La présente invention concerne un procédé de purification de liquide comprenant une dialyse et un appareil utilisable A ce propos. Le procéde et 1 'ap- pareil sont particulièrement intéressants pour réaliser des analyses en série en laboratoire. On réalise souvent une dialyse lors de l'analyse de fluides biologiques comte le sang lorsque l'on veut séparer des sels dialysables et des composants de bas poids moléculaire de constituants de poids moléculaire plus élevé en solution, tels que des protéines ou des peptides, de telle sorte que ces derniers puissent être ensuite mesurés ou caractérisés pour fournir des données analytiques recherchées. On utilise très souvent la dialyse en laboratoire dans la recherche d'antigêne carcinoembryonique qui est un test in vitre utile dans le traitement et le diagnostic du cancer. Dans ce test, on fait précipiter A l'aide d'acide perchlorique des protéines du sang A partir d'un échantillon de plasma, puis on effectue un test radioimmunologique pour mesurer l'antigène carcinoembryonique du liquide surnageant. Avant de réaliser cette mesure, il est essentiel d'éliminer l'acidité en excès de l'échantillon de plasma déprotéiné, tout en maintenant l'osmolarité de celui-ci A un faible niveau.On utilise la dialyse A ce propos et la présente invention constitue une amélioration par rapport aux techniques et Al'appareillage antérieurs dans le domaine de cette application et d'autres utilisations similaires. A l'heure actuelle, une recherche d'antigène carcinoembryonique comprend les étapes suivantes: (i) On dilue un échantillon de plasma de 0,5 ml avec 2 mi de chlorure de sodium A 0,85%. (2) On ajoute 2,5 ml d'acide perchlorique 1,2 M. (3) On centrifuge pendant 20 mn A 1000 g. (4) On transfère le liquide surnageant dans un sac de dialyse. (5) On effectue une dialyse dans de l'eau déionisée, puis dans une solution d'acétate d'ammonium O,O1M jusqu'A obtenir un pH final de 6,5 + 0,2. (6) On titre la solution purifiée selon une procédure de test radloinnunologique impliquant les étapes suivantes: (a) On ajoute un excès d'antisérum d'antigène carcinoembryonique A fp so lution. (b) On incube pour permettre la formation du complexe antigene-anticorps. (c) On ajoute un excès d'antigène I125-carcinoembryonique pour qu'il réa gisse avec l'anticorps en excès. (d) On élimine le complexe antigène-anticorps en l'adsorbant sur du gel de phosphate de zirconyle. (c) On recueille le gel et l'on en détermine la teneur en 1125 dans un spectromètre A scintillation gamma. Le procédé et l'appareil selon l'invention se rapportent A l'étape (5) du schéma analytique ci-dessus. Dans cette étape, on élimine par dialyse l'acide perchlorique en excès et d'autres constituants de bas poids moléculaire du spécimen de plasma pour obtenir une solution des constituants nonprotéiniques du plasma et de l'antigène carcinoembryonique ayant un pH de 6,5 + 0,2 et une force ionique de 0,01M. Il est essentiel que le pH et la force ionique de la solution soient compris entre ces limites pour que le test radioimmunologique soit réussi. Pour effectuer cette étape selon l'art antérieur, on place le spécimen de plasma déprotéinisé dans un sac de dialyse et l'on effectue la dialyse dans un bain calme contenant 50 volumes d'eau par volume de spécimen de ce plasma.Pour que le spécimen de plasma présente une force ionique et un pH finaux compris dans les limites ci-dessus, il faut changer à trois reprises le bain de dialyse A des intervalles de 3 heures, puis effectuer une dialyse finale dans une solution d'acétate d'ammonium 0,01M. Bien qu'on utilise un équipement automatique, cette méthode de dialyse demande beaucoup de temps, nécessite l'attention de spécialistes et des laboratoires spacieux. La présente invention élimine ces inconvénients. Dans un procédé de dialyse employant un récipient contenant un