La présente invention concerne des nouveaux complexes neutres et insolubles obtenus en complexant des halogènes métalloldiques dans une matrice insoluble non toxique tel que le polymère réticulé de la vinyl-2pyrrolidone, ci-après dénommé PVPP. Des travaux ont été effectués relativement a des préparations iodophores solubles et ont fait l'objet de demandes de brevet, en particulier les U.S.P. NO 2.706.701 (BELLER et HOSMER), NO 2.826.532 (HOSMER) et NO 2.900.305 (SIGGIA). D'autre part, la Société General Anilin and Film Corporation a décrit dans le brevet français NO 1.354.115, du 12 juin 1962, la préparation de nouveaux complexes iodophores insolubles, préparés à partir de polymères insolubles originaux. Toutefois, il est apparu que les résultats qui sont décrits dans ce brevet ne sont pas reproductibles par l'homme de l'art, pour des raisons non déterminées avec certitude, mais dont on trouvera ci-après une interprétation possible, et, en tout cas, ce qui fait l'objet de l'invention présente,le moyen de pallier aux facteurs nuisibles à l'intérêt industriel des iodophores obtenus. Il est en particulier expliqué que, contrairement aux résultats décrits antérieurement, tout l'iode utilisé se retrouve dans le complexe, à condition d'utiliser une méthode de dosage originale, montrant par là que l'iode se trouve, dans les nouveaux complexes objets de la présente invention, sous une forme beaucoup moins labile, beaucoup plus complexée, ce qui laisse prévoir une utilisation antiseptique optimale de l'iode, et une tolerance exceptionnelle de l'iode occlus dans ces complexes. D'autre part, dans les brevets américains cités ci-dessus, le complexe iodophore décrit est celui obtenu à partir de la polyvinyl-2pyrrolidone hydrosoluble (ci-après dénommée PVP). Le mode opératoire préféré pour la préparation de ce complexe nécessite l'addition d'eau au cours de l'opération de complexation, cette eau étant destinée de toute évidence à permettre une stabilité convenable de la solution aqueuse que ce complexe est essentiellement destiné à constituer. Or, l'acidité de ces solutions est importante, et il est bien connu que, sur les 15 gr. d'iode mis à réagir avec 100 gr. de PVP, on n'en retrouve que 10 gr. sous la forme métalloidique oxydante, le reste, soit 5 gr., ayant été transformé lors du traitement dans le mélangeur en phase solide, en acides iodés, en raison de l'excès d'humidité, précisémment ajoutée afin d'assurer la stabilité de l'iode complexé en solution. On remarque alors les deux inconvénients majeurs du procédé qui sont la perte d'un tiers de l'iode introduit, et la formation d'une acidité très forte, d'une part inutile, les acides iodés n'étant pas doués d'une activité bactéricide intrinsèque, d'autre part préjudiciable à la non agressivité envers les muqueuses sensibles que la solution est destinée à rencontrer. Il faut peut-etre associer à ces inconvénients les résultats récents publiés par K.J. LAVELLE dans Clin. Pharmacol. Thérap. 17, NO 3 p. 355-362 (1975) montrant une acidose métabolique et des taux sériques d'iode élevés, l'apparition d'insuffisance rénale et l'élévation de la transaminase glutamique oxalacétique sérique. Pour en revenir au brevet français N" 1.354.115, la nouveauté de cette invention résidait dans l'insolubilité des complexes, considérés comme utiles à l'épuration des eaux de boisson, donc ayant nécessairement fixé l'iode d'une façon non labile, pour des teneurs pouvant aller, d'après ce brevet, jusqu'à 18 Z en conservant ces propriétés. Le dosage d'iode métalloidique fixé s'effectuait de façon prétendue classique et donnait cependant des résultats ne correspondant qu'aux 2/3 de l'iode introduit lors de l'opération de mélange, comme cela se passait dans le cas du polymère hydrosoluble conduisant à l'iodophore hydrosoluble bien connu dont il a été question plus haut. C'est ainsi que le mélange de 15 gr. d'iode avec 100 gr. de PVPP, au lieu de conduire à une teneur de 15/115, soit 13 Z environ, ne donnait que 8,8 % ce qui représente moins de 68 x de l'iode introduit. Le fait que le dosage se déroule "normalement" montre bien que tout l'iode métalloidique présent a bien été dosé lors de cette analyse. On peut donc conclure que l'opération décrite dans le brevet susvisé a conduit là encore à une perte inutile d'un tiers environ de l'iode mis en oeuvre et, comme cela a été rappelé plus haut, cette perte a automatiquement pour conséquence la formation d'une quantité correspondante d'acides iodés, du morne type que ceux formés à partir de la PVP. Or, dans ce dernier cas, la formation de l'acidité observée est considérée par les titulaires des brevets américains ci-dessus comme souhaitable voire nécessaire, puisque, de toutes façons, en solution aqueuse, l'iode se décomposerait en acides iodés si le rapport iode/acides iodés = 2 n'était pas réalisé dans la poudre. Le problème ne se pose pas dans le cas de complexes iodophores insolubles, puisqu'ils ne sont précisemment pas destinés à être mis en solution, et qu'ils n'ont donc pas besoin d'être aménagés de façon à être stables en solution aqueuse. On peut donc penser que la perte de l'iode, observée d'après les données expérimentales relevées dans le brevet français concerné, mais non signalée dans la description dudit brevet, est due aux mêmes raisons que la perte d'iode volontairement réalisée, dans le cas du complexe de PVP, par chauffage du complexe en milieu humidifié. Cependant, on cherche en vain une indication sur la teneur en eau du polymère insoluble utilisé dans ce brevet fran çais, et on nty précise pas si une addition d'eau a été effectuée. La seule indication existante concerne le mode d'obtention des polymères insolubles qui sont lavés à l'eau pour enlever les traces de cataliseur basique, puis séchés sous vide à 50 C. Il faut noter que les exemples 7, 8 et 9 de ce brevet français décrivent des complexes d'iode avec des polymères insolubles voisins de la PVPP, eux aussi simplement lavés et séchés sous vide à 50" C. et que dans ces trois cas égalemnt, on observe une perte d'iode s'élevant environ à un tiers de l'iode introduit. On obtient en effet, dans l'exemple 7, un dosage de 3,1 Z au lieu des 4,75 Z attendus, dans l'exemple 8, un dosage de 6,1 Z au lieu des 9,1 Z attendus et dans l'exemple 9, un dosage de 20,3 Z au lieu des 33,3 Z attendus. Les résultats rigoureusement parallèles décrits dans ce brevet fran çais et dans les brevets