La présente invention concerne un procédé permettant d'align -l'axe de roulis d'un satellite artificiel avec une direction quelconque désirée faisant un angle inférieur à 60 degrés avec la direction du soleil, ledit satellite tournant sur lui-même autour de son axe de roulis et ce procédé mettant en oeuvre les forces exercées sur des parties du satellite par la pression de radiation solaire. Elle s'applique tout particulièrement, quoique non exclusi- vement, aux satellites de mesure astronomique exigeant des conditions d'observation très stables et exemptes de variations perturbatrices. On sait que, sur son orbite, un satellite est soumis à des couples pertubateurs dont les causes les plus importantes sont: la dissymétrie des effets de la pression de radiation solaire, due à l'incidence de l'axe du satellite par rapport au soleil et aux différences de réflectivité des éléments du satellite; l'influence du gradient de gravité terrestre; l'action du champ magnétique terrestre sur le moment magnétique résiduel du satellite; l'influence aérodynamique de l'environnement (pour les orbites basses). Aussi, il est indispensable de prévoir des moyens pour contrôler l'attitude d'un satellite sur son orbite On connaît jusqu'à présent trois moyens à cet effet. Deux de ces moyens mettent respectivement en oeuvre une roue à inertie ou des tuyères à gaz Une roue à inertie ne produit pas de perturbations au niveau de ses paliers, lorsque sa suspension est magnétique; cependant, les commutations électromagnétiques des éléments moteurs de la -roue produisent des excitations de faible amplitude, qui peuvent se répercuter sur les moyens d'observation portés par le satellite Par ailleurs, l'utilisation de tuyères à gaz engendrant de temps à autre de brèves impulsions de correction d'attitude entraîne l'apparition d'excitation se répercutant sur la structure, les panneaux solaires et la partie sensible du satellite. Aussi, lorsque l'on désire contrôler l'attitude d'un satel- lite avec le minimum de perturbations, on a recours au troisième moyen qui consiste à mettre à profit la pression de radiation de flux photonique solaire et donc à utiliser des surfaces orientables, liées au satellite et exposées à cette pression. On connaît déjà de nombreuses formes de mise en oeuvre particulières de ce troisième moyen, tant passives qu'actives On peut citer par exemple celles décrites dans les brevets français N O 1 364 354 et NI 1 375 558, dans la revue AIAA Journal, Juillet 1963, Vol 1, N 07, dans la revue J SPACECRAFT, décembre 1976, vol 13, N'12, dans la revue J GUIDANCE AND CONTROL, 1980, Vol 3, N 02, dans le brevet belge N'874 523, dans la revue ACTA ASTRONAUTICA, 1980, Vol 7, ou bien encore dans les brevets des Etats- Unis d'Amérique N O 3 304 028 et N O 4 262 867. Dans le brevet américain NI 3 304 028, afin de commander l'attitude d'un satellite stabilisé selon trois de ses axes, on dispose, à l'extrémité de panneaux solaires sensi- blement orthogonaux à l'axe du satellite devant faire un angle déterminé avec la direction du soleil, des gouvernes sur lesquelles est susceptible d'agir la pression de radiation solaire. Les moyens décrits et conçus dans ce brevet pour commander les gouvernes ne peuvent s'appliquer qu'à un satellite stabilisé selon trois axes et sont inadéquats pour stabiliser l'attitude d'un satellite tournant en permanence sir lui-m, -Par ailleurs, le brevet américain N O 3 145 948 décrit le moyen de faire tourner, sous l'action de la pression solaire un satellite grâce à des panneaux solaires orientables, à la manière d'une hélice, ledit satellite étant stabilisé par d'autres moyens. La présente invention a pour objet l'application particulier à un satellite tournant sur lui-même, du principe général de la correction d'attitude par utilisation de la pression solaire Plus spécifiquement, cette application concerne un satellite ayant une vitesse de roulis sensiblement