La présente invention concerne un procédé et un appareil en vue de soumettre des fluides à des essais et elle concerne plus particulièrement un procédé et un appareil en vue de soumettre des systèmes de fluides aqueux et non aqueux à des essais in situ, tout en con- trôlant et en enregistrant simultanément leurs paramè- tres et leur tendance à l'encrassement, par exemple, la conductivité, le pH, le trouble, la corrosion et analo- gues; l'invention a également pour but d'élaborer un protocole de préservation. Dans le passé, l'industrie chimique du traite- ment des eaux s'est attachée à réduire ou à inhiber la formation inhérente de tartre ou les tendances à l'en- crassement des eaux naturelles intervenant dans de grands systèmes industriels o circule de l'eau de re- froidissement. Bon nombre des éléments d'encrassement que l'on trouve dans les systèmes à circulation d'eau, proviennent de l'alimentation, mais certaines impuretés pénètrent dans ces systèmes en provenance de l'environ- nement local ou à la suite d'une contamination résultant du procédé. L'encrass ement est un phénomène extrêmement complexe. D'un point de vue fondamental, on peut le considérer comme un problème combiné de moment, de transfert de chaleur et de transfert de masse. Dans de nombreux cas, la cinétique réactionnelle chimique, de même que les caractéristiques de solubilité des sels dans l'eau et la technologie de la corrosion sont en cause. Il a été stipulé que si l'on pouvait prévoir avec précision la tendance à l'encrassement d'une eau de refroidissement avant la conception et la réalisa- tion d'une installation, on pourrait réaliser dtimpor- tantes économies dans les frais d'investissement grâce à des spécifications plus précises concernant les échan- geurs de chaleur. Habituellement, il est de pratique courante d'augmenter la surface spécifique des échangeurs de chaleur afin d'éviter les pertes de rendement résultant de dépôts d'encrassement, cette plus grande surface re- présentant très souvent plus de la moitié de la surface réelle de l'échangeur de chaleur. Lorsqu'on adopte une telle conception avec le titane, l'acier inoxydable et des matériaux de construction analogues coûteux, on peut comprendre que lion pourrait réduire sensiblement les frais d'investissement consentis si l'on pouvait établir des données permettant d'anticiper et de prévoir un pro- tocole de préservation. L'encrassement d'une surface de transfert de chaleur est le dépôt se formant sur une surface de n'importe quelle matière et augmentant la résistance au transfert de la chaleur. La tendance à l'encrassement d'un fluide en contact avec une surface de transfert de chaleur est fonction de nombreux facteurs variables, notamment les composants du fluide qui, dans le cas de l'eautcomprenrient notamment des cristaux, de la vase, des produits de corrosion, des croissances biologiques, des impuretés de procédés, etc. En règle générale, les dépôts sont constitués d'une combinaison de plusieurs de ces matières conjointement, entre autres, avec la géométrie de la surface de transfert de chaleur, les matériaux de construction, la température, etc., de sorte que les inhibiteurs chimiques destinés à résoudre le problème que pose un dépôt particulier comprennent différents produits chimiques introduits à des concen- trations et à des moments variables. Dans l'industrie, on a été amené à utiliser des simulateurs en laboratoire ou à des évaluations de temps pour des échangeurs de chaleur de procédés et des échangeurs de chaleur d'essai, de sorte qu'un tel équi- pement doit être démonté de l'installation, mis à l'ar- rêt, ouvert et inspecté afin d'évaluer les problèmes d'encrassement et afin d'élaborer des protocoles de préservation. Dans le cas d'échangeurs de chaleur de procédés, une telle inspection donne lieu à d'impor- tants temps d'arrêt de l'installation, ainsi qu'à des pertes de production. L'évaluation couvre toute la période de mise en oeuvre du procédé et elle démontre les résultats accumulés, lesquels englobent les boule- versements survenant dans le système, les fuites du procédé, les pertes de produits chimiques ou les er- reurs humaines. Bien que le prélèvement d'échantillons et les essais de laboratoire auxquels sont soumis les fluides, permettent d'évaluer ces derniers, les résul- tats des essais de laboratoire sont rebutants et ne donnent pas les résultats que l'on peut obtenir avec une évaluation simultanée. On réalise les objets de la présente invention au moyen d'un nouvel appareil mobile, ainsi qu'au moyen d'un procédé