SYSTEME ENREGISTREUR DE PERTURBATIONS La présente invention concerne des systèmes enregistreurs de perturbations encore appelés perturbographes ou enregistreurs de signaux aléatoires Ces dispositifs présentent deux modes de fonc- tionnement caractéristiques, un mode de veille pendànt lequel seule une surveillance des signaux électriques d'entrée est effectuée, et un mode d'enregistrement pendant lequel les signaux électriques d'entrée sont effectivement enregistrés Le début de l'enregis- trement se situe généralement quelques dixièmes de seconde avant l'apparition de la perturbation, pour permettre ultérieurement d'en connaître complètement l'historique. Il existe deux types principaux de perturbographe, les enregis- treurs électromécaniques et électroniques L'invention est relative à une solution électronique. Selon un premier mode de réalisation connu entrant dans cette catégorie, un dispositif électronique produisant un retard est inséré en amont du dispositif -d'écriture sur papier, lequel utilise des galvanomètres optiques, une lampe halogène et un papier photosen- sible Pour cela, les signaux électriques d'entrée, après avoir subi une conversion analogique/numérique, traversent le dispositif de retard, ou mémoire de pré-déclenchement, constitué à l'aide d'un registre à décalage, et sont reconvertis ensuite en signaux analo- giques pour être appliqués aux galvanomètres Cette solution pré- sente divers inconvénients dus essentiellement aux dispositifs d'écri- ture utilisés Les galvanomètres à lampes halogènes sont d'un coût élevé et le fait qu'ils soient constamment alimentés nuit à leur fiabilité De plus, la nécessité de venir périodiquement remplacer le rouleau de papier utilisé conduit à un coût d'exploitation élevé. Enfin, le papier photosensible du dispositif d'écriture présente une mauvaise durée de vie en stockage, avant et après utilisation. Selon une deuxième solution connue, certains de ces inconvé- nients sont évités en utilisant un dispositif d'écriture conventionnel à stylets, donc de coût réduit, dont le papier présente une bonne durée de vie L'enregistreur à stylets présente toutefois une bande passante réduite, de l'ordre de 30 hertz au plus, et pour reproduire des signaux de fréquence supérieure il est prévu un dispositif de ralentissement des signaux pour les rendre compatibles avec l'enre- gistreur à stylets Ce dispositif est constitué par une mémoire électronique état solide, qui est insérée entre le registre à décalage, c'est-à-dire la mémoire de pré-déclenchement, et des circuits de reconversion numérique/analogique Un inconvénient du dispositif d'écriture à stylets, est la difficulté à reproduire de manière simple, en même temps que les signaux d'entrée, l'information de date qui est nécessaire pour l'exploitation des enregistrements. Les deux solutions considérées présentent en outre deux défauts importants Le premier est la nécessité de remplacement systématique du rouleau de papier Le second défaut est le manque de souplesse du suppor t de l'information, un diagramme sur papier se prêtant difficilement à une analyse et à une exploitation numérique automatiques n'utilisant pas l'opérateur humain. Une troisième solution qui évite les inconvénients précités est décrite dans la demande de brevet français publiée sous le NI 2 429 998 Les signaux d'entrée utiles sont enregistrés sur une mémoire magnétique à disque souple insérée entre le registre à décalage constituant la mémoire dite de pré-déclenchement et les circuits de conversion numérique/analogique précédant un enregistreur sur papier La capacité de la mémoire à disque est équivalente à plusieurs rouleaux de papier La taille de cette mémoire permet donc de réduire considérablement la fréquence de relevé des rou- leaux de papier Si le dispositif d'écriture est réalisé sous forme amovible, l'opérateur peut de transporter avec lui et reproduire sur le papier les enregistrements de jour de sa visite. Les inconvénients de cette dernière solution électronique résident principalement dans le type de mémoire utilisé, mémoire qui fait partie intégrante de la chaîne d'enregistrement Pour certaines applications, comme la surveillance des lignes de transport d'énergie électrique dans les pays à climat tropical, les caractéris- tiques des disques souples (gamme de température d'utilisation de 5 à 450 C, humidité relative tolérable allant de 20 à 80 %) peuvent s'avérer insuffisantes De plus, une panne de la mémoire à disque souple entraîne automatiquement une panne de l'enregistreur qui n'est dès lors plus apte à recueillir de nouvelles informations. Un but de la présente invention est de réaliser un système enregistreur de perturbations qui élimine les inconvénients des solu- tions précédentes, tout en offrant les avantages de chacune d'elles; en particulier, le système utilise une mémoire tampon de capacité assez élevée qui peut travailler en combinaison avec un dispositif d'écriture économique, autorisant des inscriptions tant alpha-numé- riques (datation et identification) que graphiques, sur un papier stable avant et après utilisation. En outre le système apporte, comme on pourra s'en rendre compte dans la description ultérieure, des avantages spécifiques dont les principaux sont: programmabilité des caractéristiques, transmission aisée à distance des informations et compatibilité avec des moyens automatiques d'analyse et d'exploitation numérique, flexibilité poussée permettant des combinaisons avec des modules périphériques performants, grande fiabilité due à l'utilisation des composants statiques et de faible comsommation électrique en période de veille. Selon un objet de l'invention, il est réalisé un système enregis- treur comportant une partie fixe, dite enregistreur de perturbations, installée sur un lieu d'enregistrement et aménagée pour recevoir des signaux électriques à surveiller et enregistrer les perturbations, une partie complémentaire distincte comportant des moyens d'exploi- tation des informations enregistrées, et des moyens de liaisons électriques entre les deux parties, l'enregistreur de perturbations comportant, connectés en série, des moyens de réception et d'adap- tation des signaux électriques d'entrée, des moyens de conversion analogique/numérique et de multiplexage, une première mémoire dite de prédéclenchement pour produire un retard, et une seconde mémoire pour l'enregistrement des perturbations, l'enregistreur comportant en outre, des, moyens de détection des perturbations alimentés par les moyens de réception et d'adaptation, un dispositif horodateur, des moyens de commande et de gestion dotés d'une unité centrale pour contrôler les moyens de conversion et de multiplexage et pour commander l'enregistrement dans la deuxième mémoire, et des circuits générateurs de signaux auxiliaires, ledit système étant caractérisé en oe que la seconde mémoire est une mémoire tampon à semiconducteurs de capacité déterminée pour un stockage de données à transmettre ultérieurement à la partie exploitation, ledit enregistreur de perturbations comportant en outre des moyens d'alimentation séparée pour alimenter la mémoire tampon et le générateur de signaux auxiliaires uniquement lors de perturbations, des moyens de dialogue et de programmation sous forme d'un dispositif amovible, des circuits interfaces numériques constituant lesdits moyens de liaison entre d'une part, l'enregistreur et -les moyens d'exploitation et entre d'autre part, l'enregistreur et le dispositif de dialogue et de programmation. Les particularités de la présente invention apparaîtront dans la description qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif à l'aide des figures annexées qui représentent: la figure 1, un diagramme synoptique d'un système enregis- treur de perturbation conforme à la présente invention; les figures 2 à 5, des diagrammes relatifs à différents modes de réalisation modulaire d'un système enregistreur de perturbations selon l'invention. Un système enregistreur de perturbations conforme à l'inven- tion combine plusieurs ensembles ou modules qui peuvent être divisés en: une première partie installée à poste fixe sur un lieu d'enregis- trement Cette partie fixe constitue un module de base ou enregis- treur de perturbations EP donc la fonction est de surveiller les signaux électriques d'entrée et enregistrer les perturbations éven- tuelles dans une mémoire état solide formant mémoire tampon; une seconde partie qui peut être installée à proximité de l'enregis- treur EP, ou bien à distance de celui-ci; cette dernière formule peut notamment répondre à un traitement centralisé de plusieurs enregistreurs de perturbations EP Cette seconde partie référencée EX peut être réalisée de diverses manières et est constituée essentiellement par des moyens d'exploitation