La présente invention concerne un dispositif de canalisation de liquide qui s'applique, en particulier, mais non exclusivement au drainage de l'eau des sols. En général, pour le drainage des sols, on utilise de grandes longueurs de tuyaux poreux qui sont disposés au fond d'une tranchée et couplés entre eux d'une manière lâche. La tranchée est ensuite comblée avec un matériau en agrégat qui se comporte comme un filtre. Ce type de drain tend à se boucher car les petites particules de sol peuvent migrer dans l'agrégat et bouchent à la fois le tuyau et le chemin à travers l'agrégat. Dans certains cas, on a trouvé que la vie efficace d'un tel -drain n'était que de dix ans. On a déjà proposé des dispositifs de drainage utilisant des structures à noyaux à ailettes verticales encapsulées dans du plastique non tissé ou d'autres matières comportant des mailles de dimensions aléatoires. Les drains fabriqués avec ces matériaux tendent à se boucher à cause de la migration de fines particules de sol dans la matrice de ces structures aléatoires. La présente invention concerne un dispositif dans lequel le filtre de nature aléatoire, qui était obtenu dans les dispositifs antérieurs par le matériau en agrégat ou par des matières non tissées ou autres, est remplacé par un filtre qui est prévu spécifiquement pour s'adapter au matériau qui l'entoure. On comprendra que, si tout le matériau qui entoure le tuyau et qui joue le rôle de filtre pouvait être maintenu à l'état statique, tout en permettant au fluide d'y couler vers le tuyau, il ne serait pas sujet au phénomène de bouchage. Par ailleurs, on permet au liquide coulant à travers l'agrégat environnant et le tuyau de circuler à une vitesse telle que les matières fines, qui autrement boucheraient à la fois les pores de l'agrégat et du tuyau, sont entraînées par le liquide. La présente invention concerne un dispositif utilisable dans la canalisation de liquide, comprenant un tuyau longitudinal et un élément de canalisation qui, en utilisation, conduit le liquide au tuyau, dans lequel l'élément de canalisation comprend un élément à noyau tubulaire en matière flexible pouvant conduire le liquide au tuyau et un filtre prévu pour filtrer le liquide passant vers le noyau, l'élément à noyau tubulaire comportant une fente hélicoldale s'étendant sur toute sa longueur et le filtre ayant un coefficient M /D, , qui sera défini ci-après, par rapport à un coefficient de liaison Cb également défini ci-après, du matériau environnant, déterminé par les coordonnées d'un point qui se trouve, sur un graphique, dans une région limitée par l'axe des ordonnées, sur lequel sont portées les valeurs du coefficient de liaison Cb, et une courbe définie par les points de coordonnées (Cb, Mo/D50) suivants: 1,00, 2,10; 1,25, 2,60; 1,75, 3,20; b' o 50 2,50, 4,15; 3,75, 5,00; 7,00, 6,66; 12,50, 8,10; 25,50, 10,05; avec = Dgo/D40, où D40, D50 et Dgg sont les dimensions minimales des ouvertures, en unités données, à travers lesquelles peuvent passer les particules qui constituent respectivement 40 %, 50 % et 90 %, en poids à sec, du matériau dans lequel on a prévu d'utiliser le filtre, et M représen o tant la dimension minimale des ouvertures dans le matériau du filtre, exprimée avec les mêmes unités données. Un filtre possédant les caractéristiques mentionnées ci-dessus est décrit dans le brevet anglais 1 536 551, mais il ne comprend pas les éléments à noyau tubulaire présentant une fente hélicoidale. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu d'utiliser avec ce matériau de filtrage, un élément de noyau tubulaire ayant une fente hélicoïdale le long de sa longueur, le noyau et le matériau de filtrage étant rendus solidaires du fait que le matériau de filtrage est serré autour des noyaux de manière à donner à l'élément de canalisation un important degré de rigidité et de solidité. Suivant une autre caractéristique, il est prévu d'utiliser un noyau qui permet d'enrouler l'élément de canalisation autour d'un tuyau ou conduite en minimisant la distorsion de la section transversale interne du noyau, les fentes hélicoldales s'élargissant ou se rétrécissant là où l'élément est plié. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, les dimensions du noyau tubulaire hélicoidal sont rendues variables pour faire varier les caractéristiques de la structure. