La présente invention a pour objet un dispositif de freinage hydraulique aisément et efficacement réglable, applicable en particulier aux véhicules lourds tractés,- tels que remorques agraires ou autres engins tractés. Selon la technique connue des freins hydrauliques à tambours, l'effet de freinage est commandé par le pivotement d'une came elliptique entre les extrémités des segments qui sont ainsi écartés et qui vont appliquer leurs garnitures contre le tambour. Le pivotement est obtenu par le déplacement de l'extrémité d'un levier fixé sur l'axe de la came et reiié à la tige d'un vérin hydraulique dont le corps est articulé sur le plateau de freins ou sur l'essieu. Le levier est fixé sur axe soit par cannelures longitudinales soit par disques crantés, de façon à pouvoir modifier son calage par rapport à la came. Ce calage se fait, suivant les constructeurs, par sauts de 150 ou de 200 , ce qui correspond à un débattement maxi mut de 70 mm entre les deux positions de la tête du levier pour une même position angulaire de la came. Le réglage consiste à donner au repos a la came une position déterminée par l'épaisseur des garnitures, donc variable selon leur usure, ce qui entraîne la variation de la position ru repos du levier de frein. La position de repos de l'extrémité de la tige du vérin est par contre inchangée puisque le ressort de rappel l'applique contre le fond du cylindre. La liaison entre la tige du vérin et le levier de frein doit donc être de longueur variable. Une partie de cette variation est donnée par le débattement du au calage du levier. Le reste s'obtient dans les dispositifs connus en prolongeant la tige du vérin par une tige filetée sur laquelle on visse une chape que l'on relie ensuite à la tête du levier. Cet état de la technique présente de sérieux inconvénients la difficulté d'accès aux organes à régler, la complication des opérations de réglage et surtout l'impossibilité pratique, souvent rencontrée, de procéder au réglage d'organes exposés à la poussière, à la boue et aux corrosions et qui ne peuvent même plus être démontés. Le but de l'invention est de procurer aux exploitants des véhicules lourds, utilisés notamment en agriculture et dans les travaux publics, des dispositifs de freinage dont les moyens de réglage soient bien protégés, aisément accessibles et simples à mettre en oeuvre. Suivant l'invention, le dispositif de freinage hydraulique pour véhicules tels que remorques agraires comportant pour chaque roue freinez un vérin hydraulique relié au plateau de frein et dont la tige actionne le levier de frein, est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage de la saill-ie au repos de la tige du vérin, ces moyens étant au moins en partie logés à l'intérieur du corps du vérin, du côté opposé à la tige et accessibles de l'exte- rieur. L'invention permet ainsi de compenser l'usure des organes de freinage par un accès direct au dispositif de réglage qui est normalement protégé des salissures et détériorations. Dans une première forme de réalisation, le dispositif est caractérisé en ce que les moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin comportent une tige filetée vissée axialement dans le fond du vérin et dont l'extrémité libre forme butée pour la tige du vérin, la tête de cette tige filetée pouvant être entraînée en rotation de l'extérieur. De préférence, des moyens amovibles, tels qu'une contre-vis, sont prévus pour bloquer cette tige en position après réglage. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les moyens de réglage précédents sont en partie logés dans une chambre tubulaire prolongeant le corps du vérin de freinage et fermée par un bouchon amovible. Cette chambre tubulaire peut elle-meme avantageusement faire partie d'une culasse amovible constituant aussi le fond du vérin. Dans une autre forme avantageuse de réalisation, le dispositif est caractérisé en ce que les moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin comportent une butee mobile dans le corps du vérin et dont le déplacement est réglable par la rotation d'une vis traversant le fond de ce vérin et dont la tête est actionnée de l'extérieur. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront encore dans la description ci-après, faite en regard des dessins annexés. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, la figure 1 représente la vue en élévation d'un dispositif de freinage conforme à l'invention, après coupe transversale d'un essieu, la figure 2 est la vue en élévation,- avec coupe partielle à plus grande échelle du verin de la figure 1, la figure 3 est une vue en élévation de face de la partie arrière du corps du vérin, la figure 4 est.une vue analogue à la partie droite de la figure 2, montrant un réglage différent, la figure 5 est un schéma en coupe perpendiculaire à l'axe de la came montrant la fixation du levier de frein sur un axe cannelé, la figure 6 est la vue de face du levier de freinage isolé selon un autre modè de liaison entre celui-ci et l'arbre de freinage. la figure 7 est la vue de profil du dispositif précédent. Dans la réalisation particulière de l'invention représentée aux figures 1 à 3, on voit en 1 l'essieu d'un véhicule, tel qu'une remorque agraire, sur lequel sont montées des roues non figurées. A chaque roue est associé, de manière connue, un plateau de freinage 2 sur la jante duquel peuvent porter des segments schématisés en 3, portant des garnitures 4 et articulés autour d'axes 5. Les deux segments 3 sont commandés par une came 6 montée rotativement sur un axe 7. Cet axe 7 est porté par une patte 8 solidaire de l'essieu 1. L'axe 7 est d'autre part commandé angulairement par un levier de freinage 9 à l'extrémité libre duquel sont ménagées trois ouvertures Il échelonnées dont l'une reçoit une broche 12 qui relie le levier 9 à l'extrémité fourchue libre de la tige coulissante 13 d'un vérin de freinage 14. Le vérin 14 est muni à sa partie inférieure d'un étrier 15 qui chevauche une patte 16 portée par l'essieu 1, la liaison entre l'étrier 15 et la patte 16 étant assurée par une broche 17. La tige coulissante 13 du vérin 14 est en partie logée dans une chambre cylindrique 18 de ce vérin qui est alimentée en huile sous pression par une canalisation 19. La tige 13 est guidée dans son déplacement par une embouchure cylindrique 21 et par une rondelle 22 qui est enfilée sur l'extrémité décolletée 23 de la tige 13, la fixation de la rondelle 22 étant assurée par un circlips 24 monté dans une gorge 23A de ladite extrémité. Sur la rondelle 22 prend appui un ressort de rappel 25 monté dans la chambre 18 et qui tend à repousser I'extrémité intérieure de la tige 13 contre le fond 26 du vérin 14. De façon connue un soufflet extensible 27 est monté entre l'extrémité libre de la tige 13 et le corps du vérin 14 de façon à empêcher la pénétration des poussières à l'intérieur de celui-ci. De manière connue également, divers réglages sont prévus pour un dispositif de freinage de ce genre. En particulier la liaison entre l'extrémité fourchue 13 de la tige du vérin et le levier de freinage 9 est assurée dans l'un des trous 11 échelonnés de manière à assurer un couple de freinage convenable sur le levier 9. I1 importe en effet que la puissance de freinage ne soit ni trop faible ni trop élevée, ce qui pourrait détruire les jantes du plateau de freinage. Or si la section du vérin 14 est généralement toujours la meme, par contre la pression hydraulique amenée par la canalisation 19 varie suivant les marques de tracteur. Le choix de la perforation l1 est fait une fois pour toutes. D'autre part, de façon également connue, il est prévu des moyens de réglage angulaire entre l'arbre de freinage 7 portant la came 6 et le levier de freinage 9. Selon une première réalisation rappelée par la figure 5, le levier 9 et l'arbre 7 portent un ensemble de crans 31, l'angle entre deux crans consécutifs étant de 150. Le serrage est assuré par un système de boulon 33 et d'écrou 34 qui serrent deux oreilles 35 terminant-le levier 9. Selon une autre réalisation connue (figure 6), le levier de freinage 9 est maintenu par une vis 36 contre l'extrémité de l'arbre 7, ces deux pièces étant en prise l'une avec l'autre par l'intermédiaire de deux faces crantées 37. Dans cette réalisation le nombre des crans est tel que l'angle dont tourne le levier 9 lors du passage d'un cran au suivant est de 200. Selon la présente invention, il