La présente invention est relative à un dispositif pour la commande positive continue du déroulement des ensouples sur un métier à tricoter chaîne rectiligne à deux fontures, notamment un métier Rachel, afin de tricoter des bas sans couture» Ce 5 tricotage s'effectue en produisant un ou plusieurs tubes sur chacun desquels l'armure se répète suivant la longueur d'un bas, des armures différentes pouvant être adoptées sur chacune des deux fontures, c'est-à-dire sur chaque moitié du tube. Il en résulte que l'appel de fil à partir des ensouples est différent 10 sur les deux fontures d'aiguilles* Par ailleurs, les deux moitiés du tube sont reliées par des jonctions latérales où les fils sont tricotés alternativement sur des aiguilles voisines des deux fontures» En définitive, la vitesse d'alimentation en fil de l'un au moins des arbres d*ensouple pour chaque fonture d'ai— 15 guilles doit pouvoir s'adapter aux changements d'armure de la nappe de fils de chaîne correspondante à l'aide d'un mécanisme commutateur indépendant à deux ou plusieurs étages, tandis que la vitesse de rotation des ensouples doit pouvoir être réglée de façon continue en fonction de la tension du fil, pour com-20 penser la diminution progressive du diamètre. Contrairement aux tricots tubulaires de type usuel, par exemple du genre de ceux qu'on réalise pour former des bonnets de nuit, des manchons d'incandescence pour lampes à gaz, ou analogues, les tubes tricotés pour des bas de dames comportent 25 à des emplacements bien définis qui constituront plus tard la pointe, le dessous de pied, le talon et le revers supérieur I doublé du bas, des zones renforcées capables de supporter les sollicitations observées à cet endroit. Certain de ces renforts, notamment ceux qui équipent la pointe, le dessous du pied et le 30 talon, ne sont utiles que sur la moitié de la circonférence du bas j au contraire, le revers supérieur doublé doit intéresser la totalité de la circonférence du tube tricoté. Autrefois, les tricots tubulaires de ce genre étaient fabri» qués exclusivement sur des métiers à tricoter circulaires ; plus 35 récemment, le brevet français 1 321 5^1 proposait de réaliser ce genre d'articles sur métier à tricoter chaîne rectiligne à deux fontures, et plus particulièrement sur métier Rachel» Le tricota»» ge simultané de tous les fils de chaîne d'une même nappe sur chacune des fontures d'aiguilles définissant les deux moitiés du 40 tricot tubulaire assure des cadences de fabrication très rapides 69 23928 2 2012937 et réduit considérablement le prix de revient® De plus» en utilisant deux armures différentes avec au moins deux barres à passettes sur chaque fonture d'aiguilles, il est possible d'obtenir un tricot indémaillable* 5 Pour fabriquer les zones renforcées du bas, on change l'armure sur ltune seulement des deux fontures d'aiguilles, ou bien simultanément sur les deux. Lorsqu'on tricote simultanément deux fils ou davantage sur chaque fonture, il suffit pour passer à la zone renforcée de modifier l'armure de l'un seulement des 10 fils» Pour la partie principale du bas, c'est-à-dire pour la jambe, il suffit de tricoter une charmeuse inversée à mailles ouvertes ou fermées utilisant une barre à passettes pour un double tricot et une autre barre pour un simple tricot, alera que dans les zones renforcées seule la barre I tricote en double 15 maille, la barre II continuant le simple tricot. On observe ainsi dans les zones renforcées une augmentation de la consommation de fil , qu'on absorbe par réglage progressif de la vitesse d'alimentation de la nappe de fils de chaîne correspondante, à l'aide d'un variateur de vitesse spécial, agissant sur l'entraî-20 nement des arbres d'ensouple , par exemple suivant le système décrit dans le brevet français 1 488 796* Etant donné que les renforts de la pointe du pied intéressent l'une des moitiés de la circonférence du tube tricoté, tandis que les renforts du dessous de pied et du