La présente invention concerne un dispositif pour conditionner l'air d'un local,destiné à être monté à l'extérieur de ce local et notamment sur la toiture d'un bâtiment abritant le local. Les dispositifs connus de ce genre comprennent généralement des moyens de ventilation pour extraire l'air vicié du local et d'autres moyens de ventilation pour refouler l'air conditionné dans le local. Ils comprennent également un systeme d'échangeurs de chauffage relié un générateur de chaleur tel qu'une chaudière pour chauffer l'air en hiver, ainsi qu'un système d'échangeurs de réfrigération relié à un circuit frigorifique pour refroidir l'air en été. Ces appareils sont généralement munis d'un dispositif de commande à volets orientables pour introduire dans le local une certaine proportion d'air frais atmosphérique, en compensation d'une ponction d'air vicié rejetée à l'atmosphère. Dans les réalisations connues, le chauffage est obtenu, la plupart du temps, au moyen d'une chaudière unique à mazout ou à gaz qui échauffe l'air par l'intermédiaire d'un échangeur classique air-fumées avec interposition d'une paroi métallique. Les conditions d'échange thermique entre deux gaz étant médiocres, on est amené à réaliser un compromis, en général peu satisfaisant, entre un rendement insuffisant et une surface d'échange importante qui entraine un poids excessif de l'appareil. Ce poids est particulièrement néfaste lorsque l'appareil doit être monté en toiture, ce qui est notamment le cas lorsque cet appareil est destiné à conditionner l'air d'un lieu de vente dit à grande surface".En outre, l'extension de la surface de chauffe est relativement coûteuse, car il est indispensable d'eviter une dégradation de cette surface pouvant amener une communication entre les circuits d'air et de fumées. Pour pallier l'effet de corrosion nar oxydation ou attaque sulfurique, on est amené soit à utiliser de l'acier inoxydable, soit à remplacer fréquemment une surface d'échange en acier ordinaire. De toute façon, le cot de ces opérations est élevé. Par ailleurs, le chauffage par chaudière unique, à côté d'un manque de fiabilité évident, présente une rigidité de fonctionnement regrettable. On sait en effet qu'un établissement à conditionner peut comporter divers locaux distincts exigeant chacun un traitement particulier. Par exemple, un lieu de vente à grande surface comporte un local de vente occupé par la foule et un local de réserve de marchandises où ne circulent que très peu de personnes. I1 est évident que les premiers sont le siège d'un dégagement de chaleur physiologique dont il doit être tenu compte. L'apport d'un air traité identique dans ces locaux différents constitue donc une solution très imparfaite du problème. Les inconvénients évoqués plus haut relativement au rendement du chauffage et à la tenue de la surface d'échange sont encore accentués par l'existence d'un dispositif de régulation qui, sensible à la température régnant dans le local, met en route et arrête périodiquement la chaudière. Or, à chaque réallumage, le rendement de la combustion est mauvais, du fait notamment que les conduits de fumée sont froids et que le tirage est défavorisé. En outre, la surface d'échange étant froide, le risque est plus grand de voir s'y produire des condensations corrosives. Enfin, une telle régulation faisant intervenir des trains successifs d'air chaud et d'air froid est de toute évidence nuisible au confort, cet inconvénient étant d'autant plus accentué que le local à conditionner est plus vaste et que les phénomènes d'hystérésis et de gradient de température y sont plus développés. Des considérations similaires peuvent s'appliquer à la réfri gération de l'air. Les appareils qui ne comportent qu'un seul circuit frigorifique sont en effet d'une fiabilité douteuse et ne peuvent donner lieu qu'à une régulation par tout-ou-rien incompatible avec un confort satisfaisant. En outre, à chaque mise en route du cycle, la mise sous pression progressive du fluide frigorigène par l'unique compresseur de forte puissance est à l'origine d'un mauvais rendement pendant la période de démarrage. On notera encore que les appareils connus utilisent en général, pour refroidir le condenseur du circuit frigorifique, un ventilateur du type hélice qui, par sa faible hauteur d'aspiration, ne permet pas de vaincre les pertes de charge dans les gaines de ventilation et, par conséquent, ne permet pas de refroidir le condenseur par de l'air extrait. Or, en été, cet air extrait