la présente invention concerne un nouveau procédé de damage des pistes de ski au moyen d'une nouvelle machine qui permet de tasser la neige de façon uniforme et appropriée à la manière d'un fer à repasser, sans màchurer ou déchiqueter la neige ni risquer 5 de dénuder le sol sous-jacent. L'inventeur, confronté depuis sa plus tendre enfance aux problèmes relatifs à l'aménagement des pistes de ski, connaît bien toutes les difficultés de cette technique liées à l'environnement naturel, aux skieurs eux-mêmes et aux véhicules à chenilles clas-10 siques utilisés dans ce but. le procédé de damage de la neige décrit ci-après est très original : l'on n'a jamais encore utilisé un véhicule de damage glissant sur la neige pour la comprimer et l'égaliser, et le besoin d'un tel procédé et d'un tel véhicule se fait sentir avec 15 acuité. Pour bien comprendre l'invention et l'apprécier à sa juste valeur, il faut au préalable connaître les impératifs liés aux conditions météorologiques variables et au traitement brutal auxquels la neige est soumise normalement sur les pistes de ski. 20 On trace généralement les pistes de ski dans les montagnes à une altitude élevée où la fréquence et l'abondance des chutes de neige sont probables mais peuvent être très variables, la neige tombant en montagne est gênéralement légère, sèche et floconneuse. Dans les régions climatiques les plus propices, et à la 25 période la plus froide de l'année, on peut être à peu près sûr que la température restera au-dessous du point de congélation de l'eau et donc qu'il n'y aura pas d'alternance de fonte et de congélation de la neige ni par suite des fluctuations de température, ni du fait des alternances de pression et de relâchement sous 30 l'action des skis. Pourtant les conditions ne sont pas to.ujours favorables, la neige de certaines averses peut être mouillée. Il peut y avoir des alternances de redoux et de gel. La piste de ski est toujours très malmenée. Des bosses se forment aux virages qui font décol-35 1er les skieurs expérimentés et peuvent entraîner des fractures pour les novices. 72 14321 2 2134421 En altitude, on peut rencontrer des vents très forts qui tendent à chasser de la piste de ski la nouvelle neige légère et poudreuse et à l'accumuler dans les creux si on ne la tasse pas rapidement sur la pente pour la maintenir en place et la rendre 5 utilisable. Ce travail n'a pas seulement pour effet de retenir la neige, mais il améliore beaucoup son état du point de vue de la pratique du ski. Il n'est pas indispensable de réaliser et de maintenir des conditions idéales, mais il est au moins souhaitable, du fait 10 que les pistes de ski sont en général fréquentés par des skieurs plus ou moins expérimentés, de les mettre en état de façon qu'elles ne présentent pas pour les novices de risques graves de blessures . lorsque les chutes de neige sont très espacées, l'utilisa-15 tion de la piste tend à déplacer et à comprimer localement la neige en produisant des sillons, des rides, des bosses et des amas de neige glacée, certaines surfaces étant même si tassées et si glacées que la neige ne répond pas comme elle le devrait normalement au passage des skis. 20 les irrégularités de la surface de la neige engendrées par le passage des skieurs augmente la surface exposée directement au soleil et donc la perte de neige par fusion ainsi que sa solidification par alternances de fusion et de congélation. Tous les véhicules à chenilles jusqu'ici utilisés pour aménager les 25 pistes de ski provoquent la disparition par fusion d'une certaine quantité de neige du fait qu'ils augmentent la surface de la neige exposée à l'air. Dans les circonstances ci-dessus décrites, il peut être très intéressant d'utiliser de temps en temps une lame niveleuse 30 pour morceler la neige à demi-gelée et la répartir de nouveau, et le traîneau selon l'invention comporte un tel dispositif. Il est parfois souhaitable aussi d'augmenter le poids de l'outil de damage, ce qu'il est facile de faire en chargeant de lest le véhicule ou en lui faisant transporter des passagers à la montée. 