La présente invention concerne un joint d'étanchéité destiné à des pistons ou des tiges de pistons de cylindres de travail et dans lequel une bague à section sensiblement rectangulaire en matière non métallique est disposée dans une rainuré dont la profondeur du côté de l'espace de travail est plus petite que celle du côté éloigné de l'espace sous pression, la distance minimale du fond de la rainure par rapport a' la surface de l'organe coopérant étant inférieure à la largeur radiale de la bague. Dans le cas des Joints d'étanchéité connus du genre mentionné il stagit de bagues d'étanchéité en caoutchouc naturel ou synthétique destinées à réaliser une étanchéification sous de faibles pressions à l'aide d'une tension initiale relativement faible1 normale pour ces matières, exercée du côté de l'espace de travail. Afin de réduire le frottement et l'usure, ces bagues d'étanchéité sont disposées dans une rainure dont la profondeur croît du côté éloigné de l'espace ou s 1exerce la pression, de sorte que du moins en présence de faibles pressions de fonctionnement la partie arrière du joint se trouve en contact avec la surface de glissement sans exercer de pression sur celle-ci.Des Joints d'étanchéité ainsi réalisés ne sont pas utilisables d'une manière générale dans des cylindres de travail et cela pour les raisons indiquées ci-dessous : Par suite de la pression partielle exercée au niveau de l'arête d'étanchéité en dépit de la tension initiale relativement faible, la pellicule de fluide moteur liquide absolument nécessaire dans ce mode d'étanchéification, est raclée d'une manière si tranchée, en particulier en cas de mouvements alternatifs lents, que le joint se trouve endommagé par suite d'un frottement à sec. En cas ce mouvements alternatifs rapides la tension initiale de l'arête d'étanchéité ne suffit pas à interdire la formation d'une pellicule de lubrifiant trop épaisse qui dans le cas de Joints d'étanchéité de tiges de piston s'étale vers l'extérieur. En présence de fortes pressions de fonctionnement la partie arrière du joint se trouve également pressée complètement contre la surface d'appui. Par exemple, pour une pression de fonctionnement de 80 bars la pression spécifique exercée au niveau de la partie arrière du joint s'élève à environ 80 kg/ cm2, alors que dans ces mêmes conditions de travail la pression éxercée au niveau de l'arête d'étanchéité ne dépasse habituellement pas 95 kg/cm2. Si le Joint est soumis à de telles charges, le frottement important ainsi produit conduit, même pour des surfaces de glissement usinées avec un très haut degré de précision, à une mise en route saccadée des mouvements alternatifs et à la destruction rapide du joint par usure de frottement. Dans un autre Joint d'étanchéité connu (qui est cependant disposé dans une rainure à fond cylindrique) un élément de Joint autolubrifiant à caractère principalement plastique est disposé entre la surface de glissement métallique et un élément de joint élastique susceptible d'exercer une pression par suite de sa tension propre. Les éléments de joint plastiques utilisés de cette manière présentent une action d'étanchéification relativement faible pour des mouvements abternatifs rapides ainsi qu'une grande sensibilité vis-à-vis de particules de salissures présentes dans le fluide sous pression et vis-à-vis des rugosités que les surfaces de glissement correspondantes présentent usuellement en raison même des conditions de fabrication. Suivant l'état actuel de la technique l'utilisation de tels Joints d'étanchéité est par conséquent limitée à l'étanchéification de pistons dans des tubes cylindriques usinés avec un très haut degré de précision et présentant des rugosités de surface Rt inférieures à 2,0 um, l'utilisation de filtres très fins pour le fluide sous pression étant en outre absolument indispensable. L'action d'étanchéification relativement faible pour des mouvements alternatifs rapides ainsi que le haut degré de sensibilité des éléments de Joint autolubrifiants connus (par exemple des bagues en polytétrafluoroéthylène ou des bagues en d'autres matières synthétiques comportant une forte proportion de lubrifiants solides) sont la conséquence du fait que ces bagues ne présentent fondamentalement qu'une faible élasticité et que des contraintes locales plus élevées se trouvent diminuées par suite du phénomène dit "fluage