des données enre- gistrées dans le module EP La partie exploitation EX peut être réalisée à l'aide d'une imprimante IP sur papier, ou comporter une unité mémoire UM comme on verra dans ce qui suit. En se reportant à la figure 1, le système enregistreur de perturbations est représenté par ses composants essentiels, l'enre- gistreur proprement dit EP, les circuits d'exploitation EX et un terminal de programmation TP La réalisation originale de l'enre- gistreur EP permet notamment d'assurer une grande flexibilité au système. L'enregistreur EP comporte des moyens de raccordement pour la réception de signaux d'entrée à surveiller Le raccordement s'effectue sur des bornes Bl à Bn susceptibles de recevoir jusqu'à n signaux d'entrée S El à S En Les bornes d'arrivée sont connectées à un ensemble de circuits d'adaptation lesquels sont branchés sur les voies pour lesquelles une adaptation est prévue (adaptation de niveau, de bande passante,). Les signaux sortant du bloc I sont ensuite transmis d'une part à des circuits 2 de conversion analogique/numérique et de multi- plexage et d'autre part, à des circuits 3 de détection de pertur- bations encore appelés circuits de déclenchement. La conversion en numérique des signaux reçus sous forme analogique peut être effectuée avant multiplexage ou après, dans ce dernier cas un seul circuit de conversion suffit mais dans la première option la fiabilité du système est meilleure Il est entendu que le système peut recevoir également des signaux sous forme numérique qui sont alors transmis directement aux circuits de multi- plexage en 2 ainsi qu'aux circuits de détection en 3 Les signaux numériques sont reçus sur les bornes indiquées B'1 à B'm. Les circuits de détection 3 procèdent pour les signaux analo- giques par des comparaisons à seuil, par filtrage ou autre technique, pour détecter des perturbations spécifiques, s'agissant de variation d'amplitude, ou de variation de fréquence ou d'un autre paramètre caractéristique du signal d'entrée correspondant Dans le cas de signaux numériques, la détection de perturbations est basée sur la détection du changement d'état d'une ou plusieurs entrées. La sortie de multiplexage SI est transmise à une mémoire 4 de prédéclenchement, du type registre à décalage pour introduire un retard déterminé permettant, lors de la détection d'une perturbation par le circuit 3, d'enregistrer dans un circuit en aval la situation préalable à la perturbation pendant une durée délimitée équivalant sensiblement à ce retard, de l'ordre de quelques dizièmes de seconde par exemple. La mémoire 4 est connectée par sa sortie 52 à une seconde mémoire 5 destinée à enregistrer les perturbations. Un circuit 6 élabore les signaux de commande et de synchroni- sation 53 relatifs aux circuits de conversion et de multiplexage 2 Il commande par la liaison 54 l'enregistrement des perturbations; à cet effet une sortie 55 du circuit détecteur 3 est transmise au circuit 6 à travers un dispositif horodateur 7. Le dispositif horodateur 7 est destiné à fournir une datation très précise, par exemple au 1 millième de seconde, de chaque perturbation Cette information ainsi que la date, est transmise par la liaison 56 au circuit 6 pour être enregistrée dans la deuxième mémoire 5 en tête de chaque enregistrement sous forme d'un identificateur contenant en numérique tous les renseignements pour l'exploitation ultérieure des informations, caractéristiques du lieu et de l'appareil o a été effectué l'enregistrement, date et durée de celui-ci. Le dispositif horodateur 7 utilise des circuits à faible consom- mation électrique, de technologie CMOS par exemple Un accumu- lateur IOA maintenu en charge permanente par l'alimentation 10, sert d'alimentation de secours à l'horodateur 7 par la liaison 510 en cas de coupure temporaire de l'alimentation générale 10 La liaison SI 1 relie le dispositif horodateur à l'extérieur, -pour lui -permettre de recevoir ou d'émettre des signaux de synchronisation Ceux-ci peuvent provenir d'une horloge extérieure HX (figure 3) ou d'un autre enregistreur EP (figure 5) et être dirigés vers un ou plusieurs autres enregistreurs EP. Le circuit 6 comporte une unité centrale et des circuits connexes 2 pour former un ensemble microprocesseur ou micro- ordinateur; il est donc pourvu également de mémoires de pro- gramme et d'entrée de variables, de mémoires de données, cons- tantes et de