DISPOSITIF D'EVACUATION DE GAZ POUR APPAREILS D'ANESTHESIE PAR INHALATION. La présente invention concerne un appareil d'évacua- tion de gaz destiné à des installations d'anesthésie par inha- lation. Comme on le sait, un appareil d'anesthésie par inha- lation comprend une section de préparation du mélange anesthé- sique et une section de distribution qui administre ce mélange anesthésique au patient. La section de distribution ou d'administration de quelque type qu'elle soit, comporte toujours une soupape d'é- chappement qui s'ouvre vers l'extérieur, c'est-à-dire dans la salle d'opération. De cette soupape, s'échappent donc librement, dans la salle d'opération, les gaz anesthésiques expirés par le patient. En outre, étant donné que la quantité de mélange anes- thésique envoyée dans la section de distribution, ou d'adminis- tration, peut être supérieure à la quantité utilisée par le pa- tient, et, du fait que l'afflux est continu alors que la respi- ration est un procédé cyclique, il s'échappe, dans la salle d'opération, par la soupape d'échappement, l'excès de mélange anesthésique. Il en résulte une pollution des salles d'opérations par les anesthésiques refoulés, avec par conséquent un risque d'intoxication (souvent grave) du personnel présent. Il convient de signaler qu'au niveau de la soupape d'échappement de l'appareil d'anesthésie, il ne doit y avoir, en aucun cas, ni obstacle à la sortie des gaz, ni effet d'aspi- ration des gaz. Sans cela, la respiration du patient risquerait d'être sérieusement compromise, et d'une façon générale, la conduite normale de l'anesthésie serait gênée. La personne à l'état de narcose doit pouvoir rejeter l'air sans le moindre effort. Par ailleurs, avec une aspiration appliquée à la sou- pape d'échappement, le mélange anesthésique serait rejeté au dehors sans avoir atteint les poumons du patient. C'est pour- quoi il n'a pas été possible, Jusqu'à présent, de relier la soupape d'échappement à des tubulures, plus ou moins longues d'évacuation vers l'extérieur et, encore moins, à un dispositif d'aspiration servant à une élimination forcée des gaz anes';hé- siques d'échappement. L'invention vise en particulier, un dispositif d'é- 2 2467605 vacuation des gaz anesthésiques d'échappement qui ne risque pas de gêner le fonctionnement normal de l'appareil d'anesthésie par inhalation. En particulier, l'invention vise à réaliser, à l'ai- de d'un tel dispositif, un "interface" efficace entre l'appareil d'anesthésie, d'une part, et, d'autre part, un appareil ou dis- positif quelconque de traitement (séparation, récupération, etc.) des gaz anesthésiques d'échappement. L'invention a pour objet un dispositif d'évacuation de gaz, destiné à être relié directement à la soupape d'échap- pement d'un appareil d'anesthésie par inhalation, caractérisé par le fait qu'il comprend une série de chambres de volume va- riable, dont chacune est reliée au moyen d'une soupape unidi- rectionnelle d'entrée à un collecteur d'arrivée pouvant être relié à ladite soupape d'échappement, et au moyen d'une seconde soupape unidirectionnelle de sortie, à un collecteur d'échap- pement, des moyens étant prévus pour commander de façon cycli- que la diminution du volume de chacune des chambres jusqu'à une valeur minima et pour permettre l'augmentation spontanée du vo- lume de chaque chambre jusqu'à une valeur maxima, la pression dans le collecteur d'arrivée nécessaire à l'ouverture de la soupape unidirectionnelle d'entrée étant supérieure à la pres- sion atmosphérique, d'une quantité ne dépassant par 20 cm d'eau, et de préférence, environ 3 cm d'eau, mieux encore, seulement 1 cm d'eau. Un aspect important du dispositif selon l'invention réside donc dans le fait que chacune des chambres demeure libre d'assurer spontanément la phase d'augmentation de volume, de façon précise par effet de pesanteur. Un second aspect de l'in- vention, combiné au premier, est que cette tendance spontanée ne suffit pas pour ouvrir la soupape unidirectionnelle d'entrée tant que ne règne pas dans le