La présente invention concerne un procédé et un appareillage permettant de laver, à l'aide de solvants organiques, des textiles en bandes puis de sécher ultérieurement le matériau traité, ltensem- ble de ces opérations s effectuant en continu. On sait que les textiles après leur tissage ou tricotage doivent subir un traitement particulier destiné à éliminer les substances diverses déposées sur ou entre les fibres, ces substances pouvant être d'origine naturelle ou ajoutées au cours de la préparation de la fibre ou dtun quelconque traitement de celle-ci. L'élimination de ces substances, appelé "desensimage" en terme de métier, est nécessaire, en particulier avant la teinture ou l'appretage du tissu ou du tricot. Les divers tissus ou tricots se présentent généralement sous forme de bandes de grande longueur par rapport à leur largeur ou de tubes écrasés.On entendra ci-dessous par bandes de textiles aussi bien une bande simple qu'un tube écrasé et donc constitué en fait de deux nappes sensiblement planes superposées et jointes l'une à l'autre à leurs lisières. Les nappes de non-tissés peuvent également être justiciables de tels traitements dans la mesure où le liant des fibres n'est pas sensiblement désagrégé par le solvant mis en oeuvre. L'élimination des substances mentionnées comprend principalement le lavage de la nappe par le solvant et l'élimination de celui-ci pour obtenir un textile sec. Diverses machines assurant en continu ou en discontinu l'en- semble des opérations mentionnées ci-dessus, sont connues dans l'in- dustrie textile. Généralement ces machines comprennent, en particulier, un compartiment d'essorage dans lequel est assurée, par un processus mécanique, l'élimination d'une partie du solvant retenu dans la nappe de textile; mais la proportion du solvant ainsi séparé ne dépasse jamais sensiblement 50 % du poids de liquide présent dans la nappe à la sortie du bain de lavage. Le textile après essorage contient généralement encore 120 à 150 % de son poids de solvant. Ceci rend nécessaire la mise en oeuvre d'un dispositif complé- mentaire efficace pour parachever l'élimination du solvant, ce qui entraîne des dépenses notables. De plus, cette élimination finale est réalisée par évaporation et les produits généralement lourds, dont l'élimination est le but de l'opération, ne sont pas entrainés dans cette phase finale; il est donc nécessaire d'employer une quantité importante de liquide de lavage et de rinçage pour éliminer ces corps indésirables avant l'essorage.Par ailleurs, ces dispositifs d'essorage à action mécanique exercent une pression notable sur les nappes de textile ce qui ne peut être admis dans le cas de traitement d'un tricot tubulaire car les plis résultant de ltécrasement du tube et éventuellement des plis accidentels dûs à une mauvaise superposition des deux couches appliquées l'un contre l'autre, se trouvent nettement marqués et il est difficile de les éliminer par la suite. Il en résulte également des cassures des fibres. Le procédé et l'appareillage, objets de l'invention, pallient ces inconvénients sans entraîner de coûts supplémentaires d'investissement pour la construction de l'appareil ou, de diverses natures lors de son exploitation industrielle; les dépenses entra2- nées tant par la construction que par la mise en oeuvre industrielle du procédé sont au contraire réduites par rapport à la plupart des appareils et procédés conventionnels; en particulier, du fait de l'essorage poussé du textile (jusqu'à 95 % de sa teneur en solvant après lavage) réalisé principalement par entralnement du solvant et donc des produits dissous, la consommation de solvant nécessaire pour arriver à un même résultat est très sensiblement ré- duite (de 1'ordre de 50 %) par rapport aux procédés connus. Le procédé, selon l'invention, de lavage en continu des textiles par des solvants organiques consiste à effectuer ce lavage en déplaçant régulièrement une bande de textile étendue dans le sens de sa largeur, dans un bain de solvant, à rincer cette bande par pulvérisation du solvant de lavage propre, à diriger la bande dans un interstice de largeur et épaisseur sensiblement égales aux siennes, à la soumettre à un essorage sous l'action d'une lame d'air, dont le plan médian passe sensiblement à