L'invention concerne un dispositif perfectionné pour transborder une personne handicapée moteur entre un fauteuil routant et un véhicule automobile. Le dispositif visé par l'invention est du type dans lequel d'une part, le fauteuil roulant se compose de deux parties séparables, constituées par un piètement inférieur roulant et par un siège supérieur amovible ayant une ossature adap tée pour reposer sur le piètement, d'autre part, le véhicule automobile est équipé d'un ensemble de transfert et de réception du siège précité, permettant de soulever celui-ci afin de le séparer de son piètement et de l'amener à l'intérieur du véhicule en position stable, ou d'exécuter les manoeuvres inverses pour sortir le siège du véhicule et le placer à nouveau sur son piètement. La présente invention se propose de fournir des perfectionnements à ce type de dispositif, afin de permettre la réalisation de manoeuvres sûres en toutes circonstances. Un objectif de l'invention est en particulier de rendre l'ensemble de transfert apte à charger le siège en toutes circonstances et notamment en cas de défaut de planéité entre fauteuil roulant et véhicule. Un autre objectif est de réduire les risques de fausses manoeuvres ou de manoeuvres dangereuses pouvant conduire à un basculement du fauteuil roulant ou à une détérioration de ce fauteuil ou de l'ensemble de transfert. Un autre objectif est de réduire le nombre d'opérations manuelles à exécuter par l'handicapé ou son assistant. Un autre objectif est de fournir un dispositif fiable et robuste, doté des sécurités souhaitables. Un autre objectif est de faciliter le montage de l'ensemble de transfert dans le véhicule et d'en faciliter également le dépannage, soit par remplacement de parties standardisées de cet ensemble , soit par dépose complète de l'ensemble pour réparation en atelier. Un autre objectif est de fournir un ensemble de transfert apte à tirer son énergie d'une batterie d'accumulateurs traditionnelles, et en particulier de la batterie du véhicule, sans risque de détérioration de celle-ci ou de décharge prématurée. Notons que, dans ce qui suit, les termes visant une orientation ou une position, tels que transversal, avant, arrière, vertical..., doivent être interprétés en se référant au véhicule automobile ; par exemple, le terme transversal vise une direction transversale par rapport au véhicule, allant d'une por trière à l'autre de celui-ci. De plus, ces termes doivent être interprétés, non pas dans un sens rigoureux, mais comme donnant simplement une orientation générale des organes qu'ils concernent. Dans le dispositif de transbordement visé par l'invention, le siège du fauteuil roulant est pourvue de glissières en vue de son transfert ; ces glissières sont de préférence au nombre de deux, de direction transversale, disposées vers l'avant et vers l'arrière dudit siège. Par ailleurs, l'ensemble de transfert et de réception comprend essentiellement un support de coulisses monté sur des vérins verticaux, des coulisses transversales agencées pour être extensibles dans le sens transversal entre une position rétractée à l'intérieur du véhicule automobile et une position déployée où des coulisses extrêmes viennent se situer à l'extérieur dudit véhi- cule en vue de coopérer avec les glissières du siège, au moins un vérin transversal apte à mouvoir les coulisses entre les positions rétractée et déployée, des moyens d'alimentation en fluide des vérins verticaux et transversaux permettant de les actionner, notommant/ et des circuit circuitques de commande des- dits moyens d'alimentation. Pour clarifier la description, par convention on désigne par "glissières" les organes faisant partie du siège, et par "coulisses" ceux de l'ensemble de transfert du véhicule. Les glissières peuvent être mâles ou femelles et sont adaptées pour coopérer avec les coulisses extrêmes, lesquelles sont donc de formes femelles ou mâles conjuguées desdites glissières ; de plus, les coulisses sont agencées pour pouvoir glisser les unes par rapport aux autres, avec des butées de fin de course pour empêcher leur dégagement en position déployée. Par exemple, chaque système de coulisses correspondant à une glissière du siège peut présenter trois brins : une coulisse extrême, une coulisse intermédiaire et une coulisse porteuse. Selon une caractéristique de la présente inven tion, le dispositif comprend des moyens de détection de la position et de l'orientation des coulisses de l'ensemble de transfert par rapport aux glissières du siège ; ces moyens sont adaptés pour être aptes à détecter les écarts de colinéarité desdites coulisses par rapport auxdites glissières et sont reliés aux circuits électriques de commande pour permettre d'actionner les vérins verticaux en fonction desdits écarts. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux en raison de la fiabilité et de la simplicité du dispositif auquel in conduit, ces moyens de détection comprennent, d'une part, des moyens assurant une faculté de faible débattement vet- tical du support de coulisses, d'autre part, des micro-contacts de détection de la position de débattement dudit support. Ces microcontacts sont électriquement associés aux circuits électriques de commande des vérins verticaux en vue de permettre une action de ceux-ci dans le sens approprié tendant à supprimer le débattement. On comprendra mieux plus loin le processus de fonctionnement de ces moyens et leur intêret. Les moyens ci-dessus évoqués qui assurent le faible débattement vertical du support de coulisses peuvent être situés au niveau des attaches dudit support sur les vérins verticaux, grâce à des organes de jonction à rotule dans lesquels un faible jeu vertical est préservé pour autoriser deux positions d1articu- lation décalées verticalement l'une par rapport à l'autre. Un micro-contact est associé à chaque organe de jonction pour se trouvert à l'état ouvert dans une des positions d'articulation et à l'état fermé, dans l'autre. Les moyens qui assurent le faible débattement vertical du support de coulisses peuvent également être internes à ce dernier ; celui-ci comprend alors deux platines superposées qui sont maintenues par des moyens de liaison agencés pour préserver un faible jeu vertical entre lesdites platines. Un ou des micro-contacts de détection sont associés auxdites platines pour changer d'état lorsque les deux platines s'écartent l'une de l'autre. En pratique, comme on le verra plus loin, il est avantageux de prévoir un support de coulisses formé de deux platines et de combiner les moyens de débattement ci-dessus évoqués, des moyens de débattement étant situés au niveau des attaches de la première platine sur certains vérins