L'invention concerne la transmission de l'information analogique. Le but principal de l'invention est de permettre la transmission d'une information analogique brouillée, qui ne soit pas susceptible d'être analysée si elle est interceptée, sur des canaux à bande nettement limitée, avec une qualité améliore; le degré de distorsion du signal reçu est faible, comparable à celui qui affecte les transmissions non brouillées sur les mêmes canaux. L'invention a, d'autre part, pour but de permettre de procéder au brouillage comme au débrouillage en continu ou sur la base d'échantillons temporels, soit en mode analogique, soit en mode numérique. L'invention s'applique à un émetteur et à un récepteur - l'émetteur contenant un additionneur circulaire pour combiner l'information analogique qui doit être transmise (représentée par plus de deux niveaux) avec le signal de sortie d'un genérateur de brouillage - et le récepteur étant muni d'un compensateur (pour contre-balancer les effets de distorsion dus au canal et d'un soustracteur circulaire destiné à reconstituer l'information originale à partir du signal brouillé reçu (en soustrayant du signal reçu la sortie d'un générateur de débrouillage qui produit un signal identique à celui qui provient du générateur de brouillage. D'autres buts, caractéristiques et avantages ressortiront de la description suivante d'une forme préférée d'exécution de l'invention, considérée en liaison avec les dessins annexés. La fig. 1 est un schéma de la conversion analogique/numérique d'un signal analogique par échantillonnage temporel. La figure 2 illustre l'effet du bruit du canal sur un signal soumis à un brouillage selon les techniques traditionnelles. La fig. 3 est une représentation schématique de l'addition et de la soustraction de signaux, telles qu'elles se produisent lors du brouillage, de la transmission et du débrouillage conformément à l'invention. La fig. 4 illustre, sous une forme analogue à la fig. 2, l'effet du bruit du canal sur un signal analogique traité par un dispositif selon l'invention. La fig. 5 est un schéma-bloc d'une forme préférée d'exécution de l'invention. La fig. 6 est un schéma-bloc d'une autre forme possible de réalisation du récepteur, illustrant d'autres moyens de compensation du canal. Lafig, 7 est un schéma-bloc d'une autre forme possible de réalisation de l'émetteur, contenant un additionneur circulaire analogique. La fig. 8 montre la transformation du signal effectuée par un additionneur circulaire analogique. La fig. 9 représente une autre forme possible d'exécution de l'émetteur, des signaux émis en continu étant appliqués à titre entrées de l'additionneur circulaire, à la place de signaux échantillonnés dans le temps. La fig. 10 est un schéma-bloc détaillé d'un additionneur circulaire numérique (désigné par le numéro de référence 44 dans la fig. 5). Les signaux analogiques, tels que les signaux sonores en provenance d'un téléphone vocal, peuvent être facilement convertis sous forme numérique en faisant appel à un procédé couramment appelé modulation par impulsions codées (P.C.M.).- Ce procédé est illustré schématiquement par la fig. 1. Un signal sonore 22 est échantillonné périodiquement et, à chaque instant d'échantillonnage, est engendré un nombre digital correspondant à l'amplitude instantanée du signal sonore. Bien que le procédé particulier de codage numérique soit une question de choix, le codage binaire est souvent le plus pratique et le plus opportun. Un nombre binaire à plusieurs bits peut être utilisé pour représenté l'amplitude du signal sonore sur toute gamme prédéterminée. Plus le nombre de bits n est grand, plus la représentation peut être précise. S'-agissant d'une communication vocale par ligne téléphonique ordinaire, il est ordinairement nécessaire d'utiliser plus de quatre bits : en général, six à dix bits assureront une résolution suffisante. Plus le rapport signal/bruit de la ligne est élevé, plus le nombre de bits utilisé peut être utilement augmenté (il n'y a aucun avantage à augmenter le nombre de bits nettement au-delà du point où le bruit du canal provoque, plus de la moitié du temps, la perte du bit le moins significatif-. Dans la forme préférée-d'exécution, on utilise huit bits; pour une ligne téléphonique de qualité moyenne, ce nombre constitue un bon compromis de projetage. En outre, l'utilisation d'un système ayant un nombre de bits n égal à 2k (k étant un nombre entier) donne lieu à des simplifications appréciables du projetage logique, ce qui se traduit parades économies en ce qui concerne les composants physiques nécessaires à la mise en oeuvre du système. Un format binaire à huit bits, qui permet une transformation analogique/numérique avec un degré de résolution de 1 pour 28 (256), est représenté dans la fig. 1. Le signal analogique est transformé en une séquence numérique de nombres binaires à huit bits, l'un de ces nombres étant produit à chaque instant d'échantillonnage.L'intervalle maximal admissible entre les instants d'échantillonnage successifs varie avec la gamme des fréquences sonores envisagée. Selon un critère de projetage géné- ralement admis, la fréquence d'échantillonnage ne doit guère être inférieure numériquement au double de la largeur de bande nomi- nale. Une fois que le signal analogique a été converti sous forme numérique, la séquence de chiffres qui en résulte peut être transmise sans modification ou (ce qui est le cas ici), elle doit être brouillée afin d'éviter une interception illicite. Les brouilleurs classiques précédemment utilisés traitaient bit par bit la séquence