proximité dudit interstice et qui se déplace à contre courant de la bande de façon à réaliser un balayage le long de celle-ci, et à faire traverser la bande soutenue par une surface perforée sensiblement plane par des jets de gaz susceptibles d'éliminer le solvant résiduel. L'appareillage utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de 1 t invention comprend successivement: - un caisson de lavage susceptible de contenir le solvant liquide et pourvu d'un dispositif permettant de faire circuler la bande de textile étendue dans le sens de sa largeur à travers un premier compartiment dudit caisson puis de la diriger de bas en haut dans un deuxième compartiment séparé partiellement du premier par une cloison verticale laissant à sa partie inférieure un passage pour la bande sous le niveau du solvant; un système de pulvérisation de solvant propre étant disposé en aval pour imprégner régulière ment la bande de ce solvant et en une position telle que le solvant s'écoule dans le deuxième compartiment du caisson. - un caisson d'essorage en liaison avec le premier par l'intermédiaire dudit deuxième compartiment, dans lequel caisson sont disposés de préférence un couple de deux rouleaux d'axes parallèles, laissant entre eux un interstice d'épaisseur et de largeur sensiblement égales à celles de la bande de textile, un dispositif générateur d'une lame d'air qui se déplace à contre-courant de façon à réaliser un balayage le long de celle-ci, l'interstice entre le couple de rouleaux étant sensiblement dans le prolongement de la lame, et un ensemble de rouleaux susceptibles d'assurer le déplacement de la bande d'un côté à l'autre du caisson, à travers l'interstice entre le couple de rouleaux et le long de la lame d'air. - un caisson de vaporisage réuni au précédent par un passage dont la section correspond sensiblement à celle de la bande, comprenant une surface plane perforée sur laquelle se déplacent la bande et un moyen permettant de faire traverser la bande sur toute sa largeur et sur une longueur suffisante pour amener l'évapora- tion du solvant, par des jets de gaz régulièrement réparti. Il doit être compris que dans cette description comme dans les revendications, on entend par bande, soit une nappe simple de grande longueur, soit deux nappes superposées résultant de l'aplatisse nuent d'un tube tricoté, la largeur de ladite bande étant alors sensiblement la demi-circonférence du tube théoriquement cylindrique et son épaisseur le double de l'épaisseur réelle du tricot. Les fibres textiles peuvent être de natures très diverses, c'està-dire tant naturelles qu'artificielles ou synthétiques et être assemblées par tissage, tricotage ou à l'aide d'un liant non soluble dans le solvant mis en oeuvre. En général, pour que le lavage proprement dit et les traitements ultérieurs se déroulent de façon satisfaisante, la vitesse de déplacement de la bande à traiter doit être comprise entre 10 et 30 m/mn selon la nature du textile La bande est déroulée, par exemple, à partir d'une bobine et dirigée vers le caisson de lavage dans lequel elle entre par une fente étroite de section sensiblement égale à celle de la bande. Le solvant utilisé est généràlement un dérivé halogéné de l'éthylène, de l'éthane ou du méthane et notamment du perchloréthylène, du trichloréthylène, du trichloréthane ou du chlorure de méthylène. Il se trouve dans le caisson en une quantité telle que le temps de séjour du textile en contact efficace avec lui est de 15 secondes à 5 minutes. Le solvant est alimenté à partir des buses de pulvérisation assurant le rinçage de la bande à la sortie du bain de lavage.Du solvant, cpi peut être prélevé dans ce bain, est avantageusement projeté sur la bande pour améliorer le mouillage du textile et l'élimination des bulles d'air occluses dans les plis. La température du bain peut varier en général entre 60"C et la température ambiante; on opère de préférence à cette dernière. Un débit de solvant de 2,5 à 6 kg par kilogramme de textile est généralement satisfaisant. Ce solvant récupéré lors de l'essorage ou des traitements ultérieurs concourant à son élimination hors du textile, est purifié par un processus classique et recyelé. Le procédé de l'invention a l'avantage de réduire la perte en solvant au cours de ce