concernant les complexes de la PVP amènent évidemment à penser qu'un séchage insuffisant de ces polymères insolubles a conduit à une transformation d'un tiers environ de l'iode en acides iodés, avec tous les inconvénients que cela implique pour l'acidité du complexe, et par conséquent la tendance de l'iode à s'éliminer assez facilement, de façon continuelle, lorsqu'on lave à l'eau le complexe iodé insoluble obtenu. Au contraire, par la présente invention, on a obtenu des résultats tout à fait différents de ceux décrits dans le brevet français cidessus en montrant que trois facteurs étaient essentiels pour l'obtention d'un complexe présentant des caractéristiques rendant possible son utilisation industrielle sans aucun des inconvénients mis en évidence sur le produit qui se forme en suivant les indications dudit brevet français. Ces caractéristiques sont essentiellement - la conservation a l'état d'iode métalloidique oxydant, de tout l'iode mis en jeu et non plus des 2/3 seulement; - la non formation d'une acidité; - l'optimisation de la rétention de l'iode au sein des nouveaux complexes. Les facteurs essentiels nécessaires à l'obtention de tels complexes, et conditionnant par conséquent la véritable utilité de ces nouveaux complexes, sont exposés en détail dans ce qui suit, car ils définissent de façon caractéristique la nouveauté et la portée de l'invention et sont notamment - la diminution de la teneur en eau (moins 0,3 %) de la PVPP; - la diminution de la teneur en PVP (moins de 10 ppm) de la PVPP; - la limitation à 6 Z environ de la teneur en iode, dans le cas d'une application ne pouvant tolérer le départ d'iode en concentra tion supérieure à 1 ppm par lavage à l'eau pure, et - la limitation à 10 Z environ de la teneur en iode dans le cas d'une application ne pouvant tolérer le départ d'iode en concentra tion supérieure à 5 ppm par lavage à l'eau pure;; - l'utilisation, lors de la préparation du complexe d'une tempéra ture supérieure à 90 C. pouvant atteindre sans inconvénient pour la stabilité des complexes préparés i200C environ, la réaction se terminant par une mise sous vide du mélangeur de façon à extraire autant que faire se peut, les traces d'iode- encore non complexé suffisamment. L'invention concerne par conséquent des nouveaux complexes macromoléculaires insolubles du type comprenant des sites comportant des doubles liaisons carbone-oxygène et remarquables en ce que l'atome d'oxygène desdits doubles liaisons est associé par complexation à une molécule d'halogène retenue sous la seule forme moléculaire. En particulier, l'halogène peut etre de l'iode retenu sous la seule forme moléculaire selon une proportion en poids comprise entre 0,5 et sensiblement 15 pour cent et la macromolécule utilisée peut être la polyvinylpo- lypyrrolidone, un copolymère de N-vinyl-pyrrolidone et d'un autre composé insaturé polymérisablè, une matrice comprenant un mélange de polyinyl-po- lypyrrolidone et d'un autre polymère, un copolymère réticulé de vinyl-pyrrolidone et d'amide acrylique ou un polycondensat du type polyamide insoluble. Le procédé d'obtention des complexes est remarquable en ce qu'on chauffe selon une température comprise entre 50 et 12b0 C., pendant un temps compris entre 4 et 10 heures, un mélange d'une ou plusieurs desdites macromolécules avec de l'iode élémentaire selon une proportion en poids comprise entre 0,5 et 18 pour cent d'iode après agitation pendant sensiblement une heure à la température ambiante. Lorsque les macromolécules utilisées sont de la polyvinyl-polypyrrolidone, on peut chauffer selon une température comprise entre 80 et 900 C. et l'iode élémentaire est de préférence ajoutée selon une proportion en poids comprise entre 1 et 12 pour cent. En outre, la polyvinyl-polypyrrolidone utilisée peut être préalablement purifiée par élimination de la majeure partie de l'eau résiduelle et des fractions polymériques non réticulées qu'elle contient au moyen d'un solvant convenable appartenant par exemple à la classe des alcools et cétones possédant de 2 à 4 atomes de carbone ou étant un composé chimiquement proche du monomère correspondant à ladite macromolécule, de préférence du type dimé- thylformamide et N-méthylpyrrolidone. De plus, on peut compléter l'opération de complexation en portant le mélange de macromolécules et d'iode complexé. à une température voisine de 1200 C. pendant une heure sous vide et on peut procéder après la complexation à un lavage des produits obtenus par un solvant halogénophile du type chloroforme. Selon une variante du procédé, la complexation peut être effectuée par chauffage au reflux d'un solvant halogénophile du type chloroforme et tétrachlorure de carbone. Les applications des complexes sont en particulier la désinfection, l'aseptisation, la stérilisation, la tyndalisation et la flash-pasteurisation de tous liquides destinés à entrer en contact avec des muqueuses ou autres tissus vivants. Dans ce cas, on peut utiliser des complexes dont le taux d'iode complexé est inférieur à 10 Z, de.préférence de l'ordre de 6 Z de sorte que l'action de l'eau sur ces complexes extrait moins de 3 ppm d'iode récupéré si nécessaire par passage sur un absorbant adéquat du type charbon animal ou végétal. Une autre application intéressante est celle de l'aseptisation des gaz en insérant lesdits complexes dans une paroi poreuse placée sur le trajet desdits gaz. Enfin, dans le domaine médical, on peut utiliser lesdits complexes sous forme de poudre pour l'aseptisation des surfaces cutanées ou des muqueuses, sous forme de gélules, ovules, suppositoires ou comprimés pour l'aseptisation in situ et sous forme de savons, onguents, dentifrices et pâtes à mâcher pour les applications hygiéniques et dermatologiques. En particulier, des nouvelles substances redicamenteuses contenant Les complexes peuvent comprendre environ 80 pour cent de substrat et 20 pour cent de complexes se présentant sous forme de poudre de granulométrie fine et dont le taux d'iode complexé en poids est sensiblement de 5 pour cent. En particulier, les nouveaux complexes de l'iode sont destinés à des utilisations industrielles variées dans les domaines suivants : produits d'hygiène, traitements germicides, pesticides, fongicides, bactéricides, antiseptiques, dans les domaines thérapeutiques, humains et vétérinaires et phytosanitaires pour la désinfection de tous les liquides pouvant être (ou destinés à être) mis au contact avec des tissus vivants, en particulier des muqueuses, comme par exemple des eaux (notamment-les eaux de boisson), les eaux de piscine, les eaux destinées à des opérations industrielles en particulier dans le domaine de la cosmétique, de l'alimentaire, de l'agriculture, etc..., pour l'aseptisation de gaz, en particulier de l'air, le nettoyage de tous les ustensiles domestiques, industriels et des lieux publics ou privés (murs, sols, etc...), par le traitement fongistatique de tissus, de panneaux agglomérés ou comprimés, de cordes, filets ou voiles utilisés en navigation, et, de façon générale, dans tous les cas où une action germicide de l'iode est recherchée, sous forme préventive ou curative ou sous ces deux formes a la fois, tout en bénéficiant des originalités essentielles de ces nouveaux complexes, à savoir, leur complète insolubilité, leur rétention de l'iode, et leur absence totale d'acidité et de nocivité. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence par la description ci-après et les exemples quelle comprend se rapportent à titre illustratif non limitatif à des complexes de l'iode et de la polyvinylpolypyrrolidone (PVPP). Toutefois, pour mieux comprendre l'objet de l'invention, il est nécessaire d'analyser les effets de la teneur en eau de la PVPP. Les résultats obtenus dans le brevet français n" 1.354.115 sus-visé s'expliquent facilement si on considère que la FVPP, de par sa structure réticulée, est apte à eonstituer un agent de séquestration (d'iode par exemple), et que l'eau peut évidemment y être piégee, de telle sorte qu'un chauffage à 50 C sous vide est très insuffisant pour l'éliminer totalement. Le bulletin technique de ce polymère insoluble indique d'ailleurs une teneur d'humidité pouvant atteindre 5 Z, ce qui est presque le pourcentage d'eau qui est nécessaire, dans le cas de la polyvinylpyrrolidone (PVP) hydrosoluble, pour obtenir la transformation d'un tiers de l'iode introduit, en acide iodé. On peut d'ailleurs rappeler que, dans les complexes iodophores, tel celui obtenu avec le PVP hydrosoluble, la tension de vapeur attribuable à l'iode est inférieure à I mm de mercure à 80 C, ce qui montre qu'une opération mécanique comme une mise sous vide à température moyenne est incapable d'éliminer un composé comme l'iode, bien plus volatil que l'eau, et bien moins polaire, c'est-à-dire bien moins susceptible que l'eau de donner des associations fortes avec une macromolêcule comme la PVPP. D'autre part, si l'on examine l'effet de la teneur en polymère li néaire hydrosoluble, il est connu que a PVPP contient une fraction non solubilisée, cette fraction étant tolérée à une concentration de 50 ppm au maximum. On voit cependant que cette fraction soluble va complexer elle ausi l'iode, et donner, en phase solide, le complexe hydrosoluble bien connu. On comprend alors que le lavage à l'eau du produit iodé forme à partir de PVPP brute s'accompagne d'une extraction de ce complexe hydrosols ble, c'est-à-dire d'une coloration de l'eau de lavage. On voit donc qu'une élimination plus poussée de la fraction hydrosoluble est nécessaire pour assurer une fixation optimale de l'iode. En ce qui concerne la limitation de la teneur en iode des nouveaux complexes iodophores, celle-ci ne peut évidemment être sans limite. Il est déjà connu que le polymère soluble de la vinyl-2 pyrroiidone ne peut guère complexer plus de 12 Z de son poids en iode, sans qu une coloration violette se développe par action du chloroforme. La nature lacunaire de la PVPP peut faire penser a une aptitude supérieure à la rétention. Cependant, il n'en est rien, vraisemblablement en raison de la structure hélicoidale de la chaîne linéaire du polymère hydrosoluble, très favorable à la séquestration des molécules volumineuses telles celles diode, la déformation étant possible pour capter "en sandwich" une telle molécule entre deux cycles pyrrolidones. En revanche, une étude des modèles moléculaires montre que les ca vités structurales vraisemblablement formées dans le polymère insoluble réticulé sont d'une dimension juste compatible avec la présence d'une molécule d'iode. Ainsi, 1V entrée de l'iode dans le polymère réticulé doit être nécessairement plus difficile surtout si l'on tient compte de l-a rigidité de la matrice. Une des caractéristiques du procédé selon l'invention réside dans le fait qu'unie température de complexation plus élevée est favorable à une meilleure pénétration de ltiode à l'intérieur du réseau réticulé de la PVPP. Comme ce polymère est thermos table, il n'y a aucun inconvénient pour le procédé à porter le mélange réactionnel à une température de 1200 C pour terminer l'opération. L'iode restant eventuellement complexé de façon superficielle pourra alors se libérer par sublimation. L'application du vide le plus poussé compatible avec ltappareillage de mélange utilisé, pendant quelques minutes, à la température maximale du traitement permet de parachever ce traitement de façon très satisfaisante, particulièrement pour les taux les plus élevés diode que l'on peut être amené à introduire dans la matrice. Si l'on revient aux propriétés exceptionnelles des nouveaux comr plexes iodophores préparés selon l'invention, et dont le procédé d'obtention est remarquable par la conjonction des moyens mis en oeuvre pour la première fois, on doit insister principalement sur les caractéristiques ci-après. Ces complexes, mis en suspension dans de l'eau neutre, ne conmu- niquent à cette dernière aucune acidité ni coloration, ni réaction à ltempoi d'amidon, ce qui montre bien le caractère total de la complexation de l'iode, et la rétention remarquable de ce dernier au sein du complexe. Le dosage de l'iode par le thiosulfate alcalin se fait avec dif ficulté si l'on utilise la méthode normale, consistant à ajouter une solution titrée de thiosulfate de sodium jusqu'à disparition de la couleur jaune à rouge du complexe. Cette pratique convient avec un iodophore hydrosoluble, comme celui dérivant du polymère hydrosoluble de la vinyl-2 pyrrolidone, complexe dont l'iode, bien que "masque" partiellement, se libère instantanément par action d'un réactif antagoniste, comme par exemple le thiosulfate. Dans le cas des nouveaux complexes préparés selon l'invention, la décoloration observée est très lente, même si lton a dépassé le point d'équi- valence, ce qui est un argument supplémentaire montrant la complexation exceptionnellement forte de l'iode et la