Procédé et dispositifs pour la formation de jet de fluide oscillants. L'invention concerne un procédé et des dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé pour former un jet de fluide os- cillant à l'intérieur d'un agent gazeux ou liquide. L'invention concerne notamment un procédé et des dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé pour pulvériser un jet de liquide en gout- telettes individuelles présentant une grosseur et une réparti- tion déterminées. Un jet fluidique ou jet de fluide désigne ici un fluide gazeux ou liquide, contenant ou non des particules solides, qui est délivré par une source de fluide sous pression. Un jet de fluide oscillant désigne aussi bien un mouve- ment oscillant de va-et-vient qu'un mouvement oscillant dans une seule direction dans lequel les mouvements oscillants de sens opposé sont supprimés. Un jet de liquide pulvérisé en gouttelettes individuel- les possède une configuration de dispersion déterminée qui est caractérisée par la grosseur et la répartition des gouttelettes individuelles sur une surface recouverte par pulvérisation. Dans de nombreuses applications, il est nécessaire d'avoir des configurations de dispersion qui présentent une répartition largement uniforme des gouttelettes, celles-ci étant sensiblement de la même grosseur. Des gouttelettes en suspension extrêmement fines ne sont pas souhaitables pour une pulvérisation précise et écono- mique de liquides sur des surfaces limitées et sont même nui- sibles à l'environnement dans de nombreux cas. Des répartitions non uniformes des gouttelettes rendent difficile ou empêchent de vaporiser ou de recouvrir uniformément des surfaces à l'aide de liquides. Les ajutages courants pour pulvériser ou vaporiser des liquides ne permettent pas de remplir, de façon satisfaisante, les exigences posées étant donné que les pressions d'utilisa- tion doivent être choisies relativement élevées. Cependant, des pressions de pulvérisation élevées nécessitent une grande dépense d'énergie, conduisent à la formation de gouttelettes très fines non souhaitées à maints égards, et augmentent le prix des ajutages de pulvérisation ainsi que des sources de fluide sous pression. La présente invention se propose de fournir un procédé du type cité ainsi que des dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé grâce auxquels un jet fluidique ou jet de fluide effectue un mouvement oscillant dans un milieu liquide ou ga- zeux. Le jet de liquide peut être divisé, à des pressions sensi- blement plus faibles que jusqu'ici, en un jet de pulvérisation dont la répartition et la grosseur des gouttelettes sont déter- minées. On doit notamment pouvoir obtenir une répartition uni- forme des gouttelettes. Les gouttelettes ne doivent pas avoir une grosseur respectivement inférieure ou supérieure à des gros- seurs minimale et maximale déterminées. Les gouttelettes doivent notamment toutes avoir sensiblement la même grosseur déterminée. L'invention se propose aussi de fournir des configura- tions particulières pour des dispositifs conçus pour des appli- cations avantageuses de la technique de formation d'un jet sui- vant l'invention. Pour résoudre ce problème, le procédé suivant l'inven- tion consiste à faire entrer le jet en oscillations dans un gé- nérateur se mettant de lui-même à fonctionner, avant que le jet ne quitte le générateur. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de plusieurs formes de réalisation par- ticulières données à titre d'exemples non limitatifs de disposi- tifs pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention et représentées au dessin annexé dans lequel: les figures 1, la et 2 représentent une première forme de réalisation d'un oscillateur suivant l'invention pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention; les figures 3 à 8a représentent d'autres formes de réa- lisation de l'oscillateur suivant l'invention; les figures 9 à 13 représentent différentes configura- tions de jets de pulvérisation; les figures 14 à 25 représentent des configurations particulières pour des oscillateurs suivant l'invention conçus pour des applications avantageuses de la technique de pulvérisa- tion suivant l'invention, à savoir: les figures 14 à 17 représentent un appareil de douche tel qu'une pomme de douche buccale dont la tête contient par exemple un oscillateur suivant la figure 1; la figure 18 représente un dispositif lave-glace sui- vant l'invention pour des véhicules automobiles, l'ajutage du lave-glace étant constitué par exemple par un oscillateur sui- vant la figure 1; les figures l9a, l9b, 20a, et 20b représentent un débit- mètre suivant l'invention dans lequel par exemple l'oscillateur de la figure 1 se présente sous la forme d'un capteur de mesure; les figures 2la et 21b représentent un appareil de mas- sage suivant l'invention dont la tête contient par exemple un oscillateur suivant la figure 1; la figure 22 représente un dispositif de pulvérisation suivant l'invention pour vaporiser ou recouvrir des surfaces à l'aide d'un liquide, les ajutages individuels étant constitués par des oscillateurs, par exemple suivant l'une des formes de réalisation des figures 1 à 8a; la figure 23 représente un appareil de pulvérisation suivant l'invention pour l'exploitation agricole ou forestière, les ajutages individuels étant constitués par des oscillateurs par exemple suivant l'une des formes de réalisation des figu- res 1 à 8a; les figures 24 et 25 représentent des flacons pulvérisa- teurs ou vaporisateurs manuels pour pulvériser des liquides, la tête de pulvérisation étant constituée par un oscillateur, par exemple suivant la figure 1; les figures 26 à 28 représentent d'autres formes de réa- lisation d'oscillateurs suivant l'invention pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Les figures 1, la et 2 représentent un oscillateur fluidique 10 suivant l'invention pour la mise en oeuvre du pro- cédé de vaporisation ou de pulvérisation suivant l'invention décrit ci-dessous. L'oscillateur 10, présentant une symétrie suivant son axe longitudinal, comprend un ajutage principal 12, une chambre d'interaction 13, une zone de sortie 17 et deux canaux de com- mande 21 et 22. Ces canaux et cavités sont constitués par des évidements ménagés dans une plaque de base Il plane et qui sont recouverts par une plaque de fermeture plane non représentée