La présente invention est relative au traitement d'une matière alumineuse comprenant des écumes et crasses de fours et des résidus métalliques dans le dessein d'en récupérer du métal. En particulier, elle se rapporte à la récupération de l'aluminium à partir d'écumes de four se produisant lors de la fusion et du traitement de l'aluminium et d'alliage à base d'aluminium (que l'on dénommera tous ci-après aluminium). Lors de la fusionde l'aluminium, en particulier quand des chutes sales ou fines se trouvent dans la charge métallique, il se forme à la surface du métal une couche de métal et d'oxyde sous forme de pâte molle. Cn l'appelle,d'une manière coninode, l'écume. I1 se forme également de l'écume quand une masse de métal liquide est agitée,par exemple dans les opérations d'alliage ou lors du transvasement d'une sole de four à une autre. Pour faire couler du métal propre du four, il est nécessaire d'enlever 11 écume et normalement beaucoup de liquide métallique est entraîné avec elle, ce qui provoque des pertes considérables de métal à moins de traiter l'écume ensuite.En projetant un flux de sel pulvérulent du type fluide sur l'écume, il est possible de l'enlever sans entrainer autant de métal mais il est plus habituel d'ajouter un flux "siccatif" qui provoque la combustion de l'écume et de la sorte, bien qu'un peut d'aluminium soit brillé, une quantité importante de métal s'échappe de l'écume et passe dans le bain métallique, l'écume restante étant de nature plus pulvérulente et pouvant etre enlevée avec moins d'entratnement de métal. D'autres procédés pour traiter l'écume mettent en oeuvre un écrémage de la surface du métal dans un creuset, l'addition d'un flux pour provoquer une certaine combustion de l'écume et/ou une agglomération de l'oxyde et l'agitation mécanique de l'écume pour libérer une partie du métal entraîné. Ces procédés ne donnent que des récupératios allant du tiers aux deux tiers de la teneur en métal de l'écume Beaucoup de fumée d'oxyde se dégage quand on vide les creusets. Un autre procédé de traitement de l'écume est de la charger dans des fours rotatifs à sel mais > bien que lon puisse améliorer la récupération en métal, ceux-ci provoquent la pollution de I'environnement due à la volatilisation du sel en provenance du four. Plus récemment, on a proposé de récupérer du métal de l'écu- me et des crasses en les mélangeant à froid à un flux solide de sel et en fondant dans un four à induction. Ceci a l'avantage que le sel n'est pas surchauffé, le métal n'est pas oxydé par les produits de combustion gazeux et l'agitation des courants induits facilite l'agglomération du métal. Mais la dépense en capital est importante; il faut souvent remplacer le garnissage du four et le procédé ne réussit que pour traiter des crasses riches en métal.Il ne convient donc pas pour traiter une écume qui a subi une oxydation lente importante ou qui a été cuit dans le four avant d'etre enle vée.Tous ces procédés suivant lesquels on laisse refroidir l'écume et on la réchauffe ensuite pour la traiter davantage provoquent inévitablement une perte de métal par oxydation, ainsi qu'une consommation d'énergie pour remplacer la chaleur perdue. On a maintenant trouvé que si l'on charge une écume chaude qu vivent d'entre formée dans une couche d'un flux de sel liquide flottant sur une masse d'aluminium liquide > pratiquenent toute la teneur métallique de l'écume est transférée rapidement à la masse d'aluminium liquide quand l'écume est agitée doucement avec le flux, De cette manière, on recueille davantage de métal de l'écume qu'on ne le pouvait méme par un ringardage prolongé de l'écume sur la surface du métal et par la projection de flux pulvérulent sur l'écume pendant l'opération.La couche de flux liquide utilisée dans le procédé suivant l'invention doit être suffisamment épaisse pour que l'écume soit au moins partiellement et de préférence au moins entièrement immergée dans le flux. L'invention vise un procédé de traitement d'une matière alumineuse comprenant une écume} des crasses de hauts fourneaux ou des résidus métalliques ê l'aide de flux de sel suivant lequel