La présente invention a pour objet un procédé de régénération d'adsorbants inorganiques (en particulier à l'aide d'un gaz liquéfié) et un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. L'emploi d'adsorbants inorganiques consistant en charbon actif (les explications qui suivent seront données à propos du charbon actif) est de plus en plus fréquent. C'est ainsi, par exemple, que le charbon actif est utilisé pour son effet adsorbant, dans le traitement poussé des eaux, la récupération de solvants à l'aide de charbon actif dans le traitement des mauvaises odeurs, etc. C'est pourquoi, du point de vue économique, il est de plus en plus important de pouvoir régénérer le charbon actif, après utilisation. De façon courante, on a effectué de nombreuses recherches portant sur la régénération du charbon actif. A ce propos, les procédés principaux sont le procédé de régénération chimique et le procédé de régénération thermique. Le procédé de régénération chimique limite les matériaux utilisables et du fait qu'il s'agit d'un procédé par voie humide, le coefficient de diffusion est faible et la régénération demande beaucoup de temps. En outre, se pose le problème du rejet des déchets chimiques utilisés pour le traitement de régénération. Quant au procédé de régénération thermique, il comprend les stades suivants : introduction de charbon actif dans un four de chauffage, carbonisation des matériaux adsorbés par le charbon actif, puis mélange d'un gaz oxydant (vapeur d'eau ou air) introduit dans le four de chauffage avec le carbure, en vue de régénérer le charbon actif.Conformément à ce procédé, le pouvoir adsorbant, après régénération, est nettement diminué, par suite de la perte de charbon actif, la diminution de surface spécifique, etc. provoquées par la combustion du charbon. De façon courante, ce procédé de régénération thermique est considéré comme le plus efficace. Selon ce procédé, on transforme l'adsorbat-en d'autres substances en le bilant et en le carbonisant. Pour provoquer cette réaction, on maintient le charbon actif aux envions de 9000C, ce qui signifie que le charbon actif lui-meme est braye. I1 en résulte une diminution du pouvoir adsorbant du charbon actif, diminution qui est due à l'obstruction des pores provoquée par la carbonisation.La force du charbon actif est donc diminuée quand on le chauffe jusqu'aux environs de 1000 Oc. Ainsi, la combustion du charbon actif provoque une perte en charbon actif, une diminution de sa force et un effet de pulvérisation, ce qui a pour conséquence une diminution considérable du pouvoir adsorbant. En outre, lorsque l'adsorbat est une substance nocive, il arrive qu'on le rejette dans l'atmosphère et qu'il contribue ainsi à augmenter la pollution autour de lui. En fait, se pose le problème des mesures à prendre contre le rejet des gaz nocifs et du rassemblement du charbon pulvérisé. Les difficultés que l'on vient d'exposer tiennent à la nécessité d'un fonctionnement à une température de l'ordre de 10000C et, si l'on veut éliminer ces difficultés, il faut que la régénération soit effectuée à une température à laquelle le charbon actif ne se consume pas. Plusieurs autres procédés ont été proposés assez récemment, à savoir un procédé d'oxydation par de l'air humide, un procédé d'oxydation par de l'oxygène électrolytique et un procédé de décomposition micro-biologique. Mais, le procédé d'oxydation par de l'air humide présente divers inconvénients qui sont liés aux différences de décomposition par oxydation suivant le type d'adsorbat, au rejet des produits intermédiaires d'oxydation et à la diminution du pouvoir adsorbant par suite de l'oxydation subie par le charbon actif. De son cette, le procédé d'oxydation à l'aide d'oxygène électrolytique présente l'inconvénient d'une régénération irrégulière, en raison d'un chauffage instable des particules de charbon actif.Quant au procédé de décomposition micro-biologique, il présente cet inconvénient que certains adsorbats ne peuvent pas être décomposés par les microorganismes, qu'il faut beaucoup de temps pour effectuer la régénération et que la récupération du pouvoir adsorbant est mauvaise. L'invention vise donc un procédé permettant de régénérer les adsorbants inorganiques après utilisation, avec un rendement élevé ; un procédé de régénération qui permet de désorber même les matériaux qui ont été fortement adsorbés par les adsorbants