La présente invention concerne un procédé pour le lavage dtar- ticles textiles, notamment de ceux à base de fibres synthétiques, polyester plus particulièrement, qu'elles soient présentes dans lesdits articles à l'état pur ou à l'état de mélange. L'invention concerne également un appareillage pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. Pour le lavage d'articles textiles du genre en question, il est courant d'avoir recours à des machines à laver qutelles soient industrielles ou domestiques et, suivant le cas, quelles soient d'un type classique, c'est-à-dire simplement laveuses ou qu elles soient en plus essoreuses, voire même essoreuses-sécheuses.D'une manière générale, et dans leurs caractéristiques essentielles, de telles machines comportent un panier perforé rotatif autour de paliers, un axe fixe, au moins une porte de chargement dans ce panier pour les articles textiles à laver, une enveloppe entourant ce même panier et qui soit ellemAeme soit fixe, soit mobile si la machine est à renversement automatique pour le déchargement du linge traité, ladite enveloppe étant, à son tour, pourvue d'au moins une porte de chargement pour les articles textiles, situé en visà-vis de celle du panier, restant entendu que la machine à laver peut être du type, soit horizontal (chargement latéral), soit frontal (chargerent en bout) ; enfin, sont ménagés, sur la machine, en particulier, des arrivées d'eau et de vapeur, des moyens divers de chauffage et de vidange des ingrédients de lavage (produits détergents), voire des moyens de programmation pour assurer le passage automatique d'une phase à une autre, lors du cycle de lavage. Ces diverses phases sont généralement constituées par les opérations suivantes - chargement du linge à laver dans le panier, - éventuellement, trempage à l'eau claire, - éventuellement prélavage, en milieu aqueux, en présence d'au moins un détergent introduit avec le linge ou au moment du prélavage, opération pratiquée à température ordinaire ou modérée, - lavage proprement dit, en milieu aqueux, avec un nouveau détergent ajouté à ce moment, et ce, à une certaine température et pendant un temps déterminé, selon la nature et le degré des souillures maculant le linge, ainsi que selon la nature des fibres cons titubant les articles textiles, entr'autres, - vidange à llégout du bain de traitement, - éventuellement, pré-essorage, pour évacuation des lessives résiduaires d'imprégnation des fibres, - rinçage à liteau, à température plus ou moins élevée, et, notamment, soit en effectuant dans l'enceinte une injection d'eau chaude, soit en chauffant l'eau de rinçage dans laquelle baigne le linge, - évacuation à 11 égout du bain de rinçage, le cas échéant sous refroidissement progressif, - éventuellement, Javellisation, - rinçage, ordinairement répété deux fois, avec de l'eau à température ordinaire, - éventuellement, déchlorage, en présence d'un hyposulfite alcalin le plus souvent, - éventuellement, acidage, grâoe à l'acide acétique, - vidange définitive du ou des bains de post-traitements, - essorage du linge lavé, si, bien entendu, la machine permet cette opération (sinon, essorage après extraction :: cf. ci-après), - enfin, extraction de ce linge hors de la machine. t'inconvénient de ce procédé aux multiples phases est de Jeter à l'égout des ingrédients de lavage qui ne sont pas encore totalement épuisés, quelque précaution que l'on prenne pour accommoder leur teneur avec le degré de salissure du linge. Cela entratne trois conséquences principales fâcheuses au moins - d'une part, on Jette des produits présentant encore une certaine activité, ce qui, de ce chef, est naturellement préJudicia- ble sous 1' angle économique, - d'autre part, l'élimination dans cet état des produits en question, entraîne, vu leur nature, un accroissement du degré de pollution de ltenvironnement, ce qui est éminemment répréhensible, - d'autre part enfin, ces processus nécessitent une dépense importante de vapeur, donc de combustible, ainsi qu'un temps opé- ratoire assez long, entratnant une consommation d'*nergie corres- pondante, l'ensemble allant nettement à ltencontre des impératifs