La présente invention, qui résulte des recherches de Messieurs Claude MOLINA et André SON, a pour objet un procédé de construction d'une caisse pour voiture ferroviaire en alliages d'aluminium, ainsi que les caisses obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé. Les caisses de voitures ferroviaires sont généralement du type dit : "à ossature", c'est-à-dire qu'elles possèdent une charpente métallique constituée par un chassis qui en représente la partie horizontale inférieure destinée à recevoir le roulement constitué par des essieux pouvant être groupés sur des bogies, et par le charpentage des faces, qui en représente les éléments verticaux et la partie horizontale supérieure. Sur cette charpente est fixé, le plus souvent par soudage, un panneautage de tôle constituant les faces latérales de la voiture. La résistance est localisée dans le châssis, qui résiste aux efforts de compression, et dans le charpentage des faces, qui résiste aux efforts de flexion, le panneautage de tole ne contribuant pas à la résistance. La caisse, constituée par la charpente et le panneautage, est recouverte par un pavillon. Ces caisses sont le plus souvent réalisées en acier. Dans certains pays, on a établi des caisses en alliage d'aluminium, mais on a conservé la structure des caisses en acier, de sorte que l'on n'a pas retiré de l'utilisation du métal léger tous les avantages qu'elle permet d'obtenir. L'objet de l'invention est constitué par un procédé de construction d'une caisse pour voiture ferroviaire en alliage d'aluminium, permettant d'utiliser toutes les possibilités du métal léger. Les caisses de voiture obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé constituent également un objet de l'invention. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on réalise par filage les longerons et les montants de la charpente, ainsi que les faces de la caisse. La caisse de voiture selon l'invention comprend un châssis, deux faces latérales, deux structures d'extrémité et un pavillon ; elle est caractérisée en ce que les longerons du chassis sont constitués par des profils filés, chaque profil portant une face latérale comprenant des montants et des ceintures constituées chacune par un profil filé extérieur et un profil filé intérieur assemblés, les montants supportant un longeron supérieur tubulaire. TTinvention ainsi définie est expliquée à partir d:un exemple qui ne sau- ci' t ci 'initer la portée 5 cet exemple est illustré par les figures jointes. Les figures i et 2 sont des croquis représentant une caisse pour voiture ferroviaire, en alliage d'aluminium ; la figure 1 est une vue latérale ; la figure 2 une coupe par un plan horizontal. La figure 3 représente, en coupe, un profilé pour platelage. La figure 4 est une coupe longitudinale d'une partie du châssis. La figure 5-représente la structure à laquelle est fixé un bogie ; la partie située au-dessus de l'axe est une demi-vue de dessus, la partie située audessous de l'axe est une coupe par un plan horizontal. Les figures 6, 7 et 8 sont, respectivement, des coupes selon A, B et C de la figure 5, tandis que la figure 9 représente un détail de la figure 8. Les figures 10 à 12 sont des coupes horizontales de la figure 1, respectivement selon D, E et F. Les figures 13 à 15 sont des coupes verticales de la figure 1, respectivement selon G, H et I. Les figures 16 et 17 représentent une vue intérieure, respectivement d'un élément intermédiaire et d'un élément d'extrémité de caisse. Sur ces deux figures, les baies et les portes sont supposées enlevées. La figure 18 est une coupe selon J de la figure 17. Les figures 19 à 23 représentent une structure d'extrémité de la caisse. Les figures 19 et 20 sont des élévations latérales représentant respectivement la face extérieure et la face intérieure de la structure, tandis que les figures 21 et 22 sont des coupes par les plans K et L de la figure 19, ces coupes supposant assemblées les deux faces selon les figures 19 et 20 ; la figure 23 est une coupe de la partie inférieure de la structure par le plan vertical M de la figure 22. ta figure 24 est une coupe par un plan horizontal représentant le mode de fixation d'une structure dlextremite sur un élément d'extrémité de la caisse La figure 20 est une coupe du pavillon par le plan verticalN,e la figure 13. Le procédé de construction d'une caisse pour voiture ferroviaire repose sur l'utilisation maximale des possibilités de filage de l'aluminium et