pour former des cavités et des canaux présentant une section transversale rectangulaire. La plaque 11 peut cependant aussi- être constituée par une plaque intermédiaire plane comportant des canaux et des cavités traversants et recouverte de chaque côté, respectivement, par une plaque de-base et une plaque for- mant couvercle. L'ajutage 12 est raccordé à une source de fluide sous pression non représentée. L'embouchure rétrécie de l'ajutage se raccorde coaxialement à l'orifice d'entrée de la chambre 13 dont les parois latérales concaves 15 et 16 divergent respecti-- vement à partir de l'orifice d'entrée suivant une courte partie rectiligne, puis convergent vers l'orifice de sortie 14 suivant une partie courbe concave plus longue. A l'orifice de sortie 14 se raccorde directement la zone de sortie 17 qui est limitée par les parois latérales 18 et 19 qui divergent à partir de l'or- fice de sortie. Les canaux de commande 21 et 22 s'étendent entre des orifices d'entrée 24 et 26, se faisant face dans les parois latérales 15 et 16 dans la zone d'entrée de la chambre 13, et des orifices de sortie 23 et 25, ménagés dans les parois laté- rales 18 et 19 de la zone de sortie 17. Les orifices de sortie 23 et-25 sont situés à une même distance du bord de l'orifice de sortie 14. Les parois latérales 18 et 19 divergent a partir de l'orifice de sortie 14 jusqu'aux orifices de sortie 23 et en étant tout d'abord relativement planes, puis des orifices de sortie 23 et 25 vers l'extérieur avec une inclinaison rela- tivement plus raide. L'ajutage 12 possède un orifice de sortie possédant une largeur W. Les orifices 24 et 26 des canaux de commande 21 et 22 se raccordent directement à l'orifice de sortie de l'aju- tage 12. Les canaux 21 et 22 possèdent une largeur constante X. Les extrémités des sections divergentes des parois laté- rales 15 et 16, qui se raccordent aux bords supérieurs des ori- fices 24 et 26, sont décalées vers l'extérieur, perpendiculaire- ment à l'axe longitudinal, par rapport au bord de l'orifice de sortie de 1'ajutage, de sorte que l'écartement B de ces extrémi- tés est sensiblement plus important que la largeur W. L'orifice de sortie 14 de la chambre 13 possède la largeur T et la dis- tance entre l'orifice de sortie 14 et la sortie de l'ajutage est égale à D. Dans le présent exemple, la profondeur des ca- naux et des cavités est déterminée uniformément par la dimen- sion H. L'oscillateur suivant l'invention fonctionne de la façon suivante. Si un fluide, par exemple de l'eau, est envoyé sous pression dans la chambre 13, par l'intermédiaire de l'ajutage 12, le jet est initialement dirigé axialement à travers la cham- bre-sur l'orifice de sortie 14 et sort à l'air libre par la zo- ne de sortie 17. En raison de la largeur prédéterminée de l'ori- fice de sortie 14, une partie du jet se sépare et revient en direction de l'orifice d'entrée le long des parois latérales 15 et 16 de la chambre 13. Ce phénomène de réaction interne forme initialement des remous des deux côtés du jet. En raison de pe- tites dissymétries de la chambre 13, les remous sont plus im- portants d'un côté du jet que de l'autre. De ce fait, le jet circule exclusivement le long d'une paroi latérale (le long de la paroi latérale droite 16 dans la figure 2). Les remous res- tants, à gauche du jet dans la figure 2, augmentent la pression dans la chambre 13 qui est isolée efficacement de la zone de sortie 17 par le jet provenant de l'orifice de sortie. Le fluide remplit par conséquent totalement la chambre et la pression sta- tique de fluide atteint dans la chambre une valeur plus élevée que dans la zone de sortie 17. Il s'ensuit que du fluide est en- voyé sous pression hors de la chambre, par l'intermédiaire des orifices d'entrée 24 et 26, dans les canaux 21 et 22, en direc- tion de la zone de sortie 17. Le jet est guidé par la paroi latérale droite 16 de manière à circuler en direction de la paroi gauche 18 de la zone de sortie 17 dans la figure 2. Lors du passage du jet devant l'orifice de sortie 23 du canal 21, du fluide est aspiré à partir du canal 21. Il se forme de ce fait entre le jet et la paroi latérale 18 une zone d'amortissement qui empêche que le jet vienne frapper sur la paroi latérale 18. De cette façon, les forces de cisaillement agissant sur le jet sont largement évitées, de sorte que des gouttelettes trop fines ne se forment pratiquement pas sur les surfaces t4?5939 limites du jet. Grâce à l'aspiration de fluide à partir du canal gau- che 21, le courant dans le canal 21 augmente, la pression de liquide dans le canal 21 étant de ce fait réduite par rapport à la pression de liquide dans le canal 22 dans lequel il n'y a pas d'aspiration. La différence de pression apparaissant de ce fait dans la zone d'entrée de la chambre conduit le jet à se rabattre de la paroi latérale droite 16 vers la paroi latérale gauche 15 et à circuler le long de celle-ci. Le jet aspire main- tenant du fluide à partir du canal 22, sans venir frapper la paroi latérale 19. La différence de pression se formant de nou- veau dans la zone d'entrée de la chambre d'interaction conduit le jet à se rabattre de nouveau dans la position de droite. Cette déviation cyclique du jet conduit à un mouvement de va-et- vient cyclique du jet à l'intérieur de la zone de sortie libre. Il est important que les canaux à partir desquels aucun fluide n'est aspiré soient remplis.par du fluide. Pendant le mouvement d'oscillation du jet dans la zone de sortie, le jet se divise en gouttelettes individuelles qui ont sensiblement la même grosseur. Il est essentiel que le mi-, lieu ambiant ne puisse pas pénétrer dans la chambre 13, ni par l'intermédiaire des canaux 21, 22 ni par l'intermédiaire de l'orifice de sortie 14, ce qui empêcherait une formation unifor- me des gouttelettes. La pression statique obligatoirement plus importante dans la chambre 13 que la pression statique dans la zone de sortie 17 est obtenue par exemple lorsque, pour une largeur plus étroite W de l'ajutage 12, on a les relations suivantes en- tre la largeur T de l'orifice de sortie 14 et la longueur axiale D de la chambre T = 1,1 W à 1,7 W, notamment entre 1,1 W à 1,5 W D = 4 W à 9 W, notamment entre 5 W à 8 W. On suppose que les canaux, la chambre et l'ajutage pos- sèdent la même hauteur H. En outre, il est avantageux que la largeur X des canaux de commande 