La présente invention concerne un connecteur électrique et, en particulier, un connecteur électrique pouvant être utilisé sous l'eau. L'invention se réfère à un connecteur étanche connu,pouvant être branché et débranché dans l'eau ou dans tout autre milieu, et décrit par le 5 brevet principal. Ce connecteur comprend un premier embout muni d'une ou de plusieurs broches de contact et un second embout muni de la ou des douilles de contact correspondantes. Les douilles de contact sont immergées dans une substance isolante semi-fluide contenue dans une cavité. Cette cavité est fermée par un diaphragme dans lequel pénètre la ou les broches de contact du 10 premier embout lorsqu'on branche les deux embouts. Les branchements et les débranchements successifs des embouts et un long service du connecteur sous l'eau font qu'une partie de la substance isolante semi-fluide s'échappe, ce qui peut avoir pour résultat 1'introduction d'eau dans la cavité et causer des courts-circuits. La présente invention se propose d'éliminer ou de 15 réduire ces inconvénients. Selon la présente addition, le second embout comporte des moyens de pressurisation pour réduire le volume de la cavité afin de compenser toute perte de substance isolante au cours de l'utilisation normale du connecteur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description 20 qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent : - la figure 1, une vue, avec coupe partielle, d'un exemple de réalisation des éléments séparés, mSle et femelle, et des moyens de pressurisation du connecteur électrique pour utilisation en milieu aqueux, conforme à 25 l'invention ; - la figure 2, une vue partielle en coupe d'une variante des moyens de pressurisation. Le connecteur étanche représenté par la figure 1 comprend un embout mâle 1 et un embout femelle 2. L'embout 1 comprend une enveloppe 3 avec 30 une partie cylindrique ou manchon 4 en matière plastique moulée telle que du polyéthylène. On peut également utiliser un caoutchouc au polyuréthane ou au polychloroprène. L'enveloppe 3 contient un ensemble de broches de contact 5 en cuivre au béiyllitn, recouvertes sur une partie de leur longueur d'isolant 5a. L'autre extrémité des broches de contact *5 est connectée à des câbles 6 35 (connexions non représentées) scellés dans l'enveloppe 3. Dans un but de simplicité, on n'a représenté qu'une broche de contact 5 ; le nombre optimal étant de quatre broches, on peut soit rester en dessous de ce nombre, soit le dépasser. Un diaphragme 7 en polyéthylène retient entre lui-même et le fond 8 du manchon H une substance isolante semi-*4-0 fluide 9, qui réduit une charge électrique éventuelle à la base des broches 2 2277448 de contact 5. Le diaphragme 7 a des ouvertures 10 permettant le passage des broches de contact 5. Le manchon 4 comporte des fentes d'orientation 11 et 12 qui assurent le bon alignement des éléments au cours de l'opération de connexion. 5 On peut cependant utiliser dans ce but d'autres moyens mécaniques. La surface extérieure de l'enveloppe 3 est munie de rainures d'adhérance 15 permettant la manoeuvre facile, pour le connecter et le séparer de l'embout femelle 2. L'embout femelle 2 comprend une enveloppe 16 avec manchon 17 10 circonscrivant une cavité 18 logeant plusieurs douilles de contact 19. Le manchon 17 est disposé dans le sens radial, pour pouvoir s'introduire exactement, par glissement, dans le manchon H de l'embout mâle 1. L'ouverture de la cavité 18 est obturée par un diaphragme 20 percé de quelques ouvertures 21, une par broche de contact 5 ; ces ouvertures 15 permettent le passage des broches lorsque les deux manchons du connecteur sont reliés. L'ouverture 21 est pratiquée dans un mamelon 22 du diaphragme 20, dont l'extrémité a une fine membrane flexible d'obturation 23. Lorsqu'on sépare les manchons 1 et 2, la membrane 23 fait disparaître des broches de contact 5 et des isolants 5a la substance isolante semi-fluide 24, par 20 essuyage, et empêche la sortie de cette substance isolante de la cavité 18. Cette disposition réduit l'entrée d'eau au minimum, quand le connecteur est submergé. Un cylindre 25 débouche dans la cavité 18 et traverse le fond de l'enveloppe 16. Ce cylindre constitue un réservoir 26 pour la substance 25 isolante semi-fluide 24, et contient un piston 27. Le piston est muni de segments 28, ou d'autres moyens d'étanchéité contre les pertes de cette substance isolante. Le piston est poussé vers la cavité 18 par un ressort de compression 29, pour maintenir cette cavité sous pression. Des câbles 30 sont scellés à l'enveloppe 16 et sont connectés 30 aux douilles de contact 19 situées dans cette enveloppe. L'enveloppe 16 a une entaille circulaire extérieure 31 dans laquelle on insère une saillie circulaire d'assemblage 32 d'une plaque de fixation 33 permettant le montage de l'embout femelle 2 sur une cloison. Un anneau de blocage 34 retient la plaque 33 sur l'enveloppe 16. 