L'invention concerne un procédé de prétraitement entrant dans la fabrication d'un acier sans étain. Selon ce procédé, une première couche de chrome métallique est ap- pliquéesur un support ou une base.d'acier et une seconde couche d'oxyde de chrome hydraté est appliquée sur la première couche. Récemment, de l'acier laqué sans étain a été large- ment utilisé pour la fabrication de boites de boissons ga- zeuses et de boîtes de bière, car un tel acier permet une excellente adhérence de la laque. Dans le cas d'acier laqué sans étain, la couture du corps des boîtes est réalisée principalement au moyen d'un adhésif à base de "Nylon". La partie collée du corps de la boite d'acier laqué sans étainpré- sente non seulement une résistance de liaison acceptable à une température normale, mais également une résistance de liaison qui peut supporter de manière satisfaisante une certaine pression interne exercée par le contenu, par exemple de la bière et des boissons gazeuses, Cependant, lorsqu'une boite comportant un corps en acier sans étain, dont la couture est réalisée au moyen d'un adhésif à base de "Nylon" après l'application de la laque, est utilisée comme récipient pour produits alimen- taires tels que des jus de fruits, emballés à chaud immé- diatement après leur pasteurisation à une température de 90 à 1000C, ou bien comme récipient pour produits alimen- taires tels que du café, de la viande et du poisson, pas- teurisés par de la vapeur d'eau surchauffée à une tempéra- ture supérieure à 100'C dans une étuve après conditionne- ment dans la boîte, la couche de laque peut se décoller par pelage de la surface de l'acier sans étain. Par conséquent, une diminution du vide réalisé dans la boîte peut apparai- tre par suite d'une perte partielle d'adhérence entre les parties du corps de la boîte collées l'une à l'autre, car l'adhérence de la laque sur l'acier classique sans étain devient faible après un certain vieillissement dans l'eau chaude et après une exposition aux conditions de l'étuve. Il est donc impossible d'utiliser des boîtes classiques en acier sans étain, dont la couture est réalisée au moyen d'un adhésif à base de "Nylon" après l'application de la laque, pour la pasteurisation du contenu de ces boîtes condition- nées à une température élevée. Récemment, on a proposé des procédés destinés à la production d'acier sans étain permettant une excellente adhérence de la laque après un vieillissement dans l'eau chaude et une exposition aux conditions régnant dans une étuve. L'un de ces procédés consiste en un prétraitement caractérisé par un traitement cathodique qui suit un trai- tement anodique de la tOle d'acier dans un électrolyte au chromate acide et qui précède un traitement électrolytique classique à l'acide chronique Un autre procédé consiste à utiliser une composition d'oxyde de chrome hydraté avec l'acier sans étain. Ce procédé est caractérisé par une diminution de la quantité de soufre et de fluor contenue dans la couche d'oxyde de chrome hydraté, ou par une dimi- nution de la quantité d'oxygène présente sous la forme d'un radical hydroxyle et d'eau de liaison (eau liée à du chromne trivalent) dans la couche d'oxyde de chrome hydraté. L'invention concerne la production d'un acier sans étain permettant une excellente adhérence de la laque après avoir subi un vieillissement dans l'eau chaude et après avoir été exposé aux conditions régnant dans une étuve. A cet effet, l'invention consiste à améliorer le prétraitement de l'acier sans étain pendant la fabrication de l'acier sans étain classique. Selon l'invention, une feuille ou tôle d'acier est soumise à un traitement anodique directement ou après avoir subi un traitement cathodique dans un électrolyte alcalin ayant un pH supérieur à 8, après dégraissage par une solu- tion alcaline et décapage à l'acide sulfurique ou à l'acide chlorhydrique. La feuille d'acier est ensuite soumise au traitement électrolytique classique à l'acide chromique. L'électrolyte alcalin,ayant un pif supérieur à 8, utilisé pour le prétraitement selon l'invention contient au imoins un composé alcalin choisi dans le groupe compre- nant un hydroxyde, un carbonate, un bicarbonate, un silicate et un borate de métal alcalin et d'ammonium, ou bien cet électrolyte alcalin contient en outre au moins un composé choisi dans le groupe comprenant un phosphate, un phosphate acide, un onalate et un acétate d'un métal alcalin