Le transport de substances, notamment de liquides à l'échelle industrielle, se heurte à certaines difficultés qui ont pour consé- quence un prix de revient relativement élevé des transporta de ce genre. L'une de ces difficultés réside dans le fait qutun récipient destiné au transport de liquides alimentaires doit etre réservé exclusivement à un tel transport et que ce récipient ne peut donc pas être rempli par d'autres produits. Il en résulte que les bateaux, camions ou wagons-citernes effectuent de nombreux voyages à vide, ce qui renchérit le prix de revient de transport. L'invention a pour but d'apporter une solution à ce problème et de permettre d'utiliser un même récipient pour le transport de 1g- quides de nature très différente, par exemple pour le transport de lait ou de vin, ou encore d'huile minérale. Cette invention a pour objet un récipient pour le transport de substances par véhicule, notamment pour le transport de liquides, comprenant une enveloppe extérieure, caractérisé en ce que le volume intérieur de cette enveloppe est divisé en au moins deux espaces distincts, séparés l'un de l'autre de façon étanche et destinés au transport de substances de natures différentes, chacun de ces espaces étant dimensionné de façon à permettre le transport d'une charge égale à la capacité totale de transport du récipient ou du véi- cille, chacun de ces espaces présentant au moins une ouverture qui lui est propre pour permettre l'introduction et/ou le retrait d'un liquide dans l'espace considéré Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exem- plue, trois formes d'exécution du récipient selon l'invention. La fig. I est une coupe longitudinale d'une première forme dtex écution. Les fig. 2 et 3 représentent, en coupe e t respectivement en plan, une partie d'un bateau comportant un récipient selon la deuxième forme d'exécution La fig. 4 est une coupelongitudinaied'une citerne présentant deux compartiments séparés Itun de l'autre par une membrane souple. La fig. 5 est une coupe transversale de cette citerne. La fig. 6 illustre, à plus grande échelle, une disposition permettant la fixation de la membrane souple. Le récipient illustré à la fig. l comprend une enveloppe exté- rieure I en tôle d'acier qui peut être fixée sur un véhicule ferro vinaire ou routier. Cette enveloppe 1 contient un corps creux 2 également en tôle d'acier dont espace intérieur est désigné par A. Le corps creux 2 est soutenu par deux pièces annulaires 3 et 4 qui viennent en contact avec la paroi intérieure de l'enveloppe 1. Ces pièces annulaires assurent une liaison étanche entre l'exté- rieur du corps 2 et l'intérieur du corps 1. De cette façon, deux espaces distincts 31 et B2 sont définis entre l'enveloppe 1 et le corps 2. Ces deux espaces B1 et 32 constituent des réservoirs indépendants présentant chacun une ouverture de remplissage 5, respectivement 6 et une conduite de soutirage 8, respectivement 9. Le corps creux 2 constitue également un récipient avec un orifice de remplissage 7 et une conduite 10 de soutirage et de vidange. L'espace A a sensiblement la même contenance que les espaces 31 et 32 additionnés. De plus, les espaces 31 et B2 sont sensiblement égaux entre eux, de sorte que lorsqu'on les remplit d'un liquide, le centre de gravité de ce liquide se trouve sensiblement au même endroit que le centre de gravité d'un liquide de poids spécifique correspondant qui se trouverait dans l'espace A. Ces espaces sont dlmensionnés de façon telle que le remplissage complet de l'espace A ou des espaces B1 et B2 corresponde à la cha-rge maximum du vébi- cule.De cette façon, pour le transport, l'espace A peut être-rem- pli, par exemple, par un liquide alimentaire pour un voyage du véhicule qui peut ainsi transporter sa charge maximum du produit en question, et lors du retour de ce véhicule, on peut remplir les espaces B1 et B2 avec un liquide de nature totalement différente, par exemple des produits chimiques ou industriels. Ainsi, on. peut éviter en grande partie ou suivant le cas même en to-tal1t, les voya- ges à vide du véhicule, ce qui augmente de beaucoup I rentabilité. de celui-ci. Il est clair que les pièces annulaires 3 et 4-pourraient prSsen- ter également des orifices de passage permettant une communication entre les espaces B1 et B2, de sorte que ces deux espaces ne formeraient qu'un seul récipient. Les pièces annulaires 3 et 4 