Cette invention concerne un procédé de transformation par voie enzymatique d'une fraction du glucose dans une solution contenant du glucose en fructose. I1 existe de nombreux procédés connus des hommes de l'art pour produire des solutions contenant du fructose. Ces procédés peuvent être groupés en trois grandes catégories. Dans la première catégorie, le saccharose est inverti en glucose et en fructose grâce à l'utilisation d'un acide ou invertase. Dans la seconde catégorie, le glucose est transformé en fructose grâce à l'utilisation de catalyseurs alcalins. I1 existe de nombreuses revues et brevets qui décrivent divers catalyseurs alcalins et leur utilisation pour transformer le glucose en fructose. Parmi les procédés utilisant les catalyseurs alcalins, citons ceux qui sont décrits par exemple dans les Brevets E,U.A, N 2,487.121, 2.746.889, 2.354.664, 3.285.776, 3.383.245 et 3.305.395. Toutefois il existe un certain nombre d'inconvénients distincts associés à l'isomérisation en présence de catalyseurs alcalins. Par exemple, par suite de la non-sélectivité des catalyseurs alcalins, il se forme divers sous-produits nuisibles, par exemple de grandes quantités de corps colorés et de matières acides. Le fait de raffiner les liqueurs isomérisées par des catalyseurs alcalins afin d'en éliminer les sous-produits nuisibles pour former un produit acceptable nécessite des modes opératoires assez complexes et motteux. La troisième catégorie permettant de produire des solutions contenant du fructose consiste à transformer par voie enzymatique du glucose -dans une solution contenant du glucose, par exemple du sirop de mars- en fructose. Divers micro-organismes sont connus des hommes de l'art pour produire la glucose-isomérase. Par exemple dans un article paru dans Science, Vol. 125, pages 648-649 (1957), on décrit qu'une enzyme produite par Pseudomonas hydrophila isomérise le glucose en fructose.Par ailleurs le Brevet Britannique Nâ 1.103.394 et le Brevet Japonais 7428 (1966) délivré à Takasaki et al, décrivent que des micro-organismes classés comme appartenant au genre Streptoirrvces, comme Streptomyces flavovirens, Streptomyces achromoqenes, Streptomyces echinatus et Streptomyces albus produisent la glucose-isomérase. I1 y a beaucoup d'autres micro-organismes qui sont décrits dans la technique et produisent la glucose-isomérase. Quelques uns de ces autres micro-organismes décrits sont par exemple Aerobacter cloacae, Bacillus meqaterium, Acetobacter suboxydans, Acetobacter melanogenus, Acetobacter roseus, Acetobacter oxydans, Bacillus fructose et Lactobacillus fermenti. Etant donné les problèmes économiques que pose la production de la glucose-isomérase, il est de la plus grande importance d'utiliser 1'isomerase dans des conditions qui permettent de produire le fructose avec un rendement maximal en utilisant des quantités minimales de glucose-isomérase. En outre, les conditions d'isomérisation doivent etre telles qu'il se forme des quantités minimales de sous-produits nuisibles. La glucose-isomérase est principalement produite par les micro-organismes précités à l'intérieur de leurs cellules. Ainsi, on trouve la plus grande partie de la glucose-isomérase dans et/ou sur les parois des cellules des micro-organismes. Normalement lorsqu'on utilise ces cellules pour isomériser le glucose en fructose, l'isomérase s'échappe au cours de l'isomérisation. Lorsque tisomérase s'échappe des cellules elle est pratiquement solubilisée. Le mode opératoire qui consisterait à recueillir l'isomérase solubilisée serait assez coûteux et complexe, si bien qu'on peut l'utiliser dans une autre réaction d'isomérisation. Dans un article intitulé "Streptonces Glucos-Isomerase" paru dans Fermentation Advances (1969), pages 561-589, la glucoseisomérase produite par un micro-organisme appartenant au genre Strentomsces a été fixée ou stabilisée sur et/ou dans les cellules. Ce traitement de fixation ou de stabilisation consista-it à chauffer les cellules contenant la glucose-isomérase intracellulaire. On a placé cette enzyme fixée dans une colonne et on a fait passer de façon continue dans cette colonne une solution de glucose. Au fur et à mesure que le glucose entrait en contact avec l'enzyme fixée, il se formait de façon continue du fructose.Quoique le procédé décrit dans cet article présente