la présente invention concerne un appareil chirurgical destiné à effectuer automatiquement et de façon répétitive la ligature de vaisseaux sanguins sectionnés. La ligature d'un vaisseau sanguin, au cours d'une intervention chrtrurgicaiçest une opération très délicate nécessitant la répétition de plusieurs gestes et requérant le concours d'un personnel auxiliaire. En effet, il faut tout d'abord repérer la zone tissulaire dans laquelle se trouve le vaisseau sanguin sectionné, puis laver la région à l'aide d'un tampon de coton imbibé de plasma qu'une infirmière doit tendre au chirurgien. Pendant que la zone lavée se dessèche à la chaleur du scialytique, le chirurgien forme d'une main un bourgeon tissulaire entourant le vaisseau sanguin sectionné, puis de l'autre main, il reçoit d'une infirmière un fil à ligaturer qu'il noue autour du bourgeon tissulaire avec ses deux mains, et finalement, il coupe les brins du noeud au moyen d'une paire de ciseaux.Ces opérations doivent être répétées identiquement pour chaque ligature. Il ne faut donc pas s'étonner si une fraction importante du temps total que dure une opération chrirurgicale est réservée à la confection de ligatures. On connaît déjà par la demande de brevet français ne 73 15587 du 27 Avril t973, surnoms des Demandeurs, un appareil qui permet d'effectuer automatiquement la plupart des opérations susmentionnées, moyennant une simple pression exercée sur un levier de commande. Cependant, cet appareil doit être rechargé après chaque ligature, ce qui introduit une perte de temps précieux. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients, et, pour ce faire, elle a pour objet un appareil chirurgical effectuant automatiquement et de façon répétitive toutes les opérations nécessairespour ligaturer des vaisseaux sanguins sectionnés.L'appareil chrirurgical selon l'invention se caractérise en ce qu'il comprend essentiellement, -à l'intérieur d'un corps creux s un tube d'aspiration axial et fixe, connecté par une extrémité à une source de vide ; un caisson chargeur destiné à recevoir une pile d'étuis rigides plats, portant chacun une boucle large préformée, fixée par ses brins terminaux sur l'étui correspondant et enfilée autour du tube d'aspirationJladite pile étant chargée par un ressort et sollicitée vers une ouverture pratiquée dans le corps cylindrique et à travers laquelle un étui à la fois peut être éjecté hors du caisson, dans une direction transversale par rapport au tube d'aspiration, la boucle portée par ledit étui se resserrant de ce fait autour du tube d'aspiration ; des moyens de rétention capables -dfimmobiliser 11 étui éjecté dans une nouvelle position à ltextérieur du caisson chargeur et de ltempêcher de revenir-à sa position initiale ; un manchon tubulaire coaxial au tube d'aspiration, monté coulissant, à l'encontre de moyens élastiques de rappel, et destiné, lorsqutil est actionné à la volonté de l'opérateur, à chasser ladite boucle resserrée, tout le long du tube d'aspiration vers le bourgeon tissulaire formé par succion à l'extrémité libre du tube d'aspiration, des moyens de traction élastiques exerçant sur les brins de la boucle une tension suffisante pour provoquer l'étranglement du bourgeon tissulaire à sa base, un élément sectionneur destiné à trancher les brins de la boucle après que celle-ci ait ligaturé le bourgeon tissulaire, et des moyens# de commande manuels permettant d'effectuer, en synchronisme, l'éjection du premier étui de la pile, puis le coulissement du manchon tubulaire et ensuite la mise en oeuvre de l'lément sectionneur. Belonunmodederdalisation particulier de l'invention, chacun desdits étuis est constitué par une plaquette rigide de forme rectangulaire dont deux bords parallèles sont rabattus pour former des brides de retenue sensiblement parallèles au plan de la plaquette et qui présente, sur un troisième bord, une échancrure pour le passage du tube d'aspiration. Le fil à ligaturer enfermé dans chaque étui est préformé en une boucle large, telle qu'un noeud dit "de chirurgien", de diamètre initial