actuels visant à la recherche d'dconomie d'énergie. La présente invention concerne un procédé qui, entr'autres, soit dénué des inconvénients sérieux venant d'être indiqués, pré sentés par les procédés de lavage des articles textiles maculés mis en oeuvre Jusqu'à présent. Elle vise aussi à permettre de mieux choisir et déterminer les ingrédients de lavage à faire intervenir, en fonction du degré de souillure desdits articles. L'invention consiste en ce que, dans le procédé de lavage lors de la séparation,pour la plus grande partie du moins,des agents de lavage,ainsi que de leur milieu,d'avec les articles textiles en cours de traitement,au lieu de jeter ces mêmes agents,on les réutilise jusqu'à épuisement,lorsde leur mise en contact subséquente avec de nouveaux articles textiles à laver. Cela peut se faire par réintroduction directe,mais,avantageusement,avant toute nouvelle mise en contact, on emmagasine,avec leur milieuales agents de lavage non complètement épuisés, et ce,de préférence,en les disposant en charge sur le lieu où s'effectuent les opérations de lavage proprement dites. D'autres dispositions secondaires apparattront au cours de la description qui va suivre et qui illustre plus complètement I'invention,référence étant faite au dessin ci-annexé, lequel montre, dans sa figure unique, en élévation schématique,un appareillage établi conformément à l'invention. Un tel appareillage compOrte essentiellement, tout d'abord,un panier perforé 1,tournant autour d'un axe horizontal 2,reposant sur deux paliers 3,portés par une enveloppe étanche rixe 4. Panier et enveloppe sont munis chacun d'une porte de chargement 5 et 6,à rer- mettre étanche > les deux portes pouvant venir en regard l'une de l'au- tre afin de permettre,lorsqu'ouvertes,l'introduction,dans le panier 1, du linge souillé à laver. L'appareillage comporte par ailleurs une canalisation 7 d'arrivée d'eau à la partie supérieure de l'enveloppe 4,et une tubulure 8 d'agence de vapeur à la partie inférieure de cette même enveloppe, canalisation 7 et tubulure 8 txnt munies de vannes 10 et 11 respectivement, pour régler le débit du fluide introduit. L'appareillage est pourvu également,à la base de 1 t enveloppe fixe 4,dtune conduite 12 pour l'évacuation des bains de lavage hors de cette enveloppe 4 (et du panier 1 y eontenu),conduite qui est aussi nantie d'une vanne 13. Peu après son raccord avec l'enveloppe 4,de cette conduite 12, est branchée sur celle-ci une canalisation 14,munie d'une vanne 15, qui rejoint,à travers un filtre 16,d'un type courant à cartouche, aisément démontable et nettoyable,une pompe à amorçage automatique 17,multicellulaire,à mAeme d'aspirer les bains contenus dans ltenvelop- pe 4,pour les refouler, travers une autre canalisation 18,au choix, dans des réservoirs,à même niveau, au nombre de trois par exemple,l9, 20 et 21 munis de crépines et placés en charge sur l'enveloppe fixe l,des vannes l9a,20a et 21a étant disposées à l'arrivée sur chaque réservoir. Chacun des réservoirs 19, 20 et 21 peut être affecté à contenir des détergents d'un type différent, par exemple 19 pour le produit ordinaire, 20 pour le produit concentré, 21 pour celui à action germicide, bactéricide ou anti-statique prononcée. Quoiqu'il en soit les liquides contenus dans ces réservoirs peuvent s'écou- leur, par simple gravité, dans 11 enveloppe fixe 4, pour venir au contact du linge disposé dans le panier 1.Cette alimentation peut se faire directement, ou mieux, par l'entremise d'un collecteur d'admission 22, relié avec les réservoirs 19, 20 et 21 (sous interposition de robinets de réglage 23, 24 et 25) et débouchant dans la canalisation 7 d'amenée d'eau, de préférence en aval de la vanne 10 et aussi d'une vanne 26 piquée sur le collecteur 22, à son ex trémité. Les trois réservoirs 19, 20 et 21 sont de préférence connectés chacun, à leur partie supérieure, avec une canalisation commune horizontale 27, laquelle débouche dans un vase de trop-plein 28. De celui-ci, à sa partie inférieure, part un tube abducteur 29, qui déverse bientôt pour amener le liquide soutiré, ou bien juste en amont de la pompe 17, par la canalisation 30, ou