La présente invention concerne un vitrage anti-feu comportant deux ou plusieurs feuilles de verre assemblées en un ensemble feuilleté dans lequel entre au moins une paire de feuilles consécutives, est disposée au moins une couche intercalaire en un matériau intumescent tel qu'un sel métallique hydraté qui, sous l'action de la chaleur, est capable de former une barriere isolante au point de vue thermique. Ce type de vitrage anti-feu est connu, par exemple, par demande debrevet allemand publiee sous le No 1 900 054. Dans un tel vitrage, la couche de matière intumescente est constituée par du silicate alelin ayant de préférence une teneur en eau comprise entre 10 et 40 % en poids. L'efficacité du vitrage, lors de l'exposition d'une de ses faces à la chaleur ou aux flammes, résulte de 1'6bul- lition de l'eau contenue dans la ou les couches intercalaires, entraînant la formation d'une ou plusieurs couches de mousse qui s'opposent a la transmission de la chaleur. Pour plus de détails concernant la composition et le fonctionnement de ce type de vitrage,on peut se référer à la denande de brevet allemand publiée Ne 1.900.054. Le vitrage anti-feu de type connu a, en principe, un bon comportement; toutefois, il présente l'inconvénient qu'en règle générale la feuille de verre exposée à une source de chaleur ou aux flammes se brise. Ceci a pour conséquence fa; cheuse que l'on court le danger d'une défaillance mécanique de la couche de silicate alcalin intumescente, avec pour consé- quence une perte de l'effet anti-feu du vitrage. Meme quand on choisit des feuilles de verre qui ne se brisent pas spontanément sous l'action de la chaleur, on observe malgré tout une rupture des feuilles de verre, tout au moins dans leur partie marginale qui est serrée dans le châssis.Ceci est lié au fait que les feuilles de verre constituant les faces extérieures du vitrage, ne peuvent voir l'espace qui les sépare, augmenté en fonction de l'augmentation de volume des couches de silicate alcalin, par suite de l'important serrage qu'exerce le châssis. Dans le cas d'une rupture des verres à leur partie marginale, c'est-adire à l'endroit où ils subissent le serrage dans le châssis, des fumées peuvent s'insinuer par les bords du vitrage et annihiler ainsi l'effet anti-feu du vitrage. race à la présente invention, on évite les inconvénients du vitrage anti-feu du type cité ci-dessus. Dans unvitrage selon l'invention, les feuilles de verre ne se brisent pas lors d'une exposition à la chaleur ou au feu. De manière générale, la présente invention se rapporte à un vitrage anti-feu comportant deux ou plusieurs feuilles de verre assemblées en un ensemble feuilleté, dans lequel entre au moins une paire de feuilles consécutives, est disposée au moins une couche intercalaire en un matériau intumescent, tel qu'un sel métallique hydraté, qui, sous l'action de la chaleur, est capable de former une barrière isolante au point de vue thermi- que, caractérisé en ce qu'au moins une face extérieure du vitrage, constituée par une feuille de verre, est munie d'au moins une bande périphérique d'un matériau plastique viscoélastique capable de se décomposer, sous l'action de la chaleur, à une température inférieure à la température de ramollissement de ladite feuille. Avantageusement, le vitrage peut comporter une ou des couches intercalaires constituées de silicate alcalin hydraté ayant une épaisseur comprise entre 0,3 et 5 ram. De telles couches intercalaires s'obtiennent aisénent et sont capables de forner, lors de l'exposition à la chaleur ou au feu, une barrière isolante efficace vis-à-vis des flammes, de la fumée et de la chaleur. Toutefois l'invention ne se limite pas uniquement a des vitrages munis de ce seul type d'intercalaire. On peut utiliser également d'autres couches de sels métalliques hydratés capables de mousser sous l'action de la chaleur et de former une barrière isolante thermiquement, par exemple des aluminates, des borates ou des phosphates. Avantayeusement, le vitrage anti-feu est transparent, ce qui est particulièrement