inorganiques un procédé de régénération qui permet de diminuer la durée de régénération des adsorbants inorganiques un procédé de régénération qui ne diminue pas le pouvoir adsorbant des adsorbants inorganiques régénérés. Quand on place un adsorbant inorganique dans un fluide de densité élevée (liquide ou pseudo-liquide) les forces intermoléculaires du matériau adsorbé par l'adsorbant inorganique augmentent et l'énergie libre augmente ce qui provoque la dissolution de 1'adsorbat dans ce fluide. Lorsque le fluide de densité élevée se trouve au voisinage du point critique, l'élution de l'adsorbat devient rapide et même les matériaux fortement adsorbés peuvent être désorbés. Autrement dit, en lavant l'adsorbant après utilisation avec un fluide régénérateur (en particulier un fluide maintenu à densité élevée), on peut assurer la dissolution de l'adsorbat et l'on peut donc extraire le matériau adsorbé par l'adsorbant inorganique en vue de régénérer ce dernier. L'invention fait appel à un matériau fluide qui se trouve à l'état gazeux au moins dans les conditions normales de température et de pression et qui est dans un état de densité élevée (c'est à-dire à l'état de liquide, de gaz comprimé jusqu1à un état voisin de l'état liquide ou à l'état d'un mélange de liquide et de gaz) lorsque la température et la pression sont élevées ; et l'invention a pour objet un procédé de régénération d'un adsorbant inorganique, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à dissoudre le matériau adsorbé par l'adsorbant inorganique dans le matériau maintenu à cet état de forte densité, et à faire revenir ledit matériau à l'état gazeux en abandonnant les conditions de température élevée et de pression élevée, de manière à séparer ce matériau dissous (soluté) d'avec ledit matériau (solvant). Autrement dit, conformément au procédé de l'invention, l'adsorbat est dissous dans un fluide régénérateur sans modifier les propriétés physiques et chimiques (par exemple la forme, le pouvoir adsorbant, etc.) de l'adsorbant inorganique. En maintenant le fluide régénérateur au voisinage du point critique, on peut obtenir la coexistence de liquide et de gaz, le paramètre de dissolution augmente et la constante d'équilibre d'adsorption diminue notablement. Bien entendu, 1'adsorbant inorganique peut servir non seulement au traitement des eaux usées mais également à la suppression des mauvaises odeurs, et la régénération d'un adsorbant inorganique ayant traité un gaz est possible en maintenant le fluide de régénération à une température et à une pression inférieures à celles qui correspondent à la régénération d'un adsorbant inorganique ayant servi au traitement des eaux usées. Le paramètre de dissolution delta (Q) est donné par la formule suivante Expression dans laquelle H désigne la variation d'entropie de vaporisation (chaleur latente de vaporisation), R la constante des gaz, T la température, V le volume et dEv l'énergie de vaporisation. Comme fluide de régénération, on utilisera avantageusement les gaz liquéfiés comme les Fréons (marque déposée désignant les chlorofluorométhanes et les chlorofluoroéthanes, de la Société Du Pont de Nemours) qui sont à l'état gazeux à une température normale et sous une pression normale. Mais, un fluide régénérateur qui est à l'état liquide dans des conditions de température normale et de pression normale, peut également désorber l'adsorbat, c'est-à-dire peut régénérer un adsorbant inorganique, si on le transforme en un fluide de densité élevée en augmentant la température et la pression, par exemple en maintenant ce fluide à une température supérieure à la température critique et à une pression supérieure à la pression critique. Certains fluides ont une solubilité particulièrement élevée pour un adsorbat donné et, si l'ontilise un tel fluide, la régénération peut s'effectuer de façon plus efficace. C'est ainsi par exemple, que des fluides assez faiblement polaires (comme le méthane, l'hexane par exemple) sont efficaces avec des adsorbats assez faiblement polaires (comme le benzène, le toluène par exemple) tandis que des fluides polaires comme l'isopropanol ou l'éthanol par exemple, sont efficaces avec des adsorbats possèdant des groupements polaires. Dans le cas de l'utilisation d'un adsorbant inorganique pour le traitement des eaux usées, l'adsorbant comprend un mélange de diverses substances qui ont des poids moléculaires