La présente invention concerne le verre mince en feuilles ou en plaques, à faible distorsion, ainsi qu'aux procédés et appareils qui en permettent l'élaboration. Jusqu'à présent, les procédés suivants ont été utilisés 5 pour la fabrication industrielle du verre plat: le procédé du verre en plaques, le procédé de flottage, ou l'un des procédés d'étirage du verre. D'ordinaire, le verre en plaques varie en épaisseur entre 2,8 mm et au-dessus, et on le fabrique par un procédé qui 10 consiste à laminer du verre fondu entre des cylindres dont l'é-cartement détermine l'épaisseur du verre, après quoi on effectue un meulage et un polissage du verse, dans une mesure adéquate, pour obtenir la planéité désirée. Bien que ce procédé permette -d'obtenir une excellente planéité, il est relativement coûteux. 15 Le procédé de flottage consiste à verser le verre fondu sur un bain ou lit d'etain fondu où il se forme un ruban. Le procédé de flottage est caractérisé par le fait qu'il a tendance à produire un ruban de. verre ayant une "épaisseur d'équilibre", soit d'environ 6,35 nim. Lorsqu'on l'utilise pour produire du 20 verre d'épaisseur constante, le procédé de flottage fournit du verre ayant une excellente planéité. Toutefois, pour de nombreu-. ses applications il est souhaitable d'obtenir du verre plus mince, par exemple d'environ 3,2 mm d'épaisseur, notamment pour des pare-brise , etc... La production de verre d'une, telle épaisseur par 25 le procédé de flottage implique généralement soit la mise en oeuvre d'installations coûteuses afin d'exercer une certaine pression sur la surface supérieure du ruban de verre porté par le bain de flottage, afin d'en modifier la densité spécifique apparente, soit à saisir les bords du ruban afin de l'amincir dans 30 le sens longitudinal et dans le sens transversal alors qu'il est en cours de formation sur le bain de flottage. L'inconvénient de ce dernier procédé est qu'il tend à introduire des déformations. Pour autant que l'on sache, la technique de la fabrication du verre plat par le procédé de flottage n'a guère progressé au point 35 de permettre de produire d'une façon fiable du verre plat d'une épaisseur inférieure à 2,8 mm et suffisamment exempt de distorsion pour pouvoir être utilisé dans la fabrication de pare brise selon notamment les normes américaines. Il existe des procédés d'étirage très connus pour la 40 fabrication du vorre en plaques. Il s'agit des procédés Pittsburgh, 71 01311 du procédé Colburn et du procédé Fourcault. Pans le procédé Colburn, la feuille de verre est étirée verticalement sur une courte distance, puis elle est pliee à l'horizontale autour d'un rouleau alors qu'elle est encore suffi-5 samment chaude.pour n'avoir qu'une viscosité relativement faible, de façon à effectuer ce changement de direction de 90 degrés sans se briser. Par le procédé Colburn il est possible de fabriquer du verre en feuille ayant une épaisseur correspondant à celle obtenue par la mise en oeuvre de la présente invention. 10 Cependant, on estime que le contact précité entre le verre et le rouleau, alors que le verre se trouve à une viscosité aussi réduite, exclut la possibilité d'obtenir dans ce verre des caractéristiques de faible distorsion que l'on trouve précisément dans le verre en feuille produit par le procédé de la présente inven-15 tion. Les procédés Fourcault et Pittsburgh sont essentiellement semblables sous de nombreux aspects. Tous deux impliquent un étirage vertical sur une distance importante, de l'ordre d'environ 10 m, la principale différence entre ces deux procédés étant 20 que le procédé Fourcault utilise une débiteuse, c'est-à-dire une filière en céramique pourvue d'une fente et partiellement immergée, pour engendrer la feuille de verre étiré, alors que le procédé Pittsburgh utilise une barre d'étirage, dite "draw-bar", pleine et entièrement immergée. Les deux procédés sont connus 25 comme étant efficaces pour la fabrication de. feuilles dont l'épaisseur se situe dans la gamme générale caractérisant les produits en plaques suivant la présente invention. Toutefois, avant la présente invention, ni l'un ni l'autre de ces procédés n'a été reconnu comme étant capable de produire un verre en plaques de la 30 qualité pare brise, telle qu'elle est définie plus loin. Les différences entre les produits en feuille obtenus par les procédés de l'art antérieur et ceux que permet d'obtenir la présente invention peuvent être démontrées en utilisant un micromètre et une machine, appelée "analyseur de distorsion", qui 35 sera décrite ci-après. Le micromètre sert à mesurer l'épaisseur du verre en différents points répartis.sur sa largeur. Les produits sous forme de feuilles ou plaques de verre obtenus par le procédé de 1!invention,,présentent un profil caractéristique d'épaisseur, lequel diffère du profil courant, ainsi qu'il sera expliqué plus 40 en détail par la suite.. 2076142 71 01311 2076142 L'analyseur de distorsion est sensible à des changements très ténus d'épaisseur de l'ordre de 25.10~6 mm. Il comporte une source de rayonnement de lumière visible, placée sur un côté de la feuille de verre à vérifier, un dispositif 5 sensible au rayonnement placé du côté opposé de ladite feuille, un moyen propre à déplacer transversalement la feuille de verre d'un point à un autre, et des circuits électriques ayant une sensibilité particulière au signal de sortie du dispositif sensible au rayonnement (détecteur). L'analyseur de distorsion est 10 basé sur le principe suivant lequel la valeur de la distorsion que présente l'échantillon de verre, du genre que l'on peut aisément déceler par l'essai classique par radiographie, est fonction de la dérivée première de la quantité ae rayonnement incident frappant le détecteur masqué d'une façon particulière. 15 En effet, entre ce détecteur et la source lumineuse, il est prévu un masque opaque de type approprié dans lequel est pratiquée (par exemple, mais non exclusivement) une ouverture en forme de coin, et la lumière émise par la source est convenablement collimatée (par l'usage d'ouvertures punctiforme ou 20 stênopé, ou autre moyen analogue) afin de produire, après passage à travers une fente finale, un mince plan de lumière qui est dirigé à travers la feuille de verre à examiner, pour atteindre le détecteur à masque placé de l'autre côté. De préférence, la disposition est telle que, si le plan lumineux traverse un 25 verre (ou de l'air) exempt de distorsion, il frappe le masque sous la forme d'un trait qui forme avec les côtés de l'ouverture en forme de coin, un triangle isocèle dont la base est constituée par le trait de lumière, alors que les bords latéraux du coin en forment les côtés. Il est également indispensable de 50 comprendre que si le verre à vérifier ou examiner traverse la lumière collimatée à une vitesse d'avance appropriée, par exemple de l'ordre de 50 mm/s, le trait lumineux qui forme la base du triangle est décalé, et se rapproche ou s'éloigne du sommet de l'ouverture en forme de coin,, selon la façon dont les varia-35 tions d'épaisseur du verre tendent à produire une réfraction de la lumière collimatée, et de ce fait la longueur du trait lumineux qui atteint le détecteur et, par conséquent, la quantité de lumière captée par ce détecteur, varient en proportion directe de l'importance de la réfraction ainsi produite momentanément. 40 Cela donne, pendant l'exploration d'une longueur donnée du rt, 71 01311 2076142 verre (par exemple 0,56 m) un premier signal électrique. Ce premier signal électrique peut être exploité pour produire un second signal électrique qui correspond à la dérivée du premier signal (dans le sens du mot en calcul différentiel) par rapport 5 à la longueur-type franchie. Ce second signal peut être porté sur un enregistreur Y-Y. Si la mouvement dans le sens de l'exploration est porté suivant l'axe Y, alors que les variations que subit la réfraction sont portées sur l'axe Y, ce second signal fournit un trait qui est sensible à des variations faibles et 10 ténues d'épaisseur globale du verre de l'ordre de 0,C0CQ25 mm. Il est également à noter que les variations de réfraction ou plutôt de réfringence dont il est question ici peuvent aussi être exprimées en dioptries associées aux courbures des faces du verre. L'expression "dioptrie" est synonyme de "mètre inverse" 15 et se réfère à l'inverse de la distance focale exprimée en mètres. Si l'on considère un segment de verre d'une longueur de 0,56 m, en travers duquel on déplace l'analyseur de distorsion comme s'il s'agissait d'une série continue de micro-lentilles, celles-ci ayant des puissances optiques variables tant positi-20 ves que négatives, avec un segment totalement plat et sans distorsion, d'une puissance optique nulle et par conséquent ayant une distance focale infinie (0 dioptrie ), il est en outre possible qu'un segment considéré en particulier présente par exemple une distance focale de 10 m et, partant, une puissance opti-^ que de 0,10 dioptrie . ïïn outre, il est possible d'adopter, ainsi que l'a fait la Demanderesse, une échelle d'unités d'analyseur de distorsion qui indique les différentes valeurs de crête, positives et négatives, du système analyseur de distorsion de telle façon qu'une unité soit égale à 0,002 dioptrie. Si on adopte-une 30 telle échelle, il est évident qu'un segment de verre exploré et présentant un maximum de 10 unités d'analyseur de distorsion, possède à l'endroit de sa distorsion maximale ou de pointe une puissance optique de 0,02 dioptrie , ce qui correspond au signal obtenu à partir d'une lentille plan-concave ou plan-convexe ayant 35 une flèche de 0,0033 mm pour une portée de 12,7 mm. Il est ensuite possible, en utilisant un appareillage mécanique et électrique approprié, d'explorer une longueur-type déterminée d'un échantillon de verre en feuille ou plaque, par exemple d'environ 0,56 m, et d'afficher le second signal cité plus haut sur un 4-0 appareil d'enregistrement X-Y, à l'aide d'une échelle opportuné- U COPY 71 01311 2076 ii 4 ment étalonnée. Il est également possible, en utilisant un système approprié de circuits électriques, de prévoir un redressement, en valeur positive, de toutes valeurs négatives en dioptries observées, ainsi que l'enregistrement et/ou le calcul automatique 5 des valeurs de crete que comporte ledit second signal et, en considérant la courbe dudit second signal comme étant constituée par une série d'écarts ou de déviations positives et négatives par rapport au trait zéro, l'aire (totale) de toutes ces déviations par rapport au trait zéro, qu'elles soient positives ou négati-10 ves. J3n outre, on peut prévoir un système de circuits électriques appropriés pour enregistrer la fraction de surface, prise dans cette aire totale, qui correspond à un segment de 75 mm où, dans les 56 cm précités, la distorsion'était maximale. (On peut opérer de la sorte à titre de vérification ou de contrôle au cas 15 où une plaque de verre aurait été jugée "satisfaisante" en raison d'une valeur relativement faible relevée sur l'ensemble de sa surface, mais qui néanmoins comporterait une zone locale à forte distorsion). la Demanderesse a utilisé un tel analyseur de distorsion sur de nombreux échantillons de verre plat, obtenus 20 tant par les procédés de l'art antérieur que par le procédé de la présente invention. Pour plus de commodité, les valeurs fournies par l'analyseur de distorsion (AD) seront désignées par la suite par les expressions symboliques "ADC" (qui correspond à la crête précitée 25 dans la dérivée mentionnée plus haut, soit Analyse de Distorsion -Crête), "ADS" (pour Analyse de Distorsion -Somme, qui correspond à l'aire totale définie plus haut), et "AD75" (correspondant à la fraction de "ADS" que l'on distingue par les 75 mm du trajet considéré qui offrent la plus grande distorsion. 30 Lq tableau ci-après permet de se faire une idée du genre d'amélioration réalisée'dans les qualités de produits de verre en feuilles à faible distorsion lorsqu'on utilise le procédé de l'invention: COPY 71 01311 6 2076142 Type de verre Epaisseur,mm ADS APC AD75 Flotté 6,35 - 5 10 2 Plaque 3,81 3 10 3 Plaque Pennvernon première qualité 2,28 45-60 25 15 Plaque Colburn 2,28 50-70 25 15 Verre étiré vers le bas (échantillons choisis) 1,78 14-20 6- 3 2,5-4, SSuiv. la présente invention (normes) 1 à 2,41 25 max. 10 max. 10 max Suiv. la présente invention (courant) 2 1? 7 6 Dans le tableau ci-dessus, il est fait mention d'échantillons 15 choisis de verre étiré vers le bas. On connaît, dans l'industrie du verre plat, en plus des différents procédés déjà cités plus haut, celui qui consiste à amener le verre à travers un côté d'une goulotte en Y, ouverte sur le dessus et dans le fond, ce dernier étant pourvu d'une ouverture étroite. Cette goulotte 20 contient, en outre, une barre d'étirage à section transversale en V, le verre en cours d'élaboration par le procédé d'étirage vers le bas cheminant le long des côtés de ce V; le verre provenant des deux côtés de la barre d'étirage est assemblé de façon à former pratiquement une sorte de "ménisque" qui donne finale-25 niant lieu à une feuille de verre. Le procédé d'étirage vers le bas, ai tant que moyen de produire du verre d'une épaisseur inférieure à 2,5 mm, est utilisé beaucoup plus rarement, et est moins familier, que les autres procédés évoqués plus haut. Les produits obtenus par ce procédé ont tendance à présenter lorsqu'on 30 les regarde sur chant, une sorte de ligne de joint ou "strie bissectrice d'épaisseur". Celle-ci est généralement visible, quelles que soient les dimensions de la pièce de verre suivant lesquelles on a coupé le verre produit par ce procédé. Bien que, dans certains cas, du verre produit par un procédé d'étirage 35 vertical, tel que le procédé Pittsburgh, présente parfois, lorsqu'on le regarde sur chant, un trait-limite plutôt flou entre le verre du côté avant (situé le plus loin du four) et le. verre du côté arrière (près du four) de la barre d'étirage, la démarcation entre ces deux zones de verre n'est jamais aussi nette que 40 celle obtenue dans.le verre produit par le procédé d'étirage vers 71 01311 7 2076142 le bas. Dans les revendications qui suivent la présente description, l'expression "essentiellement exempte de strie bissectrice d'épaisseur" signifie que le verre produit par un procédé d'étirage vers le bas est exclu du fait même de l'emploi de 5 cette expression. Le procédé d'étirage vers le bas, pour autant qu'il soit connu des spécialistes de la technique du verre et si l'on se base sur les documents publiés jusqu'à ce jour, ne permet pas de produire couramment du verre dans les largeurs habituellement 10 obtenues dans la fabrication du verre en plaques par étirage vertical, en raison des difficultés que l'on rencontre pour tenter de conserver la stabilité dimensionnelle de la barre d'étirage utilisée, celle-ci étant d'ordinaire en matériau réfractairc; en outre, un tel procédé ne permet normalement pas d'opérer aux 15 vitesses de l'ordre de celles adoptées dans un procédé d'étirage vertical vers le haut pour réaliser du verre d'épaisseur équivalente. En plus de ces différences, le verre réalisé par le procédé d'étirage vers le bas a tendance à exhiber un effet de "chevron" qui, à lui seul, peut dans certains cas rendre le verre 20 impropre à la réalisation de pare brise ou d'autres articles nécessitant du verre de la meilleure qualité du point de vue de l'absence de■distorsion. En ce qui concerne l'essai d'analyse de distorsion mentionné plus haut, il y a lieu de .souligner que cet essai est 25 remarquablement plus sensible que celui mentionné dans le brevet américain IJ° 5 097 942 aux noms de James et al., à savoir, l'essai dit de "disparition". En effet, cet essai est imprécis au point de donner des différences d'environ 20 cm pour des lectures de l'ordre de 55 cm, tandis que des lectures plus élevées 30 (c'est-à-dire indiquant un meilleur verre) sont encore plus imprécises. De plus, cet essai est assez subjectif et dépend de l'appréciation de l'observateur, car on a pu constater que des observateurs différents expriment des opinions discordantes quant à l'instant où la disparition s'est produite. 