apparemment une solution partielle au problème de la réutilisation de la glucose-isomérase, il a été effectué à une si petite échelle que les paramètres des traitements utilisés ne sauraient Btre applicables à un procédé industriel. I1 serait donc difficile, sinon impossible, d'amener ce procédé à une échelle industrielle et de produire une solution contenant du glucose et du fructose de qualité acceptable. Il est donc besoin d'un procédé continu qu'on puisse utiliser à une échelle industrielle et qui permette d'isomériser le glucose en fructose par voie enzymatique. Selon la présente invention il est fourni un procédé de transformation de glucose en fructose par voié enzymatique ce procédé consiste à former une solution contenant du glucose dont la viscosité est comprise entre 0,5 et 100 centipoises, dont le pH va de 6 à 9 et qui contient de 5 à 80 pour cent en poids de glucose t on chauffe la solution à une température de 20 à 80aC et on fait traverser à ladite solution un lit contenant des cellules de micro-organismes contenant de la glucose-isomérase intracellulaire qu'on doit traiter pour inhiber l'extraction de l'isomérase des cellules dont l'activité est d'au moins environ 3IGIU (unités internationales de glucose-isomérase) par centimètre cube de lit, un indice de stabilité d'au moins environ 50 heures et un rapport de la profondeur à la largeur inférieur à environ 2 à un débit tel que jusqu'à 54 pour cent en poids du glucose est transformé en fructose, la coloration de la solution transformée est augmentée d'au moins de 2 unités colorimétriques et il njy a pratiquement pas de production de psicose. Divers termes et expressions utilisés dans ce qui précède et dans l'étude et les exemples donnés ci-après sont définis de la façon suivante INDICE DE STABILITE On détermine l'indice de stabilité en plaçant une quantité suffisante de la glucose-isomérase fixée dans une colonne de façon à obtenir de 1000 à 4000 IGIU. On fait passer une solution qui est à 3M en glucose (d un pH de 7), à O,001M en CoC12 et à 0,005 M en MgS03 dans la colonne à un débit de 20 à environ 80 ml/h. On maintient la colonne à une température de 600C. On détermine la fraction de glucose transformée en fructose dans l'effluent au bout de 20 heures afin d'assurer que le lit de glucose-isomérase fixé se trouve dans les conditions d'équilibre. L'indice d'activité de la glucose-isomérase fixée est calculé grâce à la formule suivante Indice d'Activité = (R/E) log (0,504/(0,504-I) où I est la fraction de glucose transformée en fructose, R est le débit (ml/h) et E est le nombre d'unités interna tionales de glucose-isomérase (IGIU) initialement dans la colonne. L'Indice d'Activité est déterminé périodiquement et le temps qu'il faut pour que l'Indice d'Activité atteigne la moitié de la valeur initiale (valeur au bout de 20 heures) est l'indice de stabilité en heures. MITES COLORIMETRIQUES On a déterminé la couleur par spectrophotométrie en mesurant l'absorbance d'une liqueur diluée de façon appropriée dans une cellule de 1 cm à 450 mss et à 600 m par rapport à celle d'une liqueur type qui est l'eau. Le spectrophotomètre était un spectrophotomètre Beckman DK-2A, fabriqué par la Beckman Instrument Ccmpany. On calcule la couleur en utilisant la formule suivante Unités Colorimétriques = ############### A450 = absorbance à 450 A600 = absorbance à 600 C = concentration en grammes de substance sèche pour 100 ml de liqueur. TENEUR EN FRUCTOSE DE IA LIQUEUR ISOMERISEE On détermine la teneur en ructose de la liqueur isomérisée en mesurant la variation du pouvoir rotatoire spécifique qui se produit au cours de l'isomérisation. On mesure les pouvoirs rotatoires spécifiques en utilisant un Polarimètre Automatique Bendix Corporation NPL, Modèle 969. On détermine les pouvoirs rotatoires pour une concentration de 2,5 g/100 ml dans une cellule de verre dont la température est maintenue thermostatiquement à 250C. La trajectoire de la cellule est de 50 mm. On détermine les pouvoirs rotatoires spécifiques au début des réactions d'isomérisation après avoir mélangé tous les ingrédients dans les solutions contenant le glucose. Afin de déterminer la variation de la teneur en fructose, on détermine le pouvoir rotatoire spécifique de la liqueur isomérisée. On ajuste tous les échantillons au pH 4,0, au moyen d'acide