La présente invention concerne une machine pour confectionner automatiquement, a partir d'un matériau en bande souple, notamment un film polyester de faible épaisseur, des tronçons de bande rectangulaires pourvus aux quatre coins d'un renfort collé au niveau duquel est réalisée une perforation. De tels tronçons de film sont en particulier utilisés dans les appareils de signalisation ou de publicité a affichages multiples du type " bandes souples", e' est-a-dire dans lesquels la surface animée est formée d'une multitude de facettes constituées chacune par une bande souple décorée, susceptible d'occuper plusieurs positions le long de moyens de guidage. Les renforts perforés disposés aux quatre coins servent alors a fixer la bande aux moyens d'entraînement -correspondants. Or, il n'existe à l'heure actuelle sur le marché aucune machine capable de réaliser de telles bandes munies de renforts perforés, de sorte que celles-ci devaient jusqu'a maintenant être confectionnées a la main, nécessitant ainsi une main d'oeuvre impottante et coûteuse. De plus, les bandes confectionnées a la main manquent souvent de précision, ce qui nuit ensuite au bon fonctionnement de l'appareil auquel elles sont destinées. La présente invention a donc pour but principal de remédier a ces inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet une machine permettant de réaliser automatiquement des bandes du type susmentionné avec une grande précision. A cet effet, la machine selon l'invention est essentiellement caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison, sur un bâti longitudinal et d'amont en aval, un dévidoir supportant une bobine de matériau en bande, un premier moyen de guidage de la bande, un ensemble de quatre unités pour la pose des renforts et leur poinçonnage, un deuxieme moyen de guidage, un moyen d'entraînement de la bande avec une fosse de bouclage formant tampon, un organe de coupe pour découper la bande a la longueur voulue, des moyens de retenue pour immobiliser la bande pendant la coupe, une pince a mouvement alternatif apte a saisir l'extrémité libre de la bande pour l'amener dans la position de coupe et évacuer le tronçon découpé dans un bac de récupération, et des moyens de détection sensibles aux renforts posés sur le bord de la bande pour commander le fonctionnement cyclique des divers éléments de la machine. Avantageusement, deux des unités de l'ensemble de pose des renforts et de poinçonnage sont portés par une traverse fixe, tandis que les deux autres unités sont portées par une traverse qui est montée mobile longitudinalement sur le bâti. I1 est ainsi possible de réaliser des bandes de différentes longueurs avec un poinçonnage rigoureusement rectangulaire. De plus, une des unités de chaque paire est prévue mobile sur la traverse correspondante, de façon a pouvoir travailler avec des bandes de différentes largeurs. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, les moyens de guidage de la bande sont constitues par des groupes de rouleaux fous, le premier moyen de guidage comportant en outre un rouleau libre formant poids destiné à assurer la tension de la bande. Cette disposition très simple permet d'avoir un guidage efficace avec une tension constante de la bande pendant l'opération de poinçonnage, qui s'effectue ainsi avec toute la précision voulue. Chaque unité de pose des renforts et de poinçonnage comprend une réserve de renforts sous la forme d'une bande relativement étroite, des moyens pour appliquer de façon connue de la colle sur cette bande, des moyens pour entraîner et guider l'extrémité libre de la bande ainsi encollée sous un sabot presseur disposé au-dessus du bord de la bande de matériau à renforcer, ledit sabor étant susceptible d'être traversé par un poinçon mobile, et des moyens pour actionner successivement le sabot presseur, le poinçon et un couteau destiné à sectionner à la longueur voulue le renfort ainsi posé sur le bord de la bande. Le moyen d'entralnement de la bande de matériau est constitué par un rouleau fou associé à un rouleau entraîneur caoutchouté qui est mu en rotation par un moteur. De préférence, le mouvement de rotation du rouleau entraîneur et le mouvement alternatif de la pince sont obtenus à partir du même moteur, ce qui permet de faire varier très facilement la cadence de production de la machine. On notera en outre que la fosse d'accumulation disposée à la suite du moyen d'entraînement permet-d'absorber