à froid" se produisant à l'intérieur des bagues. Ces Joints ne permettent pratiquement pas d'obtenir une arête de raclage frontale vive orientée en direction du mouvement relatif du joint et exerçant une force d'appui nettement accrue par rapport à la pression exercée sur la longueur de contact du joint, ce qui est pourtant une condition absolument nécessaire pour empêcher le phénomène d'écoulement laminaire de Poiseuille. L'écoulement laminaire (étanchéité insatisfaisante) se produisant dans ces joints inévitablement en cas de mouvements alternatifs a pour effet que la partie du Joint orientée en direction du mouvement relatif se soulève davantage de la surface d'appui et que des particules de salissures contenues dans le fluide sous pression restent coincées dans la fente annulaire en forme de coin ainsi produite. Cela provoque la formation de dépits de corps étrangers abrasifs dans le joint, l'usure des surfaces de glissement métalliques et la destruction du Joint. La sensibilité des joints cités vis-à-vis des rugosités des surfaces d'appui est également une conséquence du manque d'élasticité (mais en meame temps une conséquence des faibles valeurs de résistance mécanique) des bagues autolubrifiantes utilisées à des fins d'étanchéité. - Dans le cas d'un autre Joint du genre précité il est prévu un corps d'etanchéité additionnel en matière à faible élasticité qui a pour mission d'éviter que, lorsque le Joint est soumis à une pression élevée, des parties du Joint n'entrent dans la fente à étanchéifier. Ce mode d'étanchéification est fondé sur la possibilité connue de réaliser entre deux éléments susceptibles de se déplacer l'un par rapport à l'autre une étanchéification de telle sorte que le fluide sous pression vis-à-vis duquel l'étanchéité doit être obtenue s'applique en direction radiale contre une surface d'étanchéité qui est plus grande que celle supportée par la surface d'appui correspondante. On obtient ainsi un accroissement de la pression d'étanchéification en fonction de la pression du fluide moteur et une meulleure étanchéification en cours de fonctionnement à haute pression du fait que 1'écoulement laminaire de Poiseuille se produisant norma- lement A partir d'un certain niveau de pression de fonctionnement est évité. La tension initiale tangentielle prévue pour ce mode d'étanchéification et qui, dans la plage des basses pressions et lorsque le fluide moteur ne se trouve pas sous pression a automatiquement pour effet que la pression exerce par le Joint d'étanchéité sur la surface de glissement est réduite par rapport à la tension initiale d'étanchéification normalement exercée en direction radiale et le fait que les surfaces d'attaque biseautées des lèvres d'étanchéité propreient dites font que, par.suite de l'écoulement laminaire de Poiseuille décrit plus haut et qui est en l'occurrence encore accentué et de la sensibilité aux particules de salissures contenues dans le fluise sous pression, ce mode d'étanchéification ne convient pas pour des cylindres qui doivent fonctionner également sous des pressions basses et moyennes. Outre le fait que ces joints ne sont pas universellement applicables à des cylindres de travail, leur fabrication est très compliquée et coûteuse en raison de leur forme complexe et du fait que les tolérances de fabrication des deux éléments constitutifs du Joint s'ajoutent l'une à 11 autre en direction radiale. Même compte tenu des limitations énumérées ci-dessus, les Joints d'étanchéité décrits Jusqu'à présent ne peuvent être utilisés que lorsque les surfaces de glissement correspondantes sont usinées avec un très haut degré de précision. Par contre, un autre Joint connu peut être utilisé sur des surfaces de glissement présentant une rugosité relativement importante. Dans le cas de ce Joint d'étanchéité il s'agit d'une bague à gorge usuelle sur la partie postérieure de laquelle est disposée une bague additionnelle en une matière propre à compenser les rugosités de la surface de glissement. Etant donné que la pression exercée sur la surface de glissement à étanchéifier par la lèvre d'étanchéité, au-delà de la pression de service appliquée, est due exclusivement à une tension initiale tangentielle du Joint, les difficultés mentionnées ci-dessus se présentent ici également. Ires Joints d'étanchéité basse pression additionnels nécessaires en cas d'utilisation de