On vient de découvrir que des monoéthers d'alkyle en C6 à C8 de triéthylène-glycol sont capables d'assurer une protection prolongée de l'homme contre l'attaque par des insectes tels que les moustiques et les divers diptères piqueurs, lorsqu'ils sont appliqués localement à la peau dans une formulation convenable. Par exemple, l'application de ces monoéthers à la peau humaine assure la protection contre les piqûres de moustiques pendant des périodes qui sont d'ordinaire beaucoup y)lus longues que celles qui sont offertes par le répulsif DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide) Ures utilisé contre les moustiques, à la même concentration d'ap- application.Les composés actifs utilisés comme répulsifs contre les insectes, dans la pratique de la présente invention, sont des monoéthers allyliques de triéthylène-glycol de formule HO(CH2CH2O)3-R, dans laqueLle R représente un groupe alkyle à channe droite ou ramifiée ayant environ 6 à 8 atomes de carbone. les groupes R qui peuvent être utilisés efficacement sont, par exemple, les groupes n-hexyle, n-heptyle, n-octyle, 4-méthylpentyle et 2- éthylhexyle. Par convention, ces monoéthers.alkyli ques de trié-thylène-glycol utilisés comme composés actifs seront appelés monoéthers alkylîques ou simplement monoéthers, Ces monoéthers acryliques sont des liquides insolubles dans l'eau et très solubles dans des solvants organiques tels que le méthanol, I'éthanol, ltisopropanol, l'acétone, le chlorure de méthylène et l'acétate d'éthyle, par exemple.Dans une préparation typique, on ajoute progressivement 10,75 g (0,25 mole) d'hydrure de sodium sous la forme d'une suspension à 56 % dans l'huile minérale, à 150 g (1,0 mole-) de triéthylène-glycol froid. On agite la mousse obtenue pendant 45 mn à la température -ambiante, puis on la chauffe pendant 15 mn au bain-marie bouillant. On refroidit ensuite ie mélange au bain de glace et on y ajoute goutte à goutte 43,0 g (0,26 mole) de bromure de n-hexyle, en chauffant ensuite à 95-100GC pendant 21 heures. On refroidit le mélange, on le dilue avec un litre d'eau et on l'extrait avec deux portions de 200 ml de chlorure de méthylène. l'extrait ainsi obtenu est déshydraté sur du sulfate anhydre de magnésium et évaporé sous vide. Le liquide résiduel est fractionné dans une colonne de Vigreux et cn obtient 13,5 g (23 %} d'un liquide clair bouillant à 125-128 (0,55 mm), qui est le mono-éther hexylique de triéthylène-glycol. les compositions de l'invention exerçant un effet répulsif sur les insectes contiennent une quantité de monoéther alkylique actif qui, sous la forme d'application de la composition, exercent la répulsion désirée sur les insectes. Pour tout composé actif donne, les quantités optimales à utiliser varient d'un insecte à un autre, ainsi qutavec les conditions ambiantes et la nature du véhicule associé avec le composé actif.Toutefois, on a constaté que pour lutter contre les moustiques et les petits insectes piqueurs analogues, on peut obtenir de bons résultats avec des compositions qui, dans l'usage normal, sont rendues aptes à établir une concentration sur la peau humaine d'au moins environ 0,035 mg de composé actif par centimètre carré de surface de peau, la concentration préférée étant au moins égale à environ 0,16 mg/ cm2. les quantités de composé ou composes actifs contenues dans la composition peuvent atteindre environ0,80 mg par centimètre carré, ou même plus, sans produire dteffets indésirables sur la peau. Des quantités plus grandes, par exemple de 3,5 mg/cm2, bien que convenables, peuvent ne pas offrir d'autres avantages. Dans un mode de formulation des compositions intéressantes à utiliser pour combattre les attaques par les moustiques, les monoéthers alkyliques actifs peuvent entre dissous dans un solvant qui stévapore aisément après l'application locale de la solution. La pratique consiste alors à utiliser des concentrations du composé dans le solvant qui permettent d'appliquer à la peau une quantité de composé actif d'environ 0,016 à 0,08 mg/cm2. On observe de préférence un taux similaire d'application de l'ingrédient actif lorsque ce dérnier est formulé dans un véhicule oléagineux ou dans une pommade du type