La présente invention concerne un appareillage de contrôle en vol pour avions, comportant plusieurs capteurs de mesure, qui transforment les grandeurs de mesure en signaux électriques de sortie, actionnant des appareils indicateurs correspondants. Le fonctionnement des dispositifs de contrôle en vol des avions modernes doit faire l'objet, aussi bien pendant le vol que pendant le décollage et l'atterrissage, d'une surveillance constante, afin d'assurer un vol normal et sans incident. Outre les appareils de navigation, ce sont surtout les moteurs et leurs installations auxi- liaires, les organes de sustentation et les trains dtatterrissage qui doivent etre surveillés. De nombreuses grandeurs physico-techniques doivent etre indiquées au pilote, soit constamment, soit de temps à autre. Entant donné l'augmentation de la puissance des avions et de leurs moteurs, il est nécessaire de contrôler de plus en plus près les limites de chargement des matériaux du propulseur et de la cel- lule. Il en résulte que l'importance des dispositifs de contrôle et de mesure ainsi que les exigences relatives à leur précision et de leur sûreté augmentent constamment, afin de pouvoir déterminer et mainte- nir en toute sécurité l'écart nécessaire avec les limites de chargemment. Simultanément, le nombre d'opérations et de conditions de fonctionnement à contrôler augmente, de sorte que l'observation des instruments qui fournissent ces données, accapare de plus en plus l'attention du pilote. Jusqu'à présent, l'indication des valeurs de mesure s'effectue essentiellement sous forme analogique mais aussi, dans de moindres proportions, par des chiffres. Pour l'indication analogique, on utilise principalement deux types d'appareils. Les uns sont des instruments indicateurs raccords directement ou par l'intermédiaire d'amplificateurs, aux capteurs de mesure, ces instruments pouvant être des appareils de mesure à membrane, des appareils à cadre mobile et des appareils à cadres croisés, ainsi que des synchro-machines qui sont mécaniquement simples, mais relativement imprécis et sensibles aux vibrations.Les autres appareils sont des appareils de mesure entraanés par servo-commande, dans lesquels un moteur de positionnement d'aiguille est entraîné par l'intermédiaire d'un rdgu- lateur asservi. Ces appareils de mesure donnent une précision relativement grande, mais ils sont lourds, grands et onéreux, et ils consomment une puissance supplémentaire importante.Le mélange des types d'appareils connus, montés dans les cabines de pilotage des avions modernes, se traduit par une multiplicité et une complication qui peuvent troubler le pilote, cette complication étant encore ag- gravée par une réalisation différente des graduations par un mode de représentation différent des valeurs de mesure etc Les capteurs de mesure utilisés dans les systèmes connus transforment chaque grandeur de mesure physique, par exemple une pression, une température ou un couple en un signal de valeur de mesure, par exemple un trajet mécanique, la dilatation d'un fluide ou bien un signal électrique.En conséquence, dans les systèmes de contrôle connus il existe, outre divers appareils indicateurs, également des dispositifs de transmission les plus divers, pour transmettre les signaux de valeur de mesure du capteur à l'appareil indicateur, par exemple des timoneries mécaniques, des conduites sous pression et des câbles électriques. Or, dans la technique aéronautique, notam- ment lorsqu'on utilise des avions à décollage vertical, le poids des appareils a une grande importance. Dans ce cas, lorsqu'on considère @n système de contrôle complet, on constate que le poids des dispo- sitifs de transmission des valeurs de mesure représente souvent un nultiple du poids d'un appareil indicateur ou d'un indicateur de va- leur da mesure.Il s'ensuit que, pour parvenir à réaliser un système de contrôle optimum, il faut prendre en considération l'ensemble de la chaîne de mesure, constituée par des indicateurs de valeur de ure ou dos capteurs, ds éléments transmetteurs de valeurs de me @ure ou de signaux, ainsi que des indicateurs de valeurs de mesure. L'invention a notamment pour but de permettre la réalisation d'un appareillage de contrôle en vol pour avions, qui offre le degré @aximum d perfection technique en ce qui concerne sa robustesse, sa sécurité, sa précision, son poids et son encombrement, et qui soit le moins gênant possible pour l'activité du pilote. Suivant l'invention, ce problème est résolu dans le cas d'un appareillage de contrôle du type précité, par le fait qu'en aval des @apteurs de mesure sont montés des organes de normalisation, aux- quels