nettement supérieur à celui du tube d'aspiration, et se terminant par deux brins d'égales longueurs, fixés sur la plaquette.La portion formant la boucle du fil à ligaturer est disposée à plat entre la plaquette et les brides de retenue, à l'aplomb de l'échancrure, de manière que le tube d'aspiration puisse traverser librement l'étui et la boucle. les brins terminaux sont, d'une part, solidement ancrés par leur extrémité sur la plaquette, par exemple par soudure, et d'autre part, provisoirement fixés, sur la plaquette, par un point intermédiaire de leur longueur au moyen d'un adhésif susceptible de résister pendant le resserrement de la boucle sur le tube d'aspiration, mais de céder lorsque la boucle est chassée le long du tube d'aspiration par le manchon tubulaire0 Le serrage de la boucle s'effectue en deux temps : lorsqu'un étui de la pile est éjecté du caisson > laboucle se resserre d'abord sur le tube d'aspiration, grâce à la traction exercée par les deux points de fixation provisoire. Pendant le refoulement du noeud le long du tube d'aspiration, les points de fixation provisoires se détachent de la plaquette, libérant de ce fait des longueurs de fil de réserve. Le noeud peut alors etre amené autour du bourgeon et son serrage est réalisé par traction à partir des points d'ancrage sur la plaquette. L'invention sera à présent décrite en détail en regard des dessins annexés dans lesquels s La figure 1 est une vue en coupe axiale de l'appareil chirurgical selon un mode de réalisation possible de l'invention t La figure 2 est une vue en élévation de l'appareil à partir de sa face antérieure ; La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III - III de la figure I ; Les figures 4 et 5 sont des vues respectivement de face et de profil d'un étui porte-boucle dans la phase initiale du serrage de la boucle Les figures 6 et 7 illustrent les deux phases suivantes du serrage de la boucle ; et Les figures 8 à 10 sont des vues schématiques de l'appareil, en coupe longitudinale, illustrant les diverses phases de son fonctionnement. Avec référence à la figure 1, l'appareil comprend un corps creux allongé 1, pourvu de deux alésages longitudinaux 2 et 5 et d'un caisson chargeur 4 situé à l'extrémité#antérieure du corps 1. L'alésage 3 communique avec le caisson 4, mais l'alésage 2 en est séparé par une cloison transversale 5,dans laquelle est formé un passage 6. Dans l'alésage 2 est disposé longitudinalement un tube d'aspiration fixe 7, solidaire par une extrémité du fond 8 du corps et faisant saillie à l'autre extrémité du corps. Le tube d'aspiration est connecté à une source à vide, non représentée, au moyen d'un conduit adapté à un embout tubulaire formé dans le fond 8 du corps et dont la section de passage est normalement obturée par un clapet 9 chargé par un ressort 10. Lorsque le clapet est soulevé de son siège, il s'établit une communication entre le tube d'aspiration 7 et la source à vide, et donc une succion à l'ex extrémité libre du tube. À l'intérieur du caisson chargeur 4 on dispose une pile d'étuis rigides,plats il, portant chacun une boucle préformée, en fil à ligaturer. Avec référence aux figures 4 et 5, chaque étui est constitué par une plaquette rigideli, par exemple en métal, de forme rectangulaire, et dont deux bords parallèles sont rabattus sur le plan de la plaquette pour former deux brides de retenue 12.Sur un troisième c8té de l'étui est formée une profonde échancrure 13 destinée à laisser le passage au tube d'aspiration 7, lorsque les étuis sont emmagasinés dans le caisson 4. le fil à ligaturer associé à chaque étui comprend une boucle large préformée 14, de diamètre bien supérieur à celui du tube d'aspiration, mais légèrement inférieur à la largeur de l'étui La boucle est disposée surla pla- quette,et est maintenue en place grtce aux brides de retenue 120 Elle est positionnée au-dessus de l'échancrure 13 et ses deux brins sont repliés au niveau du quatrième bord de l'étui et glissés sous la boucle pour être solidement ancrés sur la plaquette il par leurs extrémités 