"Dispositif muni d'un tube de caméra de télévision et tube de caméra de télévision destiné à un tel dispositif" La présente invention concerne un dispositif muni d'un tube de caméra de télévision, comportant une enveloppe vidée d'air dans laquelle est disposé un canon électronique à diode servant à engendrer un faisceau d'élec- trons et muni, d'une façon centrée suivant un axe, succes- sivement d'une cathode comportant une surface émissive s'étendant à peu près perpendiculairement à l'axe, d'une anode présentant une ouverture centrale ménagée autour de l'axe, la partie de l'anode présentant l'ouverture cen- trale étant située plus près de la cathode que le reste de l'anode, et d'une lentille de focalisation servant à focaliser le faisceau d'électrons sur une cible photosen- sible sur laquelle se forme une répartition de potentiel par projection d'une image optique, cible qui fournit des signaux électriques correspondant à ladite image optique par balayage avec un faisceau d'électrons. L'invention est également relative à un tube de caméra de télévision destiné à un tel dispositif. D'une façon générale, la cible photosensible est constituée par une couche photosensible sur laquelle est appliquée une plaque de signal. Ladite répartition de potentiel, qui est appelée parfois image de potentiel, se forme du fait que la couche photoconductrice peut être considérée comme étant composée d'un grand nombre d'élé- ments d'image. Chaque élément d'image peut être considéré à son tour comme un condensateur shunté par une source de courant, dont l'intensité est pratiquement proportionnel- le à celle se produisant sur l'élément d'image. La char- ge de chaque condensateur diminue donc linéairement dans le temps pour une intensité lumineuse constante. Par sui- te du balayage, le faisceau d'électrons passe périodique- ment devant chaque élément d'image pour charger le conden- sateur, ce qui veut dire que la tension se produisant aux bornes de chaque élément d'image est portée périodique- ment à environ 45 Volts par exemple. La charge nécessaire périodiquement pour charger un condensateur est proportion- nelle à l'intensité lumineuse de l'élément d'image en ques- tion. Le courant de charge, qui se produit, circule par l'intermédiaire de la résistance de signal à la plaque de signal commune à tous les éléments d'image. De ce fait, il se forme aux bornes de la résistance de signal une varia- tion de tension qui, en fonction du temps, représente l'in- tensité lumineuse de l'image optique en fonction de l'en- droit. D'une façon générale, un tube de prise de vue de télévision fonctionnant de la sorte est appelé un tube Vidicon. L'un des aspects d'un dispositif du genre mention- né ci-dessus consiste dans la vitesse de réponse, c'est- à-dire la vitesse à laquelle le dispositif réagit aux va- riations de l'intensité lumineuse. Cette vitesse de répon- - se est influencée entre autres par le fait que la charge fournie par le faisceau d'électrons à l'élément d'image pendant la courte durée de passage sur un élément d'image déterminé est tributaire de la répartition de la vitesse des électrons dans le faisceau d'électrons. Cette influen- ce de la vitesse de réponse est appelée parfois "l'inertie de courant de faisceau". La répartition de la vitesse des électrons quittant la cathode est tributaire de la température de la cathode, qui est indiquée par le terme "répartition de Maxwell". Par suite des interactions se produisant entre les électrons du faisceau, il peut se produire un excès en électrons rapides, ce qui veut dire que le faisceau contient plus d'électrons rapides que le nombre d'électrons à prévoir selon la répartition de Max- well. Cet excès en électrons rapides influe désavantageu- sement sur l'inertie du courant de faisceau et, de ce fait, sur la vitesse de réponse. Dans un canon électronique à triode comportant successivement une cathode, une grille négative et une anode, comme le canon décrit dans l'article "Une petite caméra de télévision en couleur expérimentale" dans la Revue Technique Philips, 1969, N03, il se forme un noeud de faisceau ("cross-over") du fait qu'il se forme une len- tille entre la cathode et l'anode. Dans le noeud de fais- ceau se produisent beaucoup d'interactions, ce qui affec- te l'inertie du courant de faisceau. Or, en faisant en sorte que la densité de courant du faisceau d'électrons dans un canon électronique n'augmente pas ou guère à partir de la cathode dans la direction de l'anode, on réduit notam- ment