milieu de dialyse liquide dans lequel est plongée une membrane semi-perméable renfermant une solution A dialyser, selon lequel on introduit par une entrée percée dans le récipient un courant continu de milieu frais de dialyse et l'on élimine en continu le milieu de dialyse contenant le dialysant par une sortie ménagée dans ce récipient, l'amélioration selon l'invention consiste en ce que l'on maintient des conditions d'écoulement laminaire dans tout le milieu situé entre l'entrée et la sortie. La présente invention fournit également un bac de dialyse permettant, lors d'une opération de dialyse, l'evacuation et l'introduction en continu d'un milieu de dialyse dans lequel est plongée une membrane semi-perméable renfermant un liquide contenant un soluté A dialyser, lequel diffuse A travers la membrane dans le milieu au cours du procédé. Ce bac comprend un récipient de forme allongée, présentant un fond, deux extrémités et deux faces latérales, ces dernières ayant une forme pratiquement identique; les deux extrémités et les deux faces latérales se terminent en un bord supérieur et elles sont réunies par leurs bords inférieurs au fond du bac de manière étanche. La largeur du récipient est relativement faible par rapport A la longueur de celui-ci. Une cloison transversale verticale est située A l'intérieur du récipient en un plan parallèle A l'une de ses extrémités et A une faible distance de celleci; la cloison est fixée au fond et aux parois latérales du récipient et constitue A l'intérieur de celui-ci un compartiment ouvert en haut; le bord supérieur de la cloison est horizontal et se trouve A un niveau inférieur A celui du bord supérieur du récipient. L'entrée du milieu de dialyse se trouve dans l'extrémité inférieure du compartiment ouvert en haut et communique avec l'extérieur du récipient.L'unique sortie du milieu de dialyse est située sur la partie inférieure du récipient, sur l'extrémité la plus éloignée de la cloison, et un trop-plein communique avec cette sortie, et est situé de telle sorte que lorsque le milieu de dialyse est contenu dans le récipient au cours d'une dialyse, le milieu de dialysesoit évacué du récipient et son niveau soit maintenu A une hauteur pratiquement identique A celle du bord supérieur de la cloison. L'appareil selon l'invention, utilisable pour la dialyse de spécises de sérum dans la recherche d'antigène carcinoembryonique, présente un volume d'environ 6t et permet de traiter environ 50 spécimens, tandis que l'appareil antérieur permet de traiter environ 20 spécimens pour un volume de 5t. L'appareil et le procédé selon l'invention mettent en oeuvre un écoulement laminaire du milieu liquide dans lequel les échantillons sont dialysés, si bien que l'on peut utiliser un bac de plus petite taille et accorder moins d'attention au fonctionnement de celui-ci. Le procédé selon l'invention permet aussi une amélioration du degré de purification du spécimen de plasma. Il résulte de ce dernier fait évidemment que l'onpeutéventuellesent réduire le temps requis pour réaliser un degré donne de purification. A la connaissance de la Demanderesse, l'importance du maintien du milieu de dialyse en écoulement laminaire n'a pas été reconnue auparavant et constitue la base de la présente invention. La présente invention est davantage illustrée en référence aux dessins cijoints dans lesquels: La Figure 1 est une vue latérale en élévation d'un récipient de dialyse selon l'invention. La Figure 2 est une vue en coupe prise le long de la ligne 2-- 2 de la Fig.10, montrant l'entrée et la cloison du récipient selon la Figure 1, La Figure 3 est une vue en coupe prise selon la ligne 3 - 3 de la Figure 10 montrant la sortie avec le trop-plein du récipient selon la Figure 1. La Figure 4 est une vue latérale en élévation d'un support A claire-voie utilisable dans le récipient montré dans la