Réceptacle (10) pour recueillir un prélèvement salivaire d’un utilisateur dans un tube (20) de prélèvement, ledit réceptacle (10) se présentant sous la forme d’un entonnoir monobloc issu de même matière comportant une partie supérieure (110) comprenant une paroi (111) délimitant un espace intérieur (112) s’étendant entre un bord libre dit « d’entrée » (111A), délimitant une ouverture (113) par laquelle la salive est recueillie, et une base (111B) de section circulaire, la surface de la section transversale de la partie supérieure (111) étant décroissante entre ledit bord libre d’entrée (111A) et ladite base (111B), la paroi (111) présentant une face dite « avant » (111AV) de forme concave de sorte que la portion du bord libre d’entrée (111A) située au niveau de ladite face avant (111AV) soit conformée pour épouser la forme convexe de la zone située entre la lèvre inférieure et le menton de l’utilisateur du réceptacle (10). Figure pour l’abrégé : Figure 1 Réceptacle salivaire ergonomique La présente invention se rapporte au domaine des dispositifs médicaux et concerne plus particulièrement un réceptacle pour prélèvement salivaire, un ensemble formé par un tel réceptacle et un tube de prélèvement ainsi qu’un procédé de prélèvement salivaire. La pandémie mondiale liée au coronavirus Covid-19 a conduit de nombreux états à tester leur population pour détecter ledit coronavirus. Les tests réalisés peuvent être de différente nature et impliquent généralement un prélèvement. Il est ainsi connu de réaliser des prélèvements sanguins, naso-pharyngés ou salivaires. Les tests par prélèvements sanguins sont généralement longs et contraignants. Les tests naso-pharyngés sont plus aisés et rapides mais nécessitent un écouvillon dont l’insertion s’avère peu agréable pour le patient et qui peut provoquer des lésions, notamment des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite. Au contraire des précédents, les tests salivaires présentent l’avantage d’être non-intrusifs et sont donc particulièrement adaptés pour tester des populations à grande échelle, notamment des enfants. Dans les trois types de tests, il s’avère aisé de transférer le prélèvement dans un tube de prélèvement de type « GREINER » de 4 ml et de diamètre intérieur de 10,55 mm ou équivalent afin de réaliser l’analyse du prélèvement dans une machine d’analyse standard. De manière connue, les tests salivaires sont réalisés en crachant dans un flacon de prélèvement similaire aux flacons de prélèvement d’urine. Un tel flacon se présente sous la forme d’un cylindre de section circulaire fermé à son extrémité inférieure et muni d’un bouchon à vis à son extrémité supérieure. Ce type de flacon présente plusieurs inconvénients. Tout d’abord, il est nécessaire de transférer la salive prélevée du flacon vers un autre contenant afin d’analyser le prélèvement salivaire. De plus, ce type de flacon n’est pas adapté pour un prélèvement salivaire, notamment du fait de sa forme et de son rebord fileté. Ensuite, la taille de ce type de flacon nécessite un volume de stockage particulièrement important. Enfin, ce type de flacon n’est pas particulièrement adapté pour les enfants ou les personnes malades ou très âgées, notamment tremblantes, qui peuvent se retrouver à déposer la salive sur le bord ou en dehors du flacon. Dans d’autres domaines, des solutions ont été développées pour permettre des prélèvements salivaires. Par exemple, dans le domaine du prélèvement d’ADN, il est connu de déposer un prélèvement de salive dont l’ADN sera analysé. Ce prélèvement se fait généralement à distance via un kit de prélèvement comportant un tube que l’utilisateur envoie au laboratoire, par exemple par voie postale. Par exemple, le document WO 2013/141834 A1 décrit un kit de prélèvement comprenant un flacon de prélèvement comportant une partie supérieure évasée sur laquelle se visse un bouchon. Le flacon n’est pas un tube de prélèvement standard type GREINER qui peut être analysé directement par une machine d’analyse standard. En outre, ce type de flacon est onéreux et complexe à fabriquer. Dans une autre solution, décrite dans le document US9732376B2, un réceptacle à salive est monté par vissage sur l’extrémité d’un tube de prélèvement afin de collecter le prélèvement salivaire puis dévissé afin de refermer le tube pour analyse. Cependant, le vissage du réceptacle sur le tube nécessite un taraudage de l’intérieur du réceptacle, ce qui augmente le coût de fabrication. Ensuite, la forme de la partie supérieure du réceptacle est circulaire, similairement à celle de l’extrémité d’un flacon de prélèvement d’urine, et présente donc le même risque de déposer la salive sur le bord ou en dehors du flacon, ce qui rend le réceptacle particulièrement inadapté pour les enfants ou les personnes malades ou très âgées. Il existe donc un besoin d’une solution simple et efficace permettant de remédier au moins en partie à ces inconvénients. A cette fin, l’invention a tout d’abord pour objet un réceptacle pour recueillir un prélèvement salivaire d’un utilisateur dans un tube de prélèvement, ledit réceptacle se présentant sous la forme d’un entonnoir monobloc issu de même matière comportant : - une partie supérieure comprenant une paroi délimitant un espace intérieur s’étendant entre