21, 22 soit plus faible que W, par exemple égale à 0,75 W. - L'oscillateur suivant l'invention n'est pas limité à un tel dimensionnement. Il peut apparaître des écarts importants par rapport à celui-ci en fonction de l'amplitude de l'action de retour B, de la largeur de la chambre d'interaction perpendi- culairement à l'axe longitudinal et de la largeur des orifices 24, 26. Dans un exemple de forme de réalisation suivant l'inven- tion, on obtient des résultats satisfaisants pour W = 1,1 mm, T = 1,35 mm, B = 1,4 mm, D = 7,3 mm, X = 0,65 mm. La plus gran- de largeur de la chambre est égale à 4,32 mm, la largeur des orifices 24 est égale à 0,8 mm, et la hauteur H des canaux et de la chambre est égale à 0,5 mm. L'oscillateur fonctionnait avec de l'eau dans une gamme de pressions relatives de p = 0,007 et 11,25 kg/cm2 et avec une fréquence f en Hz donnée par f = 54,4 v' ou f = 1700 Q, le débit Q étant mesuré en g/m dans l'oscillateur. Le même oscillateur commandé par de l'air aurait une fréquence f qui sa- tisferait sensiblement à la relation f = 500 Q. De façon avantageuse, le rapport de la hauteur H de l'ajutage 12 à sa largeur W est choisi inférieur à 1, par exem- ple H/W = 0,5/1,1 = 0,45. On a testé avec succès des oscilla- teurs suivant l'invention qui possédaient un rapport H/W = 0,25 pour l'ajutage. L'avantage de tels rapports faibles pour l'aju- tage réside dans le fait qu'il est possible d'utiliser des techniques de fabrication simples et peu coûteuses pour réali- ser les oscillateurs suivant l'invention. L'oscillateur lOa suivant l'invention représenté dans la figure 3 se différencie de l'oscillateur des figures 1, la et 2 par le fait que la sortie rétrécie de l'ajutage 20 possède la forme d'un goulot au lieu du rétrécissement 12 en forme de - collet de l'ajutage des figures 1, la et 2. Pour une même largeur des ajutages 12 et 20 des figures 1 et 4, l'ajutage 12 délivre un jet plus petit que celui de l'ajutage 20. De façon correspondante, les dimensions W, D, T et X de l'oscillateur de la figure 3 doivent être choisies autrement que dans l'oscillateur de la figure 1, pour assurer une pression statique plus importante dans la chambre 13 que 475939: dans la zone de sortie 17. L'oscillateur 120 suivant l'invention de.la figure -4 possède un. rétrécissement 121 de l'ajutage à bords plus aigus que celui de l'ajutage 12 de la figure 1. Un jet délivré par l'ajutage 121 peut être dévié particulièrement facilement-dans la chambre 13, de sorte que la longueur de la chambré peut enco- re être raccourcie. L'oscillateur 100 de la figure 5 se différencie princi- palement de l'oscillateur de la figure 1 par.le fait qu'il com- porte une conduite 101, qui est reliée à un canal 102 qui est relié à la chambre d'interaction par l'intermédiaire d'orifi- ces 103 ménagés dans les parois latérales 15, 16. La conduite 101 est raccordée à une source sous pression, non représentée, pour un gaz, par exemple de l'air, pour augmenter la pression dans la chambre d'interaction. De ce fait, on peut éviter que des particules solides ajoutées au fluide, par exemple des colo- rants, se déposent dans la chambre de réaction. Ceci permet d'éviter un encrassement des canaux 21, 22. L'oscillateur 105 des figures 6 et 8 se différencie principalement de l'oscillateur de la figure 1 par un orifice 106 ménagé dans la zone de sortie 17. L'orifice 106 se trouve par exemple sur l'axe longitudinal de l'oscillateur et est si- tué à-une distance telle de l'orifice de sortie 14 que le jet sortant de l'orifice de sortie passe en permanence devant l'ori- fice 106. L'orifice 106 est raccordé à une conduite par l'inter- médiaire de laquelle des particules solides ou un fluide sont mélanges au jet oscillant dans la zone de sortie. Le mélange p'ut être réalisé par aspiration ou amené sous pression de la substance. En général, le courant de travail introduit par l'in- termédiaire de l'ajutage peut être un gaz ou un liquide avec ou sans particules solides. Les substances introduites par l'ori- fice 106 peuvent être liquides ou gazeuses ou être constituées par des particules solides sèches ou noyées dans un liquide. - Ainsi, les substances ajoutées au jet sont réparties uniformément dans le jet. L'oscillateur 110 des figures 7 et 8a se différencie principalement de l'oscillateur 105 de la figure 6 par le fait que l'orifice 111 correspondant à l'orifice 106 est situé à une distance plus importante de l'orifice de sortie 14, telle que le jet sortant de l'orifice de sortie ne passe pas en permanen- ce au-dessus mais seulement deux fois durant un mouvement de va-et-vient complet. Ceci signifie que le jet passe devant l'orifice uniquement lorsqu'il se trouve au voisinage de sa po- sition centrale. L'orifice n'a pas besoin d'être situé au milieu de la zone de sortie, il peut aussi être décalé d'un côté ou de l'autre. Enfin, on peut également prévoir plusieurs orifices. Suivant la position de l'orifice ou des orifices dans la zone de sortie 17, les substances ajoutées ne se trouvent que dans des endroits déterminés du jet de vaporisation. Un jet auquel des particules solides sont déjà mélangées avant l'entrée dans l'ajutage 12 de l'oscillateur 100 (figure 5) ou seulement dans la zone de sortie, par l'intermédiaire de l'orifice 106 de l'oscillateur 105 (figure 6), quitte l'oscilla- teur concerné sous la forme d'une courbe sinusoïdale (figure 12). Si les particules solides sont mélangées au jet sortant par l'intermédiaire de l'orifice 111 dans la zone de sortie de l'oscillateur 110 (figure 7), il apparaît des jets partiels constitués par des particules solides susceptibles de former un courant qui s'écoulent suivant une ligne droite (figure 13). Si un oscillateur comporte plusieurs orifices dans la zone de sor- tie, correspondant à l'orifice 111, au-dessus desquels le jet sortant ne passe pas en permanence, il apparaît des jets de vaporisation, constitués par des particules solides suscepti- bles de former un courant, suivant des lignes droites délimitant un angle entre elles. Les jets de vaporisation présentent différentes configu- rations suivant les dimensions géométriques de l'oscillateur. Ainsi, la répartition des gouttelettes du jet de vaporisation dépend de la largeur T de l'orifice de sortie 14. La figure 9 représente un jet fin de vaporisation individuel dans lequel les gouttelettes sont réparties