La présente invention due à Messieurs Paul-Emile LAGAS SE, Benêt de HALLEUX et Pierre LOUIS, concerne un procédé de mesure de l'effort axial appliqué à au moins un corps ferromagnétique allongé, en particulier à un fil, faisceau de fils, toron, câble, profilé, appelé ci-après fil, au moyen d'un montage électromagnétique capable d'engendrer une induction magnétique dans le fil. L'invention a pour but un procédé de mesure défini cidessus qui, d'une part, ne nécessite aucun contact entre un élé- ment quelconque du montage électromagnétique et le fil et qui, d' autre part, permet d'utiliser directement le signal engendré par l'induction magnétique du fil dans un circuit élémentaire. A cet effet, conformément à l'invention, le procédé comprend, d'une part, une phase d'étalonnage et d'autre part, une phase de mesure de contrôle de l'effort axial appliqué, mises en oeuvre de façon indépendante, la phase d'étalonnage consistant en ce que l'on relève la caractéristique magnéto-élastique d'un fil étalon en appliquant audit fil, au moyen d'un circuit à solénoide inducteur disposé à proximité dufil, un champ magnétique périodique ayant une composante axiale et qui crée dans le fil une induction périodique dont la valeur de crête est suffisamment proche de l'induction de saturation pour obtenir la réversibilité de la mesure quelle que soit l'induction rémanente du fil et en mesurant dans un circuit de mesure d'étalonnage comprenant un solénoide récepteur également disposé à proximité dudit fil, la variation de l'induction magnétique du fil étalon sous l'effet dudit champ ou une autre valeur qui dépend de cette variation, en fonction des efforts axiaux d'étalonnage appliqués au fil et une phase de-mesure de contrôle consistant en ce qu'au moyen d'un montage comprenant un solénoïde inducteur et un solénoïde récepteur qui sont tous deux disposés à proximité du fil soumis à la mesure, lequel fil présente des caractéristiques physico-chimiques généralement identiques à celles du fil étalon, l'on applique au fil soumis à la mesure, au moyen dudit solénoïde inducteur, un champ magnétique périodique généralement identique au champ de la phase d'étalonnage correspondant, l'on mesure dans un circuit de mesure de contrôle comprenant ledit solénolde récepteur, la variation d'induction magnétique du fil ou une autre valeur qui dépend de cette variation et l'on extrapole-de cette valeur, sur base de la caractéristique magnéto-élastique d'étalonnage, l'in dication de l'effort axial appliqué au fil. De préférence, la variation de l'induction magnétique dans le fil étalon et dans le fil à mesurer est déterminée par une mesure de la force électromotrice et dans la description qui suit on se référera donc à une mesure d'une force électromotrice à titre de mesure de la variation de l'induction magnétique. Lorsque l'on dit que les solénoïdes sont disposés à proximité du fil, cela signifie qu'ils peuvent ou non être en contact avec le fil; suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, les solénoïdes sont disposés autour du fil, en contact ou non avec lui. L'analyse de ce procédé permet de constater qu'aussi bien pour l'étalonnage que pour la mesure de contrôle, l'on utilise un montage constitué de deux solénoïdes entourant simplement le fil, sans aucune nécessité de contact avec lui et que, d'autre part, en appliquant audit fil, au moyen du solénoïde inducteur, un champ magnétique périodique qui ne varie pas au cours de la mesure, l'on recueille dans le circuit de mesure comportant uniquement le solénoïde récepteur, un signal électrique, généralement une tension, dont la mesure donne une indication directe de l'effort axial appliqué au fil. Le courant périodique appliqué peut être, par exemple, un courant ondulé de type sinusoïdal, un courant triangulaire ou rectangulaire. De préférence, selon une forme d'exécution préférée de l'invention, le champ magnétique périodique résulte de la superposition d'une composante de champ constante et d'une composante de champ alternative et la valeur de la composante constante est assez élevée pour que l'induction magnétique dans le fil soit suffisamment proche de l'induction de saturation pour obtenir la réversibilité de la mesure quelle que soit l'inductionrémanente du fil, La réversibilité c'est-à-dire le fait que la même me sure est obtenue pour une charge déterminée aussi bien pour une mesure s'effectuant pour une charge croissante qu'une charge décroissante, constitue bien entendu un facteur important pour la précision du procédé. Dans