La présente invention est relative à un conteneur pour le transport de matériaux irradiés. Dans les conteneurs connus pour le transport de matériaux irradiés, plus particulièrement d'assemblages de combustible nucléaire irradiés ou de déchets radioactifs, la chaleur de désactivation est évacuée par l'intermédiaire d'un élément caloporteur gazeux, solide ou liquide. Les gaz utilisés comme élément caloporteur, notamment l'air ou l'hélium, réalisent un assez mauvais transfert de chaleur, cette dernière étant évacuée quasi uniquement par radiation. Les solides utilisés comme élément caloporteur, notamment le plomb, du filling alloy ou de la grenaille de métal bon conducteur de chaleur, réalisent un mauvais transfert axial de la chaleur par suite de l'absence de convection. Parmi les liquides l'eau, le sodium liquide et un liquide organique ont été proposés comme élément caloporteur à utiliser dans des conteneurs pour le transport de matériaux irradiés. L'emploi de l'eau entraîne comme inconvénient principal la limitation de la température à 1000 C à la pression atmosphérique. L'emploi de.sodium liquide comme élément caloporteur entraîne le danger de réactions violentes, en particulier d'incendies, en cas de fuite, d'immersion sous l'eau ou de contact avec l'air. En outre, les législations de différents pays posent des problèmes concernant le transport simultané de matériaux irradiés et de sodium. Les inconvéneients de l'emploi d'un liquide organique comme élément caloporteur dans un conteneur du genre décrit résultent de la conductibilité assez basse de ce liquide, de sa détérioration par les rayonnements ionisants et de son instabilité thermique. L'utilisation de heat transfert salts (HTS), cte-a-dire de mélanges eutectiques de nitrates et de nitrites alcalins dont la température moyenne de fusion est de l'ordre de i45 , comme fluide caloporteur dans un conteneur pour le transport de matériaux irradiés remédie aux inconvénients mentionnés ci-dessus. Toutefois les conteneurs connus ne se prêtent pas à l'emploi des HTS comme liquide caloporteur. L'invention vise essentiellement la création d'un conteneur dans lequel des HTS peuvent être utilisés comme fluide caloporteur. Le conteneur selon l'invention est essentiellement, mais non exclusivement, destiné au transport d'assemblages de combustible nucélaire irradiés en réacteurs rapides refroidis au sodium. Un bon transfert axial de la chaleur est nécessaire dans cette application, en raison de la présence dans ces assemblages d'une zone centrale à haut "burn-up", c'est-à-dire à haut taux de combustion. Le conteneur selon l'invention comprend des moyens réalisant un bon transfert de la chaleur, aussi bien en direction axiale qu'en direction transversale. A cet effet, le conteneur selon l'invention comprend une enceinte, au moins un tube pour des matériaux irradiés et un fluide caloporteur à l'intérieur de cette enceinte, au moins un écran biologique gamma entourant cette enceinte et au moins un écran neutronique entourant l'écran biologique gamma, le tube étant au moins partiellement entouré d'un bloc métallique bon conducteur thermique qui est en contact d'une part avec le tube et d'autre part avec la paroi intérieure de l'enceinte. L' enceinte s'étend de préférence essentiellement suivant un axe principal, plusieurs tubes étant disposés à une même distance autour de cet axe et à des distances égales l'une de l'autre. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, les tubes sont entourés de blocs métalliques en contact l'un avec l'autre et avec la paroi intérieure de l'enceinte, de façon telle que cette paroi intérieure est en contact avec ces blocs sur sa surface complète. Dans une forme de réalisation avantageuse de l'invention, au moins un autre tube de section plus petite est raccor dé avec ses deux extrémités au tube susdit, cet autre tube étant entouré complètement par le bloc métallique bon conducteur thermique. Dans une forme de réalisation de l'invention appliquée de préférence l'écran biologique gamma est constitué de blocs entre lesquels se trouvent des bandes bonnes conductrices thermiques s'étendant de la paroi extérieure de l'enceinte jus qu'à la tôle formant la séparation entre l'écran biologique gamma et l'écran neutronique. Dans une forme de réalisation préférentielle de l'invention, l'écran