-1- 2006725 La présente invention a pour objet des vêtements présentant des propriétés antistatiques durables» En général, les vêtements constitués par des fibres textiles organiques présentent l'inconvénient de se charger d'élec-5 tricité statique lorsqu'ils sont soumis à un frottement, en particulier pour un taux d'humidité relative bas. Des articles tissés ou tricotés fabriqués à partir de fibres chimiques hy-drophobes telles que les fibres synthétiques, par exemple'les polyamides, les polyesters, les polyacrylonitriles et les poly-10 oléfines ainsi .que les fibres semi-synthétiques, par exemple les fibres à base d'acétate et de triacétate, tendent à acquérir une charge électrostatique et donnent lieu à des difficultés telles que le bruit d'une décharge électrostatique, l'adhérence de ces articles au corps humain et des commotions électriques. 15 Pour essayer de remédier à ces difficultés, on a proposé dans le brevet ETJ1 f 3 288 175 d'incorporer une petite quantité de fibres métalliques dans des articles tissés. D'après ce brevet, il est nécessaire d'utiliser une fibre métallique ayant un diamètre aussi petit que possible. Etant donné que les fi-20 bres métalliques diffèrent essentiellement par leur nature des fibres textiles ordinaires, ces deux types de fibres sont difficilement compatibles l'un avec l'autre. Par conséquent on se heurte à des difficultés en ce qui concerne les opérations de mélange de fibres métalliques de faible diamètre avec des fi-25 bres textiles, de filage, de tissage, de traitement, de teinture et d'apprêtage et le toucher des produits tissés ainsi obtenus n'est pas satisfaisant. De plus, il est difficile d'obtenir des fibres métalliques de faible diamètre, en outre elles sont coûteuses. 30 Afin d'obvier à cet inconvénient, on a décrit dans le bre vet japonais publié sous le N0 4196/57» ainsi que dans le brevet E U A N° 2 845 962 un procédé pour empêcher les articles tissés de se charger électriquement par incorporation dans les fibres textiles de fibres conductrices de l'électricité dans tout le 35 volume intérieur desquelles on a dispersé du noir actif. Cependant, pour que les fibres conductrices de l'éfectricité contenant du noir actif aient la conductibilité électrique désirée, elles doivent contenir du noir actif en grande quantité, c'est-à-dire dans la proportion d'au moins 20 % en poids. De plus, du fait ^ de leur faible résistance mécanique, ces fibres ont tendance à 69 09038 -2- 2006725 'se casser au cours des opérations de filage, de tissage et de ' traitement. La présente invention a donné la possibilité de résoudre le problème" sus-mentioimë en réalisant des vêtements comportant G; l'utilisation d'une matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire constituée par des fibres textiles organiques et une fibre conductrice de l'électricité. La présente invention concerne donc un vêtement constitué par une étoffe extérieure et une matière fibreuse interca--. /jq laire ou servant de revêtement, caractérisé en ce qu'au moins une partie de la matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire sus-mentionnée contient au moins 0,01 % en poids d'une fibre conductrice de l'électricité, ladite fibre conductrice de l'électricité comportant un support constitué par une c; fibre chimique et recouvert d'un revêtement conducteur de l'électricité, tandis que ladite fibre conductrice de l'électricité possède les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. L'expression "fibre" utilisée dans le présent document 20 comprend, sauf indication contraire, les fibres discontinues et les filaments continus. L'expression "tissu extérieur* utilisée dans le présent document signifie, sauf indication contraire, une étoffe "à l'endroit* d'un vêtement. Le terme"matière fibreuse servant de 2^ revêtement'' signifie une étoffe sur le côté "envers* du vêtement et 1'expression "matière fibreuse intercalaire"signifie une étoffe ou une matière fibreuse intercalée entre les étoffes constituant le vêtement. La fibre conductrice de l'électricité à incorporer dans 30 une matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement pour des vêtements selon la présente invention est constituée par un support de fibres chimiques recouvert d'un revêtement conducteur de l'électricité, et possède les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. jcj On entend par l'expression "caractéristiques fonctionnel les des fibres textiles" utilisée dans le présent document, d'une manière générale, la possession de caractéristiques mécaniques grâce auxquelles une fibre peut être soumisë aux opérations courantes de filage, de retordage, d'ondulation! ou fri-40 sage, de tissage eb dé tricotage et peut résister "aàx- conditions 69 09038 ~3~ 2006725 âuxquelles une fibre est soumise en général pendant ces opérations de traitement ainsi qu'en cours d'usage, par exemple. Ces conditions sont l'usure par frottement, les efforts de traction, les efforts de flexion, les flexions répétées, les allon-5 gements et relaxations répétés, et les compressions et relaxations répétées; ainsi que la compatibilité et l'aptitude au traitement simultané avec les fibres textiles organiques courantes. La fibre conductrice de l'électricité à utiliser pour la matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire se-10 Ion la présente invention doit posséder des caractéristiques mécaniques qui sont à peu près comparables à celles du support de la fibre chimique. Elle doit en général posséder une résistance à la traction d'au moins 1 g/d environ, de préférence au moins 2 g/d environ, un allongement à la rupture d'au moins 3 % envi-15 ron, de préférence de 10 % environ et un module au départ ne dépassant pas environ 3 000 kg/mm2, de préférence ne dépassant pas environ 2 000 kg/mm . La fibre conductrice de l'électricité utilisée devrait de préférence posséder non seulement les caractéristiques mécaniques sus-mentionnées dans la direction lon-20 gitudinale, mais aussi - en propre - des caractéristiques mécaniques dans une direction transversale telles que la souplesse, et aussi - en propre - des caractéristiques mécaniques telles que la propriété de résister aux opérations courantes de dé-bouillissage, de teinture et de lavage. De plus, la fibre con-25 ductrice de l'électricité à utiliser dans la présente invention doit, d'une manière générale, avoir une faible densité inférieure à 2,5 et de préférence inférieure à 2. Le revêtement conducteur de l'électricité peut être formé sur la fibre support de la manière suivante : on met en con-30 tact, par exemple, une solution ou une émulsion de liant polymère dans laquelle sont dispersés de l'argent, de l'or, du platine, du cuivre, du laiton, du nickel, de l'aluminium, du tungstène finement divisés ou d'autres métaux finement divisés ainsi que d'autres matières conductrices de l'électricité finement 35 divisées telles que l'oxyde de cuivre ou le noir actif, avec la surface de la fibre support, ensuite ce revêtement est séché et, si on le désire, on cuit le liant polymère. En variante, un revêtement conducteur de métaux tels que le nickel, le cuivre, le cobalt, le chrome, le zinc, l'étain, etc...peut être formé 40 sur la fibre support par dépôt chimique. Le dépôt de métaux^ 69 09038 -4- 2006725 'tels que l'aluminium, le cuivre etc.