chlorhydrique dilué, afin d'arrêter l'action de l'enzyme avant dilution pour déterminer le pouvoir rotatoire. On calcule la variation de la teneur en fructose el utilisant la formule suivante 100 (A. - A Pourcentage de F 1 o -138,9 Aj = pouvoir rotatoire spécifique de la liqueur isomérisée. Ao = pouvoir rotatoire spécifique de la solution contenant le glucose avant l'isomérisation. Dans la formule le facteur -138,9 est la variation du pouvoir rotatoire spécifique qui se produit lorsque le glucose est complètement transformé en fructose. ACTIVITE DE LA GLUCOSE-ISOMERASE L'activité de la glucose-isomérase dont l'abréviation est IGIU (International Glucose Isomerase Unit) est la quantité d'enzyme qui transforme une micromole de glucose en fructose par minute dans une solution contenant 2 moles de glucose par litre, 0,02 mole de MgS04 par litre, et 0,001 mole de Cor1, par litre à un pH de 6,84 à 6,85 (0,2 mole de maléate de sodium par litre) et une température de 600C. COEFFICIERT D'EXTRACTIBILITE On maintient la matière cellulaire contenant l'isomérase fixée ou stabilisée en une suspension aqueuse contenant 0,001 mole de chlorure de cobalt par litre à une température de 580C et un pH de 6,5 (0,05M en tampon maléate de sodium). On maintient la matière cellulaire dans ces conditions pendant 20 heures. On soumet aux ultrasons une partie de la suspension (20 kilohertz) en utilisant un appareil à ultrasons Branson S75. On centrifuge la matière qui a été soumise aux ultrasons et on analyse le centrifugat de façon à connaître l'activité de l'isomérase. On centrifuge une autre partie de la suspension (qui n'a pas été soumise aux ultrasons) et on détermine l'activité de l'isomérase de ce centrifugat. L'activité de l'isomérase extraite dans ce dernier centrifugat divisée par l'activité de l'isomérase dans le centrifugat soumis au traitement des ultrasons et multipliée par 100 est le coefficient d'extractibilité de la matière cellulaire traitée. Le procédé de la présente invention a un certain nombre d'avantages distincts. I1 fournit par exemple un procédé qu'on peut facilement et économiquement effectuer dans une opération à l'échelle industrielle. I1 est en outre extremement efficace en ce qui concerne l'utilisation de la glucose-isomérase et la production d'un sirop de glucose et de fructose contenant une quantité minimale de cendres et de psicose et très peu colorée. En outre on peut effectuer la réaction-d'isomérisation de façon continue, ce qui naturellement représente un avantage important dans une quelconque opération de fabrication. Les caractéristiques de la solution contenant du glucose sont assez importantes en ce qui concerne la détermination des conditions exactes dans lesquelles on effectue la réaction d'isomérisation. I1 existe de nombreux procédés connus des hommes de l'art permettant de produire des solutions contenant du glucose. Par exemple les procédés qui sont actuellement mis en oeuvre à l'échelle industrielle consistent principalement à saccharifier l'amidon de mais en glucose. On peut grouper ces procédés en trois catégories. Ie premier est un procédé acide dans lequel on utilise une solution diluée d'acide pour hydrolyser l'amidon en glucose.Le second est un procédé acide et enzymatique dans lequel on liquéfie l' > midon par un traitement doux par un acide puis on utilise une enzyme pour transformer l'amidon liquéfié en glucose. Le troisième est un procédé dans lequel on utilise deux traitements par enzyme : le premier traitement par enzyme pour liquéfier l'amidon et le second traitement par enzyme pour transformer l'amidon liquéfié en glucose.Dans le procédé de la présente invention, on préfère utiliser une solution contenant du glucose produite par l'un ou l'autre des deux derniers procédés, car ces solutions contiennent généralement de plus grandes quantités de glucose (rapportées au poids de substance sèche), de moins grandes quantités d'acides qui doivent être neutralisées ensuite, et une coloration moindre ainsi que des quantités moindres d'oligoholosides. On peut raffiner la solution contenant le glucose, si on le désire, par des moyens conventionnels avant de la soumettre au procédé de la présente invention. La viscosité de la solution contenant le glucose doit titre comprise entre environ 0,5 centipoises et environ 100 centipoises et doit