La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux crémones-serrures du type comprenant un mécanisme actionné par un organe de commande rappelé élastique ment dans une position stable de repos et agissant, par l'intermédiaire d'un sélecteur, sur une transmission interposée entre au moins une tringle de condamnation coulissant par rapport au boiter et l'organe de commande. Une crémone-serrure du type ci-dessus a déjà été décrite dans une demande, française n" national d'enregistrement 77 11 532 déposée par la demanderesse et dans laquelle une telle crémone-serrure comporte deux tringles de condamnation entrainées en déplacement simultané conjugué, mais de sens opposé, lors des manoeuvres de condamnation ou de dé condamnation La demanderesse a également décrit dans une demande française de certificat d'addition n" national d'enregistrement 77 39 947 une crémoneserrure de meme type mais ne comportant qu'une seule tringle de condamnation coulissant relativement par rapport au boitier ou, éventuellement, comportant aussi deux tringles s'étendant de part et d'autre dudit boftier mais alors engainées simultanément en coulissement de meme sens lors des manoeuvres de condamnation ou de dé condamnation. Dans les deux types de crémone décrites antérieurement, la condamnation intervient, soit par les parties terminales haute et basse de la ou des tringles, soit par des galets portés par la ou les tringles sur le chant correspondant du panneau mobile et destinés à etre engagés dans des gâches de réception prévues à cet effet dans le dormant. Dans les types de crémone ci-dessus, on a constaté qu'il était souhaitable de pouvoir disposer d'un point supplémentaire de condamnation occupant sensi blement la position du boftier de crémone-serrure, de manière à constituer en quelque sorte un point milieu par rapport aux différents points de condamnation susceptibles d'etre réalisés par la ou les tringles. L'objet de l'invention vise justement à résoudre ce problème dans l'un ou l'autre type de crémone précédemment décrit, c'est-à-dire comportant une ou plusieurs tringles de condamnation coulissant dans ce dernier cas, soit dans le meme sens, soit dans des sens opposés. L'objet de l'invention vise à fournir les moyens de faire intervenir un point de condamnation au niveau du boftier de la crémone-serrure sans que la mise en service ou le retrait d'un tel point supplémentaire nécessite une manoeuvre propre indépendante, de manière à pouvoir toujours commander la crémone-serrure en ouverture, en fermeture, en condamnation ou en dé condamnation par une manoeuvre appliquée toujours dans le meme sens à l'organe de commande à partir de la position stable de repos occupée par ce dernier. Conformément à l'invention, la crémone-serrure du type comprenant un boiter contenant un mécanisme actionné par un organe de commande agissant, soit sur un pène demi-tour à rappel élastique, soit sur au moins une tringle de condamnation coulissant par rapport au bottier, ledit mécanisme comprenant un organe de commande rappelé élastique ment dans une position stable de repos et commandé toujours dans le meme sens pour agir, d'une part, directement sur le pène demi-tour et, d'autre part, par l'intermédiaire d'un sélecteur, soit directement, sat par un système d'inversion sur une transmission interposée entre l'organe de commande et au moins une tringle de condamnation, ledit sélecteur comprenant un baladeur engrenant en permanence avec un plateau mu par l'organe de commande et susceptible d'etre mis en relation d'entrainement avec l'un ou l'autre de deux pignons d'attaque de la transmission par l'intermédiaire d'une fourchette actionnée par une serrure indépendante, est caractérisée par le fait que la fourchette du sélecteur est actionnée par les déplacements d'un pène dormant monté coulissant dans le boiter et commandé par la serrure qui est indépendante de l'organe de commande. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe-élévation de la crémone-serrure conforme à 1' invention. La fig. 2 est une coupe longitudinale prise selon la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une élévation partielle montrant, à plus grande échelle, certains des éléments constitutifs de l'objet de l'invention. La fig. 4 est une vue prise sensiblement selon la ligne IV-IV de la fig. 3. La fig. 5 est une coupe transversale partielle prise selon la ligne V-V de la fig. 3. L'objet de l'invention vise à faire comporter un point de condamnation au bottier d'une crémone-serrure du type de la demande française 77 11 532 ou de la demande de certificat d'addition 77 39 947 et comportant selon les figures 1 et 2, deux demi-bottiers la et lb, de forme complémentaire, assemblés entre eux par l'intermédiaire de vis ou de rivets 2 pour former un bottier pouvant etre monté sur un panneau mobile tel qu'une porte-fenetre, soit en applique, soit à l'intérieur d'une feuillure ou entaille ménagée dans le chant dudit panneau.Les boîtiers la et lb supportent deux tringles de condamnation opposées 6 et 7 qui sont représentées comme étant du type à coulissement conjugué simultané et de sens opposés, mais qui pourraient, bien entendu, etre remplacées par une seule et meme tringle ou par deux tringles à déplacement conjugué simultané de meme sens. Dans les deux types de réalisation possibles, les tringles sont recouvertes par des tétières 8. Les demi-bottiers la et lb contiennent intérieurement un mécanisme de commande comprenant un plateau 9 monté pour occuper le plan médian du bottier et solidaire en rotation d'un fouillot 10 dont les parties terminales décolletées sont montées libres de tourner dans des paliers présentés par les demi-bottiers la et lb (fig. 2). Les paliers des demi-bottiers la et lb sont délimités de manière que le fouillot 10 soit situé sur l'axe X-X' et perpendiculairement au plan du bottier.Le plateau 9 est relié par une oreille 12 qu'il forme à un organe élastique 13 agissant pour maintenir le plateau 9 et le fouillot 10 dans la position de repos correspondant à la position stable d'un organe de commande tel qu'une poignée ou un bec de cane P représenté en traits mixtes et engagé dans un carré du fouillot, La position de butée du plateau 9 et du fouillot 10 peut etre déterminée de plusieurs façons convenables et notamment, par exemple, par l'intermédiaire d'un doigt 15 faisant saillie radialement à partir du plateau 9 pour coopérer, dans la position de repos selon la fig. 1, par exemple, avec une butée complémentaire de l'un des demi-bottiers la ou lb. Le doigt 15 peut décrire un lieu géométrique circulaire intersecté par un épaulement 16 formé par la queue 17 d'un pêne 4 demi-tour monté coulissant dans les bottiers la et lb en étant guidé par une broche 18 traversant une lumière oblongue 19. La queue 17 comporte également un épaulement 16a qui peut etre de conformation analogue à l'épaulement 16 ou constitué par la tete du pène 4 Un ressort 20 agit en permanence sur le pêne 4 pour maintenir ce dernier dans la position selon la fig. 1 dans laquelle il fait saillie hors de la face ou du chant 3 du bottier. Le plateau de commande 9 est chargé d'actionner les tringles 6 et 7 par une transmission désignée dans son ensemble par la référence 21 et attaquée, soit directement, soit par un système d'inversion 22 selon la position d'un sélecteur 23. Le sélecteur 23 comprend un baladeur 24 monté à l'intérieur des demibottiers de manière à pouvoir coulisser sur un axe parallèle à celui du fouillot 10 en étant situé sur l'axe X-X'. Le baladeur 24 est monté par deux portées extremes 26 dans des paliers qui sont délimités par deux pignons d'attaque latéraux 28a et 28b eux-memes montés libres de tourner dans des paliers complémentaires présentés par les demi-bottiers la et lb. Chaque pignon d''attaque présente un secteur denté ainsi qu'un secteur angulaire évidé sur une plage sensiblement égale et diamétralement opposé au secteur denté par rapport auquel il est limité par deux butées radiales 29 et 30 qui apparaissent plus particulièrement à la fig. 1 pour ce qui concerne le pignon 28b.Les pignons d'attaque 28a et 28b sont aussi disposés de part et d'autre du baladeur 24 et sont orientés angulairement relativement l'un par rapport à l'autre de manière que la butée 29 de l'un et la butée 30 de l'autre soient disposées de part et d'autre