différence avec les résultats obtenus dans l'art antérieur. Aussi, un dosage convenable de l'iode n' est-il obtenu que par une méthode "en retour", consistant à ajouter un volume connu en net excès de solution de thiosulfate, à laisser agir sous agitation en atmosphère inerte pendant 2 heures, puis à doser ltexces en retour par une solution dtiode titree. Cette nécessité d'une technique particulière permet de caractériser les nouveaux complexes objets de l'invention. En outre, quelle que soit la quantité d'iode que l'onintroduit dans le mélangeur avec le polymère réticulé insoluble traité convenablement (les exemples 1,2,3 ci-après), les résultats du dosage en iodet selon la techniqua détaillée dans l'exemple- 4 ci-après, correspondent toujours, àla valeur calculée théorique à moins de 5 Z près, correspondant aux pertes par sublimation difficiles à éviter avec des fortes teneurs en iode. Ces résultats originaux sont bien en accord avec l'absence de toute acidité minérale forte notée plus haut ; qui est une des caractéristiques de l'invention. La caractérisation des nouveaux complexes selon l'invention est la suivante : les complexes se présentent sous la forme de poudre de couleur jaune à rouge suivant la teneur en iode complexé, ne présentant ni goût, ni odeur. Il sont totalement insolubles dans tout solvant aqueux ou organique non destructif. D'un point de vue physico-chimique, ces complexes se différencient de la PVPP par l'apparition d'une nouvelle bande en spectroscopie infra-rouge aux environs de 1600 us-i correspondant à la double liaison carbone-oxygène hétérocyclique complexée par l'iode (type Van Der Waals ou transfert de charge). Ainsi selon des variantes de l'invention, la PVPP peut être remplacée en tout ou partie par d'autres macromolécules présentant des motifs struc turaux comparables, en particulier des polyamides. L'étude bactériologique qui a permis d'évaluer l'activité des nouveaux iodophores a été effectuée suivant une technique dont le principe général est bien connu : il consiste à inoculer des bactéries a la surface d'une cire obtenue en incorporant, de façon homogène, la poudre iodophore préparée à de la gélose nutritive, cotte incorporation étant réalisée de préférence aux environs de 45 (gélose en surfusion). Pour une vingtaine de souches bactériennes, on a ainsi étudié l'ef- fet antiseptique, pour des concentrations variables en iode actif, de façon à concilier les impératifs d'obtention d'une homogénéité convenable et d'une incorporation aisée. Une expérience témoin avait précédemment montré que le polyvinyl-2 pyrrolidone réticulée ne possede pas de pouvoir antiseptique intrinsèque, ce qui autorise donc de faire également varier sans inconvénient pour la rigueur du procédé la concentration de cette polyvinyl-2 pyrrolidone réticulée dans la gélose. L'inoculum a été réalisé à partir de cultures en milieu liquide (contenant de lO6 à 108 germes/ml), diluées de façon a obtenir des colonies qu Ton peut dénombrer et bien individualisées (de 50 à 100 colonies par boite de Pétri de 6 cm de diamètre). On peut attendre trois types de réaction de l'action des nouveaux iodophores : aucune activité, effet bactériostatique, effet bactéricide. Pour évaluer la portée de l'invention, il a donc été réalisé une étude bactériologique poussée, permettant de déterminer, pour chacun des germes étudiés, les concentrations limites d'iode correspondant à chacune de ces trois réactions. Il a été considéré comme un effet bactériostatique le fait d'observer soit une absence de colonies, soit des colonies bactériennes grêles, hypotrophiques par rapport au témoin, une nouvelle addition de bouillon nutritif donnant, à 37 C en 24 heures, une culture positive. Il a été considéré comme effet bactéricidique le fait d'observer une absence totale des colonies à la surface de la gélose, une nouvelle addition de bouillon nutritif ne donnant à 370 C en 24 heures, en tube, aucune pousse bactérienne. On constate, dans les exemples qui seront détaillés plus bas, que des concentrations d'iode de l'ordre de 0,05 X, assurent généralement une bactériostase convenable, alors que la bactéricidie est obtenue pour des taux de l'ordre de 0,07 %. ( les pourcentages d'iode indiqués dans la présente description sont des pourcentages en poids). Compte-tenu de la réaction tout à fait comparable au point de vue quantitatif des diverses souches bactériennes étudiées, il sera rapporté ici seulement les effets sur les entérobactériacées (colibacilles) concernant les applications pour l'épuration des liquides à destinations diverses , telles que les eaux devant être amenées à la qualité "consommable", les eaux de piscines ou encore la stérilisation à température ambiante de liquides destinés à être introduits à l'intérieur d'un organisme vivant. On a donc réalisé un ensemencement d'une eau physiologique par une quantité connue de colibacilles. Cette eau polluée artificiellement (100 ml) est traitée sous agitation, par 0,1 g de poudre iodée à 4 %, de façon à assurer une suspension convenable. Des prélèvements sont effectués de quart d'heure en quart d'heure, et sont utilisés pour ensemencer des boites de gélose, selon la technique développée plus haut. On a considéré comme un effet bastériostatique le fait de observer aucune pousse (l'étude en témoin de la matrice sans iode a révélé la présen- ce de nombreuses colonies, donc une absence de tout effet), et comme effet bactéricidique le fait de n'observer à nouveau aucun germe, lorsque après 24 heures, les boites étaient inondées de bouillon de culture. La mise en forme des nouveaux iodophores préparés selon l'invention est dépendante essentiellement de leur insolubilité, caractéristique originale avec la non acidité. On peut utiliser directement la forme "poudre", tel que le complexe est directement obtenu, par exemple par projection, ou dispersion à l'aide d'un gaz vecteur (spray-poudre, distributeurs, etc...), pour la désinfection de grandes surfaces (sols, tapis, panneaux) ou de petites surfaces (lésions biologiques, végétales ou animales). La forme solide peut aussi être mise en cartouches de filtration, pour épurer toutes sortes de liquides, tels que les boissons diverses (alcoolisées ou non, laits, jus de fruits, eaux minérales), les eaux d'usage industriel (circuits fermes, papeteries, cosmétique), les eaux de boisson animales humaines, en particulier toutes les eaux naturelles. Dans ces cas, la