La présente invention concerne un procédé et un appareil pour détecter automatiquement les mauvais fonctionne- ments d'un système et en particulier un appareil de commande qui détecte automatiquement les incidents et les mauvais fonc- tionnements d'un système avec un certain degré de probabilité. Les conditions de fonctionnement de différents systèmes doivent Atre contrôlées en permanence à la fois pour des raisons de sécurité et des raisons d'économie de façon à obtenir une indication rapide relative à un incident de fonc- tionnement ou un mauvais fonctionnement possible, pour pouvoir prendre des mesures pour corriger l'incident. Il existe de nombreux systèmes de diagnostics qui donnent des normes de base de comparaison pendant que le système contr8lé fonctionne dans des conditions normales. Le système contr8lé comporte un ensemble de capteurs pour fournir des signaux indicateurs de certains paramètres de fonctionne- ment, prédéterminés, et si le système contr8lé comporte des machines tournantes, les capteurs comportent en général des circuits pour faire une analyse du spectre des signaux de vibra- tion, en temps réel. L'ensemble des signaux des capteurs sont examinés en continu et si l'un des signaux dévie par rapport à la norme de base suivant une valeur prédéterminée, l'opérateur reçoit automatiquement une indication de cette situation. Toutefois, très souvent les niveaux de seuil du signal sont fixés à un niveau tel qu'il est trop tard pour prendre les mesures de pro- tection adéquates, une fois que l'alarme a été donnée. Par con- tre si l'on fixe les niveaux de seuil à un niveau trop bas, cela peut entraîner le déclenchement prématuré d'un signal d'alarme, éventuellement inutile. Or un arrêt de l'ensemble du système par suite de la détection prématurée d'un incident de fonction- nement peut entraîner une perte économique importante pour la gestion du système. On connait un appareil de détection ou de dia- gnostic, qui utilise la probabilité d'incident de fonctionnement suivant certains paramètres mesurés. Les probabilités d'incident de fonctionnement présentées à l'opérateur sont toutefois tou- jours fondées sur certains signaux qui dépassent ou ne dépassent pas un niveau de seuil prédéterminé. on connaît également un moyen de diagnostic qui 2 2492128 a pour but d'afficher une indication continue de la probabilité d'incident de fonctionnement. Ce montage est prévu pour des taux de défaillance estimés, et certaines fonctions de densité de probabilité à multiples variantes décrivant des incidents de fonctionnement spécifiques liés à l'ensemble des mesures. Toutefois de tels taux et fonctions sont extr&mement difficiles voire impossibles à obtenir. L'appareil de diagnostic décrit ci-après offre à l'opérateur une indication continue de la probabilité d'un incident de fonctionnement reposant sur la lecture de deux ou plusieurs capteurs, et ne dépendant pas du simple dépassement de seuil choisi, de sorte que l'opérateur puisse recevoir une indication rapide et soit informer en permanence de l'augmenta- tion de la probabilité qu'un ou plusieurs incidents de fonction- nement se produisent. La présente invention a pour but de créer un procédé et un appareil de détection ou de diagnostic automatiques des incidents de fonctionnement d'un système remédiant aux inconvénients de l'art antérieur. A cet effet, l'invention concerne un appareil de détection ou de diagnostic du fonctionnement d'un système sujet à m incidents de fonctionnement, cet appareil comportant des moyens comportant des capteurs donnant des indications des paramètres de fonctionnement du système, certaines indications constituant des variables concernées ar) liées à un incident de fonctionnement particulier j et les autres étant des varia- bles non concernées (y5) par cet incident de fonctionne-ment, -S. J des moyens pour modifier et combiner les variables concernées, liées à un incident de fonctionnement particulier suivant une fonction prédéterminée (Fj (yr)) et en outre modifiées par j r une fonction prédéterminée (Jq s fq(yq)) des variables non concernées pour donner une indication d'incident de fonctionne- ment (F j(y)) pour obtenir une indication d'incident de fonc- tionnement norralisée j= F (Y) j=l 3 - 2 2492128 un moyen pour modifier cette indication d'incident de fonction- nement normalisée suivant un facteur lié à la probabilité que le système n'est pas dans des conditions de fonctionnement nor- males (l-Fo(y" pour obtenir la probabilité d'un incident de fonctionnement particulier (P(Mji y)) qui arrive. L'invention concerne également un procédé de détection et de diagnostic d'un système de fonctionnement, sujet à des incidents de fonctionnement, et dont les différents paramètres de travail sont utilisés comme variables contrôlées, certaines des variables étant concernées et certaines étant non concernées par un incident de fonctionnement particulier, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on distingue le fonction- nement normal du système en fonction de chacune des variables, on combine suivant une première fonction prédéterminée toutes les caractéristiques pour obtenir une indication de la proba- bilité de fonctionnement normal du système, on distingue (ca- ractérise) chacun des incidents de fonctionnement suivant la variable concernée par l'incident de fonctionnement correspon- dant, on combine suivant une seconde fonction prédéterminée toutes les dernières caractéristiques et on modifie par un fac- teur lié au fonctionnement normal du système suivant les varia- bles non concernées pour obtenir une indication d'incident de fonctionnement, on combine les résultats des opérations ci- dessus et on modifie selon un facteur lié à la probabilité de fonctionnement normal du système pour obtenir pour chaque inci- dent de fonctionnement une indication de la probabilité de l'existence d'un incident de fonctionnement. Comme indiqué le fonctionnement normal du système est caractérisé en fonction de chaque