-.. sur la fibre support peut également être formé par vaporisation dans le vide. De plus, si nécessaire, un revêtement extérieur constitué par un polymère organique peut également être appliqué à la surface du revê-5 tement conducteur de l'électricité. La fi"bre électriquement conductrice à utiliser dans la présente invention est de préférence une fibre ayant une résistance électrique ne dépassant pas 2 000 M XI par cm. En ce qui concerne la fibre chimique utilisée comme support 10 pour la fibre conductrice de l'électricité, des fibres à base de polyamide synthétique linéaire, telles que le nylon 6 et le nylon 66, sont à préférer du point de vue des caractéristiques mécaniques et de 1'adhésivité au revêtement conducteur de l'électricité. De même, du point de vue des caractéristiques méca-15 niques, des fibres polyester, par exemple le téréphtalate de polyéthylène, sont à préférer. Mais on peut également utiliser des fibres à base d'autres polymères synthétiques telles que celles à base de polymères polyoléfiniques, de polymères acryliques, acétals polyvinyliques, de polyurées, de polyimides et de 20 mélanges de ces produits ainsi" que des fibres cellulosiques constituées par de l'acétate de cellulose ou de la cellulose régénérée. Le numéro des fibres est en génrral compris entre 5 et 50 deniers environ, de préférence entre 10 et 30 deniers environ. De plus, les fibres chimiques utilisées comme support peu-25 vent être sous forme de monofilaments ou de multifilaments. Le revêtement conducteur de l'électricité peut être formé de la manière suivante sur la fibre support. Une solution ou une émulsion d'un liant polymère, dans lequel sont dispersés des métaux finement divisés par exemple de l'argent, de l'or, du 30 platine, du cuivre, du laiton, du nickel, de l'aluminium, du tungstène ainsi que d'autres matières conductrices de l'électricité finement divisées, telles que l'oxyde de cuivre et le noir actif, est mise en contact avec la surface de la fibre support, après quoi ce revêtement est séché et si on le désire, le liant 35 polymère est durci. En ce qui concerne les poudres" finement divisées conductrices de l'électricité, les poudres finement divisées d'argent et de carbone actif sont particulièrement à préférer à cause de leur résistance au débouillissage, à la teinture , au- lavage et aux produits chimiques et aussi à cause de 4-0 leur conductivité électrique. 69 09038 -5- 2006725 On peut utiliser comme liants polymères diverses résines synthétiques, par exemple les résines acryliques, époxydes, phénoliques,uréthanes, mélamine, urée, polyester, vinyliques, et à base de silicone, des caoutchoucs naturels et synthétiques 5 et des mélanges de ces produits. Cependant, dans, chaque cas individuel, un choix doit être fait de manière appropriée, en prenant en considération les caractéristiques des liants, par exemple leur adhésivité à la fibre support, leur résistance à l'usure par frottement et la résistance chimique du revêtement 10 ainsi que la flexibilité de la fibre support recouverte d'un enduit. De plus, on peut incorporer dans ce mélange liquide un agent épaississant, un anti-oxydant, un modificateur pour conférer de la souplesse au revêtement, un durcissant pour le liant polymère ainsi que d'autres adjuvants. Comme exemple de liants 15 polymères appropriés, on peut citer les mélanges de résinesphé-noliquœ solubles dans l'huile avec du chloroprène polymérisé, un copolymère styrène-butadiène, un copolymère acrylonitrile-buta-diène et d'autres caoutchoucs synthétiques; le mélange d'une résine époxyde du type bisphénol/épichlorhydrine ayant un indice 20 d*époxyde équivalent à environ 170 à 250 avec une résine polyamide, line huile végétale époxydée ou un sulfure de polyalcoylè-ib liquide; un polymère de polyuréthane et d'urée de masse moléculaire relativement faible comportant des groupes terminaux uréylène disubstitués à l'azote; le mélange d'un copolymère de 25 chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle partiellement saponifié et une résine mélamine modifiée par le n-butanol; et le mélange d'un copolymère d'acrylate d'éthyle, de -styrène et d'a-crylate d'hydroxy-éthyle avec une résine mélamine modifiée par le n-butanol. 30 Les fibres conductrices de l'électricité utilisées dans la présente invention doivent avoir une résistance électrique ne dépassant pas environ 2 000 MjT2/cm, parce que, si leur résistance électrique dépasse cette limite, on ne peut obtenir des vêtements ayant des caractéristiques antistatiques comme l'envi-55 sage l'invention. Pour fabriquer des fibres conductrices de l'électricité ayant une résistance électrique ne dépassant pas environ 2 000 MXX/cm, il est nécessaire d'ajuster la proportion de poudre finement divisée d'une matière conductrice de l'électricité présente dans le revêtement conducteur de l'élec-4-0 tricité et l'épaisseur dudit revêtement. 69 09038 , 2006725 Pour obtenir une résistance électrique ne dépassant pas • environ 2 000 MXI /cm, -la teneur du revêtement en matière conductrice de l'électricité, doit en général être supérieure ou égalé à 50 % en poids, de préférence au moins 75 % en poids 5 quand c'est un métal tel que l'argent, tandis que sa teneur en carbone doit être d'au moins 5 % en poids de préférence au moins 10 % en poids. De plus, il est préférable, du point de vue de la stabilité de la conductivité, que l'épaisseur du revêtement soit au moins égale à 0,3^ environ dans le cas de métaux fine-10 ment divisés et d'au moins 0,5yu, environ dans le cas du carbone. Par ailleurs, la limite supérieure de l'épaisseur du revêtement conducteur de l'électricité et la limite supérieure de la proportion de particules finement divisées de la matière conductrice de l'électricité contenue dans le revêtement sont 15 soumises à des restrictions en ce qui concerne leur usage effectif, eu égard aux caractéristiques mentionnées ci-dessus en tant que fibres textiles, autrement dit à leurs caractéristiques fonctionnelles en tant que fibres textiles, telles que les propriétés mécaniques et la flexibilité de ces fibres. Un revê-20 tement d'épaisseur exagérée est non seulement inutile du point' de vue de la conductivité, mais également désavantageux, en particulier du point de vue de la flexibilité. Un revêtement contenant des métaux finement divisés en tant que matière conductrice de l'électricité doit avoir une épaisseur moyenne ne 25 dépassant pas environ 10yu, , de préférence ne dépassant pas environ 5yi>c . Il est, de plus, nécessaire qu'un revêtement contenant du carbone ait une épaisseur moyenne ne dépassant pas environ 15 J->^ , de préférence ne dépassant pas environ 10JJ^ . Ici aussi, les revêtements contenant des métaux finement divi-30 sés dans une proportion dépassant environ 90 % en poids, ou du carbone dans une proportion dépassant environ 60 % en poids ont en général une ténacité et une adbésivité au support médiocres, et par conséquent tendent facilement à se séparer du support au cours des opérations de traitement et en service.' 35 Un autre type avantageux de fibre conductrice de l'élec tricité, qui est utilisé dans la matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement^ destinée aux vêtements selon la présente invention ëst constitué par un support de fibrè chimique et un revêtement métallique d'épaisseur" moyènne ne dépassant pas 4-0 environ 1,5^ qui a été déposé chimiquement sur ledit support, 09038 -7- 2006725 la fibre ainsi obtenue ayant une résistance électrique inférieure à environ 2 000 M XI/cm et les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. Le procédé de fabrication d'une fibre conductrice de l'électricité de cette nature comprend le dépôt par voie chimique sur la fibre support d'un métal. En ce qui concerne les fibres-support, il y a lieu de préférer particulièrement, dans le cas présent, du point de vue de la facilité d'application sur le revêtement métallique et de leur aptitude à adhérer aux métaux, celles à base de polymères acryliques dans lesquelles la teneur en acrylonitrile est d'au moins 80 moles % et celles à base de polyesters dont la teneur en téréphtalate d'éthylène est au moins égale à 80 moles %. La fibre-support peut avoir un denier textile compris entre 1 et 50 deniers. Le revêtement métallique peut être appliqué sur le support par le procédé qui est déjà connu pour le dépôt par voie chimique sur des polymères organiques, suivi facultativement d'un dépôt par électrolyse. Le dépôt par voie chimique peut être exécuté sur des fibres support sous forme de multifilaments, de monofilaments ou de filaments discontinus. En exécutant le revêtement par voie chimique d'articles façonnés tels que les articles en polymères organiques moulés, la pratique courante consiste à exécuter des traitements préliminaires tels que le dépolissage mécanique, le dégraissage, l'attaque chimique, la sensibilisation et l'activation de la surface. L'opération de dépolissage mécanique de la surface est exécutée dans le but de former une surface rugueuse utilisable pour l'exécution du dépôt métallique mais, dans le cas d'un support sous .iforme de fibre, cette opération n'est pas particulièrement nécessaire puisque la surface de la fibre est dépolie dans line mesure appropriée pour permettre déjà d'exécuter l'opération de revêtement par un métal. Quand la fibre, acrylique doit être utilisée