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. la est une vue en perspective d'un tuyau et d'un élément de canalisation, la Fig. lb est une vue en perspective, avec arrachement partiel, de la partie A du dispositif montré à la Fig. la, la Fig. 2a est une vue en coupe transversale du tuyau et d'une partie d'élement de canalisation de la Fig. la, la Fig. 2b est une vue en coupe transversale du tuyau et d'une partie d'élément de canalisation, qui se termine d'une manière diffé- rente de celui de la Fig. la, la Fig. 3 est un graphique illustrant la relation entre le coefficient de liaison et le coefficient Mo/D50, la Fig. 4 est une vue de côté, avec arrachement partiel, d'un élément de canalisation, la Fig. 5 est une vue de côté d'un élément de noyau tubulaire, la Fig. 6 est un diagramme dans l'espace indiquant le débit en litres par seconde par mètre en fonction de la pression en livres par pouce carré ou p.s.i., sachant que 1 p.s.i. = 6,89 kN/m2, et les Figs. 7a et 7b sont respectivement des vues en coupe et de côté d'un exemple de réalisation incorporant des pièces d'espacement entre les éléments de noyaux tubulaires. Aux Figs. la, lb et 2a, on a montré un tuyau 1 en matière plastique qui est soit totalement perméable à l'eau, soit l'est seulement sur un secteur dirigé vers le haut en position d'utilisation. Ce tuyau 1 se comporte comme une conduite. Autour du tuyau 1, est enroulé un élément de canalisation qui est constitué par une pluralité d'éléments à noyau tubulaire 3 disposés entre deux feuilles de matière filtrante à mailles 5. Chaque élément à noyau tubulaire 3 présente une fente hélicoldale 4 qui existe sur toute sa longueur de manière que l'eau qui passe à travers les feuilles de matière filtrante 5 puisse entrer dans les éléments 3 et descendre le long de l'élément de canalisation et passer à travers la partie perméable à l'eau du tuyau, pour pénétrer dans celui-ci. Les deux feuilles 5 sont agrafées l'une à l'autre dans les régions situées entre les éléments 3, soit de place en place, soit d'une manière continue tout le long de l'élément de canalisation, comme indiqué en 6. On notera que les deux feuilles de matériau filtrant 5 peuvent être reliées l'une à l'autre par d'autres moyens. On notera encore également que l'on peut monter autour d'une longueur de conduite 1 une pluralité de longueurs d'éléments de canalisation, ces longueurs étant soit séparées les unes des autres par des intervalles, soit montées bout à bout le long du tuyau ou conduite 1. Les extrémités des éléments à noyau tubulaire 3 sont fermées au moyen de bandes 9 ou par tout autre moyen de fermeture convenable. A la Fig. 2b, on a montré une variante de terminaison d'un élément de canalisation. Au lieu de fermer les extrémités des éléments 3 au moyen d'une bande 9, l'élément de canalisation est enroulé autour du tuyau 1 et sur lui-même. La partie enroulée sur elle-m8me est maintenue, par exemple, au moyens d'agrafes, tel qu'indiqué en 11. Des longueurs successives de tuyau 1 et d'élément de canalisation peuvent être facilement reliées ensemble bout à bout, par exemple en s'arrangeant pour qu'une longueur élément de canalisation recouvre le joint entre deux longueurs de tuyau ou conduite 1. En utilisation, on commence généralement par creuser une tranchée étroite, puis on descend l'ensemble complet dans la tranchée jusqu'à la profondeur à laquelle lé sol ne doit plus être drainé. Comme la structure est très flexible, on peut poser la structure de canalisation de l'eau en utilisant des technique de drainage par taupe. Là où l'on doit prévoir des installations plus profondes, on peut creuser des tranchées plus profondes et plus larges et, une fois que la structure de canalisation de l'eau a été introduite, on peut reboucher la tranchée avec les matériaux de déblais. Les éléments à noyau tubulaire 3 peuvent facilement être fabriqués à partir de longueurs de bandes thermoplastiques qui sont enroulées autour d'un noyau en laissant un intervalle hélicoldal convenable 4 tout le long du noyau. En variante, on peut extruder les éléments 3 de manière à obtenir un tube comportant une fente hélicoldale sur toute sa longueur. Un autre moyen de fabrication d'un élément 3 consiste à découper une fente hélicoldale autour d'un tube sur toute sa longueur. Dans un premier exemple de réalisation, les éléments à noyau tubulaire 3 sont fabriqués à partir d'un élément qui comporte des perforations ou d'autres ouvertures sur toute sa longueur. Un élément tubulaire comportant de telles perforations ou ouvertures peut être, d'une manière commode, en