La présente invention, dûe à la collaboration de Monsieur Michel AND9FX se rapporte aux dispositifs d'obturation à panneau escamotable et notamment aux dispositifs de toit ouvrant destinés à équiper des véhicules automobile s. On sait que dans de tels agencements, une ouverture ménagée dans le pavillon du véhicule peut etre obturée par un panneau mobile actionné par un mécanisme convenable. Lorsque le panneau mobile occupe sa position qui correspond à un dégagement de l'ouverture, il est effacé sous une partie adjacente du pavillon fixe et lors de son mouvement de fermeture, ce panneau mobile doit etre déplacé vers le haut au voisinage de sa fin de course pour venir s'appliquer contre les bords de l'ouverture et obturer cette demière à joint étanche. Les mécanismes utilisés actuellement pour provoquer ce déplacement du panneau mobile sont en général de deux types : à rampe de relevage ou à came.Les mécanismes à rampes de relevage fixes associées à des patins portés par le panneau mobile présentent l'avantage d'une grande simplicité mais ont cependant l'inconvénient de combiner deux mouvements d'avance et de montée ce qui en train, d'une part, la nécessité de prévoir une rampe longue et encombrante prenant un grand espace sous le pavillon et diminuant la garde au-dessus des passagers et, d'autre part, un glissement relatif des garnitures d'étanchéité, donnant lieu en fin de course à une dureté de manoeuvre, à une usure de ces garnitures et enfin une efficacité toute relative de l'obturation de l'ouverture. Les mécanismes à came offrent par contre l'avantage de permettre une montée verticale du panneau, assurant par conséquent une étanchéité parfaite par compression directe des garnitures. Ils offrent par contre l'inconvénient d'une certaine complexité de construction et d'un coût relativement élevé. Le but de cette invention est de réaliser un agencement qui permette d'obtenir simultanément les avantages respectifs des deux types de mécanismes décrits ci-dessus, à savoir grande simplicité mécanique et obtention d'un déplacement à peu près vertical du panneau mobile en fin de course assurant le serrage énergique des garnitures d'étanchéité. L'invention porte sur un dispositif d'obturation et notamment sur un dispositif de toit ouvrant pour véhicule, comprenant un pavillon fixe dans lequel est ménagée une ouverture, et un ensemble destiné à obturer au moins partiellement cette ouverture et mobile le long d'organes de guidage solidaires du pavillons Dans ce dispositif, l'ensemble mobile comporte deux panneaux, un panneau inférieur coopérant avec les organes de guidage fixes et un panneau supérieur articulé sur le panneau inférieur par des biellettes, de façon à pouvoir se déplacer par rapport au panneau inférieur tout en restant à peu près parallèle à lui-même, des moyens de guidage supplémentaires étant prévus sur le pavillon et sur le panneau supérieur pour appliquer et maintenir ce dernier à joint étanche contre le bord de ladite ouverture en fin de course de fermeture. Suivant un mode de réalisation, le panneau supérieur porte au moins un doigt de guidage latéral coopérant avec un élément de guidage solidaire du pavillon, cet élément de guidage délimitant une fente ayant dans l'ensemble une forme en L dont une branche dirigée à peu près horizontalement comporte une entrée évasée, et dont autre branche est à peu près verticale et reliée à la première par un coude. Suivant une autre caractéristique, les biellettes qui relient le panneau supérieur au panneau inférieur, et les moyens de guidage complémen tares portés par ce panneau supérieur et le pavillon constituent un mécanisme à franchissement de point mort, ce point mort étant effectivement franchi lorsque le doigt latéral de guidage atteint sa position la plus haute et que le panneau supérieur se trouve au voisinage de sa position de fermeture. Grâce à un tel agencement, le dispositif suivant l'invention permet non seulement d'assurer une obturation parfaitement efficace de l'ouverture ménagée dans le pavillon du véhicule mais il assure également en fin de course le verrouillage de l'ensemble mobile par rapport au pavillon fixe. Suivant un mode de réalisation particulier, les biellettes d'articulation entre le panneau inférieur et le panneau supérieur sont constituées par des étriers ayant dans l'ensemble la forme d'un U dont les branches ont des longueurs inégales, l'extrémité libre de la plus longue des branches, arti culée sur le panneau supérieur, constituant le doigt de guidage précité. L'invention va être expliquée plus en détail dans la suite de la description, faite en se référant au dessin annexé donné uniquement à titre