La présente invention concerne la sécurité des plongeurs et chasseurs sous-marins. Il est de l'intérêt de tous les hommes évoluant sous la surface de l'eau, de signaler leur présence. Dailleurs, la réglementation de la plupart des pays impose dans ce cas au nageur de se relier par un câble a une bouée de surface. Cependant, les accidents nombreux et souvent mortels, relatés fréquemment par les journaux, à l'occasion de plongées sous-marines, prouvent que la technique de signalisation est insuffisante. Les dangers peuvent venir de bateaux n'apercevant pas la bouée, cachée par les vagues, ou bien éloignée par le vent du plongeur à protéger. Mais, le plus fréquemment, le danger vient d'un malaise du plongeur tombant en état d'inertie (syncope), inertie que la bouée de surface ne signale évidemment pas. Et, lorsque ceux qui étaient chargés de surveiller le plongeur, flairent le danger, il est souvent trop tard. Au surplus, le câble qui relie le plongeur à la bouée, gêne ordinairement les mouvements du nageur. Pour obvier à ce dernier inconvénient, des inventeurs ont imaginé un câble flottant, lequel n'empêche évidemment pas la bouée de dériver et de s'éloigner du plongeur. D'autres ont pensé apporter une amélioration en confectionnant un treuil à enroulement et déroulement automatique, ce treuil étant incorporé à la bouée de surface. Dans l'ensemble, ces systèmes ont mal fonctionné, soit que le câble ait été rapidement rendu collant par l'eau de mer, soit que le treuil ait été défaillant et incapable d'enrouler ou de dérouler le câble dans la totalité de sa longueur. La présente invention, par les avantages qu'elle apporte à la technique actuelle, est susceptible de sauver biens des vies humaines, tout en palliant aux inconvénients précités. En effet, un ballon gonflé avec un gaz plus léger que l'air (hélium), est relié par un câble, fil, ou filin, à la fois au plongeur et à la bouée de surface. Du même coup, il n'y a plus de problème d'enroulement ou déroulement du câble qui s'éleve dans les airs, sans jamais gêner le nageur. Au surplus, il sera très facile d'en limiter la longueur, donc la profondeur de plongée. Mais, surtout, la signalisation du plongeur devient incomparablement plus voyante, plus précise et plus efficace - plus voyante, car il existe alors, non pas une seule, mais deux signalisations : la bouée de surface et, surtout, le ballon au dessus de l'eau, lequel se voit ainsi de beaucoup plus loin, et même la nuit s'il est phosphorescent. - plus précise, car le ballon, par sa force ascensionnelle, traîne le câble du plongeur et contribue à rapprocher constamment la bouée du plongeur. - plus efficace enfin, car le ballon permettra, par sa mobilité on élévation ou en descente, de repérer les remontées ou les plongées du nageur. De la sorte, il sera permis de déceler immédiatement, l'état d'inertie du plongeur tombant en syncope,le ballon rejoignant dans ce cas la bouée de surface pour s'immobi- liser et ne plus sden séparer. Il sera même possible d'envisager un signal sonore ou bien une fusée miniature, se dégageant de la bouée de surface, au moment précis où elle rencontre le ballon, de façon que l'état d' inertie possible du plongeur en syncope,soit perçu de 1 'exérieur à la fois par la vue et par I'ouie. Apparemment, les seuls inconvénients du dispositif - qui ne résistent pas aux avantages et à la sécurité qu'ils procurent sont l'encombrement et la fragilité du ballon, conséquence de sa nécessaire légèreté. En réalité, les commerçants vendeurs de l'hélium qui se osera répandu dans les ports et stations balnéaires , verront d'un bon oeil arriver fréquemment leurs clients qui pourront, chaque jour, venir faire gonfler leur ballon pour le dégonfler ensuite et le ranger au besoin ... dans la bouée con-çue, à cette fin, creuse et avec une fermeture appropriée. Le gonflement du ballon et l'invention elle-même sont, en effet, réalisables à peu de frais. En éliminant l'hydrogène, trop inflammable, le choix du gaz se portera natuellement sur l'hélium, étant donné son prix (6,5 centimes au litre) et sa faible densité (0,138). Sa force ascensionnelle, de 7 grammes environ par décimètres cubes, sera de 350 grammes pour 50 litres. Le gonflement d'un ballon de 50 litres d'hélium aura donc un prix de revient