La présente invention est relative à un additif alimentaire pour le petit élevage, en particulier pour I'éle- vage des volailles et des lapins ainsi qu1à un procédé d'amélioration de la qualité de la viande, surtout du goût de la volaille. Il est connu que la viande des petits animaux que l'on nourrit principalement ou exclusivement avec des mélanges alimentaires fabriqués artificiellement, présente un doit fade et souvent même un arrière-gotlt désagréable. Les poulets à rôtir nourris avec beaucoup de farine de poisson ont, par exemple, un goût de poisson. C'est particulièrement le cas pour les animaux soumis à l'engraissement intensif. La volaille élevée dans des conditions extensives, en basse-cour et en jardin, tire sa nourriture de sources naturelles très diverses et l'alimentation fournie en supplément est aussi très variée : grains de céréales, mais, pommes de terre, déchets de cuisine, reste d'aliments,etc... I1 s'y ajoute encore différentes parties de plantes, comme l'herbe, les mauvaises herbes, les feuilles et les graines; des vers, des insectes et de la petite vermine complètent la large gamme des sources d'alimentation qui communiquent son golt caractéristique à la chair des volailles élevées en poulailler et en jardin. De façon généralement connue, la viande des animaux soumis à l'engraissement intensif sur une grande échelle et nourris avec des mélanges alimentaires concentrés fabriqués artificiellement a une moins bonne consistance, un gott fade et fréquemment, un arrière-goat désagréable. Cela doit être attribué principalement aux mélanges alimentaires mentionnés, fabriqués industriellement, notamment à leur composition (par exemple farine de poisson), aux modifications biologiques et chimiques qui se déroulent dans les mélanges alimentaires (par exemple rancissement, moisissure, décomposition des protéines) et aux médicaments, agents chimiques et agents d'accroissement de poids que l'on ajoute aux mélanges alimentaires.Dans l'alimentation, on introduit souvent des médicaments et des substances ayant une activité biologique sans tenir compte de la mesure a dans 1uelic- ces agents influencent le goût de la viande. Pour augmenter le rendement de viande et même pour améliorer la consistance de ce3le-ci, on connaît de nombreux additifs et substances de complément,mais on ne trouve dans le commerce aucun agent avec lequel on puisse influencer dans un sens favorable le goût de la viande. Pour certains problèmes partiels, par exemple pour éliminer l'arrière-gott désagréable des poulets à rotor soumis à l'engraissement intensif avec des mélanges alimentaires fabriqués industriellement, on a élaboré des solutions partielles mais celles-ci, pour lrune ou l'autre raison, ne se sont pas implantées dans la pratique.Ainsi par exemple, on a trouvé que l'arrière-gott de-poisson de poulets nourris pendant 7 semaines avec de la farine de poisson peut être éliminé si l'on ajoute au mélange alimentaire 80 U.I. de tocophérol (vitamine E). Toutefois,cet additif est trop comateux pour l'élevage des volailles sur une grande échelle. Dans la littérature technique américaine, on mentionne des composés soufrés qui sont censés modifier le goft de la viande. On a tenté aussi d'administrer aux animaux, outre les mélanges alimentaires fabriqués artificiellement, les substances naturelles nécessaires pour obtenir le goût naturel de la viande, mais ces expériences aussi ont eu un résultat négatif. La raison en réside dans le fait que des volailles soumises à l'engraissement intensif ne peuvent que très difficilement être converties à la consommation d'autres substances alimentaires et que c'est au détriment de l'accroissement de poids. Par suite, le but de l'invention est de trouver un additif alimentaire qui améliore le goût de la viande des petits animaux, en particulier des volailles et, en outre, d'élaborer un procédé au moyen duquel on puisse administrer cet additif aux animaux sous une forme bien utilisable, dans l'engraissement intensif. On a trouvé maintenant que certains arômes d'origine végétale et en outre les composes contenus dans les armes végétaux et/ou dans leurs constituants,influencent favorablement le goût des animaux soumis à l'engraissement intensif, par exemple des poulets, des oies, des dindes, des lapins. C'est pourquoi l'invention a pour objet un additif alimentaire qui est utilisé dans l'organisme animal, qui influence favorablement le goût de la viande et qui est formé d'au moins deux arômes végétaux différents et en outre, éventuellement, de composés contenus dans d'autres arômes végétaux et/ou leurs constituants et éventuellement, d'exhausteurs de goût. L'invention a en outre, pour objet un procédé d'amélioration de la qualité de la viande, en particulier d'amélioration du gout de la volaille, caractérisé par le fait qu'à l'alimentation des animaux soumis à l'engraissement intensif et, dans le cas d'élevage en plusieurs phases, de préférence uniquement à l'alimentation administrée à la dernière phase, on incorpore, à raison de 10 à 400 mg par kilogramme de poids de l'animal, un additif alimentaire qui est