ces dispositifs d'étanchéification et qui présentent une pression initiale accrue produite par des contraintes radiales ne peuvent pas empêcher les particules de salissures se trouvant dans le fluide sous pression de s'introduire dans le Joint d'étanchéité haute pression et de se déposer dans l'espace situé entre le joint d'étanchéité haute pression et le Joint d'étanchéité basse pression. En outre, le fait de prévoir à titre supplémentaire des Joints d'étanchéité basse pression ainsi que des bagues à gorge, qui sont coûteuses puisqu'elles doivent nécessairement être rectifiées au niveau des lèvres d'étanchéité, est une solution relativement onéreuse. En particulier, la rectification des lèvres d'étanchéité doit Qtre effectuée avec beaucoup de soin puisque les moindres stries sur l'arête d'étanchéité augmentent encore la sensibilité à des particules de salissures. Un autre inconvénient de ce mode d'étanchéification réside en ce que, par suite de la faible tension initiale tangentielle de la lèvre d'étanchéité de la bague à gorge, il se forme inévitablement une pellicule de fluide moteur liquide entre la bague additionnelle comblant les rugosités superficielles et la surface de glissement au cours des mouvements alternatifs. Or, comme décrit dans la littérature spécialisée, cette pellicule de fluide moteur liquide (habituellement de l'huile hydraulique) une considérablement la fixation du lubrifiant solide cristallin sur la surface correspondante et la formation d'un revetement continu. En outre, les agents actifs dits EP normalement présents dans des huiles hydrauliques ou les additifs détersifs ou dispersants peuvent éventuellement neutraliser complètement les forces de polarisation du lubrifiant sec qui favorisent l'adhérence. es processus ont pour effet que, d'une part, les craux présents dans la surface de glissement ne sont pas complètement comblés et en particulier les sommets des rugosités non recouverts par le lubrifiant sec produisent une usure continuelle du joint d'étanchéité et que, d'autre part, du fait que les irrégularités de la surface de glissement doivent etre constamment comblées, la bague additionnelle s'use continuellement. La présente invention a pour objet, en évitant les inconvénients décrits ci-dessus, de créer un dispositif d'étanchéification pour pistons ou tiges de piston de cylindres qui soit capable d'interdire de manière sûre, tant pour des pressions élevées que pour les plus faibles pressions du fluide de travail, la formation d'une pellicule d'un liquide provenant de ce dernier, sans pour cela subir une usure notable, et qui permette d'utiliser des surfaces de glissement relativement rugueuses à l'intérieur des cylindres.Il s'agit avant tout d'obtenir qu'il se forme en cours de service sur la surface de glissement métallique aussitôt un revêtement de lubrifiant sec ininterrompu à haute résistance à la pression et solidement ancré par des forces de polarisation, la formation de ce revêtement ne pouvant être perturbé ni par les fluidés moteurs liquides ni par des additifs détersifs ou dispersants. En outre, ce dispositif d'étanchéificati on doit être insensible à des particules de salissures contenues dans le fluide sous pression et doit en outre empêcher de manière sûre que de telles particules se déposent dans les surfaces de glissement métalliques.Il s'agit en outre pour le dispositif d'étanchéification décrit ci-après de pouvoir être fabriqué très économiquement, grâce à une forme de réalisation très simple, et en particulier de présenter une arête d'étanchéité vive, obtenue par simple tranchage, de façon à éviter des stries. Ce but est atteint suivant la présente invention en prévoyant un dispositif d'étanchéification dans lequel, premièrement une bague d'étanchéité réalisée en une matière résistante et hautement élastique est disposée dans une rainure à section sensiblement rectangulaire dont la profondeur minimale est suffisamment inférieure à la largeur radiale de la bague d'étanchéité pour obtenir, par suite d'une forte pression partielle, contact à sec au niveau de l'arête de la bague d'étanchéité située du côté de l'espace sous pression et, deuxièmement, entre la bague d'étanchéité et le flanc de la rainure, éloigné de l'espace sous pression et s'étendant perpendiculairement à l'axe du cylindre, se trouve une bague en matière plastiquement déformable