La présente invention concerne le traitement thermique des cultures sur pieds. De nombreuses productions végétales cultivées en agriculture, telles que cultures céréalières, fourragères, légumières, plantes industrielles, ont besoin pour être récoltées, conservées et transformées, d'atteindre un degré de siccité voulu. En particulier dans le domaine des productions fourragères du fait des techniques modernes propres à l'agriculture et particulièrement dans le domaine de l'élevage, telles que l'intensificationfourragère, du fait également de la climatologie régionale, et de la saisonnalité, l'importance des fourrages à récolter nécessite l'emploi de techniques de conservation des surplus qui ne peuvent être consommés sur pied par les animaux à l'instant où ils sont le plus abondant et au moment où ils ont la meilleure valeur nutritive. Actuellement il est possible de recourir à trois grandes séries de techniques : - la dessication : partielle ou totale sur le champ par la fe naison naturelle ou artificielle suivie ou accompagnée de la ventilation à la ferme. - la déshydratation: artificielle par des moyens industriels. - la fermentation : qui aboutit à l'ensilage. Plusieurs procédés connus peuvent rendre de grands services dans ces trois cas. En effet, pour faire perdre de l'humidité à une partie ou à la totalité d'un végétal avant ou après la récolte, donc pour augmenter sa teneur en matière sèche, il existe différents procédés. Le séchage naturel est le plus anciennement connu, il consiste à attendre la maturité naturelle ou physiologique et utilise le soleil, le vent et l'air ambiant pour sécher la récolte, lors de la période normale : période estivale généralement peu chargée d'humidité. Après la coupe, ou l'arrachage, le végétal est laissé ou est mis en lignes ou en andains, ou en petits tas puis retourné une ou plusieurs fois avant d'être rentré et être mis à l'abri. On peut d'ailleurs augmenter l'effet de ce séchage naturel en utilisant des supports de récolte tels que siccateurs ou perroquets ou tentes, valables pour les fourrages et certaines plantes légumières (Haricots), afin d'isoler le produit du sol. De même des installations fixes de séchage artificiel peuvent être employées à la ferme (cellules, aires de séchage) avec addition de ventilation froide ou tiède, c'est-à-dire d'installation de soufflage d'air froid ou réchauffé, on parle alors de séchage artificiel. Depuis peu, pour certaines cultures, surtout fourragères et pour certaines applications, comme : l'ensilage, la déshydratation, on cherche à faire perdre le maximum d'humidité à la plante lorsqu'elle est encore sur pied ou juste au moment de la récolter. Ainsi pour les fourrages on utilise des faucheuses conditionneuses d'herbe, il s'agit d'une sorte de rouleaux éclateurs dans lesquels passe l'herbe, laissant ainsi un andain soufflé. Le fourrage est partiellement meurtri, les tiges et les feuilles sont ecrasées, les cellules végétales sont éclatées. D'autres machines du mdme type travaillent par lacération. L'air ambiant passe plus facilement dans cette sorte d'andain entraî- nant alors une perte importante d'eau. Cette technique porte le nom de préfanage mécanique. D'autres recherches sont actuellement en cours. Elles portent sur le préfanage chimique des fourrages. Plusieurs produits sont susceptibles d'etre utilisés : l'acide formique, l'acide sulfurique, le mélange des deux, ou encore un produit de synthèse tel que le 'DIQUAT't. Toutefois, l'emploi de ce dernier produit est interdit sur les nutriments destinés aux animaux, et encore plus ceux destinés aux humains. Les procédés chimiques agissent tous de la-même manière. Ils provoquent une réaction au niveau de la structure cuticulaire de la plante et influent sur le mécanisme d'activité stomatique des végétaux amenant alors un effet déssechant de la plante donc une perte d'eau. Ces différents procédés présentent des inconvénients. Ainsi le fanage naturel seul est une méthode longue, pénible et aléatoire en particulier les années humides et conduit souvent à un fourrage de qualité médiocre. Le fanage naturel avec l'aide de siccateurs permet d'améliorer la qualité du fourrage mais necessite une manipulation importante du fourrage et du matériel, Le séchage en grange demande des inverstissements importants et est'un grand consommateur d'énergie (ventilation et chauffage). Le séchage mécanique demande une organisation stiF te du ramassage et rend le fourrage sensible au surfanage. Le préfanage chimique est inefficace sur les "Ray gras s" et suivant les produits est difficile d'emploi, souvent dangereux et parfois interdit sur certaines cultures. Le procédé proposé par la demanderesse a pour but notamment de remédier à ces inconvénients0 Il s'agit d'un procédé de traitement d'une culture sur pieds en vue de favoriser sa déshydratation avant la récolte, caractérisé en ce que l'on applique à ladite culture sur pieds 18 heures aù moins avant la récolte un choc thermique d'une durée et d'une intensité suffisantes pour provoquer l'arrêt de la végétation, par éclatement des cellules végétales, sans la brûler. Dans le mode de mise en oeuvre préféré du procédé selon la présente invention on soumet la culture sur pieds au choc thermique de la flamme d'un brûleur à gaz autovaporiseur déplacé à une vitesse d'environ 900 à 3600 m/h de préférence 2000 à 3000 m/h avec un apport calorifique compris entre environ 600 et 2000 th/ha et de préférence de 1000 à 1800 th/ha et ce au moins 18 heures avant la récolte de préférence entre 48 et 72 heures. Bien entendu ces différents paramètres peuvent être optimisés suivant notamment la nature des produits traités et l'état de la récolte. L'apport intense de calories arrête la végétation par éclatement des cellules du tissu végétal, en effet la temperature de la "bulle de chaleur" autour du panache de flamme peut atteindre 250 à 3000C. Il y-a alors évaporation de l'eau superficielle, et de l'eau intersticielle constitutive de la matière végétale, la plante n'est pas brillée ni calcinée, elle subit un choc thermique provoquant une intense sudation. On distingue tout de suite après le traitement un changement de couleur, les feuilles et-ies tiges touchées par la chaleur "poissent" aux doigts. Au bout de 12 à 24 heures, la culture et en particulier le fourrage montre un aspect nfatigué" il stest affaissé. A partir de 36 à 48 heures il prend nettement une teinte beigechamois, et une odeur caractéristique de fenaison se dégage. Le processus de préfanage alors engagé est irréversible, c'est entre 48 et 72 heures que la chute optimum d'eau est atteinte dans le cas des fourrages. Pour la mise en oeuvre de ce procédé on utilise de préférence un dispositif de chauffage mobile comportant un support sur lequel est fixé au moins une rampe de chauffage constituée : d'un brûleur à gaz autovaporiseur de forme allongée comportant au moins un circuit de vaporisation disposé sous forme d'au moins une boucle allongée alimentant en gaz au moins une rampe porte-injecteurs, s'étendant le long de la plus grande dimension du brûleur, et munie d'une pluralité d'injecteurs dont les orifices sont dirigés vers l'intérieur de la boucle du circuit de vaporisation, d'un carter de protection métallique stéten- dant autour du brûleur à gaz et d'un élément permettant l'alimentation en gaz liquéfié du circuit de vaporisation, ledit dispositif étant déplacé perpendiculairement à la plus grande dimension du brûleur de façon telle que la rampe porte-injecteurs reste sensiblement parallèle au sol et que les injecteurs étant dirigés vers le sol la partie inférieure du brûleur soit placée à une distance comprise entre 0 et 50 cm au-dessus de la t8te du végétal traité. Dans ce dispositif le circuit de vaporisation est de préférence constitué par un tube disposé sous forme d'une boucle allongée au moins 10 fois plus longue que large et la rampe porte-injecteurs est un tube placé sensiblement parallèlement à la plus grande dimension de ladite boucle ladite rampe porte-injecteurs comportant au moins 15 injecteurs par mètre de rampe. Dans le mode de mise en oeuvre préféré du procédé selon la présente invention on utilise un dispositif du type décrit précédemment dans lequel le brûleur comporte un circuit de vaporisation constitué par un tube disposé sous forme d'une bou cle plane sensiblement rectangulaire au moins 15 fois plus longue que large, alimenté en gaz liquéfié en un point situé sensiblement au milieu d'un des grands côtés de la boucle, une rampe porte-injecteurs constituée d'un tube situé dans un plan perpendiculaire au plan de la boucle et sensiblement parallèle aux grands côtés de cette dernière, ladite rampe étant alimentée par