35 Les valeurs précitées "ADS" et "AD75" s'expriment en unités arbitraires, étant donné qu'elles sont obtenues en portant le second signal mentionné plus haut en regard de la longueur de trajet à parcourir à travers le verre, par exemple sur du papier quadrillé et à une échelle appropriée (par exemple à raison d'un 40 cm horizontalement tous les 2 ou 4 cm de longueur de trajet 71 01311 8 2076142 effectués sur le parcours de 56 cm par la machine d'analyse de distorsion utilisée comme on l'a vu plus haut), chaque unité ADC (analyse de distorsion de crête) formant verticalement une unité, chaque cm de longueur de trajet du verre formant une unité dans 5 le sens horizontal. D'après ce tracé on peut obtenir la valeur de ADS, qui correspond à l'aire de valeur absolue totale entre le tracé et le trait zéro en unités carrées du genre indiqué plus haut. les unités pour AD75 sont semblables. Un équipement électronique approprié et connu permet d'obtenir automatiquement les 10 valeurs de ADS et AD75, et l'on utilisera de préférence un tel équipement. - la Demanderesse a constaté en outre que les lectures faites sur du verre en feuilles au cours de l'essai d'analyse de distorsion peuvent varier dans une mesure considérable, selon 15 l'orientation du parcours choisi par rapport à l'axe médian de la plaque étirée. Ainsi, par exemple, même du verre en plaque étiré sans utiliser la présente invention fournit, lorsqu'on le soumet à l'essai d'analyse de distorsion le long d'un parcours parallèle à l'axe médian, une lecture telle que, par exemple, une Somme de 20- io unités et une Crête de 5 unités, mais lorsqu'avec le même verre en plaque on choisit un trajet dont l'orientation se situe à 90° par rapport au premier, les lectures ou relevés deviennent alors une Somme de 68 unités et une Crête de 26 unités, telles qu'elles ont été définies plus haut. Un tel produit ne convient 25 pas pour la fabrication de pare-brise et des applications analogues. Dans la suite du présent exposé, toute référence à une valeur d'analyseur de distorsion doit être comprise comme étant relative à des valeurs maximales, mesurées en travers de la plaque ou feuille de verre pendant l'étirage de celle-ci. Les relevés se 30 font sur des plaques de production, découpées; l'essai exécuté sur un ruban au fur et à mesure qu'il est étiré implique un problème qui consiste à obtenir un rapport signal/bruit suffisamment élevé, auquel s'ajoute le problème de réglage que posent les changements de vitesse d'étirage. 35 Jusqu'à présent, les pare-brise destinés au marché américain ont été réalisés en verre flotté ou en plaque, leur structure en sandwich comprenant essentiellement deux panneaux extérieurs ayant chacun une épaisseur d'environ 3,2 mm, avec une couche intercalaire en matière plastique appropriée. Les spécia-40 listes-èn ce domaine conviendront qu'un pare-brise composé, par 71 01311 9 2076142 exemple, d'un panneau extérieur d'une épaisseur de 392 mm, d'une couche intercalaire en matière appropriée, et d'un panneau intérieur d'une épaisseur de 1,8 ou 1,65 ara, à condition que ce dernier panneau soit de qualité adéquate en ce qui concerne les 5 caractéristiques de faible distorsion, est préférable non seulement pour des raisons de sécurité mais aussi pour son prix 6t son poids bien inférieurs. Il est également exact que, pour fabriquer des miroirs de qualité supérieure, on a jugé jusqu'à présent qu'il était 10 indispensable d'utiliser du verre flotté ou en plaques. Bien que l'on ait utilisé du verre étiré (en feuilles) pour fabriquer des miroirs de qualité inférieure, il est évident que l'on réalise un bénéfice si l'on peut disposer," pour cette fabrication, de verre étiré mince de meilleure qualité en ce qui concerne les 15 caractéristiques de faible distorsion. Diverses autres applications concernant des produits en verre étiré suivant la présente invention viendront aisément d'elles mêmes à l'esprit de tout spécialiste de la question. Par ailleurs, on sait que, au fur et à mesure que le 20 verr© fondu progresse dans le bassin, entre la bonde de fermeture, dite "Shut-Off, et la barre d'étirage, dite "Draw-Bar", ses bords ont tendance à être plus froids (de l'ordre de 22°C en moins) que le milieu du verre. Il s'ensuit qu'il existe une différence correspondante entre la viscosité du verre mesurée le 25 long des bords et celle mesurée près du milieu. Cela se traduit, bien entendu, par une différence d'épaisseur du verre,, entre le bord et le milieu. Dans les procédés selon l'art antérieur pour l'étirage vertical du verre en vue de fabriquer du verre en feuille, il était d'usage de s'efforcer d'uniformiser ce profil 30 des températures sur la largeur du verre, au fur et à mesure de son étirage, en contrôlant opportunément la quantité de chaleur appliquée au verre ou au contraire.soustraite.à celui-ci, et cela en différents points du bain qui correspondaient à des endroits différents sur la largeur du ruban ou de la feuille de verre à 35 fabriquer. A ce propos, on peut se reporter utilement au brevet américain ïï° 3 223 502 qui montre, sur ses figures 6 et 7 » deux profils d'épaisseur de feuilles de verre fabriquées par un procédé d'étirage vertical. La figure 6 de ce brevet montre l'épaisseur .40 d'un profil de feuille de verre à laquelle l'invention décrite 71 01311 10 2076142 dans ce brevet de référence n'a pas été appliquée, ce qui se traduit par l'existence d'une différence d'épaisseur de l'ordre de 0,33 min entre les bords et le milieu de la feuille. La figure 7 du même brevet montre un profil d'épaisseur d'une feuille à 5 laquelle l'invention décrite dans ce brevet de référence a été appliquée. Le brevet indique qu'en actionnant sélectivement différents éléments chauffants 200 représentés sur la figure 9 du brevet en question, et cela sur toute la largeur du verre qui se trouve.dans le goulet et au fur et à mesure qu'il approche du 10 ménisque, il est possible d'uniformiser l'épaisseur de la feuille, ce qui permet d'obtenir un profil d'épaisseur ayant l'allure indiquée sur la figure 7-.dudit brevet. Or, la Demanderesse a constaté, après des recherches approfondies, que la plupart des distorsions produites dans du 15 verre en feuille obtenu par l'étirage vertical semblent devoir être attribuées à la configuration superficielle du verre, plutôt qu'à toute autre cause, telle que changements d'indice de réfraction et raisons similaires. L'idée de prévoir des moyens pour "briser" ou couper 20 les tirages descendants d'air plus frais qui se produisent-au voisinage des faces avant et arrière des dispositifs principaux de refroidissement dans le procédé Pittsburgh ou Fourcault n'est pas neuve en soi, puisqu'elle est décrite dans le brevet belge - N° 436 092 et dans le brevet américain ïï° 2% 963 820. 25 On sait aussi que le procédé Pittsburgh est couramment mis en oeuvre en utilisant une vitesse d'étirage par exemple de l'ordre de 1,50 à 2,30 m/mn pour du verre d'une épaisseur de 2,3 mm, ou encore 2,50 à 3,45 m/mn pour du verre de 1,25 mm d'épaisseur. Les techniciens ont généralement évité toute diminu-30 tion de la vitesse d'étirage en raison de l'inconvénient évident que constituent les prix de revient plus élevés, par m de verre fabriqué, que l'on obtient lorsqu'on diminue cette vitesse. Naturellement, il convient de ne pas négliger la possibilité d'obtenir de meilleurs rendements dans la production du verre fabri-35 qué en adoptant de telles vitesses inférieures d'étirage. De plus, l'idée de prévoir des dispositifs d'étanchéité pour empêcher les tirages d'air frais descendant en provenance de zones de la machine à étirer qui sont éloignées de la feuille de verre a été décrite dans le brevet belge ïï° 721 743 du 2 Avril 40 1969. 71 01311 il 2076142 Or, il a été constaté qu'il est possible de produire du verre en feuille d'une épaisseur de 2,3 mm ou moins, mais de qualité pare-brise, en modifiant le procédé Pittsburgh connu sous certains aspects. Pour l'essentiel, ces modifications portent sur 5 a) la diminution du volume du verre au voisinage du ménisque, ce que l'on peut obtenir par exemple en réduisant la vitesse d'étirage dans une mesure telle que cette vitesse d'étirage soit: V = îî - T où V désigne la vitesse d'étirage en pouces par minute 1 pouce/'mn 10 = 25,4 mm/mn, désigne un nombre compris entre 128 et 148, et T désigne l'épaisseur nominale du produit en feuille en cours de fabrication, exprimée en millièmes de pouce (1 pouce = 25,4 mm); b) la prévision de moyens associés aux dispositifs principaux de refroidissement afin de supprimer ou de réduire au minimum 15 les tirages descendants d'air provenant des surfaces avant et arrière de ces dispositifs, et c) l'usage (de préférence) d'un profil d'épaisseur incurvé, de type approprié, sur la largeur de la feuille. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la 20 description ci-après, et en se référant au dessin annexé, sur lequel: La figure 1 montre schématiquement une feuille de verre telle qu'elle est étirée à partir du ménisque, ainsi que l'emplacement, sur cette feuille, de certaines zones ou caracté-25 ristiques qui seront examinées plus loin. La figure 2 montre un schéma relatif à une feuille de verre dont les parties marginales ont été découpées, ainsi que l'emplacement, sur cette feuille, de certaines zones dont il sera question, plus loin. 50 La figure 3 est un.diagramme montrant comment varie l'épaisseur en fonction de la position, dans le sens de la largeur de la feuille de verre, afin de mettre en évidence le profil d'épaisseur obtenu grâce à la présente invention et obtenu parfois avec les procédés selon l'art antérieur. 35 La figure 4 montre schématiquement en coupe un bain et une chambre d'étirage utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention, tels qu'on les voit en regardant la feuille de verre sur chant, et La figure 5 montre schématiquement en coups un bain et 40 la chambre d'étirage utilisés pour la mise en oeuvre de l'inven 71 01311 12 2076142 tion, en regardant la feuille de verre à plat. En ce qui concerne tout d'abord l'aspect "produit" de l'invention, c9lle-ci concerne du verre en feuille qui possède une combinaison particulière de caractéristiques qui permettent 5 de l'identifier et le différencient du verre en feuille fabriqué jusqu'à présent. L'article suivant l'invention est classé parmi ceux qui comportent deux surfaces polies au feu et dont la composition chimique est pratiquement uniforme dans toute la masse. Sous cet 10 aspect, le produit ou verre en feuille suivant l'invention se distingue du verre en plaques, qui ne possède pas de surfaces polies au feu, et du verre flotté, qui présente, une face recouverte d'étain et ne comporte pas, par conséquent, la même composition dans toute sa masse en raison de l'inévitable migration 15 des ions d'étain dans la surface qui est en contact avec l'étain. Le verre en feuille suivant l'invention peut également être défini comme étant caractérisé par l'absence de stries bissectrices d'épaisseur, et sous cet aspect.le produit suivant l'invention se distingue nettement du verre.produit par le procédé 20 d'étirage vers le bas. Le produit ou verre en feuille suivant l'invention est caractérisé en outre par le fait qu'il possède des caractéristiques remarquables de faible distorsion sur une partie importante de sa surface, ainsi que l'indique l'essai d'analyse de distorsion 25 relaté plus haut. Plus précisément, les articles en verre en feuilla suivant l'invention contiennent des zones d'au moins 55 x 150 cm dans lesquelles les relevés maximaux effectués par l'analyseur de distorsion quelle que soit l'orientation du trajet choisie à cet effet, n'excèdent pas une valeur ADS de 25 unités-et 30 une valeur ADC de 10 unités AD. De préférence, les valeurs sont sensiblement meilleures que celles indiquées, par exemple une valeur ADS d'un maximum de 15 unités et une valeur ADC de 9 unités, f voire moins, et cela peut parfois être obtenu par une sélection attentive des meilleures parties de la feuille en cours d'étirage. 35 II y a lieu de se reporter aux explications données dans, les pages qui précèdent pour ce qui concerne la conversion des unités précitées d'analyseur de distorsion en valeurs reconnues en mètres inverses, etc... Par cette caractéristique, le.produit obtenu suivant la présente invention ne diffère pas du verre en plaque 40 rectifié et poli, ou du verre flotté, tels qu'ils sont communément 71 01311 13 t 2076142 produits, mais en revanche il diffère sensiblement du verre produit jusqu'à présent par n'importa quel procédé d'étirage vertical ascendant. De plus, on estime que le critère indiqué ci-dessus permet de prouver la meilleure qualité du verre suivant 5 l'invention par rapport à la plupart des verres fabriqués par le procédé d'étirage descendant. Sous un certain aspect, les articles suivant la présente invention sont caractérisés par le fait qu'ils ont une épaisseur nominale d'environ 0,75 mm à environ 2,5 mm, et de pré-10 férence une épaisseur comprise entre environ 0,75 mm ot environ 2 mm. A ce propo~s, l'article suivant l'invention est supérieur à la plupart des verres plats fabriqués par le procédé de flotta-tion ainsi que tous las verres fabriqués par le procédé dit par plaques. De plus, lorsque la limite supérieure d'épaisseur est 15 fixée à environ 2 mm, l'épaisseur de l'article ainsi défini diffère d'environ 90p ou davantage de celle du verre actuellement produit par les procédés d'étirage vertical. Le verre plus mince qui n'a jusqu'ici guère été produit par grande quantité en raison de multiples problèmes à résoudra, y compris le risque 20 accru de bris, présente un avantage important du fait de la diminution du poids et de la plus grande facilité de manipulation du produit ainsi obtenu, et aussi du point de vue de la possibilité de produire une plus grande surface de verre en feuille à partir d'un poids donné de matières premières de fabrication. 25 Une caractéristique essentiellement souhaitable de l'article suivant la présente invention est la possibilité d'avoir un produit pratiquement exempt de "coins" d'épaisseur, c'est-à-dire, dans la mesure où l'épaisseur totale du produit, mesurée en parcourant transversalement sa largeur ne dépasse pas environ 30 4 parties pour dix-mille. Cette condition n'entre pas en ligne de compte, sauf si le verre en feuille est destiné à être utilisé pour transmettre de la lumière. Un: verre en feuille révélant l'existence d'un "coin" d'épaisseur supérieur à la valeur indiquée ci-dessus tend à poser des problèmes de double vision. 