et non autolubrifiante qui contient une forte proportion de disulfure de molybdène. Le dispositif d'étanchéification suivant l'invention se distingue en particulier en ce qu'une arête d'étanchéité vive en matière hautement élastique prend appui sur la surface de glissement du Joint avec une forte tension initiale radiale additionnelle de manière à racler de façon sûre les particules de salissures contenues dans le fluide sous pression et à supprimer dans tous les intervalles de pression usuels, même en cas de mouvements alternatifs rapides, un écoulement laminaire de Poiseuille.En dépit du frottement à sec ainsi imposé la force de frottement exercée sur tous les éléments se déplaçant les une par rapport aux autres est extrêmement faible du fait que par suite du lubrifiant sec fourni par l'élément de Joint à caractère principalement plastique la présence d'une pellicule / lubrifiante à haute résistance à la pression peut être assurée dans toutes les conditions de service concevables. De plus, la condition la plus importante nécessaire à des caractéristiques de lubrification impeccables, à savoir le fait que le lubrifiant sec adhère solidement et en permanence à la surface de glissement correspondante sous l'action des forces de polarisation, est remplie puisque, lors du mouvement de glissement, le lubrifiant sec est frotté intensivement sur la surface de glissement et subit ainsi une orientation direction nelle .Â cet égard il est en particulier important que, du fait qu'une pellicule de liquide ne peut pas se former- entre la surface de glissement et l1élémentd,joint plastique, le processus d'ancrage du lubrifiant sec sous l'action des forces de polarisa tion puisse se dérouler librement, les influences d'agents actifs EP ou d'additifs détersifs ou dispersants présents dans le fluide moteur (par exemple de l'huile hydraulique), qui normalement gênent ce processus considérablement, ne pouvant plus exercer leur action. Du fait que les différents éléments du joint sont réalisés sous une forme aussi simple que possible, les dépenses que de tels Joints entraînent normalement sur le plan de la fabrication et de l'outillage se trouvent considéra blement réduites. Suivant une autre caractéristique avantageuse de la présente invention la rainure annulaire destinée à recevoir la bague d'étanchéité présente, du côté de l'espace sous pression, une profondeur suffisamment faible, par rapport à la largeur radiale de la bague d'étanchéité et à ses caractéristiques de résistance mécanique, pour que la préssion spécifique ainsi exercée par la bague d' étanchéité sur la surface de glissement et éventuellement augmentée par la pression momentanée du fluide moteur et le mouvement de glissement atteigne une valeur suffi sante pour permettre, déjà lors du rodage, de cisailler des lamelles de lubrifiant sec à monocristaux, c'est-à-dire de former une pellicule de lubrifiant solide lisse et homogène. Comme on le sait, des rainures pour Joints d'étanchéité sont en général réalisées de telle sorte que des Joints compacts en caoutchouc naturel ou synthétique se déforment radialement de 4 à 15%; cela conduit à des pressions d'appui mesurées qui sont supérieures tout au plus de 15 bars aux pressions dues chaque fois à l'action du liquide moteur. Lorsqu'il stagit de Joints faisant ltobjet d'une tension initiale tangentielle le supplément de pression exercée sur la surface de glissement est encore beaucoup plus faible. En cas d'utilisation de lubrifiants secs à base de MoS2 les valeurs de pression citées suffisent toutefois à déplacer des écailles de Mo82 adhérant de manière liche sur des cristaux nos2, c' est-à-dire à former une surface relativement lisse présentant des creux résiduels et des limites de grains nettement marquées. "e coefficient de frottement de telles surfaces se situe aux environs de 0,1 et reste constant. Ire fait que suivant la présente invention la pression radiale initiale soit portée à des valeurs au moins doubles des pressions précitées dépassant les pressions dues à l'action du fluide moteur (par exemple de 40 à 130 bars lorsque le fluide moteur n'est pas sous pression), ce qui n'a pas encore été réalisé sur le plan pratique dans la technique d'étanchéification, permet au moyen de mouvements alternatifs appropriés d'introduire dans le lubrifiant sec des forces de cisaillement qui suffisent pour