variable. De plus, la probabilité de l'existence d'un tel incident de fonctionnement est caractérisée en fonction de chaque variable concernée. Ces caractéristiques peuvent être des estimations faites par des spécialistes dans le domaine concerné par le système. Certaines formes de fonction sont choisies pour modifier et combiner les variables, y compris les modifications par un coefficient lié à la probabilité d'un fonctionnement normal du système (ou fonctionnement non normal) pour obtenir pour chaque incident de fonctionnement possible, la probabilité de l'existence de cet incident de fonctionnement. Ces différentes probabilités peuvent alors être affichées pour l'opérateur. En outre, la probabilité de l'existence d'un incident de fonctionnement non défini peut être dérivée et affichée. Pour une indication plus conservatrice, on peut limi- ter chaque probabilité à une valeur inférieure à 100 %. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide des dessins annexés, dans lesquels: - la figure 1 est un schéma-bloc d'un appareil de diagnostic. - la figure 2 est un schéma-bloc du circuit de traitement de signal de la figure 1. - la figure 3 est un graphique donnant la proba- bilité de fonctionnement normal d'un système contr8lé en fonc-- tion d'une variable mesurée. - la figure 4 est une courbe expliquant certaines transformations. - les figures 5 et 6 sont des tracés exponentiels pour expliquer certains termes utilisés dans la description. - la figure 7 est un schéma-bloc de l'un des modules de la figure 2. - la figure 8 est une courbe illustrant la proba- bilité d'un incident de fonctionnement Particulier par rapport à une variable mesurée. - la figure 9 est une courbe utilisée pour expli- quer certaines opérations mathématiques. - la figure 10 est un schéma-bloc d'un autre module détaillé de la figure 2. - la figure 11 est un schéma-bloc d'un autre circuit de combinaison de la figure 2. - la figure 12 est un schéma-bloc d'un système de générateur à turbine, ce schéma donnant le circuit du fluide réfrigérant et des dispositifs de détection. - la figure 13 est un schéma-bloc liant certains incidents de fonctionnement du générateur à certaines variables. - la figure 13A est un tableau résumant la corré- lation selon le schéma de la figure 13. - les figures 14A, 14B, 14C... 16A, 16B et 16C sont des courbes de probabilité de certaines variables pour expliquer le diagnostic du-générateur de la figure 12. - la figure 17 représente un tableau d'affichage caractéristique de l'appareil de contr8le. - la figure 18 donne des courbes montrant l'effet de la sélection de certains coefficients de pondération, sur la probabilité. Selon la figure 1, le système 10 à commander comporte plusieurs capteurs 12-1... 12-n, chacun détectant un état de fonctionnement déterminé tel que par exemple la tempéra- ture, la pression, la vibration etc en donnant un signal de sortie correspondant à cette condition. Les signaux de sortie des capteurs sont fournis auxcircuitsde conditionnement respec- tifs 14-1... 14-n; ces circuits de conditionnement dépendent du type de capteur du signal fourni par le capteur et ces cir- cuits se composent par exemple d'amplificateurs,de filtres, d'analyseurs de spectre, de circuits effectuant une transformée de Fourier rapide pour donner les composantes de fréquence etc pour ne donner que quelques exemples. Chaque circuit de conditionnement de signal donne un signal de sortie respectif y1 *-- Yn: chaque signal yi correspond à un paramètre mesuré et chacun constitue une variable fournie à un circuit de traitement de signal 16. Le circuit de traitement de signal 16 combine les signaux de la manière décrite pour les fournir à un moyen d'affichage 18 et/ou à des appareils d'enregistrement avec indication de la probabi- lité de l'arrivée d'un ou de plusieurs incidents de fonctionne- ment dans le système contr8îé 10. Le cas échéant, on peut éga- lement afficher l'amplitude des variables en fournissant les signaux y1... n au moyen d'affichage 18 comme cela sera décrit; le moyen d'affichage peut tre un tube cathodique affichant les signaux traités. Bien que la figure 1 montre un montage simple correspondant à une variable provenant d'une mesure, il est clair que le circuit de conditionnement de signal peut fournir plus d'un signal de sortie en réponse à une seule mesure. Par exemple dans le diagnostic d'incident de fonctionnement d'une machine rotative, le capteur des vibrations de l'axe peut donner un signal de sortie que l'on analyse et conditionne pour donner des signaux correspondant à la vitesse de rotation, à l'amplitude et à la phase, à la vitesse de changement de phase, à la seconde harmonique de la vitesse de rotation et une harmonique corres- pondant à. la moitié de la vitesse de rotation etc. Inversement, on peut combiner les siîçnaux de deux ou plusi eurs capteurs et 6 2492128 les conditionner pour n'obtenir qu'un seul signal de sortie variable. Le fonctionnement du circuit de traitement de signal 16 dépend d'un certain nombre de signaux d'entrée corres- pondant à la probabilité de chaque variable yi d'9tre dans la plage normale de fonctionnement lorsque le système contr8lé fonctionne normalement ainsi que sur la relation entre la proba- bilité de fonctionnement normal et la probabilité qu'un certain incident de fonctionnement se produise en fonction de l'ampli- tude d'une variable. Les différentesprobabilités d'un incident de fonctionnement particulier suivant les variables sont alors combinées et modifiées par un coefficient lié aux conditions normales de fonctionnement du système pour donner pour chaque incident de fonctionnement possible un signal de sortie indica- teur de la probabilité qu'un incident de fonctionnement parti- culier se produise. A titre d'exemple, on peut combiner une information suivant l'équation (1) suivante F.