l'inertie de courant du courant de faisceau. Un dispositif comportant un canon électronique à diode présentant une plus faible inertie de courant de faisceau que les dispositifs munis de canons électroniques à triode est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Améri- que n0 3 831 058. Le dispositif comporte un canon électronique o, lors du balayage, la densité de courant du faisceau d'électrons en chaque point suivant l'axe entre la cathode et l'anode est égale à au maximum trois fois la densité de courant au point d'intersection de l'axe avec la cathode. En effet, pour réduire l'iner- tie du courant de faisceau, il importe de limiter le nombre d'interactions entre les électrons du faisceau d'électrons. La grille utilisée dans ce canon d'électrons n'est rendue fortement négative que lors de la période de retour de la trame, de sorte que l'émission d'électrons est supprimée. Comparativement à l'ouverture dans l'anode, l'ouverture dans cette grille est très grande (diamètre respectivement 0,02 mm et 0,75 mm). Un tel canon électronique à diode est appelé par la suite canon électronique à diode du pre- mier type. La demande de brevet français publiée sous le n0 2 417 182 décrit un deuxième genre de canon électronique à diode présentant également une faible inertie de courant de faisceau. Le canon électronique décrit présente deux anodes successives au lieu d'une seule anode. Le diamètre de l'ouverture de la première anode, qui se situe le plus près de la cathode, est égal à au moins deux fois le dia- mètre de l'ouverture de la seconde anode. La seconde anode est portée à un potentiel d'au moins 10OVolts par rapport à la cathode et-présente un potentiel au moins 10 fois plus élevé que celui de la première anode, de façon qu'il se forme une lentille entre les deux anodes. Toutefois, l'ouverture de la première anode doit être assez petite pour que la lentille n'influe guère sur l'émission de la cathode. Ce canon offre l'avantage de permettre une com- mande de courant de faisceau dynamique sans nécessiter une grande charge cathodique. De plus, on a constaté l'ab- sence d'un signal perturbateur appelé en anglais "return beam effect", signal qui est provoqué par des électrons secondaires rapides dégagés de l'anode par le faisceau d'électrons qui retourne. Un canon électronique à diode comme décrit dans le premier alinéa est connu du brevet des Etats-Unis d'Amé- rique No 3 894 261 et comporte une cathode et une anode. La partie de l'anode comportant l'ouverture est fixée du côté de la cathode contre le reste de l'anode. Toutefois, les deux formes de réalisation de canons électroniques à diode présentent le désavantage que l'émission de la cathode se produit sur une très gran- de partie de la surface cathodique. Du fait que la surfa- ce émissive de la cathode est notablement supérieure à la surface de l'ouverture de la première anode, une très grande partie du courant d'électrons dans un canon à diode est interceptée par la première anode. Le courant qui se produit est appelé parfois courant anodique. Il provo- que une dissipation de puissance additionnelle, surtout dans le cas d'application d'une commande de courant de faisceau dynamique. De plus dans ce cas, la source de tension pour le signal de commande pour le faisceau dynami- que doit être à même de fournir des courants de crêtes notables (par exemple jusqu'à 10 mA). La limitation de la surface émissive par l'uti- lisation d'une cathode plus petite n'est pas intéressante du fait qu'il en résulte également une réduction de la durée de vie de la cathode. Ainsi, la présente invention vise à fournir un dispositif comportant un tube de caméra de télévision muni d'un canon électronique à diode o le courant anodique est plus faible que celui adopté jusqu'à présent, tout en maintenant une faible inertie de courant de faisceau. Conformément à l'invention, un dispositif du genre mention- né dans le premier alinéa est caractérisé en ce que ladite partie de l'anode comportant une ouverture centrale présente une superficie qui est inférieure à 75% de la surface émis- sive. D'une façon générale, la surface émissive présente une forme circulaire. Toutefois, elle peut également être de forme elliptique ou rectangulaire. Dans le cas o l'anode d'un canon électronique à diode est réalisée de cette façon, le champ électrique se produisant entre la cathode et l'anode est le plus in- tense près du centre de la surface émissive et en face de l'ouverture de l'anode, de sorte que