un bord libre dit « d’entrée », délimitant une ouverture par laquelle la salive est recueillie, et une base de section circulaire, la surface de la section transversale de la partie supérieure étant décroissante entre ledit bord libre d’entrée et ladite base, la paroi présentant une face dite « avant » de forme concave de sorte que la portion du bord libre d’entrée située au niveau de ladite face avant soit conformée pour épouser la forme convexe de la zone située entre la lèvre inférieure et le menton de l’utilisateur du réceptacle, - une partie inférieure se présentant sous la forme d’un conduit tubulaire creux s’étendant depuis la base de la partie supérieure, coaxialement à ladite base, jusqu’à un bord libre dit « de sortie » en étant relié fluidiquement à l’espace intérieur de la partie supérieure pour permettre à la salive de traverser le réceptacle en étant guidée par la partie supérieure puis la partie inférieure, la partie inférieure étant conformée pour être positionnée et bloquée par friction dans un tube de prélèvement. La forme concave de la face avant, notamment au niveau du bord libre, permet d’épouser aussi bien la forme convexe de la lèvre inférieure de la bouche que la forme convexe de la partie du visage située entre la lèvre inférieure de la bouche et le menton afin de pouvoir déposer la salive sensiblement au centre du réceptacle sans en verser à côté, ce qui confère une ergonomie avantageuse adaptée pour un être humain, particulièrement pour les enfants, notamment de moins de 6 ans, pour qui un prélèvement salivaire est moins intrusif et qu’un prélèvement naso-pharyngé ou sanguin. La forme courbée du bord libre d’entrée au niveau de la face avant de la partie supérieure permet d’éviter à l’utilisateur de se blesser, notamment lorsque c’est un enfant. La forme de la partie inférieure permet de fixer aisément le réceptacle sur un tube de prélèvement de sorte que lorsque l’utilisateur dépose un échantillon de salive dans le réceptacle, celui-ci est acheminé le long de la surface interne de la paroi de la partie supérieure puis à travers le conduit tubulaire directement jusque dans le tube de prélèvement. Le réceptacle permet un prélèvement sans aucun danger. En se fixant sur un tube de prélèvement étiqueté, le réceptacle permet de remplir le critère de vigilance exigé sur l’identité de l’utilisateur prélevé. En outre, le tube de prélèvement peut être directement analysé en machine, il n’y a pas besoin de transférer l’échantillon de salive vers un autre contenant une fois la salive collectée dans le tube puisqu’il est directement collecté dans un tube de prélèvement. Le format du réceptacle est ludique pour les enfants. Le réceptacle permet une sécurité infectieuse car la partie en contact avec le patient (le réceptacle) est jetée après usage. L’utilisation d’un tube de prélèvement de type GREINER ou équivalent permet de réduire la place nécessaire sur les portoirs placés dans les machines d’analyse, notamment de type automates. De préférence, le bord libre d’entrée est de forme courbée sur toute sa longueur de sorte à, ainsi dépourvu d’angle, réduire le risque de blessure pour la personne qui le manipule tout en rendant la manipulation et l’empilement des réceptacles aisés. De préférence, l’extrémité libre du conduit tubulaire est effilée afin d’être insérée aisément dans un tube de prélèvement. De préférence, l’extrémité libre du conduit tubulaire présente un rétrécissement progressif de son diamètre afin de pouvoir l’insérer facilement dans un tube. Selon un aspect de l’invention, le bord libre de sortie est circulaire afin d’être inséré aisément dans un tube de prélèvement cylindrique de section circulaire. Selon une caractéristique de l’invention, le réceptacle comprend un rebord circulaire, ou épaulement, permettant au réceptacle de venir en butée sur le bord d’un tube de prélèvement lorsque ledit réceptacle est monté sur ledit tube de prélèvement. Le rebord peut être annulaire. De préférence, le rebord est localisé au niveau de la base de la partie supérieure ou au niveau du conduit tubulaire. Avantageusement, la paroi de la partie supérieure comprend une face arrière de forme convexe afin d’augmenter le surface de l’ouverture recevant la salive et s’assurer ainsi de recueillir aisément et efficacement la salive lors d’un prélèvement. Dans une forme de réalisation, la surface délimitée par l’ouverture est 10 à 20 fois plus importante que la surface de la base afin d’être suffisante pour collecter la salive facilement et efficacement. Dans une forme de réalisation, la longueur du conduit tubulaire est comprise entre un et deux centimètres. De manière avantageuse, le réceptacle est obtenu par injection de matière dans un moule. De préférence, la matière est adaptée pour les contacts alimentaires sans dangers pour l’utilisateur. De préférence, le réceptacle est à usage unique pour la sécurité infectieuse. De préférence, la matière constituant le réceptacle est translucide ou blanche. De préférence, la surface externe du réceptacle est lisse. Dans une forme de réalisation, le réceptacle est réalisé en polypropylène qui est à la fois peu coûteux, aisé à mouler et adapté aux contacts alimentaires sans dangers pour l’homme. De préférence, le conduit tubulaire est