On donnant déjà des diapositives, c'est-à-dire des fractions de films positifs noirs ou couleurs séparées et mises sous caches, destinées à être projetées sur un écran et qui sont utilisées en matière de communication visuelle avec ou sans commen tares enregistrés ou oraux. Ce moyen visuel succède aux tableaux divers utilisés par les conférenciers, mais les diapositives actuellement en usage, si elles tendent à être plus largement employées, sont d'un emploi difficile car elles nécessitent une salle très peu éclairée et ne donnent qu'une image plate, sans relief et peu parlante. La présente invention tend A remédier à ces inconvénients en créant un procédé de réalisation de diapositives couleurs avec animation du visuel et effet de relief qui permet également une projection dans des salles très éclairées. L'animation du visuel et l'effet de relief provoquent chez le spectateur des réflexes sensitifs qui aident à la compréhension et à la mémorisation du message. Conformément à l'invention, le procédé de réalisation de diapositives couleurs donnant un effet de relief, simulant des mouvements rythmiques et provoquant des réflexes sensitifssortdt nus en préparant des sujets i partir de papiers colorés et d'impressions sérigraphiques, réalisées par l'impression d'un film positif couleur du commerce "Photomicrography Color 2 483 Kodak", Suivant une autre caractéristique de l'invention, le film couleur photomicrographique utilisé pour les prises de vue est sensible à une variation d'un quart de diaphragme, son utilisation étant autre que celle prévue par le fabricant. On donne ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une description complète de l'invention. Be procédé conforme à l'invention permet d'obtenir des diapositives qui, lorsque l'image est projetée, donnent des effets de relief en trompe-l'oeil, arrivent à créer pour le lecteur l'impression de volume, c'est-à-dire de troisième dimension, en exploitant des effets d'optique simulant des mouvements rythmiques pour l'oeil et provoquant des effets sensitifs. Ces diapositives ont la qualité faite de la nature même du film employé de pouvoir être projetées dans un local éclaire. Ces diapositives sont destinées à tous les programmes d'audiovisuel s'adressant aux formes d'enseignement et de formation, aux séminaires, assemblées générales, présentation de "produits" à vendre ou à promouvoir, à l'information du public, la publicité sur le lieu de vente et toutes autres utilisations où un visuel projetable est souhaitable pour une meilleure compréhension et mémorisation du message. Dans certains cas, la diapositive peut également servir à la photogravure de fiches imprimées qui complèteront le programme audio-visuel. Suivant l'invention, la base de la conception du programme de diapositives a été centrée sur le principe fondamental de la perception visuelle et du choix de l'élément qui devra être mémorisé. C'est pourquoi la forme de chaque élément graphique est étudiée pour que le message soit mémorisé dans son ensemble. Il arrive parfois que sur l'ensemble des éléments composant une diapositive, une seule information soit à conserver en mémoire pour la suite de l'exposé. Dans ce cas, on provoque un réflexe de choix conditionné par un effet graphique, mais cela, seulement après que l'ensemble du message ait été mémorisé. L'utilisation de la couleur et d'effets spéciaux répondent à des critères précis de communication : animation du visuel, conditionnement du spectateur, création d'une ambiance, meilleure compréhension du message. Le graphisme, la couleur et les effets spéciaux sont donc à la base de l'invention. Lors de la préparation de ces diapositives, on analyse l'ensemble des messages composant le programme en association avec l'auteur ou le conférencier, puis on réalise un découpage du programme en diapositives simples, donnant une vue par message, ou en diapositives décomposées, le message apparaissant alors sur des vues successives. Lorsque la conception du programme est faite, chaque image fait l'objet d'une recherche graphique répondant aux critères propres è son type de communication. Bes différents effets graphiques sont alors déterminés par le choix des formes, des volumes et des couleurs. On procède d'abord à la fabrication des surfaces préparatoires appelées "cartons" dans ce qui suit, c'est-à-dire a) mise au point des formes graphiques, b) tracé de ces formes, c) collage des textes et des chiffres ou autres signes, d) opérations en laboratoire photographique pour obtenir les films positifs utilisés pour l'impression en sérigraphie, e) impression sérigraphique des textes, f) découpage et collage des papiers de couleur. Le carton étant prêt, on procède à une prise de vue sur film. Tenant compte de l'interprétation des couleurs par l'émul- sion du film utilisé pour la reproduction des diapositives, on sélectionne a' l'aide de tests le matériau utilisé pour les fonds couleurs des cartons et l'on emploie en général un papier industriel dénommé dans le commerce ltAfrican Cover. De la même manière les papiers colorés