collecteur d'arrivée, la pression atmosphérique; pour que cette ouverture puisse se produire, une augmentation de pression est nécessaire, cette augmentation de- vant cependant être faible pratiquement de un à trois centlmé- tres d'eau. De cette façon, lesdites chambres à volume variable n'exercent jamais une aspiration sur la soupape d'échappement de l'appareil d'anesthésie. Cependant, par ailleurs, un "souf- fle" c'est-à-dire une très faible quantité, de pression dans ledit collecteur est suffisant pour ouvrir la soupape unidLrec- tionnelle d'entrée de la chambre, qui se trouve dans la phase d'augmentation de volume et, par conséquent, pour faire passer dans ladite chambre le mélange à chasser, provenant de la sou- pape d'échappement. Une fois la phase de remplissage de la cham- bre terminée, la phase d'expulsion qui lui fait suite est for- cée, de sorte que le mélange peut être dirigé vers un endroit quelconque convenable ou vers un appareil de traitement, bien entendu sans g9ner aucunement le patient. Les chambres à volume variable, de préférence, consti- tuées par des soufflets d'axe vertical, qui peuvent se comprimer et se détendre successivement avec un déphasage entre eux (il peut par exemple être prévu 3 soufflets, avec entre eux un dé- phasage de 1200) de manière qu'à tout moment, il y ait au moins un soufflet à l'état de détente, comme on le verra mieux par la suite. Au lieu de soufflet, on peut utiliser des cylindres d'axe vertical, comportant chacun un fond qui peut se déplacer sous l'effet de la pesanteur. La vitesse de commande (compression forcée) des chambres est variable, de façon que le dispositif d'évacuation puisse recevoir, à tout instant, le volume de gaz qui sortirait de la soupape d'échappement de l'appareil anes- thésique s'il n'y avait pas ce dispositif d'évacuation. Le collecteur d'échappement du dispositif selon l'in- vention, peut être relié à une conduite de refoulement de l'air libre ou de préférence, à un séparateur servant à retenir le produit anesthésique volatil contenu dans le mélange qui est chassé. De façon avantageuse et conformément à l'invention, on utilise un séparateur à absorption dans lequel le mélange chas- sé est mis en contact intime avec un liquide absorbant, en par- ticulier par barbotage. En choisissant convenablement le liqui- de absorbant, on parvient non seulement à absorber l'anesthési- que en question, avec un rendement élevé, mais également à récupérer finalement ce dernier par distillation ou par tout autre procédé de séparation. En plus les éthers diéthyliques, les anesthésiques par inhalation les plus courants actuellement sont connus sous le nom de "Pentrane" ou "Netoxyfluorane", "Alotane" ou "Fluotane" et "Enfluorane" ou "Etrane". Le fluo- tane et l'étrane sont particulièrement utilisés, le fluotane est un liquide volatil dont le point d'ébullition est de 50,20C et qui a pour formule: 246?605 F Ci I JI F C C H I I F Br tandis que l'étrane a pour formule: F Ci F H t t 0 C-H I i I F F F et que son point d'ébullition est de 56,5 C. Conformément à l'invention, on absorbe ces deux anes- thésiques par du propylène glycol (point d'ébullition 188,2 C) ou encore, éventuellement, par de l'éthylène glycol (point d'é- bullition 197,6 C) ou du diétylène glycol (point d'ébullition 245 C). Pour mieux comprendre l'obJet de l'invention, on va en décrire ci-après à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif un mode de réalisation représenté sur le dessin an- nexé. Sur ce dessin: - la figure 1 représente de fagon schématique un ap- pareil d'anesthésie par inhalation, comportant un dispositif se- lon l'invention relié à la soupape d'échappement; - la figure 2 est une vue de csté d'une forme de réa- lisation du dispositif d'évacuation selon l'invention; - la figure 3 est une coupe transversale selon III-III de la figure 2; - la figure 4 est une coupe verticale partielle, selon IV-IV de la figure 3; - la figure 5 est une coupe verticale transversale du bloc à soupapes représenté sur la figure 3; - la figure 