La présente invention concerne une installation d'alarme en cas de sinistre, comprenant au moins une enceinte fermée qui contient un fluide et qui est agencée pour provoquer, lorsqu'un dit sinistre intervient en son voisinage, une variation de la pression du dit fluide, et, pour chaque enceinte, des moyens détecteurs connectés à cette enceinte et sensibles à la dite pression, qui sont agencés pour provoquer l'émission d'un signal d'alarme lorsque cette pression change dans une mesure qui dénote un sinistre. Les sinistres que 1'installation selon l'invention peut tre appelée à déceler sont principalement les incendies, dont la chaleur provoque une augmentation de la pression de fluide dans l'enceinte fermée. Toutefois, d'autres genres de sinistres comme par exemple les intrusions peuvent aussi tre décelés et signalés par une telle installation. En tant qu'installation d'alarme en cas de sinistre de ce type, on connaît déjà des installations d'alarme en cas d'incendie qui sont notamment destinées à tre placées dans des tunnels routiers pour détecter les incendies qui pourraient s'y produire et les signaler par une alarme. Une des faiblesses des installations existantes consiste en ce que d'éventuelles défectuosités, qui peuvent survenir par exemple par suite d'une perforation ou d'un manque d'étanchéité de l'enceinte fermée, ne sont pas décelées d'une façon automatique. Les installations existantes permettaient des contrôles réguliers de l'état de bon fonctionnement, mais ces contrôles impliquaient des opérations relativement compliquées et peu commodes, et de plus, moins que ces contrôles aient été extrmement fréquents ce qui s'avérait coûteux et difficilement réalisable, de longues périodes pouvaient se présenter entre l'apparition d'une défectuosité et sa détection lors du prochain contrôle, périodes durant lesquelles l'installation n'était pas en état de déceler et signaler adéquatement les incendies toujours possibles. Le but de la présente invention est de fournir une installation d'alarme en cas de sinistre améliorée par rapport à celles que connaît l'art antérieur, en particulier quant aux questions susmentionnées relatives au contrôle de l'état de bon fonctionnement de l'installation. Dans ce but et conformément à l'invention, l'installation d'alarme en cas de sinistre, du type générique précédemment défini, est caractérisée en ce que la dite enceinte est munie de moyens d'introduction d'une surpression de repos qui sont constitués pour impartir au dit fluide contenu dans l'enceinte, en l'ab- sence de sinistre, une pression de repos supérieure à la pression extérieure ambiante, les dits moyens détecteurs comprenant un dispositif détecteur de variations de pression, réagissant, pour commander le fonctionnement d'une alarme-sinistre, toute variation de pression qui intervient avec au moins une rapidité dP déterminée, et un dispositif détecteur de pression minima réagissant, pour commander. le fonctionnement d'une alarme technique, à toute chute de la dite pression au-dessous d'une valeur minima de sécurité de fonctionnement, inférieure à la dite pression de repos en l'absence de sinistre. Dans une forme d'exécution particulièrement avantageuse, destinée à fournir une alarme en cas d'incendie, notamment dans un tunnel, cette installation est encore caractérisée en ce que la dite enceinte comprend un tube à parois non élastique disposé au faite du tunnel ou au plafond de l'endroit à surveiller, le fluide contenu dans cette enceinte étant de l'air ou un gaz dont le produit"pression x volume"augmente lorsqu'un incendie l'échauffe. Avantageusement, les dits moyens détecteurs comprennent alors en outre un dispositif détecteur de pression maxima réagissant, pour commander le fonctionnement d'une alarme incendie, à une augmentation mme très lente de la dite pression jusqu'à une valeur maxima déterminée que les variations de la température ambiante ne permettent pas d'atteindre mais qui est atteinte certainement en cas d'incendie, mme peu violent. Avantageusement, une des extrmités du dit tube est connectée aux dits moyens détecteurs, tandis que son autre extrémité est connectée à un soufflet ayant une partie de paroi cinématiquement liée a l'armature mobile d'un transducteur électromécanique dont la partie électrique