La présente invention concerne essentiellement un dispositif de chauffage à combustion vive pour local d'habitation, en particulier cheminée d'appartement, comprenant un foyer ouvert à l'atmosphère, dans lequel s'effectue la combustion I1 existe actuellement une demande très importante de cheminées d'appartement destinées le plus souvent à brûler du bois de chauffage, ces cheminées étant appréciées tant en raison de leur effet décoratif que de la note de rusticité qu'elles permettent d'introduiredans la vie moderne. Jusqu'ici cependant l'aménagement d'une cheminée d'appartement supposait 11 existence, ou la création, d'un conduit d'évacuation des fumées débouchant à l'air libre.Or de nombreux locaux de construction moderne, appartements ou maisons individuelles, sont dépourvus de tels conduites, ce qui, jusqu'ici, rendait très difficile, sinon impossible, l'installation de cheminées. Par ailleurs les conduits d'évacuation dont sont pourvus de nombreux locaux de construction plus ancienne ont été le plus souvent réalisés sur des bases purement empiriques de sorte qu'il arrive fréquemment que leur fonctionnement soit défectueux.Par suite d'un tirage naturel insuffisant-les gaz issus de la combustion, dont certains d'ailleurs tels que l'oxyde de carbone sont toxiques, ainsi que les fumées véhiculées par ces gaz, ne peuvent s'évacuer normalement à l'extérieur du local, de sorte que la cheminée "refoule", polluant ainsi dangereusement l'atmosphère de la pièce dans laquelle elle est installée. La presente invention a pour but dZéviter ces inconvénients et propose un dispositif de chauffage du type précité qui est caractérisé par le fait qu'il comporte, en combinaison > des moyens aspirateurs disposés au-dessus du foyer et prévus pour créer un flux ascendant du mélange gazeux constitué par l'air nécessaire à la combustion et par les gaz issus de cette combustion ainsi que des particules solides ou fumées, issues également de cette combustion et véhiculées par ledit mélange gazeux, des moyens épurateurs reliés auxdits moyens aspirateurs et dans lesquels passent le mélange gazeux et les particules solides qu'il véhicule > lesdits moyens épurateurs étant prévus pour séparer et retenir lesdits gaz issus de la combustion ainsi que lesdites particules solides et délivrer, à leur sortie, un fluide gazeux épuré et un circuit de recy clage dudit fluide épuré relié à la Sortie des moyens séparateurs. Le dispositif selon l'invention crée un tirage artificiel de sorte que son fonctionnement n'est nullement subordonné à la qualité, ni même à l'existence, d'un conduit débouchant à ltatmosphère, conduit qui est nécessaire aux cheminées fonctionnant par tirage naturel. L'élimination, hors du mélange gazeux aspiré par les moyens aspirateurs, des gaz provenant de la combustion, c'est-à-dire de gaz toxiques ou tout au moins malsains, ainsi que des particules solides, c'est-à-dire des fumées, véhiculées par ce mélange gazeux, permet d'obtenir un fluide gazeux épuré, chargé de calories, qui peut être renvoyé vers le foyer, ce qui améliore la combus- tion et permet éventuellement le rebrulage de l'oxyde de carbone pouvant subsister dans ledit fluide. Le dispositif selon l'invention est caractérisé également par le fait que les moyens d'aspiration précités comportent une tuyère statique à effet dé-.. pressionnaire constituée par un élément tubulaire muni d'un étranglement interne relié à une source de fluide sous-pression, par exemple un compresseur. Une telle tuyère est un organe de construction extrêmement simple, donc économique, et d'un fonctionnement sûr et silencieux. Le réglage de son débit, c'est-à-dire le réglage du tirage de la cheminée,. se fait en agissantsur le débit et la pression de la source de fluide comprimé, ce qui permet une grande souplesse de fonctionnement. Le dispositif selon l'invention est caractérisé également par le fait que les moyens d'aspiration précités comportent en outre une seconde tuyère statique placée en aval de la première tuyère et constituée par un élément en forme de calotte sphérique disposé coaxialement audit élément tubulaire, avec sa convéxité tournée vers ce