I 24602O25 L'invention concerne les dispositifs de suspension élasti- que de sièges de véhicules et, plus particulièrement, les moyens qui permettent un réglage longitudinal du siège. Les dispositifs de suspension élastique de sièges de véhi- cules comportent toujours, d'une manière générale, un châssis inférieur à fixer sur le véhicule, un châssis supérieur destiné à recevoir le siège, des moyens de guidage vertical du châssis supérieur par rapport au châssis inférieur, et des moyens élas- tiques prenant appui sur le châssis inférieur et reliés au châs- sis supérieur de manière à le solliciter vers le haut. La plupart du temps, ces dispositifs comportent, en outre, des moyens de réglage de la flexibilité des moyens élastiques pour l'adapter au poids de l'usager, ainsi que des moyens de réglage en hauteur propres à assurer une localisation verticale de la course utile de la suspension, mais ils ne comportent pas, en eux-mêmes, des moyens qui permettent un réglage longitudinal du siège. Or, cette faculté est pratiquement nécessaire et maintenant imposée par les normes en vigueur. Pour atteindre ce résultat, les constructeurs ont été ame- nés à concevoir des systèmes à glissières qu'ils adjoignent aux dispositifs de suspension fabriqués en grande série par des spé- cialistes, soit entre le châssis inférieur et le plancher du vé- hicule, soit entre le siège et le châssis supérieur. Des systèmes sont constitués d'un ensemble de deux paires de glissières for- mées de deux profilés, généralement en t8le emboutie, qui peu- vent coulisser l'un dans l'autre, soit par contact direct des deux profilés, soit par l'intermédiaire de patins en matière plastique, ou encore d'éléments de roulement tels que des billes ou des rouleaux. Il est évident que le fait d'être obligé d'adapter, à un dispositif de suspension existant, de telles glissières de ré- glage longitudinal du siège, constitue une complication qui grè- ve le prix de revient de l'ensemble, tout en augmentant son poids, sans parler de l'étude particulière qu'il faut, chaque fois, faire pour adapter des glissières, soit au châssis infé- rieur, soit au châssis supérieur du dispositif de suspension qu'on a l'intention d'utiliser. Le but de l'invention est précisément de remédier à cet inconvénient en créant un dispositif de suspension de siège au- quel est incorporé un système de réglage longitudinal qui ne nécessite d'ailleurs qu'un très petit nombre de pièces supplémen- taires, et qui supprime toute adaptation future de glissières supplémentaires de réglage longitudinal du siège pour son utili- sation sur un véhicule. A cet effet, suivant l'invention, le châssis supérieur est muni de glissières longitudinales supérieures par lesquelles il repose sur la partie supérieure de moyens de guidage vertical, de manière à pouvoir coulisser sur ceux-ci, le dispositif compor- tant, en outre, des moyens de verrouillage desdites glissières longitudinales supérieures dans toute position désirée sur les moyens de guidage vertical, et des moyens de commande de libéra- tion desdits moyens de verrouillage. Un tel ensemble possède donc, en soi, toutes les possibi- lités de réglage désirables, à savoir: non seulement des régla- ges de flexibilité et de hauteur de la suspension, mais aussi le réglage longitudinal du siège. Il n'y a donc aucune étude, ni au- cune adjonction à faire pour l'utiliser sur un véhicule et obte- nir ainsi, directement, une suspension de siège complète confor- me aux normes. Le nouveau système proposé est particulièrement avantageux lorsque les moyens de guidage vertical du châssis supérieur sont constitués par-des leviers en ciseaux, car les glissières qui existent déjà à sa partie supérieure peuvent servir, en même temps, de glissières de réglage longitudinal du siège, ce qui permet de réaliser un ensemble de poids réduit, ainsi qu'on le comprendra mieux plus loin. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip- tion qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui mon- trent, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'un dispositif de suspension élastique de siège de véhicule auquel est incorpo- ré un système de réglage longitudinal du siège suivant l'inven- tion. Sur ces dessins: Fig.1 est une coupe verticale longitudinale du dispositif, faite suivant la ligne I-I de la Fig.3; Fig.2 est une coupe verticale partielle faite suivant la ligne II-II de la Fig.1; Fig.3 est une vue en plan correspondant à la Fig.2, avec des arrachements, et Fig.4 montre, à plus grande échelle, le loquet de verrouil- lage visible sur la fig.1. Le dispositif de suspension élastique de siège de véhicule avec réglage longitudinal incorporé représenté sur les Fig.1 à 3, comporte essentiellement un châssis inférieur 1 à poser sur un véhicule, un châssis supérieur 2 destiné à recevoir le siège (dont seul le socle 10 a été représenté), et