la région située en regard de la partie de l'anode comportant l'ouverture présente l'émission la plus intense. De plus, l'émission diminue fortement par suite de l'intensité de champ élec- trique décroissante. De ce fait, la densité de courant diminue vers le bord de la surface émissive, ce qui a pour effet que le courant anodique total diminue également. De préférence, l'anode est sous forme d'un cône tronqué, dont la partie plane du sommet présente l'ouverture centra- le et une superficie inférieure à 75% de la surface émissi- ve. De plus, il est possible d'utiliser une anode constituée par une plaque métallique munie d'une ouverture centrale, qui est munie d'un bord rabattu s'étendant dans la direction de la cathode, anode qui s'obtient très-faci- lement par emboutissage de tôle. Une autre forme de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention est caractérisée en ce que la partie de l'anode comportant l'ouverture centrale se situe au moins pratiquement dans l'ouverture d'une grille présentant un potentiel négatif par rapport à la cathode, cette gril- le et ladite partie de l'anode étant éloignées de la sur- 246135E face émissive d'une distance pratiquement égale. En effet, dans cette forme de réalisation de l'invention, il est également possible de n'utiliser qu'une petite partie de la surface émissive pour l'émission des électrons, ce qui s'effectue par déplacement de l'anode vers la cathode et dans l'ouverture de la grille, de sorte que la grille et la partie de l'anode présentant l'ouvertu- re sont éloignées d'une distance pratiquement égale de la cathode. De ce fait, l'émission de la cathode est limi- tée à une région circulaire, dont le diamètre est inférieur à celui de l'ouverture centrale de la grille, sans qu'il se produise des effets de lentille indésirables dans la région située entre la cathode et l'anode, ce qui augmen- teraital'inertie du courant de faisceau. De ce fait, le courant anodique diminue fortement, le canon électronique à diode maintient sa faible inertie de courant de faisceau et la cathode sa longue durée de vie, du fait que la mono- couche de baryum formée sur la partie non émissive de la- surface émissive se déplace par migration vers la partie émissive de la surface émissive. Cette forme de réalisation de la présente inven- tion peut être appliquée aux canons électroniques à diode des deux genres mentionnés ci-dessus. Dans le second gen- re, la partie de la première anode présentant l'ouverture centrale se trouve au moins pratiquement dans l'ouverture de la grille. Une forme de réalisation préférentielle d'un dispositif conforme à l'invention est caractérisée en ce que l'anode du canon électronique est sous forme d'un cône tronqué creux et la partie plane du sommet du cône tronqué est située coaxialement et dans un seul plan, au moins pratiquement, avec la grille. Pour limiter autant que possible l'émission de la cathode à une région petite, le dispositif est-de préférence réalisé de façon que le diamètre de l'ouverture la plus petite de la grille soit inférieur à 1 mm et le diamètre de l'ouverture la plus petite de l'anode soit inférieur à 0,3 mm. La partie plane du sommet de l'anode comme uti- lisée dans le premier exemple de réalisation préférentiel présente de préférence un diamètre inférieur à 0,5 mm. Une dernière forme de réalisation d'un disposi- tif conforme à l'invention est caractérisée en ce que l'ano- de est constituée par une couche électroconductrice appli- quée sur la face d'une plaque en matériau isolant située à l'opposé de la cathode et la grille est également consti- tuée par une couche électroconductrice appliquée sur la face de ladite plaque située en regard de la cathode, cet- te plaque présentant une ouverture centrale et la couche électroconductrice constituant l'anode dépassant en outre la paroi de l'ouverture centrale, tout en s'étendant sur une région entourant l'ouverture sur la face située en regard de la cathode, d'une façon coaxiale par rapport à l'ouverture de la couche constituant la grille. De pré- férence, l'ouverture de la plaque s'étend d'une façon conique dans la direction de la cathode. La description ci-après, en se référant au des- sin annexé, le tout donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente schématiquement en coupe longitudinale un tube de caméra de télévision conforme à l'invention. La figure 2 montre un détail de la figure 1. Les figures 3 et 7 montrent les lignes équipo- tentielles calculées et les trajets