(y) P(MjI y) = [l - F0(y)- (1) PT + g Fi(y) j=1 Dans l'équation (1), M correspond à un incident de fonctionnement et j concerne un incident de fonctionnement particulier, y représente un ensernlde variables, c'est-à-dire un vecteur formé par les signaux d'entrée y,... In La fonction F,(y) est la probabilité que le système contrôlé comprenant les capteurs soit dans les conditions normales de fonctionnement. Le terme entre crochets 1 - F (y) est la probabilité que le Système ne se trouve pas dans des conditions normales de fonctionne- ment. Chaque fonction F.(y) est la probabilité conditionnelle non normalisée de l'arrivée d'un incident de fonctionnement j pour un ensemble de mesures y. S'il y a un risque de m incidents de fonctionnement, alors l'expression m X FP(y) j=1 du dénominateur de l'équation (1) représente la somme de toutes les grandeurs calculées F.(y) pour chaque incident de fonction- nement particulier c'est-i-dire Fi(y) + F2(y) + F3(y) +...+ Fm(y) et: Fj(y) m Fj(y) j=l est l'indication d'incident normalisée. Le terme PT du dénominateur de l'équation (1) est mis de façon à limiter la probabilité du seuil. Par exemple, on peut dédider qu'il n'y a pas de probabilité de diagnostic supérieure à 95 %. Dans ce cas PT est égal à 1 - 0,95 c'est-à- dire PT est égal à 0,05. L'expression du c8té droit de l'équa- tion (1) est ainsi la probabilité qu'il existe un incident de fonctionnement Mj étant donné que 1 - FO(y) est le degré de cer- titude que le système n'est pas dans des conditions normales de fonctionnement c'est-à-dire qu'il y a une probabilité Mj pour un vecteur de mesure y donné correspondant à la partie gauche de l'équation (1). La probabilité qu'il n'existe pas d'incident de fonctionnement (MO) pour le vecteur de mesure y est donnée par la formule suivante: P(Mo01 y) = Fo(y) (2) Dans de nombreux systèmes, les paramètres mesu- rés peuvent correspondre à un incident de fonctionnement inconnu ou non défini Mu auquel cas on a: P(MuI Y) = i - Fo(Af PT (3) m PT+ Z Fj(y) j=l Les probabilités de tous les états possibles correspondant aux équations (1), (2) et (3), doivent donner en somme la valeur 1. Pour faire les calculs de probabilité (figure 2) le circuit de traitement de signal 16 comporte plusieurs modules -0... 20-m chacun répondant à des signaux variables d'entrée pour calculer une probabilité conditionnelle. Ainsi, le module -0 répond à toutes les variables mesurées Y1... Yn pour donner la fonction F0(y) indicatrice de l'état correct ou normal du système contr8lé. Chacun des modules restants 20-1... 20-m 8 2492128 correspondant chacun à un incident de fonctionnement, répond seulement aux variables particulières associées à un incident de fonctionnement particulier. A titre d'exemple s'il y a n variables (Yn signaux), on peut lier M1 incidents de fonction- nement à trois n variables Y1, Y3, Y8. De plus à titre d'exemple, on peut lier l'incident M2 aux variables Y1, Y3, Y5, Ylo et Yn; l'incident M peut être lié aux variables Y1, y2, y3 et Yn. Le nombre de variables directement liées à un incident particulier dépend du système particulier qui est commandé. Les grandeurs calculées FO(y) et Fj() (j = 1, m) sont combinées dans le circuit 22 qui reçoit également un'signal d'entrée PT pour générer tous les signaux de sortie de probabi- lité, représentés. Les signaux peuvent être enregistrés et/ou présenter un moyen d'affichage pour autoriser l'opérateur à juger de la situation et prendre les mesures appropriées. - La probabilité que le système est dans un état correct est le produit des probabilités que le système est dans un état correct en fonction de chaque mesure yi. C'est-à- dire: FO(y) = fl(yl) f2(y2) fn(Yn) (4) Chaque terme fi(Yi) de l'équation (4) peut être représenté par une certaine fonction. A titre d'exemple, on peut choisir une fonction exponentielle pour représenter chaque terme tel que: Fo(y) = f(y) = -ÍlXll1 e- x22 x31 kn F. eÀ e 2n(5) La multiplication des fonctions exponentielles revient à addi- tionner les exposants si bien que l'équation (5) s'écrit sous la forme de l'équation (6) suivante: ( n i k i=l FO(y) = f(y) = e (6) On peut tracer les courbes de probabilité liées au fonctionne- ment normal du système contr8lé suivant l'amplitude d'un signal particulier Yi. S'il y a n signaux, il faut générer n courbes de probabilité. Les valeurs de x. et de k. de l'équation (6) liées aux échelles, au décalage et à la forme des courbes par- ticulières seront explicitées ci-après. 9 2492128 L'axe horizontal de la figure 3 représente l'amplitude du signal yi; l'axe vertical représente la proba- bilité de fonctionnement normal du système commandé en fonction de l'amplitude du signal yi. La relation est donnée par la courbe 30; on voit que cette courbe a une forme particulière définie par les pentes latérales 32, 33 et la partie supérieure aplatie 34. En fait la probabilité que le système contr8lé fonctionne normalement est très élevée pour la variable yi si l'amplitude de yi est comprise entre ANi et BNi. Un signal d'amplitude inférieure à ANi ou supérieure à BNi signifie que la probabilité se trouve à une valeur déterminée par les pentes des parties 32, 33. La courbe 30 peut être tracée à l'aide de données réelles disponibles pour un système en fonctionnement; en variante, on peut également s'agir de grandeurs données par des spécialistes ayant l'expérience du domaine auquel appartient le système commandé. Les termes xi et ki de l'équation (6) sont uti- lisés pour faire l'approximation de chaque courbe comme à la figure 3 à l'aide de la fonction choisie fi(Yi). En faisant la détermination de F0(y), on réalise un décalage et une mise à l'échelle initiale en utilisant la courbe de la figure 4, si bien que l'amplitude de la variable yi peut 9tre transformée en une valeur différente xi. A la figure 4, on voit que la courbe se compose d'Un segment plat pour lequol xi est égal à O entre les points singuliers ANi et BNi correspondant à la plage comprise entre ANi et BNi de la figure 3. Au cours du procédé d'adaptation de la courbe, on peut générer une famille de courbes telle que celle repré- sentée à la figure 5 en