L'inverition concerne un dispositif d'assemblage comprenant une cheville amovible pour l'assemblage de deux pièces présentant des trous à peu près alignés et à travers lesquels est enfilée la cheville. L'invention est applicable particulièrement mais non pas exclusivement aux chargeurs frontaux pour tracteurs et machines analogues, plus spécialement aux chargeurs frontaux du type comprenant un chassis principal en U conçu pour être fixé de façon détachable sur un tracteur de manière à entourer l'avant du tracteur, une flèche articulée sur l'arrière du chassie principal et des vérins hydrauliques pour le relevage et i'abaissement de la flèche. Dans l'application indiquée ci-dessus, les chevilles d'assemblage amovibles peuvent notamment être utilisées pour fixer de façon détachable les extrémités arrière des deux branches du chtssis principal du chargeur sur des éléments de support prévus sur le tracteur. On ne peut cependant pas s'attendre à ce que les trous des pièces à assai- bler soient toujours parfaitement bien alignés. L'objet de l'invention est un dispositif d'assemblage comprenant une cheville amovible qui, gracie aux autres éléments que comprend ce dispositif, peut être introduite assez facilement dans des trous qui ne sont pas parfaitement bien alignés. Selon l'invention, un dispositif d'assemblage comprenant une cheville amovible pour l'assemblage de deux pièces présentant des trous à peu près alignés à travers lesquels est enfilée la cheville est essentiellement caractérisée en ce que la cheville présente à l'avant un bout conique et porte à l'extrémité opposée une pièce transversale utilisée comme un levier, ce levier étant formé de deux bras orientés à peu près radialement par rapport à la cheville mais décalés l'un par rapport à l'autre dans le sens de l'axe de la cheville, chacun de ces deux bras étant conçùpour s'appuyer, soit sur un cOté d'un élément d'appui disposé en biais et attaché à l'une des deux pièces à assembler, soit sur le coté opposé de cet élément d'appui, l'agencement étant tel que la rotation du levier dans un sens, alors que la cheville est partiellement introduite dans les trous, provoque l'enfoncement de la cheville dans ces trous grace à l'appui et l'avance d'un des bras du levier sur l'un des cOtés -formant des rampes- de l'élément d'appui et que, inversement, la rotation du levier dans le sens opposé provoque l'extraction de la cheville grâce à l'appui et l'avance de l'autre bras du levier sur le cOté opposé de l'élément d'appui.Selon un mode de réalisation semple, le levier est formé d'une pièce coudée et contre cudee pour produire le décalage dans le sens de l'axe de la cheville des nx bras, les deux bras étant orientés à peu près radialement depuis des côtés diamétral--en opposes de la cheville et le bras le plus éloigné du bout avant de la cheville possédant une plus grande longueur que l'autre bras, de manière qui puisse servir de poignée pour la rotation du levier. L'élément d'appui disposé en biais peut être formé d'une barre de section ronde dont le diamètre est légèrement plus petit que la distance ---mesurUe dans le sens de 11axe longitudinal de la cheville- entre les deux bras du levier. Lorsque le dispositif d'assemblage selon l'invention est ainsi réalisé et lorsque la cheville a été introduite complètement dans les trous par la rotation du levier dans un sens, elle peut être extraite par la rotation du levier dans le sens opposé sur 1800, de manibre-q4e-Ie grand bras du levier vienne s'appuyer sur le cté extérieur de la barre, puis par la poursuite de la rotation dans le même sens, de sorte: que 1e grand bras du levier, grâce à son appui et son avance sur le côté extérieur en biais de la barre, provoque l'extraction de la cheville. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un chargeur frontal en stationnement ; - la figure 2 est une vue en plan du chargeur frontal - les figures 3 et 4 sont des coupes suivant la ligne A-A de la figure 2 montrant le dispositif de support ou béquille respective- ment en position rentrée et en position de support ou position d'appui sur le sol - la figure 5 est une vue en élévation latérale du chargeur frontal après sa fixation sur un tracteur, dont quelques parties seulement sont représentées ;; - les figures 6 et 7 sont des vues en perspective de l'un des patins prévus sur le chassis principal du chargeur et de la rampe correspondante prévue sur le tracteur, la