L'invention concerne des dispositifs oscillateurs à commande de fréquence linéaire. Elle a trait notamment à de tels dispositifs utilisés dans les systèmes de détection électromagnétiques à fréquence agile qui nécessitent pour ces oscillateurs des performances particulières. Il est connu de faire varier la fréquence d'un oscillateur sous l'action d'un signal de commande, en disposant dans le circuit oscillant un élément à réactance variable (diode à capacité variable ou varactor par exemple) et en appliquant le signal de commande à cet élément. La relation qui lie l'amplitude du signal de commande et la fréquence de l'oscillateur n'est cependant pas linéaire avec une précision suffisante dans la plupart des applications de ces oscillateurs. Des circuits électroniques doivent alors leur être associés pour rétablir la linéarité de cette relation. Pour rétablir cette linéarité de la relation entre la tension de commande et la fréquence de l'oscillateur, il est connu d'utiliser un circuit qui réalise la relation inverse de celle de l'oscillateur seul. Ce circuit est constitué par un générateur de fonction non linaire auquel le signal de commande est appliqué. L'entrée de commande de ltoscillateur est connectée à la sortie du générateur de fonction. La non-linéarité inhérente à l'élément à réactance variable de ltoscillateur est ainsi compensée par la non-linéarité en sens inverse du générateur de fonction. De tels générateurs de fonction sont en général constitués par des circuits analogiques complexes. La mise au point de ces circuits est délicate quand la précision à obtenir doit être grande. De plus, la forme de la fonction non linéaire à produire varie d'un varactor à un autre. Il est donc nécessaire de prévoir de nombreux réglages ce qui augmente le prix et l'encombrement du dispositif. le dispositif oscillateur suivant l'invention ne présente pas ces inconvénients. La commande de la fréquence de l'oscillateur est effectuée à l'intérieur d'une boucle d'asservissement de fréquence comportant un circuit à réponse linéaire. La linéarité de la commande de fréquence est imposée par ce circuit gracie à un gain de boucle important. Suivant une caractéristique de l'invention, les moyens de commande de la fréquence de l'oscillateur comportent un circuit convertisseur fréquence-tension couplé à la sortie de l'oscillateur et délivrant un signal continu en relation linéaire avec la fréquence de l'oscillateur et un circuit comparateur et amplificateur ayant deux entrées recevant respectivement le signal de sortie du convertisseur fréquence-tension et un signal de commande de fréquence du dispositif et ayant une sortie connectée à l'entrée de commande de 1 'oscillateur. Gracie au gain de boucle, la linéarité de la commande de fréquence ne dépend plus que du convertisseur fréquence tension. L'utilisation de techniques numériques rapides permet d'obtenir une bonne précision de la linéarité en même temps qu'une grande rapidité d'accord et une bonne stabilité de la fréquence de sortie du dispositif en fonction des paramètres extérieurs (température, variations de la tension d'alimentation, vibrations, etc...). Suivant une autre caractéristique de l'invention, le convertisseur fréquence tension comporte en série un amplificateur à limiteur pour transformer le signal d'entrée sinusoidal en un signal rectangulaire, un circuit monostable délivrant des impulsions de durée déterminée et un filtre passe-bas. D'autres caractéristiques apparaîtront dans la description qui suit, illustrée par les figures qui représentent - la figure 1, un schéma de principe d'un dispositif oscillateur suivant 1 'invention - la figure 2, un exemple de réalisation d'un dispositif oscillateur suivant l'invention - la figure 3, un graphique représentant la relation fréquencetension du convertisseur, - la figure 4, la forme des signaux en divers points des circuits de la figure 2, - la figure 5, un exemple d'application de l'invention à un système radar à fréquence agile, et - les figures 6A à 6G, des signaux et diagrammes explicatifs relatifs à la figure 5. Le schéma de principe d'un dispositif oscillateur commandé en fréquence, conforme