35 le nouveau véhicule selon l'invention est de préférence constitué d'un châssis rigide exclusivement supporté par trois larges patins à fond plat qui répartissent sa charge sur la neige 72 14321 3 2134421 de façon sensiblement uniforme et sur une grande surface. L'opération initiale de tassement de la neige exige non seulement que la charge soit à peu près également répartie, mais aussi que la pression soit limitée, ce que permet le nouveau véhi-5 cule selon l'invention. Autrement dit, compte tenu du poids du véhicule et de la charge qu'il peut supporter, le rapport entre cette charge et la surface portante des patins doit être tel que la pression moyenne 2 au cm exercee par ces derniers reste comprise dans certaines li-10 mites et soit sensiblement la même pour- les trois patins. La marge de tolérance est plus grande une fois l'opération préliminaire de tassement réalisée. Pour éviter de déchiqueter ou mâchurer la neige ou de la racler en mettant le sol à nu par places, le véhicule est amarré 15 par l'intermédiaire d'un câble à un point fixe situé au sommet de la pente ou de la partie de piste à damer, et il comporte un treuil à moteur qui la déplace en enroulant ou déroulant le câble de traction ; de cette façon, le traîneau n'exerce sur la neige aucun effort de traction ou de freinage. 20 L'utilisation de treuils à moteur montés sur un véhicule dont ils assurent le déplacement par rapport à un point fixe n'est pas entièrement nouveau dans d'autres applications, mais, à la connaissance de l'inventeur, c'est la première fois que ce système est appliqué à un traîneau dont les patins servent à aplanir la 25 surface neigeuse supportant le véhicule. L'invention concerne d'abord un traîneau destiné à tasser la neige et pouvant être dirigé par son conducteur*- Pour permettre de diriger le traîneau, ses patins comportent de très minces lames ou dérives, assez longues, s'enfonçant, beaucoup dans la neige sous 30 chaque patin, mais toutefois assez minces pour ne pratiquer dans cette dernière que des rainures de largeur négligeable, tout en assurant un plan de dérive de grande surface essentiel pour permettre de diriger le véhicule. L'un des patins, par exemple le patin central d'amont, peut tourner autour d'un axe vertical 35 tandis que les autres sont fixes transversalement par rapport au châssis, ce qui permet à l'opérateur de déterminer de façon précise la position angulaire des dérives du patin orientable par 72 14321 4 2134421 rapport aux dérivée des patins fixes. Ces patins équipés de dérives ou de quilles permettent au conducteur de faire suivre à son véhicule une trajectoire très différente de la ligne droite reliant directement le traîneau au 5 point fixe d'amarrage du câble de traction. Le véhicule peut même être orienté perpendiculairement à la ligne de plus grande pente et donc être garé sur une piste et y rester immobile pendant qu'on amarre le câble de traction à un autre point fixe. La possibilité de diriger le véhicule en orientant l'un de 10 ses patins présente un autre avantage : en cas de rupture du câble de traction, il est possible d'empêcher le traîneau de dévaler en le faisant zigzaguer vers l'aval ou même en le faisant virer de 180° vers l'amont pour lui faire perdre sa vitesse avant de l'arrêter perpendiculairement à la ligne de plus grande pente. 15 Une autre caractéristique de l'invention en rapport étroit avec la possibilité de le diriger concerne un guide-câble pivotant qui permet d'enrouler le câble de traction de façon uniforme et régulière, même lorsque la trajectoire du véhicule diverge sensiblement de l'orientation du câble de traction. 20 Le conducteur du véhicule peut facilement accéder à toutes les commandes montées sur ce dernier, ce qui lui permet de voir ce qu'il fait. Il peut revenir en arrière et recommencer son travail à plusieurs reprises si les premiers résultats ne sont pas satisfaisants. Il peut déterminer la vitesse d'enroulement du câ-25 ble sur le treuil à la montée et freiner le déroulement du câble à la descente du véhicule dont l'action est aussi efficace dans ces deux cas. Il est important que le treuil soit monté sur le véhicule. S'il était situé près du point fixe d'amarrage en haut de la pen-30 te, le câble de traction pourrait frotter contre les arbres ou les blocs de rocher, s'enrouler partiellement autour, ce qui l'userait rapidement et entraînerait des dépenses inutiles et des risques inadmissibles. Il est essentiel en tout cas de mettre sur le véhicule un conducteur disposant de toutes les commandes né-35 cessaires et capable d'observer les environs afin par exemple d'éviter un skieur en détresse ou des accidents catastrophiques. 