On connaît depuis longtemps le procédé de fabrication d'emballages en matière synthétique qui consiste à thermoformer un film en matière synthétique dans un moule dont la forme correspond à l'emballage désiré. Par ailleurs, on a déjà essayé de combiner le procédé de thermoformage de matière synthétique avec des emballages en carton afin d'avoir à la fois les avantages de la matière synthétique d'une part, et ceux du carton d'autre part. En effet, le carton a pour avantage de pouvoir être imprimé et d'avoir par conséquent une excellente présentation mais présente, en revanche, l'in convenaient de devoir être mis en volume au moyen de pattes d'assemblage ou de collage qui nuisent à la continuité de ces surfaces tandis que, de son côté, la matière synthétique présente l'avantage d'être continue et totalement imperméable, mais présente l'inconvenient de ne pas pouvoir être imprimée ou décorée de manière simple. Ainsi, dans le brevet français 1.591.457 est décrit un emballage de ce type, c 'est-a-dire comprenant d'une part une partie en carton et d'autre part une matière synthétique thermoformée à l'intérieur de l'emballage mis en volume sous forme de barquette. La partie en carton décrite dans ce brevet doit obligatoirement présenter des pattes latérales par lesquelles deux parois adjacentes sont associées puis, ensuite, on place un film thermoplastique à l'intérieur de la boîte mise en volume de telle manière que lors de l'étirage, la matière synthétique (ou doublure) forme automatiquement des renflements en forme de poche à chaque volet de fixation, d'où il résulte qu'une liaison supplémentaire est obtenue entre la partie en carton externe et la feuille en matière synthétique interne. Par ailleurs, il est précisé dans ce même brevet, que lors du thermoformage de la matière synthétique, celle-ci forme des rebords ou collerette sur laquelle on peut fixer par rabattement un couvercle solidaire de la partie en carton. Ce rebord ou collerette est donc exclusivement constitue par de la matière synthétique et, bien entendu, si l'on doit y fixer un couvercle, ce rebord doit avoir une rigidité qui ne peut lui être donné qu'en prévoyant une épaisseur relativement importante de la feuille en matière synthétique. Un autre inconvénient de ce rebord résulte du fait que si l'on peut prévoir un décor sur les faces latérales de la partie en carton, ce décor n'est plus apparent à l'endroit du rebord puisqu'il n'y a pas de carton. Un autre emballage du même type est décrit dans le brevet français 1.591.456 en ce sens qu'il comprend a la fois une partie en carton et une partie interne en matière synthetique. Mais dans l'emballage décrit dans ce brevet, on retrouve les mêmes inconvénients que ceux énoncés ci-dessus, car la partie en carton n'a pas de rebord extérieur, et seule, une collerette en matière synthétique permet la fixation d'un couvercle. La partie en carton décrite dans ce brevet présente b en des rebords mais ceux-ci sont destinés à être repliés vers l'intérieur de l'emballage et contre les parois extérieures afin de renforcer les extrémités de cet emballage. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients signalés cidessus et de parvenir à un emballage qui présente en outre des avantages très marqués grâce auxquels un tel emballage composé d'une partie en carton et d'une matière synthétique peut être fermé de manière étanehe, ee qui lui donne les qualités nécessaires en vue des opérations de stérilisation, eongélation, etc... L'invention sera bien comprise à l'aide de la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue en perspective d'un emballage conforme à l'invention réalisé sous forme d'une barquette simple. La figure 2 est une vue en coupe de ce même emballage sur lequel est placé un couvercle. La figure 3 est une vue en perspective d'un emballage conforme à l'invention réalisé sous forme d'une barquette à plusieurs compartiments La figure 4 est une vue en plan de ce même emballage. La figure 5 est une vue faite en coupe selon la ligne V-V de la figure 4 et montrant l'emballage au moment de sa sortie du moule de mise en forme. Les figures 6 à 10 sont des vues schématiques partielles en coupe montrant différentes variantes de réalisation des cloisons de séparation des compartiments. En se reportant aux figures 1 et 2, on voit qu'un emballage conforme à l'invention est obtenu a partir d'un flan de carton découpé et rainé pour constituer un fond rectangulaire 1 et des parois latérales 2 solidaires chacune d'un bord 3. Les parois 2 sont redressées par rapport au fond 1 par pliage le long de lignes