des électrons (sans charge spatiale) dans des canons électroniques pour un dispositif conforme à l'invention, et Les figures 4, 5, 6, 8, 9 et 10 montrent chacune un détail d'une section d'une autre forme de réalisation de l'invention. Le tube de caméra représenté sur la figure 1 est du genre "Plumbicon". (nom commercial de la Société Philips). Il comporte une enveloppe en verre 1, dont une face est munie d'une fenêtre 2 sur la face intérieure de laquelle est appliquée la cible photosensible 3. Cette cible est constituée par une couche photoconductrice et une plaque de signal conductrice transparente appliquée entre la couche photosensible et ladite fenêtre. La cou- che photoconductrice est essentiellement constituée par de l'oxyde de plomb activé d'une façon spéciale et la pla- que de signal par de l'oxyde d'étain conducteur. De l'au- tre côté de l'enveloppe en verre 1 se trouvent les fiches de connexion 4 du tube. D'une façon centrée suivant un axe 5, le tube de caméra comporte un canon électronique 6 et une lentille de concentration 7. De plus, le tube comporte une électrode 8 en toile métallique conçue pour provoquer un impact perpendiculaire des électrons sur la cible 3. Les bobines de déviation 9 servent à dévier le faisceau d'électrons engendré par le canon électronique 6 dans deux directions perpendiculaires entre elles, afin de faire décrire une trame sur la cible 3. La bobine de focalisation 10 assure la focalisation du faisceau d'élec- trons sur la cible 3. Le canon électronique à diode 6 est en outre muni d'une cathode 11 comportant une surface émissive 12 et d'une anode 13. La fixation desdites pièces et leurs connexions aux fiches de contact 4 ne sont pas représentées sur le dessin pour la clarté de ce dernier. L'anode 13 est munie d'une ouverture assez petite pour - constituer simultanément un diaphragme. La figure 2 représente un détail de la figure 1. Il s'agit d'un canon électronique à diode du premier genre. La cathode 11 est munie d'une surface émissive 12. La partie plane 14 au sommet de la partie conique 15 s'étend en face de la surface émissive. L'ouverture 16 ménagée dans cette partie plane 14 au sommet est assez petite pour constituer simultanément. un diaphragme pour le faisceau d'électrons. La figure 3 représente plusieurs trajets cal- culés 40 des électrons émis par la cathode 111 dans un canon électronique à diode du second genre. Du fait que le canon électronique est à symétrie de révolution seule la partie de la configuration située d'un côté de l'axe de symétrie est représentée sur le dessin. La première anode 113 présente un potentiel de +10 Volts par rapport à la cathode 111 présentant la surface émissive 112. La deuxième anode présente un potentiel de +300 Volts et est munie d'un diaphragme 100 présentant une ouverture 101 d'un diamètre de 0,03 mm. Entre les électrodes sont représentées les lignes équipotentielles 117. Du fait que la partie plane 114 du sommet de l'anode 113 située en face de la surface émissive 112 de la cathode 111 est éloignée de la cathode d'une distance notablement inférieu- re à celle du reste de la cathode, l'intensité de champ provoquée par la différence de potentiel entre l'anode et la cathode est la plus élevée au centre de la cathode. C'est pour cette raison que la densité de courant dans le faisceau d'électrons émis est la plus élevée dans une région située au centre de la surface émissive de la catho- de et diminue vers le bord de la cathode. De ce fait, le courant anodique diminue également. La figure 4 représente une autre forme de réali- sation d'un dispositif présentant un canon à diode du se- cond genre conforme à l'invention. Le canon électronique de ce genre présente une première anode et une seconde anode. En face de la surface émissive 19 de la cathode 20 est appliquée une plaque céramique 21 munie d'une ouver- ture 22. Sur la face située à l'opposé de la cathode 20 est appliquée une couche métallique 23, qui dépasse en outre la paroi de l'ouverture 22 et constitue la partie 24 sur la face opposée à la cathode autour de l'ouverture, couche métallique qui constitue la première anode. L'ou- verture 22 peut s'étendre de façon conique vers la cathode. La seconde anode 26 est munie d'une plaquette 27 présen- tant une ouverture 28. Le diamètre de l'ouverture dans la première anode est d'environ 0,2 mm. Le diamètre de l'ouverture 28 dans la plaquette 27 est compris entre 0,03 et 0,05 mm. La distance comprise entre les première et seconde anodes