La présente invention se rapporte généralement à des structures électriquement isolantes; plus particulièrement,elle concerne et a essentiellement pour objet une structure isolante à haute tension électrique formant dispositif isolateur notamment 5 à quatre fûts ou analogues à sécurité assurée en cas de- défaillance, d'accident ou de dérangement et du type destiné à être employé comme élément de tension ou de traction dans un système à haute tension électrique, ainsi que les diverses applications et utilisations résultant de sa mise en oeuvre et 10 les ensembles, appareils, équipements et installations pourvus de tels dispositifs. Dans le passé, des matériaux céramiques ont-été fréquemment employés pour des applications d'isolation de haute tension électrique parc^éjue de telles matières ont des caractéristiques 15 désirables de haute ténacité ou résistance mécanique, de haute rigidité diélectrique, d'inertie chimique et parce que ces matières sont relativement peu coûteuses. De tels matériaux présentent cependant l'inconvénient qu'ils sont fragiles et ont une faible résistance mécanique à la. traction . • 20 II en résulte que des problèmes existent dans l'application de matériaux céramiques quand la structure isolante est soumise à une tension ou traction mécanique. Bien que d'autres -matières isolantes actuellement disponibles, telles que la fibre de verre et les matières plastiques, possèdent de bonnes propriétés 25 de traction, il a été constaté que de telles matières ont tendance à se détériorer soit électriquement ou mécaniquement dans des champs électriques élevés ou intenses, à la lumière solaire ou en présence d'agents contaminants ou polluants chimiques. Par conséquent, il'est toujours désirable d'employer des 30 matériaux céramiques quand des structures appropriées peuvent être réalisées, de façon qu'elles soient soumises seulement à des contraintes de compression. La technique la plus commune pour agencer une isolation électrique de façon à absorber une contrainte de traction 35 consiste à entourer un corps en céramique de deux éléments de structure, tels que l'acier, qui ont une résistance mécanique élevée à la traction, de telle manière que les éléments 'de tra'ction 71 29377 2 2102262 soient reliés solidairement entre eux mais séparés.électriquement par le corps en céramique. Dans certaines limites de contrainte de traction, la céramique éprouve alors seulement des charges de compression auxquelles elle peut, facilement, résister. Dans le 5 cas où la céramique se rompt, les éléments de traction reliés solidairement entre eux continueront à supporter la charge mécanique. Ceci .est appelé à un système "à sécurité assurée en cas d'accident ou de défaillance". Il y a beaucoup de formes d'exécution de tels isolateurs 10 à sécurité assurée en cas.de défaillance d'accidents, la forme d'exécution la plus commune est le petit Isolateur à "hautbans" qui emploie un petit corps arrondi en céramique maintenu en compression par deux morceaux de câbles métalliques de liaison de solidarisation réciproque. De tels isolateurs,' ^5 qui ont été en usage pendant beaucoup d'années, sont connus dans le commerce sous le nom de "boule de Jeannot". Il existe cependant une limite supérieure définie pour la_ résistance mécanique de boules de Jeannot. les plus grosses boules de Jeannot commercialement'disponibles ont des résistances 20 mécaniques à la rupture d'environ 3.55.856 ST. Pour des exigences de résistance mécanique supérieures à cela, d'autres systèmes à sécurité assurée en cas de défaillance doivent être utilisés. Ainsi, bien que les boules de Jeannot soient efficaces et satisfaisantes pour des charges de traction inférieures à 25 355-856 ÏT, il existe un besoin pour d 'autres systèmes à sécurité assurée en cas de défaillance, dans lesquels la charge de fraction est supérieure à 355.856 N. la présente invention vise par conséquent la création d'un isolateur à sécurité assurée, en cas de défaillance et spécialement adaptable pour résister à. des charges mécaniques plus grandes que ce' qui peut être réalisé de façon sûre ou fiable avec des isolateurs formant boules de Jeannot. D'autres structures isolantes ont été employées pour. satisfâire à ce besoin, mais de tels isolateurs ont été sujets 35 à divers inconvénients. Par exemple, de telles structures é"fcLent dans certains cas grandes et lourdes avec les problèmes conséquents de grands moments fléchissants et de grandes surfaces 71 29377 3 2102262 