la présente invention concerne un procédé de pose d'éléments de façade préfabriqués de grandes dimensions, les procédés connus d'exécution de façades ou parties de façade de bâtiments par exempie, en plaques de verre profilées présentent une série de désagréments et de difficultés et ils sont relativement coûteux. Si selon l'un de ces procédés connus les plaques sont posées dans leurs supports et mastiquées une à une, il faut toujours prévoir à l'extérieur du bâtiment un échafaudage qui augmente le prix de revient. D'autre part, le travail dépend beaucoup des conditions météorologiques parce qu'il n'est pas possible de mastiquer de l'extérieur en cas de pluie ou de grand froid. Ces interruptions dûes aux intempéries augmentent aussi notablement les frais et il faut également en tenir compte pour déterminer les délais d'exécution. On peut aussi penser à préfabriquer des éléments de grandes dimensions constitués de plaques de verre profilées disposées parallèlement côte à côte et maintenues en haut et en bas dans des fers profilés, à les amener sous cette forme sur le chantier et à les poser. Mais on ne peut appliquer ce procédé que dans des conditions météorologiques convenables à cause de la fragilité des plaques de verre. Il faut veiller en particulier à ce que, lorsqu'on lève les éléments de leur emplacement d'empilage à leur emplacement de pose, ils ne puissent être frappés comme des voiles par un vent violent. On ne peut le faire qu'en prenant des dispositions particulières afin de les faire monter en position horizontale et de ne les amener qu'au dernier moment à leur position verticale définitive. On ne connaît pas actuellement de procédé pour le faire rationnellement et en tous cas on opére également à partir d'un échafaudage extérieur pour poser ces éléments de grandes dimensions. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités et de fournir un procédé pour poser des éléments préfabriqués de grandes dimensions, composés de plaques de verres profilées qui sont disposées parallèlement l'une à côté de l'autre et sont maintenues en haut et en bas dans des fers profilés, procédé qui n'exige pas d'échafaudage à l'extérieur du bâtiment. Ce procédé est caractérisé par le fait qu'il comprend les étapes suivantees: amener l'élément en position horizontale à son emplacement dans le bâtiment, réaliser alors entre son bord inférieur et une traverse inférieure de support une liaison articulée, et ensuite le faire pivoter vers le haut suivant un axe horizontal autour de cette articulation jusqu'à sa position finale où on le fixe L'invention a d'autre part pour but de fournir un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, Ce dispositif est caracté ris par le fait que le fer inférieur de l'élément de façade porte les éléments d'une articulation, dont l'un est fixé à ce fer et dont l'autre peut être fixé depuis l'intérieur du bâtiment par rapport à la traverse de support. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif une forme de réalisation conforme à l'invention. Sur ces dessins, La figure i représente en perspective un élément de façade associé à un cadre de support, en position horizontale, La figure 2 représente schématiquement le processus de montage, et la figure 3 est une vue en coupe verticale d'un élément posé. Dans l'élément représenté, les plaques de verre désignées par 1 ont une section en Uet sont disposées côte à cote par leurs grands côtés non jointifs, de sorte qu'il existe des interstices pa rallèles2ç4isont dezpréférence verticaux lorsque l'élément est posé. leurs petits côtés sont maintenus en haut et en bas dans des fers 3 qui ont également en général une section en U. Pour que l'on puisse transporter cet ensemble avec le moins de risque possible de casse des plaques, mais cependant de manière commode et simple, on l'équipe de deux ou plus de deux traverses de raidissement 5 qui sont parallèles aux interstices 2 et s'engagent des deux côtés dans les fers 3. Ces traverses servent exclusivement au montage et au transport de l'élément et peuvent