La présente invention concerne l'enlèvement d'un monomère résiduel que l'on retire d'un polymère. Il est souvent souhaitable de pouvoir enlever le monomère résiduel se trouvant dans un polymère formé à partir du monomère. Ce problème peut se poser par exemple parce que la libération non mattrisée du monomère à partir du polymère au cours de la récupération d'-extraction,ou au, cours du traitement subséquent du polymère,peut présenter des risques pour l'environnement. Ainsi, lors de la production des polymères d'un halogénure de vinyle, par exemple du poly(chlorure) de vinyle, le polymère contient de lthalo- génure de vinyle absorbé à la fin de la polymérisation. On enlève le monomère du polymère pendant la récupération d'extraction du polymère, mais ce monomère peut créer des risques pour itenviron- nement si la libération a lieu d'une façon non maîtrisée.Ainsi, des découvertes récentes ont suggéré que le chlorure de vinyle monomère peut provoquer le cancer rare du foie, l'angiosarcome, et peut donner naissance à d'autres problèmes médicaux. Il est ainsi particulièrement souhaitable de faire en sorte que la teneur en monomère soit sûrement aussi faible que possible dans les polymères d'un halogénure de vinyle fourni aux clients d'un fabricant, et que l'enlèvement du chlorure de vinyle monomère que l'on retire du polymère n'implique pas une décharge non mattrisée du monomère que l'on enverrait à l'atmosphère. On sait produire des polymères sous forme de latex. Dans le cas du chlorure de polyvinyle, on récupère souvent le polymère par séchage par pulvérisation ou atomisation d'un tel latex Pour le séchage par atomisation, on fait passer le latex par un dispositif d'atomisation vers de l'air chaud qui évapore l'eau en donnant le polymère sous forme d'une poudre.Cela conduit à une diminution dt: la proportion de monomère se trouvant dans le polymère, mais les grandes quantités d'air nécessaires pour sécher le polymère par atomisation peuvent poser des problèmes lorsque lton souhaite enlever le monomère de l'air. En outre, les latex de polymères sont fréquemment utilisés tels quels et ne sont pas réduits à l'état de poudre, ou bien le polymère est récupéré du latex par une coagulation et une filtration. Il serait donc souhaitable de pouvoir enlever le monomère résiduel d'un latex de polymère par un procédé ne détruisant pas le latex et qui permet de récupérer facilement le monomère que lton enlève du polymère. lie brevet de la République Fédérale d'Allemagne r N0 2 435 704 révèle que lton peut enlever du chlorure de vinyle monomère d'une dispersion aqueuse de chlorure de polyvinyle en pulvérisant la dispersion aqueuse sur les parois du récipient. On peut chauffer la dispersion en insufflant de la vapeur d'eau dans la dispersion aqueuse à la base du récipient. On peut également introduire de la vapeur d'eau dans la dispersion aqueuse avant de la pomper vers la buse de pulvérisation (voir la figure 1 du brevet précité de la République Fédérale d'Allemagne).On peut également chauffer la dispersion aqueuse en utilisant une enveloppe chaude entourant les parois du récipient dans lequel on pulvérise la dispersion par atomisation, ou bien en utilisant un échangeur de chaleur pour chauffer la dispersion avant de l'envoyer à la buse de pulvérisation. Ces procédés de chauffage de la dispersion aqueuse ont des inconvénients. lie chauffage indirect de la dispersion par utilisation d'une etlveloppe chaude placée sur le récipient ou par l'utilisation d'un échangeur de chaleur tend à provoquer une accumulation de dépôts du polymère sur les surfaces chaudes au contact de la dispersion. lie chauffage des dispersions aqueuses de polymères par insufflation de vapeur d'eau dans la dispersion tend à provoquer des variations inopportunes dans la dispersion, par exemple des augmentations de la viscosité ou de la coagulation. En outre, il peut y avoir des problèmes dus à du moussage. Il sem blerat donc que l'utilisation de la vapeur d'eau pour chauffer des dispersions aqueuses d'un polymère n'est pas très satisfaisante. lie brevet belge N0 832 774 décrit un procédé pour enlever du monomère de dispersions aqueuses de polymères, selon lequel on introduit de la vapeur d'eau dans un tube dans lequel la