i 2004251 La présente invention concerne un procédé et un appareil pour refroidir des aciers qui sont chauds après le laminage à chaud, en particulier ceux qui sont épais tels que les brames et les tôles (ces matériaux seront appelés ci-après "tôles d'acier épaisses"). 5 On sait qu'il existe deux procédés pour refroidir les aciers qui sont chauds après le laminage à chaud jusqu'à la tempé-rature ambiante, à savoir le refroidissement à l'eau et le refroi-dissèment à l'air. En ce qui concerne les tôles d'acier qui sont minces telles ÎO que les bande s,celles-ci peuvent être refroidies sur la ligne de laminage même, simplement par de l'eau fournie par le système d'arrosage, ce qui ne provoque pratiquement pas de déformation. Cependant, un tel arrosage tend à provoquer un gauchisse» ment des aciers laminés à chaud lorsque ceux-ci deviennent plus 15 épais. En ce qui concerne une tôle d'acier de, par exemple, environ 80rara d'épaisseur, un dispositif spécial tel que des dispositifs arroseurs à eau atomisée, est nécessaire pour les refroidir aussi régulièrement que possible sur l'ensemble de la surface. Sans un tel dispositif, il est difficile d'éviter dans la tôle refroidie 20 une déformation telle que le gauchissement. Dans un tel cas il est de ce fait nécessaire d'exercer pendant le refroidissement une pression à la fois sur les faces supérieure et inférieure, à 1' aide d'une presse ou de cylindres» Les tôles gauchies reposent l'une sur l'autre au cours des 25 procédés ultérieurs, à savoir pendant le séjour dans le four de réchauffage, ce qui provoque des inconvénients tels que celui de voir la tôle accrochée avant la zone d'emprise dans le laminoir ultérieur. En conséquence il est désirable de réduire au minimum l'apparition d'un gauchissement dans les tôles d'acier. 30 Afin d'empêcher l'apparition d'un gauchissement au cours du refroidissement des brames d'acier, de par exemple 50 mm d'épais-seur, il n'existe aucun autre moyen que le refroidissement ci-des-sus mentionné avec le matériau maintenu sous pression, le procédé de refroidissement à l'air et le procédé de refroidissement à 1* 35 eau conventionnels. Le premier procédé nécessite un investissement important. Le refroidissement des tôles d'acier épaisses est effectué, dans la plupart des cas, par le procédé de refroidissement à l'air conventionnel, cependant un tel refroidissement est inefficace du fait qu'il faut une longue durée de, par exemple, 9 à ÎO 40 heures, pour abaisser la température d'une brame de 190 mm d> *épai^ 69 07945 2004251 seur, 940 mm de large et 9 m de long de 1000°C à 150°C; cette durée ne pouvant être raccourcie qu'avec une installation de grande dimension et une aire de refroidissement très importante, ce qui en» traîne un investissement élevé et des inconvénients d'ordre finan-5 ciers et techniques pour ce procédé. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients se produisant au cours du refroidissement des tôles d*acier épaisses et elle a pour objet un procédé de refroidissement à 1' eau des tôles d'acier épaisses dans lequel l'apparition d'un gau-10 chissement de la tôle peut être réduite dans une mesure correspondant aux nécessités pratiques par contrôle de l'alimentation de 1*. • eau de refroidissement à un volume approprié pour un tel refroidissement, sans utiliser une installation de mise en pression de la tôle. 15 Un autre objet de la présente invention est tin procédé pour le refroidissement des brames ou tôles d'acier épaisses à haute température, d'environ 50 mm d'épaisseur ou plus, qui sont à l'état chaud juste après le laminage à chaud, sur le banc de laminage à chaud, en une courte durée,par des dispositifs d'arrosage d'eau de 20 refroidissement sans qu'il se produise de déformations telles qu* un gauchissement» Un autre objet de la présente invention est un appareil d* une construction simple et d'une installation facile pour refroidir les tôles d'acier