L'invention concerne un procédé visant à commander l'amenée de réactifs chimiques aux systèmes de délignification etXou de blanchiment de pâte dans l'industrie de la cellulose. Plus par ticulièrement, l'invention concerne des procédés de contrôle dans lesquels on mélange à des réactifs chimiques une suspension de pâte contenant des substances qui consonent des réactifs et on envoie le tout à un stade de traitement od les réactifs se consomment, soit totalement, soit partiellement, et dans lequel on commande l'amenée d'agents chimiques sur la base de valeurs liées à la teneur en réactifs mesurée pendant et/ou après le processus de reaction, par exemple un stade préliminaire de blanchiment dans un procédé de blanchiment de pâte. Dans la maåorité des cas, on blanchit la pâte cellulosique afin dséliminer de la patte la "lignine résiduelle, c'est-à-dire la lignine qui a pu ne pas se dissoudre pendant le premier stade de traitement chimique de la matière lignocellulosique, exécuté selon des procédés de lessivage au sulfite, au sulfate, à l'oxy- gène ou autres. Outre qu'il dissout la lignine résiduelle, le procédé de blanchiment a aussi pour rôle d'accroîtra la blancheur de la pâte. Dans les procédés de blanchiment de pâte pratiqués à l'échelle industrielle, on y parvient en traitant la pâte par étapes par des réactifs sous la forme de chlore, de dioxyde de chlore, d'hypochlorite, de soude et plus récemment aussi d'oxygène gazeux.Le coût des agents de blanchiment consommés est très élevé et constitue une part importante des dépenses nécessitées par la fabrication de pâte cellulosique blanchie. La qualité du produit final est aussi affectée par la quantité d'agents de blanchiment amenés à un stade de blanchiment. Par conséquent, lorsqu'on blanchit de la pâte cellulosique, il est important que la quantité correcte d'agents chimiques puisse être amenée au système. Etant donné la teneur variable en lignine de la matière cellulosique, la quantité d'agents chimiques nécessaires dans un stade de blanchiment varie aussi, de sorte qu'il est difficile d'amener au système la quantité correcte d'agents chimiques. D'autres difficultés résultent du temps de séjour relativement long de la pite dans les tours de blanchiment. Les mesures prises actuellement pour protéger l'environnement contre les rejets nuisibles et polluants ont conduit à utiliser des sections de tamisage et de lavage qui sont notablement plus isolées de l'environnement, ce qui veut dire à nouveau que davantage d'impuretés et de résidus de lavage accompagnent la pâte jusqu'à la section de blanchiment au lieu d'être évacués dans les eaux réceptrices. Des variations dans le degré de lavage et de lessivage de la matière cellulosique signifient que l'afflux de pâte à l'installation de blanchiment présente des variations considérables dans le débit total de lignine et dans la distribution entre la lignine dissoute dans le liquide de suspension et la lignine liée aux fibres cellulosiques. Outre la lignine dissoute, le liquide de suspension contient aussi d'autres agents chimiques, par exemple des avents de lessivage incomplètement extraits.Ces substances présentes dans le liquide consomment aussi de l'agent de blanchiment. Par conséquent, lorsqu'on blanchit de la pâte cellulosique, on ajoute des agents chimiques de blanchiment qui réagissent sur les substances dissoutes consommatrices d'agent de blanchiment et sur la lignine liée à la cellulose. Antérieurement, ies procédés qu'on aprliquait pour régler l'addition d'agents chimiques de blanchiment en fonction des besoins de la pâte cellulosique utilisaient essentiellement l'une des variantes suivantes a) L'addition d'agents de blanchiment à la suspension de pâte, de sorte que le blanchiment est modifié en fonction de la teneur en agents chimiques résiduels de la suspension de pâte, après l'exécution du stade de blanchiment. Les agents chimiques résiduels, par exemple les composés à chlore actif dissous dans le liquide résiduel de blanchiment, sont déterminés manuellement et à certains intervalles de temps.Par suite des variations des propriétés de la suspension de pâte amenée et du temps de séjour relativement long de la pâte dans la section de blanchiment, il est nécessaire d'introduire les agents de blanchiment dans le système en léger excès afin d'assurer un processus de blanchiment satisfaisant, ce qui influe négativement sur la qualité de la pâte et conduit à un coût élevé du blanchiment, non nécessaire par ailleurs. b) On fait varier l'addition d'agents de blanchiment à la suspension de patte peu de temps après que le processus de blanchiment ait commencé, sur la base de la teneur en agents chimiques résiduels de la suspension de patte, l'addition d'agents chimiques se faisant de façon telle que la valeur mesurée obtenue se maintienne constante au point où l'on fait la mesure (ce qui s'appelle commande par