talon concernent l'autre moitié du bas, le renfort 25 du revers supérieur s'étendant enfin sur toute la périphérie du tube, il est nécessaire de pouvoir agir séparément sur au moins l'une des ensouples de chacune des fontures d'aiguilles, et ceci par l'intermédiaire d'un système indépendant qui fait varier la vitesse de déroulement du fil en fonction du changement d'armure 30 dans la nappe correspondant à cette ensouple. En outre, il est nécessaire d'utiliser des variateurs de vitesse continus et réglables, commandés par exemple par la tension du fil (voir le brevet suisse n° 414 9Zh) pour compenser les diminutions différentes des diamètres des ensouples afin de maintenir la vitesse 35 d'alimentation du fil constante pour armure donnée,^ indépendamment de la valeur utile du diamàtre de l'ensouple à'l'instant considéré» Il s'est en outre avéré que, malgré un ajustement très soigneux des dispositifs de réglage pour des variateurs de vites— h0 se continus et réglables de ce type avant chacune des ensouples, 69 23928 3 2012937 variateurs à la suite desquels on monte encore des boîtes ou systèmes commutateurs à deux ou plusieurs étages, l'égalisation obtenue n'est pas suffisante pour la vitesse d'alimentation des fils dans les parties du bas où l'on utilise la même armure 5 pour les deux moitiés du tube tricoté. Les moindres différences font apparaître des raies au niveau des lisières de jonction entre les deux moitiés du tube ; ces raies restent visibles sur le bas terminé, après formage à la vapeur ou par tout autre procédé à chaud. Ceci est inacceptable sur le marché et rend les 10 bas pratiquement invendables. La présente invention a pour but de supprimer ces raies ou jonctions visibles. Selon l'invention, on parvient à ce but en ce qu'avant les boîtes de commutation indépendantes des arbres d'ensouples qui se correspondent sur les deux fontures d'ai-15 guilles, on monte par couples un variateur de vitesse réglable commun qui agit en fonction de la tension du fil de l'une des nappes de fils de ces ensouples, le tricotage sur les deux fontures d'aiguilles et les déclenchements correspondants des boîtes de commutation étant programmés de façon que la coordina» 20 tion du raccordement des deux moitiés du tricot tubulaire intéressant chacune l'une des deux fontures, se trouve modifiée d'un tronçon à l'autre le long du bas. Grâce à ce changement de coordination au niveau de la jonction des deux moitiés du tube sur les fontures d'aiguilles, la 25 compensation s'effectue constamment entre les appels de fil différents sur les deux ensouples lorsque l'une des moitiés du tricot est renforcée alors que l'autre ne l'est pas j la compensation joue également lorsque les diamètres des ensouples diminuent progressivement. Le variateur de vitesse continu commun 30 au deux ensouples d'une même paire garantit en outre une correspondance exacte des vitesses d'alimentation des fils de chaîne pour des rapports de démultiplication égaux des boîtes, ce qui a lieu notamment lorsqu'on tricote la jambe du bas. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, 35 permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 est une vue latérale montrant dans sa forme définitive un bas de dame localement renforcé. Fig. 2 est une vue latérale d'un tronçon de tricot tubulaire à partir duquel est fabriqué le bas de la fig. 1. 40 Fig. 3 est une vue en perspective du tronçon de tube de la 69 23928 k 2012937 fig» 2» Fig. k représente de façon schématique le montage d'un métier Rachel à deux fontures pour fabriquer des tricots tubulaires du genre représenté sur les fig. 2 et 3. 