La présente invention concerne des perfectionnements apportes aux appareils de pulvérisation et elle a trait plus particulièrement à un appareil utilisant une structure à jupe supportée par air. Dans le domaine de 11 agriculture, une des opérations essentielles consiste à effectuer des pulverisations contrôlées avec précision et répétées. Du fait de l'augmentation de toxicité et de court des matières pulvérisables1 il devient de plus en plus essentiel d'assurer une application uniforme et d'éviter une dispersion indésirable de la matière finement divise.En conséquence, une application insuffisante, ou trop forte, se traduit par un déchet de matière mais, avec un grand nombre de matières pulvdri- sables utilises à l'heure actuelle, une application excessive peut même se traduire par une altération des plantes. également, de nombreuses matières sont suffisamment dangereuses pour que les opérateurs utilisent des vêtements protecteurs spéciaux et prennent des précautions de manipulation particulières.Un grand nombre d'autorités ont maintenant établi des règlements en ce qui concerne les conditions atmosphériques dans lesquelles on peut effectuer une pulvérisation; par exemple, pour certaines matières, la Province d'Ontario, Canada, ne permet pas une pulvérisation si la vitesse du vent est supérieure à 11 km/h, alors qu'avec certaines substances chimiques, on considère comme imprudent d'effectuer une pulvérisation si la vitesse du vent est supérieure à 6,4 km/h. Une forme particuliere de structure à jupe utilisée jusqu'à maintenant se compose d'un ou plusieurs sacs ou enveloppes péri- phériques qui sont gonflés par air comprimé. Un des problèmes ren- contrés avec les véhicules supportés par air de types connus consiste dans le court relativement élevé de la jupe d'emprisonnement d'air et on a cherché constamment à réaliser une structure aussi peu coûteuse que possible. L'invention a pour but de fournir un appareil de pulvérisation d'un type nouveau qui permette d'envelopper essentiellement com plètement la zone de pulvérisation. L'invention a également pour but de fournir un appareil de pulvérisation dans lequel la flèche du pulvérisateur est supportée à partir du sol à l'aide d'une jupe de retenue d'air entourant la zone de pulvérisation. Selon l'invention, il est prévu un appareil de pulvérisation utilisant une structure à jupe, caractérisé en ce qu'il comprend un châssis à flèche pour supporter le pulvérisateur, une jupe de retenue a d'air portée par le châssis et s'étendant vers le bas à partir de celui-ci de manière que son bord inférieur soit placé à proximite étroite du sol, la jupe formant une enveloppe qui est ouverte en direction du sol, des moyens pour injecter de l'air sous pression et dans l'enveloppe de façon que la flèche et la jupe soient supportees au-dessus du sol et puissent être déplacées sur le sol, ainsi qu'un dispositif distributeur supporté par la flèche de façon à décharger la matière pulvérisable à l'in térieur de la jupe. De préférence, la jupe de retenue d'air comprend deux passages de réception d'air parallèles et espacés qui constituent des parties respectives d'un ou plusieurs sacs d'air ainsi qu'un élément extrême de fermeture comprenant une enveloppe placée au-dessus des extrémités adjacentes desdits passages parallèles et espaces et recouvrant lesdites extrémités, l'air reçu dans lesdits passages faisant dilater les parties respectives des passages se trouvant à l'intérieur de l'enveloppe pour les amener en contact étanche avec cette dernière. Une telle jupe de retenue d'air comprend de préférence des moyens pour assurer la fixation d'une partie desdits passages sur une partie de l'enveloppe afin de retenir l'enveloppe en position. D'autres buts et avantages de la présente invention anparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif la Fig. 1 est une vue en perspective d'ensemble montrant l'appareil de pulvérisation selon l'invention, associé à un reservoir d'alimentation en liquide et à un tracteur; la Fig. 2 est une vue semblable à la Fig. 1 et à échelle agrandie montrant l'appareil de pulvérisation et une partie seulement du réservoir d'alimentation en liquide; la Fig. 3 est une coupe faite suivant la ligne 5-5 de la Fig. 2; la Fig. 4 est une vue en perspective et de dessous d'une partie de l'appareil de pulvérisation, une partie d'un des sacs de la jupe étant représentée en vue arrachée pour mieux montrer les buses de pulvérisation;; la Fig. 5 est