La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un récipient en matière plastique renforcé par fibres, notamment pour chauffe-eau électrique, dans lequel un récipient intérieur en matière plastique fabriqué par soufflage est entouré d'une couche de fibres, et notamment d'une couche de matière plastique renforcée par des fibres de verre. On a constaté que dans de tels récipients, il pouvait se produire un déplacement relatif entre l'enveloppe de fibres et le récipient intérieur. Dune part, ce déplacement relatif est la source de bruits de craquement indésirables et, d'autre part, au bout d'un certain temps, il se produit des fissures dans la texture du récipient intérieur qui est, par exemple, en polypropylène. Ces fissures sont dues au fait qu'en raison de la température intérieure du récipient nécessaire pour un chauffe-eau, le polypropylène devient cassant au cours du temps. En procédant à un recuit ou à un étuvage, par exemple à 15000, on peut faire subir un retrait préalable au récipient intérieur. Mais, même dans ce cas, il se produit en cours de fonctionnement, par suite des variations de température et de pression, des déplacements relatifs qui peuvent être de l'ordre de quelques millimètres. C'est un but de l'invention de proposer un procédé du type décrit ci-dessus, grâce auquel le récipient intérieur subit un traitement préalable tel qu'après avoir été enveloppé par la couche de fibres, il ne peut plus s'en séparer. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que le récipient intérieur encore chaud après une opération de recuit ou d'étuvage est introduit dans un moule de passage et, dans ce moule, est refroidi à une température qui est sensiblement égale,et de préférence inférieure,à la température de service minimale et grâce au fait que le récipient à l'état froid est entouré de la couche de fibres par bobinage. les dimensions intérieures du moule sont légèrement plus petites que les dimensions extérieures du récipient intérieur après recuit et, par conséquent, sont également plus petites que les dimensions extérieures du récipient intérieur après soufflage. le récipient intérieur se trouve donc à l'état comprimé quant il refroidit. le refroidissement ne modifie en rien les dimensions extérieures ainsi réduites.Dans cet état, le récipient est entouré de la couche de fibres par bobinage. Plus tard, en fonctionnement, le récipient intérieur a seulement encore tendance à se dilater, de sorte qu'il s'applique sous une légère pression contre la couche de fibres qui l'entoure. La compression du récipient dans le moule ne doit pas être trop forte, sinon le réci- pient intérieur risquerait de se bomber vers l'intérieur après enroulement de la couche de fibres. D'autres développements de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple. Un récipient intérieur en polypropylène est formé par soufflage. A l'issue de cette opération, il présente pratiquement ses dimensions maximales. Ensuite, le récipient intérieur soufflé est introduit dans un four de recuit, l'opération de recuit s'effectuant à la température de 1500 environ. Il se produit de ce fait un certain retrait car, lors du recuit, la structure nodulaire du polypropylène est renforcée à cette température. le récipient intérieur recuit, encore chaud, est introduit dans un moule dont les dimensions intérieures sont très légèrement inférieures aux dimensions extérieures du récipient intérieur recuit. Dans le moule, qui est à la température d'environ OOC, le récipient intérieur est refroidi, puis il est retiré du moule. Ses dimensions extérieures sont ainsi "gelées" aux valeurs déterminées par le moule. le récipient intérieur est ensuite mis en place dans une machine à bobiner. Il est alors soumis à une surpression interne d'environ 0,5 bar pour ne pas s'écraser sous l'effet des forces de bobinage. la pression intérieure est telle qu'elle ne suffit pas à dilater le récipient intérieur suffisamment pour qu'il reprenne les dimensions extérieures qu'il avait en sortant du four de recuit. Dans la bobineuse le récipient intérieur est entouré de fibres de verre imprégnées de résine époxy. Puis on fait tomber la pression intérieure du récipient entouré de fibres. Il peut alors reprendre sa forme à l'état froid sans pression. Enfin, le récipient entouré de fibres est chauffé à la température d'environ 1200C. La résine époxy sèche alors. A cette température, le récipient intérieur retrouve les dimensions extérieures qu'il avait au sortir du four de recuit. Il se dilate donc légèrement, de sorte qu'il s'applique intérieurement, sous une léw gère pression, contre la couche de fibres qui l'entoure. Au cours du fonctionnement, le récipient est appliqué contre la couche de fibres qui l'entoure,qu'il soit à l'état sans pres sion ou, d'autant plus, lorsqu'il est soumis à la pression interne de l'eau. Il en est ainsi quelles que soient les températures, hautes ou basses, de l'eau. Même lorsque l'eau froide arrive à la température de 140C cela reste vrai car, au cours de sa fabrication, le refroidissement du récipient s'est effectué à OOC. REVEEDICAXIONS 1. Procédé de fabrication d'un récipient destiné à être sou mis à pression et renforcé par une couche de fibres, notamment pour chauffe-eau électrique, dans lequel un récipient intérieur en matière plastique fabriqué par soufflage est entouré d'une couche de fibres, et notamment d'une couche de matière plastique renforcée par fibres de verre, caractérisé en ce que le récipient intérieur encore chaud après une opération de recuit est introduit dans un moule de pressage et, dans ce moule, est refroidi à une température qui est de l'ordre de la plus petite température de service, et de préférence inférieure à ladite température, et en ce que la couche de fibres est enroulée par bobinage autour du récipient à l'état froid. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le recuit s'effectue à une température d'environ 1500C, et en ce que le récipient intérieur est refroidi dans le moule de passage à environ OOC. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la couche de fibres est enroulée par bobinage autour du réel- pient à l'état froid soumis à une surpression intérieure. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le récipient entouré de sa couche de fibres est durci à une teipérature d'environ 1200C.