valeur de consigne), la valeur mesurée étant par exemple un potentiel rédox, une valeur d'analyse polarographique ou un signal obtenu par des moyens optiques. On peut corriger comme on le désire la valeur de consigne désirée, sur la base d'analyses d'agents chimiques résiduels, effectuées manuellement.Ce procédé permet de corriger l'amenée d'agent de blanchiment au système plus rapidement que le procédé décrit en a) ci-dessus, mais il est défectueux,en ce sens qu'il ne tient pas suffisamment compte des variations des propriétés de la suspension de pâte amenée, car le résultat de mesure obtenu est influencé par le fait que les réactifs, outre qu'ils sont eoneon- més par la pâte, sont aussi consommés par des substances dissoutes dans la phase liquide de la suspension de pâte. c) On modifie la quantité d'agents chimiques introduits dans la suspension de pâte de manière à blanchir la pâte, en fonction de valeurs de consigne, de la façon indiquée en b) ci-dessus, si ce n'est que, dans le cas présent, on modifie la valeur de consigne, ainsi qu'il est nécessaire, sur la base de valeurs tirées d'une analyse automatique de la teneur résiduelle en agents chi- moques après l'achèvement de la réaction blanchiment. te r6sultat ainsi obtenu constitue une amélioration sur les deux premières variantes, mais ce procédé n'élimine pas tous les inconvénients rencontrés par le procédé b) ci-dessus. n outre, étant donné le temps de séjour relativement long de la p te dans la tour de blanchiment, seules des variations relativement lentes de la quantité d'agents chimiques qu'il est nécessaire d'introduire dans le système peuvent être compensées par modification du dosage d'agents chimiques. Comme on l'a dit plus haut, aucun des procédés mentionnée ne tient compte du fait que la quantité d'agents chimiques consommés ne dépend pas seulement de la teneur en lignine de la pa- te cellulosique. La suspension de patte qui arrive à la section de blanchiment en venant de la section de lessivage et d'épuration contient de la lignine dissoute, c'est-à-dire les pertes au lavage qui n'ont pas été récupérées et amenées à une section d'évaporation et de combustion. Cette lignine, en même temps que des composés minéraux, consomme des agents de blanchiment tels que le chlore. L'un des buts de l'invention est de fournir un procédé permettant de régler l'amenée de réactifs à un système de déligni fication et/ou de blanchiment de pâte et éliminant les inconvénients ci-dessus, au moins dans une mesure notable. En conséquence, l'invention a pour objet un procédé visant à commander l'amenée de réactifs à des systèmes de délignification et/ou de blanchiment de pâte, dans l'industrie de la cellulose, dans lequel on mélange des réactifs à une suspension de pâte contenant des substances consommatrices de réactifs et on amène le tout à un stade de traitement où les réactifs se consomment, totalement ou partiellement, l'amenée de réactifs au système étant commandée sur la base de valeurs mesurées concernant la teneur en réactifs pendant etou après la réaction, ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on détermine la quantité de réactifs nécessitée par le liquide de suspension avant le stade de traitement, que l'on détermine la quantité des réactifs résiduels non consommés après l'introduction des réactifs dans le système, et que l'on utilise les valeurs mesurées ainsi obtenues pour commander l'addition de réactifs à la suspension de pâte avant et, facultativement, après le- stade de traitement. Une caractéristique importante du procédé selon l'invention est que l'on détermine la quantité de réactifs résiduels non consommés à un moment postérieur à l'introduction des réactifs dans le système, car une certaine quantité des réactifs est immédiatement consommée. On peut ainsi effectuer l'échantillonnage du liquide de suspension, afin d'obtenir cette valeur mesurée, immédiatement après l'introduction des réactifs dans le système. On peut aussi prélever l'échantillon pendant le stade de traitement proprement dit, à un moment où l'on observe que la réaction a lieu. Ainsi, on peut effectuer l'échantillonnage au début du stade de traitement, pendant ce stade ou à la fin de celui-ci, bien qu'il soit particulièrement avantageux de prélever l'échan- tillonpendant les stades initiaux du traitement, afin d'obtenir les valeurs correctes pour-ce stade aussi rapidement que possible, ce qui permet de régler l'addition de réactifs au système. Quand les réactifs ne sont pas conplètement consommés pendant le stade de traitement, on peut prendre un échantillon de la quantité de réactifs résiduels non consommés après le stade de traitement. Par "stade de traitement", on entend par exemple un processus de blanchiment dans lequel on amène à la pâte des réactifs chimiques et on les laisse réagir sur elle pendant la consomma- tion d'agents de blanchiment. Une autre forme