La présente invention a pour objet un procédé pour la préparation de 2, 6-diméthylhydroquinone par sulfonation de 2,6diméthylphénol, oxydation de l'acide 2,6-diméthylphénolsulfonique formé, en présence de quantités déterminées d'acide sulfurique et de composés du chrome VI ou de composés du manganaise IV, et réduction de la 2,6-diméthylquinone ainsi obtenue, auquel cas on utilise dans les deux premières phases et dans la 3ème étape des solvants déterminés, différents entre eux. On sait que l'on peut préparer de la 2,3,6-triméthylhy droquinone par sulfonation de 2,3,6-triméthylphénol, oxydation de l'acide 2,3,6-triméthylphénol-4-sulfonique formé et réduction immédiate de la triméthylquinone obtenue en solution aqueuse (demande de brevet allemand 1 932 362). Ce procédé est caractérisé en ce qu'on réalise la sulfonation avec un solvant organique, non miscible à l'eau et inerte par rapport à l'agent de sulfonation. La quinone est soluble lors de ltoxydation et l'hydroquinone est insoluble lors de la réduction subséquente dans le solvant organique. Ainsi que les exemples le montrent, on utilise pour la sulfonation, l'oxydation et la réduction du m8me solvant. Lors de ce procéda on met l'agent d'oxydation en oeuvre avec un excès sensible et l'acide sulfurique en une quantité sensiblement plus forte qu'il n'est nécessaire pour la liaison stoechiométrique de la forme réduite de l'agent oxydant Par Rodd, Ohemistry ouf barbon Compounds, volume IXIA, pages 477 et 478, on sait que lton obtient des hydroquinones substituées par de l'alcoyle par réduction des quinones correspondantes; pour la 2,6-diméthylhydroquinone (m-xylo-hydroquinone) on ne donne aucune autre indication en ce qui concerne un procédé de réduction approprié et le rendement en produit fini. les procédés de préparation de la m-xyloquinone (Organic Reactions Wiley, N.Y., 1948) volume IV, page 336) partent de produits de départ difficilement accessibles ou utilisent des catalyseurs coQteux et ne sont pas satisfaisants en ce qui concerne un mode opératoire économique, str et utilisable à l'échelle industrielle. On a trouvé que l'on obtient de façon avantageuse de la 2,6-diméthyldroquinone par sulfonation de phénols, oxydation des acides phénolsulfoniques formés et réduction des quinones ainsi obtenues en présence de solvants organiques, lorsqu'on fait réagir, dans une 1ère étape, le 2,6-diméthylphénol avec un agent de sulfonation, qu'on oxyde dans une 2ème étape l'acide 2,6-diméthylphénol-4-sulfonique formé en présence de 1,68 à 1,76 mole d'acide sulfurique, avec 1,34 å 1,48 atome-gramme de chrome sous forme de composés de chrome VI en tant qu'agent oxydant, rapporté à 1 mole de 2,6-diméthylphénol, et qu'on transforme dans une 3ème étape la 2,6-diméthylquinone formée avec un agent de réduction, auquel cas on réalise les devx premières étapes de la réaction en présence des mimes solvants et la troisième étape dans des solvants qui sont différents de ceux utilisés dans la 1ère et la 2ème étape et qui dissolvent aussi bien la 2,6-diméthylquinone que la 2,6diméthylhydroquinone. Dans le cas de l'utilisation d'acide sulfurique, de bichromate de sodium et d'hydrogène, on peut représenter la réaction par les formules suivantes Par rapport aux procédés connus, le procédé selon l'invention permet d'obtenir de façon plus simple et plus économique de la 2,6-diméthylhydroquinone avec un meilleur rendement et une meilleure pureté. Par rapport à l'état de la technique ces résultats avantageux sont étonnants. Si l'on transpose les conditions de la réaction décrite dans la publication allemande 1 932 362 à la préparation de 2,6-diméthylhydroquinone, on obtient un rendement non satisfaisant de produit fini impur.On aurait pu également s'attendre à ce que la réaction selon l'invention, qui au contraire de l'enseignement de la publication alle-ande, utilise beaucoup moins d'acide sulfurique et d'agent oxydant et qui représente, notamment, un mode opératoire différent en ce qui concerne les solvants utilisés, donne des rendements en produit fini beaucoup plus mauvais ou ne soit pas du tout