est apte à recevoir des impulsions électriques de contrôle qui déplacent la dite armature et la dite paroi du soufflet de façon à provoquer une brusque variation de pression simulant les effets d'un incendie. Ce dernier agencement permet un contrôle périodique de l'installation à l'égard des risques de défectuosité par obturation du tube, côté du contrôle permanent que le dit dispositif détecteur de pression minima fournit à l'égard des risques de perforation ou de non tanchéit de l'enceinte. Dans une forme d'exécution particulièrement avantageuse, les dits moyens détecteurs comprennent un seul capteur de pression traduisant la valeur de pression en une valeur électrique, des moyens électroniques permettant, sur la base de cette grandeur électrique, de déceler les valeurs de pression ou de variations de pression qui doivent commander l'alarme. Dans une autre forme d'exécution, également fort avanta- geuse, les moyens détecteurs comprennent plusieurs capteurs coopérant avec un agencement pneumatique tel que ces différents capteurs réagissent de façon adéquate pour fournir le cas échéant les différentes alarmes. L'installation d'alarme selon la revendication peut éga- lement tre réalisée en une forme d'exécution fournissant une alar me en cas d'intrusion. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'objet de l'invention ; dans ce dessin : la fig. 1 représente schématiquement une installation d'alarme en cas d'incendie, du type particulier en question, comprenant un seul capteur de pression délivrant une grandeur élec- trique représentative de la pression, la surveillance des différentes alarmes étant effectuée électriquement, et la fig. 2 représente schématiquement une autre forme d'exécution d'une installation d'alarme en cas d'incendie, dans laquelle sont prévus'plusieurs capteurs de pression pour les différents types d'alarme, le fonctionnement adéquat de ces capteurs étant assuré par un agencement particulier pneumatique. L'installation de la fig. 1 est montée dans un tunnel. La fig. 1 n'en montre qu'un tronçon comprenant un tube étanche et non élastique 3, de préférence fait de cuivre, qui longe le faite du tunnel. A l'endroit d'un premier poste de détection (poste 1), ce tube descend contre la paroi latérale du tunnel où il est raccordé à-une vanne 4 pour l'introduction d'une surpression et à une chambre de détection de pression 5 munie d'un capteur de pression 6 et d'un capteur de température 7. Ces capteurs sont connec- tés à un agencement électrique de détection de pression 8 comprenant différents composants électriques et disposé, de préférence dans une niche, contre la paroi latérale du tunnel. L'autre extré mité du tube 3, à l'endroit du faite du tunnel, est raccordé à un agencement faltier 22 pour le test et la propagation éventuelle de la pression d'alarme, lequel est par ailleurs raccordé à un autre tube, similaire au tube 3, qui longe plus avant le faite du tunnel pour aller rejoindre un second poste de détection (poste 2, non représenté). Ce poste 2 est similaire au poste 1 et, selon la longueur du tunnel, un troisième poste peut tre disposé à proximité du poste 2, avec un nouveau tronçon de tube étanche longeant la suite du faite du tunnel ayant son extrémité raccordée à un autre agencement faitier similaire à l'agencement 22, depuis lequel un quatrième tronçon de tube s'étend jusqu'à un quatrième poste de détection, et ainsi de suite. La vanne 4 permet, par exemple à partir d'une bouteille d'air comprimé, d'introduire dans le tube 3 une surpression, ensuite de quoi cette vanne 4 est fermée. A l'endroit du poste 1, le tube 3-est raccordé à une chambre de détection de pression 5 qui comprend-une jauge de pression 6 délivrant une grandeur élec- trique proportionnelle la pression régnant dans la chambre 5. Dans l'agencement électrique de détection 8, cette grandeur électrique est amplifiée dans un amplificateur 9 dont le signal de sortie est amené sur un détecteur d'accroissement 11. Lorsque la pression augmente avec une certaine rapidité, la tension de sortie de l'amplificateur 9 augmente avec une rapidité correspondante, et si cette dernière, dt, atteint un certain seuil, le détecteur d'accroissement fournit un signal représentant une"alarme feu I" qui allume une lampe rouge dans un tableau