i 2010101 La présente invention est relative à de nouvelles compositions, aux procédés pour les produire, ainsi qu'à leur utilisation. L'invention se rapporte plus particulièrement à des composés de la formule : 10 dans laquelle X représente ou trans-CH=CH-,■ et Y et Z représentent tous deux -ÇE^CH^-, ou dans laquelle X représente trans-CH=CH-, Y représente cis-CH=CH~, et Z désigne -CH^CH^- ou -cis-CH=CH— 7 représente l'hydrogène, un alkyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement, ou un cation acceptable du point de vue 15 pharmacologique; et dans laquelle R£ représente l'hydrogène ou un alkanoyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement. C'est ainsi que la formule I englobe des composés répondant aux formules XI, III, IV et V. 5 I H OR, 2 H 20 II H 25 III H 30 H 9 18229 2010101 Dans ces formules, R^ et R2.ont la signification donnée ci-dessus. Ces composés des formules I, II, III, IV et V sont des dérivés de l'acide prostanoïque, auquel on a attribué la formule structurale suivante , ainsi que le. système de numérotation indique ci-après : H - VI 10 COOH En considérant l'acide prostanoïque comme composé de base, on utilise les noms systématiques suivants pour les composés dans lesquels R^ et R^ représentent de l'hydrogène : Formule II 15 Formule III Formule IV Formule V acide 9ct, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoïque acide 9a, 15 (S) -dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque acide 9a, 15 (S) -dihydroxy-ll-oxoprosta-cisr5, trans-13-diénoîque acide 9ct, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-20 13,cis-17-triénoïque. Des exemples d'alkylesde 1 à 8 atomes de carbone sont : i méthylç/ éthyle, propyle, butyle, pentyle, hexyle, heptyle, octyle, et leurs formes isomères. Des exemples d'alkanoyles de 1 à 8 atomes de carbone in-25 clusivement sont : formyle, acétyle, propionyle, butyryle, valéry-le, hexanoyle, heptanoyle, octanoyle et leurs formes isomères. Des cations acceptables du point de vjie pharmacologique et entrant dans le cadre de R^ dans les formules I, II, III,- IV et V ,sont les ions d'ammonium quaternaire ou la forme cationique 30 d'un métal , d'ammoniac ou d'une aminé. Des cations de métaux que l'on préfère particulièrement sont ceux qui dérivent de métaux alcalins, par exemple le lithium, le sodium et le potassium, et ceux dérivant des métaux alcalino-terreux, par exemple le magnésium et le calcium, bien que les for-35 mes cationiques d'autres métaux ,par exemple de l'aluminium, du zinc et de fer , entrent également dans le cadre de la présente invention. Des cations d'aminés qui sont acceptables du point de 69 18229 3 2010101 vue pharmacologique et qui entrent dans le cadre de R^ dans les formules I à V sont les cations dérivant des aminés primaires, secondaires ou tertiaires. Des exemples d'aminés convenables sont : méthylamine, diméthylamine, triméthylamine éthylamine, dibutyla-5 mine, triisopropylamine, N-méthylhexylamine, décylamine, dodécyl-amine, allylamine, crotylamine, cyclopentylamine, dicyclohexyl-amine, benzylamine, dibenzylamine, a-phényléthylamine, (3-phényl-éthylamine, éthylènediamine,diéthylènetriamine, ainsi que des aminés aliphatiques, cycloaliphatiques et araliphatiques similaires, 10 contenant jusqu'à et y compris environ 18 atomes de carbone, de mêftie que des aminés hétérocycliques, par exemple : pipéridine, morpholine, pyrrolidine, pipérazine, et leurs dérivés alkyliques inférieurs, par exemple : 1-méthylpipéridine, 4-éthylmorpholine, 1-isopropylpyrrolidine, 2-méthylpyrrolidine, 1,4-diméthylpipérazi-15 ne, 2-méthylpipéridine, etc, de même que des aminés contenant des groupes hydrophiles ou de solubilisâtion dans l'eau, par exemple : mono-, di- et triéthanolamines, éthyldiéthanoîamine, N-butylétha-nolamine, 2-amino-l-butanol, 2-amino-2-éthyl-l,3-propanediol, 2-amino-2-mêthyl-l-propanol, tris(hydroxyméthyl)aminométhane, N-20 phényléthanolamine, N-(p-tert-amylphényl)diéthanolamine, galacta-mine, N-méthylglucamine, N-méthylglucosamine, éphédrine, phényl-éphrine, épinéphrine, procaîne, etc. Des exemples de cations d'ammonium quaternaire qui sont acceptables du point de vue pharmacologique et entrent dans le ca-25 dre de R^ dans les formules I à V, sont le tétraméthylammonium, le tétraéthylammonium, le benzyltriméthylammonium, le phényltriéthyl-ammonium,etc. Les composés des formules I à V sont d'une structure assez semblable à celle de certaines des prostaglandines naturel-30 les qui sont également considérées comme étant des dérivés de 1* acide prostanoïque de la formule VI. A titre d'exemple, la prosta- 18229 4 2010101 La structure de.la dihydroprostaglandine E^ (dihydro-PGE^) est la même que celle de la formule VII, sauf que la dihy-dro-PGE^ ne comporte pas de double liaison carbone-carbone dans la chaîne latérale. La prostaglandine. (PGE^) a la structure repré-5 sentée par la formule VII, sauf qu'il y a une double liaison carbone-carbone cis entre et C^. La prostaglandine E3 (PGE^) a la structure donnée par la formule VII, sauf qu'il y a des doubles liaisons carbone-carbone cis entre Cr et Cr et entre CL _ et C_0. 5 6 17 18 Une comparaison des formules des diverses prostaglan-10 dines naturelles avec les formules I à V montre que celles-ci diffèrent en ce qui concerne l'orientation de l'atome oxo du noyau et du groupe hydroxyle du noyau. Les prostaglandines naturelles E sont des composés 9-oxo-ll-hydroxy, tandis que les composés de la présente invention dont des composés 9-hydroxy-ll-oxo. 15 II y a des différences frappantes et totalement inat tendues en ce qui concerne les propriétés ,entre les composés des formules I à V et les prostaglandines naturelles E. A titre d' exemple, ces derniers composés sont extrêmement puissants dans la stimulation des muscles lisses, comme montré par exemple par des 20 essais sur des lamelles d'iléon de cobaye, de duodénum de lapin et de colon de gerbille. Voir, par exemple, Horton, Experientia 21, 113 (1965). Les composés des formules I à V de la présente in-\ention n'ont, par contre, qu'une légère activité stimulatrice des muscles lisses, comparativement à l'activité des prostaglandines 25 naturelles E. A titre d'exemple, le composé de la formule III , dans laquelle R^ et R2 représentent de l'hydrogène, n'a que de 3 à 10% de la puissance de PGE^ (formule VII) dans la stimulation du colon isolé de gerbille. Voir Pike et consort, Proc, Nobel Symposium II, Stockholm (1966)'; Interscience Publishers, New York, 30 pages 161-172 (1967), pour les méthodes de mesure. De plus, les prostaglandines naturelles E sont extrêmement puissantes pour abaisser la pression artérielle lors d'une injection par voie intraveineuse. Voir Horton , citation précédente. Par contre, les composés des formules I à V de la présente in-35 vention ne provoquent qu'une légère diminution de la pression sanguine artérielle, comparativement