L'invention concerne un procédé pour fabriquer une poutre en treillis comprenant une membrure supérieure et au moins une membrure inférieure reliées par des barres ou entretoises diagonales formées d'étriers en V séparés, lesquels sont soudés â la membrure supérieure par la région de leur sommet (pointe du V) et a la membrure inférieure par les extrémités libres, procédé selon lequel le matériau d'où sont constitués les membrures et les étriers est amené sous forme de fils, le fil a étriers est coupé suivant la longueur que doivent avoir les entretoises, plié en V, relié par les extrémités libres des branches de l'étrier ainsi réalisé au fil de (fil formant la) membrure inférieure et, enfin, soudé par la région du sommet de étrier au fil de membrure supérieure, ainsi qu'une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. On connaît un procédé de ce type par le brevet autrichien 212.676. Selon ce brevet, le fil à étriers est coupé 9 la longueur désirée dans une première opération. Le morceau de fil coupé est ensuite avancé sur une matrice à plier, sur laquelle s'appuie librement,-d côté de l'évidement de la matrice, le fil formant la membrure inférieure. Le morceau de fil est plié dans cette matrice a la forme en V désirée au moyen d'un poinçon en V. Ce poinçon possède, a sa partie terminale en haut, des organes de pliage supplémentaires qui, lorsque le poinçon atteint sa fin de course en bas, replient les extrémités libres et dirigées vers le haut des branches de l'étrier en forme de crochets autour du fil de membrure inférieure en appui sur la matrice.Dans une opération suivante, les étriers ainsi suspendus au fil de membrure inférieure sont ensuite soudés tout d'abord par leurs sommets au fil formant la membrure supérieure. Ce soudage est suivi par une dernière opération, eonsistant a relier les extrémités libres repliées en crochets de façon rigide au fil de membrure inférieure, lequel se trouve en haut pendant la fabrication. Cette liaison rigide est réalisée par serrage ou par soudage. En règle générale, il y a deux fils de membrure inférieure parallèles~ de sorte-qulon obtient une poutre en treillis tridimensionnelle. Ce procédé ne permet pas d-e fabriquer des poutres en treillis dont les entretoises diagonales sont positionnées et conformées avec précision. Il est déjà difficile de plier les morceaux du fil a étriers - reposant librement sur la matrice - exactement a la forme en V désirée, du fait que les extrémités de ces morceaux de fil ne peuvent pas Entre tenues, étant donné qu'elles doivent être conformées en crochets à la fin de la course de pliage. Une particularité plus défavorable encore d l'obtention de cotes précises.pour ce qui concerne lescdiagonales est que les étriers en V sont librement suspendus au fil de membrure inférieure après le pliage.Les inévitables vibrations et secousses pendant l'avance consécutive décalent les étriers, ce qui entraîne des soudages ou des serrages défectueux dans les postes de soudage ou de serrage où les étriers librement suspendus arrivent ensuite. L'invention vise à perfectionner un procédé comme indiqué au début de manière a permettre la fabrication de poutres en treillis dont les diagonales sont pliées et placées exactement comme désiré. A cet effet, un tel procédé est essentiellement caractérisé en ce que le fil a étriers est tout d'abord serré par la partie formant ultérieurement le sommet de l'étrier suivant en une position définie par rapport au fil de membrure supérieure, est coupé ensuite à l'état serré suivant la longueur que doivent avoir les entretoises, plié en V et soudé par les extrémités libres des branches de étrier au fil de membrure inférieure, le serrage étant ensuite supprimé et'lue sommet de l'étrier étant soudé au fil de membrure supérieure. Dans le procédé selon l'invention, tout au début du processus, le fil à étriers non encore coupé est serré avec le fil de membrure supérieure, c est-a-dire le fil sur lequel est soudé ultérieurement le sommet de 11 étrier en V. Le fil à étriers est seulement coupé après. Le morceau de fil est ensuite plié en V et, tout en restant serré, soudé au fil de membrure inférieure. Ce n1 est qu'après ce soudage que le serrage est supprimé et que, dans une opération consécutive, le sommet de l'étrier est soudé au fil de membrure supérieure. Pendant la coupe des morceaux de fil et leur pliage en étriers, leur position par rapport au fil de membrure supérieure est fixée par le serrage.Celui-ci n1 est supprimé que lorsque