35 Le verre en feuille suivant la présenta invention a une largeur d'au moins 2m; il a normalement, avant découpage des parties marginales, une largeur d'environ 2,50 m. Uns autre caractéristique de l'article que l'invention permet de produire et qu'il est préférable sinon indispensable 40 d'utiliser réside dans l'adoption du profil d'épaisseur conçu 71 01311 14 2076142 de telle sorte que certaines parties marginales de la feuille de verre brute de découpe soient un peu plus épaisses qu'une partie correspondante placée au centre de la largeur de la feuille. Si l'on se reporte à la Figure 1, on voit que celle-ci représente 5 une feuille-de verre G et que des trais longitudinaux 11 désignent les limites entre les parties 13 que l'on élimine de la feuille lorsque celle-ci est découpée sur les bords, la partie restante de la feuille étant désignée dans son ensemble en 15. Cette partie restante 15 comprend des bandes marginales 17 situées 10 près de chaque bord de la feuille après découpage, et dans le cas de la Figure 1 ces bandes marginales 17 ont une largeur d'environ 15 cm, tandis que les parties marginales enlevées 13 ont une largeur d'environ 13 cm. Si l'on se réfère à la Figure 2, on y voit la feuille 15 15 après découpage des parties latérales 13, Iss bandes latérales 17 qui constituent maintenant les parties marginales définitives étant visibles, avec au centre de la feuille une partie médiane 19 dont la largeur est également d'environ 13 cm. La caractéristique précitée de profil d'épaisseur de 20 l'article suivant l'invention réside plus particulièrement en ce que la feuille présente, sur sa largeur, un® différence d'épaisseur moyenne, entre les bandes marginales 17 et la bande centrale 19, d'environ 0,1 et 0,38 mm. D'après des principes de base de la résistance des matériaux, toutes autres choses étant 25 par ailleurs égales, une feuille de verre ayant cette forme ou ce profil d'épaisseur est plus résistante, poids pour poids, qu'une feuille dont le profil d'épaisseur est lisse ou uniforme, avec une diminution pratiquement régulière entre un maximum situé aux bords de la feuille et un maximum situé au centre de celle-ci. On 30 considère que le profil est insuffisamment lisse ou uniforme si, dans la progression entre le bord extérieur d'une ébauche, pour pare brise et le centre de celle-ci, après découpage des bords, on rencontre en un point quelconque une épaisseur supérieure, dans une mesure aussi importante que 0,05 mm, à une valeur préalable 35 quelconque et déterminée d'épaisseur. Tout écart par rapport à ce critère peut occasionner une distorsion, à la transmission lumineuse, qui justifia la mise au rebut de l'ébauche de pare-brise. Il n'a pas été courant, dans la fabrication de verre en 40 feuille, de rechercher l'obtention d'un produit en feuille de 71 01311 15 2076142 verre ayant le profil défini ci-dessus, et ceci est valable en particulier pour la fabrication de feuilles ayant une épaisseur de C,75 à 2 mm, où les problèmes de bris peuvent se poser avec le plus d'acuité. En fait, on a généralement estimé que la fabri-5 cation de verre en feuille de ce genre à une échelle industrielle était irréalisable, mais la Demanderesse a découvert comment cette production pouvait parfaitement être réalisée (et à ce propos il y a lieu de se reporter à la description ci-après concernant les caractéristiques de procédé de l'invention). En outre, 10 pour autant que l'on sache, on ne connaît pas jusqu'à présent de verre en feuille ayant un profil d'éT>aisseur du type indiqué plus haut et, en même temps, l'absence remarquable de distorsion et de joint, nervures, stries ou bourrelets bissecteurs d'épaisseur, même pour des épaisseurs aussi fortes que 3,3 mm, si bien 15 que, conformément à un aspect caractéristique du produit suivant l'invention, la Demanderesse revendique l'obtention de verre en feuille dont l'épaisseur est supérieure à 2 mm et"qui comporte en même temps les caractéristiques de faible distorsion et de profil d'épaisseur exposées plus haut. 20 Une des conséquences avantageuses de la fabrication de verre en feuille ayant le profil d'épaisseur du type précité est que cela a tendance à améliorer les caractéristiques de faible distorsion du verre, ainsi que le prouve l'essai à l'analyseur de distorsion. La façon dont cela se produit peut être expliquée 25 en se référant à la Figure 3* Sur cette Figure 3 on voit une courba 21 qui correspond à un profil d'épaisseur d'une feuille de verre suivant la présente invention, ainsi qu'une seconde courbe 23 qui correspond au profil d'épaisseur d'une feuille de verre telle qu'elle est cou-30 ramment fabriquée selon les procédés de l'art antérieur. Autour de chaque courbe 21 ou 23 on voit de nombreuses variations, qui ont été beaucoup exagérées sur la Figure 3 dans le but de les rendre visibles, variations qui se produisent inévitablement lors d'une opération d'étirage vertical ascendant. La Demanderesse a décou-35 vert que, chaque fois que l'on s'efforce, par exemple en utilisant plusieurs éléments chauffants répartis en différents points sur la largeur du verre cueilli au fur et à mesure qu'il approche du ménisque, de rendre uniforme la variation d'épaisseur du verre sur cette largeur on obtient un certain nombre de bosses désignées 40 par le chiffre de référence 23. Dans l'exposé qui précède concer 71 01311 16 2076142 nant l'essai à l'analyseur àe distorsion, les spécialistes en mathématiques supérieures s'apercevront que ce que l'on détermine, lorsqu'on trace le graphique de la sortie du détecteur par rapport à la longueur du trajet parcouru transversalement, c'est la 5 seconde dérivée par rapport au temps (ou la distance de la longueur de trajet, si l'on utilise un taux constant pour ce parcours transversal) de l'épaisseur du verre. La seconde dérivée de l'épaisseur est fonction des caractéristiques de distorsion de la feuille de verre, telles qu'elles ont été déterminées jusqu'à présent par des essais par graphique d'ombre et procédés analogues. Les crêtes qui figurent dans la seconde dérivée sont influencées en.partie par la nature de la ligne de base sur laquelle se superposent les variations de faible amplitude; si la ligne de base est une ligne courbe lisse, sa seconde dérivée 15 (en négligeant les variations de faible amplitude) est nulle ou presque, tandis que si la courbe est analogue à la courbe 23, qui comporte des bosses et des creux tels que ceux indiqués en 25, la courbe de base elle-même apporte une contribution aux valeurs de seconde dérivée observées, laquelle peut accentuer l'effet 20 produit par lesdites variations de faible amplitude. La Demanderesse estime que cette différence peut s'élever, sur une longueur de trajet de 56 cm, jusqu'à un écart d'environ 5 à 10 points dans la valeur de ADS (somme) ou davantage, pour un échantillon donné de verre à soumettre à l'épreuve. 25 Les produits de verre en feuille suivant l'invention, qui présentent toutes les caractéristiques essentielles parmi celles citées plus haut, ont une utilité remarquable. L'invention trouvera des applications très nombreuses dans la fabrication de pare-brise pour l'industrie automobile, de miroirs, de plaques-30 image planes, de bien d'autres encore. 3Dn ce qui concerne les pare-brise, le produit que l'invention permet d'obtenir assure non seulement un gain de poids mais aussi la caractéristique d'une sécurité accrue, attendu qu'il est connu que l'usage d'une couche Intérieure plus mince a pour effet de diminuer l'incidence 35 et/ou la gravité de blessures par lacération ou concussion en cas de collision. Or, l'obtention d'un verre qui convient pour la fabrication de telles couches internes dans les pare-brise, par un procédé d'étirage vertical ascendant, était inconnue jusqu'à présent. 71 01311 17 2G76142 Une autre caractéristique que présente, de préférence, le verre en feuille produit selon l'invention réside dans un degré approprié d'absence de distorsion par réflexion. On peut déceler objectivement la distorsion par réflexion en utilisant 5 l'essai ADS décrit plus loin. Des valeurs de ADS allant jusqu'à 1,4 unités de crête ADS sont considérées comme étant satisfaisantes, bien qu'il soit préférable, d'ordinaire, de disposer d'un verre encore meilleur, de l'ordre de 0,8 à 1,2 unités ADC de crête. Pour des raisons visant à une meilleure élimination de la 10 distorsion par réflexion, il est préférable, lors de la fabrication de pare-brise, que le sandvâch lamellaire soit disposé de telle sorte que ce soit la face arrière du verre qui porte contre la couche plastique intercalaire. Sous son aspect "Procédé", la présente invention diffèr 15 re par de nombreuses caractéristiques des autres procédés de fabrication de verre plat, en feuilles ou autres types de verres dans la gamme d'épaisseurs indiquée plus haut en -ce qui concerne des produits en verre plat suivant l'invention. La présente invention, du point de vue du procédé, doit 20 être comprise comme apportant une amélioration ou un perfectionnement considérable au procédé d'étirage vertical et ascendant du verre, et' en particulier au procédé Pittsburgh. Cela implique un procédé dans lequel on utilise une barre d'étirage totalement immergée, une machine d'étirage placée au-dessus et comprenant 25 une série de paires de cylindres d'étirage, dont plusieurs situées à la base (sauf en cas d'urgence) sont maintenus hors de conta.ct avec la feuille de verre au fur et à mesure de l'étirage de celle-ci, etc... La feuille de verre sortant du ménisque est maintenue hors de contact par rapport à tous objets ou parties 50 solides jusqu'à ce qu'aile ait refroidi à une température d'au moins 510°C, afin d'éviter de marquer le produit et d'y créer ainsi des distorsions indésirables. Les principaux changements qu'il faut apporter au procédé Pittsburgh pour le rendre conforme à la présente invention, 35 pour produire du verre comportant les différentes caractéristiques et propriétés énoncées plus haut au cours de la description du produit suivant l'invention, sont tais qu'ils comportent, au minimum, deux caractéristiques essentielles. La première de ces caractéristiques essentielles concer-40 ne la diminution de la dimension du ménisque de verre cueilli. 71 01311 ia 2076142 L'étendue de cette diminution est, dans de nombreux cas, assez faible. Si la diminution des dimensions du ménisque est effectuée par l'expédient qui consiste à réduire la vitesse d'étirage, ce qui est certainement la façon d'opérer la plus facilement adop-5 tée et commode, le changement ainsi obtenu des dimensions absolues du ménisque est assez faible, étant de l'ordre du passage d'un ménisque de 152,4 mm de large et 228,6 mm de haut, à un ménisque de 149,9 mm de large et 226,06 mm de haut, ce qui représente une diminution de la vitesse d'étirage de l'ordre de 20 à 30£* Il existe aussi une autre possibilité, à savoir la diminution du volume du verre dans la région du ménisque par la mesure qui consiste à utiliser une barre d'étirage qui a été légèrement soulevée au-dessus de sa position habituelle, à savoir d'environ 12,7 à 50,8 mm, ou à utiliser une barre d'étirage de forme dif-15 férente, afin qu'elle fasse saillie dans une mesure plus importante dans la ménisque. Le volume du verre dans la région du ménisque, qui sera défini, aux fins de la présente description,, comme étant le volume de verre qui se trouve: a) au-dessus de la barre d'étirage et 20 b) au-dessous du point où la feuille de verre en cours d'étirage a pratiquement atteint son épaisseur définitive (ce qui ne donne pour l'essentiel qu'une différence ne dépassant guère 0,025 mm), est réduit conformément à l'invention suivant un facteur d'en-ron 2 pour cent ou davantage. Cela correspond à un changement de 25 volume du verre, dans la région du ménisque, qui est celui obtenu par.une diminution de la vitesse d'étirage utilisée, c'est-à-dire, par comparaison avec le procédé Pittsburgf, tel qu'il est mis en oeuvre aux Stats Unis d'Amérique, une diminution d'environ 20 à 30-Pour définir.cette caractéristique d'une manière dif-50 férente, il est possible de choisir une vitesse correcte d'étirage à condition de satisfaire à l'équation suivante: V = N - r, dans laquelle V désigne la vitesse d'étirage utilisée, en pouces (25,4 mm) par minute; îï désigne un nombre entier compris entre 35 128 et 148, et S désigne l'épaisseur nominale de la feuille de verre en cours de fabrication, exprimée en millièmes de pouce (0,0254 mm). Il est évident pour tout spécialiste de la fabrication du verre en feuille que la qualité du verre ainsi produit est 40 améliorée si l'on diminue la vitesse d'étirage, mais pour autant BAD ORIGINAL 71 01311 19 2076142 que la Demanderesse le sache, jamais un procédé tel que défini et décrit ici nfa été mis en oeuvre, procédé dans lequel on utilise non seulement une diminution de vitesse (ou autre moyen propre à diminuer le volume du verre qui se trouve dans la région 5 du ménisque dans la mesure indiquée plus haut) mais aussi et simultanément les différents autres expédients nécessaires et préférables qui constituent d'autres caractéristiques du procédé de l'invention. Dans la fabrication de verre en feuille présentant la 3-0 combinaison de caractéristiques indiquées plus haut, on utilise un procédé qui comprend, en tant que phases indispensables, non seulement le ralentissement préconisé ci-dessus de la vitesse d'étirage ou l'adoption d'autres moyens idoines pour diminuer le volume du verre dans la région du ménisque, mais aussi certaines 15 autres caractéristiques ou mesures. Parmi celles-ci, l'une des plus importantes est la suppression de tous tirages descendant non seulement, à partir des surfaces les plus chaudes ^tournées vers la feuille) mais aussi à partir des surfaces les plus froides (éloignées de la feuille) 20 des dispositifs principaux de refroidissement. En outre, on esti-le que cette phase peut être mise en oeuvre de plusieurs façons différentes,•par exemple en prévoyant des dispositifs principaux de refroidissement comportant des surfaces arrière et avant isolées thermiquement munies des chicanes ou organes en nid 25 d'abeilles à conductibilité thermique appropriée mais limitée (par exemple telles"qu'il se crée à travers ces surfaces, pendant la fabrication, un gradient thermique appréciable deJl'ordre de 220°C ou davantage), ou encore en prévoyant des dispositifs principaux de refroidissement qui comportent des surfaces isolées 30 arrière et avant auxquelles sont associés des brûleurs appropriés qui créent les tirages ascendants nécessaires pour contrebalancer les tirages descendants qui autrement se produiraient inévitablement. Toujours sous cet aspect, il convient de se référer aux indications données plus loin en ce qui concerne l'uti-35 lisation de dispositifs principaux de refroidissement dont les faces "chaudes" sont équipées de brûleurs divisés et répartis de telle sorte qu'il soit possible, sur toute la largeur de la feuille de verre en cours de fabrication, de modifier la force des tirages ascendants crées en opposition, tout en faisant varier 40 simultanément, selon tout mode approprié, l'apport thermique 20 71 01311 - 2076142 produit sur la largeur de la feuilla. Une autre caractéristique de la présente invention, en ce qui concerne le procédé, consiste à utiliser un profil d'épaisseur, pris sur la largeur de la feuille de verra, du genre 5 défini plus haut, à savoir tel que 1bs parties marginales aient une épaisseur moyenne supérieure de 0,1 à 0,38 mm, à celle de la partie centrale correspondante. Lorsqu'elle émerge du ménisque, la feuille de verre a une largeur comprise entre 2 m et 3 m. Bien que cette caractéristique puisse être utilisée séparément, même 10 lorsque l'épaisseur de la feuille de verra produite atteint jusqu'à 3,3 mm, ladite caractéristique présente sa plus grande utilité et l'importance la plus frappante quand l'épaisseur du produit est inférieure à 2,4 mm, et surtout lorsque cette épaisseur est comprise entre 1 et 2 mm. Certains effets produits par 15 l'usage d'un tel profil d'épaisseur ont déjà été décrits plus haut, notamment l'amélioration de la résistance pour l'épaisseur considérée, et la tendance à la diminution de la quantité de déformation nuisible engendrée. Il existe cependant un autre effet, à savoir: lorsqu'une feuille de verre comporte un tel profil 20 d'épaisseur, des ruptures qui se produisent au centre de la feuille ont tendance à se propager vers l'un vers l'autre côté de la feuille, plutôt que suivant une ligne approximativement droite, parallèle aux côtés de la feuille de verre, telle qu'elle est étirée. Il n'est pas difficile de comprerfcLre la raison de ce phé-25 nornène. Lorsque le profil d'épaisseur répond aux caractéristiques indiquées plus haut, la partie centrale de la feuille, étant plus mince, a tendance à se refroidir en premier, et se contracte / plus ou moins par rapport aux parties marginales plus épaisses et qui refroidissent avec un certain décalage dans le temps. Lorsque 30 ces parties marginales se contractent, la partie médiane a tendance à subir une plus grande compression, tandis que les bords ont tendance à subir par contre-coup une sollicitation à l'élon-gation. Il s'ensuit qu'au fur et à mesure da l'étirage de la feuille de verre il s'établit sur la largeur de celle-ci un dia-35 gramme de forces tel qu'en cas de rupture survenant près du centre -de la feuille la cassure aurait plutôt tendance à se développer vers l'un ou l'autre côté de la feuille, plutôt que de se propager sur une ligne, relativement droite, parallèle aux bords de la feuille en cours d'étirage. Cette caractéristique du procédé sui-40 vant l'invention est importante, attendu que celle-ci est destinée ti. iu~ 71 01311 . 