6 est une coupe verticale d'un dispositif de barbotage selon l'invention, en position ouverte; - la figure 7 est une coupe analogue à la figure 6, mais représentant le dispositif de barbotage en position fermé, en cours d'utilisation; et - la figure 8 est une courbe d'absorption de "fluotane" par le propylène glycol; en abscisses sont portés les grammes d'anesthésique provenant du dispositif d'évacuation et un pro- duit dans un dispositif de barbotage du type représenté sur les figures 6 et 7, tandis qu'en ordonnées, sont portés les grammes 2467605 d'anesthésique retenu par 1000 ml de glycol. L'appareil d'anesthésie représenté à titre d'exemple sur la figure 1 comprend essentiellement une partie de prépara- tion du mélange anesthésique désiré et une partie de distribu- tion, ou administration, de ce mélange au patient. La partie qui correspond à la praparation du mélange est constituée par plusieurs bouteilles 1 contenant des gaz di- vers (par exemple de l'oxygène, du protoxyde d'azote, etc.) dont chacune est équipée d'un détendeur 2 servant à abaisser la forte pression interne de cette bouteille pour la ramener à la pres- sion normale de débit (environ 1,5 atmosphère). Chaque bouteil- le 1 est reliée à un débimètre 3 servant au réglage du volume de gaz fourni par unité de temps. Au-delà des débimètres, les gaz sortant des diverses bouteilles se réunissent dans un con- ducteur unique 4 qui conduit à un évaporateur 5 et l'anesthé- sique liquide volatil contenu dans cet évaporateur est trans- formé en vapeurs qui se mélangent aux gaz provenant des bouteil- les 1. Le mélange de gaz et de vapeurs ainsi obtenu est dirigé par exemple à l'aide d'un simple tube en caoutchouc 6, vers la partie de distributions ou administration, appelée en général "le circuit". Ce circuit est constitué par un bloc métallique uni- que désigné par 10 dans son ensemble, dans lequel se trouvent; un panier 11 contenant de la chaux sodée, servant de filtre, deux soupapes unidirectionnelles, dont l'une 12 sert à aspirer, tandis que l'autre 13, sert à refouler, un raccord 14 pour l'entrée des gaz provenant de la partie de préparation du mé- lange anesthésique, un ballon respiratoire 15 et une soupape 16 d'échappement des gaz, cette soupape étant réglable à la main. De cet ensemble monobloc 10 partent deux tubes ondu- lés, à savoir un tube d'entrée 17 et un tube de retour 18, qui, au moyen d'un raccord 19 en forme d'Y, sont reliés à la tra- chée artère 20 du patient. Ce raccord est muni d'un manchon 21 gonflable de l'extérieur qui, en adhérant à la trachée ar- tère 22 du patient, assure une étanchéité parfaite. Par la tra- chée artère 20, le circuit se continue sans interruption par les voies respiratoires du patient. Les soupapes unidirectionnelles 12 et 13 constittent deux points critiques des circuits: elles sont légères; elles assurent une étanchéité parfaite et doivent offrir au flux une résistance très faible, de l'ordre 0,3 à 1 cm d'eau. Le circuit fonctionne de façon que des gaz aspirés et expirés par le pa- tient suivent un parcours circulaire, à sens unique, défini par les soupapes unidirectionnelles 12 et 13. Au cours de l'aspiration, les gaz provenant de la partie de préparation du mélange anesthésique pénètrent dans le circuit par le raccord dtentrée 14 et parviennent au patient par le tube ondulé d'entrée 17. Au cours de la phase d'expiration, les gaz refoulés par le patient, par l'intermédiaire du tube de retour ondulé 18, sont nécessairement dirigés vers le filtre de chaux sodée 11, du fait que la soupape d'expiration 13 est ouverte et que la soupape d'aspiration 12 est fermée. Dans le panier contenant cette chaux sodée, les gaz sont ibarassés de l'anhydride de car- bone et de la vapeur d'eau, contenus dans le mélange expiré. Etant donné que la quantité de gaz qui parvient au circuit est en général supérieure à la quantité utilisée par le patient et que cette arrivée de gaz est continue (alors que la respiration est un phénomène cyclique), la portion de gaz en excès est chassée