une coupe faite suivant la ligne 5-5 de la Fig. 4 pour montrer le mode de montage d'une buse; la Pig, 6 est une coupe faite suivant la ligne 6-6 de la Fig. 3 pour montrer le mode de montage d'un support de buse; la Fig. 7 est une section droite faite suivant la ligne 7-7 de la Fig. 2; la Fig. 8 est une vue éclatée de l'extrémité de la jupe; et la Fig. 9 est une coupe faite suivant la ligne 9-9 de la Fig. 2. Un pulvérisateur agricole complet se compose d'un tracteur 10 remorquant un réservoir d'alimentation en liquide 12 en arrière duquel est attelé l'appareil de pulvérisation 14. Dans d'autres modes de réalisation, le réservoir de liquide peut etre monté sur le tracteur qui remorque alors l'appareil 14 directement par l'intermédiaire d'un atelage trois points classique. Plus particulièrement, le réservoir 12 est pourvu à son extrémité arriere d'un petit derrick de levage 16 sur lequel est monté un treuil 18. Le cible 20 du treuil est fixé, par l'intermédiaire de chaînes, sur la partie supérieure d'un carter circulaire 22 supportant un ventilateur 24. Dans ce mode de réalisation, le carter de ventilateur est relié par des chaines portantes 26 et par un aimant tubulaire flexible 28 à un châssis métallique 30 de forme rectangulaire. Le ventilateur 24 est entraîné, de même que le treuil 18 par une source d'énergie installée d'une manière bien connue sur le tracteur. -Il est évident que le poids de l'appareil de pulvérisation 14 est ainsi réduit au minimum, le plus grand nombre possible de parties du pulvérisateur complet étant portées par le tracteur 10 et/ou le réservoir 12. Le châssis métallique 30 est relié à pivotement par l'interme- diaire de barres rigides 32 à l'extrémité arrière du réservoir 12 et il sert de point d'ancrage pour deux chassis à flèches de pulvérisation s'étendant dans des directions opposés et qui se composent chacun de deux tiges parallèles et espacées 34, reliées ensemble par des traverses parallèles et espacées 36.Dans ce mode de realisation, chaque tige 34 est divisée à peu prés au milieu de sa longueur en deux sections 34a et 34b, qui sont articulées l'une avec l'autre en 38, tandis que les sections intérieures de tiges 26a sont articulées en 40 sur le chassis 30; ainsi, pour le stockage et le transport, chaque flèche peut être repliez de manière que les sections 26a soient dirigées vers le haut et que les sections 26b soient dirigées vers le bas, en étant placées à proximité étroite des sections 26a ou parallèlement à celles-ci. Cette opération de levage jusque dans la position de stockage et de transport est effectuée à l'aide de treuils correspondants 42 montés sur le derrick 16 et reliés par des câbles 44 à une traverse respective 36. I1 est à noter que, dans d'autres modes de réalisation, les tiges peuvent être divisées en plus de deux sections qui sont articulées de façon appropriée les unes avec les autres. Les pivots d'articulation prévus en 38 permettent le mouvement de repliement décrit ci-dessus, ainsi qu'une montée suffisante de la flèche, pour suivre le sol placé directement en dessous. Les pivots 40 doivent évidemment permettre un mouvement de rotation des flèches de 90 vers le haut, ainsi qu'un mouvement vers le bas plus petit mais suffisant.Les châssis à flèches du pulvérisateur sont complétés par des sections incurvées 46 s'étendant vers le bas en avant et en arrière et articulées en 48 sur les tiges 34 afin de permettre un mouvement vers le haut en vue du stockage, comme indiqué sur la Fig. 3. Les châssis à flèches du pulvérisateur maintiennent en extension une jupe flexible périphérique 50 et ils sont eux-mêmes supportés par cette jupe à partir du sol sous l'influence de l'air qui est injecté sous pression par le ventilateur 24 dans une enveloppe 52 formée par la jupe. Dans ce mode de réalisation particulier, la jupe est constituée par une bande allongée de matière appropriée, par exemple, une feuille de polyvinyle épais, par repliement des bords de la feuille en direction de son centre, puis par fixation desdits bords sur la partie centrale du corps le long de lignes parallèles et espacées, comme indiqué en 54 sur les Fig. 3 et 7.Comme le montrent les Fig. 3, 4, 7 et 8, on forme ainsi deux passages fermés, parallèles et allongés 56, qui sont chacun alimentés en air par le ventilateur par i' inter- médiaire d'ouvertures respectives 58 (Fig. 7) ménagées dans le plancher du châssis 30. Les passages sont physiquement reliés par la partie centrale 