L'invention décrite a pour but la réalisation d'un pansement non adhérent à la plaie sous jacente, conçu de façon à orienter la cicatrisation des plaies, la formation du tissu conjonctif et l'épidermisation ultérieure, à permettre, en outre, l'élimination des inconvénients d'applications directes de compresses de gaze sur les plaies et à assurer toutefois l'élimination des exsudats secondaires. Ce pansement est constitué par une lame de papier sulfurisé, encore appelé parcehemin végétal. Ce papier est un produit naturel composé de cellulose pure traitée à l'acide sulfurique dilué. L'action de l'acide sulfurique dilué, dont tout résidu est totalement éliminé par des lavages successifs, purifie la fibre cellulosique, la fait gonfler et rend le papier sulfurisé stable et imperméable à l'eau, aux huiles et aux produits gras.Le paier sulfurisé (b) reste, solide à l'état humide. Ce papier évite, par l'absence de mailles, (à l'inverse des pansements à compresses classiques ) la pénétration des bourgeons de tissu conjonctif à travers ces mailles et leur arrachement à chaque renouvellement de pansement. Il modele la formation du tissu conjonctif (c) en l'aplanissant en une surface régulière et continue. Il évite l'exhubérance et la surélévation de ce tissu conjonctif par rapport aux berges de la plaie (a) et favorise ainsi la progression de l'épidermisation conte pète qui est toujours stoppée par le mur surélévé d'un tissu conjonctif trop proliféw ratif.Ce papier non absorbant permet l'action directe sur la plaie de tous complexes médicamenteux d'usage externe, à excipient aqueux ou graisseux sans en aspirer, à l'inverse des compresses, la plus grande partie, au détriment de la plaie à traiter. N'adhérant pas à la plaie il favorise le changement de pansement qui s'opère sans douleur et sans hémorragie et sans arrachement non seulement des bourgeons conjonctifs mais encore des minuscules ilots épidermiques, véritables greffes mi -; crascopiques qui amorcent une épidermisation centrifuge toujours détruite avec des pansements classiques.Les qualités inhérentes au papier sulfurisé lui-même, se trouvent augmentées par la concéption même du conditionnement de la feuille destinée à ce pansement spécial Le papier est taillé en bandes (d) de 4 à 5 centimètres de large dont une partie latérale, de un centimètre de large environ, sert d'attache à des bandelettes longues de 3 à 4 centimètres larges de 2 à 3 millimètres chacune. Appliquées brutes sur un même plan ces lamelles ou franges constituent une lame continue de papier sulfurisé.Si elles sont appliquées sur une surface au relief tortueux, les lamelles s'écartent ou se rapprochent de façon à s'appliquer intiment sur ces reliefs. II s'ensuit qu'une seconde lame placée au dessus de la précédente et placée de façon diamétralement opposée vient par ses propres lamelles, combler les espaces laissés vacants par l'écartement des franges de la première lame. Ce léger écartement en direction opposée des franges des 2 feuilles de papierpansement laisse entre elles des pertuis infimes qui favorisent le drainage des sécrétions exsudatives des plaies sous jacentes, sécrétions qui se produisent plusieurs heures ou plusieurs jours après l'application du pansement initial qui reste pendant ce laps de temps rigoureusement appliqué sur la surface à traiter.Par une judicieuse disposition du pansement-papier à franges tous les reliefs, toutes les excavations, toutes les surfaces planes peuvent etre protégées des inconvénients de l'application directe des compresses à mailles. Dès lors le pansement classique sera formé de la façon suivante : application directe sur la plaie du papier sulfurisé à franges, les franges étant de préférence, appliquées sur la plaie, la surface continue de la lame permettant à la feuille par simple humidification, d'etre momentanément accolée sur les surfaces cutanées péri sphériques, Suivant les dimensions de la plaie ou son relief, d'autres plaques de papier sulfurisé seront appliquées en direction opposées.Pour les très grandes surfaces, les feuilles seront disposées en "tuiles", le chevauchement des lamelles permettant aux exsudations des plaies de s'écouler au dessus des lamelles en position déclive sans venir éventuellement surinfecter ou réinfecter les zones en voie de guérison. Au dessus de ce plan papier sera appliqué un coussinet de compresses de gazes classiques (f) dont le but sera de comprimer intimement le papier sulfurisé sur la plaie et d'aspirer secondairement les exsudats issus des pertuis interlamellaires. Ces compresses seront maintenues en place -par une bande (g) modérément serrée assurant une solidarisation intime de l'ensemble.Le pansement papier non adhérent à la plaie sous jacente aura parfois tendance au glissement qu'il conviendra de contrarier par des adhésifs amarrant aux surfaces voisines le pansement terminé et décrit comme plus haut. Le pansement au papier sulfurisé à lamelles franges sera le pansement idéal de toute surface cruentée en voie de cicatrisation. Il sera le panseme nt qui ne colle pas. Il trouve dans toutes les plaies son application quelle que soit leur nature.Compte tenu de sa texture, il sera néanmoins le pansement de choix des brûlures, escarres, greffes, zones de prélève me nts pour greffes, osteites, scalps etc... Il permettra l'application de produits médicamenteux, pommades, liquides etc... sur les plaies à traiter et, faisant obstacle à leurs absorption immédiate par le pansement susjacent, prolongera la durée de leur efficacité sur la plaie. Chimiquement et physiologiquement inerte il évitera la macération des bords de plaies. Parfaitement stérilisable en atmosphère sèche ou humide il pourra Autre livré en bottes hermétiques qui lui conserveront indéfiniment ses propriétés. En conclusion l'invention décrite revendique l'utilisation du papier sulfurisé comme pansement à la surface des plaies. Ce papier sulfurisé pourra être couvert de substances actives sous excipient graisseux ou sous forme de gels. Ce papier sera conditionné sous forme de bandes dont une partie latérale sera découpée en lamelles ou franges destinées à épouser les reliefs et anfractuosités des plaies à traiter. Ce papier réalisera une séparation entre la plaie et les compresses classiques qui n'auront plus dès lois qu'un rOle compressif et absorbant. Ce pansement papier oralisera le pansement qui ne colle pas. REVENDICATIONS 1 - Pansement ayant pour but la protection des plaies sans adhérer à ces plaies caractérisé par le fait qu'il oriente la cicatrisation, la formation du tissu conjonctif, I'épidermisation ultérieure, qu'il permet de supprimer la compresse de gaze directement au contact des plaies et qu'il assure l'élimination des exsudats. 2 - Pansement selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est constitué d'une lame de papier sulfurisé non absorbant dit parchemin végétal. 3 - Pansement selon la revendication 2 caractérisé par le fait que non absorbant ce papier peut servir de support à tous complexes mécica mentaux d'usage externe à action directe sur les plaies. 4 - Pansement selon la revendication 2 caractérisé par le fait que la lame de papier sulfurisé est continue hormis sa partie latérale qui sert d'attache à des bandelettes juxtaposées s'adaptant aussi bien aux sur faces planes qu'aux reliefs tortueux.