La présente invention concerne une paroi intermédiaire pour diviser des étages de bâtiments en locaux, cette paroi se composant d'au moins un élément qui est formé de montants et de traverses délimitant des zones dans lesquelles est placé un vitrage. D'une manière connue on construit à l'heure actuelle des bâtiments modernes de façon qu'ils ne comportent que des murs porteurs. Il en résulte que notamment les étages affectés a des bureaux et locaux semblables délimitent un grand volume s'étendant de façon continue d'un mur extérieur a un autre et qui est divisé par des parois intermédiaires. Ces parois intermédiaires se composent généralement d'éléments qui sont placés l'un à côté de l'autre. Ces éléments s'étendent du plancher jusqu'au plafond et ils sont soit placés les uns a côté des autres et verrouillés ensemble ultérieurement, soit mis en place dans des poteaux s'étendant sur toute la hauteur de l'étage. Ces éléments sont compartimentés à l'aide de montants et de traverses. Ces montants et traverses se composent de profiles en matière plastique ou en métal léger, les profilés horizontaux étant appelés les traverses et les profiles verticaux les montants. Dans les zones délimitées par les montants et les traverses, on vient placer des vitres ou bien des plaques en matière plastique. En principe on peut ainsi diviser complètement un étage en plusieurs volumes. Cela présente cependant l'inconvé- nient que des incendies pénétrants se propagent très rapidement dans l'étage correspondant. Pour cette raison, on divise ces étages par des murs en maçonnerie, c'est-à-dire des murs ignifuges, dans ce qu'on appelle des zones d'incendie qui sont reliées entre elles par des portes coupe-feu. Ces zones d'incendie servent å localiser le feu dans différentes parties de l'étage et à réduire les dommages par le feu autant qu'il est possible. Par le passé, il n'a pas été possible d'utiliser ces parois intermédiaires pour former les zones d'incendie car, aux températlres élevées qui s'établissent et q-i peuvent généralement dépasser 7000, les encadrements formés de matiere plastique ou de métal léger se ramollissent ou sont détruits par le feu. L'invention a pour but de fournir des parois intermédiaires qui résistent aux températures élevées produites en cas d'incendie et qui servent ainsi à former des zones d'incendie. Ce problème est résolu selon l'invention en ce que l'élément se compose d'une coque intérieure et d'une coque extérieure en profilés en acier, en ce que la coque intérieure et la coque extérieure se composent de profilés d'acier, sont disposées à une certaine distance l'une de l'autre et sont assemblées entre elles par soudage à l'aide de voiles de jonction. D'une manière connue, des profilés en acier résistent à de très hautes températures mais ils présentent cependant l'inconvénient d'avoir une bonne conductibilité thermique. Du fait de l'agencement selon l'invention des éléments en deux parties, à savoir une coque intérieure et une coque extérieure qui sont reliées entre elles à intervalles, on obtient une très faible transmission de chaleur d'une coque à l'autre. I1 se produit une autre transmission de chaleur par rayonnement et également légère- ment par conduction de chaleur dans la couche d'air existant entre les deux coques mais qui constitue d'une manière connue un mauvais conducteur de chaleur. Grâce à l'invention, on obtient que la conduction de chaleur entre la coque tournée vers le foyer d'incendie et l'autre coque soit très mauvaise du fait que, grâce à la haute résistance à la chaleur des profilés en acier, on est également assuré d'obtenir une bonne résistance à des températures élevées. Grâce à l'invention, il est possible d'éliminer les parois inter mediaires en maçonnerie qui étaient utilisées jusqu'à maintenant pour former des zones d'incendie et de faire intervenir des parois intermédiaires composées d'éléments agencés selon l'invention pour former lesdites zones. Pour empecher le rayonnement de chaleur, les parois intermédiaires peuvent etre pourvues d'une matière isolante sous forme de mousse ou sous forme d'un remplissage. En utilisant selon 1'invention des vitrages résistant à des températures élevées pour former les éléments selon l'invention, il est possible de monter des parois coupe-feu qui sont transparentes ou translucides. Cela est possible du fait de la grande résistance à la chaleur du vitrage précité. I1 est également possible d'utiliser des qualités de verre connues mais cependant on a mis au point récemment des qualités de verre résistant à haute température et qui peuvent absorber sans perturbation de fortes