La présente invention est relative à un enregistreur trouvant une application particulièrement avantageuse comme enregistreur pour analyseur de gaz d'échappement pour véhicules automobiles. Dans presque tous les pays du monde, on constate qu'une partie importante de la pollution atmosphérique est produite par les gaz d'échappement des véhicules automobiles et plus particulièrement par ceux des véhicules qui sont mal réglés. Aussi, pour essayer de minimiser ce mal, les différentes administrations ont promulgué des lois réglementant les différents taux admissibles pour les différents gaz produits par les moteurs de ces véhicules. Ainsi, il apparait qu'un propriétaire de véhicule automobile a tout inté ret à effectuer un réglage correct du moteur à combustion en ayant une preuve de sa bonne foi par un document qu'il puisse exhiber et qui soit a priori non contestable si, bien entendu, les mesures et les contrôles ont été effectués par une personne responsable. I1 faut aussi, qu'un contrevenant ayant fait l'objet d'un contrale ne puisse pas contester les résultats prouvant sa faute. Ainsi, la présente invention a pour but de réaliser un enregistreur plus particulièrement pour analyseur de gaz notamment des gaz d'échappement des véhicules automobiles permettant de donner une trace des mesures effectuées qui ne puissent être mises en cause. Elle a aussi pour but un enregistreur d'une conception simple, fiable et surtout d'une utilisation très facile. Plus particulièrement, la présente invention a pour objet un enregistreur de signaux comprenant des moyens pour placer un stylet d'inscription dans une position déterminée par rapport à une position de référence, la distance séparant ces deux positions étant fonction de la valeur du signal appliqué à l'entrée, et des moyens du type goulotte, pour recevoir une carte d'impression, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens coopérant avec ladite carte pour effectuer l'enregistrement de ladite valeur du signal, ledit enregistrement étant d'une par commandé par l'introduction de ladite carte quand celleci a atteint une position de référence déterminée et d'autre part effectué pendant le temps du retour du stylet à sa position d'origine. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparattront au cours de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif, mais. nullement limitatif dans lesquels la figure 1 représente sous forme très schématique l'enregistreur selon l'invention, la figure 2 un diagramme représentant les différentes phases opératoires dans le fonctionnement d'un enregistreur selon l'invention, la figure 3 une vue dilatée d'une partie caractéristique d'un mode de réalisation d'un enregistreur selon l'invention. La figure 1 représente sous forme schématique un mode de réalisation d'un enregistreur conforme à l'invention. Cette réalisation comporte un circuit électronique 1 de traitement d'un signal électrique appliqué aux entrées 2 qui commande le stylet d'inscription 3. Ce stylet se déplace suivant une droite à partir d'une position de référence 4 de façon que la distance e séparant cette position de référence 4 de la position où le stylet s'arrête quand est appliqué un signal à l'entrée, soit une fonction de la valeur du signal d'entrée. A titre d'exemple cette fonction peut être par exemple linéaire c'est-à-dire de la forme y + ax = 0 ou affine, c'est-à-dire de la forme y + ax + b = 0. Le circuit électronique 1 est connu en lui-même et peut être avantageusement du type des circuits à asservissement potentiométrique comme ceux que l'on trouve dans les enregistreurs classiques connus à ce jour. L'enregistreur comporte en outre un mécanisme de commande de l'enregistrement 5 sur une carte d'impression, comme celle représentée en 6 sur la figure 3. La carte d'impression est introduite dans une goulotte 7. L'introduction de la carte d'impression dans la goulotte 7 quand elle atteint une position de référence commande l'enregistrement. En fait, l'enregistreur fonctionne de la façon suivante quand il est associé par exemple à un analyseur de gaz. Le signal représentant le résultat de l'analyse d'un gaz déterminé estappliqué aux entrées 2 et le stylet 3 se déplace à une distance e de son point origine 4. Quand le stylet se stabilise sur sa position représentant la valeur du résultat de l'analyse du gaz, la carte d'impression est alors introduite dans la goulotte 7.Quand cette carte est arrivée à une position donnée référencée par rapport au point origine 4, elle commande le cycle d'enregistrement qui comprend les phases suivantes blocage de la carte dans cette position déterminée, appui de la carte contre le stylet, remise au point 4 du stylet au moyen des câbles de commande 9, le stylet laissant dans son mouvement une trace indélébile sur la carte, retrait de la carte par rapport au stylet, déblocage de la carte et enfin son éjection de la goulotte. Toutes ces opérations peuvent