dernier, de façon à former une surface déflectrice pour les gaz venant, en écoulement laminaire, de la première tuyère et provoquer à la sortie de la seconde tuyère, un écoulement turbulent desdits gaz. Cette seconde tuyère, en provoquant un écoulement turbulent, et par conséquent un brassage des gaz, permet d'obtenir un contact intime de ces gaz avec les matériaux des dispositifs épurateurs qui sont situés à la sortie de ladite deuxième tuyère et facilite en particulier l'élimination du gaz carbonique (cor). Le dispositif est caractérisé également par le fait que les moyens épurateurs précités comportent un premier et un second organes de filtrage disposés respectiyement en amont et en aval des moyens aspirateurs précités et reliés à ces derniers de façon amovible. Ces premier et second organes de filtrage, dont les fonctions sont complémentaires, peuvent donc être facilement remplacés lorsque les substances, organes, etc... qu'ils renferment et qui sont nécessaires à l'épuration, sont épuisés ou arrivés à saturation Le premier organe de filtrage comporte successivement, dans le sens d'écoulement du mélange gazeux, des moyens de retenue des particules solides, des moyens d'adsorption des gaz tels que le SH2, NS2 etc..., des moyens de fixation de la vapeur d'eau, des moyens poreux formant tamis moléculaire pour la retenue des molécules gazeuses de dimension déterminée et des moyens catalyti ques pour la transformation du CO-en C02. Le second organe de filtrage précité comporte des moyens de retenue du C02 par réaction de ce dernier avec une solution alcaline en vue de la formation d2un carbonate insoluble dans l'eau. Le dispositif selon l'invention effeetue non seulement l'élimination des fumées et des gaz de combustion malodorants ou toxiques, mais également l'élimination du C02 ceci, en raison du recyclage utilisé, car ce gaz ne saurait être ramené au foyer sans être épuré du C02. Le dispositif selon l'invention présente d'autres caractéristiques ainsi que de nombreux autres avantages qui apparaltront dans la description ultérieure relative à un certain nombre de modes de mise en oeuvre, décrits à titre d'exemples et sans caractère limitatif, dudit dispositif, ceci en se référant aux dessins ci-joints dans lesquels :: - la figure 1 est une représentation schématique, en coupe, dune cheminéed'ap- partement conforme à l'invention, munie de moyens d'aspiration et d'épuration des gaz de combustion; - la figure 2 est une représentation schématique1 en perspective éclatée, des dits moyens d'aspiration ainsi que des organes de filtrage formant les moyens d'épuration précités; - la figure 3 représente schématiquement une première variante de réalisation de l'organe de filtrage pour l'élimination du C02; - la figure 4 représente schématiquement une deuxième variante de réalisation dudit organe de filtrage; - la figure 5 représente schématiquement une troisième variante de réalisation dudit organe de filtrage; - la figure 6 représente schématiquement une quatrième variante de réalisation dudit organe de filtrage;; - la figure 7 représente schématiquement une cinquième variante de réalisation dudit organe de filtrage; - la figure 8 représente schématiquement et en coupe une cheminée selon l'in- vention munie d'un échangeur de chaleur. En se référant à la figure 1 on voit que la cheminée d'appartement conforme à l'invention et désignée d'une façon générale par la référence l,com- porte essentiellement un foyer 2 où se fait la combustion et un caisson ou analogue métallique 3, fait par exemple de plaques de tôle, disposé au-dessus du foyer 2.- Ce caisson 3 est muni, à sa partie inférieure et sur sa face antérieure, d'une ouverture 4 communiquant avec l'atmosphère libre tandis qu'il est fermé à sa partie supérieure par une paroi 5 de préférence amovible.