72 14321 5 2134421 Dans le cadre de l'invention, les différents patins tracent des empreintes contiguës de façon à ne pas laisser de bandes non damées entre les bandes traitées. Il est important que ces patins tassent uniformément ou 5 presque uniformément la neige nouvellement tombée à leur premier passage, mais cela est moins nécessaire aux passages suivants au cours desquels 3.e traîneau peut donc emmener des passagers à la montée. Lorsque ce détail présente une réelle importance, par exemple dans une propriété privée ou dans un cercle comportant peu 10 de membres, il est possible de prévoir un véhicule modifié analogue à celui décrit par la présente invention, mais plus long et plus large et dont les patins ont une surface portante accrue. En cas de défaillance du frein à la descente, il est nécessaire de disposer d'un moyen de secours pour arrêter le véhicule. 15 Dans ce but, il est préférable d'accoupler le moteur au. treuil par l'intermédiaire d'un embrayage centrifuge. Le moteur débrayé tourne au ralenti pendant la descente du traîneau, mais ce dispositif permet au conducteur, s'il craint de perdre la maîtrise de son véhicule, d'embrayer le moteur simplement en avançant la manette 20 des gaz. Les caprices de la nature sont innombrables. La piste de ski peut s'élargir considérablement par endroits et comporter ailleurs des virages accentués. A cause de ces virages, il peut se faire qu'à certains endroits le câble de traction s'enroule 25 partiellement autour d'un arbre. Il est donc très important de monter le treuil sur le véhicule et non au sommet de la piste de façon'que le câble de traction ne frotte pas contre l'arbre ou, le cas échéant, contre un bloc rocheux. Là où la piste s'élargit, il est prcféi'able de faire effec-30 tuer au véhicule de courtes montées et descentes décalées latéralement les unes par rapport aux autres jusqu'à ce que toute la piste à damer soit traitée, plutôt que de lui faire à chaque fois monter et descendre toute la pente. Le câble s'enroule sur le tambour du treuil à la montée 35 du véhicule dont le poids augmente donc, ce qui tasse davantage la.neige. Cela n'est pas un inconvénient, car ce changement de poids est très graduel et la marge de tolérance est grande entre 72 14321 6 2134421 le degré minimal de consistance à donner à la neige pour qu'elle reste stable et skiable et le degré maximal acceptable. Ce sont les changements brutaux de profil et de consistance qu'il faut particulièrement éviter. 5 la présente invention concerne également un dispositif sûr permettant de limiter et de régler la vitesse à laquelle le véhicule dévale. Ce dispositif comporte de préférence un frein de treuil actionné par le conducteur du véhicule et complété par un embrayage centrifuge qui accouple instantanément l'arbre de trans-10 mission du moteur au tambour du treuil sur simple accélération du moteur qui n'arrête pas de tourner. A la montée, le câble remorquant le véhicule s'enroule autour du tambour du treuil en augmentant son diamètre, en modifiant donc le rapport de démultiplication et en alimentant la charge 15 imposée au moteur. Pour pallier cet inconvénient, il est souhaitable d'intercaler entre le moteur et le treuil un changement de vitesse automatique classique qui augmente la démultiplication en fonction de l'augmentation de la résistance. Une caractéristique très importante du traîneau selon l'in-20 vention est qu'il peut être réalisé à un prix inférieur à celui des véhicules à chenilles actuellement utilisés dans le même but, et que sa simplicité entraîne des dépenses de fonctionnement inférieures à celles de ces véhicules qui sont plus lourds, plus compliqués et qui comportent un grand nombre d'éléments sujets 25 à détérioration et qu'il faut réparer ou remplacer. l'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels : les figures 1 et 1A qui se complètent représentent en éléva-30 tion longitudinale le traîneau selon l'invention destiné à aménager et damer les pistes de ski ; la figure 2 représente schématiquement et à petite échelle le véhicule de la figure 1 amarré à un point fixe situé en haut de la pente au moyen d'un câble de traction comportant un ressort 35 amortisseur ; la figure 3 est une vue partielle et détaillée du ressort amortisseur de la figure 2 ; 72 14321 7 2134421 les figures 4 et 4A qui se complètent sont une vue en plan du véhicule de la figure 1 ; la figure 5 est une vue partielle en plan d'un détail de la transmission de direction ; 5 la figure 6 représente