enlever des lamelles de MOS2 constituées de plaquettes de monocristaux. On sait que cela permet d'obtenir une pellicule de solide, compacte et extmement lisse dans laquelle, même sous un grossissement important, des dép8ts de lamelles de ffoSS en forme de gradins ne sont plus guère observables. Après achèvement du glissement des lamelles de monocristaux le coefficient de frottement d'une telle surface se stabilise à une valeur voisine de 0,03. Bes essais effectuées avec le dispositif d'étancheifica- tion suivant l'invention confirment les processus déjà connus par des travaux scientifiques sur la technologie de la lubrification au moyen de produits à base de MUS2 dont les résultats sont résumés ci-dessous. Dans le cas de cylindres présentant des surfaces de glissement rugueuses (R t = environ 18 ) la pression devant être exercée par le fluide moteur pour le mouvement alternatif se trouve, déjà au bout de quelques courses, ramenée d'environ 7 bars à une valeur inférieure à 2 bars pour rester ensuite constante. L'examen au microscope des surfaces de glissement ainsi obtenues ne révèle pas d'irrégularités dans les couches. La rugosité initiale se trouve ramenée à une valeur R t = 0,4 um. Les phénomènes de glissement saccadé se produisant habituellement dans des cylindres de travail (broutement lors de la mise en route lente) se trouvent complètement éliminés; cela confirme que, les couches de MoS2 étant correctement formées, le frottement à l'état de repos est égal ou inférieur au frottement en cours de mouvement. Des phénomènes d'usure subis par les joints individuels et bagues contenant un lubrifiant solide n'ont pu être produits ni par des essais de durée anormalement longue sous pression élevée (réglée à titre d'essai à 315 bars) ni sous des pressions de service faibles. Les résultats expérimentaux mentionnés confirment que la présente invention a permis d'écarter un préjugé de la technologie en matière d'étanchéification, à savoir la thèse suivant laquelle une diminution du frottement, du mouvement saccadé et de l'usure des éléments d'un Joint d'étanchéité ne pourrait autre obtenue qu'en diminuant la pression initiale. Si des lubrifiants solides sont utilisés à bon escient, on observe le contraire. En effet, une pression initiale accrue par rapport à des formes de réalisation habituelles permet non seulement d'obtenir une étanchéité pratiquement absolue mais en outre de prolonger très sensiblement la durée de vie et de réduire dans de très fortes proportions le frottement de Joints. Suivant une caractéristique avantageuse de la présente invention, la bague d'étanchéité se compose de polynréthane réticulé présentant un module d'élasticité de l'ordre de 750 kg/ cm2, auquel cas les propriétés extrêmement bonnes, sur le plan de l'élasticité, de la résistance à la traction, à la rupture et à l'abrasion, de cette matière permettent à l'arête de raclage vive, nécessaire dans le cas d'un dispositif d'étanchéité du genre décrit, de l'élément d'étanchéité élastique de rester intacte même au bout d'une longue durée de service sous une tension initiale élevée.Le module d'élasticité de l'une des meilleures matières à base de caoutchouc naturel ou synthétïque utilisées dans la technique de l'étachéification ne s'élève au maximum qulà environ 100 kg/cmt. étant donné que la resistance à la déformation est une fonction directe du module d'élasticité, le fait d'utiliser des matières présentant un module d'élasticité plus élevé en cas de déformation radiale permet d'obtenir, sans autres moyens auxiliaires, une pression spécifique suffisante pour que des lamelles de lubrifiant sec constituées par des plaquettes de monocristaux puissent être enlevées par cisaillement de la manière déjà décrite. Ire revêtement superficiel optimal ainsi obtenu permet à la chaleur de frottement, normalement excessive, d'être réduite suffisamment pour que, même en présence de traces d'eau dans le fluide sous pression et aux températures de fonctionnement élevées habituellement atteintes dans l'installation hydraulique (aux environs de 1000C), des joints sensibles à l'hydrolyse en polyuréthâne réticulé puissent encore être utilisés avec les meilleurs résultats. Suivant une autre variante de la présente invention la bague plastiquement déformable se compose de deux pièces comportant des lubrifiants secs de natures différentes dont le