21 . 2076142 plus particulièrement à la fabrication de verre en feuille dont l'épaisseur est de l'ordre d'environ 1,25 mm à 2,15 mm, et il est évident que les risques de rupture sont plus fréquents dans l'élaboration d'un tel verre que si l'on produit un verre plus 5 épais. Dans le procédé de fabrication du verre suivant l'invention, et surtout lorsqu'on utilise le profil d'épaisseur indiqué plus haut, il a été constaté que, pour diminuer l'incidence des ruptures, il est indispensable de s'en tenir, ainsi 10 qu'il a été possible de le déterminer par un examen suffisamment serré, à un profil d'épaisseur de la feuille sortant du ménisque dans les zones 13 (voir Figure l)*qui soit conforme au tableau ci-après: Tableau des épaisseurs en fonction de la distance mesurée à partir du bord Epaisseur nominale Résistance 50 mm 75 mm 100 mm mm (mm) (mm) (mm) 3,05 Double 3,81 3,48 3,28 2,285 Simple 3,175 2,845 2,64 1,78 Image 2,795 2,465 2,285 1,524 Photo 2,515 2,235 2,083 1,345 48-58 1,98 1,75 1,675 Les valeurs indiquées ci-dessus^doivent être prises dans 25 les limites de tolérances correspondant à plus ou moins 0,25 mm; cependant, les meilleurs résultats s'obtiennent à condition que l'on respecte ces tolérances de l'ordre de la moitié de cette valeur. Il est évident qu'il est possible d'obtenir des valeurs appropriées par interpolation à partir du tableau ci-dessus pour 30 des épaisseurs nominales intermédiaires du verre à obtenir, ou bien pour des emplacements intermédiaires de points de relevé de ces épaisseurs. Dans la plupart deâ cas il suffira de déterminer l'épaisseur du verre, à une seule des trois distances, à partir du bord, indiquées plus haut, mais il est cependant préférable d'ef-35 fectuer un relevé à chacune des trois distances. Les spécialistes 'de la technique du verre reconnaîtront aisément quelles sont les mesures qu'il convient de prendre pour s'assurer que la feuille de verre sortant du ménisque possède effectivement dans ses parties marginales 13 des valeurs adéquates conformes au tableau ci-40 dessus. Les moyens utilisés pour déceler l'épaisseur de la feuille 71 01311 N 22 2076142 de verre sortant du ménisque à différentes distances à partir du bord de la feuille seront constitués par toute jauge, à contact ou non, permettant de déterminer l'épaisseur du verre, jauge qui peut être placée, par exemple, à environ 3 m au-dessus de la 5 surface du bain. Il est également possible de vérifier manuellement l'épaisseur du verre en des points situés à l'intérieur des bords, en opérant sur la feuille élaborée au moment où elle s'engage dans le poste d'étêtage, en utilisant un palmer teny. à la main. D'ordinaire, les conditions opératoires ne changent pas 10 rapidement au point de rendre nécessaire de jauger l'épaisseur du verre à différents endroits de la partie 13 avec une fréquence de plus d'une fois au cours de plusieurs heures. Cependant, il est préférable d'effectuer ce relevé avec une périodicité comprise entre 15 nn et 2 h. 15 Lorsqu'on applique le procédé suivant l'invention tel qu'il est décrit ci-dessus, on obtient idéalement une feuille de verre dont la qualité est telle ou'il importe peu que ce soit l'une ou l'autre de ses parties (après découpage des bords) que l'on utilise finalement pour la fabrication d'ébauches de pare 20 brise. Il serait également indifférent que la longueur de l'ébauche de pare brise soit orientée dans le sens transversal ou dans le sens longitudinal de la feuille. Cela serait bien entendu, également valable dans le cas du découpage, ydans le produit obtenu d'autres morceaux de verre de dimensions relativement'importantes 25 pour d'autres utilisations ou applications. Cependant, il arrive qu'en raison de la difficulté d'assurer un contrôle correct du procédé d'étirage vertical, le verre produit n'est pas, tout au moins-dans certains cas, de la qualité "pare brise" sur tout9 sa largeur. Lorsque cela se produit, il arrive généralement que 30 c'est une certaine zone'du verre,, qui s'étend parallèlement à la direction dans laquelle s'effectue l'étirage, qui ne correspond pas aux strictes tolérances, en cô qui concerne les caractéristiques de faible distorsion, qui sont exigées pour un verre de la qualité "pare brise". Cela signifie qu'il est possible, lorsqu'une 35 difficulté de ce genre se présente, de soumettre la feuille de verre, soit telle qu'elle est étirée à partir du ménisque, soit après découpage des bords, à un examen approprié, afin de choisir dans la pièce de verre ainsi examinée la zone, prise sur sa largeur, qui remplit les conditions normalement requises en ce 40 qui concerne les caractéristiques de faible distorsion en vue de 71 01311 23 2076142 son utilisation dans les applications où ces caractéristiques sont exigées, puis de mettre au rebut ou à diriger vers d'autres utilisations le restant de la feuille de verre produite. Avant la présente invention, ce n'était que dans des cas relativement 5 rares que l'on pouvait choisir, dans du verre en feuilles étirées dans le sens vertical, des parties ou zones du verre qui fussent de qualité "pare brise" et de dimensions suffisantes pour permettre d'en tirer effectivement des pare brise. Sous cet aspect, on estime qu'une ébauche de pare brise doit posséder des dimen-1G sions minimales d'environ 0,80 m sur 1,80 m. naturellement, les parties de cette ébauche qui se trouvent dans 3b s 12 ou 13 cm à l'intérieur des bords n'ont pas besoin d'avoir les mêmes caractéristiques de faible distorsion que le restant, attendu que ces parties de l'ébauche seront soit débordées lors du découpage 15 proprement dit du pare brise dans l'ébauche, soit masquées par les éléments utilisés pour le montage du pare brise, soit encore négligeables du fait qu'elles sont si proches des-bords du pare brise qu'après montage de celui-ci sur un véhicule la qualité de la transmission lumineuse dans ces bandes marginales n'a guère 20 d'importance. Cela signifie que, de toute façon, il est indispensable, si l'on utilise le procédé d'étirage vertical pour la fabrication d'ébauches de pare brise, que certaines parties de la feuille de verre obtenue possèdent des dimensions de l'ordre de 0,55 m par 1,50 m et soient effectivement de ia qualité pare 25 brise (AD-Somme max. = 25, AD-Crête max. =10, et de préférence sensiblement mieux que ces valeurs). Grâce à la présente invention, la possibilité d'obtention de zones à distorsion opportunément faible et ayant ces dimensions se trouve accrue entre le point où cela se produit d'une façon tellement rare et sporadique 30 qu'il serait irrationnel d'envisager la fourniture d'ébauches de pare brise à partir de verre étiré verticalement en tant qu'article industriel, et le point.où. il est raisonnable de considérer cette éventualité comme une réalité. Cependant, à titre de caractéristique préférable mais pas toujours absolument 35 indispensable de la présente invention, sous l'acpect "Procédé" •de celle-ci, il est préférable d'effectuer l'examen de la feuille de verre produite, en ce qui concerne ces caractéristiques de faible distorsion, et de choisir dans cette feuille les zones qui conviennent le mieux pour des applications telles que la 40 fabrication d'ébauches de pare brise. Sous son aspect le plus 71 01311 24 20761^2 large, cette caractéristique consistant à choisir certaines parties du verre sur sa largeur, puis de les appliquer sur demande à la fabrication d'ébauche de pare brise et articles analogues, peut être mise en oeuvre par une méthode aussi grossière que 5 celle consistant à prendre une feuille toutes les cinquante feuilles ayant, après découpage, des dimensions telles que 2,30 m ' de large sur 1,80 m de long, à les soumettre à l'examen dit du profil d'ombre, et ensuite à découper, dans cette pièce de verre ainsi que dans les 43 feuilles suivantes qui ont les mames dimen-10 sions, des ébauches de pare brise conformément aux indications fournies par l'examen au profil d'ombre.. La méthode indiquée ci-dessus est plutôt laborieuse et peu commode, et sous cet aspect il est possible de réaliser une amélioration sensible en adoptant un procédé suivant lequel l'examen s'effectue en utilisant des 15 dispositif s d'analyse de distorsion qui fournissent des indications quant à la qualité du verre sur toute sa largeur. Lorsque cet examen et cette sélection sont nécessaires, il est recommandé, le plus souvent, de découper les ébauches de pare brise suivant la longueur de la feuille de verre, au fur et 20 à mesure de la production de celle-ci, plutôt que de les découper • sur la largeur. L'art antérieur n'indique pas - sauf en de rares et intermittentes occasions - comment l'on peut obtenir un verre en feuille étiré verticalement qui possède cette qualité sur une fraction aussi importante de sa largeur, pour permettre d'en 25 tirer par découpage des pièces de dimensions suffisantes pour pouvoir obtenir des ébauches de pare brise, ces pièces ayant -bien entendu la qualité pare brise telle qu'elle a été définie plus haut. Si l'on se réfère de nouveau à l'aspect "procédé" de 30 i« invention, on estime qu'il est essentiel que la température du verre, au fur et à mesure qu'il approche de la barre d'étirage, soit telle que l'on obtienne un profil de températures relativement lisse, les parties du verre dirigées vers le milieu de la barre d'étirage étant plus chaudes d'environ 22°C, et dans la plupart 55 des cas d'environ 15°C à 33°G, que les parties du verre qui se trouvent à environ 0,80 m de part et d'autre de cette partie centrale. Cela signifie que, dans certains cas, il peut être nécessaire soit de remplacer la bonde, soit d'en régler plus ou moins la position, afin de pouvoir obtenir le profil de tempéra-40 tures, à la fois lisse et symétrique, indiqué plus haut. 71 01311 2076142 Le profil de températures du verre dans la région du ménisque est influencé.d'une façon considérable par la forme et l'emplacement des blocs coudés, et l'on peut souligner qu'il convient soit de donner à ceux-ci une forrce et un emplacement 5 appropriés, soit de prendre d'autres mesures afin de s'assurer que la feuille de verre possède le profil d'épaisseur approprié lorsqu'on l'extrait du ménisque. A cet effet, il est possible d'utiliser des chicanes qui reposent sur les blocs coudés et servent à renvoyer la chaleur rayonnante qui émane du verre. De 10 telles chicanes sont réalisées éventuallement en tôle d'acier inoxydable ou autres matériaux résistant à l'oxydation, et leurs formes, dimensions et emplacements précis devront être déterminés par des essais basés sur les conditions particulières qui existent dans un agencement déterminé de machine d'étirage du verre. 15 La façon de contrôler le déroulement du processus en vue d'obtenir, lorsque c'est là le but recherché, soit le profil d'épaisseur adéquat (parties marginales par rapport au milieu de la feuille de verre), soit le contrôle d'épaisseur des parties marginales, soit encore les deux à la fois, apparaîtra aisément 20 à tout spécialiste de la technique, d'après les indications données plus haut. Il suffira de souligner qu'en utilisant correctement des moyens opportunément disposés de chauffage et/ou de refroidissement, ou d'autres moyens de contrôle tels que des chicanes ou analogues afin de renvoyer la chaleur de rayonnement 25 vers certaines parties du verre qui se trouve dans le bain, il est possible d'atteindre les buts recherchés. Il est évident que le succès de l'opération, en ce qui concerne l'obtention de verre en feuille possédant les caractéristiques désirées de faible distorsion, dépend également, jusqu'à 30 un certain degré, de l'observation de mesures appropriées visant à réduire au minimum, voire a supprimer, les cas où des courants non contrôlés d'air plus frais viennent frapper le verre à proximité du ménisque. A cet effet, il peut être nécessaire d'opérer une sélection, une coordination et une mise en oeuvre appropriée 35 de l'équipement du four, ainsi que l'apprécieront les spécialistes de cette technique. 3n raison de l'effet naturel de "cheminée" produit dans une machine d'étirage du type Pittsburgh, l'air circulant dans le four subit d'ordinaire une légère dépression (d'environ 1,5 œm d'eau) par rapport à l'air environnant. Des 40 mesures telles qu'un calfeutrage soigné des fuites éventuelles, 71 01311 26 2076142 et/ou l'usage d'une soufflerie pour introduire de l'air chaud dans le four afin d'empêcher l'installation de la dépression précitée peuvent se révéler nécessaires ou utiles dans certains cas. 5 Pour obtenir du verre en feuille possédant les carac téristiques de faible distorsion qui sont propres au produit suivant la présente invention, il est- essentiel d'adopter un procédé caractérisé par la présence d'un volume de verre plus faible, à proximité du ménisque 18, que celui normalement présent 10 lorsqu'on opère selon le procédé Pittsburgh mais sans modification. Lorsque le volume de verre traversant la aone du ménisque est plus important, il se produit à cet endroit une atténuation plus prononcée, et la qualité du produit s'en trouve affectée en conséquence. Si l'on tient compte de ce point particulier, il 15 devient évident que l'amélioration de la qualité du produit peut être réalisée par la mesure qui consiste à diminuer la vitesse d'étirage, ainsi qu'il a été indiqué plus haut. Cependant, il n'est pas apparu comme évident que le degré d'amélioration que l'on peut escompter par une telle diminution de la vitesse d'éti-20 rage pouvait finalement justifier 1'adoption d'une telle mesure, compte tenu de la baisse considérable du rendement qu'accompagne inévitablement une réduction de la vitesse d'étirage. En outre, le fait que d'autres n'aient pas mis en oeuvre simultanément les autres expédients indiqués ici comme étant de nature à coopérer 25 avec-cette diminution de la vitesse d'étirage dans le but d'obtenir un produit de qualité améliorée en ce qui concerne l'absence relative de distorsion, semble devoir prouver que si des spécialistes de la technique du verre ont bien été conscients du fait qu'une diminution de la dimension du ménisque, qu'elle soit ob-30 tenue par une réduction de la vitesse d'étirage ou par d'autre moyen, était de nature à améliorer la qualité du produit, ils ne possédaient en fait aucun moyen de-fixer l'ordre de grandeur d'une telle amélioration, tant en raison de l'effet neutralisant d'autres facteurs que par le manque d'instruments adéquats pour analyser 35 la distorsion. Or, le procédé suivant la présente invention permet de produire des