suivant une courbe sinusoïdale. Dans la figure 10, il s'agit d'une allure de courbe en zig-zag (à angles aigus) et dans la figure 11 d'une allure de courbe trapézoïdale. Dans chaque cas, la zone de vaporisation du jet de vaporisation se trouve à l'intérieur d'angles 2475939 identiques qui sont déterminés par les parois latérales 18 et 19 de l'oscillateur. Les répartitions différentes de gouttelet- tes dépendent du type de l'oscillation du jet dans la zone de sortie 17 de l'oscillateur. L'allure de la courbe à angles ai- gus (figure 10) résulte d'une oscillation du jet qui ne séjour- ne pratiquement pas dans ses positions d'oscillation extrêmes et c'est comme s'il n'y avait aucune variation de la vitesse durant les changements de direction. Une telle oscillation apparaît lorsque la largeur de l'orifice de sortie 14 se trouve: dans la zone admissible la plus faible. L'oscillation sinusoi- dale (figure 9) apparaît lorsque la largeur de l'orifice de sortie 14 se trouve dans la zone admissible moyenne et l'os- cillation trapézoïdale (figure 11) apparaît lorsque la largeur de sortie de l'orifice/14 se trouve dans la zone admissible la plus im- portante. Dans un exemple, on obtient, pour des oscillateurs identiques par ailleurs, une forme d'oscillation à angles ai- gus pour une largeur T = 1,2 W, une forme d'oscillation sinu- soidale pour une largeur T = 1,3 W, et une forme d'oscillation trapézoïdale pour une largeur T = 1,7 W (largeur maximale). L'uniformité de la répartition des gouttelettes est la meilleure pour la forme d'oscillations à angles aigus et la moins bonne pour la forme d'oscillations trapézoïdales. L'oscillation de forme-sinusoldale présente des valeurs moyennes. D'autre part, le jet de pulvérisation présentant une oscillation de forme sinusoïdale comporte un plus grand nombre de gouttelettes de grosseur uniforme que le jet de pulvérisation présentant une oscillation à angles aigus. La combinaison la plus appropriée entre la grosseur uniforme des gouttelettes et la répartition uniforme du liquide est obtenue par un compromis entre les_ deux configurations du jet de vaporisation des figures 9 et 11. La figure 14 représente un exemple de réalisation d'une douche buccale suivant l'invention qui est raccordée à un robinet d'eau 210 comportant un mitigeur 211, 212 pour l'eau chaude et l'eau froide. Le robinet 210 comporte un raccord file- té 213 sur lequel est vissé un adaptateur 214. Un tuyau flexible 215 raccorde l'adaptateur 214 à une poignée 216 comportant un dispositif 219 pour régler le débit. A l'extrémité avant de la poignée 216 est inséré un petit tube 217 sur l'extrémité avant il 2475939 duquel est montée une tête de pulvérisation 218 qui contient un oscillateur suivant l'invention, par exemple suivant la figure 1. La tête de pulvérisation 218 est représentée à échelle agrandie suivant une coupe longitudinale dans la figure 15, en vue de face dans la figure 16, et suivant une coupe transversa- le, suivant la ligne XVII-XVII de la figure 15, dans la figure 17. D'après ces figures, la tête de pulvérisation est constituée par un corps plat 281 comportant un raccord de fixation qui peut être adapté sur le petit tube 217. Sur la face supérieure plane du corps sont ménagés des canaux et des cavités pour for- mer l'oscillateur suivant la figure 1. Les parties correspondan- tes de l'oscillateur de la figure 1 sont désignées par les mê- mes références dans les figures 15 et 17. Un orifice de section circulaire 284 ménagé dans la partie inférieure ou fond 281 relie l'ajutage 12 au petit tube 217. Les canaux et les cavités ouverts de l'oscillateur sont recouverts par une plaque de fer- meture plate 282 sur laquelle s'adapte une plaque supérieure 283 qui entoure la partie inférieure, par un bord formant cou- vercle, jusqu'à la face frontale avant de la tête de pulvérisa- tion (figure 16). La plaque de fermeture 282 peut être supprimée lorsque les canaux et cavités ouverts de l'oscillateur peuvent être recouverts par la plaque supérieure. L'oscillateur se trouvant dans la tête de pulvérisation 218 fonctionne d'une façon correspondant à celle de l'oscilla- teur de la figure 1, qui dans le cas présent est avantageusement réalisé de manière que les gouttelettes d'eau du jet de pulvéri- sation soient largement de même grosseur étant donné qu'alors on obtient l'action de nettoyage et de massage des dents et des gencives la meilleure et la plus agréable. La pression d'eau pour la tête de pulvérisation peut être réglée au niveau de la poignée 216 par le dispositif de réglage 219 au moyen duquel le tuyau flexible 215 peut être plus ou moins comprimé. La douche buccale suivant l'invention est raccordée au robinet d'eau 210 par l'intermédiaire d'une vanne non représentée en détail se *trouvant dans l'adaptateur 214. Pour l'utilisation, la tête de pulvérisation est mainte- nue dans la bouche de manière que le jet de pulvérisation 12 2475939 oscillant puisse balayer les dents et les gencives. La bouche peut être refermée sur la tête de pulvérisation étant donné que la tête de pulvérisation plongée dans l'eau délivre un jet de pulvérisation oscillant ayant sensiblement les mêmes effets. Il est évident que la douche buccale suivant l'invention peut être combinée avec une brosse à dents en disposant des poils sur la tête de pulvérisation. Le principal avantage de la douche buccale suivant l'in- vention par rapport aux douches buccales connues réside dans le fait que les gouttelettes individuelles successives du jet de pulvérisation n'arrivent pas aux mêmes endroits des gencives mais respectivement sur des endroits voisins. L'endroit de la gencive sur laquelle une gouttelette exerce une pression peut de ce fait être ramené plus rapidement dans sa position ini- tiale par la gouttelette suivante qui arrive en un endroit voi- sin de la gencive. Un massage particulièrement actif des genci- ves est obtenu pour des fréquences d'oscillation de 20.000 par minute. Les fréquences d'oscillation sensiblement plus élevées que dans les douches buccales connues conduisent à un nettoya- ge optimal des dents en un temps relativement court. En outre, il est particulièrement avantageux pour la douche buccale suivant l'invention que ni du liquide ni de l'air-n'arrive dans la chambre d'interaction par l'intermédiai- re des canaux de commande 21, 22, de manière que des restes