La présente invention se rapporte aux chariots de manutention à fourche dont l'usage peut être de stocker des palettes ou des charges rectangulaires dans des locaux. On sait que, souvent, il se trouve que le chariot doive déposer sa charge dans une encoignure de telle sorte que les faces de la charge soient contres et parallèles aux cloisons. La bonne utilisation des surfaces disponibles oblige à une telle manoeuvre qui reste toutefois délicate pour au moins deux raisons. D"une part, en effet, la palette est souvent moins large que ne l'est le chariot. En l'absence de remède cette configuration empêcherait le dépôt des charges contre les cloisons, mais on sait que la prise de charge disymétrique ou le tablier dit"à déplacement latéral", qui déplace latéralement la charge par rapport au chariot y apportent une solution de pratique courante. I1 n'en reste pas moins vrai que la prise de charge disymétrique reste contre-indiquée et que le tablier à déplacement latéral augmente le porte à faux de charges, ce qui réduit la capacité utile du chariot. D'un autre coté, le dépôt d'une charge parallèlement à une cloison, implique que l'axe du chariot soit parallèle à cette dernière lors de la dépose. Or, cette situation est délicate à atteindre, et ne peut habituellement l'etre qu'au prix de manoeuvres multiples qui altèrent le rendement de l'opération. 1l va sans dire que, pour stocker en encoignure,la mise en place du chariot légèrement oblique par rapport aux faces du dièdre peut etre rapide, que par ailleurs un mat porteur animé d'une rotation légère autour de son axe vertical pourrait corriger I'obliquité pour atteindre l'accotement désiré de la charge. Mais il est clair que cette solution, qui a donné lieu à un certain nombre de réalisations industrielles, augmente appréciablement la complexité et le prix du chariot. I1 apparaft, en conclusion, que l'accotement exact et rapide d'une palette dans une encoignure rectangulaire oblige, par les moyens classiques, à la réunion de mécanismes dont les prix et complexité limitent beaucoup l'usage. La présente invention consiste en un mécanisme simple qui réalise simulta nément les deux opérations de déplacement latéral et d'inclinaison du tablier porte fourche au prix d'une manoeuvre aisée. Il permet ainsi une amélioration importante de la vitesse des stockages dans les encoignures et rend possible certains d'entre eux que les moyens de manutention employés n'autoriseraient pas. La fig. l représente en vue de dessus un chariot déposant une palette dans une encoignure rectangulaire et montre globalement l'action et l'utilité du meca nisme de l'invention. La fig. 2 donne un exemple d'application non limitatif de l'invention sur le tablier porteur d'un chariot de manutention à fourche. Elle montre clairement les éléments fondamentaux de l'invention qui seront exposés dans la description qui suit. La fig. 3 est la vue de dessus schématique des éléments de la fig. 2. On voit sur la fig. 2 le mat élévateur dans les guidages 1 et 2 duquel glissent deux joues entretoisées 3 et 4 guidées par des galets comme 5. Dans la pratique les deux joues portent la traverse porte fourche de façon rigide. Le mécanisme conforme à l'invention comporte sur l'ensemble que forment les joues 3 et 4 entretoisées deux articulations 7 et 8 d'axe approximativement vertical. Deux plaquettes 9 et 10 tour,illonnent autour des articulations précédentes et s'articulent aussi par deux nouvelles articulations 11 et 12 liées à la traverse porte fourche qu'ils supportent et qui se trouve ainsi former la base mobile du trapèze déformable. La base formée par les articulations 7 et 8 étant plus grande que celle définie par les autres 11 et 12 on voit que, déformé, le trapèze imprime depuis le point milieu symétrique, un double mouvement de déplacement latéral et d'orientation dans le sens recherché. Pour déformer le trapèze on peut notamment orienter l'un de ses cotés obliques 9 ou 10, soit déplacer latéralement la traverse 6, soit enfin allonger ou raccourcir