5 Fig, 5 illustre le principe de répartition des aiguilles et des passettes le long des fontures et des barres au voisinage des jonctions latérales d'un tricot tubulaire» Fig» 6 à 10 sont la représentation graphique des armures des différentes parties du bas» 10 Fig» 11 est une représentation schématique des systèmes d'entraînement et de réglabe des arbres d'ensouples à commandes positives du métier Rachel selon la fig» 4» On a représenté sur la fig» 1 un bas de dame qui est désigné par la référence globale 10» Ce bas comprend à la manière 15 connue une pointe 11, un dessous de pied 12, un talon 13 et un revers supérieur double 14» Ces zones hâchurées sont renforcées alors que sur le dessus du pied 15 et le long de la jambe 16 le tricot reste simple, c'est-à-dire non renforcé» Un tel b^as est réalisé à partir d'une ébauche du genre 20 illustré sur les fig» 2 et 3* Cette ébauche A est constituée par un tronçon d'un tricot tubulaire fabriqué en continu» A son sommet, ce tronçon de tricot tubulaire est renforcé sur une zone a^ constituée par deux moitiés v et h ayant la même hauteur» Cela constitue après rabattement à double et couture, le 25 revers supérieur renforcé 17 du bas terminé» A la base du tronçon tubulaire A, on trouve par contre des zones renforcées a^ et a^ de longueurs différentes, situées sur les deux moitiés v et h du tube» Le renfort a^ de la moitié arrière h est le plus long } il correspond au talon et au dessous du pied du bas terminé» Au 30 contraire, le renfort a^ de la moitié avant h est plus court ; i}. définit la pointe du pied lorsque l'ébauche tubulaire a été coupée suivant une courbe 18 correspondant au profil du pied,, puis cousue le long des bords de cette courbe» On voit en comparant les fig» 1 et 2 que la différence de longueur des renforts 35 a^ et a^ laisse non renforcé le dessus du pied 15 dont la structure prolonge directement la jambe l60 La figo 4 montre le principe de construction d'un métier Rachel à deux fontures, prévu pour fabriquer simultanément un grand nombre d'ébauches tubulaires A sous la forme de tricots 4-0 chaîne» Par exemple, on peut tricoter côte à côte douze ébauches 69 23928 5 2012937 tubulaires A sur un même métier. XI est connu d'équiper le métier Rachel de deux rangées d*aiguilles ou fontures Z et Z , V H ainsi que de plusieurs barres à passettes» Pour des raisons qui apparaîtront plus loin, le nombre des barres à passettes a été 5 choisi égal à 8 dans le présent exemple. Les aiguilles à clapet montées dans des plombs 21 et 22 sont disposées de part et d'autre de plaques fraisées 23 «t 24 et équipent des barres 25 et 26 portées par des leviers 27 et 28. Ces derniers oscillent autour d'axes fixes 29 et 30. Ils sont commandés par des bielles 31» 10 32 et des leviers à galets 33» 34 à l'aide de disques à cames 37» 38 calés sur les arbres principaux synchronisés 35 et 36 du métier. Les barres à passettes X à VIII peuvent se déplacer dans le sens longitudinal. Elles sont suspendues à des supports 39 fixées 15 à un arbre principal 40« Les supports 39 sont décalés dans le sens longitudinal ; un seul d'entre eux est visible sur la fig.4. Chaque support 39 d'une barre à passettes est commandé suivant un mouvement analogue à celui des barres 25 et 26 des fontures, par l'intermédiaire d'un levier 41, d'une bielle 42 et d'un 20 levier à galet 43 f cette commande s'effectue à partir d'une came 44 calée sur l'arbre principal 35 et elle permet d'animer simultanément les barres à passettes d'un mouvement qui consiste à les faire osciller ensemble autour de l'axe de l'arbre 40. De plus, les barres à passettes se déplacent séparément suivant 25 des mouvements de jetée pour passer sur ou sous les aiguilles ; ce dernier mouvement est obtenu à la manière connue par des organes non représentés, notamment à partir de chaînes à maillons profilés montées à l'une des extrémités de la machine où elles passent sur un tambour. 