utilisant la fonction exponentielle fl(x,k) = edsxIk La figure 5 représente trois courbes tracées pour les valeurs du coefficient k = 2, 4 et 6. On voit que les trois courbes partent d'un maximum qui s'étale à la valeur 1 de l'axe y. Prenant en compte que dans la plupart des cas, on a une probabilité d'incident de fonctionnement qui est inférieure à 100 %, la valeur de PT (équation 1) peut être prise en compte comme représenté par la faritille de courbes de la figure 6, ces courbes étant le tracé de la fonction exponentielle 2492128 f 1 (xk) f2 Ix,k) = - PT + f1(x,k) dans cette formule PT est égal à 0,05. En revenant à la figure 4, on obtient les pen- tes 1 et 1 6 Ni Ni en choisissant initialement les courbes appropriées de la famille de courbes représentée à la figure 6, et les côtés inclinés respectifs 32, 33 de la courbe 30 de la figure 3, puis en mettant les deux à l'échelle. Le coefficient ki de l'équation (6) est choisi en fonction du coefficient k de la courbe parti- culière de la figure 6 qui constitue la meilleure approximation de la courbe 30 de la figure 3. On peut obtenir une grande diversité de forme pour différentes valeurs de k. Les explications précédentes concernant la transformation et l'utilisation des courbes des figures 4, 5, 6 ne constituent qu'un exemple parmi d'autres procédés d'adap- tationde courbes qui peuvent s'utiliser pour obtenir différen- tes valeurs pour l'équation (6). La mise en oeuvre de l'équation (6) est faite par le module 20-0; un tel mode de réalisation est représenté à titre d'exemple à la figure 7. Chacun des circuits 40-1... -n reçoit un signal variable d'entrée y1... yn et donne un signal correspondant, transformé x 1 n en fonction d'une courbe telle que celle représentée à la figure 4 générée pour chaque variable. Dans un but de simplification, on suppose que les courbes qui caractérisent le fonctionnement normal comme à la figure 3, ont des pentes latérales symétriques si bien que les valeurs absolues des pentes 1/6i et 14 1, des circuits 40-1... 40-n sont égales. Comme l'exposant de l'équation (6) contient la valeur absolue de xi, les circuits 42-1... 42-n dérivent la valeur absolue des signaux respectifs x1... xn. La phase sui- vante dans le calcul consiste à élever la valeur absolue de x à la puissance k respective. Une façon de réaliser cette opéra- il 2492128 tion consiste à prendre d'abord le logarithme de x et à le multiplier par le coefficient de k, puis d'effectuer la fonc- tion inverse (antilog) sur le résultat de la multiplication. Pour cela, on a des circuits logarithmiques 44-1... 44-n don- nant les signaux de sortie respectifs pour les potentiomètres -1... 45-n, chacun servant à la mise à l'échelle ou à la multiplication par une valeur particulière de k. Chaque valeur mise à l'échelle est alors appliquée à un circuit antilog 46-1 46-n respectif dont les signaux de sortie sur les lignes 48-1... 48-n servent à donner la partie exponentielle qui se trouve entre parenthèses dans l'équation (6). Selon l'équation (6), on additionne toutes les valeurs Jxi|ki, pour i = 1... n, puis on multiplie par -1/2. Cela se fait dans le circuit de la figure 6 avec un circuit d'addition 50 qui reçoit les signaux de sortie des lignes 48-1... 48-n pour donner un signal d'addition pour le potentio- mètre 52 qui effectue la mise à l'échelle appropriée ou la mul- tiplication par 1/2. Le signal résultant est fourni au circuit exponentiel 54 dont le signal de sortie sur la ligne 56 est la fonction F0(y) selon l'équation (6). Les autres modules 20-1... 20-n de la figure 2 permettent de calculer une probabilité conditionnelle non normalisée, respective de l'arrivée d'un incident de fonction- nement particulier pour un jeu de valeurs concernées. Pour cela, on génère initialement une famille de courbes comme cela était le cas pour la dérivation F0(y) montrant la relation de la probabilité d'un incident de fonctionnement particulier par rapport à chaque variable concernée (figure 8). La courbe 60 qui correspond à une relation, peut être obtenue à l'aide des données historiques accumulées dans le système contrôlé ou en l'absence de telles données, on peut utiliser des estimations faites par un personnel spécialisé comme dans le cas de la courbe 30 de la figure 3. La courbe 60 commence de façon décalée, à une très faible probabilité, puis dès que la valeur de la variable yi correspond à une plage nor- male, la courbe 60 augmente jusqu'au niveau 62 qui commence en un point yi = Puis on choisit une forme de fonction qui com- bine avantageusement toutes les informations découlant des variables concernées. Cette fonction se définit comme suit 12 2492128 F. (yr Fj (Yr.) -J] dans cette fonction, l'indice j correspond à un certain inci- dent de fonctionnement et r correspond à un sous-ensemble de variables concernées. Cette fonction peut être un produit, une exponentielle ou une combinaison des deux. On choisit la fonc- tion dans la classe générale des fonctions liées entre zéro et un, montant de façon douce en forme de "s" et peuvent être décalées ou être mises à l'échelle. A titre d'exemple, on définit une fonction de forme exponentielle selon l'équation (7): I 22 21 i -1/2 (Z)2 ifr ('ij)2 - Zj (7) Fj(r) = e + ( nj1) j 1 - j dans cette équation j correspond à un certain incident de fonctionnement et i est l'indice fixé pour rj. Pour mettre en oeuvre l'équation, on effectue une première transformation sur chaque variable yi pour dériver une nouvelle variable y'ij selon l'équation (8) suivante: (Yi - Yij) Y ( 1J Kf(8) ij= v. dans cette équation Yij est le point représenté à la figure 8 pour Yij et.ij est un coefficient d'échelle choisi de façon que la courbe particulière s'adapte étroitement au profil voulu comme cela a été indiqué pour la figure 6. Comme hypothèse de base, on suppose qu'un inci- dent de fonctionnement Mj se manifeste de lui-même par les variables yr. suivant une ligne pratiquement droite (vecteur) J dans une direction donnée, suivant des variables