comme support, un revêtement métallique satisfaisant peut être formé sur le support, même si l'opération d'attaque chimique est supprimée. L'attaque chimique des fibres polyester est exécutée de façon optimale avec un alcali, dans une mesure telle qu'il se produise une diminution de poids comprise entre 0,3 et 10 %. On peut utiliser, comme solution d'attaque chimique, les solutions aqueuses ou alcooliques d'alcalis, telles que l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium et le car- 69 09038 10 20 30 35 ~~8~ 2006725 bonate de sodium, mais l'emploi d'une solution aqueuse d'hydro-xyde de sodium est à recommander particulièrement. Les fibres polyester sont plongées dans un tel "bain alcalin et la concentration et la température du bain ainsi que la durée d'immersion dans ce dernier sont convenablement choisies de façon que la diminution de poids due à la dissolution soit comprise entre 0,3 aqueuse et 10 %. Par exemple, dans le cas où l'on emploie une solution / d'iiydroxyde de sodium, l'objectif fixé peut être atteint complètement en traitant la fibre polyester dégraissée pendant 3 s à 30 mn entre 50 et 100°C, en utilisant un bain dont la concentration en poids est comprise entre 0,5 et 30 La fibre-support, qui a, par conséquent, été soumise à un traitement chimique, est ensuite lavée à l'eau, ou bien lavée à l'eau après avoir été neutralisée par une solution d'acide étendu et soumise ensuite à l'opération suivante. Les opérations de dégraissage, de sensibilisation et d'activation peuvent être exécutées conformément aux modes opératoires bien connus pour appliquer par voie chimique un revêtement sur des articles façonnés en polymères organiques. Le revêtement par voie chimique est exécuté sur le support ayant subi un traitement préliminaire. A titre de métaux utilisables pour le dépôt par voie chimique sur le support, on peut citer le nickel, le cuivre, le cobalt, le chrome, le zinc et l'étain, parmi lesquels le nickel est avantageux du point de 2^ vue de la facilité de dépôt et de l'économie. En ce qui concerne la composition du bain de dépôt de nickel par voie chimique, on peut citer plusieurs types, par exemple ceux à base de sels so-lubles de nickel et d'hypophosphite, de sels solubles de nickel et d'un composé contenant du bore et de l'azote, et d'un sel soluble de nickel et d'urée. Bien qu'en principe l'un quelconque de ces mélanges puisse être employé de façon satisfaisante, un bain à préférer est celui dont la composition est du type sel de nickel soluble - hypophosphite et un bain à préférer particulièrement est un bain acide de ce type. Une fibre très bonne conductrice de l'électricité peut être obtenue avec un traitement de très courte durée en utilisant un bain de dépôt à température relativement élevée. Par exemple, quand on utilise un bain de dépôt acide constitué principalement par 20 g par litre de sulfate de nickel, 24- g/1 d'hypophosphite de sodium et 2-7 g/1 d'acide lactique, dont le pH a été réglé à 5,6, on réa 69 09038 -9- 2006725 lise un traitement satisfaisant avec un "bain de dépôt dont la température est comprise entre 60 et 98°0, avec une durée de traitement comprise entre 10 s et 9 mn. En particulier» si le traitement est exécuté avec un "bain de dépôt à une température 5 comprise entre 80 et 90°G, une fibre ayant une très "bonne conductivité peut être préparée de façon satisfaisante même avec une durée de traitement inférieure à une minute. Puisque, comme on l'a indiqué ci-dessus, le dépôt de nickel par voie chimique peut être exécuté dans des conditions de traitement exigeant un 10 laps de temps très court, il est particulièrement commode de l'utiliser pour le revêtement continu par voie chimique des filaments. L'épaisseur de revêtement métallique, qui a été déposé par voie chimique sur la fibre-support, peut, si on le désire, être augmentée par un dépôt ultérieur par voie électrolytique de 15 métal sur ledit revêtement. Le métal à recouvrir d'un dépôt par électrolyse peut être le même que celui qui a été déposé par voie chimique, ou un métal différent de ce dernier. L'épaisseur du dépôt métallique formé sur la fibre-support peut être réglée de façon à être certain que le produit conserve 20 les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. Un revêtement métallique ayant une épaisseur "exagérée conduit à un produit ayant des caractéristiques mécaniques, par exemple un allongement et une flexibilité, médiocres, et est également inutile du point de vue de la conductivité. La limite supérieure 25 de l'épaisseur moyenne du revêtement métallique dépend de la nature et du nombre de deniers de la fibre-support, de la nature du métal et de l'emploi auquel le produit final est destiné, mais, dans la plupart des cas, elle ne doit pas dépasser 1,5/^- • Par ailleurs, l'épaisseur moyenne du revêtement métallique doit 30 être suffisante pour rendre la fibre conductrice. On a observé qu'il existait souvent des discontinuités dans un revêtement métallique dont l'épaisseur moyenne était inférieure à 0,01yU-et, par suite, que le produit recouvert d'un revêtement a souvent une conductivité insuffisamment stable. Par conséquent, il 35 est préférable de régler l'épaisseur moyenne du revêtement métallique entre 0,01 et 1,5/^ » et en particulier entre 0,1 et 0,5/x-. Un revêtement extérieur de polymère organique peut être appliqué sur la fibre conductrice de l'électricité. Il est parti-4-0 culièrement recommandé, dans le cas d'une fibre conductrice de 69 09038 »-10— 2006725 'l'électricité avec un revêtement métallique réalisé par dépôt obtenu par voie chimique ou par vaporisation dans le vide, de la recouvrir d'un revêtement extérieur pour empêcher le revêtement métallique de s'oxyder et de se corroder, ou "bien de 5 se détacher du support. Bien que l'application d'un revêtement extérieur à une fibre conductrice de l'électricité ayant une résistance électrique d'au moins environ 2 000 M jfl/cm confère une résistance électrique de l'ordre de plusieurs milliers de H fl /cm à cette fibre, la demanderesse a observé, chose éton-10 nante, qu'une fibre ayant une résistance aussi élevée que celle indiquée peut être utilisée efficacement pour atteindre les objectifs de la présente invention à condition que la fibre conductrice de l'électricité de départ ait une résistance élec trique inférieure à environ 2 000 M/2 /cm. En ce qui concerne 15 Ie polymère organique à déposer, on préférera les polymères du type caoutchouc synthétique qui ont une excellente adhésivité au métal et les polymères du types résine siliconée hydrofuge, mais on peut utiliser également d'autres produits. La matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement 20 à utiliser pour les vêtements selon l'invention est constituée par des fibres textiles organiques associées à une faible proportion desdites fibres conductrices de l'électricité. Pour obtenir un effet antistatique appréciable, les fibres conductrices de l'électricité doivent être présentes dans la matière 25 fibreuse servant de revêtement ou intercalaire dans une propor tion au moins égale à 0,01 % en poids. Bien qu'il soit possible d'obtenir des effets antistatiques même avec des proportions inférieures à celles indiquées ci-dessus, il arrive souvent que cet effet ne soit pas stable. Si la fibre conduc-30 trice de l'électricité est incorporée dans une proportion pondérale comprise entre environ 1 % et environ 2 %, en poids, le degré d'amélioration de l'effet antistatique correspondant à l'augmentation de la proportion de fibre conductrice de l'élec tricité diminue progressivement à mesure que cette proportion 35 se rapproche de 2 % en poids. Par conséquent, l'emploi d'une fibre conductrice de l'électricité dans une proportion supérieure à environ 2 % en poids est inutile en pratique. Par suite, du point de vue pratique, la fibre conductrice de l'électricité peut, de préférence, être incorporée dans la ma— 4-0 tière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement dans une 09038 -11- 2006725 proportion comprise entre environ 0,01 % à environ 2 % en poids, et de préférence comprise entre 0,02 % et environ 1 % en poids. La fibre conductrice de l'électricité peut être incorporée dans une matière fibreuse, servant de revêtement ou intercalaire pour des vêtements, par mélange à des fibres discontinues, par