verticaux et d'autres moyens étant agencés entre les deux platines. En outre, pour permettre aux dispositifs de l'invention d'assurer la colinéarité des coulisses et des glissié- res dans tous les cas se présentant en pratique, des rampes de guidage sont prévues en bout des glissières du siège ; ces rampes sont de forme inclinée adaptée pour former un appui pour les coulisses extrêmes au cours de leur déplacement ; ainsi, même si ces coulisses atteignent le siège avec une différence de niveau notable, ces rampes permettent aux moyens de détection sus-évoqués de jouer leur rôle : elles guident les coulisses vers les glissières jusqu'à obtenir une pénétration de ces organes, grâce à des mouvements successifs engendrés par les vérins verticaux lorsque les coulisses extrêmes venant en appui contre les rampes font jouer les moyens de débattement du support de coulisses. De préférence, les rampes de guidage sus-évoquées sont assujetties sur le piètement du fauteuil de façon à venir se situer en bout des glissières du siège lorsque ce dernier repose sur le piètement. Ainsi, ces rampes remplissent parfaitement leur rôle dans le phase de recherche et de prise en charge du siège par l'ensemble de transfert ; de plus, restant solidaires du piètement, elles ne risquent pas de constituer un obstacle gênant lorsque le siège est soulevé et introduit dans le véhicule. En outre, la stabilité du piètement qui repose sur le sol est meilleure que celledu siège, et il est préférable sur le plan de la sécurité, que l'appui des coulisses extrêmes en phase de recherche s'effectue sur un organe solidaire dudit piètement. Par ailleurs, selon une autre caractéristique de l'invention qui est de préférence combinée avec les caractéristiques décrites plus haut, l'ensemble de transfert comprend trois vérins verticaux agencés en triangle pour soutenir le support de coulisses ; deux vérins sont situés d'un côté de ce support, de part et d'autre de son plan médian transversal et le troisième est situé de l'autre côté dudit support, avantageusement en position très approximativement médiane. Ces trois vérins verticaux sont liés au support par l'entremise d'organes de jonction à rotule. L'un de ces organes maintient le support à travers une lumière circulaire pratiquée dans ledit support ; le support peut donc pivoter dans tous les sens par rapport à ce vérin, sans possibilité de déplacement tangentiel. Un autre organe de jonction maintient ledit support à travers une lumière oblongue s'étendant dans une direction déterminée ; le support peut donc pivoter par rapport à ce vérin et en outre, jouer par rapport à celui-ci selon la direction de la lumière oblongue. Enfin, le dernier organe de jonction maintient le support à traverts un lumière oblongue s'étendant dans une direction orthogonale à l'autre lumière oblongue ; le support peut pivoter par rapport à ce vérin et jouer selon cette direction orthogonale. On réalise ainsi un système fiable et économique pour manoeuvrer le support selon tous les plans situés autour du plan horizontal ; oe système est exempt de tout risque de coin- cement et, comme on le verra plus loin, sa commande par les moyens de détection décrits précédemment peut s'effectuer par des circuits électriques très simples. De plus, comme déjà indiqué, le support de coulisses est avantageusement composé de deux platines, une première articulée sur les trois vérins verticaux ainsi qu'il vient d'être décrit, et une seconde à laquelle sont liées les coulisses et qui est portée par la première par l'entremise de roulements lui permettant de se déplacer transversalement sur celle-ci ; deux vérins transversaux sensiblement horizontaux sont alors prévus, l'un por té par la première platine pour déplacer transversalement la seconde, l'autre porté par la seconde platine pour déployer transversalement les coulisses. Ces dispositions permettent, par un mouvement combiné, d'une part, de la seconde platine par rapport à la première, d'autre part, des coulisses par rapport à la seconde platine, d'atteindre, de prendre en charge et de ramener entièrement dans le véhicule, le siège du fauteuil roulant sans qu'un opérateur ait à exercer une poussée manuelle et ce, en utilisant des vérins de type courant, de longueur modérée, apte à se loger dans la largeur des platines (légèrement inférieure à la demi-largeur du véhicule automobile). Par ailleurs, selon une autre caractéristique de l'invention, les circuits électriques de commande des vérins comprennent un sélecteur électrique des diverses phases des manoeuvres de transbordement ; ce sélecteur est agencé pour autoriser l'action de chaque vérin dans un sens ou dans l'autre ou bien, selon la phase considérée, pour interdire cette action. Les micro-contacts de détection évoqués précédemment qui sont insérés dans des circuits électriques de commande des vérins verticaux, sont agencés dans ces circuits en série avec ledit détecteur pour engendrer ou non, selon leurs états, l'action autorisée par ce sélecteur. Ce sélecteurs peut être manuel, l'opérateur déclenchant lui-même la phase suivante après achèvement de chaque phase ; il peut également être semi-automatique, certaines phases succédant automatiquement aux précédentes sans intervention de l'opérateur, tandis que certaines phases sont commandées par l'opérateur après constatation par celui-ci de la bonne exécution des phases précédentes. L'ensemble de transfert situé dans le véhicule se présente avantageusement sous la forme d'un ensemble compact regroupant tous les organes et faciles à dépanner ; il comprend alors une embase ancrée dans le véhicule et qui porte les vérins verticaux précités ; cette embase comporte des bordures avant et arrière repliées pour former un logement où sont assujettis les moyens d'alimentation en fluide des vérins (moteur, pompe, réservoir, distributeurs etc...). L'invention ayant été exposée dans sa forme générale, d'autres caractéristiques, buts et avantages de celle-ci se dégageront de la description qui suit, en référence aux dessins annexés, qui en présentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation préférentiel ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description :: la figure 1 est une vue schématique en perspective d'un dispositif de transbordement conforme à l'invention, en cours de fonctionnement, la figure 2 est une vue en perspective d'un fauteuil roulant comprenant un siège amovible S et un piètement roulant P, adaptés conformément à l'invention, la figure 3 est une vue en perspective montrant le piètement du fauteuil à l'état replié, la figure 4 est une vue de détail d'une coulisse extrême, logée dans une glissière de siège et la figure 5 