on charge la matière alumineuse, de préférence chaudeZdans une couche de flux de sel liquide flottant sur une masse d'aluminium liquide et on agite la matière alumineu- se avec le flux de sorte que pratiquement toute la teneur en mental de la matière alumineuse passe dans la masse d'aluminium.On peut ajouter la matière alumineuse en discontinu en des quantités telles qu'elles soient pratiquement entièrement immergées dans la couche de sel puis agitées doucement pour libérer le métal, laissant la couche de sel en état d'accepter une autre quantité d'écume. De préférence, l'écume est transférée directement du bain d'un four réverbère à cette couche de sel. Ainsi l'invention peut fournir un procédé simple pour le traitement d'une écume chaude de four de manière à obtenir une ré cupération très élevée en la teneur métallique de cette écume sans avoir besoin d'installatbns compliquéeslsans provoquer une pollution de l'environnement en rais on du dégagement de fumées d' oxyde ou de sel et sans les pertes en métal ou en énergie provoquées par le refroidissement et le réchauffement de l'écume. La cruche de flux est confinée à une zone déterminée à l'avance et la quantité de flux utilisée par rapport à cette zone déterminée est telle qu'elle fournit initialement une couche de liquide d'au moins un centimètre et de préférence d'au moins deux centimètres d'épaisseur, bien qu'une épaisseur de cinq à dix centimètres soit souhaitable puisqu'on peut ainsi ajouter plus d'écume à la fois. La température du métal ne sera pas inférieure à 6500C et, de préférence, elle ne sera pas inférieure à 700 C. On peut utiliser des températures considérablement supérieures mais1 au-dessus de 8500C environ, on peut considérer que la volatilité du flux devient préjudiciable. Le flux de sel utilisé peut consister n mélande chlo- rures de métal alcalin et de chlorures de métal alcalino-terreux parmi lesquels figure MgCl2 et il peut contenir un ou plusieurs fluorures de métal alcalin et un ou plus leurs fluorures de métal alcalino-terreux parmi lesquels figure MgF2. Ce flux sera fluide à des températures supérieures à 675 0C environ. Des campos it ions qui conviennent sont à base de KC1 et de NaCl en des proportions eutectiques ou en porportions équipondérales avec addition de O à 5 % de Ca F2, et 0 à 25 % de NaF ou de O à 20 Z de MgCl2.Avec des additions de CaF2, le flux ne donne pas de fumée et a un pouvoir coagulant adéquat pour le métal dispersé. Avec des additions de NaF, le pouvoir coagulant du flux est augbnté,mais il se produit de légères fumées,tandis qu'avec des additions de MgCl2, le pouvoir mouillant du flux est augmenté,mais il se dégage un peu de HCl, part iculièrement dans des atmosphères humides. Suivant un mode de réalisation, on chauffe de l'aluminium dans un four réverbère muni d'un puits latéral, une couche de flux de sel liquide étant prévue sur le métal dans le puits latéral et on transfère l'écume formée dans la sole principale au puits laté- ral, cette écume étant agitée avec le flux de manière que pratiquement toute la teneur métallique de l'écume passe dans la masse de métal liquide qui se trouve dans le puits latéral. Le métal qui se trouve dans le four et celui qui se trouve dans le puits latéral communique de préférence par une communication située en dessous de la couche de flux. Quand on met en oeuvre 1' invention en conjonction avec un puits latéral ou un puits antérieur, on peut dégager par écrémage d'une manière commode la sole principale en poussant ou en tirant l'écume directement dans un tel puits. Ceci a de nombreux avantages. On peut effectuer ltécrémage aussitt que la charge mé gallique est fondue et avant que l'écume qui flotte ait subi une oxydation importante. L'écume est déjà au-dessus du point de fusion du métal et se désintégre rapidement lorsqu'elle entre dans la couche de flux, une très faible agitation étant nécessaire. Le métal écrémé de la sole principale est ensuite exposé directement à la chaleur du four et n'en sera pas partiellement isolé par une couche d'écume contribuant ainsi à l'économie thermique du fonctionnement du four. De