La présente invention se rapporte à un procédé et à une machine permettant d'usiner la surface d'un siège de soupape. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé et une machine pour l'usinage de la surface du siège d'une soupape devant être aligné avec une grande précision par rapport à l'alésage de guidage de la queue ou tige de la soupape, comme cela est le cas par exemple pour une culasse de cylindre d'un moteur à combustion interne. Dans un moteur à combustion interne à quatre temps. comme illustré sur la figure 4. un guide-soupa- pe 120 en fonte supportant une queue ou tige 111 de soupape 110 d'admission ou d'échappement, ainsi qu'un siège 130 de soupape fabriqué en un matériau dur tel qu'un alliage fritté, sont en général assignés à des positions prédéterminées dans une culasse 100 de cylin- dre. Comme le montre la figure 5, le siège 130 présen- te habituellement une surface d'appui comprenant une surface périphérique 131 qui décrit un angle vertical de 1200 dans un cône imaginaire délimité autour d'un axe 112 de la tige 111 et constituant un axe de rota- tion j une surface de contact 132 décrivant un angle vertical de 900 dans ledit cône imaginaire; et une surface interne 133 décrivant un angle vertical de 60 dans ledit cône, certains sièges de soupapes comportant une surface d'appui constituée seulement de la surface de contact 132 décrivant un angle vertical de 900.Etant donné qu'il est nécessaire de maintenir une étanchéité à l'air à l'encontre d'un mouvement violent et d'une importante force de compression telle que celles qui se manifestent dans les soupapes d'admission et d'échappement dans la culasse d'un moteur à combus- tion interne, il convient de veiller à finir soigneu- sement la face interne de l'alésage de guidage du - 2 guide-soupape et la surface d'appui du siège: en parti- culier, un fort arrondi de ladite surface d'appui elle- même et un alignement très précis par rapport à l'alésa- ge de guidage de la soupape sont nécessaires lorsqu'on donne son fini à cette surface d'appui du siège. Compte tenu de ces exigences, on a utilisé jusqu'à présent différents procédés d'usinage qui, globa- lement, sont classés selon les trois procédés suivants: (1) lorsqu'on utilise un outil de perçage à calibre ou un outil analogue, l'alésage de guidage de la soupape est fini à l'aide d'-un alésoir. puis ce dernier est enlevé j on fixe un outil de mesurage tel qu'une Jauge'à cadran, après quoi on effectue le mesurage tout en entrainant la broche pour obtenir un alignement entre le guide-soupape. et le siège de cette dernière, ensuite, l'outil de mesurage est remplacé par un outil de coupe à chanfreiner et la surface du siège de la soupape est biseautés par cet outil de-coupe. Ce procédé n'est pas approprié pour un usinage au moyen d'une broche multiple et, même lorsque cet usinage est effectué à l'aide d'une broche simple: i-l requiert une assez grande quantité'de temps, ce qui ralentit la productivité et ne permet pas de réduire les interventions. De ce fait, ce procédé a été utilisé principalement pour des productions de faible volume, mais il ne se prête pas à des productions de volumes moyen et important; (23 l'alésage de guidage de la soupape est ménagé lors d'une étape préalable en utilisant une machine-ou- til séparée, puis une barre de guidage solidaire d'un outil à chanfreiner est introduite dans ledit alésage formé et la surface de contact du siège de la soupape est chanfreinée à la main. Dans ce procédé, il est nécessaire d'assurer un alignement avec l'alésage de guidage à chaque fois qu'on chanfreine la surface du siège de la soupape. De ce fait, lorsque ce siège consiste en un matériau relativement tendre, l'effica- cité de l'usinage n'est pas affectée outre mesure, mais, lorsque ledit siège consiste en un matériau dur. l'usina- ge dure plus longtemps et il est nécessaire d'usiner préalablement la surface périphérique et la surface inter- ne du siège de la soupape. En outre, étant donné que ce travail est effectué à la main, la force peut ne pas être appliquée uniformément pendant l'opération de chanfreinage, si bien que l'alignement de la surface du siège par rapport à l'alésage de guidage et l'arrondi de cette surface en soi ne sont pas toujours parfaits. C'est pourquoi il a été nécessaire dans de nombreux cas de procéder à des étapes ultérieures incluant un rodage