de ses alliages. Les éléments de la charpente et le revêtement extérieur vertical sont constitués par des profilés filés qui participent tous à la résistance mécanique, permettant ainsi un allègement supplémentaire de la caisse. Les éléments de la charpente ne sont pas revêtus ; ils constituent en euxmemes une partie du revêtement extérieur.L'aspect extérieur des profilés peut être amélioré par toute méthode connue de traitement de surface, at, plus particulièrement, par anodisation ou par peinture. ta face intérieure des profilés peut être, ou laissée en l'état, ou revêtue l'emploi d'u-. re-retement en matière plastique permettant à la fois une grande légèreté et -qr aspect agréable. Selon les figures 1 et 2 > la caisse s compose de deux groupes d'éléments: les éléments terminaux (1), l'avant et à l'arrière, et trois éléments inter médiaires identiques (2). Ces éléments sont fw à un châssis (3) et couverts par un pavillon (9). A l'avant et à L'arrière de la caisse, on trouve deux structures d'extrémité identiques (8). Chaque élément terminal (1) c:mprcnd deux petites baies (4), tandis que chaque élément intermédiaire comprend deux grandes baies (5), deux demi-portes gauche (6) et deux demi-portes droite (7). Dans ce qui suit, chaque profilé est désigné par un nombre de deux chiffres, tel que (11) ; un élément d'un profilé est désigné par un chiffre suivi du repère du profilé correspondant : ainsi (911) désigne -l'aile inférieure du profilé (11). Enfin, si un même profilé est utilisé plusieurs fois, il est identifié par un chiffre, suivi d'un zéro et du numéro du profilé, tel que 1011 ,qui désigne le longeron avant et 2011, qui désigne le longeron arrière ; pour désigner un élément d'un profilé particulier, on remplace le zéro par le chiffre correspondant à cet élément : ainsi (1911) désigne l'aile inférieure du longeron avant (1011). Afin de rendre la description plus claire, les principaux profilés sont décrits d'abord. Le profilé (11) constituant les longerons principaux du châssis comprend (figure 13) une âme verticale (111) munie d'une aile extérieure (21 1) et d'une aile intérieure (511). L'aile extérieure est munie, à son extremité opposée à l'âme, d'une rainure latérale (311) en U couché, prolongée par une nervure (411). L'aile intérieure est munie, à sa jonction avec l'rame (1T1), d'une rai nure (611) suivie d'une nervure (711). Enfin, l'rame porte deux autres ailes, dirigées du côté de l'aile intérieure, une aile centrale (811) et une aile inférieure (911). Le châssis (3) comprend (figures 4 à 9) deux longerons principaux constitués par le profil (11), à savoir le longeron avant (1011) et le longeron ar rière (2011). Le profilé (12), utilisé comme traverse de pivot, est constitué (figure 6) par une âme (112), deux ailes longues (212) et (312)eonstituant, avec l'âme, un U, et deux ailes courtes (412) et (512) constituant un autre U, opposé au précédent, avec l'âme. Les ailes courtes sont en recul léger par rapport aux ailes longues. Le profil (13) constitue les traverses principales : il présente (figure 4) la forme d'un fer en I classique ; le profil (14) est un profil en I dont une des quatre ailes aurait été coupée : il constitue les traverses secondaires ; le profilé (15) est un fer en I de petite dimension qui constitue les petites traverses. On observe que les traverses (13) et (14) peuvent être logées très exactement entre les ailes (811) et (911) et la traverse (15) entre les ailes (511) et (811) du profil (11). Le profil (16) d'encadrement de verre de baie présente (figure 11) une section comprenant. une âme (116), deux ailes d'encadrement (216) et (316) situées d'un côté de l'amie ; enfin, un enjoliveur (416) et une aile de joint (516) situés du côté opposé de l'âme. Ce profil peut présenter toute autre section, selon le genre de baie à réaliser. Les profils (17) et (18)constituant des montants extérieur et intérieur de face latérale,sont (figure 10) des profils en U très aplati, pourvus de nervures de renforcement. Le profil (19) de support de joint vertical comprend (figure 10) une âme (119), deux ailes principales (219) et (319) situées aux deux extrémités de cette rame, perpendiculaires à elle et dirigées du même côté. Chacune de ces ailes porte, à son extrémité libre, deux ailes de butée de joint (419) et (519) et deux ailes de maintien de joint (619) et (719). te profil (20) d'encadrement de baie comprend (figure 10) une âme (120) et une aile (220) de maintien