60 de la bande allongée constituant un toit pour l'enveloppe 52 de la zone de pulvérisation, cette enveloppe contenant les deux passages d'air 56 qui forment:sesparois latérales longues et qui reçoivent l'air par l'intermédiaire d'ouvertures 62 et 64 ménagées dans les parois intérieures. Une telle jupe est couramment appelée une jupe en sac du fait qu'elle se compose, soit d'un seul sac périphérique, soit en variante d'un certain nombre de sacs qui sont répartis sur la périphérie de la structure de manière à être supportes par celle-ci. La jupe en sac est reliee aux tiges 26a et 26b et aux châssis 46 par des boucles 46 de la matière flexible de la jupe au travers de laquelle les tiges de châssis sont engagées. Puisque dans ce mode de réalisation la jupe en sac doit entourer une zone de pulvérisation constituée par l'enveloppe 52, il est souhaitable qu'elle soit essentiellement continue sur la périphérie de l'enveloppe, et on a rencontre par le passé des difficultés pour mettre au point un procédé relativement peu coû- teux de formage des extrémités d'une jupe en sac. Conformément à la présente invention, on réalise-des fermetures d'extrémité à l'aide de deux enveloppes 68 ouvertes sur le coté et qui sont engagées par glissement sur les extrémités respectives des passages en forme de bande décrits ci-dessus.Une tringle rigide 70 est placée sur la surface supérieure de la bande montée à l'inté- rieur d'un manchon 72 et elle a une longueur suffisante pour maintenir les sacs au profil imposé et aux endroits respectifs. La partie centrale dubord inférieur d'enveloppe porte une tringle rigide 74 plus courte, placee sur un manchon 76 qui est ensuite relevé à l'intérieur de l'enveloppe jusqu'à ce qu'il touche la surface inferieure du toit; les deux tringles 70 et 74 sont ensuite fixées ensemble par des ligatures 78 passant au travers du toit en contournant les tringles. On crée un recouvrement substantiel entre chaque enveloppe et la partie adjacente de la bande et on a constaté que, lors du gonflement des passages 56, ils se dilataient à I'intérieur de l'enveloppe et la maintenaient suffisamment étroitement pour la retenir en position sans qu'il se produise de fuites importantes dans des conditions de marche normale. Une telle fermeture d'extrémité évite la réalisation d'opérations relativement coûteuses de liaison et d'étanchéité entre la bande de formation de passages et les enveloppes d'obturation d'extrémité. On voit que la structure comportant les passages peut être commodément réalisée de façon continue, qu'elle peut être découpée à la longueur nécessaire, et qu'ensuite les fesme- tures d'extrémité peuvent être mises en place. Si l'étanchéité à l'air entre la structure comportant les passages et les fermetures d'extrémité n'est pas suffisante, on peut l'améliorer en réduisant juste légèrement la périphérie des fermetures par rapport à celle de la structure, ce qui permet l'établissement d'un contact plus intime entre les deux parties sous l'effet de la pression d'air interne. Comme décrit ci-dessus, les tiges parallèles 32a, 34b de chaque paire sont reliées ensemble par des traverses 36 dont les extrémités sont fixées de façon séparable sur les tiges respectives, ce qui permet de démonter facilement la flèche en vue de l'enlèvement de la jupe. Chaque traverse 36 comporte en son centre une attache 80 en forme de U dirigée vers le bas et dont les branches sont engagées dans des trous ménagés dans le toit d'enveloppe 60, des collerettes 82 étant prévues sur les branches de 11 attache de façon à permettre le blocage de la matière en vue de l'établissement d'un joint étanche à l'air qui est maintenu dans la zone où les branches traversent ladite matière. Des supports de buse de pulvérisation 84a, 84b à section droite en L sont fixés sur les anses des attaches en U respectives, des supports séparés étant utilisés pour permettre le repliement décrit ci-dessus en vue du stockage, etc. Plusieurs buses de pulvérisation 90 sont montées sur chaque support 84 de façon à pouvoir être réglées en position sur sa longueur, ce qui permet de placer les buses dans des positions correspondant à celle des rangées de plantes à traiter par pulvérisation. Ainsi, chaque buse est fixée sur une console 88 (Fig 7) qui chevauche la branche horizontale inférieure du support et elle peut être bloquée sur celui-ci à l'aide d'une vis 90. Les buses sont alimentées en liquide de pulvérisation ou en matière finement divisée