pouvant être mis en oeuvre dans cet appa- reil, ce dernier comprenant un assemblage d'essai de transfert de chaleur, ainsi que des assemblages de sou- papes et de conduites y associés destinés à être reliés en communication par écoulement de fluide à un appareil de transfert de chaleur afin de soumettre le fluide pas- sant au travers à des essais in situ, cet appareil com- prenant également un dispositif de contrôle ou dienre- gistrement. L'assemblage d'essai de transfert de cha- leur comprend un organe chauffant assurant un apport de chaleur réglé, de même que des thermocouples destinés à mesurer la température des parois de cet organe chauffant afin de pouvoir procéder à des déterminations d'encras- semnent à des débits variables avec contrôle et enregis- trement simultanés de ces déterminations conjointement avec des données telles que la corrosion, le pH, la con- ductivité et analogues. Sous un aspect de la présente invention, on obtient des données relatives à des agents d'encrassement et permettant d'élaborer et d'évaluer pratiquement simultanément un protocole de préservation pour un fluide en circulation conjointement avec un appareil de contrôle et d'enregistrement et avec une source d'agents de préservation que l'on introduit de manière réglée dans le fluide afin d'évaluer l'efficacité du protocole de préservation. D'autres objets et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-après en se référant, en particulier, aux dessins annexés dans lesquels les mêmes chiffres de référence désignent des éléments semblables et dans lesquels également: la figure 1 est une élévation en coupe trans- versale de l'assemblage d'essai de transfert de chaleur; la figure 2 est un schéma de montage des con- duites du nouveau procédé et du nouvel appareil de la présente invention, y compris l'assemblage d'essai de transfert de chaleur; et la figure 3 est un schéma du procédé et de l'appareil destinés à effectuer continuellement des essais, ainsi qu'un contrôle et un enregistrement de données relatives à l'assemblage d'essai de transfert de chaleur, tout en contrôlant et en enregistrant éga- lement des données relatives à la corrosion, à la con- ductivité, au pH et analogues. La figure 1 des dessins annexés représente un assemblage d'essai de transfert de chaleur désigné d'une manière générale par le chiffre de référence 10 et comprenant un organe tubulaire 12 et un organe inté- rieur chauffant de forme cylindrique désigné d'une ma- nière générale par le chiffre de référence 14 et cons- titué d'un organe tubulaire 16 dans lequel un élément chauffant de haute résistance 18 est enrobé dans une matrice isolante 20 telle que l'oxyde de magnésium. Cet organe chauffant 14 est disposé coaxialement à l'intérieur de l'organe tubulaire 12 afin de former un passage annulaire d'écoulement de fluide 22. Dans l'organe tubulaire 16 de l'organe chauffant 14, sont disposés symétriquement plusieurs thermocouples super- ficiels 26 situés généralement à des endroits correspon- dant aux positions 3 heures, 6 heures, 9 heures et 12 heures d'une montre, afin de détecter la température des parois. L'organe tubulaire 12 est réalisé en n'importe quelle matière transparente appropriée telle que le verre afin de pouvoir observer visuellement l'écoulement et la formation de tartre 24 sur la surface de l'organe chauf- fant 14. L'organe tubulaire 16 de l'organe chauffant 14 est réalisé en une matière métallique telle que l'acier inoxydable, le cuivre, le titane, l'acier doux, le métal "amirauté" ou analogues, suivant le fluide devant être initialement soumis à des essais par passage à travers l'organe 10 ou, dans le cas d'unités existantes, il peut être réalisé avec une matière métallique analogue à celle de l'unité en cause. On utilise habituellement l'acier inoxydable pour des applications normales dans lesquelles on fait intervenir de l'eau de refroidissement, tandis que le métal "amirauté" est utilisé pour des applications dans lesquelles on fait intervenir l'eau de mer et les eaux saumêtres. Ainsi qu'on le décrira ci-après de manière plus détaillée, la tendance à l'encrassement d'un fluide peut être évaluée en faisant passer ce fluide à travers l'as- semblage d'essai de transfert de chaleur 10 à des débits réglés et à un dégagement de chaleur réglé à partir de l'élément chauffant 18 en mesurant les pertes de tempé- rature (LTS) entre l'organe tubulaire 16 et le fluide afin de pouvoir déterminer la résistance (R) à la forma- tion de tartre 24. L'assemblage d'essai de transfert de chaleur 10 est installé