la différence de vitesse linéaire qui existe entre le rouleau entraîneur et la pince. Quant aux moyens de retenue de la bande pendant la coupe, ils sont constitués, en amont de l'organe de coupe, par un rouleau caoutchouté fixe en rotation associé à un rouleau fou, et en aval de organe de coupe, par une table à vide. De préférence, l'organe de coupe. est constitué par une lame apte à se déplacer transversalement dans une rainure sous l'action d'un vérin à câble. Quant à la pince, elle est constituée par un chariot transversal, monté mobile longitudinalement sur le bâti sous l'action de chaînes d'entraînement et qui est pourvu d'un certain nombre de moyens.de préhension formés chacun d'un poussoir mobile associé à un sabot fixe. Enfin, les moyens de détection comprennent une première cellule photoélectrique disposée en aval des unités de pose des renforts, et une seconde cellule photo-électrique disposée en aval de l'organe de coupe. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures 1A et 1B représentent de façon simplifiée, en élévation et en coupe longitudinale, une machine conforme à la présente invention - les figures 2A et 2B représentent la meme machine vue de dessus ; - la figure 3 illustre de façon schématique le fonctionnement de cette machine ; - la figure 4 est une vue en plan d'un tronçon de film, pourvu aux-quatre coins d'un renfort perforé et susceptible d'etre réalisé par la machine selon l'invention - la figure 5 est une vue à plus grande échelle suivant la ligne V-V de la figure 2A ;; - - la figure 6 est une vue partielle en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 2A ; -la figure 7 est une vue en coupe à plus grande échelle suivant la ligne VII-VII de la figure 2B ; - la figure 8 est une vue suivant la flèche VIII de la figure: 7; et - la figure 9 est une vue analogue à la figure 7montrant la pince en position de préhension sur le film. La machine représentée sur les figures 1 et 2, et dont le fonctionnement est illustré schématiquement par la figure 3, a été spécialement conçue pour confectionner automatiquement, à partir d'un matériau en bande souple 1, constitué notamment par un film polyester de faible épaisseur, par exemple 23 p ou 36 , des tronçons de bande rectangulaires tels que celui représenté en 2 sur la figure 4. Ces tronçons de film sont en particulier utilisés dans les appareils de signalisation ou de publicité à affichages multiples. Ils peuvent se présenter sous des dimensions diverses et sont pourvus aux quatre coins d'un renfort collé 3, constitué par exemple par un morceau de film polyester de 350 p d'épaisseur, au niveau duquel est réalisée une perforation 4 servant à la fixation du film sur l'appareil correspondant. Cette machine est essentiellement constituée par un bâti longitudinal 5 supportant, -d'amont en aval, un dévidoir 6, un premier moyen de guidage du film 7, un ensemble de quatre unités de poinçonnage référencées 8 à 11, un second moyen de guidage du film 12, un moyen d'entraînement de ce film 13 avec une fosse de bouclage 14, un moyen de retenue 15, un dispositif de coupe 16 et une pince de préhension 17 pour évacua: le tronçon de film découpé dans un bac de récupération 18. Le dévidoir 6 comprend, de façon tout à fait classique, un axe 19 sur lequel vient se monter une bobine de matériau en bande 20. Cette dernière est maintenue en translation et en rotation sur ledit axe au moyen de deux mâchoires à griffes 21 venant en prise sur son moyeu en carton, Elle est en outre freinée en rotation par un dispositif approprié réglable, par exemple un vérin pneumatique associé à un régulateur de pression et agissant sur un tambour solidaire de l'axe 19 par l'intermédiaire d'une bande de friction. Le premier moyen de guidage 7 est constitué par un ensemble de trois rouleaux fous 22 disposés en triangle. il en est d'ailleurs de même du second moyen de guidage 12 qui est formé des trois rouleaux 23. Tous ces rouleaux sont rigoureusement parallèles entre eux, de sorte que lorsque le film 1 est tendu, il est parfaitement aligné et défile ainsi par rapport à une référence donnée sans s'en écarter. Entre la bobine 20, qui est freinée en rotation et le moyen d'entraînement 13, la tension du film 1 est assurée uniquement et de façon très simple par un rouleau libre 24, formant poids et qui est placé à l'intérieur du film au niveau du rouleau inférieur 22 du premier moyen de guidage 7. Cette disposition permet