L'invention concerne une nacelle de conduite d'un chemin de fer monorail suspendu pour galeries d'exploitation minière comportant une cabine de conduite qui est suspendue au châssis d'un mécanisme d'entraînement et qui renferme un compartiment de conduite avec ouverture d'accès et de sortie composé d'un toit, d'une paroi arrière, d'un plancher et d'une paroi frontale redressée avantageusement vers l'avant et reliée à une fenêtre protégée avantageusement par une grille. Les chemins de fer monorail suspendus autotractés comportent au moins une cabine de conduite, mais le plus souvent et dans le cas le plus général deux, c'est-à-dire une à chaque extrémité de la rame, en vue de permettre ainsi au conducteur de surveiller la ligne desservie. La traction peut être assurée par une batterie ou, de préférence, par un chariot équipé d'un moteur Diesel. Dans ce dernier cas, les cabines de conduite sont fixées sur des nacelles accouplées aux unités de la rame, voire au mécanisme de roulement du dispositif d'entrainement. Pour permettre à ces cabines de s'inscrire dans le gabarit d'encombrement limite de la rame, il importe que celles-ci soient relativement basses. Cette exigence se traduit par une position penchée vers l'arrière et semi-allongée du conducteur sur le siège à l'intérieur de la nacelle. La cabine de conduite donne au conducteur la possibilité, sans pour autant exiger la position semi-allongée et peu normale, de surveiller à travers la fenêtre la ligne desservie, généralement éclairée par un ou plusieurs projecteurs et d'observer ainsi la signalisation implantée à l'extérieur de la cabine.Le siège du conducteur est placé entre la paroi arrière, le plancher, la paroi frontale et la fenêtre qui, en position de marche, est protégée par une grille qui fait fonction de butoir pour les chaînes ou les autres obstacles et met ainsi le conducteur à l'abri des blessures certes, mais aussi des trop grandes chaleurs, des bruits gênants, voire des chocs tout en assurant une aération suffisante de la cabine. L'invention part des nacelles connues dont le châssis de la cabine est suspendu sous la plaque du mécanisme de roulement équipé de tampons et constituant le plafond de la cabine. Chacun des éléments latéraux porte l'encadrement d'une ouverture d'accès, voire de sortie conçue de manière que les parties du corps telles que les bras, les jambes ou la tête ne puissent dépasser dangereusement les limites de la cabine. Avec de telles nacelles il est déjà très difficile pour le conducteur accédant à la cabine, même à faible hauteur de celle-ci par rapport à la sole de la galerie, de se mettre en position semi-allongée à partir de la position verticale ou de se remettre en position verticale en sortant de la cabine, c'est-à-dire en quittant la position semi-allongée exigée à l'intérieur de cette cabine. Il s'agit là d'une gymnastique qui exige, pour le personnel en pleine possession deses moyens, une bonne santé certes, mais aussi une grande souplesse physique. Les difficultés s'accroissent avec l'augmentation des différences de niveau. Or, ces difficultés sont de plus en plus fréquentes dans les houillères où les passages entre les zones de gabarits différents sont de plus en plus nombreux et ou il n'est pas rare que le conducteur soit appelé à descendre et à remonter dans la cabine en pleine voie.Dans ce cas, il dispose bien entendu d'un équipement approprié sous la forme d'échelle ou de marche-pied rabattables, lui facilitant l'accès dans la cabine ou la descente de celle-ci. Or, ces équipements ne modifient en rien les efforts physiques exigés du conducteur pour accéder à son siège ou pour le quitter. I1 incombe à l'invention de créer une nacelle de conduite qui facilite au conducteur l'accès dans la cabine et la sortie de celle-ci, c'est-à-dire qui permette au conducteur de prendre facilement la position assise requise dans la cabine et de la quitter tout aussi facilement tout en réduisant la différence de niveau entre la cabine et la sole de la galerie. Le problème ainsi posé est résolu par une nacelle du type ci-dessus caractérisée en ce que la cabine pivotant sur le châssis du mécanisme d'entrainement est équipée d'un système de verrouillage coordonné au mécanisme d'entrainement et en ce qu'elle peut être basculée, en vue de faciliter l'accès et la sortie, à l'aide d'un dispositif de pivotement en position basse par rapport au mécanisme d'entrainement dans laquelle la fenêtre ouverte sert d'ouverture de sortie de la cabine et d'entrée dans celle-ci et à partir de laquelle elle peut être replacée dans la position de marche initiale et être