de la soupape; et (3) comme illustré sur la figure 6, une culasse 200 de cylindre est ajustée à l'aide d'un porte-pièce dans une position prédéterminée sur une machine- outil, puis une broche externe 270 supportant une tête de coupe 250 à la périphérie de laquelle est assujetti un outil de chanfreinage 240, ainsi qu'une broche interne 280 à laquelle est fixé un alésoir 260, sont déplacées conjoin- tement vers l'avant pour se rapprocher de la culasse 200 puis, lorsqu'elles ont atteint des positions prédétermi- nées, seule la broche interne 280 est déplacée vers l'avant en étant supportée par la face interne de la tête de coupe 250; l'alésage de guidage d'un guide-sou- pape 220 est alors fini à l'aide dudit alésoir 260 et la broche externe 270 est légèrement déplacée vers l'a- vant pour chanfreiner la surface d'appui d'un siège 230 de la soupape. Ce procédé est approprié pour des productions de moyen et de grand volumes et il a été principalement adopté jusqu'à présent. Cependant, avec les procédés (1) et (2) décrits ci-dessus, même si la fixation du guidesoupape par rapport à la culasse accuse une légère déviation, c'est-àdire même lorsque l'alésage de-guidage n'est pas positionné comme souhaité, le chanfreinage du siège de ladite soupape a lieu après un ajustement correspondant au défaut d'alignement de l'alésage de guidage par un alignement sur ce dernier; dans le procédé (3), l'alésage-de guidage et la surface du siège sont usinés selon des dimensions prédéterminées à partir de positions de référence sans tenir compte de variations dans-la position de l'alésage de guidage. De ce fait, lorsque, lors de l'usinage d'un alésage préparé du guide-soupape, ledit alésage préparé n'est pas posi- tionné de manière précise, il en résulte lors de l'opé- ration d'alésage un défaut-d'uniformité dans la tolérance radiale, ce qu'on appelle la déviation en épaisseur, et cette dernière agit sur l'arête coupante de l'alésoir comme une force non uniforme de réaction à la coupe dans le sens radial, de sorte que, lorsque l'alésoir long et étroit est déplacé d'arrière en avant, il se produit une augmentation non seulement de l'inclinaison de cet alésoir, mais également du degré d'excentricité par rapport à l'alésage préparé. C'est pourquoi il n'a pas été facile d'obtenir jusqu'à présent la concentricité souhaitée entre l'alésage de guidage et le siège de la soupape. Par ailleurs, la machineoutil correspondante est inévitablement du type à deux broches coaxiales étant donné qu'il est nécessaire d'entraîner l'alésoir et l'outil de coupe séparément, si bien que le diamètre de la broche externe devient plus important et que. en conséquence, le nombre de broches par machine devient relativement faible. Partant, afin de finir avec une grande efficacité une telle pièce à usiner, en parti- culier une culasse de moteur à plusieurs cylindres, il a été nécessaire jusqu'à présent de prévoir plusieurs postes de travail. La présente invention vise à résoudre effica- cement les problèmes susmentionnés, posés par les pro- cédés et machines d'usinage de types classiques. - L'invention propose donc un procédé et une machine pour usiner la surface d'un siège de soupape dans une culasse de cylindre d'un moteur à combustion interne nécessitant un alignement extrêmement précis de la tige de ladite soupape par rapport à un alésage de guidage, la surface du siège devant présenter un fort arrondi tout en la maintenant fortement concentrique audit alésage de guidage. Un autre objet de la présente invention est de proposer un procédé et une machine qui, destinés à usiner la surface susmentionnée d'un siège de soupape, permet également de finir l'alésage du guide-soupape avec une faible tolérance, sans inclinaison de l'alésoir. Un autre objet de la présente invention consiste à proposer un procédé et une machine qui, conçus pour usiner la surface du siège d'une soupape, sont à même d'effectuer les opérations précitées de finissage de manière simple et avec une forme de réalisation simple, respectivement, donc en réduisant les heures de main d'oeuvre et les coûts. Selon les caractéristiques essentielles du procédé de l'invention, ce dernier consiste à ajiuster une pièce à usiner comprenant un guidesoupape et un siège de soupape j à déplacer vers l'avant un organe de guidage en le maintenant incliné, la pointe de cet organe de guidage étant