figure 6 montrant ces éléments à l'état séparé, tandis que la figure 7 les montre à l'état d'embottement mutuel, la we étant prise de l'intérieur du châssis principal dans les deux cas. - la figure 8 est une coupe partielle de l'extrémité arrière d'une des branches du chassies principal après la fixation de cette extrémité dans un sabot sur le tracteur au moyen d'un dispositif d'assemblage à cheville amovible selon l'invention - les figures 9 et 10 sont respectivement une vue en bout et une vue en élévation latérale suivant les flèches III et IV de l'assemblage représenté sur la figure 8 - les figures 11 à 14 sont des vues de détail en perspective illustrant l'introduction et l'extraction d'une cheville et montrant par ailleurs un loquet de cheville qui diffère de celui de l'exemple des figures 8 à 10 ; et - les figures 15 et 16 sont des vues en élévation prises à angle droit par rapport aux représentations des figures 11 et 14 et montrant plus spécialement la disposition du loquet et des éléments coopérant avec lui. Les figures 1 à 7 des dessins représentent un chargeur frontal comprenant un chissis principal I sensiblement en U vu en plan (figure 2) et conçu pour entourer l'avant d'un tracteur T (figure 5) pendant l'utilisation. Les extrémités arrière des branches 2 du chassa 1 en U sont reçues dans des sabots 3 fixés de façon permanente sur des éléments de support 4 sur chaque côté du tracteur et ces extrémités arrière présentent des trous 5 dans lequels peuvent être engagées des chevilles de verrouillage (non représentées) au moyen desquelles elles sont fixées de façon détachable sur les sabots. Chacune des branches 2 du chtssis porte sur sa face inférieure, entre son extrémité avant et son extrémité arrière, un patin 6.Les patins 6 s'appuient sur des rampes 7 fixées de façon permanente sur chaque cOté du tracteur T et s'étendant chacune entre un élément de support 8 solidaire du tracteur et le sabot 3 correspondant. Les rampes 7 supportent les patins 6 à leurs extrémités avant et montent vers l'arrière. Les rampes 7 portent des guides 10 situés sur les cOtés intérieurs des patins 6 et comprenant des "nez" faisant saillie vers l'avant et s'embottant sur des pattes intérieures saillantes 12 des patins correspondants pour empêcher que les patins ne se soulèvent des rampes. Les patins 6 et les éléments coopérant avec eux seront décrits plus en détail par la suite. Les parties arrière des branches 2 du chassies principal 1 portent des appuis 15 pour une flèche désignée dans son ensemble par 16 et articulée sur ces appuis par des axes 16a. La flèche 16 est sensiblement en U, vue en plan et comprend des branches 17 reliées entre elles par une traverse 18 située bien à l'avant du châssis principal 1 et renforcée par des goussets 19. L'extrémité avant de la flèche 16 est munie de bras porte-outil 20 qui sont fixés sur les cOtés extérieurs des branches 17 de la flèche et qui sont destinés à supporter, par exemple, une benne ou une fourche.Les dessins montrent des axes d'articulation 21 pour le montage d'un outil sur la flèche mais aucun outil n'est représenté, ni le dispositif de commande habituellement prévu pour l'outil, étant donné que ces éléments n'entrent pas dans le cadre del'invention et peuvent être de type conventionnel, Un vérin hydraulique 25 est monté entre chacune des branches 2 du chtssis principal 1 et la branche 17 correspondante de la flèche. Les deux vérins sont reliés par un conduit et en particulier par un tuyau flexible 26 et ils sont alimentés en fluide hydraulique depuis le tracteur T à travers un raccord de tuyau flexible déconnectable 27. La manoeuvre des organes de commande habituels du système hydraulique sur le tracteur permet de relever la flèche 16 et de l'abaisser, comme représenté schématiquement sur la figure 5. Un dispositif de support ou béquille 30 est monté mobile sur le chassies principal 1 entre une position rentrée (figure 3) lorsque le chargeur est fixé sur le tracteur et une position de support (figures 1 et 4) qui est utilisée lorsque le chargeur est démonté du tracteur ou lorsqu'il est préparé en vue de son démontage. La béquille 30 est à peu près en U et comprend deux jambes tubulaires 31 reliées entre elles par une barre transversale 32. A la position rentrée, les jambes 31 sont enfilées dans les branches 2 du chassis principal 1 et la barre transversale 32 est située sous la traverse 33 du chassies