à l'effet obtenu avec les dérivés naturels d'acide prostanoïque ,comme on le mesure,par exemple, sur des rats traités au pentolinium (pentobarbital sodium) et 69 18229 5 2010101 anesthésiés, en mettant en place des canules dans l'aorte et le ventricule droit. Voir Pike et consort, citation précédente, pour les méthodes de mesure. Il est également connu que les prostaglandines naturel-5 les E sont très actives pour inhiber l'agglomération des plaquettes sanguines et la formation de thrombus provoquée par diverses causes physiques, par exemple une blessure artérielle, et par diverses causes biochimiques, par exemple le collagène, le ADP et la thrombine, ces prostaglandines étant également très actives 10 pour amener les thrombus à se désagréger, à la fois in vivo et in vitro. Voir, par exemple, Emmons et consort, British Médical Journal, 2, 468 (1967) et Kloeze, Proc. Nobel Symposium II, Stockholm (1966); Interscience Publishers, New York, pages 241-252 (1967). Les composés des formules I à V de 1*invention sont 15 également très actifs~sous ce même rapport. A titre d'exemple, le composé de la formule III, dans lequelle R^ et R2 représentent de l'hydrogène, ont pratiquement la même activité que le PGE^ pour inhiber l'agglomération et l'adhérence des plaquettes sanguines chez les êtres humains, ainsi que comme agent thrombolitique. 20 Comme on l'a signalé antérieurement, les prostaglandines naturelles E sont également des agents dépressifs puissants et des stimulants puissants des muscles lisses. Ces dernières propriétés biologiques provoqueront évidemment des réactions physiologiques indésirables chez le patient lorsqu'on administre la substance 25 pour empêcher la formation de thrombus ou pour lutter contre ceux-ci, et pour la suppression de ces thrombus. "D'une manière tout à fait surprenante et inattendue, ces réactions physiologiques indésirables ne se produisent pas lorsqu'on administre les composés de l'invention dans le même but. Par conséquent, les com-30 posés de la présente invention sont intéressants lorsqu'on désire empêcher l'agglomération des plaquettes sanguines, réduire le caractère adhésif de ces plaquettes, supprimer ou empêcher la formation des thrombus chez les êtres humains et les mammifères, notamment dans le cas des lapins, des rats et des animaux ayant une 35 valeur économique. A titre d'exemple, les composés des formules I à V de l'invention sont utiles dans le traitement et la prévention de l'infarctus du myocarde, pour traiter et prévenir les thromboses post-opératoires, pour favoriser la liberté des greffes 6 2010101 vasculaires après des traitements chirurgicaux, et pour traiter des états, tels que l'athérosclérose, l'artériosclérose, les imperfections de coagulation du sang dues à la lipêmie, et d'autres états cliniques dans lesquels l'étiologie sous-jacente est asso-5 ciée à un déséquilibre des lipides ou à une hyperlipidémie. Pour les besoins précédents, on administre les composés de l'invention dans le système, par exemple par voie intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire, buccale, rectale, et sous la forme d'implantations stériles en vue d'une action prolon-10 gée. Pour une réaction rapide , en particulier dans des cas d'urgence, on préfère la voie intraveineuse. Pour une infusion ou une injection intraveineuse, on préfère des suspensions ou des solutions isotoniques aqueuses stériles. A cet effet, on préfère, du fait de la solubilité accrue 15 dans l'eau, que R1 dans les formules I à V représente de l'hydrogène ou un cation acceptable du point de vue pharmacologique. Pour une injection sous-cutanée ou intramusculaire, on utilise des solutions stériles de l'acide, du sel, ou de la forme ester dans des milieux aqueux ou non aqueux. Pour l'administration pair voie buc-20 cale, on utilise des tablettes, des capsulés ,ainsi que des préparations liquides, comme des sirops, des élixirs, et des solutions simples, avec les véhicules pharmaceutiques habituels» Pour l'administration par voie rectale, on utilise des suppositoires préparés de façon connue. Pour des implantations dans les tissus, on 25 emploie une tablette stérile ou une capsule en caoutchouc de sili--cone, ou encore un autre objet contenant la substance ou imprégné de celle-ci. On utilise des doses de l'ordre d'environ 0,002 à environ 10 mgr par kilo de poids de corps par jour, la dose exacte dé-30 pendant de l*âge, du poids et de l'état du patient, ainsi que" de la fréquence et de la méthode d'administration. On prépare les composés de la formule II à savoir 1' acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoïque et ses esters ,notamment les carboxyacylates et les esters alkyliques, par hydrogéna-35 tion catalytique ou par réduction avec un diimide de l'acide ou ester correspondant non saturé des formules III, IV ou V. Pour l'hydrogénation catalytique, les catalyseurs préférés sont ceux qui contiennent du palladium, en particulier sur 18229 69 18229 7 2010101 un support de carbone. On préfère également que l'hydrogénation soit réalisée en présence d'un diluant liquide inerte:, par exemple du méthanol, de l'éthanol , du dioxane, de l'acétate d'éthyle, •etc. On préfère des pressions d'hydrogénation allant d'environ la 5 pression atmosphérique à environ 3,5 kg/cm2, ainsi que des températures d'hydrogénation d'environ 10 à environ 100°C. La quantité d'hydrogène que l'on utilise dépendra du réactif, une mole étant requise par mole du réactif de la formule III, deux moles pour un réactif de la formule IV et trois moles pour un réactif de la for-10 mule V. L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoïque ou l'ester sont isolés du mélange de réaction d'hydrogénation par des méthodes courantes, par exemple par séparation du catalyseur par fil-tration ou centrifugation, avec ensuite une évaporation du solvant. Le produit d'hydrogénation désiré est purifié par des techniques 15 habituelles, avantageusement par des méthodes connues comme intéressantes pour la purification des prostaglandines, en particulier une chromatographie en couche mince. Voir, par exemple, Greén et consort, J. Lipid Research, 5, 117 (1964). Pour la réduction avec un diimide du réactif formé par 20 un acide ou un ester des formules III, IV ou V, on utilise le procédé général décrit par van Tamelen et consort, J. Ara. Chem. Soc., 83, 3726 (1961). Voir également Fieser et consort, "Topics in Organic Chemistry", Reinhold Publishing Corp. New York, pages 432-434 (1963) et les références qui y sont citées pour les procé-25 dés généraux intéressants. L'acide ou ester de formule II,1,1V ou V est mélangé avec un sel d'acide azodiformique , de préférence un sel de métal alcalin, tel que le sel disodique ou dipotassique, en présence d'un diluant inerte, de préférence un alkanol inférieur, comme le méthanol ou l'éthanol, et de préférence en l'ab-30 sence de quantités