à l'invention est représenté sur la figure 1. Il comprend un oscillateur 1 à fréquence variable commandée par tension ou par courant, délivrant un signal de sortie à la borne S, de fréquence Fo. Cet oscillateur contient par exemple, une diode à capacité variable ou varactor connectée au circuit oscillant et polarisée en inverse par une tension de commande Vs. La tension Vs est produite par une boucle d'asservissement de fréquence qui comprend un convertisseur fréquence-tension 2 en série avec un circuit comparateur et amplificateur d'erreur 3. Le signal de sortie de l'oscillateur est prélevé par la boucle au moyen d'un coupleur 4, puis appliqué au convertisseur 2. Le circuit 3 comprend un comparateur à deux entrées et un amplificateur. L'une des entrées reçoit la tension de sortie du convertisseur, l'autre entrée est connectée à une borne K à laquelle est appliquée la tension de commande Vk du dispositif.La sortie du circuit 3 délivre une tension proportionnelle à la différence des tensions d'entrée et est connectée à entrée de commande de 1 oscillateur 1. Celui-ci délivre alors un signal dont la fréquence Fo est liée à la tension Vk par une relation linéaire. Le fonctionnement du dispositif est le suivant : Le convertisseur fréquence-tension 2 délivre une tension proportionnelle à la fréquence de l-'oscillateur. Cette tension est comparée à la tension Vk et là différence est amplifiée et appliquée à l'oscillateur 1. La fréquence de l'oscillateur change alors jusqu'à ce que la quasiégalité des tensions à l'entrée du comparateur soit réalisée. En boucle fermée la fréquence de sortie de l'oscillateur est donc proportionnelle à la tension de commande Vk. La linéarité du dispositif repose sur celle du convertisseur fréquence-tension. Un exemple de réalisation de ce convertisseur est donné à la figure 2. La figure 2 représente un exemple de réalisation d'un dispositif oscillateur suivant l'invention. Il comprend un oscillateur 1 à commande de fréquence par tension, délivrant un signal à la fréquence Fo. L'oscillateur est suivi par un circuit multiplicateur de fréquence 5 dans le cas où le domaine d'utilisation se situe dans les fréquences très élevées. Un coupleur 4 prélève une fraction du signal de sortie et l'applique au convertisseur fréquence-tension 2. La tension de sortie du convertisseur et la tension de commande Vk sont appliquées respectivement aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 5 dont la sortie est connectée à l'entrée de commande de 1'oscillateur 1. le convertisseur fréquence-tension comprend successivement , de l'entrée à la sortie, des moyens de changement de fréquence avec un mélangeur 21 et un oscillateur 22, un amplificateur limité 23, un diviseur par n 24, une bascule monostable 25 et un filtre passe-bas 26. le signal sinusoïdal de fréquence Fo, prélevé à la sortie de ltoscillateur 1 est mélangé au signal de sortie de l'oscillateur 22 de fréquence Ft. La tension de sortie du mélangeur (point A) a une fréquence Fi = Fo - Ftl qui varie entre deux valeurs Fi - t F et Fi + tF. Cette tension est amplifiée et écrêtée dans l'amplificateur limité 23, à large bande, qui transforme les signaux analogiques sinu soidaux en signaux rectangulaires normalisés en amplitude et de même fréquence. Ces signaux rectangulaires (au point B) sont appliqués d'abrod à un diviseur par n, 24, constitué par des bascules bistables par exemple, puis à une bascule monostable 25 qui délivre des impulsions calibrées en durée et en amplitude.Le diviseur par n permet de faire fonctionner le monostable à une fréquence qui n'est pas trop élevée. La bascule monostable fournit des impulsions calibrées de durée g , qui sont intégrées au moyen d'un filtre passe-bas 26, cons titué par exemple par une simple cellule R.C, de sorte que la tension de sortie du filtre (point E) est une tension continue faiblement perturbée par les impulsions du monostable. Ces perturbations sont réduites en utilisant, après le convertisseur, un comparateuramplificateur 3 à bande passante limitée. Sa bande passante doit Fl. - AF s'étendre du continu à une valeur nettement inférieure à n La tension de sortie du