La présente invention concerne un procédé hydrométallurgique d'extraction de métaux non-ferreux intéressantsdes minerais. Ce procédé s'applique particulièrement dans les cas où on met en oeuvre un minerai à base d'oxyde et une réserve d'anhydride sulfureux, obtenu par exemple par grillage de sulfureSiinéraux. On utilise depuis des années dans l'industrie des procédés hydrométallurgiques d'extraction et de récupération de métaux intéressants non ferreux des minerais. Dans l'industrie du cuivre par exemple, on recueille une quantité petite mais notable de la production totale de cuivre à partir des opérations hydrométallurgiques mettant en oeuvre une attaque par l'acide et une précipitation du cuivre des minerais à base d'oxyde. Malgré touts on n'a pas adopté de façon intensive ces procédés dans l'industrie du fait des investissements élevés nécessaires aux procédés hydrométallurgiques de la techniquc antérieure, car la rentabilité de ces procédés est en général peu favorable lorsquton la compare aux autres procédés métallurgiques d'extraction. Récemment, du fait de ltextension du marché du cuivre, l'industrie s'est intéressée à une exploitation plus intensive des minerais à base d'oxyde et des minerais pauvres, par exemple des minerais de cuivre oxydés, des minerais de;-sElfure et d'oxyde mélangés et des minerais de sulfure de trop mauvaise qualité pour etre traités par les procédés classiques de flottation, en vue de la production de cuivre. De plus, très souvent et notamment dans 11 Ouest des Etats-Unis d'Amérique, on trouve des gisements qui contiennent des minerais de cuivre à la fois sous forme de sulfure et d'oxyde. La coupure entre ces formes de minerai est très souvent suffisamment nette pour qutil n'existe que peu ou pas de minerai mélangé. En conséquence, on a couramment exploité et traité séparément ces deux types de minerai dans des installations métallurgiques parallèles travaillant indépendamment, sauf en ce qui concerne l'acide sulfurique nécessaire à l'attaque de l'oxyde du minerai qui est produit à partir de l'anhydride sulfureux provenant du grillage du minerai à base de sulfure. De plus, comme le savent les hommes du métier, il existe de nombreuses régions où le cuivre ntapparatt que sous forme d'oxyde) dans ces cas, à moins qu'il existe une réserve peu conteuse d'acide sulfurique, on ne peut pas extraire le cuivre par attaque à acide sur une base vraiment rentable. En conséquence, il apparat que dans tous les cas cités, il est essentiel de disposer dtune réserve dtacide sulfurique peu coûteux pour mettrexenloeuyre l'industrialisation de ces opérations. et en obtenir satisfaction. Jusqu'à présent, on produisait normalement l'acide nécessaire à l'attaque des minerais par le procédé classique de contact. Dans ce procédé, on fabrique souvent des gaz contenant de l'anhydride sulfureux par combustion de minerai contenant des sulfures minéraux dans un four de grillage. Il faut purifier ces gaz avant de les faire passer dans un convertisseur qui transforme l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique en présence d'un catalyseur convenable, et on fait ensuite passer cet anhydride sulfurique dans un absorbeur en vue de former l'acide sulfurique. un La phase de purification implique par exempl/enlèvement des poussières puis une épuration à l'état humide, un refroidissement et un séchage final. Dans une installation classique, on réalise le refroidissement dans des chaudières spéciales de récupération, et le séchage dans une tour recevant de l'acide sulfurique concentré. On doit alors chauffer à nouveau les gaz secs et propres contenant l'anhydride sulfureux aux températures de transformation avant de les faire passer dans le convertisseur. Normalement, on chauffe à nouveau des gaz secs chauds et propres par échange indirect avec les gaz/oxydés quittant le convertisseur.On fait alors passer les gaz réchauffés en plusieurs étapes sur des catulyseurs en refroidissant entre les étapes de façon à transformer pratiquement tout l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique, puis on refroidit aux températures d'absorption en faisant passer les gaz traités dans l'échangeur cité pour chauffer les gaz propres relativement froids qui pénètrent. On envoie ensuite les gaz ainsi refroidis dans une tour d'absorption où de l'acide sulfurique concentré absorbe l'anhydride sulfurique. La chaleur dissipée dans cette tour est,en généraltretirée par circulation d'acide