30 Les passettes des huit barres I à VIII reçoivent les fils sous la forme de nappes 45» 46, 47, 48 à partir de quatre ensouples K_^_, Passant sur des harres de compensation 49» 50, 51» 52. Ces barres de compensation sont constituées par des tiges s'étendant sur toute la longueur du métier et montées de 35 façon excentrée sur des axes 53» 54, 55» 56 ; elles sont soumises à l'action de rappel de ressorts 57» 58, 59» 60 prenant appui sur des points fixes. Cela confère aux nappes de fils une tension qui peut être maintenue tout en absorbant des différences de vitesses de déroulement. Jusqu'ici, la structure du métier Rachel 40 prévue pour le tricotage d'un bas selon l'invention ne se 69 23928 6 2012937 différencie pas de celle d'un métier Rachel classique à deux fontures prévu pour des tricots plats. Par contre, au lieu de tricoter sur toute la largeur du métier un tricot unique, la fabrication des bas consiste à produire sur les deux fontures 5 d'aiguilles Z et Z plusieurs tricots tubulaires indépendants et juxtaposés ; pour cela, les aiguilles de l'une des fontures tricotent toutes les moitiés v des ébauches tubulaires A qui formeront l'avant des base, tandis que les aiguilles de l'autre fonture tricotent les moitiés arrière h des ébauches A formant 10 l'autre partie des bas# Sur chaque ébauche tubulaire A, les deux moitiés v et h sont reliées par des lisières ou jonctions longitudinales b et b' à l'aide de fils tricotés alternativement sur des aiguilles voisines des deux fontures Zv et Z^. On a représenté sur la fig. 5 à. une échelle fortement gros— 15 sie, le schéma d'enfilage et de disposition des passettes et des aiguilles. Sur chaque fonture d'aiguilles Z^ et Z^ on prévoit par exemple douze groupes de chacun 150 à l60 aiguilles. Chaque groupe eceupe une longueur B et correspond à la fabrication d'un tube d'ébauche du tricot. Entre ces groupes d'aiguilles "actives", 0 qui ont été schématisées sur la fig. 5 par des points noirs, se trouvent quelques aiguilles "aveugles" schématisées par des cercles* On pourrait également supprimer de façon pure et simple ces aiguilles aveugles. Les barres X, III, VI, et VXII comportent des passettes schématisées par des cercles répartis sur des traita 25 tiretés dont chacun désigne une bju*re. Les barres II et VII ne comportent qu'une seule aiguille 61, 62 ou 63, 64 à chaque extrémité de chaque tronçon B ; en ce qui concerne les barres IV et V, chacune ne comporte qu'une seule aiguille 65 ou 66 à l'une seulement des deux extrémités de chaque tronçon B, les aiguilles 30 65 et 66 étant diamétralement opposées sur le tube de tricot. Les fig. 6 et 7 sont la représentation graphique des armures des huit barres à passettes pour tricoter la jambe 16 du fuxtur bas 10» Ces barres tricotent alternativement sur la fonture avant Zy et sur la fonture arrière 2^ Si on suppose que le tambour des 35 chaînes se trouve sur le côté droit de la machine, c'est—à—dire en haut par rapport à la fig0 5» les barres à passettes occupent pour la hauteur 0 des maillons de la chaîne leur position la plus adroite (fig. 6 et 7)» c'est-à-dire leur position la plus haute sur la fig« 5® Pour les hauteurs de maillons 2 4 et 6, elles 40 se déplacent vers la gauche ou vers le bas d'un ou plusieurs 69 23928 7 2012937 intervalles d'aiguilles comme indiqué par les chiffres 0, 2, 4 et 6 sur les fig. 5 à 7» et suivant le code qu'on conservera également pour les fig. 8 à 10. On voit sur la fig. 6/.les passettes de lajbarre I tricotent 5 sur la fonture avant Z^. un tricot simple à mailles fermées tandis que les passettes de la barre XXX tricotent en opposition sur cette même fonture avant Z^, une liaison qui comprend elle aussi des mailles fermées. Sur la fonture avant Z^. est ainsi formé un tricot dont les trames chevalent en opposition. Les 10 barres à passettes VIII et VI tricotent sur la fonture arrière Z un tricot du même genre qui présente l'avantage d'être indé— H maillable en cas d'arrachage d'un fil de chaîne ou bien si le bas vient à être troué» Les mêmes armures sont utilisées pour les lisières de jonc— 15 tion b et b* des deux moitiés v et h du tricot tubulaire» ces jonction éteint formées par les passettes des barres MI, IV, V et VII. La fig. 7 illustre le mouvement de ces barres à passettes. De la même façon que les barres III et VI