La présente invention concerne les structures marines mobiles qui comprennent une coque et une plate-forme pourvues d'ouvertures destinées à recevoir des pieds ver- ticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds jusqu'à une position haute. Les pieds de la plupart des plates-formes auto-élé- vatrices à pieds indépendants sont en treillis, car cette construction est ordinairement plus efficace. Les pieds sont ainsi formés d'une série de membrures verticales réu- nies par des entretoises latérales. Cette construction donne ordinairement aux pieds un poids minimal qui peut être attribué à l'efficacité de la construction en treillis en général, et lorsque le treillis est soumis à des forces ou charges latérales dues aux vagues de tempête, ces for- ces ou charges sont généralement moindres que pour toute autre forme de pied. Actuellement, le procédé de transmis- sion des forces des pieds à la plate-forme quand celle-ci est levée dans une zone couverte d'eau est critique pour la conception des pieds. Jusqu'ici, la plupart des systè- mes utilisent sur la plate-forme des guides qui non seu- lement guident les pieds quand on les descend pour les poser au fond de la zone couverte d'eau, mais aussi gui- dent la plate-forme ou la coque quand on la monte au- dessus de l'eau. De plus, les membrures des pieds, les pieds et les guides de l'art antérieur sont destinés à absorber les forces normalement appliquées à la structure ainsi que les forces qui y sont produites ou appliquées par la tempête. Les plates-formes marines mobiles auto-élévatrices actuellement employées sont généralement pourvues à chaque pied de deux étages de guides de levage. L'étage supérieur est généralement situé au-dessus des vérins ou du méca- nisme utiliséspour descendre les pieds au fond et ensuite monter la structure, et l'autre étage est aligné vertica- lement avec l'étage supérieur et situé généralement près du fond de la coque qui fait partie de la structure. Comme indiqué précédemment, les structures auto-élévatrices actuelles comptent sur les guides de levage pour absorber les forces ou charges émanant des membrures des pieds pendant le fonctionnement normal de la plate-forme ainsi que les charges qui apparaissent quand la structure est exposée à une tempête. Un problème que pose cette construction de l'art antérieur est qu'il doit y avoir un jeu suffisant entre les guides de levage et les membrures des pieds (éléments verticaux des pieds en treillis) afin que les pieds, d'une part, aient la liberté de se déplacer verticalement sur toute la longueur nécessaire pour leur descente au fond et, d'autre part, permettent la montée de la coque au- dessus de l'eau. Si dans une position verticale quelconque des pieds par rapport aux guides de levage, il y a un jeu insuffisant, les pieds peuvent se coincer dans les guides, ce qui peut bloquer le mouvement relatif des pieds et des guides et provoquer un endommagement de la structure ou des pieds. Le jeu prévu entre les guides de levage et les membrures des pieds doit aussi ne pas être trop grand afin qu'il y ait un contact suffisant entre eux quand les mem- brures sont dans leur position finale par rapport à la coque. S'il y a un grand jeu entre les guides et les mem- brures verticales, il peut en résulter des contraintes locales accrues dans les membrures à cause d'un contact inégal entre elles et les guides ou de l'absence de con- tact entre certaines des membrures et certains des guides et d'un mauvais contact entre d'autres membrures et d'au- tres guides. Pour avoir un jeu acceptable produisant des contraintes locales minimales, on a essayé de construire les pieds avec des tolérances qu'il est très difficile d'observer. On constate que les pieds de ces structures sont de dimensions relativement grandes et que leur coût de fabrication aux tolérances désirées est très élevé. La rotondité et le diamètre des membrures sont aussi des dimensions critiques. Les pieds à membrures non tubulaires ont encore d'autres dimensions critiques pour l'obtention d'un jeu approprié entre les guides de levage et les mem- brures des pieds. Quand une plate-forme à pieds indépendants, c'est-à- dire non attachés à une natte à leur base, est levée en position de travail, ses pieds ont ordinairement une éten- due verticale différente relativement à un plan horizontal. Cela peut être d à un fond accidenté ou à des différences de pénétration des pieds dans le fond. Quand les pieds de la structure auto-élévatrice mobile sont en treillis, il est très souhaitable de faire agir les réactions des guides de levage sur les membrures aux joints des pieds, c'est-à-dire aux points d'intersection des éléments du treillis. Si les réactions sont entre les Joints d'une membrure, il apparait dans celle-ci des contraintes de flexion indésirables. Pour supporter ces contraintes de flexion ainsi que les contraintes axiales et les contrain- tes de flexion secondaires minimales, les pieds doivent avoir des membrures très fortes qui sont coûteuses et dont le poids élevé pose des pboblèmes de stabilité de flottement de la plate-forme lors de son transport d'un emplacement à un autre. En outre, si les pieds de l'art antérieur n'ont pas à peu près la mîme étendue verticale, il n'est pas possible de monter la coque ou la plate-forme en position finale audessus de l'eau de façon que le point de réaction soit à un Joint de chaque pied. Dans ce cas, les constructeurs doivent admettre que les guides fixes réagissent entre les Joints des pieds. Même de longs gui- des recouvrant deux Joints du pied ne réagiront pas néces- sairement à un Joint, cela à cause des jeux des guides utilisés dans l'art antérieur. Les pieds des systèmes de l'art antérieur pivoteront généralement en proportion des jeux des guides et de la distance entre les guides supé- rieurs et inférieurs et il en résultera un angle différent de 90' entre les pieds et le plan horizontal de la coque& Les points de réaction pourront alors Stre près du haut des guides supérieurs situés au-dessus du dispositif de levage et en bas des guides inférieurs situés dans la coque. Il pourra en résulter un contact vertical minimal entre les membrures des pieds et les guides de levage. Avec les membrures de section circulaire et leurs guides, un contact latéral complet ne peut généralement pas être réalisé du fait que les guides ont un rayon un peu plus grand que les membrures afin de fournir le jeu nécessaire au levage. Ordinairement, le contact entre les membrures et les guides est rendu plus mauvais par le fait qu'ils n'ont pas le même axe du fait que la membrure doit se dé- placer latéralement pour venir en contact avec le guide. En cas d'emploi de guides fixes, comme dans le cas des dispositifs de l'art antérieur, pour l'absorption de la réaction des pieds, les charges, en raison des toléran- ces de construction entre les pieds et les guides de leva- ge, peuvent être réparties inégalement entre les membrures ou mime concentrées sur une seule membrure. In outre, il est très souhaitable de pouvoir faire fonctionner sans délai le système de levage en cas de nécessité. Par exemple, si