La présente invention concerne une machine automatique destinée à enrouler sur eux-memes des produits plats et malléables, tels que les galettes utilisées dans l'industrie pâtissière pour la réalisation de petits gateaux connus sous le nom de "cigarettes". De tels petits gateaux sont encore actuellement fabriqués un a un à l'aide de machines individuelles et leur production- nécessite donc une main d'oeuvre à la fois nombreuse et spécialisée. La présente invention s'est donc fixé pour but de proposer une machine automatique permettant la fabrication en grande série et à une cadence élevée de tels produits enroulés sur eux-memes. Ce but est atteint conformément à la présente invention grace à une machine automatique destinée a enrouler des produits plats et malléables sur eux-mêmes, caractérisée en ce~qu'elle comporté un dispositif d'alimentation desdits produits, une rangée de broches parallèles, solidaires d'un chariot mobile parallèlement à la direction desdites broches et autour desquelles peut venir glisser une bande continue entraSnée,d'une façon connue en soi, par un mouvement continu, et un dispositif dlévacua- tion des produits roulés obtenus. Ainsi, d'une part le fonctionnement-de la machine étant entièrement automatique, une main d'oeuvre importante se trouve libérée d'un travail fastidieux, et, d'autre part, la machine permettant la fabrication simultanée d'un grand nombre de produits, autant que de broches parallèles prévues, la capacité de production se trouve grandement améliorée et permet de ce fait l'insertion de cette machine dans une chaîne de fabrication en grande série desdits produits. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront à la lecture de la description suivante, donnée à titre indicatif mais non limitatif, d'un mode de réalisation de cette machine, description faite en référence au dessin annexé sur lequel : - la figure 1 représente une coupe longitudinale suivant la direction I-I de la figure 2 de la machine de 1' invention, - la figure 2 représente une coupe transversale suivant la direction II-II de la machine de la figure 1, le chariot mobile portant les rouleaux de guidage de la bande étant en position haute1 et, - la figure 3 représente une coupe transversale sui vant la direction II-II de la machine de la figure 1, le chariot mobile portant les rouleaux de guidage de la bande étant en position basse. Comme on peut le-voir sur la figure 1, la machine automatique selon l'invention se compose d'un premier dispositif d'alimentation constitué essentiellement par un ruban continu de transportl susceptible d'etre animé par un système connu et non représenté, de deux vitesses nettement différentes. Ainsi, les produits plats et malléables à enrouler sur eux-memes, par exemple des galettes 2 sortant d'un four de cuisson non représenté, régulièrement espacés en rangées transversales sur une bande de cuisson 3, sont-ils détachés de ladite bande 3 par un couteau fixe 4, contre lequel ils sont pressés par une brosse rotative 5, pour être déposés sur le ruban de transport 1. Le ruban 1 est alternativement animé d'une vitesse lente, en synchronisme avec celle de la bande 3, au moment du dépot, sur ce ruban 1, d'une rangée de galettes 2, puis d'une vitesse rapide entre les dépots de deux rangées successives, et assure une nette séparation de ces dernières. L'enroulage proprement dit des galettes 2 est réalisé au moyen d'une rangée de broches 6 situés dans un meme plan horizontal, parallèles entre elles et solidaires d'un chariot 7 mobile grtce à un vérin 8, suivant une direction parallèle à celle desdites broches 6. Ce chariot 7 roule sur des roulettes 9 montées sur le chassies 10 de la machine. Sur ce chassies 10 sont montées des roulettes 11 et 12, d'axes perpendiculaires entre eux, destinées à guider suivant une direction verticale, perpendiculaire au plan et à la direction des broches 6, un chariot 13 composé de deux barres transversales horizontales 13a et 13b et de deux entretoises verticales 13c. Les mouvements de ce chariot 13 sont commandés par l'intermédiaire d'un vérin 14, fixé au châssis 10, d'un levier coudé 15 articulé sur ledit châssis 10 par un axe 16, et d'une pièce de liaison 17 entre ledit levier 