L'invention concerne un pistolet automatique à canon fixe et en particulier, un dispositif servant à arrêter dans les pistolets de ce type la-culasse en fin de recul, dispositif propre à empêcher un démontage accidentel de l'arme pendant le fonctionnement. Comme il est connu dans les pistolets automatiques à canon fixe, la culasse est normalement liée au fut avec possibilité de coulissement grâce à des nervures situées à la partie postérieure de la culasse et qui s'engagent dans des guides correspondant-s formés sur le fût. Â la phase de démontage du pistolet, pour dégager la culasse du faut, il est nécessaire de faire coulisser la culasse vers l'arrière jusqu'à dégager des guides les nervures susdites, après quoi on peut incliner convenablement la culasse et la retirer du canon. Il-est évident que pendant le fonctionnement de l'arme, les nervures de la culasse doivent entre empochées de se détacher du fût. Â cet effet, dans la technique connue, on utilise deux types de systèmes a) on dispose un verrou à coulissement vertical mobile entre une première position dans laquelle il fait saillie dans le parcours de recul de la culasse, empêchant les nervures de cette dernière de se dégager des guides de coulissement sur le fut, et une deuxième position dans laquelle le recul de la culasse ne trouve pas d'obstacle et les nervures de celle-ci peuvent se dégager des guides ou cannelures de coulissement. le verrou peut normalement être actionné de l'extérieur vers l'une ou 11 autre des deux positions. b) On monte la sous-garde sur charnière à la partie postérieure du fut, donc dans la partie la plus proche de la crosse de l'arme, tandis qu'à l'avant, la sous-garde porte une saillie qui, quand le pistolet est en état de tirer, åoue le même rtle que le verrou mentionné en (a), empêchant la culasse de se détacher du fut. La sous-garde est maintenue fermée par un ressort. Toutefois, les deux systèmes présentent un grave inconvénient. En effet, pendant le recul de la culasse immédiatement après le tir, le choc important de la feuillure prévue à ltextrémité posté- rieure de la culasse contre la butée constituée par le verrou à coulissement vertical dans le cas du système (a) ou par la saillie portée par la sous-garde dans le cas de la solution (b), peut avoir pour effet d'amener la butée hors de la position dans laquelle elle empêche complètement le recul de la culasse. Par suite, il peut se produire un démontage partiel de l'arme qui s'enraye,outre qu'elle constitue une source de danger pour le tireur. Le but principal de l'invention est de créer un dispositif dZarr8t mécanique fixe qui empêche avec une certitude absolue la culasse de se détacher du fût du pistolet pendant le fonctionnement normal de l'arme. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif d'arrêt mécanique dans lequel aucun choc appliqué à la. butée par le recul de la culasse immédiatement après un coup ne puisse en aucune façon faire quitter à la Née la position dans la- quelle elle empêche la culasse de se détacher du fûr. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif d'arrêt mécanique dans lequel, pour démonter du fût la culasse, il faut une opération manuelle qui sort absolument des mouvements normaux et des sollicitations normales de la culasse quand l'arme est en état de fonctionnement. Ces buts ainsi que d'autres buts de l'invention sont atteints par un dispositif d'arrêt mécanique pour pistolets automatiques à canon fixe du type qui comprend un f*, un canon de tir monté en position fixe sur le fut, une culasse pouvant coulisser sur le fût le long du canon fixe grâce à un accouplement à coulissement entre des nervures formées latéralement sur la surface intérieure de la culasse et des guides ou cannelures formés de façon correspondante sur la surface extérieure du fût, ce dispositif d'arrêt du recul de la culasse étant constitué par un verrou lié au fut par. l'intermédiaire d'un pivot fixe passant dans un trou allongé formé dans la partie centrale du verrou, de sorte que le verrou est capable de tourner autour du pivot et de se déplacer perpendiculairement au pivot d'une distance égale au maximum à la longueur du trou allongé, le verrou étant muni a sa partie postérieure d'une saillie ou d'un talon conçu pour faite saillie dans le parcours de recul de la culasse, le verrou étant mobile entre une première position de fermeture dans laquelle le talon s'appuie contre un gradin ménagé dans le fût et fait saillie dans le parcours de recul de la culasse,tandis que la partie restante de la surface supérieure du verrou est au même nivean que le plan de coulissement sur le fut de la culasse, et une deuxième position d'ouverture dans laquelle le talon ne fait pas saillie dans le parcours de la culasse et l'extrémité antérieure du verrou fait saillie au-dessus du plan de coulissement mentionné de. la culasse, sans entraver son recul, des