ensuite être retirées par l'intérieur du bâtiment, si bien que, lorsque celui-ci est terminé, les éléments disposés côte à côte donnent l'impression d'un panneau de verre continu sans renforts. A cet effet, les traverses 5 sont par exemple télescopiques et peuvent être bloquées dans leur position d'extension par des bagues de verrouillage non représentées. la combinaison des traverses 5 et des fers 3 constitue un cadre de montage et de transport très résistant à la torsion, ce qui est très important compte tenu de la fragilité des plaques. Sans ce raidissement il serait absolument impossible de transporter par exemple l'élément en position horizontale ou de l'exposer au vent. Un cadre de support 4 -(figure 1) accroché sur les traverses 5 permet de transporter l'élément représenté horizontalement au moyen d'une grue. Le bord inférieur de l'ouverture prévue dans le bâtiment pour recevoir l'élément comporte une traverse de support 15 fixe, constituée avantageusement d'un profilé métallique qui couvre toute la long#ueur de cette ouverture, laquelle doit éventuellement recevoir plusieurs éléments disposés l'un à côté de l'autre. Cette traverse ainsi que le fer 5 inférieur de chacun des éléments à monter comporte de place en place des organes qui en coopérant constituent une articulation à axe de pivotement horizontal. Ce rôle est joué par des charnières 7 sur lesquelles chaque élément peut pivoter vers le haut ainsi qu'on l'a indiqué sur la figure 2. Dans leur position finale, ces éléments sont verticaux, leurs fers 3 se trouvent en haut et en bas, et on les immobilise dans cette position.On le fait de préférence par vissage de l'intérieur du bâtiment, si bien quton-nta pas besoin d'échafaudage extérieur. On voit les moyens mécaniques qui permettent ce pivotement sur la figure 3. L'élément est amené horizontalement à l'emplacement ou il doit être posé d'abord dans la position ' représentée en traits mixtes. Un fer de revêtement 6 posé sur son bord inférieur entoure un profilé en U 8 qui comporte des branches 9 limitant latéralement une rainure longitudinale. Des premiers éléments 10 d'articulation s'engageant de place en place dans cette rainure portent un pivot cylindrique 11 saillant, parallèle au fer. Un autre élément 12 d'articulation coopérant peut tourner sur ce pivot. Cet élément 12 constitue un sabot relativement court et comporte à son extrémité un bec 13 recourbé vers le haut, qui s'engage dans une rainure 14 débouchant latéralement de la traverse 15. Ainsi que l'indique schématiquement la figure 1, chaque élé présente#suar ment de façade F longueur au moins deux charnières 7 écartées qui se composent du premier élément 10 et du second élément 12 accroché à son pivot 11. La traverse 15 repose sur un sommier 16, par exemple une poutre de béton du bâtiment et en est solidaire. Elle comporte du côté intérieur du bâtiment une aile verticale et longitudinale 17 et une aile 18 qui en part obliquement vers l'extérieur porte deux nervures verticale 19 destinées à s'engager dans une rainure longitudinale 20 de l'élément 12. Des dents 23 d'un larnier 22 monté du côté de l'extérieur du bâtiment s'engagent dans cette aile. les plaques de verre 1 de l'élément F reposent sur un support 24 qui peut être constitué de petites longueurs de barre ou d'une barre continue. Elles sont immobilisées latéralement par de petits tubes 25 de caoutchouc recouvert de mastic 26. Le fer supérieur dans lequel ces plaques s'engagent comporte une tôle de revêtement 28 dans laquelle se trouve un fer plat 29 de raidissement. Une tôle de protection antérieure 30 repose contre un linteau fixe 31 en profilés, qui est solidaire d'une partie fixe 32 du bâtiment. On immobilise l'élément mis debout en insérant la tête 34 d'un boulon dans une rainure en T 33 de la tôle--28, ce qui permet de fixer cet élément par vissage au fer fixe 35. Le montage a lieu comme suit : au moyen d'une grue on amène l'un après l'autre les éléments F couchés horizontalement dans la position F' (figure 3). On peut saisir del'intérieur l'élément 