La présente invention concerne une méthode de contrôle sélectif de la quantité réactionnelle dcau moins une espèce chimique réactionnelle, présente dans un milieu réactionnel ; l'invention se rapporte également à un appareil analogique de contrôle, de type électronique, dont les différentes fonctions sont choisies et agencées entre elles pour délivrer à partir du ou des signaux de sortie dtun analyseur, au moins un signal de contrôle,signifi- catif de la quantité d'une espèce chimique au moins, détectée sé- notamment lectivement dans un milieu quelconque ; cet appareil peut donc/concourir à la mise en oeuvre de la méthode de contrôle conforme à l'invention.Cette dernière concerne en outre un système de contrôle sélectif de la quantité réactionnelle d'au moins une espèce chimique réactionnelle, incorporant un appareil analogique conforme à la présente invention. Dans industrie chimique, il est souvent nécessaire de connattre et de contrôler étroitement la quantité dune espèce chimique réactionnelle au moins, consommée ou produite au cours d'une réaction chimique. Le secteur de la chimie macromoléculaire permet d'illustrer cette nécessité. Par exemple, au cours dtune copolymérisation, les différents monomères mis en oeuvre se polymérisent en général avec des vitesses respectivement différentes. I1 en résulte que le rapport instantané des concentrations molaires de ces différents monomères évolue avec le temps. De manière correspondante, la composition instantanée du copolymère obtenu évolue au cours du temps, et corrélativement lthomogénéité du copolymère final peut se trouver substantiellement affectée, ainsi que ses différentes propriétés physiques et chimiques.Dans ce cas, il s'avère souvent impératif de contrecarrer par tout moyen approprié la dérive de composition du copolymère, et par conséquent de maintenir constante la concentration molaire instantanée d'un ou plusieurs monomères, ou la composition molaire instantanée du milieu réactionnel. Jusqu'à présente aucune solution simple, à caractère général, n'a encore été apportée au problème soulevé précédemment. Dans la plupart des réactions chimiques industrielles, on analyse le milieu réactionnel au moyen d'un ou plusieurs appareils de détection et de mesure, on évalue également différents para mètres significatifs de l'évolution de la réaction chimique (pression, température, etc...), et on traite les données ainsi fournies au moyen d'un ordinateur, pour obtenir différents signaux d'ajustement de la composition du milieu réactionnel. I1 s'agit là d'une solution nécessitant des investissements importants, donc conteuse, et par conséquent exclue pour des petites unités de production chimique. Par ailleurs, on sait déjà contrôleur 11 évolution d'une réaction chimique en détectant une ou plusieurs grandeurs significatives de la transformation du milieu réactionnel. Mais il s'agit là de solutions ne permettant pas d'appréhender directement et sélectivement les concentrations molaires des différents réactifs consommés par une réaction chimique. La présente invention a donc essentiellement pour objet un processus de contrôle, d'utilisation très générale,et nullement limité à un type particulier Cie réaction chimique, permettant de contrôler de façon simple, directement et sélectivement, les quantités d'une ou plusieurs espèces chimiques présentes dans un milieu réactionnel. Selon l'invention, afin de contrôler sélectivement la quantité réactionnelle d'au moins une espèce chimique réactionnelle, présente dans un milieu réactionnel, on effectue en combinaison les trois opérations suivantes a) grâce à un moyen approprié d'analyse quantitative et qualitative du milieu réactionnel, on détecte sélectivement dans ce dernier au moins l'espèce chimique contrôlée, et on forme ainsi au moins un signal électrique de mesure, par exemple une tension, caractérisant exclusivement l'espece chimique contrôlée, proportionnel à la quantité réactionnelle de cette dernière, b) on compare au moins ce signal de mesure avec un signal électrique de référence, par exemple une tension, obtenu avec l'aide ou indépendamment du moyen d'analyse précédemment cité, et proportionnel à une quantité de référence d'au moins l'espèce chimique contrôlée ; on obtient de cette façon un signal électrique différentiel de contrôle, par exemple une tension, spécifique de l'espèce chimique contrôlée, c) on introduit ou extrait sélectivement du milieu réactionnel une quantité régulée d1au moins l'espèce chimique contrôlée, modulée proportionnellement au signal différentiel de contrôle. Les opérations a) à c) définies ci-dessus peuvent être successives, ou au moins en partie simultanées, selon le moyen d'analyse mis en oeuvre. Ainsi, comme on le verra ci-après, en utilisant un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, les opérations simultanées, b) de comparaison du signal de mesure et du signal de référence, et c) de modulation du débit régulé de l'espèce chimique réactionnelle, succèdent à l'opération a) d'analyse sélective et quantitative de cette meme espèce chimique. La présente invention n'est nullement limitée a un moyen particulier d'analyse qualitative et quantitative du milieu réactionnel. Comme indiqué précédemment, il peut s'agir d'un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, mais également de tout autre moyen d'analyse, par exemple par polaragraphie, par spectroscopie infra-rouge ou ultra-violet, etc... Par espèce chimique, on entend tout corps de nature minérale ou organique, pouvant être détecté sélectivement et quantitativement avec les moyens usuels d'analyse précédemment cités, et susceptible d'être introduit et/ou extrait sélectivement du milieu réactionnel. Par introduction d'une espèce chimique, on entend aussi bien l'introduction proprement dite de cette espèce, qu'une formation nin situ" de cette dernière dans le milieu réactionnel. Par extraction d'une espèce chimique, on entend aussi bien l'extraction proprement dite de cette espèce, que l'extraction de cette dernière par tout moyen physique (précipitation, élution, etc...), ou chimique (complexation, etc...) approprié. Par espèce chimique réactionnelle, on entend une espèce chimique consommée ou produite par une réaction chimique ; il s'agit donc aussi bien des réactifs que des produits d'une réaction chimique. Dans la description ci-après, on entend par espèce chimique inerte, une espèce chimique ne participant pas à la réaction chimique concernée, et présente en général en quantité substantiellement constante dans le milieu réactionnel. I1 s'agit par exemple d'un solvant dans lequel sont dissous les différents réactifs et produits de la réaction chimique effectuée. Par milieu réactionnel, on entend un milieu monophasique ou polyphasique, comprenant au moins une phase liquide et/ou une phase gazeuse, dans lequel s'effectue une réaction chimique. Les réactions envisagées par la présente invention sont aussi nombreuses que variées. Elles peuvent être choisies dans le domaine de la chimie minérale, de la chimie organique, de la chimie macromoléculaire, de la chimie nucléaire (échanges isotopiques par exemple), de la biochimie (par exemple fermentations), de l'électrochimie, etc... I1 s'agit notamment de réaction gaz-solide, gaz-liquide, liquide-liquide, etc... Ces réactions sont effectuées dans un réacteur, renfermant le milieu réactionnel, de façon continue ou discontinue. Par quantité réactionnelle, on entend la quantité instantanée d'une espèce chimique réactionnelle, présente dans le milieu réactionnel, détectée sélectivement et quantitativement par les moyens d'analyse précédemment cités. Par quantité de référence, on entend une quantité prédéterminée et constante d'une espèce chimique réactionnelle contrôlée ; il s'agit par exemple dtune concentration molaire constante, servant d'étalon pour la mesure de la concentration molaire réactionnelle d'une espèce chimique contrôlée. Par quantité régulée, on entend une quantité d'une espèce chimique contrôlée, introduite ou extraite sélectivement du milieu réactionnel, et modulée automatiquement, par exemple pour maintenir constante la quantité réactionnelle de l'espèce chimique contrôlée. Par quantité moyenne, on entend ci-après la quantité d'une espèce chimique contrôlée, correspondant à la vitesse moyenne d'apparition ou de disparition de ladite espèce. Préférentiellement, la présente invention s'appliqae au contrôle sélectif et quantitatif d'une espèce chimique réactionnelle, consommée par une réaction chimique, et dans ce cas, au cours de l'opération c) définie ci-dessus, on introduit sélectivement dans le milieu réactionnel une quantité régulée de I'esp8ce chimique contrôlée, proportionnelle au signal différentiel de contrôle. Conformément a l'invention, on a découvert que la chromatographie en phase gazeuse constituait une méthode d'analyse qualitative et quantitative du milieu réactionnel, particulièrement adaptée au principe de contrôle défini précédemment. En effet, dans la grande majorité des cas, on peut ainsi détecter sélectivement et quantitativement, de manière simple et précise, différentes espèces chimiques réactionnelles. Par contre, comme ce mode d'analyse ne peut être instantané, on contrôle périodiquement et en continu la quantité réactionnelle de la ou des espèces chimiques con tôlées, selon un cycle répétitif de contrôle comportant les trois opérations a) à c) définies ci-dessus. A cette fin, au cours de l'opération a), on analyse le milieu réactionnel par chromatographie en phase gazeuse, et ainsi, d'une part on développe un chromatogramme comportant au moins un pic de mesure caractérisant exclusivement l'espèce chimique contrôlée, et d'autre part, pendant au moins une partie de la séquence de développement du pic de mesure de l'espèce contrôlée, on forme un signal électrique de sortie, correspondant exclusiveuent à ltespece chimique contrôlée, que l'on traite électriquement de fa çon prédéterminée pour obtenir le signal électrique de mesure recherché. Il s t agit dans ce cas d'un signal de mesure correspondant soit à la hauteur maximum, soit à la surface du pic de mesure de l'espèce chimique contrôlée. Bien entendu, Itutilîsation d'un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, pour contrôler quantitativement une espèce chimique réactionnelle, suppose que l'on obtienne avec ce moyen d'analyse un chromatogramme bien résolu du milieu réactionnel, c'est-à-dire un chromatogramme présentant différents pics bien séparés, spécifiques de chaque espèce chimique contrôlée. Lorsque, pour obtenir le signal de mesure recherché, on analyse le milieu réactionnel par chromatographie en phase gazeuse, il est alors très intéressant d'obtenir également le signal électrique de référence, avec ces mêmes moyens d'analyse, à partir du milieu réactionnel. A cette fin, grâce au chromatogramme, on détecte sélectivement dans le milieu réactionnel une espèce chimique inerte, présente en quantité substantiellement constante dans ce milieu, et pendant au moins une partie de la séquence de développement du pic de mesure spécifique de l'espèce chimique inerte, ou pic de référence, on traite électriquement, comme précédemment, le signal électrique de sortie correspondant, pour former un autre signal électrique de mesure, servant de signal de référence, caractérisant exclusivement l'espèce chimique inerte, et proportionnel à ladite quantité constante de cette dernière ; cet autre signal de mesure est alors compare, au cours de l'opération b) définie cidessus, avec le signal de mesure proprement dit, pour obtenir le signal différentiel recherché de contrôle, spécifique de l'espèce chimique contrôlée. L'utilisation d'un signal de référence, obtenu å partir d'une espèce chimique inerte solvant par exemple), présente l'avantage,dans le cas d'une analyse par chromatographie en phase gazeuse, d'éviter les erreurs attribuables aux variations dans le temps du volume calibré du milieu réactionnel, injecté dans l'analyseur, ou de la sensibilité du détecteur de l'analyseur. Si le type d'injection et le type de détection mis en