Domaine technique. La présente invention concerne un procédé de réalisation de plaques à trous borgnes rapprochés et profonds ne laissant qu'une mince paroi pour traverser complètement la plaque, lesdites plaques étant destinées notamment A des Jeux. Elle concerne aussi la machine permettant d'appliquer le procédé qui a été décrit ainsi que les plaques obtenues par le procédé et avec ladite machine et les Jeux que l'on confectionne avec ces plaques. Problêie posé. Il s'agit de perfectionner des dispositifs anciens existants à base de carton et de les adapter à des techniques modernes et à des matériaux récents de façon à en abaisser le prix de revient. Etat de la technique antérieure et inconvénients. On connaît depuis longtemps les Jeux constitués d'une plaque percée de trous dans lesquels on glisse des fiches à bouts colorés différemment de façon à réaliser des dessins. On connaît aussi depuis encore plus longtemps les Jeux de hasard comportant une plaque épaisse de plus de l cm environ et percée de trous rapprochés contenant un billet roulé ou plié en accordéon. Ces plaques sont constituées de feuilles de carton préperforées puis collées les unes contre les autres en faisant coincider les perforations de façon à constituer des trous. Des feuilles minces sont collées sur le dessus et le dessous de la plaque pour obturer les trous qui restent cependant apparents pour pouvoir crever lesdites feuilles minces avec un poinçon, généralement une allumette, de façon à expulser le billet qui comporte un message distrayant ou un numéro pouvant servir à une loterie. On est obligé à recourir à cette constitution pour des trous très rapprochés car si on prend une plaque de matières quelconques et que l'on veut percer simultanément tous les trous, on détériore profondément la matière ou meme on la détruit complètement. Cependant cette constitution est compliquée puls- qu'elle nécessite les opératiions que l'on rapelle ci-après a) préparation de plusieurs feuilles de carton à perforer, à encoller et à assembler avec précision pour que tous les trous coincident, b) introduction des billets dans chaque trou, c) obturation par deux feuilles dont une métallique qui nécessite des procédés spéciaux pour l'impression, d) le collage d'une feuille de carton supplémentaire sur la partie inférieure pour éviter la détérioration par frottement ou chocs sur la table ou le comptoir, par exemple, e) bordage et encadrement par une bordure, généralenient de couleur différente. On réalise que cette fabrication est onéreuse et qu'elle présente des difficultés d'assemblage puisqu'il faut raire coincider tous les trous et qu'il faut éviter que la colle ne pénètre dans l'alésage des alvéoles constituées qui generait l'introduction et l'évacuation des billets plissés ou roulés. De plus, cette constitution en carton est lourde, ce qui grève les frais d'expédition. La présente invention est destinée à remédier à ces divers inconvénients en recourant notamment à un nouveau matériau qui est bien connu puisqu'il s'agit du polystyrène expansé fabriqué à partir de billes que l'on presse en chauffant. Ce matériau a, comme on le sait, l'avantage d'être léger et économlque. Cepandant il présente comme inconvénient l'lmposs- sibilité d'y mouler des alvéoles rapprochées comme le voudraient les plaques mentionnées ci-dessus. Il est aussi impossible d'y perforer des trous rap proches sans détériorer complètement la plaque. Par contre le polystyrène expansé se travaille à chaud avec l'inconvénient qu'il se rétracte. L'invention utilise les avantages du polystyrène expansé et même ses inconvénients comme on va le voir dans ce qui suit. Exposé de l'invention. Le procédé de l'invention est caractérisé par le fait qu'on perce une plaque relativement épaisse et légère en matière fusible à l'aide d'une platine chauffée, hérissée de poinçons en métal présentant une bonne résistance mécanique, chaque poinçon se terminant par une section réduite servant de butée sur le plateau supportant la plaque, - ayant une section nettement inférieure à celle des trous b percer, celle-ci dépendant de la température des poinçons, - la répartition des poinçons sur la platine réalisant un qua drillage beaucoup moins serré que celui des trous borgnes à réaliser, celui-ci étant otenu par un déplacemet latéral de la platine, après chaque percement de trous borgnes, d'une valeur multiple entier de la distance entre axe des trous à réaliser. La machine permettant d'appliquer le procédé qui vient d'être exposé est caractérisée par le fait qu'elle est constituée a) d'un plateau support de plaque avec des moyens d'immobilisa- tion de celle-ci b) et d'une platine parallèle au plateau, chauffée à température rigoureusement contrôlée, notamment à l'électricité avec