compris dans une vaste gamme. Toutefois, l'adsorbat est considéré comme renfermant des composés polaires en assez grande quantité.Par suite, des fluides polaires sont efficaces, ces fluides étant par exemple, le gaz carbonique, l'ammoniac, les Fréons (marque déposée) qui sont en général utilisés comme réfrigérants. Lorsque l'on utilise un fluide de régénération qui est à l'état gazeux à une température normale (18 à 250C) et sous une pression normale, et si l'on fait descendre la température et la pression après régénération, le liquide régénération se transforme en un gaz que l'on sépare facilement de l'adsorbat. En outre, certains matériaux peuvent être séparés sans que l'on fasse retomber la température et la pression à des valeurs normales. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention, ressortiront de la description qui va suivre, fait en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, diverses formes de mise en oeuvre. Sur ces dessins la figure 1 est un schéma de circulation pour la mise en oeuvre de l'invention la figure 2 donne des courbes de variation de la pression (portée en ordonnées, en kg/cm2) en fonction du volume (porté en abscisses, en cm3/g), dans le cas du Fréon-22 (marque déposée) ou chlorodifluorométhane, de la Société Du Pont de Nemours la figure 3 donne des courbes analogues à celles de la figure 2, mais pour le gaz carbonique ;; la figure 4 est un graphique qui donne des courbes de variation du taux de désorption (porté en pourcentage, en ordonnées) en fonction de la température (portée en abscisses, en C) pour diverses pressions (exprimées en kg/cm2) la figure 5 est un graphique qui montre la relation du taux de désorption (en pourcentage, en ordonnées) et de la température (en OC, en abscisses) en fonction du type de fluide la figure 6 est un graphique qui donne la variation du taux de désorption (en pourcentage) en fonction de la durée de régéné- ration, respectivement dans le cas de l'invention et pour la technique antérieure ; et la figure 7 est un graphique qui donne des courbes de variation de la concentration en toluène (portée en ordonnées) en fonction du temps passé à la sortie de la colonne de régénération pour la désorption du toluène (durée de passage du Fréon-22, en minutes). Comme représenté sur la figure 1, le gaz liquéfié contenu dans le réservoir 1 de stockage de gaz liguéfié est envoyé dans la colonne de régénération 4 par l'intermédiaire du tuyau 13 au moyen de la pompe 2 d'alimentation en liquide sous pression élevée et, dans cette colonne 4, le gaz liquéfié est, d'une part maintenu à une pression supérieure à la pression critique par la pompe 2 d'alimentation en liquide sous pression élevée et par le régulateur automatique de pression 5 servant à maintenir la pression critique et, d'autre part et simultanément, maintenu à une tempErature supérieure à la température critique au moyen du thermostat 3. Autrement dit, la colonne de régénération qui renferme le charbon actif ayant adsorbé des adsorbats est maintenue dans des états surcritiques pour désorber les adsorbats.En général, le gaz liquéfié, contenu dans le passage compris entre le thermostat 3 et le régulateur automatique de pression 5 est à l'état liquide et l'adsorbat se dissout dans le liquide du gaz liquéfié. L'adsorbant inorganique est chassé de la colonne de régénération 4 en passant dans le tuyau 10 et l'adsorbat ainsi que le gaz liquéfié sont envoyés dans le séparateur gaz-liquide 6 par le tuyau 11. On sépare complètement l'un de l'autre l'adsorbat et le gaz liquéfié dans le séparateur gaz-liquide 6 en maintenant une pression d'équilibre gaz-liquide à l'aide du régulateur automatique de pression 7 servant à assurer la pression d'équilibre gaz-liquide. Le gaz liquéfié ainsi séparé est envoyé, à l'état liquide, au moyen du compresseur 8 et par l'intermédiaire du tuyau 12, dans le réservoir 1 de stockage de gaz liquéfié et il est stocké dans ce dernier.Dans le cas de la régénération d'un charbon actif renfermant par exemple de l'eau, on envoie de l'azote que contient un réservoir 9 de stockage de gaz inerte, dans la colonne de régénération 4 maintenue au moins à la température de 1000C par le thermostat 3 , en vue de chasser l'eau. Quand un gaz liquéfié tel que par exemple le Fréon-12 (marque déposée) ou dichlorodifluorométhane de la Société Du Pont de Nemours, est maintenu à une température