-Un conduit ou gaîne 6, prévu à l'intérieur du caisson 3 à la partie postérieure de ce der nier, relie directement la partie supérieure dudit caisson aufoyer 2, ce conduit servant au recyclage des gaz comme il -sera expliqué ci-apres.Le conduit 6 est muni, à sa partie inférieure, d'un orifice 7 d'admission d'air frais, communiquant avec l'extérieur, cet orifice pouvant être obturé par un volet oscillant 7a A l'intérieur du caisson 3, donc au-dessus du foyer 2, est logé un élément 9, de forme générale cylindrique, qui comporte d'une part1 des moyens d'aspiration, désignés d'une façon générale par 10, dont la fonction est de créer un flux aseendant du mélange gazeux formé par l'air primaire admis par l'ou- verture 4 et par les gaz issus de la combustion, ce mélange gazeux véhiculant des particules solides ou futées issues également de la combustion, et d'autre part, des moyens épurateurs, placés de part et d'autre desdits moyens d'aspiration et désignés d'une façon générale par 20 et 30 respectivement, ces moyens épurateurs ayant pour fonction de séparer et retenir lesdits gaz de combustion ainsi que lesdites particules solides ou fumées, pour délivrer de l'air épuré. Une paroi 8 ferme, à sa partie inférieure, l'espace compris entre ledit élément cylindrique 9 et le caisson 3. Les flèches F de la figure 1 et des figures suivantes indiquent le trajet du flux gazeux circulant dans les diverses parties du dispositif. Les moyens d'aspiration 10 précités comportent essentiellement un carter 11 de section circulaire, de préférence en tôle, à l'intérieur duquel est montée une tuyère dépressionnaire statique 12 constituée par un élément tubulaire, de forme générale cylindrique, disposé coaxialement au carter 11. Cet élément tubulaire 12 est muni d'un étranglement interne 12a dans lequel débou che un conduit 13 alimenté en air eomprimé par un compresseur 14 disposé à la partie supérieure du caisson 3. L'air comprimé qui arrive dans l'étranglement 12a est détendu à très haute vitesse créant ainsi, en amont de la tuyère 12,une forte dépression entraînant une aspiration, de bas en haut, de l'air primaire admis par l'orifice 4 et des gaz issus de la combustion.Deux déflecteurs 15et 16, en forme de tronc de cône, sont placés à l'intérieur du carter 11, concentriquement à ce dernier, respectivement en amont et en aval de la tuyère 12 > ces déflecteurs ayant pour fonction de créer une réduction concentrique du flux gazeux ascendant. Le carter 11 peut être fixé à demeure au caisson 3 par des pattes lIa. Les moyens d'aspiration 10 comportent en outre une seconde tuyère statique 17 placée en série avec la tuyère 12, en aval de cette dernière. Cette seconde tuyère 17 présente la forme d'une calotte sphérique disposée coaxialement à la tuyère 12 avec sa convexité tournée vers cette dernière. La tuyère 17 est supportée, de façon réglable, par le déflecteur 16, grâce à un embout fileté 17a prévu pour venir se visser sur un support 16a fileté intérieurement du déflecteur 16. En vissant plus ou moins l'embout 17a dans son support fileté 16a, on peut faire varier à volonté l'intervalle utile de passage du flux gazeux entre le déflecteur 16 et la tuyère 17. La tuyère 17 comporte en outre un conduit d'évacuation 17b dont le rôle sera expliqué ei-après. Les moyens épurateurs 20, qui sont situés en amont desdits moyens d'aspiration 10 et constituent le premier organe de filtrage, comportent essen tiellement un carter 21, de section circulaire et prévu pour venir s' emboîter sur le carter 11 auquel il peut être fixé, de façon amovible, grâce à un système de retenue quelconque, par exemple à ergots ou à ressorts, permettant une mise en place et un démontage faciles. Le carter 21 est divisé en étages superposés par des grilles ou analogues telles que 22 servant à supporter diverses substances filtrantes ou adsorbantes. Ce premier élément de filtrage 20, dit élément de filtrage solide, comporte essentiellement, de bas en haut, e'est-à-dire dans le sens du passage du fluide ascendant - un matelas 23 en fils d'acier, de silice ou d'alumine1 dont le rôle est de retenir les particules solides, suies, fumées, etc... en suspension dans le mélange gazeux; - une couche de charbon actif 24, de préférence sous forme granulée, ayant pour fonction de fixer les odeurs et certains composants nocifs du mélange gazeux en adsorbant des gaz tels que le SH2; - une couche de gel de silice 25 ou de corps déshydratés à structure micropo reuse, qui retient la vapeur