un pied ou plusieurs s'enfon- cent dans le fond pendant le travail, il est très impor- tant de pouvoir remettre aussi vite que possible la plate- forme de niveau afin d'éviter un endommagement des pieds ou de réduire le risque de chavirement de toute la struc- ture. L'invention ne restreint pas cette possibilité. Une fois engagés, les dispositifs de calage simulent des gui- des ayant un jeu pratiquement nul avec les pieds. Au sur- plus, le levage d'urgence éventuellement nécessaire porte sur des distances relativement courtes et les écarts des dimensions critiques des pieds aux courtes distances sont extrêmement faibles. A l'issue de ce levage d'urgence, il peut tre nécessaire de repositionner les dispositifs de calage pour les aligner avec un joint de la membrure. L'invention a pour but de résoudre les problèmes précédents et autres rencontrés avec les plates-formes marines mobiles auto-élévatrices actuelles. L'invention, selon un premier aspect, a pour objet une structure marine mobile comprenant une coque et une plate- forme pourvues d'ouvertures destinées à recevoir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds jus- qu'à une position haute, et des moyens dIassujettissement des pieds à la structure, ces moyens comprenant une série de moyens de guidage s'étendant verticalement portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds, une pre- mière paire de cales formant un premier moyen de calage mobile verticalement dans le dit moyen de guidage, une deuxième paire de cales formant un deuxième moyen de cala- ge espacé verticalement dans le dit moyen de guidage par rapport au premier moyen de calage, ce deuxième moyen de calage étant mobile verticalement dans le dit moyen de guidage, et des moyens reliant ladite paire de cales qui forment lesdits premier et deuxième moyens de calage, grâce à quoi au moins une des cales de chacun des moyens de calage peut être déplacée pour être mise en prise avec un pied et par là assujettir celui-ci à la structure. Ltinvention, selon un deuxième aspect, a pour objet un procédé de positionnement de la coque d'une structure marine mobile par rapport aux joints des pieds qui tra- versent la coque, selon lequel on monte la coque sur les pieds jusqu'à une position au-dessus de l'eau et fixe les moyens de calage, espacés verticalement, entre la coque et chacun des pieds, ces moyens de calage étant alignés horizontalement avec des joints espacés verticalement de chacun des pieds. L'invention, selon un troisième aspect, a pour objet une structure marine mobile comprenant une coque et une plate-forme pourvues d'ouvertures destinées à recevoir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds jus- qu'à une position haute, et des moyens d'assujettissement des pieds à la structure, ces moyens comprenant une série de moyens de guidage s'étendant verticalement, portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds, des cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur Vautre et formant un premier moyen de calage, un moyen mettant la cale arrière de ce premier dispositif de calage en prise avec le moyen de guidage en vue d'un mou- vement vertical et d'un mouvement latéral limité entre eux, d'autres cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur l'autre et formant un deuxième moyen de calage, un moyen mettant la cale arrière de ce deuxième moyen de calage en prise avec le moyen de gui- dage en vue d'un mouvement vertical et d'un mouvement latéral limité entre eux, un moyen de liaison des cales avant et arrière du premier moyen de calage destiné à em- pêcher le mouvement relatif de ces cales après que la cale avant a été appliquée contre un pied de la structure, et un moyen de liaison des cales avant et arrière du deu- xième moyen de calage destiné à empêcher le mouvement rela- tif de ces cales après que la cale avant a été appliquée contre un pied de la structure. Linvention, selon un quatrième aspect, a pour objet une structure marine mobile comprenant une coque et une plate-forme pourvues d'ouvertures destinées à recevoir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds jus- qu'à une position haute, et des moyens d'assujettissement des pieds à la structure, ces moyens comprenant une série de moyens de guidage supérieur et inférieur s'étendant verticalement et espacés verticalement portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds, des cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur l'autre et formant une paire de moyens de calage liés à chacun des moyens de guidage supérieur et inférieur pour pouvoir s'y déplacer verticalement, et un moyen de liaison des cales avant et arrière destiné à limiter le mouvement relatif de celles-ci. Un exemple de réalisation de l'invention est décrit ci-après en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: La fig. 1 est une vue de dessus schématique d'une plate-forme auto-élévatrice à pieds en treillis. La fig. lA est une vue en élévation schématique de cette plate-forme à pied d'oeuvre, qui montre une diffé- rence de position verticale des pieds. La fig. lB est une vue de dessus schématique d'un pied d'une structure marine mobile placé dans une ouver- ture de la plate-forme et montre schématiquement un des problèmes de l'art antérieur que l'invention résout. La fig. 2 est un schéma représentant la force et les réactions dans un pied triangulaire utilisable dans l'in- vention. La fig. 2A est un schéma représentant la force et les réactions dans un pied en treillis rectangulaire au- quel l'invention est appliquée. La fig. 3 est un schéma représentant une membrure d'un pied et une position relative des guides de levage, du moyen de levage, de la coque, des moyens de guidage de cales et des moyens de calage utilisés dans l'invention. La fig. 4 est une coupe schématique suivant la ligne 4-4 de la fig. 3 qui montre la position relative des gui- des de levage et de la membrure verticale d'un pied en treillis dans le cas dé l'invention. La fig. 5 est une coupe schématique suivant la ligne -5 de la fig. 3 qui montre une disposition des moyens de guidage de cales et des moyens de calage d'une membrure verticale d'un pied en treillis. La fig. 6 est une vue dans la direction 6-6 de la fig. 5, qui montre d'autres détails d'une partie d'un moyen de guidage de cales. La fig. 