La présente invention a pour objet un procédé permettant à un laser d'émettre successivement des faisceaux lumineux cohérents de longueurs d'ondes, de durees et de polarisations reglables, ainsi qu'un dispositif de mise en oeuvre de ce procédé On sait que l'avènement du laser, a permis de développer des moyens de diagnostic des constituants de l'atmosphère précis et non destructeurs, qui n 'existaient pas auparavant. En partlculier, les lasers permettent des mesures de l'absorption sélective dues aux différents composés contenus dans l'atmospbère et situés sur le trajet du faisceau laser.Une autre méthode, utilisant l'effet Raman dans les gaz, permet aussi de doser certains composés de l'atmosphère en observant la lumière diffusée par l'atmosphère dans un domaine de longueurs d'ondes voisin de la longueur d'onde du faisceau laser Lorsqu'on effectue des mesures d'absorption d'un faisceau laser, par un gaz, il est nécessaire de disposer d'une référence pour distinguer, dans la variation du signal reçu, la part due à l'absorption des gaz dont on veut déterminer la proportion, et la part due aux autres phénomènes parasites tels que les variations de l'intensité du faisceau laser ou les variations d'absorption des autres gaz atmosphérique que les gaz étudiés.En laboratoire, -il suffit de diviser le faisceau en deux parties, une partie traversant une enceinte de mesure où sont situés les gaz (ou liquides) à analyser, et une autre partie déviée par rapport à la première traversant le vide (ou l'air) et constituant un faisceau de référence. Les deux faisceaux sont recueillis sur un détecteur, ce qui permet de déterminer, par la différence d'intensité entre les deux faisceaux, la partie de la lumière absorbée dans l'enceinte où sont situés les gaz, indépendamment de toute fluctuation de l'intensité du faisceau laser ou de l'absorption des faisceaux hors de l'enceinte gazeuse. La même méthode s'applique également à la détermination des composés dans un liquide.La détermination de la densité d'un composé à analyser est sélective lorsque l'on fait coïncider une des transitions d'une molécule d'un gaz à analyser avec la longueur d'onde du faisceau laser l'absorption est alors dite sélective, seules les molécules aysst une transition resonnante avec la lumière laser absorbent da fate s noabla cette 1 r~èae . e Commue on l'a ae indiqué, pou la réalisation de ces morsures, il suffit en laboratoire de diviser le faisceau en deux parties : mais dans l'atmosphère ceci n'est plus possible puisque l'on ne peut faire passer le faisceau de référence dans une enceinte vide de toute substance tout le long du trajet du faisceau principal dans l'atmosphère. I1 faut donc pouvoir disposer d'une source émettant sur deux frequences, une fréquence étant absorbée par absorption résonnante par le corps étudié et l'autre partie du faisceau n'étant pas absorbée et servant de faisceau de référence pour la calibration de l'intensité du laser. On ne trouve pas de laser de puissance pouvant émettre simultanément et de façon stable sur deux fréquences sélectionnables. Les lasers à gaz, par exemple le laser à dioxyde de carbone, fonctionnant dans la région du spectre infrarouge aux alentours de 10 p sont susceptibles d'émettre sur un certain nombre de fréquences, mais7 on ne peut en sélectionner qu'une de façon stable. I1 existe des systèmes permettant de faire varier de façon continuela longueur d'onde d'un faisceau laser mais ceux-ci sont d'une complexité et d'un prix. très élevé. On sait de plus, que la General Electric Company (L.L. Snowman, Milton L. Noble, Robert J. Gillmeister General Electric Company, Réunion annuelle Air Pollution Control Association, Miami Beach, Floride, Juin 72) a mis au point un laser C02 permettant d'émettre sur plusieurs fréquences Le principe de l'appareil consiste à introduire dans la cavité laser un réseau qui joue le rible de disperseur pour les diverses longueurs d'ondes. Le faisceau issu du tube amplificateur est réfléchi sur le réseau qui le disperse suivant des angles e donnés par la loi 2a sin e = kX où a est le pas du réseau, k un nombre entier, E l'angle d'incidence entre le faisceau et la normale à la surface du réseau et A la longueur d'onde ainsi sélectionnée.Des miroirs placés de façon adéquate, c'est-à-dire sur le trajet du faisceau coïncidant à une longueur d'onde