Dispositif antichoc L'invention concerne un dispositif anticoc pour la transmission d'un déplacement angulaire entre deux pièces tournantes, notamment pour instrument de mesure à cadran, ces deux pièces tournantes étant coaxiales entre elles, chacune de ces pièces étant munie d'une partie saillante sollicitée par un élément élastique de transmission contre une pièce de butée commune, cette pièce de butée étant montée tournante coaxialement auxdites pièces tournantes. Les brevets suisses no 600'297 et no 607'794 se rapportent à des dispositifs anti chocs de ce genre. Dans ces dispositifs, si l'on veut obtenir un calage angulaire rigoureux entre les deux pièces tournantes, il est nécessaire de prévoir au moins deux ressorts, chacun de ceux-ci sollicitant l'une des pièces tour nantes en position de butée angulaire avec une pièce intermédiaire. Si l'on veut obtenir un calage angulaire exact en n'utilisant qu'un seul ressort, la mise au point du dispositif antichoc peut tre très délicate. Dans le brevet Cu 614'802 on a bien une construction avec un seul ressort, mais dans cette construction il est aléatoire de compter sur un retour en position exacte des extrémités du ressort lorsqu'elles ont été écartées de leur position de repos. En effet, le ressort n'est pas centré, étant en quelque sorte flottant, et pouvant se déplacer dans son plan. La présente invention a pour but de permettre d'obtenir un calage angulaire très précis entre les deux pièces tournantes même lorsqu'on n' utilise qu'un seul ressort pour assurer la transmission. A cet effet, le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce que l'élément de transmission élastique est une pince dont les deux bras sont chacun montés pivotants autour d'un axe fixe par rapport à l'une des deux roues, ces bras étant soumis à l'action d'un ressort rappelant leur extrémité libre l'une vers l'autre, lesdites parties saillantes étant engagées entre les deux bras de la pince, de façon que les déplacements angulaires de l'une des roues soient transmis à l'autre par l'intermédiaire de la pince et du ressort. Un calage angulaire rigoureux peut être obtenu, car les bras de la pince, d'une part, et les parties saillantes, d'autre part, peuvent etre usinés sans difficulté et avec une grande précision.Notamment, lorsque les parties saillantes sont constituées par des chevilles d'acier, il est courant d'obtenir dans le commerce de telles chevilles dont les tolérances pour le diamètre sont de l'ordre du micron. Le dessin annexe représente, schématiquement et à-titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif antichoc faisant l'objet de l'invention, ainsi que deux variantes. La fig. 1 est une vue en plan, en coupe partielle, d'un pied à coulisse équipé d'un cadran de lecture. Les fig. 2 et 3 sont des vues en coupe en plan et de côté de la première forme d'exécution. La fig. 4 est une vue en coupe en plan de la variante d'exécution. Les fig. 5 et 6 sont des vues analogues respectivement aux fig. 2 et 3, mais relatives à la deuxième variante. Le pied à coulisse représenté comprend de façon habituelle deux becs de mesure 1 et 2, respectivement solidaires d'une règle 3 et d'un coulisseau 4 susceptible d'être bloqué au moyen d'une vis 5. La règle 3 porte une graduation 6, par exemple en millimètres, tandis que les fractions de millimètre sont indiquées par une aiguille 7 se déplaçant en regard d'un cadran gradué 8. L'aiguille 7 est portée par un pivot solidaire d'un pignon denté 14 en prise avec une roue dentée 13. Cette dernière est entraînée par l'intermédiaire d'un élément de transmission élastique par un pignon 10 engrenant avecune crémaillére 9 solidaire de la règle 3. L'élément de transmission élastique, le pignon 10 et la roue dentée 13 sont montés pivotants entre deux platines 11 et 12 solidaires du coulisseau 4. L'élément de transmission élastique est représenté en détail aux fig. 2 et 3. I1 comprend une roue 15 fixée sur une portée 16 qui est venue d'une pièce avec le pignon 10. La transmission entre les roues 15 et 13 est assurée par un téton 18 porté par la roue 15 et dont l'axe est excentré et parallèle à l'axe de rotation de la roue 15, et par un téton 19 solidaire de la roue 13. Ces tétons 18 et 19, visibles aux fig. 2 et 3, sont engagés entre les deux bras 20 et 21 d'une pince 22. Les deux bras 20, 21 sont articulés l'un à l'autre autour de l'axe de rotation commun aux deux roues 13 et 15 et sont sollicités 1'univers l'autre par un ressort de rappel 23. L'élément anti-choc fonctionne de la façon suivante Par exemple, lorsque la roue 15 est brusquement sollicitée en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, à la fig. 2, le bras 20 suit le mouvement du téton 18, tandis que le bras 21 peut céder élastiquement pour éviter de transmettre de trop grandes sollicitations au mécanisme multiplicateur retenu par son inertie. La tension du ressort 23 ramène ensuite, sans accélération angulaire excessive, le