de processus de traitement auquel l'invention peut s'appliquer est un stade d'extraction d'un processus de blanchiment de pâte, stade où, après avoir blanchi la pâte et l'avoir lavée i l'eau, on la traite par une solution alcaline pour dissoudre la lignine.Dans ce cas, selon l'invention on prélève un premier échantillon pour pouvoir déterminer le besoin d'alcali du liquide de suspension pour le processus d'extraction et un deuxième échantillon après l'addition d'alcali, après quoi on utilise les valeurs mesurées obtenues pour commander la quantité d'alcali introduite dans le système. te procédé selon l'invention permet d'égaliier de façon pratiquement totale les variations de la teneur en lignine de la patte traitée, par commande directe. Le procédé selon l'invention convient particulièrement à une matière ligneuse qui a été lessivée au moyen de processus chimiques, par exemple de procédés au sulfite, au sulfate, à l'oxy- gène gazeux et à l'alcali, au bisulfite et à la soude, bien que le procédé puisse s'appliquer aussi à des pâtes obtenues par des procédés semi-chimiques et mécaniques ou thermomécaniques. Le procédé selon l'invention convient particulièrement à des pates fabriquées chimiquement, qui ont une teneur en lignine correspon dant à un indice kappa d'environ 100 à 5, avantageusement de 40 à 9 et de préférence de 35 à 10, le procédé s'appliquant de préférence à un stade préliminaire de blanchiment dans lequel, outre que l'on obtient une blancheur améliorée, on obtient aussi une délignification supplémentaire de la pâte. Quand on applique le procédé de l'invention conJointement avec la fabricaticu de pâtes semi-chimiques, mécaniques ou thermomécaniques, dites pites à rendement élevé, la réaction d'amélioration de la blancheur est plus prononcée que l'effet de délignification du procédé. te procédé selon l'invention peut aussi s'appliquer à des stades de traitement qui sont divisés en plusieurs phases, par exemple un stade de blanchiment dans lequel on utilise différents agents de blanchiment tels que le chlore et le dioxyde de chlore en des phases successives du laQme stade de traitement, sans processus intermédiaires d'extraction alcaline ou de lavage. On peut aussi appliquer le procédé selon l'invention tout en utilisant simultanément plusieurs réactifs, par exemple des stades de blanchiment dans lesquels on utilise comme agent de blan chient des mélanges de chlore et de dioxyde de chlore. On décrira maintenant à titre d'exemple le procédé selon l'invention, en relation avec un stade préliminaire de blanchiment pratiqué dans une installation de fabrication de pâte utilisant comme réactif le chlore. Toutefois, il est possible d'utiliser le procédé selon l'invention dans tout stade de blanchiment utilisant d'autres agents de blanchiment. Comme le montre la figure 1, on prélève un échantillon de liquide 2 d'une suspension de pâte 1 qui a une consistance de 2 à 3% et arrive d'un stade de lessivage et d'épuration. Le liquide dans lequel la pâte est suspendue est de l'eau qui contient des résidus dissous d'agent de lessivage et des substances ligneuses. On fait arriver un courant d'échantillon 3 à un analyseur 4, dans lequel on détermine la quantité de chlore consommée par le liquide. On mélange la suspension de pate à un courant de chlore 6 dans un étage de blanchiment 5. Après l'addition de chlore à la suspension de pâte, on laisse la suspension 7 réagir sur le chlore un certain laps de temps, puis on l'amène au stade de blanchiment suivant.Au bout d'un certain temps après l'addition du chlore, on amène la suspension de pâte à un deuxième échantillonneur 8, dans lequel on retire de la suspension un échantillon de liquide 9 exempt de fibres. Le moment où l'on prélève l'échan- tillon peut varier entre quelques secondes après l'incorporation du chlore à la suspension de pâte et le moment même où 18 suspension quitte le stade de blanchiment. On fait alors arriver un courant d'échantillon 9 à un analyseur 10, dans lequel on détermine la quantité de chlore résiduel dans le liquide.Sur la base des résultats obtenus dans les analyseurs 4 et 10. il est possible de calculer la quantité de chlore consommée par la lignine liée à la cellulose et la quantité de chlore consommée par des substances dissoùtes dans la suspension liquide. Ces calculs peuvent s'effectuer électroniquement dans des unités de calculs 13,auxquelles les résultats de mesure sont transmis électriquement par des lignes 11 et 12. En utilisant le résultat calculé dans l'unité 13, on règle l'afflux de chlore 5 au stade de blanchiment 5 au moyen d'un régulateur 14. Outre que l'on commande l'afflux de chlore au stade de blanchiment 5 au moyen des signaux tirés des analyseurs 4 et in eut aussi utiliser les signaux venant de l'unité de calcul 13 pour commander l'addition d'agents de blanchiment à des stades suivants. En faisant deux analyses, l'une