convertisseur est proportionnelle à la diffé- rence de fréquence Fi = tFo - Eti. Le coefficient de proportionnalité dépend de la durée des impulsions de sorties du monostable et du rapport de la division n. On obtient donc une relation parfaitement linéaire entre la tension de commande Vk et la fréquence Fo. La figure 3 illustre la relation entre la fréquence Fi du signal à la sortie du mélangeur 21 et la tension VE à la sortie du filtre 26. Cette relation est parfaitement linéaire. La plage de variation 2 AF de la fréquence Fi doit s'étendre de part et d'autre d'une fréquence centrale F1. Cette fréquence Fi doit être supérieure à l'écart t F, et le choix de la fréquence Ft de l'oscillateur local 22 est fait de manière à satisfaire à cette condition. La fréquence FI +AF doit en plus satisfaire à une autre condition : être inférieure à la fréquence maximale d'utilisation des circuits logiques 24 et 25. Dans ce but, le diviseur 24 permet de faire fonctionner le monostable 25 dans une plage de fréquences déterminée par la vitesse limite du monostable. Suais la pente de la relation fréquence-tension du convertisseur est réduite dans le rapport n. Il est parfois avantageux d'utiliser un oscillateur 1 de fréquence plus faible pour éviter d'utiliser le diviseur 24. Dans ce cas le dispositif oscillateur dans son ensemble peut tout de même délivrer des signaux de fréquences élevées à l'aide d'un circuit multiplicateur de fréquence 5 de rapport N. Le schéma de la figure 2 est donc général car il comporte simultanément le diviseur, le multiplicateur et le changement de fréquence. Suivant l'application à laquelle le dispositif est destiné il est toutefois possible de supprimer le circuit multiplicateur 5 et/ou le circuit diviseur 24, et/ou les circuits de changement de fréquence 21-22. Les circuits de changement de fréquence sont souvent utilisés quand la fréquence de sortie est grande car le changement de fréquence ne modifie pas la pente de la relation fréquence-tension. 1'oscilla- teur local 22 doit évidemment présenter une grande stabilité. C'est un oscillateur à quartz thermostaté, par exemple. Si la fréquence du signal à la sortie du mélangeur 21 est élevée (quelques 100 3Ez) il est possible de supprimer l'amplificateur limité 23, car, à cette fréquence, les fronts de montée et descente du signal appliqué directement au diviseur 24 sont suffisamment raides. Il est encore possible, avec le dispositif oscillateur suivant l'invention, de délivrer un signal modulé en fréquence autour d'une - fréquence centrale stable choisie grace à la tension de commande Vk. On utilise alors un oscillateur local 22 du type à commande de fréquence par tension, ayant une entrée de commande pour recevoir une tension de modulation VN comme représenté sur la figure 2. la figure 4 représente la forme des signaux en divers points du dispositif. Le signal VA est un signal sinusoïdal de fréquence Fi disponible à la sortie du mélangeur 21. Ce signal amplifié et écrié par l'amplificateur limité 23 devient rectangulaire et normalisé en amplitude. Tel est le signal VB, au point B, à la sortie du circuit 23. Le diviseur 24 délivre le signal Vc, au point C, formé de créneaux rectangulaires de fréquence de répétition n fois plus petite que celle du signal V3 (na été choisi égal à 2 à titre d'exemple). Le signal VD, au point D, est le signal de sortie du monostable 25. Les impulsions de durée constante & sont déclenchées par les fronts de montée du signal Vc.Enfin le signal VE représente la tension continue à la sortie du filtre 26. Cette tension présente de faibles perturbations provoquées par les impulsions de sortie du monostable. Le dispositif oscillateur qui vient d'être décrit est donc caractérisé par une commande de fréquence linéaire. L'accord électronique de l'oscillateur est réalisé aisément dans une bande de fréquence dont la largeur est égale à N x n fois la fréquence maximale de fonctionnement du monostable. Grâce à une bande passante large de la boucle d'asservissement en fréquence, des temps d'accord de quelques micro-secondes peuvent être atteints. Il est ainsi possible de commander le dispositif suivant l'invention