importantes d'eau. On utilise au moins un équivalent moléculaire du sel d'acide azodiformique pour chaque équivalent de double liaison: moléculaire du réactif, un équivalent étant nécessaire pour un réactif de la formule III, deux équivalents pour un réactif de la formule IV et trois équivalents pour 35 un réactif de la formule V. On agite alors la suspension résultante, de préférence à l'exclusion d'oxygène, et on rend le mélange acide, avantageusement avec un acide carboxylique, par exemple l'acide acétique. Lorsqu'on utilise un réactif de formule III, IV 69 18229 8 2010101 ou V, dans laquelle représente de l'hydrogène, le réactif formé par l'acide carboxylique sert également à acidifier une quantité équivalente du sel d'acide azodiformique. Une température de réaction de l'ordre d'environ 10 à environ 40°C convient habituelle-5 ment . Dans cet intervalle de températures, la réaction est habituellement totale en moins de 24 heures. On isole alors le produit désiré de la formule II par des méthodes courantes, par exemple par évaporation du diluant, avec ensuite une séparation à partir des matières inorganiques par une extraction par solvant. On 10 purifie le produit de la formule II, si on le désire, comme on l'a décrit précédemment. On prépare le composé de la formule III, dans laquelle R^ et R2 représentent de l'hydrogène, à savoir 1"acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque, par une incubation aéro-15 bie de l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis, avec certaines préparations aqueuses obtenues de glandes vésiculaires du mouton. De même, les composés des formules IV et V, dans lesquelles R^ et R2 représentent de l'hydrogène, c'est-à-dire l'acide ^ \*-> / vta-iijwj. jr J- j_ O- O w» / WJ_CM.lO jL.J V_4 XCiiU CÎU X OUI 20 de 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13,cis-17-triénoî- que, sont préparés par incubation aérobie d'acide 5,8,11,14- . g 17 eicosatétra.énoïque entièrement cis et d Bacide 5, 8,11,14-eicosapen-taénoîque entièrement cis respectivement, avec les mêmes préparations de glandes de moutons. 25 On a déjà étudié l'incubation aérobie de divers acides gras non saturés à longue chaîne, notamment des trois acides à 20 atomes de carbone mentionnés précédemment, avec diverses préparations obtenues de glandes vesiculaires du mouton. Voir, par exemple, Proc. Nobel Symposium II, Stockholm (2966)• Interscience 30 Publishers, New York, pages 31-56 (1967). On forme ainsi des dérivés d'acide prostanoïque et divers produits acycliques. Les dérivés d'acide prostanoïque isolés de ces mélanges de réaction d'incubation sont habituellement du type PGE, par exemple PGE^(formule VII), PGE2 et PGE^ ,ou du type PGF correspondant, qui diffère du 35 type PGE en ce qu'il comporte un radical a-hydroxy à la position 9 au lieu d'un radical oxo. A titre d'illustration, le PGE^ et le PGF^q sont tous deux obtenus de l'acide 8,11,14-eicosatriénoï-que entièrement cis. De même, on utilise l'acide 5,8,11,14- 69 18229 9 2010101 eicosatétraénoîque entièrement cis pour préparer le PGE^ et le ~9GF^a, et l'acide 5,8,11,14,17-eicosapentaénoïque entièrement cis pour préparer le PGE^ et le PGF^. Durant l'étude de l'incubation de l'acide 8,11,14-eico-5 satriénoîque entièrement cis avec les microsomes isolés de glandes vésiculaires du mouton, Nugteren et consort, Rec. Trav. Chim. 85, 405 (1966) ont isolé un produit d'incubation auquel ils ont attribué:- provisoirement la structure de la formule III dans laquelle R^ et 1*2 représentent de l'hydrogène. 10 La demanderesse a maintenant fait la découverte surpre nante que l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque est produit en des rendements exceptionnellement élevés lorsqu'on soumet à incubation l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis ou un sel soluble dans l'eau de cet acide, avec la combinai-15 son du système enzymatique présent dans la fraction de microsomes de glandes vésiculaires du mouton, plus la fraction surnageante exempte de particules, obtenue de produits d'homogénéisation a-queux de ces glandes. Dans le présent cas, l'expression "exempt de particules" se réfère à une absence de particules qui sont 20 déposées par une centrifugation à haute vitesse, c'est-à-dire à environ 100.000 x g. Cependant, cette fraction surnageante exempte de particules peut être préparée par d'autres moyens que la centrifugation, par exemple par fiLtration sur un filtre ou une membrane de dimensions de pores convenables, et l'expression susdite ne 25 doit pas être considérée comme limitée à des préparations obtenues à l'aide d'une centrifugeuse. Pour illustrer cet aspect de la présence invention, on obtient des quantités faibles et à peu près égales de PGE^ et d' acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque, par incu-30 bation de l'acide 8-, 11,14-eicosatr iénoïque entièrement cis, avec des microsomes lavés provenant de glandes vesiculaires du mouton, en présence d'un tampon aqueux ,de pH 7,5 , et ce essentiellement comme décrit par Nugteren et consort. Lorsqu'on ajoute de la glu- -4 tathione (concentration molaire de 5x 10 ) à un tel mélange de 35 réaction d'incubation, la production de PGE^ augmente d'un facteur d'environ 12,tandis que la production d'acide 9a, 15 (S)-dihy-droxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque n'augmente que d'un facteur d'environ 4. Par contre, et en contraste net, lorsqu'on incube 69 18229 10 2010101 l'acide 8,11,14-eicosatriçnoïque entièrement cis avec des microsomes lavés en présence d'un fluide surnageant exempt de particules, obtenu des glandes du mouton, la production de PGE^ n'augmente que d'un facteur d'environ 9, tandis que la production de l'acide 5 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque augmente d'un facteur d'environ 13. En outre, l'incubation de l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis avec des préparations de glandes de mouton, obtenues par centrifugation d'un produit d'homogénéisation aqueux de glandes à environ 8.500 x g,donne des quantités 10 importantes a la fois de PGE^ et d'acide 9a,15(S)-dihydroxy-11-oxoprosta-trans-13-énoïque. Lorsqu'on ajoute une quantité supplémentaire du fluide surnageant exempt de particules à un tel mélange de réaction d'incubation, la production d'acide 9a,15(S)-dihy-droxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque augmente d'environ 30%, tandis 15 qu'en même temps, la production de PGE^ en réalité diminue. L'incubation de l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis avec le fluide surnageant exempt de particules utilisé seul donne environ la même quantité de PGE^ et d'acide 9a,15(S)-dihydroxy-11-oxoprosta-trans-13-énoïque, que celle obtenue par incubation avec 20 les microsomes lavés seuls. De ce fait, il est évident mais tout à fait inattendu si on considère la technique antérieure que l'acide 9a, 15 (S)-di-hydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque est le produit prédominant lorsqu'on incube l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis 25 avec le système enzymatique de microsomes de glandes vésiculaires du mouton en présence d'un fluide surnageant exempt de particules provenant de ces glandes. Il y a apparemment une présence d'un facteur dans ce fluide surnageant, qui favorise la production de ce dérivé particulier d'acide prostanoïque de la formule III. Ce 30 facteur est labile à la chaleur car l'ébullition de ce fluidé surnageant exempt de particules réduit fortement son efficacité en . provoquant la formation de l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxopros-ta-trans-13-énoïque, tout en ne réduisant en même temps que légèrement son efficacité pour provoquer la formation de PGE^. Pour 35 cette raison, le fluide surnageant natif exempt de particules est utilisé au lieu d'un fluide surnageant traité de manière à détruire ce facteur nécessaire. Les microsomes de glandes vesiculaires de mouton sont 69 18229 ii 2010101 utilisés tels quels pour fournir le système enzymatique nécessaire à la conversion de l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis en l'acide 9ot, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque. Ou bien, ce système enzymatique est séparé des microsomes et est 5 ensuite encore purifié, si on le désire. Le système enzymatique est efficace pour les mêmes besoins d'incubation, soit après la séparation, soit après la séparation et la purification. La séparation du système enzymatique à partir des microsomes est réalisée par traitement de ces microsomes avec un dé-10 tergent ,de préférence un détergent non ionique, par exemple de l*isooctylphénoxypolyéthoxyéthanol. On utilise également d'autres détergents, par exemple lelauryl sulfate de sodium. Avec un détergent non ionique particulier (Cutscum, Fisher Scientific Company, Pittsburg, Pa)„ une concentration de détergent de 1% donne la 15 solubilisâtion maximum du système enzymatique, bien que même à une concentrationcfe 0,1%, il y ait une séparation de plus de 50% de l'activité enzymatique, à l'état intact à partir des microsomes. Avec du lauryl sulfate de sodium, la concentration de 0,33% est la concentration optimum pour la solubilisâtion„ 20 Après cette solubilisation, une centrifugation, de pré férence à environ 100.000 x g ,donne un fluide surnageant clair que lbn utilise au lieu de la suspension de microsomes, à titre de source du système enzymatique nécessaire. On purifie le système enzymatique par précipitation 25 graduelle des protéines à partir du fluide surnageant obtenu par centrifugation das microsomes traités par un détergent. A titre d'exemple, l'addition de sulfate d'ammonium à un tel fluide surnageant jusqu'à une saturation de 30% provoque la précipitation de la protéine mais laisse l'enzyme dans le fluide surnageant. De 30 la sorte, une protéine non enzymatique est séparée. L'addition d'une quantité supplémentaire de sulfate d'ammonium au fluide surnageant restant jusqu'à une saturation de 60% provoque la précipitation d'une quantité supplémentaire de protéine contenant pratiquement l'entièreté de l'activité enzymatique. Le fluide surna-35 géant, après saturation à 30%avec du sulfate d'ammonium,et le précipité de protéine après saturation à 60% avec le sulfate d'ammonium sont utilisés au lieu de la suspension de microsomes comme sources du système enzymatique nécessaire. 18229 12 2010101 On purifie encore le système enzymatique par dialyse d'une solution de la protéine précipitée avec 60% de sulfate d1 anrnonium dans un tampon aqueux dilué, légèrement alcalin, par rap port au même tampon. On utilise cette solution réalisée au lieu 5 de la suspension de microsomes à titre de source du système enzy matique. On réalise une nouvelle purification encore du système enzymatique en faisant passer la solution dans un tampon dialysée décrite ci-dessus à travers un échangeur d'ions, de préférence 10 une colonne d'une cellulose substituée par dialkylaminoalkyle. Un exemple d'un échangeur d'ions de ce genre est la diéthylamino-éthylcellulose. Pratiquement toute l'activité enzymatique se trou ve dans le firent de solvant durant cette chromatographie. Les impuretés restent sur la colonne. On utilise l'éluat contenant l'ac 15 tivité enzymatique au lieu de la suspension de microsomes à titre de source du système enzymatique. % On devrait protéger toutes les préparations de systèmes enzymatiques décrites ci-dessus par un anti-oxydant, par exem pie une petite concentration d'hydrequinone, telle qu'une noncen--4 20 tration 5 x 10 molaire. L1anti-oxydant n'est pas aussi nécessaire lorsqu'on utilise les microsomes. Des composés des formules IV et V, dans lequels R^ et R2 représentent de l'hydrogène, c'est-à-dire 1'acide".9a, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13diénoîque et l'acide 9a,15 25 (S)-dihydroxy-ll-oxoprcsta-cis-5,trans-13,cis-17-triénoïque ,sont préparés par incubation de l'acide 5,8,11,14-eicosatétraénoïque et de 11 acide 5,8,11,14,17-eicosapentaénoïque, avec une combinaison du système enzymatique des microsomes et du fluide surnageant natif exempt de particules ,comme décrit ci-dessus pour l'incuba-30 tion de l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque. Comme pour la dernière incubation, on utilise des microsomes ou une forme isolée ou isolée et purifiée du système enzymatique. On isole par des procédés connus en pratique le composé désiré de la formule III, IV ou V, dans laquelle R^ et R2 re-35 présentent de l'hydrogène, à partir d'un mélange de réaction d'in cubation. Un procédé intéressant consiste à arrêter la réaction enzymatique par addition d'un solvant ou système solvant organique, qui est au moins partiellement doluble dans l'eau. La pro 69 18229 13 2010101 téine qui se sépare de la sorte est enlevée par des procédés courants, par exemple par centrifugation. On sépare alors le dérivé d'acide prostanoïque par acidification du fluide surnageant,avec ensuite une extraction par un solvant de lipide, par exemple le 5 chloroforme. L'évaporation du solvant donne l'acide prostanoïque désiré que l'on purifie par des méthodes courantes, par exemple une chromatographie préparatoire en couche mince sur gel de silice On réalise 11estérification du composé de la formule II, III, IV ou V, dans laquelle R^ représente de l'hydrogène, par 10 interréaction de l'acide avec le diazohydrocarbure approprié. A titre d'exemple, lorsqu'on utilise du diazométhane, on produit les esters méthyliques. Une utilisation similaire de diazoéthane, de diazobutane et de l-diazo-2-éthylhexane, par exemple, donne respectivement les esters éthylique, butylique et 2-éthylhexylique 15 On réalise 1'estérification avec les diazohydrocarbures par mélange d'une solution du diazohydrocarbure dans un solvant inerte