bien par la oaa- lisation 31, au voisinage du raccord de la conduite 12 (et en a ont de la vanne 13), sur l'enveloppe 4. Les canalisations 30 et 31 sont prév@es chacune avec des robinets 32 et 33.De la sorte, les liquides de trop-pl.in peuvent être - ou reteurnés, au choix, dans Il l'un des réservoirs en chape 19, 20 et 21, par la pompe 19, et cela après avoir té refiltrés ou non, directement, - ou bien être envoyés à l'égout par la conduite 12, la vanne 13 étant ouverte, et cela, grâce à la manoeuvre d'un Jeu de vannes qu'il est superflu d'expliquer-plus avant. En variante supplémentaire, le vase 28, par l'intermédiaire de la canalisation 28a, où se trouve interposée la vanne 28b, peut être reliée avec la partie supérieure de l'enveloppe 4, rendant ainsi son utilisation possible comme bac doseur des produits ap- proprios à ajouter. Enfin, l'appareillage peut être avantageusement complété par un dispositif de programmation électo-magnétique (non figuré), permettant le passage automatique d'une phase à la suivante du cycle opératoire qui a été prédéterminé. D'une manière ou d'une autre, on a recours à un appareillage tel que décrit pour laver des serviettes de restauration ayant normalement servi, constituées par un tissu présentant en channe et en trame des filés de fibres polyesters et polynosiques, en mélange intime dans la proportion 67/33 en poids respectivement. Toutes vannes et robinets étant fermés, dans le panier 1 qui fait cent centimètres de long et soixante dix centimètres de diamètre, (l'enveloppe I faisant cent quinze centimètres de long et quatre vingt centimètres de diamètre) on met en place trente kilogrammes de ces serviettes, à l'état sec. Par ouverture des vannes 23 et 26, on introduit dans 1'enve- loppe fixe 4, cent trente litres de bain de détergents ordinaires, contenu dans le réservoir 19, provenant d'une opération antérieure, et constitué par un milieu aqueux contenant un gel tel que celui décrit dans la demande de brevet français déposée le 8 Février 1974, sous le numéro 74/04 428, la concentration étant de cent vingt gram- mes/litre. Ce bain baigne la partie inférieure du panier 1 et le linge s y trouvant. On met alors en route Le panier I et le maintient en rotation à vingt cinq tours/minute, pendant vingt minutes, la température étant ordinaire. A ce moment, la vanne 13 étant fermée, on ouvre la vanne 15 et 19a et, mettant en route la pompe 17, on refoule dans le réservoir 19, par aspiration à travers le filtre 16, le maximum de bain de 1'agent de lavage non complètement épuisé ayant servi à laver le linge introduit. Puis, la pompe 17 étant toujours en action, on procède à un préessorage, d'une trentaine de secondes environ, à vitesse réduite, de façon à récupérer le maximum de bain résiduaire imprégnant encore les fibres des serviettes. Par ces deux opérations, on récupère tout le bain de lavage, moins la quantité qui en imprègne encore les fibres et qui représente une perte d'environ cinq .en poids. On arrête ensuite-la pompe 17, isole le réservoir 19 en fermant sa vanne 19a, puis, toutes vannes ayant été obturées, on ouvre la vanne 10, afin de procéder pendant une période d'une dizaine de minutes, à un rinçage unique à grand bain, ce qui nécessite environ deux cent quatre vingt litres d'eau. Après quoi, on ferme la vanne 10, évacue l'eau de rinçage à l'égout par la conduite 12, la vanne 13 étant ouverte, eau de rinçage qui ne renferme pratiquement plus de détergent actif. Les avantages inhérents au procédé selon l'invention par rapport aux procédés conventionnels de la profession, venant d'être décrits sont importants. On réalise une économie de produits détergents, du fait qu'on effectue un certain recyclage de ces produits. On diminue très sensiblement la pollution,en ne Jetant à l'é- gout qu'une quantité négligeable des produits de lavage qui ont été complètement ou quasi-complètement épuisés. On traite le linge à débarrasser de ses taches à froid, du moins à une température plus faible qu'à lthabitude, ce qui, à l'é- vidence, se traduit par une moindre dépense d'énergie, donc par une économie très désirable. On dispose, immédiatement, des