matière plastique du type grillage ou à mailles, qui peut être fabriqué sous la forme d'un tube, l'intervalle hélicoldal pouvant être facilement obtenu en coupant le tube en treillis en forme d'hélice. De préférence, l'intervalle, qu'il soit une simple fente ou une ouverture plus large, doit, avec les perforations ou les autres ouvertures, occuper entre 10 et 75 % de la surface totale de la surface extérieure de chaque élément à noyau tubulaire 3. On comprendra que le tube comportant une fente hélicoïdale dans son sens longitudinal peut être fabriqué de toute autre manière appropriée. Les feuilles de matériau de filtrage 5 peuvent être tissées comme un tissu à partir de filaments, de bandes ou de combinaisons de filaments et de bandes de plastique ou d'un autre matériau approprié; elles peuvent aussi être fabriquées à partir d'un matériau en feuille perméable, comme par exemple un matériau en feuille de plastique perforé, ayant les caractéristiques requises; ou encore elles peuvent etre fabriquées en utilisant des techniques dans lesquelles. on utilise des filaments ou des matières plastiques mélangées. I1 faut comprendre qu en fonctionnement le liquide, qui est généralement de l'eau, que l'on doit drainer du sol environnant, peut filtrer à travers le matériau en feuille 5 et descendre le long des éléments à noyau 3 jusque dans le tuyau ou la conduite 1. Le tuyau ou la conduite 1 est posée avec un angle de pente suffisant pour que le liquide puisse s'en écouler. I1 est important que les éléments à noyau 3 présentent une capacité de transport de liquide suffisante pour assurer que le liquide empor- te toute matière fine pouvant passer à travers le filtre, en empêchant ainsi que ces matières fines ne restent dans le tuyau ou la conduite 1. On a trouvé que convient particulièrement aux objectifs de l'invention, un matériau de filtre qui permette un débit liquide d'au moins 400 litres par seconde pour une surface de matériau filtrant d'un mètre carré sous une tête de 100 mm. La porosité de la matière utilisée dans les feuilles filtrantes 5 est déterminée en se basant sur la distribution des dimensions des particules du sol environnant à drainer. Les ouvertures dans la matière de ce filtre permettent initialement aux plus fines particules du sol adjacent de passer dans le tuyau 1 et d'être ainsi évacuées. Dans ces conditions, il restera près de la matière du filtre 5 une fine couche de sol qui aura une perméabilité beaucoup plus grande que la masse du sol environnant, lequel restera intact. On comprendra qu'afin de permettre à cette évacuation initiale des matières fines d'avoir lieu, les extrémités du tuyau ou conduite 1 sont laissées ouvertes pour que l'eau s'en évacue rapidement. Dans le cas d'un mélange de sable et de gravier propres saturés, avec de l'eau au niveau du sol, on a trouvé que le débit d'eau par mètre carré dans la matière du filtre était approximativement égal à un litre par seconde. Cela veut dire que la perméabilité k requise pour la matière du filtre 5 est de 10 mètre par seconde. Dans la plupart des applications, cela sera suffisant et, pour des sables d'une perméabi lité k de 10 4 mètre par seconde, cette valeur sera réduite à 0,1 litre par seconde par mètre carré de matière de filtrage. On voit ainsi qu'une gamme de matières de filtrage capables de laisser passer au moins 400 litres par seconde et par mètre carré de liquide sous une colonne d'eau de 100 mm seulement, pourra supporter n'importe quel débit débit que l'on peut rencontrer dans des sols normaux. Les structures des sols peuvent etre commodément caractérisées par un coefficient Cb connu comme le coefficient de liaison, qui est le rapport entre les dimensions des particules du sol entourant le système de drainage, au-dessous desquelles on a des pourcentages prédéterminés de particules, en poids à sec. Les pourcentages significatifs sont 90 % et 40 %. Ainsi, si le diamètre D de 90 % des matières du sol est inférieur à 12,5 mm et le diamètre D de 40 % des matières du sol est inférieur à 2,5 mm, le rapport Dgo/D40, qui est le coefficient sera de 12,5/2,5 = 5.Afin de relier la porosité de la matière du filtre 5 à la dimension des particules du sol, on utilise un autre coefficient M0/D50, lequel est le rapport de la dimension des ouvertures des mailles M , ce qui se détermine facilement quand la matière du filtre est à mailles tissées, à la valeur D50, c'est à dire la valeur telle que 50 % du diamètre des