dans des dispositifs de refroidissement dans lesquels passe de l'eau de refroidissement. L'acide ainsi produit est habituellement trop concentré pour être utilisé pour l'attaque du cuivre, si bien qu'il faut le diluer à une concentration acceptable. la description précédente montre clairement que la dépense en capital nécessaire à la construction d'une installation classique de fabrication d'acide sulfurique par contact nécessite une dépense très importante qui supprime pratiquement le plus souvent les avantages et, en conséquence, vicie l'utilisation de ces procédés hydrométallurgiques. De plus, dans de nombreux cas, les dépenses importantes en capital nécessaires pour transformer l'anhydride sulfureux en acide sulfurique concentré ne se justifient pas étant donné la qualité marginale du minerai, et, en conséquence, on n'exploite pas des gisements disponibles. La présente invention concerne un procédé peu coûteux de fabrication d'une liqueur d'attaque à base d'acide sulfurique, destinée à la mise en oeuvre de procédés hydrométallurgiques. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fabrication d'une telle liqueur en quantité et en concentration suffisantes pour l'attaque des métaux non ferreux des minerais, de manière plus rentable et plus efficace que jusqu a présent. L'invention s'appuie sur la découverte qu'on peut réaliser une liqueur convenable d'attaque à 11 acide par le procédé de l'invention à partir de gaz contenant de l'anhydride sulfu- reux sans qu'il faille retirer de la vapeur d'eau des gaz a-ant la transformation ou la formation d'acide sulfurique co-i1centre. L'invention s'appuie aussi sur la découverte qu'il n'est pa;1 nécessaire de transformer la totalité de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique, mais qu'on peut régler la transformation en fonction de la quantité de sulfate ferrique disponible pour la réduction dans la phase suivante du procédé réactionnel. Ainsi, l'invention élimine la nécessité d'appareillage coûteux de séchage et de refroidissement d'acide. De plus, on remplace selon l'invention la tour d'absorption et les serpentins de refroidissement classiques, par une tour d'absorptlon utilisant la liqueur d'attaque stérile en vue de l'absorption de la partie de l'anhydride sulfureux qui doit être transtor,erX anhydride sulfurique. On utilise les gaz non absorbes qui con tiennent de l'anhydride sulfureux pour la réduction de sulfate ferrique en sulfate ferreux, ce qui réduit la quantité de fer métallique et l'acide sulfurique consommés dans les auges de fer. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va du dessin annexé qui est un schéma montrant les phases principales du procédé de l'invention appliquées au traitenent d'un minerai pyritique contenant du sulfure de cuivre et d'un minerai à base d'oxyde de cuivre. Surle dessin , on introduit dans un concentrateur classique 1 de flottation un minerai mélangé contenant un sulfure, par exemple de la chalcopyrite (CuFeS2) et du sulfure de fer. Dans le concentrateur, on concasse d'abord normalement le minerai à une dimension d'environ 6 mm, on le broie à une dinension inférieure à 0,42 mm et on le soumet à une flottation destinée à séparer une fraction concentrée en cuivre, une fraction conceil- trée en pyrite et une fraction de queue comprenant principalement la gangue, qui, dans le cadre de cette descripton, pout tr considérée comme étant évacuée. On soumet la fraction concentrée en cuivre à un grillage 2 de sulfatisation avec de l'air en excès et on forme une matière calcinée comprenant principalement du sulfate de cuivre et des gaz contenant de l'anhydride sulfureux, selon l'équation général suivante De façon analogue, on grille à coeur la fraction concentrée en pyrite dans le four 3 de manière à forner une matière calcinée contenant de l'oxyde de fer et des gaz contenant de l'anhydride sulfureux suivant l'équation On préfère que le grillage soit effectué dans des r,ac- teurs à lit f fluide, ,' et , car cet appareillage permet un réglage préeis des conditions de travail des réacteurs, et permet par exemple une sulfatisation pratiquement totale de la frac- tion concentrée en sulfure de cuivre. Après le grillage de sulfatisation, on traite la matière calcinée contenant le sulfate, de iaçon classique, dans un poste d'attaque 4 avec de l'acide sulfurique dilué, destiné à dissoudre le cuivre. Par exemple, le poste d'attaque comprend une série d'épaississeurs dans lesquels on soumet