à mesure que l'incident de fonctionnement s'accentue. Cette direction de la ligne droite est connue comme axe principal; on effectue une seconde transformation suivant l'équation (9), transformation pour laquelle la coordonnée Zj de l'axe principal (c'est-àdire dans quelle mesure le vecteur a été traité selon l'axe princi- pal) est définie comme la somme de y'ij divisée par nj1/2 13 2492128 LZ. - -Y'4 Cette dernière expression constitue la somme de tous les com- posants ylij dont l'indice i est un élément de l'indice fixé rj. On utilise une troisième transformation pour imposer une limite minimale et une limite maximale à Z en créant la variable Z i comme cela est représenté par la courbe de la figure 9. Fondamentalement à mesure que l'incident aug- mente, l'argument de l'exponentielle de l'équation t7) doit être limité pour éviter que la fonction ne chute. Cela signifie que sans limiter l'argument de l'exposant, la courbe résultante serait en forme de cloche et non pas en forme de "S". La fonction atteint un maximum pour Zj = 0 et c'est pourquoi Z.' doit être maintenu à O pour Zj = O. Ainsi de façon générale, on choisit la valeur de B2 de la figure 9 égale à O alors que A2 est un nombre négatif relativement grand par rapport à Z. Le paramètre Pj de l'argument de l'exponentielle est un nombre compris entre 1 et 1/(nj-l) suivant le degré de liaison entre les variables et l'incident. En général plus le degré de corrélation entre les variables et l'incident est élevé et plus élevée sera la valeur de Pi dans ses limites. Si l'on ne connaît aucun élément du degré de corrélation, on peut pren- dre pour ji la valeur 0. * L'équation (7) définit une fonction qui tient compte seulement des variables d'événements par rapport à un incident de fonctionnement particulier. Pour obtenir la proba- bilité conditionnelle non normalisée de l'arrivée d'un incident de fonctionnement donné, l'ensemble du jeu des variables c'est- à-dire Fj(y) il faut multiplier l''expression dans l'équation (7) par chacune des foncti.on2 de celles des variables non con- cernées par l'incident de fonctionnement envisagé. Ainsi N Er 3 -Jt, J 14 2492128 Dans cette formule Fj(Yr) est dérivé de l'équation (7) et l'expression: qqsj fq(yq) représente le produit de toutes les expressions fq(yq), q fai- sant partie de l'ensemble sj se rapportant aux variables non concernées. Chaque module 20-1... 20-m de la figure 2 assure le calcul de la valeur respective F j(y). A titre d'exem- ple, la figure 10 montre de façon plus détaillée le module -1 qui reçoit trois variables Yl, Y3, Y8 concernant l'inci- dent de fonctionnement M1 (c'est-à-dire r1 = [1, 3, 83 et j = 1) pour donner Fi(y). Les circuits 70, 71, 72 correspondent respective- ment aux variables d'entrée yl, Y3, Y8 pour assurer le décalage et la mise à l'échelle selon l'équation (8) de façon à donner les signaux de sortie respectifs Y'll, Y'31' Y'81. La somme de ces signaux est réalisée par l'additionneur 74; on réalise l'équation (9) en dérivant la valeur de Z1 obtenue en multi- pliant ou en mettant à l'échelle la somme selon le rapport 1/%a61 à l'aide du potentiomètre 76. La première expression de l'argument entre crochets de l'équation (7) s'obtient en transformant la valeur Z1 en Z' correspondant, à l'aide du circuit 78, en mettant Z!' au carré dans le circuit d'élévation au carré 80, puis en mettant à l'échelle selon le coefficient l/(l + nl(l -!) à l'aide du potentiomàtre 82. Le signal résultant forme alors une entrée de l'additionneur 84. Le second terme dans l'argument entre crochets de l'équation (7) s'obtient en mettant au carré les variables transformées Y'11, Y'31 Y81 à l'aide des circuits de mise au carré respectifs 86, 87, 88 et en additionnant les résultats avec -Z12 qui découlent de la mise au carré de la valeur Z1 par le circuit de mise au carré 90 et de la mise sous forme négative par le circuit 92. La sortie de l'additionneur 94 est mise à l'échelle selon le coefficient l/(l - P1) à l'aide du potentiomètre 96 dont le signal de sortie est appliqué à la seconde entrée de l'additionneur 84. Comme la multiplication des exponentielles équivaut à l'addition de leurs exposants, l'additionneur 84 reçoit en les additionnant sur les lignes 98, les signaux d'entrée respectifs f xi ki du module 20-0 correspondant aux exposants dans l'équation (5) de toutes les variables non con- cernées. Dans le présent exemple du module 20-1 concernant un incident de fonctionnement 1, les variables concernées sont données par r = rl,3,8i et les variables non concernées sont dans ces conditions s = E2,4,5, 6, 7, 9..., nj. Le signal de sortie de l'additionneur 84 représente ainsi l'exposant du terme entre crochets dans l'équation (7) et tous les termes non concernés j xik i de l'équation (5). Ces termes sont multi- pliés par 1/2 dans le potentiomètre 100 et le circuit exponen- tiel 102 donne un signal de sortie F1(y) sur la ligne de sortie 104. Une procédure analogue est exécutée dans les modules restants 20-2... 20-n pour dériver la valeur corres- pondante F2 se fait à l'aide du circuit 22 représenté de façon plus détail- lée à la figure 11. Pour obtenir le coefficient de modification de la probabilité selon laquelle le système mesuré n'est pas en état de fonctionnement normal, c'est-à-dire pour L - FO(y ", on applique la valeur de F0(y) du module 20-0 à l'additionneur après une inversion de signe dans le circuit 112. L'autre signal d'entrée de l'additionneur 110 est un signal de valeur 1. L'additionneur 114 reçoit les signaux de sortie des modules -1... 20-m en plus d'un signal indicateur de PT pour donner un signal de sortie équivalent au dénominateur de l'équation (1). Le diviseur 116 effectue la division du signal de sortie de l'additionneur 110 par celui du circuit 114 pour donner un signal de sortie qui est multiplié par chacune des valeurs F1(y)... Fm(y), dans les multiplicateurs respectifs 118-1... 118-m réalisant ainsi l'équation (1), ainsi qu'un ensemble de signaux de sortie sur les lignes respectives 120-1... 