Les recherches sur la fabrication de structures de verre stratifié ou feuilleté utilisable comme verre de sécurité n'ont pratiquement pas cessé depuis plus de cinquante ans En règle générale, les verres de sécurité présentent deux feuilles ou couches de verre liées l'une à l'autre par une couche intercalaire de matière plastique qui est optiquement transparente et souple Cette dernière caractéristique de la couche intercalaire est importante pour empêcher la fragmentation du verre et réduire au mini- mum la dispersion de ses éclats lorsque le verre subit un choc de force suffisante pour provoquer sa rupture. Il a été fait appel aux verres de sécurité dans des appli- cations aussi diverses que la réalisation des verres de lunetterie, lentilles pour instruments, glaces pour vé- hicules et fenêtres d'immeubles. L'utilisation de la structure classique de verre de sécurité à trois couches formées de deux feuilles de verre mutuellement soudées par l'entremise d'une couche intercalaire de matière plastique organique, donne cepen- dant lieu à un problème particulier, en ce sens que lors d'un choc vif, des fragments de verre tranchants sont pro- jetés vers l'arrière C'est là un problème aigu lorsqu'il s'agit de pare-brise pour véhicules et de verre de lunette- rie, o les bords tranchants du verre ont pu conduire à de graves lésions et parfois même à la perte de la vue. Pour apporter une solution à ce problème, il a été déjà suggéré de faire appel à une structure stratifiée à deux couches ou à double épaisseur: une feuille ou épais- seur extérieure en verre et une feuille ou épaisseur in- térieure en matière plastique organique, Dans cette con- figuration, la matière plastique est conçue pour retenir les fragments de verre produits par la rupture Toutefois, du fait que la feuille intérieure en matière plastique est exposée à l'environnement ambiant, il faut qu'elle offre une bonne résistance aux altérations par les agents chi- miques et par les rayonnements afin de conserver les propriétés mécaniques et optiques voulues, La matière plastique intercalaire la plus lar- gement utilisée dans les structures de verre de sécurité à triple couche, à savoir le polyvinyl butyral, ne se prote pas aux applications dans lesquelles elle est appelée à être exposée à l'humidité Aussi a-t-on recours à de nombreuses matières plastiques organiques qui sont relativement inaltérables par l'atmosphère ambiante, telles que l'acétate de cellulose, le triacétate de cellulose, l'acétate-butyrate de cellulose, le propionate de cellu- lose, le chlorure de polyvinyle, les copolymères de chlo- rure de vinylidène, comme par exemple le chlorure de vinyle, les polycarbonates, les polyphénylène-éthers, les Nylons*, le téréphtalate de polyéthylène (Mylar*), et certains polymères d'uréthane (*marques déposées). Ainsi, le brevet des Etats-Unis N 4 103 070 décrit des structures de verre stratifié à double couche dans lesquelles la couche extérieure comprend une feuille de verre tandis que la couche intérieure est formée d'un polycarbonate uréthane qui est le produit de réaction: ( 1) d'un diisocyanate organique, ( 2) d'un composé organique à deux hydrogènes réactifs aux isocyanates et de poids moléculaire inférieur à 250, et ( 3) d'un polycarbonate diol préparé à partir d'un mélange de diol aliphatique linéaire et de diol cyclo-aliphatique o le diol aliphatique possède au moins 4 atomes de carbone, ce mélange comprenant (a) au moins 30 moles pour cent de diol aliphatique linéaire et (b) au moins 10 moles pour cent de diol cyclo-alipha- tique. Pour la formation d'une structure à double couche, on coule ledit polymère d'uréthane sous forme de pellicule d'environ 750-à 900 microns d'épaisseur, et l'on dispose celle-ci entre deux feuilles de verre dont l'une est revêtue d'un agent anti-attachant sur sa sur- face en contact avec la pellicule On place l'ensemble dans un sac en matière plastique et, après avoir introduit ce dernier dans une étuve, on y établit un vide d'environ à 165 millibars de pression absolue et l'on porte I 3940 l'étuve à une température d'environ 100 à 1500 C On poursuit l'application du vide et du chauffage pendant une durée suffisante pour éliminer tout l'air