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 6 qui montre d'autres détails d'un moyen de calage, d'un moyen de guidage de cales et de leur position par rapport à la membrure du pied. La fig. 8 est une coupe suivant la ligne 8-8 de la fig. 7, La fig. 9 est une coupe semblable à la fig. 7 qui montre une goupille d'arrêt en place dans le moyen de guidage de cales et le moyen de calage. La fig. 10 est une coupe suivant la ligne 10-10 de la fig. 9 qui montre une autre position des cales et du vérin hydrauliqueet La fig. Il est une coupe suivant la ligne 11-11 de la fig. 10. La fig. 1 est une vue de dessus, schématique, d'une plate-forme marine mobile auto-élévatrice 15 et la fig. lA une vue en élévation schématique de cette plate- forme. Cette plate-forme comporte des pieds 16 qui passent par des ouvertures 25 (fig. 1) prévues dans la coque 30. La coque 30 comporte une aire ou plate-forme de travail destinée à recevoir et supporter divers appareils servant à effectuer des forages ou d'autres opérations dans une zone couverte d'eau 35. La coque comporte aussi des quar- tiers d'habitation pour l'équipage. Aucun des détails de la coque n'est représenté, car le type d'appareillage de forage ou autre et la disposition des quartiers d'habita- tion du personnel varient et ne font pas partie de l'in- vention. Les pieds 16 sont de section triangulaire et chacun comporte trois membrures cylindriques verticales 17 qui sont réunies par des entretoises horizontales et latéra- les 18, 18a représentées schématiquement sur les fige. 1 et 1A, l'ensemble formant un treillis. Il va de soi que les pieds 16 peuvent être de forme autre que triangulaire et les membrures verticales de forme autre que cylindrique, ces formes autres étant bien connues de l'homme de l'art. Comme le montre la fig. 1, les pieds triangulaires 16 à membrures cylindriques 17 passent par les ouvertures triangulaires 25 de la coque 30. Quand la coque 30 est re- morquée ou déplacée d'un emplacement à un autre dans la zone couverte d'eau 35, les pieds 16 sont levés de façon que leur extrémité inférieure 16a soit près du fond 30b de la coque 30 ou contre lui. Quand la coque 30 a atteint, dans la zone couverte d'eau 35, l'emplacement o l'on désire forer ou faire d'autres opérations, des appareils de levage appropriés, de construction connue, sont prévus dans le logement 30c de la coque 30; il est prévu un appareil de levage pour chaque membrure 17 des pieds triangulaires 16 de la struc- ture 15. Ces appareils de levage (non représentés) sont actionnés de façon à faire descendre par degrés les pieds 16 dans les ouvertures 25 de la coque 30 et à poser l'ex- trémité inférieure 16a de chaque peid dans le fond 35a (fig. 1A). Il existe divers types d'appareils de levage; le plus courant comprend des crémaillères fixées sur les membrures 17 et en prise avec des pignons montés de façon connue dans le logement 30c. L'invention sera décrite avec un dispositif de levage à pignon et crémaillère, mais d'autres types de moyens de levage peuvent être utilisés. Comme on le voit sur la fig. 1A, les pieds 16 ne sont pas attachés à une natte à leur base 16a et sont indépendants les uns des autres; ils peuvent être pour- vus d'une semelle appropriée 16b. Les pieds 16 peuvent avoir une position verticale différente par rapport au plan horizontal représenté par la ligne 41 sur la fig. lA. La différence de position verticale des pieds 16 est re- présentée par la distance 41a entre les lignes 41b et 41c, la ligne 41b représentant la position verticale d'un joint des membrures 17 du pied de gauche sur la fig. lA et la ligne 41c la position verticale d'un joint des membrures 17 du pied de droite. La différence de position verticale des joints des pieds 16 représentés par les plans 41b et 41c peut être due à un fond accidenté ou à des différences de pénétration des pieds 16 dans le fond 35a. Le problème que pose la différence de position verticale des pieds indépendants 16 et la manière dont l'invention résout ce problème sont exposés en détail ci-après. Après avoir posé chaque pied 16 sur ou dans le fond a, on actionne le mécanisme de levage de chaque membrure 17 situé dans le logement 30c afin de lever la coque 30 au-dessus du niveau 35b de la zone couverte d'eau 35 de façon que le fond 30b de la coque 3G soit à l'abri de l'action des vagues no-males. Comme indiqué précédemment, les pieds 16 sont en treillis, construction que beaucoup reconnaissent comme ordinairement la plus efficace pour une plate-forme marine mobile auto-élévatrice à pieds indépendants, et les forces produites par les vagues de tempête peuvent être moindres pour un treillis que pour d'autres formes de pieds. Dans les dispositifs de l'art antérieur, il est prévu dans la plate-forme des guides de levage qui, non seulement, gui- dent les pieds lors de leur descente initiale jusqu'au fond 35a et ensuite lors de la montée de la coque, mais aussi, transmettent les forces produites par la tempête entre les pieds et la plate-forme. Il est normalement pré- vu deux étages de guides de levage pour chaque pied 16, l'un au-dessus des vérins de levage et l'autre près de la base de la plate-forme. Les membrures verticales 17 des pieds en treillis 16 doivent avoir un jeu suffisant vis-à-vis des guides de le- vage afin d'avoir la liberté de se déplacer en direction verticale sur toute la longueur voulue. On les déplace pour d'abord les poser sur le fond 35a et ensuite permettre l'élévation de la coque 30 comme expliqué en se référant à la fig. lA. Si, dans une position verticale quelconque, les membrures 17 ont un jeu insuffisant dans le guide de levage, les pieds de la structure de l'art antérieur se coincent dans le guide et ne peuvent plus s'y déplacer, ou bien il peut se produire un endommagement des pieds ou du guide. Le jeu prévu entre le guide de levage et le système de pied de l'art antérieur doit aussi ne pas être trop grand afin qu'il y ait un contact suffisant entre la membrure, comme celles représentées en 17 sur la fig. 1A, et le guide de levage (non représenté). S'il existe un grand jeu entre les membrures des pieds des plates-formes de forage de l'art il antérieur et leurs guides, il peut en résulter des con- traintes locales accrues dans les membrures, car les pieds peuvent avoir un mauvais engagement dans les guides et produire une charge de contact sur une surface relative- ment petite des guides et ainsi une augmentation de la charge par unité de surface. Pour avoir un jeu acceptable produisant des contrain- tes locales minimales entre les pieds et les guides de levage des dispositifs de l'art antérieur, il faut cons- truire les pieds avec des tolérances qu'il est très dif- ficile d'observer. Examinons par exemple la fig. lB, qui est une vue de dessus d'une ouverture 20a prévue dans une plate-forme 20 de l'art antérieur pour le passage d'un pied 21 de construction semblable à celle des pieds 16 des figée 1 et 1A. Une des principales dimensions critiques à observer sur les dispositifs de l'art antérieur, pour avoir un Jeu acceptable donnant des contraintes locales minimales, est la distance des axes des membrures 21b, distance représentée en 21a sur la fig. 1B. Les pieds 21 étant de dimension importante, on se rend compte de la difficulté qu'il y a à maintenir dans des tolérances étroites la distance 21a des axes longitudinaux des mem- brures 21b. Le diamètre et la rotondité des membrures ver- ticales de chacun des pieds 21 des dispositifs de l'art antérieur sont aussi des dimensions critiques pour l'ob- tention d'un Jeu approprié entre les pieds 21 et le moyen de guidage des dispositifs de l'art antérieur. Si les dis- positifs de l'art antérieur ont des pieds à membrures ver- ticales non tubulaires, d'autres dimensions encore sont critiques pour l'obtention de la position relative et du Jeu appropriés entre les guides de levage et les pieds. De plus, quand une plate-forme à pieds indépendants comme celle représentée sur lesfigS. 