neutronique est constitué par de l'eau borée contenueentre une tôle extérieure, la tôle formant la séparation avec l'écran biologique gamma, un fond et une paroi supérieure. L'invention concerne également un procédé de fabrication du conteneur déterminé ci-dessus. Selon l'invention, on introduit dans une enceinte des ensembles constitués de tubes et de blocs métalliques, on introduit entre ces ensembles un métal de brasure et on chauffe le tout jusqu'à une température supérieure à la température de fusion de l'alliage de brasure. Dans une forme de réalisation avantageuse de l'invention on introduit dans l'enceinte des ensembles constitués de tubes et de blocs métalliques, ces tubes comprenant un liquide caloporteur. De préférence on introduit dans l'enceinte des ensembles dont les tubes comprennent également un élément chauf fans. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention on introduit entre les ensembles, pendant que Ze métal de brasure est déjà fondu, une barre dont les dimensions correspondent à celles d'un espace demeurant libre entre les ensembles, cette barre poussant le métal fondu entre les ensembles et la paroi de l'enceinte. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description d'un conteneur pour le transport de matériaux irradiés et d'un procédé de fabrication de ce conte neur selon l'invention, donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins ci-annexés. La figure 1 est une vue en coupe axiale d'une moitié de conteneur pour le transport de matériaux irradiés selon l'invention. , La figure 2 est une vue en coupe transversale de la moitié de conteneur selon la figure 1. La figure 3 reprend, à une échelle plus grande, une partie de la figure 1. Dans les trois figures les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques. Le conteneur représenté aux figures est destiné au transport d'assemblages de combustible nucléaire irradiés. Ce conteneur comprend une enceinte 1 de forme cylindrique constituée d'un fond et d'une paroi cylindrique. Cette enceinte est en acier inoxydable cuivré sur les deux faces. Lors du transport il est fermé à sa partie supérieure de la façon décrite ci-dessous plus en détail. A l'intérieur de l'enceinte 1 peuvent être placés six assemblages de combustible nucléaire 2 contenus chacun dans un panier perforé en acier inoxydable 3. Chacun des paniers 3 est mis dans un tube 4 d'acier inoxydable. Ces paniers 3 sont maintenus en position stable dans ces tubes 4 grâce à des supports 5 solidaires des tubes 4 et à des anneaux de serrage 6 vissés dans des parties taraudées des tubes 4. Après l'introduction d'un panier 3 avec son assemblage, qui y est maintenu de la façon décrite ci-après, dans un tube 4 jusqu'à l'endroit où la partie inférieure du panier 3 prend appui sur les supports 5 solidaires du tube 4, l'anneau de serrage 6 est vissé dans le tube jusqu'à l'endroit où il prend appui sur le bord supérieur du panier 3 et maintient ce dernier dans une position stable dans le tube 4. Les assemblages 2 de combustible sont maintenus en position stable à l'intérieur des paniers 3 par des supports 7 et 8 solidaires de ces paniers et faisant saillie vers l'intérieur de ces derniers. Les supports 8 faisant saillie vers l'intérieur du panier 3 ont uniquement pour but de guider l'assemblage 2 lors de son introduction dans le panier 3 et lors de son déchargement. Ces supports 8 n'occupent qu'une partie relativement petite de la section annulaire qui demeure libre entre l'assemblage 2 et la paroi du panier 3. Les supports 7, au contraire, ont un double but : ils supportent l'assemblage 2 et ils réalisent une répartition du flux de fluide caloporteur qui sera décrit ciaprès. Ce flux se répartit entre l'intérieur de l'assemblage et l'extérieur de ce dernier. En effet, l'intérieur de l'assemblage 2 constitue un premier passage entre la partie inférieure du panier 3 en dessous de l'assemblage 2 et la partie supérieure du panier 3 au-dessus de cet assemblage. Un second passage est formé par l'espace qui demeure libre entre l'assemblage 2 et la paroi du panier 3.Ce second passage est obturé partiellement par les supports 7. Les dimensions de ces supports 7 et leur disposition géométrique déterminent par conséquent, la répartition du flux de fluide caloporteur entre la partie intérieure de