d'affichage de poste 14, ce signal"d'alarme feu I"réapparaissant sur une sortie du tableau d'affichage 14 pour tre appliqué à un haut-parleur d'alarme local 15 et, par l'intermédiaire d'un contact d'un commutateur 18, à une connexion de sortie d'alarme générale 16. La tension sortant de l'amplificateur 9 est également appliquée à un détecteur de valeur limite 12 dont les valeurs limites mini et maxi peuvent tre ajustées à l'aide de résistances variables d'adaptation 13. Selon la tension appliquée à son entrée, ce-détecteur de valeurs limites 12 fournit une tension sur une de trois sorties. Lorsque la tension est inférieure à un seuil déterminé, cette tension se présente sur une sortie"MIN", lorsque la tension a une valeur normale dénotant une pression normale dans le tube 3, le détecteur 12 fournit une tension sur une deuxième sortie"NQRt$", et lorsque la tension atteint ou dépasse une valeur critique, le détecteur 12 fournit une tension sur une troisième sortie"MAX". Une tension sur la sortie"MAX"provoque, dans le tableau d'affichage 14, l'allumage d'une lampe rouge"d'alarme feu II", cette tension étant également amenée sur la sortie du tableau 14, pour faire fonctionner le haut-parleur d'alarme locale 15 et pour tre appliquée à la sortie d'alarme générale 16 de l'agencement électrique de détection 8. Lorsque le détecteur de valeurs limites 12 fournit une tension sur sa sortie"NORM", c'est une lampe verte, indiquant que l'état de fonctionnement de l'ins- tallation est bon, qui s'allume dans le tableau d'affichage 14, cette tension n'étant naturellement pas reportée à la sortie du tableau d'affichage 14. Enfin, lorsque le détecteur de valeurs limites 12 fournit une tension sur sa sortie"MIN", c'est une autre lampe rouge, signalant une"alarme technique"qui s'allume sur le tableau d'affichage 14, cette tension étant nouveau reportée à la sortie de ce tableau pour faire fonctionner le hautparleur d'alarme locale 15 et pour tre transmise sur la sortie d'alarme générale 16. De cette façon, le tableau d'affichage 14 est apte à fournir une triple alarme. Lorsqu'un incendie violent se déclare dans le tunnel la pression intérieure dans l'enceinte étanche formée par le tube 3 et la chambre 6 avec encore différents éléments qui y sont raccordés, augmente rapidement, d'où une augmentation rapide de la tension à la sortie de l'amplificateur 9, de sorte que le détecteur d'accroissement 11 fournit une"alarme feu I"qui signale qu'un incendie d'une certaine importance se produit dans le tunnel. Il se peut toutefois qu'un incendie relativement faible, mais durable, fasse augmenter la pression dans le tube 3 d'une façon trop lente pour que le détecteur d'accroissement 11 provoque le fonctionnement de"l'alarme feu t". Dans ce cas, il ne se passe rien jusqu'à ce que le détecteur de valeurs limites 12 ait détecté l'atteinte d'une valeur maximum qui fait alors fonctionner"l'alarme feu II". Enfin si, par suite d'une perforation ou d'un défaut d'étanchéité dans le tube 3, la surpression initialement appliquée dans celui-ci tombe (c'est-à-dire que la pression dans le tube devient égale à la pression atmosphérique, le détecteur de valeurs limites 12 fournit une tension sur sa sortie"MIN", et fait fonctionner"l'alarme technique". Lorsqu'aucune de ces trois alarmes n'est présente, le tableau d'affichage 14 affiche "bon". Le haut-parleur 15 signale, a l'intention d'un opérateur se trouvant à proximité du poste, que l'un ou l'autre des trois états d'alarme se présente, et cette alarme est transmise aussi sur la connexion de sortie 16 d'alarme générale, cette connexion étant reliée, d'une manière non représentée, à une station cen- trale qui collecte les signaux de sortie des agencement électriques de tous les postes similaires que comprend l'installation. Un bouton-poussoir/de"TEST A"permet d'appliquer, par l'intermédiaire d'un câble 21 qui longe le tube 3 au faite du tun- nel, une tension sur un solénoide 25 compris dans l'agencement fa ! fier 22. Ce dernier comprend un soufflet 23 relié à l'extrémité du tube 3 contre la face d'extrémité duquel s'appuie une armature magnétomécanique 24 soumise à l'action du solénoide 25. Au moment 1 où l'on appuie sur le bouton-pousso} r/"TEST A"dans l'agencement électrique 8 du poste 1, un courant parcourt