avant l'addition d'agents de blanchiment et l'autre pendant le stade de blanchiment, il est possible de calculer la quantité d'agent de blanchiment effectivement nécessitée par la pâte avant d'envoyer celle-ci au stade de blanchiment. Ainsi, on obtient un analyseur de débit de lignine ou un analyseur d'indice kappa qui effectue une mesure de la totalité du débit de pâte arrivant au stade de blanchiment et fournit des valeurs de mesure continue. Cela représente un grand avantage sur des échantillons prélevés manuellement. Les agents chimiques de blanchiment sont fournis à la suspension de pâte en fonction de l'indide kappa ou de l'indice de chlore de la te entrante, cet indice étant une mesure de la teneur en lignine et pouvant être mis en relation avec une certaine consommation d' d'agents chimiques.Le procédé selon l'invention permet pour la première fois d'effectuer l'analyse du courant de lignine de fa çon continue et exacte et directement sur le courant de matière pour lequel on désire régler la quantité d'agent de blanchiment introduit. Un autre avantage important procuré par le procédé selon l'invention est que l'analyse effectuée avant le stade de blanchiment illustre l'efficacité du système de récupération de la lessive résiduaire. En outre, il est possible de tenir compte de la quantité d'agents de blanchiment consommés par des substances dissoutes dans le liquide de suspension, exactement au moment voulu, car on prélève l'échantillon pour cette analyse avant d'ajouter des agents de blanchiment à la suspension de pâte. L'analyse de la quantité d'sgents de blanchiment consommée par le liquide de suspension peut s'effectuer de plusieurs fa çons. Un procédé approprié consiste à amener des agents de blanchiment à un échantillon de liquide de suspension en quantité connue et en excès, par exemple sous la forme d'eau de chlore, puis, après un certain temps de réaction, à déterminer l'excès d'agent de blanchiment de manière en elle-même connue, par exempt ple par titrage à l'iode, par mesure polarographique, par mesure du potentiel rédox, par mesure de la conductivité ou du pH, par photométrie, par coulométrie etc. Toutefois, il est particuliè- rement avantageux de laisser réagir le courant 3 sur un excès d'agent de blanchiment et de déterminer la quantité de chaleur ainsi engendrée.Cette méthode s'appelle méthode calorimétrique. On peut aussi effectuer la détermination calorimétrique avec un réactif autre que l'eau de chlore, par exemple l'acide hypochloreux, l'hypochlorite, le dioxyde de chlore ou l'eau oxygénée. Bien que les substances dissoutes dans le liquide de suspension constituent un mélange d'un grand nombre de substances principalement inconnues, on a trouvé de façon surprenante que la chaleur engendrée pendant la détermination calorimétrique peut être acceptée comme une mesure reproductible de la quantité d'agent de blanchiment consommée par le liquide de suspension. Pour effectuer l'analyse de la teneur en agent de blanchiment de la suspension de pâte, après l'amenée d'agent de blanchiment à celle-ci et après le commencement des la réaction de blanchiment, on peut procéder de plusieurs façons. Les méthodes les plus courantes sont la mesure du potentiel rédox, la mesure polarographique, la mesure de la conductivité ou du pH de l'échantillon et le titrage manuel ou automatique par l'iode de la teneur en agent de blanchiment actif résiduel. I1 est désirable d'effectuer l'analyse en continu et d'une façon spécifique de l'agent de blanchiment à analyser.On a trouvé particulièrement avantageux de prélever un échantillon du liquide de suspension 9, exempt de fibres, de faire réagir ce liquide sur un réactif approprié et d'utiliser la chaleur ainsi engendrée comme mesure reproductible de la teneur résiduelle en agent de blanchiment. Par le choix d'un réactif approprié, on peut doser ainsi, par exemple, la soude, l'hypochlorite, le chlore, le dioxyde de chlore et l'eau oxygénée. Dans certains procédés de blanchiment, on utilise des mélanges d'agents de blanchiment et on peut utiliser par exemple, en mélange, le chlore et le dioxyde de chlore. Par le choix d'un réactif approprié, il est possible de déterminer calorimétriquement la quantité totale de chlore actif ou de déterminer la teneur en chlore et la teneur en dioxyde de chlore séparément. Ainsi, selon l'invention, il est'possible aussi d'obtenir une information spécifique sur la façon dont la proportion de l'un des agents de blanchiment varie pendant le processus de réaction. On illustrera maintenant l'invention par quelques exemples, l'exemple 1 se rapportant au processus analytique de détermination de la consommation de chlore du liquide de suspension, l'exemple 2 illustrant la façon dont on détermine la teneur en chlore résiduel au bout d'un certain temps de réaction et l'exemple 3 illustrant la façon dont on commande l'afflux de chlore à un