déterminée, renvoient les longueurs d'ondes sélectionnées vers le réseau , le milieu actif, et le miroir de sortie commun aux diverses cavités laser. Un disque tournant interpose séquentiellement des caches sur tous les bras sauf un du faisceau dispersé par le réseau ligné; le rayon lumineux du bras correspondant à un trajet ininterrompu par un cache, est réfléchi par un miroir adéquat convenablement placé, ce qui permet dgentretenir les oscillations de la cavité à la longueur d'onde sélectionnée dans ledit bras. Ce système présente de multiples inconvénients dont le principal est la complexité mécanique. La dispersion dsun réseau entre les diverses longueurs d'ondes étant faible, il faut de grands bras de levier optiques pour séparer spatialement les différents bras du faisceau laser en fonction de leurs longueurs d'ondes. Les supports miroirs qui doivent comporter deux réglages angulaires et un réglage en translation ne peuvent être réalisés à l'aide de composants optiques standard. De plus, le passage d'un groupe de longueur d'onde à un autre ne peut s'effectuer qu'en changeant le montage des miroirs, ce qui représente des alignements optiques relativement compliqués et peu fiables. La réalisation industrielle d'un système optique nécessitant l'alignement très précis d'une pluralité de miroirs est d'un maniement coûteux, difficile et d'une stabilité problématique. La présente invention a pour objet un procédé permettant à un laser d'émettre successivement des faisceaux lumineux cohérents sur deux longueurs d'ondes différentes au moins pendant des durées réglables, dans lequel la sélection des longeurs d'ondes est faite simplement, sans adjonction d'optiques de réglage difficile. L'invention est plus précisément caractérisée en ce qu'on interpose sur le trajet du faisceau lumineux, dans la cavité résonnante du laser, une lame au moins apte à diviser ledit faisceau en deux bras au moins , en ce qu'on réalise sur chacun des bras une sélection en longueur d'onde, et en ce qu'on fait osciller le laser successivement suivant les différents trajets optiques définis par lesdits bras. L'introduction d'au moins une lame séparatrice, généralement une lame à faces parallèles transparentes pour toutes les longueurs d'ondes utilisées, est un moyen simple et commode de séparer le faisceau laser en plusieurs bras. Ce n'est qu'une fois que le faisceau laser est séparé en plusieurs bras par une au moins des lames séparatrices qu'on sélectionne les longueurs d'ondes de la cavité laser, par exemple en introduisant un élément de sélection au moins fonctionnant par réflexion ou par transmission, lequel élément ne renvoie de la lumière dans la cavité laser que si celle-ci correspond à une longueur d'onde fixée par avance.En réglant la longueur d'onde sélectionnée dans chaque bras, on peut obtenir des émissions lasers de fréquences 'et de longueurs d'ondes assoclées)différentes dans chaque bras, à condition toutefois que les longueurs d'ondes sélectionnées correspondent à des transitions dans le milieu amplificateur où les niveaux de population sont inversés par rapport à l'équilibre thermodynamique. Dans un premier mode de réalisation de l'invention, ladite lame est apte à fonctionner, selon la polarité du rayon incident, soit en réflexion, soit en transmission. Dans ce mode de réalisation, on interrompt successivement par des moyens mécaniques le trajet de la lumière dans l'un des bras du faisceau, ce qui fait qu'on émet successivement de la lumière cohérente à deux longueurs d'ondes différentes, sélectionnées par les éléments de sélection correspondant aux bras du faisceau laser, la durée d'émission sur chaque longueur d'onde étant sensiblement égale au temps durant lequel le trajet de la lumière sur le bras correspondant n'est pas interrompu. Selon une variante préférentielle de l'invention, on place la lame séparatrice sous incidence Brewstérienne par rapport à la direction de propagation du faisceau lumineux et on dispose dans au moins un bras du faisceau, un moyen mécanique pour interrompre à intervalles de temps réguliers le trajet de la lumière dans le ou lesdits bras, de façon à émettre des faisceaux lumineux successifs de polarisation perpendiculaire et de longueur d'onde correspondant à celle sélectionnée dans chacun desdits bras. L'incidence Brewstérienne correspond à un angle i, formé par