plus, la chaleur contenue dans l'écume est préservée et n'est pas perdue comme c'est le cas lorsqu'on laisse l'écume se refroidir avec la nécessité de la refondre ensuite pour la traiter ultérieurement. I1 n'y a pas de fumée d'oxyde comme c'est souvent le cas quand on enlève de l'écume d'un four et qu'on la laisse refroidir; il n'y a pas non plus de perte d'aluminium due à la partie consummEe de l'écume de sorte qu'un peu de métal se libère par l'augmentation de température.Dans le mode d'èxécu tion préféré du procédé suivant l'invention, si un peu d'écume prend feu par inadvertance dans la s le principale, la combustion est arrêtée immédiatement quand l'écume est envoyée dans le puits latéral couvert de flux. I1 n'y a pas génération d'une fumée de sel préjudiciable. Enfin, on évite tous les besoins en installation de broyage,de meulage, de criblage et de refusion de l'écume (par exemple des fours d' induction). Le puits latéral peut être equipé d'une manière commode de couvercles isolants et rmni d'un brtleur à gaz ou d'un autre dispositif de chauffage de sorte que la température du métal peut, si c'est souhaitable, astre élevée audessus de celle de la sole principale. Le puits latéral peut s'étendre sur une courte longueur seulement le long de l'une des parois du four par exemple le long d'une ou plusieurs portes pour l'évacuation des crasses. En variant on peut confiner la couche de flux à une partie seulement du puits latéral,par exemple à l'aide d'une paroi formant écran ou d'une barrière flottante. I1 est également possible de diviser une partie de la sole du four,par exemple à l'aide d'une paroi formant écran et d'effec -tuer le procédé suivant l'invention dans cette partie du four. Le procédé suivant l'invention n'est pas limité à l'écume mais peut entre utilisé également pour traiter des résidus contenant du métal, des crasses ou des doutes de métal finement divisées. On chauffe à l'avance de préférence des matières avant de les charger dans le puits latéral, sinon la vitesse de fusion sera relativement faible. On peut également charger dans le puits latéral de l'écume formée bien antérieurement et, là encore, il est souhaitable de la chauffer à l'avance, de préférence à au moins 500 C. Ce préchauffage pour enlever 1' "idité doit etre effectué naturellement pour des raisons de sécurité. Si on le souhaite, on peut utiliser une pompe métallique pour augmenter la circulation du métal chaud entre la sole principale et le puits latéral. Une autre manière d'effectuer le procédé suivant l'inven- tion est d'utiliser un petit four réverbère avec un puits latéral, la sole principale n'étant pas utilisée à titre de four de fusion, mais simplement comme un moyen de fournir du métal chaud au puits latéral.En variante, on peut faire appel à une botte revetue de briques dans laquelle est prévue une paroi formant écran qui divise la botte en deux compartiments qui communi- quent entre eux en dessous de la base de la paroi formant écran ou à l'aide de canaux qui traversent cette paroi. n est prévu des moyens pour chauffer le métal liquide dans l'une des champ bres, par exemple des bradeurs classiques à gaz ou à huile, des tubes électriques rayonnants, un inducteur à canal ou des dispositifs de chauffage à immersion.La botte est partiellement rem- plie de métal liquide et on maintient la température au niveau désiré en chauffant l'une des chambres. Le flux nécessaire pour effectuer le procédé est amené à l'autre chambre. Un trou de coulée peut etre prévu de manière à diminuer le niveau de métal liquide quand c'est nécessaire ou en variante, on peut prévoir un conduit de trop-plein. Tant le petit four réverbère que la botte en briques subdivisée peuvent etre rendus transportables et élevés ou roulés d'un premier grand four de fusion ou de stockage à un autre de manière à collecter et à traiter l'écume formée dans un tel four de grande dimension. On voit dans ces modes de réalisation de l'invention qu'il est fourni un procédé pour traiter une matière alumineuse à 1' ai- de de flux de sel suivant lequel la matière alumineuse est transforée à une couche de flux de sel