dispersion aqueuse s'écoule. lie tube aboutit ensuite dans un récipient. Cela présente également les inconvénients risquant de se produire lorsqu'on introduit de la vapeur d'eau dans une dispersion aqueuse de polymère. lie brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 930 931 décrit un procédé pour enlever du styrène d'une dispersion aqueuse d'un latex de copolymère de styrène et de butadiène, selon lequel on introduit une dispersion aqueuse du polymère dans une chambre allongée, avec de la vapeur d'eau, pour produire un mélange de vapeurs turbulentes à grande vitesse. En l'absence de toute indication concernant l'utilisation d'une buse d'atomisation, on ne doit pas s'attendre à ce qu'une atomisation du latex se produise, et ce qui semble vraisemblablement arriver est qu'une pellicule de latex sera projetée le long des parois de la chambre allongée. L'exigence d'une longue chambre de contact risque de créer des problèmes pour l'enlèvement du polymère qui s'accumulerait- sur les parois. Il vient entre trouvé que l'on peut enlever du monomère de dispersions aqueuses d'un polymère en utilisant de la vapeur d'eau et en faisant appel à un procédé selon lequel on évite ou diminue les inconvénients résultant des procédés connus de chauffage de la dispersion, pourvu que lton utilise la vapeur d'eau de façon spécifique. Selon la présente invention, le procédé pour diminuer la teneur en monomère résiduel d'un latex de polymère consiste à atomiser le latex par l'action d'un courant de vapeur d'eau au sein d'un récipient clos, à enlever le gaz du récipient, à collecter le latex atomisé et à l'enlever sous forme de latex du récipient. lie procédé de la présente invention peut s'appliquer à l'enlèvement du monomère de latex de n'importe quel homopolymère ou ccr ève. La technique convient particulièrement bien pour l'enlèvement des monomères volatils, c'est-à-dire un monomère ayant un point d'ébullition inférieur à la température ambiante, à la pression atmosphérique, comme le chlorure de vinyle ou le butadiène. Cependant, la présente technique permet également d'obtenir des avantages intéressants lors de l'enlèvement de monomères moins volatils comme le styrène, l'acrylonitrile, l'acétate de vinyle, des esters de l'acide acrylique ou méthacrylique, l'isoprène, le chloroprène et le chlorure de vinylidène,de leurs homopolymères ou copo lymères respectifs sous forme de latex. lie procédé de la présente invention trouve une application particulière à l'enlèvement du chlorure de vinyle résiduel que l'on retire de polymères du chlorure de vinyle. Ainsi, on peut enlever le chlorure de vinyle des copolymères et homopolymères du chlorure de vinyle. lie procédé de la présente invention peut s'appliquer à des latex produits par polymérisation en émulsion aussi bien qu'à des latex produits par polymérisation en micro-suspension.La polymérisation en émulsion est effectuée dans un milieu aqueux à l'aide d'un catalyseur hydrosoluble en présence d'agents d'émulsionnement. On agite le mélange réactionnel pour mélanger les constituantsa mais le degré d'agitation nécessaire est relativement modéré et le polymère est produit sous forme d'un latex aqueux de petites particules, ayant typiquement 0,05 à 1,5 micron, et une agitation n'est pas nécessaire pour maintenir les particules en dispersion. On effectue une polymérisation en micro-suspension dans un milieu aqueux en utilisant un agent d'émulsionnement, mais l'amorceur de la polymérisation est soluble dans le monomère et il se forme une fine dispersion de monomère dans de l'eau contenant l'amorceur de polymérisation, gracie à l'utilisation d'un homogénéisateur ou d'un dispositif semblable avant la polymérisation.Dans la polymérisation en micro-suspension, on produit des particules relativement petites du polymère (qui peuvent, par exemple, avoir des dimensions comprises entre 0,1 et 20 microns) et qui exigent peu d'agitation pour les maintenir en dispersion. On doit bien faire la différence entre les techniques de la polymérisation en émulsion et en microsuspension, d'une part, et la polymérisation en suspension, d'autre par'. Dans la polymérisation en suspension, du monomère comme par exemple le chlorure de vinyle est polymérisé dans un milieu