est prévu des moyens de rattrapage de jeu pour la tige 13, tels que l'amplitude de la compensation permise par ces moyens dépasse le débattement maximum D, schématisé sur la figure 1, correspondant au débattement angulaire du levier 9 lorsque la liaison de ce dernier avec l'arbre 7 est telle qu'on passe d'un cran 31 ou 37 au cran suivant. Ainsi dans l'hypothèse l & plus défavorable des figures 5, 6 et 7 otl le débattement angulaire est de 200, la valeur de D est de 70 mm. Ces moyens de rattrapage de jeu comportent d'une part la disposition dans l'étrier 15 de deux orifices échelonnés 38a, 38b dont l'écartement relatif e est par exemple de 30 mm. Complémentairement, il est prévu d'autres moyens pour régler la saillie au repos de la tige 13 du vérin 14. Ces moyens comprennent, dans la version considérée, une tige filetée 41 qui traverse le fond 26 du vérin 14 et dont l'extrémité libre en pénétrant dans la chambre 18 sert'due butée à l'extrémité intérieure 23 de la tige 13. De préférence, et comme montré aux figures 2 et 4, le fond 26 du vérin 14 fait partie d'une culasse rapportée 42 vissée en 43 sur le corps du vérin 14. La culasse 42 est prolongée par une paroi cylindrique 44 contenant une chambre tubulaire 45 filetée intérieurement dans laquelle peut se déplacer la tête cylindrique lisse 46 de la vis 41. Avec le filetage de la chambre 45 est en prise une vis sans tète 47 formant contrevis et qui empêche par butée de la tête 46 tout dévissage de la vis 41. La chambre 45 est fermée par un bouchon fileté et étanche 49. Pour permettre leur manoeuvre, la tête 46 et la vis 47 présentent des cavités polygonales dont l'une est visible en 48 et qui permettent de les manoeuvrer au moyen de clés ayant un profil complémentaire. Dans le cadre de l'exemple numérique visé plus haut, le débattement maximum e de la vis 41 (figure 4) est par exemple de 45 mm, de sorte que la longueur (d + e) estsupérieure au débattement D défini précédemment (75 mm contre 70 mm). On comprend qu'après un certain degré d'usure des garnitures 4 des segments 3, il suffit de dévisser le bouchon 49 et la contre-vis 47 pour atteindre la tête 46 de la vis 41. Avec une clé, on fait tourner celleci et pénétrer ainsi son extrémité dans la chambre 18 du vérin 14 en repoussant la tige coulissante 13 de la valeur suffisante pour rattraper ce jeu. Cette opération s'effectue sans perte sensible d'huile compte tenu de la présence de la vis 41 dans l'ouverture du fond 26 du vérin 14 et de l'opération de vissage a laquelle il est procédé. Lorsque la course e a été complétement utilisée pour la tige 41, il suffit de retirer la broche 17 de l'orifice 3F et d'assurer la liaison entre l'étrier 15 et la patte 16 par l'intermédiaire de l'orifice 38a, ce qui provoque un déplacement égal à d de l'extrémité 13 de la tige du vérin. Compte tenu de la position de la chambre tubulaire 45, à l'arrière du corps du vérin 14, et de la fermeture par le bouchon 49, cette chambre est préservée des salissures, de sorte que le réglage précis de la vis 41 peut être réalisé en toutes circonstances sans risque de blocage. Le montage de la vis 41 dans une culasse rapportée 42 facilite également de manière notable l'aménagement du vérin de freinage. La mise en oeuvre de l'invention est donc particulièrement aisée et peut être effectuée par simple remplacement du vérin de freinage sur du matériel existant. Dans la réalisation de la figure 8 où les mêmes organes que précédemment ont été pourvus des mêmes références, on reconnait le corps 14 du vérin avec la tige coulissante 13 qui est rappelée vers la droite par le ressort 25. L'extrémité arrière du corps 14 est fermée par une culasse vissée 61 qui est notablement plus courte que la culasse 42 de la réalisation précédente. Dans cette forme d'exécution, l'extrémité arrière de la tige 13 est creusée selon un canal borgne 62 dont l'embouchure présente un taraudage 63 dans lequel est vissée une couronne 64 filetée extérieurement et portant une tête 65 de forme annulaire jouant le rôle de la rondelle 22 précédente c'est-à-dire servant d'appui au ressort 25. La couronne 64 est taraudée intérieurement en 66 et engrène avec une vis axiale 67 de rattrapage de jeu qui