La présente invention est ralative à une chaussure de ski, qui soit Q la fois plus efficace pour la pratique du ski et mieux adapte à la marche à pied que les chaussures utilisées actuellement. Lelles-ci sont constituées par des coques en matière plastique injecte rigide, garnies à l'intérieur par de la mousse, par exemple de polyuréthane, évitant que la coque rigide ne soit trop inconfortable pour le pied dcnt la forme varie évidemment suivant la morphologie du skieur.Ce type de chaussure permet, tout en assurant une bonne étanchéité, une liaison ski-skieur meilleure que celle des chaussures existant avant la mutation vers la coque plastique, mais présentant néanmoins du jeu provenant du garnissage souple intérieur qui doit Btre assez épais pour que la coque, lorsqu'elle est serrée, soit supportable, il permet aussi un certain maintien de la cheville avec toutefois du Xjeu dO à la présence du garnissage souple intérieur épais et une mauvaise sensibilité pour la prise de carres0 De telles chaussures sont en autre totalement inadaptées pour la marche a pied, meme lorsque les crochets sont ouverts; la marche sur la neige avec des skis sur l''épaule est rendue pénible, voire dangereuse, par le conception des chaussures et, bien que la fonction marche å pied ne soit que secondaire, c'est là une sane importante. De plus ces chaussures sont complètement impropres au ski de randonnée, alors qu'il existe dès maintenant des fixations de ski pouvant s'adapter aussi bien à la montre qu'à la descente. Les différents points décrits dans le prisent brevet conduisent à la conception d'une chaussure degski dont les avantages par rapport à ce qui existe actuellement seraient essentiellement: 1) Une meilleure liaison ski-skieur, à la fois plus ferme, c'est à dire avec moins de jeu, et plus sensible, c'est à dire permettant un meilleur contrôle des prises de carres, ce qui est important aussi bien pour le skieur amateur lors des virages que pour le skieur de compétition en descente, et évidemment aussi en slalom. 2) Une bonne souplesse et de la facilité pour la marche, avec en corollaire l'adaptation pour la montées et donc la randonnée, ce qui est un avantage complémentaire de cette chaussure, conçue essentiellement pour le ski de descente. 3) Un poids plus faible ce qui rend la marche encore plus confortable; un encombrement moindre et donc une meilleure pénétration dans l'air, ce qui peut accessoirement être très intéressant pour le skieur de compE- tition. Cette chaussure, utilisant également les techniques d'injection ou de moulage du plastique ou du caoutchouc, devrait titre, comme les chaussures actuelles, d'un prix de revient intéressant. La cqnception générale de cette chaussure est la suivante: Celle-ci, lOgèrement montante, souple, avec fermeture permettant une liaison très serrée sur le pied, comporte dans sa semelle un insert métallique longitudinal profile pour résister à la flexion, mais articulé au droit des doigts de pied, cette articulation pouvant éventuellexent Btre bloquée par un dispositif déclenché au moment od l'on chausse les skis; cet insert métallique est solidaire d'une plaquette transversale, également métallique, prenant appui sur le ski et munie de deux oreilles latérales verticales sur lesquelles vient s'articuler une gaine rigide en forme de cylindre oval qui peut s'ouvrir pour la marche et qui en position ski enveloppe la Jambe å partir de la mallSole sur une hauteur de 12 à 20 ci. La liaison sans jeu ou flottement dans le sens vertical est doublement assurée: les butées avant et arrière des fixations rendent l'insert lon- gitudinal solidaire du ski; la chaussure souple et serrée est liée à la semelle, elle-même solidaire du ski grâce å l'insert; la gaine, comparable à une suetre, est liée sans aucun jeu à l'insert grace aux deux oreilles; elle est serre sur la cheville et l'largissement du pied, en particulier au niveau de la malléole, assure un bon blocage. La bonne transmission des efforts d'allagemlent du skieur au ski est ainsi assurfie la fois par la chaussure souple et la gaine rigide.En outre l'articulation contra- lée de la gaine sur les oreilles métalliques permet une bonne sensibilitE pour les prises de carres. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront a la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non: limitatif, et en regard des dessins annexés, sur lesquels: La fig. 1 représente une vue en perspective de la chaussure avec ses corps "soulier" et "guêtre". La fig. 2 représente également en perspective l'insert métallique dispose dans la semelle solidaire du corps "soulier" de la chaussure0 Les fig. 3 et 3 bis représentent vu de profil et vu de plan l'articulation prévue sur l'insert pour permettre sa flexion0 La fig. 4 représents vu de profil une variante de cette articulation assurant son blocage. La fig. 5 représente cette même variante en position de blocage. Les fig. 6 et 6 bis reprsentent vu de profil une seconde variante de cette articulation dans sa position libre et sa position bloquée. La fig. 7 montre, dans une position inclinée latéralesents une vue de la chaussure par sa face arriéré sur laquelle est représenté le dispositif de flexion latérale de la "guêtre" par rapport au "soulier". La fig. 8 représente en coupe la réalisation de la partie inférieure de la "guette" en vue d'améliorer sa flexion latérale. La figure (1) représente la chaussure avec ses deux parties: la partie (1) constituant le "soulier" proprement dit est souple avec possibilité de fermeture par deux crochets (3), placés de préférence à l'arrière ce qui permet un bon serrage sur le talon, ce serrage est de plus facilité par le fait que la chaussure est parfaitement souple; la partie (2), constituant la "gaine" ou "gudtre", est eh plastique semi-rigide et enveloppe la jambe à partir de la malléole, ou plus exactement à partir de l'endroit où la longueur du périmètre de la jambe est la plus faible et a il commence à s'élargir rapidement ens allant vers le pied; cette partie comporte un rembourrage élastique, mousse de caoutchouc ou de polyuréthanne, qui peut Qtre peu épais et léger puisque seule la jambe de forme géométrique simple est tenue par cette "gaine" et que le serrage est assure par les deux crochets (4). Un bourrelet souple (5) au-dessus de la partie (1) est prévu pour un meilleur confort et pour l'étanchéité au niveau de la Jonction entre les parties (II et (2). Les deux oreilles latérales (6), nervurées pour une meilleure rigidité, solidaire de l'insert (8) noyé dans la semelle, portent -l'articulation (7) sur laquelle est fixée la gaine (2).Lorsqu'elle est fermée sur la jambe, la gaine (2) se trouve solidaire de la Jambe du skieur et ne peut pas descendre du fait de l'élargisssment du pied au niveau de la malléole; cette gaine (2) est par ailleurs solidaire par les oreilles (6) de l'insert métallique (8) représenté par la fig 2. Cet insert (8) est constitué par un-profil fermé, carré ou de préfé- rence rectangulaire, réalisé soit en acier à haute résistance, non oxy dable, soit en une matière plastique dur ou en aluminium, qui est noyé dans la semelle, elle-mdne en caoutchouc, néoprène ou ratière plastique assez souple. il est rendu solidaire-du ski par les butées avant et arrière des fixations. I1 comporte essentielleient une articulation (9), -situe à l'avant, au droit de l'articulation du pied. Cette articulation (9) se trouve bloquée lorsque le soulier est fixé sur le ski puisque les faces (9') et (9") au droit de l'articulation portent l'une sur l'autre; elle se trouve libre pour permettre à la partie arrière de se lever dans le sens de la flèche F lorsque la chaussure n'est plus fixée au ski. Le skieur, s'il détache les crochets (4), peut alors marcher librement comice s'il portait des chaussures normales.Les dimensions et les caractéris- tiques de l'insert pour qu'il résiste aux efforts transmis par le skieur pourraient entre à titre indicatif: acier laminé à froid de haute résistance, non oxydable, épaisseur 1 ex constituant un profilé rectangulaire d'une hauteur de lo mi et d'une largeur de 25 mm; l'étrier transversal avec les oreilles (6) soudé sur la partie inférieure du profilé longitudinal, nervuré et renforcé pour une meilleure rigidité serait fait avec la mise épaisseur 1 mm et largeur 40 à 50 mm-. Deux parties en plastique semi-souple (10) obstruent le léger vide existant entre les oreilles (6) et le "soulier" (1); elles assurent notamment un meilleur aérodynamisse de la chaussure et évitent que le skieur n'accroche