constante pour lui permettre d'effectuer des observations par défileme Dans ce cas, il est nécessaire d'asservir, par rapport à des repères solaires, stellaires ou inertiels, la direction de l'axe de roulis qui se trouve être, au moins sensiblement orthogonal à un plan défini par les axes de visée d'au moins deux télescopes d'observation embarqués sur le satelli A cette fin, selon l'invention, le procédé permettant d'aligner l'axe de roulis d'un satellite artificiel avec une direction quelconque désirée faisant un angle inférieur à 60 degrés avec la direction du soleil, ledit satellite tournant sur lui-même autour de son axe de roulis et comport d'une part une pluralité de panneaux solaires répartis autour dudit axe de roulis, qui en position déployée de fonctionnement se trouvent dans un plan au moins approxi- mativement orthogonal audit axe de roulis et d'autre part, des surfaces mobiles sensibles à la pression de radiation solaire et disposées à l'extrémité extérieure d'au moins certains desdits panneaux solaires, à la manière de gouverne articulées chacune autour d'un axe orthogonal à l'axe de roulis, est caractérisé en ce que l'on commande cycliquement le braquage de chaque gouverne par rapport au panneau solaire correspondant pendant la rotation du satellite autour de l'axe de roulis. De préférence, afin, d'une part, de pouvoir maintenir à la 4 251 2513589 - valeur,1 &si O faire évoluer progressivement suivant ui programme l'inclinaison de l'axe de roulis par rapport à la direction du soleil, appelée ci-après incidence solaire, et, d'autre part, de corriger les erreurs d'alignement, dues aux causes mentionnées ci-dessus et détectées par des senseurs appropriés, la commande de l'inclinaison des gouvernes est constituée de trois composantes, dont la première correspond au moins sensiblement à l'équilibrage du satellite à l'incidence solaire désirée, la seconde est proportionnelle à l'erreur détectée dans le plan de l'inciden- ce défini par l'axe de roulis et la direction solaire et engendre un couple de tangage normale à ce plan, et la troisième est proportionnelle à l'erreur détectée dlans un plan orthogonal au plan de l'incidence et produit un couple de lacet dans ce dernier plan. Ainsi, selon l'invention, l'attitude du satellite est contrôlée suivant deux plans orthogonaux passant par l'axe de roulis. Suivant les missions dévolues au satellite et/ou l'affaiblis- sement progressif des cellules solaires, on peut faire varier l'angle d'incidence solaire suivant un programme, soit télécommandé depuis la terre, soit enregistré à bord du satellite. Avantageusenen L,;t-i 5 posi pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, comporte, pour la commande de chaque gouverne, un moteur ou actuateur électromagnétique dont le courant de commande est engendré à partir de signaux d'erreur de position et/ou de vitesse angulaire du satellite, délivrés par des détecteurs, à l'aide d'une chaîne de pilotage comprenant filtrage, logi juie de commande et amplificateur. A chaque moteur peut être associé un détecteur de vitesse angulaire des gouvernes pour introduire un amortissement dans la commande des-gouvernes Chaque gouverne est de préférence maintenue et articulée sur le panneau solaire correspondant par l'intermédiaire d'au moins un lien de 2513589 turbil L Dl l's le 'iv-d p r Äérér e I réali-ation, cha-u qo'a- verne est maintenue et articulée sur le panneau solaire correspondant par l'intermédiaire de deux liens lie toesion alignés, chacun desdits liens étant ancré à l'une de ses extrémités à un bord extérieur dudit panneau solaire et à son autre extrémité à la partie mobile du moteur correspon- dant, ledit moteur se trouvant disposé en position médiane de l'articulation et sa partie fixe étant solidaire dudit panneau solaire. Afin de permettre une bonne linéarité de commande, il peut être avantageux que, lorsqu'un moteur électromagnétique n'est pas aliment S, la gouverne correspondante fasse avec le panneau solaire associé un angle de braquage non nul Cet angle de braquage non nul peut être voisin de l'angle de braquage que prennent les gouvernes lorsqu'elles passent par le plan d'incidence solaire. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective schématique d'un exemple de réalisation d'un satellite selon l'invention. La figure 2 est une vue de dessus schématique du satellite de la figure 1. La figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 2. Les figures 4 et 5 illustrent, en fonction de l'angle de braquage donné aux gouvernes, l'allure des couples de pression de radiation solaire fournis par celles-ci. La figure 6 montre l'évolution de l'angle de braquage d'une gouverne en fonction de la position de celle-ci autour de l'axe de roulis. La figure 7 illustre la commande du braquage des gouvernes lorsqu'une erreur d'alignement nécessite la création d'un couple correcteur e. La figure 8 est le schéma synoptique d'un disposifif de commande des gouvernes. La figure 9 illustre -l'articulation et la commande d'une gouverne. La figure 10 montre, à plus grande échelle et partiellement en coupe, le moteur d'une gouverne. L'exemple de satellite de mesure astronomique selon l'invention, montré par les figures 1, 2 et 3, comporte essentiellement un corps prismatique C allongé, à section polygonale régulière, ayant un axe longitudinal GZ, confondu avec l'axe de roulis deux télescopes d'observation stellaires T, d'axes de visée V, disposés dans un plan orthogonal à l'axe GZ et portés par ledit corps C; des panneaux solaires photovoltaîques P 10, P Fl, P 12, P 20, P 21 et P 22, identiques et régulièrement répartis autour de l'axe GZ Chacun de ces panneaux est articulé, par l'intermédiaire d'une articulation I 10, Ill, I 12, I 20, I 21 ou I 22 correspondante, à une face du corps C. Ces articulations se trouvent dans un même plan orthogonal à l'axe GZ et, en position opérationnelle, les différents panneaux solaires se trouvent dans ce plan, formant une sorte d'étoile régulière Pour le lancement et la mise sur orbite, les panneaux sont repliés le long du corps C. Dans l'exemple de réalisation choisi, on a prévu six panneaux solaires deux à deux opposés P 10 et P 20-Pll et P 21 P 12 et P 22. Comme l'illustre bien la figure 3, les articulations I 10, Ill, I 12, I 20, I 21 et I 22 sont excentrées par rapport au centre de gravité G, de sorte que le plan des panneaux P 10, Pll, P 12, P 20, P 21 et P 22 déployés ne passe pas par ledit centre de gravité G. des gouvernes identiques gl O, gll, g 12, g 20, g 21 et g 22, respectivement articulées à l'extrémité des pan- neaux P 10, Pll, P 12, P 20, P 21 et P 22, au moyen d'articulations E 10, Ell, E 12, E 20, E 21 et E 22, équidistantes de l'axe GZ et tangentes à un même cercle centré sur cet axe Le centre de gravité des différentes gouvernes a été respectivement désigné par cgl O, cgll, cgl 2, cg 2 O, cg 2 l et cg 22. L'ensemble du satellite se présente au rayonnement solaire sous une incidence sensiblement constante Cette incidence est définie par l'angle i compris entre l'axe GZ et la i O direction GS, du soleil S Dans le plan d'incidence solaire GZ, GS, on a représenté un axe GX, perpendiculaire à GZ De plus, on a tracé sur les figures 1 et 2, un axe GY, perpendiculaire aux axes GZ et GX On obtient ainsi un système de coordonnées GX, GY, GZ rapporté au centre de gravité G du satellite. Eventuellement, on peut faire évoluer lentement l'angle d'incidence J, notamment pour tenir compte de la dégradation des cellules solaires des panneaux P 10 à P 22. L'exploration stellaire, au moyen de télescopes T, peut être obtenue au moyen de trois rotations, par rapport à la voûte céleste, à savoir une première rotation d'une période de 1 an corres- pontant à la rotation de la terre autour du soleil, puisque le satellite est en orbite autour de celle-ci et est orienté vers