Perfectionnement aux seringues auto-in-jectables à remplissage par le goulot. La présente invention concerne les seringues dites autoinjectables, ce terme de seringues englobant également les seringues de grande contenance appelées parfois flacons. Comme cela est bien connus, ces seringues comportent un corps tubulaire terminé par un embout de petit diamètre pour 1' adaptation du canon de l'aiguille et un piston sur lequel peut être adaptée une tige de piston servant à refouler le liquide contenu dans la seringue pour effectuer l'injection. Dans le brevet français NO 76 39713 du 31 Décembre 1976, on a déjà proposé une seringue constituée par un corps cylindrique dans lequel est monté coulissant un piston comportant des moyens de raccordement avec une tige de piston, l'extrémité du corps correspondant à l'embout étant constituee par un goulot dans lequel peut être engagé un bouchon portant un embout sur sa face extérieure, le bouchon et l'embout étant perforés axialement. Ces seringues doivent toutefois comporter un capuchon de fermeture pour fermer l'embout perforé, capuchon de fermeture qui doit être retiré avant la mise en place de l'aiguille et si l'aiguille est mise en place au préalable sur la seringue, il faut prévoir des moyens d'étanchéité à l'extrémité de l'aiguille ou entre l'aiguille et la seringue, moyens d'étanchéité qui sont en général constitués par des opercules perforables notamment dans le cas des aiguilles dites à double pointe. Dans les services d'urgence, il est nécessaire que les seringues auto-injectables soient utilisables dans les délais les plus brefs et il faut donc pouvoir adapter au préalable l'aiguille sur la seringue mais la perforation des opercules peut entraîner la présence de particules arrachées auxdits opercules dans le liquide injecté.En outre il peut être nécessaire d'injecter plusieurs seringues de même nature ou de natures différentes sans avoir à retirer l'aiguille dont la mise en place dans la veine d'un accidenté est en général très difficile. La présente invention a pour but de résoudre ces problèmes et elle a pour objet une seringue du type ci-dessus caractériséeen ce que le canal axial perforant le bouchon et l'embout est obturé par un organe mobile commandable depuis l'extérieur pour rétablir la continuité du canal. L'invention consiste en fait à réaliser un robinet dans le bouchon et l'embout d'une seringue auto-injectable. De tels organes sont bien connus avec de nombreuses applications par exemple sur les tubes d'injection raccordés à des canules mais les avantages assurés par leur incorporation dans la pièce assurant le raccord entre la seringue et l'aiguille n'étaient pas évidents et ils paraissaient présenter des inconvénients, en ce qui concerne notamment le maintien de la stérilité du canal, par rapport aux systèmes à opercule perforable. Avec l'invention l'aiguille peut être solidaire du bouchon et de l'embout et être protégée par un étui stérile non soumis à des normes d'étanchéité spéciales. Elle peut dans les mêmes conditions être fixée au préalable sur l'embout, l'aiguille pouvant dans ce cas être raccordée successivement à plusieurs seringues. L'embout peut être protégé par un étui stérile non soumis à des conditions d'étanchéité et facilement amovible lors de l'adaptation de l'embout d'aiguille. Selon une autre caractéristique, la seringue comporte au moins un raccord latéral pour le raccordement de l'embout d'une autre seringue, le forage de ce raccord aboutissant dans le canal axial du bouchon et de l'embout de la seringue et la mise en communication de la seringue, ou de celle mise en place sur le raccord latéral, avec l'aiguille, étant con tôlée par l'organe mobile formant un robinet dit à deux voies. Avec ce mode de réalisation il est possible d'alterner les injections de deux produits ou d'alterner une injection et un prélèvement. Le robinet peut être de l'un quelconque des types connus à clef tournante ou à clef coulissante. Selon une caractéristique propre à la présente invention, la clef est immobilisée dans la position d'ouverture de manière à empêcher le réemploi de la seringue. Selon une autre caractéristique la clef est bloquée en position de fermeture par l'étui de protection stérile de l'aiguille ou de l'embout. L'invention sera décrite plus en détail ci-après sous forme de deux exemples de réalisation avec référence au dessin ciannexé dans lequel La figure 1 est une vue en coupe diamétrale de l'extrémité de la seringue munie du bouchon, de l'embout et de l'aiguille; la figure 2 est une vue en coupe par II-II de figure 1; la figure 3 est une vue en coupe diamétrale partielle du bouchon et de l'embout selon un deuxième mode de réalisa tion et la figure 4 est une vue en coupe partielle par IV-IV#de figure 3. La seringue comporte un corps cylindrique 1, par exemple en verre, dont