i 2035135 La cuisson des carreaux de céramique émaillés-est réalisée actuellement dans les industries au moyén *de fours en tunnel du type à moufles. Les carreaux sont introduits grâce à des chariots sur lesquels sont empilées les cases en matière réfractaire dans 5 lesquelles sont disposés horizontalement les carreaux sur des plans superposés et séparés l'un de l'autre. Ces fours en tunnel sont du type à moufles pour empêcher que les gaz de combustion viennent en contact avec les surfaces émail-lées des' carreaux. Il suffit en effet de petits résidus de cendre 10 ou de combustion pour déprécier commercialement le produit. Les moufles permettent au contraire la cuisson par irradiation, en isolant l'intérieur du tunnel des gaz de combustion. Les chariots constituent une sorte de train continu que l'on introduit d'un côté et que l'on fait sortir de l'autre, 15 glissant sur des rails spéciaux. Etant donné que la base du chariot est nécessairement métallique, il est indispensable de disposer sur le chariot une couche importante de matière réfractaire qui joue le rôle d'isolant et qui supporte les cases. La surface supérieure de cette couche réfractaire constitue en fait la 20 semelle mobile du four en tunnel. L'objet de la présente invention est un four en tunnel à moufles, du type mentionné plus haut, qui permet d'accélérer les temps de cuisson en augmentant de 50% la puissance du four. L'invention est basée sur le critère de superposer à la cou-25 che en matière réfractaire des chariots, des blocs percés, en matière réfractaire également, qui sont chauffés par les flammes de brûleurs spéciaux à mazout ou à gaz, disposés latéralement. Pour cela il convient de réduire l'épaisseur de la couche de matière réfractaire isolante des chariots de manière que les dimen-30 sions principales de la section du four soient presque les mêmes que celles d'un four normal en tunnel à moufles. En d'autres termes, selon l'invention, on chauffe la partie supérieure du chariot, en la modifiant comme il convient, de manière que les cases et les carreaux que celles-ci contiennent, 35 reçoivent, en plus de la chaleur des moufles latérales habituel-les du bas, la chaleur du chariot situé au-dessous, c'est-à-dire précisément de cette partie qui ordinairement absorbe la chaleur au lieu de la fournir-. Les détails de l'invention seront illustrés par le dessin 40 ci-joint qui représënte, à titre d'exemple non limitatif, la sec 69 34266 2 2035135 tion gauche d'un four en, tunnel à moufles, réalisé suivant l'invention elle-même. On a supprimé dans le dessin la partie droite de la section étant donné qu'elle est parfaitement symétrique. Comme on peut le constater d'après le dessin, il s'agit d'un 5 four normal en tunnel du type à moufles auquel on a appliqué des brûleurs latéraux 1 avec des cônes de diffusion a et b des flammes. Celles-ci se glissent entre des blocs en matière réfractaire percés 2, disposés .sur les chariots 3. C'est dans ces deux particularités et dans d'autres, qui seront illustrées par la suite, 10 que se trouve la nouveauté de l'invention. Toujours en se référant au dessin ci-joint, par 4 sont indiqués les cases en matière réfractaire "placées sur les chariots 3. Par 5 est indiquée l'une des moufles parallèles au tunnel. Il faut noter qu'entre la pile de cases 4 visible dans le 15 dêssin et la pile adjacente à droite non vivible parce qu'elle fait partie du dessin symétrique par rapport à la ligne médiane : A-B, on laisse l'espace libre 6 à travers lequel passe une partie des gaz de combustion du brûleur 1. De tels gaz passent par conséquent à travers les blocs 2, montent à travers les passages 7 20 et surtout à travers le passage 6 qui les propage à l'intérieur des cases. Les brûleurs 1 sont disposés par couples, l'un à gauche et l'autre à droite du chariot et espacés d'une manière convenable» Les brûleurs de chaque couple sont opposés. 25 Les gaz de combustion des brûleurs latéraux sont en quantité relativement faible et passent par un espace (l'espace utile du four) qui a une température très élevée ; ils ne laissent pas de résidus et par conséquent.ils ne peuvent pas contaminer les surfaces émaillées. Ces gaa jouent pratiquement le rôle de distri-30 buteurs de chaleur ; ainsi, tandis que gour obtenir dans les fours ordinaires en tunnel à moufles une température de cuisson d'environ 900° il est nécessaire d'atteindre dans la chambre de combustion des moufles une température de 1300°, avec cette invention on peut réduire cette température d'environ 150°. En plus 35 de cela, les moufles, qui sont soumises à une température considérablement inférieure, durent bien davantage. Le combustible ( mazout, métane, gaz ) est"utilisé de préférence dans les proportions de 90% pour les moufles et de 10% pour les brûleurs latéraux 1. 40 L'air de combustion des brûleurs latéraux 1 peut se diviser COPY 69 34266 3 2035135 en deux parties : celui qui 'sert à injecter les flammes et celui qui sert à alimenter les flammes. Ce dernier afflue à l'intérieur du tunnel par des passages et des galeries, creusés dans la matière réfractaire, sous le plan d'appui des moufles ou 5 d'une autre manière opportune. On remarquera qu'il est possible également d'utiliser un brûleur latéral 1 allumé, en gardant éteint celui qui lui est opposé pour créer ainsi des tourbillons des gaz de combustion à l'intérieur du tunnel, tourbillons qui augmentent considérable-10 aient le coefficient de transmission de la chaleur. Les parties non numérotées du dessin ci-joint correspondent à des parties déjà connues et utilisées dans les fours en tunnel qui sont de notoriété publique dans l'industrie céramique. Ce qui est décrit plus haut et illustré a un caractère pu-15 rement schématique, dans la réalisation pratique il pourra y avoir des modifications évidentes, qu'il serait inutile d'énumé-rer ici, sans sortir pour autant du domaine de la présente invention. GOP^ 69 34266 4 2035135 REVENDICATIONS 1°/ Four en tunnel du type à-moufles pour la cuisson de carreaux de céramique émaillés, caractérisé par le fait qu'il possède des brûleurs latéraux opposés entre eux et placés sous les moufles de manière que leur flamme et leurs gaz de combustion se 5 dégagent et se répandent dans des blocs spéciaux percés en matière réfractaire placés eux-mêmes, dans ce but,sur les chariots, sous les piles des cases qui contiennent les carreaux. Ces chariots sont, à cette fin, abaissés comme il convient ; on obtient ainsi un réchauffement supplémentaire du tunnel, en plus de celui 10 dbtenu avec les moufles habituelles, avec les gaz de combustion de ces brûleurs latéraux qui se propagent à l'intérieur de la galerie, contrairement à ce qui se produit polir les gaz de combustion des brûleurs qui réchauffent les moufles. 2°/ Pour en tunnel du type à moufles selon la revendication 15 1, caractérisé par le fait que 'les cases sont empilées de manière à former un espace intermédiaire libre, à travers lequel les gaz de combustion des brûleurs latéraux peuvent monter et se propager directement dans les espaces libres des cases.