Dans de nombreux domaines attachés à l'application des rayonnements nucléaires et à celle des rayons X, la détection des situations dangereuses pour l'homme est un souci permanent. On connatt différents types d'appareils, capables d'indiquer instantanément une situation de ce genre. Ces appareils, s'ils sont portables, sont toutefois loin d'être portatifs, à l'exception du compteur GEIGER-MULLER. Quant à celui-ci, son encombrement et ses besoins en énergie ne sont pas négligeables ; il ne s'agit pas d'un appareil susceptible d'accompagner de façon durable un individu, sans le gêner en aucune façon dans son activité. Pour satisfaire ce dernier impératif, on n'a trouvé que quelques rares solutions, qui sont de plus inaptes à permettre une indication instantanée de l'irradiation. La plus simple de ces solutions consiste à enfermer une pellicule photographique dans un support filtrant convenable, pour qu'elle ne soit sensible qu'au type de rayonnement dange roux, On obtient ainsi très facilement un enregistrement, avec accumulation des doses de rayonnement reçues par le porteur, c'est-à-dire une dosimétrie, mais absolument pas une alerte instantanée du porteur, lorsqu'il se trouve en zone dangereuse. La présente invention a pour objet un appareil individuel miniaturisé pour le contrôle de l'irradiation, qui soit essentiellement susceptible de fonctionner de façon instantanée. Selon l'invention, l'appareil comporte comme élément sensible un monocristal quadratique d'iodure mercurique (Hg 12), muni de deux armatures conductrices, planes et sensiblement parallèles, de préférence sur des faces situées dans les plans cristallins (O 0 1). Bien qu'elles puissent être réalisées par exemple à l'aide d'une solution de carbone dans l'ammoniaque (aquadag), les armatures sont de préférence constituées d'un métal déposé par évaporation sous vide, ledit métal étant du germanium ou du palladium. L'épaisseur du monocristal entre les armatures est comprise entre 0,1 et 50 millimètres, de préférence entre 0,5 et 10 millimètres. Le monocristal est noyé dans un enrobage d'isolation électrique et chimique, lui-même enfermé dans un blindage connecté électriquement à l'une des armatures, une liaison électrique à l'autre armature traversant sous isolation ledit blindage. L'appareil portatif comprend aussi un équipement électronique, constitué des éléments suivants - un moyen pour polariser les armatures en appliquant entre elles une tension continue, comprise entre 50 et 200 volts de préférence, - une source d'énergie électrique de basse tension, - un organe signaleur, et - des circuits électriques couplés aux armatures du monocristal et à la source d'énergie, pour alimenter l'organe signaleur en réponse aux perturbations électriques produites par des rayonnements incidents dans le monocristal. Le moyen de polarisation comprend une source d'énergie capable de fournir la haute tension continue désirée, ou, de préférence, un convertisseur continu-alternatif-continu, couplé à la source d'énergie électrique de basse tension, pour fournir la haute tension requise. Dans ce cas, le convertisseur est enfermé sous un blindage électrique relié à la masse des circuits électriques. Ces circuits électriques comprennent un amplificateur, couplé aux deux armatures, pour amplifier les impulsions aux bornes de ces dernières dues à des rayonnements incidents sur le monocristal, et un moyen de commande pour actionner l'organe signaleur selon la sortie de l'amplificateur. L'amplificateur comporte un étage préamplificateur de toute comprenant un transistor à effet de champ, cet étage préamplificateur étant enfermé sous un blindage électrique, relié à la masse des circuits électriques. Les liaisons électriques aux armatures du monocristal sont constituées de fils en un métal tel que l'or ou l'acier inoxydable. Le blindage enfermant le monocristal et son enrobage est en aluminium. L'organe signaleur comprend, dans un premier mode de réalisation, un haut-parleur. Son moyen de commande comporte alors un circuit à seuil, avec mise sous forme de signal rectangulaire, qui reçoit les impulsions de signal de la sortie de l'amplificateur, et un amplificateur couplé au haut-parleur pour lui faire émettre une énergie sonore correspondant à ces impulsions. Les impulsions dues aux rayonnements sont ainsi traduites par des impulsions ou "coups" dans le haut-parleur. L'organe signaleur peut comprendre aussi, soit en plus, soit à la place du