15.Comme le montre la figure 4, 1Ps brins de la boucle sont connectés à la plaquette nu moyen d'un adhésif peu résistant, par exemple une bandelette de papier collant 16. Les longueurs de la boucle et des deux tronçons de fil 17 compris entre la bandelette et les points d'ancrage 15 seront définies par la suite. Comme le montrent les figures t et 3, le caisson chargeur présente, en coupe transversale, une section rectangulaire de surface sensiblement égale à celle des étuis. Ces derniers sont disposés perpendiculairement au tube d'aspiration 7, avec leur échancrure 13 tournée vers le haut et leurs brides de retenue 12 tournées vers 13avant. De cette façon, le tube d'aspiration traverse toutes les échancrures 13 et toutes les boucles 14. Les étuis sont chargés dans le caisson par 1' extrémité antérieure qui est fermée par un couvercle amovible 18 pourvu lui aussi d'une échancrure t9 à travers laquelle passage tube d'aspiration.La pile d'étuis contenue dans le caisson est appliquée contre le couvercle 18 par un ressort hélico#dal 21 enfilé autour d'une tige 22 montée coulissante dans l'alésage 3 du corps 1. Au niveau de l'étui Il qui est appliqué directement contre le couvercle 18, le caisson 4 comporte deux fentes transversales 23 et 24 respectivement situées sur sa face supérieure et sur sa face inférieure. Gerce à ces deux fentes, il est possible d'enfoncer le premier étui Il pour le faire sortir à travers la fente inférieure 24, comme il sera expliqué par la suite. Sur la paroi externe du caisson 4 est fixé un cliquet 25 (voir figure 2) qui est susceptible de steneager dans une encoche 26 (voir figure 4) formée sur la tranche de l'étui tl, au moment où ce dernier a été partiellement éjecté par la fente inférieure 24. La longueur des brins est telle qu'su moment de l'engagement du cliquet dans l'encoche, la boucle 14 est complètement serrée autour du tube d'aspiration, comme le montre la figure 6. Un manchon tubulaire allongé 27, dont la longueur est inférieure à la distance séparant le fond du corps creux 1 et le premier étui 11 appliqué contre le couvercle 18, est monté coulissant coaxinlement autour du tube d'aspiration. Sa longueur est telle que lorsqu'il se trouve dans sa position rétractée vers la droite (figure 1), il traverse tous les étuis et leur boucle associée, exceptés le premier étui 11 et sa boucle. Il en résulte que si ledit premier étui est éjecté, comme expliqué précédemment, sa boucle 14 se resserre sur le tube d'aspiration, mais non sur le manchon tubulaire 27. Autour du manchon tubulaire est monté coulissant un fourreau 28 légèrement plus court que le manchon tubulaire, et se terminant à son extrémité antérieure par un bord tranchant 29 et à son extrémité postérieure par une tête évasée formant piston 30 dont l'étanchéité par rapport à l'alésage 2 est assurée au moyen d'un joint torique 31. Le manchon tubulaire 27 se termine à l'arrière par une collerette relevée 32 contre laquelle le piston 30 est sollicité en ap- pui par un ressort de rappel 33 relativement dur, disposé entre le piston et un épaulement 34 formé sur le manchon tubulaire 27. Le fourreau 28 est sollicité, à l'état de repos vers la droite (figure 1) par un ressort hélicoidal 35. s'appuyant sur la cloison transversale 5 et sur le piston 30. Le manchon tubulaire est également entraîné vers la droite par le piston d; fourreau, qui est en appui contre la collerette 32.On note que dans la position de repos, représentée sur la figure 1, le bord tranchant 29 du fourreau se trouve légèrement en retrait par rapport à l'extrémité libre du manchon tubulaire. antre le piston et le fond 8 du corps 1 subsiste une chambre résiduelle 36 communiquant en permanence avec l'atmosphère par l'intermédiaire d'un passage 37. L'espace intérieur du tube d'aspiration-7 est connecté à la chambre 38 définie entre l'alésage 2 et le fourreau 28 par l'intermédiaire d'un conduit 39. Ainsi, lorsque le clapet 9 est ouvert, la chambre 38 est reliée à la source de vide, en même temps que le tube d'aspiration, de sorte que la pression