exposées au vent. En outre, des défaillances en résultaient de la fatigue des matériaux en des points à haute concentration de contraintes qui peuvent résulter de l'utilisation de l'isolateur dans des applications non verticales et la 5 défaillance de la céramique a produit de grandescharges de chocs comme conséquence de' la distance dont les éléments composants doivent se déplacer quand la céramique se fracasse ou se bris© en éclats. Dans certaines conceptions ou constructions d'isolateurs à haute tension électrique et à haute résistance 10 mécanique, la céramique doit résister plutôt à de fortes contraintes secondaires en flexion, en torsion et en. cisaillement. En outre, l^oids des éléments composants, nécessité par un accroissement de la-taille des éléments en céramique pour augmenter la rigidité diélectrique de la -15 structure, croît à un taux très rapide. C'est par conséquent un but de cette invention de créer une structure isolante pour haute tension électrique et haute résistance mécanique qui surmonte les inconvénients précités. Un autre but de cette invention est de créer un 20 isolateur pour haute tension électrique et à sécurité assurée en cas de défaillance, destiné à résister à une contrainte de traction très élevée et caractérisé par.une valeur minimale du poids et par une grande stabilité. Conformément à l'invention, une structure isolante pour 25 haute tension électrique et à sécurité assurée en cas de défaillance est prévue, laquelle comprend une paire- de boucles entrelacées d'un câble ayant une haute résistance mécanique à la traction, telles que des boucles d'un câble en fils d'acier. La portion isolante solide de la structure est composée de 50 quatre isolateurs allongés qui sont de préférence cylindriques et en une matière ayant une haute résistance mécanique à la compression, telle qu'une matière céramique. Les boucles sont reliées à des lignes de tension ou de traction opposées et sont disposées dans des plans mutuellement différents (et de préférence 35 normaux). Chaque paire d'isolateurs est disposée dans le plan d'une boucle différente, les isolateurs de chaque paire étant réunis en un joint central d'articulation ou à charnière. Chaque 71 29377 4 2102262 "boucle s'étend autour des extrémités articulées des isolateurs dans le plan respectif et est également supportée à l'emplacement du joint de l'autre paire d'isolateurs, de sorte que chaque câble est supporté en trois points lorsqu'il s'étend à travers 5 le groupe des quatre cylindres en céramique. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre en se reportant aux dessins schématiques annexés 10 donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs illustrant divers modes de réalisation de l'invention et dans lesquels : - la figure t représente une vue simplifiée en perspective d'une forme d'exécution d'une structure isolante à haute résistance mécanique à la traction pour haute 15 tension électrique, conforme à l'invention; - la figure 2 est un croquis simplifié d'une portion de la structure isolante de la figure 1, illustrant les critères dimensionnels de la structure; - la figure 3 est une vue en perspective partiellement . ■ 20 éclatée d'un élément en forme de selle qui peut être employée pour supporter les câbles à une extrémité des isolateurs dans la structure isolante des figures 1 et 2; - la figure 4 est une vue en perspective d'un joint d'articulation à genouillère ou à charnière qui peut être 25 employé entre les paires d'isolateurs dans la structure isolante des figures 1 et 2; - la figure 5 est une vue en perspective d'un élément formant base ou socle de joint d'articulation qui peut être employé dans le joint d'articulation à genouillère ou à 50 charnière de la figure 4; et - la figure 6 est une vue en perspective d'une chape formant étrier porte-câble qui peut être employé dans le joint d'articulation à genouillère de la figure 4. En se référant maintenant aux dessins et plus particulièrement 35 à la figure 1, il y est représenté un ensemble isolateur à haute résistance mécanique à la traction pour haute tension électrique, comprenant une première boucle de câble 10 disposée 71 29377 5 2102262 dans un premier plan 11, la boucle de câble 10 étant entrelacée avec une seconde boucle de câble 12 située dans un second plan 13 normal au plan 11. L'ensemble comprend également une paire d'isolateurs cylindriques 14 et 15 s'étendant à partir 5 d'un joint commun 16 et située généralement dans le plan 