Une réalisation entièrement feuilletée est avantageuse pour des machines à courant continu adaptées de façon optimale au fonctionnement sur redresseurs de courant. On doit en outre rechercher un petit entrefer en vue d'une exploitation poussée de la matière. Pour mafi- triser la distorsion de champ apparaissant en fonction de la charge dans une telle réalisation, il est besoin d'un enroulement de compensation dans le stator. Mais cet enroulement réduit I'inductance du circuit dtinduit et nécessite l'addition de fortes inductances de lissage en cas d'ondulation importante du courant. On rencontre une autre difficulté,quant au bruit, dans les machines à courant continu dotées d'un petit entrefer et d'encoches de compensation. Dans les petites machines en particulier, la technique du bobinage conduit à des fentes d'encoche de stator et de rotor relativement grandes par rapport à l'entrefer et, par suite, à de grandes variations de conductance. Celles-ci provoquent à leur tour des ondes de force radiales fort gênantes ainsi que les vibrations et bruits qui en résultent. Une simple inclinaison des encoches de l'induit n'y change pas grand chose car elle détermine, dans le paquet du stator, des variations de conductance par oscillation endirection axiale et, à partir de là, des ondes de force magnétiques en tangage et en roulis. L'invention a pour objet une machine à courant continu et petit entrefer entièrement feuilletée et compensée qui évite les inconvénients précités, c'est-à-dire soit aussi dépourvue de bruit que possible en dépit d'un faible entrefer et d'une exploitation poussée de la matière et présente, de façon importante pour le fonctionnement sur redresseurs, une inductance de circuit d'induit plus élevée malgré la présence d'un enroulement de compensation. Cette machine à courant continu est caractérisée par le fait que les encoches de compensation du stator sont fermées magnétiquement et les encoches de l'induit inclinées en forme de V.Les fermetures magnétiques d'encoche sont connues en soi pour les stators à courant alternatif, mais y nécessitent, par suite de l'alternance du flux, un feuilletage ou un mélange de poudres de fer; on y porte, de plus, intérêt à un faible flux de dispersion d'encoche. Dans les enco ches de compensation pour courant continu, on recherche au contraire un flux de dispersion fort Aussi, après la pose de l'enroulement, fer me-t-on avantageusement lesdites encoches de compensation au moyen de cales de fer profilées établies en sorte que la composante radiale du flux d'entrefer ait à peu près la meme force que sous les dents du stator et que la hauteur radiale de la cale provoque de plus un fort flux de dispersion fkof des encoches de compensation.On obtient de la sorte une augmentation de l'inductance du circuit d'induit et par conséquent une moindre ondulation du courant de ce même induit en cas d'alimentation par des redresseurs de courant. L'inclinaison en forme de V des encoches d'induit provoque l'absence de bruit souhaitée du fait que, par rapport au centre du paquet, le tangage précité de l'inclinaison simple des encoches est rendu syme- trique, si bien que les surfaces actives sont divisées par deux et le moment de flexion par quatre. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur 1lequel la fig. 1 est une section transversale du stator et de l'in duit d'une machine à courant continu; la fig. 2 représente l'induit de cette meme machine partie en vue latérale, partie en coupe axiale; la fig. 3 représente à une échelle agrandie une encoche de compensation du stator. On remarque sur la fig. 1 le stator 1 et l'induit 2 de la machine à courant continu et les encoches 3 pour l'enroulement d'excita tion du stator, 4 pour l'enroulement de compensation, 5 et 6 pour l'en roulement d'induit 7. Selon l'invention, les encoches de compensation 4 sont fermées, après pose de l'enroulement- 5, par des cales de fer pro filées 8 d'une hauteur h. Ces cales 8 rendent la composante radiale lr du flux d'entrefer sensiblement équivalente à la composante qui règne sous les dents de stator 9. Elles provoquent en outre, par une hauteur radiale h aussi grande que possible, un fort flux de dispersion des encoches de compensation. L'induit 2 se compose de deux paquets partiels 10 et li Les encoches 6 de chacun d'eux sont inclinées de façon à être dirigées les unes vers les autres en forme de V, et cette inclinaison représente sensiblement un pas dentaire. I1 se trouve entre les deux paquets de tOle 10 et li un ou plusieurs disquesentretoises 12. Ils permettent aux re vêtements intérieurs des encoches d'induits inclinées de se rencontrer au milieu de l'induit, ce qui assure aussi bien un bobinage plus facile de celui-ci que l'isolation nécessaire par rapport au fer d'induit. Revendications 1. Machine à courant continu à faible entrefer entièrement feuilletée et compensée caractérisée par le fait que les encoches de compensation du stator sont fermées magnétiquement et que les encoches de l'induit sont inclinées en forme de V. 2. Machine à courant continu selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les encoches de compensation du stator sont fermées par des cales de fer profilées qui augmentent la composante radiale du flux d'entrefer et provoquent par leur hauteur radiale un grand flux de dispersion des encoches de compensation. 3. Machine à courant continu selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'induit est composé de deux paquets partiels dont les encoches dirigées les unes vers les autres en forme de V sont inclinées chacune d'un pas polaire et entre lesquels sont disposes un ou plusieurs disques-entretoises à hauteur desquels les revêtements intérieurs des encoches se rejoignent.