L'invention a pour objet un appareil automoteur servant a arroser a grand débit d'eau les surfaces agricoles cultivées. On connait déjà des appareils de ce type, par exemple par les brevets français NO 71-41047 et 72-12990. Toutefois, les appareils connus sont alimentés en eau pendant leur déplacement au cours de l'arrosage par un tuyau souple dans son enseMble mais à paroi rigide, autrement dit, par un tuyau en matière plastique, généralement en polyethylène, qui reste cylindrique à l1état vide et qui, par conséquent, ne s'affaisse pas sur lui-même quand la pression de l'eau a cessé. De plus, pour résister à la pression, un tel tuyau a une épaisseur de paroi relativement forte, de l'ordre de 5 mm, de sorte qu'un tuyau ayant un diamètre intérieur utile de 80 mm a un diamètre extérieur d'encombrement de 90 mm.Un appareil de ce type arrose des champs en se deplåant sur une longueur de plusieurs centaines de mètres; il doit donc être équipé d'un tuyau de 250 à 350 m. I1 en résulte que le tambour d'enroulement de ce tuyau a des dimensions importantes. Cette première conséquence conduit à une structure génerale également importante de l'appareil, ce qui ne permet pas à ce dernier de respecter convenablement les plantes quand il se déplace dans-les intervalles des lignes plantées. En outre, le tuyau plein d'eau pèse lourd. I1 sly ajoute le poids du tambour de grandes dimensions et celui d'une structure porteuse qui doit être robuste et qui a aussi, par conséquent, un poids élevé. Le but principal de l'invention est de parvenir à un appareil d'arrosage qui présente la même capacité de travail utile que les appareils connus mais qui a un encombrement général et un poids notablement diminués par rapport à ces appareils. Un but secondaire de l'invention est d'apporter un appareil tel que défini ci-dessus,-à tuyau affaissable sur lui-même mais ayant encore l'avantage d'être automoteur pendant les opérations d'arrosage, en étant propulsé par l'eau sous pression et guidé par le tuyau d'alimentation. On atteint les buts ci-dessus, selon l'invention, grâce a un appareil qui comprend une structure porteuse montée sur un châssis à roues, un tambour d'enroulement d'un tuyau d'alimentation en eau sous pression, un moteur de déplacement en dehors des périodes d'arrosage, et qui présente la combinaison suivante de moyens connus en soi : le tuyau d'alimentation est du type souple s'affaissant sur lui-même en l'absence d'eau et s'enroulant à vide sur le tambour, un moyen escamotable de guidage de l'appareil repose sur le tuyau souple quand celui-ci est déroulé et gonflé par l'eau sous pression, un compresseur d'air monté sur la structure porteuse peut être accouplé sélectivement au moteur de déplacement pour son entraînement et raccordé au tuyau déroulé pour vider celui-ci avant son enroulement sur le tambour. Un but supplémentaire de l'invention est d'apporter un appareil tel que défini ci-dessus réalisable avec un châssis enjambeur et évitant tout endommagement aux plantes. Dans ce cas, selon l'invention, on ajoute à la combinaison décrite plus haut un élément supplémentaire constitué par une poulie mobile ayant une gorge pour rouler sur le tuyau souple déroulé et gonflé, en tournant autour d'un axe tenu en position horizontale ; cette poulie impose au tuyau la formation d'une boucle dans un plan vertical. Pour mieux faire apprécier l'invention et ses avantages, on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation d'un appareil conforme à l'invention. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un appareil d'arrosage automoteur et enjambeur, selon l'invention ; - la figure 2 est une vue de l'avant du même appareil - la figure 3 est une vue en élévation d'une poulie mobile à gorge représentée pendant son utilisation avec l'appareil des figures 1 et 2. L'appareil représenté et décrit ici est du type enjambeur mais il doit être entendu que la combinaison de base définie plus haut de l'invention n'impose pas que l'appareil soit enjambeur. Au contraire cette combinaison de base peut être employée sur un arroseur circulant au ras du sol, pour l'arrosage des pelouses par exemple. Dans la description qui suit, on indiquera d'abord rapidement les organes connus de l'appareil avant de décrire la combinaison nouvelle de l'invention. Un châssis 1 du type enjambeur est porté par des roues arrière 2 qui sont motrices grace à un moteur 3 de déplacement (par exemple un moteur d'automobile), et des roues avant 4 qui sont directrices et reliées par une timonerie aboutissant à un volant de direction 5. Le châssis 1 supporte une structure 6 qui porte un arbre horizontal 8 autour duquel est monté tournant un tambour 7 ; celui-ci sert à enrouler et à dérouler un tuyau 8. Pendant l'arrosage ce dernier alimente en eau un tube fixe 9 sur lequel est montée une lance orientable (non représentée). Selon l'invention, le tuyau 8 est du type souple, du genre tuyau de pompier, qui s'affaisse sur lui-même quand il est vide. On l'enroule donc à vide et à plat sur le tambour 7 gracie à une couronne dentée 10 calée en rotation avec ce tambour 7 et reliée par une chaîne 11 à l'arbre de sortie 12 d'un réducteur de vitesse 13. Ce même arbre 12 est réuni par une chaîne 14 à un pignon denté 15 monté sur un arbre 16 à partir duquel une chaîne 17 permet d'entraîner les roues motrices 2 et une chaîne 18 aboutit à la sortie de la boite de vitesses du moteur de déplacement 3. Un crabot (non visible sur les dessins) permet à volonté d'accoupler le moteur 3 et les roues 2. En outre, le moteur 3 peut être accouplé par une transmission 19 au réducteur 13 afin d'entraîner l'arbre 12 et de faire tourner