de préférence entre comprise entre environ 2 centipoises et environ 20 centipoises. Si la viscosité de la solution est trop élevée, la pression nécessaire pour faire traverser à la solution le lit est déraisonnablement élevé. L'abaissement de la pression entraine un abaissement du débit, si bien que la durée pendant laquelle la solution est en contact avec l'isomérase fixée peut etre trop long pour assurer une utilisation efficace de l'enzyme.Par ailleurs, étant donné que la longueur de temps pendant laquelle on maintient la solution dans les conditions dtisomkrisation, par exemple température, pH, etc, doit étre excessive, il risque de se former une quantité indésirable de psicose et la coloration risque d'être trop prononcée. La concentration de glucose dans la solution contenant le glucose doit titre comprise entre environ 5 et environ 80 pour cent en poids et doit etre de préférence comprise entre environ 40 et environ 60 pour cent. Le pH de la solution contenant le glucose doit être compris entre environ 6 et environ 9, et de préférence entre environ 6,5 et environ 8 ou encore mieux entre environ 7 et environ 8. I1 est important de maintenir le pH de la solution contenant le glucose dans cette gamme au cours de la réaction d'isomérisation, car si la solution est à un pH non compris dans cet intervalle, l'isomérase risque d'étire rapidement inactivée et/ou il risque de se produire des quantités importantes de sous-produits indésirables tels que corps colorés et psicose. Dans la solution contenant le glucose, il peut exister divers stabilisateurs et/ou activateurs d'ions pour l'isomérase tels que sels solubles de cobalt, de magnésium, etc. Les caractéristiques du lit contenant les cellules de microorganismes qu'on a traités pour inhiber l'extraction de l'isomérase des cellules sont extremement importantes pour ce qui est de la qualité de la solution de fructose et de glucose produite et l'utilisation industrielle du présent procédé. Le lit doit présenter une activité de la glucose-isomérase correspondant à au moins 3 IGIU par centimètre cube et doit contenir de préférence au moins 20 IGIU par centimètre cube. Si le lit contient moins de 3 IGIU (Activité de la glucose-isomérase) par centimètre cube, il peut hêtre nécessaire d'utiliser un volume de lit plus important pour isomériser des quantités équivalentes de glucose.Ceci peut poser divers problèmes connexes tels que augmentation des chutes de pression dans le lit, prolongation du temps de contact entre la solution contenant le glucose et l'isomérase de façon à fournir le degré voulu de transformation de glucose en fructose,et augmentation des investissements par suite des dimensions plus importantes du matériel nécessaire à contenir le lit de cellules. En outre, au fur et à mesure que la profondeur du lit augmente1 la tendance au tassage du lit augmente par suite des pressions plus élevées qu'on doit utiliser pour faire traverser le lit par la solution contenant le glucose. Par exemple dans un lit relativement peu profond, le lit ne peut se tasser que dans une faible mesure, tandis que dans un lit de profondeur plus importante le tassage peut entre beaucoup plus grand. Lorsque ceci se produit, la chute de pression dans le lit augmente à un degré tel que la pression nécessaire pour faire passer la solution de glucose dans le lit peut etre extraordinairement élevée et peut meme être si élevée qu'on ne peut plus utiliser d'équipement construit de façon conventionnelle pour contenir le lit. L'indice de stabilité de la glucose-isomérase fixée doit entre au moins de 50 heures, et de préférence d'au moins environ 300 heures ou mieux encore d'au moins 400 heures. Le rapport de la profondeur à la largeur (ou diamètre) du lit des micro-organismes contenant la glucose-isomérase liée aux cellules doit être inférieur à 2, de préférence de l'ordre d'environ O,0là environ 0,1, ou mieux encore de l'ordre d'environ 0,02 à environ 0,05. On prévoit que la profondeur du lit des cellules contenant la glucose-isomérase sera par exemple de l'ordre d'une fraction de cent rs b environ 13 cm. Les lits de cellules ayant ces dimensions ont l'avantage que la chute de pression à travers le lit est faible et que le tassage du lit est minimal. Toutefois, étant donné que la profondeur du lit est relativement faible1 il risque davantage