haut-parleur, un galvanomètre couplé au moyen de commande précité, l'aiguille du galvanomètre fournissant une indication visuelle, susceptible de compléter l'information sonore, le cas échéant. De préférence, le moyen de commande du galvanomètre comporte une constante de temps, c'està-dire un filtrage intégrateur. De la sorte, on peut réaliser un ictomètre, c'est-à-dire un compteur de nombre de coups, qui est particulièrement utile pour les applications nucléaires. Si l'on ajoute un oscillateur avant l'amplificateur du haut-parleur, et qu'on le commande par la sortie du circuit de mise en forme, le haut-parleur émet alors un top à fréquence audible pour chaque "coup" de rayonnement reçu. De même, en remplaçant l'oscillateur commandé par une horloge, ou en lui faisant jouer ce rote, on peut en outre alimenter un compteur numérique classique avec affichage. On peut aussi de la sorte utiliser tout autre dispositif digital ou analogique capable d'un affichage avec accumulation. L'appareil selon l'invention, dans ses réalisations préférées, mérite bien l'appellation "miniaturisé" : un méme circuit intégré linéaire à six étages amplificateurs fournit les étages de l'amplificateur, sauf l'étage préamplificateur de tête, ainsi que le circuit de mise en forme. Avec un organe signaleur du type intégrateur ou accumulateur, on t eut utiliser directement la sortie du circuit de mise en forme rectangulaire des impulsions fournies par l'amplificateur, en y ajoutant un moyen d'actionnement de l'organe signaleur intégrateur pour au'il accumule les durées successives desdits signaux rectangulaires. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple non limitatifs, et sur lesquels - la figure 1 illustre très schématiquement, sous forme d'une vue en coupe, l'élément sensible de l'appareil selon l'invention - la figure 2 illustre le schéma électrique de principe d'un ictomètre selon l'invention, avec alarme sonore - la figure 3 illustre le schéma électrique détaillé de l'ictomètre de la figure 2 - la figure 4 illustre le schéma électrique détaillé, très voisin, d'un appareil à alarme sonore de l'invention - les figures 4A, 4B et 4C illustrent sous forme de vues en perspective à échelle, l'appareil de la figure 4, la figure 4A montrant le couvercle, la figure 4B le boîtier, et la figure 4C la plaquette de circuit imprimé disposée au fond du boîtier - la figure 5 illustre en vue perspective extérieure, également à l'échelle, l'ictomètre dont le schéma électrique est donné sur la figure 3 ; et - la figure 6 illustre de la même façon, et toujours à l'échelle une variante simplifiée de l'ictomètre de la figure 5. Sur la figure 1, la référence numérique 1 désigne un monocristal quadratique d'iodure mercurique (Hg 12). Bien qu'on sache déjà depuis quelque temps préparer des monocristaux d'iodure mercurique, il s'est avéré assez difficile d'obtenir des monocristaux de bonne taille, présentant un nombre minime de défauts dans la structure cristalline, et possédant une pureté nucléaire. La pureté nucléaire peut ici être définie comme la pureté excellente requise dans le domaine de la physique des semiconducteurs. Il en Est de même pour le nombre de défauts. Pour cette raison, le détecteur de la présente invention est de préférence réalisé à tartir d'un monocristal obtenu selon le procédé qui fait l'objet de la demande de brevet en France au nom de l'vtablissement public dit QNV0w, intitulée "Procédé cur la p-paratinn de rryyi rfrstaux d'iodure mercurique p Ce procédé permet d'obtenir des monocristaux de plusieurs centimètres, 10 cm3 en volume, avec une quantité particulièrement faible de défauts de structure cristalline, et un taux d'impureté remarquablement bas, et surtout constant dans toutes les dimensions du monocristal.Les monocristaux sont en effet obtenus par un procédé qui s'apparente au tirage ; mais, dans ce procédé, on évite que le taux d'impureté n'augmente rapidement au fur et à mesure que l'on tire le monocristal. Partant donc d'un monocristal de quelques centimètres dans chaque dimension, on en découpe une tranche qui fasse quelques millimètres d'épaisseur, et de l'ordre d'un centimètre carré de surface. Plus précisément, l'épaisseur de la tranche de monocristal est comprise dans le domaine allant de 0,1 à 50 millimètres, de préférence entre 0,5 et 10 millimètres. La section est de forme générale circulaire et d'environ 1 centimètre de diamètre, par exemple. La découpe de la tranche est effectuée