certains utilisations du procédé selon l'invention, l'étalonnage est effectué sur le fil pour lequel on désire mesurer ultérieurement l'état des efforts qui lui sont appliqués. En outre, l'on peut avantageusement, selon l'invention, se servir des mêmes circuits inducteur et récepteur pour la phase d'étalonnage et la phase de mesure de contrôle. La présente invention trouve une utilisation particulièrement avantageuse dans la mesure des efforts axiaux appliqués à des corps tels : fils, torons, câbles ou barres profilées ou faisceaux de ces éléments, utilisés en tant qu'armatures dans les constructions en béton précontraint* Conformément à l'invention, l'on noie dans la construction le montage comprenant le so glénoïde inducteur et le solénoïde récepteur, les solénoïdes étant placés autour ou à proximité dudit fil d'armature, et les conducteurs d'alimentation, respectivement de mesure, desdits solénoî- des entant accessibles sur une face externe d'une paroi de la construction. L'on obtient ainsi un système de capteur pour mesurer les efforts résiduels de précontrainte dans les poutres, colonnes ou autres structures en béton précontraint, qui présente l'avantage par rapport aux capteurs connus d'allongement, que, d'une part, il ne nécessite pas une fixation à un élément de l'armature et que, d'autre part, il permet de mesurer même dans le cas où une partie de l'allongement élastique donné initialement à l'élément d'armature lors de la mise en tension s'est transformée en allongement plastique sous l'effet du fluage Dans cette application, l'on relève de préférence la caractéristique magnéto-élastique du fil ou du faisceau de fils d'armature pendant leur mise en tension dans la construction0 Dans ce cas, la phase d'étalonnage a lieu in situ, au moyen des mêmes circuits inducteur et récepteur que ceux qui servent à la phase de mesure intervenant en des périodes ultérieures lorsque l'on désire contrôler l'état de la construction, Lorsque le corps ferromagnétique soumis à la mesure comprend plusieurs éléments disposés les uns à l'intérieur des autres, par exemple lorsqu'il est constitué par un faisceau de câbles ou de torons, et que l'on désire contrôler séparément l'état des efforts axiaux dans les éléments successifs du corps composite, le procédé selon l'invention prévoit que, tant au cours de l'étalonnage qu'au cours de la mesure de controle,l'on fait varier la composante constante du champ magnétique inducteur et l'on établit plusieurs courbes magnéto-élastiques correspondant chacune à une valeur déterminée de la composante constante du champ magnétique, choisie pour que l'induction magnétique dans les élé- ments successifs du corps ferromagnétique composite soit proche de l'induction de saturation0 L'invention concerne également un montage ferromagnétique destiné à la mise en oeuvre du procédé qui constitue le premier objet de l'invention0 Ce montage comprend un circuit à solénoïde inducteur et un circuit à solénoïde récepteur, les deux solénoïdes étant couplés, et il est caractérisé en ce que les solénoïdes sont montés à l'intérieur d'un blindage en matériau ferromagnétique.Ce blindage a notamment pour fonction de réduire l'influence sur la mesure, des masses magnétiques placées à proximité du montage D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description donnée ci-après à titre non limitatif, d'un exemple de mise en oeuvre de llinvention, avec référence aux dessins dans lesquels - La figure 1 représente un montage électromagnétique utilisé dans le procédé de mesure selon l'invention. - La figure 2 représente plusieurs caractéristiques magnéto élastiques d'un fil en acier, ces caractéristiques correspon dant à des valeurs différentes de la composante de champ cons tante. - Les figures 3a et 3b illustrent, sur base d'une courbe d'allon gement en fonction de la contrainte, d'un fil d'acier et de la caractéristique magnéto-élastique correspondante, l'applicabi- lité du procédé selon l'invention dans le domaine plastique des déformations du fil. - Les figures 4 et 5 représentent schématiquement une portion d'extrémité d'une poutre en béton précontraint munie d'un mon tage de mesure selon l'invention, respectivement pendant la mise en tension mécanique de l'armature et dans un état où la poutre est achevée. Le procédé de mesure selon l'invention est basé sur le phénomène bien connu suivant lequel les propriétés magnétiques d'un corps se modifient en fonction des contraintes mécaniques qu'il subit, Ce procédé fait appel à un montage électromagnétique