Figure 1. La Figure 5 est une vue en plan du support A claire-voie montré dans la Fig.4. Les Figures 6 et 7 sont des vues en élévation des deux extrémités du support A claire-voie montré dans la Figure 4. La Figure 8 est une vue en élévation de l'extrémité d'entrée du récipient selon la Figure 1. La Figure 9 est une vue en élévation de l'extrémité de sortie du récipient selon la Figure 1. La Figure 10 est une vue en plan du récipient selon la Figure 1; et la figure 11 est une vue éclatée en perspective montrant la mise en place du support A claire-voie de la Figure 4 dans le récipient de la Figure 1. La Figure 1 montre une vue latérale en élévation d'un bac 10 de dialyse selon l'invention. La Figure 8 montre une vue en élévation de l'extrémité d'entrée 15 du récipient selon la Figure 1; la Figure 9 est une vue en élévation de l'extrémité de sortie 16 et la Figure 10 est une vue plan du meme bac. Le bac 10 est allongé en forme de caniveau et présente des extrémités représentées par 15 et 16, deux faces latérales représentées par 20 et 21 et un fond représenté par 25. Les deux extrémités 15 et 16 correspondant A la largeur du récipient sont relativement étroites par rapport A la longueur des côtés 20 et 21. La profondeur du bac a l'extrémité 16 est de préférence légèrement supérieure à celle que l'on trouve a l'extrémité 15. Les faces latérales 20 et 21 ont une forme pratiquement semblable. Dans le cas de la cuve de dialyse représentée dans la Figure 1, le fond 25 du bac 10 présente une pente descendante en direction de l'extrémité 16, mais ceci ne constitue pas une caractéristique essentiel le. Cette pente sert simplement A faciliter la vidange du bac. Le périmètre supérieur du bac forme une lèvre 30 qui peut être conçue pour recevoir un couvercle (non indiqué) mais celui-ci n'est pas nécessaire et il est préférable de n'utiliser aucun couvercle lorsque l'on travaille a la température ambiante. Il peut être avantageux d'utiliser un couvercle pour le bac lorsque l'on travaille A des températures nettement supérieures ou inférieures A la température ambiante. Au cours de la dialyse effectuée selon le procédé de l'invention, le niveau uu liquide (dumilieu)de dialyse l'intérieur du bac est représenté par 35. On peut maintenir la masse de milieu dans le bac en un état d'écoulement laminaire en introduisant en continu du milieu frais par l'entrée représentée par l'orifice 40 ménagé dans l'extrémité 15 du bac 10. De même, le milieu de dialyse en excès sort par le trop-plein représenté par l'orifice 45, reliant l'extérieur A l'intérieur du bac par l'intermédiaire du canal 50 et de la sortie représentee par l'orifice 55 dans l'extrémité 16 du bac 10. Selon la mise en oeuvre préférée représentée, une cloison 60 est fixée de façon étanche aux parois latérales 20 et 21 et au fond 25 A l'intérieur du bac selon un plan vertical et transversal, parallèle A l'extrémité 15 qui porte l'orifice d'entrée 40 et tout proche de celui-ci, la cloison présente une hauteur telle que son bord supérieur est juste en dessous du niveau 35 du milieu de dialyse 36 et constitue ainsi un compartiment 65 ouvert en haut. Lorsqu'on met en oeuvre le procédé selon l'invention, la direction d'écoulement du milieu de dialyse 36 est celle visualisée par les flèches indiquées sur le dessin. Le flot entre par l'orifice 40 dans le milieu 36 de dialyse, sort par l'orifice 55 de sortie et s'écoule par le tube 46 d'évacuation. On voit un sac de dialyse 70 suspendu à l'intérieur du milieu de dialyse 36 de la manière préconisée selon le procédé de l'invention. Avec ce bar, on peut traiter un grand nombre de sacs de dialyse semblables au sac 70. Le sac de dialyse 70 est fait d'une membrane semi-perméable et renferme un liquide contenant un soluté à dialyser. Ce liquide est désigné par l'indice 75 sur le dessin. Au cours du procédé