en est une coupe de détail par un plan DD, . la figure 6 est une vue de détail d'une extrémité de glissière, montrant une rampe inclinée solidaire du piètement, qui est destinée à guider la coulisse correspondante (dessinée en traits discontinus à cette figure), - la figure 7 est une vue en perspective éclatée d'un ensemble de transfert T constituant la partie active du dis positif et qui est ancré dans un véhicule automobile, la figure 8 est une vue schématique En plan de cet ensemble de transfert à l'état déployé, la figure 9 est une vue de détail en coupe transversale d'un organe de jonction à rotule de cet ensemble de transfert, . la figure 10 est une coupe longitudinale par un plan AA dudit ensemble de transfert, . la figure Il en est une vue de détail en coupe longitudinale par le même plan, à échelle dilatée, . la figure 12 en est une vue de détail en coupe transversale par un plan BB, la figure 13 est un schéma des circuits hydrauliques et circuits électriques de commande dont est équipé cet ensemble de tranfert, les figures ta, 14b, 14c, 14d, 14e sont des schémas explicatifs du fonctionnement dudit dispositif, illustrant la phase de recherche et de prise en charge du siège de fauteuil roulant S par l'ensemble de transfert T, les figures 15a, 15b, 15c sont des schémas analogues, illustrant la phase de dépose du siègeSsurle piètement P du fauteuil roulant. Le dispositif de transbordement représenté à titre d'exemple aux figures est destiné à permettre, sans aucun effort extérieur, d'introduire dans un véhicule une personne handicapée et inversement de sortir cette personne du véhicule pour la remettre en place sur son fauteuil roulant. Ce dispositif de transbordement comprend un ensemble de transfert T ancré dans le véhicule automobile (que l'on aperçoit en cours de fonctionnement à la figure 1), et un fauteuil roulant adapté , qui se compose d'un piètement roulant repliable P (fig 2 et 3) et d'un siège amovible S (fige et 2). Le fauteuil roulant va être décrit, en premier lieu, en référence aux figures 1 à 6 ; notons que seules les adaptations seront décrites en détail, les organes traditionnels du fauteuil étant simplement évoqués. Le piètement P du fauteuil est pourvu d'un système de repliage à quatre compas tels que 1 et 2, qui permet de le disposer dans une position déployée (figure 2) pour recevoir le siège S ou dans une position repliée (figure 3) pour être rangé notamment dans la malle du véhicule automobile. En fin de déploiement, des plongeurs tels que 3 et 4 pénètrent dans les éléments tubulaires 5 et 6 pour stabiliser les membrures supérieures 7 et 8 du piètement et leur permettre de supporter le poids du siège et de la personne handicapée. Ce système à compas et à plongeurs permet de réaliser un piètement surbaissé par rapport à ceux des fauteuils classiques de façon que la mise en place du siège S sur ledit piètement détermine une hauteur d'assise normale pour la personne handicapée ; en outre, ce système de repliage autorise un repliage complet du piètement dont l'épaisseur est très faible à l'état replié, du faitqueses deux flancs peuvent venir s'appliquer l'un contre l'autre ; le rangement d'un tel piètement replié est très facile et exige peu de place. Les membrures supérieures 7 et 8 du piètement comprennent des moyens d'appui tels que 9 formant quatre logements d'appui, dans lesquels peut venir reposer l'ossature du siège S. Le piètement P est doté de quatre roues, dont deux roues arrière telles que 10, de diamètre accru, montées sur des glissières longitudinales telles que 11 pour pouvoir, soit être effacées vers l'arrière en vue de dégager transversalement le passage du siège au cours des manoeuvres de transbordement, soit être disposées en position normale telle que schématisée à la figure 2 lorsque le fauteuil est utilisé en usage courant. Notons que les glissières 11 sont légèrement inclinées vers l'arrière comme le montre la figure 2 ; cette disposition permet, d'une part, de disposer d'un siège légèrement incliné vers l'arrière en usage courant, ce qui est une condition de confort, d'autre part, de rétablir l'horizontalité dudit siège lorsque les roues 10 sont reculées pour les manoeuvres de transbordement. En outre, le piètement est doté vers l'avant de moyens de positionnement qui sont appelés à venir coopérer, comme on le verra plus loin, avec un bras rabattable (36) que comporte l'ensemble de transfert T du véhicule automobile ; en l'exemple, ces moyens de positionnement sont constitués par un élément tubulaire vertical 12 et par une portion avant 13 de la membrure supérieure 8, prévus de formes adaptées pour s'emboiter dans une fourche du bras rabattable 36. Le piètement P comprend également sur un côté (côté situé en regard du véhicule lors du transbordement), des rampes de guidage inclinées 14 et 15 que l'on retrouve à la vue de détail 6 ; ces rampes dont on comprendra mieux la fonction plus loin, sont destinées à guider les coulisses (50) de l'ensemble de transfert lors de la recherche et de la prise en charge du siège. Enfin, le piètement P comporte, sur le côté opposé, des organes de manoeuvre 16 et 17 que l'on retrouve aux figures 4 et 5 et qui servent comme on le verra, à effacer des doigts de verrouillage (24) du siège lorsque celui-ci est en place sur le piètement. Par ailleurs, le siège S est doté d'une ossature comprenant essentiellement deux longerons 18 et 19 pourvus à l'avant et à l'arrière de tronçons tubulaires aptes à coopérer avec les moyens d'appui 9 du piètement, deux glissières transversales 20 et 21 entretoisant ces longerons, et appelées à permettre la prise en charge du siège par l'ensemble du transfert T, . deux montants classiques 22 et 23 pour maintenir le dossier,quisontenparticulier prévus d'inclinaison réglable. Les longerons 18 et 19 servent à maintenir l'assise (non représentée) sur laquelle la personne handicapée vient s'asseoir, et les montants 22 et 23, le dossier du siège. Les glissières 20 et 21 sont identiques et présentent la forme d'un U dont les faces ouvertes sont orientées en regard. Chacune de ces glissières que l'on retrouve aux vues de détail 4, 5 et 6,est es fermée à une extrémité en 21ad'câtéposé au véhicule automobile (figure 4) et est ouverte à l'autre avec une interruption de l'aile basse 21b et une légère inclinaison vers le haut de l'aile haute 21c (figure 6). Chaque rampe de guidage inclinée 14 ou 15 du piètement P est agencée sur ce dernier pour venir se disposer, lorsque le siège est en place, en bout de chaque glissière 20 ou 21 de façon à assurer une continuité avec l'aile basse 21b de celce-ci comme le montre la figure 6. Ainsi, ces rampes forment un appui apte à guider