La présente invention a trait à un outil du type comprenant un manche supportant une bande flexible qui s'enroule, en cours de fonctionnement, autour d'un objet tel qu'un couvercle ou bouchon à vis et est maintenue par friction contre ledit objet, ce qui permet d'utiliser le manche comme un levier pour lui appliquer un couple. Dans un mode d'exécution, l'instrument peut être utilisé dans le domaine ménager pour dévisser des bouchons de bidons ou de bouteilles ou de couvercles de bocaux.. De nombreux récipients à bouchon ou couvercle à vis sont fermés mécaniquement, de sorte qu'ils parviennent au consommateur dans un état très étanche et qu'il est souvent impossible de les dévisser directement à la main. C'est un problème courant dans le domaine ménager et il n'existe pas dans l'art antérieur de moyens satisfaisants pour dévisser bouchons ou couvercles à vis visses à fond. Cependant, bien que l'invention soit décrite particulièrement, dans la suite, en se référant à un instrument pour dévisser les bouchons à vis, on peut l'utiliser dans beaucoup d'autres buts, par exemple pour visser et dévisser des écrous ou des boulons ou, en particulier, des tuyaux filtrés et des objets analogues, que l'on ne peut saisir commodément aù moyen d'une clef. L'invention est particulierement utile dans le cas d'objets fragiles qui se cassent facilement s'ils sont saisis au moyen d'une paire de pinces ou d'un instrument analogues. Un exemple d'outil de ce type est décrit dans le brevet améri- cain 2,960,896. Dans ce dispositif, on saisit un levier et on enfonce un coin entre les extrémités d'une boucle de la bande qui s'enroule autour de l'objet à faire tourner, de sorte que ces extrémités sont serrées séparément contre des parties du manche au voisinage du point où la boucle sort. Les deux extrémités de la bande sont fixées ensemble et sont libres de glisser à l'intérieur du boitier, de sorte qu'en fait les deux extrémités de la bande doivent être serrées par le coin que l'on manipule de façon très particulière. Le dispositif est donc encombrant et peu approprié pour la fabrication en série sous forme d'outil ou instrument ménager. On connait aussi un type plus ancien de clef pour tuyauterie, dans lequel on fait passer la bande entre deux cames montées à pivotement sur un manche, de sorte que les deux extrémités de la bande sont libres. Ce dispositif également est inutilement encombrant et peu approprié pour la fabrication en série à des fins domestiques. En outre, pour un fonctionnement correct, les deux extrémités libres doivent autre rapprochés et maintenues, ce qui complique la manipulation. L'invention vise à réaliser un outil ménager simple, bon marché et efficace, par exemple pour ouvrir les bouteilles ou les bocaux fermés par un couvercle à vis. Cependant, il va de soi que cet instrument ne se limite pas à cette application. Selon l'invention, un instrument destiné à appliquer un couple, du type comprenant un manche supportant une bande flexible qui s'enroule, en cours de fonctionnement, autour d'un objet tel qu'un bouchon à vis et est maintenue par friction contre l'objet, ce qui permet d'utiliser le manche connae levier pour lui appliquer un couple, est caractérisé en ce que a) L'une des extrémités de la bande est fixée au manche b) Le manche colporte une surface à fort coefficient de frottement conformée pour appuyer la bande contre l'objet et rouler autour de l'objet lorsqu'on applique le couple c) Des moyens sont prévus pour provoquer automatiquement un contact par friction de l'extrémité non fixée de la bande lorsqu'on applique le couple. On peut constituer la surface à fort coefficient de frottement de n'importe quelle façon appropriée, par exemple en formant des moletages, des rainures ou des nervures à la surface terminale du manche pour lui permettre d'entrer en contact à friction avec la bande qui-peut être, par exemple, constituée par un tissu de polyamide huilé. En cours de fonctionnement, on dispose une partie de la bande autour de l'objet à faire tourner, qui peut etre un bouchon à vis, puis on tire l'extrémité libre ou non fixée de la bande, de fa çon que la boucle enserre l'objet. On fait alors tourner le manche dans le sens désiré pour visser ou dévisser, de façon que la bande et la surface à fort coefficient de frottement tournent ensemble autour de l'article.En