est raccordé un émetteur multiplex,,qui échantillonne cycliquement les valeurs de mesure, normalisées à des signaux standard, ct qui les transmet à un convertisseur analogique-numérique, la sor- tie de ce convertisseur analogique-numérique étant raccordée, par l'intermédiaire d'une ligne de transmission, à un récepteur multi plus, qui répartit les valeurs de mesure sur des appareils indica- tueurs à l'état solide, du type quasi-analogique. L'appareillage de contrôle suivant l'invention utilise un mélange des techniques numérique et analogique. La transmission et le traitement des signaux de valeur de mesure s'effectuent de façon numérique, c'est-à-dire que la grandeur de mesure est simulée par une série d'impulsions, la valeur de la grandeur de mesure étant déterminée par le nombre d'impulsions par unité de temps ou, lorsqu'on utilise des signaux codés, par des groupes déterminés d'impulsions. Etant donné que le signal numérique est caractérisé par deux niveaux d'amplitude parfaitement discernables, "zéro" et "un", les variations de tension et les non-linéarités qui sont les principales sources d'erreurs des systèmes analogiques, ne jouent pratiquement aucun rôle. Les déformations des impulsions peuvent être en général compensées.Les deux positions préférentielles du système numérique réduisent la cons ommati on de puissance par rapport à la technique analogique, car les étages à bascule se trouvent dans leurs positions de repos, en état de consommation minimum d'énergie. Cela augmente encore la sécurité, qui dépend de la température des composants. Du fait de la moindre consommation de puissance et des conditions thermiques qui en résultent, la technique numéri- que se prOte en outre mieux à la miniaturisation. Lorsqu'on parle d'un appareil indicateur à l'état solide, du type quasi-analogique, il faut surtout comprendre un appareil indicateur présentant une graduation très divisée, par conséquent wquan- tifiée", dont les divisions peuvent titre modifiées d'une façon visible, notamment en les faisant briller séparément ou selon une sgie continue de longueur prédéterminée. Un tel appareil indicateur/numérique pour le système, et il présente par conséquent les avantages des systèmes numériques. Cedi veut dire que l'appareil indicateur n'a pas besoin d'entre étalonné et équilibré; il n'y a pas de modification du point zéro; la caractéristique de la graduation est linéaire ou peut être déformée à volonté de façon simple. La normalisation permet d'introduire une grandeur de référence, par exemple une valeur de consigne ou une valeur maximum égale à 100%. Par contre, pour l'observateur, l'indication est pratiquement analogique et par conséquent offre aussi en même temps les avantages des indications analogiques. Cela signifie que la lecture est facilitée du fait qu'il existe une grandeur de référence sous la forme de la graduation (lecture directrice). La tendance de la valeur de mesure à varier est facilement reconnaissable. La comparaison des valeurs de mesure est simple et peut être effectuée d'un coup d'oeil. Les appareils indicateurs constitués par des éléments à l'état solide, par exemple des cellules électro-luminescentes ou des sources de lumière à injection de porteurs de charges (diodes luminescentes), ne comportent pas d'organes mobiles. Leur fonctionnement est par conséquent indépendant des oscillations, ils résistent bien aux vibrations, sont insensibles aux variations de température, et sont robustes et sûrs. Fol ne se produit pas d'erreurs dues à des forces d'inertie ou de friction. Les appareils indicateurs à 11 état solide, du type quasi-analogique, qui sont utilisés suivant l'invention, peuvent donc avoir facilement une constitution externe standard. Ceci permet d'améliorer la visibilité de l'ensemble dans la cabine de pilotage.Grâce à l'utilisation d'appareils de type standard, l'entretien est en outre considérablement facilité. Un autre avantage réside dans le fait que des indications numériques peuvent cotre comprises dans la surface indicatrice, par exemple au centre, dans le cas d'instruments circulaires car, à cet endroit, les axes des aiguilles et les aiguilles elles-mOmes sont sup primé. De préférence, on utilise pour les indications numériques, également des appareils indicateurs à l'état solide, c1 est-à-dire des appareils comportant des cellules lumineuses, pouvant Outre excitées sélectivement et groupées sur la surface indicatrice de telle sorte qu'elles permettent la représentation de signes numériques et alpha-numériques.L'indication quasi-analogique peut alors servir à fournir une indication grossière bien visible, tandis que