thermostat, - hérissée de poinçons se terminant par une section réduite sur une hauteur correspondant à l'épaisseur de matière au fond du trou borgne, - susceptible d'être déplacée latéralement d'une distance mul- tiple entier de l'entre axe de deux trous, et verticalement, pour que les poinçons viennent en butée sur le plateau. La plaque que l'on obtient par le procédé indiqué et avec la machine qui vient d'être définie a des trous rappro char les uns des autres de façon que l'épaisseur de matière qui les sépare est bien inférieure au diamètre alêne des trous ; le rond de chaque trou présente une paroi mince, éventuelleent perce d'au moins un tout petit trou correspondant à la section réduite de l'extrémité du poinçon et les parois de ces trous sont tapissées de matière qui a été fondue par le poinçon. Avec les plaques ainsi produites, on peut fabriquer des Jeux où les papiers roulés ou pliés sont disposés dans les trous ou alvéoles qui sont recouverts d'une feuille de papier fort où l'emplacement des trous est marqué d'une légère découpe. Sur cette feuille, cet emplacement des trous peut être marqué d'une impression de couleur et ladite feuille peut présenter aussi des impressions propres à clarifier la manière de Jouer. Solution aux problèmes et avantages. Outre les avantages apportés par les matières rusibles, telles que le polystyrène expansé, avantages qui ont été mentionnés au paragraphe ci-dessus, on peut réaliser les plaques beaucoup plus épaisse que les plaques classiques en carton ou en bois et l'on peut contrôler avec précision l'épais- seur de la paroi mince qui obture le fond du trou.Un avange très important du procédé de l'invention réside dans le fait que les poinçons chauffés provoquent une fusion de la matière qui se rétracte et dégage complètement le poinçon qui se retire très facilement. De plus, et ceci est très important, la matière qui a été fondue et se solidifie ensuite, tapisse toutes les parois des trous ou alvéoles et consolide celles-cl. Elles forment meme des colonnes de matières tubulaires qui renforcent la constitution et la cohésion de la plaque. Grâce à ces avantages, on peut réaliser des trous ou alvéoles de plus fortes sections qui peuvent contenir des obJets de taille plus importante que des billets roulés ou plissés. Brève descrivtion des figures. La figure 1 est une coupe partielle d'une bordure de plaque réalisée par le procédé classique. La figure 2 est une vue en perspective d'une réali- sation de la plaque de l'invention qui est percée. La figure 3 est une coupe transversale partielle schématique de la plaque de la figure 2. La figure 4 représente schématiquement le mode de réalisation des trous avec la platine àpoinçons chauffés. La figure 5 est un schéma montrant les divers déplacement de la machine à poinçons. La figure 6 est une coupe verticale partielle d'un Jeu réalisé avec la plaque de l'invention. La figure 7 est une coupe transversale partielle d'une variante du procédé de chauffage des poinçons. Description d'un mode de réalisation. La figure 1 présente une réalisation de l'état de la technique existant depuis longtemps dans les Jeux de hasard constitués d'une plaque 1, ayant au moins un centimètre d'épais- seur, et percée de trous rapprochés 2 dans lesquels sont passés des-billets 3 roulés ou pliés en accordéon. La plaque 1 est constituée de feuilles de cartons 4 qui sont perforées séparément puis collées les unes contre les autres en faisant coln- cider les perforations de façon à constituer les trous 2. Une feuille 5 est collée sur le dessus de la plaque 1 ; cette feuille 5 est généralement métallique, très mince, de façon à laisser apparaitre l'emplacement des différents trous 2.Une autre feuille 6 est collée sur le dessous de la plaque l et obture cooplètement les trous ou alvéoles 2 dans lesquels sont les billets 3. Sous la feuille 6, qui peut être facilement perforée, on colle une feuille de carton perforée 7 de constitution ri goureuicient identique aux feuilles de carton 4 de façon que les perforations que cette feuille 7 présente coincident exac touent avec les trous rapprochés 2. Ensuite on borde et on encadre 1 'ensemble de la plaque 1, en recouvrant i la fois la feuille mince 5 et la feuille de carton perforée 7, avec une bordure 8 qui encadre l'ensemble. Le procédé de l'invention a pour but d'obtenir une constitution similaire beaucoup plus facilement et de façon plus économique. Pour cela on part d'une plaque relatlveoent épaisse 9, qui est par exemple en polystyrène expansé, et qui comprend une bordure d'encadrement 10. Et on perce cette plaque, dans la zone renfoncée 11, de trous borgnes a l'aide de l'appsreil- lage qui va maintenant être décrit. On pose la plaque 9 sur un plateau support 12 présen- tant dos alvéoles ou des butées 