La présente invention concerne une couverture gonflable pouvant assurer la protection d'une grande surface ou bien être escamotée pour laisser celle-ci à l1air libre. On connaît déjà des couvertures formées d'éléments tubulaires gonflés auto-porteurs. Ces éléments, généralement en forme d'arc, ne se prêtent pas à un repliage aisé et rapide car ils s'effondrent à l'état dégonflé. Pour mémoire, on rappellera qu'il existe aussi des couvertures gonflables formées d'une paroi unique qui, grâce à une surpression entretenue dans le local qu'elle recouvre, conservent leur forme. Ce genre de couverture ne se prête pas non plus à une mise en place et un enlèvement rapides. La présente invention remédie à ces inconvénients. Elle permet des manoeuvres relativement rapides de mise en place et de repliage de la couverture, sans risque d'effondrement, c'est-à-dire sans risque que la couverture retombe lors du dégonflage sur la surface couverte. Selon l'invention, la couverture est constituée par une succession de boudins gonflables auto-porteurs, accolés dont les extrémités reposent sur deux supports parallèles, les boudins a l'état dégonflé étant portés par des câbles ou sangles, transversaux aux supports, dont les extrémités sont solidaires de chariots mobiles au long de ces supports. Pour éviter une variation de forme des câbles ou sangles de support, suivant que les boudins sont ou non gonflés, les boudins ont une forme générale parabolique, au moins à leur face inférieure, forme qu'ils conservent a ltétat gonflés. De préférence, les boudins ont la forme de fuseaux:, c'est-à-dire qu'ils sont renflés dans le sens vertical dans leur partie centrale et vont en s'effilant vers les extrémités, ce qui permet à leur surface externe tournée vers le haut d'être convexe, ctest-à-dire de se prêter à l'évacuation des eaux pluviales. Des boudins ainsi réalisés ont la forme de poutres d'égale résistance et, å l'état gonflé, sont auto-porteurs, de sorte que leurs câbles de support ne constituent qu'une sécurité en cas de dégonflage accidentel. Pour éviter les risques d'endommagement d'une couverture ainsi constituée, les boudins joints entre eux reposent, de préférence, sur les supports par l'intermédiaire de coussins également gonflables. Au gonflage, ces coussins peuvent soulever la couverture, ce qui égalise les efforts dans les zones d'appui et réalise l'étanchéité du joint, du fait que le coussin épouse la forme des boudins de couverture. Pour assurer aux chariots supports des extrémités de câbles et aux rails qui les supportent un comportement satisfaisant sous la traction de ces cabales, les rails sont des poutres tubulaires fendues dont la fente est orientée dans le sens de la tangente à l'origine des cabales, tandis que les chariots auxquels sont attachés chacun des câbles comportent au moins deux galets assemblés en diabolo, logés dans la poutre fendue et roulant de part et d'autre de la fente. Dans une forme avantageuse de réalisation qui facilite le déploiement et le repliement de la couverture, l'extré- mité libre de celle-ci, destinée à progresser le long des supports, est associée à une poutre rigide portée par les supports par l'intermédiaire de chariots automoteurs ou tractés montés sur des rails s'étendant le long desdits supports. Une telle poutre permet notamment, lors du repliement de la couverture, de repousser les fuseaux en les dégonflant jusqu 'à les comprimer à l'état dégonflé dans un espace de logement situé à une des extrémités des supports. Pour le déploiement de la couverture, les fuseaux sont gonflés successivement et, prenant appui les uns sur les autres, ils repoussent la poutre qui les maintenait enfermés dans ledit espace. Outre sa légèreté et sa facilité de manutention, l'avantage d'une couverture de ce genre, qui l'approprie particulièrement à une piscine, est sa capacité d'isolation thermique. Le chauffage de l'air introduit dans les boudins peut également servir à fondre la neige pour éviter les surcharges indésirables. Le complément de description qui va suivre en regard du dessin annexé fera bien Comprendre comment l'inven- tion peut être mise en oeuvre. La figure i est une coupe axiale d'une réalisation de construction couverte conforme à l'invention. Les figures 2 et 3 sont des vues en plan possibles de ces constructions. La figure 4 est une coupe par IV-IV de la figure i et la figure 5 une vue partielle suivant V-V de cette même figure. Les constructions montrées sur les figures 1, 2 et 3 comprennent deux portiques parallèles formés de piliers 1 et de poutres 2 reposant sur leurs têtes. Comme montré sur la figure 2, les poutres 2 peuvent être rectilignes ou bien ces poutres, comme montré sur la figure 3, peuvent avoir la forme de deux portions de cercles concentriques. A l'une des extrémités des portiques peut être ménagée une chambre parallélépipédique 3, ouverte en direction des portiques et qui constitue un espace destiné à recevoir la couverture gonflable dans son état replié. Les poutres 2 (voir également figures 4 et 5) sont des poutres-caissons formées de tôles pliées et assemblées, ouvertes en regard l'une de l'autre et supportant chacune deux rails : un rail 4 du type usuel à champignon et un rail 5 