l'indica- tion numérique permet, en cas de besoin, une lecture plus précise des valeurs de mesure. Entant donné la standardisation des signaux de sortie des capteurs de mesure, la transmission des signaux peut être produite au moyen de convertisseurs parallèle-série, selon le procédé du multiplexage par répartition dans le temps ou en fréquence. Etant donné que le convertisseur analogique-numérique se trouve, dans la channe de transmission, en aval de l'émetteur multiplex, il ne suffit que d'un seul convertisseur pour l'ensemble du système. Ceci présente un avantage particulier quant à l'ensemble du système, étant donné que le convertisseur analogique-numérique détermine la précision pouvant Otre atteinte à la sortie du système de transmission numérique, et qu'il doit Entre par conséquent capable de satisfaire à de grandes exigences. Suivant une autre particularité de l'objet de l'invention, des valeurs de mesure supplémentaires, produites déjà sogs forme numérique, peuvent Otre également prises en charge par l'émetteur multi- plex, et être intégrées dans la série de signaux de sortie du convertisseur analogique-numérique, en aval de ce convertisseur, par l'intermédiaire d 'un circuit d'adaptation. De préférence, l'émetteur multiplex et le convertisseur analo- gique-numérique peuvent être montés à proximité des points de mesure par exemple du moteur, le récepteur multiplex étant placé à proximité des appareils indicateurs, c'est-à-dire dans la cabine de pilotage. Il est ainsi possible de transmettre toutes les valeurs de mesure au moyen d'uneseule ligne, par exemple d'un câble coaxial de grande qualité. Les câbles multiples qui existent dans les sys- tomes connus, et qui comportent deux à cinq lignes pour chaque appareil indicateur et les fiches associées, ainsi qu'éventuellement les amplificateurs montés dans le canal de transmission, peuvent être supprimés. Il est particulièrement rationnel que l'émetteur multiplex et le récepteur multiplex soient constitués par des appareils de multiplexage par répartition dans le temps. Par rapport aux systèmes de multiplexage par répartition en fréquence, cet agencement présente l'avantage que des fréquences de mélange parasites ne peuvent se produire en raison de non-linéarités dans le circuit de transmission et qu'il est possible d'éviter de prévoir des circuits oscillants et des filtres passe-bande, qui sont difficilement adaptables aux conditions d'environnement exigées sur les avions.Des systèmes de mul tiplezage par répartition dans le temps peuvent être réalisés en to talitre avec des composants de la technique numérique, ce qui n'est pas le cas pour les systèmes de multiplexage par répartition en fré- quence. Afin d'obtenir une indication continue, des mémoires sont associées de préférence aux appareils indicateurs, ces mémoires retenant les valeurs de mesure entre des échantillonnage successifs. Ainsi qu'il a déjà été indiqué, les appareils indicateurs du type quasi-analogique présentent chacun avantageusement plusieurs cellules lumineuses à l'état solide, qui sont excitées électrique- ment et sont disposées en une série formant une sorte de ruban; ces cellules peuvent être excitées par des composants à semi-conducteurs pouvant être actionnés sélectivement selon les valeurs de mesure qui se présentent. Les cellules lumineuses utilises peuvent être des cellules électro-luminescentes des sources lumineuses à injection de porteurs de charges (diodes au GaP et au GaAs), des cellules à décharge luminescente, des ampoules miniatures à incandescence, et des cellules à cristal ou à liquide, avec une enveloppe colorée.En ce qui concerne les qualités de ces cellules, du point de vue de leur sensibilité aux accélérations, de leurs dimensions, du rendement lu- mineux, de la consommation d'énergie, de la constante de temps et de la réalisation technique, la préférence doit être actuellement donnée aux cellules électroluminescentes. Ces cellules constituent en principe un condensateur à plaques, comportant une matière luminescente (par exemple du sulfure de zinc activé par du cuivre ou lu manganèse) comme diélectrique, et une dlectrode transparente, ce condensateur pouvant être excité en vue de ;L'émission de lumière bar application d'une tension alternative.Mais dans la suite du déve oppement de ces techniques, les sources lumineuses à injection de porteurs de charges devraient présenter également un intérSt pratique. @n principes il est possible de prévoir des cellules Ù;mineuses de même type pour l'indication quasi-analogique et pour l'indication numérique. Jusqu'à présent1 on indiquait séparément des grandeurs de mesu- @e, par