tricotaient alternativement des mailles fermées sur deux aiguilles voisines de la 20 même fonture Z ou Z , les barres IV et V qui ne comportent qu'uae V H seule passette 65 ou 66 de part et d'autre de chaque tronçon B forment des mailles sur les dernières aiguilles 67» 68 ou 69» 70 des deux fontures pour constituer les deux lisières latérales de liaison de chaque tronçon B. De même, les passettes 61, 62 ou 25 63, 64 situées à chaque extrémité d'un tronçon B sur les barres III et VII déposent des mailles alternativement sur les deux dernières aiguilles actives 67» 68 ou 69, 70 de l'une des fontures, et sur l'avant dernière aiguille 711 72 ou 73» 74 de la fonture opposée. On définit ainsi une liaison pour laquelle on 30 saute à chaque fois une aiguille, à savoir la dernière aiguille de ce qu'on vient d'appeler la fonture opposée. On comprend que le tricot tubulaire ainsi obtenu présente la même structure de mailles sur toute sa périphérie, ainsi que cela est nécessaire sur la longueur de la jambe 16 du bas 10. 35 II faut en outre satisfaire à deux autres conditions, à savoir : - Faire en sorte que l'écartement des deux fontures d'aiguilles soit le même que celui de deux aiguilles adjacentes sur une même fonture ; - Assurer l'égalité de tension des fils entre les nappes 40 de chaîne alimentant les barres I, II, VII et VIII d'une part, 69 23928 8 2012937 et les fils de chaîne isolés qui sont enfilés sur les barres XXX, IV, V et Vie d'autre part. Il résulte évidemment de la dernière condition que 1*arbre d*ensouple fournit la nappe de fils de chaîne non seulement 5 pour la barre à passettes I, mais également les fils séparés de la barres II» De même, 1'ensouple K alimente non seulement les IV passettes de la barre VIII, mais également celles de la barre VII» Par ailleurs,1'ensouple fournit la nappe de fils de la barre III ainsi que pour chaque tronçon tubulaire B un fil qui 10 passe dans la passette mvique de la barre XV» L'ensouple K_ XXX fournit la nappe de fils pour la barre VI ainsi que pour chaque tricot tubulaire B un fil envoyé sur la passette de la barre V» Cette disposition d'une ensouple pour deux barres à passettes apparaît sur la fig» 4 ; elle est schématisée par le trajet des 15 fils de chaîne 45 à 48 qui se séparent en deux nappes au-dessous des barres de compensation 4j? à 52» Pour tricoter les renforts a^, et a^ sur les miitiés v et h du tube, on procède dans l'exemple décrit en remplaçant dans les tricots tubulaires B, le tricotage à mailles simples des barres I 20 et VIII par un tricotage à mailles doubles» On obtient ainsi une "charmeuse"inversée de type connu dont on sait que l'armure consiste à tricoter simultanément sous deux aiguilles en inversant à chaque fois le sens de chevalement, tandis qu'avec l'autre barre on chevale d'une colonne de mailles à l'autre» Ainsi, on 25 pose le fil sans mailler sur la première aiguille, puis on forme une maille ouverte ou fermée sur la seconde aiguille» On obtient ainsi une charmeuse inversée à mailles ouvertes ou fermées» Dans l'exemple de réalisation illustré sur les fig» 8 à 10, on a choisi le cas de la charmeuse à mailles ouvertes» La fig» 8 30 constitue la représentation graphique de l'armure de la partie inférieure a'^ du tricot tubulaire des fig. 2 et 3 où seule la moitié avant v est renforcée» Par conséquent, seule la barre I est armurée en charmeuse» La fig» 9 correspond à la zone a'^ du tricot tubulaire où seule la moitié arrière h est renforcée» 35 De la même façon seule la barre VIII est armurée en charmeuse. Par contre, la fig. 10 correspond au cas où les barres I et VIII sont armurées toutes deux simultanément en charmeuse pouf tricoter un renfort intéressant la totalité de la périphérie du tube B, ce qui est le cas d'une part au niveau du revers supérieur a , 40 d'autre part dans la zone où se recouvrent les sections 69 23928 9 2012937 ag et aPar contre, dans toutes les zones du tube, l'armurage des barres XIX et VI reste inchangée sur toute la longueur du bas. Il en va de même pour les barres II, IV, V et VIII qui tricotent les lisières de jonction b, b* entre les moitiés v et h. Les 5 différences qui en résultent dans la structure des mailles le long des jonctions entre les moitiés v et h au niveau des zones a^ du revers et a^, a^ du chevauchement restent acceptables car, lorsque le bas est porté, elles restent dissimulées par la robe, la jupe ou la chaussure. 