120-m pour l'enregistrement et/ou l'affichage. Le signal de sortie P(MUl Y) s'obtient sur la ligne de sortie 121 en multipliant le signal de sortie du diviseur 116 par la valeur PT et le signal de sortie P(MQ y) sur la ligne de sortie 123 qui s'ob- tient directement à partir de l'entrée F%(y). Bien que les figures 7, 10, 11 représentent des des circuits connus, attribués de façon habituelle, il est clair 16 2492128 que la fonction de diagnostic peut se faire simplement à l'aide d'un calculateyr analogique ou d'un calculateur numé- rique programmé. L'appareil de diagnostic décrit ci-dessus, permet de fournir des probabilités d'incident de fonctionnement pour une très grande diversité de système dont l'un est représenté à titre d'exemple dans la figure 12. On connaît une centrale électrique dans laquelle uine turbine à vapeur 130 entraîne un générateur 132 de grandes dimensions, dont il faut contrôler l'état de fonctionnement. Dans un tel générateur, le courant électrique passe par des conducteurs qui sont constitués par des tubes montés sur un noyau laminé et les groupes de conducteurs sont réunis à des conducteurs de phase. Le générateur est refroidi par une circu- lation de gaz par exemple de l'hydrogène qui passe par les conducteurs creux et autour des diverses parties du générateur. Des tubes d'évacuation sont prévus entre les pièces du noyau laminé pour évacuer la chaleur par conduction. On a prévu différents capteurs pour donner des signaux correspondant à l'état de fonctionnement du générateur et dans un but d'illustration, on décrira un système à diagnos- tic qui donne une indication relative à la rupture d'un câble d'enroulement, à la rupture d'un câble de phase ou au blocage d'un tube d'évent. Différents systèmes à capteurs peuvent être utilisés pour détecter ces incidents de fonctionnement et à titre d'exemple la figure 10 montre trois tels systèmes de capteurs. Un système de détection 134 à chambre d'ions détecte et mesure les particules d'origine thermique d'hydro- gène gazeux mises en circulation et donnant un signal de sortie fournissant une indication-correspondante. Les phénomènes d'arc sont des symptômes associés à des défaillances d'isola- tion du stator ou des défaillances de conducteur et la mesure de l'émission de la fréquence radio quirésulte de l'arc peut servir à détecter l'apparition d'un arc. Pour cela, il est prévu un détecteur d'arc de fréquence radio RF 136 qui génère un signal de sortie indicateur d'un arc interne. Une troisième mesure que l'on peut utiliser pour détecter les incidents de - fonctionnement est une mesure de température; on a ainsi prévu un réseau 138 de capteurs de température que l'on peut placer à la sortie de l'hydrogène. Le circuit de conditionnement de signal associé à la mesure de température donne la moyenne des lectures de tous les capteurs de température du réseau et compare chaque lecture à la moyenne. Puis, on a un signal de sortie qui indique une déviation importante par rapport à cette moyenne. La figure 13 montre la relation entre les inci- dents de fonctionnement et les différents symptômes correspon- dant à ces incidents de fonctionnement. La rupture d'un câble d'enroulement correspond à l'incident M1; la rupture du con- ducteur de phase correspond à l'incident M2 et le blocage d'un tube d'évent correspond à l'incident M3. Le système de diagnos- tic de la présente invention permet également de contrôler les capteurs eux-mêmes et ainsi une défaillance du système de con- trôle de l'hydrogène correspond à l'indicent de fonctionnement M4, une défaillance du système de détection d'arc RF correspond à un incident M5 et une défaillance du détecteur de température correspond à l'incident M6. L'un quelconque des incidents M1, M2, M3, M4 se manifeste de lui-même par un signal anormal fourni par le sys- tème de détection à chambre d'ions dont le signal de sortie constitue la variable y1 après un conditionnement approprié. Les incidents de fonctionnement Mi, M2' M5 donnent unibruit RF ou tout autre signal de sortie non correct du détecteur RF. Le signal de sortie du détecteur RF après un conditionnement appro- prié constitue la variable y2. Les incidents de fonctionnement 1, M3, M. donnent des lectures de température anormales et le signal de sortie du capteur de température après conditionne- ment correspond à la variable y,. Le tableau de la figure 13A résume fondamentale- ment les variables concernées yi telles qu'elles appartiennent aux différents incidents de fonctionnement M.j La présence de la lettre x indique une forte corrélation d'une variable parti- culière et d'un incident de fonctionnement particulier. Le premier incident de fonctionnement correspondant à la rupture d'un faisceau de câble est lié aux trois variables contrôlées. Le second incident de fonctionnement qui correspond à la rupture d'un conducteur de phase est fortement lié aux deux premières variables alors que le troisième incident de fonctionnement qui correspond au blocage d'un tube d'évent est 18 2492128 fortement lié à la première et à la troisième variables. Ainsi chacun des incidents de fonctionnement est suffisamment diffé- rent des autres sur le plan du schéma des symptômes pour per- mettre de le reconnaître facilement. Après avoir déterminé les variables concernées par un incident particulier, on forme les courbes de probabilité décrivant la probabilité de l'apparition de l'incident de fonc- tionnement pour chacune des différentes variables. Ainsi aux figures 14A, 14B, 14C, on a les courbes 140, 141, 142 qui représentent respectivement la probabilité de l'apparition des incidents M1 (rupture d'un faisceau de câble), M2 (rupture d'un conducteur de phase), et M3 ( blocage d'un évent) en fonction de la variable y,, le courant des ions, mesuré en milliampères étant tracé sur l'axe horizontal. La figure 14A donne en outre les courbes 144 et 145; la courbe 144 correspond à l'état de fonctionnement normal ou correct du générateur