exemple une pression, un régime, une température ou des @apports pression/régime. D'après les valeurs qui lui sont fournies, pilote détermine les grandeurs nécessaires à l'accomplissement de @haque vol. Par exemple, il est possible de tirer dos paramètres in- @qués, des conclusions en ce qui concerne la poussée des moteurs. L'appareillage de contrôle en vol suivant l'invention, dansle- quel les signaux de valeur de mesure sont fournis, sous forme numé- @ique, selon un système d'échantillonnage, peut être encore amélioré de façon part@@culièremont avantageuse en montant au moins un calcu ateur numérique entre l'émettour multiplex et le récepteur multi lex. Un Qel raz calculateur numérique peut eombiner sans difficulté plusieurs signaux de valeur de mesure de la façon à laquelle les pilotes sont habitués jusqu'à présent, c'est-à-dire que le calculatour peut calculer des grandeurs de remplacement à partir des diffé @ents paramètres, ce qui soulage énormément le pilote. Le caloulateur apporte une aide au pilote par ses décisions anticipées. En outre, il peut faire partie d'un circuit de réglage, réagissant directement sur le moteur. Dans la plupart des cas, il sera suffisant de n'indiquer, au lieu de chacune des mesures, que la grandeur de remplacement. Cette intégration des diverses indications produit un tableau informateur particulièrement clair et pouvant être embrassé d'un coup d'oeil rapide. Mais il est en général judicieux de faire surveiller les différents paramètres par le calculateur afin de repérer les dépassements de tolérance et de raccorder au calculateur un dispositif d'alarme qui entre en action lorsque de tels dépassements se produisent. On évite ainsi que restent inaperçus des écarts inadmissibles entre des valeur réelle et valeur de consigne du fait que, dans certains cas, ils peuvent s'entre annulés lors du calcul de la grandeur de remplacement. Certaines grandeurs se rapportant au fonctionnement ne sont d'ailleurs intéressantes que si elles présentent des écarts inadmissibles par rapport à la valeur de consigne. Une telle surveillance peut également être assurée par le calculateur. Les dépassement des tolérances peuvent être alors indiqués sur un panneau central d'alerte. Cette indication peut entre jointe à un organe s'adressant au pilote. Lorsque l'avion comporte plusieurs moteurs, il peut être prévu un tel calculateur, propre à chaque moteur. Les grandeurs de remplacement trouvées par les calculateurs associés aux moteurs peuvent être envoyées à un calculateur numérique central. Celui-ci peut etre établi de telle sorte que si l'un des calculateurs associés aux moteurs tombe en panne, il assure son rôle totalement ou partiellement et que, par ailleurs, il calcule les données donnant des informationa sur tous les moteurs, par exemple sur la poussée totale, sur la consommation totale en carburant de tous les moteurs, etc... En outre, il est également possible de calculer les modifications de la valeur de consigne, rendues nécessaires par une modification des conditions ambiantes ett par conséquent, de fournir d'au- tres grandeurs pilotes et d'autres ordres destinés aux circuits de réglage (système adaptatif). L'appareillage de contrôle en vol suivant l'invention est également susceptible de développements supplémentaires particulièrement avantageux, du point de vue de la technique d'entretien. Jusqu'à présent, les moteurs, par exemple des turbines, subissaient un certain entretien ou étaient remplacés après des temps de vol prd- déterminés. Le temps de vol admissible se calcule d'après des va leurs enseignées par l'expérience. Maie lorsqu'on procède ainsi, cela n'empêche pas des défaillances prématurées et, d'autre part, il se- rait aussi souvent possible d'utiliser la turbine en toute sécurité pendant un temps plus long que le temps de vol prédéterminé. Or, les causes des défaillances des turbines, ou de certains éléments des turbines, sont aujourd'hui connues dans une large mesure.Il s'agit essentiellement de chocs thermiques, de régimes excessifs, de vibrations dans les paliers et de vibrations des aubes. L'appareillage de contrôle suivant l'invention permet de retenir les grandeurs correspondantes, de les pondérer au moyen du calculateur en ce qui concerne leur influence sur la longévité-de la turbine, et d'envoyer ces grandeurs pondérées à un appareil enregistreur, raccordé au calculateur. Les indications de cet enregistreur fournissent alors des informations sures au personnel d'entretien au sol, en ce qui concerne la longévité réelle de la turbine ainsi que le temps de vol quelle peut encore assurer. Pour des raisons de sécurité, il est