dans un assemblage de conduites désigné d'une manière générale par le chiffre de référence 30 (figure 2) et comprenant une conduite d'entrée 31 et une conduite 32 d'agent de préservation mis en communication, pour l'écoulemnent d'un fluide, avec un récipient 33 con- tenant un agent de préservation et ce, via le côté de sortie d'une pompe 34. L'assemblage de conduites 30 com- prend des débitmètres 35 et 36, un rotamètre 37 et une soupape de réglage de débit 38. La conduite d'entrée 31 est mise en conwiunication parallèle d'écoulement avec les débitmètres 35 et 36 par les conduites 42 et 44 sous le contrôle des soupapes 46 et 48 respective- ment. Les conduites 42 et 44 sont mises en communica- tion, pour l'écoulement d'un fluide, par la conduite 50 et sous le contrôle d'une soupape d'isolation 52, avec une extrémité du rotamètre 37 dont l'autre extrémité est mise en communication, pour l'écoulement d'un fluide et par les conduites 54, 56, avec ltextrémité d'entrée de l'assemblage d'essai de transfert de chaleur 10. La conduite 44 est mise en communication, pour l'écoule- ment d'un fluide, avec une conduite 56 via une conduite 58 et sous le contrôle d'une soupape de dérivation 60. La sortie de l'assemblage d'essai de transfert de chaleur 10 est mise en communication, pour l'écoule- ment d'un fluide, avec la sortie 68 via les conduites 62 et 64, sous le contrôle d'une soupape d'isolation 66, ainsi que via la soupape de réglage de débit 38 et la conduite 70. La conduite 62 est mise en communica- tion, pour l'écoulement d'un fluide, avec la conduite via une conduite 72 et sous le contrôle d'une soupape de dérivation 74. La conduite 70 comporte une cellule de débit 76 comprenant plusieurs sondes (non représen- tées) en vue de mesurer d'autres paramètres du fluide, ainsi qu'on le décrira ci-après de manière plus détaillée. De préférence, les débitmètres 35 et 36 sont de type venturi, chacun d'eux étant conçu pour des débits différents, tandis qu'ils sont raccordés électriquement, via des transducteurs 78, à une cellule de pression dif- férentielle 80, ainsi que par des conducteurs 82 et 84 respectivement pour détecter la perte de charge surve- nant dans les débitmètres 35 et 36. L'assemblage de conduites 30 comporte un thermocouple 86 destiné à con- trôler la température de la masse d'eau entrante, de même qu'un élément de coupure 88 pour les températures élevées. Afin d'établir une gamme suffisante de débits, on peut utiliser plusieurs assemblages d'essai de trans- fert de chaleur 10 ayant des diamètres différents et pouvant être ainsi installés de manière interchangeable dans l'assemblage de conduites 30. De préférence, la soupape de réglage de débit 38 est du type à débit cons- tant avec un égaliseur interne de pression (non repré- senté) en vue d'assurer le débit à la valeur présélec- tionnée. Le rotamètre 37 permet d'effectuer un contrôle visuel et il peut être contrôlé électroniquement par une cellule à pression différentielle (non représentée). L'assemblage de conduites 30 est intégré ou raccordé à un assemblage de contrôle et d'enregistrement indiqué d'une manière générale en 90; en se référant à la figure 3, les éléments de cet assemblage de conduites sont disposés sur une structure support (non repré- sentée) en vue de les placer à l'intérieur d'un réci- pient mobile (non représenté), par exemple, un chariot, un wagonnet ou analogues, afin de pouvoir déplacer aisé- ment cet assemblage d'un endroit à un autre en vue de pratiquer un essai sur un fluide passant à travers une unité telle qu'un échangeur de chaleur, un réacteur ou analogues, ainsi qu'on le décrira ci-après plus en détail. Le récipient précité comporte des éléments établissant des conditions présélectionnées de tempé- rature, d'humidité et analogues afin d'assurer un fonc- tionnenient correct des différents éléments de l'assem- blage de contrôle et d'enregistrement. L'assemblage de contrôle et d'enregistrement 90 comprend un assemblage d'alimentation de courant désigné d'une manière générale par le chiffre 92, un convertisseur analogique/numérique 94 et un assemblage d'ordinateur à imprimante 96. L'assemblage d'alimen- tation de courant 92 comprend un connecteur d'entrée 98 à 110 V (courant alternatif) comportant un transforma- teur 100, un connecteur d'entrée 102 à 220 V (courant alternatif) et un connecteur d'entrée 104 à 440 V (courant alternatif) comportant un transformateur 106 raccordé, par un conducteur 108, à un rhéostat variable , Diune manière générale, on utilise la tension de v (courant