et d'ammonium. En général, la quantité de chrome métallique est comprise entre 50 et 150 mg/m2 et celle d'oxyde de chrome hydraté est comprise entre 8 et 25 mg/m, en ce qui concerne le chrome présent dans l'acier sans étain, c'est-à-dire que l'épaisseur du chrome métallique est comprise entre environ 7 et 21 nim et celle de l'oxyde de chrome hydraté est com- prise entre 7 et 22 nm. Par rapport à la rugosité de la surface de la feuille d'acier, ces couches sont très minces. En outre, la croissance du chrome métallique dépend considérablement de l'orientation cristallographique de la surface de la feuille d'acier, car la structure cristalline du chrome métallique se présente sous la forme du même réseau cubique centré que celle du fer et les constantes de ces réseaux sont très voisines, à savoir 0,2884 mn pour le chrome métallique et 0,2866 nm pour le fer. La vitesse de croissance cristalline est également différente en rai- son de l'orientationcristallographique de l'acier. Par conséquent, l'épaisseur de la couche de chrome métallique déposée par un traitement électrolytique à l'acide chromique diffère selon les orientations crystal- lographiques et l'épaisseur de la couche d'oxyde de chrome hydraté formée sur la couche de chrome métallique diffère également par suite de l'effet de l'orientation cristallo- graphique de la base d'acier. On considère donc que l'é- paisseur de la couche de chrome métallique et celle de la couche d'oxyde de chrome hydraté ne sont pas uniformes. En particulier, on considère que l'on forme une pellicule non uniforme sur l'acier sans étain au moyen de chrome métallique et d'oxyde de chrome hydraté dans le cas du procédé classique de fabrication de l'acier sans étain. Ce procédé classique consiste en une suite d'opéra- tions comprenant un dégraissage par une solution alcaline, un décapage par une solution d'acide sulfurique, un rinçage a l'eau et un traitement électrolytique à l'acide chromique, car l'effet de l'orientationcristalloqraphique de la base d'acier est amplifié par le décapage au cours duquel la surface de cette base d'acier est activée. Par ailleurs, une pellicule uniforme constituée de chrome métallique et d'oxyde de chrome hydraté,peutêtre obtenuesur del'acier sansétain parlamise enoeuvre duprocédé de prétraitement selon l'invention avant un traitement élec- trolytique à l'accida chromique, car l'effet de l'orientation 1o cristallographique de la base'd'acier est réduit par le pré- traitement selon l'invention au cours duquel la surface de la base d'acier, activée par le décapage, est rendue inac- tive par un traitement anodique effectuée dans un électro- lyte alcalin. Bien que l'on considère que le prétraitement selon l'invention correspcnde au procédé classique de fabrication de l'acier sans étain, duquel l'étape de décapage est sup- primée, ce décapage est nécessaire dans le cas du procédé de l'invention, car la couche d'oxyde, formée par le recuit ou tout autre procédé précédant le traitement électrolyti- que à l'acide chromique, ne peut être éliminée suffisamment et uniformément par un dégraissage alcalin. Selon l'invention, il est important que la surface de la base d'acier soit inactivée uniformément par un autre traitement anodique dans un électrolyte alcalin après que la pellicule d'oxyde, formée sur la base d'acier au cours du recuit, a été suffisamment éliminée par décapage. Bien qu'un traitement cathodique direct ou suivant un traitement anodique dans un électrolyte alcalin ait été considéré, il est impossible d'obtenir un acier sans étain permettant une excellente adhérence de la laque après avoir subi un vieillissement dans l'eau chaude et après avoir été soumis aux conditions d'une étuve, alors que ce résultat peut être obtenu par la mise en oeuvre du procédé de l'invention. En effet, dans le procédé classique, la sur- face de la base d'acier, activée par décapage, n'est pas désactivée ou rendue inerte par un traitement cathodique -ans un électrolyte alcalin et la surface de la base d'acier rendue inerte par un traitement anodique est activée par un traitement cathodique dans un électrolyte alcalin. Au cours de cette opération, la couche d'oxyde formée sur l'acier de base ou base d'acier est réduite. Comme décrit précédemment, dans le procédé de l'in- vention, l'uniformité d'une couche de chrome métallique et d'une couche d'oxyde de chrome hydraté formées sur de l'a- cier sans étain constitue un facteur important qui influence l'adhérence de la laque après un vieillissement dans l'eau chaude et une exposition aux conditions d'une étuve. L'in- vention permet d'obtenir ce résultat par la mise en oeuvre d'un procédé de prétraitement qui améliore l'uniformité de la couche de chrome métallique et de la couche d'oxyde de chrome hydraté. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure unique est une coupe transversale montrant un procédé d'essai de l'adhérence de la laque sur un échantillon d'acier sans étain soumis aux conditions régnant dans une étuve. Après qu'une pièce 3 d'acier sans étain, revêtue d'une couche épaisse 4 de laque du type époxy-phénolique, et qu'une autre pièce 3 d'acier sans étain, revêtue d'une couche mince 5 de laque du type époxy-phénolique, ont été collées l'une à l'autre par leurs bords au moyen d'un adhésif 6 à base de "Nylon", l'échantillon collé résultant est cintré et fixé dans une gouttière 2 comme représenté sur la figure unique. En général, deux types de procédés de fabrication sont bien connus pour la production de l'acier sans étain classique. Le premier de ces procédés ne comprend qu'une opération au cours de laquelle la couche de chrome métal- lique et la couche d'oxyde de chrome hydraté sont formées simultanément au moyen d'un seul électrolyte. L'autre pro- cédé comprend deux opérations au cours desquelles la couche de chrome métallique est d'abord formée au moyen d'une so- lution de chromage, la couche d'oxyde de chrome hydraté étant ensuite formée sur la couchede chrome métallique au moyen d'autres électrolytes. L'étape de prétraitement selon l'invention peut s'appliquer au procédé à une opération et au procédé à deux opérations, et elle permet d'améliorer l'adhérence de la laque sur l'acier sans étain après que ce dernier a été vieilli dans l'eau chaude et exposé aux conditions régnant dans une étuve. -Il est essentiel que l'électrolyte alcalin utilisé dans le prétraitement selon l'invention soit maintenu à un pH supérieur à 8, bien qu'il ne soit pas indispensable de régler strictement la concentration de l'hydroxyde, du carbonate, et d'autres sels du métal alcalin et du radical ammonium. La concentration de l'électrolyte alcalin est de préférence comprise entre 10 et 100 g/l.s'ils sont réduits. Si la concentration de l'électrolyte-alcalin uti- lisé dans le procédé de l'invention est inférieure à 10 g/l, une perte d'énergie électrique se produit en raison de la plus grande résistance électrique de l'électrolyte alcalin. La concentration est limitée à 100 g/l pour des raisons économiques, bien que l'efficacité du procédé de l'inven- tion ne soit pas diminuée si la concentration dépasse g/l. La concentration du phosphate, du phosphate acide, de l'oxalate et de l'acétate du métal alcalin et du radical anmonium ajoutés à l'électrolyte alcalin est également, de préférence, comprise entre 10 et 100 g/l et, dans ce cas, le pi de l'électrolyte alcalin doit encore être maintenu au-dessus de 8. Dans le cas d'un électrolyte acide ou faiblement alcalin, ayant un pH inférieur à 8, l'effet du procédé selon l'invention ne peut être obtenu, car la surface de l'acier de base n'est pas rendue inerte. L'effet du'procédé de l'invention n'est-pas réduit tant que l'électrolyte alcalin utilisé est maintenu à un plI supérieur à 8, même si une petite quantité d'acide sulfurique ou d'acide chlorhydrique est introduite dans l'électrolyte alcalin utilisé dans le procédé de l'inven- tion, du fait d'un rinçage insuffisant après le décapage. En outre, l'effet de l'invention n'est pas réduit même si l'agent tensio-actif généralement ajouté à la solution al- caline pour dégraisser la feuille d'acier est introduit dans l'électrolyte alcalin selon l'invention. Bien qu'il soit inutile de régler de manière stricte la température de l'électrolyte utilisé dans le procédé de prétraitement selon l'invention, cette température est avantageusement inférieure à 90'C pour des raisons d'économie d'énergie. T'es (--AigrlIa il l,.