numérique : dans l'état actuel de la technique, on utilise un générateur de brouillage pouur produire un courant pneudo-aléatoire programmé de bits binaires, dont chacun est additionné (sans report) à un bit correspondant de la séquence du signal. Le signal numérique brouillé est alors transmis sur le canal.Du côté récepteur, la séquence du signal débrouillé est reconstituée en soustrayant (sans retenue) de chaque bit du signal reçu, un bit en provenance d'urt générateur de débrouillé lage programmé, de façon à produire un courant de bits binaires pseudo-aléatoires identique à-celui qui est produit par le générateur de brouillage du côté émetteur et an synchronisme avec celui-ci. Ce procédé de brouillage bit par bt présente un in convénient majeur : il amplifie considérablement tout bruit qui peut être présent sur le canal. Une telle amplification du bruit se produit aussi bien lorsque l'information numérique brouillée est envoyée directement sous forme numérique sur le canal de transmission qu'au cas où, après brouillage, elle est reconvertie sous forme analogique pour être transmise, puis (du coté récepteur) reconvertie une fois encore sous forme numérique pour être débrouillée. S'agissant de la transmission numérique, il est évident que le bruit du canal peut provoquer la perte d'un ou de plusieurs bits des nombres digitaux à n-bits transmise ctest justement le bit le plus significatif d'un nombre donné qui risque d'être reçu par erreur à titre du bit le moins significatif. Le bruit du canal peut, avec autant de probabilité,ajouter par erreur des bits de poids quelconque et tout bit qui est reçu par erreur avant le débrouillage sera aussi présent par erreur à la suite du débrouillage. Une seule erreur affectant un bit d'ordre supérieur peut se traduire par une transformation radicale du si gnai de sortie.En conséquence, un bruit de canal, même d'amplitude relativement faible, qui provoque un nombre appréciable d' erreurs de bits > donnera lieu à une distorsion grave du signal de sortie. A première vue, il peut sembler qu'une telle amplifica tion- du bruit pourrait être évitée en transmettant simplement le signal brouillé sous forme analogique (de telle sorte qu'un bruit de canal à faible amplitude n'affecte que les bits d'ordre inférieur des nombres d'échantillonnage numérique brouillés ainsi transmis). Mais il n'en est rien. Une conséquence malheureuse des procédés classiques de brouillage mentionnés ci-dessus réside dans le fait qu'un signal de bruit, même relativement faible, se superposant au signal numérique brouillé qui est transmis sous forme analogique, peut donner lieu à une erreur extremement grossière dans le signal numérique débrouillé de sortie. Comme le montrent les exemples suivants dune telle transmission analogique, l'erreur introduite dans le signal de sor tie débrouillé par une quantité donnee de bruit de canal est fonction non seulement de l'amplitude du bruit mais aussi des valeurs numérique exactes du signal d 'entrée et dal signal de brouillage. L'ampleur de la modification du signa provoquée par un signal de brouillage su de debrouillage donne peut varier largement avec de petites variations de la valeur du si gnal soumis au brouillage ou au débrouillage. Les exemples 1 et 2 présentés ci-dessous mettent en évidence la multiplicité des erreurs du signal de sortie qui peuvent être introduites, dans l'état actuel de la technique, par un signal de bruit constant correspondant à une unité, survenant en même temps que des valeurs différentes du signal d'entrée (le signal de brouillage réstant le même dans les deux exemples) Exemple 1 Exemple 2 (A) O O O O O O O 1 0 0 0 0 0 o O O (B) + 0 1 1 1 1 1 1 1 + O 1 1 1 1 1 1 1 (C) 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 (D) + 1 + 1 (E) 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 (F) - O 1 1 1 I 1 I 1 - O 1 1 1 1 1 1 1 (G) 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 (H) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Dans les deux exemples, le signal numérique d'entrée (A) est additionné (sans report) au signal de brouillage (B) et le signal brouillé résultant (C) est converti sous forme analogique pour être transmis sur le canal. Les bits du signal d'entrée (A) qui correspondent à des bits 1 du signal de brouillage (B) sont complémentés. Les bits du signal d'entrée qui correspondent à des bits O du signal de brouillage ne le sont pas. Bien que le bruit du canal (D) se produise en fait sous forme analogique, il a été représenté ci-dessus par son équivalent numérique. On a supposé que l'amplitude du bruit était égale à une unité du signal numérique d'entrée.Le signal analogique reçu (égal à la somme analogique du signal brouillé transmis, plus le bruit du canal) est reconverti sous forme numérique (E) en vue de son débrouillage (contrairement à l'addition de brouillage de (A) et de (B), qui est une addition logique chiffre par chiffre sans report, l'addition du bruit (B) à l'analogue du signal numérique brouillé (C) est une véritable addition analogique et la somme (E) qui en résulte est identique à celle qui résulterait de l'addition numérique de (C) et de (D) avec reports). Un signal numérique de débrouillage (F), identique au signal de brouillage (B) est soustrait sans retenue) de (E) pour donner le signal numérique de sortie débrouillé (G). L'erreur de sortie (H) résultante est la quantité dont (G) diffère du signal numérique d'entrée primitif (A). Dans l'exemple 1, où le signal numérique d'entrée (A) est O 0 O O 0 0 0 1 et où le signal numérique de brouillage (B) est 0 1 1 1 1 I 1 