L'invention a pour objet un procédé du genre de ceux qui permettent l'épuration des effluents contenant des émulsions d'huiles et d'hydrocarbures dans l'eau. De tels effluents se rencontrent dans différentes industries, notamment dans l'industrie pétrolière ainsi que dans les industries de transformation des métaux utilisant des huiles émulsionnables dans l'eau servant de lubrifiants et de fluides de refroidissement. En ce qui concerne l'industrie pétrolière, il est courant d'avoir recours, pour le nettoyage des réservoirs ayant contenu des carburants et des fuels, à des émulsions d'hydrocarbures dans l'eau. Les effluents de ces lavages ne peuvent être rejetés directement à ltégout en raison de la présence de ces proportions non négligeables d'hydrocarbures et éventuellement d'huiles. Or, il est très difficile de débarrasser ces effluents des émulsions qu'ils contiennent. Le procédé employé généralemer consiste à acidifier fortement le milieu en amenant le pH à une valeur inférieure à 1 à l'aide d'acide sulfurique ou chlorhydrique et de laisser reposer. Au bout d'une durée plus ou moins longue, la phase solvantée ou huileuse relargue en surface et la phase résiduaire aqueuse peut être ensuite, après affinage du traitement, rejetée à ltégoi; Toutefois, étant donné la très grande stabilité des susdites émulsions, ce procédé ne donne pas toujours des résultats satisfaisants. Il arrive même qu'aucun autre procédé classique de cassage de l'émulsion par addition d'électrolyte ou par floculation en milieu cationique n'ait un résultat satisfaisant. La seule méthode d'épuration alors envisageable jusqu'à ce jour consistait à faire passer de tels effluents sur des lits de charbon actif ou de tout autre milieu de filtration très fine. Or, on aboutissait alors à des prix de revient extrêmement élevés compte tenu de l'importance des volumes de rejets et de l'importance des polluants en présence. La situation est analogue dans les autres industries susmentionnées. L'invention a donc pour but, surtout, de remédier à ces inconvénients et de fournir un procédé du genre en question répondant mieux que ceux qui existent déjà aux divers desiderata de la pratique. Or, la Société demanderesse a trouvé que l'addition aux susdits effluents de certains sels de zinc et l'ajustage du pH à une valeur qui sera précisée, permettaient de débarrasser les susdits effluents des polluants organiques et notamment des émulsions d'hydrocarbures. Par conséquent, le procédé conforme 1 invention est caractérisé par le fait quti un effluent contenant des huiles et des émulsions d'hydrocarbures dans l'eau, on ajoute une quantité efficace d'un sel de zinc soluble dans l'eau et dont l'anion est propre à favoriser le cassage des émulsions, le pH étant ajusté à une valeur alcaline, de préférence à une valeur de 7 à 8. Les sels de zinc qui ont donné de bons résultats sont le sulfate et notamment le chlorure. La quantité de sel ajoutée doit être déterminée en fonction des quantités d'huile d'émulsions d'hydrocarbures et de divers polluants organiques contenus dans l'effluent. Il convient donc de faire un ou plusieurs essais préalables sur une fraction d'un bain d'effluents à traiter. En ce qui concerne l'ajustage du pil, qui peut s'effectuer à l'aide de Na0H ou de KOH, il peut être simultané à l'addition du sel de zinc mais, de préférence, on procède en deux étapes, le sel de zinc étant ajouté en premier. Il se produit alors, après le cassage des émulsions présentes, un relargage en surface notamment des produits antérieurement émulsionnés puis, après alcalinisation, un précipité abondant d'hydroxyde de zinc ayant absorbé la quasi totalité des polluants organiques présents. Entre l'addition de sel de zinc et l'alcalinisation, on agite le milieu assez vivement pendant une durée pouvant atteindre plusieurs heures, après quoi se produit le susdit relargage. La décantation de l'hydroxyde de zinc après alcalinisation peut aussi durer plusieurs heures. En général, la phase au bout de laquelle se produit le relarg#ngedel'hui1eduredc1à4 heures et la décantation de l'hydroxyde de 2 à 12 heures. Entre la phase relarguée en surface et le précipité d'hydroxyde se trouve une phase intermédiaire comprenant liteau pra tiqueinent limpide et exempte de toute trace de polluant organique. C'est à la limpidité de cette couche intermédiaire que l'on peut juger si la quantité de sel de zinc ajoutée a été suffisante ou non. Lorsque cette quantité est trop élevée, il se produit une rise en masse de l?hydroxyde de zinc qui devient très difficile à éliminer. La couche de produits séparée par relargage est enle vée par écrémage, l'hydroxyde par filtration. La phase d'eau intermédiair peut être a;rUe pour l'épurer plus complètement. Ci-après on donne un exemple numérique illustrant le procédé conforme à 1'invention. A un effluent contenant de 2 à 6 i0 d'hydrocarbures, on ajoute2,5,0 de chlorure de zinc, ctest-à-dire 1,2 g de Zinc12 par litre, en solution dans l'eau à 50 azÓ. Après une agitation vive de 2 à 3 heures, il se produit un relargage assez important de produits organiques à la surface du bain. On ajoute ensuite 9 g de soude par litre d'effluent, la soude étant à 40 ' ; on amène ainsi le pH aux environs de 7,5. Il se produit alors un épaississement important du milieu et une décantation d'hydroxyde de zinc qui se poursuit pendant 2 a 3 heures. Après écrémage du liquide surnageant et filtration de la masse précipitée, on obtient un liquide parfaitement limpide contenant environ 0,4 à 0,7 ppm d'hydrocarbures,. ce liquide étant absolument exempt d'odeur. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose ainsi d'un procédé du genre en question dont les caractéristiques résultent parfaitement de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à ce sujet et qui présente, par rapport à ceux qui existent déjà, de nombreux avantages, notamment celui d'une très grande efficacité alliée à un excellent prix de revient. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux des modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé d'épuration d'effluents contenant des huiles et des émulsions d'hydrocarbures dans l'eau, caractérisé par le fait qu'on ajoute à ces effluents une quantité efficace d'un sel de zinc soluble dans l'eau et dont l'anion est propre à favoriser le cassage des émulsions, le p7I étant ajusté ~1 une valeur alcaline. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le sel de zinc est le chlorure ou le sulfate. 3. Procédé selon l'ane des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le pH est ajusté à une valeur de 7 à 8. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 d 3, caractérisé par le fait que l'addition de sel de zinc et l'alcalinisation sont effectuées successivement.