des piquages tubulaires placés entre le circuit de vaporisation et ladite rampe, la rampe porte-injecteurs comportant au moins 20 injecteurs par mètre de rampe et la somme des sections des injecteurs étant inférieure à la section de la rampe porte-injecteurs. Le carter de la rampe de chauffage comporte au moins une ouverture au voisinage de la rampe porte-injecteurs de façon à assurer l'arrivé d'air nécessaire à la combustion et au moins une ouverture dans l'axe des injecteurs de façon que la flamme puisse entrer en contact directement avec la culture à traiter. De préférence le carter est constitué de deux plaques métalliques planes placées le long des grands cotés du circuit de vaporisation et fixées par exemple par des étriers et entretoises afin d'éviter leur déformation à la chaleur. Le carter peut être compléter par de petite plaques métalliques raccordant les deux plaques précédentes le long des petits côtés du circuit de vaporisation. Dans le mode de mise en oeuvre préféré du procédé selon la présente invention le carter porte à sa partie inférieure sur au moins l'un de ses grands côtés au moins une bavette métallique fixée librement en rotation autour d'un axe parallèle à la plus grande dimension du brûleur, suivant la dimension du carter on pourra utiliser une ou plusieurs bavettes métalliques qui sont placées de préférence sur le côté postérieur du carter par rapport à l'avancement du dispositif. Ces bavettes remplissent au moins deux fonctions à savoir qu'elles créent une "jupe de chaleur" çiée la dispersion de la flamme et la fait pénétrer dans la récolte et en outre par leur poids elles tendent à coucher les récoltes et à permettre ainsi un contact de tout le végétal avec la flamme. La figure annexée présente le mode de réalisation préféré d'une rampe de chauffage selon la présente invention, une partie du carter ayant été éclatée, ainsi que du circuit d'alimentation en gaz liquide de la rampe. La rampe de chauffage 1 comporte un brûleur à gaz autovaporiseur de forme allongée constitué d'un circuit de vaporisation 2 sous forme d'une boucle plane sensiblement rectangulaire qui est alimenté en gaz liquéfié par une tubulure 7 sensiblement au milieu d'un des grands côtés de la boucle. Cette boucle de vaporisation 2 alimente la rampe porte-injecteurs 3 en gaz grâce à des piquages tels que 4 et 5. La rampe porte-injecteurs 3 parallèle aux grands cotés de la boucle de vaporisation comporte 71 injecteurs tel que 6 pour une longueur de rampe de 3 mètres. La rampe 3 est constituée par un tube de 25,4 mm de diamètre (1 inch) percé et taraudé pour recevoir des injecteurs de 0,8 mm Le carter de protection est constitué par deux plaques métalliques planes 8 et 9 placées le long des grands côtés du circuit de vaporisation et faisant un certain angle entre elles pour assurer à la partie supérieure 10 l'aération de la rampe porte-injecteurs et à la partie inférieure 11 le passage de la flamme du brûleur. Le carter de protection est prolongé à sa partie inférieure par des bavettes métalliques 12 fixé libre en rotation par des dispositifs de fixation tels que 13. Une prise de pression 14 sur la rampe porte-in jecteurs permet de contrôler la pression dans cette dernière grâce au manomètre 23. Un autre piquage 15 sur la rampe porte-injecteurs alimente une veilleuse 16 muni d'un dispositif d'allumage électrique à électrode alimenté à partir d'un coffret d'allumage par un système de conducteurs 18. L'alimentation 7 de la boucle de vaporisation 2 est branchée par l'intermédiaire d'un raccord union 19 sur un circuit à gaz liquefié comportant une lyre souple 20 reliée au raccord 19, la lyre souple étant alimentée à partir d'une bouteille de propane 21 ltintermédiaire d'un filtre à cartouche 22 et d'un ensemble mano-détendeur/vannes 23. Le dispositif de chauffage utilisable dans le procédé de la présente invention comporte de préférence trois rampes du type décrit précédemment ce qui porte la largeur de travail à environ 9 mètres. Das ce cas les rampes de chauffages latérales sont de préférence repliables soit vers le haut soit sur les cotés afin que le dispositif présente un gabarit routier acceptable. Ces rampes sont montées sur un support sur lequel sont également fixées les bouteilles de gaz ou la citerne alimentant les rampes. Ce support est de préférence conçu pour être fixé sur le "3 points arrière" d'un tracteur agricole qui permet de faire varier la hauteur des rampes de chauffage par rapport aux végétaux à traiter. Les rampes de chauffages peuvent également étre réglable en rotation par rapport au -support afin que les injecteurs puissent faire jusqu'à un angle de 45 de part et d'autre de la verticale. Dans un mode de réalisation intéressant la mise à feu indépendante de chaque brûleur est faite manuellement depuis le poste de conduite du tracteur. Un système électrique par électrode et veilleuse, branché sur la batterie du tracteur permet l'-allumage de chacun des éléments brûleurs de la machine. L'interallumage des injecteurs est systématique et instantané après l'ouverture du gaz. Un inter-allumage des rampes est possible à partir des extrémités du brûleur central. Le procédé selon la présente invention est utilisable plus particulièrement pour le préfanage sur pieds des fourrages mais peut être utilisé, sous certaines conditions, propres à chaque culture pour provoquer - un défanage des pommes de terre arrêtant alors la végétation, - une défoliation sur pied de certaines cultures légumières telles que haricots, et provoquant une perte non négligeable d'eau activant alors la maturité, - une déshydratation sur pied des tiges d'autres légumes tels que: (oignons, aulx, échalotes). La présente invention concerne également les rampes de chauffage décritent précédemment. Comme cela a déjà été signalé selon la nature du fourrage, en fonction de sa hauteur, sa densité, son stade végé tatif et suivant la période de traitement, les conditions météorologiques du moment, les différents paramètres du procédé doivent être définis et réglés. Ainsi il faudra choisir la vitesse d'avancement du tracteur entre 600 et 3600 m/h, de préférence entre 2000 et 3000 mSh ce qui aura pour but d'exposer la plante plus ou moins longtemps à la flamme. Vitesses Temps d'action de la température pour une flamme de 0,50m de long. 900 m/h = 0,25 m seconde environ 2,0 secondes . 1800 m/h = 0,50 m seconde environ 1,0 seconde . 3600 m/h = î,O m seconde environ 0,5 seconde De même la pression d'utilisation sera choisie en fonction du végétal et du but visé. On peut ainsi travailler entre 0,5 et 2,5 bars au niveau de la rampe porte-injecteurs, ce qui correspond sur le dispositif décrit à une pression amont au niveau du manomètre général à la sortie des bouteilles de 1,3 à 5,0 bars. La pression d'utilisation avec un type d'injecteur donné, détermine pour une part la qualité de la flamme, sa longueur, sa température et son intensité de pénétration dans la récolte, le long des feuilles et des tiges. Du débit de gaz découle l'apport calorifique de la machine. Dans le procédé de la présente invention celui-ci doit se situer entre 600 et 2000 th/ha et de préférence entre 1000 et 1800 th/ha. Enfin il est nécessaire de placer le brûleur (c'està-dire en général la partie inférieure constituée par la boucle de vaporisation) par rapport à la tête du végétal à traiter entre O et 50 cm suivant la culture, ainsi pour le fourrage une distance comprise entre 5 et 15 cm est satisfaisante. On peut également faire varier l'angle d'attaque des flammes > en fait la position pratiquement verticale s'est avérée la plus satisfaisante. Exemple Un essai a été réalisé sur un "Ray Grass" d'Italie (RGI) de 0,60 m de haut environ. Cet essai a eu lieu en climat océanique par temps moyen, il avait plu la veille. La parcelle faisait 3 ha 80, mais 2 ha 80 seulement ont été traités par le procédé selon l'invention. Il s'agissait d'une 3ème coupe qui donnera 2,7 t de MS à l'hectare. La vitesse d'avancement fût ré glée à 2 900 m/h, la pression générale à 4 bars, soit 2,5 bars aux injecteurs, le débit de gaz fût de 158 kg/ha, avec un apport calorifique de 1 860 thlha. Le rendement théorique du chantier avec le dispositif décrit de 9 m se situe aux alentours de 2,60 ha/h, sans tenir compte des temps de réglage, du changement de bouteilles et des temps de virage. La consommation horaire de la machine a été de 403 kg de gaz. La perte d'humidité mesuré après un intervalle de 24 heures entre le traitement et la récolte a été de 6,12 points par rapport aux témoins (prélèvements au champ) et 8,42 points toujours par rapport aux témoins mais prélèvements effectués sur le carreau de l'usine. L'humidité moyenne des témoins se situait