aqueux en présence d'un agent de maintien en suspension et d'un catalyseur soluble dans le monomère. lie polymère est produit sous forme de granules qui se déposent en se séparant du mélange de polymérisation dès que l'agitation est arrêtée, et ce polymère n'est pas produit sous forme d'un latex. lie procédé de la présente invention convient particulièrement bien pour traiter des latex de polymères du chlorure de vinyle, produits par polymérisation en micro-suspension ou en émulsion. Comme expliqué ci-dessus > de tels latex peuvent avoir des dimensions particulaires moyennes comprises entre 0,05 et 20 microns, par exemple entre 0,2 et 2 microns. lia concentration du polymère dans le latex peut varier dans un intervalle modérément grand et peut se situer par exemple entre 25 % et 60 % en poids de polymère par rapport au poids total du latex. Lorsqu'on utilise le procédé de l'invention, il est avantageux également d'utiliser le latex à une température élevée en provenance directe du stade de la polymérisation ou, en variante, de préchauffer le latex conservé, par exemple, dans une cuve de mélange, avant la pulvérisation. De cette façon, on peut obtenir une plus grande économie pour la consommation de vapeur d'eau ain e si qu'une plus faible réduction de la concentration de la suspen- sion par suite de la condensation de la vapeur d'eau nécessaire pour atteindre la température de strippage. Comme le latex sera chauffé par la vapeur d'eau servant à l'atomiser, le latex introduit en vue de l'atomisation sera à une température inférieure à celle à laquelle on désire l'élever au cours du stade de l'atomisation. Ainsi, il peut s'avérer préférable d'utiliser le latex à une température excédant la température ambiante, par exemple à des températures comprises entre 400 et TOOG. Atomisation du latex par l'action d'un courant de vapeur d'eau On peut utiliser n'importe quelle méthode commode d'àto- misation du latex par l'action d'un courant de vapeur d'eau. Ainsi, le latex peut entre atomisé par l'action d'une buse d'atomisation à plusieurs fluides, dont l'exemple le plus usuel est la buse pour deux fluides. Des buses pour deux fluides et pour trois fluides sont décrites aux pages 196-198 de "Spray-Drying" (séchage par atomisation) de E. Masters (Leonard Hill Books, 1972), et un exemple d'une buse d'atomisation pour deux fluides est donné dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 805 869.Comme expliqué aux pages 196-198 de l'ouvrage "Spray Dring précité, le mécanisme de l'atomisation est celui d'un gaz à grande vitesse (dans le cas présent, le gaz est de la vapeur d'eau) créant de grandes forces de frottement sur des surfaces liquides en provoquant la désagrégation du liquide en des gouttelettes pulvérisées par atomisation. lies buses pour plusieurs fluides peuvent être du type i?# mélange interne ou " à mélange externe". Dans les buses "à mélange interne", l'interaction du gaz et du liquide se produit au sein de la buse, alors que dans les buses "å mélange externet', l'interaction des courants du gaz et du liquide se produit à la sortie de la buse ou après leur sortie de la buse. Des buses pour fluides multiples peuvent également combiner le type "interne" et le type "externe". Avec des buses à mélange externe, il peut y avoir moins de risque de bouchage les buses. Un exemple d'une forme convenable de buse est celui où un tube central est entouré d'une ouverture annulaire, l'un des fluides étant refoulé dans le tube alors que l'autre tube est refoulé par l'ouverture annulaire. Dans ltesemple montré dans le brevet précité des Etats-Unis d'llmérique NO 3 805 869, c'est le liquide qui est refoulé dans 1' ouverture annulaire alors que l'air est refoulé par le tube central,mais certaines buses pour deux fluides peuvent fonctionner avec le liquide introduit par le tube central et le gaz introduit par l'ouverture annulaire concentrique.A la place d'une ouverture annulaire concentrique, il peut y avoir un anneau d'ouvertures individuelles entourant l'extrémité du tube central. On préfère que l'ouverture centrale soit entoure d'une ouverture annulaire concentrique plut't que par un anneau d'ouvertures individuelles, car le risque d'un bouchage est alors diminué. lies dimensions