1 et lA est en posi- tion de travail dans une zone couverte d'eau comme le re- présente la fig. lA, les pieds 16, comme indiqué précédem- ment, peuvent avoir des positions verticales différentes et, par conséquent, leurs joints, c'est-à-dire les points d'intersection des membrures verticales 17 avec leurs entretoises latérales 18 et 18a, être à des niveaux dif- férents. Par exemple, sur la fig. lA, les joints d'un pied 16 sont représentés par le repère 26 et ceux de l'autre pied 16 par le repère 26a et le décalage vertical des Joints 26 et 26a est représenté par le repère 41a. Il serait avantageux de faire agir les réactions des guides de levage des dispositifs de l'art antérieur aux Joints des pieds, c'est-à-dire aux points d'intersection des membrures verticales et des entretoises latérales qui forment le système en treillis des pieds. Comme indiqué précédemment, si les réactions sont entre les joints, c'està-dire si le guide de levage de l'art antérieur transmet les réactions entre les joints des pieds et non à ceux-ci, il apparait dans les membru- res des contraintes de flexion indésirables. Pour suppor- ter ces contraintes de flexion qui se combinent à des contraintes axiales existant dans les membrures quel que soit l'endroit du point d'application, certains disposi- tifs de l'art antérieur ont des membrures très fortes et lourdes qui ont l'inconvénient d'être coûteuses et posent des problèmes de stabilité de flottement de la plate-forme marine. Quand les Joints des pieds des dispositifs de l'art antérieur n'ont pas la même position verticale, il est difficile sinon impossible de monter la plate-forme de fa- çon que le point de réaction puisse être déterminé à l'avan- ce, ou situé à un Joint de chaque pied. Ainsi, dans les dispositifs de l'art antérieur, les constructeurs doivent admettre que les guides fixes réagissent entre les Joints des pieds. % Les plates-formes marines mobiles auto-élévatrices de l'art antérieur sur lesquelles on tente d'utiliser un moyen de calage quelconque pour transmettre les charges du pied à la coque peuvent créer d'autres problèmes. Par exemple, ai un pied ou plusieurs stenfoncent dans le fond pendant le travail, il est très important de pouvoir remettre rapidement la plate-forme de niveau afin d'évi- ter un endommagement des pieds ou le chavirement de la plate-forme. Or, les moyens de calage de l'art antérieur peuvent entraver la remise rapide de niveau de la plate- forme. La présente invention résout les problèmes précédents, car il n'est pas nécessaire de dégager le moyen de calage avant de commencer à remettre la plate-forme de niveau. En outre, l'invention utilise des moyens réglables qu'on- peut manipuler pour verrouiller ou assujettir horizontale- ment chaque membrure de chaque pied à la plate-forme à un joint après avoir placé la plate-forme et les pieds à la hauteur désirée dans une zone couverte d'eau. Plus parti- culièrement, l'étendue verticale des moyens réglables relativement à l'étendue verticale entre les joints des membrures est telle qu'on peut mettre la plate-forme à un niveau tel qu'on puisse ensuite manipuler les moyens de calage pour les engager sur chaque membrure verticale de chaque pied à un joint. En outre, ce dispositif répar- tit les réactions horizontales des pieds à la plate-forme entre les membrures de façon à empêcher leur application à une seule membrure. L'invention assure aussi la réalisa- tion de la répartition des réactions horizontales des pieds à la plateforme à un joint et non entre les joints et de plus permet de faire fonctionner le système de levage sans délai en cas d'urgence. La fig. 3 représente schématiquement plus en détail une membrure verticale 17 d'un pied en treillis 16. Il y est représenté un seul groupe de moyens de guidage de cales supérieur et inférieur ainsi qu'une seule paire de moyens de calage supérieur et inférieur. Cependant, chaque mem- brure 17 d'un pied 16 sera ordinairement pourvue de plu- sieurs moyens de guidage de cales supérieur et inférieur et de moyens de calage supérieur et inférieur correspon- dants pour chaque moyen de guidage de cales de mêmes dis- position et construction comme exposé ci-dessous. La coque est encore représentée en 30, et le trou ou l'ouverture 25 par o passe le pied désigné globalement par 16 est représenté. Un guide de levage de la membrure 17 est représenté en 40, au-dessus du mécanisme de levage représenté par le repère 50. Ce mécanisme 50 est supporté à son extrémité inférieure 51 par le pont 30d de la coque 30. La construction etla disposition du mécanisme de levage 50 sont bien connues de l'homme de l'art et les détails sont par conséquent jugés inutiles à la compréhen- sion de la présente invention. Le logement de vérin 30c peut recevoir et supporter la partie supérieure 52 du mécanisme de levage 50. Un dispositif de guidage de levage supplémentaire 40a semblable au dispositif 40 est prévu près de la partie inférieure de la coque 30, et une réalisation ou disposi- tion relative de ce dispositif et d'une membrure 17 de l'invention est mieux représentée sur la fig. 4. La fig. 4 montre une membrure verticale 17 d'un pied 16 et les entretoises 18 qui réunissent cette membrure 17 aux autres membrures de ce pied. Dans le cas de la fig.4, la pied 16 est triangulaire et les membrures 17 sont cylindriques. Dans cet exemple, il est prévu trois moyens de guidage de levage inférieur 40a pour chaque membrure 17. Ces moyens comportent un élément support 41d qui est fixé à la coque 30 et entoure chaque membrure 17 de façon à saillir latéralement dans ltouver- ture 25 de la coque représentée sur les figs. 3 et 4. Le bord intérieur de l'élément 41d est pourvu d'éléments ou parties arqués 41b, espacés en direction circonférentielle, qui forment les guides de levage 40a, lesquels épousent * la périphérie 17b de l'élément tubulaire formant la mem- brure verticale 17. Les guides de levage arqués 40a s'étendent aussi ho- rizontalement comme le montre la fig. 3 pour former une surface de guidage, et leur extrémité inférieure peut être supportée par un élément circonférentiel 41h faisant par- tie de la coque 30 et entourant l'extrémité inférieure de chaque ouverture 25. Dans le présent exemple, les guides de levage arqués espacés s'étendant verticalement 40a sont aussi écartés circonférentiellement en plan de la périphérie 17b de l'élément tubulaire formant la membrure 17 afin qu'il y ait un jeu entre les membrures 17 de cha- que pied 16 et les moyens de guidage 40a formés par les éléments supports 41d et les parties arquées espacées en plan 41b. Comme le montre la fig. 3, les moyens de guidage de levage supérieurs 40 sont supportés par le logement de vérin 30c et saillent latéralement vers l'intérieur par rapport aux ouvertures 25. Ces moyens de guidage fournis- sent des surfaces de guidage 41b s'étendant en direction circonférentielle et espacées dans cette direction. Les parties de guidage courbes intérieures 41b des moyens de guidage de levage supérieurs 40 sont dans le mame plan vertical que les parties courbes 41b des moyens de guidage inférieurs 