La présente invention a pour objet un dispositif de recherche in-vitro de la sensibilité d'un micro-organisme vis-à-vis d'antibiotiques. Dans de nombreux cas, et notamment dans le cas de maladies infectieuses, il est nécessaire de procéder à des analyses avant de prescrire un traitement thérapeutique. Dans un premier temps, il faut, à partir d'un prélèvement identifier et isoler le micro-organisme qui est à l'origine du trouble constaté, Il faut ensuite rechercher la sensibilitb de ce micro-organisme vis-å-vis de plusieurs antibiotiques, afin d'en déduire quelle est la thérapeutique à mettre en oeuvre in-vivo. Généralement, le micro-organisme est mis en présence d'un certain nombre d'antibiotiques (de 6 à 20), à des doses dXtermi- nées, afin de dSterminer quels sont les antibiotiques qui tuent ou empêchent la prolifération du micro-organisme. Le micro-organisme est dit sensible à ces antibiotiques. Il existe plusieurs techniques de recherches de la sensibilitS d'un micro-organisme vis-a-vis d'antibiotiques. Une premiers solution consiste à préparer pour chaque antibiotique, des solutions de concentrations différentes, dont chacune est déposée dans un tube à essais. Si le micro-organisme est très sensible a un antibiotique considéré, il ne proligêrera que dans le tube témoin. Si, au contraire, cet antibiotique est sans action sur le micro-organisme, celui-ci proliferera dans tous les tubes. Très souvent, un antibiotique est actif vis-a-vis d'un micro-organisme à partir d'une certaine concentration.Il est donc possible de déterminer visuellement quelle est la concentration minimum inhibitrice, ceci donnant une première indication thérapeutique, car il faut, bien entendu, tenir compte des phénomènes de compatibilite de l'organisme vis-à-vis de telle ou telle concentration d'antibiotique. La technique ci-dessus est très peu usitée du fait qu'elle est difficile à mettre en oeuvre et qu'elle ne peut être réalisée que par l'opérateur lui-même, sans possibilité de préparation industrielle prealable des tubes à essais. Une autre technique consiste à utiliser des botes de Pétri contenant une gelose. Une certaine quantité de micro-organismes est déposez sur la totalité de la surface de la gelose. I1 est ensuite procédé à la mise en place sur celle-ci, et à intervalles réguliers, d'un certain nombre de disques contenant chacun un antibiotique. Les antibiotiques vont diffuser dans la gelose, à partir des disques, la concentration maximale étant obtenue au milieu du disque et la concentration minimale étant obtenue à la limite de la zone où s'effectue la migration. En ce qui concerne le dépôt des disques sur la gelose, il convient que les intervalles entre disques soient tels que les zones de diffusion n'interfèrent pas. Au bout d'un certain temps, on voit les micro -organismes proliférer dans certaines zones de diffusion correspondant à certains disques et pas dans d'autres zones. Dans les zones où il y a prolifération de micro-organismes, on considère qutil n'y a pas de sensibilitó de ceux-ci vis-à-vis des antibiotiques, tandis qu'inversement, dans les zones où ne se produit pas de prolifération des micro-organismes on considAre que ceux-ci sont sensibles aux antibiotiques. Pour chaque disque, il est procédé à un étalonnage permettant de déterminer la concentration d'antibiotiques en fonction de la distance au centre du disque. De ce fait, la lecture du diamètre du cercle autour du disque à l'intérieur duquel il s'y a pas de prolifération de micro-organismes, permet de déduire quelles sont les concentrations d'antibiotiques pour lesquelles le microorganisme est résistant ou sensible. Cette méthode présente l'avantage d'être simple, rapide et peu conteuse. Bulle présente l'inconvénient d'être peu standardisée donc peu précise, En outre, se pose le problème de la regalarité de la diffusion des antibiotiques qui est fonction de l'paisseur et de la nature du milieu gélosé. Il faut, en effet, considérer que certains antibiotiques peuvent avoir une diffusion très faible, par exemple de l'ordre de 2 mm, rendant difficile la lecture du résultat et par suite la Justesse de celui-ci. Une autre technique consiste à préparer une solution d'un antibiotique dont la concentration est unique. Après y avoir ajouté le micro-organisme intéressant, il est procédé a des mesures de densité optique qui sont, selon les cas, effectuées soit ponctuellement, soit en continu pendant un temps déterminé il est possible d'en dsduire la sensibilité d'un micro-organisme vis-à-vis d'un antibiotique déterminé. Cette méthode présente l'intérêt d'être précise. Elle présente, néanmoins, l'inconvénient d'être longue à mettre en oeuvre et de nécessiter nn matériel sophistiqué d'un prix de revient élevé tant à l'achat qu'a l'utilisation. Le dispositif selon l'invention repose sur le principe qu'il est possible d'obtenir des résultats intéressants de sensibilité en utilisant deux concentrations seulement de chaque antibiotique. Ces deux concentrations sont déterminées empiriquement puisqu' elles correspondent aux concentrations limites observés dans l'organisme après le traitement envisage, Dans la mesure où le micro-organisme prolifère dans l'antibiotique aux deux concentrations envisagEes, on considère que celui-ci est résistant à cet antibiotique. Si le micro- organisme continue à proliférer pour la plus faible concentration, mais ne prolifère plus ou est détruit pour la concentration la plus élevée en un antibiotique donne, le micro-organisme est dit "limite" vis-a-vis de cet antibiotique. Si le micro-organisme ne prolifère pas pour l'une et l'autre des concentrations de l'antibiotique considér4, il est dit sensible à celui-ci. Il est bien évident que, pour un traitement, on ne retiendra que les antibiotiques vis-à-vis desquels le micro-organisme isolé est sensible. En ontre, d'autres critères de compatibilité avec l'organisme humain sont à prendre en compte avant de fixer un choix définitif sur