de ltinstallation à l'aide de la soupape d'é- chappement 16. Le circuit est muni d'un ballon respiratoire 15 qui, si le patient n'est pas en mesure de respirer de lui-meme (par exemple parce qu'il est curarisé), permet de procéder à une respiration artificielle au moyen de compressions rythmées avec les mains. La compression rythmée du ballon 15 provoque la fer- meture de la soupape d'aspiration 12 de sorte que les gaz con- tenus dans le ballon et ceux qui parviennent par le raccord d'entrée 14 sont nécessairement dirigés vers le patient, par l'intermédiaire du tube d'entrée. Comme on le sait, la soupape d'échappement 16 Joue le rôle d'une soupape de surpression et son réglage est confié à l'habileté du médecin qui pratique l'anesthésie. Par exemple, si le patient respire de lui-m8me, la soupape 16 est réglée de manière que la pression dans le "circuit" au cours de la phase d'expiration, ne dépasse pas 3 à 4 cm d'eau par rapport à la pression atmosphérique. Si, au contraire le patient se trouve en respiration réglée (assurée par une compression rythmée ma- nuelle du ballon 15), la soupape 16 doit être réglée de manière que sous l'effet de la compression de 25 à 30 cm d'eau. Le dispositif selon l'invention, représenté de façon schématique sur les figures 2 à 5, est désigné dans son ensem- ble par la référence 30 sur la figure 1 et il est relié direc- tement, au moyen d'un long tube de liaison 31, à la soupape d'échappement 16 de l'appareil d'anesthésie décrit ci-dessus. Le dispositif est constitué par trois soufflets 32, 33, 34 identiques, dont chacun est relié, au moyen d'une sou- pape unidirectionnelle d'entrée (respectivement 35, 36, 37) à un collecteur 38 d'arrivée, relié au tube de liaison 31, ainsi que par une soupape unidirectionnelle de sortie (respectivement 39, 40, 41) à un collecteur d'échappement 42, qui, dans le cas représenté, conduit à un séparateur 43. Les trois soufflets sont en caoutchouc ou en matière plastique souple. Une extrémité de chacun des soufflets (figure 3) est bouchée par une paroi rigide de fond 44. L'extrémité opposée se termine par une embouchure à bride, ou à rebord 46, au moyen de laquelle le soufflet est suspendu de façon étanche dans un trou correspondant d'une plaque horizontale rigide de support 48. Cette dernière est soutenue par une plaque horizon- tale de base 50, à l'aide de colonnes 52, de manière à former l'armature rigide de l'appareil. Sur chacune des embouchures 46, est appliqué, de façon étanche, un bloc à soupapes 54, ces blocs contenant les soupapes unidirectionnelles correspondantes (respectivement 35, 39, 36, 40, 37, 41,) qui règlent la commu- nication entre l'embouchure 46 et les collecteurs 38, 42. Les axes des trois soufflets sont dans un même plan vertical. Au centre de chacune des parois de fond 44, est fixée fermement une tige 56 dirigée verticalement vers le bas (figure 4) cette tige étant guidée longitudinalement, avec le moins possible de frottement, dans un curseur tubulaire vertical 58 muni d'un galet latéral 60 d'entraînement. Chacun des curseurs 58 est lui-m9me, guidé verticalement dans un support 62 et, dans les trois supports 62, est monté à pivotement un m9me arbre 64, dirigé horizontalement et parallèle au plan commun des trois soufflets. Sur le côté de chaque support 62 est calé sur l'ar- bre 64, un excentrique 66; les trois excentriques sont iden- tiques entre eux, mais ils sont décalés les uns par rapport aux 8 2467605 autres de 1200. Un bras de levier 68 est dirigé transversalement audessus de chacun des excentriques et maintenus par le support correspondant 62, de façon oscillante dans un plan vertical, grâce à un pivot d'oscillation 70. L'extrémité libre du bras 68 comporte une fente 72, dans laquelle est engagé le galet 60 du curseur 58 correspondant. Audessus de l'excentrique, le bras 68 comporte un galet de pointage 74 destiné à cet excentrique, de sorte que, sous l'effet de la rotation de l'arbre 64, les curseurs 58 effectuent des courses verticales alternées, dépha- sées les unes