schématiquement et à titre d'exemple un appareil hydraulique permettant de régler la hauteur d'une lame niveleuse au-dessus de la neige j la figure 7 est une élévation latérale partielle d'un guide-câble pivotant intercalé entre le point fixe d'amarrage et le 10 tambour du treuil et permettant dlenrouler le câble de traction de façon égale et sûre sur ce tambour ; la figure 8 montre la manière d'utiliser un véhicule à chenilles classique spécialement équipé, soit comme point fixe d'amarrage de l'extrémité amont du câble dans certaines circons-15 tances, soit pour permettre au traîneau selon l'invention de se hisser sur ce véhicule qui le transporte ensuite sur une autre pente ; la figure 9 est une élévation latérale d'un ensemble constitué d'un rouleau et d'un support, cet ensemble pouvant dans 20 certaines circonstances être monté à la place de chaque patin ; et la figure 10 est une élévation de face du dispositif de la figure 9« le traîneau 10 selon l'invention, destiné à aménager et 25 damer la neige d'une piste de ski, comporte sur presque toute sa longueur un châssis rigide 12, long et large, supportant, à ce qu'on appellera arbitrairement l'avant du véhicule, d'une part un siè.ge 14 fixé sur un bâti approprié comportant des montants 15» et d'autre part un jeu approprié de commandes à main dont le dé-30 tail est donné plus loin. Ce châssis 12 peut supporter ou faire partie d'une plate-forme arrière 16 sur laquelle sont montés un ensemble 18 constitué d'un moteur à combustion Interne et d'une transmission automatique, un tambour ou dévidoir 20 et les éléments coopérant avec ces mécanismes. 35 la plate-forme 16 est constituée de préférence d'un plancher 22, de traverses verticales avant et arrière 24 et 26, de longerons latéraux 28 et d'une cloison transversale 30. 72 14321 8 2134421 Le véhicule comporte à l'avant ou en amont un patin 32 qui glisse à la surface de la neige sur laquelle il exerce une pression correspondant environ à un tiers du poids du traîneau, et à l'arrière ou en aval deux patins 34 et 36 séparés latéralement. 5 Seuls les trois patins sont en contact avec la neige. Ils supportent à eux trois tout le poids du véhicule et tassent la surface de la neige à la manière d'un fer à repasser, ce qui correspond à la destination essentielle du traîneau. Les patins 34 et 36, de préférence identiques, sont montés 10 de chaque côté du traîneau de façon à ne pas pouvoir tourner par rapport à son châssis. Comme le montre la figure 1, le montage du patin 36 comporte un axe transversal 38 entouré par des paliers 39 qui font corps avec des longerons 40 fixés au patin proprement dit 36 par l'intermédiaire de traverses 42. Ce dernier peut ainsi 15 "basculer d'avant en arrière autour de l'axe 38, mais non tourner autour d'un axe vertical par rapport au châssis du véhicule. Le patin 34 est identique et monté de la même façon. Comme le montrent les dessins, chaque patin est creux, comporte un fond plat, peut basculer autour d'un axe transversal et 20 ses bouts avant et arrière sont arrondis de façon à ne pas mordre ou buter dans la neige et à suivre le profil de sa surface. Les trois patins sont semblables et montés de la même façon, à ceci près que les patins arrière 34 et 36 ne peuvent pas tourner par rapport au véhicule autour d'axes verticaux, alors 25 que le patin avant 32 peut le faire pour permettre de diriger le traîneau. Pour bien diriger ce dernier, il est aussi important que les patins 34 et 36 soient fixes et que le patin avant 32 puisse être orienté à volonté. Comme le montre la figure 4, les trois patins 32, 34 et 36 30 ont les mêmes dimensions (bien que cela ne soit pas essentiel). Il est toutefois important que la distance séparant latéralement les patins 34 et 36 ne soit pas supérieure et soit môme de préférence inférieure à la largeur du patin central avant 32. De cette façon, lorsque le traîneau se déplace en ligne droite, l'action 35 combinée des trois patins dame la neige sur une bande ininterrompue de largeur sensiblement égale à la somme des largeurs des trois patins. ; 72 14321 2134421 Les différentes commandes essentielles du véhicule sont situées près du siège 14 du conducteur et comprennent entre autres un volant 44 de direction fixé sur le bout supérieur d'un arbre rotatif 46 dont le bout inférieur supporte un pignon à chaîne 5 48 relativement petit, le pignon 48 entraîne par l'intermédiaire d'une chaîne 50 un pignon 