fait, l'article roule sur la surface à coefficient de frottement élevé, avec la bande insérée entre eux, jusqu'à ce que la tension de I'extrémité fixée de la bande soit suffisamment élevée pour que l'objet tourne par rapport à un élément maintenu en place, tel qu'une bouteille. On préfère, par conséquent, former une surface de frottement élevé suffisamment longue et d'une courbure convexe suffisamment faible pour permettre un certain mouvement de roulement avant que l'on applique la totalité du couple.Il est préferable que la surface soit suffisante pour que les deux extrémités de la boucle de la bande puissent émerger tangentiellement de l'ob jet dans des directions mutuellement otthogonales. Cela dépendra, bien entendu, du diamètre de l'objet à faire tourner et il suffit que l'on puisse obtenir cet effet, par exemple pour des bouchons de bouteille de petite taille. L'instrument selon l'invention peut revêtir différentes formes dont on décrira certaines avec davantage de détails dans la suite. Sous sa forme la plus simple, il est constitué par une simple pièce moulée sans éléments mobiles, sauf peut-être les vis réunissant les constituants de la pièce moulée. Ainsi, selon un mode d'exécution de l'invention, la surface à frottement élevé est constituée sur une partie du manche agencée pour fléchir sous la pression provenant de l'application du couple, de façon à recevoir et serrer l'extrémité libre de la bande, directement ou indirectement, contre un élément fixe du manche. On peut cependant réaliser d'autres façons le contact à friction automatique. On peut maintenir l'extrémité libre de la bande tendue au moyen d'un ressort, ou bien elle peut ressortir de façon à etre tendue par 1 'opérateur. Dans un mode d'exécution très simple de l'invention, on replie en arrière sur elle-meme la bande et on la fait passer sur une partie du manche pour provoquer automatiquement ledit contact à friction. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, l'instrument comprend deux éléments à boucle montés à pivotement sur le manche, et l'extrémité libre de la bande est fixée à un premier élément à boucle monté à pivotement sur le manche au voisinage de la surface à frottement élevé ; l'extrémité libre passe, en cours de fonctionnement, autour de l'objet, à travers le premier élément à boucle, autour du second élément à boucle, revient à travers le premier élément à boucle au voisinage du manche et autour et contre la surface à frottement élevé. Dans un autre mode d'exécution de l'invention, le manche comprend une partie creuse, et les deux extrémités d'une boucle de la bande à passer autour de l'objet ressortent d'au moins une ouverture de la partie creuse, ledit mode d'exécution étant caractérisé en ce que l'extrémité non libre de la bande est fixée par contact à friction à l'intérieur d'un canal en labyrinthe pratiqué dans la partie creuse. Le manche peut comporter deux ouvertures écartées, à travers l'une desquelles sort la boucle de la bande, l'extrémité libre sortant à travers l'autre. Dans un premier mode d'exécution du dispositif à deux ouvertures écartées, la bande entre en contact avec un élément formant came monté à pivotement dans la partie creuse du manche, de façon que lorsqu'on applique un couple, la came se déplace pour entrer en contact avec la partie libre de la bande dans la partie creuse, contre une surface intérieure se trouvant à l'intérieur de ladite partie creuse. Selon un autre mode d'exécution du dispositif à deux ouvertures, l'outil comporte un manche monté à pivotement sur la partie creuse, l'extrémité libre de la bande sortant entre une surface du manche et une surface de la partie creuse, surfaces entre lesquelles il est serré lorsqu'on applique un couple. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en décrire plusieurs exemples de réalisation, étant entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant-d leur mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se reportera aux figures suivantes La figure 1 est une coupe longitudinale d'un premier outil selon l'invention; La figure 2 est une vue analogue de l'outil de la figure 1, en position de dévissage d'un bouchon de bouteille La figure 3 est une vue analogue à la figure 1 d'un second mode d'exécution de l'invention La figure 4 représente une bande et un écrou ou moletage spécialement conçu La figure 5 est une vue en plan, avec arrachement partiel, d'un troisième mode d'exécution de l'invention La figure 6 est une vue analogue à la figure 5 d'un quatrieme mode d'exécution de l'invention La figure 7 est une vue en plan d'un cinquième mode d'exécution de l'invention La figure 8 est une vue en perspective d'un sixième mode d'exécution de l'invention ; un côté ayant été retiré, et La figure 9 est une vue en plan du mode d'exécution de la figure 8, avec arrachement d'une partie latérale. L'outil représenté sur la figure 1 comprend un manche comprenant un bottier 1 qui peut étre en métal ou en matière plastique moulée, selon l'application à laquelle l'instrument est destiné. Le bottier représenté est en métal, par exemple en laiton, et comprend une paroi latérale 2 en U en une matière relativement épaisse, une plaque postérieure 3 et une plaque supérieure 4 (figure 2). La plaque postérieure 3 peut être soudée ou rivée à la paroi latérale 2 et la plaque supérieure 4 peut lui être vissée. Les surfaces intérieures 5 de la paroi latérale 2 sont parallèles et forment une glis sière pour un élément coulissant 6 comportant un goujon 7 et une cavité de fixation 8 pour une goupille 9 autour de laquelle est enrou lée l'une des extrémités d'un ruban ou d'une bande 10. Les parois latérales 2 s'ouvrent en haut de l'instrument, comme le montrent les dessins, pour délimiter une ouverture en V dans laquelle se trouve un coin 11 qui comporte des surfaces latérales parallèles aux faces de l'ouverture en V.L'une de ces faces 12 du coin repose contre et glisse en contact avec la face 13 de l'ouverture des parois latérales. Le mouvement de glissement du coin est déterminé par une cheville de guidage 14 qui est ancrée sur la plaque postérieure 3 et fait saillie a travers une fente 15 ménagée dans le coin, dirigée parallèlement aux faces 12 et 13, de sorte que le déplacement du coin ouvre et ferme une embouchure 16 formée entre la face 17 du coin et la face 18 de la paroi latérale 2. La bande 10 sort, sous forme de boucle, à travers 1 'embouchure 16 et l'extrémité qui n'est pas fixée à l'élément coulissant 6 comporte une barre articulée ou genou placée dans la cavité de fixation 19 pratiquée dans la paroi latérale 2 au voisinage de l'embouchure. Un ressort de tension 20 peut, si on le désire, être monté entre l'élément coulissant 6 et la partie inférieure 21 de la paroi latérale 2. La plaque supérieure 4 comporte une fente 22 a travers laquelle fait saillie le goujon 7. En cours de fonctionnement, comme le montre la figure 2, la boucle de la bande 10 s'ouvre contre l'action du ressort 20 et se place autour du bouchon 23 à dévisser. Lorsqu'on le rel che, le ressort 20 enserre la boucle, en la tirant, autour du bouchon, comme il est représenté, et l'on peut augmenter le serre en poussant le goujon vers le bas. La face latérale du bouchon est tirée fortement contre la surface terminale 24 du coin 11 qui l'enfonce, de sorte que les deux tronçons de la bande sont serrés dans l'embouchure 16 entre le coin et la surface 18. On tient alors dans une main le corps 25 de la bouteille, tandis qu'on déplace l'outil dans le sens indiqué par a flèche sur la figure 2, c'est-a-dire dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, par rapport à la bouteille. Pendant ce mouvement, la surface 24 du coin qui présente une courbure convexe, roule autour de la périphérie du bouchon 23 serrant fortement la bande autour dudit couvercle sans appliquer dia métralement au bouchon une pression inutile. Le bouchon est maintenu serré par la bande 10 sur pratiquement toute sa périphérie, et les deux extrémités de la bande sont 9aus tension, tandis que 1 'ef- fet de levier principal s'exerce sur le tronçon 10a de la bande 10 à gauche du coin, conte représenté. Ainsi, le mouvement de roulement de l'instrument autour du bouchon a tendance à tirer le tron çon 10b dé la bande 10 en le serrant, plutôt qu'a exercer une pression directe sur le bouchon.La force de rotation communiquée peut être intense, Mis, du fait que la pression se développe sur toute la surface de frottement de la bande, la pression en un point quelconque du bouchon n'est pas très importante et il n'y a ainsi guère de risque de détérioriation. La bande 10 peut être en une matière appropriée quelconque, mais elle doit présenter une surface