de nourriture ne puissent pas salir l'oscillateur. La douche buccale suivant l'invention peut aussi en principe être avantageusement utilisée pour le nettoyage et le massage du tissu conjonctif de la surface de la peau, notamment des blessures. La douche buccale suivant l'invention n'est pas limitée à l'utilisation de l'oscillateur fluidique venant d'être décrit. Au lieu de l'oscillateur fluidique, on peut aussi utiliser d'autres oscillateurs suivant l'invention tels que ceux représentés dans les figures 26 à 28. La figure 18 représente un dispositif lave-glace sui- vant l'invention pour des véhicules automobiles, qui en princi- pe peut être utilisé aussi pour tous les autres véhicules com- portant un pare-brise. Dans la voiture de tourisme 301, le dispositif lave-glace est constitué par deux balais d&essuie- 13 f 475939 glace courants 302 et deux têtes de pulvérisation 303 qui sont disposées dans la tôle frontale de la voiture au voisinage du pare- brise et qui sont raccordées, de façon non représentée en détail, à des sources d'eau sous pression, en correspondance avec les ajutages habituels. Il peut être avantageux de dispo- ser des filtres dans les conduites d'amenée, en amont des têtes de pulvérisation. Les têtes de pulvérisation 303 peuvent être sensiblement identiques à celle utilisée pour la douche buccale suivant les figures 14 à 17. Grâce aux jets de pulvérisation délivrés par les têtes de pulvérisation comportant les oscillateurs suivant l'inven- tion, les pare-brise sont rapidement mouillés uniformément sur une grande surface sans que, comme avec les ajutages habituels, l'eau de lavage puisse s'écouler respectivement vers le bas et vers le haut pour les vitesses faibles et importantes du véhi- cule, avant que les essuie-glace aient pu nettoyer. De cette fa- çon, un parcours à sec des lames d'essuie-glace est également largement évité. Des têtes de pulvérisation correspondantes sui- vant l'invention peuvent également être disposées en avant des phares 304, ce qui n'est pas représenté ici pour des raisons de simplicité. Comme dans le cas de la douche buccale suivant l'in- vention, la tête de pulvérisation pour le dispositif lave-glace peut également contenir des oscillateurs de type autre, tels que ceux représentés dans les formes de réalisation des figures 26 à 28. On obtient respectivement une répartition largement uniforme des gouttelettes sur le pare-brise grâce à un jet de pulvérisation oscillant. Il est évident que la tête de pulvérisation 303 peut également être disposée autrement que de la façon représentée dans la figure 18. On peut également disposer une ou plusieurs têtes de pulvérisation au niveau des essuie-glace. Les figures 19a-19b et 20a-20b représentent des débit- mètres suivant l'invention dont les capteurs de mesure sont constitués par un oscillateur suivant l'invention, par exemple suivant la figure 1, qui offre l'avantage que la fréquence d'un jet de pulvérisation est proportionnelle au débit dans une gamme relativement importante. Le débitmêtre 450 suivant l'in- vention, représenté en vue de dessus dans la figure 20a et en 14 2475939 vue de côté dans la figure 20b, comporte une conduite d'entrée en liaison avec un oscillateur 452 réalisé suivant la figure 1, qui envoie son jet de pulvérisation oscillant dans une chambre de mesure 453 qui se rétrécit et est raccordée à une conduite de sortie 454. Dans l'exemple décrit, le débitmètre 450 est constitué par deux plaques 455 et 456 disposées l'une sur l'au- tre (figure 20b), les canaux 451 et 454 ainsi que la chambre 453 étant ménagés pour moitié dans les deux plaques tandis que l'oscillateur n'est formé que dans l'une des plaques 456 qui est recouverte par l'autre plaque 455. Il est évident que l'in- vention n'est pas limitée à cette configuration. Un convertisseur piézo-électrique 457 se trouve dans une ouverture de la plaque 455, dans la zone de la chambre 453. Le convertisseur 457 comporte deux conducteurs électriques 458 en liaison avec un appareil de mesure électrique fournissant une tension proportionnelle à la fréquence du jet de.pulvérisa- tion oscillant de l'oscillateur 452. Cette tension provient des oscillations de la chambre de mesure qui sont provoquées par le jet de pulvérisation oscillant et qui agissent sur le conver- tisseur piézo-électrique 457. La grandeur électrique mesurée correspond au double de la fréquence du jet de pulvérisation et. représente par conséquent une mesure du débit. Un avantage essentiel de l'appareil de mesure suivant l'invention réside dans le fait que pour mesurer le débit on n'a pas besoin d'in- tervenir dans l'écoulement et que l'oscillateur fluidique peut avoir des dimensions très faibles de sorte qu'il peut être in- troduit pratiquement dans toutes les conduites d'écoulement. Le convertisseur piézo-électrique peut aussi, suivant l'invention, être disposé directement sur l'oscillateur pqur me- surer sa fréquence. De cette façon, dans un dispositif de pulvé- risation suivant l'invention comportant un oscillateur, par exemple suivant la figure 1, les débits peuvent être mesurés électriquement sans qu'une chambre de mesure 453 soit nécessaire. Dans les dispositifs de pulvérisation suivant l'inven- tion, dans lesquels sont utilisés des oscillateurs fluidiques, par exemple suivant la figure 1, peut se poser l'exigence d'un débit déterminé pour lequel on a des conditions d'écoulement par- ticulièrement bonnes. Dans de tels cas, les oscillateurs 460 2475939 (dans la vue de dessus de la figure 19a et dans la vue de côté de la figure 19b) sont munis suivant l'invention de corps oscil- lants 461 servant d'appareil indicateur dont la fréquence de résonance est choisie en correspondance avec le débit souhaité. Si la fréquence de résonance du corps oscillant 461, par exem- ple un diapason, est atteinte, il commence à osciller et déli- vre par conséquent un signal acoustique par exemple. Il est évident que des corps oscillants correspondants peuvent aussi délivrer des signaux électriques lorsque la fréquence de réso- nance et par conséquent le débit souhaité sont atteints. La figure 21a est une vue en perspective et la figure 21b est une vue de face d'un appareil de nettoyage et de massa- ge 570 suivant l'invention, comportant un oscillateur suivant l'invention, par exemple suivant la figure 1, dont la zone de sortie 572 est visible