l'assemblage 2 et l'espace se trouvant à l'extérieur de ce dernier. La partie supérieure des assemblages 2 est maintenue dans un logement 9 faisant saillie vers le bas sur une plaque d'acier 10. Un ressort 11 applique une force vers le bas sur cette plaque d'acier 10. Ce ressort 11 prend d'autre part appui sur un anneau 12 faisant saillie vers l'intérieur d'une cage 13 qui est solidaire du couvercle 14, qui ferme le tube 4 à son extrémité supérieure. Un anneau amovible 15 permet le montage du ressort ll et de la plaque 10 à l'intérieur de la cage 13 et empêche cette plaque d'acier 10 de sortir de sa cage 13. Sur chaque tube 4 est soudé un autre tube 16, également en acier inoxydable, de section plus petite que le tube 4. Les tubes 4 et 16 sont, lors de l'emploi du conteneur, remplis d'un fluide caloporteur 17. Ce fluide caloporteur est par exemple un HTS. I1 est extrêmement important que le gradient dans la direction de l'axe principal 18 du conteneur soit le plus bas possible. Le tube 16 permet le transfert du fluide caloporteur plus chaud qui se trouve dans la partie supérieure du tube 4 vers la partie inférieure plus froide de ce tube. L'ensemble d'un tu be 4 et d'un tube 16 fonctionne ainsi en thermosiphon, un flux de convection se produisant dans cet ensemble. La température du fluide caloporteur est ainsi homogénéisée par la circulation. La face inférieure du couvercle 14 porte un soufflet 19 qui descend dans la cage 13 et donc dans le tube 4. A travers une ouverture 20, ménagée dans le couvercle 14, l'in térieur du soufflet 19 communique avec une soupape de sécurité 21 s'ouvrant vers l'extérieur du tube 4 lorsque la pression de l'intérieur du soufflet 19 dépasse une valeur déterminée. Si la pression augmente à l'intérieur du tube 4 et atteint une valeur dangereuse, le soufflet 19 se comprime et la pression du gaz contenu dans le soufflet dépasse la pression d'ouverture de la sou pape due sécurité 21 qui s'ouvre. Le gaz contenu dans ce soufflet passe alors dans la chambre d'expansion 22. En cas de rupture des gaines de l'assemblage de combustible, les gaz de fission libérés ou les gaz emprisonnés dans le tube lors du chargement peuvent donc se dilater sans que la chambre d'expansion 22 soit contaminée. Les gaz de fission éventuellement présents dans le tube 4 demeurent dans ce dernier et c'est uniquement le contenu du soufflet 19 qui s'échappe à travers l'ouverture 20 et la soupape de sécurité 21 vers la chambre d'expansion 22. L'intérieur du tube 4 communique également avec la chambre d'expansion 22 par une vanne 23 qui permet de vérifier, avant l'opération de déchargement de l'assemblage 2, si des gaz de fission sont présents dans le tube 4. I1 suffit à cet effet de raccorder la vanne 23 à un détecteur de radio-activité et de l'ouvrir. En cas de présence de gaz de fission dans le tube 4, ces gaz peuvent être évacués en purgeant le tube 4 par un gaz inerte. I1 suffit à cet égard de raccorder la vanne 23, qui est ouverte, à un milieu rempli de gaz inerte et de soumettre ce milieu à des variations de pression, de sorte que les gaz inertes du milieu soient successivement introduits dans le tube 4et évacués de ce dernier à travers la vanne 23. Dans la forme de réalisation représentée, une seule vanne 23 est montée sur le couvercle 14. On peut également monter sur ce couvercle deux vannes 23 et créer un flux de gaz inerte à travers le tube 4, ce flux entrant dans le tube par une des vannes et sortant de ce tube à travers l'autre vanne. La fermeture étanche du tube 4 par le couvercle 14 est assurée par un joint 24 et par des boulons 25J maintenant fermement le couvercle 14 sur le tube 4 et comprimant le joint 24. La température.du fluide caloporteur 17 est non seulement hboogénvisé par la circulation en thermosiphon à travers les tubes 4 et 16, mais également par conduction thermique, dans les blocs de cuivre 26 qui entourent chaque ensemble de tubes 4 et 16. Cette homogénéisation de la température à travers tout le liquide caloporteur se trouvant dans l'ensemble des tubes 4 et 16 empêche la solidification du sel, constituant ce liquide caloporteur, dans la partie inférieure de cet ensemble. La formation de bouchons formés de sel solide est ainsi évitée. Le montage d'un bloc de cuivre 26 contre un ensemble de tubes 4 et 16 peut se faire par brasage de