d'une crème-support. Lorsque le composé actif est mélange avec des substances qui forment une pellicule polymère protectrice sur la peau par application locale, la composition peut contenir des quantités de composé actif permettant dFappliquer ce composé à une concentration un peu plus grande sur la peau ou près de la peau, par exemple 0,80 à 3,6 mg par centimère carré de surface de la peau. les éthers alkyliques actifs de l'invention constituent agilement un répulsif efficace pour les moustiques et d'autres insectes lorsqu'ils sont appliqués localement à la peau sous leur forme sans support, Toutefois, ceci constitue un procédé relativement coûteux et peu pratique, attendu qu'il est difficile d'obtenir un revêtement uniforme ce la peau avec le composé aux Coi- centrations indiquées ci-dessus, c'est-à-dire de 0,035 à 3,6 mg/ cm2.On peut formuler des compositions intéressantes conformes à l'invention en utilisant les éthers alkyliques actifs en relation avec ces solvents de point d'ébullitionrelativement bas tels que l'acétone, le chlorure de méthylène, l'éthanol, l'isopropanol, etc., ou avec des liquides de point d'ébullition un peu plus haut tels que des huiles végétales ou des fractions blanches, in@dores, non visqueuses d'huiles minérales ayant subi un traitement élaberé.Des solutions de ce type peuvent etre-ut-i- lisées comme compositionsliquides appliquées à la main ou sous la forme de compositions pulvérisables en aérosol lies monoéthers alkyliques peuvent etre formulés en crimes et lotions avec des diluants tels que l'éthanol, la glycérine ou lteau, en association avec diverses huiles, divers agents de mise en suspension tels que la gomme arabique, la bentonite, l'alginate de sodium, la méthyl-cellulose, etc., et des bases hydrophiles contenant du prepylène-glycol, de l'alccol cétylique, des polyéthylène-glycols, etc., en associa tien avec des agents tensio-actifs tels que le laurylsulfate de sodium, le dioctyl sulfosucc@ate de sodium, les mono-oléates de polyoxyéthylène sorbitan@e et d'autres composants émulsifiants. On peut obtenir des résultas particulièrement avantageuz, du point de vue de l'extension des intervalles de protection sur un ou plusieurs Jours, lorsque le mcnoéther actif est incorporé dans an liquide de qui, , par application à la peau (habituel- lement sous une forme pulvérisable en aérosol) durcit rapidement en formant une mince pellicule polymère à mesure que le solvant de la formulation s'éva@ore. Les formulations de ce type sont bien connues en pratique et sont décrites, par exemple, dans le brevet des Et@ts-Unis d'Amérique N 2 804 073. Elles permettent d'in@@rporer les ingrédi@@ts actifs dans u@@ pellicule transparente élastique @erace qui @'est pas texique, qui est chimiquement inertE et qui est insolulle dans les fluides cOrporels. Ces pel licules, bien que résistant à lteau, sont généralement perméables à la vapeur d'eau et à la vapeur de l t éther actif décrit dans le présent mémoire.Ainsi, lorsqutelles sont formées sur la peau, ces pellicules libèrent lentement les vapeurs d'éther dans l'atmosphère, en créant, au-dessus de la peau, un environnement qui multiplie la période de protection autrement offerte par le composé actif, par exemple lorsqu'il est- simplement appliqué dans un solvant qui s'évapore facilement. Comme on l'a indiqué ci-dessus, la pratique préférée, lorsquton utilise des compositions filmogènes de ce type, consiste à incorporer le compose actif à une concentra- tion un peu plus forte que ce ne serait le cas- pour le meme taux dtapplication de la composition. De nombreuses compositions filmogènes pouvant être utilisées avec le monoéther actif pour former les compositions répulsives contre les insectes selon l'invention, contiennent un composant filmogène proprement dit, avec éventuellement autres matières telles que des adhésifs, des plastifiants, etc., en association avec un solvant volatil, Des exemples de composants fil mogènes comprennent ceux de la classe des polymères de vinylidène (par exemple les copolymères de chlorure de vinyle et d'un composant'vinylique, les copolymères de chlorure et d'acétate de vinyle et les variantes carboxylées ou hydroxylées de ces