10 On voit en comparant les fig. 8 à 10 avec la fig. 6 que la consommation de fil des barres I et II dans les zones renforcées est notablement supérieure à celle qu'on observe dans les zones dé simple tricot. Par conséquent, il est également néces» saire que les vitesses de déroulement des ensouples K et K ,X IV 15 lors du tricotage des renforts soient, ou bien séparément, ou bien ensemble, supérieures aux vitesses observées pour tricoter les zones non renforcées du tube. En outre, pour travailler des fils fins du genre de ceux qu'on emploie pour tricoter des bas, il est indispensable d'entraîner mécaniquement les arbres d'en— 20 souples, c'est-à-dire de prévoir un déroulement positif des fils. Cela impose de pouvoir faire varier indépendamment et brusquement les vitesses de déroulement des ensouples K et K . Dans les I IV zones du tube où les armures ne changent pas, il faut par ailleurs maintenir constantes les vitesses de déroulement des fils 25 afin de leur conserver une tension uniforme ; cela suppose un accroissement progressif de la vitesse de rotation de l'ensouple étant donné que le diamètre de cette dernière va en diminuant. Ainsi, les vitesses de déroulement des fils des ensouples K et K demeurent inchangées étant donné que les fils de ces II III 30 nappes conservent un armurage constant, si bien que le diamètre utile d'une telle ensouple décroît régulièrement pendant la fa« brication d'un tronçon tricoté tubulaire A. Par contre, l'appel de fil sur les ensouples K et K offre des valeurs différentes I IV du fait de l'inégalité des longueurs des zones renforcées a^ et 35 a^î il est nécessaire d'effectuer individuellement un réglage supplémentaire de la vitesse de rotation de chacune de ces deux ensouples. Selon l'invention, on parvient à éviter cette obligation en coordonnant les ébauches tubulaires successives A de façon à alterner à chaque fois la succession des moitiés avant k0 et arrière du bas, si bien que la différence des appels de fil 69 23928 10 2012937 sur les ensouples K et K se trouve annulée périodiquement en I IV cours de tricotage, toutes les deux ébauches A» Etant donné que la diminution de diamètre des ensouples pendant le tricotage de deux ébauches A de ce genre reste très faible, les diamètres des 5 deux ensouples K^. et Kpy décroissent de façon pratiquement simultanée, ce qui permet d'effectuer un réglage continu commun pour leurs vitesses de rotation» On a représenté sur la fig» 11 les moyens d'entraînements nécessaires à la réalisation de ce déroulement continu des en— 10 souples. Sur l'arbre principal 35 est calé un pignon 75 qu'une chaîne 76 relie à un autre pignon 77» solidaire d'un arbre inter*» médiaire 78» Un autre pignon 79 calé sur l'arbre 78 engrène sur un pignon 80 de l'arbre d'entrée d'un variateur de vitesse réglable et continu 81, constitué par exemple par un variateur 15 de vitesse connu sous la dénomination commerciale PIV« L'arbre de sortie du variateur continu 81 entraine par l'intermédiaire d'un train de pignons coniques 82, 83, un ensemble à vis sans fin 84 et à couronne 85, puis une liaison par chaîne 86, 87, 88 qui actionne l'arbre d'ensouple arbre entraîne à son 20 tour par l'intermédiaire d'un couple de pignons 89, 90 servant seulement à inverser le sens de rotation, la commande par chaîne 91» 92, 93 de l'arbre d'ensouple K . En choisissant des III diamètres égaux deux par deux pour les pignons 8?, 90 et pour les pignons 91» 93, on assure l'entraînement synchronisé des deux 25 