liquide flottant sur une masse d'aluminium liquide en une quantité à la fois telle,qu'elle peut etre immergée pour llessentiel au moins dans la couche de flux, la masse de l'aluminium liquide communiquant en dessous de sa surface avec une autre masse d'aluminium liquide pour laquelle sont -prévus des moyens de chauffage, l'écume étant injectée avec le flux de sorte que pratiquement toute la teneur en métal de l'écume passe dans la masse de métal. Une autre forme d'unité de traitement transportable qui s'est révélée convenir très hien pour une matière alumineuse1 en particulier quand les quantités à traiter à la fois ne sont pas très grandes)comprend un creuset non métallique chauffé extérieurement divisé par une paroi formant écran en des chanbres qui sont en communication l'une avec l'autre en dessous de ladite paroi formant écran. Une telle installation est avantageuse quand la matière alumineuse à traiter est à une température inférieure à la température désirée ce qui peut provoquer une congélation partielle de la couche liquide de flux de sel. Dans de tels cas, la possibilité d'appliquer un chauffage extérieur à une unité de traitement-per- met de refondre rapidement le flux. Quand du métal à des températures de 800 C ou à des températures supérieures est disponible facilement, par exemple dans des fonderies d'aluminium, il est possible d'effectuer le traitement de l'écume suivant le procédé de l'invention en utilisant une installation très simple. C'est ainsi que l'on peut utiliser par exemple une auge revêtue d'une matière réfractaire convenable et dépourvue de paroi formant écran ou de moyens de chauffage distinct. L'auge préchauffée peut etre placée en dessous de la porte d'évacuation des crasses d'un four réverbère, du métal à une température comprise entre 800 et 8500C étant versé dans l'auge, le flux étant ajouté et l'écume du four étant envoyée directement de la surface du métal dans l'auge. Après une brève période d'agitation, on peut recueillir le métal libéré par un trou de coulée au voisinage de la base de l'auge. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'écume ou autre est pratiquement immergée dans une mare de flux liquide flottant sur un bain de liquide métallique, la mare de flux étant délimitée à l'aide d'un récipient partiellenert immergé dans le bain de liquide et en communication avec celui-ci par un ou plusieurs trous à la partie inférieure de ce récipient, et un courant de métal liquide est envoyé dans le récipient de manière à agiter l'écume avec le flux liquide. De préférence le récipient a une section droite circulaire. Avantageusement, on envoie le courant de liquide métallique dans le récipient suivant une direction essentiellement tan gentielle,de sorte que le métal s'écoule circulairement le long du récipient créant ainsi un tourbillon dans ce récipient. Il n'est pas souhaitable cependant de créer un mouvement circulaire suffisant pour provoquer la descente du flux liquide dans le bain de métal. On peut appliquer un ou plusieurs écrans à la partie centrale de la surface métallique dans le récipient de manière à éviter la formation d'un tourbillon central tout en conservant le mouvement circulaire du métal à la périphérie du récipient.On peut utiliser deux écrans se coupant à angle droit de manière à former une croix, la longueur des écrans étant de préférence de un dixième à la moitié du diamètre du récipient et ces écrans s' étendant à au moins 2,5 centimètres en dessous du niveau du métal pendant le fonctionnement de l'installation. Le récipient peut etre un creuset de plombagine, de carbure de silicium lié à l'alumine, un mélange de zircon et d'alumine ou de toute autre matière réfractaire qui résiste suffisamment à l'action de l'aluminium liquide et aux chocs thermiques. L'écume à traiter par le procédé suivant l'invention est de préférence de l'écume qui vient d'entre obtenue et qui est chaude, mais on peut également traiter de l'écume froide. Avec de l'écume froide, il est particulièrement souhaitable que le courant de mé- tal liquide ne soit pas trop froid et on préfère une température de 725 à 8000C. Le