adapté pour être introduit dans un tube de prélèvement de type GREINER de 4 ml et de diamètre intérieur de 10,55 mm ou équivalent. La fabrication du réceptacle comprend l’injection de matière dans un moule, ledit moule étant conformé pour former le réceptacle tel que défini ci-avant notamment la face avant concave du réceptacle. L’invention concerne également un ensemble formé par un réceptacle tel que présenté ci-avant et tube de prélèvement, le réceptacle étant monté par insertion dans le tube de prélèvement. L’invention concerne également un procédé de prélèvement salivaire d’un utilisateur dans un tube de prélèvement à partir d’un réceptacle tel que présenté précédemment, ledit procédé comprenant les étapes de : - insertion du réceptacle dans le tube de prélèvement, - application de la portion du bord libre d’entrée situé au niveau de la face avant contre ou sous la lèvre inférieure de l’utilisateur de manière à l’épouser, - dépôt de salive dans l’espace intérieur du réceptacle, via l’ouverture, - acheminement de la salive par gravité dans le tube de prélèvement, - retrait du réceptacle du tube de prélèvement par translation, - fermeture du tube de prélèvement en vue de son analyse. Selon un aspect de l’invention, l’insertion du réceptacle est réalisée à force. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront encore à la lecture de la description qui va suivre. Celle-ci est purement illustrative et doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels : La est une vue en perspective d’une forme de réalisation d’un réceptacle selon l’invention. La est une vue en perspective du réceptacle de la et d’un tube de prélèvement. La est une vue en perspective du montage du réceptacle de la sur un tube de prélèvement. La illustre schématiquement un mode de réalisation d’un procédé de prélèvement selon l’invention. Réceptacle (10) pour recueillir un prélèvement salivaire d’un utilisateur dans un tube (20) de prélèvement, ledit réceptacle (10) se présentant sous la forme d’un entonnoir monobloc issu de même matière comportant : - une partie supérieure (110) comprenant une paroi (111) délimitant un espace intérieur (112) s’étendant entre un bord libre dit « d’entrée » (111A), délimitant une ouverture (113) par laquelle la salive est recueillie, et une base (111B) de section circulaire, la surface de la section transversale de la partie supérieure (111) étant décroissante entre ledit bord libre d’entrée (111A) et ladite base (111B), la paroi (111) présentant une face dite « avant » (111AV) de forme concave de sorte que la portion du bord libre d’entrée (111A) située au niveau de ladite face avant (111AV) soit conformée pour épouser la forme convexe de la zone située entre la lèvre inférieure et le menton de l’utilisateur du réceptacle (10), - une partie inférieure (120) se présentant sous la forme d’un conduit tubulaire (121) creux s’étendant depuis la base (111B) de la partie supérieure (110), coaxialement à ladite base (111B), jusqu’à un bord libre dit « de sortie » (122) en étant relié fluidiquement à l’espace intérieur (112) de la partie supérieure (110) pour permettre à la salive de traverser le réceptacle (10) en étant guidée par la partie supérieure (110) puis la partie inférieure (120), la partie inférieure (120) étant conformée pour être positionnée et bloquée par friction dans un tube (20) de prélèvement. Réceptacle (10) selon la revendication 1, dans lequel l’extrémité libre (121X) du conduit tubulaire (121) est effilée. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant un rebord (115) circulaire permettant au réceptacle (10) de venir en butée sur le bord d’un tube (20) de prélèvement lorsque ledit réceptacle (10) est monté sur ledit tube (20) de prélèvement. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la paroi (111) de la partie supérieure (110) comprend une face arrière (111AR) de forme convexe. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la surface délimitée par l’ouverture (113) est 10 à 20 fois plus grande que la surface de la base (111B). Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le réceptacle (10) est constitué de matière injectée dans un moule. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la matière est adaptée pour les contacts alimentaires sans dangers pour l’utilisateur. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le réceptacle (10) est réalisé en polypropylène. Réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la longueur du conduit tubulaire (121) est comprise entre un et deux centimètres. Procédé de prélèvement salivaire d’un utilisateur dans un tube de prélèvement (20) à partir d’un réceptacle (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, ledit procédé comprenant les étapes de : - insertion du réceptacle (10) dans le tube (20) de prélèvement, - application de la portion du bord libre d’entrée (111A) située au niveau de la face avant (111AV) contre ou sous la lèvre inférieure de l’utilisateur de manière à l’épouser, - dépôt de salive dans l’espace intérieur (112) du réceptacle (10), via l’ouverture (113), - acheminement de la salive par gravité dans le tube (20) de prélèvement, - retrait du réceptacle (10) du tube (20) de prélèvement, - fermeture du tube (20) de prélèvement en vue de son analyse.