12 de ha charnière qui y est suspendu et l'amener à la position inclinée représentée en tirets, où I'extrémité-de son bec 13 s'engage dans la rainure 14 de la traverse 15. Puis au moyen de la grue, on fait descendre l'élément, dans le sens de la flèche A, de la position F' à la position F". Le bec 13 s'engage alors d'abord plus dans la gorge 14 puis il vient toucher le dessous de l'aile 21.Quand on continue à faire descendre l'élément, la pièce 12 pivote sur le gond formé dans cette gorge 14. les nervures 19 de la traverse 15 stenga- gentssans la rainure 20 jusqu'à ce qu'enfin, dans la position F",.elles supportent tout le poids de l'élément. On fait alors tourner celuici sur l'axe horizontal du pivot 11 dans le sens de la flèche B en le faisant passer de la position horizontale à sa position vertit définitive, On peut le faire de l'intérieur du bâtiment également sans recourir à un échafaudage extérieur, en partie à l'aide de la grue, et aussi par exemple à l'aide de moufles.Lorsque l'élément a été ainsi redressé, on peut sans autre opération faire les corrections de positions latérales, qui n'exigent pas de grands efforts parce cue le second élément 12, sur lequel cet élément s'appuie, peut glisser comme un patin sur les rails constitués par les nervures 19. Il est aussi simple de corriger-les erreurs de niveau en insérant des cales ou des coins entre ces nervures et l'élémerft 12, ou grâce à des vis de réglage. Lorsque l'élément occupe sa position définitive, on peut, toujours exclusivement de-l'intériPur du bâtiment, le fixer à la traverse supérieure 35 au moyen des vis à tête 340 Il va de soi que la présente invention a été décrite ci-des-sus à titre d'exemple préférentiel explicatif, mais nullemert limitatif et que l'on pourra introduire toute équivalence dans ses éléments constitutifs sans'sortir de son cadre défini par-les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de montage d'éléments de façade préfabriqués de grandes dimensions, composés de plaques de verres profilées qui sont disposées côte à côte parallèlement et dont les petits côtés sont maintenus en haut et en bas dans des profilés métalliques, caractéri- sé par le fait qu'il comprend les étapes suivantes: amener ces éléments horizontalement à l'emplacement de montage, réaliser une liaison articulée entre le bord inférieur de chaque élément et une traverse d'appui fixe, puis faire pivoter cet élément sur un axe horizontal autour de cette articulation en l'amenant dans sa position définitive et le fixer définitivement. 2. Procédé selon la-revendication 1 caractérisé par le.fait que l'on fixe l'élément de l'intérieur du bâtiment, sans échafaudage. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le profilé inférieur de l'élément de façade porte les éléments d'une articulation dont l'un est fixé à ce fer et dont l'autre peut être fixé de l'intérieur à latraverse inférieure de support. 4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé par le fait qu'un premier élément d'articulation solidaire du bord inférieur du profilé inférieur est articulé par l'intermédiaire d'un pivot sur un second élément de l'articulation de manière qu'après montage l'axe de pivotement de ces éléments se trouve au-dessous de ce profilé et du côté de l'extérieur du bâtiment. 5. Dispositif selon l'une des revendications 3 et 4 caractérisé par le fait que le deuxième élément d'articulation comporte à son extrémité libre un bec recourbé vers le haut, qui est destiné à s'engager dans une rainure longitudinale de la traverse de support. 6. Dispositif selon l'une des revendications 3 et 4 carac-térisé par le fait que lorsque le deuxième élément d'articulation occupe sa position fixe par rapport à la-traverse, il existe entre lui et cette dernière une rainure de guidage dans laquelle s'engage au moins une nervure afin que ce deuxième élément puisse coulisser longitudinalement sur ladite traverse. 7. Dispositif selon l'une des revendication 3 et 4, caractérisé par le fait que les éléments d'articulation peuvent pivoter de plus de 900.