La présente invention se rapporte- à un complexe textile pour le revetement de parois, telles que murs, plafonds, etc. ; elle concerne également un procédé pour fabriquer de tels complexes. I1 est connu depuis longtemps de recouvrir les parois au moyen d'étoffes textiles décorées, unies ou imprimées. Pour faciliter la pose de ces étoffes, on a proposé de les assembler avec un papier, ce dernier étant destiné à être appliqué sur la paroi à recouvrir. Comme on le sait, tant le papier que les etoffes, ont généralement la fâcheuse tendance a brûler et à s'enflammer rapidement. Depuis plusieurs années déjà, et dans de nombreux pays, les réglementations deviennent de plus en plus sévères pour que, dans les lieux publics ou analogues, on emploie des matériaux incombustibles ou comme tels. Dans cet esprit, on a suggeré de réaliser l'étoffe textile décorative en fibres minérales, telles qu'en fibres ou fils de verre. Néanmoins, pour de nombreuses applications, cela n'est pas encore jugé satisfaisant. Récemment, on a proposé de réglementer les matériaux utilisés dans la construction des bâtiments, en fonction de leur comportement au feu (Journal Officiel de la République Française du 26 Juillet 1973, pages 8131 à 8138)* Malheureusement, à ce jour, en ce qui concerne les revêtements de parois, aucun des matériaux textiles existants ne correspond à la catégorie Mo définie dans l'arrêté en question et très peu dans la catégorie M1. Le but de la présente invention est un complexe textile pour le revêtement des parois, ayant des qualites d'incombustibilité telles qu'il est pratiquement possible de le classer dans la catégorie des matériaux les moins inflammables. Le complexe textile, selon l'invention, constitué par une étoffe en fibres incombustibles, minérales notamment, et un papier destiné à être appliqué sur la surface à recouvrir, se caractérise encre que l'agent liant l'étoffe et le papier et en ce que l'agent d'imprégnation de l'étoffe et du papier sont choisis dans le groupe des agents chimiques sensiblement incombustibles et dégageant relativement peu de chalenr et de gaz nocifs lors de la combustion. Avantageusement, l'étoffe est constituée par soit une nappe non tissée en fibres de verre, de faible épaisseur, imprégnée par un liant approprié, soit un tissu, tissé ou tricoté, également en fils de verre, imprégné ou non. En pratique, on utilise une nappe nontissée de fibres de verre très courtes, préparée par voie papetière, liée au moyen d'une résine appropriée, c'est-à-dire ayant un pouvoir calorifique inférieur à 600 Kilocalories par kilogramme, incombustible et dégageant relativement peu de gaz nocifs lors de la combustion. On a trouvé que certaines résines, acryliques ou à base d'acétate de vinyle, donnent d'excellents résultats, d'autant plus que ces résines facilitent la prise et la tenue des colorants sur les fibres de verre qui sont, par nature, très difficiles à colorer. Si on le désire, on peut améliorer l'effet décoratif de ces complexes en utilisant non pas une simple étoffe en fibres minérales, mais un assemblage de plusieurs types d'étoffes Une solution particulièrement avantageuse consiste en un matériau réalisé selon-la technique connue de tricotage-couture, c'e t-à-diré la technique avec points de chaînette ou zig-zag, parfois dénommée Malimo ou Arachnee. En pratique, les fils de channe et de trame, voire d'habillage, sont en fils de silionne ou de veranne, et-l'ensemble est tricoté-cousu sur une base formée soit par une nappe non-tissée de faible épaisseur, également en fibres de verre, soit par un tissu, également en fibres de verre. Cette solution dans laquelle la face apparente a étb réalisée par tricotage-couture, donne d'excellents résultats, tant sur le plan pratique et économique que sur le plan décoratif. I1 va de soi que dans cette solution, les fils de channe et de trame qui sont tricotés-cousus peuvent également être imprégnés au moyen de résines incombustibles, telles que celles définies ci-dessus, eventuelle- ment réceptives aux colorants de teinture. Les résines acryliques et celles à base d'acétate de vinyle donnent là également de bons résultats. Le papier destiné à