doigt 19 vers le doigt 18 en position de repos. On peut prévoir de nombreuses variantes de l'in instrument faisant l'objet de l'invention. Le ressort à boudin 23 sollici-tant les bras 20 et 21 l'un en direction de l'autre pourrait être remplacé par un ressort de torsion à boudin, comme le montre la fig. 4, ou encore par un ressort spirale. Le ressort de torsion à boudin 24 présente deux bras 25 qui prennent appui sur des butées 26 solidaire des bras 20 et 21. La pince 22 pourrait comprendre deux bras 20 et 21 montés pivotants sur des pivots excentrés et solidaire d'une des roues 15 ou 13. Dans cette variante, le téton solidaire de la roue portant la pince 22 est de préférence plus large que l'autre téton. Les extrémités des bras 20 et 21 pourraient être plus épaisses, de façon à pouvoir coopérer avec des tétons 18, 19 de même excentricité par rapport à l'axe de rotation des roues 15 et 13, ces tétons venant donc se placer dans le prolongement l'un de l'autre dans la position de repos du dispositif. I1 y a lieu de remarquer que les tétons 18 et 19 peuvent être constitués- par des chevilles d'acier qu'on trouve dans le commerce et dont le diamètre présente une précision de l'ordre du micron. D'autre part, un usinage très précis des bras de la pince peut être réalisé sans difficulté. I1 est donc aisé de fabriquer un dispositif antichoc présentant, entre ses deux mobiles rotatifs, un zeu angulaire pratiquement négli gable. Dans la variante selon figures 5 et 6, le ressort de traction 23 de la figure 1 est remplacé par un ressort de compression 123 agissant sur les bras 120, 121, de la pince 122, homologues de 20, 21. Ce ressort est disposé dans un boîtier cylindrique formé de deux pièces 127, 128 coulissant l'une dans l'autre. I1 est dimensionné pour empêcher une déformation latérale sensible du ressort. Chacune des pièces 127, 128, prend appui sur le bras correspondant 120, respectivement 121, par l'intermédiaire d'une bille 129, 130, ce qui assure avec un minimum de frottements les changements d'orientation du ressort 123 lorsque l'un ou l'autre des bras 120, 121, s'écarte de la position représentée sur la figure 5. Une tige 131 solidaire d'une rondelle 132 prend appui sur le fond de la pièce 128 et s'étend à l'intérieur du ressort 123 pour assurer son maintien en position correcte dans cette pièce. Pour abréger la description, les autres parties de la variante selon figures5 et 6 ont simplement été munies des mêmes numéros de référence que les parties homologues des figures 2 et 3, mais additionnés du nombre 100. REVENTICATIONS 1.- Dispositif antichoc pour la transmission d'un deplacer;ient angulaire entre deux pièces tournantes 13, 15, notamment pour instrument de mesure à cadran, ces deux pièces tournantes 13, 15 étant coaxiales entre elles, chacune de ces pièces étant munie d'une partie saillante 18, 19 sollicitée par un élément élastique de transmission contre une pièce de butée commune, cette pièce de butée étant montée tournante coaxialement auxdites pièces tournantes, caractérisé en ce que ltélément de transmission élastique est une pince 22 dont les deux bras 20, 21 sont chacun montés pivotants autour d'un axe fixe par rapport à ltune des deux roues 13, 15, ces bras 20, 21 étant soumis à l'action d'un ressort 23 rappelant leur extrémité libre l'une vers l'autre, lesdites parties saillantes 18, 19 étant engagées entre les deux bras 20, 21 de la pince 22, de façon que les déplacenents angulaires de l'une des roues 13, 15 soient transmis à l'autre par l'intermédiaire de la pince 22 et du ressort 23. 20- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux bras 20, 21 pivotent autour d'un axe commun 30- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'axe des bras 20, 21 de la pince 22 est constitué çr un pivot solidaire d'une des roues 13, 15. 4.- Dispositif selon la-revendication 2, caractérisé en ce que l'axe des bras 20, 21 de la pince est constitué par un axe commun aux deux roues 13, 15. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le ressort 23 agissant sur les deux bras 20, 21 est un ressort à boudin dont les extrémités sont accrochées aux deux bras 20, 21. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le ressort 23 est un ressort spirale. 7.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caracterisé en ce que le ressort 24 est un ressort de torsion à boudin présentant deux bras 25 coopérant avec les deux bras 20, 21 de la pince 22. 8.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort 123 rappelant l'une vers l'autre les extrémités libres des deux bras 120, 121, est un ressort hélicoïdal de compression disposé dans un boîtier cylindrique formé de deux pièces 127, 128 coulissant l'une dans -l'autre et dimensionné pour empêcher une déformation latérale sensible du ressort, et en ce que chacune des dites deux pièces cylindriques 127, 128 prend appui sur l'un des bras 120, 121 par l'intermédiaire d'une bille 129, 130.