et la courbe 145 décrit la probabilité de défaillance du système de détection à chambre d'ions. Comme on n'a pas suffisamment de données pour prévoir avec une précision de 100 % les différentes relations représentées, du personnel expérimenté dans le domaine concerné a participé aux traces des courbes. Ainsi la lettre P indique que les courbes correspondent aux meilleures estimations. De la même manière, les courbes 147, 148, 149 des figures 15A, 15B et 15C représentent les probabilités res- pectives des incidents de fonctionnement M1, M2, M3 par rapport à la seconde variable y2, le niveau RF en microvolts étant mesuré sur l'axe horizontal. Les courbes 150, 151 de la figure A caractérisent le comportement normal du générateur et la probabilité d'incident de fonctionnement du système de détection RF. Les courbes 153, 154, 155 des figures 16A, 16B et 16C illustrent les incidents de fonctionnement respectifs M1, M>, M3 de la variable y3, le pourcentage de variation de température étant mesuré sur l'axe horizontal. L'état normal de la machine est caractérisé par la courbe 156 à la figure 16A et la probabilité d'incident de fonctionnement du système à capteurs de température est caractérisée par la courbe 157. Il est à remarquer que les courbes 149, 154 des figures 15C et 16B donnent une très faible corrélation entre les incidents de 19 2492128 fonctionnement et les variables; cela est indiqué dans le tableau de la figure 13A. Pour chaque courbe représentée, le procédé décrit pour la figure 3 ou la figure 8 est exécuté pour déterminer les différents termes utilisés dans les transformations de façon que les variables réellement mesurées à la suite de cela puis- sent être combinées comme cela a été décrit. Le système donne des signaux de sortie continus correspondant à la probabilité des incidents de fonctionnement dont la liste a été donnée. A titre d'exemple, la figure 17 représente l'image d'un tube cathodique 160 utilisé pour affi- cher sous la forme d'un graphique avec des barres, la probabi- lité de l'apparition des incidents de fonctionnement. La valeur de PT de l'équation (1) étant égale à 0,05, l'amplitude de toute barre ne dépassera pas une probabilité de 95 %. L'affi- chage illustre une situation résultant dans une probabilité relativement élevée d'un tube d'évent, bouché, une faible indi- cation d'une défaillance indéfinie et de trois variables con- trôlées, le courant ionique et la température se lisant dans la plage normale lorsque la variable de contrôle de radio- fréquence (arc RF) est dans la plage normale. La figure 17 montre que les variables des cir- cuits de conditionnement de signaux sont également affichées sur l'affichage 18. On affiche ainsi ces variables sur le même tube cathodique 160. Le cas échéant, on peut mettre les varia- bles à l'échelle en vue de leur affichage pour qu'elles apparals- sent dans la partie désignée comme plage normale lorsque les symptômes d'incident ne dominent pas. Un opérateur placé devant l'écran reçoit ainsi une image continue du comportement instantané du système du générateur et peut contrôler tout incident de fonctionnement à partir d'un certain état pour savoir quelle action de correction à entreprendre.. Bien que cela ne soit pas représenté, l'affichage ou autre dispositif peut comporter des moyens permettant à l'opérateur d'effectuer des modifications pour les actions de correction à mettre en oeuvre lorsque le schéma des probabili- tés change. A la figure 12, on a donné le cas particulier du contrôle du générateur 132. Le générateur fait partie d'un ensemble qui comporte d'autres installations telles qu'une turbine 2492128 une chaudière etc. Dans certains systèmes, il n'y a pas de pro- babilité que des variables mesurées dans une partie de l'instal- lation puissent indiquer un incident de fonctionnement dans une autre partie de l'installation.Dans un tel cas, il est pré- férable que les parties distinctes de l'installation soient traitées comme des systèmes individuels pour la mise en oeuvre de l'invention. En procédant de la sortie, on obtient une pré- sentation beaucoup plus précise de la probabilité de l'appari- tion d'un incident de fonctionnement pour chacun des systèmes. On a décrit à propos du montage de la figure 12, le moyen de diagnostic concernant le générateur. On peut égale- ment considérer la turbine comme un système auquel s'appliquent, les principes de diagnostic envisagés ci-dessus. Les équations (1)... (10) du mode de réalisation représenté s'appliquent à la turbine à vapeur aussi bien qu'au générateur. Des figures similaires aux figures 1 à 18 peuvent se faire pour la turbine à vapeur. Les incidents de fonctionnement qui peuvent être con- trôlés en continu sont par exemple le déséquilibrage du rotor, le fléchissement du rotor, la perte d'une lame ou d'un écran, des difficultés de fissure, des frictions provoquées par des distorsions du cylindre, des chocs, le turbillonnement de la vapeur, un tourbillonnement à friction, une fuite d'huile ou une rupture du rotor. Ces incidents de fonctionnement entraî- nent des anormalités dans les variables mesurées, et qui peuvent englober des variables de vibration par rapport à la fréquence, l'amplitude et la phase, la vitesse de la turbine, les diverses températures dans le système de la turbine, la charge de la turbine, les différentes pressions etc. Certaines des équations données précédemment peuvent être précisées par des coefficients de modification. Par exemple, pour la fonction décrite à l'équation (7), l'expres- sion entre crochets peut être mise à une puissance déterminée G de façon à donner l'expression suivante Nj(y) = -1/2DG (11) F(Y) e Dans cette équation, D représente le terme entre crochets de l'équation (7). Le choix du coefficient de modification G peut se faire de façon subjective en maintenant constantes toutes 21 2492128 les variables de l'équation (7) à l'exception de l'une d'elles, et dans leur plage normale, puis en traçant la fonction pour voir