du type représenté à la figure 1 Celui-ci comprend un solénoïde inducteur 1 alimenté par un courant ondulé I (t) à partir d'une source d'alimentation 24 Le courant ondulé résulte de la superposition d'un courant continu dont l'intensité est Io et d'un courant alternatif Im sin wt. Le montage électromagnétique comprend en outre un solénoïde récepteur 2 fixé au solénoïde inducteur 1 et raccordé par des conducteurs 3 à un appareil de mesure 4 qui est généralement un voltmètre.Conformément à l'invention, les solénoïdes 1 et 2 sont montés à l'intérieur d'un blindage en matériau ferromagnétique, constitué par exemple par une gaine en fer doux 14. Le corps en matériau ferromagnétique dont l'on désire mesurer l'effort axial auquel il est soumis peut autre quelconque à condition qu'il puisse passer par le canal 5 formé à l'intérieur du solénoïde récepteur 2, lorsque, ainsi que l'illustre l'exemple de réalisation décrit, les solénoïdes entourent le corps en matériau ferromagnétique 6 soumis à la mesure; dans une variante de mise en oeuvre de l'invention, les solénoïdes peuvent être disposés à côté du corps ferromagnétique 6, en contact ou non. Le corps ferromagnétique 6 peut être constitué par un fil, un toron, un câble ou un faisceau de ces éléments ainsi que par tout profilé. Il peut en outre être disposé dans une gaine, comme on le verra plus loin. L'on parlera dans la suite de la description d'un fil tel que celui représenté en 6 à la figure 1 sans que ce terme ne puisse limiter l'invention. Sous l'effet du champ magnétique ondulé à composante axiale engendré par la passage du -courant ondulé dans la bobine inductrice 1 et de l'induction magnétique, également ondulee, dans le fil 6 qui en résulte, une force électromotrice est engendrée dans la bobine réceptrice 2 et elle est, conformément à l'invention, mesurée dans un appareil de mesure de la tension électrique, par exemple dans un voltmètre 4, pour des valeurs variables de l'effort axial P appliqué au fil 6.Sur base de ces mesures, l'on établit, conformément à une première phase du procédé selon l'invention, la caractéristique magnéto-élastique du fil, c'est-adire les valeurs de la tension électrique engendrée dans la bobine réceptrice en fonction es efforts appliqués au fil La figure 2 représente plusieurs courbes magnétoélastiques 7 à 10 établies sur des fils d'acier, de composition suivante, très voisine de la composition eutectode, présentant un diamètre de 7 mm % C % Si % In % P % S env. 0,830 env. 0,6 env. 0,6 env. 0,2 env. 0,2 Ces fils ont subi, après patentage, une réduction de section de 70 % par tréfilage, puis un traitement thermique d'une durée de quelques secondes sous tension mécanique à la températu re de 3800C, provoquant un allongement plastique inférieur à 1 t. Les courbes 7 à 10 ont toutes été établies pour une valeur constante de la composante alternative du champ magnétique, s'élevant dans le cas considéré à 68 Oersteds et une fréquence également constante s'élevant à 60 Hertz. L'on a par contre fait varier la composante constante du champ magnétique inducteur. L'on constate que les courbes magnéto-élastiques ne présentent pas de réversibilité ni ae linéarité pour des valeurs fai bles de la composante constante du champ (courbes 7 et 8); il faut donc, conformément à l'invention, fixer la composante constante du champ magnétique à une valeur élevée (de l'ordre de 340 Oe au moins pour le cas considéré) de nature à correspondre à un régime proche de la saturation magnétique du fil d'acier. Outre l'avantage de réversibilité résultant du tra vail à un régime proche de celui de la saturation, l'on constate celui a'une linéarité de la caractéristique ainsi que d'une sen sibilité satisfaisante. De plus, l'emploid'un cp magnétisant élevé réduit fortement les perturbations engendrées par les mas ses ferromagnétiques placées à proximité du dispositif de mesure et il efface le passé magnétique du fil, ce qui supprime la néces sité de devoir démagnétiser. Une réduction sensible des perturbations qui pourraient être engendrées par les masses ferroma gnétiques avoisinantes est en outre apportée par le blindage 14. En ce qui concerne le choix de l'amplitude et de la fréquence d'oscillation de la composante alternative du champ magnétisant, il convient de noter que la force électro-motri ce induite dans le bobinage recepteur est proportionnelle à la dérivée par rapport au temps, du flux qui coupe la section du solénoïde récepteur 2. Le niveau de puissance de la force élec tro-motrice induite peut donc