le tambour 7. Le réducteur 13 a une seconde entrée, en prolongement de l'entrée de la transmission 19, sur laquelle se trouve un crabot 20 d'accouplement et de désaccouplement d'un arbre 21. Ce dernier est accouplé à la sortie d'un variateur de vitesses 22 dont l'entrée est calée en rotation avec l'arbre tournant d'une turbine hydraulique 23. Celle-ci constitue un moteur hydraulique de propulsion capable de déplacer l'appareil dans le sens de la flèche F pendant l'arrosage des plantations. La turbine hydraulique 23 est avantageusement du type ouvert avec un rotor 24 ayant à sa périphérie des pales 25 en face desquelles sont-disposées des-buses fixes 26 de projection d'eau. Les buses 26 sont alimentées en eau sous pression à partir du tube 9, par des tubulures non représentées. Pour la mise en service de l'appareil de l'invention, on doit d'abord dérouler le tuyau 8 et l'étendre sur le sol. Cette opération a lieu à l'aide du moteur 3 entraînant l'appareil et faisant tourner le tambour 7 dans le sens du déroulement. Le tuyau 8 déroulé est raccordé à une extrémité au tube 9 et à l'extrémité opposée à une bouche d'arrivée d'eau sous pression. Quand il est rempli d'eau, le tuyau 8 se gonfle et il peut coopérer alors avec un organe de guidage 27. Ce dernier peut être de tout type approprié, étant entendu qu'il doit être escamotable et apte à agir pendant son utilisation sur la timonerie des roues directrices 4. Ainsi qu'on la dit, le tuyau 8 ne peut être enroulé sur le tambour 7 qu'à l'état vide d'eau. A cet effet, le moteur 3 est équipé d'un compresseur d'air (non visible sur la figure 1) ayant un orifice de sortie apte à être raccorde facile- ment à l'extrémité du tuyau 8 accessible sur l'appareil. L'air comprimé réalise rapidement et totalement la vidange de l'eau, après quoi il est possible d'enrouler à plat le tuyau 8. L'encombrement de ce dernier est donc réduit à sa valeur la plus faible. En outre, un tel tuyau a, par nature, des parois plus minces et un poids nettement plus faible qu'un tuyau rigide. La réduction d'encombrement et de poids se répercute sur le tambour 7, sur la structure 6 et sur le châssis I. On obtient finalement un allègement considérable ainsi qu'une diminution notable de l'encombre- ment de l'appareil notamment en largeur grace à l'étroitesse poç- sible du tambour 7. De cette façon, l'appareil peut circuler plus aisément entre des rangées de plantes sans endommager celles-ci. Pendant l'utilisation, quand l'appareil arrose en se déplaçant au-dessus du tuyau 8 déroulé et gonflé, ce tuyau forme une boucle à partir de laquelle il se replie sur lui-meme derrière l'appareil. Cette boucle peut avoir une-dimension importante pouvant aller, pour un tuyau de 75 mm de diamètre, jusqu'à 0,90 m de rayon. Quand l'appareil est-destiné à arroser une étendue d'herbe (une pelouse ou un pré), on peut laisser cette boucle se former sur le sol, dans un plan horizontal ou presque horizontal. Mais quand l'appareil est du type enjambeur comme celui décrit en exemple, afin qu'il ne nuise pas aux cultures, il est prévu, selon l'invention, d'y adjoindre une poulie mobile 28 ayant à sa périphérie une gorge capable de recevoir le tuyau 8. Cette poulie 28 roule sur le tuyau 8 qui l'entoure en même temps en boucle et elle tourne autour d'un axe tenu en position horizontale. Cet axe peut être celui d'un arbre 29 traversant le moyeu de la poulie et tenu à chaque extrémité respectivement par un bras 30 qui est lui-même supporté au-dessus du sol grâce à un galet 31. Ainsi la boucle inévitablement grande du tuyau 8 se forme toujours dans un plan vertical, entre deux rangées de plantes. REVENDICATIONS 1 / Appareil pour l'arrosage de plantations comprenant un châssis avec des roues directrices et motrices, une structure montée sur le châssis et supportant un tambour tournant pour l'enroulement et le déroulement d'un tuyau, un moteur de déplacement pouvant être accouplé sélectivement au tambour et aux roues motrices, un moteur hydraulique pouvant être accouplé aux roues motrices pendant l'arrosage, un moyen de guidage agissant sur les roues directrices pendant l'arrosage, caractérisé en ce que le tuyau pouvant être monté sur le tambour est un tuyau de type souple s'enroulant à vide et à plat, le moyen de guidage est escamotable et agencé pour coopérer avec un organe allongé s'étendant à partir de l'appareil tel que le tuyau souple à l'état déroulé et gonflé d'eau cependant que le moteur de déplacement est équipé d'un compresseur d'air ayant une sortie susceptible d'être raccordée à l'extrémité du tuyau accessible sur l'appareil. 20/ Appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que le moteur hydraulique est une turbine de type ouvert ayant un rotor muni à sa périphérie de pales en regard d'une buse au moins de projection d'eau sous pression. 30/ Appareil selon la revendication 1 ayant un châssis du type enjambeur, caractérisé en ce qu'il comprend une poulie mobile ayant à sa périphérie une gorge pouvant recevoir le tuyau souple gonflé, cette poulie roulant sur le tuyau déroule en guidant celui-ci en boucle dans un plan vertical. 40/ Appareil selon la revendication 3 caractérisé en ce que la poulie mobile est montée sur un arbre à axe horizontal, cet arbre étant supporté à chaque extrémité respectivement par un bras lui-même supporté au-dessus du sol par un galet. 50/ Appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que le moteur de déplacement et le moteur hydraulique peuvent être accouplés respectivement et sélectivement à deux entrées d'un réducteur de vitesse ayant un arbre de sortie accouplé à une couronne d'entraînement en rotation du tambour.