premier présente une grande force de liaison ou affinité chimique vis-à-vis de la matière constitutive de la surface de glissement à étanchéifier alors que le second lubrifiant sec est chimiquement inerte vis-à-vis de cette surface. En cas de mouvements alternatifs sur la surface ou sur les aspérités superficielles de la surface de glissement concernée (par exemple de l'acier), le premier lubrifiant sec(par exemple du disulfure de molybdène) se dépose avec une forte adhérence due à des forces de polarisation ou dans des conditions de liaison chimique intime due à la réaction suivante La couche encore relativement rugueuses ainsi obtenue et qui est constituée par le premier lubrifiant sec cristallin est comblée et, par suite, lissée par le second lubrifiant sec (tar exemple du polytétrafluorotylène) qui s' ancre par voie nécanique solidement dans la couche de glissement du premier lubrifiant sec après avoir subi une déformation plastique correspondante.On obtient ainsi une surface de glissement extrêmement dense et lisse, constituée par les deux lubrifiants et reliée intimement à la surface de glissement, pour les éléments de joint combinés et des essais ont montré que, lorsque cette surface de glissement est complètement formée, l'abrasion normalement subie par les différents éléments constitutifs du joint ne se produit pratiquement plus. En outre, dans ces conditions le coefficient de frottement de la surface obtenue par l'association des deux lubrifiants se trouve considérablement réduit de manière à assurer une mise en route sans à-coup du cylindre correspondant au début de la course et à abaisser fortement la température produite par frottement sur la surface des éléments du joint. Il est ainsi également possible d'utiliser sans aucune difficulté des éléments de Joint plastiques composés de matières hautement élastiques mais néanmoins sensibles à la chaleur (par exemple certains polyuréthanes). Un effet analogue peut être obtenu lorsque la bague plastiquement déformable est constituée par différents lubrifiants secs dont au moins un présente une grande force de liaison vis-à-vis de la matière constitutive de la surface de glissement, alors qu'au moins un autre lubrifiant sec est chimiquement inerte vis-à-vis de la surface de glissement, l'ensemble des lubrifiants secs étant lié au moyen d'un réseau formant support en une matière plastiquement déformable et non autolubrifiante (par exemple une polyoléfine modifiée). A cet égard il importe que la matière utilisée pour lier les lubrifiants secs ne gêne pas les réactions des différents lubrifiants secs se déroulant au niveau moléculaire et permette à ces lubrifiants d'être déjà libérés, sous une forme active, pour une charge relativement faible appliquée de ltextérieur. Avantageusement, tous les éléments de joint présentent à ltétat non sollicité chaque fois à peu près les mêmes diamètres intérieur et extérieur et sont réalisés à partir de simples tronçons de tuyaux. Cela permet de réduire considérablement le nombre des outils de fabrication nécessaires et le nombre des différentes tailles des joints puisque, par exemple, une combinaison d'éléments de joint pour tiges de piston peut sans difficulté également être utilisée en tant que dispositif d'étanchéification pour des pistons présentant un diamètre accru en conséquence. De plus, le coût de fabrication se trouve ainsi considérablement réduit. Deux exemples de réalisation de la présente invention sont décrits ci-après à l'aide des dessins annexés. La fig. 1 est une coupe transversale d'un élément de Joint élastique non monté et non soumis à des contraintes. La fig. 2 est une coupe transversale d'un dispositif d'étanchéité comprenant un élément de joint élastique et un élément de joint plastique. La fig. 3 est une coupe transversale analogue à celle de la fig. 2 la rainure annulaire destinée à recevoir les éléments de Joint présentant cependant une autre forme et l'élément de joint plastique étant composé de deux pièces indivi due îles. La fig. 4 est une coupe transversale analogue à celle de la fig. 3, le dispositif d'étanchéification se trouvant cependant soumis à des contraintes de compression et la force avec laquelle les éléments de joint appuient sur la surface de glissement étant représentée, à titre d'exemple, quantitativement. Suivant les fig. 1 et 2, un élément de Joint élastique 