La présente invention, due à la collaboration de MN. Daniel CHARTON et Xi chai RRFRRv, est relative à une machine à visser comportant un dispositif de mesure du couple appliqué. On connatt déaà une machine à visser comportant un dispositif de mesure de couple qui est interposé entre une broche rotative et une rallonge absorbant les reactions de serrage et telle qutun manchon fixé sur 1 extrémité de la rallonge porte un corps dans lequel est disposé un organe de transmission relié à l'une de ses extrémités à la broche rotative et dont l'autre extrémité présente un logement, dans lequel est susceptible d'être engagée la tête d'une vis dont la tige est partiellement vissée dans une éprouvette montée coulissante dans la partie inférieure du corps, ledit organe de transmission déformable dans sa partie médiane présentant deux portions d'extrémité non déformables susceptibles de se rapprocher ou de s'éloigner lune de l'autre lors de la déformation de la partie médiane sous l'action d'un couple et agissant par compression sur un organe sensible à la pression, relié par des moyens de transmission à un organe indicateur de couple.Cette machine fonctionne au moyen d'un moteur pneumatique à une seulè vitesse et l'organe sensible à la pression est constitué par un palpeur fixé, d'un c8té, sur 1 'une des portions d'extrémité non déformables de I t organe de transmission de mouvement et en butée, de l'autre côté, par un pointeau de commande contre une touche réglable fixée sur l'autre portion d'extrémité, ledit palpeur étant utilisé an combinaison avec un circuit d'air comprimé dont l'échappement et l'admission s'effectuent par un orifice calibré, la pression étant appliquée à un organe indicateur. Dans la recherche de couple précis, l'utilisation d'une machine mue par un moteur pneumatique présente l'inconvénient de fournir des vitesses de rotation trop élevées. Si l'on a besoin d'une seconde valeur de couple, on est contraint de l'introduire par des moyens artificiels tels qu'un vérin auxiliaire qui compliquent le dispositif. En outre, un système pneumatique ne permet de tourner que dans un sens et la précision que l'on peut obtenir sur le couple appliqué n'est que de + 10 . La pressente invention permet d'éviter ces inconvénients. Suivant l'invention, la machine à visser qui comporte un dispositif de mesure du couple appliqué est caractérisée en ce qu'elle utilise un moteur hydraulique à au moins deux vitesses sur le stator duquel est fixée, à une de ses extré- mités, une barre de flexion maintenue à son extrémité opposée entre des couteaux et caractérisée en ce que la barre de flexion supporte sur ses cotés les fils d'une jauge de contrainte insérée dans les circuits d'un conditionneur électronique de jauges de contrainte permettant de déterminer avec précision le couple appliqué ainsi que les signaux de commande qu'il convient d'appliquer au moteur hydraulique Suivant l'invention, la machine à visser qui est du type comprenant entre le moteur hydraulique d'entraînement et la douille terminale qui prend la tête de vis : une broche cannelée et une partie télescopique solidaire de la douille terminale capables d'être entraînées en translation par un masque intermédiaire est caractérisée par un détecteur de proximité disposé au voisinage de la course possible de la broche cannelée et qui, en liaison avec le conditionneur électronique, détermine la valeur du couple à appliquer et à mesurer en fonction des caractéristiques de l'appareil situé sur le banc de vissage. Suivant une autre caractéristique de invention, la partie mécanique de la machine à visser est montée sur des roulettes, si bien qu'elle peut tourner autour de son centre de symétrie au gré de l'opérateur et elle comporte un bras flexible latéral supportant les boîtiers de commande et facilitant la mise en position initiale de la machine à visser. