Les bouteilles de vin de champagne ou de mousseux comportent à la partie inférieure une étiquette et à la partie supérieure, c'est-à-dire sur le goulot, une bande circulaire entourant complètement celui-ci. Cette bande présente en particulier sur sa face antérieure un médaillon d'où partent deux pattes d'une hauteur d'un centimètre environ, entourant le goulot de la bouteille et qui recouvrent en partie la capsule de papier d'étain disposée sur la partie supérieure de la bouteille. Cette bande est donc collée à sa partie inférieure sur le verre de la bouteille et à sa partie supérieure sur la capsule de papier d'étain. Les deux pattes qui entourent le goulot de la bouteille sont superposées à la partie supérieure de 1 centimètre environ. Les étiqueteuses sont divisées en deux catégories principales, à savoir : les machines de type alternatif et les machines de type rotatif. Les machines de type alternatif sont constituées essentiellement par un transporteur à bande rectiligne sur lequel on place les bouteilles qui, au moyen d'un système d'alimentation, sont arrêtées individuellement pendant quelques secondes en face d'une station où l'étiquette est appliquée, puis poursuivent leur acheminement ; ou bien ces machines sont constituées par un carrousel à avance cadencée, alimentant un transporteur à bande classique. L'étiqueteuse est montée dans l'une des stations du carrousel. Dans les machines de type alternatif, les étiquettes sont prélevées d'un magasin de type courant disposé au dessus de la bouteille au moyen d'un plan vertical enduit de colle et l'étiquette prélevée du magasin reste collée sur ce plan. Ce plan comporte en son centre une petite découpe verticale et l'étiquette n'est donc enduite de colle que sur ses deux parties latérales. Ce plan se déplace verticalement et, après avoir prélevé l'étiquette du magasin, est déplacé vers le bas où se trouve la bouteille pour s'arrêter devant celle-ci ; un organe de compression traversant la découpe verticale presse l'étiquette contre la bouteille et la maintient tandis que le plan, après avoir exécuté un déplacement horizontal de quelques centimètres pour que l'étiquette se détache, revient en position de départ. L'étiquette est alors bloquée sur la bouteille par l'organe de compression. Deux spatules en caoutchouc qui se déplacent perpendiculairement à l'axe de la bouteille et dont les extrémités effleurent l'organe de compression étalent les deux pattes de l'étiquette contre la bouteille puis s'ouvrent et reviennent en arrière. Ce mode de travail permet d'appliquer des étiquettes qui recouvrent au maximum la moitié de la circonférence de la bouteille étant donné que les deux spatules n'appliquent pas contre la bouteille les parties de l'étiquette qui dépassent en longueur la moitié de la périphérie de la bouteille en question. Dans les machines de type alternatif, il a été proposé un dispositif monté en aval des spatules et constitué d'une spatule supplémentaire en caoutchouc, disposée à l'exprémité d'un balancier horizontal, accomplissant une rotation de 1000 environ par exemple dans un sens et puis dans l'autre de manière à appliquer l'une des pattes puis l'autre, en la superposant sur la première. Cette solution a donné des résultats négatifs dans la pratique car le goulot de la bouteille est conique et non cylindrique ce qui fait que le mouvement en arc de cercle de la spatule fait que les deux pattes ne sont pas superposées mais sont l'une en haut et l'autre en bas et l'exécution n'est donc pas commercialement acceptable. La présente invention entend proposer et protéger un dispositif adaptable sur étiqueteuses de type alternatif, susceptible d'appliquer les deux pattes de l'étiquette à coller, convenant pour des étiquettes entourant entièrement le goulot et permettant ainsi de résoudre les problèmes en question par une solution simple et économique. Ce dispositif est constitué par une spatule auxiliaire en caoutchouc se trouvant dans un plan parallèle à l'axe de la bouteille et disposée derrière celle-ci en position de repos afin qu'après étiquetage, la bouteille puisse passer sans la heurter. La spatule auxiliaire est disposée à