de façon que ses deux faces principales soient situées dans des plans cristallins (O 0 1) du monocristal quadratique d'iodure mercurique. L'opération de découpe consiste soit en un clivage, soit de préférence en un sciage par fil du grand monocristal de base. Ensuite sont réalisées les armatures 2 et 3 sur les deux faces fraîchement découpées (figure 1). On peut utiliser la technique courante consistant à badigeonner ces deux faces à l'aide de carbone en émulsion dans un solvant (solution connue sous le nom de "aquadag"). Il est beaucoup plus avantageux d'utiliser une technique propre à l'invention : - on nettoie tout d'abord les faces fraîchement découpées à l'aide d'une solution d'iodure de potassium (IK) à 20 % dans l'eau - ensuite, on rince les deux faces, et on leur fait subir une désionisation, à l'aide des résines échangeuses d'ions bien connues ;à ce niveau, on a observé une densité de dislocations de l'ordre de 104/cm2 - enfin, on dépose par évaporation sous vide du germanium ou du palladium sur les deux surfaors le métal ainsi déposé constituant les deux armatures. Bien entendu, les parties du monocristal découpées qui ne doivent pas faire l'objet d'un dépôt de métal sont convenablement masquées, par exemple à l'aide de la résine d'enrobage que l'on décrira plus loin. Les armatures obtenues de cette seconde façon forment des couches minces très stables dans le temps, et qui ne réagissent pas avec le monocristal d'iodure mercurique. Une telle réaction aurait en effet pour conséquence une détérioration rapide des propriétés du monocristal, au voisinage des armatures en particulier. Il est clair que toute détérioration de ce genre compromet l'utilisation du détecteur dans un appareil individuel et portatif de contrôle, qui doit se contenter d'un entretien et d'une maintenance très limités. Ensuite, des fils 4 et 5 d'or ou d'acier inoxydable sont fixés par exemple à l'aide d'une goutte d'aquadag sur les armatures 2 et 3 respectivement. Le détecteur est alors enrobé dans une résine d'enrobage 7, qui sert d'une part à isoler chimiquement le monocristal d'iodure mercurique, et aussi à l'isoler électriquement. On choisit pour cela une résine présentant une grande inertie chimique, en même temps qu'une grande capacité diélectrique. t' On a ici utilisé avantageusement du spray téflon aérosol' ou du*KF électrofuge 100vendu par la Société KF, à Gennevilliers. Ces corps se sont avérés satisfaisants car ils ne présentent pas de durcissement à long terme, et ils ne chauffent pas, ne conduisant pas le courant par eux-mêmes, et étant bons conducteurs thermiques pour évacuer l'énergie susceptible d'être produite dans le détecteur. Le détecteur présente en effet une résistance mécanique faible nécessitant qu'il soit maintenu (très pur, et parfait sur le plan cristallin, il est mou) ; de plus il tend à perdre ses propriétés à l'élevation de température, un changement de phase apparaissant vers 1200. L'ensemble ainsi obtenu est alors inséré dans un boitier de blindage 6, en aluminium, en y ajoutant éventuellement un peu de graisse aux silicones. L'autre extrémité du fil 5 est fixée, par exemple à l'aide d'aquadag, à l'aluminium, tandis que le fil 4 traverse par un passage isolé 4A la paroi du boitier. La capsule de blindage 6 est ensuite fermée par un couvercle 9 qui comporte une partie amincie ÇA, en regard de l'une des armatures du détecteur. Cette partie amincie définit la direction préférentielle de sensibilité du détecteur, qui pourra cependant être atteint par des rayonnements venant d'autres horizons. Le détecteur est complètement enfermé dans son blindage en aluminium, et ne présente plus que deux sorties électriques, l'une par la traversée électrique 4A, et l'autre directement reliée au blindage. On désigne maintenant cet ensemble par la référence numérique 10. Sur la figure 2, le détecteur 10 reçoit tout d'abord une haute tension continue de polarisation, comprise entre 50 et 200 volts, par exemple égale à 100 volts ; cette tension est fournie de préférence par un convertisseur continu-alternatifcontinu 11, à partir d'une source d'énergie électrique de basse tension (non représentée sur la figure 2). La-résistance du monocristal détecteur est très grande, puisque la résistivité du matériau a été mesurée de l'ordre de 1013 ohm.cm. Le courant de fuite du détecteur convenablement encapsulé comme précédemment indiqué stest avéré de l'ordre de 0,1 nanoampère. Les deux sorties du