de se produire des ceminements à travers le lit.La création de cheminements entrain une utilisation inefficace de la glucose-isomérase. Si au moins deux lits et de préférence au moins six lits de glucose-isomérase fixée ou stabilisée sont placés en série et qu'on prévoit le mélange de l2effluent provenant d'un lit avant qu'il ne traverse le lit suivant, tout cheminement qui pourrait se produire n'aurait pas d'effet sérieux sur l'efficacité de la glucose-isomérase fixée ou stabilisée utilisée. L'isomérase intracellulaire peut etre fixée ou stabilisée dans ou sur les cellules de micro-organismes par un grand nombre de traitements. ainsi on pout soumettre les cellules à un traitement thermique tandis qu'elles sont en suspension dans le bouillon initial du fermenteur ou on peut les traiter thermiquement après les avoir séparées du bouillon contenu dans le fermenteur. On prévoit d'autres méthodes de traitement des cellules pour fixer ou stabiliser l'isomérase dans les cellules. Le mécanisme exact grâce auquel ces traitements fixent ou stabilisent l'isomérase n'est pas connu avec précision, mais on pense que les enzymes des cellules qui provoquent l'autolyse des cellules, ce qui entraine une fuite ou extraction de l'isomérase, sont inactivées par ces traitements. Les conditions de traitement sont basées sur deux critères. Le premier est que les conditions du traitement ne doivent pas etre suffisamment énergiques pour détruire ou inactiver une trop grande quantité de glucose-isomérase. Le second est que le coefficient d'extractibilité des cellules traitées doit être relativement bas. En général la plupart des traitements qui fixent ou stabilisent l'isomérase entratne l'inactivation d'une certaine proportion de 1 t isomérase. En ce qui concerne le premier critère, on doit effectuer le traitement de façon à ce que une proportion non supérieure à environ 50 pour cent de 1 t isomérase soit inactivée, par rapport aux cellules non traitées, et de préférence non supérieure à environ 40 pour cent, ou encore mieux non supérieure à environ 15 pour cent.Le coefficient dlextractibilité des cellules traitées doit titre inférieur à environ 50 pour cent, et de préférence inférieur à environ 20 pour cent ou mieux encore inférieur à environ 10 pour cent. On peut classer les préparations de glucose-isomérase en deux grandes catégories, selon qu'elles sont thermostables ou thermolabiles. parmi les préparations d'isomérase thermolabiles, citons celles produites par Pseudomonas hydrophile et certains autres micro-organismes. Afin que ces préparations de cellules, transforment une quantité appréciable de glucose en fructose il doit généralement y avoir au cours de la réaction d'isomérisation, des ions arséniate ou fluorure. Les préparations d'isomérase thermostables ne nécessitent pas la présence de ces ions au ccurs de l'isomérisation pour transformer des quantités appréciables de glucose en fructose. Parmi les micro-organismes qui produisent des préparations de glucose isomérase thermostables, citons les micro-organismes appartenant au genre strePtomyces. Dans le présent procédé, on préfère utiliser des préparations d'isomérase thermostables. Lorsqu'on utilise ces dernières, on peut employer des températures élevées pour inhiber ou empêcher la contamination microbienne du lit. Un autre avantage qu'on tire de l'utilisation des préparations d'isomérase thermostables est qu'on peut utiliser un traitement thermique approprié pour fixer 1 'isomérase. Le traitement thermique peut consister à chauffer les cellules contenant l'isomérase thermostable à une certaine température et à maintenir les cellules à cette température pendant une certaine durée de temps. La température et la durée de traitement dépendent l'une de l'autre. Autrement dit aux températures élevées il suffit de courtes durées, alors qu'aux températures basses il faut des temps plus longs. On doit effectuer le traitement thermique dans des conditions telles qu'une proportion non supérieure à environ 50 pour cent de l'isomérase soit détruite par le traitement, et de préférence non supérieure à environ 40 pour cent ou mieux encore non supérieure à environ 15 pour cent.En général lorsque les cellules contenant l'isomérase thermostable sont chauffées à une température de ltordre d'environ 600 à environ 900C pendant une durée