filage mixte, par doublage, par torsion mixte, par tissage mixte par tricotage mixte et d'autres moyens choisis à volonté. En général, on prépare un filé conducteur de l'électricité contenant une fibre conduisant l'électricité à partir d'une fibre conduisant l'électricité et d'une fibre textile organique ordinaire. Il est préférable de fabriquer une matière fibreuse intercalaire ou de revêtement en utilisant seulement le filé conducteur de l'électricité ou de la fabriquer à partir d'un filé conducteur de l'électricité et d'un filé courant, qui n'est pas conducteur de l'électricité, pour tissage ou pour tricotage, par tissage mixte ou tricotage mixte usuels. Suivant les applications du pro duit fini, il est possible d'obtenir la matière fibreuse pour re vêtement ou intercalaire prévue par tissage mixte ou par tricotage mixte d'un filé câblé conducteur de l'électricité ou d'un filé filamentaire constitué uniquement par des fibres conductrices de l'électricité avec un filé ordinaire pour tissage ou tricotage, qui n'est pas conducteur de l'électricité. Il est également possible d'obtenir la matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire prévue en collant ou en cousant des fibres conductrices de l'électricité à une matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire,- constituée par une fibre textile organique courante. On a observé qu'il est avantageux et préférable d'incorporer la fibre conductrice de l'électricité sous forme de filaments continus. Par exemple quand les filés à tisser ou à tricoter sont des filés bitords, l'incorporation de fibres conductrices de l'électricité peut également être réalisée en ajoutant des filés bitords contenant des fibres conductrices de l'électri cité, en tant qu'éléments constitutifs de ces filés à tricoter ou à tisser. Même si les filés utilisés pour le tricotage ou le tissage sont des 'filés bitords, il est avantageux d'utiliser des fibres conductrices de l'électricité sous forme de filaments continus et de les associer à des filés bitords, fabriqués séparément, qui ne sont pas conducteurs de l'électricité. Un procé dé avantageux de production d'une matière fibreuse'servant de 69 5 10 15 20 25 30 35 40 09038 12 2006725 revêtement ou intercalaire pour des vêtements selon la présente invention comporte l'exécution du tissage ou.du tricotage en plaçant parallèlement des filaments continus conducteurs de l'électricité, de préférence en plaçant un monofilament conducteur de l'électricité parallèlement à toute ou partie des filés non conducteurs de l'électricité utilisés pour le tissage ou le tricotage, gui servent à la fabrication de la matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement. L'expérience a confirmé qu'on peut obtenir un effet antistatique bien meilleur et plus stable en incorporant les fibres conductrices de l'électricité sous forme de filaments continus plutôt que sous forme de fibres, .discontinues . Il va de soi qu'une matière sous forme de fi laments continus est plus avantageuse pour la fabrication d'une telle matière fibreuse antistatique. En particulier, quand les filés utilisés pour le tissage ou le tricotage sont des filaments continus, il est également possible d'associer un filament conducteur de l'électricité sous la forme d'au moins un, mais de préférence un, monofilament avec un paquet de filaments textiles organiques courants, de les soumettre à une ondulation mécanique et de les utiliser pour constituer tout ou partie des filés destinés au tissage ou au tricotage. Il était imprévisible que le filament conducteur de l'électricité utilisé dans la présente invention puisse- résister au retordage, au frisage, au tissage et au tricotage. Le vêtement selon l'invention comporte une étoffe extérieure et une matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement, et tout au moins une partie de ladite matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement contient une fibre conductrice de l'électricité dans la proportion mentionnée ci-dessus. Le vêtement selon l'invention peut être confectionné en utilisant une étoffe extérieure constituée par des fibres texti les organiques ordinaires et une matière fibreuse servant de re vêtement et/ou intercalaire contenant des fibres conductrices de l'électricité. Il peut également être confectionné en utilisant une étoffe extérieure constituée par des fibres textiles organiques ordinaires et un tissu servant de revêtement contenant des fibres conductrices de l'électricité, ce dernier étant collé au premier par un adhésif ou une mousse. Dans ce cas, on peut employer divers articles tissés, tricotés, du tulle-den- 69 09038 -13- 2006725 r r telle et du tulle comme étoffe extérieure* Le vêtement selon l'invention peut également être confectionné en une étoffe constituée par des fibres textiles ordinaires avec une ou plusieurs fibres conductrices de l'électricité intercalées dans la partie 5 rabattue du vêtement. Dans ce cas, les fibres conductrices de l'électricité peuvent être intercalées, isolément ou associées à une autre fibre. Des vêtements, tels que'les complets, les pantalons, les jupes, les blouses, les imperméables, les pardessus et les kimo-10 nos japonais qui ont été confectionnés en un tissu contenant les fibres conductrices de l'électricité constituant une partie ou la totalité du revêtement, acquièrent difficilement une charge électrique et les perturbations d'origine électrostatique telles que l'adhérence des vêtements au porteur, l'encrassement dû à 15 l'attraction de la poussière et le bruit de la décharge électrique lors du déshabillage peuvent être réduits dans une proportion remarquable. Cet effet antistatique dépend de la proportion dudit tissu ou de la proportion de fibres conduisant l'électricité incorporées dans ce tissu. Si les fibres conductrices de 20 l'électricité ou les filés contenant lesdites fibres sont disposés à intervalle inférieur à 30 cm, de préférence inférieurs à 10 cm, dans la matière servant de revêtement, les perturbations d'origine électrostatique peuvent être efficacement réduites à l'intérieur et autour de ces parties quand la matière ser-25 vant de revêtement sus-mentionnée a été mise en place par couture. Par exemple, un complet contenant un tissu servant de revêtement comportant des fibres conductrices de l'électricité,parallèles entre elles et espacées de 5 cm,ne colle pas au corps du porteur et n'émet pas de bruit de décharge électrique à 30 l'instant de l'habillage ou du déshabillage, et l'encrassement dudit vêtement est remarquablement diminué. On obtient un effet antistatique remarquable quand le tissu sus-mentionné est utilisé comme revêtement dans une partie qui a tendance à être soumise à un frottement. Par exemple, quand le tissu sus-mentionné 35 est utilisé comme revêtement à l'emplacement des genoux sur des pantalons, ces pantalons n'adhèrent plus au corps du porteur. Si l'on s'en sert comme revêtement à la partie inférieure d'une jupe, celle-ci ne colle pas au corps du porteur et est moins salissante. 40 Le vêtement selon la présente invention peut être confec- 69 09038 •=■»- 2006725 - tionné en utilisant une matière contenant des fibres conductri- 1 ces de l'électricité, constituant en totalité ou en partie le tissu intercalaire entre une étoffe extérieure et un revêtement, est moins sujet à l'apparition d'électricité statique due au 5 frottement, et par conséquent est beaucoup moins sujet à des perturbations d'origine électrostatique telles que l'encrassement dû à l'attraction de la poussière, l'adhérence du vêtement àu corps du porteur et le bruit des décharges électrostatiques. Cet effet antistatique dépend de la proportion dudit tissu in-10 tercalaire et de la proportion de fibres conductrices de l'électricité qu'il contient. Par exemple, quand on utilise une matière contenant environ 0,1 % en poids de fibres conductrices de l'électricité comme tissu intercalaire aux emplacements du col et des poignets d'une chemise tricotée fabriquée uniquement 15 en fibres polyester, la production d'électricité statique à ces emplacements est remarquablement réduite, ainsi que leur encrassement. - Une étoffe ou tissu "composite* obtenue par collage d'un revêtement en une étoffe contenant, ou constituée par, des fi-20 bres conductrices de l'électricité à un tissu extérieur à l'aide d'un