La présente invention concerne une jardinière garde corps I1 est connu de munir les terrasses d'immeubles de jardinières qui sont maintenues par des moyens appropriés sur les murs qui bordent la terrasse du côté de la rue ou sur les côtés latéraux. Ces jardinières sont généralement amovibles et elles ne peuvent pas tenir lieu de garde-corps. Ces terrasses doivent donc nécessairement comporter un garde-corps sur lequel sont rapportées éventuellement les jardinières. La présente invention a pour but de fournir une jardinière qui constitue elle-même un garde-corps. La jardinière de l'invention est un corps allongé, en matière plastique, qui présente une base apte à reposer sur le dessus d'un mur en béton et qui présente au moins un et de préférence au moins deux passages débouchant d'une part sur cette base et, d'autre part, dans une cavité du corps destinée à recevoir la terre et ouverte vers le haut, ce ou ces passages étant aptes à recevoir des armatures en saillie sur le dessus du mur et à recevoir une matière apte à noyer ces armatures en remplissant le ou les passages afin d'assurer la fixation de la jardinière au mur. Dans une réalisation préférée, la jardinière est à doublesparois, ltespace réalisé entre les parois étant laissé vide. On décrira ci-après un exemple de réalisation préférée, en référence aux figures du dessin joint sur lequel - la figure 1 est une perspective de la jardinière sur le mur ; - la figure 2 est une partie d'une coupe longitudinale de la jardinière ; - la figure 3 est une coupe transversale de la jardinière dans la région de l'un des passages pour armatures, et - la figure 4 est une perspective schématique d'accessoires préconisés pour la mise en place de la jardinière. Ces figures et la description qui va suivre montrent des particularités qui font partie des enseignements de l'invention. La jardinière représentée est un corps 1 en matière plastique, par exemple en polyéthylène haute densité et basse pression, fabriqué par moulage, par exemple par moulage rotatif. Ce corps est entièrement à doubles parois, ce qui permet d'une part de conférer au corps une résistance appropriée à son usage de jardinière garde-corps et, d'autre part, de limiter le volume de terre que peut recevoir le corps dans sa cavité 2 ouverte vers le haut. Sur les figures, le corps est représenté comme ayant une forme à section transversale généralement tràpézoidale avec des arrondis à la base. Cette forme est préférée, mais n1 est pas exclusive.Il rentre également dans le cadre de l'invention de donner d'autres formes à ce corps. A proximité de chaque extrémité longitudinale, le corps comporte un passage vertical 3 qui relie la base 4 du corps a l'intérieur de la cavité 2. Selon une particularité de la réalisation préférée qui est représentée, ce passage débouche en retrait de la base 4, dans une cuvette 5 venue de moulage dans la base 4. Cette cuvette est destinée à être remplie également par la matière qui sera utilisée pour noyer les armatures et/ou est destinée à permettre un encastrement du sommet du mur dans le fond de la jardinière. Selon une autre particularité de l'invention, le fond 6 de la cuvette 5 présente lui-même une gorge 7, venue de moulage en creux autour du passage 3. Cette gorge est destinée à servir à la mise en place de la jardinière sur le mur, en coopérant avec un accessoire de mise en place, comme cela sera expliqué maintenant, en référence à la figure 4. La figure 4 montre le dessus du mur 8 sur lequel on veut mettre en place la jardinière. Ce mur présente des fers 9 qui sortent vers le haut, en attente, Ces fers sont destinés à constituer les armatures qui passeront dans les passages tels que 3 de la jardinière. Selon l'invention, on place autour de ces fers 9 des tubes 10, à section droite correspondant à la forme de la gorge 7. De préférence, la gorge 7 suit une ligne fermée rectangulaire ou carrée et, dans ce cas, le tube î0 est un tube rectangulaire ou carre. Le tube 10 est dans une matière apte à s'incorporer dans la matière de liaison qui sera utilisée pour noyer les fers 9 et, par exemple, ces tubes sont en fibro-ciment. Les armatures 9 servent d bloquer les tubes 10 sur le mur pour la mise en place de la jardinière. On pose la jardinière sur les tubes 10, ces derniers pénétrant dans les gorges 7 ; simultanément, les armatures 9 passent dans les passages 3. Une matière de liaison durcissable, par exemple un mortier ou un beton est versée à partir de la capoté 2 dans les passages 3 jusqu'S noyer les armatures. Le durcissement de cette matière assure une fixation résistante et définitive de la jardinière sur le mur. Cette fixation ne s'oppose cependant pas d un remplacement de la jardinière, après suppression au burin de la matière de liaison durcie. A titre indicatif, il est notamment prévu de donner à la jardiniere une longueur de deux mètres environ pour une largeur de quatre-vingt-dix centimètres environ. L'intervalle entre les deux parois de la jardinière a de préférence une valeur croissante depuis le sommet jusqu'a la base de la jardinière, avec un maximum dans la région intermédiaire entre les cotés et la base. Par exemple, la valeur de l'intervalle au sommet de la jardinière est de cinq centimètres environ, la valeur de l'intervalle à la base de la jardinière est de treize centimètres environ et la valeur de l'intervalle dans la région intermédiaire est de seize centimètres environ. Selon un particularité de l'invention, le passage 3, ae préférence, ne débouche pas directement dans la cavité 2, mais il débouche dans une cavité intermédiaire li venue de moulage dans le fond de la cavité 2 (figures 2 et 3). REVENDICATIONS 1. Jardinière garde-corps, constituée par un corps allongé qui présente une base apte à reposer sur le dessus d'un mur et qui présente au moins un passage débouchant sur cette base et débouchant dans une cavité du corps ouverte vers le haut et destinée à recevoir la terre, ce passage étant apte à recevoir un moyen de fixation de la jardinière au mur, caractérisée par le fait que le corps est un corps à doubles parois en matière plastique et par le fait que ledit passage est apte à recevoir ùne armature en saillie sur le dessus du mur et à recevoir une matière apte a noyer cette armature et à durcir pour assurer la fixation de la jardinière au mur. 2. Jardinière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'intervalle entre les deux parois de la jardinière a une valeur croissante depuis le sommet jusqu'à la base de la jardinière, avec un maximum dans la région intermédiaire entre les côtés et la base. 3. Jardinière selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'elle comporte un passage à proximité de chaque extrémité longitudinale de la jardinière. 5. Jardinière selon l'une des revendications î à 3, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins deux passages. 3. Jardinière selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit passage est vertical. 6. Jardinière selon l'une-des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit passage débouche en retrait de la base de la jardinière dans une cuvette venue de moulage dans la base. 7. Jardinière selon la revendication 5, caractérisée par le fait que la cuvette est apte à recevoir à encastrement le sommet du mur. 8. Jardinière selon la revendication 5 ou 6, caractérisée par le fait que le fond de la cuvette présente une gorge en creux autour dudit passage pour coopérer avec un accessoire de mise en place de la jardinière sur le mur. 9. Jardinière selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit passage débouche à son extrémité supérieure dans une cavité intermédiaire entre ce passage et la cavité destinée à recevoir la terre. 10. Dispositif pour la mise en place de la jardinière selon l'une des revendications précédentes, ce dispositif comprenant au moins un tube placé autour d'une armature en attente sur le dessus du mur, ce tube étant apte à s'encastrer dans une gorge formée dans la sous-face de la jardinière avec introduction simultanée de l'armature dans ledit passage de la jardinière.