de rainage et sont à arêtes ives, c'est-à-dire que lorsqu'elles sont dressées, elles sont jointives, sans superposition, par leurs arêtes adjacentes. Le rebord 3 de chaque paroi 2 est rabattu vers l'extérieur le long d'autres lignes de rainage et leurs extrémités sont coupées, ou biseautées, de telle manière que lors de leur rabattement dans un plan substantiellement parallèle à celui du fond I, leurs extrémités soient adjacentes sans superposition. La flan ainsi découpé et plié est maintenu en volume en prenant soin qu'aucune superposition de paroi adjacente ou de bord adjacent ne se produise, puis on y applique une partie en matière synthétique 4, par tout moyen connu, de telle manière que cette partie en matière synthétique 4 soit appliquée d'une manière continue, à la fois sur le fond 1, sur la partie intérieure des parois latérales 2 et sur les rebords 3, ce qui assure à la fois le maintien en volume de l'emballage par une sorte de collage des différents éléments entre eux, et une couche étanche grâce à laquelle les interstices qui peuvent subsister entre deux parois 2 adjacentes d'une part, et entre deux rebords 3 adjacents d'autre part, soient parfaitement obturés. Cet emballage qui constitue une sorte de barquette peut être utilisé tel quel, ctest-à-dire sans couvercle. Il peut également recevoir un couvercle, comme cela est représenté sur la figure 2 où l'on voit qu'un tel couvercle 5 est composé d'une partie inférieure 6 en matière synthétique et d'une partie supérieure 7 en carton. La partie en matière synthétique 6 permet la fixation du couvercle sur les rebords 3 par collage, thermosoudure, ou autres, tandis que la partie en carton 7 permet l'impression de différents décors ou mentions utiles. On peut prévoir une seconde couche en matière synthétique (non représentée) appliquée sur le dessus de la partie en carton 7 pour protéger celle-ci mais, dans ce cas, il est avantageux que cette seconde partie en matière synthétique soit transparente afin de laisser apparaître le décor ou les inscriptions figurant sur la partie en carton 7. On remarque que cet emballage présente des parois extérieures aussi bien que des parois intérieures parfaitement continues et sans aucune surépaisseur puisqu'il n'y a pas de superposition de carton. Le rebord situé au sommet des parois est également continu et peut être placé comme repre#sente#, dans un seul et meme plan sur lequel un couvercle peut être rapporté. Le rebord de l'emballage conforme à l'invention présente donc l'avantage de permettre la fixation d'un couvercle, mais, par rapport à la technique antérieure connue, présente l'avantage supplémentaire d'être très solide puisqu'il comporte du carton et de ne nécessiter qu'une pellicule en matière synthétique très fine au lieu des bords épais connus åusqu'à ce jour. En se reportant maintenant aux figures 3 et 4, on voit qu'un emballage conforme à l'invention peut présenter des parois internes qui délimitent des compartiments séparés. Dans l'exemple des figures 3 et 4, l'emballage comprend un premier grand compartiment 8 et deux autres petits compartiments respectivement 9 et 10. Conformément à l'invention, chacun des compartiments comprend un fond et quatre parois de sorte que deux compartiments voisins (8 et 9 d'une part, 8 et 10 d'autre part, 9 et 10 d'autre part) sont séparés par deux parois en regard l'une de l'autre. Lorsque l'emballage doit comporter trois compartiments, coMme cela est représente, il est avantageux que chacun des compartiments soit constitué par un flan de carton séparé mais lorsqu'il n'y a que deux compartiments, par exemple, il est alors possible de prévoir un flan découpé de telle manière que l'on crée par pliage, en une seule pièce, un rebord d'une paroi extérieure, une première paroi extérieure, un premier fond, une première paroi médiane, éventuellement un rebord, la deuxième paroi médiane en regard de la précédente, le deuxième fond, la deuxième paroi extérieure et son rebord. Lorsque les compartiments sont constitués à partir de flans indépendants, il faut assurer de la meilleure manière possible la liaison entre ces compartiments. Cela est obtenu, conformément à l'invention, selon plusieurs variantes possibles. Ainsi, sur les figures 3, 4 et 5, on voit que les compartiments sont séparés par deux parois en regard qui sont réunies, à leur sommet, par un rebord de la même largeur que les rebords 3 et situées dans le même plan qu'eux. Le compartiment 8 comporte donc trois parois extérieures 2 et une paroi médiane 11. Le compartiment 9 comprend deux parois extérieures 2 et deux parois