d'obtenir une tension rigoureusement constante du film et de réaliser ainsi poinçonnage de grande précision au moyen des unités 8 à 11 qui vont etre décrites maintenant. Le rôle de ces unités 8 à 11 est de coller les renforts 3 sur le film 1 et de réaliser ensuite une perforation 4 dans ltensemble formé par le renfort et le film. En fait, les deux unités 8 et 9, situées immédiatement derrière le premier moyen de guidage 7, sont portées par une traverse fixe 25, tandis que les deux autres unités 10 et il sont portées par une travérse 26 qui est montée mobile longitudinalement sur le bâti 5. il est ainsi possible de réaliser très facilement des tronçons de film 2 de différentes longueurs. En pratique, cette longueur peut être comprise entre 0,5 m et 3 m. La position de. poinçonnage du film 1 est déterminée par une cellule photo-électrique A, visible sur la figure 3, apte à détecter la présence des renforts 3. Cette cellule est placée immédiatement en aval de l'une ou l'autre des unités 10 et 11. Ainsi qu'on peut le voir plus clairement surla figure 5, le déplacement longitudinal de la traverse 26 sur le bâti 5 est assuré par deux pignons 27, engrenant avec des crémaillères 28 solidaires du bâti et qui sont susceptibles d'etre entraînés en rotation au moyen d'un volant à manivelle 29. D'un coté, la traverse 26 prend appui sur le bati par des galets 30, tandis que de l'autre côté, elle est guidee en translation par l'intermédiaire d'un palier 31 coopérant avec une tige longitudinale 32 fixée sur le bâti. Deux des unités de chaque paire sont en outre prévues mobiles sur la traverse correspondante. il est ainsi possible de travailler avec des bandes de film 1 de différentes largeurs et donc de réaliser des tronçons 2 qui peuvent également avoir une largeur variable en fonction des besoins. En pratique, cette largeur peut etre comprise entre 0,695 m et 1,295 m. Dans l'exemple particulier décrit ici, les unités 8 et 10 sont fixes et ce sont les unités 9 et 11 qui sont prévues mobiles. Comme on peut le voir plus clairement sur les figures 5 et 6, chacune de ces unités 9 et 11 est guidée en translation sur la traverse correspondante par une tige 33 coopérant avec des paliers 34 et prend appui sur celle-ci par l'intermédiaire de galets tels que 35. Leur déplacement transversal est assuré par un pignon tel que 36 engrenant avec une crémaillère 37 solidaire de la traverse. Grâce à cet ensemble de dispositions, il est possible de réaliser des tronçons de film 2 de différentes dimensions avec un poinçonnage toujours parfaitement rectangulaire, ce qui est indispensable au bon fonctionnement ultérieur de l'appareil auquel ils sont destinés. Chacune des unités de poinçonnage 8 à 11 comprend tout d'abord une réserve de renforts 3, constituée ici par une bande relativement étroite, par exemple 20 mm, d'un film polyester de 350 p d'épaisseur, qui est stockée sous la forme d'un rouleau 38 supporté par un axe 39. A ce rouleau sont associés des galets d'entraînement et de guidage tels que 40 permettant d'amener 11 extrémité libre de la bande de renfort 3 sous un sabot presseur 41. La longueur de bande qui est amenée à chaque cycle sous le sabot est déterminée par un moteur pas à pas non visible sur les figures. Cette longueur est en pratique d'environ 40 mm. Au cours de son trajet, un transfert de colle est effectué de façon connue en soi sur la bande 3, au moyen d'une bande de papier encollée 42 qui est stockée en un rouleau 43 supporté par un axe 44. Ladite bande de papier encollée passe d'abord sur un galet 45 contre lequel prend également appui la bande 3, puis entre deux galets 46 et 47 qui pressent fortement les deux bandes l'une contre l'autre. Ce faisant, la couche de colle portée par la bande 42 est transférée sur la bande 3 qui se trouve ainsi uniformément encollée sur sa-face inférieure. Ainsi qu'on peut le voir très clairement sur la figure 6, le sabot presseur 41 est monté mobile verticalement dans un support 48, au-dessus d'une embase horizontale fixe 49 sur laquelle passe le bord du film 1. Ce sabot est normalement maintenu en position haute par un ressort de rappel 50. A l'intérieur du sabot presseur 41 est monté coulissant un poinçon 51 dont ltextrémite 52 est susceptible de faire saillie à la partie inférieure du sabot à travers un orifice 53 prévu à cet effet. Un orifice 54 est également prévu dans l'embase 49 pour recevoir ladite extrémité du poinçon lors de son