Les générateurs d'énergie actuellement utilisés, sont basés, soit sur des transformations au niveau des molécules (combustion, fermentation), soit sur des transformations au niveau des noyaux atomiques (fission nucleaire). Les sources d'énergie ainsi mises en Jeu sont, dans l'ensemble de l'Industrie mondiale, toutes bornées en puissance pour diverses raisons. Certaines, provenant de combustibles fossiles non renouvelables, doivent etre ménagées; d'autres, utilisant des substances radioactives, laissent des déchets malfaisants; la plupart, en outre, produisent des nuisances telles que la pollution physico-chimique de l'atmosphère ou des eaux naturelles par poussières, gaz, déchets flottants, chaleur, etc. Cette limitation des sources actuelles ne peut etre palliée que partiellement et à grands frais par certaines sources d'énergie non polluantes que la nature met à notre disposition (soleil, marées, chutes d'eau, fleuves, vent ou autres). Comme, d'autre part, la demande d'énergie crolt à peu près exponentiellement sous l'effet combiné des développements démographique et industriel, il devient urgent de disposer d'une nouvelle source non polluante qui soit ou bien indéfiniment renouvelable ou bien pratiquement illimitoee. Malheureusement la fusion des noyaux atomiques très légers qui pourrait résoudre le problème ne parait pas près d'aboutir sur le plan industriel. Cependant il existe une autre voie. En 1975 et 1976, le demandeur a publie (chez Albert B;anehard) un ouvrage intitule "Théorie Générale de l'Univers Physique". Le tome I (1975) donne le modèle de l'électron (e-), du positon (e+), du photon (y) > d'un boson cryptique (W), des neutrinos (v , ) et des antineutrinos (#e,# ). Le tome II (1976) donne le modèle des nucléons (p. 44). Or, il résulte du modèle du neutron et de la théorie de la radioactivité ss ss (t.II, p. 105) que ce nucléon est un édifice fragile puisque l'interaetion avec le boson cryptique (W) qui est dépourvu de charge et de masse suffit à le désintégrer. Le même résultat pourrait être obtenu a fortiori par l'action d'un laser de puissance dont le rayon couperait l'axe de révolution du neutron au voisinage de son antineutrino (v ). La fig.1 reproduit le modèle du neutron, l'axe de révolution commun aux trois anneaux-tourbillons, représentés en coupe méridienne, étant supposé vertical. Le point marqué L indique la trace du rayon laser supposé horizontal c'est-à-dire normal au plan (vertical) de la figure. La désintégration se ferait selon la réaction Y1 représente le photon du laser (qui n'est pas détruit) et y2 le photon de haute énergie constitué par les deux anneaux-tourbillons. En effet, une fois l'équilibre rompu par le flux transversal d'éther de l'onde électromagnétique, l'antineutrino débarre vers le bas dans le sens de la double flèche tandis que les deux composantes chargées, déverrouillées en quelque sorte, entrent en interaction oscillatoire et débarrent en sens inverse, vers le haut (Cf. t.II, pp. 16-19). La majeure partie de lténergie potentielle du neutron (938 MeV) est ainsi emportée par le photon y2 et elle peut être absorbée et convertie en chaleur dans un milieu approprie. Etant donné la densité énorme de l!énergie ainsi libérée, il conviendra de prendre des précautions contre l'autodestruction de l'appareil producteur et surtout de se prémunir eontre les risques de réaction en chaîne. Pratiquement il suffira de constituer le milieu absorbant par de I'hydrogène pur, sec et ne contenant que de faibles quantités de deutérium. Un tel milieu ne comporte pratiquement pas de neutrons, ce qui supprime tout risque de réaction en chaîne. Quant à l'enveloppe du ballon dthydrogène, elle n'absorbera qu'une faible partie des y2 en raison de leur pouvoir pénétrant et on pourra s'arranger, grâce à divers artifices, pour que les impacts soient répartis sur une surface non négligeable. Dans un mode de réalisation, donné à titre d'exemple et nullement limitatif, le laser doit agir sur une cible faite d'un monocristal disposé de manière à présenter une surface supérieure plane et horizontale que les tirs du laser puissent raser de très près. On choisira de préférence, gour constituer la cible, un corps cristallisant dans un système cubique, possédant un excès impair de neutrons et présentant un isotope naturel doué de radioactivité ss , par exemple un cristal de potassium. Toutefois on peut envisager l'emploi de cristaux liquides orientés par un champ magnétique et au besoin refroidis.La plus petite dimension de la cible sera orientée parallèlement au rayon; dans les deux autres directions de l'espace, surtout dans la direction parallèle au déplacement, le cristal doit etre aussi grand que possible, compte tenu du fait quril ne doit pas présenter de défauts graves tels que des dislocations (les lacunes sont tolérables). La fig.2 représente schématiquement à titre d'exemple nullement limitatif ltensemble de l'installation (à ltexception d'organes de régulation ou de sécurité qui sont connus et adaptables). Le massif 1, partiellement enterré, supporte la console 2 qui soutient le berceau 3. Sur ce dernier repose l'absorbeur 4 k constitué d'un réservoir sphérique dthydrogène sous pression, en acier réfractaire ou en acier inoxydable au chrome-nickel, soudé. Le réservoir est surmonté d'un groupe de eontrle-sécurité 5 (manomètre, soupape, etc.) recevant, par la vanne 6, l'hydrogène ayant cédé ses calories dans ltéchangeur 7. Cet échangeur, de même construction que l'ab- sorbeur mais cylindrique à fonds chaudronnés et re-retu de la jaquette calori fuge 8, utilise les calories apportées par l'hydrogène à vaporiser de l'eau ou tout autre liquide.La vapeur s'échappe à travers le groupe se-curite--controle 9 raccordé au circuit d'utilisation (quelconque, non represente) par la