oeuvre sont parfaitement fiables au cours du temps, on peut alors supprimer tout signal de référence obtenu à partir d'une espèce chimique inerte, et utiliser la valeur initiale de la quantité réactionnelle (par exemple conservée en mémoire) de l'espèce chimique contrôlée,comme signal de référence. Dans le cas où l'on obtient les signaux électriques de mesure et de référence par chromatographie en phase gazeuse du milieu réactionnel, on peut admettre, aux remarques près exposées ci-dessous, que l'on a ainsi accès directement aux concentrations molaires de l'espèce chimique réactionnelle contrôlée, et de l'espèce chimique inerte de référence, et à leurs variations au cours du temps. En effet, lorsqu'on analyse par chromatographie en phase gazeuse un échantillon calibré du milieu réactionnel, la surface et la hauteur maximum des pics de mesure et de référence sont directement proportionnelles aux concentrations molaires de l'espèce chimique contrôlée et de l'espèce chimique inerte respectivement. Si l'on compare le signal de mesure avec le signal de référence, il est donc possible de connaître dans l'absolu la concentration molaire de l'espece chimique contrôlée. Ceci est pratiquement vé- pitié pour des réactions chimiques présentant un rendement assez faible, ou des réactions pour lesquelles les espèces chimiques réactionnelles réactifs et produits de réaction) sont diluées en quantité très importante dans une espèce chimique inerte (solvant par exemple).Par contre, lorsque la réaction chimique mise en oeuvre a un rendement non négligeable, ou lorsque la dilution des espèces chimiques réactionnelles est faible, le volume total du milieu réactionnel varie en fonction du temps, du fait notamment de l'apparition des produits de réaction. Otorrélativement, la concentration molaire de référence de espèce chimique inerte varie au cours du temps, par rapport à sa valeur initiale, et il n'est alors plus possible d'avoir accès directement à la concentration molaire réactionnelle de l'espèce chimique contrôlée.Toutefois, on peut encore connaitre ainsi le nombre de moles de l'espèce chimique contrôlée, et par conséquent la composition molaire du milieu réaction nel, puisque dans ce cas la variation du volume total du milieu réactionnel n'intervient plus dans la comparaison du signal de mesure et du signal de référence. Grâce au processus de contrôle conforme à 14 invention, et en utilisant un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, il est aisé de détecter l'effet des produits de réaction sur le volume total du milieu réactionnel. En effet, si l'incrément de volume, attribuable à ces produits, ne peut être considéré comme négligeable, cela se manifeste au cours du temps par une diminution de la valeur absolue du signal électrique de référence, spécifique de l'espèce chimique inerte, et proportionnel à la concentration mo faire de cette dernière. On pèut avoir ainsi accès à la variation de volume dûe aux produits de réaction.Si cette dernière est im- portante, on peut à nouveau connaître la concentration molaire de l'espèce chimique contrôlée, en effectuant différentes corrections, par exemple soit en comparant le signal de mesure avec un signal électrique identique au signal initial de référence (par exemple conservé en mémoire), c'est-à-dire obtenu avant le commencement de la réaction chimique, soit en rajoutant dans le milieu réactionnel des quantités additionnelles des différents réactifs, compensant l'augmentation du volume total du milieu réactionnel. Préférentiellement, lorsque l'espèce chimique contrôlée est consommée relativement rapidement par la réaction chimique mise en oeuvre, on introduit sélectivement dans le milieu réactionnel, en continue, une quantité régalée de cette espèce, modulée autour d'une quantité moyenne correspondant à la vitesse moyenne de disparition de espèce chimique contrôlée, cette vitesse moyenne étant déterminée au préalable, et au cours de l'opération c) définie ci-dessus, on module l'écart entre la quantité moyenne et la quantité régulée, proportionnellement au signal différentiel de con tôle. Ainsi, lorsque les moyens d'analyse qualitative et quantitative mis en oeuvre ont un temps de réponse relativement long, ceci évite d'introduire brusquement dans le milieu réactionnel des quantités relativement importantes de l'espèce chimique contrôlée, ce qui se produirait si la quantité totale introduite à la fin de chaque cycle de contrôle était strictement proportionnelle au signal électrique différentiel de contrôle. De cette manière, Si l'analyse indique une diminution relative de la quantité réactionnelle de l'espèce chimique contrôlée, on introduit alors une quantité régulée de cette espèce, supérieure à la quantité moyenne lorsque l'analyse indique l'inverse, c'est-à-dire une augmentation relative de la quantité réactionnelle, ce qui peut provenir soit d'une analyse défactueuse, soit d'une quantité régulée, modulée à une valeur trop importante à la fin du cycle de contrôle précédent, la quantité régulée de 11 espèce chimique contrôlée est alors diminuée par rapport à la quantité moyenne jusqu'à l'analyse suivante. Dans un tel cas, il est souvent utile de prévoir des moyens permettant d'annuler la quantité régulée de l'espèce chimique contrôlée, introduite en continu et sélectivement dans le milieu réactionnel, lorsque le signal électrique différentiel de contrôle a une valeur absolue dépassant un seuil prédéterminé de sécurité, soit en excès, soit en défaut par rapport à la quantité moyenne définie précédemment. La présente invention concerne également un appareil analogique permettant de contrôler sélectivement la quantité (par exemple,la quantité réactionnelle) d'au moins une espèce chimique (par exemple,une espèce chimique réactionnelle) présente dans un milieu quelconque (par exemple, un milieu réactionnel), et plus précisément un appareil permettant de traiter de façon analogique différents signaux électriques fournis par un analyseur, pour obtenir d'autres signaux électriques de contrôle. Cet appareil peut notamment concourir à la mise en oeuvre du processus de contrôle réactionnel, défini et expliqué précédemment. Un tel appareil comporta a) au moins une entrée générale, pour la réception d'au moins un signal électrique de sortie, correspondant exclusivement a ltespèce chimique contrôlée, délivré par un moyen de détection sélective de ladite espèce dans ledit milieu, par exemple par un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, b) au moins une sortie de contrôle, pour 11 obtention dtun Si- gnal électrique de contrôle, par exemple un signal différentiel de contrôle, spécifique de l'espèce chimique contrôlée, proportionnel à l'écart entre une quantité de référence et ladite quantité de l'espèce chimique contrôlée ; dans le cas d'un signal différentiel de contrôle, la sortie de contrôle est notamment agencée pour l'émission dudit signal, par exemple vers une électrovanne d'introduction sélective,ou d'extraction sélective d'un milieu réactionnel de l'espèce chimique contrôlée, c) au moins une voie de mesure du signal électrique de sortie, comportant une entrée de mesure connectée à l'entrée générale, et au moins une sortie de mesure pour l'émission d'un signal électrique de mesure, proportionnel à la quantité de ltespèce chimique contrôlée, d) éventuellement un moyen électrique de référence, comportant une sortie de référence pour l'émission d'un signal électrique de référence, proportionnel saune quantité de référence de l'espece chimique contrôlée, e) un organe de traitement analogique du signal électrique de mesure et éventuellement du signal électrique de référence, comportant au moins une entrée de traitement analogique de la mesure, connectée a la sortie de mesure, éventuellement une entrée de traitement analogique de la référence, connectée à la sortie de référence, et au moins ladite sortie de contrôle pour l'émission du signal de contrôle ; ce dernier est par exemple spécifique de l'es- pèce chimique contrôlée. Préférentiellement, l'organe de traitement analogique est un organe de comparaison du signal électrique de mesure et d'un signal électrique de référence, ce dernier etant alors proportionnel à une quantité de référence de l'espèce chimique contrôlée. Dans ce cas, l'entrée de traitement analogique de la mesure est une entrée de comparaison de la mesure, et l'organe de comparaison comporte nécessairement une entrée de traitement analogique de la référence, appelée ci-après entrée de comparaison de la référence; corrélativement, la sortie de contrôle est agencée pour l'émission d'un signal différentiel de contrôle, spécifique de l'espèce chimique contrôlée. Mais bien entendu, l'organe de traitement analogique peut être autre qu'un simple organe de comparaison, selon la nature du ou des signaux de contrôle recherchés.Ainsi, dans le cas d'un contrôle sélectif et simultané de plusieurs espèces chimiques distinctes dans un milieu donné, l'agencement de l'organe de traitement analogique peut être tel qu'au moins un signal de contrôle obtenu corresponde à la sommation ou à une combinaison linéaire des signaux de mesures, spécifiques de chaque espèce chimique contrôlée. Le ou les signaux de contrôle, délivrés par l'appareil analogique conforme à l'invention, peuvent être utilisés a différentes fins a) on peut tout d'abord mesurer le signal de contrôle (par exemple au moyen d'un simple voltmètre) et/ou enregistrer son évolution au cours du temps. Dans le cas d'un signal différentiel de contrôle (par rapport à un signal de référence), spécifique d'une espèce chimique réactionnelle contrôlée, on peut avoir ainsi accès à la cinétique de différentes réactions chimiques, par exemple au taux de conversion d'une espèce chimique donnée, aux ordres de réaction par rapport aux différents réactifs, etc..., b) on peut également utiliser le signal de contrôle pour déclencher différents signaux de sécurité, ou d'alarme.Ainsi, dans le cas d'un signal différentiel de contrôle, tel que défini précédemment, ce dernier peut déclencher une sonnerie de sécurité, des que sa valeur absolue dépasse un seuil prédéterminé de sécurité, c) le signal de contrôle peut être utilisé pour piloter autres processus physiques ou chimiques, distincts du processus contrôlé ; dans le cas du signal différentiel de contrôle, défini précédemment, ce dernier peut déclencher par exemple un chauffage, ou un refroidissement, ou l'introduction d'un solvant ou d'un diluant, ou l'initiation d'une autre réaction chimique, dès que sa valeur absolue dépasse un seuil prédéterminé.Ces autres processus physiques ou chimiques peuvent être asservis au signal de contrôle; ainsi l'intensité d'un chauffage peut être asservie au signal différentiel de contrôle, d) enfin, le signal de contrôle peut être utilisé pour effectuer un contrôle proprement dit de la quantité d'une espèce chimique donnée ; par exemple, dans le cas d'un signal différentiel de contrôle, tel que défini ci-dessus, ce dernier peut être utilisé pour maintenir constante la quantité réactionnelle dtune espèce chimique produite ou consommée au cours d'une réaction chimique. Par ailleurs, l'invention concerne un système de contrôle sélectif de la quantité réactionnelle d'au moins une espèce chimique réactionnelle, présente dans un milieu réactionnel, incorporant un appareil analogique tel que défini précédemment et comportant les éléments suivants - un circuit de circulation fermée du milieu réactionnel, dont l'entrée et la sortie communiquent avec un réacteur chimique, - un dispositif de prélèvement périodique, disposé sur le circuit de circulation, d1nn échantillon calibré du milieu réactionnel, - un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, comprenant une entrée pour l'injection de ltéchantillon calibré, et une sortie pourl'émission d'au moins un signal électrique de sortie vers ledit appareil analogique, - au moins une électrovanne pour l'introduction sélective ou ltextraction sélective du milieu réactionnel de l'espèce chimique contrôlée, communiquant d'un côté avec un réservoir de ladite