11, et une seconde paire d'isolateurs 17 et 18 s'étendant à partir d'un joint commun 19 et situés généralement dams le plan 13. La boucle de câble 10, qui peut être un câble à fils d'acier de haute ténacité ou résistance mécanique s'étend à partir 10 d'un raccord à douille de tract-ion 24, autour des extrémités libres des isolateurs 14 et 15 etjest supportée au joint 19- De façon similaire, la boucle 12 s'étend depuis un raccord de liaison à douille de traction 25, autour des extrémités libres des isolateurs 17 et 18 et est supportée au joint 16 15 entre les isolateurs 14 et 15. Les douilles 24 et 25 peuvent être de construction classique et sont destinées à être reliées à des éléments de traction appropriés par des^ioyens usuels. Bien que les isolateurs 14, 15, 17 et 18 soient représentés sur la figure 1 comme étant de simples corps cylindriques, il 20 doit être entendu que ces éléments peuvent être de construction classique ayant par exemple des nervures, cannelures, arêtes ou stries analogues pour accroître les trajets en surface. Comme cela est représenté sur la figure 1, il est évident 25 que chaque boucle de câble est supportée en trois emplacements seulement lorsqu'elle passe à travers le groupe des quatre isolateurs. Avec cette configuration, la structure isolante est mécaniquement stable grâce à sa géométrie, de sorte qu'un degré de liberté est permis à la jonction d^fchaque paire d'isolateurs 30 connectés en commun, dans le plan des isolateurs. En d'autres mots, comme cela sera décrit plus en détail dans les paragraphes suivants, les joints d'isolateurs 16 et 17 sont pourvus de structures d'articulation ou à charnière, de sorte qu'une variation de l'angle entre les isolateurs dans le plan est 35 possible. Cette liberté garantit qu'aucun moment fléchissant ne sera subit par les isolateurs quand les boucles de câbles se déforment sous des charges avoisinant le point de rupture 71 29377 6 2102262 du mécanisme entier. Cette conception garantit ainsi que les isolateurs sont soumis sensiblement uniquement à des forces de compression. Afin que la structure maintienne ou conserve sa configuration 5 quand les charges mécaniques se rapprochent de zéro, des agrafes , pinces ou attaches de serrage ou de fixation appropriées peuvent être prévues pour maintenir les câbles fixés de façon sure à chaque point du support de câble. Bien que les jonctions des isolateurs aient un degré de liberté 10ckns leur plan commun, ils sont rigidement reliés par rapport à des plans normaux au plan dans lequel elles sont situées. Bien que les douilles 24 et 25 ne soient pas représentées en détail sur la figure.1, ces douilles ou manchons peuventaussi être constitués par une paire d'éléments articulés de construction 15 usuelle,' avec par exemple les axes de chaque articulation s'étendant normalement au plan, de la boucle respective. Il est évident que l'agencement de la figure 1 constitue un isolateur à.sécurité assurée en cas de défaillance, puisque 1 ' entrelacement à liaison-réciproque- des câbles empêche une 20 séparation complète du dispositif en cas de défaillance d'un ou de plusieurs des isolateurs. Il est en ôutre manifeste que l'agencement de la- figure 1 procure l'avantage qu'un poids minimal est nécessaire pour former la structure isolante et des accroissements"dans lès tailles des isolateurs, 25 pour réaliser une rigidité diélectrique accrue, ne nécessitent pas des accroissements importants dans la taille et le poids des autres éléments composants. la structure offre par conséquent une résistance minimale aux forces du vent. Dans l'agencement de la figure î, il est à noter que tous 30 les quatre isolateurs sont identiques. Il est évident que des groupes d 'isolateurs et des boucles supplémentaires peuvent être reliés en série pour réaliser un. système isolateur ayant une rigidité diélectrique même plus grande. La figure 2 représente la combinaison de l'une des boucles 35 et de la paire associées d'isolateurs en céramique, du type employé dans la structure de la figure 1, afin de faciliter l'explication des critères impliqués dans la conception d'une 71 29377 7 2102262 structure conforme à l'invention. Les éléments de la figure 2 sont ceux des éléments constitutifs qui sont disposés dans un seul plan et comprennent la boucle de câble 40, la paire d'isolateurs 41 et 42 et le joint d'articulation à genouillère ^ ou à charnière 43 au centre de l'autre -paire d'isolateurs (non représentées). la figure 2. représente le joint entre les isolateurs 4! et 42 suivant une configuration simplifiée sous la forme d'une pièce moulée ou coulée 44 sur l'extrémité de l'isolateur 41 et d'une pièce moulée ou coulée 45 sur l'extrémité de l'isolateur 42. Les pièces moulées 44 et 45-, qui peuvent être des pièce^6oulées en acier à haute ténacité ou résistance mécanique, sont reliées entre elles au joint d'articulation 46. Des selles ou .analogues 47 et 48 sont prévues respectivement sur les autres extrémités des isolateurs ^ 41 et 42 jusqu'auxquelles le câble 40 s'étend.