liaisons par bus avec des circuits entrée/sortie Sa structure est conventionnelle et on pourra se reporter par exemple à la documentation éditée par la société MOTOROLA intitulée "M 6800 Microcomputer System Design Data". L'unité centrale 6 commande l'écriture dans la mémoire 5 et ultérieurement la lecture de cette mémoire pour transmettre les données vers les moyens d'exploitation à travers des circuits d'inter- face 8. Ainsi une première particularité du système résulte de ce que les liaisons extérieures de l'enregistreur EP s'effectuent par des circuits d'interface numériques; il n'y a pas de reconversion numérique/analogique en sortie de la seconde mémoire La commu- nication de l'enregistreur EP avec les moyens d'exploitation EX peut s'effectuer sous forme d'une liaison numérique standard, de type R 5232 par exemple Cette disposition qui économise un multiplexage et une reconversion numérique/analogique à en plus l'avantage de banaliser les signaux de sortie permettant ainsi de connecter à l'enregistreur EP de nombreux périphériques du type informatique notamment. L'enregistreur de perturbations EP comporte en outre, de manière conventionnelle, des circuits 9 dits auxiliaires pour élaborer des signaux de service, signalant par exemple par la fermeture d'un contact de relais que l'enregistrement est en cours ou encore, pour commander la mise sous tension du périphérique destiné à recevoir les données Ces signaux de service sont transmis à l'extérieur également sous forme numérique à travers les circuits d'interface 8. Une seconde particularité de l'enregistreur est que la mémoire est une mémoire statique au lieu d'être une mémoire à disque ou à bande La mémoire 5 est à semiconducteurs et présente une capacité qui peut être moyenne, de l'ordre d'une dizaine de secondes d'enregistrement -par exemple Elle constitue en fait une mémoire tampon entre l'enregistreur et les organes extérieurs EX d'analyse et d'exploitation. Suivant une troisième particularité du système, l'enregistreur EP est décomposé en deux parties, une partie veille EPV cons- tamment alimentée, et une partie travail EPT qui n'est alimentée qu'en mode enregistrement En toute rigueur, la partie EPT est alimentée également lorsque l'enregistreur EP est utilisé avec le terminal de programmation TP comme décrit ultérieurement Ceci -est produit grâce à des alimentations séparées pour l'une et l'autre de ces parties, Palimentation 10 concerne la partie veille et met sous tension les circuits entrant dans cette partie dès la mise en marche de l'enregistreur La seconde alimentation Il relative à la partie travail EPT n'est déclenchée que par la sortie 57 du détecteur 3 lors de la détection d'une perturbation pour mettre sous tension les circuits de la partie travail; après enregistrement correspondant dans la mémoire 5 l'unité centrale par la liaison 58 commande l'arrêt de l'alimentation de la partie travail par le circuit 11 Une com- mande manuelle 12 permet toutefois la mise sous tension de la partie travail EPT par l'opérateur lors de l'utilisation du terminal de programmation TP La partie travail EPT comporte la seconde mémoire ou mémoire tampon 5, les circuits auxiliaires 9, les circuits d'interface 8 ainsi qu'une mémoire morte 13 programmée et qui est utilisée par le biais de l'unité centrale 6 lors du dialogue avec l'enregistreur EP au moyen du terminal de programmation TP A noter que l'unité centrale 6 peut également faire partie de la partie travail EPT moyennant l'utilisation d'une seconde unité centrale dans la partie veille qui assurera les liaisons de commande 53 vers les circuits de conversion et de multiplexage 2 et 59 vers les circuits détecteur 3; cette liaison 59 permet à l'unité centrale 6 de venir interroger le circuit 3 pour connaître l'origine du déclenchement et pouvoir placer ensuite cette information dans l'identificateur en tête de l'enregistrement. Dans le cas de l'utilisation d'une deuxième unité centrale ou d'un petit microprocesseur, cette seconde unité est évidement reliée avec l'unité centrale disposée dans la partie travail. Moyennant la décomposition de l'enregistreur EP en deux parties distinctes, entièrement statiques, dont seule la partie veille est constamment sous tension, la puissance absorbée en moyenne est ainsi très réduite et la fiabilité élevée A titre indicatif, la puissance peut être inférieure à 20 watts. Une