par un signal de commande variable continuement aussi bien que par paliers. Enfin, quelle que soit la valeur et la largeur de la plage de fréquence d'accord, il est toujours possible de réaliser un convertisseur fréquence-tension qui fonctionne dans toute cette plage. Cette faculté est apportée par les circuits diviseurs, multiplicateurs et changeurs de fréquence. La figure 5 montre un exemple d'application du dispositif oscillateur selon l'invention à un système de détection électromagnétique à fréquence agile. Il s'agit plus particulièrement d'un système radar comportant par exemple un magnétron pour émettre des impulsions dont la fréquence porteuse change d'une impulsion à la suivante grâce à un dispositif d'accord électromécanique ou électronique de la cavité du magnétron. L'ensemble constitué par le magnétron et son dispositif d'accord en fréquence est indiqué globalement par le repère 6. La sortie du magnétron est couplée à une antenne 8 par l'intermédiaire d'un circulateur 7. A la réception, les signaux reçus par l'antenne sont aiguillés par le circulateur 7 vers le précepteur dont on n'a représenté que le premier mélangeur 9 qui délivre des signaux en fréquence intermédiaire FI, e signal de référence appliqué au mélangeur 9 est produit par le dispositif oscillateur suivant l'invention. Celui-ci comporte (à l'intérieur du trait pointillé), comme dans le cas des figures 1 et 2, un oscillateur 1 à commande de fréquence par tension, commandé par une boucle d'asservissement.La boucle comporte en série un coupleur 4 couplé à la sortie de l'oscillateur un mélangeur 21 relié à un oscillateur local 22 à commande de fréquence par tension, puis un convertisseur fréquence-tension 2, et un circuit comparateur et amplificateur 3 recevant la tension de commande Vk à la borne K. Ifs circuits de changement de fréquence 21 et 22 et le convertisseur 2 ont été représentés séparément pour faire apparaître clairement les deux commandes de fréquence du dispositif oscillateur. Les signaux émis par le magnétron, puis reçus par l'antenne après réflexion sur un écho, ayant une fréquence variable, il est nécessaire que le dispositif oscillateur délivre un signal de référence dont la fréquence varie de façon identique afin que le signal en fréquence intermédiaire après mélange ait une fréquence sensiblement constante avec une tolérance acceptable. Le dispositif oscillateur est donc associé à un ensemble de circuits de mesure de fréquence et de commande qui se divise en trois sous-ensembles. Le premier d'entre-eux est un dispositif de commande grossier dit de "prépositionnement" comportant un système électromécanique de recopie 10 de la fréquence du magnétron, et qui délivre une tension proportionnelle à cette fréquence avec une certaine erreur dépendant de la fréquence d'émission. le système de recopie 10 est, par exemple, constitué par un potentiomètre dont l'axe est couplé au moteur de commande de l'accord de la cavité électromagnétique du magnétron, et dont les bornes extrêmes sont reliées à une source de potentiel constant, le curseur délivrant la tension en relation avec la fréquence émise. Cette tension est appliquée à l'entrée de commande K du dispositif oscillateur par l'intermédiaire d'un échantillonneurbloqueur il et d'un circuit additionneur et amplificateur 12.L'échantillonneur-bloqueur il ne transmet le signale prépositionnement qu'en dehors des périodes d'émission et de réception et maintient ce signal à un niveau constant pendant#l'émission#et la réception. Le prépositionnement de la fréquence du dispositif oscillateur est fait avec une erreur A f de plusieurs mégahertz, erreur qui est réduite au minimum grâce à un dispositif de correction de fréquence rapide. Le dispositif de correction de fréquence rapide mesure, pendant chaque impulsion l'erreur Af de prépositionnement et corrige cette erreur à postériori c'est-à-dire dès la fin de chaque impulsion. Ce dispositif comprend des moyens de couplage 13 et 14 disposés à la sortie du dispositif oscillateur et du magnétron respectivement. Un mélangeur 15 reçoit les signaux captés par les coupleurs. le signal de sortie du mélangeur 15 est amplifié