La présente invention concerne les matériels de réduc- tion des fractures osseuses et le domaine technique concerné est, plus particulièrement, celui de l'ostéosynth8se du fémur. La réduction des fractures du fémur pose un probleme tout particulièrement délicat lorsque les fractures se situent au niveau des épiphyses. En effet, les extrémités d'un fémur que constituent les épiphyses sont des parties particulièrement sollicitées par la fonction articulaire et contraintes en raison de l'insertion des tendons et ligaments. Les fractures qui s'y développent sont, parfois, responsables de la production de plusieurs fragments osseus de volume variable. Il est donc important de pouvoir réunir convenablement et de façon précise les différents fragments osseux résultant d'une fracture simple ou multiple, de manière reconstituer l'épiphyse dans un état, sinon identique, du moins le plus proche de L'état initial, afin de conférer, à l'articulation à laquelle elle coopère, des ca ractéristiques égales ou tout au moins les plus proches de celles initialement possédées. Pour réaliser l'ostéosynthese de telles fractures, différents matériels ont été jusqu'd ce jour proposés. Parmi ces matériels, une attention particuliere doit certainement être apportée aux dispositifs généralement dénommés plaques-vis et connus comme issus des travaux de recherche du Professeur Robert JUDET. Selon ces travaux, il est préconisé d'utiliser une plaque, plus particulierement en forme de barre métallique rigide, comprenant une lame diaphysaire présentant des trous perpendiculaires à son plan pour l'engagement et le centrage de vis destinées à se visser dans la diaphyse du fémur. Une telle lame est prolongée par une palette plane qui est inclinée en direction de la face extérieure de la lame et qui comporte des trous pour le passage de vis destinées à s'introduire à l'intérieur des fragments osseux fracturés pour les réunir et reconstituer le massif épiphysaire après consolidation. Dans un souci de facilité d'utilisation et de mise en oeuvre, la plaque conçue par le Professeur Robert JUDET a fait l'ob- jet de développements visant 1 proposer deux modèles différents pouvant chacun s'adapter à l'épiphyse supérieure de l'un des fémurs ou à l'épiphyse inférieure de l'autre fémur. En d'autres termes, chaque modèle pouvait recevoir une application bilatérale étant entendu que pour ces deux applications les épiphyses concernées devaient être opposées relativement pour ce qui concerne les deux fémurs d'un sujet. De manière à préciser davantage une telle conception, les plaques existaient en deux modales, l'un étant destiné à l'épiphyse supérieure du fémur gauche ou à l'épiphyse inférieure du fémur droit et le second à l'épiphyse supérieure du fémur droit ou à épiphyse inférieure du fémur gauche. Si de telles plaques ont permis, incontestablement, un progres notable dans la conduite des interventions et les résultats positifs obtenus, il s'est avéré qu'elles ne permettaient pas de répondre favorablement à tous les besoins. En effet, les profils des deux épiphyses d'un fémur sont différents l'un de l'autre et, en outre, la diaphyse ne présente pas une même conformation dans le plan sagittal à proximité de l'une ou l'autre des épiphyses. On a constaté ainsi que, dans un certain nombre de cas, la palette plane ne s'adapte pas correctement à la face externe de l'épiphyse inférieure ou supérieure et que, par suite, le serrage des vis de liaison produit une mise en valgus de l'épiphyse conduisant à une consolidation dans de mauvaises conditions. Les erreurs de réduction qui en découlent procurent une orientation modifiée de l'épiphyse au moins dans un plan, laquelle peut être la cause d'arthrose ultérieure. La présente invention vise à proposer un nouveau modèle de plaque pour l'ostéosynthèse des épiphyses du fémur et l'objet de l'invention est de proposer un modèle de plaque permettant de résoudre les inconvénients ci-dessus. Plus particulièrement, l'objet de l'invention est de procurer une adaptation acceptable au niveau des faces latérales des épiphyses inférieures ou condyliennes des fémurs, de manière à réaliser, par l'intermédiaire des vis de liaison, un maintien des différents fragments fracturés dans des conditions pouvant être qualifiées de favorables à l'obtentión d'une consolidation proche, sinon identique, de l'état présente par le massif condylien avant fracture. Un autre objet de 1 invention est de fournir un modèle de plaque propre aux