La présente invention a pour objet un véhicule de transports routiers destiné en particulier, mais non exclusivement aux transports internationaux. La- présente invention est plus particulièrement des tinée aux véhicules tractés d genre dit semi-remorques, dont l'usage se répand plus en plus, en vue d'améliorer le taux de rotation de matériels tracteurs qui sont de plus en plus coûteux. On sait que pour les transports routiers courants, il existe trois types de camions ou remorques routiers - les véhicules à benne ouverte, généralement destinés au transport de matières pondéreuses ou peu altérables, - les véhicules à caisse fermée par un toit fixe, destinés au transport des objets sensibles-aux intempéries ou nécessitant une isolation thermique (déménagement, produits industriels ou alimentaires fins, produits frais, etc.). - les véhicules à ridelles et boche amovible, en principe destinés au transport de produits fragiles ou altérables dont le poids ou les dimensions nécessitent un chargement par le dessus du véhicule au moyen d'yen engin de levage ou par le cbté après démontage des ridelles correspondantes. Le transport par vehicults à benne ouverte présente l'inconvénient de mouillure des objets ou matières transportés en cas de pluie, neige ou grele, ce qui peut rendre ceux-ci inutilisables ou les détériorer. Les véhicules à caisse fermée par un toit fixe présentent des difficultés de chargement lorsque le transport à effectuer concerne des objets lourds (meohines-outils, gros meubles, etc.). Dans les véhicules les plus couramment utilisés du type "savoyard", l'opération de bâchage et de deb chage est longue (souvent plusieurs heures pour chaque opération) et malaisée, le poids de la bâche étant de l'ordre de 100 kg environ. D'autre part, étant donné les efforts fournis par de telles bâches, leur durée de vie est très limitée. On a déjà proposé dans le brevet français n0 74.03219 un dispositif permettant le bâchage et le débâchage rapides des véhicules dans lesquels la boche est remplacée par un rideau mobile disposé au voisinage de la partie supérieure des ridelles et permettant d'obturer l'espace délimité par celles-ci. Si ce brevet apporte uné solution au problème de charge et de décharge des camions ou semi-remorques par le huut r prévoit aucune mesure particulière concernant les parois latérales du véhicule. Dans les semi-remorques savoyardes, les ridelles sont peu élevées et la bâche vient se fixer sur celles-ci, des orificès prévus dans la bâche étant traversés par des oeillets, lesdits oeillets étant eux-mêmes traversés par un câble métallique qui, dans le cas des transports internationaux, est plombé par le service des douanes. La structure des semi-remorques actuelles conduit ainsi à faire passer le cible dans environ 180 anneaux en présence d'un agent du service des douanes, I'opération inverse étant effectuee à l'arrivée. La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients cités précédemment. Selon la présente invention, le véhicule de transport routier est caractérisé en ce que ses parois latérales sont constituées d'au moins un ensemble de deux panneaux articulés horizontalement sur la partie inférieure d'un chassies et pouvant prendre, sous la commande de moyens de manoeuvre, une position horizontale ou une position verticale. Il est ainsi facile d'obtenir très rapidement l'ouverture des parois latérales ou d'une partie seulement de celles-ci pour pouvoir charger la semiremorque au moyen de chariots électriques, par exemple.D'autre part,-dans la mesure où il s'agit, lors de transports internationaux,de verrouiller des panneaux et non plus une bâche, le nombre de points de verrouillage est considérablement réduit et, par suite, la durée de l'opération de plombage est très nettement réduite, ce qui permet d'améliorer le taux de rotation du matériel. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre de moyens particuliers de réalisation de l'invention, en regard des dessins annexés qui représentent - la figure 1 , une semi-remorque selon l'invention, à quaii - la figure 2, un schéma de principe de l'ouverture et de la fermeture des parois latérales de la remorque par glissement des deux panneaux constitutifs l'un sur l'autre - la figure -3 un schéma de principe de la manoeuvre des panneaux au moyen de cables - la figure 4 une vue de détail des potelets ou poutrelles centrales;; - la figure 5 une coupe montrant le système de verrouillage - la figure 6 une vue d'un second mode de réalisation de fermeture des parois latérales - la figure 7 une vue de détail du mécanisme d'ouverture et