1 ainsi qu'un élément de Joint plastique 2 sont disposés dans la rainure annulaire 3 d'un piston ou d'une traversée de tige de piston d'un cylindre ou vérin non -représenté. La pièce complédentaire 5 présentant ibe surface de glissement 6 fait partie du tibe cylindrique correspondant ou de la tige de piston correspondante, le dispositif d'étanchéification 1, 2, 3 étant représenté à la fig. 2 à l'état antérieur à son engagement dans la pièce complémentaire 5. La rainure annulaire 3 dans laquelle est placé l'élément de Joint élastique 1 présente, du conté frontal 1a contigu à l'espace sous pression 7 une profondeur sensiblement inférieure à l'épaisseur de cet élément de Joint (dimension a à la fig.1), de sorte qu'à l'état représenté l'arête d'étanchéité Ic de l'élément de joint 1 se trouve, en cas de disposition des éléments de Joint 1, 2 dans un piston, sur un diamètre pius grand que celui de la surface de glissement correspondante 6 et, en cas de disposition dans une traversée de tige de piston, sur un diamètre inférieur à celui de la surface de glissement correspondante. Du côté frontal lb de l'élément de joint élastique 1, éloigné de l'espace sous pression 7, la profondeur de la rainure annulaire 3 est, par contre, égale ou supérieure à l'épaisseur (dimension a représentée à la fig. 1) de l'élément de joint 1 de sorte que dans ces conditions le diamètre de l'élément de joint 1 au niveau du côté frontal lb est égal ou inférieur au diamètre de la surface de glissement 6 de la pièce complémentaire 5 dans le cas de I'étanchéification d'un tube cylindrique, tandis qu'il est égal ou supérieur au diamètre de la surface de glissement 6 de la pièce complémentaire 5 dans le cas d'un dispositif d'étanchéité pour tige de piston. Par suite de cette forme de réalisation de la rainure annulaire 3 et de l'élément de joint 1 il se produit, après engagement du dispositif d'étanchéité 1- 2, 3 sur la surface de glissement 6, une pression partielle par déformation radiale de l'élément de joint 1, cette déformation se traduisant par une diminution de la dimension a représentée à la fig.1 et qui est due à une contrainte de compression radiale, supportée en liaison dynamique des deux côtés, dans la section transversale du profil de l'élément de Joint.Dans ces conditions, quel que soit l'état de fonctionnement du cylindre ou du vérin, la pression exercée entre la surface de glissement 6 et 11 élément de joint 1 est toujours sensiblement plus grande au niveau de 1'arête d'étanchéité vive îc du 8 té frontal la qu'au niveau du côté frontal opposé lb de sorte que lors des mouvements alternatifs l'élément de joint 1 assure un raclage optimal de salissures en empêchant en même temps un écoulement laminaire de Poiseuille. Au cours des mouvements alternatifs ltélément de joint à caractère principalement plastique 2 se trouve de tous les côtés en contact avec les éléments de construction qui l'entou- rent et alimente ainsi la surface de glissement 6 en lubrifiant sec de sorte que le frottement et la chaleur de frottement sur la surface d'étanchéification sont beaucoup plus faibles que dans des joints usuels dans lesquels la surface à étanchéifier est lubrifiée par le fluide moteur dans des conditions de frottement mixte et dans le cas de Joints dont la pression partielle ne suffit pas à former un revêtement de lubrifiants secs homogène, lisse et doué d'une bonne adhérence. La fig. 3 représente l'utilisation de deux éléments de Joint à caractère principalement plastique 2a, 2b comportant des lubrifiants secs de natures différentes, ces éléments de Joint se trouvant à l'état monté mais n'étant pas soumis à des contraintes de compression. Mis à part le fait qu'il est prévu deux éléments de Joint 2a, 2b et que la rainure annulaire 3 présente une forme modifiée, le dispositif d'étanchéité repré- senté représenté à la fig. 3 correspond essentiellement à celui de la fig. 2 et il n'est par conséquent pas Jugé nécessaire de décrire spécialement cette variante. La fig. 4 représente de manière quantitative la répartition de pression 8 entre les éléments de Joint 1, 2 et la surface de glissement 6 dans des conditions déterminées d'application de pression. La courbe des pressions s'établissant en cours de fonctionnement est obtenue en faisant la somme de la hauteur de pression 9, en l'occurrence variable, du fluide moteur et de l'action