intéressant pour les vitrages destinés à être placés dans des bâtiments, par exemple dans des fenê- tres extérieures sussi bien que dans des cloisons intérieures De préférence, la (ou les) bande(s) périphérique(s) utilisée(s) est (ou sont) constituée(s) par une masse de matière plastique thermodurcissable, telle que du polyuréthane ou analogue, coulée à une température inférieure à la température de transformation de la (ou des) couche(s) intercalaire(s). Un tel vitrage est très facile à réaliser sans risque de perturber la matière intumescente. L'effet avantageux de l'invention est obtenu en appliquant sur au moins une face extérieure du vitrage au moins une bande de matière plastique qui joue le rôle d'espaceur sans entraver, en cas d'incendie, l'agrandissement de l'espace qui sépare les feuilles de verre de l'ensemble feuilleté, de sorte que le bris des feuilles de verre est évité. On atteint ce résultat du fait que, lorsque commence l'exposition à la chaleur ou au feu et lorsque commence le moussage de la (ou des) couche(s) intercalaire(s), l'espace qui sépare les feuilles de verre peut s'agrandir grace a l'élasticité et à la plasticité de la bande de matière plastique que l'on peut introduire par serrage dans un chassis présentant une rainure en U. Lors de cet agrandisserent initial, qui est relativement peu important, la bande de matiere plastique est donc comprimée. Lorsque la dilatation de la (ou des) couche(s) intercalaire(s) se poursuit, la bande périphérique est détruite sous l'action de la chaleur, et la distance séparant les feuilles de verre peut varier librement. Si l'on place une ou des bande) en matière plastique dans un châssis présentant une rainure en forme de U, toute la largeur de la rainure devient disponible par suite de la destruction ou de la combustion de la ratière plastique, permettant ainsi la dilatation libre du vitrage.Il va sans dire aue pour tirer profit de l'élasticité et de la plasticité de la bande de matière plastique ainsi d'ailleurs que pour pouvoir réellement mettre à profit la partie du châssis rendue disponible après destruction de la matière plastique, il convient de veiller a ce que les feuilles de verre puissent voir varier la distance qui les sépare grâce à un profil approprié de leurs bords. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, la (ou les) bande(s) périphérique(s) est (ou sont) formée(s) par une aile d'un profilé périphérique en forme de U entourant les faces extérieures du vitrage. De la sorte, on crée un vitrage muni de part et d'autre de ses faces Extérieures d'une bande périphérique, ce qui ne pose aucun problr.e lors de la pose du vitrage, celui-ci n'avant aucun côté préférentiel a placer dans la direction présentant le risque d'incendie le plus probable. Avantageusement, le profilé périphérique présente une épaisseur de la base du t' au niveau de la tranche de la feuille de verre constituant une face extérieure du vitrage, de 2 à 10 mm, de préférence de 4 à 6 mm, une épaisseur d'aile le long de ladite feuille de verre de 0,8 à 5 mm, de préférence de 1 a 2 nm, ainsi qu'une hauteur d'aile comprise entre 5 et 20 mm, de préférence de 8 a 10 mm. Le vitrage anti-feu muni d'un tel profilé se place aisément dans un châssis présentant une rainure en U. Il est a noter égalejient que le profilé périphérique en plastique prévu dans les vitrages anti-feu conformes à l'invention, peut avantayeusement constituer un joint étanche protégeant la couche de matière intumescente. Par la présence du profilé, on parvient a éviter la diffusion d'humidité dans la ou les couches intermédiaires, ce qui en modifierait les propriétés. Le profilé pent, par exemple, constituer un joint d'étanchéité vis-a-vis de l'humidité de l'atmosphtre extérieure au vitrage. Le placement du profilé sur le bord périphérique du vitrage s'effectue de manière avantageuse au moyen d'un dispositif et par mise en oeuvre d'un procédé selon le brevet allemand 2.357.956 et la demande de brevet allemand publiée 2.421.103 qui se rapportent plus particulièrement a la pose d'un