atmosphérique ré#ant dans la chambre résiduelle 36 sollicite le fourreau 28 et par conséquent le manchon 27, par l'intermédiaire du ressort 33, vers la gauche sur la figure 1. Ce coulissement vers la gauche es arrêté nu moment où un épaulement 27' du manchon vient en butée contre un épaulement 40 du tube d'aspiration.Comme on peut le constater sur les figures 1 et 9, la longueur de la portion de manchon située à gauche de l'épaulement 27' est sensiblement égale à la longueur de la portion de tube d'aspiration située entre l'épaulement 40 et l'extrémité libre du tube d'aspiration. il en résulte que lorsque le manchon tubulaire se trouve aans sa opinion d'extention maximaie, son extrémité libre atteint celle du tube d'aspiration. Un levier de commande 41, monté oscillant en 42 sur le corps 1 de l'appareil, est connecté par ses extrémités au clapet 9 et à un doigt 43 susceptible de pénétrer à travers la fente supérieure 23 du corps 1 pour éjecter l'étui 11 se trouvant contre le couvercle 18. Sous l'action du ressort de rappel 10, le levier 41 est rappelé à sa position de repos, illustrée à la figure 1, pour laquelle le doigt 43 se trouve à l'extérieur du corps 1 et le clapet 9 ferme "l'arrivée" du vide. Dans cette position, le tube d'aspiration 7 et la chambre 38 communiquent avec l'amosphère par l'intermédiaire d'un orifice 44 percé dans le fond du corps de l'appareil. En position active du levier, le clapet 9 est soulevé et s'appuie contre un siège 45, coupant ainsi la communication entre l'orifice 44 et le tube d'aspiration. l'appareil comporte enfin un dispositif de tension destiné à exercer une traction sur les brins de la boucle au cours de son déplacement le long du tube d'aspiration. Ce dispositif est fixé sur le couvercle amovible 18 du corps I. il comprend deux bras 46Jsolidaires d'un axe horizontal 47 tourillonnant à la partie inférieure du couvercle 18 et d'une entretoise 48 située juste sous le tube d'aspiration 7. Le dispositif de tension est rappelé vers une position verticale, illustrée sur la figure 1, au moyen d'un ressort en épingle à cheveux 49 enroulé autour de l'axe 47 et dont les extrémités s'appuient sur le couvercle et sur ltentretoise 48. Le fonctionnement de l'appareil va à présent etre décrit en regard des figures 1 et 4 à 10. L'appareil étant au repos, le clapet 9 est fermé (figure 1). On amène l'extrémité libre du tube d'apiration 7 au contact de la zone où se trouve le vaisseau sanguin sectionné que l'on désire ligaturer. L'opérateur appuie alors avec la main sur l'extrémité gauche (figure 1) du levier 41,provoquant ainsi, l'introduction du doigt 43 à traver la fente supérieure 23, et donc l'expulsion de l'étui Il appliqué contre le couvercle 18, par la fente inférieure 24, et, presque simultanément, l'ouverture du clapet 9, ce qui a pour effet de provoquer, 'par aspiration, la formation, à l'extrémité du tube 7, d'un bourgeon tissulaire englobant l'extrémité du vaisseau sangin sectionné. On notera que la dépression maximale dans le tube 7 et dans la chambre 38 s'établit avec un léger retard sur l'expulsion de l'étui 11, du fait que pendant le déplacement du clapet entre son siége inférieur et son siège supérieur, le tube 7 et la chambre 38 communiquent simultanément avec la source de vide et avec l'atmosphère par le passage 44. Il en résulte que le coulissement de l'ensemble du manchon tubulaire 27 et du fourreau 28 vers la gauche, a lieu après que le noeud 14 de l'étui expulsé se soit resserré sur le tube d'aspiration, comme il va être expliqué en détail ciaprès. Au fur et à mesure que l'étui Il est enfoncé par le doigt 43, les points de fixation intermédiaires collés par la bandellette 16 sur l'étui exercent une tension sur les brins de la boucle 14 et resserrent donc cette dernière autour du tube d'aspiration 7 L'étui il est arrêté dans son expulsion au-moment où le cliquet 25 vient s'engager dans l'encoche 26 (figures 1, 2 et 8). A ce moment, la boucle se trouve solidement serrée sur le tube d'aspiration (figure 6) et ses deux brins 52 sont sous