particules lui est inférieur, en poids à sec. L'ouverture de maille M est la dimension mininale de chaque o ouverture dans la matière du filtre 5 et est exprimée avec la meme unité que celle qui sert à mesurer les dimensions des particules. Un tableau I ci-dessous donne C b en fonction de Mo/D50 pour un certain nombre de points qui définissent, par leurs coordonnées, une courbe qui fournit les limites maximales définies d'une manière empirique de l'ouverture des mailles pour des sols ayant des coeficients de liaison particuliers, suivant la présente invention. Tableau I Cb Mo/D50 1,00 2,10 1,25 2,60 1,75 3,20 2,50 4,15 3,75 5,00 7,00 6,66 12,50 8,10 25,50 10,05 En se référant à la Fig. 3, qui montre en 8 une courbe du coeffi cient C b en fonction de Mo/D50 conforme aux chiffres du tableau I, o 50 on définit une surface comprise entre la courbe 8 est l'axe des ordonnées dans laquelle les points définissent des valeurs de coordonnées (Cb, Mo/D50) qui conviennent pour l'ouverture des mailles. Ainsi, si le coefficient de liaison C b est de 23 et la valeur de D50 de 0,5 unité, l'ouverture des mailles peut aller jusqu'à 5 unités, puisque la valeur maximale du rapport de M à D50 est de 10. Si o le coefficient de liaison était de 5, on peut alors voir sur la courbe 8 que la valeur maximale du rapport de M à D50 est de 5,7 et l'ouvertu o re des mailles pourrait être de 2,85 unités pour une dimension D50 de 0,5 unité. D'après les chiffres donnés ci-dessus, on peut voir que le débit de liquide est limité plus par la porosité du sol environnant que par 2 celle de la matière du filtre, car le débit par m à travers le sol est généralement compris entre 0,1 1/s/m2 et 1 1/s/m2 à l'interface entre le sol et la matière du filtre tandis que la perméabilité de la matière du filtre est dau moins 400 1/s/m2 En se référant maintenant à la Fig. 4, on a montré une partie de l'une des feuilles du filtre 5 arrachée-pour faire apparaître une pluralité d'éléments à noyau tubulaire 5 avec fente hélicoldale 5 sur sa longueur.En fait, les éléments 3 sont, dans l'exemple de réalisation décrit, fabriqués à partir de tubes de polypropylène ou d'un autre matériau ayant des propriétés mécaniques et chimiques similaires, qui ont été façonnés hélicoldalement pour créer une fente hélicoldale le long du tube. La matière du filtre 5 est un plastique tissé et les feuilles de matière 5, de chaque côté des éléments 3, sont agrafées ensemble, comme indiqué en 6. On notera que l'écartement entre les éléments 3 est indiqué par x. Dans des exemples de réalisation préférés, l'écart x varie entre 2 et 8 mm. Des montages dans lesquels l'écart x s'élevait jusqu'à 15 mm ont été utilisés avec succès au cours d'essais. Si l'on se réfère à la Fig. 5, dans laquelle un dés éléments 3 est montré, la largeur de la fente hélicoldale est indiquée par la lettre a. La largeur de la bande de polypropylène formant le noyau de 3 est indiquée par b. Le diamètre interne de l'élément tubulaire 3 est indiquée par c et l'épaisseur de l'élément 3 est indiquée par la lettre d. On a trouvé que des éléments tubulaires 3 ayant des dimensions dans la gamme indiquée dans le tableau II ci-dessous convenaient et satisfaisaient aux débits des dispositifs de canalisation suivant l'invention. Tableau II Dimensions gammes en mm a 2 à 15 b 1 à 10 c 5 à 20 d 0,5 à 2 Les éléments à noyau tubulaire 3 remplissent un certain nombre de fonctions. Ils supportent la matière de filtrage 5 et forment un chemin le long duquel l'eau peut couler vers le tuyau 1. La largeur b détermine l'angle de la fente hélicoldale dans le noyau de 3. Une petite valeur de a correspond à une fente ayant un pas faible et donc la résistance à la compression du noyau 3 est plus forte, car les contraintes circulaires perpendiculaires à l'axe longitudinal de la structure ne sont que légèrement différentes de celles que l'on rencontre sur l'axe longitudinal. D'autre part, la valeur de la fente hélicoldale est importante en ce qui concerne la capacité d'eau acceptable dans le canal de diamètre c de l'élément tubulaire.L'épaisseur d de la paroi de 3 commande partiellement la résistance à la compression de l'élément tubulaire. Ainsi, en utilisant un matériau relativement mince pour le noyau, on peut obtenir une résistance satisfaisante qui évite à la structure de s'écrouler d'elle-même. En reliant ensemble les deux feuilles de matière de filtrage 5, par exemple par agrafage ou par des cavaliers, on obtient une