espèce et de l'autre côté avec le réacteur, et comportant une entrée connectée électriquement avec la sortie de contrôle dudit appareil analogique, pour la réception d'un signal électrique de contrôle, en provenance dudit appareil. La présente invention est maintenant décrite par référence aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure I représente schématiquement un système de contro- le sélectif d'au moins une espèce chimique réactionnelle, conforme à l'invention, associé à un réacteur chimique, - la figure 2 représente schématiquement une partie de l'appareil analogique de contrôle, faisant partie du système de con trôle représenté à la figure I, - la figure 3 représente schématiquement une autre partie de ce même appareil analogique, et plus particulièrement le mode de coopération entre un programmateur et une voie de mesure de cet appareil, - la figure 4 représente le diagramme de fonctionnement de l'appareil analogique représenté aux figures 2 et 3, - la figure 5 représente schématiquement un autre appareil analogique de contrôle, conforme à l'invention, - la figure 6 représente le diagramme de fonctionnement de l'appareil analogique représenté à la figure 5, - la figure 7 représente schématiquement un autre appareil analogique de contrôle, conforme à la présente invention, - la figure~8 représente le diagramme de fonctionnement de 1* appareil représenté à la figure 7, - la figure 9 représente, à titre d'exemple, un chromatogram me d'un milieu réactionnel, permettant de définir les différentes séquences d'un cycle de contrôle conforme à l'invention, - la figure 10 représente l'évolution au cours du temps, dtune part de la fréquence de battement dtune électrovanne faisant partie d'un système de contrôle conforme à l'invention, et d'autre part de la quantité totale d'un réactif, introduite dans un réacteur chimique, grace à la méthode de contrôle conforme à l'invention, - la figure 11 représente ltévolution au cours du temps de la concentration molaire de méthacrylate de méthyle, au cours d'une polymérisation de cette espèce chimique, contrôlée conformément à l'invention, - la figure 12 représente l'évolution au cours du temps du taux de conversion du chlorure de vinyle, lors d'une polymérisa tion de cette espèce chimique. Conformément à la figure t, un système de contrôle con forme à la présente invention comporte - un circuit 4 de circulation fermée du milieu réactionnel, comportant par exemple une canalisation de faible diamètre et une pompe péristaltique, dont l'entrée et la sortie communiquent avec un réacteur chimique 1. Ce dernier est par exemple constitué d'un récipient en verre épais et d'un couvercle en acier inoxydable ; il est pourvu d'un agitateur, par exemple uR barreau aimanté, et d'un serpentin de thermostatisation. Le circuit 4 de circulation fermée permet de prélever et de réinjecter en continu une partie du milieu réactionnel dans le réacteur 1, - un dispositif Il de prélèvement périodique et automatique sur le circuit 4 d'un échantillon calibré du milieu réactionnel. I1 s'agit d*une vanne d'injection "à tiroir" permettant de prélever et d'injecteur une quantité dosée constante, par exemple un microlitre, avec une reproductibilité meilleure que 0,5 % aussi bien pour un prélèvement d'une phase gazeuse que d'une phase liquide), dans un analyseur 2 par chromatographie en phase gazeuse.Grâce à une liaison électrique 9 entre d'une part le programmateur horloge électronique) de l'appareil analogique de contrôle 3 qui sera décrit ci-après, et d'autre part le dispositif de prélèvement 11, le vérin pneumatique de la vanne "tiroir" est commandé à partir de t appareil 7, - un analyseur 2 par chromatographie en phase gazeuse, par exemple muni d'un détecteur par ionisation de flamme, comprenant d'une part une entrée 12 reliée au dispositif de prélèvement périodique 11, pour l'injection d'un échantillon calibré du milieu réactionnel, et d'autre part une sortie 13 pour 11 émission d'au moins un signal électrique de sortie vers l'appareil analogique 7. L'analyseur est couplé à un enregistreur 10 de type potentiométrique, permettant d'obtenir un chromatogramme de ltéchantlllon calibré analysé, -deux électrovannes 6a et 6b, pour l'introduction sélective dans le milieu réactionnel contenu par le réacteur 1., de deux espèces chimiques réactionnelles, ou reactifs A et B respectivement. Cés vannes communiquent d'un côté avec des réservoirs 7a et 7b respectivement, sous une pression supérieure à celle du réacteur 1, et de l'autre côté avec ce dernier. Comme on le verra ci-après, les vannes 6a et 6b sont susceptibles d'être alternativement fermées et ouvertes selon une fréquence de battement, et délivrent à chaque ouverture une quantité calibrée constante des réactifs A et B respectivement ; la fréquence de battement est commandée à partir de l'appareil analogique 3, età cette fin chaque vanne 6a ou 6b comporte une entrée connectée électriquement par une liaison 8a ou 8b, avec une sortie de contrôle de l'appareil analogique 3, ce qui permet la réception d'un signal électrique de contrôle en provenance dudit appareil. On décrit maintenant par référence aux figures 2 et 3, l'appareil analogique de contrôle 3 mentionné précédemment. Cet appareil comprend a) deux entrées générales 15 et 16, l'une directe, l'autre étant pourvue dsun circuit décaleur de tension 17, pour la réception de trois signaux électriques de sortie,par exemple, correspondant chacun exclusivement à une espèce chimique du milieu réactionnel ; ces signaux de sortie sont délivrés par le moyen de détection sélective des espèces chimiques contrôlées dans le milieu réactionnel, à savoir l'analyseur 2 par chromatographie en phase gazeuse.Comme on le verra ci-après, les trois signaux électriques de sortie correspondent respectivement aux deux espèces chimiques contrôlées A et B, et à une espece chimique inerte R, présente en quantité substantiellement constante dans le milieu réactionnel, par exemple un solvant R dans lequel sont dissous les espèces chimiques réactionnelles A et X, b) deux sorties de contrôle 18a et 18b, pourvues de voltmètres d'affichage 19a et 19b, pour l'obtention de signaux électriques différentiels de contrôle, spécifiques des espèces chimiques con tôlées A et B respectivement, proportionnelsà à l'écart entre une quantité de référence et la quantité réactionnelle des espèces A et B respectivement ; ces signaux de contrôle sont émis vers les électrovannes 6a et 6b respectivement, d'introduction sélective de respectivement A et B dans le milieu réactionnel, c) trois voies de mesure 14a, 14b, 14r, totalement indépendantes les unes des autres, pour recevoir respectivement les trois signaux électriques de sortie, délivrés par l'analyseur 2, spécifiques respectivement des espèces chimiques contrôlées A et B, et de l'espece chimique inerte de référence R.Chaque voie comprend une entrée de mesure 20a ou 20t, ou 20r, connectée aux entrées générales 15 et 16, et une sortie de mesure 21a, ou 21b, ou 21r, pour l'émission respectivement d'un signal électrique de mesure, proportionnel à la quantité réactionnelle de l'espèce chimique contrôlée A ou B, ou d'un signal électrique de référence, proportionnel à la quantité de référence de l'espèce chimique inerte R, d) comme on le verra ci-après, le traitement analogique choisi pour les données fournies par l'analyseur 2, a pour conséquence que la troisième voie de mesure 14r, encore appelée autre voie de mesure dans les revendications, sert de moyen électrique de référence, puisque le signal électrique de référence, nécessaire au contrôle des quantités réactionnelles des espèces chimiques A et X, est obtenu dans ce mode d'exécution de l'invention, par transfor mation et traitement dans la voie de mesure 20r du signal de sortie qui délivré par l'analyseur 2,/correspond exclusivement à ltespece chimique inerte X, présente en quantité substantiellement constante dans le milieu réactionnel. Par conséquent, l'agencement de la troisième voie de mesure 14r, ou autre voie de mesure, est rigoureusement identique à celui des voies de mesure 14a et 14b, mais sa fonction est différenciée de celle des voies 14a et 14b, du fait du processus de contrôle choisi, et du traitement analogique correspondant des données de l'analyseur 2.Corrélativement, la sortie de mesure de la troisième voie 14r sert de sortie de référence pour l'émission d'un signal électrique de référence, proportionnel également aux quantités de référence des espèces chimiques contrôlées A et B ; ceci résulte du mode de réglage préliminaire de l'appareil, comme exposé ci-après, e) un organe de comparaison 22, ou de traitement analogique des signaux électriques de mesure, spécifiques des espèces chimiques contrôlées A et B, et du signal électrique de référence, spé cifique de l'espèce chimique inerte R. L'organe 22 comprend un fil électrique de référence 25, connecté à chacune des sorties de con trôle tBa et 18b, deux fils électriques 23 et 24 de mesure, connectés respectivement aux deux sorties de contrôle 18a et 18b.Des sélecteurs 26 & Z6b, 26r, correspondant aux trois voies de mesure 14a, 14b et 14r, permettent de choisir chacune des lignes électriques 23, 24, et 25, à laquelle doit être connectée une voie de mesure donnée.Dans le cas de la figure 2, la ligne électrique 23 est connectée à la voie de mesure 14a, par l'intermédiaire de lten- trée 23a de comparaison de la mesure (encore appelée entrée de traitement analogique de la mesure), reliée électriquement à la sortie de mesure 21a par l'intermédiaire du sélecteur 26a ; la ligne électrique de-mesure 24 est reliée à la voie de mesure 14b, par l'intermédiaire de entrée 24b de comparaison de la mesure, reliée électriquement à la sortie de mesure 21b au moyen du sélecteur 26b. La ligne électrique de référence 25 est connectée à la troisième voie 14r, ou voie de référence, par l'intermédiaire de l'entrée 25r de comparaison de la référence encore appelée entrée de traitement analogique de la référence), reliée à la sortie de référence 21r au moyen du sélecteur 26r. Il faut donc noter que la voie de réfé rence 14r est identique aux autres voies de mesure 14a et 14b, et que les sélecteurs 26a, 26b,26r permettent de sdlectionner chacune de ces voies, suivant l'ordre de sortie des pics de mesure et de référence du chromatogramme.Par ailleurs, un interrupteur général, comportant respectivement trois positions d'attente, d'arrêt, et de service, permet d'agir simultanément sur les trois sorties, respectivement de mesure 21a et 21b, et de référence 21r. D'autre part, les sorties de contrôle 18a et 18b constituent les sorties de l'organe de comparaison 22. Comme indiqué précédemment, les électrovannes 6a et 6b d'introduction sélective des espèces chimiques A et B respectivement dans le milieu réactionnel, sont susceptibles d'être alternativement fermées et ouvertes selon une fréquence réglable de battement, et délivrent une quantité calibrée constante à chaque ouverture. Pour contrôler les quantités réactionnelles des espèces A et B, il est donc nécessaire de transformer les signaux de tension, délivrés par les sorties 18a et t8b, en signaux de fréquence. A cette fin, chaque sortie de contrôle 18a ou 18b est connectée à un amplificateur différentiel, couplé avec un convertisseur tension/fréquence 28a ou 28b. En l'absence de signal, chaque convertisseur 28a ou 28b délivre une fréquence de repos, et cette dernière est élevée ou abaissee proportionnellement au signal de contrôle délivré par une sortie 18a ou 18b. Des réglages 29a et 29b permettent de faire varier la pente de conversion tension/fréquence des convertisseurs 28a et 28b respectivement. Les sorties des convertisseurs 28a et 28b sont connectés à une entrée des é- lectrovannes 6a et 6b respectivement, pour l'émission d'une fsb- quence de battement vers ces dernières, modulée proportionnellement au signal différentiel de contrôle émis par les sorties 18a et 18b respectivement.Chaque électrovanne 6a ou 6b comporte un étage de puissance, piloté par une bascule monostable, commandant le clapet