par un amplificateur limiteur 16 puis appliqué à un discriminateur de fréquence 17 dont la fréquence centrale est égale à la fréquence intermédiaire FI du récepteur . la tension de sortie du discriminateur, prosortionnelle à l'écart f entre sa fréquence centale et la fréquence du signal appliqué à son entrée, est mise en mémoire dans un échantillonneurbloqueur 18 puis appliquée à l'entrée de commande K du dispositif oscillateur par l'intermédiaire d'un commutateur 19 et du circuit additionneur-amplificateur 12. L'échantillonneur-bloqueur 18 conserve en mémoire la tension de sortie du discriminateur dès la fin de l'impulsion émise par le magnétron.Dès cet instant, le commutateur 19 transmet cette tension au dispositif oscillateur pour corriger immédiatement l'erreur de fréquence 8 f. La tension de correction reste appliquée pendant toute la durée de la période de réception. A la fin ce celle-ci le commutateur 19 bascule et l'entrée correspondante de l'additionneur 12 est reliée à la masse c'est-à-dire au potentiel zéro. Les écarts de fréquence Af mesurés par le discriminateur 17 restent, en principe, centrés autour de la fréquence FI et la plage de variation est bien déterminée. La largeur de bande de fréquences de fonctionnement linéaire du discriminateur est à peine supérieure à cette plage de variation. Il faut alors éviter que l'écart Af moyen, pour un grand nombre d'impulsions émises, dérive par rapport à la fréquence centrale du discriminateur c'est-à-dire qu'il faut maintenir la plage de variation de l'écart Af à l'intérieur de la bande de fonctionnement du discriminateur. Cette fonction est réalisée par une boucle de contrôle automatique de fréquence (C.A.F.) qui a pour but de neutraliser d'éventuelles dérives dues par exemple à des variations de température ou de tension d'alimentation. La boucle de C.A.F. est connectée entre la sortie de l'échantil- lonneur-bloqueur 18 et l'entrée de commande de fréquence de l'oscillateur 22. Elle comprend un circuit intégrateur 30 et un additionneur 2 e circuit intégrateur 30 délivre une tension égale à la tension moyenne de sortie du discriminateur 17. Cette tension,amplifiée par l'amplificateur 20, sert à décaler la fréquence de l'oscillateur 22. La fréquence de sortie du dispositif oscillateur dans son ensemble change alors jusqu'à ce que la tension moyenne de sortie du discriminateur stannule. La valeur moyenne de la tension appliquée à l'intégrateur est obtenue à partir d'une centaine de mesure. La fréquence de coupure de la boucle est notablement inférieure à la fréquence de balayage du magnétron. L'amplificateur 20 comporte en réalité deux entrées. La deuxième entrée est connectée à un dispositif de recherche 40 qui permet, à la mise en service du système radar, de faire varier la fréquence du dispositif oscillateur suivant l'invention dans toute sa plage de fonctionnement jusqutà ce que l'accrochage de la boucle de C.A.F. soit réalisé. Le dispositif 40 est un générateur de dents de scie. Des moyens de commande de ce dispositif sont prévus pour le mettre en service automatiquement tant que la fréquence du dispositif oscillateur n'est pas asservie à celle du magnétron. La dent de scie de recherche est supprimée dès que l'accrochage est réalisé. La commande des échantillonneurs-bloqueurs 11 et 18, et celle du commutateur 19 est réalisée en synchronisme avec l'émission des impulsions par un circuit de commande qui n'est pas représenté sur la figure. Sa réalisation n'offre aucune difficulté à l'homme de l'art. Le fonctionnement du système représenté à la figure 5 sera mieux compris en examinant les figures 6A à GG qui représentent les divers signaux produits dans le système. La figure 6A montre le signal émis par le magnétron en fonction du temps. C'est une suite d'impulsions de période de répétition moyenne TR. Après chaque impulsion T suit une période de réception R. Entre la fin de la période de réception R et l'impulsion suivante, il reste un intervalle de temps pendant lequel le dispositif oscillateur est prépositionné en fréquence grâce au dispositif de recopie 10. La durée des impulsions T est appelée tl, celle de la période de