L'invention est relative a un procédé pour nettoyer des tampons ou timbres sur leur face d'impression ainsi qu'à un dispositif pour mettre en oeuvre ce procédé. Des tampons sont disponibles dans le commerce sous de nombreuses formes de réalisation. La plupart du temps, ils possèdent une face d'impression sur laquelle des lettres et chiffres de dimensions variées sont ménagés en relief. Dans les tampons usuels, on encre la face d'impression en la pressant sur un tampon encreur humide. Il existe cependant aussi des modes de réalisation dans lesquels l'encre arrive du tampon ou timbre lui-meme. Quel que soit le mode de réalisation des tampons, il stac- cumule, entre les coins et sillons ainsi que sur les arêtes des lettres et chiffres, des saletés provenant du séchage de l'encre il en resulte des caractères flous lors de l'apposition du tampon. Le problème qui se pose ainsi est en particulier sensible lorsque les lettres et chiffres ont de petites dimensions. Ceci peut aller si loin que le relief des caractères disparaît sur le cachet et que ces caractères deviennent illisibles. Jusqu1ici, il était usuel de nettoyer la face a impression des tampons par grattage mécanique. On ne trouve pas dans le commerce des instruments spéciaux pour cet usage si bien qu'on est obligé d'utiliser un canif ou un objet affuté analogue. Pour cette opération, on doit prendre le plus grand soin pour ne pas abîmer la face d'impression du tampon. De plus, une telle opération de nettoyage est très salissante. I1 se pose des problèmes analogues lorsqu'il s'agit de nettoyer des caractères de machines à écrire et on a tenté de les résoudre par une série de propositions. Le trichloréthylène convient particulièrement bien pour éliminer par dissolution l'encrassement du à Penche du ruban de la machine. On ne peut toutefois pas utiliser le trichloréthylêne pour débarrasser les tampons de leur encre car ce produit fait gonfler le caoutchouc de la face d'impression ou le dissout. L'application du trichioréthylène sur les caractères de machine à écrire et l'enlèvement subséquent par essuyage ou aspiration des saletés dissoutes se font de nombreuses façons. Le plus souvent, le trichloréthylène sert à remplir un récipient légèrement compressible ; de préférence, on utilise à cet effet des ampoules de verre. Une telle ampoule est insérée dans un capuchon fermé d'un coté et fait d'un matériau légèrement compressible, de préférence en matière plastique. Dans l'extrémité ouverte du capuchon, on enfile un élément distributeur en caoutchouc (ou autre matière) spongieux ou cellulaire et, selon un procédé plus élégant, une mèche absorbante. On a rencontré des difficultés pour fixer l'élément distributeur dans le capuchon, ce qui a conduit à proposer toute une série de remèdes. Par exemple, il est possible d'obtenir un ancrage durable par soudure du capuchon en matière plastique avec la mèche. Un procédé simple consiste aussi à relier l'élément distributeur au capuchon par fixation à l'aide d'au moins une agrafe. L'instrument de nettoyage, prêt à l'usage, est à tout moment à la disposition de la secrétaire sans qu'elle ait à faire de manipulations spéciales avec le solvant. Sous l'effet d'une légère pression exercée sur le capuchon en matière plastique, l'ampoule de verre se brise de telle sorte que le trichloréthylène peut atteindre l'élément distributeur. On passe alors l'élément distributeur ainsi humecté sur les caractères de la machine à écrire et, de cette manière, on les débarrasse des saletés accumulées. Les instruments de nettoyage décrits ci-dessus ne peuvent cependant être utilisés au nettoyage des tampons car, pour les raisons exposées ci-dessus, le trichloréthylène ne convient pas comme liquide de nettoyage pour les tampons. Selon l'invention, il a pu maintenant etre créé un procédé, pour nettoyer la face d'impression de tampons, qui permet de débarrasser quantitativement de ses saletés la face d'impression de ces tampons. Le procédé conforme à l'invention consiste essentiellement à appliquer, sur la face d'impression à nettoyer du tampon, des glycols en tant que liquide de nettoyage, et ceci à l'aide d'un élément distributeur absorbant. L'éthylène-glycol convient particulièrement bien dans le cadre de l'invention. On ajoute avantageusement de la glycérine à l'éthylene- glycol pour accroltre la solubilité des résidus d'encre séchée. I1 est en outre possible d'ajouter un agent pour améliorer la fluidité de l'agent de nettoyage ou pour abaisser sa viscosité. es glycols ou mélanges d'éthylène-glycol et de glycérine