1, une erreur (D) correspondant à une unité, provoquée par le bruit du canal, se traduit seulement par une erreur (A) est de O 0 0 0 O 0 0 0, c'est-à-dire une unité de moins que dans l'exemple 1 ; la même erreur d'une seule unité (D) due au bruit du canal provoque alors une erreur (H) totale de 255 unités dans le signal numérique de sortie débrouillé (G). Les exemples 3 et 4 suivants (dans lesquels on a utilisé les mêmes symboles) montrent en outre que l'erreur de sortie (H) introduite par un signal de bruit (D) donné peut aussi varier largement lorsque le signal de brouillage (B) varie, même si la valeur du signal numérique d'entrée (A) est maintenue constante Exemple 3 Exemple 4 (A) O 1 0 1 0 1 0 1 o 1 o 1 0 1 0 I (B) + O 0 1 0 1 o I 1 + O 0 1 0 I O 1 0 (C) 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 (D) + 1 + 1 (E) 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 (F) - O O 1 O 1 0 1 1 - O 0 I o 1 0 1 0 (G) 0 1 0 1 0 1 0 0 1 0 1 0 1 0 1 0 (H) 1 1 0 1 0 1 0 1 Dans l'exemple 3, une erreur d'une seule unité (D) due au bruit du canal donne lieu seulement à une erreur (H) d'une seule unite dans le signal de sortie débrouillé (G). Par contre, dans l'exemple 4, où le signal numérique d'entrée (A) est le même, mais où le signal numérique de brouillage (B) est inférieur d'une unité, la même erreur d'une unité (D) due au bruit du canal détermine une erreur (H) de 85 unités dans le signal numérique de sortie débrouillé (G). Ces exemples montrent que, même en transmission analogique, les procédés classiques de brouillage amplifient notablement le bruit du canal. Les erreurs de sortie introduites par le bruit du canal ne sont pas de simples fonctions directes de l'amplitude du bruit. La distorsion introduite par un bruit d'amplitude donnée dépend sensiblement des valeurs des signaux numériques d'entrée et de brouillage. Un bruit entretenu, même de faible amplitude, peut produire une distorsion intolérable du signal de sortie. L'amplification du bruit résultant du brouillage traditionnel est illustrée par la fig. 2. Le signal d'entrée 24 est mis sous forme numérique, brouillé et transmis sous forme analogique par un canal qui produit un bruit 25. En dépit de l'amplitude relativement faible du bruit, le signal de sortie débrouillé (représenté en 26) souffre d'une distorsion suffisante pour ne plus correspondre en rien au signal d'en- trée 24. La réception d'un signal d 'une qualité donnée par les procédés classiques de transmission brouillée exige un canal de bien meilleure qualité que la transmission non brouillée ; inversement, pour un canal de qualité donnée, le signal reçu est beaucoup plus médiocre lorsqu'on utilise les procédés classiques de brouillage qu'au cas où le signal est transmis sans être brouillé. Conformément à l1ivention, l'amplification de bruit indésirable qui caractér-se les brouilleurs classiques est éliminée par le fait que chaque nombre à n bits correspondant à chaque instant d'échantillonnage est brouillé en bloc, puis les nombres brouillés sont convertis sous forme analogique pour etre transmis sur le canal. Un *additionneur circulaire binaires effectue cette opération, additionnant chaque code -à huit bits relatif à un instant d'échantillonnage à un nombre à huit bits correspondant en provenance d'un générateur de brouillage, mais en làissant tomber le report (s'il existe) résultant du bit le plus significatif.L'abandon du report final a pour effet de rendre illisible le signal bouillé s'il est intercepté, ce qui est essentiel, etant donné le but poursuivi par l'invention. L'additionneur circulaire binaire produit une séquence de sommes à huit bits (modulo 28) et il est qualifié de "circulaire" parce que sa sqrtie est une fonction périodique de la somme de ses deux entrées, se répétant à des intervalles de28 (226) unités. Les codes à huit bits brouillés de sortie de l'additionneur sont convertis sous forme analogique, puis transmis p@r un canal au récepteur.A conditions qu'un compensateur approprié soit prévu pour corriger la distorsion du canal (ou au moins la composante du signal transmis qui st t attribuable à la sortie du générateur de brrouillage), un bruit intervenant sur le canal n'est pas amplifie et n'affecte le signal reconstitué derinitif du coté récepteur que dans la mesure de sa propre am- plitude effective. On comprendra mieux la raison pour laquelle le procédé de brouillage ici décrit évite l'amplification du bruit en considérant la fig. 3. Le cercle gradué inérieur 21 représente une échelle linéaire d'amplitude du signal graduée en 28 divisions (correspondant à l'échelle des ordonnées du graphe reproduit dans la fig. 1) c'est-à-dire qu'il représenté toutes les valeurs possibles dans l'exemple donné, des nombres à n bits représentant l'amplitude du signal. Les flèches courbes à l'extérieur du cercle gradué 21 indiquent des déplacements angulaires représentant les signaux qui sont combines lors du brouillage, de la transmission et du débrouillage des nombres échantillons complets, comme indiqué précédemment.Le signal numérique d'entrée, correspondant à un unique échantillon tempe porel de l'information analogique à transmettre, est représenté par "i" (égal, dans l'exemple choisi, aux trois-quarts dtun signal total = 192). Un signal de brouillage correspondant "s" est représenté comme étant égal à 128, c'est-à-dire la moitié d'une déviation totale (pour un brouillage efficaces la gamme des valeurs possibles du signal de brouillage aléatoire s ne doit guère être inférieure à la gamme complète de 1' additionneur). L'addition de brouillage, i + s, est une addition modulo 28 qui donne donc la somme brouillée 64 (et non 320). Cette somme brouillée est convertie sous forme analogique en vue de sa transmission. Au cours de la transmission, un bruit de canal "n" d'amplitude 16 s'additionne à "i + s" pour donner le signal analogique "i + s + n" (d'amplitude 80) du côté récepteur. Ce signal reçu est reconverti sous forme numérique en vue de son débrouillage. Un signal de débrouillage (également désigné-par "s") ayant la même valeur (128) que le signal de brouillage "s" est alors soustrait (modulo 28) du signal reçu pour donner le signal numérique de sortie "i"t , lequel cst égal à i + n (208). La différence entre la valeur de i' t celle de i (192) n'est faite que de l'amplitude réelle (1Ç) du bruit de canal n. Les opérations de brouillage et de débrouillage selon la présente invention n'amplifient pas le bruit du canal (pourvu qu'il soit également prévu un compensateur - comme on le verra ci-après). L'amélioration de la qualité du signal reçu (par rapport à celle que l'on obtient par un procédé classique de brouillage, comme le montre la fig. 2) ressort de la fig. 4. Le signal d'entrée 24 est mis sous forme numérique, brouillé par nombres entiers correspondant à chaque instant d1écnantil- lonnage et transmis sous forme analogique par un canal qui produit un bruit 25. Le signal de sortie débrouillé 27 ne présente que la légère distorsion qui résulterait de l'addition linéaire du bruit de canal 25 au signal d'entrée 24. I1 est donc possible de transmettre un signal brouillé avec une distorsion qui ne dépasse pas celle que subirait un signal non brouillé transmis sur le même canal. Lorsque l'entrée analogique est relativement continue, dans le cas par exemple de la transmission vocale, des distorsions aussi minimes que celles qui se produisent normalement dans le signal de sortie 27 n'ont guère d'effet sur la qualité du signal perçu. Certains systèmes antérieurs pour la transmission d'une information analogique brouillée donnent une fidélité comparable, mais seulement dans le cas où un canal à bande suffisamment large (beaucoup plus large qu'il n'est nécessaire dans le cadre de l'invention) est disponible pour permettre une transmission pratiquement dépourvue d'erreur avec un débit élevé en bits par période. En cas d'utilisation de canaux à bande limitée, on n'a pu éviter la distorsion provenant d'erreurs dues au bruit du canal qu'en abrégeant très fortement l'information transmise, par exemple au moyen d'un vocoder ou d'un équipement de codage similaire, lequel altère gravement par lui-même la fidélité. Le système de brouillage de l'invention peut donner lieu à une transmission de qualité améliorée sur un canal donné. ou, inversement, peut permettre une transmission de qualité non altérée sur un canal dont la largeur de bande est réduite. Un schéma-bloc de la forme d'exécution actuellement pré- férée de l'invention a été reproduit dans la fig. 5, comprenant un émetteur 30 et un récepteur 60 convenablement synchronisés. Le signal analogique appliqué à la ligne d'entrée 32 de l'émetteur 30 est une tension de fréquence téléphonique déterminée par une voix humaine. Le canal 34 est une ligne téléphonique ayant un rapport signal/bruit de l'ordre de 30 db. Un filtre limiteur de bande 36 réduit la largeur de bande du signal à 2,4 kHz. La sortie du filtre est échantillonnée à raison de 4800 fois par seconde par un échantillonneur représenté schématiquement en 38. Chaque échantillon séparé dans le temps du signal analogique est transformé en un nombre binaire à huit bits par un convertisseur analogique/numérique 40, puis est appliqué, par l'intermédiaire de la ligne 42, à l'une des deux entrées d'un additionneur binaire circulaire 44.Au même rythme, un générateur de brouillage 46 applique une séquence programmée correspondante de bits de brouillage pseudo-aléatoires, par la ligne 48, à l'autre entrée de l'additionneur 44. Chaque nombre échantillon du signal est additionné à un groupe sélectionné de huit bits de brouillage consécutifs, groupe que l'on peut appeler "nombre de brouillage" (par exemple formé par un formeur de groupe à partir d'une séquence continue de chiffres binaires en provenance du générateur de séquence de brouillage). L'addition est une addition binaire normale avec abandon du dernier report et elle produit une séquence de sommes binaires (modulo 28). Pour chaque échantillon du signal analogique mis sous- forme numérique, en provenance de la ligne 42, l'additionneur délivre à sa sortie un nombre à huit bits brouillé correspondant, sur la ligne de sortie 50. La sortie de l'additionneur est convertie en signaux analogiques séparés dans le temps dans un convertisseur numérique/analogique 52, puis est transmise au récepteur 60 par le canal 34. - Sur les canaux téléphoniques ordinaires, l'interférence entre symboles provoque une distorsion importante, même des signaux analogiques non brouillés usuels, lesquels peuvent être au besoin compensés pour réduire une telle distorsion. Par contre, sous une forme ou sous une autre, la compensation est essentielle dans le cadre de l'invention, car l'interférence entre symbole des cumulateurs de brouillage de signaux voisins donne lieu à un signal inintelligible à la suite de son débrouillage. Le procédé actuellement préféré pour compenser une telle distorsion consiste à utiliser un égaliseur adaptatif 62 (décrit dans la demande de brevet français de la même demandresse, intitulée "Procédé et système de transmission de données, déposee le 30 avril 1969, n" de série 69/13962).La Codex Corporation