plusieurs petits blocs de cuivre ou par "plasma-spray" ou coulée du cuivre suivi d'un usinage. Lors de ce montage on incorpore ans le bloc de cuivre, parallèlement à l'axe principal 18, un élément électrique chauffant 27. Les tubes 4 sont disposés à une même distance autour de l'axe principal 18 de l'enceinte 1 et à des distances égales l'une de l'autre. Les blocs de cuivre, c'est-à-dire bons conducteurs thermiques, entourent complètement les tubes 4 et 16. Chaque ensemble d'un bloc 26, d'un tube 4 et d'un tube 16 forme un quartier de cylindre, qui, une fois assemblé, peut être installé à l'intérieur de l'enceinte 1. Un excellent contact entre les blocs de cuivre 26 et la paroi intérieure de l'enceinte I est obtenu par la présence entre ces deux parois d'un alliage métallique dont la température de fusion se situe aux environs de 5500 C, par exemple d'un alliage à base d'argent, de cadmium; de cuivre et de zinc, -La présence de cet alliage entre les blocs de cuivre 26 et la paroi intérieure de l'enceinte 1 peut etre obtenue de la façon suivante. On place les ensembles constitués par les blocs de cuivre 26 et les tubes 4 et 16 dans cette enceinte 1. Les tubes 4 et 16 sont remplis de sel. Les blocs de cuivre 26 sont équipés de leurs éléments chauffants 27. On introduit en outre des éléments chauffants supplémentaires, non représentés aux figures, aux emplacements destinés aux assemblages de combustible. A ce moment les assemblages de combustible ne sont pas encore introduits dans les tubes 4. Les parois des blocs 26 du côté de l'axe 18 délimitent un espace libre. On introduit dans cet espace libre l'alliage métallique de brasure. En faisant fonctionner les éléments chauffants 27 et les éléments chauffants introduits aux emplacements destinés aux assemblages, on fait fondre l'alliage métallique de brasure. Cette fusion est obtenue indirectement par le chauffage du liquide caloporteur, se trouvant dans les tubes 4 et 16, à une température supérieure au point de fusion de l'allaige de brasure. L'alliage de brasure étant fondu, on introduit dans l'espace central qui demeure libre entre les blocs 26 une barre de cuivre dont la section correspond à celle de cet espace. On fait descendre ceite barre progressivement. L'alliage de brasure s'introduit entre les blocs 26, ainsi qu'entre ces blocs et la paroi intérieure de l'enceinte 1. La quantité superflue d'alliage est évacuée par le haut. La paroi de l'enceinte 1 est finalement refroidie. L'alliage se solidifiant constitue alors une brasure. Si un ou plusieurs des ensembles constitués d'un bloc 26, d'un tube 4 et d'un tube 16 doit être retiré de l'enceinte 1, ce démontage-reste possible par la fusion de l'alliage métallique formant la brasure. A cet effet, on peut de nouveau chauffer les éléments 27 ainsi que les éléments chauffants supplémentaires qu'on plonge dans lessels fondus à l'endroit destiné aux assemblages de combustible. I1 est à remarquer que les blocs 26 sont finalement en contact avec la paroi intérieure de l'enceinte 1 sur toute la surface de cette dernière. L'alimentation électrique des éléments chauf fanes 27 se fait par l'intermédiaire de câbles 28. Ces câbles 28 passent à partir de l'élément chauffant 27 à travers une rainure ménagée dans la surface supérieure du bloc 26 dans lequel l'élément chauffant 27 se trouve. De là, les câbles 28 passent par un canal ménagé dans l'anneau en acier inoxydable 29. L'extrémité extérieure de ce canal comprend un raccord étanche, connu comme tel et non représenté en détail, pour les câbles. L'enceinte 1 est fermée par un couvercle constitué de blocs 30 d'uranium appauvri en U 235. Ces blocs 30 sont concentriques. I1 forment un écran biologique gamma. Ils sont recouverts d'une tôle 31 d'acier inoxydable cuivré. Des lames de cuivre 32 sont disposées entre les blocs 30. Elles sont en contact avec la tôle 31 d'acier inoxydable cuivré entourant complètement l'ensemble des blocs 30. Ces lames de cuivre 32 permettent à la chaleur de traverser le couvercle qui constitue dans la partie supérieure du conteneur l'écran biologique gamma. Un joint 33 et des boulons 34 assurent l'étanchéité entre le couvercle constitué des blocs 30, des lames 32 et de la tôle 31 d'une part et l'anneau 29 formant corps avec l'enceinte 1 d'autre part. Un second couvercle est également prévu