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la machine à visser, qui est du type têtesmultiples comprend un grand nombre de douilles terminales fixées chacune à l'extrémité d'une partie télescopique, toutes les parties tles- copiques émergeant en parallèle d'un masque, si bien que l'on peut agir sÙmiita- nément sur un grand nombre de vis, un vérin pneumatique étant disposé dans un plan parallèle à celui du masque et raccordé à celui-ci par une tringlerie commandant les aller et retour du masque. L'invention concerne encore un procédé de vissage dans lequel les douilles terminsles étant supposées être initialement individuellement au contact de la tête de la vis qutil convient de fixer, la machine à visser effectue successivement les opérations suivantes a) elle détecte, au moyen du détecteur de proximité, la valeur du couple à appli quer et à mesurer, b) elle règle en conséquence la vitesse du moteur hydraulique et la plage de fonctionnement du conditionneur électronique, c) elle applique aux vis un couple de dévissage par rotation du moteur hydrau lique dans un sens, d) elle applique aux vis un couple de serrage par rotation du moteur hydraulique en sens inverse, e) l'opération terminée, le masque dégage complètement les douilles terminales et revient à la position de repos, f) dans cette situation, la machine à visser remonte sur un rail parallèle en sens inverse de celui sur lequel s'effectue l'écoulement des unités qu'il convient de visser, à la rencontre de l'unité à visser suivante à laquelle elle s'adapte et exécute ses opérations de vissage tandis que l'unité à visser continue sa progression. D'autres caractéristiques ressortiront de la description qui va suivre et qui ntest donnée qu'à titre d'exemple. À cet effet, on se reportera aux dessins joints dans lesquels - la figure 1 est une représentation en vue de dessus de la machine à visser suivant l'invention, - la figure 2 est une représentation partielle de la machine à visser en section suivant un plan de trace II-II à la figure 1, - la figure 3 illustre le système de raccordement entre vérin, et masque, - la figure 4 est une représentation partielle de la machine ea section suivant un plan de trace IV-IV à la figure 3, - la figure 5 représente une des quatre roulettes permettant à la machine à visser de se déplacer en roulant sur un rail circulaire, - la figure 6 est une représentation schématique d'une barre de torsion vue lata- ralement et montrant le capteur d'effort qui lui est intimement associé, - la figure 7 est une représentation schématique du conditionneur électronique associé au capteur d'effort d'une barre de torsion, - la figure 8 est une représentation schématique d'un premier mode de réalisation dlun circuit générateur des différentes tensions de référence nécessaires au fonctionnement du conditionneur électronique, - la figure 9 est une représentation schématique d'un second mode de réalisation d'un circuit générateur de tensions de référence. La figure 1 illustre un mode de réalisation comportant dix unités élémen- tatfies de vissage identiques entre elles et fixées en parallèle les unes à coté des autres sur un bati fixe 20, de façon à constituer un ensemble compact. Le nombre dix est donné uniquement à titre exemple et ne saurait constituer une limitation quelconque quant à la portée de l'invention. La figure 2 illustre la façon dont est réalisée chacune des unités élémentaires de vissage. Suivant cette figure, chaque unité de vissage comporte un moteur hydraulique 1 à deux pressions et à deux vitesses qui est fixé au båti fixe 20 tout en pouvant tourner autour de son axe.Ce moteur hydraulique comporte un stator 2 à l'intérieur duquel tourne un rotor 3 par l'intermédiaire de roulements à aiguille 16. Sur le stator 2, une barre de flexion 4 est bridée à l'aide d'un étrier 5. Comme on le voit bien à la figure 1, chaque barre de flexion 4 est supportée à son extrémité opposée à lioétrier 5 entre deux couteaux 6 et 7 de maintien solidaires d'une plaque support 8 rigidement fixée à la partie supérieure du bati 20. Suivant I1 invention- et' conformément à la représentation de la figure 6, sur une des parois latérales de chacune des barres de flexion 4 est disposé un capteur 25 en forme de pont de iheatstone formé de résistances R1, R2, R3 et R4 constituées par des jauges de contrainte judicieusement disposées pour ajouter leurs efforts en vue autre plus sensibles au phénomène mesuré, mais aussi de retrancher les effets parasites qui sont à éliminer.Deux sommets opposés À et C du pont sont connectés par des conducteurs 23 et 24 à une source d'alimentation, tandis que les deux autres sommets opposés B et D du pont 25 sont raccordés par des conducteurs 21 et 22 au conditionneur électronique commun à toutes les barres de flexion et qui sera décrit ultérieurement en liaison avec la figure 7. Revenant à la figure 2, l'arbre de rotation 17 du moteur hydraulique 1 entrain en rotation à l'aide d'engrenages 18 sans déphasage, ctest-à-dire constitués