réception t2 et celle de la période de prépositionnement t5. Sur la figure 63 la ligne en pointillé représente l'évolution dans le temps de la fréquence du magnétron, évolution mesurée par le dispositif de recopie 10. La ligne en trait continu représente la fréquence du dispositif oscillateur (à la fréquence intermédiaire F.I. près) commandée par le dispositif de recopie. Sur cette figure on ne tient pas compte de l'action du dispositif de correction de fréquence rapide qui ne modifie la fréquence que faiblement comparativement à l'action de la recopie. L'action du dispositif de correction rapide n'agit d'ailleurs qu'à la fin de l'impulsion émise. Pendant la période de réception la fréquence du dispositif oscillateur reste constante, ce qui se traduit par des segments de ligne horizontaux pendant les instants tl et t2. Le prépositionnement de la fréquence s'opère pendant les instants t3. La fréquence du dispositif oscillateur rattrape alors la fréquence du magnétron. La commande de fréquence étant très linéaire, l'erreur de fréquence Af au prépositionnement ne dépend que du dispositif de recopie 10.Le rattrapage de la fréquence du magnétron pendant les périodes t3 ne s'effectue pas brutalement comme l'indique la figure parce que la bande passante en boucle fermée du dispositif oscillateur est limitée. Elle est en effet limitée par la valeur de la fréquence de coupure du filtre intégrateur de sortie du convertisseur fréquence-tension 2. Pendant la période t3, l'échantillonneur-bloqueur 11 connecte directement la sortie du dispositif de recopie 10 à l'amplificateur-additionneur 12. Durant les périodes tl et t2 il est en position bloquée, délivrant une tension constante égale à la tension de recopie juste avant le début de l'impulsion. Le fonctionnement du dispositif de correction de fréquence rapide s'effectue pendant les périodes tl et t2. La mesure de l'écart ss fpendant la durée des impulsions se traduit par un signal de durée tl à la sortie du discriminateur, représenté par le signal en trait continu sur la#figure 6C. Le signal de sortie du discriminateur disparaît dès la fin des impulsions. Auparavant il a été mis en mémoire par l'échantillonneur-bloqueur 18 commandé avant la fin de chaque impulsion. Son signal de sortie est représenté par le trait pointillé sur la figure 6C. Le commutateur 19 a deux positions. En position fermée (comme indiqué sur la figure 5) il transmet le signal de sortie de ltechan- tillonneur à l'amplificateur 12. En position ouverte, l'entrée correspondante de l'amplificateur 12 est reliée à la masse. Le commutateur 19 n'est fermé que pendant l'intervalle de temps t2, c'est-à-dire pendant la période de réception. Il transmet alors la tension propor tionnelle à l'écart ss f, représentée à la figure 6D. La correction de l'écart t f doit être rapide puisqu'elle est opérée immédiatement après l'impulsion. Il est nécessaire que dès la réception des premiers échos reçus par l'antenne, le dispositif oscil lateur soit correctement positionné en fréquence. Or, le dispositif oscillateur a une bande passante finie en boucle fermée, de l'ordre de 100 à 500 Khz, qui limite la rapidité d'accord. La rapidité d'accord est alors accrue grâce à l'amplificateur 12 qui présente une courbe de réponse particulière, représentée en figure 6G. Le gain G de cet amplificateur est égal à Go dans presque toute sa bande passante mais il est augmenté sensiblement dans les fréquences hautes afin de compenser le retard de la commande du dispositif oscillateur. Le signal rectangulaire de la figure 6D, représenté en pointillé à la figure 6E, appliqué à l'entrée de l'amplificateur 12, devient le signal représenté en trait continu sur la figure 6E. L'amplitude du front de montée est accrue de telle sorte que la fréquence de sortie du dispositif oscillateur rejoint plus rapidement la fréquence désirée. La figure 6F illustre ce fonctionnement. Le signal rectangulaire en trait pointillé représente l'évolution théorique de la fréquence. En pratique la fréquence évolue comme l'indique la courbe en trait continu. En l'absence d'une courbe de réponse particulière pour l'amplificateur 12, cette évolution serait