utilisé dans l'organisme animal, qui influence favorablement le goût de la viande et qui est formé d'au moins deux aromes végétaux différents et, en outre, éventuellement, de composés contenus dans d'autres arômes végétaux et/ou leurs constituants et éventuellement, d' exhausteurs de gout. Comme arômes d'origine végétale, on peut envisager les essences de cannelle, de citron, d'-orange, d'anis, de cumin, d'oignon, d'ail, d'eucalyptus, de coriandre, de céleri, de thym, de gingembre, de persil, de panais, de géranium et d'ylang-ylang,ainsi que les mélanges de ces constituants. L'additif alimentaire selon l'invention peut en outre contenir des composés qui sont contenus dans des armes végétaux ou dans leurs constituants, mais qui peuvent aussi être preparés synthétiquement. Comme exemples de composés de ce genre, on citera : le D-limonène, l'anisa).déhyde, le diacétyle, la carvone, l'éther methylenique de l'aldéhyde protocatéchique, le butyrate d'éthyle, le butyrate de benzyle,l'acétate de géranyle, le sélinène, la vanilline, le cymène, le 3,4-menthène, le n-décyl- aldéhyde, les terpinols, les terpènes, le carvomenthol, le terpinéol, l'eucalyptol, lteugénol, le D-camphène, le cinnamaldéhyde. De péference, les additifs alimentaires selon l'invention contiennent aussi des exhausteurs de goût qui augmentent de façon synergique l'action des arômes. Comme exhausteurs de goût, on peut utiliser par exemple l'essence de livèche (Levisticum officinale) et le glutamate. On ajoute de préférence les exhausteurs de goût à raison d'environ 2 %. On choisit la composition de l'additif alimentaire en fonction de l'effet qu'il s'agit d'obtenir. Pour des additifs destinés aux aliments pour lapins, la composition optimale n'est pas la même que pour les oies ou pour les dindes. Pour une même espèce de volaille aussi, des compositions différentes peuvent être optimales ; pour l'élevage des oies à rôtir, il faut une autre composition que dans le cas des oies gavées dont la valeur principale réside dans leur gros forme. Les additifs selon l'invention contiennent au moins deux arômes différents d'origine végétale. Lorsqu'on utilise un seul arôme ou seulement des constituants synthétiques, le résultat est moins satisfaisant. Les additifs alimentaires selon l'invention peuvent aussi avoir des effets avantageux sur l'utilisation des aliments, entraîner une plus grande absorption d'aliments et dans bien des cas, permettre même l'administration d'un aliment de basse qualité ou en lui-même impropre à la consommation. Toutefois, ces effets sont secondaires et ne doivent pas être recherchés dans tous les cas. L'effet primaire des additifs selon l'invention réside dans le fait que la viande des animaux a un goût agréable et caractéristique qui ressemble à celui des animaux élevés extensivement avec une alimentation naturelle variée. Pour obtenir cet effet, on incorpore au mélange alimentaire fabriqué industriellement 10 à 400 mg de l'additif selon l'invention par kilogramme de poids de l'animal. Le dosage de l'additif alimentaire ne doit pas nécessairement s'effectuer sur toute la période d'élevage. L'engraissement intensif des poulets par exemple se déroule en trois phases a) à la première phase, jusqu'à l'age de 3 à 4 semaines, on administre un aliment dit initial qui présente en général une plus haute teneur en protéine (23 b) et qui contient des substances favorisant l'utilisation et augmentant le gain de poids, par exemple de la "Barithracine -Zn, des coccidiostatiques (flavomycine) et 12 500 à 13 400 kJ d'énergie métabolisable. En outre, l'aliment initial contient 1 % de calcium, 0,8 % de phosphore et les vitamines A, D, E et K dont on diminue la quantité aux phases suivantes. b) L'aliment administré à la deuxième phase, à partir de la 3ème ou 4ème semaine, contient déjà moins de protéine (20 et la teneur en calcium et en phosphore est aussi moindre (respectivement 0,9 % et 0,6 à 0,7 %). La quantité de vitamines liposolubles est moindre mais la proportion de vitamine B reste inchangée, ce qui entraîne une odeur et un goût désagréables. Le premélange contient aussi du sélénium et de ia biotine. c) Pendant les 6ème, 7ème et 8ème semaines, on administre un aliment dit final qui contient 16,5 à 17 t de protéine. Les vitamines liposolubles ne sont administrées qu'en quantité minimale Le prémélange ne contient pas de sélénium, la teneur en vitamine E reste inchangée. Par des expériences, on a confirmé qu'il est suffisant d'utiliser l'additif alimentaire selon l'invention pendant la troisième phase, c 'est-à-dire de le mélanger à l'aliment final. La chair des poulets ressemble, par son goût, à la chair des poulets élevés dans des conditions extensives plus naturelles. Les additifs alimentaires selon l'invention peuvent être utilisés avec succès dans l'engraissement intensif pour l'obtention de poulets à rôtir, d'oies à rôtir, de foies d'oie, de dindons et de lapins. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère à des exemples de mise en oeuvre du procédé objet de la présente invention. Il doit être bien entendu, toutefois, que ces exemples de mise en oeuvre, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Exemple 1 Dans élevage de poulets à rôtir en trcis phases, on administre aux deux premières phases respectivement l'aliment initial et l'aliment usuel à la deuxième phase. A la troisième phase, on ajoute à 1 kg d'aliment final 28 mg d'arômes sous la forme d'une solution préparée avec 280 ml d'alcool que l'on mélange à l'aliment de façon homogène. Chaque poulet reçoit en tout, en 7 jours, 1,5 kg de cet aliment. L'additif alimentaire a la composition suivante : - 60 % de "Barbacue" (contient principalement de l'essence d'oignon ou les constituants de celle-ci) ou d'essence d'oignon, - 20 % d'essence de cumin, - 10 % d'essence de persil - 8 % de sulfure de diailyle - 2 % d'essence de livèche. On dissout les constituants dans de l'alcool à 90 % et on les mélange sous cette forme à l'aliment Pour interpréter l'effet, on examine organoleptiquement la viande des poulets e On utilise comme témoins un groupe d'animaux nourris sans arômes et comme étalon, la chair de poulets élevés dans des conditions extensives. A la consc:mma- tion, qui a lieu après préparation culinaire, il apparaît que la chair des animaux ayant reçu l'aliment aromatisé a un goût qui ressemble à celui de l'étalon. Exemple 2 On administre à des oies à rôtir, à la deuxième (et donc dernière) phase de l'élevage, un aliment contenant les additifs alimentaires suivants - 50 % de "Barbacue", - 20 % d'essence de gingembre, - 10 % d'essence de céleri - 10 % de sulfure d'allyle et propyle, - 8 % de cinnamaldéhyde, - 2 % de glutamate. On ajoute à l'aliment l'additif de la composition ci-dessus en quantité telle que les oies absorbent, par kilogramme de poids et jusqu'à ce qu'elles soient mûres pour l'abattage, 25 mg d'additif. Exemple 3 Pour obtenir des oies ayant un foie aussi gros et aussi savoureux que possible, on nourrit les oies comme dans l'exemple 2, mais avec cette différence que l'additif a la composition suivante - 4 % de "Barbacue", - 30 8 d'extrait d'anis et de coriandre, - 25 % d'huile de foie de morue et d'huile de soja, - 3 % d'acétate de géranyle, - 2 % d'essence de livèche. On calcule la quantité d'additif de façon que les animaux absorbent 30 mg d'additif par kilogramme depoids. Exemple 4 Dans l'élevage de dindons, on procède de la façon décrite à l'exemple 2, avec cette différence que les animaux absorbent, par kilogramme de poids, 20 mg d'un additif de la composition suivante - 50 % de "Barbacue", - 40 z d'huile de noix, - 10 % d'huile d'arachide. Exemple 5 On nourrit des lapins pendant toute la durée de l'engraissement intensif, avec un aliment contenant un additif de la composition suivante - 10 % d'essence de panais, - 20 % d'essence de persil, - 10 % d'essence de coriandre, - 30 % d'essence de cumin, - 25 % d'huile de noix, - 3 % d'acétate de géranyle, - 2 % d'essence de livèche. On calcule la quantité d'additif de façon que les animaux en absorbent 30 mg par kilogramme. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de realisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matiere, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS r 1, Additif alimentaire pour le petit élevage, en particulier pour l'engraissement intensif des volailles et des lapins, caractérisé par le fait qu'il est utilisé dans l'organisme animal, qu'il influence favorablement le goût de la viande et qu'il est formé d'au moins deux armes végétaux différents et, en outre, éventuellement, de composés contenus dans d'autres arômes végétaux et/ou leurs constituants et éventuellement, d'exhausteurs de doit. 2. Additif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que comme armes végétaux, il contient de l'essence de cannelle, de citron, d'orange, de céleri, de cumin, d'anis, d'oignon, de coriandre, de gingembre, de persil, de panais, de géranium, d'ylang-ylang, d'eucalyptus ou de thym ou des mélanges de ces essences. 3. Additif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que comme composés contenus dans des armes végétaux ou leurs constituants, il contient du cinnam aldéhyde, de l'anisaldéhyde, de l'acétate de gêranyle, du sélinène, du terpinéol, de l'eugénol, du sulfure d'allyle et propyle, du sulfure de diallyle, du D-limonène, du diacétyle, du carvone, de l'éther méthylénique d'aldéhyde protocatéchique, du butyrate d'éthyle, du butyrate de benzyle, de la vanilline, du cymène, du 3,4- menthène, du D-camphene, du n-décylaldéhyde, des terpinols, des terpènes, du carvomenthol, de l'eucalyptol, ou des mélanges de ces corps. 4. Additif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que comme exhausteur de lotit, il contient de l'essence de livèche et/ou du glutamate 5. Procédé d'amélioration de la qualité de la viande en particulier d'amélioration du gourde la volaille, caracté- risé par le fait qu'd l'alimentation des animaux soumis à l'engraissement intensif et, dans le cas d'élevage en plusieurs phases, de préférence uniquement à l'alimentation administrée à la dernière phase, on incorpore, à raison de 10 à 400 mg par kilogramme de poids de l'animal, un additif alimentaire qui