le soleil S avec une incidence j, au moins sensiblement constante; une seconde rotation autour de l'axe GS avec une vitesse W correspondant à une période de l'ordre d'un mois, cette rotation correspondant à une précession de l'axe GZ d Iu satellite autour de la direction du soleil et une troisième rotation de roulis autour de l'axe GZ avec une vitesse 52 correspondant à une période de l'ordre de deux heures, cette rotation assurant le balayage et le passage successif des télescopes T dans la direction des mêmes étoiles. La seconde et la troisième rotation engendrent le moment cinétique H. L'objet de la présente invention est de contrôler et d'asservir, avec une grande précision et des variations aussi faibles que possible, l'angle d'incidence solaire i et la vitesse de précession En effet, la vitesse de balayage en roulis 52 n'a pas besoin d'être assurée avec une grande précision et peut être corrigée de temps à autre de façon connue au moyen de tuyères à gaz. Pour atteindre cet objet, l'invention met en oeuvre des couples correcteurs de pression solaire autour des axes GX et GY, ces couples résultant de la superposition de commandes données aux gouvernes gl O à g 22 La première de ces commandes correspond à l'obtention d'une incidence équilibrée J du satellite vis-à-vis du soleil, en l'absence de perturbations extérieures Le principe de cette première commande est expliqué en regard des figures 3 à 6. Sur les figures 2 et 3, on a représenté le satellite au moment o le centre de gravité cgl O de la gouverne gl O passait dans le plan GZ, GX De plus, sur la figure 2, on a représenté l'angle 4 permettant de repérer la position des centres de gravité cgl O à cg 22 autour de l'axe GZ, par rapport à l'axe X'-X' qui est, dans le plan des panneaux P 10 à P 22 déployés, la projection de l'axe GX Cet angle f est tel que sa dérivée par rapport au temps t est dt égale à 2 f Comme le montrent bien la figure 2 et surtout la figure 3, on donne aux gouvernes gl O à g 22 des braquages respectifs 810 à 22 ' tous dans le même sens, en direction du centre de gravité G. Si on se reporte à la figure 3, on voit que les braquages 810 et 820 des gouvernes gl O et g 20 respectivement, produisent, en combinaison avec l'incidence j, des forces de pression solaire R 10 et R 20 qui induisent des moments M 1 et -2 de signes inverses, par rapport à l'axe GY. Chacun des autres couples gll-g 21 et g 12-g 22 de gouvernes engendre également des couples comme les couples M et M 2 la valeurde ces couples dépendant de l'incidence i et de la position angulaire c autour de l'axe GZ. Pour une incidence i donnée (par exemple égale à 36 ), les figures 4 et 5 montrent respectivement les courbes (K) et (L) de variation des couples M 1 et M 2 pour la gouverne gl O et pour la gouverne g 20, respectivement en fonction des angles de braquage j 10 et B 20 Ainsi, la courbe (K) représente la variation du couple de pression de radiation solaire engendrée par une gouverne gl O à g 22 pour un angle = O, tandis que la courbe (L) illustre la variation du couple de pression de radiation solaire engendrée par l'une de ces gouvernes pour q = 180 . Ces courbes (K) et (L) montrent qu'il est possible de trouver pour chacune des gouvernes gl O et g 20 une plage AMK ou AML, dans laquelle l'amplitude du moment 1 ou M 2 varie de façon sensiblement linéaire pour une variation A 510 ou A 820 de l'angle de braquage B 10 ou f 20 ' Si on suppose que le moment M des forces de pression de radiation solaire exercé sur le corps C du satellite et sur les panneaux P 10 à P 22 est constamment nul autour de l'incid d'équilibre, on voit sur les figures 4 et 5 qu'il est possible de trouver, au milieu de chaque plage AMK et IX ML, des valeurs d'angle de braquage bo ou a 180 rcspecti- vement, pour lesquelles les moments et M sont de même grandeur Ces moments étant de signes opposés, leurs effets s'annulent. Ainsi, avec les hypothèses