adhésif ou d'une mousse a un effet antistatique excellent. Des vêtements confectionnés à partir de ce tissu mixte sont moins sujets à l'apparition d'électricité statique engendrée par frottement et, par conséquent, sont beaucoup moins sujets à 25 des perturbations d'origine électrostatique telles que l'adhérence des vêtements au corps du porteur, l'encrassement dû à l'attraction de la poussière et le bruit des décharges électrostatiques . Des vêtements qui comportent des fibres conductrices de 30 l'électricité dans leurs parties rabattues n'engendrent presque plus d'électricité statique et les perturbations d'origine électrostatique, telles que le bruit des décharges électriques, l'attraction de la poussière et les faux-plis dûs-au froissement ou à l'adhérence, sont considérablement réduites. Les fibres 35 conductrices de l'électricité sont maintenues entre les tissus et n'apparaissent pas à la surface. Par conséquent, l'apparence extérieure du produit reste la même. Les fibres conductrices de l'électricité utilisées dans la présente invention comprennent non seulement celles pour lesquel-40 les la résistance électrique est de l'ordre de celle d'un con- 09038 --15- 2006725 "ducteur ordinaire, mais également celles pour lesquelles la résistance électrique atteint jusqu'à 2 000 MXI/cm. Il est étonnant qu'un effet antistatique marqué existe même quand on incorpore une faible proportion d'une fibre ayant une résistance électrique aussi élevée. Il n'est pas facile d'expliquer simplement le mécanisme de la prévention de l'électrisation. En général, une tension élevée supérieure à 1 000 V pose un problème en ce qui concerne l'électrisation gênante des fibres textiles organiques courantes, et la quantité d'électricité statique engendrée dans ces conditions est très faible. Par conséquent, on admet que, même dans le cas d'une résistance électrique aussi élevée, une décharge électrique brusque "intrinsèque" locale du revêtement se produit sous une tension aussi élevée et la charge électrostatique est facilement dissipée grâce à cette fibre conductrice de l'électricité par des phénomènes tels que la décharge par effluves dans un gaz, la décharge superficielle et les courants de fuite, empêchant ainsi l'accumulation d'une charge électrostatique. Ceci parait contribuer considérablement à la prévention de l'acquisition d'une charge électrostatique. De plus, la dispersion d'une charge électrostatique à travers la fibre conductrice de l'électricité ainsi que l'action protectrice de cette fibre semblent contribuer à cet effet antistatique. Les fibres conductrices de l'électricité employées dans la présente invention conservent les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles et conservent de manière durable leurs propriétés vis-à-vis des divers facteurs qu'on rencontre en général pendant la fabrication de la matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement destinée à être utilisée dans les vêtements, et pendant son utilisation. Ces facteurs sont l'usure par frottement, les flexions répétées, les allongements et relaxations répétés, le débouillissage, la teinture et le lavage. Les fibres conductrices de l'électricité selon la présente invention peuvent être Incorporées très facilement au cours de sa fabrication dans la matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire. La matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement selon la présente invention, qui contient une faible proportion de fibres conductrices de l'électricité a des propriétés antistatiques durables et son aspect et son toucher sont également très satis- 69 09038 -16- 2006725 faisants. De plus, ces fibres conductrices de l'électricité sont ' compatibles avec les autres fibres qui constituent 1*étoffe et, par conséquent, leur tendance à se séparer de la. surface pendant l'utilisation de cette étoffe est faible. 5 Les exemples non limitatifs suivants sont donnés pour mieux faire comprendre la présente invention. La résistance de la fibre conductrice de l'électricité indiquée dans ces exemples est déterminée en utilisant un appareil d'essai EM, modèle L-19-B et un oTrnrmètre pour mesures automatiques de l'isolement, modèle 10 L-68, fabriqué par Les usines électriques de Yokogawa au Japon et la résistance à la rupture, l'allongement à la rupture ainsi que le module d'Young au départ sont mesurés en utilisant un échantillon de 5 cm de longueur entre repères avec une vitesse d'allongement de 5 cm à la minute. La valeur de la tension d'é-15 lectrisation était mesurée à l'aide d'un dispositif potentiomé-trique d'équilibrage, modèle K 325, fabriqué par la Easuga Electric Co au Japon. La teneur en fibre conductrice de l'électricité est indiquée sous forme de pourcentage en poids de la fibre conductrice de l'électricité rapporté au poids de la fibre 20 textile organique qui constitue la matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire. Sauf indication contraire, les parties et les pourcentages de mélange sont exprimés.en poids dans les.exemples ci-après. 25 Exemple 1 : On fait passer un monofilament de nylon 6 de 15 deniers à la vitesse de 25 m/mn à travers une pâte obtenue par mélange intime de 100 parties d'une poudre fine d'argent en paillettes (ayant un diamètre moyen de 1,5yW- ), 100 parties d'un adhésif du type caoutchouc nitrile - phénol (ayant une te-30 neur de 24- % en matière solide) et 5 parties de méthyl-isobutyl-cétone. On fait passer ce monofilament à travers un orifice pour ajuster l'épaisseur de son revêtement et on le fait passer ensuite pendant 6 s à travers un séchoir à air chaud à 120°C. Ensuite, on le fait encore passer pendant-6,s à travers un bain 35 d'air à 195°0- On obtient un monofilament conducteur de l'électricité ayant une résistance électrique de 120XI/cm et l'épais» seur moyenne du revêtement conducteur de l'électricité est de 2,3 ytX • Ge filament conducteur de l'électricité a une ténacité à la 40 rupture de 3,3 g/d (5*6 g/d ramené à la.fibre support). Un al— 69 09038 2006725 1 \ longement a la rupture de 4-3 % et un module d'Young au départ 2 de 250 kg/ mm et sa ténacité, sa souplesse et sa flexibilité sont sensiblement les mêmes que celles du filament support. De plus, sa densité est faible et voisine de 1,6. 5 Pour obtenir un tissu à armure toile constitué par des mul tifilaments de téréphtalate de polyéthylène de 50 deniers, 24 filaments, utilisés comme filaments de chaîne et de trame, tm filament conducteur de l'électricité est doublé avec ces multifilaments, et les paquets de filaments obtenus sont disposés 10 dans le sens de la trame et dans le sens de la chaîne, à intervalles de 1 cm, 3 cm, 5 cm et 10 cm. Les proportions de fibres conductrices de l'électricité contenues dans le tissu à armure toile sont respectivement de 0,64 0,21 %, 0,13 % et 0,06 %. Deux jupes comportant un revêtement sur la totalité de 15 leur envers sont confectionnées en utilisant un tissu constitué par des fibres de téréphtalate de polyéthylène ne contenant pas de fibres conductrices de l'électricité, constituant l'étoffe extérieure, et pour l'une le tissu à armure toile contenant des fibres conductrices de l'électricité obtenues ci-dessus, pour 20 l'autre un tissu à armure toile ne contenant" pas de fibres conductrices de l'électricité, ces deux derniers tissus servant de revêtement. Ces jupes sont soumises à un nettoyage à sec pendant 6 mn avec dp. perchloréthylène contenant 1 % d'un agent ten-sio-actif. L'essai ci-après d'habillage et de déshabillage a 25 été exécuté à la température de 25°C avec une humidité relative de 27 la personne portant au-dessous un slip en nylon. Quand le porteur enfila la jupe qui ne contenait pas de fibre conductrice de l'électricité et la frotta énergiquement, elle adhéra à son corps, donnant à ce porteur une sensation de pression et 30 ayant, de plus, un aspect peu esthétique. La tension d'électrisation de la jupe après déshabillage atteignait -22 000 Y. Par ailleurs, la jupe contenant les fibres conductrices de l'électri cité ne donna guère lieu à des ennuis de ce genre d'origine électrostatique, et la tension d'électrisation de cette jupe 35 après son enlèvement avait considérablement diminué. On a observé que les jupes confectionnées en utilisant des tissus de revêtement contenant des filaments conducteurs de l'électricité