des autres de 1200 à chaque tour de l'arbre. Dans les conditions représentées sur les figures 2 et 3, le curseur 58 du premier soufflet 32 est au point mort inférieur et il est sur le point d'amorcer son déplacement vers le haut, au cours duquel l'extrémité supérieure du curseur pousse à force la pa- roi de fond 44 vers le haut, de manière à comprimer à force le soufflet. En même temps, le curseur 58 du second soufflet com- mence à compléter la course de compression de son soufflet 33, tandis que le curseur 58 du troisième soufflet 34 a déjà dépas- sé son point mort supérieur et a amorcé sa course de descente sous l'effet de son propre poids et du poids du bras 68. Comme on le voit sur la figure 2, dans cette course de descente, l'ex- trémité supérieure du curseur 58 du soufflet 34 est dégagée de la paroi de fond de ce soufflet. Cette circonstance permet d'il- lustrer cette caractéristique, extrgmement importante de l'in- vention, caractéristique selon laquelle la course d'augmentation de volume de chacun des soufflets n'est arrgtée par les moyens de commande 58, 60, 72, 68, 74, 66, 64, mais au contraire, est due à la tendance propre du soufflet à S'allonger vers le bas, surtout sous l'effet de la pesanteur. Cette tendance est pra- tiquement constante et on peut déterminer sa valeur (en gram- mes) facilement en appliquant contre la tige 56 un dynamomètre. L'arbre 64 est commandé par l'intermédiaire d'une transmission à courroie 76, par un moteur électrique 78 réglé par un varia- teur de vitesse 80, dont la poignée de réglage est désignée par la référence 80' sur la figure 3. Chacun des trois blocs à soupapes 54 est constitué comme représenté sur la figure 5, o l'on voit que le bloc com- prend les soupapes unidirectionnelles d'entrée 35 et dé sortie 39, déjà signalées. Dans le bloc, qui est en forme de parallé- lèpipède, est pratiquée une cavité ayant la forme d'un T, dési- 9 2467605 gnée par la référence 82, dont la "tige" communique vers le bas avec le soufflet correspondant 32 (figure 3) et dont les bran- ches contiennent les soupapes correspondantes. La soupape d'entrée comprend un disque 84 muni d'une couronne de trous 86 qui communique avec le collecteur d'arrivée 38, ainsi qu'un disque 88 muni d'une couronne de trous 90 qui communiquent avec la ntige" du T formé par la cavité 82. Les deux disques comportent chacun un trou central et, dans ces deux trous, en regard l'un de l'autre, coulisse librement une tige 92. La face interne du disque 84 constitue le siège de soupape d'un obturateur 84 ayant, en gros, la forme d'une clo- che, solidaire de la tige 92. Un ressort hélicoldal conique 86 réagit contre le disque 88 et comprime l'obturateur 92 en le mettant en position de fermeture avec le disque 84. La soupape de sortie est d'une structure pratique- ment identique, de sorte qu'il n'y a pas lieu de la décrire spécialement. Un aspect essentiel de l'invention réside dans la corrélation entre chacune des soupapes unidirectionnelles d'en- trée et le soufflet correspondante dans la phase de détente de ce soufflet. Lorsque le soufflet peut librement s'allonger vers le bas, il se produit à l'intérieur de ce soufflet une certaine dépression qui, en agîzsant -ur la face arrière de l'obturateur 94, tend à ouvrir la soupape à l'encontre de l'action du res- sort de rappel 96. Conformément à l'invention, ce ressort 96 est étalonné de manière que la soupape 35 ne puisse s'ouvrir que si ladite dépression est aidée par une faible pression en plus de la pression atmosphérique (non supérieure à 20 cm d'eau et, de préférence, comprise entre 1 et 3 cm d'eau) dans le col- lecteur d'arrivée 38. De la sorte, le collecteur 38 ne soumet Jamais la soupape d'échappement 16 de l'appareil d'anesthésie (figure 1) à une aspiration et le processus d'évacuation se trouve réglé automatiquement par l'appareil lui-même, avec une grande précision et une grande sensibilité. Par exemple, si l'on suppose que le soufflet 32 a tendance à produire une dépression de 2 cm d'eau et que le dia- mètre