profilé autour de doubles vitrages tout verre. De manière avantageuse, on dispose sur le profilé périphérique une masse de scellage constituée par un adhésif fusible, ce qui permet la réalisation d'un vitrage prêt a l'emploi. On trouvera plus de détails concernant ces adhésifs dans les deman- des de brevet allemand publiées 2.428.318 et 2.428.317. De préférence, on place une feuille de séparation entre 1e profilé périphérique et la masse de scellage, comme c'est le cas dans la demande de brevet allemand publiée 2.428.318. Avantageusement, on applique la nasse de scellage sur une hauteur qui correspond a la profondeur de battée du châssis ce qui permet une pose aisée et économique du vitrage. Le vitrage selon la présente invention comprend de pré férence, soccessivement : - une feuille de verre de silicate ayant une épaisseur prise entre 2,5 et 4 mm - une couche de sel métallique hydraté, telle qu'une couche de silicate alcalin hydraté ayant une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm - une couche de polyvinyibutyral avant une @paisseur comprise entre 0,3 et 0,8 mm - une couche de sel métallique hydraté, telle qu'une couche de silicate alcalin hydraté, dont l'epaisseur est comprise entre 1 et 5 mm - et une feuille de verre do silicate ayant une épaisseur com- prise entre 2,5 et 4 r. Selon une variante avantageuse de l'invention, le vitrage comprend successivement : - une feuille de verre de silicate ayant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 n - une couche de sel métallique hydraté, telle qu'une couche de silicate alcalin hydraté dont l'épaisseur est comprise entre 1 et 5 @m - une couche de polyvinylbutyral ayant une épaisseur comprise entre 0,3 et 0,8 mm - une feuille de verre à base de silicate avant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 mm - une couche de polyvinylbutyral ayant une épaisseur comprise entre 0,3 et 0,8 mm - une couche de sel métallique hydraté, telle qu'une couche de silicate alcalin hydraté dont l'épaisseur est comprise entre 1 et 5 mm - et une feuille de verre de silicate ayant une épaisseur com- prise entre 2,5 et 4 mm. Dans ces différentes variantes de l'invention, de préférence les épaisseurs des feuilles de verre à base de silicate sont corprises entre 2,8 et 3,5 N 1'- épaisseur des de sel métallique hydraté est de 1,5 mm et l'épaisseur des cou- ches de polyvinylbutyral est de 0,38 @@. Il est spécialement important de noter que l'épaisseur des différentes feuilles de verre n'est pas supérieure à environ 4 mm. Ceci est lié à la mauvaise conductibilité thermique du verre qui peut entraîner, dans les feuilles, la formation de tensions transversales d'origine thermique, capables a leur tour, de provoquer la rupture du verre. On peut évidemment utiliser des feuilles de verre dont l'épaisseur est supérieure à 4 mm, pour autant que l'on choisisse des verres à coefficient de dilatation convenable, des verres treks ou encore des feuilles de vitrocéramique. De la sorte. on évite la rupture du verre qui pourrait être causée par les tensions d'origine thermique sans rien perdre Des avantages que procure l'invention. Selon une autre variante de l'invention, on peut rempla- cer une feuille de verre de silicate par une feuille de verre organique. Dans ce cas, on placera de préférence le vitrage avec la feuille de verre organique non située dans la direction éven- tuelle d'un incendie. L'idée que protège l'invention n'est pas, conne cela est pratique courante dans la fabrication de doubles vitrages, de créer un profilé périphérique pernettant une modification relativement minime de la distamce qui sépare les feuilles de verre, en mettant à profit certaines propriétés d'élasticité du profilé périphérique, mais bien au contraire de crier un e.Psse'1r spécial destiné à la destruction thermique.La bande ou le profilé plastique périphérique entrant dans la co@@position d'un vitrage conforme à l'invention, eu égard aux propriétés élastiques que possède la matière utilisée, permet une modification de la distance séparant les feuilles de