La présente invention est destinée à faire remonter vers la sur face/l'eau froide qui se situe en profondeur dans l'océan. Cette eau peut Stre utilisée ensuite comme source froide pour une machine thermique et/ou comme source de nitrate et de phosphates favorisant ltactiti- té biologique. Actuellement, cette remontée s'effectue à l'aide de pompes qui présentent 4 inconvénients majeurs - consommation d'énergie importante - investissements couteux du fait des moyens importants à mettre en oeuvre - prix élevés des matériaux adaptés pour résister à la corrosion Marine - maintenance conteuse des organes mécaniques fonctionnant dans l'eau de mer La présente invention permet d'éviter ces inconvénients. Le dispositif comporte une source d'eau sous pression, provenant par exemple, d'une rivière dont le niveau 6 été rehaussé par un barrage. Cette eau est acheminée par une canalisation a l'emplacement du prélèvement d'eau de mer. Un injecteur assure le mélange de l'eau de mer et de l'eau douce et l'introduction du mélange dans une canalisation de forte section. Cette denxiémecanalisatlon évacue le mélange à l'emplacement où il doit ;trie utilisé. L'intérêt de cette opération réside dans l'absence d'organes mécaniques mobiles et dans la faible quantité d'eau douce nécessaire (quelques % du mélange en général). Cet apport d'eau douce n'augmente pratiquement pas la température du mélange, ce qui permet l'alimentation d'une centrale à énergie thermique des mers. Si un forage effectué au large est producteur d'eau, l'installation se simplifie puisqu'elle ne comporte plus que l'inJec- teur et le tube évacuateur. Pour que le dispositif fonctionne il faut 1) que la pression de l'eau douce au niveau de l'injecteur soit supérieure à la pression de l'eau de mer ambiante. 2) que la densité du mélange soit telle que la pression à la sortie du tube d'évacuation soit supérieure à la pression de l'eau ambiante. Selon une première variante le tube d'évacuation est placé verticalement. Il est accroché au fondlpar exemple par des ressorts à boudin. Des flotteurs à la partie supérieure assurent la verticalité de l'ensemble. Selon une deuxième variante, le tube d'évacuation est déposé sur le fond (ou dans une galerie) pour ramerer eau de mer vers le rivage. Dans cette variante, l'injection d'eau d@@ce s'effectue d'une manière horizontale ou quasi horizontale. Le dessin annexé est une vue s@hé@atique de l'intallation dans le cas de la première variante. Tel qu'il est représenté, le dessin montre une source d'eau douce 1 figurée par un barrage sur une rivière, une canalisation 2 introduit l'eau sous la mer, un injecteur 3 dans lequel s'effectue le mélange eau douce/eau salée, un tube 4 de forte section par lequel le mélange remonte vers la surface. Dans le cas de figure l'eau remontée est simplement atilisée pour enrichir l'eau de surface en sels minéraux. La large ouverture est destinée à améliorer le rendement de l'opération en limitant les turbulences. Dans le cas d'une utilisation de l'énergie thermique des mers,le tube est raccordé au condenseur de la machine. Le tube k est retenu au fond par une fixation (ressorts à boudin par exemple). Des flotteurs 5 assur@ut la v@rticalité du tube 4. Lorsque l'eau pr@fonde doit ttre ramenée vers le rivage (pour alimenter une lagune par exemple),le tube h est disposé d'une manière analogue à la canalisation 2. Si au départ, la hauteur ou la pression de l'eau douce est suffisante,elle peut sortir de l'injecteur et pénétrer dans le tube d'évacuation. Le système est autorégulé, c'est a dire que, par exemple, si le débit d'eau salée devient trop faible, la dilation augmente, la densité du mélange diminue et le débit redevient plus fort. Les pertes de charges assurent un amortissement du système dont le débit aurait tendance à osciller, s'il n'y avait aucun freinage. Dans un calcul simplifié, on peut estimer que du point de vue de la densité, 2 grammes de salinité en moins équivalent à 10 C en plus. Ce dispositif, par sa simplicité, est adapté à l'aquaculture en milieu ouvert ou fermé ainsi qu'a l'utilisation de l'énergie thermique des mers. Citons un ordre de grandeur . un barrage qui donnerait par turbinage 1 MWe, produirait par ce dispositif 4 MWe en énergie thermique des mers avec, en outre, un enrichissement important des eaux de surface en nitrates et phosphates. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour remonter l'eau de mer profonde vers la surface, comportant une source d'eau douce sous pression (1), une canalisation (2) amenant l'eau douce à l'emplacement du prélèvement d'eau de mer, un injecteur (3) assurant l'aspiration de l'eau de mer et son mélange avec l'eau douce et enfin une canalisation (4) évacuant le mélange à l'emplacement ou il doit autre utilisé, caractérisé par le fait que la difference de densité entre l'eau de mer et le mélange assure la remontée de celui-ci, sans aucun moyen mécanique en mouvement. 2. Injecteur selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'il assure la répartition de l'eau douce en jets assez minces pour que le mélange s'homogénéise rapidement. 3. Source d'ean douce selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle peut provenir d'un forage effectué au droit de l'ínjec- tour. Dans ce cas l'installation ne comporte pad de canalisation d'amenée d'eau douce depuis le rivage. On peut effectuer une remontée d'eau loin des cbtes dans des conditions économiques acceptables. 4. Canalisation (4) selon la revendication 1, caracterisée par le fait quelle n'est pas nécessairement verticale ; elle peut on particulier strie déposée sur le fond de la mer lorsque l'eau océanique doit être transférée à un emplacement qui n'est pas à la verticale du lieu de prélèvement. 5. Injecteur selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les jets d'eau douce ne sont pas nécessairement verticaux, comme le montre la figure annexée. Ces jets suivent l'orientation de la canalisation (4) à son départ.