détecteur 10 sont également couplées à un amplificateur 12. Cet emplificateur est suivi d'un circuit à seuil, avec mise en forme 13. Le circuit 13 est suivi d'un amplificateur de basse fréquence 15, lequel est couplé à un haut-parleur 16, qui va donc être actionné chaque fois qu'une impulsion dépassant la valeur de tension correspondant au seuil est produite dans le détecteur par un rayonnement incident. Le signal du circuit à seuil et miseen forme 13 est également fourni à un amplificateur 17, présentant une certaine constante de temps de filtrage intégrateur ou passe-bas. Autrement dit, à chaque instant, la sortie de l'amplificateur 17 représente le nombre des sauts de charge apparus dans le détecteur, pris en moyenne sur un intervalle de temps entourant cet instant. Cette sortie est appliquée à un galvanomètre 18. Indiquant un nombre de coups par seconde, celui-ci est donc un ictomètre. Sur la figure 3, on retrouve le détecteur 10, dont l'une des armatures est mise à la masse à travers un condensateur 110. La même armature est couplée au convertisseur 11. Le convertisseur 11 est alimenté à partir d'une ligne positive à +4 volts environ, et désignée ci-après par +4V ; la ligne est soumise à un découplage alternatif à travers un condensateur 111. Un transformateur 113 comporte un premier enroulement 114 dont la prise médiane est reliée à la ligne +4V, tandis que ses extrémités sont reliées respectivement aux collecteurs de deux transistors 115 et 116, dont les émetteurs sont à la masse. Les bases de ces deux transistors sont couplées aux points extrêmes d'un autre enroulement 117, dont le point milieu est relié à la ligne +4V à travers une résistance, et à la masse à travers un réseau résistance-capacité. Le secondaire 118 du transformateur est relié par un condensateur 118A à l'anode d'une diode 119A, vers la masse, et à cathode d'une diode 119 vers l'armature sus-visée du détecteur 10. Ainsi, les deux transistors 115 et 116 conduisent alternativement, produisant des oscillations de basse tension (+4 volts) dans l'enroulement primaire 114. Des alternances négatives de haute tension en sont déduites par le secondaire 118 et sont appliquées par la diode 119 aux bornes du condensateur 110, qui se charge alors négativement à -10C volts pour polariser le détecteur 10. Ce convertisseur permet d'atteindre une précision de 1 X, qui s'est avérée suffisante polir 1 Ç m ieatien visée. L'autre armature du détecteur 10 est reliée à l'entrée de l'amplificateur 12, qui constitue le premier maillon de la chaîne de contrôle. L'amplificateur 12 comporte tout d'abord un premier étage constitué d'un transistor à effet de champ 120, alimenté à travers une résistance 1201, et avec un condensateur de découplage 1202, à partir de la ligne +4 volts. L'alimentation passe ensuite par une résistance de charge 1203, pour aboutir au drain du transistor à effet de champ 120. Sa source est reliée à la masse par l'intermédiaire d'un réseau parallèle constitué par une résistance 1204 et un condensateur 1205. Enfin, la porte ou grille du transistor à effet de champ 120 est polarisée par l'émetteur d'un transistor bipolaire 1206, du type PNP, monté en saturé, sa base et son collecteur étant à la masse. Tant que l'impédance offerte par la grille du transistor 120 et le détecteur 10 à l'émetteur du transistor 1206 est très grande, ce dernier reste à la limite du blocage, et le transistor E.C. 12C conduira plus ou moins selon sa tension de grille. Inversement, le transistor 1206 évitera les élévations excessives de tension de grille du T.E.C. 120. Le transistor 120 peut être du type 2N4416, tandis que le transistor 1206 est alors du type 2N3904.Ce transistor 1206, et les résistances 1204, 1203 et 1201, définissent le point de fonctionnement du transistor à effet de champ 120, tandis que la résistance 1203 et le condensateur 1205 délimitent ses propriétés amplificatrices en alternatif, et par là sa capacité d'amplifier les impulsions de charge ou de tension apparaissant aux bornes du détecteur 10, en les transformant en variation de résistance de canal du transistor à effet de champ, puis en variation de tension aux bornes de la résistance 1203. Le signal ainsi obtenu est alors transmis par un condensateur 1210 à un étage amplificateur 1211. L'entrée de cet étage 1211 est aussi reliée à la tension +4V par une résistance 1213. La sortie de cet étage 1211 passe par le condensateur 1310 à un autre amplificateur 1311, réalisant