de joint. Le profil (21) d'encadrement de verre de porte comprend (figure 10) une âme (121) munie, le long d'une de ses faces, de deux rainures (221) et (321) et, sur l'autre face, d'une aile- de maintien de joint (421) et de deux talons (521) et (621). Le profil en U (22) constitue le battant de face extérieure ; il comprend (figure 15) une âme (122) et deux ailes d'extrémité de direction générale perpendiculaire à l'rame et situées du même côté de cette dernière, une aile (222) étant plus longue et comprenant un logement (322) pour lame de baguette (25), l'autre (422) étant plus courte mais plus épaisse. Le profil (23), qui constitue le battant de face intérieure, est également (figure 15) un profil en U à ailes inégales ; il comprend une âme (123) et deux ailes d'extrémité perpendiculaires et situées du même côté de l'âme, l'aile (223) la plus longue étant destinée à être soudée contre l'aile (222) du profil (22) de façon à constituer un élément en S et l'aile plus courte (323) supportant la longrine latérale (31) du pavillon.Une aile intermédiaire (423) est située à l'opposé des deux autres, à faible distance de l'aile courte (323). Le profil (24) constitue un battant de liaison et présente (figure 15) une âme incurvée (124) munie d'un décrochement (224) comportant un logement (324) pour lame de baguette (25) ; cette âme est munie, du côté du décrochemenf d'un talon (424) et, du côté opposé, d'une aile coudée (524). En soudant le talon (424) sur la grande aile (222) du battant de face ex térieure (22) et l'extrémité de l'aile (524) sur l'aile courte (323) du battant face intérieure, on constitue une structure tubulaire qui constitue un longeron supérieur de la caisse (figure 15). Une baguette à lames élastiques (25) constitue un enjoliveur susceptible de cacher le décrochement (224? du battant de liaison et a soudure. Elle présente la forme de la lettre grecque "pi", les deux branches étant élastiques et comprenant chacune une nervure susceptible de s'engager, l'une dans le logement (322), l'autre dans le logement (324). Le profil (26) constitue (figure 14) un support pour rail de demi-porte. Il présente la forme de la lettre "pi" et comprend une âme très robuste (126) et deux ailes égales (226) et (326) susceptibles de prendre appui sur la paroi intérieure de l'émue (122) du battant de face extérieure. Une traverse (27) de dessus de baie présente (figure 14) une section tubulaire carrée, l'un des côtés de l'rame tubulaire (127) étant prolongé par une aile (227) ; le côté de l'rame perpendiculaire à cette aile, mais non adjacent, porte le repère (327). Sous chaque baie se trouve (figure 14) une ceinture constituée par l'assemblage de deux profils : une ceinture extérieure (28), constituée par une âme (128) et deux-courtes ailes d'extrémité (228) et (328), et une ceinture intérieure (29), constituée par une âme (129) munie d'un décrochement (429), d'une aile d'extrémité (229) semblable à (228), et d'une deuxième aile d'extrémité (329) longue, fixée à l'extrémité du décrochement de l'amie Des nervures de renforcement sont prévues sur ces deux profils. Au droit des sièges, on trouve un profil (30) en U très plat, renforcé par des nervures. Le pavillon est encadré (figure 13) par une longrine latérale de pavillon (31) constituée par un profil en Y, comprenant une âme (131) comprenant deux parties parallèles décalées l'une par rapport à l'autre ; au point de jonction des deux parties, sur l'une des parois de l'âme, est une aile support (231), chaque extrémité de l'âme étant de plus munie, sur son autre paroi, d'une aile d'extrémité (331) respectivement (431). Le plancher de la caisse est posé sur un platelage (figure 3) constitué par des profils de platelage (33) comprenant une âme (133) terminée, à chacune de ses extrémités, par un décrochement perpendiculaire (233) respectivement (333) muni d'une aile (433) respectivement (533), parallèle à l'âme. Le milieu de l'aile est renforcé par une aile centrale en T (633). Le châssis comporte deux traverses pivot en vue de la mise en place des bogies. Les extrémités de chaque traverse pivot sont constituées (figure 9) par des profils en U (34) de forte épaisseur très rigides. Chaque profil comprend une âme (134) incurvée à l'une de ses extrémités (234), et deux ailes, l'une courte (334) située à l'extrémité incurvée de l'âme, l'autre longue (434) située à l'autre extrémité de l'âme. Cette dernière aile se termine par un léger décrochement (534). Le montant d'angle extérieur (35) est (figure 18) un profil en L comprenant une âme (135) coudée et une aile (335). Le montant d'angle intérieur (36) est (figure 18) un profil en U, comprenant une âme (136), une aile épaisse (236) et une aile mince (336). Un montant d'angle de face avant (37) est (figure 21) un profil en U comprenant une âme (137), une aile d'extrémité courte perpendiculaire (237) et une aile d'extrémité longue oblique.