intérieure, c'est-a-dire la surface voisine du bouchon 23, d'une forte résistance de frottement. Ainsi, la bande peut être en feuillard métallique flexible moleté ou nervuré de façon appropriée sur sa surface intérieure. Conviennent tout particulièrement un tissu de polyamide huilé ou un tissu de verre comportant une couche intérieure rugueuse, comme on en utilise comme courroies pour bagages, ou analogues. Comme autre matière appropriée, il y a lieu de citer le cuir, Pour rendre la surface intérieure de la bande-rugueuse, de fa çon à augmenter sa résistance de frottement, on peut la traiter par une composition caoutchouteuse, du sable collé ou d'autres particules rugueuses, ou bien encore la feutrer. I1 est cependant pré férable que la surface intérieure de la matière, quelle qu'elle soit, soit ondulée, c'est-a-dire comporte des nervures et rainures dirigées latéralement. La matière qui constitue la bande variera évidemment avec l'application à laquelle l'instrument est spécialement destiné. Par exemple, la figure 3 représente une bande 30 en acier comportant des nervures espacées dirigées latéralement 31. Cette disposition est analogue à celle d'axes transversaux de channes qui peuvent être également utilisées. Les dimensions et l'écartement des nervures sont calculées de façon qu'elles s'emboitent dans des rainures complémentaires 32 formées à la périphérie d'un écrou bouchon ou couvercle 33. La pièce 33 peut être moletée et utilisée pour remplacer les écrous hexagonaux classiques dans presque tous les cas. Elle a un aspect cylindrique généralement beaucoup plus agréable. En même temps, elle ne peut être dévissée qu'au moyen d'un outil, selon l'invention comportant une bande 30 spécialement rainurée.C'est dans cette mesure qu'un écrou ou pièce de ce type pQUt être considéré comme inviolable. Il va de soi que l'on peut tout aussi bien remplacer un tel écrou par un boulon, et qu'il peut aussi bien comporter d'autres moletages qui peuvent être simplement des nervures et rainures transversales ou des moletages obliques. Selon l'application et l'état de surface de l'écrou ou du boulon, la bande peut ou non présenter la forme spéciale complémentaire. La figure représente un autre type d'outil, destiné à être utilisé avec une bande 10' plus longue. Les éléments analogues de cette figure ont été désignés par les mêmes références numériques qu'à la figure 1. Le boitier représenté comprend un corps moulé dont la paroi latérale 2 et la paroi postérieure 3 font corps. Des parties épaissies 35 comportent des alésages taraudés 36 recevant des vis permettant de fixer la plaque supérieure non représentée. Le corps comporte une région étroite étranglée 37 qui constitue com modément un manche, une extrémité 38 élargie pour recevoir un ressort hélicoïdal 39 qui est relié à un galet rotatif 40 de façon à solliciter le galet en rotation dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre (sur la figure) lorsque le ressort est enroulé fortement serré.L'une des extrémités de la bande 10' est ancrée au point 19, comme sur la figure 1, et l'autre extrémité est fixée au galet 40 de façon que le ressort ait tendance à enrouler la bande et à la serrer contre un article monté dans la boucle. Si on le désire, on peut prévoir un type de moyens de serrage équivalents au levier 7 de la figure 1, et appropriés pour serrer la bande 10 dans la région étranglée pour contribuer à tirer en serrant la bande ; mais cela n'est pas indispensable si le ressort 39 a une force suffisante. De cette façon, on peut utiliser une bande beaucoup plus longue, et employer l'outil pour ouvrir les types de bocaux de grands diamètre. Selon une autre variante encore, les deux extrémités de la bande, dans un mode d'exécution analogue à celui de la figure 1, peuvent être fixées à l'élément coulissant 6. De cette façon, on peut communiquer une tension moins forte aux extrémités de la bande entourant l'article à faire tourner, mais, d'un autre côté, on peut loger des articles beaucoup plus grands dans la bouche. Le corollaire en est que, si l'on désire utiliser l'outil pour un seul type d'article seulement ou sur une gamme de tailles peu étendue, on peut ajuster la.bande dans le manche sur un système de poulies qui augmente la tension disponible à laquelle la bande peut être soumise par un élément tel que le levier 7. Selon