convenable, de préférence de l'éther diéthylique, avec le réactif de la formule II, III, IV ou V, avantageusement dans le même diluant inerte ou dans un diluant inerte différent. A la fin 20 de la réaction d'estérification, on sépare le solvant par évapo-ration , et on purifie l'ester, si on le désire, par des méthodes courantes, de préférence par chromatographie . On préfère que la durée de contact des réactifs acides avec le diazohydrocarbure ne soit pas plus longue que nécessaire pour réaliser 1'estérifi-25 cation désirée, de préférence en environ 1 à environ 10 minutes, pour éviter des modifications moléculaires indésirables. Les diazohydrocarbures sont connus en pratique et on peut' les préparer par des procédés bien connus. Voir, par exemple, Organic Reactions, John Wiley & Sons, Inc., New York, N.Y., Vol. 8, pages 30 389-394 (1954). Une autre méthode d'estérification du fragment carbo-xyle des réactifs de la formule II, III, IV ou V consiste en la transformation de l'acide libre en le sel d'argent correspondant, avec ensuite une interréaction de ce sel avec un iodure d'alkyle. 35 Des exemples d'iodures convenables sont 1'iodure de méthyle, 1' iodure d'éthyle, 1'iodure de butyle, 1'iodure d'isobutyle, 1'iodure de butyle tertiaire, etc. On prépare les sels d'argent par des procédés courants, par exemple par dissolution de l'acide 69 18229 14 2010101 dans de l'ammoniac aqueux dilué froid, évaporation de l'excès d'ammoniac à une pression'réduite, et ensuite addition de la quantité stoechiométrique de nitrate d'argent. On réalise la carboxyacylation des deux fragments hy-5 droxy dans les composés des formules II, III, IV ou V, dans lesquelles R2 représente de l'hydrogène, par interréaction du composé hydroxy avec un agent de carboxyacylation ,de préférence l'anhydride d'un acide alkanoïque de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement. A titre d'exemple, l'utilisation d'anhydride acétique don-10 ne le diacétate correspondant. L'utilisation similaire d'anhydride propionique, d'anhydride isobutyrique et d'anhydre d'acide hexa-noïque, par exemple donne les dicarboxyacylates correspondants. On réalise avantageusement la carboxyacylation par mélange du composé hydroxy et de l'anhydride d'acide, de préférence 15 en présence d'une amin^Èertiaire telle que de la pyridine ou de la triéthylamine. On devrait utiliser un excès important de l'anhydre , de préférence environ 10 à environ 10.000 moles d'anhydride par mole du composé hydroxy. L'excès d'anhydride sert de diluant et de solvant de la réaction. On peut également ajouter un diluant 20 organique inerte, par exemple du dioxane. On préfère utiliser suffisamment d'aminé tertiaire pour neutraliser l'acide carboxylique produit par la réaction, ainsi que tous -les groupes carboxyles libres quelconques présents dans le composé hydroxy réagissant. On effectue de préférence la réaction de carboxyacyla-25 tion à une température de l'ordre de 0 à environ 100°C. La durée de réaction nécessaire dépendra de facteurs tels que la température de réaction et la nature des réactifs'formés par 1.'anhydride et l'amine tertiaire. Avec de l'anhydride acétique, de la pyridine et une température de réaction de 25°C, on prévoit une durée de 30 réaction de 12 à 24 heures. On isole le produit carboxyacylé à partir du mélange de réaction par des méthodes courantes. A titre d'exemple, on décompose l'excès d'anhydride avec de l'eau et on acidifie le mélange résultant, puis on l'extrait avec un solvant,tel que de l'éther 35 diéthylique. On récupère le carboxyacylate désiré à partir de 1' extrait dans l'éther diéthylique,par évaporation . On purifie alors le carboxyacylate par des méthodes courantes, avantageusement par chromatographie. 69 18229 îs 2010101 On transforme les acides des formules II, III, IV et V (R^ = hydrogène) en sels acceptables du point de vue pharmacologique, par neutralisation avec des quantités appropriées de la base inorganique eu organique correspondante,- dont des exemples corres-5 pondent aux cations et aux aminés énumérés précédemment. On réalise ces transformations par toute une série de procédés bien connus en pratique comme étant intéressants d'une manière générale pour la préparation de sels inorganiques, par exemple d'un métal ou d'ammonium, de sels par addition d'un acide aminé, et de sels 10 d'ammonium quaternaire. Le choix du procédé dépend en partie des caractéristiques de solubilité du sel particulier à préparer. Dans le cas des sels inorganiques, il convient habituellement de dissoudre l'acide de la formule II, III, IV ou V dans de l'eau contenant la quantité stoechiométrique d'un hydroxyde, d'un carbonate 15 ou d'un bicarbonate, correspondant au sel inorganique désiré. A titre d'exemple ,1'utilisation d'hydroxyde de sodium,de carbonate de sodium ou de bicarbonate de sodium donne une solution du sel de sodium du dérivé d'acide prostanoïque. L'évaporation de l'eau ou l'addition d'un solvant miscible à l'eau d'une polarité modérée 20 par exemple un alkanol inférieur ou une alkanone inférieure, donne le sel inorganique solide, si on désire cette forme. Pour produire un sel aminé, on dissout l'acide de la formule II,III,IV ou V dans un solvant convenable d'un polarité modérée ou basse. Des exemples des premiers solvants sont l'étha-25 nol, l'acétone et l'acétate d'éthyle. Des exemples du second groupe sont l'éther diéthylique et le benzène. On ajoute alors à cette solution au moins une quantité stoechiométrique de 1'aminé correspondant au cation désiré. Si le sel résultant ne précipite pas, on l'obtient habituellement sous forme solide par addition d'un 30 diluant miscible d'une faible polarité ou par évaporation .Si l'a-mine est relativement volatile, on peut facilement séparer tout excès quelconque par évaporation. On préfère utiliser des quantités stoechiométriques des aminés les moins volatiles. On produit des sels dans lesquels le cation est l'am-35 monium quaternaire par mélange de l'acide de formule II, III, IV ou V avec la quantité stoechiométrique de 1'hydroxyde d'ammonium quaternaire correspondant en solution aqueuse, avec ensuite une évaporation de l'eau. 69 18229 16 201010": L'invention sera-mieux comprise encore grâce aux exemples suivants. EXEMPLE 1 Acide 9ct, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque 5 La graisse et le tissu connectifs sont enlevés de glan des vésiculaires du mouton, que l'on emmagasine à -20°C pendant 6 mois. On transforme alors les glandes en un produit homogène à 30% (poids humide/volume) dans une solution de sucrose aqueuse 0,25 molaire. Le produit homogène est centrifugé à 8500 x g pour ÎO obtenir un fluide surnageant préliminaire exempt de noyaux et de mitochondrie. Ce fluide surnageant préliminaire est alors centrifugé à 105.000 x g pendant une heure pour séparer les microsomes d'un fluide surnageant exempt de particules. Les microsomes