La présente invention concerne le matériel utilisé pour l'esca- lade des parois rocheuses et plus particulièrement les coinceurs qui sont utilisés par les grimpeurs pour obtenir un point d'assurance ou de progression dans les fissures larges où l'utilisation des pitons n'est pas possible. Ces dispositifs sont de plus en plus utilisés car ils présentent l'intéret d'être posés et enlevés sans effort, tout en assurant un point d'ancrage sûr pour le grimpeur. Dans les dispositifs de ce genre, le coinceur est constitué d'une pièce métallique de forme prismatique traversée par une cordelette de nylon ou un cable métallique. Au cours de sa progression on escalade, lorsqu'il recherche un point d'assurance, le grimpeur place le coinceur adapté à la largeur de la fissure, puis place un mousqueton dans la cordelette ou cable, puis la corde d'assurance dans le mousqueton.Les figures 1 à 5 illustrent les divers coinceurs formant l'état actuel de la technique - dans les figures 1 à 3, le coincement dans la fissure est obtenu sur 2 faces opposées d'une portion de prisme à section extérieure hexagonale - la fig. 1 montre une position du coinceur, la fig. 2 montrant comment sont utilisées les 2 faces en bout - Pour les fissures très larges, il est possible, suivant le brevet français nO 2341326 de jumeler 2 coinceurs comme le montre la fig. 3, le 2ème coinceur étant représenté en traits mixtes. - Un autre brevet anglais décrit un coinceur en forme de came comme le montre la fig. 4 - Une autre forme de coinceur est réalis-ée, comme le montre la fig.5, par des plaques métalliques cintrées en U et emboitables, réalisées seulement pour les petites fissures. Ces dispositifs actuels utilisés couramment présentent de nombreux inconvénients - il est nécessaire pour l'alpiniste, d'acheter au moins un jeu complet (10 à 12 coinceurs) pour s'adapter à toutes les largeurs de fissures, surtout les plus larges ; cela représente 2 incon vénients majeurs : l'un financier car les coinceurs pour fissu res larges sont d'autant plus chers, l'autre concerne le poids, en effet, même réalisé en alliage léger, le poids du jeu complet de coinceurs pour fissures larges est important, ce qui est très gênant pour l'alpiniste qui recherche toujours le poids minimum. - les coinceurs présentés aux figures 1 à 4 malgré les différen tes possibilités, offrent un éventail de largeurs très restreint pour un même coinceur, entre la fissure la plus étroite permise et la plus large admise il n'y a qulcm environ, ce qui nécessite un jeu complet. - La possibilité de jumelage décrite à la fig. 3 semble intéressante mais elle n'est pas utilisable en fait car pour obtenir un seul point d'assurance le grimpeur est obligé d'employer 2 ou 3 coinceursde même type pouvant peser chacun 200 grammes ce qui est tout à fait disproportionné avec le but à attèindre. Un autre in convénient est bien mis en évidence sur la fig. 1 : en effet il est visible qu'une des positions n'est pas permise du fait de la présence de la cordelette, ce qui réduit encore l'éventail des largeurs de fissures admises. - Par ailleurs chaque coinceur du type de celui décrit en fig. 5, n'offre que 2 largeurs possibles, ce qui nécessite un jeu encore plus complet donc un poids encore plus important. - Pour le coinceur décrit à la Fig. 4 l'éventail de largeurs de fissures proposé est très faible. A noter que pendant tout le temps où le grimpeur cherche à trouver le bon coinceur correspondant à la largeur de la fissure, il n'est toujours pas en sécurité, ce qui est un inconvénient majeun Le dispositif suivant l'intention, permet d'éviter ces inconvénients d'une manière simple et efficace : en effet, l'invention proposée sous diverses versions est un coinceur dont la largeur est variable pouvant ainsi s'adapter à toute largeur de fissure, dans un éventail de plusieurs centimètres. Les avantages de cette invention sont