possèdent une viscosité relativement élevée, ce qui entraîne comme inconvenaient le fait que le liquide de nettoyage ne se distribue pas assez vite dans les petits creux de la face d'impression. Pour éliminer cet inconvénient, on ajoute des agents appro priés à base d'alcools, de cétones ou d'esters, par exemple de 1' isopropanol. On peut aussi ajouter d'autres agents mouillants, par exemple des savons ou des agents à base d'alcoylarylsulfonates. On choisit avantageusement un agent mouillant non ionogène ou catioactif. Selon l'invention, le liquide de nettoyage à base de glycols peut être contenu dans une ampoule qui est insérée dans un capuchon fermé d'un côté et fait de préférence de matière synthétique thermoplastique. Une mèche en matière fibreuse absorbante est enfilée dans l'extrémité ouverte du capuchon. Le procédé conforme à l'invention peut d'ailleurs être appliqué de diverses façons. C'est ainsi qu'il est possible de remplir un flacon avec le liquide de nettoyage et d'appliquer ce liquide à l'aide d'un pinceau qui est inséré dans le bouchon du flacon. On donne néanmoins la préférence au premier dispositif susvisé car on peut manier de façon bien plus simple et plus propre le liquide de nettoyage lorsqutil est enfermé dans l'ampoule. I1 est ainsi impossible de répandre le liquide de nettoyage puisque celui-ci est capté par un matériau fibreux absorbant. Après une seule utilisation, on peut jeter les instruments de nettoyage conformes à l'invention, remplis du liquide de nettoyage. Si au contraire on met le liquide de nettoyage en flacon, on plonge à nouveau dans le liquide de nettoyage le pinceau qui a déjà été sali par l'opération de nettoyage précédente si bien que ce mode de réalisation convient mal à une utilisation multiple tandis qu'il occasionne des frais trop élevés pour une utilisation unique. C'est seulement par la combinaison du dispositif conforme à l'invention avec l'agent de nettoyage choisi selon l'invention que le but visé par l'invention a pu être atteint au mieux. L'invention va maintenant être décrite plus en détail à l'aide de plusieurs exemples de composition du liquide de nettoyage. EXEYLE I On remplit des ampoules de verre avec un mélange de "Teepol" (un alcoylarylsulfonate) 100 parties en poids éthylène-glycol 400 glycérine 300 " " i sopropanol 200 " " On introduit les ampoules de verre dans un capuchon en polypropylène, ce capuchon étant cylindrique et fermé d'un côté. Par le côté ouvert du capuchon, on y enfile une mèche fibreuse. Sous l'effet d'une légère pression des doigts, l'ampoule de verre se brise, ce qui répartit uniformément le liquide de nettoyage sur le matériau de la mèche. EXEMPLE 2 Comme à l'Exemple 1, on enferme dans des ampoules de verre, que l'on incorppre ensuite à l'instrument de nettoyage, un mélange de savons catio-actifs 130 parties en poids éthylène-glycol 410 " éthylène-diglycol 350 " alcool amylique 200 " " " EXEMPLE 3 On enferme dans des ampoules et on utilise comme à l'Exemple 1 un mélange de alcoylarylsulfonate 150 parties en poids éthylène-glycol 700 " " isopropanol 200 " EXEMPLE 4 Avec le mélange décrit à l'Exemple 3, on remplit un flacon de verre qui est fermé par un bouchon dans lequel est inséré un pinceau. REVENDICATIONS 1. Procédé pour nettoyer des tampons ou timbres sur leur face d'impression, à l'aide d'un liquide de nettoyage, caractérisé en ce qu'on applique, sur la face d'impression à nettoyer du tampon, des glycols en tant que liquide de nettoyage, et ceci à l'aide d'un élément distributeur absorbant, de préférence en matière fibreuse ou cellulaire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique de l'éthylène-glycol en tant que liquide de nettoyage. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ajoute de la glycérine au liquide de nettoyage 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on ajoute au liquide de nettoyage un agent mouillant, de préférence savons ou alcoylarylsulfonates et/ou un agent d'abaissement de la viscosité à base d'alcools, cétones ou esters, isopropanol de préférence. 5. Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'est insérée, dans un capuchon fermé d'un côté et fait de préférence de matière synthétique thermoplastique, une ampoule qui contient un liquide de nettoyage à base de glycols, de préférence à base d'un mélange d'éthylène-glycol et de glycérine, éventuellement avec addition d'agents mouillants et/ou d'agents d'abaissement de la viscosité et en ce ou'une mèche en matière absorbante est enfilée dans le capuchon par son extrémité ouverte.