- Le câble 40 ainsi s'étend depuis la douille 49 formant manchon ou embase de traction, autour des extrémités des isolateurs 41 et 42 par l'intermédiaire respectivement des selles 47 et 48 et à travers le joint d'articulation à genouillère 43•. - ' ~ 2q Dans un exemple d'une structure isolante conforme à l'invention, la structure est conçue pour une charge de travail de 320.270 U et la longeur globale oujbars-tout de la structure, telle que représentée sur la figure 1 était de 7,062 m. Les câbles étaient des câbles à fils d'acier d'un-diamètre de 28,047,mm.-2çj En se référant à la figure 2, l'angle A entre le câble 40 et la ligne d'axe centrale du dispositif passant par les douilles ou manchons 49, était de 15°; les angles. B et C, entre le câble 40 et la/Ligne d'axe centrale des isolateurs 41 et 42 sur les côtés de ceux-ci tournés respectivement vers la douille 49 et vers le joint d'articulation à genouillère 43, étaient tous deux de 51,9°. L'angle B, entrée câble 40 et la ligne d'axe central du dispositif au joint d'.articulation à genouillère 43, était de 61,2°. Les longeurs des isolateurs 41 et 42, à l'exclusion de leurs supports extrêmes, étaient de 787,4 mm. Les hauteurs des jç. pièces moulées 44 et 45 étaient de 85,7 mm et les hauteurs des selles 47 et 48 étaient également de 85,7 mm. Avec ces dimensions, il fut constaté que la dimension E du câble entre- le centre du joint 71 29377 8 2102262 d'articulation à genouillère 43 et les lignes d'axe centrales des isolateurs 47 et 48, constituait un facteur très critique du point de vue de la stabilité du dispositif, de sorte qu'une tolérance de plus ou moins 1 ,6 mm pour cette dimension était 5 nécessaire afin d'assurer la stabilité. Cette tolérance est évidemment beaucoup trop étroite d'un point de vue pratique et peut même être dépassée par'étirage ou allongement du câble sous charge. Afin de surmonter ce problème, des supports supplémentaires furent prévus aux extrémités des selles 47 et 48 10 sous la forme de cornes saillantes ou bras en porte à faux 50 et 51 qui augmentaient les longeurs sur lesquelles le câble était supporté sur un rayon en ces points. Par ce moyen, la tolérance de la distance E fut accrue jusqu'à plus ou moins 6,35 mm, ce qui est satisfaisant d'un point de vue pratique. 15 Ainsi, bien que la valeur absolue des angles B et C ne soient pas critiques, la dimension idéale E rend les angles B et C égaux quand le dispositif est placé sous charge maximale. Dans cette condition, la contrainte de flexion dans l'isolateur est nominalement nulle et les tensions ou tractions sont égales 20 dans toute la boucle 40. Ainsi, même si la structure est conçue de façon à rendre la dimensioi^ aussi précise que possible, il est désirable d'accroître la longeur des portées d'appui du câble sur les isolateurs afin d'augmenter la tolérance pour la stabilité. Il a été aussi constaté que pour une limite 25 pratique, le rapport de la longeur E de la portée d'appui des câbles aux extrémités des isolateurs à la longeur totale G- des isolateurs 41 et 42 plus leurs supports ne doit pas excéder environ 1:3» la tolérance précitée sur la dimension E du câble 30 Peu"k être maintenue dans la fabrication réelle du dispositif isolant par pré-contrainte ou charge préalable d'un câble à employer et en marquant exactement le câble aux points pour la dimension désirée, la charge est ensuite supprimée et les manchons courts sont pressés sur le câble à chacun des points 35 marqués. Dans cet agencement, des évidements,(non représentés) peuvent être prévus dans les selles 47 et 48 pour recevoir les manchons et des attaches de fixation formant agrafes de serrage 71 29377 9 2102262 maintiennent le câble pour lrempêcher de glisser dans le joint d'articulation à genouillère 43, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de fixer solidement le câble par serrage en place. 