(337), les deux ailes étant situées du même côté de l'âme. Un profil (38) présente (figure 13) la forme de la lettre oméga ; il sert au guidage de l'extrémité inférieure d'une demi-porte. Un montant de porte d'extrémité (39) comprend (figure 21) une âme (139) et, toutes situées du même côté de cette âme, une aile d'extrémité courte (239), une aile d'extrémité longue (339), et deux nervures (439) et (539). Le repère (43) désigne (figure 25) un profil en oméga entrant dans la constitution du pavillon. Ce profil possède une âme en U comprenant un élément central (143) et deux éléments latéraux (243) et (343), et deux ailes (443) et (543). Le'châssis de la caisse comprend (figures 4 à 9) deux longerons principaux (1011) et (2011) identiques au longeron (11) décrit. Ces longerons sont reliés par des traverses principales (1013), (2013), par des traverses secondaires (1014), (2014), (3014) et, près des pivots, par de petites traverses (1015), (2015) et (3015) fixées entre les ailes (1511) et (1811) du longeron (1011) d'une part, entre les ailes (2511) et (2811) de longeron (2011) d'autre part. Chaque bogie est fixé à une structure solidaire du châssis et comprenant deux traverses de pivot (1012) et (2012) réunies, à leurs extrémités, par deux profils d'extrémité de traverse-pivot (1034) et (2034). Le cadre ainsi constitué est fermé par deux fortes tôles, une tôle supérieure (1051) et une tôle inférieure (2051), ces tôles comportant, en leur centre, des découpures circulaires respectives (1151) et (1152) et portant, au voisinage de ces découpures, des entretoises de renforcement (1251) et (2251). Il est prévu une butée (52) limitant le pivotement du bogie. On remarque que l'aile centrale (281 I) du longeron (2011) est coupée au droit de la structure de fixation du bogie, afin de permettre l'installation du profil (2034) ;il en est naturellement de même pour l'aile (1811) du longeron (1011). A l'aplomb d'une partie de la caisse ne comprenant ni porte ni baie, on trouve (figures 11, 15 et 19) un montant extérieur (17) et un montant intérieur (18) dont l'ensemble constitue la face latérale de la caisse. Le montant intérieur (18) est, à son extrémité supérieure (figure 15) soudé à l'aile intermédiaire (423) d'un battant de face intérieure (23). Le montant extérieur (17) est, de son côté, soudé à l'aile longue (222) d'un battant de face extérieure (22) surmonté d'un battant de liaison (24) de façon à constituer un longeron tubulaire supérieur. Sur l'aile courte (323) du battant (23) est soudée une longrine latérale (31) qui fait partie du cadre du pavillon.Une baguette (25) munie de lames élastiques peut être clippée, grâce aux logements (322) et (324 entre le battant de liaison (24) et le battant extérieur (22), afin de rétablir la continuité de la face extérieure. Sur les traverses (13 ; 14, 15), que représente la figure 4, reposent des profils (33) constituant un platelage supportant le plancher de la caisse. A l'aplomb d'une grande baie (figures 11, 14 et 19), les montants (17) et (18) sont interrompus, mais on trouve, sous la baie, une ceinture tubulaire constituée (figure 14) par l'assemblage de deux profils, un profil (28) de ceinture extérieure et un profil (29) de ceinture intérieure dont les ailes (228) et (329) d'une part, (328) et (229) d'autre part, sont assemblées entre elles par des plats respectifs (528) et (529). Chacun de ces profils est assemblé, sur son extrémité latérale, aux montants de même nom qu'il relie entre eux. L'espace libre situé sous la ceinture est fermé par une tôle (628) qui constitue le seul élément non profilé des faces latérales. Dans les zones balayées par les portes coulissantes, les deux profils (28) et (29) ne sont pas assemblés latéralement. Du côté de l'intérieur, un profilé support de rail de porte (26) est soudé entre les ailes (422) et (222) du battant de face extérieure (22), de façon à constituer un profilé tubulaire. Sur l'àme' (126) de ce profil support (26) est vissé un rail de porte (426) servant de