verre lorsqoe le vitrage à être exposé à la chaleur, ensuite on observe la destruction du profilé périphérique du c6té du sinistre, ce quai permet la modi- fication de la distance séparant les feuilles de verre exté- rieures en fonction du changerent de volume que subit la (les) couche(s) intermédiaire(s) intumescentes. L'utilisation d'une bande ou du profilé périphérique dans un vitrage conforme à l'invention apporte encore un awantage supplémentaire. Suite à la destruction de la bande ou du profilé par exposition au feu, les feuilles de verre peuvent s'échauffer klibrement; de ce fait, on peut éviter la formation de tensions d'origine thermique susceptibles de provoquer la r@pture des feuilles de verre et d'entraîner les conséquences néfastes décri- tes précédemment. Lorsqu'on utilise un profilé plastique en U, on ne peut, en outre, éliminer une quantité trop élevée de chaleur par la partie marginale des feuilles de verre car on risquerait ainsi de créer également des tensions d'origine athermique, entraî- nant aussi les conséquences néfastes décrites précédemment. Selon une variante de l'invention, particulièrement avantageuse lorsque l'on craint la formation d'un gradient de température importent entre le bord du vitrage tenu par serrage dans le châssis, et sa face exposée aux flammes, en vue de con- penser les tensions de traction susceptibles d'être créées lors de l'exposition au feu, on crée dans une (ou des) zone(s) margi- nale(s) de la feuille de verre constituant une face extérieure du vitrage, une tension de compression permanente. La création de cette tension de compression parmanente peut être réalisée selon des procédés connus par exemple par trempe thermique ou échange d'ions. De préférence, la tension de compression ainsi créée dans la (ou les) zone(s) marginale(s) est supérieure à 300 kg/cm2. Elle peut, par exemple être telle que la mise en traction induite par suite de l'échauffement du vitrage en cas d'incendie, ne la compense pas entièrement.La tension de compression qui est créée dans la (ou les) zone(s) marginale(s) de la feuille constituant une face extérieure du vitrage présente encore l'avantage d'augmenter davantage la résistance de l'ensemble feuilleté ou des feuilles de verre dont il est constitué vis-à-vis des efforts mécaniques auxquels il est ou sont souris lors de la fabrication, lors de la pose du profilé plastique périphérique ainsi nue lors du placement du vitrage. L'efficacité 'une telle rise en compression est bien connue par le brevet allemand N 691.203 ou 879.584 ainsi oue par le brevet allemand N 822.006 ou la demande de hrevet allemand publiée N 1.000.573. On remarque toutefois qu'aucun de ces documents ne préveit la seule mise en compression de la zone marginale de feuilles de verre de ranière identique aux vitra@es seion la présente invention, en vue d'éviter la rupture du verre sur les bords périphériques du vitrage. La création d'une telle tension de compression exclusi vement dans la zone marginale d'une feuille de verre, afin de réaliser le ut décrit, représente donc une partie essentielle de l'objet de l'invention, indépendamment des autres détails de construction du vitrage. L'objet de l'invention ainsi que ses caractéristiques et avantages seront mieux compris à l'aide des exemples de réali sation et des figures sehératiques non limitatives qui vont suivre. Dans celles-ci, -la figure 1 est une vue en coupe schématique du bord d'un vitrage conforme à la première forme de réalisation de l'invention. -la figure 2 est une reprEsentation semblable a celle de la figure 1, d'une autre forme de réalisation d'un vitrage conforme à l'invention, -la figure 3 est une représentation semblable à celle illustrée aux figures 1 et 2. Dans cette representation schématique, on voit un vitrage anti-feu conforme a l'invention placé dans un chassis, avant l'exposition à la chaleur et -la figure 4 représente le vitrage anti-feu suivant figure 3 après l'exnosition à la chaleur. Suivant l'exemple de réalisation illustré à la figure 1, le vitrage anti-feu 10 comporte