On sait que l'on peut employer des récipients en polyoléfines comme matière d'emballage. Cependant, pour certains emplois la perméabilité aux gaz des polyoléfines est trop grande. Or la Demanderesse a trouvé que des récipients en poly oléfines, étanches aux gaz et résistants aux agents chimiques qui peuvent contenir une quantité de jusqu'à 40 % en poids, par rapport au mélange, d'une charge-, possèdent des propriétés avantageuses lorsqu'ils ont été métallisés par réduction chimique, le cas échéant avec renforcement galvanique subséquent. Grâce & la métallisation la perméabilité des polyolé fines aux gaz est sensiblement diminuée, tandis que les autres propriétés avantageuses telles que, par exemple, la résistance aux agents chimiques, ne subissent aucune modifi cation, et la rigidité est même accrue. En outre,- par suite de la métallisation, les récipients actaièrent une surface très déoorative et résistante aux rayures. On peut recouvrir ensuite le revêtement métallique d'une couche d'un vernis du commerce. On soumet à la métallisation de préférence des bouteilles obtenues par un procédé d'extrusion et de soufflage. Comme polyoléfines, aptes à être utilisées on peut mentionner surtout le polyéthylène, le polypropylène et les copolymères du propylène ayant une teneur de-jusqu'à 20 % en poids en éthylène. Par la séparation de métal par réduction chimique connue en soi on peut déposer des revêtements métalliques adhérents sur des récipients en polyoléfines. On peut améliorer ltadhérence par des méthodes de traitement préalable appropriées. Comme bain potir le traitement préalable on peut utiliser avantageusement une solution d'acide chromique saturne à 70'C dans un mélange de H20/E3P04/H2S04 dans une proportion en volume de 1 : 2-5 à 1,5-4. Le bain pour le traitement préalable contient de préférence un agent mouil lant qui est résistant aux acides. On peut atteindre une amélioration de l'adhérence du revêtement métallique par l'addition de jusqu'à 40 % en poids (par rapport au mélange) d'une charge. On utilise de préférence de 10 D/o à 30 % en poids (par rapport au mélange) de charge. Comme charges sont particulièrement appropriés la craie ou des pigments de zinc. Le sulfure de zinc s' est avéré particulièrement avantageux. On peut éventuellement renforcer le revêtement métallique par voie galvanique dans des bains de métallisation couramment utilisés en galvanoplastie On obtient de bons résultats avec du cuivre, du nickel, du chrome, du laiton, de l'argent et de l'or. Il est possible d'obtenir des effets polychromes très décoratifs en imprimant les couches métalliques individuelles avec un vernis diélectrique entre l'application de différents métaux par voie galvanique. Les Exemples qui suivent illustrent la présente invention sans, toutefois, la limiter, les pourcentages s'entendent en poids EXEMPLE 1 On décapa la surface exérieure d'une bouteille en polyétylène ayant un indice de fusion i5 à 190 C de 1.3 g/10 aiwts(déterminé selon la norme ÂSTM D 1238-57 T (condition 1) avec une charge de 5 kp) pendant 10 minutes à 800C dans un mélange sulfo-chromique ayant la composition suivante :: (A) 30 g d'anhydride chromique 160 ml d'eau 475 ml d'acide orthophosphorique à 85 % (D = 1.71) 365 ml d'acide sulfurique, concentré (D = 1.84) 50 mg d'un agent mouillant fluoré qui est résistant aux acides (agent mouillant commercialisé sous la dénomination FC 95 (Marque dépogede la-firme 3 M-Company). Après-un lavage à l'eau, on active la surface de la bouteillè pendant 5 minutes à la température ambiante dans un bain constitué de (B) 20 g de chlorure d'étain-(II) 70-ml d'acide chlorhydrique concentré (complété à 1 litre par de l'eau). Après un lavage à l'eau on traite la bouteille pendant 5 minutes à la température ambiante dans un bain constitué de (C) 0.5 g de chlorure de palladium-(II) 2.5 ml d'acide chlorhydrique concentré (complété à 1 litre par de l'eau). @@@@@@ Après un nouveau