par des pignons rectifiés avec correction de denture, un alésage cannelé 19 à l'intérieur duquel peut coulisser en translation une broche cannelée 20 qui peut, en particulier, ressortir de ltalésage cannelé 19 à la partie haute de ce dernier pour passer devant un détecteur de proximité 63 connecté électriquement à une entrée 61 d'une armoire séquentielle 59 représentée à la figure 7. La broche cannelée 20 peut coulisser dans un masque 14 grâce à une douille à billes 21 et elle peut tourner dans le masque 14 gracie à un roulement à aiguilles 22.La broche cannelée se poursuit au-dessous du masque 14 par une partie télescopique 23 se terminant par une douille hexagonale 24 venant en appui sur la tête de vis qu'il convient d'introduire dans son logement. Un ressort de rappel prenant appui à la fois sur le masque 14 et sur les douilles hexagonales 24 tend toujours à ramener les douilles hexagonales vers le bas. La figure 3 montre la position horizontale d'un vérin 9 que l'on retrouve à la figure 1 supporté par le bâti fixe 20 en bordure des unités de vissage, et la tringlerie 10, 11 qui relie de façon rigide l'extrémité mobile 12 du vérin 9 au masque 14, tringlerie qui permet, lorsque le vérin se détend, par rotation autour de son point fixe 13 de faire remonter le masque 14 jusqu'à une position 15 illustrée également à la figure 2, position dans laquelle les douilles hexagonales sont désolidarisées des vis qu'elles étaient chargées de visser jusqutà un couple déterminé. La figure 4 montre en 29 un guidon de manoeuvre dont on voit également l'origine à la figure 3 en dessous et à gauche du vérin 9. Ce guidon de manoeuvre est à la disposition de l'opérateur pour faciliter la mise en position rapide et correcte du poste de vissage au-dessus de l'ensemble des vis qu'il convient d'amener au couple requis. Ce guidon de manoeuvre 29 supporte des bottiers de commande 26 à la disposition de l'opérateur et permettant la commande semi-automatique des cycles successifs. La figure 5 illustre une des quatre roulettes 27 qui sont fixées au bôti 20 de la figure 1 dans des positions approximatives 271, 272, 273, 274 équidistantes du centre 30 du bâti 20 et qui se déplacent sur un rail circulaire 28 dont le centre est en 30 à la figure 1. Gracie à ces roulettes, la tôte multiple de vissage peut osciller de + 50. En supposant le conditionneur électronique, qui sera décrit ultérieur ment en liaison avec la figure 7, en place, c'est-à-dire correctement relié à tous les ponts de Wheatstone 25 (figure 6) et l'armoire séquentielle 59 reliée à tous les détecteurs de proximité 63 (figure 2) et à tous les dispositifs de commande des moteurs hydrauliques 1 des différentes unités élémentaires de vissage, la machine à visser suivant l'invention fonctionne comme suit Des qutun nouveau moteur se présente au poste de vissage dont la culasse doit être fixée sur le carter-cylindres, ltopérateur guide la machine à visser au moyen du guidon de manoeuvre 29 pour amener les douilles hexagonales 24 au-d-essus des vis.Quand la machine à visser est ainsi en place, ltopérateur appuie sur son bottier de commande 26. Le masque 14, sous l'action du vérin 9, descend alors et ltopérateur ajuste la position de la machine à visser, de façon que les douilles hexagonales 24 viennent en prise chacune avec une vis. Quand la machine è visser est parvenue à cette situation, chaque ensemble constitué par une broche cannelée 20, la partie télescopique 23 et sa douille hexagonale associée 24 "palpe" le type de moteur en regard à l'aide du détecteur de proximité 63 qui "reconnaît" si l'extrémité de la broche cannelée 20 affleure ou non à son niveau.En fonction du signal reçu du détecteur de proximité 63, l'armoire séquentielle 59 sélectionne la plage de fonctionnement du conditionneur électronique (figure 7) en correspondance avec le type de moteur sur le banc de montage (référence 75 à la figure 2) et détermine les ordres qu'elle doit transmettre au moteur hydraulique 1 correspondant et les couples à mesurer. Àu reçu de ces ordres, un cycle s'établit sous la surveillance étroite du conditionneur électronique. En supposant que la culasse a été serrée au préalable sur le cartercylindres, le cycle consiste de la part du moteur hydraulique 1, dans un premier temps, à appliquer aux douilles hexagonales 24 un couple de dévissage contrôlé par déformation des barres de flexion dans un sens, puis à appliquer un couple de