principal, une poignée 34 solidaire de la barre transversale dépassant à l'avant de la traverse 33.Cette dernière est un tube de section carrée dont la hauteur, en section transversale, est inférieure à celle des branches 2 ; elle est fixée entre ces branches 2 de manière que leurs parois supérieures soient situées au même niveau. Les jambes 31 de la béquille peuvent donc être glissées télescopiquement dans les branches 2 et peuvent être extraites de façon analogue en passant sous la traverse 33 Sur l'extrémité supérieure de chaque jambe 31 est'articulée -par une goupille 36 et avec un certain jeu- une pièce coulissante 35 qui glisse avec la jambe dans la branche 2 correspondante ; la pièce coulissante 35 possède une plus grande hauteur en section transversale que la jambe et elle vient buter contre la traverse 33 lorsque la jambe est complètement extraite. Pour amener la béquille 30 à la position de stationnement, on tire vers l'avant sur la poignée 34 pour faire glisser les jambes 31 hors des branches 2 du châssis principal, jusqu'à ce que les pièces coulissantes 35 viennent buter contre la traverse 33. On fait ensuite pivoter la béquille 30 vers le bas et vers l'arrière jusque contre des plaques d'arrSt 37 fixées sur les branches 2, comme représenté sur les figures 1 à 4 On fait ensuite descendre jusque sur le sol les pieds 38 montés télescopique t dans les jambes 31 et on bloque les pieds à la hauteur désirée au moyen de vis à oreilles 39.Chaque plaque d'arrêt 37 comprend une partie 40 formant butée, contre laquelle vient s'appliquer le cté extérieur de la jambe 31 correspondante, et un nez 41 en forme de crochet qui s'engage à travers une fente 42 à l'intérieur de la jambe. Le bord inférieur 43 de la fente 42 se trouve alors en face d'une encoche de verrouillage 44 prévue dans la plaque d'arrêt 37. Au moment où le poids du chargeur s'exerce sur la béquille et où le jeu sur la pièce coulissante 35 est supprimé, le bord 43 s'engage dans l'encoche et provoque ainsi le verrouillage de la jambe 31 à sa position inclinée. Lorsque la béquille est déchargée du poids du chargeur, les pieds 38 peuvent être rétractés, ce qui entrarne le dégagement automatique du bord 43 de l'encoche de verrouillage. La béquille 30 peut ensuite être relevée puis glissée dans le chassies principal. Les plaques d'arrêt 37 agissent à la façon de crocheta pour verrouiller la béquille 30 à sa position en appui sur le sol. Chacun des patins 6 possède un profil arrondi 50 à son extrémité arrière, une surface inférieure ou semelle 57 qui est renforcée par un prolongement vers l'arrière 52 de la patte 12, et un petit gradin 53 entre le profil arrondi 50 et la semelle 51. Les patins 6 sont conformés et placés de manière que lorsque le chargeur frontal est en stationnement comme représenté sur ta figure 1, le tracteur peut rouler dans le chargeur pour amener les rampes 7 contre les profils arrondis 50 des patins et faire monter ensuite les patins 6 sur les rampes par un léger mouvement d'avance du tracteur, jusqu'à la position représentée sur la figure 5. Au cours de ce dernier mouvement du tracteur, les rampes agissent à la façon de cames et les profils arrondis 50 des patins agissent à la façon de galets de came pour soulever légèrement le chtssis principal 1 du chargeur ; le chassies principal se soulève de manière qu'au moment où les semelles 51 des patins prennent appui sur les rampes, les extrémités des branches 2 pénetrent dans les sabots 3, de sorte qu'elles peuvent entre verrouillées par l'insertion des chevilles dans les trous 5. I1 est possible de prévoir des rampes auxiliaires (non représentées) pour guider les extrémités des branches du châssis principal dans les sabots 3 au moment où les patins 6 montent sur les rampes 7, mais de telles rampes auxiliaires ne sont pas toujours nécessaires. L'appui et l'adhérence sur le sol de l'outil monté sur la flèche empêchent normalement le déplacement du chargeur sous l'effet du frottement des patins 6 sur les rampes 7 au moment de la mise en place du chargeur sur le tracteur mais l'outil peut au besoin être placé contre un obstacle pour exclure totalement le recul du chargeur. Les guides 10 contribuent à orienter le chassies principal 1 convenablement par rapport au tracteur dans le sens latéral, Les nez 11 comprennent une extrémité lla légèrement inclinée vers lfintérieur, comme c'est visible sur les figures 6 et 7, et s'appliquent