actionnement. Ce poinçon est normalement maintenu en position effacée par un ressort de rappel 55 ayant une plus grande résistance à l'écrasement que le ressort 50, pour une raison qui apparaîtra plus clairement par la suite. Dans le support 48 est également monte mobile verticalement un couteau 56, dont la partie tranchante 57 est conçue pour coopérer avec le bord de l'embase 49 afin de sectionner la bande de renfort 3 à la longueur voulue. Ce couteau est normalement maintenu en position haute par un ressort de rappel 58. Pour actionner à la fois le sabot 41, le poinçon 51 et le couteau 56, il est prévu un vérin unique 59, de préférence pneumatique, dont la tige porte une plaque 60 susceptible de venir en prise sur la te te du poinçon et sur celle du couteau. On notera par ailleurs que l'extrémité supérieure du poinçon est placée plus haute que celle du couteau de sorte que ce dernier n' est actionne qutaprès l'ensemble poinçon-sabot. Le moyen d'entraînement 13 de la bande de film I est constitué de façon très simple par un rouleau fou 61 associé à un rouleau entraîneur caoutchouté 62 qui est mû en rotation par un moteur électrique non représenté. Comme on peut le voir plus clairement sur la figure 7, le rouleau entraîneur 62 est porté par un support 63 qui est articulé autour d'un axe décalé 64. il peut ainsi être écarté du rouleau fou 61 sous l'action de deux vérins 65 disposés à chaque extrémité, afin de permettre la mise en place du film à l'intérieur de la machine lors de son chargement. La pression exercée par le rouleau entraîneur sur le rouleau fou sous l'action des vérins 65 est en outre prévue réglable. A la suite du moyen d'entraînement 13 est disposée la fosse de bouclage 14 qui permet d'emmagasiner plusieurs tronçons de film 2 en fonction de leur longueur. Cette fosse sert également de tampon entre l'entraînement du film par le rouleau 62 et l'entraînement du film par la pince 17 car, comme on le verra par la suite, les deux vitesses linéaires d'entraînement ne sont pas forcément les mêmes. La fosse permet ainsi d'absorber la longueur de film résultant de cette différence de vitesse. Le film 1 est maintenu tendu à l'intérieur de ladite fosse par un simple rouleau libre 66 formant poids. A sa sortie de la fosse de bouclage 14, le film 1 passe sur un rouleau fou 67 associé à un rouleau caoutchouté 68. Ce dernier est fixe en rotation et constitue le moyen de retenue 15 i film. il est porté par un support 69 articulé autour d'un axe décalé 70 et peut ainsi, sous l'action de deux vérins 71, être écarte à volonté du rouleau fou 67 ou au contraire être appliqué sur celui-ci afin de bloquer le film 1. Inrmédiatement en aval de ce moyen de retenue 15 est placé le dispositif de coupe 16. Celui-ci est essentiellement constitué par une lame tranchante 72 portée par un support 73 qui est monté mobile transversalement en translation par rapport au bâti 5 sur deux tiges de guidage 74. Le déplacement du support 73 le long des tiges 74 est assuré, ainsi qu'on peut le voir plus clairement sur la figure 8, par un vérin pneumatique 75 actionnant un câble 76 fixé audit support, Pendant la coupe, le film 1 est maintenu en position d'un côté par le rouleau caoutchouté 68 venant prendre appui sur le rouleau fou 67 et de l'autre côté par une table à vide 77 constituant un second moyen de retenue du film, la lame de coupe 72 se déplaçant dans une rainure 78 ménagée entre ladite table à vide 77 et un plateau 79 placé dans le prolongement du rouleau fou 67. Le positionnement du film 1 en vue de sa coupe est assuré par une seconde cellule photo-électrique B, visible sur la figure 3, disposée immédiatement en aval du dispositif de coupe 16 et qui est également sensible à la présence des renforts 3 sur le film. Quant à la pince de préhension 17, elle est essentiellement constituée par un chariot transversal 80 qui est monté mobile longitudinalement en translation sur le bâti 1 par l'intermédiaire de chaînes d'entraînement 81 passant sur des pignons tels que 82. Ce chariot est équipé d'un certain nombre de moyens de préhension du film, répartis transversalement et qui sont formés chacun d'un poussoir mobile 83 associé à un sabot fixe 84, comme représenté sur la figure 9. Ainsi qu'on peut le voir sur cette figure, chacun des sabots 84 est susceptible de venir se placer sous l'extrémité du film qui vient d'etre découpé, à travers une fente longitudinale 85 ménagée à la fois dans la