusqu'à ce qu'il ait perdu son énergie cinétique et ait été abaissé par le dispositif d'actionnement hydraulique agissant campe amortisseur. Il roule alors et descend le long de la pente du rail fixe 4 Jusqu1au point le plus bas du pns- me. Mais cet endroit ne correspond pas au milieu de la machine ; il ne se trouve pas à la verticale sous les pointes des coins, lais décalé par rapport à elles. Le milieu de la machine se trouve sur l'apothème entre les deux galets en tratneurs 15 qui se trouvent dans le tréteau 16.Si celui-ci est soulevé par un dispositif hydraulique, non représenté, l'essieu monté se trouvant au milieu du prisme est saisi sur le boudin 17 par les galets entraSneurs 15 et déplacé de ce fait de l'excentricité du tréteau vis-à-vis du prisme, de sorte que,lors de l'opération de descente,il vient reposer sur le levier suivant 6 et descend en roulant sur lui, quand celuici est soulevé de façon correspondante. Dans l'autre cas, le dispositif 12 projetant l'essieu monté dans la direction de la flèche est actionné. Si l'excentricité du tréteau est dirigée de l'autre côté, c'est-à-dire tournée de 180 par rapport au dessin, l'essieu est renvoyé contrairement au sens de la flèche, donc dans la direction même d'où il eitavenu. Si l'essieu ne doit pas autre arrêté et qu'il doit traverser le dispositif d'ariet, les leviers 6 et 7 doivent être placés vers le bas. L'essieu monté épuise alors son inartie proPre, descend en roulant la pen##Uti#eveterremonte la pente/6. Si besoin le souvienent peut autre aidé par le dispositif hydraulique 12. R E V E N D I C À TI O N S 1. Dispositif d'arrtt et de renvoi, sur une voie ferrée dans un atelier, d'essieux montés roulants qui sont arrttés en un endroit déterminé (sous une machine) et qui sont renvoyés à partir de là, caractérisé en ce que les rails de circulation sont divisés suivant leur direction longitudinale à l'intérieur de la zone d'arrêt et sont constitués par deux rails plats situés l'un à ctté de l'autre, dont l'un est monté fixe et présente, au point d'arr8t souhaité, une pente régulière de part et d'autre et dont l'autre est constitué par deux leviers d'arrêt agissant chacun d'un côté, dont les extrémités extérieures sont fixées sur le rail fixe avec articulation au début de ladite zone, présentant une pente, et dont les extrémités intérieures font saillie audessus du plan de la voie, d'environ le double de la hauteur du boudin, et peuvent autre soutenues par un cylindre amortisseur. 2. Dispositif selon revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'art est disposé d'un cbté par rapport au milieu de la machine et de ce fait par rapport au tréteau de soulèvement de l'essieu et que les leviers d'arrêt servent en m8me temps de coins de renvoi, la hauteur de ces coins étant réglable. 3. Dispositif selon revendication 1 ou 2, carac térisé en ce que les leviers servant d'un c8té comme levier d'arrêt sont fixés au rail fixe de façon que le début de leurs surfaces de roulement se trouve en dessous de la surface de roulement des rails fixes. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la surface de roulement des leviers d'arrêt est incurvée de façon concave. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le cylindre amortisseur, d'une façon en soi connue, règle la vitesse de descente et produit aussi, en cas de sollicitation en sens inverse, le refoulement des essieux montés.