sollicitations thermiques. Du fait de leur grande résistance à la chaleur, il est possible de donner aux zones délimitées par les montants et les traverses de très grandes dimensions. Cela contribue encore à améliorer la répartition de brillance dans les volumes formés par division. Suivant un autre mode avantageux de 11 invention, les voiles de jonction sont constitués par des entretoises soudées. En utilisant des procédés de soudage connus, il est possible de placer la coque intérieure et la coque extérieure à une distance de plusieurs millimètres l'une de l'autre en formant lesdites entretoises soudées. Ces entretoises soudées permettent en outre d'obtenir que, en cas de sollicitation par le feu, les encadrements sont à peine déformés par suite de leur rigidité à la torsion de sorte que, même lors d'une augmentation sensible de la température, les éléments selon l'invention continuent à maintenir solidement le vitrage. Suivant un autre mode de réalisation-de l'invention, il est prévu entre les deux coques des tronçons de ronds qui sont espacés les uns des autres et qui sont soudés sur la coque intérieure et sur la coque extérieure. Par ces moyens, il est possible d'espacer encore-plus la coque intérieure et la coque extérieure, auquel cas simultanément les tronçons de ronds remplissent une fonction de réglage et de centrage. Suivant un autre aspect de l'invention, l'élément se compose d'une coque intérieure, d'une coque extérieure et d'au moins une coque intermédiaire placée entre les deux premières les coques étant disposées à une certaine distance les unes des autres et étant assemblées entre elles par soudage à l'aide de voiles de jonctions. Par ces moyens, il possible d'augmenter encore la résistance à la chaleur. Avantageusement, selon l'invention, les voiles de jonction sont également constitués dans ce cas par des entretoises soudées.Ils peuvent également se composer de tronçons de ronds espacés qui sont soudés sur les coques. Suivant un autre mode avantageux de réalisation de l'invention, les espacements des voiles de jonction sont différents les uns des autres. Par ces moyens, on obtient une adaptation optimale aux impératifs existants en ce qui concerne la rigidité à la torsion, la flexion et l'isolation thermique. Suivant encore un autre mode avantageux de réalisation de l'invention, les voiles de jonction peuvent être répartis dans ce but en plusieurs rangées, les voiles de jonction d'une rangée étant décalés par rapport aux voiles de jonction de la ou des autres rangées. Dans le cas où les éléments selon l'invention comportent des coques intermédiaires, celles-ci peuvent étre constituées par des plats ou profilés perforés-en acier, ce qui améliore encore l'isolation thermique. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence au dessin annexé dans lequel la figure 1 est une vue en perspective d'un élément selon l'invention la figure 2 est une coupe faite suivant la ligne A-A de la figure 1; la figure 3 est une coupe faite suivant la ligne E-E de la figure 1, les figures 4a, 4b représentent schématiquement un dispositif de fabrication d'une barre profilée à deux coques. En référence à la figure 1, l'élément se compbse de la coque intérieure désignée par 2 et de la coque extérieure dési- gnée-par 3e ces-coques-étant -espacées l'une de l'autre et étant reliées entre elles par des entretoises soudées 4, 5 également espacées les unes des.autres (figures 2 et 3). La coque intérieure 2 se compose des traverses 5', 6, 7 et 8 s'étendant sur toute la largeur de l'élément et des montants 9, 10, 11, 12, 13, 14, 12' et 14'. Les traverses 5, 6, 7 et 8 forment avec les montants 9 et 10 un cadre rectangulaire dans lequel sont soudés les montants 11, 12, 12', 13, 14 et 14'. La coque intérieure formée par ces traverses et montants est ainsi compartimentée. Toutes les traverses de la coque intérieure sont constituées, comme le montre la figure 2, par des profilés en acier de section droite rectangulaire. La même considération s'applique également aux montants verticaux de la coque intérieure, comme indiqué sur la figure 3 pour le montant 13. Egalement la coque extérieure se compose de traverses et de montants qui sont cependant constitués par des plats en acier. Sur la figure 1, on n'a représenté que la traverse 15 de cette coque extérieure alors que sur la figure 2, on peut voir les traverses 16 et 17 de la coque extérieure qui sont placées en regard des traverses 5' et 6 de la coque intérieure et, sur la figure 3, le montant 18 est placé en regard du montant 13 de la coque intérieure. La coque interieure et la coque extérieure de structure compartimentée