La présente invention concerne une matière a fumer utilisée pour le remplissage des cigares, des cigarettes et des pipes et/ou comme enveloppe des cigares et des cigarettes, et plus particuliè rement une matière qu'on peut utiliser en remplacement du tabac seule ou en mélange avec du tabac dans des cigares, des cigarettes, des pipes et similaires ainsi qu'un procédé de sa préparation. On a dépensé dés efforts considérables pour rechercher une matière pouvant être utilisée pour remplacer le tabac dans laquelle les caractéristiques indésirables du tabac soient considérablement réduites, sinon totalement éliminées. On a tenté de remplacer le tabac par des composants végétaux, sous forme de feuilles, de tiges, de panicules et similaires en les traitant pratiquement comme les feuilles de tabac. Ces tentatives ont eu peu de succès par suite de la saveur indésirable et des teneurs élevées en goudron, composés aromatiques polynucléaires et composés carbonylés de la fumée. On a également tenté de réaliser un produit à fumer reconstitue en utilisant une charge minérale combustible mélangée à un liant, en façonnant le produit en une feuille ou en une autre forme pouvant titre utilisée pour le remplissage des cigares, des cigarettes ou des pipes. Les éthers ou esters cellulosiques, les alginates et les gommes naturelles qu'on utilise en grandes quantités comme liants, bilent avec une saveur et une odeur fortes désagréables. Plus récemment, on a préparé une matière à fumer, par oxydation sélective, lente et contrôlée de matières cellulosiques en présence de dioxyde d'azote liquide et/ou gazeux, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 3 478 752; n 3 482 578t n 3 491 766;' nO 3 t16 416 n 3 556 109; n 3 556 110;n0 3 559 655; n0 3 575 177; n9 3 577 994; n 3 608 559; n 3 608 560 et 3 643 668. Bien qu'on puisse obtenir selon les procédés des brevets qui viennent d'étre cités une matière à fumer ayant des caractéristiques conve nables pour remplacer' le tabac, ce produit est relativement motteux, par suite du temps que nécessite l'oxydation et du cotit élevé de la main-d'oeuvre et des matières. En l'absence de procédés moins coûteux de stabilisation de l'oxy cellulose et d'améliorations complémentaires supprimant l'acreté, les mélanges à fumer existants à base d'oxycellulose n'ont guère de chances de constituer une matière à fumer synthétique bien acceptée L'invention concerne un procédé de préparation d'une matière à fumer utile pour le remplissage et/ou l'enrobage dans des cigarettes, des cigares, des pipes et similaires, dans lequel on utilise des matières premières peu cottexwses qu'il est facile de se procurer, ce procédé étant simple, ne nécessitant pas de maind'oeuvre coûteuse, pouvant être mis en oeuvre en continu pour la production industrielle à bas prix et en grande quantité, la fumée formée par le produit étant relativement dépourvue de goudron et de produits polycycliques et ne formant pas de métaux-carbonyles ou d'autres composés indésirables. Le produit de l'invention présente le même aspect, la même combustion que le tabac convenablement séché et les mêmes caractéristiques lorsqu'on le fume et on peut l'utiliser en obtenant une fumée, une saveur, un arme et une formation de cendres convenables. On peut également le mélanger avec du tabac pour obtenir un produit à fumer renfermant moins de goudron et ayant une teneur contrôlée en nicotine. L'invention concerne en particulier l'utilisation de déchets de tabac constitués par les portions des tiges voisines des racines, les feuilles cassées et la poudre de tabac. Les procédés actuels utilisés dans l'industrie nécessitent un appareillage coûteux pour la formation en feuilles et les produits obtenus sont de qualité inférieure, car leur arme de tabac est faible alors qu'ils ont une teneur très élevée en composants non aromatiques tels que la cellulose, la lignine et les pectines qui brûlent avec des odeurs désagréables. L'invention permet à l'industrie du tabac d'extraire les constituants solubles des déchets de tabac et de les incorporer au mélange à fumer totalement