entre les épaisseurs de verre, la matière plastique interca- laire et la substance anti-attachante Après quoi, on transfère l'ensemble dans un autoclave à huile ou autre appareillage à haute pression convenable et on l'expose à une température d'environ 120 à 1900 C et à une pres- sion comprise entre environ 3,5 et 35 bars pendant un intervalle de temps suffisant pour stratifier la struc- ture Ensuite, on réduit la température, on relâche la _pression, on retire l'ensemble de l'autoclave et l'on enlève de l'ensemble la feuille de verre à revêtement anti-attachant, obtenant ainsi un stratifié à deux couches: verre-polycarbonate uréthane Aucune mention n'est faite dans ce brevet d'un stratifié à triple épaisseur composé d'une couche extérieure en verre et de deux couches intérieures en matière plastique organique. Le brevet des Etats-Unis NO 3 867 235 vise la production de structures de verre stratifié à trois couches formées d'une épaisseur extérieure en verre fai- blement liée à une couche de matière plastique organique robuste, souple et optiquement transparente, par l'entre- mise d'une feuille mince de matière plastique organique thermoplastique L'adoption d'une liaison faible entre le verre et la couche de matière plastique robuste et souple est nécessaire pour que cette dernière se décolle partiellement du verre lorsqu'il est soumis à un choc de force suffisante pour provoquer sa rupture La force de la liaison est mesurée selon la norme américaine ASTM D 903-49 intitulée "Peel or Stripping Strength of Adhesive Bonds" Les résistances au décollement ou arrachement préférées sont indiquées comme comprises entre environ 0,18 et 0,9 N/cm. Sont cités dans ce dernier brevet, comme maté- riaux de liaison intermédiaires thermoplastiques préférés, l'acétate de polyvinyle, le butyrate de polyvinyle et le polystyrène Bien que sans la présenter explicitement -2513940 comme impérative, le brevet énumère une liste de ma- tières organiques thermoplastiques considérées comme formant des couches robustes, souples et optiquement transparentes adéquates, la préférence allant au té- réphtalate de polyéthylène. Le terme polyuréthane n'est mentionné qu'une seule fois, et ceci dans un exemple de travail dans le- quel une couche de "polyuréthane" est collée directement à une surface d'une lentille en verre Le résultat est considéré comme non satisfaisant pour l'appu fti Pn désirée Il n'est pas précisé si le polymère/est ther- moplastique ou thermo-durcissable. Le brevet britannique N I 576 394 décrit la production d'une feuille composite préformée de polymère destinée à être utilisée dans la fabrication de stra- tifiés verre-matière plastique, la feuille étant formée d'une épaisseur d'un polyuréthane thermoplastique à propriétés adhésives et d'une autre épaisseur en un poly- uréthane thermo-durcissable Le matériau thermoplastique est optiquement transparent et n'est pratiquement pas collant à la température ordinaire, mais il adhère for- tement au verre aux températures de 40 C et plus Il est indiqué que l'épaisseur de la pellicule thermoplastique est comprise entre environ 0, 01 et 0,8 mm et que cette pellicule est formée à partir d'un diisocyanate alipha- tique et d'un diol d'un polyester de diacide aliphatique ou d'un diol d'un polyglycol-éther, chacun desdits diols présentant un poids moléculaire de 500 à 4000 La couche thermo-durcissable est optiquement transparente, son épaisseur est précisée comme étant comprise entre envi- ron 0,2 et 0,8 mm, et elle est le produit: (a) d'un polyglycol éther résultant de la conden- sation de l'époxy-1,2 propylène avec le 2,2 bis (hydroxy- méthyl) 1-butanol et contenant 10,5 à 12 % en poids d'hydro- xyles libres, et (b) d'un biuret de 1,6-hexaméthylène diisocyanate contenant 21 à 22 % de groupes isocyanate, le poids dudit biuret étant compris entre 0,9 et 1,1 fois le poids dudit L 5 I 3940 polyglycol éther. Le brevet britannique décrit la préparation de stratifiés à triple couche en faisant appel à une épais- seur de verre pour constituer la couche extérieure et à la susdite feuille composite préformée, celle-ci étant solidarisée adhésivement avec la précédente par l'entre- mise de la pellicule thermoplastique La