d'injection. Le décaleur de tension 17, intercalé électriquement entre l'entrée générale 16 et les entrées de mesure 20a, 20b, et 20r, est de type classique, et comporte deux diodes Zéner. Comme indiqué précédemment, le moyen de détection sélec tive des espèces chimiques contrôlées A et 3, et de l'espèce chi mique de réference R, avec lequel l'appareil représenté aux figures 2 et 3 est destiné à coopérer, est constitué par ltanalyseur 2 par chromatographie en phase gazeuse. Il est donc nécessaire de traiter électriquement les signaux de sortie délivrés par l'analyseur 2, pour obtenir respectivement les signaux de mesure spécifiques des espèces A et B, et le signal de référence spécifique de l'espèce R.A cette fin, les voies de mesure 14a, 14b, 14r, comprennent respectivement - des moyens de traitement électrique 46a, 46b, 46r, des signaux de sortie délivres par l'analyseur 2, correspondant exclusivement aux especes chimiques contrôlées A et B, et à l'espece -chi- mique de référence R respectivement, pour transformer les signaux de sortie correspondants en signaux de mesure et en signal de reférence respectivement. Chaque moyen de traitement comporte une entrée de traitement, par exemple 34a, et une sortie de traitement, par exemple 35a, pour 1* émission d'un signal de mesure ou de référence.Dans le cas présent, chaque moyen de traitement électrique 46 est une chaîne électronique destinée a la transformation du signal de sortie de ltanalyseur, en un signal de mesure correspondant à la surface du pic de mesure ou du pie de référence, spécifiques respectivement des espèces chimiques A et B, et de l'espèce chimique inerte de référence R ; par conséquent, chaque chaîne comprend un amplificateur, par exemple 31as a gain réglable (par exemple entre 0 et 1UO), et un intégrateur, par exemple 32a, connectés en serre. L'amplificateur présente une haute impédance d'entrée, afin ae ne pas perturber les signaux de sortie de 1'analyseur.Dans certains cas, l'amplificateur 31 est à gain fixe, et coopère avec un atténuateur permettant d'équilibrer entre elles les voies 14a, 14b, et 14r, comme on le verra ci-après ; ceci permet d'éviter les réglages de décalage du zéro des intégrateurs 32, en fonction du gain. L'intégrateur 32 est de type analogique, et est constitué par un circuit électronique intégré à forte impédance d'entrée, et à faible dérive. La constante de temps de ce circuit est de i'or- dre de 7 secondes.Les composants électroniques, choisis pour ce circuit, doivent avoir de très bonnes caractéristiques, de façon à conserver pendant plusieurs minutes la valeur de l'intégrale, - des contacteurs 36a, 56bol et 36r, appelée ci-après premiers contacteurs pour la clarté de l'exposé, actionnés respectivement par des relais 37a, 37b, 37r, appelés ci-après premiers relais, comportent une position de fonctionnement repérée sur la figure 3 par le chiffre 1, connectant les entrées de traitement 34a, 34b, 34r, avec les entrées de mesure 20a, 20b, 20r respectivement, et ,une position dite de remise à zéro, repérée sur la figure 3 par le chiffre 0, déconnectant chaque entrée de traitement et chaque entrée de mesure correspondante, - des contacteurs 38a, 38b, 38r, appelés ci-après deuxièmes contacteurs, actionnés respectivement par les relais 39a, 39b, 39r, appelés ci-après deuxièmes relais, comportent une position de fonctionnement, repérée par le chiffre 1 sur la figure 3, connectant les sorties de mesure 21a, 21b, 21r avec respectivement les sorties de traitement 35a, 35b, 35r, et une position dite de remise a zéro, repérée par le chiffre 0 sur la figure 3, déconnectant chaque sortie de mesure et chaque sortie de traitement correspondante, - trois contacteurs 40a, 40b, 40r, appelés ci-après troisièmes contacteurs, actionnés respectivement par des relais 41a, 41b, 41r, appelés ci-après troisièmes relais, comportent une position de fonctionnement repérée par le chiffre 1 sur la figure 3, connectant les amplificateurs 31a, 31b, 31 r, avec respectivement les intégrateurs 32a, 32b, 32r, et une position dite de remise à zéro, repérée par le chiffre 0 sur la figure 3, déconnectant chaque amplificateur et chaque intégrateur correspondant, - trois contacteurs 48a, 48b, 48r, appelés ci-après quatrièmes contacteurs, actionnés respectivement par les relais 47a, 47b, 47r, appelés ci-après quatrièmes relais, comportent une position de fonctionnement des intégrateurs 32a, 32b, 32r respectivement, et une position dite de remise à zéro permettant de remettre à zéro chaque intégrateur, - trois mémoires 33a, 33b, 33r, connectés à leur sortie avec les sorties de mesure 21a, 21b, et la sortie de référence 21r respectivement, et à leur entrée avec les sorties de traitement 35a, 35b, 35r respectivement, par l'intermédiaire des deuxièmes contacteurs 38a, 38k, 38r respectivement. Comme l'indique la figure 3 représentant plus particulièrement le schéma de commande de la première voie de mesure 14a, les différents relais rencontrés précédemment sont commandés par un programmateur 49. Ce dernier est une horloge électronique, basée sur la fréquence du courant électrique industriel, qui permet de commander toutes les opérations dtun cycle d'analyse et de contrôle, à partir de temps présélectionnés et variables. A cette fin, tous les relais précédemment cités sont pourvus chacun d'une bascule bistable comportant deux entrées connectées respectivement à une sortie d'activation, et à une sortie de désactivation du programmateur 49.Par exemple, les relais 37a, 41a, 47a, 39a, coopèrent respectivement avec des bascules 42a, 43a, 44a 45a, comportant chacune deux entrées repérées par la même référence numérique, mais comprenant un troisième chiffre, à savoir 1 ou 2, pour désigner respectivement une connection vers une sortie de désactivation, et vers une sortie d'activation du programmateur 49. Ainsi, par exemple, la bascule 42a comprend une entrée 421a pour la réception d'un signal de désactivation en provenance de l'horloge 49, et une entrée 422a pour la réception d'un signal d'activation en provenance de cette même horloge. L'horloge 49 comprend - une première sortie 51 pour l'émission d'un signal d'aeti- vation du premier relais 37a, du troisième relais 41a, et du quatrième relais 47a, dans la position de fonctionnement, vers respectivement les entrées 422a, 432a, et 442a des bascules 42a, 43a, 44a respectivement, - une deuxième sortie 55, pour l'émission d'un signal d'activation du deuxième relais 39a dans la position de fonctionnement, vers l'entrée 452a-de la bascule 45a, - une troisième sortie, appelée encore autre sortie, pour l'é- mission d'un signal de désactivation des quatre relais 37a, 41a, 47a, 39a, dans la position de remise à zéro, vers les entrées 42 la, 431a, 441a, et 451 a, des relais 42a à 45a, - une quatrième sortie 52, pour l'émission d'un signal de désactivation du troisième relais 4ta dans la position de remise à zéro, vers l'entrée 43ta de la bascule 43g, - et d'autres sorties non représentées, dont certaines peuvent être confondues avec les sorties précédemment énumérées du programmateur 49, pour l'émission de signaux d'activation et de désactivation des autres relais cités précédemment, appartenant à la voie de mesure 14b et à la voie de référence 14r ; ces autres sorties sont agencées et réglées en fonction du cycle de contrôle qui sera détaillé ci-après. Un composant électronique 56, ayant la fonction "ou", connecte électriquement à son entrée la quatrième- sortie 52 et la troisième sortie 50 du programmateur 49, et à sa sortie les entrées 421a et 431a des bascules 42a et 43a. Un temporisateur 59 est connecté à son entrée à la deuxième sortie 55 de l'horloge 49, et à sa sortie à l'entrée 451a de remise a zéro de la bascule 45a; à partir du signal d'activation émis par la deuxième sortie 55, ceci permet d'activer le:relais 39a pendant un temps prédéterminé et constant, correspondant au temps de mise en mémoire dans l'élément 33a du signal de mesure stocké dans l'intégrateur 32a.L'entrée et la sortie d'un autre temporisateur 60 sont connectées respectivement à la sortie du temporisateur 59, et à l'entrée 441a de remise à zéro dé la bascule 44a ; à partir du signal d'activation émis par la deuxième sortie 55 de l'horloge 49, ceci permet d'activer le relais 47a, et par conséquent l'intégrateur 32a, pendant un temps supplémentaire prédéterminé et constant, correspondant aux deux constantes de temps des temporisateurs 59 et 60. Un composant électronique 57, ayant la fonction "ou", connecte à son entrée la troisième sortie 50 et la sortie du temporisateur 60, et à sa sortie l'entrée 441a de remise à zéro de la bascule 44a.Un composant électronique 58, ayant également la fonction "ou", connecte à son entrée la troisième sortie 50 de l'horloge 49, et la sortie du temporisateur 59, et à sa sortie l'entrée 451a de remise à zéro de la bascule 45a. Comme indiqué précédemment, la troisième voie de mesure 14r diffère des voies de mesure 14a et 14b, non par son agencement, mais par la fonction qui lui est attribuée au cours du processus de contrôle qui sera envisagé ci-après. Par conséquent, le contacteur 6r doit être considéré comme un autre premier contacteur, et le relais 37r correspondant, comme un autre premier relais, agencés et coopérant entre eux de la même manière que celle décrite précédemment ; de même, les entrées St et 20r doivent ëtre considérees respectivement comme une autre entrée de traitement et comme une autre entrée de mesure.De façon correspondante, le contacteur 38r doit être considéré comme un autre deuxième contacteur, et le relais 39r comme un autre deuxième relais, agencés et coopérant entre eux de la manière décrite précédemment ; de même la sortie 21r, et la sortie 35r, doivent être considérées respectivement comme une autre sortie de mesure, pouvant servir de sortie de référence, et comme une autre sortie de traitement.Mien entendu, le programmateur 49 comprend une autre première sortie d'émission, ayant la mê- me fonction que la sortie 51, pour ltémission d'un signal d'activation de l'autre premier relais 77r dans la position de fonctionnement, une autre deuxième sortie, éventuellement confondue avec la deuxième sortie 55, pour l'émission d'un signal d'activation de l'autre deuxième relais )39r dans la position de fonctionnement, et au moins une autre sortie pour 1 'émission dtun signal de désactivation de autre premier relais 37r et de l'autre deuxième relais 59redans la position de remise à zéro. Un bon fonctionnement de ltensemble électronique précédemment décrit, suppose une dérive minimum des éléments électroniques mentionnés auparavant, et des alimentations électriques particulièrement soignées. En particulier, tous les relais doivent présenter une faible force électromotrice de contact, ceci atin d'éviter des tensions parasites. L'appareil analogique précédemment décrit est pourvu d'un certain nombre de voyants lumineux, et de cadrans permettant d'afficher et de visualiser le contenu des intégrateurs 32 et des mémoires 33 ; en particulier, l'état des relais est indiqué par un voyant lumineux. Comme mentionné par référence à la figure 1, la troisième sortie 50 du programmateur 49 est reliée électriquement au dispositif 1 1 de prélèvement automatique et répétitif d'un echantillon calibré du milieu réactionnel. De façon similaire, la deuxième sortie 55 du programmateur peut être reliée à un dispositif de chauffage de l'échantillon prélevé sur le milieu réactionnel, si les conditions d'analyse l'exigent. On décrit maintenant une utilisation de 11 appareil analo gique et du système de contrôle précédemment definis, pour maintenir constante la quantité réactionnelle des espèces chimiques ré- actionnelles A et B, consommees par une réaction chimique, et dissoutes dans une espèce chimique inerte, par exemple un solvant R. On supposera par ailleurs que cette réaction chimique ne peut être amorcée qu'avec l'aide d'un catalyseur. Avant la régulation proprement dite des quantités réactionnelles des espèces chimiques contrôlées A et B, on procède aux opérations préliminaires suivantes