La présente invention a pour objet un appareil coupeur mélangeur du type dit robot de cuisine utilisé pour la préparation des aliments. On connaît déjà des appareils de ce type qui consistent en un socle incluant un moteur électrique,dont l'axe fait saillie à partir de la surface supérieure du socle,sur lequel il est possible de monter d'une manière amovible une cuve de travail, ou bol, fermée par un couvercle, différents outils pouvant être montés sur l'axe et à l'intérieur de la cuve pour effectuer des opérations telles que : éminçage des légumes, hachage de la viande, pétrissage d'une pâte etc. Bien entendu, ces appareils étant vendus dans le public, il est nécessaire qu'ils soient munis de dispositifs de sécurité qui évitent toute mise en marche accidentelle, en particulier lors de la manipulation de tels appareils par des enfants. Un appareil de ce type est décrit dans le brevet français nO 71 27039 du 23 juillet 1971 au nom de Pierre Verdun. Dans cet appareil, la mise en route ne peut être obtenue que si d'une part la cuve est convenablement assujettie sur le sol et si d'autre part le couvercle est convenablement monté et verrouillé sur ladite cuve. En effet, la mise en marche est effectuée dans l'appareil décrit dans ce brevet par une tige poussoir qui s'étend le long d'une génératrice de la cuve cylindrique, tige poussoir qui est actionnée par une came portée par le couvercle. Dans ces conditions, c'est donc la fermeture du couvercle qui provoque la mise en marche du moteur. Lorsque tous les ingrédients ne sont pas introduits dans la cuve avant fermeture du couvercle, il est indispensable de prévoir une goulotte d'introduction des produits. Pour des raisons de sécurité évidentes, les dimensions de la goulotte doivent être telles qu'il ne soit pas possible d'introduire une main à l'intérieur. En effet, lorsque les outils tournent, il est nécessaire qu'il n'y ait aucun contact possible entre l'outil et la main de l'utilisateur. Cette mesure souhaitable et généralement imposée par des réglements de sécurité conduit à un inconvénient notable, à savoir que l'on ne peut introduire dans la goulotte de l'appareil en fonctionnement que des produits préalablement coupés en des volumes assez petits. La présente invention a pour objet de remédier aux inconvenients signalés ci-dessus. Selon la présente invention, l'appareil coupeur mélangeur du type comprenant un socle à l'intérieur duquel est monté un moteur électrique dont l'axe émerge du socle et une cuve montée de manière amovible sur ledit socle, ladite cuve étant fermée par un couvercle comprenant une goulotte d'introduction des produits est caractérisé en ce que la mise en route de l'appareil ne peut être effectuée que lorsqu'un poussoir obturant ladite goulotte est introduit dans celle-ci sur au moins une partie de sa hauteur. On comprendra bien entendu que, par mise en marche de l'appareil, on entend soit la mise en route du moteur, soit la possibilité de mettre en route celui-ci par action sur un interrupteur monté dans un circuit-série. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'appareil du type ci-dessus est caractérisé en ce que la cuve présente le long de ses génératrices un canal s'étendant du haut de la goulotte jusqu'au socle, une tige de matériau ferromagnétique qui correspond, lorsque la cuve est dans une position convenable sur le socle, avec un contact magnétique de proximité, un aimant s'étendant sur toute la hauteur du poussoir précité. Dans ces conditions, la mise en rotation de l'axe du moteur est placée sous la dépendance de l'état magnétique du contact de proximité, état magnétique qui est commandé lui-même par l'état magnétique de la tige de matériau ferro-magnétique. Or, la polarisation de celle-ci ne provient de l'introduction ou non du poussoir dans la goulotte. Ainsi, la mise en marche du moteur ne dépend plus, comme c'était dans le cas du brevet précité, uniquement de la position du couvercle sur la cuve mais elle dépend également de l'introduction du poussoir dans la goulotte.Par rapport au brevet précité, on a donc introduit une sécurité supplémentaire puisque, pour mettre l'appareil en marche, il faut a) que la cuve soit convenablement montée sur le socle, ce qui se traduit dans l'appareil objet de l'invention par l'arrivée de la tige de matériau ferromagnétique en regard du contact de proximité b) que le couvercle soit convenablement monté sur la cuve, ce qui se traduit par la proximité