ainsi un gain suffisant. Le condensateur 1313 introduit une constante de temps qui améliore le rapport signal sur bruit de l'ensemble des amplificateurs. Après l'amplificateur 12 et l'étage 131 est monté le circuit à seuil avec mise en forme 132 ; il comprend 2 étages amplificateurs 1321 et 1322 montés en série qui, gr - ce à la capacité 1325, forment un multivibrateur monostable. Le seuil est défini par la résistance 1323 qui polarise le premier transistor de l'étage amplificateur 1321. La sortie se fait à travers le condensateur 1324 après le premier étage du monostable pour des raisons de polarité de l'impulsion. Ainsi, lorsque l'impulsion dépasse le seuil, le circuit monostable est déclenché, entraînant par là la production d'une impulsion calibrée, de durée et amplitude prédéterminées. Globalement, les rayonnements qui arriveront sur le cristal d'iodure mercurique vont modifier ses propriétés électriques ; en effet, ils apportent au cristal de l'énergie, ce qui produit des modifications des niveaux d'énergie des électrons dans les atomes (effet photoélectrique ou effet Compton) et l'apparition de paires électron-trou. Ces paires sont entraînées par le champ électrique vers les électrodes sur lesquelles elles induisent une impulsion de tension. Comme les effets des rayonnements sur le détecteur 10 sont essentiellement des phénomènes discrets et impulsionnels, la perturbation électrique qui en résulte entre les armatures est aussi un signal impulsionnel, qui se superpose à un bruit de fond, dû aux phénomènes électriques classiques dans les cristaux. Un aspect particulièrement important de la présente invention réside en ce qui le détecteur monté comme il vient d'être dit avec un préamplificateur blindé à transistor à effet de champ, fournit un signal à très faible bruit de fond. Ainsi, il s'est avéré possible de régler le circuit à seuil en rapport à un bruit de fond très bas. De toute façon, il déclenche ou bascule pour des rayonnements électromagnétiques incidents, du type X out ayant les énergies de l'ordre de 25keV. Les-expériences ont également montré que l'appareil est sensible à des rayonnements c\ ayant des énergies du même ordre. A cet égard, il convient de remarquer qu'on utilise dans la présente demande de brevet les mots "irradiation" et "rayonnement" en un sens très large. Les mots de cette famille ne'sont pas limités ici aux rayonnements électro-magnétiques et impliquent aussi les faisceaux de particules tels que les rayonnements Revenant à la figure 3, la sortie du circuit monostable 132, disponible après le condensateur 1324, est appliquée à un deuxième monostable formé par les deux étages amplificateurs 1411 et 1412, montés en série, avec un condensateur de réaction 1413, ramenant la sortie aux bornes d'une résistance 1414, en parallèle sur l'entrée de l'étage 1411. Ainsi, on peut disposer à volonté d'impulsions de mise en forme larges ou étroites sans influencer le seuil.C'est à la sortie de ce monostable que l'on choisit le mode de visualisation ou d'avertissement des rayonnements. Comme représenté sur la figure 3, les six étages amplificateurs 1211, 1311, 1321, 1322, 1411 et 1412 sont avantageusement fournis par le circuit intégré MC981 & fabriqué et vendu par la Société MOTOROLA. Dans le cas de la figure 3, le monostable 14 attaque simultanément un amplificateur BF-15 et un amplificateur opérationnel 17. L'amplificateur BF comprend trois transistors 151 à 153 dans un montage connu en lui-même qui sera immédiatement compris en se référant aux dessins. Ces trois transistors sont du type 2N3904, le premier étant monté en amplificateur à émetteur commun, et les deux autres en amplificateur DARLINGTGN. L'émetteur du dernier est relié à un haut-parleur 16. Ainsi, en présence d'un signal suffisant pour déclencher la bascule à seuil, le monostable 14 commande l'amplificateur pendant un certain temps ce qui se traduit par un coup sonore dans le haut-parleur 16. De son côté, l'amplificateur opérationnel différentiel 171 reçoit son signal d'entrée inverseuse à partir du monostable 14 a travers une diode 170 suivie d'une résistance 172. L'entrée non-inverseuse de l'amplificateur est polarisée par un pont de résistances 173, entre la ligne positive +4V et la masse. L'amplificateur 171 comporte une contre-réaction variable fournie par un condensateur 174, et des résistances 1751 à 1753, commutables par un contacteur à 5 positions 176. Entre l'entrée non-inverseuse