4Oa. Les moyens de guidage supérieurs 40 et les moyens de guidage inférieurs 40a sont espacés verti- calement. Si les pieds 16 et les membrures 17 sont d'une autre forme, les moyens de guidage de levage auront une forme et une disposition propres à donner les résultats désirés. De plus, des crémaillères 50' comportant des dents 51' sont montées, de façon connue, sur les membrures 17 comme le montre la fig. 4. Ces crémaillères ont une éten- due suffisante pour permettre l'amplitude de levage dési- rée et sont en prise avec des pignons (non représentés) du mécanisme de levage 50, ce qui permet de réaliser un mou- vement longitudinal de chacun des pieds 16 d'abord pour poser ceux-ci sur le fond 35a et ensuite pour faire monter la coque 30 sur les pieds 16 Jusqu'à la hauteur voulue. Les divers moyens de levage et leurs dispositions sont bien connus de l'homme de l'art et des détails supplémen- taires sont Jugés inutiles à la compréhension de l'in- vention. Etant donné que les moyens de guidage de levage 40 et a de l'invention ne servent pas à transmettre la charge produite par la tempête entre le pied 16 et la coque 30 en position levée, le jeu entre les surfaces de guidage 41b des moyens de guidage inférieurs 40a et les surfaces de guidage correspondantes des moyens de guidage supé- rieurs 40 et la surface extérieure 17b de la membrure verticale 17 n'est pas critique, de sorte que les problè- mes rencontrés dans la construction des dispositifs de l'art antérieur sont éliminés. Plusieurs moyens de guidage de cales s'étendant verti- calement 60 sont prévus autour de chaque membrure verti- cale 17 de chaque pied 16. La fig. 5 représente un agence- ment dans lequel il y a trois moyens de guidage de cales pour chaque membrure 17, cette dernière étant cylin- drique. Deux de ces moyens e0 sont diamétralement opposés par rapport à la membrure 17 et le troisième est à angle droit dieux. Dans l'exemple décrit précédemment et représenté sur la fig. 4, il y a trois moyens de guidage de levage supé- rieurs et trois inférieurs pour chaque membrure 17 de cha- que pied 16. Si dans cet exemple, les pieds en treillis 16 sont triangulaires, chaque pied aura neuf moyens de gui- dage de levage supérieurs 40 et neuf inférieurs 4Oa. De même, dans l'exemple représenté sur la fig. 5, o les pieds sont triangulaires, chaque membrure verticale 17 de chaque pied 16 est pourvue de trois moyens de guidage de cales 60 espacés circonférentiellement, plus précisé- ment, comme le montre la fig. 3, de trois moyens supé- rieurs situés près du logement de vérin 30c et trois moyens inférieurs situés près de la partie inférieure de la coque 30. Pour la description, les moyens de guidage de cales supérieurs seroht désignés par 60a et les moyens inférieurs par 60b. Si les pieds 16 sont de forme autre que triangulaire et les membrures 17 de forme autre que cylindrique, chaque membrure et chaque pied seront pourvus d'un nombre de moyens de guidage de cales au besoin dif- férent de trois, permettant d'atteindre les buts de l'invention. Les moyens de guidage supérieurs 60a peuvent s'éten- dre vers le haut à partir de 60c près du haut du logement de vérin 30c et peuvent être contreventés par tout moyen approprié, par exemple, comme le montre la fig. 3, par une entretoise 61 s'étendant entre le logement de vérin c et leur partie ou extrémité supérieure 60d. Les moyens de guidage inférieurs 60b ont une étendue verticale appro- priée, 60e en désignant le bas et 60f le haut. Les moyens de guidage supérieurs 60a et inférieurs 60b sont aussi attachés directement à la coque 30, de sorte que les char- ges émanant des membrures 17 sont transmises à la coque par les paires supérieures et inférieures de moyens de calage espacées circonférentiellement. Les moyens de gui- dage de cales supérieurs 60a et inférieurs 60b peuvent être de toute forme; dans l'exemple représenté, ils sont en U et formés d'une base s'étendant verticalement 63 et de côtés s'étendant verticalement 64 et 65 partant de cette base. L'étendue verticale de chacun des moyens de guidage 60a et 60b est d'au moins la moitié de l'étendue verticale d'une travée du pied voisin augmentée de l'étendue verti- cale du bord ou élément arrière 73a de la cale arrière 73 placée dans le moyen de guidage 60. Par exemple, la hauteur d'une travée des pieds 16 est indiquée sur les figS. lA et 3 par le repère 75 et la hau- teur de l'élément 73a de la cale arrière 73 est indiquée sur la fig. 10 par le repère 80. Ainsi, l'étendue verti- cale de chacun des trois moyens de guidage 60a, 60b placés autour de chacune des membrures verticales 17 de chacun des pieds 16 est au minimum de la moitié de la dimension augmentée de la dimension 80. L'étendue verticale mini- male des moyens de guidage supérieurs 60a et l'étendue verticale minimale des moyens de guidage inférieurs 60b sont représentées sur la fig. 3 la première par le repère 63a et la seconde par le repère 64a. L'utilité de cette étendue verticale minimale des moyens de guidage 60a et b est expliquée ci-dessous. Les côtés s'étendant verticalement 64, 65 de chacun des moyens de guidage 60a et 60b sont conçus de façon que la largeur de la base 63 soit légèrement supérieure à la largeur du dos 73a de la cale arrière 73. Cette dis- position est plus clairement représentée sur la fig. 5, sur laquelle on remarquera que les côtés 64, 65 sont for- més de toute manière appropriée> de façon qu'il y ait une gorge verticale 66 près de la base 63 le long de chaque côté vertical de chacun des moyens de guidage de cales 60a et 60b. Le dos 73a de chaque cale arrière 73 dépasse des c6tés 73c, 73d pour fournir une partie 73p qui s'étend verticalement sur le côté de chacun des côtés 73c et 73d et est destinée à coulisser dans la gorge 66 voisine de l'arrière de chacun des moyens de guidage 60a et 60b. On notera en outre que la profondeur de la gorge 66 est supé- rieure à la largeur ou l'étendue de chacune des saillies 73p, de sorte que la cale arrière 73 a une certaine lati- tude de mouvement latéral par rapport aux moyens de gui- dage s'étendant verticalement 60a et 60b. Comme le montre la fig. 6, les éléments latéraux 64, de chacun des moyens de guidage supérieurs 60a et des moyens de guidage inférieurs 60b sont pourvus d'ouvertures 67 espacées verticalement. Les cotés 73c et 73d de la cale arrière 73 sont pourvus chacun d'une ouverture 73x qu'on peut aligner avec l'une quelconque des ouvertures 67 des éléments latéraux 64, 65 pour la mise en place de la gou- pille 69 dans ces ouvertures. Cela bloque la cale arrière 73 à toute hauteur voulue le long des moyens de guidage supérieurs 60a ou inférieurs 60b. Comme le montre la fig. 3, un moyen de calage supé- rieur, désigné dans son ensemble par le repère 71a, est prévu pour chacun des trois moyens de guidage supérieurs a et un moyen de calage inférieur, désigné dans son ensemble par le repère 71b, est prévu pour chacun des moyens de guidage inférieurs 60b. Chacun des moyens de calage 71a et 71b comprend une cale avant 72 et une cale arrière 73. La cale avant 72 comporte un élément avant s'éten- dant verticalement 72a qui