d'eau du mélange gazeux;; - une couche d'une matière poreuse 26 formée de pores ayant des dimensions dé terminées, cette matière connue sous la marque déposée SILIPORITE, forme un tamis moléculaire absorbant certaines molécules gazeuses de dimension déter minée telles que par exemple les molécules de gaz provenant de la combustion de matières plastiques pouvant avoir brûlé dans le foyer 2, ou encore des composés tels que l'ammoniac, l'acéthylène, l'éthylène, etc... - une couche d'oxydes métalliques 27 tels que par exemple- le bioxyde de manga nèse, l'oxyde de cuivre, l'oxyde de cobalt et l'oxyde d'argent, ces oxydes étant disposés de préférence en lits superposés et ayant pour fonction de provoquer l'oxydation du CO et sa transformation en C02 et de polymériser certains composés organiques. On sait que la durée de service des oxydes métalliques est fonction essentiellement de l'humidité. Le fait de placer les couches d'oxydes 27 à la partie supérieure du filtre, en particulier au-dessus du gel de silice, permet de les protéger efficacement contre l'humidité et par conséquent de prolonger leur durée de service Ce premier organe de filtrage constitue essentiellement un filtre solide qui est le premier à recevoir les gaz à épurer et qui est prévu pour être remplacé, après une certaine durée de service, par un nouvel organe de filtrage identique muni de substances neuves ou régénérées. Les moyens épurateurs 30 qui sont situés en aval des moyens d'aspiration 10 et constituent le deuxième organe de filtrage1 comportent essentiellement un carter 31 de section circulaire prévu pour venir s'emboîter sur le carter 11. Ce carter 31, peut, comme le carter 21, être fixé au carter 11 grâce à des moyens de retenue à ergots ou à ressorts permettant une mise en place et un démontage faciles. Ce second élément de filtrage 30, dit élément de filtrage liquide, comporte essentiellement un filtre annulaire 33 constitué par un matériau poreux tel que du papier buvard disposé en bandes superposées, pliées en chevrons. Ce filtre a sa partie inférieure immergée dans une solution alcaline 33, par exemple une solution de soude ou de potasse qui emplit le fond de l'élément de filtrage 30, c'est-à-dire la partie annulaire entre le carter 31 et le déflecteur tronconique 16. Une canalisation 34 permet d'alimenter l'organe de filtrage 30 en solution alcaline à partir d'un réservoir non représenté, tandis qu'un orifice de trop plein 35 assure un niveau constant de ladite solution alcaline. L'organe de filtrage 30 est muni, à sa partie supérieure, d'un matelas en fils d'acier inoxydable 36, ou encore en fils de silice ou d'alumine, qui a pour fonction de retenir les gouttelettes en suspension de la vapeur de la solution alcaline en les condensant. Les gouttelettes liquides ainsi formées reviennent au fond de l'organe de filtrage 30 soit directement, soit par l'intermédiaire dela tuyère 17 et de son conduit d'évacuation 17b. Le filtre 32 est imprégné, sur la totalité de son hauteur, par capillarité ascendante, de la solution alcaline dans laquelle il est immergé par sa partie inférieure. Le gaz carbonique contenu dans le mélange qui traverse le filtre annulaire chevronné 32 ainsi imprégné de solution alcaline, forme, par réaction avec cette solution, un carbonate insoluble qui précipite le précipité de carbonate ainsi formé se déposant sur les chevrons, sur toute la hauteur du filtre Grâce à son mode de montage, l'organe de filtrage 30 peut, comme l'organe de filtrage 20, être remplacé facilement lorsque les chevrons sont totalement obstrués par le dépôt de carbonate. Le fonctionnement du dispositif décrit ci-dessus est le suivant lorsque l'on allume le feu dans le foyer 2, on met en marche le compresseur 14 qui entraîne le fonctionnement de la tuyère 12, c'est-à-dire l'aspiration de l'air primaire nécessaire à la combustion des gaz issus de la combustion et des particules solides (fumées, suie) également issues de cette combustion. Le flux ascendant ainsi créé traverse successivement le matelas 23 qui-retient les particules solides en suspension, la couche de carbone actif 24 qui fixe les gaz malodorants tels