nécessaire de la goulotte et de la tige de matériau ferro-magnétique et enfin c) que le poussoir soit introduit au moins partiellement dans la goulotte, ce qui polarise la tige et, par suite, ferme l'interrupteur constitué par le contact magnétique de proximité. Ainsi, on est plus limité au point de vue de la sécurité par les dimensions de la goulotte puisque, si une main est introduite dans celle-ci, l'appareil ne peut être en marche étant donne que cette mise en marche est subordonnée à l'introduction du poussoir dans la goulotte, cette introduction s'opposant au passage de la maih. Dans le cas où l'on doit introduire dans la cuve des produits au cours du fonctionnement de l'appareil, un poussoir spécial en forme d'entonnoir par exemple permet cette introduction tout en évitant le passage de la main ou même d'un doigt. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre de modes de réalisation particuliers donnés à titre d'exemples non limitatifs, en regard des figures qui représentent - la fig. 1 une vue en coupe verticale d'un appareil dans un premier mode de réalisation; - la fig. 2 une vue en coupe verticale d'un appareil selon l'invention dans un second mode de réalisation - la fig. 3 une vue par dessus de l'appareil représenté sur la figure 1 - et la fig. 4 une vue en élévation d'un poussoir permettant l'introduction de produits à l'intérieur de la cuve lors du travail du robot. Comme on le voit sur la figure 1 qui est une vue en élévation d'un appareil selon la présente invention coupé par un plan vertical médian, une cuve de travail 1 est montée sur le carter 2 d'un moteur électrique non représenté dont l'axe fait saillie dans la jupe centrale 3 de la cuve 1. A sa partie supérieure 2a, le socle 2 est conformé de manière à constituer un bossage sur lequel sont guidés les bords latéraux inférieurs la de la cuve 1. La cuve 1 peut être montée sur le carter 2 au moyen d'un montage à baïonnette ou un pas de vis par exemple. Bien entendu la position des fentes et des saillies du montage à balonnette définit une position précise de la cuve sur le carter.Sur la cuve elle-même peut être monté un couvercle, couvercle qui est verrouillé sur celle-ci par un système à taquets l1 par exemple qui définit une position exacte du couvercle 4. A partir de la surface supérieure du couvercle s'élève une goulotte 5 destinée à l'introduction des produits au cours du travail de l'appareil. Sur la figure 1, on a représenté en traits mixtes un disque éminceur mais il va de soi que plusieurs outils peuvent être montés dans la cuve successivement. A l'intérieur de la goulotte 5 a été introduit un poussoir 6 dont le but est de permettre d'exercer une pression sur les produits à introduire dans l'appareil en vue de leur traitement. Conformément à l'invention, la cuve 1 présente le long d'une de ses génératrices un canal 7 à l'intérieur duquel est monté une tige 8 de matériau ferromagnétique tel que du fer doux par exemple. L'extrémité inférieure de la tige 8 se trouve, lorsque la cuve est montée sur le socle, en regard d'un interrupteur magnétique de proximité 9 qui se trouve logé dans le carter immédiatement au-dessous de la surface supérieure de celui-ci et qui peut être par exemple du type IL S Reed de la série RI 22 fabriqué pour la Société française R. T. C. De son côté, le poussoir 6 est muni, le long de l'une de ses parois latérales, d'un aimant à fort champ (par exemple 4000 Gauss). Le principe de fonctionnement de l'appareil apparaît alors immédiatement lorsque le poussoir 6 est introduit dans la goulotte, l'aimant 10 arrive en regard de la tige 8 en fer doux et polarise celle-ci. La polarisation se transmet à l'extrémitê inférieure de la tige et agit sur le contacteur 9. Ainsi, l'introduction du poussoir 6 dans la goulotte 5 permet d'obtenir la validation de mise en marche de l'appareil. Comme celà apparaît sur la figure 3 qui est une coupe horizontale selon la ligne III-III de la figure 1, l'action sur le contact 9 ne peut se produire que lorsque l'aimant 10 est exactement en face de la tige de fer doux 8. Cella implique que le couvercle 4 soit monté dans une position correcte sur la cuve 1, position correcte qui correspond au verrouillage du couvercle sur la cuve par l'intermédiaire de taquets d'accrochage 11. Bien entendu, pour que la tige 8 arrive en regard du contacteur 9, il faut que la cuve 1 soit convenablement verrouillée, c'est-à-dire dans une position déterminée sur le socle 