copoly- mères, les polymères de chlorure de vinyle et de butadiène, les polymères de vinylbutyral et les polymères d'acétate vinylique), de meme que les esters et polymères polyacryliques et polymétha- cryliques, l'acétobutyrate de cellulose, l'éthylcellulose et leurs mélanges compatibles. le composant adhésif, lorsqu'il est pressent, peu-t être une résine telle que le phtalate de glycérol, une résine acide abiétique-glycérol et leurs variantes modifiées par-un acide organique etXou le phénol, des résines amine-aldéhyde et des résines contenant de l'anhydride maléique ou des phénols, y compris les crésols.Tout plastifiant utilisé peut être une substance mcr.omere telle que le phtalate de dioctyle, le glycolate de butylphtalylbutyle, l'azélate de di-2(éthylhexyle). l'huile de riein acétylée,les dérivés d'anhydride phtalique et d'huile végétale, le phosphate de tricrésyle et les o- et p-toluène-sulfami- des ou un polymère tel qutune paraffine chlorée, une résine cou marone-indène, des polymères d'acide sébacique et diverses huiles végétales traitées pour les rendre compatibles avec des agents filmogènes Des solvants volatils satisfaisants pour les compositions filmogènes définies ci-dessus comprennent -un (ou un mélange) des solvants tels que l'acétate d'éthyle, l'acétone, l'éther diéthylique, le toluène et le chlorure-de méthylène.On choisit le solvant pour obtenir la vitesse de séchagè et la viscosité désiréesde la composition liquide, compte tenu du mode d'application et de la facilité de conservation. La solution peut être émulsifiée ultérieurement, le cas échéant par addition dtémulsi- fiants appropriés, d'agents anti-mousse et d'eau. Lorsqu'on utilise des solvants volatils, la durée de séchage de la pellicule peut être aisément réglee, et elle est habituellement de l'ordre de 5 mn, bien que cette durée puisse être augmentée, le cas échant, et portée à environ 15 mn ou davantage dans le cas de l'appl ca- tion du revtement, sous la forme d'une émulsion aqueuse.Un procédé satisfaisant de préparation des compositions filmogènes consiste à ajouter lentement le composant filmogène au solvant, en agitant, puis à ajouter l'éther actif et les autres composants tels que- plastifiant, adhésif, etc*, que l'on doit utiliser dans la composition. Après filtration, pour éliminer toutetmatière étrangère en suspension, la composition liquide peut/emballée en vue de son application à la~peau sous la forme liquide,par exemple à la main, avec un tampon, etc., ou sous la forme d'une composition pulvérisable en aérosol. Comme indiqué ci-dessus, les compositions filmogènes peuvent entre émulsifiées avec un émulsifiant convenable, un agent anti-mousse et de peau. On peut aussi ajouter le cas échéant un collorde protecteur et un agent épaississant.Des émulsifiants convenables à cette fin comprennent les agents tensio-actifs non ionogènes, anionogènes ou cationogènes du commerce. le colloS- de protecteur ajouté est choisi entre des substances telles que la méthylcellulose, la carboxyméthylcellulose, l'alcool polyvinylique, une protéine "solubilisée",etc., de qualité apte à conférer à la composition finale la viscosité désirée en fonction des modes d'application et d'utilisation. les liquides de l'invention sont stables et non oxydantes, et si on désire les appliquer par pulvérisation, on peut leur dormeur la faible viscosité requise. l'invention est illustrée par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. Exemple 1 On nettoie à ltéthanol une partie de l'avant-bras d'un être humain et on y applique uniformément au moyen d'un tampon de coton une solution à deux pourcént en poids d'éther n-hexylique de triéthylène-glycol dans l'acétone. La quantité de solution appliquée de cette façon représente une concentration de 0,32 mg d'éther actif par centimètre carré de surface de peau. A la température ambiante, le bras traité, protégé de manière à n'exposer à l'attaque par les moustiques que la zone traitée, est introduit dans une cage renfermant 500 femelles de moustiques de l'espèce Aedee aegypti, non chargées de sang. le bras est maintenu dans la cage pendant une minute toutes les demi-heures, et l'expérience est interrompue dès qu'on observe