épaisses par des dispositifs de pulvérisations 25 d'eau de refroidissement qui assure le refroidissement par des dis-positifs de pulvérisation qui pulvérisent l'eau de refroidissement sur la totalité à la fois des surfaces supérieure et inférieure des tôles d'acier épaisses, au moment où celles-ci sont transportées sur les cylindres le long du banc de laminage l'appareil per-30 mettant de contrôler l'alimentation en eau de refroidissement au volume approprié pendant l'ensemble de l'opération. Afin d'atteindre ces objets, la présente invention est caractérisée par le fait que l'on pulvérise l'eau de refroidissement * 3 2 à raison de 0,1 à 0,6m par m de tôle épaisse et par minute, sous 35 une pression supérieure à 0,8 kg/cm , sensiblement sur la totalité de la surface supérieure et simultanément sur la surface inférieure de la tôle d'acier épaisse, avec une surface d'action du pulvérisa- 2 2 teur supérieure à 0,05 m par m , pour refroidir la dite tôle qui se trouve à l'état chaud immédiatement après le laminage à chaud. 40 L'invention sera décrite plus en détail ci-après avec 69 07945 3 20042S1 référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: Fig. 1 est une vue en élévation latérale d'un mode de réalisation de l'appareil de la présente invention; Fig, 2 est une vue en plan de l'appareil de figure 1; 5 Fig. 3 est une vue en coupe de détail de l'appareil de figure 1 par III-III de la dite figure; Fig0 4 est une vue en coupe de la canalisation d'alimentation en eau de refroidissement par IV-IV de figure 3} Fig. 5 est un graphique montrant la relation entre la tem-10 pérature de la surface de la brame et le taux de transfert thermique; Fig. 6 est une vue en perspective expliquant la mesure du gauchissement de la tôle d'acier épaisse; Fig, 7 est un graphique montrant la relation entre l'épais-15 seur de la tôle d'acier et la surface d'action du dispositif de pulvérisation agissant sur la dite tôle. Dans les figures 1 à 4 est représenté un mode de réalisation de l'appareil de refroidissement objet de la présente inven** tion. Dans ces figures une brame 2 qui est à l'état chaud immédiate-20 ment après le laminage à chaud, se trouve sur les cylindres 1 qui assurent son transport et l'eau est envoyée par les canalisations 4 et 9 à des canalisations d'alimentation en eau de refroidissement 3 et ÎO, Pendant que la brame est transportée par les cylindres 1 dans la direction de la flèche où, pendant qu'elle est arrêtée à 25 des intervalles appropriés, la brame 2 est refroidie par l'eau projetée depuis les dites canalisations d'alimentation en eau de refroidissement 3 et ÎO à la fois sur ses surfaces supérieure et inférieure. Sauf si elle est refroidie sur ses deux surfaces, la brame 2 se gauchit de manière à devenir inutilisable» 30 La figure 3 est une vue en coupe de détail de l'appareil de la figure 1 par III-III de la dite figure, cet appareil étant donné comme exemple d'un mode de réalisation de la présente invention. Pour expliquer de façon plus détaillée ce mode de réalisation, dans cette figure l'eau de refroidissement envoyée à travers 35 la canalisation principale 6 est dérivée en un point approprié vers les canalisations d'eau de refroidissement inférieures 7 et les canalisations d'eau de refroidissement supérieures 8 et elle est envoyée aux canalisations de répartition d'eau de refroidissement 4 et 9 qui sont orientées dans la direction du déplacement 40 de la brame sur l'appareil. Un nombre approprié de canalisations 69 07945 2004251 de distribution d'eau de refroidissement supérieures 3 et de canalisations de distribution d'eau de refroidissement inférieures 10 dérivées respectivement des canalisations de répartition d*eau de refroidissement 4 et 9 sont disposées transversalement à la brame 5 2 sur la table à rouleaux 1» Les dites canalisations de distribution d'eau de refroidissement 3 et 10 sont munies d'un grand nombre de tuyères 3' et ÎO'» En utilisant une telle installation, la brame 2 à haute température est rapidement refroidie jusqu'à la température voulue. ÎO Dans ce cas, il est nécessaire d'avoir d'autres canalisa» tions de distribution d'eau de refroidissement 3 et ÎO, avec des tuyères 3* et 10', en un nombre suffisant pour couvrir la surface totale d'une brame 2, La référence 11 désigne le dispositif pour entraîner la table à rouleaux 1. 