de 3,50 F et conviendra pour réaliser l'invention. En effet, un câble de 3C êtres est la longueur courante reliant le plongeur à sa bouée de surface. Un tel câble en nylon, résistant à une traction de 30 Kg (poids réglementaire), ne pèse pas 100 grammes et le ballon, avec sa valve, pas davantage. Il reste donc une force ascensionnelle d'au moins 150 grammes qui dépasse le frottement et l'imprégnation de l'eau de mer. De plus, si, un jour, le ballon est dégonflé, sans possibilité de s'approvisionner en hélium, l'invention prévoit le fonctionnement du dispositif comme une bouée ordinaire restant à la surface de l'eau, à cela près que le dispositif se décompose en un ballon gonflable, rempli d'air, distinct d'une bouée de surface, (pouvant aussi etre gonflable) et momentanément accolé à elle. C'est le cas de la figure 1 du dessin ci-annexé, dans laquelle le dispositif suivant l'invention, comporte une bouée 2 flottant sur la ligne des eaux 7. Cette bouée est surmontée du ballon 1 reposant sur le tuyau 3 , de préférence cylindrique, traversant la bouée, dans lequel ont été introduits la valve du ballon et le câble 6 qui relie le ballon au plongeur par sa ceinture 5. Pour assurer la solidarité momentanée du ballon 1 et de la bouée 2, un arretoir 4 a été placé sur le câble 6, arretoir trop volumineux, pour passer à l'intérieur du tuyau 3 traversant la bouée 2. Mais, lorsque la ballon 1 est gonflé avec un gaz plus léger que l'air (hélium par exemple) et d'une force ascensionnelle suffisante pour emporter et le ballon et le câble 6, le dispositif fonctionne comme représenté figure 2. Du ballon 1 élevé au dessus de la ligne de flottaison des eaux 7 sur laquelle repose la bouée 2, part le câble 6 attaché à la valve 8 du ballon. Ce câble traverse le tuyau 3 dans lequel il coulisse librement à chaque déplacement du plongeur, et est fixé à la ceinture 5 nageur, par son autre extrémité, (laquelle pourrait etre fixée à un point quelconque de son habillement ou de son corps). Un arrêtoir en 4 limite la longueur du câble et,partant, la profondeur de la plongée. Tout déplacement du plongeur entraîne corrélativement un déplacement du ballon, qui s'élève ou s'abaisse suivant les remontées ou les plongées du nageur. Si le plongeur s'enfonce en profondeur et devient inerte,le ballon rejoint la bouée 2 comme représenté à la figure I,et reste ensuite immobile, mais ceci suppose l'absence de l'arretoir 4, Le tuyau 3 a ses extrémités arrondies et repoussées pour éviter de meurtrir le câble. Si ce tuyau est en métal, il fait, par son poids, office de quille pour assurer la stabilité de la bouée. A la rigueur, n'importe quelle ouverture pratiquée dans la bouée ou n importe quel anneau fixé à elle et permettant le coulissement du câble, conviendra. La bouée 2 peut être de forme thorique, comme représentée figure 2. Mais on devra rechercher la forme qui, au contact de 1' eau, opposera le moins de force aux déplacements du plongeur. Une forme sphérique ou cylindrique semble, dès lors, plus appropriée si le tuyau 3 en dépasse pour lui servir de quille. D'après les textes réglementaires, la bouée doit pouvoir supporter un poids de 7 Kg immergé. Mais, ici, ce poids de 7 Kg doit être supporté par l'ensemble du dispositif, ballon 1 et bouée 2, ce qui suppose que le ballon, ayant rejoint la bouée, on suspende un poids de 7 Kg au câble 6. Dès lors, la bouée 2 peut être légère, mais, cependant plus lourde que la force ascensionne île du ballon, être de petit volume, etre gonflable comme le ballon, ou bien en matériau léger comme le polystyrène. Dans ce dernier cas, le ballon dégonflé pourra etre logé à l'interieur du tuyau 3, ce qui suppose, pour le fonctionnement du dispositif, que l'arrêtoir 4 se trouve comme la valve 8. Ainsi, une bouée de forme cylindrique en polystyrène, de volume suffisant pour faire flotter le tuyau qui la traverse, peut loger, à l'intérieur de ce tuyau, le ballon dégonflé. De plus, cette bouée permet d'enrouler le câble à l'extérieur, sur le cylindre, alors que 2 arrêtoirs, en forme de bouchons, fixés sur le câble à ses deux extrémités. De la sorte, le ballon est parfaitement protégé quand il ne sert pas. Les problèmes de l'encombrement du dispositf et de l'enrou- lement de son fils ou câble sont donc résolus. Selon