la matière calcinée un traitement de décantation par contre-courant éventuellement suivi par une filtration et un lavage à l'eau du résidu qui contient principalement de l'oxyde de fer. la solution fertile provenant du poste d'attaque et contenant CuS04 est ensuite traitée dans une installation d'électrolyse 5 qui permet la récupération pratiquement totale du cuivre sous forme cathodique. On recycle une partie de la solution utilisée lors ae llélec- trolyse 5 et contenant une certaine quantité de cuivre dans de l'acide sulfurique dilué comme liqueur d'attaque au poste 4, alors que le reste de la solution passe dans une colonne de fractionnement 6 où on sépare le cuivre sous forme Ge cuivre spongieux. La solution fractionnée 6 obtenur, formée d'une solution diluée d'acide sulfurique, fait partie de la liqueur d'attaque qu'on peut utiliser pour traiter le tas d'oxyde de cuivre, comme on le verra plus loin. Commue on l'a vu précédemment, lors du grillage dans les appareils 2 et 3, on forme des gaz contenant de l'anhydride sulfureux au'on traite selon le procédé de l'invention, de manière à former une liqueur d'attaque. mes courants gazeux des appareils 2 et 3 subissent d'abord un traitement dans des cyclones chauds, non représentés, destinés à retirer les particules relativement grossières qui se trouvent normalement dans les gaz de grillage, puis on soumet les courants gazeux à une épuration à l'état lucide, dans des épurateurs 7S et 73 en vue de retirer les fines particules. Comme on l'a représenté, on préfère épurer séparément les courants gazeux des fours 2 et 3 étant donné la différcncc de température des deux courants gazeux, et aussi de parce que les gaz provenant du four de traitement du concentré/cuivre contien net de fines particules de sulfate de cuivre qu'on peut récupé- rcr et traiter de façon convenable au poste d'attaque, alors que les courants gazeux provenant du four de grillage de pyrite contiennent de fines particules d'oxyde de fer qu'on peut récupérer et envoyer à l'installation ue fer spongieux qu'on décrira plus loin. Dans tous les cas, on combine et on mélange ensuite des courants gazeux propres et contenant de l'humidité avec une quantité prédéterminée de gaz contenant de l'oxygène avant de les faire passer dans un échangeur 8. le mélange gazeux contenant l'anhydride sulfureux se chauffe dans cet appareil par échange indirect avec du gaz précédemment transformé à une température convenant à la transformation catalytique de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique. Cette température peut varier entre 799 et 5930C, suivant la concentration de l'anhydride sulfureux dans le gaz d'origine et la composition nécessaire dans le gaz final. Ce gaz passe alors dans un dispositif de transformation 9 contenant un catalyseur de type industriel, par exemple du pentoxyde de vanadium ou de l'oxyde de fer. Normalement, une seule passe de convertisseur es cessaire lorsqu'on applique le procLo Le l'invehtio@ pour la production de cuivre de cémentation obtenu par l'attaoue à l'acide, alors qu'il faut plusieurs passes avec les procédés classiques, car l'importance de la transformation selon le procédé de l'invention est inférieure à celle que nécessitent les installations classiques. Cependant, lorsque le courant gazeux résultant doit contenir une quantité minimale d'anhydride sulfureux, on peut mettre en oeuvre plus d1une phase de transformation. On fait passer d'abord le courant gazeux provenant du convertisseur 9 et contenant principalement des anhydrides sulfureux et sulfurique et de la vapeur d'eau au poste 8 d'échan- ge de chaleur, de manière à chauffer le courant gazeux qui arrive, puis on introduit celui-ci dans la tour 10 d'absorption d'anhydride sulfurique. Contrairement aux procédés de la technique antérieure, la tour reçoit cependant la liqueur stérile d'attaque provenant des auges de fer et donne une solution peu concentrée d'acide sulfurique, qui convient conte liqueur d' attaque. On peut utili ser dans la tour une absorption en une seule phase ou en plusieurs, suivant la concentration voulue de l'acide sulfurique dans le courant produit. Ce courant provenant de la tour 10 est joint au courant de recyclage de liqueur stérile et on l'utilise comme liqueur attaque des tas de minerai d'oxyde 11 pour l'attaque des composés du cuivre présents dans le minerai. On envoie,selon l'invention,l'anhydride sulfureux résiduel du courant qui quitte la tour à un poste 12 