réalisable. Le procédé selon l'invention est plus approprié, plus sûr et plus économique notamment pour une exploitation à échelle industrielle, par rapport à l'étant actuel de la technique. Il est moins dangereux pour l'environnement et permet de moins salir les eaux résiduaires du fait que l'on utilise des quantités moindres de composés du chrome et d'acide sulfurique. Les solutions de chrome III se formant ne renferment que peu ou pas de bichromate en excès que l'on doit réduire dans une station d'épuration, avant sa transformation sur du tannin ou la précipitation du chrome trivalent. On n'a pas besoin de neutraliser un excès d'acide sulfurique et on peut transformer directement les lessives de chrome legèrement acides. On réalise la première étape de la réaction, la sulfonation, avec un agent du sulfonation tel que l'acide fluorosulfonique, le chlorure de pyrosulfuryle, des sulfates acides par exemple le sulfate hydrogéno-alcalin, des polysulfates alcalins, l'acide disulfurique, l'acide chloropyrosulfonique ou de préférence l'acide chorosulfonique, l'anhydride sulfurique ou depréfé- rence 1' acide sulfurique on peut éventuellement sulfoxyder la matière de départ avec du dioxyde de soufre et de l'oxygène. On utilise en général des quantités allant de 1 à 2,66, de préférence de 2 à 2,66 moles d'agent de sulfonation, notamment d'acide sul furique, rapporté au 2,6-diméthylphénol.L'acide sulfurique entre en ligne de compte sous forme de solutions de SOD dans un monohydrate (oléum), de préférence de O à 70 % en poids de S03, sous forme de monohydrate ou de solutions aqueuses à 75 - 100 % en poids d'acide sulfurique. Toutes les indications quantitatives concernant l'acide sulfurique dans les descriptions se rapportent à de l'acide sulfurique à 100 % en poids (monohydrate), indépendamment de la concentration effective ou de la teneur en SO de 3 l'acide sulfurique utilisé. On préfère les acides sulfuriques aqueux à 98 - 100 % en poids, le monohydrate ou oléum avec O à 65 % en poids de SO, dissous en plus dans l'acide sulfurique à 100 % en poids.On réalise la sulfonation en général à une température de 15 à 2500C, de préférence de 40 à 1100C, avec ou sans pression, de préférence sans pression ou sous une pression de O à 150 at., en continu ou en discontinu. Les durées de sulfonation varient entre 1 et 6 heures. On peut également utiliser des catalyseurs de sulfonation tels que des sels métalliques, par exemple le sulfate de sodium, des métaux par exemple le mercure, le fluorure de bore, l'acide borique, des matières tensio-actives tel le charbon d'absorption.Pour de plus amples détails en ce que concerne les conditions réactionnelles et les agents de sulfonation, on se reférera à Ullmanns Enzyklopàdie der technischen Chemie, volume 16, pages 546 à 558 et à Nouben-Weyl, 14éthoden der Organischen Chemise, volume 9, pages 450 à 515. brans la première et la deuxième étape de la réaction, on utilise le même solvant organique inerte dans les conditions de la réaction, que l'on ajoute par parties ou différence en une seule fois lors de la première étape. On choisit de préférence des solvants qui sont inertes par rapport à l'agent de sulfonation et à l'agent d'oxydation, mais qui dissolvent le phénol et la quinone. Entrent notamment en ligne de compte les solvants qui favorisent la sulfonation, par exemple la ligroine, l'éther de pétrole, le tétrachlorure de carbone, le nitrobenzène. Des solvants organiques non ov peu miscibles à l'eau et présentant un point d'ébullition de 6d à 1900C sous pression normale sont particulièrement appropriés. On citera comme solvants des hydrocarbures aromatiques par exemple : le benzène, le toluène, l'éthylbenzène, l'o-, m-, p-xylène, l'isopropylbenzène, des hydrocarbures halogénés, notamment des hydrocarbures chlorés, tels que le tétrachloréthylènes, le tétrachloréthane, le tétrachlorure de carbone, le chloroforme, le trichloréthane, le trichloréthylène, le pentachloréthane, le cis-dichloréthylène, le bromobenzène, le 12-dichloréthane, le chlorure de méthylène, le 1 , 1 -dichloréthane, le 1 , 