208073^ Les dispositifs connus pour poser des boutons sur des tissus sans les coudre sont essentiellement de deux types : l'un consiste à insérer le tissu entre deux pièces qui restent liées l'une à l'autre par compression et déformation permanente, de 5 sorte que le démontage du bouton ne peut qu'abîmer le tissu ; l'autre consiste, au contraire, à insérer le tissu entre deux pièces qui restent liées l'une à l'autre par compression, mais en se déformant ëlastiquement, de sorte qu'on peut défaire l'assemblage en exerçant sur ces pièces un effort de traction 10 essentiellement égal à l'effort de compression exercé au moment de la pose. La présente invention crée un dispositif du second type pour poser un bouton sur un tissu sans avoir besoin de le coudre, mais tel que, tout en permettant de poser ce bouton en exerçant 15 un effort de compression relativement limité sur les deux pièces entre' lesquelles est inséré le tissu, mais avec déformation simplement élastique d'une de ces pièces, il ne permet pas au bouton de se séparer du tissu et renforce même plutôt leur assemblage à mesure qu'augmente l'effort de traction exercé sur le 20 bouton, mais permet , par contre, de le démonter sans abîmer le tissu en agissant volontairement sur les deux pièces avec un effort limité et de la manière qui sera mieux précitée dans la suite de cette description. Le dispositif objet de la présente invention est constitué 25 par trois éléments à savoir : un bouton percé de part en part ; une tige de fixation avec une embase pour la retenir sur le tissu et un renflement à l'extrémité opposée à cette embase ; et une capsule dont les parois peuvent se déformer élastiquement et qui présente à l'intérieur une cavité ayant une entrée ré-30 trécie pour permettre d'y loger le renflement de la tige ; la surface extérieure de la capsule et la surface intérieure du trou percé dans le bouton pouvant être accouplées par un simple glissement au contact l'une sur l'autre en bloquant le renflement de la tige que l'on avait préalablement engagé dans la 35 cavité avant l'accouplement. La capsule a, habituellement, son bord terminal légèrement élargi de manière à s'accoupler par déclic avec le bord du fond du trou percé dans le bouton afin de rendre l'accouplement entre la capsule et le bouton plus stable (mais non pas permanent). 71 06297 2 2080734 Selon une des formes de réalisation préférées de l'invention, le renflement de la tige est de forme biconique et se termine par une véritable pointe, ce qui est très avantageux pour pénétrer dans le tissu et pour en sortir sans arracher les fils, 5 mais en les écartant tout simplement. Le renflement de la tige peut néanmoins avoir des formes différentes ; il peut être ellipsoïdal, sphérique, doublement parabolique, biconique, etc. La base de retenue pourra avoir les dimensions et la forme que l'on voudra à la seule condition 10 d'avoir des dimensions transversales supérieures à celle de la tige afin de pouvoir faire prise sur le tissu sur lequel on veut poser le bouton. La capsule peut avoir différentes formes ; elle aura, de préférence, des parois avec une surface extérieure tronconique 15 et pourvue d'entailles afin qu'elle soit plus élastique. Le trou percé dans le bouton peut avoir, lui aussi, différentes formes, il sera, de préférence, tronconique avec une co-nicité égale ou supérieure à celle de la surface externe de la capsule. Dans le premier cas, la cavité de la capsule a une 20 section d'entrée de dimensions inférieures à la dimension maxima du renflement de la tige, de sorte qu'on ne peut introduire ou extraire celui-ci qu'en écartant élastiquement les parois de la capsule, tandis que, une fois que le montage est réalisé (c'est-à-dire quand la capsule insérée dans le trou percé dans le bou-25 ton s'est accouplée avec la paroi de celui-ci).le blocage du bouton est permanent du fait que la paroi du trou qui y est percé empêche la capsule de s'élargir, même si on tire fortement sur le bouton jusqu'à arracher le tissu. Dans le second cas, au contraire, la capsule peut avoir 30 une section d'entrée qui ne soit pas nécessairement de dimensions inférieures à la dimension maxima du renflement qui peut par suite pénétrer dans la cavité sans forcer ou sans un déclic. Mais, quand la capsule s'accouple avec le trou percé dans le bouton, la plus forte conicité de ce trou provoque le resserre-35 ment des parois de la capsule ét, par suite, le blocage de la tige avec son renflement et celui de la capsule sur le bouton ; et ce blocage tend à devenir d'autant plus efficace que l'effort de traction ou d'arrachement exercé sur le bouton est plus important. 