disposés à intervalles de 1 cm, 3 cm, 5 cm et 10 cm atteignaient, respectivement, à une tension d'électrisation de seulement 40 -2 000, -2 000, -2 500 et -3 000 V. 09038 -18- 2006725 Même quand ces jupes étaient soumises à 20 nettoyages à sec, leur effet antistatique n'avait guère diminué, manifestant une excellente persistance. Exemple 2 : - A) On fait passer un monofilament de nylon 6 5 de 15 deniers à travers une pâte constituée par un mélange d'argent finement divisé en paillettes, dont la dimension moyenne des particules est de 1,5ytc et d'un adhésif du type caoutchouc nitrile-phénol (teneur en matières solides 24 %) dans les proportions indiquées sur le tableau A, avec une vitesse d'avance 10 de 25 m/mn, et on le fait ensuite passer à travers un orifice pour ajuster l'épaisseur de son revêtement. Ensuite, on fait passer ce monofilament à travers un four à air chaud pendant 6 s à 70°G et ensuite pendant 6 s à travers un bain d'air à 190°C. On a obtenu des monofilaments conducteurs de l'électricité ayant 15 les diverses valeurs de résistance électrique indiquées sur le tableau A. — B) On fait passer un monofilament de nylon 6 de 15 deniers à travers une pâte constituée par un mélange de noir d'acétylène et d'un adhésif dû type caoutchouc nitrile-phénol (teneur en matières solides 24 %) dans les diverses proportions 20 indiquées sur le tableau B, avec une vitesse d'avance de 25 m/mn, et on le fait ensuite passer à travers un orifice pour ajuster l'épaisseur de son revêtement. Ensuite on fait passer le monofilament à travers un four à air chaud pendant 6 s à 70°G et ensuite pendant 6 s à travers un bain d'air à 190°G. On obtient ainsi 25 divers monofilaments conducteurs de l'électricité ayant une résistance électrique indiquée sur le tableau B. Comme l'indiquent les tableaux A et B, tous les filaments conducteurs de l'électricité ainsi obtenus ont des propriétés permettant de les utiliser comme fibres pour le tissage et le 30 tricotage et conservent une ténacité, une souplesse et une flexibilité qui ne diffèrent guère de celles du filament support. De plus, leur densité est faible. (Tableaux A et B - voir pages 19 et 20) Lors de la fabrication d'un tissu à armure toile dont les 55 fils de chaîne et les fils de trame sont constitués par des filés de téréphtalate de polyéthylène de 75 deniers, 36 filaments, chacun desdits monofilaments conducteurs de l'électricité est doublé avec des multifilaments de téréphtalate de polyéthylène 75 deniers, 36 filaments et les paquets de filaments ainsi obtenus sont tissés de telle façon qu'ils sont disposés à inter- 40 o -O TABLEAU A 0 ômposition pondérale de la pâte Caractéristiques du filament conducteur de 1'électricité N° de l'é- chantil loïi argent finement divisé en paillettes (parties) adhésif (parties calculées en se basant sur les matières solides qu'il contient Epaisseur du revê-ment conducteur de l'électricité ( fA* ) Résistance électrique (enjTX /cm iEésistan- ; ce à la • rupture i Résistanc^ramenée au j Allonge-à la rut)- nombre de i ment à la ture (en g/d) deniers du rupture filament support (s/a) (en %) Module îâïïïï? | (kg/mm ) te A-1 A-2 A-3 A-4 78 80 80 84 22 20 ' 20 16 3,8 2,3 1,0 2,0 2,5 X 10e 1 ,2 x 10S 5,0 x 10e 8,0 x 10 2,6 3,3 4.2 3.3 5.4 5,6 5.5 5.6 42 43 41 42 280 250 260 240 1,7 1,6 1,6 1,6 NO O O o> hO Cn o vO TABLEAU B O sO O \ 1 i N° de lfé-' chan-tilloii Composition pondérale dé la pâte Caractéristiques du filament conducteur de 1'électricité Résistance électrique (en JT1 /cm) Résistance à la rupture (en g/d) Résistance à la rupture ramenée au nombre de deniers du filament support (g/d) argent finement divisé en paillettes (parties) adhésif (parties calculées en sé basant sur les matières solides qu'il contient du revêtement conducteur de 1 ' électricité (/♦- ) Allongement à la rupture (en %) ! Module d'Young initial p (kg/mm ) Densité B-1 85 7,0 8,0 x 108 3,3 5,3 38 240 ■ 1,1 B-2 30 70 4,3 3,0 x 105 4'° 5,6 40 230 1,2 B-3 " 30 7° 2,5 6,0 x 107 4,5 5,5, 42 210 l 1,2 B-4 , ' " " ' 55 5,0 4,0 x 104 4,2 = 5,5 — " - -J 41 220 ! ; ... i. 1,2 K> O O o i"0 Cn 69 09038 "21" 2006725 values de 2 cm dans deux directions parallèles à celles des fils de chaîne et de trame. La proportion de filaments conducteurs à© l'électricité incorporés dans le tissu à armure toile est de 0,30 à 0,49.% pour les filaments A) conducteurs de'l'électrici-5 té, et de 0,26 à 0,37 % pour les filaments B) conducteurs de l'électricité. On a confectionné des complets pour hommes en utilisant un mélange de fibres de téréphtalate de polyéthylène et de laine (rapport de mélange = 65/35) et en utilisant d'une part un tis-10 su contenant des filaments conducteurs de l'électricité et d'autre part, un tissu ne contenant pas de filaments conducteurs de l'électricité sur la totalité de 1'envers, pour servir de revêtement. Ces complets ont été soumis ensuite à un nettoyage à sec. Un essai d'habillage et de déshabillage a été exécuté à 15 une température de 20°C et une humidité relative de 20 %, en portant une chemise de coton au-dessous. Quand l'homme portant le complet ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité le frottait énergiquement sur sa chemise puis le retirait, on entendait un fort bruit de décharge électrostatique et le 20 porteur subissait une forte commotion électrique en entrant en contact avec une matière conductrice, par exemple un morceau de métal, 0e complet était alors porté à une tension d'électrisation atteignant -40 000 V et le corps du porteur à une tension de +9 000 V. Par ailleurs, les complets contenant le revê-25 tement selon la présente invention donnaient lieu à une tension d'électrisation comprise entre +4 000 et +5 000 V seulement et le corps du porteur était à unetension comprise entre 200 et 500 V. Les ennuis d'origine électrostatique mentionnés ci-des-sus étaient presque complètement éliminés et donnaient lieu à 30 un effet antistatique remarquable en dépit de la faible proportion de fibres conductrices de l'électricité incorporées. On a observé qu'aussi bien un filament conducteur de l'électricité ayant une résistance électriqué très élevée comme l'échantillon B1 qu'un filament bon conducteur de l'électricité,quand 35 il était incorporé, donnaient lieu au même excellent effet antistatique. Exemple 3 : - A) On prépare une pâte par mélange intime de de 100 parties de poudre fine d'argent constituée par des particules sphériques ayant une dimension moyenne de 0,1 , 50 40 parties d'un adhésif type ester acrylique (du type émulsion; 69 09038 -22- 2006725 teneur en matières solides 42 #), 2,5 parties d'une solution 1 aqueuse de résine mélamine (teneur en matières solides 50 %) et une faible proportion d'un catalyseur. B) - On prépare une pâte constituée par "un mélange très intime 5 de 15 parties de noir d'acétylène, 80 parties d'un adhésif type ester acrylique (du type émulsion, teneur en matières solides 42 %), 5 parties d'une solution aqueuse de résine mélamine (teneur en matières solides 50 %) et une faible proportion d'un catalyseur. 10 Chacune des pâtes ainsi préparées est déposée, en utilisant un rouleau tournant, sur un monofilament de téréphtalate de polyéthylène de 15 deniers et durcie par chauffage avec une lampe à rayons infrarouges. On obtient divers monofilaments A) et B) conducteurs de l'électricité ayant les propriétés indiquées sur 15 le tableau C ci-après. Ils présentent en outre une- résistance, une souplesse et une flexibilité qui diffèrent peu de celles du filament support. De plus, leur densité est faible. Tableau C - voir page 23) 20 Après avoir replié les monofilaments conducteurs de l'élec tricité, mentionnés ci-dessus, 100 fois avec un angle de pliage de 90°, leur résistance électrique ne change guère. De plus, après qu'ils ont été frottés pendant 5 nm avec un pignon en nylon (vitesse de rotation 120 tr/mn, module 3»61; nombre dé 25 dents 40) sous une charge de 0,33 g/d, calculée sur la base du nombre de deniers de la fibre-support, leur résistance électrique ne subit qu'un faible changement et l'enduit conducteur de l'électricité n'est pas arraché. Les filaments conducteurs de l'électricité mentionnés ci-30 dessus ont été doublés avec un multifilament de rayonne à l'acétate de 85 deniers, 20 filaments, de façon à obtenir des filés conducteurs de l'électricité. En utilisant ces