La présente invention concerne un dispositif permettant de faire varier la rigidité des chaussures de montagne selon que l'on effectue une marche normale ou une escalade. I1 est connu que les chaussures d'escalade ont des semelles très rigides pour éviter la crispation du pied lorsque l'on prend appui du bout de la chaussure sur de toutes petites prises. Malheureusement1 les chaussures rigides font mal aux pieds lors des marches d'approche qui peuvent durer de longues heures. Four atténuer cet inconvénient, les alpinistes utilisent parfois des chaussures semi-risides qui ne sont qu'un compromis ou emportent, lors des courses en montagne, deux paires de chaussures avec les inconvénients de poids et de prix supplémentaires que celà comporte. Le dispositif suivant l'invention permet de n'utiliser qu'unie paire de chaussures qui présente le confort total d'une chaussure souple pour la marche et la sécurité d'une chaussure absolument rigide pour 11 escalade. Le dispositif objet de l'invention comporte un raidisseur que l'alpiniste ajoute à la chaussure de marche normalement souple afin de rigidifier celle-ci au moment d'attaquer un passage en escalade. Le raidisseur généralement métallique ne doit pas nuire à l'adhérence de la semelle en caoutchouc donc à la proéminence des sculptures antidérapantes. Le raidisseur sera donc placé à cet effet soit à l'intérieur de la chaussure contre le pied, soit dans l'épaisseur même de la semelle, soit en dessous de la semelle dans des sillons suffisamment profonds pour que le raidisseur soit en retrait par rapport au plan d'appui de la chaussure sur le sol. Selon son emplacement par rapport à la semelle, le raidisseur peut présenter trois formes différentes de réalisation. Selon une première réalisation de l'invention, le raidisseur est constitué d'une semelle amovible intérieure rigide et mince revêtue d'un matériau doux et mince sur la face supérieure côté pied pour améliorer le confort. Une semelle en acier trempé à haute limite élastique de 2mm d'épaisseur doublée d'une couche de feutrine d'environ 0,5 mm par exemple donne une rigidité quasi absolue. Le raidisseur ainsi constitué est introduit dans la chaussure de fabrication normale. Cette dernière a cependant avantage à posséder un laçage descendant très bas vers la pointe du pied pour favoriser l'introduction de la semelle intèrieure rigide. La semelle intèrieure rigide est incurvée dans le sens transversal pour mieux s'adapter à la forme du pied et à l'intérieur de la chaussure. Cette courbure transversale accroit encore la rigidité kagitudinale recherchée. La semelle amovible rigide peut être percée de petits trous pour favoriser l'élimination de la transpiration. Lors de la marche normale, l'alpiniste met dans la chaussure une semelle intérieure souple de même épaisseur que le dispositif raidisseur décrit ci-avant afin d'éviter le flottement du pied dans la chaussure. Selon une deuxième réalisation de l'invention, le raidisseur est constitué d'une ou plusieurs tiges en acier que l'on glisse dans un ou plusieurs conduits tubulaires longitudinaux. Les conduits sont éxécutés lors du moulage de la semelle en caoutchouc qui est de fabrication spéciale. L'orifice de chaque conduit débouchant à l'arrière du talon est obstrué par un bouchon généralement vissé. Ce bouchon évite la sortie des tiges et l'introduction de corps étrangers dans le conduit. La semelle peut avoir tendance à se déchirer sous la poussée des tiges. Four répartir cette poussée sur toute la largeur de la semelle et éviter l'arrachement du caoutchouc, un réseau d'armatures transversales constitué de fils d'acier peut entre noyé dans la semelle sous les conduits longitudinaux. Ces armatures transversales ne nuisent en rien à la flexibilité longitudinale de la chaussure quand les tiges nty sont pas. Selon une troisième réalisation de l'invention, le raidisseur est constitué de deux règlettes plates que lton place sous la semelle dans deux sillons longitudinaux. Les sillons séparent les trois lignes de reliefs antidérapants