15 Conformément à la présente invention, on préfère effectuer le refroidissement des brames alors que celles-ci sont au repos mais, dans le cas où l'espace pour la ligne de refroidissement est limité de sorte que la partie frontale ou la partie arrière de la brame 2 est au delà de l'extrémité de la zone de refroidissement, 20 il est préférable de la refroidir pendant qu'elle circule vers 1* avant ou vers l'arrière, et dans le cas où une grande surface est disponible pour la ligne de refroidissement, le refroidissement peut être effectué pendant que la brame 2 se déplace très lentement vers l'avant# 25 La figure 4 est une vue en coupe par IV-IV de la canalisa tion de répartition d'eau de refroidissement représentée dans la figure 3 et elle illustre la position des tuyères 3* sur les cana» lisations 3 de répartition de l'eau de refroidissement. Comme re« présenté dans cette figure, les tuyères d'un groupe sont disposées 30 en zig-zag. en formant un certain angle l'une par rapport à l'autre. Afin de réaliser un procédé de refroidissement qui ne produit pas de gauchissement de la brame 2 en mettant en oeuvre l'appareil ci-dessus, on a effectué l'étude exposée ci-après. La figure 5 est un graphique de la relation entre la tem» 35 pérature de surface (© ) (°C) de la brame 2 (portée en abscisse) ® 2 et le taux de transfert -ftiermique a (kilocalorie/m /h/degré)(porté en ordonnée) en fonction de la variation du pourcentage et du vo« lume V d'eau de refroidissement alimentée. On voit d'après le graphique qu'en général plus la température de la brame (®g) es"t éle-40 vée plus le taux de transfert thermique a est faible. 69 07945 5 2004251 Comme cela est clair d'après sa dimension, le taux de transfert thermique a est fonction de l'effet de refroidissement, c'est-à-dire que plus le taux de transfert thermique a est élevé plus l'effet de refroidissement est grand, 5 Avec un taux d'alimentation en eau de refroidissement de 3 2 0,05m /m /mn et dans le cas où la température de surface de la brame (©s) est supérieure à 250°C le taux de transfert thermique a tombe brutalement. Ceci est dû au fait que les gouttes d'eau restent dans la couche de vapeur produite sur la surface du métal 10 lorsque la température du dit métal est très élevée, mais que les gouttes atteignent le métal immédiatement après que la température est devenue inférieure au point critiqie qui est généralement ap- pelé"point de Leidenfrost". Le phénomène ci 15 environ 250°C, Avec un taux d'alimentation en eau de refroidissement su- pé-rieur à lm /m /mn, le taux de transfert thermique a ne tombe pas brutalement mais décroît progressivement même si la température de surface 0 de la brame 2 s'est élevée. Ceci est dû au fait qu'un s 20 volume d'eau important et une grande différence entre la tempéra» ture de saturation de l'eau et sa température vraie, amènent les gouttes d'eau à être expulsées de la surface de la brame 2 avant ou immédiatement après que leur température ait atteint la température de saturation, ce qui rend difficile l'ébullition de la couche qui 25 donne naissance à la couche de vapeur et élève le taux de trans» fert thermique a à une valeur très élevée. Mais, dans le cas où le volume d'eau V est petit et dans le cas où la température de surface ©g de la brame 2 est supérieure à 500°C, on considère que les gouttes d'eau se trouvent presque complètement à l'état de # 3 2 30 couche en ébullition, en conséquence, avec un taux de 0,005m /m / mn, le taux de transfert thermique a est de 1 