L'invention concerne une marche d'escalier conçue comme élément préfabriqué, prêt au montage, et pouvant se poser sur les limons d'appui fixes d'escaliers intérieurs, et qui comporte un élément de base ou noyau constitué par un panneau de bois agglo, méré à faces planes du côté du dessus et du côté du dessous, sur lequel sont collées, de préférence, des plaques en fibres dures et qui présente du côté foulé un revêtement décoratif. Des éléments de construction constitués par des marches d'escalier avec un noyau formé d'un panneau de bois aggloméré sur lequel sont collées des plaques en fibres dures sont connus d'après le modèle d'utilité allemand nO 7 120 032. Le revêtement décoratif est constitué par un placage ou un parquetage. I1 a en outre été proposé de garnir de matière plastique ou de tissu la marche dtescalier,ou des régions limitées de celle-cii s te tissu ai)es plaques devaient être fixées par collage ou par des dispositifs de fixation à encoches. Il est connu de revêtir les marches d'escalier de tapis ou de moquette qui a une surface veloutée. Le problème à la base de l'invention est de réaliser un élément de construction préfabriqué prêt au montage comme marche d'escalier et éventuellement aussi comme palier d'escalier qui présente en priorité du côté du dessous, mais le plus possible également dans la région des bords longitudinaux et transversaux, une couche de revêtement, autant que possible à longs poils,d'aspect agréable et donnant une impression de chaleur intime, tout en étant résistante, ladite marche devant permettre une finition définitive à la fabrication en usine et n'avoir besoin sur le chantier de montage, c'est-à-dire dans le bâtiment d'habitation déjà très largement terminé, que d'être déposée sur les limons de ltexcalier etd'y être fixée. La marche d'escalier suivant l'invention est caractérisée par le fait que le noyau de la marche est revêtu, sur son côté foulé ou sur le dessous, ou à la fois sur les deux, d'une peau ou fourrure, ou de cuir naturel ou artificiel, ou encore d'une autre matière décorative, en particulier d'une imitation de fourrure en fibres synthétiques. Dans le cas de fourrure, le poil est soumis à un traitement préalable convenable pour le mettre dans un état permettant de maintenir sans problèmes sa propreté. Les revêtements de fourrure sont faciles à entretenir et peuvent aussi s'adapter d'une façon durable aux plus diverses décorations de locaux. Un mode de réalisation avantageux de l'objet de l'invention réside dans le fait que le revêtement est constitué par une imitation de fourrure à longs poils en fibres synthétiques. Des imitations de fourrure en fibres synthétiques peuvent se fixer de façon sûre, en même temps que très précise et régulièrement au noyau de la marche. Elles sont très durables. Une variante de réalisation de la marche d'escalier suivant l'invention est caractérisée par le fait que l'imitation de fourrure est fixée au noyau de la marche au moyen d'une colle qui conserve son élasticité, en particulier une colle fusible. Dans de nombreux cas, la fourrure ou produit analogue peut également se fixer au moyen de clous ou d'une autre manière. Il est encore prévu que, sur le noyau de la marche,la face inférieure soit munie d'un revêtement en fibre synthétique, en particulier à longs poils, tandis que sa face supérieure présente un placage en parquet ou analogue. C'est spécialement le revêtement des faces inférieures du noyau de la marche avec les matières indiquées qui est avantageux parce que cette surface qui n'est pas exposée à une usure partielle par les pieds des utilisateurs peut être munie en usine d'un revêtement compatible avec tous les aménagements de locaux possibles et par suite pratiquement définitif. La face supérieure de l'élément de marche, qui est exposée à être foulée, permet l'entretien usuel ou l'utilisation de revêtements supplémentaires qu'on peut remplacer en cas d'usure ou d'encrassement. Une particularité de l'invention réside dans le fait que le noyau de la marche présente, sur ses faces périphériques approximativement verticales, des rainures taillées à peu près horizontalement à la scie ou à la fraise et que le garnissage de fourrure est fixé à la face inférieure du noyau au moyen de colle fusible, sur toute la surface ou par points, et que ses bords sont bourrés dans les rainures. En ce cas, les bords du revêtement de fourrure doivent être bourrés dans les rainures après avoir été pliés pour former une double couche. Le revêtement de fourrure de la-face inférieure se raccorde ainsi correctement aux parties périphériques de la marche. Les bords de l'élément de marche présentent un bel aspect. Cette rainure de fixation par bourrage n'est exposée à aucune usure provoquée par la circulation dans l'escalier. On comprendra mieux l'invention à partir de la descrip tion détaillée d'un de ses modes de réalisation préférés, donné ici uniquement à titre d'exemple explicatif et sans aucun carac tère limitatif et de son montage sur les limons d'un