de Watertown (Massachusetts) vend un tel dispositif sous la dénomination "AE-96 Modem" (ce dispositif de compensation compense la séquence de signaux brouillés reçus et offre donc l'avantage de corriger l'interférence entre symboles de la composante information de la séquence de signaux transmis, ainsi que la composante brouillage). Toutefois l'invention ne se limite pas aux canaux qui utilisent des égali seursadaptatifs de ce genre.Toute technique de compensation pour la transmission d'une séquence d'échantillons de signal sur un canal à largeur de bande limitée et à rapport signal/ bruit élevé, avec une distorsion négligeable, peut être utilisé pour tirer profit des avantages de l'invention. En fait, des degrés modérés de distorsion du signal reçu sont acceptables sans égalisation, pourvu que d'autres moyens compensateurs soient utilisés en association avec le générateur de débrouillage pour assurer que la sortie de celui-ci a le même aspect (en fait, est distordue) qu'ruerait le signal reçu sil n'était constitué que du signal de brouillage. La sortie du compensateur 62 sur la ligne 64 est échantillonnée à raison de 4800 fois par seconde par un échantillonneur 65. Chaque échantillon de la sortie du compensateur est appliqué à un convertisseur analogique/numérique 66 qui engendre une séquence de nombres à huit bits brouillés séparés dans le temps approximativement semblables à ceux qui sont présents sur la ligne 50 de sortie de l'additionneur circulaire binaire 44 dans l'émetteur 30. Le bruit ou distorsion introduit par le canal 34 est également contenu dans la sortie du convertisseur 66, mais il n'affectera typiquement que les bits d'ordre inférieur des nombres brouillés et, par conséquent, ne provoquera pas une distorsion appréciable de la sortie du récepteur.Les nombres brouillés en provenance du convertisseur 66 sont appliqués par une ligne 68 à i'une des deux entrées d'un soustracteur circuaire binaire 70. Au même rythme, le générateur de débrouillage 72 applique une séquence programmée de bits de débrouillage pseudo-aléatoires (identique à la séquence de nombres de brouillage produite par le générateur de brouillage 46) par une ligne 74 à 1'autre entrée du soustracteur 70. Chaque nombre de débrouillage est soustrait du nombre correspondant du signal brouillé (par une soustraction binaire normale, c'est-à-dire une addition binaire par complément a deux, la reterce finale ért t abandonnée > pour produire une séquence de différences bi naires (modulo 28i. Cette soustraction de débrouillage reconstitue les nom- bres échantillons du signal appliqués par la ligne 42 à l'entrée de l'additionneur circulaire 44 dans l'émetteur 30, avec seulement les perturbations mineures affectant les bits d'ordre inférieur qui ont été introduites par le bruit du canal. Pour chaque nombre du signal brouillé reçu par la ligne 68 > le soustracteur délivre un nombre échantillon reconstitué correspondant, par la ligne 76, au convertisseur analogique/numérique 78. (Pour éliminer les grandes "pointes" de bruit éventuelles à la suite du débrouillage, la gamme du signal d'entrée sur la ligne 42 d'entrée de l'additionneur 44 de l'émetteur ne doit pas dépasser 95X environ de la gamme totale de sortie sur la ligne 50). La sortie du convertisseur numérique/analogique 78 est appliquée à un filtre 82 limiteur de bande à 2,4 kHz par la ligne 80. La sortie du filtre sur la ligne 84 est une tension de fréquence sonore capable de produire un signal vocal semblable au signal vocal originel qui a engendré l'entrée sur la ligne 32 de l'émetteur. La distorsion introduite par le canal est comparable à celle à laquelle on peut s'attendre d'une transmission non brouillée. Typiquement, le rapport signal/bruit est inférieur de 5 db environ à celui du canal (mais n'est pas supérieur à 30 db). Pour synchroniser le récepteur avec l'émmeteur, on peut utiliser des techniques courantes dans les installations de communications. Ainsi, la commande rythmée du récepteur peut être aSsurée par des tonalités pilotes transmises sur le canal 34 en même temps que les données ou l'on peut faire appel aux signaux de données eux-mêmes. Dans l'un et l'autre cas, le récepteur réagit à la transmission sur le canal en effectuant la synchroni- sation du traitement des données. La synchronisation des géné- mateurs de brouillage et de débrouillage peut s'effectuer par la technique courante de la période de "pointage" selon laquelle, avant la transmission de la donnée, la sortie du brouilleur est transmise sur le canal et le générateur de débrouillage réagit en se réglant lui-même en synchronisme avec la séquence reçue. Après quoi, en cours de fonctionnement, la synchronisation des générateurs est maintenue pa le sème rythmeur du récepteur qui a été mentionne ci-dessus L'additionneur circulaire numérique 44 peut cotre consbruit sous différentes formes. A titre d'exemple, l'une de ces ormes, qui fonctionne selon le principe de l'addition parallèle, est illustrée par la fig. 10. Un nombre binaire an bits, représentant l'amplitude d'un unique échantillon du signal est chargé en parallèle, par la ligne 42, dans les emplacements de bits i1 à in du registre à flip-flops de cumulande 41. Simultanément, n bits séquentiels de brouillage sont déplacés en série, sur la ligne 48, vers les emplacements de bits sl à n du registre à flip-flops de cumulateur 43. Lorsque les deux registres de cumulande et de cumulateur sont complètement chargés, leurs contenus sont ajoutés l'un à l'autre (modulo 2n) par les additionneurs binaires complets FA1 à FA . Un additionneur