sous pression, à partir du réservoir 12, par l'intermédiaire de tuyaux flexibles 92 (non représentes sur les Fig. I et 2). En fonctionnement, lorsque le carter de ventilateur 22 est suspendu à une hauteur appropriée au derrick 16, le ventilateur 24 est enclenché et les sacs d'air de la jupe se gonflent, l'air se déchargeant dans l'enveloppe 42 par l'intermédiaire des ouvertures 62 et 64, comme indiqué par les flèches 92 sur la Fig. 3. Les parties de châssis incurvées 46, qui s'étendent vers le bas, supportent les côtés des sacs gonflés quand le pulvérisateur est déplacé vers l'avant ou vers l'arrière. En conséquence, le poids de l'appareil de pulvérisation 14 est supporté par l'air comprimé, le bord inférieur de la jupe étant suffisamment rapproché de la surface sur laquelle il passe pour l'effleurer, de sorte qu'une quantité minimale d'air s'échappe de l'enveloppe 52, ce qui réduit au minimum, à la fois l'énergie nécessaire pour la compression de l'air, et la possibilité de dispersion de la matière entrainee par l'air à partir de l'enveloppe.La quantité d'air qui s'échappe augmente à mesure que la "porosité" de la surface à l'air sortant croit, par exemple du fait de la présence de plantes en cours de croissance, quand la flèche remorquée en arrière du tracteur passe sur les rangées de plantes à traiter par pulvérisation, mais cet échappement s'effectue vers le bas et en direction de la surface poreuse, ce qui réduit à nouveau au minimum les dispersions latérales. Dans ce mode de réalisation particulier, on introduit l'air comprimé dtabord à l'intérieur de la jupe, puis dans l'enveloppe 52 mais, dans d'autres modes de réalisation, la jupe peut être mise en pression séparément. La direction de déplacement du pulvérisateur a été désignée par la flèche 96 sur la Big. 3 et il est à noter que l'ouverture 62 ménagée dans le passage avant 56 est placée à une distance relativement proche du sol, tandis que l'ouverture 64 ménagée dans le passage arrière 56 est placée à proximité du toit d'enveloppe 60. Il est également à noter que l'effet du passage de l'appareil sur les plantes se traduit par une incurvation de ces plantes dans la direction de mouvement. L'enveloppe 52 crée un volume exempt de vent dans lequel le pulvérisat est dirigé, la majeure partie constituée par les grosses gouttelettes se déchargeant vers le bas, comme avec une flèche de pulvérisation classique, de maniere à se déposer sur les surfaces supérieures des plantes et sur le sol situé directement en dessous.Une petite partie constituée principalement par les plus petites gouttelettes est entraînée par les courants d'air sortant des ouvertures 62 et 64 de manière à se déposer sur des surfaces intermédiaires des plante. L'ouverture avant doit également être l'ouverture inférieure afin d'optimiser cet effet sur les plantes s'incurvant vers l'avant. Cet effet permet d'améliorer sensiblement l'efficacité de pulvé- irisation du fait que les plantes sont exposées intégralement et uniformément à la matière pulvérisée. Néanmoins, peu ou pas de matiere pulvérisée peut s'échapper de l'enveloppe. Les ouvertures 62 et 64 peuvent être constituées par un grand nombre de petits trous étroitement espacés qui sont ménagés directement dans la jupe, mais on prévoit avantageusement des fentes allongées, comme indiqué sur le dessin, dont les bords parallèles sont reliés par des languettes allongées 98 en matière maillée au travers de laquelle l'air peut passer. Avec cette structure particulière, l'air est introduit dans l'enveloppe 52 uniformé- ment à partir des sacs avant et arrière et sur toute la longueur de la flèche en vue de r-eduire autant qu'il est possible un mouvement transversal indésirable de l'air dans l'enveloppe, ce mouvement transversal produisant une déformation du motif de pulvéri- sation. il est évident que le profil d'une jupe doit toujours être une courbe uniforme afin d'assurer une entre et une sortie uniforme et progressive des plantes par rapport à l'enveloppe de jupe et de réduire-au minimum les dommages des plantes sur lesquelles elle passe. Cela est différent de l'effet qui serait créé par une jupe verticale dont le bord inférieur agirait à la façon d'une lame de raclage en produisant des dommages sérieux aux plantes, en particulier à des plantes nouvellement sorties de terre.En outre, ce profil permet d'obtenir, en coopération avec la surface sur laquelle il passe, un passage de diffusion d'une section progressivement