5 L'analyse mathématique, qui est au-delà de la portée de la présente description, a montré que la dimension E est le facteur critique en concevant un isolateur complètement stable en vue d'une ténacité ou résistance maximale à la traction conformément à l'invention. Si cette dimension est exacte ou 10 précise, les isolateurs en céramique seront en pure compression et le câble aura une tension ou traction égale partout. Si la dimension E nrest pas exacte, mais si la distance E est suffisamment grande pour que la tolérance de stabilité ne soit pas dépassée, les isolateurs seront soumis à une certaine flexion, 15 les angles B et G ne seront plus égaux et. la tension dans le câble ne sera pas égale partout. Dans tout état stable cependant, le degré de stabilité est absolu, de sorte qu'une déformation forcée de la structure ne produira pas une instabilité. Dans l'exenjLe ci-dessus, quand des cornes ou 20 bras perte à feux 50 et 51 de 152,4 mm chacun furent ajouté_£aux deux côtés du câble respectivement sur les isolateurs 40 et 41, le dispositif se rompit à 778.435 H, donc considérablement au-delà du point de rupture ou de défaillance prévu et la rupture était due à une séparation ou division du câble d'acier. 25 II est à noter que des contraintes secondaires peuvent prendre naissance dans les isolateurs cylindriques en raison du poids des isolateurs eux-mêmes, outre les contraintes de compression appliquées à la structure en tant qu'ensemble. Ces contraintes secondaires sont cependant très petites et sont 30 constantes pour toute attitude ou position relative donnée de l'ensemble. " La figure 3 est une.vue en perspective d'un mode de réalisation d'une selle qui peut être employée sur les extrémités des isolateurs cylindriques pour supporter le câble. La selle, qui 35 peut être une pièce moulée ou^oulée en acier, a une embase circulaire 60 destinée à être boulonnée sur l'extrémité de l'isolateur au moyen de trous de boulon 61. La partie supérieure 71 29377 10 2102262 de la selle est pourvue d'une gorge ou analogue 62 ayant une section transversale arquée pour recevoir le câble. L'axe de la gorge est également arqué afin de guider les câbles autour de l'extrémité de l'isolateur au rayon désiré. Dans l'exemple 5 précité, la selle était conçue pour guider le câble sur un arc ayant un rayon de 142,9 mm. Un évidement (non représenté) peut être prévu au' centre de la gorge pour recevoir le manchon du câble, comme cela a été décrit ci-dessus, pour maintenir la dimension correcte de la structure. Les extrémités 63 et 64 10 de la. gorge peuvent être prolongées, .comme cela a été décrit ci-dessus, pour former, des cornes ou bras en porte à faux pour procurer un support" ou une portée d'appui supplémentaire pour le câble. De tels câbles sont évidemment conçus conformément à la pratique usuelie pour procurer la résistance mécanique 15 nécessaire à la structure. Les côtés de la portion centrale de la gorge 62 peuvent être supprimés. , comme cela est indiqué en 65 et en 66, pour recevoir -une agrafë ou attache de fixation formant étrier de serrage 67 qui est destiné à s'étendre auto vu? du câble et à être boulonné à la selle en des trous 20 filetés, tels que les trous 68 prévus dans un . ossage sur le côté de la gorge. L'étrier de serrage 67 sert à empêcher un mauvais alignement ou alignement défectueux du câble quand la charge mécanique, est' supprimée sur la structure. Un mode de réalisation préféré d'un joint-d'-articulation 25 à genouillère, destiné à être employé entre-leç/deux isolateurs de chaque paire d'isolateurs, est représenté sur la figure 4- Le joint d'articulation à genouillère est constitué par une paire d'éléments d'embase identiques 70 et 71 de joint d'articulation à genouillère, destinés à être boulonnés aux extrémités des 30 isolateurs 72 et 73 dont une partie seulement est représentée sur la figure; 4. Le joint d'articulation à genouillère comprend également un organe formant chape, étrier ou analogue 74 et une paire de plaques de liaison 75 et 76. Une forme d'exécution préférée d'un élément d'embase (70 et 71) du joint d'articulation à genouillère 35 est représentée." sur la figure 5- Cet élément, qui est de préférence une pièce moulée ou coulée en acier, possède une embase circulaire formant socle 80 destinée à être boulonnée 71 29377 n 2102262 à l'extrémité de l'isolateur respectif au moyen de trous 81. La partie supérieure de l'embase de joints d'articulation à genouillère est constituée par une pluralité de parties saillantes ou protubérances 85, 