structure où ces feuilles contribuent à supporter chacun des éléments tubulaires 3 dans un élément de canalisation. En variante, les tubes hélicoidaux peuvent être assemblés indépendamment du tissu du filtre, entre deux couches de tissu à mailles larges comportant des filaments peu élastiques, ce qui veut dire qu'ils ne peuvent être que très peu étirés, comme par exemple de la fibre de verre, sur lesquelles les tissus de filtrage sont posés et fixés. On comprendra que la valeur x de la Fig. 4 pour 11 écartement 2 entre les éléments tubulaires 3 affecte directement le débit par m de l'élément de canalisation. Les caractéristiques de débit des éléments 3 doivent aussi pouvoir satisfaire au cas de l'eau s'écoule à flot de la surface du sol, auquel cas on a un grand débit d'eau à travers l'élément de canalisation vers le tuyau 1. Cette possibilité de grand débit par rapport à la pression du sol est montré à la Fig. 6, et suivant une caractéristique importante de la présente invention, ces possibilités de grands débits tombent dans la surface délimitée par les courbes supérieure 10 et inférieure 11 de la Fig. 6. Suivant une caractéristique d'un exemple préféré de la présente invention, l'élément tubulaire 3 maintient sa capacité de transporter du liquide, meme quand il est replié autour de la circonférence du tuyau 1. Cette possibilité n'existe pas avec les noyaux à structures à mailles de fils cylindriques ou en plastique extrudé, qui s'écrasent ou se tortillent quand on les plie. Cependant, un noyau fabriqué à partir d'une structure à mailles de fils cylindrique ou autre, par exemple en plastique extrudé, peut convenir si, suivant la présente invention, il est pourvu d'une fente en hélice sur toute sa longueur, la fente, avec les mailles, occupant de 10 à 75 % de la surface de la paroi de l'élément tubulaire. Aux Figs. 7a et 7b, on a montré des éléments intermédiaires d'espacement 7 entre les éléments tubulaires 3 et les deux feuilles de la matière du filtre 5. Les éléments 7 et les feuilles 5 sont accrochés les uns aux autres par des moyens appropriés, soit par agrafage, ou par des cavaliers ou par soudure. Les éléments 7 qui permettent à l'eau de passer vers les éléments tubulaires 3, ont, dans un exemple de réalisation, une épaisseur de 2 mm. Le but des éléments d'espacement 7 est d'assurer qu'une quantité maximale d'eau soit transportée par les éléments tubulaires 3, quand l'ensemble est placé contre une structure se trouvant sous la surface du sol, comme la culée d'un pont ou un mur de retenue. Sur le site, l'ensemble complet des éléments tubulaires 3 et les feuilles filtrantes 5 sont enroulées autour du tuyau 1 perforé ou fendu, et fixé en position au moyen d'attaches en plastique passées à travers la structure, ou de cavaliers ou encore d'autres moyens convenables. Le bord de l'élément de canalisation est fermé par une bande, telle que celle qui est montrée en 9 à la Fig. 1, ou au moyen d'un dépôt de matière plastique de remplissage, telle que de la mousse d'uréthane ou d'autres moyens d'étanchéité. Dans un autre exemple de réalisation, les éléments d'espacement 7 perméables à l'eau sont omis et les éléments tubulaires 3 sont placés entre les deux feuilles filtrantes 5 à des intervalles allant de 4 à 8 mm, dans le sens horizontal. Comme on l'a déjà mentionné, les éléments 3 sont maintenus en position par agrafage, soudure, coincement, rivetage, ou par d'autres moyens mécaniques ou chimiques, tels que de la colle. On notera que les exemples de réalisation décrits comportant des couches de filtration 5 de chaque côté de l'élément de canalisation conviennent pour drainer de l'eau des deux côtés. Dans un autre exemple de réalisation, où il n'y a pas d'éléments d'espacement 7, on incorpore un feuille imperméable à l'eau, par exemple un film de polyéthylène ou un tissu tissé revêtu d'uréthane, sur un côté d'élément de canalisation, à la place d'une des feuilles de filtration 5, afin de former une barrière vis à vis de liquides souterrains. Comme on l'a déjà mentionné, dans un autre exemple de réalisation, les noyaux tubulaires 3 sont assemblés indépendamment des feuilles de filtration 5 et celles-ci sont appliqués sur les noyaux tubulaires au cours d'une opération ultérieure.Dans cet exemple particulier de réalisation, les noyaux tubulaires 3 sont placés entre des feuilles de matières filtrantes faites de fibres de verres et ayant des mailles de relativement grandes dimensions, c'est