inoffensif de 1 'inven- tion au lieu des résidus de tabac naturel qui demeurent après l'extraction.Comme on peut obtenir le mélange à fumer de l'invention directement sous forme de feuilles auxquelles on a appliqué les extraits de tabac à partir de solutions, on supprime également les liants nécessaires à la reconstitution des feuilles. La caractéristique principale du procédé de l'invention est la régulation de la nicotine et de l'arme des mélanges à fumer pour satisfaire les divers besoins des consommateurs. Selon l'invention, on peut préparer une matière à fumer en chauffant une matière cellulosique renfermant 3 à 15% en poids d'oxalate de calcium et/ou de magnésium à une température comprise dans la gamme de 275 à 7500C, et de préférence de 275 à 3750C amans une atmosphère non combustible (de préférence non oxydante) jusqu'à ce que la perte de poids de la matière cellulosique soit d'au moins 60% et de préférence comprise dans la gamme de 60 à 70%. L'expérience a montré que si la perte de poids est inférieure à 60t, on observe une certaine âcreté lorsqu'on fume le produit. Le produit obtenu demeure suffisamment souple pour être utilisé sous forme d'une feuille ou, s'il est déjà sous forme d'une feuille, pour entre façonné sous une forme convenant à l'utilisation comme remplissage, ou comme enveloppe, de cigarettes, de cigares ou de pipes, il ne forme pratiquement pas de fumée ni de goudron et est relativement dépourvu d' creté, de composés polycycliques et d'autres irritants donnant une saveur ou une odeur désagréables. On peut de façon avantageuse modifier le produit en ajoutant des agents d'humectation, des matières génératrices de fumée, des composants formant des cendres, des colorants et des additifs améliorant la saveur, l'arme, la force et la conservation sans accrottre de façon notable les composants indésirables de la fumée formée par ces produits. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants. EXEMPLE 1 Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, on fait avancer en continu, dans un espace fermé chauffé à la température de 3200C pendant environ 60 mn, une feuille d'a-cellulose renfermant 7% en poids d'oxalate de calcium répartis uniformément dans les fibres d'-cellulose, pour obtenir une perte de poids de 70%. On découpe une portion\de feuille pesant 400 mg et on la traite avec 30 mg de gomme adragante pour la renforcer. Après séchage à l'air, on incorpore à la feuille 1,2 ml d'une solution aqueuse renfermant 60 mg de citrate de potassium, 12 mg de citrate de sodium, 12 mg de phosphate disodique, 18 mg de bicarbonate de sodium, 30 mg d'inositol et 35 mg de glycérine. On mélange 250 mg du colorant formé par réaction du triquinoyle et du carbonate de calcium à une solution de 40 mg de carbonate de polyvinylène dans 8 à 10 ml d'acétone. On étale à la brosse cette suspension colorée avec 2,5 mg de Primetine JMT, sur la feuille ci-dessus, en recouvrant la totalité de la sur face. > On pulvérise les feuilles colorées avec de l'eau pour qu'elles rerlferrierit 30 â C wg d'humidité et on les hache. On rouïc le relance à fumer pour former une cigarette qui, lorsqu'on la fume, es'- eYçrtmement douce et ne présente que très peu de saveur acre ou d'odeur indésirable.Cette cigarette présente de bonnes carac téristiques de combustion, l'extrémité rougeoie bien et la vitesse de combustion correspond à celle du papier à cigarette, la cendre étant retenue mais facile à éliminer par une chiquenaude. Au lieu d'utiliser lFC-cellulose indiquée dans l'exemple 1, on peut utiliser d'autres formes de matières cellulosiques telles que du bois ou de la pâte à papier, de la paille, des fibres de lin, de bambou, de coton, de chanvre, de riz et d'autres fibres végétales, ainsi que des filaments semblables d'hydrates de carbone, qu'on appelle de façon générale ci-après matières cellulosiques. On peut utiliser ces matières cellulosiques sous une forme fibreuse autre qu'une feuille, mais on préfère utiliser des feuilles de ces matières cellulosiques pour mettre en pratique le procédé de l'invention de façon