de réduction de sulfate ferrique. On règle la quantité d'aSlydride sulfureux présent dans le courant gazeux envoyé au poste de réduction 12 de sorte que la quantité d'anhydride sulfureux disponible dans ce courant corresponde à la quantité de sulfate ferrique destinéc/a ttre réduite en sulfate ferreux. Il est possible d'utiliser plu- sieurs procédés de réglage de la quantité d'anhydride sulfureux dans le courant gazeux resiuuel. On peux ut-llser selon en combinaison ces procédés de réglage qui sont les suivah@s a) on dévie un certain volume de ga contenant de l'anhydride sulfureux en amont du convertisseur vers l'aval. Comme représenté sur le dessin , il existe une communication entre le courant contenant de l'anhydride sulfureux chargé en humidité et le courant d'anhydride sulfureux résiduel. une vanne de réglage placée dans le courant de communication règle la quantité de gaz contenant de l'anhydride sulfureux qui est dévié du convertisseur. De plus, on voit que ce prélèvement du courant dans la communication a lieu avant l'addition du gaz contenant de l'oxygène.Bien qu'il soit évidemment possible d'effectuer cette purge à un emplacement qui se trouve en aval du point d'addition de gaz contenant l'oxygène, on ne préfère pas cette disposition, car,dans ce dernier cas, le gaz contenant l'oxygène doit castre transporté dans le système réactionnel, et, de plus, ce gaz qui se trouve dans le courant résiduel agit comme diluant ae ce courant et, on conséquchcc, agit défavorablement sur la réduction du sulfate ferrique en sulfate ferreux; b) on fait varier la température d'entrée des gaz dans le convertisseur, de façon à modifier le point d'équilibre de la transformation et la vitesse réactionnelle ; et c) on fait varier le rapport de l'oxygène a l'anhydride sulfureux dans les gaz qui pénètrent dans le convertisseur en réglant la quantité de gaz contenant de l'oxygène ajoutée au courant de gaz contenant de l'anhydride sulfureux. le ou les procédés choisis pour le réglage de la quan- tité d'anhydride sulfureux dans le courant résiduel dépend de ce que la totalité ou une partie seulement de l'anhydride sulfureux fourni par les fours de grillage 2 et 3 pénètre dans le convertisseur 9. Dans le cas où la totalité de l'anhydride sulfureux provenant des fours pénètre dans le convertisseur, on doit effectuer le réglage par les procédés b3 et/ou c). Dans les cas où seule une partie de l'anhydride sulfureux provenant des fours de grillage pénètre dans le convertisseur, le réglage dépend d'abord des compositions de fonctioì-Ze ent du convertisseur, et on utilise alors principalement lcs pro cédés b) et/ou c),et ensuite de l. quantité do gaz déviée du convertisseur, et on utilise alors principalement le prceédé a). Comme on l'a vu précédemment, le tas de minerai 11 contient un minerai poreux d'oxyde de cuivre, par e7c:iple de la chrysocolefl qui est concassé à une dimension convenable et mis soigneusement sur une surface préparée. On pulvérise sur le tas la liqueur d'attaque qui est une solution diluée d'acide sulfurique et qui, selon l'invention, comprend la liqueur stérile recyclée provenant des auges de précipitation de fer, une solution diluée d'acide sulfurique produite dans la tour et une solution fractionnée provenant de la coloeine 6. On traite d'abord la solution fertile obtenue contenant du cuivre et du fer ferrique, provenant du tas de leri a base d'oxyde, avec le courant gazeux résiduel d'anhydride sulfureux au poste de réduction de sulfate ferrique qui donne du sulfate ferreux. Ensuite, selon l'invention, on réduit le fer ferrique parasite, présent sous forne de sulfate dans la solution fertile, r l'asilïydride sulfureux du courant résiduelenfer ferreux avant la précipitation du cuivre de cémentation dans les auges de fer 13. L'utilisation d'anhydride sulfureux gazeux pour la réaction avec le sulfate ferrique réduit la quantité d'acide consommé au cours de la production de cuivre de cémentation. De plus, la réduction du sulfate ferrique en sulfate ferreux dans le poste de réduction donne de l'acide sulfurique comme sousproduit, et on le récupère dans la liqueur stérile pour l'utiliser avantageusement comme liqueur d'attaque du tas 11. Après réduction du fer ferrique, on introduit la solution fertile provenant du poste 12 dans des auges classiques 13 de précipitation ae fer où le fer métallique précipite le cuivre de la solution suivant la réaction bien connue On peut utiliser toute réserve