précédentes, la condition d'équilibre dans le plan d'incidence est que les angles de braquage Su et fo soient respectivement égaux à f-o et k 80 Dans l'exemple montré ces valeurs sont respectivement égales à 600 et à 12 et, autour de ces valeurs, la plage de linéarité est de l'ordre de + 150, et même + 20 avec environ 5 % de distorsion. De plus, on peut voir, qu'une diminution de l'incidence i agit comme une augmentation de 610 et une diminution a 20, c'est-à-dire entraîne une diminution du moment M 1 et une augmentation du moment M 2: le moment résultant tend donc à accroître l'incidence On verrait de même qu'une augmenta- tion d'incidence a l'effet inverse Le système est donc statiquement stable. Par ailleurs, une augmentation de a 1 et une diminution de 20 à incidence constante, produisent un moment de même signe. Une étude semblable à la précédente, effectuée dans le plan GZ, GY orthogonal au plan d'incidence montre que pour obte- nir l'équilibre, il est nécessaire de donner à la gouverne passant à = 90 un angle de braquage égal à une valeur et à la gouverne passant par È = 270 , un angle de braquage égal à une valeur a 270 avec = O =-270 Dans l'exemple choisi ci-dessus, on aurait 9 go= a 270 = 360. Cette valeur est sensiblement indépendante de j. Ainsi, pour obtenir l'équilibre statique du satellite, il faut faire&variér de manière sinusoïdale l'angle de braquage de chacune des gouvernes en fonction de sa position angulaire autour de l'axe GZ au fur et à mesure que le satellite tourne autour de cet axe, de façon que: 1 l pour O ' = = 90 90 + = 180 a = a 180 = 2700 go = a 90 = 360 O =0. Le moment des forces de pression de radiation solaire exercé sur le corps C du satellite est perturbateur, mais il est minimisé par la configuration de révolution du satellite Le moment résultant Mj peut varier en fonction de l'incidence i: il est nécessaire que ses valeurs extrême soient sensiblement inférieures à celles que peuvent fournir les gouvernes, de manière que celles-ci puissent encore fournir des moments de correction. Ce critère intervient dans le dimensionnement des gouvernes. La figure 6 illustre la variation de l'angle de braquage de chacune des gouvernes gl O à g 22 en fonction de la positio angulaire 4 de son centre de gravité. Il peut être avantageux, pour obtenir une meilleure linéarit de commande, que les gouvernes, au repos de leurs actuateurs (dont un exemple est illustré par les figures 9 et 10), présentent un braquage de repos a r qui ne soit pas égal à 0 Par exemple, il est avantageux que 6 r soit choisi au moins approximativement égal à a 90 Ainsi, les commandes d'équilibre se font par un braquage commandé d'amplitude +A,avec S = g = 80 A cette variation AS s'ajoute une plage de + 200 correspondant à la partie linéaire des caractéristiques (K), (L), etc On pourra donc obtenir une amplitude de commande de + ( QS + ) autour de a 90 Sur la figure 6, la zone de commande correspondante est délimitée par des lignes de tirets. Grâce à un tel réglage initial ( r = 90 il est possibl E de mettre en oeuvre l'invention jusqu'à des valeurs de l'incidence solaire J voisines de 60 - Au cours de la rotation du satellite autour de son axe GZ, on mesure son attitude. L'attitude mesurée est déduite de la position détectée par des senseurs d'étoiles incorporés aux deux télescopes T du satellite Lorsqu'un télescope T se trouve dans le plan de l'incidence solaire GX, GZ, il permet de mesurer l'atti- tude en incidence Lorsqu'un télescope se trouve dans un plan perpendiculaire au plan GX, GZ, il permet de mesurer l'attitude de dépointage latéral Lorsqu'un télescope vise 1 O une étoile située entre les deux plans précédents, le senseur détecte une erreur qui peut se trouver dans une direction quelconque Les deux composantes de cette erreur, suivant les directions GX et GY, sont obtenues au moyen d'un résolveur qui fait intervenir l'orientation en roulis du satellite dans