insérée dans un alésage de guidage du guide-soupape; à faire avancer ledit organe de guidage en lui permettant de fléchir par rapport à la direction de la broche en suivant ledit alésage de guidage t à maintenir cet organe de guidage dans sa position en retenant fermement sa zone postérieure j à faire avancer au moins un outil de coupe contondant coaxialement audit organe de guidage en le faisant tourner, afin d'usiner ainsi la surface du siège de la soupape; à faire reculer ledit organe de guidage et ledit outil de coupe contondant; et à enlever la pièce usinée. L'invention propose par ailleurs un procédé pour usiner la surface d'un siège de soupape, dans lequel l'étape consistant à faire avancer en souplesse l'organe de guidage inclut une étape de creusement de l'alésage de guidage. Selon les caractéristiques essentielles de la machine-outil de l'invention, cette dernière comprend au moins une broche pouvant être déplacée-vers l'avant et vers l'arrière; un organe d'amorçage pouvant fléchir par rapport à ladite broche X un organe de guidage pouvant guider ledit organe d'amorçage-tout en ménageant un jeu: un élément de support pouvant supporter ledit organe d'amorçage et pouvant être aligné par rapport à ce dernier a des moyens pour maintenir ledit élément de support coaxial audit organe d'amorçage s et au moins un outil de coupe contondant disposé de manière à pouvoir être mis en rotation par ladite broche coaxialement audit organe d'amorçage. L'invention propose en outre une machine du-type précité, dans laquelle l'organe d'amorçage est doté d'un alésoir. L'invention va à présent être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en élévation avec coupe partielle d'une machine- outil selon une forme préférée de réalisation de la présente invention, illustrée juste avant sa mise en marche, la figure 2 est une vue en élévation avec coupe partielle de la machine-outil de la figure 1, illustrée en position d'usinage; la figure 3 est une vue en bout selon la ligne X-X de la figure 1; la figure 4 est une coupe fragmentaire d'une culasse de cylindre d'un moteur; la figure 5 est une coupe à échelle agrandie représentant la surface d'un siège de soupape de la culasse de la figure 4: et la figure 6 est une vue fragmentaire d'une machine-outil de type classique. 250 1094 Les dessins annexés illustrent une forme de réali- sation préférée selon la présente invention. Sur la figure 1, le numéro de référence 1 désigne une culasse de cylindre mise en place et fixée par des trous de repérage sur un dispositif J porte-pièce d'une machine-outil. Les douilles 2 en nombre nécessaire, de guidage et de support des queues ou tiges de soupapes d'admission et d'échappement ainsi qu'un nombre voulu de sièges 3 de soupapes, sont emmanchés à force dans des positions prédéterminées sur la culasse 1. Les dessins ne représentent à chaque fois qu'une douille et un siège de ce type. La référence 4 désigne un alésoir qui est destiné à finir un alésage de guidage de la douille 2, et dont la zone extrême postérieure est ajustée et fixée dans la zone centrale d'un porte-outils 5. Comme le montre la figure 3, sur la face périphérique d'une zone médiane du porte-outils 5, se trouvent plusieurs outils conton- dants 5a, tels que des lames ou des outils de coupe. pour usiner la surface du siège 3 de soupape. Ces outils a sont disposés de telle sorte que, en observant par exemple la figure 3, si les outils supérieur et inférieur sont destinés à usiner la surface de contact de la soupape au centre du siège ( c'est-à-dire la région correspondant à une surface de contact 132 sur la figure ), l'outil de droite ou de gauche, respectivement. usine une surface périphérique ( c'est-à-dire la région correspondant à une surface périphérique 131 sur la figure 5) et l'autre usine une surface interne ( c'est- à-dire la région correspondant à une surface interne 133 sur la figure 5). Il est cependant évident que le nombre des outils contondants 5a n'est pas limité à celui représenté sur les figures, mais qu'il peut être choisi de manière adéquate. Par exemple, dans le cas d'un siège de soupape destiné à ne présenter qu'une seule surface de contact, il peut n'être prévu qu'un seul outil contondant. Un organe de liaison 6 en T,logé dans une région postérieure de grand diamètre du porte-outils 5, est relié par une goupille ou un organe