2-dichloréthane, le 1 , 2-cis-dichloréthylène, le chlorure de n-butyle, le chlorure de 2,3 et isobutyle, le chlorobenzène, le bromobenzène, le iodobenzène, le o-, p- et m-dichlorobenzène, le o-, p- et m-dibromo- benzène, le o-, m-, p-chlorotoluène, le 1,2,4-trichlorobenzène, le 1,10-dibromodécane, le 1,4-dibromobutane, des hydrocarbures nitrés tels que le nitrométhane, le nitroéthane, le nitrobenzène, le o-, m- p-chloronitrobenzène, le o-nitrotoluène, des hydrocarbures aliphatiques ou cycloaliphatiqué, par exemple l'hexane, ltheptane, le nonane, le o-, m-, p-cymole, des fractions d'essences dont le point d'ébullition est compris dans l'intervalle déjà cité, le cyclohexane, le méthylcyclohexane, l'éther de pétrole, la décaline, la ligroine, le 2,2,4-triméthylpentane, le 2,2,3triméthylpentane, le 2,3,3-triméthylpentane, l'octane, et les mélanges correspondants.Il est avantageux d'utiliser le solvant en une quantité allant de 5 à 100 % en poids, de préférence de 20 à 35 % en poids, rapporté à la matière de départ. On peut réaliser la sulfonation de la façon suivante On fait réagir dans les conditions réactionnelles indiquées cidessus, un mélange d'agent de sulfonation, de solvant et de matière de départ. L'acide de 2,6-diméthylphénol-4-sulfonique ainsi obtenu peut etre déparé de façon connue, par refroidissement et filtration, et introduit comme matière de départ dans la 2ème phase du procédé selon l'invention, l'oxydation. On préfère cependant réaliser la 2ème étape de la réaction directement dans un mélange réactionnel renfermant encore de l'acide sulfurique. On redissout avantageusement l'acide 2,6-diméthylphénol-4-sulfonique qui a précité dans le mélange réactionnel, par addition d'eau au mélange réactionnel, par exemple 400 à 500 % en poids, rapporté au 2,6diméthylphénol. On réalise l'oxydation en général à une température comprise entre 50 et 2500C, de préférence entre 70 et 900C. On opère avec ou sans pression, en général à la pression s'installant dans les conditions réactionnelles. On peut réaliser la réaction en continu ou en discontinu. On peut éventuellement ajouter une autre fraction de solvant organique, auquel cas les quantités de solvants indiquées ci-dessus sont préférables pour les deux étapes. On fait réagir l'acide 2,6-diméthyphénol-4-sulfonique avec des composés de chrome VI, auquel cas on utilise de préférence des quantités de 1,34 à 1,41, avantageusement de 1,34 à 1,36 atomegramme de chrome, rapporté à 1 mole de 2,6-diméthylphénol.En tant que composés du chrome VI entrent en ligne de compte les acides mono- et poly-chromiques, par exemple les acides di-, tri- et tétrachromiques, ainsi que leurs sels et anhydrides. Il est avantageux d'utiliser comme sels de chromates et bi-chromates alcalins et alcalino-terreux, notamment le chromate et le bichromate de sodium, de potassium. On peut ajouter l'agent oxydant sous forme de sa solution aqueuse. On réalise la deuxième étape de la réaction en présence de 1,68 à 1,76, de préférence de 1,68 à 1,72 mole d'acide sulfurique (calculé à 100 %), rapportée à 1 mole de 2,6diméthylphénol, que l'on introduit sous forme d'oléum, de monohydrate ou d'acide sulfurique aqueux de préférence à 98 à 100 % en poids. Il est préférable que pendant l'oxydation l'acide sulfurique soit présent sous forme d'un acide sulfurique aqueux à 20 30 % en poids.Selon un mode opératoire préféré, on utilise de l'acide sulfurique comme agent de sulfonation et l'on choisit l'agent de sulfonation, la quantité d'agent de sulfonation et éventuellement les additions d'eau, par exemple sous forme de solutions aquevses de l'agent d'oxydation, tout en tenant compte des taux de transformation stoechiométriques lors de la sulfonation et de l'oxydation, de telle façon que lors de la ?