de fer pour précipiter des le cuivre, et il est par exemple bien connu d?utillser/boltes morcelées et de la ferraille. Cependant, dans le mode de réalisation préféré de l'invention, on utilise du fer spongie@x c@@me source de fer métallique. On peut réaliser celui-ci d une installation 14 de fabrication de fer spongieux, à l'aide de la matière calcinée d'oxyde de fer provenant du four de grillage 3, et du résidu lavé d'oxyde de fer provenant du poste d'attaque 4. On peut ajouter du fer supplémentaire aux auges de fer, le cas échéant. On va maintenant décrie un exemple illustrant la mise en oeuvre du mode de réalisation préféré de l'invention. On introduit une matière concentrée en cuivre contenant: Cu 26% Fe 31% 36% à dans le four 2 avec un débit de 330 Kg par minute de manière/donner un gaz de cheminée ayant la composition suivante: Constituants % en moles (état humide) S 2 4,3 S03 0,4 02 4,3 De la meme manière, on introduit une matière concentrée en pyrite contenant: Fe 44% s 50% dans le four de grillage 3 avec un débit de 131,5 Kg par minute de manière à former un gaz de cheminée ayant la composition suivante: Constituants %en moles (état humide) S 2 12,5 02 0,4 On traite séparément les gaz provenant des fours dans des cyclones chauds, puis on les épure dans des épurateurs humides 7A et 7B, et on les combine ensuite. Le courant de gaz combiné contenant SO2 et chargé en humidité a un débit de 2450 m3 par minute, dans les conditions normales, et une température de 83,3 C. Le gaz de ce courant est le suivant: Constituants % en moles (état humide) S 2 3,9 SO3 0,2 02 2,0 O 0 54,3 Selon l'invention, on établit un courant de déviation du convertisseur de façon à prélever des gaz chargés en humidité provenant. du courant combiné et à le diriger vers le courant résiduel avec un débit de 1375 m3 par minute. On introduit de l'air dans le courant restant et on fait pénétrer le mélange résultant au poste@d'échange de chaleur avec un débit de 1230 m3 par minute. La température d'entrée du courant mélangé est de 770C et sa composition est la suivante: Constituants % en moles (état humide) S02 3,4 SO3 0,2 2 4,3 Après avoir traversé le convertisseur 9 et le poste 8, le courant pénètre dans la tour d'absorption.la température d'entrée du courant dans la tour est de 1570C et il a la composition suivante: Constituants % en moles (état humide) S02 0,8 SO3 2,9 02 3,0 Dans la tour, l'anhydride sulfurique transformé catalytiquement dans le convertisseur est absorbé par la liqueur stérile provenant des auges de fer.Cette liqueur stérile pénètre dans la ou avec un débit de 3,12 m3 par minute et sa composition est la suivante: Cu 0,2 g/l Fe++ 18,2 g/l H2SO4 libre 12,6 g/l Le courant acide résultant, après absorption de l'anhydride sulfurique, contient 61 grammes d'H2S04 libre par litre, ce qui correspond à 192 Kg d'H2S04 libre par minute. Le courant acide est combiné avec le courant restant de liqueur stérile provenant des auges de fer et le courant combine, avec un débit de 44, 7m3 par minute, constitue une partie de la liqueur d'attaque du tas 11 de minerai a base d'oxyde.Le courant combiné et le courant de liqueur stérile ont la composition suivante: Cu 0,2 g/l Fe 17,9 g/l H2SO4 libre 15, g/l le reste de liqueur d'attaque du tas est obtenu en ajoutant 1,23 m3 par minute de solution fractionnée provenant du poste 6 et contenant:Ou 1,0 g/l Fe 2,5 g/l H2504libre 104 gil On récupère la solution fertile résultante contenant du cuivre du tas avec un débit de 44 m3 par minute et sa composition est la suivante: Cu 2,0 g/l Fe++ 7,5 g/l Fe+++ 7,5 g/l H2SO4 libre 3,0 g/1 Selon l'invention, on traite d'abord la solution fertile au poste 12 de réduction de sulfate ferrique avec le courant résiduel à base d'anhydride sulfureux provenant de la tour 10 d'absorption d'anhydride sulfurique, et auquel on a ajouté le courant dévié. Le courant résiduel pénètre dans le poste 12 avec un débit de 2500 m3 par minute. Il a la composition suivante: Constituants % en moles (état humide) S02 2,5 S03 0,1 2 2,6 les gaz évacués du poste 12 contiennent 0,03 mole. % d1anhydriLe sulfureux (calculé sur une base humide). Après réduction du fer ferrique, la composition dc la solution fertile est la suivante: Cu 2,0 g/l Fe++ 14,3 g/1 Fe+++ 0,75 g/1 H2SO, libre 14,9 g/l on introduit ce courant dans les auges de précipitation de fer et on obtient 79 Kg par minute de cuivre de cémentation. Le dispositif donne aussi 65,8 Kg par minute de cuivre cathodique et 17,2 Kg par minute de cuivre spongieux. Dans cet exemple, les volumes de gaz sont donnés dans des conditions normales correspondant à une pression de 1,013 bar et à une température de OOC. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, qui est défini dans let revendications annexées. i [CÂTIONCj l.- Procédé hydrométallurgique destiné à l'extraction des métaux non ferreux de minerais par attaque avec une solution aqueuse d'acide sulfurique, caractérisé en ce qu'on introduit des gaz contenant de l'anhydride sulfureux et des matières particulaires solides, on nettoie ces gaz des matières particulaires, on mélange une quantité prédéterminée de gaz contenant de 11 oxygène avec les gaz épurés, on maintient la température des gaz mélangés entre 399 et 5930C environ, on oxyde catalytiquement une partie au moins de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique, on absorbe l'anhydride sulfurique ainsi formé dans une liqueur stérile d'attaque provenant de l'attaque des métaux non ferreux de manière à former une solution aqueuse sulfurique, et on attaque lesdits minerais avec la solution d'acide sulfurique ainsi réalisée de manière à former une solution fertile contenant lesdits métaux solubilisés provenant desdits minerais. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on introduit les gaz contenant de l'anhydride sulfureux provenant du grillage de sulfures mlnéraux qui contiennent de préférence des matières concentrées en cuivre et en pyrite qu'on grille séparément de manière à former des courants gazeux contenant de l'anhydride sulfureux. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on soumet chacun des courants gazeux contenant de 'anhy- dride sulfureux à une épuration humide de façon à nettoyer les gaz des matières particulaires, et en ce que de préférence on combine les courants nettoyés et on règle la température du courant résultant entre 799 et 5930C par échange indirect avec les gaz résultant de l'oxydation catalytique. 4.- Procédé hydrométallurgique d'extraction de métaux non ferreux de minerai par attaque de ceux-ci avec une solution aqueuse sulfurique, caractérisé en ce que, à l'aide d'une réserve de gaz contenant de l'anhydride sulfureux et une matière solide particulaire, on soumet lesdits gaz à une épuration humide destinée à nettoyer ceux-ci de la matière solide particulaire, on mélange une quantité prédéterminée de gaz contenant de l'oxygène avec les gaz nettoyés, on maintient la température des gaz mélangés entre 399 et 5930C environ, on oxyde catalytiquement une partie au moins de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique de manière à former un premier courant gazeux contenant de l'anhydride sulfureux et de l'anhydride sulfurique, on absorbe l'anhydride sulfurique ainsi formé dans une liqueur stérile d'attaque provenant de l'attaque des métaux non ferreux de manière à former une solution aqueuse d'acide sulfurique et un second courant gazeux contenant de l'anhydride sulfureux résiduel, on attaque lesdits minerais avec la solution d'acide sulfurique ainsi réalisée de manière à former une solution fertile de métaux solubilisés desdits minerais comprenant du sulfate ferrique, on traite ladite solution fertile avec l'anhydride sulfureux du second courant gazeux de manière à réduire le sulfate ferrique en sulfate ferreux, on règle le rapport de l'anhydride sulfureux à l'anhydride sulfurique dans le premier courant gazeux de manière que la quantité d'anhydride sulfureux disponible après absorption de l'anhydride sulfurique suffise pour réduire pratiquement la totalité du sulfate ferrique en sulfate ferreux, et on récupère les métaux non ferreux de la solution fertile traitée par l'anhydride sulfureux. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on règle l'importance de la transformation de l'anhydride sulfureux en réglant la température des gaz soumis à l'oxyda- tion catalytique, ou en faisant varier le rapport de l'oxygène à l'anhydride sulfureux avant l'oxydation catalytique. 6.