cycle. Le rinçage, par pulvérisation efficace et régulière sur le textile de solvant propre, assure une élimination efficace des produits dissous, celle-ci étant favorisée par le fait qu'en stécou- lant à contre-courant du textile, le solvant réduit progressivement la quantité de produits indésirables sur les fibres. Une variante particulièrement avantageuse de réalisation du lavage des bandes de textiles dans un bain de solvant organique consiste à déposer la bande en plis au-dessus de la surface libre du solvant, à diriger celle-ci en déployant le pli inférieur vers le fond du bain de solvant puis vers un moyen de pulvérisation de solvant propre, situé au-dessus du bain de telle façon que ce solvant s'é- coule dans ce bain à contre-courant de la bande de textile, à travers un volume liquide partiellement séparé de la plus grande partie du bain dans laquelle a lieu le lavage proprement dit. La phase d'essorage se réalise dans une lame d'air telle que décrite dans le brevet français 2.169.474 et son certificat d'addition nO 2.206.839 octroyée à la Société "Omnium de Prospective Industrielle". Cette lame est alimentée par de l'air surpressé à une température comprise entre 60"C et la température ambiante mais avantageusement à cette dernière. Un débit d'air de 4 à 9 kg par kg de textile, est appliqué sur la bande à une pression relative de 0,2 à 1 kg/cm2. Le fonctionnement et l'action de cette lame sont abondamment décrits dans les documents cités ci-dessus. Du côté amont de la lame d'air, la bande passe à travers un interstice étroit de largeur au moins égale à sa propre laize et d'épaisseur sensiblement égale à la sienne, se trouvant sensiblement dans le prolongement de la lame. Quand le trai s'effectue sur un tricot tubulaire, une partie de l'air s'échappant de la lame, pénètre dans le tube et forme une bulle fermée par l'interstice décrit plus hautP'autres gaz sont utilisables. Après l'essorage, la bande est amenée sur une surface perforée (mouvante ou fixe) sous une série de buses projetant un gaz destiné à assurer l'élimination du solvant résiduel qui, dans le procédé de l'invention, est, selon les textiles, en une proportion pondérale par rapport aux textiles de 20 à 40 % en général. On peut utiliser comme gaz divers fluides, en particulier de l'air chaud (de 80 à 1500C) à une vitesse à travers le textile de 2 à 5 m/sec, de la vapeur surchauffée à une température telle qu'il n'y ait pas condensation d'eau sur les fibres, et à une vitesse analogue à celle de l'air. On utilise avantageusement de la vapeur d'eau à une température de 100 à 105"C qui se condense sur la bande en chassant le solvant.On sait que la chaleur latente de vaporisation de l'eau est très grande par rapport à celle des hydrocarbures chlorés; il suffit, de ce fait, d'une faible quantité de vapeur d'eau pour éliminer un poids déterminé de solvant 0,5 à 1.5 kg d'eau vapeur par kg de fibre sont généralement suffisants pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Cette utilisation de vapeur saturante a un effet remarquable sur la relaxation du textile.On sait que celui-ci, soumis à diverses contraintes dans les traitements antérieurs, doit être relaxé pour retrouver ses dimensions d'équilibre. Le traitement de la bande dans les conditions qui viennent d'être décrites permet, en 10 secondes, un retrait de surface, qui peut atteindre 15 %, de la bande. La surface sur laquelle sont réparties les buses, est déterminée en fonction de ce temps. Outre la rapidité remarquable du retrait du textile, l'eau ainsi mise en oeuvre permet aux fibres naturelles de retrouver, dans un temps très court, leur texture initiale. Dans le cas ou il y a condensation d'eau sur le textile, un séchage ultérieur est nécessaire pour éliminer celle-ci Cette évaporatXon peut se réaliser par exemple par passage sous aspiration, ou soufflage, d'air de préférence à une température de l'ordre de 60"C à travers la nappe déposée à plat sur un support perforé. Le solvant éliminé dans les différentes phases du procédé est récupéré et purifié par un moyen connu, en particulier par distillation, lorsque ceci est nécessaire, en particulier à la sortie du caisson d'essorage. Une adsorption par du charbon activé peut être prévue avant rejet vers l'atmosphère de tout