2. Ainsi, grâce à l'invention, la goulotte d'introduction des produits peut être de dimensions bien supérieurs à celles découlant des prescriptions relatives à la sécurité et il est ainsi possible de traiter des légumes de volume relativement grand tels que des choux par exemple. La figure 2 représente en coupe un autre mode de réalisation de l'invention et, sur cette figure, les éléments précédemment mentionnés portent les mêmes références. Dans ce mode de réalisation et afin de simplifier certains problèmes de fabrication, la tige de matériau ferromagnétique 8 est coupée en deux parties respectivement 8a et 8b, la partie 8a étant solidaire du couvercle, c'est-à-dire par exemple moulée à l'intérieur de celui-ci, alors que la partie 8b est moulée à l'intérieur de la cuve 1. Lorsque le couvercle est convenablement monté sur la cuve comme celà a été indiqué précédemment, les deux moitiés de tige 8a et 8b sont dans le prolongement l'une de l'autre et la polarisation de la tige 8a provoque la polarisation de la tige 8b dont l'extrémité inférieure agit sur le contacteur 9. Sur la figure 2, l'outil placé dans la cuve est constitué par un couteau à deux lames en forme de croissant (non reférencé) qui est destiné soit à couper de la viande ou des légumes, soit à former une pâte à partir d'ingrédients tels que farine, eau, etc. Dans le cas d'utilisation des couteaux, il se peut que tous les ingrédients soient introduits dans la cuve avant fermeture de celle-ci par le couvercle, la mise en route du moteur étant permise comme précédemment par l'introduction du poussoir 6 dans la goulotte 5.Dans le cas où l'on doit introduire des produits au cours du travail de l'appareil, il est possible d'utiliser un'poussoil- tel que celui qui est représenté sur la figure 4, dans lequel, bien entendu, on retrouve un aimant 10, l'intérieur du poussoir présentant des parois latérales 12 formant entonnoir et permettant le passage de produits liquides ou en poudre tout en s'opposant à l'introduction des mains dans l'appareil lorsque celui-ci est en cours de fonctionnement. La description qui vient d'être donnée était relative à un appareil du type dans lequel le bloc moteur est placé au dessous de la cuve. I1 est toutefois bien évident qu'un tel dispositif peut être monté sur un appareil dans lequel le moteur est disposé sur un socle parallèlement à la cuve de travail, des moyens de transmission de mouvement étant prévus à l'intérieur dudit socle. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour celà du cadre de la présente invention REVENDICATIONS 1.- Appareil coupeur mélangeur du type comprenant un socle à l'intérieur duquel est monté un moteur électrique dont l'axe émerge du socle et une cuve montée de manière amovible sur ledit socle, ladite cuve étant fermée par un couvercle comprenant une goulotte d'introduction des produits, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens magnétiques agissant sur un interrupteur se trouvant dans ledit socle pour indiquer qu'un poussoir est introduit au moins partiellement dans ladite goulotte. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens magnétiques précités sont constitués par au moins une tige de matériau ferromagnétique s'étendant du haut de la goulotte au socle de l'appareil, ladite tige étant magnétiquement couplée avec un aimant porté par le poussoir obturant la goulotte et étant disposé, lorsque la cuve est convenablement assujettie sur le socle en regard d'un interrupteur magnétique de proximité. 3.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige de matériau ferromagnétique précitée est divisée en deux parties dont l'une est solidaire de la cuve et dont l'autre est solidaire du couvercle, les deux parties étant placées dans le prolongement l'une de l'autre lorsque le couvercle est convenablement assujetti sur la cuve. 4.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le poussoir précité porte un aimant s'étendant sur sensiblement toute sa hauteur, le profil du poussoir étant tel que, lors de son introduction dans la goulotte, l'aimant vienne en regard et à proximité de la tige de matériau ferromagnétique. 5.- Appareil selon 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le poussoir précité présente des parois intérieures d'introduction des produits formant entonnoir. 6.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que 3. 'interrupteur magnétique de proximité est monté en série dans le circuit de mise en marche du moteur.