rail de roulement et de guide supérieur à une demi-porte (7) décrite ci-après. La figure représente un organe de roulement (526) constitué par un support à billes, relié par un bras (626) à un dispositif d'ouverture automatique des portes, tel qu'un vérin (726), hydraulique ou pneumatique, visible sur la figure 13. Au-dessus de la baie, le montant intérieur (18) est conservé, mais il porte, à sa partie inferieure, une traverse de dessus de baie (27) qui lui est fixée par son aile (227). Le coté (327) de l'âme de cette traverse qui est opposée à l'aile (227) porte un profil d'encadrement de baie (20). Un profil identique est fixé, à la partie inférieure de la baie, sur l'aile (329) du profil de ceinture intérieure (29). La baie est réalisée de façon connue, soit sous forme d'une vitre immobilisée, soit sous forme de plusieurs vitres pouvant s'effacer l'une derrière l'autre.La figure représente une vitre unique (716) immobile, entourée d'un joint de vitre (816) retenu entre les ailes d'encadrement (216) et (316) d'un encadrement (16). L'aile de joint (516) de ce dernier est retenue dans un joint d'encadrement (616) dans lequel pénètre également l'aile (220) de maintien de joint du profil d'encadrement de baie (20). Au droit des sieges, la face arrière peut etre renforcée par un profil de ceinture support de siege (30) qui peut être prolongé par une plinthe (130). A l'aplomb d'une demi-porte (7), selon les figures 10, 13 et 19, les montants (17) et (18) de la face latérale sont évidemment interrompus, l'espace ainsi dégagé étant occupé par deux demi-portes coulissantes. Le longeron (11) du châssis (3) est muni, sur son bord extérieur (figure 13) d'un profilé pas de porte en L (807) prolongé, de l'autre côté de la porte, par un profilé plat (907). Ces deux profilés pas de porte prolongent le plancher et sont séparés par un espace dans lequel est prévu un profil en oméga (38) servant au guidage inférieur de la porte. Les ailes de ce profilé sont serrées entre l'aile (211) du longeron (11) avec interposition de blocs (138) et (238), et les profilés (807) et (907). Les demi-portes sont classiques : on a représenté une demi-porte (7) cons tituée par deux plaques métalliques ou en plastique (107) et (207) réunies, a leur partie inférieure et à leur partie latérale côté baie, par des profils en U (307). A la partie inférieure, ce profil en U porte une pièce de guidage (407) susceptible de coulisser dans le profilé en oméga (38). A la partie supérieure, les plaques (107) et (207) sont également réunies par un profil en U, mais ce dernier, repère (507), est muni des bras (626) solidaires de l'organe de roulement (426). La demi-porte peut être munie d'un verre (707) ; les plaques (107) et (207) sont découpées -à cet effet, chacune ayant son extrémité logée dans une rainure prévue dans un profil (1021) d'encadrement du verre (707).Le verre (707) est pris dans une rainure d'un joint (1721) retenu entre les talons (1521) et (1621) et pénétré par l'aile (1421) du profil d'encadrement (1021). Du côté où les demi-portes se touchent, elles sont munies (figures) d'un bourrelet tubulaire anti-coupe doigt (607) et de serrures classiques. La demiporte (6) est identique : sa description s'obtient en remplaçant, dans ce qui précède, le dernier chiffre 7 de tous les repères par le chiffre 6. Contre le montant intérieur (18) est fixé, par son âme (119), un profil (19) support de joint vertical, muni d'un joint vertical (819) butant contre les butées (419) et (519) et retenu par les ailes (619) et (719). L'élément d'extrémité (1) est représenté par les figures 17 et 18. La partie gauche de la figure, relative aux montants (1017) et (1018), ainsi que la partie supérieure, sont identiques à ce qui vent d'etre décrit et que représente la figure 16. Le montant d'extrémité diffère cependant ; il est constitué par deux profilés, un montant d'angle extérieur (35) et un montant d'angle intérieur (36), soudés ensemble par leurs ailes (335) et (336), de façon à constituer un montant semi-tubulaire. Ce dernier est relié, d'une part au longeron arrière (2011), d'autre part au longeron tubulaire supérieur constitué par l'assemblage des trois battants (22), (23) et (24) ; il est également relié latéralement au battant de face extérieure (22) et au support de rail de porte (26). Enfin, une ceinture extérieure constituée par l'assemblage de profilés de ceinture (1028) et (1029) le relie au montant constitué par l'assemblage des