l'extrémité d'une tige verticale solidaire de l'extrémité de la bielle d'un quadrilatère plan articulé ; cette bielle étant reliée à deux balanciers qui tournent d'un certain angle et qui sont reliés à deux pivots disposés dans un plan horizontal au dessus de la bouteille. Une came horizontale tourne dans le plan du quadrilatère et agit sur l'un des balanciers, ce dernier étant comprimé contre la came par un ressort qui peut être par exemple fixé à une extrémité dudit balancier tandis qu'il est fixé de l'autre au plan qui reçoit les pivots du quadrilatère. La came effectue un tour à chaque cycle de l'étiqueteuse. Dans l'une des solutions en variante, la came peut être remplacée par un piston pneumatiquejhydraulique articulé d'un c8té à la partie fixe tandis que la tige est reliée à l'un des deux balanciers. Lorsque les spatulesdel'étiqueteuse ont appliqué l'étiquette jusqu'à la moitié, elles starretent pendant quelques instants. A ce moment, la came agit sur le balancier qui fait accomplir à l'extrémité libre de sa spatule auxiliaire une trajectoire qui sur la première partie du trajet est à peu près assimilable à un demi-cercle afin que cette spatule auxiliaire se déplace derrière la bouteille et se place latéralement à celle-ci. On trace ainsi idéalement deux axes perpendiculaires entre eux et se trouvant dans un plan horizontal, dont le point commun passe par l'axe de la bouteille alors que l'un des deux axes passant par le point médian de l'étiquette placée sur le goulot est maintenue par l'organe de compression. L'extrémité de la spatule auxiliaire, après avoir accompli la première partie circulaire de la trajectoire, se trouve déplacée de 4 ou 5 mm de l'axe perpendiculaire à celui passant par la médiane de l'étiquette à coller. Lorsque la rotation de la came se poursuit, l'extrémité de la spatule suit une trajectoire à peu près rectiligne, passant par le centre de la bouteille, sur le parcours occupé par celle-ci. Cette trajectoire se trouve donc inclinée d'un certain angle par rapport à l'axe perpendiculaire à celui passant par la moitié de la bouteille. La trajectoire se poursuit jusqu'd ce que la spatule auxiliaire, après avoir appliqué la première patte de l'étiquette, dépasse la seconde patte de quelques centimètres. La came se trouve alors au maximum de sa levée. Elle commence ensuite à redescendre et le mouvement de la spatule s'inverse. L'extrémité libre de la spatule applique l'autre patte de l'étiquette et répète le trajet précédent mais en sens inverse. On se souvient que dans certains types d'étiquettes réalisées en papier mince, les bords restent libres au-delà des spatules de l'étiqueteuse et quand on les applique avec la spatule auxiliaire, ils s'enroulent autour de celle-ci par suite de la colle qui les humidifie ; afin de les maintenir tangentiellement au goulot de la bouteille, les deux spatules de l'étiqueteuse sont munies de deux petits tubes d'où il sort un jet d'air empêchant l'étiquette de s'enrouler quand les spatules s'arrêtent, de manière à maintenir fermement l'étiquette jusqu'à ce que la spatule auxiliaire l'ait totalement étalée. Afin de mieux expliquer ce qui vient d'être exposé, on donne ci-dessous une description détaillée de l'invention concernant une forme de réalisation préférée mais non limitative, illustrée sur les planches de croquis jointes dans lesquelles - la figure 1 est une vue latérale verticale de l'invention appliquée à une machine à étiqueter munie d'un tourniquet à six positions - la figure 2 est une vue en plan de l'invention qui montre la trajectoire suivie par l'extrémité de la spatule auxiliaire, l'organe de compression qui maintient l'étiquette à coller en position bloquée et les deux spatules de la machine en position de repos - la figure 3 correspond à la figure 2 au moment où les spatules de l'étiqueteuse ont appliqué la moitié de l'éti- quette, quand la came de l'invention commence à actionner la spatule auxiliaire. Sur les figures, on peut voir le socle 1 de la machine à étiqueter sur lequel tourne un tourniquet 2 à six positions. Sur le plan 4 du b ti 1 est fixé un montant 4 qui supporte à sa partie supérieure un plan 5. Un