ébauches de pare brise et d'autres articles analogues par quantités industrielles. Il permet de fabriquer des pièces pour ébauches de pare brisQ à un prix raisonnable, ces pièces 40 étant sensiblement plus minces (et par conséquent propres à être 71 01311 2076142 transformées en pare brise beaucoup plus légers et plus sûrs) que celles commercialisées jusqu'à présent. Un procédé comportant l'essentiel des caractéristiques énoncées ci-dessus, ainsi qu'autant de ces caractéristiques prises parmi les caractéristi-5 ques préférables mais non indispensables, que l'on peut désirer se prête bien entendu à différents autres usages et applications, ainsi qu'il apparaîtra clairemant à tout spécialiste de la question. Les renseignements donnés ci-dessus suffiront, dans un 10 pourcentage considérable de cas, pour la production avec un rendement raisonnable de verre possédant la qualité "pare brise" suivant les normes américaines. Toutefois, il y a lieu de noter qua la complexité de l'opération de fabrication de verre plat est telle qu'il existe de nombreux éléments qui n'ont pas été 15 mentionnés dans ce qui précède et qui peuvent dans certains cas influencer le rendement du produit d'une façon considérable, voir meme irrésistible. Un facteur primordial dans la production efficace de verre de la qualité "pare brise" selon las normes américaines 20 et conformément à la présente invention réside dans la solution .du problème qui consiste à obtenir du verre fondu qui soit suffisamment exempt de grains et de bulles, et dépourvu de défauts d'homogénéité ou autres défauts, notamment ceux appelés "mousse". Lorsqu'une cuve de fusion ne produit pas un verre fondu ayant au 25 moins une qualité minimale en ce qui concerne ces mousses, il est impossible, bien entendu, d'obtenir un rendement satisfaisant en verre étiré verticaleirent et de qualité "pare brise". Les recherches effectuées par la Demanderesse ont prouvé qu'il existe quatre sortes différentes de mousses: 30 a) mousse épaisse du genre que l'on peut attribuer à des irrégularités dans la composition du bain ou dans la fusion; b) mousse légère, du genre que l'on peut attribuer à la formation, sur la surface du bain de fusion, d'une écume siliceuse par suite de la volatilisation de composants alcalins du Verre fondu; 35 c) mousse d'écoulement, c'est-à-dire du genre que l'on peut attribuer à la formation de veines d'écoulements qui divergent ou convergent trop brusquement lorsque la verre fondu se rapproche du eueilleur, et c) mousse de courant de convexion due à des courants de verre 40 différents ou changeants dans le système, de telle sorte que 71 01311 28 2076142 certaines parties du verre qui ont subit des influences thermiques différentes se mélangent entre elles. Pour chacune des quatre sortes différentes de mousse évoquées ci-dessus il existe un moyen de les déceler et on peut 5 prendre des mesures pour les réduire ou les supprimer. Une mousse épaisse ne se décèle ordinairement qu'au moment où le verre portant ce défaut a atteint le niveau où s'effectue la coupe du verre. Dans la succession normale des opérations, un certain pourcentage des pièces produites sont 10 soumises à un examen radio graphi que, et c'est par cet examen que l'on remarque le défaut. La lumière émise par une lanterne est dirigée à travers le verre sur une paroi obscurcie ou noircie, et l'on incline le verre suivant un certain angle, afin d'accentuer l'effet produit par les défauts éventuels ou le manque "d1 homogène -15 ité; au cours de cet examen, la présence de mousse épaisse est aisément décelée par un observateur exercé. Les difficultés que représente cette mousse épaisse peuvent avoir une importance et une durée variables, selon la cause initiale et les mesures prises pour la supprimer. Un bouleversement grossier du charge-20 ment du four (par exemple en raison du fonctionnement défectueux d'une bande qui aurait introduit une qualité excessive de soude brute dans la charge ) peut exiger des heures, voire des jours pour éliminer les conséquences, tandis qu'un dérangement de moindre importance (par exemple une interruption momentanée de l'ali-25 mentation en gaz d'un des brûleurs de fusion) peut être compensé plus facilement, voire être totalement effacé par l'usage approprié et régulier d'une ou plusieurs mesures adéquates, palliatives ou curatives, qui permettent d'agir sur ce type de mousse. Ce type de mousse peut être réduit au minimum ou pratiquement 30 supprimé par l'adoption de mesures telles que: 1) refroidissement du fond de la cuve dans une mesure appropriée afin de prévenir l'apparition d'instabilités de Rayleigh; 2) opérer sans flotteur; 3) ne pas utiliser d'air affinage ou une alimentation constante 35 d'air d'affinage de température invariable, et 4) souffler des gaz chauds, provenant d'un dispositif mélangeur à air et résistances, sur la surface du verre, afin d'en assurer l'homogénéisation. Les procédés techniques indiqués ci-dessus sont correc-40 tement désignés par les expressions descriptives qui précèdent 71 01311 29 2076142 et chacun d'eux est familier à tout spécialiste de la. technique de la fabrication du verre plat. On peut les utiliser séparément ou selon toute combinaison désirée. La mousse flottante légère se trouve d'ordinaire sur 5 l'arrière (côté bain de fusion) du ruban sortant de verre en feuille. On en décèle la présence par un simple examen à l'oeil nu. Ce défaut a moins tendance à se produire lorsqu'on utilise des flotteurs et il se produit plus rarement avec certaines compositions de verre qu'avec d'autres. Différentes techniques per-10 mettant de surmonter ou de contrôler ce défaut peuvent être envisagées. L'une d'elles consiste à relever la bonde et de permettre à la mousse siliceuse qui s'est accumulée derrière cette « bonde de sortir du bain. 3n opérant ensuite sans bonde pendant une période allant de six heures à un ou deux jours, puis en 15 remplaçant cette bonde, on obtient le résultat escompté, à savoir, la suppression de toute mousse légère flottante pendant une durée considérable de fonctionnement, par exemple de l'ordre d'un mois ou deux, et même davantage. Une autre mesure connue consiste à "écrémer" ou drainer le verre en surface juste derrière la 20 bonde. On peut aussi opérer simplement sans utiliser de bonde du tout, ce qui évite toute accumulation de mousse siliceuse, celle-ci étant en revanche amplement dispersée sur toute l'étendue du verre plat en cours d'élaboration, à tel point qu'elle représente un facteur négligeable et difficilement décelable. Toutefois, 25 cette dernière éventualité n'est généralement pas une certitude, attendu qu'elle suppose 1*abandon, des effets avantageux produits par la réduction de l'écoulement que produit la bonde, tels que rapport de débit, prévention de toute contamination de l'atmosphère du four par celle, chargée de sulfate, de la chambre de 30 fusion, à moins de pouvoir les remplacer par d'autres effets appropriés. . La troisième sorte de mousse, c'est-à-dire celle produite par des courants divergents et convergents, se détecte le plus sûrement par des diagrammes de stries, et se constate sur 35 le côté avant (éloigné du bain de fusion) du verre en feuille produit. Un diagramme de stries est plus précisément une photographie d'un bord d'une pièce de verre, à travers laquelle on fait passer un faisceau lumineux, généralement avec un grossissement de la dimension "épaisseur" et une réduction de la dimension 40 "largeur", afin d'exagérer les effets dûs aux stries. Une mousse 30 71 01311 2076142 de cette sorte se traduit par des motifs en forme de "tête de flèche" sur les diagrammes. Les mesures correctives à prendre comportent l'usage d'une barre d'étirage plus petite, un dessin nouveau du four d'étirage, le réglage de la température du verre 5 au moment où il s'écoule par le canal vers le four, ou encore un choix judicieux de l'emplacement des appareils de chauffage ou de refroidissement. Un autre genre de mousse due à un écoulement par convexion se décèle à l'origine au cours d'un des examens défi-10 nitifs (analyseur B, radiographie), et son existence est confirmée ensuite"par l'examen des relevés successifs des thermocouples ou autres dispositifs détecteurs de température qui se trouvent dans le bain ou dans le four. Il s'agit de choisir si l'on accepte les nouvelles conditions opératoires en attendant peut-être un 15 jour ou deux, ou si l'on prend le risque d'une nouvelle perturbation en prenant des mesures visant à rétablir le système de production dans son état stable antérieur. On peut déceler la présence de mousse appartenant à l'une quelconque des quatre sortes précitées en utilisant l'examen 20 classique du diagramme d'ombres. A ce propos on peut évoquer un critère américain dénommé "Industry Ream Quality Grade Iî° 2", comme correspondant à un niveau minimum acceptable de qualité du verre fondu, en ce qui concerne l'absence de mousse, pour la mise en oeuvre de la présente invention. Jusqu'à présent, dans la 25 fabrication de verre à vitre, on estimait que la norme "Industry Ream Quality Grade îf° 4" (ou une norme inférieure) était satisfaisante. L'aptitude du produit suivant le. procédé de la présente invention à être utilisé pour la fabrication de pare brise dépend, 30 dans une mesure importante, de l'angle suivant lequel le pare brise doit être monté sur le véhicule. Dans la plupart des voitures américaines, par exemple, les pare brise sont installés suivant un angle allant d'environ 30° à environ 37° par rapport à l'horizontale; sur la plupart des voitures européennes, cet angle 35 est compris entre environ 40° et 55°• De nombreux pare brise de poids lourds sont montés suivant un angle dépassant les 40°. L'adoption d'angles plus faibles pour le montage de pare brise en accentue les problèmes existants de distorsion. On peut obtenir une évaluation assez satisfaisante de l'aptitude du verre plat 40 pour la fabrication de pare brise, ou de l'aptitude du pare brise 71 01311 31 2076142 déjà fabriqué pour une utilisation envisagée en particulier, en se basant sur l'essai ait de la "planche à cordes". Pour effectuer cet essai, on place le verre ou le pare brise suivant un angle approprié par rapport à une planche garnie de cordes, et 5 l'observateur déplace ses yeux ou le verre par rapport à la planche afin de déterminer s'il existe une distorsion particulièrement remarquable. Il arrive souvent qu'une pièce de verre ou un pare brise qui est satisfaisant par exemple à 40° ne le soit plus à 37° ou 38°. Conformément à la présente invention, il est 10 souhaitable de pouvoir disposer d'un verre plat répondant aux normes américaines en ce qui concerne la qualité "pare brise", ce qui implique que le verre se prête avec succès à l'examen de la planche à cordes sous l'angle de 35° et aussi, de préférence, de 31°• Toutefois, il ne faut pas déduire de ces affirmations 15 que la présente invention ne peut pas être mise en oeuvre lorsque le verre plat produit n'atteint pas une qualité aussi élevée. Le rendement en verre produit dépend des normes ou standards utilisés pour juger s'il est acceptable ou non, et la nouvelle combinaison de phases et de limitations indiquée et revendiquée dans la 20 présente demande de brevet permet, de toute façon, de réaliser une amélioration sensible du rendement, quel que soit le critère adopté pour l'acceptation des pièces, àn d'autres termes, il est aussi important d'améliorer le rendement de 3G£- lorsque le standard est fixé à 40° que lorsqu'il est fixé à 31°. Pour autant 25 que l'on sache, las données nouvelles que fournit la présente invention ne sont pas évidentes d'après l'art antérieur pour les spécialistes de la technique considérée, tandis qu'elles sont indispensables pour la production de verre plat avec un rendement appréciable et suffisamment élevé pour satisfaire à un 30 standard de 35° d'angle de montage du pare brise. Un autre facteur qui présente parfois une certaine importance en ce qui concerne la fabrication de pare brise est la qualité du verre du point de vue de la distorsion superficielle ou distorsion réflective. On peut se faire une idée de la 35 qualité du verre sous cet aspect en regardant une planche rayée alors qu'elle est réfléchie par la pièce de verre en question; on peut placer des pièces de verre côte-à-côte aux fins de comparaison visuelle, puis les photographier pour enregistrer les impressions obtenues. Un examen plus objectif en ce qui concerne 40 la distorsion à'la réflexion est l'essai à l'analyseur de 71 01311 32 2076142 distorsion superficielle (SDA = Surface Distortion Analyzer) suivant lequel on utilise une cellule photoélectrique spéciale qui 9st opportunément sensible aux changements de position d'un spot lumineux incident sur cette cellule pendant l'exploration 5 du verre suivant une longueur déterminée d'excursion (exactement comme dans l'essai à l'analyseur de distorsion AS qui a été décrit plus haut), la différence essentielle entre les deux méthodes étant que la lumière incidente frappant la cellule photoélectrique est réfléchie par la surface du verre soumis à l'examen, au 10 lieu de traverser le verre. La cellule photoélectrique spéciale utilisée à cet effet comporte une partie centrale donnant une sortie nulle, tandis que les parties situées à gauche et à droite donnent des valeurs respectivement négatives et positives. Comme dans l'essai AD décrit plus haut, ici il existe des valeurs de 15 crête et des sommes. Dans l'essai d'un verre flotté par ce procédé, une valeur de crête de 1,2 unités représente un rendement médiocre par rapport à la distorsion à la réflexion, tandis qu'une valeur de crête d'environ 1,0 unité ou au-dessous est satisfaisante d'après les normes actuelles, alors qu'il sera préférable 20 d'obtenir des valeurs de crête de l'ordre de 0,8 à 0,9 unité ou au-dessous. Le verre flotté présente une distorsion dont l'onde est plus courte que celle du verre étiré verticalement. Il existe un point auquel le verre étiré verticalement devient inacceptable pour la fabrication de pare brise pour des raisons de distor-25 sion à la réflexion, et cela se produit à des relevés SDA de crête légèrement supérieurs, par exemple environ 1,4 unités SDA-crête. Les unités utilisées dans cet examen correspondent à une puissance optique de 0,0125 dioptries, soit une flèche de 0,000512 mm par cm de portée. 50 Une autre remarque pertinente pour aider à une meilleure compréhension de la présente invention et des avantages qui en découlent est que, dans certaines limites, et lorsque les problèmes relatifs à la qualité du verre, à la forme et à la rupture ont été correctement réduits, résolus ou surmontés, l'approche 55 de la présente invention est plus avantageuse pour la fabrication de verre plat d'environ 1,8 mm ou environ 1,5 mrn d'épaisseur et possédant la qualité "pare brise" selon les normes américaines que pour la fabrication de verre par la méthode de flottation. Dans .le: .procédé de flottation, le verre atteint une épaisseur 40 d'équilibre d'environ 6,55 mm, et tout écart par rapport à cette 71 01311 33 2076142 épaisseur dans le sens d'un verre plus mince implique une atténuation qui introduit des distorsions. Grâce à la présente invention, par ailleurs, il n'y a pas de force d'entraînement qui tend à donner au verre une épaisseur plus grande et indésirée. 