moyens élastiques étant prévus et sollicitant le verrou vers la première position de fermeture, le verrou étant muni à l'avant de moyens de prise manuelle permettant de faire passer le verrou de la première à la deuxième position contre l'action antagoniste des moyens élastiques. Le dispositif d!arrêt selon l'invention comporte donc essentiellement un verrou ayant une position stable de fermeture dans laquelle il empoche la culasse de se détacher du fut et dans laquelle tout choc appliqué contre le talon se reporte sur le fut par l'intermédiaire du gradin correspondant, iaile position instable d'ouverture à laquelle le verrou est amené contre l'action antagoniste des moyens élastiques (c'est-à-dire d1un ressort) avec un mouvement de déplacement en avant (donc en sens opposé au recul de la culasse) et de rotation du verrou. Les buts et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement dans la description suivante donnée à titre d'exemple non limitatif et qui se réfère aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue latérale partiellement en coupe d'un pistolet automatique à came fixe mnni du dispositif d'arrêt de l'invention, en position fermée,c'est-à-dire quand l'arme est en état de tirer; ; la figure 2 est une vue partielle en coupe transversale sui vant la ligne Il-Il de la figure 1 la figure 3 est une vue analogue à la figure 1, le dispositif d'arêt étant en position ouverte la figure 4 est une vue par dessus du dispositif d'arrêt monté sur le fut du pistolet la figure 5 est une coupe suivant la ligne -V de la figure 1, et la figure 6 est une vue analogue à la figure 5 montrant le dispositif d'arrêt dans la position ouverte. On se référera tout d'abord aux figures 1 et 2 ; elles montrent un pistolet automatique qui comprend, comme composants normaux, un fût indiqué par la référence générale 10 et dont font partie une crosse ou poignée 11, une sous-garde 13 dans laquelle est logée une gâchette 12 et une partie 14 dans laquelle est monté le canon fixe de tir 15. Autour du canon 15 est montée la culasse désignee par la référence générale 17, soumise à l'action du ressort de compression 16 enroulé autour du canon 15. De façon bien connue, pendant le fonctionnement de pistolets de ce type, après chaque coup, la culasse 17 doit effectuer un recul donc vers la droite de la figure 1) et à cet effet, on a prév' ha coopération entre les nervures latérales 18 formées à l'intérieur de la culasse 17 et les guides ou cannelures 19 prévus de façon correspondante sur le fût 10. On considèrera maintenant particulièrement les figures 3, 4, 5 et 6 ; à l'avant la culasse 47 présente une surface de feuillure 20 et une partie convenablement inclinée 21. Â son tour, le fut 10 présente une butée 22. En dessous de la butée 22 est formée dans le fût 10 une cavité 23 qui présente à l'extrémité postérieure une rainure semi-circulaire 24 (figure 4) présentant un gradin 25 de contour correspondant. Dans la cavité 23 est loge le dispositif d'arrêt selon lin- vention qui comprend un verrou 26 monté par le pivot 27 sur le fut 10 et pouvant tourner autour du pivot. Le pivot 27 traverse un trou allongé 28 ayant des dimensions telles qu'il permet le déplacement du verrou 26 suivant un axe perpendiculaire au pivot 27 sur une distance qui sera précisée plus loin. A l'intérieur du verrou 26 est pratiqué un trou longitudinal borgne 29 dans lequel se loge,de manière à pouvoir coulisser, un piston 30 qui appuie contre le pivot 27 sous l'action d'un ressort de compression 31. h 'arrière, le verrou 26 (figure *j porte un talon arrondi 32 faisant saillie à la surface supérieure 53 du verrou et capable de se loger dans la cavité définie par la rainure 24 et par le gradin 25 du fut 10. Dans la face postérieure du talon 32 est prévue une entaille 34. Enfin, à l'avant, le verrou 26 présente deux saillies latérales moletées 35 à l'endroit desquelles sont pratiquées sur le fut 10 des rainures appropriees 36 permettant d'atteindre le verrou 26 pour actionner le dispositif d'arrtt. Comme on l'a dit précédemment, après chaque coup, la culasse 17 effectue un recul de sorte que, l'arme se trouvant dans l'état de la figure 19 ctest-à-dire le dispositif d'arrêt étant dans l'état de la figure 5, la surface de feuillure 20 du chariot 17 s' applique à la face antérieure 37 du talon 32. Par suite, étant donné que la surface de feuillure 20 ne peut pas arriver jusqu'à la butée 22, les nervures 18 ne peuvent pas se dégager complètement des cannelures 19 et par suite la culasse reste liarde façon coulissante au fût sans pouvoir se démonter spontanément ni dono se coincer. Il est important d'observer que quelle que soit l'intensité de la force avec laquelle la surface de feuillure 20 heurte la face antérieure 37 du talon 32, celu-ci ne peut jamais s'abaisser du fait qu'il est logé dans le siège défini par la rainure 24 et par le gradin 25 et