de deux ergots co-axiaux 31a et 31b formés par le baladeur 24 sur un meme axe parallèle aux portées cylindriques 26. Le baladeur 24 comporte, lui aussi, un secteur denté engrenant en permanence avec un secteur denté complémentaire présenté par le plateau 9. A l'opposé du secteur denté, le baladeur 24 forme un rebord 32 engagé en permanence entre les pattes 33 d'une fourchette 34 montée avec possibilité de coulissement relatif par rapport au bottier parallèlement à l'axe des portées 26. Selon la position de la fourchette 34, le baladeur 24 peut donc occuper une position, telle que celle représentée à la fig. 2, dans laquelle l'er- got 31a traverse le secteur évidé du pignon d'attaque 28a tandis que l'ergot 31b est dégagé du plan du pignon d'attaque 28b et une seconde position dans laquelle c'est l'ergot 31b qui est à son tour engagé dans l'évidement du plateau 28b alors que l'ergot 31a est'situé hors du plan du pignon 28a, Le pignon 28b est destiné à agir sur la transmission 21 et, dans ce but, coopère avec le secteur denté d'plateau d'entrainement 43 monté libre de tourner sur le fouillot 10 en étant logé à l'intérieur du demi-bottier lb. Le plateau 43 forme une oreille 44 présentant une lumière oblongue dans laquelle est disposé en permanence un tenon 46 solidaire d'une biellette de commande 47 guidée en coulissement parallèlement à l'axe X-X' dans le bottier.La biellette 47 est reliée par un assemblage 48 à la tringle inférieure 7. Le plateau 43 présente également à l'opposé de l'oreille 44 une seconde lumière oblongue dans laquelle est engagé un tenon 49 formé par une biellette d'accouplement 51 guidée dans le bottier en coulisse.nent parallèlement à l'axe X-X'. La biellette d'accouplement 51 forme une partie terminale 52 qui est reliée par un assemblage 54 à la tringle 6. La partie terminale 52 de la biellette 51 est reliée par une lumière oblongue et un tenon à l'une des branches d'un levier 55 monté articulé dans les bottiers par un axe 56. L'autre branche du levier 55 est associée, par une lumière oblongue et un tenon, à une biellette de liaison 63 montée libre de coulisser dans le bottier parallèlement à l'axe X-X' dans un plan parallèle à la biellette d'accouplement 51. Le levier 55 et la biellette 63 font partie du système d'inversion 22. La biellette de liaison 63 est reliée par l'intermédiaire d'un tenon et d'une lumière oblongue à l'oreille d'un plateau d'entraInement 60 qui est monté libre de tourner sur le fouillot 10 en étant situé par rapport au plateau 9 à l'opposé du plateau d'entrainement 43 Le plateau d'entrafnement 60 coopère par un secteur denté avec le secteur denté complémentaire du pignon d'attaque 28a. Selon la présente invention, la fourchette 34 comporte à l'opposé des pattes 33 un couloir ou une encoche 100 dont le plan est incliné par rapport au plan des pattes 33, comme cela apparat plus précisément aux figures 4 et 5. La fourchette 34 est embossée et chevauche par son encoche 100 une nervure 101 qui est formée par le bord supérieur de la queue 102 d'un pêne dormant 103 monté et guidé dans les demi-bottiers la et lb pour coulisser parallèlement au plan d'assemblage de ces derniers selon une direction perpendiculaire à l'axe longitudinal X-X' et pouvoir ainsi faire saillie ou etre effacé par rapport au chant 3.La nervure 101 est prévue sur la queue 102 de manière que son plan longitudinal soit incliné, par rapport au plan de coulissement de la queue 102, d'une meme valeur que l'inclinaison de l'encoche 100 par rapport au plan des pattes 33. En outre, l'orientation de cette inclinaison de la nervure 101 est choisie pour que dans la position d'extension du pène dormant 103 par rapport au chant 3, comme illustré par la fig. 1, la fourchette 34 amène le baladeur 24 dans la position dans laquelle l'ergot 31a traverse le secteur évidé du pignon d'attaque 28a. Les fig. 3 et 4 montrent que le pène dormant 103 forme une tete 104 de plus grande épaisseur que la queue 102 et délimite ainsi avec cette dernière un épaulement de butée 105 destiné à coopérer avec le doigt 106 d'un verrou 107 monté par un axe d'articulation 108 sur ou dans le bottier la de manière à s'étendre