gaz véhiculant de petites quantités de solvant. La progression de la bande en même temps que sa mise "au large" est assurée par des assemblages connus de rouleaux dont certains sont moteurs. I1 est avantageux de faire circuler cette bande dans le caisson de vaporisage à une vitesse légèrement inférieure à sa vitesse antérieure, la différence des vitesses compensant le retrait linéaire de la bande qui est donc légèrement plissée en arrivant sous les buses de vaporisation puis s 'étend par la suite sur une surface plane.La surface perforée utilisée pour cette opération est, alors avantageusement, une fraction d'un tapis roulant perforé dont la vitesse est réglée selon les indications données ci-dessus. L'appareil;age, autre objet de l'invention, est décrit cidessous en se référant à sa représentation schématique, dans la planche unique annexée. Son fonctionnement est explicité simultanément. Cette description, mettant en évidence une réalisation particulière de l'invention, ne doit pas être considérée comme une limitation de celle-ci. L'ensemble de l'appareil est représenté ici sous une forme compacte, ses différentes parties peuvent néanmoins être réparties autrement, selon les exigences de son implantation. La bande de textile est constituée en fait, dans cette repré-sentation, par un tricot tubulaire aplati néanmoins appelé "bande" ci-dessous, dans un but de simplification. Cette bande figurée par un trait fin 1 contourne un rouleau de guidage 2 sur lequel elle est éten-d'edans le sens de sa largeur puis rentre à travers une fente 3 dans le caisson de lavage 4, représenté ici par une section verticale rectangulaire d'une cuve parallélélipédique. I1 est avantageux de donner à cette cuve une section horizontale rectangulai re dans sa partie haute, par contre la partie basse peut être réalisée différemment et comporter notamment un pan coupé limitant le volumed7solvant, dans la partie basse de la cuve, au volume balayé par la bande en se déplaçant dans le liquide comme cela sera explicité ci-dessous. La fente 3 à travers laquelle entre le tricot a, afin d'éviter des pertes de solvant, une section sensiblement égale à celle de la bande. Dans le cas où les fentes utilisées dans cet appareil sont disposées à travers une paroi de faible épaisseur, il est avantageux de les munir de, lèvres courbes avec une distance minimale entre elles correspondant à l'épaisseur de la bande , et divergeant vers l'amont et l'aval; une faible quantité de liquide condensée ou exprimée peut ainsi assurer une étanchéité satisfaisante. Des fentes de formes diverses et le maintien des diverses enceintes sous une légère dépression relative empêche toute sortie de solvant vers l'atmosphère.Un dispositif connu de formation de plis est disposé au-sommet de la cuve, il consiste en un balancier oscillant à l'extrémité inférieure duquel sont fixées deux tiges guidant la bande, figurées ici en 5 par leur section droite. L'amplitude des oscillations, que symbolise une double flèche courbe, est telle que les plis 6 se déposent d'une paroi à l'autre de la cuve. Celle-ci peut avoir deux flancs verticaux (non représentés ici), perpendiculaires aux parois précédemment citées, et qui peuvent être réglées avec une distance entre eux sensiblement égale à la laize de la bande. L'ensemble des quatre parois verticales maintient ainsi en position verticale l'empilage formé, les plis étant couchés horizontalement. Une partie des plis est immergée sous la surface 7 du liquide et maintenue, également en position horizontale par la poussée d'Archimède.Le pli inférieur est déployé vers un rouleau 8 de guidage fixé au fond de la cuve,avec un axe parallèle aux pliures, sous une cloison verticale 9 de la cuve qui laisse sous elle une communication, en partie occupée par le rouleau 8, avec un compartiment annexe 10 servant de joint liquide entre le caisson de lavage et le caisson d'essorage. Des bouses 11 servant à la pulvérisation de solvant propre sont disposées de préférence de part et d'autre de la bande sur toute sa largeur au-dessus du niveau du liquide du compartiment annexe vers lequel ruisselle le solvant. Il est également avantageux de disposer une série de buses de pulvérisation 12, qui peuvent être alimentées en solvant puisé dans la cuve, aspergeant