vers les glissières les extrêmités des coulisses extrêmes 50 de l'ensemble de transfert T (dessinées en traits discontinus à cette figure 6). De plus, comme le représentent les figures 4 et 5, en vue frontale et en coupe DD, à proximité de leur extrémité fermée, chaque glissière 20 ou 21 est équipée d'un doigt de verrouillage tel que 24 qui est adapté pour verrouiller les coulis sesdanslies glissières en position de coopération. Chaque doigt 24 est porté par une lame de ressort 24a fixée à l'arrière de chaque glissière ; il peut ainsi pénétrer dans la glissière à travers une lumière que comporte celle-ci. Dans sa position naturelle, la lame de ressort 24a dispose le doigt à l'intérieur de la glissière re, cependant qu'une poussée vers le haut sur un talon 24b de celle-ci tend à extraire le doigt de ladite glissière. Lorsque le siège S est soulevé du piètement, chaque doigt 24 se trouve à l'intérieur de la glissière dans la position dessinée aux figures 4 et 5 et verrouille la coulisse 50 en pénétrant dansureéchancrure que comporte celle-ci. Lorsque le siège vient reposer sur le piètement, le talon 24b de chaque doigt vient en appui avec l'organe de manoeuvre 16 ou 17 du piètement ce qui entrain l'effacement du doigt dans le sens de la flèche Fet, en conséquence, la libération de la coulisse 50. il est bien entendu que les piètement P et siège S du fauteuil roulant ci-dessus décrits peuvent en outre comporter tous moyens accessoires qui équipent usuellement les fauteuils roulants pour personne handicapée. Par ailleurs, l'ensemble de tranfert T qui constitue la partie active du dispositif conforme à l'invention, se présente sous une forme compacte où tous les moyens sont réunis sur une embase fixe 25, une première platine 26 et une seconde platine 27, que l'on peut apercevoir aux figures 1 et 7 à 12. L'embase 25 de forme générale rectangulaire comporte des bordures avant et arrière repliées 25a et 25b qui permettent de loger les moyens hydrauliques et électriques dont est équipé le dispositif, à savoir : un moteur électrique 28 entraînant une pompe hydraulique 29, un réservoir hydraulique 30, une électrovanne temporisée 31 pour le démarrage à basse pression et un carter 32 où se trouvent logés des distributeurs hydrauliques appelés à alimenter les vérins hydrauliques. Cette embase 25 est fixée par ses bordures sur des cales, elles-mêmes ancrées aux points d'ancrage du châssis du véhicule automobile, qui servent habituellement à ancrer les glissières du siège de véhicule, (ces glissières et ce siège ayant bien entendu été enlevés). Sur cette embase 25, sont fixés les corps de trois vérins hydrauliques verticaux : un vérin 33 disposé à proximité du bord intérieur de l'embase, en position très approximativement médiane, et deux vérins 34 et 35 agencés à proximité des deux angles de l'embase, côté portière. Sur son bord côté portière, et vers l'avant, l'embase 25 est pourvue d'un bras rabattable 36 (déjà évoqué), qui est articulé sur celle-ci pour pouvoir s'étendre horizontalement vers l'extérieur du véhicule ou se relever verticalement à l'aplomb du bord de l'embase. Dans cette dernière position, ce bras 36 joue le rôle d'accoudoir et est pourvu à cet effet d'un garnissage supérieur. Dans la position rabattue vers l'extérieur, ce bras qui présente une tête 36a en forme de fourche, sert d'organe de positionnement au piètement P du fauteuil au cours des transbordements. il suffit de pousser le fauteuil roulant de fa çon que ses moyens de positionnement avant, déjà décrits (élement 12 et portion 13) s'emboîtent dans la fourche 36a : le fauteuil est alors correctement positionné pour opérer le transbordement, aussi bien pour ce qui concerne son écartement transversal par rapport au véhicule, que sa position longitudinale par rapport à celui-ci. L'embase fixe 25 porte, en outre, des moyens de verrouillage de la première platine 26 lorsque celle-ci se trouve en position basse (position de la figure 10 où les vérins verticaux sont au repos). Ces moyens de verrouillage sont actionnés par le bras rabattable 36 lorsque celui-ci est relevé ; ils permet tent de solidariser l'embase t la platine W rès le transbordement de sorte quten cas de choc, cette platine ne puisse se déplacer vers l'avant. En l'exemple, ces moyens de verrouillage comprennent une tringle 37 articulée en 37a sur l'embase et pourvue d'une fourche 37b rappelée par un ressort 38 ; cette tringle comprend une extension 37c qui est adaptée pour être repoussée par un têton 36b solidaire du bras 36, lorsque ce dernier est relevé. La fourche 37b pénètre alors dans des pontets 39 et vient bloquer un pion 40 à tête de diamètre accr,que comporte la platine 26. En sens inverse, ce pion 40 est libéré, et en même temps que lui, la platine 26, lorsque le bras 36 est rabat tu vers l'extérieur préalablement à chaque manoeuvre de transbordement de la personne handicapée vers l'extérieur du véhicule; Par ailleurs, la première platine 26 présente une forme générale rectangulaire, avec des bordures avant et arrière repliées en sens inverse par rapport à l'embase 25 comme le 'montre la figure 7 ; cette platine 26 est articulée sur les vérins 34 et 35 au niveau de ces bordures, côté portière, et sur le vérin 33 par son bord intérieur, à proximité du milieu de celui-ci, par l'intermédiaire d'un boîtier de surélévation de l'attache. L'articulation de cette platine 26 sur les trois vérins verticaux 33, 34 et 35 est réalisée au moyen d'organes de jonction à rotules, maintenant ladite platine à travers des lumières 26a , 26b et 26c (fig. 7). Deux des lumières 26a et 26b sont oblongues et orientées selon des directions orthogonales l'une par rapport à l'autre, cependant que la troisième 26c est circulaire sans jeu tangentiel. Ainsi, lorsque les vérins 33, 34 et 35 sont ac tionnés, la platine 26 peut être orientée selon tous les plans inclinés autour d'un plan horizontal et ce, sans risque de coincement. Dans chaque position, la platine est parfaitement maintenue dans son plan sans jeu tangentiel, puisqu'une des lumières 26a est circulaire et que les deux autres sont orientées perpendiculairement l'une par rapport à l'autre. En outre, l'attache des tiges des vérins 34 et 35 côté portière, est réalisée de façon à assurer une faculté de faible débattement vertical à la platine 26 par rapport auxdits vérins. On a représenté à titre d'exemple à la figure 9 une telle attache ; la tige 34a du vérin porte une rotule 41 à son extrémité haute. L' organe de jonction 42 délimite un logement 42a à portées sphériques, hautes et basses, dont la forme est appropriée pour conférer à la rotule deux positions d'articulation décalées d'un faible jeu vertical