aj on introduit des quantités prédéterminées et connues des espèces A et B dans une quantité prédétermine et connue du solvant R, à l'intérieur du réacteur ,. Avant que la réaction ne démarre, on procède à un certain nombre, par exemple une dizaine, d'analyses par chromatographie en phase gazeuse du milieu réactionnel, au moyen du dispositif de prélèvement 11, de l'analyseur 2, et de l'enregistreur 10.On obtient ainsi, grâce à l'enregistreur 10, un chromatogramme parfaitement résolu, tel que celui représenté à la figure 9, sur lequel les pics de mesure 61a et 61b, de réference 61r, spécifiques respectivement des espèces chimiques A, B, R, sont parfaitement séparés. Grâce à ces analyses répétées, on détermine avec précision la durée d'une phase d'analyse, c'est-à-dire la durée s'écoulant depuis l'instant d'introduction de l'échantillon calibré dans l'analyseur 2, jusqu'à l'instant de retour définitif au zéro de l'enregistreur 10 ; on établit ainsi que, pendant une phase d'analyse s'écoulant depuis un instant initial t0 jusqu a un instant final t4, le premier pic de mesure 61a, spécifique de ltespece A, se développe depuis l'instant t1 jusqu'à l'instant t2, le deuxième pic de mesure b1b spécifique de l'espèce B, se développe depuis l'instant t2 jusqu a l'instant t3, tandis que le dernier pic de reférence 61r se développe depuis l'instant t3 jusqu'à l'instant final t4. La durée du cycle de contrôle est alors présélectionnée sur le programmateur 49, de façon à ce que sa durée soit supérieure à celle d'une pnase d'analyse.On règle également les différents temps du programmateur 49, de telle façon que par exemple les sorties 50, 51, 52, et 55 soient excitées aux instants t0, t1, t2, et t5 (conférer en particulier Figure 4). On a alors fixé le diagramme de fonctionnement de tous les relais de l'appareil analogique re présenté aux figures 2 et 3 ; un tel diagramme est par exemple représenté a la figure 4, b) par ailleurs, pendant ces différentes analyses successives, on a repére, sur les cadrans de visualisation de l'appareil, les tensions électriques correspondant aux signaux de mesure des espèces chimiques A et B, et au signal de référence de l'espèce chimique inerte R, délivrées respectivement par les intégrateurs 72a, 32b et 32r. On ajuste alors les gains des amplificateurs 31a et 31b de façon à égaler les signaux de mesure des espèces chimiques con trôlées A et B, avec le signal de référence de l'espèce chimique R. Les voies de mesure 14a et 14b, et la voie de référence 14r, sont dites alors équilibrées. Cet équilibrage permet a t obtenir au cours du processus de contrôle, des signaux différentiels de contrôle (tensions), rigoureusement proportionnels a' la différence entre la quantité de référence (quantité initiale par exemple) de l'espèce chimique contrôlée et la quantité réactionnelle de cette dernière, c) on procède également à différents réglages de tous les composants électroniques, de manière connue en soi, pour réduire au minimum les dérives des amplificateurs 31 et des intégrateurs 32, lorsque l'appareil analogique est au repos, c'est-à-dire ne traite aucun signal en provenance de l'analyseur 2.Les mémoires 73 ne présentent aucune dérive, en tout cas à la précision près des mesures effectuées. Avec des composants électroniques de bonne qualité, il a été constaté une très bonne stabilité dans le temps (au moins une journée) des réglages ainsi effectués, ainsi qu'une très bonne précision des signaux de mesure et de contrôle (meilleure que d) en introduisant le catalyseur dans le réacteur chimique I, et avec les mêmes quantités des espèces chimiques A, B, et R, que celles spécifiées au paragraphe a) précédent, on procède à quelques réactions chimiques préalables, ctest-à-dire sans contrôler les quantités réactionnelles des espèces A et B, afin de déterminer, comme décrit dans l'exemple 2 ci-après, la vitesse moyenne de consommation des réactifs A et 3, et de fixer corrélativement les fréquences de repos émises par les convertisseurs tension/fréquence 28a et 28b, en direction des électrovannes 6a et 6b. L'appareil analogique conforme aux figures 2 et 3 est alors prêt a fonctionner, selon le diagramme représenté à la figure 4, et détaillé ci-après - à l'instant t0, la troisième sortie 50 du programmateur 49 est excitée. Corrélativement, les contacteurs 36, 40, 48, et 38 des deux voies de mesure 14a et 14b, et de la voie de référence 14r, sont actionnés dans la position de remise à zéro. Par conséquent, les amplificateurs 31, intégrateurs 32, et mémoires 33, se trouvent déconnectés les uns des autres, et des entrées générales 15 et 16. Simultanément, grâce à la connection électrique 9, on actionne le dispositif 11 de prélèvement automatique d'un échantillon calibré du milieu réactionnel, - à l'instant t1, la première sortie 51 du programmateur 49 est excitée. Corrélativement, d'une part la première voie de mesure 14a se trouve reliée à l'une des entrées générales 15 ou 16, et par conséquent à la sortie de l'analyseur 2, et d'autre part l'amplificateur 31a et l'intégrateur 32a se trouvent connectés électriquement entre eux, tandis que ce dernier est mis en fonctionnement les contacteurs 36a, 40a, 48a, se trouvent en effet enclenchés dans la position de fonctionnement, - à l'instant t2, la quatrième sortie 52 se trouve excitée. Corrélativement; les contacteurs 36a, 40a se trouvent enclenchés dans la position de remise a zéro, tandis que les contacteurs 34b, 40b, et 48b sont actionnés dans la-position de fonctionnement. Il en résulte que, d'une part'la voie de mesure 14a est déconnectée de l'entrée générale 15 ou 16, tandis que la deuxième voie de mesure i4b est alors connectée à cette dernière, et d'autre part l'amplificateur 31a et l'intégrateur 32a sont déconnectés l'un de l'autre, - à l'instant t3, une autre sortie (non représentée) du près grammateur 49 est excitée. Corrélativement, d'une part les contacteurs 34b et 40b sont enclenchés dans la position de remise à zéro, et d'autre part les contacteurs 36r, 40r, 38r sont enclenchés dans la position de fonctionnement. Par voie de conséquence, d'une part la deuxième voie de mesure 14b est déconnectée de l'entrée générale 15 ou 16, tandis que la voie de référence 14r est connectée à cette dernière, et d'autre part l'amplificateur 31b et l'intégrateur 32b sont déconnectés l'un de l'autre, - à l'instant t4, une autre sortie (non représentée) du programmateur 49 est excitée. Corrélativement, les contacteurs 34r, et 40r sont enclenchés dans la position de remise à zéro. Il en résulte que la voie de référence 14r est déconnectée de l'entrée générale 15 ou 16, et que l'amplificateur 31r et ltintégrateur 72r sont déconnectés l'un de l'autre, - à l'instant t5, la deuxième sortie 55 du programmateur 49 est excitée.Corrélativement, d'une part les contacteurs 38a, 38b, 38r sont enclenchés dans la position de fonctionnement, et d'autre part le temporisateur 59 se trouve excité. Il en résulte que les mémoires 33a, 33b, 37r sont connectées simultanément avec respectivement les intégrateurs 32a, 32b, 32r, - à l'instant t5+g correspondant à la constante de temps du temporisateur 59, les contacteurs 38a, 38b, 38r sont enclenchés dans la position de remise à zero. Il en résulte que les mémoires 33a, 33b, 33r sont déconnectées des intégrateurs 32a, 32b, 32r. Simultanément, grâce aux connections fixes et préalablement établies dans l'organe de comparaison 22, entre premièrement la sortie de mesure 21a et l'entrée de comparaison de la mesure 23a, deuxiemement entre la sortie de mesure 21b et l'entrée de comparaison de la mesure 26b, troisièmement entre la sortie de référence 21r et l'entrée de comparaison de la référence 25r, des signaux différentiels de contrôle sont disponibles respectivement aux sorties de contrôles 18a et 18b ; ces derniers sont alors transformés dans les convertisseurs 28a et 28b en signaux de fréquence envoyés vers les électrovannes 6a et 6b respectivement, - à l'instant t5+2 , le tempobisateur 60 ayant une constante de temps égale à E , les contacteurs 48a, 48b, 48r sont actionnés dans la position de remise a zéro. Corrélativement, les intégrateurs 32a, 32b, 32r sont remis à zero, - au nouvel instant t6, un nouveau cycle de fonctionnement tel que celui décrit précédemment, est à nouveau répeté. Le cycle de fonctionnement électrique décrit précédemment permet de contrôler periodiquement et en continu la quantité réactionnelle des espèces A et B, selon un cycle de contrôle, compris entre les instants t0 et to, qui peut être interprété comme suit - tout d'abord, la phase a'analyse proprement dite de ce cycle de contrôle, effectuée au moyen de l'analyseur 2 par chromatographie en phase gazeuse, est comprise entre 11 instant t0 et l'instant t4.Comme indiqué précédemment par référence à la figure 9, pendant cette pnase, on analyse un échantillon calibré du milieu réactionnel, et ainsi, d'une part on développe un cnromatogramme (conférer figure 9) comportant deux pics successifs de mesure 61a et 61b, caractérisant exclusivement les espèces chimiques contrôlées A et B respectivement, et un pic ae référence 61r caractériusant exclusivement l'espèce chimique inerte R, et d'autre part, pendant les séquences de développement des pics de mesure et du pic de référence, comprises respectivement entre les instants ta et t2, les instants t2 et t3, et les instants t3 et t4, on forme à la sortie de llanalyseur 2 trois signaux électriques distincts, correspondant exclusivement et respectivement aux espèces chimiques contrôlées A et B, et à l'espèce chimique inerte K. Par traitement électrique de ces signaux de sortie dans les voies 14a, 14b, 14r respectivement, on obtient a l'instant t5+ d'une part les deux signaux électriques de mesure, caractérisant exclusivement les espèces chimiques A et B respectivement, proportionnels aux quantités réactionnelles de A et B respectivement, et d'autre part le signal de référence, caractérisant. exclusivement 11 espèce chimique R, proportionnel aux quantités de référence des espèces chimiques réactionnelles A et B. Ces signaux de mesure et de référence sont disponibles, à l'instant t5+g, aux sorties 21a, 2tub, et 21r respectivement.La phase d'analyse de chaque cycle de contrôle permet donc de détecter sélectivement dans le milieu réactionnel les especes chimiques contrôlées A et B, et espèce chimique inerte R, présente en quantité substantiellement constante dans ce milieu, et de former ainsi deux signaux électriques de mesure et un signal électrique de référence, nécessaires au contrôle des quantités réactionnelles des espèces chimiques A et B. Comme indiqué auparavant, tout autre moyen d'analyse qualitative et quantitative pourrait être substitué à la chromatographie en phase gazeuse. les périodes essentielles du cycle de contrôle sont les suivantes - pendant les séquences de développement des pics de mesure spécifiques des espèces chimiques contrôlées A et B, comprises respectivement entre les instants t1 et t2, et les instants t2 et t3, successivement, on amplifie les signaux de sortie correspon dants émis par l'analyseur (respectivement dans les amplificateurs 31a et 31k), avec les gains respectifs ayant permis d'égaliser i nitialement les signaux de mesure avec le signal de référence, et on intègre les signaux de sortie ainsi amplifiés (respectivement dans les intégrateurs 32a et 32k), pour obtenir les signaux de mesure caractérisant exclusivement les espèces A et B respectivement, - pendant la séquence de développement du pic de référence spécifique de ltespèce chimique inerte R, comprise entre les instants t3 et t4, successivement, on amplifie le signal de sortie correspondant de ltanalyseur dans l'amplificateur 31r, et on intègre le signal de sortie ainsi amplifié dans l'intégrateur 32r, pour obtenir un autre signal de mesure, servant de signal de référence, caractérisant exclusivement l'espèce chimique inerte R.L'amplitude du signal de référence correspond donc à la surface du pic de mesure de l'espèce chimique inerte R, de même que l'amplitude des signaux de mesure précédents correspond