sur la figure 21b. L'oscillateur se trouve dans un corps 571 pouvant être tenu à la main, raccordé à une conduite d'eau et comportant une ouverture frontale 572 qui est entourée suivant l'inven- tion, d'un corps élastique 573 formant paroi et laissant passer l'air, qui possède avantageusement la forme d'une goutte fermée (figure 21b) et est constitué par exemple par du caoutchouc cellulaire. L'action de nettoyage et de massage de l'appareil dont le corps 573 formant paroi est posé sur la peau correspond sensiblement à celle de la douche buccale des figures 14 à 17. Ici aussi un avantage essentiel de l'appareil suivant l'inven- tion réside dans le fait que la fréquence du jet de pulvérisa- tion peut être choisie très élevée de sorte que l'on peut obte- nir des actions de nettoyage et de massage optimales d'un type agréable. L'appareil suivant l'invention convient avant tout pour le massage et le nettoyage d'endroits de peau sensibles, par exemple la peau du visage ainsi que des endroits de peau blessés. Le corps formant paroi prévu suivant l'invention n'in- fluence pas défavorablement le jet de pulvérisation oscillant, mais limite le traitement de la peau, par le jet de pulvérisa- tion, à une zone déterminée. Les figures 24 et 25 représentent d'autres dispositifs pulvérisateurs suivant l'invention, dont les têtes de pulvéri- sation contiennent des oscillateurs suivant l'invention, par 16 2475939 exemple suivant la figure 1. La figure 24 représente, partielle- ment en coupe, un vaporisateur de liquide 680 constitué par un récipient rigide 681 possédant un couvercle amovible 682 à tra- vers lequel l'extrémité courte d'un petit tube 684, raccordé à une poire en caoutchouc 683, passe de façon étanche dans l'in- térieur du récipient. En outre, à travers le couvercle 682 passe également de façon étanche un tube ascendant s'élevant à partir du fond, à l'extrémité supérieure duquel, à l'extérieur du récipient, est montée une tête de pulvérisation qui peut être constituée, comme la tête de la douche buccale suivant l'inven- tion, suivant les figures 15 à 17. Lorsque l'on presse sur la poire en caoutchouc, du liquide est pulvérisé dans l'air libre, à partir du récipient, sous une pression déterminée, par l'in- termédiaire de la tête de pulvérisation 686. Le jet de pulvéri- sation oscillant ainsi délivré possède les propriétés et les avantages décrits ci-dessus. Le vaporisateur de liquide suivant l'invention convient par exemple pour vaporiser des parfums, de l'eau de Cologne, des substances déodorantes, des substances désinfectantes, des laques à cheveux, etc. En outre, on peut utiliser des vaporisa- teurs pour appliquer des produits de nettoyage ou des dissol- vants, par exemple pour dissoudre des couleurs ou des couches de saleté s'enlevant difficilement, etc. Au lieu d'une poire en caoutchouc pour créer la pression, on peut aussi utiliser d'autres générateurs de pression mécani- ques, comme par exemple des pompes à main connues. Enfin, comme source de pression, on peut aussi utiliser un-gaz d'entraîne- ment dans le flacon, comme cela est largement répandu dans les flacons aérosols. Au lieu de l'ajutage habituel, une tête de pulvérisation suivant l'invention, par exemple en correspondan- ce avec les figures 15 à 17, est montée sur l'extrémité courte sortant du flacon du tube de sortie pour le liquide à pulvéri- ser. Le tube de sortie pressé dans une position de blocage au moyen d'une force élastique dans les flacons aérosols habituels est amené dans sa position d'ouverture en pressant sur la tête de pulvérisation. La figure 25 représente un autre flacon pulvérisateur 690 suivant l'invention qui est constitué par un matériau 17 24?5939 flexible, la pression nécessaire pour faire sortir le liquide étant obtenue en pressant le flacon dans la main. De tels fla- cons souples comportent un couvercle ou bouchon 692 pouvant être bloqué, duquel sort un tuyau flexible qui est raccordé à un oscillateur fluidique 693 suivant l'invention qui est fixé sur le bouchon 692. A l'extrémité arrière du tuyau flexible 694, dans le flacon souple, se trouve un poids 695 maintenant l'ex- trémité du tuyau dans une position o elle est plongée dans le liquide. L'oscillateur suivant l'invention, par exemple suivant la figure 1, se trouve ici dans un bottier qui ne comporte pas de raccord en forme de col comme la tête de pulvérisation pour la douche buccale suivant la figure 15. Lors de l'utilisation des oscillateurs fluidiques sui- vant l'invention comme têtes de pulvérisation pour des réci- pients et flacons pulvérisateurs de tous types, on exploite aus- si avant tout l'avantage que l'on peut obtenir un jet de pulvé- risation présentant une configuration déterminée et des goutte- lettes de grosseur déterminée pour une pression de pulvérisa- tion plus faible que celle qui doit être utilisée pour les réci- pients et flacons pulvérisateurs habituels, ce qui est particu- lièrement important pour des flacons aérosols. La figure 22 est une représentation schématique d'une forme de réalisation d'un dispositif pulvérisateur suivant l'in- vention pour déposer ou appliquer des liquides, par exemple des colorants, sur des surfaces. Dans cet exemple, deux têtes de pulvérisation 730, 731, contenant des oscillateurs fluidiques suivant l'invention, par exemple suivant les figures 15 à 17, par l'intermédiaire des- quels du liquide, provenant des têtes de pulvérisation disposées à une distance fixe l'une de l'autre, est vaporisé sur une base 735, sont fixées sur un étrier 732 déplacé par un disposi- tif d'entraînement 733. L'avantage essentiel du dispositif pul- vérisateur suivant l'invention réside ici aussi dans le fait que la grosseur des gouttelettes et leur répartition sont régla- bles et que la pression de pulvérisation nécessaire est sensi- blement plus faible que dans des dispositifs connus comparables. De ce fait, on obtient une application du liquide particulière- ment uniforme sur la surface et-des nuages de gouttelettes trop 18 2475939 fines nuisibles à l'environnement peuvent être évités. Les têtes de pulvérisation peuvent contenir des oscillateurs suivant l'invention suivant les figures 1, 3 et 4 à 8a. Enfin, la figure 23 représente schématiquement un dispo- sitif pulvérisateur suivant l'invention pour l'exploitation a- gricole et forestière, destiné à pulvériser des engrais, des