La présente invention a traits à un nouveau dispositif permettant une culture à faible perte d'eau, utilisable sur de grandes surfaces, et ne nécessitant pas de sol fertile. En effet, d'après le brevet français 7/II0380, il était déjà connu de planter en bac des plantes vertes d'appartement, installées dans du sable, en les alimentant par des mèches qui drainent l'eau char gée d'une matière nutritive, par ex. de l'Amberlite , qui est un résine synthétique imbibée de solution nutritive complète, à parti d'un réservoir. L'apport de- mâtière nutritive doit être renouvelé 1 les 6 mois. La présente invention se propose de modifier cette méthode afin de cultiver des arbres ou plantes de plein air.Elle est caractérisée par un dispositif constitué par un milieu granuleu: permettant la prolifération de racines, dans lequel sont ménagées des poches ou canaux étanches de retenue d'eau, éventuellement chargée de matières nutritives, percés à leur face supérieure de trous laissant passer des mèches qui drainent l'eau ainsi retenue vers les racines des plantes à cultiver. Pour cela, le sable utilisé est de préférence de granulométrie bien définie, c'est-à-dire entre 0,3 et 0,5 mm , et constitué de grains bien ronds, afin de faciliter la circulation de 1' air. Des bacs ou pots ne sont plus nécessaires. I1 suffit de ménager dans le milieu granuleux des poches ou canaux étanches en forme de rigoles ou caniveaux de longueur variable par exemple, ou bien des alvéoles de forme quelconque; ronde ou carrée par exemple, communiquant éventuellement entre eux. En effet, ces rigoles ou alvéoles sont de préférence reliés par des tuyaux, par exemple, afin de permettre une -amenée d'eau de poche en poche. Ces poches ou canaux sont percés de trous à leur face supérieure ou bien sont recouverts de plaques trouées afin de laisser passer des mèches qui draineront l'eau, éventuellement chargée d'engrais et/ ou de produits de soins ou de traitement, vers les plantes à cultiver. Un tel système permet une culture en région aride telle que dans les déserts, car il réduit dans une très grande mesure l'évaporation de l'eau. De plus, ce dispositif empêche pratiquement toute consommation inutile de matière nutritive, cette dernière n'étant plus stockée dans les parties du sol qui ne comportent pas de racines des plantes à nourrir. Enfin les parties de sol situées entre les plantes à cultiver n'étant pas irriguées, cela em pêche dans une grande mesure la prolifération des plantes parasites. Les racines des plantes à cultiver vont se propager autour des méches, puis autour des poches d'eau et permettre ainsi l'apparu tion d'un micro-climat. Les poches ou canaux étanches canalisant l'eau chargée éventuellement de matières nutritives, peuvent être en matière rigide ou soufflée, ou en toute matière de préférence bon marché, qui soit imputrescible et résistante à la chaleur, telle que du béton, de la terre cuite, des matières plastique , par exemple du polyamide ou du polyester, du fibrociment. Ils peuvent être situés sur un même niveau horizontal ou bien être disposés légèrement en pente afin de créer une certaine circulation de l'eau qu'ils contiennent. I1 est aussi concevable de conformer le terrain en y créant un relief en forme de sillon ou de poche et de recouvrir ces derniers d'une pellicule d'un film étanche qui leur permet de retenir l'eau, puis de les recouvrir d'une plaque percée de trous pour laisser passer les mèches. Ces dernières seront par exemple imputrescibles et draineront l'eau vers les racines par capillarité. Ce type de culture peut être implantée en terrain sableux, tel que certaines terres arides situées dans les déserts, par exemple, ou bien en d'autres endroits ou les précipitations ne peuvent parvenir au sol par suite d'obstacles, tels par exemple les morceaux de terrain situés sous des toits avançant largement audelà des murs de certains bâtiments, par exemple, et où il est désirable de cultiver des plantes dans un but décoratif. Le ou les réservoirs d'eau alimentant les différents canaux ou poches d'eau peuvent être créés artificiellement. Mais il est également possible et souhaitable- selon la présente invention, de tirer partie de poches d'eau souterraines préexistantes, qui sont trop profondes pour que des arbres ou plantes nouvéllement implantés puissent étendre leurs racines jusqutà elles, mais qui sont toutefois situées à une profondeur raisonnable qui leur permette d'alimenter par tout système approprié le réseau de canaux ou de poches étanches enterrés à moindre profondeur. La présente invention sera mieux comprise en référence à la description d'un exemple de réalisation et du dessin annexé dans lequel la figure 1 représente une vue en coupe d'un caniveau de retenue d'eau selon l'invention; la figure 2 représente une vue de dessus de bacs réalisés et alimentés selon l'invention; la figure 3 représente un ensemble de plantes alimentées à partir d'un seul caniveau. La figure 1 montre un exemple d'un système selon l'invention en cours de réalisation. Un caniveau étanche 1 en éternit par exemple, a été ménagé dans un milieu granuleux 2. Son profil est en U,mais il pourrait être de toute autre forme appropriée. I1 est recouvert par une plaque 3 percée de trous 4, laissant passer des mèches 5 imputrescibles, capables de drainer par capillarité vers les racines des plantes à cultiver, l'eau 6 retenue au fond du caniveau 1. Cette eau est chargée d'amberlite. I1 est nécessaire de renouveler la dose d'amberlite tous les six mois environ. La figure 2 montre deux bacs 7 en matière plastique étanche, recouverts d'une plaque 8 percée de trous 9, et remplis de sable à grains ronds, de granulométrie comprise entre 0,3 et 0,5 mm . Ces bacs sont alimentés par un tuyau en matière plastique 10,où circule de l'eau chargée'd'engrais. Les racines il de la plante 12 ont été alimentées grâce aux mèches sortant par les trous ménagés dans la plaque 8. La plante 12 a maintenant developpé de nouvelles racines qui enveloppent le bac 7. L'ensemble bacs-racinestuyau est recouvert de terre (profil 13). La figure 3 montre une rigole 14 étanche fermée de place en place par des plaques 15 percées de trous 16 laissant passer des mèches 1.7. Cette rigole alimente ainsi de nombreux points de culture 16,situés autour de chaque plaque 15. REVENDICATIONS 1. Procédé de culture à faible perte d'eau, et ne nécessitant pas de sol fertile, contitué par un milieu granuleux permettant la prolifération de racines, caractérisé en ce que lion ménage dans le sol des poches et/ou des canaux étanches de retenue d'eau, éventuellement chargée de matière nutritive, comportant des ouvertures à leur face supérieure, et en ce que l'on place des mèches de drainage dans le sol de telle manière que l'une de leurs extrémités traverse lesdites ouvertures et plonge dans lesdites poches et/ou canaux de retenue d'eau, et que l'autre extrémité se trouve à proximité des racines des plantes à irriguer. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qU'il comporte au moins une poche et/ou canal disposés à une profondeur appropriée dans le sol, en dessous des plantes à cultiver et à irriguer, et au moins une mèche dont une extrémité trempe dans ladite poche et/ ou canal, et dont l'autre extrémité est située à proximité des racines de la plante, la mèche s'élevant verticalement ou en biais de sa première à sa seconde extrémité. 3. Dispositif selon la revendication 2, carac- térisé en ce que les poches et/ou canaux sont reliés entre eux 4. Dispositif selon la revendication i, caractérisé en ce que les poches ou canaux sont formés de réceptacles étanches recouverts de plaques percées de trous. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poches ou canaux sont des alvéoles ou sillons de forme quelconque non reliés entre eux. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu granuleux est du sable, dont la granulométrie est comprise entre 0,3 et 0,5 mm.