récipient peut astre commodément supporté par le dessus à l'aide d'une couronne à la manière classique. En variante, quand le "trou" dans le récipient est si grand qu'il n'y a pas de paroi de fond du tout, et qu'en fait le récipient est un anneau, on peut laisser cet anneau flotter sur la surface métallique, auquel cas on peut appliquer le courant métallique dans une direction autre que tangentielle, par exemple suivant la verticale descendante. On peut fixer une poignée à l'anneau et le faire tourner en dessous du courant métallique de sorte que ce courant est amené successivement en contact avec toute l'écume contenue dans l'anneau. Si on le souhaite, on peut fournir le courant métallique avec le flux et agiter celui-ci avec l'écume en faisant se mouvoir l'anneau successivement vers l'arrière et vers l'avant sur la surface métallique. Arardessirrsannexes donnés uniquement à titre d'exemple les figures 1, 2 et 5 sont des vues en coupe verticale de diverses installations pour la mise en oeuvre de l'invention. La figure 3 est une vue en plan de l'installation de la figure 2. La figure 4 est une vue en plan d'une autre inatallation pour la mise en oeuvre de 1' invention;et les figures 6 et 7, 8 et 9 et 10 et 11 sont respectivement des vues en coupe verticale et en plan d'installations pour effectuer d'autres modes d'exécution de l'invention. A la figure 1, un creuset 1 qui peut etre par exemple en fonte,en plombagine ou en carbure de silicium est chauffé extérieu- rement à l'aide d'un bradeur 2 à gaz. Le creuset est rempli partiellement d'aluminium 3 liquide sur lequel flotte une couche de flux 4 liquide. De 1' 'ou:- 5 est chargée dans le creuset de manié- re à entre pratiquement immergée dans la couche et est agitée doucement à l'aide de agitateur 6. La figure 2 est une vue en coupe d'un four réverbère 21 muni d'un puits latéral 22. Du métal 3 qui se trouve dans le puits latéral est en commtnication avec celui qui se trouve dans la sole 24 principale gracie à des canaux 25 qui traversent ou passent endessous d'une paroi 26 formant écran. Une couche 27 de flux de sel est prévue sur le métal qui se trouve dans le puits latéral et de l'écume 28 qui se forme sur la surface métallique de la sole principale est retirée en direction du puits latéral en utilisant un racleur 29. La figure 3 est une vue en plan du meme four dans lequel la sole 31 principale est séparée du puits latéral 32 à l'aide d'une paroi 33 formant écran. Un agitateur 34 est utilisé pour agiter l'écume avec le flux dans le puits 32 latéral. La figure 4 est une vue en plan d'un four pour le traitement de 11 écume le four consiste en une bote 41 revêtue de réfractaire divisée par une paroi 42 formant écran en deux chambres qui communiquent entre elles par des canaux ménagés dans la paroi 42 formant écran. L'une des chambres 43 est munie d'un brtleur 44 à gazotandis que l'autre chambre 45 reçoit une couche de flux et est utilisée pour traiter l'écume. La figure 5 est une vue en coupe d'un four mobile qui peut etre amené à de grands fours réverbères pour entre chargé d'écume. le four mobile consiste en une bote 51 revêtue de matière réfractaire ,coit illustré à la figure 4,comprenant une chantre 52 de chauffage et une chambre 53 de traitement de l'écume dans laquelle se trouve une couche de flux flottant sur le métal. le four mobile est disposé de manière adjacente à un four réverbère 54 de grande dimension et l'écume 55, formée sur le métal 56, dans le grand four est raclée dans la chambre 53 de traitement du four mobile en utilisant le racleur 57. Dans le mode de réalisation des figures 6 et 7, un creuset 61 comporte un trou 62 central en son fond t, le cas échéant un ou plusieurs trous 63 dans ces parois latérales. Il est imaergé dans de l'aluminium fondu, les trous étant en dessous du niveau 64 du métal. Un jet 65 d'aluminium liquide provenant d'un dispositif à verser classique frappe la paroi du creuset en y produisant un mouvement circulaire. le creuset contient une couche de flux de sel fondu et on ajoute de l'écume 66 de sorte qu'elle soit pratiquement immergée dans le flux. Le mouvement