par leur cOté extérieur contre la face intérieure d'un patin lorsqu'il est trop décalé vers l'intérieur Les renforts de semelle 52 présentent à l'avant un chanfrein 54 qui sert à la mise en position précise en coopération avec le côté extérieur des guides 10.Les gradins 53 sont destinés à assurer que le poids du chargeur frontal et de tout ce qu?il peut porter soit transmis à travers les semelles renforcées 51 des patins aux rampes 7 ; il est à noter à cet égard que les éléments de support 8 sont fixés aux rampes en des points situés directement sous les patins 6 lorsque le chargeur est fixé sur le tracteur. Le démontage du chargeur frontal s'effectue simplement par la marche arrière du tracteur après la mise en position de support de la béquille, l'enlèvement des chevilles dans les sabots 3 et le désaccouplement du dispositif hydraulique ; pendant le dégagement du tracteur hors du chargeur, les rampes 7 s'écartent par simple glissement sous les patins 6. La béquille 30 et la flèche 16 forment ensemble un chevalet rigide qui résiste aux forces de frottement lorsque le tracteur est avancé dans le chargeur frontal ou lorsqu'il en est extrait. Le désaccouplement du dispositif hydraulique du chargeur provoque automatiquement l'immobilisation de la flèche par le blocage des vérins, tandis que la béquille 30 est verrouillée automatiquement par les plaques d'arrêt 37. La flèche et la béquille doivent toutes deux être bloquées rigidement mais ce blocage de l'une ou de l'autre ne nécessite aucune opération particulière dela part du conducteur du tracteur. Le démontage et la mise en place du chargeur sur le tracteur demandent simplement les manoeuvres suivantes de la part du conducteur Démontage 1) Soulever la flèche du sol pour assurer que les vérins soient remplis d'huile. 2) Descendre la flèche sur le sol et couper immédiatement la vanne d'arrêt hydraulique. 3) Descendre du tracteur ; désaccoupler le tuyau hydraulique ; enlever la cheville de verrouillage droite ; extraire la béquille et la poser sur le sol ; enlever la cheville de verrouillage gauche. 4) Remonter sur le tracteur et faire une marche arrière pour le dégager du chargeur. Mise en place 1) Avancer le tracteur dans le chargeur en poussant doucement jusqu'à ce que les branches du chassies principal soieet engagées dans les sabots ; mettre la vanne d'arret hydraulique à la position "marche" 2) Descendre du tracteur ; accoupler le tuyau hydraulique ; mettre en place la cheville de verrouillage droite ; déverrouiller la béquille et la remettre en place dans le chassies principal du chargeur ; mettre en place la cheville de verrouillage gauche. 3) Remonter sur le tracteur et relever la flèche avant de partir. I1 ressort de ce qui précède que le conducteur a seulement besoin de descendre une fois du tracteur pour chacune de ces deux opérations. Lorsque le tracteur, ou un autre véhicule portant les éléments de support 4 et 8 et les rampes 7, est avancé dans le chargeur frontal de manière que les patins montent sur les rampes et que les extrémités arrière des branches 2 du chassis principal 1 s'engagent dans les sabots 3 du tracteur, les trous des sabots 3 ne seront généralement pas alignés exactement avec les trous 5 dans les extrémités arrière des branches du châssis. L'invention permet d'introduire les chevilles sans difficulté, même lorsque le défaut d'alignement des trous des sabots et des extrémités arrière du chassés est tel que les bords des trous des sabots obturent à peu près la moitié des trous 5 dans les extrémités arrière des branches 2.Le dispositif d'assemblage selon l'invention qui permet d'atteindre ce résultat assure néanmoins le serrage convenable de la cheville dans les trous lorsque l'assemblage est terminé, garantissant ainsi une fixation solide et pratiquement sans jeu du châssis du chargeur sur les sabots du tracteur. La figure 8 montre l'extrémité arrière 112 de l'une des branches 2 du ch ssis après sa fixation dans le sabot 3 correspondant. L'extrémité arrière de cette branche et le sabot ont un profil en U. Les branches du sabot en U entourent l'extrémité de la branche du châssis et présentent deux trous alignés 117. A la place du trou précédemment désigné par 5, l'extrémité 112 de la branche contient à l'intérieur un tube transversal 112a qui est soudé par ses deux extrémités sur les bords de deux trous alignés dans le profil en U de l'extrémité 112 et prévus pour coïncider