une autre variante encore, l'extrémité de la bande qui est fixée au point 19 sur la figure 1 peut être agencée, de façon à être fixée dans un certain nombre- de nositions d'ancraqe possibles réparties sur/face gauche de la paroi latérale 2 du mode d'exécution de la figure 1. Les points d'ancrage peuvent se trouver alternativement dans le côté de la fente 22-de la plaque supérieure 4 de sorte que le goujon auquel l'extrémité de la bande est fixée saille à I'extérieur du bottier et puisse être manipulé dans une rainure choisie. Cela augmente fortement, bien entendu, la gamme de dimensions des articles que l'instrument peut faire tourner. Dans le mode d'exécution de la figure 4, l'axe du galet 40 peut faire saillie à travers la plaque supérieure et comporter un écrou à oreilles,un enrouleur formant treuil ou un système à levier qui peut actionner de la même façon que le levier 7 du mode d'exécution de la figure 1. On peut utiliser l'instrument, exactement ou à peu près tel qu'il a été décrit, pour d'autres buts : on peut, par exemple, l'utiliser pour mesurer les circonférences d'objets de formes inhabituelles. Le coin peut comporter une aiguille ou un repère indicateur et la bande peut être graduée. On peut aussitutiliser exactement ou à peu près tel qu'il a été décrit comme tourniquet chirurgical ou garrot. Dans ce but, on peut le modifier par exemple, de façon à pouvoir retirer simplement, l'extrémité 19 deela figure 1, 1e disposer autour d'un bras ou d'un organe analogue et le réinsérer ; on peut ensuite appliquer la pression désirée. Dans le mode d'exécution représenté sur la figure 5, outil est constitue par deux parties : une partie formant bottier creux 50 et un manche 51 qui traverse une ouverture 52 ménagée dans le cbté de la partie creuse de forme générale cylindrique 50 et montée en rotation sur un pivot central 53 de la partie creuse. La partie creuse 50 comporte une partie externe moletée 54 (à laquelle on peut aussi donner un coefficient de frottement élevé de toute autre fa çon désirée) et au voisinage de celle-ci une autre ouverture 55. L'extrémité non libre de la bande est fixée en la disposant dans un canal en forme de labyrinthe pratiqué dans la partie creuse du manche. Comme on le voit, elle passe entre des butées moulées 56, 57 autour d"une autre butée moulée 58, puis entre le manche 51 et la butée 55. La fixation de la bande de cette façon évite toutes les formes d'ancrage au moyen de chevilles ou analogues, qui grèveraient inutilement le prix de revient de l'instrument. L'extrémité libre de la bande sort sous forme de boucle à travers l'ouverture 55 pour s'engager autour de l'objet à faire tourner, puis revient dans la partie creuse 50, passe autour du catie du manche 51 intérieur au bottier creux 50 et sort par l'ouverture 52.La surface 59 de la face de la partie creuse 50 en regard du manche 51 est moletée OaL présente un coefficient de frottement élevé par tout autre moyen et, de mode, le bord dimanche 51 est moleté à l'endroit 60 où il est en regard de la surface 59. Des qu'on applique le couple en appuyant sur le manche 51 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, l'extrémité libre de la bande est serrée entre les surfaces 59 et 60, ce qui l'empêche de se détacher. Le mode d'exécution représenté sur la figure 6 ressemble, en général, à celui de la figure 5 et les éléments équivalents y sont désignés par les mêmes références numériques. Dans ce cas, la tige 51' fait corps avec les parties creUses 50, mais l'intérieur du bottier contient un élément formant came 61 monté à pivotement sur la face postérieure de la partie creuse 50 au point 62. La came 61 est annulaire et comporte une fente 63 qui le traverse de part en part, à travers laquelle l'extrémité non libre de la bande fait saillie vers l'intérieur pour reposer contre une saillie moulée 64 qui comporte l'ouverture taraudée centrale 65 (également formée dans le pivot 53, dans le mode d'exécution de la figure 5) pour recevoir une vis retenant la plaque de recouvrement 66. En cours de fonctionnement, dès qu'on applique un couple en faisant tourner la tige 51' dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, la tension de l'extrémité non libre de la bande tire la came 61, de façon à la faire tourner autour du pivot 62 dans le sens des aiguilles d'une montre et sert le tronçon 67 