parallèlement à la queue 102. Un organe élastique 109 est prévu pour agir toujours sur le verrou 107 de manière à solliciter le doigt 106 en engagement derrière l'épaulement 105. La queue 102 du pène dormant présente vers sa partie terminale opposée à la tete 104 une encoche évidée 110 qui est placée sur la trajectoire du panneton 111 d'un barillet de serrure 112 monté par une vis 113 dans le bottier de manière que son canon d'introduction d'une clé soit au moins accessible à partir de l'une des faces de ce dernier. La trajectoire du panneton 111 est également intersectée par la rampe 114 d'une queue 115 formée par le verrou 107 de façon sensiblement opposée au doigt 106 par rapport à l'axe 108. La crémone-serrure conforme à l'invention fonctionne de la façon suivante La position représentée à la fig. 1 correspond à un état de condamnation de la crémone-serrure établissant, par l'intermédiaire des tiges 6 et 7 sollicitées en extension et du pène dormant 103 faisant saillie hors du chant 3, la solidarisation du panneau mobile, sur lequel ladite crémone est montée, avec le dormant. Lorsqu'il s'agit de procéder à la décondamnation en vue de commander l'ouverture subséquente du panneau mobile, l'utilisateur agit sur le barillet de serrure 112 d'une manière analogue à une action sur une serrure classique, c'est-à-dire pour faire tourner le panneton 111 dans le sens de la flèche fl.Le panneton 111 entre tout d'abord en contact avec la rampe 114 et fait pivoter le verrou 107 contre l'action de l'organe 109 dans le sens pour lequel le doigt 106 est dégagé de l'épaulement 105 du pène dormant 103. Ensuite, tout en maintenant l'action d'effacement sur le verrou 107, le panneton 111 pénètre dans l'encoche 110 et commande le coulissement du pène dormant 103 dans le sens de B flèche f2, c'est-à-dire dans le sens pour lequel la tete 104 s'efface par rapport au chant 3 en s'escamotant à l'intérieur du bottier. Au cours de ce déplacement, la nervure 101 déplace la fourchette 34 dans le sens de la flèche f3 (fig, 2 et 4), de sorte que l'ergot 31a se trouve alors dégagé du plan du pignon d'attaque 28a, tandis que l'ergot 31b pénètre dans le secteur évidé du pignon d'attaque 28b. Après cette opération qui correspond à une manoeuvre normale effectuée comme sur une serrure classique, l'utilisateur peut faire tourner l'or- gane de commande P dans le sens de la flèche f4 pour commander le pignon 9 dont le doigt 15 est amené à s'engager entre les épaulements 16a et 16 du pène demi-tour 4. La rotation du pignon 9 fait tourner le baladeur 24 dans le sens de la flèche f5 de sorte que l'ergot 31a peut se déplacer librement sans incidence sur le pignon d'attaque 28a, alors que l'ergot 31b entrain dans une meme rotation le pignon d'attaque 28b.La rotation de ce pignon 28b fait tourner le plateau d'enfrafnement 43 dans le sens de la flèche f4 et en trame le coulissement de la biellette d'accouplement 51 parallèlement à l'axe X-X' dans le sens de la flèche f6. La tringle haute 6 est ainsi sollicitée en coulissement dans le sens correspondant à sa rétraction par rapport au chant supérieur du panneau mobile.La rotation du plateau d'entrainement 43 fait également coulisser en meme temps la biellette 47 dans le sens de la 7 flèche f7, de sorte que la tringle basserest entraînée simultanément en déplacement conjugué de sens opposé à la tringle supérieure 6 pour etre amenée également en retrait ou dé condamnation par rapport au panneau mobile. Le coulissement de la biellette d'accouplement 51 dans le sens de la flèche f entraine le pivotement du levier inverseur 55 sur l'axe 56, lequel levier commande le déplacement de la biellette de liaison 63 dans le sens de la flèche 8. La biellette de liaison 63 fait tourner le plateau d'entralnement 60 qui entrant la rotation partielle du pignon d'attaque 28a alors amené à occuper une position semblable à celle occupée par le pignon d'attaque 28b en début de manoeuvre décrite ci-dessus. La poursuite du déplacement de l'organe de commande P dans le sens de la flèche f4 a également pour effet d'amener le doigt 15 en butée contre l'épaulement 16, de sorte que le pêne demi-tour 4 est