serrage contrôlé par déformation de ces mêmes barres en sens inverse. Ce cycle terminé, le fonctionnement du vérin 9 ramène automatiquement le masque 14 en position haute 15 (figures 2 et 3), ce qui dégage le moteur du poste de vissage qui est put à s'occuper du moteur suivant chaîne. À partir d'un certain couple résistant, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, le couple final peut entre obtenu par déplacement angulaire controlé. Dans ce cas, c'est à travers un codeur qu'est contrôlé le couple final. Le dispositif suivant l'invention présente, entre autres, les avan tages ci-apbès: : le moteur hydraulique '1 est silencieux. On peut le faire tour- ner à deux vitesses différentes. On peut également le faire tourner dans les deux sens, ce qui est impossible avec un moteur à air qui, par ailleurs7 consomme beaucoup d'air comprimé et coûte cher par eonséquent. Avec l'appareil suivant l'invention, on détermine les couples à t 3 io', ce qui constitue un progrès considérable par rapport aux résultats que l'on était capable d'obtenir antérieurement. La figure 7 représente schématiquement la chaise de mesure électronique associée permettant à un dispositif mécanique élémentaire tel que celui illustré à la figure 2 de fonctionner de façon convenable. On reprend les notations de la figure 6 en ce qui concerne le pont de jauges de contrainte 25. Le pont de jauges 25 est alimenté entre ses sommets opposés A et C par les conducteurs 23 et 24 sous une tension de 5 volts continue par l'intermédiaire dtun inverseur 74 qui est enclenché manuellement de 11 extérieur du conditionneur. La position zéro volt de cet inverseur 74 permet d'effectuer les réglages ou contrôles du zéro volt des amplificateurs 38, 34 et 36.La position cinq volts est contrôlée par le relais RL4 qui-constitue une sécurité dans l'aliaentation du pont 25 dans la mesure où il est relié par une connexion 70 à l'armoire séquentielle 59 à laquelle il signale si le pont de jauges 25 est bien alimenté. Le relais RL4, comme tous les relais utilisés dans le présent conditionneur, comporte un blindage 31 et une diode 32 qui sont intégrés avec le relais pour le protéger contre les parasites et les surtensions au moment où lton ouvre le relais. Les deux autres sommets opposés B et D du pont sont connectés respectivement par les conducteurs 21 et 22 aux entrées plus et moins d'un amplificateur opérationnel de gain mille 38 dont la sortie qui véhicule une tension pouvant varier entre moins dix volts et plus dix volts est reliée à l'entrée d'un amplificateur 34 à gain réglage entre zéro et dix.Un point 38 situé sur le conducteur de sortie de l'amplificateur 34 est connecté, d'une part, à un voltmètre 35 gradué de moins dix volts à plus dix volts, d'autre part, à une résistance 39 dont il sera question ci-après, enfin à un amplificateur 36 de gain deux connecté par sa sortie successivement à deux relais 37 et 42 collant chacun à deux volts et montés en sens inverse par le fait que la tension à la sortie de ltamplificateur 36 peut être positive ou négative. Dans la sortie du premier relais 37 est connectée une diode électroluminescente 44 qui s'allume quand le relais est collé pour prévenir l'opérateur.La sortie du second relais 42 est connectéepar ses conducteurs 43 à l'entrée de l'armoire séquentielle 59 qui est située en position intermédiaire entre le conditionneur électronique de jauges de contrainte et les différents moteurs hydrauliques et qui commande ces derniers conformément aux étapes successives du programme préétabli dans la mesure où elle ne reçoit pas d'ordre d'interdiction de la part du conditionneur électronique. Suivant l'invention, le conducteur 22 reliant le sommet D du pont de jauges 25 à l'entrée inverseuse de l'amplificateur opérationnel 35 peut être mis à la masse par l'intermédiaire d'un circuit comportant un interrupteur 72, une résistance 73 et le contact mobile d'un relais RL3. La bobine du relais RL3 est reliée à l'armoire séquentielle 59 par une connexion. Lorsque la machine est en fonctionnement "automatique", ce relais ntest pas alimenté et le contact RL3 est ouvért, ce qui annule l'effet d'une action sur l'interrupteur 72.Ce circuit, appelé circuit de décalage électronique, ne peut ètre mis en service quien cycle 'Imeuluel". Quand il est en service, c'est-à-dire quand l'interrupteur 72 est fermé et le relais RL3 collé, il provoque un couple artificiel et l'apparition d'une tension