de la bande qwi traverse la partie creuse 50 contre la paroi cylindrique intérieure de la partie creuse 50 pour empêcher le glissement. L'une ou chacune des deux cames et ladite paroi intérieure peuvent comporter des surfaces à coefficient de frottement élevé. Le mode d'exécution de la figure 7 comprend un manche allongé 70 comportant une surface convexe à coefficient de frottement leEe 71 au voisinage de l'une des extrémités.Au voisinage du centre de courbure de la surface 71 est monté à pivotement un support en U ou élément à boucle 72 et un support analogue 73 est disposé plus bas sur le manche 70. La bande 10 est fixée en boucle au support 72 et son extrémité libre passe en boucle autour de l'objet , puis dans le support 72, entoure et traverse le support 73 et revient le long du côté adjacent du manche 70 pour passer autour de la surface à coefficient de frottement élevé 71.Lorsque la bande 10 est serrée par traction autour d'un objet à faire tourneur, les deux supports jouent le rôle de poulies permettant d'appliquer une tension manuelle considérable à la boucle de la bande et, lorsqu'on applique le couple, une autre tension s'applique là où la boucle passe autour du support 73, de sorte que la bande est automatiquement saisie par cette poulie et serrée contre le côté de la manivelle 70. Un effet analogue se produit au support 72 et la bande n'a pas tendance à glisser, bien quede plus, si elle est suffisamment longue, l'extrémité libre de la bande 10 puisse être saisie par l'opérateur en même temps que la manche 70. Le mode d'exécution des figures 8 et 9 est constitue comme un simple moulage et comprend une partie moulée principale 80 et une plaque de reoouvrement 81 qui est fixée par des boulons 82 traversant la plaque de recouvrement 81 et vissés dans des butées taraudées 83, 84 sur la partie 80. L'extrémité non libre de la bande 10 traverse une première ouverture 85 et descend dans un canal en forme de labyrinthe formé entre un noyau central 86 et la surface inté rieure du boitier creux, passe autour d'une autre butée 87 et revient revient sur elle-même contre la surface gauche du noyau 86, tout le tronçon de la bande serrant l'extrémité contre le noyau 86. Cela constitue un ancrage très sûr et l'une quelconque des surfaces délimitant le canal 88 peut être dépolie ou rugueuse de façon appropriée pour augmenter la résistance par frottement au glissement. L'extrémité libre de la bande s'enroule en boucle autour de l'objet et entre par une ouverture 89, séparée à partir de l'ouverture 85 par une partie du noyau central 86, et passe alors sous une partie 90 du manche dont la surface intérieure est toute proche d'une partie de tige 91 du noyau central 86. La surface de l'instrument à coefficient de frottement élevé devant entrer en contact avec l'objet à faire tourner est formée sur l'extérieur de la partie 90 à l'endroit indiqué par la référence 92. En cours de fonctionnement, la partie droite de la boucle de la bande 10 représentée sur la figure 9 est serrée par l'objet à faire tourner contre la surface 92, et la bande passe autour de l'épaulement 93 de la partie 90, à travers le canal étroit 94 entre les parties 90 et 91, de sorte que la bande est en fait repliée sur elle-même. I1 s'est avéré que la résistance de frottement engendrée automatiquement lorsqu'on applique un couple est suffisamment importante pour empêcher le glissement de la bande 10 au moins après la production de la totalité du couple. On peut, si on le désire, modifier l'instrument des figures 8 et 9 en constituant la partie 90 comme un composant sépare et en la montant à pivotement au point 95. De cette façon, la partie droite pivotera vers le bas contre la partie de butée 91, ce qui augmente la résistance de friction au glissement, mais au prix d'une certaine complication. Selon une autre variante encore, la partie 90 peut être constituée de façon à fléchir élastiquement lorsqu'on applique la pression à la surface 92 en appliquant un couple, de façon à serrer l'extrémité libre de la bande contre la partie 91. Dans ce but, on peut decouper partiellement la partie 90 là où elle rejoint la surface 96 du moulage principal 80. On peut former le pivot 95 en moulant la partie 92 avec des creux dans lesquels sont reçus des ergots dans les moulages 80, est 81, de sorte qu'iv encore possible d'agencer