L'invention est relative à un procédé pour mettre en évidence des bactéries vivantes dans des liquides, de préférence cependant dans l'urines par mesure électrochimique de la concentration en oxygène ou en dioxyde de carbone. Ce procédé sert principalement à mettre en évidence ou à exclure une bacterie 5 significative cliniquement (nombre de germes supérieur à 10 par millilitre). I1 convient tout aussi bien comme test de véri- fication (Screening test) que pour des essais en série ainsi que pour le contrôle continu d'infections des voies urinaires déjà décelées. La nécessité d'essais en serie correspond à un besoin pressant de la pratique médicale, car, d'après des résultats d'études internationales, 1 à 2% des enfants et 4 à 6% des adultes présentent une pyélonéphrite plus ou moins évoluée. Cette affection est précédée en principe, pendant plusieurs années, d'une bactéri- urie ddnuée de symptômes cliniques. A ce stade seulement une guérison peut etre favorablement escomptée. L'analyse bactériolo gique classique nécessaire à cet effet est trop complexe et coûteuse pour l'examen de collectivités relativement grandes ou la capacité de travail des laboratoires disponibles n'est pas suffisante.Indépendamment de ces conditions, le procédé conforme à l'invention permet de contrôler l'évolution bactériologique d'une infection des voies urinaires et lé résultat d'une chimiothérapie, dans un minimum de temps et avec une grande streté. On connatt déjà des procédés microscopiques ou bactérioscopiques, par exemple le procédé à chambre de comptage et le procédé à membrane filtrante qui à cet égard, sont bien trop coûteux et surtout aussi trop incertains. Par exemple, au cours du con trône continu d'infections des voies urinaires traitées par chimiothérapie, les résultats peuvent être faussés par le comptage simultané de bactéries déjà tuées. Les procédés bactérioscopiques ne permettent donc, malgré une complication technique et un coût très élevés, qu'une estimation relativement grossière au nombre des bactéries, laquelle peut d'autre part être en fait faussée. En outre on connatt des procédés, fondés sur des principes bactériologiques, c'est-à-dire fondés sur l'ensemencement de la substance étudiée ou un milieu nourricier solide, qui permettent une prolifération optimale des germes, par exemple le procédé par étalement sur des plaques, le procédé par-immersionbdu porte-objet ou d'une petite cuiller. Ces procédés ne peuvent être utilisés économiquement en pratique que comme tests de vérification, car ils exigent pour la plupart des connaissances techniques bien spéciales de bactériolo gieo En outre leur utilisation ne serait acceptable économiquement qu'à condition de disposer de milieux nourriciers préparés à l'avance dans des récipients en matière plastique ou dans des récipients analogues. On connatt en outre, par la littérature internationale, quatre procédés biochimiques : le test de Griess, le test au chlorure de triphényletétsazolium (TTC), le test de consommation de glucose ainsi que le test à catalane. D'autre part on a recommandé la réduction du bleu de méthylène après injection ou absorption par voie buccale d'une solution de bleu de méthylène, avec alcalinisation simultanée de l'urine ou sous forme de tablettes d'essai préparées à l'avance. Aucun de ces procédés cependant n'assure le diagnostic certain à 100% exigé d'un test de vérification d'une bactériurie significative. Les résultats les plus favorables sont compris entre 90 et 95%. Avec les tablettes d'essai au bleu de méthylène, la sensibilité est comprise entre 90 et 100%. Les procédés décrits et pratiqués jusqu'à présent pour le diagnostic d'une bactériurie ne reposent donc que sur des techniques microscopiques-ba=térioscopiques ainsi que sur des techniques d'examen biochimiques et bactériologiques. Aucun procédé électrochimique n'a été indiqué jusqu'à présent pour résoudre ce problème. L'invention a pour but un procédé destiné à mettre en évidence des bactéries vivantes dans des liquides, de préférence dans l'urine, qui, avec une technique relativement simple et sans faire appel à des laboratoires bactériologiques spécial il sés, offre la possibilité de déterminer le nombre de germes, intéressant pour le diagnostic, dans un temps ne dépassant pas une heure. Par rapport aux procédés connus jusqu'à présent sa sensibilité est de 1006 et le résultat doit être disponible en principe au bout de 20 à 30 minutes. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que la mise en évidence de microorganismes dans des solutions aqueuses de préférence dans des liquides biochimiques, par exemple dans l'urine, s'effectue par des mesures physicochimiques de la concentration en oxygène ou en dioxyde de carbo ne. Ces mesures s'effectuent en utilisant des électrodes spéciales appropriées-et est possible en raison du fait établi que la concentration en oxygène ou en dioxyde de carbone est directement fonction du nombre des microorganismes présents dans le liquide ou de l'activité métabolique de ceux-ci. I1 s'agit là d-run principe en soi connu mais qui n'a pasencore été utilisé dans ce but. D'une manière plus détaillée, on établit une concentration de départ, correspondant aux conditions de mesure et facilement reproductible, en oxygène et en dioxyde decarbone, Au bout d'un temps d'incubation d'une heure au plus, dans le cas où il existe un nombre suffisamment grand (5.104/ml) de germes de microorganismes vivants on enregistre une diminution de la concentration d'oxygène ou une augmentation de la concentration de dioxyde de carbone. Ces variations de concentrations gazeuses dans le liquide examiné montrent ainsi l'existence de microorganismes vivants. La solution conforme à l'invention permet de mettre en évidence des bactéries dans des liquides, de préférence dans l'urine, selon une technique comparativement simple et peu compliquée. Principalement pour le diagnostic précoce d'infections bactériennes des voies urinaires associées avec l'éthiopathogénèse d'une pyélonéphrite récidivant d'une manière chronique, cette solution satisfait à toutes les conditions exigées d'un test de vérification. Le procédé ainsi mis au point offre en outre pour la première fois la- possibilité de procéder d'une manière entiè- rement automatisée à des analyses en grandes séries. En dehors du diagnostic d'une bactériurie, ce procédé permet de détecter d'autres microorganismes responsables de la contamination bactérienne de certains liquides. Le résultat négatif de l'essai exclut pratiquement la présence de bactéries d'un nombre de germes supérieur à 5.104/ml dans la substance examinée. Le procédé exposé ci-degsus ou ses conditions techniques de mise en oeuvre en ce qui concerne l'appareillage sont, il est vrai, connus depuis longtemps, mais n'ont encore jamais été utilisés dans le but detcrit ci-dessus. La mise en oeuvre, pour effectuer la mesure, d'appareilst disponibles dans-le commerce se limite jusqu'à présent exclusivement à la mesure de la concentration de l'oxygène dans le sang. L'avantage particulier de l'invention réside, en comparaison des procédés connus jusqu'à présent, dans sa sensibilitére- marquabie, à 100%, et dans la rapidité d'obtention de ses résultats. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATION Procédé pour mettre en évidence des bactéries dans des liquides biologiques, de préférence dans l'urine, caractérisé en ce que l'évolution dans le temps de la concentration en oxygène ou en dioxyde de carbone dans le liquide est déterminée él ectroch imiquement.