est souvent plus froid que l'air extérieur et son utilisation améliorerait le rendement de l'échange thermique au niveau du condenseur. En même temps, le renouvellement de l'air dans le local serait amélioré. Enfin, de par leur conception même, les dispositifs connus tels qu'ils viennent d'être rappelés sont strictement limités au conditionnement de l'air et leur utilisation à d'autres fins parait exclue. Le but de la présente invention est de réaliser un dispositif de conditionnement d'air qui, tout en étant de construction plus légère et plus économique, présente une fiabilité supérieure en même temps qu'un meilleur rendement, se prête à une régulation plus souple et soit utilisable pour divers autres usages auxiliaires. Suivant l'invention, le dispositif pour conditionner l'air d'un local est destiné à être monté à l'extérieur de ce local, notamment sur la toiture d'un bâtiment abritant ce local. I1 comprend des moyens de ventilation pour extraire l'air vicié du local, des moyens de ventilation pour refouler l'air conditionné dans le local, un système d'échangeurs de chauffage relié à au moins une chaudière, un système d'échangeurs de réfrigération relié à au moins un circuit frigorifique, pour chauffer ou refroidir l'air suivant la saison, et un dispositif de mélange d'air recyclé et d'air frais relié à une prise d'air atmosphérique et aux entrées d'aspiration respectives des moyens de ventilation précités par l'intermédiaire d'un système de réglage de proportion. I1 est caractérisé en ce que le système d'échangeurs de chauffage est relié à l'une au moins des chaudières par des moyens de transmission de chaleur comprenant un liquide caloporteur. L'échange thermique entre les fumées des chaudières et ce liquide s'effectue dans de bonnes conditions avec une surface d'échange relativement limitée. On peut donc, à faible poids et à bas prix de revient, épuiser convenablement la chaleur des fumées. L'air est ensuite chauffé dans un échangeur liquide-air. Au total, on a finalement, comme dans les réalisations connues, deux échanges gaz-paroi, mais ici ltechelon fumées-liquide permet de n'envoyer à la cheminée que des fumées convenablement refroidies. D'autre part, quelle que soit la corrosion qui puisse, en allant jusqu'au percement, affecter les surfaces d'échange, eh aucun cas les fumées ne peuvent se mélanger à l'air conditionné, ce qui constitue un facteur de sécurité important. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, il est prévu plusieurs chaudières reliées en parallèle sur le circuit de liquide caloporteur. La fiabilité de l'ensemble est ainsi améliorée, car il est toujours possible d'isoler une chaudière défaillante en attendant sa remise en état. Suivant une caractéristique remarquable de l'invention, les chaudières sont situées dans un compartiment séparé du reste du dispositif par une cloison sensiblement étanche traversée par le circuit de liquide caloporteur. De préférence, chaque chaudière est reliée au circuit de liquide caloporteur par l'intermédiaire d'une pompe de circulation individuelle. Les chaudières s'allumant, de façon connue en elle-même, dès que le liquide circule, il suffit, pour mettre une chaudière en service, de mettre en route la pompe correspondante. Suivant une caractéristique avantageuse de l'invention, le dispositif comprend des moyens de régulation de chauffage sensibles à la temperature regnant dans le local pour mettre en route séquentiellement les pompes de circulation relatives à chaque chaudière. La régulation met en route le nombre de chaudières correspondant au flux de chaleur nécessaire, et les dents-de scie de la régulation n'affectent qu'une seule chaudière, les autres fonctionnant constamment pour fournir un apport calorifique de base. Les à-coups de la régulation sont donc fortement atténués, ce qui améliore le confort du local en assurant un conditionnement plus continu. Les gradients de température dans le local sont atténues dans la même mesure, ce qui, outre l'amélioration du confort, donne plus de liberté dans le choix de l'emplacement des détecteurs de température. Enfin, la chute de rendement observée à chaque réallumage est fortement atténuée, puisqu'elle n'affecte pas l'ensemble des moyens de chauffage, mais seulement une chaudière. De la même manière que les moyens de chauffage, les moyens de réfrigération comportent plusieurs échangeurs reliés chacun à un circuit frigorifique distinct, de sorte que la fiabilité est améliorée et que l'éventualité d'une panne ne peut compromettre le fonctionnement de l'ensemble de l'installation. De préférence, le dispositif comprend des moyens de régulation sensibles à la température régnant dans le local pour mettre en route séquentiellement les circuits frigorifiques. On obtient ainsi, en fonctionnement d'été, les mêmes avantages de confort et de rendement qu'en fonctionnement d'hiver. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, le dispositif comprend un circuit de liquide caloporteur monté en dérivation pour alimenter des échangeurs liquide-air répartis dans divers locaux à chauffer. Ces échangeurs, qui peuvent être du genre dit "aérothermes", peuvent être disposés dans des locaux ou les conditions de température sont différentes de celui où l'on envoie l'air conditionné, par exemple les locaux de réserve d'un magasin de vente. De façon analogue, le dispositif comprend avantageusement un échangeur relié au circuit de liquide caloporteur pour échauffer un réseau d'eau chaude sanitaire. Cette disposition est particulièrement utile dans les magasins d'alimentation pour respecter les conditions d'hygiène requises. De préférence, le système de réglage du dispositif de mélange est agencé pour diriger sur les condenseurs un mélange d'air extrait et d'air atmosphérique réglable dans toute proportion prédéterminée, de manière à concilier au mieux le confort et le rendement dans les conditions précises du moment. L'extraction de l'air vicié implique avantageusement l'utili~ sation d'un ventilateur centrifuge, qui permet de vaincre les pertes de charge des gaines d'extraction. Enfin, le dispositif suivant l'invention se prête particulièrement bien à une réalisation du type modulaire permettant de disposer à bas prix de revient d'une gamme d'appareils de diverses puissances adaptés.à des installations différentes. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs la figure 1 est une vue simplifiée en perspective d'un dispositif de conditionnement d'air selon l'invention, avec arrachement partiel d'un pare-neige; la figure 2 est une coupe du dispositif selon II-II de la figure 3; la figure 3 est une vue de dessus du dispositif, les parois supérieures de son coffrage et la cloison horizontale médiane du caisson de mélange étant supposées enlevées, et les pare-neige étant partiellement arrachés; la figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 2; les figures 5 et 6 représentent schématiquement deux positions particulières du système de réglage de la proportion d'air atmos phérique et d'air extrait du local à climatiser; et la figure 7 est une coupe schématique selon VII-VII de la figure 2. Dans la réalisation particulière des figures 1 à 4, le dispositif de conditionnement d'air conforme à l'invention, prévu pour être monté sur la toiture d'un local à climatiser, comprend, à l'intérieur d'un coffrage 1, deux éléments modulaires 2-et 2a sensiblement identiques, disposés côte à côte longitudinalement et dont seul le premier sera décrit en détail. Les organes de l'élément modulaire 2a portent sur les dessins les mêmes reperes, affectés de l'indice a,que les organes similaires de l'élément modulaire 2. L'élément modulaire 2 comprend un caisson de mélange 3 séparé à mi-hauteur en deux compartiments inférieur 4 et supérieur 5 par une cloison horizontale étanche 6. Le compartiment inférieur 4 est relié par une ouverture d'aspiration 7 à un réseau 9 de gaines de reprise d'air dans le local; seule l'amorce de ce réseau est représentée. Ce compartiment inferieur 4 communique d'un côté avec un caisson d'extraction 8 par l'intermédiaire d'un jeu de volets orientables 11. Dans le caisson d'extraction 8 sont placés deux ventilateurs centrifuges 12 entraînés par un moteur 13. Les orifices d'aspiration 14 de ces ventilateurs 12 s'ouvrent dans le caisson 8 et leurs orifices de refoulement 15 sont reliés à des conduits 16 de rejet à l'atmosphère. Le compartiment inférieur 4 du caisson de mélange 3 communique d'autre part, par l'intermédiaire d'un deuxième jeu de volets orientables 17 situé en face du premier jeu 11, avec un caisson de conditionnement 18 dans lequel sont placés deux ventilateurs de refoulement 21 entraînés par un moteur 22. Les orifices d'aspiration 23 de ces ventilateurs 21 s'ouvrent dans le caisson 18 et leurs orifices de refoulement 24 sont reliés, par l'intermédiaire de conduits 25J à un réseau 26 de gaines de refoulement d'air dans le local à climatiser; seule l'amorce de ce réseau est