L'invention concerne les appareils pour la rééducation de la main, du type comportant un bati muni d'organes pour le maintien de la main du patient, d'une plaque de travail montée élastiquement dans ledit bSti et sur laquelle peuvent prendre appui les doigts du patient, et d'au moins un élément de traction d'un doigt attaché à une extrémité d'un fil souple passant sur une poulie de renvoi et à l'autre extrémité duquel est attaché un contrepoids. Pour bien faire comprendre le but de la présente invention, il convient tout d'abord dé rappeler ce qu'est la main et les séquelles pathologico-traumatologiques qui peuvent affecter ce membre. La main, & un degré très supérieur à toute autre partie du corps, est l'instrument privilégié de l'intelligence et, par conséquent du cerveau. Sa sensibilité est particulièrement d~- veloppée. C'est pourquoi l'exercice des soins qui lui sont prodigués, qu'ils soient chirurgicaux ou kinésithérapeutiques, réclament des attentions et un matériel tout particulier. En matière de rééducation, il convient de donner la première place au facteur psychique et sensoriel.Or, on sait que l'électricité, en plus de son efficacité psychique, possède des pouvoirs thérapeutiques réels, tout d'abord parce que le courant galvanique a une action stimulante sur tout le système nerveux qu'il parcourt et par conséquent sur le système circulatoire et, ensuite, une certaine action sur l'épiderme ainsi qu'il est bien connu dans les milieux de l'esthétique et ensuite parce que le courant faradique, par ses impulsions qui agissent sur les contractions musculaires, donne un coup de fouet qui accélère beaucoup le réveil de la motricité. Le but de l'invention est précisément de tirer parti des bienfaits de l'électricité dans les appareils de rééducation de la main du type décrit plus haut. A cet effet, suivant l'invention, l'ensemble de llappa- reil est logé dans une cuve contenant un liquide conducteur de ltélectricité et la plaque de travail, qui est métallique, est reliée au pôle positif d'un générateur de courant galvanique eti ou faradique dont le ple négatif est relié à une électrode qu'on peut placer dans la cuve ou contre une partie du corps du patient. Lorsqu'on entreprend la récupération d'une main après qu'elle ait été accidentée ou opérée, elle est pour ainsi dire "gelée" neuropsychiquement, sans parler de sa motricité, elle a perdu la majeure partie de sa sensibilité, la circulation y est ralentie et elle est prise dans une sorte de gangue de peau morte. La rééducation d'une main dans 11 appareil suivant l'invention, gracie au courant galvanique, parachève très heureusement le décapage de la peau préalable à toute rééducation. Le passage du courant élimine les dernières cellules mortes en les faisant tomber et il réveille celles qui ne sont qu'endormies. Il possède donc une action vivifiante et régénératrice sur l'épiderme qui est un lieu d'élection de la sensorialité. De plus, il excite et remet en éveil les extrémités nerveuses sensitives. On comprend aisément qu'un individu qui ressent à nouveau sa main ait envie de s'en servir, ce qui lui procure un encouragement psychique et une commande neuromusculaire. De plus, le liquide est tiédi, de manière à assouplir les articulations. Dans l'appareil suivant l'invention, le courant faradique agit, par ses impulsions, sur les contractions musculaires en produisant un coup de fouet qui accélère grandement le réveil de la motricité. La combinaison de l'utilisation simultanée du courant galvanique et du courant faradique combine les avantages des deux types de courant. L'efficacité de l'appareil est la plus grande lorsque le courant passe de l'extrémité des doigts à la saignée du coude. C'est pourquoi, il est préconisé d'électrifier la plaque flexible sur laquelle les doigts peuvent prendre appui. Les patients peuvent éprouver une sensation désagréable par le contact direct de leurs doigts contre la plaque pendant le passage du courant, c'est pourquoi, suivant une autre caractéristique de l'invention, l'élément de traction d'un doigt est constitué par un doigtier perméable au liquide, par exemple en peau ou en un matériau en feuille présentant de nombreuses perforations. D'une manière générale, l'appareil suivant l'invention combine donc l'action mécanique de l'appareil à l'action du courant électrique, ce qui conduit évidemment à une meilleure efficacité, sans parler du gain de temps par rapport à un traitement électrique distinct du traitement sur un engin mécanique de rééducation. Si des personnes craintives refusaient l'application de l'électrode dans la saignée du coude, on pourrait placer l'électrode dans le liquide contenu dans la cuve, de sorte que, azyme si l'action physique s'en trouvait quelque peu réduite, l'action psychique resterait indéniable et produirait son effet propre. Dans ce cas, la plaque de travail doit être isolée électriquement du bati de l'appareil. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'un appareil suivant l'invention pour la rééducation de la main. Sur ces dessins Fig. 1 représente, en perspective avec des arrachements, l'ensemble de l'appareil, Fig. 2 est une vue de profil de l'appareil observé du coté de la grande face qui se trouve derrière sur la figure 1,et Fig. 3 et 4 représentent, en perspective, deux types de doigtiers utilisables avec l'appareil. L'appareil représenté sur les figures I et 2 est destiné à la rééducation de la main. Il est constitué essentiellement d'un bati I disposé dans une cuve 2 garnie d'un liquide conducteur de l'électricité, ledit appareil étant relié à un générateur 3 de courant galvanique et/ou faradique. Le bati 1 est en profilés et présente une embase rectangulaire 6 aux quatre coins de laquelle sont fixés des montants 11, 12, 13, 14. Les montants 11 et 14 sont reliés par une barrette longitudinale horizontale 16 dans laquelle est pratiquée une lumière 17 et par une barrette longitudinale inclinée 18 dont la face supérieure est crantée. D'une manière analogue, les montants 12 et 13 sont reliés par une barrette longitudinale horizontale 21 et par une barrette longitudinale inclinée 22. Dans ce qui va suivre, on conviendra d'appeler partie arrière de l'appareil celle qui se trouve du côté des deux montants 11 et 12 et, par conséquent, partie avant celle qui se trouve du côté des montants 13 et 14. Les extrémités supérieures des deux montants arrière 11, 12 sont reliées par une traverse 24 recouverte d'un bourrelet de matière souple et élastique 25, par exemple en caoutchouc cellulaire ou en mousse de matière plastique. Un manchon 26 également en matière souple et élastique est enfilé sur une tige 27 supportée par deux plaquettes 28, 29 présentant chacune une fente longitudinale 31 et fixées d'une manière réglable sur les barrettes longitudinales horizontales 16 et 21 au moyen de boulons munis d'écrous à oreilles 33 qui passent dans les fentes de ces barrettes. Le patient introduit sa main entre le manchon 26 et le bourrelet 25 qui supporte son poignet. L'engagement de la main dans l'appareil est limité par une tige transversale 36 supportée, par ses deux extrémités, au moyen de deux pinces 37, 38 qui peuvent se déplacer sur les deux barrettes longitudinales inclinées 18 et 22 et qui présentent une machoire crantée qui s'engage sur les faces crantées correspondantes des deux barrettes. Cette tige transversale 36 se loge entre le pouce et l'index du patient, lorsque sa main est en position normale, aussi-bien que lorsqu'elle est en supination. Pour le travail d'extension des doigts, il est prévu des doigtiers tels que 41 (fig. 3) ou 42 (fig. 4) en un matériau en feuille perméable aux liquides et/ou présentant des perforations telles que 43. Chaque doigtier est muni, de préférence à chacune de ses extrémités, d'une agrafe 44, 45. A l'une de ces agrafes, on fixe une extrémité d'un fil souple 47 (fig. 1 ) à l'autre extrémité duquel est suspendue une masse 48. Ce fil passe sur des galets de renvoi 51, 52 montés fous respectivement sur deux tiges horizontales 53, 54 supportées respectivement par les extrémités supérieures des deux montants arrière 11, 12 et par des pattes 56, 57 fixées auxdits montants. Pour le travail d'écartement et de rapprochement des doigts, on peut utiliser aussi les doigtiers précités et/ou préférablement une bague 61 (fig. 2), de préférence souple et élastique, attachée à une extrémité d'un autre fil souple 62, à l'autre extrémité duquel est suspendue une masse 63. Ce fil 62 passe entre deux rouleaux latéraux 65, 66 montés fous à rotation sur deux tiges inclinées 67, 68 du côté de la face latérale qui relie les deux montants 12 et 13 du btti, le fil 62 passant