à 82,655 et l'humidité moyenne des échantillons de "Ray Grass" traitée et prélevée était de 76,530,u1 au champ et 74,23% sur le carreau de l'usine. Pour savoir ce qu'apporte réellement le préfanage thermique dans le cas de fourrages déshydratés et dans le cas de fourrages ensilés, on donnera quelques renseignements sur ces deux modes de conservation (définition, avantages, buts poursuivis par le procédé). La déshydratation des fourrages, autre que la luzerne et les pulpes, est destinée à l'alimentation du gros bétail et elle complète d'autres modes d'exploitation et d'utilisation des fourrages (pâture, ensilage, foin classique ou ventilé). La déshydratation est une technique de séchage d'un produit humide avec de l'air fortement réchauffé en vue de le stabiliser rapidement et d'assurer ainsi sa conservation. Cette technique présente les avantages suivants , Le fourrage peut être aggloméré, de ce fait il permet d'augmen ter l'ingestion par les animaux en ration de base, . La déshydratation permet de conserver un fourrage riche en pro téines avec moins de risques que toutes les autres techniques de conservation, . La distribution en est aisée, ne demandant pas d'équipement coûteux. On peut également connattre facilement l'importance des stocks disponibles en énergie et en protéines, , On peut entamer ou arrêter de puiser sans inconvénients dans le stock sans perte de produit.Ceci est impossible pour 1' ensi- lage, . La déshydratation permet de résoudre une partie du problème de main-d'oeuvre de l'exploitation en soulageant le secteur pro duction et conservation des fourrages, car cela peut se faire hors exploitation. Le procédé de traitement selon l'invention appliqué avant la déshydratation permet de réduire les pertes de produits dues aux lessivages successifs. . d'améliorer les qualités du produit final, . de faire évaporer de l'eau sur pied pour permettre une econo mie d'énergie lors du séchage, . de mieux organiser les chantiers de récolte quelles que soient les conditions météorologiques, . d'augmenter le débit de l'installation du séchage. Les économies réalisées dépendent du nombre de points dont on a abaissé l'humidité du fourrage au cours du préfanage et de l'humidité initiale du fourrage sur pied. Plus l'humidité est élevée plus l'économie est importante. Ainsi un abaissement de 8 à tO points d'humidité permet de faire économiser pratiquement 30 à 35% de fuel à l'unité séchante. Ainsi pour une tonne de fourrage à 85% d'humidité initiale, il faut retirer 833 kg d'eau pour obtenir un produit final à 10% d'eau. Un gain de 8 points par le procédé permet d'é conomiser l'évaporation de 348 kg d'-H20, soit 425: d'économie d'eau, se traduisant par une économie de 35% de fuel. En conclusion on peut dire que : l'abaissement de la durée du séchage est proportionnel à la quantité d'eau éliminée par préfanage thermique. Les débits de l'installation de séchage sont inversement proportionnels aux durées de séchage (le débit de l'usine augmente lorsque la durée du séchage diminue). Dans les cas de l'ensilage qui est une technique moderne de conservation des fourrages à l'état humide, avec le minimum de perte de matière sèche ou de valeur nutritive sans formation de produits toxiques pour l'animal, utilisée par les éleveurs pour l'alimentation des animaux ruminants (Bovins, ovins) : le succès de cette technique est dû à des raisons économiques et sociologiques. Ainsi le maIs, plante très souvent ensilée, est un exceptionnel outil d'intensification fourragère. . les ensilages d'herbe permettent de "mettre de côté" pour l'hiver ou pour l'été, des ressources fourragères qui se gas pillent au printemps. . l'ensilage peut setvir à élaborer des rations bon marché, . ce type de conservation permet de mieux répartir le travail, d'éviter les à coups pénibles constitués par le travail saison nier, qu'est la récolte des foins, tributaire de plusieurs jour nées de beau temps continu, toujours difficiles à prévoir et à obtenir, . la technologie de l'ensilage permet une mécanisation intégrale qui évite la fatigue de l'homme au moment de la récolte et de la distribution. Le procédé de l'invention améliore la qualité de conservation des fourrages riches en eau, en minéraux et en azote, pauvres en sucres, c'est toujours le cas des luzernes et souvent le cas des graminées récoltées à un stade