d'environ 60 minutes à environ 1 minute, la proportion d'isomérase détruite ne dépasse pas 40 pour cent. Le pH du milieu dans lequel on traite les cellules est de préférence de l'ordre d'environ 6 à environ 9. On obtient des résultats optimaux dans une gamme de température comprise entre environ 700C et environ 800C pendant une durée d'environ 10 à environ 20 minutes et à un pH de l'ordre d'environ 7 à environ 8 Un appareil connu des hommes de l'art qu'on peut utiliser pour mettre en oeuvre le présent procédé est un filtre à feuillets fcnctionnant sous pression.Le filtre à feuillets fonctionnant sous pression comprend un assemblage d'éléments filtrants plats (feuillets) supportés verticalement ou horizontalement dans un récipient cylindrique. Les feuillets peuvent étre circulaires ou rectangulaires et avoir des surfaces filtrantes des deux cotés. Le grand axe du récipient cylindrique peut être horizontal ou vertical. Un feuillet peut étre constitué par un tamis épais ou par une plaque rainurée sur lesquels on monte un milieu filtrant tel que tissu tissé ou tissu métallique fin. On peut mettre en suspension la matière cellulaire contenant l'isomérase fixée dans une solution contenant du glucose et on peut pomper cette suspension en lui faisant traverser le filtre à feuillets sous pression de façon à recouvrir uniformément chaque feuillet des cellules. La pression appliquée à la solution maintient, dans le cas d'un filtre vertical à feuillets sous pression, les cellules contre les feuillets.On peut alors pomper une solution contenant le glucose en lui faisant traverser le filtre à feuillets sous pression, et tandis que la solution traverse chaque lit de matière cellulaire contenant l'isomérase fixée, l'isomérisation se produit. La quantité de fructose formée dépend de la durée de temps pendant laquelle la solution de glucose est en contact avec l'enzyme fixée. La composition exacte de la solution contenant le glucose isomérisé varie selon les conditions exactes dans lesquelles on effectue le présent procédé. Dans le Tableau I suivant, les caractéristiques essentielles des solutions contenant du glucose isomérisé produites par la présente invention sont indiquées. TABLEAU I CARACTÈRISTIQUES DES SOLUTIONS CONTENANT DU GLUCOSE ISOMERISE POURCENTAGE A SEC Unités Gammes Glucose* Fructose* Polyholosides* Psicose Cendres** colorimétriques Typique 30 à 60 10 à 54 0 à 50 1 à 1,0 0,1 à 0,5 0 à 2 Préférée 30 à 60 10 à 54 0 à 30 0 à 0,5 0,1 à 0,2 0 à 0,05 Nettement préférée 30 à 60 10 à 54 0 à 30 0 à 0,1 0,05 à 0,5 0 à 0,03 *La quantité d'holosides dépend principalement des caractéristique désirées dans le produit. * Les cendres sont principalement composées de sels métalliques qui sont présents au cours de l'isomérisation pour stabiliser et/ou activer la glucose-isomérase. Afin de décrire plus clairement la nature de la présente invention, on va maintenant décrire un exemple spécifique. Toutefois, il est bien entendu que cet exemple n'est donné qu'à titre d'illustration et n'a pas pour objet de limiter le cadre de ltinvention pas plu8. que la portée des revendications annexées. EXEMPLE Cet Exemple illustre l'utilisation de glucose-isomérase fixée ou stabilisée pour transformer de façon continue le glucose en fructose. On cultive Streptomyces ATCC 21175 dans des conditions aérobies en milieu immergé. On ajuste le pH du bouillon contenant la matière cellulaire à 7,5, et on chauffe le bouillon pendant une demi-heure jusqu'S ce que sa température atteigne 75CC, et on le maintient à cette température pendant 5 minutes pour fixer l'isomérase aux cellules. On incorpore au bouillon trois pour cent en poids d'adjuvant de filtration, puis on filtre le bouillon sur un filtre sous vide à tambour rotatif, une recouche de filtration étant constitue de terre à diatomées. On lave la matière cellulaire sur le filtre.On sèche le gâteau de filtration résultant dans un sécheur à air forcé à une température (température de l'air) de 490C pendant environ 3,5 heures de façon à obtenir une préparation d'isomérase fixée qui est séchée et qui est constituée de la matière cellulaire contenant l'isomérase fixée mélangée à l'adjuvant de filtration. Le coefficient d'extractibilité de la préparation d'isomérase fixée et séchée est-de 15 pour cent et l'indice de stabilité est de 645 heures. On