au point 38 qui permet à l'opérateur de s assurer à l'avance que tout fonctienne normalement dans le conditionneur électronique et dans les comparateurs. La tension à l'entrée de la résistance 39 qui provient du pont de jauges 25 est comparée à une tension de référence ou de consigne apparaissant à l'entrée d'une résistance 40 et dont la génération sera explicitée à l'aide de la figure 8. Les sorties des résistances 39 et 40 sont connectées à l'entrée d'un étage 45 dans lequel la différence des tensions entrantes est détectée dans la mesure où l'on a; tension À ; > 7 tension B. La sortie de l'étage 45 est connectée à un relais 46 semblable aux précédents et dont les sorties 60 sont reliées à une entrée de l'armoire séquentielle 5% L'étage 45 de détection est équipé d'un voyant lumineux 47 qui s'allume pour prévenir l'opérateur du collage du relais 46, c'est-à-dire que la tension qui provient du pont de jauges 25 est supérieure à la tension de consigne. La figure 8 illustre un mode de réalisation d'un générateur de deux tensions de référence ou de consigne correspondant chacune à un couple déterminé. Les deux tensions 50 et 54 engendrées à partir de deux potentiomètres 52 et 55 alimentés par une source commande sont dans le rapport des résistances des poten tiemetres. En supposant la tension d'alimentation positive et en insérant un inverseur 53 sur le chemin de sortie du potentiomètre 55, on engendre finalement deux tensions de polarités inverses correspondant par exemple, la tension 50 à un couple de serrage et la tension 54 à un couple de desserrage. la sélection de l'une ou de l'autre des tensions 50, 54 s'effectue par commutation à l'aide d'un relais 56 ayant ses contacts de travail 561 et de repos 562 insérés respectivement dans les circuits des deux tensions 50 et 54.La commutation entre les tensions 50 et 54 s' effectue donc à l'aide du relais 56 sous la commande de l'armoire séquentielle 59 au fur et à mesure du déroulement de son programme. La tension sélectionnée traverse un amplificateur opérationnel 58 à boucle de réaction, s'affiche au passage sur un voltmètre 41 et devient disponible aux bornes de la résistance 40 pour être comparée simultanément dans des étages différents disposés en parallèle aux différentes tensions 'apparaissant dans les différents ponts de jauges de contrainte 25. En se reportant à la figure 7, la partie du circuit qui se trouve à gauche du point 62 s 'appelle le conditionneur proprement dit et la partie de circuit à droite est le - coaparateur. Dans le coffret conditionneur de jauges de contrainte tel qu' il se présente à 1 'utilisateur se trouvent autant de tiroirs conditionneurs qu'il y a de ponts de jauges 25, tandis que les circuits comparateurs sont répartis en parallèle dans un ou deux tiroirs comparateurs. Le premier tiroir comparateur seul comprend un système de réglage de seuil. Conformément à la figure 9, le générateur de tersions de référence ou de consigne pourrant être réalisé plus simplement à l'aide analogique 90 présentant un nombre d'entrées 92 à 95 .., suffisant pour fournir par exemple, sur sa sortie 96, huit niveaux disponibles commutables compris encre moins dix volts et plus dix volts, plus une entrée de signe 91, la commutation étant effectuée par l'armoire séquentielle 59 sur une entrée complémentaire 97 commutateur 90. Le tiroir conditionneur a plusieurs fonctions : en premier lieu, il permet de présenter chaque fois le capteur 25 auquel il est associé corse un porv ae Wheatstone équilibré. Un second rôle est de permettre l'étalonnage nu système de mesure. Les jauges subissent des déformations provoquant une variation proportion- nelle de résistance. Une autre fonction du conditionneur est de parfaire l'équili- brage du pont 25, de telle sorte que les jauges n'étant pas sollicitées, or. ait une tension de sortie nulle au point 38. L'amplification directe par la chaîne des amplificate- rs 3% et 34 consiste à mesurer la différence de potentiel à la sortie du pont 25 après amplification, à laide du voltmètre 35. La tension à la sortie du pont de jauge 25 est de l'ordre du millivolt. Lorsque les jauges ne subissent pas de déformation, la tension e sotie au point 38 est nulle. Dans le cas contraire, dès que la valeur absolve e la tension de sortie est au moins d'un volt, cette tension amplifiée dans l'amplifi- teur 36 est suffisante pour coller les relais 37 et 42 qui collent pour bine tension de