filés conducteurs dé l'électricité et le filé ordinaire constitué par un multifi-lament de 85 deniers, 20 filaments, on a obtenu des tissus de 35 revêtement à armure toile en filaments d'acétate dans lesquels les filés contenant des filaments conducteurs de l'électricité étaient placés comme des fils de chaîne à intervalles,de -5 cm. K incorpores La proportion de filaments conducteurs de 1'électricité/dans le tissu servant de revêtement était d'environ 0,06 % pour l'échan— 40 tillon A) et d'environ 0,05 % pour l'échantillon B). , o vQ O TABLEAU G q (jO C» Propriétés du filament conducteur de 1'électricité N° de 11 échantillon Epaisseur du revêtement conducteur de l'électricité ( en jjL ) Résistance électrique (enXI/cm ) Résistance à la rupture (g/cO Résistance à la rupture ramenée au nombre de deniers du filament support (g/cL) T I Allongement à la rupture (en %) Module d'Young initial (kg/mm ) Densité A 1,9 5,0 x 102 3,5 4,9 24 860 1,8 B 3,5 2,0 x 10^ 3,6 4,5 21 760 1,3 ~ K> O o o ho en 69 09038 j>24- 2006725 Des kimonos japonais constitués par des fibres de téréphtalate de polyéthylène .ont été confectionnés en utilisant les tissus servant de revêtement ainsi obtenus à la partie inférieure qui est susceptible d'être soumise à des efforts de frotte-5 ment. Ces kimonos et un autre kimono confectionné avec un tissu de revêtement ne comportant pas de fibres conductrices de l'électricité ont été soumis à un nettoyage à sec. On réalise un essai d'habillage et de déshabillage avec ces kimonos à la température de 23°C et avec une humidité relative de 35 %■> le por- "lO • • * teur portant au-dessous un sous-vêtement en nylon 6. Le porteur du kimono ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité le frotte vigoureusement contre le sous-vêtement en nylon. La partie inférieure du kimono colle aux jambes et le porteur a de la difficulté à marcher sans à-coups. Au moment du déshabillage, ^ on entend un bruit violent de décharge électrique et le porteur reçoit une forte commotion électrique en touchant une matière conductrice, par exemple un métal. Le kimono est alors porté à une tension d'électrisation de -50 000 Y et le corps du porteur à une tension de +15 000 V. Par contre, les kimonos contenant PO les tissus de revêtement sus-mentionné s se^.on l'invention atteignent une tension d'électrisation de seulement -4 000 à -5 000 V et le corps du porteur une tension comprise entre 1 000 et 2 000 V. On obvie presque totalement aux difficultés précitées d'origine électrostatique et on observe un effet antistatique ^ remarquable en dépit de la très faible proportion de filaments conducteurs de l'électricité incorporés. Exemple 4 ; On mélange intimement, de façon à préparer une pâte, 10 parties de noir d'acétylène et 90 parties d'un adhésif du type chloroprène-phénol (rapport polychloroprène/ré-^ sine para-t-butylphénol-formaldéhyde « 100/45; solvant : toluène; teneur en matières solides 24 %). Plusieurs monofilaments de nylon 6 de-5 deniers ont été,placés parallèlement en étant légèrement écartés l'un de l'autre et plongés en même temps dans la pâte tandis qu'on les maintenait parallèles. Ensuite, ^ on a fait passer ces filaments à travers un orifice pour ajuster l'épaisseur du revêtement et on les a durcis par chauffage tout en maintenant invariables les petits intervalles les séparant afin d'empêcher toute adhérence mutuelle. Ils ont été recouverts ensuite d'un revêtement conducteur.de l'électricité. 40 Ces filaments ont été réunis en un toron et enroules sur un , 69 09038 2006725 ~~ bobinoir de meulière à obtenir un filé multifilament conducteur de l'électricité recouvert d'un revêtement conducteur de l'électricité d'épaisseur moyenne égale à 1,2 jju et de résistance moyenne égale à 10 M_Q /cm par filé simple. Ce multifilament 5 conducteur de l'électricité a une résistance à la rupture de 4,5 g/d (5>4- g/d ramenée au nombre de deniers du filament support), un allongement à la rupture de 40 un module d'Young au départ O de 250 kg/mm et une densité de 1,2. On mélange ce filé multifilament conducteur de l'électrici-10 té avec un câble"de fibres discontinues de téréphtalate de polyéthylène avant de confectionner à partir de ce filé des fibres à brins discontinus de téréphtalate de polyéthylène dans le but d'obtenir une étoffe non tissée et ensuite, le câble de fibres discontinues et le filé ont été soumis ensemble à l'ac-15 tion d'une machine à onduler pour être ondulés, opération suivie d'un découpage à une longueur de 76 mm de façon à obtenir une fibre discontinue incorporée avec la fibre conductrice de l'électricité selon l'invention. La fibre conductrice de l'électricité ainsi incorporée présentait une susceptibilité à l'on-20 dulation semblable à celle des fibres de téréphtalate de polyéthylène, mais conservait encore une conductivité électrique suffisante . Les fibres discontinues ainsi obtenues et contenant les fibres conductrices de l'électricité sont soumises à l'action d'u-25 ne machine à carder dans le but d'obtenir des lés. On superpose plusieurs lés et on les colle par un adhésif du type émulsion d'ester acrylique de manière à produire ainsi une étoffe non tissée. La proportion de fibres conductrices de l'électricité ■ contenues dans l'étoffe non tissée est de 1 %. 30 ■ On confectionne un pardessus constitué par un mélange de fibres de téréphtalate de polyéthylène et de laine (rapport de mélange « 65/35) en utilisant cette étoffe non tissée comme intercalaire dans les parties correspondant aux épaules et à l'avant du vêtement. 35 On réalise un essai d'habillage et de déshabillage avec le dit pardessus ainsi qu'avec un pardessus ordinaire contenant line étoffe non tissée intercalaire en fibres ordinaires de téréphtalate ■ .de polyéthylène à une température de 20°C et avec une humidité relative de 40 %, en portant dessous un tricot '.en laine. Lorsque le porteur passe le pardessus contenant comme 40 69 09038 -26- 2006725 tissu intercalaire une étoffe non tissée constituée par des fibres ordinaires de téréphtalate de polyéthylène, déplace légère? ment ses mains puis le retire, le pardessus fait "entendre un bruit de décharge électrique et adhère au porteur. Ce'pardessus 5 atteint alors à une tension d'électrisation de -48 OÔO V. Par contre.le pardessus contenant le tissu intercalaire selon l'invention dans lequel on a incorporé des fibres conductrices de l'électricité est porté à une tension d'électrisation de -10 000 V seulement et les difficultés d'origine électrique men 10 tionnées ci-dessus sont presque éliminées. On doit se rendre compte qu'on obtient ainsi un effet antistatique remarquable malgré la très faible proportion de fibres conductrices de l'électricité incorporées. Exemple 5 : On dépose du nickel par voie chimique sur Tin 15 mono filament acrylique de 10 deniers de façon à obtenir un mono filament conducteur de l'électricité dans lequel l'épaisseur moyenne du revêtement de nickel est de 0,4ju^ avec une résistan ce électrique moyenne de HO Xi /cm a Ge filament conducteur de l'électricité a une résistance à la rupture de 2,8 g/d (3»6 g/d 20 ramenée à la fibre-support), un allongement à la rupture de ' o 14 %y un module d'Young au départ de 1 000 kg/mm et une densité d'environ 1,5» On double un monofilament conducteur de l'électricité avec un multifilament de 75 deniers, 36 filaments de manière à obte-25 nir un filé conducteur de l'électricité. On obtient un tissu intercalaire (tissu armure toile) pour chemise d'homme en utilisant le filé conducteur de l'électricité réalisé dans ces con ditions ainsi qu'un filé constitué par lesdits multifilaments de 75 deniers, 36 filaments et en disposant lesdits monofila-30 ments conducteurs de l'électricité à intervalles de 1 cm dans les directions de la trame et de la chaîne. La proportion de filaments conducteurs de l'électricité incorporés est de 0,06#. On utilise pour la production d'une chemise en tricot constituée par des fibres de téréphtalate de polyéthylène le 35 tissu intercalaire ainsi obtenu dans les parties correspondant au col, à l'avant de la chemise et aux poignets et, de plus, plusieurs filaments conducteurs de l'électricité obtenus par le procédé de l'exemple 1 sont disposés le long de la totalité de la partie rabattue au bas de la chemise. 