présente une surface conçue pour épouser la surface de la membrure sur laquelle elle s'applique. Dans l'exemple représenté, c'est une surface courbe ou arquée 72b destinée à venir en prise avec la périphérie 17b de la membrure verticale 17. Les côtés ver- ticaux 72c et 72d partent de l'élément avant 72a vers l'arrière. Un renforcement approprié peut au besoin être prévu à des intervalles déterminés entre l'élément avant 72a et les c8tés 72c et 72d comme représenté en 72e afin que la cale soit suffisamment robuste pour transmettre les charges qui lui sont appliquées. Les côtés 72c, 72d ont chacun un bord arrière 72f, et les bords arrière 72f for- ment deux surfaces inclinées situées dans le même plan qui s'appliquent et glissent sur deux surfaces inclinées for- mées par le bord avant 73f de la cale arrière 73 comme le montrent les figs. 8 et 10. La première surface inclinée 72g du bord arrière des c8tés 72c, 72d part de l'extrémité supérieure de ces der- niers vers le bas et est inclinée vers l'intérieur vers l'élément avant 72a comme le montrent les fige. 8 et 10. Cette surface 72g se termine en 72h entre les extrémités supérieure et inférieure des côtés 72c, 72d, et le bord 72i de chaque élément latéral 72c, 72d s'étend vers l'ar- rière à partir de 72h comme le montre la fig. 10. La deu- xième surface de bord inclinée 72k commence à l'extrémité 72j du bord 72i et s'étend vers l'extrémité inférieure des c8tés 72c, 72d comme le représente la fig. 10. La cale arrière 73 comporte un élément s'étendant verticalement 73a auquel s'attachent des côtés 73c et 73d. Un renforcement approprié, représenté en 73e, peut être prévu entre les éléments 73a, 73c et 73d pour supporter les charges entrant en jeu. Les côtés 73c et 73d présen- tent des bords avant 73f qui, comme précédemment, forment deux surfaces parallèles 73g et 73k qui s'appliquent et glissent sur les surfaces de bord inclinées 72g et 72k de la cale 72. Le bord 73i réunit les surfaces de bord 73g et 73k de la même façon que le bord 72i réunit les surfaces 72g et 72k. La liaison des cales 72, 73 pour leur glissement relatif peut être assurée par tout moyen approprié. Sur la fig. 8, un élément 72 test fixé à chaque côté 72c, 72d près de l'extrémité supérieure de celui-ci. Un élément 72m est de même fixé à chacun de ces mêmes côtés près de son extrémité inférieure. Chacun des éléments 721t et 72m est pourvu d'une saillie s'étendant verticalement 72n qui s'engage sur une lèvre saillante 73Qicontiguë aux surfaces de bord inclinés 73g et 73k de la cale 73, ce qui assure la liaison des cales 72, 73 pour leur glissement relatif. Les bords 72g, 73g et 72k, 73k sont en contact afin de transmettre la charge entre les cales 72, 73. Il est prévu un moyen de liaison supplémentaire des cales 72 et 73 destiné à produire et commander leur mouve- ment relatif. Ce moyen est ici un vérin hydraulique à dou- ble effet 77 comportant un piston 79 uni à une tige 82 qui sort du vérin 77. Une nervure 82a est pourvue d'un évide- ment 82b partant du bord 82c (fig. 11). L'extrémité supé- rieure de la tige de piston 82 est pourvue d'un trou ta- raudé (non représenté). Avant de placer le vérin 77 et sa tige de piston 82 comme le montrent les dessins, on peut visser le boulon 84 dans le trou taraudé précité, et après avoir placé le vérin et la tige de piston sur les cales 72, 73, on tourne la tête du boulon pour l'appliquer contre la nervure 82a. On peut ensuite fixer l'élément d'arrêt 82d au bord 82c par tout moyen approprié, par exemple par des vis 82f, afin d'assujettir la tige de piston 82 à la cale 73. Sur les dessins, c'est la tige de- piston qui est assujettie à la cale arrière 73, mais on pourrait retour- ner le vérin 77 de façon%à ce que ce soit lui qui soit assujetti à la cale 73. Le vérin hydraulique à double ef- fet 77 est pourvu d'éléments appropriés comprenant une plaque de montage non circulaire 78 fixée à une extrémité du vérin par des moyens appropriés. Un boulon 78a peut traverser l'élément 79b pour tenir le vérin à une des cales. Sur les dessins, le vérin hydraulique est assujetti à la cale avant 72 et pourvu d'orifices d'entrée et de sortie de fluide 77x et 77y. Il est prévu un moyen de déplacement de chacun des moyens de calage supérieurs 71a. Ce moyen comprend un câble, représenté en 88 sur la fig. 3, qui est enroulé sur le treuil ou tambour 89, une extrémité 88a de ce câble étant attachée à la cale arrière 73 du moyen de calage 71a par un moyen approprié, par exemple par un anneau 90 (fig. 10). Un moyen semblable est prévu pour chacun des moyens de calage inférieurs 71b. On notera que le treuil supérieur 89 est monté au sommet du moyen de guidage 60a et que le treuil 89a commandant le câble 88 qui est attaché au moyen de calage inférieur 71b peut, comme le montre la fig. 3, être monté sur la surface 30d de la coque 30. Comme indiqué précédemment et représenté sur la fig. 4, chaque membrure verticale 17 de chaque pied 16 peut être pourvue d'une crémaillère 50' à dents 511 engrenant avec un élément denté approprié du mécanisme de levage 50 pour la pose initiale des pieds 16 sur le fond 35a et ensuite l'élévation de la coque 30 le long des pieds jusqu'à la hauteur désirée au-dessus de l'eau comme le montre la fig.lA. On voit d'après la description précédente qu'il est prévu des câbles 88 et des treuils à main ou à moteur 89 et 89a pour amener chacun des moyens de calage 71 à la hauteur désirée le long des moyens de guidage supérieurs a et inférieurs 60b. De plus, les cales 72 et 73 sont verrouillées ensemble par leurs surfaces de contact et de glissement 72g, 73g et 72k, 73k pour permettre un mouvement relatif le long de ces surfaces de glissement et ainsi un mouvement horizontal de la cale avant 72. De plus, les cales 72, 73 sont verrouillées par le vérin hydraulique à double effet 77 et la tige de piston 82 pour leur assujet- tissement l'une à l'autre dans toute position relative horizontale de façon qu'il n'y ait pas de mouvement relatif horizontal entre elles. En outre, la disposition du dos 73a de chaque cale arrière 73 par rapport au dos 63 du moyen de guidage 60 permet un mouvement latéral relatif limité du moyen de calage 71 formé de la cale avant 72 et de la cale arrière 73 ainsi qu'un mouvement vertical relatif le long du moyen de guidage 60 et du moyen de calage 71 porté par lui. Quand on veut déplacer la structure d'un emplacement à un autre pour effectuer des opérations de forage, on relève les pieds 16. Quand la structure est au nouvel em- placement dans la zone couverte d'eau, on peut descendre chacun des pieds 16 jusqu'au fond 35a en faisant fonc- tionner le mécanisme de levage 50. Ensuite, le mécanisme de levage produit, par coopération des éléments dentés (non représentés) avec la crémaillère 50' de chaque mem- brure verticale 17 de chaque pied, l'élévation de la coque 30 jusqu'à sa position finale. Il est ensuite souhaitable d'assujettir la coque 30 aux pieds 16 de façon que l'en- semble absorbe la charge normale rencontrée pendant le forage ou les autres opérations ainsi que la surcharge qui peut apparaltre pendant Une tempête. Jusqu'ici, comme