avec les trous 117 du sabot 3. Lorsque le tube 112a et les trous 117 sont alignés effectivement, une cheville 118 peut passer à travers eux et assurer ainsi l'assemblage du châssis et du sabot. La cheville d'assemblage 118 possède à l'avant un bout conique 130 qui se compose d'une extrémité cylindrique 131 dont le diamètre est la moitié de celui du corps de la cheville, d'une première partie tronconique 132 et d'une deuxième partie tronconique 133 dont l'angle de conicité est légèrement inférieur à celui de la première partie tronconique 132. L'angle de conicité de cette première partie est tel qu'une fois l'extrémité cylindrique 131 introduite dans le tube 112a, la force devant être exercée sur l'extrémité extérieure de la cheville pour faire passer la partie tronconique 132 à travers le trou extérieur 117 du sabot 3 peut être produite par une poussée manuelle directe sur l'extrémité arrière ou extérieure de la cheville.Le trou extérieur 117 s'aligne alors a peu près avec le tube 112a, de sorte que la cheville peut être enfoncée par une poussée manuelle directe sur son extrémité extérieure jusqu'à ce que la première partie tronconique 132 soit bien engagée dans le trou intérieur 117 du sabot 3. C'est à ce moment que la surface de la deuxième partie tronconique 133 commence à s'appliquer contre l'un des cOtés du bord du trou intérieur 117 pour produire l'alignement final et précis avec ce trou ; c'est à ce stade que la résistance à l'introduction de la cheville est la plus grande. Pour vaincre cette résistance, la cheville 118 porte à son extrémité opposée à son bout avant une pièce transversale -faite d'un fer plat par exemple- qui forme un levier 134 qui est composé d'un petit bras 135 et d'un grand bras 136. Comme il ressort le mieux de la figure 9, le levier est coudé et contrecoudé de manière que les deux bras soient décalés l'un par rapport à l'autre dans le sens de l'axe de la chevi 1 le 118 et que le grand bras 136 soit le plus éloigné du bout avant conique 130 de la cheville. Un étrier 137 formé d'un tronçon de fer rond est fixé par ses deux extrémités sur une plaque d'embase 138 faisant partie de l'élément de support 4 et portant le sabot 3.L'étrier 137 comprend deux branches extrêmes 137a et 137b et une branche intermédiaire l37c. Les branches extrêmes 137a et 137b sont orientées de préférence à peu près parallèlement à l'axe de la cheville 118, comme représenté. La branche intermédiaire 137c forme un petit angle aigu avec un plan perpendiculaire à l'axe de la cheville 118, comme cela ressort le mieux de la figure 8. Après l'introduction manuelle partielle de la cheville d'assemblage comme décrit dans ce qui précède, la rotation du levier 134 dans le sens des aiguilles d'une montre depuis une position sensiblement horizontale où le grand bras 136 est situé à gauche de la cheville 118, à la position représentée en traits mixtes et désignée par 134' sur la figure 10, a pour effet que le petit bras 135 pénètre dans l'étrier 137 et s'applique contre le cOté intérieur 140 de la branche intermédiaire 137c de l'étrier 137 en un point se trouvant près de l'extrémité de ltétrier représentée à droite sur la figure 10. La poursuite de la rotation du levier 134 dans le sens des aiguilles d'une montre a ensuite pour effet que le petit bras 135 avance sur la branche intermédiaire 137c de l'étrier en stappuyant sur elle 'et en s'approchant du sabot en raison de la position oblique de la branche intermédiaire 137c, ce qui provoque l'enfoncement de la cheville 118 ; l'enfoncement ainsi produit est suffisant pour faire passer la deuxième partie tronconique 133 du bout dela cheville complètement ou à peu près complètement à travers le trou intérieur 117 du sabot. Cette position d'enfoncement de la cheville est atteinte au moment où le petit bras 135 du levier 134 s'applique contre la branche extrême 137b de l'étrier 137 et elle est représentée en trait plein sur la figure 10. La distance entre le petit bras 135 et le grand bras S -mesurée dans le sens de l'axe de la cheville entre la face extérieure 135a du petit bras et ia face intérieure 136b du grand bras- correspond à peu près au diamètre du fer rond dont est fait l'étrier 137 formant élément d'appui. Cette distance correspond également, à peu près, à la longueur axiale de la deuxième partie tronconique 133 du bout de la cheville mais elle peut être plus grande si désiré. Lorsque la cheville 118 doit