-i, - emi 1 *,:o ' tde c fs tituent une partie importante du procédé de prétraitement selon l'invention. La condition du traitement anodique est la plus importante. Il est nécessaire, pour atteindre les résultats visés par l'invention, que la quantité d'électricité uti- lisée dans le traitement anodique soit comprise entre 1 et coulombs/dm, et de préférence entre 5 et 50 coulombs/dm - Si la quantité d'électricité est inférieure à 1 coulomb/dm2 l'effet de l'invention n'est pas obtenu, car la pellicule d'oxyde dense et inerte ne se forme pas de manière uniforme sur la surface de l'acier de base. L'utilisation d'une quantité d'électricité supérieure à coulombs/dm2 n'est pas souhaitable dans le procédé de l'invention, car la pellicule d'oxyde inerte formée sur la surface de l'acier de base n'est pas suffisamment réduite ou éliminée par le traitement électrolytique consécutif,à l'acide chromiquejet il peut en résulter une maculation de la surface. Pour la production à grande vitesse de l'acier sans étain, il est raisonnable que la durée du traitement électrolytique soit comprise entre 0,1 et 5 secondes et que la densité de courant soit comprise entre 1 et 100 A/dm2 dans le traitement anodique faisant partie du procédé de prétraitement selon l'invention. Dans le cas d'un traitement anodique suivant un traitement cathodique, il n'est pas nécessaire que les conditions soient réglées de manière stricte, car la sur- face de l'acier de base est rendue inerte de manièreque Je traitement anodique consécutif puisse être effectué et sue la pellicule d'acier sans étain formée sur la surface de la feuille d'acier soit obtenue de manière plus efficace et soit plus uniforme. Cependant, ce procédé est naturel- lement limité en ce qui concerne la production à grande vitesse de l'acier sans étain. D'un point de vue industriel, la mise en oeuvre des procédés décrits ciaprès est considérée conjointement avec la mise en oeuvre du procédé de prétraitement selon l'invention et on a découvert que l'effet produit par l'invention ne varie pas lors de l'utilisation de ces pro- cédés. Le premier-procédé est un procédé dans lequel le cycle constitué par un traitement anodique suivant un trai- tement cathodique est répété plusieurs fois. Le second procédé consiste à effectuer un rinçage à l'eau entre le traitement cathodique et le traitement anodique qui suit. Il est inutile d'indiquer que le prétraitement selon l'invention s'applique non seulement au traitement électrolytique à l'acide chromique, mais également au placage métallique d'une-feuille d'acier sur laquelle on demande la formation d'une couche métallique uniforme et dense. L'invention sera illustrée dans les exemples sui- vants qui décrivent la formation, sur une feuille d'acier laminée à froid, ayant une épaisseur de 0,23 mn, et dans diverses conditions de traitement électrolytique à l'acide chromique, d'une couche double comprenant une couche infé- rieure d'oxyde de chrome métallique de 80 à 120 mg/m2 et une couche supérieure d'oxyde de chrome hydraté donnant de 12 à 20mg/m2 de chrome. Exemple 1. Une feuille d'acier laminée à froid est dégraissée par voieélectrolytique dans une solution d'hydroxyde de sodium à 70 g/l. Après rinçage à l'eau, la feuille d'acier est décapée par immersion dans une solution d'acide sulfu- rique à 100 g/l. Après rinçage à l'eau, la fouille d'acier est prétraitée dans les conditions suivantes. Conditions de prétraitement Composition de l'électrolyte: Hydroxyde de sodium pH de l'électrolyte Température de l'électrolyte Densité du courant anodique Durée du traitement anodique g/l C A/dm2 1 seconde Après rinçage à l'eau, la feuille d'acier prétraitée est soumise à un traitement électrolytique à l'acide chro- mique dans les conditions suivantes, puis rincée à l'eau chaude et séchée. Conditions du traitement électrolytique à l'acide chromi Composition de l'électrolyte: Trioxyde de chrome Fluorure de sodium Température de l'électrolyte Densité du courant cathodique g/i 3 g/l C A/dm2 Exemple 2. Le même type de feuille d'acier, dégraissée et décapée comme décrit dans l'exemple 1, est prétraité dans les conditions suivantes après rinçage à l'eau. Conditions de prétraitement Composition de l'électrolyte: Orthosilicate de sodium pH de l'électrolyte Température de l'électrolyte Densité du courant anodique Durée du traitement anodique g/l C A/dm2 2 secondes Apres rinçage à l'eau, la feuille d'acier prétrai- tée est soumise à un traitement électrolytique à l'acide chromique dans les conditions suivantes, puis rincée à l'eau chaude et séchée. Conditions du traitement électrolytique à l'acide chromique Composition de l'électrolyte: Trioxyde chromique Fluorure d'ammonium Température de l'électrolyte Densité du courant cathodique g/l 1,5 g/l C A/dm2 Exemple 3. Le même type de