sur le conteneur. Il est constitué d'une tôle d'acier inoxydable 35 qui peut être vidée et remplie d'eau borée 36. L'eau borée forme écran neutronique et une protection contre l'incendie. La vanne de sécurité 37 incorporée dans la tôle 35 protège contre une surpression. L'étanchéité entre ce second couvercle et l'anneau 29 formant corps avec l'enceinte 1 est assurée par un joint 38 et des boulons 39. Sur la paroi extérieure de ce second couvercle sont fixées des ailettes de refroidissement 40 constituant également une protection contre les chocs. La chambre d'expansion 22 peut être mise en communication avec un détecteur de radio-activité par un canal 41. Ce canal est normalement obturé par une vanne étanche 42 indiquée schématiquement. Avant l'opération de déchargement on relie cette vanne 42 à un détecteur de radio-activité. Si le détecteur de radio-activité constate que des gaz de fission sont présents dans la chambre d'expansion 22, on purge cette chambre par un gaz inerte. On purge en introduisant ce gaz inerte à travers un des canaux 41 et en évacuant ce gaz par un autre de ces canaux, de façon à provoquer un courant à travers toute la chambre 22. L'anneau 29 présente outre les canaux pour le passage des câbles électriques 28 et les canaux 41 décrits cidessus, encore des canaux 43 qui sont normalement obturés par une vanne étanche 44 indiquée schématiquement. Ces canaux permettent l'introduction et l'évacuation d'eau J, évidemment après l'ouverture des vannes étanches, afin de dissoudre une éventuelle quantité de sel qui se serait introduite dans la chambre d'expansion 22. Ce sel serait donc évacué avec l'eau dans laquelle il se serait dissous. Autour et à l'extérieur de l'enceinte 1 sont soudées des bandes de cuivre 45 laissant passer la chaleur à travers l'écran biologique gamma 46 constitué de blocs concentriques d'uranium appauvri en U 235 cuivrés. Ces bandes 45 s'étendent de la paroi extérieure de l'enceinte 1 jusqu'à la tôle d'acier cuivrée 47 constituant la séparation entre l'écran biologique gamma 46 et l'écran neutronique 48. Ces bandes 45 sont soudées aussi bien à la paroi extérieure de l'enceinte 1 qu'à la tôle 47 susdite. Cette tôle d'acier cuivrée 47 est recouverte d'un alliage étain-plomb sur sa face intérieure, ctest-à-dire sur sa face dirigée vers les blocs 46. Le montage de cette tôle peut se faire en chauffant celle-ci légèrement au-dessus de la température de fussion de l'alliage étain-plomb ; cette tôle 47 se brase grâce d'une part au cuivre recouvrant cette tôle et d'autre part au cuivre des bandes 45 et au cuivre recouvrant les blocs 46 d'uranum appauvri en U-235. L'écran neutronique 48 est constitué par l'eau borée contenue entre la tôle 47 et la tôle 49 en acier inoxydable. L'espacement entre ces deux tôles est maintenu constant par des ressorts 50 soudés sur la tôle 47. Ces ressorts jouent le rôle d'amortisseurs en cas d'accident. L'eau borée de l'écran neutronique 48 constitue également une protection contre l'incendie. L'espace maintenant l'eau borée formant écran neutronique 48 est en bas délimité par le fond 52 et est en haut délimité par la paroi supérieure 53. Une vanne de sécurité 51 incorporée dans la tôle formant paroi supérieure 53 protège contre une surpression. Comme il peut êtreremarqué aux figures 1 et 2 les ressorts 50 s'étendent dans 'la direction de l'axe principal 18. L'écran neutronique se prolonge en dessous de la partie horizontale de l'écran biologique gamma constitué par les blocs d'uranium 46. La tôle 47 entourant cet écran biologique gamma s'étend également dans la partie inférieure du conteneur. Des trous 54 constituent une communication entre la partie verticale 48 de l'écran neutronique et la partie horizontale 55 formant écran neutronique en bas du conteneur. Sur la surface extérieure latérale de la tôle 49 sont soudées d'une part des barrettes 56 de métal bon conducteur de la chaleur, par exemple de cuivre, dont le but est de dissiper la chaleur dans l'air, d'autre part des supports 57 de la cage de protection 58 contre les chocs. Sur le fond 52, formant le prolongement horizontal de'la tôle 49 sont soudées les ailettes de refroidissement 59 constituant également une protection contre les chocs. I1 doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée à la forme d'exécution décrite