deux feuilles de verre de silicate 12 et 14 entre lesquelles on place deux couches de silicate alcalin 18 et 20 reliées par une couche de polyvinylbutyral 16. L'épaisseur des feuilles de verre 12 et 14 est de 4 mm; celle des deux couches de silicate alcalin 18 et 20 est de 1,5 niti tandis que la couche de polyvinylbutyral 16 est fabriquée à partir d'une feuille de polyvinylbutyral de 0,38 mm d'épaisseur que l'on adopte habituellement lors de la fabrication de vitrages de sécurité feuilletés. Conformément à l'invention, le vitrage anti-feu 10 est pourvu d'un profilé périphérique en U 22 en matière plastique viscoélastique qui est de préférence une matière plastique coulée thermodurcissable, telle que le polyuréthane ou analogue. L'expression "viscodlastique" usitée en physique des plastiques, signifie que la couche doit avoir l'élasticité du caoutchouc et être plastiquement déformable. Le profilé 22 présente une épaisseur de la base du U au niveau de la tranche de la feuille de verre 12 constituant une face extérieure du vitrage, de 5 mm. La hauteur d'aile est de 8 mm, ce qui permet d'obtenir une largeur totale du profilé de 13 mm tandis que l'épaisseur des ailes le long de la feuille 12, est de 1 mm. Après placement du profilé périphérique 22, on peut appliquer sur les bords des verres une masse de scellage constir tuée par un adhésif fusible 24 conformément a la demande de brevet allemand publié N 2.428.318. La masse de scellaye peut être éventuellement séparée du profilé 22 par une feuille de séparation. Grâce à la masse de scellage constituée d'un adhésif fusible, on fabrique un vitrage prê à l'emploi. Après placement du vitrage anti-feu dans un châssis, la masse de scellage peut être fondue dans la rainure du châssis, ce qui permet de réaliser le scellage du vitrage avec le châssis. La figure 2 représente une autre variante de l'invention. Tout comme à l'exemple illustré à la figure 1, on applique également sur chacune des feuilles de verre 12 et 14 une couche de silicate alcalin 18 - 20; toutefois, sur chacune des couches de silicate alcalin 18 - 20, on applique une couche de polyvinylbutvral 16 - 17, et entre les deux couches de polyvinylbutyral 16 - 17, on place une nouvelle feuille de verre 13. nne corparaison des figures 3 et 4 illustre l'efficacite du profilé périphérique appliqué sur le vitrage anti-feu. La figure 3 représente de manière schématique la façon dont on effectue le placement du vitrage 10 dans un châssis en forme de U, par exemple dans un châssis métallique. Le vitrage anti-feu 10 est muni d'un profilé périphérique plastique 22. La structure des couches correspond à celle @e l'exemple illustré par la figure 1. On suppose ici que l'espace dans lequel existe un risque d'exposition à la chaleur ou au feu, en cas d'incendie, est voisin de la feuille de verre 12. L'action de la chaleur ou du feu s'exerce dans la direction indiquée par la flèche A à la figure 3 ainsi qu'à la figure 4. Lorsqu'une source importante de chaleur agit sur le vitrage anti-feu dans la direction de la flèche A, par exemple, lorsqu'éclate un incendie dans un local, la masse de silicate alcalin hydraté (la composition et la mise en oeuvre de ces couches sont décrites dans la demande de brevet allemand publiée N 1.900.054) se transforme suite à l'ebullition de l'eau qu'elle contient et donne naissance à une couche de mousse qui s'oppose efficacement à toute nouvelle transmission de chaleur. Suite au moussage de la ou des couche(s) de silicate alcalin, l'épaisseur du vitrage augmente fortement et peut, dans de nombreux cas, être doublée. Le profilé périphérique en matière plastique 22, conformément à l'invention, lorsque commence la phase de gonflement de la (ou des) couche(s) de silicate alcalin, permet a la distance qui sépare les feuilles de verre extérieures 12 et 14 d'augmenter tout d'abord grace à l'élasticité naturelle du profilé périphérique 22.Toutefois, sous l'action de la chaleur qui s'exerce dans le sens qu'indique la flèche A, le côté du profilé en U 22 qui est orienté vers le