représentée. Un échangeur de chauffage 27 est placé dans le caisson de conditionnement 18 entre les volets 17 et les ventilateurs de refoulement 21 de manière à être traversé par de l'air circulant sous l'action des ventilateurs 21 et matérialisé par les flèches A (figures 2 et 3). Cet échangeur de chauffage 27 et l'échangeur associé 27a comprennent, de façon en elle-même connue, des tubes à ailettes 28 reliés à un circuit de tuyauterie 31, 31a; ce circuit de tuyauterie,contenant un liquide caloporteur tel que de l'eau glycolée, est lui-même relié en parallèle à deux chaudières murales 32 situées dans un caisson de chauffage 33 et aux deux chaudières correspondantes 32a du caisson de chauffage 33a de l'élément modulaire 2a. Le circuit de tuyauterie 31, 31a est commun aux deux éléments modulaires 2 et 2a. Le caisson de chauffage 33 est séparé du caisson de conditionnement 18 par une cloison étanche 34 et présente dans sa paroi 35 une ouverture 36 pour l'entrée de l'air de combustion des chaudières 32 suivant le sens des flèches B (figures 1 et 2); ces chaudieres/sont- munies chacune d'une cheminée 37 débouchant à l'atmosphère à travers la paroi supérieure 38 du caisson 33. Trois échangeurs de réfrigération, mis en place entre les volets 17 et l'échangeur de chauffage 27 et près de ce dernier, sont situés, comme l'échangeur 27, entre les volets 17 et les ventilateurs de refoulement 21 de manière à être traversés par l'air circulant dans le sens matérialisé par les flèches A. Ces échangeurs de réfrigération sont, dans l'exemple décrit, des évaporateurs 41 inclus dans trois circuits frigorifiques distincts comprenant chacun un compresseur 42, un évaporateur 41 et un condenseur 43. Les évaporateurs 41 se composent, de façon en ellemême connue, de tubes à ailettes 44 reliés par des canalisations 45 de fluide frigorigène aux compresseurs respectifs 42 situés dans un caisson de réfrigération 46.Les condenseurs 43 sont placés dans le caisson d'extraction 8, entre les volets ll et les ventilateurs centrifuges 12, de manière à se trouver sur le trajet de l'air circulant sous l'action des ventilateurs 12 et matérialisé par les flèches C (figures 2 et 3). Le compartiment supérieur 5 du caisson de mélange 3 comprend une ouverture d'admission d'air atmosphérique 4i, munie d'un pare-neige 48 en saillie latérale. Ce compartiment 5 communique d'un côté avec le caisson d'extraction 8 et de l'autre avec le caisson de conditionnement 18, par l'intermédiaire de jeux de volets orientables respectifs 51 et 52. L'ensemble des volets 11 et 51 est agencé pour diriger vers les condenseurs 43 et les ventilateurs centrifuges 12 un mélange M d'air extrait du local et d'air atmosphérique, matérialisé par les flèches M des figures 2 et 3; l'ensemble des volets 17 et 52 est agencé pour diriger vers l'échangeur de chauffage 27, les évaporateurs 41 et les ventilateurs de refoulement 21 un mélange N d'air extrait du local et d'air atmosphérique, matérialisé par les flèches N des figures 2 et 3.Ces mélanges M et N sont réglables en toute proportion par modification de la position des volets Il et 51 pour le mélange M et des volets 17 et 52 pour le mélange N Le circuit de tuyauterie 31, 31a contenant le liquide caloporteur comprend une canalisation d'aller 31 et une canalisation de retour 31a visibles sur les figures 2 et 3 et communes aux deux caissons de chauffage 33 et 33a des éléments modulaires 2 et 2a. La canalisation d'aller 31 traverse la cloison étanche 34 du caisson de chauffage 33 pour assurer, selon le trajet défini par les flèches F, l'alimentation en liquide caloporteur des échangeurs de chauffage 27 et 27a, sous l'action de pompes de circulation 55, 55a associées à chaque chaudière et représentées de façon schématique sur la figure 4.Inversement, la canalisation de retour 31a traverse la cloison étanche 34a du caisson de chauffage 33a pour assurer, selon le trajet défini par les flèches G, le retour du liquide caloporteur vers les chaudières 32 et 32a; ces chaudières, de type mural, sont peu bruyantes, sont dotées d'éléments de sécurité agréés, et sont réalisées en pièces standard d'entretien ou de dépannage simple. La canalisation d'aller 31 est reliée également à un échangeur de chauffage 56 destiné à échauffer un réseau d'eau chaude sanitaire non représenté. Un circuit auxiliaire 57 de liquide caloporteur, dont seul le départ est représenté sur les figures 2 et 3, est monté en dérivation sur la canalisation d'aller 31 pour