5 Contre toute attente, il a été constaté que l'application de la présente invention améliore dans une certaine mesure la caractéristique de faible distorsion du verre plat au fur et à mesure que l'épaisseur du produit diminue. Bien que l'on pourrait penser au prime abord que plus le verre plat produit est mince, plus il 10 y a d'atténuation et de distorsion résultante, l'expérience a révélé au contraire qu'en réalité il n'en est rien. Dans l'étirage vertical du verre, une feuille plus mince signifie la formation d'un ménisque plus chaud et plus petit, donc moins de distorsion. Les problèmes de rupture ont de même tendance à diminuer 15 d'importance au fur et à mesure que l'épaisseur du verre diminue, et le rendement du procédé est un élément essentiel, mais dans la mesure où ce problème peut être contrôlé, la présente invention constitue une approche préférable à la fabrication de verre plat de laqualité pare brise qui est sensiblement plus mince que 20 celui actuellement fabriqué suivant le procédé dit de flottation. Sous cet aspect, il convient de se référer aux indications données plus haut en ce qui concerne la contrôle de l'épaisseur des bords. Du point de vue de l'appareillage, la présente invention concerne une machine d'étirage du type Pittsburgh, ainsi que le 25 four et la chambre d'étirage y associés, cette chambre étant équipée de deux dispositifs principaux de refroidissement placés de part et d'autre du ménisque de verre formé par la machine d'étirage, chaque dispositif de refroidissement comportant d'une part des surfaces froides isolées par du carton pâte incombusti-30 ble, de l'amiante ou autres matériaux analogues, et d'autre part des surfaces chaudes (vers le ménisque) auxquelles sont associées des rampes de brûleurs qui couvrent pratiquement toute la largeur des dispositifs de refroidissement; chaque rampe de brûleurs comprend au moins trois rangées de brûleurs, chaque rangée étant 35 équipée de vannes individuelles permettant de contrôler l'alimentation de ses brûleurs en combustible gazeux. L'appareillage décrit ci-dessus dans ses grandes lignes convient tout particulièrement pour la mise en oeuvre du procédé décrit dans les pages qui précèdent et présente des avantages particuliers par rapport 40 à d'autres appareillages qui pourraient être utilisés à sa place 71 01311 34 2076142 pour la mise en oeuvre dudit procédé. Il convient d'admettre que l'usage de brûleurs pour supprimer les courants d'air descendants du côté "chaud" des dispositifs principaux de refroidissement dans un procédé d'éti-5 rage vertical pour la fabrication de verre en plaques ou en feuilles est déjà connu en soi, attendu qu'il a été exposé dans le brevet américain W° 2 963 820 et dans la brevet belge 436 092. Cependant, la Demanderesse considère qu'il ne ressort pas avec évidence de ces brevets antérieurs qu'il y ait des 10 avantages particuliers à tirer de l'usage d'un système brûleur-refroidisseur du type évoqué plus haut. Un tel ensemble brûle ur-refroidisseur permet de régler rapidement et commodément, et d'une façon appropriée, l'efficacité de l'opération de suppression du courant d'air descendant sur toute la largeur de la 15 feuille de verre en cours d'étirage tout on exerçant une influence considérable sur l'apport de chaleur au processus d'élaboration du verre. Jusqu'à présent, il était courant de prévoir une garniture sur la dispositif principal de refroidissement et cela en divers points situés sur la largeur du ménisque (et, par 20 conséquent, sur toute la largeur de la feuille de verre en cours d'élaboration) afin de contrôler l'intensité de l'effet de refroidissement et d'exercer dans la mesure voulue une certaine influence sur l'épaisseur de la feuille en divers points de sa largeur. Toutefois, dans la réalisation (comme c'est le cas dans l'appli-25 cation de la présente invention) d'un article qui est à la fois beaucoup plus mince que la plupart du verre en feuille que l'on fabrique par 1b procédé d'étirage vertical et aussi à caractéristiques supérieures de faible distorsion, l'on constate qu'il s'agit d'une caractéristique d'appareil particulièrement commode 30 qui permet, grâce à des vannes de commande associées à des secteurs individuels du système de brûleurs refroidisseurs, d'effectuer les changements désirés d'épaisseur de la feuille produite sans qu'il soit nécessaire de stopper l'opération d'étirage et de remplacer ou de modifier de toute autre façon la garniture 35 prévue sur las dispositifs principaux de refroidissement. Dans l'aspect "appareil" de la présente invention'il y a deux types à considérer, à savoir: un premier type dans lequel une ou deux lignes de conduite pour l'eau de refroidissement du système de refroidissement sont remplacées par des brûleurs à gaz 40 et un second type dans, lequel, sans r an placer aucune des lignes 71 01311 2076142 de conduites pour l'eau de refroidissement, on utilise au contraire plusieurs tronçons de tuyaux soudés au dispositif principal de refroidissement et percés extérieurement de plusieurs ouvertures orientées de façon à renvoyer les flammes vers les 5 surfaces chaudes des dispositifs de refroidissement. L'appareil défini ci-dessus peut présenter la caractéristique complémentaire suivant laquelle le four d'étirage ne comporte aucun autre moyen de refroidissement qui ne soit pas muni, sur ses deux surfaces "chaude" et "froide", de dispositifs 10 supresseurs de courants d'air descendants d'un type quelconque. Cependant, la Demanderesse a étiré une feuille de verre d'une épaisseur de 1,65 mm en actionnant également des dispositifs de refroidissement par ventilation et en obtenant ainsi un rendement satisfaisant en verre de 1# qualité "pare brise". 15 II convient aussi de noter que l'appareil décrit ci- dessus n'est pas le seul moyen conçu pour produire l'article suivant l'invention conformément au procédé de l'invention. On peut utiliser des dispositifs principaux de refroidissement équipés de chicanes ou de nids d'abeilles, réalisés en tôle d'épais-20 seur soigneusement contrôlée, de façon à y produire un gradient important de températures. L'appareil compartimenté à brûleurs-refroidisseura suivant cet aspect de l'invention apportera déjà par lui-même, sans adopter les autres caractéristiques de procédé de 1' inven-25 tion, une amélioration sensible de la qualité du verre en feuille produit. Il est possible par exemple d'obtenir des valeurs telles qu'une somme d'analyseur de distorsion dans les unités indiquées plus haut, de l'ordre de 25 à 35» en utilisant en mens temps la vitesse d'étirage la plus courante et un profil d'épaisseur 30 relativement plat. Cependant, en même temps, l'usage de l'appareil défini et décrit ci-dessus contribue sensiblement à la réalisation commode et sûre de l'article suivant l'invention, conformèrent aux caractéristiques de procédé de 1'invention. Pour permettre une meilleure compréhension des caracté-35 ristiques d'appareil de la présente invention, il y a lieu de se référer maintenant aux figures 4 et 5» La figure 4 montre schématiquement en coupe transversale verticale la partie inférieure d'une machine à étirer du type Pittsburgh, avec son four et sa chambre d'étirage. Un bain 2 de verre fondu progresse à partir 40 d'une bonde4("Shut - Off"), en suivant les veines de circulation Li.-~ 71 01311 36 2076142 qu'indiquant les flèches 6. Le bain 2 contient une barre d'étirage ("Draw - Bar"). Le verre quitte le bain 2 sous forme d'une feuille qui se déplace ainsi que l'indique la flèche 10 et défile entre les paires de cylindres 12 de la machine à étirer. Sur la 5 figure 4, les cylindres 12 sont représentés comme n'étant pas en contact avec le verra, et il convient de souligner que ces cylindres 12 représentés ici ne sont que les plus bas d'une série comportant par exemple deux douzaines de cylindres jumelés dont au moins quelques-uns sont en contact avec la feuille et entraînés 10 positivement. Toutefois pour éviter de marquer la feuille, les cinq ou six paires de cylindres du bas.de la machine ne sont normalement pas en contact avec la feuille de verre, car ils ne sont amenés contre celle-ci qu'en cas d'urgence, par exemple pour empêcher la perte ou retombée du ruban de verre. On voit en 15 outre en 14 les blocs coudés et en 16 les dispositifs principaux de refroidissement disposés chacun d'un côté du ménisque 18. Des rigoles de retenue 20 servent à empêcher le calcin ou des rognures de verre de parvenir jusqu'au bain 2 en cas de rupture. La figure 4 montre également de façon schématique des tuyaux de 20 brûleurs 60 places à l'extérieur des surfaces chaudes des dispositifs principaux de refroidissement 16, de telle sorte que les flammes 62 soient orientées un peu vers l'intérieur, soit vers les surfaces chaudes des refroidisseurs 16. Si l'on examine maintenant la figure 5» on y voit un 25 brûleur 60 divisé en trois parties distinctes 60a, 60b et 60c_, alimentées chacune par des conduites à gaz de type approprié, par exemple la conduite 63 pour le tronçon 60a et la conduite 64 pour le tronçon 60c. Quant à la conduite pour le tronçon 60b, qui est cachée par l'une des conduites 63 et 64, elle ne peut être repré-30 sentée sur cette figure. En utilisant un appareil dont le système de brûleurs est divisé en tronçons sur toute la*largeur de la famille étirée, il déviait extrêmement facile de contrôler l'épaisseur de la feuille sur toute sa largeur en vue d'obtenir le profil d'épais-35 seur désiré, tout en supprimant les courants d'air descendants indésirables en provenance de la surface froide du refroidisseur principal. Bien entendu, l'invention, sous son aspect'Appareil", n'est nullement limitée à l'usage de trois tronçons de brûleurs; on peut en utiliser n'importe quel nombre désiré ou nécessaire, 40 au-dessus de trois. L'usage d'un nombre de secteurs ou tronçons 71 01311 2076142 supérieur à trois permet de réaliser un contrôle plus serré du profil d'épaisseur sur la largeur de la feuille» Il n'est pas non plus nécessaire que le tuyau des brûleurs soit placé à l'extérieur des dispositifs principaux de refroidissement. Il est également 5 possible de supprimer l'une des lignes inférieures de tuyaux de refroidissement par eau dans l'un des refroidisseurs principaux ou dans les deux, pour la remplacer par un tuyau à gaz comportant des ouvertures appropriées. Des-résultats satisfaisants s'obtiennent d'ordinaire avec un appareillage de ce type général dans 10 lequel, par exemple, les tuyaux à gaz sont percés à un espacement d'environ 12 à 13 mm, de trous ou ouvertures obtenus avec une mèche de 16/10 es de mm, le débit du combustible gazeux qui « alimente les différents tronçons du brûleur étant tel que l'on obtient des flammes d'une longueur comprise entre 5 mm et 50 mm. 15 D'ordinaire, les flammes sont plus longues dans lesuronçons extérieurs 60a et 60c que dans le tronçon central 60b. Exemples L'invention décrite ci-dessus sera maintenant illustrée par les Exemples suivants: 20 Exemple 1 On a utilisé une cuve de fusion pour produire du verre de chaux sodéa selon la composition habituellement utilisée pour la fabrication de verre à vitres. Le verre a été transféré de cette cuve dans un appareil d'affinage ayant une température de 1 332°C 25 à une distance 11,22 m du ménisque, et une température de 1 165°C à une distance de 1,22 m du ménisque. Le verre a été étiré verticalement vers le haut, en utilisant une machine d'étirage Pittsburgh, à la vitesse de 1,93 m/mn sous forme d'une feuille ou d'un ruban d'une largeur de 2,50 m et d'une épaisseur nominale de 30 1,65 mm. La température du verre, près du centre de la feuille, était de 525°C à la hauteur de l'intervalle entre les cinquième et sixième paires de cylindres de la machine, soit 2,28 au-dessus de la surface du bain, tandis que cette température était de 388°C entre les neuvième et dixième paires de cylindres de la 35 machine à étirer, soit 3,53 m au-dessus de la surx'ace du bain. La chambre d'étirage était équipée de deux refroidisseurs principaux, disposés de part et d'autre du ménisque. Le corps de chacun de ces refroidisseurs avait une hauteur d'environ 0,25 m pour une longueur de 2,50 m, et une épaisseur d'environ 32 mm (ce corps 40 étant réalisé à partir de tube de 32 x 32 mm à travers lequel on 71 01311 38 2076142 faisait circuler l'eau avec un débit d'environ 57 1/mn et une température d'environ 52°C). Chaque refroidisseur était construit ' de telle sorte que la seconde ligne de tuyaux à eau à partir du bas a été remplacée par plusieurs tuyaux à gaz (soit trois tuyaux 5 ayant chacun une longueur d'environ 0,80 m et un diamètre de 25,4 mm, réalisés en acier inoxydable suivant normes américaines AISI 309 et percés- à un écartement d'environ 12-,7 mm de plusieurs trous de 16/lOes de mm orientés vers le haut et légèrement inclinés vers la feuille de verre en cours d'étirage). Le profil 10 d'épaisseur de la feuille obtenue était opportunément réglé ou contrôlé en alimentant chacun de ces tuyaux avec du gaz naturel suivant un débit approprié (ainsi, ce débit était respectivement de 0,283, 0,255 et 0,283 m^/h pour les parties marginale, droite, centrale et marginale gauche des feuilles, ce qui était 15 caractéristique pour le refroidisseur de brûleur avant et pour le refroidisseur de brûleur arrière, étant bien entendu cependant que des débits s'écartant plus ou moins de ceux indiqués ci-dessus ont été adoptés chaque fois que la nécessité d'une telle modification se faisait sentir d'après les mesures d'épaisseur 20 marginale ou lorsque le profil d'épaisseur de la feuille s'écartait du standard désiré). Le côté "froid" de chacun des re-froidisseurs principaux a été recouvert de carton silicaté d'une épaisseur de 12,7 mm* Le refroidisseur arrière principal décrit ci-dessus a été agencé de telle sorte que sa génératrice infé-25 rieure était placée à 25 mm au-dessus de la surface du bain, la distance entre ce dispositif et le milieu de la feuille en cours d'étirage étant de 0,203 m. Quant au refroidisseur avant principal, il était placé à 0,19 m de la feuille et sa génératrice inférieure était placée à 16 mm du niveau du bain. 30 En faisant fonctionner la machine à étirer dans les conditions exposées ci-dessus, on a également respecté les indications données plus haut en ce qui concerne les épaisseurs de la feuille à différents points mesurés à partir du bord, à savoir à 50, 75 et 100 mm de celui-ci. Pendant la marche, on a 35 maintenu ces épaisseurs respectives à 2,72 , 2,39 et 2,21 mm + '' 0,18 mm dans chaque cas. Ainsi, la machine à étirer a produit du verre ayant le profil d'épaisseur désiré, et tel qu'en découpant une bande marginale de 150 mm le long de chaque bord de la feuille (d'une largeur totale de 2,50 m), ce qui laissait un produit de 40 2,20 m de large, la. zone marginale du produit découpé, sur une 71 01311 2076142 largeur de 150 mm environ, avait une épaisseur supérieure de 0,1 à 0,38 mm en"moyenne à.celle d'une zone de même largeur prise au centre de la feuille, le profil d'épaisseur de la feuille était "lisse", dans le sens défini plus haut. On obtenait ainsi un 5 produit présentant un ADS d'environ 18 unités, ainsi que d'autres valeurs proportionnellement aussi faibles, ce qui indiquait que le verre obtenu avait effectivement; la qualité "pare brise" également définie plus haut. Sxemple 2 10 On a reproduit le processus de l'Exemple 1, sauf que le produit avait une épaisseur nominale de 1,9 mm, tandis que la machine à étirer était utilisée à la vitesse de 1,575 m/mn. le ruban avait une largeur légèrement supérieure à 2,54 m. En outre, la température mesurée à 11,56 m du ménisque était de 15 1,334,4°C, alors que la température à 1,22 m du ménisque était de 1,132,5°G. La température correspondante près du centre de la feuille et entre les cinquième et sixième cylindres de la ma-r chine à étirer était de 518°C, tandis que la température mesurée entre les neuvième et dixième cylindres de la machine à étirer 20 était de 382,5°G. Au lieu du brûleur en trois parties on a utilisé sur la surface "chaude" de chacun des brûleurs principaux un matériau en acier inoxydable à nid d'abeilles d'une