vanne d'isolement 10. L'échange se fait grâce au serpentin il branché entre les vannes 12 et 13. Le retour d'eau condensée est contrôlé par les vannes 14 et 16 encadrant le groupe moto-pompe alimentaire 15. Un autre groupe moto-pompe 17 alimente ltéchangeur. il est lui-même alimenté en hydrogène par l'absorbeur 4 à travers la vanne 18. Un banc optique 19 porte le support 20 du laser 21. Le support 20 possède trois degrés de liberté, savoir a) un degré de liberté en rotation autour d'un axe horizontal (normal au plan de la figure). Son amplitude est faible, de l'ordre du degré. il n'est uti lisé qu'au réglage initial du laser én site; b) un degré de liberté autour d'un axe vertical passant par ltaxe du laser qui se trouve ainsi monté en tourelle et réglable en azimut. L'amplitude est du même ordre que pour le précédent degré de liberté; l'usage est le même; c) un degré de liberté de translation horizontale transversale (selon une per pendiculaire au plan de la figure).La course, de l'ordre du décimètre, est pareourue pendant le fonctionnement grâce à un méeanisme de "pas à (bien connu et non représente). L'avance est d'un pas å chaque tir du laser. Le cristal cible 22 est serré dans une presse 23, elle-même montée télescopique- ment sur le support de cible 24. Ce dernier comporte deux degrés de liberté, savoir a) le degré de translation vertical de la presse qui permet de régler la hauteur de la cible; b) le même degré de liberté en site que celui du support 20, ce qui permet de rendre initialement parallèles un axe de cristal-cible avec l'axe de tir; c) le même degré de liberté horizontal de translation que celui du cristal 20. En outre un générateur ultra-sonore (non représenté) imprime à la cible une oscillation harmonique horizontale parallèle à ladite translation (c) avec une o fréquence et une amplitude aussi élevées que possible (au moins 105 Hz et 10 A). A chaque tir du laser la cible se déplace, comme le laser lui-même, au moyen d'un "pas à pas" similaire à celui du support 20. Si l'on désigne par d la dimension de la maille cristalline (supposée cubique), le pas du déplacement du laser doit être kd et celui du déplaeement de la cible k'd, les nombres positifs k et k' vérifiant la relation k' - k = avec n entier positif et k', k, n aussi petits que possible mécaniquement. il est facile de voir que grâce à ces dispositions a) au cours d'une seule course du laser on peut faire un grand nombre de tirs prenant d'enfilade des suies de mailles cristallines; b) l'oscillation de la cible axéne pendant chaque tir un certain nombre d'axes neutroniques à croiser l'axe de tir; c) les impacts de y2 sur l'absorbeur 4 sont répartis sur une surface ayant pour dimensions la course du laser et ltépaisseur de la cible. Du fait de l'agitation thermique, le phénomène présente un caractère partiellement aléatoire, ce qui empeehe ou tout au moins atténue les effets stroboscopiques qui pourraient etre facheux en rendant les rendements quantiques soit trop faibles soit exagérés, selon les conditions initiales. Le caractère en partie aléatoire du processus empêche une destruction régulière du cristal dont la partie supérieure devra hêtre éventuellement repolie après chaque course. Le canon 25 interposé entre la cible et l'absorbeur 24 permet de limiter les inconvénients éventuels des effets produits sur l'air par des photons y2, ceci par des moyens connus. Les rayons du laser dont lténergie n'est pas négligeable peuvent être renvoyés sur l'absorbeur 4 au moyen du miroir 26 porté par la colonnette 27. Le miroir 26 peut également être utilisé lors des réglages initiaux mettant en oeuvre des méthodes optiques connues au moyen d'appareillages existants (non représentés). La régulation est assurée par une boucle cybernétique dont le pick-up est constitué par des thermocouples placés dans l'absorbeur 4 au voisinage de la zone d'impact. Cette boucle (non représentée) commande le laser; elle interrompt son fonctionnement chaque fois que la tempe-rature de sécurité est atteinte et le provoque, au contraire, si la température est en dessous de sa valeur de consigne inférieure. Bien entendu un contrôle manuel doit être superposé à la boucle. Lorsqu'il fonctionnes le laser tire à intervalles réguliers grâce à un montage à relaxation (connu et non représenté). Bien entendu I1 invention n'est aucunement limitée aux détails de réalisation décrits ou représentés y compris les variantes mentionnées, tous ces détails étant donnés seulement à titre d'exemple. En outre le flux des photons y2 pourrait être utilisé directement en substi tuant à 1'absorbeur 4 k d'autres appareils d'utilisation. REVENDICATIONS 1.- Générateur d'energie caractérisé par le fait qu'il utilise la désintégration des neutrons contenus dans les noyaux d'une cible solide ou liquide. 2.- Générateur d'énergie selon laoeevendication 1 dans lequel la désinté- gration des neutrons est provoquée par un rayon laser. 3.- Générateur d'energie selon les revendications 1 et 2-dans lequel la cible est mobile en translation, transversalement par rapport au rayon laser. 4.- Générateur d'énergie selon la revendication 3 dans lequel le laser est mobile parallèlement à à la cible mais avee une amplitude légèrement différente de celle de la cible. 5.- Générateur d'énergie selon la revendication 4 dans lequel les photons de haute énergie produits par la désintégration des neutrons sont absorbés dans un réservoir d'hydrogène pur sous pression. 6.- Générateur d'énergie selon la revendication 5 dans lequel la chaleur de l'hydrogène est eédee dans un echangeur qui l'emploie à fabriquer de la vapeur utilisable à des fins quelconques. 7.- Générateur d'énergie selon la revendication 4 dans lequel le flux des photons de haute énergie est utilisé direetement à des fins quelconques.