ensouples centrales K et K , lesquelles tournent en sens II III inverse. Pour modifier le réglage des variateurs continus 81, on utilise un moteur pas-à-pas 95 qui, lorsqu'il est actionné par un relais de temporisation 96 dont le réglage chronométrique est 30 assuré à l'aide d'un bouton 97» peut tourner dans unsns ou dans l'autre pendant une courte durée de temps. Le sens de rotation dépend du choix de celui des deux commutateurs de fin de course 98» 99 qui envoie une impulsion sous l'action de l'un ou l'autre des doigts de déclenchement 10.0 et 101 de l'arbre 55 de la barre 35 de compensation. Une telle impulsion est déclenchée lorsque la barre de compensation correspondante 51 (fig« 4) sort du domaine normalement prévu pour les variations de tension du fil. Le branchement ainsi effectué pendant un court instant pour le moteur de réglage 95» est suffisant pour modifier le rapport de 40 démultiplication fourni par le variateur continu 81 dans un 69 23928 11 2012937 sens tel que la barre de compensation 51 a tendance à revenir dans la zone normale d'oscillation. En réglant convenablement le temps d'enclenchement dû relais chronométrique 96 à l'aide du bouton 97, on peut éviter de sortir du domaine permis d'oscil- 5 lations par la limite opposée, ainsi qu'un déclenchement trop fréquent du moteur de réglage 95* Etant donné que les diamètres des ensouples K et K se correspondent tandis que ces deux IX ^ III arbres sont entraînés en synchronisme, tandis que l'appel correspondant de fil est le même, la barre de compensation 50 de l'en -10 souple K reste constamment à l'intérieur du domaine d'oscillation permis, et elle correspond à la barre de compensation 51 de l'ensouple s^- hien que tous les fils de chaîne provenant de ces deux ensouples possèdent constamment la même tension et sont tricotés simultanément suivant la même armure sur toute la 15 périphérie du tricot d'ébauche. L'invention consiste également à entraîner les deux ensouples K et K dont les vitesses de rotation peuvent être instan- J- JL V tanément différentes, à l'aide d'un simple variateur de vitesse continu réglable 102 qu'entraîne le deuxième arbre principal 36 20 du métier, par 1'intermédiaire d'un mécanisme à chaîne 103» 104, 105 et d'un couple de pignons 106, 107« A la sortie du variateur continu 102, la chaîne cinématique bifurque cependant, d'une part en direction d'un couple de pignons coniques 108, 109 qui entraîne par l'intermédiaire d'une boîte à deux vitesses 110 à 25 clavette coulissante, d'autre part en direction d'un système à chaîne 111, 112, 113 qui, par l'intermédiaire d'un couple de pignons coniques 114 et 115 entraîne une seconde boîte à deux vitesses ll6« L'arbre de sortie 117 de la boîte 116 actionne un couple à vis sans fin 118, 119 qui est relié par un mécanisme 30 à chaîne 120, 121, 122 à l'arbre de l'ensouple K , tandis que 11 arbre de sortie 123 de la boîte 110 actionne un couple à vis sans fin 124, 125 qu'un ensemble à chaîne 126, 127» 128 relie à l'arbre de l'ensouple K . IV Les deux boîtes à vitesses 110, 107 sont de structures ana-35 logues et le changement ou commutation s'effectue à partir d'organes de déplacement 129» 130 prévus pour faire coulisser axiale-ment à l'intérieur des arbres de sortie 117» 123» des clavettes mobiles 131» 132. Il n'est pas nécessaire de décrire plus en détail la structure et le fonctionnement de ces mécanismes à 40 clavettes coulissantes, car ils sont bien connus des spécialis— 69 23928 12 2012937 tes dans un grand nombre de domaines techniques» Un tel dispositif de déclenchement ou de commutation est décrit par exemple dans le brevet français 1 488 796» Bien entendu, on pourrait remplacer ces mécanismes à clavettes coulissantes par tous autres 5 systèmes de commutation, pourvu qu'ils présentent deux vitesses placées dans le rapport de démultiplication voulu, la commutation devant par ailleurs s'effectuer avec la rapidité voulue à partir du programmateur de la