com n plet donné FAj traite trois signaux d'entrée représentant le bit cumilande correspondant (i,), le bit cumulateur correspon 3 dant (Sj ) et le bit de report d'entrée correspondant (c.). Si deux au moins des trois entrées d'un additionneur complet donné sont des bits 1, l'additionneur engendre un report de sortie qui est appliqué à l'étage d'ordre immédiatement supérieur. L'entrée de report c n de l'additionneur complet le moins signi ficatif FA est toujours 0. La sortie de report final c0 en n provenance de l'additionneur complet le plus significatif FA1 est ignorée (l'abandon de ce report final est essentiel, etant donné le but poursuivi par l'invention , pour la raison précédemment mentionnée). Chaque additionneur FAj engendre également un bit de somme (i + s)j, qui peut être momentanément emmagasiné dans l'étage correspondant du registre tampon de sortie à flip-flops 45. Le bit de somme à la sortie d'un additionneur complet donné est un 1 si un nombre impair des trois entrées de cet additionneur est 1, et il est un O dans le cas contraire. La somme complète dans le registre tampon de sortie à flip-flops 45 qui représente un nombre à n bits brouillé, est transmise sous forme parallèle par la ligne 50 au convertisseur numérique/analogique 52.L'additionneur parallèle représenté dans la fig. 10 peut traiter sans interruption une séquence continue de bits de brouillaqe,-car l'addition parallèle est exécutée avec une rapidité suffisante pour être achevée entre deux décalages de bits successifs,c'est-à-dire qu'un ensemble complet de n bits de la séquence de brouillage est introduit par décalage dans le registre de cumulateur 43, puis i'addition parallèle du contenu du registre 43 et du contenu du registre 41 est achevée avant l'arrivée du bit suivant de la séquence de brouillage (lequel peut être ensuite chargé dans l'étage sl du registre de cumulateur 43 sans altérer la valeur de la somme obtenue).Le soustracteur circulaire numérique 70 représenté dans la fig. 5 peut être construit essentiellement de la même manière (avec les seules modifications mineures nécessaires à l'exécution d'une soustraction binaire à la place d'une addition binaire). Le circuit représenté dans la fig. 10 ne constitue évidemment que l'un des multiples moyens possibles pour réaliser la fonction d'addotion numérique circulaire nécessaire pour produire des sommes brouillées (modulo (2n). Certaines économies sur les éléments physique-s requis peuvent être réalisées si l'on remplace l'additionneur parallèle représenté dans la fig. 10 par un système d'addition en série ne contenant qu'un seul additionneur complet, avec les circuits auxiliaires nécessaires (par exemple une mémoire tampon de report et un compteur de commande). Une autre forme de récepteur 61, appliquant un autre procédé de compensation de l'interférence entre symboles sur le canal, est représentée dans la fig. 6. Il n'est pas fait appel à un égaliseur et les échantillons analogiques séparés dans le temps, en provenance du canal 34, sont directement appliqués à l'échantillonneur 65 ; l'entrée canal échantillonnée est ensuite appliquée au convertisseur analogiqueinumérique 66. Le générateur de débrouillage 72 n'applique pas directement la séquence de nombres de débrouillage au soustracteur 70 (comme dans le cas du récepteur 60 représenté dans la fig. 5), mais il applique plutôt les nombres de débrouillage, par une ligne 86, à un convertisseur numérique/analogique 88. Après avoir été convertis sous forme analogique, les nombres de débrouillage sont appliqués par une ligne 90 à un simulateur de canal 92. Le simulateur de canal 92 est conçu pour reproduire la distorsion introduite par le canal 34, de telle sorte que les analogues des nombres de débrouillage aient approximativement la même distorsion que celle de la composante brouillage du signal brouillé qui arrive sur la ligne 68 (le simulateur de canal "pollue" le signal de débrouillage dans le temps, exactement de la même manière que la composante brouillage du signal est polluée par le canal lui-meme). Cette façon de procéder n'élimine pas la distrosion introduite par l'interférence entre symboles dans la composante information du signal, mais elle évite que les opérations de brouillage et de débrouillage augmentent cette distorsion. Un simulateur de canal peut être construit à partir d'une ligne à retard à prises, chaque prise a limentant un amplificateur à gain réglable.Si les valeurs de retard sont convenablement choisies et si la sélection des réglages de gain des amplificateurs est correcte, une sortie commune des amplificateurs des prises peut simuler approximativement la caractéristique de distorsion du canal. La sortie du simulateur de canal est applique, par une ligne 942 à un convertisseur analogique/numérique 96 et elle y est reconvertie en une séquence de nombres à huit bits de débrouillage qui sont à leur tour appliqués au soustracteur circulaire 70 par la ligne 98. Le soustracteur circulaire reconstitue les nombres échantillons du signal et les délivre sur sa ligne de sortie 76. Un convertisseur numériquejanalogique 78 et un filtre limiteur de bande 82 remplissent les mêmes fonctions que dans la forme d'exécution préférée qui a été décrite précégemment. La forme d'exécution préférée représentée dans la fig. 5 et sa variante illustrée par la fig. 6 effectuent l'une et l'autre les opérations de brouillage et de débrouillage en mode numérique. Des échantillons analogiques séparés dans le temps sont convertis en nombres digitaux, puis sont traités par d'autres nombres digitaux, étant