sont reliées entre elles à intervalles par l'intermédiaire des entretoises soudées 4, 5. Dans les zones délimitées par les montants et les traverses, on vient placer des vitrages 20 qui, comme indiqué sur les figures 2 et 3, se composent chacun de deux vitres 21, 22 placées à une certaine distance l'une de l'autre et formées des nouvelles qualités de verre résistant à la température, les vitres étant maintenues à un espacement prédéterminé par les éléments d'écartement 23. Ces vitrages sont entourés sur leur périphérie par la coque intérieure et la coque extérieure à la façon d'un encadrement. Dans ce but, la largeur des traverses de la coque extérieure est supérieure à la largeur des traverses de la coque intérieure, comme indiqué sur la figure 2. La traverse 16 est elle-même dimensionnée de manière à dépasser verticalement aussi bien vers le haut que vers le bas de la traverse 16 de la coque intérieure tandis que les traverses 5' et 17 sont agencées de façon que seule la traverse 17 dépasse verticalement vers le haut. Les vitres 21 sont par conséquent maintenues sur leurs bords supérieurs et inférieurs par les traverses 17 et 16. Cela s'applique évidemment aux autres zones délimitées par les traverses et montants. Ainsi les vitrages s'appuient sur les traverses de la coque intérieure Les vitrages sont mis en place sous la forme d'ensembles unitaires. A cet égard, la structure est agencée de manière que les vitres 21 s'appuient par un bord sur lesdites traverses. On n'a pas représenté sur les figures 2 et 3 les joints d'étanchéité de vitre qui sont de type classique. Sur les figures 2 et 3, on a mis en évidence, à la façon d'une vue éclatée, le vitrage qui comme indiqué ci-dessus, s'appuie seulement sur les traverses de la coque intérieure. Dans les zones délimitées par les traverses et montants de la coque intérieure, il est en outre prévu des encadrements formés par des profilés et servant à retenir le vitrage. Sur les figures 2 et 3, ces profilés sont représentés partiellement et ils ont été désignés par 36 et 37 sur la figure 2 et par 38 et 39 sur la figure 3. Pour la fabrication de l'élément selon l'invention, on effectue d'abord l'assemblage soudé de la coque intérieure et de la coque extérieure à partir des traverses et montants correspondants. Ensuite on -place la coque intérieure à une certaine distance de la coque extérieure et on réalise les entretoises soudées 4 et 5 en utilisant des procédés de soudage connus. Après un ébavurage éventuellement nécessaire des bords frontaux de ces entretoises soudées, on met en place les vitrages puis les encadrements de retenue de vitres et on effectue ensuite leur fixation sur la coque intérieure par vissage ou également par soudage. Du fait que l'élément selon l'invention se compose d'une coque intérieure et d'une coque extérieure qui sont reliées par les entretoises soudées, il est possible de réaliser les deux coques à partir de profilés ou de plats en acier, les entretoises soudées selon l'invention permettant de réduire fortement la conduction de chaleur entre les parties en acier En utilisant la structure à deux coques selon l'invention en coopération avec les montants et en utilisant également les nouveaux verres résistant à haute température, il est possible d'obtenir grâce à l'invention une paroi intermédiaire qui satisfasse aux règlements de protectioncontre l'incendie et qui puisse être utilisée dans des étages pour former des zones d'incendie. En outre, du fait de la grande résistance à la chaleur de ces qualités de verre, on peut donner aux panneaux délimités par les montants et traverses de très grandes dimensions ce qui contribue à améliorer l'éclairement dans des volumes adjacents. Pour la fabrication des éléments, on peut également utiliser initialement une barre profilée qui est formée de deux toques conformement à la structure correspondant à l'invention. Cette barre profilée est sectionnée d'une manière connue aux longueurs correspondantes qui sont assemblées par soudage. On a représente schématiquement sur les figures 4a, 4b un exemple de réalisation d'un dispositif servant à la fabrication d'une telle barre profilée à deux coques. Sur les figures 4a, 4b, on a désigné par 30' une voie de transport comportant des rouleaux 31' et au milieu de laquelle est disposé le poste de soudage. Sur le côté d'entrée du poste de soudage,il est prévu de part et d'autre des rouleaux une tôle déflectrice 33', 34'. Entre ces tôles déflectrices, on vient placer des entretoises ou ronds d'espacement 35' entre les differents rouleaux de façon à maintenir les profilés entrants, désignés par 36' et 37', à