croissante pour l'air qui s'échappe de sorte que la vitesse de décharge de l'air diminue brutalement immédiatement après avoir franchi la partie la plus rétrécie du passage. Le support ainsi créé pour la flèche de l'appareil fait en sorte que le poids de la flèche soit uniformément réparti sur une zone substantielle et qu'il ne soit pas nécessaire de prévoir des roues d'appui, susceptibles de causer des dommages aux plantes. Le treuil 18 peut être réglé à n'importe quel moment en vue d'ajusteur la hauteur du carter de ventilateur 22 par rapport au sol. L'utilisation d'une structure portée par air s'est avérée efficace en moyenne pour maintenir la hauteur des buses de pul vérisation par rapport au sol et on estime que cela est important pour améliorer les conditions de pulvérisation. En effet, dans un appareil à roues de type classique, des roues adjacentes peuvent passer dans des trous ou des sillons, ou bien franchir une motte ou un autre obstacle, de sorte que les hauteurs des diverses buses peut varier sensiblement.Egalement, le déplacement trop rapide d'un appareil de type connu sur un sol grossier produit un mouvement de flottement de la flèche, à la fois verticalement et laté- ralement, ce qui assure l'uniformité du motif de pulvérisation Avec l'appareil selon l'invention, de telles variations du profil du sol sont uniformisées sur la longueur de la flèche de façon à obtenir une valeur moyenne bien plus constante et on élimine en outre le flottement de la flèche. Ce maintien des buses de pulvérisation à une hauteur sensiblement constante au-dessus du sol permet d'obtenir un motif uniforme de pulvérisation, comme cela est souhaitable avec un grand nombre de matières nouvelles pour lesquelles on doit contrôler étroitement le débit de distribution en vue d'obtenir les meilleurs resultats. Puisque la matière pulvérisable est déchargée dans une enveloppe qui est presque complètement fermée, on réduit considérablement les risques de dispersion du pulvérisat et le petit débit est de toute manière virtuellement indépendant des conditions de vent, de sorte qu'on peut effectuer une pulvérisation dans des conditions où les sacs d'air formant la jupe restent suffisamment stables en dépit de leur 1,dérive au vent assez élevée. A cet égard, il est à noter que, quand le vent a une composante appreciable dans la direction de "suivi", les barres 20 peuvent être soumises à une compression puisque les flèches peuvent être poussées en direction du tracteur plus rapidement quelles ne sont tirees. Egalement, du fait des caractéristiques physiques de ce nouvel appareil de pulvérisation, et en particulier de la manière dont il est supporté par rapport au sol, il est possible d'utiliser des flèches relativement longues et on peut commodément manoeuvrer un appareil d'une longueur totale de 60 mètres. En outre, l'appareil peut être déplacé au-dessus des plantes à des vitesses relativement élevées puisqu'il ne crée pas sa propre "dérive" sur son passage; cependant, il est à rappeler qu'il est recommandé que la vitesse du vent soit très basse pour de nombreuses matières utilisées à l'heure actuelle. Avec la construction représentée, la jupe peut être facilement démontée pour le transport et le stockage de l'appareil et elle peut-aisement être remplacée en cas de dommage et/ou d'usure Bien que l'invention ait été décrite en référence à un pulvé- risateur agricole, il va de soi qu'elle est applicable à d'autres opérations de pulvérisation dans lesquelles il est souhaitable d'empêcher une dispersion de la matière pulvérisée et/ou de ne pas avoir à prévoir des roues portantes roulant sur le sol. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarie de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil de pulvérisation utilisant une structure à jupe, caractérisé en ce qu'il comprend un châssis à fleche pour supporter le pulvérisateur, une jupe de retenue d'air portée par le châssis et s'étendant vers le bas à partir de celui-ci de manier que son bord inférieur soit placé à proximité étroite du sol, la jupe formant une enveloppe qui est ouverte en direction du sol, des moyens pour injecter de l'air sous pression et dans l'enveloppe de façon que la flèche et la jupe soient supportées au-dessus du sol et puissent être déplacées sur le sol, ainsi qu'un dispositif distributeur support par la flèche de façon à décharger la ma tière pulvêrisable à l'intérieur de la jupe. 2.