des moyens de gui- dage des déplacements verticaux du châssis supérieur par rapport au châssis inférieur, ces moyens étant constitués, dans l'exemple, par deux paires de leviers en ciseaux 3, 4 et 3A, 4A, tous de même longueur et articulés l'un sur l'autre, en leurs milieux, par deux pivots coaxiaux tels que 5. Les extrémités inférieures des leviers 4, 4A sont montées à pivotement sur un axe horizon- tal transversal 7 porté par le châssis inférieur. Les extrémités supérieures des deux autres leviers 3, 5A sont montées à pivote- ment sur deux axes horizontaux transversaux 11, 12 portés respec- tivement par deux paliers 13, 14 constitués par deux blocs de matière plastique qui peuvent coulisser respectivement, dans deux glissières supérieures profilées 17, 18, qui font partie du châssis supérieur 2 et qui présentent des sections en "U" couché à ailes inégales se faisant face comme on peut le voir, notam- ment sur la Fig.2. Les extrémités inférieures des deux leviers 3, SA portent des galets tels que 21, qui roulent respectivement dans deux glissières longitudinales horizontales telles que la glissière 22, présentant aussi des sections en forme de "U"cou- ché se faisant face. D'une manière analogue, les extrémités su- périeures des deux leviers 4, 4A portent des galets 24, 25, qui sont montés sur un axe 23 et qui roulent respectivement dans les deux glissières supérieures 17, 18. Le châssis supérieur est constamment sollicité vers le haut par un ressort de compression 26 dont une extrémité prend appui contre une coupelle 27 montée à pivotement sur le maneton 28 d'une manivelle 29 fixée sur un tube 31, enfilé sur l'axe 7 et dont les deux extrémités sont soudées, respectivement, aux extrémités inférieures des leviers 4, 4A. L'autre extrémité du ressort 26 s'appuie contre un support 33 qui fait partie d'un mécanisme désigné dans son ensemble par 34, non représenté en détail ici mais qui est, par exemple, du genre de celui décrit dans la demande de brevet français déposée aussi par la Demande- resse, le 2 février 1979 sous le N0 79 02 715 et intitulée "Dis- positif de suspension élastique de siège de véhicule". Le méca- nisme 34 est monté sur le châssis inférieur 1. Un amortisseur 37 est attaché, par son extrémité supérieure, à l'axe 11 et, par son extrémité inférieure, à un axe 38 monté dans un support 39 fixé sur le châssis inférieur 1. On peut comprendre dès maintenant que, quelle que soit la position en hauteur du dispositif de suspension à leviers en ci- seaux, on peut faire coulisser le châssis supérieur 2 par ses glissières 17, 18 sur les galets 24, 25 et sur les paliers 13, 14 en direction longitudinale, c'est-à-dire qu'on peut faire a- vancer ou reculer le siège à volonté. Bien entendu, il faut pou- voir immobiliser le siège dans toute position longitudinale dési- rée. A cet effet, le dispositif comporte, de préférence de cha- que c8té, un loquet de verrouillage tel que 42 ou 43, symétriques par rapport au plan vertical longitudinal médian de l'ensemble. Le loquet 42, par exemple, (voir aussi Fig.4), est monté à pivo- tement sur l'axe Il et son extrémité présente une encoche 44 qui peut s'engager sélectivement sur l'une quelconque des dents 45 d'une crémaillère taillée dans la tranche du bord supérieur re- plié de la glissière supérieure 17, sous l'action d'un ressort 46 de rappel du loquet. La structure et le montage de l'autre loquet 43 sont identiques à ceux du loquet 42. Deux butées 48, 49, fixées contre l'âme de la glissière supérieure 17, limitent l'amplitude de la course du palier 13 à la valeur convenable. Deux butées semblables peuvent avantageusement être disposées aussi sur l'autre glissière supérieure 18. On peut dégager les loquets 42, 43 des dents des crémail- lères simultanément en soulevant une poignée 52 solidaire des prolongements recourbés d'une tringle longitudinale 53 qui repo- se sur une traverse 54 dont les deux extrémités sont solidaires respectivement des extrémités des deux loquets 42, 43. Les deux prolongements coudés de la tringle longitudinale 53 pivotent sur deux axes 57, 58 montés respectivement sur les ailes verticales de deux cornières 61, 62 fixées, à plat, par leurs ailes hori- zontales sur le dessus des deux glissières 17, 18 qu'elles en- tretoisent. Ainsi, quelle que soit la position longitudinale du châssis supérieur 2, le dispositif de déverrouillage peut fonc- tionner puisque la tringle longitudinale 53 se trouve toujours au-dessus de la traverse 54 sur laquelle elle agit. A titre de variante, la poignée 52 pourrait être fixée di- rectement à la traverse 54 et s'étendre vers l'avant ou vers l'arrière, ou encore sur les côtés; dans ce cas, elle occuperait une position variable par rapport au siège, c'est-à-dire par rapport au socle 10. Le fonctionnement du dispositif de réglage longitudinal du siège s'explique de lui-même. Quelles