continue, peu coûteuse, rapide, en obtenant en grande quantité un produit plus uniforme et moins coûteux. On peut, de diverses façons, incorporer la quantité désirée d'oxalate de calcium. Pour obtenir la répartition la plus uniforme et la plus intime dans la matière cellulosique, on peut former l'oxalate de calcium in situ en chargeant la matière cellulosique de 3 à 15% en poids de carbonate de calcium, d'oxyde de calcium ou d'un autre sel de calcium, puis en traitant en une ou plusieurs imprégnations avec une solution diluée renfermant des quantités stoechiométriques d'acide oxalique pour que l'acide oxalique réagisse avec le composé de calcium en formant de l'oxalate de calcium insoluble in situ dans la matière cellulosique. On peut, au contraire, introduire l'oxalate de calcium dans la caisse d'arrivée ou le mélanger d'autres façons aux fibres cellulosiques pour l'incorporer à la patte qui se déplace sur la toile d'une machine à papier Fourdrinier. On peut incorporer l'oxalate de calcium de façon moins intime à la matière cellulosique, par exemple par imprégnation de la matière cellulosique avec un milieu aqueux renfermant l'oxalate de calcium en suspension, à la concentration désirée. Lorsqu'on utilise une matière cellulosique qui n'est pas sous forme d'une feuille, on peut mélanger l'oxalate de calcium à la matière cellulosique sous forme d'une poudre sèche ou d'une suspension aqueuse puis façonner en feuilles ou sécher avant de réaliser le traitement thermique ultérieur, comme précédemment décrit. I1 est souhaitable d'utiliser au moins 3% en poids, mais pas plus de 15% en poids d'oxalate de calcium, et de préférence on utilise de 7 à 10% en poids d'oxalate de calcium par rapport à la matière cellulosique. Au lieu d'oxalate de calcium, on peut utiliser de l'oxalate de magnésium ou un autre sel alcalino-terreux d'acide oxalique, citrique ou pivalique, ou des mélanges correspondants en des quantités équivalentes à celles de l'oxalate de calcium. On doit effectuer le traitement thermique de la matière cellulosique dans une atmosphère ne provoquant pas la combustion de la matière cellulosique à la température à laquelle on l'expose. On préfère utiliser une atmosphère non oxydante, et de préférence une atmosphère inerte ou réductrice. Pour cela, il est souhaitable d'utiliser une chambre de chauffage fermée, sans circulation d'air, bien que de l'air puisse entrer en petites quantités par les orifices d'entrée et de sortie par lesquels la matière cellulosique entre et sort de la chambre, ou on peut faire circuler dans l'espace fermé chauffé un gaz non oxydant ou un gaz inerte tel que l'azote, le dioxyde de carbone et similaires, pour régler les conditions atmosphériques. Au lieu d'une exposition de 60 mn à 320"C, comma décrit dans l'exemple 1, on peut exposer la matière cellulosique a une tempera- ture comprise dans la gambe de 275 à 375au, pendant une durée dépendant quelque peu de la température utilisée, mais dans tous les cas la durée et la température doivent entre suffisantes pour qu'on obtienne une diminution du poids de la matière cellulosique d'au moins 60%, mais ne dépassant pas environ 75%. Dans le fonctionnement continu, où l'on utilise la matière cellulosique sous forme d'une feuille, on peut régler la durée d'exposition en modifiant la vitesse de déplacement de la feuille dans l'espace chauffé et/ou la longueur du trajet de la matière cellulosique.La feuille peut se déplacer dans l'espace chauffé en faisant des allées et venues sur des rouleaux, ou peut autre portée pendant son déplacement dans l'espace chauffe sur des courroies sans fin en toiles métallique ou similaires. XDans le fonctionnement continu, lorsqu'on utilise une matière cellulosique qui n'est pas en feuilles, par exemple sous forme de fibres séparées, ou similaires, cette matière cellulosique peut être portée par un écran percé de petits trous ou une courroie en grillage métallique pendant son déplacement dans l'espace chauffé. Dans le fonctionnement discontinu, on peut simplement exposer la matière cellulosique à l'action de la température