de dialyse, le soluté diffuse depuis le liquide 75 à travers le sac 70 dans le milieu 36, puis il est ensuite éliminé. On peut utiliser un quelconque moyen convenable pour suspendre le sac 70 dans le milieu 36. Le sac doit être suspendu au moins à une profondeur correspondant au niveau du liquide 75 contenu A l'intérieur du sac.Dans la Figure 1, le sac 70 est complètement immergé et est complètement rempli de liquide 75. La Figure 2 est une vue en coupe de l'extrémité 15 de la cloison 60 du bac 10 de dialyse selon la ligne 2-2 de la figure 10 lorsque l'on regarde dans la direction des flèches. La Figure 2 montre la cloison 60 très rapprochée de 1 'extrémité 15, mais cependant située A une certaine distance de façon à former un compartiment 65 ouvert en haut. Le milieu de dialyse 36 s'écoule dans le bac 10 par l'orifice 40 d'entrée, monte dans le compartiment 65 ouvert en haut et passe par-dessus le bord supérieur de la cloison 60. En ajustant correctement le débit d'alimentation, on obtient un écoulement laminaire du milieu 36 de dialyse vers le bas et vers la droite en direction du fond et de l'extrémité opposée du bac. Cet ajustement peut être fait entre de larges limites. La Figure 3 est une vue en coupe de l'extrémité de sortie 16 du bac de dialyse 10, prise le long de la ligne 3-3 de la figure 10 en direction des flèches. Le milieu 36 sort du bac 10 par l'orifice de sortie 55 et l'orifice 45 de trop-plein reliés entre eux par le canal 50 situé A l'extrémité 16 du bac 10. Le niveau 35 du milieu 36 de dialyse dépend du niveau de l'orifice 45 du trop-plein. L'orifice 55 de sortie est situé dans la partie inférieure du bac 10. Le profil plat et en pente du fond 25 du bac 10 et la position de l'orifice 55 de sortie contigu au fond 25, facilitent la purge du bac A la fin du procédé. Dans la Figure 1, l'orifice 45 de trop-plein est relié au tube d'évacuation 46 qui transporte l'excès de milieu de dialyse contenant le soluté dialysé depuis le bac 10 à un endroit convenable, tel qu'un évier convenable, un égout ou un réceptacle. Le canal 50 porte à son extrémité supérieure un moyen 51 d'évent atmosphérique, situé plus haut que le niveau 35 du milieu 36 en cours du fonctionnementduprocéde. Dans le dispositif de la Figure 1, le moyen 51 est simplement un trou reliant le canal 50 à l'atmosphère, au-dessus de la surface 35 du milieu 36 de dialyse. Pour éliminer facilement le milieu 36 de dialyse du bac 10, soit à la fin du procédé, soit pour remplacer le milieu 36, on arréte l'alimentation en milieu frais pénétrant par l'orifice 40 d'entrée en fermant une vanne (non indiquée), commandant le débit du milieu 36 par l'orifice 40 et en obturant l'évent 51. Lorsque l'extrémité du tube 46 d'évacuation éloigné du bac 10 se trouve à un niveau inférieur à celui du fond 25 du bac 10, ainsi qu'il est marqué dans la Figure 1, la fermeture de l'évent 51 provoque la formation d'un siphon à l'intérieur du canal 50, de l'orifice 45 de trop-plein et du tube 46 d'évacuation. Dans la Figure 1, le moyen de fermeture de l'évent 51 est illustré par un bouchon 52 qui, lorsqu'il est fixé solidement dans l'évent 51, coupe toute communication entre le canal 50 et l'atmosphère. La Figure 1 montre également une caractéristique facultative représentée par les dispositifs sensibles 115, 120 et 125, disposés à diverses profondeurs dans le milieu 36 de dialyse. On choisit les dispositifs sensibles convenables en fonction du soluté particulier éliminé. Par exemple, dans le cas ou des ions hydrogène sont éliminés d'un liquide 75 contenu dans le sac 70 de dialyse, tel que dans là recherche d'antigène carcinoembryonique, des dispositifs sensibles 115, 120 et 125 peuvent être les électrodes d'un pH mètre. En raison de l'écoulement laminaire en direction descendante du milieu 36 de dialyse, on trouve des conoentrations en soluté