La présente invention concerne les électrodes de sou- dage et, plus particulièrement, les embouts d'électrodes de ce genre. Il a été déjà proposé, par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 2 363 719 et 2 464 402, d'employer une sonde, ou détecteur, sensible aux rayons infrarouges pour mesurer la tempé- rature atteinte en surface d'extrémité d'un embout d'électrode en cours du soudage. En particulier, le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 4 214 164 décrit un dispositif de contrôle, qui utilise un trans- metteur d'énergie rayonnée comme sonde, qui est constitué par un faisceau flexible de fibres optiques ou par un conduit rigide de transmission de lumière. La présente invention a donc pour objet un embout d'électrode comportant un passage s'étendant à partir d'un côté de l'embout vers sa surface d'extrémité. Une extrémité de transmetteur peut être ainsi insérée dans ce passage de manière à être placée auprès de la surface d'extrémité. Lorsqu'une sensibilité suffisante du détecteur doit être réalisée, la distance séparant le fond de ce passage et la surface d'extrémité de l'embout devra être aussi réduite que possible, ce qui tend à limiter la durée de vie de l'électrode, du fait des opérations successives d'adaptation auxquelles elle est soumise et qui entraînent l'enlèvement de matière de l'embout. L'invention a donc pour objet un embout d'électrode de soudage par points, permettant l'emploi d'un transmetteur d'énergie rayonnée afin de relever la température atteinte au cours du soudage, tout en ayant une durée de vie analogue à celle d'électrodes du genre normalement utilisé à ce jour. Ce nouvel embout d'électrode comporte un trou s'éten- dant à partir d'un côté de l'embout et allant jusqu'à son extrémité et qui est agencé pour recevoir une extrémité d'un transmetteur de signaux d'énergie rayonnée indiquant la température en surface d'extrémité de l'embout, cet embout étant caractérisé en ce que ledit trou débouche à ladite surface d'extrémité et en ce qu'il comporte un élément inséré, étroitement adapté dans le trou auprès de ladite surface d'extrémité afin de maintenir la continuité de cette surface. L'adaptation serrée de cet élément lui permet de résis- ter à la pression exercée sur la surface de l'embout au cours du soudage. Quand il devient nécessaire de dresser l'embout, ledit élément est déplacé dans le trou pour dégager la surface d'extrémité au ras de l'élément inséré. L'écart de l'extrémité du faisceau de fibres, inséré dans l'embout, demeure ainsi inchangé dans des opérations successives de dressage. De cette façon, la durée de vie de l'embout est prolongée et devient égale à celle d'une électrode normale qui n'a pas été agen- cée pour la détection infrarouge. Par ailleurs, le champ de signal, transmis par le faisceau de fibres, est maintenu sensiblement cons- tant pendant toute la durée de l'électrode, l'extrémité du faisceau de fibres, inséré dans l'embout, restant en tout temps à- la même distance de la surface d'extrémité de ce point. Par cette caracté- ristique, cette distance peut être très faible et donne ainsi une plus grande sensibilité de mesure du rayonnement. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation et du dessin annexé, sur lequel les figures 1 à 4 sont des vues en élévation latérale, en partie coupée, d'un embout selon l'invention, à des stades diffé- rents de sa réalisation. L'embout d'électrode 1, représenté sur ces figures, comporte un passage 2 coaxial de l'extrémité tronconique 2a et une queue 4 assujettie étroitement dans l'extrémité correspondante du passage. L'embout 3 comporte lui-même un trou 5 partant d'un côté 6 et aboutissant à sa surface 7 d'extrémité. Un élément 8 est adapté étroitement dans le trou 5 et est agencé auprès de la surface 7 de manière à en réaliser la con- tinuité. L'élément 8 est en même matière que l'embout (alliage de cuivre) ou d'une matière plus dure, tel un alliage fritté cuivre- tungstène. La référence 9 désigne l'extrémité d'un faisceau flexi- ble de fibres optiques, que l'on désignera simplement par "fibres optiques" dans la suite. 2 482492 Une partie 9a d'extrémité des fibres optiques 9 est insérée dans le trou 5, à partir du côté 6 de l'embout, au contact de l'élément 8 inséré. Un support 10 de fibres'est constitué par une lame de ressort maintenue par une vis Il sur un côté de l'électrode et dont l'autre extrémité comporte une ouverture 12 d'insertion de l'extrémité 9a des fibres. Les figures l et 2 représentent respectivement, en élévation latérale, un embout neuf et un embout usagé d'électrode. L'embout, ayant atteint l'état de la figure 2, doit être dressé. On doit alors déplacer l'élément 8 dans le trou 5 vers le côté 6, tel qu'indiqué sur la figure 3. Pour cette opération, on emploie un poinçon 13, à extrémité de diamètre réduit 14, pouvant enfoncer l'élément 8 depuis la surface d'extrémité 7 dans le trou 5. Par cette opération, la lame 10 est déformée afin de reculer les fibres 9. Lorsque l'élément 8 atteint une distance déterminée C (figure 3), depuis la surface 7 de l'embout, celui-ci peut être dressé par enlèvement de matière jusqu'à ce que la surface 7 soit amenée à ras de l'élément 8, comme représenté sur la figure 4, de sorte que l'embout n'est pas modifié pendant la durée d'utilisation de l'électrode en dépit de dressages successifs de ladite surface. Pour extraire les fibres 9 de l'électrode 1, on doit déformer le ressort 10 jusqu'à ce que l'extrémité 9a des fibres soit complètement retirée du trou 5, ce ressort 10 peut alors pivoter autour de la vis ll afin de permettre l'enlèvement des fibres de ce support. L'invention peut encore être appliquée avec d'autres genres connus de transmetteurs d'énergie radiée, utilisés au lieu d'un faisceau de fibres, tels par exemple qu'un conduit de lumière constitué par un tube de cuivre, intérieurement poli, ou plusieurs barres de saphir articulées mutuellement. R E V E N D I C A T I O N S 1. Embout d'électrode de soudage par points comportant un passage s'étendant d'un côté vers sa surface d'extrémité et agencé pour recevoir une extrémité d'un transmetteur d'énergie de radiation destiné à envoyer un signal caractéristique de la température atteinte par la surface d'extrémité de l'embout, cet embout étant caractérisé en ce que ce trou (5) s'étend jusqu'à ladite surface d'extrémité et en ce qu'il comprend, de plus, un élément inséré (8) qui est adapté étroitement dans le trou à ras, de ladite surface d'extrémité, de manière à maintenir la continuité de cette surface. 2. Embout selon la revendication 1 dans lequel ledit transmetteur d'énergie est constitué par un faisceau de fibres optiques (9), cet embout étant caractérisé, de plus, en ce qu'un dispositif élastique (10) maintient l'extrémité du faisceau dans le trou (5) et appuie sur ledit élément inséré. 3. Embout selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif élastique est constitué par un ressort plat (10), fixé par une extrémité sur l'électrode et muni, à son autre extrémité, d'une assise (12) de support dudit faisceau.