feuille d'acier, dégraissée et décapée comme décrit dans l'exemple 1, est prétraité dans les conditions suivantes, après rinçage à l'eau. Conditions de prétraitement Composition de l'électrolyte: Hydroxyde de sodium Phosphate de sodium pIT de l'électrolyte Température de l'électrolyte Procédé électrolytique: Traitement anodique et traitement cathodique Densité des courants anodique et cathodique Durée des traitements anodique et cathodique 8 g/l g/l C A/dm2 chacun 1 seconde chacun Après rinçage à l'eau, la feuille d'acier prétraitée est plaquée de chrome métallique au moyen d'un électrolyte contenant 250 g/l de trioxyde de chrome et 2,5 g/l d'acide sulfurique dans de l'eau, sous une densité de courant cathodique de 30 A/dm2 et avec une température de l'élec- trolyte de 50 C. Après rinçage à l'eau, la feuille d'acier chromée est soumise à un traitement électrolytique à l'acide chromique dans les conditions suivantes, puis elle est rincéeà l'eau chaude et séchée. e Conditions du traitement électrolytique à l'acide chromique Composition de l'électrolyte: Trioxyde chromique 30 g/l Acide sulfurique 0,2 g/l Fluorure de sodium 1,0 g/l Température de l'électrolyte 30 C Densité du courant cathodique 20 A/dm Exemple 4. Le même type de feuille d'acier, dégraissée et déca- pée, comme décrit dans l'exemple 1jest prét-raité dans Les conditions suivantes après rinçage à l'eau. Conditions de prétraitement Composition de l'électrolyte: Borate de sodium 15 g/l Hydroxyde de potassium 20 g/l pE de l'électrolyte 13,5 Température de l'électrolyte 60 C Densité du courant anodique 10 A/dm Durée du traitement anodique 2 secondes Apres rinçage à l'eau, la feuille d'acier prétraitée est traitée au moyen d'un électrolyte contenant 90 g/l de trioxyde chromique et 6 g/1 de fluorure de sodium dans de l'eau, sous une densité de courant cathodique de 40 A/dm2 et avec une température de l'électrolyte de 50 C. La feuille d'acier traitée est ensuite soumise à un autre traitement à l'aide de dcet électrolyte dilué au tiers de sa concentration initiale, sous une densité de courant cathodique de 10 A/dm et avec une température de l'élec- trolyte de 35 C, puis elle est rincée à l'eau chaude et séchée. Dans des exemples comparatifs, le raême type de feuille d'acier est dégraissé et décapé comme décrit dans l'exemple 1. Apres rinçage à l'eau, les feuilles d'acier des exemples comparatifs 1, 2, 3 et 4 sont soumises à un traitement électrolytique à l'acide chromique, directement "- 2463198 ou après chromage, dans les mêmes conditions que celles indiquées dans les exemples 1, 2, 3 et 4, respectivement, sans prétraitement selon l'invention, puis elles sont rincées à l'eau chaude et séchées. La quantité de chrome métallique et de chrome pro- venant de l'oxyde de chrome hydraté est mesurée sur l'acier sans étain préparé dans les exemples 1, 2, 3 et 4 et dans les exemples comparatifs 1, 2, 3 et 4, et les caractéristi- ques de chaque acier sans étain ainsi obtenu sont évaluées par les méthodes d'essai suivantes dont les résultats sont donnés dans le tableau suivant. (1) Adhérence de la laque à une température normale. Deux pièces de l'échantillon traité sont préparées. Une première pièce de l'échantillon traité est cuite à 210 C pendant 12 minutes après avoir été revêtue d'une laque du type époxy-phénolique appliquée à raison de 60 mg/dm2, et l'autre pièce est cuite deux fois, dans les mêmes condi- tions que celles indiquées ci-dessus, avant et après avoir été revêtue de la même laque à raison de 25 mg/dm2. Les deux échantillons revêtus différemment sont découpés chacun à des dimensions de 5 mm x 100 mm et liés l'un à l'autre au moyen d'un adhésif à base de "Nylon", formant une couche de 100 micromètres d'épaisseur, exposée à 200 C pendant 30 secondes sous une pression de 300 kPa exercée par une presse à chaud, après préchauffage à 200 C pendant 120 secondes. La force de la liaison de l'assemblage, qui est exprLmée en kg/5 mm, est mesurée au moyen d'un appareil classique d'essai de traction. (2) Adhérence de la laque apres vieillissement dans l'eau chaude. L'assemblage préparé par le procédé décrit en (1) ci-dessus est soumis à un pelage au moyen d'un appareil classique d'essai de traction après avoir été immergé dans une solution à 0,4 % d'acide citrique, à 90 C, pendant trois jours. La force de la liaison de l'assemblage est indiquée en kg/5 mm. (3) Adhérence de la laque après