pourraient être en matière mauvaise conductrice de la chaleur, de sorte que le récipient intérieur serait isotherme. Il faut évictemment éviter que tous les récipients soient remplis simultanément, car cela provoquerait une surcharge très importante du véhicule. Toutefois, les véhicules de transport sont, cyans la règle, toujours soumis à une pesée avant leur départ, de sorte qu'une telle surcharge apparaltrait immédiatement et n'est donc pas à craindre. On peut d'ailleurs prévoir des dispositifs accessoires pour empêcher absolument le remplissage d'un réservoir ou d'un groupe de réservoirs lorsque l'autre réservoir ou un groupe d'autres réservoirs n'est pas vide.Dans le cas de transport de liquides, on pourrait, par exemple, prévoir un flotteur à l'intérieur de chaque réservoir, ce flotteur verrouillant, par llintermédiaire d'une transmission mécanique ou électrique, les bouchons des orifices de remplissage des autres réservoirs. On peut également prévoir une distinction entre les différents orifices de remplissage pour éviter, par exemple, d'introduire par inattention un produit industriel dans un réservoir destiné à recevoir des produits alimentaires. I1 est clair que les réservoirs ne sont pas forcément destinés à recevoir des liquides et qu'en les munissant d'orifices de remplissage et desoutirage appropriés, on pourrait très bien les utiliser pour transporter des produits en poudre, des produits granuleux, des produits pâteux, etc. Dans la forme- d1exécution illustrée aux fig. 2 et 3, un bateau, dont on a représenté la coque schématiquement en 11, contient un container 14 à l'intérieur duquel sont prévus des récipients inde pendants 15. Le container 14 présente deux orifices 12 pouvant servir au remplissage et en même temps au soutirage de liquide au moyen d'une pompe. Les récipients indépendants 15 sont munis chacun d'un orifice 15 permettant également le remplissage et le soutirage. Comme dans le cas précédent, le container 14 et les récipients 15 sont dimensionnés de façon Que soit le remplissage du container 14, soit le remplissage des récipients 15 corresponde à-la-charge maximum qu'on peut accepter-pour cette partie du bateau. Lorsque le volume extérieur de l'enveloppe doit être maintenu aussi faible que possible, on peut avoir recours à une solution telle qu'illustré aux fig. 4 à 6. Dans ce cas, l'enveloppe extérieure 1 qui peut de nouveau être en tôle soudée, contient une mem brane souple 16 qui constitue une séparation mobile entre deux es paces A et B étanches l'un par rapport à l'autre. Comme on le voit aux fig. o et 5, l'espace A correspond sensi blement au volume intérieur de l'enveloppe 1 et peut être rempli d'un liquide disposé au-dessus de la membrane 16. Bien entendu, cette dernière vient se plaquer contre la paroi interne inférieure de l'enveloppe 1, de sorte qu'elle n'est pas soumise à des- sol- licitations dues au poids duliquide transporté. Pour effectuer le soutirage du liquide contenu dans l'espace A, il n'est guère possible, dans le cas de cette construction, de prévoir un orifice à la base de l'enveloppe 1 et lton a recours à une conduite 17 extérieure se prolongeant à l'intérieur de l'enveloppe 1 par une partie flexible 18-dont l'extrémité 19 vient s'ouvrir à la base de l'espa- ce A. On sait que les citernes de tous véhicules de transport doivent être nettoyées après chaque transport et qu'à cet effet, elles sont munies de passages permettant à un nettoyeur de pénétrer dans la citerne. Lorsque l'espace A a été vidé de son contenu, le nettoyeur peut pénétrer dans cet espace et retourner la partie flexible 18 en la faisant pénétrer à l'intérieur de la conduite 17, de façon qu'elle ne gêne pas lors du remplissage de la citerne avec un autre liquide qui est introduit dans l'espace B compris entre la partie inférieure de l'enveloppe 1 et la membrane 16. Ce remplissage de l'espace B se fait par une conduite 20 située à la base de l'enveloppe 1 et qui sert aussi bien au remplissage qu'au soutirage. A cet effet, la conduite 20 présente une branche 21 coudée vers le haut et portant à sa partie supérieure un orifice de remplissage 22, tandis qu'à sa partie inférieure, elle est munie dgun orifice de soutirage 23. Lors du remplissage de l'espace B, la membrane 16 se soulève et vient s'appliquer contre au moins une portion de la paroi intérieure de l'enveloppe 1, dans la partie supérieure de