L'invention concerne un procédé pour l'amélioration de la stabilité de la forme et de la cohesion des feutres aiguil letés consistant en ce que, en un seul cycle de travail, en même temps que l'on réalise a couche de fibres, on forme un entrelace ment de fils qui est déposé spontanément ou mécaniquement sur le feutre et que l'on relie au feutre sur une machine à aiguilleter pendant l'opération d'aiguilletage. Pour la préparation de la nappe de fibres, on utilise de préférence une proportion de 10 à 90% de fibres thermoplastiques qui, par un traitement thermique ultérieur du feutre aiguilleté assurent une liaison par adhésion de la partie des fibres liées mécaniquement. Il est possible d'avoir un large domaine d'application aux textiles fabriqués par aiguilletage de la nappe de fibre sur des machines à aiguilleter grâce au riche assortiment de fibres brutes disponibles, à l'orientation des fibres de la nappe, à l'utilisation de différentes couches intermédiaires, à la technologie d'aiguilletage dépendant de la nature de la machine, à la nature de l'aiguille et à la finition au moyen d'adhésifs.Du point de vue de la stabilité de forme des feutres aiguilletés, l'utilisation de couches intermédiaires textiles notamment de différents tissus intermédiaires devant assurer la stabilité à plat au cours de l'aiguilleiage, ainsi que l'application, le plus souvent au dos du feutre aiguilleté, d'adhésifs améliorant la cohésion du produit et empêchant ce que l'on appelle le öpelageö surteut des fibres courtes et des faiseeaux de fibres en cours d'utilisation, a une extrème importance Comme couches intermediaires, n peut se servir de différents tissus, ou même de textiles sen tissés de différentes densités et de différents poids au m2 suivant le type et la destination du feutre en question.Ces couches intermédiaires remplissent le plus sunvent leur fonction principale, dest dire empêchent les variations de dimensions au cours de l'aiguilletage. Néanmoins, lorsqu'on se limite @ la simple ulilisation des couches intermédialres sans applicaltion ultéieule d'agenis adhésirs, le plus souvent des dispersions d'agents liants on ne peur pas garani la cohésion des fibres lorsqu'on coud les feutres, lis de ia texturation, par exemple, de teiplues isolantes pour vêtements ou lors du ftotlemen que subissen@@@es revêtements de sols pu les feutres des machines â papier. Un autre inconvénient résultant de l'application de couches intermédiaires préparées séparément est d à ce que les feutres aiguilletés à fabriquer ont des largeurs très arisées atteignant des extrêmes tels quril est par exemple,nécessaire de concevoir et de construire des métiers à tisser spéciaux pour fabriquer ces couches intermédiaires. Ceci est particulièrement valable pour la fabrication de revêtement de sols de tapis et de feutres pour machines à papier pour lesquels une largeur de 12 m, par exemple,nvest pas extraordinaire. Pour assurer une plus grande cohésion des feutres aiguilletés c'est à dire pour augmenter leur résistance diminuer leur allongement et améliorer leur résistance à l'usure on fait habituellement appel soit à l'addition de fibres hautement rétractables , soit à l'enduction du dos des textiles avec différents liants le plus souvent sous forme de dispersion. Le premier de ces procédés est passablement coûteux, non seulement à cause du prix relativement élevé des fibres spéciales hautemen-t rétractables mais aussi à cause de l'importance de la dépense occasionnée par l'ensemble de l'opération de rétrécissement aussi bien en ce qui se rappork,aux machines qu'aux procédés.Les opérations d'enduction, de pulvérisation9 d'imprégnation et les autres traitements du dos des textiles exigent, en outre9 des installations particulières pour l'application du liant et le séchage du produit traité9 ce qui en traSne encore une importante consommation dénergie. Le but de l'invention est de pallier les inconvénients indiqués ci-dessus et de créer un procédé simplifié de formation d'une couche intermédiaire de renforcement. cette couche étant formée en une seule et mdme opération en même temps que la nappe ou 1 le poil sur une seule machine. A cet effet, l'invention concerne un procédé d'amélioration de la stabilité de la forme et de la cohésion de feutres aiguilletés caractérisé en ce que, en une seule opération, on réalise en même temps un feutre croisé et que l'on superpose un ou plusieurs systèmes de fils d'un cté du voile ou du feutre en mouvements les fils étant déposé,soit parallèlement à la direction d'avancement soit répartis au hasard sous forme de boucles libres. La formation de la couche intermédiaire de ren forcement suivant l'invention permet lorsquton utilise une certaine proportion de fibres thermoplastiques9 dnobtenir la cohésion souhaitée simplement par un bref traitement à chaud du produit après l'aiguilletage. Suivant l'importance de cette proportion de thermoplastique, on peut, pour les triplures calorifuges pour vêtements obtenir une résistance suffisante à la couture sans diminuer la possibilité de les texturer ni augmenter leur raideur comme c'est le cas lorsqu'on utilise des dispersions de liants.En faisant varier la proportion de thermoplastiques, on peut faire varier aussi bien la raideur que la cohésion du poil dans la couche de fond, propriétés importantes pour certains feutres destinés à servir de revetements de sols ou de feutres de déshydratation et de séchage. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après et des dessins annexés, dessins dans lesquels - les figures la à lc représentent un dispositif de mise en oeuvre du procédé suivant l'invention destiné à la fabrication en discontinu se raccordant à une seule machine à feutre, et, - les figures 2a et 2b représentent un dispositif particuiiè. ment destiné à la fabrication en continu. Exemple 1 A partir de déchets de laine ouverts provenant par exemple d'une ouvreuse, on forme, sur la ligne de fabrication représentée sur la figure la comprenant une carde. 1, une nappe de fibre 1 et, a I'aide d'une machine 3, on en forme un feutre 4 ayant un poids de 140 m/m2. Sur la bordure de droite du voile délivré par la carde et sur une zone de 20% de la largeur de ce voile, on dépose, dans le sens d'avancement, un système de fils sous la forme de boucles libres. Ceci se fait à l'aide d'un système 6 d'ajutages soufflants disposés sur une seule rangée à intervalles de 20 mm les uns des autres.La dispositio des ajalages soufflants est visible sur la figure 15. les fils sont prélevés sur les bobines et menes par des cylindres doseurs 8 aux divers ajutages soufflan4s 9 où 1{- je @ i tirage du fil se fait aérodynamiquement par le courant d'air. Dans les divers ajutages de soufflage sont enfilés alternativemen l'un ôté de l'autre des fils faits de filaments de viscose et dc polypropylène. près le croisement du voile avec l'entrelacement de fils 5. il s avec les fils 10 orientés au hasard (figure lc!. Le feutre 4 réung à l'entrelacement de fils 5 A sa patile unférieure est alers consolidé par passage dans une machune 11 de préaiguilletage comportant des aiguliles à orocllets suserpllbles de l'iavailter dans les deux sens. Le feutre ainsi consolidé est enroulé en un rouleau 12. Celui ci est aiers algull leté sur des aiguilleteuses non représentées travatlant séparèment et finalement traité a chaud par passage à 160 C dans un sécheur å double tambour de modèle FDEISNER par exemple. Ce feutre aiguilleté est très bouffant, résistant et stable de forme. Il convien pactruilèrement comme lriplure calorifuge pour les vêtements. Exemple 2 De même que dans l'exemple 1 on prépare le voile suivant la figure 2 à partir de laines ayant une teneur d'environ. 50% en fibres de polyamides ouvertes sur deux ardes voisines. A l'aide de machines de croisement horizontales 3 et 3', les voiles sont superposés sur une bande transporteuse commune 14 jusqu'à former un feutre pesant 500 9 m2. Sur une ensouple 15, on prélève un système de fils, par exemple du Vigogne N010 > de facon à former en direction longitudinale une couche de channe ave des fil espacés de 15 mm. Audessus de la bande transporteuse 14 et entre les deux machines de croisement 3 et 3t est disposé un ensemble d'ajutages soufflants 19 qui, de façon analogue à ce que I'on a décrit dans l'exemple 1, dépose sur la surface du feutre délivré par la première carde un entrelacement de fils à 50 de coton et 50 % de polypropylène. Après reccuvrement par le feutre sortant de la deuxième carde tout le système de fils Vigogne longrtudinaux, du premier feutre de l'entrelacement de fils à base thermpplastique et du feutre sortant de La deuxième carde est consolidé par aiguilletage sur une aiguilleteuse 16 travaillant avec deux champs d'aiguilles opposés. De là. le feutre aiguilleté 17 passe par un sécheur à tambour 18 et le produit aiguilleté consolidé par collage est enroulé ou coupé en plaques de dimensions voulues. De cette facen. on peut réaliser un feutre alguil leté possédant une bonne stabilité de forme et dont les fibres sont assujettis par collage onvensant entre autres comme revête ment de sol feutre technique isolant. etc.... Exemple 3 l'n mélange de fibres coupées de viscose et de polyacrylonjtrile est, après ouverture et mélange, transformé en un voile sur une carde comportant à son extrémité une machine de croisement comme dans l'exemple 1. Cette machine est réglée de façon à fournir un feutre d'un poids de 400 g/m2 derrière le dispositif de croisement ; Comme décrit dans l'exemple 2 on prélève, sur une 'ensouple un ensemble de fils de chatne (division de 10 cmj et on l'amène à la bande transporteuse, cet ensemble étant constitué alternativement de fils de polyamide et de polyamide modifié ayant un point de ramollissement de 1600C et tous deux au titre de 120 deniers. Sur la bordure de gauche du voile passant dans la machine de croisement et sur 20% de la largeur de ce voile, on dépose, dans le sens de l'avancement, un ensemble de fils semblables à intervalles de 15 mm. Le feutre fini comportant la couche ainsi formée de fils déposés en long et en travers est consolidée comme dans l'ensemble l. La température du traitement à chaud est de 180 C. Le feutre aiguilleté fini est enfin traité mécaniquement, par exemple par grattage et il convient comme couverture légère gonflante et solide. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A I I O N S 10; Procédé d'amélioratien de la stabilité de la forme et de ia cohésion de feutres aiguilletés ;aiactéiisé en ce que en une seule opération'on réalise en même temps un feutre croi- sé et lton superpose un ou plusieurs systèmes de fils dun côté du voile ou du feutre en mouvement, les fils étant dèposés soit paral lèlement à la direction d'avancement. soit répartis au hasard sous forme de boucles libres. 20/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le sy-stème de fils contient un polymère thermoplastique sous la forme de fibres2 de filaments à deux composants ou de fils à base de polymère ayant un point de ramollissement relativement bas ou de fils ou de filaments enrobés de matière thermoplastique. 3 / Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 & 2 caractérisé en ce que le feutre aiguilleté est, après le traitement d'aiguilletage, traité a chaud dans la zone des températures qui donnent un état visqueux aux fibres thermoplastiques que l'on veut réunir.