pesticides, ou des substances semblables. Il s'agit d'un trac- teur 740, qui comporte par exemple un réservoir de liquide 742 pour des engrais qui sont pulvérisés par une série d'ajutages de pulvérisation disposés sur des bras de support 743, 744, sur un champ de choux 741 dans le cas présent. Les têtes de pulvéri- sation non représentées en détail peuvent contenir des oscilla- teurs suivant l'invention, par exemple suivant la figure 1, et par exemple présentant la-constitution représentée dans les figures 15 à 17. Ici aussi l'avantage essentiel réside dans le fait qu'il est possible d'obtenir une pulvérisation pour des pressions sensiblement plus faibles et que grâce à la possibi- lité de réglage de la configuration du jet de pulvérisation et de la grosseur des gouttelettes la fraction perdue de la pulvé- risation, par entraînement du vent, peut être maintenue très faible. En correspondance avec les dispositifs suivant l'inven- tion précédemment mentionnés pour vaporiser ou appliquer des liquides sur des surfaces déterminées, on peut aussi réaliser. des dispositifs de nettoyage correspondants qui comportent une ou plusieurs têtes de pulvérisation contenant des oscillateurs suivant l'invention. Dans les jets de pulvérisation de disposi- tifs de nettoyage habituels, un grand nombre de gouttelettes tombent sensiblement simultanément et très proches les unes, des autres sur une zone relativement faible de la surface à net- toyer et y forment une pellicule protectrice de liquide adhérant à la surface sur laquelle les gouttelettes ultérieures tombent avec une action de nettoyage plus faible. Dans le jet de pulvé- risation du dispositif de nettoyage suivant l'invention, les gouttelettes tombent par contre les unes après les autres, sui- vant un mouvement cyclique rapide, sur des endroits très pro- ches de la surface à nettoyer, de sorte que celle-ci est balayée par une succession de gouttelettes allant et venant rapidement 19 2475939 suivant un mouvement ondulatoire, sans qu'une telle pellicule protectrice de liquide, recouvrant les particules de saleté, puisse se former. De façon surprenante, il s'avère que des fil- tres et des tissus textiles se nettoient particulièrement bien de cette façon. Grâce à la succession de forme ondulatoire de type propre des gouttelettes arrivant avec une fréquence élevée sur une surface à nettoyer, les effets de rebondissement des gouttelettes sur la surface à traiter et/ou les particules de saleté à éliminer peuvent avoir une pleine efficacité, la dis- solution des particules de saleté étant de ce fait sensiblement facilitée. Des effets d'oscillation peuvent également jouer un rôle qui est déterminé par l'effet de rebondissement de la suc- cession cyclique des gouttelettes et qui est comparable à l'effet de massage de la peau et des gencives qui a été décrit. L'invention englobe également des dispositifs de sécha- ge fonctionnant avec des gaz, par exemple des séchoirs à che- veux ou à mains, ainsi que des séchoirs industriels pour diffé- rents buts. Les dispositifs de séchage comportent au moins un ajutage à partir duquel de l'air chauffé, par exemple, est en- voyé sous pression. L'ajutage contient un oscillateur suivant l'invention tel qu'il est représenté dans son principe dans la figure 1. Les avantages d'un jet d'air chaud oscillant apparais- sent particulièrement clairement dans le cas d'un séchoir à cheveux ou à mains. Les temps de séchage obtenus avec les dis- positifs de séchage suivant l'invention sont sensiblement plus courts, dans des conditions comparables, que pour des disposi- tifs de séchage habituels. L'invention englobe en outre des gazéificateurs pour gazéifier des combustibles liquides, des dispositifs pour injec- ter des combustibles liquides dans des chambres de combustion et des brûleurs à liquide ou à gaz, chacun comportant en-tant qu'ajutage au moins un oscillateur, tel que représenté dans son principe dans la figure 1 et décrit ci-dessus avec ses diffé- rents avantages. Une représentation particulière de ces autres dispositifs n'est pas nécessaire étant donné que les ajutages suivant l'invention ont le même principe que celui de l'ajutage de la figure 15. Un avantage particulier-de l'oscillateur suivant X 2475939 l'invention réside encore dans le fait qu'il a des dimensions très faibles et qu'il peut être fabriqué à un coût relativement faible étant donné que la profondeur des canaux et des-cavités de cet oscillateur peut être choisie relativement faible. L'os- cillateur fonctionne dans un environnement gazeux ou liquide. Lors de l'utilisation d'un liquide en tant que fluide, il est avantageux que l'oscillateur ne goutte pas ultérieurement. En outre, des liquides présentant des viscosités importantes peu- vent être pulvérisés à l'aide de l'oscillateur suivant l'inven- tion, ce qui n'est pas possible à maints égards avec des ajuta- ges courants, de sorte que l'on peut supprimer partiellement ou totalement les dissolvants pour réduire la viscosité. Les figures 26, 27 et 28 représentent d'autres formes de réalisation des dispositifs suivant l'invention pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention décrit ci-dessus. Dans la figure 26, la référence 911 désigne un oscilla- teur suivant l'invention qui est constitué par un petit tube flexible dont une extrémité est raccordée à une source sous pression. Dans la figure 27, il s'agit d'une forme de réalisa- tion similaire. Un petit tube correspondant 921 s'étend entre des parois parallèles 923 formant fond et couvercle d'un boî- tier 920 en forme d'entonnoir qui maintient le tube, à l'inté- rieur, à son extrémité arrière 922. Si un liquide circule dans le petit tube 912 ou 923, celui-ci commence à osciller, suivant un mouvement de va-et- vient à la manière d'un fouet, avec une fréquence qui dépend de la pression du liquide. Le boîtier 920 limite le mouvement d'oscillation dans un plan. Il est évident que le boîtier 920 doit comporter des parois formant le fond et le couvercle qui ne sont pas fermés. Dans le cas le plus simple, le petit tube 921 peut se trouver dans un corps annulaire plat. Dans la figure 28, il s'agit d'un autre oscillateur suivant l'invention constitué par une chambre d'interaction 931 sensiblement en forme de coeur à l'orifice de sortie avant 935 de laquelle est raccordée une zone de sortie 936 comportant des parois 