ème étape de la réaction les quantités d'acide sulfurique et de solutions d'acide sulfurique aqueuses précitées soient présentes.On peut réaliser 1' oxydation de la façon suivante : On maintient pendant 1 à 3 heures, à une température réactionnelle, un mélange d'acide 2,6-diméthylphénol-4-sulfonique, d'acide sulfurique, de solvant organique, d'agent a'oxydation et avantageusement d'eau, ou bien le mélange réactionnel de sulfonation après addition de l'agent oxydant et éventuellement de l'acide sulfurique, de l'eau et/ou du solvant organique. En général on sépare de façon connue la 2,6-diméthylqui- none formée du mélange réactionnel généralement à 2 phases obtenu après la 2ème étape, par exemple par séparation de la phase organique, extraction de la phase aqueuse avec le solvant organique utilisé, réunion de la phase organique avec l'extrait, lavage de la phase organique avec de l'eau et distillation du solvant et éventuellement de la 2,6-diméthylquinone elle-m & e obtenue comme résidu. On transforme la 2,6-diméthylquinone dans la Dème phase réactionnelle, en présence de solvants organiques inertes dans les conditions de la réaction, de préférence en quantités allant de 10 à 50, de préférence de 20 à 30 ffi en poids rapportés à la 2,6diméthylquinone. En tant que solvants, on citera : des alcools tels que les cycloalcanols à 5 - 8 atomes de carbone et les alcanols à 1 - 8 atomes de carbone, par exemple l'éthanol, le nbutanol, le méthanol, le sec.-butanol, le tert.-butanol, le cyclohexanol, le propanol, l'isopropanol, et notamment l'isobutanol, et les mélanges correspondants.Les alcanols à 3 - 4 atomes de carbone sont particulièrement avantageux, de préférence le butanol secondaire et tertiaire et notsmment l'isobutanol. Le solvant doit dissoudre aussi bien la quinone que l'hydroquinone, auquel cas un mode préféré de mise en oeuvre consiste à dissoudre suffisamment de quinone, pour qu'après la fin de la réduction, notamment l'hy- drogénation catalytique, la solution ne soit pas tout à fait saturée en hydroquinone. A partir d'une telle solution saturée à chaud, cristallise lors du refroidissement une 2,6-diméthylhydroquinone très pure. Dans la lessive-mère, on dissout à nouveau suffisamment de quinone pour atteindre le degré de saturation souhaité. On peut réaliser la réduction avec des réducteurs tels que le dithionite de sodium, acide et métal, le sulfure de sodium, l'hydure de lithium-aluminium, le borohydrure de sodium, ou bien on peut réaliser une réduction électrolytique. En général, on préfère pour des raisons de marche et d'économie, l'hydrogénation catalytique. Les catalyseurs d'hydrogénation sont de préférence un ou plusieurs métaux avec un nombre atomique compris entre 24 et 29, de préférence des catalyseurs au cobalt, au cuivre, au manganèse et/ou au nickel, par exemple des catalyseurs de frittage correspondants. Les métaux renfermés dans le catalyseur peuvent également entre présents sous forme de leurs oxydes et/ou en mélange avec l'acide phosphorique.Des catalyseurs avantageux du genre décrit ci-dessus renferment entre 7 et 30 % en poids de cuivre 0,5 et 10 % en poids de manganèse et 10 et 80 % en poids de cobalt ou de nickel. A cela on peut éventuellement ajouter 0,1 à 5 % en poids d'acide phosphorique, rapportés à la quantité de métal. Lors de la transformation, on utilise en général 0,5 à 50, de préférence 2 à 30 % en poids de catalyseur d'hydrogénation, dans le cas de nickel Raney et de cobalt Raney de préférence 2 à 5 % en poids, rapportés à la quinone de départ. On peut le mettre en oeuvre avec un support approprié pour la réaction, par exemple un dioxyde de silicium, auquel cas en général la quantité du catalyseur atteint 10 à 40 % en poids du mélange catalyseur/support. Les mélanges catalytiques suivants sont appropriés a) 70,5 % Co, 19,7 r Cu, 5,4 % Mn, 4,2 % acide phosphorique b) 15 % Ni, 6,1 % Cu, 1,5 % Mn, 0,9 %0 acide phosphorique sur SiO2 c) 15 % Ni, 5,2 % Cu, 1,3 i Mn sur SiO2. On ajoute en général au début et pendant la réaction, au mélange réactionnel, de telles quantités d'hydrogène, que l'on obtienne à la température réactionnelle une pression correspondante, de préférence entre 50 et 150 atm. On réalise l'hydrogénation en général à une température comprise entre 80 et 2000C, de préférence entre 120 et 1900C en discontinu ou en continu. Pour le réglage de la pression, on peut également utiliser des gaz inertes tels que