des passages et ouvertures de la buse d'atomisation pour plusieurs fluides sont de préférence suffisanmurr grandes (tout en tenant compte de la nécessité dtobte- nir une atomisation) pour que le risque de bouchage soit faible. Des essais simples permettent facilement de déterminer si, et dans quelles conditions, les buses d'atomisation pour plusieurs fluides peuvent bien convenir. La vapeur d'eau fournie aux buses d'atomisation de plusieurs fluides est de préférence surchauffée par rapport au point d'ébullition de l'eau se trouvant dans le récipient. Ainsi, par exemple, la vapeur d'eau peut entre fournie à une température de 600 à 2000G, de préférence 1000C à 1800C. Par rapport à la quantité de latex,on onpréfère utiliser une quantité d'eau qui est supérieure à celle nécessaire tout simplement pour obtenir une atomisation. lie rapport pondéral entre le latex et la vapeur d'eau dépend d la température initiale du latex et de la température de l'opéra- tion de strippage, mais ce rapport peut se situer par exemple entre 2:1 et 25:1 et encore mieux entre 5:1 et 15:1. La pression de la vapeur d'eau que l'on introduit dans la buse pour deux fluides doit entre suffisante pour provoquer l'atomisation du latex et pour chauffer ce latex à la température voulue. Des pressions absolues de 135 à 274 kN/m2 sont typiques Enlèvement du gaz et collecte du latex lie latex est atomisé dans un récipient clos, ctest-à- dire dans un récipient d'où le gaz ne peut s'échapper directement vers l'atmosphère. lie gaz (qui comprend de la vapeur d'eau) se trouvant dans le récipient est enlevé de ce récipient gracie à des moyens convenables. lie gaz peut être envoyé dans un condenseur pour condenser la vapeur d'eau et la faire passer à l'état d'eau liquide, ce - qui laisse un effluent présentant une grande concentration du monomère. lie monomère peut ensuite titre recueilli par n'importe quelle méthode commode. lie moyen pour enlever le gaz du récipient peut comprendre une pompe maintenant dans ce récipient une pression inférieure à la pression atmosphérique. En réglant la pression régnant dans le récipient, on règle la température maximale pouvant titre atteinte par le latex au point d'ébullition de l'eau à la pression régnant dans le récipient.Ainsi, on peut maintenir par exemple la pression régnant dans le récipient à un niveau tel que le point d'ébullition de l'eau se trouvant dans ce récipient se situe entre 500 et 80 O, de préférence entre 600 et 800C et par exemple à 70 C. La température du latex collecté dans le récipient est de préférence aussi élevée que possible, pourvu que le latex ne soit pas coagulé. Pour des latex de polymères du chlorure de vinyle, en particulier ceux produits par polymérisation en micro-suspension, on préfère mattre le procédé en oeuvre de sorte que le contenu du récipient soit à une température comprise entre 550 et 650C et encore mieux entre 600 et 650C. On collecte et retire du récipient le latex atomisé sous forme de latex. Cela s'effectue le plus commodément en laissant se former à la partie inférieure du récipient une mare de latex d'où l'on peut retirer à volonté le latex par pompage. Il peut 5' avérer souhaitable qu'il y ait un trajet assez long entre la buse et la surface que les gouttelettes de latex heurtent et sur laquelle elles subissent une coalescence. La buse peut être située au sommet du récipient et fournir un brouillard de latex se dirigeant vers le bas, la longueur du trajet de la pulvérisation étant réglée par le niveau de latex que l'on maintient au bas du récipient. lie récipient peut entre muni d'un moyen, par exemple une enveloppe, dans laquelle on peut faire passer de l'eau chaude ou de la vapeur d'eau pour maintenir la paroi intérieure du récipient à la mtme température que celle du latex se trouvant dans le récipient. Cela empoche une dilution du latex par condensation de la vapeur dteau. lie récipient peut, par exemple, entre un récipient es s entiellement cylindrique présentant entre sa longueur (mesurée le# long du c8té droit du cylindre) et son diamètre un rapport compris entre 0,8:1 et 5:1. lie latex traité est retiré du récipient de façon discontinue ou continue. lie latex peut être soumis à d'autres stades d'atomisation selon la