une autre réalisation de l'invention (fig.3), le câble 6 n'est plus fixé par son extrémité au nageur 5, c'est ce dernier qui est relie à lui d'une façon mobile entre la bouée de surface 13 et le ballon 1. Une pareille réalisation nécessitera, pour une plongée maximale , un câble double en longueur de celui figure 2 et aboutira à plonger le ballon 1 dans l'eau. Une troisième réalisation de l'invention (fig.4) laisse le nageur 5 à l'extrémité du câble et suppose inversée la position de la bouée 13 et du ballon 1, lequel n'est plusà l'extrémité du câble, comme sur la figure 1, mais en son milieu. Outre que la bouée 13 n'a plus la même stabilité que fig.3, le câble 6 devra être double en longueur que celui fig.2. Dans les deux réalisations qui précédent une roulette 10 ou un anneau devra permettre le coulissement du câble 6 qui pourra s ' emmêler lorsque ses 2 parties seront verticales. Enfin, une quatrième réalisation de l'invention consiste à donner au nageur 2 cabus distincts, reliés l'un à la bouée, l'autre au ballon (plus léger que l'air) ne passant pas par la bouée.C'est une nouvelle application de l'usage d'un ballon, plus léger que l'air. Ici encore, mêmes inconvénients que précédemment (figures 3 et 4) : les 2 câbles pourront stebmêler. Quant à envisager un ballon plus léger que l'air et fixé par un filin à la bouée et non au plongeur, elle est de peu dtin- terêt, sinon d'aroir une double signalisation du plongeur à la fois par la bouée et par le ballon. L'arrêtoir 4 peut revêtir n'importe quelle forme, celle d' une olive,ou d'un bouchon de bouteille par exemple. Celui représenté figure 5 est divisé en 2 parties symétriques, à cela près qu'un sillon en forme de ligne brisée 12 s'enfonce dans la partie plane de l'une et permet d'y loger le câble 6, alors qu'une rainure saillante 11 de l'autre partie épouse exactement la forme du sillon et peut s'y- enfoncer en pinçant le câble, les 2 parties étant rapprochées par une vis centrale. Le dispositif suivant l'invention peut être utilisé pour la plongée et la -pêche ou chasse sous-marine, et, plus généralement, pour toute activité de l'homme travaillant sous la surface de l'eau. REVENDICATIONS 1. - Dispositif de signalisation d'un plongeur ou chasseur sousmarins, Caractérisé par le fait qu'il comporte simultanément une bouée flottant à la surface de l'eau et un ballon distinct de cette bouée et gonflé soit à l'air, soit à un gaz plus léger que l'ai; reliés l'un et l'autre au plongeur par un ou plusieurs ebles,fils ou filins. 2. - Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé par le fait qu'un seul câble ou filin partant du ballon et fixé à lui, traverse une ouverture pratiquée dans la bouée (ou un anneau qui y est fixé), dans laquelle il coulisse librement, et est fixé, par son autre extrémité, à la ceinture du plongeur ou à un point quelconque de son équipement ou de son corps. 3. - Dispositif selon les revendications 1 et 2, Caractérisé par le fait que ladite ouverture est munie d'un tuyau aux ext-rémités repoussées, dans lequel coulisse le câble. 4. - Dispositif selon les revendications 1 et 3, Caractérisé par le fait que ledit tuyau, de préférence cylindrique , est de diamètre ou de volume suffisant pour y loger ledit ballon dégonflé. 5. - Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé par le fait qu'un seul câble ou filin partant du ballon et fixé à lui, est relié au plongeur par un point mobile et est fixé à la bouée par son autre extrémité. 6. - Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé par le fait qu'un seul câble ou filin est fixé tut l'une de ses extrémités à la bouée et par l'autre au plongeur, et est relié au ballon par un point mobile se déplaçant entre les deux extrémités précitées. 7. - Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé par le fait que ladite bouée est gonflable. 8. - Dispositif selon les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que le poids total de la bouée,du câble et du tuyau dépassent le poile enlevé par la force ascensionnelle du ballon. 9. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite bouée est de forme cylindrique. 10. - Dispositif selon la revendication 1, Caractérisé par le fait que ladite bouée est en un matériau plus léger que l'eau, tel que le polystyrène