86, 87 et 88 s'étendant vers 5 le haut à partir de l'embase 80 et généralement-alignées dans un plan commun. Deux protubérances adjacentes 85 et 86, sur un côté de l'embase du joint d'articulation à genouillère, se terminent respectivement par des surfaces extrêmes concaves 87 et 88 et les deux autres protubérances 87 et 88, de l'autre 10 côté de l'embase du joint d'articulation à genouillère, se terminent respectivement par des extrémités arrondies 89 et 90. Les hauteurs des protubérances- 85, 86 et 87 et 88 et les rayons des surfaces extrêmes 87, 88, 89 et 90 sont proportionnés de façon à former un joint pivotant avec un élément identique 15 disposé suivant une configuration opposée, comme cela est indiqué sur la figure 4- En d.'autres mots, les extrémités arrondies des protubérances 87 et 88 d'un élément d'embase de joint d'articulation à genouillère pénètrent dans les extrémités concaves des protubérances 85 et 86 de l'autre élément 20 d'embase de joint d'articulation à genouillère au joint, de sorte qu'une liaison-pivotante ou articulée est réalisée entre les deux embases de joint d'articulation à genouillère en permettant à l'angle, entre les isolateurs cylindriques, de varier dans le plan de la boucle de câble correspondante. 25 L'extrémité de la protubérance 88 est pourvue d'une partie saillante cylindrique 95 s'étendant vers l'extérieur et sensiblement alignée avec l'axe de pivotement de l'action d'articulation ou de charnière de l'embase du joint d'articulation à genouillère. De l'autre côté de l'embase ■jq du joint d'articulation à genouillère est prévue une partie saillante cylindrique 96, déportée ou décalée par rapport à l'axe de pivot de l'ensemble formant embase de joint d'articulation à genouillère et s'étendant vers l'extérieur à partir de la protubérance 85 s'étendant radialement vers l'extérieur par rapport à l'axe de l'embase du joint d'articulation à genouillère. En outre, un orifice fileté est également prévu dans le côté de l'embase de joint d'articulation à genouillère 71 29377 12 2102262 au voisinage de la protubérance 85 en ayant un axe parallèle à l'axe de pivot de l'embase du joint d'articulation à genouillère. Comme cela est indiqué sur la figure 4, une plaque de liaison 75, 76 est prévue à chaque extrémité du joint 5 d'articulation à genouillère. Les plaques de liaison 76 sont pourvues de trois trous; le trou central de chaque plaque de liaison est destiné à entrer en prise avec la partie saillante 96 de l'un des éléments d'embase du joint d'articulation à genouillère, un trou extrême, dans la plaque de liaison étant -j o boulonné au troisième orifice 97 prévu dans la même embase de joint d'articulation à.genouillère. L'autre trou extrême de chaque plaque de. liaison est en prise avec la partie saillante 95 prévue sur l'autre élément d'embase de joint d'articulation à genouillère, dé sorte que les plaques de liaison maintiennent 15 les embases du joint d'articulation à genouillère réunies ensemble ou assemblées. L'ajustement des plaques de liaison aux embases du joint d'articulation à genouillère n'est pas suffisamment serré pour empêcher un léger mouvement pivotant des. embases du joint, d'articulation à genouillère. 20 L'élément formant chape 74, qui est représenté plus en détail sur la figure 6, est aussi de préférence une pièce moulée en acier. L'élément formant chape 74 comporte une paire de plaques latérales parallèles'100 et 101 réunies d'un côté pour former un caniveau 102 destiné à recevoir le câble. Le 25 fond du caniveau 102 est arqué pour guider le câble autour.du-rayon désiré. Dans l'exemple ci-dessus, le fond du caniveau a un rayon de 142,9 mm. Chaque côté de la chape 74 est également pourvu respectivement d'une paire d'orifices rectangulaires 103 et 104. Comme cela est représenté sur la figure 4, les protubérances ■^q centrales 86 et 87 des éléments d'embase du joint d'articulation à genouillère s'étendent à travers les orifices 103 et 104 de chaque côté de la chape, de sorte que des contraintes de traction sur le câble sont transférées depuis, le caniveau 102 de la chape jusqu'aux protubérances 86 et 87 des embases du joint 55 d'articulation à- genouillère. Les côtés ou branches de la chape 74 peuvent aissi être prolongés, en alignement avec les orifices 103 et 104, de façon à réaliser des portions saillantes extrêmes 105 71 29377 13 2102262 qui entrent en prise avec les côtés des-protubérances 85 et 88 des embases du joint d'articulation à genouillère pour réaliser une portée d'appui supplémentaire. Bien que l'invention ait été révélée en se référant à quelques modes de réalisation préférés, il est évident que 5 beaucoup de changements et modifications peuvent y être effectuées sans s'écarter de l'esprit et du cadre de l'invention. Par exemple, la conception des éléments formant selles et des joints d'isolateurs peut évidemment prendre beaucoup de formes sans s'écarter de l'idée fondamentale de l'invention. 