machine» Les variations de réglage du variateur continu 102 sont 10 effectuées comme dans le cas du variateur 81» à l'aide d'un moteur pas—à-pas 133 qui actionne un réducteur 134. Ce moteur 133 est commandé à partir d'un relais chronométrique 139 muni d'un bouton de réglage 140» sous l'action des doigts de commande 135» 136 de l'arbre de la barre de compensation 56» ces doigts 135 et 15 136 pouvant agir sur des commutateurs de fin de course 137» 138. Le câblage intérieur d'un tel relais chronométrique est connu par exemple par le brevet U.S.A. 3 364 403. Pour les deux variateurs réglables continus 81, 102 on peut remplacer les contacts de fin de course 98» 99 et 137» 138, ainsi que le relais terapo-20 risé 96» 139 par tout autre dispositif de commande approprié, capable de modifier le rapport de démultiplication des variateurs 81» 102 dans le sens qui ramène les barres de compensation 49» 50» 51» 52 dans la zone de leurs oscillations normales. Le déclenchement des mécanismes à clavettes coulissantes 110, 25 116 est assuré par le programmateur du métier, c'est-à-dire le plus souvent à partir d'une carte perforée. Ce programmateur agit en même temps que les chaînes de commande changent l'armure de tricotage des fils fournis par les ensouples K et K . Ainsi, I IV le programmateur selon l'invention est programmé de façon à tri- 30 coter les moitiés v et h (fig» 2 et 3) des différentes ébauches de tricot tubulaire A qui se succèdent, alternativement à partir des deux premières ensouples K et K ou bien à partir des deux I II dernxeres ensouples K et K , et vice versa. De cette façon. IV III on égalise constamment sur les deux ensouples K et K l'appel I jy 35 de fils qui est différent à l'intérieur de chaque ébauche tubulaire A» et on obtient une réduction continue et uniforme des diamètres utiles de ces ensouples. De plus, pour une même position des mécanismes à clavettes coulissantes 110 et 116, notamment à la position pour laquelle on tricote la jambe l6 du bas 10 40 (fig.1), les tensions se correspondent exactement pour cette zone de simple tricot entre les fils de chaîne fournis par ces deuy. ensouples. 69 23928 13 2012937 REVENDICATION 1 - Dispositif pour la commande positive continue du déroulement des ensouples sur un métier à tricoter chaîne rectiligne 5 à deux fontures, notamment un métier Rachel, afin de tricoter des bas sans couture en produisant un ou plusieurs tubes sur chacun desquels l'armure se répète suivant la longueur d'un bas, des armures différentes pouvant être adoptées sur chacune des deux fontures, c'est-à-dire sur chaque moitié du tube, si bien 10 que l'appel de fil à partir des ensouples est différent sur les deux fontures d'aiguilles, les deux moitiés du tube étant par ailleurs reliées par des jonctions latérales où les fils sont tricotés alternativement sur des aiguilles voisines des deux fontures, si bien que la vitesse d*alimentation en fil de l'un 15 »u moins des arbres d'ensouple pour chaque fonture d'aiguilles doit pouvoir s'adapter aux changements d'armure de la nappe de fils de chaîne correspondante à l'aide d'un mécanisme commutateur indépendant à deux ou plusieurs étage, tandis que la vitesse de rotation des ensouples doit pouvoir être réglée de façon 20 continue en fonction de la tension du fil, pour compenser la diminution progressive du diamètre, caractérisé en qu'avant les boîtes de commutation indépendantes des arbres d'ensouples qui se correspondent sur les deux fontures d'aiguilles, on monte par couples un variateur de vitesse réglable commun qui agit 25 en fonction de la tension du fil de l'une des nappes de fils de ces ensouples, le tricotage sur les deux fontures d'aiguilles et les déclenchements correspondants des boîtes de commutation étant programmés de façon que la coordination du raccordement des deux moitiés du tricot tubula.ire intéressant chacune l'une 30 des deux fontures, se trouve modifiée d'un tronçon à l'autre le long du bas»