escalier intérieur, description qui sera faite ci-après à l'aide des dessins annexés, sur lesquels: La figure 1 représente en perspective une partie d'un escalier intérieur en hélice; la figure 2 représente en perspective une portion de marche d'escalier; et la figure 3 montre la coupe verticale de la région A de la fig.2. Ainsi qu'on peut le voir sur la fig.1, l'escalier intérieur prévu dans des bâtiments présente des limons l entaillés en gradins sur lesquels les marches d'escalier 2 sont posées et fixées d'une façon adéquate. Il s'agit avec ces marches d'escalier de marches préfabriquées que le fabricant fournit prêtes au montage et qui constituent par conséquent des éléments de construction. Des éléments de construction du genre-de la marche d'escalier peuvent aussi, avec de plus grandes largeurs, trouver une utilisation comme palier d'escalier. La marche d'escalier 2 comporte un noyau 3 qui est constitué par un panneau de bois aggloméré. Sur le panneau de bois aggloméré dont les faces supérieure et inférieure sont planes, on peut coller des plaques en fibres dures, si bien qu'on obtient un élément particulièrement solide analogue à du bois naturel. Dans le mode de réalisation préféré représenté sur les dessins, il est prévu sur la face supérieure du noyau 3 un revêtement de parquet 4. La face inférieure du noyau 3 présente un -revêtement de fourrure 5. On donne la préférence à une imitation de fourrure en fibres synthétiques. La coloration peut être adaptée aux désirs particuliers et correspondre dans une très large mesure à celle de fourrures naturelles. L'imitation de fourrure est collée à la face inférieure du noyau-de la marche au moyen d'une colle conservant son élas ticité, en particulier une colle fusible. Le noyau de la marche présente sur- ses faces périphériques approximativement verticales 6 ( sur les côtés longitudinaux et transversaux) des rainures 7 entaillées à peu près horizontalement, éventuellement plus larges au fond qu'à l'entrée. Dans ces rainures, on bourre les bords 8 du revêtement de fourrure repliés en double couche. On obtient de la sorte un revêtement bien appliqué et une fixation nette des bords, en même temps qu'un revêtement suffisant des arêtes du noyau de la marche. Les rainures 7 peuvent être prévues tout près au-dessous de la face supérieure du noyau de la marche, comme le montre le tracé en trait mixte sur la fig.3. Bien que ce soit précisément le revêtement précédelíment décrit de la face inférieure, et des faces périphériques du noyau de la marche à l'aide d'une imitation de fourrure en fibres synthétiques à poils longs qui présente de l'importance pour les éléments de construction à livrer après avoir été terminés en usine, on peut aussi dans des cas spéciaux revêtir la face foulée de la marche d'escalier d'une fourrure identique ou analogue, éventuellement à poil ras, et utiliser alors les mêmes rainures périphériques pour y bourrer les bords. -REVENDICATIONS- 1.- Marche d'escalier conçue comme élément préfabriqué prêt au montage, et pouvant se poser sur les limons d'appui fixes d'escaliers intérieurs, et qui comporte un noyau constitué par un panneau de bois aggloméré à faces planes du côté du dessus et du côté du dessous, sur lequel sont collées, de préférence, des plaques en fibres dures et qui présente du côté foulé un revêtement décoratif, caractérisée par le fait que le noyau (3) de la marche est revêtu sur son côté foulé ou sur le dessous, ou à la fois sur les deux, d'une fourrure (5) ou de cuir, naturel ou artificiel, ou encore d'une autre matière décorative en particulier d'une imitation de fourrure en fibres synthétiques. 2.- Marche d'escalier suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le revêtement (5) est constitué par une imitation de fourrure à longs poils en fibres synthétiques. 3.- Marche d'escalier suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que l'imitation de fourrure (5) est fixée au noyau (3) dè la marche au moyen d'une colle qui conserve son élasticité, en particulier une colle fusible. 4.- Marche d'escalier suivant l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisée par le fait que, sur le noyau (3) de la marche, la face inférieure est munie d'un revêtement (5 > en fibre synthétique, en particulier à longs poils, tandis que sa face supérieure présente un placage (4) en parquet ou analogue. 5.- Marche d'escalier suivant la revendication 4, caractérisée par le fait que le noyau (3) de la marche présente, sur ses faces périphériques approximativement verticales (6), des rainures (7)taillées à peu près horizontalement à la scie ou à la fraise et que le garnissage de fourrure (5) est fixé à la face inférieure du noyau au moyen de colle fusible, sur toute la surface ou par points, et que ses bords (8) sont bourrés dans les rainures (7). 6.- Marche d'escalier suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que les bords du revêtement de fourrure sont bourrés dans les rainures (7) après avoir été pliés (en 8) pour former une double couche.