quatrième particularité du système est la possibilité de programmer certaines de ses caractéristiques telles que la bande passante, la sensibilité, la durée des enregistrements, les identifi- cations de service, ce qui permet à l'utilisateur de faire évoluer les enregistrements selon ses propres besoins Ceci résulte de l'utili- sation d'un terminal de programmation TP de type conventionnel constitué par un terminal portatif de la taille d'une calculatrice de poche, donc facilement transportable Le terminal TP comporte, de même que l'enregistreur EP, une unité centrale 21 dont les pro- grammes peuvent évoluer Il est connecté sur des liaisons d'interface numériques en 8 et permet de produire l'ensemble des commandes et de la programmation, et d'assurer un dialogue entre l'opérateur et l'enregistreur EP grâce à l'affichage alphanumérique sur le terminal TP Il résulte de cet aménagement que l'enregisteur de perturbations EP peut être conçu avec un boîtier pratiquement dépourvu de commandes manuelles sur la face avant, ce qui permet de minimiser le coût Le dialogue et la programmation par le biais du terminal TP sont rendus possibles grâce à l'unité centrale 6 qui peut convertir dans la mémoire morte 13 programmée à cet effet, le dialogue du type informatique en dialogue facilement interprêtable par un opérateur non spécialisé La mémoire morte 13 constitue l'équi- valent d'un dictionnaire et peut être changée quand la langue de l'opérateur change Il a été rappelé à titre indicatif les composants essentiels du terminal de programmation TP qui sont un interface série 20, l'unité centrale 21, un générateur de caractères 22, le clavier 23 et un affichage 24, et en outre une alimentation 25. L'alimentation 25 est commandée à partir de l'alimentation Il laquelle est mise en marche par fermeture du contacteur 12; ce dernier contacteur peut d'ailleurs être mis sur la position fermée par l'enclenchement mécanique de la prise de raccordement du terminal- de programmation. L'enregistreur de perturbation EP peut être combiné avec une imprimante IP constituant les circuits d'exploitation EX, de manière à reproduire sur papier les éléments stockés dans la mémoire tampon 5 L'imprimante IP comme représenté sur la figure 2 peut être une imprimante quelconque, dans la mesure o elle peut fonctionner aussi bien en mode graphique pour le tracé des courbes qu'en mode alphanumérique pour l'inscription des données de date et autres, et dans la mesure o elle peut'être mise en route à distance (c'est-à-dire mise sous tension par commande de l'enregistreur EP). Ainsi, une imprimante thermique, ou de type électro-sensible ou à tube cathodique à fibres optiques, ou à laser, convient parfaitement et l'utilisateur peut choisir en fonction de ses besoins Le montage ne présente pas l'inconvénient de la perte de surveillance en cas de fin de papier ou panne de l'imprimante En effet, la mémoire 5 a une capacité généralement suffisante pour pouvoir attendre l'arrivée de l'opérateur tout en étant près à stocker d'autres enregistrements éventuels Le terminal de programmation TP est représenté en pointillé car il est normalement transporté par l'opérateur et n'intervient pas dans le fonctionnement normal de l'enregistreur. Sur la figure 3 on a représenté une variante de la combinaison précédente suivant laquelle plusieurs enregistreurs de perturbations EPI, EP 2, sont combinés avec une seule imprimante IP par le biais d'un boîtier de liaison BL qui fait office de circuit multiplexeur, en sorte de dialoguer successivement avec les différents enregistreurs EPI, EP 2, reliés par leurs entrée/sortie de synchronisation à une horloge HX extérieure. Les réalisations selon les figures 2 ou 3 impliquent le dépla- cement d'un opérateur pour le remplacement du rouleau de papier. Pour remédier à cette obligation qui peut être un inconvénient lorsque les déplacements sont difficiles, Penregistreur EP selon la figure 4, ou les enregistreurs EPI, EP 2, selon la figure 5, sont reliés (à travers un circuit de liaison BL dans la dernière option) à une mémoire magnétique dont la capacité peut être très élevée par exemple de plusieurs milliers de secondes Ceci revient à introduire une troisième mémoire sur la chaîne des données, l'unité UMM dont la capacité est bien plus élevée que celle de la mémoire tampon 5. L'utilisateur est à même de choisir l'unité de mémoire magnétique la