qui est une poutrelle creuse de section rectangulaire comportant une fente longitudinale 6. Dans le cas d'emploi de chariots automoteurs, chaque rail 4 supporte, par l'intermédiaire d'un boggie de galets 7 mobile au moyen d'un moteur électrique 8 alimenté par les rails conducteurs 8a et les frotteurs 8b, l'extrémité d'une poutre plate 9 en forme générale de poutre d'égale résistance qui comprend, entre deux membrures supérieure 10 et inférieure 11, un voile plan 12. Dans le cas de chariots tractés, un câble gainé et graissé suit le rail 4 et vient s'enrouler autour d'un tambour de treuil situé à l'une des extrémités de la poutre 2. A cette poutre est accolé un fuseau 13a et attelée une succession de fuseaux semblables 13 constitués chacun d'une enveloppe tubulaire gonflable remplie d'air. Ces fuseaux sont également en forme générale de poutre d'égale résistance et, pour fixer les idées, pour une construction d'une vingtaine de mètres de largeur, ces fuseaux peuvent avoir de l'ordre de deux mètres de hauteur en leur centre et moins dlun mètre aux extrémités. Dans le cas de la figure 2, ces fuseaux ont en-plan une forme rectangulaire tandis qu'ils sont trapézoidaux dans le cas de la figure 3. Transversalement, chaque fuseau a une section définie par deux côtés rectilignes 33 et deux cotés courbes 32. Ces fuseaux sont assemblés par des bandes souples 35 jouant le rôle d'entretoises, qui sont soudées ou collées à cheval en haut et en bas sur l'intervalle de séparation entre fuseaux. Afin de mieux assurer aux fuseaux la forme voulue en section transversale, ces fuseaux peuvent être raidis intérieurement par des cadres 34 constitués de bandes assemblées situées dans des plans verticaux perpendiculaires à la grande dimension desdits fuseaux (figures 1 et 4). Le joint inférieur ainsi réalisé est de forme générale parabolique et est supporté, à l'état dégonflé, par un câblé 14. Chacune des extrémités de ce câble est attachée à l'axe 15 d'un couple de galets 16 assemblés en diabolo et roulant à l'intérieur de la poutre 5 à la manière des tringles à rideaux dites "chemin de fer". Un profilé 17, de section en coin, assure la fixation de la poutre 5 et oriente celle-ci sensiblement suivant la tangente à l'extrémité du câble 14. Le joint supérieur entre deux fuseaux consécutifs est également occupé par un câble 18 qui, à ses extrémités, est attaché au câble 14 par les organes d'assemblage 19. Les câbles 18 contribuent à solidariser les fuseaux avec les câbles 14 lors du déploiement et du repliement de la couverture. Ils permettent, en outre, à celle-ci de résister au soulèvement par le vent. Les câbles 14 et 18 peuvent être de section circulaire comme représenté, ou de section plate (sangles) ou adaptés à la forme des joints. Ils peuvent être en fils d'acier ou éventuellement en matière textile. A une extrémité des fuseaux, ceux-ci sont pourvus de vannages commandés, par exemple des boisseaux tournants, 20 reliés entre eux par une canalisation souple 21 formant rampe d'alimentation. Cette rampe, éventuellement soutenue entre deux vannages 20 par les câbles 14, est alimentée par une soufflerie 22. La pression de gonflage des fuseaux est, comme d'usage dans les constructions de ce genre, relativement faible, par exemple inférieure à 0,5 bar. Du côté opposé aux vannages 20, les fuseaux comportent des vannages 31 analogues mais qui débouchent à l'air libre. Au droit de l'extrémité des fuseaux, la poutre 2 comporte une plateforme longitudinale en console 23 supportant un coussin longitudinal 24 en forme de coin, qui sert d'appui aux extrémités des fuseaux. Ce coussin est également gonflable, soit par la soufflerie 22, soit par une soufflerie auxiliaire, et il peut être vidé de son air par un clapet (non représenté). Pour utiliser la couverture gonflable selon l'invention, en la supposant initialement entièrement logée dans la chambre 3 fermée par la poutre 9, avec les coussins 24 dégonflés et aplatis, la soufflerie 22 est mise en marche, puis les vannages 20 sont successivement ouverts, par commande automatique ou à la main, à partir de celui qui correspond au fuseau 13a accolé à la poutre 9. Le moteur d'entraînement de cette poutre étant débrayé, au fur et à mesure qu'ils sont gonflés les fuseaux repoussent la poutre 9 en prenant appui sur le fond de la chambre 3 par l'empilement des fuseaux encore dégonflés. La couverture sort de son logement et s'étend progressivement sur toute la surface comprise entre les portiques. Les fuseaux et les câbles passent alors au-dessus des coussins 24 sans frottement contre les poutres 2. Lorsque la couverture est entièrement déployée, les coussins 24 sont gonflés de manière à prendre en charge les fuseaux. Dans ces conditions, les câbles 14 sont soulagés de l'effort de traction et ne servent plus que de sécurité en cas de dégonflage accidentel d'un ou plusieurs fuseaux. En cas d'affaissement peu important de la couverture, la mise en action de la soufflerie 22 rétablit la situation. Pour éviter les effets de condensation, l'air admis dans cette soufflerie peut être asséché à travers un filtre déshydratant convenable. Des purges peuvent également être prévues au point bas central des fuseaux pour l'évacuaton