La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un cadran d'horlogerie obtena par moulage, et un cadran obtenu par la mise en oeuvre de ce procédé. La fabrication de tels cadra@s d'horlogerie nécessite la séparatison, de l'ébauche sortant du moule, des parties de cette ébauche ne devant pas figurer sur le produit fini Cette séparation s'effectue généralement par découpage à l'étampe ru par usinage à l'aide d'outils coupants et a pour inconvénient de risquer de détériorer le revêtement de la face antérieure du cadran, généralement formé d'un ou plusieurs dépots métalliques recouverts d'une pel]icule de vernis protecteur, produisant ainsi des amorces d'écaillement de ce reve tement, générateur d'infiltrations donnant naissance à la corrosion. On a songé à procéder à la séparation des parties de l'ébauche qui ne doivent pas figurer sur le produit fini avant de terminer la face antérieure du cadran . Toutofois, cc-t-- solution suscite d'autres difficultés En effet, si l'usinage s'effectue avant la métallisation de la face antérieure du cadran. cette face se souille inévitablement lors de l'usinage, de sorte que la métallisation adhère mal ou qu'une opération de néttoyage, laquelle renchérit la fabrication, est alors nécessaire. En outre, il est regrettable d'avoir à supprimer ces parties de l'ébauche qui sont encore utiles à la fabrication, par exemple pour tenir les pie ces lors de la métallisatlon. Si l'usinage se fait après la métallisation, mais avant le zaponnage, c'est-à-dire le revêtement de la couche métallisée par une couche de vermis protecteur, la couche métallisée, généralement de l'argent, très vulnérable, se détériore du fait qu'elle demeure trop longtemps non protégée, en particulier sous lift des agent atmosphériques. L'usinage lui-même provoque systématiquement des risques de détério- ration mécanique des couches de métal non protégées. Le but de la présente invention est de fournir un moyen permettant de terminer la face antérieure du cadran avant d'en séparer les parties qui ne doivent pas se trouver sur le produit fini, tout en évitant que l'opération de séparation n'affaiblisse la résistance de la face terminée ou ne la détériore. Le procédé suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'on réalise l'ébauche sortant du moulage de façon telle que ses parties qui nécessitent d'être séparées d produit fini se trouvent en retrait de sa surface destinée à former la face antérieure du cadran, de mamière que la séparation desdites parties puisse s'effectuer par un usinage, à l'aide d'un outil cou hant, ne mordant pas dans ladite face antérieure ce quil permet de traiter cette dernière avant d'effectuer ledit usinage sans toutefois que ce dernier risque de détériorer la surface traitée Le dessin représente, a titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La figure est une coupe axiale d'un cadran en cours de fabrication. Le cadran représenté, en matière plastique, est obtenu par moulage. Son ébauche 1, telle qu eile sort du moule, présente en son centre une partie la faisant saillie sur sa face posté rieure, appelée carotte d'injection. Cette carotte 1. est due procédé meme de moulage par injec-tion et doit être séparee du ca- dran terminé. De même, l'ébauche 1 présente, à sa périphérie, une partie annulaire 1b, dite couronne d'extraction, utilisee pour @aciliter son extraction hors du moule, et qui présente en outre des moyens de repérage, non représentés, utilisables pour posi@ @ionner le cadran au cours de certaines des opérations ul@@@ie@- res de sa fabrication. Cette couronne 1b est également destiné@ à être séparée du produit fin@. La face antérieure 2 de la carotte la de même que la face antérieure 3 de la couronne 1b sont situées en retrait par rapport à 7 la face antérieure 4 de la partie principale de l'ébau- che, destinée à devenir la plaque du cadran. Le but de cette dis position, obtenue par une forme adéquate du moule est de permet- tre de séparer les parties 1a et 1b de l'ébauche @ par un usinage @ l'aide d'un outil coupant ne mordant pas sur la dace anterieure 4.Ainsi, la séparation de la carotte la s'obtiendra-t-elle par un fraisage s'effectuant selon la ligne 5 de la figure, alors qu- la séparation de la couronne 5'o s'obtiendra par un tournage s'ef- fectuant selon la ligne 6, ou encore par un découpage à l'étampe s'effectuant selon la ligne 7. Grâce au fait que les lignes de séparation ne mordent pas sur la face antérieure 4 du cadran, il est possible de ter miner cette face, en particulier par une métallisation sous vide d'une