les étriers sont soudés au fil de membrure inférieure et sont donc de nouveau fixés a la position voulue. On obtient ainsi des étriers pliés avec une grande précision et reliés exactement a la position correcte aux fils formant les membrures supérieure et infé rieure(s) Une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé comprend un dispositif d'avance pour amener pas a pas les fils destinés a constituer les membrures et les étriers, un appareil a couper le fil à étriers} un appareil a plier le fil à étriers, une première soudeuse pour souder les extrémités libres des branches des étriers au fil de membrure inférieure et une deuxième soudeuse pour souder la région du sommet de chaque étrier au fil de membrure supérieure. Selon l'invention, une telle machine est essentiellement caractérisée en ce qu'un dispositif de serrage pour serrer le fil a étriers en une position définie par rapport au fil de membrure supérieure, l'appareil a plier, l'appareil a couper et la première soudeuse sont réunis en un premier poste de travail, où le fil à étriers serré est coupé, plié et soudé au fil de membrure inférieure. Selon un mode de téalisation avantageux, le dispositif de serrage du premier poste de travail présente un serre-fils mobile, par lequel le fil a étriers peut être serré contre un mandrin de pliage extensible transversalement à la direction d'introduction (d'amenée) du fil à étriers, l'appareil a couper est prévu en amont du dispositif de serrage, dans le sens de l'introduction des fils, et un poinçon a plier disposé a proximité immédiate du fil de membrure supérieure et susceptible d'entre abaissé jusque par-dessus le mandrin de pliage permet, lors de l'abaissement, de plier les parties libres des branches de l'étrier qui dépassent latéralement du mandrin de manière que les extrémités libres des branches viennent se placer a la hauteur du fil de membrure inférieure et dans la zone de travail de la première soudeuse, installée~à cet endroit Dans un deuxième poste de travail peuvent être prévus, d'une part, un dispositif de positionnement pour maintenir les fils formant les membrures supérieure et inférieure(s) en position définie, afin de conférer un profil sensiblement plan au côté supérieur de la poutre en treillis dans la région où le sommet de chaque étrier est relié au fil de membrure supérieure, d'autre part, la deuxième soudeuse. Selon un mode de réalisation partieulièrement avantageux permettant de fabriquer une poutre en treillis tridimensionnelle comprenant deux membrures inférieures mutuellement espacées et des étriers soudés sur les deux cotés de la membrure supérieure, deux fils à étriers situés a faible distance de part et d'autre du fil de membrure supérieure peuvent entre introduits dans le premier poste de travail et etre serrés entre le serre-fils et le mandrin de pliage, le poinçon a plier présente deux parties prévues pour les fils a étriers, par lesquelles ces fils peuvent entre pliés en forme d'étriers dans deux plans parallèles situés de part et d'autre de la membrure supérieure et un poinçon écarteur est susceptible d'être engagé d'en bas entre les membrures inférieures pour écarter les parties libres des branches d'étrier par rotation autour des points de serrage entre le serre-fils et le mandrin de pliage et appliquer et souder leurs extrémités libres simultanément contre les membrures inférieures. Selon d'autres caractéristiques encore - le serre-fils et le poinçon a plier, ou l'un d'eux seulement, présentent des rainures de maintien orientées dans le sens de l'introduction des fils pour le fil a étriers ou pour chaque fil à étriers et peuvent être soulevés légèrement pour diminuer le serrage lors de l'inclinaison des étriers; - les soudeuses sont formées essentiellement de pinces à souder pour le soudage électrique par points ou par résistance qui peuvent être commandées à la cadence du mouvement d'avance des fils d'où est formée la poutre en treillis; - le poinçon écarteur possède des coins d'écartement solidarisés de contre-électrodes et son mouvement est couplé avec la commande des mâchoires de pince de la première soudeuse;; - le dispositif de positionnement est formé d'un guide dans lequel peut glisser la membrure inférieure ou chaque membrure inférieure et d'un rail de guidage s'appliquant d'en bas contre le fil de membrure supérieure et sur lequel peuvent être abaissés des serre-fils pour le serrage du fil de membrure supérieure; - le dispositif de positionnement présente un évidement dans la région des mâchoires de pince de la deuxième soudeuse et ces mâchoires sont montées de façon à pouvoir être soulevées légèrement en vue de l'application des sommets d'étrier en une position définie contre la membrure supérieure; et - le mouvement des serre-fils est couplé avec les commandes des mSchoires de pince à souder des deux soudeuses. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale schématique d'une ligne de fabrication complète de poutres en treillis, comprenant une machine selon l'invention; - les figures 2a, b, c, 3a, b et 4a, b sont des représentations schématiquesss en élévation latérale et en coupe transversale, de différents stades de la fabrication de la poutre en treillis dans la machine selon l'invention; - les figures 5a et 5b sont respectivement une vue en élévation latérale et une coupe transversale du deuxième poste de travail de la machine, au moment de la préparation d'une opération de soudage;; - la figure 5c est une représentation schématique du début du soudage dont la préparation est représentée sur les figures 5a et 5b; - la figure 6 est une vue en élévation latérale a plus grande échelle de la partie essentielle de la machine selon l'invention; et - la figure 7 est une coupe transversale de la partie de machine représentée sur la figure 6. La figure 1 représente une ligne de fabrication 1 pour la production de poutres en treillis 10. Cette ligne comprend un poste d'alimentation 2 en matériau de départ, lequel est amené a travers un appareil a dresser 3 à une machine 4 selon l'invention, où est fabriquée une poutre en treillis continue, laquelle est ensuite divisée, dans une tronçonneuse 5, en poutres en treillis 10 séparées, pouvant être empilées dans un magasin 6.La machine 4 est alimentée depuis le poste d'alimentation 2 en matériau filiforme 7 et 8 pour une membrure supérieure et deux membrures inférieures ainsi que, à partir d'une bobine de fil l1 se trouvant plus bas, de matériau filiforme 9 qrii passe par un appareil 9 dresser 12 et sert a la confection des étriers constituant les diagonales de la poutre en treillis produite en continu dans la machiné 4.Le fil d étriers 9 - ou, plus précisément, chaque fil a étriers 9, car il y a deux fils 9 du fait que l'exemple représenté concerne la fabrication de poutres en treillis tridimensionnelles - doit être introduit a une plus grande vitesse que les fils destinés à constituer la membrure supérieure et les membrures inférieures. L'avance des fils a étriers 9 et leur introduction dans la machine 4 sont assurées par un mécanisme d'avance 13 qui est couplé par une barre 14 de synchronisation des mouvements avec un mécanisme d'avance 15 pour la poutre en treillis 10 finie. La machine 4 comprend un premier poste de travail I, lequel contient à l'entrée un appareil a couper 16 pour couper les fils a étriers 9 et à la suite de cet appareil, un appareil de serrage, de pliage et de soudage 18, 20 qui est combine avec une commande 19 et au moins un transformateur de soudage 21. Le poste I est suivi, dans le sens du transport de la poutre en cours de confection, par un poste de travail Il qui contient un dispositif de positionnement 25 et une deuxième soudeuse 22 qui est alimentée par un transformateur de soudage 23. La tronçonneuse 5 prévue à la suite de la machine 4 contient une cisaille-guillotine 24. Le serrage de chaque fil à étriers 9, suivi de sa coupe, son pliage et son soudage a la membrure supérieure et aux membrures inférieures se déroulent dans les postes de travail I et II, conformément au procédé de l'invention, et seront décrits plus en détail dans ce qui va suivre. Bien que l'exemple représenté se rapporte à la fabrication d'une poutre en treillis tridimensionnelle comprenant une seule membrure supérieure et deux membrures inférieures situées a distance l'une de l'autre, il va de soi qu'une installation comme celle représentée peut également servir à la fabrication en continu d'une poutre en treillis qui ne comprend qu'une membrure supérieure et une membrure inférieure. La figure 2a est une élévation latérale de l'appareil de serrage, de pliage et de soudage 18, 20 et les figures 2b et 2c en sont deux coupes transversales. L'appareil de serrage et de pliage 18 comprend un poinçon a plier 26 qui est relevable et abaissable comme indiqué par la double flèche 27. I1 prés ente en bas un évidement 28 qui est délimité par des surfaces de pliage 29 qui s'étendent obliquement vers le bas et l'extérieur. Cet évidement determine la forme