le rayon lumineux et la normale à la surface de la lame séparatrice, tel que tg i=n où i est l'angle décrit précédemment et n l'indice de réfraction à la longueur d'onde considérée du milieu constituant la lame séparatrice. L'incidence Brewstérienne a la propriété que, si le faisceau de lumière est polarisé de telle sorte que le champ électrique E associé au faisceau est contenu dans le plan d'incidence P, (formé par le rayon lumineux constituant le faisceau et la normale à la lame séparatrice) le rayon lumineux traverse la lame sans être réfléchi. D'autre part, le rayon lumineux dont la polarisation est perpendiculaire (champ électrique associé au rayon lumineux constituant le faisceau perpendiculaire au plan P) est réfléchi, le coefficient de réflexion étant donné par les formules de Fresnel.Aux longueurs d'ondes visibles, l'indice de réfraction du verre étant égal approximativement à 1,5, l'angle d'incidence de Brewster est i = 570 Si on constitue la lame séparatrice par du germanium, taillé à faces parallèles, l'angle d'incidence Brewstérienne est i = 760 (indice du germanium égal à environ 4 pour les longueurs d'ondes de l'ordre de 1$ ). Le laser émet des faisceaux lumineux polarisés de telle sorte que le champ électrique est perpendiculaire au plan P lorsque le trajet dans le bras constitué par la partie du faisceau traversant la lame séparatrice est interrompu. Le laser oscille évidemment suivant cette polarisation puisque la polarisation telle que le champ électrique est contenu dans le plan d'incidence P n'est pas réfléchie par la lame séparatrice. Au contraire, lorsque le bras du faisceau correspondant à la réflexion sur- la lame séparatrice est interrompu, le laser oscille suivant la polarisation telle que le champ électrique est dans le plan P, l'autre polarisation subissant des pertes trop importantes lors de la réflexion sur la lampe séparatrice.De cette façon, le laser émet successivement des faisceaux lumineux dont la longueur d'onde est choisie par les monochromateurs situés dans les deux bras et dont les polarisations sont perpendiculaires. I1 est souvent avantageux d'avoir des polarisations perpendiculaires puisqu'elles peuvent être séparées et détectées individuellement en interposant un analyseur sur le trajet des faisceaux émis par le laser. Dans un second mode de réalisation de l'invention, ladite lame est susceptible de présenter, selon la valeur d'une excitation qui lui est appliquée, deux valeurs d'indice de réfraction, le faisceau incident donnant alors naissance à deux faisceaux spécialement distincts pour des excitations appliquées dirfereLltes, ce qui fait qu'on émet successivement de 1 iumire ohéie-nte à deux longueurs d'ondes différentes selec ionnee > - les éléments de sélection correspondant aux bras du faisceau laser, la durée d'émission sur chaque longueur d'onde étant sensiblement égale au temps durant lequel ladite lame présente une certaine valeur d'indice de réfraction. Dans ce mode de réalisation de l'invention, la lame séparatrice peut, de préférence, fonctionner en transmission, le faisceau incident donnant alors naissance à deux faisceaux inégalement déviés par la traversée de cette lame. La lame utilisée dans ce second mode de réalisation de l'invention, est constituée d'un matériau électro-optique qui, de préférence, est un cristal liquide présentant l'avantage de fonctionner avec des niveaux d'excitation faibles, notamment de tension élettrique. On pourra pour mieux comprendre la réalisation à cristaux liquides de ce second mode de réalisation, se reporter aux demandes de brevet français EN 7114399 du 22 avril 1971 et d'addition EN 7214008 du 20 avril 1972 au nom du demandeur, qui décrivent divers systèmes aptes à engendrer deux faisceaux lumineux distincts à partir d'un même faisceau incident pour deux valeurs distinctes d'une grandeur d'excitation. L'invention comporte également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention comprenant - un miroir de sortie et un milieu amplificateur de lumière, - une lame séparatrice au moins constituée par une lame transparente à faces parallèles par exemple, apte à séparer le faisceau laser en deux bras, - des moyens pour sélectionner la longueur d'onde dans les bras du faisceau laser, - éventuellement, il comporte également des moyens mécaniques pour interrompre à intervalles réguliers