alimenter des échangeurs liquide-air tels que des aérothermes répartis dans divers locaux annexes, dans lesquels la température doit être différente de celle voulue dans le local à climatiser. Un coffret électrique 61 est placé en bordure du coffrage 1 et rassemble tous les éléments de commande (non représentés) nécessaires pour la mise en service du dispositif de conditionnement d'air et la surveillance de son fonctionnement. I1 comprend en particulier des systemes de régulation de chauffage et de refri- gération de type connu et des moyens, également connus en euxmêmes, pour afficher une température de consigne.Le système de la régulation de chauffage, ou selon/saison le système de régulation de réfrigération, répond à des détecteurs placés en des points appropriés du local à climatiser pour actionner séquentiellement, en hiver, les moteurs des pompes 55, 55a relatives à chaque chaudière 32 ou 32a (chaque chaudière s'allumant dès que la pompe correspondante fonctionne) ou,en été, les moteurs des compresseurs 42 des circuits frigorifiques. Cette commande séquentielle s'effectue au fur et à mesure que l'écart croît entre la température repérée à l'aide des détecteurs et la température de consigne affiché. L'étanchéité des compartiments 4 et 5 du caisson de mélange 3 et de chaque caisson du dispositif de conditionnement d'air par rapport aux caissons contigus est obtenue par des moyens connus en eux-mêmes, par exemple à l'aide de joints non représentés mis en place le long des bords de chaque cloison. Deux modes de fonctionnement du dispositif de conditionnement d'air peuvent être envisagés selon la saison et la température extérieure : le conditionnement par chauffage et celui par réfri gération. Dans l'un et l'autre cas, on suppose d'abord que les quatre jeux de volets orientables 11, 17, 51 et 52 sont ouverts. En période hivernale, le système de régulation de chauffage, sensible aux indications fournies par les détecteurs de température placés dans le local, met en route séquentiellement un nombre de pompes de circulation 55, 55a en fonction de l'apport calorifique nécessaire, lequel est proportionnel à l'écart entre la température repérée par les détecteurs et la température de consigne affichée. Les chaudières 32, 32a mises automatiquement en service au démarrage des pompes correspondantes échauffent le liquide caloporteur, qui, par action des pompes 55, 55a, est envoyé par l'intermédiaire de la canalisation d'aller 31 (flèches F) vers l'échangeur de chauffage 27, place sur le trajet du mélange d'air N comprenant de l'air extrait du local et de l'air atmosphérique, fournis respectivement par le compartiment inférieur 4 et le compartiment supérieur 5 du caisson de melange 3. Ce mélange d'air N s'échauffe et est introduit dans le local sous l'action des ventilateurs de refoulement 21 (flèche H sur la figure 2) dont les orifices de refoulement 24 s'ouvrent sur le réseau 26 de gaines de refoulement d'air dans le local.Simultanément, les ventilateurs centrifuges 12 rejettent à l'atmosphère (flèches J sur les figures 1 et 2) le mélange d'air M présent dans le caisson d'extraction 8 et comprenant, comme le mélange d'air N, de l'air extrait du local et de l'air atmosphérique, fournis respectivement par les compartiments inférieur 4 et supérieur 5 du caisson de mélange 3. Alternativement, en saison chaude, le système de régulation de réfrigération, sensible aux indications fournies par les détecteurs de température, met en route un nombre de compresseurs 42 en fonction de l'apport frigorifique nécessaire, lequel est également proportionnel à l'écart entre la température repérée par les détecteurs et la température de consigne affichée. Le fluide frigorigène est envoyé, par l'intermédiaire des canalisations respectives 45, des compresseurs 42 vers les évaporateurs 41 respectifs placés sur le trajet du mélange d'air N; ce mélange N est refroidi et refoulé dans le local sous l'action des ventilateurs de refoulement 21. Simultanément, le mélange d'air M formé à l'entrée du caisson d'extraction 8 assure le refroidissement des condenseurs 43 placés sur son trajet et est ensuite rejeté à l'atmosphère sous l'action des ventilateurs centrifuges 12. Dans les deux modes de fonctionnement qui viennent d'être décrits, la proportion d'air atmosphérique et d'air extrait du local dans les mélanges d'air N et M fournis respectivement aux caissons de conditionnement 18 et d'extraction 8 est réglable à toute valeur souhaitée par