CL- l'eau condensée. Pour le repliement de la couverture, les vannages de dégonflage sont successivement ouverts à partir de celui qui est à l'opposé de la poutre 9 et les moteurs de cette poutre 9 sont mis en marche pour la déplacer en direction de la chambre 3. Ainsi, progressivement,la couverture se replie en accordéon dans cette chambre. On remarquera que toutes les- manoeuvres des vanna de gonflage comme de dégonflage peuvent être effectuées à partir de la chambre 3. Pour permettre l'évacuation des eaux pluviales, la surface supérieure des fuseaux est prolongée par une bavette souple 25 conduisant dans une gouttière 26 pourvue de descentes d'eau 27 dans chacun des piliers 1. Ces piliers peuvent être extérieurs à la construction et la console 23 peut directement ou indirectement supporter un rail 28 du type poutre creuse portant, par l'intermédiaire de paires de galets 29 en diabolo, la paroi latérale 30 repliable de fermeture de la construction. L'invention convient spécialement pour des constructions destinées à la pratique des sports en plein air qui peuvent ainsi être découvertes par beau temps et fermées en hiver ou en cas d'intempéries. L'invention convient notamment aux piscines, patinoires, manèges, courts de tennis, terrains de jeux de balle, gymnases, cours d'écoles, restaurants saisonniers, etc. REVENDICATIONS 1. Couverture d'espace au sol formée d'éléments tubulaires en matière souple accolés, rendus individuellement auto-porteurs par gonflage, caractérisée en ce que, à ltétat gonflé, les extrémités de ces éléments reposent sur deux supports parallèles et que, à l'état dégonflé, lesdits éléments tubulaires sont portés par des câbles dont les extrémités sont solidaires de chariots mobiles le long de ces supports. 2. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que les faces inférieures des éléments tubulaires ont, à l'état gonflé, une forme générale courbe correspondant à celle des cables de support des éléments à l'état dégonflé. 3. Couverture selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les éléments tubulaires ont en section verticale longitudinale une forme de fuseau. 4. Couverture selon la revendication 3, caractérisée en ce que le joint vertical plan entre deux éléments tubulaires en fuseau est compris entre deux câbles dont les extrémités sont assemblées. 5. Couverture selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments tubulaires sont supportés à l'état gonflé par des coussins gonflables disposés longitudinalement sur les supports. 6. Couverture selon la revendication 5, caractérisée en ce que les coussins gonflables soulèvent au moins partiellement les fuseaux après le déploiement et le gonflage de la couverture. 7. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que, à ltétat dégonflé des éléments tubulaires, la couverture est repliée en accordéon dans un espace de logement disposé à une des extrémités des supports. 8. Couverture selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'extrémité de la couverture, opposée à l'espace de logement, est solidaire d'une poutre rigide et plate, transversale aux supports et roulant sur ceux-ci par l'intermédiaire de rails. 9. Couverture selon la revendication 8, caractérisée en ce que la poutre est équipée de moteurs pour son déplacement autonome. 10. Couverture selon la revendication 1, caractérisée en ce que les chariots supportant les extrémités des câbles comportent des paires de galets en diabolo roulant à l'intérieur de profilés creux comportant chacun une fente longitudinale orientée dans la direction de la tangente à l'une des extrémités de ces câbles. 11. Couverture selon les revendications 1, 8 et 10, caractérisée en ce que les supports sont des portiques formés de piliers comportant en tête deux poutres en caisson ouvertes face à face et contenant les rails de déplacement des chariots porteurs des câbles et les rails porteurs de la poutre. 12. Couverture selon la revendication 11, caractérisée en ce que des parois repliables sont suspendues aux portiques. 13. Couverture selon les revendications I et 8, caractérisée en ce que les éléments tubulaires sont gonflés par l'intermédiaire d'une canalisation souple formant rampe et communiquant avec l'intérieur de chacun d'eux par un clapet, les clapets étant organisés pour être successivement ouverts à partir de celui qui est le plus proche de la poutre. 14. Couverture selon les revendications 3, 8 et 9, caractérisée en ce que les fuseaux comportent des ouvertures de dégonflage organisées pour être successivement ouvertes à partir du fuseau opposé à la poutre pendant que la poutre est déplacée, par l'effet de ses moteurs, en direction de l'espace de logement. 15. Couverture selon les revendications 3 et 11, caractérisée en ce qu'aux extrémités des fuseaux sont raccordées des bavettes retombant dans des gouttières intérieures aux poutres-caissons. 16. Couverture selon la revendication 11, caractérisée en ce que les poutres-caissons sont rectilignes et les fuseaux ont en plan une forme rectangulaire. 17. Couverture selon la revendication 11, caractérisée en ce que les poutres-caissons sont en forme de deux arcs de cercles concentriques et les fuseaux ont en plan une forme de trapèze.