La présente invention concerne le traitement de composants électroniques, tels que les condensateurs à diélectrique céramique. On sait que ce traitement comporte tout d'abord la préparation d'un pavé -condensateur, par empilement de couches de céramique munies de métallisation adéquate, et frittage à haute température de cet empilement. Le pavé ainsi obtenu doit ensuite être soumis à différentes opérations complémentaires, dont l'apposition de métallisation latérale, ainsi qu'un étamage. La demande de brevet français NO 77 30 970, déposée le 14 Octobre 1977 au nom de la demanderesse, décrit une machine de traitement de composants électroniques capable de réaliser l'opération de métallisation latérale de condensateurs à diélectrique céramique multicouches. Cette machine est du type comprenant une couronne formant carrousel, équipée en périphérie d'une pluralité de pinces normalement fermées, relâchables sous l'effet d'une surface de came. Un bol vibreur équipé d'un couloir de sortie est apte à amener les composants à traiter en prise sur les pinces, dans la zone où elles se referment sous l'effet de la surface de came. Enfin, un dispositif à deux rouleaux placés symétriquement sur le trajet des pinces vient apporter un liquide sur les parties opposées des composants.Dans la demande de brevet antérieure, ce liquide était une encre fluide de métallisation. Le problème qui s'est posé à la demanderesse a été d'automatiser également l'opération d'étamage, beaucoup plus délicate. Ce problème a été résolu à partir d'une machine de traitement d'un type général semblable à celui de la machine indiquée plus haut. Dans la machine nouvellement proposée, le liquide intervenant dans le dispositif à deux rouleaux précité est un flux décapant. En aval de ce dispositif de décapage à deux rouleaux, les composants passent en un poste d'étamage; encore en aval, au niveau de la zone de relâchement des pinces, ils sont reçus dans un dispositif de déchargement propre à leur assurer un refroidissement progressif. Dans un mode de réalisation particulier de la présente invention, le poste d'étamage, disposé en partie basse de la couronne-carrousel, comporte un bain de soudure et des moyens pour créer une vague de soudure à partir de celui-ci, sur la trajectoire des composants. Le dispositif de déchargement comporte un réservoir d'huile de silicone, dans laquelle les composants descendent doucement en se refroidissant. Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif de déchargement présente un bord qui est au moins partiellement incliné vers la zone de la couronne où les pinces se relâchent en son fond, un réceptacle-tamis permet de récupérer les composants traités. Très avantageusement, il est prévu une buse de soufflage et un filtre, placés de part et d'autre de la vague de soudure, pour en absorber les fumées. De préférence, il est prévu un second dispositif à rouleaux symétriques, placés comme les premiers symétriques ment sur le trajet des pinces, mais entre la zone où celles-ci se relâchent et la zone où elles se referment. Ces seconds rouleaux, destinés au nettoyage des pinces avant leur nouvelle utilisation dans le cycle opérationnel, sont avantageusement des brosses en nylon trempant dans un solvant tel que du tri chlore. D'autres-caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés pour illustrer à titre non limitatif un mode de réalisation préférentiel de la présente invention, et sur lesquels - la figure 1 est une vue de face de l'ensemble de la machine selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe prise à gauche par rapport à la figure 1 - la figure 3 est une vue de dessus. Sur la figure 1, on distingue une couronne 10 qui forme carrousel pour une pluralité de pinces relâchables, dont certaines sont désignées en commun par la référence numérique 100. Chaque pince comporte une mâchoire inférieure fixe 111, constituée d'une pièce en forme de L dont le petit côté est fixé à la périphérie externe de la couronne 10. La pince se complète d'une pièce plus longue, articulée en 113 sur la couronne 10, et formant d'un côté la mâchoire supérieure 112, et de l'autre un levier se terminant par un galet fou 114. Au voisinage de la périphérie interne de la couronne 10 est disposée une surface de came, constituée des parties 116, 117 et 118. Lorsqu'un galet fou 114 vient au niveau de la partie de came 116, la pince s'ouvre relâchant le composant électronique qu'elle pouvait tenir. Dans la partie intermédiaire 117, un peu plus de place est laissée au galet fou 114, qui laisse la pince se refermer au moins partiellement. A nouveau, la zone 118 vient rouvrir les pinces, jusqu'à ce qu'ellesarrivent au poste 120, destiné à l'appréhension des composants. On notera sur les figures 1 à 3 que la couronne 10 est portée par des bras tels que 23 sur un arbre 20, dont les deux extrémités sont supportées par des paliers 21 et 22. Une poulie 30, calée sur l'arbre 20, engraine en périphérie avec un motoréducteur électrique 31. Cette disposition assure l'entraînement régulier et à vitesse lente du disque carrousel, l'ordre de grandeur de la vitesse étant de 4 tours/minute. A côté du poste 120 de préhension des composants sont disposés un bol vibreur 122, ainsi qu'un couloir de sortie 121, qui est de préférence également vibreur. Le bol 122 oriente les composants dans une position choisie à l'avance, et ceux-ci sont ensuite conduits par le couloir de sortie 121 jusqu'au niveau de la pince au moment où elle se referme. La référence numérique 123 désigne une pince ainsi équipée d'un composant. Cette pince arrive tout d'abord à un poste de décapage par flux, désigné généralement par la référence numérique 130, et que l'on décrira en détail plus loin. Après décapage, les composants passent dans un dispositif d'étamage proprement dit, désigné par la référence générale 150. Ensuite, ils arrivent au dessus d'un dispositif de déchargement 170, au moment où les pinces se relâchent sous l'effet de la surface de came 116.Enfin, au droit de la surface de came 117, où les pinces sont partiellement refermées, elles sont soumises à un processus de nettoyage, au niveau du poste désigné généralement par 190. Le poste de décapage 130 apparaît plus