stade préliminaire au chlore. L'exemple 4 illustre la façon dont on commande une addition d'agents chimiques qui comprend l'addition successive de chlore et de dioxyde de chlore, tandis que l'exemple 5 illustre la commande d'une introduction d'alcali dans un stade d'extraction alcaline d'un processus de blanchiment. EXEMPTR 1 Détermination de la consommation de chlore d'un liquide retiré d'une suspension de pâte. D'une suspension de pâte qui entre dans une section de blanchiment, on prélève un grand nombre d'échantillons liquides à intervalles réguliers, sur un temps prolongé. On prélève des échantillons d'installations au sulfate aussi bien qu'au sulfite. On détermine par titrimétrie et calorimétrie la consommation de chlore des échantillons de liquide. On effectue l'analyse titrimétrique de la façon suivante: On fait réagir 50 ml de l'échantillon liquide sur 10 ml d'une solution saturée de chlore à environ 5 g/l de C12. Au bout de 5 minutes, on ajoute un excès d'iodure de potassium acidifié à pH 1. On titre l'iode ainsi formé au moyen de thiosulfate de sodium. On fait des essais à blanc de la même façon, mais avec 50 ml d'eau distillée au lieu de liquide échantillon. Dans l'analyse calorimétrique, on mélange un courant d'échantillons exempts de fibres à un courant de solution saturée de chlore. On amène alors le mélange à un serpentin de réaction et on mesure la chaleur de réaction engendrée dans celui-ci, sous forme de potentiel, au moyen de plusieurs thermocouples reliés en série.Le potentiel tiré des thermocouples présente, avec la consommation de chlore déterminée par titrimétrie, une relation linéaire entre de larges limites. La relation entre les valeurs d'analyse déterminées par calorimétrie et par titrimétrie est illustrée par les figures 2a et 2b, sur lesquelles on a porté, en ordonnées, les potentiels mesurés par calorimétrie et exprimées en mV et, en abscisses, les valeurs correspondantes de consommation de chlore déterminées par titrimétrie et exprimées en g/l . La figure 2a concerne le procédé au sulfate et la figure 2b le procédé au sulfite. Comme on le voit par ces figures, la relation est linéaire (coefficient de corrélation 0,995) et, par suite, on peut utiliser les valeurs déterminées par calorimétrie comme une base sûre pour déterminer en continu la quantité de chlore consommée par le liquide. EXEMPLE 2 Analyse du chlore résiduel dans le blanchiment de la pâte cellulosique. On prélève un grand nombre d'échantillons de la section de blanchiment d'une installation au sulfite, un certain temps après le mélange de la suspension de pâte et du chlore. On analyse par calorimétrie et manuellement les échantillons liquides exempts de fibres, par une méthode de titrage iodométrique. On effectue le titrage iodométrique de façon classique, en faisant réagir l'échantillon sur une solution acidifiée d'iodure de potassium. On titre alors l'iode libéré au moyen de thiosulfate de sodium, après quoi on calcule la teneur résiduelle en chlore. Dans l'ana- lyse calorimétrique de la teneur en chlore, on prépare une série de solutions d'étalonnage en ajoutant 0,01, 0,05, 0,10, 0,15 g/l de C12 à un échantillon liquide 9 selon la figure 1, duquel on a chassé tout le chlore. On obtient par titrage iodométrique une détermination exacte de la teneur en chlore de ces solutions d'étalonnage . Lors de l'étalonnage calorimétrique, on mélange un courant de solution d'étalonnage à un courant de solution de réactif comprenant 0,2% d'iodure de potassium et C,2* d'acide sulfurique. On mesure la chaleur de réaction ainsi engendrée pour obtenir un potentiel, au moyen de thermocouples.Lorsqu'on continue les mesures, on remplace les solutions d'étalonnage par un courant continu d'échantillon 9 selon la figure 1. Sur la figure 3, les valeurs obtenues par calorimétrie pour plusieurs échantillons prélevés à des moments différents sont portées en ordonnées et les valeurs correspondantes de la teneur résiduelle en chlore, déterminées par titrimétrie, sont portées en abscisses. La figure 3 illustre la relation entre les valeurs mesurées par calorimotrie, en mV,et les valeurs de la teneur résiduelle en chlore1 déterminées par titrimétrie, en g/l. Comme on le voit par cette figure, on obtient une relation pratiquement linéaire entre les valeurs mesurées par calorimétrie et les valeurs de titrage manuel. Ainsi, on peut avantageusement déterminer la quantité de chlore résiduel par un procédé continu de détermination calorimétrique. EXEMPLE 3 Commande de l'afflux de chlore à un stade d'introduction du chlore. On effectue les essais sur une suspension de pâte de pin non blanchie au sulfate, affluant à une section de blanchiment d'une installation à sulfate, la pâte étant amenée à la section de blanchiment à un débit de 12 OCO l/mn et avec une consistance de 2,5% et une température de 200C. On commande de la façon suivante l'afflux de