rétracté vers sa position d'effacement par rapport au chant 3. Tous les éléments de verrouillage et de condamnation de la crémone -serrure sont ainsi effacés et libèrent par conséquent le panneau mobile par rapport à son encadrement fixe. Lorsque l'action appliquée comme dit précédemment sur l'organe de commande P cesse, le ressort 20 ramène le pêne demi-tour 4 dans sa position d'extension normale par rapport au chant 3 et simultanément l'organe élastique 13 agit sur le plateau de commande 9 pour ramener ce dernier dans la position d'origine en entrafnant également le retour du baladeur 24. Si, dans cette position, une nouvelle action est appliquée dans le sens de la flèche f4 sur l'organe P, le plateau de commande 9 entraîne la rotation du baladeur 24 sans que ce dernier notait d'influence sur les pignons d'attaque étant donné que, d'une part, l'ergot 31b se déplace dans le secteur évidé du pignon d'attaque 28b et que, d'autre part, l'ergot 31a est dégagé du plan du pignon 28a. - - - ae ia cremone-serrure Si, à partir d'une position d'ouverture/du panneau mobile, il y a lieu de procéder à sa fermeture, puis à sa cDndamnation, l'utilisateur manoeuvre l'organe de commande pour effacer, comme dit précédemment, le pène demitour 4 et permettre la fermeture du panneau mobile qui est ensuite immobilisé par l'engagement du pène demi-tour 4 dans sa gache dès que l'action sur l'organe P cesse. Ensuite, l'utilisateur manoeuvre le barillet de serrure 112 dans le sens d'actionnement traditionnel de manière à commander par le panneton 111 le déplacement du pène dormant 103 dans le sens contraire à la flèche f2 et, simultanément, le pivotement du verrou 107 pour assurer ltef- facement du doigt 106.Lorsque le pène dormant 103 est ramené dans sa position selon la fig. 1, la fourchette 34 a été déplacée latéralement par rapport au bottier, de sorte que l'ergot 31b du baladeur 24 est de nouveau dégagé du plan du pignon d'attaque 28b alors que, au contraire, l'ergot 31a est engagé dans l'évidement annulaire du plateau 28a > ces deux pignons d'attaque occupant une position inverse de celle représentée au dessin en résultat de la manoeuvre précédente. La position d'extension du pêne dormant 103 par rapport au chant 3 peut etre limitée ou déterminée par une butée 116 de la tete 104 coopérant avec une conformation complémentaire du bottier. La sortie du pène dormant 103 suffit à verrouiller le panneau mobile par rapport à l'encadrement fixe, mais l'utilisateur peut compléter cette condamnation en agissant sur l'organe de manoeuvre P dans le sens de la flèche f4 pour faire tourner le plateau de commande 9 dans le meme sens et commander la rotation du baladeur 24. L'ergot 31a est ainsi amené à faire tourner le pignon d'attaque 28a qui commande la rotation du plateau d'entralnement 60 chargé de faire coulisser la biellette de liaison 63 dans le sens contraire à la flèche f8 et d'entraver le pivotement du levier inverseur 55. La biellette d'accouplement 51 est alors commandée dans le sens contraire à la flèche f6 pour faire sortir la tringle de condamnation haute.Simultanément, la biellette 51 commande la rotation du plateau d'entratnement 43 dans le sens contraire à la flèche f pour faire sortir la tringle de condamnation haute. Simultanément la biellette 51 commande la rotation du plateau d'entraflement 43 dans le sens contraire à celui de la flèche f4, ce qui entraxe le coulissement conjugué mais inverse de la biellette de commande 47 chargée de faire sortir la tringle de condamnation basse 7. La crémone-serrure se trouve alors de nouveau placée dans l'état de condamnation illustré par la fig. 1. Il y a lieu de noter que toutes les opérations d'ouverture, de fermeture, de condamnation et de décondamnation s'obtiennent au moyen d'actes réflexes sur l'organe de commande P et sur une clé d'actionnement d'une serrure traditionnelle, de sorte qu'en aucun cas l'utilisateur ne peut etre amené à exécuter une fausse manoeuvre préjudiciable à l'état d'ouverture ou de fermeture qu'il souhaite conférer au panneau mobile par l'intermédiaire de la crémoneserrure. Un facteur de sécurité supplémentaire réside dans le fait que meme si