est engagée dans le canal 62. La tête lisse 67A de la vis 67 est logée dans une cavité de forme correspondante 68 pratiquée dans la culasse 61. Dans la tete 67A est ménagée comme précédemment une cavité polygonale 71 accessible par un canal 72 de la culasse 61, le canal 72 étant normalement fermé par un bouchon fileté 73. Un ensemble de joints toriques 74 et- 75 respectivement prévus entre le corps 14 et la culasse 61 d'une part, et entre la collerette 65 et la vis 67 d'autre part assurent l'étanchéité nécessaire au dispositif, à la fois en service et en cas de démontage %tu bouchon 73. On comprend que si on désire rattraper le jeu du dispositif de freinage, il suffit, après enlèvement du bouchon 73, de faire tourner la vis 67 ce qui assure la translation de la rondelle 65 à l'intérieur de la chambre 18. Du fait de cette translation la tige de vérin 13 est repoussée vers la gauche comme dans le cas du dispositif précédent. L'accès au dispositif de réglage est ainsi particulièrement aisé et le réglage se fait très rapidement. I1 est évident que l'invention n'est pas limitée aux réalisations qui viennent d'être décrites et qu'on peut apporter à ces réalisations des variantes d':exécution sans sortir du cadre de cette invention. Ainsi, le corps du vérin 14 et la culasse 42 pourraient être solidaires et venus de moulage. REVENDICATIONS 1. Dispositif de freinage hydraulique pour véhicules, tels que remorques agraires, comportant pour chaque roue freinée un vérin hydraulique relié au plateau de frein et dont la tige actionne le levier de frein, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin, ces moyens étant au moins en partie logés à l'intérieur du corps du vérin, du côté opposé à la tige et accessibles de l'extérieur. 2. Dispositif conformeà la revendication 1, caractérise en ce que les moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin comportent une tige filetée vissée axialement dans le fond du vérin et dont l'extrémité libre forme butée pour la tige du vérin, la tête de cette tige filetée pouvant être entraînée en rotation de l'extérieur. 3. Dispositif conforme aux revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la partie de la tige filetée portant la tête de celle-ci est logée à l'intérieur d'une chambre tubulaire prolongeant le corps du vérin de freinage et fermée par un bouchon amovible. 4. Dispositif qonforme à la revendication 3 caractérisé en ce que la chambre tubulaire est filetée intérieurement et contient une butée réglable pour la tête de la tige filetée. 5. Dispositif conforme à la revendication 4 caractérisée en ce que la butée réglable est constituée par une contre-vis logée dans la chambre tubulaire filetée. 6. Dispositif conforme aux revendications 1 ou 3 caractérisé en ce que les moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin comprennent une rondelle montée à l'extrémité intérieure de la tige du vérin de freinage, cette rondelle présentant un taraudage intérieur qui est en prise avec une vis axiale traversant le fond du vérin et qui prénètre dans un canal borgne de la tige du vérin, la tête de cette vis étant accessible de l'extérieur du vérin. 7. Dispositif conforme à la revendication 6 caractérisé en ce que la tête lisse de la vis est montée folle dans une cavité de la culasse prolongée par un canal d'accès et porte une empreinte polygonale pour introduction d'une clé de manoeuvre. 8. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'étrier de fixation du corps du vérin comporte au moins deux trous à choisir pour le passage de l'axe d'articulation du vérin par rapport à l'essieu. 9. Dispositif de freinage conforme à l'une des revendications 1 à 7 et dans lequel le corps du vérin porte un étrier permettant sa fixation sur l'essieu, cet étrier présentant deux trous de réglage échelonnés pour le passage de l'axe d'articulation, caractérisé en ce que la course des moyens de réglage de la saillie au repos de la tige du vérin, augmentée de l'entraxe prévu entre les deux trous de l'étrier est superieue au débattement du point d'accrochage de la tige du vérin sur le levier de freinage, lorsque la position angulaire de ce levier par rapport à l'axe de freinage est décalée d'un cran.