analogue à l'une des extrémités d'un joint universel 7. L'autre extrémité de ce joint 7 est reliée, par une goupille ou un organe analogue, à un élément 8b en T, à l'extrémité antérieure d'un embout Ba qui est assujetti par filetage à une broche 8 de telle sorte que sa position axiale puisse être ajustée. La broche 8 est disposée de manière à pouvoir coulisser vers l'avant et vers l'arrière, c'est-à-dire vers la droite et vers la gauche de la figure, respec- tivement, sur un banc B de la machine-outil. Cette broche est supportée, par l'intermédiaire de paliers 9a et 9b, par une tête multiple 10 qui supporte plusieurs broches 8 dont le nombre correspond à celui des soupapes. Une extrémité postérieure de la broche 8 est reliée à un arbre d'entraînement D. Plusieurs barres de guidage 11, fixées à l'avant de la tête 10 supportant plusieurs broches, sont'paraallèles à la broche 8 et elles sont supportées de manière coulissante par une plaque de support-12 qui, servant à les ajuster, est percée d'un trou circulaire central 12a. Un ressort lia exerçant la force nécessaire est enroulé autour de chacune des barres de guidage 11, les deux extrémités de ce ressort lia étant assujetties à l'avant de la tête multiple 10 et à l'arrière de la plaque de support 12. Lorsque la machine-outil n'est pas en fonctionnement, la plaque de support 12 occupe une position correspondant à la longueur au repos du ressort lia. Sur la figure 1, la plaque de support 12 a été déplacée d'une telle posi- tion de non-fonctionnement à une position précédant juste l'usinage. A l'état de non-fonctionnement, la plaque de support 12 est rétractée, ainsi que la tête 10, vers la droite au-delà de la position illustrée sur la figure 1. Dans une zone centrale de la face postérieure de la plaque de support 12, un coussinet de guidage est fixé par emboîtement dans le trou circulaire 12a. Préa- lablement à l'opération d'usinage. la région postérieure de grand diamètre du porte-outils 5 est logée dans ce coussinet de guidage 13 grâce à un faible jeu ménagé entre ces éléments. Par ailleurs, dans une-zone centrale de la face antérieure de la plaque de support 12, un support tubu- laîre 14 de palier peut coulisser dans le sens radial du trou circulaire 12a et un collet 14a de ce support 14 est retenu par une plaque de blocage 16 fixéeà l'avant de la plaque de support 12, et il peut être verrouillé si besoin est par des tiges 17a des pistons de plusieurs vérins de verrouillage 17. De plus, une zone externe d'un palier 15 à alignement automatique est fixée à l'intérieur de la zone extrême antérieure du support 14 de palier, la face interne qui délimite le diamètre intérieur du palier 15 étant disposée de telle sorte que l'extérieur de la région postérieure de grand diamè- tre du porte-outils S puisse y être insérée de manière coulissante. Sur les figures 1 et 2. la référence 18 dési- gne un b-loc de guidage qui fait saillie au-delà de la surface du dispositif J porte-pièce. Dans les conditions illustrées sur la figure 1. dans lesquelles la tête multiple 10 occupe sa position avant, la plaque de support 12 bute contre le bloc de guidage 18 et la pointe de l'alésoir 4 se trouve à proximité de la douille 2 de guidage de la soupape. Lorsque la tête 10 est avancée alors que la broche 8 tourne, le porte- outils 5 supportant l'alésoir 4 avance en étant guidé par le coussinet 13 et la pointe dudit alésoir 4 pénè- tre dans l'alésage de guidage de ladite douille 2 et s'emboîte dans cet alésage. Dans ce cas,il est préfé- rable que la pointe de l'alésoir 4 soit effilée t comme illustré sur les figures), car il est alors plus facile pour ledit alésoir 4 de pénétrer dans l'alésage de guidage, même lorsque cet alésoir 4 vibre sensible- ment. Si la conception est telle que la région posté- rieure de grand diamètre du porte-outils 5 se déplace- au-delà du coussinet de guidage 13 lorsque la pointe de l'alésoir 4 pénètre dans l'alésage de guidage, alors ledit porte-outils 5 supportant cet alésoir 4 suit ce dernier en fléchissant, étant donné qu'il est relié à la broche 8 de manière à pouvoir fléchir.