la diagonale dans les limites des arcs-boutements. La motorisation figurée en fig. 2 est assurée Rar un vérin 13 fixé sur une tôle 14 ellemême liée à la joue 3. Le vérin 13/-atiment5 par les jonctions 15 dont les raccordements ne sont pas représentés. La tige 16 du vérin 13 porte une main 17 dampent guidée qui entraine par un doigt 18 et une noix 19 la traverse porte fourche 6. On voit, en vue de dessus, sur la fig. 3, que si la traverse porte fourche 6 est déplacée latéralement d'un côté ou de l'autre, par le jeu du vérin 14 par exemple, le trapèze déformable, que constituent les articulations 7, 8, 11 et 12 incline dans le sens voulu la traverse 6. La fig. 1 montre la façon dont peut s'employer le mécanisme de l'invention. On y voit le chariot et sa palette centrée engagés en biais dans l'encoignure hachurée. I1 va sans dire que cette configuration est la plus rapide à obtenir, elle peut en général etre atteinte sans manoeuvre d'approche. L'action des leviers articulés dont la commande n'est pas figurée fait que déplacée latéralement vers la cloison au niveau du tablier porte fourche la palette est simultanément orientée dans le sens voulu pour atteindre le parallélisme aux cloisons contigues (schéma en trait mixte). On voit qu'un léger déplacement du chariot vers l'avant accote exactement la palette aux cloisons l'ensemble des opérations ayant requis le minimum de manoeuvres De nombreux moyens conformes aux traditions des chariots élévateurs peuvent motoriser le déplacement du tablier porte,fourche 6.On peut en effet, outre le moyen décrit, déplacer comme indiqué ci.avant, une des diagonales du trapèze déformable que forme les articulations 7, 8, 11 et 12. Un vérin double effet convient tout à fait. On peut aussi commander en rotation réversible l'un des bras 9 ou 10 par le jeu d'un vérin situé verticalement dans l'axe d'une des articulations 7 ou 8 et complété d'un transformateur de mouvement du type vis et écrou par exemple, ou came et galet. Il reste que la motorisation si elle est classique par vérin hydraulique, peut se faire aussi par le jeu de commande ou vérin électrique, ou même manuellement. Dans tous les cas le fluide moteur, hydraulique ou électrique, sera conduit aux organes à commander par les jonctions flexibles classiques. Et il est clair que pour l'ensemble des autres composants également tout entre dans le cadre des moyens classiques du domaine de la manutention. I1 reste que de nombreux cas de déplacement de charge peuvent gagner à faire usage du mécanisme de l'invention. Ce sont par exemple ceux qui visent à mettre en place en encoignure des charges saisies en porte à faux. C'est le cas de chariots à plate forme, à pinces, à potence, à éperon, etc.., REVENDICATIONS 1 - Mécanisme applicable aux chariots élévateurs et fixé sur, ou à la place de leur tablier porteur caractérisé par ce que le support des organes de préhension des charges (notamment fourche, éperon, potence, plate forme, pinces) est déplaçable du fait qu'il forme la petite base, parallèle à l'avant du chariot en position moyenne, d'un trapèze articulé sur des axes sensiblement verticaux et dont la grande base, symétrique comme la petite par rapport à l'axe du chariot en position moyenne, est constituée par deux articulations insérées dans l'organe élévateur du chariot. 2 - Mécanisme selon la revendication 1 et caractérisé par ce que le déplace ment du support des organes de préhension des charges est motorisé par un vérin hydraulique commandé depuis le poste de conduite du chariot par les moyens appropriés, le vérin pouvant notamment déformer le trapèze articulé en allongeant ou raccourcissant sa diagonale ou en entrafhant sa petite base mobile par un doigt, ou en entraidant en rotation l'un ou l'autre des côtés obliques du trapèze par un transformateur de mouvement à vis. 3 - Mécanisme selon la revendication 2 caractérisé par ce que le vérin est motorisé par l'électricité. 4 - Mécanisme selon la revendication 2 où l'organe de commande est actionné manuellement.