le tricot avant la formation des plis.Un tube de trop plein, non représenté, disposé à travers les parois externes du compartiment principal du bain, permet d'envoyer le solvant sale vers les installations de puriication. D'autres cuves contenant par exemple un certain nombre de rouleaux à axes parallèles imposant un parcours plus ou moins complexe à la bande, et des chicanes, peuvent assurer un bon lavage à la circulation du solvant à contre-courant du textile Des dispositifs rotatifs, tels que des tambours perforés, ou agités de mouvements divers, sont également utilisables. La cuve à plis décrite ci-des sus est préî'érèe du lait de 1 sïp1icite a s organes mécalliques nécessaires et de la faible tension exercée sur le tissu dans sa mise en oeuvre. Le caisson d'essorage dans lequel pénètre la bande après le joint hydraulique comprend deu séries de rouleaux de détour 13 et 14 situés de part et d'autre de l'ensemble du couple de rouleaux 15 et du dispositif d'essorage 16. Le dispositif d'essorage à lame d'air décrit dans le brevet et son certificat d'addition cités ci-dessus, comprend une chambre alimentée en air surpressé et en communication par un passage étroit, à travers une de ses parois sensiblement plane, horizontale ou légèrement inclinée, avec une fente parcourue par la bande de tricot. Cette fente est comprise entre cette paroi de la chambre et une face sensiblement plane, parallèle à ladite paroi et de surface sensiblement égale, d'une pièce flottante. Cette surface (qui est aussi celle de la fente) peut avoir une longueur correspondant aux plus grandes laizes des tissus ou tricots courants soit 2 20 m mais seule la partie correspondant à la largeur de la bande traitée est utilisée effectivement. Cette utilisation effective est réglée en obturant le passage étroit de l'air hors des lisières de la bande.La largeur de la fente (et donc des surfaces qui la limitent) importe peu; elle est généralement en pratique de 40 à 70 mm. Le passage étroit prévu pour l'air consiste en une fente ou en une ou plusieurs rangées de trous parallèles à la laize de la bande et disposées du côté amont (par rapport au sens de déplacement-de la bande) à proximité de chanfreins ménagés sur les arêtes des deux parois limitant la fente. La pièce flottante, maintenue par exemple par une bande de caoutchouc élastique sensiblement parallèlement à la paroi de la chambre qui lui fait face, est soumis à une pression pneumatique par l'intermédiaire, par exemple, d'une vessie dans laquelle est insufflé de l'air de façon telle que' par l'effet combiné de son propre poids et de cette pression, la pièce flottante se trouve à une distance de la paroi opposée sensiblement égale à l'épaisseur de la bande de textile. L'air entre donc dans la bande et s'en échappe le long des chanfreins en entraînant une grande partie du solvant. La perte de charge en aval créée par la fente et le textile s'oppose à ltécoulement d'une partie notable de l'air dans cette direction. Dans le cas représenté dans la figure où le traitement s'effectue sur un tricot tubulaire, de l'air s'engoufre entre les deux nappes superposées et forme un ballon fermé à l'autre extrémité par le couple de rouleaux. Ceci assure une bonne répartition de l'air s'échappant entre les fibres et un déplissage parfait du tube qui s'aplatit de nouveau, sans être cependant écrasé, en pénétrant dans la lame d'air à travers laquelle il circule sans tension notable. I1 est préférable que les axes des rouleaux 15 soient montés sur un dispositif leur permettant de se déplacer l'un par rapport à l'autre de part et d'autre du plan médian de la lame d'air, selon l'épaisseur de la bande, et le long de ce plan en laissant le ballon s'accroître ou décroître en fonction des pertes de charge que subit l'air en traversant ses parois. Des ressorts de rappel maintiennent ces axes à une distance du dispositif d'essorage comprise en général entre 8 et 20 cm et au contact des nappes de la bande. Les canalisations d'amenée de l'air et de sortie de celui-ci chargé de solvant, ne sont pas représentées. La bande de textile quitte le caisson d'essorage par une fente 17 de section sensiblement égale à celle de la bande et se dirige dans un caisson en forme de tunnel dans lequel est disposé un tapis