filtration entraînant quelques ppm d'iode qui con fèrent un léger goût (surtout à l'eau pure), il pourra être utile de prévoir, à l'extrémité inférieure de la cartouche, un petit compartiment contenant du noir animal, ou toute substance analogue insoluble dont il est bien connu qu'elle arrête l'iode à ces concentrations infimes. Dans l'eau ainsi obtenue, il est impossible de décéler, après oxydation et minéralisation, plus de 0,2 ppm d'iode. Le goût est également indécelable. Pour les autres applications, la poudre iodée de synthese est mise sous forme de crème, onguent, pommade, etc..., obtenues en dispersant le complexe iodé dans un substrat convenable, c'est-à-dire, du point de vue physique, de préférence entraînable par l'eau, et du point de vue chimique, ne réagissant pas avec iTiode oxydant. De nombreux exemples non limitatifs de ces substrats seront exposés plus loin. En ce cas, la poudre iodée de synthèse est préparée de façon à contenir de 0,1 à 10 X d'iode actif, la concentration préférée étant comprise entre 0,5 et 6 % ; elle est ensuite dispersée dans son support, à raison de 1 à 10 Z, suivant la concentration de poudre et celle à atteindre définitivement, en tenant compte des impératifs déjà mentionnés (nécessité d'une homogé néité convenable, et d'une agitation comnode lors du mélange), ce qui correspond respectivement à utiliser plutôt une quantité pas trop faible et pas trop importante de la poudre dans son mélange avec le support. Les supports utilisables ne doivent pas réagir sur l'iode, ni par la présence de groupes réducteurs, ni par la présence de groupes tels qu'aromatiques substitués par des activants d'iodation, contre le seraient des groupes phénoliques ou aminés. Quel que soit le support utilisé, on doit noter un avantage décisif des médications préparées selon l'invention sur les autres formes antiseptiques, particulièrement d'iode, connues, à savoir l'absence totale de réaction épider- mique, l'application des nouveaux iodophores, méme sous forme concentrée, ne s'accompagnant jamais de formation de zones colorées rouges ou brunes hyperé miées, c'est- -dire présentant un caractère irrétatif local traduisant une réaction allergique par contact direct ou indirect, telles que peut produire l'application de solutions où l'iode est présent pour une part à l'état d'actif des iodés. Il a été de plus constaté que la conjonction des nouveaux iodophores à des antiseptiques cossus depuis longtemps en tant que tels, et dont l'e- tude bactériolytique a révélé une activité du tnAmA ordre, conduit à un pouvoir antiseptique supérieur, dans de nombreux cas. Il peut s' agir par exemple, d'aniioniuis quaternaires, de certains phénols, sans que cette liste soit considérée comme limitative. Il est évidemment préférable que ces composés n'agissent pas chi- miquement sur l'iode comme cela a été exposé pour le support utilisé, encore que la faible concentration à la fois de ces composés et de l'iode oxydant, ainsi que le fort degré de complexation de chacun des adsorbats, permettent d'obtenir une stabilité très convenable de l'iode oxydant en présence de ces composés. Cette combinaison d'effets est encore un aspect très intéressant de l'invention. Les exemples qui suivent illustrent, de façon non limitative, les caractéristiques de l'invention, en précisant quelques modes possibles d'obtention des poudres iodophores, quelques résultats de l'étude bactériolytique, ainsi d'ailleurs que les applications qui en découlent et qui permettent de mettre en lumière l'utilisation en hygiène genérale et en thérapeutique humaine ou animale, ainsi que dans tout traitement où une action lente ou retard d'iode oxydant est recherchée. Comme cela sera explicité ci-dessous, le nouveau complexe iodophore objet de l'invention peut être présenté sous toute forme galénique souhaitable et peut donc être utilisé pour toutes les affections dont relève l'antisepsie et l'asepsie, quels que soient les sites ou organes à traiter : badigeon, spr-ay-poudre, crèmes, gels, suppositoires, savons, dentifrices, chewing-gum, produits d'hygiène, ainsi que celles des formes décrites et applicables au domaine phytosanitaire. De plus, pourvu que l'iode soit complexé de façon totale, dans un polymère absolument réticulé et insoluble, le nouveau complexe constitue un agent remarquable d'épuration des liquides ; il suffit de filtrer le liquide à aseptiser (eau de boisson, eau de piscine, ou autre liquide d'application interne ou externe) sur une colonne du complexe ; ou de mettre cedernier en suspension, par une agitation convenable, dans le liquide à épurer. Exemples : Préparation des nouveaux complexes entre l'iode et la polyvinylpolypyrrolidone.~ * ~ Exemple 1 ~ ta polyvinylpolypyrrolidone commerciale estlpurifiée (élimination de la majeure partie de lteau et du polymère soluble présents) en utilisant la technique suivante. 100 g de produit commercial sont-traités successivement par 6 fractions de 100 ml d'eau bouillante, chaque addition étant suivie d'une filtration et d'un essorage poussés. On effectue ensuite deux layages avec deux fractions de 200 ml d'e-- thanol bouillant, afin d'éliminer la majeure partie de l'eau absorbée sur le polymère. On termine enfin par un séchage de la poudre essorée, placée en couches, dans une étuve portée progressivement à 100 C, sous un vide de l'ordre de 1 mm de mercure, pendant au moins 2 heures. Un dosage de l'eau par la méthode de KARL-FISCHER conduit à un résultat inférieur à 0,5 Z, tandis que la PVP linéaire soluble est estimée à environ 10 ppm. Exemple 2 : La PVPP commerciale est épurée en utilisant la technique suivante, qui, si elle utilise d'avantage d'éthanol, a l'avantage de ne pas augmenter temporairement la teneur en eau du produit commercial. Le produit commercial est porté sous vide de l'ordre de 1 mm de mercure à une température de 100 C pendant 2 heures ( ce qui produit déjà une perte de poids d'environ 2 à 3 Z, soit plus de la moitié de l'eau à éliminer). Puis, on laisse refroidir à 80 C et on recouvre avec de l'etha- nol bouillant. On agite lentement pendant une demi-heure, on laisse décanter, on élimine la liqueur surnageante, on filtre sur une essoreuse, et on centrifuge ou on soumet le mélange au filtre-presse de façon à éliminer les parties so solubles. Ce traitement est répété deux fois supplémentaires. On termine, comme dans l'exemple 1, après essorage, par séchage à chaud sous vide. Dans