chlore au stade d'introduction du chlore. Pendant une première période d'essai, on commande l'afflux de chlore à ce stade selon un procédé classique de commande par valeur de consigne. Pendant une deuxième période d'essai, on introduit du chlore au stade préliminaire de chloration par le procédé selon l'invention. Pendant les deux périodes d'essai, on prélève des échantillons manuellement, afin de déterminer l'indi- ce kappa, la consommation de chlore et la consistance de la pate entrante. On détermine la teneur résiduelle en lignine de la pâte à la suite des stades de chloration et d'extraction alcaline. Par la méthode classique de commande par valeur de consigne, en utilisant une mesure de potentiel rédox, on maintient constante à 0,145 g/l le valeur de consigne de 18 teneur en chlore actif lorsqu'on fait la mesure au bout de 75 secondes de réaction entre le chlore et la lignine.Quand on commande l'introduction de chlore selon l'invention, on modifie manuellement la valeur de consigne toutes les 5 minutes, sur la base de liquation suivante t Valeur de consigne (g/l de chlore actif) = 0,145 [(1+0,00300(FCl2-12 KF - 20,8)] dans laquelle KF est la consommation de chlore de la matière du liquide entrant (g/l) et BC12 le débit de chlore (kg/mn). Les valeurs obtenues sont indiquées au Tableau 1 ci-dessous TARTRAU 1 Commande Commande classique selon i 'invention Consistance de la pâte entrant ,01 au stade de blanchiment, % 2,50 + 0,01 2,50 + 0,01 Indice Kappa, pâte non blanchie 33,2 + 3,9 32,9 + 4,0 Consommation de chlore du liqui de de suspension entrant au stade de blanchiment, g/l 0,10 + 0,12 0,20 + 0,10 Indice Kappa après la chloration et l'extraction alcaline 6,15 + 0,71 6,16 + 0,10 Comme on le voit par le tableau, les variations de l'indice Kappa (= teneur en lignine) de la pâte affluant au stade préliminaire de chloration sont approximativement du même ordre de grandeur pendant les deux séries d'essais (respectivement + 3,9 et + 4,0).Toutefois, dans la série d'essais selon linven- tion, la quantité de chlore consommée par le liquide de suspension qui arrive au stade de blanchiment est deux fois plus grande que dans la série utilisant des procédés classiques de commande par point de consigne, ce qui est représentatif des variations qui se produisent normalement dans les installations à pâte et peut être attribué aux variations de l'efficacité de lavage. Comme on le voit aussi par le tableau, la dispersion de l'indice Kappa obtenu par le procédé classique de commande par valeur de consigne est environ 7 fois plus grande qu'avec le procédé selon I'invention (respectivement + 0,71 et + 0,10).Quand la quantité de chlore consommé varie dans une mesure telle qu'elle puisse doubler, l'insuffisance du procédé classique de commande par valeur de consigne devient particulièrement marauée et les variations de la teneur en lignine de la pâte chlorée deviennent considérables. Par contre, avec le procédé selon l'invention, on obtient une ézalisation pratiquement totale des variations de l'indice kappa après le stade de blanchiment. EXEMPLE 4 Commande de l'addition d'agents chimiques dans un stade successif de blanchiment au chlore et au dioxyde de chlore. On fait un essai sur une suspension de pâte de pin non blanchie au sulfate qui afflue à un stade de blanchiment d'une installation au sulfate à un débit de 18 000 l/mn et avec une consistance de 3%. On commande de la façon suivante l'afflux de dioxyde de chlore et de chlore au stade préliminaire de blanchiment. Le stade de blanchiment est un stade de réaction avec addition successive d'abord de dioxyde de chlore et ensuite de chlore-, sans lavage intermédiaire, ni extraction alcaline. Pendant une première période d'essai, on ajoute du dioxyde de chlore à la première phase de réaction et du chlore à la deuxième phase, par des procédés classiques de commande. Pendant une deuxième période d'essai, on ajoute du dioxyde de chlore et du chlore aux phases respectives de réaction, en utilisant le procédé de commande de l'invention. Pendant les essais, on analyse la suspension de pâte entrante pour déterminer sa consistance, son indice kappa et la consommation de chlore du liquide dans lequel la pâte est en suspension. Après le stade préliminaire au dioxyde de chlore et au chlore, on extrait la pâte par un alcali à l'échelle du laboratoire, avant d'analyser la teneur en lignine de la pâte après le stade de blanchiment. Quand on utilise le procédé classique de commande, on ajoute du dioxyde de chlore à la première phase de réaction, en proportion directe du niveau de production, ce qui correspond pendant l'essai à une addition de 11,1 kg/mn de chlore actif. On introduit le chlore en utilisant un procédé classique de commande par point de consigne, on main- tient constante la teneur en chlore actif à 0,130 g/l quand on effectue la mesure au bout de 30 secondes de réaction. Quand