roulant perforé 18 se déplaçant à une vitesse linéaire, légèrement inférieure à celle de la bande en amont. Celle-ci se dépose sur le tapis en formant des vagues à son arrivée sur celui-ci. Des buses 19 d'injection de vapeur d'eau sont disposées au-dessus de la bande sur une longueur d'environ 3 m. La bande se déplie en aval du fait de la relaxation qui se produit à ce stade de l'opéztion et sort ensuite par une fente étroite 20. Ce caisson est de préférence en légère dépression pour éviter des pertes de solvants. Les canalisations d'amenée et de sortie des différents fluides ne sont pas représentées. A la sortie de ce caisson, un dispositif, non représenté, comportant une surface plane perforée sur laquelle se déplace la bande, permet l'évaporation de l'eau par soufflage d'air ou aspiration à travers la bande. Le textile présente un aspect sec après ce dernier traitement. Un exemple esC donné ci-dessous à titre d'illustration de l'invention dont il ne doit pas être considéré comme une limitation. Exemple Un tricot tubulaire de polyamide 66, ayant après aplatissement une largeur de 98 cm, et un poids par mètrealinéaire de 400 g, est déroulé à partir d'une bobine à raison de 13 m/mn et introduit dans le caisson de lavage constitué par une cuve parallélépipédique de 1,50 m de hauteur, 0,90 m de largeur et 2,20 m de longueur, contenant du perchloréthylène sur une hauteur de 1 m. Deux flancs mobiles fixent la longueur effective à 1 m. Un dispositif à balancier forme des plis ayant sensiblement la dimension de la section de la cuve telles que fixées par les flancs. L'empilage de plis ainsi constitué s'enfonce partiellement dans le solvant; le pli inférieur est déplié et la bande conduite sur un rouleau disposé au fond de la cuve sous une paroi verticale partielle de celle-ci. On a pu observer en ménageant un hublot vitré sur une des parois externes de la cuve que le dépliage de la bande se fait pli par pli et que le textile balaie ainsi, en se déplaçant, une partie du volume occupée par le liquide. Il est dirigé ensuite dans le caisson d'essorage en traversant le joint liquide alimenté par le solvant de rinçage à raison de 1.250 kg/h puis est pris par un système de rouleaux de détour qui le conduit entre un couple de rouleaux et dans la lame d'air. Celle-ci est engendrée dans une chambre alimentée en air à raison de 1.900 kg/h et sous une pression au contact de tricot de 0,6 kg/cm2.Cette chambre a une longueur effective égale à la laize du tricot et une largeur de 60 mm chanfreins compris. A travers la paroi supérieure inclinée de 15 par rapport à l'horizontale est ménagée parallèlement à la laize du tricot une fente de 1 mm (- d'épaisseur. Une fente sensiblement égale à celle du tissu est ménagée entre cette chambre et une surface plane d'une pièce flottante maintenue par une pression pneumatique pour équilibrer la pression de l'air insufflé Un chanfrein ayant une inclinaison de 150C par rapport à l'horizontale et une largeur de 0,7 cm est ménagé en amont de la lame par rapport au sens de déroulement du tricot sur la pièce flottante; un chanfrein de 300 et 1,4 cm de largeur est ménagé sur l'arête de la paroi supérieure de la chambre. La distance entre les génératrices les plus proches des deux rouleaux est en moyenne de 2 mm et la distance de l'interstice délimité par les rouleaux à la lame est en moyenne de 12 cm: On observe la formation d'un ballon de tricot bien déplissé; son déplacement se fait régulièrement sans formation de plis, à travers la lame. Le tricot à sa sortie de la lame contient 32 % de son poids de perchloréthylène. Un débit de 300 kg/h de vapeur d'eau à 102"C est envoyé dans le caisson de vaporisage sur la bande qui est entraînée par un tapis roulant perforé de 4 m de longueur se dépla çant à 12,6 m/mn. Après ce traitement, le textile n'a plus d'odeur de solvant. Le séchage final se t'ait par passage sur une table d'aspiration de 1,50 m de longueur à travers un grillage; aucune présenee de liquide n'est alors décelable au touche. R E \ D I C X T I O N S 1. Procédé d lavage en continu des textiles par des solvants organiques caractérisé en ce qu il consiste à effectuer ce lavage en déplacant régulièrement une bande de textile dans un bain de solvant, à rincer cette bande par pulvérisation du solvant de lavage propre, à diriger la bande dans un interstice de largeur et épaisseur sensiblement égales aux siennes, à la soumettre à un essorage sous l'action d'une lame d'air dont le plan médian passe sensiblement à proximité dudit interstice et qui se déplace à contre-courant de la bande de façon à réaliser un balayage le long de celle-ci puis à faire traverser la bande soutenue par une surface perforée sensiblement plane par des jets de gaz susceptibles d'éliminer le solvant résiduel. 