l'une par rapport à l'autre. Un microcontact électrique 43 (ou 44 pour l'autre vérin) organe Se jonction 42 avec une tige 43a le reliant à cet organe. Ce micro-contact est actionné par la tige 43a lorsque la rotule 41 change de positions d'articulation. L'état de ce microcontact est donc représentatif de la position de débattement de la platine 26 par rapport au vérin vertical correspondant. En position normale, le poids de la platine 26 et des éléments qu'elle supporte, appuie les portées sphériques hautes contre la rotule de vérin comme le représente la figure 9. Par ailleurs, la première platine 26 est pourvue de quatre roulements tels que 45 (Fig 10, 11 et 12), agencés aux quatre sommets d'un rectangle pour supporter la seconde platine 27 et permettre à celle-ci de se déplacer transversalement par rapport à la platine 26. Pour guider ce déplacement transversal, la seconde platine 27 est dotée de bordures avant et arrière verticales 27a contre lesquelles viennent en appui des vis de positionnement 46 associées à chaque roulement. En outre, un retour intérieur 27b prolonge chaque bordure verticale 27a à une faible distance au-dessous des roulements 45 ; en position normale, la platine 27 s'appuie sur les roulements par l'effet de son poids comme le montre la figure 11. Elle peut se soulever jusqu'à ce que les roulements 45 viennent en appui contre les retours 27b. La position de débattement vertical de la seconde platine 27 par rapport à la première 26 est détectée par un micro-contact électrique 47 (Fig. 12) situé entre lesdites platines à peu près dans leur zone médiane, de façon que ce microcontact se trouve au voisinage du bord intérieur de la seconde platine 27 lorsque celle-ci est déployée vers l'extérieur. Ainsi, lorsque cette seconde platine se soulève à ce niveau et s'écarte de la première, le micro-contact 47 est actionné et change d'état. En outre, la seconde platine 27 porte sur ses bordures avant et arrière 27a deux jeux de coulisses, comprenant chacun une coulisse porteuse 48 solidaire de la seconde platine, une coulisse intermédiaire 49 et un brin extrême qui est composé d'un rail se déplaçant dans la coulisse intermédiaire et d'une coulisse extrême 50, de forme appropriée pour pénétrer et se loger dans la glissière correspondante 20 ou 21 du siège S de fauteuil roulant. Comme le montrent les figures 4, 6 et 11, chaque coulisse extrême 50 est pourvue de roulements facilitant son déplacement contre la rampe 14 ou 15 du piètement et à l'intérieur de la glissière 20 ou 21. De plus, une échancrure est pratiquée le long de chaque coulisse extrême 50 pour éviter le coincement de celle-ci à l'entrée de la glissière dans la phase de prise en charge du siège. Bien entendu, les coulisses porteuses, coulisses intermédiaireset railsdetsins sctmgsont munis de roulements réduisant les frottements lors des coulissements. De plus, les rails des deux brins extrêmes (qui sont situés de part et d'autre de la seconde platine 27) sont réunis par une entretoise 51 à laquelle est attelée la tige mobile d'un premier vérin transversal 52 (Fig. 7 et 8). Le corps de ce vérin 52 est assujetti sur la seconde platine 27 et s'étend le long de celle-ci, comme le monhwt ces figures 7 et 8. LorsNutil est actionné, ce vérin transversal 52 engendre le déploiement des coulisses extrêmes et coulisses intermédiaires par rapport à ladite seconde platine. En outre, un autre vérin transversal 53, de longueur moins importante que le premier, est disposé entre la première platine 26 et la seconde platine 27 comme le montrent les figures, de façon à entraîner transversalement cette seconde platine par rapport à la première lorsqu'il est actionné. Les vérins 52 et 53 sont alimentés sumultanéments, en parallèle, de façon que leur mouvement se combine pour obtenir le déploiement complet des coulisses extrêmes 50 vers le siège S du fauteuil roulant. Les caractéristiques mécaniques du dispositif conforme à l'invention ayant été exposées, on va décrire ci-après en référence à la figure 13 les circuits hydrauliques et électriques de celui-ci ; le fonctionnement du dispositif sera ensuite expliqué en utilisant les schémas explicatifs des figures 14 et 15. On retrouve symbolisés à la figure 13 les vérins verticaux 34 et 35, côté portière du véhicule, qui sont alimentés en huile respectivement par des distributeurs hydrauliques 55 et 56, le vérin vertical 33, côté intérieur, qui est alimenté par un distributeur 54, les vérins transversaux 52 et 53 qui sont alimentés en parallèle par un distributeur 57, les micro-contacts 43 et 44 qui sont respecti Wvvement associés aux organes de jonction à rotule des vérins verticaux 34 et 35, . le micro-contact 47 qui détecte de débattement de la seconde platine 27 du côté intérieur. Les distributeurs 54, 55, 56 et 57 (logés dans le carter 32 déjà évoqué) sont de type classique à double bobinage de commande permettant de les piloter dans les deux sens. A la figure 13, on a symbolisé ces distributeurs de la façon usuelle au repos, en position centrale neutre,chacun interromptla circulation d'huile ; lorsqu'un bobinage est excité, le distributeur est actionné vers un état où il conditionne le passage de l'huile dans un sens ou dans l'autre selon le bobinage excité, ce qui provoque le mouvement du ou des vérins correspondants dans un sens ou dans l'autre. Les lettres m (montée) et d (descente) indiquées près des bobinages donnent le sens du mouvement du vérin vertical que produit l'excitation des bobinages correspondants les lettres s (sortie) et e ( entrée ) indiquent de la même fa çon le sens des mouvements des vérins transversaux 52 et 53 en fonction du bobinage excité. Les moyens hydrauliques comprennent, de plus, une pompe hydraulique 29 entraînée par un moteur électrique 28, et un réservoir hydraulique 30. Le moteur 28 est alimenté par la batterie d'accumulateurs du véhicule automobile symbolisée en 58. En outre, une électrovanne temporisée 31 est disposée sur un circuit hydraulique de dérivation, pour autoriser une rotation à vide de la pompe. Cette électrovanne est commandée par un circuit électrique (non représenté) qui la maintient ouverte lorsque le moteur 28 est arrêté et pendant un court laps de temps, de l'ordre de la seconde, après démarrage de ce moteur. Ainsi, le démarrage du moteur s'effectue sous charge réduite, ce qui évite toute surintensité dans la batterie 58, susceptible d'engendrer une usure prématurée de celle-ci. Lorsque le moteur tourne à sa vitesse nominale, ltélectro-vanne 31 se ferme et le circuit hydraulique est mis en pression. Bien entendu, un limiteur de pression 59 est prévu pour limiter la charge. En vue d'alléger la figure 13, les