71 06297 2080734 Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront plus clairement de la description ci-après de différentes formes de réalisation, représentées simplement à titre d'exemples dans les planches de dessins jointes. 5 La fig. 1 représente, en coupe, un dispositif monté sur le tissu. La fig. 2 représente le dispositif de la fig. 1 dont les différentes pièces sont séparées les unes des autres ; La fig. 3 représente, vu en coupe, un dispositif légèrement 10 différent du précédent ; La fig. 4 représente le dispositif de la fig. 3 dont les différentes pièces sont séparées les unes des autres ; La fig. 5 représente, vu en coupe, le dispositif de fig. 1 légèrement modifié ; 15 La fig. 6 montre la capsule et la tige'du dispositif . nt leur accouplement ; La fig. 7 montre la capsule de la fig. 6 après qu'elle ; tourné de 90° autour de son axe, Le dispositif des fig. 1 et 2 comporte : un "bouton 4 percé 20 d'un trou central tronconique 13 et présentant une gorge 14 ; une tige de fixation 11 avec un renflement biconique en pointe 1 et une embase de retenue 12 ; enfin, une capsule 6 avec une cavité 5 et des parois extérieures tronconiques pourvues d'entailles 9, la paroi du fond de la capsule s'élargissant en 25 forme de lentille 7 pour recouvrir le bouton. Dans le vas représenté ici, la conicité extérieure de la capsule est égale à celle du trou 13 et' la plus petite dimension de la cavité 5 est inférieure au diamètre maximum du renflement 1. Pour le montage, il suffit de faire passer la tige 11 avec 30 son renflement pointu 1 à travers le tissu, d'introduire ce renflement 1 dans le trou 13 du bouton 4, de l'insérer avec un déclic dans la cavité 5 de la capsule 6, d'engager cette capsule dans le trou 13 âu. bouton, et enfin d'accoupler le bouton et la capsule en engageant l'épanouissement 7 dans la gorge 14. Il 35 est clair qu'on n'a qu'un effort minime à exercer pour réaliser ce montage, et que ceci fait, un effort de traction, même notable, exercé sur le bouton directement, ou par l'intermédiaire de la pièce de vêtement qui est boutonnée ou d'une déchirure éventuelle ne parvient pas à débloquer le dispositif. 71 06297 n 2080734 Si on veut, en contraire, démonter le bouton volontairement sans abîmer le tissu 2, il suffit de comprimer le bouton contre . celui-ci en poussant en sens inverse l'embase 12 jusqu'à ce que le bord de l'épanouissement 7 se dégage de la gorge 14 auquel 5 cas la capsule se dégage aussi en partie du bouton ; en tirant alors sur la tige, on peut dégager le renflement des parois de la capsule qui peuvent s'écarter élastiquement. les fig. 3 et 4 représentent une forme de réalisation du dispositif analogue, à la précédente avec seulement les variantes 10 ci-après. La capsule 6 présente toujours une cavité 5 avec les entailles 9 comme précédemment, mais sa plus petite dimension n'est pas inférieure à la dimension maxima du renflement 1-, de sorte que celui-ci pénètre librement et sans déclic dans la cavité. En outre, la conicité des parois extérieures de la -capsule 6 15 est moindre que celle de la paroi du trou 13 percé dans le bouton, de sorte que les parois de la capsule se resserrent et bloquent le renflement 1 quand on inaère la capsule dans le trou 13-Dans ce cas aussi, une fois le montage réalisé, le blocage tend à devenir plus efficace à mesure qu'augmente l'effort de traction 20 ou d'arrachage exercé sur le bouton. Quand on veut démonter le bouton, on procède en exerçant un petit effort comme il a été indiqué précédemment. Dans le cas représenté par les fig. 3? 4 et 5» la paroi conique de la capsule 6 se termine par un rebord 8 légèrement plus 25 large, (en creux) que le trou percé dans le bouton, de sorte que, quand on monte le "bouton, en exerçant une légère pression entre la capsule et celui-ci jusqu'à faire déclencher le rebord 8 sous le bouton 4 on est certain qu'on a atteint la position de blocage. La forme de réalisation représentée par les fig. 5» 6 et 7 30 est une variante de celle, des fig. 1 et 2. La capsule 6 présente un épanouissement 8 semblable à celui représenté sur les fig. 3 et 4, mais qui, au lieu d'être limité par un mince rebord, se prolonge en 8' de manière à atteindre le tissu 2 après que le bouton a été définitivement posé ; celui-ci est ainsi posé de 35 manière plus stable sur le tissu. Un autre variante réside dans le fait que la pointe 14 du renflement biconique 1 est légèrement arrondie afin d'éviter qu'elle ne pénètre à l'intérieur d'un fil du tissu en le détériorant, mais qu'elle passe au contraire entre un fil et l'autre. 