La présente invention concerne un procédé de réalisation d'un joint de dilatation pour ouvrages d'art, notamment pour revetement de sol, ce joint étant plus particulièrement destiné au raccordement de deux portions de revetement routier. Cette invention se propoee d'apporter une solution aux problèmes qui découlent, dans les solutions connues, des difficultés de faire travailler, sur les chantiers de travaux publics, des corps de métier différents tels que par exemple maçons du gros oeuvre et poseurs de joints de dilatation. Par ailleurs l'invention apporte un procédé permettant d'effectuer des réparations sans avoir à creuser les poutres des ouvrages d'art. Le procédé, objet de la présente invention, se caractérise notamment en ce que : on lais se2 lors du coulage du béton à la partie supérieure des deux éléments à raccorder2 un embrèvement, réalisé sans aucune précision de travail; on perfore, avant la mise en place du joint2 dans les embrèvelnents, un certain nombre de trous, en utilisant un gabarit; on met en place dans les dits trous des chevilles d'ancrage et on les bloque dans leur trou respectif; on coule un béton de résine jusqu'à affleurement des chevilles et on procède à la pose, sur le béton de résine sec, du joint complet avec son système élastique. L'invention vise également un joint pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. Ce joint comporte le joint proprement dit en forme de lyre et un système élastique supporté par un caisson mais indépendant de celui-ci, ce système élastique étant constitué de trois plaques en forme : une plaque supérieure servant à la circulation; une plaque intermédiaire en un matériau élastique et une plaque inférieure maintenue à l'aide de vis serrées sur les chevilles d'ancrage. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés sur lesquels: la figure l représente en coupe les embrèvements réalisés dans les deux éléments à raccorder; la figure Z est une vue en plan du gabarit utilisé pour la mise en place des chevilles d'ancrage; les figures 3 et 4 sont respectivement des vues en élévation et coupe longitudinale dtune cheville d'ancrage selon l'invention; la Figure 5 est une vue en coupe montrant le joint de l'invention. En se référant à la figure 1 on y a représenté en 10 la partie portée d'un ouvrage d'art, supposé partie mobile de ce dernier, et en 12 la partie portante, supposée partie fixe de l'ouvrage. La référence 11 désigne l'intervalle destiné à permettre le jeu des dilatations. Selon le procédé de l'invention, on laisse au moment du coulage du béton, un embrèvement 14. Ce dernier étant exécuté sans aucune précision de travail peut être facilement réalisé par les maçons du gros oeuvre. La seconde étape du procédé consiste (figure 2) à perforer, pour la mise en place du joint, un certain nombre de trous servant à la fixation de ce joint. A cet effet on utilise un gabarit 16 que l'on positionne dans l'embrèvement 14. Les trous étant exécutés, on y ajuste les éléments d'ancrage du joint. Ces éléments d'ancrage sont constitués par des chevilles représentées en détail aux figures 3 et 4. Ces chevilles comportent un alésage fileté 19 et une extrémité inférieure expansible 17 grâce à la présence des fentes 21. Les chevilles 18 sont mises en place dans les trous réalisés à l'aide du gabarit 16 et elles sont mises de niveau par rapport à ce dernier. Après mise en place on les bloque dans leurs trous respectifs à l'aide de vis coniques sans tete 36 dont le vissage expanse les extrémités 17. Cette opération est répétée sur toute la largeur de la chaussée (figure 5). L'opération suivante consiste à couler un béton de résine 20 venant noyer les chevilles d'ancrage 18. Cette opération est réalisée en laissant affleurer la partie supérieure de ces chevilles. Une fois sec ce béton de résine, on procède à la pose du joint complet constitué par le joint proprement dit 22 en Neoprène ou caoutchouc en forme de lyre et par son système élastique 26-28 et 30 supporté par un caisson 24. Selon l'invention ce système élastique est indépendant du caisson 24. Ce système élastique comprend une plaque supérieure 26 servant à la circulation; une plaque intermédiaire 28, en un matériau élastique tel que par exemple caoutchouc, Néoprène, vulcanisé ou collé, et une plaque inférieure 30 qui a pour rôle de maintenir l'ensemble. A cet effet on utilise des vis six pans creuses 32 venant se serrer sur les chevilles d'ancrage. Un remplissage en matière plastique est prévu pour noyer les têtes des vis 32. Les plaques de circulation 26 sont maintenues à l'aide des vis 34. Cette disposition permet en cas de réparation du joint, un remplacement-des plaques interchangeables 26 par simple dévissage. Par ailleurs grâce à ce montage particulier du système élastique on évite tout arrachement des plaques de circulation, ce qui apporte une grande sécurité. La description faite ci-dessus s'applique au cas de la réalisation d'un ouvrage neuf. Dans le cas de la réparation d'un ouvrage d'art existant, il n est pas nécessaire, comme dans les solutions antérieures, de casser la tête des poutres en béton armé ni de faire une profonde saignée pour mettre en place des boulons de scellement. En effet, il suffit simplement de mettre en place les chevilles d'ancrage pour maintenir le joint. n est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit et représenté mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1) Procédé de réalisation d'un joint de dilatation pour ouvrages d'art, notamment pour revêtement routier, caractérisé en ce que: on laisse, lors du coulage du béton, à la partie supérieure des deux éléments à raccorder, un embrèvement, réalisé sans aucune précision de travail; on perfore dans les embrèvements, avant la mise en place du joint, un certain nombre de trous, en utilisant un gabarit; on met en place dans lesdits trous, des chevilles d'ancrage et on les bloque dans leurs trous respectifs; on coule un béton de résine jusqu'à affleurement des chevilles et on procède à la pose, sur le béton de résine sec, du joint complet avec son système élastique. 2) Joint pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte le joint proprement dit (22) en forme de lyre et un système élastique supporté par un caisson (24) mais indépendant de celuici, ce système élastique étant constitué de trois plaques en forme : une plaque supérieure (26) servant à la circulation; une plaque intermédiaire (28) en un matériau élastique, et une plaque inférieure (30) maintenue à l'aide de vis (32) serrées sur les chevilles d'ancrage (18). 3) Joint selon la revendication 2, caractérisé en ce que les chevilles d'ancrage (18) sont bloquées dans leurs trous respectifs à l'aide de vis (36) venant expanser la partie inférieure des chevilles. 4) Joint selon la revendication 2, caractérisé en ce que les plaques supérieures sont interchangeables et sont maintenues à l'aide de vis (34).