les suivants - un seul coinceur peut etre utilisé pour un éventail de largeurs de fissures très important, ce qui n'est pas le cas des coine ceurs actuels. - En conséquence un jeu de 3 coinceurs de l'invention permet de couvrir toutes les largeurs de fissures à escalader, à partir de fissures de largeur de 40 mm environ. - L'amélioration est très sensible au niveau du poids du maté riel d'escalade utilisé par le grimpeur. - L'amélioration est aussi sensible au niveau du volume du maté riel car l'alpiniste dispose ce matériel autour de sa taille ou sur anneau en bandoulXière. La présence des nombreux coin ceurs actuels formant 1 jeu complet le gêne dans ses mouve ments ce qui ne sera pas le cas pour les coinceurs de l'inven tion réduits au nombre de trois. - En conséquence l'aspect économique est largement en faveur des coinceurs de l'invention. Dans les coinceurs de l'invention la cordelette, ou le cable, occupe toujours une position correcte si on considère le sens de traction exercé par la corde d'assurance en cas de chute. Cela évite une usure prématurée par frottement sur le rocher ce qui est le cas avec les coinceurs actuels. - La recherche du bon réglage est plus facile car on agit par réglages successifs ( en partant de la dimention minimum) alors qu'avec les coinceurs actuels il faut chercher le coin ceur correspondant exactement à la fissure dans un ensemble de 12 coinceurs, ce qui est souvent fastidieux. - La présence du réglage en longueur peut être d'une grande uti lité pour enlever un coinceur trop ajusté ou ayant subi la chu te du grimpeur : en effet on dispose d'un moyen pour réduire la dimension du coinceur ce qui n'est pas le cas sur les coin ceurs actuels qui, bloqués, sont abandonnés dans la fissure. - La présence de fissures larges amène souvent le grimpeur à jumeler 2 coinceurs en les mettant tête-bêche par exemple, car ils n'ont pas de coinceur suffisamment large : ces dispositions sont le plus souvent aléatoires n'apportant qu'une sécurité très relative au grimpeur alors que le coinceur de l'invention offre une sécurité absolue et une résistance mécanique excel lente. Le issin annexe illustre, à titre d'exemple, des modes de réalisation du coinceur objet de l'invention, les fig. 1 à 5 décri vant les coinceurs de l'état de la technique. - La fig 6 représente, en vue de dessus, un-premier mode de réa lisation du coinceur suivant l'invention. - La fig. 7 représente, en vue de coté, ce même mode de réalisa tion en coupe suivant z. - La fig. 8 représente ce même premier mode de réalisation sui vant une coupe a de la fig. 7 - La fig. 9 représente, en vue de dessus un 2ème mode de réalisa tion. La fig. 10 représente, en vue de côtés ce même second mode de réalisation. - La fig. il représente une coupe suivant b de la fig. 10. - La fig. 12 représente, en vue de côté, un 3ème mode de réalisa t-ion. - La fig. 13 représente ce 3ème mode suivant une coupe de la fig. 12 - La fig. 14 représente une variante de ce 3ème mode et la fig.15 une coupe d de la fig. 14 - La fig. 16 représente un 4 ème mode de réalisation en vue de côté. - La fig. 17 représente, en vue de dessus, ce même 4 ème mode. - La fig. 18 représente, en vue de côté, un 5ème mode de réalisa tion. - La fig. 19 représente une coupe e de ce même 5ème mode. - La fig. 20 représente, en vue de côté, un 6ème mode de réalisa tion ducoinceur suivant l'inventiqn. Le coinceur suivant l'invention, est composé de 2 plaques identiques 1 et 2, quelque soit le mode de réalisation, qui prennent appui chacune sur la face interne de la fissure du rocher, et d'un système de réglage en longueur entre une dimension minimum B et une dimension maximum A. Ces systèmes de réglage en longueur offrent tous une butée positive après réglage pour la sécurité du grimpeur. Par ailleurs le cable ou la cordelette 7, associés à ces dispositifs, ne sont en général pas représentés (sauf