le solénoide 25 et l'armature 24 se déplace, de façon à comprimer le soufflet 23 d'une manière brusque. Une brusque augmentation de pression, simu- lant un violent incendie, se produit dans le tube 3, et, pour autant que le tube 3 n'ait pas été obturé (par exemple par écrasement consécutif à un choc), le détecteur d'accroissement 11 fournit une alarme feu I, ce qui atteste du bon état de fonctionnement de ce tronçon de l'installation (à l'égard des risques d'obturation du tube). Dans le cas où l'on manipule le bouton-poussoir"TEST A", l'alarme générale retentit, ce qui peut tre désiré ou non suivant la manière dont on procède au contrôle. Si l'on désire éviter que l'alarme générale ne se produise lors dutest, on peut manipuler un bouton-poussoirt"TEST B", en lieu et place du bouton-poussoir17 "TEST A", ce qui produit le mme effet sur le solnolde 25, mais coupe en mme temps la sortie d'alarme générale 16, comme on le e voit à la fig. 1. Dans l'agencement électrique 8, on a monté encore un gal~ vanomètre 19 qui, avec une échelle correspondant directement à un étalonnage de pressions, affiche la tension fournie à la sortie de l'amplificateur 9. Un commutateur"mesure de pression/mesure de température"permet d'appliquer au galvanomètre 19 non pas la tension la sortie de l'amplificateur 9, mais la tension à la sortie d'un autre amplificateur, 10, dont l'entrée est connectée à un capteur de température 7 montée dans la chambre de détection de pression 5. Lorsque l'on a presse le bouton-poussoir 20, on peut donc lire sur le galvanomètre 19 l'indication de la température qui règne dans la chambre de détection 5, et l'on peut tenir compte de cette température pour pondérer la valeur que le galvanomètre affiche pour représenter la pression. En variante, on pourrait supprimer le commutateur 20 et prévoir en lieu-et place un circuit électronique qui, tenant compte de la température instantanée mesurée par un capteur 7, corrige automatiquement la tension appliquée au galvanomètre par la sortie de l'amplificateur 9 afin que le galvanomètre indique la valeur de pression ramenée à la température nominale de mise sous pression de l'installation. Sur la fig. 1, on a représenté, dans l'agencement faitier 22, un second solénoïde 25'et un second soufflet 23', qui sont raccordés au poste suivant par l'intermédiaire d'un tube et d'un câble analogues au tube 3 et au câble 21. L'agencement faltier présente encore l'avantage de permettre une transmission d'une surpression régnant dans le tube 3 d'un poste jusque dans le tube similaire du poste suivant, étant donné que, lorsque la pression augmente dans un tube, le fond du soufflet correspondant repousse l'armature qui elle-mme repousse le fond de l'autre soufflet, provoquant ainsi une augmentation de pression dans le tronçon du tube adjacent. Une telle propagation de l'alarme ne se produit toutefois que pour une augmentation relativement élevée de la pression dans le tube 3. Cette interconnexion fournit une sécurité supplémentaire en ce sens que, à supposer que le tube 3 soit bouché à proximité du poste 1, un incendie dans le tunnel sous la portion de tube 3 raccordée au poste 1, incendie qui du fait de l'obturation du tube ne pourrait pas faire fonctionner l'alarme du poste 1, provoquera un transfert de l'augmentation de pression dans le tube du tronçon suivant, par l'intermédiaire du soufflet 23, de l'armature 24 et du soufflet'3', de sorte que ce sera l'alarme du tronçon suivant qui fonctionnera. L'installation selon la fig. 1 fournit ainsi une sécurité complémentaire pour le cas d'un risque de défectuosité (obturation du tube) qui ne serait pas détectée d'une façon automatique mais seulement lors d'un test périodique. Par contre, une défectuosité de"fuite de l'enceinte étanche", est contrôlée en permanence par le détecteur de valeurs limites 12 qui fait fonctionner l'alarme technique lorsque la pression devient trop faible. La fig. 2 représente une autre forme d'exécution qui, d'une façon générale, est montée de la mme façon et vise le m- me but que la forme d'exécution de la fig. 1. Toutefois, dans cette forme d'exécution selon la fig. 2, l'agencement électrique ou électronique se réduit a un minimum, les fonctions de seuil ou de différenciation étant réalisées de façon pneumatique. Sur