10 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituants des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon 15 l'esprit de l'invention. 71 29377 14 2102262 REVENDICATIONS 1Dispositif formant système ou ensemble isolateur; électrique, du type destiné à s'étendre entre deux supports auxquels des forces de traction sont appliquées, ledit isolateur comprenant une paire de boucles entrelacées à liaison 5 réciproque en une matière tenace ou résistante à la traction, chacune desdites boucles étant reliée à un support séparé, caractérisé par l'emploi des première et seconde paires d'éléments isolants cylindriques, disposées dans des plans différents, un joint d'articulation séparé reliant entre elles des premières 10 extrémités des isolateurs de chaque paire d'éléments isolants , chaque boucle s'étendant depuis son support respectif autour des autres extrémités d'une paire d'éléments isolants et étant supportée en un point situé entre lesdites autres extrémités par le joint d'articulation reliant l'autre paire. 15 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plans, dans /lesquels sont disposées les paires -précitées d'éléments isolants, sont mutuellement normaux. 3-- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que chacune des boucles précitées s'étend depuis les autres 20 extrémités précitées de la paire respective d'éléments isolants précités suivant ïe même angle dans les deux directionspar rapport à l'axe desdits éléments isolants. 4.- Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacune des boucles précitées s'étend 25 symétriquement par rapport à un axe entre son support respectif et le joint d'articulation précité reliant l'autre paire d'éléments isolants précités. 5.- Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments isolants précités écartent 50 ou déploient symétriquement les boucles précitées. 6.- Dispositif pour haute tension électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plans précités sont mutuellement normaux. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en 71 29377 15 2102262 ce que les angles, formés entre chacun des éléments isolants précités et la boucle précitée s'étendant autour de celui-ci, sont sensiblement égaux sur' chaque côté de l'élément isolant respectif. 5 8.- Dispositif selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que les extrémités de l'élément isolant précitées autour duquel s'étendent les boucles précitées, sont pourvues d'éléments d'appui arqués pour maintenir ou supporter lesdites' boucles. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en 1q ce que les éléments d'appui précités supportent la boucle respective précitée sur une longueur d'au moins 1/3'de la longeur de l'élément isolant précité. 10.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les joints d'articulation précités comprennent chacun des 15 premier et second éléments d'articulation sensiblement identiques, l'un desdits éléments d'articulation étant fixé a l'extrémité de chaque élément isolant précité au joint respectif précité, lesdits éléments d'articulation ayant généralement des protubérances s'étendant axialément, la moitié-20 desdites protubérances ayant des extrémités concaves et l'autre moitié desdites protubérances ayant des extrémités convexe^. de sorte que les extrémités convexes de chaque élément d'articulation sent conjuguées des extrémités concaves de l'autre élément d'articulation au joint respectif pour former ladite articulation. 25 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par un élément de support arqué pour supporter les boucles précitées aux joints communs précités, lesdits éléments de support arqués comportant des orifices à travers lesquels s'étendent les protubérances précitées pour supporter ledit élément de support. 50 12.- Dispositif selon la revendication 10 ou 11, caractérisé par des moyens formant plaques fixés entre les protubérances les plus externes des éléments d'articulation précités à chaque joint d'articulation précité.