à la surface des pics de mesure des espèces chimiques A et B respectivement, -pendant les séquences de stockage des deux signaux de mesure, comprises respectivement entre les instants t2 et t5, et les instants t3 et t5, succédant aux séquences de développement des pics de mesure, énumérées précédemment, et se poursuivant par conséquent après la phase analyse (terminée à ltinstant t4), on stocke les signaux de mesure respectivement dans les intégrateurs S2a et 32b. Pendant ces séquences de stockage, les intégrateurs 32a et 32b restent donc branchés, et intègrent éventuellement leur propre dérive, auquel cas un incrément est alors ajouté à ces signaux, - pendant une séquence de stockage du signal de référence, comprise entre les instants t4 et t5, succédant à la séquence de développement du pic de référence, mentionnée précédemment, et se poursuivant après la phase d'analyse, on stocke le signal de référence dans l'intégrateur 32r.Par conséquent, pendant cette séquence de stockage, 1 t intégrateur 32r reste branchd et intègre éventuellement sa propre dérive,auquel cas un incrément est alors également ajouté au signal de référence, - à 11 instant t5, après ces séquences de développement des pice de mesure et de référence, et de stockage des mesures et de la référence, on mémorise simultanément, pendant le temps E , les deux signaux de mesure et le signal de référence, dans les mémoires )3a, et , ainsi que 33r respectivement, - à 11 issue de cette séquence de mémorisation, à 11 instant t5+ , grâce à l'organe de comparaison 22, on compare les signaux de mesure mémorisés, additionnés éventuellement d'un incrément correspondant aux dérives des intégrateurs 32a et 32b, avec le signal de référence mémorisé (assimilable à un autre signal de mesure), obtenu au cours de ce meme cycle de contrôle, additionné lui aussi éventuellement d'un incrément correspondant à la dérive de l'inté- grateur 32r. On obtient ainsi aux sorties de contrôle 18a et 18b deux signaux électriques différentiels de contrôle, spécifiques respectivement des espèces chimiques contrôlées A et B.Ces signaux de tension sont transformés respectivement dans les convertisseurs 28a et 28b, en signaux de fréquence permettant d'abaisser ou d'élever la fréquence de repos délivrée par ces convertisseurs, par rapport à une fréquence moyenne, proportionnellement aux signaux différentiels de contrôle spécifiques des espèces chimiques A et B respectivement. Corrélativement, la fréquence de battement des électrovannes 6a et 6b se trouve alors modulée par rapport à une fréquence moyenne, proportionnellement aux signaux différentiels de contrôle des espèces A et 3 respectivement.A partir de l'instant t5+# on introduit donc sélectivement dans le milieu réactionnel du réacteur 1, des quantités régalées des espèces chimiques A et B, modulées au- dtune quantité moyenne des espèces A et B respectivement, correspondant à la fréquence moyenne de battement des électrovannes 6a et 6b respectivement, et à la vitesse moyenne de disparition des espèces A et B respectivement (ayant été déterminée au préalable, comme indiqué précédemment). lies signaux différentiels de contrôle ont donc permis de moduler, proportionnellement à l'amplitude de ces derniers, les écarts entre les quantités moyennes et les quantités régulées des espèces chimiques contrôlées A et B respectivement. La figure 10 permet d'illustrer le cycle de contrôle- pré- cédemment décrit. Sur la partie supérieure de cette figure, on a représenté ltévolution au cours du temps de la fréquence de battement d'une électrovanne 6. Sur la partie inférieure de cette même figure, on a représenté l'évolution au cours du temps de la quantité totale d'une espèce chimique réactionnelle ou réactif donné, introduite dans le réacteur 1, afin de maintenir constante la concentration molaire de ladite espèce, cette dernière étant consommée par une réaction chimique On constate d'après ce diagramme, d'une part que la fréquence de battement de l'électrovanne considérée est modulée autour d'une fréquence moyenne f, dans un domaine de correction compris entre une fréquence minimum f min et une fréquence maximum maux' et d'autre part que l'électrovanne se bloque en position fermée lorsque la fréquence de battement est supérieure à la fréquence maximum ou inférieure à la fréquence minimum. Ceci résulte du seuil choisi pour la saturation du convertisseur tension/fréquence 28 correspondant ; en fonctionnement, lorsque le signal électrique différentiel de contrôle, émis par une sortie 18, a une valeur absolue dépassant un seuil prédéterminé de sécurité, correspondant à la saturation du convertisseur 28 correspondant, aucun signal de fréquence n'est émis par ce dernier, et par conséquent la quantité régulée de l'espèce chimique contrôlée, introduite sélectivement dans le milieu réactionnel, est alors annulée.Cette annulation correspond au cas où la quantité régulée du réactif considéré, à introduire en continu dans le réacteur 2, est soit trop élevée soit trop faible par rapport à la vitesse moyenne de disparition de ce réactif. Ceci permet notamment de ne pas tenir compte d'une analyse aberrante par chromatographie en phase gazeuse, et de "sauter" ainsi un cycle de contrôle, la régulation reprenant au cycle suivant. Par ailleurs, il convient de noter qu'en dérivant la courbe représentée a la partie inférieure à la figure 10, on peut ainsi obtenir une appréciation relativement précise de la vitesse de consommation d'un réactif. Comme on le verra dans les exemples exposés ci-après, le processus de contrôle décrit précédemment, permet de réguler la quantité réactionnelle d'une espèce chimique donnée, avec une précision de tordre de + t à 2 %. Le processus de contrôle, et l'appareil analogique décrits précédemment sont susceptibles de faire l'objet de nombreuses variantes, sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. Premièrement, pour des réactions de vitesse relativement faible, il est possible de ne plus moduler la quantité régulée d'une espèce chimique réactionnelle, introduite dans le réacteur 1, autour d'une valeur moyenne, mais d'introduire sélectivement dans le milieu réactionnel une quantité régulée de l'espece chimique contrôlée, proportionnelle en totalité au signal différentiel de contrôle. Deuxièmement, conformément à la figure 5, l'appareil analogique représenté se différencie de l'appareil précédemment décrit, par le fait que d'une part il comporte une voie unique de mesure 14, associée a trois sorties de mesure 21a, 21D, 21r, dont la dernière sert de sortie de référence lorsque le signal de référence est obtenu dans les mêmes conditions que celles énoncées précédemment.A cette fin: - trois sorties de traitement 35a, 35b, 35r, correspondant respectivement aux trois sorties de mesure précédemment citées, sont associées à un seul et même moyen de traitement 46, - trois deuxièmes contacteurs 38a, 38b, 38r, correspondant respectivement aux trois sorties de mesure précédemment citées, sont associés respectivement aux trois sorties de traitement cidessus référencés, - et d'autre part, le programmateur, non représenté, comprend trois premières sorties, ayant la même fonction que la sortie 51 du programmateur 49 de la figure 3, pour l'émission d'un signal d'activation des trois relais coopérant respectivement avec les trois deuxièmes contacteurs ci-dessus, dans la position de fonctionnement, et trois deuxièmes sorties, ayant la même fonction que la sortie 55 du programmateur 49, pour l'émission dsun signal de désactivation de ces trois relais respectivement, dans la position de remise à zéro. Par ailleurs, l'appareil conforme à la figure 5 comprend trois troisièmes contacteurs 40a, 40b, 40r branchés en parallèle, connectés premièrement à la sortie de l'amplificateur 31, et deuxièmement à l'entrée de l'intégrateur 32 ; de façon correspondante, le programmateur (non représenté) comporte trois paires de sorties différentes, les deux sorties d'une même paire étant destinées à l'émission respectivement d'un signal d'activation d'un troisième relais 41, associé à un-troisième contacteur 40, dans la position de fonctiOnnement, et d'un signal de désactivation de ce même troisième relais, dans la position de remise à zéro. D'après la figure 5, on constate que l'équilibrage des mémoires 33a, 33b 33r, est effectué par atténuation, au moyen des potentiomètres 80a, 80b, 80F respectivement, chaque potentiomètre étant connecté d'un côté à la sortie de l'amplificateur 31 par l'intermédiaire d'un contacteur 62 associé à un relais 63, et de l'autre caté à un contacter 40. D'autre-part, l'organe de comparaison 22 (non représenté) de l'appareil conforme à la figure 5 est pourvu d'un interrupteur général 27 (non représenté3, actionné par un relais (non représenté) commandé par le programmateur 49. De cette façon, la comparaison des signaux de mesure et de référence n'est effectue, à l1ins- tant t5, qu'une fois toutes les mémoires 33a, 3Q, et 3)E,chargées avec les signaux de mesure et de référence d'un même cycle de con ou 18b trôle.Corrélativement, chaque sortie contrôle 18iaestpourvue d'une mémoire (non représentée) conservant au cours dx cycle suivant de contrôle, la valeur du signal différentiel de contrôle. Le diagramme de fonctionnement de l'appareil conforme à la figure 5, est représenté à la figure 6, Il diffère essentiellement de celui représenté à la figure 4, par le fait qu'il n'existe aucune séquence de stockage des signaux de mesure et de référence, puisque ces derniers, une fois obtenus, sont immédiatement mémori- sés dans les mémoires correspondantes. Par ailleurs, l'intégrateur est remis àu zéro après chaque séquence de mémorisation des signaux de mesure et de référence. Troisièmement, conformément à la figure 7, un autre appareil analogique conformé à l'invention, ne diffère de l'appareil représenté aux figures 2 et 3, que par le fait que les différents intégrateurs 32 sont remplacés par des capacités 64. Corrélativement, il existe une diode 65 entre chaque contacteur 40 et chaque contacteur correspondant 48. Tous les autres éléments demeurent identiques à ceux représentés aux figures 2 et 3 ; en particulier les différents contacteurs et relais conservent les mêmes fonctions. Corrélativement, le diagramme de fonctionnement de cet appareil, représenté à la figure 8, est rigoureusement identique au diagramme me de fonctionnement représenté à la figure 4. Dans ce cas, chaque signal de sortie de l'analyseur 2, est amplifié puis chargé dans une capacité 64, pendant au moins une partie de la séquence correspondante de développement d'un pic de mesure, et on obtient un signal de mesure ou de référence correspondant non plus à la surface d'un pic de mesure ou de référence, mais à la hauteur maximum d'un tel pic. On décrit ci-après quelques exemples d'utilisation du processus de contrôle défini précédemment. Exemple nO 1 : polymérisation radicalaire de méthacrylate de méthyle. A cette fin, on dissout le methacrylate de méthyle dans du toluène à 600C, et on utilise un catalyseur radicalaire, connu sous le nom d'ÂIBN (azo-bis isobutyronitrile). Le signal de référence utilisé correspond au toluène, et ltoh compare le signal de mesure avec la valeur initiale Sto l du signal de référence, obtenue avant introduction de l'AIBN dans le milieu réactionnel, ayant pour valeur environ 2 600 mV. La durée d'un cycle de contrôle est de l'ordre de 4 minutes, et la quantité calibrée injectée dans l'analyseur est approximativement égale à un microlitre de la phase liquide contenue par le réacteur. La réaction chimique comporte deux étapes, a savoir une première polymérisation dite libre, pendant laquelle on n'effectue aucun contrôle de la quantité réactionnelle du méthacrylate de méthyle, et par conséquent aucune introduction de ce réactif dans le réacteur, et une deuxième polymérisation, dite contrôlée, à partir de l'instant t1, pendant laquelle on maintient constante la concentration molaire de méthacrylate de méthyle, par introduction de quantités supplémentaires de ce réactif. Au cours de ces deux polymérisations