supérieure à la température critique qui est de 111,50C et à une pression supérieure à la 2 pression critique, qui est de 37,56 kg/cm , sa densité devient voisine de celle du liquide, qui est bien supérieure à celle du gaz. I1 en résulte que les forces inter-moléculaires de l'adsorbat -augmentent et que l'énergie libre augmente également, de sorte que l'on peut facilement désorber même les matériaux fortement adsorbés. Lorsqu'on laisse descendre la pression et la température, le gaz liquéfié se transforme en un gaz que l'on peut facilement séparer de l'adsorbat. EXEMPLE I La quantité de métacrésol adsorbée à saturation par 1 g de charbon actif à l'état pulvérulent, pour 0,5 pour 1000 de métacrésol, a pour valeur : métacrésol/charbon actif = 320 mg/g. On sèche le charbon actif à la température de 1200C pendant 15 minutes, puis on le soumet à un traitement de désorption conforme à l'invention. On utilise, pour la désorption, le Fréon-22 (marque déposée) et on le fait circuler à un débit de 100 mol à l'heure, pendant 30 minutes. La figure 4 représente les variations du taux de désorption en fonction de la température, pour diverses pressions.Le taux de régénération a, ici, la signification suivante il est égal à la quantité adsorbée à saturation (x) de metacrésol par le charbon actif ainsi régénéré pour 0,5 pour 1000 de métacrésol, divisée par la quantité adsorbée à saturation par un charbon actif neuf (320 mg/g), c'est- -dire : x/320. Comme cela ressort clairement'de la figure 4, on obtient un taux de régénération supérieur à 90 % au voisinage du point critique du gaz liquéfié (la température critique et la pression critique du Fréon-22 sont respectivement de 96,40C et de 48,5 kg/cm2). Cela tient au fait que le paramètre de dissolution du gaz liquéfié augmente considérablement au voisinage du point critique. De plus, on considère que, dans le cas de la figure 4, c'est à cause de l'augmentation de la tension de vapeur de l'adsorbat que la régénération s'effectue avec un très bon rendement, même à des températures supérieures à la température critique. La régénération est donc possible en quantité suffisante lorsque le gaz liquéfié est maintenu au voisinage ou au dessus du point critique.En outre, on peut obtenir les résultats suivants en maintenant le gaz liquéfié au voisinage du point critique ou à une valeur supérieure : 1) Etant donné que le gaz liquéfié (état liquide) a une masse spécifique (0,18 g/cm3) voisine de celle d'un liquide, il devient facile de dissoudre de nombreux adsorbats. 2) Etant donné que la constante de diffusion du gaz liquéfié est voisine de celle du gaz, la dissolution demande peu de temps et l'on peut effectuer la régénération très rapidement. 3) Etant donné que la viscosité du gaz liquéfié est pratiquement la même que celle de ce gaz à l'état gazeux, il ne se produit aucune baisse de pression et on peut effectuer la régénération même avec un charbon actif fin. 4) Etant donné que la régénération peut s'effectuer à une température relativement basse, il ne se produit ni obstruction des pores fins ni diminution de la surface spécifique. On peut donc régénérer également du charbon actif à l'état pulvérulent. Etant donné que le procédé de régénération selon l'invention fait appel à la propriété d'un fluide au point critique pour assurer la régénération, le fonctionnement à une température relativement basse est possible. C'est ainsi, par exemple, que même l'éther diphénylique, qui est l'un des matériaux dont la température critique est la plus élevée parmi les fluides utilisés, a une température critique qui n'est que de 494"C. Les courbes de variation de la pression en fonction du volume, respectivement pour le Fréon-22 (marque déposée) et pour le gaz carbonique (CO2) sont représentées sur les figures 2 et 3. Dans le cas du Fréon, les valeurs critiques sont les suivantes pression critique Pc = 50,1 kg/cm2, température critique Tc = 96,140C et volume critique Vc = 2,4 cm3/g. Dans le cas du gaz carbonique, les valeurs critiques sont pression critique Pc = 73,0 kg/cm2, température critique Tc = 31,10C et volume critique Vc = 2,2 cm3/g. EXEMPLE Il La figure 5 représente les variations du taux de régénération en fonction de la température dans le cas où on utilise comme adsorbat la phénylalanine qui est un acide aminé et pour deux sortes de fluides à titre de comparaison. De la même manière que le