profilés (1017) et (1018). Un verre fixe (916) est mis en place, ainsi qutil est décrit à propos du verre (716) de la baie des éléments intermédiaires, dans le- vide supérieur ainsi-délimité, le vide inférieur étant fermé par une tôle (728); cette tôle pouvant être encadrée par un profil (1020) du type encadrement de baie (20). Entre les montants d'extrémité figure une structure d'extrémité représentée par les figures 19 à 23. Cette structure comprend deux faces, l'une intérieure plane (figure 19), l'autre extérieure coudée (figure 20). Ces deux faces sont assemblées, sur leurs bords verticaux, par deux montants d'angle de face avant (1037) et (2037), les ailes courtes perpendiculaires (1237) et (2237) étant assemblées à la face intérieure, tandis que les ailes longues obliques (1337) et (2337) sont assemblées à la face extérieure. Ces deux faces sont entrecroisées, dans leur région médiane, par deux montants de porte d'extrémité (1039) et (2039), dont les ailes longues (1339) et (2339) sont assemblées à la face arrière, -les ailes courtes (1239) et (2239) étant assemblées à la face avant.La face extérieure comprend une partie centrale parallèle à la face ar rière, flanquée de deux parties inclinées. A leur partie inférieure, ces faces sont assemblées par une tôle de base (52) repliée en U selon la figure 23, dont le fond présente un côté arrière rectiligne (152) et dont l'avant reproduit le profil de la face avant de la structure, c'est-à-dire comprend un côté central (252) parallèle au côté (152) et deux côtés latéraux (352) et (452) inclinés par rapport au côté central. Deux ailes verticales perpendiculaires au fond, courrent le long de ces côtés avant et arrière : elles sont désignées par le même repère que le côté.A leur partie supérieure, les deux faces sont assemblées par une tôle (53) pliée en L et comprenant deux ailes (153) et (253), dont l'une (153) est plane et horizontale, et est fixée à la face arrière par une cornière (353), l'autre (253) étant pliée selon le profil de la face avant et fixée à cette dernière. A l'extrémité inférieure de cette aile, la structure est renforcée par une tôle (453) formant plaque à rebords. L'espace central libre entre cette tôle (453) et les deux montants (1039) et (2039) peut être occupé par une porte (non représentée) ou être fermé par des plaques métalliques ou en plastique. En dehors de cet espace, la face arrière est renforcée par deux profils en U (1040) et (2040) et par deux profils en E (1041) et (2041), les deux profils de chaque type étant prévus de part et d'autre de l'espace central libre.De son côté, la face avant est renforcée par deux profils en oméga (1042) et (2042). Les deux parties latérales de la structure situées de part et d'autre de l'espace central libre peuvent être tôlées, ainsi qu'il est représenté ; elles peuvent aussi porter des équipements d'éclairage et de signalisation qui ne sont ni représentés ni décrits. La face intérieure peut être recouverte de plaques métalliques ou de matière plastique (non représenté). Chaque structure d'extrémité se fixe sur l'élément terminal correspondant par soudage selon la figure 24. L'opération est facilitée par l'interposition d'une plaque intermédiaire de fixation (1054), soudée à la fois sur. l'âme (1136) du montant d'angle intérieur (1036) et sur l'rame (1137) du montant d'angle de face avant (1037). Il est avantageux de prévoir un profil en U (55) destiné à supporter la structure d'extrémité, ce profil étant soudé sur une partie de la plaque (1054) dépassant l'extrémité inférieure de la structure. L'assemblage peut hêtre recouvert par une tôle cintrée (56) qui peut constituer un prolongement d'une tôle habillant la face extérieure de la structure. Le pavillon comprend deux longrines latérales dont l'une (31) est visible. Entre ces deux longrines sont placés (figures 13 et 25) des profils en oméga (43) régulièrement espacés, dont les ailes (443) et (543) reposent sur les ailes d'extrémités (431) des deux longrines et dont les éléments centraux de l'âme tels que (1143), (2143), supportent une tôle de couverture (643). Les deux ex trémités des profils en oméga sont découpées pour faire place à l'aile d'extrémité (331) de la longrine. Chaque longrine est fixée au longeron tubulaire supérieur par soudage, àinsi que le représente la figure 13. A ses deux extrémités, le pavillon peut être terminé par deux lonfflnuPs transversales semblables à (31), cachées par la tôle (643) recourbée comme illustré par la figure 1.Le pavillon décrit est plan, mais il est possible de le cintrer en donnant aux profils (43) la forme correspondante. Les différentes tôles décrites ci-dessus peuvent être fixées à leurs éléments supports par tous moyens connus. On préfère cependant éviter le soudage à cause des déformations qu'il peut provoquer ; on peut avoir recours au rivetage ou à l'agrafage, mais le collage constitue une solution particulièrement séduisante. Le montage de la caisse peut s'opérer ainsi qu'il va être décrit. On préfabrique séparément, sur deux mannequins, le sous-ensemble constitué par les éléments extérieurs des faces et le sous-ensemble constitué par les éléments intérieurs des faces. On monte le châssis, y compris les longerons principaux (1011) et (2011), puisonyfixe le sous-ensemble des éléments intérieurs, en encastrant et en soudant les montants sur le longeron. On présente ensuite le sous-ensemble des éléments extérieurs, et l'on soude les montants sur le longeron. On assemble ensuite entre eux les éléments supérieurs (22) et (23), afin de constituer un battant de pavillon que l'on transforme en longeron tubulaire par adjonction du battant de liaison (24), puis on réunit les profils de ceinture (28) et (29), afin de constituer un profilé tubulaire dans les zones non balayées par les demi-portes. On fixe les baies grâce aux appendices dont les traverses supérieures, les montants et les ceintures sont munis à cet effet. On termine en montant les structures d'extrémité et le pavillon. L'utilisation dans la conception des faces de profils Bilés spéciaux permet de prévoir tous les éléments nécessaires au montage des revêtements, accessoires et aménagements et donc, d'utiliser un produit brut complet sur lequel il n'est plus nécessaire d'ajouter, au montage, de nombreuses pattes de fixation. REVENDICATIONS 1/ Un procédé de construction d'une caisse pour voiture ferroviaire en alliages d'aluminium, permettant d'utiliser toutes les possibilités du métal léger, caractérisé en ce que l'on réalise par filage les longerons et les montants de la charpente, ainsi que les faces de la caisse. 2/ Une caisse pour voiture ferroviaire mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, comprenant un châssis (3), deux faces latérales (1-2), deux structures d'extrémité (8) et un pavillon (9), et caractérisé en ce que les longerons (11) bu châssis sont constitués par des profils filés, chaque profil (11) portant une face latérale comprenant des montants (17-18) et des ceintures (28b29) constitués chacun par un profil filé extérieur (17)-(28) et un profil finé intérieur (18)-(29) assemblés, les montants supportant un longeron supérieur tubulaire (22-23-24). 3/ Une caisse selon la revendication nO 2, caractérisée en ce que chacun des deux longerons (11) du châssis comprend une aile verticale (111) munie d'une aile extérieure (211) et d'une aile intérieure (511), l'aile extérieure étant munie, à son extrémité opposée à l'âme, d'une rainure laterale (311) en U couché, prolongée par une nervure (411), et l'aile intérieure étant munie, à sa jonction avec l'âme, d'une rainure (611) munie d'une nervure (711), l'rame portant deux autres ailes dirigées du côté de l'aile intérieure, une aile centrale (811) et une aile inférieure (911). 4/ Une caisse selon l'une au moins des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que les montants extérieurs (17) et intérieurs (18) sont constitués par des profils en U très aplati, pourvus de nervures de renforcement et réunis, à leur extrémité inférieure, par les ailes (211) et (511) du longeron (11) et, à leur extrémité supérieure, par le longeron tubulaire supérieur. 5/ Une caisse selon l'une au moins des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que chaque ceinture comprend un profil de ceinture extérieure (28) et un profil de ceinture intérieure (29), tous deux en U, ces profils étant réunis aile contre aile en un profil tubulaire. 6/ Une caisse selon l'une au moins des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que chacun des deux longerons tubulaires supérieurs comprend un profil (22) de battant de face extérieure, un profil (23) de battant de face inférieure, tous deux en U, et un profil (24) constituant un battant de liaison, les profils (22) et (23) étant réunis en un profil en S, le battant de liaison (24) étant fixé à ce profil de façon à constituer, avec la boucle supérieure de l'S, un profil tubulaire.