de l'amplificateur 171 et sa sortie, est monté un galvanomètre 18, en série sur un deuxième jeu de contacts du contacteur 176. Un troisième jeu de contacts de ce contacteur est monté entre une source d'énergie 19, de 4,5 volts, par exemple une pile, et la ligne positive 4,5 volts. En dehors de la cinquième position, ARRET, ce troisième jeu de contacts ferme le circuit des piles. Dans les trois premières positions, le galvanomètre 18 est branché entre'l'entrée et la sortie de l'amplificateur 171, et 3 résistances différentes 1751 et 1753 peuvent être mises en contre-réaction, pour fournir trois multiplicateurs différents (x0,1 ou xl ou xîO) pour le nombre de coups indiqué par le galvanomètre 18. Dans la quatrième position TEST, l'une des résistances de contre-réaction est maintenue, mais le galvanomètre 18 est branché entre l'entrée non-inverseuse de l'amplificateur et une résistance 181, aboutissant à la ligne +4,5 volts. On vérifie ainsi le bon fonctionnement de l'appareil. La ligne +4,5 volts est appliquée directement à l'amplificateur de basse fréquence 15. Elle est légèrement abaissée par une résistance 150, à des fins de découplage, pour alimenter par exemple sous 4 volts le convertisseur 11, et les étages 12, 13 et 14. Les différentes résistances de contre-réaction 1751 à 1753 agissent sur le gain de l'amplificateur 171. Le condensateur 174 fournit la constante de temps qui va permettre d'afficher un nombre de coups moyens sur un bref intervalle de temps entourant chaque instant. La figure 4 représente le schéma électrique d'une autre version dans'laquelle l'amplificateur 17 et le galvanomètre ont disparu. Ils sont remplacés par un oscillateur B.F.40 qui délivre un Bip dans le haut-parleur 16 chaque fois qu'un rayonnement est détecté. Il est constitué par un transistor uniJonction 401 dont la fréquence d'oscillation est déterminée par la constante de temps de la résistance variable 402 avec le condensateur 403. Le transistor 405 transforme les dents de scies issues de l'oscillateur par le condensateur 406, en créneaux dont l'amplitude est égale à la tension d'alimentation c'est-à-dire 4,5 V dans le cas d'une pile. Le transistor 408 est monté en émetteur suiveur pour adapter l'impédance de sortie de l'oscillateur à celle du haut-parleur 16. Une diode 40Ci, reliant la base du transistor 405 àla jonction des étages amplificateurs 1411 et 1412, commande l'émission d'un bip à fréquence audible chaque fois qu'un "coup" est perçu dans le détecteur. La figure 4A qui illuste ce dernier appareil comporte un couvercle dans lequel est monté le haut-parleur 16, tandis que le boîtier comporte d'un ctté l'étage préamplificateur 120, l'élément détecteur 10, et l'interrupteur 20. De l'autre cbté du boîtier apparaissent le convertisseur Il et l'accumulateur 19. Le fond du boîtier est occupé par une plaquette à circuit imprimé 21, qui apparaît sur la figure 4C. On y reconnaît les emplacements des éléments qui viennent d'être repérés sur la figure 4B, et en particulier l'emplacement du convertisseur 11, celui de l'étage amplificateur de basse fréquence 15, et celui du circuit intégré 22. Les figures 4A, 4B et 4C à l'échelle, montrent que ce détecteur à alarme sonore mesure environ 5 cm. 5 cm. 1,5 cm. L'encombrement total est donc extrêmement faible puisque le volume est inférieur à 50 cm3. La figure 5 illustre l'ictomètre dont le schéma détaillé apparaissait sur la figure 3. Le commutateur et le cadran du galvanomètre lui donnent un encombrement supérieur qui permet toutefois très facilement de le garder en poche. On remarquera qu'est également prévu un interrupteur de commande de la mise en service du haut-parleur. Enfin, la figure 6 illustre un ictomètre analogue à celui de la figure 5, mais cette fois sans commutateur de gamme, et avec un galvanomètre dont le cadran est de taille inférieure. Cet appareil est à peine plus grand que sur les figures 4A et 4C. Ainsi, comme on vient de l'illustrer la présente invention fournit des appareils nouveaux pour la détection et le contrôle instantané de l'irradiation. Si lton se place au niveau d'un individu, ces appareils sont indiscutablement miniaturisés par rapport aux moyens que la techniaue antérieure proposait pour réaliser la même fonction. Cela a été obtenu selon l'invention en associant les éléments qui ont été décrits plus haut : capsule de détection avec un monocristal d'iodure mercurique, et ensemble électronique choisi et adapté pour permettre un fonctionnement avec un seuil bas de détection, tout en faisant intervenir un nombre minimal de composants. SvV-.N3ICATIONS 1 - Appareil individuel miniaturisé pour radio-contrôle, ou contrôle instantané de l'irradiation, car3ctérisé en ce qu'il comporte comme élément sensible un monocristal quadratique d'iodure mercurique, muni de deux armatures conductrices, planes et sensiblement parallèles. 