- Appareil de pulvérisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la structure à jupe comprend au moins un sac d'air dont la ou les parois intérieures comprennent la ou les parois intérieures correspondantes de l'enveloppe et en ce qu'on injecte de l'air sous pression dans le ou les sacs d'air de manière qutil passe ensuite dans l'enveloppe. 3.- Appareil de pulvérisation selon la revendication 2, carac térisé en ce que l'air passe de la jupe dans l'enveloppe par l'intermédiaire d'ouvertures ménagées dans la ou les parois intérieures du ou des sacs d'air, chaque ouverture s'étendant sur toute la longueur de la paroi intérieure respective du sac d'air. 4.- Appareil de pulvérisation selonla revendication 2 ou 3, caractérisé en ce qu'une ouverture ménagée dans le sac d'air avant ou dans unepartie avant du sac d'air est placée à proximité du sol tandis qu'une ouverture ménagée dans le sac d'air arrière ou dans une partie arrière du sac d'air est disposée à proximité étroite d'un toit de l'enveloppe. 5.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit moyen d'injection d'air comprend un ventilateur logé dans un carter place au-dessus du châssis de flèche du pulvérisateur et relié à celui-ci par un passage tubulaire flexible par l'intermédiaire duquel l'air s écoule du ventilateur jusque dans la jupe et dans l'enveloppe et en ce qu'il est prévu des moyens pour supporter le poids du ventilateur et du carter indépendamment du châssis de fleche du pulvérisateur. 6.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le châssis de flèche du pulvérisateur comprend au moins deux parties de flèche reliees de façon articulée de façon que chaque partie de flèche puisse être déplacée d'une position de travail où elle est orientée horizontalement jusque dans une position de stockage où elle est repliée et dans laquelle les parties de flèche sont orientes approximativement verticalement et parallèlement entre elles. 7.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le châssis de flèche du pulvérisateur comprend deux tiges parallèles et espacées qui sont reliées ensemble sur leur longueur par des traverses et en ce que la structure de jupe est supportée par le châssis à l'aide de boucles de matière fixées sur la jupe et au travers desquelles les tiges sont engagées. 8.- Appareil de pulvérisation selon la revendication 7, carac térisé en ce que le châssis de flèche du pulvérisateur comprend des éléments incurvés s'étendant vers le bas et s'appliquant contre les surfaces extérieures de la structure de jupe pour la supporter. 9.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que le moyen de distribution comprend plusieurs buses de pulvérisation logées à l'intérieur de l'enveloppe et en ce qu'il est prévu des moyens supportant les buses de pulvérisation afin de permettre leur mouvement longitudinal sur la longueur de la flèche en vue d'un ajustement de leurs espacements mutuels dans ladite direction. 10.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la structure de jupe comprend deux passages de réception d'air, parallèles, espacés et constituant des parties respectives d'un ou plusieurs sacs d'air, ainsi qu'un élément de fermeture d'extrémité comprenant une enceinte placée au-dessus des extrémités adjacentes desdits passages paral lèles et espacés et recouvrant lesdites extrémités afin que l'air reçu dans lesdits passages produise une dilatation des parties respectives des passages à l'intérieur de l'enceinte en vue de les appliquer en contact étanche avec cet enceinte. 11.- Appareil de pulvérisation selon la revendication 10, ca ractéris en ce qu'il comprend des moyens de fixation d'une partie desdits passages sur une partie de 11 enveloppe afinde maintenir cette dernière en position. 12.- Appareil de pulvérisation selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que lesdits passages parallèles et espacés sont normés par repliement vers l'intérieur des bords d'une bande lon gitudinale de matière flexible et par fixation des dits bords sur la bande dans une relation parallèle et espacée de façon que la partie de la bande située entre les bords précitées constitue un toit pour l'espace situé entre les passages. 13.- Appareil de pulvérisation selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend deux passages de réception d'air qui sont ouverts à leurs deux extrémités et deux enveloppes à ouverture latérale qui sont chacune placées au-dessus des deux extrémités adjacentes respectives et qui sont fixées sur celles-ci.