rationnel d'assurer une redondance suffisante. Par conséquent, la ligne centrale de trans mission, le convertisseur analogique-numérique et d'autres éléments ou groupes d'éléments centraux, importants, peuvent tre multipliés par deux ou même davantage. D'autres particularités, avantages et possibilités offertes par l'invention apparaitront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins schématiques annexés, montrant, à titre d'exemple non limitatif, plusieurs modes de réalisation possibles de l'objet de l'invention. La fig. 1 est un schéma montrant le principe du montage dtun appareillage de contrôle suivant l'invention. La fig. 2 est un schéma de l'appareillage que montre la fig.1 après agrandissement. La fig. 3 estun schéma montrant les structures de l'appareillage selon l'invention, comportant des circuits de secours. On n'a représenté sur la fig. 1, afin de la rendre plus claire, qu'un seul capteur de mesure 1. il va de soi qu'en pratique il y en a plusieurs. C'est ainsi que pour le contrôle ou la surveillance des moteurs, on détermine deux types de grandeurs de mesure. Les unes sont des grandeurs du premier ordre, qui décrivent des modifications se produisant sur des organes particulièrement menarEs, et permettent d'en déduire le temps de fonctionnement encore admissible de la turbine. Les autres grandeurs sont des grandeurs du second ordre, qui donnent des informations permettant un réglage optimal tout en tenant compte des conditions de vol.Pont partie des grandeurs de mesure du premier ordre, les vibrations de l'arbre de la turbine ou des turbines, la pression de l'étage critique du compresseur, la température des chambres de combustion, la température des turbines, les contraintes de flexion des aubes du compresseur, la fente radia- le existant dans le carter du compresseur, le débit et la pression du carburant. Les grandeurs de mesure du second ordre sont le régime des compresseurs, la température d'admission de de l'air, la tempéra- ture à la sortie des brûleurs, la température du carburant, la pous- sée, le couple et l'angle de la position des tuyères. Le capteur de mesure 1 comprend, outre l'organe de mesure proprement dit, un convertisseur de valeur de mesure qui transforme le signal de sortie du capteur en un signal de sortie électrique, pour autant que l'organe de mesure ne fournisse pas directement un signal électrique de sortie. Les capteurs de mesure destinés au re- lavement des grandeurs de mesure mentionnées sont connus. En aval de chaque capteur de mesure est monté un organe de nor mqlisation 2, qui ramène la grandeur de mesure à un signal standard. Les organes de normalisation ou de standardisation peuvent hêtre des atténuateurs ou des amplificateurs. Au moyen d'un émetteur multiplex 3, les grandeurs de mesure normalisées sont échantillonnées cycliquement et envoyées à un convertisseur analogique-numérique 4. L'émetteur multiplex 3 est, de même que le récepteur multiplex 5, constitué en principe par un commutateur rotatif dans lequel les contacts mécaniques sont remplacés par des composants à l'état solide. La commande de l'émetteur multiplex 3 et du récepteur multiplex 5 est assurée par un générateur 6 dtimpulsions de rythme .A la sortie du convertisseur analogique-numérique 4, les grandeurs de mesure apparaissent les unes après les autres sous forme de groupes d'impulsions, dont le code dépend du montage ou du type du convertisseur. Les valeurs de mesure apparaissant éventuellement déjà sous forme numérique sont également prises en charge par l'émetteur multi plex et en aval du convertisseur analogique-numérique 4, elles sont insérées dans les groupes d'impulsions, par l'ietermédiaire d'un circuit d'adaptation 7. Ces impulsions sont envoyées au récepteur multiplex 5, ionctionnant en synchronisme avec l'émetteur multiplex 3, qui les répartit sur les appareils indicateurs à ltétat solide, (8) correspondants du type quasi-analogique et (ou) numérique, cinq de ces appareils 8 étant illustrés sur la fig. 1. Les appareils indicateurs 8 contiennent des mémoires qui retiennent les valeurs de mesure entre deux échantillonnages successifs.Le temps d'dchan- tillonnage doit entre adapté à la vitesse de codage du convertisseur analogique-numérique 4, et la fréquence d'échantillonnage à la réquence des signaux à transmettre. La fréquence d'échantillonnage doit être au moins le double de la fréquence maximale des signaux à transmettre. Lorsqu'on dispose le groupe des appareils tels que 11 émetteur multiplex 5, le convertisseur analogique-numérique 4, le gdnd- @ateur d'impulsions de rythme 6, et le circuit d'adaptation 7, à proximité des points de