sur les Fig. 8 et 20) pour la clarté du dessin, mais ils sont toujours présents en réalité. Dans le premier mode de réalisation représenté sur les Fig.6,7,8, la pièce creuse carrée 3 est solidarisée de la plaque 1 par tous moyens connus (soudage, rivetage etc...) de même que la pièce 4 est solidaire de 2. Une lame-ressort 5 fixée par un axe 6 comporte une partie recourbée à 90 qui pénètre dans un crantage de la pièce 4. Une languette 8 solidaire de la lame 5 permet d'effectuer le réglage en longueur souhaité, en exerçant une pression vers le haut. Dans le deuxième mode de réalisation représenté par les fig. 9, 10, 11, l'élément 9 solidaire de 1 est cylindrique et creux. I1 re çoit à 11 intérieur un autre tube 10 solidaire de 2. Le réglage en longueur est réalisé grace à une pige 11 qui bloque les 2 parties tubulaires 9 et 10. Une autre pige 12 solidaire de 10 coulisse dans une rainure longitudinale 13 de la pièce 9 assurant ainsi un positionnement angulaire des plaques 1 et 2 durant le réglage lorsqu' on enlève la pige 11. Dans lstroisième mode de réalisation (fig. 12 et 13) une plaquette 14, solidarisée de 1 par rivetage par exemple, comportant une rainure crantée 16 coulisse dans une une piècel5 en forme de U solidaire de 2. Pour effectuer le réglage en longueur désiré il suffit d'exercer une traction sur l'axe 17 dans le sens de la flêche 18, contre l'effet de la lame de ressort 19. Le coulissement de 14 dan 15 est alors possible ; pour obtenir le blocage en longueur il suffit de relâcher 17 qui revient dans sa positioninitBle. Une variante de ce troisième mode est représentée aux fiv,14,15. Dans ce cas la plaque 20 solidaire de 1 ne compte qu'un trou cylindrique, la rainure crantée étant réalisée sur la pièce 21 solidaire de 2. Le réglage en longueur s'effectue de la même façon par traction de l'axe 17 contre l'effet de la lame-ressort 19 Dans le quatrième mode de réalisation représenté sur les fig. 16 et 17 une plaque 22 solidaire par rivetage de la plaque 1 comporte une butéi4en relief de chaque côté. Sur la plaque 2 sont solidarisées, par rivetage par exemple, deux plaques crantées identiques 23 et 25. La plaque 22 peut coulisser entre les plaques 23 et 25, un axe 26 assurant une liaison coulissante entre ces 3 pièces. Pour effectuer le réglage en longueur de ce coinceur, on fait pivoter l'ensemble des pièces 23, 25 et 2 vers le bas autour de l'axe 26. On peut alors effectuer le coulissement de cet ensemble dans la rainure de la plaque 22. Pour obtenir le blocage on fait pivoter à nouveau l'ensemble vers le haut jus qu'à ce que la butée 24 pénètre dans les crans"respectifs des pièces 23 et 25.Afin d'obtenir un blocage dans cette position un manchon en caoutchouc entoure d'une façon élastique les pièces 22, 23 et 25 : il permet le mouvement relatif des pièces au moment où l'on désire effectuer le réglage en longueur et le blocage lorsque la butée 24 est dans le cran désiré. Ce manchon n'a pas été représenté pour la clarté des fig. 16 et 17. Le cinquième mode de réalisation représenté aux fig. 18 et 19 comprend un tube rectangulaire 27 solidaire de la plaque 1 et une plaquette 28 solidaire de 2. Un excentrique comportant un levier 29 peut tourner autour d'un axe 30 solidaire de 27. Pour effectuer le réglage en longueur on place le levier 29 en position verticale libérant ainsi le cran de la plaquette 28, qui peut coulisser dans 27. Le blocage sera obtenu en ramenant le levier dans la position occupée sur la fig. 18. Dans le sixième mode de réalisation représenté à la fig.20, dont la coupe est identique à celle de la fig. 19, le tube rectangulaire 31 est solidaire de la plaque 1 et la plaque 32 solidaire de 2. Une lame-ressort 33 solidaire de 31 par le rivet 34 pénètre par sa partie recourbée à 900 dans les crans 35 de la plaque 32; Dans cette réalisation le grimpeur aura intérêt à partir de la dimension minimum. En