encore sur une poulie de renvoi 71 montée folle à rotation sur un axe transversal 72 supporté par ses deux extrémités par deux pattes 73, 74 qui forment des prolongements supérieurs inclinés des deux montants avant 13, 14. Les poulies 52 et 71 peuvent avoir des çouleurs diffé rentes, chaque poulie d'une couleur déterminée correspondant à un doigt. Les poulies 52 et 71 peuvent encore etre munies de graduations et les supports 73 et 74 peuvent présenter des encoches 100 pour recevoir un index 101. Les graduations permettent au patient de constater ses progrès et la coloration des poulies de repérer facilement à quel doigt correspond une poulie. Enfin, les doigts du patient peuvent prendre appui sur une plaque métallique flexible de travail 81 disposée à l'intérieur du bati dans une position inclinée dans le meme sens que celle des deux barrettes longitudinales inclinées 18, 22 et qui est fixée par son bord supérieur aux deux pattes arrière 56, 57, tandis que son bord avant est solidaire d'une barrette transversale 83 supportée par des fils élastiques 84, 85 convenablement attachés aux deux montants avant correspondants 13 et 14. La plaque de travail 81 est reliée électriquement, par un conducteur 91, à la borne positive 92 de sortie d'un courant galvanique émis par le générateur 3 et/ou, par un conducteur 93, à une borne positive 94 de sortie d'un courant faradique émis par le meme générateur, tandis que la borne négative 95 de ce générateur est reliée, par un conducteur 96, à une électrode 97 qui est destinée à titre posée sur une partie du corps du patient ou bien à tremper dans le liquide contenu dans le bac 2, la plaque de travail 81, dans ce dernier cas, étant préférablement isolée électriquement du bati 1. Le générateur 3 est de tout type classique approprié comportant, de préférence, des moyens de réglage de la tension des courants qu'il fournit et aussi de la fréquence du courant faradique. On peut régler l'inclinaison de la plaque de travail 81 en modifiant la position de la barre transversale 83 sur les fils élastiques 84 et 85. Pour l'utilisation de-l'appareil, le patient introduit donc sa main dans la partie supérieure du bâti, entre le bourrelet 25 et le manchon 26, tandis qu'il fait passer son pouce et son index de part et d'autre de la barre transversale de butée 36. Il peut faire travailler ses doigts contre la plaque de travail 81, soit en compression contre cette plaque, soit en traction verticale ou horizontale pour les mouvements d'écartement et de rapprochement, en utilisant les doigtiers convenablement reliés aux fils souples chargés de masses, comme indiqué plus haut. En mdme temps, sa main est soumise à l'action des courants galvanique et/ou faradique du générateur 3. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté ; on peut y apporter de nombreuses modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S REVENDICATIONS le - Appareil pour la rééducation de la main, du type comportant un bâti muni d'organes pour le maintien de la main du patient, d'une plaque de travail montée élastiquement dans ledit bati et sur laquelle peuvent prendre appui les doigts du patient, et d'au moins un élément de traction d'un doigt attaché à une extrémité d'un fil souple passant sur une poulie de renvoi et à l'autre extrémité duquel est attaché un contrepoids, caractérisé en ce que l'ensemble dudit appareil est logé dans une cuve contenant un liquide conducteur de l'électricité et en ce que la plaque de travail, qui est métallique, est reliée au pôle positif d'un générateur de courant galvanique et/ou faradique dont le pôle négatif est relié à une électrode libre qu'on peut placer dans la cuve ou contre une partie du corps du patient. 20 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de traction d'un doigt est constitué par une bague de préférence souple et élastique. 30 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de traction d'un doigt est constitué par un doigtier perméable aux liquides. 40 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le doigtier est en peau perméable aux liquides. 50 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le doigtier est en un matériau en feuille présentant de nombreuses perforations. 6e - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque de travail est isolée électriquement du bati,