mesure, par exemple de la ou des turbines, et lor@qu'on dispose le récepteur multiples 5 à proximité des appareils indicateurs 8, il est possible de transmettre toutes les valeurs de mesure par l'intermédiaire d'une seule ligne de trans mission 9, par exemple par un cible coaxial.En outre, il ne suf- fit plus que dune ligne de synchronisation 10, qui relie le géné- valeur d0impulsions de rythme 6 au récepteur multiplex 5 en vue X transmettre les impulsions de synchronisation. En principe, le convertisseur analogique-numérique peut être constitué par un convertisseur connu, fonctionnant par exemple selon le principe des dents de scie, et produisant, par l'intermédiaire d'une comparaison de tonsiont une série d'impulsions, dont le nom va d'impulsions est proportionnel à la tension de mesure, ou encore @e par un convertisseur analogique-numérique formé par des compen @ateurs à échelons, dans lesquels le signal codé de sortie est ob te à la fin d'une opération d1 équilibrage, par consultation de la position d'un commutateur.En échelonnant de façon convenable les @ésistances de compensation, il est possible dans le dernier cas, de produire tout code désiré. On a représenté sur la fig. 2 un système de contrôle comportant entre l'émetteur multiplex 3 et le récepteur multiplex 5, un calculateur numérique 14. Le schéma de la fig. 2 montre le trajet suivi par les informations entre les sources de données, notamment les capteurs de mesure 1 et les appareils d'entrée manuels 15, d'une part, et les appareils utilisateurs de données, constitués par les appareils indicateurs 8, le panneau d'alarme 16 et l'appa reil enregistreur 17, d'autre part.Parmi les entrées manuelles il faut comprendre, outre l'entrée nécessaire pour la programmation du système, des valeurs fixes et des valeurs limites ainsi que de la liste d'instructions, par l'intermédiaire d'un clavier, de cartes perfores, etc... également l'indication d'une valeur de consigne > par exemple par le réglage de la manette des gaz par le pilote. Les signaux émis par les capteurs de mesure 1 sont préparés dans les organes de normalisation 2. On supposera de nouveau qu'il est prévu aussi bien des capteurs de mesure à sortie numérique que des capteurs à sortie analogique. Chacun des signaux, selon sa nature, est transmis par un canal numérique ou par un canal analogique de-l'émetteur multiplex 3. Les signaux numériques parviennent di rectement au calculateur numérique 14, tandis que les signaux analogiques passent par le convertisseur analogique-numérique 4, qui les transmet sous forme numérique au calculateur 14. Au moyen d'une commande à programme 18, l'émetteur multiplex 3 et le récepteur multiplex 5 sont commutés en synchronisme, les valeurs fixes et les valeurs limites correspondantes sont -rélevéos dans une mémoire 19, le programme de calcul est choisi et les résultats du calcul sont répartis sur les appareils indicateurs 8, le panneau d'alarme 16 et l'appareil enregistreur 17. Le panneau d'alarme 16 attire l'attention du pilote sur les dépassements des tolérances. Dans l'appareil enregistreur 17 sont retenues les valeurs de mesure du premier ordre pondérées. Le calculateur numérique 14 est en mOrne temps utilisé comme organe des circuits de réglage. Les ordres de réglage déterminés par le calculateur sont transmis aux organes de réglage 20. On a représenté schématiquement sur la fig. 3 un schéma de structure du système selon l'invention, en Maison avec des circuits de secours, et utilisant des calculateurs 24 associés aux divers moteurs ainsi qu'un calculateur numérique central 25. Les lignes en traits interrompus montrent des exemples de circuits de secours en cas de défaillance d'un calculateur 24, associé à un moteur, et les lignes en traits mixtes indiquent un circuit de secours prévu en cas de défaillance du convertisseur analogique-numérique 4. En utilisant différents calculateurs 24, associés respectivement aux moteurs, on a la garantie que chaque moteur est par luimême en état de fonctionner. Afin que, en cas de défaillance dXun calculateur associé à un moteur, les appareils assurant le réglage de la turbine et l'indication puissent continuer de fonctionner dans me mesure suffisante, les circuits importants de réglage et d'indication sont décentralisés.A cet effet, il est prévu un convertisseur analogique-numérique de secours 26, et des régulateurs numériques 27, qui conservent, par exemple, soit la dernière valeur de consigne réglée, soit une valeur de consigne médiane, indépendamment de la commande produite par le calculateur, L'agencement peut également entre étudié de telle sorte que le calculateur cen tral 25 assure au moins une partie du rôle du calculateur, associé à un moteur, qui est tombé en panne. Comme représenté sur la fig. 3, auconvertisseur analogiquenumérique 4 est associé un convertisseur de réserve 26, qui est monté en parallèle sur lui, et qui entre en action en cas de dd- faillance du convertisseur 4. les détails de réalisation peuvent entre modifiés, sans stécar- ter de l'invention, dans le domaine des équivalences tehniquese REVENDICATIONS 1.