que le SH2 et certains gaz nocifs, la couche de gel de silice ou analogue 25 qui retient l'humidité, le tamis moléculaire 26 qui absorbe les gaz éventuellement issus d'une combustion de matières plastiques et enfin la couche d'oxydes métalliques 27 où l'oxyde de carbone est oxydé e-t transformé en C02. Le flux gazeux qui sort ainsi du premier organe de filtrage 20 aété débarrassé des particules solides ainsi que de tous les composés toxiques qui ont été retenus ou transformés au cours de son passage dans les différentes couches de filtrage de sorte que ce flux gazeux est Constitué essentiellement par de l'air chargé de C02, ce C02 étant formé soit lors de la combustion, soit par oxydation du CO. Ce mélange d'air et de C02 traverse l'organe d'aspiration 10 d'où il sort par l'interstice entre le réducteur tronconique 16 et la seconde tuyère 17. I1 se trouve alors en contact avec la solution alcaline qui retient le C02. Le fluide gazeux épuré ainsi obtenu traverse ensuite le matelas métallique 36 où il se débarrasse de son humidité puis revient au foyer en s'écoulant de haut en bas dans le conduit 6. I1 convient de remarquer que le flux gazeux composé d'air et de C02 sort de la premièretuyère 12 à grande vitesse et en écoulement laminaire, il rencontre ensuite la deuxième tuyère 17 qui, en raison de sa forme sphérique, transforme l'écoulement laminaire en un écoulement turbulent permettant ainsi un brassage énergique des gaz ce qui facilite le contact intime entre le C02 et la solution alcaline contenue dans le. filtre annulaire 32.Cet écoulement turbulent ascendant du mélange gazeux dans ltorgane de filtrage 30 a en outre l'avantage d'aider à l'ascension capillaire de la solution dans le filtre 32. I1 est à remarquer également que l'utilisation d'un filtre imprégné par capillarité de la solution alcaline a l'avantage de ne présenter pratiquement aucune perte de charge. Le fluide épuré qui est retourné au foyer reçoit au passage, grâce à l'orifice 7 prévue à la partie inférieure du conduit 6 un apport d'air frais, réglable au moyen du volet 7a, qui assure un mélange gazeux propre à la combustion. 11 convient de remarquer que le recyclage du flux gazeux épuré au foyer assure le rebrulage du CO qui pourrait subsister soit à l'état de traces, soit en proportion plus importante, ce qui peut se praduire accidentellement au cas où le filtre de fixation du CO serait saturé Ce retour au foyer assure ltéli- mination complète du CO, donc une sécurité totale de fonctionnement. On a représenté à la figure 3 un autre mode de réalisation du second organe de filtrage. L'organe de filtrage représenté, désigné d'une façon générale par la référence 40 comporte essentiellement un carter 41 muni intérieurement d'une pluralité de mêches ou lanières 42 faites en un matériau poreux tel que le buvard, ces mêches ayant leurs extrémités inférieures immergées dans une solution alcaline 43 qui emplit le fond du carter 41.Les mêches 42 sont ainsi imprégnées, par capillarité ascendante, de la solution alcaline, Le mélange gazeux, formé d'air chargé de C02 et issu de l'organe d'aspiration 10 est admis, par un conduit 44, à l'intérieur du carter 41 de sorte qu'il lèche au passage les mêches 42 imprégnées de solution alcaline, laquelle retient le C02 par formation d'un carbonate insoluble retenu dans les mêches, L'air épuré traverse ensuite un matelas de fibres métalliques 45 où il se débarrasse, par coalescence des gouttelettes d'eau qu'il transporte, il est retourné ensuite2 par le conduit 6, vers le foyer. Selon le mode de réalisation qui est représenté à la figure 4, le second organe de filtrage, désigné d'une façon générale par la référence 50, comporte un carter 51 muni, à sa partie supérieure, d'un bac 51a rempli d'une solution alcaline 52. Des lanières souples capillaires 53 descendent verticalement à partir de la paroi de fond du bac 51a jusqu a proximité du fond du carter 51. La solution alcaline 52 descend goutte à goutte par gravité le long des lanières 53 venant s'accumuler au fond du carter 51. Le mélange gazeux formé d'air chargé de C02, admis par la tubulure 56, lèche ainsi les mêches 53 imprégnées