d'autant plus élevées qu'on se trouve à des niveaux plus bas dans le bac; ceci peut être contrôlé à l'aide des dispositifs sensibles indiqués. A mesure que l'opération approche de sa fin, la différence entre les mesures fournies par les dispositifs 125 et 115, respectivement le moins profond et le plus profond, va en s'amenuisant. La Figure 4, bien que ne constituant pas une partie essentielle de la présente invention, illustre un support à claire-voie qui permet de suspendre un grand nombre de sacs de dialyse 70 à l'intérieur du bac 10, en position immergée dans le milieu 36 de dialyse. Le support à claire-voie est généralement désigné par l-'indice 80. La Figure 5 représente une vue en plan du support 80, et les Figures 6 et 7 sont des vues en élévation de l'extrémité de ce support. Le support 80 est constitué par une plate-forme inférieure horizontale 85 qui repose sur des jambes 90, 91, 92 et 93 et soutient un élément vertical 95, situé au centre entre les deux côtés de la plate-forme 85. L'élément vertical 95 soutient une plate-forme supérieure 100, de telle sorte que le support 80 a la forme d'un I;en coupe,et repose sur quatre jambes 90 à 93. Les dimensions du support à claire-voie 80 sont telles que celui-ci s'emporte dans le bac 10, entre les côtés 20 et 21 et la cloison 60 et l'extrémité de sortie 16, ainsi que cela est représenté dans la Figure 11. Lorsque 1 'on utilise des dispositifs sensibles 115, 120 et 125, on prévoit de l'espace à cet effet. La plate-forme supérieure 100 et la plate-forme inférieure 85 du support à claire-voie 80 portent chacune une série de fentes situées dans des plans verticaux correspondants et illustrés en 105 et 110. Les fentes sont faites pour recevoir les noeuds terminant les extrémités inférieure et supérieure du sac de dialyse 70. On prépare facilement un sac de dialyse en nouant l'extrémité inférieure d'un morceau de tube de cellophane de longueur convenable, en remplissant le sac d'un liquide contenant le soluté à dialyser, puis en nouant l'extrémité supérieure du tube. On insère alors des parties détendues situées juste avant les noeuds extrêmes du sac dans les fentes 105 et 110 correspondantes, de telle sorte que le noeud supérieur repose sur la plate-forme 100 et que le noeud inférieur soit fixé en dessous de la plateforme 85.Le support à claire-voie 80 présente donc un grand nombre de fentes convenablement espacées, susceptibles de maintenir suspendus un grand nombre de sacs de dialyse semblables au sac 70. Une autre forme possible mais moins avantageuse de récipient de dialyse selon l'invention est semblable à celui qui est montré dans la Figure 1, si ce n'est qu'il n'y a pas de cloison 60 et que l'orifice d'entrée 40 débouche directement dans le récipient lui-même et non dans le compartiment 65 ouvert en haut. Dans cette mise en oeuvre, l'orifice 40 d'entrée est situé dans la partie supérieure de l'extrémité 15 au voisinage de la surface 35 du milieu 36 de dialyse, et de préférence pratiquement à la même profondeur que l'orifice 45 de sortie. Afin d'illustrer l'avantage obtenu grâce au procédé de dialyse avec écoulement laminaire selon l'invention, on réalise trois expérience mettant en oeuvre un bac de dialyse semblable à celui qui est illustré dans la Fig.l. Le liquide contenant un soluté dialysable, représenté en 75 sur la Fig. 1, est une solution de sulfate de cuivre; on estime à l'oeil la probression de la dialyse en suivant la couleur bleue de la solution à mesure que le sel de cuivre s'accumule dans le ni lieu de dialyse 36. Le milieu de dialyse 36 est ici de l'eau. On effectue une mesure quantitative de l'efficacité dû procédé en analysant le liquide dialysé 75 compris dans le sac 70àlafindes expériences. On utilise un bac de 6Q, semblable à celui qui est illustré dans la Figure 1, si ce n'est qu'il n'y a pas de cloison 