15 et ledit chariot 13. La barre transversale supérieure 13a du chariot 13 porte une série de rouleaux de guidage 18 d'axes horizontaux tous situés dans un meme plan et parallèles aux broches 6. Cette barre 13a porte également une série de leviers 19 articulés sur elle par des axes 20 parallèles aux rouleaux de guidage 18 et portant. eux-mêmes chacun un rouleau de guidage 21 d'axe parallèle à celui de ces derniers. A chacune de ses extrémités, cette barre transversale 13a est munie d'un rouleau de renvoi 22 autour duquel tourne une bande continue 23. Cette bande 23 tourne également autour de rouleaux de renvoi 24 et 25 montés sur une barre-horizontale 26 solidaire du châssis 10 de la machine. La bande 23 est entraînée dans le sens de la flèche 27 par un rouleau moteur 28 et passe autour d'un rouleau 29 monté sur un contre-poids 30 articulé sur le châssis 10 par un axe 31. Le contre-poids 3=0 est éventuellement assisté d'un ressort et/ou d'un amortisseur- 32, et destiné à assurer une tension constante de ladite bande continue 23. Une brosse 33 placée tangentiellement au rouleau moteur 28 est entraînée dans le sens de la flèche 34 par le meme organe moteur, non représenté, que celui du rouleau 28. La barre horizontale 26 porte une série de rouleaux 35 d'axes horizontaux, parallèles entre eux, montés sur des supports 36 dirigés vers le haut. De même, la barre transversale inférieure 13b du chariot 13 porte une série de rouleaux 37 d'axesparallles aux précédents et montés sur des supports 38 dirigés vers le bas. La bande continue 23 passe, d'une part, entre la série de rouleaux 35, solidaires du ch ssis 10 et la série de rouleaux 37, solidaires du chariot 13, et, d'autre part, entre les broches 6 et les rouleaux 18 et 21 solidaires de cemême chariot 13. Ainsi le chariot 13 peut, sous l'action du vérin 14, venir occuper alternativement deux positions différentes - une position haute, dite position d'enroulement, dans laquelle les rouleaux de guidage 18 et 21 sont situés à un niveau supérieur à celui des broches 6, la bande continue 23 qui tourne autour d'eux présentant donc au niveau de chacune desdites broches 6 sur lesquelles elle glisse, une forme en U ouverte vers le haut, telle que celle représentée sur la figure 2, - une position basse, dite position de dégagement, dans laquelle lesdits rouleaux de guidage 18 et 21 sont situés à un niveau inférieur à celui des broches 6, la bande continue 23 qui les sépare présentant alors une forme rectiligne telle que celle représentée sur la figure 3. En outre, lorsque le chariot 13 se trouve dans la position haute, les rouleaux 37 sont situés à un niveau supérieur à celui des rouleaux 35, et la bande continue 23 qui les sépare présente alors dans cette zone une trajectoire rectiligne telle que celle représentée sur la figure 2, tandis que lorsque le chariot 13 se trouve en position basse, les rouleaux 37 sont situés à un niveau inférieur à celui des rouleaux 35 et la bande continue 23 qiitourne alors autour d'eux, présente sensiblement la forme d'une ligne brisée telle que celle représentée sur la figure 3. Ainsi, l'ensemble formé par les rouleaux 35 et 37 et leurs supports constitue-t-il un dispositif de compensation de la variation, lors du passage d'une position à l'autre du chariot 13, de la longueur utile de la bande continue 23 au niveau des broches 6 de façon à éviter une course trop importante du contre-poids 30. Lorsque le chariot 13 est en position basse, les leviers 19 sont maintenus dans la position ouverte, représentée sur la figure 3, par des ressorts de rappel de traction 39, tandis que lorsque le chariot 13 est amené en position haute, lesdits leviers 19 viennent glisser sur une rampe, non représentée, qui les place par pivotement autourde leur axe 20, dans la position fermée, représentée sur la figure 2 Des goulottes hélicoidales 40 sont placées entre le rouleau de renvoi 41 du ruban de transport 1 et les broches 6, de façon a recevoir chacune une galette 2 et à l'introduire par l'ouverture de la forme en U correspondante de la bande continue 23. Ainsi, le chariot 13 étant en position d'enroulement, toutes les formes en U sont alimentées simultanément par une rangée de galettes 2, etw