à nouveau bloquée sur le mécanisme d'entrainement à l'aide du dispositif de verrouillage. Dans le cadre de l'invention, le blocage du verrouillage réalisé par l'intermédiaire du mécanisme d'entraine- ment, par exemple, permet d'éviter le basculement de la cabine pendant la marché et de ne permettre celui-ci qu'en position de blocage de-ce mécanisme d'entrainement. Après son basculement vers le bas, la cabine réduit une différence de niveau dont l'importante est fonction de l'angle de basculement.Etant donné que dans la position basse de la cabine le siège du conducteur ainsi que la paroi frontale sont inclinés vers l'avant et que dans la majeure partie des cas la paroi frontale des cabines de conduite en position de marche est dirigée, par rapport au sol, vers l'avant et vers le haut, il apparat que le conducteur, en passant par la fenêtre ouverte, peut poser le pied sur la paroi frontale, qui dans cette position basse de la cabine est en position pratiquement horizontale. Le conducteur peut ainsi sans effort s'assoir normalement sur son siège et ce n'est qu'au moment du rélèvement de la cabine que le conducteur se trouve automatiquement placé dans la position semi-allongée qui correspond à sa position de conduite.Jusque la et selon le principe défini par l'invention, c'est la position de la seule cabine qui facilite au conducteur l'accès et la sortie. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, l'élément de protection de la fenêtre présente la forme approximative d'une échelle qui, en position abaissée de la cabine, peut être rabattue et prendre appui sur la sole. I1 apparat ainsi que cette forme de réalisation de l'invention permet de réduire, à l'aide de l'élément de protection de la fenêtre utilisé comme moyen d'accès et de sortie, des différences de niveau encore plus importantes. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence au dessin annexé qui illustre un exemple de réalisation précis dépourvu de tout caractère limitatif. La figure unique annexée est une vue en élévation d'une nacelle de conduite définie par l'invention sur laquelle ont été supprimés tous les éléments non essentiels et non indispensables à la bonne compréhension du principe de fonctionnement. La position de marche y est représentée par une ligne continue, alors que la position basse, après basculement, y apparait en traits interrompus. Un rail 1 en I porte un mécanisme d'entratnement 2 auquel est suspendue une nacelle de conduite 3. Le mécanisme d'entrainement 2 peut être accouplé, à l'aide d'une barre d'attelage non représentée sur le dessin, à d'autres cabines suspendues, notamment à des cabines équipées d'un dispositif d'entraînement diesel-hydraulique. Un panneau de couverture 4 a été intégré dans le châssis des organes d'entraînement 2. L'arête arrière 5 de ce panneau de couverture 4 porte un certain nombre d'entretoises 6, profilées en U et dirigées vers le bas. Les extrémités libres des deux ailes du profilé en U portent des paliers recevant un axe 8 parallèle aux axes de roulement du mécanisme d'entrainement. Cet axe 8 est maintenu dans des consoles fixes 9 fixées sur la paroi arrière 10 de la cabine de conduite 11.En plus de ces consoles 9 l'axe 8 porte une bielle oscillante 12, représentée en traits mixtes dont l'extrémité libre 14 est maintenue dans la chape de la tige de piston 15 d'un mécanisme de commande à piston 16 (vérin). Le cylindre 17 du mécanisme de commande à piston 16 est relié par l'articulation 18 à l'une des entretoises. La poussée sur le piston logé dans le cylindre peut s'exercer indifféremment sur sa face frontale ou sur la face opposée, ce qui permet de faire coulisser le piston, c'est-à-dire de faire rentrer ou sortir la tige 15 en fonction des besoins. La cabine de conduite 11 reçoit un siège non représenté sur le dessin et elle comporte des ouvertures d'accès 22 placées dans un cadre 20. La partie antérieure 23 de la cabine 11 est fermée sur les cinq faces extérieures et elle constitue le plancher de la cabine, notamment la partie abritant les pieds du conducteur. En position de marche de la nacelle 3, représentée par une ligne continue, ce plancher est limité par la paroi frontale 24 qui, partant du plancher, se dirige vers l'avant et obliquement vers le haut, alors que la face frontale 25, se dirigeant de l'avant vers l'arrière, comporte l'ouverture 26 de la fenêtre placée entre les entretoises du toit du cadre 20 et une plage étroite 21 du plancher. L'ouverture de la fenétre est protégée par une grille constituée de barres transversales 27 et de montants 28.Cette. grille, qui peut faire fonction