l'azote. Les temps de séjour dans ltespace réactionnel atteignent en général de 15 à 600 minutes. Il est avantageux d'utiliser du nickel Raney et du cobalt Raney. On ajoute ces catalyseurs d'hydrogénation en quantités de 0,5 à 50 % en poids, rapportés à la quinone de départ. On utilise l'hydrogène en excès par rapport à la quinone de départ. Egalement avec les catalyseurs préférés, on ajoute au début et pendant la réaction, au mélange réactionnel de telles quantités d'hydrogène, qu' il se maintienne à la température réactionnelle une pression réactionnelle correspondante.La réaction a lieu sous une pression réactionnelle comprise entre 50 et 300 at., en continu ou en discontinu, la température réactionnelle est comprise entre 20 et 1200C, de préférence entre 50 et 9000. On peut réaliser la réaction de la façon suivante : On introduit la matière de départ et le solvant dans le réacteur, on ajoute le catalyseur et on balaie l'espace réactionnel avec de l'azote. Puis on injecte de lthydro- gène jusqu'à la pression réactionnelle indiquée ci-dessus. On porte le mélange réactionnel à la température précitée et on le maintient à cette température tout en faisant passer de l'hydrogène, jusqu'à ce qu'on n'ait plus besoin d'hydrogène dans la réaction; le temps de réaction atteint en général 2 à 3 heures. Selon des modes opératoires particulièrement appropriés, on réalise la réaction en présence de palladium et/ou de ses composés, en général en une quantité allant de 0,01 à 5 % en poids, de préférence de 0,1 à 2 % en poids de palladium sous forme de métal finement divisé et/ou calculé en tant que palladium sous forme de ses composés finement divisés, rapporté à la quinone de départ. On peut par exemple utiliser comme catalyseurs d'hydrogénation de la boue de palladium, de la poudre de palladium, du bromure, de l'arseniure, du cyanure, duchlorure, du nitrate, de l'iodure, de l'oxyde, du sulfure et du sulfate de palladium ou des sels complexes tels que les palladates de tétrachlore, les chlorures de tétra aminepalladium ou de diamînepalladium, les hexachloropalladates. Il est avantageux d'appliquer les catalyseurs cités de façon connue sur des supports, par exemple le charbon actif, le sulfate de barium, le gel de silice ou la zéolithe et d'utiliser ces catalg- seurs à support pour l'isomérisation. On peut réaliser la préparation de tels catalyseurs de façon en soi connue, par exemple en imprégnant le support avec les solutions correspondantes des sels de palladium, en malaxant ou en mélangeant les composants avec broyage. En ce qui concerne les détails de la préparation des catalyseurs, notamment des catalyseurs à support, on se référera à Houben-Weyl, Méthoden der Organischen Chemise, volume 4/2, pages 137 et suivantes. On réalise la réaction en présence d'hydrogène, en général en une quantité allant de 1 à 25, de préférence de 5 à 50 % en moles, rapportés à la quinone de départ. On peut introduire l'hy- drogène dans la réaction en continu ou en discontinu et/ou recharger le catalyseur lui-meme avec de l'hydrogène au bout d'une certaine durée de la réaction. On transforme la matière de départ en général à une température comprise entre 0 et 2500C, de préférence entre 50 et 1500C, avec ou sans pression, par exemple jusqu'à 50 atm., en continu ou en discontinu. En ce qui concerne les détails du procédé de réduction ou d'hydrogénation, on se refèrera à Ullmanns Enzyklopàdie der technischen Chemie, volume 14, pages 630 à 644.On peut réaliser la 3ème étape de la façon suivante : On soumet à l'hydrogénation, pendant 2 heures et à la température réactionnelle précitée, un mélange de 2,6-diméthylquinone, de catalyseur et de solvant organique. Dans tous les modes opératoires cités ci-dessus, on peut séparer le produit fini du mélange réactionnel de la 3ème étape, de façon connue, par exemple par distillation. La 2,6-diméthylhydroquinone préparée selon le procédé de l'invention est une matière de départ intéressante pour la préparation de colorants et de pesticides. Elle stabilise les graisses et monomères techniques, par exemple l'acroléine, le