13, 14 permettant de maintenir officacemont la plaque 9. On perce ensuite des trous borgnes 15 à l'aide de poinçons 16, 17, 18 qui sont encastrés sur une platine 39 et maintenuspar une contreplaque 20, les poinçons étant chauffés - olt par contact de la partie 19 bonne conductrice avec une plaque électrique de type courant ou un appareil i gaz (dispositif de chauffage est non représenté). - soit par contact de l'extrémité des poinçons sur une plaque support 21, chauffé par un appareil à gaz ou électricité de type courant, et comportant des alvéoles pour recevoir l'extré ,ité des poinçons à chauffer. La particularité essentielle de l'invention réside dans la constitution dos poinçons 16 à 18, leur dimension et leur répartition sur la platine, combinés à un mouvement pas à par do celle-ci qui va aussi être expliqué dans ce qui suit. On a d~Jà indiqué cl-dessus que les poinçons 16 à 18 se terminaient par une section réduite qui sert de butée sur le plateau 12, supportant la plaque 9, lorsque les poinçons 16 à 18 s'abaissent suivant le mouvement indiqué par la flèche 22. Cette section réduite peut avoir diverses constitutions. Pour le poinçon 16 on a représenté une partie latérale effilée 23 qui est obtenue par un coup de meule par exemple. Pour le poinçon 17, on a représenté un te#ton 24, qui peut être obtenu par tournage. Pour le poinçon 18 on a représenté une extrémité pointue 25 qui peut être obtenue par tous les moyens classiques bien connus. Lorsque les poinçons ll à 18 descendent, suivant la flèche 22, dans la plaque 9, alors qu'ils sont chauffés k la teipérature convenable, ils y percent des trous borgnes 15 car les extremités des parties effilées 23 ou des tétons 24 ou des pointes 25 viennent en butée contre le plateau 12 en perforant la plaque 9 suivant des cavités différentes 26, 27, 28, qui reproduisent la forme respective des extreités des poinçons 16, 17, 18. De cette façon, on comprend facilement que le fond des trous 15 n'est pas perforé en totalité mais présente une paroi mince telle que 29, 30, 31 qui peut à la rigueur ëtre percée d'au moins un petit trou correspondant & l'extremité des poinçons 16, 17, 18. Une particularité importante de l'invention réside dans le fait que la chaleur des poinçons 16, 17, 18 fait fondre les parois des trous 15 si bien que le diamètre de ces trous est largement plus grand que le diamètre des poinçons correspondants qui les ont percés. Par exemple on obtient des trous de 3 mm de diamètre avec des poinçons de 2 min de diaitètro. La chaleur des poinçons fait fondre la 'ratière si bien que les trous 15 sont tapissés d 'un tube 32 de matière fondue qui renforce la cohésion de la plaque 9 qui a été perforée. La figure 4 représente trois poinçons 16, 17, 18 de formes différentes mais il est évident que la plupart du temps tous les poinçons seront identiques. La réalité de l'appareil est serrée de façon plus proche par la figure 5 qui représente, en outre, le déplacement latéral de la platine 19 et des poinçons 16 qu'elle supporte et qui va maintenant être expliqué. On vient de voir comment on effectuait une série de trous & l'aide des poinçons 16 de la platine 19 qui a été animée d'un mouvement suivant la flèche 33. Les trous étant percés, la platine 19 et les poinçons 16 sont relevés suivant un mouvement repéré par la flèche 34. La distance "d" entre les poinçons 19 est un multiple entier de la distance qui sépare deux trous 15 consécutifs dans la plaque 9 définitive. Par exemple, la distance "d" est égale à quatre fois la distance qui sépare les axes de deux trous (figure 6).Pour être précis, si on doit faire des trous 15 de 3 mn de diamètre, avec des poinçons 16 de deux millimètres de diamètre, les trous 15 ayant une distance entre axe de 4 mm, la distance "d" séparant deux poinçons consécutifs 16 sur la platine 19 est de 16 mm. Après le retrait vers le haut de la platine 19 sui vant le mouvement indiqué par la flèche 34, on déplace latéralement l"ensemble de la platine 19 et des poinçons 16 d'une distance d/4, suivant la flèche 35, de 4 ma et on fait ensuite descendre l'ensemble de la platine 19 et des poinçons 16 suivant la flèche 36 pour percer un nouveau Jeu de trous 15 distants des premiers, d'axe en axe de 4 mm en laissant une épaisseur de parois entre eux de 1 mm. Si les poinçons 16 sont répartis en carré sur la platine 19 pour qu'ils soient espacés dans deux directions perpendiculaires de 16 mm, on fera effectuer à la platine 19 le mouvement matérialisé par les flèches 34, 35, 36 quatre fois pour percer les trous de toute une rangée. Puis on décalera la platine 19 d'une distance d/4 dans une direction perpendiculaire à celle du déplacement matérialisé par la flèche 35 et l'ensemble de la platine 19 reviendra en arrière, suivant un déplacement