une piqûre de moustique ou une ou plusieurs piqûres lors de l'exposition suivante. Dans un essai comparatif, conduit dans les mêmes conditions, on utilise le composé DBED du commerce à la place de l'éther hexyliquede triéthylène-glycol. Sur la base d'une moyenne de quatre essais, on constate que le composé DEET assure une protection moyenne dtune durée de 3,8 heures, tandis que la nrotection offerte par l'éther hexylique de triéthylène-glycol dure 13,6 heures. Exemple 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, en maintenant la cage à moustiques à une température élevée (380C) au lieu de la température ambiante (240C) et en exposant le bras à lrattaque par les moustiques à des intervalles de quelques minute au lieu d'une demi-heure. Dans ce cas, on constate que le composé DEET offre une protection d'une durée de 78 mn, tandis que l'éther n-hexylique de triéthylène-glycol assure une protection totale pendant 66 minutes. On ajoute à une solution à 11,5 % en poids d'une comppsition filmogène dans un solvant consistant en un mélange d'acétate d'éthyle et d'asétone (solution vendue par la firme Parke Davis & Company comme bandage plastique "Vibisate" et contenant 8,2 % d'un copolymère de chlorure-acétate d'hydroxyvinyle et d'acide sé@acique, 2,7 % de résine ester maléique modifié et 0,6 % de glycolate comme plastifiant) une quantité d'éther nhexylique de triéthylène-glycol égale à 25 % en poids de la composition filmogène présente dans la solution. La solution résultante est appliquée au moyen d'un tampon sur la surface nettoyée du bras en vue de l'essai, puis le solvant s'évapore rapidement en laissant la peau recouverte d'une mince pellicule représentant 6,4 mg de matière filmogène solide et 1,6 mg d'éther actif par centimètre carré de surface du bras soumise à ltessai.Après l'application, on laisse sécher totalement le bras pendant une période de 3 à 5 heuressans lavage ni frottement par l'étoffe, après quol on laisse le sujet vaquer à ses occupations normales. Environ 24 heures après l'application de la matière de revetement, on introduit le bras toutes les deux ou trois heures pendant une niinute dans une cage de moustiques, du type décrit dans l'exemple 1. On constate que la période de protection contre toute piqûre de moustique, offerte par la pellicule appliquée, est supérieure à 41 heures, mesurée depuis le moment de 11 application de a solution humide de revêtement. Exemple 4. On applique la composition de revêtement de la peau de l'exemple 3 à la surface de la peau soumise à l'essai (65 cm2) et on la laisse sécher en place pendant 15 mn. La méthode d'essai utilisée dans ce cas constitue un essai accéléré qui permet d'apprécier la durés de protection contre les moustiques que le revêtement offre dans des conditions d'humitité correspondant, par exemple,au cas où le sujet transpire beaucoup. L'essai implique d'@@@ der tout d'abord la surface revêtue de la peau avec de l'eau @ 30 C à un dé@it de 2 litre@/mn pendant 15 mn.Cette opérat@@@ est s@@vie d'une courte période au cours de laquelle la parti@ @u bras à présent s@che est intreduite dans la cage das moustiques, corme indiqué dans l'exemple 1,pour déterminer si la protection a persisté, Ensuite, si l'on ne remarque aucune piqûre de moustique, le bras est inondé, pendant 5 mn, d'eau à la même température et au même débit d'application que cl-dessus. Cette appllication est suivie d'une autre période d'exposition aux mcustiqucs, le bras étant encore arrosé d'eau pendant 5 mn si la protection contre les moustiques est demeurée entière. On poursuit ces opérations successives jusqu'à ce qu'on obtienne une ou plu-icurs piqûres de moustiques. On exprime les résultats de l'essai par le temps total en minutes d'inondation par l'eau. jusqu'au moment où la piqûre a lieu. Ainsi, dans le cas de la composition appliquée dans cet exemple, la durée de protection offerte est inférieure à 15 mn. En d'autres termes, la protection contre l'attaque par des moustiques est totale pendant les dix premières minutes d'inondation par l'eau, mais disparaît pendant la période subséquente d'inondation de 5 mn. Exemple 5 Dans cet. essai, conduit comme celui de l'exemple 4, on mélarige 