tension. Aussit8t que le clapet 9 vient s'appliquer sur son siège supérieur 45, la communication du tube 7 avec l'orifice 44 est interrompue. La dépression maximale s'établit donc dans le tube 7 et dans la chambre 38, et, sous l'action de la pression atmosphérique ré gant dans la chambre résiduelle 36, l'ensemble du fourreau 28 et du manchon tubulaire 27 se déplace vers la gauche sur la figure 1, à l'encontre de la force du ressort 35. Le manchon tubulaire pousse par son extrémité, le noeud serré 14 vers l'extrémité libre du tube d'aspiration 7. Au cours de ce mouvement du noeud, les brins 52 s'appuient sur l'entretoise 48 du dispositif de traction 46 et exercent une traction sur la bandelette 16, qui finit par se détacher, libérant de ce fait les tronçons de réserve 17 (figure 7).Les brins 52 ainsi allongés, sont maintenus sous tension par le dispositif 46, qui est écarté de sa position verticale de repos, à l'encontre de la force du ressort 49, à mesure que le noeud se déplace vers l'extrémité du tube. L'étui est empêché de revenir à sa position initiale, sous l'action de la composante verticale de la traction des brins, grâce à la coopération du cliquet 25 et de l'encoche 26. En même temps que l'épaulement arrive en bout de course d'extension, ce qui se produit lorsque l'épaulement 27' vient en butée contre l'épaulement 40, le noeud 14 se dégage du tube d'sspiration et se serre autour du bourgeon tissulaire (figure 9).La pression atmosphérique, continant à s'exercer dans la chambre 36, le piston 30 comprime le ressort hélicoedsl 33, de sorte que le fourreau 28 coulisse relativement au manchon tubulaire 27 et son bord tranchant 29 sectionne les brins 52 du noeud 14 (figure 10). Lorsque le levier est relftché, il revient à sa position initiale illustrée sur la figure t. Le clapet 9 débouche ltorifice 44 et bouche l'arrivée du vide. La pression atmosphérique se rétablit alors dans le tube 7 et dans la chambre 38. Le manchon tubulaire 27 et le fourreau 28 sont rappelés vers le fond du corps de l'appareil, par le ressort 35, l'air contenu dans la chambre 36 étant refoulé par le passage 37. L'aspiration ayant cessé dans le tube, l'appareil peut être écarté de la zone tissulaire traitée. L'étui partiellement éjecté, est ensuite retiré à la main. Aussi tot, la pile d'étuis il emmagasinée dans le chargeur 4 est déplacée d'un cran par le ressort 21, de sorte qu'un nouvel étui vient se placer contre le couvercle, pr#t pour opération suivante. L'appareil se retrouve alors dans son état initial, prat pour effectuer une autre ligature. Ainsi, il suffit d'une simple pression sur le levier 41 pour effectuer toutes les opératiom d'une ligature, à savoir la formation du bourgeon tissulaire, la mise en place du noeud préformé autour du bourgeon, le serrage du noeud et le sectionnement des brins. L'appareil est d'une grande maniabilité. Il exécute des liga turnes presque instantannément et permet de ce fait de réaliser une économie de temps très importantepnr rapport aux appareils utilisés jusqu'à présent. REVENDICATIONS 1.- Appareil chirurgical destiné à effectuer automatiquement et de façon répétitive la ligature de vaisseaux sanguins sectionnés, caractérisé en ce qu'il comprend, à l'intérieur d'un corps creux : un tube d'aspiration axial et fixe, connecté par une extrémité à une source de vide ; un caisson chargeur destiné à recevoir une pile d'étuis rigides plats, portant chacun une boucle large préformée, fixée par ses brins terminaux sur l'étui correspondant et enfilée autour du tube d'aspiration, ladite pile étant chargée par un ressort et sollicitée vers une ouverture pratiiu-edans le corps cylindrique et à travers laquelle un étui à la fois peut être éjecté hors du caisson, dans une direction transversale par rapport au tube d'aspiration, la boucle portée par ledit étui se resserrant de ce fait autour du tube d'aspiration ; des moyens de rétention capables d'immobiliser l'étui éjecté dans une nouvelle position à l'extérieur du caisson chargeur et de ltempecher de revenir à sa position initiale ; un manchon tubulaire coaxial au tube d'aspiration, monté coulissant, à l'encontre de moyens élas tiques de rappel, et destiné, lorsqu'il est actionné à la volonté de l'opérateur, à chasser ladite boucle resserrée, tout le long du tube d'aspiration, vers le bourgeon tissulaire formé par succion à l'extrémité libre du tube d'aspiration; des moyens élastiques de traction exerçant sur les brins de la boucle une tension suffisante pour provoquer l"étranglement du bourgeon tissulaire à sa base; un élément sectionneur destiné à trancher les brins de la boucle après que celle-ci ait ligaturé le bourgeon tissulaire; et des moyens de commande manue#permettant d'effectuer, en synchronisme, l'éjection du premier étui de la pile, Duis le coulissement du manchon tubulaire et ensuite la mise en oeuvre de l'élément sec talonneur. 2.- Appareil chirurgical selon la revendication t, caractérisé en ce que chacun desdits étuis est constitué par une plaquette rigide de forme rectangulaire dont deux bords parallèles sont rabattus pour former des brides de retenues sensiblement parallèles au plan de la plaquette et qui présente, sur un troisième bord, une échancrurepour le passage du tube d'aspiration, 3.- Appareil chirurgical selon la revendication 2, caractérisé en ce que le fil à ligaturer enfermé dans chaque étui est préformé en une boucle large, telle cu'un noeud dit "de chirurgien", de diamètre initial nettement supérieur à celui du tube d'aspiration, et se terminant par deux brins d'égales longueurs, fixés sur la plaquette. 4.-Appareil chirurgical sfflbnla reveix##cat#n3,caractérisé en ce que la portion formant la boucle du fil à ligaturer est dispméeà plat entre la plaquette et les brides de retenue, à l'aplomb de l'échan- crure, de manièreq~eZe tube d'aspiration puisse traverser librement l'étui et la boucle, et en ce que les brins terminaux sont, d'une part, solidement ancrés par leurs extrémités sur la plaquette, par exemple par soudure, et d'autre part, provisoirement fixés, sur la plaquette, par un point intermédiaire de leur longueur au moyen d'un adhésif susceptible de résister pendant le resserrement de la boucle sur le tube d'aspiration, mais de céder lorsque la boucle est chassée le long du tube d'aspiration par le manchon tubulaire. 5.- Appareil chirurgical selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la longueur de la portion de fil comprenant la boucle entre les deux points de fixation intermédiaires est telle que la boucle est complètement serrée lorsque l'étui éjecté est immobilisé par les moyens de rétention, et en ce que la longueur de fil de réserve comprise entre les points d'ancrage et les points de fixation intermédiaires est telle qu'après décollement de ces derniers, la nouvelle longueur de chaque brin devient sensiblement égale à la distance comprise entre le point d'ancrage correspondant sur la plaquette et l'extrémité libre du tube d'aspiration. 6.- Appareil chirurgical selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps de l'appareil est fermé à son extrémité arrière par un fond, duquel est solidaire le tube d'aspiration, et à son extrémité avant par un couvercle amovible traversée par ledit tube d'aspiration et masquant une chambre formant chargeur, dans laquelle les étuis sont empilés avec leur échancrure respective et la boucle associée traversées par le tube d'aspiration, la pile d'étuis étant sollicitée contre le couvercle amovible grâce à des moyens élastiques précontraints. 70- Appareil chirurgical selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'au droit de l'étui qui est appliqué tout contre le couvercle amovible, la paroi latérale du corps comporte d'une part, une fente par laquelle peut être introduit un organe d'éjection' des étuis, et d'autre part, une ouverture diamètralement opposée à ladite fente pour la sortie des étuis. 8.