2. Procédé de lavage en continu des textiles selon 1 caractérisé en ce que ce lavage par un solvant organique est effectué en déposant la bande en plis au-dessus de la surface libre de solvant,endirig4rtcelle-ci en déployant le pli inférieur vers le fond du bain de solvant puis vers un moyen de pulvérisation de solvant propre situé au-dessus du bain de façon que ce solvant s'écoule dans ce bain à contre-nourant de la bande de textile, à travers un volume liquide partiellement séparé de la plus grande partie du bain dans lequel a lieu le lavage proprement dit. 3. Procédé de lavage en continu de textiles selon 1 caractérisé en ce que la bande après lavage et essorage est soumise à une projection de vapeur d'eau en une quantité de 0,5 à 1,5 kg/kg de textile à une température de 100 à 1050C n condensat sur la bande puis est soumet à un séchage ultérieur. 1. Procédé de lavage en continu de textiles selon 1 caractérisé en ce que ce procédé est ap liqué sur un tricot tubulaire. 5. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé de lavage des textiles selon 1 caractérisé en ce qu'il comprend - un caisson de lavage susceptible de contenir le solvant liquide et pourvu d'un dispositif permettant de faire circuler la bande de textile étendue dans le sens de sa largeur à travers un premier compartiment dudit caisson puis de la diriger de bas en haut dans un deuxième compartiment séparé partiellement du premier par une cloison verticale laissant à sa partie inférieure un passage pour la bande sous le niveau du solvant ; un système de pulvérisation de solvant propre étant disposé en aval pour imprégner régulléfemenS la vante de v solvant et en une position telle que le solvant s'écoule dans le deuxième compartiment du caisson. - un caisson d'essorage en liaison avec le premier par l'intermédiaire dudit deuxième compartiment, dans lequel caisson sont disposés de préférence un couple de deux rouleaux d'axes parallèles, laissant entre eux un interstice d'épaisseur et de largeur sensiblement égales à celles de la bande de textile, un dispositif générateur d'une lame d'air qui se déplace à contre-courant de la bande de façon à réaliser un rayage le long de celle-ci. L'interstice entre le couple de rouleaux étant sensiblement dans le prolongement de la lame, et un ensemble de rouleaux susceptibles d'assurer le déplacement de la bande d'un côté à l'autre du caisson, à travers l'interstice,entre le couple de rouleaux et le long de la laie d'air. - un caisson de vaporisage réuni au précédent par un passage dont la section correspond sensiblement à celle de la bande, comprenant une surface plane perforée sur laquelle se déplacent la bande et un moyen periettant de faire traverser la bande sur toute sa largeur et sur une longueur suffisante pour amener l'évaporation du solvant, par des jets de gaz régulièrement répartis. 6. Appareil selon 5 caractérisé en ce que le caisson de lavage est constitué par une cuve de section rectangulaire réglable sensiblement est à la largeur de la bande à traiter, comportant une fente étroite par laquelle entre la bande,par un dispositif connu.en soi de formation de plis placé de telle façon qu'il la dépose en plis à la surface du bain de liquide contenu dans la cuve en un volume tel que le temps de séjour du textile dans ce bain soit de 15 secondes à 5 minutes et un dispositif constitué d'un rouleau disposé sous une paroi verticale partielle de la cuve pour permettre la sortie de la bande à travers un joint liquide situé de l'autre côté de cette paroi. 7. Appareil selon 5 caractérisé en ce que les fentes à travers lesquelles les bandes pénètrent dans les caissons comportent des lèvres courtes divergentes de part et d'autre d'une section minimale d'épaisseur sensiblement égale à celle de la bande.