ces conditions, le dosage de l'eau donne un résultat inférieur à 0,5 %, la teneur en PVP linéaire soluble restant à environ 10 ppm. Exemple 3 : On épure la PVPP commerciale par traitement avec la Nméthylpyrrolidone, comme dans l'exemple 2 où l'on employait l'éthanol, l'avantage étant une meilleure solubilité du polymère hydrosoluble, une moins grande volatilité du solvant donc une diminution des pertes. On termine par un lavage à l'méthanol bouillant, et un séchage cern- me décrit dans l'exemple 2. Dans ces conditions, le dosage de l'eau donne un résultat inférieur à 0,3 X, et une teneur en polymère hydrosoluble inférieure à 5 ppm. Exemple 4 : Dans un mélangeur à parois inattaquables (acier vitrifié de préférence), on introduit 100 kg de polymère réticulé purifié par l'un des procédés des exemples 1, 2 ou 3, et 6,5 kg d'iode finement cristallise. On agite une heure à température ambiante afin de bien disperser l'iode, puis on élève la température progressivement à 80 C en une demi-heure, puis à 100 C pendant une heure supplémentaire. On laisse à cette température pendant 8 heures, puis on porte rapidement à 120 C. Après une heure, le mélangeur est mis sous vide, et l'on maintient ce vide jusqu a ce qu'il devienne optiuim en fonction de l'appareillage c'està-dire de 11 ordre de 1 mn de mercure. La poudre ainsi obtenue, est mise à refroidir. On vérifie la fin de la réaction en filtrant 10 mi d'eau sur I g de poudre. L'addition d'amidon soluble en poudre ne doit développer aucune coloration visible à l'oeil. Le dosage de l'iode est effectué en retour de la façon suivante. 1 g environ de poudre sont traités par 10 ml de thiosulfate de sodium N/10, dans un erlen bouché. On agite par l'intermediaire d'un barreau aimanté pendant 2 heures, puis on filtre rapidement en rinçant soigneusement le précipité, les eaux de lavage étant jointes au filtrat. On dose alors en retour par une solution d'iode titrée. Si V cm3 représente le volume de solution que l'on verse alors, et V'cm3 le volume de solution d'iode correspondant aux 10 cm3 de solution de thiosulfate, et si m (g) représente la masse de la prise d'essai, la teneur en iode est donnée par IODE Z = (V' - V) 1,28 m Le complexe préparé donne un résultat Iode Z = 5,85 à 5,95. Exemple 5 : On suit les modalités de l'exemple 4, mais en utilisant 11 kg d'iode ; on obtient un complexe titrant entre 9,70 et 9,80 Z d'iode suivant la méthode analytique ci-dessus. Exemple 6 : Des complexes plus chargés en iode également peuvent être préparés, en suivant l'exemple 4, mais en utilisant jusqu'à 16 kg diode. La teneur en iode est toujours peu différente de la teneur théorique. L'action de l'eau sur ces complexes libère cependant de l'ioda (jusqu'à 10 ppm) décelable à la coloration que donne l'amidon soluble. Par simple filtration sur 100 mg de charbon animal, les 20 111 d'eau de filtration obtenus sur 2 g d'un tel complexe (à 14 Z d'iode environ) sont totalement décolorés. Exemple 7 : Des complexes peu charges en iode peuvent être obtenus, soit en utilisant des quantités d'iode inférieures, soit en diluant des cern- plexus a concentration moyenne (exemple 4) ou élevée (exemple 6) dans la poly- vinylpolypyrrolidone purifiée comme dans les exemples 1, 2 et 3. Exemple 8 : 100 g de PVPP purifiés comme dans les exemples 1 à 3 sont mis en suspension sous agitation dans 500 cm3 de chloroforme contenant 15 g d'iode en solution. Le tout est porté au reflux (à 60 " C environ) pendant trois heures. Après refroidissement et filtration, on lave le solide séparé avec du tétrachlorure de carbone (200 ml environ), on essore le complexe résiduel et on le sèche sous vide à une température de 50 C jusqu'à l'obtention d'un vide de 1 nin de mercure. Le complexe obtenu titre 10 Z en iode actif. Exemple 9 : On opère comme précédemment mais avec 10 g de brome au lieu de 15 grammes d'iode. On obtient environ 105 g de complexe bromé, le dosage du brome se faisant par une technique analogue à celle de Exemple 4 et conduisant à une teneur en brome fixé sur la PVPP de 5 Z environ. L'étude de effet bactériolytique des nouveaux complexes a été effectuée de la façon suivante. La poudre utilisée était d'une concentration de 4 % en iode actif. Elle a été incorporée à de la gélose, suivant le protocole habituel, de manière à obtenir des taux finaux compris entre 0,005 et 0,10 Z (exprimes par rapport à la gélose). Les résultats obtenus sont les suivants Etude 1 Pour deux souches de Staphylocoque aureus la bactériàstase apparait pour des concentrations diode aussi faible que 0,01 Z, la bactéricidie n'étant atteinte que pour un taux de 0,07 Z. Etude 2 De mème pour les Colibacilles, les seuils respectifs sont de 0,06 et 0,08 %. Etude 3 De méme pour Kiebsiella Pneumoniae, les seuils respectifs sont de 0,03 et 0,05 Z d'iode. Etude 4 De même pour Providencia, ils sont de 0,05 et 0,07 %. Etude 5 De méme pour Enterobacter Cloacae, ils sont de 0,05 et 0,08 %. Etude 6 : De meme pour Citrobacter, ils sont de 0,06 et 0,09 Z. Etude 7 : De même pour Proteus Mirabilis, ils sont de 0,06 et 0,09 %. Etude 8 De méme pour Salmonella Typhi, ils sont de 0,04 et 0,08 Z. Etude 9 De méme pour le Pyocyanique, ils sont de 0,07 et 0,08 %. Etude 10 De même pour Staphylocoque Epidermidis, ils sont de 0,08 et 0,04 Z. Etude 11 : De même pour un Enterocoque, ils sont de 0,05 et 0,07 Z. Etude 12 De même pour Candida Albicans, ils sont de 0,03 et 0,08 %. Etude 13 Dans 100 ml d'eau polluée de façon synthétique par 108 colibacilles, on verse 0,1 g de poudre iodophore à 4 Z d'iode, sous agitation permettant de mettre la poudre en suspension. On observe la bactéricidie avant 15 minutes et la bactériostase au au bout d'une heure. Etude 14 Au bout d'une heure d'agitation dans l1étude 12, on sépare la poudre iodophore ayant déjà épuré 100 mi de l'eau polluée, et l'utilise à nouveau avec 100 ml de la même eau. On constate que la bactéricidie et la bactériostase sont atteintes au bout d'une demi-heure et de deux heures respectivement , ce qui montre bien que le premier traitement a laissé dans la poudre une quantité importante d'iode oxydant, donc que les quantités et les temps donnés dans l'étude 13 ne sont pas, et de loin, une mesure limite de l'efficacité optimale du complexe iodiphore objet de l'invention. La mise en forme et les applications des nouveaux complexes sont illustrés par les exemples suivants non limitatifs. Exemple A : Poudre pour poudrage à sec (usage