on utilise le procédé de commande selon l'invention, on introduit du dioxyde de chlore à la première phase de réaction en proportion directe du niveau de prodiction, ce qui correspond à une addition de 11,1 kg/mn de chlore actif.On détermine la teneur en dioxyde de chlore résiduel, en chlore actif, au bout de 10 secondes de réaction entre le dioxyde de chlore et la lignine. On commande l'introduction de chlore selon l'invention, manuellement, toutes les 5 minutes, conformément à l'équation suivante: 12 = 3,93 (yC1o2 - 18 C + 18 EF) dans laquelle Fc12 et FClO2 représentent respectivement les débits de chlore et de dioxyde de chlore, en kg/mn de chlore actif, C est la teneur résiduelle en dioxyde de chlore, déterminéeen chlore sctif, au bout de 10 secondes de réaction, en g/l, KF est la quantité d'agents de blanchiment utilisés dans le liquide de suspension entrant, en g/l de chlore actif. On applique le procédé selon l'invention conjointement avec la mesure du besoin de chlore actif du liquide de suspension d'une suspension de pâte amenée à un stade de blanchiment comprenant deux étapes suc- cessives de blanchiment, les résultats d'analyse de la première étape de traitement servant à commander l'addition d'agents chimiques à l'étape de traitement suivante. Ainsi, on utilise la première étape de blanchiment pour l'analyse du débit de lignine. Les résultats obtenus sont indiqués au Tableau 2 ci-dessous. TABLEAU 2 Commande Commande classique selon l'invention Consistance de la pâte entrant au stade de blanchiment, % 3,05 + 0,15 3,00 + 0,16 Indice kappa, pâte non blanchie 31,3 i 3,4 32,1 + 3,6 Chlore consommé dans le liquide de suspension entrant au stade de blanchiment (g/l de chlore actif) 0,13 + 0,08 0,16 + 0,09 Indice kappa après la chloration et l'extraction alcaline 5,90 + 0,73 5,95 + 0,14 Comme on peut le voir par le tableau, les variations de l'indice kappa obtenu sont de + 0,73 quand on applique le procédé de commande classique et seulement de + 0,14 quand on appli que le procédé de l'invention.Les résultats montrent que, lorsqu'on applique le procédé de l'invention, on peut faire varier l'introduction de chlore à la deuxième phase de réaction du stade de blanchiment de façon entièrement conforme aux besoins effectifs du moment, ce qui n'est pas possible avec les procédés classiques de commande par valeur de consigne, qui utilisent ce qu'on appelle une commande à réaction et dans lesquels on règle l'introduction d'agent chimique en maintenant une teneur résiduelle constante en chlore au point de mesure. Ainsi, on obtient une commande directe de l'introduction d'agent chimique à la deuxième phase de réaction, ce qui permet de tirer parti plus efficacement de l'amenée d'agents chimiques au système. De cette manière, on peut diminuer la dépense d'agents chimiques. EXEMPLE 5 Commande de l'introduction d'alcali à un stade d'extraction alcaline dans un processus de blanchiment. On pratique l'essai sur une pâte de pin non blanchie au sulfate qui afflue à un poste de blanchiment à un débit de 18 000 1/mn et qui a une consistance de 3*. Le stade préliminaire de blanchiment du processus de blanchiment est un stade classique au chlore, dans lequel on introduit du chlore selon l'invention, comme indiqué à l'exemple-3, mais avec des corrections pour le plus grand débit de pâte. Après son passage par le stade au chlore, on lave la pâte et on l'extrait par l'alcali.On commande expérimentalement l'afflux d'alcali au stade d'extraction alcaline qui suit le stade préliminaire au chlore, selon un procédé classique et selon un procédé de commande à action directe selon l'invention, en se basant sur la quantité de chlore consommée par les substances dissoutes dans le liquide entrant et l'afflux de chlore au stade au chlore. Pendant une première période d'essai, on amène de l'alcali au stade à l'alcali, de facon classique. Ainsi, on amène de l'alcali au stade à l'alcali en se basant sur des pH déterminés manuellement après ce stade. L pH après ce stade doit dépasser 10,5, si l'on veut qu'il se produise une dissolution complète de la lignine Un pH plus élevé signifie que l'on a introduit un excès d'alcali. Toutefois, on a trouvé nécessaire, pendant l'essai, de maintenir le pH à une moyenne de 11,0 après le stade d'extraction, afin d'empêcher le pH de s'abaisser en dessous de 10,5 à un moment quelconque de ce stade à cause du long temps de séjour (60 minutes)au stade d'extraction. Pendant une deuxième période d'essai, que l'on effectue immédiatement après la première, on introduit de l'alcali au stade à alcali en utilisant le procédé selon l'invention. Ainsi, on détermine la quantité de chlore consommé par des substances dissoutes dans le liquide qui entre dans l'installation de blanchiment. En outre, on fait une commande par valeur de consigne en ce qui concerne l'introduction de chlore au stade préliminaire à chlore. Pour déterminer le débit de lignine, on utilise la valeur que l'on obtient en soustrayant, du débit de chlore, le produit du débit de pate par la consommation de chlore du liquide entrant.On commande l'afflux d'alcali au stade d'extraction alcaline qui suit au moyen d'un procédé de commande à action directe, en se basant sur l'équation suivante Alcali (t + 60) s Fcl2 (t). 