à 2 x 10 kilocal/ n m /h/°C ce qui donne un très mauvais effet de refroidissement. De même dans le cas où le volume V d'eau de refroidissement est faible et pour une température de surface ©s de la brame 35 comprise entre 500 et 700°C, le taux de transfert thermique a présente une pointe c'est-à-dire qu'il reste faible entre 5CO et ôOO°C et s'élève lorsque la température est comprise entre 600 et 700°C. Ceci constitue une erreur si l'on considère que le point 40 de transformation de la capacité thermique de l'acier, comprenant 69 07945 6 2004251 le point de transformation, dans une condition d'équilibre, se trouve à une valeur supérieure voisine de 750°C mais, lorsque l'on refroidit l'acier, la température d'abandon du point de transformation se trouve reportée du côté des températures plus basses. Au 5 contraire, dans la figure 5, on a utilisé une courbe de la capacité thermique fonction de la température à l'état d'équilibre, en conséquence, dans une gamme de la température de surface 0 de la brame 2 comprise entre 600 et 70C°C, la chaleur de transformation est supposée avoir été dégagée, ce qui élève le taux de transfert ÎO thermique oc à une valeur apparemment élevée. Toutefois dans une gamme entre 500 et 600°C on admet que se produit le phénomène in-verse, ce qui abaisse le taux de transfert thermique a. Néanmoins, dans le cas où le volume d'eau de refroidisse» ment V est important, la température de surface ©g de la brame 2 15 est rapidement abaissée, ce qui donne un gradient de température élevé, c'est-à-dire une différence importante entre la température interne et la température de surface de la brame 2« Pour cette raison et également en raison de sa vitesse de refroidissement élevée, la température de libération de la chaleur de transforma-20 tion se trouve d'une manière importante du côté des températures faibles, ce qui assure une distribution de la chaleur de transformation libérée, dans son ensemble, sur une gamme importante de la température de surface 9g de la brame 2 ce qui est la raison pour laquelle aucune pointe du taux de transfert thermique a n'apparait, 25 comme mentionne ci-dessus. Après étude de l'apparition d'un gauchissement en fonction de différents volumes (V) d'eau de refroidissement, sur la base du raisonnement ci-dessus, on a trouvé que, comme représenté dans la figure 5, pour un refroidissement effectué avec une alimenta- 3 2 30 tion en eau de refroidissement inférieure à 0,1m /m /minute dans lequel apparait une pointe du taux de transfert thermique a à une température comprise entre 500 et SOO°C ou conformément au procédé dans lequel le taux de transfert thermique a de l'ensemble de la surface s'élève brutalement, le refroidissement est effectué de 35 façon inégale ce qui provoque un gauchissement. Au contraire, dans le cas d'un refroidissement avec des * 3 2 arrosages à un taux supérieur à 0,1m /m /nin dans lequel le taux de transfert thermique a change progressivement et présente une valeur élevée, ce refroidissement n'a qu'une influence faible sur 40 le point de transformation qui est un facteur de l'apparition du o9 07945 2004251 gauchissement, et on franchit la gamme autour de ce point si rapidement qu'aucun gauchissement n'est produit. Le fait ci-dessus mentionné apparaît clairement à l'examen du tableau 1 qui résume les expériences effectuées sur 140 brames 5 échantillons ayant chacune 130 mm d'épaisseur, 1200 mm de large et 7000 mm de long, pulvérisées avec de l'eau de refroidissement * **32 * 32 à un taux inférieur à 0,1m /m /mn, plus spécialement 0,04m /m /mn, en utilisant l'appareil de la présente invention représenté dans la figure 3, Au cours de ces expériences, un gauchissement supé-ÎO rieur à la tolérance de 90 mm est apparu dans plus de 28,6 % des cas. Avec un gauchissement supérieur à cette tolérance, les brames deviennent inutilisables. Le résultat de l'expérience montre que le volume d'eau de refroidissement adopté n'est pas suffisant. 