styrène, l'acide acrylique, et-peut être transformée, avec de l'isophytol, en le tocophérol correspondant. Elle est également un développant dans la photographie et un agent empêchant le vieillissement dans l'industrie des matières plastiques et du caoutchouc. Les parties citées dans les exemples suivants sont des parties en poids. Exemple 1 Dans un récipient muni d'un agitateur, on introduit 366 parties de toluène et 122 parties de 2,6-diméthylphénol. Tout en brassant intensivement, on ajoute à la solution un mélange de 123 parties d'oléum (à 65 % en poids de SO) et de 116 parties d'acide sulfurique concentré (à 100 %) pendant 15 minutes. Avec une augmen tation de température jusqu'à 650C, l'acide sulfonique précipite. Ensuite on brasse le mélange pendant encore 30 minutes à 650C et on dissout l'acide sulfonique en ajoutant 600 parties d'eau. Tout en brassant fortement, on y introduit lentement une solution de 203 parties de bichromate de sodium dans 150 parties d'eau. On maintient alors la température à 720C par refroidissement. Lorsque la réaction est terminée (2 heures), on sépare les deux phases, on extrait la phase aqueuse avec encore 100 parties de toluène, et on réunit les deux phases organiques. On lave le mélange à l'eau et on distille. La quinone obtenue (111,8 parties) est dissoute dans 350 parties dtisobutanol et on soumet pendant 2 heures à lthydro- génation à 7000 et sous 760 mm Rg, en présence de 20 parties de catalyseur (5 % en poids de palladium sur de l'acide silicique). Après la distillation du mélange, on obtient 113 parties de 2,6diméthylhydroquinone d'un point de fusion de 150 à 152 C, ce qui correspond à un rendement de 82 % de la théorie. Exemple 2 (comparaison) tans un récipient à agitateur, on introduit 122 parties de 2,6-diméthylphénol et 366 parties de toluène. Tout en brassant intensivement, on ajoute 320 parties d'acide sulfurique concentre. On brasse le mélange, renfermant le produit solide qui a précipité, pendant encore une demi-heure et on dissout l'acide sulfonique qui a précipité avec 600 parties d'eau. On ajoute encore 86 parties d'acide sulfurique concentré (à 98 % en poids), et on introduit lentement tout en brassant fortement, une solution de 219 parties de bichromate de sodium dans 150 parties d'eau. On maintient la température à 900C tout en refroidissant. Lorsque la réaction est terminée on sépare les deux couches, on extrait la phase aqueuse avec 100 parties de toluène et on réunit les deux phases au toluène. La solution ainsi obtenue est ajoutée lentement à une suspension de 257 parties de dithionite de sodium dans 600 parties d'eau. Lorsque l'addition est terminée, on brasse le mélange pendant encore une demi-heure, on essore le mélange et on lave avec 450 parties d'eau. On lave le filtrat avec 170 parties de toluène, on met en suspension dans 350 parties d'une solution de diothionite à 0,1 % en poids, on essore encore une fois et on sèche. On obtient 74 parties de 2,6-diméthylhydroquinone d'un point de fusion de 1500 à 152 C, ce qui correspond à un rendement de 54 % de la téhorie. E B V B N D I O A T I O N Procédé pour la préparation de 2,6-diméthylhydroquinone par sulfonation de phénols, oxydation des acides phénolsulfoniques formés et réduction des quinones ainsi obtenues en présence de solvants organiques, procédé caractérisé en ce que l'on fait réagir, dans une lere étape, le 2,6-diméthylphénol avec un agent de sulfonation, en ce que l'on oxyde, dans une 2ème phase, l'acide 2,6-diméthylphénol-4-sulfonique formé, en présence de 1,68 à 1,76 mole d'acide sulfurique, avec 1,34 à 1,48 atome-gramme de chrome sous forme de composés du chrome-VI, comme oxydant, rapporté à 1 mole de 2,6-diméthylphénol, et en ce que l'on transforme dans une la 3ème phase, la 2,6-diméthylquinone formée avec un réducteur, auquel cas on réalise les deux premières phases de la réaction en présence des mêmes solvants, et la troisième phase dans des solvants qui sont différents de ceux des deux premières phases et qui dissolvent aussi bien la 2,6-diméthylquinone que la 2,6 diméthylhydroquinone.