une distance prédéterminée l'un de l'autre. Ces profilés 36' et 37' correspondent par exemple aux profilés 6 et 16 de la figure 2. Dans le poste de soudage,il est prévu au-dessus de deux rouleaux 31', des rouleaux presseurs 38' et 39' entre lesquels sont disposés deux rouleaux de guidage 40', 41' dont les axes sont orientés perpendiculairement à la direction de transport. A l'aide de cet ensemble de rouleaux, les profilés sont centrés l'un par rapport à l'autre et guidés avec l'espacement nécessaire. Entre les rouleaux 38' et 39', on engage des tronçons de ronds 43' provenant d'un magasin 42' de manière à les guider entre les profiles qui sont maintenus appliqués contre eux par les rouleaux 40', 41'. Ensuite, ces ronds sont soudés sur les profilés de façon à former la barre profilée à deux coques selon l'invention, le dispositif de soudage qui est bien connu n'ayant pas été représenté sur la figure. De même il est possible, en éliminant les tronçons de ronds, de relier ensemble les profilés par des entretoises soudées. I1 est à noter qu on peut faire varier l'espacement mutuel entre les entretoises soudées Qu les ronds en vue d'adapter la stabilité de la barre profilée à deux coques aux impératifs existants. En outre, il est possible de prédéterminer les zones de transmission de chaleur entre la coque intérieure et la coque ex extérieure. Ces barres profilées peuvent être utilisées généralement par exemple pour la fabrication de dormant de portes; il est également possible de fabriquer à partir desdites barres des châssis pour des transporteurs à rouleaux, les zones existant entre les profilés et les entretoises soudées servant à recevoir les axes des rouleaux.De la même manière,on peut placer l'un à côté de l'autre deux barres profilées de ce genre et les utiliser par l'intermédiaire de profilés ronds pour former des échelles ou des passerelles. REVENDICATIONS 1. Paroi intermédiaire pour diviser des étages de bâ piments en locaux, cette paroi se composant d'au moins un élément qui est formé de montants et de traverses délimitant des zones dans lesquelles est placé un vitrage, caractérisée en ce que l'élément se compose d'une coque intérieure (2) et d'une coque extérieure (3) en acier profilé et en ce que la coque intérieure et la coque extérieure sont espacées l'une de l'autre et sont assemblées par soudage à l'aide de voiles de jonction. 2. Paroi intermédiaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que les voiles de jonction sont constitués par des entretoises soudées 4, 5. 3. Paroi intermédiaire selon la revendication 1, carac térisée en ce qu'il est prévu entre la coque intérieure et la coque extérieure des tronçons de ronds (4, 3') espacés l'un de l'autre et en ce que ces tronçons de ronds sont soudés sur la coque intérieure et sur la coque extérieure. 4. Paroi intermédiaire se composant d'au moins un élé- ment qui est formé de traverses et de montants délimitant entre eux des zones dans lesquelles est placé un vitrage, caractérisée en ce que l'élément se compose d'une coque intérieure, d'une coque extérieure et d'au moins une coque intermédiaire placée entre les deux premières, en ce que les coques sont espacées d'une certaine distance l'une de l'autre et sont assemblées par soudage l'une avec l'autre à l'aide de voiles de jonction. 5. Paroi intermédiaire selon la revendication 4, caracté- risée en ce que les voiles de jonction sont constitués par des entretoises soudées. 6. Paroi intermédiaire selon la revendication 4, carac térisée en ce qu'il est prévu entre les coques adjacentes des tronçons de ronds espacés les uns des autres et en ce que ces tronçons de ronds sont soudés sur les coques. 7. Paroi intermédiaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les espacements mutuels des voiles de jonction sont différents les uns des autres. 8. Paroi intermédiaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les voiles de jonction sont répartis en plusieurs rangées. 9. Paroi intermédiaire selon la revendication 8, caractérisée en ce que les voiles de jonction d'une rangée sont décalés par rapport aux-voiles de jonction de la ou des autres rangées. 10. Paroi intermédiaire selon la revendication 4, caractérisée en ce que la ou les coques intermédiaires sont formées de plats ou profilés perforés en acier. 11. Barre profilée destinée à former des éléments de construction tels que des portes, des garde-corps, des échelles et autres éléments en acier, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux profilés en acier placés à une certaine distance l'un de l'autre et dés entretoises soudées assurant la liaison desdits profilés.