la fig. 2, on voit un tube 26, analogue au tube 3 de la fig. 1, qui longe le faite d'un tunnel et qui est raccordé à un agencement faltier 22-25 identique celui de la fig. 1. Un câble 21 relie également cet agencement pour permettre le test de fonctionnement de"l'alarme feu I", similairement à ce qui est prévu dans le cas de la fig. 1. Le tube 26, qui est l'équivalent du tube 3 de la fig. 1 est relié par un conduit capillaire 27 un soufflet régleur de surpression 29 surmonté d'un poids 30 et logé dans un pot de régleur de surpression 28. Tant que le poids 30 s'appuie librement sur l'extrémité du soufflet 29, il maintien dans l'enceinte constituée par le tube 26, le soufflet 29 et d'autres éléments annexes qui seront examinés plus loin, une surpression constante, déterminée par la valeur du poids 30 divisée par la surface d'extrémité du soufflet 29. Le conduit capillaire 27 empche que des variations de pression relativement brusques dans le tube 26 soient neu tralisées par l'agencement 29-30. Lorsque, par exemple par suite d'une perforation microscopique du tube 26, l'air s'échappe lentement du tube, le poids 30 descend peu à peu mais la pression dans le tube 26 reste la mme. Au moment où le poids 30 arrive au bas du pot 28, il ne peut plus compenser les fuites par une diminution du volume du soufflet 29 et la pression de repos se met à diminuer. Il en va de mme pour une éventuelle augmentation lente de la température de l'air dans le tube 26, elle se traduira tout d'abord par une augmentation de volume, sans augmentation de pression, jusqu'à ce que le poids 30 vienne appuyer contre le haut du pot 28 ; à partir de ce moment, l'augmentation de température se traduira par une augmentation de pression. La pression dans le tube 26 est communiquée directement l'intérieur d'une chambre de capteurs 33 dans laquelle se trouvent deux capteurs de pression 37 et 38, respectivement pour détecter une pression minimum et une pression maximum. Ces capteurs de pression peuvent tre simplement des capteurs a contact éta- lonnés pour une pression déterminée ; en variante, ils peuvent tre des capteurs fournissant une variation continue d'un paramètre électrique en fonction de la pression. Dans ce cas, on pourrait se contenter d'un seul capteur de ce type au lieu des deux capteurs 37 et 38. Ces derniers sont connectés à des circuit-relais respectivement 40 et 41 qui fournissent respectivement"l'alarme technique"et"l'alarme feu II", similaires aux alarmes homologues dans le cas de la fig. 1. Si les capteurs sont des capteurs à contact, les circuits-relais 40 et 41 seront de simples relais ; si l'on utilise un capteur à variation continue, les circuits-relais 40 et 41 seront des circuits à seuil ; on pourra du reste avoir soit un seul circuit à deux seuils différents soit deux circuits ayant chacun un seuil, à des valeurs différentes, (alimentés par un seul capteur de pression variation continue). On voit également sur la fig. 2 que le tube 26 est relié par un conduit capillaire 31 à un vase d'expansion tanche 32 d'un volume relativement grand. La portion de connexion entre le conduit capillaire 31 et le vase 32 est reliée également la a chambre des capteurs 33 mais de façon à aboutir non pas directement dans cette chambre mais à l'intérieur d'un ballonnet 34, luimme disposé dans la chambre 33. Lorsque la pression augmente relativement rapidement dans le tube 26, le volume important du vase d'expansion 32 et le passage très étroit du conduit capillaire retarde l'augmentation de la pression à l'intérieur du ballonnet 34, de sorte qu'il n'y a plus d'équilibre entre l'es- pace intérieur de ce ballonnet et l'espace extérieur de celui-ci. Une membrane 35 qui forme le haut de ce ballonnet 34 va donc se déformer, dans un sens réduisant le volume du ballonnet si la température augmente et dans un sens augmentant le volume du ballonnet si la température diminue. Une jauge de contrainte 36 est appliquée contre la membrane 35 et la grandeur électrique qu'elle fournit constitue une mesure directe de la rapidité de variation de la pression dans le tube 26. Cette jauge 36 est connectée à un circuit-relais à seuil 39 qui fournit"l'alarme feu I". La forme d'exécution selon la fig. 2 comprend comme on l'a vu également des boutons-poussoirs de test, elle