matérialisé par la flèche 37 et une amplitude de 3d/4 pour percer d'autres trous. Puis après ces autres trous, on recommencera un mouvement de la platine 19 et des poinçons 16 suivant ce qui est matérialisé par les flèches 34, 35, 36, pour percer une autre rangée de trous parallèle à la première et ainsi de suite Jusqu'au moment où on obtient un quadrillage de trous espacés d'axe en axe de 4 mm et en laissant entre eux une épaisseur de matière de 1 mm. Cette manière d'opérer a l'avantage de prévoir une platine 19 moins fragile et surtout de ne pas échauffer trop brutalement l'ensemble de la plaque de polystyrène 9 qui risque- rait de souffrir d'une fusion partielle. En se reportant & la figure 6, on voit que la plaque 9, percée de trous 15 de la manière qui vient d'être indi quée recoit dans lesdits trous 15 des billets pliés ou roulés 38 qui sont ainsi maintenus dans les trous ou alvéoles 15 par une feuille 39 de papier fort où l'emplacement de chaque alvéole ou trou 15 est marqué par une légère découpe 40. L'emplacement des trou ou alvéoles 15, au niveau des découpes 40, est marqué par une impression en couleur de la feuille 39 qui peut recevoir, par tailleurs, d'autres impressions ou indications, telles qu'une règle de Jeu ou une marque quelconque, par exemple. A l'aide d'une allumette ou d'un bâton du même ordre de taille, on peut facilement enfoncer la feuille 39 à l'endroit des découpes 40, pousser des billets pliés ou roulés 38 pour que ceux-ci crèvent la mince paroi 29 au rond des alvéoles et puissent être retirés pour lecture ou identification. REVENDICATIONS 1V Procédé de réalisation de plaques à trous bor tunes rapprochés et profonds ne laissant qu'une mince paroi pour traverser complètement la plaque, destinées notamment à des Jeux, c a r a c t é r 1 s é par le fait qu'on perce une plaque relativement épaisse et légère en matière fusible à l'aide d'une platine chauffée, hérissée de poinçons en métal et présentant une bonne résistance mécanique, chaque poinçon e se terminant par une section réduite servant de butée sur le plateau supportant la plaque, - ayant une section nettement inférieure à celle des trous à percer, celle-cl dépendant de la température des poinçons, - la répartition des poinçons sur la platine réalisant un quadrillage beaucoup moins serré que celui des trous borgnes à réaliser, celui-ci étant obtenu par un déplacement latéral de la platine, après chaque percement de trous borgnes, d'une valeur multiple entier de la distance entre axe des trous à réaliser. 2 / Machine permettant d'appliquer le procédé sui vant la revendication 1, c a r a c t é r i s é e par le rait qu'elle est constituée a) d'un plateau support de plaque avec des moyens d'immobili- sation de celle-ci, b) et d'une platine parallèle au plateau, - chauffée àtempérature rigoureusement controlée, notao- .ont à l'électricité, avec thermostat, - hérissée de poinçons se terminant par une section réduite sur une hauteur correspondant à l'épaisseur de matière au fond du trou borgne, - susceptible d'etre déplacée latéralement d'une distance multiple entier de l'entre axe de deux trous, et vertica liement pour que les poinçons viennent en butée sur le plateau. 3-/ Machine, telle que définie dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é e par le fait que la platine est en cuivre et les poinçons en alliage d'aluminium présentant une bonne résistance mécanique. 4-/ Machine, telle que définie dans la revendica tion 1, c a r a c t é r i 8 é e par le fait que l'extrémité des poinçons est chauffée au contact d'une plaque support bonne conductrice, elle-m#rne échauffée au gaz ou électricité, et comportant des alvéoles pour recevoir l'extrémité des poinçons à chauffer. 5-/ Plaque à trous réalisée suivant le procédé tel que défini dans la revendication 1, avec la machine telle que définie dans l'une ou l'autre des revendications 2, 3 ou 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait que - les trous sont rapprochés les uns des autres, - le fond des trous présente une paroi mince, éventuellement percé d'au moins un petit trou correapondant à la section réduite de l'extremité du poinçon, - les parois des trous sont tapissées de matière qui a été fondue par le poinçon. 6-/ Jeu comportant la plaque telle qu'elle a été définie dans la revendication 5, c a r a c t é r i 8 é par le fait que des papiers ou billets roulés ou pliés sont disposés dans les trous ou alvéoles qui sont recouverts d'une feuille de papier fort où l'emplacement des trous est marqué d'une légère découpe. 7-/ Jeu, tel que défini dans la revendication 6, c a r a c t é r i 8 é par le fait que l'emplacement des trous est marqué d'une impression de couleur et la feuille présente des impressions propres à clarifier la manière de Jouer.