agents de lavage les plus aptes à traiter les articles textiles tenant compte des degrés de souillures de ces derniers. On peut, parmi les divers réservoirs, en avoir en réserve un qui soit affecté aux produits de blanchissage contenant des agent; bactéricides et germicides coteux,et qui sont à introduire après la phase de rinçage (pour être ultérieurement reeTl4s comme indi qué plus haut), ainsi que des produits d'apprSt ou antistatique. Vu la durée relativement restreinte du cycle opératoire, on augmente, toutes choses égales, la production horaire de ltappa- reillage dans une proportion pouvant attendre 100 %. REVENDICFATIONS 1/ Procédé pour le lavage d'articles textiles souillés, à base notamment de fibres synthétiques, plus particulièrement en polyester pur ou en mélange, selon lequel on met en contact en milieu aqueux, au moins un agent de lavage avec lesdits articles à des températures et pendant des temps déterminés, puis que pour la plus grande partie au moins, on sépare ledit agent ainsi que son milieu, d'avec les articles textiles, puis enfin qu'on rince, procède éventuellement à au moins un traitement de finition, et enfin toute débarrasse lesdits articles de substantiellment l'eau les imprégnant, caractérisé par le fait qu'on sépare ledit agent avec son milieu pour le réutiliser lors d'une mise en contact subséquente d'articles textiles à laver. 2/ Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait qu'avant réutilisation de l'agent et son milieu, on les exEa6asine intermédiairement. 3/ Procédé selon revendication 2, caractérisé par le fait qu'avec leurs milieux, on emmagasine séparément plusieurs agents de lavage de nature ou concentration différentes antérieurement utilisés */ Procédé selon revendication 3 caractérisé par le fait qu'à partir de plusieurs agents de lavage-eiiagasiné avec leurs milieux, on utilise pour un lavage suhséquent, l'un au moins desdits agents particulièrement adapté au lavage d'articles textiles à traiter, eu égard notamment au degré de souflllure de ces derniers ainsi qutà la nature et au pourcentag des différentes fibres constituantes de ces articles. 5/ Procédé selon revendication I, caractérisé par le fait qu'on effectue le lavage à température ordinaire ou modérée. 6/ Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication 1, comportant essentiellement un récipient perforé, tournant autour d'un axe, et propre à recevoir les articles textiles à laver, une enveloppe fixe ou mobile, entourant ledit récipient, des moyens pour amener de l'eau, chargée d'au moins un agent de lavage, au contact de ces articles textiles, d'autres moyens pour chauffer ce milieu aqueux contenant l'agent de lavage, encore d'autres moyens pour soutirer, en fin d'opération de lavage, ledit milieu contenant de l'agent de lavage non complètement épuisé, carac- térisé par le fait que ces moyens de soutirage sont inter-connec- tables avec des moyens de réintroduction du milieu aqueux conte nant du susdit agent de lavage, dans un nouveau milieu aqueux de lavage d'articles textiles souillés à laver. 7/ Appareillage selon revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens de réintroduction comportent au moins un appareil de mise sous pression du milieu aqueux contenant de l'agent de lavage non complètement épuisé et alimentant directement le récipient perforé de lavage. 8/ Appareillage selon revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens de réintroduction sont reliés à au moins un réservoir de stockage, en charge sur le récipient perforé de lavage. 9/ Appareillage selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que les moyens de réintroduction comportent sur leur traJet, au moins un moyen de filtration du milieu aqueux contenant de l'agent de lavage. 10/ Appareillage selon l'une des revendications 8 et 9, czrec- térisé par le fait que les réservoirs de stockage communiquent tau avec un récipient de trop-plein relié avea les sovens te réintre- duction, voire avec ceux de filtration. 11/ Appareillage selon revendication 10, caractérisé par le fait que le récipient de trep-pleia est utilisé con bac doucir pour les agents de lavage.