pourrait comprendre encore, dans le cas où les capteurs 37,38 sont des capteurs à variation continue et pas des capteurs à contact, un galvanomètre analogue au galvanomètre 19 de la fig. 1, pour fournir un affichage de la valeur de pression. Des moyens non représentés à la fig. 2 servent à l'introduction initiale de la surpression dans l'enceinte formée du tube 26, du soufflet 29, du vase d'expansion 32 et du volume intérieur de la chambre 33 et du ballonnet 34. Concernant les formes d'exécution selon les fig. 1 et 2, on remarque que le fluide remplissant l'enceinte ne doit pas forcément tre de l'air, il pourrait s'agir d'un gaz quelconque, en échange, il n'est guère envisageable d'employer un liquide. On note qu'il est possible aussi de réaliser l'installation, dans une forme d'exécution tout S. fait différente, de façon qu'elle fournisse une alarme en cas d'intrusion. REVENDICATIONS : 1. Installation d'alarme en cas de sinistre, comprenant au moins une enceinte fermée qui contient un fluide et qui est agencée pour provoquer, lorsqu'un dit sinistre intervient en son voisinage, une variation de la pression du dit fluide, et, pour chaque enceinte, des moyens détecteurs connectés à cette enceinte et sensibles a la dite pression, qui sont agencés pour provoquer l'émission d'un signal d'alarme lorsque cette pression change dans une mesure qui dénote un sinistre, caractérisée en ce que la dite enceinte est munie de moyens d'introduction d'une surpression de repos qui sont constitués pour impartir au dit fluide contenu dans l'enceinte, en l'absence de sinistre, une pression de repos supérieure à la pression extérieure ambiante, les dits moyens détecteurs comprenant un dispositif détecteur de variations de pression, réagissant, pour commander le fonctionnement d'une alarme-sinistre, à toute variation de pression qui intervient avec au moins une rapidité déterminée, et un dispositif détecteur de pression minima réagissant, pour commander le fonctionnement d'une alarme technique, à toute chute de la dite pression au-dessous d'une valeur minima de sécurité de fonctionnement, inférieure à la dite pression de repos en l'absence de sinistre. 2. Installation d'alarme selon la revendication 1, desti née à fournir une alarme en cas d'incendie, caractérisée en ce que la dite enceinte comprend un tube à parois non élastiques disposé en un endroit élevé d'un espace au moins partiellement fermé où un éventuel incendie doit tre détecté, le fluide contenu dans cette enceinte étant de l'air ou un gaz dont le produit"pression x volume"augmente lorsqu'un incendie l'échauffe. 3. Installation d'alarme selon la revendication 2, carac térisée en ce que les dits moyens détecteurs comprennent en outre un dispositif détecteur de pression maxima réagissant, pour commander le fonctionnement d'une alarme-incendie, à une augmentation mme très lente de la dite pression jusqu'à une valeur maxima déterminée qui n'est jamais atteinte seulement du fit de variations de la température ambiante mais qui est atteinte certainement en cas d'incendie mme peu violent. 4. Installation d'alarme selon la revendication 2 ou la revendication 3, destinée à fournir une alarme en cas d'incendie dans un tunnel, caractérisée en ce que le dit tube est disposé au faite du tunnel et a une de ses extrémités connectée aux dits moyens détecteurs, tandis que son autre extrémité, située au faite du tunnel, est connectée à un soufflet ayant une partie de paroi cinématiquement liée l'armature mobile d'un transducteur é- lectro-mécanique dont la partie électrique est apte à recevoir des impulsions électriques de contrôle qui déplacent la dite armature et la dite partie de paroi du soufflet de façon à provoquer, à des fins de contrôle du bon fonctionnement de l'installa tion, une brusque variation de pression simulant les effets d'un incendie. 5. Installation d'alarme selon la revendication 4, carac térisée en ce qu'elle comprend au moins deux dites enceintes dont les tubes se situent sur deux tronçons successifs du tunnel, les extrémités de chaque tube munies du dit soufflet étant adjacen- tes, avec. une seule dite armature mobile commune aux deux soufflets, de manière telle que. par l'intermédiaire de cette armature et des deux soufflets, une augmentation de pression dans un des tubes provoque aussi-une augmentation de pression, mais plus faible, dans l'autre tube, de façon qu'une enceinte avec ses moyens détecteurs, assure un doublage de sécurité de l'autre. 