est d'environ 0,6 mm, mesurée suivant l'axe. L'épaisseur de la plaquette céramique est de 0,3 mm. Du fait que seule le petite partie 24 de la première anode se situe près de la surface émissive 19 de la cathode, le courant anodique qui se produit est beaucoup plus faible que dans la structure usuelle jusqu'à présent. La figure 5 montre une partie du canon à diode du second genre, qui est centrée successivement autour d'un axe et comporte une cathode 30 présentant une surface émissive 31, une première anode 32 présentant une partie 33 opposée à la cathode et munie d'une ouverture 34, une seconde anode 35, qui est munie d'une plaquette 36 présen- tant une petite ouverture 37. Le diamètre de la superficie au sommet du cône tronqué est de 0,4 mm et le diamètre de l'ouverture 34 est de 0,2 mm. L'ouverture 37 présente un diamètre de 0,05 mm. D'autres dimensions peuvent être déterminées à l'aide de l'échelle représentée 38. La figure 6 montre en coupe un canon électroni- que à diode comme représenté sur la figure 2, mais muni d'une grille additionnelle 40-. La cathode 41 est munie d'une surface émissive 42. L'anode 43 est munie d'une partie conique 44 présentant une partie plane 45 au sommet qui est située en face de la surface émissive 42 et munie d'une ouverture 46.. La partie 45 est éloignée de la catho- de d'une distance pratiquement égale à celle de la grille 40. La figure 7 illustre plusieurs trajets calculés des électrons émis par la cathode 51 dans un canon électo- nique à diode du genre représenté sur la figure 6. Du fait que le canon électronique est à symétrie de révolution, ici aussi, seule la partie de la configura- tion située d'un côté de l'axe de symétrie est représentée sur le dessin. La grille 52 présente un potentiel de -30 Volts par rapport à la cathode 51 et la première anode 53 présente un potentiel de +10 Volts par rapport à la cathode 51. Entre les électrodes sont représentées les lignes équipotentielles 53. La seconde anode représente un potentiel de +300 Volts et est munie d'un diaphragme 102 présentant une ouverture 103 d'un diamètre de 0,03 mm. Du fait que la partie plane 55 du sommet de la première anode se trouve dans un même plan que la grille 52, l'émis- sion de la cathode se produisant à l'extérieur d'une petite région centrale présentant dans ce cas un rayon de 0,2 mm est fortement réduite ou supprimée. Il en résulte plusieurs avantages. Le courant anodique est limitée et il se produit donc une dissipation de puissance réduite. Le baryum cons- tituant la monocouche émissive à la surface de la cathode se déplace par migration sur la surface cathodique vers la partie émissive. Ainsi, la durée de vie de la cathode et, par conséquent, celle du tube de prise de vues est prolongée. Comme on l'a déjà mentioné ci-dessus, un tel canon présente également une faible inertie de courant de faisceau. La figure 8 représente une autre forme de réali- sation d'un dispositif présentant un canon à diode du second genre conforme à l'invention. Ce canon électronique pré- sente une première anode et une seconde anode. En face de la surface émissive 60 de la cathode 61 est appliquée une plaque céramique 63 munie d'une ouverture 64. Du côté faisant face à la cathode 61 est appliquée une couche métal- lique constituant la grille 65. Sur la face située à l'op- posé de la cathode est appliquée une couche métallique 66, qui dépasse en outre la paroi de l'ouverture 64 et constitue la partie 67 située sur la face située en vis- à-vis de la cathode autour de l'ouverture dans un même plan que la grille, cette couche constituant la première anode. L'ouverture 64 peut s'étendre de façon conique vers la cathode. La seconde anode 68 est munie d'une pla- quette 69 présentant une ouverture 70. Le diamètre de l'ouverture 64 dans la première anode est d'environ 0,2 mm. Le diamètre de l'ouverture 70 dans la plaquette 69 est compris entre 0,03 et 0,05 mm. La distance comprise entre la première anode et la seconde anode est de 0,6 mm, mesu- rée suivant l'axe. L'épaisseur de la plaquette céramique est d'environ 0,3 mm. La figure 9 montre une partie d'un canon à diode du second genre. D'une façon centrée autour d'un axe, le canon est muni, successivement, d'une cathode 80 présen- tant une surface émissive 81 une grille 82, d'une premiè- re anode 83 présentant une partie 84 s'étendant vers la grille et munie de l'ouverture 85, d'une seconde anode 86 présentant une plaque 87 munie d'une petite ouverture 88. Le diamètre de la surface du