et sont suffisamment profonds pour que les réglettes soient nettement en retrait par rapport au plan infèrieur de la semelle. Les réglettes comportent des trous destinés à leur fixation par vis. Des plaquettes transversales unies de trous taraudés pour recevoir ces vis sont noyées dans le caoutchouc. Les vis de fixation peuvent rester dans les trous taraudés lorsque les réglettes n'y sont pas afin d'éviter l'introduction de corps étrangers dans les trous. Les trois réalisations du dispositif conforme à l'invention seront mieux comprises à l'aide de la description et des figures qui suivent. La fig. 1 représente une coupe transversale de la chaussure montrant la première réalisation du dispositif selon l'invention. On voit en 1 la semelle amovible intérieure rigide percée dc trous 2 et revêtue d'une couche de confort 3. La fig. 2 représente une coupe transversale et la fig. 3 une coupe longitudinale de la chaussure montrant la deuxième réalisation du dispositif selon l'invention. On voit en 4 une des tiges raidisseur, en 5 un conduit tubulaire, en 6 les fils d'acier d'armature transversale, en 7 un bouchon vissé évitant la la sortie de la tige et l'introduction de corps étrangers dans le conduit 5. La fig. 4 représente une coupe transversale et la fig. 5 une coupe longitudinale de la chaussure montrant la troisième réalisation du dispositif selon l'invention. On voit en 8 une réglette fixée par les vis 9 dans les trous taraudés des plaquettes transversales 10. Lorsque les réglettes n'y sont pas, les trous taraudés sont obstrués par les vis disposées comme en 11. Une petite clé ou un tournevis ainsi que quelques vis de rechange sont emportés dans le sac de l'alpiniste pour changer le dispositif selon la deuxième et la troisième réalisation de l'invention. REVEWDIGATIONS 1/ Dispositif permettant de faire varier la rigidité des chaussures de montagne caractèrisé par le fait qu'il comporte un raidisseur que l'on ajoute à la chaussure de marche normalement souple afin de la rigidifier pour I'escalader 2j Dispositif selon la revendication I caractèrisé par le fait que le raidisseur est constitué d'une semelle amovible rigide et miace généralement en acier que l'on place à l'intérieur de la chaussure. 3/ Dispositif selon la revendication 2 caractérisé par le fait que la semelle rigide est incurvée dans le sens transversal pour mieux s'adapter à la forme du pied et de la chaussure. 4/ Dispositif selon les revendications 2 et 3 caractèrisé par le fait que la semelle amovible comporte un revêtement doux de faible épaisseur améliorant le confort. 5/ Dispositif selon les revendications 2 et 3 caractérisé par le fait que la semelle amovible est percée de petits trous d'aération pour diminuer les effets de la transpiration. 6/ Dispositif selon la revendication 1 caractèrisé par le fait que le raidisseur est constitué d 1une ou plusieurs tiges généralement en acier que i 'on glisse par l'arrière de la chaussure dans les conduits longitudinaux prévus à cet effet dans l'épaisseur de la semelle en caoutchouc. 7/ Dispositif selon la revendication 6 caractérisé par le fait que la sollicitation à 1 'arrachement de la semelle provoquée par les tiges raidisseur est évitée gracie à un réseau d'armatures transversales en fils d'acier noyé dans le caoutchouc de la semelle. 8/ Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le raidisseur est constitué,, de deux réglettes que l'on place par le dessous de la chaussure dans deux sillons profonds prévus sous la semelle entre les trois lignes de reliefs antidérapants. 9/ Dispositif selon la revendication 8 caractérisé par le fait que les réglettes sont rixées au moyen de vis qui peuvent rester à demeure dans des trous taraudés ménagés dans des plaquettes noyées dans la semelle. 10/ Dispositif selon la revendication 1 caractèrisé par le fait qu'il permet a l'alpiniste de n'emporter qu'une paire de chaussures pour effectuer de longues marches d'approche avec le confort maximum et pour escalader avec la plus grande sécurité, d'où économie de poids.