clairement sur la figure 3. I1 se compose d'une pièce de base 131 articulée en 132, et susceptible d'être positionnée avec précision par une fixation ajustable en 133. Le positionnement de cette pièce 131 doit être extrêmement précis. Cette pièce 131 supporte deux platines à glissière 134 et 135. Sur celles-ci sont montés respectivement deux dispositifs motoréducteurs 136 et 137 qui, par l'intermédiaire de courroies 138 et 139, entraînent des arbres montés sur des paliers 140 et 141, cès arbres se terminant par des rouleaux 142 et 143, à superficie métallique. Les deux rouleaux 142 et 143 trempent dans une solution décapante. Les fixations 132 et 133, réalisées de préférence par butée à bille, ainsi que des butées micrométriques 147 et 148, permettent un positionnement extrêmement précis des deux rouleaux 142 et 143 de part et d'autre de la trajectoire de passage des pinces, de façon que les rouleaux viennent en contact avec les parties latérales opposées des pavets-condensateurs à traiter, selon leur épaisseur. Le bon contact des deux rouleaux 142 et 143 avec les zones à décaper est assuré notamment par la force fournie par le ressort 146. Les condensateurs étant ainsi sélectivement décapés, passent ensuite au poste d'étamage 150. Celui-ci comporte un bain de soudure 151 réchauffé à la température convenable par exemple par des moyens électriques non représentés. En partie haute du bain, un dispositif 152 crée une vague de soudure 153. Ce dispositif peut être par exemple le modèle Miniélectrovague M3 vendu par EUROPRIM. Comme le montre la figure 2, un condensateur 154 passe dans cette vagùe 153, et ses parties latérales préalablement décapées se trouvent ainsi étamées. Ensuite, le condensateur continue sa trajectoire sur le carrousel, pour finalement arriver à la surface de came 116, où la pince se relâche, laissant ainsi tomber le condensateur dans le récipient 170. Rempli d'une huile de silicone, celui-ci reçoit le condensateur en le laissant se refroidir progressivement jusqu'à ce qu'il tombe au fond, dans un récipient à claire-voie 173 muni d'un dispositif de préhension 174. Les caractéristiques de l'huile, notamment sa capacité calorifique et sa viscosité, sont choisies de manière qu'au bout d'un temps suffisant, l'huile de silicone présente un gradient de température et une viscosité propres à assurer la lente descente des condensateurs jusqu'au fond, avec un refroidissement très progressif. De façon tout à fait surprenante, la demanderesse a observé que ce moyen simple fournit d'excellents résultats. On décrira maintenant le poste de nettoyage 190, qui est illustré plus en détail sur la figure 3. Son dispositif de support est comparable à celui du poste 130 et ne sera pas décrit à nouveau. On notera sue deux moteurs 191 et 192 entra- nent deux rouleaux 193 et 194. Ces deux rouleaux sont de préférence des brosses en nylon qui trempent dans des bains de trichloréthylène 195 et 196. Ce dispositif assure un excellent nettoyage des pinces, qui s'est avéré important pour le bon fonctionnement du dispositif de l'invention. Une autre caractéristique est avantageuse pour assurer un bon fonctionnement à long terme du dispositif, et cette caractéristique est illustrée seulement sur la figure 2. On y voit une buse 155, orientée pour souffler de l'air chaud juste à l'endroit où le condensateur 154 pénètre dans la vague 153. L'air chaud ainsi soufflé va propulser les fumées qui se dégagent au passage d1-un condensateur dans la vague, en direction d'un filtre 156 qui les retiendra, et évitera qu'elles ne viennent se répartir dans les autres postes de l'appareil, ce qui perturberait le fonctionnement. Bien entendu la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, et s'étend à toute variante conforme à son esprit. REVENDICATIONS 1) Machine de traitement de composants électroniques, tels que des condensateurs à diélectrique céramique, du type comprenant une couronne formant carrousel, équipée en périphérie d'une pluralité de pinces normalement fermées, relâchables sous l'effet d'une surface de came, un bol vibreur équipé d'un couloir de sortie, apte à amener les composants à traiter-en prise sur les pinces, dans la zone où elles se referment sous l'effet de la surface de came, ainsi qu'un dispositif à deux rouleaux placés symétriquement sur le trajet des pinces pour apporter un liquide sur des parties opposées des composants, caractérisée par le fait que ce liquide est un flux décapant, qu'en aval, les composants passent en un poste d'étamage, et qu'encore en aval, au niveau de la zone de relâchement des pinces, ils sont reçus dans un dispositif de déchargement propre à leur assurer un refroidissement progressif. 2) Machine de traitement de composants électroniques selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le poste d'étamage, disposé en partie basse de la couronne-carrousel, comporte un bande soudure et des moyens pour créer une vague de soudure à partir de celui-ci, sur la trajectoire des composants, et que le dispositif de déchargement comprend un réservoir d'huile de silicone, dans laquelle les composants descendent doucement en se refroidissant. 3) Machine de traitement de composants électroniques selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le dispositif de déchargement présente un bord au moins partiellement incliné vers la zone de la couronne où les pinces se relâchent, et, en son fond, un réceptacle-tamis permettant de récupérer les composants traités. 4) Machine de traitement de composants électroniques selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait qu'il est prévu une buse de soufflage et un filtre, placés de part et d'autre de la vague de soudure, pour en absorber les fumées. 5) Machine de traitement de composants électroniques selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'il est prévu un second dispositif à rouleaux symétriques, placés symétriquement sur le trajet des pinces entre la zone où elles se relâchent et celle où elles se referment. 6) Machine de traitement de composants électroniques selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les seconds rouleaux sont des brosses en nylon trempant dans un solvant tel que du trichloréthylène.