sommet du cône tronqué est de 0,4 mm et le diamètre de l'ouverture 85 est de 0,2 mm. L'ouverture 88présente un diamètre de 0,05 mm. Les autres dimensions peuvent être déterminées à l'aide de l'échel- le 89. La figure 10 montre en coupe une dernière forme de réalisation. La première anode 90 est constituée par une plaque métallique, qui est munie d'un rebord embouti 91 situé en regard de la surface émissive 92 de la cathode 93. La seconde anode 94 comporte le diaphragme 95 pré- sentant l'ouverture 96. Il est évident que d'autres variantes sont pos- sibles sans sortir du cadre de-la présente invention. C'est ainsi que la partie de l'anode située en regard de la surface émissive et présentant l'ouverture centrale n'est pas nécessairement circulaire, tout comme la surface émissive. 246 1352 REVENDICATIONS 1. Dispositif muni d'un tube de caméra de télévision, comportant une enveloppe (1) vidée d'air dans laquelle est disposé un canon électronique à dio- 5 de (6) servant à engendrer un faisceau d'électrons et muni, d'une façon centrée suivant un axe, successivement d'une cathode (11) comportant une surface émissive (12) s'étendant à peu près perpendiculairement à l'axe (5) d'une anode (13) présentant une ouverture centrale (16) ménagée autour de l'axe, la partie (14) de l'anode pré- sentant l'ouverture centrale étant située plus près de la cathode que le reste de l'anode, et d'une lentille de focalisation servant à focaliser le faisceau d'électrons sur une cible photosensible (3) sur laquelle se forme une répartition de potentiel par projection d'une image optique, cible qui fournit des signaux électriques cor- respondant à ladite image optique par balayage avec un faisceau d'électrons, caractérisé en ce que ladite par- tie (14) de l'anode comportant une ouverture centrale présente une superficie, qui est inférieure à 75% de la surface émissive. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie (45, 67) de l'anode (43, 66) comportant l'ouverture centrale se situe au moins pratiquement dans l'ouverture d'une grille (40, ) présentant un potentiel négatif par rapport à la cathode, cette grille et ladite partie (45, 67) de l'anode (43, 66) étant éloignées de la surface émissive (42, 60) d'une distance pratiquement égale. 3. Tube de caméra de télévision destiné à un dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'anode (13) à la forme d'un cône tronqué creux, dont la partie plane (14) du sommet présente l'ouver- ture et dont la superficie est inférieure à 75% de la surface émissive. 4. Tube de caméra de télévision destiné à un dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'anode (90) est constituée par une plaque mé- tallique munie d'une ouverture centrale, qui est munie d'un rebord embouti (91) s'étendant dans la direction de la cathode (93). 5. Tube de caméra de télévision destiné à un dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'anode du canon électronique a la forme d'un c8ne tronqué creux et la partie plane (45) du sommet du c8ne tronqué se situe d'une façon pratiquement coaxiale et au moins pratiquement dans un m8me plan avec la gril- le (40). 6. Tube de caméra de télévision selon la re- vendication 5, caractérisé en ce que le diamètre de l'ouverture la plus petite dans la grille (40) est in- férieure à 1 mm et le diamètre de l'ouverture la plus petite dans l'anode (43) est inférieure à 0,3 mm. 7. Tube de caméra de télévision selon les revendications 5 et 6 prises ensemble, caractérisé en ce que la partie plane du sommet de l'anode présente un diamètre inférieur à 0,5 mm. 8. Tube de caméra de télévision destiné à un dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'anode est constituée par une couche électro- conductrice (66) appliquée sur la face d'une plaque (63) en matériau isolant située à l'opposé de la catho- de (61) et la grille est également constituée par une couche électroconductrice (65) appliquée sur la face de ladite plaque située en regard de la cathode, cette plaque présentant une ouverture centrale (64) et la cou- che électroconductrice constituant l'anode dépassant en outre la paroi de l'ouverture centrale, tout en s'éten- dant sur une région (67) entourant l'ouverture sur la face située en regard de la cathode, d'une façon coa- xiale par rapport à l'ouverture de la couche (65) cons- tituant la grille. 9. Tube de caméra de télévision selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'ouverture (64) màagée dam la Siape s'étend d'ule façoe canque vers la cathode.