51 relativement grand lui-même fixé sur un arbre rotatif 52 qui supporte intérieurement l'axe 38 de support du patin 32. Sur les flancs opposés de chaque patin 32, 34, 36 sont 10 fixées des quilles ou dérives parallèles 53. Chacune de ces dérives est très mince, son épaisseur ne dépassant pas de préférence 3,2 mm environ, et, comme représenté, elle suit le patin sur la moitié de sa longueur environ et s'enfonce dans la neige de plusieurs centimètres sous le patin. Ces dérives permettent de fai-15 re obéir le véhicule à l'action du volant de direction grâce à leur surface verticale importante, mais leur minceur est telle que la rainure qu'elles tracent dans la neige n'a qu'un effet négligeable sur lrégalité de sa surface pour la pratique du ski. le câble de traction 54 est constitué d'un câble souple 56 20 relié par son bout éloigné du traîneau à un brin d'ancrage 60 par l'intermédiaire d'un ressort amortisseur 58. le brin 60 comporte à l'un de ses bouts une boucle qui le relie au ressort 58, il passe autour d'un poteau d'ancrage 64, et il comporte à son autre bout un porte-mousqueton 62 qui s'accroche à lui (voir figure 3). 25 le châssis 12 du véhicule supporte à son extrémité avant un guide-câblo pivotant 65 destiné à guider automatiquement, également et régulièrement le câble 54- Ce guide-câble comporte une poulie 66 montée sur le châssis dans des supports fixes 68 et tournant autour d'un axe transversal horizontal fixe parallèle à 30 l'axe 70 du tambour du treuil, la poulie 66 est montée loin en avant du tambour du treuil mais en face du milieu de ce dernier de façon que le câble s'enroule sur lui d'un bout à l'autre et dans les deux sens successivement. le guide-câble comporte aussi une poulie extrême 72 tour-35 nant autour d'un axe horizontal 74 dans un support 76 capable de pivoter librement autour d'un axe verticale a-b entre deux éléments de support fixes supérieur. 78 et inférieur 80. l'axe a-b est 72 14321 10 2134421 d'une certaine façon toujours tangent aux deux poulies 72 et 66 quelle que soit l'orientation du véhicule par rapport au point fixe d'amarrage ou à l'obstacle autour duquel le câble peut s'enrouler partiellement entre le véhicule et ce point fixe. En fait, 5 le câble en quittant une des poulies pour s'engager sur l'autre suit toujours l'axe a-b. Une petite poulie 81 de guidage ou de garde, montée sur le support articulé 76 et tournant autour d'un axe horizontal parallèle à celui de la poulie 72, comporte une gorge semblable à celle de cette dernière et est sensiblement 10 tangente à elle près de son sommet, de façon à empêcher le câble de traction de s'en échapper. Le moteur 18 entraîne le tambour 20 du treuil par l'intermédiaire d'un engrenage approprié (non représenté) qui peut comporter un changement de vitesse automatique de façon à empêcher le 15 moteur de caler lorsque la pente est raide et que le câble 56 est enroulé sur le tambour 20 sur une grande épaisseur. Le moteur lui-même est de préférence un moteur classique à combustion interne qu'il n'est pas nécessaire de décrire. Il est actionné par une manette des gaz 82 qui reste dans la position où 20 la place l'opérateur et est reliée à lui par un câble métallique souple 84 entouré d'une gaîne souple 86 fixée à ses deux bouts. Une autre commande à distance analogue actionne le frein 94 du tambour au moyen d'une manette 92 reliée à ce dernier par un câble de Bowden 88, 90 analogue au câble 84, 86, et rappelée 25 par un ressort (non représenté) vers sa position inactive représentée sur la figure 4. Lorsque le véhicule descend la pente sous l'effet de la pesanteur, le moteur fonctionne normalement au ralenti et n'est pas accouplé au treuil. En cas de défaillance ou d'inefficacité 30 du frein à la descente, il suffit à l'opérateur d'accélérer légèrement le moteur pour faire rapidement entrer en action un embrayage centrifuge 96 qui empêche le véhicule de s'emballer et peut même inverser la direction de son mouvement. Autrement dit, l'embrayage centrifuge peut servir soit de transmission à la montée 35 soit de frein de secours à la descente. Le châssis 12 supporte, en arrière du patin 32 et en avant des patins 34 et 36 et au moyen de deux bras fixes descendants 102 72 14321 2134421 sur lesquels s'articulent deux paires de bielles parallèles 104, une lame niveleùse 100 destinée au "besoin à étaler la neige et à briser la glace. Cette lame est normalement maintenue en position inactive comme représenté, mais peut être abaissée suffisamment 5 pour que son bord inférieur soit situé à quelques centimètres en dessous des surfaces inférieures des patins. les figures 1, 2, 4 et 6 montrent les détails d'un a,ppareil hydraulique pratique et avantageux permettant de régler la hauteur de la lame 100. Deux vérins hydrauliques 108 s'articulant sur le 10 châssis autour de deux axes 111 contiennent chacun dans leur cylindre un piston 106 rappelé par un ressort 110 en position haute et dont la tige 112 se prolonge vers le bas pour s'articuler par son extrémité inférieure avec la bielle supérieure d'une des paires de bielles 104. 