La présente invention concerne des éléments de cloisons préfabriquées pour l'industrie du bâtiment. I1 est connu de réaliser des cloisons intérieures ou galandages, à l'aide d'éléments, qui consistent généralement en des panneaux pleins on platre moulé. Ces panneaux sont lourds et fragiles; ils se cassent facilement en cours de transport ou durant les manipulations; enfin ils ne sont pas insenorisés. Par ailleurs, la pose de tels panneaux côte à cête nécessite des couvre-Joints ou une bande de calicot aux jointures, et prend donc un temps important. La présente invention a pour objet de supprimer les inconvénients ci-d-ssus et de fournir des éléments de cloison légers, insonores, et de pose facile, donc plus économiques. A cet effet, un élément de cloison selon l'invention comprend doux faces opposées en platre et il est caractérisé en ce que ces faces sont constituées par deux minces plaques de plâtre fixées de part et d'autre d'une âme centrale en une matière cellulaire, laquelle se présente sous la forme d'un panneau faisant saillie d'un coté de l'élément, mais situe en retrait de l'autre, do façon à définir un tenon et une mortaise opposés. Après encollage, on peut embetter le tenon de chaque élément dans la mortaise de son voisin jusqu'à obtention de la cloison désirée dont les jointures n'exigent pas de coutre-Joints. Dès que la colle est sèche, c'est-à-dire en quelques heures seulement, on peut directement peindre la cloison ou y poser des papiers peints. Dans une réalisation préférée, l'âme centrale de l'lment est constituée par un panneau do polystyrène expansé, pris en sandwich entre les deux minces plaques de plttre. Dans une variante destinée à rendre l'assemblage encore plus solide, le fond do la mortaise constituée par le dos de la couche de polystyrène expansé entre les deux plaques de plttre, est revêtu en plttre. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 est une vue en perspective d'un élément de cloison selon l'invention Fig. 2 en est une vue on plan t Fig. 3 montre en perspective deux éléments assemblés; Fig. 4 est une vue en plan correspondant à la fig. 3 Fig. 3 est une vue en plan similaire à la fig. 2 mais montrant une variante de réalisation de la mortaise de l'élément; Fig. 6 est une vue en plan montrant assemblés deux éléments semblables à celui de la fig. 5. Sur les dessins, 1 et 2 représentent deux plaques en d'environ I cm d'épaisseur, entre lesquelles est emprisonnée une couche 3 de polystyrene expansé d'environ 4 cm d'épaisseur. Cotte couche @ est décalée par rapport aux plaques 1 et 2 de manière à former d'un c8té une saillie ou tenon 4 et de l'autre une gorge ou mortaise 5. La section de la mortaise 5 d'un élément correspond donc exactement à celle du tenon 4 d'un autre élément destiné à titre assemblé avec le premier par collage et emboîtage. Le tenon 4 du premier élément s'embottera éventuellement da.ns la mortaise ou gorge 5 d'un troisième élément, et ainsi de suite (fig. 3). Dans une variante de réalisation illustrée sur les fig. 5 et 6, le fond 6 de la mortaise ou gorge 5 est garni de plâtre, de manière à réunir partiellement entre elles les extrémités libres des plaques 1 et 2 et à rendre ainsi la mortaise 5 encore plus solide. L'assemblage des éléments selon cette variante se fait exactement (voir fig. 6) comme pour les éléments illustrés dans la fig. 1. Sur les dessins, on a supposé que les panneaux sont rectangulaires, mais on pourrait aussi bien leur conférer une autre forme, polygonale ou carviligne. il est vident, itaprbs la description ci-dessus, que les éléments de cloisons de l'invention présentent de nombreux avantagea par rapport à la technique antérieure, et peuvent rendre de grands services dans l'industrie du bâtiment. Ils sont en effet, plus légers, et donc plus faciles à manier sans risque de casser par leur propre poids. On peut les couper facilement, même avec un simple couteau, Ils ont le grand avantage d'être insonores de par leur constitution même. Leur pose est très facile par simple enduction des tenons avec de la colle, puis emboîtage, et on obtient un assemblage lisse ne nécessitant pas de couvre-joints ou autres "masques" aux jointures. Dès que la colle est sèche, la cloison peut strie peinte, ca elle est parfaitement lisse. On peut donc peindre la cloison ou la tapisser très peu de temps après sa pose. R E V E N D I C A T I O N S 1- Elément do cloison préfabriquée, comprenant deux faces opposées en platre et caractérisé en ce que ces faces sont constituées par deux minces plaques de platre fixées de part et d'autre d'une âme centrale en une matière cellulaire, laquelle se présente sous la ferme d'un panneau faisant saillie d'un cté de l'élément, mais situé en retrait de l'autre, de façon à définir un tenon et une mortaise opposés. 2- Elément de cloison suivant la revendication 1, caractérisé on ce que son montage sur un élément voisin identique s'effectue par simple encollage, après quoi on embo@te le tenon de l'un dans la mortaise de l'autre, les jointures d'assemblage étant finalement utilisables telles quelles, sans couvre-joint rapperté. 3- Elément de cloison suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que son ne centrale est constituée par un panneau de polystyrène expansé, pris en sandwich entre les deux minces plaques de plâtre. 4- Elément de cloison suivant l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce que le fond de la mertaise constituée par le dos de la couche de polystyrène expansé entre les deux plaques de plâtre, est revêtu en plâtre.