jeune après avoir reçu une fertilisation azotée importante. Le procédé diminue la quantité d'acide lactique nécessaire pour inhiber la fermentation butyrique. Il ralentit d'ailleurs toutes fermentations et permet par là souvent une augmentation des quantités ingérées par les animaux, en comparaison aux ensilages directs sans conservateurs. Il supprime aussi toutes pertes sous forme de jus. Il est toutefois réellement efficace que si la teneur en matière sèche est amenée à JT-environ (toujours au-dessus de 22 à 24 ffi). Cela n'est pas toujours possible compte tenu des conditions climatiques, et cela complique beaucoup l'exécution et l'organisation des chantiers de récolte d'ensilage. En pratique les éleveurs ramassent le fourrage 12 ou 24 h après la fauche sans se préoccuper de la teneur en matière sèche lors de la reprise, d'où la variation énorme de la qualité des ensilages dits "Préfanés" qui en réalité ne le sont pas ou trop peu. Pour pallier cette erreur les éleveurs utilisent des conservateurs ou produits conserveurs tels que les produits sucrés (mélasse) les acides (formique) les bactériostatiques. Le procédé ne dispense pas de l'emploi d'un conservateur, mais la dose à employer à l'hectare sera beaucoup plus faible. C'est ainsi que le fait de préfaner à 25% un fourrage qui fait 15% de matière sèche sur pied, soit 85% d'K20, diminue de 40 la quantité de conservateur à utiliser à l'hectare (dose normale = 3,5 à5 l/tonnes de fourrage vert, d'acide formique). L'économie ainsi faite est loin d'être négligeable d'autant qu'il faut y rajouterle prix des 5 à 10% de la MS ensilée qu'on récupère en plus en ayant supprimé les jus, source importante de pertes mais aussi de pollution et de mauvaises odeurs amenant un gaspillage et un refus de la part des animaux voire d'accidents graves. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'une culture sur pieds en vue de favoriser sa déshydratation avant la récolte, caractérisé en ce que l'on applique à ladite culture sur pieds, 18 heures au moins avant la récolte, un choc thermique d'une durée et d'une intensité suffisantes pour provoquer l'arrêt de la végétation, par éclatement des cellules végétales, sans la brûler, sous l'effet de la flamme d'un dispositif de chauffage mobile comportant au moins un brûleur à gaz autovaporiseur et déplacé à une vitesse d'environ 900 à 3600 m/h et avec un apport calorifique compris entre environ 600 et 2000 th/ha. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vitesse de déplacement est comprise entre 2000 et 3D00 m/h et l'apport calorifique entre 1000 et 1800 th/ha. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on soumet la récolte à l'action d'un dispositif de chauffage mobile comportant un support sur lequel est fixé au moins une rampe de chauffage constituée d'un brûleur à gaz autovaporiseur de forme allongée comportant au moins un circuit de vaporisation disposé sous forme d'au moins une boucle allongée alimentant en gaz au moins une rampe porte-injecteurs s'étendant le long de la plus grande dimension du brûleur, munie d'une pluralité d'injecteurs dont les orifices sont dirigés vers l'intérieur de la boucle du circuit de vaporisation, d'un carter de protection métallique s'étendant autour du brûleur à gaz et d'un élément permettant l'alimentation en gaz liquéfié du circuit de vaporisation, ledit dispositif étant déplacé perpendiculairement à la plus grande dimension du brûleur de façon telle que la rampe porte-injecteurs reste sensiblement parallèle au sol et que les injecteurs étant dirigés vers le sol la partie inférieure du brûleur soit placée à une distance comprise entre 0 et 50 cm au-dessus de la tette du végétal traité. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le circuit de vaporisation est constitué par un tube disposé sous forme d'une boucle allongée au moins 10 fois plus longue que large et en ce que la rampe porte-injecteurs est un tube placé sensiblement parallèlement à la plus grande dimension de ladite boucle. 5. Procédé selon l'une des revendications 3 à 4, caractérisé en ce que la rampe porte-injecteurs comporte au moins 15 injecteurs par mètre de rampe. 