résultants sont remis en suspension dans un volume de sucrose aqueux 0,25 15 molaire, qui est égal à la moitié du volume initial de sucrose aqueux. On dissout le sel d'ammonium d'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis (50 mgr) dans le fluide surnageant exempt de particules provenant de 250 gr de glandes, et on ajoute une sus 20 pension aqueuse dans du sucrose des microsomes provenant de 500 gr de glandes.,On incube alors le mélange à 37°C pendant 30 minutes avec sècouement et exposition à l'air. On arrête la réaction enzymatique par addition de 7 litres d'un mélange de volumes égaux de chloroforme et de méthanol. On sépare par centrifugation la pro-25 téine qui précipite. Au fluide surnageant clair, on ajoute 3 litres de chloroforme et 2 litres d'acide formique aqueux (1%). On inverse le mélange plusieurs fois et on clarifie ensuite par centrifugation. On sépare la couche au chloroforme et on évapore pour obtenir un résidu. Une chromatographie en couche mince prépara-; 30 toire du résidu sur gel de silice G (suivant Stahl) avec du ben-zène-dioxane-acide acétique (80/20/2), avec ensuite une élution - par éthanol de la matière d'un Rf de 0,28 et évaporation de l'é-luat, donne l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque. Une analyse de ce composé dans l'infrarouge montre une 35 forte absorption à 5,85 |J. et 5,78(1, et une faible absorption à 10,3 11. EXEMPLE 2 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13-diénoïque 18229 17 2010101 En suivant le procédé de l'exemple 1, mais en utilisant le sel d'ammonium d'acide 5,8,11,14-eicosatétraénoïque entièrement cis au lieu du sel d'ammonium d'acide 8,11,14-eicosatriénoï-que entièrement cis, on obtient l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-11-5 oxoprosta-cis-5,trans-13-diénoïque. EXEMPLE 3 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13,cis-17-triénoîque En suivant le procédé de l'exemple 1 mais en utilisant 10 le sel d'ammonium d'acide 5,8,11,14,17-eicosapentaénoîque entièrement cis au lieu du sel d'ammonium d'acide 8,11,14-triénoïque entièrement cis, on obtient l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5, trans-13, cis-17-tr iénoïque. EXEMPLE 4 15 Acide 9a,.15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque On suit le procédé de l'exemple 1, sauf qu'on mélange d'abord la suspension aqueuse de microsomes dans du sucrose,avec 125 ml d'une solution à 5% d1 un détergent non ionique (isooctyl-phénoxypolyéthoxyéthanol, Cutscum, Fisher Scientific Company, 20 Pittsburg, Pa).dans du sucrose aqueux 0,25 molaire. On laisse reposer le mélange résultant pendant 10 minutes, puis on le centrifuge à 105.000 x g pendant 60 minutes. On récolte le liquide surnageant jaune clair résultant., on dilue jusqu'à 830 ml avec du sucrose aqueux 0,25 molaire, on mélange avec de l'hydroquinone -4 25 (5 x 10 molaire), et on utilise la solution au lieu de la suspension de microsomes dans 1'incubation décrite dans l'exemple 1. L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque est isolé comme décrit dans l'exemple 1. EXEMPLE 5 30 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque On suit les procédés des exemples 1 et 4, sauf que le liquide surnageant jaune de l'exemple 4 est mélangé avec du sulfate d'ammonium jusqu'à une saturation de 30%. On agite le mélange pendant 15 minutes et on centrifuge ensuite. Le liquide sur-35 nageant résultant est mélangé avec du sulfate d'ammonium jusqu'à une satùration de 60%. On agite ce mélange pendant 15 minutes et on centrifuge. On dissout le précipité résultant dans 40 ml d'un tampon aqueux 0,05 molaire de chlorhydrate de tris- (hydro- 69 18229 18 2010101 xyméthyl)aminométhane (tris-HCl), d'un pH de 7,5, et on dialyse la solution par rapport a,u même tampon pendant 12 heures. On dilue la solution dialysée jusqu'à 800 ml avec du sucrose aqueux 0,25 -4 molaire, on mélange avec de l'hydroquinone (5,x 10 molaire) et 5 on utilise la solution au lieu de la suspension de microsomes dars l'incubation décrite dans l'exemple 1. L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque est isolé comme décrit dans l'exemple 1. EXEMPLE 6 10 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque On suit les procédés des exemples 1, 4 et 5, sauf que le système enzymatique dans la solution dans un tampon dialysée de l'exemple 5 est encore purifié par un échange d'ions. De la diéthylaminoéthylcellulose (DE 50, W & R Balston Ltd.) est lavée 15 de façon poussée et successivement avec de l'hydroxyde de sodium aqueux 1 molaire, de l'acide chlorhydrique aqueux 1 molaire et de l'eau distillée, puis on la tasse dans 8 colonnes 2,5 x 5 cm et on équilibre pendant 12 heures par rapport à un tampon tris-HCl 0,05 molaire, au pH de 7,5. On place dans chaque colonne un hui-20 tième de la solution dialysée contenant le système enzymatique,et on élue chaque colonne avec la même solution de tampon. L'activité enzymatique est présente dans le fond de solvant de chaque colonne. Les fractions enzymatiques récoltées et combinées sont diluées jusqu'à 800 ml avec du sucrose aqueux 0,25 molaire, puis on -4 25 mélange avec de l'hydroquinone (5 x 10 molaire) et on utilise la solution au lieu de la suspension de microsomes dans l'incubation décrite dans l'exemple 1. L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta trans-13-énoîque est isolé comme décrit dans l'exemple 1. EXEMPLE 7 30 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoîque Une solution d'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque (100 mgr) dans 8 ml d'acétate d'éthyle est secouée avec de l'hydrogène à une pression d'environ une atmosphère et à 25°C en présence de palladium à 5% surcharbon (15 mgr) .Un 35 équivalent d'hydrogène est absorbé en 100 minutes environ. On arrête l'hydrogénation et on sépare le catalyseur par filt ration. L'évaporation du filtrat donne un résidu gommeux que l'on chroma-tographie sur gel de silice avec un mélange d'acétate d'ethyle et 69 18229 19 2010101 d'hexane (3/1), ce qui donne l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxopros-tanoîque. En suivant le procédé de l'exemple 7, les esters méthylique, éthylique, butylique et 2-éthylhexyliques de l'acide 9q "5 15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque sont transformés en les esters méthylique, éthylique, butylique et 2-éthylhexylique de l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoîque. En suivant également le procédé de l'exemple 7, le diacétate et le diacétate de l'ester méthylique de l'acide 9a,15(S)—dihydroxy—11-oxoprosta—trare-10 13-énoîque sont transformés en le diacétate et en le diacétate d'ester méthylique de l'acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoî-que. En suivant également le procédé de l'exemple 7, l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13-diénoîque et 1'aci-15 de 