couche d'argent, suivie de l'apposition d'une couche transparente de protection, zapon ou autre, avant de procéder à la séparation des parties qui doivent être éliminées du produit fini. L'usinage ne détériore pas la couche de revêtement de la face an térieure du cadran et ne produit pas, comme c'est le cas avec les procédés usuels, d'amorce de rupture ou d'écaillement de la couche de revêtement, provoquant des infiltrations donnant naissance à de la corrosion. De plus, lors de la métallisation sous vide, les faces "latérales" du cadran, désignées par 8 et 9 au dessin, reçoivent une couche métallisée moins épaisse que la face antérieure 4, en raison de la position de ces faces latérales par rapport à la direction de la trajectoire des atomes métalliques évaporés, laquelle trajectoire est rectiligne à partir de sa source. Cette diminution d'épaisseur sur les faces latérales 8 et 9 est avantageuse en ce sens que la corrosion se propage d'autant moins rapidement dans un revêtement que celui-ci est moins dense. Des lors, même si l'usinage destiné à séparer les parties la et lb de l'é- bauche 1 devait produire des détériorations de la couche métallisée sur les faces latérales 8 et 9, ces détériorations ne seraient pas l'amorce d'effets de corrosion. I1 est à remarquer que, dans ce dernier cas, si la ligne 7 se trouve à une certaine distance de la face latérale 8 de la périphérie du cadran, le but visé est encore atteint. En effet, le décrochement produit par la face latérale 8 a pour effet d'interrompre la continuité entre la face antérieure du cadran et l'emplacement où s'effectue le découpage. Cette simple interruption de continuité empêche que les effets mécaniques de la séparation de la partie périphérique de l'ébauche atteignent la partie visible du cadran, la partie périphérique, située en retrait, qui demeure devant être cachée par le rehaut de la boî- te de la montre. Cette interruption empêche également que la corrosion qui pourrait se produire dans la zone adjacente au décou- page ne s'étende dans la face du cadran, et ceci pour les raisons indiquées ci-dessus. I1 est à remarquer que le présent procédé est indépendant de la manière dont la face antérieure du cadran est terminée Cette terminaison peut, par exemple, se faire par apposition d'argent ou d'autres matières, métalliques ou non métalliques, avec ou sans couche finale de protection, cette apposition de ma tière pouvant, de son côté, être réalisée par évaporation sous vide, par déplacement chimique ou encore par galvanoplastie, par exemple. R E V E N D 1 C A T 1 O N S 1/ Procédé de fabrication d'un cadran d'horlogerie en matière moulée, caractérisé par le fait qu'on réalise l'ébauche sortant du i;uoulage de façon telle que ses parties qi nécessitent d'outre séparées du produit fini se trouvent en retrait de sa surface destinée à former la face antérieure du cadran, de manière que la séparation desdites parties puisse s'effectuer par un usinage, à l'aide d'un outil coupant, ne mordant pas dans ladite face antérieure, ce qui permet de traiter cette dernière avant d'effectuer ledit usinage sans toutefois que ce dernier risque de détériorer la surface traitée. 2/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la séparation des parties de l'ébauche ne devant pas figurer sur le cadran terìniné s'effectue alors que la surface du cadran est terminée. 3/ Procédé suivant les revendications l et 2, caractérisé par le fait que la surface du cadran est revêtue d'une couche métallique. 4/ Procédé suivant les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que ladite couche est une couche d'argent. 5/ Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la couche terminale de la surface du cadran est constituée par un film de vernis de protection. 6/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait quton réalise une ébauche du cadran présentant une zone périphérique de travail, destinée à être séparée du cadran terminé, située en retrait par rapport à la face antérieure du cadran. 7/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on réalise une ébauche du cadran par injection, la carotte d'injection, située au centre du cadran, ayant sa face terminale située en retrait par rapport à la face antérieure du ca drar,. o/ Procédé suivait la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on produit une métallisation sous vide de la face an térieure du cadran avant de procéder à la séparation des parties de l'ébauche qui doivent en être séparées. 9/ Cadran obtenu par la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1.