métacrésol utilisé à l'exemple I, la phénylalanine est également une substance qui doit être traitée par du charbon actif pour le traitement de l'eau. La quantité adsorbée à saturation de la phénylalanine, à 0,5 pour mille, est de 180 mg/g de charbon actif. La courbe A de la figure 5 fournit les résultats obtenus en effectuant la désorption avec du Fréon-22 comme à l'exemple I, et avec des caractéristiques presque identiques à celles de cet exemple I. La courbe B indique les résultats obtenus lorsque l'on emploie l'alcool isopropylique comme fluide pour la désorption. On-remarquera que, dans ce second cas, il faut maintenir le fluide à une température plus élevée que dans le cas de la courbe A. Dans le cas de la courbe B, l'opération s'effectue à la pression de 50 kg/cm2 comme pour la courbe A. Cela indique que le fonctionnement au point critique est efficace pour la désorption en raison du fait que l'alcool isopropylique a des valeurs criti 2 ques de 235 C et 53 kg/cm . La densité des fluides utilisés pour la désorption est donc un facteur important dans l'opération de désorption selon l'invention. EXEMPLE III La figure 6 indique les résultats obtenus, lorsque, après traitement de l'eau avec du charbon actif, on répète les opérations de régénération et d'adsorption. Pour le traitement de l'eau avec du charbon actif, le taux d'extraction pour l'eau à traiter est d'environ 55 %. Dans cet exemple, quand le taux d'enlèvement de la DCO par du charbon actif régénéré est de 55 %, on considère que le taux de régénération est de 100 %. L'opération représentée par la courbe A est effectuée sous une pression de 70 kg/cm2 et à une température de 1200C, le fluide de désorption étant le Fréon22. Comme l'indique nettement la courbe, on peut maintenir un pouvoir adsorbant supérieur à 95 % et, même après dix opérations de régénération et d'adsorption, le charbon actif présente le même pouvoir adsorbant qu'un charbon neuf.Cela indique qu'il n'y a eu aucune obstruction de pores fins, ni de diminution de la surface spécifique du charbon actif. En revanche, il apparait nettement que lorsque l'on applique le procédé classique de régénération thermique (courbe B) le pouvoir adsorbant diminue en raison de la perte subie au cours de la désorption. EXEMPLE IV : Les exemples qui précèdent correspondent à la régénération de charbons actifs servant au traitement de l'eau pour sa purification. Ce nouvel exemple traite de la régénération du charbon actif utilisé pour la récupération d'un solvant. Conformément à ce nouvel exemple, du toluène à 5 pour mille est adsorbé dans la proportion de 40 % par du charbon de bois pulvérisé. Le toluène est un gaz nocif, mais il est important comme matière première industrielle. I1 faut donc l'empêcher de se dissiper dans l'atmosphère. Pour cela, on récupère souvent le toluène à l'aide de charbon actif. Par suite, la désorption en vue de réutiliser le toluène recueilli et le charbon actif est une technique importante. Dans cet exemple, on effectue la désorption et la régénération du charbon actif conformément à l'invention. Un gramme de charbon actif qui absorbe 40 % de toluène est introduit dans une colonne de régénération dans laquelle on laisse passer le Fréon-22 pour obtenir les résultats indiqués sur la figure 7. La courbe A indique les variations de concentration du toluène dans le Fréon-22, quand on maintient ce dernier à des valeurs voisines du point critique (96 C et 48 kg/cm2)- La-courbe B indique les variations de la concentration en toluène à la température ambiante (250C) et pour une pression de 15 kg/cm , tandis que la courbe C indique les variations de concentration en toluène à la température ambiante (250C) pour une pression de 5 kg/cm2. Dans le cas de la courbe A, le toluène adsorbé est complètement dissous dans le Fréon-22 et désorbé du charbon actif. On peut en dire autant pour la courbe B. Mais, ce qui est important c'est que, dans le cas de la courbe B, les opérations sont effectuées à la température ambiante et la désorption peut être obtenue sans chauffage.La pression de 15 kg/cm2 est légèrement supérieure à la tension de vapeur (environ 10 kg/cm2) à la température de 250C. Dans le cas de la courbe C, le taux de désorption est inférieur à ce qu'il est dans le cas des courbes A et B. On estime que cela est dû au fait que la pression est inférieure à la tension de vapeur à 25QC et que, par