l'instrument sous forme dune simple structure moulée. REVENDICATIONS 1. Instrument pour appliquer un couple, comprenant un manche supportant une bande flexible qui, en cours de fonctionnement, s 'en roule autour d'un objet à vis et est maintenue par friction contre l'objet, permettant d'utiliser le manche comme levier pour lui appliquer un couple, ledit instrument étant caractérisé en ce que l'une des extrémités de la bande est fixee au manche, en ce que le manche comporte une surface à coefficient de frottement élevé et conformée pour appuyer la bande contre l'objet et rouler autour de l'objet lorsqu'on applique un couple, et en ce que des moyens sont prévus pour provoquer automatiquement un blocage par un contact à friction de l'extrémité libre de la bande lorsqu'on applique le couple. 2. Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface à coefficient de frottement élevé est formée sur une partie du manche agencée pour se modifier en forme ou en position sous la pression provenant de l'application du couple pour entrer en contact avec l'extrémité libre de la bande et la serrer, directement ou indirectement, contre une partie fixe du manche. 3. Instrument selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'extrémité libre de la bande est maintenue tendue au moyen d'un ressort. 4. Instrument selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'extrémité libre de la bande est repliée sur elle-mê- me autour d'une partie du manche pour provoquer automatiquement ledit contact à friction. 5. Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'instrument comprend deux éléments à boucle fixés à pivotement au manche, et en ce que l'extrémité non libre de la bande est fixée au premier élément à boucle monté à pivotement sur le manche au voisinage de la surface à coefficient de frottement élevé, tandis que l'extrémité libre passe, en cours de fonctionnement, autour de l'objet, à travers le premier élément à boucle, autour du second élément à boucle, revient à travers le premier élément à boucle au voisinage du manche et passe autour de et contre la surface à coefficient de frottement élevé. 6. Instrument selon la revendication 1, comprenant un manche et une partie creuse dans laquelle les deux extrémités d'une bou de la bande devant entourer l'objet sortant d'au moins une ouverture de la partie creuse, ledit instrument étant caractérisé en ce que l'extrémité non libre de la bande est fixée par contact à friction dans un canal en forme de labyrinthe pratiqué à l'intérieur de la partie creuse. 7. Instrument selon l'une des revendications 1 ou 6, caractérisé en ce qu'il comporte deux ouvertures écartées à travers l'une desquelles la boucle de la bande sort, tandis que l'extrémité libre scrt par l'autre. 8. Instrument selon l'une des revendications 1, 6 ou 7, caractérisé en ce que 11extrémité non libre de la bande entre en contact avec un élément à came monté à pivotement dans la partie creuse, de façon que, lorsqu'on applique le couple, l'élément à came se déplace pour entrer en contact avec la partie libre de la bande dans la partie-creuse, contre une surface intérieure de la partie creuse. 9. Instrument selon l'une des revendications 1, 6, 7 ou 8, ca ractérisé en ce qutil comporte un manche monté à pivotement sur la partie creuse, l'extrémité libre de la bande émergeant entre une surface du manche et une surface de la partie creuse, surfaces entre lesquelles elle est serrée lorsqu'on applique le couple. 10. Instrument selon la revendication 1, dans lequel l'extré- mité libre de la bande est repliée sur elle-même autour d'un élément du manche pour provoquer ledit contact à friction, le manche comprenant une partie creuse et les deux extrémités d'une boucle de la bande devant entourer l'objet sortant d'au moins une ouverture de la partie creuse, ledit instrument étant caractérisé en ce que l'extrémité non libre de la bande est fixée par contact à friction dans un canal en forme de labyrinthe à l'intérieur de la partie creuse, le manche étant formé par moulage de plusieurs composants de matière plastique et par jonction mutuelle desdits composants. 11. Instrument selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la bande comporte des nervures ou des rainures pour entrer en contact avec un objet comportant des nervures ou rainures qui coopèrent avec les premières.