être appliqué sur la surface à recouvrir et à recevoir sur son autre face l'étoffe décorative,doit être incombustible, souple et résistant à la déchirure, notamment à l'humide. On utilise en pratique des papiers en "fibres d'amiante, seules ou en mélange, imprégnés également par une résine acrylique de composition voisine de la composition d'imprégnation de l'étoffe. L'assemblage de l'étoffe et du papier s'effectue par toutes techniques appropriées, sous réserve que, comme déjà dit, l'agent de liaison soit incombustible, dégage peu de chaleur et de gaz nocifs lors de la combustion. Comme l'étoffe et le papier sont im prégnés, donc assez rigides, leur manipulation s'en trouve facilitée et l'opération de mise en place et d'assemblage simplifiée. Dans un mode de réalisation, on dépose sur une face du papier, à la racle ou par léchage, une pellicule d'agent liant, on place sur cette pellicule la face envers de l'étoffe éventuellement préalablement imprégnée, on passe l'ensemble dans une calandre chauffée et enfin on réceptionne le complexe ainsi formé. Si on désire que l'étoffe soit décorée, notamment avec des motifs colorés, il est préférable de teindre et/ou d'imprimer l'étoffe avant l'assemblage avec le papier. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de la suite de la description, notamment des trois exemples de réalisation, donnés à titre indicatif et non limitatif, à l'appui des figures annexées. La figure 1 représente très schématiquement en perspective, un complexe textile conforme à l'invention. La figure 2 montre en coupe un tel complexe un peu plus détaillé. La figure 3 illustre, également schématiquement, un dispositif pour la réalisation d'un tel produit. Sur la figure 1, 1 représente l'étoffe textile, 2 le papier et 3 l'agent chimique de liaison entre l'étoffe et le papier. Exemple 1 D'une manière en soi connue, on prépare par tricotage-couture sur une machine Malimo point de zig-zag, une étoffe textile ayant les propriétés suivantes - fils de chaînes et trame 4 en silionne 500 dtex, ensimés par une résine acrylique, - fil de liage 5 en polyester 90 dtex, - nappe non-tissée 6 en fibres de verre très courtes, préparée par voie papetière, imprégnée par voie humide à 35 % en poids au moyen d'une résine acrylique, pesant environ 65 grammes au mètre carré et ayant une épaisseur moyenne de huit dixièmes de millimètre, - poids de l'étoffe textile terminée: 200 grgmetre carré environ, - composition de la résine acrylique 3 imprégnant la nappe 6 et les fils 4 résine acrylique thermodurcissable cationique (marque HELIZARINE GK de BASF) ................. 100 gr., eau douce .................................... 900 gr., addition de bicarbonate de soude lors de l'emploi. On imprime sur cette étoffe (coté fils de chaîne et trame} un motif décoratif, par exemple selon la technique de transfert par sublimation de colorants plasto-solubles. Parallèlement, (voir figure 3) sur un papier 3 en fibres d'amiante, imprégné de résine acrylique, pesant 200 grammes au mètre carré environ, on dépose par léchage au rouleau 7 une pellicule d'environ 225 g/m2 d'une résine ayant la composition suivante - acétate de polyvinyle à grosses molécules (marque PROTEX) ...................................... 310 gr., - métacrylate d'ammonium (marque GEROL de SAPROSOIE) . 380 gr., - carboxyl méthyl cellulose à 80 gr/litre d'eau douce (marque TYLOSE DKL) * - 300 gr., - ammoniaque pour ajuster la viscosité du mélange :10 à 40 gr.. Comme montré à la figure 3, avec un jeu d'embarrages représentés, mais non référencés, on déroule à la vitesse de 10 m/mn d'un coté, le papier 2 que l'on enduit par léchage au rouleau 7 et, d'un autre côté, l'étoffe textile 8 telle que préparée précédemment, en prenant bien soin de mettre la face décorée ou décorative de l'é- toffe vers l'extérieur ou en dtautres termes, à l'opposé de la face enduite du papier. Ces deux nappes 3 et 8 se rejoignent à l'entrée d'une calandre formée par deux rouleaux en inox 9 et 10, dont l'écartement est réglé suivant l'épaisseur du matériau à traiter. Le rouleau inférieur 10 est chauffé à 1700 C par circulation d'huile chaude. L'action conjuguée chaleur-pression