désirée, pendant une durée suffisante pour obtenir la dégradation désirée, de préférence en réalisant une exposition relativement uniforme de la matière cellulosique aux conditions de traitement à température élevée existantes. Le produit qu'on obtient par le traitement thermique précédemment décrit a une couleur noire grisâtre. Si on l'a traité sous forme d'une feuille, le produit quittant la chambre de traitement à chaud est généralement encore sous forme d'une feuille présentant une intégrité et une flexibilité suffisantes pour qu'on puisse lui incorporer des additifs et la façonner en le produit final. L'incorporation d'additifs est souhaitable pour améliorer la résistance, la saveur, l'arôme, la formation des cendres, les propriétés d'incandescence ou de combustion et la couleur. Pour améliorer l'intégrité et la résistance mécanique, on peut ajouter un liant à raison de 1 à 5% du poids de la matière cellulosique traitée, et de préférence de 2 à 4%. Pour cela, on préfère utiliser une gomme telle que la gomme de guar, la gomme adragante et des gommes naturelles semblables, un dérivé cellulosique tel que la méthylcellulose, la carboxyméthylcellulose, l'hydroxyéthylcellulose et similaires, et de préférence des résines cellulosiques solubles dans l'eau. On améliore encore l'intégrité et la résistance mécanique en incorporant un carbonate de polyalkylène tel que le carbonate de polyvinylène, comme décrit dans la demande de brevet américain nO 252 003. On choisit de préférence cette résine pour les diverses raisons suivantes (1) le carbonate de polyvinylène forme une feuille très robuste et très flexible qui brûle nettement sans apporter d'odeur ou de saveur indésirables; (2) la feuille reconstituée ou la feuille traitée avec le carbonate de polyvinyléne résiste à l'eau, ce qui contribue à empêchez le lessivage des additifs solubles dans l'eau; (3) elle sert de véhicule pour revêtir les feuilles du colorant; v4) elle contribue à l'élasticite du produit et augmente le pouvoir de remplissage de la matière à fumer lorsqu'on l'utilise comme matière de remplissage des cigarettes, des cigares et des pipes;; (5) elle améliore la stabilite en cours de conservation de la matière à fumer et contribue à maintenir l'équilibre de 1 'humidité dans le produit à fumer. Il est également souhaitable d'incorporer un agent d'humecta tion qui maintient la matière à fumer à l'état humide et souple et améliore les caractéristiques de remplissage et de combustion du produit. Pour cela, on peut utiliser un polyalcool tel que le glycérol, ou un glycol tel que l'éthylèneglycol, le propylèneglycol et similaires, l'inositol, le butanediol et des matières hygro scopiques semblables et leurs mélanges. On peut appliquer ces matières par pulvérisation en solutions aqueuses sur la feuille ou par mélange avec la matière cellulosique traitée. On peut ajouter des quantités atteignant 10% en poids, et de préférence comprises dans la gamme de 1 à 4% en poids. On peut améliorer les caractéristiques d'incandescence et de formation des cendres de la matière à fumer de l'invention, en ajoutant un sel alcalin soluble dans l'eau, tel que le sel de sodium ou de potassium d'un hydroxyacide de bas poids moléculaire, tel que l'acide oxalique, citrique, maléique, pivalique ou un acide orga nique semblable ou des carbonates, bicarbonates ou phosphates, comme le citrate de potassium, le citrate de sodium, le bicarbonate de potassium, le malé fte de potassium, le phosphate monosodique et similaires, ainsi que leurs mélanges. On peut incorporer ces agents de minéralisation ou ingrédients de formation de cendres à raison de 30% du poids de la matière à fumer, de préférence en une quantité comprise dans la gamme de 5 a 10% en poids. Du point de vue de l'aspect, il est souhaitable que la matière à fumer ait la couleur brunâtre foncée du tabac séché de luxe. On ne peut colorer la manière cellulosique gris foncé qu'on obtient dans le traitement thermique précédemment décrit de l'invention en utilisant des colorants classiques, à moins d'en utiliser des quantités énormes. Selon