deux volts. Le voyant 44 s'allume pour prévenir 1' opérateur de 'anomalie et l'armoire séquentielle 59 est également informée par les conducteurs 43. Quand on alimente le pont de jauges 25, on doit contrôler rapidement que le système fonctionne bien. L'aiguille du voltmètre 35 doit être au zéro, sinon on reprend les réglages du pont. Lorsqu'on coupe l'alimentation, l'armoire séquen- tielle 59 est prévenue par le déclenchement du relais RL4. Il est important de savoir si la jauge 25 est ou non alimentée, car si elle n'était pas alimentée et qu'on l'ignore, on pourrait agir sur la barre de flexion 4 jusqu'à la casser sans que le système de mesure puisse réagir pour prévenir. Le relais RL4 constitue donc une première sécurité. Une seconde sécurité est constituée par le contrôle du zéro des jauges. Quand l'aiguille du voltmètre 35 n'est pas au zéro au début d'un cycle, le processus de- vissage ne peut démarrer parce que les relais 37 et 42 sont collés et la diode électroluminescente 44 est allumée. Cette sécurité permet de protéger l'appareillage dans les hypothèses suivantes - la barre de flexion est coincée ou sollicitée anormalement, - un des fils du pont de jauge est cassé, - il y a un défaut dans l'hydraulique, par exemple une électrovanne est restée ouverte. Dès que la culasse d'un moteur outil convient de visser sur un cartercylindres se présente au poste de vissage, si tout est correct, l'autorisation est donnée à l'opérateur d'appuyer sur les commandes 26 et le cycle démarre. Lorsque les jauges ne subissent pas de déformation, la tension de sortie des étages d'amplification en 38 est nulle. Lorsqu'un pont 25 est déformé, si la tension en 38 est au moins égale à un volt, les relais 37 et 42 correspondants sont collés et le voyant 44 est allumé. La tension en 38 issue des amplificateurs 3 et 34 est proportionnelle à la déformation de la jauge 25 correspondante. Lorsque cette tension À atteint une des tensions fixées de référence ou de consigne déterminées par le circuit de la figure 8, le voyant lumineux 47 (figure 7) s'allume et le relais correspondant 46 se ferme pour informer l'armoire séquentielle 59. Avec le comparateur 45, il est possible de détecter deux niveaux de déformation du pont de jauges 25, soit "couple 1" et "couple 2", les valeurs de référence ou de consigne correspondantes étant fournies par le circuit de la figure 8 ou de la figure 9 et affichées sur le voltmetre 41. Supposant qutun cycle vient de démarrer, sous la commande de l'armoire séquentielle 59, un moteur hydraulique 1 (figure 2) fait d'abord subir aux vis un desserrage rapide à faible couple, la tension correspondante est affichée en 41 à la figure 8 et le comparateur 45 de la figure 7 s'assure que le couple de torsion appliqué à la barre de flexion 4 est en concordance avec la tension affichée. Quand on demande un couple déterminé, on reçoit en retour une information indiquant que l'on est bien dans le couple correspondant. Si lton est sur un couple différent, l'armoire séquentielle 59 en est immédiatement informée et agit en conségence de sa programmation. L'opération de desserrage rapide à faible couple 1 terminée, le cycle se termine par un serrage lent à couple élevé 2, la tension correspondante dans le circuit de mesure des figures 7 et 8 étant engendrée par exemple par le potentiomètre 55. Le cycle terminé, le fonctionnement du vérin 9 ramène automatiquement le masque 14 en position haute 15 (figures 2 et 3), ce qui dégage le poste de vissage et le- rend prêt à s'occuper de l'ensemble suivant outil convient de visser sur la chaise. Le détecteur de proximité 63 de la figure 2 étant raccordé à l'armoire séquentielle 59, il est à la portée de l'homme de l'art d'imaginer un second circuit semblable à celui de la figure 8, disposé en parallèle avec ce dernier, mais fournissant deux valeurs de consigne différentes de celles de la figure 8 si bien que le poste de vissage suivant l'invention puisse traiter indifféremment deux types de moteurs dans l'ordre où ils défilent sous le poste de vissage. Le type de moteur qu'il convient de visser est détecté automatiquement au début du cycle par l'intermédiaire du détecteur de proximité 63, l'information est transmise à l'armoire séquentielle 59 qui effectue les commutations nécessaires pour mettre en circuit le générateur de tensions de consignes de la figure 8 correspondant au type de moteur reconnu.Après quoi, le cycle se déroule