table à vide 77 et dans le plateau 79. Quant aux poussoirs 83, ils sont montés élastiquement sur un châssis uniqu e86, qui est articulé en 87 sur le chariot 80, et peuvent ainsi être simul tanément écartés des sabots 84 ou au contraire appliqués sur ceux-ci afin de pincer le film 1, au moyen de deux vérins tels que 88.. Le déplacement du chariot 80 le long du bâti 5 est assuré à partir du même moto-variateur que celui qui est utilise.pour l'entraînement en rotation du rouleau caoutchouté 62, permettant ainsi de faire varier très facilement la cadence deproductionde la machine L'inversion du sens de rotation de ce moteur provoque le retour de la pince dans sa position de départ sans, pour autant, agir sur le rouleau 62, grâce à une roue libre spécialement prévue à cet effet dans la transmission. On va maintenant décrire le fonctionnement de la machine selon l'invention, en se référant plus particulièrement au schéma de la figure 3. En début de cycle, ou lorsque la machine est à l'arret, la pince 17 se trouve en attente dans la position illustrée par la figure 9, mais à l'état ouvert, c'est-à-dire avec les poussoirs 83 écartés des sabots 84. Le rouleau fixe 68 est par ailleurs appliqué contre le rouleau fou 67 par les vérins 71 et maintient ainsi ltextremite du film en position, de manière que la pince puisse le prendre. A la mise en marche de la machine, la pince se referme sur l'extrémité du film sous l'action des vérins 88, puis les vérins 71 sont actionnés afin de relever le rouleau fixe 68 et de libérer ainsi le film. Ensuite, le moteur électrique d'entraînement démarre et le film 1 se trouve alors entraîné à la fois parle rouleau caoutchouté 62 et par la pince. Comme cette dernière va plus vite que le rouleau, la cellule photo-électrique B va rencontrer un renfort 3 préalablement posé sur le film avant la cellule photoélectrique A. La détection d'un renfort par la cellule B provoque l'arrêt du moteur d'entraînement et l'immobilisation du film dans la position prévue pour sa coupe. Le rouleau fixe 68 est alors abaissé contre le rouleau fou 67 et retient ainsi le film d'un côté, tandis que simultanement le vide est appliqué sur la table 77 afin de le retenir également de l'autre coté. Puis le vérin à câble 75 est actionné afin de provoquer le déplacement transversal de la lame 72 dans la rainure 78, tomme illustré sur les figures 7 et 8. Ce faisant, le film 1 est automatiquement découpé à la dimension voulue. Après suppression du vide dans la table 77, le moteur électrique d'entrai- nement est remis en route et la pince 17 tire en arrière le tronçon de film 2 ainsi découpé, pendant que la bande de film 1 est à nouveau entraînée par-le rouleau caoutchouté 62. Celle-ci s'accumule alors dans la fosse de bouclage 14, jusqu a ce que la cellule photo-électrique A détecte la présence d'un renfort 3 préalablement posé sur le film et provoque un nouvel arrêt du moteur d'entraînement. La bande de film 1 se trouve ainsi immobilisée dans la position prévue pour le poinçonnage, tandis que la pince 17 relâche le tronçon de film découpé 2 qui tombe simplement dans le bac de récupération 18. Une longueur de renfort encollé 3 est alors amenée sous le sabot presseur 41 de chacune des unités 8 à 11 sous l'action du moteur pas à pas prévu à cet effet.Simultanément, le moteur d'entralnement est remis en marche, maison sens inverse, afin de ramener la pince 17 dans sa position de départ représentée sur la figure 9. On notera que lors de ce mouvement, le rouleau entraîneur 62 reste immobile, grâce à la roue libre prévue sur la transmission correspondante. Le vérin 59 de chacune des unités de poinçonnage lI~est ensuite actionné . Ce faisant, la plaque 60 en s'abaissant rencontre tout d'abord la tête du poinçon 51, mais comme son ressort de rappel 55 est plus résistant que le ressort de rappel 50 du sabot presseur 41, c'est ce dernier qui va coulisser en premier par rapport au support 48 et venir fermement appliquer l'extrémité de la bande de renfort 3 sur le bord du film 1 maintenu par l'embase 49. Le mouvement de descente de la plaque 60 se poursuivant, le poinçon 51 va ensuite coulisser par rapport au sabot 41 à l'encontre de l'action de son ressort de rappel 55 et venir perforer par son extrémité 52 à la fois le renfort 3 et le film 1. Simultanément, le couteau 56 est également sollicité par la plaque 60 du vérin 59 et vient sectionner le renfort à la longueur désirée par sa partie tranchante 57. Le film 1 se trouve ainsi pourvu de renforts 3 collés et perforés, comme illustré sur la figure 4. Le cycle de fonctionnement recommence ensuite automatiquement comme décrit ci-dessus, jusqu'à-ce que la quantité de tronçons de film 2 programmée à l'avance soit obtenue dans le bac 18. La machine selon l'invention permet donc en définitive de confectionner très rapidement et avec une grande précision les tronçons de film qui sont nécessaires à la réalisation des appareils de signalisation ou de publicité à affichages multiples. REVENDICATIONS 1.