l'invention, on peut utiliser comme matière colorante le triquinoyle (C606,8H2O) (cité dans la demande de brevet américair précitée) qui forme une couleur orangé foncé à brun avec le calcium ou le magnésium du produit cellulosique, et constitue un agent colorant non lessivable qui donne au produit gris foncé une belle couleur brune qui ne s'élimine pas par lessivage. Au lieu de former le colorant in situ par réaction du triquinoyle avec le calcium ou le magnésium présent dans le produit cellulosique, on peut obtenir le même résultat en formant le colorant séparément, puis en l'incorporant à la matière cellulosique en utilisant un liant tel que le carbonate de polyvinylène en obtenant ainsi un liant coloré qu'on ajoute comme décrit dans l'exemple 1. On peut améliorer la saveur et l'arme en ajoutant des agents d'aromatisation tels que la nicotine, le menthol, les acides chlorogénique, cafélque t quinique, des huiles essentielles, des extraits de tabac et similaires. EXEMPLE 2 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1 dans sa totalité, si ce n'est qu'on incorpore des extraits alcooliques et aqueux dérivant de tiges de tabac avant d'appliquer aux feuilles le colorant et le carbonate de polyvinylène. On dépose à la brosse 120 mg d'extrait aqueux sur des feuilles, à partir d'l ml de solution et, après séchage à l'air, on étale à la brosse 60 mg d'extrait alcoolique contenu dans 1 ml de solution alcoolique et on sèche a nouveau à l'air. Les feuilles ont la couleur, la texture et l'arme du tabac de luxe et lorsqu'on en façonne des cigarettes, celles-ci forment une fumée très douce à fort arme de tabac et présentent de bonnes caractéristiques de combustion. EXEMPLE 3 On reprend l'exemple 2 en incorporant 5 mg de menthol avec le colorant et le carbonate de polyvinylène. Les cigarettes fabri quées à partir de cette matière présentent les qualités essentielles des cigarettes de l'exemple 2 et, de plus une saveur agréable de menthol. EXEMPLE 4 On prépare un mélange à fumer selon le mode opératoire de l'exemple 1. On mélange 750 mg du produit haché avec 250 mg de brins de tabac naturel et on façonne une cigarette ordinaire. Lorsqu'on la fume cette cigarette présente toutes les qualités essentielles des cigarettes des exemples 1 et 2, et forme une fumée très douce par rapport à une cigarette ordinaire renfermant 100% de tabac naturel de la même variété. EXEMPLE 5 On reprend l'exemple 4, mais en inversant le rapport du tabac naturel au mélange à fumer de l'invention. La cigarette forme une quantité plus importante de fumée et son arome est plus fort, mais elle est encore nettement plus douce qu'une ciga rette ordinaire, constituée à 100% de tabac naturel de la méne variété. EXEMPLE 6 On prendre l'exemple 1, sans utiliser de bicarbonate de potassium. La cendre est quelque peu floconneuse, sans qu'on constate d'autres différences. -ESPlS 7 On reprend exemple 1, sans utiliser de phosphate disodique. Il n'est pas facile de se débarrasser de la cendre avec une chique- taude et le lange brûle plus rapidement et de façon irrégulièré par apport a l'enveloppe. Qn voit donc que la matière à fuser de l'invention ne présente pas les caractéristiques fâcheuses du tabac séché et qu'on peut l'utiliser à la place du tabac séché ou en association avec lui pour fabriquer des matières à fur pouvant servir au remplissage des cigares, des cigarettes et des pipes ou comme enveloppes des cigarettes et des cigares. On peut préparer la matière à fumer de l'invention selon un procédé permettant 1' obtention continue en grandes quantités d'un produit peu coûteux, qu'on façonne facilement à la forme désirée pour l'utiliser comme matière à fumer. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples donnés ci-dessus, elle est susceptible de nombreuses variantes aceessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Matière à fumer, caractérisée en ce qu'elle est constituée par le produit de la réaction thermique d'une matière cellulosique, dans une atmosphère non oxydante, à une température comprise dans la gamme de 275 à 7500C, et de préférence de 275 à 3750C, jusqu'à ce que la perte de poids de la matière cellulosique soit d'au moins 60%, la matière cellulosique soumise à la réaction thermique renfermant de préférence 3 à 15% en poids d'un sel alcalino-terreux et la matière à fumer renfermant éventuellement des agents d'humectation, des colorants, des charges, des régulateurs du pH, des liants et des ingrédients générateurs de cendres. 