le trajet de la lumière de façon séquentielle dans les différents bras du faisceau laser ou des moyens pour commander la valeur de l'indice de ladite lame transparente. Le miroir de sortie, situé d'un côté du tube amplificateur, transmet les impulsions lumineuses avec un facteur de réflexion ajusté de telle sorte que le gain total de la cavité soit supérieur à 1, condition nécessaire à l'oscillation de cette cavité. Le coefficient de réflexion du miroir de sortie, c'est- -dire le couplage avec l'extérieur, dépend de l'amplification -dans le tube amplificateur de lumière, c'est-à-dire du degré d'inversion des populations pour la transition considérée. Le tube amplificateur de lumière comporte un gaz, un liquide ou un solide dont les populations sont inversées, entre deux niveaux par rapport à 1 'équilibre thermodynamique. Les éléments de sélection de longueurs d'ondes situés dans les bras du faisceau laser sont de préférence des prismes, ou des réseaux lignés; dans certains types de milieux amplificateurs,on utilise des étalons Pérot-Fabry, ou des filtres interférentiels. On choisira un des ces types de monochromateurs selon leur facilité de fabrlcation et de maniement aux longueurs d'ondes considérées, et la précision avec laquelle on désire sélectionner une longueur d'onde résonnante dans la cavité du laser. Dans le cas des monochromateurs fonctionnant par transmission, tels que les-étalons Pérot-Fabry par exemple, on placera derrière ces étalons dans le bras qui les contient, un miroir de façon à renvoyer la lumière après son passage à travers cet étalon.Dans le cas de la lumière visible, les étalons Pérot-Fabry pourront être constitués par des lames de saphir ou de calcite poli, d tépaisseur rigoureusement constante à une fraction de longueur d'onde près. Selon une variante de 1 'invention, on insère dans un des bras au moins un corps absorbant sélectif de la lumière laser. De cette façon, on empêche le laser d'osciller selon le domaine de longueur d'onde qui est absorbé par ledit absorbant sélectif; on choisit toutefois cet absorbant de telle sorte qu'il existe au moins une transition excitée dans le tube amplificateur qui ne soit pas absorbee par le corps absorbant sélectif. Dans un mode de réalisation de l'invention, les moyens mécaniques d'interruption de la lumière sont constitués par un disque tournant percé d'ouvertures, lesdites ouvertures étant disposées de façon à ce qu'elles soient placées à intervalles réguliers lors de la rotation du disque sur le trajet du faisceau dans les différents bras. De cette façon, le trajet du faisceau lumineux n'est pas interrompu dans un certain nombre de bras durant des intervalles de temps définis mécaniquement par la grandeur des ouvertures et la vitesse de rotation du disque. Le temps d'amplification de la lumière dans le laser étant très court, la durée- de l'impulsion sera sensiblement égale à la durée d'ouverture dudit bras, soit le temps durant lequel le faisceau n'est pas interrompu dans ce même bras. Selon une variante de réalisation de'l'invention, on place sur une branche au moins, au moyen d'un diapason excité électriquement, un cache qui est disposé de façon a s'interposer à intervalles réguliers sur le trajet de la lumière dans au moins un bras du faisceau. Le diapason offre certains avantages par rapport au disque tournant, notamment la fréquence avec laquelle il peut interrompre le faisceau lumineux dans un des bras. En effet, il est difficile de faire tourner un disque à plus de quelques milliers de tours par minute alors qu'un diapason peut être excité à une fréquence acoustique. Cette fréquence qui correspond à une fréquence d'obturation du faisceau égale à plusieurs centaines de Hertz par seconde, est notablement supérieure aux fréquences d'interruption obtenues par un disque tournant, ces dernières n'atteignant que quelques dizaines de Hertz. Dans un mode préférentiel de réalisation du dispositif de l'invention, on utilise un laser à dioxyde de carbone émettant dans l'infrarouge; le matériau constituant la lame séparatrice a faces parallèles est alors choisi parmi le groupe constitué par les monocristaux de chlorure de sodium, de fluorure de baryum, et de germanium. Tous ces monocristaux sont transparents à l'infrarouge lointain dans le domaine aux alentours de 10 u. On les choisira selon la réflectivité que