circuits électriques de commande qui sont représentés en traits fins à cette figure, ont été simplifiés pour ne garder que les circuits servant dans les phases de recherche du siège et de dépose de celui-ci ; les micro-contacts 47, 43 et 44 qui sont utilisés dans ces phases, sont chacun disposés dans un circuit de commande du vérin verfical 33, 34 ou 35 à proximité duquel le microcontact considéré est agencé. Ainsi, le micro-contact 47 qui détecte les débattements du côté intérieur entre les première et seconde platine commande, pendant ces phases de recherche et de dépose, le vérin 47 situé du côté intérieur ; de même, le micro-contact 43 qui détecte les débattements de la première platine au niveau du vérin 34, commande ce vérin 34 ; de même, le micro-contact 44 commande le vérin 35. Les circuits électriques de commande sont complétés par un sélecteur électrique 60 qui permet de sélectionner et de déclencher les diverses phases des manoeuvres de transbordement. Ce sélecteur peut être disposé dans un boitier à l'extré- mité d'un câble souple permettant d'exécuter les commandes à partir de divers endroits, à l'intérieur du véhicule automobile ou à proximité de celui-ci ; il peut également être fixé sur le tableau de bord du véhicule. A la figure 13, on a symbolisé les diverses positions possibles du sélecteur 60 pour les phases de recherche et phase de dépose du siège ; ce sélecteur permet, au cours de chacune de ces phases, d'autoriser l'action de chaque vérin dans un sens , ou dans l'autre (Position M ou D) ou d'interdire cette action (position N) . Les micro-contacts 41, 43 et 44 en série dans les circuits de commande des vérins verticaux engendrent ou non, selon leurs états, l'action autorisée par le sélecteur au cours de ces phases de recherche ou de dépose. Le fonctionnement du dispositif va être expliqué en décrivant en détail, d'une part, une manoeuvre de transbordement du siège depuis le fauteuil roulant vers le véhicule automobile, d'autre part, la manoeuvre de transbordement inverse depuis le véhicule vers le fauteuil roulant. Pour l'exécution de la première manoeuvre, la personne handicapée ou son assistant commande le démarrage du moteur électrique 28 ; après la courte période de rotation à faible charge, la pompe est apte à actionner les vérins. Le bras rabattable servant d'accoudoir 36 est rabattu vers l'extérieur, ce qui libère la première platine 26 par rapport à l'embase 25. L'assistant positionne le fauteuil roulant par emboitement des moyens 12 et 13 dans la fourche de bras 36 et la phase de recherche du siège peut commencer. Pour déclencher cette phase de recherche, le sélecteur est placé dans la position M1, M2, M3, M4. Comme le schématise la figure 14a, les vérins transversaux déploient les coulisses ; l'action des vérins verticaux est neutralisée par les micro-contacts 47, 43 et 44, tous trois au repos (les coulisses en porte à faux ne produisent pas un effort suffisant pour provoquer un soulèvement des platines). Lorsque les coulisses extrêmes 50 viennent en appui par leur roulement d'extrémité contre les rampes 15, les platines sont soulevées comme le schématise la figure 14b (notons qu'une seule coulisse peut être soulevée si le fauteuil roulant est incliné par rapport au véhicule). Le ou les micro-contacts 43 ou 44 sont alors actionnés et le ou les vérins verticaux correspondant 34 ou 35 sont manoeuvrés dans le sens de la montée (excitation des bobinages m des distributeurs correspondants). De tels mouvements de montées successives des coulisses se combinent avec le déplacement transversal de cellesci, jusqu'à ce que l'extrémité des coulisses extrêmes 50 pénètre dans les glissières 20 et 21, comme le montre schématiquement la figure 14c. Les micro-contacts 43 et 44 reviennent au repos et arrêtent l'action des vérins verticaux : le déploiement transversal se continue alors sul, jusqu'à ce que l'extrémité haute des coulisses rentre en contact avec l'aile haute des glissières; un basculement des platines se produit alors, et le micro-contact 47 est actionné :le vérin 33 est manoeuvré dans le sens de la montée ce qui tend à aligner les coulisses et les glissières. On conçoit l'intêret de l'échancrure des coulisses, qui permet dans cette phase de recherche une pénétration inclinée des coulisses dans les glissières, sans risque de coincement. De tels mouvements se poursuivent jusqu'à introduction complète des coulisses dans les glissières (Fig 14e). La phase de recherche est terminée. Une nouvelle phase, dite de prise en charge, peut alors être commandée, en disposant le sélecteur sur une nouvelle position (non représentée). Les micro-contacts 47, 43 et 44 sont mis hors circuit, et la montée des vérins verticaux 34 et 35 est provoquée jusqu'en fin de course haute, les autres vérins restant inactifs. Le siège S du fauteuil est soulevé par rapport à son piètement ; ce soulèvement provoque le verrouillage des coulisses dans les glissières par les doigts 24. L'assistant ôte le piètement ; les vérins ver tiçaux 33, 34 et 35 sont ensuite actionnés dans le sens de la descente jusqu'en fin de course basse, cependant que les vérins transversaux 52 et 53 sont actionnés dans le sens de l'entrée le siège est amené dans le véhicule automobile et, en fin de course, se trouve sur de la platine 26, elle-même en position basse sur l'embase 25. Le bras 36 peut être relevé, ce qui provoque le verrouillage de la platine 26 sur l'embase 25. La monoeuvre de transbordement vers le véhicule est terminée. La manoeuvre de transbordement inverse pour sortir le siège et la personne handicapée du véhicule afin de les remettre en place sur le piètement s'effectue par des opérations inverses, faciles à déduire." On va simplement décrire en référence aux fi gures hématiques 15a, 15b et 15c la phase de dépose du siège S sur le piètement P. Lorsque les coulisses portant le siège S sont complètement déployées à l'extérieur du véhicule et que les vérins 34 et 35 arrivent en position haute afin de relever le siège au maximum, l'opérateur place le piètement P sous ledit siège et le positionne à l'aide du bras rabattable 36. Le sélecteur 60 est alors disposé sur une nouvelle position, remettant en circuit les micro-contacts 47, 43 et 44. Cette position correspond à celle symbolisée par D1, D2, D3, N4 à la figure 13. Comme l'illustre la figure 15a, le siège et son passager en porte à faux font basculer la seconde platine 27 vers l'extérieur : les micro-contacts 43 et 44 sont au repos, et le micro-contact 47 est actionné. Comme le montre le schéma électrique de la figure 13, dans cette configuration, les vérins 34 et 35 sont manoeuvrés dans le sens de la descente jusqu'à ce que le siège