71 06297 5 2030734 l'arête terminale 12' de l'embase 12 est arrondie afin d'éviter l'usure ou la détérioration d'autres vêtements placés au-dessous. Enfin la tête 7 est plus petite que dans les autres réali-5 sations décrites plus haut et légèrement épaissie en son centre pour éviter qu'elle puisse éventuellement être percée par la pointe12. la caractéristique du dispositif objet de la présente invention, comparativement aux dispositifs connais qui présentent 10 aussi un blocage élastique, ressort à l'évidence de l'exposé ci-dessus. Il existe, en effet, dans les dispositif actuels, une limite à l'arrachement du bouton qui est exactement celle nécessaire pour le montage. On a tâché de remédier à cet inconvénient dans certains dispositifs en prévoyant une zone plane 15 en creux dans la partie inférieure du renflèment pointu afin d'empêcher qu'il se dégage, mais il est clair que ce creux endommage le tissu quand on veut démonter le bouton. Dans le dispositif de l'invention, au contraire, l'assemblage est exclusivement maintenu, sans un effort de traction, 20 par l'accouplement bouton-capsule qui empêche le renflement et par suite la tige de se dégager d'un trou dont la section est forcément moindre une fois le montage réalisé, la limite de résistance à l'arrachement est par conséquent constituée non pas par la limite de déformation élastique d'un des éléments, mais seulement par la limite de résistance à la rupture du plus 25 faible d'entre eux. Il suffirait donc, si on voulait éviter tout danger d'arrachage du tissu par des charges importantes, de créer, dans un des éléments qui constituent le dispositif, une amorce de rupture appropriée, calibrée pour un effort préalablement fixé. 71 06297 6 2080734 REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour poser rapidement un bouton sur un tissu ou similaire et le démonter éventuellement sans abîmer celui-ci, caractérisé par le fait qu'il est constitué par trois éléments, 5 à savoir : un bouton percé de part en part, une tige de fixation présentant une embase pour la retenir sur le tissu et un renflement à l'extrémité opposée à cette embase, et une capsule dont les parois peuvent se déformer élastiquement et qui présente à l'intérieur une cavité ayant une entrée rétrécie pour per- 10 mettre d'y loger le renflement de la tige, la surface extérieure de la capsule et la surface intérieure du trou percé dans le bouton pouvant être accouplées par un simple glissement au contact l'une sur l'autre en bloquant le renflement de la tige que l'on avait préalablement engagé dans la cavité avant l'âccouple- 15 ment. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la tige comporte un renflement biconique ou similaire se terminant en pointe pour faciliter son introduction dans le tissu et son extraction en écartant simplement les fibres et 20 pour permettre aussi .de l'enfiler dans la capsule et de l'en dégager avec la plus grande facilité. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ee que la capsule a des parois qui peuvent se déformer élastiquement et dont la surface extérieure est tronconique, tandis 25 que le trou percé dans le bouton et dont la paroi est également tronconique une plus forte conicité que la capsule. 4 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la capsule a des parois qui peuvent se déformer élastiquement et dont la surface extérieure est tronconique, tandis 30 que le trou percé dans le bouton et dont' la paroi est également tronconique a la même conicité que la capsule. 5 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le bord terminal de la capsule est élargi de manière à s'accoupler par un déclic avec le bord du fond du 35 trou percé dans le bouton. 6 - Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la partie supérieure de la capsule est élargie de manière à recouvrir, tout au moins en partie, le bouton et que celui-ci 71 06297 7 2080734 est pourvu de moyens lui permettant de s'accoupler par un dé clic avec la partie supérieure élargie de la capsule. 7 - Bouton pouvant être posé sur un tissu comportant un dispositif de fixation suivant l'une des revendications précé dentes.