l'on veut obtenir dans un des bras du faisceau, le germanium étant beaucoup plus réflecteur que le chlorure de sodium puisque son indice est égal à 4 aux environs de 10 W alors que le chlorure de sodium ou le fluorure de baryum ont un indice environ égal à 1,5. Le chlorure de sodium et le fluorure de baryum sont faiblement hydroscopiques, ce qui présente des inconvénients pour leur emploi en atmosphère humide, Dans le cas où le gain du milieu amplificateur est relativement faible, on a intérêt à utiliser du germanium d'indice élevé pour réaliser un meilleur couplage par réflexion. Selon une variante/l'invention, il est possible d introdui- re dans un des bras du faisceau, en lieu et place d'un monochromateur classique, un corps absorbant la lumière autour de 10,6 > et transparent autour de 9,3 p. En effet, le milieu amplificateur du laser CO2 est pompé dè telle sorte qu'peut osciller sur deux fréquences 10,6 et 9,3 : ces deux fréquences correspondent aux fréquences de transition entre un même niveau supérieur et deux niveaux inférieurs de vibrations de la molécule triatomique d'oxyde de carbone. La forte probabilité de transition correspondant à la raie autour de 10,6 > est telle, que le laser, si on le laisse osciller librement, émet de la lumière à la longueur d'onde correspondant à la transition de 10,6 . Toutefois, si l'on introduit un absorbant sélectif, par exemple une cellule remplie d'hexafluorure de soufre gazeux à une pression de quelques torrs, la lumière est absorbée à cette longueur d'onde de 10,6 > , mais la cellule est transparente autour de 9,3 p. Le brasdu laser comportant cette cellule oscille à 9,3 quand le bras à 10,6 p est interrompu. Ce procédé peut être avantageux puisqu'il n'implique pas de réglage optique mais seulement l'introduction d'une cellule comportant un gaz par exemple. La cellule d'hexafluorure de soufre est terminée à ses deux extrémités par deux fenêtres, en chlorure de sodium par exemple qui n'est pas attaque par l'hexafluorure de soufre. Dans le cas où on introduit, selon le dispositif de l'invention, des réseaux lignés dans les bras du faisceau laser, on incline ces réseaux lignés de telle sorte que les angles constitués par la normale à la surface de chacun desdits réseaux et la direction du faisceau laser dans chaque bras est sensiblement égale à l'angle de rwroitement desdits réseaux De cette façon, la quasi totalité de la lumière est renvoyée dans la cavité. On s'arrange crénéralcent pour que le ordre de traits du réseau et la longueur d'onde lumière a sélecticnnersok tels que le faisceau de lumière ne puisse être diffracté que dans le premier ordre et que l'angle de diffraction dans le premier ordre soit sensiblement égal à l'angle de miroitement. I1 va de soi que, dans le cas des réseaux par exemple, il est possible d'orienter la normale à la surface de ces réseaux par rapport à la direction du faisceau lumineux pour sélectionner des longueurs d'ondes choisies à volonté. Dans le cas de lasers à colorants, dans lesquels les produits contenus dans le tube amplificateur présentent des niveaux aux populations inversées correspondant à de nombreuses transitions, la sélection de la longueur d'onde peut se faire dans des domaines de longueurs d'ondes plus importants que dans le cas des lasers CO2 où l'on ne peut sélectionner que deux longueurs d'ondes . De toutes façons, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit donnée à titre d'exemple non llmltatif. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté: - sur la figure 1, un schéma d'un mode de réalisation de 1 invention comportant une lame séparatrice séparant le faisceau en deux bras sur lesquels on sélectionne les longueurs d'ondes à l'aide de réseau, - sur la figure 2, le schéma des deux bras du faisceau avec, dans un des bras1 une lame étalon, - sur la figure 3, un schéma du dispositif où on a introduit dans un des bras une cellule d'absorption gazeuse. Comme on l'a dé7à indiqué, le procédé et le dispositif de l'invention consistent à réaliser une cavité laser comportant plusieurs bras et à sélectionner les longueurs d'ondes dans chacun de ces bras de telle façon que le laser émette des impulsions lumineuses, correspondant à chacun des brais, de longueurs d'ondes et de polarisation déterminées. Le laser représenté sur la figure 1, comporte en 2 un miroir de sortie, en 