profondeur de 38 mm pour une dimension de remplissage de 6,35 mm et une épaisseur de paroi de 0,2 mm. Le refxoâdiseur avant principal a été 25 placé à 20 cm de la feuille de verre et à 25 mm au-dessus du bain, tandis que le refroidisseur arrière principal était placé à 18 cm de la feuille et à 19 mm au-dessus du bain. Des étireurs de marge ont été utilisés au lieu des cylindres moletés et l'on a adopté des refroidisseurs constitués par des ventilateurs refroi-30 dis par eau. Les résultats suivants ont été obtenus: La largeur totale de la feuille était telle qu'après un découpage marginal de 156 mm le long de chaque bord on a obtenu quatre parties, chacune d'une largeur d'environ 56 cm, qui seront désignées ci-après com-35 me étant respectivement la partie gauche, la partie centre-gauche, la partie centre-droite et la partie droite de la feuille. Des relevés ont été effectués à 1' analyseur de distorsion sur chaque partie, et ont donné les résultats suivants: pour la partie gauche, ADS était de 47, ADC de 27 et AD-75 de 19; pour la partie 40 centre-gauche, ADS = 25, ADC = 14, AD-75 = 7; pour la partie 71 013.11 40 2076142 centre-droite, ADS = 23, ADC = 14 et AD-75 - 9; pour la partie droite, ADS = 22, ADC = U"et AD-75 = 12. Cependant, en prenant la meilleure de ces parties de 56 cm chacune, on obtenait des relevés de ADS = 12, ADC = 7 et AD-75 = 4, et l'on peut en 5 déduire que sur 1'ensemble de la largeur de la feuille on pouvait obtenir au moins une ébauche de pare brise d'une largeur de 0,813 mm environ. Exemple 3 On a reproduit l'Exemple 1 sauf que la machine à étirer 10 a été actionnée à la vitesse de 2 ,284 m/mn et de façon à donner un verre d'une épaisseur nominale de 1,27 mm. En outre, on a utilisé des refroidisseur s principaux constitués par des brûleurs refroidisseurs répartis en deux tronçons, à savoir des brûleurs refroidisseurs comportant deux tuyaux à gaz au lieu des trois 15 indiqués dans l'Exemple 1. L'alimentation en combustible gazeux de chaque tronçon était assurée avec un débit d'environ 0,425 nr^/h. Le refroidisseur avant principal était placé 25 mm au-dessus du bain et à 190 mm de la feuille, tandis que la refroidisseur arrière principal était placé à 200 mm de la feuille et 160 mm 20 au-dessus du bain. La température, à 11,25 m du ménisque, était de 1 325°C, tandis qu'à 1,22 m du ménisque elle était de 1,159»5°C. La température, près du milieu de la feuille, entre les cinquième et sixième cylindres de la machine à étirer, était de 514°C, tandis qu'entre las neuvième et dixième cylindres elle était de 370°C. On a utilisé des machines à cylindres moletés pour 1ss bords, ainsi que des pièces en céramique au lieu des refroidisseurs à ventilateurs refroidis par eau. Des refroidisseurs à cuvette de réception refroidie par eau ont été utilisés, avec trois passes à sec. 30 En opérant dans les conditions exposées ci-dessus, on a obtenu les résultats ci-après: La partie gauche de 56 cm de large avait une ADS de 36, un ADC de 28 et un AD-75 de 16. La partie centre-gauche également de 56 cm était sensiblement meilleure, indiquant une 35 ADS de 13, une ADC de 6 et un AD-75 de 4; en outre, la partie centre-droite de 56 cm était encore meilleure, avec ADS = 11, ADC = 6 et AD-75 = 3* La partie de droite donnait un ADS = 20, un ADC = 16 et un AD 75 de 7• Il y avait donc, sur la largeur de la feuille, suffisam-40 nient de verre pour pouvoir en tirer, en prenant les deux meilleu 71 01311 2076142 res parties et en laissant un intervalle de 25 cm entre elles, deux ébauches de pare brise ayant chacune une'largeur de 0,84- m et une longueur de 1,78 m, chaque ébauche de pare brise étant découpée au fur et à mesure de 1*étirage de la feuille de verre, 5 de telle sorte que l'on obtenait,pour la bande centrale de 0,56 m d'une de ces ébauches, des relevés tels que: ADS = 10, ADC = 8, AD-75 = 3, et pour l'autre ébauche, des relevés tels que: ADS =8, ADC = 6 et AD-75 = 2. Exemple IY 10 On a reproduit l'Exemple 3, sauf que l'emplacement des refroidisseurs principaux était le même que dans l'Exemple 2. En outre, l'épaisseur nominale du verre élaboré était maintenant « de 1,65 mm, tandis que la vitesse d'étirage était de 1,93 m/mn. Les refroidisseurs principaux étaient constitués par des brûleurs 15 refroidisseurs en deux tronçons dont les tuyaux de brûleurs étaient logés dans l'intervalle laissé libre par l'élimination d'une des lignes inférieures de tuyauteries d'eau.de chaque refroidisseur. De plus, un matériau en nid d'abeilles d'une épaisseur de paroi de 0,2 mm, d'une épaisseur globale de 6,35 mm et 20 comportant des cellules de 6,35 mm a été suspendu à l'aide de pinces sur les faces "chaudes" de chacun des refroidisseurs principaux. La température, relevée à 11,25 m du ménisque était de 1 327,5°C, et à 1,22 m du ménisque, de 1 158,5°C. Entre les cinquième et sixième cylindres la température était de 525,5°C, 25 et entre les neuvième et dixième cylindres, de 386,5°C. En réunissant les conditions opératoires indiquées ci-dessus, on a obtenu les résultats suivants: La partie de gauche de 0,56 m a donné un relevé AD Somme = 38, ADC de 30 et AD-75 de 16 ; la partie centre-gauche a 30 donné un relevé ADS de 10, ADC de 4 at AD-75 de 4; la partie centre-droite a donné un relevé ADS de 24, ADC de 8 et AD-75 de 9; enfin, la partie droite a donné un- relevé ADS de 30, ADC de 15 et AD-75 de 15» En choisissant les deux meilleures parties de la feuille et en laissant au moins 25 cm de marge entre les deux 35 parties ainsi sélectionnées, on a obtenu une partie de 0,56 m qui se trouvait entre la partie centre-droite et droite et qui a donné un relevé ADS de 10, ADC de 5 et AD-75 de 5« A partir de cette bande, il est évident qu'il était possible de tirer deux ébauches de pare brise ayant chacune une largeur de 0,84 m et 40 une longueur de 1,78 m, dont l'une correspondait à la partie 71 01311 42 2076142 centre-gauche et l'autre à la partie indiquée ci-dessus. Observations complémentaires Bien que, dans la description qui précède, il soit fait état de l'usage combiné de divers expédients visant conjoin 5 tement à la production de verre en feuille à faible caractéristique de distorsion, il y a lieu de souligner que chacun de oes expédients est utile en soi pour contribuer à réaliser un verre à faible distorsion et/ou à améliorer le rendement du procédé. 71 01311 43 2076142 RETONDICATIOUS 1. Une feuille de verre ayant une épaisseur nominale comprise entre 0,75 et 2,5 mm, cette feuille de verre étant caractérisée par le fait qu' elle est essentiellement exempte de 5 strie bissectrice d'épaisseur; par le fait qu'elle présente deux surfaces polies au feu; par le fait que sa composition chimique est pratiquement la même en tous ses points; par le fait qu'elle comporte une aire d'au moins 0,56 m par 1,52 m de qualité telle, en ce qui concerne ses caractéristiques de faible distorsion, 10 qu'en la soumettant à un examen consistant à faire passer un faisceau collimaté de lumière visible à travers le verre et en mesurant la puissance optique du verre en divers points le long d'un trajet rectiligne d'une longueur de 0,56 m, ce trajet étant l'un quelconque parmi les trajets rectiligaes possibles de 15 0,56 m qui sont contenus en totalité dans cette aire, le taux maximal décelé de variation de ladite puissance optique ne dépasse pas la valeur de celui obtenu en faisant passer un tel faisceau collimaté à travers un verre comportant dans une surface, l'autre étant plane, un arc d'une portée de 12,7 mm et une flèche de 20 0,0033 mm, ces critères correspondant à un ADC (analyse de distorsion "crete") de 10 unités au maximum; par le fait que la feuille de verre, considérée dans l'aire précitée, est en outre d'une qualité telle que, lorsqu'on soumet cette aire à un examen du type indiqué ci-dessus et que l'on trac8 la courbe de variation 25 de la puissance optique en dioptries, en fonction de la distance parcourue le long dudit trajet, on obtient une aire maximale de déviation, par rapport à une ligne de puissance optique nulle, qui est de 0,127 dioptrie-mm (0,05 dioptrie-pouce), pour une longueur de trajet de 0,56 m, -ces critères correspondant à un 30 ADS (analyse de distorsion "somme")de 25 unités au maximum; et par le fait que le verre précité est également exempt, dans l'aire considérée, de coin d'épaisseur, ainsi que le prouve une variation d'épaisseur ne dépassant pas 0,0004 mm par mm. 2» Une feuille de verre selon la revendication 1, 35 caractérisée en ce qu'elle possède, après découpage de bandes marginales, dans des parties latérales opposées d'une largeur de 150 mm, une épaisseur moyenne supérieure de 0,125 à 0,375 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large située en son centre. 44 71 01311 2076142 3. Une feuille de verre ayant une épaisseur nominale comprise entre 0,75 et 3,30 mm, caractérisée par le fait qu'elle est essentiellement exempte de strie bissectrice d'épaisseur; par le fait qu'elle présente deux surfaces polies au feu; par le 5 fait que sa composition chimique est pratiquement la même en tous ses points; par le fait qu'elle présente, après découpage de bandes marginales, dans des parties latérales opposées d'une largeur de 150 mm, une épaisseur moyenne supérieure de 0,125 à 0,375 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large 10 située en son centre; par le fait qu'elle contient une aire d'au moins 0,56 m par 1,52 m de qualité telle, en ce qui concerne ses caractéristiques de faible distorsion,■ qu'en la soumettant à l'examen consistant à faire passer un faisceau collimaté de lumière visible à travers le verre et en mesurant la puissance 15 optique du verre en divers points le long d'un trajet rectiligne d'une longueur de 0,56 m, ce trajet étant l'un quelconque parmi les trajets rectilignes possibles de 0,56 m contenus en totalité dans cette aire, le taux maximal décelé de variation de ladite puissance optique ne dépasse pas la valeur de celui obtenu en 20 faisant passer un tel faisceau collimaté à travers un verre comportant dans une surface, l'autre étant plane, un arc d'une portée de 12,7 mm et une flécha de 0,0033 mm, ces critères correspondant à une ADC (analyse de distorsion "crête") de 10 unités au maximum; par le fait que la feuille de verre, considérée dans 25 ladite aire, est en outre d'une qualité telle que, lorsqu'on soumet cette aire à un examen du type indiqué ci-dessus et que l'on trace la courbe de variation de la puissance optique en dioptries, en fonction de la distance parcourue le long dudit trajet, on obtient une aire maximale de déviation, par rapport à 30 une ligne de puissance optique nulle, qui est de 0,127 dioptrie-mm (0,05 dioptrie-pouce) pour un trajet de 0,56 m, ces critères correspondant à un ADS (analyse de distorsion "somme") de 25 unités au maximum; et par le fait que le verre précité est également exempt, dans l'aire considérée, de coin d'épaisseur, ainsi que 35 le prouve une variation d'épaisseur ne dépassant pas 0,0004 mni ■ par mm. 4* Un procédé de fabrication de verre en feuille par étirage vertical ascendant, caractérisé en ce que: a) on utilise des conditions opératoires telles que si on compare 40 ce procédé avec les procédés utilisés jusqu'à présent à l'échelle 71 01311 . . 2076142 industrielle, la dimension du ménisque, déterminée en fonction du volume de verre qui se trouve dans la région du ménisque, est au moins aussi petite que celle obtenue par le procédé Pittsburgh, tel qu'il a été mis en oeuvre jusqu'à présent pour la fabrication 5 de verre ayant l'épaisseur nominale considérée et obtenu en utili- èant une vitesse d'étirage telle que la somme de la vitesse d'étirage, en centimètre/minute, et de l'épaisseur nominale du verre . produit, enc centième de millimètre, soit un chiffre compris entre 325 et 376 ; b) on adopte un mode opératoire dans et par lequel on 10 empêche tous courante d'air ou tirages, descendants de se produire à partir des côtés"chauds" des refroidisseurs principaux ; et c) le feuille de.verre reste constamment hors de contact d'avec tout corps solide tant que sa température n'est pas devenue inférieure à 51D°G. 4 15 5.- Un procédé selon la revendication 4, caractérisé en ou tre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 et 2,5 mm et dont la largeur est comprise en-20 tre 2 m et 3,05 m, et telle qu'une fois que ses bords ont été découpés, cette feuille de verre présente dans des parties marginales opposées, qui ont une largeur de 150 mm chacune, une épaisseur moyenne .supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large située au centre de ladite feuillé. 25 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un moyen d'isolation est prévu sur les côtés xx'oids des refroidisseurs principaux, afin d'éviter les courants descendants d'air froid provenant de ces refroidisseurs. 7.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en outre 30 par le fait que l'épaisseur d'une partie marginale de la feuille est contrôlée à> des intervalles de temps compris entre environ 15 ët 120 mm, et cela à des empla'cements situés à environ 50 à 100 mm à l'intérieur de la partie marginale de la feuille, alors qu'elle émerge dudit ménisque, afin que les parties marginales découpées 35 de ladite feuille; alors qu'elle émerge dudit ménisque, présentent une épaisseur de l'ordre indiqué"plus haut. 8.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle.vsorte que, par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient .une féuille de 71 01311 20761A2 verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 et 2 ,5 mm et la largeur entre 2 m et 3,05 m, et telle qu'une fois que ses bords ont été découpés, cette feuille présente dans des parties marginales opposées, qui ont une largeur 5 de l'ordre de 150 mm, une épaisseur moyenne supérieure de 0,1 à 0,36 nim à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large située an centre de ladite feuille. 9« Procédé selon la revendication 8, caractérisé en outre par le fait que l'épaisseur d'une partie marginale de cette 10 feuille est contrôlée à des intervalles de temps compris entre environ 15 et 120 mn, et cela à des emplacements situés à environ 50 à 100 mm à l'intérieur de la partie, marginale de la feuille, alors qu'elle émerge dudit ménisque, afin que les parties marginales découpées de la feuille, alors qu'elle émerge du ménisque, 15 présentent une épaisseur de l'ordre indiqué ci-dessus. 10. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en outre par le fait qu'un combustible gazeux est brûlé par plusieurs brûleurs disposés et associés, de manière opérationnelle, à'diverses parties de la feuille, réparties sur la largeur de 20 celle-ci, ces brûleurs étant chacun susceptibles d'être actionnés individuellement pour agir sur la température du verre de la feuille, dans le sens de sa largeur, et par conséquent sur le profil d'épaisseur de la feuille relevé sur la largeur de celle-ci. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé 25 en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 et 2,5 mm et la largeur entre 2 m et 3,05 m, et telle que après découpage de ses bords, ladite feuille 30 de verre présente dans des parties marginales opposées qui ont une largeur d'environ 150 mm, une épaisseur moyenne supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large située au centre de la feuille. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisée 35 en outre par le fait qu'il est prévu un moyen d'isolation sur les côtés froids des refroidisseurs principaux, afin d'empêcher les-tirages descendants d'air froid en provenance de ces refroidisseurs. 