présente invention si l'on désire enlever une proportion encore plus grande du monomère. lit invention sera maintenant illustrée par référence à la figure d'accompagnement qui est une section schématique (non à 1' e#$eC: me) d'une buse d'atomisation à "mélange interne" de deux fluides servant dans le procédé de la présente invention. La buse comprend une admission 1 munie d'un passage dten- trée de vapeur d'eau 2 et d'un passage d'entrée du latex 3. lie passage d'entrée de la vapeur d'eau est relié à un distributeur annulaire 4 de la vapeur d'eau. Une buse 5 est rattachée à l'unité d'admission, l'unité 5 comprenant la buse est munie de passages 6 et 7 reliés au distributeur de vapeur d'eau 4 et au passage d'admission du latex 3, respectivement. Un distributeur 8 d'atomisation est rattaché à l'unité 5 et il définit, entre lui-m#me et l'unité 5, une chambre de mélange 9 dans laquelle s'ouvrent les passages 6 et 7.La longueur du distributeur de pulvérisation est de 25,4 mm, le diamètre interne des passages 7 est de 6,35 mm et le diamètre externe à l'extrémité du passage 7 est de 9,53 mm. lie diamètre de la chambre de mélange 9, au-dessous du passage 7, est de 11,11 mm et le diamètre de l'ouverture la plus grandeftans le distributeur de pulvérisation est de 4,76 mm. L'unité d'admission et l'unité formant buse de la buse pour deux fluides décrites ci-dessus correspondent aux éléments de la buse pneumatique !11/2J11 fournie par Spraying Systems Company. La buse d'atomisation est installée au sommet d'un récipient de 68 1 et elle est dirigée vers la base du récipient lie modèle de buse permet un mélange interne du latex et de la vapeur d'eau avant émission dans le récipient. lia buse peut pulvériser 300 kg de latex à l'heure, et ce latex est fourni par un circuit comprenant au moins une pompe. Des expériences antérieures ont montré qu'une pression absolue de vapeur d'eau de 156,5 kN/m2 suffit à donner un cone de pulvérisation lorsqu'on opère dans un récipient présentant un vide correspondant à 609,6 mm de mercure (soit une pression absolue de 8i > 3 kN/m# Exemple 1 On ferme le récipient et l'on y fait le vide. On le chauffe ensuite jusqu'à 600C en faisant passer de l'eau chaude dans l'enveloppe. Cela empoche une dilution excessive du latex en cours de fonctionnement par suite d'une condensation de vapeur d'eau en raison de la différence de température initiale entre le récipient et la température de fonctionnement voulue. Avant de faire passer le mélange de latex et de vapeur d'eau dans la buse, on arrête le chauffage de l'enveloppe. On laisse passer dans la buse un latex de chlorure de polyvinyle à 100C (préparé par polymérisation en micro-suspension et présentant un diamètre particulaire moyen d'environ 0,8 micron) 2 et de la vapeur d'eau à la pression absolue de 156,5 kN/m2. On règle la température en ajustant le vide régnant dans le récipient, le gaz continuellement évacué passant par un récipient en verre pour permettre l'observation de l'entraSnement de mousse dans l'appareillage. L'excès de vapeur d'eau est ainsi enlevé de l'appareil- lage avec le chlorure de vinyle monomère désorbé. Au cours de la période de 11 minutes de cet essai, on a strippé au total 22,4 kg de latex à 34,8 % en poids de solides totaux à des températures comprises entre 550 et 590C (la température mesurée a été celle du latex collecté à la base du récipient). lie débit réel de latex a été de 122 kg à l'heure avec un débit de vapeur d'eau d'environ 12 kg à l'heure . lia teneur initiale en chlorure de vinyle du polymère a été de 13500 ppm, cependant que le latex strippé contenait 2150 ppm par rapport au poids sec du polymère présent. On n'a pas observé d'encrassement important du récipient ni d'entratnement de mousse dans le mélange de gaz et de vapeur d'eau qu'on enlève. lie recyclage du latex, à une température d'admission de 4500 et à un débit semblable de latex, a donné une température de 610#67aC du latex dans le récipient et a abouti à un taux final de chlorure de vinyle monomère dans le latex de 350 ppm (par rapport au polymère). Exemple 2 On laisse passer dans la buse un latex de chlorure de polyvinyle à 1000 (préparé par polymérisation en émulsion et présentant un diamètre particulaire moyen