mélange cent seize On faisait traverser à la suspension un filtre à feuillets fonctionnant sous pression (fabriqué par Industrial Filter Pump Mfg. Co., Cicero, Illinois) ayant 6 feuillets filtrants, chaque feuiliet étant revêtu d'une couche de 25,4 à 38,1 mm de la préparation d'isomérase fixée. L'activité totale de ltisomérase sur les feuillets est de 1,26 x 10 IGIU. La surface totale des feuillets du filtre était de 6,8 m2. On a fait traverser à la solution de glucose le filtre de façon continue à un débit tel que 45 pour cent du glucose étaient transformes en fructose. Le débit était progressivement réduit à mesure que l'activité de l'isomérase fixée sur les feuillets s'abaissait, si bien que le pourcentage de transformation de glucose en fructose était maintenu constantà 45 pour cent. Au bout d'environ 40 heures, le débit de la solution traversant les feuillets était de 3,78 litres par minute. Au bout de 200 heures le débit était de 1,89 litre par minute et la chute de pression à travers les feuillets était de 0,07 kg/cm. La coloration de la solution contenant le glucose pénétrant dans le lit était de 0,01 unité colorimétrique et la coloration de la solution sortant du lit était de 0,02 unité colorimétrique. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de transformation de glucose en fructose par voie enzymatique, caractérisé en ce que : on forme une solution contenant du glucose dont la viscosité est de 0,5 à 100 centipoises, dont le pH est de 6 à 9 et qui contient de 5 à 80 pour cent en poids de glucose ; on porte la solution à une température de 200 à 800C et on fait traverser à ladite solution un lit (1) qui contient des cellules de micro-organismes renfermant de la glucose-isomérase intracellulaire, qu'on a traitées pour empêcher I'isomérase de s'échapper des cellules, et qui ont une activité d'au moins environ 3 unités internationales de glucose-isomérase par centimètre cube de lit et un indice de stabilité d'au moins environ 50 heures, et (2) qui a un rapport de la profondeur à la largeur inférieur à environ 2, à un débit tel que jusqu'S 54 pour cent en poids du glucose sont transformés en fructose, la coloration de la solution transformée s'accroet de moins de 2 unités colorimétriques et il ne se forme pratiquement pas de psicose. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la viscosité de la solution contenant le glucose est de 2 à 20 centipoises et le pH est de 6,5 à 8. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la solution contenant le glucose contient de 40 à 60 pour cent en poids de glucose, et le pH de la solution est de 7 à 8. 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le lit contenant les cellules des miçro-organismes contient au moins 20 unités internationales de glucose-isomérase par centimètre cube de lit, et l'indice de stabilité des cellules des micro-organismes est d'au moins 300 heures. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'indice de stabilité des cellules est d'au moins 400 heures. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le lit a un rapport de la profondeur à la largeur compris entre 0,01 et 0,1. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le rapport de la profondeur à la largeur du lit est compris entre 0,02 et 0,05. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la solution contenant le glucose traverse au moins deux lits disposés en série. 9. Procédé selon ltune quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la solution contenant le glucose traverse au moins 6 lits digp4sés en série. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les cellules proviennent de micro-organismes du genre Streptomyces. 11. procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les cellules proviennent de Streptomyces ATCC 21175. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'on forme la solution contenant le glucose en traitant de l'amidon par un acide de façon à liquéfier l'amidon, puis en traitant l'amidon liquéfié par une enzyme génératrice de glucose de façon à obtenir ladite solution. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'on forme la solution contenant le glucose en traitant de l'amidon par une enzyme de façon à liquéfier l'amidon, puis en traitant l'amidon liquéfié par une enzyme formatrice de glucose de façon à obtenir ladite solution.