la répartition des informations Il suffit généralement de mettre en mémoire les coordonnées d'environ une étoile par minute de temps (soit environ 30 d'angle sur la sphère céleste) pour permettre un recalage très progressif du satellite. L'erreur d'attitude résulte de la comparaison de l'attitude mesurée avec l'attitude nominale (qui correspond au programme d'exploration céleste), avec l'aide éventuelle d'une intégration de la vitesse angulaire, ellemême mesurée au moyen d'un gyromètre, ladite intégration pouvant être recalée périodique- ment Ce dernier moyen peut permettre d'obtenir un signal continu entre deux observations d'étoiles Ce signal peut être également obtenu par un filtrage des erreurs détectées. Ce traitement des erreurs permet de fournir au dispositif de correction une information suffisamment continue pour qu'elle ne puisse pas être à l'origine de variations parasites. Le traitement est effectué séparément sur les deux compo- santes de l'erreur. Si à un instant donné une erreur d'alignement est détectée, elle nécessite la création d'un couple M situé dans le plan GX, GY (voir la figure 7) Comme montré, ce couple peut être décomposé suivant les directions GX et GY en Mit et Rt. Pour créer un couple MY, les gouvernes les plus efficaces sont celles correspondant à ce moment à q = O et q = 180, alors que celles correspondant à È= 90 et q= 270 n'ont aucune efficacité de moment suivant l'axe GY De plus, on a vu ci-dessus que pour créer un moment, il faut que deux gouvernes décalées de 1800 aient des braquages inverses par rapport aux braquages d'équilibre. Il s'ensuit qu'il sera commode, pour créer le coupe MY, de donner à chaque gouverne g en fonction de sa position un supplément de braquage de la forme = R 3 cos c De même, pour créer un couple M on apportera un supplément de braquage 2 = 62 sin Les valeurs de braquage $l et 62, respectivement relative aux corrections suivant les axes GX et GY, sont des fonction linéaires des erreurs détectées ou, ce qui revient au même, des couples demandés: = l IMYI et 2 = l I MX| Kl K 2 l = 2,4 104 rad/Nm, avec, par exemple: - Kl et l = + 2,9 10 rad/Nm K 2 Le calcul montre, d'une part, que les couplages entre les corrections effectuées suivant GX et GY sont faibles ( l'équilibragea des couples pertubateurs. La figure 8 montre le schéma synoptique du dispositif de pilotage des gouvernes q. 1 o L'attitude nominale recherchée correspond au programme d'exploration céleste Ce programme est établi de manière que le mouvement du satellite soit parfaitement continu. L'attitude nominale est définie à partir de coordonnées des étoilesrepères par rapport à la fenêtre de visée et est délivrée par un lecteur de programme 100. Par ailleurs, des senseurs 101 (associés comme on l'a vu ci-dessus aux télescopes T) fournissent l'attitude mesurée du satellite Cette attitude mesurée est comparée à l'atti- tude nominale dans un comparateur 102. Après traitement, les signaux d'erreur provenant du comparateur 102 sont transmis à un filtre de pilotage 103 du type P I D, qui permet d'intégrer le résultat des corrections antérieures et de calculer les termes d'avance de phase nécessaires à l'amortissement du mouvement en cours De cette manière, on peut assurer au pilotage une progressivité et une continuité permettant d'avoir des variations progressives même lors d'une acquisition ou après une éclipse. Les sorties du/filtre, relatives à chacun des axes GX et GY, représentent des couples de pilotage, qui tiennent compte des amortissements calculés en fonction de la vitesse de correction des erreurs et des écarts restant à corriger. Ces couples de pilotage sont ensuite transformés, dans un traducteur 104 représentant les lois de braquage et associant la répartition en fonction de la direction >, en commandes de braquage pour chacune des gouvernes. Ces commandes de braquage sont adressées aux moteurs de braquage 105 des gouvernes g Associés