- Appareillage de contrôle en vol pour avions, comportant plusieurs capteurs de mesure, qui transforment les grandeurs de mesure en signaux électrique de sortie actionnant des appareils indicateurs correspondants, caractérisé en ce qu'en aval des capteurs de mesure (1) sont montés des organes de normalisation (2) auxquels est raccordé un émetteur multiplex (3), qui échantillonne cycliquement les valeurs de mesure, normalisées à signaux standard et qui les envoie à un convertisseur analogique-numérique (4), la sortie de ce convertisseur étant raccordée par une ligne de transmission (9) à un récepteur multiplex (5), qui répartit les valeurs de mesure sur des appareils indicateurs à l'état solide, du type quaei-analogique (8). 2.- Appareillage de contrôle suivant la revendication 1, caractérisé en ce quten plus des appareils indicateurs à l'état solide, du type quasi-analogique sont également prévus des appareils indicateurs à l'état solide, du type numérique. 3.- Appareillage de contrôle suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'émetteur multiplex (3) enregistre également des valeurs de mesure supplémentaires, produites sous forme numérique, et les insère, en aval du convertisseur analogique-numérique (4), dans la série de signaux de sortie de ce convcrtisseur, par l'intermédiaire d'un circuit adaptateur (7). 4.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que l'émetteur multiplex (3) et le convertisseur analogique-numérique (4) sont montés à proximité des points de mesure, le récepteur multiplex (5) étant monté à proximité des appareils indicateurs (8). 5.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que l'émetteur multiplex (3) et le récepteur multiplex (5) sont constitués par des appareils multiplex à répartition dans le temps0 6.- Appareillage de contrôle suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'aux appareils indicateurs (8) sont associés des mémoires qui retiennent les valeurs de mesure entre les échantil- lonnage successifs. 7.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce que les appareils indicateurs du type quasi-analogique (8) comportent chacun plusieurs cellules lumineuses, à l'état solide qui peuvent être excitées électriquew ment, et qui sont disposées en une série formant une sorte de ruban, ces cellules lumineuses pouvant être excitées par des composants à conducteurs qui peuvent Stre actionnés sélective ment selon les va leurs de mesure transmises. 8.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7, caractérisé en ce qu'au moins un calculateur numérique (14,24,25) est monté entre l'émetteur multiplex (3) et le récepteur multiplex (5). 9;- Appareillage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le calculateur (14,24,25) groupe des combinaisons prédé terminées de valeurs de mesure pour en faire des grandeurs de rem- placement. 10.- Appareillage de contrôle suivant la revendication 8 ou 9 caractérisé en ce qu'au calculateur (14,24,25) est raccord8 un dis positif d'alarme (16) qui entre en action lorsque des valeurs de mesure prédéterminées og des combinaisons de valeurs de mesure prédéterminées dépassent une tolérance prédéterminée. 11.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendica- tions 8, 9 et 10, caractérisé en ce que le calculateur (14,24,25) ne fait apparaître des valeurs de mesure prédéterminées que lorsque les valeurs limites critiques, prédéterminées, sont atteintes. 12.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendicationa 8, 9, 10 et 11, destiné à contrôler simultanément le fonctionnement de plusieurs moteurs, caractérisé en ce qu'à chaque moteur est asso cié un calculateur (24), qui lui est propre. 13.- Appareillage de contrôle suivant la revendication 12, ca- ractérisé par un calculateur numérique central (25), qui groupe des grandeurs de sortie prédéterminées des différents calculateurs (24) associés aux moteurs, pour en faire des grandeurs de remplacement. 14.- Appareillage de contrôle suivant l'une des revendications 8, 9, 10, 11, 12 et 13 caractérisé en ce qu'au calculateur (14,24, 25) est associé un appareil enregistreur (17), qui enregistre des grandeurs de sortie prédéterminées du calculateur.