-Appareil chirurgical s#2arevendication 1, caractérisé enceqle lesdits moyens de rétention sont constitués par un cliquet fixé sur la paroi externe du corps de l'appareil et susceptible de s'en gager dans une encoche formeedans la tranche de l'étui, nu moment ou celui-ci est partiellement expulsé par l'ouverture, ledit cliquet empêchant ainsi le retour de l'étui vers sa position initiale dans le chargeur, sous l'action de la traction des brins de la boucle, mais se dégageant de l'encoche lorsque l'étui est complètement retiré du chargeur. 9.- Appareil chirurgical selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon tubulaire a une longueur telle, qu'en position de repos, sa portion terminale externe traverse tous les étuis et leur boucle associéo, excepté l'étui qui est appliqué contre le couvercle et sa boucle associée, et qu'en position d'extension, son extrémité libre vient recouvrir l'extrémité libre du tube d'aspiration, de manière à chasser la boucle resserrée jusqu'à la dégager de ladite extrémité libre. 10.- Appareil chirurgical selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément sectionneur est consti tué par un fourreau tubulaire monté coulissant autour du manchon tubulaire et se terminant par un bord externe tranchant, normalement situé en retrait par rapport å l'extremité externe du manchon, ledit élément sectionneur étant solidaire du manchon pendant le coulissement de ce dernier sur le tube d'aspiration, mais pouvant coulisser par rapport au manchon après que ce dernier a atteint sa position extrême d'extension, de manière à venir sectionner les brins du noeud serré autour du bourgeon tissulaire. lt.- Appareil chirurgical selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'élément -sectionneur s'évase à l'extrémité opposée à son bord tranchant pour former un piston creux dont les parois latérales externe et interne coulissent, de façon étanche, respectivement sur la paroi interne du corps de l'appareil et sur le manchon tubulaire, la face dudit piston, tournée vers le fond du corps étant soumise en permanence à l'action de la pression atmosphérique et la face opposée du piston étant en communication avec une source à vide par l'intermédiaire d'un clapet chargé par un ressort et commandable par les moyens de commande manuels précités un ressort hélicordal, relativement dur, disposé entre ledit piston et un épaulement du manchon tubulaire, étant prévu pour réaliser une liaison rigide entre l'élément sectionneur et le manchon tubulaire pendant leur déplacement vers l'extrémité libre du tube d'aspiration, lors de l'actionnement des moyens de commande manuels,et pour se comprimer lorsque le manchon tubulaire a atteint sa position d'extension extr#e, de façon que l'élément sectionneur puisse avancer seul pour sectionner les brins du noeud formé, 12.- Appareil chirurgical selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que l'ensemble du manchon tubulaire et de l'élément sectionneur sont rappelés à leur position rétractée initiale par un ressort hélico#dal relativement mou, disposé entre le chargeur et la face du piston soumise à la dépression. 13.- Appareil chirurgical selon l'une des revendications pré cddentee, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande manuels sont constitués par un levier monté basculant par sa portion centrale sur le corps de l'appareil, connecté par une extrémité audit clapet et portant à son autre extrémité un doigt susceptible d'être introduit à travers la fente supérieure du corps de l'appareil pour éJecter l'étui se trouvant contre le couvercle, 14.- Appareil chirurgical selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens élastiques de traction sont montés sur le couvercle amovible du chargeur et sont constitués par une entretoise horizontale disposée sous le tube d'aspiration et portée par des bras articulés sur le couvercle, l'ensemble rigide formé par lesdits bras et ladite entretoise étant normalement appliqué contre le couvercle et étant susceptible de pivoter autour deS articulations des bras sur le couvercle,à l'encontre de moyens élastiques de rrppef, sous l'action de la traction des brins de labcxicle au fur et à mesure que celle-ci est chassée par le manchon tubulaire le long du tube d'aspiration.