tel ou tel antibiotique. Le dispositif selon l'invention, qui met en oeuvre la derniere technique5 citée, est constitue par une boite dont le fond présente un compartiment destiné à recevoir une plaquette de matière synthétique dans laquelle sont managées une pluralité de tubes à essais, chaque paire de tubes contenant un antibiotique sous forme desséchée à deux concentrations différentes et au moins un autre compartiment destiné à recevoir une plaquette dans laquelle est ménagée une paire de tubes contenant un autre antibiotique à deux concentrations différentes, Les antibiotiques sont déposés de façon industrielle dans les différents tubes et desséchés. Ils ne risquent absolument pas de souffrir pendant leur transport. La tâche de l'utilisateur est extrêmement simple, puisqu'il suffit a celui-ci de déposer une goutte de solution contenant le micro-organisme intéressant dans chaque tube. Il est bien évident que, dans la mesure où 1'opérateur désire tester des antibiotiques non contenus dans la plaquette de base, il peut déposer des plaquettes contenant ceux-ci dans les compartiments annexes. Ce dispositif présente l'intérat d'être d'une grande simplicité de mise en oeuvre. Du fait qu'il s'agit de solutions d'antibiotiques desséchés sur un support non absorbant, ceux-ci sont utilisés dans des conditions optimales. La lecture du résultat est uniquement visuelle et se fait par rapport à une paire de tubes à essais contenant une solution de référence. Il ntest donc pas nécessaire dans ce cas d'effectuer de mesures de diamètre, ni d'interpréter une abaque comme tel est le cas dans la méthode utilisant un milieu gelose'. Par rapport aux appareils automatiques, ce dispositif présente l'intérêt autre trés scono- mique et de ne pas nécessiter de systèmes optiques de lecture et d'interprétation. Avantageusement, le fond de la boîte comporte un autre compartiment destiné a recevoir une certaine quantité d'eau visant à assurer des conditions hygrométriques satisfaisantes pendant la réaction. Ceci évite que les produits ne se dessèchent au cours de la réaction, ce qui empêcherait celle-ci d'arriver à a terme. En outre, la hauteur des cloisonnements séparant les différents compartiments est inférieure à la hauteur du bord périphérique de la boite, sur lequel est emboîté le couvercle. Cette caractéristique a notamment pour but de permettre le maintien d'un mAme degré hygrométrique à l'intérieur de toute la boite. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette boîte Figure 1 en est une vue de dessus, sans couvercle Figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de figure 1, la boîte étant fermée. Le dispositif selon l'invention comporte une boîte en matière synthétique, de préférence obtenue par thermoformage comportant un fond 2 délimité par un bord périphérique 3 et sur lequel peut être emboîté un couvercle 4 . Dans le fond de la boîte sont ména gés un certain nombre de compartiments séparés par des cloisonnements 5 de hauteur inférieure à celle-du bord périphérique 3. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, cette boîte comporte quatre compartiments, à savoir - un compartiment 6 correspondant à la majorité de la surface du fond destiné a recevoir une plaquette 7 en matière synthétique, dans laquelle sont ménagées une pluralité de paires de tubes à essais 8, - deux compartiments 9 et 10 adjacents au compartiment 6 et destinés s chacun à recevoir une petite plaquette dans laquelle est ménagée une paire de tubes à essais 8 - et un compartiment 12 destine à recevoir une certaine quantité d'eau visant à assurer des conditions hygromtriques satisfaisantes pendant la durée de la réaction. Chaque paire de tubes à essais contient un antibiotique à deux concentrations différentes, sauf, avantageusement, la première paire de tubes à essais qui est destinée à recevoir la seule solution contenant le micro-organisme considéré, ceci afin de former tubes de référence. En regard de chaque paire de tubes , est prévu un symbolisme 13 d'identification de l'antibiotique contenu dans la paire de tubes considérée. Dans la mesure où les antibiotiques déposés dans les tubes appartenant à la plaquette principale déposée dans le compartiment; 6 sont insuffisants, il est possible de rajouter une petite plaquette contenant cet antibiotique dans l'un des compartiments 9 ou 10. L'opérateur n'a qutà déposer une goutte de solution contenant les micro-organismes dans chaque tube, A remplir d'eau le compartiment 12 et à fermer la boite avec le couvercle 4 pendant la durée de réaction. La lecture d résultats est faite instantanément et visuellement par comparaison de l'e'tat des différents tubes avec celui du tube de référence. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas A la seule forme d'exécution de ce dispositif décrite ci-dessus à titre d'exemple t elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif e recherche in-vitro de la sensibilité d'un micro-organisme vis-à-vis d'antibiotiques, caractérisé en ce qu'il est constitué par une boîte dont le fond présente un compartiment destiné à recevoir une plaquette de matière synthéti- que dans laquelle sont managées une pluralité de tubes à essais, chaque paire de tubes contenant un antibiotique sous forme desséchée à deux concentrations différentes et au moins un autre compartiment destiné à recevoir une plaquette dans laquelle est ménagée une paire de tubes contenant un autre antibiotique à deux concentrations différentes. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fond de la boîte comporte un autre compartiment destiné à recevoir une certaine quantité d'eau visant à assurer des conditions hygrométriques satisfaisantes pendant la réaction. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications t et 2, caractérisé en ce que la hauteur des cloisonnements séparant les différents compartiments est inférieure à la hauteur du bord périphérique de la boite, sur lequel est emboîté le couvercle.