qui permettent la mise en couleur des éléments visuels sont sélectionnés parmi les produits du commerce, et en particulier parmi les 570 coloris du Vocabulaire en Couleurs LorilIeux. Be choix du caractère typographique a une importance capitale pour la lisibilité des messages. Il doit être d'abord classique. Chacun de ses caractères doit bien se dessiner. Bes approches entre les lettres doivent être suffisantes, mais sans plus. Il doit être gras pour être touåours présent dans la composition du visuel. Un mot doit se 1découvrir" dès la première syllabe. La phrase doit être un tout. Les chiffres, très importants dans certaines diapositives, doivent se lire sans équivoque. Be caractère doit être étroit, pour une meilleure lisibilité du message projeté, sa hauteur doit titre la plus importante possible (en théorie, un dixième de la hauteur de la diapositive). Pour la mise en oeuvre de l'invention, il a été retenu parmi d'autres caractères typographiques L'antique Olive grasse étroite, dessinée par un graphiste, Roger Excoffon. Gelui-ci n'a pas créé un caractère typographique ordinaire, mais a dessiné un caractère rempli d'astres qui permettent une parfaite identification de chaque signe dès le premier coup d'oeil. l'es lettrages sont imprimés en sérigraphie sur les différents supports. Ils peuvent etre blancs, noirs ou colorés. Beur couleur varie suivant celle du support, mais aussi suivant le rythme à donner au message, ou bien l'effet sensitif recherché. Les effets d'animation à plat sont obtenus en exploitant l'effet d'optique produit par la juxtaposition de plusieurs valeurs en dégradé d'une couleur, ils simulent un mouvement rythmique de la surface colorée. De même, les effets de volume lors de la représentation d'une masse ou pyramide sont créés à l'aide de valeurs dégradées qui reproduisent les zones d'ombre et de lumière. Le trompe-l'oeil est obtenu à l'aide de fausse perspectives qui simulent, une fois projetées, un effet de volume et de relief. Du fait de l'éclairage du carton pendant la prise de vue, des ombres portées accentuent les reliefs. Pour cela il suffit, lors de la réalisation du carton, de le fabriquer en plusieurs éléments qui sont collés sur la surface du support a' des hauteurs variable s étudiées avec précision. Les effets "3ème dimension" sont réalisés par un placement original qui varie selon les formes et l'effet à obtenir. Les masses paraissent ainsi suspendues dans le vide lors de la projection. Cet effet est utilisé lors de la présentation de-données non matérialisables dans la pratique. Bes effets visuels sensitifs sont obtenus par un choix d'harmonies de couleurs. Ils permettent de provoquer un éveil de sensations chez le spectateur : froid, chaleur, agacement, agressivité, détente, etc. et, ainsi, de mieux le conditionner au contenu du message. Pour améliorer la lecture des diapositives, on utilise une couleur par rubrique. Dans le cas où chacune des rubriques comporte plusieurs informations, celles-ci sont projetées sur des diapositives successives. L'information nouvelle est mise en valeur par rapport à la précédente par une tonalité plus lumineuse de la couleur. Le film employé est un film photomicrographique couleurs, il est commercialisé par la firme Kodak sous le non de tphotomicrography Color 2 483, 36 poses". Ce film est actuellement utilisé plus spécialement pour la recherche scientifique (extchauffe des métaux) et pour la recherche médicale (exemple effets de coloration de la peau à certains produits chimiques). De par son émulsion, lors de son utilisation pour des diapositives, il faut remédier à son manque de "souplesse" en sélectionnant par des tests les matériaux utilisés et le tra vailler avec une très grande précision, il est sensible à une variation d'un quart de diaphragme. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation, représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Procédé de réalisation de diapositives couleurs donnant un effet de relief, simulant des mouvements rythmiques et provoquant des réflexes sensitifs, caractérisé en ce que les diapositives sont obtenues en préparant des sujets à partir de papiers colorés et d'impressions sérigraphiques, réalisées par l'impression d'un film positif couleur du commerce "Photomicrography Color 2 483 Kodak. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le film couleur photomicrographique utilisé pour les prises de vue est sensible à une variation d'un quart de diaphragme, son utilisation etant autre que celle prévue par le fabricant. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le document destiné à impressionner le film positif est un support pouvant recevoir une juxtaposition de plusieurs valeurs en dégradé d'une ou plusieurs couleurs, afin de simuler un mouvement rythmique de la surface colorée ou bien une forme en volume, dans certains cas. l'application par collage à des niveaux différents d'éléments construits en fausse perspective permet des effets de volume et de relief accentués par des ombres portées conséquentes à l'éclairage du document.