mieux adaptée pour ces besoins, en fonction de la capacité recher- chée et des conditions d'environnement Il va de soi que cette option convient particulièrement bien à des concepts de liaison à distance lorsque la gestion d'un ou, généralement, de plusieurs enregistreurs de perturbations est centralisée Dans ce cas, il est nécessaire d'associer à l'enregistreur EP un élément d'interface supplémentaire adapté au type de liaison à distance (lignes téléphoniques, lignes haute tension, fibres optiques, faisceaux hertziens); cet élément est par exemple un modulateurdémodulateur dans le cas d'une liaison téléphonique Les unités mémoires UMM peuvent être à disque souple, ou à bande magnétique, ces deux supports étant amovibles, ou encore des unités de mémoire à disque fixe, ou à bulles magnétiques, ou d'autres types Dans chacun des cas l'opé- rateur peut programmer l'enregistreur EP pour que celui-ci efface, dans l'unité de mémoire magnétique UMM lorsque le support mémoire est plein, les enregistrements les plus anciens, pour y placer les plus récents. Sur les montages figure 4 ou figure 5 qui utilisent une unité de mémoire magnétique UMM, on a indiqué en pointillé une imprimante IP sur laquelle peut être reproduit l'enregistrement lorsque l'opé- rateur le désire L'imprimante IP peut être apportée sur le site par l'opérateur en même temps que le terminal TP Grâce à l'unité centrale 6 de l'enregistreur EP ou de l'un deux (cas de la figure 5)> l'opérateur effectue un transfert des informations de l'unité de mémoire magnétique UMM vers l'imprimante IP. Dans les montages décrits comportant un ou plusieurs enregis- treurs EP, il y a lieu de noter que les décisions sont centralisées par l'enregistreur et non par le ou les périphériques associés Une perturbation étant par définition aléatoire, elle peut intervenir au cours d'un dialogue ou une transmission de données L'unité centrale 6 est programmée en sorte que la fonction enregistrement à une priorité absolue et l'unité centrale interrompt la liaison de l'enre- gistreur avec son périphérique lorsque celà est nécessaire. A noter également qu'un test de bon fonctionnement peut être demandé par Punité centrale 6 de l'enregistreur EP aux éléments périphériques avant, ou après chaque utilisation, ou de manière périodique, pour contrôler que l'ensemble est prêt à fonctionner loin de la prochaine perturbation Ce test est reçu par l'enregistreur sous forme d'un mot d'état numérique, est analysé par l'unité centrale 6 et peut conduire à l'appel de l'opérateur lorsqu'un défaut est décélé. Cet appel s'effectue par l'intermédiaire des circuits auxiliaires 9. L'opérateur a alors accès au mot d'état caractéristique de la panne est utilisant le terminal de programmation TP On a représenté à titre indicatif des circuits d'auto-test 30 dans la partie exploitation de la figure 1, ces circuits étant destinés à fournir le mot d'état numérique correspondant au test de bon fonctionnement sur inter- rogation de l'unité centrale 6 Les circuits 30 peuvent être conçus de manière connue, on pourra se reporter notamment au document "Preliminary OEM Manuel for a Floppy disk controller published by Sçientific Micro Systems 777 East Middlefield Road, Mountain View Calif 94043 Published December 9, 1977; en ce qui concerne l'unité de mémoire magnétique UMM on peut consulter par exemple le document "EX 801-820 Printers User Manual" publié par la société AXIOM en avril 1979. Un système enregistreur de perturbations conforme à la pré- sente invention, procure à l'utilisateur un moyen économique, par sa conception très optimisée, et évolutif, par sa structure modulaire compatible avec tous les moyens informatiques conventionnels d'en- registrement de signaux électriques à récurrence aléatoire, telles que des perturbations intervenant dans le transport de l'énergie électrique La possibilité de transmettre les informations à distance, de même que l'exploitation directe des supports magnétiques enre- gistrés par les moyens informatiques classiques, découlent naturel- lement de la conception numérique L'utilisation n'est pas limitée à la surveillance des réseaux électriques Le système est applicable dans les laboratoires d'étude, l'industrie sidérurgique (alimentation des fours par exemple), le domaine médical (surveillance des malades), les alimentations d'ordinateurs, l'industrie chimique, la production ou la transformation de l'énergie. 