des pressions 10 produites par suite des conditions de montage. La fig. 4 montre clairement la courbe de pression 8 qu'il est souhaitable d'obtenir pour une pression du fluide moteur de 80 bars et qui présente un maximum 11 d'environ 120 bars au niveau de 1'arête d'étanchéité îc. Compte tenu de l'épaisseur (fig.1) et des caractéristiques de la matière constitutive de l'élément de Joint élastique 1,la dimension de la partie la plus importante du point de vue fonctionnel, ctest-à-dire de la zone de pression maximale 11, est déterminée par la profondeur de la rainure annulaire 3, au niveau du côté frontal la d'une manière simple de telle sorte que, d'une part, pour les valeurs données de vitesse de mouvement alternatif et de viscosité du fluide sous pression un écoulement laminaire de Poiseuille soit absolument exclu et que, d'autre part, une étanchéification correcte soit assurée aux basses pressions et à l'état exempt de pression. REVENDICATIONS I - Joint d'étanchéité pour pistons et tiges de piston de cylindres de travail ou vérins, dans lequel une bague en matière non métallique à section sensiblement rectangulaire est disposée dans une rainure qui présente, du côté de l'espace de travail, une profondeur moindre que du côté éloigné de l'es- pace sous pression, la distance minimale du fond de la rainure par rapport à la surface de 1' organe complémentaire étant inférieure à la largeur radiale de la bague, caractérisé en ce que la bague d'étanchéité 1 se compose d'une matière solide hautement élastique, en ce que la profondeur de la rainure 3 est inférieure à la largeur radiale de la bague d'étanchéité d'une quantité suffisante pour obtenir, par suite d'une forte pression partielle, un glissement à sec au niveau de l'arête de la bague d'étanchéité située du côté de l'espace sous pression et en ce qu'il est prévu, entre la bague d'étanchéité et le flanc de rainure éloigné de l'espace sous pression et s'étendant perpendiculairement à l'axe du cylindre, une bague 2 en matière plastiquement déformable et non autolubrifiante qui contient une forte proportion de Mous2. - 2 - Joint d'étanchéité suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la rainure annulaire 3 destinée à recevoir la bague d'étanchéité 1 présente, du cté de l'espace sous pression 7, par rapport à la largeur radiale de la bague d'étanchéité et à ses caractéristiques de résistance mécanique une profondeur suffisamment faible pour que la pression spécifique ainsi exercée par la bague d'étanchéité sur la surface de glissement 6 et éventuellement renforcée par la pression momentanée du fluide moteur et par le mouvement de glissement, atteigne une valeur qui suffit à permettre, déjà lors du temps de rodage, d'enlever par cisaillement des lames de lubrifiant sec constituées par des monocristaux et. de former une pellicule lisse et homogène de lubrifiant solide 3 - Joint d'étanchéité suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que a bague détanchéité 1 est réalisée en polyuréthane réticulé présentant un module d'élasticité de l'ordre de 750 kg/cm 4 - Joint d'étanchéité suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bague plastiquement déformable 2 se compose de deux pièces 2a, 2b contenant des lubrifiants secs de natures différentes dont le premier pressente une grande force de liaison vis-à-vis de la matière constitutive de la surface de glissement à étanchéifier 6 alors que le second lubrifiant sec est chimiquement inerte vis-à-vis de la surface de glissement. 5 - Joint d'étanchéité suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bague plastiquement déformable 2 se compose de différents lubrifiants secs dont au moins un présente une grande force de liaison vis-a-vis de la matière constitutive de la surface de glissement 6 alors qu'au moins un autre lubri fiant sec se comporte d'une manière chimiquement inerte vis-àvis de la surface de glissement, l'ensemble des lubrifiants secs étant lié au moyen d'un réseau de support en matière ssasti- quement déformable et non autolubrifiante (par exemple une poly oléfine modifiée). 6 - Joint d'étanchéité suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les différents éléments 1, 2, 2a, 2b constitutifs du joint présentent à l'état non sollicité à peu près les mêmes diamètres intérieur et extérieur et peuvent être réalisés à partir de simples tronçons de tuyaux.