successive-s, on enregistre la valeur absolue du signal différentiel de contrôle cor 0 respondant au methacrylate de méthyle, soit SMMA Stols et a partir de l'instant tl, ia régulation de la quantité ractionnelle du réactif intervient. On a par ailleurs légerement nioditie le gam de l'amplificateur de la voie de référence, de manière a être artificiellement en excès relatif de méthacrylate de méthyle, par rapport à la concentration molaire d'éauilibre. Conformément à la figure 11, représentant l'évolution au cours du temps de la valeur absolue du signal de contrôle, on constate que, dtune part à partir de l'instant t, l'électrovanne commence à battre très lentement, ce qui marque le début du contrôle de la quantité réactionnelle du monomère, et d'autre part, à partir de cet instant, on atteint très rapidement une valeur stationnaire de la concentration molaire du monomère, qui se conserve avec une bonne précision (à peu près 1 %). Exemple n0 2 On procède à la polymérisation du cnlorure de vinyle (environ 50 ml) dissous dans du pentane (environ 150 ml), a 600C, en utilisant un catalyseur radicalaire tel que l'AIS e pentane sert d'étalon interne, et est par consequent utilisé pour obtenir le signal de référence. Le cycle de contrôle a une durée approximative de 2 minutes, et la quantité calibrée injectée dans l'ana- lyseur correspond à 0,5 cm de la phase vapeur présente aans le réacteur. On procede à cette polymérisation, sans effectuer de con trôle de la concentration molaire du chlorure de vinyle, llélectro- vanne correspondante étant bloquee, et on suit I1 évolution de la valeur absolue du signal de contrôle au cours de la polymérisation, afin de pouvoir apprécier le pourcentage de conversion du chlorure de vinyle. En effet, si l'on égalise initialement, c'est-à-dire avant toute réaction, le signal de mesure et le signal de référence, par ajustement des gains des amplificateurs correspondants, l'enregistrement de la valeur absolue du signal de contrôle, rapportée à la valeur absolue du signal de référence, correspond au taux de conversion du chlorure de vinyle. L'évolution du taux de conversion, exprimé en %, apparaît sur la figure 12 en fonction du temps exprimé en heure. La polymérisation dure environ 7 heures, et au départ, le signal de mesure est rendu égal au signal de reférence du pentane, soit à environ 2 070 mV. A la fin de l'expérience, le taux de con version obtenu est relativement élevé (environ 70 k),et on remarque que le signal de référence a legerement diminué (1 950 mV) par rapport à sa valeur initiale, ce qui correspond à une diminution du volume gazeux présent dans le réacteur, dùe a une consommation du chlorure de vinyle. On peut éventuellement tenir compte de cette légère variation, pour apprécier avec plus de précision le taux final de conversion. D'après la figure 12, on constate une dispersion des mesures, par rapport à la courbe moyenne, de l'ordre de + 1 % ; par ailleurs, la précision demeure pendant toute la durée de l'expé- rience, soit plus de 6 heures. Ce type d'expérience permet d'appréhender la vitesse moyenne de consommation d1 un réactif. La présente invention 'applique à tout contrôle periodique et continu d'au moins une espèce chimique dont la concentration molaire varie au cours du temps, mais également au pilotage de tout processus physique ou chimique, conformement aux exemples donnés ci-après 1) au moyen de l'appareil analogique décrit précédemment, et d'un moyen de détection approprié, on peut contrôler la concentration molaire et/ou la composition molaire d'un mélange réactionnel, par exemple en phase gazeuse, avant son introduction dans un réacteur chimique, 2) toujours avec le même appareil analogique, associé à un détecteur approprié, on peut détecter l'apparition d'un produit donné dans un mélange sortant d'un réacteur chimique, par exemple en phase gazeuse, et éliminer sélectivement ce produit par action d'un réactif spécifique.Ainsi à la sortie d'une combustion, on peut suivre l'apparition d'oxyde de carbone, et oxyder sélectivement ce dernier au contact d'un catalyseur approprié, par additions d'oxygène, pilotées au moyen de l r appareil analogique conforme à l'invention, 3) dans le même esprit, on peut suivre dans une atmosphère gazeuse contrôlée l'apparition d'un produit inflammable, et piloter avec l'appareil analogique conforme à l'invention l'introduction d'un diluant gazeux approprie (azote par exemple), 4) dans le cas d'une oxydation anoaieue d'une espèce électrochimiquement active, on peut, avec l'appareil analogique conforme à l'invention et avec un détecteur approprié, piloter la quantité du courant d'oxydation en fonction de la concentration molaire de l'espèce chimique oxydée, 5) dans le cas d'une atmosphère gazeuse polluée, on peut, grâce à un détecteur approprié et à l'appareil analogique conforme à l'invention, suivre pas à pas l'apparition ou la disparition dtun ou plusieurs polluants gazeux, 6) dans le cas d'un processus physique d'échange massique entre une phase gazeuse et une phase liquide (colonnes de lavage et de rectification par exemple), on peut détecter la quantité d'une espèce chimique donnée dans l'une des phases extraites de la colonne, et piloter avec l'appareil analogique conforme à l'invention, un taux de reflux, ou un chauffage et un refroidissement, respectivement en cuve et en tête d'une colonne. - REVENDICATIONS 1.- Méthode de contrôle sélectif de la quantité réaction nelle d'au moins une espece chimique réactionnelle, présente dans un milieu réactionnel, caractérisée en ce que a) on détecte sélectivement dans le milieu réactionnel au moins l'espèce chimique contrôlée, et on forme au moins un signal électrique de mesure, caractérisant exclusivement ladite espèce chimique, proportionnel à la quantité réactionnelle de cette der nière, b) on compare au moins ce signal de mesure avec un signal é électrique de référence, proportionnel à une quantité de référence d'au moins l'espèce chimique contrôlée, pour obtenir au moins un signal électrique différentiel de contrôle, spécifique de ladite espèce chimique, c) on introduit ou extrait sélectivement du milieu réactionnel une quantité régulée d'au moins l'espèce chimique contrôlée, modulée proportionnellement au signal différentiel de contrôle. 2.- Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on contrôle périodiquement et en continu ladite quantité réactionnelle, selon un cycle de contrôle comportant au moins les trois operations a) à c). 3.- Méthode selon la revendication 1, dans laquelle l'espèce chimique contrôlée est consommée par une réaction chimique, caractérisée en ce qu'au cours de l'opération c) on introduit sélectivement dans le milieu réactionnel une quantité régalée de ladite espèce, proportionnelle au signal différentiel de contrôle. 4.- Méthode selon la revendication 1, dans laquelle l'es- pèce chimique contrôlée est consommée par une réaction chimique, caractérisée en ce qu'on introduit sélectivement dans le milieu réactionnel, en continu, une quantité régulée de ladite espèce chimique, modulée autour d'une quantité moyenne correspondant à la vitesse moyenne de disparition de ladite espèce chimique, déterminée au préalable, et au cours de l'opération c), on module ltécart entre la quantité moyenne et la quantité régulée, proportionnellement au signal différentiel de contrôle. 5.- Méthode selon la revendication 4, caractérisée en ce que la quantité régulée de l'espece chimique contrôlée, introduite sélectivement dans le milieu réactionnel, est annulée lorsque le signal électrique cLifferentiel de contrôle a une valeur absolue dépassant un seuil prédéterminé de sécurité. O.- Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce quton détecte sélectivement dans le milieu réactionnel une espèce chimique inerte, présente en quantité substantiellement constante dans le milieu réactionnel, on forme un autre signal électrique de mesure, servant de signal de référence, caractérisant exclusivement ladite espèce chimique inerte, et au cours due l'opération b), cet autre signal de mesure est comparé avec ledit signal de mesure, pour obtenir le signal différentiel de contrôle, spécifique de l'es- pèce chimique contrôlée. 7.- Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qutau cours de l'opération a), on analyse le milieu réactionnel par chromatographie en phase gazeuse, et ainsi, d'une part on développe un chromatogramme comportant au moins un pic de mesure caractérisant exclusivement l'espèce chimique contrôlée, et d'autre part, pendant au moins une partie de la séquence de développement dudit pic de mesure, on forme un signal électrique de sortie, correspondant exclusivement à l'espèce chimique contrôlée, que l'on traite électriquement de façon prédéterminée pour obtenir le signal électrique de mesure, caractérisant exclusivement ladite espèce. 8.- Méthode selon la revendication 7, caractérisée en ce que le signal de sortie forme est amplifié et chargé dans une capacité, pendant au moins une partie de la séquence de développement dudit pic de mesure, de manière connue en soi, pour obtenir le signal de mesure, correspondant dans ce cas à la hauteur maximum du pic de mesure de l'espèce chimique contrôlée. 9.- Méthode selon la revendication 7, caractérisée en ce que le signal de sortie forme est amplifié et integré, pendant au moins une partie de la séquence de développement dudit pic de mesure, de manière connue en soi, pour obtenir le signal de mesure, correspondant dans ce cas à la surface du pic de mesure de l'espèce ce chimique contrôlée. 10.- Méthode selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'on contrôle périodiquement et en continu la quantité réactionnelle de ladite espèce chimique, selon un cycle de contrôle comportant les opérations suivantes 1) pendant une phase d'analyse, on analyse qualitativement et quantitativement un échantillon calibré du milieu réactionnel, par chromatographie en phase gazeuse, 2) au cours de cette phase d'analyse, pendant au moins une partie de la séquence de développement du pic de mesure spécifique de l'espèce chimique contrôlée, successivement on amplifie le signal de sortie correspondant, et on charge dans une capacité ou on intègre le signal de sortie amplifié, pour obtenir le signal de mesure caractérisant exclusivement ladite espèce, 3) pendant une séquence éventuelle de stockage de la mesure, succédant à la séquence de développement, et se poursuivant notamment après la phase d'analyse, on stocke le signal de mesure, 4) pendant une séquence de mémorisation de la mesure, succédant à la séquence de développement du pic de mesure et éventuellement à la séquence de stockage de la mesure, on mémorise le signal de mesure, 5) à l'issue de la séquence de mémorisation, on compare le signal de mesure mémorisé, additionné éventuellement d1un incrément, avec le signal électrique de référence, additionné lui aussi éven- tuellement d'un incrément, pour obtenir le signal différentiel de contrôle spécifique de ladite espèce chimique. 11.- Méthode selon la revendication 10, caractérisée en ce que le signal electrique de référence correspond a un autre signal électrique de mesure, caractérisant exclusivement une espèce chimique inerte, présente en quantité substantiellement constante dans le milieu réactionne, et en ce que ledit signal de référence est obtenu et utilisé selon les modalités suivantes - au cours de la pnase d'analyse, pendant au moins une partie de la sequence de développement du pic de référence spécifique de l'espèce chimique inerte, successivement on amplifie le signal de sortie correspondant, et on charge dans une capacité ou on intègre le signal de sortie amplifié, pour obtenir le signal de référence caractérisant exclusivement ladite espèce inerte, - pendant une éventuelle séquence de stockage de la référence, succédant à la séquence de développement du pic de référence, et se poursuivant notamment après la phase d'analyse, on stocke au moins le signal de référence, - pendant une séquence de mémorisation de la référence, succédant à la séquence de développement du pic de mesure, et éventuellement à la séquence de stockage de la référence,de façon simultanée par exemple avec la séquence de mémorisation de la mesure, on mémorise le signal de référence, - à l'issue de la séquence de mémorisation de la mesure, on compare le signal de mesure mémorisé, additionné éventuellement d'un incrément, avec le signal de référence mémorisé, obtenu au cours du même cycle ou du cycle précédent de contrôle, additionné lui aussi éventuellement dtun incrément, pour obtenir le signal différentiel de contrôle, spécifique de l'espèce chimique contrô lée. 12. Méthode selon la revendication 1, caractérisée en ce qutau cours de l'opération c), la quantité régulée de l'espèce chimique contrôlée est introduite ou extraite sélectivement du milieu réactionnel, au moyen d'une vanne alternativement ouverte et fermée selon une fréquence régulée de battement, délivrant une quantité calibrée à chaque ouverture, et on module la fréquence de battement proportionnellement au signal différentiel de contrôle. 