0,429 - KF (t) . 5,04 dans laquelle: Falcali (t + 60) est le débit d'alcali en kg/mn amené au stade d'extraction alcaline avec un décalage de 60 mn relativement à l'introduction de chlore au stade à chlore, F012 (t) est le débit de chlore amené au stade préliminaire à chlore, en kg/mn, KF (t) est la quantité de chlore consommé comme agent de blanchiment par le liquide de suspension entrant, eng/l. L'essai montre que, lorsqu'on applique le procédé de l'in- vention, on obtient une introduction plus précise d'alcali, ce qui permet de maintenir le pH à une moyenne de 10,7 pendant la totalité des temps d'essai, sans que le pH s'abaisse à aucun mo- ment en dessous de 10,5. L'exemple montre comment on peut appliquer l'invention pour assurer une introduction d'alcali plus exacte qu'il n'était possible antérieurement, ce qui permet d'économiser des quantités considérables d'alcali. Quand on abaisse le pH moyen de 11,0 à 70,7, comme c'est le cas selon l'invention, on obtient une diminution d'environ 100% de la consommation d'alcali. Dans les exemples ci-dessus, on applique des méthodes de mesure calorimétriques dans les analyses effectuées avant et après ou pendant le stade de blanchiment. Toutefois, on comprend facilement que l'on peut aussi utiliser d'autres méthodes de mesure. L'une de ces méthodes est celle dite de chimiluminescence, dans laquelle les agents de blanchiment contenus dans le liquide de suspension réagissent sur un réactif en émettant une lumière qui peut être enregistrée, ce qui est une méthode rapide et sensible, convenant particulièrement à la mesure de faibles teneurs en chlore actif. On peut aussi appliquer des méthodes de mesure rédox et polarographiques, car elles ne comportent aucune consommation de réactif.Cependant, l'avantage de la méthode calorimétrique est qu'elle est très exacte, comme le montrent les courbes des figures 2a et 2b et de la figure' 3. Etant donné que l'on mesure la chaleur de réaction, cette méthode procure l'avantage que l'on peut utiliser pour l'analyse un grand nombre d'agents de blanchiment différents, par exemple le chlore, le dioxyde de chlore, l'hypochlorite, l'eau oxygénée et le chlorite. On peut aussi utiliser avantageusement la méthode calorimétrique pour déterminer l'alcali dans les procédés de.blanchi- ment où un alcali tal que la soude est inclus comme constituant actif, par exemple le blanchiment à l'alcali et à ltoxygène, et dans des procédés d'extraction alcaline. Un avantage ainsi obtenu est qu'il est possible d'utiliser le même type d'instrument pour toutes ces substances. REVENDICATIONS t.- Procédé visant à commander l'amenée de réactifs à des systèmes de délignification et/ou de blanchiment de pate, dans l'industrie de la cellulose, dans lequel on mélange des réactifs à une suspension de pâte contenant des substances consommatrices de réactifs et on amène le tout à un stade de traitement où les réactifs se consomment, totalement ou partiellement, l'amenée de réactifs au système étant commandée sur la base de valeurs mesurées concernant la teneur en réactifs pendant et/ou après la réaction, ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on détermine la quantité de réactifs nécessitée par le liquide de suspension avant le stade de traitement, que l'on détermine la quantité de réactifs résiduels non consommés après l'introduction des réactifs dans le système, et que l'on utilise les valeurs mesurées ainsi obtenues pour commander l'addition de réactifs à la suspension de pâte avant et, facultativement, après le stade de traitement. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, pendant le stade de traitement, on détermine la teneur en réactifs chimiques résiduels non conso=és. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le stade de traitement constitue un stade de blanchiment de délignification, c'est-à-dire un stade dans lequel la pite amenée a une teneur en lignine correspondant à un indice kappa d'environ 100 à 5, avantageusement de 40 à 9 et de preférence de 35 à 10. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on divise le stade de blanchiment de délignification en plusieurs phases et que l'on utilise la consommation d'agents chimiques à la première phase pour établir le besoin d'agent chimique de la ou des phases suivantes. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que l'on effectue par calorimétrie la détermination des besoins d'agent chimique du liquide de suspension et/ou la détermination de la teneur en réactifs résiduels non consommés.