qu'auront les étriers. Au-dessous du poinçon 26 est prévu un serre-fils 30 qui est monté de façon à pouvoir être déplacé dans le sens de la double fleche 31 et qui coopère avec un mandrin de pliage 32, lui-même déplaçable transversalement a la direction de transport du fil de membrure supérieure 7. Le mandrin de pliage 32 peut être déplacé dans le sens indiqué par la double flèche 33 et il peut venir se placer aussi bien sous la membrure supérieure 7 que sous les deux fils à étriers 9 qui sont guidés a faible distance de part et d'autre du fil de membrure supérieure 7. Dans la région des fils 8 destinés à former les membrures inférieures se trouve l'appareil dlécar- tement et de soudage 20. La soudeuse proprement dite comprend une pince à souder dont on voit les deux m choires 34, placées au niveau des points où les extrémités libres des branches de l'étrier seront ultérieurement soudées sur les fils de membrures inférieures 8, les branches de la pince a souder pouvant à cet effet être inclinées vers les fils 8. Entre les deux fils 8 se trouve un poinçon écarteur 35 qui porte deux coins d'écartement 36 solidarisés de contre-électrodes 37 pour les mâchoires 34 de la pince à souder. Le poinçon écarteur 35 peut être relevé et abaissé comme indiqué par la double flèche 38 entre les fils de membrures inférieures 8. I1 est avantageux, bien que cela ne soit pas représenté, que le poinçon écarteur 35 soit couplé a la commande de la pince a souder portant les mâchoires 34.Le dessous du serre-fils 30 présente des rainures de maintien 39 orientées dans le sens du transport; les deux rainures extérieures sont adaptées exactement à la section des fils à étriers 9 mais la rainure du milieu est plus large et plus profonde que les dimensions correspondantes du fil de membrure- supérieure, de sorte que ce fil, lors de labaissement du serre-fils, n'est pas complètement immobilisé, comme on peut le voir sur la figure 2c. Sur celle-ci, le serre-fils 30 serre les fils a étriers 9 avec force contre le mandrin de pliage 32, de sorte que les fils 9 peuvent parfaitement bien être coupés par l'appareil à couper 16 à la longueur que doit avoir chaque morceau de fil servant à la confection d'un étrier. Le serrage des fils à étriers 9 et leur coupe représentent la première opération, laquelle est effectuée dans le poste I. Après la coupe d'un morceau de chacun des deux fils 9, les deux morceaux de fil coupés tout en restant serrés pouvant egalement avoir des longueurs différentes, suivant la constitution de la poutre réalisée, le poinçon a plier 26 prend la position basse représentée sur les figures 3a et 3b et plie les deux morceaux de fil en deux étriers 9a. Ces étriers sont maintenus dans la région de leurs sommets 9b entre le serre-fils 30 et le mandrin de pliage 32 et leurs branches sont pliées vers le bas par les surfaces de pliage 29, jusqu'à ce que les extrémités libres 9c des branches fassent saillie dans le plan ou sous le plan des membrures inférieures 8. La figure 3b montre clairement que les étriers 9a sont pliés verticalement vers le bas dans deux plans parallèles et pendent dans l'intervalle libre entre les membrures inférieures 8. Pour faciliter l'opération de pliage, le serre-fils 30 a légèrement été desserré pendant cette phase sur une distance 40, de préférence comprise entre 0,2 et 0,6 mms ce qui évite les sollicitations excessives et le fluage du matériau dans la région des sommets 9b des étriers.Les coins 36 du poinçon écarteur 35 occupent encore leur position de départ en ce sens qu'ils sont librement dirigés vers le haut entre les étriers 9a suspendus verticalement. L'opération suivante est illustrée par la figure 4. Le poinçon a plier 26 est relevé, de sorte que les étriers 9a se détachent des surfaces de pliage 29. Le poinçon écarteur 35 est ensuite déplacé vers le haut dans le sens de la flèche de sorte que les branches des étriers viennent en contact avec et glissent sur les faces obliques des coins d'écartement 36, ce qui écarte les branches des étriers, jusqu'à ce qu'elles s'appliquent contre les membrures infé rieures 8. A ce stade du mouvement, les extrémités libres des branches sont déjà en contact avec les contre-électrodes 37 (figure 4b). A la suite de ce mouvement ou en même - temps, les mâchires 34 de la pince å souder sont appliquées de l'extérieur contre les membrures inférieures et les extrémités libres 9c des branches des étriers sont soudées sur ces membrures.L'inclinaison vers l'extérieur des parties libres des