2.- Matière à fumer selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu'on effectue la réaction thermique de la matière cellulosique jusqu'a ce que la perte de poids de la matière cellulosique soit comprise dans la gamme de 60 à 80%. 3.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le sel alcalino-terreux est l'oxalate de calcium ou l'oxalate de magnésium. 4.- Matière a fumer selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'oxalate de calcium et l'oxalate de magnésium sont présents dans des quantités comprises dans la gamme de 3 à 15% en poids. 5.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle renferme un liant en une quantité comprise dans la gamme de 1 a 5% en poids. 6.- Matière à fumer selon la revendication 5, caractérisée en ce que le liant est un liant soluble dans l'eau constitué d'un dérivé de cellulose ou de gommes solubles dans l'eau. 7.-Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle renferme un agent d'humectation en une quantité pouvant atteindre 10% en poids. 8.- Matière à fumer selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'agent d'humectation est présent en une quantité comprise dans la gamme de 1 à 10% du poids de la matière à fumer. 9.- Matière à fumer selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'agent d'humectation est un composé polyhydroxylé choisi parai le glycérol, les glycols et les polyalcools. 10.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle renferme un ingrédient de minéralisation et de formation de cendres en une quantité pouvant atteindre 15% du poids de la matière a fumer. 11.- Matière à fumer selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'ingrédient de minéralisation et de formation de cendres est présent en une quantité comprise dans la gamme de 3 à 15% en poids. 12.- Matière a fumer selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'on choisit 1'agent de minéralisation et l'ingrédient de formation de cendres parmi un sel de métal alcalin d'un acide carboxylique inférieur, d'un carbonate, d'un bicarbonate ou d'un phosphate. 13.- Matière à fumer selon la revendication 12, caractérisée en ce que l'acide carboxylique est l'acide oxalique, citrique, pivalique ou maléique. 14.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précedentes, caractérisée en ce qu'elle renferme un agent colorant transformant le produit cellulosique gris foncé en un produit ayant une belle couleur brune. 15.- Matière à fumer selon la revendication 14, caractérisée en ce que l'agent colorant est constitué par le produit de la réaction d'une base calcique et du triquinoyle. 16.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle renferme une amine organique en une quantité suffisante pour que le pH soit d'au moins 8. 17.- Procédé de préparation d'une matière à fumer selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à combiner un sel de métal alcalino-terreux d'un hydroxyacide organique et \une matière cellulosique en une quantité comprise dans la gamme de 3 à 15% du poids de la matière cellulosique, à exposer la matière cellulosique ou l'hydrate de carbone à l'action d'une atmosphère non combustible, à une température comprise dans la gamme de 275 à 7500C pendant une durée suffisante pour qu'on obtienne une perte de poids d'au moins 60%, mais ne dépassant pas 75% de la matière cellulosique, puis à façonner le produit de la réaction thermique en la forme désirée de la matière à fumer. 18.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on expose la matière cellulosique à l'action d'une température élevée dans \unie atmosphère non oxydante ou sous vide. 19.