1 t éther n-hexylique de triéthylène-glycol avec une solution filmogène, dans la proportion d'une partie d'éther po-ur quatre parties en moins d'ingrédients filmogènes présents dans la solution.La composition filmogène contient lO % d'un agent filmorène (produit "VAGH" de la firme Union Carbide) composé de 91 % de chlorure de vinyle hydroxylé, 3 % d'acétate de vinyle et 6 % de fonction hydroxyle, avec 5 % de phtalate de dioctyle comme plastifiant et 5 % de résine phénolique comme adhésif (produit "Amberol 801" de la firme Rohm and Haas) et 80 % de chlorure de méthylène utilisé comme solvant. Dans les conditions sévères de lavage à l'eau de cet essai, la période de protection ofrcrte contre l'attaque par les moustiques est inférieure à 20 minutes. Exemnle 6 On répète le mode opératoire de l'exemple 5 à la différence que dans ce cas,la forroulation contient 2 % de phtalate de dioctyle (plastifiant et 83 % de solvant. La période de protection offerte par cette composition est inférieure à 30 mn. Exemple 7 On répète le mode opératoire de l'exemple 5, à la différence que, dans ce cas,la formulatin ne contient pas de plastifiant et renferme 85 % de solvant. la période de protection offerte par cette composition est inférieure à 50 mn. Exemple 8 On conduit cette opération comme décrit dans l'exemple 5, à la différence que la solution filmogène contient 10 % d'un agent filmogène formé d'un copolymère d'acétate vinylique et de vinylpyrrolidone (produit "Kalima-75" de la firme G.A.E.) avec 4 % de phtalate de dioctyle comme plastifiant, 4 % de "Amberol 801" comme adhésif, 10 ffi dtisopropanol et 72 % de chlorure de méthylène. En outre, on utilise des périodes successives de lavage à l'eau un peu plus courtes que la séquence de 10 mn, 5 mn, etc., décrite dans l'exemple 4, pour préciser ltordre de grandeur de la période efficace de protection. La période de protection offerte par cette composition est inférieure à 10 mn. Exemple 9 On répète le mode opératoire de l'exemple 8, à la différence qu'on omet, dans ce cas, d'utiliser le phtalate de dioctyle, qu'on utilise le produit "AmberoZ 801" en quantité de 2 % et qu'on porte la teneur en chlorure de méthylène à 78 %. La durée de protection offerte par cette composition est inférieure à 10 mn. Exemple 10 On répète le mode opératoire de l'exemple 9, mais on utilise une composition filmogène contenant 5 % du produit "VAGH" et 5 % de "Kalima-75" comme composant filmogène, 4 % de "Amberol 80t" , 5 % dtisopropanol et 81 % de chlorure de méthylène. La période de protection offerte par cette composition est inférieure à 10 mn. Exemple 11 On répète le mode opératoire de l'exemple 9, mais on utilise une composition filmogène contenant 10 ffi de produit "VAGH", 5 % de phtalate de diocytle et 85 % de chlorure de mé thylèie. La période de protection offerte par cette composition est inférieure à 8 mn. Exemple 12 On répète le mode opératoire de l'exemple 9, mais on utilise une solution filmogène contenant 10 % de "Kalima-75", 4 % de phtalate de dioctyle, 10 % d'isopropanol et 76 % de chlorure de méthylène. la période de protection offerte par cette composition est inférieure à 8 mn. Exemple 13 On répète le mode opératoire de l'exemple 9 en utilisant une solution filmogène contenant 5 % de "VAGH", 5 fo de "Kalima-75", 5 % de phtalate de dioctyle, 5 % d'isopropanol et 80 % de chlorure de méthylène. La période de protection offerte par cette composition est inférieure à 13 mn. Exemple 14 On conduit cette opération comme décrit dans l'exemple 1 ci-dessus, à la différence que la solution appliquée à la peau, dans ce cas, est une solution contenant 50 parties de l'éther n-hexylique de triéthylène-glycol, 25 parties dthuile de mais et 25 parties d'éthanol En outre, la concentration de l'éther hexylique actif sur la peau est de 0,16 au lieu de 0,32 mg par centimètre carré. La période de protection offerte par cette composition, même à la concentration réduite, est de 4,5 heures. Exemple 15 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise divers monoéthers actifs, de même que le produit DEET, en solution dans tous les cas dans-ltéthanol, et on se sert d'une population différente d'Aedes aegypti. Le