lors de la rotation de la bande continue 23, rotation entratnée par le rouleau-moteur 28, chacune~desdites galettes 2 vient passer entre ladite bande continue 23 et une broche 6, et s'enroule, d'abord autour de celle-ci, puis autour d'elle-même. Une fois les galettes completement enroulées, le chariot 13 redescend en position de dégagement, les leviers 19 pivotent en position-ouverte et les galettes 2 restent enroulées autour des broches 6 Alors le chariot porte-broches 7 est reculé par le vérin 8 et les galettes enroulées 42 sont dégagées des broches 6 par une plaque de retenue 43. Cette plaque 43 est percée de trous 43a à travers lesquels passent lesdites broches 6. Ainsi, lesdites galettes viennent buter contre la plaque 43 lors du recul dudit chariot porte-broches 7. Les galettes tombent dans des goulottes hélicoidales 44 qui les déposent sur un -tapis roulant de refroidissement 45. Ces différentes opérations sont commandées de façon automatique par un circuit électro-pneumatique de conception classique et non représenté, comportant un certain nombre de contacts ou microvannes 46, 47, 48, 49 et 50 et de temporisations, ces contacts ou microvannes correspondant respectivement aux commandes de la rentrée des broches (ou recul du chariot portebroches 7), de la sortie des broches (ou avance dudit chariot 7}, de la remontée du chariot 13, de la fin de course du vérin 8 pour le positionnement précis des broches 6 et enfin de l'arrêt général en cas de rupture de la bande continue 23. Il reste bien entendu que l'invention ne se limite pas au mode de réalisation décrit, donné uniquement à titre indicatif, mais qu'elle en couvre au contraire toutes les variantes incluses dans le cadre des revendications annexées. R E V E N D I C A T I 0 N S REVENDICATIONS 1. Machine automatique destinée à enrouler des produits plats et malléables sur eux-mêmes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'alimentation desdits produits, une rangée de broches parallèles solidaires d'un chariot mobile parallèlement à la direction desdites broches et autour desquelles peut venir glisser une bande continue entralnêe,d'une façon connue en soi, par un mouvement continu, et un dispositif d'évacuation des produits roulés obtenus. 2. Machine automatique selon la revendication I, caractérisée en ce que le dispositif d'alimentation comporte un ruban continu dé transport destiné à séparer les rangées de produits plats arrivant à la machine et animé, par un moyen connu en soi, alternativement, à deux vitesses nettement différentes, et une série de goulottes disposées chacune au-dessus de l'une des broches parallèles. 3. Machine automatique selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la bande continue qui peut venir glisser sur les broches parallèles est maintenue en contact avec ces dernières par un chariot mobile suivant une direction perpendiculaire à celle desdites broches et muni de rouleaux de guidage d'axe parallèle aux broches et autour des- quels vient tourner ladite bande. 4. Machine automatique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le dispositif d'évacuation des produits roulés comporte un ruban transporteur de refroidissement sur lequel les produits roulés sont déposés après passage dans des goulottes situées sous chacunes des broches parallèles et dans lesquelles ils tombent lors du mouvement de recul du chariot portant lesdites broches. 5. Machine automatique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la bande continue qui peut venir glisser sur les broches parallèles est maintenue à une tension constante par un dispositif de tension approprié connu en soi, notamment à contre-poids, tandis que les variations de la longueur utile de ladite bande lors du déplacement du chariot mobile portant les rouleaux de guidage de cette dernière sont rattrapés par un dispositif de compensation. 6. Machine automatique selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif de compensation est constitué par une série de rouleaux d'axes parallèles à ceux des rouleaux de la première série de telle sorte que la bande continue qui passe entre ces deux séries de rouleaux est amenée à présenter sensiblement la forme d'une ligne brisée régulière.