à ces moteurs, sont disposés des détecteurs 106 de la vitesse angulaire de la gouverne correspondante Cette information peut modifier la loi de braquage commandée à ladite gouverne par le traducteur 104. Les braquages obtenus produisent, sous l'effet du rayon- nement solaire, des moments moteurs, qui agissent sur le satellite. Sous l'effet conjugué des moments moteurs, des moments dus à la pression solaire, des moments perturbateurs, on obtient une réponse dynamique du satellite en fonction de ses inerties. Finalement, la réponse du satellite se traduit par une attitude réelle, qui est à l'origine de l'attitude mesurée au moyen des senseurs 101. Sur les figures 9 et 10, on a représenté un exemple d'articulation d'une gouverne g en bout d'un panneau P, autour d'un axe E. Cet axe E est matérialisé par deux câbles de torsion 1 et 1 ' alignés et tendus Chacun de ces câbles est ancré, d'une part en un point la ou l'a voisin du centre du bord interne de la gouverne, de part et d'autre du moteur 3 (correspondant à un moteur 105 de la figure 8), et d'autre part en un point lb ou l'b voisin du bord extrême du panneau P Des paliers 2 et 2 'solidaires des gouvernes g, sont traversés avec jeu par les câbles de torsion 1 et 1 ' En configuration opérationnelle, il n'y a aucun contact avec les paliers, de manière à éliminer les frottements et éviter les problèmes de diffusion sous vide. La commande des gouvernes 1 est assurée par un moteur 3 disposé en position médiane de la ligne d'articulation E. De préférence, ce moteur 3 est du type électromagnétique sans commutation, à bobine motrice unique La figure 10 montre le détail dudit moteur Il comporte une bobine 4, solidaire du panneau solaire P, qui reçoit directement un courant de commande i, sans contacts tournants, ni fils souples sujets à rupture La partie mobile, solidaire de la gouverne a, comprend, au centre de la bobine, un aimant permanent 5 et, à l'extérieur des entrefers, un circuit magnétique en fer doux 6. Etant donné que les câbles 1 et l' de maintien de la gouverne ont une raideur de torsion A, on voit qu'en l'absence de toute autre action, l'angle de braquage de la gouverne est proportionnel au courant i passant dans la bobine 4 car la torsion T est égale à T = ' = K' B An i 1 r, avec r K': coefficient d'efficacité des spires, B:champ magnétique dans l'entrefer, n:nombre de spires de la bobine, i:intensité du courant de commande, 1:largeur de l'aimant, 25. r:rayon moyen d'action de la bobine. Pour que cette équation donne correctement la position de la gouverne, il faut que le moment du à la force de pression solaire autour de la charnière soit beaucoup plus petit que le couple de torsion des câbles de maintien de la gouverne. Il faut remarquer que les spires qui constituent la bobine 4 sont disposées suivant une forme cylindrique de manière que le couple produit par un courant donné soit sensiblement constant, quelle que soit la valeur de l'angle de braquage Il y a cependant une limite technologique et il est difficil( d'envisager un braquage supérieur à + 60 par rapport à la valeur moyenne Ceci confirme la nécessité de procéder à un calage initial r de la gouverne par rapport au moteur, ce qui par ailleurs exige moins de courant électrique. Chaque moteur 3 peut être équipé d'un dispositif de mesure de la vitesse angulaire de braquage Cette mesure est effectuée au moyen de la variation de champ produite dans une bobine fixe 7 (correspondant à un détecteur 106 de la figure 8) par le mouvement de l'aimant permanent du moteur, qui induit un courant proportionnel à la variation du champ. Le bobinage 7 destiné à cette mesure est situé à l'extérieur de la bobine de commande du moteur et dans le plan de l'aimant lorsque i = 0. Cette disposition est rendue possible par le fait que la bobine de commande étant sensiblement cylindrique, elle ne produit pratiquement aucun champ dans la zone de mesure. En cas de besoin, le détecteur de vitesse peut être dissocié du moteur et faire partie d'un circuit magnétique indépendant il peut être basé sur le même principe d'une bobine fixe et d'un aimant mobile. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant d'aligner l'axe de roulis GZ d'un satellite artificiel C avec une direction quelconque désirée faisant un angle i inférieur à 60 degrés avec la direction du soleil, ledit satellite tournant sur lui-même autour de son axe de roulis GZ et comportant d'une part une pluralité de panneaux solaires P 10 à P 22 répartis autour dudit axe de roulis GZ, qui en position déployée de fonctionnement se trouvent dans un plan au moins approximativement orthogonal audit axe de roulis GZ et d'autre part, des surfaces mobiles sensibles à la pression de radiation solaire et disposées à l'extrémité extérieure d'au moins certains desdits panneaux solaires P 10 à P 22 à la manière de gouvernes articulées chacune autour d'un axe E 1 o à E 22 orthogonal à l'axe de roulis GZ, caractérisé en ce que l'on commande cycliquement le braquage de chaque gouverne par rapport au panneau solaire correspondant pendant la rotation du satellite autour de l'axe de roulis. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la commande du braquage des gouvernes gl O à g 22 est constituée de trois composantes, dont la première correspond au moins sensiblement à l'équilibrage du satellite à l'incidence solaire i désirée, la seconde est proportionnelle à l'erreur détectée dans le plan de l'incidence défini par l'axe de roulis GZ et la direction solaire GS et engendre un couple de tangage normal à ce plan, et la troisième est proportionnelle à l'erreur détectée dans un plan orthogonal au plan de l'incidence et produit un couple de lacet dans ce dernier plan. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, -caractérisé en ce que l'on fait varier l'angle i -d'incidence solaire suivant un programme d'évolution. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte, pour la commande de chaque gouverne gl O à g 22, un moteur ou actuateur électro- magnétique 3 dont le courant de commande est engendré à partir de signaux d'erreur en position et/ou de vitesse angulaire du satellite, délivrés par des détecteurs, à l'aide d'une chaîne 100 à 105 de pilotage comprenant filtrage, logique de commande et amplificateur. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que à chaque moteur 3 est associé un détecteur 7 de vitesse angulaire des gouvernes pour introduire un amortissement dans la commande des gouvernes. 6 Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que chaque gouverne gl O à g 22 est maintenue et articulée sur le panneau solaire P 10 à P 22 correspondant par l'intermédiaire d'au moins un lien de torsion. 7.-Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque gouverne gl O à g 22 est maintenue et articulée sur le panneau solaire P 10 à P 22 correspondant par l'intermédiaire de deux liens de torsion alignés, chacun desdits liens étant ancré à l'une de ses extrémités à un bord extérieur dudit panneau solaire et à son autre extrémité à la partie mobile du moteur correspondant, ledit moteur se trouvant disposé en position médiane de l'articulation EIO à E 22 et sa partie fixe étant solidaire dudit panneau solaire et lesdits liens permettant d'éviter tout contact entre la partie fixe et la partie mobile. 8.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que chaque moteur 3 est du type à bobine inductrice fixe et à aimant permanent tournant; 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que lorsqu'un moteur électromagnétique n'est pas alimenté, la gouverne correspondante fait avec le panneau solaire associé un angle de braquage non nul. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que cet angle de braquage non nul est voisin de l'angle de braquage que prennent les gouvernes lorsqu'elles passent par le plan d'incidence solaire.