de 0,18 micron) et de la vapeur d'eau à la pression absolue de 489 kN/m2. On règle la température en ajustant le vide régnant dans le récipient, l'enlèvement continu du gaz s'effectuant à travers un récipient de verre permettant l'observation de l'entra#nement de la mousse dans l'appareillage. On retire ainsi de l'aPpareil- lage l'excès de vapeur d'eau avec le chlorure de vinyle monomère désorbé. Dans les 14 minutes que dure l'essai, on strippe 9,95 kg de latex à 35,5 % en poids de solides à des températures comprises entre 580 et 6200 (la température mesurée est celle enregistrée dans l'espace de vapeur du récipient). lie débit réel de latex est de 42,4 kg à l'heure avec un débit de vapeur d'eau d'environ 7,9 kg à ltheure. La teneur initiale en chlorure de vinyle du polymère est de 8011 ppm, cependant que le latex strippé contient 1000 ppm par rapport au poids sec du polymère présent. Exemple 3 Dans un exemple supplémentaire, on fait passer dans la buse un latex de copolymère de styrène et de butadiène (préparé par polymérisation en émulsion et présentant un diamètre particulaire moyen de 0,15 micron) et de la vapeur d'eau à la pression absolue de 293,3 kN/m2. On règle la température en ajustant le vide régnant dans le récipient, le gaz continuellement enlevé pas san#ar un récipient de verre permettant ltobservation de î'entrat- nement de mousse dans l'appareillage. On retire ainsi de l'appareillage L'excès de vapeur d'eau avec le styrène et le butadiène monomères désorbés. Au cours des 17 minutes de ltessai, on strippe au total 12,85 kg de latex à 47,3 % en poids dn solides à des températures comprises entre 580 et 730C (la température mesurée est celle enregistrée dans l'espace de vapeur du récipient). lie débit réel de latex est de 45,3 kg à l'heure avec un débit de vapeur d'eau d'environ 5,5 kg à l'heure. lies taux initiaux de butadiène et de styrène dans le copolymère sont de 2495 ppm et de 35 300 ppm, respectivement, alors que le latex strippé ou purifié contient 213 ppm de butadiène et 20 x 150 ppm de styrène par rapport au poids sec du copolymère présent. REVENDICATIONS 1. Procédé pour diminuer la teneur en monomère résiduel d'un latex polymère, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on atomise, par l'action d'un courant de vapeur d'eau, le latex dans un récipient clos; on retire le gaz du récipient ; on collecte le latex atomisé et on le retire sous forme de latex de ce récipient. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le latex est atomisé dans une buse d'atomisation pour deux fluides. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le latex est atomisé dans une buse d'atomi satioil avec mélange externe de plusieurs fluides. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la vapeur d'eau est surchauffée par rapport au point d'ébullition de l'eau dans le récipient. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la vapeur d'eau est fournie à une température comprise entre 600 et 2000C et notamment à une température ccb se entre 10000 et 18000. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité de vapeur d'eau que l'on utilise est,par rapport à la quantité de latex, supérieure i la quantité nécessaire pour obtenir une atomisation. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédellt;es, caractérisé en ce que le rapport pondéral entre le latex et la vapeur d'eau se situe entre 2:1 et 25:1 et notamment entre 5:1 et 15:1. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé~- Rues, caractérisé en ce qu'on maintient la pression régnant dans le récipient à un niveau tel que le point d'ébullition de liteau se situe entre 600C et 8000 dans le récipient. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le latex enlevé du récipient est soumis à un stade supplémentaire d'atomisation par l'action d'un courant de vapeur d'eau au sein d'un récipient clos. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que le monomère est du chlorure de vinyle, et le polymère est un polymère de chlorure de vinyle. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le latex est produit par polymérisation en micro-suspension du chlorure de vinyle, et en ce qu'on maintient à une température de 550 à 650C le latex collecté dans le récipient