15 Un réservoir 116 alimente en liquide hydraulique une pompe 118 actionnée à la main qui, par l'intermédiaire d'un distributeur 120 également actionné à la main et d'une conduite 121, refoule le fluide vers les extrémités supérieures des cylindres du vérin pour faire descendre leurs pistons 106 à 1'encontre des ressorts 20 110. l'opérateur peut ainsi abaisser la, lame 100 à la hauteur désirée et la maintenir dans cette position dont elle peut toutefois s'écarter sous l'effet d'une pression excessive prédéterminée qui actionne une soupape de sûreté 122 située sur une dérivation 124. la figure 6 représente le distributeur 120 en position active dans 25 laquelle l'opérateur le laisse tant qu'il désire maintenir la lame 100 en position basse. Si l'opérateur veut laisser remonter la lame 100, il actionne le distributeur 120 à la main pour lui faire prendre la position représentée en. trait interrompu sur la figure 6, ce qui 30 permet au fluide sous pression de sortir des cylindres 108 et de revenir au réservoir 116 par une conduite de retour 125- la pompe 118 et le distributeur 120 sont de préférence situés à portée du conducteur, de façon que ce dernier puisse les actionner à partir de son siège. 35 le véhicule comporte de préférence des phares 126 à chaque bout. 72 14321 12 2134421 la plate-forme 16 peut servir à transporter une provision de carburant, du lest ou des passagers à la montée. Il n'est pas souhaitable de. trop chargera plate-forme lorsque le traîneau passe pour la première fois sur une couche de neige nouvellement 5 tombée, car le véhicule est normalement conçu pour que son poids se répartisse à peu près également sur les patins lorsqu'il ne transporte aucune autre charge que son conducteur et sa provision de carburant normale. En revanche, pour les passages suivants, l'égale répartition 10 du poids est un facteur moins important, et l'on peut utiliser la plate-forme dans un des buts supplémentaires précédemment énu-mérés. Pratiquement, il est parfois avantageux, lorsque la neige est déjà compacte, de remplacer les patins par des rouleaux métal-15 liquos creux 138 (voir figure 9) qui exercent une pression plus forte, la longueur de ces rouleaux est de préférence égale à la largeur d'un patin de façon que leurs empreintes puissent se recouper de la même manière que celles des patins. Un support de palier 140 coopérant avec chaque rouleau peut être substitué aux 20 pa.rties inférieures des paliers fendus 39. Chaque rouleau comporte de préférence à ses deux bouts de minces rebords permettant de diriger le traîneau qui, à tous autres égards, a la même structure et fonctionne de la même façon que précédemment indiqué, les rouleaux sont plus efficaces que les patins pour morceler les 25 mottes de neige et ils n'exercent pas plus qu'eux sur la neige d'efforts de traction ou de freinage. Bien que le traîneau selon l'invention puisse se déplacer par ses propres moyens à la montée, il ne s'agit pas d'un véhicule automobile proprement dit. Il ne peut pas passer de lui-même 30 d'une piste de ski à une autre, ni servir à aménager de bout en bout une pente plus longue que la longueur de câble disponible, et ce dernier ne peut pas bien entendu dépasser la longueur permise par les possibilités du tambour du treuil. Presque toutes les stations de ski utilisent quelques véhi-35 cules à chenilles, le traîneau selon l'invention est destiné à remplacer dans une certaine mesure ce genre de véhicules, mais il peut aussi coopérer efficacement avec eux comme le montre la figure 8. 