6. Procédé selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le brûleur comporte un circuit de vaporisation constitué par un tube disposé sous forme d'une boucle plane sensiblement rectangulaire au moins 15 fois plus longue que large, alimenté en gaz liquéfié en un point situé sensiblement au milieu d'un des grands cotés de la boucle, une rampe porte-injecteurs constituée d'un tube situé dans un plan perpendiculaire au plan de la boucle et sensiblement parallèle aux grands côtés de cette dernière, ladite rampe étant alimentée par des piquages tubulaires placés entre le circuit de vaporisation et ladite rampe. 7. Procédé selon l'une des revendications 7 à 6, caractérisé en ce que la rampe porte-injecteurs- comporte au moins 20 injecteurs par mètre de rampe. 8. Procédé selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que la somme des sections des injecteurs est inférieure à la section de la rampe porte-injecteurs. 9. Procédé selon l'une des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que le carter comporte au moins une ouverture au voisinage de la rampe porte-injecteurs et une ouverture dans l'axe des injecteurs, 10. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le carter est constitué par au moins deux plaques mé-. talliques planes placées le long des grands côtés du circuit de vaporisation, il Procédé selon l'une des revendications 4 à 10 caractérisé en ce que le carter porte à sa partie inférieure sur au moins l'un de ses grands côtés au moins une bavette métallique fixée librement en rotation autour d'un axe parallèle à la plus grande dimension du brûleur. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la ou les bavettes métalliques sont fixées sur le c3té postérieur du carter par rapport à l'avancement du dispositif. 13 Rampe de chauffage destinée à la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un brûleur à-gaz autovaporseur de forme allongée comportant au moins un circuit de vaporisation disposé sous forme dtau moins une boucle allongée alimentant en gaz et au moins une rampe porte-injecteurs s'étendant le long de la plus grande dimension du brûleur munie d'une pluralité d'injecteurs dont les orifices sont dirigés vers l'intérieur de la boucle du circuit de vaporisation, d'un carter de protection métallique s'étendant autour du brûleur à gaz et d'un élément permettant l'alimentation en gaz liquéfié du circuit de vaporisation. 14. Rampe de chauffage selon la revendication 13, caractérisée en ce que le circuit de vaporisation est constitué par un tube disposé sous forme d'une boucle allongée au moins 10 fois plus longue que large et en ce que la rampe porte-injecteurs est un tube placé sensiblement parallèlement à la plus grande dimension de ladite boucle. 15. Rampe selon l'une des revendications 13 et 14, caractérisée en ce que la rampe porte-injecteurs comporte au moins 15 injecteurs par mètre de rampe. 16. Rampe selon l'une des revendications 13 à15z, caractérisée en ce que le brûleur comporte un circuit de vaporisation constitué par un tube disposé sous forme d'une boucle plane sensiblement rectangulaire au moins 15 fois plus longue que large, alimenté en gaz liquéfié en un point situé sensiblement au milieu d'un des grands cotés de la boucle, une rampe porte-injecteurs constituée d'un tube situé dans un plan perpendiculaire au plan de la boucle et sensiblement parallèle aux grands cotés de cette dernière, ladite rampe étant alimentée par des piquages tubulaires placés entre le circuit de vaporisation et ladite rampe. 17. Rampe selon l'une des revendications 13 à 16, caractérisée en ce que la rampe porte-injecteurs comporte au moins 20 injecteurs par mètre. de rampe. 18. Rampe selon l'une des revendications 13 à 172 caractérisée en ce que la somme des sections des injecteurs est inférieure à la section de la rampe porte-injecteurs. 19. Rampe selon l'une des revendications 13 à 18, caractérisée en ce que le carter comporte au moins une ouverture au voisinage de la rampe porte-injecteurs et une ouverture dans l'axe des injecteurs. 20. Rampe selon la revendication 19, caractérisée en ce que le carter comporte au moins deux plaques métalliques planes placées le long des grands côtés du circuit de vaporisation. 21. Rampe selon l'une des revendications 13 à 19, caractérisée en ce que le carter de protection est muni sur au moins l'un de ses plus grands côtés de dispositifs de fixation permettant de fixer au moins une bavette métallique en la laissant libre en rotation autour d'un axe parallèle à la plus grande dimension du brûleur.