13» Procédé selon la revendication 12, caractérisé 40 en outre par la fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, 71 01311 47 2076142 par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré"verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 et 2,5 mm, pour une largeur comprise entre 2 m et 3,05 m, cette feuille étant telle qu'une fois que 5 ses bords ont été découpés, elle présente des parties marginales opposées d'une largeur d'environ 150 mm dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie de 150 mm de large située au centre de la feuille. 14. Procédé de fabrication de verre par étirage 10 vertical, caractérisé par le fait que la vitesse d'étirage V utilisée satisfait l'équation V = N - T, où V désigne la vitesse d'étirage en pouces (25,4 mm) par.minute, lï désigne un nombre entier compris entre 128 et 148, et T désigne l'épaisseur nominale de la feuille de verre en cours d'élaboration, en millièmes 15 de pouce (0,0254 mm). 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, d'une épaisseur nominale 20 comprise entre 0,75 et 2,5 mm et d'une largeur comprise entre 2 m et 3,05 m, et telle qu'après découpage de ses bords, cette feuille de verre prédente des parties marginales d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie d'environ 150 mm de large 25 située au centre de la feuille. 16. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'un combustible gazeux est brûlé par plusieurs brûleurs disposés de façon à agir sur différentes parties de la feuille, réparties sur la largeur de cette feuille, les brûleurs précités 30 étant susceptibles d'être commandés individuellement de façon à agir sur la température du verre de la feuille, sur la largeur de celle-ci, et de modifier ainsi le profil d'épaisseur sur la. largeur de la feuille de verre. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en 35 outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise.entre 0,75 et 2,5 mm, et dont la largeur est comprise entre 2 m et 3,05 m, cette feuille étant telle qu'après découpage 40 de ses bords elle présente des parties marginales d'environ 48 ; 71 01311 . -2076142 150 mm de large, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie d'environ 150 nan de large prise au centre de la feuille. 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en 5 ce qu'il est prévu un moyen d'isolation sur les côtés froids des refroidisseurs. principaux, afin d'empêcher les courants ou tirages d'air froid en provenance de ces dispositifs. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par 10 suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, ayant une épaisseur nominale comprise entre 0,75 et 2,5 mm, et une largeur comprise entre 2 m et 3,05 m, cette feuille étant telle qu'après découpage de ses bords, elle présente des parties marginales opposées d'une largeur 15 d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie d'environ 150 mm de large prise au centre de la feuille. 20. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en outre par le fait que l'épaisseur d'une partie marginale de la 20 feuille de verre est contrôlée à des intervalles de temps compris entre environ 15 mm et 2 heures, et cela à des endroits situés à environ 50 à 100 mm à l'intérieur de la partie marginale de la feuille, alors qu'elle émerge du ménisque, afin que les parties marginales découpées de la feuille, alors qu'elle émerge du ménis- 25 que, présente l'épaisseur indiquée plus haut. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, à la suite du contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, ayant une épaisseur nominale 30 de l'ordre de 0,75 à 2,5 mm et une largeur de 2 m à 3,05 m, cette feuille étant par ailleurs telle qu'après découpage de ses bords, elle présente des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure d1 environ 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie d'environ 35 150 mm de large située au centre de la feuille. 22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en outre par le fait que l'on brûle du combustible gazeux à l'aide de plusieurs brûleurs disposés de façon à agir sur différentes parties de la feuille, réparties sur sa largeur, ces brûleurs 40 pouvant être commandés individuellement afin d'agir sur la tempé- 49 71 01311 2076142 rature du verre de la feuille, sur la largeur de celle-ci, et par conséquent, sur le profil d'épaisseur considéré suivant la largeur de ladite feuille de verre. 23» Procédé selon la revendication 22, caractérisé 5 en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, grâce à un contrôle adéquat de ses paramètres, on produit une feuille de verre par étirage vertical, dont l'épaisseur nominale est de l'ordre de 0,75 à 2,5 mm, et la largeur de 2 m à 3,05 m, cette feuille étant par ailleurs telle qu'après découpage de ses 10 bords, elle présente des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie également d'environ 150 mm de large mais située dans le milieu de la feuille de verre. 15 24. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en outre par la fait qu'il est prévu un moyen d'isolation sur les côtés froids des refroidisseurs principaux, afin d'empêcher les courants d'air froid descendant en provenance de ces dispositifs. 25-» Procédé selon la revendication 24, caractérisé en 20 outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite du contrôle approprié de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 et 2,5 mm, et la largeur entre 2 m et 3,05 m, cette feuille de verre étant en outre telle qu'après dé-25 coupage de ses bords, elle présente des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à l'épaisseur moyenne d'une partie d'environ 150 mm de large puise vers le milieu de la feuille. 26. Procédé selon la revendication 14, caractérisé 50 en outre par le fait que l'on soumet la feuille de verre ainsi produite à des examens afin d'en déterminer les caractéristiques de faible distorsion, après quoi l'on découpe dans cette feuille de verre une partie d'au moins 0,81 m de large sur 1,78 m qui présente une zone centrale dont lss dimensions sont d'au moins 0,56 m par 35 1,52 m, et dont les caractéristiques de distorsion sont telles qu'en faisant passer à travers cette partie un faisceau collimaté de lumière visible et en .mesurant la puissance optique du verre en des endroits répartis le long d'un trajet rectiligne d'une longueur de 0,56 m, ce trajet étant l'un quelconque parmi les 40 trajets rectilignes de 0,56 m qui se trouvent entièrement dans 71 01311 50 •20 76142 ladite zone centrale, on décèle un taux maximal de variation de puissance optique qui ne dépasse pas celui obtenu en faisant passer ce faisceau de lumière collimatée à travers un verre ayant dans une de ses faces, l'autre étant plane, un arc ayant une 5 portée de 12,7 mm et une flèche de 0,0033 mm, ces critères correspondant à une valeur d'ADC de 10 unités au maximum; en ce que. dans ladite zone centrale, 3a feuille de verre est en outre de qualité telle que, lorsqu'on soumet cette zone à un examen du genre indiqué plus haut et que l1on trace la courbe de variation de 10 la puissance optique, en dioptries, en fonction de la distance parcourue sur le trajet précité, on obtient une aire maximale d'écart, par rapport à line ligne correspondant à une puissance optique nulle, qui est de 0,127 dioptrie - mm (0,05 dioptrie par pouce) pour une longueur de trajet de 0,56 m, ces critères corres-15 pondant à un ADS de 25 unités au maximum; et en ce que ledit verre, dans l'aire considérée, est également exempt de coin d'épaisseur, ce qui est prouvé par une variation d'épaisseur ne dépassant pas 0,0004 mm par mm. 27. Procédé selon la revendication 26, caractérisé 20 en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte .que, par suite du contrôle approprié de ses paramètres, on obtient une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur nominale est comprise entre 0,75 mm et 2,5 mm et la largeur entre 2 m et 3,05 m, et telle qu'après découpage de ses bords, elle présente 25 des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm à celle d'une partie de 150 mm de large environ prise au centre de la feuille. 28. Procédé^selon la revendication 26, caractérisé 30 en ce qu'un combustible gazeux est brûlé par plusieurs brûleurs agencés de façon à coopérer avec différentes parties de la feuille, réparties dans le sens de. la largeur, ces brûleurs pouvant être commandés individuellement afin d'agir sur la température du verre de la feuille, sur la largeur de celle-ci, et par 35 conséquent, sur le profil d'épaisseur pris sur la largeur de ladite feuille de verre. 29. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite d'un contrôle approprié de ses paramètres, on obtient 40 une feuille de verre étiré verticalement, dont l'épaisseur 71 01311 51 2076142 nominale est comprise entre 0,75 et 2,5 mm et la largeur entre 2 m et 3,05 m, cette feuille étant telle qu'après découpage de ses bords, elle présente des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure 5 de 0,1 à 0,38 mm à celle d'une partie de 150 mm de large prise au centre de la feuille. 30. Procédé selon 3a revendication 28, caractérisé en outre par le fait qu'il est prévu un moyen d'isolation sur les côtés froids des refroidisseurs principaux, afin d'empecher les 10 courants d'air froid provenant de ces refroidisseurs et dirigés vers le bas# 31« Procédé selon la revendication 30, caractérisé en outre par le fait qu'il est mis en oeuvre de telle sorte que, par suite d'un contrôle adéquat de ses paramètres, on obtient une 15 feuille de verre étiré verticalement, d'une épaisseur nominale comprise entre 0,75 et 2,5 mm et d'une largeur comprise entre 2 m et 3,05 m, et telle qu'après découpage de ses-bords, elle présente des parties marginales opposées, d'une largeur d'environ 150 mm, dont l'épaisseur moyenne est supérieure de 0,1 à 0,38 mm 20 à celle d'une partie, également d'environ 150 mm de large, prise dans le milieu de la feuilleo 32i Procédé selon 3a revendication 26, caractérisé en outre par le fait que l'épaisseur d'une partie marginale de la feuille est contrôlée à des intervalles de temps compris entre 25 environ 15 mn et 2 h, et à des endroits situés à environ 50 à 100 mm à l'intérieur de la partie marginale de la feuilles, alors qu'e3J.e émerge du ménisque, afin que Iss parties marginales découpées de la feuille, alors qu'elle émerge du ménisque, présentent une épaisseur de l'ordre indiqué plus haut. 30 33. Appareil pour fabriquer une feuille de verre par étirage ascendant, comprenant des moyens propres à contenir un bain de verre en fusion, des moyens d'étirage comportant plusieurs paires de cylindres entraînés, situés au-dessus du niveau dudit bain, afin d'étirer du verre à partir de ce bain pour former un 35 ménisque, et des moyens principaux de refroidissement situé sur les côtés avant et arrière du ménisque précité, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des brûleurs agissant sur les surfaces chaudes desdits moyens principaux de refroidissement, ces brûleurs comprenant au moins trois sections associées à chacune 40 desdites surface's chaudes, celles de ces sections qui sont asso- 71 01311 K 2076142 oiées à l'une desdites surfaces chaudes étant réparties à des emplacements différents sur la largeur de cette surface et près du bas de celle-ci» 34» Appareil selon la revendication 33, caractérisé 5 en ce que les dites sections de brûleurs sont logées à l'intérieur dudit refroidisseur, en remplacement d'une des conduites inférieures de ce refroidisseur. 35» Appareil selon la revendication 33, caractérisé en ce que chacune de ces sections de brûleurs est contenue dans 10 un tuyau soudé au refroidisseur principal y associé et s'étend vers l'intérieur, en direction de la feuille de verre, à partir de ladite surface chaude, ce tuyau comportant des sorties pour un gaz, qui constituant des buses orientées vers les surfaces chaudes des refroidisseurs principaux. 15 36. Un procédé d'élaboration de verre en feuille, dans lequel le verre est étiré verticalement vers le haut, sous forme d'une feuille continue, à partir d'un bain de verre fondu, et dans lequel on découpe des tronçons dans la feuille alors que celle-ci est maintenue verticalement, caractérisé en ce qu'il 20 consiste à explorer périodiquement le verre d'une feuille, dans le sens transversal, avec un faisceau de lumière collimatée, réduit à une bande étroite et projeté contre une grande face de la feuille et à travers le verre, à produire un signal qui est fonction de la partie de la lumière qui émerge de l'autre grande face 25 de la feuille sous forme d'une bande étroite, ce signal étant sensible aux changements de puissance optique du verre qui résultent de variations d'épaisseur de celui-ci, à déterminer lesdits changements de puissance optique sur une étendue importante de la largeur de la feuille et, conformément à cette détermination, à 30 régler en corrélation la vitesse d'étirage de la feuille, la variation d'épaisseur en travers de la feuille et la température en travers de ladite étendue de la feuille, pour éviter que la puissance optique de la feuille sur cette étendue dans la zone de déformation ou de distorsion maximale, dépasse 0,02 dioptrie sur 35 une fraction importante de la largeur de la feuille. 37» Procédé selon la revendication 36, caractérisé en ce que l'étendue de la feuille soumise à ladite exploration a une longueur d'au moins 0,56 m. 38. Procédé selon la revendication 37, caractérisé en 40 ce que, lorsque la puissance optique maximale dépasse 0,02 dioptrie, 71 01311 53 2076142 la vitesse d'étirage est réduite jusqu'à ce que cette puissance ne soit plus dépassée; 39. Un procédé d'élaboration de verre en feuille, dans lequel on étire le verre vers le haut, sous forme d'une 5 feuille continue, à partir d'un bain de verre en fusion, et dans lequel on coupe des tronçons de la feuille pendant que celle-ci est maintenue verticalement, caractérisé en ce qu'il consiste à étirer la feuille tout en réglant sa température près du point d'étirage de façon à obtenir une feuille dont l'épaisseur est plus grande d'environ 0,1 à 0,38 mm le long de sa partie marginale, à l'intérieur des bords de la feuille, que dans la zone centrale de ladite feuille, le profil d'épaisseur de la feuille étant plat dans sa partie centrale après découpage des bords, ce qui peut être mis, en évidence par l'absence de tout écart, par rapport à 15 une diminution régulière, lorsqu'on passe des bords vers le milieu de la feuille, qui soit supérieur à 0,05 mm» 40. Procédé selon la revendication 4," caractérisé en ce que le verre fondu d'alimentation utilisé dans ce procédé est pratiquement exempt de grains et de soufflures, et possède 20 une qualité, en ce qui concerne le défaut dit de "moussa", ne dépassant pas la norme industrielle américaine "Industry Grade N° 2". 41. Un procédé de fabrication de pare brise de sécurité, caractérisé en ce qu'il comprend les phases qui consis- 25 tent: a) à élaborer un verre plat conformément au procédé selon la revendication 4, le verre fondu utilisé pour ce procédé étant pratiquement exempt de grains et de soufflures, et ayant une qualité de "mousse" conforme ou inférieure à la norme américaine "Industry Grade K° 2"; b) à choisir des morceaux du produit obtenu 50 suivant la phase a), qui possèdent une étendue superficielle appréciable, de l'ordre de 0,56 m par 1,50 m, et présentent une distorsion à la transmission ne dépassant pas 0,02 dioptrie lorsqu'ils sont explorés à une vitesse de 50 mm.s sur tout trajet de 0,56 m pris dans ladite étendue superficielle; et c) à former un 35 sandwich avec ces morceaux de verre plat ainsi choisis et une couche intercalaire en matériau résineux afin de produire une ébauche de pare brise. 42. Ebauche de pare brise caractérisée en ce qu'elle est réalisée conformément ai procédé selon la revendication 41»