étriers sous l'effet du poinçon écarteur 35 est favorisée par le desser rement du serre-fils 30 qui tient les sommets 9b des étriers juste assez dans les rainures 39 pour qu'ils ne puissent pas se déformer. Les sommets des étriers tournent donc avec les branches, ce qui évite les torsions indésirées dans les transitions entre les sommets 9b et les branches des étriers. Les sommets conservent malgré cela leur position exacte par rapport å la membrure supérieure 7. Après cette phase de travail, les mâchoires 34 de la pince à souder sont écartées l'une de 11 autre et le poinçon écarteur 35 est de nouveau abaissé. Le serre-fils 30 est en même temps relevé complètement et le mandrin de pliage 32 est retiré7 de sorte que la poutre en treillis, qui n'est pas encore finieà cet endroit, peut de nouveau être avancée d'un pas. Cette avance de la poutre en cours de confection amène les sommets 9b non encore soudés des étriers jusque dans le dispositif de positionnement 25 et la deuxième soudeuse 22, comme représenté sur la figure 5. Le dispositif de positionnement 25 présente une plaque 41 cintrée en berceau et solidarisée du bdti de la machine, dans laquelle sont montés, par des vis de fixation 43, des guides 42 en forme de lames de patins qui renferment entre eux les membrures inférieures 8. Au milieu entre ces dernières, le berceau 41 porte une t81e médiane-44 formant un rail de guidage par une rainure longitudinale 45 en V, dans laquelle pénètre la membrure supérieure 7.Lorsque la poutre en treillis 1 est arrêtée, les sommets 9b des étriers se trouvent exactement dans la zone de travail de deux mâchoires 46 d'une pince à souder. Sur la membrure supérieure 7 sont abaissés en même temps deux serre-fils 47 > de sorte que la membrure supérieure est convenablement maintenue dans la rainure 45 et ainsi positionnée exactement par rapport aux deux membrures inférieures. Cette position est représentée sur la figure 5b. La figure 5c montre comment les sommets 9b des étriers sont ensuite soudés sur la membrure supérieure. Les branches de la pince à souder portant les machoîres 46 sont a cet effet inclinées l'une vers l'autre dans le sens des flèches 48, jusqu'à ce que les mâchoires aient pressé les sommets 9b contre la membrure supérieure 7. 'Il est possible de prévoir un agencement tel que les macho ires 46 effectuent ensuite un faible mouvement de soulèvement dans le sens de la flèche 49, ce qui provoque l'application des sommets 9b contre les serre-fils 47 et assure ainsi que les dessus des sommets 9b sont situés exactement au même niveau que le dessus de la membrure supérieure dans la zone de soudure. L'opération de soudage s'effectue à cette position.Les machoires 46 de lå pince à souder sont ensuite écartées et les serre-fils 47 sont relevés, de sorte qu'une nouvelle avance d'un pas peut avoir lieu. La poutre en treillis est prête après ce deuxième poste de travail. Les figures 6 et 7 représentent les parties importantes de la machine selon l'invention a plus grande échelle et au moment de l'exécution d'une opération comme celle représentée sur la figure 4. La partie de machine que montrent les figures 6 et 7 est légèrement modifiée par rapport à la machine représentée sur les figures-précédentes. Le mécanisme d'avance 15 pour la poutre finie est constitué dans ce cas d'un vérin a fluide 50 en coopération avec un élément d'entraînement 51. Les organes de commande pour les différentes parties de la machine sont en outre mieux représentés. Les parties des figures 6 et 7 qui correspondent à des éléments de construction des figures 1 à 5 portent les mêmes références. Selon une forme de réalisation différente (non représentée) de la machine > les fils à étriers sont amenés au même niveau que le fil de membrure supérieure mais à une distance l'un de l'autre qui correspond à ltécartement des deux fils destinés a former les membrures inférieures. Après leur serrage entre le serre-fils et le mandrin de pliage, ils sont coupés comme décrit dans ce qui précède puis pliés par le poinçon à plier dans deux plans parallèles verticaux, jusqu'aux fils de membrures infé rieures. Le poinçon écarteur peut dans ce cas être supprimé puisque les extrémités libres des branches des étriers se trouvent déjà a proximité des membrures inférieures et peuvent y être saisies directement par les mâchoires de la pince à souder pour être appliquées contre et soudées sur les membrures inférieures. Dans le deuxième poste, les mâchoires de la deuxième soudeuse ramènent alors