épiphyses inférieures des fémurs et qui puisse donner lieu à la réalisation de deux types, exactement symétriques par rapport à un plan et convenant respectivement à une épiphyse inférieure droite et une épiphyse inférieure gauche. Pour atteindre les buts ci-dessus, la plaque est caractérisée en ce que - la lame diaphysaire est convexe dans un plan sagittal et présente son bord longitudinal convexe dirigé vers l'avant, en considération du sens d'adaptation sur un fémur, - le bossage comporte un trou incliné d'un angle compris entre 42 et 480 par rapport au plan sagittal, - et la palette présente, un segment de raccordement à la lame, un segment intermédiaire prolongeant le segment de raccordement en étant cambré vers l'extérieur par rapport au plan sagittal, un segment terminal prolongeant le seg ment intermédiaire en étant contrecambré vers l'intérieur, une torsion du segment terminal en direc tion de l'avant lequel forme, avec le plan sagittal, un angle ouvert vers l'arrière compris entre 9 et ll , deux trous dont les axes sont divergents par rapport à la direction du trou du bossage et font un angle compris entre 72 et 780 par rapport au plan sagittal. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description faite ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'invention. La fig. 1 est une vue en plan de l'objet de l'invention. La fig. 2 est une coupe prise selon la ligne courbe Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 est une coupe transversale prise à plus grande échelle selon la ligne 111-111 de la fig. 2. La fig. 4 est une élévation partielle de face montrant la partie inférieure d'un fémur gauche et l'adaptation de l'objet de l'invention au niveau de l'épiphyse condylienne. Les fig. 5 à 7 sont des coupes transversales prises selon les lignes V-V à Vil-Vil de la fig. 4. Selon les fig. 1 à 3, la plaque, pour l'ostéosynthese de l'épiphyse inférieure ou condylienne d'un fémur, comprend, une lame 1 diaphysaire présentant une face la, dite d'application sur un os. La face la présente, sur toute sa longueur, une concavité transversale définie par un rayon R1 (fig. 3) pouvant être compris entre 28 et 32 mm. De préférence, le rayon R1 est égal a 30 mm. La lame I possède une épaisseur constante et comporte une face lb, dite extérieure, qui peut être plane ou convexe transversalement. Dans ce dernier cas, la face lb est définie par un rayon non représenté aux dessins, s'appuyant sur le même centre que le rayon Rl, La lame I possede une série de trous 2, également répartis sur toute la longueur et définis chacun par une portée tronconique 3 dont la grande base prend naissance au niveau de la face externe lb. La petite base de chaque trou 2 est raccordée à un alésage 4 débouchant au niveau de la face la. Les trous 2 sont réservés au passage et au centrage de vis référencées dans ce qui suit. Les trous 2 sont pratiqués selon une direction perpendiculaire à la direction générale de la lame en étant situés chacun sur l'axe médian longitudinal. La lame I comprend, de préférence, une partie terminale rectiligne 11 parallèle à un plan de référence sagittal P passant par les arêtes définissant la face la. La partie terminale rectiligne la est prolongée par une partie intermédiaire 12 qui s'écarte vers l'extérieur par rapport à la partie li en considération du plan de référence sagittal P. La partie intermédiaire 12 peut etre rectiligne ou courbe en étant alors définie par un rayon de courbure de grande longueur. La partie intermédiaire 12 forme ainsi sensiblement avec le plan P un angle dont la valeur est comprise entre 2 et 40. La partie intermédiaire 12 prend naissance, par exemple, sensiblement au niveau du cinquième trou 2, à partir d'un bossage 5 au-delà duquel s'étend une palette 6, dite épiphysaire. Selon une caractéristique constructive, apparaissant plus particulièrement à la fig. 1, la lame I présente, dans le plan sagittal P, une courbure continue pour ce qui concerne les deux parties constitutives 11 et 12. Cette courbure continue est orientée de manière que le bord longitudinal convexe Ic de la lame soit dirigé vers l'avant par référence à la position anatomique d'un fémur sur lequel la plaque doit être adaptée. La courbure continue de la lame I est, par exemple, définie par un rayon R2 dont le centre est situé sur une droite d2 constituant une perpendiculaire à un axe de référence X-X' tangent en un point M de l'axe longitudinal courbe, compris entre le bossage 5 et le premier trou 