conséquent, la vitesse linéaire du Fréon-22 dans la colonne de régénération est très grande. L'adsorbat utilisé dans cet exemple est le toluène. Comme on le sait, lorsque l'on rend gazeux le benzène, le toluène, l'ethyl- benzène, etc. et qu'on les adsorbe à l'aide de charbon actif ou d'une substance analogue, le phénomène qui se produit est une adsorption que l'on appelle adsorption physique. L'adsorption dans le cas de la purification de l'eau, comme indiqué plus haut est dite voisine d'une adsorption chimique et son pouvoir adsorbant est très élevé. Conformément au procédé de régénération selon l'invention, la régénération peut être assurée avec un rendement élevé même dans un état voisin de l'adsorption chimique, comme indiqué par les exemples 1 à 3. Par conséquent, on peut effectuer facilement la régénération dans le cas d'un état faiblement adsorbé comme dans cet exemple.Dans ce cas, la régénération est possible même à une température et à une pression inférieures aux valeurs critiques du fluide. Le tableau I fournit les résultats expérimentaux dans le cas de divers fluides. On utilise un gramme de charbon actif (charbon de bois pulvérisé) comme adsorbant inorganique ; on utilise le toluène comme adsorbat et on laisse chaque fluide circuler suivant un débit de 3 ml à la minute pendant 30 minutes. TABLEAU I Pression Température Taux de Fluides (kg/cm2) ( C) régénération Freon-22 de 15 a 50 de 25 a 100 100 (chlorodifluorométhane) Fréon-12 5 à 42 20 a 120 100 (dichlorodifluorométhane) Fréon-21 3 a 50 20 a 200 100 (dichlorodifluorométhane) Freon-11 3 à 50 20 à 210 100 (trichlorofluorométhane) Freon-13 20 a 45 20 a 50 100 (trifluorochlorométhane) Fréon-114 5 à 40 20 à 180 100 (tetrafluorodichloroethane) Freon-113 3 à 40 20 à 230 100 (trifluorotrichloroéthane) Ethane 20 à 50 20 à 40 100 Propane 20 à 50 20 à 100 100 Butane 20 à 40 5 à 160 100 Isobutane 20 à 40 20 à 140 100 Gaz carbonique 50 à 100 15 à 100 60 à 98 Ether méthylique 20 à 70 20 à 140 65 à 95 Fluorure d'éthyle 8 à 60 20 à 120 60 à 98 Chlorure de methyle 35 à 70 10 à 160 63 à 100 Chlorure d'éthyle 2 à 60 10 à 200 60 à 95 Chlorure de méthylène 3 à 70 20 à 250 70 à 97 Chlorure d'éthylène 3 à 70 20 à 250 61 à 93 Chlorure de propylène 3 à 70 20 à 250 65 à 98 EXEMPLE V Dans la description et les exemples qui précèdent, les explications sont fournies par rapport au charbon actif comme représentant des adsorbants inorganiques. Dans le présent exemple, c'est le gel de silice que l'on emploie comme autre adsorbant. Autrement dit, on utilise le gel de silice pour la purification du chloroforme qui est couramment utilisé comme solvant. Le chloroforme contient des stéroïdes comme le cholestérol, la testostérone, etc., à titre d'impuretés.On purifie le chloroforme en le faisant passer dans une colonne renfermant du gel de silice. Puis on fait traverser cette colonne de gel de silice par du chlorure d'éthyle (C2H5C1) dans la proportion de 20 fois la quantité de gel de silice, dans les conditions respectives suivantes : (1) température de 20 C et pression de 5 kg/cm2, (2) 100 C et 30 kg/cm2 et (3) 200 C et 55 kg/cm2, pour régénérer ce gel de silice. On utilise un appareil tel que celui qui est représenté a la figure 1, mais, dans le séparateur, on sépare les steroides dans la partie inférieure et l'on gazéifie le chlorure d'éthyle. Dans ce cas, le séparateur 6 (figure 1) est maintenu à une température (200C) légèrement supérieure au point d'ébullition (130C) du chlorure d'éthyle. On mesure la quantité de stéroïdes adsorbée par le gel de silice régénéré et l'on constate que le taux de régénération est de 80 % dans le premier cas (c'est-à-dire 200C, 5 kg/cm2), de 93 % dans le deuxième cas (1000C et 30 kg/cm2) et de 75 % dans le troisième cas (2000C et 55 kg/cm2) EXEMPLE VI : Ce nouvel exemple indique les résultats des recherches effectuées sur la régénération de l'alumine ayant servi à retirer les hydrocarbures aromatiques polycycliques d'un solvant (hexane). Avec l'appareil représenté sur la figure 1, on fait traverser de l'alumine ayant adsorbé les hydrocarbures par du chlorure de méthyle dans la proportion de 20 fois la quantité d'alumine, à la température de 1500C et sous la pression de 68 kg/cm2. Le taux de régénération est de 98 %. A titre de comparaison, on effectue également cette régénération à la température de 1500C et sous la 2 pression de 50 kg/cm , ce qui donne un taux