foyer d'incendie se détruit thermiquement et disparaît, après quoi la distance qui sépare les feuilles de verre extérieures 12 et 14 peut s'agrandir davantage jusqu'à ce que, comme l'indique la figure 4, toute la largeur du chassis 26 soit utilisée et que la feuille de verre 12 atteigne le bord de la rainure du chassis 26. On arrive ainsi à ce que les feuilles de verre 12 et 14, même dans le cas d'une production de chaleur intense, ne se brisent pas au voisinage de leur bord maintenu par serrage dans le châssis, ce qui eat été inévitable avec un vitrage non conforme à l'invention. Bien plus encore, les bords des feuilles 12 et 14 peuvent s'adapter à la pression intérieure du vitrage liée au degré de moussage du silicate, grâce a l'action combinée des propriétés élastiques du profilé plastique 22 d'une part et la destruction du profilé périphérique 22 qui borde la feuille de verre 12 d'autre part. L'effet bénéfique que procure le profilé plastique 22 et qui vient d'être décrit, n'est pas seulement valable pour un châssis de forme particulière tel que représenté schéma- tiquement en 26, mais le même avantage se retrouve également pour d'autres châssis. En outre, on peut encore signaler que, par exemple, la feuille 14, qui n'est pas exposée à l'action du feu, peut être également en plastique transparent. Le profilé en matière plastique présentant l'épaisseur donnée constitue un excellent joint d'étanchéité pour la couche de silicate alcalin, ce qui permet d'éviter d'une manière avantagouse la diffusion d'eau dans la couche de silicate alcalin - en cas d'exposition dans une atmosphère extérieure humide -. Comme déjà signalé précédemment, la couche de silicate alcalin est citée uniquement à titre d'exemple. L'invention est applicable dans tous les cas oP l'on utilise des couches intermé- diaires constituées par de la ratière intumescente qui, sous l'action de la chaleur, forme une couche d'isolation thermique. Le profilé en forme de U, tel qu'indiqué dans l'exemple précédent et les figures, peut, conformément a l'invention, être remplacé uniquement par une bande périphérique en matière plastique placée du cote qu'indique la flèche A aux figures 3 et 4, c'est-à-dire du côté du fover d'insendie, à proximité du bord de la fouille. Une telle bande permet d'au@menter l'espace interfeuilles de manière identique à celle indiquée par la corparaison des figures 3 et 4. Les caractéristiques de l'invention qui apparaissent tant dans la description qui précède que sur les figures ou encore (ans les revendications ci-après, sort valables aussi bien lorsqu'en les considère séparément que lersqu'on les com@ine de manière à réaliser les différentes formes d'exécution de l'invention. REVENDICATIONS 1. vitrage anti-feu comportant deux ou plusieurs feuilles -de verre assemblées en un ensertble feuilleté, dans lequel entre au moins une paire de feuilles consécutives est disposée au moins une couche intercalaire en un njatériau intumescent, tel qu'un sel métallique hydraté, qui, sous l'action de la chaleur, est capable de former une bartière isolante au point de vue thermique, caractérisé en ce qu'au moins une face extérieure du vitrage, constituée par une feuille de verre (12), est munte-d'au moins une bande périphérique (22) d'un matériau plastique viscoélastique capable de se décomposer, sous l'action de la chaleur, à une température inférieure à la température de ramollissement de ladite feuille (12). 2. Vitrage selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite (ou lesdites) couche(s) intercalaire(s) (18 - 20) comporte(nt) du silicate alcalin hydraté et a (ont) une épaisseur comprise entre 0,3 et 5 mm. 3. Vitrage selon une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce qu'il est transparent 4. Vitrage selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que ladite (ou lesdites) bande(s) (22) est (sont) constituée(s) par une masse de matière plastique thermodureissable telle que du polyuréthane ou analogue, coulée a une température inférieure à la température de transformation de ladite (ou desdites) couche(s) intercalaire(s) (18 - 20). 