lavage, on dépose une couche de nickel en immergeant la bouteille dans un bain de réduction chimique qui est commercialisé sous le nom de (D) Ieetalyt Ni (Marque déposée) de la firme Blasberg, Solingen-Merscheid. Le bain est constitué par des solutions de sels de nickel avec de l'hypophosphite de soude comme réducteur ainsi que des tampons et des stabilisants. On traite la bouteille pendant 15 minutes à 600C, Comme protection contre les empreintes digitales, on recouvre enfin le revêtement de nickel d'une couche d'un vernis nitrocellulosique. EXEMPLE 2 On traite une bouteille fabriquée en même polyéthylène que celui de l'exemple 1, additionné de 10 O/p de sulfure de zinc par rapport au mélange, dans les bains A) - B), de la manière décrite dans l'Exemple précédent. Dans le bain D la durée du traitement n'est que de 7 minutes. On renforce la couche ensuite dans un bain de nickelage préalable de commerce et dans un bain de cuivrage acide de commerce qui donne une couche à poli spéculaire. On recouvre la couche de cuivre d'un vernis protecteur pour la protéger contre ltoxydation. Grâce à l'addition du sulfure de zinc, l'adhérence est sensiblement améliorée. EXEMPLE 3 On soumet une bouteille en polypropylène avec un indice de fusion i5 à 2300C de 6 g/10 minutes à un traitement préalable, comme décrit à l'Exemple 1, on la métallise et on la recouvre d'un vernis protecteur. L'adhérence du revêtement mérallique est bonne. EXEMPLE 4 On métallise des bouteilles en un copolymère constitué à 92 % par du propylène et à 8 % d'éthylène et ayant un indice de fusion i à 30OC de 16 g/10 minutes de la manière décrite à l'Exemple 1. On réduit la durée de traitement dans le bain D à 7 minutes. On renforce la couche ensuite par voie galvanique dans un bain de nickelage du commerce qui donne une couche à poli mat. EXEMPLE 5 On décape, pendant 10 minutes, à 800C, une bouteille en un copolymère constitué à 85 % par du propylène et à 15 % d'éthylène ayant un indice de fusion i5 à 2300C de 16 g/10 miutes,qui a été additionné de 30 % de sulfure de zinc par rapport au mélange, dans un mélange sulfo-chromique ayant la composition suivante 20 g d'anhydride chromique 195 ml d'eau 390 ml d'acide orthophosphorique à 85 5' (D = 1.71) 415 ml d'acide sulfurique, concentré (D = 1.84) 50 mg d'un agent mouillant fluoré résistant aux acides. On traite ensuite la bouteille de la manière décrite à l'Exemple 2 et on la soumet à un traitement de cuivrage. Après séchage du revêtement métallique, on imprime la bouteille selon un procédé de sérigraphie avec un vernis incolore constitué de 2 composantes à base d'une résine époxy. On dépose ensuite une couche brillante de nickel par voie galvanique. Aux endroits imprimés la couleur de la couche de cuivre est maintenue du fait que le nickel ne s' dépose pas par suite de la propriété isolante du vernis. REVENDICÂTIONS 1. - Récipient en polyoléfines, étanche aux gaz et résistant aux agents chimiques, pouvant contenir une quantité de jusqu'à 40 % en poids, par rapport au mélange, d'une charge, et qui est caractérisé en ce qu'il est métallisé, par réduction chimique, le cas échéant avec renforcement galvanique subséquent. 2. - Récipient étanche aux gaz et résistant aux agents chimiques, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est en polyéthylène. 3. - Récipient étanche aux gaz et résistant aux agents chimiques, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est en un copolymère de propylène ayant une teneur de jusqu'à 20 % en poids en éthylène. 4. - Récipient étanche aux gaz et résistant aux agents chimiques, selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la polyoléfine contient une quantité-de 10 % à 30 % en poids, par rapport au mélange, d'une charge. 5. - Récipient étanche aux gaz et résistant aux agents chimiques, selon les revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que la polyoléfine contient comme charge du sulfure de zinc.