humain et vétérinaire). Pour obtenir 100 parties de ce produit, on mélange intimement 50 parties de cellulose microcristalline (type Avicel) avec 50 parties de poudre iodophore selon modus operandi décrit dans les exemples 1 à 5 , cette poudre pouvant contenir, suivant l'intensite de l'effet recherché, entre 0,5 et 20 Z d'iode. Exemple B : Des poudres de même application que celle décrite à l'étude 14 sont obtenues en mélangeant la cellulose microcristalline et le complexe iodophore tel que décrite ci-dessus dans une proportion allant de 5/95 à 9515 au poids. Exemple C : Poudre traitement (usage phytosanitaire ou technique). A treize parties de complexe iodophore contenant de préférence entre 0,1 et 5 Z d'iode, on ajoute 5 parties de talc ventilé neige et 2 parties d'un agent mouillant ou filmogène convenable. Exemple D : Poudre en flacon pressurise (usage humain, phytosanitaire et vétérinaire). On la prépare à partir de 25 parties du complexe iodophore et 5 parties de myristate d'isopropyle avec 70 parties d'un propulseur contenant un mélange, à titre d'exemple, 2/3 FREON(R) 11 et 1/3 FREON(R) 12. Exemple E : gel clair pour traitement interne ou externe (usage humain, phytosanitaire et vétérinaire). On le prépare à partir de 8,8 parties de complexe iodophore, 0,5 parties de résines carboxyliques (CARBOPOL 40(R) par exemple), 90,2 parties d'eau purifiée et 0,5 partie de di-isopropanolamine, une quantité convenable de parfum pouvant être ajoutée si nécessaire. (Ce gel peut être appliqué directement pour usage externe, ou introduit dans les cavités naturelles par le moyen par exemple d'un flacon préssurisé). Exemple F : Creme pour traitement externe ou interne (usage humain ou vétérinaire). On mélange 20 parties de polyoxyéthyiene glycol (de poids moléculaire 400) et 55 parties de polythylène glycol (PM 6000) avec 5 parties d'eau purifiée puis on disperse 20 parties de-complexe iodophore dans la crème ainsi obtenue. Exemple G : Gel clair pour application stérile (usage humain et vétérinaire). On incorpore 15 parties de préparation iodophore au gel préparé extemporanément à partir de 70 parties d'huile de vaseline et de 15 parties de stéarate de magnésium, le gel support étant lui-même préparé par dispersion de stéarate de magnésium dans l'huile et par chauffage de 15 minutes environ à 1500 e, qui-procure un gel transparent et stérile. Exemple H : Gel clair pour traitement interne ou externe (usage humain et vétérinaire). On incorpore 10 parties de complexe iodophore au gel obtenu à partir de 10 parties de Càrboxyméthyl-cellulose, 1,5 parties de PVP hydrosoluble et 78,5 parties d'eau purifiée. Exemple I : Pansement sec (usage humain et vétérinaire). Sur un support textile approprié, de largeur et résistance convenables en fonction du champ d'application envisagé, on dispose, selon la technique habituelle, une suspension du complexe iodophore (10 à 40 parties) de concentration en iode convenable avec 60 parties d'un support. Exemple J : Suppositoires. A titre d'exemple non limitatif, on incorpore, dans 95 parties d'excipient constitué de glycérides semi-synthétiques ou de beurre de cacao, 5 parties de la préparation iodophore de teneur convenable, jusqu'à réaliser un mélange homogène, qui est amené à consistance satisfaisante pour moulage selon les procédés connus. Exemple K : Savons médicaux ou d'usage hygiénique. Le terme de savon caractérise les produits de saponification des corps gras de formule genérale RCOOB, dans laquelle RCOO représente lten- semble des acides gras de la matière première, et B le cation apporté par l'alcali de saponification. Les savons peuvent être durs ou mous, selon que la glycérine, sousproduit de la saponification, aura été extraite ou laissée en mélange. A titre d'exemple non limitatif, on incorpore 5 parties de la préparation iodophore micronisee à 95 parties du savon préparé extempora nément, à température convenable de façon à obtenir une pâte homogène avant moulage, suivant les procédés habituellement connus. Exemple L : Dentifrices médicaux ou d'usage hygiénique. A titre d'exemple, on a préparé la formule suivante, qui peut être modulée à volonté suivant les goûts, aspects, conditionnements souhaités Laurylsulfate de sodium 11,25 Z Carbonate de chaux micronisé 24,75 Z Silice colloïdale 2,75 Z Saccharinate de sodium 0,50 Z Paraoxyméthyl benzoate de sodium 0,25 Z Préparation iodophore 5,50 Z Eau purifiée 55,00 Z en poids. On réalise un mélange homogène des poudres, et on incorpore l'eau jusqu'à obtenir une pâte de consistance semi-epaisse. On ajoute la préparation iodophore de façon appropriée, et on repartit en tube, selon les procédés habituels, la pâte colorée ainsi obtenue. Exemple M : Gommes à mâcher. A titre d'exemple non limitatif, il a été préparé la combinaison suivante Base DREYFUS (R) 26,00 Z Glycérol 4,00 Z Saccharose en poudre fine 44,50 Z Arôme (eugénol) 0,50 Z Préparation iodophore 5,00 Z Eau purifiée 20,00 Z en poids. On incorpore de façon appropriée, à la base de DREYFUS (R), portée à une température de 60 " C environ, de façon progressive, le saccharose en poudre fine, l'arôme, l'eau purifiée, le glycérol, et la préparation iodophore, jusqu'à obtenir une consistance de pâte homogène. Cette masse est décomposée, selon les techniques habituelles, en plaquettes ou toutes autres formes commerciales, à leur forme définitive aux dimensions voulues. L'innocuité des préparations à base de nouveaux complexes iodophores faisant l'objet de l'invention, a été testée comme suit. 10) ADMINISTRATION per os chez le RAT WISTAR a - série témoin : 100 mg de PVPP par 24 heures sont introduits par sonde gastrique sous forme de suspension à 2 %, dans la gouine arabique. b - série traitée : on a utilisé 100 mg de complexe à 4 Z par 24 heures (même mode d'administration). 10 animaux sont traités par série (5 mâles, 5 femelles) de poids moyen, 250 g. Pendant les huit jours de traitement ci-dessus, l'alimentation est constituée d'eau de boisson ad libitum, et d'aliments composés granulés standard. il n'a été noté aucun signe toxique pendant le traitement et sous les quinze jours suivant la fin de l'administration. 