-gràce au Joint universel 7; de plus, même si la position de l'alésage de guidage de la douille 2 accuse une légère déviation, l'al soir 4 exécute la finition de la face interne de cet alésage en se déplaçant librement de manière excentrée et en s'ajustant correctement dans ledit alésage de guidage. Par conséquent, l'alésoir 4 ne subira aucune inclinaison étant donné qu'aucune force excessive ne lui est appliquée, et l'alésage de guidage peut &tre correctement fini avec une tolérance réduite à un minimum. Au fur et à mesure que l'alésoir 4 progresse, la région postérieure de grand diamètre du porte-outils s'ajuste dans le palier 15 à alignement automatique en étant supportée par ce dernier, et des inclinaisons et variations de position subséquentes dans le sens radial dudit porteoutils 5, lorsque la progression de l'alésoir 4 se poursuit, sont absorbées par l'ali- gnement automatique du palier 15 et par des mouvements d'ajustement précis du support 14 de ce palier par rapport à la plaque de support 12, auquel cas la concen- tricité dudit porte-outils 5 et dudit alésoir 4 est maintenue et une torsion de cet alésoir 4 est empêchée. Lorsque l'alésoir a avancé jusqu'à la position dans laquelle il achève de suivre l'alésage de guidage de la douille 2, les vérins de verrouillage 17 sont actionnés par une alimentation de ces derniers en fluide sous pression, permettant ainsi aux tiges 17?a des pistons respectifs de bloquer le support 14 du palier dans une position déterminée par rapport à la plaque de support 12. A cet instant, la région postérieure de grand diamètre du porte-outils 5 est supportée de manière stable par le palier 15 à alignement automatique et elle se trouve dans une position alignée de manière très précise par rapport à l'alésage de guidage de la douille 2 ainsi que l'alésoir 4. D'autre part, les outils conton- dants 5a du porte-outils 5 se trouvent à proximité du siège 3 de la soupape. Dans ces conditions, si la tête multiple 10 poursuit sa progression alors que la broche 8 tourne, les outils contondants 5a viennent buter contre la surface du siège 3 de la soupape et chanfreinent cette dernière. Dans ce cas, le porte-outils 5 et l'alésoir 4 fonctionnent comme un arbre de support des outils contondants Sa et la douille 2 de guidage de la soupa- pe agit comme un palier antérieur de support des outils contondants 5a, cependant que le palier 15 à ali- gnement automatique sert de palier postérieur de support, de sorte que lesdits outils contondants Sa sont suppor- tés de part et d'autre et que la force de réaction à la coupe qui s'exerce contre ces outils est appliquée sur leurs zones intermédiaires. De surcroît, la distan- ce séparant les zones de portée est courte. Ainsi, la surface d'appui du siège 3 de la soupape peut être chanfreinée selon un fort arrondi et être fortement concentrique à l'alésage de guidage de la soupape. Si l'on considère le cas de la soupape 1, dans lequel l'alésage de guidage de la douille 2 a été préalablement fini, l'alésoir 4 peut être remplacé par une barre d'amorçage ( non représentée) de configura- tion et de dimensions identiques à celles dudit alésoir 4, la même fonction de support que ci-avant pouvant alors être obtenue lors de l'usinage de la surface du siège. En outre, le porte-outils 5 et la broche 8 peuvent être reliés par un arbre souple au lieu de l'être par le joint universel 7 et, dans ce cas également, il est possible d'obtenir la même fonction d'alignement que ci-avant par rapport à l'alésage de guidage. Il ressort de la description ci-dessus que, conformément à la présente invention, un alésoir ou une barre d'amorçage peut être convenablement ajusté dans l'alésage de guidage d'une douille de guidage de soupape et que, lors de l'usinage de la surface d'appui d'un siège de soupape, ledit alésoir ou ladite barre d'amorça- ge agit comme un arbre de support des outils contondants, lesquels sont supportés de part et d'autre de cet arbre par la douille de guidage et par un palier à alignement automatique, ce qui permet d'usiner efficacement la surface du siège en maintenant un fort arrondi et une grande concentricité par rapport à l'alésage de guidage de la tige de la soupape. Par ailleurs, du fait qu'il peut être pleinement résisté à la force de réaction à la coupe, une,surface périphérique et une surface interne peuvent être usinées en même temps que la surface de contact de la soupape, sans qu'il soit nécessaire de les usiner séparément. De plus, étant donné que le. palier à alignement automatique supporte une force radiale, la broche peut ne supporter qu'une force de rotation et une poussée, et présenter par conséquent un diamètre plus petit. De surcroît. et à la différence des machines classiques, il n'est pas nécessaire de prévoir une broche comprenant deux broches coaxiales, et l'encombrement de la machine-outil peut partant être réduit. Conformément à la présente invention, la surface du siège de la soupape peut être finie selon un très bon arrondi tout en la maintenant parfaitement concen- trique avec un alésage de guidage de la soupape, et cela de manière aisée et moyennant un agencement méca- nique simple. 