modification appropriée de la position des-volets orientables respectifs 17, 52 et 11, 51. En référence aux figures 5 et 6, deux positions particulières du système de réglage de proportion, constitué par les volets 11, 17, 51 et 52, sont décrites. La première position particulière du système de réglage de proportion concerne une possibilité de recyclage total de l'air extrait du local. Ce recyclage est obtenu en fermant complètement les volets l1 et en ouvrant les volets 17 afin d'envoyer tout l'air extrait du local dans le caisson de conditionnement 18 selon le trajet défini sur les figures 2 et 5 par les flèches K, les volets 52 étant dans ce cas fermés et les volets 51 ouverts pour canaliser l'air atmosphérique vers le caisson d'extraction 8 selon le trajet défini sur les figures 1 et 5 par les flèches b. Le deuxième position particulière du système de réglage de proportion concerne une possibilité de fonctionnement économique du dispositif de conditionnement d'air. Lorsqu'en demi-saison la température de l'air atmosphérique est inférieure à la température de consigne choisie pour le local à climatiser, il est possible de rafraîchir le local sans utiliser les circuits frigorifiques, en fermant complètement les volets 17 et en ouvrant au maximum les volets 52 pour n'envoyer dans le caisson de conditionnement 18 que de l'air atmosphérique selon le trajet-défini sur les figures 1 et 6 par les flèches L. En même temps, on ferme complètement les volets 51, pour ne pas envoyer d'air atmosphérique dans le caisson d'extraction 8, et l'on ouvre au maximum les volets Il pour assurer une extraction efficace de l'air vicié présent dans le local selon le trajet défini sur les figures 2 et 6 par les flèches K. Toute possibilité intermédiaire de fonctionnement du dispositif de conditionnement d'air est obtenue par modification de la position d'un ou de plusieurs jeux de volets 11, 17, 51 et 52, selon la proportion qui doit être réalisée à l'intérieur des mélanges d'air N et M présents à 11 entrée des caissons respectivement de conditionnement 18 et d'extraction 8. L'exemple de réalisation du dispositif de conditionnement d'air qui a été décrit ci-dessus représente une solution à la fois souple et efficace aux problèmes que pose la climatisation d'un vaste local. En effet, le fonctionnement séquentiel des chaudières 32, 32a ou des compresseurs 42 permet une adaptation progressive de puissance à l'importance de la climatisation à effectuer, et conduit à un rendement intéressant, puisque la régulation n'affecte qu'un seul des compresseurs 42 ou une seule des chaudières 32, 32a en service1 ou tout au plus deux, les autres fonctionnant à leur régime optimal pour fournir l'apport respectivement frigorifique ou calorifique de base. L'existence de la canalisation 31, 31a de liquide caloporteur présente par ailleurs le double avantage d'ameliorer, par rapport aux échangeurs classiques air-fumée;, les conditions d'échange thermique et donc de rendement au niveau des chaudières 32, 32a et à celui des échangeurs de chauffage 27 et 27a et de réduire l'importance de ces surfaces d'échange thermique. Cette caracté ristique allège considérablement le dispositif de conditionnement d'air, ce qui est favorable à son installation sur la toiture du local.D'autre part, l'interposition de cette canalisation 31, 31a isole complètement, ce qui est un facteur de sécurité, les circuits de fumées des chaudières 32, 32a et ceux de refoulement d'air conditionné dans le local et permet de réaliser de façon simple des branchements en dérivation vers des échangeurs de chauffage auxiliaires. La structure modulaire du dispositif de conditionnement d'air, qui est composé d'éléments modulaires 2 et 2a sensiblement identiques et eux-mêmes séparés en caissons au rôle nettement délimité, est très avantageuse, car elle permet à la fois d'augmenter la puissance installée par juxtaposition d'éléments modulaires supplémentaires et d'isoler du reste du dispositif, sans interruption de service grâce aux branchements en parallèle adoptés, un appareil défectueux en attente de dépannage. D'une manière genérale, cette structure modulaire réduit nettement les servitudes d'implantation. Le système de réglage de proportion contribue aussi à la souplesse de fonctionnement du dispositif, car il permet de recycler tout ou partie de l'air extrait du local et de commander dans toute proportion l'introduction d'air atmosphérique dans le dispositif de conditionnement d'air en modifiant à volonté la position des volets 11, 17, 51 et 52. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à exemple de réalisation que l'on vient de décrire et l'on peut apporter à celui-ci des variantes sans sortir du cadre de cette invention. Les chaudières 32, 32a sont du type mural, mais d'autres modes de mise en place de ces chaudières peuvent être envisagés, pour faciliter l'installation de chaudières supplémentaires qui seront par exemple alignées dos à dos relativement aux premières, ou placées au-dessus d'elles en surélevant le coffrage 1. La structure modulaire du caisson de réfrigération 46 présente les mêmes avantages et permet des modifications de même nature. I1 est d'autre part manifeste que la position des volets du système de réglage de proportion peut être modifiée par tout moyen de commande semi-automatique tel qu'une commande à distance prévue dans le coffret électrique 61 (ou dans un coffret de rappel des commandes situé à îtintérieur du local pour être plus rapidement accessible), ou par tout moyen de commande automatique tel qu'un asservissement de position agissant de manière distincte sur les quatre jeux de volets 11, 17, 51 et 52 en réponse à la détection de grandeurs physiques (températures par exemple) et à leur comparaison avec des valeurs de consigne affichées. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour conditionner l'air d'un local, destiné à être monté à l'extérieur de ce local, notamment sur la toiture d'un bâtiment abritant ce local, comprenant des moyens de ventilation pour extraire l'air vicié du local, des moyens de ventilation pour refouler l'air conditionné dans le local, un système d'échangeurs de chauffage relié à au moins une chaudière, un système d'échangeurs de réfrigération relié à au moins un circuit frigorifique,pour chauffer ou refroidir l'air suivant la saison, et un dispositif de mélange d'air recyclé et d'air frais relié à une prise d'air atmosphérique et aux entrées d'aspiration respectives des moyens de ventilation précités par llintermédiaire d'un système de réglage de proportion, caractérisé en ce que le système d'échangeurs de chauffage est relié à l'une au moins des chaudières par des moyens de transmission de chaleur comprenant un liquide caloporteur. 2.- Dispositif conforme à la revendication I, caractérisé en ce que le système d'échangeurs de chauffage est relié à plusieurs chaudières branchées en parallèle sur le circuit de liquide caloporteur. 3.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les chaudières sont situées dans un compartiment séparé du reste du dispositif par une cloison sensiblement étanche traversée par le circuit de liquide caloporteur. 4.- Dispositif conforme à l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que chaque chaudière est reliée au circuit de liquide caloporteur par l'intermédiaire d'une pompe de circulation individuelle. 5.- Dispositif conforme à la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de régulation de chauffage sensibles à la température régnant dans le local pour mettre en route séquentiellement les pompes de circulation relatives à chaque chaudière. 6.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le système d'échangeurs de réfrigération comprend plusieurs échangeurs reliés chacun à un circuit frigorifique distinct. 7.- Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de régulation sensibles à la température régnantdans le local pour mettre en route séquentiellement les circuits frigorifiques. 8.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit de liquide caloporteur monté en dérivation pour alimenter des échangeurs liquide-air répartis dans divers locaux à chauffer. 9.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend un échangeur relié au circuit de liquide caloporteur pour échauffer un réseau d'eau chaude sanitaire. 10.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le système de réglage de proportion du dispositif de mélange est agencé pour diriger sur les condenseurs des circuits frigorifiques un mélange d'air extrait et d'air atmosphérique réglable- dans toute proportion prédéterminée. 11.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les moyens d'extraction d'air comprennent un ventilateur du type centrifuge. 12.- Dispositif conforme à l'une des revendications 6 à 11, caractérisé en ce que les chaudières d'une part et les circuits frigorifiques d'autre part sont disposés côte à côte pour conférer au dispositif une structure modulaire.