vienne au contact du piètement par son côté opposé au Notons que cette prise de contact qui s'effectue d'abord du côté opposé au véhicule,va dans le sens de la sécurité. Lorsque, après descente des vérins 34 et 35 (fig. 15b), le siège appuie suffisamment sur le piètement, il entraîne le soulèvement des platines et l'état des micro-contacts 43, 44 et 47 est inversé , ce qui provoque la descente du vérin 33 : le siège est ainsi déposé sur le piètement. Notons que (Fig 15c), la descente des vérins s'arrête lorsque les platines sont soulevées d'un côté et de l'autre, de sorte qu'il n'existe aucun risque de charger le piètement et de l'écraser par une descente accidentelle trop prononcée des vérins. Les doigts de verrouillage 24 des coulisses dans les glissières sont manoeuvrés lorsque le siège vient au contact du piètement de sorte que les coulisses peuvent alors être retirées à vide vers le véhicule automobile par action des vérins transversaux. Bien entendu, la présente description ne limite en rien la portée de l'invention qui se trouve élargie à toutes les variantes. En particulier le cycle de fonctionnement ci-dessus décrit peut être modifié et l'ordre des diverses séquences différent. De plus, l'ensemble de transfert T peut être complété par des moyens permettant en cas de panne de le faire fonctionner manuellement. Par exemple, en cas de manque d'énergie électrique, l'électrovanne 31 peut être ouverte manuellement pour mettre les circuits hydrauliques sous basse pression et permettre la manoeuvre des vérins au moyen d'une pompe à main ou tout autre système. Notons en outre que la structure préférentielle à double platine (26, 27) peut être remplacée par un vérin télescopique ou par tout système équivalent. REVENDICATIONS 1/ - Dispositif pour transborder une personne handicapée moteur entre un fauteuil roulant et un véhicule automobile, dans lequel d'une part, le fauteuil roulant se compose de deux parties séparables, constituées par un piètement inférieur roulant doté de moyens d'appui, et par un siège supérieur amovible ayant une ossature adaptée pour reposer sur les moyens d'appui du piètement, cette ossature étant pourvue de glissières en vue du transfert dudit siège, d'autre part, un ensemble de transfert et de réception du siège est assujetti dans le véhicule automobile, cet ensemble comprenant un support de coulisses monté sur des vérins verticaux, des coulisses transversales agencées pour être extensibles dans le sens transversal entre une position rétractée à l'intérieur du véhicule automobile et une position déployée où des coulisses extrêmes viennent se situer à l'extérieur dudit véhicule en vue de coopérer avec les glissières du siège, au moins un vérin transversal apte b mouvoir les coulisses entre les positions rétractée et déployée, des moyens d'alimentation en fluide des vérins verticaux et transversaux permettant de les actionner et des circuits de commande desdits moyens d'alimentation, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de détection de la position et de l'orienta- tion des coulisses du véhicule par rapport aux glissières du siège, ces moyens étant adaptés pour être aptes b détecter les écarts de colinéarité desdites coulisses par rapport auxdites glissières et étant reliés aux circuits de commande pour permettre d'actionner les vérins verticaux en fonction desdits écarts. 2/ - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de détection précités comprennent, d'une part, des moyens assurant une faculté de faible débattement vertical du support de coulisses, d'autre part, des micro-contacts de détection de la position de débattement dudit support, ces micro-contacts étant électriquement associés aux circuits électriques de commande des vérins verticaux. 3/ - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens assurant un faible débattement vertical au support de coulisses sont, au moins en partie, situés au niveau d'une ou des attaches dudit support sur l'un ou plusieurs des vérins verticaux, cette ou ces attaches étant chacune composée d'une rotule solidaire de l'extrémité de la tige de vérin et d'un organe de jonction portant le support et délimitant un logement à portées sphériques, de forme appropriée pour conférer à la rotule deux positions d'articulation décalées d'un faible jeu vertical l'une par rapport à l'autre, un micro-contact de détection étant associé à cet organe de jonction et agencé pour se trouver dans deux états différents dans l'une ou l'autre des positions d'articulation. 4/ - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support de coulisses comprend deux platines, une première platine articulée sur les vérins verticaux et une seconde platine portée par la première et à laquelle sont liées les coulisses, les moyens assurant un faible débattement vertical au support de coulisses étant, au moins en partie, situés au niveau des moyens de liaison entre les première et seconde platines, lesquels sont agencés pour préserver un faible jeu vertical entre lesdites platines, au moins un micro-contact de détection étant associé auxdites platines et agencé pour changer d'état lorsque la seconde platine s'écarte de la première. 5/ - Dispositif selon l'une des revendications 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que le piètement du fauteuil roulant comprend des rampes de guidage situées en bout des glissières du siège lorsque celui-ci repose sur ledit piètement, ces rampes de guidage étant inclinées et adaptées pour former un appui pour les coulisses extrêmes du véhicule au cours de leur déploiement afin de guider ces coulisses extrêmes vers lesdites glissières, lesdites coulisses extrêmes comprenant des galets de roulement et étant échancrées sur une portion de leur longueur pour éviter un coincement lors de leur pénétration dans les glissières. 