dans quelle mesure elle se rapprochent de la courbe de probabilité évaluée, tracée pour cette seule variable. Le coef- ficient de modification G modifie la phase de la fonction. Si cela est fait pour toutes les variables, on obtient une moyenne du coefficient G. En outre dans certains systèmes, la présence d'une variable particulière qui n'est pas une variable con- cernée, augmente la probabilité à priori d'un incident parti- culier. Par exemple dans le cas d'un générateur de vapeur, la variation de charge dans certaines conditions de fonctionnement peut augmenter la probabilité à priori du fléchissement thermi- que du rotor. Dans ces conditions, on peut modifier l'équation (1) par une fonction de pondération W (y) comme cela est indiqué J par l'équation (12) Fj (y) j (12) P(Mjf y) F0(y) ( (12) PT+ Z F.j Wj(y) j=l En d'autres termes, on donne un poids plus important à un inci- dent M. particulier de façon à polariser la probabilité de l'ap- parition de cet incident même avant que les variables concer- nées ne deviennent anormales. Le facteur de pondération peut avoir une valeur comprise entre 1 et une valeur maximale WT. L'utilisation du facteur de pondération augmente également la probabilité maximale de cet incident particulier. Par exemple selon la figure 18, la courbe 170 illustre une pro- babilité qui approche sans jamais l'atteindre le niveau de %. La différence entre la probabilité maximum ainsi définie par la courbe 170 et le niveau de 100 % correspond au facteur PT fixé à titre d'exemple à la valeur 0,05 de sorte que la pro- babilité maximale sera de 95 %. En mettant un coefficient de pondération de valeur WT, on modifie la courbe 170 comme cela est indiqué par la courbe 170' pour se rapprocher de la proba- bilité maximale de 100 % dans le rapport PT/WT. En résumé l'invention concerne un système de diagnostic ou de détection dans lequel les variables associées à un système contrôlé sont combinées simultanément dans une 22 2492128 situation en temps réel pour donner un seul chiffre ou indice comme probabilité d'un incident particulier. De cette façon, l'opérateur reçoit une meilleure information pour les décisions de fonctionnement de base, de façon à augmenter la fiabilité du système contrôlé et réduire ou supprimer la gravité de tout dommage éventuel qui peut découler d'un incident de fonctionne- ment. 23 2492128 R E V E N D I C A T I 0 N S l1) Appareil de diagnostic pour un système soumis à m incidents de fonctionnement, appareil caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de détection donnant des indications ou des paramètres de fonctionnement du système, certaines des indications constituant des variables concernées ( non concernées pour donner une indication d'incident de fonc- tionnement (F.(y)), les moyens donnant une indication d'inci- dent, normalisée | m f F (l-Fo(y)) pour donner la probabilité de l'apparition d'un inci- dent particulier (P(Mjf y) ) Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte un moyen pour limiter la probabilité de l'apparition d'un incident particulier à une valeur inférieure à 100 %. ) Appareil selon l'une quelconque des revendi- cations 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour donner une indication de la probabilité de l'existence du fonctionnement normal du système (P(Moly) en fonction des variables. 4 ) Appareil selon la revendication 3, caracté- risé en ce qu'il comporte des moyens donnant une indication de la probabilité de l'existence d'un incident indéfini(P(Mu Y")). -50) Appareil selon l'une quelconque des reven- 24 2492128 dications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen pour afficher les probabilités (P(Mjl y)). ) Appareil selon la revendication 5, caracté- risé en ce que le moyen d'affichage assure un affichage sous la forme d'un graphique à barres. ) Appareil selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen pour afficher les indications de P(Mjl y), P(Mo l y), et P(Mul y). ) Appareil selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 7, caractérisé en ce que les capteurs font partie du système examiné et donnant des indications de probabilité d'incident de fonctionnement des capteurs. 9 ) Procédé de diagnostic d'un système susceptible d'avoir des incidents, procédé selon lequel les différents paramètres de fonctionnement du système sont utilisés comme variables de contrôle, certaines des variables étant concernées et certaines non concernées par un incident particulier, procédé caractérisé en ce qu'on distingue le fonctionnement normal du système en fonction de chacune des variables, on combine selon une première fonction prédéterminée, toutes les caractéristiques pour obtenir une indication de la probabilité d'un fonctionne- ment normal du système, on caractérise chaque incident de fonc- tionnement suivant chaque caractéristique concernée, et pour chaque incident on combine selon une seconde fonction prédéter- minée, toutes ces dernières caractéristiques et on les modifie à l'aide d'un facteur lié au fonctionnement normal du système réposant sur les variables non concernées pour obtenir une in- dication d'incident, on combine les résultats des étapes ci- dessus et on modifie selon un facteur lié à la probabilité du fonctionnement normal du système pour obtenir pour chacun des incidents, une indication de la probabilité de l'apparition de cet incident. ) Procédé selon la revendication 9, caracté- risé en ce qu'on limite l'indication de la probabilité de l'existence d'un incident à une valeur inférieure à 100 %. ll) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 9 et 10, caractérisé en ce qu'on affiche toutes les indications des probabilités de l'existence des incidents. ) Procédé selon la revendication 11, caracté- risé en ce qu'on affiche en outre la probabilité de fonction- nement normal du système. 2492128 ) Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'on obtient et on affiche une indication de la probabilité de l'existence d'un incident non défini.