de solution alcaline puis sort par la tubulure de sortie 57 après s'être débarrassé du Oye2. L'alimentation du bac supérieur 51a se fait grâce à un tube 54 faisant communiquer la partie inférieure du carter 51 avec ledit bac 51a, l'aspiration de la solution pouvant être effectuée au moyen d'air comprimé issu par exemple du compresseur d'air 14 et amené par une tubulure 55 débouchant dans le conduit 54 Les carbonates insolubles formés par réaction du C02 avec la solution alcaline s' accumulent au fond du carter 51 comme représenté en 58. On a représenté à la figure 5 un autre mode de réalisation du second organe de filtrage fonctinnnant par pulvérisation. L'organe de filtrage représenté à la figure 5, désigné d'une façon générale par la référence 60, comporte un carter 61 communiquant directement, à sa partie supérieure, avec la première tuyère 12. Le carter 61 contient une solution alcaline 62 qui remplit sa partie inférieure et qui est injectée directement, grâce à un conduit 63, dans l'étranglement 12a de la tuyère 12, laquelle est alimentée, ainsi qu'on le sait, en air comprimé par la canalisation 13. Le flux gazeux chargé de C02 qui traverse la tuyère 12 est donc mélangé intimement avec la solution alcaline ainsi pulvérisée dans la partie supérieure du carter 61.L'air épuré, débarrassé de C02, sort du carter 61 en passant sous la chicane 64,- en remontant dans lachambre 65 et en traversant le matelas métallique 66 qui le débarrasse de son humidite pour passer ensuite dans le conduit 6 qui le ramène au foyer. Les carbonates insolubles se deposent -au fond du carter 61 comme représenté en 67. La séparation du C02 peut être réalisée également par barbotage du mélange gazeux dans une solution alcaline. Un organe de filtrage par barbotage est représenté à la figure 6. Le dispositif, désigné d'une façon générale par la référence 70, comporte un carter 71, muni intérieurement de plateformes superposées 72 contenant une solution alcaline 73. Chaque plateforme 72 est munie dans sa partie centrale d'un passage tubulaire ou crevé 74 surmonté d'un dôme 75. Chaque plateforme communique avec la plateforme inférieure par une tubulure de trop plein 76. Le flux gazeux ascendant issu de la tuyère 12 traverse les orifices 74 et est astreint, du fait de la présence des dômes cylindriques 75, à barboter dans la solution alcaline de chacune des plateformes 72. L'air épuré est retourné au conduit 6 après avoir traversé un-matelas métallique 77. Le précipité se dépose sur les plateformes commé montré en 78. On a représenté enfin à la figure 7 un autre mode de réalisation du second organe de filtrage fonctionnant par barbotage dans une solution alcaline. Le dispositif de filtrage représenté à la figure 7, désigné d'une façon générale par 80, comporte essentiellement un carter 81 qui reçoit, de la tuyère 12,le mélange gazeux formé d'air chargé de CO2. A l'intérieur du carter 81 est placé un récipient 82 rempli d'une solution alcaline 83, Le récipient 82 est muni, à sa partie inférieure, de clapets d'admission à billes 84, permettant le passage du mélange gazeux sous pression, formé d'air et de C02 et issu de la tuyère 12, Ce mélange gazeux traverse, sous forme de bulles, la solution alcaline où il se débarrasse de son C02 par formation de carbonates insolubles.Un agitateur 85, entraîné en rotation par un moteur électrique non représenté, provoque un mouvement tourbillonnaire de la solution et par conséquent une trajectoire hélicoidale des bulles, qui facilite le contact intime du C02 avec ladite solution. L'air épuré est ramené, par la canalisation de sortie 86, et le conduit 6, au foyer 2, Dans le mode de réalisation représenté à la figure 1, le caisson métallique 1 joue le rôle d'un échangeur de chaleur. Le flux gazeux chaud issu du foyer cède des calories aux parois en tôle qui les cèdent à leur tour à l'air ambiant, I1 peut cependant être avantageux en particulier dans le cas d'une cheminée en maçonnerie de prévoir un échangeur de chaleur qui est disposé di-rectement au-dessus du foyer et dans lequel on fait passer un fluide à réchauffer. On a représenté à la figure 8, dans laquelle