normalement comme indiqué précédemment. L'armoire séquentielle 59 peut être une armoire connue dans le commerce sous le nom de MINAPAS et dont les principes sont décrits dans le brevet français NO 2 057 575 déposé par la demanderesse le 28 août 1969 pour "perfectionnement aux circuits régénérateurs de logique à diodes sur I-atrices de programmation't. L'armoire séquentielle 59 est donc connectée : par une première entrée 60 à la sortie du comparateur 45, 46 ; par une seconde entrée 43 à la sortie du circuit de contre du zéro 36, 37, 42 du capteur d'efforts ; par une troisième entrée 61 au détecteur de proximité 63 de chaque poste individuel de vissage par une quatrième entrée 64 au boîtier de commande 26 supoorté par le guidon de manoeuvre 29 ; par une cinquième entrée 70 à la sortie de chaque relais RI4 pour contrôler l'alimentation du pont de jauges 25 correspondant et par une sixième entrée 71 au commutateur de couple de la figure 8 ou de la figure 9 ; par une première sortie 65 au relais de commutation 56 du circuit générateur de tension de consigne (figure 8) ou à l'entrée 97 de la figure 9 pour le même objet ; par une seconde sortie 66 à l'organe de commande de la vitesse du moteur hydraulique 1-3 correspondant et par une troisième sortie 67 à 11 organe de commande du vérin 9. A chaque fois qu'une étape est terminée dans le processus de vissage suivant l'invention et que l'armoire séquentielle 59 en a confirmation, elle adresse un ordre de changement de couple au générateur de la figure 8 ou de la figure 9 et elle doit recevoir eonfirmation sur son entrée 71 que la commutation demandée a bien été effectuée. On préférera le générateur de couples de la figure 8 dans le cas où l'on n'a besoin que d'un petit nombre de valeurs différentes. Dans le cas où l'on a besoin d'un grand nombre de valeurs de consignes différentes, on fera appel au convertisseur numérique analogique de la figure 9 qui, avec un petit nombre d'entrées, permet d'avoir à la sortie 96 un grand nombre de niveaux disponibles. Selon une variante importante, il est concevable de répartir le pont de jauges 25 entre les deux faces latérales parallèles d'une barre de flexion ; par exemple, les résistances R1 et R2 attachées au sommet A sont fixées sur une face latérale et les résistances R3 et R4 attachées au sommet C sont fixées sur la face latérale parallèle. De cette manière, quand deux des résistances travaillent à la traction, les deux autres travaillent à la compression. Le signal obtenu entre les sommets 3 et D du pont est plus important et l'amplification nécessaire dans le conditionneur électronique peut être réduite. - EDICATIONS 1 - Procédé de vissage utilisant une machine à visser à têtes multiples posté dant des moyens pour palper et reconnattre le type de matériel sur lequel elle opère, des moyens pour appliquer des couples de vissage déterminés et des moyens pour mesurer les couples appliqués,- caractérisé en ce que l'on détecte la valeur des couples à appliquer et à mesurer en fonction du type de matériel considéré ; on règle en conséquence la vitesse du moteur en tratnant le système de vissage et la plage de fonctionnement de l'appareil lage de mesure ; on applique aux vis un couple de dévissage contrtlé par déformation de barres de flexion dans un premier sens ; on applique aux vis un couple de serrage contr81é par déformation de barres de flexion en sens inverse ; à chaque étape, on s'assure à l'aide d'une mesure que le -couple appliqué est correct ; on dégage la machine à visser du matériel traité et on la transfère au niveau du matériel suivant par substitution automatique de ce dernier au matériel traité. 2 - Procédé de vissage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque l'appareil de mesure détecte un couple incorrect, il arrête l'appareil de vissage et une alarme prévient l'opérateur et provoque l'arrêt du processus de vissage. 