brouillés au niveau de l'additionneur circulaire numérique et débrouillés au niveau du soustracteur circulaire numérique. Il a été découvert un autre prolongement de cette notion fondamentale : les opérations de brouillage et de débrouillage, qui sont exécutées numériquement dans la forme préférée de réalisation, peuvent aussi être effectuées en mode analogique. Un schéma-bloc d'une forme modifiée d'émetteur 31 susceptible de brouillage analogique est reproduit dans la fig. 7. Le signal analogique d'entrée est appliqué par la ligne 32 à un filtre limiteur de bande 36 et échantillonné dans le temps par l'échantillonneur 38. Les sorties analogiques, séparées dans le temps, de 1'échantillonneur ne sont pas converties sous forme digitale, mais appliquées directeltlent à l'une des entrées d'un additionneur circulaire analogie 100. L'autre entrée de l'addqtionneur circulaire analogique, 'entrée de brouillage sur la ligne 102, doit aussi être analogique, de sorte que la séquence de nombres digitaux de brouillage en provenance du générateur de brouillaje 46 est convertie par un convertisseur numérique/analogique 404 en une séquence semblable de signaux analogiques de brouillage séparés dans le temps, avant d'être appliquée à 1'additionneur circulaire analogique. L'additionneur traite directement chaque paire de signaux analogiques d'entrée qu'il reçoit, produisant une séquence de sommes analogiques brouillées, séparées dans le temps, destinées à être appliquées au canal 34. De même que l'additionneur circulaire numérique qui a eté précédemment décrit, l'åddion- neur circulaire analogique 100 produit une somme de sortie qui est périodique sur une gamme prédéterminée. Le graphe tracé dans la fig. 8 illustre une telle fonction périodique de la somme.Les abscisses, EIN représentent la somme algébrique des deux signaux d'entrée appliqués à l'additionneur circulaire analogique ; les ordonnées EOUT > représentent la valeur périodique résultante du signal de sortie (pour éviter une distorsion, la gamme des signaux analogiques d'entrée reçus par l'additionneur 100 à partir de l'échantillonneur 38 doit être inférieure à la gamme EOUT) L'établissement de la fonction périodique illustrée par la fig. 8 peut s'effectuer électroniquement par un certain nombre de procédés bien connus. Par exemple, on peut utiliser des diodes Zener pour mettre en service, à des tensions de seuil prédéterminées, des circuits qui fonctionnent à des niveaux de référence différents. Le brouillage analogique est représenté au niveau de l'é- metteur 31 dans la fig. 7. Le même principe peut être également appliqué au débrouillage au niveau du récepteur au moyen d'un soustracteur circulaire analogique à la place du soustracteur circulaire numérique 70 indiqué dans les fig. 5 et 6. Pour modifier le récepteur 60 de la forme d'exécution préférée (fig.5) en vue du débrouillage analogique, le convertisseur analogique/ numérique 66 doit être supprimé et un convertisseur numérique/ analogique doit être ajouté entre le générateur de débrouillage 72 et le soustracteur circulaire analogique.Pour modifier de même le récepteur 61 représenté dans la fig. 6, aucune conversion numérique/analogique complémentaire n'est nécessaire (puisque la sortie du simulateur de canal 92 est déjà analogique), mais les convertisseurs analogique/numérique 66 et 96 doivent être tous deux supprimés. L'opération en mode analogique pour le brouillage et ledébrouillage fournit un degré complémentaire de souplesse. S'agissant du brouillag et du débrouillage en mode numérique, un échantillonneur est nécessaire pour découper le signal en é- chantillons séparés dans le temps qui peuvent être mis sous forme numérique et traités mathématiquement en succession par une séquence de nombres séparés de brouillage ou de débrouillage. Une telle restriction à des échantillons séparés dans le temps n'est pas nécessaire dans le brouillage et le débrouillage en mode analogique. L'émetteur 31 de la fig. 7 peut être modifié comme le montre la fig. 9 pour constituer un émetteur 33 qui traite un signal continu non échantillonné.L'échantillonneur 38 de l'émetteur 31 est supprimé et un filtre de lissage 106 est prévu pour combiner les signaux analogiques de brouillage séparés dans le temps qui proviennent du convertisseur numé- rique/analogique 104 en une forme d'onde unique de signal analogique de brouillage continu. Des modifications semblables peuvent être apportées au circuit du récepteur pour permettre un débrouillage continu du signal brouillé continu reçu. Bien que la forme d'exécution préférée ait été décrite à propos d'une entrée et d'une sortie vocales, les principes del'invention sont également applicables à la transmission brouillée de signaux de télévision, de signaux de fac-similéSet autres signaux analogiques. Il est du reste bien entendu que les modes de réalisation de l'invention qui ont été décrits ci-dessus en référence aux dessins annexés, ont été donnés à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Système de communications pour une information analogique brouillée, comprenant des moyens pour additionner un signal de brouillage à un signal représentatif de l'information analogique, des moyens pour transmettre l'information brouillée sous forme analogique sur le canal et des moyens du côté récepteur pour soustraire un signal de débrouillage du signal reçu, ce système étant caractérisé par le fait que les moyens d'addition sont constitués par un additionneur circulaire (44, fig. 5,10 100, fig. 7,9) et que les moyens de soustraction sont constitués par un soustracteur circulaire (70, fig. 5,6), ces organes étant construits pour recevoir respectivement l'information et les signaux brouillés, lesquels ont plus de deux valeurs possibles, et respectivement pour additionner des signaux de brouillage et soustraire des signaux de débrouillage de façon semblable à une addition et une soustraction analogiques, mais de telle sorte que les grosses sommes dépassant une valeur prédéterminée apparaissent comme des sommes plus petites lors de leur transmission, le récepteur comprenant également un compensateur (62 fig. 5 9 92, fig. 6) en soi connu, en série avec l'une des entrées du soustracteur, ce compensateur étant construit en vue de compenser la distorsion introduite par le canal dans le signal brouillé transmis. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'entrée du signal d'information dans l'additionneur circulaire comprend des moyens pour produire des signaux d'entrée ayant une gamme de valeurs inférieure à la gamme totale de l'additionneur circulaire et par le fait que l'entrée du signal de brouillage dans l'additionneur circulaire comprend des moyens pour produire des signaux de brouillage ayant une gamme de valeurs qui n'est guère inférieure à la gamme de l'addition fleur. 3. Système selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le compensateur est constitué par un égaliseur (52) monté de façon à prendre en charge le courant du signal reçu et destiné à éliminer pratiquement la distorsion introduite dans ce signal par le canal, la sortie de cet égal-iseur servant d'entrée de signal reçu pour le soustracteur circulaire. 4. Système selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le compensateur est constitué par un circuit de filtrage (92) monté de façon à prendre en charge le courant du signal de débrouillage et destiné à introduire dans ce courant une distorsion sensiblement identique à la distorsion du signal brouillé reçu, due au canal, la sortie de ce circuit de filtrage servant d'entrée de débrouillage pour le soustracteur circulaire. 5. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'un au moins des dispositifs circulaires CîOO, fig. 9) est agencé de façon à prendre directement en charge l'une et l'autre de ses entrées sous forme de courant de signal analogique continu, ce dispositif circulaire étant capable de traiter ces entrées sur une base analogique et de produire un signal de sortie analogique continu. 6. Système selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comprend un échantillonneur (38, fig. 7) et un convertisseur numérique/analogique (104), cet échantillonneur étant monté de façon à échantillonner un signal analogique continu et à appliquer les valeurs d'échantillonnage au dispositif circulaire, et le convertisseur numérique/analogique étant monté de façon à convertir un courant de brouillage numérique en un courant de valeurs analogiques séparées dans le temps et à appliquer ces valeurs analogiques séparées au dispositif circulaire, lequel est agencé de façon à traiter les échantillons d'entrée sur une base analogique. 7. Système selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il contient un échantillonneur (38 ou 65, fig. 5, 65, fig. 6) et un convertisseur analogique/oumérique (40,66, fig. 5; 66, fig. 6), l'échantillonneur étant monté de façon à échantillonner un signal analogique continu, le convertisseur analogique/numérique étant capable de convertir chaque échantillon en un nombre digital représentant plus de deux niveaux analogiques et d'appliquer ce nombre digital au dispositif circulaire, lequel est également monté de façon à recevoir le courant de brouillage sous la forme de nombres digitaux, et étant construit de façon à traiter ces nombres sur une base numérique. 8. Système selon la revendication 7, caractérisé par le faitque le dispositif circulaire est un additionneur (44, fig. 5) du côté émetteur, ce dernier contenant un convertisseur numérique/ analogique (52) destiné à reconverti; la sortie numérique de l'additionneur en un signal analogique en vue de sa transmission sur le canal. 9. Système selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les entrées numériques du dispositif circulaire sont sous la forme de nombres binaires à n bits et que le dispositif circulaire est conçu pour fonctionner selon les règles de l'addition modulo 2n, n etant un nombre entier supérieur à 1 10. Système selon la revendication 9, caractérisé par ie fait qu'il est prévu pour transmettre des signaux vocaux et de fac similéss,n étant supérieur à 4. 11. Système selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le dispositif circulaire est un soustracteur dans le récepteur et que le compensateur est constitué par un égalisseur numérique monté de façon à prendre en charge la sortie du convertisseur analpgique/numérique et susceptible d'éliminer pratiquement la distorsion introduite dans ce signal numérique par le canal, la sortie numérique de cet égaliseur étant connectée de façon à servir d'entrée de signal reçu pour le soustracteur circulaire 12. Système selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le dispositif circulaire est un soustracteur dans le récepteur et que le compensateur est constitué par un circuit de filtrage numérique (88, 92 et 96 ensemble), monte de façon à prendre en charge le signal numérique de brouillage et capable d'introduire dans ce courant numérique une distorsion sensiblement identique à la distorsion du signal brouillé reçu sous l'ef- fet du canal, la sortie de ce circuit de filtrage servant d'entrée de débrouillage pour le soustracteur circulaire.