d'exemple et sur lequel: - la Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'un dispositif de toit ouvrant suivant l'invention en position de fermeture; - la Fig. 2 est une vue à plus grande échelle, en coupe suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1 ; - la Fig. 3 est une vue en élévation latérale d'un organe de guidage fixe et - la Fig. 4 est une vue en coupe longitudinale analogue à celle de la Fig. 1, montrant le dispositif en position d'ouverture partielle. On voit notamment sur la Fig. 1 un dispositif de toit ouvrant comportant une partie fixe constituée principalement par un cadre I solidaire du pavillon 2 et une partie mobile constituée principalement par un panneau inférieur 3 et un panneau supérieur 4. L'ensemble du mécanisme du toit ourant est logé dans le cadre 1. Le panneau inférieur comporte quatre patins 5 qui sont montés coulissants sur deux glissières longitudinales 6 fixées sur le cadre et qui s'étendent sur toute la longueur du logement dans lequel est reçu le dispositif. Ces glissières peuvent comporter des butées de fin de course 6a. Les deux panneaux 3 et 4 sont reliés entre eux par quatre biellettes 7 constituées dans l'exemple choisi par des étriers ayant dans l'ensemble la forme d'un U à branches de longueurs inégales, ces branches 8, 9 étant orientées transversalement par rapport à la direction de déplacement du véhicule. La branche la plus courte 8 de chaque étrier tourillonne dans l'un des patins 5 dupanneauinférieur, tandis que la branche la plus longue 9 tourillonne dans un palier 10 solidaire du panneau supérieur (Fig. 2). L'extrémité libre 9a de la branche la plus longue de chaque étrier est destinée à coopérer avec un organe de guidage 11 fixé sur le cadre 1. Chaque organe de guidage délimite une fente 12 ayant la forme générale d'un L dont la branche horizontale délimite une entrée évasée 13, et dont la branche verticale borgne est reliée à la branche horizontale par une partie coudée (Fig. 3) La fente 12 comporte donc une entrée 13, deux rampes 14a, 14b peu inclinées sur l'horizontale, deux surfaces coudées 15a, 15b, deux rampes 16a, 16b à peu près verticales et un fond borgne 17. Des ressorts 18 montés sur es étriers 7 et prenant appui sur la face supérieure du panneau inférieur tendent à faire basculer vers l'avant la branche supérieure de chaque étrier afin de rapprocher le panneau supérieur du panneau inférieur (Fig. 4). Enfin une garniture élastique 19 borde sur toute sa périphérie le panneau mobile supérieur. Le fonctionnement d'un tel dispositif est le suivant: Lorsque le toit est entièrement ou, partiellement ouvert, le panneau supérieur est maintenu rapproché du panneau inférieur grâce à l'action des ressorts 18. Lorsque le panneau mobile approche de sa position de fermeture, les extrémités libres 9a des branches supérieure s des étriers, constituant des doigts de guidage, s'engagent dans les éléments de guidage fixes associés 11. Les rampes 14a assurent alors un relevage progressif des étriers et par conséquent du panneau supérieur, sans qu il y ait risque d'arcboutement des étriers. Lorsque les doigts de guidage 9a viennent buter sur la partie verticale 16a des éléments de guidage, le panneau supérieur 4 subit un déplacement vertical qui permet de plaquer et de comprimer la garniture d'étanchéité 19 contre l'encadrement de l'ouverture du pavillon. De préférence, la course du panneau inférieur le long des glissières 6 est choisie de telle façon qu'en fin de course, l'axe de la branche inférieure 8 de chaque étrier se trouve légèrement au-delà du plan vertical P passant par l'axe de la branche supérieure 9 de cet étrier. Ceci est particulièrement important car cette caractéristique permet d'utiliser le mécanisme à la façon d'une genouillère et de lui faire franchir une position de point mort qui est obtenue lorsque les axes.des deux branches 8 et 9 des étriers 7, se trouvent dans le meme plan vertical. Cette position de point mort correspond au serrage maximal des garnitures, et peut être dépassée légèrement dans le sens de la flèche F (Fig. 3)tout en conservant une force suffisante de compression des garnitures. Bien entendu le dispositif peut également fonctionner en utilisant ce même effet de genouillère mais sans dépassement du point mort, des moyens classiques de maintien en position de fermeture étant alors prévus. Ces moyens, non plus que les. moyens d'actionnement, manuels ou électro-mécaniques connus en soi n'ont pas été représentés. Pour effectuer la manoeuvre d'ouverture, le panneau 3 est en traîné en sens inverse, c'est-à-dire vers L'arrière du véhicule, et c'est akrs l'action des rampes 15b et des ressorts 