15 20 Le gauchissement en (mm) de la brame d'acier refroidie (ou tôle) mentionné dans le tableau est mesuré, comme illustré dans la figure 6, par la distance (D) du fond de la brame gauchie à la 25 corde à piano 5 tendue entre des points (B) sur la brame à une distance (P) d'environ 40 mm à l'intérieur des deux extrémités. L'expérience du tableau 1 a été effectuée également sous les conditions suivantes: Température moyenne des brames ; 1000°C 30 Pression de l'eau de refroidissement: l,2kg/cm 2 2 Surface d'action de l'arrosage: 500 cm /m En ce qui concerne la température des brames après refroidissement, elle était de 100°C. Le tableau 2 donne le résultat d'une expérience effectuée 35 sur des échantillons arrosés avec l'eau de refroidissement à rai-3 2 son de 0,1m /m /mn. Tableau 1 (nombre d'échantillons : 140) Importance du gauchissement (mm) ^*-C*seme nt lO « 50 51 - 90 supérieur à 90 Total Nombre lO 90 40 140 Taux d'apparition en % 7,2 64,2 28,6 ÎOO 69 07945 2004251 Tableau 2 (nombre d'échantillons : 176) Importance du gauchis- gauchissement en ram c lO - 50 51 » 90 supérieur à 90 Total Nombre 12 4 3 19 Taux d'apparition en % 6,8 2,3 1.7 10,8 10 Dans l'expérience du tableau 2, un gauchissement supérieur à celui admissible de 90 mm est apparu dans 1^7 % des cas, ce qui est beaucoup plus faible que le taux d'apparition du tableau 1. Les essais du tableau 3 ont été effectués sur 48 brames échantillons de la même dimension que celles utilisées dans les 15 expériences des tableaux 1 et 2 et par le même procédé que celui utilisé dans ces expériences et également sous les conditions suivantes: 3 2 Volume de l'eau de refroidissement: 0,2m /m /mn 2 Pression de l'eau de refroidissements 2kg/cm (G) 20 Température moyenne des brames: 1000°C En ce qui concerne la température des brames après refroidissement elle était de 60°C. Tableau 3 (nombre d'échantillons s 48) Importance du ^ gauchis-sement gauchissement en mm 10 - 50 51 - 90 supérieur à 90 Total Nombre 14 6 0 20 Taux d'apparition en % 29,1 12,5 O 41,6 On voit, d'après le tableau 3, qu'une alimentation en eau 3 2 de refroidissement à un taux de 0,2m /m /mn ne produit guère de gauchissement supérieur à 90mm. Comme mentionné ci-dessus, plus le taux d'alimentation en 35 eau de refroidissement est élevé, moins il apparaît de gauchissement « Ceci ne signifie pas nécessairement que plus le taux est 69 0.7945 9 2004251 q 2 élevé mieux cela est, mais un taux d'environ 0,6mJ/m /mn est préférable dans le but recherché parce qu'un taux plus élevé que celui-ci n'influence pas l'effet de refroidissement qui se trouve saturé et seule la température de l'eau de refroidissement a une telle 5 influence. Dans l'exploitation pratique, l'alimentation de l'eau de refroidissement sous une quantité supérieure à celle nécessaire exige une installation surdimensionnée et un gaspillage du coût de l'opération et de l'eau de refroidissement, ce qui rend le procédé non économique. 10 Ainsi, en contrôlant le taux de l'alimentation en eau de refroidissement, il devient possible de refroidir la brame 2 juste après le laminage à chaud jusqu'à la température recherchée. Cependant, en mettant ce procédé en oeuvre des points tels que la disposition des tuyères 3'et lO'pour couvrir les surfaces inférieure 15 et supérieure de la brame 2, la surface (E) d'impact de l'arrosage qui est une partie de la surface de la brame 2 (exprimée en pourcentage par rapport à la surface totale) frappée directement par 1'eau de refroidissement et la pression de 1'eau de refroidissement, doivent être pris en considération. 