de fermeture des panneaux - les figures 8 et 9 une coupe d'une paroi latérale d'une semiremorque respectivement en positions fermée et ouverte du second mode de rélisation ;; - la figure 10 un détail de montage des bras de levage sur les vis de commande - la figure 11, un détail de réalisation d'un bras de levage télescopique La figure 1 représente une remorque selon l'invention dont le châssis, monté sur un train roulant de type classique, est constitué de deux longerons longitudinaux entretoisés par des traverses passant à travers l'ame des longerons et reprises extérieurement par des bordures de rive. Le plancher du châssis 2 affleure sensiblement la surface d'un quai 1.Perpendiculairement au plan du chassies 2 sont soudés huit potelets 6, ou poutrelles, à section creuse La caisse ainsi constituée est fermée sur sa face avant par un hayon 5 solidaire des deux premiers potelets 6 et, à son extrémité arrière par deux battants de porte 10 pouvant se fermer grâce à une crémone 14 commandée par la poignée 15. Les côtés latéraux de la remorque sont clos par des panneaux doubles (3 et 4), le nombre de panneaux doubles à utiliser dépendant, bien entendu, de la longueur du véhicule, un des objets de la présente invention étant la réalisation d'éléments modulaires pouvant être assemblés à la demande. Un panneau double consiste, dans le premier mode de réalisation représenté sur la figure 1, en un ensemble de deux panneaux qui peuvent coulisser l'un sur autre. Le panneau inferieur 4 est articulé sur la bordure de rive 2 par des gonds 43 qui, avantayeusement, sont situés au voisinage des extrémités dudit panneau 4. En effet, au cours des transports la remorque se déforme élastiquement et le châssis peut prendre une flèche de plusieurs centimètres, lorsque la route presente des irrégularités par exemple. Un gond central devrait encaisser de tels efforts et, par suite, casserait au bout de quelque temps. Le rible joué par le panneau 4 est analcgue à celui d'une ridelle rabattable telle qu'on les trouve sur les semi-remorques savoyardes. C'est-a-dire qu'en position rabattue, le panneau dégage une paroi latérale et permet le passage des chariots. Le panneau 3 coulisse sur le panneau 4 par le simple mouvement mécanique de descente, de sorte que les deux panneaux 3 et 4 sont superposé s en position horizontale et coopèrent au soutien des chariots porteurs de palettes lorsque ceux-ci pénètrent dans la remorque. Cette caractéristique permet d'utiliser des matériaux plus légers que ceux qui étaient employés dans la technique antérieure, puisque le poids du chariot est soutenu par deux épaisseurs.Les poutrelles 6 sont réunies à leur partie supérieure par des arceaux 7 venant se loger, par leur extrémité dans des poches 8 soudées à l'extrémité supérieure des poutrelles. Dans la direction longitudinale de la remorque sont montés, à l'extrémité supérieure des poutrelles, des rails de guidage 9 du-type de ceux qui ont été décrits dans le brevet précité, rails de guidage dans lesquels peut coulisser un rideau de fermeture 11 , maintenu en position repliée sur des rouleaux 12 commandes par une manivelle 13. On areprésente sur la figure 1 un dispositif permettant le bâchage et le débauchage rapides des véhicules du genre décrit dans le brevet français nO 74.03219 précité, mais on comprendra que tout autre dispositif de fermeture de la partie supérieure de la caisse peut être utilisé sans sortir pour cela du cadre de l'invention. Dans le cas de transports routiers internationaux la semi-remorque est fermée à l'aide d'un câble 16 passant dans des anneaux 35 et plombé , par exemple, sur la porte arrière du véhicule. Dans l'exemple qui est représenté sur la figure 1, il est ainsi possible de fermer le véhicule en faisant passer le câble dans neuf anneaux, ce qui permet un gain de temps considérable par rapport aux 180 anneaux actuellement utilisés. Le mouvement de descente des panneaux latéraux 3 et 4 est commandé dans ce premier mode de réalisation, par des câbles 19 passant sur des poulies 17 et ramenés à la partie arriere de la remorque sur des enrouleurs ou "Winches" du genre de ceux qui sont couramment employés dans la marine de plaisance. Le panneau supérieur 3 est accroché lors de la fermeture des cotés de la remorque sur un crochet de verrouillage 23. On retrouve sur la figure 2 les éléments qui ont déjà été mentionnés dans la figure 1, mais cette figure a pour objet de faire mieux comprendre les opérations de descente et de montée des panneaux latéraux. Lorsque la caisse est fermée, les panneaux 3et 4 sont en position verticale ou, tout