2.Le rayon de courbure R2 est choisi de manière à introduire une flèche P comprise entre 3,30 et 3,60 Z de la longueur totale L de la plaque. De préférence, R2 est choisi pour conférer une flèche F égale à 3,46 X, Le bossage 5 est saillant à partir de la face lb de la lame I et présente un trou 7, constitué par une portée tronconique 8, dont la grande base s'ouvre à partir de la face 9 du bossage 5 orientée vers la partie terminale de la lame 1* La petite base de la portée tronconique 8 est raccordée à un alésage 10 débouchant sur la face la de la lame 1. Le trou 7 est réservé au passage et au centrage d'une vis, tel que cela ressort de ce qui suit. Le trou 7 est pratiqué pour que son axe soit situé, de préférence, dans un plan frontal P1, perpendiculaire au plan sagittal P (fig. 3), tout en faisant, dans ce plan frontal, avec le plan sagittal P, un angle2 compris entre 42 et 480. De préférence, l'anglec(2 possède une valeur de 450. La palette 6 est conformée au plan, tel qu'illustré par la fig. 1, pour s'étendre dans le prolongement de la lame 1 en étant éventuellement rectiligne pour suivre l'axe de référence X-X'. Cependant, de préférence, la palette 6 est conformée de nière à présenter une courbure s'inscrivant dans le prolongement de la lame 1 en étant définie, de préférence aussi, par le même rayon R2. Dans ce cas, l'ensemble de la plaque présente alors, en vue en plan selon la fig. 1, une courbe régulière continue intéressant l'ensemble de la lame 1 et de la palette 6. La palette 6 présente, comme cela apparait à la fig. 3, une torsion partielle prenant naissance sensiblement à partir du bossage 5. Cette torsion confère à la palette une orientation de son plan P2 vers l'avant par rapport à la position anatomique d'un fémur. Le plan P2 forme, avec le plan sagittal P, un angle 3 ouvert vers l'arrière et compris entre 9 et 11 . De préférence, l'anglec(3 possède une valeur égale à 100. La fig. 2 montre que la palette est conformée, en coupeélévation, pour comporter un segment 11, sensiblement rectiligne, correspondant au bossage 5 et se raccordant avec la partie intermédiaire 12 de la lame 1. Ce segment de raccordement 11 est prolongé par un segment intermédiaire 12 cambré vers l'extérieur par rapport. au plan P. Le segment 12 est défini, au niveau de sa face d'application sur un os, par un rayon R3 s'appuyant sur un centre sensiblement placé sur une droite d3 qui est perpendiculaire au plan sagittal P et passe, sensiblement, par la base de la face 13 du bossage 5 orientee à l'opposé de la face 9. Le rayon R3 est compris entre 78 et 82 mm, pour ce qui concerne l'arête de la face d'application corres pondant au c8té longitudinal concave Id de la plaque, et, entre 123 et 127 mm, pour ce qui concerne l'arête de ladite face correspondant au côté convexe îc. De préférence, le rayon R3 possède pour les deux mesures ci-dessus, des longueurs respectives égales à 80 et à 125 mm. Les valeurs différentes du rayon R3 résultent de la torsion de la palette 6 selon l'angle OC3. La palette 6 comprend, par ailleurs, un segment terminal 14 qui est contrecambré par rapport au segment intermédiaire 12. Le segment terminal 14 est défini par un rayon R4 dont le centre est situé sur une droite d4 perpendiculaire au plan sagittal P et passant par l'extrémité du segment terminal 14. Le rayon R4 présente des valeurs comprises entre 19 et 21 mm pour ce qui concerne le bord longitudinal de la face d'application correspondant au côté concave de la plaque et entre 49 et 51 mm pour ce qui concerne le bord de la même face correspondant au côté convexe. De préférence, les valeurs du rayon R4 sont égales à 20 et 50 mm, respectivement. Les valeurs différentes du rayon R4 résultent de la torsion de la palette 6 selon l'angle 3. Le segment terminal 14 présente deux trous 15 dont les axes sont, de préférence, parallèles entre eux. Les trous 15 sont exécutés sous la forme de portées tronconiques pour le passage et le centrage de têtes complémentaires de deux vis de fixation référencées ci-apres. Les trous 15 sont pratiqués pour que l'axe de chacun fasse, dans un plan frontal perpendiculaire au plan de référence sagittal, un angle q4 compris entre 72 et 780. De préférence, l'angle OC4 est égal à 750. La fig. 3 montre, également, que les trous 15 sont pratiqués de manière que l'axe de chacun fasse, par rapport à un plan P3 perpendiculaire au plan P2 du segment terminal 14, un angle i5 compris entre 17 à 23, L'angle oh5 est, de préférence, égal