retenu dans cette position par l'action du ressort 31. Quand on désire démonter l'arme, par exemple pour l'entretien ordinaire, on dégage avant tout le dispositif d'arrêt de la façon suivante on saisit les deux saillies 35 et on tire en avant le verrou contre l'action du ressort 31 jusqu'à amener l'extrémité poste- rieure du trou allongé 28 en contact avec le pivot 27. Â ce moment, la partie inférieure du talon 32 est détachée du gradin 25 et tout le verrou 26 peut tourner autour du pivot 27 jusqu'à prendre- la position de la figure 6.En particulier, il faut observer que l'état du verrou 26,qui est représenté par la figure 6, est aussi un état partiellement stable puisque l'entaille 34 s'applique à 1' arête du gradin 25, empêchant le retour spontané du verrou à la position de la figure 5. Â ce stade, la feuillure 20 de la culasse 17 peut reculer jusqu a s'appliquer à la butée 22 et par suite, les nervures 18 se dégagent totalement des guides ou cannelures 19 et on peut incliner légèrement la culasse 17 (dans la mesure permise par la partie inclinée 21) et la retirer du canon 15 par l'avant Quand on veut remettre le pistolet automatique en état de fonctionnement, il suffit de remonter la culasse en la glissant sur le canon 15 et en amenant la surface de feuillure 20 en con- tact avec la butée 22. Ensuite, on accouple à nouveau les nervures 18 aux guides 19 et on fait coulisser en avant (vers la gauche de la figure 3) la culasse 17 jusqu'à la position de la figure 1. Dans ce coulissement la partie inférieure de la culasse 17 coopère avec la partie antérieure encore soulevée (figures 3 et 6) du verrou 26 et la force à tourner autour du pivot 27 jusqu se disposer horizontalement A ce stades par l'action du ressort 31, le verrou 26 reprend la position normale de la figure 4. Il est important d'observer que de cette manière, le retour automatique du dispositif d'arrêt à la position active est assuré aussitôt que l'on remonte l'arme et qu'il ne subsiste pas de risques d'enrayage ni de démontage dbs aufait que le verrou 26 ne revienne pas à la position fermée. Il faut enfin mentionner qu'à la partie antérieure du verrou est prévu un évidement en onglet 37 qui favorise le coulissement de retour de la culasse. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Dispositif d'arrêt du recul de la culasse mobile pour pistolets automatiques à canon fize du type qui comprend un fut, un canon de tir monte en position fixe, une culasse pouvant coulisser sur le fut le long du canon fixe grâce à un accouplement à coulissement entre-des nervures formées latéralement sur la surface intérieure de la culasse et des guides on cannelures formés de façon correspondante sur la surface extérieure du fût, dispositif caractérisé en ce qu'il comporte un verrou lié au fût par l'inter mêdiaire d'un pivot fixe passant dans un trou allongé formé dans la partie centrale du verrou, de sorte que le verrou est capable de tourner autour du pivot et de se déplacer perpendiculairement au pivot dQune distance égale au maximum à la longueur du trou allongé, le verrou étant muni à sa partie postérieure d'une saillie ou d'un talon conçu pour faire saillie dans le parcours de recul de la culasse, le verrou étant mobile entre une première position de fermeture dans laquelle le talon s1 appuie contre un gradinmé- nagé dans le fût et fait saillie dans le parcours de recul de la culasse de telle sorte que les nervures restent en coopération de coulissement avec les rainures tandis que la partie restante de la surface supérieure du verrou est au même niveau que le plan de coulissement sur le fût de la culasse,et une deuxième position d'ouverture dans laquelle le talon ne fait pas saillie dans le parcours de la culasse et l'extrémité antérieure du verrou fait saillie au-dessus du plan de coulissement mentionné de la culasse, des moyens élastiques étant -o révus et sollicitant le verrou vers la première position de fermeture, le verrou étant muni à l1avant de moyens de prise manuelle permettant de faire passer le verrou de la première à la deuxième position contre l'action antagoniste des moyens élastiques. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gradin prévu dans le fût définit, avec une rainure du fût, un siège destiné à la partie postérieure profilée en conséquence du talon, cette partie postérieure étant munie d1une entaille qui, dans la deuxième position du verrou, s'adapte à l'arête du gradin. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de prise manuelle du verrou sont constitués par deux ailettes moletées. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques sont constitués par un ressort à boudin logé dans un trou borgne formé à llintirieur du verrou et perpendiculairement à l'axe du pivot fixe, le ressort ayant une première extrémité qui réagit contre le fond borgne et une deuxième extrémité qui réagit contre le pivot fixe.