du métal dans le creuset provoque l'agitation de l'écume en contact avec le sel liquide. les figures 8 et 9 représentent un autre procédé pour effectuer l'invention. Dans ce cas, tout le fond du creuset est enlevé et un écran 80 cruciforme est placé en une position telle qu'il empoche la formation d'un tourbillonomEme lorsqu' il y a un courant de métal se plaçant à grande vitesse. les figures 10 et Il représentent un autre procédé pour effectuer l'invention. L'anneau 111 réfractaire flotte sur le métal 64 liquide et est déplacé à l'aide d'une poignée 112 de sorte que toutes les parties de l'écume 113, contenues dans l'anneau1peuvent astre amenées sous le courant 114 de métal et ainsi etre agitées avec le flux 115 de sel. L'exemple suivant illustre l'invention. Dans une expérience pour illustrer l'efficacité du procédé, on fond 17,8 kg d'aluminium dans un creuset (creuset A) et on forme de l'écume par wnsufflation prolongée d'air comprimé dans le métal. On enlève périodiquement l'écume produite et on l'envoie dans une mare de sel d'environ 10 centimètres de profondeur flottant sur 17,2 kg de métal liquide qui se trouve daims un second creuset (creuset B). On agite l'écume dans la mare de flux 'liquide pendant en viron 15 secondes après chaque addition. Quand on a ajouté toute l'écume, on agite le contenu du creuset B pendant environ 30 secondes puis on coule soigneusement, ,3 kg de métal propre étant obtenus.Une petite quantité du métal restant dans le creuset B est également pesée (1,0 kg) de sorte que la quantité de métal propre utilisé pour produire l'écume transférée au creuset B peut autre déterminée par différence. En tenant compte du poids du métal initialement présent dans le creuset B, on voit que 16,8 kg de mé- tal ont été transformés en écume et que 16,1 kg de métal ont été recueillis de cette écume sous la forme d'un métal propre, la récupération étant de 95,8 %. La température du métal dans chaque creuset est de 700 å 7200C. Au cours de nombreux essais effectués suivant l'invention sur des matières alumineuses, avec une teneur en métal allant de 40 à plus de 95 Z en poids, on a trowé que la récupération du métal obtenu dépassait en permanence 90 Z en poids et en général dépassait 95 Z en poids de la teneur métallique de la matière. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le traitement d'une matière alumineuse comprenant de l'écume ou des crasses de four ou des résidus de métal à l'aide de flux de sel, caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer la matière alumineuse dans une couche liquide de flux de sel flottant sur une masse d'aluminium liquide et à agiter la matière alumineuse avec le flux de manière que pratiquement toute la teneur métallique de la matière alumineuse passe dans la masse d'aluminium liquide. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à immerger -pratiquement la matière alumineuse dans la couche liquide de flux. 3 - Procédé devant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la matière alumineuse est à une température d'au moins 5000C quand elle est envoyée dans la couche liquide de flux de sel. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière alumineuse est de l'écume de four. 5 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu' il consiste à envoyer de l'écume de four qui vient d'en Cotre retirée sans refroidissement important dans la couche liquide de flux de sel. 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisé en ce que la masse d'aluminium liquide cam- mutique en dessous de sa surface avec une autre masse d'aluminium liquide pour lesquelles il est prévu des moyens de chauffage. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le flux flotte sur une masse d'aluminium liquide contenu dans un puits latéral d'un four réver bière contenant de l'aluminium fondu. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le puits latéral communique avec le four en dessous du niveau du métal liquide. 