ci-avant et que bien des modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre de la présente demande de brevet. C'est ainsi, par exemple, que, quoique le conteneur décrit et représenté soit destiné au transport d'assemblages de combustible nucléaire irradiés, l'invention peut également être appliquée à des conteneurs pour le transport d'autres matériaux irradiés, notamment de déchets radio-actifs. Plusieurs tubes secondaires 16 peuvent être prévus par tube principal 4. Les deux faces de l'enceinte 1 ne sont pas nécessairement cuivrées. Elles peuvent également être recouvertes d'un alliage d'aluminium-cuivre ou d' aluminium-silicium. Les blocs 26 peuvent également être réalisés en un autre métal que le cuivre, à condition que ce métal soit bon conducteur thermique. Pour ces blocs-l'aluminium et des alliages d'aluminium et de cuivre conviennent également. Les blocs 26 bons conducteurs thermiques peuvent être pourvus de plusieurs éléments chauffants 27. Les blocs 30 et 46 d'uranium appauvri en U 235 formant écran biologique gamma peuvent être remplacés par des blocs d'un alliage d'uranium appauvri d'aluminium. Dans ce cas les lames de cuivre 32 et 45 ne sont plus nécessa,ires, mais l'épais seur de l'écran biologique doit être plus grande, vu que la densité des blocs 30 et 46 est plus petite. L'alliage à base d'argent, de cadmium, de cuivre et de zinc réalisant le contact entre les blocs 26 bons conducteurs thermiques et la paroi intérieure de l'enceinte 1 peut être remplacé par un autre alliage, par exemple un alliage d'aluminium et de cuivre, un alliage d'aluminium et de silicium et un alliage d'argent et d'étain dans des proportions en poids 60-40. L'alliage étain-plomb sur la surface intérieure de la tle d'acier cuivrée 47 peut être remplacé par un alliage bismuth-plomb. - REVENDICATIONS l.Conteneur pour le transport de matériaux irradiés, caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte (1), au moins un tube (4) pour des matériaux irradiés (2) et un fluide caloporteur (17) à l'intérieur de cette enceinte, au moins un écran biologique gamma (30-46) entourant cette enceinte et au moins un écran neutronique (36-48-55) entourant l'écran biologique gamma, le tube (4) étant au moins partiellement entouré d'un bloc métallique (26) bon conducteur thermique qui est en contact d'une part avec le tube 4 et d'autre part avec la paroi intérieure de l'enceinte ). 2. Conteneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enceinte (1) s'étend essentiellement suivant un axe principal (18), plusieurs tubes (4) étant disposés à une même distance autour de cet axe (18) et à des distances égales l'une de l'autre. 3. Conteneur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les tubes (4) sont entourés de blocs métalliques (26) en contact l'un avec 1 t autre et avec la paroi intérieure de l'enceinte (1) de façon telle que cette paroi intérieure est en contact avec ces blocs (26) sur sa surface complète. 4. Conteneur selon la revendication 3, caractérisé en ce que les parois des blocs (26) du côté de l'axe (18) délimitent un espace libre. 5. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bloc (26) métallique bon-conducteur thermique est un bloc en cuivre. 6. Conteneur selon 1-' une ou l'autre des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le bloc(26) est brasé à la paroi intérieure de l'enceinte (1) par un alliage métallique dont la température de fusion est de l'ordre de la température maximale à laquelle le conteneur peut être soumis. 7. Conteneur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le bloc (26) est brasé à la paroi intérieure de l'enceinte (1) par un alliage métallique dont la température de fusion est de l'ordre de 5500C. 8. Conteneur selon l'une ou l'autre des reven dications 6 et 7, caractérisé en ce que l'alliage susdit est un alliage d'argent, de cadmium, de cuivre et de zinc. 9. Conteneur selon lune ou l'autre des revendi- cations 1 à 8, caractérisé en ce que le tube (4) comprend un ressort (11) prenant appui d'une part sur un anneau (12) faisant saillie vers l'intérieur du tube (4) et d'autre part sur une plaque (10) présentant un logement (9) dont la forme est adaptée à celle d'une extrémité des matériaux (2). 10. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le tube (4) est muni d'un couvercle (14) qui le ferme hermétiquement et qui porte, à 1 'in- térieur du tube (4), un soufflet- (19). 