1 3 En résumé, conformément à la présente invention. l'usinage d'un siège de soupape dans la culasse de cylindre d'un moteur à combustion interne nécessitant un alignement d'une extrême précision avec un alésage de guidage de ladite soupape peut par conséquent être effectué avec une main d'oeuvre peu importante et à de faibles coûts, sans sortir des limites d'une tolérance sévère. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et à la machine-outil décrits et représentée, sans sortir du cadre de l'inven- tion. 1 4 REVENDICATIONS 1. Procédé d'usinage de la surface d'un siège de soupape, caractérisé par le fait qu'il consists à aJuster une pièce à usiner comprenant un guidesoupape et ledit siège de la soupape; à faire avancer un organs- de guidage (13i tout en le maintenant incliné, une extrémité antérieure ou pointe de cet organs de guidage (13) s'emboîtant dans un alésage de guidage dudit guide- soupape j à poursuivre le déplacement dudit organs de guidage (131 vers l'avant, en lui permettant de fléchir par rapport à la direction d'une broche (8) tout en sui- vant ledit alésage de guidage s à maintenir la position dudit organs de guidage (13) en retenant fermement sa zone postérieurs j à déplacer vers l'avant, en le fai- sant tourner coaxialement audit organe de guidege, au moins un outil contondant (5a) en permettant A ce der- nier d'usiner la surface du siège (3) de la soupape z à faire reculer ledit organs de guidage t13) et ledit outil contondant j et à enlever la pièce usinée;' 2. Procédé d'usinage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son étape consistant à faire avancar en souplesse l'organe de guidage (13) inclut uns étape de formation de l'alésage de guidage. 3. Procédé d'usinage salon l'une des revendica- tions I et 2, caractérisé par la fait que l'étape con- sistant à maintenir la position de l'organs de guidage (13) inclut une étape consistant à supporter coaxiale- ment ledit organe de guidage (13). 4. Procédé d'usinage salon l'une des revendica- tions I et 2, caractérisé par le fait que son étape consistant à usiner la surface du siège (3) de la.sou- pape inclut une étape de chanfreinage et de finissage d'une surface dudit siège (3] avec laquelle ladite soupape vient en contact. 5. Machine-outil destinée à usiner la surface d'un siège de soupape, caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins une broche (8) pouvant être déplacée vers l'avant et vers l'arrière; un organe d'amorçage (5) pouvant fléchir par rapport à ladite broche (8) j un organe de guidage (13) pouvant guider ledit organe d'amorçage, tout en ménageant un Jeu; un élément de support (15) pouvant supporter ledit organe d'amorçage (5) de manière à pouvoir être aligné par rapport à ce dernier (5); un moyen (14) pour maintenir en place ledit élément de support (15) coaxialement audit organe d'amorçage (5) j et au moins un outil contondant (Sa) disposé de manière à pouvoir être entraîné en rotation par ladite broche (8) coaxialement audit organe d'amor- çage (5). 6. Machine-outil selon la revendication 5, caractérisée par le fait que l'organe d'amorçage (5) est doté d'un alésoir (4). 7. Machine-outil selon la revendication 6, caractérisée par le fait que l'organe d'amorçage présen- te un porte-outils (5) formant un seul bloc avec sa zone postérieure, l'outil contondant (Sa) étant fixé à la périphérie dudit porte-outils (5). 8. Machine-outil selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le porte-outils (5) est relié à la broche (8) par un joint universel (7). 9. Machine-outil selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le porte-outils (5) est relié à la broche (8) par un arbre souple. 10. Machine-outil selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le moyen de retenue (14) comporte plusieurs vérins (17) disposés à l'extérieur de l'élément de support (15).