s'effectuer en dehors de toutes manipulation et intervention d'un opérateur quelconque et donc, éventuellement, s'effectuer dans une boîte plombée et inviolable. L'inscription qui s' est effectuée pendant la remise à son point origine du stylet ne peut donc pas être contestée étant donné que la longueur du trait représente toujours la valeur maximale du signal et que donc, suivant les fonctions choisies,il ne faut pas que dans le cas des gaz d'échappement, la longueur du trait représenté sur la carte d'impression dépasse une certaine valeur de seuil au-delà duquel le véhicule peut se trouver en infraction. Toutes ces opérations décrites ci-dessus sont possibles grâce à une réalisation particulière du mécanisme d'enregistrement 5. La figure 3 représente un mode de réalisation de ce mécanisme de commande de l'enregistrement 5. Ce mécanisme 5 comprend une goulotte 7 formée de deux plaques 51 et 52 paral lèles, La plaque 52 qui se trouve en regard d'un stylet d'inscription comme le stylet 3 comporte une fenêtre 53. Une carte d'enregistrement 54, représentée partiellement mais conforme à celle illustrée en 6, est introduite entre ces deux plaques 51 et 52. Par sa tranche 55 elle vient pousser un levier 56 par sa partie 92. Le levier 56 glisse sur deux picots 57 et 58. Ce levier comporte en outre une partie en saillie 59 dont la bordure 60 supporte l'une des branches 61 de l'extrémité en T 62 d'un bras pivotant 63 maintenu en contact contre cette bordure 60 par un ressort de rappel 64. Ce bras pivotant 63 tourne autour d'ua axe fixe 65.Quand le levier 56 est poussé par la carte 54, la partie en T 61 tombe dans l'entaille 66 de la partie en saillie 59 et pousse, dans son mouvement de rotation, par l'intermddiaire du doigt 68, le bras oscillant 67. Ce bras oscillant, lié au bras pivotant 63 par un ressort de tension 69 est maintenu en général contre le doigt 68. Quand le bras pivotant 63 tombe dans l'entaille 66, il commande donc alors, par l'intermédiaire du bras oscillant 67, un interrupteur 70 de commande de mise en marche d'un moteur 71. En même temps que le bras pivotant tombe dans l'entaille 66, un ergot d'indexage 72 vient se loger dans une encoche 73 de la carte 54. Cette encoche apparat nettement en 8 sur le modèle de la carte représenté en 6. Lorsque cet ergot est placé dans cette encoche la carte est bloquée et ne peut être retirée de sa goulotte et tout le cycle d'enregistrement doit alors s'effectuer normalement et complètement. Comme dit précédemment, quand la carte est mise dans sa position de référence contre la partie 92 du levier 56, et que l'ergot 72 bloque la carte par son encoche 73, le moteur 71 est alors mis en route pour un cycle d'enregistrement. Le moteur 71 est couplé à n axe de rotation 74 au moyen d'engrenages 75. Cet axe de rotation 74 comporte cinq cames ayant chacune une fonctions bien définie. Quand l'axe 74 se met en rotation sous l'action du moteur 71, la came 76 se met à tourner et pousse, par l'intermédiaire des bossages 77, quatre pions 78. Dans le mouvement de rotation de la came 76, les pions poussent à leur tour la goulotte 7 formée par les deux plaques 51 et 52 pour placer la carte 54, comprise entre ces deux plaques, contre le stylet d'inscription, à travers la fenêtre 53. Après que l'axe ait tourné suffisamment, un autre bras pivotant 79, qui est maintenu contre une came à dents 80 par un ressort de rappel 81, tombe alors dans le creux d'une dent 82 et vient commander un organe de commande 93 pour ramener le stylet à sa position d'origine comme il a été décrit précédemment, ctest-à-dire que le stylet laisse sur la carte d'enregistrement une trace indélébile représentant la mesure effectuée ou le signal appliqué à l'entrée 2 de l'enregistreur. Bien entendu, la longueur d'un creux 82 entre deux dents est suffisante pour que le stylet ait le temps de reprendre sa position origine en laissant ladite trace sur la carte d'impression. Après quoi la goulotte est ramenée en arrière par l'action des ressorts de rappel 94 qui font tomber les pions entre les bossages 77. Suite à cette opération, l'axe de rotation 74 continuant à tourner entrain en rotation la came 83 qui, par l'intermédiaire d'un bossage 84 soulève le levier pivotant 63 en appuyant sur la branche 85 de la partie en T 62, Ce mouvement dégage ainsi la branche 61 de l'entaille de la saillie 59. Cependant, l'extrémité 86 du bras oscillant 67 est montée sur un bossage 87 d'une came 88, ce qui fait que l'interrupteur 70 reste fermé et que le moteur continue à tourner. Ainsi la came 89 continue elle aussi à tourner et, par l'intermédiaire d'une dent 90, vient pousser le picot 91 solidaire du levier 56 et fait revenir à sa position origine le levier, en poussant la carte d'impression 54 par l'épaulement 92, partiellement hors de la goulotte. Cette opération terminée, l'axe de rotation 74 ayant continu à tourner, l'extrémité 86 du bras oscillant 67 retombe alors