l'extrémité forme un goulot 2 dans lequel est engagé de façon étanche l'embout cylindrique 3 d'un bouchon qui s'appuie sur la face d'extrémité du goulot par un collet 4 et est solidaire d'un embout tronconique 5 sur lequel peut s'adapter le canon 6 d'une aiguille 7 ou embout raccord analogue. Le bouchon et l'embout sont traversés par un canal axial 8. Le bouchon est maintenu en place sur le goulot par une bagues de sertissage 9 du type connu. Un capuchon 10 pro tége l'aiguille 7 ou l'embout 5 contre les salissures. Conformément à l'invention, un corps 11 est réalisé entre le collet 4 du bouchon et l'embout 5, ce corps pouvant être de section cylindrique comme dans les figures 1 et 2 ou parallélipipédique. Ce corps est également traversé par le canal axial 8. Dans ce corps 11 est réalisé un chambrage cylindrique 12 formant boisseau qui recoupe perpendiculairement le canal axial 8. Dans le mode de réalisation des figures 1 et 2 une tige 13 est engagée à frottement doux dans le chambrage 12 et elle comporte une gorge périphérique 14 et à son extrémité une tête de pression 15. Le chambrage 12 est borgne pour empêcher de repousser la tige 13 et de refermer le robinet lorsque la tige 13 a été poussée de manière que la gorge 14 vienne au droit du canal 8, manoeuvre pendant laquelle la tête 15 s'engage élastiquement derrière les lèvres 16 bordant la périphérie d'un chambrage 17. Cette manoeuvre d'ouverture du robinet est empêchée,tant que le capuchon 10 n'est pas retiré, par les lèvres 18 bordant la découpe prévue dans le capuchon pour le logement de la tête 15 et le corps 11 comme illustré à la figure 2. Pour utiliser la seringue, le capuchon 10 étant enlevé, on appuie sur le poussoir 15 et la seringue est prête à l'emploi. Dans le mode de réalisation des figures 3 et 4 est prévu sur une face du corps 11 un embout 19 dont la forme correspond à celui d'un canon d'aiguille. Cet embout 19 communique par un canal 20 avec le chambrage 12, l'axe du canal 20 recoupant celui du canal 8. Le robinet décrit ci-après permet la mise en communication de la seringue sur laquelle est montée le bouchon 3 avec l'aiguille montée sur l'embout 5 ou d'une seringue dont l'embout a été engagé dans l'embout 19 après retrait du bouchon 21, avec la même aiguille. Ce robinet assure également dans une position d'origine, représentée à la figure 3, la fermeture des trois sections de canal 8 et 20 et il est bloqué dans sa position d'utilisation permettant lesdites mises en communication.Pour ce faire le robinet comporte un corps cylindrique 22 s'adaptant à frottement doux dans le logement 12 et ce corps comporte une gorge 23 sur un secteur légèrement supérieur à 1800. Le corps 22 est solidaire à une extrémité d'une manette 24 et il porte à l'autre extrémité un flasque 25. Lorsque le flasque 25 est en butée contre le corps 11, la gorge 23 est décalée par rapport aux perçages 8-20. Lorsque par contre, après retrait du capuchon 10 qui forme butée de sécurité, on pousse sur la manette 24, la gorge 23 vient dans le plan des perçages 8-20. Une bille 26 logée dans un chambrage à l'opposé du canal 20 et soumise à la poussée d'une perle élastique 26 tombe dans la gorge 12 et limite la rotation du corps 22 en même temps qu'elle empêche de ramener le corps 22 dans sa position d'origine. On peut alors faire tourner le robinet pour mettre en communication par la gorge 23 les deux sections du canal 8 ou le canal 20 avec la section du canal 8 aboutissant à l'aiguille. On peut également isoler comme illustré dans la figure 4, les deux seringues de l'aiguille. Revendications 1. Une seringue auto-injectable dont l'extrémité du corps correspondant à l'embout est constituée par un goulot dans lequel peut être engagé un bouchon portant un embout sur sa face extérieure, le bouchon et l'embout étant perforés axialement, caractérisée en ce que le canal axial 8 perforant le bouchon 3 et l'embout 5 est obturé par un organe mobile 13-22 commandable depuis l'extérieur pour rétablir la continuité du canal 8. 2. Une seringue selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un raccord latéral 19 pour le raccordement de l'embout d'une autre seringue, le forage 20 de ce raccord aboutissant dans le canal axial 8 du bouchon et de l'embout de la seringue et la mise en communication de la seringue, ou de celle mise en place sur le raccord latéral, avec l'aiguille 7, étant contrôlée par l'organe mobile 22 formant un robinet dit à deux voies. 3. Une seringue selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la clef 13-12 du robinet est immobilisée dans la position d'ouverture de manière à empêcher le réemploi de la seringue. 4. Une seringue selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisée en ce que la clef 13-22 est bloquée en position de fermeture par l'étui de protection stérile 10 de l'aiguille ou de l'embout.