l'utilisateur n'effectue pas la deuxième phase de condamnation correspondant à l'actionnement de l'organe de commande P après le déplacement du pène dormant par l'intermédiaire du barillet de serrure 112, dans la phase de condamnation, il obtient néanmoins un état de condamnation réelle car la crémone-serrure est alors placée dans son état amenant obligatoirement et de façon inéluctable la condamnation totale dès qu'une action est portée sur l'organe de commande P dans le seul sens de manoeuvre de cette dernière. Ainsi, une tentative d'ouverture du panneau mobile se transforme automatiquement en un complet verrouillage et une condamnation totale des différents éléments de verrouillage que comporte la crémone-serrure. La disposition selon l'invention permet, par conséquent, de commander l'effacement ou l'extension d'un pène dormant, sans nécessiter de manoeuvre supplémentaire et sans modifier le principe de fonctionnement et d'actionnement de la crémone-serrure. La fig. 1 montre qu'il peut être prévu de faire comporter au bottier lb un axe 117 de support et de rotation d'un cliquet de verrouillage 118 comportant un bec 119 susceptible d'etre placé, par l'action d'un organe élastique 12C agissant toujours sur le cliquet 118, en regard de la butée 29 du pignon 28b afin de représenter un obstacle à une tentative d'ouverture frauduleuse. A l'opposé du bec 119, le cliquet de verrouillage 118 comporte une queue 121 qui peut etre actionnée par un ergot 122 du pène dormant lorsque ce dernier est ramené dans sa position d'effacement total. Dans cette phase, l'ergot 122 agit sur la queue 121 pour faire pivoter le levier 118 et déplacer le bec 119 hors de la trajectoire de la butée 29 du pignon d'attaque 28b qui peut ainsi tourner librement lors d'une manoeuvre d'ouverture subséquente. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. RE VE NDICATIONS 1 - Crémone-serrure du type comprenant un bottier contenant un mécanisme actionné par un organe de commande agissant, soit sur un pène demitour à rappel élastique, soit sur au moins une tringle de condamnation coulissant par rapport au bottier, ledit mécanisme comprenant un organe de commande rappelé élastiquement dans une position stable de repos et commandé toujours dans le meme sens pour agir, d'une part, directement sur le pène demi-tour et, d'autre part, par l'intermédiaire drun sélecteur, soit directement, soit par un système d'inversion sur une transmission interposée entre l'organe de commande et au moins une tringle de condamnation, ledit sélecteur comprenant un baladeur engrenant en permanence avec un plateau mu par l'organe de commande et susceptible d'etre mis en relation d'entraìnement avec l'un ou l'autre de deux pignons d'attaque de la transmission par l'intermédiaire d'une fourchette actionnée par une serrure indépendante, ladite crémone-serrure étant caractérisée par le fait que la fourchette du sélecteur est actionnée par les déplacements d'un pene dormant monté coulissant dans le boftier et commandé par la serrure qui est indépendante de l'organe de commande. 2 - Crémone-serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la fourchette du sélecteur chevauche une nervure formée par la queue du pène dormant pour que ladite nervure ait son plan longitudinal incliné par rapport au plan de coulissement de la queue qui délimite en outre une encoche évasée pour la réception d'un panneton d'actionnement de la serrure. 3 - Crémone-serrure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la fourchette du sélecteur est actionnée par un pène dormant dont la tete forme une butée pour un verrou élastique s'opposant à la rétraction dudit pène et dont l'effacement est commandé par le panneton de la serrure. 4 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la fourchette du sélecteur est actionnée par un pène dormant qui comporte une butée limitant sa course d'extension par rapport au bottier. 5 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la fourchette du sélecteur est actionnée par un pêne dormant comportant un doigt de commande neutralisant, lors de la course de rétraction dudit pêne, un cliquet de verrouillage du sélecteur.