composé "DEET" assure une durée moyenne de protection (quatre essais) de 8,8 heures. Dans le cas du monoéther n-hexylique de triéthylène-glycol, la durée moyenne de protection (trois essais)est de 13,7 heures. Dans le cas du mono éther n-heptylique de triéthylène-glycol, la durée moyenne de protection (deux essais) est de 14,8 heures. Dans le cas du monoéther n-octylique de triéthylène-glycol, la durée moyenne de protection (trois essais-) est de 14,5 heures. Exemple 16 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise les monoéthers actifs à une concentration de 0.16 au lieu de 0.32 mg/cm2. On constate que dans le cas du monoéther n-hexy l1 que de triéthylène-glycol la dur'-e moyenne de protection est d'environ 7,5 heures. Lorsqu'on utilise le composé isomère, à savoir le monoéther 4-méthylpentylique de triéthylène-glycol, la durée de protection est d'environ 7 heures. Lorsqu'on utilise le monoéther 2-éthylhexylique de triéthylène-glycol, la durée moyenne de protection qui est offerte est d'au moins 13 heures. Exemple 17 Dans cette opération, on expérimente éther n-hexylique actif de triéthylène-glycol pour déterminer son efficacité en tant que répulsif contre les mouches par application à ia peau d'un animal. Dans la mise en oeuvre de cet essai, on rase une surface de 5 x 10 cm de la région abdominale d'un cobaye et on appliQJ le composé d'essai en solution dans l'alcool éthylique à 95 %, en quantité de 0,5 ml,à la peau rasée du cobaye que l'on maintient sur le do au moycn d'un support.Trois heures après l'application de la composition d'essai, on place sur la région abdominale traitée une cage de fil métallique contenant 20-30 mouches charbonneuses (Stomoxys calcitrans) écloses depuis 20 heures environ. On laisse les mouches en place pendant 5 mn et on enregistre le nombre de piqûres. es résultats ainsi obtenus sont ensuite convertis en un indice de piqûre, qui donne le nombre total de piqûres que l'on aurait obtenu si l'on avait utilisé 100 mouches dans l'essai, en une période dressai de 5 mn. Dans essai tamoin, dans lequel on n'applique qu'un peu d'alcool éthylique à la peau, l'indice de piqûre obtenu est égal à 188. Lorqu'on utilise uI1C solution éthanolique contenant 8 % d'éther hexylique (représentant l'application de 0,8 mg de composé actif par centimètre carré de peau), l'indice piqûre est égal à 32, ce qui représente Wr, réduction de 83 % de l'indice, comparativement au témoin. Lorsqu'on utilise une solution à 4 % de l'éther hexylique actif, l'indice de piqûre est égal à 48, ce qui représente une réduction de 70 % de l'indice compartivement au témoin REVENDICATIONS 1. Composition répulsive contre les insectes, applicable localenent à la peau des êtres humains et d'autres animaux, caractérisée par le fait quelle contient un monoéther alkyllque en C6 à C8 de triéthylère-glycol en association avec un véhicule acceptable du point de vue pharmaceutique, la quantité de monoéther alkylique présente dans la composition étant choisie de manière que l'application locale de la composition à la peau dépose sur cette dernière ure quantité de monoéther alkylique exerçant un effet de répulsion sur les insectes. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la quantité de mono éther alkylique contenue dans la composition est choisie de maniere que la peau porte environ 0,015 à 3,2 g de composé par centimètre carré, lorsque la composi- tion y est appliquée. 7. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le véhicule est une matière capable de former sur la peau une pellicule polymère. 4. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le véhicule est un solvant organique. 5. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le monoéther alkylique est le monoéther n-hexylique, 2-éthyiliexylique, 4-méthylpentylique, n-heptylique ou n-octylique de triéthylène-glycol. 6. Procédé de protection autres humains contre l'atta- que par des moustiques, caractérisé par le fait qu'-il consiste à appliquer localement aux zones exposées de la peau une quantité, exerçant un effet répulsif sur les moustiques, d'une composition contenant un monoéther alkylique en C6 à Ce de triéthylène- glycol, comme ingrédient actif.