937, 938 divergeant vers l'extérieur à partir de l'orifice de sortie, et à l'extrémité arrière de laquelle sont prévus deux orifices 932, 933 raccordée à une source de fluide 21 2475939 et séparés l'un de l'autre par un ressort à lame plat 934 qui divise la chambre 931 en deux moitiés 939 et 940. Le ressort à lame est maintenu, à son extrémité arrière, au niveau de l'ex- trémité arrière de la chambre 931, et son extrémité avant fait saillie dans la zone de sortie 936. Si un liquide est envoyé sous pression dans la chambre 931, par l'intermédiaire des orifices 932, 933, le ressort à lame 934 est entraîné suivant un mouvement de va-et-vient par la pression agissant alternativement des deux côtés du ressort. Dans la position du ressort 934 représentée dans la figure 28, la chambre partielle 932 est isolée de la sortie. Par contre, la chambre partielle 940 est raccordée à la sortie. La différen- ce de pression entre les deux chambres partielles entraIne le ressort à lame suivant un mouvement de va-et-vient de sorte que l'oscillateur délivre un jet de pulvérisation oscillant. Ces oscillateurs suivant l'invention conviennent pour de nombreuses applications, par exempledes douches, des disposi- tifs lave-glace, qui ont été décrites en se référant à l'oscil- *lateur fluidique de la figure 1. L'invention n'est cependant pas limitée à un oscilla- teur comportant ou non des parties mobiles dans lesquellesle mou- vement de va-et-vient du jet oscillant est symétrique. Le procé- dé suivant l'invention peut également être-mis en oeuvre au moyen d'un générateur qui comporte des moyens mécaniques ou fluidiques sous l'action desquels le jet n'oscille que dans une direction, les mouvements d'oscillation dans le sens opposé étant supprimés. L'oscillation peut aussi être une oscillation en dents de scie, c'est-à-dire que le jet oscille sensiblement plus vite dans une direction que dans la direction d'oscilla- tion opposée. De telles oscillations unidirectionnelles ou des oscillations non symétriques peuvent être particulièrement in- téressantes pour des répartitions déterminées des gouttelettes. Des oscillations non symétriques peuvent être obtenues au moyen d'un oscillateur fluidique suivant l'invention dans lequel les longueurs ou résistances de contre-réaction des canaux de commande 21 et 22 dans la figure 1 sont différentes. 22 2475939 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, sui- vant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. 23 2475939 REVENDICATIONS 1. Appareil d'aspersion de liquides, caractérisé en ce qu'il comprend: des moyens pouvant recevoir un liquide sous pression et former un jet de liquide; des moyens mus seulement par le liquide sous pression pour déplacer cycliquement ledit jet selon un trajet prédéterminé entre des positions extrêmes définies par deux parois; et des moyens pour faire circuler ledit liquide le long desdites parois afin d'empêcher ledit jet de frapper directement les parois à l'approche desdites posi- tions extrêmes, de façon que le jet déplacé cycliquement se fractionne en gouttelettes de liquide réparties sur une configu- ration d'aspersion déterminée par ledit trajet prédéterminé. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit appareil est un oscillateur à fluide dans lequel les moyens pouvant recevoir le liquide sont constitués par un ajutage principal (12), ledit oscillateur comprenant en outre une chambre d'interaction (13) comportant une extrémité amont (B), une extrémité avant (T) et des parois latérales gauche (15) et droite (16) qui divergent d'abord à partir de ladite extrémité amont (B) puis convergent pour définir un rétrécisse- ment de sortie (T) à ladite extrémité aval, ledit ajutage prin- cipal (12) étant agencé de manière à délivrer ledit jet dans ladite chambre d'interaction (13) à son extrémité amont (B); une zone de sortie (17) située en aval dudit rétrécissement de sortie (T) et délimitée.par des parois de sortie gauche (18) et droite (19) qui divergent à partir dudit rétrécissement de sor- tie (T) et correspondent aux deux parois (15, 16) précitées; et des canaux de commande gauche (21) et droite (22) s'étendant entre la zone de sortie (17) et l'extrémité amont de ladite chambre d'interaction (13), ledit canal gauche de commande (21) débouchant dans ladite chambre d'interaction sur ladite paroi latérale gauche et dans la zone de sortie sur ladite paroi de sortie gauche/,ledit canal droit de commande (22) dé- bouchant dans ladite chambre d'interaction sur ladite paroi latérale droite et dans la zone de sortie sur ladite paroi de sortie droite (19), les moyens pour faire circuler le fluide comprenant des moyens pour établir à l'extrémité amont (B) de la chambre d'interaction une pression statique positive par rapport à la pression statique régnant dans la zone de sortie (17) de façon que le liquide s'écoule de la zone d'interaction vers la zone de sortie le long desdites parois de sortie (18, 19) par lesdits canaux de commande (21, 22). 3. Appareil suivant la revendication 2, dans lequel l'oscillateur à fluide est caractérisé en ce que tous les ca- naux, ajutages et chambres de l'oscillateur sont constitués par des canaux de profondeur identique creusés dans une surfa- ce, et en ce que, pour un ajutage principal (12) ayant une lar- geur (W) à son point le plus étroit, le rétrécissement de sor- tie a une largeur comprise entre 1,1 W et 1,5 W, la distance (D) entre le rétrécissement de sortie (T) et l'ajutage princi- pal (12) étant inférieure à 8 W. 4. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'ajutage principal (12) a des parois latérales obliques qui convergent en direction de la chambre d'interaction (13). 5. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'ajutage principal (12) a des parois latérales parallè- les qui se terminent brusquement au niveau de la chambre d'in- teraction (13). 6. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'ajutage principal (12) constitue un orifice à bords aigus. 7. Appareil suivant la revendication 1 ou 2, adapté à l'usage manuel, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un réservoir pour stocker le liquide, des moyens à commande ma- nuelle pour la mise sous pression dudit liquide, et des moyens pour fournir ledit liquide lorsqu'il est sous pression aux moyens précités pouvant recevoir le liquide sous pression..