13.- Appareil analogique de contrôle sélectif de la quantité d'au moins une espèce chimique, présente dans un milieu monophasique ou polyphasique, caractérisé en ce qutil comprend a) au moins une entrée générale, pour la réception dtau moins un signal électrique de sortie, correspondant exclusivement à ltes- pèce chimique contrôlée, délivré par un moyen de détection sélec- tive de ladite espèce dans ledit milieu, b) au moins une sortie de contrôle, pour l'obtention d'un signal électrique de contrôle, pàr exemple un signal différentiel de contrôle; spécifique de l'espèce chimique contrôlée, proportionnel à l'écart entre une quantité de référence et ladite quantité de ladite espèce contrôlée, c) au moins une voie de mesure du signal électrique de sortie, comportant une entrée de mesure connectée à l'entrée générale, et au moins une sortie de mesure pour l'émission d'un signal électrique de mesure, proportionnel a la quantité de l'espèce chimique contrôlée, d) éventuellement un moyen électrique de référence, comportant une sortie de référence pour l'émission d'un signal électrique de référence, proportionnel à une quantité de référence de l'espèce chimique contrôlée, e) un organe de traitement analogique du signal électrique de mesure et éventuellement du signal électrique de référence, comportant au moins une entrée de traitement analogique de la mesure, connectée à la sortie de mesure, éventuellement une entrée de traitement analogique de la référence, connectée à la sortie de référence, et au moins ladite sortie de contrôle pour l'émission du signal de contrôle. 14.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que le moyen de détection sélective de 1'espèce chimique contrôlée, avec lequel ledit appareil est destiné à coopérer, est un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, et à cette fin, d'une part la voie de mesure comprend - un moyen de traitement électrique du signal de sortie délivré par l'analyseur, correspondant exclusivement à ltespèce chimique contrôlée, transformant le signal de sortie en ledit signal de mesure, comportant une entrée de traitement pour la réception du signal de sortie, et au moins une sortie de traitement pour l'émis- sion du signal de mesure, - un premier contacteur, actionné par un premier relais, comportant une position de fonctionnement connectant ladite entrée de traitement avec l'entrée de mesure, et une position dite de remise à zéro, déconnectant ladite entrée de traitement et ladite entrée de mesure, - au moins un deuxième contacteur, actionné par un deuxième relais, comportant une position de fonctionnement connectant la sortie d mesure avec ladite sortie de traitement, et une position dite de remise à zéro, déconnectant ladite sortie de mesure et ladite sortie de traitement, et d'autre part ledit appareil comporte un programmateur comportant au moins une première sortie'd'émission d'un signal d'activation du premier relais dans la position de fonctionnement, une deuxième sortie pour l'émission d'un signal d'activation du deuxième relais dans la position de fonctionnement, et au moins une autre sortie pour l'émission d'un signal de désactivation du premier relais et du deuxième relais, dans la position de remise à zéro. 15.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que le moyen de traitement électrique est une chaîne électronique destinée à la transformation du signal de sortie de l'analyseur, en un signal de mesure correspondant à la hauteur maximum du pic de mesure spécifique de ltespèce chimique contrôlée, et ladite chaîne comprend un amplificateur et une capacité, connectés en série. 10.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que le moyen de traitement électrique est une chaîne électronique destinée à la transformation du signal de sortie de l'analyseur, en un signal de mesure correspondant à la surface du pic de mesure spécifique de 11 espèce chimique contrôlée, et ladite chaîne comprend un amplificateur et un intégrateur, connectés en série. 17.- Appareil selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce qu > il comprend au moins un troisième contacteur, actionné par un troisième relais, comportant une position de fonctionnement connectant l'amplificateur et l'intégrateur ou la capacité, et une position dite de remise à zéro, déconnectant l'amplificateur et l'intégrateur ou la capacité, et en ce que le programmateur comporte deux sorties différentes pour ltémission respectivement d'un signal d'activation du troisième relais dans la position de fonctionnement et d'un signal de désactivation du troisième relais dans la position de remise a zéro. 18.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que la voie de mesure comprend au moins une mémoire connectée à sa sortie avec la sortie de mesure de ladite voie de mesure, et à son entrée avec la sortie de traitement du moyen de traitement du signal de sortie de l'analyseur, par l'intermediaire du deuxième contacteur. 19.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que d'une part, il comporte en outre - une autre voie de mesure, identique à ladite voie de mesure, pouvant servir de moyen électrique de référence, lorsque le signal de référence est obtenu par transformation d'un signal de sortie délivré par l'analyseur, correspondant exclusivement à une espèce chimique présente en quantité substantiellement constante dans le dit milieu monophasique ou polyphasique, - un autre premier contacteur, actionné par un autre premier relais, comportant une position de fonctionnement connectant l'autre entrée de traitement de l'autre voie de mesure avec une autre entrée de mesure connectée à l'entrée générale, et une position dite de remise a zero déconnectant ladite autre entrée de traitement et ladite autre entrée de mesure, - un autre deuxième contacteur, actionné par un autre deuxième relais, comportant une position de fonctionnement connectant une autre sortie de mesure, pouvant servir de sortie de référence, avec l'autre sortie de traitement de l'autre voie de mesure, et une position dite de remise à zéro déconnectant ladite autre sortie de mesure et ladite autre sortie de traitement, et d'autre part, le programmateur comprend une autre première sortie d'émission d'un signal d'activation de l'autre premier relais dans la position de fonctionnement, une autre deuxième sortie, é- ventuellement confondue avec ladite deuxième sortie, pour l'émis- sion d'un signal d'activation de l'autre deuxième relais dans la position de fonctionnement, et au moins une autre sortie pour l'é- mission d'un signal de désactivation de l'autre premier relais et de l'autre deuxième relais, dans la position de remise à zéro. 20.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que d'une part il comporte une voie unique de mesure, associée à au moins deux sorties de mesure, dont l'une peut servir de sortie de référence lorsque le signal de référence est obtenu par transformation d'un signal de sortie délivré par lanalyseur, correspon dant exclusivement à une espèce chimique présente en quantité substantiellement constante dans ledit milieu réactionnel monophasique ou polyphasique, et à cette fin - au moins deux sorties de traitement, correspondant respectivement aux deux sorties de mesure, sont associées à l'unique moyen de traitement de voie de mesure, - au moins deux deuxièmes contacteurs, correspondant respectivement aux deux sorties de mesure, sont associés respectivement aux deux sorties de traitement, et autre part, le programmateur comprend au moins deux premières sorties, pour l'émission d'un signal d'activation des deux relais associés respectivement aux deux deuxièmes contacteurs, dans la position de fonctionnement, et au moins deux deuxièmes sorties, pour l'émission d'un signal de désactivation de ces deux relais respectivement, dans la position de remise à zéro. 21.- Appareil selon les revendications 17 et 20, caractérisé en ce que d'une part il comprend au moins deux troisièmes contacteurs, branchés en parallèle, connectés premièrement à la sortie de l'amplificateur, et deuxièmement à 11 entrée de l'intégrateur ou de la capacité, et d'autre part le programmateur comporte au moins deux paires de sorties différentes, les deux sorties d'une même paire étant destinées à l'émission, respectivement d'un signal d'activation d'un troisième relais associé à un troisième contacteur, dans la position de fonctionnement, et d'un signal de désactivation du même troisième relais, dans la position de remise à, zéro. 22.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte un décaleur de tension, intercalé électriquement entre l'entrée générale et l'entrée de mesure. 23.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que la sortie de contrôle est destinée à coopérer avec une électrovanne d'introhuction sélective ou d'extraction sélective dudit milieu d'une espèce chimique, par exemple de l'espèce chimique con trôlée, ladite électrovanne étant susceptible d'être alternativement fermée et ouverte selon une fréquence régulée de battement, et délivrant une quantité calibrée à chaque ouverture, et en ce que ledit appareil comporte un convertisseur tension-fréquence, dont la pente de conversion est notamment réglable, éventuellement associé à un amplificateur différentiel, connecté à son entrée avec la sortie de contrôle, et pourvu d'une sortie pour l'émission d'une fréquence de battement vers ltélectrovanne, modulée proportionnellement au signal de contrôle. 24.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que chaque relais est pourvu d'une bascule bistable comportant deux entrées connectées respectivement à une sortie d'activation et à une sortie de désactivation du programmateur. 25.- Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que le programmateur comporte une sortie pour un signal d'activation vers un dispositif de prélèvement périodique d'un échantillon calibré du milieu réactionnel. 26.- Système de contrôle sélectif de la quantité réactionnelle d'au moins une espèce chimique réactionnelle, présente dans un milieu réactionnel, comportant un appareil analogique de con truble conforme à la revendication 1cri, caractérisé en ce qutil comporte - un circuit de circulation fermée du milieu réactionnel, dont l'entrée et la sortie communiquent avec un réacteur chimique, - un dispositif de prélèvement périodique, disposé sur le circuit de circulation, dtun échantillon calibré du milieu réactionnel, - un analyseur par chromatographie en phase gazeuse, comprenant une entrée pour l'injection de l'échantillon calibré, et une sortie pour l'émission d'au moins un signal électrique de sortie vers ledit appareil analogique, - au moins une électrovanne pour l'introduction sélective ou 1'extraction sélective du milieu réactionnel de l'espèce chimique contrôlée, communiquant d'un côté avec un réservoir de ladite espèce, et de l'autre côté avec le réacteur, et comportant une entrée connectée électriquement avec la sortie de contrôle dudit appareil analogique, pour la réception d'un signal électrique de contrôle, en provenance dudit appareil.