- Procédé hydrométallurgique d'extraction de composés du cuivre de minerais par attaque de ceux-ci avec une solution aqueuse d'acide sulfurique, caractérisé en ce que, à l'aide d'une réserve de gaz contenant de l'anhydride sulfureux, on oxyde catalytiquement au moins une partie de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique de manière à former un courant gazeux contenant des anhydrides sulfureux et sulfurique, on absorbe l'anhydride sulfurique ainsi formé et contenu dans le courant gazeux par une liqueur stérile d'attaque provenant de l'attaque desdits minerais, de manière à former une solution aqueuse d'acide sulfurique et un courant gazeux contenant de l'anhydride sulfureux résiduel, on attaque les minerais avec la solution aqueuse d'acide sulfurique ainsi réalisée, de manière à extraire les composés du cuivre et à former une solution fertile contenant du sulfate de cuivre et du sulfate fer rique, on traite ladite solution fertile avec le courant gazeux résiduel contenant l'anhydride sulfureux de manière à réduire le sulfate ferrique en sulfate ferreux, et on précipite le cuivre de la solution fertile traitée par l'anhydride sulfureux. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la réduction du sulfate ferrique avec le courant gazeux résiduel donne comme sous-produit une solution d'acide sulfurique, ou en ce qu'on règle la quantité d'anhydride sulfureux contenue dans le courant résiduel en fonction de la quantité de sulfate ferrique contenue dans la solution fertile. 8.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on mélange une quantité prédéterminée de gaz contenant de l'oxygène avec les gaz contenant l'anhydride sulfureux de manière à contrôler l'importance de la transformation de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique. 9.- Procédé hydrométallurgique d'extraction de composés du cuivre de minerais contenant des oxydes par attaque de ceuxci par une solution aqueuse d'acide sulfurique, caractérisé en ce qu'on grille un minerai contenant un sulfure minéral de m.a- nière à former une matière calcinée dudit minerai et des gaz contenant de l'anhydride sulfureux, on épure à l'état humide ces gaz pour en retirer une matière particulaire solide, on mélange une quantité prédéterminée de gaz contenant de l'oxy- gène avec les gaz propres, on maintient la teinérature du mélange de gaz entre 399 et 5930C environ, on oxyde catalytiquement au moins une partie de l'anhydride sulfureux en anhydride sulfurique de manière à former un courant gazeux contenant des anhydrides sulfureux et sulfurique, on absorbe l'anhydride sulfurique ainsi formé dans une liqueur stérile d'attaque nrove- nant de l'attaque desdits minerais, de manière à former une solution aqueuse d'acide sulfurique et un courant gazeux contenant de l'anhydride sulfureux résiduel, on attaque lesdits minerais avec la solution aqueuse d'acide sulfurique ainsi formée de manière à extraire des composés du cuivre et à former une solution fertile contenant du sulfate de cuivre et du sulfate ferrique, on traite ladite solution fertile avec le courant gazeux résiduel de manière à réduire le sulfate ferrique en sulfate ferreux et à former de l'acide sulfurique, on règle la quantité d'anhydride sulfureux dans ledit courant gazeux résiduel en fonction de la quantité de sulfate ferrique contenue dans la solution fertile, on précipite le cuivre ce ' solution fertile traitée par l'anhydride sulfureux de manière à fermer cuivre de cémentation et une liqueur stérile c'attaque, on utilise une partie de cette dernière liqueur pour absorber l'anhydride sulfurique et former une solution aqueuse d'acide sulfurique, et on combine cette solution aqueuse avec la par- tie restante de la liqueur stérile d'attaque en vue ce ''a- taque des minerais à base d'oxyde. 10.- Procédé hydrométallurgique destiné à l'extraction de composés du cuivre de minerais contenant des oxydes par attaque de ceux-ci avec une solution aqueuse d'aciae sulfurique, caractérisé en ce que, à l'aide de réserve de gaz contenant de l'anhydride sulfureux, on épure à l'état humide lesdits gaz, on attaque les minerais avec une solutior aqueuse d'acide sulfurique pour extraire des composés du cuivre et pour former une solution fertile contenant du sulfate de cul- vre et du sulfate ferrique, on traite la solution fertile avec au moins une partie des gaz épurés de manière à réduire e sulfate ferrique en sulfate ferreux et à former ae l'acide sulfurique, on règle la quantité d'anhydride sulfureux intro- duite dans la phase de traitement de la selutien fertile en fonction de la quantité de sulfate ferrique que co@tient cette dernière solution, on précipite du cuIvre ne tion fertile traitée, de manière à former un cuivre ce cémen- tation et une liqueur stérile d'attaque contenant l'acide furique produit, et on recycle au moins une partie de ladite liqueur stérile à la phase d'attaque de minerai.