médianes respectivement 12 et 13. Il en est de même pour le compartiment 10 qui comprend deux parois extérieures 2 et deux parois médianes respectivement t4 et 15. Les parois médianes 11, d'une part, et 13 et 14 d'autre part, sont réunies à leur sommet par un rebord 16 situé dans le même plan que les rebords extérieurs 3. Les parois médianes 12 et 15 sont également réunies à leur sommet par un rebord 17 situé dans le même plan que les rebords 3. Sur la figure 5, on voit que pour réaliser un emballage selon le mode de réalisation des figures 3 et 4, on utilise un dispositif qui comprend une embase 20 dans laquelle sont ménagés deux alvéoles 21 et 22 séparés par une cloison 23 qui constitue un relief de forme et dimension correspondant à l'intervalle extérieur entre les deux compartiments 8 et 9. Cette embase comporte également une cloison perpendiculaire à la cloison 23 mais qui n 'est, pas visible sur la figure 5 et qui correspond à la formation de la séparation entre les compartiments 9 et 10 de l'emballage. Pour fabriquer un emballage conforme à l'invention, on place dans chaque alvéole de l'embase 20 un flan de carton découpé et plié pour constituer autant de compartiments qu'il y a d'alvéoles dans l'embase et que doit comporter l'emballage terminé. Lorsque ces différentes pièces de carton sont ainsi maintenues en volume dans l'embase 20, on procède au thermoformage de la feuille en matière synthétique 4 qui recouvre d'une manière continue l'ensemble des parois internes de l'emballage ainsi que les rebords périphériques 3 et les rebords médians 16 et 17. On est ainsi assuré que les produits devant être placés dans les différents compartiments 8, 9 et 10 seront totalement isolés pendant les manipulations de l'emballage. La façon d'obtenir les rebords 16 et 17 peut se faire selon différentes variantes qui vont maintenant etre décrites. En se reportant à la figure 6, on voit que le rebord 16 est solidaire de la paroi 11 et a une largeur égale à celle que l'on veut donner à ce rebord médian. La paroi 13, au contraire, n'a pas de rebord médian, de sorte que son extrémité est jointive avec l'arête du rebord 16. En se reportant maintenant à la figure 7, on voit que le rebord est formé par rabattement de deux demi-rebords 16a, solidaire de la paroi 11, et 16b, solidaire de la paroi 13. En se reportant a# la figure 8, on voit que les compartiments 8 et 9 sont toujours séparés par les deux parois 11 et 13 mais, ici, aucune d'entre elles ne comporte de rebord, de sorte qu'elles se rejoignent à leur sommet en étant pratiquement jointives. On remarque que selon ces trois variantes, il n'y a aucune superposition de carton et que les différentes parties de l'emballage sontrecouvertes et réunies par la feuille en matière synthétique 4. En se reportant maintenant à la figure 9, on voit que contrairement aux variantes des figures 6 et 7, le rebord médian 16 est formé par superposition de deux rebords respectivement 16c, solidaire de la paroi 11, et 16d, solidaire de la paroi 13, mais la hauteur de la paroi du moule 23 est calculée de telle manière que lorsque les deux rebords 16e et 16 a sont repliés l'un sur l'autre, le rebord 16d situe sur le rebord 16e se trouve dans le même plan que les rebords 3 périphériques afin d'assurer la continuité de tous les rebords dans un même plan, ce qui permet, comme déjà dit ci-dessus, de placer un couvercle que l'on peut fixer à la fois sur les rebords périphériques 3 et sur les rebords médians 16 et 17. Ainsi, on voit que la partie périphérique du moule 20 s'étend sur une hauteur x tandis que la cloison 23 s'étend sur une hauteur g inférieure à la hauteur x d'une valeur égale à ltépaisseur du flan de carton. Sur la figure 8, on a représenté les parois 11 et 13 jointives par leur sommet, sans aucun rebord, et comme les parois extérieures 2 sont inclinées, on a donné aux parois 11 et 13 la meme inclinaison de manière à donner à l'emballage une forme homogène. Mais on pourrait, bien entendu, prévoir que toutes les parois sont perpendi culaires au fond ou, au moins, celles qui separent les compartiments. C'est ce qui est représenté sur la figure 10 où l'on voit que les parois 11 et 13 sont verticales et ne sont séparées que d'une très petite distance. Le moule comporte alors un relief 24 qui est constitue d'une simple lame. Deux compartiments adjacents sont donc bien toujours séparés par deux parois situées en regard, mais ici, elles sont pratiquement l'une contre l'autre et parallèles, de sorte qu'il n'y a pratiquement pas de rebord entre deux compartiments voisins si l'on compare la