être ajusté, notamment par le choix de l'amplitude et de la fréquence de la composante alternative. On doit toutefois veiller à limiter les valeurs de ces deux paramètres pour éviter l'isolation magnétique de la partie centrale du fil d'acier par les courants de Foucault. Généralement,l'on ne dépasse pas une fréquence de 100 Hz. L'on a montré aux figures 3a et 3b que la caractéris- tique magnéto-élastique- peut être établie également dans le domaine des déformations plastiques du fil d'acier. A la figure 3a, l'on a porté sur l'ordonnée de gauche la contrainte et sur l'ordonnée de droite la force électromotrice engendrée dans la bobine réceptrice 2 du montage selon la figure 1, tandis que l'abscisse porteles valeurs en pourcents, de l'allongement relatif du fil d'acier 6 soumis à la tension mécanique qui, en l'occurence, est un fil d'acier doux à 0,15 % de C.L'on constate que l'allure de la variation de la force électromotrice en fonction de l'allongement est exactement semblable à l'allure de la variation de la contrainte par rapport à l'allongement relatif ceci signifie qu'il existe une relation linéaire, représentée à la figure 3b, entre la variation de la force électromotrice et la contrainte, indépendamment du fait que l'on se trouve dans le domaine de la déformation élastique ou de la déformation plastique de la structure en matériau magnétique testée. Aux points a,b,c, de la courbe contrainte/allongement de la figure 3a, correspondent les points a,b,c, de la caractéristique magnéto-élastique de la figure 3b. Comme cela a déjà été exposé, le procédé de mesure selon l'invention comprend une première phase que nous appellerons la phase d'étalonnage et qui consiste à établir, dans les conditions que nous venons d'évoquer, et au moyen du montage selon la figure 1, la caractéristique magnéto-élastique du fil 6; celle-ci présente une allure généralement du type des caractéristiques 9 ou 10 de la figure 2. La deuxième phase du procédé selon l'invention, consiste à se servir de la caractéristique magnéto-élastique ainsi établie pour contrôler l'effort axial dans un fil présentant des caractéristiques physico-chimiques généralement identiques à celles du fil qui a servi à établir ladite caractéristique. L'on se sert d'un montage électromagnétique généralement identique à celui qui a servi à 11 étalonnage, que l'on place de la même manière qu'au cours de l'étalonnage par rapport au fil à contrôler, et l'on extrapole de la valeur de la force électromotrice induite, sur base de la caractéristique électromagnétique d'étalonnage, l'indication de l'effort axial appliqué au fil contrôler. Deux cas peuvent en général se présenter. Le premier correspond à celui où le fil servant à l'étalonnage n'est pas le même que le fil dont on contrôle ultérieurement l'état de contrainte; le montage électromagnétique est le même ou non. Cette situation se présente par exemple lorsqu'un laboratoire établit des caractéristiques magnéto-élastiques, sur base d'échantillons ferromagnétiques, de différentes structures destinées à servir ou a être manipulées en des endroits divers ou l'on fait appel aux caractéristiques magnéto-élastiques ainsi établies pour con trôler leur état de tension mécanique. L'on parle alors de fils étalons utilisés pendant l'étalonnage et de fils soumis à la mesure au cours d'une phase de mesure in situ. Le second cas d'application du procédé selon l'invention, est celui où le fil d'étalonnage et le fil soumis à la mesure de contrôle sont les mêmes. Dans cette éventualité, généralement, c'est le même montage électromagnétique qui sert à l'é- talonnage et à la mesure de contrôle. Une variante de mise en oeuvre de l'invention concerne le cas ou l'on désire contrôler séparément l'état des efforts axiaux dans les éléments successifs d'un corps ferromagnétique composite tel qu'un faisceau de fils, de torons ou tout ensemble d'au moins deux éléments disposes l'un à l'intérieur de l'autre. Dans ce cas, conformément à l'invention, tant au cours de l'étalonnage qu'au cours de la mesure de contrôle, l'on fait varier la composante constante du champ magnétique inducteur et l'on établit plusieurs courbes magnéto-élastiques correspondant chacune à une valeur déterminée de la composante constante du champ magnétique, choisie pour que l'induction magnétique dans les éléments successifs du corps ferromagnétique composite soit proche de l'induction de saturation. L'on peut ainsi analyser dans les conditions de champ magnétique optimum, les états de tension mécaniques des éléments