de régénération de 75 %, et également à la température de 1100C et sous une pression de 68 kg/cm2, ce qui fournit un taux de régénération de 8? % On voit donc que la régénération est possible dans l'un quelconque de ces états, mais c'est seulement à la température de 1500C et sous la pression de 68 kg/cm2, valeurs voisines des valeurs critiques (Tc = 143,10C et Pc = 65,8 kg/cm2) du chlorure de méthyle, que l'on obtient un taux de régénération très élevé. REVENDICATIONS 1. procédé de régénération d'un adsorbant inorganique, qui consiste à dissoudre des matériaux adsorbés par l'adsorbant inorganique, au moyen d'une substance fluide à l'état de densité élevée (état liquide ou état pseudo-liquide), cette substance fluide étant à l'état gazeux au moins sous une température normale et sous une pression normale et étant à l'état de forte densité (état liquide ou pseudo-liquide) sous une température élevée et une pression élevée, et à supprimer les conditions de température élevée et de pression élevée pour ramener la substance fluide à l'état gazeux, de manière à séparer lesdits matériaux dissous (soluté) de ladite substance fluide (solvant). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite substance fluide est utilisée pour la dissolution en étant comprimée à un volume inférieur au volume critique (c'està-dire à une densité supérieure à la densité critique). 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on fait revenir la substance fluide à la température normale (de 18 à 250C) et à la pression normale. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'adsorbant inorganique est du charbon actif, du gel de silice, de l'alumine ou un mélange de ces corps. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la substance fluide est choisie parmi les corps suivants Fréon-22, Fréon-12, Fréon-21, Fréon-ll, Fréon-13, Fréon-114, Fréon-113, ammoniac, méthane, éthane, propane, butane, isobutane, gaz carbonique, éther méthylique, fluorure d'éthyle, chlorure de méthyle, chlorure d'éthyle, chlorure de méthylène, chlorure d'éthylène, chlorure de propylène, éther diphénylique, alcool isopropylique, hexane, isopropanol, ou des mélanges de ces corps. 6. Procédé de régénération d'un adsorbant inorganique, qui consiste à laver et à dissoudre des matériaux adsorbés par l'adsorbant inorganique à l'aide d'une substance fluide, à une température supérieure à la normale et sous un volume inférieur au volume critique (c'est-à-dire une densité supérieure à la densité critique), ladite substance fluide étant à l'état gazeux au moins à la température normale et sous une pression normale, et à l'état de densité élevée (état liquide ou état pseudo-liquide) lorsque la température et la pression sont élevées, à supprimer les conditions de température élevée et de pression élevée pour ramener ladite substance fluide à l'état gazeux, de manière à séparer lesdits matériaux dissous de ladite substance fluide. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on utilise des fluides faiblement polaires, comme le méthane et l'éthane, pour des matériaux adsorbés faiblement polaires, comme le benzène et le toluène. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on utilise des fluides polaires pour des matériaux adsorbés présentant des groupements polaires. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise des fluides polaires pour régénérer un adsorbant inorganique servant au traitement de l'eau. 10. Appareil servant à la régénération d'un adsorbant inorganique et mettant en application le procédé selon l'une des revendications 1 à 9, qui comprend un réservoir pour le stockage du gaz liquéfié servant au lavage de l'adsorbant inorganique, une colonne de régénération, dans laquelle l'adsorbant inorganique est introduit après utilisation, un moyen permettant d'envoyer le gaz liquéfié contenu dans ce réservoir dans ladite colonne de régénération, un dispositif de régulation de la pression dans ladite colonne de régénération, un moyen permettant de chasser l'adsorbant inorganique de ladite colonne de régénération, un dispositif de séparation liquide-gaz, dans lequel les matériaux adsorbés et le gaz liquéfié sont introduits en provenance de la colonne de régénération et dans lequel on peut régler la pression, un moyen permettant de retirer le liquide ainsi séparé du gaz et un moyen permettant de renvoyer le gaz liquéfié dans ledit réservoir.