2") TESTS DE TOLéRANCE CUTANEE CHEZ LA SOURIS BLANCHE SWISS Après rasage d'un flanc et désinfection de la surface rasée avec de l'alcool à 60 , on applique la poudre pure à 4 % (50 mg) sous un pansement occlusif que l'on renouvelle toutes les 48 heures. Au bout de huit jours d'application, on n'observe aucun signe irritatif particulier. Par conséquent, dans les conditions de l'expérimentation, aucun signe d'intolérance n'est apparu. L'innocuité des nouvelles préparations iodophores semblent ainsi nettement établie. Pour les essais cliniques réalisés, on a indiqué ci-après deux observations à titre d'exemple de façon à souligner l'aspect médicamenteux antiseptique des complexes selon l'invention. Ière observation : Un homme de 40 ans est brûlé à 8 Z au 2ème degré par la vapeur sur le bras droit. On applique la poudre décrite dans l'vexez ple A par poudrage à sec et on recouvre avec un pansement stérile sec non occlusif renouvelé toutes les 48 heures. L'application est indolore et le sujet ne relate pas d'impression de cuisson supplémentaire. Au cours du traitement, il n' apparaît pas d'écoulement de type purulent Les bourgeons cicatriciels apparaissent normalement dès le 6ème jour après la première application. D'autre part, il n'a pas été noté de signe de macération ni de signe de type irrétatif ou allergique local ou général. 2ème observation : Une fenme de 62 ans est atteinte d'un ulcère variqueux du tiers inférieur de la jambe gauche avec surinfection chronique liée à la profession (ouvrière viticole). Après les soins classiques de la plaie (pulvérisation d'une solution de DAKIN) et séchage à la compresse stérile, on applique la poudre de l'exemple D par pulvérisation homogène. Le pansement est renowelé toutes les 48 heures et au cours des renouvellements, on constate que malgré une exsudation importante de la plaie, le pansement ne colle pas à l'ulcère. Contrairement aux autres traitements, la désodorisation de la plaie est régulièrement obtenue. Le traitement local a été mené pendant une durée de 3 semaines au bout desquelles on a obtenu une disparition complète des écoulements antérieurs (il a etc noté que l'étude bactériologique sur ces écoulements avait relevé une présence importante d'entérocoques). Un nouvel examen bactériologique effectué sur les sérosités discrètes restantes en fin de traitement n'a pas permis de décéler la présence de souches bactériennes. A la fin du traitement, la cicatrisation de cet ulcère qui évoluait depuis plus d'un an était en bonne voie. Aucun incident secondaire n'a perturbé le confort du malade. Bien entendu, d'autres avantages, variantes et applications de l'invention peuvent être apportés par l'homme de l'art sans pour cela sortir du cadre de l'invention. RE1JEZ3DICATIONS 1, Complexes macromoléculaires neutres du type comprenant des sites comportant des doubles liaisons carbone-oxygène dans lesquelles l'atome d'oxygène est associé par complexation à une molécule d'halogène caractérisés en ce que la macromolécule utilisée est la polyvinvlpolypyrrolidone, l'halogène est l'iode dont la complexation est réalisée sous la seule forme moléculaire et en ce que lesdits complexes sont insolubles dans 1 'eau et les solvants organiques. 2. Procédé d'obtention des complexes conformes à la revendication 1 caractérisé en ce qu on chauffe selon une température comprise entre 50 et 1200 C., pendant un temps compris entre 4 et 10 heures, un mélange de polyvinylpolypyrrolidone avec de l'iode élémentaire selon une proportion en poids comprise entre 0,5 et 18 pour cent d'iode après agitation pendant sensiblement une heure à la température ambiante. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'on chauffe la polyvinylpolypyrrolidone selon une température comprise entre 80 et 900 C. et que l'iode élémentaire est ajouté selon une proportion en poids comprise entre 1 et 12 pour cent. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3 caractérisé en ce que la polyvinylpolypyrrolidone utilisée est préalablement purifiée par élimination de la majeure partie de l'eau résiduelle et des fractions polymeriques non réticulées qu'elle contient au moyen d'un solvant convenable. 5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que ledit solvant appartient à la classe des alcools et cétones possédant de 2 à 4 atomes de carbone. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendioations 4 et 5 caracterisé en ce que ledit solvant est un composé chimiquement proche du monomère correspondant à ladite macromolécule et qu'il est du type diméthylformamide et N-méthylpyrrolidone . 7. Procédé selon l'une des revendications 3 à 6 caractérisé en ce qu'on complète l'opération de complexation en portant le mélange de polyvinylpolypyrrolidone et d'iode complexé à une température voisine de 1200 C. pendant une heure sous vide. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 7 caractérisé en ce qu'on procède après la complexation à un lavage des produits obtenus par un solvant halogénophile du type chloroforme. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 8 caractérisé en ce que la complexation est effectuée par chauffage au reflux d'un sol- vant halogénophile du type chloroforme et tétrachlorure de carbone. 10. Application des complexes conformes à la revendication 1 et sur lesquels l'action de l'eau extrait moins de 3 p.p.m. d'iode récupérer si néces- saire par passage sur un absorbant adéquat du type charbon animal ou végertal, à la désinfection, l'aseptisation, la stérilisation, la tyndalisation et la flash-pasteurisation de tous liquides destinés à entrer en contact avec des muqueuses ou autres tissus vivants,catactérisée en ce qu'on utilise des complexes dont le taux d'iode complexé est inférieur à 10 Z et de préférence de tordre de 6 %. 11. Application à l'aseptisation des gaz des complexes conformes à l'une quelconque des revendicatons 1 à 7 caractérisée en ce qu'on insère lesdits complexes dans une paroi poreuse placée sur le trajet desdits gaz. 12. Application des complexes conformes à la revendication 1 au domaine médical caractérisée en ce qu'on utilise lesdits complexes sous forme de poudre pour l'aseptisation des surfaces cutanées ou des muqueuses, sous forme de gélules, ovules, suppositoires ou comprimés pour l'aseptisation in situ et sous forme de savons, onguents, dentifrices et Dûtes à mâcher pour les applications hygiéniaues et dermatologiques. 13. Nouveaux médicaments contenant les complexes selon la revendication 1 caractérisés en ce qutils comprennent environ 80 pour cent de substrat et 20 pour cent de complexes se présentant sous forme de poudre de granulome- trie fine et dont le taux d'iode compléxé en poids est sensiblement de 5 pour cent.