- Procédé selon l'une des revendications 17 ou 18, carac térisé en ce que le sel de métal alcalino-terreuxd'hydroxyacide organique est l'oxalate de calcium ou l'oxalate de magnésium. 20.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 19, caractérisé en ce que le sel est present en une quantité comprise dans la gamme de 3 à 15% du poids de la matière cellulosique. 21.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 a 20, caractérisé en ce qu'on revêt le produit de la réaction thermique d'un agent colorant qui transforme la couleur gris foncé du produit de la réaction thermique en une belle couleur brune. 22.- Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que l'on forme l'agent colorant en ajoutant du triquinoyle au produit de la réaction thermique pour qu'il réagisse avec les sels de calcium ou de magnésium présents en formant une couleur brun orangé. 23.- Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'on forme l'agent colorant par réaction du triquinoyle et d'un composé de calcium ou de magnésium, puis en ce qu'on revêt la matière cellulosique, après réaction thermique, du produit réaction nel coloré. 24.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 23, caractérisé en ce qu'on incorpore un liant à la matière cellulosique ayant subi la réaction thermique, en une quantité comprise dans la gamme de 1 à 5% du poids de la matière cellulosique. 25.- Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'on pulvérise le liant sur la matière cellulosique. 26.- Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'on mélange le liant pour le répartir uniformément dans la matière cellulosique. 27.- Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce que le liant est le carbonate de polyvinylène. 28.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 27, caractérisé en ce qu'on incorpore un agent d'humectation à la matière cellulosique ayant subi la réaction thermique, en une quantité pouvant atteindre 5% en poids. 29.- Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que l'agent d'humectation est un composé organique polyhydroxylé soluble dans l'eau. 30.- Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que l'agent d'humectation est le glycérol, un glycol ou un polyalcool. 31.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 a 30, caractérisé en ce qu'on ajoute un ingrédient générateur de cendres à la matière cellulosique ayant subi la réaction thermique, en une quantité pouvant atteindre 30% en poids. 32. - Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce qu on ajoute l'ingrédient génXrateur de cendres en une quantité pouvant atteindre 6 à 30% du poids de la matière cellulosique ayant subi la réaction thermique. 33.- Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce qu'on choisit l'ingrédient générateur de cendres parmi un sel de métal alcalin ou un sel d'ammononium d'un acide organique, d'un carbonate, d'un bicarbonate ou d'un phosphate. 34.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 33, caractérisé en ce qu'on ajuste le pH de la matière a par addition d'une amine organique, d'un sel d'ammonium, ou d'urée, en une quantité telle que le pH soit ajusté entre 7 et 8,5. 35.- Matière & fumer selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce qu'elle renferme des produits naturels du tabac, des entraits de tabac ou des matières reconstituées dérivant du tabac, sous une forme quelconque et en un pourcentaae quelconque. 36.- Matière à fumer selon l'une quelconque des revendications I à 16, caractérisée en oe qu'elle renferme des additifs pour le parfum, la conservation et l'aromatisation. 37.- Matière à fumer selon la revendication 36, caractérisée en ce qu'elle renferme de l'acide nicotinique, chlorogénique, caféique ou qulnique ou leurs dérivés comme agents d'aromatisation. 38.- Matière a fumer selon la revendication 36, caractérisée en ce qu'elle renferme du menthol comme agent d'aromatisation. 39.- Matière i fumer selon l'une quelconque des revendications 1 à 16 et 35 a 38, caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'un remplissage pour cigares, cigarettes ou pipes , ou d'une enveloppe pour cigares ou cigarettes