largeur des rebords périphériques 3 avec la largeur- qui résulte de l'addition des deux épaisseurs de carton, des deux épaisseurs de la feuille en matière synthétique 4, et de la largeur de la lame 24. On voit que, grâce à l'invention, on peut obtenir des emballages plus ou moins complexes, selon le nombre de compartiments, selon qu'il existe ou non des rebords entre deux compartiments voisins, selon que l'on désire souder le couvercle à la fois sur les rebords du pourtour et sur les rebords médians, etc... On peut également prévoir que les parois de séparation des compartiments ne s'étendent pas aussi haut que les parois latérales lorsque, par exemple, on doit placer dans ces compartiments des produits suffisamment volumineux et non fluides pour qu'ils ne risquent pas de se mélanger lors des manipulations des emballages. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et repr#sentes, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Emballage du type comprenant une partie en carton et une partie en matière synthétique associées l'une à l autre, caracté risé en ce qu'il est constitué par au moins un flan de carton découpé, rainé et plié pour former au moins un fond solidaire de parois redres sees par pliage et très sensiblement jointives, sans superposition, par leurs arêtes adjacentes, certaines au moins de ces parois étant soli daires de rebords rabattus par pliage pour donner à l'emballage un pourtour continu et dans un seul plan, c'est-à-dire sans superposi tion, la partie en matière synthétique étant constituée par une fine pellicule continue qui est appliquée en une seule pièce par collage de toute sa surface sur l'intérieur de l'emballage et le dessus du pourtour sans solution de continuité et sans dépasser le pourtour, cet emballage pouvant en outre recevoir un couvercle devant être fixe sur le pourtour. 2- Emballage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente au moins deux compartiments qui comprennent chacun un fond et quatre parois de sorte que deux compartiments voisins sont séparés par deux parois en regard l'une de l'autre, la pellicule s'étendant par-dessus les parois en regard. 3- Emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une seule de deux parois en regard présente un rebord et celui-ci s'étend jus qu'à l'extrémité supérieure de l'autre paroi afin que les arêtes d'ex trémité du rebord et de ladite autre paroi soient sensiblement jointives. 4- Emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux pa rois en regard présentent chacune un rebord et ces deux rebords sont rabattus dans un-même plan, leurs arêtes étant sensiblement jointives. 5- Emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux parois en regard présentent chacune un rebord et ces deux rebords sont rabat tus l'un sur l'autre, le rebord du dessus s'etendant sensiblement jus qu'au droit du sommet de l'autre paroi. 6- Emballage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5 ci-dessus, caractérisé en ce que les deux parois en regard ont sensiblement la même hauteurque les parois extérieures de l'emballage, le ou au moins l'un des rebords correspondant à ces deux parois en regard étant dans le même plan que celui du pourtour. 7- Emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'aucune des deux parois en regard ne comporte de rebord et leurs sommets sont sensible ment jointifs. 8- Emballage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'au moins deux fonds et au moins deux parois en regard l'une de l'autre sont en une seule pièce et sont délimités par des lignes de pliage. 9 -Emballage selon la revendication 8, caractérisé en ce que les deux parois en regard sont solidaires par l'intermédiaire d'une bande formant rebord. 10- Emballage selon l'une quelconque des revendications 1, 6 et 9 ci dessus, caractérisé en ce que le couvercle doit être fixé à la fois sur les rebords qui forment le pourtour et sur le(s) rebord(s) situé(s) dans le même plan que le pourtour, entre au moins deux compartiments. 11- Dispositif pour l'obtention d'un emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 ci-dessus, caractérisé en ce qu'il comprend une embase dans laquelle est ménagé au moins un alvéole qui contientau moins un relief de formes et dimensions correspondant à l'intervalle extérieur entre deux compartiments de l'emballage, et devant être entièrement recouvert, ainsi que les parois de l'alvéole ou de chaque alvéole, par la partie en carton, cette embase étant associée à un dispositif de thermoformage pour la partie en matière synthétique. destinée à être appliquée sur la partie en carton.