indiqué précédemment, on procédait simplement en essayant de maintenir aussi petit que possi- ble le jeu entre les membrures verticales 17 et les guides de levage tout en prévoyant suffisamment de jeu entre eux pour permettre leur mouvement vertical relatif sans coin- cement afin de pouvoir poser convenablement les pieds 16 sur le fond. Le présent dispositif supprime les difficultés rencon- trées avec ce dispositif de l'art antérieur grâce au fait que les cales servent à assujettir positivement les pieds 16 à la coque 30 après que celle-ci a été levée en posi- tion finale, de sorte que les charges peuvent être trans- mises des pieds à la coque par les moyens de calage. Si les pieds 16 prennent la position représentée sur la fig. lA, c'est-à-dire n'ont pas la même position ver- ticale, il faut positionner la coque 30 verticalement de façon que des joints de chaque pied soient en face des moyens de guidage 60 afin de permettre un bon positionnement des moyens de calage 71a, 71b. On manoeuvre les cibles 8E et les treuils supérieur et inférieur 89, 89a de façon à amener les moyens de calage supérieurs et inférieurs 71a, 71b en face d'un joint de la membrure 17, o une entretoise horizontale 18 et des entretoises latérales 18a se joignent à la membrure 17. On peut prendre une goupille 69 par le moyen de préhension 69a et l'introduir dans un trou 67 de l'élément latéral 65 du moyen de gui- dage 60, puis dans le trou 73x de la cale arrière 73 et enfin dans le trou 67 de l'élément latéral 64 du moyen de guidage 60. Cela fixe les moyens de calage 71a, 71b dans les moyens de guidage 60. Ensuite, du fluide hydraulique provenant d'une sourc (non représentée) peut être envoyé par des tuyaux flexi- bles (non représentés) à l'orifice 77x de chacun des vé- rins à double effet 77 pour produire un mouvement relatif le long de leurs surfaces de glissement des cales avant 72 et des cales arrière 73 assujetties aux moyens de gui- dage 60 et ainsi un mouvement horizontal des cales avant 72 vers les membrures 17 des pieds 16. Ce mouvement est poursuivi jusqu'à ce que la surface avant 72b vienne en contact avec la périphérie 17b de la membrure 17. Pendant ce mouvement, un mouvement latéral des moyens de calage 71a, 71b peut être nécessaire pour assurer un bon appui de chacune des surfaces 72b sur la périphérie 17b di chaque membrure 17. Des commandes hydrauliques appropriée bien connues de l'homme de l'art peuvent être utilisées pour maintenir l'écartement de la cale avant 72 de la cali arrière 73 de façon que la cale avant soit bien bloquée contre la membrure 17. Ainsi, chaque membrure 17 de chaque pied 16 est assu. jettie à la coque 30 à un joint par les moyens de calage supérieurs et inférieurs 71a, 71b de façon à assurer la transmission directe de la charge des pieds 16 à la coque S'il est nécessaire de faire fonctionner d'urgence li mécanisme de levage 50, l'invention le permet. La cale avant 72 est bloquée en position par rapport à la cale NI arrière 73 par le vérin hydraulique de la manière décrite précédemment afin qu'elle ne puisse pas glisser sur la cale arrière. Ainsi, s'il s'avère nécessaire de lever la plate-forme à un des pieds, la cale avant 72 peut être maintenue en place sur la cale arrière 73 par le vérin hydraulique de façon qu'elle ne puisse pas se déplacer par rapport à la cale arrière et continue de serrer contre la membrure 17 pendant le levage, car son glissement empê- cherait le levage ou pourrait endommager la structure. La cale arrière 73 est maintenue en position verticale par rapport au moyen de guidage 60, de sorte qutil n'y a pas de mouvement relatif entre eux lors du levage d'urgence. Le blocage de la cale avant 72 en position sur la cale arrière 73 empêche aussi le glissement de la première sur la seconde quand une charge horizontale est appliquée par une des membrures. L'agencement proposé par l'inven- tion permet une répartition des charges entre les membru- res verticales de chaque pied 16 et la coque 30 plus égale que dans le cas des dispositifs de l'art antérieur. La fig. 2 représente à titre d'exemple le dispositif de lVinvention avec des pieds triangulaires. La posi- tion des moyens de guidage de cales et des moyens de ca- lage par rapport à chaque pied est représentée schémati- quement par le repère 90' et la direction d'une force sus- ceptible d'être appliquée aux pieds est représentée par la flèche 91. Comme l'invention réduit ou même supprime com- plètement le Jeu aux points de réaction entre les pieds 16 et la coque 30, on peut calculer la répartition des charges entre les membrures. La répartition des réactions étant alors connue, la réaction individuelle maximale à prévoir est bien moindre que dans le cas du dispositif de l'art antérieur dans lequel il n'est pas prévu de moyens de suppression des Jeux aux points de réaction. La concep- tion des membrures et des entretoises ainsi que le système de support des pieds prévu sur la plate-forme dépendent de cette force. De plus, la réaction est appliquée uniformé- ment sur la surface 72b du dispositif de calage 71 et la surface 17b de la membrure 17 comme le représentent les flèches 92. La fig. 2A représente un dispositif à pieds carrés. La disposition schématique des moyens de calage supérieurs et inférieurs dans les moyens de guidage verticaux supé- rieurs et inférieurs est indiquée par le repère 90" à côté de chaque membrure. On notera que dans cet exemple, il y a deux moyens de guidage de cales avec moyen de ca- lage à chaque membrure et ces deux moyens sont à angle droit l'un de l'autre et placés comme représenté en 90", tandis que dans l'exemple à pieds triangulaires représenté schématiquement sur la fig. 2, il y a trois moyens de guidage de cales à chaque membrure. Sur la fig. 2A, la force appliquée à la structure est représentée par la flè- che 91 et les réactions sur les pieds, qui s'opposent à la force 91, sont représentées par les flèches 92, la réaction sur les pieds étant sensiblement uniforme. On notera que pour déplacer verticalement les pieds 16 de l'invention par rapport à la plate-forme, on monte la cale avant 72 au maximum par rapport à la cale arrière 73. Dans cette posi- tion, aucune cale 72 n'est en contact avec une membrure 17 quelle que soit la position de celle-ci par rapport aux guides de levage 40 et 40a. Bien que l'invention ait été décrite relativement à une seule membrure d'un pied, il va de soi que le même dispositif sera prévu pour chacune des autres membrures de chaque pied. En outre, les cales, pieds, moyens de guidage et autres moyens décrits et représentés se rapportent à un type particulier d'installation de forage, mais il va de soi que l'invention peut être employée dans tout dispositif géométrique d'une plate-forme de forage marine. REVENDICATIONS 1 - Structure marine mobile comprenant une coque et une plate-forme pourvues d'ouvertures destinées à rece- voir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque dur les pieds jusqu'à une position haute, et des moyens dtassu- jettissement des pieds à la structure, caractérisée par le fait que ces moyens comprennent une série de moyens de guidage (40) s'étendant verticalement portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds (16) une première paire de cales (71a) formant un premier moyen de calage mobile verticalement dans un moyen de guidage, une deu- xième paire de cales formant un deuxième moyen de calage espacé verticalement dans le moyen de guidage par rapport au premier moyen de calage, ce deuxième moyen de calage étant mobile verticalement dans le moyen de guidage, et un moyen de liaison (50) de la paire de cales qui forment le premier et le deuxième moyen de calage, grâce à quoi au moins une des cales de chacun des moyens de calage peut être déplacée pour être mise en prise avec un pied (17) et par là assujettir celui-ci à la structure. 