au moins, dans une position perpendiculaire au plan du châssis 2. La partie supérieure du panneau 3, découpée en biseau, prend appui contre la paroi externe du rail de guidage 9 se trouvant à la partie supérieure de la caisse. La partie supérieure du panneau 4 est également découpée en biseau, de sorte que lorsque les panneaux sont rabattus, le chariot transporteur puisse monter sur les panneaux et, par suite, atteindre l'intérieur de la remorque sans à-coups notables. Dans l'exemple qui est représenté à la figure 2, le panneau 3 glisse sur le panneau 4, de manière à venir en dessous de celui-ci. On pourrait toutefois faire glisser les deux panneaux l'un par rapport à l'autre, de sorte que le panneau 3 vienne audessus du panneau 4 en position horizontale. La caisse étant fermée, le crochet 23 est déverrouillé et les panneaux 3 et 4 commencent à basculer sous leur propre poids. Ce mouvement de descente des panneaux est freiné par le dérouleur 18 et peut être commandé manuellement. Les panneaux arrivent alors dans la position-horizontale qui est représentée en traits mixtes à la partie inférieure de la figu;-e 2 et le chargement ou le déchargement peut être effectué.L'opération de relevage s'effectue de la manière inverse grâce à la manivelle 18 correspondant au pannaau à relever. I1 est nécessaire dans cette opération de relevage, de procéder dans un premier temps à la fixation du câble 19 sur le panneau supérieur 3. I1 serait possible de rendre cette opération d'ouverture et de fermeture automatique, mais on sait que les semi-remorques sont dépourvues de toute source d'énergie propre, celle-ci étant sur le tracteur. A l'intérieur du rail de guidage 9 se trouvent des cabestans 21 et 22 permettant le guidage du rideau 11 et de ce câble de manoeuvre. La figure 3 est un schéma de principe de l'abaissement et du relèvement des panneaux au moyen des câbles 19. On voit sur cette figure que les câbles 19 accrochés au panneau 3 sont guidés par des poulies verticales 20 et horizontales 17 avant d'être ramenés sur les enrouleurs 18 qui,sur la figure, sont très schématiquement représentés par des treuils. Pratiquement, ces treuils sont munis de systèmes d'encliquetage et de rappel automatiques qui n'ont pas été représentés. La figure 4 est une vue de détail du montage des glissières 9 qui a pour but d'éviter une déformation permanente de lles-ci, lorsque la remorque se plie élastiquement. Les deux parties de la glissière 9a et 9b sont montées coulissantes l'une par rapport à l'autre, de manière à prévoir un jeu au niveau des poutrelles centrales pour éviter leur déformation. En effet, si la remorque prend une flèche de 5 cm, les glissières de passage raccourcisse de 1 mm, ce qui conduit à des contraintes préjudiciables à la bonne tenue mécanique de l'ensemble. La figure 5 est une coupe d'une poutrelle 6 montrant b passage du câble de plobbage 16 sensiblement à mihauteur de la caisse. Le bras -34 est alors replié et on retrouve les sections des panneaux 3 et 4 à ce niveau. Dans la mesure où la caisse est constituée de panneaux, le passage du cable dans les deux anneaux35 placés de part et d'autre d'un panneau, permet de verrouiller celui-ci, de manière à ce que ce verrouillage satisfasse aux prescriptions douanières. Comme il a été signalé précédemment, le nombre de crochets 35 nécessaires, au total, dans une remorque selon la présente invention, est sensiblement égal à 12. Les bras 34 peuvent être soit des bras télescopiques, soit des bras démontables pour le chargement et le déchargement. La figure 6 représente un second mode de réalisation de l'invention, les références précédemment employées ayant été conservées. Dans ce mode de réalisation, les parois latérales sont toujours constituées de deux parties, le panneau inférieur étant articulé comme précédemment sur le bas de la caisse et le panneau supérieur étant articulé au voisinage du profilé formant rail de guidage 9 pour la bâche, ce rail de guidage étant fixé à la partie supérieure des poutrelles ou potelets 6. Le mouvement des panneaux est commandé par une manivelle 25 agissant sur une tige 26 s'étendant sur toute la longueur de la remorque et portant des pignons 27 formant, avec une seeonde série de pignons 28, des engrenages à renvoi d'angle. Les pignons 28 sont eux-mêmes solidaires de tiges filetées verticales.Afin de résister aux flexions importantes qui apparaissent lors du transport, la tige de commande 26 est munie, sensiblement au milieu de chaque panneau, d'un entrainement à cardans 29. Les figures 7, 8 et 9 représentent certains détails du mécanisme