La présente invention est relative à une pince à hémostase pour hystérectomie. Selon la pratique chirurgicale connue, l'ablation d'un utérus nécessite la mise en place de nombreuses pinces à hémostase partielle. Ainsi, selon une technique opératoire connue, on doit mettre en place, pour chaque côté de l'utérus, une pince de "EOCEER " sur la trompe et les ligaments utéro-ovariens et deux pinces de " JEAN-LOUIS PAURE " pour réaliser l'hémostase de l'artère utérine et du faisceau d'artères cervico-vaginales. La mise en place et le retrait de ces pinces nécessitent un certain temps qui augmente la durée de l'opération avec tous les inconvénients que cela présente. Par ailleurs, la présence de nombreuses pinces dans le champ opératoire constitue un gêne certaine pour le chirurgien. La présente invention, qui remédie à ces inconvénients, est relative à une pince permettant la mise en oeuvre d'une nouvelle technique opératoire consistant à mettre en place, pour chaque côté de l'utérus, une pince unique réalisant l'hémostase totale du côté correspondant de l'organe malade. Selon l'invention, la pince présente des mors dont la forme épouse sensiblement le profil de l'organe malade. De cette façon, l'-ablation de l'utérus ne nécessite plus que deux pinces ce qui facilite le travail du chirurgien et permet de réaliser l'intervention en un temps plus court. En autorisant la mise en oeuvre d'une technique opératoire plus rapide, la pince de l'invention permet donc de traiter un plus grand nombre de malades dans un temps donné, ce qui contribue à augmenter la rentabilité des installations et du personnel mais elle permet aussi des anesthésies plus courtes ce qui est très important pour la patiente. L'invention sera mieux comprise par la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels La figure 1 est la vue de face de la pince de l'invention La figure 2 est une vue de droite de la figure 1; La figure 3 est une vue partielle, à échelle grandeur, montrant la pince en position de travail. En se reportant aux dessins, on voit que la pince comporte deux branches 1 articulées en 2 et s'étendant au-delà de ladite articulation pour former deux mors 3 présentant une structure curviligne. De la façon connue, la pince peut être verrouillée, en position d'utilisation, à l'aide d'un dispositif d'accrochage tel que montré en 4 sur les dessins. Selon l'invention, chaque mors comporte deux parties curvilignes 3a et 3b s'incurvant en sens inverse à l'instar d'un S très ouvert, ladite partie 3a se raccordant à la partie centrale 5 selon un tronçon sensiblement rectiligne 3c. De cette façon et comme montré sur la figure 3, la pince épouse le contour latéral de l'utérus malade U et il en résulte que la résection des organes vasculaires peut être effectuée au plus près de celui-ci. Les parties 3c et 3a sont utilisées pour l'hémostase de la trompe X, de l'artère sous-tubaire As et du ligament utéroovarien L ,tandis que la partie 3b réalise l'hémostase de l'artère utérine Au et du faisceau d'artères cervico-vaginales kr. Pour fixer les idées, le rayon de courbure de la partie 3a est de Tordre de 100mm, tandis que celui de la partie 3b est de l'ordre de 18mm , la longueur de la partie rectiligne 3c étant, elle, de l'ordre de 45mm. Naturellement, ces dimensions peuvent varier puisque celles d'un utérus, fibromateux par exemple, sont très variables,mais celles indiquées ci-dessus correspondent au cas le plus fréquemment rencontré. Selon un mode de réalisation, les branches I de la pince sont incurvées en sens inverse de la partie 3a des mors pour faciliter la manipulation. REVESDICATIONS 1-Pince à hémostase pour hystérectomie du genre de celles comportant deux branches articulées et des mors courbes, caractérisée en ce que chaque mors présente deux parties curvilignes s'incurvant en sens inverse l'une de l'autre. 2-Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce que les rayons de courbure et la longueur des parties rectilignes sont inégaux. 3-Pince selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée- en ce que la partie curviligne la plus longue se raccorde à la partie centrale de la pince selon une portion sensiblement rectiligne.