dans un creux d'une dent de la came 88 et revient au contact du doigt 68. La retombée de ce bras oscillant déconnecte l'alimentation du moteur ouvrant l'interrupteur 70.De ce fait, le cycle d'enregistrement est terminé et la carte d'impression a pu etre récupérée à la sortie de la goulotte puisqu'elle a été partiellement éjectée du fait du retour du levier à sa position origine. I1 est. bien évident que les formes et la position des cinq cames les unes par rapport aux autres doivent être parfaitement déterminées. Sur le mode de réalisation illustré sur la figure 3, on a montré une possibilité de quatre cycles d'enregistrement pour un tour de l'axe 74. Cependant, ces quatre cycles sont parfaitement équivalents et se déduisent très facilement les uns des autres. Ainsi, sur la figure 2, on a représenté, en unité arbitraire, les relations existant entre les fonctions des différentes cames. C'est ainsi que la courbe A représente entre le lu et le 8,5u le temps de rotation du moteur pour un cycle d'enregistrement, c'est-à-dire entre les deux instants où l'interrupteur 70 est fermé et ouvert pour commander la rotation du moteur. La courbe B représente deux périodes, une période commençant un peu vant le lu et se terminant au 5u c'est-à-dire la période pendant laquelle la carte d'enregistrement est bloquée par l'ergot 72 et entre les unités 5u et antérieurement à 8,5u la période pendant laquelle le bras pivotant 63 est dégagé de l'entaille 66.La courbe C représente en une partie comprise entre l,Su et 5u la période pendant laquelle la carte est appuyée contre le stylet et la période 5u à 8,5u et un peu plus, la période pendant laquelle la carte s'est éloignée du stylet. De même, la courbe D représente entre les unités 1,8u et 5,7u la période pendant laquelle le stylet est commandé pour être ramené à sa position origine. Cette période étant déterminée par la commande de l'organe 93 par le bras de levier 79 quand il tombe dans le creux entre deux dents de la came 80.Enfin, la courbe E représentée par une période très courte comprise entre 7,5u et 8u, la période pendant laquelle la dent de la came 89 vient appuyer contre le picot 91 pour faire revenir en arrière le levier 56 et ainsi éjecter la carte de sa goulotte. On remarque que cette période se situe un peu avant le point 8,5u d'arrêt du moteur, c'est entre cette période et ce point 8,5u que le bras oscillant 67 est maintenu contre l'interrupteur 72 par une dent 87 de la came 88 afin d'éviter que le moteur ne s'arrête et que le cycle d'enregistrement ne soit terminé prématurément. I1 est bien évident que le mode de réalisation qui a été décrit cidessus représente une mise en oeuvre possible de l'invention, mais que les moyens qui ont été illustrés peuvent être très aisément remplacés par des moyens équivalents et que, de plus, le nombre des stylets peut être supérieur à un pour réaliser un enregistreur multipiste sans que cela ne change la nature de la présente invention, REVENDICATIONS 1. Enregistreur de signaux comprenant des moyens pour placer un stylet d'inscription dans une position déterminée par rapport à une position de référence, la distance séparant ces deux positions étant fonction de la valeur du signal appliqué à l'entrée et des moyens du type goulotte, pour recevoir une carte dtimpression, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens coopérant avec ladite carte pour effectuer l'enregistrement de ladite valeur du signal, ledit enregistrement étant d'une part commandé par l'introduction de ladite carte quand elle-ci a atteint une position de référence déterminée et d'autre part effectué pendant le temps du retour du stylet à sa position origine. 2. Enregistreur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits moyens coopérant avec ladite carte pour effectuer l'enregistrement comportent un levier glissant sous l'action d'une poussée exercée par ladite carte, un bras pivotant coopérant avec ledit levier pour réaliser une rotation quand ledit levier glisse, ledit bras pivotant comportant un ergot tombant dans une encoche réalisée dans ladite carte pour appliquer contre ledit levier, d'autres moyens coopérant avec ledit bras pivotant pour commander la mise en rotation d'un axe portant des cames agissant sur des leviers commandant successivement l'appui de ladite carte contre ledit stylet, la remise à son point origine dudit stylet, dégagement de ladite carte dudit stylet, déblocage dudit levier et de ladite carte, maintien de la rotation dudit axe, remise à la position d'origine par glissement inverse dudit levier pour éjecter ladite carte et arrêt de la rotation dudit axe. 3. Carte d'impression pour enregistreur selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par un support inscriptible, ledit support comportant sur sa bordure une encoche pour coopérer avec ledit ergot de blocage solidaire dudit bras pivotant quand ledit support est introduit dans ladite goulotte.