Corne on le sait, les pièces obtenues par compression et frittage d'une poudre métallique conservent une porosité résiduelle de l'ordre de 20 à 25%. Lorsqu'on revit ces pièces d'un autre métal par galvanoplastie, par exemple lorsqu'il s t agit s'agit de zingage, de cadmiage, etc., les solutions d'électrolyte pénètrent dans les pores au cours de l'électrodéposition et, après rinçage et séchage, elles ressuent et apparaissent à la surface des pièces sous forme d'efflorescences. Conne ces liqueurs sont agressives (soude, cyanures, etc.), elles attaquent le revêtement mdtal- lique obtenu, lequel de ce fait devient inefficace et ne présente pas l'aspect désiré. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé d'imprégner les pièces avant métallisation par de la paraffine fondue qui pénètre bien dans les pores, malus qui doit être enlevée soigneusement à la surface des pièces avant galvanoplastie, car elle constitue un film isolant. Cette opération est difficile, notamment lorsque la pièce comporte des alésages, des gorges, etc. ; en outre la paraffine fond dans les bains de dégraissage qui précèdent la métallisation. On a également déjà proposé d'imprégner les pièces avec une solution de matière plastique dans un solvant; toutefois, l'évaporation du solvant au cours du séchage fait maigrir dans chaque pore le bouchon de matière plastique qui n'assure plus ainsi qu'une obturation imparfaite. Enfin, la présence de vapeurs de solvant demande des précautions d'emploi et rend l'application de cette technique délicate. Selon la présente invention, on imprègne la pièce avant métallisation avec un composé chimique qui, par réaction avec un autre composé, donne à l'entrée des pores un précipité inerte et insoluble. On peut réaliser l'invention en utilisant divers produits chimiques dès l'instant que le précipité insoluble obtenu par double décomposition reste en place à 1'orifice des pores. A titre d'exemple non limitatif, on peut, selon l'invention, imprégner la pièce sous dépression avec une solution de silicate de soude, la dépression qui facilite la pénétration dans les pores ne devant toutefois pas descendre au-dessous de la tension de vapeur d'eau à la température considérée pour éviter de concentrer la solution de silicate de soude par évaporation de l'eau. On lave ensuite les pièces à l'eau courante pour enlever le silicate en excès, la fin du lavage étant contrôlée par le pH de l'eau (le silicate de soude étant très alcalin). Après rinçage, les pièces sont plongées dans une solution d'acide faible, tel que l'acide acétique à 10%; au contact du silicate de soude, l'acide donne un bouchon de silice colloIdale qui obture hermétiquement tous les pores du métal. Au bout de quelques minutes, les pièces sont lavées à nouveau à l'eau courante pendant quelques minutes, puis elles passent dans un sécheur. Les pièces ainsi traitées sont alors rev8tues électrolytiquement, soit immédiatement, soit au bout de plusieurs semaines par exemple. REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement des pièces métalliques frittées en vue de leur métallisation par électrodéposition, ce procédé consistant essentiellement à les imprégner d'un composé chimique puis à les traiter par un second composé susceptible de donner avec le premier un précipité inerte et insoluble qui obture ltentrée des pores. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le preMier composé chimique est du silicate de soude en solution. ).- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que le second composé chimique est un acide faible. 4. - Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'acide faible est de l'acide acétique. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les pièces sont soigneusesent lavées aprbs imprégnation par le premier composé chimique. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que, auprès l'action du second composé chimique, les pièces sont lavées puis séchées.