arbre vertical 6 est monté à l'intérieur du montant 4. Cet arbre accomplit six tours à chaque rotation complète du tourniquet, soit un tour à chaque arrêt, et sort à la partie supérieure. L'extrémité supérieure de l'arbre 6 est munie d'une came 7 qui agit sur un roulement 8 relié au bras 9 d'un balancier 10 pivotant sur l'axe Il solidaire de la plaque 5 (figure 2). Le balancier 10 est maintenu contre la came 7 par le ressort 12. Une bielle 13 est articulée à l'extrémité du balancier 10 reliée d'un côté à une tige verticale 14 et munie à sa partie inférieure d'une spatule auxiliaire 15 en matière élastique (voir figure 1). En un point intermédiaire de la bielle 13 il a été également articulé un autre balancier 16 dont le pivot est constitué par l'axe vertical 17 fixé à la plaque 5 (figures 2 et 3). D'autres caractéristiques de construction apparaitront plus clairement de la description du fonctionnement. Quand la bouteille 18 arrive en face de l'étiqueteuse, la plan d'encollage prélève l'étiquette du magasin (non repré sentiez et la dépose contre la bouteille ; l'organe de compression 19 applique les étiquettes 20-et 21 respectivement sur le corps et le goulot de la bouteille et le plan se déplace de manière à permettre à la spatule 22 d'étaler l'étiquette 20 sur le corps et aux spatules 23 et 21 d'appliquer l'étiquette sur le goulot. Quand les spatules 23 sont parvenues dans la position de la figure 3, elles s'arrêtent ; si l'étiquette est d'un type ayant tendance à s'enrouler, deux jets d'air appliqués par les tubes 24 entrent en fonction afin de maintenir les deux pattes à coller. La partie ascendante 25 de la came 7 commence à agir sur le galet 8. L'axe 29 du balancier 10 se déplace pour venir dans la position 30, l'axe 31 du balancier 16 tourne jusqu'en position 32 tandis que l'axe 33 de la bielle 13 se déplace jusqu'd parvenir en position 34. L'extrémité 27 de la spatule 15 suit la trajectoire théorique 28 (figure 2) qui d'abord fait tourner la bouteille en mouvement circulaire et suit ensuite la trajectoire venant en intersection avec le goulot de la bouteille ; dans la pratique, étant donné son élasticité, la spatule 15 frotte sur le goulot. Quand la came 7 poursuit sa rotation, la spatule 15 s'inverse et reprend la même trajectoire théorique jusqu'à ce que le galet 8 vienne en contact avec la partie circulaire de de la came. Sur tout le parcours circulaire de la came 7, la spatule 15 reste à l'arrêt ce qui permet ainsi à la bouteille de se déplacer dans la position suivante. Dans ce qui précède, on n'a pas décrit les organes connus et usuels de l'étiqueteuse qui ne font pas partie de l'invention. On remarquera à la figure 3 que l'angle i formé par l'axe 10 et le bras 13 est convexe (c'est-à-dire inférieur à 1800) et dans l'exemple décrit, qu'il est inférieur à 900. En outre, l'axe 17 d'articulation de la bielle 16 formant balancier est extérieur à l'angle i formé par l'axe 10 et le bras 13, ce qui favorise la cinématique ci-avant décrite. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour faire adhérer au goulot d'une bouteille les deux pattes superposées d'une étiquette à coller, susceptible d'être adapté à une machine à étiqueter ordinaire, de type alternatif, caractérisé en ce qu'il comprend une cinématique plane, articulée, constituée par un axe de balancier (10) tourillonnant en un point intermédiaire, dont une extrémité suit le profil d'une came (7) tandis que l'extrémité opposée est articulée à un bras ou une bielle (13) prolongée vers le goulot de la bouteille (18) et dont l'extrémité opposée à l'articulation supporte par l'intermédiaire d'un appendice dirigé vers le bas (14) une spatule (15), ledit bras (13) étant articulé en un point intermédiaire à une bielle (16) formant balancier oscillant autour d'un axe (17) extérieur à l'angle convexe défini par ledit axe de balancier (10) et ledit bras (13). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que cette came (7) présente un profil circulaire qui se raccorde à un sommet symétrique (25). 3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que cet axe (10) et le bras (13) forment ensemble un angle inférieur à 900.