individuels d'un corps ferromagnétique composite. Une application préférée du procédé selon l'invention dans laquelle c'est le même montage électromagnétique qui sert à l'étalonnage et à la mesure de contrôle, permet de mesurer l'effort axial appliqué à une armature dans une construction en béton précontraint; elle sera décrite ci-après avec référence aux fi gurus 4 et 5. L'on y a représenté la portion d'extrémité de droite d'une poutre 11 en béton, munie d'une gaine 12, à l'intérieur de laquelle est disposé un faisceau 13 de fils d'armature en acier. La gaine 12 s'emmanche dans une pièce creuse de répartition 15 sur laquelle est fixée une tête femelle d'ancrage de clavettes 16 disposée sur la face frontale de la poutre 11; la tête 16 est munie de canalisations à profil tronconique 17 traversées par les fils d'armature 13, lesquels sont associés à des clavettes coniques 18.Les éléments que nous venons de décrire sont bien connus et ils ont pour but de permettre la mise en contrainte du béton de la poutre au moyen d'un dispositif de vérin hydraulique dont seule la partie qui prend appui contre la poutre est représentée et porte la référence 19. Ce dispositif de vérin applique une tension mécanique aux fils d'armature qui se bloquent dans l'état de tension qui leur est ainsi donné par le coincement des clavettes 18 dans la tête femelle 16. Le dispositif de vérin 19 est ensuite enlevé et, comme on le voit à la figure 5, l'on injecte du mortier dans la gaine 12,- en 20. Conformément à l'invention, l'on dispose autour de la gaine 12 et l'on noie dans le béton un montage électromagnétique 21 du type représenté à la figure 1, en veillant à rendre accessible sur la face frontale de la poutre 11, au moyen d'une gaine 22 et d'une boite de connection 23, les conducteurs d'alimentation du solénoïde inducteur 1 et les conducteurs 3 de mesure du solénoïde récepteur 2. L'on relève la caractéristique magnétoélastique du faisceau 13 des fils d'armature pendant leur mise sous tension mécanique axiale au moyen du vérin 19, ce qui correspond à la phase d'étalonnage du procédé selon l'invention. L'on peut, en toute période ultérieure, contrôler les efforts axiaux subsistant dans les fils d'armature, en reproduisant dans le montage 21 les conditions électromagnétiques de la mesure d'étalonnage et en extrapolant de l'indication de tension electri- que induite, sur base de la caractéristique magnéto-élastique, la valeur de l'effort axial existant. Si les conditions de température pendant l'étalonnage et la mesure de contrôle sont sensiblement différentes, l'on a intérêt à tenir compte des variations qui en résultent dans les caractéristiques magnéto-élastiques. Cela peut être effectué par exemple en réalisant au moins un étalonnage à plusieurs températures aux fins de connaître le coefficient de correction thermique qu'il convient d'apporter lors de la mesure de contrôle. Dans le cas où le montage électromagnétique est noyé, l'on peut noyer à proximité des thermocouples de manière à connaitre la température dans la zone de contrôle. Un autre domaine d'application avantageuse du procédé selon l'invention est celui du tréfilage où l'effort de la traction durant le tréfilage ou durant un traitement thermique sous tension mécanique peut être mesuré pendant que le fil avance, et comparé à la valeur désirée établie au cours d'une phase d'étalonnage. I1 doit être entendu que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et que bien des variantes et modifications accessibles à l'homme de l'art peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure de l'effort axial appliqué à au moins un corps ferromagnétique allongé, en particulier à un fil, faisceau de fils, toron, câble, profilé, appelé ci-après fil, au moyen d'un montage électromagnétique capable d'engendrer une induction magnétique dans le fil, caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part, une phase d'étalonnage et, d'autre part, une phase de mesure de contrôle de l'effort axial appliqué, mises en oeuvre de façon indépendante, la phase d'étalonnage consistant en ce que l'on relève la caractéristique magnéto-élastique d'un fil étalon en appliquant audit fil, au moyen d'un circuit à solénoïde inducteur disposé à proximité du fil, un champ magnétique périodique ayant une composante axiale et qui crée dans le fil une induction périodique dont la valeur de crête est suffisamment proche de 1' induction de saturation pour obtenir la réversibilité de la mesure quelle que soit l'induction remanente du fil et en