14- REVENDICATIONS 1 Système enregistreur de perturbations comportant une partie fixe dite enregistreur de perturbations (EP) installée sur le lieu d'enregistrement et aménagée pour la réception de signaux élec triques à surveiller et l'enregistrement des perturbations, une partie complémentaire (EX) distincte comportant des moyens d'exploi- tation des informations enregistrées, et dés moyens de liaison électrique entre les deux parties, l'enregistreur de perturbations comportant en série des moyens de réception et d'adaptation ( 1) desdits signaux électriques d'arrivée, des moyens de conversion analogique/numérique et de multiplexage ( 2), une première mémoire ( 4) dite de pré-déclenchement pour produire un retard, et une deuxième mémoire ( 5) pour enregistrer les perturbations, et compor- tant en outre, des moyens de détection ( 3) des perturbations alimentés par les signaux d'entrée après adaptation, un dispositif horodateur ( 7), des circuits de gestion et de commande ( 6) dotés d'une unité centrale pour contrôler les circuits de conversion et de multiplexage et la deuxième mémoire ainsi que le détecteur de perturbations, et des circuits ( 9) générateurs de signaux de service et des circuits d'alimentation ( 10), ledit système étant caractérisé en ce que ladite seconde mémoire ( 5) est une mémoire statique constituant une mémoire tampon entre l'enregistreur de pertur- bations (EP) et la partie exploitation (EX), lesdits circuits d'alimen- tation comportent une alimentation séparée ( 11) de la mémoire tampon et des circuits auxiliaires pour constituer une partie travail (EPT) qui est alimentée en mode enregistrement c'est-à-dire après détection de perturbation, et que les liaisons entre l'enregistreur et les moyens d'exploitation s'effectuent par des interfaces ( 8) en circuits numériques, lesdites liaisons s'effectuant sous forme numé- rique selon-une procédure standardisée en informatique. 2 Système selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens de dialogue de programmation avec l'enregistreur, ces moyens étant constitués sous formé amovible par un terminal de programmation (TD) doté de moyens de program- mation et d'affichage, et de moyens de branchement auxdits inter- faces numériques ( 8) de l'enregistreur. 3 Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie travail de l'enregistreur de perturbations comporte en outre une mémoire morte ( 13) destinée à fonctionner en liaison à travers l'unité centrale ( 6) avec le terminal de programmation (TP). 4 Système selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'unité centrale est incluse dans la partie travail de l'enregistreur lequel comporte une seconde unité centrale dans la partie veille constamment sous tension, en sorte de commander et synchroniser les circuits de conversion analogique/numérique et de multiplexage ( 2) ainsi que les circuits de détection de perturbations ( 3). 5 Système selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que les moyens d'exploitation (EX) sont constitués par une imprimante (IP) sur papier fonctionnant à partir de données numériques et permettant des inscriptions en mode graphique et en mode alpha-numérique. 6 Système selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs enregistreurs de perturbations (EPI, EP 2,) reliés à travers un boîtier de liaison et de multiplexage (BL) à ladite imprimante (IP) et synchronisés entre eux ou à partir d'une horloge externe (HX) commune. 7 Système selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens d'exploitation (EX) comportent une unité de mémoire magnétique (UMM) pour un stockage de grande capacité des données préalablement stockées dans la mémoire tampon ( 5) de l'enregistreur. 8 Système selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens d'exploitation comportent en outre une imprimante (IP) sur papier fonctionnant à partir de données numériqueset permettant des inscriptions en mode graphique et en mode alpha-numérique. 9 Système selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs enregistreurs de perturbations unité mémoire magnétique (UMM) et à ladite imprimante (IP). Système selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce qu'il comporte une alimentation de secours de l'horodateur ( 7), cette alimentation étant constituée par un accumulateur ( 10 a) chargé par lesdits circuits d'alimentation ( 10).