les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes éléments que dans la figure 1, une telle cheminée munie de moyens aspirateurs et épurateurs logés dans le conduit en maçonnerie 90, et munie d'un échangeur de chaleur .91 formé de tubes qui sont chauffés par les gaz de combustion issus du foyer, avant leur passage dans les moyens épurateurs, tubes dans lesquels circule à contre-courant l'air ambiant à réchauffer. Une tuyère à pression 92, reliée au compresseur 14, aspire l'air du local par un filtre 93 situé de préférence au niveau du plafond, et le refoule, par un conduit 94, dans l'échangeur 91 où il reçoit des calories des gaz de combustion, puis dans le local par un second filtre 95 situé au niveau du sol. Les flèches F indiquent le trajet de l'air. On obtient ainsi une cheminée à chauffage total dont les calories sont récupérées en totalité et se répartissent dans le local à la fois par rayonnement, par convection et par conduction, alors que, pour une cheminée classique, 5 à 20 % des calories sont perdues. On pourrait également faire circuler, dans l'échangeur 90, de l'eau alimentant des radiateurs pour le chauffage du local. On peut bien entendu apporter aux dispositifs décrits ci-dessus et représentés sur les dessins de nombreuses variantes sans pour autant Sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Dispositif de chauffage à combustion vive pour local d'habitation1 en particulier cheminée d'appartement, comportant un foyer ouvert à l'atmosphère, dans lequel s'effeetue la combustion, caractérisé en ce qu'il comporte, en combinaison, des moyens aspirateurs disposés au-dessus du foyer prévus pour créer un flux ascendant du mélange gazeux constitué par l'air primaire né pessaire à la combustion et les gaz issus de cette combustion et des particules solides ou fumées, issues également de la combustion et véhiculées par ledit mélange gazeux, des moyens épurateurs reliés auxdits moyens aspirateurs et dans lesquels passent le mélange gazeux et les particules solides qu'il véhicule, lesdits moyens épurateurs étant prévus pour séparer et retenir lesdits gaz issus de la combustion ainsi que lesdites particules solides et délivrer, à leur sortie > un fluide gazeux épuré et un circuit de recyclage dudit fluide épuré relié à la sortie des moyens séparateurs. 2) Dispositif selon la revendication, caractérisé en ce que les moyens d'aspiration précités comportent une tuyère statique à effet dépressionnaire constituée par un élément tubulaire muni d'un étranglement interne relié à une souree de fluide sous pression, par exemple un compresseur. 3) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'aspiration précités comportent en outre une seconde tuyère statique placée en aval de la première tuyère et constituée par un élément en forme de calotte sphérique disposée axialement audit élément tubulaire, avec sa convexité tournée vers ce dernier, de façon à former une surface déflectrice pour les gaz venant en écoulement laminaire, de la première tuyère, et provoquer, à -la sortie de la seconde tuyère, un écoulement turbulent desdits gaz. 4) Dispositif selon les revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que les déflecteurs tronconiques sont disposés en amont et en aval de la première tuyère, concentriquement à cette dernière, de façon à créer une réduction con eentrique du flux gazeux. 5) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens épurateurs précités comportent un premier et un second organes de filtrage disposés respectivement en amont et en aval des moyens aspirateurs précités et reliés à ces derniers de façon amovible. 6 > Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le premier organe de filtrage précité comporte successivement, dans le sens de l'écoulement du mélange gazeux, des moyens de retenue des particules solides, des moyens d'adsorption de gaz tels que le SH2, le NH2, etc. ., des moyens de fixation de la vapeur d'eau, des moyens poreux formant tamis moléculaire pour la retenue des molécules gazeuses de dimension déterminée et des moyens catalytiques pour la transformation du CO en C02. 7) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de retenue des particules sont cnnstitués par un matelas de fils d'acier ou de fibres de silice ou d'alumine. 8) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens d'adsorption précités sont constitués par du carbone actif. 9) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de fixation de la vapeur d'eau restant dans les gaz sont des corps déshydratés à structure microporeuse. 10) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens formant tamis moléculaire sont constitués par une matière connue sous la marque déposée Siliporite. 11) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens catalytiques précités sont constitués par des oxydes métalliques tels que le bioxyde de manganèse, l'oxyde de cuivre, l'oxyde de cobalt, l'oxyde d'argent. 12) Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le second organe de filtrage précité comporte des moyens de retenue du C02 par réaction de ce dernier avec une solution alcaline en vue de la formation d'un carbonate insoluble dans l'eau. 13) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un matelas de fils d'acier provoquant la condensation des gouttelettes de solvant entraînées par le courant gazeux. 14) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens de retenue précités sont constitués par un élément à structure capillaire tel que le papier buvard en contact avec la solution alcaline, ledit élément étant logé dans une enceinte dans laquelle circule le mélange gazeux contenant le C02. 15)Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que ledit élément est constitué par un filtre chevronné dont la base baigne dans la solution alcaline. 16) Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit élément est constitué par un ensemble de mêches dont la base baigne dans la solution alcaline. 17) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que 1 'é- lément précité est constitué par un ensemble de lanières dont la partie supérieure baigne dans un récipient contenant la solution alcaline. 18) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'or gane de filtrage précité comporte un récipient contenant la solution alcaline qui est aspirée par une canalisation débouchant dans l'étranglement de la première tuyère, l'élimination du C02 se faisant par pulvérisation de ladite solution dans le mélange gazeux traversant ledit étranglement. 19) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'or- gane de filtrage précité comporte un ensemble de bacs superposés contenant une solution alcaline, l'élimination du C02 se faisant par barbotage successif du mélange gazeux dans lesdits bacs, 20) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'or- gane de filtrage précité comporte un récipient contenant la solution alcaline, l'élimination du CO se faisant par barbotage du mélange gazeux dans ladite solution, 21) Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'il est prévu, à l'intérieur du récipient, un agitateur rotatif créant un mouvement tourbillonnaire de ladite solution. 22) Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que les moyens d'aspiration précités sont logés dans un premier carter prévu pour être fixé à demeure au-dessus du foyer, les organes de filtrage précités étant logés dans des carters prévus pour être fixés, de façon amovible aux ex-trémités opposées du premier carter précité. 23) Dispositif selon la revendication 22, caractérisé en ce que l'ensemble des carters précités est monté à l'intérieur d'un caisson métallique, le circuit de recyclage précité du fluide épuré étant intégré audit caisson, 24) Dispositif selon la-revendication 22, caractérisé en ce que l'en- semble des carters précités est monté à l'intérieur d'un conduit de cheminée en maçonnerie, et en ce qu il comporte un échangeur de chaleur traversé par le flux ascendant du mélange gazeux issu du foyer et dans lequel circule le fluide à réchauffer, par exemple -8'air ambiant ou de l'eau, 25) Dispositif selon la revendication 22, caractérisé en ce que le circuit de recyclage précité débouche du voisinage immédiat du foyer de façon à assurer le rebrulage du CO éventuellement contenu dans le fluide gazeux épuré.