2 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 1, caractérisé en ce que les armatures sont placées sur des faces situées dans des plans cristallins (0 0 1). 3 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux armatures sont constituées d'un métal déposé par évaporation sous vide, ledit métal étantdu germanium ou du palladium. 4 - Appareil individuel de'radio-contrôle selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'épaisseur du monocristal entre armatures est comprise entre 0,1 et 50 millimètres, de préférence entre 0,5 et 10 millimètres. 5 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le monocristal est noyé dans un enrobage d'isolation électrique et chimique, lui-même enfermé dans un blindage connecté électriquement à l'une des armatures, une liaison électrique à l'autre armature traversant sous isolation ledit blindage. 6 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 5, caractérisé en ce que les liaisons électriques aux armatures du monocristal sont constituées de fils contenant un métal du groupe comprenant l'or et l'acier inoxydable. 7 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 6, caractérisé en ce que le blindage enfermant le monocristal et son enrobage est en aluminium. 8 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce outil comporte un moyen pour polariser les armatures, ce moyen appliquant entre elles une tension continue comprise entre 50 et 200 volts, ainsi qu' une source d'énergie électrique de basse tension, un organe signaleur, et des circuits électriques couplés aux armatures du monocristal, et à la source d'énergie, pour alimenter l'organe signaleur en réponse aux perturbations électriques produites par des rayonnements incidents sur le monocristal. 9 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 8, caractérisé en ce que le moyen de polarisation comprend un convertisseur continu-alternatif-continu couplé à ladite source d'énergie électrique de basse tension, ce convertisseur étant enfermé sous un blindage électrique, relié à la masse des circuits électriques. 10 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que lesdits circuits électriques comprennent un amplificateur couplé aux deux armatures pour amplifier les impulsions dues à des rayonnements incidents sur le monocristal, et un moyen de commande pour actionner l'organe signaleur selon la sortie de l'amplificateur. 11 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'amplificateur comporte un étage préamplificateur de tête comprenant un transistor à effet de champ, cet étage préamplificateur étant enfermé sous un blindage électrique, relié à la masse des circuits électriques. 12 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que l'organe signaleur comprend un haut-parleur, et en ce que le moyen de commande comporte un circuit de seuil, avec mise sous forme de signal rectangulaire, recevant des impulsions de sortie de l'amplificateur, un oscillateur à fréquence audible commandé par ce signal rectangulaire, et un amplificateur couplé au haut-parleur, pour lui faire émettre une énergie sonore correspondant à ces oscillations, les impulsions aux bornes du détecteur étant ainsi traduites par des impulsions sonores à fréquence audible. 13 - Appareil individuel de radio-contrôle selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'organe signaleur comprend aussi un galvanomètre couplé au moyen de commande. 14 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce qu'un même circuit intégré linéaire à six amplificateurs fournit les étages de l'amplificateur sauf l'étage de tête, le circuit à seuil avec mise en forme et ledit oscillateur commandé. 15 - Appareil individuel de radio-contrôle selon l'une des revendications 8 å 11, caractérisé en ce que l'organe signaleur est du type intégrateur, et le moyen de commande comporte un circuit à seuil avec mise en forme rectangulaire des impulsions de sortie de l'amplificateur, et un moyen d'actionnement de l'organe signaleur intégrateur pour qu'il accumule la durée desdits signaux rectangulaires.