72 14321 13 2134421 On voit sur cette figure un véhicule à chenilles 130 équipé dlun organe fixe d'amarrage 132 auquel il est possible d'accrocher le câble de traction 54 du traîneau 10. Le véhicule 130 peut facilement se déplacer par ses propres moyens en différents points 5 d'une longue pente et y être garé pour servir de point fixe d'amarrage . Le véhicule 130 représenté est en outre modifié de façon à comporter un support basculant pour le véhicule 10. Ce support consiste en une plate-forme 134 pivotant sur le véhicule à chenil-10 les autour d'un axe transversal 136. L'extrémité de gauche de cette plate-forme est fendue de manière à laisser passer le câble de traction 54. Le traîneau 10 peut se hisser par ses propres moyens sur la plate-forme 134 de façon que le véhicule à chenilles puisse le transporter sur une autre pente. Au nouveau lieu de tra-15 vail, le déroulement du câble 54 permet au traîneau 10 de sortir en glissant de la plate-forme 134» et le véhicule à chenilles peut être utilisé pour lui servir de point fixe d'ancrage. Il est aussi possible d'acci-ocher le câble de traction à un autre point fixe. 20 Le véhicule à chenilles sert généralement à transporter le traîneau 10 d'un point fixe d'amarrage à un autre et permet donc de mettre en oeuvre plusieurs des traîneaux selon l'invention. Hais, même s'il ne sert de point d'amarrage qu'à un seul de ces derniers, l'invention permet de réaliser de grandes économies du 25 fait que le véhicule à chenilles comporte un grand nombre d'éléments en fonctionnement, tous sujets à défaillance ou détérioration. Le traîneau selon l'invention est relativement simple, robuste et sûr, sa mise en oeuvre est beaucoup plus économique et il demande beaucoup moins d'entretien et de dépenses de répara-30 tion. Son prix de revient initial est en outre très inférieur à celui d'un véhicule à chenilles. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au traîneau décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 72 14321 14 2134421 REVENDICATIONS 1. Traîneau dirigeable, destiné à aménager des pentes neigeuses pour la pratique du ski, caractérisé en ce que son châssis rigide n'est supporté que par trois patins très espacés et à gran- 5 de surface portantes / constituent normalement le seul moyen nécessaire à l'exécution du travail et supportent chacun de très minces lames longitudinales saillant vers le bas et faisant fonction de dérives par leur grande surface verticale, en ce que deux de ces patins sont fixes, espacés latéralement et montés à l'un 10 des bouts du traîneau et le troisième est orientable et monté au milieu et à l'autre bout du traîneau pour permettre de le diriger, ledit traîneau étant réalisé de manière que son poids et sa charge soient à peu près également répartis sur les patins en fonction de leur surface portante et que la position relative 15 de ces derniers permette normalement de tasser à peu près uniformément une bande de neige ininterrompue de largeur totale sensiblement égale à leurs largeurs additionnées,.et en ce qu'un dispositif permet de régler la vitesse de montée et de descente du traîneau sans que ce dernier n'exerce sur la neige aucun effort 20 de traction ou de freinage. 2. Traîneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins sont relevés et arrondis à leurs extrémités opposées pour leur permettre de glisser facilement à la surface de la neige à la montée comme à la descente. 25 3« Traîneau selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque patin est monté de manière à pouvoir basculer autour d'un axe horizontal et transversal situé sensiblement au milieu de sa longueur. 4. Traîneau selon la revendication 3, caractérisé en ce que 30 ledit dispositif est constitué d'un câble de traction accroché par un bout à un point fixe d'amarrage situé au sommet de la pente à aménager et par l'autre bout à un treuil à moteur monté sur le traîneau et sur le tambour duquel il peut s'enrouler et se dérouler, ce treuil comportant un frein qui permet de limiter la vi-35 tesse de déroulement du câble, et le conducteur du traîneau disposant de commandes lui permettant de diriger son véhicule et d'en régler la vitesse de montée ;et de descente soit en modifiant 72 14321 15 2134421 la vitesse du moteur du treuil, soit en modifiant la vitesse à laquelle ce dernier déroule le câble. 5. Traîneau selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'entraînement du treuil à moteur comporte un embrayage centri- 5 fuge permettant d'utiliser instantanément la puissance du moteur au cours de la descente pour l'ajouter ou la substituer à celle du frein si ce dernier est inefficace. 