utilisé pour l'ouverture et la fermeture des panneaux, ceux-ci étant en position fermée sur la figure 8 et ouverte sur la figure 9. Sur la figure 7, on voit la manivelle 25 qui, au cours des transports est retirée et qui, lors des manoeuvres, commande is mouvements de rotation de la tige 26 qui entraîne, à travers le cardan 29, un pignon 27 coopèrant avec un second pignon perpendiculaire 28. Comme cela apparaît mieux sur la figure 9, le pignon 28 est solidaire d'une tige verticale pouvant tourner entre trois paliers 40, 41 et 44 constitués de deux parties 30 et 31 filetées en sens inverse . Sur la vis 30 coulisse une noix 39 sur laquelle est articulée le bras 34 qui commande le mouvement du panneau inférieur 4. Sur la vis 31 coulisse une noix 37 sur laquelle est articulé un bras 40 dont l'autre extrémité est articulée en 38 sur le panneau supérieur 3, celui-ci étant lul-meme articulé sur la partie supérieure 9 en 32. On comprend aisément que le mouvement de rotation du pignon 28 provoque la rotation des deux vis 30 et 31 ce qui se traduit, selon le sens de rotation, par un mouvement des montée ou de descente des panneaux 3 et 4. En revenant à la figure 7, on constate que des crabots 33 permettent d'accoupler ou de désaccoupler les pignons 28 et les pignons 27, ce qui donne la possibilité d'ouvrir un seul panneau sur les trois qui constituent le c8té de la remorque ou d'ouvrir les trois simultanément. La figure 10 est la coupe selon la ligne A-A de la figure 9 et l'on voit sur celle-ci l'articulation du bras 40 au moyen de tétons 45 sur la noix 37. La figure 11 présente un détail de réalisation du bras 34 qui, dans l'exemple représenté, est un bras télescopique constitué par une tige 34 pénétrant dans une seconde tige creuse 36, un ergot 42 limitant la course des tiges l'une par rapport à l'autre. En effet, lorsque le panneau 4 représenté sur la figure 9 estsen position dépliée si le bras 34 n'était pas télescopique il devrait soutenir les efforts provoqués par le passage des chariots, ce qui se traduirait soit par une rupture de la tige 34, soit par une torsion de la tige filetée 30 qui rendrait toute utilisation ultérieure impossible. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Véhicule de transports routiers comprenant un plateau, des poutrelles perpendiculaires audit plateau et des cloisons latérales amovibles, caractérisé en ce que chaque cloison est constituée d'au moins deux panneaux, au moins l'un desdits panneaux étant articulé sur un coté du plateau, des moyens de manoeuvre permettant de placer lesdits panneaux en position horizontale ou verticale. 2.- Véhicule selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux panneaux précités sont montés coulissants l'un sur l'autre, de sorte qu'en position horizontale l'un recouvre l'autre. 3.- Véhicule selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre précités sont constitués par des câbles glissant sur des poulies, dont une extrémité est attachée de manière amovible sur le panneau supérieur et dont la seconde extrémité est fixée sur un dispositif enrouleur. 4.- Véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les dispositifs enrouleurs actionnés par des manivelles sont placés à l'extrémité arrière du véhicule sur la dernière poutrelle. 5.- Véhicule selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poutrelles précitées étant solidarisées à leur partie supérieure par un rail, le second panneau est articulé sur ledit rail. 6.- Véhicule selon les revendications 1 et 5, caractérisé en ce que les moyens de manoeuvre consistent en un arbre d'entraînement actionné par une manivelle et portent des pignons verticaux pouvant engrener avec des pignons verticaux solidaires de tiges filetées, chaque tige portent des filetages de pas inverse coopèrant avec des noix solidaires de bras articulés respectivement sur chacun des panneaux. 7.- Véhicule selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'arbre d'entraînement est séparé en autant de parties qu il existe de doisons par des assemblages à cardans. 8.- Véhicule selon les revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que des crabots sont placés entre deux pignons verticaux de manière à désolidariser une cloison des cloisons adjacentes. 9.- Véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque poutrelle porte à hauteur de la ligne d'assemblage vertical des panneaux, des anneaux soudés permettant le passage d'un câble de plombage. 10.- Véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie supérieure du véhicule est obturée par un rideau coulissant dans les rails précités.