celle qui est représentée en trait mixte. Le gain du dispositif de correction rapide est égal à l'unité puisque celle-ci opère en boucle ouverte. les circuits échantillonneurs-bloqueurs, le discriminateur de fréquence, le dispositif de recopie, le générateur de dents de scie, sont bien connus de l'homme de l'art. Ils peuvent être réalisés à partir de composants discrets, ou à partir de circuits intégrés disponibles. Le dispositif oscillateur suivant l'invention se prête bien à la mise sous forme de circuits intégrés ou couche mince. Le dispositif de correction rapide comporte un discriminateur de fréquence dont la fréquence centrale, dans le circuit de la figure 5 est égale à la fréquence intermédiaire du récepteur. Si cette fréquence est égale à 60 MHz ou plus, la réalisation du discriminateur ne pose pas de problème. Dans le cas d'une fréquence intermédiaire de 30 5Ez, la réalisation du discriminateur est plus délicate. Cet inconvénient peut etre supprimé en interposant entre le coupleur 13 et le mélangeur 1 5 des moyens de changement de fréquence, avec un mélangeur à bande latérale unique et un oscillateur local stable, qui ramènent la fréquence de fonctionnement du discriminateur à une valeur acceptable. 'l'invention s'applique aux appareils de laboratoire (synthétiseurs, simulateurs, etc...) en ce qui concerne le dispositif oscillateur à commande de fréquence linéaire, ainsi qu'aux systèmes de détection électromagnétique à fréquence agile REVEND ICAT IONS 1. Dispositif oscillateur à commande de fréquence linéaire comportant un oscillateur à fréquence variable, ayant une entrée de commande de fréquence et des moyens de commande de la fréquence de l'oscillateur, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande comportent un circuit convertisseur fréquence-tension (2) couplé à la sortie de l'oscillateur (i) et délivrant un signal continu en relation linéaire avec la fréquence de l?oscillateur et un circuit comparateur et amplificateur (3) ayant deux entrées recevant respectivement le signal de sortie du convertisseur et un signal de commande de la fréquence du dispositif et ayant une sortie connectée à l'entrée de commande de l'oscillateur. 2. Dispositif oscillateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un circuit mélangeur (21) est intercalé entre la sortie de l'oscillateur (1) à fréquence variable et le convertisseur fréquencetension (2) et un oscillateur stable (22) est connecté audit mélangeur pour opérer un changement de fréquence du signal appliqué au convertisseur. 3. Dispositif oscillateur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit oscillateur stable (22) comporte une entrée de commande de fréquence. 4. Dispositif oscillateur suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le convertisseur fréquence-tension (2) comporte, en série, un amplificateur limité (23) pour transformer le signal d'entrée sinusoidal en un signal rectangulaire normalisé en amplitude, un circuit monostable (25) délivrant des impulsions normalisées en durée et un filtre passe-bas (26). 5. Dispositif oscillateur suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'un circuit diviseur de fréquence (24) est intercalé entre l'amplificateur limité (23) et le circuit monostable (25). 6. Système de détection électromagnétique comportant pour l'émission un émetteur à fréquence agile et pour la réception, des moyens de changement de fréquence, caractérisé en ce que lesdits moyens de changement de fréquence comportent un dispositif oscillateur à commande de fréquence linéaire suivant l'une des revendications précédentes et des moyens d'asservissement de la fréquence du dispositif oscillateur à celle du magnétron. 7. Système suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens d'asservissement de fréquence comportent des moyens de prépositionnement de la fréquence à une erreur près avant le début de chaque impulsion émise, des moyens de correction de fréquence rapide pour compenser l'erreur de prépositionnement après l'émission de chaque impulsion, et une boucle de contrôle automatique de fréquence lente pour réduire la valeur moyenne de l'erreur de prépositionnement.