à dire de 5 à 10 mm, et les espaces entre les éléments tubulaires 3 sont agrafés de la manière qui a été indiquée en relation avec les Figs. 1 à 6. Cette structure est ensuite placée entre deux couches de matières filtrantes 5, ayant les caractéristiques indiquées plus haut en relation avec la Fig. 3, et les couches 5 sont fixées sur la structure de fibres de verre et des éléments 3 également par agrafage. En variante, une des couches 5 peut être remplacée par une feuille imperméable.Dans un autre exemple de réalisation, les éléments 3 sont maintenus en position les uns par rapport aux autres par des mèches en fibres de verre disposées d'une manière aléatoire et de la colle, cette structure étant ensuite montée entre deux couches 5 ou un couche 5 et une couche imperméable, l'assemblage se faisant par agrafage, etc., comme indiqué ci-dessus. Bien que les principes de l'invention aient été décrits ci-dessus en relation avec des exemples particuliers de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. Pour des applications particulières, une des deux couches 5 pourrait être remplacée par une couche imperméable, par exemple une couche en matière plastique. Dans une méthode d'assemblage de l'élément de canalisation, les noyaux tubulaires, qui peuvent avoir ou non une section circulaire, sont d'abord mis en place entre des feuilles de fibres de verre à grosses mailles, puis la structure ainsi obtenue est recouverte de couches de matière filtrante. On peut également maintenir les éléments 3 en place autrement qu'avec les agrafes montrées en 6. Par exemple, on peut utiliser des mèches de fibres de verre imprégnées d'une matière adhésive ou de colle, pour les espaces entre les éléments 3, avant de placer les couches 5 de chaque côté. REVENDICATIONS 1) Dispositif utilisable dans la canalisation de liquide, comprenant un tuyau longitudinal et un élément de canalisation qui, en utilisation, conduit le liquide au tuyau, caractérisé en ce que l'élément de canalisation comprend un élément à noyau tubulaire en matière flexible pouvant conduire le liquide au tuyau et un filtre prévu pour filtrer le liquide passant vers le noyau, l'élément à noyau tubulaire comportant une fente hélicoïdale s'étendant sur toute sa longueur et le filtre ayant un coefficient Mo/D50, qui sera défini ci-après, par rapport à un coefficient de liaison Cb également défini ci-après, du matériau environnant, déterminé par les coordonnées d'un point qui se trouve, sur un graphique, dans une région limitée par l'axe des ordonnées, sur lequel sont portées les valeurs du' coefficient de liaison Cb et une courbe définie par les points de coordonnées (Cb, M /D50) suivants: 1,00, 2,10; 1,25, 2,60; 1,75, 3,20; 2-,50, 4,15; 3,75, 5,00; 7,00, 6,66; 12,50, 8,10; 25,50, 10,05; avec Cb = Dgo/D40, où D40, D50 et Dge sont les dimensions minimales des ouvertures, en unités données, à travers lesquelles peuvent passer les particules qui constituent respectivement 40 %, 50 % et 90 %, en poids à sec, du matériau dans lequel on a prévu d'utiliser le filtre, et M représentant la dimension minimale des o ouvertures dans le matériau du filtre, exprimée avec les mêmes unités données. 2) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tuyau est perméable à l'eau sur toute sa longueur, une partie de l'élément de canalisation étant enroulé autour du tuyau, les extrémités des éléments à noyau tubulaire étant fermées par des moyens d'étanchéité. 3) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tuyau est perméable à l'eau sur sa longueur, une partie de l'élément de canalisation étant enroulée autour du tuyau de manière que les extrémité de l'élément à noyau s'enroule sur elle-même. 4) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'une pluralité d'éléments à noyau tubulaire est disposée entre deux feuilles de matière filtrante. 5) Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour relier ensemble les deux feuilles de matières filtrantes entre les éléments à noyau tubulaire. 6) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'un élément à noyau tubulaire est fabriqué à partir d'un matériau plastique à mailles, qui présente une fente hélicoldale, qui est obtenue en fendant le tube hélicoldalement, la fente occupant, avec les mailles de 10 à 75 % de la surface totale extérieure de l'élément à noyau tubulaire. 7) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend des éléments d'espacement entre les éléments à noyau tubulaire.