exposition aux conditions d'une étuve. Deux pièces des échantillons revêtus différemment et préparés par le procédé décrit en (1) ci-dessus sont découpées chacune à une largeur de 70 mm et une longueur de 60 mm, respectivement, et sont liées de manière à se chevaucher sur 3 mm dans une direction longitudinale, la liaison étant réalisée dans les memes conditions que celle indiquée en (1). On prépare dix échantillons assemblés comme décrit ci-dessus. Chaque échantillon assemblé est cintré à un rayon de 100 mm, comme c'est le cas pour un corps de boite, puis fixé dans une gouttière de 70 mm de largeur. Les dix échantillons fixés sont ensuite placés dans une étuve dans laquelle de la vapeur d'eau surchauffée à -130'C, sous une pression de 160-170 kPa, est introduite pendant 150 minutes ou 300 minutes. L'adhérence de la laque ainsi exposée aux conditions de l'étuve est évaluée par -examen de la partie inférieure des échantillons qui a été pelée sur les dix échantillons assemblés. Commpe indiqué dans le tableau suivant, il est évi- dent que des différences très nettes apparaissent entre les échantillons réalisés comme décrit dans les exemples du procédé de l'invention et ceux réalisés comme décrit dans les exemples comparatifs, en ce qui concerne l'adhérence'-. de la laque après vieillissement dans l'eau chaude et expo- sition aux conditions de l'étuve, bien qu'aucune différence d'adhérence de la laque n'apparaisse entre les échantillons traités comme décrit dans les exemples du procédé de l'inven- tion et ceux traités comme décrit dans les exemples compa- ratifs lorsque ces échantillons sont à la température normale. Il ressort de ces exemples que le prétraitement selon l'in- vention permet d'améliorer de manière remarquable l'adhérence de la laque après vieillissement dans l'eau chaude et exposi.- tion aux conditions d'une étuve. TABLEAU Caractéristiques de la feuillle d'acier traité Quantité de Cr o métallique (mg/m-) Quantité de Cr provenant.de l'oxyd9 de Cr hydraté (mg/m) Exemple Exemple comparatif Adhérence de la laque à une température normale 6,8 6, 2 6,4 6,6 6,7 6,4 6,3 6,6 (kg/S mm) .. _................... _.........DTD: Adhérence de la laque après vieillissement dans 3,2 3,1 2,8 3,0 1,8 1,5 0, 9 1 3 l'eau chaude (kg/5 mm) Adherence de la laque après expo- 150 min 0/10 0/10 0/10 0/10 1/10 0/10 0/10 0/10 sition aux condi- é 3 tions d'une étuve 300 min 0/10 1/10 3/10 1/10 7/10 8/10 10/10 7/10 (A/B) _, A indique le nombre d'assemblages pelés. B indique le nombre total d'assemblages. Co f:_. L R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de prétraitement de l'acier sans étain, comprenant une couche supérieure d'oxyde de chrome hydraté et une couche inférieure de chrome métallique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre une feuille d'acier à un traitement anodique seul ou suivi d'un traitement cathodique dans un électrolyte alcalin contenant un éMAment cho4si dans le groupe Comprenant un composé de métal alcalin, un composé dtammonium ou des mélanges de ces matières, ayant un pl supérieur à 8, après décapage de la feuille d'acier et avant formation des couches d'oxyde de chrome hydraté et de chrome métallique sur la surface de la feuille d'acier. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé de métal alcalin est au moins un com- posé choisi dans le groupe comprenant un hydroxyde, un carbonate, un bicarbonate, un silicate et un borate de métal alcalin. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé d'ammonium est au moins un composé choisi dans le groupe comprenant un hydroxyde, un carbonate, un bicarbonate, un silicate et un borate d'ammonium. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins un composé choisi dans le groupe comprenant un phosphate, un phosphate acide, un oxalate et un acétate de métal alcalin ou d'ammonium est ajouté. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que la concentration du composé est comprise entre 10 et 100 g/l. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement anodique est effectué avec une quantité d'électricité de 1 à 200 coulombs/dm, dans un électrolyte alcalin ayant un pH supérieur à 8. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement anodique est effectué à une tempé- rature inférieure à 900C et avec une densité de courant comprise entre 1 et 100 A/dm, pendant 0,1 à 5 secondes, dans un Électrolyte alcalin ayant un pl! supérieur à 8.