celle-ci. Ce déplacement de la membrane 16 est possible gråce à son élasticité et/ ou sa forme. On voit que dans le volume intérieur de l'enveloppe 1, on dispose alternativement de deux espaces distincts, susceptibles de recevoir chacun des produits de nature différente, le volume de chacun de ces espaces étant sensiblement égal à ceiui de l'enveloppe 1. La fig. 6 illustre en coupe et à plus grande échelle un détail de la paroi de l'enveloppe 1, à l'endroit où est fixée la membrane 16. L'enveloppe 1 en tôle d'acier présente sur sa face intérieure un revêtement 25 en matière isolante au point de vue thermique et dont la face interne est recouverte par une feuille 26 étanche, par exemple en matière plastique. On pourrait aussi prévoir une feuille collée à la partie supé- rieure de la matière isolante et contre la membrane 16, cette feuille pouvant être en une matière différente d'une autre feuille collée à la partie inférieure de la matière isolante et de la membrane 16, de façon à tenir compte de la composition des différents liquides ou autres matières à transporter. La membrane souple 16 est serrée sur son pourtour entre la paroi d'une rainure 27 et une pièce tubulaire 28 engagée à force dans cette rainure. L'arête supérieure de la rainure 27 est arrondie pour éviter d'endommager la membrane souple. En variante, cette pièce tubulaire 28 pourrait être remplacée par une cornière soudée à l'intérieur de l'enveloppe extérieure en t81e d'acier. La membrane souple 16 peut être fixée sur cette cornière à l'aide de vis I1 est bien entendu qu'on peut prévoir de nombreuses modifications des récipients qui ont été décrits, et en particulier dans une citerne du genre récrit en référence aux fig. 4 à 6, on pourrait placer plusieurs membranes souples de façon à pouvoir disposer de plusieurs espaces distincts capables de recevoir des produits de nature très différente, par exemple des produits alimen taies, des produits tels que du pétrole QU ses dérivés, des produits chimiques, par exemple des acides, des alcools, etc. Dans le cas d'un récipient cylindrique, on pourrait aussi prévoir une cloison mobile rigide, transversale à l'axe longitudinal du cylindre et divisant l'intérieur du cylindre en deux volumes distincts. Cette cloison rigide peut etre montée coulissante pour occuper à choix deux positions pour lesquelles l'un ou l'autre des volumes est maximum. Revendications 1. Récipient pour le transport de substances par véhicule, notamment pour le transport de liquides, comprenant une enveloppe exté- rieure, caractérisé en ce que le volume intérieur de cette enveloppe est divisé en au moins deux espaces distincts, séparés l'un de l'autre de façon étanche et destinés au transport de substances de natures différentes, chacun de ces espaces étant dimensionné de façon à permettre le transport d'une charge égale à la capacité totale de transport du récipient ou du véhicule, chacun de ces. espaces présentant au moins une ouverture qui'lui est propre pour permettre l'introduction et/ou le retrait d'un liquide dans l'espace considéré. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que le volume délimité par l'enveloppe contient un corps creux à paroi rigide définissant le second espace, ce corps creux étant conformé et disposé de façon que le poids et le centre de gravité du liquide qu'il contient coïncident sensiblement avec le poids et le centre de gravité du liquide qui peut être compris entre la paroi ex térieure du corps creux et la-paroi intérieure de l'enveloppe. 9. Récipient selon la revendication 2, caractérisé en ce que le volume intérieur de l'enveloppe contient plusieurs corps creux définissant plusieurs espaces séparés de façon étanche de celui compris entre ces corps creux et ladite enveloppe, 4. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux espaces sont séparés l'un de l'autre par au moins une membrane souple. 5. Récipient selon la revendication 4, caractérisé en ce que la membrane en matière souple présente une élasticité et/ou une forme lui permettant de s'appliquer contre au moins une portion de la paroi intérieure de l'enveloppe. 6. Récipient selon la revendication 2 ou 4, dans lequel lesdites ouvertures sont munies de moyens d'obturation, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage réciproque sont prévus pour interdire d'amener simultanément lesdites ouvertures en position non obturée.