que puissent être les ca- ractéristiques et les positions des éléments du système élasti- que de suspension et de guidage vertical du siège, on a toujours la possibilité, en soulevant la poignée 52, de dégager les lo- quets de verrouillage 42, 43 des dents des deux crémaillères avec lesquelles ils coopèrent, et de déplacer le siège horizon- talement, vers l'avant ou vers l'arrière, de la quantité désirée, par un mouvement de coulissement des glissières supérieures sur les galets 24, 25, et sur les paliers 13, 14, puis de le déver- rouiller en place en relâchant la poignée 52, pour permettre aux encoches des loquets 42, 43 de s'engager à nouveau sur les dents des crémaillères. Ce réglage longitudinal du siège n'affecte en aucune manière les caractéristiques de la suspension. On remar- quera aussi que l'amortisseur 37 n'est relié qu'au châssis infé- rieur 1 et au dispositif de guidage vertical du siège, de sorte que ses caractéristiques d'amortissement ne sont pas modifiées, non plus, par un changement de la position longitudinale du siè- ge, contrairement à ce qui se passe dans de nombreux systèmes classiques o les deux extrémités des amortisseurs sont atta- chées respectivement au châssis inférieur fixe et au chéssis su- périeur solidaire du siège. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple; on peut y apporter de nombreuses modifications, sui- vant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, de son cadre. C'est ainsi, par exemple, que le principe de l'invention est applicable à des dispositifs de suspension élastique de siè- ges dans lesquels les moyens de guidage vertical du siège ne sont pas constitués par des leviers articulés en ciseaux, comme dans le mode de réalisation décrit plus haut, mais par d'autres moyens, tels que, par exemple, des parallélogrammes articulés ou encore des systèmes à piston. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de suspension élastique de siège de véhicule comportant un châssis inférieur à fixer sur le véhicule, un châs- sis supérieur destiné à recevoir le siège, des moyens de guidage vertical du châssis supérieur par rapport au châssis inférieur, et des moyens élastiques prenant appui sur le châssis inférieur et reliés au châssis supérieur de manière à le solliciter vers le haut, caractérisé en ce que le châssis supérieur (2) est muni de glissières longitudinales supérieures (17, 18) par lesquelles il repose sur la partie supérieure des moyens de guidage verti- cal (3, 4, 3A, 4A) de manière à pouvoir coulisser sur ceux-ci, le dispositif comportant, en outre, des moyens (42, 43, 44) de verrouillage desdites glissières longitudinales supérieures (17, 18) dans toute position désirée sur les moyens de guidage verti- cal, et des moyens (52, 53, 54) de commande de libération desdits moyens de verrouillage. 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de guidage vertical comportent des leviers en ciseaux (3, 4, 5A, 4A) articulés, par l'une de leurs extrémités respectivement sur le châssis inférieur (1) et sur un palier (13 ou 14) monté à coulissement dans la glissièr'e longitudinale supérieure correspondante (17 ou 18), tandis que leurs autres extrémités sont assujetties à coulisser, de préférence par l'in- termédiaire de galets (21, 24), dans des glissières horizontales longitudinales (22) du châssis inférieur (1) et dans les glis- sières longitudinales supérieures (17, 18), les moyens de ver- rouillage (42, 43) étant interposés entre l'un, au moins, des paliers (13, 14) et la glissière longitudinale supérieure (17, 18) dans laquelle il coulisse. 3.- Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage sont constitués par un loquet (42, 43) monté à pivotement sur l'axe (11, 12) d'articulation d'un levier (3, 3A) sur le palier correspondant (13, 14) et sol- licité, par un ressort (46), à pivoter dans le sens qui fait en- gager une encoche (44) de l'extrémité du loquet sur une dent (45) d'une crémaillère taillée dans la glissière longitudinale correspondante (17 ou 18). 4.- Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de commande de libération de loquets (42, 43) prévus pour coopérer avec chacune des deux glissières supérieures (17, 18), sont constitués par une tringle longitudinale (53) dont les deux extrémités, recourbées à angles droits, sont montées à pivotement sur le châssis supérieur (2), autour d'un axe longi- tudinal (57, 58) et qui repose sur une traverse (54) reliant les extrémités des loquets (42, 43) qui coopèrent, respectivement, avec les deux glissières supérieures (17, 18), ladite tringle longitudinale (53) étant munie d'une poignée de manoeuvre (52). 5.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que deux butées (48, 49) portées par l'une, au moins, des glissières supérieures (17, 18) limitent l'amplitude du mouvement de coulissement du palier (13) dans la- dite glissière (17).