9 - Procédé suivant l'une des revendications 1 d 6, carac térisé en ce que la masse de métal fondu est contenue dans une botte revetue de matière réfractaire divisée en deux compartiments par un écran, les compartiments comnniqusnt entre eux en dessous du niveau du métal liquide et le flux flottant sur le métal qui se trouve dans le premier compartiment)andis que le métal qui se trouve dans 1' autre compartiment est chauffé. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer le métal qui se trouve dans le puits latéral ou dans ledit premier comparti = t. 11 - Procédé suivant l'une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler le métal entre le four et le puits latéral ou entre les compartiments à l'aide d'une pompe. 12 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il consiste à immerger pratiquement la matière alumineuse dans une mare de flux liquide flottant sur le métal liquide, la mare étant délimitée par un récipient immergé partiellement dans le métal et communiquant avec celui-ci par un ou plusieurs trous ménagés dans la partie immergée du récipient. 13 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le récipient a une section droite ronde. 14 - Procédé suivant la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que l'agitation de la matière alumineuse et du flux liquide est effectuée par un courant de métal liquide dirigé dans le r6- cipient. 15 - Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le courant est-envoyé dans le récipient tangentiellement pour créer un tourbillon dans ce récipient. 16 - Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le récipient est muni d'un écran central s'étendant en-dessous de la surface libre du métal. 17 - Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que l'écran est cruciforme. 18 - Procédé suivant la revendication 16 ou 17, caractérisé en ce que l'écran s'étend à au moins 2,5 centimAtres en dessous du niveau du métal dans le récipient et s'étend sur le dixième à la moitié du diamètre du récipient. 19 - Procédé suivant l'une des revendications 14 à 17, caractérisé en ce que le récipient est sans fond et est u horizontalement en dessous du courant de liquide métallique. 20 - Procédé suivant les revendications 12 ou 13, caracté- risé en ce que le récipient est sans fond et est mu au-dessus de la surface libre du métal. 21 - Procédé suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la température de la masse de métal liquide est comprise entre 7000C et 8500C. 22 - Procédé suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le flux de sel comprend un mélange de chlorure de métal alcalin et/ou de métal alcalino-terreux et est très fluide à des températures supérieures à 675 0C. 23 - Procédé suivant la revendication 22, caractérisé en ce que le flux contient un ou plusieurs fluorures de métal alcalin et/ou de métal alcalino-terreux. 24 - Procédé suivant la revendication 22 ou 23, caractérisé en ce que le flux de sel contient des quantités pultiquement égales en poids de NaCl et de KCl. 25 - Procédé suivant la revendication 22 ou 23, caractérisé en ce que le flux de sel contient du NaCl et du KC1 en des proportions sensiblement eutectiques. 26 - Procédé suivant la revendication 23 ou 25, caractérisé en ce que le flux contient jusqu'à 5% due fluorine de calcium, jusqu' à 2SZfloerure de sodium ou jusqu'à 20 Z de fluorure de magnésium en poids. 27 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractéris en ce que la couche de flux a au moins deux centimètres d'épaisseur. 28 - Procédé suivant la revendication 27, caractérisé en ce que la couche de flux a de 5 à 10 centimetres d'épaisseur. 29 - Procédé pour traiter une matière alumineuse à l'aide de flux de sel, caractérisé en ce qu'il consiste à transférer la matière alumineuse chaude à une couche de flux de sel liquide flottant sur une masse d'aluminium liquide en une quantité à la fois telle qu'elle puisse etre au moins pratiquement immergée dans la couche de flux, la masse d'aluminin liquide commiquant en dessous de son niveau supérieur avec une auta masse d'aluminium liquide dans laquelle sont prévus des moyens de chauffage et la matière alumineuse étant agitée avec le flux de manière que pratique ment toute la teneur en métal de la matière alumineuse passe dans la masse de métal.