l'une des chaussures avec l'autre. Le détail de l'articulation (9) est représenté sur les fig. 3 et 3bis. Il s'agit pratiqusient d'une charnière autour de l'axe (11). En. variante, et pour une meilleure rigidité de la semelle en position skieur, un dispositif peut Entre prévue à I'intérieur de l'insert (8)pour assurer un blocage complet de celui-ci. Ce dispositif, nécessitant que l'extrE- mit arrière du profilé (8) soit maintenue ouverte, est représente sur les fig. 4 et -5.Dans la partie avant du profil≈est fixée la plaquette (12); dans la partie arrière coulisse la plaquette (t3) qui peut être poussée à l'arrière de la chaussure par un coin coulissant (14) débor- dat de l'insert et de la chaussure dans. leur partie arrière et auquel elle est reliée par la tige (14'). Cette poussée peut ètre soit lanu- elle, soit se déclencher lors de la mise en place de la butée de fixation du ski, par pression d'un bossage incliné prévu à cet effet sur la butés. Les deux plaquettes sont alors hloquées comme le montre la fig. 5, le ressort (15) se trouvant comprimé.Lorsque la pousse en (14) est relâchée, le ressort (15) repousse la plaquette (13) coulissante à la position de la fig. 4 et l'articulation peut fonctionner. Les fi. 6 et s bis montrent, en une autre variante, un dispositif d'articulation et de blocage reposant sur le même principe: un flasque (16) est soudé à sa partie avant sur la face latérale de la portion antérieure du prof constituant l'insert (8); la partie arrière de ce flasque est libre dans la face latérale de la portion arrière du profil8, mais peut pivoter autour de l'axe d'articulation (11). Ce flasque se termine, vers l'arrière, par un doigt (162), au-dessous duquel coulisse la tige (14') commande par le coin (14).Quand ce coin est repousse vers l'avant manuellement ou par la butée de la fixation du ski, la tige (14') s'en. gage sous le doigt (16') assurant le verrouillage de l'articulation autour de l'axe (11). Un ressort (15) libre, quand la chaussure est détache du ski, la liaison entre la tige (14') et le doigt (16'), l'articulation autour de l'axe (11) devient possible comme le montre la fig. ó bis. La "gaine" (2) de la chaussure est constituée par une guète en plastique demi-rigide qui peut être serrée tres fortement par les crochets (4); la partie inférieure étant au niveau où la jambe s'èlargit, le serrage fait qu'elle ne peut descendre et que tout effort d'allègement est transmis au ski sans jeu par l'intermédiaire des oreilles (6) et de l'insert (8), lui-mee rendu solidaire du ski par les deux butées de fixation, non representese Un léger garnissage de mousse est à l'intErieur de cette guêtre et déborde en (17) pour qu'il n'y ait aucun vide entre les parties (1) et (2). Au niveau (183 le plastique ayant un section plus faible et n'étant pratiquement pas incurve peut se fléchir latéralement, c'est a dire vers l'extérieur ou l'intérieur du ski ce qui perme une prise de carres bien contrôlée; l'ampleur de cette flexion est lime d'ellsméme par la géométrie de l'ensemble, ce qui permet d'éviter une torsion accidentelle de la cheville.L'articulation (7) permet uns certaine flexion vers lavant, toute flexion vers l'arrière étant empêchee par une butée; un dispositif de serrage manoeuvré par une plaquette de service, que le skieur porte sur lui et qui est analogue å celles existantes pour règles la dureté des fixatIons, permet de rendre cette articulation autour de l'axe plus ou moins dure selon le genre de ski pratiqué.Ln variante, et pour une chaussure plus perfectionnée, genre haut de gamme, le dispositif de flexion latérale de la guette peut être amélioré de la façon suivante représentée par les fig. 7 et 8: la guêtre est constituée par deux demi-coquilles reliées entre elles à l'arrière par les deux lanières souples (19) qui permettent une inclinaison de l'une par rapport à l'autre sans qu'il y ait écartement. La fig. 8 montre qu'en plus de l'articulation (7) permettant la flexion vers lavant, un axe d'articulation (20), avec butée pour contôler l'ampleur de la flexion, permet une flexion latérale limitée, ce qui donne encore plus de sensibilité au contrôle de la prise de carres. Les dispositifs des fig. 7 et 8 ainsi que d'ailleurs ceux des variantes des fig. 4 et 6 