60 et que l'orifice 40 d'entrée se trouve dans la partie supérieure de l'extrémité 15. On place 5 ml d'une solution de sulfate de cuivre à 0,75M dans chacun des 24 sacs de dialyse qui sont ensuite suspendus dans les 5,88# d'eau que contient le bac. Le premier essai est réalisé selon la technique de l'art antérieur, selon laquelle le milieu 36 de dialyse reste calme mais est éliminé et remplacé toutes les 3 heures au cours des 9 heures que dure l'expérience. On utilise donc 17,6Q d'eau comme milieu de dialyse pour dialyser 0,12# de liquide. Le rapport de cesdeuxnombres est de 147, ce qui veut dire que l'on utilise 147 volumes de milieu de dialyse par volume de liquide soumis à la dialyse. Dans les deuxième et troisième expériences, on emploie le même appareil en établissant des conditions d'écoulement continu du milieu de dialyse 36 dans le récipient 10 de dialyse, soit turbulentes, soit laminaires. Dans ces deux expériences, on utilise 46 sacs de dialyse en cellophane contenant chacun 5 ml de solution de sulfate de cuivre 0,75M, (liquide total à dialyser: 0,23Q) que l'on dialyse pendant une période de 9 heures avec un volume total d'eau de 34,5Q. Dans ces deux expériences, le rapport du milieu de dialyse au liquide soumis à la dialyse est de 150, ce qui est pratiquement le même que celui que l'on obtient dans la dialyse calme selon l'art antérieur. A la fin de l'expérience, on détermine la teneur en sulfate de cuivre du liquide restant dans les sacs de dialyse. On recueille les résultats suivants: Expérience Concentration finale + No. Mode (Mo lori te x 1O 4) R en discontinu 7,67 4500 2 écoulement avec 3,59 2100 turbulence 3 laminaire 0,90 8400 Concentration molaire en sulfate de cuivre dans le liquide dialyse contenu a l'intérieur des sacs de dialyse à la fin de l'expérience, moyenne effec tuée sur 10 sacs. t Le rapport de la concentration initiale de sulfate de cuivre dans la solu tion dialysée, 0,75M, à la concentration finale moyenne. Ce rapport repré sente le nombre de fois qu'il faudrait diluer la solution initiale pour fournir la concentration finale obtenue par l'opération de dialyse. Il est évident que l'écoulement laminaire permet une efficacité pratiquement double en ce qui concerne le facteur R de dilution par rapport à ce qui est possible avec la méthode discontinue selon les procédés connus. On peut profiter de cette efficacité accrue pour diminuer le volume de milieu de dialyse 36 (eau) requis. Cette possibilité est illustrée par une autre expérience, analogue aux trois expériences ci-dessus, dans laquelle la quantité d'eau employée en écoulement laminaire est réduite à 80t, soit 87 fois le volume contenu dans les sacs de dialyse, et la durée de l'expé- rience est portée à 24 heures. La concentration d'une solution de sulfate de cuivre 0,75 molaire est réduite à 0,47 > Ces résultats montrent donc qu'un procédé de dialyse dans lequel le liquide à dialyser est enfermé dans une membrane semi-perméable plongée dans un milieu de dialyse maintenu dans des conditions d'écoulement continu laminaire, aboutit à une nette amélioration de l'efficacité que l'on peut exploiter avantageusement dans l'un ou plusieurs des buts suivants: (1J Une élimination plus complète du constituant dialysable contenu dans la membrane semi-perméable. (2J Une réduction du temps nécessaire pour réaliser un degré donné de puri fi cation. (3J La réduction du volume de milieu de dialyse requis. (4 > La simplification de l'équipement requis pour effectuer la dialyse. (5J La réduction de l'espace requis pour l'équipement de dialyse; et la réduction du travail impliqué dans la réalisation d'une purification donnée. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATTONS 1.