alternatif) pour les éléments établis- sant le milieu ambiant avec une des autres sources d'alimentation de courant utilisées dans l'unité de contrôle et d'enregistrement. Le rhéostat variable 110 est raccordé, par un conducteur 112, à un transducteur de wattmètre 114 constituant, via le conducteur 116, une source d'alimentation de courant pour l'élément chauffant 18 de l'organe tubulaire 16. Ce transducteur 114 émet un signal qui, via le conducteur 118, est transmis au convertisseur analogique/ numérique 94, lequel représente le niveau de puissance de l'élément chauffant 18 de l'organe tubulaire 16. Les thermocouples 26 et 86 émettent des signaux repré- sentant une température, ces signaux étant transmis, via le conducteur 120, à une jonction de référence 122 d'o les signaux sont transmis, via les conducteurs 124, au convertisseur analogique/numérique 94. Les transducteurs 78 reçoivent des signaux émis par les débitmètres 35 et 36 qui, à leur tour, transmettent un signal via les conducteurs 126 et/ou 128 vers une cellule à pression différentielle 80 qui émet un signal analogique représentant le débit et transmis, via le conducteur 130, au convertisseur analogique/numérique 94. La cellule de débit 76 qui comporte plusieurs sondes, est raccordée, par les conducteurs 132, 134 et 136, à un appareil de contrôle de conductivité 138, à un appareil de contrôle de pH 140 et à un appareil de contrôle de corrosion 142 respectivement, lesquels sont raccordés au convertisseur analogique/numérique 94 par les conducteurs 144, 146 et 148 respectivement. Comme le-sait l'homme de métier, le convertisseur analogique/numérique transforme les informations analo- giques en données numériques de sortie qui, à leur tour, sont transmises, par le conducteur 150, à l'assemblage d'ordinateur à imprimante 152 en vue d'effectuer un enregistrement dans une tranche de temps de référence. Lors de l'opération, l'assemblage de contrôle et d'enregistrement 90 disposé sur un assemblage sup- port approprié et enfermé dans un récipient autonome renfermant un milieu ambiant, est amené à proximité d'une unité dans laquelle se déroule une opération ou un procédé, par exemple, un échangeur de chaleur ou un digesteur de délignification dans lequel on emploie un fluide devant être soumis à des essais,notamment pour en déterminer les tendances à l'encrassement et pouvoir ainsi procéder à des évaluations et/ou à un traitement aisé pour remédier à ces tendances. Une source de cou- rant est raccordée à l'assemblage d'alimentation de courant 92, tandis qu'une conduite flexible est mise en communication, pour l'écoulement d'un fluide, avec l'unité o se déroule une opération ou un procédé, géné- ralement sur le côté d'amont de cette unité. Le fluide en circulation est amené à s'écouler, via la conduite 31, dans l'assemblage de conduites 30 en passant par le débitmètre 35 ou 36 sous le contrôle de la soupape 46 ou 48 et de là successivement à travers le rotamètre 37 via la conduite 50 sous le contrôle de la soupape 52, à travers l'assemblage d'essai de transfert de cha- leur 10 via les conduites 54 et 56, à travers la soupape de réglage de débit 38 via la conduite 62 et la conduite 64 sous le contrôle de la soupape 66 et enfin, à travers la cellule de débit 76 via la conduite 70, pour être ensuite déchargé par la sortie 68 ou pour être recyclé à l'opération ou au procédé se déroulant dans l'unité. Au cours de ce laps de temps opérationnel, du courant est amené par le conducteur 116 à l'élément chauffant 18 de l'organe tubulaire 16, la température de la paroi de l'organe chauffant 14 étant contrôlée de façon à obtenir une température moyenne. En même temps, la température de la masse de fluide est contrôlée par le thermocouple 86 en même temps que la vitesse du fluide est contrôlée pour déterminer si cette vitesse exerce un effet quelconque sur l'encrassement dans des conditions opératoires données. La vitesse de l'eau est réglée par la soupape à débit constant 38 et elle est contrôlée visuellement au rotamètre 37 conjointe- ment avec le contrôle électronique effectué au moyen de la cellule à pression différentielle 80, laquelle détecte la perte de charge survenant dans le débitmètre 35 ou 36. Le thermocouple 26 détectant la température des parois, le thermocouple 86 détectant la température de la masse d'eau, le transducteur de wattmètre 114 et la cellule à pression différentielle 80 sont raccordés au convertisseur analogique/numérique 94 via la jonction de référence 122 afin de transformer des signaux électriques analogiques en