mesurant dans un circuit de mesure d'étalonnage comprenant un solénoïde récepteur également disposé à proximité dudit fil, la variation de l'induction magnétique du fil étalon sous l'effet dudit champ ou une autre valeur qui dépend de cette variation en fonction des efforts axiaux d'étalonnage appliqués au fil, et une phase de mesure de contrôle consistant en ce qu'au moyen d'un montage comprenant un solénoïde inducteur et un solénoïde récepteur qui sont tous deux disposés à proximité du fil soumis à la mesure, lequel fil présente des caractéristiques physico-chimiques généralement identiques à celles du fil étalon, l'on applique au fil soumis à la mesure, au moyen dudit solénoïde inducteur, un champ magnétique périodique généralement identique au champ de la phase d'éta- lonnage correspondant, l'on mesure dans un circuit de mesure de contrôle comprenant ledit solénoïde récepteur, la variation d'induction magnétique du fil ou une autre valeur qui dépend de cette variation et l'on extrapole de cette valeur, sur base de la carac téristique magnéto-élastique d'étalonnage, l'indication de l'effort axial appliqué au fil. 2. Procédé de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que le champ magnétique périodique résulte de la superposition d'une composante de champ constante et d'une composante de champ alternative et en ce que la valeur de la composante consante est assez élevée pour que l'induction magnétique dans le fil soit suffisamment proche de l'induction de saturation pour obtenir la réversibilité de la mesure quelle que soit l'induction rémanente du fil. 3. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la composante de champ alternative présente une fréquence inférieure à 100 Hz. 4. Procédé de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'étalonnage est effectué sur le fil dont on désire contrôler ultérieurement l'état des efforts qui lui sont appliqués. 5. Procédé de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on se sert des mêmes circuits inducteur et récepteur pour la phase d'étalonnage et la phase de mesure de contrôle. 6. Procédé de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les solénoïdes inducteur et récepteur sont disposés autour du fil. 7. Procédé de mesure selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que, pour mesurer l'effort axial appliqué à un fil d'armature dans une construction en béton précontraint ou en béton armé ,l'on noie dans la construction le montage comprenant le solénoïde inducteur et le solénoi- de récepteur, les solénoïdes étant placés à proximité et de préférence autour dudit fil d'armature, et les conducteurs d'alimentation, respectivement de mesure, desdits solénoïdes étant accessibles sur une face externe d'une paroi de la construction. 8. Procédé de mesure selon la revendication 7 et les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que l'on relève la caractéristique magnéto-élastique du fil d'armature pendant sa mise en tension mécanique dans la construction. 9. Procédé de mesure selon l'une ou l'autre des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que l'on mesure simultanément l'effort axial appliqué à l'ensemble des fils d'armature d'un faisceau de fils d'armature placés dans une gaine noyée dans la construction en béton. 10. Procédé de mesure selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'on dispose le montage électromagnétique autour de la gaine. 11. Procédé de mesure selon l'une quelconque des revendications 2 à lo, caractérisé en ce que, lorsqu'il est appliqué à un corps ferromagnétique composite comprenant plusieurs éléments disposés les uns à l'intérieur des autres et dont on désire connaitre séparément l'état des efforts axiaux, tant au cours de l'étalonnage qu'au cours de la mesure de contrôle, l'on fait varier la composante constante du champ magnétique inducteur et l'on établit plusieurs courbes magnéto-élastiques correspondant chacune à une valeur déterminée de la composante constante du champ magnétique, choisie pour que l'induction magnétique dans les éléments successifs du corps ferromagnétique composite soit suffisamment proche de l'induction de saturation pour obtenir la réversibilité de la mesure quelle que soit l'induction rémanente du fil. 12. Montage électromagnétique pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, comprenant un circuit à solénoïde inducteur et un circuit à solénoïde récepteur, les deux solénoïdes étant couplés, caractérisé en ce qu'ils sont montés à l'intérieur d'un blindage en materiau ferromagnétique.