matière plastique thermodurcissable procure des propriétés antilacérantes et est auto-régénérative. Le produit stratifié à triple épaisseur désiré est fabriqué par les trois opérations suivantes: ( 1) on chauffe la couche extérieure en verre à une température d'au moins 400 C, et de préférence entre et 800 C, ( 2) on applique une feuille de la couche compo- site précitée contre la surface du verre alors à la tem- pérature susdite, la couche thermoplastique étant en contact avec la surface du verre, une pression comprise entre environ 0,5 et 2 bars au-dessus de la pression at- mosphérique étant suggérée, ( 3) on introduit le stratifié dans un auto- clave et on le porte à des températures et à des pres- sions plus élevées, par exemple à des températures d'environ 100 à 1400 C et à des pressions d'environ 3 à 15 bars au-dessus de la pression atmosphérique. Le brevet britannique fait remarquer qu'une coloration de la feuille de matière plastique peut être effectuée avant ou après son application contre la couche de verre, mais ne fournit aucune précision quant aux compositions colorantes envisagées ni au mode opératoire de la coloration. Le but essentiel de la présente invention est d'offrir un procédé, avec un appareillage pour sa mise en-oeuvre, permettant de réaliser une lentille feuilletée à triple couche utilisable en lunetterie, c'est-à- dire de réaliser des verres correcteurs et des verres non correcteurs y compris les verres pour lunettes de soleil, ladite lentille étant formée d'une épaisseur extérieure D 3940 en verre et d'une couche intérieure en un polyuréthane thermo-durcissable optiquement transparent qui est soudée au verre par l'entremise d'une couche mince d'un poly- uréthane thermoplastique optiquement transparent Le procédé selon l'invention assure la formation d'une len- tille de qualité optique dépourvue de poussières et autres particules étrangères, d'air ou autres inclusions gazeu- ses et de défauts optiques dus à une déformation pellicu- laire dans le processus de stratification En outre, le procédé selon l'invention procure une adhérence uniforme de la pellicule à des lentilles en verre de compositions et de formes diverses, une telle adhérence étant essen- tielle pour pouvoir mener à bonne fin le débordage, le montage et éventuellement la coloration de la matière plas- tique après stratification. Les polyuréthanes thermoplastiques et thermo- durcissables préférés sont ceux du brevet britannique NO 1 576 394 cité plus haut La mise en oeuvre des pelli- cules composites décrites dans ce brevet sous des épais- seurs hors-tout d'environ 0,4 mm avec des lentilles diver- gentes d'épaisseur au centre non inférieure à environ 0,5 mm et avec des lentilles convergentes d'épaisseur hors-tout non inférieure à environ 0,7 mm, permet à un produit stratifié à couche extérieure en verre recuit de résister au choc d'une bille d'acier de 16 mm de dia- mètre lchée d'une hauteur de 1,25 m Bien que le verre se brise, les fragments ainsi formés ne perforent pas les épaisseurs de matière organique Lorsqu'on la mesure par l'épreuve d'arrachement sous la norme ASTM décrite plus haut, la force d'adhérence qu'offrent les lentilles selon l'invention est en moyenne d'environ 10 N/cm, avec des valeurs variant autour de 2 à 25 N/cm De telles valeurs de résistance à l'arrachement permettent de déborder le stratifié, alors que les forces d'adhérence des stratifiés du brevet des Etats-Unis NO 3 867 235 sont trop faibles pour assurer l'obtention d'un produit propre à bien sup- porter le débordage. L'épaisseur totale hors-tout de la feuille compo- 2513940 - 7- site d'un seuil tenant en polyuréthane utilisée sera d'ordinaire comprise entre environ 0,25 et 0,55 mm avec une épaisseur de couche thermoplastique variant dans l'in- tervalle allant d'environ 0,04 à 0,06 mm, la valeur préfé- rée étant d'environ 0,05 mm, et une épaisseur de couche thermodurcissable comprise entre environ 0,2 et 0,5 mm, sa valeur préférée étant d'environ 0,35 mm. Le procédé selon l'invention comprend quatre opérations générales, qui consistent: (a) à nettoyer les surfaces de la lentille de verre et de la feuille de polymères destinées à s'accoler l'une à l'autre, ce nettoyage