- Machine pour confectionner automatiquement, à partir d'un matériau en bande souple, notamment un film polyester de faible épaisseur, des tronçons de bande rectangulaires pourvus aux quatre coins d'un renfort collé au niveau duquel est réalisée une perforation, caractérisée en ce quelle comprend en combinaison, sur un bâti longitudinal et d'amont en aval, un dévidoir supportant une bobine de matériau en bande, un premier moyen de guidage de la bande, un ensemble de quatre unités pour la pose des renforts leur poinçonnage, un deuxième moyen de guidage, un moyen d'entraînement de la bande avec une fosse de bouclage formant tampon, un organe de coupe pour découper la bande à la longueur voulue, des moyens de retenue pour immobiliser la bande pendant la coupe, une pince à mouvement alternatif apte à saisir l'extrémité libre de la bande pour l'amener dans la position de coupe et évacuer le tronçon découpe dans un bac de récupération,et des moyens de détection sensibles aux renforts posés sur le bord de la bande pour commander le fonctionnement cyclique des divers éléments de la machine. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que deux des unités de l'ensemble de pose des renforts et de poinçonnage sont portés par une traverse fixe, tandis que les deux autres unités sont portées par une traverse qui est montée mobile longitudinalement sur le bâti. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'une des unités de chaque paire est prévue mobile sur la traverse correspondante. 4.Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens de guidage de la bande sont constitués par des groupes de rouleaux fous, le premier moyen de guidage comportant en outre un rouleau libre formant poids destiné à assurer la tension de la bande. 5.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que chaque unité de pose des renforts et de poinçonnage comprend une réserve de renforts sous la forme d'une bande relativement étroite, des moyens pour appliquer de façon connue de la colle sur cette bande, des moyens pour entraîner et guider l'extrémité libre de la bande ainsi encollée sous un sabot presseur dispose au-dessus du bord de la bande de matériau à renforcer, ledit sabot étant susceptible d'être traversé par un poinçon mobile, et des moyens pour actionner successivement le sabot presseur, le poinçon et un couteau destiné à sectionner à la longueur voulue le renfort ainsi posé sur le bord de la bande. 6.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce aue le moven d'entraînement de la bande de matériau est constitué par un n ration rouleau fou associé à un rouleau entralneur caoutchouté qui est mû/par un moteur. 7.- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le mouvement de rotation du rouleau entraîneur et le mouvement alternatif de la pince sont obtenus à partir du même moteur. 8.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,- caractérisée en ce que les moyens de retenue sont constitués, en amont de l'organe de coupe par un rouleau caoutchouté fixe en rotation associé à un rouleau fou, et en aval de l'organe de coupe, par une table à vide. 9.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que organe de coupe est constitué par une lame apte à se déplacer transversalement dans une rainure sous l'action d'un vérin à câble. 10.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la pince est constituée par un chariot transversal, monté mobile longitudinalement sur le bâti sous l'action de chaînes d'entraînement et qui est pourvu d'un certain nombre de moyens de préhension formés chacun d'un poussoir mobile associé à un sabot fixe. 11.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que les moyens de détection comprennent une première cellule photo-électrique disposée en aval des unités de pose des renforts, et une seconde cellule photoélectrique disposée en aval de ltorgane de coupe.