à 200. Compte tenu de l'existence de l'angle i3, les axes des trous 15 sont donc orientés vers l'avant en étant divergents par rapport au plan frontal P1 Dans le cas où l'angle 0(3 vaut 100, les axes des trous 15 présentent une antéversion de 10 par rapport au plan P1. La fig. 4 permet de constater que la plaque décrite ci-dessus trouve une adaptation particulièrement correcte de la lame diaphysaire 1 au niveau de la diaphyse D d'un fémur et de la palette 6 au niveau de la face externe du massif de l'épiphyse condylienne Ec. En particulier, le segment cambré vers l'extérieur 12 et le segment terminal 14, contrecambré, s'adaptent précisément a la face latérale externe du massif condylien en suivant la naissance du versant inférieur en dépouille et l'orientation vers l'avant de ladite face (fig. 7). Une mise en place de la plaque par l'intermédiaire de vis V1 traversant les trous 2 et pénétrant dans la diaphyse D (fig. 5) permet, par conséquent, de conférer une position particulièrement précise à la plaque dont la palette 6 est a même de suivre, au plus près, le profil naturel du massif condylien.Dans cette position, l'orientation des trous 7 et 15 permet de mettre en place une vis V2 et deux vis V3 (fig. 6 et fig. 7), qui possèdent une angulation respective propre à l'intérieur du massif condylien, de manière à traverser obliquement ce dernier jusqu'à proximité de la tubérosité interne dudit massif pour ce qui concerne la vis V2 et à joindre, transversalement, selon la plus grande largeur, les deux tubérosités pour ce qui concerne les vis V3. L'examen des fig. 4, 6 et 7 permet de constater que la vis V2 possède une orientation perpendiculaire au plan sagittal, alors que les deux vis V3 sont orientées vers l'avant du massif condylien. Les trois vis V2 et V3 permettent, ainsi, de réunir, rassembler et maintenir les différents fragments osseux susceptibles de résulter d'une fracture simple ou multiple du massif condylien et de maintenir ces fragments en appui contre la palette 6 qui est immobilisée dans la position nécessaire par l'ancrage de la lame diaphysaire 1 sur la diaphyse D. La plaque peut ainsi être amenée à occuper la position requise la plus adaptée à la conformation de l'épiphyse inférieure du fémur, en vue de placer la palette 6 dans une position stable. Dans cette position, la face interne de la palette représente, dans l'espace, une référence d'appui ou un gabarit de reconstitution permettant de maintenir, par l'intermédiaire des vis, les différents fragments osseux dans un état voisin, sinon très proche, de la conformation naturelle du massif en bout de diaphyse. il devient ainsi possible de réduire les fractures les plus diverses de l'épiphyse condylienne, sans risque de modification des angulations relatives des différentes parties de cette épiphyse contribuant à l'articulation du genou qui représente, compte tenu des sollicitations subies, une des articulations des membres humains à laquelle sont attachées les conditions les plus délicates de réduction, de consolidation et de récupération. Les fig. 1 à 7 et la description correspondante, se réfèrent à une plaque destinas, selon l'invention, à une épiphyse inférieure droite. Les mêmes dispositions structurelles que cidessus sont mises en oeuvre pour ce qui concerne l'obtention d'une plaque pour l'épiphyse inférieure d'un fémur gauche et, dans un tel cas, une telle plaque est alors exactement symétrique à celle décrite ci-dessus, en considération du plan sagittal P. Il y a lieu de noter que les trous 7 et 15 peuvent être prévus pour conférer une orientation relative inverse des vis V2 et V3 à l'intérieur du massif condylien. Notamment, il peut être prévu de diriger les vis V3 vers l'arrière, indépendamment ou en combinaison d'une orientation différente donnée à la vis V2. L'invention vise également, à titre de produit industriel nouveau, un ensemble plaque-vis mis en oeuvre pour l'ostéosynthèse de l'épiphyse condylienne. L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Plaque pour l'ostéosynthèse de l'épiphyse supérieure du fémur du type comprenant une lame diaphysaire rigide présentant des trous perpendiculaires à son plan pour l'engagement et le centrage de vis, une palette épiphysaire prolongeant ladite lame et comportant des trous pour le passage et le centrage de vis et un bossage intermédiaire saillant à partir de la face externe et percé, pour le passage et le centrage d'une vis, d'un trou d'axe convergeant en direction des