constituent un parfectionnement par rapport a la conception de base, ce qui permet éventuellewent de mettre sur le marché différents modèles de chaussures correspondant à toute une gamme, nEVENDICATIONS 1) Chaussure de ski caractérisée en ce qu'elle est constituée de 2 corps indépendants constituant l'un le soulier (1) proprement dit dans la semelle duquel est noyé l'insert (8), l'autre la gaine ou "guêtre' (2) entourant la jambe et munie des moyens connus de serrage 4) de la chaussure sur la jambe, la gaine assurant un inaintien ferme de la jambe étant liée directement au ski par l'intereédiaire d'un étrier muni de 2 oreilles t6) et solidaire de l'insert (8); la gaine (2) s'articule autour du soulier t1) par l'intermédiaire de l'articu lation t7) portée par chacune des oreilles t6) et constituée par un simple axe (7) riveté, à une extrémité sur l'oreille (6) et, à l'autre, à l'intérieur de la gaine (2), une butée étant prévue sur l'axe (7) pour empêcher toute flexion vers L'arrière de la gaine par rapport au soulier, l'étanchéité entre la partie gaina et la partie soulier étant assurée par un rembourrage souple en matière plastique ou polyurgthane. 2) Chaussure de ski suivant la revendication 1) caractérisée en ce que la semelle comporte, noyé dans sa masse, un insert métallique longi tudinal constitué par un profilé en acier inoxydable, en plastique, ou en aluminium. 3) Chaussure de ski suivant les revendications 1) et 2) caractérisée en ce que l'insert métallique comporte au droit des doigts de pied une articulation constituée par une charnière permettant d'avoir une semelle rigide lors de l'usage du ski, et souple lors de la marche à pied. 4) Chaussure de ski suivant la revendication 3) caractérisée en ce que l'articulation est munie d'un système de blocage constitué par 2 plaquettes (12) et (13) dont l'une (12) est fixée a demeure a la par tie antérieure de l'insert et l'autre t13) est m-obile à l'intérieur de la partie postérieure et reliée par une tige (14') à un coin (14), débordant à la fois de l'insert et de la chaussure. xes deux pla quettes sont rendues solidaires lune de l'autre - verrouillant ainsi l'articulation de l'insert - par la poussée du coin sur la butée de fixation arrière du ski lors de la mise en place de la chaussure sur le ski, un ressort t15) repoussant la plaquette mobile (13) lorsque le coin (14) est libéré de la butée de fixation. 5) Lhaussure de ski suivant la revendication 3) caractériséeen ce que le système de blocage de l'articulation de l'insert peut être con stitué par un flasque (16) dont une extrémité est soudée sur la face latérale antérieure de l'insert (8) et dont l'autre extrémité pivote autour de liaxe kIl > placé sur la partie arriere de l insert et se termine par un doigt (16') sous lequel, lors de la mise sur ski de la chaussure, vient s'insérer la tige (14') reliée au coin (14), verrouillant ainsi les 2 parties de l insert, un ressort (15) libé rant le tout lorsque la chaussure est retirée du ski. 6J Chaussure de ski suivant l'une quelconque des revendications 1) à 5J caractérisée en ce que la gaine t2j peut être constituée par 2 demi-coquilles réunies entre elles à l'avant au moyen des crochets de serrage t4) et å l'arriere par 2 lanières souples t19) qui per mettent une inclinaison, d'un angle limité grâce a une butée, a gauche ou à droit de la gaine, pour faciliter au skieur le contrôle de la prise de carres, et sans qu'il y ait possibilité d'écartement entre les 2 coquilles constituant la gaine. 7j Chaussure de ski suivant l'une quelconque des revendications 1) à 6) caractérisée en ce que la partie inférieure (18) de la gaine (2) est traversée par un axe (20) situé au-dessus de l'axe t7) et per pendiculaire à celui-ci en vue de faciliter la flexion latérale de la gaine, une butée fixée sur cet arbre (20) limitant l'amplitude de cette flexion suivant un angle défini. un serrage commandé par vis permet de durcir plus ou moins ou ac8ms de bloquer le mouvement de flexion latérale de la guêtre (articulation 20) ou de flexion vers l'avant (articulation -7), ce réglage pouvant se faire par avance, par exemple à l'aide d'une plaquette métallique faisant office de tournevist en fonction de la technique du skieur et du genre de ski qu'il veut pratiquer.