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13,cis-17-triénoï-que sont chacun transformés en l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxo-prostanoîque, en utilisant 2 et 3 équivalents d'hydrogène, respectivement. EXEMPLE 8 20 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoîque L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque (50 mgr) est dissous dans 10 ml d'éthanol absolu. On balaye l'air hors du récipient de réaction avec un courant d'azote sec et on exclut l'air ensuite par maintien d'une légère pression positive 25-d'azote dans ce récipient de réaction. On ajoute une suspension de 50 mgr d'azodiformiate disodique dans 5 ml d'éthanol absolu,et on agite le mélange résultant à environ 25°C, puis on le rend acide avec quelques gouttes d'acide acétique glacial. On poursuit l'agi- -tation à 25°C pendant 8 heures. On évapore ensuite le mélange de 30 réaction jusqu'à siccité. On dissout le résidu résultant dans-un mélange d'éther diéthylique et d'eau. La couche à l'éther diéthylique est séparée, séchée avec du sulfate de sodium anhydre et évaporée sous pression réduite pour donner l'acide 9a,15(S)-dihy-droxy-ll-oxoprostanoïque ,ayant à peu près les mêmes propriétés 35 que la matière préparée suivant l'exemple 7. En suivant le procédé de l'exemple 8, les esters me— thylique, éthylique, butylique et 2-éthylhexylique de 1'.acide 9a, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque sont transformés en 69 18229 20 2010101 les esters méthylique, éthylique, butylique et 2-éthylique de l'acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoîque. En suivant aussi le procédé de l'exemple 8, le diacétate et le diacétate d'ester méthylique de l'acide 9a, 15-, (S) -dihydroxy-ll-ôxoprosta-trans-13-é-5 noîque sont transformés en le diacétate et en le diacétate d'ester méthylique de l'acide 9a, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoïque.. En suivant également le procédé de l'exemple 8, l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13-diénoïque êt 1'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5,trans-13, cis-17-triénoï-10 que sont chacun transformés en l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxo-prostanoîque, en utilisant respectivement deux fois et trois fois la quantité spécifiée d'azodiformiate dîsodique. EXEMPLE 9 9«,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de méthyle 15 L'acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoî- que (2 mgr) est dissous dans un mélange de méthanol etd'éther diéthylique (1/1). On ajoute une solution de diazométhane dans de l'éther diéthylique (environ 200 mgr) et on laisse reposer le mélange à environ 25°C pendant 5 minutes. On évapore ensuite le mélange 20 de réaction jusqu'à siccité pour obtenir le 9a,15(S)-dihydroxy-11-oxoprosta-trans-13-énoate de méthyle. Une analyse du composé dans l'infrarouge montre une forte absorption à 5,78 |i et une faible absorption à 10,3 (X. En suivant le procédé de l'exemple 9, mais en utilisant 25 le diazoéthane, le diazobutane et le l-diazo-2-éthylhexane, au lieu du diazométhane, on obtient respectivement les esters éthylique, butylique et 2-éthylhexylique de l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprostà-trans-13-énoîque. En suivant également le procédé de l'exemple 9, l'acide 30 9a,15(S)-diacétoxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque, l'acide 9a,-15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprostanoîque, 1'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5, trans-13-diénoïque et l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5 , trans-13 , cis-17-tr iénoïque sont chacun transformés en les esters méthylique, éthylique, butylique et 2-éthyl-35 hexylique corrrespondants. EXEMPLE 10 Acide 9a,15 (S)-diacétoxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque L'acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13- 69 18229 21 2010101 énoïque (2 mgr) est mélangé avec de l'anhydride acétique (0,5 ml) et de la pyridine (0,5 ml), et on laisse reposer le mélange à 25°C pendant 18 heures. On refroidit ensuite le mélange de réaction avec de la glace, on dilue à l'eau et on acidifie avec de l'acide chlor-5 hydrique dilué jusqu'au pH de 1. On extrait ce mélange 3 fois avec de l'éther diéthylique. On combine les extraits à l'éther diéthylique, et on les lave successivement avec de l'acide chlorhydrique dilué, une solution aqueuse diluée de bicarbonate de sodium et de l'eau. On évapore ensuite l'éther diéthylique pour donner l'acide 10 9a, 15 (S) -diacétoxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoîque. En suivant le procédé de l'exemple 10, mais en remplaçant l'anhydride acétique par l'anhydride propionique, l'anhydride isobutyrique et l'anhydride hexanoïque, on obtient les dérivés di-carboxyacyles correspondants de l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxo-15 prosta-trans-13-énoîque. En suivant également le procédé de l'exemple 10, le 9 EXEMPLE 11 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de sodium 25 L'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoî- . que (2 mgr) est dissous dans 3 ml d'eau-éthanol (1/1). On refroidit la solution jusqu'à environ 10°C et on neutralise avec une quantité équivalente d'une solution aqueuse 0,1N d'hydroxyde de sodium. Une évaporation jusqu'à siccité donne le 9a,15(S)-dihydroxy-30 ll-oxoprosta-trans-13-énoate de sodium. En suivant le procédé de l'exemple 11 maïs en utilisant l'hydroxyde de potassium, l'hydroxyde de calcium, 1'hydroxyde de tétraméthylammonium, et l'hydroxyde de benzyltriméthylammonium au lieu de l'hydroxyde de sodium, on obtient les sels correspondants 35 de l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque. En suivant également le procédé de l'exemple 11, l'acide 9a, 15 (S) -diacétoxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque ,l^.acide 9a, 15 (S) -dihydroxy-ll-oxoprostanoïque, l'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxo- 69 18229 22 2010101 prosta-cis-5, trans-13-diênoïque et l'acide 9ct, 15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-cis-5, trans-13, cis-17-tr iénoïque sont chacun transformés en les sels correspondants de sodium, potassium, calcium, tétra-méthylammonium et benzyltriméthylammonium. 