5. Vitrage selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que ladite (ou lesdites) banue(s) est (sont) former e(s) par une aile d'un profilé périphérique en forme de U (22) entourant les faces extérieures du vitrage. 6. vitrage selon la revendication 5 caractérisé en ce que ledit profile périphérique (22) présente une épaisseur de la base du U au niveau de la tranche de la feuille de verre (12) constituant une face extérieure du vitrage, de 2 à 10 mm, de préférence de 4 à 6 mm, une épaisseur d'aile le long de ladite fouille de verre (12) de 0,85 à 5 mm, de préférence de 1 à 2 mm, airsi qu'une hauteur d'aile comprise entre 5 et 20 mm, de préférence de 8 à 10 mm. 7. Vitrage selon la revendication 5 ou 6 caractérisé en ce qu'en vue de former un vitrage prêt a l'emploi, on dispose sur ledit profilé périphérique (22) une masse de scellage constituée par -un adhésif fusible (24). 8. Vitrage selon la revendication 7 caractérisé en ce que l'on place une feuille de séparation entre ledit profilé périphérique (22) et ladite masse de scellage (24). 9. vitrage selon la revendication 7 ou 8 caractérisé en ce nue l'on applique ladite nasse de scellage (24) sur une hauteur qui correspond à la profondeur de battée du châssis. 10. Vitrage selon l'une des revendications 1 à 9 caractérisé en ce qu'il comprend successivement : a) une feuille de verre de silicate (12) ayant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 mm b) une couche de sel métallique hydraté, de préférence une couche de silicate alcalin hydraté (20) avant une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm c) une couche de polyvinvlbutyral (16) ayant une épaisseur con prise entre 0,3 et 0,8 mm d) une couche de sel métallique hydraté,de préfcrence une couche de silicate alcalin hydraté (18) dont l'épaisseur est comprise entre 1 et 5 mn. et e) une feuille de verre de silicate (14) avant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 mm. 11. vitrage selon l'une des revendications 1 à 9 caractérisé on ce qu'il comprend successivement : a) une feuille de verre ce silicate (12) avant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 b1t. b) une couche de sel métalliqué hydraté, de préférence une couche de silicate alcalin hydraté (20) dont l'épaisseur est com- prise entre 1 et 5 mm c) une couche de polyvinylbutyral (16) ayant une épaisseur com prise entre 0,3 et 0,8 mm d) une feuille de verre de silicate (13) ayant une épaisseur com- rise entre 2,5 et 4 um @) une couche de polyvJnylbutyral (17) ayant une épaisseur com- prise antre 0,3 et 0,8 mm f > une couche de sel métallique hydraté, de préférence une couche de silicate alcalin hydraté (18) dont l'épaisseur est com prise entre 1 et 5 mm et g) une feuille de verre de silicate (14) ayant une épaisseur comprise entre 2,5 et 4 mm. 12. Vitrage selon la revendication 10 ou 11 caracté- risé en ce que l'épaisseur desdites feuilles de verre de silicate (12 - 13 - 14) est comprise entre 2,8 et 3,5 mn, en ce que celle desdites couches de sel métallique hydraté (18 - 20) est de 1,5 mm et en ce que celle desdites couche5 de polyvinylbutyral (16 - 17) est de 0,38 Mn. 13. Vitrage selon l'une des revendications 10 a 12 caractérisé en ce qu'au moins une desdites feuilles de verre de silicate (12 - 13 - 14) est remplacée par une feuille de verre organique. 14. Vitrage selon l'une des revendications 1 a 13 caractérisé en ce que, en vue de compenser les tensions fie trac- tion susceptibles d'être créées lors de l'exposition au feu, na crée dans une (ou des) zone(s) marginale(s) de la feuille de verre (12) constituant une face extérieure du vitrage, une tension de compression permanente. 15. Vitrage selon la revendication 14- caractérisé en ce que la tension de compression présente dans ladite (ou lesdites) zone(s) marginale(s) est supérieure a 300 kg/cm. 16. Vitrage selon la revendication 14 ou 15 caractérisé en ce que la tension de compression présente dans ladite (ou lesdites) zone(s) rarginale(s) est obtenue par échange ionique.