Châssis pour presses de matriçage de carreaux de ciment et analogues, à cadre amovible On sait que dans les presses à carreaux de ciment et autres, on utilise des châssis à siège traversant (simple ou multiple) propre à coopérer avec un fond de fermeture; dans ce siège agit un tampon de presse après le remplissage avec les matériaux cimentaires utilisés pour former lgarticle. Normalement = du fait dexigences diverses et connues - on prévoit un cadre formant une bordure périphérique de la baie constituant le siège traversant sus-mentionné; ce cadre peut etre remplacé quand il est usé, et il est conformé pour correspondre à la forme de la plaque; en outre, le cadre est constitué de madère à faire légèrement saillie par dessous la base du châssis pour coopérer avec la surface élastique du fond Jusquici, les cadres périphériques ont été réalisés avec des éléments constitués par des lattes rectilignes soudées entre elles à leurs extrémités en contact; ceci a soulevé des problèmes dus en particulier à la soudure et aux éventuelles déformations provoquées par la chaleur de la soudure et difficilement élirinables, les lattes étant soumises à un traitement de surface pour leur conférer une dureté de surface compatible avec les exigences de resiso tance & a usure nécessaires à l'utilisation. L'invention a pour objet d'éviter la soudure, et de ce fait également les difficultés d'exécution et les couts dûs à la main-d'oeuvre spécialisée qu'il faut employer pour réaliser la soudure des lattes On évite également les rebuts dus aux déformations Pour attendre les buts indiqués ci-dessus avec un châssis pour presses de matriçage de carreaux de ciment ou similaires - comprenant une bordure périphérique formant un cadre, amovible et facilement mise en place sur le châssis, constituée par au moins quatre lattes - lesdites lattes, réalises indépendamment, sont relies au moyen de languetn tes encastrées dans des encoches externes en correspondance, constituées aux extrémités des lattes qui se raccordent au même angle. Avantageusement, les extrémités des lattes sont constituées de façon symétrique et pourvues de biseaux aplanis à 450 et en correspondance pour le montage des lattes contiguës à des châssis rectangulaires; les biseaux sont traversés par les languettes orthogonalement au plan de leur accouplement. Dans la pratique, les languettes sont sensiblement triangulaires. Le dessin représente un cadre de type traditionnel et une forme d'exécution d'un cadre selon l'invention. Sur le dessin: la Fiy. 1 représente une vue en coupe schématique locale d'un châssis à carreaux de ciment et analogues, à cadre périphérique, les Fig. 2 et 3 représentent un ensemble et un détail d'un cadre réalisé selon une technique antérieure, les Fig. 4 et 5 representent, de manière analogue aux Fig. 2 et 3, une forme d'exécution d'un cadre selon l'invention, et les Fig. 6 et 7 représentent une latte isole, selon deux vues géométriques. Si on se reporte au dessin, la Fig. 1 représente en 1 une structure de hase à laquelle est relié, au moyen d'une corniche 3, au moins un fond 5 pourvu au moins d'une épais- seur élastique sur sa surface supérieure. La référence 7 désigne un châssis comprenant au moins une baie traversante ui délimite périphériquement la cavité de matriçage d'un carreau, cette cavité étant en outre délimitée par le fond 5 qui reçoit le matériau qui est ensuite soumis à la pression d'un tampon presseur pénétrant par le haut dans la cavité indiquée. La ou les baies traversantes sont garnies d'une bordure périphérique formée par un cadre amovible, indiqué dans son ensemble par la référence 9 sur la Fig. 1. Selon la forme d'exécution connue et représentée sur les Fig. 2 et 3, le cadre 9 est constitué par quatre lattes 91 de section correspondante à celle représentée sur la Fig. 1, égales entre elles et places bout à bout comme représenté sur le dessin et en particulier sur la Fig. 3, et reliées au moyen de soudures 93, qui sont difficiles à exécuter si l'on tient compte de la nécessité d'éviter des déformations et de l'impossibilité pratique de rectifier ensuite la soudure. Les cadres du type mentionné sont généralement disposés dans des baies de la plaque 7 au moyen de languettes 10 encastrées dans des fraisages latéraux et externes des lattes et retenus par le bas par des moyens à vis 12, ou équivalents, disposés dans des sièges appropriés constitués à la partie inférieure du châssis 7. Pour éviter les inconvénients provenant de la soudure telle qu'indiquée en 93, on utilise selon l'invention (voir Fig. 4 à 7) des lattes 20 égales entre elles et caractérisées du fait qu'elles présentent à leurs extrémités des encoches 22 en correspondance et coplanaires lors de l'accouplement de lattes contiguës; ces encoches 22 servent à recevoir des languettes 24 introduites à force dans les encoches contiguës et coplanaires des lattes raccordées angulairement, pour fixer les lattes les unes aux autres et constituer ainsi le cadre sans avoir recours à des soudures. Pour assurer la résistance aux sollicitations auxquelles le cadre est soumis pendant l'opération de presse, les extrémités de chaque latte sont constituées selon des biseaux 26 inclinés de 45 , ctest-à-dire en équerre. Lors de l'accouplement, les biseaux 26 des lattes 20 viennent en contact précis entre eux et les languettes 24 d'encastrement sont alors disposées perpendiculairement au plan d'accouplement défini par les biseaux 26. Les languettes d'encastrement 24 sont en général triangulaires. Les cadres ainsi constitués sont montées de façon habituelle dans le châssis 7, avec des languettes 10 ou équiva- lentes. Le cadre réalisé comme indiqué ci-dessus présente une grande résistance aux sollicitations qu'il doit supporter pendant l'opération de presse; ces sollicitations sont dues le plus souvent à la poussée latérale provenant de la pression exercée sur le matériau pâteux poussé par le tampon de presse; cette poussée est indiquée en P sur la fig. 1. La résistance à la courbure de la latte, sensiblement dans la direction de la flèche F sur la Fig. 1, est déterminée également et en particulier par l'effet de contraste que les lattes adjacentes opèrent sur les surfaces en biseau 26 de la latte en question. Le montage à froid du cadre exclut toute difficulté de fonctionnement et toute tendance à sa déformation en raison du montage. La dureté provenant du traitement de surface qui a été effectué sur les lattes séparées est également conservée à proximité des anyles. Grâce à un usinage de précision - mais par ailleurs facile - des lattes et des encoches 22, on obtient un alignement précis des bords inférieurs des lattes qui constituent le cadre et on obtient ainsi une pénétration uniforme du cadre dans le fond élastique 5. Les mesures indiquées ci-dessus se traduisent par une réduction des coûts et une augmentation de la précision du travail, meme quand la main-d'oeuvre n'est pas spécialisée. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu a ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus sécia- lement envisagées; elles en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Châssis pour presses de matriçage de carreaux de ciment ou similaires, comprenant une bordure périphérique formant un cadre, amovible et facilement mise en place dans le châssis, constituée de plusieurs lattes, caractérisé en ce que lesdites lattes (20) réalisées indépendamment sont reliées au moyen de languettes encastrées (24) dans des encoches externes (22) en correspondance1 creusées aux extrémités de lattes venant se raccorder au meme angle. 2. Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités des lattes (20) sont de forme symétrique et pourvues de biseaux aplanis à 450 (pour châssis rectangulaires) et se raccordant lors du montage, ces biseaux étant traversés par les languettes (24) orthogonalement au plan de l'assemblage. 3. Châssis selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les languettes (24) sont sensiblement triangulaires.