40 La chemise ainsi obtenue et une chemise en tricot, consti- 69 09038 -27- 2006725 'tuée par des fibres, de téréphtalate de polyéthylène et ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité, qui ont été cousues conformément à la spécification courante, sont lavées. On réalise un essai d'habillage et de déshabillage à la tempéra 5 ture de 23°C avec une humidité relative de 30 %, le porteur portant au-dessous un sous-vêtement en fibres de chlorure de polyvinyle. Dans le cas de la chemise ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité, on entend un bruit intense de déchar-10 ge électrique au moment de l'enlèvement de la chemise et cette chemise colle au porteur et s'évase à la partie inférieure. La tension d'électrisation après enlèvement atteint +50 000 V pour la chemise et -10 000 V pour le corps du porteur. Par contre, la chemise contenant les filaments conducteurs de l'électricité 15 a une tension d'électrisation de seulement +12 000 Y dans les mêmes conditions et le corps du porteur a une tension d'électrisation de seulement -4 000 V. On voit que les difficultés d'origine électrostatique sont considérablement diminuées. Exemple 6 î On confectionne un pantalon en utilisant un 20 tissu à armure toile en fibres de téréphtalate de polyéthylène constituant le tissu extérieur et le tissu à armure toile contenant des filaments conducteurs de l'électricité obtenus selon l'exemple 1 disposés à intervalles de 3 cm comme revêtement aux emplacements des genoux. 25 On exécute un essai d'habillage et de déshabillage à la température de 24°C avec une humidité relative de 38 %, avec ce pantalon ainsi qu'avec un autre pantalon ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité, en portant en-dessous un sous-vêtement en fibres de chlorure de polyvinyle. Quand le 30 porteur des pantalons ne contenant aucun filament conducteur de l'électricité tape énergiquement du pied cent fois, le pantalon adhère à ses jambes. Oe pantalon présente alors une tension d'électrisation atteignant 27 000 T aux emplacements des genoux Au contraire, le pantalon contenant le revêtement selon l'in-35 vention ne colle guère aux jambes dans les mêmes conditions et sa tension d'électrisation aux emplacements des genoux est seulement de + 4 000 Y. Ce résultat indique qu'on obtient un effet antistatique très satisfaisant. Exemple 7 î On réalise une étoffe composite en utilisant une étoffe tricotée en nylon comme étoffe extérieure et un tis 69 09038 28- 2006725 su à armure toile contenant le filament conducteur de l'électricité obtenu dans l'exemple 1, disposé à intervalles de 5 cm, comme revêtement. On confectionne deux chemises en utilisant cette étoffe 5 collée et une autre étoffe collée constituée par une ét.offe tricotée et un tissu à armure toile ne contenant pas de filaments conducteurs de l'électricité. On exécute un essai d'habillage et de déshabillage avec ces deux chemises dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1.La chemise qui ne contient pas de 10 filament conducteur de l'électricité adhère énergiquement au corps du porteur et atteint une tension d'électrisation de -22 000 V après enlèvement. Au contraire, la chemise selon l'invention n'adhère guère au porteur et atteint une tension d'électrisation de seulement -2 500 V. Ceci indique un exeël-15 lent effet antistatique. Exemple 8 : On dispose un filament conducteur de l'électricité obtenu selon l'exemple 1 le long de toute la partie rabattue au bas d'une jupe en tissu de fibres de téréphtalate de polyéthylène. On exécute un essai d'habillage et de déshabilla-20 ge à 24°G avec une humidité relative de 50 %, en utilisant cette jupe ainsi qu'une autre jupe qui ne contient pas de filament conducteur de l'électricité, en portant au-dessous un slip en fibre de nylon 6. Quand le porteur met la jupe mentionnée ci-dessus et tape cent fois du pied, la jupe adhère aux jambes 25 et atteint une tension d'électrisation de -20 000 V à la partie inférieure après enlèvement. Par ailleurs, la jupe selon l'invention mentionnée en premier n'adhère guère aux jambes du porteur et atteint une tension d'électrisation à la partie inférieure de seulement -8 000 V après enlèvement. On voit par con-30 séquent qu'on obtient un effet antistatique très satisfaisant. 69 09038 -29- 2ÔÔ6725 1.- Vêtement comprenant un tissu extérieur et une matière fibreuse servant de revêtement ou intercalaire, caractérisé en ce qu'au moins une partie de ladite matière fibreuse ou intér- 5 calaire contient au moins 0,01 % environ en poids d'une fibre conductrice de l'électricité, ladite fibre conductrice de l'électricité comportant un support en fibre chimique sur laquelle a été déposé un revêtement conducteur de l'électricité et ladite fibre conductrice de l'électricité possédant les carac-10 téristiques fonctionnelles des fibres textiles. 2.- Vêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dite fibré conductrice de l'électricité a une résistance à la traction d'au moins 1 g/d, un allongement à la rupture d'au moins 3 % environ et un module au départ ne dépassant pas p 15 environ 3 000 kg/mm . 3•- Vêtement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite fibre conductrice de l'électricité a une résistance électrique inférieure à environ 2 000 MjQ. /cm. 4.- Vêtement selon la revendication 1 ou 2, caraptérisé en 20 ce que ledit revêtement conducteur de 1'électricité comprend un squelette de liant polymère dans lequel sont dispersées des particules finement divisées d'une matière conductrice de l'électricité en quantité suffisante pour ajuster la résistance électrique de la fibre à moins d'environ 2 000 M_Q_/cm, ledit 25 revêtement ayant une épaisseur moyenne comprise entre environ 0,3 et 15 • 5*- Vêtement selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit revêtement conducteur de l'électricité a une épaisseur moyenne comprise entre 0,3 et 10jn- et contient environ 30 50 à. 90 % en poids de particules finement divisées d'argent dispersées dans sa masse. 6.- Vêtement selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit revêtement conducteur de l'électricité a une épaisseur moyenne comprise entre environ 0,7 et 15 JLA- et contient 35 environ 50 à 60 % en poids de particules finement divisées d'un carbone conducteur dispersées dans sa masse. 7.- Vêtement selon la revendication 3» caractérisé en ce que ladite fibre conductrice de l'électricité comprend un support en fibres chimiques et un revêtement métallique déposé 40 dessus par voie chimique, ledit revêtement métallique ayant une 69 09038 -30- 2006725 épaisseur moyenne ne dépassant pas 1,5/^ environ. ' 8.- Vêtement selon la revendication 7» caractérisé en ce que ledit revêtement métallique est constitué par du nickel. Vêtement selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en 5 ce que ledit support est une fibre de polymère acrylique dont la teneur en acrylonitrile est au moins de 80 moles %. "10.- Vêtement selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ladite fibre conductrice de l'électricité est sous la forme d'un filament continu. 10 11.- Vêtement selon les revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'au moins une partie des filés, qui constituent la matière fibreuse intercalaire ou" servant de revêtement, sont des filés conducteurs de l'électricité comprenant ladite fibre conductrice de l'électricité et des fibres textiles organiques. 15 12.- Vêtement selon les revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'une partie des filés qui constituent la matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement sont des filés conducteurs de l'électricité constitués en tout en en partie par ladite fibre conductrice de l'électricité. 20 1?.- Vêtement selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que la distance entre un filé conducteur de l'électricité et un filé conducteur de l'électricité adjacent dans la matière fibreuse intercalaire ou servant de revêtement ne dépasse pas 30 cm environ. 25 14.- Vêtement selon les revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'étoffe extérieure et" le revêtement sont collés l'un à l'autre de manière à former un tissu ou une étoffe composite. 15•- Vêtement selon les revendications 1 à 10, caractérisé en ce que ladite matière fibreuse intercalaire est constituée 30 par une fibre conductrice de l'électricité et est disposée dans la partie rabattue.