faisant appel par exemple à un soufflage d'air désionisé et, du moins pour la feuille de polymères, à une opération complémentaire de brossage antistatique, (b) à placer la lentille de verre et la feuille de polymères de telle manière que la couche thermoplastique de cette dernière soit en contact avec la surface du verre, (c) à presser la feuille de polymères contre la surface du verre à la température ambiante ou à des tempé- ratures modérées (environ 40 à 800 C) et à des pressions modérées (environ 3 à 5 bars au-dessus de la pression at- mosphérique), afin d'obtenir un étalement sans pli et uni- formément progressif de la feuille de polymères sur la surface du verre et une adhérence de la feuille au verre, formant ainsi un stratifié, (d) à soumettre le stratifié à des températures élevées (environ 75 à 1500 C) et à des pressions élevées (environ 5 à 25 bars au-dessus de la pression atmosphérique) pendant des intervalles de temps compris entre environ 0,5 et 4 heures afin de renforcer la liaison entre la feuille et le verre et d'y éliminer les inclusions gazeuses. La description qui va suivre en regard des des- sins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1 et 2 représentent schématiquement en coupe un dispositif de nettoyage de surface d'une feuille de polymères et d'une lentille de verre respectivement. 13940 La figure 3 montre en plan la surface sommi- tale perforée du dispositif de la figure 1, Les figures 4 et 5 sont des vues en coupe ana- logues à la figure 1, illustrant la mise en place de la feuille de polymères sur la surface d'une lentille de verre, La figure 6 représente schématiquement un appa- reil de pressage de la feuille de polymères contre la sur- face de la lentille de verre. Dans ce qui suit, on utilise une feuille compo- site de polymères organiques 1 optiquement transparente et d'un seul tenant, cette feuille étant composée d'une strate mince de polyuréthane thermoplastique 1 A et d'une strate épaisse de polyuréthane thermodurcissable 1 B. Comme le montrent les figures 1 et 3, on place la feuille de polymères 1 avec son côté thermoplastique 1 A tourné vers le haut, sur la surface sommitale 2 du disposi- tif, laquelle a été préalablement revêtue d'une matière anti-adhésive et anti-réfléchissante 3 La pellicule de polymères 1 est plaquée par sa strate épaisse thermo- durcissable 1 B contre la surface sommitale 2, par aspira- tion à travers dé petits trous 4 (reliés à cet effet à une source de dépression 10 d'environ 50 mm de mercure) Le choix des dimensions des trous 4 et le réglage de la force exercée sur la feuille de polymères 1 par l'aspiration sont tels que celle-ci ne risque pas de subir de déforma- tions permanentes dans les trous Un robinet 8 permet de commander cette aspiration ou à l'inverse, par connexion à une source de pression 11, d'introduire de l'air comprimé au débouché des trous 4. Les particules étrangères présentes sur la face thermoplastique 1 A de la feuille de polymères 1 sont éclai- rées sous éclairage rasant 5 De l'air désionisé est soufflé par des buses 6 sur la face 1 A de la feuille 1 afin d'en chasser les particules étrangères qui sont alors éli- minées par aspiration à travers des trous de succion 7 situés autour de la périphérie de la feuille 1. Ce nettoyage par soufflage d'air désionisé est 13940 avantageusement complété par un léger brossage antista- tique à l'aide d'une petite brosse-suceuse en velours à longs poils, raccordée à un aspirateur (non représenté). Immédiatement avant d'amener la lentille de verre 9 au dispositif cidessus, on envoie sur la surface in- terne 9 A de celle-ci un jet d'air désionisé par une buse 12 (figure 2), afin d'en chasser les poussières éven- tuelles. Puis, comme représenté par la figure 4, on place la lentille de verre 9 par-dessus la pellicule de poly- mères 1, cette dernière reposant toujours sur la surface sommitale 2 du dispositif de nettoyage par sa strate épaisse thermo-durcissable l B Sur la figure 5, la dépres- sion d'immobilisation de la feuille 1 est interrompue par manoeuvre du robinet 8 et au contraire de l'air sous pression est envoyé aux trous 4, dto il résulte que la pellicule 1 se trouve décollée de la surface