4 le tube amplificateur de lumière, en 6 la lame séparatrice, en germanium par exemple dans le cas d'un laser à-tubes amplificateurs remplis de dioxyde de carbone. L'angle i est égal à l'angle d'incidence Brewstérienne. Un disque tournant 8 mû par un moteur électrique 10 comporte des fentes telles que 1 s'interposant séquentiellement sur chaque bras 12 et 14; les réseaux par réflexion 16 et 18 sont disposés à l'extrémite de chaque bras de façon à sélectionner une longueur d'onde choisie à l'avance. Dans cette réalisation, les lignes des réseaux sont perpendiculaires dans un réseau par rapport à l'autre car on sait qu'un réseau est plus efficace, c1est-à- dire réfléchit mieux la lumière, lorsque le champ électrique est perpendiculaire aux lignes constituant le réseau.Lorsque le trajet 12 est ouvert par la fente 1 du disque tournant, le laser émet de la lumière polarisée de telle sorte que 1e champ électrique E est tel que représenté par la flèche 20 de la figure. En revanche, lorsque le bras 12 est interrompu et le bras 14 ouvert, le laser oscille suivant la polarisation indiquée par la flèche 22 représentant la direction du champ électrique. Le temps d'émission sur chaque longueur d'onde est égal à la longueur de la fente 1 divisée par la vitesse radiale du disque. Le faisceau 23 peut être utilisé comme faisceau de sortie si l'incidence du faisceau principal sur la lame est nettement différente de l'incidence Brewstérienne de façon à ce que les deux faisceaux correspondant à des polarisations différentes soient tous deux réfléchis par ladite lame. Le miroir 2 est alors totalement réfléchissant. Sur la figure 2, on a représenté une variante du dispositif de l'invention comportant deux bras. La lame séparatri ce sépare le faisceau lumineux principal 5 en deux bras 12 et 14. Sur le bras 12 la sélection delta lumière en longueur d'ondes se fait par l'intermédiaire d'un réseau 16 alors que sur le bras 14 la sélection de la lumière en longueur d'ondes s'effectue par l'intermediaire d'un étalon 24 associé à un miroir totalement réfléchissant 26. Dans le cas d'un laser C02 ne pouvant osciller que suivant des fréquences correspondant aux longueurs d'ondes de 10,6 et 9,3 , il suffit d'interposer un disque tournant tel que 28 sur un seul des trajets dans un bras du faisceau lumineux.En effet, lorsque le bras 12 est ouvert, la transition de 10,6 p étant plus favorable, le laser oscille à cette fréquence sans que la transition à 9,3 u soit excitée, puisque le niveau supérieur de la transition est dépeuplé par l'émission à 10,6 u avant que l'émission à 9,3 u puisse être réellement déclenchée. Par contre, lorsque le bras 12 est lnter- rompu, on règle l'étalon 24 de façon à ce qu'il constitue un filtre ne laissant passer que la lumière à 9,3 ;; dans ce cas, le laser n'oscille qu'à 9,3 b dans ce bras et le dispositif final de la figure 2 permet de réaliser un laser oscillant sur les deux fréquences de 9,3 et de 10,6 > . Sur la figure 3, on a représenté un autre mode de réalisation de l'invention qui comporte dans le bras 14 une cellule d'absorption sélective 30 remplie par un gaz ou un liquide. Lorsque le trajet 12 de la lumière est ininterrompu, le laser oscille suivant le mode préférentiel, 10,6 t pour un laser CO2 par exemple. L'enceinte 16 est remplie d'un corps absorbant la lumière à la longueur d'onde du bras 12, de l'hexafluorure de soufre par exemple pour un laser CO2 (l'hexafluorure de soufre absorbant la lumière a 10,6 p). Le laser émet lorsque le bras 14 est ininterrompu de la lumière correspondant aux transitions pour lesquelles les populations sont inversées dans le tube amplificateur mais ne sont pas absorbées dans la cellule 30. Dans le cas du laser CO2, la longueur d'onde d'émission est 9,3 h quand le bras 14 est ininterrompu (et le bras 12 interrompu). I1 est inutile dans cet exemple du laser à dioxyde de carbone de sélectionner la longueur d'onde dans le bras 12, un simple miroir 32 suffisant. L'invention ne se limite évidemment pas aux modes de réalisation particuliers qui ont eté représentés à titre d'exemple. I1 doit être entendu que la portée du présent brevet s 'étend aux variantes existant dans le cadre des équivalences, et comprend les multiples combinaisons de moyens pour sélectionner la longueur d'onde dans les divers bras de la cavité, ainsi que les applications à