axes des trous de la palette, caractérisée en ce que - la lame diaphysaire (1) est convexe dans un plan sagittal (P) et présente son bord longitudinal convexe dirigé vers l'avant en considération du sens d'adaptation sur un fémur, - le bossage (5) comporte un trou (7) incliné d'un angle (012) )compris entre 42 et 480 par rapport au plan sagittal (P), - et la palette (6) présente, un segment (11) de raccordement à la lame, . un segment intermédiaire (12) prolongeant le segment de raccordement en étant cambré vers l'extérieur par rapport au plan sagit tal (P), . un segment terminal (14) prolongeant le segment intermédiaire en étant contrecambré vers l'intérieur, . une torsion du segment terminal en direc tion de l'avant lequel forme, avec le plan sagittal, un angle ( 3) ouvert vers l'ar rière compris entre 9 et 11 deux trous (15) dont les axes sont diver gents par rapport à la direction du trou du bossage et font un angle ( 4) compris entre 72 et 780 par rapport au plan sagittal (P). 2 - Plaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que la palette (6) présente, dans sa partie terminale, des trous (15) ménagés pour que leurs axes soient orientés vers l'avant par rapport à un plan frontal (P1) perpendiculaire au plan sagittal (P) et en ce que le trou (7) du bossage (5) est orienté vers l'arrière par rapport au même plan. 3 - Plaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que la palette comporte, dans sa partie terminale, des trous (15) ménagés pour que leurs axes soient orientés vers l'arrière par rapport à un plan frontal (P1) perpendiculaire au plan sagittal (P) et en ce que le trou (7) du bossage (5) est orienté vers l'avant par rapport au même sens. 4 - Plaque selon l'une des revendications 1 è 3, caractérisée en ce que les trous (15) sont parallèles entre eux et le trou (7) compris dans un plan frontal perpendiculaire au plan sagittal. 5 - Plaque selon l'une des revendications 1 - 2 - 4 et 5, caractérisée en ce que les trous (15) sont inclinés selon un angle t5) compris entre 17 à 230 par rapport à un plan (P3) perpendiculaire à un plan (P2) passant par le segment terminal (14) de la palette. 6 - Plaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que la lame diaphysaire comprend une partie terminale (11) rectiligne par rapport au plan (P) et une partie intermédiaire s'orientant vers l'extérieur par rapport audit plan. 7 - Plaque selon la revendication 1 ou 6, caractérisée en ce que la lame diaphysaire (1) est constituée par deux parties (11-12) présentant, dans leur succession, une courbure régulière continue. 8 - Plaque selon la revendication 7, caractérisée en ce que la lame (1) est prolongée par une palette (6) s'inscrivant dans la même courbe régulière que celle de ladite lame. 9 - Plaque selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que la courbure régulière continue est définie par un rayon (R2) s'appuyant sur un centre placé sur une droite (d2) perpendicu laire à un axe de référence (X-X') qui est tangent à un point (M) de l'axe longitudinal de la lame compris entre le premier trou (2) et la base du bossage (5). 10 - Plaque selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que la courbure définit une flèche (F) comprise entre 3,30 et 3,60 pour cent de la longueur (L) de la plaque. 11 - Plaque selon la revendication 6, caractérisée en ce que le segment de raccordement (11) de la palette (6) est rectiligne et s'inscrit dans le prolongement de la partie intermédiaire de dela lame. 12 - Plaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que le segment intermédiaire (12) de la palette (6) est définie, pour ce qui concerne sa face d'application sur un os, par un rayon moyen (R3) s'appuyant sur un centre situé sur une perpendiculaire (d3) au plan sagittal passant sensiblement par la base (13) du bossage (5) orientée vers le segment terminal (14) de la palette. 13 - Plaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que le segment terminal (14) contrecambré de la palette (6) est défini par un rayon moyen (R4) s'appuyant sur un centre situé sur une perpendiculaire (d4) au plan sagittal passant par l'extrémité dudit segment terminal (14). 14 - Plaque selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la lame (1) présente une surface (la) d'application sur un os concave transversalement et définie par un rayon de courbure (R1) compris entre 28 et 32 ma. 15 - Ensemble d'ostéosynthèse comprenant des vis et une plaque selon l'une des revendications 1 à 14.