- Procédé de dialyse employant un récipient contenant un milieu de dialyse liquide dans lequel est plongée une membrane semi-perméable renfermant une solution à dialyser, selon lequel un courant continu de milieu de dialyse frais est introduit en continu dans ce récipient par l'intermédiaire d'une entrée ménagée à cet effet, et un milieu de dialyse contenant le dialysat est élimine en continu par une sortie percée dans ce récipient, carac térise en ce que l'on maintient des conditions d'écoulement laminaire pour ce milieu de dialyse entre l'entrée et la sortie du récipient. 2.- Bac de dialyse permettant en cours de fonctionnement l'élimination et l'introduction en continu d'un milieu de dialyse dans lequel est plongée une membrane semi-perméable renfermant un liquide contenant un soluté à dialyser, lequel soluté diffuse à travers la membrane dans le milieu,caractêrisé en ce que ce bac comprend un récipient de forme allongée ayant deux faces latérales pratiquement de même forme, deux extrémités et un fond, les deux extrémités et les deux faces latérales se terminant en un bord supérieur et étant réunies parleur boFs inférieurs au fond de la cuve de manière étanche, la largeur du récipient étant relativement faible par rapport à la longueur de celui-ci; qu'à l'intérieur de ce récipient se trouve une cloison transversale verticale située dans un plan parallèle à une extrémité et à faible distance de celle-ci, fixée au fond et aux parois de celui-ci de façon à former un compartiment ouvert en haut, le bord supérieur de cette cloison étant horizontal et a à un niveau inférieur à celui du bord supérieur du récipient; ce récipient comprenant une entrée pour le milieu de dialyse situé dans la partie inférieure du compartiment ouvert en haut et communiquant avec l'extérieur du récipient; une sortie unique pour le milieu de dialyse située dans la partie inférieure du récipient, sur l'extrémité la plus éloignée de la cloison; et un trop-plein relié à cette sortie, ce trop-plein étant situé de telle sorte que lorsque lemilieu de dialyse se trouve dans le récipient au cours du procédé de dialyse, l'excès de milieu est évacué du récipient, si bien que le milieu de dialyse reste pratiquement de niveau avec le bord su périeur de la cloison. 3.- Cuve de dialyse selon la revendication 2, caractérisée en ce que cette sortie est équipée d'un siphon adapté pour évacuer le contenu entier du bac. 4.- Bac de dialyse selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il présente un canal ascendant vertical reliant la sortie au trop-plein sur lequel est fixé un élément tubulaire dont -l'extrémité est située à un niveau inférieur à celui du trop-plein, et que le canal présente un évent communiquant avec l'atmosphère. 5.- Bac de dialyse selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on peut fermer cet évent. 6.- Bac de dialyse selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que l'extrémité de l'élément tubulaire est située à un niveau inférieur à celui du fond du récipient. 7.- Bac de dialyse selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, ca ractérisé en ce qu'il comprend de plus un support permettant de suspendre dans le récipient un sac semi-perméable contenant la solution à dialyser. 8.- Bac de dialyse selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un une pluralitede supports. 9.- Bac de dialyse selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce qu'il contient un dispositif sensible placé de façon à être recouvert du milieu de dialyse lorsque celui-ci se trouve dans le bac, et servant à mesurer la concentration de soluté qui diffuse dans le milieu au cours du procédé. 10.- Bac de dialyse selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il contient un grand nombre de dispositifs sensibles situes chacun à un niveau différent à l'intérieur du bac. 11.- Bac de dialyse selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que son fond est en pente descendante en direction de la sortie.