signaux numériques de sortie, lesquels sont transmis pour enregistrement à l'unité d'ordinateur à imprimante 96, étant entendu que cette dernière est en mesure d'effectuer des calculs fournissant des données calculées, par exemple, un facteur d'encrassement. Ce facteur d'encrassement est synchronisé avec les données fournies par l'appareil de contrôle de conductivité 138, l'appareil de contrôle de pH 140 et l'appareil de contrôle de corrosion 142. De la sorte, on recueille simultanément différentes données relatives à des fac- teurs d'encrassement, etc. Sous un autre aspect de la présente invention, l'appareil est amené près d'une unité o se déroule une opération ou un procédé, par exemple, un échangeur de chaleur ou un digesteur de délignification dans lequel on emploie un fluide devant être soumis à des essais, notamment afin de déterminer ses tendances à l'encras- sement et pouvoir ainsi procéder à des évaluations et à l'élaboration d'un protocole de préservation. Au cours de cette période initiale, l'appareil fonctionne comme décrit ci-dessus pour fournir des données calcu- lées telles qu'un facteur d'encrassement. Ce facteur d'encrassement est synchronisé avec des données émises par l'appareil de contrôle de conductivité 138, l'appa- reil de contrôle de pH 140 et l'appareil de contrôle de corrosion 142. Ensuite, la pompe 34 est excitée pendant une période prédéterminée ou en continu afin d'introduire quantitativement un agent de préservation dans l'assem- blage de conduites 30 tout en contrôlant en même temps les facteurs précités et en fournissant des données re- latives à l'encrassement afin de pouvoir évaluer l'effi- cacité du protocole de préservation. Le contrôle et l'évaluation du protocole de préservation, de même que les changements y apportés permettent d'évaluer un pro- tocole final de préservation pour un système donné à fluide aqueux ou non aqueux. En conséquence, le fluide traité par l'agent de préservation peut être recyclé, via la conduite de décharge 70, à l'unité o se déroule l'opération ou le procédé, permettant ainsi d'évaluer constamment le protocole de préservation pour cette opé- ration ou ce procédé. EXEMPLE Une eau de refroidissement destinée à une ins- tallation de traitement de gaz, ayant un pH de 7,2 à 7,6 et traitée avec 24 parties par million de produits chimiques de préservation comprenant une combinaison de phosphonates, de glycols aromatiques et d'agents de chélation, donne un facteur d'encrassement de 240 à 260. Outre les produits chimiques de préservation, on introduit 150 parties par million d'un inhibiteur de corrosion et 10 parties par million de microbiocides (sur une base de choc pour l'eau de refroidissement). On élabore un protocole de préservation selon lequel on ajoute 150 parties par million d'un inhibiteur de corrosion, 50 parties par million d'un agent de pré- servation non ionique et 50 parties par million d'un microbiocide conjointement avec une base afin de porter le pH de 7,8 à 8,2. On détermine les effets du nouveau protocole par un fonctionnement continu de l'unité d'essai de transfert de chaleur 10 dans des conditions semblables et afin que le facteur d'encrassement qui en résulte, se situe entre 20 et 25, soit une réduction de 10 fois par rapport au facteur initialement observé. Au terme de l'élaboration dlun protocole de préservation, on retire l'assemblage de contrôle et d'enregistrement 90 de l'unité o se déroule ltopéra- tion ou le procédé; à cet effet, on ferme la soupape 46 ou 48 et on déconnecte l'admission 31 de la source de fluide. Ensuite, on peut aisément déplacer llassem- blage de contrôle et d'enregistrement 90 vers un autre endroit de l'installation ou vers un autre site d'ins- tallation. Le procédé et l'appareil de la présente inven- tion, de même que l'élaboration de protocoles de préser- vation sont particulièrement appropriés pour l'élabora- tion de protocoles de préservation dans des systèmes de refroidissement, des installations de traitement de produits chimiques, par exemple, un digesteur "Kamyr" ou pour le traitement des eaux destinées à des conden- seurs. REVENDICATIONS 1. Appareil en vue de pratiquer des essais sur un fluide pour obtenir des données relatives à l'encrassement, ainsi que d'autres paramètres carac- térisé en ce qu'il comprend: un assemblage de conduites comportant une entrée et une sortie de fluide) ainsi qutun assemblage d'essai de transfert de chaleur comportant un élément chauffant disposé à l'intérieur d'un conduit dans lequel est ménagé un passage pour ce fluide; un élément en vue de mesurer la température du fluide pénétrant dans cet assemblage d'essai de trans- fert de chaleur; un élément alimentant l'élément chauffant en une quantité présélectionnée d'énergie électrique; un élément en vue de mesurer la température des parois de l'élément chauffant; un élément destiné à mesurer la vitesse du fluide à travers la conduite précitée; et un élément fournissant des données relatives à l'encrassement à partir de cette quantité présélec- tionnée d'énergie électrique amenée à cet élément chauffant, de même que pour déterminer la température mesurée du fluide et la température mesurée sur les parois de l'élément chauffant. 2. Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce qu'on y élabore un protocole de préserva- tion, tandis que lion y installe une conduite en vue d'introduire un agent de préservation dans le fluide. 3. Appareil suivant la revendication 1, ca- ractérisé en ce qu'il comprend un élément en vue de mesurer un paramètre choisi parmi le groupe comprenant la corrosion, le pH et la conductivité. 4. Appareil suivant la revendication 3, carac- térisé en ce qu'il comprend un assemblage en vue d'en- registrer simultanément la quantité présélectionnée d'énergie électrique fournie à l'élément chauffant, la température mesurée du fluides la température mesurée sur les parois de l'élément chauffants la vitesse mesu- rée du fluide à travers l't assemblage de conduites, de même que les paramètres mesurés. 5. Appareil suivant l'une quelconque des re- vendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend également une soupape de réglage de débit. 6. Appareil suivant la revendication 5, carac- térisé en ce que la soupape de réglage de débit est du type à débit constant comportant un égaliseur de pres- sion. 7. Appareil suivant l'une quelconque des re- vendications 1 à 6, caractérisé en ce que ltélément mesurant la vitesse du fluide comprend un dispositif venturi. 8. Appareil suivant la revendication 7, carac- térisé en ce que le dispositif venturi est relié à une cellule à pression différentielle afin d'émettre un signal réagissant à une perte de charge survenant en travers de ce dispositif venturi, 9. Appareil suivant lune quelconque des re- vendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend egalement un élément convertisseur en vue de convertir des signaux électriques analogiques en signaux numéri- ques de sortie. 10. Appareil suivant la revendication 1, carac- térisé en ce qu'il est supporté sur une structure mobile à l'intérieurd'une chambre comportant des éléments permettant de régler un milieu ambiant. 11. Procédé en vue de pratiquer un essai sur un fluide devant passer à travers une unité dans une relation indirecte de transfert de chaleur afin de contrôler et d'enregistrer des données relatives à l'encrassement, ainsi que d'autres paramètres, caracté- risé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent à: (a) raccorder cette unité en communication d'écoulement pour un fluide avec une zone d'essai d'un assemblage mobile, cette zone d'essai comprenant un élément chauflint ayant une source de chaleur; b) mesurer la température du fluide; c) exciter cette source de chaleur; d) mesurer la température de l'élément chauf- fant au cours du passage du fluide à travers cette zone d'essai; e) mesurer le débit du fluide; f) contrôler et mesurer un paramètre de ce fluide, ce paramètre étant choisi parmi le groupe comprenant la corrosion, le pH et la conductivité; et g) enregistrer simultanément les données des étapes (b), (d) et (f). 12. Procédé suivant la revendication 11, ca- ractérisé en ce qu'on introduit un agent de préserva- tion dans le fluide tout en poursuivant les étapes (b) à (e) afin d'élaborer un protocole de préservation. 13. Procédé suivant l'une quelconque des re- vendications 12 et 13, caractérisé en ce que les données sont également enregistrées de façon à procéder à d'au- tres transmissions électroniques vers un banc de don- nees. 14. Procédé suivant l'une quelconque des re- vendications 12 à 14, caractérisé en ce que l'unité est installée dans le courant en circulation. 15. Procédé suivant la revendication 11, ca- ractérisé en ce que, après son passage à travers cette zone d'essai, le fluide est recyclé à l'unité précitée. 16. Procédé suivant l'une quelconque des re- vendications 11 à 15, caractérisé en ce que, à la suite des étapes (b) à (e), est émis un signal analogique pouvant être converti en un signal numérique, lequel est enregistré conjointement avec les données relatives à lItencrassement.