6/ - Dispositif pour transborder une personne handicapée moteur entre un fauteuil roulant et un véhicule automobile, dans lequel d'une part, le fauteuil roulant se compose de deux parties séparables, constituées par un piètement inférieur roulant, doté de moyens d'appui, et par un siège supérieur amovible ayant une ossature adaptée pour reposer sur les moyens d'appui du piètement, cette ossature étant pourvue de glissières en vue du transfert dudit siège, d'autre part, un ensemble de transfert et de réception du siège est assujetti dans le véhicule automobile, cet ensemble comprenant un support de coulisses monté sur des vérins verticaux, des coulisses transversales agencées pour être extensibles dans le sens transversal entre une position rétractée à l'intérieur du véhicule automobile et une position déployée où des coulisses extrêmes viennent se situer à l'extérieur dudit véhicule e vue de coopérer avec les glissières du siège, au moins un vérin transversal apte à mouvoir les coulisses entre les positions rétractée et déployée, des moyens d'alimentation en fluide des vérins verticaux et transversaux permettant de les actionner et des circuits de commande desdits moyens d'alimentation, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend trois vérins verticaux, agencés en triangle pour soutenir le support de coulisses, deux situés d'un côté de celui-ci, de part et d'autre de son plan médian transversal, le troisième situé de l'autre côté de ce support, un vérin vertical étant lié audit support par l'entremise d'un organe de jonction å rotule maintenant ledit support à travers une lumière circulaire pratiquée dans celui-ci, un autre vérin étant lié audit support par l'entremise d'un organe de jonction à rotule maintenant ledit support b travers une lumière oblongue s'étendant dans une direction déterminée, pour permettre à ce support de jouer selon cette direction, enfin un autre vérin étant lié audit support par l'entremise d'un organe de jonction à rotule maintenant ledit support à travers une lumière oblongue s'étendant dans une direction orthogonale à l'autre lumière oblongue pour permettre à ce support de jouer selon cette direction orthogonale. 7/ - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le support de coulisses comprend deux platines, une première articulée sur les trois vérins verticaux par l'en- tremise des organes de jonction à rotule précités, et une seconde platine à laquelle sont liées les coulisses et qui est portée par la première par l'entremise de roulements lui permettant de se déplacer transversalement sur celle-ci, deux vérins transversaux étant prévus, l'un porté par la première platine pour déplacer transversalement la seconde, l'autre porté par la seconde platine pour déployer transversalement les coulisses. 8/ - Dispositif selon la revendication 7, carac térisé en ce que les deux vérins transversaux sont alimentés en parallèle par un même distributeur hydraulique. 9/ - Dispositif selon les revendications 3, 4 et 7 prises ensemble, dans lequel la première platine présente une forme générale rectangulaire avec un bord situé du côté de la portière du véhicule automobile et un bord opposé situé du côté intérieur, ledit dispositif étant caractérisé en ce que : deux vérins verticaux sont agencés à proximité des deux angles de la platine situés du côté portière, l'autre vérin vertical est agencé à proximité du bord intérieur en position très approximativement médiane, la première platine est articulée sur les deux premiers vérins par l'entremise d'organes de jonction à rotule assurant un faible débattement vertical à ladite première platine, la seconde platine est portée par la première par l'entremise de moyens de liaison à roulements, agencés pour préserver un faible jeu vertical entre les platines, trois micro-contacts de détection sont associés aux platines, deux au niveau des organes de jonction ci-dessus évoqués, le troisième entre les platines. 10/ - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque micro-contact de détection est électriquement associé à un circuit électrique de commande du vérin vertical à proximité duquel ledit micro-contact est agencé, en vue de pouvoir engendrer l'alimentation de ce vérin dans le sens de la montée ou de la descente selon son état. 11/ - Dispositif selon la revendication 10 dans lequel les vérins sont des vérins hydrauliques à double effet, alimentés par l'intermédiaire de distributeurs hydrauliques à bobinages de commande, pilotés par les circuits électriques de commande sus-évoqués, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend un sélecteur électrique des diverses phases de transbordement, ledit sélecteur étant inséré dans des circuits électriques de commande pour autoriser l'action de chaque vérin dans un sens ou dans l'autre, ou bien, selon la phase considérée, pour interdire cette action, les micro-contacts de détection étant agencés dans ces circuits en série avec ledit détecteur pour engendrer ou non, selon leurs états, l'action autorisée par ce sélecteur. 12/ - Dispositif selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ou i1 dans lequel les vérins sont des vérins hydrauliques alimentés au moyen d'une pompe hydraulique entraînée par un moteur électrique connecté à une batterie d'accumulateurs, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend une dérivation hydraulique agencée pour engendrer la rotation à vide de la pompe lors de la mise en marche de son moteur d'entraînement, cette dérivation comportant un organe de fermeture temporisé la fermant au bout d'un court laps de temps déterminé après mise en marche du moteur électrique. 13/ - Dispositif selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Il ou 12, caractérisé en ce qu'il comprend une embase ancrée sur le chassis du véhicule automobile, cette embase portant les vérins verticaux précités et comportant des bordures avant et arrière repliées pour former un logement où sont assujettis les moyens d'alimentation en fluide des vérins. 14/ - Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'un bras rabattable est articulé sur l'embase du côté portière du véhicule, ce bras rabattable étant adapté pour remplir la double fonction, d'une part, d'accoudoir en position relevée verticalement, d'autre part, en position rabattue vers l'extérieur, d'organe de positionnement du piètement de fauteuil par rapport au véhicule, ledit piètement de fauteuil comprenant des moyens de positionnement agencés pour pouvoir coopérer avec ledit bras par emboîtement. 15/ - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de verrouillage du support de coulisse sur l'embase, en position basse, lorsque les vérins verticaux sont au repos, ces moyens étant adaptés pour être actionnés par le bras rabattable précité lorsque celui-ci est relevé. 16/ - Dispositif selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 ou 15, dans lequel le piètement du fauteuil est repliabIe, caractérisé en ce que ce piètement comprend un système de repliage à compas avec introduction en fin de déploiement de plongeurs dans des éléments tubulaires. 17/ - Dispositif selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 ou 16, caractérisé en ce que au moins une glissière du siège est équipée d'un doigt de verrouillage de la coulisse correspondante, adapté pour verrouiller ladite coulisse et la glissière en position de coopération, le piètement du fauteuil comportant un organe de manoeuvre de chaque doigt, agencé pour effacer ledit doigt lorsque le siège est en place sur le piètement.