6. Traîneau selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un dispositif élastique situé près du bout extérieur du câble 10 est destiné à amortir les contraintes s'exerçant sur lui et sur les éléments du traîneau lors des accélérations négatives ou positives de ce dernier. 7. Traîneau selon la revendication 4, caractérisé en ce que le câble passe dans un guide-câble pivotant monté sur le traîneau 15 et constitué par une poulie fixe tournant à une certaine distance et en face du milieu du tambour du treuil autour d'un axe horizontal parallèle à celui de ce tambour et par une seconde poulie orientable tournant autour d'un axe horizontal supporté par un bâti qui pivote autour d'un axe vertical toujours tangent aux 20 deux poulies, le câble orientant ainsi cette seconde poulie en direction du point fixe d'amarrage, ou d'un obstacle éventuel interposé entre ce point et elle, de façon à guider le câble dans les deux sens en l'obligeant à passer sur la poulie fixe. 8. Traîneau selon la revendication 1, caractérisé en ce 25 qu'il est aménagé pour transporter un certain nombre de passagers de façon à lui permettre, en remontant la pente dans les mêmes empreintes qu'à la descente, de tasser davantage la neige déjà tassée par lui à sa descente précédente. 9. Traîneau selon la revendication 1, caractérisé en ce 30 qu'il comporte au moins sur toute sa largeur une lame niveleuse à usage facultatif et un mécanisme permettant de régler à volonté la hauteur de cotte lame au-dessus de la neige, la lame pouvant ainsi soit rester folle, soit déplacer la neige et la répartir dans certaines limites au niveau désiré. 55 10. Traîneau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il peut coopérer avec un autre véhicule automobile à chenilles supportant un organe d'amarrage fixe auquel il est possible d'ac 72 14321 16 2134421 crocher le câble de traction du traîneau, cet autre véhicule pouvant soit rester immobile et servir de point d'amarrage fixe, soit remorquer le traîneau vers un nouvel emplacement de travail. 11. Traîneau selon la revendication 10, caractérisé en ce 5 que ledit organe d'amarrage est monté sur la partie centrale supérieure de l'autre véhicule qui comporte en outre une plateforme basculante sur laquelle le traîneau peut se hisser par ses propres moyens pour être transporté vers une autre pente. 12. Procédé d'aménagement d'une pente neigeuse destinée à 10 la pratique du ski, caractérisé en ce qu'il consiste d'abord à tirer un traîneau sur la neige vers le haut de la pente au moyen d'un câble amarré à un point fixe, puis à laisser le traîneau redescendre la pente en le freinant plus ou moins au moyen du câble. 15 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'un conducteur monté sur le traîneau le dirige- à la montée et à la descente en actionnant suivant le cas son moteur et/ou son frein. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce 20 qu'il consiste d'abord à opérer un premier tassement de la neige à la descente du traîneau qui ne transporte pas de passagers au cours de cette opération, puis à tasser davantage la neige à la remontée au cours de laquelle le traîneau transporte des passagers. 25 15. Mécanisme destiné à enrouler et dérouler un câble sou ple, caractérisé en ce que le câble s'enroule et se déroule sur un dévidoir tournant autour d'un axe fixe sur un support sur lequel est en outre monté un guide-câble constitué par une première Xjoulie tournant en face du dévidoir autour d'un axe parallèle à 30 celui de ce dernier et par mie seconde poulie qui tourne dans un bâti pivotant librement autour d'un axe tangent aux deux poulies et situé à l'intersection des plans respectifs de la première et de la seconde de ces poulies, 16. Mécanisme selon la revendication 15, caractérisé en ce 35 que ledit support est un véhicule comportant un dispositif à moteur qui fait fonctionner le dévidoir pour y enrouler le câble. 72 14321 17 2134421 17. Mécanisme selon la revendication 15» caractérisé en ce qu'une poulie de garde, montée sur le "bâti pivotant près du sommet de la seconde poulie, tournant autour d'un axe parallèle à celui de cette dernière et sensiblement tangente à elle, maintient le câble de façon sûre sur cette seconde poulie même lorsque ce câble se relâche. 18. Traîneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les patins sont amovibles et peuvent être remplacés par des rouleaux creux supportés par des paliers.