6. Installation d'alarme selon la revendication 2, carac térisée en ce que les dits moyens détecteurs comprennent un seul capteur de pression traduisant la valeur de pression en une valeur électrique, et des moyens électroniques recevant cette valeur élec trique et comprenant des organes formant le dit dispositif dé tecteur de variations de pression et le dit dispositif détecteur de pression minima. 7. Installation d'alarme selon la revendication 3 et la revendication 6, caractérisée en ce que les dits moyens électronques comprennent encore des organes formant le dit dispositif détecteur de pression maxima. 8. Installation d'alarme selon la revendication 6, carac térisée en ce qu'elle comprend un galvanomètre affichant, a des fins de contrôle permanent, la valeur de la dite grandeur électri- que, avec une échelle traduisant directement celle-ci en valeur de pression. 9. Installation d'alarme selon la revendication 8, carac térisée en ce qu'un capteur de température est disposé au voisina ge du dit capteur de pression, ce capteur de température traduisant directement la température en une seconde grandeur électrique, et le dit galvanomètre étant commutable pour appréhender et afficher cette seconde grandeur électrique sur une échelle traduisant directement celle-ci en valeur de température, pour permettre une correction du contrôle de pression en fonction de la température régnant à l'endroit des capteurs. 10. Installation d'alarme selon la revendication 1, dans laquelle le dit fluide est de l'air ou un gaz, caractérisée en ce que les dits moyens détecteurs comprennent, pour former le dit dispositif détecteur de variations de pression, une chambre dont le volume intérieur est relié directement à la dite enceinte, et à l'intérieur de laquelle se trouve un ballonnet souple et étan- che comportant une membrane, l'espace intérieur de ce ballonnet étant relié par un conduit capillaire à la dite enceinte et d'une façon directe à un vase étanche d'un volume fixe prédéterminé, de façon que toute variation rapide de la pression dans l'enceinte provoque un déséquilibre de pression entre le volume intérieur du dit ballonnet et le volume intérieur de la dite chambre située à l'extérieur du dit ballonnet, ce dispositif provoquant un flé- chissement de la dite membrane et une jauge de contrainte traduisant ce fléchissement en une information électrique. 11. Installation d'alarme selon la revendication 10, ca ractérisée en ce que les dits moyens détecteurs comprennent, pour former le dit dispositif détecteur de pression minima, un capteur de pression qui est situé dans la dite chambre, à l'extérieur du dit ballonnet, et qui traduit la valeur de la pression dans cette chambre en une information électrique. 12. Installation d'alarme selon la revendication 3, ca ractérisée en ce que les dits moyens d'établissement de'une surpression de repos comprennent un soufflet qui comporte une face d'extrémité dirigée vers le haut et qui est disposé de façon à pouvoir s'étendre verticalement vers le haut, le volume intérieur de ce soufflet étant relié à la dite enceinte par un conduit ca pillaire et son expansion étant contrecarrée par un poids qui est posé sur la face d'extrémité du soufflet dirigée vers le haut, ce poids étant par ailleurs soumis à la pression extérieure ambiante de façon maintenir dans la dite enceinte une pression qui excè de d'un montant au moins approximativement constant la pression extérieure, malgré une variation de-la température du dit fluide, dans un domaine correspondant, sous pression constante, à une variation de volume égale à la cylindrée du soufflet, le dit dispo sitif détecteur de pression minima ne fonctionnant, en cas de fuite lente du fluide hors de l'enceinte, qu'après contraction complète du soufflet, et le. dit dispositif détecteur de pression maxima ne fonctionnant, en cas d'augmentation lente de la température, qu'après expansion complète du soufflet. 13. Installation d'alarme selon la revendication 1, carac térisée en ce que la dite enceinte est disposée et agencée de manière à fournir une alarme en cas d'intrusion.