d'échelle, est reliée par sa partie inférieure à une articulation 29. En position de marche, la grille 27, 28 protège l'ouverture de la fenêtre tout en garantissant au conducteur une parfaite visibilité vers l'avant et une grande sécurité. L'extrémité supérieure de la paroi inclinée 25 porte des consoles 30 équipées de pivots verticaux 31, dotés de rainures transversales 32, dans lesquelles s'engagent des clavettes 33, fixées chacune sur la tige de piston 36 d'un mécanisme de commande à piston 34. Les cylindres 35 de ces mécanismes de commande à piston 34 sont reliés par un circuit de verrouillage, non représenté sur le dessin, au levier de commande (non représenté) du dispositif d'entraînement diesel-hydraulique. Ce circuit de verrouillage fait que ce n'est quten position de blocage du levier de commande, que les clavettes 33, entrainées par le mouvement de rentrée des tiges de piston 36 des mécanismes de commande 34, peuvent être extraites des pivots 31 et débloquer ainsi le dispositif de verrouillage composé des éléments 30 à 36. Après le déblocage du dispositif de verrouillage 30, 36, la tige de piston 15 rentre dans le cylindre 17 du mécanisme de commande à piston 16, ce qui a pour effet de faire basculer la cabine de conduite entraînée par la bielle oscillante 12. Ce mouvement de pivotement contrôlé s'effectue vers le bas et autour de l'axe 8 jusqu'à ce que la cabine occupe la position représentée en pointillé, la paroi frontale étant alors en position approximativement horizontale ou légèrement inclinée vers l'avant. La grille 27, 28, transformée en échelle pour la circonstance, peut être rabattue vers le bas de manière que son extrémité 38, opposée à l'articulation 29, se trouve en contact avec la sole 39.Le conducteur peut ainsi et sans aucun danger sortir de sa cabine en utilisant l'échelle 28 après s'être redressé sur son siège, tout comme il peut, en utilisant cette échelle 28, poser le pied sur la tôle frontale 24 et s'asseoir sur son siège. I1 peut ensuite commander la sortie de la tige de piston 15 et, a fortiori, le retour de la cabine dans sa position initiale représentée par le tracé en ligne continue. Avec l'invention, il est possible de franchir, avec des modèles d'exécution appropriés, des hauteurs "h" atteignant environ 1 200 mm sans utiliser l'échelle 28, tandis qu'avec cette échelle 28 il est pratiquement possible de vaincre des différences de niveau "h 1" d'environ 2 000 mm. Si l'on tient compte du fait que la hauteur libre minimale au-dessus du sol peut atteindre approximativement 300 mm, il apparaît qu'il est possible de franchir ainsi des différences de niveau extremes. REVENDICATIONS 1 - Nacelle de conduite d'un chemin de fer monorail suspendu pour galeries minières comportant une cabine de conduite qui est suspendue au châssis d'un mécanisme d'entrainement et qui renferme un compartiment de conduite avec ouverture d'accès et de sortie composé d'un toit, d'une paroi arrière, d'un plancher et d'une paroi frontale redressée avantageusement vers l'avant et reliée à une fenêtre protégée avantageusement par une grille, caractérisée en ce que la cabine (11) pivotant sur le châssis du mécanisme d'entrainement (2) est équipée d'un système de verrouillage (30 à 36) coordonné au mécanisme d'entraînement et en ce qu'elle peut être basculée, en vue de faciliter l'accès et la sortie, à laide d'un dispositif de pivotement (12 à 16) en position basse par rapport au mécanisme d'entraînement (2) dans laquelle la fenêtre (26) ouverte sert d'ouverture de sortie de la cabine et d'entrée dans celle-ci et a partir de laquelle elle peut être replacée dans la position de marche initiale et être à nouveau bloquée sur le mécanisme d'entrainement (2) a l'aide du dispositif de verrouillage (30 a 36). 2 - Nacelle de conduite selon la revendication 1, caractérisée en ce que la grille de protection de la fenêtre présente la forme d'une échelle (27, 28) qui, en position abaissée de la cabine, peut être rabattue et prendre appui sur la sole (39). 3 - Nacelle de conduite selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le cadre (20) de la cabine, qui s'articule autour d'un axe (8) maintenu sur l'extré- mité inférieure de la paroi arrière (10) et notamment sur les entretoises (6) constituant le prolongement, vers le bas, du châssis du mécanisme d'entrainement (2), est entraînée par une bieille oscillante (12) d'un mécanisme de commande à piston (16) s'articulant sur le châssis du mécanisme d'entrainement (2). 4 - Nacelle de conduite selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de verrouillage à commande hydraulique (30 à 36).