d'autres milieux amplificateurs de lumière tels que les lasers hélium-néon, à colorants, à ions d'argon par exemple. REVENDICATIONS 1. Procédé faisant émettre successivement à un laser des faisceaux lumineux cohérents, de longueurs d'ondes et de durées réglables, caractérisé en ce qu'on interpose sur le trajet du faisceau alumineux, dans la cavité résonnante du laser, au moins une lame apte diviser ledit faisceau laser en au moins deux bras, en ce qu 'on sélectionne à l'aide d'éléments de sélection placés sur aù moins un bras du faisceau les longueurs d'ondes résonnantes de la cavité laser correspondant à ces bras et en ce qulon interrompt le trajet de la lumière dans un certain nombre de bras du faisceau laser, ce qui fait qu'on émet successivement des impulsions de lumière cohérentes, de longueurs d'ondes sélectionnées par les éléments de sélection correspondant aux bras du faisceau laser, la durée de chaque impulsion étant sensiblement égale au temps durant lequel le trajet de la lumière dans chacun des bras du faisceau niest pas interrompu. 2. Procéde selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on place la lame séparatrice sous incidence Brewstérienne par rapport à la direction de propagation du faisceau lumineux, et en ce qu'on dispose, dans au moins un bras du faisceau, un moyen mécanique pour interrompre à intervalles de temps réguliers le trajet de la lumière dans le ou lesdits bras, de façon à émettre des impulsions lumineuses successives de polarisations perpendiculaires et de longueurs d'ondes correspondant à celles sélectionnées dans chacun desdits bras. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait varier l'indice de réfraction de ladite lame par des moyens electro-optiques de façon à réaliser différents bras dans la cavité du laser correspondant aux différentes valeurs de l'indice. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend - un miroir de sortie et un milieu amplificeur de lumière, - une lame séparatrice au moins constituée par une ame transparente, - des moyens pour sélectionner la i eur oionde dan les bras du faisceau laser, - des moyens pour interrompre à intervalles réguliers le trajet de la lumière de façon séquentielle dans des bras du faisceau laser. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend une lame consti tuée par un cristal liquide contenu dans une cellule dont les parois sont munies d'électrodes transparentes et des moyens pour appliquer entre ces deux électrodes deux niveaux de tension alternatives. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comprend dans les bras du faisceau laser des éléments de sélection de longueur d'onde choisis parmi le groupe des prismes, des réseaux lignés, des étalons Pérot-Fabry, et des filtres interférentiels. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend, dans un bras au moins, un corps absorbant sélectif de la lumière laser. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un disque tournant percé d'ouvertures, lesdites ouvertures étant disposées de façon à ce qu'eiles soient placées, à intervalles réguliers lors de la rotation du disque, sur le trajet du faisceau dans les dif férents bras. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un diapason excité électriquement comportant sur au moins une branche dudit diapason un cache interpose à intervalles réguliers sur un trajet de la lumière dans un des bras du faisceau. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, utilisant un laser à dioxyde de carbone émettant dans l'infrarouge, caractérise en ce que le matériau constituant la lame séparatrice à faces parallèles est choisi parmi le groupe constitué par les cristaux de chlorure de sodium, de fluorure de baryum et de germanium. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend dans un bras du faisceau un corps absorbant la lumière autour de 10,6 V et transparent autour de 9,3 p. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend une cellule remplie d'hexafluorure de soufre gazeux à une pression de quelques torrs. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend dans les bras du faisceau laser, des réseaux lignés, inclinée de sorte que les angles constitués par la normale à la surface de chacun desdits réseaux et la direction du faisceau laser dans chaque bras sont sensiblement égaux aux anglesde miroitement desdits réseaux.