11. Conteneur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le couvercle (14) du tube (4) comprend une soupape de sécurité (21) s'ouvrant vers l'extérieur du tube (4) et en communication avec l'intérieur du soufflet (19). 12. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'au moins un autre tube (16), de section plus petite, est raccordée avec ses deux extrémités au tube susdit (4), cet autre tube (16) étant entouré complètement par le bloc métallique (26) bon conducteur thermique. 13. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'enceinte (1) est en acier inoxydable et cuivrée sur les deux faces. 14. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le bloc(26) comprend un moyen de chaumage (27). 15. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'écran biologique gamma est constitué de blocs (46) entre lesquels se trouvent des bandes (45) bonnes conductrices thermiques s'étendant de la paroi extérieure de l'enceinte (1) jusqu'à la tôle (47) formant la séparation entre l'écran biologique gamma (46) et l'écran neutronique (48). 16. Conteneur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les blocs (30-46) de l'écran-biologique gamma sont des blocs d'uranium appauvri en U 235. 17. Conteneur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les blocs (30-46) de l'écran biologique gamma sont des blocs d'un alliage d'uranium appauvri en U 235 et d'aluminium. 18. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que les blocs (30-46) de l'écran biologique gamma sont cuIvrés. 19. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que les bandes (45) susdites sont soudées à la paroi extérieure de 11 enceinte (1) et à la tôle (47) susdIte. 20. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 15 à 19, caractérisé en ce que la tôle (47) susdite est recouverte sur sa paroi intérieure d'un alliage à basse température de fusion. 21. Conteneur selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'alliage susdit est un alliage étain-plomb. 22. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 21, caractérisé en ce que l'écran neutronique susdit (48) est constitué par de l'eau borée contenue entre une tôle extérieure (49), la tôle (47) formant la séparation avec l'écran biologique gamma (46), un fond (52) et une paroi supérieure (53). 23. Conteneur selon la revendication 22, caractérisé en ce que la tôle extérieure susdite (49) et la tôle (47) formant la séparation avec l'écran biologique gamma (46) sont maintenues à une distance constante par des ressorts (50). 24. Conteneur selon la revendication 23, caractérisé en ce que les ressorts (50) s'étendent dans la direction de l'axe principal susdit (18). 25. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 23 et 24, caractérisé en ce que les ressorts (50) sont soudés sur la tôle (47) formant la séparation avec l'écran biologique (46). 26. Conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 22 à 25, caractérisé en ce que l'espace maintenant l'eau borée est en communication avec une vanne de sécurité (51). 27. Conteneur selon l'une ou Autre des revendications 1 à 26, caractérisé en ce que le fluide caloporteur (17) est un HTS. 28. Procédé de fabrication d'un conteneur selon l'une ou l'autre des revendications 1 à 27, caractérisé en ce qu'on introduit dans une enceinte des ensembles constitués de tubes et de blocs métalliques, qu'on introduit entre ces ensembles un métal de brasure et qu'on chauffe le tout jusqu'à une température supérieure à la température de fusion de l'alliage de brasure. 29. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce qu'on introduit dans l'enceinte des ensembles constitués de tubes et de blocs métalliques, ces tubes comprenant un liquide caloporteur. 30. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce qu'on introduit dans l'enceinte des ensembles dont les tubes comprennent également un élément chauffant. 31. Procédé selon l'une ou l'autre des'revendications 28 à 30, caractérisé en ce qu'on introduit entre les ensembles, pendant que le métal de brasure est déjà fondu, une barre dont les dimensions correspondent à celles d'un espace demeurant libre entre les ensembles, cette barre poussant le métal fondu entre les ensembles et la paroi de l'enceinte.