20 La figure 7 est un graphique illustrant la relation entre l'épaisseur (T) de la brame 2 et la surface d'action ou d'impact (E) de l'arrosage pendant le refroidissement de la brame 2 avec des pulvérisateurs alimentés depuis les canalisations de répartition de l'eau de refroidissement supérieures 3 et inférieures 10, 25 tous de type identique. En ce qui concerne la surface d'impact (E) des pulvérisateurs, elle est déterminée par la distance entre la surface de la brame 2 et les tuyères 3* et 10* et par l'angle de projection du jet d'eau de refroidissement à partir des tuyères 3' et 10* et après qu'elle ait été déterminée, on détermine le nombre 30 nécessaire, les positions et la disposition des tuyères. Dans cette figure, la ligne droite (A) indique le minimum de la surface d'impact (E) du pulvérisateur sur la surface inférieure de la brame 2 qui est déterminé indépendamment de l'épais- ^ * 2 2 ceur (T) de la brame 2, si cette valeur est inférieure à 530cm /m 35 de la brame 2, c'est-à-dire inférieure à 5,3 % de la surface de la brame 2, il se produit un refroidissement inégal, ce qui provoque un gauchissement Ce procédé s'applique également à la surface supérieure de la brame,2. Toutefois, en ce qui concerne la surface supérieure, si 1' 40 épaisseur (T) de la brame 2 sur la table à rouleaux 1 est modifiée 69 0794S 2004251 et si les tuyères sont d'un type fixe, la distance entre la surface de la brame 2 et les tuyères 3* et lO' se modifie de façon correspondante, une telle tendance étant représentée par l'inclinaison de la ligne droite (B), ce qui signifie qu'une brame d'épais-5 seur plus grande donne lieu à une surface d'impact (E) du pulvérisateur plus petite et inversement. Si ces valeurs sont ainsi modifiées, les conditions de principe que la surface d'impact (E) du pulvérisateur respectivement sur les surfaces supérieure et inférieure de la brame soit au 2 ^ ^ 2 2 10 moins de 500cm et de préférence supérieure à 530cm /m de chaque surface, et que la surface d'impact (E) du pulvérisateur sur la surface supérieure soit la même que ou légèrement plus petite que celle sur la surface inférieure, ne seront pas satisfaites et on n'obtiendra pas un refroidissement régulier. 15 Conformément aux expériences effectuées, une brame 2 de moins de ÎOO mm d'épaisseur est soumise à un gauchissement vers le haut parce que la surface d'impact (E) du pulvérisateur de la surface supérieure est beaucoup plus grande que celle de la surface inférieure. En conséquence, dans l'appareil utilisé en pratique, 20 il est important que la position des tubes de répartition de l'eau de refroidissement 3, soit réglable en fonction de l'épaisseur (T) de la brame 2, pour permettre d'avoir une distance constante entre la surface de la brame 2 et l'extrémité des tuyères 3* et 10* et que les tuyères 3* et 10' soient conçues et disposées de manière 25 que la surface d'impact (E) de l'arroseur ait la valeur ci-dessus. Alors que l'eau de refroidissement envoyée sur la surface inférieure de la brame 2 quitte cette surface immédiatement après l'avoir frappée, l'eau de refroidissement envoyée sur la surface supérieure reste en place ou court sur cette surface, ce qui pro» 30 voque une différence en ce qui concerne l*effet de refroidissement. En conséquence, on doit faire en sorte que l*on ait un taux d'alimentation en eau de refroidissement sur la surface supérieure inférieur à celui de la surface inférieure pour remédier à cette différence. 35 Sur la surface supérieure de la brame 2, en particulier, il se forme une couche de vapeur engendrée à partir de l'eau de refroidissement alimentée, une telle couche de vapeur réduisant 1* effet de refroidissement dans une mesure importante. Le jet d'eau de refroidissement provenant des tuyères 3' et lO' doit avoir une 40 pression suffisante pour briser la couche de vapeur, c'est-à-dire 69 07945 2004251 ^ Q de 0,8 à 0,9kg/cm dans la plupart des cas, et de préférence supé-* 2 rieuie à lkg/cm (G). Si de telles mesures sont prises en ce qui concerne la disposition des tuyères 31 et 10* et la pression pré-vue dans le fonctionnement réel, comme mentionné ci-dessus, le re- 5 froidissement avec des arroseurs d'eau de refroidissement à raison % 3 2 de 0,1 à 0,6m /m /mn, conformément à la présente invention, permettra de refroidir rapidement la brame 2 à haute température jusqu'à la température ambiante, sans apparition d'un gauchissement, La description ci-dessus se réfère au refroidissement avec lO des arroseurs d'eau de refroidissement prévus exclusivement sur les surfaces supérieure et inférieure de la brame 2, mais l'arro-sage latéral d'une brame 2 très épaisse ne sort pas du domaine de la présente invention. Dans les expériences ci-dessus on a utilisé des brames com-15 me mode de réalisation. Des brames étant des produits semi-finis et pouvant être à nouveau chauffées après avoir été refroidies, le procédé de refroidissement de la présente invention peut leur être appliqué quelle que soit leur épaisseur. Cependant, des tôles d' acier constituant des produits finis, même si elles sont épaisses 20 ou moyennement épaisses, peuvent être soumises à une modification de la qualité étant donné que le refroidissement conforme au procédé provoque une trempe sauf si elles ont une épaisseur d'environ 50 mm ou plus. En conséquence, conformément à la présente invention, parmi les tôles d'acier de différentes épaisseurs seules 25 peuvent être soumises en refroidissement les tôles d'acier d'une épaisseur d*environ 50 mm ou plus. 69 07945 12 2004251 REVENDICATIONS 1.- Un procédé pour refroidir les tôles d'acier épaisses après laminage à chaud qui est caractérisé en ce que l'on refroidit de telles tôles par des arroseurs d'eau de refroidissement * * s 3 2 A * alimentés à raison de 0,1 à 0,6m /m de la tôle d'acier épaisse 5 et par minute, agissant sensiblement sur la presque totalité de la surface supérieure et simultanément de la surface inférieure. 2.- Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le refroidissement est effectué de manière que la surface d* impact des arroseurs sur les surfaces inférieure et supérieure 2 2 10 respectivement soit supérieure à 0,05m /m . 3.- Un procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que le refroidissement est effectué de manière que la surface d* impact des arroseurs sur la surface supérieure de la tôle d*acier soit légèrement plus petite que celle sur la surface inférieure. 15 4.- Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la surface supérieure de la tôle d'acier épaisse est refroidie avec un volume d'eau de refroidissement plus faible que la surface inférieure. 5.- Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce 20 que le refroidissement est effectué avec des arroseurs alimentés * 2 sous une pression supérieure à 0,8kg/cm agissant sur les surfaces supérieure et inférieure. 6.- Un procédé pour le refroidissement de tôles d'acier épaisses après laminage à chaud qui consiste à refroidir de telles 25 tôles avec des arroseurs d'eau de refroidissement alimentés à rai- 3 2 son de 0,1 à 0,6m /m de la tôle d'acier épaisse et par minute * 2 sous une pression supérieure à 0,8kg/cm , de façon régulière et sur la presque totalité de la surface supérieure, simultanément avec la surface inférieure, avec une surface d'impact des arro-2 2 30 seurs de 0,05m /m . 7.- Un appareil pour le refroidissement des tôles d'acier épaisses par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 ci-dessus caractérisé en ce qu'il comporte des canalisations de répaxtition de l'eau de refroidissement placées contre les sur- 35 faces supérieure et inférieure de la tôle d'acier épaisse placée sur des rouleaux, des tuyères disposées en zig-zag sous un certain angle l'une par rapport à l'autre sur les dites canalisations, des canalisations de dérivation connectant les canalisations de répar- 69 07945 i3 2004251 tition de l'eau de refroidissement avec la canalisation principale et de différents autres organes, 3es dites canalisations de répartition de l'eau de refroidissement étant disposées de manière à couvrir la presque totalité des surfaces supérieure et inférieure de la tôle d'acier épaisse.