35 Après un grand nombre de manoeuvres d'assemblage et de séparation des deux embouts du connecteur étanche, il est possible qu'une certaine quantité de substance isolante semi-fluide 24 sorte de la cavité 18, par exemple en adhérant aux broches de contact 5 et aux isolants 5a lors de chaque manoeuvre de séparation. L'action du piston 27 compense toutes les 40 pertes de substance isolante dans la cavité 18 par emprunt au réservoir 26. 3 ; 2277448 Ainsi, les moyens de pression réduisent le volume total de la cavité 18 et du réservoir 26 pour compenser les pertes de substance isolante 24 dans l'embout femelle du connecteur 2. Il convient de remarquer que la partie du piston 27 opposée à 5 la cavité 18 est soumise à la pression extérieure par un évent 36 situé à cette extrémité du tube 25. Une chaînette 35 ou une tige filetée (cette dernière non représentée), venant du piston 27, passe par 1'évent 36, et est utilisée pour tirer le piston en arrière pendant le remplissage de la cavité 18 avec la substance isolante semi-fluide. Le diaphragme 20 est retenu dans 10 une feuillure 20a par des vis 20b, qui peuvent être enlevées de l'extrémité du manchon 17 afin d'extraire le diaphragme et de le remplacer par un diaphragme neuf quand cela est nécessaire. Une variante des moyens de pressurisation est représentée par la figure 2, Le manchon 17 est allongé par le fait que la feuillure 20a est 15 plus profonde à l'entrée de la cavité 18. Un ressort 37, maintenu en place par les vis 20b et un anneau de retenue 39, pousse le diaphragme 20 en contact constant avec la surface de la substance isolante semi-fluide 24. L'effet de toute perte éventuelle de cette substance est annulé par la réduction du volume de la cavité 18 par le mouvement vers l'intérieur du 20 diaphragme 20 entraîné par la pression exercée par le ressort 37. Un soufflet 38, fait par exemple en caoutchouc souple, maintenu en place à une extrémité par le ressort 37 et coincé à l'autre extrémité par l'anneau de retenue 39, contient et protège le ressort 37, Il est en outre possible de combiner les dispositifs représentés 25 par les figures 1 et 2. Dans la description qui précède, l'expression substance isolante semi-fluide s'applique à un liquide organique ou inorganique très visqueux, dont les fuites dans toutes les zones du connecteur, et plus particulièrement dans la zone du diaphragme, sont minimes. La viscosité dépasse normalement 30 10 000 centistokes à une température de 0 à 30°C ; le risque de fuite est d'autant plus grand que la viscosité est plus basse, bien que la tendance à la cavitation autour des broches de contact, pendant l'enfichage et la séparation des embouts, est moindre en raison de la plus grande fluidité du liquide. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée 35 qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. 2277448 REVENDICATIONS 1. Connecteur électrique comprenant, conformément au brevet principal,un premier et un second embout destinés à être associés, le premier embout ayant une ou plusieurs broches de contact, le deuxième embout ayant en son centre une cavité avec une douille de contact correspondant à chacune des broches, 5 l'autre extrémité de la cavité étant fermée par un diaphragme qui permet le passage de chaque broche pendant le branchement des deux embouts, la cavité étant remplie d'une substance isolante semi-fluide, caractérisé par le fait que le second embout emporte des moyens de pressurisation pour réduire le volume de la cavité afin de compenser toute perte de substance isolante 10 au cours de l'utilisation normale du connecteur. 2. Connecteur électrique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de pressurisation comportent un cylindre muni d'vtn piston, placé dans le second embout de manière à déboucher dans ladite cavité, et des moyens exerçant une pression sur ledit piston dans le cylindre 15 vers ladite cavité. 3. Connecteur électrique conforme à la revendication 2, caractérisé par le fait que l'autre extrémité dudit cylindre s'ouvre à l'extérieur du second embout, que des moyens de traction sont fixés audit piston, sortent du second embout par le cylindre et servent à tirer le piston dans le sens 20 opposé aux moyens de pression. H. Connecteur électrique conforme à la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens extérieurs au second embout, pour faire fonctionner ledit piston. 5. Connecteur électrique conforme à la revendication 1, caractérisé 25 par le fait que le premier embout comporte un manchon circonscrivant une cavité et d'une dimension telle qu'il s'emboîte par glissement contre la paroi du deuxième manchon ; qu'un diaphragme est monté parallèlement au fond de ladite cavité et est traversé par la ou les broches de contact, et qu'une substance isolante semi-fluide remplit ladite cavité entre son fond et ledit 30 diaphragme. 6. Connecteur électrique conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de pressurisation comprennent ledit diaphragme et des moyens poussant ledit diaphragme vers l'intérieur de ladite cavité. 7. Connecteur électrique conforme à la revendication 6, caractérisé 35 par le fait que ledit diaphragme peut coulisser dans ladite cavité et qu'un soufflet relie ce diaphragme à la paroi de ladite cavité.