exerçant une traction entre les 2 plaques 1 et 2, la lame-ressort se soulèvera d'elle-même comme un cliquet jusqu'à la dimension désirée : le réglage est donc facilité. Le cable 7 peut occuper la position dessinée sur la figure, à proximité des plaques 1 et 2. Bien que cela n'apparaisse pas sur les planches de dessins les plaques 1 et 2 sont inclinées d'un angle compris entre 2 et 100, elles peuvent comporter un revêtement de matière caoutoutée ou synthétique sur les faces en contact avec le rocher pour améliorer encore la tenue du coinceur. La construction est représentée, la plupart du temps en pièces métalliques mais certains matériaux plastiques très résistants peuvent être eziployés. Le point d' attache du cable, ou de la cordelette peut hêtre placé à mi- distance des 2 plaques ou, de préférence à proximité de chacune des 2 plaques.Un dispositif très simple pourra être associé au système de réglage en longueur pour indiquer au grimpeur la dimension maxijflus' persiste Sùr le coinceur : il s'agit d'un repère coloré qui apparaît lorsque la dimension maximum est atteinte. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution dée.ri1;es à titre d'exemple : elle en embrasse au contraire toutes les variantes concernant soit les moyens de réglage en longueur en continu ou pas à pas, soit les moyens d' immobilisation angulaire des 2 plaques. Elle peut être utilisée aussi en spéléologie. Le coinceur pour escalade objet de l'invention peut etie utilisé chaque fois que l'utilisateur désire, au cours de son escalade rocheuse, le placer rapidement dans une fissure large à laquel]e il sera ajusté grace à son moyen de réglage en longueur, pour obtenir un point d'assurance qui lui apportera une grande sécurité au cours de sa progression. REVENDICATIONS 1. Coinceur pour escalade ou spéléologie que l'utilisateur place dans les fissures de rocher pour obtenir un point d'assurance au cours de sa progression, son coincement étant obtenu grace à deux faces opposées chacune en contact avec une face interne de la fissure, caractérisé en ce qu'il comporte un système de réglage en longueur lui permettant de s'adapter à la largeur de la fissure ou il doit être placé. 2. Coinceur pour escalade ou spéléologie suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que le système de réglage en longueur est constitué par un système coulissant, le blocage étant obte nu par au moins une butée positive. 3. Coinceur suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que le système de réglage en longueur est constitué par un système articulé et coulissant, le blocage étant obtenu pas à pas. 4. Coinceur suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que le système de réglage en longueur est constitué par un système à cliquet. 5. Coinceur suivant-la revendication 1 caractérisé on ce que l'im- mobiliCation angulaire relative des 2 parties opposées en con tact chacune avec le rocher est obtenue par une section à forme polygonale des parties coulissantes. 6. Coinceur suivant la reaication 1 caractérisé en ce que lt mobilisation angulaire relative des 2 parties opposées en con tact chacune avec le rocher est obtenue par une section sensi blement cylindrique des parties coulissantes. 7. Coinceur suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les 2 parties opposées, en contact chacune avec le rocher, présen tent une forme plane ou convexe légèrement inclinée. 8. Coinceur suivant la revendication 1- caractérisé en ce que le cable ou la cordelette auquel l'utilisateur attachera le mous queton, est attaché à proximité des parties en contact avec le rocher 9. Coinceur suivant la revendication 2 caractérisé en ce qu'un repère coloré évite à l'utilisateur de dépasser la longueur maximum de réglage. 10. Coinceur suivant la revendication 3 caractérisé en ce qu'un manchon élastique assure le blocage en position après le réglage en longueur