5 EXEMPLE 12 On prépare en partant des ingrédients suivants, une solution aqueuse stérile pour injection intramusculaire ou intraveineuse, contenant , pour chaque ml, 10 mgr de 9a,15(S)-dihy3roxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de sodium: 10 9a,15 (S)-Dihydroxy-ll-oxoprôsta-trans-13- énoate rife sodium _ 10 gr Lactose, hydraté 50 gr Biphosphate de sodium, anhydre 1,6 gr Phosphate de sodium, desséché .17,46 gr 15 Méthylparaben 1,3 gr . Propylparaben 1,15 gr Eau pour injection, pour faire 1000 ml On injecte 1 ml par voie intramusculaire à un homme adulte juste avant une intervention chirurgicale, et la même quan-20 tité toutes les quatre heures pendant 2 jours, après l'intervention, en vue d'empêcher une thrombose post-opératoire. EXEMPLE 13 On prépare en partant des ingrédients suivants, une suspension stérile pour injection intramusculaire, contenant, dans 25 chaque ml, 100 mgr d'acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque : . Acide 9a,15 (S)-dihydroxy-Il-oxoprosta-trans-13-énoïque, micronisé 100 gr Gel d'huile d'arachide, pour faire 1000 ml 30 On administre à un homme adulte souffrant d'un infarc tus du myocarde , 1 ml de cette injection intramusculaire une fois par jour pendant 10 jours. EXEMPLE 14 On prépare en partant des ingrédients suivants, une so-35 lution aqueuse stérile pour injection intramusuclaire ou intraveineuse, contenant, pour chaque ml, 0,05 mgr de 9a,15(S)-dihydro-xy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de sodium : 69 18229 23 2010101 9Ct, 15 (S) -Dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de sodium 0,5 gr Méthylparaben, U.S.P. 18 gr Propylparaben U.S.P. 2 gr 5 Eau pour injection, pour faire 10.000 ml On administre la solution à une femme adultë pesant 50 kgf sous forme d'une infusion intraveineuse à raison de 1 ml par minute pendant 24 heures, immédiatement après une intervention chirurgicale et une greffe vasculaire pour maintenir la liberté 10 de celle-ci. EXEMPLE 15 On prépare en partant des ingrédients suivants, 1000 tablettes pour utilisation par voie buccale, contenant chacune 100 mgr d'acide 9a,15 (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoïque : 15 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans- 13-énoïque, micronisé 100 gr Amidon, U.S.P. 25 gr Lactose 100 gr Talc U.S.P. 20 gr 20 Stéarate de calcium. 2,5 gr On mélange convenablement l'acide et le lactose et on les transforme en granules avec l'empois d'amidon en sirop. Aux granules séchés, on ajoute un mélange du restant des ingrédients .et on comprime le mélange final en tablettes d'un poids convenable. 25 EXEMPLE 16 On prépare en partant des ingrédients suivants, 1000 capsules en gélatine dure, à deux pièces, pour utilisation par voie buccale, chaque capsule contenant 50 mgr d'acide 9a,15 (S)-d ihydroxy-11-oxopros ta-1rans-13-énoïque : 30 Acide 9a,15(S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans- 13-énoîque, micronisé 50 gr Lactose 50 gr Amidon de maïs 100 gr Talc, U.S.P. 20 gr 35 Stéarate de magnésium en poudre 20 gr EXEMPLE 17 On prépare en partant des ingrédients suivants, un sirop pour utilisation par voie buccale, contenant 5 mgr de 9a,15 18229 24 20101Oi (S)-dihydroxy-ll-oxoprosta-trans-13-énoate de potassium pour cha- que cuillerée à thé (5 ml) : 9ct, 15 (S) -Dihydroxy-ll-oxoprosta- trans-13 énoate de potassium 1 gr Agent de conservation 2,5 gr Glycérine 150 ml Poudre d'adragante 7,5 gr Agent d1aromatisation 2 ml Sucrose 400 gr Eau purifiée, pour faire 1000 ml ' Un composé essentiellement pur entrant dans le cadre des formules I à V est un composé pratiquement exempt de pyrogènes d'antigènes, de protéines, de lipides, de fragments de tissus et de débris cellulaires et essentiellement exempt de dérivés d'aci-15 de prostanoïque comportant un radical oxo à la position 9 et un radical hydroxy ou carboxyacyloxy à la position 11, par exemple PGE^, PGE2 ou PGE^. Les premières impuretés nuisent à l'utilisation des composés de l'invention pour des besoins pharmacologiques Les dernières impuretés, par exemple le PGE^ ,provoquâmes réac-20 tions physiologiques indésirables comme on l'a signalé antérieurement. 69 18229 25 2010101 REVENDICATIONS 1. Un composé de la formule : H COOR, dans laquelle R^ représente de l'hydrogène, un alkyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement ou un cation acceptable du point de 10 vue pharmacologique, et R2 représente de l'hydrogène ou un alka-noyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement. 2. Un composé suivant la revendication, dans la formule duquel R^ et représentent de l'hydrogène. 3. Un composé de la formule : 15 20 dans laquelle R^ et~R2 onfc ^"a m^me signification que dans la revendication 1. 4. Un composé suivant la revendication 3, dans la formule, duquel R^ et R2 représentent de l'hydrogène. 5. Un composé de la formule : 25 R,0. ? COOR, 30 dans laquelle R^ et R2 ont la signification donnée dans la revendication 1. 6. Un composé suivant la revendication 5, dans la formule duquel R^ et R2 représentent de l'hydrogène. 7. Les composés suivant l'une quelconque des revendica-35 tions précédentes, sous leur forme essentiellement pure. 8. Un procédé de production d'un composé de la formule : 69 18229 26 >010101 10 -- COOR, dans laquelle R^ et R2 ont la signification donnée dans la reven dication 1, ce procédé comprenant la réduction avec de l'hydrogène plus un catalyseur d'hydrogénation ou avec un diimide, d'un composé de la formule : *2C 0 ^ 15 €H2-Y-(CH2)3~C00R1 C-CH.-Z-ŒL-CH ^2 2 3 OR. dans laquelle Y et Z représentent -CH2CH2~ ou dans laquelle Y re présente cis-CH=CH- et Z représente -CH2CH2~ ou cis-CH=CH-, et dans laquelle et R2 ont la signification donnée antérieurement 20 9. Un procédé suivant la revendication 8, dans lequel Y et Z représentent -CH2CH2~. 10. Un procédé de'production d'un composé de la formule 25 .ch2-y- (ch2).3-cooh H c-ch2-z-ch2-ch3 s OH 30 dans laquelle Y et Z représentent'-CH2CH2~ ou dans laquelle Y représente cis-CH=CH- et Z représente -CH2CH2- ou cis-CH=CH-, qui comprend l1incubation aérobie de l'acide 8,11,14-eicosatriénoîque entièrement cis, de l'acide 5,8,11,147eicosatétraénoïque entière-35 ment cis ou de l'acide 5,8,11,14,17-eicosapentaénoîque entièrement cis, en présence à la fois du système enzymatique de microsomes de glandes vésiculaires du mouton et d'un produit homogène de glandes vésiculaires du mouton, exempt de particules et natif. 69 18229 27 2010101 11. Un procédé suivant la revendication 10,dans lequel on utilise l'acide 8,11,14-eicosatriénoïque entièrement cis, et dans lequel Y et Z représentent -CH2CH2~ dans le composé produit. 12. Une composition thérapeutique comprenant un composé 5 de la formule : I ^CH2-Y-(CH2)3-COORI ■H 10 H -x^c-ch2-z-ch2ch3 H 0R2 dans laquelle X représente -CH^CH^- ou -trans-CH=CH— ,et Y et Z représentent tous deux , ou bien dans laquelle X repré sente trans-CH=CH-, Y représente cis-CH=CH- et Z représente - 15-CH2CH2- ou cis-CH=CH-, dans laquelle aussi représente de l'hydrogène, un alkyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement ou un cation acceptable du point de vue pharmacologique, et R2 représente de l'hydrogène ou un alkanoyle de 1 à 8 atomes de carbone inclusivement, en association avec un véhiculçjbharmaceutique. 20 13. Une composition suivant la revendication 12, dans le composé de laquelle X représente trans-CH=CH-, Y et Z représentent -CH2CH2-, R^ représente dé l'hydrogène ou un cation acceptable du point de vue pharmacologique, et R2 représente de l'hydrogène.