être extraite, on fait tout d'abord tourner le levier 134 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre sur un angle de 1800 depuis la position représentée en trait plein sur la figure 10. Le petit bras 135 sort de ce fait des l'étrier 137, tandis que le grand bras 136 vient s'appliquer par sa--face - intérieure 136b contre le cdté extérieur 141 de la branche intermédiaire 137c de l'étrier en un point se trouvant près de l'extrémité de l'étrier représentée à gauche dans la figure 10.La poursuite de la rotation du levier dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre fait ensuite avancer le bras 136 sur la branche intermédiaire 137 c, en s'appuyant sur cette branche et en s'écartant du sabot 3, ce qui provoque l'extraction partielle de la cheville 118. A la fin de l'avance du grand~ bras 136 sur la branche intermédiaire 137e de l'étrier, la cheville peut être suffisamment extraite pour qu'elle puisse être retirée comsîé tement à la main sans nouvelle rotation du levier.Si la cheville n'est pas suffisamment dégagée à ce moment, on continue la rotation du levier 134 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre pour le ramener à la position représentée en trait plein sur la figure 10 ; le petit bras 135 s'applique alors par sa face intérieure 135b contre le cOté extérieur 141 de la branche intermédiaire 137c de l'étrier et la poursuite de la rotation dans le même sens fait sortir la cheville 118 davantage pendant l'avance du petit bras 135 sur la branche intermédiaire 137c, de gauche à droite dans la représentation de la figure 10.Au moment où le petit bras 135 quitte l'extrémité droite de l'étrier 137, la cheville 118 sera suffisamment extraite pour que la première partie tronconique 132 du bout de la cheville se trouve dans le trou intérieur 117 ; l'enlèvement manuel complet ne posera ensuite pas beaucoup de difficulté. Pour empêcher le dégagement involontaire de la cheville 118 sous l'effet des trépidations pendant le travail, le dispositif d'assemblage comprend en outre un loquet à ressort 143 qui s'engage par une extrémité dans un trou formé dans la cheville près de son extrémité extérieure. Le loquet ainsi engagé dans le cheville 118 empêche la rotation de cette dernière, de sorte que l'élément d'appui forme par l'étrier 137 et contre lequel est appliqué le petit bras 135 peut maintenir la cheville bien en place. L'extrémité du loquet 143 s'engage automatiquement dans le trou de la cheville lorsque celle-ci est complètement enfoncée à l'aide du levier 134, mais le loquet doit être dégagé manuellement du trou de la cheville lorsqu'il s'agit d'extraire celle-ci. Les figures 11 à 16 représentent une variante de réalisation du loquet et contribuent également à l'illustration de la manière dont la cheville 118 est introduite et extraite. Les éléments précédemment décrits portent les mêmes références. Le loquet 150 de cette variante est articulé sur la plaque d'embase 138 du sabot 3 de manière qu'il puisse osciller dans un plan vertical perpendiculaire à l'axe de la cheville 118. Un ressort 151 pousse le loquet 150 vers le haut, vers la position horizontale représentée. Le loquet comprend une partie élargie 152 qui s'étend vers l'avant depuis un point situé entre les branches extrêmes 137a et 137b et qui a la forme d'une barrette plane.Dans la position horizontale du loquet représentée sur les figures 11 et 13, l'épaulement 154 dirigé vers l'arrière et formant la transition entre la partie élargie 152 et le reste du loquet est orienté à peu près verticalement ; dans la situation représentée sur la figure 13, cet épaulement 154 empêche l'avance du petit bras 135 du levier. Après l'introduction manuelle partielle de la cheville 118 dans les trous du sabot 3 et de la branche 2 du châssis, la rotation du levier 134 dans le sens des aiguilles d'une montre provoque l'application de son petit bras 135 contre le côté intérieur de la branche intermédiaire 137c de l'4trier. Pendant la suite de la rotation dans le même sens, la branche intèrmédiaire 137c, grève à son orientation en biais, approche le levier du sabot et produit ainsi l'enfoncement de la cheville, tandis que la partie inférieure du petit bras 135 vient en contact avec la partie élargie 152 du loquet 150 et fait basculer ainsi ce dernier contre la force de son ressort 151. La poursuite de la rotation dans le sens des aiguilles d'une montre a pour effet que le bras 135 libère ensuite le loquet 150, lequel retourne à sa position horizontale. Le bras'135 est maintenant emprisonné dans la partie arrière de l'étrier 137 par l'épaulement 154 du loquet, ce qui constitue un verrouillage efficace contre le dégagement involontaire de la cheville. La cheville ne peut être extraite qu'après le basculement manuel vers le bas du loquet 150 pour écarter l'épaulement 154 et libérer ainsi le bras 135 du levier. Les figures 11 à 14 représentent les différentes opérations effectuées lors de l'introduction et de l'extraction de la cheville, tandis que les figures 15 et 16 sont des vues de détail du loquet et des éléments coopérant avec lui. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'assemblage comprenant une cheville amovible pour l'assemblage de deux pièces présentant des trous à peu près alignés à travers lesquels est enfilée la cheville, caractérisé en ce que la cheville présente à l'avant un bout conique et porte à l'extrémité opposée une pièce transversale utilisée comme un levier, ce levier étant formé de deux bras orientes à peu près radialement par rappurt à la cheville mais ddcalés l'un par rapport à l'autre dans le sens de l'axe de la cheville, chacu de ces deux bras étant conçu pour s'appuyer, soit sur un côté d'un d'émeut d'appui disposé en biais et attaché à l'une des deux pièces à assembler, soit sur le cOté opposé de cet élément d'appui, l'agencement étant tel que la rotation du levier dans un sens, alors que la cheville est par tellement introduite dans les trous, provoque l'enfoncement de la cheville dans ces trous gracie à l'appui et l'avance d'un des bras du levier sur l'un des cOtés -formant des rampes- de l'élément d'appui dt que, inversement, la rotation du levier dans le sens opposé provoque l'extraction de la cheville grève à l'appui et l'avance de l'autre bras du levier sur le cOté opposé de l'élément d'appui. 2. Dispositif d'assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier est un levier coudé et contrecoudé, les deux bras du levier s'étendent à peu près radialement vers l'extérieur par rapport à la cheville depuis des cOtés diamétralement opposés de la cheville, et -le bras du levier le plus espacé du bout avant de la cheville est plus long que l'autre bras du levier, de sorte qu'il peut servir de poignée pour la rotation du levier. 3. Dispositif d'assemblage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'élément d'appui est formé d'une barre dont la largeur est légèrement inférieure à la distance -mesurée dans le sens de l'axe longitudinal de la cheville- entre les deux bras du levier. 4. Dispositif d'assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend un loquet à ressort monté sur l'une des deux pièces à assembler et venant en contact avec le levier lorsque celui-ci a accompli le mouvement nécessaire pour enfoncer complètement la cheville, de manière à empêcher la rotation du levier en sens inverse jusqu'à ce que le loquet soit dégagé. 5 Dispositif d'assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les deux pièces à assembler sont formées respectivement d'un sabot prévu sur un tracteur et de ltex- trémité d'une des branches du châssis principal d'un chargeur frontal dont une extrémité doit être fixée de façon détachable dans ledit sabot, le sabot présentant des branches latérales percées de trous et destinées à recevoir entre elles l'extrémité de la branche du châssis du chargeur, cette extrEnlté présentant un trou transversal qui coïncide à peu près avec lesdits trous du sabot, ledit élément d'appui disposé en biais étant formé d'un étrier fixé sur le sabot. 6. Dispositif d'assemblage selon les revendications 4 et 5 prises ensemble, caractérisé en ce que le loquet est monté sur le sabot à proximité de l'étrier. 7. Dispositif d'assemblage selon les revendications 2 et 6 prises ensemble, caractérisé en ce que le loquet est articulé sur un axe parallèle à l'axe de la cheville et en ce que le loquet comprend une branche présentant un épaulement, cette branche du loquet étant sollicitée par le ressort du loquet vers une position où ledit épaulement empêche l'avance du petit bras du levier dans un sens, la rotation du levier pour l'enfoncement de la cheville ayant pour effet que le petit bras du levier écarte ladite branche du loquet contre la force du ressort, jusqu'à ce que ce petit levier vienne se placer entre ledit épaulement et ltextré- mité adjacente de l'étrier.