3 - Machine à visser à têtes multiples possédant des moyens pour palper et re connattre le type de matériel sur lequel elle opère et des moyens pour ap- pour pliquer des couples déterminés et comportant chaque titre de vissage une bar re de flexion supportant un capteur d'efforts ; un circuit conditionneur connecté à la sortie du capteur d'efforts et un circuit générateur de ten sions de consigne, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre pour chaque élément de vissage : un moteur hydraulique (i) à plusieurs vitesses compor tant un stator (2) et un rotor (3) ; en ce que la barre de flexion (4) est solidaire du stator (2) ; en ce qu'un circuit comparateur (45, 46, 47) est connecté à la sortie du circuit conditionneur (32) et à la sortie du circuit générateur (40) de tensions de consignes et une armoire séquentielle (5a) est connectée par une de ses entrées à la sortie du circuit comparateur (60) et par ses sorties, d'une part,au moteur hydraulique correspondant (1), d'autre part au dispositif de commutation (56, 97) du circuit générateur de~tensions de consigne (52, 55, 90). 4- Nachine à visser suivant la revendication 3, dans laquelle chaque poste élé mentaire de vissage (figure 2) comporte une broche cannelée mobile (20) so lidaire d'une partie télescopique (23) terminée par une douille (24) de pré hension d'une tette de vis, caractérisée par un détecteur de proximité (63) situé au voisinage de l'extrémité de la broche cannelée (20) éloignée de la partie télescopique (25), ce détecteur (63) étant relié par sa sortie à une entrée (61) de l'armoire séquentielle (59). 5- Machine à Tisser suivant la revendication 42 dans laquelle li ensemble des postes élémentaires de Tissage est supporté par un masque connecté à un vérin par une tringlerie caractérisée en ce que la commande du vérin (9) est connectée à une sortie de l'armoire séquentielle (59). 6- Machine à visser suivant la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que chaque moteur hydraulique (1-3) est connecté à la broche cannelée mobile (20) du poste élémentaire de vissage correspondant a l'aide d'un renvoi constitué par un engrenage (18) sans déphasage et en ce que la liaison entre le vasque (14) et chaque broche cannelée s'effectue à l'aide d'un roulement (21, 22) b la fois rectiligne et rotatif. 7- llachin à viser suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, carac térisée en ôe que l'ensemble de la machine est supporté par des roulettes (27) se déplaçant toutes sur un rail circulaire (28) et en ce que la machine comporte un guidon de manoeuvre (29) supportant les boliers de commande (26) 8- Machine à visser suivant la revendication 3, dans laquelle le circuit condi tionneur comporte une dérivation permettant le contrôle du zéro du capteur d1efforts, caractérisée en ce quelle est connectée, par sa sortie (43) à une entrée de l'armoire séquentielle (59) et on ce que cette dérivation comporte un dispo8itif d'alarme (44), par exemple une diode électrolumine 9- Machine à visser suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le cio cuit générateur de tensions de consigne (figures 8 ou 9) est ceimin à tous les circuits comparateurs (45, 47) et comprend autant de circuits en paral lèla (52, 55) que le moteur hydraulique associé (1-3) doit engendrer de couples de blocage et de déblocage successifs pour un matériel donné. 10-Machine à Tisser suivant la revendication 9, caractérisée en ce que le cir cuit générateur de tensions de consigne (figure 8) comprend autant de circuits en parallèle identiques à la figure 8 que le poste de vissage est capable de détecter de types différents de matériels à visser au moyen du détecteur de proximité (63). 11-machine à visser suivant la revendication 9, caractérisée en ce que le cir cuit générateur de tensions de consigne est un convertisseur numérique analo gique (90) connecté par une entrée (97) à une sortie de l'armoire séquentiele (59) et par une sortie (96) à une entrée de l'armoire séquentielle. 12-llachine à visser suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le cinxrit d'alimentation du pont de jauges de contrainte (25) comprend le bras mobile d'un relais (RL4) à enclenchement manuel et dont la sortie est connectée à à une entrée (70) de l'armoire séquentielle (59) et en ce qu'un des conduc teurs de sortie (22) du pont de jauges (25) vers le conditionneur électro nique (figure 7) est à la masse par l'intermédiaire d'un circuit de décalage électronique (72, 73) incorporant le bras mobile d'un relais (RL3) à fonc tionnement exclusivement manuel et dont l'enclenchement exclut le fonctionne- ment automatique de la machine. 13- Nachine à visser suivant la revendication 8, caractérisée en ce que les résis tances du capteur d'efforts (25) sont réparties à raison de deux (R1 et R2) sur une première face latérale de la barre de flexion (4) et les deux autres (R3 et R4) étant solidaires de la seconde face latérale de la barre de flexion parallèle à la première.