extérieur et le diamètre intérieur de l'obturateur 84 sont respectivement de 20 mm et de 16 mm, la force d'ouverture produite sur l'obturateur par ladite dépression s'élèverait à 6,28 g. La force de rappel appliquée par le ressort 96 devrait donc s'élever, par exemple, à au moins 6,5 g afin d'emp&cher l'ouverture. Par ailleurs, avec une surpression de 1 cm d'eau dans le collecteur 38, il s'appliquerait sur la face avant de l'obturateur 94, une force complémentaire de 2 grammes de sorte que la force de rappel exercée par le ressort 96 devrait être Inférieure à 6,28 + 2 = 8,28 grammes. Ces considérations ne s'appliquent pas aux soupapes de sortie 39,40 et 41 qui sont destinées à s'ouvrir sous l'ef- fet de la compression forcée des soufflets correspondants. Tou- lO tefois, il est préférable que les forces de rappel exercées par les ressorts 96' des soupapes de sortie soient très faibles, et inférieures à celles des ressorts 96 des soupapes d'entrée, de manière que chacune des soupapes de sortie puisse s 'ouvrir pour une surpression, dans le soufflet correspondant, éventuellement inférieures à 1 cm d'eau par rapport à la pression qui règne dans le collecteur de sortie 42. Le volume utile de chacun des soufflets s'élève avan- tageusement à environ 1 litre ou un peu moins. Le nombre des cycles par minute de chacun des soufflets, ou en d'autres ter- mes la vitesse de rotation de l'arbre 64 en tours/minute, dé- pend de la quantité de gaz qui arrive par la tubulure 6 (figu- re 1) c'est-à-dire du réglage des débimètres 3. Si, par exemple, la tubulure 6 fournit 3 litres à la minute de mélange anesthé- sique, la vitesse de l'arbre 64 est réglée (à l'aide de la poi- gnée 80') à un tour/minute. Autrement dit, le dispositif 30 est toujours réglé de manière à chasser la même quantité de gaz provenant de la tubulure 6. Les erreurs éventuelles de réglage sont immédiatement relevées par le manomètre 98 (figure 1) qui est appliqué à l'entrée du dispositif. De façon avantageuse, l'entrée dans le collecteur d'arrivée 38 est réglée par une électro-vanne 100, dont la bo- bine d'excitation est montée en parallèle avec le moteur 78. Ce n'est que lorsqu'elle est excitée, que l'électro-vanne 100 re- lie la tubulure 31 au collecteur 38. En l'absence d'excitation, et, par conséquent, le moteur 78 ne pouvant plus fonctionner, l'électro-vanne 100 relie la tubulure 31 à une embouchure de refoulement 102, en supprimant de la sorte tous les risques qui pourraient provenir de l'impossibilité pour le dispositif (le fonctionner en raison d'une interruption de courant. Les sec- tions de passage dans l'éleotro-vanne 100 doivent être très grandes, aussi bien en direction du collecteur 38 qu'en direc- tion de l'embouchure de refoulement 102, de manière à n'offrir partiquement aucune résistance appréciable à la circulation du gaz. Dans le mode de réalisation représenté (figure 1), le collecteur de sortie 42 est relié, au moyen d'une tubulure 104 à un séparateur 43, construit de préférence selon le prin- cipe représenté sur les figures 6 et 7. Le séparateur représenté est un dispositif de barbo- tage à plusieurs étages. Il comprend une cuve rectangulaire 110 à deux ou plusieurs petites colonnes 112 et présentant un fond plat revêtu d'une couche de garniture d'étanchéité 113 (par ex- emple en caoutchouc). Sur ces petites colonnes, coulisse verti- calement un corps 114 en forme de parallélépipède, maintenu élastiquement par la cuve 110 à l'aide de ressorts hélicoldaux 116, enfilés sur ces colornes. Au-dessus de ce corps 114, cou- * lisse sur les petites colonnes 112, un couvercle 118 dont la face inférieure plane est revetue dulme couche d'étanchéité 120. Ce couvercele 118 est maintenu élastiquement par le corps 114 à l'aide de ressorts hélicoïdaux 122 enfilés sur les petites co- lonnes. Aux extrémités supérieures des colonnes peuvent se vis- ser des boutons 124 permettant de serrer hermétiquement le corps 114 entre le fond de la cuve 110 et le couvercle 118 (figure 7). Ce corps 114 est traversé verticalement