sommitale 2 et soufflée contre la face en regard 9 A de la lentille 9. La position des trous 4 et la pression de la source d'air comprimé 11 sont choisies de telle sorte que la feuille de polymères 1 vienne s'appliquer contre la face 9 A de la lentille 9 sans déformations ni contraintes irrégu- lières La feuille 1 se marie suffisamment bien à la len- tille 9 pour empêcher que des poussières s'insinuent entre elles. La figure 6 représente un appareil qui s'est avéré très efficace pour appliquer par pression la feuille de polymères 1 en contact uniforme avec la sur- face de la lentille 9 tout en éliminant les grosses in- clusions gazeuses dans le stratifié Cet appareil est fondamentalement formé d'un cylindre ou vérin pneumatique 13, d'un piston presseur 14 et d'un porte-lentille 15 destiné à maintenir solidement la lentille 9 La configu- ration du profil du presseur 14 et la dureté du matériau dont il est formé sont choisies de façon à assurer un fluage sans plissement et uniformément progressif de la feuille de polymères 1 par-dessus la surface 9 A de la lentille 9. Un matériau élastomère ayant une dureté Shore de 45 s'est comporté de façon très satisfaisante pour appliquer des pellicules 1 d'épaisseur uniforme sur des lentilles 9 de puissances allant de -18 à + 20 dioptries, c'est-à- dire présentant des surfaces à rayons de courbure allant de 175 mm à 20 mm. Après cette opération de pressage, le strati Lé peut être conservé indéfiniment en magasin dans les condi- tions normales de température ambiante. L'étuvage du stratifié sous températures et pressionsélevées à l'effet de renforcer les liaisons et d'éliminer les éventuelles inclusions gazeuses rési- duelles peut être effectué dans un autoclave à air ou autre équipement à haute pression Pour les pellicules thermo-plastiques et thermo-durcissables qui sont utili- sées ici, le mode opératoire préféré met en oeuvre des durées d'exposition d'environ 2 à 3 heures, des tempé- ratures variant d'environ 100 à 1250 C et des pressions comprises entre environ 12 et 18 bars au-dessus de la pression atmosphérique Le stratifié sera avantageusement soumis aux températures et aux pressions élevées à peu près en même temps, par exemple en portant à une tempé- rature déterminée l'autoclave contenant le stratifié et en en élevant conjointement la pression, On a estimé qu'un temps de séjour d'environ deux heures dans les gammes de températures et de pression préférées convient particu- lièrement bien à l'obtention de stratifiés robustes et pratiquement exempts de bulles. Il est également recommandé, afin d'éviter les déformations thermiques, de refroidir le stratifié sous pression, au moins jusqu'à ce que sa température ait atteint environ 400 C, ú 513940 REVENDICATIONS 1 Procédé pour la réalisation d'un ensemble stratifié formé d'une lentille en verre extérieure à laquelle est soudée une couche composite de polymères or- ganiques optiquement transparente et d'un seul tenant, ces polymères étant d'une part un polyuréthane thermo- plastique et d'autre part un polyuréthane thermo- durcissable, ledit polyuréthane thermoplastique étant soudé à ladite lentille en verre et étant formé à partir d'un diisocyanate aliphatique et d'un diol d'un polyester de diacide aliphatique ou d'un diol d'un polyglycol-éther, chacun desdits diols présentant un Poids moléculaire de 500 à 4000, et ledit polyuréthane thermo-durcissable étant le produit (a) d'un polyglycol-éther résultant de la combi- naison de l'époxy-1,2 propane avec le 2,2-bis(hydroxy- méthyl) 1-butanol et contenant 10,5 à 12 % en poids d'hy- droxyles libres, et (b) d'un biuret de 1,6-hexaméthylène diisocyanate contenant 21 à 22 % en poids de groupes iso- cyanate, le poids dudit biuret étant compris entre 0,9 et 1,1 fois le poids dudit polyglycol-éther, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les opérations consistant: ( 1) à maintenir fermement une feuille de po- lymères ( 1) composée d'une strate mince ( 1 A) de polyuré- thane thermoplastique et d'une strate épaisse ( 1 B) de polyuréthane thermo-durcissable, ladite strate mince ( 1 A) étant exposée vers l'extérieur; ( 2) à nettoyer les sur- faces à accoupler ( 9 A, 1 A) de ladite lentille de verre ( 9) et de ladite couche de polymères ( 1), ce nettoyage faisant appel par exemple à un soufflage d'air désionisé complété le cas échéant par un brossage antistatique; ( 3) à pla- cer ladite lentille de verre ( 9) et ladite couche de poly- mères ( 1) de telle façon que ladite strate ( 1 A) de poly- uréthane thermoplastique vienne au contact de la face en regard ( 9 A) de ladite lentille de verre ( 9); ( 4) à pres- ser ladite couche de polymères ( 1) contre ladite face ( 9 A) de la lentille de verre ( 9) à la température ambiante ou à une température modérément élevée et à des pressions modérément élevées, afin d'assurer un étalement exempt de pli et uniformément progressif de ladite couche ( 1) sur ladite face ( 9 A) de la lentille ( 9) et une adhérence de ladite couche ( 1) au verre ( 9) pour former un stratifié; ( 5) à soumettre ledit stratifié ( 1-9) à des températures et à des pressioonsélevées pendant une durée suffisante pour renforcer la liaison mécanique entre ladite couche de polymères ( 1) et ledit verre ( 9) et en éliminer les in- clusions gazeuses. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite couche de polymères ( 1) est pressée contre ladite face ( 9 A) du verre ( 9) à des températures comprises entre environ 40 et 800 C et à des pressions comprises entre environ 3 et 5 bars au-dessus de la pression atmosphérique. 3 Procédé selon la revendication 1 ou 2, carac- térisé en ce que ledit stratifié ( 1-9) est exposé à des températures comprises entre environ 75 et 1500 C et à des pressions comprises entre environ 5 et 25 bars au-dessus de la pression atmosphérique pendant des intervalles de temps compris entre environ 0,5 et 4 heures. 4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit stratifié ( 1-9) est exposé à des tempéra- tures comprises entre environ 100 et 1250 C et à des pres- sions comprises entre environ 12 et 18 bars au-dessus de la pression atmosphérique pendant des intervalles de temps compris entre environ 2 et 3 heures. Ensemble stratifié formé d'une lentille extérieure de verre ( 9) et d'une couche composite de poly- mères optiquement transparente et d'un seul tenant ( 1) soudée à ladite lentille ( 9) en sorte que, lorsqu'il est soumis à l'épreuve d'arrachement selon la norme ASTM D 903-49, l'ensemble présente une force d'adhérence comprise entre environ 2 et 25 N/cm, ladite lentille ( 9) présen- tant une épaisseur au centre non inférieure à environ 0,5 mm s'agissant d'une lentille divergente et une épaisseur hors-tout non inférieure à 1 mm s'agissant d'une lentille convergente, caractérisé en ce que ladite couche de poly- mères ( 1) est formée d'une strate mince de polyuréthane thermoplastique ( 1 A) soudée à ladite lentille en verre ( 9) et d'une strate épaisse de polyuréthane thermo- durcissable (l B), en ce que l'épaisseur totale de ladite couche de polymères ( 1) est comprise entre environ 0,25 et 0,55 mm, l'épaisseur de ladite strate de polyuréthane thermoplastique ( 1 A) variant entre environ 0,04 et 0,06 mm tandis que l'épaisseur de ladite strate de polyuréthane thermo-durcissable (l B) est comprise entre environ 0,2 et 0, 5 mm, en ce que ledit polyuréthane thermoplastique ( 1 A) est formé à partir d'un diisocyanate aliphatique et d'un diol d'un polyester de diacide aliphatique, chacun desdits diols présentant un poids moléculaire de 500 à 4000, et en ce que ledit polyuréthane thermo-durcissable (l B) est le produit (a) d'un polyglycol-éther résultant de la combinaison de l'époxy-1,2-propane avec le 2,2-bis- (hydroxyméthyl)l-butanol et contenant 10,5 à 12 % en poids d'hydroxyles libres, et (b) d'un biuret de 1,6-hexaméthy- lène diisocyanate contenant 21 à 22 % en poids de groupes isocyanate, le poids dudit biuret étant compris entre 0,9 et 1,1 fois le poids dudit polyglycol-éther. 6 Ensemble selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'épaisseur totale de ladite couche de polymères ( 1) est d'environ 0,4 min. 7 Ensemble selon la revendication 6, caractéri- sé en ce que ladite strate de polyuréthane thermoplastique ( 1 A) présente une épaisseur d'environ 0,05 mm et en ce que ladite strate de polyuréthane thermo-durcissable (l B) présente une épaisseur d'environ 0,35 mm.