18 qui assure la descente du panneau supérieur 4. La première partie de cette descente s'effectue à peu près verticalement, ce qui permet d'éloigner la garniture 19 de son siège. De plus l'effet de genouillère permet au départ d'exercer une force de traction importante capable de décoller la garniture au cas où elle adhèrerait fortement au pavillon. Parmi les modifications qui peuvent être apportées au mode de réalisation représenté on notera, en particulier, que les étriers 7 peuvent être remplacés par de simples biellettes articulées, d'axes transversaux, le panneau supérieur 4 étant alors muni de doigts de guidage latéraux distincts des biellettes pour coopérer avec les organes de relevage 11. On notera également que les ressorts 18 ne sont pas absolument indispensables, puisqueles rampes 15b assurent déjà par elles-mêmes la descente du panneau supérieur qui reste ensuite en position basse sous l'action de son propre poids. Les ressorts ont toutefois l'avantage d'interdire tout battement générateur de bruit. On pourrait d'ailleurs utiliser tout autre dispositif élastique susceptible de rapprocher le panneau supérieur du panneau inférieur. I1 n'est par ailleurs pas nécessaire que la fente 12 ménagée dans l'organe de guidage 11 soit borgne : il suffit que la hauteur de la branche verticale soit suffisamment importante pour que le doigt de guidage ne s'en échappe pas. Des applications autres peuvent bien entendu être envisagées, par exemple dans le cas ou l'ouverture à obturer est ménagée dans un plafond ou autre. R EVENDICATIONS 1 - Dispositif d'obturation et notamment dispositif de toit ouvrant pour véhicule, comprenant un pavillon fixe dans lequel est ménagée une ouverture, et un ensemble destiné à obturer au moins partiellement cette ouverture et mobile le long d'organes de guidage solidaires du pavillon, caractérisé en ce que l'ensemble mobile comporte deux panneaux (3, 4), un panneau inférieur (3) coopérant avec les organes de guidage fixes (6) et un panneau supérieur (4) articulé sur le panneau inférieur par des biellettes (7), de façon à pouvoir se déplacer par rapport au panneau inférieur touten restant à peu près parallèle à lui-meme, des moyens de guidage supplémentaires (11; 9a) étant prévus sur le pavillon (1, 2) et sur le panneau supérieur (4) pour appliquer et maintenir ce dernier à joint étanche contre le bord de ladite ouverture en fin de course de fermeture. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le panneau supérieur porte au moins un doigt de guidage latéral (9a) coopérant avec un élément de guidage (11) solidaire du pavillon, cet élément de guidage délimitant une fente (12) ayant dans l'ensemble une forme en L dont une branche (14a ; 14b) dirigée à peu près horizontalement comporte une entrée évasée (13), et dont l'autre branche (16a, 16b) est à peu près verticale et reliée à la première par un coude (15a, 15b). 3 - Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la branche verticale de la fente (12) est borgne. 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les biellettes d'articulation entre le panneau inférieur (3) et le panneau supérieur (4) sont constituées par des étriers (7) ayant dans l'ensemble la forme d'un U dont les branches (8, 9) ont des longueurs inégales, l'extrémité libre (9a) de la plus longue (9) des deux-branches, articulée sur le panneau supérieur (4), constituant le doigt de guidage précité. 5 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu au moins un organe élastique (18) est interposé entre les deux panneaux (3, 4) et tend à amener le panneau supérieur contre le panneau inférieur. 6 - Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit organe élastique agit entre la biellette d'articulation (7) et le panneau inférieur. 7 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les biellettes (7) qui relient le panneau supérieur (4) au panneau inférieur (3), et les moyens de guidage (9a, 11) complémentaires portés par ce panneau supérieur et le pavillon constituent un mécanisme à franchissement de point mort, ce point mort étant effectivement franchi lorsque le doigt latéral de guidage (9a) atteint sa position la plus haute et que le panneau supérieur (4) se trouve au voisinage de sa position de fermeture. 8 - Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est prévu une butée de fin de course de fermeture pour le panneau inférieur (3). 9 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le panneau supérieur (4) est relié au panneau inférieur (3) par quatre biellettes (7) et comporte quatre doigts de guidage (9a) coopérant chacun avec un organe de guidage complémentaire (11) porté par le pavillon (1, 2).