2 - Structure selon la revendication 1, dans laquelle le moyen de liaison (50) est un vérin hydraulique à dou- ble effet comportant un piston et une tige de piston, ce vérin étant fixé à une des eales d'une paire et la tige de piston fixée à l'autre cale de la même paire. 3 - Structure selon l'une des revendications 1 et 2, comportant un dispositif de fixation des cales d'une paire dans une position déterminée sur le moyen de guidage. 4 - Structure selon l'une des revendications 1 à 3, comportant un dispositif d'immobilisation de la cale de la paire qui est la plus proche du pied qui est destiné à empêcher cette cale de glisser sur l'autre quand une charge horizontale est appliquée au dispositif de calage. - Structure selon l'une des revendications 1 à, comportant un moyen servant à monter et descendre le moyen de calage dans son moyen de guidage. 6 - Structure selon l'une des revendications 1 à 5, dans laquelle l'étendue longitudinale du moyen de guidage est d'au moins la moitié de l'étendue verticale d'une travée du pied augmentée de la hauteur du moyen de calage quand les cales formant ce dispositif sont écartées. 7 - Structure selon l'une des revendications 1 à 6, dans laquelle le moyen de guidage est pourvu de trous es- pacés verticalement, la cale la plus proche du moyen de guidage est pourvue d'un trou la traversant, et une gou- pille traverse cette cale et le moyen de guidage pour blo- quer la cale à un endroit choisi dans le moyen de guidage. 8 - Structure selon l'une des revendications 1 à 7, dans laquelle la première et la deuxième paire de cales comportent chacune une cale avant destinée à venir en prise avec le pied de la structure et une cale arrière qui vient en prise avec le moyen de guidage s'étendant verti- calement. 9 - Structure selon la revendication 8, dans laquelle le moyen de guidage et la cale arrière de la première et la deuxième paire de cales comportent des éléments coo- pérants permettant un mouvement vertical et latéral entre la cale arrière et le moyen de guidage. - Structure selon la revendication 9, dans laquelle les éléments coopérants comprennent un canal s'étendant longitudinalement sur le moyen de guidage et des saillies sur la cale arrière de la première et la deuxième paire de cales, ces saillies étant moins larges que le canal afin de permettre un mouvement latéral entre le moyen de guidage et la cale arrière tout en maintenant ce moyen et cette cale en prise pour leur mouvement vertical relatif. Il - Structure selon l'une des revendications 1 à 10, comportant des câbles attachés à une des cales de chaque paire et des moyens pour monter et descendre chaque câble et la paire de cales à laquelle il est attaché. 12 - Structure selon l'une des revendications 1 à 11, dans laquelle un vérin hydraulique à double effet réunit les cales avant et arrière pour la fixation de la cale avant en position sur la cale arrière après que la cale avant est venue en prise avec le pied. 13 - Structure selon l'une des revendications 1 à 12, comportant un dispositif de fixation d'une cale d'une paire au moyen de guidage pendant le déplacement de l'au- tre cale de la paire pour son application sur le pied de la structure. 14 - Structure marine mobile comprenant une coque et une plate-forme pourvue d'ouvertures destinées à recevoir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds Jusqu'à une position haute, et des moyens d'assujettisse- ment des pieds à la structure, caractérisée par le fait que ces moyens comprennent une série de moyens de guidage s'étendant verticalement portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds, des cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur l'autre et for- mant un premier moyen de calage, un moyen mettant la cale arrière de ce premier moyen de calage en prise avec le moyen de guidage en vue d'un mouvement vertical et d'un mouvement latéral limité entre eux, d'autres cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur l'autre et formant un deuxième moyen de calage, un moyen mettant la cale arrière de ce deuxième moyen de calage en prise avec le moyen de guidage en vue d'un mouvement ver- tical et d'un mouvement latéral limité entre eux, un moyen de liaison des cales avant et arrière du premier moyen de calage destiné à empocher le mouvement relatif de ces cales après que la cale avant a été appliquée contre un pied de la structure, et un moyen de liaison des cales avant et arrière du deuxième moyens de calage destiné à empêcher le mouvement relatif de ces cales après que la cale avant a été appliquée contre un pied de la structure. - Structure marine mobile comprenant une coque et une plate-forme pourvues d'ouvertures destinées à recevoir des pieds verticaux et un moyen de levage coopérant entre la coque et les pieds qui permet de descendre les pieds sur un fond marin et de déplacer la coque sur les pieds jusqu'à une position haute, et des moyens d'assujettisse- ment des pieds à la structure, caractérisée par le fait que ces moyens comprennent une série de moyens de guidage supérieurs et inférieurs s'étendant verticalement et espa- cés verticalement portés par la coque et espacés autour de chacun des pieds, des cales avant et arrière liées de façon à pouvoir glisser l'une sur l'autre et formant une paire de moyens de calage liés à chacun des moyens de gui- dage supérieurs et inférieurs pour pouvoir s'y déplacer verticalement, et un moyen de liaison des cales avant et arrière destiné à commander le mouvement relatif de cel- les-ci. 16 - Structure selon la revendication 15, comportant un moyen permettant un mouvement latéral relatif limité entre la paire de moyens de calage et le moyen de guidage. 17 - Structure selon l'une des revendications 1 à 16, dans laquelle le moyen de liaison comprend un bord sail- lant sur une des cales de chaque paire et une lèvre sur- plombante sur l'autre cale de la paire, laquelle lèvre est en contact glissant avec le bord saillant. 18 - Procédé de positionnement de la coque d'une struc- ture marine mobile par rapport aux joints des pieds qui traversent la coque, caractérisé par le fait qu'on monte la coque sur les pieds jusqu'à une position au-dessus de l'eau et on fixe des moyens de calage, espacés verticale- ment, entre la coque et chacun des pieds, ces moyens de calage étant alignés horizontalement avec des joints, espacés verticalement, de chacun des pieds.