de la calandre, provoque l'assemblage du complexe étoffe-papier 11 que l'on reçoit,-d'une manière en-soi connue, sur un rouleau de renvidage 12. Juste avant ou après ce renvidage, on émarge le complexe 11 à la dimension voulue en fonction des applications envisagées, par exemple au moyen d'un couteau émargeur 13. Exemple 2 Dans un autre exemple de réalisation, on remplace la nappe non-tissée 6 par un tissu tissé chaine et trame en fils de silionne, 2 pesant 50 gr/m environ. On dépose par tricotage-couture au moyen de la même machine qu'à l'exemple 1 uniquement des fils de trame de meme caractéristiques. On imprègne au moyen des mêmes résines et on assemble par la même technique sur le même papier 3. On obtient de la sorte un produit convenant particulièrement pour la réalisation de revetementh muraux incombustibles. Exemple 3 On répète l'exemple 1 à une seule modification près, en remplaçant la composition 3 liant l'étoffe et le papier par composition à base de copolymère acrylique-vinylique thermodurcissable (marque BERICOL 801 ou ONFROY-VINYLONE 1031 M). En opérant de la même manière qu'à l'exemple I, on obtient des résultats pratiquement similaires. Dans les e;smples qui précèdent, on a essentiellement utilisé des résines acryliques. L'invention n'est nullement limitée à la mise en oeuvre de ces seuls agents, étant entendu que toute matière chimique, liante et/ou imprégnante, sensiblement incombustible, dégageant peu de chaleur et de gaz nocifs à la combustion et réceptive aux colorants peut être envisagée. On ajustera la proportion de ces résines en fonction de la nature de celles-ci et des résultats recherchés. Le complexe textile pour revêtement de parois, préparé conformément à l'invention, est décoratif, incombustible, pratiquement conforme aux exigences les plus sévères actuellement en vigueur en matière dtininflammabilite (catégories Mo et M1 de l'arrêté suscité), de sorte qu'il est apte à être utilisé avec succès dans les lieux publics ou analogues et cela tout en conservant, d'une part, une grande facilité- de pose selon les procédés traditionnels de mise en place et, d'autre part, un aspect textile et décoratif fort attrayant. R E V E N D I C A T I O N S 1/ Complexe textile pour le revêtement de-parois ou analogue, formé par une étoffe décorative apparente, imprégnée d'une résine, ladite étoffe étant constituée par une nappe de fils de chaîne et une nappe de fils de trame sensiblement incombustibles, tricotéscousus sur une nappe non-tissée légère en fibres également incombustibles,et par un papier destiné à être appliqué sur la surface à recouvrir, liée par collage à l'étoffe, caractérisé en ce que l'agent liant l'étoffe et le papier et l'agent d'imprégnation de l'étof- fe et du papier sont choisis dans le groupe des agents chimiques sensiblement incombustibles et dégageant relativement peu de chaleur et de gaz nocifs lors de la combustion. 2/ Complexe textile selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fils de chaîne et les fils de trame sont en verre. 3/ Complexe. textile selon revendication 1, caractérisé en ce que la nappe non-tissée légère est en fibres de verre, préparée par voie papetière. 4/ Complexe textile selon revendication 1, caractérisé en ce que le papier est en fibres d'amiante. 5/ Complexe textile selon revendication 1, caractérisé en ce que l'agent liant et l'agent d'imprégnation sont choisis dans le groupe constitué par les résines acryliques et les résines à base d'acétate de vinyle. 6/ Procédé pour la préparation d'un complexe textile selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que on réalise d'une manière en soi connue une étoffe constituée par une nappe de fils de chaîne et une nappe de fils de trame sensiblement incombustibles,tricotés-cousus sur une nappe non-tissée légère en fibres également incombustible, en ce que l'on teint l'étoffe ainsi ier réalisée, en ce que l'on dépose cette étoffe sur une faced'unP P recouvert d'un agent liant sensiblement incombustible et dégageant relativement peu de chaleur et de gaz nocifs lors de la combustion, on passe l'ensemble dans une calandre chauffée et enfin, onrécep- tionne le complexe ainsi formé.