par un alignement de puits 126a, 126b, 126n, qui communiquent entre eux en haut et en bas, lorsque les boutons 124 sont en position de desserrage (figure 6) mais ils sont isolés les uns des autres lorsque les boutons sont serrés (figure 7), position dans laquelle les gar- nitures d'étanchéité 113 et 120 sont comprimées contre la face inférieure et contre la face supérieure du bloc 114. Chacun des puits contient An tube plongeur 128a, 128b, 128n, respectivement, replié en forme de coude à la partie supérieure. La branche ho- rizontale 128' de chacun des tubes plongeurs communique avec le puits précédent, à l'exception de la branche 128" du premier tube plongeur 128a qui, au contraire, communique avec l'extérieur et assure la liaison avec la tubulure 104 (figure 1). La.partie supérieure du dernier puit 126n communique avec l'extérieur au moyen d'un raccord 130. Dans une paroi extrgme de la cuve 110 est pratiqué un entonnoir 132. La référence 134 désigne un pe- tit robinet servant à vidanger la cuve et l'entonnoir 132. ll 12 2467605 Lorsque les boutons 124 sont en position desserrée (figure 6) on peut verser dans la cuve, au moyen de l'entonnoir 132, un liquide absorbant, par exemple du propylène glycol, pour remplir de la sorte simultanément tous les puits 126a, 126n, jusqu'à un niveau donné, qui peut être indiqué à l'intérieur de l'entonnoir, par un signe de repère. Si l'on se met à serrer les boutons 124, les diverses quantités de liquide contenu dans les puits sont isolées les unes des autres et on peut chasser l'ex- cès de liquide de la base de l'entonnoir 132, en ouvrant le pe- tit robinet 134. En cours de fonctionnement, le dispositif d'é- vacuation 30 envoie dans l'absorbeur 43 le mélange ainsi chassé; le produit anesthésique. (par exemple le fluotane ou de i'étrane) contenudans le mélange est absorbé par le propylène glycol, au fur et à mesure que le mélange barbote tour à tour dans les puits 126a, 126nr, et le gaz épuré est chassé à l'extérieur au moyen du raccord 130. On peut chasser de l'absorbeur le glycol saturé en desserrant les boutons 124 et en ouvrant le petit robinet d'échappement 134, après quoi, on procède au remplissage de la manière décrite plus haut. A l'extrémité d'échappement du collecteur de sortie 42 du dispositif d'évacuation 30 est disposé un manostat 136, monté en série avec le moteur 78 et sensible à la pression qui règne dans la conduite 104. Si, en raison d'un endommagement quelconque de l'absorbeur 43, cette pression a tendance à monter au-delà d'une limite donnée, le manostat 136 interrompt le courant d'alimentation du dispositif d'évacuation 30; de la sorte, le moteur 78 s'arrête et, en marne temps, l'électro-vanne se trouve désexcitée et par conséquent elle relie la tubu- lure 31 au refoulement libre 102, comme expliqué plus haut. La figure 8 est un schéma caractéristique d'absorp- tion que l'on peut obtenir avec un absorbeur du type repré- senté sur les figures 6 et 7, comprenant 10 étages d'absorption en série (n = l0)e oetenant chacun 100 cm3 de propylène glycol. On voit, sur ce schéma, que Jusqu'aux environs de 25g/litre, l'absorption du produit anesthésique est pratiquement quanti- tative. On a constaté, selon l'invention, que l'on peut facile- ment récupérer le produit anesthésique (en particulier le fluo- tane ou l'étrane) de la solution de glycol par distillation, avec un rendement pratiquement de 100 % et à l'état pratique- ment pur. Les avantages qui en résultent du point de vue écono- 13 2467605 mique et écologique sont plus qu'évidents. Suivant une forme de réalisation pratique, le dispo- sitif d'évacuation 30 peut 8tre installé sur un chariot avec deux séparateurs 43 pouvant 9tre reliés tour à tour à la tubu- lure 104, de manière que l'un de ces séparateurs puisse agir tandis que l'on remplace l'autre par un séparateur chargé de glycol frais. Revendications 1 - Dispositif d'évacuation de gaz, destiné à être relié à la soupape d'échappement d'un appareil d'anesthésie par inhalation, caractérisé par le fait