les sommets des étriers - se trouvant latéralement à une plus grande distance de la membrure supérieure - jusque contre la membrure supérieure et les pressent contre celle-ci pendant leur soudage sur cette membrure.Une telle machine ou dispositif est plus simple et moins motteux mais il ne convient pas pour toutes les applications en raison de la forte sollicitation a la torsion des membrures inférieures par le rabattement sur un angle relativement grand des étriers soudés sur elles. Une machine comme celle qui vient d'être décrite permet bien entendu, comme déjà mentionné au début, la fabrication de poutres en treillis qui. ne comprennent qu'une seule membrure inférieure située dans le même plan vertical que la membrure supérieure Qu de poutres en treillis comprenant deux membrures inférieures qui se touchent ou sont situées à faible distance ltune de l'autre et se trouvent sous une membrure supérieure unique. Le poinçon écarteur peut dans ce cas être supprimé également puisque les parties libres des branches des étriers sont déjà amenées par le pliage à la position voulue pour le soudage par rapport à la membrure inférieure ou aux membrures inférieures. Les différentes parties des postes I et Il sont avantageusement montées réglables dans le sens du transport sur la machine pour permettre le changement de l'écartement des étriers en vue de la fabrication de poutres en treillis devant avoir des caractéristiques de résistance différentes. Les serre-fils et des parties du poinçon plier et du poinçon écarteur sont en outre interchangeables afin de permettre le traitement de différentes grosseurs de fil et la réalisation d'étriers de différentes formes. S'il faut souder des étriers plies différemment de morceaux de fil de différentes longueurs sur les deux cOtés de la poutre en treillis, on prévoit, a l'entrée, un appareil a couper comprenant des cisailles mutuellement décalées en conséquence. De même, on prévoit dans ce cas un poinçon à plier possédant des surfaces de pliage différentes de part et d'autre de la membrure supérieure. Les branches des étriers d'un cOté de la poutre prennent alors des angles différents par rapport aux fils de membrure supérieure et de membrure inférieure que les branches des étriers de l'autre côté de la poutre. Les avances pas à pas des fils à étriers doivent bien entendu être adaptées aux différentes longueurs non pliées des morceaux de fil pour les étriers. REVENDICATIONS 1. Procédé pour fabriquer une poutre en treillis comprenant une membrure supérieure et au moins une membrure inférieure reliées par des barres ou entretoises diagonales formées d'étriers en V séparés, lesquels sont soudés à la membrure supérieure par la région de leur sommet (pointe du V) et a lamembrure inférieure par les extrémités libres, procédé selon lequel le matériau d'où sont constitués les membrures et les étriers est amené sous forme de fils, le fil à étriers est coupé suivant la longueur que doivent avoir les entretoises, plié en V, relié par les extrémités libres des branches de 11 étrier ainsi réalise au fil de (fil formant la) membrure inférieure et, enfin, soudé par la région du sommet de l'étrier au fil de membrure supérieure, caractérisé en ce que le fil à étriers est tout d'abord serré par la partie formant ultérieurement le sommet de l'étrier suivant en une position définie par rapport au fil de membrure supérieure, est coupé ensuite a l'état serré suivant la longueur que doivent avoir les entretoises, plié en V et soudé par les extrémités libres des branches de l'étrier au fil de membrure inférieure, le serrage étant ensuite supprimé et le sommet de l'étrier étant soudé au fil de membrure supérieure. 2. Nachine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comprenant un dispositif d'avance pour amener pas à pas les fils destinés à constituer les membrures et les étriers, un appareil à couper le fil a étriers, un appareil à plier le fil à étriers, une première soudeuse pour souder les extrémités libres des branches des étriers au fil de membrure inférieure et une deuxième soudeuse pour souder la région du sommet de chaque étrier au fil de membrure supérieure, caractérisée en ce qu'un dispositif de serrage pour serrer le fil a étriers en une position définie par rapport au fil de membrure supérieure, l'appareil à plier, l'appareil à couper et la première soudeuse sont réunis en un premier poste de travail, où le fiL à étriers serré est couplé, plié et soudé au fil de membrure inférieure. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif de serrage du premier poste de travail présente un serre-fils mobile, par lequel le fil a étriers peut être serré contre un mandrin de pliage extensible transversalement à la direction dlintroduc- tion (d'amenée) du fil a étriers, l'appareil a couper est prevu en amont du dispositif de serrage, dans le sens de l'introduction des fils et un poinçon à plier disposé a proximité immédiate du fil de membrure supérieure et susceptible d'être abaissé jusque par-dessus le mandrin de pliage permet, lors de l'abaissement, de plier les parties libres des branches de l'étrier qui dépassent latéralement du mandrin de manière que les extrémités libres des branches viennent se placer à la hauteur du fil de membrure inférieure et dans la zone de travail de la première soudeuse, installée a cet endroit. 4. Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle comprend un deuxième poste de travail, dans lequel sont réunis} d'une part, un dispositif de positionnement pour maintenir les fils formant les membrures supérieure et inférieure(s) en position définie, afin de conférer un profil sensiblement plan au coté supérieur de la poutre en treillis dans la région où le sommet de chaque étrier est relié au fil de membrure supérieure, d'autre part, la deuxième soudeuse 5.Machine permettant de fabriquer une poutre en treillis tridimensionnelle comprenant deux membrures inférieures mutuellement espacées et des étriers soudés sur les deux côtés de la membrure supérieure, selon l'une quelconque des revendications 2 a 4, caractérisée en ce que deux fils à étriers situés à faible distance de part et d'autre du fil de membrure supérieure peuvent être introduits dans le premier poste de travail et être serrés entre le serre-fils et le mandrin de pliage, le poinçon à plier présente deux parties prévues pour les fils à étriers, par lesquelles ces fils peuvent être pliés en forme d'étriers dans deux plans parallèles situés de part et d'autre de la membrure supérieure et un poinçon écarteur est susceptible d'être engagé d'en bas entre les membrures inférieures pour écarter les parties libres des branches d'étrier par rotation autour des points de serrage entre le serre-fils et le mandrin de pliage et appliquer et souder leurs extrémités libres simultanément contre les membrures inférieures. 6. Nachine selon l'une quelconque des revendications 2 a 5, caractérisée en ce que le serre-fils et le poinçon à plier, ou l'un d'eux seulement, présentent des rainures de maintien orientées dans le sens de l'introduction des fils pour le fil à étriers ou pour chaque fil à étriers. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le serre-fils et le poinçon à plier, ou l'un d'eux seulement peuvent être soulevés légèrement pour diminuer le serrage lors de l'inclinaison (écartement par rotation des branches) des étriers. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que les soudeuses sont formées essentiellement de pinces à souder pour le soudage électrique par points ou par résistance qui peuvent être commandées à la cadence du mouvement d'avance des fils d'où est formée la poutre en treillis. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que le poinçon écarteur possède des coins d'écartement solidarisés de contre-électrodes. 10. Machine selon la revendication 4 caractérisée en ce que le dispositif de positionnement est formé. d'un guide dans lequel peut glisser la membrure inférieure ou chaque membrure inférieure et d d'un rail de guidage s'appliquant d'en bas contre le fil de membrure supérieure et sur lequel peuvent être abaissés des serre-fils pour le serrage du fil de membrure supérieure. Il. Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce que le dispositif de positionnement présente un évidement dans la région des mâchoires de pince à souder de la deuxième soudeuse. 12. Machine selon les revendications 10 et Il prises ensemble, caractérisée en ce que les machoires de pince de la deuxième soudeuse sont montées de façon à pouvoir être soulevées legèrement en vue de l'application des sommets d'étrier en une position définie contre la membrure supérieure. 13. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que le mouvement du poinçon écarteur est couplé avec la commande des mâchoires de pince de la première soudeuse. 14. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 a 13, caractérisée en ce que les mouvements des serre-fils est couplé avec les commandes des mâchoires de pince à souder des deux soudeuses.