qu'il comprend une plurali- té de chambres à volume variable, (32, 33, 34), dont chacune est reliée au moyen d'une soupape unidirectionnelle d'entrée (35, 36, 37), à un collecteur d'arrivée (38) relié à ladite soupape d'échappement (16) et d'une seconde soupape unidirec- tionnelle de sortie (39, 40, 41) à un collecteur d'échappement (42), des moyens étant prévus pour commander de façon cyclique la diminution du volume de chacune des chambres Jusqu'à une valeur minima et pour permettre l'augmentation spontanée du volume de chacune de ces chambres Jusqu'à une valeur maxima, la pression régnant dans le collecteur d'arrivée (38), qui est nécessaire pour l'ouverture de la soupape unidirectionnelle d'entrée (35, 36, 37), étant supérieure à la pression atmosphé- rique d'une quantité qui ne dépasse pas 20 cm d'eau. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu trois chambres à volume variable (32, 33, 34) et que le volume de ces chambres diminue puis aug- mente selon un cycle en trois phases avec une vitesse variable. 3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les chambres à volume variable (32, 33, 34) sont constituées par des soufflets suspendus. 4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé par le fait que les chambres à volume variable (32, 33, 34) sont constituées par des cylindres verticaux, dont le fond est mobile. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite pression est d'environ 3 cm d'eau et, de préférence, de 1 cm d'eau, par rapport à la pression atmosphé- rique. 6 - Dispositif selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que, sur le fond (44) de chacun des soufflets ou sur le fond mobile de chacun des cylindres, agit librement à partir du bas, un organe de poussée commandé par un excentrique (66), les divers excentriques étant montés avec des déphasages réguliers, sur un me^me arbre moteur (64). 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que cet arbre (64) est commandé par un motoréducteur 1,4 2467605 (78, 80) à vitesse variable. 8 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le collecteur d'échappement (42) est relié à un séparateur (43) servant à retenir les gaz anesthésiques toxiques en vue de leur récupération. 9 Séparateur selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un absorbeur dont le milieu absorbeur est du propylène de glycol, de l'éthylène glycol ou du diéthylène glycol. 10 - Séparateur selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un disposi- tif de barbotage à plusieurs étages. Il - Séparateur selon la revendication 10, caractéri- sé par le fait qu'il comprend un corps parallèlépipédique (114) maintenu dans une cuve (110) par des moyens élastiques (116) servant à séparer ce corps du fond de cette cuve, un couvercle (118) séparé du corps (114) par des moyens élastiques (122) ser- vant à détacher le corverele (118) de la face supérieure de ce corps, une série de puits (126a% l26b, 126n) traversant verti- calement ce corps (114), lu tube plongeur (128à) dans le pre- mier puits de la série, présentent une portion supérieure (128") qui débouche latéralement das ce corps, un tube plongeur (128b, 128n) dans chacum des puits (126% 126n) qui font suite au pre- mier, ce tube ayant une portion supérieure (128') qui débouche dans le puits immédiatement précSdent de la série, un tube d'é- chappement (130), qui sté'tend latéralement en direction de l'ex- térieur à partir de la portion supérieure du dernier puits (126n) de la série et des moyens servant à serrer ensemble de façon étanche la cuve (110), le corps (114) et le couvercle (118) de manière à faire communiquer entre eux les divers puits uniquement au moyen de ces tubes plongeurs. 12 - Séparateur selon la revendication 11, caractéri- sé par le fait que, dans une paroi de ladite cuve, se trouve un entonnoir (132) servant à introduire le liquide absorbant dans cette cuve. 13 - Séparateur selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé par le fait que la cuve est munie d'un petit robinet (134) de vidange.